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Full text of "Le Bulletin héraldique de France"

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BULLETIN HERALDIQUE 

DE FRANGE 

ou 
REVUE HISTORIQUE DE LA NOBLESSE 



Paraissant tous les 



H. LOUIS DE LA ROQUE 

avocat, ancien Hëdscleur à la Gazette de France, Auteur de l'Armmial lie la Nobleue <te Ltmgualae, 
du Calalogue det GeHiilihommei, etc. 



XIII" VOLUME 

■ DE i_ A N o u V c I- 1- ■ mtm 



ADMINISTRATION DU BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 

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BULLETIN HÉRALDIQUE 



DE FRANCE 



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Bcrg^erac. ^ Imprimerie Générale du Sud-Ouest (J. Câstahit) 



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7< VOLUME (ll'ikliNlMiii) (nonTeua mh») 



BULLETIN HÉRALDIQUE 

DE FRANCE 



REVUE HISTORIQUE DE LA NOBLESSE 

/T'^C) paraissant tous les mois 

^ ' S0D8 LA DIBECTION 

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M. LOUIS DE LA ROQUE 

Àfocat, anden Rédacteur â la Gazelle de France, Auteur de l'Armoriai de l* NobleUB de 
Languedoc, du Catalogue dei Gentilshommet, etc. 



PARIS 

ADMINISTKATIOH DU BULLETIN HÊEALDIQUE DK PBANCB 
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BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées à M, Louis de La Roque,, 
directeur, 56, quai des Orfèvres, à Paris. 



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BULLETIN HERALDIQUE 



DE FRANCE 



ou 



REVUE HISTORIQUE DE LA NOBLESSE 

Septième Volume. — (Nouvelle série) — Janvier 1894 



SOMMAIRE 

PRCMiâu Partie: Armoriai général de France. — Documents historiques: Catalogue des 
généraux Français, connétables, maréchaux de France, lieatenants généraux, maréchaux de 
camp (suite). — La Mothe-Houdancourt, addition. 

Deuxième Partie : Notices généalogiques : Nicolay (Bas-Vivarais en Languedoc et Isie de 
Fiance); Chabans (Guienne et Périgord); Hue de Monsegou et Bethuzy-Huc (Languedoc et 
Silésie). — Distinction honorifique: M. Domet de Yorges, comte romain. — Notes d'Etat- 
civil nobiliaire : Mariages et décès du mois de janvier et rappel des mois précédents. 

Troisième Partie : Variétés, Bibliographies, Chroniques : Armoriai de Béarn 1696-1701 , 
tome second ; Dictionnaire des figures héraldiques ; Avis à nos abonnés. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANGE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 



CATALOGUE DES GENERAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(Suite) 



MARBCHAUX DE FRANCS 

(Suite) 

1641 

Antoine III de Gramont, duc et pair 
de France, souverain de Bidache, comte 
de Quiche et de Louvig^ny, vice-roi de 
Navarre et de Béarn, chevalier des or- 
dre» du roi, gouverneur de Bayonne ; 
fut envoyé jeune à Paris sous le nom 
de comte de Guiche • pour apprendre 
ses exercices » à Tâge de quatorze ans; 
suivit le roi Louis XIII aux sièges de 
Saint-Antoine et de Montpellier, en 



1621 ; servit en Piémont et en Italie, 
fut blessé au siège de Mantoue, en 
1630; nommé maréchal de camp en 
1635, servit en Allemagne sous le car- 
dinal de la Valette etleducdeWeimar; 
puis en Bourgogne sous le duc de Cau- 
dale; lieutenant général et gouver- 
neur de Normandie en 1637 ; reprit du 
service dans Tarmée du maréchal de la 
Meilleraye envoyée en Piémont, et sui- 
vit ce maréchal en Flandre et com- 
manda une des attaques au siège 
d'Aire; contribua beaucoup à la prise 
de Bapaume ; reçut le bâton de maré- 
chal de France en 1641, avec le com- 



t^c 



• 4 












LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



■ ■ ..j > 



lïiaiidement de toutes les armées de 
Flandres, puis de l'armée de Champa-' 
gue; servit en Flandre sous le -duc 
d'Enghien, aida à prendre Courtray, 
se distingua au combat de Fribourg, 
en 1644 ; suivit le prince de Condé en 
Catalogne, et commanda une attaque 
8U siège de Lérida; et Taiie gauche à 
la bataille de Lens. Il était gouverneur 
de Bayonne lorsqu'il fut chargé d'aller 
à Madrid demander pour Louis XIV la 
main de Marie-Thérèse, en 1659 ; après 
la mort du duc d'Epernon, en 1662, il 
fut nommé colonel général du régi- 
ment des gardes françaises et mourut 
à. Bayonne le 12 juillet 1678, à l'âge de 
74 ans. 

Il était fils d'Antoine II du nom, 
comte de Gramont, chevalier des or- 
dres du roi, et de Louise de Roque- 
laure sa première femme. Il ép. le 28 
noT. 1634 Françoise-Marguerite deChi- 
vré, fille d'Hector, sgr du Plessis et de 
Marie de Conan. 

Le comté de Guiche-Gramont fut 
érigé en duché pairie par lettres paten- 
tes du mois de novembre 1648, enre- 
gistrées le 16 décembre 1663, pour le 
maréchal de Gramont et sa descendance 
mâle, encore représentée de nos jours. 

Antoine de Gramont, son petit-fils, 
fut aussi maréchal de France en 1724, 
et mourut en 1725. 

Les Gramont d'aujourd'hui descen- 
dent de la maison d'Aure originaire de 
la province de Bigorre. Leur filiation 
est établie depuis Sanche-Garcia d'Aure, 
vicomte de Larboust vivant en 1381 • 

Menaud ou Manaud d'Aure, vicomte 
d'Aster, arrière petit-fils de Sanche- 
Garcia d'Aure, ép. en 1525 Claire de 
Gramont et en prit le nom. Celle-ci 
était héritière de l'ancienne maison de 
Gramont qui avait possédé de temps 
immémorial en toute souveraineté la 
principauté de Bidache, dans la Basse- 
Navarre, où elle exerçait des droits ré- 
galiens. 

X«a maison de Gramont d^Aure a 



donné deux maréchaux de Prabcf et a 
été admise aux honneurs* de là Couir 
en 1741, 1751, 1761, 1777 et 1779. 

Ecartelé^ au 1 d^argent^ au lévrier 
rampant de sable ^ qui est de Gramont ; 
aux 2 et 3 de gueules à 3 flèches d^ar^ 
gent en pal empfumées d'or^ .les pointes 
en bas, qui est d'Aster; aw 4 d'argent^ 
au lévrier ramptint de sablc^ à la bor^ 
dure de sable chargée du '8 besants d'*or^ 
qui est d'Aure ; et sur le tout : écartelé, 
auxTëV^ de gueules^ à 3 jumelles d^ ar- 
gent, qui est de Saint-Chéron ; aux 2 et 
S de gueules^ à 3 fasces ondées d^àrgeht^ 
qui est de Toulongeon. (1) 

1643 

Jean de Gassion né à Pau le 20 août 
1609, fut reçu dans la compagnie des 
gendarmes du prince de Piémont, en 
1625 et passa ensuite dans les troupes 
du duc de Rohan chef du parti protes- 
tant en Lang^iedec; puis lieutenant de 
chevau-légers du régiment de Char- 
les de Baschi, sgr <le Saint Estève, 
prit part aux sièges de Saint-Sever, de 
Saint Afrique et de Castres (1628-1630). 
Après la. conclusion de la paix il re- 
tourna en Piémont, passa en Suède, où 
le roi le fit colonel d'un régiment de 
cavalerie. Il revint en France et servit 
en Lorraine, sous le maréchal de la 
Force en 1635; se trouva au siège de 
Dole en 1636 et à celui de Landrecies ; 
se signala à la prise d'Uesdin en 1639, 
au siège d'Aire en 1641, à la bataille 
de Rocroy en 1643 et au siège de 
Thionville où il fut blessé dangereuse- 
ment. Elevé à la dignité de maréchal 
de France, il prêta serment le 17 no- 
vembre 1643; servit avec distinction 
dans les guerres de Flandres, contre 
les Espagnols et mourut à Arras le 
2 octobre 1647, blessé d'un coup de 
mousquet reçu à la tête le 28 septem- 
bre précédent au siège de Lens. t II a 

(i) Celle nolice aurait du trouver son rang en 
tête du précédent naméro^ avant celle du mare* 
ehal deGuébriant. 



LB BULLETIN H^ilLDIQUE DB FRANCE 



6 



été, dit le P. Anselme, Tun des plus 
braves, vigilants, redoutés et heureux 
capitaines de son temps pour des en^ 
treprises imprévues et difficiles, et des 
plus sobres, chastes et intrépides. • 

Il était fils de Jacques de Gassion, 
procureur g'énéral et président au Con- 
seil souverain de Navarre et de Béarn, 
conseiller d*£tat et de Marie d*£sclaux ; 
il mourut sans être marié. Son neveu 
Jean de Oassion, appelé le comte de 
Qassion, fut lieutenant général des 
armées du roi en 1696, et son petit 
neveu, Jean de Gassion et d'AUuye, 
comte de Montboyer, maréchal des 
camps et armées du roi, gouverneur de 
DaxetdeSaint-Sever, ép. Marie-Jeanne 
Fleuriau, fille de Joseph Jean-Baptidte, 
sgr d*Armenonville, garde des sceaux 
de Franoe et de Jeanne Gilbert, dont il 
eut: 1. Pierre de Gassion, mestrede 
camp, né le 26 septembre 1715, mort 
en 1745 non marié ; 2. Jeanne, mariée 
le 12 mars 1723 à Aymar-Henri de 
Grolée de Peyre, sgr de Pagas, comte 
de Peyre, meètre de camp de cavalerie ; 
3. Marie-Angélique, mariée à Louis- 
François de Damas de Thianges. 

Cette famille originaire de Navarre 
établit sa filiation depuis Arnaud- 
Guilhem de Gassion vivant en 1385. 
Jean de Gassion, fut procureur général 
au Conseil de Navarre, sous Jeaune 
d'Albret, qui voulant Télever aux plus 
hautes dignités lui donna la charge 
de président en son conseil de Navarre, 
et le roi le nomma chef de son conseil 
secret et second président au conseil 
souverain de Navarre et de Béarn, 
qu'il exerça le reste de sa vie. Deux de 
Bes fils furent lieutenants-généraux 
des armées du roi et son neveu fut le 
maréchal de Gassion. Jean de Gassion 
frère du maréchal, après avoir exercé 
la charge de procureur général, comme 
son père, fut nommé président à mor- 
tier au parlement de Pau, conseiller 
d'Eiat en 1636, intendant de justice en 
Kavacre et gouverneur de Bayonne en 



1640. C^est en reconnaissance de ses 
services et de ceux du maréchal, son 
frère que le roi érigea en marquisat la 
baronnie de Camou, sous le titre de 
Oassion, par lettres patentes. du mois 
de février 1660; il avait ép. le 5 février 
1635 Marie de Bésiade. 

Le maréchal de Gassion avait eu 
un autre frère, Isaac de Gassion, sgr 
de Pondoly, avocat en la Ck)ur, marié 
avec Françoise de Boeil, qui fut père de 
Timothée et de Joseph, sgrs du châ- 
teau d'Abère; et deux sœurs : 1. Marie, 
qui ép. le 21 juillet 1629 Antoine d'Espa- 
lungue; 2. Jeanne, qui ép. Henri de 
Montesquiou d'Artagnan, lieutenant 
pour le roi au gouvernement de 
Bayonne. 

Ecartel(\ aux 1 et 4 éCazur à la tour 
d'or; au 2 d'or, à 3 pals de gueules; au 
3 d'arçe^ity à un arbre de sinople au lé^ 
vrier de gueules courant en pointe au 
pied de Varbre^ accolé d'or. 

1645 

César duc de Choiseul, comte du 
Plessis-Praslin, fut élevé à la cour, 
enfant d'honneur du roi Louis XIll, 
servit en qualité de mestre de camp 
d'un régiment d'infanterie aux sièges 
de Saint-Jean d'Augély, de Clérac, de 
Montauban en 1621, de Moutheur, de 
Noyau en 1622, et aux autres affaires 
pendant les guerres de religion jus- 
qu'en 1629 et aux campagnes de l'ar- 
mée en Savoie ; ambassadeur extraor- 
dmaire à Turin; maréchal de camp en 
1636^ se signala aux combats de Quiers 
etdeCazal en 1640; gouverneur de 
Turin après la prise de cette ville le 11 
juillet 1640 ; lieutenant-général de l'ar- 
mée d'Italie, il prit Nice et Tortone 
en 1642; fut fait maréchal de France le 
20 juin 1645 après la campagne de Ca- 
talogne ; repassa en Italie avec le ma- 
réchal de la Meilleraye et contribua à 
la prise de plusieurs villes ; secourut 
le duc de Modène à Crémone en 1648 ; 



LE BULLETIN HéRALDIQUE DE FRANCE 



8 



le roi le nomma gouverneur de Mon- 
sieur en 1649 ; il eut des succès mili- 
taires en Picardie contre Tarchiduc 
Léopold et gagna contre le maréchal 
deTurenne la bataille de Sommepy, 
dite de Rethel, en 1653; il fut chevalier 
des ordres du roi le 31 décembre 1661 
et en 1665 duc et pair de France, gou- 
verneur du pays et évêché de Toul ; il 
mourut à Paris le 23 décembre 1675. 

Il était fils de Ferry de Choiseul II 
du nom, comte du Plessis, baron de 
Chitry et de Madeleine de Barthélémy, 
jSUe de Guillaume, sgr de Beauverger, 
conseiller au parlement de Paris et de 
Marie Hennequin ; il fut Fauteur de la 
branche des ducs de Choiseul, pair de 
France par lettres du mois de novem- 
bre 1665. 

. Cette maison une des plus ancien- 
nes et des plus illustres de France est 
originaire de Champagne ; elle a pris 
son nom de la terre de Choiseul en 
Bassigny ; elle est connue par filiation 
depuis 1084. 

Ecarleléf au 1 de gueules au lion cou- 
ronné cTor^ qui est d*Aigremont; au 2 
de gueules^ hurelé d'or^ qui est du Pies- 
sis ; au d de Béthune ; au 4, d'or au 
lion de sable; et sur le tout : dHazur à 
la croix d'or^ cantonnée de 18 billettes 
de méine^ cinq posées en sautoir dans 
chaque canton du chef^ quatre posées en 
carré dans chaque canton de la pointe y 
qui est de Choiseul. 

1645 

Josias, comte de Rantzau, originaire 
du Holstein, fit ses premières armes 
dans Tarmée Suédoise où il commanda 
un régiment de cavalerie et d'infante- 
rie au siège d'Andernach. Le roi le re- 
tint à son service dans un voyage 
quMl fit en France en 1635 avec le 
chancelier de Suède ; le fit maréchal 
de camp et colonel de deux régiments 
avec lesquels il servit en Franche- 
Comté au siège de Dôle où il perdit un 
oeil; il défendit vaillamment Saint* 



Jean-de-Losne contre le général Ga- 
las ; il perdit une jambe et fut estropié 
d'une main au siège d'Arras en 1640 ; 
signala son courage à la retraite 
d'Aire en 1641 et demeura prisonnier 
au siège d'Honnecourt en 1642. U^n- 
née d'après il alla servir en Allema- 
gne comme lieutenant général sous le 
duc d'Enghien; il fut battu et fait 
prisonnier par Jean de Wert ; en 1644 
il se distingua au siège de Gra vélines, 
et le 16 juillet 1645 il fut nommé ma- 
réchal de France et continua à servir 
en Flandre ; il prit part aux siég^es de 
Béthune et de Bourbourg, de Cour- 
tray, de Bergues, de Mardick, de Fur- 
nes et de Dunkerque dont le gouver- 
nement lui fut donné en 1646. Sa fidé«- 
lité ayant été soupçonnée il fut arrêté 
en 1649, et mis en liberté Tannée sui- 
vante, l'accusation portée contre lui 
ayant été jugée sans fondement. Il 
mourut d'hydropisie à Paris le 4 sep- 
tembre 1650. 

Il était issu de l'illustre maison des 
comtes de Bantzau du duché de Hols- 
tein en Danemarck, connue dès Tan 
1076; il mourut sans enfant de son ma- 
riage avec Elisabeth - Hedwige , ou 
Marguerite-Elisabeth de Rantzau, qui 
étant veuve se fit religieuse aux An- 
nonciades de Paris. Cette maison est 
encore représentée de nos jours dans 
l'ancien duché de Holstein. 

Une fille du prince de Bismarck a 
épousé le comte de Rantzau, qui appar- 
tient à cette famille. 

Parti j d'argent et de gueules, 

1646 

Nicolas de Neufville duc de Ville- 
roy, marquis d'Alincourt, sgr de Ma- 
gny, chevalier des ordres du roi, g-ou- 
verneur de Lyon et du Lyonnais, 
Forez et Beaujolais, né le 14 octobre 
1598, fut élevé enfant d'honneur au- 
près du roi Louis XIII, servit en Italie 
sous le maréchal de Lesdiguiëres ; 
comman4ait un régiment pendant lea 



LE BULLETIN HÉRiiLDtQUB DE FRANCE 



10 



guerres de religion, et un corps de 
six mille hommes au sièg*e de Mont- 
pellier en 1622 ; servit en Savoie puis 
en Italie, en Franche-Comté, en Cata- 
logne et en Lorraine. Au mois de 
mars 1646 il fat choisi pour être gou- 
verneur du roi Louis XIV qui le fit 
maréchal le 20 octobre 1646, puis 
cooseiller d'honneur au Parlement de 
Paris en 1651 ; il représenta bu sacre 
de ce prince le grand maître de France ; 
il fut fait chef de son conseil des finan- 
ces en 1661, chevalier des Ordres le 
31 décembre de la même année et créé 
duc et pair de France le 15 décembre 
1663, suivit le roi dans sa campagne 
de Flandres en 1667. 11 mourut à 
Taris le 28 novembre 1685 dans sa 
88* année. 

Il était fils de Charles de Neufville, 
marquis de Villeroy et d'Alincourt et 
de Jacqueline de Harlay, sa seconde 
femme ; la première avait été Margue- 
rite de Mandelot, dame de Pacy, fille 
unique de François, chevalier des 
ordres du roi, gouverneur de Lyon, et 
d'Eléonore Rôbertet, dont il n'avait eu 
que deux filles. 

Il ép. le 11 juillet 1617 Madeleine de 
Créquy, fille de Charles, sire de Cré- 
qay et de Canaples, duc de Lesdiguië- 
res, pair et maréchal de France, et de 
Madeleine de Bonne, sa première 
femme. Il fut le premier duc et pair de 
Villeroy par lettres du mois de septem- 
bre 1651. Son fils François de Neufville 
de Villeroy, fut aussi duc, pair et ma- 
réchal de France, le 27 mai 1693. 

Cette maison avait pour auteur Ni- 
colas de Neufville, sgr de l'Equipée et 
des Tuileries à Paris, en 1500, secré- 
taire du roi en 1507 et des finances en 
1514, trésorier de France en 1518. Le 
12 janvier 1518 il échangea les Tuile- 
ries pour la terre de Chanteloup, avec 
le roi François I^ ; il était secrétaire 
trésorier de TOrdre de Saint-Michel. La 
postérité du maréchal de Villeroy finit 
avec Gabriel-Louis-François de Neuf- 



ville,) fils de Louis-François-Camille et 
de Marie-Joséphine de Boufflers), ap- 
pelé d*abord le comte de Sault, puis 
marquis de Villeroy et duc de Villeroy, 
maréchal de camp, pair de France, 
chevalier des ordres du roi, etc., marié 
en 1747 avec Jeanne-Louise-Constance 
fille du duc d'Aumont et de Félicité de 
Durfort Duras, dont il n'eut pas d'en- 
fants. C'était le descendant au 5^* degré 
du premier duc de Villeroy, maréchal 
de France. 

D^azur^ au chevron éCor, accompa" 
gné de trois croiœ ancrées de même, 

1651 

Antoine d'Aumont de Rochebaron, 
duc d'Aumont, marquis d'Isles, de 
Chappes et de Villequier, baron d'Es- 
trabonne, etc., chevalier des ordres du 
Roi, capitaine de ses gardes du corps, 
gouverneur et lieutenant général de 
Paris, de Boulogne et pays Boulon- 
nais, né en 1601, commença à servir 
sous les ordres du sgr de Chappes son 
frère, puis au siège de Montauban ; 
fut blessé à Tlle de Ré, se trouva au 
siège de la Rochelle en 1628; fit la 
campagne de Flandres en 1645 ; étant 
lieutenant-général des armées du Roi 
il se trouva aux prises de Courtray, de 
Mardick, de Dunkerque, de Lens et de 
Coudé, à la bataille de Lens en 1648 à 
celle de Rethel en 1650, où il comman- 
dait l'aile droite de l'armée du roi ; ma- 
réchal de France le 13 janvier 1651 , 
gouverneur de Paris en 1662, duc et 
pair de France en 1665, suivit le roi 
dans sa campagne de Flandres en 
1667 où il eut le commandement d'un 
corps d'armée avec lequel il prit Fur- 
nes, Bergues et Courtray. 11 mourut 
d'apoplexie le 11 janvier 1669 dans sa 
68» année. 

Il était second fils de Jacques d'Au- 
mont, baron de Chappes, et de Char- 
lotte-Catherine de Villequier, fille uni- 
que de René de Villequier, baron de 
Clairvaux et de la Marck, et petit-fils 



11 



LB BULLETIN BÈÉLAJLDIQXJK BB FRAI9CB 



12 



de Jean d'Aumont qui avait aussi été 
maréchal de France et Tun des plus 
grands capitaines de son temps. 

Il avait épousé Catherine Scarron de 
Vaures, qui mourut le 20 novembre 
1691. Ses descendants ont eu jusqu'en 
1830 la charge de premier gentil- 
homme de la chambre du roi. 

D'argent^ an chevron de gueules^ 
accompagné de sept merlettes de méme^ 
4 en chef et 3 e?i pointe i et 2. 

1651 

Jacques d'Estampes, marquis de la 
Ferté-Imbaut et de Mauny, sgr de Sal- 
lebris, du Mont- Saint- Snlpice et de 
Villefargeau, chevalier des ordres du 
roi ; lieutenant-général au pays d'Or- 
léanais, Vendomois et Dunois, se 
trouva au siège de Soissons en 1617 et 
au combat du Pont-de-Cé en 1620 ; sui- 
vit le roi en Béarn ; servit pendant les 
guerres de religion et dans la campa- 
gne de Flandres en qualité de seul ma- 
réchal de camp; fut ambassadeur en 
Angleterre en 1641 ; prit part à la se- 
conde campagne de Flandres en 1645; 
lieutenant-général des armées du roi 
en 1646 ; fut élevé à la dignité de ma- 
réchal de France le 5 janvier 1651 avec 
MM. d'Aumont, d'Hocquincourt et de 
Saint-Nectaire, chevalier des ordres du 
roi le 31 décembre 1651 ; il mourut 
dans son château de Mauny près 
Rouen le 30 mai 1668, ftgé de 78 ans. 

Il était fils de Claude d^Ëstampes, 
sgr de la Ferté-Imbault, etc, capitaine 
des gardes du corps du due d'Aleuçon 
et de Jeanne de Hautcmer, dame de 
Mauny, (fil)e puinée et héritière de 
Guillaume de Hautemer, sgr de Fer- 
vaques et de Mauny, comte de Gran- 
cey, maréchal de France et de Renée 
Lévêque dite de Marconnay) mariés le 
8 mai 1579. 

Il ép. Catherine-Blanche de Choiseul, 
fille de Charles marquis de Praslin, 
maréchal de France et de Claude de 
Cazillac, et forma la branche des mar- 



quis de Mauny qui finit avec Sophie 
d'Estampes née en 1729, fille de Phi- 
lippe-Charles, comte d'Estampes et de 
Jeanne-Marie du Plessis-Chatillon. 

La maison d'Estampes a pour auteur 
Robert d'Estampes, sgr de Sallebris, 
de Chaumasson et des Roches, con- 
seiller de Jean de France duc de Berry 
qui le fit capitaine de la grosse tour 
de Bourges et le nomma l'un de ses 
exécuteurs testamentaires; ilép. avant 
1404 Jacquette Rolland : leur postérité 
a produit les branches des marquis de 
Mauny, des sgrs de la Motte-lez-£n- 
nordre, des marquis de Valençay et 
d*Autry et des sgrs des Roches. 

D^azur, à deux girons d*or mis en 
chevrofi; au chef d'argent chargé de 
trois couronnes ducales de gueules mises 
en fasce. 

1651 

Charles de Monchy, marquis d'Hoc- 
quincourt, gouverneur de Péronne, 
Montdidier et Roye en 1636, grand 
prévôt de l'hôtel du roi après son père 
en 1642, se distingua au combat de 
Morange en 1639, servit en qualité de 
maréchal de camp sous M. de l'Hôpi- 
tal du Hallier en 1640, commanda 
Tarrière garde de l'armée en Roussi lion, 
le 31 mars 1642; puis général des ar- 
mées du roi en Allemagne; prit une 
part brillante à la bataille de Rethel le 
15 décembre 1650 ; maréchal de France 
le 5 janvier 1651 ; commanda en Cata- 
logne où il défit les Espagnols dans la 
plaine des Bourdils le 3 décembre 
1654, et força leurs lignes devant Ar- 
ras le 25 août 1655, et fut tué devant 
Dunkerque le 13 juin 1658 dans les 
rangs de l'armée espagnole; il fut 
enterré à N.-D. de Liesse suivant sa 
dernière volonté. 

Il était fils de Georges aliàs Jacques 
de Monchy, sgr de Montcavrel, d'Hoc- 
quincourt, grand louvetier du Boulon* 
nais, grand prévôt de l'hôtel et lieute- 
nant-général de Lorraine et de Claude 



18 



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14 



de Monchy dame d'Ausennes et 
d'Inquessen ; il ép. le 7 nov. 1628 
Eléonore d'Estampes, fille de Jacques, 
sç^T de Valençay et dè^ Louise Bl(5adel, 
et eu eut plusieurs enfants, dont l'aîuê 
Georg-es, laarquls d'Hocquiucourt fut 
chevalier dés ordres du roi, g-ouver- 
neur de Péronne, lieutenant-général 
des armées du roi en 1655 et roestre de 
camp dû rég-iment de Bretagne. Il 
commandait dans Péronne lorsque son 
père voulut livrer cette place aux Es- 
pag-nols, fit tirer le canon sur les trou- 
pes que son père conduisait pour s'em- 
parer de cette ville, et Toblig-ea de se 
retirer. Il alla se jeter aux pieds du roi 
à Amiens et voulut remettre le g-ou- 
vernement de Péronne dont il se 
croyait indigne, après la défection de 
son père ; mais le*roi refusa sa démis- 
sion, lui remit les clefs de la ville 
qu'il garda jusqu'à sa mort et le fit 
chevalier de ses ordres en 1688; il 
mourut en 1689. Cette branche s'étei- 
g'oit dans la maison de Pas de Feu- 
quières, illustrée par Manassès de Pas 
de Feuquières, l'un des hommes de 
g'uerre les plus distingués du xvii® siè- 
cle. 11 était fils de François de Pas, 
premier chambellan du roi Henri IV, 
tué à la bataille d'Ivry. Manassès eut 
quatre fils officiers généraux, dont 
Taîné fut Isaac de Pas marquis de Feu* 
quières, lieutenant général des armées 
durci. Isaac eut à son tour pour fils un 
lieutenant-général, trois capitaines de 
vaisseau et un colonel. 

La maison de Monchy est originaire 
de Picardie où son nom est connu de- 
puis le xii^ siècle. Sa filiation prouvée 
commence avec Jean, sgr de Monchy 



et de Mortagne qui servit sous Char- 
les d'Espagne, connétable de France 
en 1351 et par lequel il fut armé che- 
valier. * Le maréchal d'Hocquincourt 
était son descendant au ix« degré. Il y 
avait une autre branche dite des mar- 
quis de Sénarpont, éteinte en 1743 
dans la maison de Nassau-Siégen et 
d'Orange. 

De gueules^ à trois maillets cTor. 
(A suivre). L. R. 



Là MOTHE-HOUDANCODRT 

(Addition au Bulletin de nov.-déc. 
18'J3, col. 645.) 

Nous avons dit que le marqui3 de 
Rouault de Gamaches, époux de Jean- 
ne-Gabrielle de la Mothe-Houdaneourt 
n'avait eu qu'une fille, mariée au cpmte 
d'Héricy . Or il y a eu de ce mariage au 
moins deux enfants : 

1 . Joachim-Valère- Thérèse - Louis, 
dit le comte de Lignières, qui épousa 
Marie-Catherine-Hyacinthe de Choi- 
senl-Beaupré, d'où M"® d'Héricy, qui 
était ainsi la petite fille et non la fille 
de JeanneGabrielle de la Mothe-Hou- 
dancourt; 

2 . Charlotte - Gabrîelle - Constance , 
chanoinesse d'honneur surnuméraire 
du chapitre de Neuville en Bresse, 
morte à Château-Porcien en Champa- 
gne, le 29 juillet 1787. Elle avait épousé 
à Paris le 28 juillet 1779 Jean-Baptistè 
de Boisgelin, fils de Pierre-Antoine, 
sgr de Kergomar et de Marie-Rose 
d'Adhémar de Lantagnac. 



15 



LB BULLETIN HÉRALDIQUB OB FRANCE 



16 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. — NOTES D'ÉTAT CIVIL NOBILIAIRE 



NICOLAY 

BAS-VIVARAIS EN LANGUEDOC 
ET ISLE DE FRANCE 

La maison de Nicolay, originaire du 
Bas-Vivarais, et connue depuis le com- 
mencement du xiv*' siècle, est illustre 
par une suite de dix générations, de 
premiers présidents de la Chambre des 
Comptes de Paris, vraie dynastie de 
grands magistrats, non moins remarqua- 
bles par leurs lumières que par leur in- 
tégrité, qui ont rempli ces hautes fonc- 
tions depuis le 5 octobre 1506 jusqu'à 
la suppression de cette cour souveraine 
en 1790. Elle a donné aussi des militai- 
res distingués dont un maréchal de 
France en 1775, Antoine-Chrétien-Char- 
les de Nicolay, d'abord chevalier de 
Malte, ensuite chevalier de Saint-Louis, 
commandant à Valenciennes et dans le 
Hainaut, gouverneur de la citadelle de 
Marseille, etc., oncle du dernier Premier 
président, et mort sans postérité. 

Dès le milieu du xv« siècle cette mai- 
son était divisée en deux branches, qui 
se sont perpétuées jusqu'à nos jours; 
l'une resta dans le Bas-Vivarais, en pos- 
session des terres ou seigneuries patri- 
moniales situées en grande partie dans 
la sénéchaussée de Nîmes, servant son 
pays dans les rangs de l'armée sans 
ambitionner les grades supérieurs ; l'au- 
tre suivit la carrière judiciaire avec un 
éclat dont la durée est presque sans 
exemple dans notre histoire ; elle a pro- 
duit aussi des membres distingués dans 
l'ordre du clergé, dont plusieurs ont été 
évêques avant la Révolution. 

Nous avons donné dans V Armoriai de 



la Noblesse de Languedoc^ T. I. p., 379- 
381, la filiation de la branche des pre- 
miers présidents, d'abord seigneurs de 
Saint-Léger, de Saint- Victor et de la 
Coste, connue depuis 1^48 sous le nom 
de seigneurs, puis marquis de Gous- 
sainville, et celle des seigneurs de Méas 
et de Cavillargues, barons de Sabran, 
restés en Languedoc, où ils furent main- 
tenus dans leur noblesse par jugement 
de M. de Bezons en 1670. Une commu- 
nication récente, qui nous inspire toute 
confiance, nous permet de compléter le 
travail publié par nous en 1860 et d'y 
joindre un état présent, qui ne peut 
manquer d'intéresser nos lecteurs. Il 
rectifie sur bien des points les filiations 
connues jusqu'à ce jour et fixe d'une 
manière exacte l'état des diverses bran- 
ches aujourd'hui existantes. 

Aymard Charles-Marie de Nicolay, 
marquis de Goussainville, qui fut le 
dernier Premier président de la Cham- 
bre des Comptes de Paris, était fils de 
Aymard-Jean et de Madeleine-Charlotte 
Wilhelmine-Léontine de Vintimille du 
Luc, des comtes de Marseille ; il fut reçu 
en survivance de son père le 25 avril 
1768 et entra en exercice le 17 septem- 
bre 1775. 

11 est l'auteur commun de la branche 
dite de Goussainville et de ses divers 
rameaux (i). 

IX. — Aymard-Charles-Marie de Ni- 



(i) Nous donnons ici la suite des degrés de la 
filiation indiquée déjà dans Y Armoriai dt Lan- 
guedoc^ sans préjuger la filiation antérieure 
remontant à l'origine de la famille et de ses di- 
verses branches. 



17 



LB BULLBTIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



18 



colay, marquis de Goussainville, né en 
ï747> sfiT de Villebourg, Courances, 
Dannemois, Launay, Poinville, Sémôn- 
ville, le Bény, Neuville, etc., dernier 
Premier président de la Chambre des 
Comptes de Paris (177 3-1793), membre 
de rAcadémie française, chancelier des 
Ordres du roi, ép. le 27 avril 1768 
Philippine-Léontine Potier de Novion, 
des ducs de Gesvres, mort sur Téchafaud 
révolutionnaire le 19 messidor an II 
(7 juillet 1794). 
Il avait eu de son mariage : 

1. Aymard-Marîe-Léon, né en 1770, 
mort sur Téchafaud révolutionnaire le 
21 messidor an II, non marié ; 

3, Aymard-André-Louis-Auguste, né 
en 1776, mort en 1776 ; 

3. Aymard-François-Marie-Chrétien, 
marquis de Nicolay, qui suit ; 

4. Aymard-Jean-Tanneguy-i?^^»«(?«rf, 
comte de Nicolay, qui a fait la bran^ 
che B ; 

5. Aymardine-Marie-Léontine, née le 
33 mai 1773, décédée le 33 septembre 
1806, ép. le 9 avril 1799 Victor-Charles- 
Bernard-Louis, comte de Lostanges- 
Béduer, chambellan de Tempereur Na- 
poléon I«', officier d'Etat major, cheva- 
lier de la Couronne de fer, grand digni- 
taire de Tordre royal des Deux-Siciles ; 

6. Aymardine - Aglaé - Louise - Ga- 
brielle, née le 8 novembre 1773, décé- 
dée le 7 mars 1852, ép. le 17 fructidor 
an VIII Maurice-Jean de Villeneuve, 
marquis de Villeneuve-Arifat. 

7. Aymard-Charles-Marie-r//^(?^d?r^, 
qui a fait la branche C. 

X. — Aymard-Françoîs-Marîe-Chré- 
tien de Nicolay marquis de Nicolay, 
Qé en 1777, décédé le 14 janvier 1839, 
chevalier de Malte, comte de TEmpire, 
le 4 février 181 1, chambellan de TEm- 
pereur Napoléon I**", ministre plénipo- 
tentiaire, officier de la Légion d*hon- 
"^^r> grand -croix de TOrdre de la 
Réunion, commandeur de TOrdre de 



Saint Léopold d'Autriche, pair de 
France en 181 5 pendant les Cent Jours 
et en 1852, ép. i^ le 25 pluviôse an IX 
Alexandrine-Charlotte Malon de Bercy, 
fille du marquis de Bercy ; 2» le 29 jan- 
vier 18 14 Ursule-Eugénie Maury, dame 
du Palais de la Grande duchesse de 
Bade. 
Il eut du premier mariage : 

1. Aymard-Charles-Léon, qui suit; 

2 . Aymardine-Louise-Georgine-Chris- 
tine, née le 13 fructidor an XI, décédée 
le 19 octobre 1830, ép. le 25 mai 1824 
Alphonse-Louis -Augustin-Marie-Anne* 
Joachim-Victor-Antonin de Pagèze de 
Saint-Lieux, marquis de Saint-Lieux, 
qui, veuf et sans enfants de cette union, 
ép. le 7 novembre 1832 Marie-José- 
phine-Marguerite de Grille, dont posté- 
rité. 

3. Aymardine-Marie- Angélique-Léon- 
tine, née le 11 vendémiaire an XIV, ép. 
le 20 mars 1827 Anne-Charles-Parfait 
Chapt de Rastignac, général-major en 
Russie, puis lieutenant des mousque- 
taires de la Garde, maréchal de camp, 
gentilhomme de la chambre du roi, 
commandeur de la Légion d'honneur, 
chevalier de Saint-Louis, grand-croix 
de Saint-Ferdinand d'Espagne, cheva- 
lier de Notre-Dame du Mont Carmel, 
de Sainte-Anne et de Saint-Georges, 
de Saint-Wladimîr et de TEpée de 
Suède ; 

4. Aymard-Charles-Théodore-Gabriel 
comte de Nicolay, marquis de Bercy, 
né le 22 mars 1808, décédé le 12 dé- 
cembre 1878, non marié; 

Et du second mariage : 

5. Aymardine - Elisabeth - Charlotte- 
Stéphanie, née le 26 mars 1815, ép. le 
21 août 1834 Jean-Baptiste-Frédéric, 
comte da Porto ; 

6. Aymardine-Caroline-Adrienne-Léo- 
nie, née le 22 août 1818, ép. le 25 sep- 
tembre 1836 Gaston -Louis -Joseph, 
comte Ogier d'Ivry, conseiller maître à 



19^ 



LB BULLETIN HÂRitLDIQUB OB FRANCS 



20 



la Cour des Comptes, officier de la Lé- 
gion d'honneur. 



XL — Aymard-Charles-Léon de Ni- 
colay, marquis de Nicolay, né le 8 ni- 
vôse an X, décédé le 22 mai 1B73, ép. 
le 19 octobre 1831 Marie-Louise-Lau- 
rence Eblé, fille du général Eblé, dont 
il eut : 

Xiï. — Aymard-Louis-Marie-Charles 
de Nicolay, marquis de Nicolay, né le 
16 octobre 1832, ép. le 22 février 1862 
Alexandrine-Henriette-Marie-Afjr///^de 
Bonneval, fille de Joseph-Armand comte 
de Bonneval et d'Anastasie-Louise- 
Charlotte de la Panouse. Il a eu de son 
mariage : 

1. Aymardine- Marie -Anastasie-Lau- 
rence, née en 1868, décédée le 13 juin 
1893, ép. le 9 novembre 1890 Marie- 
Aurel-Amédée-Fernand de Clermont- 
Tonnerre, comte de Clermont-Tonnerre, 
lieutenant de cuirassiers, fils de Amédée 
comte de Clermont-Tonnerre et de la 
comtesse née Nathalie de Biencourt, 
décédée, dont : a. Aymardine-Nathalie ; 
b. Aymardine-Marie. 

2, Aymardine-Marie-Joseph-Léontine, 
née en 1873. 

Br. B. — X. — Aymard-Jean-Tanne- 
guy-Haymond de Nicolay, comte de 
Nicolay, né en 1781, décédé le 25 mai 
184 1, baron de TEmpire le 15 juin 18 12, 
président du coUège électoral de Sois- 
sons, ép. le 14 avril 1806 Marie-Char- 
lotte Murât, des Murât de TEstang, en 
Dauphiné, dont il eut : 

1. Aymzrà'Hogery né en 1807, décédé 
le 16 août 1826; 

2. Aymard-Marie-CAm/wfi, qui suit. 

XL — Aymard-Marie-C//r/5/ij« de 
Nicolay, marquis Christian de Nicolay, 
né le 4 septembre 1810, décédé, mem- 
bre du Conseil général de la Sarthe, 
commandeur de Tordre de Saint-Gré- 



goire le Grand, ép. le 13 décembre 
1837 Adélaïde-Hyacinthe de Fougières, 
décédée en juin 1891, dont : 

1. Aymardine- Adélaïde-Jeanne, née 
le 25 janvier 1839, ép. le 27 janvier 1858 
Louis-Anne-Paul de Durfort de Civrac, 
comte de Lorge ; 

2. Aymard-Jean-Rogef comte de Ni- 
colay, né le 2 février 1841 ; 

3. Aymard-Charles-Maurice, né le 
19 avril 184^, décédé à Fougières en 
septembre .1874; 

4. Aymard-Marie-Antoine, né le 27 jan- 
vier 1847, ép. le 9 juillet 1879 Marie- 
Caroline de Vogiié, fille de Jean-Charles- 
Melchior marquis de Vogué, membre 
de rinstitut (Académie des Inscriptions 
et Belles lettres), ancien ambassadeur à 
Constantinople et à Vienne et de Claire 
des Monstiers de Mérinville, dont : 

a, Aymard-Marie^yi^an, né le 29 
avril 1880; 

b, Marguerite, née en 1882; 

c, Christian, né en 1885; 

d, Roger, né en 1 890. 

Br. C. — X. — Aymard- Charles* 
Msirie^ Théodore de Nicolay, marquis 
Théodore de Nicolay, né le 30 juillet 
1782, décédé à Genève le 7 juin 1871, 
pair de France le 17 août 181^, membre 
du conseil d'inspection de TEcole poly- 
technique, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, ép. le 17 avril 1809 Augustine- 
Charlotte-Adèle de Lévis-Ventadour, 
sœur du dernier duc de Lévis, dont il 
eut: 

1. Aymardine- Marie- Gabrielle, née 
le i^ février 1810, religieuse du Sacré-> 
Cœur; 

2. Aymardine-Marie-Pauline, née le 
16 février 181 (, décédée à Jérusalem le 
9 juin 1868, religieuse du Sacré-Cœur; 

3. Aymard-Marie-Charles-Gaston com- 
te de Nicolay, né le 6 juillet 1812; 

4. Aymard-Marie-Louis-Victor, né le 



21 



LB BULLBTIN HERALDIQUE DE FRANCE 



22 



}i mai 1814, décédé le i} décembre 

18225 

qui suit ; 

6. Aymardine-Marie, née le i** mai 
1820, religieuse du Sacré-Cœur; 

7. Aymardine-Marie-Thérèse, née en 
1833, décédée en 1824 ; 

8. Aymardine-Marie-Jeanne, née le 
14 mars 183^; 

9. Aymard-Charles-Marie-Louis de 
Gonzague^ qui viendra après son frère ; 

10. Aymard-Marie-Barthélemy-Joseph 
oé le 10 juillet 1833, officier d'infante- 
rie au service du roi de Naples, 

XI. — Aymard-Marie-Gabriel-iîa>'- 
mond de Nicolay, comte de Nicolay, 
né le 5 juin 1818, ép. i» le 25 juin 1849 
Marie-Cécile- Adrienne de Noailles; 2° le 
25 août 1859 Raymonde-Marie-Caroline 
d'Andigné de la Chasse, hérita de la 
terre de Noisiel à la mort de son oncle 
le duc de Lévis. 

Il a eu du premier mariage : 

1 . Marie-Thérèse-Henriette- Aymar- 
dine, née le 5 mars 1851, ép. le i®*" mai 
1872 Mme-Ffrnandy vicomte de Rougé ; 

Et du second mariage : 

2. Paul-Marie-Aymard-Anne-Joseph, 
né le 19 février 1861, décédé le 3 mars 

1880; 

3. Charles-Marie- Aymard, qui suit; 

4. Raymonde-Marie* Aymardine- Amé- . 
lie, née le 16 juin 1864, marié à N... 
d^Armaillé, cousin de sa belle-sœur. 

XII. — Charles-Mari e-ii^'z/urt/ de Ni- 
colay, vicomte de Nicolay, né le 2) mai 
]862,officierd'infanterie,ép.le^mai 1891 
Geneviève-Béatrix-Gabrielle - Marie-Jo- 
seph de la Forest d'Armaillé, fille du 
comte Henri d'Armaillé et de Gabrielle- 
Marie-Ferdinande de Buisseret, décédés. 



de Gonzague de Nicolay, comte de. Ni- 
colay, né le 31 juillet 1828, officier d'E- 
tat major au service de Parme, ép. le 
21 août 1858 Amélie-Marie-Ghislaine 
de Beauffort, dont : 

1 . Aymard-Marie-Ghislain-Louis-Au- 
gustin-Amédée-Henri, né le 27 mai 18^9, 
décédé à Cannes le 26 mars 1877 ; 

2. Aymard-Marie-Ghislain-Jean, né 
le 21 avril 1860, prêtre de la Compa- 
gnie de Jésus ; 

3 . Aymardine-Marie-Ghislaine-Elisa- 
beth, née le 16 juillet 1862, ép. Marie- 
Charles Fougeroux de CampigneuUes, 
chef d'escadrons au 5® chasseurs, cheva- 
lier de la Légion d'honneur t 

4. Aymard - Marie- Ghislain-Gaston- 
Théodore^ né le 26 septembre 1866, ép. 
le 3 février 1894, à Paris, M"^ Ducos, 
fille de M. le commandant Ducos, dé- 
puté de Vaucluse, président de la Société 
d'agriculture de ce département ; 

5. Marie - Aymardine - Louise - Ray- 
monde-Ghislaine, née le 22 janvier 1876, 

BRANCHE DE SABRAN £T DE CAVILLAKGUES 

VII. — Joseph de Nicolay, chevalier, 
baron de Sabran, sgr de Méas et de Ca- 
villargues, co-sgr de Bagnols, Salazac, 
Preignes, Auriac, etc., ép. le 15 janvier 
1684, Marie-Louise delà Fare, dont il 
eut: Joseph-Louis, qui suit. 

Anne de Nicolay, sœur de Joseph, 
qui figure en tête de cette filiation, ép. 
le 28 octobre 1680, Balthazar de Gras, 
sgr de. Préville. 

VIII. — Joseph'Louis de Nicolay de 
Montcalm, (i) baron de Sabran, etc., 
capitaine de dragons au régiment d'Or- 
léans, ép. le 24 juillet 1721 Louise de 
Saint-André de Saint-Just, dont il eut : 

I. Scipion, qui suit ; 



(x) En souvenir de l'aUiance de Jacques de Ni- 
Xlbis. — Aymard-CAar/^5-Marie-Louis 1 coUy arec Marie de Montcalm vers 1580, 



23 



LE BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRANCE 



24 



2. Louis-Marie, évêque de Cahors, 
député du clergé de ce diocèse aux 
Etats-Généraux en 1789. 

IX. — Scipion de Nicolay de Mont- 
calm, marquis de Nicolay, baron de 
Sabran, etc., ép, le 28 janvier 1742, Ga- 
brielle-Thérèse de Trémolet de Bucelly 
de Montpezat, dont il eut : Louis-Sci- 
pion-Guillaume-Jean, qui suit. 

X. — Louis*Scipion-Guillaume-Jean 
de Nicolay, marquis de Nicolay, baron 
de Sabran et de Jonchères, sgr deCavil- 
largues, capitaine de cavalerie, lieute- 
nant de roi en Languedoc, ép. le 17 
septembre 1 768 Félicilé-Sextus-Marie- 
Elisabeth de Jarente d'Orge val, dont il 
eut : 

1 . Scipion-Cy prien-Jules-Louis-Martin- 
Marie-Elisabeth, qui suit ; 

2 . Louise - Marie - Françoise • Chantal- 
Justine, ép. le 29 ventôse an IX, Joseph 
comte de Barreme-Montravail. 

XI. — Scipion-Cyprien-Jules-Louis- 
Martin-Marie-Elisabeth de Nicolay, mar- 
quis de Nicolay, né en 1780, intendant 
du gouvernement de Wilna, préfet de la 
Doire, de l'Aisne et de l'Ariège, officier 
de la Légion d'honneur, ép. le 14 juillet 
1802 Louise-Jeanne-Baptiste de Lameth, 
don il eut : 

1 . Scipion-Louis-Augustin-Jean-Marie, 
qui suit ; 

2 . Clémence-Caroline-Félicité-Octa- 
vie-Marie, ép. en 1823 Eugène-Claude 
Marquet comte de Montbreton, gentil- 
homme de la chambre du roi, chevalier 
de la Légion d'honneur ; 

3. Clémence-Marie-Alexandrine, ép. 
le 7 février 18^8 Adalbert-Louis-Raoul 
comte de Léautaud-Domnine, page du 
roi, puis sous-préfet et chevalier de la • 
Légion d'honneur. 

Le marquis de Nicolaï, sgr de Cavil- 
largues, etc., se fit représenter dans 



l'assemblée de la noblesse de la séné- 
chaussée de Beaucaire et de Nîmes, 
réunie dans cette dernière ville pour la 
nomination des députés aux Etats Géné- 
raux, en 1789. 

XII. — Scipion-Louis-Augustin-Jean- 
Marie de Nicolay, marquis de Nicolay, 
né en 1809, page du roi Louis XVIII, 
officier de cavalerie, chevalier de la 
Légion d'honneur, ép. le 12 février 183 1 
Charlotte -Aimée- Amélie Hébert de 
Beauvoir, née le 30 août 181 2, fille aînée 
de Charles-Mathieu-Hippolyte Hébert 
marquis de Beauvoir et de Rose-Désirée- 
Bonaventure de Gueutteville de CoUe- 
marre, dont il eut : 

1. Scîpion-Charles-Marie-Eugène, qui 
suit; 

2. Z(?«/5^-Marie-Charlotte, née en 
1832, ép. en 18 J3 Louis-Gaétan de 
Burgues de Missiessy, maître des re- 
quêtes au Conseil d'Etat. 

XIII. — S^f^i'^«-Charles-Marie-Eu- 
gène de Nicolay, marquis de Nicolay, 
né le 18 décembre 1838, ép. le 28 sep- 
tembre 1871 Albertine-Suzanne de 
Turenne d'Aynac, fille de Gustave- 
Edmond-Joseph-Romuald, marquis de 
Turenne d'Aynac, et de Louise de la 
Tour du Pin-Chambly de la Charce, 
dont : 

1. Marie -Joseph -Charlotte -Louise ; 

2. Marie - Joseph - Albert - Elisabeth- 
Scipion. 



D'a{ur^ au lévrier courant d'argeui^ 
accolé et bouclé d'or. 



Devise: Laisse { dire. 



L. R. 



25 



LB BULLETIN HÂRiaDIQUE DE FRANCE 



26 



CHABANS 

(GCIBNNK ET PbBIGORD) 

La maison de Chabans que Ton doit 
considérer comme originaire du Péri- 
grord, a porté les titres de comtes et 
marquis de Chabans, barons de Cou- 
dât, comtes et marquis de Richemont, 
vicomtes d'Epeluches, et a possédé les 
seigneuries de Chabans, d'Agonac, de 
la Chapelle-Faucher, d'Epeluches, de 
Ferrières, de Lavignac, du Mas de 
Poitevin, de Ménesplès, de Mensignac, 
de Saint- André, de Siorac, etc. 

Honneurs: Cette maison a donné: 
un grand écuyer sous Philippe le 
Hardy, en 1275 ; un grand Panetier 
de France sous Charles VI, en 1407; 
plusieurs gentilshommes ordinaires de 
la chambre du roi ; des chevaliers de 
ses ordres et nombre d'officiers de tous 
grrades ; un chevalier de Saint-Jean 
de Jérusalem, le 6 février 1776 et des 
chevaliers de l'Ordre militaire de Saint- 
Louis. 

Preuves de noblesse : En 1668, lors 
de la grande recherche ordonnée par 
Louis XIV, la maison de Chabaus a 
produit ses titres depuis et y compris 
l'année 1257 et prouvé treize degrés de 
filiation dans l'espace de quatre cents 
ans devant M. Pellot, intendant de 
Guienne, qui rendit, le 30 novembre 
1668, une ordonnance de maintenue de 
noblesse en sa faveur. Preuves, le 27 
octobre 1784, par André-Jacques-Hya- 
dnihe-François de Chabans de Jou- 
mard de Bichemont, pour être admis 
aux écoles royales militaires. 

La maison de Chabans a contracté des 
alliances avec les familles les plus 
considérables, parmi lesquelles nous 
citerons les suivanies : Les d'Abzac de 
\a Douze, Achard de Joumard, d'Aloi- 
gny, de Bourdeille, de Bruc-Liver- 
nière, de la GeUe, Chapt de Bastiguac, 
de la Cropte de Chantérac, de Farges, 



de Galard de Béam, de la Garde* de 
Gontaut, Grant de Luxolière de Bel* 
lussière, de Jay, de Jussac d'Amble- 
, ville, de Lagut, du Luc, de Magnac, 
de la Marthonie, de Montardy, de Mo- 
reton, de Perry de Saint-Auvent, Pré* 
vost de Sansac, de Soyère, de Saint- 
Astier, Saint-Légier, de Saint-Ours, 
de SanziUon, de Taillefer, de la Tour 
d'Auvergne, de la Tourblanche, de 
Villars, de Villoutreys. 

Le premier membre de cette famille 
dont l'existence soit constatée par des 
chartes à la fin du xii^ siècle est Hé* 
lie, seigneur de Chabans et d*Agonac 
en Périgord ; mais la filiation suivie 
et justifiée par des actes ne commence 
qu'au milieu du xiii*' siècle en la per- 
sonne de Hélie II de Chabans, qui tes- 
ta en 1289. 

A la fin du xvi® siècle, Antoine l^ 
de Chabans, ép. Philippe de Joumard» 
unique héritière du nom, à la condi- 
tion formelle que lui et ses descen- 
dants joindraient le nom de Joumard 
au leur ; c'est ainsi que les membres 
de la branche aînée portèrent tous le 
nom de Chabans de Joumard. 

Il a existé trois branches dont deux 
seulement subsistent aujourd'hui, 
l'aînée s'étant éteinte à la fin du xviii« 
siècle. Ces trois branches étaient : 

La branche aînée des seigneurs de 
Chabans de Joumard, éteinte. 

La branche des seigneurs de Cha- 
bans de Richement. 

La branche des seigneurs de Cha- 
bans de Saint-André et d'Epeluches. 

BRANCHE DES CHABANS DE RICHEMONT 

L'auteur de cette branche est Fran- 
çois de Chabans de Joumard, comte 
de Chabans, marié le 15 juillet 1665 
avec Biaise de Jay. 

Cette branche est actuellement re- 
présentée par cinq filles de René-Fçan- 
çoiS'Amédée marquis de Chabans, chef 
du nom et des armes, mort le 6 dé- 
cembre 1879, marié le 6 août 1844 à 



27 



LE BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



28 



Marie-Léonarde- Eugénie de la Celle, 
morte le 20 septembre 1878 : 

lo Marie-Eugénie- ytowntf de Cha- 
bans, contesse de Chabans^ Dame de 
rOrdre Royal de Marie-Thérèse de Ba- 
vière, sans alliance. 

2« Marie-Dorothée-Casimir- Valent ine 
de Chabans, sœur de la précédente, 
mariée civilement à la Chapelle-Fau- 
cher (Dordog*ne), le 19 février et reli- 
gieusement à Paris, en Tég-lise de la 
Madeleine le 22 février 1883 avec 
J5^rfowar(i-Marie-François, vicomte de 
la Bintinaye, fils de E douar d'^HTie- 
Philippe, vicomte de la Bintinaye et ne 
^d^/ô-Marie-Hippolyte de Farcy de la 
Ville du Bois. 

S'* Marie-Louise-Hippolyte-J'i?ann« de 
Chabans, autre sœur, sans alliance. 

4P Marie-Adèle-Germaine-Renée de 
Ghabans, autre sœur, mariée à Paris, 
civilement à la mairie du vni« arron- 
dissement et religieusement le 7 juin 
1888 à la chapelle paroissiale de TAs-- 
somption avec Z^opoZd-Marie-Albert- 
Florent, comte de Bruc-Livernière, né 
le 19 novembre 1854, chef du nom et 
des armes, fils de Léopold-PieTre-Ev^ 
nest-Corentin, comte de Bruc-Liver- 
nière, décédé, et de Mirie- Albertine du 
Hamel de Fougeroux, aussi décédée. 

5° Josèphe-Charlotte-iJ/flrw-Angéli- 
que de Cbabans, dernière sœur, sans 
alliance. 

BRANCHE DE GHABANS 
DE SAINT-ANDRli ET D'SPBLUCHBS 

(actuellement branche cadette). 

L'auteur de cette branche est Audoin 
de Chabans, damoiseau, marié, suivant 
contrat du 26 janvier 1449 avec Jac- 
quette Ouichard. 

Cette branche est actuellement re- 
présentée par : 

François-Marie Joseph-Zîenrf, comte 
puis marquis de Chabans, depuis la 
mort en 1879 de son cousin le marquis 
Amédée de Chabans, dernier représen- 



tant mâle de la branche de Bichemont, 
chef actuel du nom et des armes, né le 
19 septembre 1848, encore sans alliance, 
fils de Nicolas-CAflr/^5, vicomte de Cha- 
bans, mort en mars 1852, marié le 15 
novembre 1845 avec Anne-Marie -Jos^- 
phine de Montardy, morte en avril 1853. 

De gtceules, à un lion rampant d'ar- 
gentf armé lampassé et couronné dTor, 
accompagné de 12 hesants du métne^ 
rangés en orle, 

L'écu timbré d'une couronne de 
marquis. On trouve sur d'anciens ca- 
chets une couronne ducale fermée en 
souvenir d*une tradition de famille qui 
faisait descendre les Chabans des com- 
tes de Poitiers par Hugues de Poitiers 
prince de Chabans, marié à une fille du 
comte de la Marche. 

Supports : Deux lions au naturel. 

MONÏGBRON • 



HUC DE MONSEGOU 

ET 

BÉTHUZY-HUC 
(Lanquedoo et Silâsib) 

La maison d'Huc originaire de Lan- 
guedoCi D. de Castres, dont la filiation 
remonte au commencement du xv« 
siècle s'est divisée en trois branches 
dites de Besselves, de Naubert et de 
Monsegou, maintenues dans leur no- 
blesse par jugement de M. de Bezons 
le 13 nov. 1669. La branche de Bessel- 
xves s'est éteinte peu après la mainte- 
nue rappelée ci-dessus. Celle de Mon- 
segou s^éteignit à la fin du xvu*' siè- 
cle dans la maison de Pins. Celle de 
Naubert s'est divisée elle-même en 
deux branches ; la première représen- 
tée aujourd'hui à Montpellier par l'In- 
tendant général d'Huc de Monsegou, 
a repris son nom patronymique en 
vertu d'un jugement du tribunal civil 
de Montpellier en date du 25 août 1843 
(Y, Armoriai de Languedoc^ Qénéralité 



29 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



30 



de Montpellier, t. I, p. 260-261 ; — 
BulfeHn de 1889, col. 485). 

L'autre branche dite de Béthuzy- 
Huc, comte du Saint-Empire, est éta- 
blie à Bankau, en Silésie, depuis 
1774, où elle occupe un rang* des plus 
distingués dans la noblesse de cette 
province de l'ancien royaume de 
Prusse. 

Les chefs dé ces deux branches 
Pierre et Philippe d'Huc obtinrent de 
Louis XV au mois de juin 1772 des 
lettres patentes données à Versailles 
et enregistrées au parlement de Tou- 
louse le 21 août ; à la cour des comp- 
tes, aides et finances de Montpellier le 
4 septembre, et au bureau des tréso- 
riers de France de la même ville le 14 
septembre de la même année, qui con- 
firmaient le jugement .de noblesse 
rendu par M. de Sezons en 1669. 

Pierre d'Huc a continué Is, descen- 
dance connue à Montpellier sous le 
nom de ôlHuc de Monsegou^ et Paul 
d'Huc, fils de Philippe, est l'auteur de 
celle qui s'établit en Silésie en 1774, 
et dont nous allons donner la filiation 
à l'occasion de la mort récente (14 no- 
vembre 1893), du chef de famille 
Edouard-Georges, comte de Béthuzy 
(THuc, déjà mentionné en 1860 , dans no- 
tre Armoriai de Languedoc, t. I, p. 261. 

VIII. — Paul d'Huc, fils de Philippe 
d^Huc, pêtit-filB de Jean d'Huc et de 
Suzanne de Bonne, ép. à Lyon Elisa- 
beth de Villars et émigra en Suisse 
comme proteetant, en 1772, où il devint 
possesseur des terres de Béthuzy et de 
Bellevue, dans le canton de Lausanne, 
puis en Bavière où il posséda la terre 
d'Orb, et en Saxe où il acquit celle de 
Spowitz; le 18 septembre 1773, il reçut 
un diplôme de comte du Saint-Empire, 
qu'il appliqua au nom de Béthuzy, et 
s'appela (U)mte de Béthuzy. 

11 eût de son mariage deux enfants : 

1. Pauline qui ép. M. de Schweitzing ; 

2. Emeat-Philippe, qui suit. 



IX. — Ernest-Philippe d'Huc comte 
de Béthuzy né en 1761, chambellan du 
roi de Prusse, ép. vers 1787 Ella de 
Posadowitz, fille de N. de Posadowitz, 
comte en Silésie. Sa famille s'établit 
dans cette province, y acheta de grands 
domaines, que ses descendants possè- 
dent encore. 

11 eût de son mariage quatre enfants : 

1. Adèle, née en 1788, morte en 1811, 
mariée à N. de Garnier, d'une famille 
française, émigrée en Prusse, après la 
révocation de. l'édit de Nantes, établie 
à Turawa dans la Haute^Silésie ; le 
fils né de ce mariage a été fait comte 
en Prusse en 1840, sa postérité est au- 
jourd'hui représentée à Turawa par : 
1. Freda ; 2. Hubertus ; 3. Karl ; 4. 
Ebbo. 

2. Henri, qui suit ; 

3. Edouard d'Huc, comte de Béthuzy 
(1800-1871), major du génie dans l'ar- 
mée prussienne, fut gouverneur du 
prince Frédéric-Charles de Hohenzol- 
lern ; il ép. Caroline de Kirschsheim, 
dont il eut trois enfants : a. Edouard, 
ép. Julie de Wallemberg, officier dans 
l'armée prussienne, tué le 3 juillet 1866 
à Sadowa ; b. Vanda, ép. son cousin 
Ernest, comte de Béthuzy-Huc, né en 
1835, major de cavalerie, dont deux 
fils; c. Reinhold, ép. Berthe, baronne 
de Raiswits, dont quatre fils et une 
fille. 

4. Eugène d'Huc, comte de Béthuzy 
(18051 890), lieutenant dsjis la garde, 
ép. Elmire de Ohlen d'Adlerskron, dont 
la nièce épousa en 1853 Edouard, comte 
de Béthuzy-Huc, le neveu de son mari ; 
de ce mariage naquirent trois fils : 

a, Henri, né en 1833, colonel dMnfante- 
rie, marié à Eva, baronne de Baiswits, 
sœur de Berthe mentionnée ci-dessus; 

b. Ernest, né en 1835, major de cavale- 
rie en retraite, marié avec Vanda, com- 
tesse de Béthuzy-Huc, sa cousine, dont 
deux fils ; c. Eugène, marié avec Wa- 
leska, baronne de Baiswits, sœur aînée 



31 



LB BULLETIN HâRilLDIQUB DE FRANCE 



32 



de Bertbe et d'Kva, dont le nom est 
connu dans la littérature en Allemagne 
sous le nom de Moritz Reicbenbach. 

X. — Henri d'Huc comte de Béthuzy- 
Hue (1790-1833), officier dans l'armée 
prussienne en 1813, blessé à Lutzen, 
membre de la diète provinciale de Si- 
lésie, ép. l® Cbarlotte de Boss ; 2'» Aline 
de Gaffon ; il eut du premier mariage : 

1. Antoinette, mariée à N... Kabl, 
morte en 1872 ; et du second mariage : 

2. Edouard-Georges, qui suit ; 

3. Hélène, marié au comte Hugo de 
Reicbenbach, grand-veneur de Silé- 
sie, dont deux filles : l'aînée mariée à 
N... de Liers; la seconde au prince 
Karolatb. 

XI. — Edouard 'Georges d'Huc, 
comte de Bétbuzy-Huc, cbambellan, 
membre de la diète de Silésie, de 
Prusse, et du Reicbstag , vice-président 
pendant cinq ans de la Chambre des 
Députes de Prusse, Tun des chefs du 
parti national libéral, président du 
cercle de Croutzbourg, démissionnaire 
pour raison de santé en 1886, décédé à 
Bankau (Silésie) le 19 novembre 1893, 
à Page de 62 ans, avait ép. en 1853 
Emmy née comtesse de Ohlen-Adlers- 
kron, dont il a eu : 

1. Henri-Philippe, qui suit ; 

2. Hans, né en 1873 ; 

3. Ella, née en 1856, ép. le comte de 
Moltke, lieiitenaut de cuirassiers, ne- 
veu et héritier des titres du maréchal 
comte de Moltke et de sa terre de 
Creitsau en Silésie, dont postérité ; 

4. Viola, née en 1858, ép. N... de 
"Witzleben, officier de dragons ; 



5. Herta, née en 1862, chanoinesse- 
prévôté du chapitre noble de Madelain 
& Altenbourg fSaxe) ; 

6. Erica, née en 1864. 

XII. — Henri-Philippe d'Huc, comte 
de Béthuzy-Huc, né en 1861, lieute- 
nant de réserve au l^''* régiment de 
cuirassiers^ a ép. Marie de WatsdorfiT, 
dont il a trois fils et une fille. — Rési- 
dence : Château de Bankau (Silésie). 

Ecartelé, aux î et 4 de sable au lion 
d'argent couronné d'or; aux 2 et 3 lO' 
xangé d'or et de gueules; sur le tout : 
d'azur à trois chats huants (ou grands 
ducs) dor^ posés 2 et 1 becquis et parut- 
chés de sable ; Vécu sommé d*une cou^ 
ronne de comte. 

Supports : Un lion de carnation 
accroupi à étextre et une aigle de sable à 
senestre. 

Vécu timbré d'une couronne de 
comte. 

Le nom de cette famille s'est écrit 
tantôt Hue de Béthuzy et Béthuzy-Huc. 
Une ordonnance royale du 13 mars 
1859 a fixé définitivement le nom de 
Béthuzy-Huc. 

L. B. 



honorifique 

Le Saint-Père a daigné conférer le 
titre de comte romain à M. Domet de 
Yorges pour les services qu'il a rendu 
à la cause de TEglise par ses travaux 
philosophiques. 

(Gazette de France du 29 déc. 1893.) 

(V. pour la famille Domet de Mont et 
de Yorges, le Bulletin de 1892, col. 
570). 



33 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



34 



Notes d'État oivil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS DE JANVIER 

BT BAPPBL DB8 MOIS PRiCÉDBlfTa 



René yicomte d' Adhémar^ . ingénieur 
civil, avec Amélie Palun, d'Avignon 
(Vaucluse). 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés le 14 juin 1893, par 
S. G. Mgr Vigne, archevêque d'Avi- 
gnon et la messe a été dite par le R. P. 
d'Adhémar, de la compagnie de Jésus, 
oncle du marié. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le capitaine Denis-Marie-O^ioi^ vi- 
comte d'Adhémar, et le marquis d'A- 
ragon, son oncle maternel; pour la 
mariée : le marquis de Villefranche, et 
M. Louis Chancel, de Marseille, son 
oncle. 

Le nouveau marié est le âls aîné de 
Victor comte d'Adhémar, de la branche 
dite de Cransac, aujourd'hui établie à 
Toulouse, et de Sophie de Bancalis de 
Maurel d'Aragon, sœur dû marquis 
d'Aragon. 

Le comte d'Adhémàr a eu de son 
mariage: 1. René» le nouveau marié; 
2. Guillaume, officier de marine; 3. 
Henri ; 4. Charles ; 5. Marguerite. 

(V. pour la maison d'Adhémar, le 
Bulletin de 1887, col. 110.) 

Voici l'état présent pour la branche 
de Cransac : la comtesse douairière 
d'Adhémar, née Pauline de Chastenet 
de Puységur, décédée le 25 février 
1887 à Toulouse, avait eu trois enfants : 
1. Victor, le père du marié; 2. Henri, 
capitaine d'artillerie, mort glorieuse- 
ment au début de la guerre, le 17 sep- 
tembre 1870; 3. Alfred, prêtre de la 
compagnie de Jésus. Les autres ra- 
meaux de la branche de Cransac sont 
représentés par : 1. Aymar, chef de ba- 
taillon au 5P régiment d'infanterie, 
marié avec M*'® de Barbotan, dont deux 



fils; 2. Gaston, marié avec une amé- 
ricaine, à Nice ; 3. Hugues, maréchal 
des logis au 11'' dragons. 

Mi-parti de France ancien et de Totc- 
lotùse; sur le tout: d*or à trois bandes 
d^azur. 

Devise : Plus dChonneur que d'hon' 
neurs. 



MMMMMMMMMMMMMMi 



Le vicomte Elzéar de Sinéty, sous- 
lieutenant au 2** chasseurs d'Afrique, 
fils du comte Joseph-Zot^it-Marie de 
Sinéty et de Marie- Lucile- Alice Ogier 
d'Ivry, avec Marguerite Ogier de 
Baulny, sa cousine. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
en l'église de la Madeleine à Paris, par 
M. l'abbé Le Rebours, curé de la pa- 
roisse, le 11 novembre 1893. 

Les témoins du marié étaient: le 
général de Serlay et le vicomte Ray- 
mond de Sinéty, son oncle ; ceux de la 
mariée : Charles Ogier de Baulny et le 
vicomte Menjot d'Elbenne, ses oncles. 

La famille de Sinéty est ancienne en 
Provence et distinguée par ses services 
militaires récompensés par plus de six 
nominations de chevalier dans l'Ordre 
de Saint-Louis. Elle compte un grand 
nombre d'officiers dont plusieurs ont 
été colonels et un maréchal de camp. 

André-Louis-Esprit comte de Sinéty, 
fils de Jean-Baptiste-Ignace de Sinéty, 
sgr de Puislong, chevalier de Saint- 
Louis et de dame Victoire d'Escalis, 
qui avait été élevé aux pages de la 
grande écurie, était major du régiment 
Royal-Navarre cavalerie, retraité en 
1779 et chevalier de Saint-Louis ; il fut 
I élu député de la noblesse aux Etats- 



36 



LB BULLETIN HâRALDJQDB DB KEUU^CB 



3» 



TT" 



Généraux de 1789 par la sénéchaussée 
de Marseille. 

Son oncle André de Sinéty, maréchal 
de camp en 1767 fat sous-gouverneur 
des Enfants de France en 1760 et mou- 
rut en 1773. C'est pour lui que la terre 
de Lurcy-Lévis en Bourbonnais et en 
Berry avait été érigée en marquisat, par 
lettres {«atentes données à Versailles, 
im mois d'août 1770, enregistrées au 
parlement de Paris le 15 juin 1771 . 

4pdfé-Marie, marquis de Sin^lty, 
son fi)s, né en 1758, avait épousé An* 
toinette- Candide- Louise-Constance de 
Branca^i, fille d'Aptoine-Baptiste de 
Brancas, noble napolitain et de Marie- 
Louise de Lowendal, fille du maréchal. 
H eut pour fils André-Louis-Woldemar- 
Alphée de Sinéty, né eu 1791, lieute- 
nant-colonel d'infanterie et chevalier 
de Saint-Louis d'où sont issus les mar- 
quis de Sinéty d'aujourd'hui. 
" Elle a fait plusieurs branches dont 
celle du marié est Talnée ; son père a 
trois frères: Arthur, Raymond et 
Georges. 

D*azur^ au cygne d'arge^ ayant le 
cou passé dans une couronne à l'antique 
de gueules. 

(V. pour la famille Ogier d'Ivry et 
de Baulny le Bulletin de 1889, col. 
633-634.) 

X^argent^ d 3 trèfles à la queue arra* 
chée de sable. 



«^^^A«^^^^^^^^^^ 



Marie- Joseph -tTo^ton d'Arboia de 
Jubainville, lieutenant au 12« régi- 
ment d'artillerie, fils de Alexandre 
d'Arbois de Jubainville, conservateur 
des forêts à Charleville, chevalier de la 
Légion d'honneur, et d'Edith de la 
Hausse, avec Marie--A//ce-FraAçoifle de 
Thomassin de Montbel, fille de Charles 
baron de Thomassin de Montbel, dé- 
cédé, ofBcier supérieur eu retraite, 
officier de la Légion d'honneur et de 
Marie de Noël. 

Le mariage a été célébré h Nancy le 



30 novembre 1893 en Téglise Saint* 
Vincent-Saint-Fiacre. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le comte d'Aubery de Frawemberg et 
Lucien de Magnien ville, ses cousins ; 
pour la mariée : M. de Noël de Buchè- 
res, son oncle et le baron de Thomassin 
de Montbel, son frère. 

(V. pour la notice sur la famille d& 
Thomassin et ses diverses branches 1^ 
Bulletin de 1890, col. 157, 219-222). 

jya:iur^ auw deux bâtons noueux ou 
écGtés d*or en croix. 

Devise : Fidelitatis prœmium. 

La famille d'Arbois de Jubainville 
est originaire de la Lorraine et connu 
depuis Tannée 1584 où elle fut anoblie 
en la personne d'Etienne d^Arbois.^ 
Etienne eut deux fils : Jean et Domini- 
que qui furent tués en Lorraine pen- 
dant la guerre de Trente ans; François, 
petit-fils d'Etienne alla défendre Can- 
die contre les Turcs. (V. Poplimont, La 
France Héraldique^ I. 65). 

Deux autrea familles du même nom, 
ayant peut-être une origine commune 
avec la précédente, furent anoblies à 
peu près à la même époque. 

Dans le cours du xvii^ siècle les des- 
cendants d'Etienne étaient en posée»» 
sion du fief de Jubainville, dépendant 
du bailliage de Neufchateau. 

N... d'Arboia de Jubainville, et lèche- 
valier d'Arboia, sgr de MoiM^el et d^ 
Happoucourt, qui appartenaient peut- 
être à la même famiUe, prirent part es^ 
1789 aux assemblées <)e la noblesse de 
Neufchateau . 

Un descendant de cette famille est 
mort en 1803, h la Jamaïque, général 
de brigade. C'était le frère de Charles- 
Joseph d'Arbois de Jubainville, con- 
seiller à la cour d'appel de Nancy, che* 
valier de François-Joseph d'Autriche, 
qui eut trois fîU : K Marie-Henri» chef^ 
valier de la Légion d'honneur, offi- 
cier de rUniversité, membre de l'Acaf^ 
déioie des I^acriptiond et beUes-letn 



87 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



38 



très, marié avec Charlotte de Plnte- 
rille, doQt deux fils et deux filles ; 2. 
Marie-Alexandre, coaservateur des 
forétSy père du marié ; 3. Jean-Marie- 
LéoD, prêtre, directeur de la maison 
de Notre-Dame des Champs à Angers. 

D^ azur y à 3 barbeaux d'argent. 

Cimier : Un barbeau aussi émargent. 



Fernand-Guillaume de Mandell d'E- 
cosse» marquis de la Tour Maubourg, a 
ép. le 5 décembre 1893 Anne de Perrien 
de Crenan (V. Bulletin de 1893, col. 
675). 

n faut ajouter : 

(Y. pour la maison de Perrien d'an- 
cienne extraction chevaleresque de 
Bretagne, \e Bulletin de 1889, col. 694, 
en ajoutant qu'elle est aujourd'hui re- 
pré^ntée par deux branches, celle de 
Perrien, qui est l'aînée, représentée 
par Pierre comte de Perrien, officier 
d'Lnfanterie, fils de François, comte de 
Perrien, décédé en 1889 et de la com- 
tesse née Audren de Kerdrel ; la bran- 
che de Crenan, formée en 1600 par le 
mariage de Maurice de Perrien avec 
Anne Urvoy, dame dé Crenan, est au- 
jourd'hui représentée par les vicomtes 
Gustave et Raoul de Perrien de Crenan, 
l'un père et l'autre oncle de la mariée. 

D^arçentj à cinq fusées de gueules 
accolées et mises en bande. 

Devise : Ni vanité ni faiblesse. 



«MAMAAMMA^M^««#«tf«#> 



Georges Hainguerlot, fils du baron 
Haiûguerlot et de la baronne née Jer- 
ningham, avec Blanche d'Adhémar, 
fille d'Abdomar -Alexandre - Maurice- 
Ëugène-William comte d'Adhémar, 
lieutenant de vaisseau, chevalier de la 
Légion d'honneur» décédé, et de Fer- 
nande - Marie- Louise - Caroline - Made • 
leiae Mariani, fille de Joseph-Louis- 
Thomas-Mauirice-Jérome baron Ma- 
riani, ancien député, officier de la Lé- 



gion d'honneur, chambellan honoraire 
de l'Empereur Napoléon III et de Thé* 
rèse-Augusta-Amélie-Caroline-Arman- 
de-Victorine-AUesina de Schweitzer, 

Le mariage a été célébré le 6 jan- 
vier en l'église Saint-Philippe du Roule 
à Paris. 

Marie-Josèphe-Caroline-Thérèse d*A- 
dhémar de Lantagnac, sœur de la ma- 
riée? a épousé le 17 juin 1893 à Paris 
Henri-Joseph-Paul-Charles Girot de 
Langlade. 

La mariée appartient à la maison 
d'Adhémar, et à la branche de Lanta- 
gnac, qui a eu pendant le cours du 
xvm® siècle la survivance du gouverne- 
ment militaire de Menton, puis de Mo- 
naco, dont le chef était au milieu de 
ce siècle Alexandre- Joseph-Maurice, 
Alias : Jean -Antoine- Camille-Charles, 
comte d'Adhémar de Lantagnac, grand'- 
père de la mariée, qui avait épousé Re- 
becca-Marie Duff. 

(Y. pour la maison d'Adhémar les 
Bulletins de 1881 j coL 110; 1893, coL 
410; et 1894, coL 33.) 

Mi parti de France ancien et de Tou- 
louse ; sur le tout : d^or à trois bandes 
d*azur. 

Devise : Plus d'honneur que d'Iion* 
neurs. 



wvwv%/w«^^>MMAMr 



Albert-Eugène -Marie - Maurice Pe- 
ting de Yaulgrenant, capitaine au 
18* dragons, fils du général de division 
Albert Peting de Vaulgrenant, com- 
mandant le XV® corps d'armée, à Mar- 
seille, commandeur de la Légion d'hon- 
neur, avec Mlle de Chastellux, fille de 
Henry-Paul-César, comte de Chastel- 
lux et de la comtese, née Marguerite- 
Marie-Gabrielle de Virieu . 

Le mariage a été célébré à Saint- 
Pierre-de-Chaillot, le mercredi 10 jan- 
vier. 

Les témoiuH étaient, pour le marié: 
le général Picot de Lapeyrouse, son 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



40 



oncle, et le g-énéral Jamont ; pour la 
mariée : ses oncles le marquis de Vo- 
gué, ancien ambassadeur de France 
à Vienne, membre de l'Institut, et le 
comte de Virieu, lieutenant-colonel au 
51® régriment de ligne. 

(Voir pour la maison de Chastellux, 
d^ancienne chevalerie, origrinaire de 
Bourgogne, le Bulletin de 1890, col. 
376 ; 1892, col. 401, pour le maréchal 
de Chastellux. 

D^azur^ à la bande d*or^ accompagnée 
de sept billettes de même posées droites^ 
quatre en chef et trois en pointe. 

Devise : Vaincre ou mourir. 



^^^^^^^M^^^^^^^^^^^ 



Le vicomte Eugène de Vassal-Mont- 
viel, lieutenant au 7» hussards, fils 
unique du vicomte Raoul de Vassal- 
Montviel et de la vicomtesse née Lau- 
rence de Vassal-Cadillac , avec M"* de 
Komeuf, fille du baron et de la ba- 
ronne, née Azevédo. 

Le mariage a eu lieu le 18 janvier, 
au château des Tours, près Castillon- 
sur-Dordogne. 

Jean -Baptiste- Gustave de Vassal, 
marquis de Montviel, né en 1805, 
vèiif de Marie-Joséphine d^Abzac de 
Moutastruc a eu deux fils : 1. Fran- 
çOis-Joseph-Henri de Vassal, comte de 
Montviel, né en 1834, marié à José- 
phine-Aglaé de Lostanges-Saint-Al- 
vère dont: a. Gaston; b. Jean; c. Jo- 
seph ; d, et Alix, sœur de Saint-Vincent 
de Paul ; 2. Raoul de Vassal, vicomte 
de Montviel, le père du marié. 

La famille de Vassal, noble d'extrac- 
tion, est originaire du Quercy, où se 
trouvent encore les vestiges d'une an- 
tique demeure féodale, du nom de 
Vassal. 

Certains auteurs font remonter son 
origine au règne de Hugues Capet ; 
quoi qu'il en soit, cette maison est une 
dBS plus illustres et des plus anciennes 
du Quercy et du Périgord. 



Il n'y a peut-être pas une autre fa- 
mille en France qui se soit divisée en 
autant de branches et de rameaux : 
lors des recherches de la noblesse en 
1668 et en 1696, plus de vingt branches 
furent maintenues d^ancienne extraction 
et l'on raconte qu'à l'armée d'Italie, 
en 1735, on comptait quatre-ving^ts 
officiers répondant au nom de Vassal ; 
en 1791, plus de vingt de ses membres 
combattaient dans les rang^ de l'ar- 
mée de Condé. 

La généalogie détaillée de cette fa- 
mille a été donnée par Courcelles. 

Au nombre de ses illustres rejetons, 
nous devons rappeler deux cardinaux 
en 1236 et en 1360; une prieure de 
Saint-Marc, en Quercy, en 1334; un 
archevêque de Lyon en 1445; une ab- 
besse de Beaulieu (Quercy) en 1618; 
un grand archidiacre du chapitre de 
Saint-Claude, président de l'assemblée 
du clergé en 1787; un mestre de camp 
en 1590,gouverneur de Domme; un lieu- 
tenant général, un lieutenant-coloneU 
un maréchal de camp en 1730 ; un bri- 
gadier des armées en 1721; ua jurat- 
gentilhomme de Bordeaux, un premier 
page du roi, en 1710; un maréchal de 
camp émigré; un député de Lot-et- 
Garonne sous la Restauration. 

Jean de Vassal, seigneur de Rignac, 
en 1414, est l'auteur de toutes les 
branches existantes de cette famille. 
L'aînée, dite de Rignac, encore repré- 
sentée, a donné les rameaux de Purecet, 
ou Caresset, de Sineuil et de Cadillac 
existants et à cinq autres éteints. 

La branche cadette de la Tourette, sé- 
parée de l'aînée en 1460, a formé les 
rameaux de la Barde, de Montviel, de 
Foulamon et de Mazières existants et à 
onze autres rameaux éteints. 

Jacques de Vassal, marquis de Mont- 
viel, né au château de Montviel, en 
Agenais en 1659, décédé en 1754, 
nommé lieutenant général en 1734, 
assista aux sièges de Charleroi et de 
Luxembourg, aux batailles de Fleu- 



41 



LB BULLETIN HÉRALDIQUB DB FRANCS 



42 



ros de Nerwinde, de Charleroi, de Luz- 
zara, de Ramillies, de Malplaquet et 
forma en 1709 un régiment du nom de 
Montviel. 

Jean-Baptiste-François de Vassal » 
marquis de Montviel, fut député du 
Lot-et-Garonne pendant treize ans, 
sous la Restauration ; c'était le grand- 
père du marié. 

D'azur, à la bande d'argent, f^emplie 
âe gueules f chargée de trois besants dor^ 
et accompagnée de deux étoiles du même, 
une en chef et une en pointe, 

Jean-Louis Bomeuf, adjudant com- 
mandant, fut nommé baron de TEm- 
pire le 3 mai 1810. 

Ândré-Barthéiemy-Jules Romeuf fut 
nommé baron de TËmpire avec dota- 
tion impériale, le 13 mars 1813. 



t0^tt*^^^^m0*t*^0*mm 



Le comte Gaétan-Joachim Murât, 
fils du comte Joachim-Joseph Murât, 
ancien député» conseiller général du 
Lot, et de la comtesse née Vallée, sa 
première femme, avec Thérèse Bian- 
cbi, fille de M. Marins Blanchi, ancien 
député de TOrne, et de Madame Bian- 
chi, fille du baron Jeannin, ancien 
conseiller d'Etat, sœur de Mme Dugué 
de la Fauconnerie. 

Le mariage a été célébré le 22 jan- 
yier en Téglise de Saint-Pierre de 
Chaillot à Paris. 

Les témoins étaient pour la mariée : 
M. Joubert, directeur de la Banque de 
Paris et des Pays-Bas, et le vicomte 
Adrien Fleury, son beau-frère ; pour le 
marié : le général prince Joachim Mu- 
rat et le comte Laurent de Gouvion 
Saint-Gyr, capitaine. 

L'impératrice Eugénie a envoyé ses 
félicitations aux jeunes mariés. 

Le marié est Tarrière-petit-fils d'An- 
dré Murât, frère aîné de Joachim 
Murât, né en 1771, qui fut grand-duc 
de Clèves et de Berg en 1806, prince de 
Pontecorvo et roi de Naples en 1808. 



André Murât, né en 1760, mourut en 
1841 ; il fut père de Pierre Murât comte 
de TEmpire, né en 1788 mort en 1847, 
laissant un fils Joac/^zm-Joseph-André 
comte Murât né en 1828, qui suivit 
d'abord la carrière diplomatique (1849- 
1853) fut député du Lot de 1854 à 1870 
puis en 1871 ; marié 1° avec M"® Vallée, 
dont le marié ; 2« avec M"« Barrot, fille 
d'Adolphe Barrot, sénateur de l'Empire, 
dont une fille, Napoleone Murât. 

Partie au 1 d'or au cheval gai de 
sable contourné; au 2 d'or à 3 cuisses et 
jambes de gueules (alias de carnation) 
posées en pairie et mouvantes dune tête 
humaine de même^ placée en abîme, qui 
est de Sicile; au chef dazur chargé 
dune aigle d*or la tête contoutnée. 



^tM«M«MMMMMMMM««« 



Jehan de Boysson, lieutenant au 
5" régiment de chasseurs d'Afrique, 
fils aîné du général Bernard de Boys- 
son, commandant la 17^ brigade de 
cavalerie à Montauban, et de Louise 
Delsol, avec Marguerite de Cruzy de 
Marcillac, fille du baron Henri de Cru- 
zy de Marcillac et de la baronne née de 
Mortarieu, & Montauban. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes fiancés le 23 janvier en 
l'église Saint-Jacques, à Montauban, 
par M. le chanoine Limayrac, curé de 
la paroisse. 

Les téroons du marié étaient : M. 
Marc Delsol, son oncle et le colonel de 
Poumayrac du 5« chasseurs d'Afrique; 
ceux de la mariée : le baron Gaston de 
Cruzy de Marcillac, son frère, et le 
marquis Henri de Vassal de La Barde, 
son cousin, chef d'escadrons au 5« 
hussards. 

Le marié a un frère, Maurice, et une 
sœur Catherine. 

(V. pour la notice sur la famille de 
Boysson, originaire du Périgord les 
Bulletins de 1886, col. 433; et 1888, 
coL 168.) 



43 



LB BULLETIN HâBALDIQUB DE FRA.NCB 



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D^argent^ au chevron de gueules ac- 
compagné en chef de 2 croissants de 
méme^ et en pointe d'un buisson terrassé 
de sinople ; au chef d^azur^ chargé de 
3 étoiles d^or. 

La famille de Cruzy de Marcillac ori- 
ginaire du Quercy s'établit vers la fin 
du xvii« siècle en Rouergue par le ma- 
riage de Sylvestre de Cruzy, sgr de 
Marcillac près Castel-Sarrazin, le 2 
juillet 1673 avec Marie- Anne de Béna- 
vent, dame de la baronnie de Mels, 
dont le peti^fil3 Louis-François- Domi- 
nique de Cruzy, chevalier, baron, de 
Savignac, Lieucamp et autres places, 
prit part, aux assemblées de la no- 
blesse de Villefrancbe de Rouergue en 
1789. Il épousa N... de la Queuille, 
d'une maison fort ancienne en Auver- 
gne, dont il eut: 1. Pierre-Louis- Au- 
guste de Cruzy, appelé le marquis de 
Marcillac, né le 9 février 1769, cheva^ 
lier de Saint- Louis puis de la Légion 
d'honneur, officier dans le régiment 
de Picardie^ca Valérie, sous-préfet de 
Villefrancbe en 1812, puis colonel d'é- 
tat^major près du maréchal Moncey 
pendant la campagne d'Espagne eu 
. 1823; il mourut en 1824; il avait 
épousé Mlle de Frauberville» d'Orléans, 
dont il n'eut qu'une fille, morte reli- 
gieuse. 

La filiation de cette famille est éta- 
blie depuis Jacques de Cruzy, de Pêne, 
au diocèse de Cabors, marié en novem- 
bre 1502 avec Jacquette de Roset de 
Fauroux; son petit-fils Grimond de 
Cruzy, sgr de Faurouz, dans la juri- 
diction de Lauzerte, ép. le 9 février 
1566 Françoise de Goût ou de Goth^ 
dame de Marcillac fille de Jean et de 
Catherine d'Apcher, arrière petite nièce 
de Bertrand de Goth, élu pape sous le 
nom de Clément Y, en 1305. 

Grimond de Cruzy fut pourvu le 30 
juillet 1614 du gouvernement de la 
ville de Moissac ; il eut de son ma- 
riage : 1. Antoine, mestre de camp 
d'infanterie, gouverneur de Moissac 



après son père ; 2. Béraud, chevalier 
de Malte en 1587 ; 3. Jean, chanoine ; 
4. Bertrand qui a fait branche ; 5. au- 
tre Jean qui a fait la branche aînée 
mentionnée plus haut ; 6. Pierre, sgr 
de la Mothe-Bardigues au diocèse de 
Lectoure, dont la fille unique ép. le 2 
janvier 1625 Jean-François d'Espar- 
bès de Lussan ; 7. Charles, qui a fait 
branche ; 8. Sylvestre, évêque de 
Mende en 1628. 

Charles de Cruzy, petit-fils de Gri- 
mond de Cruzy, capitaine de chevau- 
légers dans le régiment de Canillac, 
ép. en 1650 Louise Le Mazuyer, fille 
de Gilles Le Mazuyer, premier préai- 
dent du parlement de Toulouse et de 
Françoise de Glary. Il fut sgr de Mar- 
cillac, et par sa mère Anne de Mon- 
tret, sgr de SBlnt-Béar. 

La famille de Cruzy, sgrs de Mar- 
cillac au bas-Montauban, fut mainte- 
nue dans sa noblesse par jugement de 
M. de Bezons du 12 novembre 1668. 

Ecartelé^ aux 1 et 4 d^azur à trois 
roses d'argent^ qui est de Cruzy ; aux 
2 et 8 d'or à trois fasces de gueules^ qui 
est de Groth. 

Devise : Nunquam marcessent. 

Le baron de Beauverger, fils du ba- 
ron Auguste-Edmond Petit de Beau- 
verger, ancien député de Seine-et- 
Marne sous l'Empire et de la baronne 
née Mathilde Antboine de Saint Joseph, 
avec M"® Clary, fille de feu Joseph- 
Adolphe comte Clary, ancien aide de 
camp du prince impérial et de la com- 
tesse née Marion, fille de Charles-Louis- 
François baron Marion et de la baronne 
née Le Clerc de Juvigny, 

Le marié est le frère de Sophie- Au- 
gusta-Julie«Marguerite Petit de Beau- 
verger, mariée le 15 novembre 1877 
avec Napoléon-César-JSc?of^/rd Mortier, 
duc de Trévise. 

Le marine a été célébré le 26 jan- 



45 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRANCE 



46 



vier en Téglise de la Madeleine à Paria. 
La bénédiction nuptiale a été donnée 
par M. Tabbé Le Rebours, curé de la 
paroisse. 

Les témoins étaient pour le fiancé : 
!e duc de Trévise, son beau-frére et le 
baron Girod de TAin, ancien député, 
son oncle ; pour la fiancée : le colonel 
baron Marion, son oncle et le baron 
Henri de Montbrun, son cousin. 

Claude- Auguste Petit de Beauvergrer, 
député au Corps législatif sous le pre- 
mier empire, membre du collège élec- 
toral de la Seine, fut baron de TËm- 
pire par décret du 6 septembre 1811. 

Ecartelëy au 1 d'azur^ au pommier 
(Targeniy fruité de gueules soutenu de 



sinople ; au 2 des barons de V Empire^ 
tirés du corps électoral ; au 3 d'argent^ 
d 3 chevrons de gueules ; au 4 d'azur^ 
au lévrier assis d'argent^ colleté d*or. 

La mariée est la petite -fille de 
•Tbae/im- Charles-Napoléon Clary , sé- 
nateur du second Empire, décédé le 
5 septembre 18S6, et de Baptistine- 
Julie-Joséphine Blait de Villeneufve. 

(V. la notice de la famille Clary dans 
le Bulletin de 1889, col. 79-80). 

D'or, d une aigle^ le vol abaissé de 
sable^ becquée et membrée de gueules\ au 
chef d'azur chargé d'un soleil dor que 
l'aigle regarde. 



DÉCÈS DU MOIS DE JANVIER 

BT RAPPBL DBS MOIS PBiC<DBMT8 



Mme ^mite-Antoine Courbon de 
Saint- Ctenest, née Sophie- Joséphine de 
ClavièreSjest décédée le 28 octobre 1893 
au chftteau de la Plagne, par Saint- 
Galmier (Loire), dans sa 62* année. 

Elle était fille de François-Gabriel 
de Clavièrea et de Charlotte-Elisabeth 
Audras de Béost et avait épousé le 10 
mai 1853 ^mite-Antoine-Courbon de 
Saint-Oenest, mort en 1886, dont elle 
a eu: 1. Georges de Saint-Genest, né 
en 1854, marié en 1883 à Thérëse- 
Elisabeth-Adrienne Puvis de Chavan- 
oes, dont Edith, née en 1884 ; 2. Max- 
Antoine de Saint-Genest, né en 1857. 

La famille de Clavières est ancienne 
et origrinaire du Vivarais ob elle est 
connue par filiation depuis le milieu 
du XV* siècle. Elle a été maintenue 
dans sa noblesse par jugement de M. de 
BezonSfdu 12 décembre 1668. 

Bile 8 fait plusieurs branches dont 
l'aînée 8*est éteinte en 1827 avec Louis- 
Antoine-René de Clavières, décédé sans 
postérité . 

La branche dite de Jarnieux ou Jar- 
nioux, établi? h Lypn, où elle . avait 



donné un échevin à cette ville vers le 
milieu du xvni» siècle, et dont rorififine 
commune avec la précédente, a été 
reconnue par acte du 22 décembre 1778 
est encore représentée dans le Lyon- 
nais par la belle- sœur de la défunte, 
Mme Charles-Mathieu de Clavières, 
née de Mazenod, et par ses enfants ; et 
par son frère Paul de Clavières, marié 
avec Agathe-Louise Cellard du Sordet, 
au chfttean de Saint-Sorlin (Saône-et- 
Loire). 

De gueules^ à la main dextre d*argent 
tenant deux faucons dor longés de sable. 

La famille Corbon ou .Courbon de 
Saint' Genest ancienne dans le Forez, 
où elle est venue s'établir vers le xiv* 
siècle, est origrinaire de Normandie. 
Nous donnerons dans le prochain nu- 
méro une notice généalogique com- 
plète sur ses origines et ses alliances. 
Bornons-nous à indiquer, à Toccasion 
du décès de Mme Emile Courbon de 
Saint-Genest, qu'elle est divisée en 
deux branches dont Talnée est repré- 
seiitéepar le baron Pierre de Saix^t- 



47 



LE BULLKTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



48 



Oenest, né le 23 juillet 1852, qui a 
épousé Mlle Gounelle, dont il a deux 
fils: Louis et Henry; par son frère 
Antoine de Saint-Genest né en 1854, 
établi dans l'Amérique du Sud» marié 
et père de deux enfants, et par sept 
filles dont deux sont mariées : Marie, 
avec le baron deOinestel; Geneviève, 
avec M. duMaroussem; les cinq autres 
sont entrées aux dames de la retraite. 
La branche cadette est leprésentée 
par les enfants de la défunte men- 
tionnés plus haut — Résidence : Châ- 
teau des Charmeilles par Cuiseaux 
(Sdône-et-Loire). 

Uazur^ à la fasce cTor chargée de 3 
étoiles de gueules^ accompagnée de 4 
croissants d^argent posés 3 en chef et 1 
en, pointe. 



«MMMMMA^W^AAA^^ 



Emmanuel marquis de Bryas, est 
décédé au château de Miramion, par 
Vomimbert (Loiret), dans les derniers 
jours du mois de novembre 1893, à 
râgfe de 45 ans. 11 avait épousé N... 
Ruinart de Brimont, dont un fils. 

Le défunt chef de la branche ca- 
dette dite de Royon, était fils de En- 
grène de Bryas, ancien député de l'In- 
dre, décédé en 1858, et de Catherine- 
Odilie Robin de la Cotardière, et 
petit-fils de Charles de Bryas, marquis 
de Bryas, ancien maire de Bordeaux, 
ancien député, et de Georgina de La- 
vie, fille de Paul-Marie-Arnaud de 
Lavie, président au parlement de Bor* 
deaux, et arrière petit-fiU de Bernard 
de Bryas, marquis de Royon, comte de 
Bailleul d'Hust et du Saint-Empire, et 
Jf ... de Bérenger du Gua. 

Il laisse deux frères et une sœur : 
1. Jacques, marié à N. Clymer, dont 
deux filles ; 2. Charles ; 3. Marie-Ca- 
therine, mariée le 24 juillet 1867 à 
René, comte de Castries, dont huit en- 
fants. 

- La comtesse douairière de Borelli, 
-née de Bryas, veuve du général de 



j Borelli^ est la tante des précédents et 
sœur de leur père. 

La maison de Bryas tire son nom de 
la terre de Bryas près de Saint Pol, en 
Artois. Elle s'est répandue dans le 
Hainaut, la Flandre, le pays de Liège, 
la Picardie, les Pays-Bays et la Guien- 
ne. La terre de Bryas était Tune des 
anciennes pairies du comté de Saint 
Pol qu'elle a possédée en co-seigneurie 
avec les comtes de Saint Pol de la pre- 
mière race, ce qui a autorisé certains 
généalogistes à donner & ces deux 
maisons une même origine. Quoiqu'il 
en soit, la maison de Bryas remonte sa 
filiation sans interruption à Hugues de 
Bryas vivant en 1120. Elle a toujours 
tenu par son ancienneté, ses alliances 
ses possessions et l'éclat de ses servi* 
ces un des premiers rangs parmi les 
principales familles de l'Artois et des 
Pays-Bas. La terre de Molinghem a été 
érigée en marquisat en sa faveur par 
lettres patentes de 1645 et celle de 
Bryas, qu'elle possède encore, a été 
érigée en comté en 1649. Elle a eu la 
charge héréditaire de grand bailli des 
bois et forêts du Hainaut, et a donné un 
évêque à Saint-Omer qui a été en 1675 
archevêque duc de Cambrai et prince 
du Saint Empire. 

La branche aînée, séparée de la pré- 
cédente depuis 1489, est représentée 
aujourd'hui par les enfants de Charles- 
Marie comte de Brvas et du Saint- 
Empire, député du Pas-de-Calais en 
1848 et 1871, né en 1820, décédé en 
1879, marié en 1847 avec Ursule-Zè- 
phyrine-Marie de Vogilé, dont il avait 
eu: 1 . Jacques, qui suit; 2. Thérèse- 
Marie, mariée en 1870 à Arthur le Sel- 
lier, vicomte de Chézelles, dont : a. 
Pierre; b. Antoinette, comtesse Jean 
des Courtils; c. Gabriel; d. Charles; 

3. Henriette, dame du Sacré-Cœur; 

4. Jean-Marie-Melchior, officier d'in- 
fanterie; 5. Gabrielie, décédée non 
mariée en 1860. 

•/oc^f^es-MarieJean-Baptiste de Bryas, 



40 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



50 



comte de Bryas, chef des nom et armes 
de sa maison, officier d^ofanterie a ép. 
ea 1881 Ida-Marîe-Joséphine-Antonine 
de Gramont, fille du duc de Lesparre 
et de Marie de Ségur, dont: 1. Char- 
les; 2. Henriette; 3. Marie; 4. Ga- 
brielle. 

Le comte de Bryas (Charles-Marie) a 
eu deux, sœurs : Marie-Françoise-Qa- 
brielle, mariée en 1839 au comte Her- 
man d'Hinnisdal ; Eugénie-Charlotte- 
LéoDie- Marie, veuve de Charles comte 
d'uultremont. 

ïïor^ à la fasce de sable surmontée de 
irok cormorans de même becqués et 
membres de gueules. 

Supporta : Deux licornes. 

Devise : Fides in adversis. 

Les armes sont entourées d*un man- 
teau de gueules fourré d'hermine, 
frangfé d*or et sommé d'une couronne 

ducale. 



A«V%M#WW%M««^MM» 



Le vicomte Paultre de Lamotte est 
décédé le 10 décembre au château de 
Rouvaltz (Maine-et-Loire)» à Tftge de 
soixante-dix-sept ans. 

Fils du général vicomte Paultre de 
lamotte, gentilhomme de la chambre 
«iu roi et commandeur de l'Ordre de 
^^aint-Louis, le défunt avait épousé 
Mlle de La Villeboisnet, dont il avait 
eu un fils, le vicomte Paultre de La- 
niotte, marié à Mlle de Rougé, et une 
fille, la baronne de Rochebouët. 

La famille Paultre de la Motte en 
Bourgogne et Brie a eu les titres de 
baron de l'Empire le 17 fév. 1810, et de 
Ticomte en 1828. 

Coupé : au ï de sable au lion d'argent 
^û patte posée sur une cuirasse du même ; 
û'^ 2 d'azur à une licorne saillante d'or. 



13 décembre. Ses obsèques ont été celé- 
brées le 15 en l'église Saint-Philippe 
du Roule. 

Mgr le duc de Chartres, accompagné 
de son fils Mgr le prince Henri d'Or- 
léans, et Mgr le duc d'Aumale étaient 
au premier rang de l'assistance. 

L'inhumation a eu lieu au cimetière 
de Montmartre. 

Elle avait ép. Zof«?VAmour-Martial- 
Léonor, marquis de Bouille (fils de 
l'ancien ambassadeur de France en 
Espagne, grand officier de la Légion 
d'honneur^ dont elle laisse : 1. René, 
officier de cavalerie ; 2. Amour-Louis- 
Georges--ô^r^rawrf, capitaine de cui- 
rassiers, marié le 25 avril 1889 avec 
Marie - Thérèse - Léopoldine - Eugénie 
d'Hunolstein ; 3. Amour-Franpow- Al- 
bert, capitaine au 29^ dragons ; 4. Louis- 
Pierre - Amour-Marie - Henri, capitaine 
au 13'' hussards. 

(V. pour la maison de Bouille les 
Bulletins de 1888, col. 48i; 1889, col. 232, 
428.) 

Le gueules^ à la croix ancrée d^av'^ 
gent. 

Devises : A vero bsllo Christi; — 
Tout par labeur. 



^k0*0*0»0»^0t0t0t»f*f0»0 



^«WX^^l^^^V^VS^^^^ 



La marquise de Bouille, née Marie^ 
Louise O'Connor, est décédéet à Paris le 



La baronne Ludovic de la Tullaye, 
née Bruneteau de Sainte-Suzanne, est 
décédée dans la première quinzaine du 
mois de décembre 1893 au château 
d'Athys (Marne) à l'âge de 68 ans. Elle 
était la sœur du comte Auguste-Fran- 
çois Bruneteau de Sainte-Suzanne ma- 
rié avecMarie-Hortense de Meus, dont : 
^w^w5^^-Ferdinand vicomte de Sainte- 
Suzanne marié le 19 juin 1883 avec 
Geneviève de Noailles, au château de 
Saint-Georges, par Jalons (Marne). 

Elle a eu de son mariage une fille 
mariée au comte Raoul de Cacqueray 
Volovive, au château de la Contrie 
(Maine-et-Loire.) 

La famille de Bruneteau de Sainte^* 
Suzanne est originaire de Champagne. 



61 



LB BULLBTTIN HÂRALDIQUB DB FRANCB 



62 



Elle a donné un lieutenant-général, 
grand-officier de la Légion d'honneur 
et chevalier de Saint-Louis, un conseil- 
ler d'Btat, et deux pairs de France. 

Oilbert-Joseph-Martin de Bruneteau, 
comte de Sainte-Suzanne, sénateur le 
21 avril 1804, fut nommé pair de France 
le 4 juin 1814 ; il ép. le 9 octobre 1799 
Dorothée-Catherine Zorn de Bulach, 
dont Joseph-Augustin-François, pair 
de France après son père le 23 septem- 
bre 1830. 

Uaxur^ au liàn grimpant d'or^ accom* 
pagné de deux piliers couronnés d^ar- 
gent et une étoile d^or en chef. 

La famille de la Tullaye est origi- 
naire de Bretagne où elle est connue 
depuis le xiii^ siècle. Etienne de la 
Tullaj'e eut des démêlés avec les ducs 
d'Alençon et de Bretagne en 1407 au 
sujet du rachat de la terre de Fougè- 
res. Cette famille a possédé les sei- 
gneuries de la Jaroussaye, du Plessis- 
Tizon, de Bellisie, de Launay-Gobin, 
du Fresne, de Varenne-Tillon et de 
Savenières. En 1740 elle hérita du mar- 
quisat de Magnannes, en Anjou, de la 
famille de Raccapé par le mariage con- 
tracté le 18 juillet 1715 entre Anne- 
Thérèse-Henriette de Raccapé, fille 
unique de François, marquis de Ma- 
gnannes, et Salomon-François de la 
Tullaye IP du nom, chevalier, conseil- 
ler du roi en ses conseils, procureur 
général en la Chambre des Comptes de 
Bretagne, fils de Salomon-François de 
la Tullaye, procureur général eu la 
Chambre des Comptes de Bretagne et 
de Marie-Anne Morice, dame de Coet- 
quelfen. 

Elle a donné un contre*amiral et six 
chevaliers de Saint-Louis. 

Charlotte^Cécile de la Tullaye, décé- 
dée en 1884, avait ép. Marie-Zozime- 
Edmond comte de Sabrau-Pontevès, 
dont elle a eu quatre enfants, deux fils 
et deux filles. 

Ecartelé^ aux î et 4 d^or au lion de 
gueules armé et lampassé de méme^ qui 



est de la Tullaye ; aux 2 et 3 de sable à 
six rocs dtéchiquier éTargent posés 3^ 2 
et î, qui est de Raccapé. 



ttmt***0*0»0»^^0*^^0ttt0 



Marie de Salignac-Fénelon» en reli- 
gion Sœur Agnès de Jésus, ftgée de 32 
ans, est décédée à Cannes» au monas- 
tère des Dames de TAssomption, le 23 
décembre. Elle était la fille du général 
de Salignac^Fénelon et de Mademoi- 
selle Randon, fille du maréchal de 
France, comte Randon. 

(V. les Bulletins de 1886, col. 665 ; 
1888, col. 418; 1890, col. 365.) 

Li*or^ d trois bandes de sinople. 

Devises: Alpha et Oméga; Princi^ 
pium et finis. 



«^AA^^^^^kn^^k^M^ 



Marie-Joseph-Louis-Edmond-i7i^/û>^ 
comte de Barreme de Montravail, est 
mort à Nice le 4 Janvier, dans sa 
55® année. 

Nous n^avons pas besoin de rappeler 
ici quelle place tenait en France M. de 
Barreme parmi les défenseurs de Tégli- 
se et de la royauté. Né à Florence le 
10 septembre 1839, il était fils du 
comte Edmond de Barreme de Montra- 
vail, ancien officier de cavalerie au 
service du Piémont, chevalier des SS. 
Maurice et Lazare, mort à Nice le 17 
février 1875, et de Roseliue de ViUe- 
neuve-Beauregard. 

M. de Barreme laisse trois filles : 
• Alexandrine, Edmée, Roseline, de son 
second mariage avec Mlle de Diesbach* 
Belleroche. Il n*avait pas eu d'enfants 
d'une première alliance avec une amé- 
ricaine, Maria Poyntell Wassing-ton- 
Turner, veuve Prescott-Ward. 

Il avait deux sœurs : Louise, dame 
du Sacré-Cœur et Marie, qui en 1862 a 
épousé sou cousin le comte Romée de 
Villeneuve-Bargemon. 

Au moment de la Révolution la fa- 
mille de Barreme se composait de qua^ 
tre frères : 



53 



LB BULLETIN HiRALDIQUB DB FBANCS 



64 



10 Henri, Talné, appelé le marquia 
de Barreme de Montravail, qui avait 
épousé en 1777 la dernière des Barreme 
de Châteaufort, doj:it il eut trois filles 
Mesdames de Gras, de Faucher et de 
Bég-inel ; 

2^ Auguste, officier de marine ; 

3« Antoine^ conseiller clerc au parle* 
ment de Paris ; 

Tous les trois périrent sur Téchafaud 
révolutionnaire à Paris dans la même 
joamée, le 23 mai 1794. 

4<^ Joseph, appelé le comte de Bar- 
renoe qui sauva sa vie par Témigra- 
tion, servit à l'armée de Condé, fut 
^'nsuîte sous-préfet d'Arles et de Ta- 
rascon sous la Restauration. Il avait 
épousé en 1803 Mlle de Nicolay et est 
mort en 1839. 

11 avait eu de son mariage : le comte 
£dmond de Barreme que nous citions 
plus haut, père du défunt, et Mesda- 
mes d'Olivier, de Presolleetde Verclos. 

Avec M. de Barreme s'éteint une 
rieille famille de Provence qui depuis 
quatre siècles jouissait d^un certain 
éclat dans cette province ; elle avait 
formé depuis fort longtemps deux 
branches connues sous le nom de 
Barreme de Châteaufort et de Barreme 
de Montravail, habitant les villes d'Ar* 
les et de Taraacon. 

La famille de Barreme avait été 
maintenue dans sa noblesse en Pro- 
vence par jugement des commissaires 
le 4 sept. 1667 ; et en Languedoc par 
les commissaires des francs-fiefs. fAr' 
mor. de Languedoc^ T. II, p. 38.) 

De sable, à deux triangles d'argent 
entrelacés et un molette d'éperon dor 
fjercée de gueules dans les triangles ; 
allas : dazur^ au double triangle dar^ 
gent^ et une rose d^or au comble (en 
chef). 

Devise : Causas non fata sequi. 



^^»%MAM»M«M#«MMnp 



Mme Lefebvre du Orosriez, née 
Louise-Marie-Pauline-Fanny Personne 
de Songeons est décédée à Ghambéry 
le 7 janvier, dans sa 82® année. 

Elle avait épousé le 9 mai 1842 Fran- 
çois-Charles-Henri Lefebvre du Gros- 
riez, décédé à Ghambéry le 14 mai 

1889. dont: 1. Charles-Henri- Victor 
Albéric, préfet de la Savoie, officier de 
la Légion d'honneur; 2. CAar^^-Marie* 
Emile marié à Hortense-Céline Tron^* 
net, dont: a. Maurice; b. Hortense-* 
Marguerite-Marie. 

(Y. pour la famille Lefebvre du Gros- 
riez le Bulletin de 1889, col. 305). 

D^azur^ d la fasce d^argent^ accom^ 
pagnée de 3 étoiles d argent 2 'et 1; au 
chef d^or chargé de deuœ pals de sable 
accompagnés de 3 merlettes de gueules, 

La branche du Grosriez intervertit 
les émaux des pals et les couleurs des 
merlettes. 

La famille Personne de Songeons & 
une origine commune avec celle de 
Personne de la Chapelle-Sennevoy ve- 
nue d'Artois et de Picardie s'établir en 
Bourgogne. Louis-Hector Personne 
marquis de Songeons a épousé en 1862 
Joséphine -Elisabeth de Quiqueran* 
Beaujeu fille du marquis Adrien-Hip- 
polyte et de Joséphine-Désirée de Beau* 
harnais. 

(V. le Bulletin de 1886, col. 661 ; et 

1890, coL 291.) 

B^'azur^ au chevron dor accompagné 
en chef de deux étoiles de méme^ et en 
pointe d'un cœur aussi dor^ soutenu 
d'un croissant d'argent. 

Devise : Oncques ne dévie. 



^»w»w»»^w^^^^^^^ 



Jules-il ^mar du Buisson de Cour'* 
son-Gristot, fils puîné de Casimir et de 
Justine de Billeheust d'Argenton, est 
décédé eu son hôtel à Bayeux (Galvau- 
des) le 11 janvier, dans sa 82^^ année. 

Né au château des Planchesi com« 



55 



LB BULLBTIN HÂRALDIQUB DB FRANOB 



56 



mune d'Âmblie, le 28 août 1812, et 
reçu à TEcole militaire de Saint-Cyr en 
1830, il ne crut pas devoir servir le 
gouvernement de Louis-Philippe. Il 
épousa à Bayeux, le 12 février 1838, 
M""" Gabrielle Le Boy de Dais, dont la 
mère était une d'Albiguac, et dont le 
frère, Baoul, g^énéral de brigade, après 
avoir fait la campagne du Bhin, fut 
tué au 2® siège de Paris contre la 
Commune. De ce mariage sont nés, 
outre une fille décédée Beligieuse Bé< 
nédictine à Caen en 1878 : 

* 1<> Georges du Buisson de Courson, 
capitaine d'infanterie démissionnaire, 
marié à Rouen, en 1874, avec M"° Thé- 
rèse Gosset de La Rousserie ; 

2<> Roger, ancien zouave pontifical, 
honoré du titre de comie romain en 
1877; marié en l'«» noces, en 1876, à 
Mézlères (Loiret), avec M"« Noël-Marie 
d^Orsanne de Tfaizay, dont deux fils, 
Richard et Robert ; marié en 2*' noces, 
en 1886, à Questrecques (Pas-de-Calais), 
avec miss Barbe Neave. 

(V. le Bulletin de 1886, col. 368.) 

Le défunt était aussi Toncle de 
M. Âmédée du Buisson de Courson- 
Cristot, chef de la branche aînée. Ce 
dernier, fils d'Eugène (frère aîné d'Ay- 
înar) et de M"« du Merle, a épousé à 
Versailles, en 1876, M"« Hennet de 
Bernoville, dont il a un fils, Pierre, et 
une fille, Yvonne. 

. La famille du Buisson, fort ancienne 
en Basse-Normandie, et maintenue 
plusieurs fois dans sa noblesse depuis 
1485 jusqu'à Tordonnance souveraine 
des Commissaires généraux du Conseil, 
en date du 28 août 1704, analysant 
52 titres à Tappui, a été représentée 
aux Croisades. On y trouve notam- 
ment : Richard du Buisson, à Jafia et 
à Saint Jean d'Acre en 1191 (Charte 
d'un emprunt, déposée aux Archives 
de la Manche). Philippe du Buisson, 
sieur de Fontaine-le-Pin, et Robert, 
son fils, morts en 1249 sur la route de 



la Terre-Sainte, où ils accompagnaient 
Saint Louis, leur souverain (Enquête 
contemporaine faite à Falaise au nom 
de la reine Blanche, régente ; Archives 
Nationales). Sans compterde nombreux 
hommes de guerre, Claude du Buisson, 
sieur de Courson, fut un célèbre juris* 
consulte Caennais au xvi® siècle ; Anne, 
son fils, qui devint vicaire-général de 
rarchevêché de Rouen, fut nommé en 
1593, conseiller au Parlement de Nor- 
mandie ; Pierre, son autre fils, fut in- 
tendant de deux maisons royales et 
mit son épée au service d'Henri IV, 
qui l'en récompensa. Le bisaïeul et le 
trisaïeul paternels du défunt, après 
plusieurs campagnes, furent décorés 
de la Croix de Saint Louis. Lui-même 
par sa bisaïeule maternelle, née du 
Chemin de La Tour, était issu de la 
famille de Jeanne d'Arc. 

Principales alliances : Des Champs, 
Thorel, de Gouy, de Marescot, de Vau- 
quelin, du Faveril, Baudoin, de Poil- 
villain, de Livet, de Bourgueville de 
Bras, de Melun, Couespel, Bourdon de 
Gramont, de Sarciliy, de Morant, de 
Zur-Lauben-Fribourg , des Planches, 
de Scelles de Prévallon, des fiotours de 
Chaulieu, Patry, de Billeheust d'Ar- 
genton, du Merle, Hennet de Berno- 
ville, de Villiers de Hesloup, Le Roy 
de Dais, Oosset de la Rousserie, d'Or- 
saune, Neave, etc. 

Ecartelé, atix 1^^ et 4^ d'argent^ au 
franc-quartier de gueules (écu primi- 
tif) ; aux 2^ et 3^ d'azur^ à trois roses 
de buisson d'or^ 2 et ï (écu ajouté à la 
fin du xvi« siècle). 

Devise : JDu buisson vient la rose; 
aliàs : La rose vient du buisson. 



^m0»^m^^i»^0^0*t*0*r 



C^^ar-Henri-Joseph baron de Gines- 
tous, est décédé à Cavaillon, dans le 
Yaucluse, le 12 janvier, âgé de 90 ans. 
Il était accompagné le lendemain à sa 
dernière demeure par la population 
tout entière de cette ville, ne laissant 



57 



LB BULLETIN hArALDIQUE DB FRANCE 



58 



^ae des regrets dan A les cœorsde ses 
concitoyens. 

Il était né en l604 à Lndg*e, dans le 
comté de Waldeck en Westphalie, où 
son père Pierre- Joseph-Guillaume, 
cheyalier de Ginestous, officier sous 
Louis XVI awtit émigrré en 1791^ et 
où il avait épousé Antoinette Barkaus* 
sen, appartenant à une kmille des plus 
importantes et distinguées de cette 
l'rovince. 

Pierre-Joseph-Guillaume de Gines- 
tous resta en Westphalie et a ainsi 
implanté, dans cette province, une 
branche de Taucienne maison des Gi- 
Destous de Languedoc, qui y subsiste 
encoredenosjours.il était lui-même 
âls cadet de Frauçois-Ârmaud comte 
tle Ginestons, baron de la Liquissô, et 
de sa 2<* femme Françoise de Yillardi 
deQuinson. 

De son mariage avec Mlle de Crous- 
nilloD, de Cavaillon, le défunt laisse 
deux fils : Gaston et Alphonse, tous 
deux capitaines dMufanterie et cheva- 
liers de la Légion d^honneur. 

La maison de Ginestous est une des 
plus ancienes du midi de la France. 

Le défunt était le grand oncle à la 
mode de Bretagne du vicomte Gérald 
de Ginestous, habitant Montpellier, 
chef aujourd'hui des nom et armes de 
.>a famille. 

(V. le Bulletin de 1883-86, col. 298.) 

D'or^ au lion de gtteules armé et lam" 
paué de sable. 

Devises: Née vi nec metu; Stabit at* 
tjue florebit. 



tf^V^kAMAMMMMMM^ 



Le vicomte Joseph de Rainneville, 
ancien officier dans les dragons ponti- 
ficaux, ancien député de la Somme en 
1871 et sénateur de 1876 à 1882, est 
décédé & Paris vers le milieu du mois 
de janvier, à l'ftge de 60 ans. Ses obsè- 
ques ont eu lieu à Saint-Philippe du 
Roule. 

Il avait épousé Mlle Petrovovo- 



Sûlovovo, d'une famille de Russie, dont 
il n*a pas eu d'enfants. 

Il était fils de Alphonse-Yalentin 
Yaysse de Rainneville, ancien admi- 
nistrateur de la compagnie des che- 
mina de fer de Paris à Orléans et de 
Paris à Lyon et à la Méditerrannée, 
et de Thérèse de Tardy . Son frère aîné, 
Xavier-Marie-Augustin, décédé, avait 
épousé, le 24 septembre 1860, Jeanne- 
Marie Kayser, sans enfants. 

La famille Vaysse de Rainneville est 
originaire de Picardie. Elle a pris part 
en 1789 aux assemblées de la noblesse 
du bailliage d'Amiens. 

Ecartele\ aux 1 el 4 d'argent à 3 
étoiles de sable; aux 2 et 3 de gueules à 
3 fasces d*or. 



Marie-Caroline-Eugénie de Coëtlo- 
gon, fille du général marquis de Coët- 
logon, gouverneur de Rambouillet en 
1828, et sœur d3s comtes Emmanuel, 
Alfred et Anatole de Coëtlogon, décé- 
dés, marquise douairière du Hamel de 
Bellenglise, est décédée le 19 janvier 
dans sa SQ° année, au château du Ha- 
mel, par Bondues (Nord) 

Elle avait épousé Adolphe-Louis- 
Edouard du Hamel, marquis du Hamel 
de Bellenglise, décédé, dont elle n'a 
pas eu d'enfants. 

La famille du Hamel de Bellenglise 
est originaire de Picardie. Depuis 
longtemps fixée en Artois, elle fut ad- 
mise aux Etats de cette province en 
1757. Elle a donné des chanoines com- 
tes de Lyon ; Simon du Hamel, cheva- 
lier, servit sous le roi Jean en 1348. 
Claude fut lieutenant général en Pi- 
cardie, et gentilhomme de la chambre 
du roi en 1595. 

» 

De gueules^ au chef d'or^ chargé de 
trois molettes d'éperon à cinq pointes de 
sable, 

(V. pour la notice sur la maison 4e 



1 



MM^aMM 



59 



LE BULLETIN HARALDIQTΠDE PllANCE 



60 



• ■***• 



Coëtlogon le Bulletin de 1886, col. 667- 
668.) 

De gueules, à trois écusson^ dChermi- 
nes. 

Devise : De tout temps Cootlogon, 



Armand- Louis- Joseph comte de ^le- 
nou, estdécédé,lel9 janvierà Toulouse, 
à Tâgrede 60 ans. De son mariage avec 
Mlle de Fajac il laisse: 1. Maxeuce de 
Menou, capitaine de cuirassiers, marié 
le 26 juillet 1892 à Jeanne-Elisabeth de 
Noue ; 2. Yvonne ; 3. Marie-Thérèse. 

Messire Louis - Armand - François 
comte de Menou, chevalier de Saint- 
Louis, né à Monségur le 19 novembre 
1744, lieutenant-colonel au régiment 
d'Auvergne infanterie, colonel le P' 
novembre 1786, épousa, le 26 janvier 
1780, Anne Daney de Graville, dont il 
eut: 1. Joseph-Pierre-Emmanuel-Ma- 
xime, qui suit; 2. Catherine-Bernar- 
dine, mariée à Joseph comte de Mon- 
tant. 

Joseph- Pierre -Emmanuel -Maxime 
comte de Menou, servit dans les volon- 
taires royaux; en 1814, il fut décoré du 
Brassard. Il a épousé en 1830 Henriette- 
Elmina de Cazenave de Montpeyrou, 
dont : 1. le défunt ; 2. Catherine- Léon- 
tine de Menou, mariée au mois d'octo- 
bre 1852 à Jean-Baptiste-Pauliu Bau- 
tet de Lacaze. 

Une branche de Tan tique maison de 
Menou, originaire 'lu Perche, vint se 
fixer en Périgord en 1530 avec Louis 
de Menou, premier du nom, fils de 
Charles de Menou, seigneur du Mée, 
lequel était issu de Jean de Menou, 
troisième du nom, seigneur de Bous* 
say, et d'Agnès de Galardon. 

Louis de Menou épousa Suzanne de 
Barbarin, appartenant à une vieille fa- 
mille périgourdine. Il fonda deux cha- 
pelles domestiques, Tune dans son châ- 
teau, Tautre dans Téglise Saint-Louis 
do Bugue, et fut présent à la montre 



des gentilhommes du ban et de Tar^ 
rière-ban du Périgt)rd en 1542. 

Nicolas dé Medob, son fils, servit le 
roi en 'Lorrarne et fut tué daiife cette 
expédition comme le constate l'enquête 
du 15 juin 1643. De son maringe avec 
Jeanne de Maugrain, il eut deux fils: 
1 . Théodore de Menou, auteur de la 
branche de Za/Vïtttviïtf: 2. Pantaléon, 
auteur de la branche de Camboulan^ 
dont le défunt était le chef. 

La maison de Menou, qui remonte 
sa filiation jusqu'à Jean de Menou en 
1052, compte au nombre de ses illus- 
trations: un évêque, quatre abbés 
commendataires, trois prieurs, six ab- 
besses, trois chambellans du roi, des 
ambassadeurs et gouverneurs, des ami- 
raux et des grands-maîtres des arba- 
létriers, sept maréchaux de camp, dix- 
neuf officiers supérieurs, des gen- 
tilshommes de la Chambre du roi, 
des chevaliers de Saint-Louis et du 
Brassard bordelais. 

De gueuleSy à la bande cTor. 

Maurice de Lavalette de Montbrun, 
chevalier de Pie IX, ancien zouave 
pontifical, âgé de cinquante ans, est 
décédé le 20 janvier. 

De son mariage contracté en 1870, 
avec Alice de Brossard de Favières, il 
laisse deux filles: Marguerite et Jeanne; 
son frère cadet a épousé Mlle de Royè- 
re, dont il a trois filles. De se» deux 
sœurs, une n'est pas mariée, et l'autre 
a épousé le baron de Meslon. 

La famille de Lavalette deMontbruu, 
que Ton dit être de même souche que 
celle de Lavalette-Parisot, est originaire 
du Périgord où elle a été maintenue 
dans sa noblesse en 1667. 

On sait que la branche des Lavalette* 
Parisot a donné un grand maître de 
Malte, célèbre par la défense de cette 
île contre les Turcs eu 1565. 

Plusieurs membres de cette famille 
votèrent dans l'ordre de la noblesse 



51 



LB BULLBTIN HâRALDIQUB DB FRANCS 



62 



»^ 



s»' 



[y)ur réiection des députés aux Etats 
.-poéraux en 1789. Ce furent messire 

aaoJacquea de Lavalette, chevalier 

OTeuràeMoutbrun, de Lavcyssière, 
ie Moncontour, etc.; messirc Jean- 
isaac-Françoia de Lavalette-Lafiuou, 

hevalier baron de Lavalette ; mesâire 
Jean-Pierre de Lnvalette, écuyer, che- 
valier de Saint-Louis, seigrneur de Va- 
:»'Dne?, auteur de la branche du mar- 

liâ de Lavalette éteinte récemment en 
la personne du marquis Welles de La- 
valette, fils adoptif du marquis de La- 
valette, ministre de Tlntérieur sous 
Napoléon III. 

ïïor, au cœur de gueules^ au chef 
'\-tzur chargé ÔLun croissant ^argent 
; ddiié de dettx étoiles de même. La fa- 
mille a ég-alement porté : Parti au 1 de 

(eides à un gerfaut d'argent (oiseau 

le proie du genre fauccn) la patle 

■ Hre levée ^ qui est de Lavalette ; au 2 

de gueules au lion d'or armé et lampassé 

^irgent, qui est de Morlhon. 

Devise : Plus qudm valor^ Valetta 
Cri : Non a?«, sed fldes. 



O*»^^*»^*^^ « ^iw^^ 



Raymond-Joseph-^<ffnrt Garât, comte 
«ie Nedde, est décédé le 21 janvier au 
"iàteau de La Dauge (Creuse). 

Le défunt était né en 1810. Il laisse 
^omme enfants : 1« Raymond, marquis 
ie Nedde, par adoption de son oncle, 
aarié à Poitiers le 1" février 1876 avec 
E Imêe de Veillechèze, fille d'Edmond 
rt de Nelly Jacob de Villiers, dont : a. 
Bobert, né en 1877 ; b. Marie-Thérèse, 
ûce en 1893 ; 2» Maurice ; 3° Louis, 
marié le 10 mai 1886 à sa cousine Ya- 
lentine Bernard, fille d'Alexandre, pré- 
^i'ient du tribunal civil de Guéret ; 49 
^larg'uerite, morte sans alliance le 3 
ivril 1887 ; ô» Marie, en relig-ion sœur 
>aiût Louis de Gonzague : 6'' Valérie ; 
> Gabrielle. 

Le comte de Nedde défunt avait un 



frère aîné, Jean -Baptiste- Raymond - 
Victor Garât, marquis de Nedde, né en 
1808 et décédé au château de Nedde, 
près d'Eymoutiers, (Haute-Vienne), le 
3 mars 1884, ayant adopté Raymond, 
fils de son frère Henri. 

Il a eu en outre comme frère et 
sœurs : 1° Maurice Garât, vicomte de 
Nedde, demeurant au Vigeois, dans la 
Corrèze, père de : a. Marie, mariée en 
1883 au baron Raoul de David des 
Etangs ; b. Elisabeth ; 2° Alexandrine, 
non mariée ; S*» N..., mariée à Gabriel 
baron d'Alesme d'Aigueperse, décédé 
le 17 février 1884. 

La famille Garât est originaire de la 
ville de Limoges où elle acquit une 
grande fortune par le négoce. Ray- 
mond Garat^ fils d'autre Raymond, 
anobli par la charge de conseiller se- 
crétaire du Roi, et de Marguerite Ar- 
dant, acheta vers 1750 la terre de Nedde 
et celle de La Villeneuve. Pierre Garât 
chevalier, sgr de Saint-Priest, fils dé 
François-Joseph, trésorier de France, 
vota en 1789 à Guéret dans Tordre de 
la noblesse ; Raymond de Garât, baron 
de La Villeneuve (qualifié de marquis 
de Nedde par Tinscription sur la cloche 
de cette église) assistait à la même 
assemblée ; il avait épousé Jeanne- 
Martiale- Galiotte de Turenne. 

D^azur^ à Ventrelacs d'or accompa" 
gné de 3 étoiles du même 2 et î\au chef 
cousu de gueules chargé d'un croissant 
renversé d'argent, 

Guillaum€'Josçfh de Bremond d'Ars, 
marquis de Bremond d'Ars, chef des 
nom et armes de sa maison, général 
de division, grand officier de la Légion 
d^honncur, commandeur du Medjidié, 
officier de l'ordre militaire de Savoie, 
etc., ancien sénateur de la Charente, 
est décédé en son château de Saint- 
Brice, près Cognac, le 23 janvier, dans 
la 84"* année de son âge. 

Il était fils de Josias, marquis de 



63 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANCE 



64 



Bremond d'Ar8 et de François-Char- 
lotte-Adélaïde de Bigot de Baulon, 
héritière par sa mère de la maison de 
Blois de Roussillon, aujourd'hui sa 
veuve. 

Il avait ép. en 1840 Marie-Laure- 
Aline-Valérie de Saint-Brice, dont il 
a eu: 

1. Guillaume-Josias-René, comte, 
aujourd'hui marquis de Bremond d'Ars, 
major du 5° rég-iment de hussards, 
marié et père de Maurice et Charles de 
Bremond d'Ars ; 

2. Jeanne, non mariée ; 

3. Fernande, ép. le vicomte Arthur 
du Pontavice, décédée en 1871 ; 

4. Thérèse, ép. Jules baron Desazards 
de Montgailhard, décédé, petit-fils de 
l'ancien premier président de la Cour 
d'appel de Toulouse, dont : le baron 
Desazards de Montgaillard, sous-lieu- 
tenant de dragons, et une fille. 

Le défunt laisse une sœur: Marie- 
Théonie, mariée en 1850 à Victor-César 
Urvoy, vicomte de Closmadeuc, fils de 
l'ancien général de ce nom, dont elle 
est veuve; et des cousins germains 
qui sont : le comte Anatole de Bre- 
mond d'Ars, marquis de Migré; le 
comte Gaston de Bremond d'Ars, colo- 
nel de cavalerie en retraite, officier de 
la Légion d'honneur ; la marquise de 
Saint-Geniez-Thézan, née Marie-Renée 
de Bremond d'Ars. 

(V. pour la maison chevaleresque de 
Bremond d'Ars le Bulletin de 1893, 
col. 692). 

D'azur^ à Caîgle éployée (Tor^ languée 
de gueules. 

Devises : In fortuna virtutem; — N(h 
bilitas et virtus.; — Virtutem ai'S^ virtute 
Mars, 



MfW^/WS^^^^^^k^^' 



Mme Elisabeth-Nancy de Lassalle de 
Préserville, veuve de Ms^vie^Eugêne 
comte de Saunhac de Belcastel, direc- 



teur du haras de Pompadour» puis ins- 
pecteur des haras, chevalier de la Lé- 
gion d'honneur, est décédée le 26 jan^ 
vier à Toulouse. 

Elle laisse de son mariage deux fils : 
l. Auguste comte de ^'aunhac de Bel- 
castel; S. Henri, directeur du haras de 
Pau, chevalier de la Légion d'honneur, 
marié avec Blanche de Thézan. 

La famille de Lassalle est connue à 
Toulouse depuis Philippe de Lassalle, 
co-seigneur de Dey mes qui fut capitoul 
en 1700. Joseph-Mathieu de Lassalle 
fut conseiller au parlement de cette 
ville de 1733 à 1790. N... de Lassalle 
sgr de Préserville prit part en 1789 aux 
assemblées de la noblesse de Toulouse. 

La maison de Saunhac de Belcastel 
est d'ancienne chevalerie de Languedoc 
et du Quercy. Le premier auteur connu 
vivait de 1165 h 1174. Guillaume de 
Saunhac, grand maître de Tordre des 
Templiers fut tué glorieusement au 
combat de la Massoure à la tête des 
chevaliers de son ordre en 1249. Elle a 
produit plusieurs chevaliers du Tem- 
ple, de Saint-Jean de Jérusalem et de 
Malte, des officiers généraux, des ca- 
pitaines de cent hommes d'armes, des 
chevaliers de Saint-Louis, etc. 

Les branches de cette famille, la 
plupart éteintes, ont été connues sous 
le nom de Fossat, d'Ampiac, de Ville- 
longue, de la Clausade, de Castan et de 
Talespues. C'est à cette dernière qu'ap- 
partenait le mari de la défunte. Elle 
fut maintenue dans sa noblesse par M. 
Laugeois le 16 octobre 1715. 

Ses dernières alliances ont eu lieu 
avec les familles de Belcastel, de Reil- 
hac, de Méjanès, de FumeU de Rimon- 
teil, de Tubières, de Couderc, de la 
Panouse du Colombier, de Rességuier, 
de Yolonzac, de Bonald. 

Marie-Eugène de Saunhac était le 5^ 
fils de Jean-François-Joseph, capitaine 
dans le régiment de Royal-marine, 
chevalier de Saint-Louis, marié le 23 
avril 1788 à Marie-Madeleine de Bois- 



P>3 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRANCS 



66 



■iiîTe, qui eut entr'autres enfants: 
i. Louis-Joseph de Saunhac, vice-pré- 
>ideQt du tribunal de première instance 
ce Rodez, membre du Conseil grénéral 
:K)Us la Restauration; 2. François-Casi- 
i2ir, g^rde du corps du roi, puis capi- 
taine au 44* de ligne; 3. et le mari de 
i& défunte. 

Louis- Joseph de Saunhac a eu de son 
:uariag-e avec Marie-Luce-Darie Oons- 
îans-Delbru : 1 . Marie-Joseph-Léon ; 
2. Marie-Thérèse- Alexandrine-Camille, 
mariée en 1853 avec Marie-Paul-Mau- 
rice de Bonald; 3. Marie-Julielrène; 
4. Marie-Charles-Casimir, officier de 
marine. 

L'or^ au lion de sable gueulé^ arine\ 
l'Impasse et couronné de gueules^ entouré 
i 12 carreaux de gueules. 



m^^t*0*0^^^f*fv*^^^^^ 



ienn-Isidore baron Fabre de Rous- 
>ac, fils de Jean-Marie-Noël Fabre, 
procureur général près la cour inapé- 
riale de Montpellier et de Marie-Rose- 
'^"phie de Roussac est décédé à Floren- 
>Hc (Hérault) le 26 janvier dans sa 
.♦u*'^ année. 

Il avait épousé Marie Mandeville, 
loQtil a eu : 1. Antonin, baron Fabre 
le Roussac, marié avec Valérie Barrai 
fi'Estève, dont: a. Charles; ô. Pierre; 
2. Albert, décédé, sans être marié. 

Jean-Marie- Noël Fabre, procureur 
Zr^néral près la cour impériale de 
Montpellier de 1802 à 1817, membre de 
l'i Légion d'honneur le 4 mai 1804 était 
île à Florensac (Hérault) le 28 décem- 
bre 1750; il fut nommé chevalier de 
l'Empire par lettres patentes du 12 no- 
vembre 1809, et baron par lettres pa- 
tentes du 6 octobre 1810. Le roi 
Louis XVIII confirma ce titre le 13 avril 

Le nom de Roussac a été ajouté en 
^ertu d'une autorisation régulière du 
29 mai 1867, par suite de l'alliance 
rappelée ci-dessus. Sophie de Roussac 
était la fille de Louis-Charles de Rous- 



sac, lieutenant en premier au régiment 
Royal-artillerie et de Magdelaine de 
Malordy. 

Le titre de baron a été confirmé avec 
les noms de Fabre de Roussac par dé- 
cret impérial du 4 juillet 1868 et par 
lettres patentes du 2 janvier 1869 en- 
registrées au bureau du sceau des 
titres. 

Le baron Jean-Marie-Noël Fabre 
avait eu de son mariage avec Sophie 
de Roussac trois enfants : 1. Jean-Isi- 
dore, le défunt; 2. Joséphine, mariée 
on 1809 à Marc- Antoine-François baron 
de Gaujal, conseiller à la Cour de Cas- 
sation, mort premier président hono* 
raire de la Cour impériale de Montpel- 
lier, chevalier de Saint-Louis et de la 
Légion d'honneur, à Vias (Hérault) en 
1856; 3. Eugénie, mariée le 15 février 
1813 à Louis-François-Sylvain Brondel 
baron de Roquevaire, conseiller à la 
Cour impériale de Montpellier, cheva- 
lier de la Légion d'honneur, mort à 
Montpellier en 1858, dont la descen- 
dance est aujourd'hui représentée à 
Montpellier par Madame de Rovira, 
née Sylvie de Roquevaire, sa petite 
fille. 

(V. le Bulletin de 1886, col. ^77-280.) 

De gtteules^ au chevron d*or accompa' 
gné en chef de deux quinte f euilles d^ar^ 
gentf tigées et feuillées d'argent^ et en 
pointe d'un lion rampant du même. 



^^vs^^^>^^^^>^^^» 



Auguste-André-Joacbim comte de 
Catalan de la Sarra, chevalier de la 
Légion d'honneur, officier d'Académie, 
est décédé le 31 janvier à Paris dans sa 
78® année. 

Le défunt, appartenait à une famille 
qui fut convoquée aux assemblées 
électorales de la noblesse à Lyon eu 
1789 et émigra à la Révolution; il 
avait pour aïeul paternel N. Catalan, 
chevalier, seigneur de la Sarra et de 
Longchône, ancien avocat-général au 



67 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE PBANCB 



Parlement de Bombes, lieutenant-gré- 
néral civil en la sénéchauBsée et siège 
présidial de Lyon de 1783 à 1787 épo- 
que de sa mort, et pour aïeul mater- 
nel Jacques-Ezéchiel de Trémouilles, 
chevalier, président en la Cour des 
Monnaies de Paris en 1781. 

M. de Catalan avait épousé en 1857 
Jenny Dionis, née en 1836, décédée en 
1861, d'une famille normande fixée à 
Origny-Saint Benoît (Aisne) vers 1720 
et dont M"**» de Gayffier, au Mans, 
sœur de M"^ de Catalan est la dernière 
représentante. 

Il a eu de ce mariage un fils, Char- 
les, né en 1859, qui a épousé en 1888 
Suzanne Lambrecht, fille de Tancien 
ministre et de M"* Lambrecht née des 
Courtils de Merlemont, dont: 1. Guy; 

2. Jeanne. 

M. de Catalan avait eu une sœur 
aînée, née en 1803, décédée en 1883, 
veuve de Stanislas- Adel d'Houdetot. 

Les dernières alliances directes des 
Catalan, outre celles déjà citées, sont 
avec les familles Leclerc de la Verpil- 
lière, de la Chapelle, Douglas, etc. 

Ecartelé^ aux 1 et 4 à^or^ au porc- 
épie de sable^ auœ 2 et 3 cTazur à l'étoile 
dCargent. 

Couronne de comte. 

Charles - Ferdinand - Camille comte 
Descantons de Montblanc, baron d*In- 



gelmunster, est décédé dans la dei 
nière quinzaine de janvier. 

Il était le fils aîné de Charleè-Albéric 
Clément, comte Descantons de Mont 
blanc, baron d'Ingelmunster, chevalie 
de rOrdre de Léopold, commandeur d* 
Saint*Grégoire, décédé en 1861, et d< 
Virginie-Louise de Eocques de Mont 
gaillard, décédée à Paris le 2 juii 
1889. 

Le défont était le frère du baroi 
Albéric Descantons de Montblanc, sé- 
nateur du royaume de Belgique; di 
baron René; de Louise et de Berthe* 
Clémentine-Marie-Ghislaine, mariée ce 
1866 avec Alexandre Genêt de Chate* 
nay, ancien député et membre du 
Conseil général de TOise, dont posté- 
rité, au château de Bonneteau pai 
Crévecœur le Grand (Oise). 

(V. pour la notice sur la famille Des^ 
cantons de Montblanc, héritière de 
l'ancienne maison des barons de Plo^ 
tho et d'Ingelmunster, barons du Saint- 
Empire, le Bulletin de 1889, col. 368- 
369.) 

Ecartelé, auœ 1 et 4 d'argent à une 
fleur de lis de gueules ; aua: 2 et 3 de 
gueules^ au buste de maure le visage 
de carnation, couronné d^or^ vêtu cfej 
sinople ; et sur le tout : d'azur^ à la 
tête de cerf au naturel, moucheté d^ar^ 
gent^ qui est de Plotho. 

L. de RozBL. 







mmtm 



Lff'BDELBTra HÉRAIJ)iQOB DB FiAUCE 



70 



TROISIÈME PARTIE 

VARIÉTÉS — BIBLIOGRAPHIE ^ CHRONIQUES 



Armoriai de Béarn 1696-1701 W 

Nous ayons déjà eu l'occasion d'appe- 
.t^r l'attention de nos lecteurs sur la 
lublication de VArmorial de Béarn^ 
îjut le premier volume paru en 1890 
<aitdù à la collaboration de MM. A. de 
Dufau de Maluquer et J.-B.-E. de Jnur- 
.aiu. (V. le Bulletin de 1890, col. 435- 
445.) 

L' second volume vient de paraître, 
-t l'œuvre entreprise par les deux éru- 
dits collaborateurs, très au courant, 
l'un et l'autre, de l'histoire des familles 
de leur province, a été continuée (dans 
ce second volume) par M. de Maluquer 
seul, qui a patiemment annoté les cinq 
cent vingt articles ou numéros donnant 
la description des cinq cent vingt bla- 
sons imposés d'office aux représentants 
des familles Béarnaises, réfractaires à 
la mesure fiscale imposée par Tédit de 
1696. 

Ce second volume est donc une per- 
p^'tuelle rectification des mentions ins- 
crites dans le Supplément et inspirées 
par le caprice, par trop fantaisiste, des 
'ommis de d'Hozier, qui ne se sont 
pas plus mis en frais d'imagfination 
pour la rédaction de VArmorial de 
Bèarn que pour celle des Armoriaux 
'les autres provinces, dans la partie 
qui avait pour but de combattre la ré- 
sistance des provinciaux à la fiscalité 
des traitants parisiens. 

« Dans la composition des armoiries 
rêj>lées ou accordées aux Béarnais, dit 
M. de Maluquer, 32 blasons se lisent 
en effet: de.... à Vécusson lozangê 



(1) Cu Tol in-8o de 593 pages, T. II, publié et 
annoté par M. A. di Dufâo db Maluquer. — Pau, 
YeuTc Léon Ribault, libr., C, rue St*Loui«, 1893. 



de..., et de.... \ 192 se décrivent: lo- 
zangê de et de.... flanqué de.... ou 

à la fasce de ; il y a enfin une col- 
lection de 120 blasons qui portent: 
de.... frété de.... d la fasce de.... Les 
émaux sont simplement changées pour 
chaque individu, et il en est ainsi jus- 
qu'à ce que toutes les combinaisons 
possibles de couleurs, de métaux et de 
fourrures, soient épuisées, i 

D'autres fois c'était l'attribution ri- 
dicule de pièces héraldiques voulant 
établir une analogie entre le nom et le 
blason de la famille. Ainsi à la famille 
d'Esquille on donnait pour blason une 
quille; à celle de Poëymiro, un pot • à 
celle de Lasserre, une serre d'aigle ; h 
celle de Morlanne, un mors de bride ; 
à celle de Saint Mélion, cinq melons] à 
celle de Lample d'Arros, une lampe de 
gueules^ etc. 

La publication de VArmorial de 
Béarn a cependant un double intérêt 
pour l'histoire des familles : le pre- 
mier c'est qu'il donne un état de tous 
les grands et petits personnages nobles 
et bourj^eois qui vivaient à la fin du 
xvii« siècle en Béarn, et susceptibles 
de faire usage de blasons ou d'armoi- 
ries, et le second c'est de rectifier par 
de nouveaux documents l'attribution 
fantaisiste d'un écusson erroné et sou- 
vent ridicule. 

La publication de M. de Maluquer 
ne se borne pas à ce double mérite. 
Après avoir établi l'identification des 
individus blasonnés, M. de Maluquer 
les suit dans leur ascendance et leur 
postérité à Taide de documents puisés 
aux meilleures sources, telles que ar- 
chives de l'Etat-civil, dépôts publics, 
I bibliothèque nationale, cabinet de» 



71 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



72 



titres, ' bulletins de sociétés savantes 
de Béarn et provinces voisines, armo- 
riaux et dictionnaires héraldiques ou 
biographiques d'une autorité recon- 
nue, etc. . 

Ce volume, vrai monument d'érudi- 
tion et de recherches dignes d'un bé- 
nédictin, contient plus de cent notices 
développées sur les principales familles 
de Béarn parmi lesquelles nous cite- 
rons les Abbadie de Livron, Navailies, 
Montesquiou d'Artagnan , Salettes , 
Poeymiro, d'Esquille, Vignau, Perpi- 
gua, Batsalle, Majendie, Castelnau de 
la Loubère, Espalungue d'Arros, etc. 
etc.* avec trois planches de gravures 
contenant les blasons de 36 familles 
dont les notices figurent dans VArmo- 
rial^ se termine par l'Index alphabéti- 
que des noms de personnes et de terres 
contenus dans les deux volumes. Cette 
publication comme pous avons déjà eu 
occasion de le dire doit avoir sa place 
dans la bibliothèque de tous les ama- 
teurs .de science héraldique, avec d'au- 
tant plus de raison que les livres sur 
la noblesse de Béarn sont assez rares» 
et que l'histoire des familles de cette 
province est peu connue. 

L. R. 



Dictionnaire 
ures Héraldiques (^^ 



des 



Les 5° et 6° fascicules du Diction- 
naire des Figures Héraldiques^ par le 
comte de Renesse, viennent de paraî- 
tre et complètent le premier volume 
de cette intéressante et utile publica- 
tion. Ce volume contient G40 pages 
in-S"^ sur deux colonnes. 

* 

C'est un catalogue raisonné de toutes 
les figures contenues dans les cinq 

(1) Par le comte Théodore de Renesse, mem- 
bre suppléant du Conseil Héraldique. — Bruxel- 
les, Société Bel^c de librairie, 16^ rue Treuren- 
berç. L'ouvrage complet comprendra quinze 
fascicules in-8<* d*environ 100 pages à i francs ' 
chacun. 



cent mille descriptions d'armoiries de 
Y Armoriai général i^ Reitstap. Dressé 
dans un ordre spécial, figure par figu- 
re, ce nouveau Dictionnaire permettra 
dorénavant à tous ceux que la chose 
intéresse comme héraldistes, généalo- 
gistes, collectionneurs, amateurs de 
tous genres, marchands d'objets an- 
ciens, etc., de donner un nom, sinon à 
toutes les armoiries, ce qui est impos- 
sible à réaliser jusqu'à ce jour au 
moins à toutes celles que Reitstap a dé- 
crites. 



Avis à nos abonnés 

Nous avons le plaisir d'informer nos 
lecteurs que nous nous sommes assuré 
la collaboration d'un paléographe émi- 
nent, M. Théodore Courtaux, auteur 
de remarquables monographies sur 
les familles de l'Esperonnière (Anjou, 
Poitou, Bretagne et Maine), de Cor- 
bier (Limousin et Marche}» de la Bauve 
d'Arifat (Languedoc), de Mignot de 
fiussy (Lyonnais, Beaujolais, Forez et 
Bresse), dont nous avons rendu compte 
dans le Bulletin Héraldique. M. Cour- 
taux est à la disposition des familles 
qui seraient désireuses de compléter 
leur généalogie ou de faire transcrire 
leurs titres. Les lettres peuvent lui 
être adressées à notre Bureau, 56, quai 
des Orfèvres, ou à son domicile parti- 
culier, 93, rue Nollet, Paris, où il re- 
çoit les mardi, jeudi et samedi, de ô 
heures à 7 heures. 



Paris, 16 Mars 1894. 



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sons parues en 1893. Il sera fait une notable réduction sur le prix des années 
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BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées à M. Louis de La Roque» 
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SOMMAIRE 

PiExiÈRE Partie: Armoriai général de France. — Documents historiques: Catalogue des 
généraux Français, connétabls, maréchaux de France, lieutenants généraux, maréchaux de 
camp (suite). 

Deuxième Partie. — Notices généalogiques : Gorbon et Courbon de Saint-Genest (Normandie 
et Forez) ; Fabre de Roussac (Bas-Languedoc) ; Vedel (Bas-Languedoc). — Notes d'Etal* 
civil nobiUaire : Mariages et décès du mois de février, et rappel des mois précédents. 

rftoisiÈMB Partie. — Variétés, Bibliographie, Chroniques : Devises et cris de guerre de la 
Noblesse belge; Marie Villaret de Joyeuse ; Annuaire de la Noblesse de France, pour 1894; 
Annuaire du Conseil Héraldique, pour 1894 ; Avis à nos abonnés. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 



CATALOGUE DES GÉNÉRAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(Suite) 



MABIÊGHAIX DE FRANCB 

(suite) 

1651 

Henri de Saint-Nectaire, duc et pair 
de la Ferté-Nabert, dit de Senneterre, 
chevalier des ordres du roi, commença 
^ se faire connaître au siège de la Ro- 
chelle en 1628, où il commandait le 
régiment du comte de Soissons, puis 
au siège de Privas ; servit en Allema- 
gne puis en Piémont et en Flandre ; se 
dûtingua à la bataille de Rocroy où il 



reçut cinq blessures et serait resté pri- 
sonnier sans le prince de Condé qui le 
retira des maius des ennemis; gouver- 
neur de Lorraine et de Nancy en 1643 ; 
combattit vaillamment à la bataille de 
Lens en qualité de lieutenant- général 
de Farmée; mit en déroute les troupes 
du duc de Lorraine en 1650 et reprit 
sur ce prince plusieurs places impor- 
tantes ; maréchal de France le 5 jan- 
vier 1651 ; prit part à la guerre de 
Flandres et fut prisonnier au siège de 
Valenciennes en 1656 ; le roi lui donna 



75 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



fl 



le goayernement de Metz et le fit che- 
valier de ses ordres en 1661. 

Il mourut en son château de la 
Ferté, près d'Orléans, le 27 déc. 1681 à 
Fâg-e de 82 ans et il fut enterré dans 
la chapelle de Téglise paroissiale de la 
Ferté. 

Il était fils d'Henri 1*' de Saint-Nec- 
taire, marquis de la Ferté-Nabert, che- 
valier des ordres du roi, lieutenant- 
g-énéral au gouvernement de Champa- 
gne et de Marguerite de la Châtre, 
fille du maréchal de France, sa pre- 
mière femme; il ép. 1<» Charlotte de 
Sauves, sans enfants ; 2^ Madeleine 
d'Angennes, dame de la Loupe et en 
eut entr'autres enfants : Henri-Fran- 
çois, duc et pair de France, lieutenant- 
général des armées du roi en 1696, 
mort en 1703 à Tâge de 46 ans ; il 
avait ép. le 18 mars 1675 Marie-Ga- 
brielle-Angélique de la Mothe, troi- 
sième fille de Philippe da la Mothe 
Houdancourt, duc de Cardone, maré- 
chal de France et de Louise de Prie. 

Henri-François n'eut que des filles ; 
l'aînée Anne-Charlotte-Marie ép. Gas- 
ton-Jean-Baptiste de Lévis, marquis de 
Mirepoix, et la seconde : Françoise- 
Charlotte, ép. le 28 juillet 1698, Fran- 
çois-Gabriel-Thibaut, marquis de la 
Carte, gouverneur de Joinville, capitai- 
ne des gardes du duc d'Orléans, fils du 
marquis de la Carte, lieutenant de roi 
au bas Poitou, neveu du commandeur 
de la Carte, grand prieur d'Aquitaine ; 
elle lui porta la terre de la Ferté, en 
faveur de quoi il prit le titre de mar- 
quis de la Ferté. 

La terre de la Ferté avait été érigée 
en duché-pairie au mois de novembre 
1665, en faveur d Henri de Saint-Nec- 
taire, maréchal de France et de ses 
descendants mâles procréés en loyal 
piariage, f à la charge qu*à défaut de 



mâles le duché retournera à son pre 
mier chef * . 

Cette maison était originaire d'Au 
vergne, une des plus illustres et de« 
mieux alliées de cette province, et des- 
cendait de Louis, sgr de Saint-Nectaire, 
connétable d'Auvergne en 1251. 

D'azur^ à cinq fusées d'argent mises 
en fasce, 

1651 

Jacques Rouxel, comte de Orancey 
et de Médavy, chevalier des ordres du 
roi, gouverneur de Thionville, né le 
7 juillet 1603, fut d'abord destiné à 
l'église, il prit ensuite le parti des ar- 
mes et fit ses premières campagnes 
aux combats du Pont-de-Cé, en 1620, à 
à rile-de-Ré, à Saint-Jean-d'Angély, 
etc. Il passa ensuite en Piémont, puis 
en Allemagne et en Alsace ; blessé au 
siège deSaverueen 1636, il fut fait la 
même année maréchal de camp, gou- 
verneur de Moutbéliard et de révôché 
de Bâle. Il servit aux sièges de Thion- 
ville et d'Arras sous le maréchal de 
Chatillon, commanda un corps d^armêe 
en Lorraine, prit Bar le-Duc, Neufcha- 
tel et Mirecourt, etc.; gouverneur de 
Gravelines eu 1644, lieutenant des ar- 
mées du roi, fut créé maréchal de 
France au mois de janvier 1651 ; com- 
manda Tarmée envoyée en Piémont, y 
défit les Espagnols au combat de la 
Roquette en 1653, et au passage de la 
rivière de Bormida, en 1654; fut depuis 
gouverneur de Thionville et chevalier 
des ordres du roi le 31 décembre 1601 ; 
mourut à Pari.s le 20 décembre 1680 à 
à l'âge de 77 ans. 

Il était fils de Pierre Rouxil, baron 
de Médavy, comte de Grancey, gou- 
verneur des ville et château d'Argen- 
tan, maréchal de camp, bailli d'Evreux 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



78 



d'Alençon, conseiller d'Etat du roi 
en tou3 ses conseils, et son lieutenant 
grèûéral en Normandie, et de Charlotte 
de Hautemer» comtesse de Qrancey, 
fille de Guillaume, sgv de Fervacques, 
maréchal de France et de Renée L'Evê- 
que de Marconnay ; il ép. 1« le 12 fé- 
vrier 1624 Catherine de Monchy; 2" 
Charlotte de Mornay. Son petit-fils 
Jacques-Léonor, fut aussi maréchal de 
France. Leur postérité finit au com- 
mencement du xviii» siècle. 

Cette famille qui a donné de nom- 
breux officiers à Tarrnée fort distin- 
gué.^, plusieurs évêques à l'ég-lise et un 
archevêque de Rouen, en 1671, remon- 
tait sa filiation à Jean Rouxel, sgr du 
Plessis-Morvant, écuyer de Jean VI 
duc de Bretagne en 1428. Le roi Char- 
les VII lui donna plusieurs terres et 
héritages au bailliage d'Alençon et de 
Caen en récompense de ses services 
par lettres du 14 juin 1436. 

D'argent y à trois coqs de gueules mem- 
bres becques et crêtes cTor, 2 et 1, 

1652 

Armand*Nompar de Caumout, duc 
de la Force, pair de France, servit 
d abord dans les rangs des huguenots; 
fut depuis maréchal de camp; se trouva 
au combat de Carignau, prit Ha^uenau 
et autres places, servit en Lorraine; 
délit deux mille allemands au combat 
de Ravon ; fit prisonnier le comte Col- 
loredo général des troupes impériales 
le 18 mars 1636, se trouva à la prise 
df? Corbie et au siège de Fontarabie en 
lt)38; il fut créé maréchal de France à 
la mort de son père en 1652 et mourut 
au château de la Force, en Périgord, 
le 16 déc. 167Ô âgé de plus de 80 ans. 

Il était fils aîné de Jacques-Nompar 
de Caumont duc de la Force pair et 



maréchal de France et de fiharlotte de 
Gontaud-Biron. 

jyazur^ à 3 léopards d'or. 

1653 

Louis Foucault, comte du Daugnon, 
fut élevé page auprès du cardinal de 
Richelieu qui favorisa ses premiers 
commencements dans les armes; il 
s'attacha à la personne du duc de 
Fronsac, qui lui fit obtenir la charge 
de vice-amiral de France; il servit 
sous ses ordres dans Tarmée navale et 
notamment au combat devant Cadix 
en 1640, au siège d'Orbitelle en 1646; 
après la mort du duc de Fronsac il 
s'empara du gouvernement de Brouage 
et ne s'en démit que pour avoir le 
bâton de maréchal de France le 
20 mars 1653; il mourut à Paris le 
10 octobre 1659 à l'âge de 43 ans. 

Il était fils de Gabriel Foucauld, sgr 
de Saint-Germain-Beaupré, de Dun le 
Pallcteau, vicomte du Daugnon, baron 
de Royan, chevalier de l'ordre du roi, 
capitaine de cinquante hommes d'ar- 
mes, gouverneur de la Marche et de la 
ville et château d'Argeuton, et de 
Jeanne Poussard, fille de Charles, sgr 
de Fors et du Vigean et d'Esther de 
Pons. Il ép. Marie Fourré de Dampierre 
dont il eut trois fils, morts en bas âge, 
et deux filles : 1. Louise-Marie, ép. Mi- 
chel marquis de Castelnau-Mauvîssière, 
gouverneur de Brest, fils du maréchal 
de France Jacques de Casteluau; 2. 
Constance, ép. Isaac-Renaud de Pons, 
marquis de la Caze, comte de Roque- 
fort, baron de Tors. 

La terre de Saint Germain-Beaupré 
fut érigée en marquisat au mois d'avril 
1646, en faveur de son frère aîné, ma- 
réchal de camp dont la postérité était 
représentée en 1720 par Armand-LouiS| 




79. 

w 
d 

Basse-Mar(âl^ 
blet de Persau. 

Cette famille était originaire de la- 
Marche et connue depuis Hugues Fou- 
cault qui vivait au commencement du 
xii^ siècle. Sa filiation suivie com- 
mence avec Guy Foucault, sgr de 
Saint-Germain, chevalier, nommé 
avec son père et sou aïeul dans un 
titre de Tabbaye de Grandmont en 
1232. 

Il fit son testament au mois de dé- 
cembre 1278 et ordonna le voyage delà 
terre sainte à Guy dit Guyart, son 
fils aîné, au premier voyage des prin- 
ces chrétiens, et légua à son défaut 
100 livres à un chevalier ou damoi- 
seau qui y passerait un an & son in- 
tention. 

D'azur^ semé de fleurs de lis d'or. 
Supports : Deux lions. 
Cimier : Un lys fleuri, 

1653 

César-Phœbus d'Albret, comte de 
Miossans, gouverneur de Guienne, fit 
ses premières armes en Hollande ; fut 
mestre de camp d'un régiment d'infan- 
terie française; servit en qualité de 
maréchal de camp aux sièges et prises 
de Mardick et de Dunkerque en 1646. 
11 fut élevé à la dignité de maréchal de 
France par lettres du 15 février 1653, 
et chevalier des ordres du roi le 31 dé- 
cembre 1661, gouverneur de Guienne 
en novembre 1670, mourut à Bordeaux 
le 3 septembre 1676 âgé de 62 ans. 

Il était tiL< dllenri II d'Albret, ba- 
ron de Pona et de Miossans et d'Anne 
de Pardaillan-Gondrin. 

Cette branche avait été formée par 




80 




-^ yinier séné- 

chal de 9iH^t.|. ^ambellan de 

Jean d'Albret, roi de Navarre ; il épou- 
sa Françoise de Béarn, dame de Mios- ! 
sans, fille et héritière de Pierre baron 
de Miossans, dont il eut : 

Jean d'Albret, baron de Miossans, \ 
lieutenant général de Henri d'Albret, 
ép. Suzanne de Bourbon, gouvernante | 
de la personne de Henri lY, fille de I 
Pierre, de Bourbon, sgr de Busset et 
de Marguerite d'Alègre. 

César-Phœbus, qui descendait de 
Jean d'Albret au quatrième degré, ép. 
le 6 février 1645 Madeleine de Guéné- 
gaud, fille puinée de Gabriel de Guëné- 
gaud, sgr du PlessisrBelleville, tréso* 
rier de l'épargne, et de Marie de la 
Croix, vicomtesse de Semoine, dont il , 
eut une fille unique, Marie d*Âlbret, 
dame de Pons, princesse de Mortag^ne, 
souveraine de Bédeille, mariée l*" le 2 
mars 1662 à Charles- Amanieu d'A^lbret 
mestre de camp du régiment de Na« 
varre, tué au château de Pinon, en| 
Picardie en 1678, son cousin-germain 
(dis de François-Alexandre, frère aînéj 
du maréchal); 2'' en mars 1683 à Char- 
les de Lorraine, comte de Marsan, che- 
valier de Tordre du roi ; sans enfant^ 
de ces deux mariages ; avec elle finit 
la branche d'Albret Miossans. 

Ecartelé aux î et 4 de France ; nujv 2 
et 3 de gueules, qui est d'Albret. 

1653 

Philippe de Clérembault, comte de 
Palluau, chevalier des ordres du roi^ 



81 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



82 



<rou verneur et bailli de Berry, se trouva 
AU combat do TesBin en 1636, au siège 
de Landrecies» Tannée suivante; au 
siège d'Arras en 1640, fut fait maré- 
chal de camp et servit en cette qualité 
au siège de Perpignan en 1642, et Tan- 
née d*aprè8 à celui de Thionville, puis 
au combat de Fribourg en 1644 ; mestre 
de camp général de la cavalerie légère, 
servit au siège de Philisbourg, de 
Courtray, de Dunkerque, de la Bassée 
et de Lena; fut lieutenant général des 
armées dn roi quMl commandaaux sièges 
d'Ypres, de Bellegarde etdeMontrond, 
eo Berry. Le roi le fit maréchal de 
France le 18 février 1653, dont il reçut 
le bâton le 1^' juin suivant ; fut gou- 
verneur et bailli de Berry et chevalier 
des ordres du roi le 31 décembre 1661 
'^t mourut à Paris le 24 juillet 1665, 
Hgé de 59 ans. 

11 était fils de Jacques Glérembault 
igT de Ghantebuzain, de la Gourdouè* 
re, baron de Palluau, en Champagne, 
]iril avait acquis du duc de Roannais), 
fut chevalier de Tordre du roi, mort en 
l')31 et de Louise Bigault de Millepieds.' 

Il ép. le 27 juin 1654 Louise-Fran- 
j^ise Bouthillier, fille aînée de Léon 
Bouthillier comte de Chavigny, secré- 
taire d'Etat, grand trésorier des ordres 
du roi et d'Anne Phélippeaux-Villesa- 
mq; il eut de son mariage : 1. Jules, 
abbé de Saint Taurin d'Ëvreux, du 
Jard, de Saint-Savin et de Chartreuve, 
mort en 1714; 2. Philippe, comte de 






Palluau, colonel d'un régiment de son 
nom, brigadier d'armée en 1690, maré- 
chal de camp en 1693, fut noyé à la 
bataille d'Hochstedt en 1704 ; 3. Thé- 
rèse. 

La maréchale de Glérembault fut 
gouvernante des enfants de Monsieur 
frère unique du roi et dame d'honneur 
de la reine d^Espagne fille de Monsieur» 
duc d'Orléans, femme du roi Gharles 11 ; 
elle mourut le 27 novembre 1722 dans 
sa 89°»® année. 

La famille de Glérembault, origi- 
naire de TAnjou est connue depuis le 
xii« siècle. La filiation est établie de- 
puis Geoffroy Glérembault ou de Gle- 
rambault, sgr du Plessis, ses descen- 
dants ont servi dans les armées du 
sire de Graon en 1347; du connétable 
de Glissou en 1380 ; du roi de Sicile 
duc d* Anjou, contre les Anglais, en 
1412, etc.; ils contractèrent des al- 
liances avec les familles de Quatre- 
barbes, de la Tour-Landry, de Mathe- 
félon, du Plantis, de Ghabot d'Avau- 
gour, de Bueil, de la Roche, etc. Une 
des sœurs du maréchal de Glérem- 
bault, ép. Gharles d'Arsac, marquis 
de Ternay, dont le petit-fils Gharles- 
François^ marquis de Ternay, ép. en 
1717 Louis Le Febvre de Laubrière. 

Bureléy d'argent et de sable de dix 
pièces^ aliàs de huit burelles et une 
étoile d'or au î^^ quartier*. 



(A Suivre.) 



L. H. 



83 



LB BULLSTIN HâRALOIQUE OB FSiVNCB 



84 



DEUXIÈME PARTIE 



t t 



NOTICES GENEALOGIQUES. — NOTES D'ETAT CIVIL NOBILIAIRE 



COURBON ou CORBON 
DE SAINT-GKNEST 

(NORMANDIE KT FOUEZ) 

Les traditions de la famille Courhon 
ou Corbon de Saint-Genest^ la font 
venir dans les hautes montag-nes qui 
séparent les anciennes provinces du 
Velay et du Forez au xiv® siècle, avec 
un cadet d'une famille noble de Nor- 
mandie, qui y aurait épousé Théri- 
tière du petit fief de Faubert, encore 
possédé par ses descendants et au- 
jourd'hui connu sous le nom des 
Qaux. 

Quoi qu'il en soit de cette origine 
assez difficile à prouver, il est cer- 
tain que dès 1400, les Gourbon oc- 
cupaient déjà une place honorable 
dans la bourgeoisie locale, rang qu'ils 
n'ont jamais perdu, au moins pour les 
deux principales branches de la fa- 
mille, les Courbon du Balay et les 
Courbon de Pleney, qui séparées à la 
fin du xiv« siècle, au troisième degré 
connu avec certitude, sont encore 
représentées. 

L'auteur commun était Antoine, ou 
Jamet Courbon, notaire royal, que 
Ton trouve^ en 1486 vivant à Saint- 
Genest-Malifaux avec son petit-fils, 
marié à Jeanne N... On le trouve cité 
dans plusieurs actes, entre autres 
dans un acte de partage, de 1473, où 
lui et son frère Pierre, font remise en- 
tre les mains de Mariette du Balay, 
leur sœur de mère, beaucoup plus 
jeune qu'eux, de sa dot et de sa légi- 
time, à l'occasion de ses fiançailles 
avec Jacques 81aç?iou de la Blache. 



C'est également cet acte de 1473 qui 
nous permet de connaître le nom du 
père de Pierre et d'Antoine Courbon ; 
il s'appelait aussi Antoine, avait été 
notaire royal, et était né vers 1400, 
et très probablement un peu avant. 
Cette antiquité d'origine avec habita- 
tion ininterrompue au même lieu, et 
les nombreux rameaux secondaires 
dont la trace n'a pu être suivie, expli- 
quent la fréquence du nom de Courbon 
sur les deux versants de la montagne, 
qui sépare Saint^Etienne d'Annonay, 
où il occupe, comme cela est facile à 
comprendre, à peu près tous les degrés 
de ré(*.helle sociale. 

La branche des Courbon de Pleney, 
dont nous nous occuperons exclu- 
sivement, resta dans le notariat et 
fournit plusieurs juges à la chatellenie 
et baroanie de laFaye enFourest, dont 
dépendait Saint-Genest. 

Au milieu du xvi« siècle, le château 
de la Faye fut brûlé pendant les guer- 
res de religion, par un détachement 
de troupes protestantes que comman- 
dait Coligny. DëdIors laFaye qui ne 
fut plus rebâti perdit beaucoup de son 
importance et Saint-Oenest devint le 
véritable chef-lieu de la baronnie, d'au- 
tant que les seigneurs étant absents, 
toute l'autorité demeura concentrée 
entre les mains des juges-châtelains 
qui résidaient dans ce gros bourg. 

En 1581, André Courbon de Pleney, 
sieur de la Trappe, exerça une charge 
de judicature anoblissante, celle de se- 
crétaire de la reine douairière Isabelle, 
ou Elisabeth d'Autriche, veuve de Char- 
les IX mais il périt assassiné en 1596 sans 
laisser d'héritiers. Il était de la sixième 



86 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



86 



g-éuération. Son frère Barthélémy, P'du 
uooi lui succéda comme chef de la fa- 
mille. Il fut greffier de la baronnie de 
la Faye et laissa dix eufauts de sou 
mariage avec une de ses cousines de 
la branche des Courbon du Balay, et 
fut Tauteur de la septième g'éuération, 
dont voici les principaux représen- 
tauts: 

1. Guillaume, mort curé et chanoine 
de régrlis-e d'Anuonay ; 

2. Claudine {1599-1 6 16), morte en 
odeur de sainteté au couvent de Sainte- 
Catherine de Sienne do l'ordre des Car- 
Toelites où eHe était relifrieuse. Sa vie 
a été écrite dans la Vie des Saints et 
dp? Bienheureux de Tordre des Frères 
Prêcheur», recueillie par Thomas de 
Sorèfres, relig'ieux du même ordre au 
couvent du faubourg* Saint-Germain, 
à Paris, imprimée avecprivilèg*eduroi, 
à Amiens, en 1689. Parmi les miracles 
qu'on lui attribue après sa mort il faut 
citer la guérison de son frère aine 
qu'une surdité avait empêché de rester 
dans Tordre des Jésuites. 

3. Antoine, relig'ieux chartreux, né 
en 1605, mort à Rome. Ce fut, dit-on, 
un peintre d'un certain mérite. 

4. Les autres enfants ou moururent 
jeunes ou entrèrent en relig'ion, à l'ex- 
ception de Barthélémy II, qui suit. 

VII. — Barthélémy II Courbon de 
Pleney (1602-1687), marié trois fois, 
d'abord à Claudine Courbon, sa cou- 
sine, dont il n'eut pas d'enfants, puis 
à Jeanne des Dîmes en 1633, qui mou- 
rut eu 1662 ; il épousa dans sa vieil- 
lesse, vers 1677 Marie de la Fayette, 
dont il eut peut-être des enfants. Ce 
mariagre sénile ne fut jamais reconnu 
par ses autres enfants, qui traitaient 
leur belle-mère comme une aventu- 
rière. Ce qu'il y a de certain c'est 
qu'elle était veuve, et que le nom de 
la Fayette parait ne pas être le sien, 
mais celui d'an premier mari dont elle 
avait une fille qu'elle s'efforça vaine- 



ment de ,faire épouser à l'un de ses 
beaux-âls. 

Barthélémy II fut avocat aux cours 
de Lyon. £n 1658 un arrêt du 15 mars 
de la Cour^des Aides, le déchargea de 
la taille i attendu sa qualité de maître 
des requestes de la Boy ne •, charge 
qu'il exerça probablement à Paris, car 
il y fut aussi avocat au Parlement. De 
là date Tanoblissement de la famille, 
et non pas, comme le dit Latour-Va- 
ran, de Tune des deux charges de se- 
crétaire du roi que posséda son fils 
Jean, qui suit. 

Il est d'ailleurs à remarquer que 
son petit-fils posséda aussi une charge 
de secrétaire du roi, qui n'était nulle- 
ment exclusive de Tanoblissement 
préexistant et constaté. 

VIII. — Jean Courbon des Oaux, 
écuyer (1650-1725) est le seul des trois 
enfants de Jeanne des Olmes dont la 
postérité se continua. Il était docteur 
en droit et devint lieutenant civil et 
criminel, garde du Scel et peut-être 
aussi Président en l'élection de Saint- 
Etienne. Il acheta en 1711 une charge 
de secrétaire du roi de laquelle Latour- 
Varan fait venir l'anoblissement de 
sa famille. Latour-Varan se trompe 
aussi dans Tordre de ses mariages. Il 
épousa d'abord Marguerite Bernoud 
en 1678, pnis Marianne Dumarest en 
1682, enfin Claudine Pourrat ou Por- 

rai en 1696. .^ ^ ^ 

De sa première femme il eut deux 
jumeaux dont Claudine Courbon des 
Cxaux seule se maria. Elle eut trois eu- 
fants de Jean-Joseph Blachon de Vil* 
lebœuf, écuyer, lieutenant particulier, 
assesseur civil et criminel au bailliage 
et sénéchaussée de Forez ; 

Jean eut de son troisième manage 
Jean-Louis, qni suit. 

IX — Jean-Louis Courbon dea Gaux, 
qualifié noble (1697-1769) fut avocat 
au Parlement de Paris en 1722 et lieu- 
teaant au Con»eil aouverain d ^sace, 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



88 



résidant à Colmar; le 7 avril 1742 il 
acheta au comte de Chaste de Cler- 
mont et de Roussillon, au prix de 
47,750 livres ■ la baronnie, seigneurie et 
terre de la Faye en Forez, avec justice 
moyenne et basse ». Le 12 mai M. des 
Gaux associa & son acquisition son ami 
Antoine Chovet de la Chanse, comte de 
Chevrière, et les deux familles portèrent 
le titre de cosgrs barons delà Faye jus- 
qu'en 1785 où Antoine de Saint-Genest 
racheta la totalité et devint seul titu« 
laire. En attendant, le siège de la sei- 
gneurie fut définitivement transporté 
& Saint-Genest dont le nom remplaça 
celui des Gaux pour la branche aînée 
de la famille. 

Jean-Louis Courbon desGaux épousa 
en 1722 Magdeleine-Agathe Bérardier, 
née en 1701, morte en 1739, fille de 
Claude Bérardier, conseiller du roi, 
Bubdélégué de l'Intendance, écuyer, 
et d'Agathe de Colomb, dont il eut : 
1. Agathe-Madeleine; 2. Claude- Jean- 
François, qui suit; 3. Antoine, dit 
l'abbé du Ternet, qui eut une carrière 
assez brillante, fut chanoine de la ca- 
thédrale de Chartres, archidiacre de 
Blois, grand vicaire, et comme tel 
chargé de la rédaction du bréviaire du 
diocèse de Chartres, confesseur de Ma- 
dame Louise de France, à qui il fit 
faire sa profession de foi religieuse ; 
depuis 1771 abbé de Tabbaye royale de 
Chaage, de l'ordre de Saint-Augustin 
à Meaux. Jeune encore il fit, à l'occa- 
sion d'un grand procès qu'eut à soute- 
nir son neveu, Antoine de Saint-Ge- 
nest, des recherches historiques sur le 
droit de mi-lods en Forez et en Yelay 
qui ont fait écrire à M. de Latour-Va- 
ran : i Le volume où il a résumé ses 
recherches est un trésor de science, de 
savantes recherches, et l'on ne peut 
croire qu'un seul homme ait pu lire 
tant d'ouvrages pour en tirer ce qui 
pouvaii être utile au procès. » Ce mé- 
moire est fort recherché et atteint des 
prix élevés dans les ventes publiques ; 



4. Louis Courbon des Gaux d*Haute- 
ville qui mourut prêtre associée N.-D. 
de Saint-Etienne ; 5. Jean-Louis Cour- 
bon des Gaux de la Bastie, mort 
jeune ; 6. Marie-Rose qui ép. Louis 
Le More, écuyer ; 7. 8. deux enfants 
morts en bas âge; 9. Jean-François 
Courbon de Pérusel, écuyer, né en 
1731, d'abord tuteur de son neveu 
Antoine de Saint-Genest, il alla en- 
suite épouser en Bretagne Jeanne- 
Perrine - Vincente Legogal de Toul- 
goët, dans le bailliage et sénéchaussée 
de Carhaix, où sa descendance s'est 
éteinte dernièrement, dans la famille 
de Bouxeau de Rosencoat ; 10. autre 
Jean-François Courbon de Montviol, 
né en 1732, épousa Jeanne-Marie Cham- 
beyron, en 1756. Sa descendance a four* 
ni un aquafortiste d'un certain mérite, 
connu à Lyon sous le nom du chevalier 
de Montviol, et une victime aux cano- 
nades de Lyon, sous la Terreur. Elle 
s'est éteinte dans la famille Jourda 
de Vaux, et en dernier lieu en la per- 
sonne de la marquise de Leusse ; 

11. Madeleine, morte jeune; enfin, 

12. Claude-François Courbon de Fau- 
bert, docteur en médecine, dont le der- 
nier rejeton est mort vers 1860, cha- 
noine de la Primatiale de Saint-Jean, à 
Lyon. 

X. — Claude-Jean-François Cour- 
bon de Saint-Genest, né en 1724, mou- 
rut d'une chute de cheval le 22 jan- 
vier 1752, laissant sa femme Marie 
Vincent, fille d'un écheviu de Saint- 
Etienne, enceinte d'un fils Antoine, 
qui continue la filiation. 

Catherine de Saint-Genest, Taluée 
des enfants de M. de Saint-Genest, 
née en 1751, épousa en 1761 le cheva- 
lier du Moncei (Antoine Boyer) dont 
la descendance vit encore. 

XL — Antoine Courbon des Gaux 
de Saint-Genest, connu soua le nom 
de baron de Saint-Genest, depuis le 
rachat total de la sderneorie dont il 



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LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



90 



portait le nom, aux Chovet de la 
Chanse en 1785, naquit dans les pre- 
miers jours d'avril 1752, fut émancipé 
en 1770, et mourut en 1838. Il passa 
les plus mauvais jours de la Terreur 
caché dans sa terre de Saint-Genest, 
protégé par Taffection de ses anciens 
vassaux, et aussi par la difficulté de 
Taccès dans ces montag'nes élevées de 
1000 à 1400 mètres, et alors à peu près 
impénétrables, aucune route carros- 
sable n'y existant. En 1787, d'après 
les archives de Saint-Etienne, il fut 
procureur syndic pour la noblesse et 
le clerg^é dans Télection des députes 
aux Etats Généraux ; il fut ensuite 
élu à la fin de germinal an III, Fun 
dos trois administrateurs du départe- 
ment de la Loire, puis envoyé par ses 
concitoyens au Conseil des Cinq Cents, 
mais son élection ne fut pas validée. 

Antoine de Saint-Genest essaya de 
chang-er son nom de Courbon en celui 
de Corbon, comme répondant mieux 
à Tancien nom latin des actes c Corbo- 
Dus • mais ses descendants sont reve- 
nus à l'ancienne dénomination, les 
actes de l'état-civil ayant seuls jus- 
qu'ici conservé trace de cette tenta- 
tive. 

Il avait épousé en 1775 Reine-Marie- 
Hortense Daurier d'Olias du Fayt, 
tille d'un avocat au parlement, écuyer, 
demeurant à Craponne. Elle était née 
i-n 1756 et elle mourut à Saint-Mar- 
cellin eu Forez eu 1825. Ses enfants 
furent : 

1. Marie- Antoinette-Sophie de Saiot- 
Genest (1776-1849), qui ne se maria 
pas; 

2. Louise-Antoinette-Gabrielle, qui 
prit plus tard le nom d'Hortense, née 
♦-Il 1778 ; elle épousa en 1802 Régis 
^anhard marquis de Sasselange dont 
î ostérité ; 3. Louis qui suit ; 4. Aga- 
the-Adèle, née en 1781, mariée en 
l^<*)4 à N... de Mazenod, dont posté- 
rité ; 5. Michel-Ançe-Antoine, qui a 
im la branche B. 



XII. — Louis Courbon, baron de 
Saint-Genest, né en 1779, fut un 
des premiers élèves de l'école Poly- 
technique à sa fondation, entra dans 
les ambassades de 1802 à 1815. La 
Restauration le jugea alors capable 
de remplir le poste difficile de pré- 
fet de la Corse, encore toute frémis- 
sante de l'équipée napoléonnienne et il 
y reçut sa nomination de chevalier de 
la Légion d'honneur en 1818 pour ser- 
vices exceptionnels rendus en Corse. 
Il était promu en même temps à la 
préfecture de la Haute-Marne à Chau- 
mont ; il donna sa démission à la suite 
des événements de 1830. 

Il avait épousé en 1819 Blanche- 
Marie-Jeanne de Bernon, fille d'un 
trésorier de France au bureau des fi- 
nances de Grenoble, dont il eut qua- 
tre enfants : 1. Antoinette, qui épousa 
Adolphe Gillet de Valbreuse, dont 
postérité ; 2. Scipion, mort jeune; 3. 
Louis, qui suit ; 4. Marie de Saint- 
Genest, née en 1834, qui épousa Ar- 
thur Lebas comte du Plessis, dont elle 
n'a pas d'enfants. 

XIII. — Louis Courbon baron de 
Saint-Genest, épousa Sophie Amé de 
Saint-Didier, dont neuf enfants : 1. 
Pierre, qui suit; 2. Antoine, né en 
1854, établi dans l'Amérique du Sud 
où il est marié et père de deux en- 
fants ; 3. Marie, a ép. le baron de Gi- 
nestel ; 4. Geneviève, mariée avec M. 
du Maroussem ; 5-9 et cinq autres filles 
entrées aux dames de la retraite. 

XIV. — Pierre Courbon baron de 
Saint-Genest, né le 29 juillet 1852, a 
épousé Mlle Gounelle dont : 1. Louis; 
2. Henri. — Résid. Château de Saint- 
Genest, par Saint- Genest-Malifaux 
(Loire). 

Br. B. — XII. — Michel-Ange-An- 
toine Courhon do Saint-Genest, plus 
connu sous le nom de Frédéric de Saint- 
Genest, né en 17î^4, mort eu 1871. Il 
avait épousé Franroise-Gabrielle-Octa- 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



92 



vie Donin de Rosière, née en 1801, 
morte en 1885 ne laissant qu'un fils, 
Emile-Antoine» qui suit. 

XIII. — Emile-Antoine Courbon de 
Saint-Genest, né en août 1825, mort en 
1886, épousa le 10 mai 1853, Sophie- 
Joséphine de Clavières, née en 1833, 
morte le 28 octobre 1893. (V. son arti- 
cle nécrologique dans le Bulletin de 
janvier 1894, col. 45-47, dans lequel 
nous avons annoncé la publication du 
présent travail). Elle a laissé deux fils : 
1. Georges, qui suit ; 2. Max- Antoine, 
né en 1857, a ép. le 5 avril 1894 Marie- 
Reyne Chamboduc de Saint-Pulgent, 
née en 1869. — Résid. Château de la 
Plagne, par Veauches (Loire). 

XIV. — Georges Courbon de Saint- 
Genest, né en 1854 a épousé en 1883 
Thérèse-ElissbethAdrienne Puvis de 
Chavannes, dont : Edith, née le 23 sep- 
tembre 1884. — Résid. Château de 
Charmeilles, par Cuiseaux (Saône-et- 
Loire). 

If azur y à la fasce d'or chargée de 3 
étoiles de gueules^ accompagnée de 4 
croissants d'argent posés 3 en chef et 1 
en pointe . 



FABRE DE ROUSSAC 

(BAS-LAN(iUBI)OC) 

La communication de nouveaux do* 
cuments nous permet de compléter la 
notice publiée sur cette famille, dans 
notre dernier numéro (col. 65-66), à 
l'occasion de la mort du baron Fabre 
de Roussac (Jean-Isidore), petit-fils du 
baron Fabre, ancien procureur général 
près la cour d'appel de Montpellier. 

I. — Jeau -Marie-Noël Fabre, procu- 
reur général près la cour d'appel de 
Montpellier, de 1802 à 1817, chevalier 
de la Légion d'honneur le 4 mai 1804; 
chevalier de l'Empire par lettres pa- 
tentes du 12 novembre 1809, et baron 
par lettres patentes du 6 octobre 1810, 
confirmé dans ce dernier titre par 



Louis XVIII, le 13 avril 1816; né à 
Florensac (Hérault), le 28 décembre 
1750, était fils de Jean Fabre et d'Eli- 
sabeth de Poitevin. 

Il épousa, le 25 août 1778, Jeanne- 
Marie Barrai, de Vias, dont il eût: 
1. Jean-Marie Elisabeth-Antoine, qui 
suit; 2. Antoine-Elisabeth, chevalier 
de la Légrion d'honneur, capitaine au 
28" régfiment de chasseurs à cheval, 
mort sans enfants, à Vias, en 1846; 
3. Joséphine, mariée en 1809 à Marc- 
Antoine-François de Gaujal, baron de 
Gaujal et de Tholet, qui servit dans 
l'armée des princes pendant l'émig'ra- 
tion, chevalier de Saint-Louis en 1814, 
officier de la Légion d'honneur, con- 
seiller à la cour de cassation en 1837, 
premier président de la cour d'appel de 
Montpellier, 1849-1852, mort le 16 fé- 
vrier 1856 •âg:é de 85 ans, laissant trois 
enfauts; 4. Eugénie, mariée en 1813 à 
Louis-François-Sylvain Brondel baron 
de Roquevaire, chevalier de la Légion 
d'honneur, conseiller honoraire à la 
cour d'appel de Montpellier, décédé en 
1858, dont la descendance est aujour- 
d'hui représentée à Montpellier par 
M"« de Rovira née Sylvie de Roquevaire, 
sa petite fille. 

II. — r Jean-Marie-Elisabeth-Antoine 
baron Fabre, chevalier de la Légion 
d'honneur, ép. Marie-Rose-^SopAie de 
Roussac, dont il eut : 

III. ~ Jean-Isidore baron Fabre de 
Roussac, décédé à Florensac le 26 jan- 
vier 1894 dans sa 90« année, ép. Marie 
Mande ville, dont il a eu : 1. Antonin, 
qui suit ; 2. Albert, décédé sans en- 
faut. 

Le nom de : de Roussac^ a été ajouté 
on vertu d'une autorisation régulière 
le 29 mai 1867, par suite de l'aUiance 
rai)pelé<» ci-dessus. Sophie de Roussac 
était fille de Louis-Charles de Roussac, 
capitaines au régiment de Besançon- 
artillerie et de Magdelaine de Malordy . 

Le titre de baron a été confirmé avec 



93 



LB BULLETIN HâRALDIQUB DB FRANCE 



94 



les nomB de : Fabre de Boussac, par 
décret impérial du 4 juillet 1868, et par 
lettres patentes du 2 janvier 1867 enre- 
gistrées au bureau du Sceau des titres. 

IV. — Antonin baron Fabre de 
Roussac, a ép. Valérie Barrai d'Estève, 
dout il a: 1. Charles; 2. Pierre. — 
Résid. Florensac et Montpellier (Hé- 
rault). 

(V. le Bulletin de 1886, col. 277-280.) 

De gueules^ au chevron d'or accom^ 
pagne en chef de deux quintefeuilles 
(^argent tigées et feuilléea d'argent, et 
en pointe d*un lion rampant du même. 



VEDEL 0) 
(bas-languedoc) 

La famille Vedel, en latin, dans 
divers actes • Vedellus, Vedelli » et 
encore • Vitulus, Vituli • est une 
famille consulaire, qui du xiii* siècle 
à la fin du xiv« a rempli des fonctions 
manicipales dans la ville de Nîmes, et 
pris rangf dans la noblesse par la pos- 
session de fiefs nobles et le long* exer- 
cice de charges militaires parmi les- 
quelles nous trouvons depuis 1547 cel- 
les de lieutenants et capitaines, deux 
lieutenants colonels avant la Révolu- 
tion et un général de division sous le 
premier empire. 

Les traditions de cette famille la di- 
sent orig^inaire d'Avignon d'où elle vint 
rétablir dans le diocèse de Nîmes et y 
posséda un fief et des droits seigneu- 
riaux au lieu d'Aspères, près Sommiè- 
res, dans la baronnie de Moutredon. 

Elle s'est divisée en deux branches, 
Taînée s'est éteinte vers le milieu du 
xviii« siècle. 



il) Le^ détails de cette généalogie ont été pui- 
i»^ dans le^ hiJttoriens de la ville de Nîmes, et 
dans un Mémoire judiciaire produit devant le 
(Mriernent de Toulouse par Unie François de Ve- 
del, femme de messire de Vedel, lieutenant-co- 
lonel d infanterie, en 1785. 



On cite au nombre des consuls de la 
ville et du château des Arènes de Nî- 
mes, en 1207, Pierre et Guillaume Ve- 
del, en 1272 Renouard Yedel, en 1289, 
Etienne, en 1307 Pierre, de 1309 à 1316 
Etienne, en 1318 Guillaume, en 1319 
Etienne, en 1320 Guillaume, en 1321 
Etienne, de 1322 à 1327 Guillaume, en 
1329 Etienne, en 1330 Guillaume, en 
1331 Etienne, de 1332 à 1335 Guillau- 
me, en 1337 Etienae, en 1338 Guillau- 
me, en 1339 Etienne, en 1340 Guillau- 
me, en 1341 Jean, en 1343 Pierre, en 
1344 Guillaume, en 1345 Etienne, de 
1351 à 1356 Jean. 

La filiation suivie de cette famille 
s'établit à partir de : 

I. — Etienne de Vedel qualifié noble, 
fig-ure comme premier consul de Nîmes, 
dans un accord entre les consuls et les 
habitants de la ville, du 16 des kalen- 
de novembre 1383 ; il ne vivait plus en 
1411, et fut père de 

II. — Pierre de Vedel, qualifié noble 
comme son père et ses descendants, ép. 
le 15 novembre 1411 noble Jeanne Co- 
brate, veuve de Pierre d'Agontier, dont 
il eut : 1. Jean qui suit; 2. Antoinette, 
ép. noble Jean Guiramand. 

III. — Jean de Vedel eût pour fils: 
1. Guillaume, qui suit; 2. Lucie. 

IV. — Guillaume de Vedel eut pour 
fils: 

V. — Jean de Vedel, ép. le 13 février 
1512 noble Marie Gally, ainsi qualifiée 
dans un acte notarié du 1*' octobre 1519, 
où elle est tutrice de ses enfants, qui 
furent: 1. Ynnard, qui suit; 2. Pierre, 
encore mineur en octobre 1519. 

VI. — Ynnard de Vedel, écuyer, ca- 
pitaine de 300 hommes de guerre de 
pied, puis mestre de camp des vieilles 
bandes françaises (16 novembre 1547), 
donna une quittance scellée de ses ar- 
mes à Raoul Moreau, trésorier de l'ex- 
traordinaire des guerres en Picardie et 



95 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



96 



Champag'ne, de la somme de 30 livres 
tournois pour son service du roi pen- 
dant ledit mois de novembre. 

Il ép. Jeanne Robert, de Nîmes; il 
testa, le 7 mai 1588, à Aig-uesvives, et 
institua pour héritier son fils aîné, 
Pons qui suit, et lui substitua son se- 
cond tils, Henri, à qui il légua 2.000 
livres tournois (auteur de la Br. B.); 
et à son défaut sa sœur Jeanne. Ynnard 
avait eu deux enfants naturels: Jac- 
ques et Ivlargruerite, mentionnés dans 
son testament du 7 mai 1588. 

YII. _ Pons de Vedel, écuyer, 
homme d'armes de la compagnie de 
Montmorency (10 novembre 1626) com- 
posée suivant les ordonnances de no- 
bles et de gentilshommes; après de 
nombreux services certifiés par le 
prince de Conti, il est fait capitaine au 
régiment de Polignac (11 mars 1639); 
il testa à Meyrargues, dioc. de Mont- 
pellier, le 15 juillet 1650, fit des legs 
pieux et fonda trois messes à l'église 
d'Aspères où il fut enseveli; il institua 
héritière sa femme Anne de Manse, 
dont il eut: 

1. Gabriel, écuyer, garde du corps 
du roi, puis capitaine au régiment de 
Lassey-iniauterie, ép. le 19 juillet 1685 
Franroise-Catherine de Reboul, fille de 
feu lu capitaine Barthélémy de Reboul; 

2. Pierre, capitaine au régiment de 
Picardie, le 12 août 1690; 

:]. Kti(M)ue, qui suit; 

4. Charles; 

5. Jean, prêtre, bachelier en théolo- 
gie, curé h Foix, D. de Pamiers ; 

(). 7. Ponce et Suzanne. 

VIII. — Etienne de Vedel, lisute- 
nant au rég^ de Maine-infanterie (2 sept. 
1676), capitaine en 1690, puis lieute- 
nant-colonel dans les milices bourgeoi- 
ses du reg' de Gnilleminet, lors de la 
descente iWs An priais à Cette (commis- 
sion donnée à Montpellier le 18 mai 
1705 par le duc de Berwick), fut père 
de 



I 



9 

IX. — Gabriel de Vedel, écuyer, 
avocat au parlement de Toulouse, au- 
teur des Observations sur les arrêts re- 
cueillis par Catelarij conseiller au Par* 
lement de Toulouse, 2 vol. iu-é® ; ép. 
Marie de Sybille, fille de feu Sybille, 
chevalier de Saint-Louis, lieutenant 
pour le roi au gouvernement de Pcc- 
cais. De ce mariage naquit une fille 
unique Marie-Anne de Vedel (née en 
1730, morte en Pan V), mariée à 
M. Bédaride, conseiller du roi au siège 
royal d'Aigues-Mortes et de Peccais, 
dont un fils unique Antoine Bédaride 
né en 1755, exécuté à Nîmes en 1793, 
soupçonné de fédéralisme. Antoine Bé- 
daride avait ép. Thérèse d*Astouin,qui 
lui apporta en dot le château d'Astouin, 
en Camargue ; il laissa sa veuve sans 
enfants (1). 

Br. B. VII. — Henry de Vedel, ép. à 
Aiguesvives en 1602 Marguerite Mira- 
beau, fille de noble Jacques Mirabeau ; 
il était protestant ; il testa en 1623 en 
faveur de sa femme, à laquelle il donna 
l'usufruit de la moitié de ses biens ; il 
eut de son mariage : 1. Pierre, qui 
suit ; 2. Jeanne. 

VIII. — Pierre de Vedel, capitaine, 
ép. Marie de Vedel, fille de Jean, dont 
il eut: I. Henry, qui suit; 2. Jean, 
mort avant le 4 sept. 1655. 

IX. — Henry de Vedel, ép. à Ai- 
guesvives le 4 sept. 1655 Louise 
Mirabeau, fille du capitaine Pierre 
Mirabeau, avec le consentement de sa 
mère et de son aïeule Marguerite Mi- 
rabeau, de ses cousins Gabriel et Char- 
les de Vedel, écuyers, frères, d'Aspères. 
Il testa en 1680 en faveur de ses en- 
fants : 1. Henry; 2. et Jacques, qui 
suit. 

X. — Jacques de Vedel, ép. en 1682 
Isabeau Hue, dont il eut: 1. Henry, 

(i) Pierre Bédaride ayant survécu à son fils 
institua héritier son frère Jean-Antoine Béda- 
ride, époux d'Eltsabelli Morel, sœur du colonel 
baron Morel. 



97 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



98 



qui suit ; 2. Pierre, capitaine au régi- 
ment (te l'Ile de France infanterie en 
1724, mort en 1728 ; 3. Jacques, capi- 
Hioe au même régiment le 11 sept. 
171)7, mort le 17 juillet 1712 des suites 
d'une blessure ; 4. François, lieutenant 
de grenadiers au même régiment le 
2<) juin 1707, tué par un boulet au 
iiè^e de Barcelone en 1714. 

XL — Henry de Vedel, lieutenant- 
colonel au régiment de rile-de-Frauce, 
chevalier de Saint-Louis, blessé à la 
t'He de son régiment pendant la guerre 
d Italie ; il fut lancé par son cheval 
dans un précipice en repassant les Alpes 
le 17 mai 1745 ; était au service depuis 
1707; avait ép. le 13 avril 1723 Marie- 
Aune Hue du Merlet, fille d'Huc du 
Merlet, conseiller du roy, commissaire 
aux inventaires de la ville et séné- 
chaussée de Nimes, et de feu Bernar- 
dine deGibert, dont il eut : 1. Henry, 
lieutenant au régiment de llsle de 
France le 24 avril 1740, tué par un 



boulet en 1743 à l'attaque des barrica- 
des de TAstures; 2. François entré au 
service en 1741, renversé par le boulet 
qui tua son frère, lieut.-colonel au rég. 
d'infanterie Dauphin, chevalier de St- 
Louis, ép. Marie-Françoise-Blanche, 
fille de Claude-François Milan ou Mila- 
ni de Roumieu de Cornillon, baron de 
LédenoUy eut à soutenir devant le par- 
lement une affaire contre le duc de Ri- 
chelieu avec la présidente de Saint- 
Vincent. 

Une branche de cette famille était 
fixée dans la principauté de Monaco 
vers le milieu du xviir siècle. 

Dominique-Honoré-Autoine-Mariede 
Védel, général de division sous l'Em- 
pire, fait comte de l'empire avec dotation 
impériale, célèbre par la capitulation 
de Baylen, était issu de cette branche. 

D'argent, au veau passant de gueules. 

L. R. 



Notes d'État civil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS DE FEVRIER 

BT KAPPBL DBS MOIS PB^CÉDSlfTS 



Augustin Baguenault de Yiéville, 
fils de M. Baguenault de Yiéville et de 
M"^, née d'Ochando de la Banda, avec 
Madeleine de Fadate de Saint-Georges, 
tille du comte et de la comtesse née 
Blanche Dubois, et petite fille du comte 
Dubois, conseiller d'Etat sous le second 
empire. 

I^ mariage a été célébré à Vitry-sur- 
Seiue, le 21 novembre 1893. 

Les témoins du marié étaient : le 
comte Baguenault de Puchesse et M. 
de Terrouenne ; ceux de la mariée : 
M. Gaultier-Passerat, juge de paix du 
huitième arrondissement^ et le baron. 
Massias, ses couains. 



(V. pour la famille Baguenault de 
Puchesse et de Yiéville dans TOrléa- 
nais les Bulletins de 1886, col. 294, et 
1889, col. 298-299.) 

ly argent y à un chevron de gueules^ 
accompagné de deux étoiles d'azur en 
chef^ et en pointe d'aune bonne foi au na^ 
turel parée de gueules^ sin^montée d'un 
lys au naturel; au chef cousu d'or chargé 
de 3 tnerlettes de sable, 

(V. pour la famille de Fadate de 
Saint-Georges en Touraine, les Bulle^ 
tins de 1888, col. 613; 1891, col. 117.) 

D'oTj au chevron de gueules^ accont" 
pagné de 3 tourteaux de mémo; au chef 



99 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRAJ7CB 



100 



éfaxur chargé de 3 (aliàs 2) fleurs de lis 
d*or. 

Albert-Bené-Charles-Aug'uste Vidal 
de Verneix, fils de Charles-Marc-Adol- 
phe, intendant militaire en retraite, 
officier de la Légrion d'honneur et de 
Anne-Laure- Victorine - Albertine Hé- 
rault, demeurant à Champrocher, com- 
mune de Ling-é (Indre), avec Marie-Ma- 
deleine-Marguerite Esmoingt de La- 
vaublanclie, fille deJean-Emmanuel- 
Alexandre et de feu Marie-Thérèse- 
Charlotte Még-ret de Devise. 

Le mariage a eu lieu le 22 novembre 
1893 à Béhéricourt, canton de Noyon 
(Oise). 

La famille Esmoingt, aliàs Esmoing 
et anciennement Aimoin est fort an- 
ciennement connue dans la Marche. 
Guillaume Aimoin était chanoine, 
comte de Lyon en 1378. Jean Aimoin, 
chevalier, seigneur de la Vau est cité 
à la même époque. Cette famille, qui a 
contracté des alliances avec les Bar- 
bançois, du Boueix, Bridiers, Céris, la 
Celle, Chateauneuf, David, l'Hermitte, 
Ligondès, Loménie, Martin de Puyvi- 
naud, Phelip de Saint-Viance, Sei- 
glière, etc., a formé plusieurs bran- 
ches : 1" celle de Lavaublanche repré- 
sentée par Emmanuel Esmoingt de 
Lavaublanche, au château de Béhéri- 
court, par Noyon (Oise), père de la ma- 
riée ; par autre Emmanuel Esmoingt 
de la Lavaublanche au château de Gor- 
re, par Saint-Laurent-sur-Gorre (Hau- 
te-Vienne) et par Sébastien Esmoingt 
de Lavaublanche au château de la Gril- 
lière, par Bourganeuf (Creuse); 2" celle 
du Chézeau, qui a pour chef le comte 
Gabriel esmoingt, fils du vicomte Fran- 
çois et de M"« Josset du Rosier et petit- 
fils du comte Léonard et de M"« du Li- 
gondès; 3* celle de Janaillac; 4» celle 
de Villemonteix; 5* celle de Luant et 
Montier-Malcard. 

|«éonard Saii(o|ngt, chevalier, sgr 



du Chézeau, de Lays, la Mougère, 
Clavière et Fougeret a pris part en 1789 
aux assemblées de la noblesse de la 
Haute-Marche pour Télection des dé- 
putés aux Etats-généraux. 

D'argent^ à trois chevrons de gueules^ 
aliàs d'azur. 



Marie-Joseph-6?aôr2W de Maures de 
Malartic, comte Gabriel de Maures de 
Malartic, fils unique de Paul-Aimable- 
Gabriel, décédé le 30 janvier 1889 et 
de Marie- An tonine Bernard-Laguéray, 
comtesse douairière, avec Anne-A/ade- 
;^intf de Ferrand fille de Jean-Pierre- 
Arfrten-Gonsalve de Ferrand, comte de 
Ferrand et de feu Alexandrine d'Ar- 
mailhacq, sœur de Mgr d'Armailbacq, 
supérieur de Saint-Louis des Français 
à Rome. 

Le mariage a été bénit la 10 janvier 
en réglise de Pauillao (Gironde). 

Le marié appartient à une des plus 
anciennes maisons de Gascogne et du 
Quercy qui compte les plus brillaDts 
services militaires. Vincent-Jean de 
Malartic, comte de Montricoux, près 
Montauban, brigadier des armées du 
roi, lieutenant de roi à Perpignan, né 
en 1650, mort à Perpignan en 1720, 
commandeur de Tordre de Saint-Louis, 
ép. Marie-Thérèse du Vivier. C'est lui 
qui fut autorisé par lettres patentes 
de Louis XIV, en 1690, à pre»dre lea 
nom et armes de la famille de Maure», 
à laquelle il avait été substitué par le 
testament de sa tante maternelle, 
Anne de Maures, du 28 novembre 1686. 

Anne - Joseph - Hippoly te comte de 
Maures de Malartic, né à Montauban 
en 1730, lieutenant^générali comman- 
deur de Tordre de Saint-Louis, ffouver^ 
neur des lies de France et de Bourbon, 
a laissé le Journal des camp^goea au 
Canada de 1755 à 1760 où il joua un 
rôle important. Ses trois frères te aoqt 
également distingués : Alexandre* 
François marquis de MalartÎGi oolooel 



101 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



102 



du régiment de Vermandois ; Am* 
broise^EuIalie vicomte de Malartic, 
maréchal de camp, maire de la Ro- 
chelle, député de la noblesse d'Auuis 
en 1789 ; Jean-Vincent-Anne, chevalier 
de Malartic, maréchal de camp, lieute- 
nant de roi à Nancy, qui après la mort 
de sa femme M"^ de Bailli vy de Méri- 
gny entra dans les ordres et devint 
chanoine de Nancy en 1812. Le {général 
Ambert dans ses Récits militaires lui 
a consacré une notice sous le titre de 
'' Soldat et prêtre ". 

Louis-Hippolyte-Joseph, g'énéral de 
Malartic, comte de Maures de Malartic, 
grand père du marié, né à Montauban 
en 1769, reçu comme cadet à TEcole 
royale militaire fut euseig^ne aux Gar- 
des françaises, aide de camp du g*éué- 
rai Saint Clair pendant les campag^nes 
aax Etats*Unis, décoré en Amérique de 
l'ordre de Cincinnatus pour sa brillante 
conduite, lieutenant-colonel à son re- 
tour en Europe en 1792, émîffra et 
passa dans Tarmée- de Condé, créé ma- 
réchal de camp par Louis XVIII, chef 
d'état-major de Bourmont à Tarmée 
royale du Maine, chevalier de Saint- 
Louis, commandeur de la Lég^ion 
d'honneur, commanda le département 
de la Vienne de 1822 à 1830, démission- 
naire par refus de serment, mourut le 
80 juillet 1832. 11 avait ép. Gabrielle- 
Perrine-Pauline de Fontenu, dont il 
eut Paul-Amable-Gabriel de Malartic, 
comte de Maures de Malartic, ûé en 
1816, mort le 30 janvier 1889. C'était le 
{Hre du marié. — Résid. Château 
d'Yville par La Bouille (Seine-Infé- 
rieure). 

Les principales alliances de cette 
famille ont été avec les familles de 
Roffignac de Marzac, du Vivier, de 
Voisins d^Alzau, de Roux de Puivert, 
de Baillivy de Mérigny, de Faventi- 
aea, de Chastenay, Goujon de Gas- 
ville, de Bonloc de Dieupentale, de 
Fontenu, de Grammout, de Nicolay, de 
fabran-PontevëSi Le Rebours, du Ha- 



mel, Espivent de la Villeboisnet, itc. 

(V. pour la notice sur la famille de 
Maures de Malartic \e Bulletin de 1892, 
col. 38.40.) 

Ecartelé^ au i dCor au chef d'azur 
chargé de 3 étoiles d'argent ; aux 2 et 3 
de sable d V aigle au vol éjiloyé d argent 
et memhrée de gueules, qui est de Mau- 
res \ au 4 de gueules pie in ^ qui est du 
Vivier; sur le tout : d'argent à la croix 
patt(^e pommetée de gueuleSy accompagnée 
au deuxième et troisième canton d\ne 
molette de sable^ qui est de Malartic. 

La famille de Ferrand est une des 
plus anciennes de Guienne. Sa filiation 
suivie remonte à Arnaud-Garcie de 
Ferrand, damoiseau, cosgr de Pardail- 
lan qui ép. Guiraude, héritière de Mal- 
voisin ou Mauvezin en Agenais, vers 
1275, mais on trouve des sujets du 
nom avant cette époque (V. V Histoire 
de Mauvezin^ par M. Tabbé Alis). 

Bernard de Ferrand, sénéchal du Ba- 
zadais, chambellan de Charles VII, a 
joué un rôle important dans la guerre 
de Cent Ans, en luttant énergiquement 
contre les Anglais. 

Par une charte datée de Poitiers, en 
juillet 1425, Charles VII lui octroya la 
seigneurie de Clermont-Dessous , en 
Agenais, pour le récompenser de ses 
services personnels et pour ceux ren- 
dus par ses ancêtres aux rois de France. 

Guillaume de Ferrand était com- 
mandeur de Malte de 1312 à 1328. 

Pierre de Ferrand, était grand- 
prieur de Toulouse de 1476 à 1484. Soa 
frère, Bernard, baron de Mauvezin et , 
Châteauneuf, fut le sénéchal du Baza- 
dais, et le chambellan de Charles VII 
mentionné ci-dessus. Un de ses fils 
Gaillard fut commandeur de Malte, 
Tautre, Jean, possédait plus de dix ba- 
ronnies. 

Le dernier Ferrand de la branche 
aînée, ou des seigneurs de Mauvezin 
fut Gaston, dont la fille unique Mar- 
gruerite porta cette baronme dans Ii^ 



103 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANGE 



104 



maison d'Escodeca de Boisse, en épou- 
sant Hector d'Escodeca marquis de 
Boisse. 

M. Paul Huet, membre du Conseil 
héraldique, prépare un travail généalo- 
gique important sur cette famille che- 
valeresque destiné à rectifier les erreurs 
commises par plusieurs historiens et à 
compléter les notices publiées jusqu'à 
ce jour. 

Le comte de Ferrand, fils d«î Jean- 
Jsçques-Christophe marié eu 1827 avec 
Marie-Louise de Bréjon-Marès, nlle du 
général Pierre de Bréjon-Marès, et de 
Marie-Louise de Leyrilz, est né en 
1828 ; il a eu de son mariage (5 août 
1857) avec Alexandrine d'Armailhacq, 
fille de Jacques-Armand et d'Emilie de 
Caries : 1. Marie-Thérèse, sœur de 
Saint-Vincent de Paul; 2. Madeleine, 
la mariée ; 3. Marie-Geneviève mariée 
le 27 juillet 1886 avec Jean-Jules de 
Lajoumard de Bellabre ; 4. Joseph-Ro- 
ger, né le 30 avril 1867. 

* If argent^ à trois fasces de gueules. 



#^MA^MM^^«^t«««M^^^ 



Philippe des Nouhes, fils d'Armand 
des Nouhes et d'Eugénia de Férey de 
Rosengat, avec Marguerite Poignand 
de la Salinière. 

Le mariage a été célébré le 31 jan- 
vier à l'église de Saint-Pardoux (Deux- 
Sèvres). 

Les témoins du marié étaient : MM. 
Couespel du Mesnil et Arthur des Nou- 
hes, conseiller général de Maine-et- 
Loire ; ceux de la mariée : MM. de 
Lostende et le baron de Béreix. 

La maison des Nouhes, d'origine 
chevaleresque, a toujours occupé une 
grande situation en Poitou, et joué un 
rôle important dans les guerres de 
religion sous Henri IV et pendant la 
Révolution, dans les guerres Ven- 
déennes; toujours alliée aux meilleures 
familles du pays. 

Elle s'est divisée en plusieurs bran- 
ches dites de la Tabarière, de Beaumont- 



Pally et de la Normandelière. Les deux 
premières sont éteintes. La troisième 
est aujourd'hui représentée par trois 
rameaux: de la Cacaudièrc, de Lou- 
cherie, et de Robineau ; à ce dernier 
appartient le nouveau marié. Ces trois 
rameaux furent représentés aux assem- 
blées de la noblesse du Poitou en 1789 
par: Louis -Gabriel -André -Paul des 
Nouhes, chevalier sgr de la Cacaudière, 
et par Henry-Marie des Nouhes, che- 
valier, sgr de la Limouzinière. 
(V. le Bulletin de 1889, col. 177.) 

De gueules^ à la fleur de lis d'or. 
Devise: Armis proie gam. 

La famille Poignant de la Salinière 
est également originaire du Poitou. 
D'après ses traditions elle serait venue 
d'Aquitaine dans cette province en 1 340 , 
et a servi avec un rare dévouement 
la religion, la patrie et la royauté. En 
1793 l'un d'eux fut assassinéau moment 
où à la tête d'une troupe royaliste il 
rejoignait le général Vendéen Mari- 
gny. 

Cette famille était représentée en 
1789 aux assemblées de la noblesse du 
Poitou, pour la nomination des dépu- 
tés aux Etats-généraux, par : 

Hubert Poignant (ou Poignand) de 
Lorgère, chevalier, sgr de la Sal vagère ; 

Jean-Baptiste Poignand, chevalier, 
Sgr de la Salinière ; 

PaûlPoignantdeFontenioux,écuyer, 
Sgr de Saint-Denis, les Basilières et les 
Calinières ; 

Philippe Poignant, chevalier, sgr 
de Lorgère, les Bruères en Montreuil, 
etc. 

Uargent^ au lion de gueules 



•^WWW^V\^M«W« 



J7(?nry-Paul de Sal vert, comte de Bel- 
lenave, ancien officier de cavalerie, fils 
du marquis François-Casimir-Charles 
de Bellenave, et de la marquise née 
Jeanne-Paw^tn^ Dervieu de Varey, dé- 



105 



LE BULLETIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



lOff 



cédée, avec Elisabeth de Jessé-Levas, 
fille du baron Joseph- César-Ëmilien de 
JeBsé-Levas et de la baronne née de 
Bullv. 

Le mariage a été célébré le l^^*" février 
eo réglise de Saint-Denis de Cabanne 
(Loire). 

Les témoins du marié étaient le 
comte Etienne de Salvert de Bellenave, 
son frère, ingfénieur de la marine, et 
le vicomte des Lig*neris; ceux de la 
mariée, le marquis de Pardieu, sou 
oDcle, et le comte de Gatellier, son 
cousin. 

Le marié avait épousé en premières 
noces Fanny-Marie-Alfréde- Vionne de 
Biliotti, décédée au mois de septembre 
1887 au château de Belleuave (Allier). 

Il existe une autre branche dite de 
Salvert vicomtes de Mon troigrnon, re- 
présentée au château de Yillebeton, 
par Chàteaudun (Eure-et-Loir), par le 
vicomte de Montroignon, marié avec 
Mlle de MoUans. 

François-Gilbert-Henri de Salvert de 
Montroigrnon ; Joseph de Montroig*non 
de Salvert; Pierre-Etienne du Tour de 
Salvert ont pris part, en 1789, aux as- 
semblées de la noblesse de la séné- 
chaussée de !Riom pour la nomination 
des députés aux Etats-Généraux. 

(Voir la notice sur la famille du Tour 
de Salvert de Bellenave, en Auverg-ne 
et en Bourbonnais, dans le Bulletin de 
1887, col. 545; 1891, col. 185.) 

De sable f au chevron d*or^ accompagné 
de trois croissants <f argent, 

La maison de Jessé en Langfuedoc a 
été maintenue dans sa noblesse de race 
etligfnée par jugement souverain de 
H. de Bezons du 27 septembre 1668. Ce 
jugement fut précédé d'une requête 
aux commissaires du roi, qui expose, 
dans le langhge du temps, la légende 
de cette famille, dont la noblesse, 
comme celle des Lévis, remonterait 
jusqu'aux temps bibliques. La légende 
s*appaie sur ce passage de Tévangile 



de saint Mathieu où il est dit qu'Obed 
engeudra Jessé et que Jessé fut le père 
de David, de qui descendait la sainte 
Vierge issue de la souche ou racine de 
Jessé, e radiée Jesse^ 

La maison de Jessé n'a pas besoin 
de légende pour tenir son raug parmi 
les. plus anciennes familles de Lan- 
guedoc ; elle justifia par titres sa filia- 
tion et ses services militaires depuis 
1430. A la fin du dernier siècle, le ba- 
ron de Jessé (Joseph- ^e«r/), arrière 
grand'père de la marié fut élu député 
de la noblesse de Béziers aux Etats- 
généraux de 1789, et président de l'as- 
semblée constituante le 29 août 1790. 
Son frère Joseph-César-Emilien, au- 
teur de bi branche établie au château 
de Preigues, arrondissement de Bé- 
ziers, et de celle de Jessé, marquis de 
Charleval, établie à Marseille, fut élu 
trois fois député par le collège de Bé- 
zîers ou celui du département de l'Hé- 
rault, sous la Restauration. 

La branche à laquelle appartient la 
mariée est établie à Lyon depuis 1819 
par le mariage d'Antoine de Jessé, ba- 
ron de Jessé- Levas, avec Elisabeth 
Boulard de Gatellier, fille d'un ancien 
conseiller au Parlement de Dijon; il 
fut l'un des fondateurs de Toeuvre si 
éminemment civilisatrice de la c Pro- 
pagation de la foi « . 

La mariée est la nièce à la mode de 
Bretagne d'Antoine - César - Joachim - 
Alphonse général de Jessé et de Eu- 
doxe-Joseph-Emilien- Antoine de Jessé- 
Charleval, ancien maire de Marseille, 
marié avec Mlle de Fornier de Carie de 
Pradines, dont postérité. 

D'argent, ait laurier naissant de si". 
nople, au chef d^azur charge de trois 
cœurs d*or, 

m 

Devise : Nec spe nec metu. 

Marie- Jean- Robert Mégret de Devise, 
fils de feuB Léon-Marie-Pierre, ancien 



107 



LB BULLETIN HteALDIQUB DB FRANOB 



108 



capitaine au 34* de lisrne, et de Victo* 
rine-Marie-Caroline Sénéchal, ancien 
caporal aux volontaires de TOuest, yeuf 
de Marie-Hélène-Adèle Martin de Bou- 
lancy, avec Marie-Louiae-Alexandrine 
de Larminat, fille de feu Alexandre, 
capitaine de frég*ate> chevalier de la 
Légrion d'honneur, etc., et de Marie* 
Jeanne (dite Idyle) Seguin de la Salle. 

Le mariagre a eu lieu à Paris, le 
3 février, à la mairie du 8« arrondisse- 
ment. 

(V. pour la notice sur la famille Mé- 
grret de Devise, de Sérilly d'Etigny et 
de Chapelaine, le Bulletin de 1892, col. 
87^9; 451.) 

Partij au /•«• cTazur^ au chevron (Tor 
accompagné de trois étoiles de même ren- 
versées \ au 2 d'azur à trois besants d*ar- 
gent; au chef d'or chargé d'une tête de 
lion arrachée de gueules. 

(Y. pour la notice sur la famille de 
Larminat, le Bulletin de 1887, col. 289- 
290; 672-673-) 

D* hermines plein. 



WWWMWM»»W»<»^^<M» 



Paul-Emile Langlois de Septenville, 
fils de Paul Langlois de Septenville et 
de Emilie Minette, avec Oeorgette- 
Eugénie de Saint*Belin-MftIain, fille du 
vicomte de Saint-Belin-Mâlain et de 
Marie-Eugénie Minguet, et petite fille 
du comte de Saint-Belin-Mftlain, colo- 
nel des cuirassiers de Bordeaux, démis- 
sionnaire en juillet 1830. 

Le mariage a été bénit le 3 février 
en réglise de Billiers (Morbihan), par 
Tabbé Blain, recteur de cette paroisse. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le comte de la Fruglaye et M . Richer 
de la Haye; et ceux de la mariée : le 
comte François de Nion, son cousin, et 
le baron Liébert de Nitray. 

La famille Langlois de Septenville, 
aujourd'hui établie en Picardie est ori- 
ginaire de Normandie, où elle était 
conDue par fiUatioo suivie depuis Jac» 



ques Langlois, auditeur, vivant en 
1444, mentionné dans un acte de cette 
époque, scellé de ses armes avec cas* 
que, supports et cimier, ce qui est une 
marque de noblesse des plus autbenti* 
ques, ainsi que le fait justement re- 
marquer le jugement de maintenue do 
noblesse rendu en faveur de cette fa- 
mille par M. de Bernage, intendant de 
Picardie, le 30 mars 1716. 

Jacques Langlois eut pour fils Robert, 
dont rarrière petit-fils Antoine, écuyer, 
sieur de Louvre et de Septenville fut élu 
en qualité de noble aux Etats de Nor* 
mandie par le bailliage de Caux, le 
17 sept. 1601. 

Antoine Langlois était en 1603 con- 
seiller du roi et prévôt royal de Beau- 
voisis ; il ép. Marie de la Fosse et a'éta- 
blit eu Picardie, où ea postérité fut 
maintenue dans sa noblesse, comme 
nous Tavons dit plus haut, par M. de 
Bernage le 30 mars 1716, en la person- 
ne de Pierre Langlois, écuyer, sieur de 
Septenville, marié le 18 mai 1709 avec 
Madeleine d'Incourt, fille de Pierre 
écuyer, sgr d'Hangard et sœur de 
Pierre dlncourt, sieur de Frécheneourt. 

Leur postérité fut représentée en 
1789 aux assemblées de la noblesse du 
bailliage d'Amiens, pour la nominatiou 
des députés aux Etats généraux, par 
Louis-Léon Langlois, chevalier, sgr de 
Septenville, etc. 

N... Langlois de Septenville, député 
au Corps législatif sous le premier 
empire reçut Te titre de baron en 1813. 

Z>'(7r, à Vaigle naissant de sàble^ coupé 
dargent à 4 pointes de gueules. 

Supports : Deux liom. 

Cimier : Une tête de loup de sable da n» 
un vol chargé des armes de Vécu. 

(V. pour la notice sur la maison de 
Saint-Belin-Mftlain, connue depuis 1148 
en Bourgogne et en Champagne, qui a 
donné un croisé en 1246, le Bulletin de 
1890, QQ\. 363.) Il a été inséré dans le 



109 



LB BULLlSnN HÉRALDIQUB DE FRANCS 



110 



contrat de mariage que le vicomte de 
Saint-Belin-Mftlain déâire que son beau- 
iilâ ajoute son nom au sien, avec le 
titre de comte qui appartient aujour** 
d'hui à son beau-père. 

D'azur^ à 3 t4tes de béliers d'argent^ 
accornées cCor, 

Devise : Ex utroque fortis. 



»N^<W»XV«^»^^»^^*«» 



Le vicomte de Fadate de Saint-Geor- 
ges, fils du comte et de la comtesse de 
Fadate de Saint-Georges, avec Ma- 
thilde de Chabaud La Tour, âlle cadette 
d Arthur baron de Chabaud La Tour, 
ancien député de Loir-et*Cher et de 
Marie- Joséphine - Clémentine de Tas- 
cher. 

Le mariage a été célébré en l'église 
Saint-Augustin à Paris le 5 février et 
la bénédiction nuptiale a été donnée 
par M. Tabbé Chesuelong, fils du sé- 
nateur. 

Les témoins étaient pour le flancé : 
le colonel de Bauge» son oncle, et M. 
Paul Girard de Villesaison» son cousin ; 
pour la fiancée : le marquis de Yalfons, 
ancien député du Gard, son cousin, et 
M. Georges de Chabaud La Tour, lieu- 
tenant au 10® ehasseurs, son frère. 

La mariée a une sœur Joséphine, 
mariée au mois de mai 1888, avec 
Aag'ustin de la Venue comte de Chou- 
lot, lieutenant au 13* régiment d'in- 
fanterie. 

(V. pour la famille de Fadate de 
Saint-Georges le Bulletin de 1888, col. 
613; 1891, col. 117 ; 1894, col. 97). 

D'or^ au chevron de gueules^ accom- 
pagné de trois tourteaux de même ; au 
chef d^azur chargé de 3 (alias 2) fleurs 
de lU d'or. 

(V. pour la famille de Chabaud La 
Tour le Bulletin de 1888, col. 294 ) 

ïïargentt à la fasce de gueules^ ac'^ 
cQmpagnéa m chef d^une tow de eable 



et en pointe d'un chabot d'azur à la 
Champagne de sable. 



<MW^^»»*»^^M»^^<»<^ 



Etienne-Marie-Joseph Tardif de Moi- 
drey, lieutenant du 6® régiment de 
cuirassiers, fils de Jacques-Marie-Paul 
baron Tardif de Moidrey officier supé- 
rieur d'artillerie et de Martha-Cathe- 
rine-Maria Wilson, tous les deux 
décédés, avec M^'^ de la Hausse Remono 
fille de M. et de Mme de la Hausse 
Remono née Harel, petite-fille de sir 
Edouard Remono ancien président de 
la Cour Suprême de Tlle Maurice. 

Le mariage a été célébré le 10 février 
en réglise de Saint-Honoré d'Eylau, 
à Paris. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le général de Yaulgrenant, comman- 
dant du 15<* corps d'armée, son cousin, 
et M. Léon de Moidrey, son oncle, 
ancien magistrat. 

Ceux de la mariée : M. Alexandre 
de Courson de la Villeneuve et sir Col- 
ville Burclay, baronnet, ses grands* 
oncle.^. 

Le marié a deux frères : Jean-Marie- 
Joseph, entré dans les ordres ; et Fran- 
poi>-Marie, lieutenant de dragons. 

(V. la notice sur la famille Tardif de 
Moidrey de Vauxclair et de Petitville 
originaire de Normandie et ses diverses 
branches encore représentées» le Bulle^ 
tin de 1892, col. 454, 456.) 

D'azur^ à la croix d'or cantonnée en 
chef de deux roses et en pointe de deux 
coquilles^ le tout d'argent^ les coquilles 
mouvantes vers le centre. 

Devise : Tardif haste-toi, 

PauI-Marie»CamiUe-/^>rn4nd Donin 
de Rosière, chef de bataillon breveté 
au 115<^ régiment d'infanterie avec 
Mme du Biez, née Graveline. 

Le mariage a été célébré le 17 février 
en réglise de Saint «François de Sales, 
à Paris* 



111 



LE BULLETIN HéRALDIQUE DE FRANCE 



112 



(V. la notice sur la famille Donin de 
Rosière et de Cham plâtreux, en Dau- 
phiné, le BuUetUi de 1888, col.. 309.) 

D6 gueules^ à une rose accostée de 
deux étoiles d^argent^ au chef d''or 
chargé d'une croisette d\iziir. 



^kMAMMMMf^^^^^^M 



Gaston de CanoUe, comte de Canolle, 
avec Marie Fournes, veuve de Maurice 
Merman. 

Le mariage a eu lieu le 22 février à 
Talence (Gironde). 

Pierre - Joseph-Henri - Yovi- Robert de 
Canolle, marquis de Canolle, décédé, 
père du marié, avait épousé Louise- 
Charlotte de Julien de Pég*ueirolles, 
fille de Jules- Antoine, marquis de Pé- 
gueiroUes et de Marie de Raineville, 
dont : 1. Robert-//enry marquis de Ca- 
nolle, marié le 11 juin 1885 à Yvonne 
de Secondât de Montesquieu, fille du 
baron Gaston de Montesquieu et de 
Mathilde de Rouzat de Courtaurel, 
dont une fille née en avril 1886 ; 2. Gas- 
ton, comte de Canolle, le nouveau 
marié. 

Jacques-François de Canolle, officier 
avant la Révolution, émigra et servit 
dans l'armée des princes ; il fut briga- 
dier de la compagnie La Rochejaque- 
leîn; il avait ép. Marie -Clarisse de 
Lassime et fut le grand père du marié. 

Cette famille a donné trois chevaliers 
à l'ordre de Malte en 1784, 1785 et 



J816. Jean de Canolle ancien officier et 
chevalier de Saint-Louis fut autorisé 
sous la Restauration à prendre rang 
dans cet ordre du 8 août 1792, date de 
sa nomination par le roi Louis XVI. 

La famille de Canolle considère elle- 
même comme douteuse la tiadition 
qui la fait descendre de Robert Knolle, 
chevalier anglais, Tun des prisonniers 
du combat des Trente, vivant en 1370. 
Les preuves pour Malte du grand père 
du marié ne remontent qu'à Bozou de 
Canolle vivant en 1441. Les Canolle 
vivaient à cette époque à Sarlat, en 
Périgord ; ils se fixèrent en Bordelais 
avec Pierre de Canolle qui acheta en 
1572 la charge de Trésorier de France 
en Guyenne; ses successeurs ont 
donné des conseillers au Parlement de 
Bordeaux, des bourgeois de cette ville, 
des officiers aux armées, dont Jean- 
Charles de Canolle, marquis de Les- 
cours, colonel au rég* de Foix-Infan- 
terie. Une branche, protestante, resta 
en Périgord ; on ne sait presque rien 
sur elle sinon que le chevalier de Ca- 
nolle, qui joua un rôle pendant la 
Fronde Bordelaise, en était. 

Coupéy au ï^' de gueules, à la tour 
d'argent accostée de deux croissants 
confrontés d'argent accompagnés chctcun 
de 4 croisettes potencées de même et po- 
sées en croix ; au J2* dazur au lion le'o' 
pardé dor. 



DECES DU MOIS DE FEVRIER 

BT RAPPBL DBS MOIS PRIÎCiDBNTS 



La vicomtesse de Raincourt, née 
Louise-Marie-Henriette de Sade, fille 
d' Alphonse-Ignace comte de Sade et 
d'Anne-Henriette de Cholet, est décé- 
dée le 8 novembre 1893, au château de 
Saint-Valérien (Yonne). 

Elle avait épousé, le 25 janvier 1870, 
Marie-Jean--fîii^éwe vicomte de Rain- 



court, conseiller général du canton de 
Chéfoy (Yonne), fils de Jean-Baptiste- 
Charles- Prosper marquis de Raincourt 
et de Marie-Adrienne-Jeanne-Henriette- 
Mathilde Orillard de Villemanzy, au 
château de Fallon (Haute-Saône), dé- 
cédés ; elle laisse de son mariage cinq 
enfants: 1. Henri; 2. Marie-Thérèse; 



113 



LB BULLETIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



114 



3. Elisabeth ; 4. Jeanne ; 5. Mathilde. 

La maison de Raincourt, en Franche- 
Comté, tire son nom de la seig^neurie 
do Raincourt, près de Jussey, dans 
Tancien bailliag-e de Vesoul. Elle est 
connue depuis Calo de Rencourt ou 
Raiucourt, dont le nom et celui de 
Viard son fils, est cité dans le cartu- 
laire de Tabbaye de Charlieu en 1199. 

Sa filiation est établie depuis Thierry 
de Raincourt qui partagea ses biens 
entre ses enfants Orry et Estevard, eu 
1331. Sa descendance a donné quinze 
chevaliers de Tordre de saint Georges 
et a été admise dans tous les chapitres 
nobles de la province. La terre de Fal- 
lon qu'elle possède encore a été érigée 
en marquisat par lettres patentes du 
mois de septembre 1719. 

Le chef des nom et armes de cette 
maison est Marie-Louis-Prosper, mar- 
quis de Raincourt, ancien officier de 
cavalerie, marié en 1864 à Marie- An - 
toine-Simone-Berthe de Wall, sans 
postérité. 

Il a pour frères et sœurs : 1. Marie- 
Théodore-Albert, comte de Raincourt, 
marié à Louise de Wall, sœur de la 
marquise, dont : a. Marie-Prosper- 
Louis-Guillaume, officier; b. Charles, 
décédé; c. Marie; d. Berthe; e, Cécile; 
f, Louise; 2. Eugène, vicomte de Rain- 
court, mari de la défunte ; 3. Marie-Em- 
manuel-Pierre , baron de Raiucourt , 
ancien zouave pontifical, marié en juin 
1882 à Jeanne-Marie-Alphou«iue Penet 
deMonterno, dont : a. Jean; b. Hen- 
riette ; 4. Marie-Elisabeth-Jeauoe, ma- 
riée en 1860 à Joseph- Jules de Bayer; 
5. Cécile, religieuse carmélite ; 6. Marie- 
Anatole-Alix, mariée en 18(j6 à Louis, 
marquis de Vaulchier; 7. Marie-Char- 
lotte Elisabeth, mariée en 1873 à Frau- 
<;ois-Eugène-Henri, marquis de Beau- 
repaire. 

De guetilesy à la croico éCor cantomiée 
de 18 bilieties du fnême^ cinq dans cha^ 



que canton supérieur 2, îy 5, et quatre 
dans chaque canton inférieur 5, 2, 

La maison de Sade est une des plus 
anciennes de Provence et du Comté- 
Veuaissin, connue par filiation depuis 
Bertrand de Sade qui, suivant Nostra- 
dîimus, assista en 1216 à une assem- 
blée tenue dans la ville d'Arles. Elle a 
donné des hommes distingués dans 
Tarmée, dans l'église, dans la magis- 
trature, dans l'ordre de Malte et dans 
la diplomatie, sgrs d'Eyguières, de 
Saumane, de Beauregard, de Mazan, 
d'Istres et de Cabanes. 

A cette maison appartenait Laure de 
Sade, née le 4 juin 1314, célèbre par sa 
beauté et par la passion que conçut 
pour elle François Pétrarque, poète et 
philosophe, le plus beau génie de son 
siècle. Elle était fille de Paul de Sade, 
un des principaux gentilshommes d'A- 
vignon et de Augière Le Blanc, sa 
seconde femme. 

Elzéar de Sade, son petit neveu, 
obtint le 11 janvier 1416, de l'empereur 
Sigismond, le privilège de porter sur 
rétoile de ses armes une aigle éployée 
de sable becquée^ membrée de gueules, 
que ceux de sa maison ont toujours 
portée depuis ce temps là. Il ép. Dau- 
phine de Venasque dame des Issars et 
ne laissa que des filles. La terre de 
Venasque passa en partie aux enfants 
de sou frère Jean de Sade qui fut pre- 
mier président du parlement de Pro- 
vence créé par Louis d'Anjou, le 25 
octobre 1415. Cette maison a pris ou 
donné des alliances aux principales 
familles de Provence, de Languedoc 
et du Comté-Venaissin. 

De gueules^ â Vdiaile à 8 raies d'or^ 
chargée d'une aigle éployée de sable^ 
becquée j mcmbréc et diudémée de gueules. 



^«/v*w>/\/v%/wv^ 



Le comte Sosthènes- Amédée'Lo\ii&* 
Auguste-Anatole de Glermont-Tonnerre 



115 



LE BULLETIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



116 



est décédé le 16 novembre 1893 à Paris, 
à rage de 74 ans. 

Les funérailles ont eu lieu le 18 
novembre, a dix heures du matin, dans 
l'église Saint-Pierre-de-Chaillot, au 
milieu d'une assistance nombreuse. Le 
corps a été ensuite transporté à Saint- 
Georges d'Aulnay (Calvados) et inhu- 
mé dans un caveau de famille. 

Il avait épousé le 9 novembre 1850 
Marie-Lawr^Bégé, fille de M. Achille 
Bégé, Préfet de PHérault sous Louis- 
Philippe, dont il a eu : 1 . Amédée-Achille- 
TABine-Roberù, comte Robert de Cler- 
mont-Tonnerre, marié en 1897 à Marie- 
Amélie-Marguerite de Biencourt ; 2. 
LaureVirginie-Marie-Louise-Géneviève 

mariée le 20 Juin 1877 au prince Paul 
de Broglie-Revel, décédée le 12 juin 
1880, dont un fils : Auguste, né le 22 

août 1878. 

Le défunt appartenait à la branche 
de Thoury; il était le 3* fils de Amédée- 
Marie marquis de Clermont-Tonnerre, 
comte de Thoury, ancien colonel 
d'Etat-major, et de Françoise-EenviQUe" 
Marie-Louise de Vassinhac d'Imécourt. 

Ses frères étaient : Ferdinand ; 
Amédée ; Gédéon, qui ont tous été 
mariés et ont eu des enfants ; et ses 
sœurs : Philippine, comtesse Lallemand 
de Betz ; Caroline, marquise de Maillard 
de Landreville ; Charlotte, comtesse de 
Gestas de Lesperoux. 

(V. pour la maison de Clermont-Ton- 
nerre le Bulletin de 1879, 1889 et 1890, 
coL771,772). 

De gueules, à deux clefs d'argent pas- 
sées en sautoir. 

Devise : Et si omnes, ego non. 

Le comte Charles-/?oô^r/ de Roffi- 
gnac est décédé le 2 décembre 1893, à 
Tâge de 43 ans, domicilié au Castel- 
Fadèze, près Périgueux (Dordogne). 
Ses obsèques ont eu lieu en Téglise de 
la Cité à Périgueux, le 5 décembH?. 



Le défunt laisse orphelines deux fil- 
les : Elisabeth et Henriette. 

Il était le troisième fils à^ Ferdinand- 
Joseph comte de Roffignac et de Elisa- 
beth- ÀX^^LKnixinQ Rœderer; il avait 
deux frères: 1. Martial, marié le 2 octo- 
bre 1872 avec Yvonne de Vion de Gail- 
lon, fille d'Isidore, marquis de Vion de 
Gaillon et de Berthe de Larsonneau, 
dont : a. Bertrand; h, Agnès; c. Mar- 
tial; d. Hélie; 2. Gaston, marié le 26 
septembre 1871 avec A^o^mi-Marie-Ca- 
roline d'Abzac de la Douze, fille de 
Ulric, marquis d'Abzac de la Douze et 
de Marie de Crémeux, dont : a. Gerald ; 
b. Jean-Renaud; c. Martial-ZVmanrf; 
d. Pierre-Olivier ;e. Anne* Marie-Berna- 
dette- Josèphe. 

La maison de Roffignac est une des 
plus anciennes du Limousin. L'histoire 
de saint Martial rapporte que cette 
maison fut la première que Tapôtre du 
Limousin convertit à la foi chrétienne ; 
aussi les seigneurs de ce nom se fai- 
saient-ils gloire de prendre le titre de 
Premier chrétien du Limousin que leurs 
descendants s'attribuèrent comme de- 
vise. 

Des représentants de cette maison 
prirent part à la première croisade et 
à celle de saint Louis en 1248. Leurs 
armes sont au musée de Versailles. Il 
y a eu plusieurs branches de cette mai- 
sou répandues en Limousin, en An- 
goumois et en Périgord. La branche, 
dite des seigneurs de Belleville et de la 
Feuillade, a fait ses preuves pour les 
honneurs de la cour en 1773. 

Celle de Saunât, dans la Haute-Mar- 
che, qui était Taînée et à laquelle 
appartenait le défunt, avait pour chef 
des nom et armes, vers le milieu de ce 
siècle Albéric, marquis de Roffignac, né 
en 1818, mort en 1868, fils de Nicolas- 
Gédéon-François marquis de Roffignac 
et de Catherine-Honorine de Coustin ; 
il ép. en 1850 Laurence Drouillard de 
la Marre, dont: Gédéon, né en 1852. 
Un rameau de cette branche est repré- 



117 



LB BOUiSTIN HÉRALDIQUB DB FBANGB 



118 



sente par plusieurs rejetons en Angrou* 
mois. Il a?ait poar chef, en 1871 1 René 
comte de Boffignac» marié le 10 avril 
1855 avec Marie*Théodule de Yillelume, 

dont postérité. 

ffor^ au lion de gueules. 

Supports: Detcx lions ou deux licor- 



nes. 



Devises: Premier chrétien duLimou^ 
iin; — Léo rugiens circuit quem devO' 
ret; — Viàii leo de tribu Juda. 



«W«MA««AA>V>«A«WW«A 



Loui8*Jules Reboul de la Juillière, 
ftocien directeur au ministère de Tin- 
teneur, commandeur de la Légion 
d honneur, de François-Joseph d'Autri- 
che etc., est décédé à Yesoul le 18 jan- 
vier à Tftge de 84 ans. 

Sa famille est originaire du Gapençais 
où Guillaume Reboul avocat à la CkDur 
de Serres acquit du Dauphin en 1320 
les seigneuries et parts de seigneuries 
de Chabestan, Ghateauneuf-d'Oze etc. 
qne ses successeurs parmi lesquels 
Etienne sgr de Savournon, de la Piarre 
et du Sais en 1368 et Ouillaume^ juge 
majeur du Gapençais en 1414 conser- 
vèrent jusqu'en 1443. A cette époque 
elle passa en Languedoc où elle fut 
maintenue dans sa noblesse par juge- 
ment de M. de Bezons du 31 janvier 
1669, qui lui donne pour armes : D'à- 
iur, à trois tortues d*or^ 2 et 1^ les télés 
f'i haut. 

Elle forma plusieurs branches qui 
s'établirent en Provence, en Anjou, 
SaintoQge et Franche-Comté. 

Leâ Reboul de Provence produisirent 
des hommes distingués dans les Par- 
lements et le clergé, entre autres trois 
couseillers au Parlement de Provence 
^i un évêque, R. P. en Dieu François- 
Xavier Reboul de Lambert, évoque et 
comte de Saint-Paul Trois*Chàteaux 
«?r de Saint-Restitut (1744.) 

Les Reboul de Saintonge donnèrent 
Qiie longue auite d'officiers et de che- 



valiers de Saint-Louis parmi lesquels 
deux lieutenant- colonels du régiment 
de Boulonnois et un maréchal des 
camps et armées du roi. 

Les Reboul d*Anjou possédaient plu* 
sieurs fiefs dans cette province. Des 
cinq fils de Charles de Reboul, écuyer 
sgr du Breil, Tun, François, sgr du 
Breil était en 1653 lieutenant du Prévôt 
général en Anjou et au Maine, le 
second^ Pierre, qualifié haut et puis- 
sant sgr, chevalier, sgr de Ste-Foy 
et ^a-Forest-Landry épousa en 1667 
dame Julienne de la Bigotaye, un 
autre, Charles, chevalier, sgr de la 
Forest-Landry, valet de la chambre du 
Roi en 1689 épousa Madeleine- Victoire 
de Rondelet.. 

En 1682 Gabriel Reboul sgr de la 
Juillière, co-sgr de Quint et Pontaix 
contracta alliance avec Marie-Anne de 
Ghabestan fille et héritière universelle 
de Jean de Ghabestan de Montoscur 
surnommé le Balafré et qui s'était si- 
gnalé par ses hauts faits au siège de 
Candie. Il était le dernier de la branche 
aînée de la maison chevaleresque de 
Ghabestan qui devait s'éteindre entiè- 
rement à la fin du xvii® siècle et dont 
les sgrs de la Juillière avaient relevé 
les armes en vertu des dispositions 
testamentaires de Jean de Ghabestan. 

Du mariage du défunt avec Mlle 
Gardot de la Burthe de Pachas est issu 
Alfred Reboul de la Juillière, ancien 
auditeur au Conseil d'Etat qui, avec son 
fils Pierre, représente seul aujourd'hui 
la branche des Reboul de l'Anjou et de 
la Franche-Comté. 

Parti : au 1 d^azur^ à 3 tortues d'or 2 
et 1 les têtes en haut, qui est Reboul (et 
non tourteaux, indiqués par erreur dans 
beaucoup de publications héraldiques), 
au 2 d*azur^ au lion d'or armé et lam- 
passé de gueules avec 6 étoiles d'or ran* 
géesen cA<?/',qui est Ghabestan. 



■^»lM>««W«Mm^^M«* 



ira 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



120 



Antoine - Eugène - Amable - Stanislas 
de Gramont, comte de Gramont d'Aster 
est décédé le 7 février à Paris. 

Ses obsèques ont eu lieu le 9, en 
réglise de Saint-Pierre-de-Chaillot. 

Il était fils d'Antoine-Eug-ène-Amable- 
Stanislas-Affénor de Gramont, comte 
de Gramont d'Aster, pair de F^anc^, 
décédé le 11 janvier 1885 et de Marie- 
Angustine-Cora/ie-Louise Durand-Pa- 
lerme, de Montpellier, décédée le 10 
décembre 1846. 

Il avait épouse, le 16 juin 1874, 
Of^e^^^-Marie-Anatole de Montesquiou- 
Fézensac, dont il ne laisse pas d'enfants. 

La branche de Gramont d'Aster qui 
finit avec le défunt était une branche 
cadette des ducs de Gramont et de Les- 
parre, issus de de la maison d'Aure. 

(V. pour la notice sur la maison 
de Gramont et les armes, les Bulletins 
de 1879, col. 144-147; 1891, col. 679; 
et 1894, col. 1). 



Le comte Edouard de Diesbach-Belle- 
roche, est décédé à Paris le 7 février, à 
Tâge de 73 ans. 

Ses obsèques ont eu lieu le 9 février 
en rég-lise Saint-Roch, et l'inhuma- 
tion s'est faite à Saint-Gerraain-en- 
Laye, où le comte de Diesbach avait 
son domicile. 

11 avait épouse Caroline de Walsh, 
dont il loisse deux fils : 1 . Robert ; 2. 
Gaston. 

Il était le frère le plus jeune du 
comte Eugène de Diesbach-Belleroche, 
ancien député, chef de la branche ca- 
dette, marié avec Marie -Charlotte Le- 
mesre de Pas, dont : 1. Gonzalve, se- 
crétaire d'ambassade, marié avec N... 
de la Celle ; 2. Frédéric, marié à N... 
de Ghellinck d'Klseghem, dont: a. 
Gabriello ; b, Jean ; c. Madeleine ; d. 
Marpruerite-Marie ; e. Marie Thérèse ; 
3. Ernest, capitaine d'artillerie, marie 
à N... de Choulot ; 4. Charles, marié à 
N... Vermeulen, en Belgique ; 5. Henri. 



Le défunt avait eu deux autres frè- 
res : 1. Alphonse, décédé en 1888, ma- 
rié avec Marie-Joséphine-Eugénie- 
Christine de Choiseul-Daillecourt, dé- 
cédé en 1867 dont postérité; 2. Ladislas, 
décédé en 1864, marié avec Caroline de 
Maillardoz, dont postérité. 

La maison de Diesbach, originaire 
de Suisse, est une très ancienne race 
chevaleresque, dont les auteurs furent 
barons de Diesbach dès 1230 ; barons 
de Grancour et de Prangins en 1560, 
barons de Brandis et de Spier, comtes 
du Saint-Empire en 1718; princes du 
Saint-Empire en 1722. Elle a donné une 
longue suite d'officiers à l'armée fran- 
çaise ; un feld-maréchal au service de 
r Au triche en 1740 ; des colonels-pro- 
priétaires du régiment suisse de Dîes* 
bach, en France, de 1721 à 1785, etc., 
etc. 

La comtesse de Barreme de Mon tra- 
vail, veuve du comte Hélion de Bar- 
reme, née Diesbach de Belleroche, 
appartient à cette maison. 

(V. le Bulletin de 1888, col. 116.) 

Elle a été admise aux ' honneurs de 
la cour le 16 décembre 1773. 

Le chef de nom et armes de cette an- 
tique maison est Maximilien prince de 
Diesbach-Torny, né le 30 mai 1851, 
résidant en Suisse, marié le 12 mai 
1875 avec Mathilde von der Weid, 
fille d'Alphonse et de Marie comtesse 
d'Alfry, dont : 1. Hélène ; 2. Hubert ; 
3. Henri. 

Ecartele\ a tir i et 4 parti de gueu- 
les et d'argent^ au croissant de Vun en 
l'autre ; aux 2 et 3 de sable à la bande 
de sable vivrée d^or^ accostée de deit.r 
lions du méme^ armés et lampassés de 
gueules. 



Jean-Joseph-Paul-Antoine-Marie ba- 
ron de Witte est décédé le 7 février au 
château de Chantemerle (Seiae-et- 
Marne. 

Il était fils aîné de feus Jeaa* Joseph- 



121 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DB PRANCB 



122 



Antoine-Marie baron de Witte, mem- 
bre de rinstitut, officier de la Légrion 
d'honneur etc., et de Anne-Louise- 
Marie de Crespin de Billy. 

Il avait ép. !• le 2 juillet 1871 Adèle- 
Cécile-Marie Lepelletier de Glatigoy, 
decedée en 1881 , dont il a eu : a. Jeanne ; 
A. Maurice ; c. René ; d. Roger ; 2« le 
14 mai 1889 Marie-Clémentine-Juliette 
Hellouin de Ménibus, fille du gfénéral 
comte de Ménibus, décédé, et de la 
comtesse douairière, née de Burgraff. 

Le défunt avait eu trois frères et 
deux sœurs: 1. Marie-Adrien-/?tfym(?nrf, 
iieutenant-colonel au 11* hussards, 
reuf de Marie-Justine-Casimire de la 
Cdle, dont il a eu trois enfants : Gon- 
tran, Bernard et Christophe ; 2. Henri 
marié et père de : Eric, Gonzalve, 
Marcelle ; 3. TeAan -Joseph -Antoine, 
marié à Diane des Isnards-Suze, dont : 
Germaine ;4. Alexandrine-Jeanne, décé- 
dée mariée au marquis de Bizemont ; 
ô. la marquise Henrys d'Aubigny, 
mariée à Antoine-Edgfard Henrys, mar- 
quis d'Aubigny, chef d'escadrons au 27« 
chasseurs. 

(V. les Bulletins de 1889, col. 288, 
494 ; 1893, col. 178.) 

De gueules^ au chevron d^argent, 
(i^^ccmpagné de 3 mouettes de même. 

Devise : Tute vide. 

Le comte Henri Adoue de Sailhas, 
beau-père du général Gourko (com- 
mandant en chef de Tarmée russe en 
Pologrne), est décédé à Toulouse le 10 
tévrier à Fâg-e de 83 ans. 

La maison des seigneurs de Sailhas, 
barons de Garravet, d'ancienne cheva- 
lerie, est originaire du comté de Com- 
loinges. Son nom se trouve mentionné 
'ians les chartes, dès Tau 1134, et ses 
rejetons ont été convoqués aux bans et 
amères-bans de la noblesse du pays de 
NeboQzan depuis 1339 jusqu'à la fin du j 



xv!!*" siècle. Elle a produit des capitai- 
nes de 50 hommes d'armes» des gou< 
verneurs et châtelains dans le comté 
de Foix. 

Sicard Adoue de Sailhas, sgr de 
Sailhas, et de Mirepoix, est qualifié 
chevalier dans l'hommage qu'il rendit 
en 1284 à Bernard 1 comte de Com- 
miuges, pour la seigneurie et château 
fort de Mirepoix. Sicard Adoue de 
Sailhas damoiseau, sgr de Sailhas et 
de Mirepoix fut témoin le 15 janvier 
1354 d'une donation faite en présence 
de Bernard il comte de Comminges. 

La filiation suivie commence à Ro- 
ger Adoue de Sailhas qui testa en 1471 
en faveur de son fils qui fut Bernard 
Adoue de Sailhas. Charles Adoue de 
Sailhas, écuyer, sgr de Saint-Marcel, 
descendant de Roger au VP degré fut 
maintenu dans sa noblesse par juge- 
ment de l'intendant de Guienne du l*** 
juin 1667. 

Henri de Sailhas était le troisième 
fils de Jean-Grégoire-Hippolyte Adoue 
de Sailhas, baron de Garravet, premier 
baron de Comminges, sgr de Salerm et 
de Martissère, né en 1781 et de José* 
phine de Tournemire, fille du comte 
Hector de Tournemire, près d'Auch ; il 
ép. Lyzinka Souhowo de Cabilin ou 
Kabilin, fille du grand maréchal de la 
noblesse, dont : a . Eugène, inspecteur 
de la presse à Moscou ; b, Marie, ép. le 
général Gourko ; e. Olga, ép. N. de 
loukof, haut fonctionnaire dans la ma- 
gistrature russe. 

Le frère aîné du défunt, Jean -Bap- 
tiste-Charles Adoue de Sailhas, héri- 
tier de la terre de Tournemire, ép. en 
1837 Olympe de Junca, dont la fille 
unique Adèle ép. en 1858 le vicomte 
Alban de Castillon, en Gascogne. 

Edouard Adoue baron de Sailhas, 
frère cadet du défunt, né le 6 août 
1814, ép. sa cousine Julie de Sailhas 
fille de Louis- Auguste et de N... de 
Lacaze de Combis dont il a eu : a* 
Louis ; h. Angèle ; c. Marthe. — • Ré- 



123 



LE BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCS 



124 



sidenoe au château de Combis, par 
Lombez (Qers), 

De gueules^ à la fasce ondée d'or^ 
surmontée d'une tourterelle d'azur^ bec- 
quée et membrée d'argent. 



^l^t^0*0*0*^^^^È0^^^^^ 



Mlle Marie Yillaret de Joyeuse est 
morte le 13 février à Versailles, au 
moment où elle sortait de Tég^lise. 
Femme aussi chrétienne que charitable, 
Mlle Yillaret de Joyeuse consacrait son 
temps à toutes les bonnes œuvres. 

Avec elle s'éteint un nom qui a brillé 
d*un vif éclat dans la marine française 
et dans notre armée. 

Long'tenips M. Villaret de Joyeuse, 
son père, avait appartenu, comme 
commandant, à TEcole de Saint-Gyr et 
son oncle, que Monsieur le Comte de 
Ghambord affectionnait particulière- 
ment, a été rhôte assidu de Frohsdorf. 

Il ne reste plus aujourd'hui de la fa- 
mille Yillaret de Joyeuse qu'une nièce 
de la femme éminente qui vient de s'é* 
teindre et qui est entrée par alliance 
dans la famille de Lorgeril. 

rY. le Bulletin de 1888, col. 224j. 

La famille Yillaret de Joyeuse s'est 
rendue illustre par le vice* amiral 
Louis-Thomas Yillaret de Joyeuse,|dont 
la grande science navale et le courage 
unis! à la résolution ont fait une des 
gloires de la marine française. Issu 
d'une ancienne famille militaire de 
Gascogne, né è Auch en 1760, il est 
entré dans les gendarmes de la maison 
du roi puis dans la marine en 1766, il 
était lieutenant de vaisseau en 1773 et 
servit dans l'Inde sous le bailli de 
Buffren ; il fut nommé chevalier de 
Saint-Louis en 1784, et contre-amiral 
en septembre 1793 ; il commandait 
comme vice-amiral, contre la flotte 
anglaise placée sous les ordres de l'a- 
miral Howe, une escadre dont faisait 
partie le vaisseau le Vengeur et assura 
malgré la flotte anglaise le ravitaille- 



ment du port de Brest et des cotes 
bretonnes en 1794. 

En 1797, il fut nommé député du 
Morbihan au conseil des Cinq-cents ; 
capitaine général de la Martinique et 
de Sainte-Lucie le 3 avril 1802 ; gou- 
verneur général de Yenise en 1811, il 
mourut d'une hydropisie dans cette 
ville en 1812. Il était grand croix de la 
Légion d'Honneur du 2 février 1805. 

Son nom a été inscrit sur TArc de 
triomphe de TEtoile. 

Cette famille a donné avant la Révo- 
lution des offlciers distingués à Tarmée 
dont un, Jean Yillaret de Joyeuse, ué 
à Auch en 1744, fut lieutenant-colonel 
d'artillerie en 1788 et chevalier de 
Saint- Louis en 1791 ; l'autre Jean-Marie 
Yillaret de Joyeuse, frère du Yice-amî- 
ral, né à Auch en 1757, servit avec 
distinction dans Tartillerie de l'Ile de 
France, puis dans l'Inde, en même 
temps que son frère servait dans la 
marine ; fut chevalier de Saint-Louis 
le 18 novembre 1791, Général de bri- 
gade en 1808, destitué en 1810, réin- 
tégré en 1814, chevalier de la Légion 
d'Honneur le 5 août 1814 avec une 
pension de-retraite de 4.000 fr. 

Il est dit dans VHistoire des Cheva^ 
liers de Saint^Louù^ II, 428, que Jean 
Yillaret de Joyeuse, Lieutenant^Colo- 
nel, mentionné plus haut, et qui devait 
être très proche parent du vice-amiral, 
était fils d'un contrôleur receveur géné- 
ral des domaines du roi de la Généra- 
lité d'Auch ; neveu d'un capitaine 
réformé d'infanterie. Ingénieur géo- 
graphe du roi ; petit-neveu d'un major 
du régiment de Saint-Simon cavalerie 
qui avait deux fils capitaines dans le 
même régiment, et cousins d'un major 
de la ville de Narbonne. 

D'ùr^ à 8 monta d'azur rangés en fasee 
et mouvants de la pointe de VécUj eotntnés 
chacun d'un corbeau de sable. 



125 



LE BULLETIN HÉRA.LDIQUE DB FRANGE 



126 



Le baron de Reinach-Hirtzbach (Hesso- 
Ântoine) ancien député du Haut-Rhin 
aa Corps législatif, membre de la délé* 
gution d'Alsace-Lorraine, pré9ideut du 
conseil g'énéral de la Haute-Alsace, 
officier de la Lég'ion d'honneur, etc, 
etc, est décédé le 13 février. Ses obsè- 
ques ont eu lieu le 15 au château de 
Hirtzbach, pn'^s Altkirch (Alsace). 

Le deuil était conduit par le baron 
ibidsmond de Reinach-Hirtzbach, fils 
unique du défunt, le baron Maurice 
de Reinach-Hirtzbach» colonel de cava- 
lerie en retraite, le baron Charles de 
Reinach-Hirtzbach, ancien ministre 
pleuipotentiaire, les comtes de Wiser- 
Leutershausen, de Sury-Bussy, de 
Reinach-Foussemagrue, ses grendres. 

Hesso Antoine, baron de Reinach* 
Hirtzbach, chef de Tune des trois 
branches encore existantes de Tantique 
maison, dont la généalogie remonte au 
ix« siècle, né le 21 juin 1819, était fils 
de Charles baron de Reinach-Hirtzbach, 
chevalier de Saint-Louis, commandeur 
de la Légion d'honneur, pair de France, 
ancien officier supérieur de cavalerie, 
et de Marie-Eléonore-Antoinette, ba- 
ronne de Reinach-Steinbronn, dernière 
représentante de sa branche. 

De son mariage avec Anne-Marie- 
intoinette-Caroline, baronne de Oohr, 
contracté le 15 juillet 1851 , il eut 
six enfants : 

1. Hesso, mort à 20 ans en 1872, à la 
suite d'un accident de cheval ; 2. Si- 
^smond, né en 1869, qui succède à 
son père et 4 filles dont Tune Béatrix 
a épousé son cousin le comte de Bei- 
nach-FouBsemagne, capitaine au 7« 
dragons, à Provins, chef du nom et 
des armes de la branche aînée. 

Les sœurs du défunt sont : la vicom- 
tesse de Salignac-Fénelon et la baronne 
Zornde Balach. 

[YoÎT les Bulletins d'avril et mai 1892 
col. 227 et 272.) 

11 est superflu d'ajouter que les Rei- 
Q&ch des Croisades u'ont rieu de com- 



mun avec les Reinach, israëlites de 
Francfort, dont le nom a été mêlé aux 
affaires du Panama, récemment natu« 
ralisés en France et dont un représen- 
tant, Oscar de Reinach-Cessac, s*est 
converti au catholicisme et a été fait 
comte romain. 

Ecartele\ aux P^' et 4 (Tor au lion de 
gueules (qui est celui des Habsbourg 
dont Torig-ine passe pour être commune 
avec celle des Reinach) capuchonné 
d'azur ; aux 2 et 3 d'or à 2 bandes de 
gueules \ sur le tout en abîme ^ un e'cu 
d'argent couronné d'or, chargé d*une 
épée et d'un sceptre ct^oisés en sautoir ; 
répée nue est à semestre , ou en bande 
garnie d'or^ et sur la garde est posé un 
faucon au naturel; et à la pointe est 
suspeidu un poisson d'azur ; le sceptre 
est d'or posé à deœtre^ ou en barre. 



^«^MM«^^MM^rfWW\«^ 



Edmond Brenier, vicomte de Mont- 
morand, ancien ministre plénipoten- 
tiaire de première classe, officier de la 
Légion d*honneur,'est décédé le 15 fé- 
vrier à Saînt-Marcellin (Isère). 

Né en 1813, il était fils d'Antoine- 
François Brenier, général de division 
sous le premier Empire (26 mai 1811), 
bj^ron de l'Empire le 12 février 1812, 
baron d'Alméida en 1815, vicomte de 
Montmoraud par ordonnance royale de 
Louis XVIII. Le général Brenier, en- 
gagé volontaire à l'âge de seize ans, 
prit part aux guerres de la Révolution, 
fut général de brigade à l'âge de vingt- 
sept ans; il eut deux fils, Falné fut tué 
au siège d'Anvers, le cadet celui était 
qui vient de mourir. 

Il a eu un fils, Antonin-François- 
Jules-Henri-Louis-Afao^tm^, marié en 
1888 avec Marie-Françoise-Géneviève 
de Cassagnes de Beaufort de Miramon, 
fille du marquis de Miramon et de 
Mlle Feuillant. 

Quelques journaux ont indiqué le 



127 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



128 



général Brenier de Montmorand comme 
ayant été viceroi de Corse, sous la 
Restauration. La France n'a eu à au- 
cune époque de vice-roi en Corse. Ce 
titre a seulement été porté, pendant 
roccupatiou anglaise, de 1794 à 1796, 
par sir Gilbert Elliot, qui s'est fait de- 
puis une réputation dans la diplomatie 
anglaise sous le titre de lord Minto. Le 
général Brenier de Montmorand a sim- 
plement commandé la divi^on mili- 
taire de la Corse en qualité de lieute- 
nant-général. 

M. Brenier qui appartenait à la même 
famille, directeur des fonds au minis- 
tère des affaires étrangères, fut rem- 
placé en 1847 par son fils : 

Anatole Brenier, né en 1807, créé 
baron en 1845, chargé du ministère des 
affaires étrangères en 1851, ensroyé 
extraordinaire et ministre plénipoten- 
tiaire à Naples en 1860, sénateur en 
1861, ép. Mlle Hutchinson; il est mort 
sans enfant. 

(V. la notice sur la famille Brenier 
de Montmorand, en Dauphiné, dans le 
Bulletin de 1888, col. 290.) 

D'azur^ semé de fleurs de lis d'or; au 
sautoir de gueules chargé de 5 coquilles 
d* argent brochant sur le tout. 



w »^»v»*wws^^^vw» 



Charles-Maurice de Fontanges, vi- 
comte de Fontanges de Couzan, ins- 
pecteur général des ponts et chaussées, 
en retraite, officier de la Légion d'hon- 
neur, est décédé à Paris le 19 février, 
dans sa 74® année. 

Ses obsèques ont eu. lieu en Téglise 
Saint-Philippe du Roule. L'inhumation 
a eu lieu à Beauvais. 

Il avait épousé le 26 octobre 1846 
Anne-Louise de Chérisey, fille aînée de 
François-Victor comte de Chérisey, ca- 
pitaine d'Etat-major, officier de la Lé- 
gion d'honneur, décédé, et de Clara 
Cottin de Joncy, dont il a eu : 1. Char- 
leâ-liAfiQ-Hugues vicomte de Fontan- 
ges de Couzan, chef d'escadrons au 



29® dragons, marié à Edmée-Joséphine- 
Odelte Gauthier d'Hauteserve, dont 
trois fils et une fille ; 2. Henri-Olivier- 
IAvlv'iç^' Jacques^ baron de Fontanges de 
Couzan, capitaine au 2® cuirassiers, 
marié à Marie -Antoinette de Gères, 
dont postérité. 

Il était le troisième fils de Charles de 
Fontanges, baron de Fontanges de 
Couzan, décédé en 1858 à l'âge de 
86 ans et de Agathe Borel de Brétizel, 
fille d'un conseiller à la Cour de Cassa- 
tion, député de l'Oise, membre du Con- 
seil privé du duc d'Orléans. 

Le frère aîné du défunt Charles- 
Henri, marquis de Fontanges est dé- 
cédé en 1875, capitaine de frégate, 
officier de la Légion d'honneur, ne 
laissant que deux filles mariées à 
MM. de Vaublanc, l'un ancien zouave 
pontifical, l'autre ancien officier des 
haras, son frère. 

Charles-Louis, comte de Fontanges, 
frère cadet du précédent, général de 
division en retraite, commandeur de 
la Légion d'honneur, etc., est décédé 
au mois d'octobre 1890, marié avec 
Noémi Audibert, comtesse douairière, 
dont il a eu : 1, Joseph-Olivier, lieu- 
tenant au 154^ d'infanterie, marié au 
mois de juillet 1891 à Yvonne de Dom- 
pierre d'Hornoy, petite nièce du vice- 
amiral, député (le la Somme, ancien 
sénateur ; 2. Charles-Jean-Z^o^^r, lieu- 
tenant au 5® d'infanterie ; 3. et Louise, 
mariée en 1886 à Henri de Romance 
de Mesmon, officier d'artillerie. 

(V. pour la notice sur la maison de 
Fontanges, une des plus ancieanes 
de l'Auvergne, le Bulletin A.^ 1891, col. 
90-92). 

De gueules^ au chef d'or chargé de 3 
fleurs de lis d^azur. 

Devise : Tout ainsi font anges. 

Mme Georges Drouilhet de Sigalas, 
née Marie-Félicie de Fumel, est décédée 
le 21 février, à l'âge de trente-six ans. 



129 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



130 



De son mariage contracté le 2 sep- 
tembre 1881 avec Georges Drouilhet de 
Si?alas, elle laisse : 1. Jean; 2. Char- 
lotte; 3. Madeleine et 4. Geneviève. 

Le comte Auguste de Fumel, décédé, 
marié eu 1848 à Jeanne d'Âlbaret, 
décédée, a laissé : l^^ le comte Paul de 
Fumel, marié en 1882 à Madeleine de 
Saint-Maurice dont : Joseph, Marie- 
Jpanne et Marguerite ; 2° le vicomte 
Etienne de Fumel, non marié ; 3° 
Henriette, mariée au baron Bogcr 
Drouilhet de Sigalas ; 4° la défunte. 

Le comte Auguste de Fumel était 
le chef de la branche cadette ; deux de 
ses frère» lui survivent : 1<» le comte 
Georges de Fumel, marié avec Mlle 
de Sedaiges, sans enfants ; 2^ le comte 
Auguste, marié à Mlle de Poyferré. 

Le chef du nom et des armes est. le 
comte de Fumel, propriétaire du châ- 
teau Lamarque, en Médoc. 

Originaire de Fumel, en Agenais, 
celte ancienne famille est une des plus 
illustres de la Guyenne. 

Qualifiés barons dès le xp siècle, les 
seigneurs de Fumel établissent leur 
tiliation depuis Tannée 1280. Ils se sont 
divisés en un grand nombre de bran- 
ches ; seule la branche aînée subsiste, 
divisée elle-même en deux rameaux. 

Les membres de cette famille se sont 
toujours illustrés dans les armes et ont 
été appelés aux. emplois les plus impor- 
tants ; il faut remarquer eutr'autres un 
chevalier banne ret, un chevalier croisé, 
trois geutilshommes de lachambre,trois 
chevaliers de Tordre du roi, un ambas- 
sadeur en 1547, deux maréchaux de 
camp, quatre colonels, un lieutenant- 
colonel, un chef de bataillon, un briga- 
ditr des armées, un mestre de camp, 
un député de la noblesse en 1789, trois 
évoques, des chevaliers do Malte et de 
.Saint-Louis, un lieutenant général, des 
gouverneurs de villes, etc., etc. 

Us ont porté les titres de marquis de 
Fumel, de Fumel-Monségur, de Fumel- 
Montaigu, ; comtes de Fumel (érection 



par lettres patentes en 1611) ; dePaui* 
Ihac, de Hautes-Vignes, des Conde- 
saigues : vicomtes de la Barthe, d'Aure, 
de Magnoac, de Fumel , barons de 
Fumel (titre féodal) de Fumel-Monsé- 
gur, de Montaigu, de Fumel-Roque- 
brune, de Lavelanet, de Lisle, etc., 
etc. ; barons et marquis de Lastreille, 
et Roquebrune, de la Salle, comtes et 
vicomtes de Nestes^ Barrousse et Gieu- 
tads. 

D^or^ à trois flammes ou fumées (Tazur 
mouvantes de la pointe àe Vécu, 

Devise : Una fides^ unum fœdus^ 
unus amor. 

Le chef de la famille Drouilhet de 
Signalas est Jean-Joseph Drouilhet de 
Sigalas, marié le 18 février 1852 à 
Marie-Stéphanie de Lonjon, dont 
Gaston, marié à Edith de FayoUe. 

La branche cadette a pour chef Amé- 
dée Drouilhet, vicomte de Sigalas, ma* 
rié le 6 février 1865 à Gabrielle de 
Lur-Saluces dont : 1. Henri ; 2. Etien- 
ne ; 3. Sophie, mariée à Pierre d'Albis, 
vicomte de Gissac ; 4. Thérèse, mariée 
à Joseph Barthez de baron Montfort ; 
5. Henriette. 

Pierre -Léon, baron Drouilhet de 
Sigalas, Toncle du chef de la branche 
cadette, a de son mariage avec Stépha- 
nie de Labat de Lapeyrière ; 1. Roger, 
marié en premières noces à Louise de 
Poyferré, dont un fils ; en deuxièmes 
noces à Henriette de Fumel, sœur de 
la défunte ; 2. Georges le mari de la 
défunte ; 3. Louis non marié. 

La famille Drouilhet, originaire du. 
Languedoc, vint se fixer en Bazadais, 
après avoir occupé des charges impor- 
tantes au Parlement de Toulouse. 

Elle fit enregistrer ses armoiries à 
T Armoriai de 1696, fit confirmer sa 
noblesse en 1784, et fut convoquée en 
1789 aux assemblées de la noblesse, 
pour élire un député aux Etats géné- 
raux. La branche cadette séparée de la 



181 



LB BULLETIN HÂRALDigUB DB PBANCB 



132 



branche alnëe depuis 1769 a obtenu en 
1822 le titre de vicomte. 

Cette famille compte un lieutenant 
particulier au sièg-e présidial d'Âgen, 
trois conseillers au parlement de Bor- 
deaux, des avocats, un maire de Bazas, 
un député de Lotret-Oaronne, des cheva- 
liers de Saint- Louis, etc., et a contracté 
des alliances avec les familles de Ros« 
sane (1628), du Bois de Frenne (1649), 



de MonieFquieu, de Gères, de Verduxan 
(1742), de Soyres, de Baymond-Lalande, 
de Villèle» etc., etc. 

2)*or, au pin terrassé destnople, fruité 
du champy êur le tronc duquel s'appuie 
de sa patte dextre un lion de gueules^ 
couronné^ lampassé et armé d'azur. 

L. de RozEL. 



TROISIÈME PARTIE 



■ 



VARIETES — BIBLIOGRAPHIE — CHRONIQUES 



Devises et cris de guerre de la 
Noblesse Belge (^) 

La Société belge de librairie qui pu- 
blie le « Dictionnaire des figures hé- 
raldiques » par le comte de Renesse, 
vient de mettre en vente une jolie 
plaquette de 82 pages, ayant pour ti- 
tre : Devises et cris de guerre de la 
noblesse helge^ publiée par Alfred de 
Ridder, attaché au ministère des Af- 
faires Etrangères. Nous ne saurions 
mieux le signaler à Tattentiou de nos 
lecteurs qu'en mettant sous leurs yeux 
la courte introduction que l'auteur a 
placée en tête de son recueil, dont il 
abrite l'autorité derrière la ment ou 
insérée dans les lettres patentes, qui 
ont reconnu en Belgique les titres dos 
familles. 

C'est donner beaucoup d'importance 
à deux choses de valeur inégale. La 
concession ou la recounaissance d'un 
titre est d'attribution souveraine, mais 
la devise, à moins de concession spé- 
ciale, ce qui est très rare, est toute 
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(1) \}n Tol. petit in-i6 carré de 82 pages. -• 
Bruxelles. Société belge de librairie. Oscar 
Scbeppens^ directeur, 16, rue Treurenbcrflr 
f«94. . 



personnelle et individuelle et ne passe 
aux successeurs que lorsqu'ils veulent 
la prendre et Tadopter, sans renoncer 
au droit de la modifier ou d'en pren- 
dre une autre. On est donc forcément 
incomplet en ne voulant s'en tenir 
qu'à la meution des lettres patentes, et 
l'histoire des familles qu'une devise 
peut éclairer perd ici quelques droits. 
C'est la seule critique que nous ayons 
à adresser à la publication de M. de 
Ridder. Il l'avait prévue et voici com- 
ment il y répond dans son introduc- 
tion : 

• En publiant les devises et cris de 
guerre (le la noblesse belge, nous n'eu- 
tendons donner que ceux de la noblesse 
qui, depuis 1815, a fait reconnaître ses 
anciens titres ou s'en est fait concéder 
de nouveaux. 

La Révolution française a aboli la 
noblesse de l'ancien régime et les droits 
de celle-ci n'ont plus d'existence légale 
si le roi, en vertu de sa prérogative 
souveraine, ne les a fait revivre. 

Est donc noble en Belgique seule- 
ment celui qui a obtenu des lettres 
patentes signées de 1815 à 1830 par le 
roi Guillaume des Pays-Bas ou depuis 
cette époque par Léopold P' ou Léo* 



133 



LB BULLETIN HÂRALDIQUB DB FRANCS 



134 



pold II. Les étrangpers qui jouissaient 
de la noblesâe dans leur pays d'origine 
et qui se font naturaliser Belgpes ne 
peuvent figurer sur la liste des nobles 
s'ils n'obtiennent un diplôme leur ac- 
cordant admission dans la noblesse du 
royaume. 

Les documents dont nous nous som- 
mes servis pour dresser la liste des 
devises et des cris de guerre sont pour 
la période qui s'étend de 1815 à 1830, 
YAnnorial général du royaume des 
Pays-Bas^ publié en 1830 par Van 
Wereveld et O'Kelly, qui ont fait leur 
travail d'après les copies authentiques 
des lettres patentes conservées à La 
Haye. Nous avons consulté, pour les 
années qui suivent 1830, les registres 
des copies des lettres patentes qui se 
trouvent au ministère des Affaires 
Etrangères à Bruxelles. Notre travail 
n'a donc pour base que des documents 
officiels. 

Les devises de quelques familles 
hollandaises se trouvent mêlées à 
celles des familles belges. Ce fait pro- 
vient de la difficulté qu'il y a de sépa- 
rer sur les listes officielles des nobles 
publiées par le gouvernement des 
Pays-Bas, les familles restées hollan- 
daises après 1830 de celles qui ont 
alipté la nationalité Belge. Nous 
avons préféré publier les devises des 
unes et des autres, plutôt que de pro- 
C'.'der à des éliminations qui auraient 
été basées souvent sur de simples sup- 
positions. 

On sera étonné peut-être de ne pas 
trouver dans notre recueil les devises 
dout les familles nobles faisaient au- 
trefois et font encore usage aujour- 
d'hui aiûsi celle de la maison de Mé- 
rOde Plus d^ honneur que d^ honneur s. 
Cela provient de ce que ces familles 
oui négligé, en obtenant reconnais- 
sance de ieurs titres, de faire insérer 
ces devises dans les lettres patentes 
qui leur ont été accordées. Nous au- 
rions certes pu en retrouver quelques- 



unes, mais pour cela nous aurions dû 
abandonner le principe que nous avons 
adopté de ne nous servir que de docu- 
ments officiels, sans être certain d'ail- 
leurs d'aboutir à un résultat qui fut à 
Tabri de toute critique. 

Nous avons reproduit les noms de 
famille tels qu'ils sont insérés, pour la 
période hollandaise, dans la liste offi- 
cielle de nobles et, pour la période 
belge dans les lettres patentes. Il ne 
nous a pas été possible de tenir compte 
des modifications qu'ils ont subies 
postérieurement soit en vertu d'arrêtés 
royaux, soit en vertu de jugements 
de tribunaux. » 



Marie Villaret de Joyeuse 

Pour la seconde fois, depuis quelques mois 
écoulés, la ville de Versailles vient de perdre 
une de ces admirables chrétiennes, qu'on peut 
chercher à imiter, mais qu'on ne remplace pas. 

Après la vicomtesse d'Am;>!ijniL't dont la 
vie tout entière a été consacrée au soalogen.ciit 
des misères humaines, voici qu'une mort 
presque foudroyante, enlève aux œuvres mul- 
tiples dont elle était le soutien. M"* Marie 
Villaret de Joyeuse, fille, petiie-fille, sœur et 
nièce de ces glorieux serviteurs de la France 
qui ont laissé dans l'armée et la marine un 
nom si justement respecté. 

L'un des derniers membres de la famille, 
aujourd'hui représentée par la jeune vicom- 
tesse de Lorgeril, dont le père, Louis Villaret 
de Joyeuse, tomb^ en 1871, frappé à mort par 
les balles de la Commune, sous les murs de 
Paris, fut le conseiller, le confident, l'hôte 
habituel de Monsieur le Comte de Chambord, 
qui avait pour son vieil ami la plus vive affec- 
tion. 

Marie de Joyeuse avait hérité de toutes les 
grandes qualités, de toutes les vertus de sa 
race ; on n'a jamais porté plua loin qu'elle 
l'intelligence des œuvres charitables qui, grâce 
à son énergie, à sa direction aussi sage qu'é- 
clairée, à sa volonté ferme et calme tout a la 
fois, n'ont pas connu ces heures de défaillance 
si fréquente chef les œuvres fondées dans un 
moment d'enthousiasme, et qui languissent et 
meurent faute de bases solides. 

OËuvre des pauvres malades, œuvre du cer« 
cle catholique, œuvres paroiBsiales, œuvre dea 



135 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



136 



militaires, œuvre admirable des Tabernacles, 
à laquelle elle avait su donner une si grande 
extension, pour fournir à ces pauvres parois- 
ses rurales qui manquent de tout, les objets les 
plus indispensables au culte, rien n'échappait 
à sa vigilance, sans compter tant d'autres cha- 
rités cachées, que le monde ignore et que 
Dieu seul connaît; car celte humble chré- 
tienne avait, comme celle qui l'avait précédée 
dans la tombe, la passion du bien, mais l'hor- 
reur du bruit. 

Aussi est-ce presque en tremblant que nous 
écrivons ces lignes ; mais devant la consterna- 
tion générale causée par une mort si inatten- 
due, nous regardons comme un devoir de 
joindre nos respectueux hommages à la dou- 
leur de tous ceux dont elle était la providence 
sur la terre et qui pleurent leur bienfaitrice. 

Ah I si beaucoup de villes possédaient un 
grand nombre d'âmes animées de cette foi, de 
celte générosité, de ce dévouement, comme la 
pauvre France se relèverait vite, en faisant 
violence à la miséricorde de Dieu. 

Henry de Vanssay. 



Annuaire de la Noblesse 
de France 

(bO* volume^ 52^ année, 1894) 

Pendant un demi siècle l'œuvre fondée par 
M. Borel d'Hauterive est allée grandissant, et 
acquérant chaque année de nouveaux litres à 
la confiance de ses lecteurs. On peut dire que 
V Annuaire de la Noblesse est le recueil iiéral- 
dique et nobiliaire le plus important du XIX* 
siècle. Continué sous la direction du vicomte 
Albert Révérend, le volume de 1894 apporte 
un nouveau contingent d'informations qui en 
augmentant le volume d'environ 200 pages, 
donne des notices sur les familles des nou- 
veaux généraux, amiraux, sénateurs^ députés 
et conseillers généraux, et montre que la 
tradition des services rendus au pays est loin 
de se perdre dans les familles nobles ou en 
possession de distinctions honorifiques qui en 
consacrent l'éclat. L'auteur a joint à l'état des 
maisons ducales ou princières de Franco un 
état des maisons ducales ou princières d'Eu- 
rope les plus connues et que l'on ne trouvait 
jusqu'ici que dans VAlmanack de Gotha» 
Cette addition était devenue en quelque sorte 
indispensable depuis que les familles les pkia 



anciennes et les plus illustres de France sont 
portées à rechercher ou à accepter les alliances 
de l'aristocratie étrangère. 



Annuaire du Conseil Héraldique 

de France 

Le nouveau volume, le septième de la col- 
lection (1894), que nous avons sous les yeux, 
forme un recueil intéressant par la variété des 
sujets qui y sont traité et l'érudition des mem- 
bres dont l'active collaboration assure tous 
les ans, le succès de cette utile publication. 
11 nous suffira de citer les Sources du A'o- 
biliaire de (^Artois, par le baron Cavrois ; les 
Sources du Nobiliaire de Champagne^ par le 
comte Albert de Mauroy ; les Sources du No' 
biliaire du Limousin el de la Marche^ par 
M. A Lecler ; les Sources du Nobiliaire de 
VAngoumois, par M. Joseph Mallat ; qui suffi- 
raient à le rendre précieux pour tous les ama- 
teurs d'études héraldiques. L'histoire y tient 
aussi une large place avec les Noies et docu- 
ments sur Samuel Champlain, par le vicomte 
Oscar de Poli ; la Maison de Vauban, par 
M. Achille Millien ; les Documents sur Van- 
cien Ordre de Malte, par M. Paul de Faucher; 
les Héros du Mont-Saint-Mtchel, par M. A. 
Desp'ans ; les Notes sur la Famille de Saint- 
Vincent de Paul, par M. Gaston Bernos ; les 
Vieilles Chevaleries : les Ordres de CEpée. 
par le vicomte Oscar de Poli. En voila plus 
qu'il n'en faut pour maintenir ce nouveau to- 
lume de VAnnuaire tout à fait au niveau de 
ses aînés. 



Avis à nos Abonnés 

La Table du volume de 1893 est sous presse 
et sera envoyée prochainement à nos abonnés. 



Paris, P' Mai 1894. 



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BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées & M. Lonis de La Roque,, 
directeur, 56, quai des Orfèvres, à Paris. 



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SOMMAIRE 

Première Partie: Armoriai général de France. — Documents historiques: Catalogue des 
;;énéraux Français, connétables, maréchaux de France, lieutenants généraux, maréchaux de 
camp (suite). 

Deixième Partie : Notices généalogiques : Gamaches et Rouault de Gamaches. -^ Notes d*Etat- 
civil nobiliaire : Mariages et décès du mois de mars et rappel des mois précédents. 

Troisiève Partie: Variétés, Bibliographie, Chroniques: Les Bonaparte et leurs alliances; La 
ramille Duplais des Touches ; Quatrefages de Bréau ; Les défenseurs du Mont Saint-Michel 
(1417-14dO) ; Armoriai du premier Empire. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 



CATALOGUE DES GENERAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(Suite) 



MARÉCHAUX DK FRANCE 

(suite) 



1658 

Jacques de Castelnau, marquis de 
^ ftstelnau, alla faire son apprentissage 
(les armes en Hollande ; de retour en 
France il servit aux siègres et prises de 
Corbie en 1636, du Castelet en 1638, de 
Hesdin en 1639, d'Arras en 1640, d*Aire 
€Q 1641 ; se signala au combat de Fri- 
hourg en 1644 et à la bataille de Nord- 
Ui^gue Tannée suivante où 11 servit en 



qualité de maréchal de bataille, y fut 
blessé de deux coups de mousquet. En 
1647 il fut fait maréchal de camp et 
gouverneur de la Bassée, puis de Brest 
en 1648, chevalier des ordres du roi en 
1651 ; se trouva aux prises des villes 
de Dunkerque, de Mouzon, de Sainte- 
Menehould, d'Arras, de Landrecies, de 
Condé et de Saint-Guillain ; et au 
siège de Valenciennes en 1656. Il eut 
le commandement de Taile gauche de 
Tarmée à la bataille des Dunes, près 
Dunkerque et y fut blessé le 16 juin 
1658 ; il mourut à Calais le 15 juillet 
suivant en ^a 38<* anaée, ayant été 



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Franoe, Algérie et Alsace-Lorraine (12 livraisons) 1 9 fr . 

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Les doiue premiers volumes de la collection, comprenant chacun près de 

800 colonnes avec titre et table f 59 f 

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Tontes les communications relatives à la Rédaction et à l*Admini 
BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées k M. Louis de 
directenr, 56, quai des Orfèvres, à Paris. 



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143 



tB BULLETIN HéRALDIQUB DB FRANGB 



144 



viers, de Beauvais, de Lanharrée, de 
Sézanne de Chantemerle, de Trésolles 
en Brie et de Pagny sur Moselle. 

Il était le second fils d'Abraham 
Fabert» maître échevin de la ville de 
M^tz en 1613, sgr des Moulins près 
Metz, chevalier de Tordre de Saint Mi- 
chel au mois d'août 1630., et de Anne 
des Bernards. Son frère aîné François 
Fabert, sgr des Moulins, fut maître 
échevin de la ville de Metz après son 
père et lieutenant d'artillerie. Sa sœur 
ép. P N... des Jardins, secrétaire de 
rinfanterie sous le duc d'Epernon; 
2^N... deBarthon vicomte de Montbas, 
dans la Marche. 

Le maréchal de Fabert ép. le 12 sept. 
1631 Claude Richard de devant, fille 
du prévôt capitaine et gruier de Pont à 
Mousson ; elle mourut avant lui le 
13 février 1661 ; il eut de son mariage 
six enfants : 

1. Louis, marquis de Fabert, comte 
de Sezanne, gouverneur de Sedan, 
colonel du régiment de Lorraine, tué 
par les Turcs, au siège de Candie, le 
23 juin 1669, âgé d'environ 18 ans ; 

2. et 3. Nicolas et Anne-Abraham- 
Louis, morts jeunes ; 

4. Aune-Dieudonnée, ép. l*' le 3 octo- 
bre 1657 Louis de Comminges, marquis 
de Vervins, premier maître d'hôtel du 
roi; 2*» le 3 mars 1677 Claude-François 
de Mérode, marquis de Trelou, en 
Flandres ; 

5. Claude, ép. le 4 février 1663 Char- 
les-Henrj' de Tubières de Grimoard- 
Pestels de Levis, marquis de Cailus; 

6. Angélique, ép. 1° Claude Brulart, 
sgr de la Tour, marquis de Genlis ; 
2« François de Harcourt, IIP du nom, 
marquis de Beuvron, chevalier des 
ordres du roi. 

D*o>\ à la croix de gueules. 

1668 

François de Créquy, marquis de 
Marines, commença ses premières ar- 



mes au siège d'Arras en 1640, et donna 
depuis, des preuves de grand courage 
et de grande expérience dans toutes 
les occasions où il se trouva. Il fut fait 
lieutenant-général des armées du roi, 
en 1655, et général des galères en 1661. 
Il eut le commandement d'un détache- 
ment sur la frontière du Luxembourg, 
en 1667, avec lequel il prit Menin et 
Courtray pour couvrir le siège de Lille 
que le roi faisait en personne. Le 8 juil- 
let 1668 il fut nommé maréchal de 
France et employé en 1 670 à la con- 
quête de la Lorraine, où il se distingua 
aux prises de Bemiremont, Spinal et 
Pont-à-Mousson. Le roi le choisit, en 
1672 pour un de ses lieutenants-géné- 
raux sous les ordres du vicomte de Tu- 
renne, maréchal de France et maré- 
chal-général des camps et armées du 
roi, ce qu'il refusa et fut exilé, et rap- 
pelé peu après. Il servit en Hollande 
et aux Pays-Bas en 1673, où il fut 
battu et prisonnier, ne dut sa liberté 
qu'en payant une forte rançon. Il ser- 
vit dans Tarmée de Flandres, puis dans 
celle d'Allemagne ; eut le gouverne- 
ment de la Lorraine et du Barrois, de 
Metz et pays Messin et se distingua 
dans la campagne d'Alsace à Offen- 
bourg, à Khel, à Strasbourg et à Lan- 
dau. Il eut le commandement de Tar- 
mée envoyée dans le Luxembourg» et 
obligea la capitale de ce duché à ca- 
pituler le 4 juin 1684. Il mourut à Pa- 
ris le 4 février 1687. 

Il était le quatrième fils de Charles 
de Créquy, sire de Créquy et de Cana* 
pies et d'Anne de Beauvoir du Roure ; 
il ép. Catherine de Bougé, fille de Jac- 
ques, sgr de Plessis-Bellière, lieute- 
nant des armées du roi, et de Suzanne 
de Bruc,dont la postérité finit en 1702. 

D^or^ au crêquier de gueules, 

1668 

Bernardin Gigault, marquis de Bel- 
lefonds, sgr de TIsle-Marie et de Oru- 



145 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



146 



chy, goQvemeur de la ville et château 
lie Valog'nes, lieutenant général des 
.irmées du roi, chevalier de ses ordres, 
était en Normandie en 1659 pendant 
les troubles de la Fronde et resta fi- 
dèle au roi. Il servit en Catalogne en 
qualité de meatre de camp du régiment 
de Champagne en 1650 et 1651, puis 
en Guyenne sous le comte d*Harcourt ; 
il soiyit le marquis du Plessis-Bellière 
comme maréchal de camp en Catalo- 
^e en 16S3 et 1654. L'année suivante 
il fut fait lieutenant général des ar« 
mees et eut le commandement des 
troupes en Flandre et en Italie, il fut 
chargé de diverses missions en Espa- 
gne et en Hollande. La guerre s'étant 
déclarée contre l'Espagne en 1667 il 
eut le commandement des troupes et 
le gouvernement du pays entre la 
Sambre et la Meuse et reçut huit bles- 
sures dans cette campagne. Le roi 
voulant reconnaître ses services le 
nomma maréchal de France le 8 juillet 
H68. Il fut envoyé ambassadeur ex- 
traordinaire en Angleterre en 1670, 
p lis commandant de Tarmée en Hol- 
lande en 1673 et de celle de Catalogne 
en 1684. Lors du mariage de la dau- 
phine il fut nommé premier écuyer de 
cette princesse et chevalier des ordres 
du roi en 1688, commandeur de Saint- 
Louis en 1693. Il mourut au château 
de Vincennes le 4 septembre 1694, âgé 
de 64 an«, et enterré dans le chœur de 
la Sainte-Chapelle de ce château. 

11 était fils de Henri-Robert Gigault, 
s^de Bellefonds, etc., gouverneur de 
Valognes et de Marie d'Avoynes, fille 
unique de Robert, sgr du Quesnoy et 
de Gruchy, et de Jeanne d'Achey de 
Serquigny, mariés le 29 mai 1622. 

Il ép. le 27 décembre 1655 Madeleine 
^'>uquet, fille de Jean, sgr du Chas- 
taing et du Boulay, et de Renée dame 
delaBemort, dont il eut entr'autres 
enfants : 1. Louis-Chrïstophe qui suit; 
2. Thérèse-Marie, fille d'honneur de la 
dauphinc, mariée le 8 janvier 1688, 



avec Antoine-Charles marquis du Châ-> 
telet, mestre de camp de cavalerie, 
gouverneur de Vincennes; 3. Jeanne- 
Suzanne, appelée Louise, mariée le 10 
janvier 1691 à Charles-François Davy, 
marquis d'Âmfreville, leutenant-géné- 
ral des armées navales. 

Louis-Christophe, marquis de Belle- 
fonds et de la Boulaye, gouverneur de 
Vincennes et colonel du régiment 
Royal-Comtois, premier écuyer, de la 
dauphine après son père, ép. Marie- 
Olympe de la Porte-Mazarini de la 
Meilleraye, dont : 1. Louis-Charles- 
Bernardin qui suit ; 2. Marie-Made- 
leine-Hortense, mariée le 27 mars 1708 
à Anne-Jacques de Bullion, marquis 
de Fervacques, colonel du régiment de 
Piémont, maréchal de camp, chevalier 
des ordres du roi, gouverneur et lieu- 
tenant-général du pays du Maine. 

Louis-Charles-Bernardin, marquis de 
Bellefonds et de la Boulaye, mestre de 
camp de cavalerie et gouverneur de 
Vincennes, ép. Anne-Madeleine Hen- 
neqùin d'Ecquevilly, et mourut à l'âge 
de 22 ans, laissant un fils unique : 
Charles-Bernardin-Godefroy. 

La maison de Gigault de Bellefonds, 
originaire de Touraine, descend de Hé- 
lion Gigault, fils de Jean I Gigault, 
vivant en 1460; ledit Hélion reçut le 
19 janvier 1503 hommage de Claude de 
Veauce pour Thôtel de Montville dé- 
pendant de Bellefonds ; Hélion avait ép. 
en 1488 Jeanne Grassignon, dame de 
Bellefonds. Jean II, sgr de Bellefonds et 
de Marennes, ép. Charlotte de Voisines 
et en eut plusieurs enfants dont : Jean 
qui forma la branche aînée et Bernar- 
din qui fit la branche de Bellefonds et 
fut le grand père du maréchal. Ces 
deux branches furent maintenues dans 
leur noblesse la première par jugement 
de M. Voisin de la Noiraye, intendant 
de la généralité de Tours le 26 avril 
1667 et la seconde par M. de la Poterie, 
intendant de la généralité de Caen le 
12 mars 1641. Cette famille a fait en 



147 



LB BULLETIN HÂRALDIQUB DB FBAH CB 



148 



outre ses preuves pour le Chapitre de 
Bemiremont le 11 septembre 1687 et 
pour Malte le 25 mai 1714. 

La descendance de la branche de 
Oigrault de la BédoUière et sa jonction 
avec celle de Oigault de Bellefonds et 
de Marennes a été établie devant Char- 
les^Marie^Louis d'Hozier le 2 mars 
1825. (V. le Bulletin de 1888, coL 205- 
209). 

D'*azur^ au chevron d'or accompagné 
de trois lozanges d'argent, 

1668 

Louis de Crevant d'Humières IV® du 
nom, duc d'Humières, vicomte de Bri- 
gueil, baron de Preuilly, sgr de Mou- 
chy près Compiègne, grand maître de 
l'artillerie de France, gouverneur du 
Bourbonnais, gouverneur et lieutenant 
général de Flandres, Hainant et pays 
conquis et des villes de Lille et de 
Compiègne, capitaine des cent gentils- 
hommes de la maison du roi, s'acquitta 
g'iorieusement des emplois qui lui fu- 
rent confiés et notamment aux prises 
des places d'Aire, Linck, St-Guillain, 
Hambourg, Bitche, Courtray, Dixmude 
à la bataille de Cassel commandée par 
Philippe d'Orléans, fut fait maréchal 
de France le 8 juillet 1668. 

• Depuis Tannée 1650 qu'il fut nommé 
maréchal de camp^ dit M. Ed. de Bar- 



thélémy, dans son livre sur Le* ducs et 
les duchés Français^ il figura Bur tous 
les champs de bataille et pour raconter 
sa carrière, il faudrait esquisser l'his- 
torique des guerres de Louis XIY, 
dans lesquelles il fut toujours distin- 
gué. ■ 

Le roi le fit chevalier des ordres le 
31 décembre 1688 et chevalier de Saint- 
Louis au mois d'avril 1693. 11 mourut 
à Versailles le 30 août 1694. Son corps 
fut porté dans sa terre de Mouchy, en 
Picardie. 

Il était fils de Louis do Crevant, 111® 
du nom, marquis d'Humières et d'Isa- 
belle Phelypeaux d^Herbault. 

Il ép. Antoinette de la Chfttre, dont 
il eut un fils unique, colonel d'infan- 
terie, tué au siège de Luxembourg, le 
13 mai 1684. 

Conformément aux termes des letres 
patentes, le duché passa à Louis-Fran- 
çois d'Aumont, marquis de Cbappes, 
lieutenant-général, gouverneur de 
Bourbonnais, marié le 16 mai 1690 à 
Julie de Crevant d'Humières ; ils n'eu- 
rent que deux enfants» un fils mort 
en 1708 et une fille mariée au duc de 
Gramont. 

Ecarteli^ aux 1 et 4 contr*écarteli 
d'argent et d'azur^ qui est Crevant ; 
aux 2 et 3 d'argent fretté de sable, qui 
est d'Humières. 



(A Suivre). 



L. B. 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. — NOTES D'ÉTAT CIVIL NOBILIAIRE 



OAMACHES 

BT 

ROUAULT DE OAMACHES 

Yaleran de Gamaches, chevalier, 
associa Bernard III de ^t-Yaleiy à la 



moitié de la seigneurie de Gamaches, 
qui la tenait auparavant en franc-aleu 
et reprit de lui en fief l'autre moitié. 
(Folio 124, t. III série 2. Mémoires des 
antiquaires de Picardie). 

1373. — Péronnelle de Thouarti 



149 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



150 



sœur aînée du comte Simon de Thouars 
lui succéda. Elle était alors mariée 
avec Amaury, seigneur de Craon, qui 
prit le titre de comte de Dreux- Celui- 
ci étant mort en 1373, elle épousa, trois 
ans après en secondes noces, Clément 
Rouault, dit Tristan En 1378, ils ven- 
iiirent au roi Charles V les deux tiers 
du comté de Dreux, le château et la 
ville de Dreux et la tour de Danemar- 

L'autre tiers avait été vendu au 
mênie roi par Marguerite de Thouars, 
troisième fille de Louis et épouse de 
Gui Turpin, seigneur de Crissé. Ainsi 
fut ce comté réuni à la couronne. 

Après la mort de Péronelle de Thouars 
il y eut un procès entre la dame d'Am- 
boise Ysabeau seconde fille de Louis 
de Thouars et de Jeanne de Dreux et 
sœur de Péronelle de Thouars au sujet 
de la propriété des terres de Gamuches 
et de Hamelet. Après la mort de Ide 
de Kosny, la* comtesse Jeanne d'Artois 
veuve de Simon de Thouars, père de 
Péronnelle, s'en était fait mettre en 
possession par le prévôt du Vimeu, en 
prétendant que Péronnelle devenue 
comtesse de Thouars par la mort de 
Simon était son héritière du tout. 

B'un autre côté vers 1377 les officiers 
et les gens de la vicomtesse Péronnelle 
de Thouars et de son mari Clément 
Rouault, s^étant emparés du château 
de Gamaches en avaient confié la gar- 
de à un capitaine et avaient choisi les 
officiers pour gouverner et administrer 
la châtellenie en leur nom. 

Mais Ysabeau de Thouars et Guil- 
laume de Harcourt invoquèrent la do- 
nation de 1351. Ce procès eut-il une 
iàftue favorable aux héritier, s de Pé- 
ronnelle, ou bien y eut-il transaction 
en leur faveur? Quoi qu'il en soit, 
après la mort de Péronnelle de Thouars 
la seigneurie de Gamaches resta à 
Clément Rouault son mari à qui elle 
eu avait fait don. 



Les Thouars portaient : 

Uor^ semé de fleurs de lys d'azur^ au 
franc quartier de giœule. 

Après être passée successivement 
dans diverses familles, la seigneurie 
de Gamaches entra dans le domaine de 
la noble maison de Rouault. 

Elle y resta jusqu'à ce grand cata- 
clysme de la féodalité qu'on désigne 
encore sous le nom de la Révolution. 

ORIGINE DES SIRES DE ROUAULT 

Nous avons vu comment la seigneu- 
rie de Gamaches était passée dans la 
maison de Rouault. La famille de 
Thouars prête à s'éteindre s'était gref- 
fée sur uue tige nouvelle et vivace par 
l'alliance de Péronnelle de Thouars 
avec Clément Rouault dit Tristan. 
Celui-ci était le petit-fils de Clément 
Rouault, écuyer le premier connu de 
cette famille qui paraît être venu en 
France vers la fin du xm* siècle ou au 
commencement du xiv® siècle. 

On la dit originaire d'Angleterre. Ne 
serait-ce pas une de ces familles nor- 
mandes de la suite de Guillaume-le- 
Conqnérant, dont quelque membre se- 
rait rentré en France deux siècles après 
la Conquête et avec son nom plus ou 
moins modifié? 

(Dans la liste de conquérants publiée 
par Leland De rébus Britannicis collée- 
tanea, édit. Hearne, t. i«', p. 202, on 
voit figurer Fitz Rohaut.) 

La présence de deux léopards sur les 
armes de Rouault, comme sur celles de 
Normandie autoriserait cette supposi- 
tion, et les hautes alliances que cette 
famile{ contracta dès son arrivée en 
France démontrent d'ailleurs une noble 
extraction. L'Ecu des Rouault était : 
De sable à deux léopards d'or couronnés, 
armés et lampassés de gueule. 

Miles ou Milon Rouault, épousa Isa- 
beau de Beaumout-Bressuire, de la- 
quelle il eut trois fils : 

P Clément Rouault, P» du nom eut 



151 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



152 



la qualité de comte de Dreux et vicomte 
de Thouars à cause de Péronnelle de 
Thonars sa femme qu'il avait épousée 
en 1376, seigneur de J*île de Ré, de 
Maram et de Gamaches, titres que sa 
femme avait reçus de la maison de 
Dreux. 

Péronnelle de Thouars était morte 
lorsque Clément Rouault mourut lui- 
même sans enfant. Par son testament 
daté du 15 mars 1390 il transmit à Gil- 
les Rouault son neveu une partie des 
biens que lui avait laissé la vicomtesse 
sa femme et entre autres la terre et 
seigneurie de Gamaches. D'autres par- 
ties de ces biens furent légués à Miles 
Rouault, seigneur de la Motte son ne- 
veu et aux enfants de Jeanne Rouault 
sa sœur. 

29 Gilles Rouault était fils d'André II 
seigneur de Boismenard et de la Rous- 
selière, frère de Tristan. Il avait épousé 
Catherine Rabarte, dont il eut un fils 
unique nommé Jean. Sa veuve était 
remariée en 1398 à Jean d'Ancenis et 
se trouvait veuve pour la seconde fois 
en 1422. 

3° Jean Rouault n'était âgé que de 
14 ans à la mort de son père ; il resta 
sous la tutelle de André Rouault son 
aïeul. 

Le Père Anselme à ' son acte de tu- 
telle donne la date du 20 octobre 1398. 
Il fut chambellan du Roi. 

Monstrelet dit qu'en 1411 Ferry de 
Hangest, bailly d'Amiens fut envoyé 
en la comté d'Eu et en la terre de Ga- 
maches pour en mettre toutes les sei* 
gneuries et dépendances en la main du 
Roi; qu'il destitua tous ceux qui y 
étaient de par les seigneurs et qu'il y 
commit d'autres soudoyers. 

Comme la maladie du Roi l'empê- 
chait de s'occuper de l'administration 
du royaume, son frère Louis, duc d'Or- 
léans, et Jean Sans Peur, duc de Bour- 
gogne se la disputèrent. 

Leur querelle eut pour résultat de 
diviser la France en deux factions : 



les Bourguignons et les Armagnacs 
qui la désolèrent pendant de longues 
années. 

En 1419 on trouve Jean Rouault au 
siège de Parthenay avec 20 écuyers et 
16 archers. La même année il transi- 
gea avec le sire d'Amboise pour se 
droits^ur les terres de Maram, de La* 
leu et de Lormeau. Ainsi se termina 
l'un des procès qu'eurent à soutenir 
dès 1406 les héritiers de Tristan 
Rouault pour se maintenir en posses- 
sion des biens qui provenaient de la 
vicomtesse de Thouars. 

Le 25 octobre 1423 le nouveau roi 
Charles YII accorda une gratification 
à Jean Rouault, en reconnaissance de 
ce qu'il avait contribué à l'imposition 
d'une aide sur les terres du sire d*Am- 
boise, vicomte de Thouars, et de ce 
qu'il avait assisté avec ce vicomte le 
16 décembre précédent à l'assemblée 
des Etats de Poitou tenud à Saint 
Maixent où fut octroyé au roi une 
somme de 30.000 livres pendant trois 
années. 

Jean Rouault avait épousé Jeanne 
du Bellay, dame du Colombier, fille de 
Hugues, seigneur du Bellay, prince 
d'Yvetot et de Isabeau de Montigny, 
dame de Langey. Elle était veuve le 
28 mai 1435, lorsqu'elle rendit aveu 
au seigneur d'Isle Bouchard de ce 
qu'elle tenait de lui dans sa terre de 
Doué. Ils laissèrent 4 enfants : 

l<> Joachim Rouault, seigneur de Ga- 
maches ; 

2^ Jacques Rouault, chevalier, sei- 
gneur du Greffier et de Rion ; 

2^ Abèle ; 

4« Louise, mariée à Jean de Beau- 
mont, seigneur de Glenay ; 

5<> Jeanne, femme de Hugues de 
Bille, seigneur de Thucé ; 

Joachim Rouault, maréchal de Fran- 
ce, fut le héros de la famille, le mem- 
bre auquel elle doit la plus grande 
célébrité. 



lo3 



LE BULLETIN HiIbaLDIQUB DE FRANGE 



154 



Joachim Rouault fut plein d^audace 
et d'énerg'ie, Tenuemi mortel des An- 
frlais, le fidèle sujet du roi et enfin Tun 
des guerriers les plus accomplis de sou 
temps si fertile en guerriers. Fils aîné 
de Jean Rouault, il lui succéda à la 
seigneurie de Boismenard et à la terre 
de Gamaches, que sans doute il ne vi- 
sita pas souvent, sa vie s'étant passée 
en grande partie dane les camps. Il 
fut encore seigneur de Chatillon et de 
FroQsac, capitaine . de Fronsac et de 
Pon toise, gouverneur de Paris, con- 
seiller et chambellan du roi, sénéchal 
du Poitou et de Beaucaire, et premier 
écuyer du corps de M. le Dauphin : 
tous titres qu'il conquit en quelque 
sorte et que lui mérita sa valeur. 
J. Rouault se fit connaître à la reprise 
deCreil et de Saint-Denis. Etant capi- 
taine de 23 hommes d'armes et de 67 
écuyers ; il se distingua au siège de 
Pontoise, place que les Anglais défen- 
dirent avec d'autant plus d'ardeur que 
sa possession leur laissait toujour.s 
l'espoir de reprendre Paris, mais qui 
fut emportée d'assaut le 19 septembre 
1441, après 3 mois de siège. J. Rouault 
se signala au siège d'Acqs ou de Dax. 

£n 1444 il suivit le Dauphin que le 
roi envoyait au secours de Sigismond 
duc d'Autriche, qui était en guerre 
contre les Suisses. Le Dauphin mar- 
cha droit sur Montbéliard qui se ren- 
dit et dont il fit sa place d'armes. 

J. Rouault y fut laissé l'année sui- 
vante pour commander et la défendre 
contre les ennemis. Il avait avec lui 
ÔUO hommes et, de plus, le Barrois lui 
fournit 100 lances (ou gens d'armes), 
pendant les années 1446, 1447 et 1448 
qu'il y resta. Cette compagnie de lan- 
ces fut sans doute une de ces compa- 
gnies permanentes destinées à former 
une armée régulière, que le roi avait 
organisées par ordonnance, en 1445 et 
qui, par ce motif, prirent le nom de 
compagnies d'ordonnance. 

Le Bailly d*Evreux surprit Pont-de- 



L' Arche en 1448 et l'armée du roi de 
France entra aussitôt en Normandie^ 
où Joachim Rouault s'acquit beaucoup 
de gloire en 1449 et 1450, et principa- 
lement à la prise de Saint-James-de-> 
Beuvron, de Coutances, de Saint-Lô, 
dont il fut fait gouverneur, de Caren- 
tan et de Caën qui fut obligée de capi- 
tuler après quinze jours de siège, quoi- 
que défendue par le duc de Sommer- 
set, avec une garnison de 4,000 An- 
glais. Rouault eut l'honneur de la 
bataille de Fourmigny, où il surprit 
l'avaut-garde anglaise qu'il défit, et il 
facilita ainsi au comte de Clermont la 
victoire sur le général anglais Kiriel, 
qui fut fait prisonnier. Enfin la red- 
dition de Cherbourg acheva la con- 
quête de la Normandie. 

Précisément la veille, c'est-à-dire le 
1 1 août 1450 il fut délivré à J. Rou- 
hault un ordre de payement de son 
quartier de juillet, août courant et 
septembre prochain. Il y est qualifié 
écuyer d'écurie du roi, capitaine de 
40 lances, fourrier des ordonnances du 
roi, sous Charles VII. 

J. Rouhault accompagna le comte 
de Penthièvre et servit sous ses ordres 
au siège de Bergerac en 1450, à ceux 
de Montguyon, de Blaye, de Fronsac, 
sous le comte de Dunois, 1451. 

Après le siège de Bordeaux, Dunois 
rentra dans cette ville avec pompe et 
munificence. J. Rouault l'accompa- 
gna à la tète de 1,200 chevaux de 
l'avant-garde qu'il commandait, et il 

reçut le titre de connétable de Bor- 

s» 

deaux, que ses qualités guerrières lui 
avaient mérité. 

Au siège de Chalais, Joachim Rou- 
ault alla planter son étendard sur la 
brèche, pour entraîner ses troupes qui 
redoutaient l'assaut. Bientôt la ville 
fut prise et 80 habitants payèrent de 
leur tête leur infidélité. 

En 1455, J. Rouault fut employé à 
la conquête du comté d'Armagnac, 
provoquée par le pape Nicolas V, pour 



155 



LB BULLETIN HéRALDIQUB DE FRAJSCE 



156 



punir le comte Jean V d'un inceste 
honteux. 

J. Rouault entraîné par son activité 
guerrière a de grandes dépenses, avait 
été forcé de recourir à des emprunts ; 
on trouve que le roi lui accorda, pour 
les payer, une somme de 6.000 écus 
pour tout qu'il lui devait d'appointe- 
ments jusqu'au 10 mai 1455. 

Le 25 juillet 1458, Charles VII ac- 
corda à J. Rouault la jouissance pen- 
dant sa vie, de la terre de Fronsac. Il 
fut condamné à rendre cette terre, le 
13 mai 1461, au légitime héritier. 

(1461 à 1483). — Louis XI parvenu 
au trône, honora Joachim Rouault de 
la dignité de maréchal de France, par 
lettres-patentes données à Avesnes, eu 
Hainaut, le 3 août 1461. Joachim avait 
été auparavant nommé sénéchal du 
Poitou. Il assista à la célèbre entrée 
du roi dans Paris, y tint rang de pre- 
mier écuyer du corps et maître de 
récurie, et y porta l'épée royale en 
écharpe. Il eut ensuite le commande- 
ment (le Tarmée envoyée en Catalo- 
gne et en Roussillon. 

Les Bourguignons et les grands 
seigneurs dépouillés de leurs privilè- 
ges abusifs formèrent la Ligue du bien 
pyfhlic, vinrent donner Tassaut à Paris 
eu juillet 1465, mais le maréchal J. 
Rouault avec sa compagnie de gens 
d'armes composée de 900 lances re- 
poussa les Bourguignons avec perte. 
En récompense de ce service, Louis XI 
lui donna le commandement de la ville 
de Paris. 

Quelques jours après le roi ayant at- 
taqué le comte de Charolais près de 
Montlhery, le maréchal de Gamaches 
sortit de Paris à la tête de 4,000 com- 
battants et suivit le Cf)mte jusqu'à 
Pérouue, en distribuant ses troupes 
dans les villes de garnison. Puis il re- 
prit les ponts de St-Cloud et de Ste- 
Maxence et rentra dans Paris avec 120 
lances et un grand nombre de prison- 1 



niers Bourguignons, qull avait fait 
en chemin. 

En 1467 J. Rouault vint dégager la 
ville de Beauvais ou Jeanne Hachette 
et ses compagnons soutinrent le siège 
fait par Charles le Téméraire duc de 
Bourgogne et qui fut levé après 
quelques jours. 

Par lettres du 3 août 1472 le roi 
Louis XI gratifia Rouault des terres du 
sire de Rambures parceque cette terre 
avait été confisqué^ sur ce seigneur 
qui tenait le parti du duc de Bourgo- 
gne. 

Les services que le maréchal Joa- 
chim Rouault, seigneur de Gamaches, 
avait rendus au royaume ne purent le 
garantir contre l'envie des courtisans 
et contre l'esprit défiant du roi. Il fut 
arrêté en 1476 sous de vains prétextes 
et jugé par une commission. Sa con- 
damnation fut prononcée à Tours le 
16 mai 1476 par Bernard Louvet, pre- 
mier président du parlement de Tou- 
louse en présence des autres commis- 
saires et portant bannissement à per- 
pétuité du royaume, privations de tous 
offices royaux, états, honneurs, digni- 
tés et Chartres publiques. Confiscation 
au profit du roi de tous ses biens meu- 
bles et immeubles. Mais ce jugement 
ne fut pas exécuté sans doute, car le 
maréchal mourut le 7 août 1478 en 
possession de tous ses biens. 

Il fut inhumé dans l'église des Cor- 
deliers de Thouars auprès de sa mère, 
ainsi qu'il l'avait demandé par son tes- 
tament. 

•Joachim Rouault avait épousé Fran- 
çoise de Volvire fille de Joachim de 
Volvire, baron de RuflPec et de Margue- 
rite de Harpedanne de Belleville, qui 
lui donna trois enfants : 

1 . Aloph Rouault ; 

2. Anne, qui épousa Adrien de l'Hô- 
pital, seigneur de Choisy, et était veuve 
en 1510; 

3. Agathe, qui fut mariée à Thomas 



i^^n 



157 



LB BULLETIN HÉRALDIQUB DB PRANCB 



158 



de Riencourt, seigneur de Tilloloy en 
Vimeu et de Vaux. 

Âloph Rouault qui succéda à sou 
père dans la seigneurie de Gamaches 
fut chambellan des rois Louis XII et 
François P'. Il avait épousé Gabrielle 
de Montrigny, de la maison de Salves 
dont naquirent : 

1. Aloph, IP du nom; 

2. Thibault Rouault, seigneur de 
Rion; 

3. Louis, sgr du Pressoir ; 

4. Marguerite, religieuse à Saint- 
Maixent. 

Thibault Rouault avait épousé 
Jeanne de Saveuse, veuve en 1'® noces 
de Antoine de Créquy, dit le Hardi. 

Âloph Rouault était avec le duc de 
Guise enfermé à Metz et assiégé par 
Tempereur Charles-Quint 1552. Les as- 
siégés se défendirent courageusement 
et forcèrent lea Impériaux à lever le 
siège de cette ville. 

Aloph Rouault II du nom avait 
épousé en 1527 Jacqueline de Soissons 
et eut 2 enfants : 

1. Nicolas ; 

2. Barbe Rouault qui fut mariée à 
Nicolas de Montmorency, seigneur de 
Bours. Aloph mourut en 1562. 

Nicolas Rouault I»' du nom, calvi- 
niste, fut après son père seigneur de 
Gamaches, de Thiembronne, de Beau- 
champ, chevalier des ordres du roi et 
gentilhomme ordinaire de sa chambre, 
mort en 1583 avait épousé en premiè- 
res noces Charlotte de Lenoncourt, 
dont il eut Gédéon Rouault et en 
secondes noces Claude de Maricourt, 
fille de Jean, seigneur de Maricourt et 
de Moucy-le-Châtel, maître d'hôtel du 
roi, de laquelle il eut trois enfants : 

1. François; 

2. Nicolas II : 

3. Aloph III. 

Elle était remariée à Joachim de 
Bellengre ville, chevalier, sieur de la 
Cour du Roy et de Rouvincourt. 



A Nicolas I"' du nom succède Gédéon 
son fils aîné qui mourut à la fleur de 
rage en décembre 1587 sans avoir 
été marié. 

François^ frère de Nicolas II alla à 
Rome en 1594; il mourut cornette 
blanche dans l'armée du duc de Bouil- 
lon, au siège de Doullens, il n'avait 
jamais été marié ; 15 octobre 1595. 

Nicolas Rouault II épousa Françoise 
Mangot, fille de Jacques Mangot, avo- 
cat général au Parlement de Paris, 
conseiller d'Etat et garde des sceaux, 
dont il eut un grand nombre d'en- 
fants : 

1. Joachim, Taîné, mort jeune en 
1616; 

2. René, entré dans la compagnie de 
Jésus ; 

3. François, qui fut marquis de Ga- 
mâches ; 

4. Gabriel, chevalier de Saint-Jean 
de Jérusalem ; 

5. Henri; 

6. Nicolas, marquis de Gamaches, 
après la mart de son frère François. 

7-10. Ignace, Marie-Claude, mariée à 
Pierre de Grouches, marquis de Gri- 
bovalf et enfin Charlotte Rouault. 

François Rouault auquel échut le 
marquisat de Gamaches par la mort 
de son père, était capitaine de cent 
hommes d'armes et commandait un 
escadron de cavalerie en l'armée du 
roi sous les ordres du maréchal de La 
Force, en Lorraine. Il fut tué devant 
Lunéville le 26 août 1635. 

Nicolas Rouault succéda à son père. 
Il fut chevalier des ordres du Roi, lieu- 
tenant général de ses armées, gouver- 
neur de Saint Valéry et de Rue. 11 
épousa le 4 juin 1642 Marie-Antoinette 
de Loménie, fille de Henri -Auguste, 
comte de Brienne et de Montheron, 
ministre et premier secrétaire d'Etat, 
et de Louise du Béon du Masur. Elle 
mourut & Tâge de 80 ans le 8 décembre 
1704. 



159 



LE BULLETIN HâRALDIQUB DE FRANCE 



160 



Nicolas-Joachim Rouault, qui était 
sans doute poursuivi par ses créanciers 
avait fait don de son mobilier et de son 
domaine en mars 1678 à son fils 
Claude- Jean-Baptiste-Hyacinthe-Joa- 
chim. Mais celui-ci fut évincé de la 
terre de Saint-Valéry par saisie réelle 
opérée en 1685 ; et par acte du 11 jan- 
vier 1690 il renonça à la donation qui 
lui en avait été faite. D'autres renon- 
ciationss avaient déjà eu lieu en 1678. 

Il mourut à Beauchamp en octobre 
1687, âg-é de 68 ans, laissant 2 enfants 
Joseph- Emmanuel -Joachim, né en 
1650 et Claude-Jean-Baptiste-Hyacin- 
the-Joachim. Il est probable qu'ils re- 
noncèrent à la succession, qui fut 
acceptée sous bénéfice d'inventaire 
par leurs enfants : Henry-Joseph et 
Jean-Joachim Rouault. 

Joseph-Emmanuel-Joachim Rouault 
mourut en 1691 laissant un fils Henri- 
Joseph Rouault. Celui-ci fut tué à la 
bataille de Hochstedt g'ag'née par les 
Français et les Bavarois par le prince 
Eug-ène de Savoie, le 13 août 1704. 

Sa succession fut recueillie sous bé- 
néfice d'inventaire par le marquis de 
Gamaches, Claude - Jean - Baptiste- 
Hyacinthe-Joachim Rouault, son on- 
cle, lieutenant-g-énéral des armées du 
roi. Celui-ci vivant en 1722. 

Son fils, Joachim Rouault, fut d'a- 
bord comte des Cayeux, puis marquis de 
Gamaches, à la mort de son père. Il 
épousa, le 26 juin 1715, Catherine- 
Constance-Emilie Arnaud de Pom- 
ponne, qui mourut le 19 mars 1745. 
Elle lui laissa cinq enfants, savoir : 

1. Charles Joflchi m comte de Cayeux, 
né le 19 avril 1729 ; 

2. Nicolas-Aloph-Félicité, né le 16 
janvier 1731 ; 

3° Aune-Jean -Baptiste -Emile, vi- 
comte de Tilloy, né le 16 décembre 
1734. 

4° Marie-Antoinette, première femme 



du marquis de Marmier, morte le 21 
mars 1747. 

5*^Constance-Simone-Flore-Gabrielle, 
mariée en 1748 au comte de Rumain, 
maréchal de camp. 

Jeau-Joachim Rouault, mourut le 4 
février 1751, son fils Charles-Joachîm 
qui lui succéda au marquisat de Ga- 
mâches, était colonel des Grenadiers de 
France. Il épousa, le 23 février 1751, 
Jeanne-Gabrielle de la. Motte-Hou- 
dancourt, veuve du comte de Froulay, 
et fille du Maréchal de la Motte-Hou- 
dancourt. 

Ils eurent deux enfants : 

1 . une fille, née le 24 mars 1752 ; 

2. un fils nommé Joachin-Valery- 
Therése-Louis, né le 11 mai 1753. 

Charles-Joachim Rouault devint 
mestre de camp, Lieutenant du Rég'i* 
ment de Royal-Piémont, cavalerie. 
Grand d'Espagfne à cause de sa femme. 

Il est probable que son fils qui lui 
succéda lui survécut peu, car bientôt 
Nicolas-Aloph-Félicité Rouault fig-ure 
comme marquis de Gamaches. Ce fut 
le dernier. 

Il fut d'abord enseigne de la g-en- 
darmerie, puis brigadier des armées 
du roi. Son mariage avec la vicomtesse 
d'Egreville eut lieu avant 1757, Il pa- 
raît être resté stérile. Nicolas- Alopb - 
Félicité Rouault passe pour avoir dissipé 
dans le luxe une bonne partie de sa 
fortune. La Révolution arriva à point 
pour arrêter la ruine totale ou plutôt 
pour l'achever sans lui, et pour em- 
pêcher le marquisat de tomber en que- 
nouille. 

Le marquis de Gamaches comte de 
Rouault, avait affermé, par acte nota- 
rié, le 22 avril 1778, au profit de Nico- 
las Bataille, fermier général du prince 
de Monaco, demeurant à Paris, tou- 
tes ses terres et seigneuries au prix 
annuel du bails'élevaot à 60.000 livres 
payables par douzièmes. 

Le marquis de Gamaohes quitta sou 



161 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



162 



hôtel de la rue de Bourbon, faubourg 
Saint-Honorc, à Paris, et sortit de 
France le 3 novembre 1792. Les beaux 
domaines du marquis de Gamacbes fu- 
rent vendus en vertu des lois révolu* 
tionnaires au district d*Abbeville, en 
17OT. 

Nicolas-Âloph-Félicité Rouault mou- 
rut pendant son émigration en Angle* 
terre. 

II ne laissa qu'une fille naturelle re- 
connue Mlle Etiennette-Louise-Félicité 
Rouault, qui épousa M. Michel-Louis 
Poullain de Manonville. 



Cette généalogie des Seigneurs de 
Rouault est tirée : 

P du Palais de Vllonneur^ dont le 
père F. Anselme est Tauteur, imprimé 
à Paris, chez Pierre Bénin, au Parvis 
Notre-Dame, en Tan m dc lxiii, avec 
privilège du Roy. 

2** du Plutarque Français^ Tome v, 
par Turpin de St-Malo. 

3° A&^ Mémoires de la Société des anti^ 
quaires de Picardie, t. iv. 1856. 

4® du Dictionnaire historique généalo* 
gique du département de TEure, par 
Tabbé Garennes, 1868. 

J. M. 



Notes d^Ëtat civil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS DE MARS 

Wt BAPPBL DB8 1C0I8 PBicéDSMTB 



Hippolyte Poinçon de la Blanchar- 
dière, au château de Laubriais, par 
Saint-Aubin (Ille-et-Vilaine), avec Ma- 
rie-Thérèse-Anne d'Auray de Saint- 
Pois, fille d' Anne-Beuf ve-Eugène d'Au- 
ray, marquis d'Aurày de Saint-Pois, 
ancien préfet, chef des nom et armes de 
sa maison et de An ne -Catherine-Fran- 
çoise Scheppers. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
le 30 décembre 1893 par M. Tabbé Viel, 
vicaire de la paroisse Saint-Sulpice à 
Paris, qui a su, dans une touchante 
allocution, rappeler les services ren- 
dus par les deux familles à toutes les 
justes causes et à toutes les bonnes 
œuvres. 

Les témoins étaient, pour la mariée: 
le duc de Yicence, ancien sénateur, et le 
vicomte de Guiton, ses oncles ; pour le 
marié: le commandant de la Blanchar* 
dière, son cousin, et M. Ducrest de 
Villeneuve, ancien préfet. 

La mariée a deux frères Gaston-Ma- 
rie et Gustaye comtes d'Auray de Saint- 
Poix et un oncle Gaston-Louis, comte 



d'Auray de Saint-Pois, frère de son 
père, maire de Saint-Pois et conseiller 
général de la Manche. La branche ca- 
dette est représentée par Alfred comte 
d'Auray de Saint-Pois, neveu des pré- 
cédents, marié à N. Bézuel d'Esneval, 
au château de Pavilly (Seine-Infé- 
rieure). 

La maison d*Auray est ancienne en 
Normandie où elle figure par diverses 
branches aux maintenues de cette pro- 
vince, notamment à celle de Montfaut 
en 1463 et à de Chamillart en 1666. 

Elle a possédé les fiefs des Abbayes 
de Saint-Paër ou Saint-Pois, de la 
Fouasserie, dans les élections de Mor- 
tain et d'Avranches. Ses principales 
alliances ont eu lieu avec les familles 
de Vauloger, de Tesson, du Mesnildot, 
d'Anjou, de la Luzerne, de Gouvetz, 
Allard^ Fortin, Jolivet de Colomby, 
d'Hallwin de Piennes, Le Compasseur 
Créquy-Montfort de Courtivron, etc. 

D^azur, lozangé d'or. 



m^^0*^^)^tmf^^)^^^» 



163 



LB BULLETIN HiRALOIQUB DB FfiANGB 



164 



X(nit5- Emmanuel de Grussol duc 
d'Uzès, second fils de Jacques-Emma^ 
nuel duc d'Uzès, décédé le 28 novembre 
1878 et de Marie-Adrienne-Awntf-Vic» 
turnienne-Clémentine de Rochechouart 
Mortemart duchesse douairière d'Uzès, 
avec Marie-Thérèse-Henriette-Augus- 
tine-Sophie de Luynes, fille de Paul- 
Marie-Honoré-Stanislaa d'Albert de 
Luynes, duc de Ghaulnes, décédé le 
25 septembre 1881 et de Marie-Bernar- 
dine-Blanche-Sophie princesse Galitzin, 
décédée le 14 février 1882. 

Le mariage a été célébré le 11 jan- 
vier en la chapelle du Sacré-Cœur, du 
boulevard des Invalides, dans la plus 
stricte intimité. 

S. Em. le cardinal Richard, arche- 
vêque de Paris, assisté de son secré- 
taire, a donné la bénédiction nuptiale, 
avant laquelle il a prononcé une allo- 
cution des plus élevées sur le mariage 
chrétien. En évoquant le passé des 
deux familles. Son Eminence a parlé 
aux mariés du devoir qui leur est 
tracé, de continuer les traditions de 
leurs ancêtres, toujours au premier 
rang, pour assurer le triomphe des plus 
nobles causes. 

M. Tabbé Hartmann, ancien précep- 
teur du duc d'Uzès, a dit la messe. 

iot«*5-Emmanuel de Crussol, duc 
d'IIzès, né le 15 septembre 1871, est le 
fils cadet du XIP duc d'Dzès (Emma- 
nuel), et frère puîné du XIII« duc 
d'Uzès (Jacques), décédé le 20 juin 1893 
à Cabinda (Afrique centrale). — (V. le 
Bulletin de 1893, col. 427.) 

La mariée a un frère, Emmanuel^ 
Théodoric-Bernard-Marie, duc de Chaul- 
nes et de Picquigny, né le 7 avril 1878; 
elle devient par son mariage la belle- 
sœur de ^Simon^-Louise-Laure de Crus- 
sol d'Dzès, sœur de son mari, mariée 
le 12 décembre 1889 à sou cousin- 
germain Honoré duc de Luynes et de 
Chevreuse. 

Son père le duc de Chaulnes était le 
frère du duc de Luynes et de Chevreuse 



q\ii fut tué à l'ennemi le 1« décembre 
1870 et où lui-même avait été blessé 
quelques jours auparavant. 

(V. pour la maison de Crussol d'Uzès 
les Bulletins de 1879, col. 406 ; 1889, 
col. 674; 1893, col. 427.) 

Ecartelé^ aux 1 et 4 parti ^ fascé d'or 
et de sinople de six pièces^ qui est de 
Crussol, et d'or, à 3 chevrons de sahle^ 
qui est de Lévis ; aux 2 et 3 contrécar- 
télé d'azur^ à 3 étoiles d'or en pal^ et 
d'or d 3 bandes de gueules^ qui est de 
Ricard Gourdon de Oenouillac; sur le 
tout^ de gueules, à 3 bandes d'or, qui 
est d'Uzès. 

Devise : Ferro non auro. 

(V. pour la maison d'Albert de Luynes 
de Chevreuse de Chaulnes et de Pic- 

Îuigny les Bulletins de 1879, col. 24 et 
18; et 1889, col. 674.) 

Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur, â 4 
chaînes d'argent en sautoir, aboutissant 
tes en cœur dans un anneau du méme^ 
qui est d'Albert ; aux â et 3 d*or^ au 
lion de gueules, qui est de Luynes ; sur 
le tout, d'or, au pal de gueules, chargé 
de 3 écussons d'argent, qui est de Neuf- 
chatel . 

Devise : Quo me jura vocant et régis 
gloria. 



^t0>^t0»t^^^t^^»*»^^»^ 



Le comte de Parazols, fils de feu le 
Comte de Parazols et de la comtesse 
douairière, née de Beynaguet de Pen- 
nautier, avec Mlle de Peyronnet, fille 
du comte de Peyronnet et de la com- 
tesse née de Fougères, au château de 
Coupigny (Marne). 

Le mariage a été célébré le 17 février 
en TEglise Saint-Philippe du Roule, à 
Paris. 

Les témoins du marié étaient : le 
marquis de Pennautier, son oncle, et 
le vicomte de Pouy, capitaine d'infan- 
terie, instructeur à l'Ecole de Saint- 
Cyr, son cousin ; ceux de la mariée ; 



163 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



166 



M. de Vergues, son oncle, et le comte 
Edouard de Peyronnet, capitaine com- 
mandant au 14* hussards, son frère. 

La famille de Montratier de Parazols, 
est origrinaire du Quercy, où elle a été 
maintenue dans sa noblesse par deux 
jug^ements des intendants de Montau- 
ban, Tun de Sanson, le 30 avril 1697, 
et Tautre de Laugeois le 29 mai 1715, 
sur titres remontant à 1534. Elle a 
possédé lea seigneuries de lafiarthète, 
de Campagne, de Favols, de Berty et 
de Parazols. 

M. de Montratier de Parazols et le 
chevalier de Parazols prirent part, en 
1789, aux assemblées de la noblesse de 
Quercy, pour l'élection des députés aux 
Etats-Généraux. 

Parti, au 1 cTargent au lion couron- 
né de gueules^ au 2 coupé d*aznr à 4 
luzanges dC argent en croix et de sinople 
à 4 lozanges aussi d'argent posées de 

m>'me, 

La famille de Peyronnet a occupé un 
rang distingué parmi les familles par- 
lementaires de Bordeaux au xviip siè- 
cle; elle s'est illustrée par Pierre- 
Denis de Peyronnet, homme d'Etat, 
jurisconsulte, littérateur et poète, fils 
(l'un président -trésorier de France, 
honoraire en 1789. 

Il est dit dans les provisions de con- 
seiller au Parlement de Bordeaux en 
faveur de Louia-Elie de Peyronnet, 
arocat à ladite Cour, baptisé le 25 août 
1760, que la transmission dudit oftice 
précédemment occupé par Philippe de 
Richon lui est accordée le 6 juin 1782 
avec dispense d'âge • en considération 
des services qui ont été rendus succes- 
sivement avec distinction, pendant 
cinquante-deux ans ou environ, par 
son père et son aïeul, dans la charge 
de conseiller-trésorier de France et gé- 
néral des finances, grand-voyer en la 
Rénéralité de Bordeaux et plus ancien- 
nement par Antoine-Guillaume Pey- 
ronnet, BOD trisaïeul, dans l'office de 1 



conseiller-notaire et secrétaire en la 
Cour des aides de Guienne. • 

Pierre-Denis de Peyronnet, né à 
Bordeaux en 1778, avocat remarquable 
du barreau de cette ville, fut successi- 
vement président du tribunal civil de 
Bordeaux, procureur général à Bour- 
ges, à Rouen et près la Cour des pairs 
en 1821, député du Cher et de la Gi- 
ronde, miuistre de la justice, honoré 
du titre de comte par Louis XVIII, en 
1822, nommé chevalier du Saint-Esprit 
et pair de France par Charles X, en 
1828, et ministre de l'intérieur dans le 
cabinet du prince de Polignac, en 1830. 
Il est mort le 2 janvier 1854 dans son 
château de Montferrand (Gironde). Il 
avait épousé N.,. de Perpigna. C'était 
l'aïeul de la nouvelle mariée qui a 
deux frères : le comte Edouard de Pey- 
ronnet, capitaine commandant au 14^ 
hussards, marié avec Mlle de Goddes de 
Varennes; et le comte René de Peyron- 
net, lieutenant au 6' régiment de cui- 
rassiers, marié avec Mlle Roussin. 

D'argent^ au chevron de gueules, ac- 
compagné de 3 étoiles d'azur^ celle de la 
pointe surmontée d^un croissant de 
gueules ; au chef d*azur à Vépée d^ar- 
gent garnie d'or posée en fasce. 

Devises : Non solum toga; et Toga et 
armis. 



>MM^»^»V«MM«<»^^»^ 



René de Costard de Saint-Léger, 
lieutenant au 14° régiment de chas- 
seurs, avec Marguerite David, fille de 
M. Paul David, ancien sous-préfet, 
petite fille de M. David, ancien maire 
de Luxeuil. 

Le mariage a eu lieu à Nancy dans 
les premiers jours du mois de mars. 

La famille de Costard, sgrs de Saint- 
Léger, est originaire du diocèse de Li- 
sieux, dans la généralité de Rouen. Sa 
filiation a été donnée par d'Hozier dans 
le 1^' registre de son Armoriai^ p. 99, 
depuis Pierre Costard, écuyer, vivant 
en 1537. 



167 



LE BULLETIN HÉaA.LDIQUB DE FRANCE 



168 



La terre de Saint-Légfer-sur-BonDe- 
ville, dans Tarrondissement de Pont- 
Audemer (Eure), fut érigée en mar- 
quisat par Louis XIII. 

Philippe de Costard de Saint-Léger 
fut teçu chevalier de Malte en 1702, et 
Nicolas-François de Costard de Méry 
en 1764. 

Le bisaïeul paternel du marié Fran- 
çois-Hippolyte de Costard, marquis de 
Saint-Léger, ép. le 30 janvier 1828 
Marie-Françoise-Laure de Tardy de 
Montravel, fille deMarie-Philippe-Just- 
Gabriel, commandant la légion de 
gendarmerie de la Moselle en 1816 et 
de Marguerite de Bellerose ; il était 
officier supérieur de gendarmerie; il 
donna sa démission après la chute de 
Charles X et alla se fixer à Fribourg ; 
son père épousa Mlle de Techterman, 
d'une ancienne famille suisse. 

Burelé^ d^argent et de sable de dix 
pièces. 



l»WM^^^^^\^/>/»/V^'W 



Charles -'LoMÏ^ Masson» comte de 
Montalivet, capitaine d'artillerie, fils 
d'Antoine-Achille Masson de Monta- 
livet et de M"« de Montalivet, fille du 
comte de Montalivet, ancien ministre 
du roi Louis-Philippe, avec Henriette 
Duvergier de Hauranne, fille d'Emma- 
nuel, conseiller général du Cher, et de 
Sophie-Léonie Delbecque. 

Le mariage a été célébré le 6 mars, 
dans la chapelle des Catéchismes de 
réglîse Saint - François - de - Sales, à 
Paris. 

Mgr Bonnefoy, évêque de La Ro- 
chelle, avant de donner la bénédiction 
nuptiale, a prononcé une touchante 
allocution au cours de laquelle il a rap- 
pelé aux mariés les grands services 
rendus par leurs parents à la France. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte de Montalivet, son frère, et le 
marquis de Grouvion Saint-Cyr, ancien 
pair de France, son oncle ; pour la 
mariée : M. Target, ancien ministre 



plénipotentiaire, son oncle, et M. Ti- 
berghien> ancien sénate'ur du royaume 
de Belgique, son cousin. 

Le marié est veuf de M'^® Duvergier 
de Hauranne, sœur aînée de sa femme, 
qu'il avait épousée le 3 septembre 
1888, et décédée au mois de novembre 
1891 laissant deux enfants. 

(Voir pour la famille Masson de Mon- 
talivet les i9t^;/^m$ de 1886, col. 414; 
1887, col. 99; 1888, col. 550 ; 1891, col. 
683). 

WazuTy au griffon d^or. 
Devise : Nec spe^ nec metu, 

(Voir pour la famille Duvergier de 
Hauranne, les Bulletins de 1888, col. 
550,- 1891, coL 684). 

Li*argent^ à trois pals d*azur^ au chef 
â!or chargé de trois mouchetures d'her^ 
mines. 



«•MMMMM^^MMWMM^ 



Le comte Jb«epA-Jean-Baptiste Im- 
bart de La Tour, avec Jeanne-Marie- 
Yvonne du Périer de Larsan. Le ma- 
riage civil a eu lieu le 28 mars à Paris. 
Le mariage religieux a été bénit le 

3 avril à Castillonnès (Lot*et-Garonne) 
par S. G. Mgr Cœuret-Varîn, évêque 
d'Agen. 

Jean-Baptiste Imbart de La Tour, 
ancien conseiller général du canton de 
Fours (Nièvre), vivant encore de nos 
jours, a eu de Rosalie Lorton deux 
fils : 1. Gustave, juge au tribunal civil 
de Nevers, marié le 14 juin 1858 à 
Alexandrine Le Rasle ; il est décédé le 

4 novembre 1862, laissant un fils uni- 
que Joseph, avocat à la Cour d'appel de 
Paris, docteur en droit, maire de Saint- 
Ouen, créé comte romain par bref de 
S. S. du 30 mars 1894 : c^est le nou- 
veau marié. Il habite au château de 
Chevret, commune de Saint -Ouen 
(Nièvre) ; 2. Edouard^ qui de son ma- 
riage avec Marie Laborde a 3 enfants : 
Georges, Marguerite, Marie-Thérèse. 

La famille Imbart [aliàs Imbert) de 



169 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



170 



La Tour, dans l'Isle-de-Prance et le 
Nivernais, remonte à Pierre Imbart, 
œaseiller du Roi, et substitut de son 
Procureur au Châteletqui épousa Hen- 
riette du Bosquet, en premières noces, 
et Edmée de Louviers en deuxièmes 
noces, vivant en 1682. Du premier ma- 
riage naquirent deux fils : Charles et 
Pierre. Ce dernier fut officier du Guôt 
à Paris et épousa à Arnac-Pompadour 
en Bas-Limousin, une demoiselle de 
Kersanne. Leur fils aîné prénommé 
Pierre, naquit en 1699 et fut l'auteur 
de deux branches : l'aînée, représen- 
tée par le nouveau marié, et la se- 
conde par Pierre Imbart de La Tour, 
docteur èa-lettres, officier d'Académie, 
professeur à la Faculté des Lettres de 
Bordeaux. 

D'azur^ au chevron d'or^ accompagné 
iune croisette de même placée au mi' 
lieu du chef de Vécu^ et de 3 tours aussi 
^ or posées 2 et 1. 

Devise : Fortis ut turris, 

Jeanne-Marie- yt7onne du Périer de 
Largan est née le 20 janvier 1874 du 
mariage di Henri comte du Périer de 
Larsan, député de la Gironde, chef de 
nom et d'armes de cette ancienne fa- 
mille de Guyenne, (depuis la mort de 
son père Timothée comte du Périer de 
Larsan, décédé le P' décembre 1893) et 
de Madeleine de Carbonnierde Marzac. 

'Voir pour la famille du Périer, 
premiers barons de la Guîenne, le 
Bulletin de décembre 1893, col. 693). 

Ecartelé^ aux 1 et 4 d^azur à trois 
poires feiiillées et tigées d'or, et un 
épervier perché sur un bâton en abîme 
du même; aux 2 et 3 de gueules d 10 
Ullettes d'or posées 4,3^2 et 1. 

Devise : Ni vanité ni faiblesse. 



MMMMM«MWMV«M^^W* 



Charles de Coynart, fils de Charles- 
^rfèneàe Coynart, ancien chef d'esca- 
drons d'Etat-major en 1855, officier de 



la Légion d'honneur 1859 et chevalier 
des SS. Maurice et Lazare 1855, (auteur 
d'un livre très apprécié sur la bataille 
de Dreux en 1562) et de Clara Petit de 
Lafosse, avec Blanche Dodun de Kéro- 
mau, fille du comte de Kéroman, 
administrateur principal des Colonies 
et de la comtesse née Le Lasseur. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
le 25 janvier en l'église Saint-Jean 
Baptiste à Neuilly, parMgrLagrange, 
évêque de Chartres. 

Les témoins étaient pour M^'« de Ké- 
roman : le baron Albéric Le Lasseur et 
M. Dodun de Kéroman; pour M. de 
Coynart : le baron Hély d'Oissel et le 
comte d'Arjuzon. 

La famille de Coynart que l'on croit 
venue de Pologne s'est établie en 
France au commencement du xvi® siè- 
cle. Elle a obtenu un arrêt de main- 
tenue de noblesse en 1702 qui établit 
sa filiation suivie depuis Jehan Coynart 
qui habitait en Languedoc et fut con- 
seiller lay au Parlement de Toulouse 
le 20 septembre 1548, dont la fille Ga- 
brielle ép. Jean de Mansencal qui fut 
conseiller, avocat général et premier 
président du parlement de Toulouse, 
marié en premières noces avec Jeanne 
du Vidal. 

Jehan Coynart avait un frère, Glau» 
de, écuyer, sgr d'Aubervilliers, qui ha- 
bitait Paris, marié en 1537 avec An- 
toinette Gaudart, fille d'Adam Gaudart 
et do Madeleine Bourgoing, et dont le 
fils Jean fut auditeur à la Chambre des 
comptes de Paris, secrétaire du roi, 
greffier en chef du Conseil, intendant 
de Bretagne et trésorier général des 
traites domaniales de France. Son pe- 
tit-fils Nicolas fut conseiller au Parle- 
ment de Metz en 1645, puis au Parle- 
ment de Paris en 1649. Ses descendants, 
vers la fin du règne de Louis XIV, 
abandonnèrent la carrière judiciaire 
pour celle de l'armée et y ont donné 
des officiers de mérite dans les chevau- 
légers, le corps des dragons et celui 



171 



&B BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



172 



de Tartillerie, dont plusieurs ont été 
chevaliers de Saint-Louis, officiers de 
la Lég^ion d'honneur, etc. 

Echiqueie\ (Vargent et de sinople de 
cinq traits j au chef cVargent denché de 
sinople j en chef^ soutenu d'aune trangle 
de gueules» 

(Voir pour la famille Dodun de 
EéromaDy originaire du comté de Ton* 



nerre, qui a donné des conseillers au 
parlement de Paris et qui deux fois a 
été honorée de lettres de xparquis, en 
1723 et en 1826, le Bulletin de 1886, 
col. 418, 419.) 

D'azur^ à la fasce d^or^ chargée vCun 
lion issant de gueules^ accompagné de 
trois limaçons d^ argent^ aliàs de troit 
grenades de gueules* 



DECES DU MOIS DE MARS 

BT RAPPIL DBa MOIS PRl^CiDBNTS 



La marquise douairière de Castel- 
lane-Norante, née Julie-Heuriette-Eu- 
phrosine Martin de Gray, fille d'Alex- 
andre baron Martin de Gray, député 
sous la Restauration, est décédée à 
Saumur, dans la quatre-vingl; huitième 
année de son âge, vers la fin du mois 
de janvier. 

Elle avait épousé, en 1831, Boniface- 
Ernest-Félix de Casiellane, marquis de 
Castellane-Norante, g-arde du corps 
(compagnie de Noailles) en 1816, lieu- 
tenant-colonel au 9® chasseurs, né à 
Florence le 27 septembre 1796, décédé 
à Niort en 1848 ; de ce mariage sont 
nés : 1. Esprit-Boni face-Zione/, qui 
suit ; 2. Louise-Marie-Julie. 

Esprit-Boniface-Zfïom?^ de Castellane, 
marquis de Castellane-Norante, ancien 
officier de Cavalerie, Chevalier de la 
Légion d'Honneur, chef des nom et 
armes de la maison de Castellane, né 
le 13 octobre 1834, aép. le 25 novembre 
1862, Elisabeth-Phélise Jacquier de 
Terrebasse, fille d'Alfred, ancien dé- 
puté, réminent historien du Dauphiné 
dont: 1. Boniface- Jules- Adhémar ; 
2. Louis-Boniface-FIorent ; 3. Bonîface- 
Roger ; 4. Boniface-Raymond ; 5. Loui- 
se-Marthe ; 6. Marie- Renée. 

(Y. pour la maison de Castellane, en 
Provence, les Bulletins de' 1887, 1889, 
1890 et 1891, col. 234). 



De gueules, à la tour d'or (et non 
â^ argent)^ ajourée et maçonnée de sahle^ 
surmontée de 3 tours du même, celle du 
milieu plus haute. 

Devise : Mag d^hounour que d^hou- 
nours, 

La branche de Salernea» comme celle 
Majastres, a adonté comme brisure : 
trois fleurs de lis a*or, accompagnant à 

dextrCf à senestre et en pointe j le châ- 
teau de ses armes, les mêmes que la 
ville de Castellane a conservées jus- 
qu'à nos jours. 



■^A/V»»»^»^»^^^»<Mtrf 



La baronne du Teil du Havelt, née 
Joséphine-Maria Charles de Nonjon, 
est décédée à Paris, le 10 février der- 
nier, en son hôtel de la rue de Mon- 
sieur, à Fâge de 65 ans. 

Elle appartenait à une bonne famille 
de l'échevinage d'Aire ; et avait pour 
mère M»» Crépin du Havelt, fille d'un 
officier d'infanterie mort sur le champ 
de bataille de Smolensk et sœur du 
baron du Havelt, grand-croix de Tor- 
dre de Pie IX, Tun des réorganisateurs 
des Pèlerinages français en Terre- 
Sainte; elle possédait dans le Nord, 
sur les limites du Pas-de-Calais, la 
belle terre du Ham acquise, sous la 
Restauration, par son bisaïeul, le ba- 
ron Liborel (Guillaume-François-Jo- 



173 



LE BULLBTIN HÉRALDIQUB DE FRANCS 



174 



seph), ancien conseiller à la cour de 
cassation, baron par lettres patentes 
du 29 juillet 1818, et par son père, 
Numa Charles de Nonjon : c'est là 
qu'elle se plaisait à exercer autour 
dVlle, avec une admirable modestie, 
son inépuisable charité (et qu'elle fit 
édifier en 1877 la jolie église de Saint- 
Momelin, consacrée le 3 octobre 1878 
par Mgr Monnier, évêque de Lydda ; 
donation qui avait été décidée dès 1874, 
du vivant du baron du Teil. 

Pierre- Alexandre- James baron du 
Teil, ancien membre du Conseil de 
1 Ordre du barreau de Paris, avait été 
l'un des meilleurs amis de Berryer et 
1 un des plus fidèles serviteurs de M^r 
le comte de Charabord ; sou père, qui 
avait marié ses trois filles en Picardie 
et en Flandre, dans les familles de 
riuiilebon» de Buisseret et de Bellen- 
irreville, était issu d'une vieille liguée 
dif soldats qui se sont constamment 
distiDgfuéa sous Tancienne monarchie 
par des services militaires exception* 
nds depuis Georgfes du Teil, capitaine 
catholique, assassiné à Manosque en 
1577 pendant les guerres de religion 
jusqu'à Henri du Teil, lieutenant de 
drag-ons, tué à Leipsick en 1810. 

Le baron du Teil mourut au mois de 
juin 1875 et, la Gazette de France du 
21 du même mois, disait en rappelant 
sa vie : 

( Qu*on la prenne à son origine ou 
à son déclin, le jugement que Ton 
portera ne peut varier, car sa conduite 
Qeut d'autre base que Tamour du 
rûeu pour le bien et sa devise doit être : 
A'ecte facli^ fecisse merces est. i 

Pendant son long veuvage M"»® du 
Teil avait consacré toute son intelH- 
fCDce et tout son temps aux bonnes 
œnvres et à Téducation de ses quatre 
enfants; de ses trois fils : 1. Taînële ba- 
r<)b Raymond du Teil, ancien attaché 
d'ambassade, commandeur de Saint - 
^irégoire-le-Graud, a épousé M***» de 
Beaassier, dont les ascendants ont 



brillamment servi dans notre marine ; 
2. le baron Georges du Teil du Havelt, 
son second fils, officier démissionnaire 
et chevalier de Pie IX, s'est marié 
avec M"*^ Gallichon, dont le père a 
fondé et dirigé la Gazette des Beaux- 
Arts\ 3. le baron Joseph du Teil, le der- 
nier, s'est allié à M»'« Chaix d'Est- 
Ange, petite fille du grand orateur ; 
4. M"« Henry de Maynard de la Claye, 
fille de la défunte porte l'un des noms 
les plus respectés de la Vendée. 

(V. la notice sur la maison du Teil, 
originaire de Provence, les Bulletins 
de 1887, col. 366-367 ; 1890, col. 350). 

D'o?\ au chevron de gueules^ accom- 
pagné en pointe d'un tilleul de sinçple ; 
au chef de gueules chargé d'une /leur de 
lys d^argenty accostée de deux étoiles de 
même. 



m^^^*f**''^^^^>^0>^mm 



Le comte Aimery deNarbonne-Lara, 
petit-fils de messire Damaze comte de 
NarbonneLara, et fils de Louis-Jean- 
Joseph comte de Narbonne-Lara, est 
décédé le 2 mars, en sa 58^ année, dans 
son hôtel de la rue des Bassins, à Paris. 
11 avait ép. N... Phalen, d'origine amé- 
ricaine, dont il ne laisse pas d'enfants. 

Ses obsèques ont eu lieu le 5 mars 
à 8t-Pierre de Chaillot. L'inhumation 
a eu lieu au cimetière de Passy, dans 
un caveau de famille. 

Sa sœur avait ép. Henri-Armand* 
Gaston, vicomte de Castillon-Saint- 
Victor, décédé le 3 décembre 1888 à 
Toulouse. 

Le défunt appartenait à une branche 
de la maison de Narbonne, établie dans 
le Bas-Languedoc et maintenue dans 
sa noblesse par jugement souverain de 
M. de Bezons, du 12 juillet 1669, sous 
le nom de Narbonne de Larque, sgr 
de Lédignan. Le nom de Narbonne-La* 
ra fut attribué a André de Narbonne, 
trisaïeul du comte Aimery, défunt, à 
partir de Tannée 1742. et confirmé de 



175 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



176 



nos jours par jugement du tribunal de 
la Seine du 26 novembre 1869. 

{V.leBulleiinde 1880-1881, col. 19 
et 306). 

La maison de Narbonne-Lara est en- 
core représentée par la branche des 
marquis de Narbonne-Lara et leurs 
descendants qui établissent leur filiation 
par les productions faites devant Ber- 
thier et Chérin, g-énéalog-istes des or- 
dres du roi, avant la Révolution. 

De gueules plein ^ qui est des ancieùs 
vicomtes de Narbonne, écartelé de 
gueules à deux chaudières d*or, l'une 
sur Vautre y chargées chacune de trois 
fasces de sable à 7 serpents d'or (alias 
de s\^tople)y issanis de chaque oreille de 
Vanse^ 3 tournés en dedans et 4 tournés 
en dehors^ qui est de Lara. 

Devise : Non descendemos de reyes^ 
sino los reyes de nos. (Nous ne descen- 
dons pas des rois, mais les rois descen- 
dent de nous). — Cette devise est celle 
des Lara. 



^^MAM^tf%AA^t^«A^M^^ 



La vicomtesse de Vélard, née Aline^ 
Casimire-Eugénie de Montbel est dé- 
cédée en son hôtel à Orléans le 3 mars 
1894. 

Née le 15 septembre 1818 et iSlle de 
Louis-Joseph comte de Montbel, ancien 
1«*^ chambellan du comte d'Artois, et 
premier firentilhomme ordinaire de 
Charles X, chevalier de la Légion 
d'honneur et député de Tlndre, et de 
Marie-Aglaé-Tranquille de Vassan, 
elle avait épousé le 21 avril 1838 
Oeorges-CKmiW^ vicomte de Vélard, 
chevalier de Saint-Ferdinand d'Espa- 
gne de V" classe, décédé le 22 août 
1876. Elle avait un frère Charles Jo- 
seph, comte de Montbel qui n'eut de 
son mariage avec Jeuny Crublier de 
Fougères, qu'une tille, Luce, mariée 
en 1835 au comte Arthur de la Roche- 
foucauld, fils puiné du duc d'Estissac, 
laquelle est actuellement la seule du 



nom de Montbel. Elle avait égalemeut 
une sœur mariée à Paulin Roussel, 
marquis de Courcy, dont postérité. 

La vicomtesse de Vélard a eu de son 
mariage : 

1. Amaury, vicomte de Vélard, an- 
cien zouave pontifical, marié en 1865à 
Alicie de Cornulier^Lucinière dont an 
fils et deux filles, l'aînée desquelles a 
épousé en 1888 le baron de Saint-Pern; 

2. Le baron René de Vélard, décédé 
en 1877, qui de son mariage avec Ma- 
thilde de Bois-le-Comte a laissé deux 
filles ; 

3. Le baron Max de Vélard, sans en- 
fants de Marie-Thérèse Henin de Ché- 
rel, qu'il a épousée en 1872 ; 

4. Le baron Gaétan de Vélard, mort 
enseigne de vaisseau en 1875 ; 

5. Le baron Bruno de Vélard, qui de 
son mariage avec Marthe Terrasson 
de Sénevas a deux filles ; 

6. Yvonne de Vélard, qui a épousé 
en 1864 Amédée du Hamel de Fouge- 
roux de Denainvilliers, décédé en 
1889, d^où un fils et 2 filles, dont Taî- 
née a épousé en 1892 Paul de Laage 
de Meux. 

(Voir pour la famille de Vélard, de 
rOrléanais et du Bourbonnais, le Bul^ 
letin de 1888, col. 659.) 

I)*azur^ semé de croisettesd'or^ au chef 
de même, 

La famille de Montbel, qu'il ne faut 
pas confondre avec celles des Thomas- 
sin. Baron, Surrel, Vielet, etc., qui ont 
ajouté à leur nom patronymique un 
nom de terre ou de seigneurie, celui 
de Montbel, est une des plus illustres 
de Savoie dont la parenté avec les mai- 
sons souveraines de Stuart, de Bavière, 
de Saxe et de Bade, et avec la maison 
royale de France a été donnée par 
d'Hozier avec un tableau filiatif. f^Ar- 
mor, Gén. V® Reg.) 

Sa filiation suivie remonte à 1020, 
époque à laquelle elle était en posses- 
sion des comtés souverains de Montbel 



177 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



178 



et d'EotremoDts. Philippe^ marié en 
1087 à Lucrèce de Laecaris, de la mai- 
son impériale de Constantinople, fit 
partie de la première croisade et fut 
tué à l'assaut d'Antioche ; Hugues con- 
duisit un corps de troupes en Terre 
Saiute en 1100 ; Guillaume se croisa en 
1248 ; en 1265 Geoffroy de Montbel 
était archevêque de Montréal, en Sicile. 
Cette famille a fourni un abbé de St- 
Michel de la Cluze, conseiller du duc 
de Savoie en 1343, un chanoine comte 
de Lyon, mort en 1364, un abbé de la 
Merci-Dieu en 1690, 2 abbesses de 
X.-D. du Mouchy en 1711 et 1745, 2 
chevaliers de Malte en 1629 et 1776. 
Parmi ses membres on remarque 
encore Jacques^ conseiller et chambel- 
lan du duc de Savoie en faveur de qui 
les seigneuries de Montbel et d'Entre- 
monts furent érig-ées en comté, par let- 
très patentes de Louis, duc de Savoie 
du 20 novembre 1457 ; Charles, grand 
écuyer de Savoie en 1510 ; Robert^ che- 
ulier de Tordre du Roi (1608), gen- 
tilhomme ordinaire de sa chambre 
1597), et gouverneur de Seurre ; 3 ma- 
réchaux de camp des armées du Roi : 
1' Henri-François en 1744, Cordon 
rouge-, 2" René-François en 1767, sous- 
s:ouverneur des enfants de France, en 
faveur duquel la terre de Palluau, en 
Berry, fut érigée en comté sous le nom 
de Montbel en 1770 ; 3« Jules-Gilbert^ 
eu 1788, etc. 

Z) or, au lion de sable ^ langue et ongle 
^€ gimtlesy à la ha7ide comportée dlier- 
^iiieê et de gueules de six pièces^ bro' 
'^hant sur le tout. 



9^^^^**^^^St^^^^^^ 



Le général vicomte Auguste de Lnn- 
îivY de Trédion, commandeur de la 
Lê^on d'honneur, ancien chef d'Etat- 
aajor du 9° corps d*armée, est décédé 
^ Paris le 3 mars, à l'âge de 65 ans. 
Fait général de brigade le 21 octobre 
'^^, il avait été mis à la retraite 
eu 1889. 



Ses obsèques ont eu lieu à Rennes, 
aucun service n'a eu lieu à Paris. 

Le défunt laissé un fils, le vicomte 
Jean de Lantivy de Trédion, dont le 
nom est bien connu dans les lettres. 

La maison de Lantivy, divisée en 
plusieurs branches, est connue en Bre- 
tagne depuis le xti« siècle. Elle a 
donné dix conseillers au parlement de 
Bretagne, trois chevaliers à Tordre de 
Malte, un gentilhomme de la chambre 
du roi, deux pages et a fait ses preuves 
ponr les honneurs de la Cour en 1789. 

(V. les Bulletins de 1886, col. 611, et 
1891, col. 50 et 51.) 

De gueules^ à Vépée d'argent posée en 
pal, la pointe en bas. 

Devise : Qui désire n'a repos. 



I 



Mme de Boynet,née Marie-Hermine- 
CBLiniWe' Arme lie de Saint-Pern, reli- 
gieuse auxiliatrice des âmes du Pur- 
gatoire est décédée à la communauté 
de Paris, le 9 mars, à l'âge de 
66 ans. 

Elle était veuve sans enfants, depuis 
le 19 mai 1864, de Pierre-Marie-Dcsiré- 
Stéphafie de Boy net qu'elle avait épousé 
le 20 avril 1852 et était religieuse 
depuis 1865. Fille de Jean-Louis-^er- 
trand comte de Saint-Pern etdeMarie- 
Camille- klbertine de Cornulier, elle 
avait ou deux frères et trois sœurs, 
tous décédés : 

1. Rao'd comte de Soint-Pern, décé- 
dé en 1885, qui de Henriette de la Tul- 
laye a eu trois fils : a, Henri, mort en 
1890, laissant de son mariage avec 
Sophie Espivent de la Villesboisnet un 
fils unique, Heury, filleul de Mgr le 
comte (le Chnmbord; b. Alexandre^ 
non marié ; c. Hervé^ vicomte de Saint- 
Pern, marié en 1883 à sa cousine ger- 
maine Marie de Freslon de la Freslon- 
uière, dont : Raoul et Renée ; 

2. Bertrand, vicomte de Saint-Pern, 
décédé en 1879, qui a laissé de son ma- 



179 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANCS 



180 



riage avec Christiue Hue de Montaigu 
trois âls et trois filles : a. Maurice^ 
vicomte de Saint-Pern, lieutenant de 
vaisseau, chevalier de la Légion d'hon- 
neur, marié en 1890 à Mélanie de 
Ploeûc dont : Odette et Simone ; b, René 
baron de Saint-Pern, directeur du haras 
de Libourne, marié en 1888 à Anne- 
Marie de Vélard, dont : Bertrand et 
Renée ; c, Yvea^ non marié ; cL Jeanne^ 
mariée en 1890 à Georges de Belenet, 
lieutenant au 7° chasseurs, dont 
Jacques, Olivier et Jeanne, e. Armelle^ 
mariée en 1890 à Georges de Romance 
de Mesmon, lieutenant au ôô"" de ligne ; 
f. Camille^ non mariée. 

3. Pauline de Saint-Pern, décédée en 
1887, n'ayant eu de son mariage avec 
le vicomte Joseph de Monti qu'une 
fille, Marie, alliée au comte de Lorge- 
ril, dont neuf enfants. 

4. Berthe de St-Pern, non mariée, 
décédée eu 1889 ; 

5. Valentine de St-Pern, décédée en 
1889, laissant de son mariage avec le 
vicomte François de Freslon de la 
Fre;slonnière : 2 fils et 3 filles. 

La maison de Saint-Pern d'ancienne 
chevalerie de Bretagne, est connue 
depuis QidrmarhoCy chevalier, fonda- 
teur en 1050 du prieuré de St-Pern. 
Eu 1218 Jean fut témoin d'une dona- 
tion au prieuré de Bécherel ; Jlcrvé se 
croisa en 1248 ; Bertrand 2 fut parrain 
de Bertrand du Guesclin avec lequel 
il défendit Rennes assiégé par les 
anglais (1357) ; Bertrand II son fils, 
filleul de l'illustre connétable, lui ser- 
vit de caution en 13()4 et fut capitaine 
de la Roche-Derrien en 1371 ; Gautier 
fut évoque de Vannes en 1347, chance- 
lier de Bretagne et ambassadeur en 
Angleterre en 1351 ; PhiUpotte fut ab- 
besse de St-Georges de Rennes en 
1406. 

Cette famille compte encore 4 conné- 
tables de Rennes de 1487 à 1596, dont 
3 chevaliers de l'ordre du Roi ; 2 che- 
valiers de Malte en 1662 et 1748 ; un 



président auxEnquôtes (1679), deux con- 
seillers (1714) et un préaident à mortier 
(1787) au Parlement de Bretagne ; 3 
conseillers à la Chambre des Comptes 
de cette province de 1640 à 1676; 4 
pages du Roi et 1 page de la Reine de 
1704 à 1785 ; deux lieutenants-géné- 
raux des armées du Roi en 1748 et 1780 
dont un Cordon Rouge ; un abbé de 
Montbenoit^ aumônier de la reine 
Marie-Antoinette ; un membre admis 
aux honneurs de la Cour en 1787 ; un 
grand nombre d'officiers de terre et de 
mer dont 9 chevaliers de St-Louis, etc. 

(Voir en outre les Bulletins de 1886, 
col. 659 ; 1888, col. 414 et 1890, col. 228.) 

Uazur^ à dix billettesév idées d^ argent 
posées 4/3^2 et 1. 

Devise : Fortiter paternus ; aliàs : 
Fortis et paternus, 

La famille de Boynet, dont Stéphane 
était le dernier rejeton mâle, est con- 
nue en Poitou depuis le xv® siècle. 
Elle a donné à Poitiers un maire eu 
1620 et 2 échevins en 1482 et 1530 ; 4 
conseillers et un président au présidial 
de cette ville de 1605 à 1644; 2 conseil- 
lers au Grand Conseil. Elle a fourni 
encore un chevalier de N. D. du Mont 
Carmel et de St-Lazare en 1593, 2 che- 
valiers de Malte en 1679 et 1699 ; un 
grand nombre d'officiers dont plusieurs 
chevaliers de St-Louis. 

L"* argent y au chef d'azur^ au lion 
rampant de gueules^ entrant sur le chef. 

Devise : Oculis vigilantihus erit. 



Mme de Bastide, née Jeanne Madier 
de Lamartine, est décédée à H j ères, le 
10 mars, dans sa 33® année. 

Elle était fille de défunts, Henri Ma- 
dier de Lamartine et de Marie d'En- 
tremaux, fille du marquis de Ribey- 
roUes d'Entremaux, et avait épousé en 
1883 Fernand de Bastide, chef d'edca* 



181 



LE BULLETIN HÂRALDIQUB DE FRANCE 



182 



drons de cuirassiers, dont elle n'a pas 
eu d'eofants. 

Elle ne laisse qu'une sœur. Made- 
leine, que son père avait eue de sou 
second mariage avec la veuve de M. 
de Possac. 

Les Madier de Lamartine ont pris 
leur nom de la terre et seigneurie de 
Lamartine, située près de Pont-St-Es- 
prit (Gard), qu'ils acquirent vers le mi- 
lieu du siècle dernier, du chevalier de 
Mézera, et qui était plus anciennement 
un fief de la maison de Piolenc. 

Cette famille était représentée au 
commencement de ce siècle par cinq 
frères : 

1. Alexis, baron Madier de Lamar- 
tioe, maréchal de camp, chevalier de 
StLouis, commandeur de la Légion 
d'honneur, dont les états de service 
mentionnent 18 années de campagnes 
consécutives. — Il fut créé baron par 
Louis XVIII en 1816, et mourut sans 
alliance en 1834. (V. sa biographie dans 
les Sotices biographiques du Gard par 
Léon Alègre, t. ii, p. 61). 

2. Victor-Hyacinthe Madier de La- 
martine, chef de bataillon d'E ta t-Maj or, 
jrouverneur de Tlle Marie-Galante, 
Guadeloupe), où il mourut en 1802 ; 
il avait épousé Marie-Eugénie de Mar- 
telli, fille de Pascal de Martelli de Ma- 
nhielli, Capitaine et Chevalier de St- 
Louis, et de Marie de la Trémoïlle, et 
en eut un fils, Victor, capitaine et of- 
ficier de la Garde royale, qui épousa 
en 1832, sa cousine Clémence dont une 
fille, Marie Alexia, laquelle fut héri- 
tière de son grand oncle le général, et 
a épousé, en 1852, le marquis de Di- 
?oine du Palais, dont postérité ; 

3. Baptiste, colonel d'Infanterie, 
Chevalier de St-Louis, Officier de la 
Légion d'honneur, aïeul de la défunte ; 

4. Valéry, mort célibataire. 

5. Gratien, Capitaine de dragons, 
Chevalier de St-Louis et de la Légion 
d'honneur, dont le fils Paul, est mort 
^ans alliance. 



D'argent au griffon de sable. 
Couronne de baron. 



La comtesse Robert du Luart, née 
Marie-Louise-Berthe Guyon de Guer- 
cheville, est décédée à Hyères (Var) le 
10 mars. Ses obsèques ont eu lieu le 
15 marà au château de Montigny par 
Longueville (Seine-Inférieure). 

Elle était fille de feu le marquis de 
Guercheville et de la marquise douai- 
rière née Barbin de Broyés ; elle avait 
épousé le 4 février 1869 Henri-i?o&er^, 
comte Robert du Luart, fils de Louis- 
Georges-Roland Le Gras, marquis du 
Luart, décédé le 19 décembre 1890 et 
de Antoinette de Franqueville, elle en 
a eu cinq enfants, dont Talné Henri* 
Louis-Roland, est né le 10 novembre 
1869. 

Le beau-fi'ère de la comtesse défunte 
Georges Le Gras comte du Luart, au- 
jourd'hui marquis du Luart, ancien 
secrétaire d'ambassade, a ép. en 1870 
Alexandrine-Jeanne-Césarine du Cam- 
bout de* Coislin, dont postérité. 

Le comte Philippe du Luart, frère de 
Louis -Georges -Roland marquis du 
Luai-t, avait ép. Léopoldine Barbin de 
Broyés, décédée à Paris le 1®' mai 
1886, dont il a eu deux filles: 1. Eli- 
sabeth-Charlotte-Louise, mariée le 4 
mai 1863 au comte Henri de Pontoi- 
Camus de Pontcarrc, dont le fils Louis- 
Cyprien- Charles a été autorisé en 1867 
à relever le nom de Broyés pour obéir 
au vœu de sa bisaïeule; 2. Marie- 
Louise, mariée en 1867 à Ernest-Hip- 
polyte comte de Perthuis, décédée après 
quelques mois de mariage ; le comte, 
depuis marquis de Perthuis a ép. Mlle 
Gayard. 

(V. pour la notice sur la maison Le 
Gras du Luart, au Maine, le Bulletin 
de 1886, col. 292-293, et 1891, col. 48.) 



183 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



184 



Lo terre du Luart fut érigée en mar- 
quisat par lettres patentes en 172G. 

Vazui\ à trois rencontres de cerf cT or. 

Devise : Ne varietur. 

La famille Guyon, connue en ses di- 
verses branches, sous les noms de Cor- 
day (éteinte), des Saussaies (éteinte), de 
Villers (éteinte), de Vauloger, de Qui- 
gny, de Vauguion (éteinte) des Dig*ué- 
res, de Guercheville et de Montlivault, 
tire son orig-ine de la province de 
Bourg-og-ne où elle existait très ancien- 
nement au bailliag-e de Saulieu. 

Gervais Guyon, suivant les traditions 
de cette famille, vint s'établir en Nor- 
mandie, dans la seconde moitié du xiv« 
siècle sous le règne de Charles V, en 
épousant Anne de Sausseaux ou So- 
ceaux, fille d'Olivier chevalier sigr de 
Corday et autres lieux. 

Gervais Guyon, sgr de Sausseaux, 
fief noble situé dans la paroisse de 
Joué du Plain, possédait en outre dans 
la paroisse de Saint-Martin-Laiguillon 
le fief noble des Buats. Il eut deux fils : 
Jean et Robert Guyon. Robert procu- 
reur du roi au bailliage d'Argentan en 
1393, puis fixé à Falaise, mourût sans 
enfants, après avoir acquis les fiefs de 
Vauloger, Quigny et Sentilly en par- 
tie que les descendants de son frère 
possèdent encore. 

Jean Guyon, écuyer, lieutenant du 
vicomte d'Argentan, Guillaume-d'Ac- 
queville, eu 1415, fut sgr des Buats, de 
Vauloger, de Sausseaux, de Corday, 
etc; il épousa Jeanne de Vieuxpont et 
fut l'auteur des diverses branches de 
la famille encore représentées de nos 
jours ou récemment éteintes. 

Cette famille a figuré en diverses 
recherches ou maintenues dont la plus 
ancienne est un arrôt de la Cour des 
Comptes de Normandie du 7 février 
1448. Sa présence est constatée à 
celles de 1540, 1640, 1666, et aux 
assemblées de la noblesse de Normandie 
en 1789. 



La branche de Guercheville qualifiée 
marquis de Guercheville, depuis le mi- 
lieu du xviii® siècle, remonte à Nicolas 
Guyon, écuyer, sieur de Sausseaux, 
le quatrième des cinq fils de Robert, 
écuyer, sieur des Buats, détaché de la 
E^ouchQ commune vers 1500 et main- 
tenue dans ses droits et privilèges de 
noblesse par arrêt de la Cour des Aides 
de Normandie, du 28 avril 1523. 

Cette branche qui a illustré son nom 
par Jacques Guyon, le créateur du 
canal de Briare sous Louis XIII, quel- 
ques années avant que le célèbre Ri- 
quet n'illustrât le sien par la création 
du canal du Midi, s'établit dans l'Or- 
léanais et plus tard en Normandie où 
elle est encore représentée. C'est d'elle 
qu'est issue en 1730 la branche des 
Guyon comtes de Montlivault en Tou- 
raine. 

Uargent^ au cej) de vigne de sablc^ 
chargé de 3 grappes de gueules. 

Devise : Vis unita fit fortior. 



^VMWVW^M#^MM^^^M0 



Hippoly te- André-Suzanne de Char- 
pin-Feugerolles, comte de Charpin- 
Feugerolles, ancien député de la Loire, 
ancien chambellan de l'Empereur, 
chevalier de la Légion d'honneur et 
des ordres de St-Jean de Jérusalem ou 
de Malte, et de Saint-Grégoire-le- 
Grand, est décide le 10 mars, en son 
chfiteau de Feugerolles, près le Cham- 
bon (Loire). Ses obsèques ont eu lieu 
le 12 mars au Chambon-FeugeroUes. 

Il avait épousé : 1*» en 1845, Marie- 
Aimée-Pauline de Nettancourt-Vaube- 
court, décédée; 2« en 1862 Armandine- 
Marie-Sophie de Guignard de Saint- 
Priest, veuve du comte Gaspard de 
Clermont-Tonnerre, dame d'honneur 
de l'Impératrice Eugénie. Il a eu du 
premier mariage : 1. ^Inrfr^-Cami Ile- 
Marie- Régis, ancien officierd'artillerie, 
né en 1853, marié en avril 1886 à Mar- 
guerite-Césarine - Henriette d'Agoult, 



185 



Le bulletin héraldique de feance 



186 



fille de Foulques- Au toine* René comte 
d Âgoult, décédé le 22 avril 1892, et de 
Marie Winfred O'Connor, aussi décé- 
dèe, dont: a. Jean; h. Hector; c. 
Marie-Aymée ; 2. Jeanne-Marie-Pau- 
line, mariée à Marie-Charles-Alfred de 
Boutiny ; et du second mariag^e : 3. 
Âlexis-Henri-Marie-Chantal . 

La maison de Charpin de Génétines 
et de FeugeroUes est une des plus an- 
dennes du Forez. Sa filiation remonte 
au milieu du xni* siècle. Elle a donné 
trois chanoines comtes de Lyon, un 
évêque de Limoges en 1706, des com- 
mandeurs et chevaliers de Malte en 
1558, 1651, 1659. 1684, 1695, 1815, 
1838. Elle a été connue en Forez, 
Lyonnais et Auvergne, sous les noms 
de comtes de Souzy , de Oénétines, mar- 
quis de la Rivière» barons de Feuge- 
rollesy etc. 

(V. \^ Bulletin de 1886, col. 213-214.) 

Ecarieiéf auœ î et 4 d'argent à la 
croix ancrée de ptieules^ au franC" 
quartier cTazur^ chargé d^une molette 
ior^ qui est Charpin ; atiœ 2 et 3 tran- 
chi de êable et (Targent, qui est Capponi- 
FeugeroUea. 

Devise : In hoc signo vinces. 



m^^^^^^*^^\^^*^^>^ 



Le comte Ludovic-Joseph-Prosper de 
Qaélen, est décédé dans la première 
quinzaine de mars à Morlaix, chez son 
gendre M. de Planhol, avocat. 

Le comte de Quélen était Tarrière- 
petit neveu du célèbre archevêque de 
Paris et le frère de Urbain de Quélen, 
qui fut tué en 1867 à Monte-Libretti 
dans les rangs des zouaves pontificaux. 

Le chef de cette antique maison est 
le comte de Quélen. marié à la comtesse 
née de Meherenc ae Saint-Pierre, rési- 
dant au château de la Ville-Chevalier, 
par Plouagat, dans les Côtes-du-Nord. 
Cette maison a été admise aux hon- 
neurs de la cour en 1770. Eon de Qué- 
len, fils d'Olivier, qui prit part avec ses 



frères à là septième croisade, ép. Cathe- 
rine de Quintin. petite-fille du duc de 
Penthièvre, de la maison des dues dQ 
Bretagne. 

(V. le Bulletin de 1892, col. 362-363). 

Burelét d* argent de gueules de lOpiè» 
ces. 

Devise : En peh amser Quélen ; En 
tout temps Quélen. 



m0*tt0***0*t^^^^^^^f 



Mme Maurice Jacobé de Pringy de 
Concourt, née Zowwe-Jeanne-Gene- 
viève-Marie de Nervo, est décédée le 
12 mars à Commercy à Tâge de 24 ans, 
à la suite de la naissance de son pre- 
mier enfant. 

Elle était fille du baron Robert de 
Nervo et de la défunte baronne née 
Louise Talabot. Elle avait épousé le 
â4 octobre 1892 Marie- Jean-Mathieu- 
LouiS'Maurice Jacobé de Pringy de 
Concourt, lieutenant au 15"^ régiment 
d'infanterie, fils de feu Louis Jacobé 
de Pringy de Concourt et de Marie- 
Cécile Becquey. 

(V. pour la famille Jacobé de Con- 
court et de Naurois, originaire de 
Champagne, le Bulletin de 1892^ col. 
456-457.) 

JD'aztir, à Vanille ou fer de moulin 
d'argent^ accosté de deux épis de blé 
d'or^ lés tiges passées eti sautoir vers la 
pointe de Vécu, 

Devise : Tantum prodesi quantum 
prosunt, 

(V. pour la famille de Nervo origi- 
naire de Lyon, plus anciennement de 
Savoie aujourd'hui fixée en Auvergne, 
le Bulletin de 1892, col. 619). 

JScartelé^ au 1 de gueules à un deœtro- 
chère armé d'argent^ la main de carna" 
tion tenant un sabre du méme^ auœ 8 et 
3 d*azur^ au lion d'or la patte senestre 
appuyée sur une ancre d'argent ; au 4 
d'azur à une tour dargent ruinée à se^ 



187 



LB BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



188 



nestre; au chef éC argent chargé d'une 
croix de sinople ; à la croix d*or brochant 
sur Vécartelé. 

Devise : Faire sans dire. 



^t^^^^^^^^^^^^^^^^ 



Louis VLsxime-EdouardBAméi, mar- 
quis de Boiâdeuemets, général de di- 
vision du 20 juin 1885, ancien com- 
mandant du XVI® corps d'armée 1889- 
3893, grand-officier de la Légion d'hon- 
neur, est décédé, à Paris, le 13 mars, 
à Tâge de 66 nus* 

. Ses obsèques ont été célébrées le 15 
en réglise de Saint-Philippe-du-RouIe. 

Suivant le désir exprimé par le gé- 
néral, qui était aussi modeste que 
brave, les honneurs militaires ne lui 
ont pas été rendus. A la même heure, 
un service funèbre était célébré à l'é- 
glise Saint-Denis, à Montpellier, siège 
du commandement en chef du XVI«- 
corps d'armée ; Mgr de Cabrières of- 
ficiait. 

Le général, marquis de Boisdene- 
mets avait épousé Marie de Billeheust 
d'Argenton, dont il a eu une fille uni- 
que mariée à Henri-Aléxandre-Louis- 
Dieudonné de Thieffries de Layens, 
capitaine de hussards, ancien officier 
d'ordonnance du commandant en chef 
du XVP corps d'armée à Montpellier. 

La terre et le château de Boisdene- 
mets sont situés aux environs de Ver- 
non (Eure). 

(V. la notice sur la maison Daniel de 
Boisdenemets, en Normandie, dans le 
Bulletin de J889, col. 92.) 

De gueules^ à la bande d'argent y char- 
gée de 8 moletteê d'éperon de sahle^ ac- 
compagnées de deux lions rampants 
d'or y Vun en chef y Vautre en pointe. 



^^^^^SfS0<i0S^^^<^*^0 



François-Marie-Joseph de Guignard, 
vicomte de Saint-Priest, duc d'Alma- 
stan, grand d'Espagne de première 
classe est décédé le 20 mars, au châ- 



teau de Saint-Saëns (Seine-Inférieure.) 
Il était fils aîné de Louis-Emmanuel, 
vicomte de Saint-Priest, filleul de 
Louis XVI et de Marie- Antoinette, duc 
d'Almazan, grand d'Espagne de pre- 
mière classe du 30 septembre 1830, 
lieutenant-général en 1823^ ambassa- 
deur de France à Berlin, puis à Madrid 
en 1827^ commandeur de Saint-Louis 
et de la Légion d'honneur etc, député 
de l'Hérault en 1849, et de Augusta- 
Charlotte-Louise de Biquet de Caraman \ 
il avait ép. k^ 27 mai 1841 Louise de 
Saint-Albm, fille d'un ancien député 
sous Louis-Philippe et petite-fille de 
Joseph-Louis-Albin Michel Saint-Albin, 
ancien receveur général, né à Lyon en 
1784 ; il a eu deux filles : 1. Marguerite, 
non mariée, héritière du titre ducal et 
de la grandesse d'Espagne ; 2. Thérèse 
mariée en 1865 au comte Ferdinand- 
Ambroise de Divonne. 

Le défunt avait pris part à la cam- 
pagne d'Italie de 1859, dont il a écrit 
un très intéressant récit militaire et 
diplomatique. 

Il avait ey un frère CAartes^Marie- 
Ferdinand, vicomte de Saint-Priest, 
décédé en 1871, marié le 30 juillet 1859 
à Marguerite-Louise-Eléonore de La- 
vergne de Cerval décédée, dont : Marie- 
Frank-Emmanuel-ZTenri de Guignard 
de Saint-Priest, lieutenant au 102® 
d'infanterie (24 mars 1890); et deux 
sœurs : Marie-Amanda mariée le 23 
juillet 1844 au comte Edouard CoUinet 
de la Salle, dont postérité ; et la com- 
tesse Sosthènes Le Koy de Valanglart. 

(V. le Bulletin de 1891, col. 10&-107.) 

La branche des comtes de Saint- 
Priest qui est l'aînée, a été formée par 
Armand-Emmanuel-Charles de Gui- 
gnard comte de Saint-Priest (fils de 
François-Emmanuel qui fut ministre 
de Louis XVI de 1788 à 1791, et pair 
de France de 1814 à 1821 et de Cons- 
tance-Guillelmine de Ludolpb), pair de 
Fr&QOe après 9on père eu 1821, marié 



189 



LB BULLETIN HÂBALDIQUB DB FRANGE 



190 



en 1804 à la princesse Sophie Oalitzin, 
dont : Alexis, comte de Saint-Priest, 
ambassadeur, pair de France en 1841, 
membre de l'Académie française en 
1849, auteur de YHistoire de la Con^ 
quéie de Xaples par Charles d'A^jou^ 
frère de Saint-Louis» Paris, 1849, six 
Tol. in*9*; mort en Russie en 1851, 
marié en 1827 à Antoinette-Marie-Hen- 
riette de Laguiche, dont il a eu : 
L Georges-Charles* Alexandre, né en 
1835, comte de Saint-Priest ; 2. Arman- 
dine-Marie-Sophie mariée en juin 1845 
au comte Gaspard de Clermont-Ton- 
nerre, qui devenue veuve épousa en 
1862 le comte de Charpin-FeugeroUes ; 
3. Blisabeth-Marie-Casimire, mariée le 
13 mai 1851 au comte Bernard d'Har- 
coun, ancien ambassadeur. 

Ecartele\ aux 1 et 4 d'argent à 3 mér- 
leties de sable^ qui est de Guignard ; 
aux 2 et 3 dazur^ au chevron d'argent 
accompagné en chef de deux tours dor, 
qui est de Saint-Priest, en Dauphiné. 
La branche ducale d'Almazan ajoute 
sur le tout : d'argent, au chêne de sino- 
pie à la bordure de gueules chargée de 
1 pannelles ou feuilles de peuplier d'or, 
concession du roi Ferdinand VII du 
24 janvier 1831. (V. Armor, de Lan- 
guedoc y t. II, 241 .) 

Devises : Fort et ferme^ qui est 
adoptée par les comtes de Saint Priest ; 
— Esse quam videri, par la branche 
d'Almazan. 



«^^^^w^^w^^^^o 



La vicomtesse de la Grandiëre, née 
Anna de Bense Sainte-Catherine, est 
décédée à Bordeaux dans la deuxième 
quinzaine de mars. 

De son mariage avec Charles, vi- 
comte de la Grandiëre, né en 1814 et 
décédé en 1890, elle a eu : 1 . le vicomte 
Arthur de la Grandiëre, sous-intendant 
militaire, marié en premières noces à 
sa cousine germaine, Marie-Louise de 
la Grandiëre, décédée en 1883; en 



deuxièmes noces à Jeanne-Marie-Lucie 

Arrighi de Casanova dont postérité; 
2. le baron Eugène de la Grandiëre, 
marié à Mlle de Jourdan ; 3. Henriette ; 
4. Marie, non mariées. 

Le chef du nom et des armes est 
Camille, comte de la Grandière, père 
d'Eugène, vicomte de la Grandiëre, et 
de Mme de Tournadre ; c'est le neveu 
de la défunte. Une branche cadette est 
également représentée en Bretagne. 

La maison de la Grandiëre, originai- 
re de TAnjou, où est située la terre de 
la Grandiëre, est connue depuis le 
xiii'' siècle ; elle figure dans les mon- 
tres ou revues de Bretagne qui furent 
faites en 1375. 

Elle a toujours tenu un rang distin-. 
gué dans la noblesse de cette province ; 
ses rejetons se sont surtout illustrés 
dans les armées navales. Elle a donné 
des chevaliers de Tordre du roi, des 
gentilshommes de la chambre du roi, 
des lieutenants des vaisseaux, des gar- 
des-marine, un contre-amiral en 1792, 
des capitaines de vaisseau et de frégate, 
un vice-amiral en 1865, plusieurs offi- 
ciers des armées de terre et a porté les 
titres de barons de HouUebec et com- 
tes de la Grandiëre. 

(V. le Bulletin de 1890, col. 673^74.) 

Uazur^ au lion d'argent couronné, 
lampassé et armé dor^ alias de gueules. 

Devise : Virtute et unguibus potens. 



»^»^^^%^>^^^^^^^^^^ 



La comtesse Baimond d' Agonit, née 
Louise-Françoise-^f</a;<0 de Moreton 
de Chabrillan, est décédée le 23 mars à 
rage de 66 ans, à Paris, Ses obsèques 
ont eu lieu le 27 mars, à St -Pierre de 
Chaillot et Tinhumation à Saint- 
Val lier (Drdme) dans une sépulture 
de famille. 

Elle était fille d'Alfred-Philibert- 
Victor-Guigues de Moreton, marquis 
de phabrillan, pair de France, en 1823, 
et d^ Marie-Magdelaine-Charlotte^Pau- 



191 



LE BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



192 



lioe de la Croix de Chevrières de Saint- 
Vallier. 

Le 27 mars 1851, elle avait épousé 
Eaimond'PhilippQ d'Agoult, comte 
Raimond d'Agoult, décédé, sans en- 
fants, en 1888, colonel de cavalerie* 
commandeur de la Légion d'Honneuri 
et, fils de AlphouBeCharies comte d'A- 
goult et Elisabeth - Stéphanie des 
Champs de la Varenne, en Bourbon- 
nais. 

La comtesse Raimond d'Agoult était 
la sœur du marquis René de Chabril- 
lan, décédé, marié avec Ifar/^ -Stépha- 
nie de la Tour du Pin-Monlauban et 
Soyans, dont postérité, et du comte 
Paul de Chabrillaii, marié avec Mlle 
d' Agonit, sœur de son mari, sans en- 
fants. 

(V. pour la maison de Chabrillan, le 
Bulletin de 189], col. 625 et les années 
antérieures qui y sont rappelées). 

D^azur^ à une tour crénelée de 5 piê^ 
ces^ sommée de 3 donjons^ chacun cré- 
nelé de 3 pièces^ le tout d^argent^ ma* 
çonné de sable ^ à la patte d'ours d'or^ 
mouvant du quartier senestre de la poin- 
te^ et touchant d la porte de la tour. 

Devise : Antes quehrarque dobïar, 
(Plutôt rompre que ployer). 

Le comte d'Agoult, mari de la défun- 
te, avait eu trois sœurs : la marquise 
de Roverié de Cabrières, décédée ; la 
baronne de Pampelonne, décédée ; et la 
comtesse Paul de Chabrillan . 

(V. pour la maison d*Agoult le Bul- 
lelin de 1888, coL 368 ; 1891, col. 291 ; 
1892, col. 251). 

D'or^ au loup ravissant d'azur^ lam» 
passé et armé de gueules. 

Devise : Avidus committere pugnam. 



i4Z&^r^ Jean-Marie de Laage de Meux 
est décédé le 24 mars, dans sa 11^ an- 
née^ au chftteudeMaisonfort, par Olivet 



(Loiret). Il avait épousé, le 5 juin 1845, 
Pauline-Jeanne-Rosalie de Laage de 
Bellefaye, sa cousine, décédée, dont il 
a eu : 1 . Edouard, marié & Mlle de La- 
vau, du Vendomois; 2. Arthur, non 
marié; 3. René-Bruno, non marié; 
4. Geneviève décédée ; 5. Marie, mariée 
au comte de Seyssel, dont : Edouard, 
René et Yolande de Seyssel. 

Le défunt avait un frère qui lui 
survit : 1 . Alfred de Laage de Meux, 
marié en février 1851 à Alix-Françoise- 
Perrine Bacot de Romand, dont: a. Thé- 
rèse, mariée au vicomte Max Isle de 
Beauchaine; b. Lucie, Mme Desjobert, 
décédée en décembre 1893; c. Antoi- 
nette, morte religieuse» fille de la Cha- 
rité; d. François'Jnles^ marié à Mlle 
Guyot de la Rochère, du Poitou; e. Jo- 
seph, lieutenant au 90® de ligne, marié 
à Mlle du Hamel de Fougeroux, de 
rOrléanais ; /*. Bernard ; et deux sœurs : 
2. Marie-Félicie-Lydie, mariée le 9 oc- 
tobre 1832 à Alfred de Gy vès de Creuzy, 
morte le 27 avril 1849; 3. Marie-Clotilde- 
Irène, mariée le 21 décembre 1846 à 
Léopold Desjobert. 

Cette famille est originaire de la 
Saintonge où elle est connue depuis le 
xvu® siècle. 

L'auteur de la branche de Laage de 
Meux était Jérôme de Laage de Meux, 
sgr de Youzon et de la Motte-Beuvron, 
en Orléanais, qui a fait les branches 
de Robillard, de Meux et de la Roche- 
terie. Jérôme était né à Saintes, le 
7 août 1720 ; il était conseiller-secrétaire 
du roi, receveur des tailles de l'élec- 
tion d'Orléans, prit part en 1789 aux 
assemblées de la noblesse à Orléans; 
il avait épousé, le 23 juillet 1745, Ma- 
rie-Adélaïde Faure et mourut à Orléans 
le 23 novembre 1804, laissant sept en- 
fants : 

1. Charles-Marie- Jérôme, né à Sain- 
tes en 1747 ; 

2. Pierre-Alexandre de Laage, mané 
à Marie-Anne Tassin de Montaigu, 
dont il eut trois enfants : a. Marie- 



193 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANOB 



194 



Alexandre épousa Oabrielle Bobillard 
de Chàteaa-Gaillard et fut Tauteur de 
la branche dite de Robillard, qui a de 
nombreux réjetons dans la Saintonge 
et dans la Gironde ; b. Marie-Made- 
leine, mariée en 1791 à Albin Bague- 
net de Saint-Albin, morte en 1831 ; 
c. Marie- Alexandrine, morte sans al- 
liance en 1847 ; 

3. Antoine-Biose de Laage de Meux, 
né à Saintes en 1749, présent à T As- 
semblée de la Noblesse d'Orléans en 
1789, qui a fait la branche de Meux 
fixée en Orléanais, ép. 1° le 8 janvier 
1774 Françoise L'HuiUier ; 2« le 4 fé- 
vrier 1777 Marie-Françoise Pasquier de 
Lumeau ; il eut du premier lit : a, Ma- 
rie-Félicité, mariée, le 31 mai 1791, à 
Gabriel-Pierre Baguenault de Viéville ; 
et du second lit : b. Jeah-Baptiste- 
Juies, marié en 1801, à Victorine Min- 
gre de Noras, mort sans enfants en 
1802; c, Sdouard'FTB.nçois, sylvicul- 
teur distingué, auquel on doit le re- 
boisement de la Sologne, chevalier de 
la Légion d'honneur, décédé en 1879, 
marié le 19 février 1810 & Aglaé Jac- 
ques de Mainville, père d'Albert, le 
défunt ; d'Alfred ; de M"« Alfred de 
Gyvès et de M™« Léopold Desjobert; 
rf. Hilaire-Stanislas, ép. le 23 février 
1811 Clotilde-Henriette Prouvansal de 
Saint-Hilaire, a fait une autre branche 
représentée dans l'Orléanais, alliée aux 
familles Colas des Francs, de la Taille, 
Pasquier de Lumeau, GaillarJ d'Escu- 
res, etc. ; 

4. Jeau-Baptiste de Laage de la Ro- 
cheterie, né à Saintes en 1750, épousa 
Marie- Adélaïde Midou de Tlsle, et a 
fait la branche de la Rocheterie, en 
Orléanais, représentée par Jean-Bap- 
tiste-Fn^nçois-Léon et par son fiU, 
Maxime de Laage de la Rocheterie. 

5. Marie- Victoire- Angélique, née à 
Orléans en 1765, mariée en 1782, à 
Paul de Gaillard, sgr d'Escures et d.u 
Poutil. 

6. 7. Deux autres filles, mortes jeunes. 



La branche de Bellefaye a été formée 
par Clément de Laage, (frère de Jé- 
rôme), sgr de Bellefaye, de Brie -sur- 
Marne, de Gaumont, de la Barre, con- 
seiller secrétaire du roi, fermier-géné- 
ral, mort sur Téchafaud révolution- 
naire en 1794, dont la postérité était 
naguère représentée par Jean-Gustave" 
Clément, prêtre de la Compagnie de 
Jésus ; ilt/^fM^e-Marie-Clément-Joseph» 
établi à Bruges (Belgique), tous les 
deux beaux-frères du défunt et par 
leur sœur Eugénie-Marie-Clémentine, 
baronne Kervyn de Lettenhove. A 
cette branche appartenait Henri de 
Laage ou Delaage, connu par son li« 
vre des Esprits et d'autres ouvrages 
sur les sciences occultes, fils de Clé- 
ment-Marie-Joseph, receveur principal 
des domaines à Rouen et de Virginie 
Chaptal de Chanteloup, fille du comte 
Chaptaly ancien ministre sous le pre- 
mier empire, membre de riustitut. 

Il existe encore deux autres bran- 
ches dans la Charente-Inférieure, ve- 
nues d'un autre frère de Jérôme de 
Laage, peut-être Taîné, dont le fils 
Anne-Jérôme, demeurant à Saintes, 
était sgr du fief de Meux, berceau de 
la famille ; il fut aussi conseiller secré- 
taire du roi, receveur des tailles de 
rélection de Saintes, né le 20 décembre 
1742, prit part k rassemblée de la no- 
blesse de Saintes en 1789 ; il avait 
épousé le 20 février 1776 Marie-Anne 
Chasâeloup de Laubatet fit la branche 
de Saintes ; Jean-Etienne de Laage, 
capitaine de cavalerie, chevalier de 
Saint -Louis, frère d'Anne- Jérôme, 
marié à Marie-Madeleine Maurice de 
Scntout, a fait la branche dite de 
Saint-Germain. 

L'azur^ au chevron dCor^ accompagm 
en chef de deux roses d^argent^ tigées 
et feniUées de sinople^ et e^i pointe d^une 
main fermée soutenant un faucon au 
naturels aliàs d^or. 

L. DB RozBL. 



195 



LB BULLBTIN H6ttAi.DIQOE DB VBAXKX 



196 



TROISIÈME PARTIE 

YARiÉTÉS — BIBLIOGRAPHIE -* CHRONIQUES 



Les Bonaparte et leurs allianoes<^^ 

M. Léonce de Brotonne, connu par 
des publications intéressantes et plei- 
nes d'érudition sur le premier Empire 
a réuni dans son nouvel ouvrage tiré à 
petit nombre d'exemplaires les docu- 
ments les plus complets sur la généa- 
logie de la famille Bonaparte. 

Tous les travailleurs, tous les cher- 
cheurs — si nombreux aujourd'hui — 
s'intéressant à la question Napoléon 
Bonaparte trouveront dans ce volume 
les renseignements le3 plus curieux et 
les plus détaillés sur le grand homme, 
ses ancêtres et ses descendants. 

Dans une substantielle critique des 
I Bonaparte et leurs alliances ■ , le comte 
Colon na de Cesari-Rocca écrit, d'autre 
part, ce qui suit dans V Annuaire du 
Conseil héraldique de 1894 : 

f M. Léonce de Brotonne a fait pa- 
raître cette année l'ouvrage le plus 
précis et le plus complet que l'on 
ait publié jusqu'à ce jour sur la 
famille de Napoléon... M. de Bro- 
tonne conduit à travers le dédale confus 
des alliances les descendances mascu« 
lines et féminines des premiers Bona- 
parte d'Ajaccio... C^est une précieuse 
introduction à l'histoire de la grande 
épopée napoléonienne à qui l'apaise- 
ment éclectique de notre génération a 
rendu tout son passionnant intérêt. 

f M. de Brotonne a atteint pleine- 
ment son but. I 

L. 



(1), Paris, iji-8^ Etienne Charavay, 5, rue de 
Furstenberg, et Honoré Champion, Ubraire, 9, 
quai Toltaire. — Prix : francs. 



La famille Duplais des Touches 

M. Camille-Joseph-Antoine Duplais 
des Touches, né en 1860, au Treuil 
Bussac (Fouras) dans la Charente-In- 
férieure, après d'excellentes études 
classiques, fut secrétaire particulier de 
son père, nommé directeur des contri- 
butions indirectes du département des 
Côtes-du-Nord et remplit plus tard des 
fonctions municipales dans sa com- 
mune natale, mais il s'est fait princi- 
palement connaître comme dessinateur 
et historien local, à la suite d'une in- 
firmité, qui exerça une grande influ- 
ence sur la direction de sa vie. Des 
dessins à la plume de lui furent reçus au 
salon de 1880. Il obtint le premier prix 
de dessin au concours régional de Bre- 
tagne de 1881. Il fit des dessins pour 
la Gazette de Roy an ^V Idylle Normande, 
d'André Lemoyne, etc. 

Depuis 1884, il habite la campagne 
à Fouras, dans une vieille demeure 
seigneuriale qui avait appartenu, du 
xv!*» au xvii* siècle, à la famille de sa 
mère, (Gauvain-Dansais du Treuil, 
1594-1701), se livrant à la peinture et 
au dessin, préparant une histoire po- 
litique et religieuse de Fouras, voyant 
ses œuvres artistiques éditées par Bil- 
laud à Roy an, Georges Charpentier, 
Charles Delagrave, à Paris, Clouzot, à 
Niort, ses recherches historiques insé- 
rées dans le Bulletin des archives histo- 
riques d'Aunis et de Saintonge^ et ana- 
lysées dans la Grande Encyclopédie, 

Grâce à ses amis Henry Mériot, Vic- 
tor Billaud, Paul de Sivray (Marc Mar- 
chadier), André Lemoyne, Bellet, et à 
ses éditeurs parisiens, il étendit ses 
relations un peu partout, et par son 



11»7 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



108 



talent personnel il ajouta un nouveau 
lustre au nom de ses ancêtres, celui du 
vice-roi des Indes. La Vie moderne^ la 
Revue des arts décoratifs, la Oazelte des 
Beaifx-Aris^ le Temps y la Revue des deux 
rnofides^ le Monde illHstre\ le Soleil^ la 
Paix^ le Rappel^ le Télégraphe^ le Des- 
sin^ etc. (1881 et 1882), ont rendu hom- 
mage à ses illustrations à la plume. 

Les titres authentiques, aveux et 
J:*uombrements de fiefs, contrats de 
mariages, etc., que j'ai compulsés, 
établissent ainsi la filiation directe de 
cet artiste distingue, depuis le qua- 
torzième siècle environ [Seigjieurs des 
Touchr.s) : 

!• N... de Montbouyer ; 

2^ Jeanne de Montbouyer, épouse de 
messire Ogfier ; 

3" Guillemette Ogier, épouse de mes- 
sire Robert ; 

4<^ Catherine Kobert, mariée vers 
1507, à messire Pierre Farnoulx (aveu 
du 21 avril 1507) ; 

5^ Nycole Farnoulx, épouse de mes- 
àrt Jehan Lebrethon de Hautmont 
(aveu du 5 mars 1539) ; 

6* Mag'dellaine Lebrethon, épouse de 
messire Guillaume Duplais ou Dupleix, 
conseiller du Roi, élu en Saiutonge, 

lô(>.... 

7" Dominique Duplais, écuyer, avo- 
cat au Parlement de Bordeaux (1601), 
mari d'Olympe de Montgaillard (1625), 

pair, échevin et maire de Saintes (1628- 

irj:j6) ; 

8* Dominique Duplais, écuyer, mari 

<rËlisabeth Baudouin de Bonnemor 
*10o9, date du contrat de mariage). 

^ Elie Duplais, écuyer, mari d'An- 
;:'élique de la Fargue ; 

10» Antoine Duplais, écuyer (1705- 
1777), mari de Léontine Pinard (21 
juillet 1741) ; 

11*^ Eutrope Duplais, écuyer (1763- 
1^'^^), officier de marine, maire de 
Nieul-lès-Saintes, mari de Pauline 
Lady Foacaud (16 juillet 1814). 

12* Jacque0-£utrope Duplaiji De» 



Touches, directeur des contributions 
indirectes (1820-1888), marié le 1«' sep- 
tembre 1859 à Isaline-Marie Duplais, 
née à Talmont, en 1839 ; 

13* Camille- Joseph-^^n^otn^ Duplais 
Des Touches, né en 1860, au Treuil- 
Bussac (Fouras) (Charente^Inférieure). 

Le nom de Des Touches vient donc 
de Talliance de noble Guillaume Du- 
plais ou Dupleix, conseiller au parle- 
ment de Bordeaux, élu de Saintonge, 
avec Magdellaine Lebrethon, dame des 
Touches. 

Les Lebrethon portaient : Uazur^ 
à Vétoile d'or. 

D'Hozier. Saintes, registre 4, n« 101, 
9 décembre 1701, blasonne les armoi- 
ries de la famille Duplais de la ma- 
nière suivante : De gueules^ à deuœ 
liotis affrontés d'argent, 

La famille Duplais des Touches, de 
Champbreton, de la Ransannerie, etc., 
est alliée à beaucoup de familles patri* 
ciennes de la région, les de Ransannes 
de Hautmont, dé la Roche de Rochefort, 
de Montgaillard, de Beaune, Queux de 
GhasteUars, de La Fargue, du De- 
maine-Foucaud, de Tilly, etc. > 

La grand'mère maternelle de M. An- 
toine Duplais des Touches» Marie*- 
Catherine-Esther Gauvain ou Gaur- 
vaing, fille ell^-même d'une demoiselle 
Duplais, appartient à une vieille fa- 
mille municipale Rochelloise, qui 
porte : D'argent, à la coupe d'or coun 
verte de gueules. 

Mkschinet de Richemond. 



Quatrefages de Bréau 

Nous sommes heureux d'annoncer 
la remarquable publication consacrée 
à la • Mémoire de Jean- Louis- Armand 
« de Quatrefages de Bréau » avec une 
photogravure de Tillustre et regretté 
membre de l'Institut, de son père, de 
sa mère et de sa sœur, de ses habita- 
tioii3 auccessives et un fac ^irnUe d'une 



199 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANCS 



200 



lettre de Darwin et de la réponse de 
M. A. de Quatrefages. 

La publication se compose de la bio- 
graphie très détaillée et très vivante 
de rbomme de génie qui fut un grand 
homme de bien et un vrai gentil- 
homme, dans le sens le plus élevé du 
mot ; de la liste de toutes ses publica- 
tions et des discours prononcés sur sa 
tombe au nom de tous les corps 
savants auxquels il appartenait. Une 
souscription est ouverte pour lui ériger 
une statue à son lieu de naissance. 
,Son buste est placé dans les salles 
d'anthropologie du Muséum qu'il a 
fondées. 

Le Bulletin est heureux d'honorer 
cette grande figure en rappelant les 
hommages rendus à sa mémoire. 



Les défenseurs 
du Mont Saint-Michel (1417-1450) 

Notre excellent ami le vicomte Oscar 
de Poli, président de Conseil Héraldi- 
que de France, prépare sous • ce titre 
un livre qui ne peut manquer d'attirer 
l'attention de tous nos lecteurs ; voici 
dans quels termes son éditeur l'annonce 
au public : 

I La défense du Mont Saint-Michel 
est une des pages des plus héroïques 
de notre histoire ; elle a été pour ainsi 
dire Taurore de la délivrance dont 
Jehanne d'Arc fut l'éblouissant soleil. 
En soutenant victorieusement ce siège 
merveilleux, le plus long de nos fastes 
militaires, le Mont Sainct était devenu 
le phare de Tindépendance nationale ; 
il incarnait réellement l'indéfectible 
espérance, la Patrie Française, la foi 
du Salut. 

I Les noms des héros de cette prodi- 
gieuse épopée ne nous sont parvenus 
que par des listes très incomplètes ou 
complaisamment allongées. De ces 
noms (environ 120), M. de Poli en rec« 
tifle plus de 40» étrangement défigurés, 



et en ajoute près de 150, avec preuves 
à Tappui. Il rétablit les armoiries des 
défenseurs, au lieu des blasons de fan- 
taisie que leur attribuent les listes. 

c Une introduction très documentée 
retrace rapidement la glorieuse dé- 
fense et rend un vibrant hommage à 
tous ceux qui, moines ou chevaliers, 
soudoyers ou bourgeois, dans ce siège 
de 30 années, tinrent haut sur le Mont 
Saint-Michel le drapeau de la France et 
surent ne pas désespérer de son salut. 
Enfin 750 pièces justificatives^ la plu- 
part inédites, terminent cette grande 
étude historique» dédiée à ceux qui 
s'honorent d'avoir eu un ancêtre à la 
défense du Mont, & tous ceux qui ont 
au cœur la fierté patriale et l'amour de 
la France immortelle. » 

L'ouvrage est mis en souscription 
au prix de 5 francs l'exemplaire (Etran- 
ger, 5 francs 50). Il ne sera tiré que le 
nombre d^exemplaires souscrits. La 
Liste des Souscripteurs sera publiée en 
tête du livre. Adresser les adhésions, 
45, rue des Acacias des Ternes à Paris. 
En signalant cetto œuvre à ses amis, 
le Bulletin tient à honneur de sous- 
crire parmi les premiers souscripteurs. 



Armoriai du premier Empire 

Le premier volume de V Armoriai du 
premier Empire^ contenant tous les ti- 
tres et majorats avec armoiries concé- 
dés par Napoléon le' et enregistrés aux 
Archives du Sénat, public par le vi- 
comte A. Révérend, directeur de V An- 
nuaire de la Noblesse f va paraître dons 
quelques jours, au bureau de VAn- 
nuaire^ 25, rue Fontaine, à Paris. 
Prix : 15 fr. Il comprend les trois let- 
tres A,B, C. — Nous en parlerons dans 
notre prochain numéro. 

Paris, 1«' Juin 1894. 



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BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées à M. Louis de La Roque, 
directeur, 56, quai des Orfèvres, à Paris. 



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II sera rendu compte dans le Bulletin de toute publication dont nous aurons reçu deux exem- 
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REVUE HISTORIQUE DE LA NOBLESSE 

Septième Volume. — (Nouvelle série) — Avril 1894 



SOMMAIRE 

Première Partie: Armoriai fîénéral de France. — Documents historiques: Les Ordres de Clie- 
Talerie: Saint-LazarjB et Notre-Dame du Mont-Carmel; Catalogue des généraux Français, 
connétables, maréchaux de France, lieutenants généraux, maréchaux de camp (suite). 

DEix;èME Partie : Notices généalogiques : Rochon de Lapeyrouse. — Notes d'Elat-civil nobi- 
liaire : Mariages et décès du mois d'avril et rappel des mois précédents. 

Troisième Partie: Variétés, Bibliographie, Chroniques: !2,500 actes de Tétat-civil ou notariés, 
concernant les familles de l'ancienne France, xv"-xvin* siècle, reproduits ou analysés, par le 
marquis de Granges de Surgères. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 



LES ORDRES DE CHEVALERIE 



SAINT-LAZARE ET NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL (0 



Les anciens ordres de chevalerie, 
avant d'être devenus des ordres mili- 
taires ou purement honorifiques ont 
été des associations religieuses et hos- 
pitalières, ayant le double but de dé- 
fendre la religion et de venir au se- 
cours des malheureux. 

L'ordre de Saint-Lazare est celui 
dont l'institution peut, à juste titre, 
revendiquer la plus haute antiquité 
comme ordre hospitalier. En prenant 
saint Lazare comme patron ou protec- 

tl) V. Histoire des ordres militaires et des mili- 
'ftt^culières, 1721 ; Moréri : Diciionnaire, VI, 209; 
I"* P. Toussaint de Saint-Luc: Mémoires ex- 
'rails des titres de tordre de N.-D. du Mont- 
OirmH et de Saint'Lazarc de Jérusalenif Paris, 
1^91 ; Gautier de Sibert : Uistdre de l'ordre de 
S.û. du Mont'Carmel. 



teur spirituel, les affiliés fondèrent 
leur premier établissement pour y re- 
cevoir les lépreux. 

On attribue cette fondation à saint 
Basile, vers la fin du iv^ siècle, dans 
un faubourg- de la ville de Césarée. A 
son exemple, d'autres maisons s'éta- 
blirent et notamment à Jérusalem où 
les affiliés commencèrent par exercer 
l'hospitalité envers les pauvres errants 
ou voyageurs atteints de cette terrible 
maladie qui fit tant de victimes pen- 
dant tout le moyen-âge, et dans la 
suite, à l'exemple des ordres hospita- 
liers de Saint'Jeau et du Temple, une 
partie des chevaliers ou associés prit 
les armes pour la protection des pèle- 



i««*«i**«*B^> 



203 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



204 



rins et pour le service dea princes 
chrétiens qui conquirent la Terre- 
Sainte. 

Ce qu'il y eut de plus remarquable 
dans cette institution, placée sous le 
patronage de saint Lazare, c'est que 
noa seulement on admettait les lé- 
preux parmi les membres, pour mieux 
soigner les malades, ou ceux qui ve- 
naient chercher un refuge dans ces 
maisons largement ouvertes aux mal- 
heureux, mais encore les affiliés de 
cette milice hospitalière ne pouvaient 
élire, pour Grand-maître, qu'un che- 
valier lépreux de l'hôpital de Jérusa- 
lem, et cet usage a duré Jusque sous 
le pontificat d'Innocent IV, vers l'an 
1263, c'est-à-dire pendant toute la pé- 
riode du séjour des premiers chevaliers 

en Orient* 

A cette époque, ayant été obligés de 
quitter la Terre-Sainte, ils s'adressè- 
rent à ce Pontife pour être dispensés 
d'élire pour leur Grand-maître un che- 
valier lépreux, • parce que ils se trou- 
vaient dans l'impossibilité de le faire, 
les infidèles ayant tué tous les cheva- 
liers lépreux de leur hôpital de Jéru- 
salem. • 

Ce fait est rapporté par le pape 
Pie IV dans sa bulle de l'an 1565, par 
laquelle il renouvelle tous les privilè- 
ges et toutes les grâces que ses prédé- 
cesseurs avaient accordés à cet ordre et 
lui en donne de nouveaux. Voici com- 
ment il parle de l'élection que les che- 
valiers devaient faire d'un Grand-maî- 
tre lépreux : 

• Le pape Innocent IV ayant appris 
du Grand-maître que quoique par une 
coutume ancienne approuvée et obser- 
vée paisiblement jusqu'alors, on eut 
obtenu de choisir pour Grand-maître 
de l'Ordre un chevalier lépreux de la 
maison de Saint- Lazare de Jérusalem ; 
cependant tous les chevaliers lépreux 
de ladite maison ayant été tués par les 
ennemis de la foi, cette coutume ne 
pouvait plus être observée ; c'est pour- 



quoi il le renvoya à Tévèque de Fres- 
cati, à qui il ordonna par quelques 
brefs, d'examiner si la chose pouvait 
se faire selon Dieu, et en cas qu'il la 
jugeât convenable d'accorder aux che- 
valiers de la maison de Saint-Lazare 
la permission qu'ils demandaient, de 
pouvoir élire à l'avenir pour Grand- 
maître de l'Ordre par l'autorité apos- 
tolique, un chevalier qui fut en bonne 
santé (militem sanumj, nonobstant la 
coutume contraire qui avait été obser- 
vée jusqu'alors. » 

Cet Ordre, comme tous ceux de la 
même époque, avait été l'objet de nom- 
breuses donations et libéralités de la 
part des princes de l'Europe et des 
princes chrétiens de la Palestine. Il 
reçut en outre plusieurs privilèges des 
Souverains Pontifes et ses possessions 
augmentèrent encore après son pas- 
sage en Europe, en compensation des 
pertes faites en Syrie. 

Le but de cette institution hospitalière 
resta le même. Clément IV ordonna 
sous peine d'excommunication à tous 
les prélats de l'église que lorsque les 
chevaliers de Saint Lazare s'adresse- 
raient à eux pour obliger les lépreux à se 
retirer dans leurs hôpitaux, ils eussent 
à donner main-forte à ces chevaliers, 
et à contraindre les lépreux à se reti- 
rer chez eux avec leurs biens, meubles 
et immeubles. Alexandre VI les mit 
sous la protection du Saint-Siège en 
1257 et confirma les donations que 
l'empereur Frédéric II et d'autres prin- 
ces leur avaient faites dans la Sicile, 
dans la Pouille, dans la Calabre et en 
quelques autres provinces. Henri, roi 
d'Angleterre, duc d'Anjou et de Nor- 
mandie, Thibaut comte de Blois et 
plusieurs autres augmentèrent leurs 
revenus. 

Mais les rois de France furent les 
plus grands bienfaiteurs de cet ordre. 
A leur expulsion de la Terre Sainte en 
1253 les chevaliers suivirent Saint Louis 
qui reconnaissant des services qu'ils lui 



^m 



205 



LB BULLBTIN HERALDIQUE DB FRANCB 



306 



avaient rendu en Orient, confirma les 
donations que ses prédéccsseurn leur 
avaient faites et les mit en possession 
de plusieurs maisons, commanderies 
et hôpitaux que ce prince fonda. Ce fut 
alors que le chef de leur ordre s'établit 
a Boig"ny près d'Orléans, sur un do- 
maine qui avait été donné à Tordre en 
11 W par Louis VII dit le Jeune. 

II prit le titre de Grand maître de 
l'ordre de Saint Lazare tant en deçà 
qua delà des mers; sa juridiction s'é- 
teudait non seulement sur les chevà- 
li' M qui étaient en France, mais même 
sur les étrangers. C'est ainsi que dans 
le cours des xni* et xiv® siècles les 
commanderies de TOrdre en Angle* 
terre, en Ecosse, en Italie, en Hongrie, 
furent pourvues de titulaires par l'in- 
vestiture du Grand maître résidant à 
Boig'ny. Mais le nombre des lépreux 
diminuant vers la fin du moyen*âge et 
l'occasion de manifester l'esprit de leur 
institution devenant de plus en plus 
rare, les affiliés de Tordre de Saint La^ 
zare, en possession de biens conaidéra» 
bles ne tardèrent pas à s'amollir dans 
l'abus des richesses et à démontrer par 
eux-mêmes que l'institution avait fait 
son temps. 

Le pape Innocent VIII supprima cet 
ordre par une bulle de 1490 et réunit 
tous les biens lui appartenant à TOr- 
•Ire de Saint Jean de Jérusalem ; mais 
cette bulle ne fut point acceptée en 
France où Tordre continua d'exister et 
l^s Grands maîtres résidant à Boigny 
reçurent des chevaliers, auxquels ils 
conféraient les commanderies dépen- 
dant de leur juridiction souveraine. 

Le grand prieur d'Aquitaine, de Tor- 
dre de Saint Jean de Jérusalem, ayant 
pourvu un de ses chevaliers de la 
commanderie de Saint Thomas deFou- 
îenay, appartenant à Tordre de Saint 
Lazare, le Grand maître de cet ordre 
^t ses chevaliers s'y opposèrent. Il y 
eut procès à ce sujet devant le Parle- 
ment de Paris en 1547 et la décision fut 



rendue en faveur de Tordre de Saint 
Lazare et du Grand maître qui fut 
maintenu dans le droit de conférer 
toutes les commanderies de son ordre 
à ses chevaliers, et les chevaliers de 
Saint Jean se virent ainsi déboutés de 
leurs prétentions. 

C*est le roi de France qui nommait 
les grands maîtres* Louis XII donna 
la grande maîtrise à Aignan de Ma- 
reuil ; son frère Claude de Mareuil en 
fut investi par François I*" ; Henri II y 
nomma Jean de Conti qui assembla un 
chapitre général à Boigny et fit acte 
de souveraine administration en don- 
nant à bail emphytéotique, pour deux 
cent vingt florins par an, tous les 
biens appartenant à Tordre, au terri- 
toire de Sussano ou Suessano, dans la 
Pouille, à un chevalier de Calabre qui 
était présent. 

Après la mort de Jean de Conti le 
roi Henri II pourvut de la grande maî- 
trise Jean de Lévis, qui réunit un char 
pitre général à Boigny en 1558 oti il ëe 
trouva un grand nombre de chevaliers 
de toutes les parties de TEurope. 

Michel ds Seurre fut fait grand maî- 
tre par François II, et après lui Fran- 
çois Salviati, par Charles IX. 

Salviatî nomma vicaire-général en 
France Jeannot de Castillon, milanais, 
et un peu plus tard vicaire du grand 
maître de Tordre en Italie ce qui donna 
prétexte à ce dernier de se prétendre 
Grand-maître de Tordre dans le monde 
entier (per totum orbem religionis et mi- 
litiœ Sancti Lazari Hierosolomitani 
generalis magister) en 1566. D'après 
Moréri le pape Pie IV donna la maîtrise, 
en Italie seulement, a Jeannot de Cas- 
tillon, son parent, en 1565, et confirma 
cette nomination par une bulle où par- 
lant de l'ancienneté de cet ordre, il en 
rapporte l'établissement au temps de 
Saint Basile. 

C'était une double usurpation car la 
grande maîtrise n'avait pas cessé d'ap-* 
partenir à Salviati, dont la résidence 



207 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



208 



magistrale était toujours à Bolg*ny, et 
Jeannot de Castillon n'avait d'autre 
titre officiel que celui de commandeur 
de l'hôpital de Capoue et vicaire géné- 
ral, c'est-à-dire délégué ou lieutenant 
du Grand maître en France et en Ita- 
lie. 

Castillon mourut à Verceil en 1572 ; 
le pape Grégoire XIII, par la bulle du 
3 novembre de la même année, unit 
l'ordre de Saint-Lazare à celui de Saint- 
Maurice que le duc de Savoie Emma- 
nuel-Philibert venait de créer, deux 
mois auparavant, autorisé par la bulle 
du 16 septembre. L'ordre de Saint- 
Maurice à partir du 3 novembre 1572 
prit le nom de l'Ordre des Saints Mau- 
rice et Lazare, qu'il porte encore au- 
jourd'hui, en Italie. 

Cette création était faite dans l'esprit 
du duc de Savoie • pour s'opposer à 
l'hérésie qui s'introduisait en ce temps 
1.^ dans plusieurs provinces et dont les 
frontières de Savoie étaient menacées 
à cause du voisinage de Genève. » 

Les biens d'Italie échappèrent ainsi 
à la grande maîtrise de France malgré 



les protestations de François Salviati, 
appuyées par la décision du chapitre 
général assemblé à Boigny en 1578. 

Après la mort de Salviati survenue 
bientôt après, Henri III donna la gran- 
de maîtrise à Aimar de Chattes, qui 
eut pour successeur Jean de Gayan. 

Quelques années après son avène- 
ment à la couronne Henri IV, voulant 
donner des marques de sa piété, insti- 
tua un ordre nouveau de chevalerie 
qu'il plaça sous la protection de la 
Sainte Vierge et qu'il dénomma l'ordre 
de Notre-Dame du Mont Carmel. Il 
écrivit à son ambassadeur à Rome pour 
obtenir du pape Paul V l'érection de 
cet ordre et sa confirmation pour auto- 
rité apostolique. Le pontife répondit au 
désir du roi par une bulle du 16 février 
1607 qui instituait un ordre de cheva- 
lerie au titre de la Vierge Marie, ou 
Notre-Dame du Mont Carmel en don- 
nant pouvoir à ce prince et à ses suc- 
cesseurs de nommer le Grand maître 
de l'ordre, lequel pourrait créer autant 
de chevaliers que bon lui semblerait. 

(A Suivre.) L. R. 



CATALOGUE DES GÉNÉRAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(Suite) 



MARECHAUX DE FRANCK 

(Suite) 

1675 

Godefroy comte d'Estrades, cheva- 
lier des ordres du roi, vice-roi de l'Amé- 
rique, gouverneur de Dunkerque et de 
la personne de Philippe d'Orléans duc 
de Chartres, depuis duc d'Orléans, petit- 
fils de France, maire perpétuel de Bor- 
deaux, aussi habile diplomate que vail- 
lant guerrier, fut envoyé à Tâge de 
30 ans vers le roi d'Angleterre, le 12 



novembre 1637, et vers Henri-Frédéric, 
prince d'Orange, le 2 décembre sui- 
vant ; fit avec beaucoup de succès plu- 
sieurs campagnes en Hollande; maré- 
chal de camp en 1640, ambassadeur 
près des Etats-généraux et des prin- 
ces d'Allemagne, eut une grande part 
dans les négociations qui aboutirent 
au traité de Munster. Gouverneur de 
Dunkerque, après la mort du maré- 
chal de Rantzau, en 1650, servit la 
même année de lieutenant général 
dans l'armée de Flandres sous le ma- 
réchal de Praslin, commanda en 1653 
les places et gouvernements de Tours, 



m 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



210 



la Rochelle, Brouage, Oloron, pays 
•l'Âunis et îles adjacentes; il fût établi 
1h même année (10 octobre 1653) maire 
})erpétuel de Bordeaux et nommé lieu- 
teaaot général pour commander en 
chef dans toute la province de Guienne 
le 4 mai 1654, remplaça le comte de 
Conti dans le commandement d'un 
corps d'armée en Catalogne le 8 mai 
1605; gouverneur de Mézières en 1656; 
commandant de Tarmée du Piémont 
ea 1657, gouverneur de Gravelines 
avec la survivance pour son fils en 
1660. 

Le roi l'envoya ambassadeur en An- 
gleterre en 1661 ; puis en Allemagne 
où il conclut le traité de Bréda ; nommé 
clievalier de ses ordres en 1661 et vice- 
roi d'Amérique en 1663. 11 eut en 1669 
le commandement des troupes à Dun- 
kerque, Berguea, Furnes et le gou- 
vernement de Maëstricht en 1673. Le 
30 juillet 1675, le roi le nomma maré- 
chiil de France, le premier de c<^tte 
promotion qui suivit la mort de Tu- 
fenne, et la même année il fut le pre- 
mier de ses ambassadeurs extraordi- 
naires et plénipotentiaires aux confé- 
rences de Nîmègue pour la paix géné- 
rale qu'il conclut, en 1678, à la gloire 
<lu roi. £n 1685, après la mort du ma- 
réchal Philippe de Montault-Bénac duc 
<ie Montault, il fut nommé gouverneur 
du duc de Chartres, depuis duc d'Or- 
léans, et mourut à Paris, le 26 février 
1686, âgé de 79 ans ; il fut enterré dans 
1 église Saint-Eustache. 

Il était fils de François 11 d'Estrades, 
sgr de Bonel, de Colombes, de Campa- 
?nac et de Slgognac, en Gascogne, 
* Tun des plus sages et valeureux 
hommes de son temps t, dit le P. An- 
selme, porta les armes pour le service 
du roi Henri IV contre ceux de la 
Ugue, gentilhomme de sa chambre et 
pins tard gouverneur de la ville et 
duché de Vendosme, marié le 15 octo- 
bre 1604 à Suzanne de Secondât, fille 
de Jean, sgr de Roques, et d'Eléonore 



deBrenieu ; de la famille connue depuis 
sous le nom de Secondât de Montes- 
quieu. 

Il épousa: 1° le 26 avril 1637, Marie 
de Lallier, fille de Jacques, sgr du Pin, 
et de Marguerite de Burtio de la Tour; 
2« en 1679, Marie d'Aligre, fille d'E- 
tienne, chancelier de France, et de 
Jeanne THuillier, sa première femme, 
veuve de Michel de Verthamont, sgr 
de Bréau ; il eut du premier mariage 
cinq enfants: 1. Louis, appelé le mar- 
quis d'Estrades, qui lui succéda dans 
le gouvernement de Gravelines et de 
Dunkerque et la mairie perpétuelle de 
Bordeaux, mestre de camp de cavale- 
rie, dont le fils Godefroy-Louis fut 
maréchal de camp en 1704, lieutenant 
général en 1710 et maire perpétuel de 
Bordeaux; mort en 1717, il eut un fils 
Louis-Godefroy, mestre de camp de 
cavalerie, -maire perpétuel de Bor- 
deaux, non marié, en 1731 ; 2. Jean- 
Francois, abbé de Moissac et de Sainte- 
Mélaine de Bennes, ambassadeur à 
Venise puis en Piémont; 3. Jacques, 
chevalier de Malte, mestre de camp de 
cavalerie, mort au siège de Fribourg 
en 1677; 4. Gabriel- Joseph, dit Tabbé, 
puis chevalier d'Estrades, colonel du 
régiment de Chartres, mort des bles- 
sures reçues au combat de Steinkerque 
en 1692; 5. Marie-Anne, religieuse. 

La famille d'Estrades, originaire de 
Gascogne, avait pour auteur François 
d'Estrades, sgr de Bonel et de Campa- 
gnac, marié le 20 novembre 1548 à 
Antoinette de Veyrières, fille d'Ar- 
mand, sgr de Veyrières, de Saint- 
Germain et de Campagnac. C'était le 
bisaïeul du maréchal, appelé le comte 
d'Estrades. 

Ecartelé^ au 1 de gueules au lion 
émargent couché sur une terrasse de 
sinople sous un palmier d'or^ qui est 
d'Estrades ; au 2 d'azur, à la fasce 
d^argent accompagnée de 3 têtes de léo" 
pard d'or^ 2 et i, qui est La Pôle- 



211 



LB BULLETIN hAraLDIQUB DB FRANCE 



212 



Suffolck ; au 3, écartelé en sautoir, le 
chef et la pointe de sinople^ à deux ban" 
des de gueules bordées d^or^ flanque' 
(Tor avec ces paroles d*azur : Ave Maria 
à dexire et Oratia pleaa à senestre, qui 
est Mendoze \ au 4 de gueules à sept 
losanges d'argent^ 5, 5, î, qui est 
d*Arûoul. 

Arnoul était le nom de la grand'- 
mère paternelle du maréchal, Antoi- 
nette Arnoul, fille de Bertrand Arnoul, 
sgrr de Nieuls, de Vig'noles et de Mou- 
lan, conseiller au parlement de Bor- 
deaux et de Jeanne de Mendoze, mariée 
le 30 mars 1579 à Jean d'Estrades, 
enseig'ne de la compagnie d'ordon- 
nance de M. de Bellegarde, fils de 
François d'Estrades I» du nom. 

1675 

Philippe de Montault de Bénac, duc 
et pair de Montault, appelé le maréchal 
de Navailles, sénéchal de Bigorre, fut 
successivement capitaine et colonel du 
régiment de la Marine ; eut le com- 
mandement de Farmée du roi en Italie 
en 1658; fut ambassadeur extraordi- 
naire près des princes dltalie; cheva- 
lier des ordres en 1661 ; général de 
Farmée auxiliaire envoyée en Candie 
en 1669 au secours des Vénitiens, sous 
le duc de Beaufort ; commandant gé- 
néral des troupes en Lorraine, Alsace, 
Champagne et Bourgogne, avec les- 
quelles il chassa les ennemis et ouvrit 
la conquête de la Franche* Comté en 
1674 ; il fut créé maréchal de France 
en 1675 et envoyé en Catalogne Fan- 
née suivante où il s'empara de Figuiè- 
res en 1676, de Puycerda en 1678, et 
servit jusqu'à la paix conclue à Nimë- 
gue : puis nommé gouverneur de Phi- 
lippe d*Orléans, duc de Chartres, en 

1683, il mourut subitement le 5 février 

1684, ftgé de 65 ans> après avoir pos- 
sédé les gouvernements de Bapaume, 
du Havre et de La Rochelle. Ses Mé- 
moiru ont été imprimés en 1701. 



Il était fils de Philippe de Montault, 
baron de Bénac, sénéchal et gouver- 
neur de Bigorre en 1650, créé duc de 
Lavedan et de Navailles et pair de Fran- 
ce le 12 mai 1650 et mort en 1654 ; il 
avait épousé le 30 juillet 1592 Judith 
de Gontault, dame de Saint- Gêniez et 
de Badefol. 

Il ép. le 19 février 1651 Suzanne de 
Baudéan, fille de Charles, comte de 
Neuillan, gouverneur de Niort et de 
Françoise Tiraqueau. 

Il eut de sou mariage sept enfants : 

1. Philippe, mort avant son père, au 
retour de la prise de Puycerda, à T^l^r^ 
de 21 ans, non marié ; 

2. Charlotte -Françoise-Radegonde, 
abbesse de Sainte-Croix de Poitiers ; 

3. Françoise, mariée à Charles III de 
Lorraine, duc d'Elbeuf , pair de France ; 

4. Gabrielle-Eléonore, mariée à Hen- 
ri d'Orléans, marquis de Rothelin ; 

6. Henriette, abbesse de la Saussaye, 
près Paris ; 

6. Gabrielle, mariée à Léonard-Hélie 
de Pompadour marquis de Laurière ; 

7. Gabrielle, religieuse Ursuline. 
Son frère Henry de Montault, b^v 

d'Audanne, a fait la branche des mar- 
quis de Saint-Geniez. 

La maison de Montault ou de Mon- 
tant est .originaire du comté d'Arma- 
gnac où elle connue depuis Sicard et 
Othon de Montault (de Montealto), qui 
rendirent hommage le premier en 
1221, le second en 1297. Sa filiation est 
établie depuis Jean de Montault, sgrde 
Bénac, vivant en 1351, dont le petit- 
fils Arnault, ép. Jeanne de Lavedan, 
fille du vicomte de Lavedan, et en eut: 
Annet de Montault, baron de Bénac, 
qui servit pendant les guerres d'Ita- 
lie où il fut tué ; il avait ép. Isabeau 
de la Roque (fille de N... de la Roque, 
sgr de Fontenilles, dont les descen- 
dants sont connus depuis sous les 
noms de la Roche-Fontenilleê. (V. Bul- 
letin de 1888, col. 412.) 

Jean*Marc de Montault, baron de 



jà fc^ 



213 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCS 



214 



Montault et de Bénac, fut capitoul de 
Toulouse en 1536; il ép. le 16 mai 
1527 Madeleine d'Andouîn8, baronne de 
Nftvailles, fille de Gaston et de Fran- 
çoise de Lé vis-Mi repoîx ; devenue 
veuve elle ép. Bernard de Castelbajac. 
Jean-Marc de Montault eut de son 
mariaprô onze enfants parmi lesquels 
Beruard de Montault, qui fut le grand 
père du maréchal. 

Ecartele\ au 1 contr'écartelé (Vor et de 
gumlea^ qui est Gontaut-Biron; au 2 
d»' Xavarre : au 3 Ae Foix ; ai4 '^ de 
Boarn ; sur le tout : écartelé aux î et 4 
(Tatur à deux mortiers de guerre d'ar- 
cs nt posés en pul^ qui est Montault ; 
mi-parti de Comming'es ; atcx 2 et 4 
d'azur à 2 lapins d!or courant Vun sur 
l'autre^ 

1676 

Frédéric-Armand, alias Louis-Ar- 
mand, comte de Schomberg' et de Mer- 
tola en Portugral, baron de Labersen et 
d'Altorff en Allemagne, comte de 
Coubert et de Vitry en Brie, duc et 
irrand de Portugal, gouverneur de la 
Prusae ducale, ministre d'Etat de 
rélecteur de Brandebourg, géuéralis- 
sime de ses armées, duc de Tetfort en 
Angleterre, chevalier de la Jarretière, 
fit ses premières armes en Allemagne, 
puis en Hollande, sous Frédéric-Henri 
de Nassau prince d'Orange, et sous 
Guillaume II son fils, à U mort duquel 
il passa au service de France ; eut le 
gouveruement de diverses places en 
Flandres ; capitaine^lieutenant des 
gendarmes Ecossais. Il se trouva au 
siège de Valenciennes en 1656 et diri- 
gea la belle retraite de l'armée fran- 
çaise dont Tnrenne lui avait confié la 
charge» La paix de 1660 entre la Fran- 
ce et TEspagne, le laissant sans action 
et sans emploi, il passa en Allemagne 
et de là en Portugal. Il battit les ar- 
mées espagnoles commandées par don 
Juan d'Autriche à Bvora eu 1663, le 



duc d'Ossonne, près dé Castel ftodri» 
gue, le marquis de Caracène à Montes- 
Claros, et à Badajoz en 1665, prit Beu« 
sez, Guardia et autres places ; et en 
1666, Alquerie, PayamOgue,' Ban-Lu- 
car, en 1667 Forcira ; il était en état de 
faire les plus grandes conquêtes lors- 
que la paix fut conclue entre l'Espa- 
gne et le Portugal, le 12 février 1668. 

Rentré en France où le roi lui rendit 
en récompense les charges qu'il lui 
avait retirées à sa sortie du royaume, 
il eut le commandement de l'armée de 
Catalogne en 1674 et s'empara de Fi- 
guera, Baschara et autres places au 
mois (le mai 1676 et de Bellégardé sur 
la fin de juillet; il fut nommé mhté* 
cha] de France le 30 du même mois. 

Il se trouva en 1676 au siège de 
Condé, et après la prise de Bouchain le 
roi lui confia le commaudemeût de son 
armée avec laquelle 11 marcha au 
secours de Maëstricht assiégé par le 
prince d'Orange et lui fit lever le siège, 
le 27 août 1676. 

Après la révocation de Tédit de Nan- 
tes il quitta la France avec la permis- 
sion du roi et se retira en Allemagne 
aupr&s de l'Electeur de Brandebourg 
qui le fit son ministre d'Etat et géué* 
ralissime de ses armées. Il passa en 
Angleterre avec le prince d'Orange en 
IdSS, et fut envoyé en Irlande en 1689 
oh il empêcha lés progrès de Jacques II 
Stuart et le battit au delà de la rivière 
de la Boy ne le 22 juillet 1690, et y fut 
tué. 

Il était fils de 3£enard comte de 
Shomberg maréchal du haut et bas 
Palatinat, gouverneur de Julliers et 
de Clèves ; et de Anne Sutton«Dudley . 

Il ép. l"" Elisabeth de Schomberg, sa 
cousine, fille d'Henri de Schomberg- 
Wezel; 2<' Suzanne d'Aumale, dame 
d'Auoourt, fille de Daniel, sgr d*Au- 
court et de Frangoise de Saint Pol de 
Villiers-^Outreleau, sans enfantsi 

Il eut de son premier mariage cinq 
enfants dont trois furent tués à l'ir^ 



215 



LE BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



216 



mée, au service de France, combattant 
sous les ordres de leur père; les deux 
autres passèrent avec lui en Angle- 
terre;' Tun Ménard comte de Schom- 
berg" après avoir été colonel d'un régi- 
ment de cavalerie en France, fut géné- 
ral de la cavalerie anglaise, lieutenant 
général du prince d'Orange qui le créa 
duc de Leinster en 1691 ; il mourut en 
1719 âgé de 80 ans, marié à Charlotte 
Rhingrave, fille naturelle de Charles- 
Louis électeur Palatin, dont un fils, 
Charles comte de Schomberg, marquis 
d'Harwick, né en 1683, mort en 1713 ; 
— Tautre fils du maréchal, Charles, 
comte de Schomberg fut duc de Tetford 
en Angleterre, après son père. 

De sahle^ à un écu d'argent en cœur, 
aux bâtons fleurdelisés d'or passés en 
croix et en sautoir^ qui est Schomberg, 
et sur le tout d'argent au cavalier armé 
de sable^ qui eat Mertola. 

1675 

Jacques-Henry de Durfort, duc de Du- 
ras, capitaine des gardes du corps, 
gouverneur et lieutenant-générar du 
comté de Bourgogne et de la ville et 
citadelle de Besançon, chevalier des 
ordres du roi, servit en Flandre, en 
Allemagne, en Catalogne, en Italie 
depuis 1654 jusqu'en 1671 et par des 
services importants passa successive- 
ment du grade de capitaine de cavale- 
rie à ceux de mestre de camp, maré- 
chal de camp et lieutenant-général des 
armées du roi. 11 fut capitaine des 
gardes du corps en 1671, servit digne- 
ment à la conquête du comté de Bour- 
gogne en 1674 dont il mérita le gou- 
vernement ; il fut honoré de la dignité 
de maréchal de France le 30 juillet 
1675 après la mort de son oncle le mâ- 
chai de Turenne ; il fut nommé cheva- 
lier des ordres du roi le 31 décembre 
1688 et chevalier de Tordre de Saint 
Louis nouvellement créé, au mois d'a- 



vril 1693 ; il mourut à Paris le 12 octo- 
bre 1704, âgé de 84 ans. 

Il était fils de Guy-Aldonce de Dur- 
fort, marquis de Duras, et Elisabeth 
de la Tour d'Auvergne de Bouillon. 

Il ép. le 15 avril 1668 Marguerite-Fé- 
licie de Levis, fille du duc de Venta- 
dour et de Marie de Laguiche. La terre 
de Duras fut érigée en duché en sa 
faveur au mois de février 1689. 

La branche des ducs de Duras après 
avoir donné deux autres maréchaux 
de France en 1741 et 1775, s'est éteinte 
en 1838 par la mort d'Amédée de Dur- 
fort duc de Duras, pair de France en 
1814, qui ne laissa que deux filles : 

L'aînée épousa P le prince de Tal- 
mont; 

2" Le comte de laRochejaquelein. 

La cadette fut mariée en 1822 au 
comte de Chastellux, auquel le roi 
accorda le titre de duc de Rauzan et 
l'expectative de la pairie de son beau- 
père. 

Ancienne ndaison chevaleresque qui 
tire son nom d'une terre située en Age- 
nais entre Lauzerte et Moissac connue 
depuis 1063, qui a fait les branches du- 
cales de Duras, de Lorge et de Civrac. 

Ecartelé, aux 1 et 4 émargent à (a 
bande d'^azur; aux 2 et 3 de gueuh*s au 
lion d'argent. 

1675 

Louis-Victor de Rochechouart, duc 
de Mortemart appelé le duc de Vi- 
vonne, pair de France, général des 
galères, gouverneur de Champagne et 
de Brie, vice-roi de Sicile, prince de 
Tonnay-Charente, marquis de Moigue- 
ville et d'Everly, premier gentilhomme 
de la chambre en survivance de sou 
père en 1641. Servit en Flandres eu 
Italie et dans l'armée navale^ comman- 
dée par M. de Beaufort ; fut général 
des galères en 1655 ; servit en Flan- 
dres en qualité de maréchal de camp « 
alla sous le duc de Beaufort ao secours 



217 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



218 



des Vénitiens en Candie et monta Ta- 
miral après la mort de ce g'énéral. Le 
pape Clément IX lui donna des mar- 
ques de son estime en Thonorant du 
fronfanon pour le porter et sa postérité 
dans ses armes. En 1672 il se trouva 
aa fameux passage du Rhin où il fut 
blessé dangereusement ; il assista au 
sièfredeMaëstricht; passa en Provence, 
puis en Sicile avec une armée navale 
en qualité de vice-roi, en 1675 ; il battit 
Ifs troupes espagnoles et leur armée 
navale devant Messine et devant 
Païenne et s'empara de plusieurs pla- 
ides en 1676. Le roi pendant son absence 
l'avait nommé maréchal de France 
le 30 juillet 1675. Il revint en France 
fn 1677 et obtint la survivance de ses 
chargres pour son fils. Il mourut à 
Chaillot le 15 septembre 1688, après 
une longue maladie. Son corps fut 
porté dans le chœur de Téglise des Cor- 
deiiers de Poitiers, près de sa mère. 

Il était fils de Gabriel de Roche- 
■:linuart, duc de Mortemart, pair de 
France, chevalier des ordres du roi et 
de Diane de Grandsaigne, qui avait 
obtenu en 1650 l'érection du marquisat 
de Mortemart en duché- pairie (c'était le 
p-ère de Mme de Montespan). 

Il ép. en 1655 Antoinette-Louise de 
Meames, fille unique et héritière du 
président de Mesmes et de Marie de la 
Vallée-Fossez, marquise d'Everly. 

Sa postérité est représentée de nos 
jours par les ducs de Mortemart, con- 
nus sous le nom de comtes de Maure 
8u xviii» siècle. 

Cette maison est issue des anciens 
îicomtes de Limoges. Le P. Anselme 
^n donne la filiation depuis Aimery P- 
cinquième fils de Giraud vicomte de 
Limoges et de Rothilde, vivant en 10) 8. 

Fascé^ onde dCargent H de gueules de 
«vî' pièces, 

1675 

François d'Aubusson 111 du nom, duc 
'^e laFeuiliade, pair de France, colonel 



des Gardes françaises, vice-roi de Si- 
cile, général des armées du roi tant 
sur mer que sur terre, chevalier des 
ordres, gouverneur du Dauphiné ser- 
vit jeune dans les armées, fut blessé à 
la bataille de Réthel dans le régiment 
de Gaston d'Orléans, où il était capi- 
taine ; servit en Flandre, en Italie, 
puis en Hongrie où il eut le comman- 
dement d'un corps de troupes en qualité 
de maréchal de camp, en 1664, sous 
les ordres du comte de Coligny, lieute- 
nant-général. Il revint en France, 
vainqueur des Turcs à Raab, ramenant 
cinq pièces de canon qu'il leur avait 
prises avec treute de leurs étendards. 
Le roi l'avait nommé lieutenant-gé- 
néral le 18 octobre 1664, afin que ses 
troupes pussent revenir en deux corps 
ayant chacun un lieutenant-général à 
sa tète ; il eut le commandement de 
l'armée aux sièges de Bergues, de 
Furnes et de Courtray ; il mena à ses 
frais un corps de 500 gentilshommes 
au secours des Vénitiens assiégés par 
les Turcs en Candie. Le roi le pourvut 
en 1672 de la charge de colonel du ré- 
giment des gardes françaises, sur la 
démission du maréchal de Gramont ; 
il se signala dans la guerre de Hollan- 
de en 1673 et suivit le roi en Franche- 
Comté en 1674 et sa conduite héroïque 
aux sièges de Besançon, de Dole et de 
Salins assura la conquête de cette pro- 
vince. Il reçut le bâton de maréchal 
de France le 30 juillet 1675. 11 com- 
manda l'armée eu Flandre en l'absence 
du duc d'Orléans et remplaça le duc de 
Vivonne en Sicile comme vice-roi et 
lieutenant-général de S. M. A la mort 
du duc de Lesdiguières il eut le gou- 
vernement de Grenoble et du Dauphi- 
né, et fut nommé chevalier des ordres 
du roi le 31 décembre 1688; il mourut 
à Paris le 19 septembre 1691 et fut en- 
terré à St-Eustache, sa paroisse. 

C'est lui qui fit ériger la statue de 
Louis XIV sur la place des Victoires, 
appelée place de la Feuillade. 



219 



LB BULLETIN HéRALDIQUB DE FRAJfCB 



220 



Il était fils puiné de François d'Au- 
basson II et d'Isabelle Brachet. 

Il ép. le 9 avril 1667 Charlotte Gouf- 
fiec, fille de Henri marquis de Boisy et 
d'Anne Hennequin; elle lui apporta le 
duché de Roannais par la démission que 
lui en fit son frère Artus Gouffier duc 
de Roannais ; créé duc de Roannais pair 
de France en 1667 il prit le nom de duc 
de Roannais qu'il chang-ea ensuite en 
celui de duc de la Feuillade. 

Son fils Louis vicomte d'Aubusson, 
duc de la Feuillade et de Roannais, pair 
et maréchal de France, g'ouverneur de 
Dauphiné etc, né en 1673, mourut sans 
postérité en 1725. 

Maison illustre connue depuis le 
IX* siècle. C'est la ville d'Aubusson, la 
seconde de la Marche, qui lui a donné 
son nom. 

Dor^ à la croix ancrée de gueules, 

1675 

François-Henry de Montmorency, duc 
de Piney-Luxembourg", pair de France, 
chevalier des ordres du roi, comte de 
Boute ville, de Luxe, etc., capitaine des 
gardes du corps du roi, g^ouverneur de 
Champag'ne et Brie, puis de Norman- 
die. Il ae trouva k la bataille de Rocroy 
à l'âge de 15 ans, sous le prince de 
Condé et le suivit depuis partout, 
s'étant attaché à sa personne dans les 
difierents partis qu'il prit. 11 servit 
comme lieutenant prcnéral dans l'ar- 
mée envoyée en Franche-Comté en 
1667, et plus tard, en 1674, et se fit 
toujours remarquer par son expérience, 
sa vifTfilance et sa fidélité. 11 rendit de 
grands srrvic^^s dans la guerre de 
Hollande et de Flandre, et força le 
prince d'Orange à lever le siège de 
Charleroy en 1674; il servit sous le 
prince de Coude au sanglant combat 
de Senef; il fut nomme maréchal de 
Frauce le 30 juillet 1675. Deux ansaprès, 
il se trouva avec le duc d'Orléans à la 
bataille de Cassel ; en 1678, il repoussa 
vigoureusement le prince d'Orange à 



la bataille de 8ain^Deûi9, et le 1<" juil- 
let 1690, il gagna la bataille de Fleuras 
contre le général Waldeck ; il se 
couvrit encore de gloire au combat 
de Leuse, à Steinkerque en 1692, à 
Nerwinde en 1693 qui fut suivie de la 
prise de Charleroy, et rendit inutiles 
les efforts du prince d'Orange par c^tte 
longue marche tant louée et tant 
admirée qu'il fit en présence des enne- 
mis depuis Vignamont jusqu'à TEscaut 
près de Tournay. « Tant de grandes 
actions qui lui ont été si glorieuses, dit 
le P. Anselme, lui avaient tellement 
acquis la confiance des troupes quVlles 
se faisaient un plaisir de le suivre 
partout oti il voulait les mener, • Le 
roi l'avait fait en 1672 capitaine des 
gardes du corps ; nommé gouverneur 
de Champagne et de Brie en 1687, de 
Normandie en 1690 et chevalier de ses 
ordres en 1689. Il mourut à Versailles 
le 4 janvier 1695, âgé de 67 ans. Son 
corps fut porté à Ligny en Barrois. 

Il était fils de François de Montmo- 
rency comte de Bouteville, décapité 
le 21 juin 1627 pour avoir enfreint la 
loi sur les duels, et d'Elûsabeth-Angé- 
lique de Vienne. 

Il ép. le 17 mars 1661 Madeleiner 
Charlotte-Thérèse de Clermont, du- 
chesse de Luxembourg et de Piney , qui 
mourut le 21 aoiït 1704, il fut l'auteur 
des trois branches de Montmorency 
éteintes de nos jours : 

1° De la seconde branchç des ducs 
de Montmorency, par la translation du 
titre de duc de Montmorency sur la 
terre de Beaufort, en Champagne, par 
lettres patentes de 1689. Le premier 
titre de duc et pair de Montmoreuoy 
érigé par Henri II en 1551, éteint en 
1632 après la décapitation à Toulouse 
du dernier duc de Montmorency, avait 
été transféré à la maison de Coude et 
changé en celui d'Enghion. Cette 
branche ducale, dite de Beaufort et île 
Montmorency, s'éteignit en ligue di- 
recte avec Charloite-Anne-Françoise 



221 



LB BULLHTIN HÉBALDIQUB DBS FRANCE 



232 



nui ép. le 6 octobre 1767 son cousin 
Aune-Léon de Montmorency de la bran- 
che ainée dite des marquis de Fosseux, 
tt finit arec Anne-Marie-Qaston-Chris- 
tian, prince de Robecq, grand d*Espa- 
irne, non marié, mort en 1855, et avec 
?on cousin gfermain Anne-Louis- Victor- 
Raoul, duc de Montmorency, mort en 

Ce dernier avait ép. en 1820 Euphé- 
//i*'-Théodora-Valentine de Harchies, 
veuve du comte Thibaud de Montmo- 
r.^ucy, son oncle, mort en 1818, et n'en 
a pas eu d'enfants. 

Raoul duc de Montmorency avait eu 
ieiix r^œurs : la duchesse de Valençay, 
dont le fils cadet Baou^Adalbert de 
Talleyrand-Périgord fut créé duc de 
Montmorency, en 1864, par l'empereur 
Napoléon 111, et la princesse de Bauffre- 
mont Courtenay. 

Le prince de Robe^^q avait eu trois 
saurs : la comtesse de Brissac, la 
.'omtesse de la Châtre et la marquise 
de Biencourt. 

2* De la branche de Montmorency- 
Luxembourg*» ducs de Chatillon, à 
laquelle appartenait Christian-Louis, 
prince de Tinffry, qui fut maréchal de 
France en 1734, elle finit avec Charles- 
Eramannel^Sig-îsmond, marié à Caro- 
line de Loyauté, mort sans enfants le 
5 mara 1861 ; et Anne-Henri-Sigismond, 
2:iOrt sans être marié ; ils avaient eu 
■leax sœurs : la duchesse daCadaval et 
la duchesse de Laval. 

3'^ De la branche de Montmorency 
Luxe^mbourg, ducs de Beaumont, prin- 
^- de Tingry, éteints avec deux frères : 
Anne-Edouard-Louis-Joseph, marié en 
] ^37 à Louiae-Marie-Ernestine- José- 
;]jne de Croix, dont deux filles :1a 
vicomtesse de Durfort et la baronne 
'i Hunolstein ; et An ne-Charles -Mau- 
rice-Marie-Hervé, prince de Ting-ry, 
iLort sans être marié. 

D'or^ à la croix de gueules cantonnée 
de Meure nierions cTajzur» 



1675 

Henry-Louis d'Aloigny, marquis de 
Rochefort et du Blanc en Berry, baron 
de Cors et de Craon, capitaine des Gar- 
des du corps, gouverneur de Lorraine 
de Barrois, Metz, Toul et Verdun, et 
du pays Messin, servit dès sa pre- 
mière jeunesse sous Monsieur le 
Prince. Après la paix des Pyrénées il 
passa en Allemagne et en Hongrie où 
il servit sous Messieurs de Goligny et 
de la Feuillade, et il se distingua en 
plusieurs occasions en Tune desquel- 
les il reçut une blessure au visage 
dont il porta depuis la marque. A son 
retour il fut nommé capitaine deâ gen- 
darmes du Dauphin le 13 avril 1665 ; 
il fut nommé maréchal de camp le l*' 
janvier 1668, et servit dans Tarmée du 
comte de Duras, et ensuite dans celle 
de Flandres sous le vicomte deTurenne, 
et puis en Lorraine sous le maréchal 
de Créquy. Nommé lieutenant-général 
en 1672 il suivit le roi en cette qualité 
dans la guerre de Hollande, assista au 
passage du Rhin et à la prise d'Utrecht. 

Le 27 février 1675 il eut le gouver- 
nement de Lorraine, du Barrois et des 
trois évêchés. Le 30 juillet il fut 
élevé à la dignité de maréchal de 
France, et mourut à Nancy, le 22 mai 
1676 commandant en chef un corps 
d'armée sur les rivières de la Meuse et 
de la Moselle. 

11 était fils de Louis, marquis de 
Rochefort, chevalier des ordres du roi 
le 16 décembre 1619 et de Marie Habert 
de Moutmort ; Louis d'Aloigny fut 
bailly de Berry et lieutenant-général 
en Poitou ; il avait eu la surintendance 
des bâtiments, arts et manufactures de 
France après la démission du duc de 
Sully et du comte d'Orval, son frère en 
1621 et mourut en 1657. 

Henry-Louis d'Aloigny ép. Made- 
leine de Laval, fille de Gilles de Laval 
Bois-Dauphin et de Madeleine Séguier, 
dont : 1. Louis-Pierre- Armand, mort a 
31 ans brigadier des armées du roi^ 



223 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



22 



non marié ; 2. Marie-Henriette mariée 
l** à Louis-Fauste de Brichanteau mar- 
quis de Nangfis, son cousin germain ; 
2° à Charles de Boye de la Rochefou- 
cauld comte de Blanzac. 

La maison d'Aloig'ny est originaire 
du Poitou, connue par filiation depuis 
le milieu du xiii^ siècle. 

Elle a produit les branches de Ro- 
chefort, de Boismorand, des Bordes, 
de la Groye, d'Ingrande et du Puy- 
Saint-Astier. Cette dernière a été main- 
tenue dans la noblesse par jugement 



de M. Pellot intendant en Guyenne 1 
31 août 1669. 

Cette maison s'est éteinte en la per 
sonne de Jean-Baptiste-Thomas-Hip 
polyte ^'Aloiguy, ancien chef d'esca 
drons de chasseurs, retraité colonel 
marié à Louis-Emmeline de Saulx 
Tavannes (fille du dernier duc de Saulx 
Tavannes), décédé sans postérité le h 
janvier 1868. 

De gueules^ à 3 fleurs de lys tTar- 
g€ni2 et 1. 

(A Suivre) L. R. 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. — NOTES D'ÉTAT CIVIL NOBILIAIRE 



ROCHON DE LAPEYROUSE 

La publication récente d'un mémoire 
sur la maison de Rochon de Lapey- 
rouse (1), nous permet de donner, sur 
les origines de cette race chevaleres- 
que des détails de filiation qui avaient 
été inconnus jusqu'à ce jour à la plu- 
part des généalogistes. 

Le berceau de cette maison est en 
Auvergne où le nom de Lapeyrouse est 
constaté par le vieux manoir de La- 
peyrouse dont les titres féodaux attes- 
tent la situation nobiliaire dès le xii"^ 
siècle. 

AmblardI" et Amblard- Arnaud de 
Lapeyrouse, son fils, ont fait partie de 
la septième croisade. Leur présence 
est signalée dans les rangs des croi- 
sés par une charte de Saint-Jean d'A- 
cre de 1250, mentionnée par Douillet 
dans son Nobiliaire (TAuvergne. 

En 1302 un acte, aux mains de la 
famille, écrit en langage pur d'Au- 
vergne, règle des dépenses qu'avait 



(1) Ait, Imprimerie .î. Nicot, 16^ me du Lou- 
vre, 1893. 



occasionnées la guerre de Flandre, au 
retour de la croisade, entre le père et 
le fils. 

Jacques de LapeyrouscrRochon, petit- 
fils d' Amblard- Arnaud, fut père d'Elie- 
Guillaume de Lapeyrouse-Rochon ou 
Rochon de Lapeyrouse, chevalier qui 
servit sous les rois Charles YII et 
Louis XI. 

Elie-Guillaume concourut en 1443 à 
la formation de la première garde de 
nos rois, sous laquelle il avait le grade 
élevé de sous-maitre^ capitaine d'une 
des quinze compagnies de cavalerie t^t 
de maréchal des logis de la garde C^f^' 
magister cataphractorw/n (metator) hos- 
pitiorum custodie régis equiûumj. 

Pour épargner à ses enfants des con- 
testations d'intérêts qu'il pressent et 
qui se réalisèrent après sa mort, Elle 
voulant, dit-il, i finir en paix sa 1oq-| 
gue et laborieuse carrière >, lègue par 
testament daté de 1477 à son fils ainél 
Guillaume sa charge militaire hérédi*| 
taire et sa seigneurie de Trigau; & 
Armand, celle de Jonquières, toutes les 
deux situées en Lauraguais, et à Ei^^^t 
son troisième fil0 ees autres domaines^ 



225 



LB BULLETIN HâRALDIQUB DE FRANCE 



226 



notamment sa terre de Narbonne- 
Upeyrouse en Périgord, commune de 
.Saint- Félix, de la Linde, mentionnée 
(Uns le Livre Noir, appelé aussi Livre 
Nofrag'é des archives de Périgueux, en 
1452. Ce fief de Lapeyrouse était un re- 
paire noble appelé de la Garde -Peyrou- 
se en 1 646. ( V. Diction, de Gourgttes^ 
p. 238). Il éUit contigu au fief de la 
Pouleille ou la Poulélie, appartenant 
'^ncore à la même famille. (Id. p. 248.) 

• Cet Elie-Guillaume, dit avec rai- 
^n le mémoire que nous avons sous 
les yeux, capitaine delagrarde des rois 
Charles VU et Louis XI, dont la chargée 
militaire et héréditaire exigfeait 6 de- 
^s environ de noblesse de race pure 
^\ sans roture des deux côtés (1) est, 
comme on le voit, le premier anneau 
ijui relie les origines de notre maison, 
a la chaîne qui se déroule jusqu^à nos 
jourg et qui nous permet d'établir une 
âliation précise et incontestable. > 

La suite de la filiation a été donnée 
par M. Castan, archiviste du départe- 
ment du Doubs, dans une notice gé- 
oèalog-ique déposée aux archives de la 
préfecture de la Dordogne. Bornons- 
nous à signaler Jacques de Rochon de 
Lapeyrouse, arrière petit-fils d'Elie II, 
marié en 1560 à Elisabeth de Briançon, 
dont il eut deux fils : 1. Nicolas, qui 
mi\ 2. Raymond, évêque de Saint- 
Floor, en Auvergne, nommé en 1600, 
mort en 1603. 

Nicolas de Rochon de Lapeyrouse, 
fut père d^Hector, sgr de Beauregard, 
dont le fils est le vaillant chef d'esca- 
dron, N... de Rochon, qui se distingua 
à la bataille de Nerwinde, livrée le 29 
juillet 1693. 

Cet Hector, que nous voyons tantôt 



<1) Nous ne savons pas si la rigueur des preu- 
ves généalogiques exigée plus tard était obser- 
vée à cette époque, mais les^ fonctions militaires 
d'uD grade aussi élevé n'étaient confiées qu'aux 
fimilles de noblesse ancienne et incontestée, 
^tns origine connue, par conséquent de souche 
féodale ou chevaleresque. 

L. R. 



à Orléans, tantôt à Paris, retenu par 
les devoirs de sa charge, est le chef 
d'une branche des Rochon sur laquelle 
les épaves des papiers du général de 
Lapeyrouse qui sont aux archives de 
Stuttgard pourraient fournir des dé- 
tails intéressants. A cette branche ap- 
partenait Catherine de Rochon, mariée 
le 29 mars 1729 avec François de Mon- 
tholon, brigadier, maréchal des logis 
de la garde du roi ; mariage cité dans 
VHistoire des grands officiers de la cou* 
ronne^ par le P. Anselme. 

Marie- Alexis Rochon de la Roche et 
de Fournon, frère du colonel du régi- 
ment royal de Bresse, brigadier des 
armées, fut un savant et un naviga- 
teur des plus distingués du xviii» siè- 
cle. Il mourut membre de Tlnstitut 
en 1817. 

Parmi les personnages distingués 
appartenant à la branche encore repré- 
sentée de nos jours il faut citer : 

Guillaume de Rochon de Lapeyrouse, 
commandant un gros de Tarmée Ro- 
yale, fut tué vaillamment à la tête de 
ses troupes, en combattant les rebel- 
les de Tarmée de Gondé à l'affaire de 
Montignac de 1653. 

La concession des épées sans nom- 
bre qui figurent dans son blason date 
de ce fait d'armes. 

Antoine de Rochon de Lapeyrouse, 
commandant une compagnie du régi- 
ment de Bourgogne à Taffitire de 
MouzoN mourut comme d'Assas en 
sauvant Tavant-garde française, sur- 
prise par l'ennemi, dit le général Am- 
bert. Il fut inhumé avec pompe dans 
l'Eglise de Saint-Nicolas, à Huningue. 

Au combat de Bonn 1674, François 
Rochon de Lapeyrouse avec deux cents 
dragons, soutint le choc de deux 
mille Allemands. Il reçut dans le com- 
bat cinq blessures. 

Au combat de Munderknigen, 30 
juillet 1703, Jean de Rochon de La- 
peyrouse de Saint- Félix, fut tué à la 



2«r 



LE BX7LLBTIN HERALDIQUE DE FRANCE 



228 



tôte du régiment de Ferrera. • Le régi^ 
ment fit merveille. • 

Combat du Cordoner et Solsone^ un 
des plus célèbres de Tépoque. Le colo- 
nel Gabriel Rochon de Lapeyrouse de 
Lamotte, commandait le rég'imeut de 
la Couronne par suite de la mort du 
colonel. M. de Lapeyrouse en prit le 
commandement par une faveur spé- 
ciale qu'il conserva pendant toute la 
durée de la Guerre de la Succession. 

A la sanglante bataille d'Almanza, 
qui sauva le trône de Philippe V, le 
régiment de la Couronne perdit huit 
cents hommes. ■ Nous nous en som- 
mes sortis avec honneur et aux ap- 
plaudissements même de Tennemi v, 
écrivait M. de Lapeyrouse au marquis 
de Chamlay, confident de Louis XIV, 
, chargé par le roi de le féliciter. 

Au siège de Barcelone dont la dé- 
fense fut si opiniâtre, les honneurs de 
la journée furent pour le colonel de 
Lapeyrouse. Le général de Quincy dit : 
• Ce brave officier méritait la distinc- 
tion qui lui fut accordée par le roi 
pour le courage et la fermeté dont il 
fit preuve durant quatorze heures, 
sous le feu du bastion Sainte-Claire. • 
Ce môme officier Gabriel de Lapey- 
rouse de Lamotte, mestre de camp, 
propriétaire du régiment de Blaisois, 
fut chargé de l'expédition de Dantzig 
dont les récits émouvants se trouvent 
dans rhistoire. 

Les hommes compétents, entre au- 
tres les généraux Pelct de la Lozère, 
général Ambert, etc., considèrent ce 
fait d*armes comme un des plus glo- 
rieux du xvm* siècle. 

Monsieur de Lapeyrouse, sous briga- 
dier du génie fut (voir V Annuaire Na- 
tional de 1790) un officier fort expert et 
qui mit notre frontière de TËst, dans 
le Briançonnais, en très bon état. Noua 
avons peu de détails sur lui ; il était 
fils de Raymond de Lapeyrouse, officier 
très habile qui accompagna le duo de 



Vendôme en Espagne et servit alter- 
nativement dans le corps d'armée 
français, envoyé dans ce pays, sous 
les ordres du duc, et dans l'armée es- 
pagnole dans laquelle il parvint au 
grade de brigadier. 

Son fils naquit, de son second ma- 
riage avec M**® de Moreau. 

Il y eut à cette époque, un officier 
général de génie et d'artillerie qui ser- 
vit avec distinction, devint grénéral et 
qui portait le nom de de Lapeyrouse dv» 
Vallier. Il fut adopté par le maréchal de 
camp, Gabriel de Lapeyrouse qui était 
allié par sa mère, à la très lionoraMe 
famille de Vallier, très connue en Dau- 
phiné. Le nom de Lapeyrouse n'existe 
plus dans cette province, d'après ce qui 
nous a été dit. Confondrait-on Tua 
avec l'autre, je ne le pense pas? 

Une petite anecdote qui a son intë* 
rôt: 

Dans le régiment d'Enghien, qui 
était la propriété de la famille de 
Bourbon et que le grand-père du 
chef actuel de la maison de Lapeyrouse 
commandait, il y eut au temps de Té- 
migration plusieurs rencontres au lac 
de Constance entre l'armée républi- 
caine et le corps des émigrés. 

Dans la première, le duc d'Enghien 
fut emporté par son cheval qui voyait 
le feu pour la première fois, s'effraya 
et emballé, tourna bride en longeaut 
les lignes françaises. 

Arrivé devant le régiment (1) qui se 
composait d'une partie du persounel 
du régiment d'Enghien et où se trou- 
vaient MM. de Ségur, de Lapeyrouse, 
de Wormeselle gendre et cousins du 
commandant du régiment d'Enghien, 
on parvint à maîtriser Tanimal. i Oh ! 
dit l'infortuné prince, merci mes amis, 
vous me sauvez l'honneur ! • 



(A Suivre,) 



L. R. 



(i) Des chevaliers nobles de la Couronne. 



229 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUB DB FBANCB 



230 



Notes d'État civil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS D'AVRIL 

ST BAPPSL DBS MOIS PBiciDKNTS 



Le vicointe Jacques de Roquemaurel, 
ii^^utenant de vaisseau, fils de Henri, 
marquis de Roquemaurel et de la mar- 
quise née Marie-Clémence de Vaul- 
ivvre^ avec Jeanne Zeus, fille de M. 
Zeus, directeur de la compag'uie des 
cbemias de fer départementaux. 

Le mariAge a été bénit le 3 avril en 
IVffiise Sainte-Clotilde, k Paris. 

Les témoins étaient pour le marie : 
le marquis de Vaulserre et le baron 
«rAuzers, ses oncles ; pour la mariée : 
M. Zeus, avocat à la cour d'appel, et 
M. Gillard, ingénieur, ses oncles. 

La famille de Roquemaurel, une des 
ploB anciennes de l'Auvergne, est de- 
puis longtemps fixée en Gascogne et 
t'D Languedoc où elle est divisée en 
plusieurs branches; elle s'est alliée aux 
meilleures familles du pays. Elle tire 
son nom et son origine du fief de Ro- 
quemaurel, au diocèse de Saint-FIour. 
Elle a donné deux abbés à Tancienne 
abbaye de Figeac, dont un mourut 
êvêque deMontauban en 1419. Elle a 
donné de vaillants officiers à l'armée. 

Le frère aîné du marié, le vicomte 
Piern»-Marie-Noël a épousé en décem- 
bre 1887 à Auch, Amélie-Julie-Marie- 
Jogéphine Solon, fille d'un avocat dis- 
tingué du barreau de cette dernière 
ville. 

(V. le Bulletin de 1880, col. 30; 1891, 
col. 91-92). 

D*azur^ au chevron cTor^ accompagné 
de 3 roses d* échiquier de même ; au chef 
d'argent^ chargé d'^un lion passant de 
sable^ colleté et bouclé de gueules. 



^^m^^0*0^mmt^^t>ft0 



Jean de Solignac, lieutenant démis- 
sionnaire, avec Jane Grasset^Morel. 

Le mariage a été célébré le 3 avril, 
à Montpellier, dans la cathédrale, en 
présence de Mgr de Rovérié de Cabriè- 
res, évêque de Montpellier. 

Le marié est fils de Camille de Soli- 
gnac, colonel, mort à l'âge de 42 ans, 
sur le point de passer général, et pe- 
tit-fils du baron Solignac, général de 
division, ancien député. 

La mariée est fille de M. Grasset- 
Morel et de M"« Grasset- Morel, née 
Chaix. 

Les témoins du marié étaient : MM. 
Joseph de Fortanier, et le docteur 
Salze, ses cousins; pour la mariée : 
MM. Alphonse Jaumes, professeur à 
la Faculté de médecine, et Gaston 
Curnier, ancien conseiller de préfec- 
ture, ses oncles. 

Jean-Baptiste Solignac, né à Milhau 
(Aveyron), le 22 janvier 1775, enrôlé 
volontaire au régiment de Verman- 
dois en 1789, général de division le 
17 novembre 1805, grand officier de la 
Légion d'honneur, chevalier de St- 
Louis, commandeur de Tordre de la 
couronne de fer, Grand Croix de la 
Tour et de TEpée, baron de l'Empire, 
membre de la Chambre des députés 
pendant les Cent jours; général en 
chef des troupes de don Pedro, roi de 
Portugal en 1833, décédé à Montpel- 
lier le 10 novembre 1850, avait épousé 
en 1808, à Limoges M"® Aventurier, 
nièce du maréchal Jourdan, dont il eut 
5 garçons et 3 filles : 

1. Eugène, qui hérita du titre de 
baron, chambellan de l'Empereur Na- 
poléon III; marié en Angleterre est 



231 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



232 



mort en laissant un enfant mâle : 
Anatole. < 

2o Napoléon, colonel d'artillerie, mort 
sans enfants ; 

3<> Auguste, célibataire, seul survi- 
vant ; 

4° Oscar, mort sans enfants ; 

5<» Laurent- Achille-Cami7/e, colonel 
du 80* de lig*ne, marié en 1861 avec 
M"^ Lafon a laissé aussi un fils, Jean de 
Solignac, lieutenant démissionaire, le 
marié. 

Des trois filles, Tune a épousé M. 
Serres qui a laissé deux filles mariées 
l'aînée à M. Ricome et la cadette à M. 
de Fortanier ; et l'autre a épousé M. 
Dunal et a laissé deux fils : M. le doc- 
teur Besy Dunal et M. Achille Dunal, 
avocat» ancien magistrat. 

Ecartelé^ aux 1 et 4 d'or au lion con- 
tourné de gueules ; au 2 des barons tirés 
de Varmée ; au 3 d'argent à la bande de 
gueules chargée de 3 étoiles dor et ac- 
compagnée de 2 molettes d^azur. 

Décret de baron du 29 décembre 
1808, lettres patentes du 5 décembre 
1811. 

La famille Grasset très connue à 
Montpellier, a donné un président à la 
Cour d'appel et un contre-amiral. Le 
père de la mariée a été autorisé, par 
décret du chef de l'Etat du 5 mai 1885, 
homologué par jugement du 9 juillet 
1886, & ajouter à son nom celui de son 
grand oncle maternel, le baron Morel 
(Joseph-Pierre -Dominique - Guillaume) , 
colonel d'infanterie légère, né en 1763, 
commandeur de la Légion d'honneur, 
dont il est le seul représentant mâle. 
Obligé de quitter la grande armée par 
suite de ses blessures et de renoncer à 
un brillant avenir, dans la force de 
Fftge, le colonel Morel reçut, comme 
dédommagement, le titre de baron 
(avec dotation), transmissible à ses 
descendants. 

Il fut membre du Conseil général et 
du collège électoral du Gard, sous le 



premier Empire, et mourut le 28 avril 
1834. 
Ses armes sont : 

De gueules^ à la bande vivrée dor^ et 
une épée d'argent, la pointe en haift^ 
posée en barre^ brochant sur la bande; 
au franc quartier de& baisons militai' 
res ; à la filière d'argent brochant sur 
le tout. 



^^/»^^^^0^»<^^^MW» 



Maxime Charpentier attaché au mi- 
nistère des finances, avec Yvonne Si- 
méon, petite fille du général Siméon, 
aide de camp du duc d'Orléans et petite 
nièce du comte Siméon, pair de France 
en 1835. 

Le mariage a été célébré le 3 avril en 
l'église de Notre-Dame de Versailles. 

Les témoins du marié étaient: M. le 
baron Roger de Sivry, ancien attaché 
d'ambassade, et M. de Bruno, ses on- 
cles ; ceux de la mariée : le général de 
division comte du Barail et le général 
de division de Larclause, ses oncles. 

L'auteur de cette famille a été le 
comte Joseph-Jérôme Siméon, fils d'un 
avocat distingue du barreau d'Aix ; il 
fut membre du Conseil des Cinq Cents 
en 1795 et du Tribunat en 1800, mi- 
nistre de la justice et de l'intérieur du 
royaume de Wesphalieen 1807, minis- 
tre de la justice en 1820, pair de Fran- 
ce en 1821 ; il avait épousé la sœur du 
comte de Portalis son compatriote. 

Ecartelé^ au 1^* d'or à la fasce d'azur, 
chargée de 3 merlettes d'argent et au so' 
leil de gueules mouvant de V angle dextre 
du chef\ au 2 de gueules^ au cheval ca- 
bré d'argent; au 3 dazur à la galère 
d'argent voguant sur une mer de pour- 
pre; au 4 échiqueté d'or et de gueules de 
six tires ^ au chef et à la Champagne 
d*azur. 



t^^^^^^^i^^^^^^t 



Odet de la Forcade de Tauzia, sport- 
man bien connu dans le Midi, fils de 



233 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



234 



Gabriel- Victor de la Forcade deTauzia 
et de Aymarde-Aug'usta-Gabrielle de 
Coussia de Mauvoisiu, avec Clotilde de 
Saint-Meleuc, fille du vicomte Alphonse 
de Saint*Meleuc et de la vicomtesse née 
Huchet de la Bédoyère. 

Le mariagre a été bénit le 3 avril à 
Rennes eu Téglise de Saint-Germain 
par Mgr Fallières évêque du diocèse de 
Saint- Brieuc. 

La famille de Forcade ou de la For- 
cade de Tauzia, originaire de Béarn et 
dxée en Gascogne, a formé les deux 
branches de Tauzia et de la Roquette, 
qui remontent leur filiation d'après les 
jugements de maintenue à 1505. 

Le marié a un frère Amédée, marié 
le 22 avril 1891 à Jeanne de Lalyman 
de Yarennes, et une sœur Marie, ma- 
riée au baron Humbert d'Alessandri 
d'Orengiani. 

iV. le Bulletin de 1891, col. 359-360). 

Ecartelé^ au 1 d^ argent au lion de 
gueules lampassé et armé de sable \ aux 
2 et 3 d*azur à trois étoiles d'or ; au 4 
ihrgent à trois bandes de gueules, 

La famille de Saint-Meleuc, sgrs de 
Saint-Marinel, est une des plus an- 
ciennes de Bretagne, alliée aux du 
Guesclin, aux Ferron, aux Monti de 
Eezé, etc. Elle figure aux maintenues 
ou réformations de cette province. 

M. de Saint-Heleuc était conseiller 
du parlement de Bretagne en 1789. 

La mariée a une sœur mariée à 
Henri-César-Amédée, vicomte de Fer- 
ron, chef de bataillon d'infanterie hors 
cadre, sous-chef d'état-major au 10« 
corps d'armée. 

I^ gueules à 10 roses d'or^ 4,3^2 et 1. 



•M^^MMMMMAMMMM» 



Ferdinand Mercier du Paty, marquis 
de Clam» commandant d'état-major, 
^euf de la marquise de Clam, née Char- 
lotte Darras, décédée à Cannes le 1®" 
avril 1889, i^vec MUe Nau de Champto* 



uis, fille du baron de Champlouis et de 
la baronne née comtesse d*Ursel. 

Le mariage a été célébré & Paris 
dans la première semaine d'avril. 

Le marié est fils d'Antoine-Amédée 
Mercier du Paty, marquis de Clam, gé« 
néral de brigade, commandeur de la Lé- 
gion d'honneur et d'Adèle Bayard delà 
Yingtrie; il aeu de son premier ma- 
riage : 1 . Jacques : 2. François ; 3. Mi- 
chel. 

La famille Mercier du Paty de Clam 
est originaire de TAunis où elle est 
connue depuis Etienne Mercier, éche- 
vin de la ville de la Rochelle en 1474. 
Ses descendants furent seigneurs du 
Treuil, en Aunis, et du Paty, de Clam, 
de Lussac et de Bussac, en Saintonge, 
et ont donné des magistrats remar- 
quables dont un président à mortier au 
Parlement de Bordeaux et un président 
à la Cour de Cassation, des officiers 
distingués à Tarmée et le célèbre 
écuyer, Louis-Charles Mercier du Paty 
de Clam, auteur du système d'équita- 
tion longtemps suivi dans Tarmée 
française. 

Le marié, chef des nom et armes de 
sa famille, a un frère Auguste de Clam, 
capitaine au 136* régiment d'infante- 
rie. 

(V. le Bulletin de 1889, col. 240-241.) 

L'auteur des Lettres sur V Italie n'est 
pas Emmanuel Mercier du Paty, qui 
fut membre de l'Académie française en 
1835, mais sou père Charles-Margue- 
rite-Jean - Baptiste, j uriscons ulte et 
littérateur, membre de l'Académie de 
Bordeaux, né en 1746 à la Rochelle, 
mort à Paris en 1788, qui fut avocat 
général au parlement de Bordeaux, 
nommé président à mortier au môme 
parlement en 1778 et non installé. Il 
écrivit ces lettres pendant un voyage 
exécuté en Italie en 1785. 

D'argent^ au chevron de gueules^ sur^ 
monté d*un croissant d*azur^ alias : de 
sinople, accompagné de deux roses ou 



235 



LE BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



236 



quinte fetdlle 8 de gueules et en pointe 
(Tun lion passant de gueules. 

Pierre Nau, écuyer, et Claude Nau 
de Champlouis, écuyer, étaient con- 
geillera au Châtelet de Paris et prirent 
part, eu 1789, aux assemblées de la 
noblesse de Paris pour la nomination 
des députés aux Etats-ffénéraux. 

Claude-Klisabeth baron de Champlo- 
uis, né à Paris, le 24 septembre 1788, 
et mort dans la même ville, le 25 fé- 
vrier 1850, marié à Amélie Feray, 
morte à Paris, le 20 mai 1882, à râ<?e 
de 84 ans, fut nomme pair de France 
le7 mai 1839. 

Ecartele\ aux 1 et4 iV argent à une ro- 
se de gueules ; aux 2 et 3 de gueules à 
une licorne passant d'argent; sur le tout : 
d^azur^ au chevron accompagné en chef 
de deux étoiles et en pointe d'un crois- 
sant, le tout d'or. 



m 'if^^**vs*^i^^^^^l^^ 



Jean de Long-ueau de Saint-Michel, 
avec Elisabeth de Guinaumont, fille 
du comte et de la comtesse, née Le 
Charron. 

Le mariage a été célébré le 10 avril 
en Téglise de Saint-Thomas-d'Aquin à 
Paris. 

Les témoins étaient pour le marié : 
M. de Châteaubrun, son oncle, et 
M. Pierre de Villefrey, son beau-frère ; 
ceux de la mariée : le colonel de Kisa 
de Nemesker, son grand-oncle, et le 
vicomte de Guinaumont, son oncle. 

Longueau de Saint-Michel, en Cham* 
pagne porte : 

D'azur ^ fretté d*argent. (Rietstap). 

La famille Loisson de Guinaumont, 
originaire de la Champagne établie à 
Paris, remonte sa filiation à Claude 
Loisson, écuyer, conseiller du roi, 
président-trésorier de France et géné- 
ral de ses finances en la généralité de 
Châlons en 1627 après les preuves fai- 
tes devant THozier. (Armor. Oén. V« R.) 



Elle a possédé les seigneuries de Breu- 
very, Guinaumont, Marson, Blesme, 
Mairy et Bayarne. 

Claude-Henri-Marie de Loisson, che- 
valier, sgr de Guinaumont, etc., prit 
part en 1789 aux assemblées de la 
noblesse de Châlons^sur-Marne, pour 
rélection des députés aux Etats géné- 
raux. 

(V. le Bulletin de 1886, col. 223.) 

D\tzur^ à deux bandes d'or^ au chef 
du même chargé de 3 moletteê de sable. 



f*^^t*0t0*0*mim0**»^^^ 



Le vicomte Henry de Rochas d'Ai- 
glun, sous-lieutenant au 21® régimeut 
de chasseurs, fils aîné du colonel comte 
de Rochas d'Aiglun administrateur de 
TEcole polytechnique, et de la comtesse 
née Dode de la Brunerie, petite-fille du 
maréchal vicomte Dode de la Brunerie, 
pair de France, avec Madeleine Gail- 
lard, fille unique de Paul Caillard et 
de Mme Caillard née de Saint-Héraut, 
au château des Bordes-Lailly (Loiret^. 

Le mariage a été célébré le 11 avril 
en réglise Sainte^Glotilde, à Paris. 

Les témoins du marié étaient : le gé- 
néral Février, grand chancelier de la 
Légion d*honneur et le colonel Cabrié, 
commandant le 21* régiment de chas- 
seurs, son cousin ; ceux de la mariée : 
le général Caillard, commandant la 
division d'infanterie de Bayonne» son 
cousin et le vice«amiral Bonie, qui 
remplaçait le capitaine de vaisseau 
Caillard, embarqué sur VJilg. 

La famille de Rochas originaire de 
Provence, puis établie en Dauphiné 
est connue depuis le xui** siècle. Elle a 
fourni plusieurs chevaliers de Malte 
en 1522, 1556, 1657, 1575. Sa filiation 
suivie est établie depuis André de Ro- 
chas (de Rochassio) sgr des terre et châ- 
teau d'Aiglun, en Provence, vivant en 
1480 marié à Hélène de Faucon. Elle a 
donné en tous temps de nombreux offi- 
ciers distingués à Tarmée, notamment 



237 



LE BULLETIN HltRALDIQUE DE FRANCE 



2S8 



André de Rochas !!• du nom, dit le 
capitaine Rochas à cause qiiMl avait 
coiEimandé une compag'niede 500 hom- 
mes à la fin du xvi« siècle. 

Cette famille a fait plusieurs bran- 
ches qui avaient des armes différentes. 

Le marié appartient à une branche 
cadette passée en Dauphiué oti elle 
exerça des fonctions judiciaires au 
Parlement de cette province dont Saint- 
Allais a publié la g-énéaiogie. Ea<>'^ne- 
kuffuste^Alherl^ alors chef de bataillon 
du génie, chevalier de la Légion 
d'honneur, etc., qui appartenait à cette 
branche, ép. en 1866, Françoise-Clau- 
diue-Adèle Dode de la Brunerie, fille 
du vicomte Gusman Dode de la Bru- 
nerie, dont le marié. 

François -Joseph-^^c^owardlfrère d'Eu- 
ir<''ne-Auguste-il/6^w), né en 1841, ins- 
pecteur des forêts à Digne, ép. en 1873 
r<idonie-Marie de Coppier, fille d'un in- 
génieur en chef de la marine, dont : 
Pierre, Marthe et Madeleine. 

De gueules f à trois bandes cCor^ au 
fhef (Tazur^ chargé d*une rose cVar' 
gent^ soutenu par un filet ou divise 
dargent aliàs d'or, à la croix bour- 
donnée de gueules^ au chef d'azur 
chargé dCune étoile d'or. 

Ce sont ces dernières armoiries que 
porte le comte de Rochas, chef des nom 
et armes. (V. Ann. de la Noblesse^ 1886, 
p. 181.) 

Devise : Loyauté. 

De gueules^ d une rose d'or sans tige 
surmontée d'un croissant d'argent. 

Devise : Potiûs cruciari quàm dede* 
corari. 



'V^^^W«^#^^/^r^^^\^k^ 



Le vicomte Charles Bernard de 
Danne, fils du comte Louis-Léon Ber- 
nard de la Barre de Danne et de la 
comtesse née Joséphine- Angélique Hu- 
chet de Quénetain,avec Marie de Oois- 
lard de ViUebresme, flUe da vicomte 



Maurice de Goislard de Villebresme, et 
de la vicomtesse née Nouvellon, au 
chAteau de Nesaey, par Saint Briac 
(Ille-et- Vilaine). La mariée a une sœur: 
Madeleine. 

Le mariage a été célébré le 17 avril 
à Saint Briac (Ille-et-Vilaine). 

Les témoins étaient pour le marié : 
le comte Jacques de Danne, son frère, 
et le vicomte de la Frégeollière, son 
beau frère; pour la mariée: le comte 
de Villebresme et* le colonel comte de 
Tristan, ses oncles. 

(V. pour la famille Bernard de Danne 
eu Anjou et ses diverses branches le 
Bulletin àe 1888, col. 411.) 

D\irgeni^ à deux lions, ("allas léo' 
pardsj de sable ^ armés et lampassés de 
gueules, passant Vun sur Vautre. 

La famille de Goislard origrinaire de 
risle de France a donné des conseillers 
au parlement de Paris. Elle s'est divi- 
sée en deux branches séparées au com- 
mencement du XVII® siècle, dites de 
Montsabert et de Villebresme. La 
branche des comtes de Montsabert est 
représentée par de nombreux, rameaux 
établis à Toulouse, à Poitiers et à 
Bordeaux; celle des comtes de Ville- 
bresme divisée en deux rameaux est 
répandue dans le Blaisois, Tllle-et- 
Vilaine et à Paris. 

Le chef de la branche des Montsa- 
bert est Pierre-Anne-MarieTimothée- 
Gabriel de Goislard comte de Montsa- 
bert (fils d'Aimé-Gustave) marié à 
Marie-Berthe Dulac, à Toulouse, dont 
le frère Anne- Charles- Jules, chef de 
bataillon au 108* d'infanterie, est veuf 
de Mlle Ramet, dont postérité. 

Il existe aux Etats-Unis d* Amérique 
une autre branche formée par le. 
vicomte de Montsabert, oncle du chef 
actuel, frère d'Aimé-Gustave de Gois- 
lard comte de Montsabert, chevalier du 
Lys, commandeur de l'ordre de Char- 
les III d'Espagne, décédé. 

Le chef de la branche de Villebresme 



239 



LB BULLETIN HâBALDIQUB DB FRANCB 



240 



est Marie-Arthur de Goislard comte de 
Villebresme, marié à Antoinette de la 
Roche-Aymon, à Paris et au château 
de Rocheux par Morée (Loir-et-Cher). 
Le père de la mariée vicomte de Ville- 
bresme est le chef du second rameau. 
Sa sœur, Marie-Yalentine-Etiennette 
est mariée à Louis-Henri- Paul Mabille 
baron de la Paumelière, au château du 
Lavouer par Neuvy (Maine-et-Loire). 

D'argent^ à une fasce dCazur accom- 
pagnée en chef de deux croix pattées de 
gueules^ et en pointe d^un lion léopardé 
de sable et chargée d'une molette d'épe* 
ron d'argent^ qui est de Goislard ; parti, 
d^or au dragon ou serpent ailé de 
gueules^ membre d*azur^ qui e^t de 
Villebresme. 

Supports : Deux levrettes. 
Couronne de comte. 
Devise : Nec devio nec rétro. 

La branche de Montsabert porte des 
armes différentes que nous trouvons 
ainsi blasonnées par d'Hozier : 

Uazur (aliàs de gueules)^ à trois ro^ 
ses d'orf 2. et 1. 

Supports : Deux griffons. 
Couronne de marquis. 
Cimier : Une Thémis tenant un glaive 
d*une main et de l'autre une balance. 

Légendes ou devises: Astrœa et pla- 
cidas spargit acerba rosas; et: Patries 
impendere vitam. 



f <^A^^*»^<WV»^^^<l 



Auguste-Jacques de la Taille-Tré- 
tin ville, lieutenant au 15« dragons, 
fils de Frédéric-Timothée et de Louise 
Confex de Neuilly, avec Hélène-Fanny- 
Laure Oberkampf, fille de Paul-Phi- 
lippe, baron Oberkampf, et de feu 
Marie- Anne-Emma Closmann. 

Le mariage a été célébré le 23 avril 
& Bordeaux, au temple anglican et à 
réglise Notre-Dame. 

La famille de la Taille, originaire 
du Gfttinais, a formé plusieurs bran- 



ches, dites : des seigneurs de Fresnai, 
des Essarts et de Trétinville, etc. 

Le premier auteur connu est Jeau 
de la Taille, mort en 1200. 

Georges de la Taille, écuyer, sei- 
gneur de Lou ville ' et de Bondaroi, 
fonda une chapelle dans Téglise de 
Louville et y fut enterré en 1319. 

Martinet de la Taille, seigneur de 
Bondaroi, fut, à Tâge de vingt ans, 
donné en otage aux Anglais pour la 
sûreté du reste des contributions qu^ils 
avaient exigé des provinces de Beauce 
et de Gâtinais, pendant qu'ils faisaient 
le siège d'Orléans et de Pithiviers. En 
récompense de ses services et de sa fi- 
délité Charles VU lui permit que le 
lion de ses armes fut couronné cCor ; il 
était en 1465, gentilhomme ordinaire 
de Marie de Clèves, duchesse d'Or- 
léans, mère de Louis XII. 

Guillaume de la Taille, page de 
Henri P% prince de Condé, lui sauva 
la vie à la bataille de Coutras en le 
retirant de dessous son cheval qui y 
fut tué et en le remontant sur le sien ; 
il fut aussi gentilhomme de la Cham- 
bre du roi et mourut le 4 août 1606. 

Jean de la Taille, seigneur de Bon- 
daroi, auteur dramatique, servit long- 
temps sous Henri IV. 

Mathurin de la Taille, seigneur des 
Essarts, fut gentilhomme de la Cham- 
bre du prince de Condé et de celle du 
roi ; blessé à la bataille de Coutras» il fut 
porté au château du Hallier où il mou- 
rut âgé de 56 ans, marié quatre fois, 
il avait eu dix-neuf enfants. 

Comme on le voit, la famille de la 
Taille est toute militaire; un grand 
nombre de ses membres sont morts ou 
ont été blessés sur des champs de ba- 
taille. Jean de la Taille, cité plus haut, 
Jean de la Taille du Fresnai, colonel 
d'infanterie, tué au siège de TEcluse 
en 1605 ; Gabriel de la Taille du Fres- 
nai, tué à la bataille de Moncontour ; 
Mathurin, dont nous avons parlé; 
François de la Taille des Essarts, tué 



241 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANGE 



242 



lu sièere de Laon en 1595 \ François de 
la Taille des Essarts, tué sur un des 
yaisseaux du roi sur la côte de Coro- 
mandel ; Henri de la Taille des £ssarts, 
tué au service de la Hollande ; Charles 
de la Taille des 'Essarts, blessé à la 
bataille de Senef ; Edme de la Taille 
des Essarts, blessé au combat d'As- 
siettes ; Josias de la Taille-Trétinville, 
tué à la Courdieu, en 1592. 

De sable^ au lion cTor rampant, cou" 
ronnéj armé de même et lampassé de 
gueules» 

Christophe- Philippe Oberkampf, né 
à Weissenbacht en Bavière, en 1738, 
fat en 1758 le fondateur en France de 
l'industrie des toiles peintes et de réta- 
blissement de Jouy, qui reçut le titre 
de manufacture royale en 1783. Des 
lettres patentes de Louis XYI lui con- 
férèrent la noblesse au mois de mars 
1787 ; il fut décoré de la Légion d'hon- 
neur sous Napoléon P' et refusa une 
place au Sénat que lui offrait Tem- 
pereur. 

Cet intrépide industriel mourut de 
douleur en voyant ses ateliers détruits 
par rinvasion, en 1815, et ses ouvriers 
sans pain. 

II avait épousé en 1785 Ânne-Elisa- 
beth Massieu» dont la famille avait été 
anoblie en 1770. 

D^azur^ d la colonne d'argent, som- 
mée d'un coq du mém^y la tête contour- 
née ; au chef cousu de gueules^ chargé 
de trois annelels d'or. 

Devise : Rectè et vigilanter. 



^^^«^i^^«AMAMAAAMA 



François - Charles-René Fraval de 
Coatparquet, attaché à la banque de 
France, fils de François-Pierre Fraval 
de Coatparquet et de Pauline Anne- 
Marie de Kersauson de Penuendreff, 
avec Mlle Louise-Isabelle Alefsen de 
Boisredon, fille de Rodolphe Alefeen de 
Boisredon et de Fanny de Poyen- 
Bellisle de Lafon. 



Le mariage a été célébré vers la fin 
d'avril à Sadirac (Gironde). 

La famille Fraval de Coatparquet, 
d'origine bretonne, porte : 

Uazur^ au dextrochère ganté d'ar- 
gent tenant un épervier de même, becqué 
et ongle dor ; aliàs : de gueules à la 
croix engreslée d argent. 

La famille Alefsen dont les armes ont 
été enregistrées à l'Armoriai général 
de France en 1696, est établie & Bor- 
deaux depuis plus de deux siècles. 

Le 6 février 1684 N. Alefsen, fils de 
feu Abraham, épousa, au temple prê- 
tant de Bègles, Marie de Ridder. 

Paul Alefsen, seigneur du Pointon, 
président trésorier de France devint en 
1786 copropriétaire de la baronnie de 
Boisredon, en Saintonge, il épousa 
Marie de Peyronnet, nièce de Tancien 
ministre de Charles X. 

Louis-Êlie Alefsen, baron de Boisre- 
don, chevalier de la Légion d'honneur, 
lieutenant de cavalerie^ ancien garde 
du corps du roi Louis XVIII, épousa 
Thérèse de Massip, dont : 1. Jean- 
Louis Alefsen, baron de Boisredon, . 
décédé il y a peu de jours, chef d'esca- 
drons en retraite, chevalier de la Légion 
d'honneur, marié à Mlle de Saint-Es- 
tève dont une seule fille ; 2. Rodolphe, 
qui devient chef du nom et des armes, 
père de: a. Élie, marié en 1892 à Paula 
Fraval de Coatparquet : 6. François ; 
c. Germaine, dame du Sacré-Cœur ; d. la 
nouvelle mariée; 3. Edmond, marié à 
Marie-Louise Priqué de Guippeville, 
décédce, dont deux enfants ; 4. Charles, 
chevalier de la Légion d'honneur, marié 
à Mlle de Laage, dont une fille. 

D'azur, à la bande dor accompagnée 
de deux étoiles de même ; au chef dar^ 
gent chargé de S étoiles de gueules. 



9^*^*0^r^^*^^^Ê^^^0*^*0^ 



Le comte Jacques du Tiilet, fils de 
Charles-Elie-Maximilieu, marquis du 
Tiilet et de Jérome-Napoléone-Caroline 



243 



LK BULLSTIN HéRALDIQUB DS ntANCB 



244 



Murai, sœur de ybacAim-Joseph*André 
comte Murât, ancien membre du con- 
seil général du Lot, et ancien député 
au Corps législatif, avec Marie-Louise 
Roux, fîUe de M. Jules^Cbarles Roux, 
député de Marseille, et de Mme Roux, 
née Canaple, décédée. 

Le mariage a été bénit le 25 avril, 
en l'Eglise Saint-Augustin, à Paris, 
par M. le chanoine Cassagnes, ancien 
aumônier du lycée Louis-le-Grand, 
missionnaire apostolique. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
ses oncles le prince Murât et le comte 
Joachim Murât, ancien député ; pour 
la marié : M. Charles Canaple, son on- 
cle, et M. Louis-Honoré Arnavon, son 
cousin. 

La famille du Tillet, établie en Aii- 
goumois et à Paris, a pour auteur Elle 
du Tillet, qui fut successivement se- 
crétaire et contrôleur général des fi- 
nances de Charles d'Orléans, comte 
d*Angoulême, maire de la ville en 
1503, trésorier général, puis maître 
des comptes dudit pays d*Angoumois 
en 1504 et vice-président de la dite 
chambae par lettres du roi Louis XII 
en 1514. 

Cette famille qui a donné des con- 
seillers et des présidents au parlement 
de Paris, des maîtres des requêtes, des 
gentilshommes de la chambre et des 
officiers à Tarmée dont un mestre 
de camp et un colonel du régiment 
Royal-infanterie sVst divisée eu plu- 
sieurs branches dites des marquis de 
la BussiiTe, des seigneurs de Gôuaix 
et de Marray, de Montramé et des vi- 
comtes de la Malmaison ; elles ont été 
maintenues dans leur noblesse le 9 
août 1700 par ordonnance de Tlnten- 
dant de la généralité de Paris. 

Le marie est le petit-fils de Char- 
les-Louis-Alphonse, marquis du Til- 
let et de Anne-Justiue-Heuriette de 
Touraille, et descendant de Charles- 
Claude-François, marquis du Tillet, 
vicomte de la Malmaison, né le 30 mars 



1726, colonel du régiment Royal-In- 
fanterie, marié le 12 juin 1763 à Char- 
lotte-Geneviève Pelart de Sebeval, fille 
d'uD lieutenant*général des eaux et 
forêts de France, au siège de la Table 
de marbre du Palais^ à Paris. 

D'oT^à une oroiœ pcUiét! et alésée de 
gueules. 



AAAMnM^A#W«f<WMW 



Le vicomte Charles d'OUone, lieute- 
nant de dragons, flls d'Ernest comte 
d'OUone, lieutenant-colonel de cavale- 
rie de Tarmée territoriale et de la com- 
tesse née d'Amandrei avec M'*^ de Ter- 
vesi fille du comte Roger de Terves, 
ancien officier d*ordonDance du géné- 
ral de la Moricière à Castelfidardo et de 
la comtesse née de Paaqueray de 
Rouzay. 

Le mariage a été célébré le 28 avril 
en réglise cathédrale d'Angers. 

Les d'Ollone, originaires da Dau- 
phiné et antérieurement du comté Ve- 
naissin, ont eu des branches établies 
en Italie et en Autriche. En France, 
ils ont eu un lieutenant général et 
deux maréchaux de camp, et plusieurs 
chevaliers et commandeurs de Saint- 
Louis. 

Le marié a deux frères : Henri, offi- 
cier d'infanterie; Max; et une sœur, 
Marie, mariée au vicomte du Ponta- 
vice de Heussey, sous-directeur des 
haras à Saint-LÔ. 

(V. le Bulletin de 1891, col. 241.) 

En ajoutant que la famille d'OUouue 
ou d'OUone, dont le nom patronymi- 
que était Tillia, reconnaît pour auteur 
Raymond de Tillia vivant en 1*215 
dans le comté Venaissiu. Noble Gé- 
rard de Tillia, fils d'Ancal ou Ancellin, 
et de dame de Colombaud, était capi- 
taine de j)ied au service de François I*' 
en ITyl], C'est à lui que commence 
la filiation donnée par Larhesnaye- 
Deshois. Messire Jean-Joseph-Sitfrein 
de Tillia fut seigneur d'Olonne et de 



M5 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



2M 



Rocans, dans le comté Venaisain, et 
obtint du pape Benoit XIV rérection 
de la terre d*011onne en marquisat en 
1755 pour cause d'ancienneté de 6a fa- 
mille. 

D^ajgur^ au croissant (Tardent \ au 
chef du m^me chargé de trois croix pO' 
tencées de sable. Ce sont les armes don- 
nées à cette famille par Lachesnaye* 
Desbois. 

Rietatap lui donne celles que nous 
avons déjà publiées : 

Uazury au lion d^or^ la queue four- 



chue^ à la divise d'argent^ surmontée de 
trois étoiles d'or. 

Devise : Cœlestia cumierrestrihus. 

La maison de Terves originaire du 
Poitou, qui a pris son nom d'une terre 
située près de Bressuire est connue 
depuis le xii° siècle. Elle a été mainte- 
nue dans sa noblesse d'extraction en 
1609 et 1667. 

(V. le Bulletin de 1889, col. 357.) 

D'argent^ à la croix de gueules^ can- 
tonnée de quatre mouchetures d* hermines 
de sable. 



DÉCÈS DU MOIS D'AVRIL 

BT RAPPBL DBS MOIS PSéctoSNTS 



Charles- Joseph - Antoiue-iï(&nr/ comte 
du Pac-Marsoliès, marquis de Badens, 
chevalier de Charles III d'Espagne, 
ancien maire de la commune d'Espelu- 
clie (Drôme), est décédé le 15 mars à 
Montélimar dans sa 59^ année. 

Le défunt était le chef de l'une des 
nombreuses branches de l'ancienne 
maison chevaleresque des du Pac, de 
Badens, de Marsoliès et de Bellegarde, 
en Languedoc, qui a donné plusieurs 
chanoines comtes du chapitre de Lyon, 
des chevaliers de Malte, des officiers 
distingués etc.; il avait hérité dos 
nom et titre de son cousin le marquis 
du Pac de Badens, mort centenaire il y 
a quelques années. 

La maison du Pac, maintenue dans 
sa noblesse en la sénécîhaussée de Car- 
(îassonne par jugement de M. de Bezons 
en 1668, a eu les honneurs de la cour 
en 1784, dans la personne du comte du 
Pac de Bellegarde . 

Depuis son mariage avec Flavie de 
la Bruyère le défunt était allé se fixer 
à MoQtelimar. 

Il laisse deux fils : 1. Guy, capitaine 
au 23* régiment dUnfanterie, marié en 



1892 à M"' Révilhot du Bouchage, dont 
il a un fils; 2. et Joseph. 

Le défunt était le frère du comte 
Anatole du Pac, directeur des Postes 
et télégraphes, qui vient récemment 
de marier sa fille unique avec Pierre- 
Louis-Roger Berger de Nomazy, lieu- 
tenant au 108« régiment d'infanterie. 

D'^or^ à un arbre de sinople et une 
vache de gueules clarinée d^azur bro*' 
chant sur le tronc de Varbre. 



4«^^l««^/^^/W^N^^W^ 



Zowis-Jacques de Bardon, vicomte 
de Ségonzac, est décédé le 15 mars, au 
château de Sorel (Seine-et-Oise). 

Il était fils de Louîs-Pierre-Joseph 
de Bardon, baron de Ségonzac, et de 
Marie-Marguerite-Rose Chapelain de 
Brosseron. Né en 18 J 3, il avait ép. Ma- 
rie d'Hardivilliers, décédée, dont il a 
eu un fils unique marié avec Mlle de 
Beauchamp, dont : 1. Louis ; 2. Fran- 
çois ; 3. Marguerite ; 4. Elisabeth ; 5. 
Thérèse ; 6. Geneviève. 

Le défunt avait un frère aîné Pierre* 
Louis-Edouard-Alfred de Bardon, com- 
te de Ségonzac, marié à Joséphine-Re- 
née-Valentine Geoffroy de Montjay, 



247 



LB BULLETIN HÂRALDIQUB DE FRANCE 



248 



ancien pagre de Louis XVIII, décédé à 
Vichy en août 1889, laissant deux fils: 
1. Jacques-Edouard, marié à Marie- 
Marcelle-Mathilde des Réaulx de Ma- 
rin, dont deux fils ; 2. et Gaston-A.dal- 
bert. 

(V, pour la notice et les armes de la 
maison de Bardon de Ségronzac en Pé- 
rigord, le Bulletin de 1889 col. 298). 



W\^h^^^^^^S^'^^'W«'«# 



Mlle Camille de Girard, fille aînée 
de Guimcr de Girard et de Félicité de 
Girard, sa cousine-germaine, mariés le 
3 février 1802, est décédée à Montpel- 
lier dans la dernière semaine du mois 
de mars. Son père était un des der- 
niers représentants mâles de la bran- 
che dite de Conqueirac, et sa mère, la 
dernière héritière de la branche de 
Souquet. 

Elle laisse une sœur Clémentine, 
mariée le 2 août 1835 à Léon de Plan- 
tade, décédé, et dont elle a un fils: 
Louis de Plantade, marié à Emma 
Anglade, dont le fils Pierre-Léon de 
Plantade a ép. le 10 février 1892 Alice 
Guérin (V. Bulletin de 1892, col. 95). 

La famille de Girard, des anciens 
seigneurs de Soucanton et de Vézeno- 
bre, au diocèse d'Alais, en Bas -Lan- 
guedoc, remonte sa filiation jusqu^au 
milieu du xni'' siècle. Elle est encore 
représentée par plusieurs branches 
parmi lesquelles nous devons signaler 
celles de Mielet et de Coehoru, en Hol- 
lande, et de Chateauvieux, eu Maine- 
et-Loire etIlle-et-Vilaine. 

(V. les Bulletins de 1888, col. 551, 
et 1891, col. 306.) 

iyaz\n\ à la tour (V argent à trois 
donjons maçonnés de sable \ au chef 
cousu de gueules chargé (Tune étoile 
d'or, accostée à dextre d^un lion nais^ 
sant d'or^ à senestre d*un croissant ren^ 
versé d'argent. 

Devise : Fais ce que dois, advienne 
(j[ue pourra. 



»^^^»i»^w^»»»»^M»^^» 



[ La comtesse F. de Pioger née de Gi- 
bon, est décédée au ch&teau de Boro 
près Redon, le 3 avril. Elle avait 
épousé M. de Pioger, ancien député, 
conseiller général du Morbihan. 

La famille de Pioger en Bretagne a 
été déclarée noble d'extraction aux véri- 
fications de 1478 et 1513, et par arrêt 
de la chambre de réformation du l*''' 
mars 1669. Sa filiation remonte à 
Guillaume Pioger, seigneur de la 
Ghaudronnais, diocèse de Rennes, qui 
vivait au commencement du xiv® siè- 
de (1333). Elle a fait plusieurs bran- 
ches connues sous les noms de San- 
teuil et du Boissauvé, ^igrs des Ver- 
gers, de Saint-Perreux, de la Pointe, 
de Laurière, de Kermozan, etc, qui ont 
produit des officiers distingués dont 
six ont été chevaliers de Saint-Louis. 
Sept membres de cette famille prirent 
part en 1789 aux assemblées de la no- 
blesse de Bretagne. 

(V. pour la famille et les armes de 
Pioger, les Bulletins de 1889, col. 227 ; 
1890, col. 101.) 

La famille de Gibon est très ancienne 
en Bretagne, sa filiation suivie re- 
monte à Jocelin Gibon, marié en 1231 
à Havoise de Beaufort, fille d^Alaiu 
sgr de Dinan. Par tradition les Gibou 
passent pour être issus de la maison 
de Porhoët qui se rattachait aux an- 
ciens rois de Bretagne. Ils ont fait des 
branches nombreuses dont les plus 
connues sont celles du Grisso, du 
Pargo, du Couédic, des comtes de 
Kérisouet, des marquis de Eérableau. 
Ils ont été maintenus dans leur no- 
blesse par jugement en 1669. 

Cette famille a eu deux fois les hon- 
neurs de la cour en 1785 et 1788. Son 
nom s'est écrit Gibon ou Gibbon. 

Parmi les personnages distingués de 
cette maison on cite deux procureurs 
généraux des comptes et deux séné- 
chaux de Vannes et d'Auray, dont 
Tun Jean III de Gibon fut chargé par 
la duchesse Anne de Bretagne d'aller 



U9 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



250 



auprès de Maximilieu roi des Romains 
pour traiter de sod mariage avec cette 
princesse ; plusieurs conseillers au 
parlement de Rennes, et un major de 
îa noblesse de Vannes, Olivier de Gi- 
hon décidé en 1740. Son tombeau est 
«ians régclise Notre-Dame de Vannes. 
( *était le bisaïeul de la comtesse dé- 
funte. 

De gueules, à trois gerbes cTor posées 

2etï. 

Devises : Semen ah allô. 



t^0^^l^t^^0t0*0*0^0^0^0^^ 



M. Tabbé Pierre- Almir Le Rebours, 
curé de la Madeleine, ancien vicaire 
général des diocèses de Paris et de 
Chàlons-sur-Marne , chanoine hono- 
raire de Paris, de Marseille, etc,, est 
décédé à Paris, le 3 avril, à Tâge de 
74 ans. 

Ses obsèques ont eu lieu le 6 avril 
au milieu d'une foule considérable, at- 
tristée et recueillie, parmi laquelle on 
remarquait presque tous les curés de 
Paris, des notabilités de la haute so- 
ciété parisienne, des délégations d*un 
gprand nombre de communautés reli- 
gieuses. 

Dans le chœur de la Madeleine 
avaient pris place LL. EË. le cardinal 
Richard, archevêque de Paris; le car- 
dinal Langrénieux, archevêque de 
Reims; Mgr Lagrange, évêque de 
Chartres, et le patriarche de Jérusa- 
lem. 

La messe a été dite par M. Tabbé 
Fleuriet, curé de Saint-Philippe du 
Roule. L'absoute a été donnée par le 
cardinal-archevêque de Reims. 

Après la cérémonie, le cortège s'est 
dirigé, par les grands boulevards, vers 
le cimetière de Picpus où le vénérable 
curé de la Madeleine avait droit à une 
sépulture comme descendant avant la 
quatrième génération d'une des victi- 
mes royalistes sous la Terreur. 

Les cordons du poêle étaient tenus 
par MM. le comte de Maillé, député de 



Maine-et-Loire, président du conseil 
de Fabrique de la Madeleine; Denys 
Cochin. député de la Seine; Froment- 
Meurice, conseiller municipal; Beur- 
deley, maire du huitième arrondisse- 
ment; abbé Guérard, curé de Saint- 
Louis-d'Antin ; abbé Rivier, curé de 
Saint-François-Xavier; abbé Miritan, 
curé de Saint-Sulpice; abbé Gardey^ 
curé de Sainte-Clotilde. 

11 appartenait à une ancienne famille 
de Normandie, connue depuis 1218, et 
il était vicomte Le Rebours; mais il 
n'a jamais porté son titre, pas plus 
qu'il n'a voulu être évêque ou cheva- 
lier de la Légion d'honneur. 

C'était un homme simple, modeste, 
d'un abord un peu froid, mais plein de 
bienveillance, et les ressources de sa 
cure, comme sa fortune personnelle, 
étaient le fonds où venaient puiser les 
pauvres, les œuvres charitables et les 
prêtres dont la situation était digne 
d'intérêt. 11 a fait aux œuvres, notam- 
ment aux écoles libres, des dons vrai- 
ment princiers. 

Il était fils d' Ambroise - François- 
Hippolyte vicomte Le Rebours, cheva- 
lier de Malte et de la Légion d'hon- 
neur, et petit-fils de Jean-Baptiste- 
Auguste Le Rebours, président au 
Parlement de Paris, mort sur Técha- 
faud révolutionnaire en 1794. 

L'abbé Le Rebours avait deux frères 
et une sœur; l'un de ses frères, Ed- 
gard, est mort sans enfants; l'autre, le 
vicomte Odoard Le Rebours, qui l'a 
assisté à ses derniers moments, a 
épousé Mile de Graillet de Beine, a un 
fils, Charles, et quatre filles. L'aînée 
de ses filles est religieuse dans la con- 
grégation des garde-malades de l'As- 
somption ; la seconde a épousé le baron 
de Balorre; la troisième, le vicomte de 
Gatellier; la quatrième n'est pas ma- 
riée. La 8œur de l'abbé Le Rebours a 
épousé le baron Charles de Vaux, dont 
deux fils: Almir et Ludovic de Vaux. 

(V. le Bulletin de 1888, col. 416-417.) 



261 



LB BULLETIN HftRALDIQUfi DE FRANCB 



252 



De gtceules^ à êept lozange» d'argent^ 
3^ 3 et 1^ accoléee et aboutéeê. 



MAAM^iAA4^\/«^OW 



Jïl^nry-Georg'es-Achille de Vanssily 
comte de Vanssay run des coûàeillers 
intimes du comte de Chambord est 
décédé à Versailles le 4 avriU dans sa 
72" année. 

Ses obsèques ont eu lieu en Téglise 
cathédrale de Versailles. 

Le deuil était conduit par son ne- 
veu Edmond baron de Nanteuil et ses 
proches parents, le marquis de Vans- 
say^ le comte de Lauzon, le baron de 
TEstoile et le comte de Chamfeu. 

Il avait épousé M"* de Nanteuil de la 
Norville, aujourd'hui comtesse douai- 
rière de Vanssay dont il n'avait pas 
eu d'enfants. 

Le chef des noms et armés de la 
famille est Achille marquis de Vanssay, 
ancien préfet» au château de la Barre^ 
par Saint-Calals (Sarthe). 

(V. pour la maison de Vanssay, con- 
nue depuis Guillaume de Vanssay^ au 
Maine, vivant en 1037, les Bulletins 
de 1888, col. 421 ; 1891, col. 46.) 

D^azur^ à 3 hesantê iVargent chargée 
chacun d'une moucheture d'hermine de 
sable. 

Devise : Virtute prœvitimus annos. 



ElzéarChtLTlet^-knioine duc de Sa- 
bran-Pontevès, ancien officier de Zoua- 
ves pontiflcAux, commandant pendant 
la gruerre de 1870, du premier bataillon 
des mobiles de la Sarthe, puis lieute- 
nant-colonel du 126^ régiment d'in- 
fanterie territoriale, chevalier de la 
Légion d'honneur, est décédé le 6 avril 
au château de Komorn-Csicso, en Hon- 
grie, Agé de 54 ans. 

Il était fils aîné de UhTC-Edouard de 
Pontetès, duc de Sabran-Pontevès, né 
le 25 avril 1811, (fils du comte Louis 
^althasai^* Alexandre de Pontevès et de 



Marie- Antoinette de Paule) et de Ré- 
gine de ChoiseuU sœur du duc de 
Praslin. 

Son père avait été substitué au titre 
de duc de Sabran et à la pairie de son 
oncle, le 18 juillet 1828. 

Il avait épousé : 1* le 3 juin 1863, 
Marie d'Albert de Luynes et de Che- 
vreuse, fille du duc et de la duchesae 
de Chevreuse, morte deux ans plus 
tard, le 15 novembre 1865, et dont il 
n'eut qu'une fille : Louise de Sabran de 
Ponitevès, mariée le 10 juin 1885 à Ju- 
les de Baillardel de Lareinty, marquis 
de Tholozan, député, fils du baron de 
Lareinty; 2^ le 16 juUlet 1881, à Adé- 
laïde-Henriette-Louise-Isabelle comtes- 
se Kalnoky, sœur du ministre autri- 
chien comte Kalnoky, veuve du comte 
Jean de Waldstein^Wartenberg» doDt 
il n'a pas eu d'enfants. 

Marc-Edouard premier duc de Ba- 
bran-PontevëSf en vertu de la substi- 
tution de 1828, eut de son mariag'e 
deux fils et une fille : 

1. Slzéari le duc défunt \ 

2* Marie-Zo2ime-J^(imonc^ comte de 
Sabran . Ponte vès, né en 1841, marié : 
1* le 8 février 1870 à Charlotte-Cécile 
de la TuUaye, décédée le 19 décembre 
1884 ; et 2<» le 29 mars 1886 à sa couakie 
Gersinde-UeLvie «Louise -Eugénie de 
Pontevès-Sabran, veuve du comte de 
Cosnac ; il a eu du premier lit : a, Maro- 
Augustin-Elzéar; 6. Héliou-Louis'Ma- 
rie-Elzéar ; c. Amie; c2. Aliette-Léonide- 
Elisabeth. 

3. i>tf^pAin#*Laure«Ger8iûde-Eugène, 
mariée le 24 juin 1852 à Paul-Marie- 
Ernest comte de Boigne. 

Le titre de duc de Sabran-Pontevès, 
passe au ft*ère du défunt, Edmond 
comte de Sabran-Pontevès. 

La maison de Sabran* originaire du 
Bas* Languedoc, a pris son nom du châ- 
teau et du fief de Sabran, situé dana le 
voisinage d*U2ës. Les premiers sei- 
gneurs de Sabran se qualifiaient « con- 
nétables des oomteê de Toulouse, par 



253 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



254 



la orftce de Dieu • . Cette maison se fixa 
en Provence où elle eût par mariag^e 
ia souveraineté du comté de Forçai* 
quier. Guillaume de Sabran prit part 
a la première croisade ; sa valeur 
éclata au siège d'Antioche lorsque à la 
tète de soixante chevaliers il défendit 
uu pont contre une armée de Sarra- 
zins. On cite parmi ses descendants : 
Elzéarde Sabran, comte d'Ariano au 
royaume de Naples mort en 1323, ca- 
nonisé sous le nom de Saint Elzéar, 
«a femme Delphine de Sig'ues de Pui- 
michel, et vénérée sous le nom de la 
Menheureuse Delphine. 

La maison de Sabran s'est éteinte le 
22 janvier 1847 en la personne de 
Elzèar-Louis-Zozime de Sabran, mort a 
Marseille, lieutenant général, comman- 
deur de Saint-Louis, pair de France le 
17 août 1816, créé duc héréditaire le 
30 mai 1825. Il avait épousé le 25 no- 
Tembre 1818 Victoire- Amélie-Antoi- 
nette de Pontevès-Burf^ôme dont il n'a 
pas eu d'enfants* Le nom de Sabran a 
passé dans la maison des Pontevès par 
Vadoption des deux neveux de sa 
femme: Marc-Edouard de Pontevès, 
flubàtitué à la pairie ducale de son 
oncle par ordonnance du 18 juillet 1828 
et Joseph'Léonide de Pontevès, son 
frère jumeau, substitué à son défaut. 
Leurs enfants ont pris le nom de Sa- 
bran-Pontevès» mais il a été décidé par 
aue sage disposition de famille que le 
deuxième et le quatrième fils de Léonide 
de Sabran-Pontevès continueraient la 
descendance des Pontevès-Bargême et 
s'appelleraient Poutevès-Sabran au lieu 
de Sabran-Pontevès. 

(Y. sur les deux maiKons de Pontevès 
et de Sabran le Bulletin de 1879, coL 
340-346.) 

Joseph'Léomde comte de Pontevès, 
frère jumeau de Marc-Edouard, a 
épousé le 26 août 1835 Bonne de Pons, 
dont il a eu : 

1. &t«t7toi<mé-Ebséar*Marie, comte 
de Sabran-Pontevès, né en 1886^ marié 



le 26 avril 1864 à Marie-Caroline-Phi- 
lomènc de Panisse-Paz2is, dont : a. 
Marie-Elzéar-Léonide-Augustin, marié 
le 21 juillet 1892 à Marie-Paulîne-So- 
pbie-Brigitte Costé de Triquerville ; 
b. Louis ; c. Delphine ; d. Henriette. 

2./^ot<^ç'tte*-GabrielLouis-Marie,mar- 
quis de Ponte vès-Sabran, décédé le 
22 septembre 1893, marié à Marie- 
Huberte Maissiat de Ploênniès, dont : 

a, Léonic'e-Foulques- Edmond -Marie, 
né en 1873, décédé le 27 janvier 1891 ; 

b. Gersinde, nce le 12 juin 1874 ; 

3. Ftc^or-Emmanuel - Elzéar- Marie, 
comte de Sabran-Poutevès, ancien of- 
ficier aux Zouaves pontificaux, marié 
en 1873 à il/or/e- Antoinette Laugier 
de Chartreuse, dont : a. Charles; h. 
Guillaume ; c. Raymond ; rf. Mathllde ; 

4. Tîpon-Charles-Elzéar-Marie, comte 
de Ponte vès^Sabran, né eu 1861, ma- 
jor au 3* régiment de cuirassiers» au- 
teur de récits de voyages en Asie et 
dans 1 Inde, couronnés par TAcadémie 
française ; 

5. ^er^m^^tf^Marie^Louise- Eugénie, 
mariée 1<> en 1859 à Fernand vicomte 
de Cosnac ; C^ le 29 mars 1886 à son 
cousin-germain Edmond comte, et au- 
jourd'hui duc de Sabran-Pontevès ; 

6. Afcir^wtfrjïff-Raimonde-Marie- Del- 
phine, mariée'en 1871 à Olivier, comte 
de Pontac, capitaine de dragons. 

La maison de Sabran-Pontevèsporte: 

Ecarlelé au(c 1 et 4 de gueules au 
lion d'argent^ qui est Sabran ; aux 2 
et 3 contre icartelé : aux 1 et 4 de 
gueules au pont de deux arches d^or 
maçonné de sable^ qui est Pontevès ; 
aux 2 et 3 d*or au loup ravissant d'azur 
armé et lampassé de gueules^ qui est 
d'Agoult. 

Devise de Sabran : Noli irritare leo- 
nem. 

Devises de Pontevès : Separata li' 
gat ; et Fluctuantibus obstat. 



235 



LE BULLETIN HéRALDIQUB DE FRANCE 



256 



Pievre- Paulin- Jea,VL Nicolas marquis 
de Lamballerie, est décédé le 17 avril 
au château de la Beaurie, commune 
de Saint -Christophe- de -Tude (Cha- 
rente), dans la 78^ année de son âge. 

Il était petit-fils de Louis-Pierre, 
gendarme de la garde du roi et de 
Adélaïde Banchera de la Guérinière, et 
fils de Jean Nicolas, marquis de Lam* 
ballerie, marié le 27 janvier 1815 à 
Marie de Lafaye du Bourgoin, décédé 
en 1834, laissant : 1. Paulin, le défunt, 
marié en juin 1857 à Charlotte-Ar- 
inande-Berthe de Fonvielle, dont un 
fils unique, François^Msine mort en 
1882, âgé de 23 ans, sans alliance; 
2. Jean-Charles Nicolas, comte de Lam- 
ballerie, marié en 1840 à Marie de 
Lafaye du Bourgoin, dont il n'eut pas 
d'enfants ; remarié avec Eveline Sau- 
vage; ïl est mort à Parcoul (Dordo- 
gne), le 14 février 1890, laissant : a. 
Jean-Pierre-Paw/m, officier de marine, 
mort le 30 août 1881, marié avec Ma- 
rie-Augustine Sauvage, décédée lo 16 
juillet 1883, laissant un fils unique 
François-Marie-^(£a/^r^ actuellement 
marquis de Lamballerie, né le 24 juin 
1877 ; b. Ernest, prêtre, mort à Lame- 
nècle en mai 1873; c. Jean-Pierre- 
'FrhuçoiH'Ludovtc Nicolas, comte de 
Lamballerie, marié le 6 juillet 1880 à 
Françoise - Marie - Marguerite Chicouk 
(fille de Charles, d'une famille noble 
écossaise venue en France avec les 
Stuartj et de Marie de Callières; de ce 
mariage : Marie-Jeanne, née le 22 mai 
1881 ; François-Fréderic-Nil-Guillaume, 
né le 5 mars 1883. 

(V. le Bulletin de 1892, col. 17-22). 

Parti^ au i" d'or d 3 fasces d'azur^ 
la première chargée â^une étoile d'ar» 
gent et la 2* de 2 étoiles du même, à 2 
lances aussi d'argent en sautoir^ bro- 
chant sur le tout ; au 2^ d'azur au che- 
vron d^or accompagné de 3 étoiles du 
même. 



t^^^^^^^^fy^^^n^* 



PierreFrançois-(?w5^a»e d' Arlot baron 
de Saint-Saud, est décédé le 18 avril à 
Bordeaux; il a été inhumé dans le 
tombeau de sa famille, le 21 avril à La 
Roche-Chalais (Dordogne.) 

Augustin d' Arlot, baron de Saint- 
Saud (fils de Louis d'Arlot de Frugie, 
baron de Saint-Saud et de La Coussière, 
et de Marguerite de FayoUe), chevalier 
du Lys et du Brassard, capitaine com- 
mandant des volontaires royaux de 
l'arrondissement de Ribérac, né le 
29 mars 1780, épousa le 6 mai 1816 à 
La Roche-Chalais Jeanne-Marie-iS'opAt^ 
de Galaup, fille de Pierre de Galaup, 
sous-préfet de Ribérac. et de Jeanne 
Felloneau. Etant veuf, il décéda le 
2? juin 1840 laissant : 

1. Gustave, qui suit : 2. Emeline, 
mariée le 2 mai 1843 à Joseph-STiwo- 
thée comte du Périer de Larsan, pre- 
mier baron de Guyenne. 

Pierre-François-(ri«to»tf (le défunt), 
est né à La Roche-Chalais le 15 sep- 
tembre 1818. Il épousa à Coulongea- 
sur-l'Autize (Deox-Sèvres), le V^ sep- 
tembre 1851 Marie-Aimce-jyonorin« 
Ramier de Franchaavet, dont il a eu : 

1 . Aymar, qui suit : 2. Marie-Cécile- 
Emilie^ mariée à La Roche-Chalais le 
20 mai 1879, à son cousin Marie-Félix- 
Gérard comte i)uis marquis de FayoUe, 
commandeur d'Isabelle la Catholique, 
capitaine d'artillerie territoriale, atta- 
ché honoraire aux Musées Nationaux, 
fils d'Hélie marquis de FayoUe et de 
Louise d'Auber de Peyrelongue. 

Jean-Marie-Hippolyte-ilymard' Arlot, 
comte de Saint-Saud, chevalier de 
Malte, commandeur effectif des Ordres 
espagnols d'Isabelle la Catholique et 
du Mérite Militaire, chevalier de Saint- 
Sylvestre, devient chef de la branche 
cadette de sa maison à la suite du décès 
sans postérité mâle de ses grands on- 
cles Joseph baron d' Arlot de Saint-Saud 
(22 février 1856) et Hubert comte d'Ar- 
lot de Saint-Saud (20 mai 1865). Cette 
branche est séparée de la branche aînée 



257 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



258 



des marquis de Cumond et de Frug'ie 
I représentée par Roger d'Arlot mar- 
quis de Cumond de Frugie), depuis 
Louis XV. 

Il est né à Coulonges (Deux-Sèvres), 
le 15 février 1853, et a épousé à Paris 
le 10 janvier 1884 Mârr^tt^reVe-Ma rie- 
Henriette Gabrielle de Rochechouart, 
îille d'Aimery comte de Rochechouart, 
chef de cri, nom et armes de cette an- 
tique maison (dont la filiation ininter- 
rompue remonte à Fouchier vicomte de 
Limoges en 880) et de Marie de La Ro- 
chejaquelein. De ce mariage sont pro ve- 
nus quatre enfants : l. Léonard'M.o.ne" 
Pierre-Marcel, né h Vallery (Yonne), 
le 30 octobre 1884; 2. Cee^Ve-Marie- 
Victurnienne, née à Vallery, le 27 juin 
1886; 3. /saôe^^e-Marie-Emilie, née à 
Vallery, le 20 janvier 1889 ; 4. Adine- 
Claire-Henriette-Marie, née à Vallery 
le 12 août 1891. 

I V. le Bulletin de 1886, col. 598 ; 1893, 
col. 115). 

D'azur^ d trois étoiles émargent ran* 
géesi en fasce^ accompagnées en chef (Sun 
croissant de même et en pointe dtune 
grappe de raisin aussi d'argent^ feuillée 
et tigée de sinople. 

Devise : Fracto Jove^ unions Deus. 



•MMMAAAMMA^WW 



Luc- Charles -Fernaud, marquis de 
Balincourt, capitaine de frégate en re- 
traite, officier de la Légion d'honneur 
et de rinstruction publique, est décédé 
le 27 avril au château des Barrinques 
fVaucluse), âgé de 69 ans. 

De son mariage avec sa nièce à la 
luode de Bretagne, Marie-Charlotte- 
Jeanne de Morell d'Aubigny d'Assj^ 
le défunt laisse cinq fils: 1. Raoul, 
lieutenant de vaisseau, marié à M'^'* 
île Boniface-Fombeton ; 2. Jean, entré 
dans la Compagnie de Jésus; 3. Eric, 
capitaine d'infanterie, marié à Uor- 
teuse de Sobirats ; 4. Gérard, lieute- 



nant d'infanterie, marié à Mlle Héricart 
deThury; 5. Robert. 

11 n'a pas laissé d'enfants de son 
second mariage, contracté à Marseille 
en 1883 avec Henriette de Caries de 
Fournier de Pradines. 

Le défunt était fils aîné du marquis 
Maurice de Balincourt, lieutenant-co- 
lonel de cavalerie, officier de la Lé- 
gion d'honneur, mort en 1864, et d'Eu- 
phrosine de Vanel de Lisleroy, héritière 
de la baronnie des Barrinques, et de la 
branche aînée de sa famille. Le maré- 
chal de Balincourt appartenait à cette 
famille. Le défunt a un frère cadet 
Edgar, ancien officier supérieur de ca- 
valerie, et une sœur religieuse de 
l'Assomption. 

La famille de Balincourt originaire 
de Touraine et connue depuis Jean 
Testu, sgr de Balincourt et de Margi- 
court maître d'hôtel du roi Charles IX, et 
secrétaire de ses finances, a donné des 
gentilshommes de la chambre du roi 
et s'est illustré dans la carrière mili- 
taire par une longue succession d'of- 
ficiers distingués dont plusieurs ont 
été capitaines, colonels^ brigadiers, ma- 
réchaux de camp, lieutenants géné- 
raux des armées du roi. Claude-Guil- 
laume Testu marquis de Balincourt, 
fut maréchal de France en 1746, et che- 
valier des ordres du roi le 7 juin 1767; 
il mourut en 1770, sans enfants. Son 
frère François né d'un second lit, comte 
puis marquis de Balincourt, lieutenant 
général des armées du roi en 1748, 
commandeur de l'ordre de Saint-Louis 
ép. le 21 janvier 1715 Rosalie Cœuret 
de Nesle et continua la descendance 
représentée aujourd'hui par les enfants 
du défunt et par son frère. 

/)'or, â trois léopards de sable ^ lam- 
2)assés et armés de gueules et passant 
Vun au dessus de Vautre, celui du milieu 
contourné^ 






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25U 



L8 BULLSTIN HiRiODIQUB DB PRANCB 



260 



Jean-Dominique-CAaWej de Meacbi* 
net, conservateur des hypothèques eu 
retraite, est décédé dans la dernière 
semaine du mois d'avril. 

Ses obsèques ont été célébrées dans 
réglise de Confolens, au milieu d'une 
foule émue et sympathique, • qui en- 
tourait de sa vénération la famille de 
Meschinet. 

Madame Charles de Meschinet (Anne- 
Louise-Clémence Perigord de Villeche- 
non) avait épousé en secondes noces, 
M. de Meschinet, veuf depuis le 3 août 
1865, de Joséphine-Marguerite-Marie 
de Bonnegens, qu'il avait épousée le 
12 novembre 1862. Ils avaient eu une 
fille décédée en bas âge. 

La généalogie de la famille de Mes- 
chinet a été dressée par d'Hozier, 
Beauchet-Pilleau, Tabbé J. Nadaud, 
Guillonnet-Merviile, etc., depuis les 
lettres de noblesse et de confirmation 
de noblesse, mars 1593 et mars 1653, 
données à Jean et François de Meschi- | 
net, à cause de la défense de Parthe- 
nay et de Bressuire contre les ennemis 
de TEtat. (V. Bibliothèque de V Arsenal 
à Paris, et Bulletin, t. II, col. 253-256.) 

La Bibliothèque Nationale contient 
en outre les preuves de noblesse pour 
les écoles militaires de la famille de 
Meschinet (Saintonge) 1784. 

La famille de Meschinet a pris part, 
en 1789, aux assemblées de la noblesse 
de Saintonge, à SaintJean-d'Angély. 

D^or, au pin de sinople accompagné 
de 3 étoiles d^axur à dextre et d'un lion 
gravissant de gueules d senestre. 



tfww«^^MM^^mnM««Mr 



Mme Arthur de Bonet de Lachapou- 
lie, née Marie-Emma-Amélie-Félicie- 
Valentine de Beauroyre, est décédée le 
24 avril à Périgueux, à Tâge de 35 ans. 

Elle était fille de M. de Beauroyre, 
décédé, et de Mlle de Lamaisonneuve, 
remariée au marquis Wlgrin de Tail- 
lefer, décédé, dont elle a eu une fille, 



Madeleine de Taillefer; elle avait 
épousé Arthur de Bonet de Lachapoulie 
fils de Henri de Bonet de Lachapoulie, 
et de Mlle de Beauroyre, dont elle a eu 
deux filles, Marie-Thérèse et Henriette, 
& Sarlat (Dordogne). 

Cette famille est établie dans la ville 
de Sarlat depuis plusieurs siècles. Un 
de ses membres, Baimond de Bonet, 
écuyer, sgr de la Geneste et de Ley gue, 
fut un des vaillants citoyens de Sarlat 
qui aidèrent puissamment, le 24 mai 
1653, à remettre cette ville qu'occupait 
depuis trois mois le parti des Fron- 
deurs, sous Tobéifisance du roi. La- 
cheenaye des Bois et Saint-Allais nous 
apprennent que cette famille a été 
maintenue dans sa noblesse par M. 
Bazin de Bezons, intendant de Bor- 
deaux, le 28 Juin 1697. (V. Armor. de 
la noblesse de Périgord, t. i. p. 147- 
148.) . 

François Bonet, ou Bonnet, faisait 
partie de la moustre de 1512 du ban et 
arrière-ban de la noblesse du pays de 
Périgord. 

Cette famille était représentée aux 
assemblées de la noblesse de Périgord, 
en 1789, pour la nominateon des dé- 
putés aux Etats généraux. 

De gueules, au lion d'or, au chef cou- 
su d'azur chargé de 3 étoiles d'argent. 

Les Beauroyre sont mentionnés sur 
V Armoriai de la noblesse de Périgord, 
t. L 67, comme Tune des plus anciennes 
familles de cette province, dont l'exis- 
tence remonte au xii' siècle. Ses pre- 
miers sujets étaient qualifiés de da- 
moiseaux, puis de nobles, écuj^ers, 
chevaliers, comtes et vicomtes. Cette 
famille a été maintenue en 1668 et 
figure aux assemblées de la noblesse 
de Périgord en 1789. 

D'azur^ à S ptiites de griffon d*or, 
It's deux en chef surmontées d'une étoile 
du même. 

Devise : Sert mais jamais ne dessert, 



^**f^f*f*0*^»t^nft^Mm» 



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U BULLISTIN BiRALDIQUB DB PRANGB 



262 



Le Ticomte Paul de Sai»y de Kéram** 
puil, ancien conseiller général, ancien 
«iéputé du Finistère en 1885, comman^ 
dant des souavee pontificaux & Rome 
de 1860 à 1870« Qolonel des mobiles de 
GulQgfamp, puis chef de la 4* brigade 
de la division de Cathelineau à Tarmée 
lie Bretagne, maire de Piouguer, près 
Carhaix, est mort à Rennes le 30 avril. 

Il était le second fils d'Ëmmanuel- 
Jû;$eph*Marie de Saisy, comte de Ké«- 
rampuil, garde du corps du roi, etc., 
';ècèdè en 1869, «t de Agatbe<Louise» 
Rosalie d'Andigné de Mayneuf. Il 
avait eu pour frères et sœurs : 1. 
Louis, né en 1827 ; 2. Hervé, ancien 
officier d'infanterie, sénateur des Cô- 
teii-du-Nord, né en 1833, mariéa Fans» 
tins Tenarini, dont une fille ; 3, Marie, 
mariée en 1850 au comte Adolphe 
Jègou du Laz, veuve ; 4. Agathe, ma- 
riée en 1867 à Paul-François-Louis- 
Marie Nompère de Champagny. 

Il avait éponsé en 1870 Marie du 



PlessiS'Mauron de Grénedan, décédée 
en 1884. 

La maison de Saisy, d'ancienne no- 
blesse de Bretagne, est connue depuis 
Alain de Saisy, qui prêta serment au 
duc en 1372 ; elle s'allia à Théritière 
de la maison de Kérampuil, dont elle 
prit le nom et les armes. 

Elle a donné des pages du roi, des 
conseillers au parlement de Bretagne, 
des officiers distingués h Tarmée dont 
cinq ont été chevaliers de Saint-Louis. 

Ecartelé^ aux 1 et 4 de gueules à 
Vépée d'argent abaissée et pointée en 
barre dans une guêpe et surmontée 
d'une hache d^annes du même, qui est 
de Saisy ; aux 2 et 3 de gueules à trois 
colombes d'argent, posie9 2 et 1, qui est 
de Kérampuil. 

Devise : Qui êst Saisy est fort ; et 
Mitis ut columba, 

L. DE ROZEL. 



-f ..r 'T' 



TROISIÈME PARTIE 

VARIÉTÉS — BIBLIOGRAPHIE — CHRONIQUES 



2,500 actes de Pétat civil ou 
notariés 

Concernant les familles de r ancienne France 
xv^'-xYiii* siècle reproduits ou analysés. 

L'histoire nobiliaire va s'enrichir 
d'un recueil de documents de premier 
ordre, publié par un érudit des plus 
distingués des provinces de TOnest, le 
marquis de Granges de Surgères, 
membre correspondant de la Société 
Dationale des Antiquaires de France. • 

M) Un beau volume in-8* de 450 pages envi- 
l'on, imprimé sur panier vergue et tiré a petit 
nombre. Prix : 7 fr. 50 pour les souscripteurs, 
payables dans le mois qui suivra la réception 
<^e l'ouvrage. 



Nul n'ignore l'intérêt qui s'attache 
aux actes familiaux^ qu'ils soient ex« 
traits des anciens registres des parois- 
ses ou qu'ils proviennent des minu- 
tiers des notaires. 

Impossible d'écrire l'histoire des fa- 
milles sans remonter à ces sources fé- 
condes et sûres. 

C'est ce qui explique la faveur tou- 
jours croissante aveé laquelle sont ac- 
cueillies les publications consacrées à 
ce genre de documents. 

Les 2.500 actes qui composent le 
présent volume sont tous extraits des 
Archives départementales de la Loire- 
luférieure (Série £, Titres de famille). 



263 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



264 



Ils proyiennent notamment des comp- 
tes des Etats de Bretagne. On sait que 
ces Etats, comme ceux de Bourgogne, 
de Languedoc, etc., avaient des créan- 
ciers dans toute la France. C'est ce qui 
explique comment il se fait que ces 
actes — contrairement à ce que l'on 
pourrait supposer d'abord — concer- 
nent non seulement les familles bre- 
tonnes, mais encore toute' la noblesse 
française. 

Les cotes ayant été soigneusement 
relevées par Fauteur, il sera d'ailleurs 
facile è chacun de recourir à ces actes 
eux-mêmes et d'en retirer s'il y a lieu, 
des copies certifiées conformes par 
l'archiviste du département. 

Le grand défaut des publications si- 
milaires réside toujours dans la diffi- 
culté qu'éprouve le lecteur à retrouver 
dans l'amas des actes reproduits ou 
analysés, les noms des familles qui 
rintéressent. — Mais, répondent les 
auteurs, comment faire la table corn- 
plète des noms de famille contenus 
dans un livre presque exclusivement 
composé de noms de famille? Ne 
voyez-vous pas que cette table serait 
presque aussi volumineuse que le li- 
vre lui-même ! 

Il n'en sera point ainsi de cet ou- 
vrage : par un système absolument 
nouveau d'annotations répétées et de 
renvois spéciaux dont la clef est des 
pins simples, Tautcur a pu remédier 
d'une manière complète à ce grave in- 
convénient. 

Au prix d'un travail long et minu- 
tieux, il est arrivé à faire de son livre 
même une véritable table méthodique, 
permettant de retrouver immédiate- 
ment et sans aucun effort tous les noms 
de famille qui y figurent et autant de 
fois qu'ils y figurent. 

Ajoutons que M. le marquis de 
Granges de Surgères est rompu à ces 
sortes de travaux, puisque la même 
série des Archives départementales de 
la Loire-Inférieure. lui a déjà fourni la 



matière d'un volume de 250 pages, 
terminé par une ample table onomas- 
tique de 38 pages, sur les Artistes 
français des XVII^ et XVlîb siècles^ 
volume publié en 1893 (1) par les soins 
et aux frais de la très éclectique 
Société de V Histoire de VArt français 
dont les publications font autorité en 
matière d'art. 

Sans aucun désir de réaliser des bé- 
néfices dans la publication d'un ou- 
vrage qui a cependant réclamé une as- 
sez forte somme de travail, puisque les 
811 liasses de la série qu'il a dû dé- 
pouiller contiennent, officiellement, 
3,417 pièces en parchemin et 44,945 
pièces en papier, soit un total de près 
de 50.000 pièces, l'auteur ne craint pas 
de paraître trop ambitieux en désirant 
simplement couvrir ses frais d'impres- 
sion. 

C'est pourquoi, convaincu qu'en 
mettant au jour des documents qui 
peuvent rendre aux familles de si 
grands et si nombreux services, il re- 
trouverait facilement les fidèles sous- 
cripteurs de ses précédentes publica- 
tions, il a tenu à recueillir lui-même 
leurs adhésions, afin d'en pouvoir pu- 
blier la liste en tête de son livre. 

La souscription a été ouverte chez 
l'auteur, rue Saint-Clément, 66, à Nan- 
tes. Nous croyons qu'elle est close de- 
puis le mois de mai et que le livre ne 
tardera pas à paraître. Nous en repar- 
lerons. 

(\) Chez Charavay frères, libraires, 5, rue de 
Furstenberg, à Paris. 



Paris, 1«' Juillet 1894. 



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BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées à M. Louis de La Roqne^ 
directeur, 56, quai des Orfèvres, à Paris. 



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U sera rendu compte dans le Bulletin de toute publication dont nous aurons reçu deux 
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SOMMAIRE : 

Chronique de quinzaine : La loi sur le mouillage 
et l'alcoolisation ; Les raisins secs devant la 
Chambre; Les vins français en Espagne; La 
récolte de 1894. 

Les apparences de la vendange. — Nouveau 
plant de vigne obtenu à la pépinière déparle- 
mentale du Cher, résistant aux maladies 
cryptogamiques. -^ L'Ebourgeonnement, le 
pincement, le rognage et l'arcure. — Le phyl- 
loxéra en Champagne. — Maladie de la vigne 
causée par le Bolrylis cinerea. — La Pasteu- 
risation des vins (suite et fin). — Le vin et 
les vins de fruits. — Chlorose et dépérisse- 
ment : Traitement de la chlorose, dépérisse- 
ment des vignes greffées. 



CHRONIQUE DE QUINZAINE 

1.01 SUR LE MOUILLAGE ET l'aLCOOLISATION 

Le Journal officiel du 25 juillet cou- 
rant publie la loi récemment votée par 
la Chambre et adoptée par le Sénat sur 
le mouillage et Talcoolisation. 

La loi se trouve donc promulgée, mais 
on sait que, conformément au dernier 
paragraphe de Tarticle I^', elle ne doit 
entrer en vigueur qu'un mois après sa 
promulgation; c'est donc le 26 août qu'el- 
le commencera à recevoir son application . 

Ce qui sera certainement le plus inté- 
ressant à connaître, c'est le décret qui, 
aux termes de la loi, doit être rendu sur 
Vavis du comité consultatif des arts et 
manufactures qui fixera les caractères 
du vin monillé en suralcoolisé : nous at- 



tendons avec impatience sa publication. 

Voici le texte de la loi : 

Article premier. — L'article P' de la 
loi du 5 mai 1855 est complété ainsi : 

t Si, dans les cas prévus par les para- 
graphes P' et 2 de l'article P' de la loi 
du 27 mars 1851, il s'agit du vin addi- 
tionné d'eau , les pénalités édictées par 
l'article 423 du Code pénal et de la loi 
du 27 mars 1851, seront applicables 
même dans le cas où la falsification par 
addition d'eau serait connue de l'ache- 
teur ou du consommateur. • 

Cette disposition n'entrera toutefois 
en vigueur qu'un mois après la promul- 
gation de la présente loi. 

Art. 2. — Toutes les dispositions con- 
tenues dans l'article précèdent s'appli- 
queront lorsqu'il s'agira de vin addi- 
tionné d'alcool. 

Il n'est rien changé à la législation 
existante en ce qui touche les vins dits 
de liqueur et les vins destinés à l'expor- 
tation. 

Un décret rendu sur l'avis du comité 
consultatif des arts et manufactures dé- 
terminera les caractères auxquels on 
reconnaît les vins suralcoolisés. 

LES BAISmS gECS DEVANT LA CHAMBRE 

Dans la séance du jeudi 26 juillet, 
après le vote sur l'ensemble du projet 
de loi contre les menées anarchistes, M. 
Emile Brousse a demandé à la Chambre 



210 



UL TI9NE FBANÇàISB 



de décider qu'avant de se séparer elle 
consacrera une séance à la discussion de 
la loi sur les raisins secs. 

Le gouvernement est aux ordres de la 
Chambre, a déclaré M. Lourties, minis- 
tre du commerce. 

Plusieurs députés ayant proposé d'a- 
journer à lundi la prochaine séance, 
M. Brousse combat cette motion et prie 
la Chambre de se réunir vendredi ou 
samedi. 

M. Ch. Dupuy, président du Conseil 
des ministres répète à nouveau que le 
gouvernement est aux ordres de la 
Chambre. 

Sans s'opposer à ce qu'il soit donné 
satisfaction à M. Brousse, mais pour 
tenir compte de l'état de fatigue exces- 
sive du personnel de la Chambre, M. 
Jourde^ député de la Gironde^ propose 
Tajournement à samedi. 

C'est cette solution qui, appuyée par 
M. de Bernis, Ta emporté par 69 voix de 
majorité. La séance a été fixée à same- 
di, 3 heures, mais pour entendre la lec- 
ture du décret de clôture de la session. 
Encore une année de perdue. 

LES VINS FRANÇAIS EN ESPAGNE 

Oa sait que depuis l'augmentation 
des tarifs, les vins d'Espagne ne peu- 
vent rentrer en France qu'en acquittant 
des droiti^ assez élevés. Les viticulteurs 
espagnols qui s'étaient habitués à nous 
écouler leurs produits très mauvais mais 
très alcoolisés, ont trouvé un ingénieux 
moyen d'obviv^r à l'inconvénient des ta- 
rifs. D'accord, à n'en pas douter, avecde^ 
marchands de vin français, auxquels le 
manque de vins espagnols portait un 
préjudice, ils ont intrigué auprès de 
leur gouvernement qui a voté une loi 
de protectection pour le coupage. 

Cette loi autorise l'établissement dans 
les ports de mer d'Espagne, de dépôts 
spéciaux de vins français devant servir 
aux coupages des vins espagnols desti- 
nés à l'exportation. Ces vins français 
seront admis en franchise de douane. 

De telle sorte, qu'à Tavenir, les mai- 
sous de Bordeaux, de Cette ou de telles 
autres villes qui se livrent au commerce 
des vins, pourront établir des succur- 



sales dans les ports espagnols les plus 
proches de la frontière et faire là les 
petites opérations que l'on connaît et à 
meilleur compte encore qu'autrefois. 

Voici, en deux mots, ce qui se pas- 
sera. Les commerçants français feront 
partir les vins français pour les ports en 
question ; là, ils feront les coupages 
avec les vins espagnols et ensuite réex- 
pédieront, non pour la France, sans 
doute, mais pour les pays étrangers : 
TAngleterre, l'Allemagne, la Russie, là 
où la clientèle est assez nombreuse. 

De telle sorte que tout bénéfice sera 
pour les commerçants qui n'auront plus 
aucun droit de douane à acquitter. 

On voit que le gouvernement espa* 
gnol s'entend à protéger ses viticul- 
teurs. Que le gouvernement français en 
fasse autant. Il iaut à tout prix trouver 
une mesure qui remédie à l'état de cho- 
ses créé par cette nouvelle loi espagnole, 
qui va encore atteindre directement dans 
leurs intérêts nos viticultears déjà trop 
éprouvés. 

LA RÉCOLTE DE 1894 

11 serait encore bien téméraire de Ton- 
loir préciser les ré^tultats de la prochaine 
récolte. Cependant s'il faut en croire les 
renseignements publiés par le Ministère 
des finances que nous publions plus loin 
la récolte de 1894, moins bonne ou moins 
abondante que celle de 1893 serait encore 
comptée parmi les bonnes années d&ns 
[ l'ensemble des promesses recueillies au 
commencement de juillet. \a coulure a 
fait beaucoup de mal dans les départe- 
ments de rOuest et du Centre, mais dans 
le Midi la récolte s'annonce dans des 
conditions de rendement supérieures à 
celles de Tannée 1893. 

En parlant des apparences de récolte 
dans le Bordelais» c'^est par erreur que 
nous avons fait dire à la Feuille vinicole 
de la Gironde que cette récolte serait de 
1 million et demi dTiectoIitres. Notre 
confrère n'a avancé aucun chififre et 
s'est borné à écrire ceci à la date du 
12 juillet: 

• L'on ne peut dire dans quelles pro* 
portions la récolte sera réduite par rap- 
port à celle de 1893, car huit semaines 



U tiMË fkàliÇjJÉk 



m 



nous séparent du début dé la clieilléttê, 
et pendant ce temps bien des causes 
peuvent encore ag'ir éii réduction ; mais 
nous serons loin, bien loin des cinq 
millions d'hectoUti'ôs obtenus il y a un 
an. I 

L'appréciation qùcf nous avons donnêfe 
était empruntée à uù aut^e journal de 
la Gironde, et les renseignements que 
nous avons donnés ne nous semblent 
pas devoir être au-dessous de la vérité. 

L. Ë. 



LES APf AflENCËS DÉ U VENDANGE 

I — 

Le ministère de Tagriculture vient de 
publiât un résumé de l'apparence des 
récoltes pendantes à la date du l^^ juil- 
let Nous 7 relevons les notes pour la 
vigne. Le0 (âiiffres placés en regard de 
cbaqud nom de département sig*niâent : 

106 tikB bon. 

80 bon. 

60 assez boti. 

50 passable. 

30 médiocre. 

20 mauvais. 

Voici, d'après ces données, comment 
est évaluée la situation riticole avec 
comparaison des chiffres fournis Tan 
dernier à la même époque : 

1894 1890 

ï^ tégion (nord'Ouési) 

Morbihan ji 100 

Mayenne n 80 

Sarlhe 80 25 

2^ région (nord) 

Oise 80 80 

Aisne 80 100 

Elire 95 iOO 

Eure-el-Loir 80 90 

Seine-ei-Oise n 100 

Seine 80 80 

Seine-et-Marne 100 100 

8* région (nord-est) 

Ardennes.... é. » 100 

Marne. « 80 109 

Aube 80 80 

Haute-Marne 80 60 

Meuse 90 55 

Mennhe-e(-MoselIe 65 60 

Vosges.., 80 55 



4* région (ouest) 

Loire-Inférieure 65 95 

ttaine-et-Loire 100 100 

Indre-et-Loire 80 90 

Vendée 80 100 

Charente-Inférieure .... 60 100 

Deux-Sètres n 100 

Charente 60 100 

Vienne 95 100 

Haute-Vienne. . . • . é < • . . » 100 

&• région (centre) 

Loir^ét-Cher 90 80 

Loiret » 60 

Yonne 80 100 

Indre ,.^..4 80 90 

Cher 100 80 

Nièvre 80 95 

Allier 100 100 

Puy-de-Ddme. • » 50 

6^ région (est) 

Côte-d'Or. 90 80 

Haute-Saône < . . . . 100 100 

Doubs. , 100 80 

Jura 4 70 70 

Saône-et- Loire )» 100 

Loire 75 80 

Rhône 90 100 

Ain 85 100 

Haute-Savoie 60 90 

Savoie <..«.« «.. 50 iOO 

Isère » 100 

?• région (sud'OuestJ 

Gironde* 80 80 

Dordogne » 100 

Lot-et-Garonne 70 100 

Landes 60 100 

Gers 80 80 

Basses-Pyrénées 100 100 

Hautes-Pyrénées 60 100 

H;u]te-Garonne 50 60 

Ariège » 90 

S* région (sttd) 

Corrèze » 100 

Cantal » 100 

Lot 100 100 

Aveyron 90 90 

Lozère 80 80 

Tarn-et-Garonne 70 80 

Tarn 85 100 

Hérault 80 100 

Aude 75 100 

Pyrénées-Orieutaies 90 100 

9^ région (sud-est) 

Haute-Loire 75 60 

Ardéche 100 100 

Drôme *.. 60 100 



212 



LL TiaNB FaiNÇAlSE 



Gard 80 60 

Vaucluse 80 80 

Basses- Alpes 80 80 

Hautes-Alpes 80 100 

Bouches-du-Rhône 80 85 

Var 60 50 

Alpes-Maritimes 80 100 

10^ région 

Corse 50 » 

Par suite de ce relevé, pour 1894 : 

9 départ, ont la note. . 100 trè9 bon. 

34 — — . . 1)9 à 80 bon. 

15 — — .. 79 à 60 assez bon. 

3 — — . . 59 à 50 passable. 

En 1893 la situation était : 

â7 départ, ont la note. . 100 très bon. 

25 — — . . 99 à 80 bon. 

7 — — . • 79 à 60 assez bon. 

3 — — .. 59 à 50 passable. 

1 — — . . 49 à 30 médiocre. 

D'après ces documents la prochaine 
vendang-e serait moins abondante que 
celle de 1893 qui a été exceptionnelle. 
Toutefois elle promettrait encore un 
rendement assez important si rien ne 
vient modifier la préparation actuelle. 

G. B. 



NOUVEAU PLANT DE VIGNE 

Obtenu à la pépinière départementale du Cher 
Résistant aux maladies cryptogamiques 



M. Franc, professeur départemental 
d'agriculture du Cher, vient d'adresser 
à M. Vig-er, ministre de Tagriculture, 
un rapport sur un nouveau plant de 
vigne qui semble résister complètement 
à toutes les maladies cryptogamiques, 
ainsi qu'au phylloxéra. 

Ce plant est d'une fertilité extraordi» 
naire, d'une grande vigueur et vient 
très bien dans les terrains médiocres, 
pierreux et calcaires; sou vin est d'un 
beau rouge et de bonne qualité. 

Dans sa séance du 23 décembre der- 
nier, la Commission départementale, sur 
la proposition du préfet, a décidé de 
l'appeler Vhybride Franc 

Ce plant a germé au milieu d'un se- 
mis de t^pestf is efiectué en avril 1886 et 
dont les pépins provenaient de plusieurs 
grainetiers français. Le premier pied a 
commencé à fructifier en 1889 ; il a donné 
quatre grappes ; depuis, sa fructification 1 



a été tous les ans extrêmement abon- 
dante. 

En 1890, des plantations ont été faites 
sur des points ou d'autres vignes avaient 
succombé; toutes sont admirables. En 
1894, des boutures et des plants racines 
de cet hybride ont été distribués aux vi- 
ticulteurs du Cher. A diverses reprises, 
des gens peu scrupuleux se sont intro- 
duits dans Tenclos par escalade pour en 
dérober. 

La souche est très vigoureuse ; le port 
érigé, le tronc, fort, g-rossit rapidement, 
l'écorce, peu rugueuse, se détache par 
lamelles dans le sena longitudinal. 

Les racines sont fortes avec nombreu- 
ses ramifications et beaucoup de che- 

Les bourgeons sont renflés, gros et 
recouverts d'écaillés d'un rouge clair. 

Floraison très abondante, plutôt tar- 
dive que précoce. Fleurs odorantes, ne 
coulant jamais; autant de fleurs autant 
de grains arrivent à maturité. 

Feuilles d'un vert foncé très luisant à 
la partie supérieure, moins foncé et 
moins luisant à la partie inférieure. 

Végétation luxuriante. 

Grappes de grosseurs variables, grain 
sphérique, noir, & peau mince, à jus 
d'un beau rouge foncé, sucré et de sa- 
veur agréable. 

Fertilité extraordinairement abon- 
dante ; les pieds de trois ans donnent de 
30 à 40 grappes, ceux de quatre ans de 
60 à 80 grappes, souvent plus. 

Maturité de première époque et très 
régulière; quoique précoce, le raisin 
laissé sur pied se conserve longtemps 
sans aucune altération. 

Vin très rouge, franc de goût, vineux 
et alcoolique, tirant de 10 à 11 degrés. 
Aucune maladie ne Ta jamais attaqué. 
Entouré de vignes phylloxérées jm dé- 
truites, il se maintient toujotfrs très 
vigoureux. 

A la pépinière départementale, il se 
plaît sur un calcaire sec, pierreux et 
contenant de 40 à 50 p. 100 de carbonate 
de chaux. 

11 est au nombre des plus résistants 
et des plus rustiques et produit malgré 
la gelée. 



LA ViaHE FRANÇAISE 



213 



Reprend très bien de bonture, peut 
être très avantagreusement employé 
comme porte-grreffes, bien qu'il soit 
d'une fertilité rare. 

Se plie facilement à toutes les tailles. 

M. V)g*er a transmis ce rapport à la 
Direction de TAgriculture pour qu'il 
soit examiné et publié dans le Bulletin 
mensuel du ministère. 



L'ÉBOURGEONNEMENT 

LE PINCEMENT, LE ROGNAGE ET L'ARCrRE(l) 

Il est peu de pratiques viticoles aussi 
controversées que celles employées pour 
régulariser le développement de la vigne 
et la maintenir dans les limites d'une 
bonne végétation et d'une bonne pro- 
duction ; rébourgeonnement, le pince- 
ment, le rognage et l'arcure. Si l'on 
est à peu près d'accord sur l'utilité de 
quelques-unes de ces pratiques, il en est 
qui sont considérées comme inutiles par 
quelques praticiens et qui sont prati- 
quées d'une façon différente, suivant 
les régions, sans que l'on cherche à se 
bien rendre compte pourquoi l'on opère 
de telle ou telle façon. Il nous semble 
utile d'exposer sommairement tous les 
avantages que l'on peut retirer de ces 
pratiques usitées de temps immémorial, 
lorsqu'on les applique d'une façon ra- 
tionnelle et en temps voulu. 

L'ébourgeonnement, une des opéra- 
tions le» plus importantes que l'on 
puisse faire sur la vigne, est loin d'être 
usité généralement dans tous les vi- 
gnobles et l'on peut dire même, sans 
risquer de se tromper, qu'il n'est ap- 
pliqué d'une façon bien régulière et 
rationnelle que dans quelques régions 
où la culture atteint toute sa perfec- 
tion. Pour le plus grand nombre des 
viticulteurs qui pratiquent l'ébourgeon- 
nement, il s'agit tout bonnement, et 
une fois pour toutes, de supprimer tou- 
tes les i)Ousses inutiles ou nuisibles pour 
favoriser le développement des pousses 
qui portent du raisin. Une fois ce tra- 
vail fait, on laisse chaque pied de vigne 
végéter sans surveiller les bourgeons 

(1) y, la Ga;9eUe agricole et vitieole du Rfiâne, 



qui se développent à nouveau, et sou- 
vent aussi nombreux que les premiers 
qui ont été supprimés, et l'on perd en 
grande partie le bénéfice du premier 
ébourgeonnement en laissant se déve- 
lopper dans le courant de l'été de nou- 
velles pousses tout aussi nuisibles que 
celles dont la suppression a été faite à 
la fin d'avril ou au commencement de 
mai. 

On recommande, il est vrai, dans quel- 
ques vignobles, d'ébourgeonner tard, 
fin mai ou courant juin, pour n'avoir à 
opérer qu'une seule fois, mais ceux qui 
ébourgeonnent à cette époque ne se 
sont sans doute jamais bien rendu 
compte des résultats obtenus compara- 
tivement, entre les vignes ébourgeon- 
nées d'abord au printemps et une se- 
conde fois au commencemeni de Tété, 
s'il y a lieu, et celles ébourgeonnées 
tardivement. 

Pour celui qui a suivi de près ces 
deux modes d'opérer, l'ébourgeonne- 
ment fait dès que l'on peut bien dis- 
tinguer sur les bourgeons les jeunes 
formes du raisin est le seul qui puisse 
donner les résultats que l'on doit atten- 
dre de cette opération. C'est surtout au 
commencement de la végétation qu'il 
importe de donner aux jeunes pousses 
qui doivent porter la récolte toute la 
force et tout le développement possibles. 
En laissant végéter à côté d'elle des 
bourgeons de force égale ou même 
moins forte, jusqu'à l'époque de la flo- 
rrison, ces derniers auront pris environ 
la moitié de leur croissance normale et 
souvent plus, au détriment des pousses 
réservées pour la fructification et la 
taille de l'année suivante. 

Ces bourgeons portent déjà à leur 
base, au momeut de la floraison, de 
forts empâtements qui laisseront de 
grosses traces cicatricielles au point où 
ils étaient attachés, tandis que ces der- 
niers sont pour ainsi dire impercepti- 
bles lorsque le bourgeon est supprimé 
pendant la première périorle de sa crois- 
sance. Cet avantage doit être pris en 
sérieuse considération, attendu que les 
cicatrices accumulées sur les branches 
coursonnes de la vigne, soit par les 



vu 



Là rmiïïM wMKÇàm 



v^vwgarf* 



coupea de la taille, Boit par les ébour- 
geonnemeuto trop tardifs, sont un em- 
pêchement à la bonne circulation de la 
sève qui a une si grande importance 
dauB la Yégétation régulière de la 
vigne. 

Pour tous ces motifs, rébourgeonne- 
ment précoce nous semble à tous les 
points les plus avantageux et doit tou* 
jours être suivi d'un second ébourgeon-» 
nement qui supprimera les nouvelles 
pousses développées après le premier 
ébourgeonnement. Il n'y aura qu'une 
exception à cette règle. C'est celle des 
vignes très exposées aux vents parce 
qu'elles risqueraient de voir leurs jeunes 
pousses abattues par les orages, avant 
qu^on ait pu lôs attacher aux échalas ou 
aux fils de fer. Pour ces dernières, Té- 
bourgeonnement ne devra ôtre fait 
qu'au moment de Taccolage, et suivi, 
s'il y a lieu, d'un second ëbourgeonne-i 
ment, 

liC but principal de l'ébourgeonne^ 
ment de la vigne est de favoriser le dé^ 
veloppement des jeuues pousses qui por^ 
tent le raisin et sur lesquelles on doit 
aaseoir la taille. Cette opération est sur*- 
tout utile aui( variétés peu vigoureu- 
ses ou très fertiles pour y maintenir une 
vigueur suffisante et pour ne pfis laist- 
80r produire que la quantité de fruits 
quellea ne peuvent a98urer à de bonnes 
conditious de maturité et de bonne qualité . 

En équilibrant toujours le mieui^ 
possible la bonne végétation avec une 
production régulière et suffisamment 
abondante, l'ébourgeonnement favorise 
la longue durée de la vigne et, par suite, 
la qualité de ses produits ; il a, à ce 
point de vue, autant d'importance que 
la taille. 

Stant donné une vigne bien ébour- 
geonnée. il reste au viticulteur à main- 
tenir une végétation régulière entre les 
pampres qui se sont développés en avril 
et en mai sur les yeu^ de la taille des 
branches coursonnes, et ^ ne pas laisser 
lea pousses gourmandes s'emporter au 
détnment des pousses plus faibles» qu'il 
faut toujours chercher à ramener autant 
quç possible à leur croissance normale, 
On pu^ço^ ce réfult^t h Taide du. pUioe- 



ment qui donnera des résultats d'autant 
plus certains et plus avantageux qu'il 
sera fait de bonne heure, dès que les 
pousses atteignent une longueur de 
cinquante centimètres ou un peu plus. 
Ce pincement se pratique avec l'index 
et le pouce eu supprimant rextrémité de 
l'axe de végétation du pampre sur une 
longueur d'un centimètre au maximum. 
Cette extrémité de la jeune pousse est 
le point essentiellement vivant et actif 
que l'on nomme pour cette raison le 
point végétatif : en le su])primaDt on 
arrête le développement du sarmeut 
tout aussi bien qu'en eu retrancbaut le 
tiers ou le quart et sans apporter la 
moindre perturbation dans la végéta- 
tion. Il n'en .est plus de même lorsqu'on 
rogne le sarment au tiers ou au quart 
de sa longueur en supprimant ainsi une 
certaine quantité de feuilles. Cette sup- 
pression d'une trop forte partie de la 
jeune pousse arrête sur elle, pendant 
quelques jours, la circulation de la sève 
comme aussi sur tout le cep, si le ro- 
gnage a été fait sur le plus grand nom- 
bre de sarments. Le cours de la sève ne 
se rétablit qu'au moment où les yeux de 
l'extrémité des pousses rognées se sont 
développés en f^ux bourgeons pour re- 
former de nouveaux points végétatifs. 
Cet* arrêt de sève retarde l'ensemble de 
toute la végétation et, par conséquent, 
la maturité du rai^^in, ce qui n'est pas 
un des moindres reproches que Ton 
puisse faire au rognage de la vigne fait 
dans les conditions indiquées ci«'dessus. 
Malgré tous ces inconvénients, le ro- 
gnage est, on peut le dire, d'un usa[?e 
général, même dans les vignobles les 
mieux tenus. Dans toutes les régiojs 
où la vigne est éohalassée on a rhabitu* 
de de rogner les pampres à la hauteur 
des échalas \ dans les vignes conduites 
sur fil de fer en cordons horizontaux, 
ces pampres sont coupés ^ vingt ou 
vingt-cinq centimètres au plus au-des- 
sus du plus haut fil de fer et l'on revient 
à ce rognage dès que de nouvelles pous- 
ses se développent. Ou provoque aiusi 
une deuxième évolution de faux bour- 
geons qui se trouvent être en pleine vé- 
gétation m moioeut de la w^^unt^ du 



LA yi0NV VRANÇAISK 



215 



raisin, moment où la végfétation de la 
vigne devrait être complètement arrêtée, 
pour que la maturité du raisin se fit 
dans les conditions les plus avanta- 



geuses. 



Exceptionnellement, dans quelques 
régions, le pays de Sauternes entre au- 
tres, là où la vig-ne est conduite sur 
échalas, on laisse retomber les pampres 
lorsqu'ils dépassent la hauteur de ce 
point d'appui. Ainsi arqués naturelle- 
ment avec leur axe vég'étatif renversé, 
leur développement se modère «rraduelle- 
mentet le courant de sève s'arrête insen- 
siblement sans apporter aucune pertur- 
bation dans la végétation, sans provo- 
quer rémission intempestive de faux 
bourgeons, pour le plus grand bien de 
la bonne végétation de la vigne et de la 
maturité du raisin. 

Pour tous ces motifs, nous considé- 
rons le rognage de la partie supérieure 
du sarment, pourvue de feuilles bien dé- 
veloppées, comme une opération peu 
favorable à la vigne et nous lui préfé- 
rons le pincement de l'extrémité de 
Taxe végétatif, qui n'apporte aucune 
perturbation dans son développement, 
puis, comme complément de cette pre- 
mière opération, l'arcure de l'extrémité 
dn sarment soit sur l'échalas soit^ur le 
fil de fer, dès qu'il est arrivé à dépasser 
beaucoup ces points d'appui. 

Ce mode d'opérer renverse un peu les 
anciennes habitndes qu'il est bien dif- 
ficile de faire changer, surtout si la 
nouvelle méthode présente quelques 
difficultés d'exécution et si elle est moins 
expéditive que l'ancienne manière de 
faire, mais il est d'une exécution si sim- 
ple et demande si peu de travail en plus, 
que Ton serait mal avisé de le rejeter 
pour ce motif. Il s'agit donc tout sim- 
plement d'essayer le rognage tradition- 
nel, comparativement avec le pincement 
de l'arcure. 

V. PULLIAT, 

ancien professeur de vilicuUure à l'Ins- 
lltut national agronomique, directeur 
de l'Ecole d'agriculture d'EcuUy. 



LE PHYLLOXÉRA EN CHAMPAGNE 



Le lundi 16 juillet a eu lieu h Kper- 
nay, une séance du Syndicat de déf^^nse 
contre le phylloxéra. 

MM. Audrieux, Balourdet, Baudet, 
Bollinger, Bournon, Canot, Chandon, 
Corbet, Descarnes, Duchange, Gallice, 
Gimonet, Godard, Leblanc, Lecacheur, 
Lorain, Miltat, Périn, Suisse, Verrier, 
en tout 18 membres assistant à la 
séance. 

Il est procédé à la nomination d'un 
sous-directeur. M. Balourdet, qui obtient 
34 voix, est nommé et accepte en pro- 
mettant d'apporter tout le dévouement 
possible à la cause commune. 

Une demande de rendre la séance non 
publique est rejetée. 

M. Duchange, qui trouve avec raison 
l'indemnité allouée aux vignerons en 
cas de traitement de leurs vignes, trop 
minime, propose de leur payer intégra- 
lement la part afférente à leurs vignes ; 
il pense qu'on pourrait tenter cet essai 
tout au moins durant une année. 

De plus, M. Duchange pense qu'il est 
exagéré d'empêcher le vigneron de re- 
planter la vigne détruite avant quatre 
ans. 

M. Miltat croit que la proposition de 
M. Duchange est excessive ; il faudrait 
fixer un juste milieu. 

M. Chandon demande qu'on paie la 
valeur de la récolte, plus la valeur des 
échalas, plus la valeur de moitié de la 
vigne. 

M. Duchange estime que quand une 
vigne est phylloxérée, elle ne comporte 
pas de récolte. 

M. Chandon répond que les régions 
phylloxériques produisent quand môme 
du raisin, et parfois en grande quantité. 

M. Chandon critique ensuite le mode 
de travail des équipes chargées de traiter 
les parcelles contaminées. 

M. Verrier prend la défense des em- 
ployés du Syndicat et une discussion 
s'élève à ce sujet entre lui et M. Chan- 
don. 

M. Lorin met fin à la discussion en 
demandant le renvoi de la proposition 
Duchange à une commission, 



216 



Là ti^nb française 



M. Andrieux demande qu'on précise 
les propositions de M. Chandon ou de 
M. Ducbange. 

M. Chandon dit que son but est de 
donner au vigrneron une somme qui 
Taiderait à reconstituer sa vig'ne. 

L'urg-ence est votée en faveur des 
propositions Ducbange et Chandon. 

M. Duchange précise sa proposition : 
indemnité ég:ale au montant de la va- 
leur de la vigne, payable en 5 ans, par 
fractions de 20 0/0, et autorisation de 
replanter au bout de deux ans. 

M. Duchange se rallie à la proposition 
de M. Chandon, mais avec paiement en 
cinq ans. 

A son tour, M. Chandon accepte l'in- 
demnité versée par annuité à condition 
qu'on ne reconstitue pas la première 
année. On paierait d'abord la valeur de 
la récolte, puis au bout de deux ans la 
moitié de l'indemnité pour la valeur de 
la vigne et un an après, même indem- 
nité. 

La proposition de M. Chandon est 
adoptée. 

M. Verrier lit une lettre qu'il a adres- 
sée le 6 juillet aux maires des commu- 
nes viticoles, leur recommandant, en 
présence des taches nouvelles qui vien- 
nent d'être découvertes à Vincelles, 
Moussy et Mutigny, de nommer des 
commissions locales pour examiner 
chaque parcelle de leurs vignobles et de 
signaler les traces dépérissement au 
Comité. Ensuite M. le Président a mis 
aux voix l'ensemble du budget mais, 
sur les observations de quelques assis- 
tants que les membres n'ont pas eu le 
temps de l'étudier, après quelques ex- 
plications de M. Verrier, le budget est 
voté. 

La séance est terminée par la nomi- 
nation d'élire la Commission d'organi- 
sation. 

Voici le résultat du scrutin : 

MM. Ed. Legaye, Lecacheur, Suisse, 
Baudet, Lesage, Corbet, Balourdes, 
Mutât, Lorain-Delacour, Loche, Ch. Be- 
noit, JuUien et Bollinger. 

Sur la proposition de M. Balourdet, 
on nomme une commission pour se ren- 
dre au Congrès yiticoie de Lyon, 



Cette commission est composée de 
MM. Lorin, Miltat et Balourdet. 



* « 



Un de nos confrères constate que la 
séance d'avant-hier est la première où 
l'on ait sérieusement travaillé. 

Ce n'est vraiment pas dommage, car, 
ainsi que le dit un journal parisien, le 
philloxéra qui continue ses ravages en 
Champagne s'est chargé de mettre tout 
le monde d'accord. 

Presque chaque jour, en ce temps d'es- 
saimage, on signale de nouvelles ta- 
ches. 

Hier, on en signalait à Vincelles, 
Moussy, aujourd'hui à Ay ; demain ce 
sera partout, car il y en a presque 
partout, cela ne fait doute pour per- 
sonne ; et les gens qui nient l'existence 
du phylloxéra, deviennent des plus ra- 
res. 

L'Agriculture nouvelle qui publie un 
article important sur la Champagne 
affirme que jusqu'à présent, il n'y a que 
les insecticides qui viennent à bout de 
détruire le phylloxéra, et tout d'abord le 
sulfure de carbone. 

Cet organe autorisé trouve qu'en dé- 
pit du traitement d'extinction qui a le 
mérite de retarder de plusieurs années 
l'invasion, le phylloxéra a des ailes et 
aura bientôt franchi la zone sacrifiée 
pour chercher plus loin le vivre et le 
couvert. 

L'agriculture nouvelle s'insurge contre 
l'opinion d'un journal agricole cham- 
penois qui prétend que le sulfure de 
carbonne est un remède pire que le 
mal. 

L'autorité de l'auteur de l'article, dit 
notre confrère parisien, n aurait pas 
été diminuée par quelques exemples. 

c Comment se fait-il que les vieilles 
vignes de la Bourgogne et du Beaujo- 
lais n'aient été maintenues en pays phyl- 
loxéré jusqu'aux cailloux depuis dix- 
huit ans, que par le sulfure de carbonne? 

• Peut-être les ferments nitrificateura 
champenois ont-ils l'épiderme plus sen- 
sible que leurs collègues de la vallée de 
la Saône. En tous cas, ceux-ci n'ont pas 
fait défaut que je sache à ia végéta tioa 
de la vigne, dont les racines n'ont pas 



281 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



282 



Jean seigroeur de Ludres et de Ri- 
charmesnil, chambellan du duc de 
Lorraine, gouverneur de Hattonehatel, 
marié 1^ en 1519 avec Claire de Saulx 
iTavannes); 2* avec Eve de Lig'névilie ; 
il eut de sa V^ femme, Jean seigfneur 
de Ludres, comte d'Afrique(l), qui suit; 
et de sa 2« femme, Marguerite de Lu- 
dres» chanoinease de Remiremont, en- 
suite mariée & Jean de Harenges, sei- 
gneur de Merauvan, grand maitre et 
capitaine, général de Tartillerie de 
Lorraine. 

Jean, seigneur de Ludres, comte 
d'Afrique, chambellan du duc de Lor- 
raine Charles III, bailly et gouverneur 
de Hattonchatel, maître et capitaine 
général de l'artillerie de Lorraine eil 
en 1551, épousa, en 1553, Barbe de 
Lutzelbourg, dont il eut entr'autres 
enfsDs, Marguerite de Ludres, cbanoi- 
nesse de Remiremont et doyenne de ce 
chapitre en 1582, et : 

Henri, seigneur de Ludres, comte 
d'Afrique, premier gentilhomme de la 
chambre du duc Henri de Lorraine, 
marié : 1° en 1595, avec Gabrielle de 
Gournay ; 2° avec Françoise de Florain- 
ville ; de son premier mariage vinrent 
Jean, seigneur de Ludres, comte d'A- 
frique, qui suit, et Paul de Ludres, 
père de la comtesse de Biel-St-Belin ; 
du second mariage vinrent un cheva- 
lier de Malte et deux chanoinesses de 
Bouxières. 

Jean, seigneur de Ludres, comte 
d'Afrique, brigadier général des ar- 
mées de Lorraine, épousa, en 1640, 
Claude des Salles, dont vinrent Henry, 
seigneur de Ludres, comte d'Afrique, 
qui suit, et Marie-Isabelle de Ludres, 
chanoinesse de Poussay, surnommée 
• la Belle de Ludres ■, fille d'honneur de 
la reine de France, Marie-Thérèse 
d'Autriche, et comtesse de Bayon, que 
le duc de Lorraine, Charles IV, vou- 
lut épouser. 

(1) Afrique était le nom d'un fief si tué dans la 
paroisse de Ludres. (X. D. L. R.) 



Henry, seigneur de Ludres, comte 
d'Afrique, marié en 1675 avec Jeanne- 
Catherine-Madeleine de Savigny, eut 
pour enfans, la marquise de Beauvau, 
deux chanoinesses d'Espinal, et : 

Louis, seigneur de Ludres, appelle le 
comte de Ludres, chambellan du duc 
de Lorraine ; il épousa en 1698, Fran- 
çoise-Christine de Choiseul de Beaupré 
dont sont venus François-Louis appelle 
le comte de Ludres, chambellan du duc 
de Lorraine en 1716 et mort en Alle- 
magne au service de l'Empereur. 

Charles-Louis de Ludres, comte d'A- 
frique, marquis de Bayon, chambellan 
du roy Stanislas, lequel a eu de Cathe- 
rine-Hyacinthe baronne de Hausen, sa 
femme, 3 fils qui sont : 1" Gabriel- 
Florent-François appelle le comte de 
Ludres; 2^ Charles-Louis de Ludres, 
appelle le comte d'Afrique; et S*» Fran- 
çois-Louis-Hyacinthe, né le 10 avril 
1739 qui a été reçu dans l'ordre de 
Malte sur preuves faites dans la ville 
de Nancy en 1742 et capitaine en mars 
1761 dans le régiment de Flamareins, 
dragons, qui demande aujourd'hui 
rhonneur de monter dans les caresses 
de Sa Majesté. 

Les principales alliances de cette 
maison, Outre celles ci-dessus, sont cel- 
les de Lenoncourt, d'Helmstat, de Cha- 
telet de Cirey, d'Apremont, d'Harau- 
court, etc. » 

Ce Mémoire, dressé en 1753, contient 
quelques erreurs et confusions de noms 
que le dépouillement des archives de 
la maison de Ludres, opéré depuis, a 
rectifiées, voir le Tableau Généalogi- 
que inséré dans V Histoire dC une famille 
de la chevalerie Lorraine ^ publiée par 
le comte de Ludres, rappelée plus 
haut. Nous allons nous borner à don- 
ner l'état de cette maison depuis les 
preuves de cour faites par le comte de 
Ludres en 1758. 

Louis P', comte de Ludres et d'Afri- 
que, marquis de Bayon, après la mort 



283 



LB BULLETIN HÂRALDIQUB DB FRANCB 



284 



de sa tante la Belle de Ludres^ épousa 
Françoise Christine de Choiseul, dont 
il eut : 

1 . François-Louis^ capitaine au régi- 
ment de Noailles, mort sans être marié 
en 1718 ; 

2. Charles-Louis, qui suit; 

3. Marie-Lcopoldine, fille d'honneur 
de la duchesse de Lorraine, morte en 
1719: 

4. François -Gabriel, capitaine au 
Royal-Lorraine, mort en 1741, non 
marié \ 

5. Joseph, capitaine de grenadiers, 
mort en 1740, non marie ; 

6. Elisabeth, chanoinesse d'EpinaU 
puis religieuse de la Congrégation ; 

7. Marie-Thérèse, ép. Charles-Augus* 
te, baron de Dobbelstein. 

Charles-Louis comte de Ludres et 
d* Afrique, marquis de Bayon, puis de 
Frolois en 1757, ép. Catherine-Fran- 
çoise-Hyacinthe de Hausen, dont il 
eut: 

1. Fniuçois-Gabriel-Florent, marquis 
de Frolois, ép. Louise-Auguste de Cus- 
tinë et en eut deux fils : a. Charles 
mort en 1805, non marié ; b. Théodore, 
mort en 1848, non marié ; 

2. Charles-Louis comte de Ludres, 
maréchal de camp, (1750-1798) ; 

3. Louis-François-Hyacinthe de Lu- 
dres vicomte de Ludres, reçu chevalier 
de Malte de minorité en 1742, capi- 
taine dans le régiment de Flamarens, 
maréchal de camp, qui fit les preuves 
de cour, ép. P en 1781 Madeleine- 
Louise- Aldegonde de Gournay ; 2*» en 
1794 Aurore-Louise-Mouique des Sal- 
les ; il eut de ce second mariage : 

1. CharlesLouis-Marie- Yves qui suit ; 

2. Auguste-Gabriel-Barlhélemy, qui 
a fait la Bu. B. 

Chailes-Louis-Marie-Yves de Lu- 
dres, marquis de Frolois (1797-1880), 
ép. en 1827 Victoire Uiston, dont il eut : 

1. Auguste- Joseph Louis-Marie, qui 
suit; 

2. Caroline, ép. le comte de Calan. 



Auguste-Joseph-Louis-Marie de Lu- 
dres, marquis de Frolois (1831-1885) ép. 
en 1861 Yalentine Le Gonidec de Ker- 
daniel, dont : 

1 . René, qui suit ; 

2. Nicole, ép. le vicomte de Vaulogé ; 

3. Raoul) comte de Ludres, né en 
1868. 

René de Ludres marquis de Frolois, 
né en 1864, officier de cavalerie. 

Br. B. — Auguste-Gabriel-Barthé- 
lemy de Ludres, comte de Ludres 
(1800-1864) officier de cavalerie, éi). en 
1827 Télésîe-Marîe de Girardin, fille du 
comte Louis de Girardin et de Victoire 
de Navailles, en premières noces du- 
chesse d* Aiguillon, dont il eut : 

1. Gaston -Alexandre -Louis -Théo- 
dore, qui suit ; 

2. Claire, ép. le marquis de Mun ; 

3. Amélie, ép. le comte de Briey, 
général de brigade. 

GastoD-Alexandre-Louis-Théodorede 
Ludres, comte de Ludres, né en 1830, 
ép. en 1858 Delphine-Hedwige de 
Bcauvau-Craon, dont : Ferri, vicomte 
de Ludres, marié le 30 mai 1894 à 
Louise de Maillé-la-Tour-Landry. 

Bandé^ éTazur et d'or de six pièces, 
Vécu bordé et dentelé de gueules, 

L. R. 



DE TAILLEFER 

EN PiRIGORD^*^ 

ViCOMTBS UK ROUSSILLB, SBIGrNBURS PB 
B4RKIBKK, etc. 

La prétention de cette maison est de 
descendre des comtes d'Angoulesme, 
par la conformité du nom de Taillefer 
que ces comtes ont effectivement porté. 
Il est certain qu*elle est d'ancienne 
chevalerie, et qu'elle a possédé le fief 
de Taillefer dans la paroisse de Mansac, 

(t) x\Iëinoir« enfoyë le 6 avril 1755 à Monsîmir 
le Marquis de Béringbem, pour entrée des Ca- 
resses du Roy demandée par M. le Coint« He 
Taillefer. (ArcMv, Nationmki. M M. Si3. p. 499). 



285 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DR FRANGE 



286 



relevant de la seigneurie de Grignol, 
en Périgord. 

Guillaume seigrneur de Taillefer est 
qualifié damoiseau du lieu do Orignol, 
Tan 1275. 

La fi.liation est bien prouvée depuis : 

Armand seigneur de Taillefer, che* 
▼ftlier du lieu de Orignol Tan 1284. Il 
était mort Fan 1310, laissant pour sa 
veuve Alaïs, qui le qualifie Monsei^ 
loueur Armand de Taillefer, chevalier, 
daDrt différens actes qu'elle passa dans 
les années 1315 et 1318, avec leurs en- 
fans, dont l'aîné fut : 

Hély l**", seigneur de Taillefer, da- 
moiseau, en 1318, vivoit encore en 
1340. Il eut de sa femme, dont le nom 
est inconnu, pour fils : 

Hély II, seigneur de Taillefer, aussi 
qualifié damoiseau dès Tan 1339, lequel 
par son testament de Tan 1381 fit une 
substitution graduelle en faveur des 
enfans mâles qu'il avoit eu de Péronne 
ou Guillemette Grimoard, sa' femme, 
dont le frère nommé Guillaume Gri- 
moard la fit son héritière universelle 
par «on testament de Tan 1382, avec 
substitution et charge pour son fils 
alnë Audouin, qui suit, de porter le 
nom et les armes de Grimoard. 

Audouin, seigneur de Taillefer, dit 
fie Grimoard, Tan 1391, ne vivoit plus 
Tan 1424, laissant de sa femme dont 
le nom est inconnu^ pour fils : 

Hély III de Grimoard, seigneur de 
Taillefer et de Mauriac, damoiseau, 
étoit marié en Tannée 1424 avec Mar- 
guérite Milon ; ils vivoient encore Tan 
1464, et eurent pour fils : 

Bertrand Grimoard, seigneur de Tail- 
lefer et de Mauriac, en 1471 , qui fit son 
testament Tan 1503 ; il fut père de : 

Charles Grimoard de Taillefer, da- 
moiseau, seigneur de Mauriac, de la 
Grimoardie, de la Massolie et de la 
Milone, lequel suivant son testament 
de l'an 1510 laissa de Jeanne de la 
Cassaigne, plusieurs enfans dont en- 
tr'autres fut : 



Antoine Grimoard de Taillefer, sei- 
gneur de Mauriac, de la Grimoardie, 
de Chasteau-Merlet, etc., qui épousa 
ràn 1556 Jeanne de Ségur-Ponchat, 
dont vinrent deux fils, Taîné nommé 
Isaac de Taillefer, de Mauriac et de 
Douzillac, continua la branche aînée 
éteinte et fondue pendant le siècle pré- 
sent dans la maison de Taleiran de 
Grignols, de Chalais ; le cadet fut : 

Daniel de Taillefer, chevalier, sei- 
gneur de Chasteau-Merlet, gentilhom- 
me ordinaire de la chambre du Boy, 
marié Tan 1599 avec Anne de Lur-de- 
Longa, qui lui apporta la vicomte de 
Roussille, qui suit, et Henry de Taille- 
fer, appelé le marquis de Barrière, ma- 
réchal des camps en 1662, et Anne de 
Taillefer, fille d'honneur de la Reine et 
chanoinesse de Remiremont, mariée au 
marquis de Flavacourt. 

Jean de Taillefer, chevalier, vicomte 
de Roussille, seigneur de Barrière, 
épousa Tan 1638, Marie Ferrand qui le 
rendit père de : 

Henry de Taillefer, chevalier, vi- 
comte de Roussille, seigneur de Bar- 
rière, de Vergt et de Lastours appelé 
le comte de Roussille, épousa Tan 1669 
Marie- Anne d'Abzac de la Douze, dont 
naquit : 

Henry de Taillefer, chevalier, appelé 
le marquis de Barrière, marié en 1703 
avec Antoinette du Chesne-de-Monréal, 
dont sont venu., dix eafans, Talné des 
quels est : 

Louis-Jean-François de Taillefer, 
appelé le comte de Taillefer, mort en 
17..., avoit épousé en Tannée 1726 Mar- 
guerite Thérèse de Douillac de la Fou- 
caudie, ils sont les père et mère de : 

Henry-Joseph de Taillefer, capitaine 
au régiment Dauphin cavalerie. 

Les principales alliances outre celles 
cy-dessus sont celles de Aubusson, de 
Bouchard-d'Aubeterre, du Lan, de 
Chabans, de Fouilleuse-Flavacourt et 
autres. 



287 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



288 



Porte : De gueules^ à un bras vêtu 
d^argeni^ mouvant du canton deœtre^ 
tenant une épée de méme^ montée d^or 
croisant sur une barre de fer de sable^ 
posée en bande et accompagnée de deux 
étoiles d^or avec une en chef et VauJtre 
en pointe. 

Voici la suite de la filiation de cette 
maison depuis les preuves de cour : 

Louis - Jean - François de Taillefer, 
appelé le comte de Taillefer né au châ- 
teau de Villamblard le 20 mai 1706, 
mort en 1742, ép. à Limoges le 7 juin 
1726 Marguerite-Thérèse de Sanzillon 
de la Foucaudie de Douillac, dont il 
eut huit enfants : 

1. Henri- Joseph, capitaine au régi- 
ment-Dauphin-cavalerie, puis colonel 
auK grenadiers de France qui fit en 
1755 les preuves de cour, mourut à 
Paris le 30 mai 1756 à l'âge de 26 ans, 
non marié ; 

2. Henri-François- Athanase , grand 
archidiacje de Périgueux, refusa en 
1783 révêché de Bayonne et mourut le 
26 mai 1792, à l'âge* de 59 ans ; 

3. Henri-Jacques, qui suit ; 

4. Marie-Thérèse-Victoire, religieuse, 
morte à Périgueux, en 1817 ; 

5. Anne de Taillefer, morte jeune ; 

6. Marie-Marguerite, ép. le 21 fé- 
vrier 1763 Jacques de Jay, chevalier, 
sgr de Beaufort, Barrière, etc., che- 
vau-léger de la garde du roi, fils de 
Pierre, sgr de Beaufort, et de Isabeau 
Dupuy de Barrirre; 

7. Catherine-Anne, morte sans al- 
liance ; 

8. Louise-Marguerite, ép. le 21 juil- 
let 1760, Marc de Brochard, sgr de 
Brochard, Puymorin, la Gourdonnie, 
etc., mousquetaire de la garde du roi. 

Henri-Jacques de Taillefer, appelé 
le marquis de Taillefer de Barrière et 
de Vern, comte de Koussille, né au 
château de Barrière le 27 mars 1739, 



servit dans la marine ; il mourut lu 13 
novembre 1805; il avait ép. le 6 juillet 
1759 Suzanne-Thérèse d'Arlot de Fni- 
gie de la Roque, fille de Jacques d'Ar- 
lot de Frugie, comte de la Roque, bri- 
gadier, puis lieutenant général des 
armées du roi, commandeur de Saint- 
Louis, mort à Périgueux le 15 février 
1793, âgé de 77 ans, et de Marie-Thé- 
rèse d'Hautefort. De ce mariage sont 
issus : 

1 . Henri-François- Athanase, qui suit : 

2. Marguerite-Thérèse-Fortunée, née 
à Villamblard le 11 avril 1760, mariée 
le 18 octobre 1780 à Guillaume-Joseph 
de Lartigue de Casaux, président au 
parlement de Bordeaux dont une fille 
unique. 

Henri-François-Athanase de Taille- 
fer, appelé le comte Wlgrin de Taille- 
fer, et marquis de Taillefer, maréchal 
des camps et armées du roi, entra sous- 
lieutenant dans le régiment Royal- 
Pologne, capitaine dans Royal-Cra- 
vattes, en 1781, colonel de cavalerie en 
1798, maréchal de camp en 1817, avait 
fait aussi ses preuves de cour pour 
monter dans les carosses du roi le 
15 mai 1783. Seul de son nom le mar- 
quis de Taillefer prit part en 1789 aux , 
. assemblées de la noblesse à Périgueux. j 

Il ép. i° le 31 déc. 1800 Marie-Hippo- | 
lyte Bulté, décédée à Périgueux en 
1812 ;2« le 21 février 1814 Charlotte- 
Pauline-Heuriette de Lostanges. De ces 
deux mariages sont nés deux filles: 
1. Suzanne- Thérèse -Jacquette-Alaïs, . 
née en 1808; 2. Suzanne-Thérèse-Hen- 
riette-Isabelle, née en 1815, mariée à 
Albert, vicomte de Calvimont, ancien 
préfet de la Dordogne ; et un fils 3. Al- 
duin- Wlgrin de Taillefer, marquis de 
Taillefer, décédé, marié à Emma-Féli- 
cie Tailhardat de la Maisonneuve, dé- 
cédée le 26 mai 1894 dont une tilk 
unique : Madeleine. 



'2m 



LB BULLETIN HÂRALDIQOE DB FRANGB 



290 



Notes d^Ëtat civil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS DE MAI 

BT RAPPBL DIS MOIS PRiC^DBMTS 



Jean de Courcy, capitaine au 51« ré- 
g-iment d'infanterie, fils aîné d'Alfred- 
François Potier de Courcy, décédé, et 
de Louise -Marie- Julie -Xavérine de 
Maistre, avec Slanie d'Harcourt, .fille 
aînée de Charles-Marie-Pz^rre, comte 
d'Harcourt, ancien capitaine d'Etat- 
major (frère du duc d'Harcourt), et de 
-4 /ta? Adélaïde de Mun. 

Le mariagre a été célébré le 5 avril en 
l'église Saint-Francois-Xavier à Paris. 
M. Tabbé de Mun, oncle de la fiancée a 
donné la bénédiction nuptiale. 

Les témoins étaient pour le marié: 
le baron de Courcy, son cousin ger- 
main, et le marquis de Saint-Pierre, 
son beau-frère ; pour la mariée : son 
grand oncle, le comte Bernard d'Har- 
court, ancien ambassadeur de France, 
et son oncle le comte Albert de Mun, 
député du Finistère. 

La sœur du marié a épousé le mar- 
quis de Grossourdy de Saint-Pierre. 

^V. le Bulletin de 1888, col. 665-666.) 

De gueules^ à la fasce d'argent accom- 
pagnée de trois croisettes du même. 

Devise : A la par fin vérité vainc, 

(V. pour la maison d'Harcourt les 
Bulletins de 1887, col. 620; 1890, col. 
416417; 1891, col. 696; 1892, col. 444.) 

De gueules^ à deux fasces d'or. 
Devise : Pour ma défense. 

Le baron de GraflFenried-Villars, fils 
du baron de GraflFtnried-Villars et de 
Marie-Stella-Théodorine-Mathilde de 
Diesbach, avec Charlotte de Saisset. 

Le mariage a été célébré le 16 avril 
en l'église de Saint- Honoré d'Eylau, à 
Paris. 



Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte de Diesbach de Belleroche, 
son oncle, et le vicomte Franz de Vau- 
logé; ceux de la mariée : le marquis 
Napoléon de Bassano et M. Paul de 
Saisset, son frère. 

Le marié a un frère César-Edouard- 
Frédéric- 7?aot^;, marié le 25 septembre 
1893 à Odile-Catherine-Riant fille du 
comte Riant décédé, et de la comtesse 
née Henriette- Antoinette Cornuau d'Of- 
fémont. 

(V. le Bulletin de 1886, col. 40, 1893, 
col. 548.) 

Z)'or, au brandon allumé de gueules 
posé sur une ino^Uagne de sinople et ac^ 
costé de deux molettes de sable. 



t*v^^*f»0*ysrkf*^>^^>0* 



Michel -Paul Bernard, comte de la 
Vernette Saint Maurice, fils de Paul- 
Albert-Gustave Bernard comte de la 
Vernette Saint-Maurice, et de Marie- 
Adélaïde de Clavière de Grave, tous 
deux décédés, au château delà Rochette, 
par Saint-Gengoux (Saône-et-Loire), 
avec Louise-Rhingarde-Marie de Si- 
beud de Saint-Ferriol, fille de feu Jac- 
ques-Louis-Xavier comte de Saint- 
Ferriol et de la comtesse douairière, 
née Caroline-Rhingarde-Marie deMont- 
boissier de Beaufort-Canillac, au châ- 
teau d'Driage (Isère). 

Le mariage a été célébré à Paris le 
9 mai en Téglise Sainte-Clotilde. 

Les témoins étaient, pour le marié : le 
comte de Murard de Saint-Romain, son 
cousin et le vicomte de la Vernette 
Saint-Maurice, son frère ; ceux de la 
mariée le marquis de Narbonne-Lara, 
son oncle, et le comte de Saint-Ferriol» 
son frère. 



k»« 



291 



LE BULLBTUf HÂaALDIQUB OB FRANCS 



292 



(V. pour la famille Bernard de la 
Vemette Saint-Maurice, une des plu» 
anciennes du Maçonnais, où elle est 
connue depuis le xiv" siècle, les Bulle- 
tins de 1890, col. 302-303 ; 1893, col. 
507.) 

Elle a produit des hommes d*armes, 
des capitaines de compagnies den 
gens de pied, des diplomates, des ma- 
gistrats du parlement, des officiers 
des armées et des chevaliers de Saint- 
Louis. 

De gueulesy à la bande d*or^ chargée 
de 3 étoiles d'azur^ accompagnée à se- 
nestre d'un cor de chasse d^or. 

Devise : Sonat ad astra. 

La maison de Sibeud est connue en 
Dauphiné depuis le xii® siècle. Sa filia- 
tion suivie commence en 1334. Elle 
est en possession du fief de Saint-Fer- 
riol depuis 1485. Elle a produit des 
gouverneurs de Romans et de Die, des 
capitaines dans les armées et des che- 
valiers de Saint-Louis. Elle était divi- 
sée en deux branches dites de Saint- 
Perriol et de Beausemblant. La der- 
nière s'est éteinte dans les premières 
années de la Restauration avec le mar- 
quis de Beausemblant, qui ne laissa 
que deux filles, la comtesse de Leusse 
et la comtesse de Vogué. 

(V, le Bulletin de 1892, col. 50-51). 

D'azur^ à 3 bandes d'or^ au chef cousu 
de gueules chargé d'une fleur de lys 
d^or. 

Devise ; Ags q ucd agis. 

Louis de Benoist, comte de la Pru- 
narède, fils aîné de Joseph de Benoist, 
marquis de la Prunarède et de la mar- 
quise, née Marie*FéIicie de Saubert de 
Larcy, décédée, fille de l'ancien minis- 
tre, avec Jeanne Mazuc, fille de M. et 
Madame Henri-Emile Mazuc, au châ- 
teau de Boqaelune, près Pézenas (Hé* 
rault). 



Le mariage a été célébré en Tcglise 
de Saint'Jean de Pézénas, dans la pre- 
mière semaine du mois de mai et la 
bénédiction nuptiale a été donnée aux 
jeunes époux par Mgr de Cabrières, 
évoque de Montpellier. 

Les témoins du marié étaient : le 
baron de Roux Larcy, son oncle, et le 
marquis de Grave, son beau-frère; 
ceux de la mariée : M. Nérestan Mazuc, 
son oncle, et le marquis de Vassal de 
la Barde, son beau-frère. 

(V. pour la famille de Benoist de la 
Prunarède, une des plus anciennes 
dans le Bas-Languedoc les Bulletins 
de 1886, col. 229; 1888, coL 273-278; 
1890, col. 678.) 

D^azur^ à 3 bandes d'or. 
Devise : Voca me cum benedictis, 

(Y. pour la famille Mazuc, aliàs 
Mac-Zug, venue d'Ecosse en France 
avec les Stuarts, le Bulletin de 1886, 
col. 291.) La mariée avait une sœur, 
décédée en 1886, qui avait épousé eu 
décembre 1884 Henri-Romain-Eugène 
marquis de Vassal de la Barde, capi- 
taine de chasseurs, dont elle a laisse 
des enfants. 

Jf(?teAtor-Alexandre-Frédéric-Alonzo 

Mazuc de Guérin du Cayla, chef de la 
famille, oncle de la mariée, a épousé la 
nièce d'Eugénie de Guérin et obtenu 
Tautorisation d'ajouter à son nom ce- 
lui de sa femme, dernier rejeton de 
cette ancienne famille, originaire du 
Rouergue, passée dans TAlbigeois, 
où elle a été maintenue noble le 6 no- 
vembre 1668, La famille Mazuc porte : 

De gueules^ à un lion d'argent^ au 
chef d'argent chargé dun cœur de 
gueules^ accosté de deux mains appaif- 
mées de sinople penc?iées vers le cœur. 



«.^MKMM^^^M^^M/^^ 



Marie-Hyacinthe-Henn-Fernand de 
Vitry d'Avaucourt, lieutenant au 
1« dragons, fils du comte Marie-Mo- 
deste de Vitry d'Avaucourt et de Clé- 



393 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



294 



mence-Marie-Louise de Bonadona, avec 
Louise^Marie-Elisabeth de Louven- 
oourt fille de Marie-Jules-Adrien comte 
de Louvencourt et de Julienne de Lou- 
vel d'Ault. 

Le mariage a été célébré à Amiens 
le 15 mai 1894 en Téglise Saint-Martin. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte Albert de Bonadona, son on- 
cle et le vice*amiral de Fauque de Jon- 
quières, grand officier de la Légion 
d'honneur, son cousin ; pour la mariée : 
le vicomte du Maisniel d'Applaincourt 
et le marquis de Chassepot de Piss}^, 
»es cousins. 

N. S. P. le Pape avait envoyé aux 
jeunes époux sa bénédiction apostoli- 
que. 

La famille de Yitry est connue en 
nie de France depuis plusieurs siècles, 
et se divisa au dix-septième siècle en 
plusieurs branches, connues sous les 
noms de Vaulogé, de Vaulouis tt d'A- 
vaucourt ; cetie dernière seule subsiste 
encore aujourd'hui. 

D^argent, à la bande dentelle de gueu- 
les accompagnée en chef de 6 mouche^ 
tur es (T hermine de sable et en pointe de 
3 trèfles (quelquefois six) aussi de sable. 

La branche des seigneurs d'Avau- 
court charge la baude, comme brisure, 
^une étoile d'argent en cœur ou en 
abîme. 

(V. pour la famille de Louvencourt 
la notice du Bulletin de 1892, col. 
491 et 553). 

La mariée appartient à la branche 
dite de Bettencourt, dont le chef (son 
trisaïeul) était en 1770 Jean-François, 
marquis de Louvencourt, châtelaiu de 
Longpré-lès- Corps-Saints, seigneur de 
Bettencourt, Rivière. Flixecourt, etc., 
officier au régiment du Roi, infanterie, 
marié è Marie- Françoise-Joséphine de 
Wignacourt, dame d'Ourton et de Re- 
nancourt-lès-Amiens. 

U*a$ur^ à la faêce d*or chargée de 3 



merlettes de sable et accompagnée de 
3 croissants cTor, 2 en chef et 1 en pointe. 



Jeau-l^hixï-Etienne Duchesne de La- 
motte, lieutenant au 9® régiment de 
cuirassiers, fils de feu Jean-Paul Du- 
chegne de Lamotte et de M^^^ de La- 
motie née ûursus de Courcy, avec 
Aline de Salverte, fille de M. et de 
jjoie Paul de Baconnière de Salverte. 

Le mariage a été célébré le 28 mai 
en l'église Saint-Philippe du Roule à 
Paris. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
M. Dursus de Courcy, son oncle, et 
M. Delannoy, son colonel ; pour la ma- 
riée : MM. Charles de Salverte et Char- 
les de Blavette, ses oncles. 

Le marié a un frère Jean-Jules Du- 
chesne de Lamotte marié le 30 juin 
"1892 à Marie-Antoinette-Louise-Yvonne 
Chevalier de la Teillais. 

(V. pour la notice sur la famille Du- 
chesne de Lamotte le Bulletin de 1892, 
col. 430,) 

D'azur^ au chevron d^or, accompagné 
de 3 glands du même. 

(V. pour la notice sur la famille Ba- 
connière de Salverte, les Bulletins de 
1886, col. 488; 1888, col. 489; 1892, 
col, 430.1 

D'azur^ au chevron d'argent, accom- 
pagné de 3 couronnes à r antique (a lias 
cercles de baron) du méme\ au chef 
échiqtteté d'or et de gueules de 12 pièces^ 
allas de 5 pièces^ et de deux tires. 



^^^^^W^^^^IM^^W» 



Ferdinand d'Abbadie d'Arrast, fils de 
Arnauld d'Abbadie d'Arrast, grand 
explorateur dans la Haute Ethiopie, 
mort récemment, et de M"® d'Abbadie 
d'Arrast, née Young, de la famille de 
l'auteur des Nuits^ nièce par sa mère 
du général Lee et petite nièce de \Va- 
shingthon, avec Marie-Marthe Lasserre 
de Monzie, fille de Henri Lasserre, 



295 



LB BULLETIN HéHALDIQUE DE FRANCE 



295 



rhistorien de Notre-Dame de Lourdes. 
Le mariag'e a été bénit le 29 mai dans 
la basilique de Lourdes, par S. G. Mgr 
Gouzot, archevêque d'Auch, assisté de 
Mgr d'Abbadie d'Arrast, missionnaire 
apostolique. 

La famille d'Abadie ou d'Abbadie 
d'Arrast est ancienne dans le pays 
basque. Le père du marié a eu deux 
frères, Antoine et Charles, qui s'asso- 
cièrent à ses expéditions africaines, 
entreprises pour la propagfation des 
intérêts français et catholiques dans la 
Haute-Ethiopie. L'un d'eux, Antoine 
d'Abbadie, chevalier de la Légion 
d'honneur, est membre l'Institut (Aca- 
démie des sciences), section de géogra- 
phie et de navigation. 

If azur y fretté d'argent^ à la fasce 
d'hermine^ brochante sur le tout. 

Devise : Quis ut Deus ! 

La famille de Monzie de Lasserre 
(Lasserre est un nom de terre qui a 
prédominé dans les deux dernières gé- 
nérations), est originaire de Bourgo- 
gne, venue en Périgord où elle est 
connue depuis le xv« siècle. Elle a 
fourni de saints prêtres, des magis- 
trats au siège présidial de Sarlat, à la 
fin du xvi^ siècle, et des savants dis- 
tingués. 

De notre temps, M. Eugène de Mon- 
zie, historien de Richelieu et de la 
campagne de 1870, fut un écrivain de 
mérite. 

Tont le monde connaît le retentisse- 
ment qu'ont eu depuis vingt-cinq ans, 
les livres de M. Henri Lasserre sur 
Notre-Dame de Lourdes et la croisade 
de pèlerinages qu'ils ont provoquée. 

Un jugement du tribunal de pre- 
mière instance de Sarlat, du 15 novem- 
bre 1867, à la requête de Eugène de 
Monzie-Lasserre, a constaté que le 
nom patronymique de cette famille 
était de Monzie. Plusieurs membres 
ont repris le nom de Monzie et d'au- 
tres ont continué à porter le nom ter^ 



* _• 



rien de Lasserre, qui désignait la bran- 
che dont il est ici question. (V. Armo^ 
rial de la Noblesse du Périgord^ par 
M. de Froidefond, 1. 1, p. 367-368.) 

D'azur^ au globe d^or^ somme dune 
croix de méme^ cintré de gueules ; au 
chef d^or plein^ aliàs d argent. 

Couronne comtale. 

Devise : Cornes Jiistitiœ. 



Marie-Pierre-Gabriel Baillot d'Esti- 
vaux, rédacteur près la direction des 
Domaines de Châteauroux, fils de Louis 
Baillot d'Estivaux, décédé, et de Ma- 
rie-Athénaïs de Corbier, avec Marie- 
Suzanne-Adélaïde de Bruchard, fille 
de Anatole de Bruchard, directeur de 
la ferme-école de la Haute- Vienne, et 
de Philomène Martin du Puytîson. 

La bénédiction nuptiale a été don- 
née en l'église de Peyrilhac (Haute- 
Vienne), par le vénérable curé de la 
paroisse qui, dans une allocution des 
plus élevées, après avoir évoqué le 
passé et rappelé les services des deux 
familles, a dit ce qu'était le mariage 
chrétien ; puis il a annoncé que S. S. le 
pape Léon XIII avait, par télégramme 
spécial, daigné envoyer aux jeunes 
époux sa bénédiction apostolique. 

Les témoins du marié étaient: le ba- 
ron de Corbier, son oncle, et M. Chai- 
semartin, son cousin ; ceux de la ma- 
riée: Emile de Bruchard et M. Martin 
du Puytison, ses oncles. La mariée 
était, en outre, assistée de ses oncles: 
le général du Bessol, ancien gouver- 
neur militaire de l'Algérie, grand- 
croix de la Légion d'hnneur, et le gé- 
néral comte d'Ussel, commandeur de 
la Légion d'honneur. 

La famille Baillot d'Estivaux est ori- 
ginaire de Limoges où, dès le xvi« siè- 
cle, elle jouissait d'une situation pré- 
pondérante; un de ses membres, un 
sieur Baillot, disent les • annales de Li- 
moges >, fut, en 1565, envoyé par les 



2OT 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



298 



consuls de la cité Limousine vers le 
roi, chargé d'une mission importante. 
Vess la même époque, en 1560, Fran* 
(*ois Baillot, Bgr du Queyroix, était dé- 
puté aux Etats g^énéraux d'Orléans. 

Elle a fourni, à différentes époques, 
des consuls à la ville de Limoges, des 
conseillers au Présidial, des juges à la 
Monnaie, des présidents-trésoriers de 
France, des officiers à l'armée. 

Le bisaïeul du futur, Martial Baillot 
d'Estivaux, était président-trésorier de 
France à Limoges ; il avait remplacé 
dans cette charge, en 1761, son beau- 
fn^re, Pierre-Michel Baillot, écuyer, 
sgr de Queyroix, fils de Martial Baillot, 
ècuyer, garde du corps du roi. Il con- 
serva ses fonctions jusqu'à la Révolu- 
tion et vota avec la noblesse pour la 
nomination des députés aux Etats gé- 
néraux de 1789. 

Martial Baillot d'Estivaux, fils du 
précédent, marié eu 1787, à Joséphine 
dWlesme de Ghatelus, fille du baron 
d'AIesme de Chatelus et de Françoise 
de Pichard de TEglise-aux-Bois, est la 
tige des représentants actuels de cette 
famille, qui sont : le marié, collabora- 
teur, sous un pseudonyme de famille, 
à différents journaux illustrés, et deux 
cousins-germains : Henri Baillot d'Es- 
tivaux, fils de Joseph et de Rosa de 
Bazin ; Gabriel Baillot d'Estivaux, fils 
de Siméon et de Antonine Génébrias 
des Brosses. 

D'azur ^ à la fasce éTargent^ chargée 
en chef de trois étoiles cCor^ et en pointe 
de trois escots du même. 

La famille de Bruchard, d'origine 
chevaleresque, est connue en Limou- 
sin et en Périgord dés l'année 1180. 
Elle a toujours contracté les meilleures 
alliances et tenu un rang élevé. Elle 
établit sa filiation antérieurement à 
l'année 1380, époque à laquelle Guil- 
laume de Bruchard épousa Gaillarde 
de Noailles. Un de ses descendants, 
Pierre de Bruchard, sgr de la Pomélie 



et de Montmady, fut chargé, en 1691, 
de commander le ban et l'arrière-ban 
du Limousin. 

Les représentants actuels de cette 
famille sont : 

Première branche : 1° Anatole de 
Bruchard, habitant sa terre de Chavai- 
gnac sur laquelle est établie la ferme- 
école de la Haute- Vienne, père de la 
mariéi qui a un frère Pierre de Bru- 
chard ; 2^ Emile de Bruchard, cheva- 
lier de la Légion d'honneur, marié à 
Lia Fournet de Vaux, à Vaux, près 
Saint-Léonard (Haute- Vienne). Tous 
les deux fils de Adolphe de Bruchard, 
agronome distingué, chevalier de la 
Légion d'honneur, londateur de la 
ferme-école de Chavaignac, où il est 
décédé en 1881. Il avait été marié à 
Adélaïde du Chatenet. 

Deuxième branche: Siméon de Bru- 
chard, époux de Mlle de Wimpfen, au 
château de la Pomélie, par Saint-Paul 
d'Eyjau, fils de Hippolyte de Bruchard, 
ancien conservateur des forêts, à Ren^ 
nés, chevalier de la Légion d'honneur. 

Troisième branche: 1^ Armand de 
Bruchard, résidant au château du 
Brueil, commune de Peyrillac, marié k 
Caroline de Lalande; 2^ Gustave de 
Bruchard, habitant le château du 
Queyroix, même commune, fils, l'un et 
Tautre, de Jean-Baptiste de Bruchard, 
ancien officier démissionnaire, et de 
Noémie le Borlhe de Juniat, décédés. 

Tous cousins-germains, enfants des 
trois frères. 

Une autre branche de cette famille 
— branche dite du Chalard — a donné, 
il y a encore peu d'années, deux géné- 
raux à l'armée: Jean-Louis de Bru- 
chard, général, grand officier de la 
Légion d'honneur, ayant commandé la 
subdivision de Limoges ; Jean-Baptiste 
de Bruchard, général, commandeur de 
la Légion d'honneur. — Puis deux co- 
lonels de cavalerie, frères des précé- 
dents : Jean-Edouard de Bruchard, offi- 
cier de la Légion d'honneur, et Char- 



299 



LE BULLETIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



300 



I63-Martial de Bnichard^ commandeur 
de la LégrioD d'houneur. 

UazuT^ à trois fasces d'or^ à la bande 
de gueules brochant sur le tout; aliàs: 
d^azur, à trois fasces d'or^ au pal d^ar- 
gent brochant sur le tout, 

Joseph Milieu de Montherlant, fils 
de Frédéric-François Millon de Mon- 
therlant, et de Marie-Elisabeth Bessi- 
rard de la Touche, avec Marguerite 
Camusat de Riancey, fille du vicomte 
Camusat de Riancey et de la vicomtes- 
se née Potier de Courcy. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés le 29 mai en Téglise 
de la Madeleine, à Paris. 

Les témoins de la mariée étaient : le 
général baron de Charette et le mar- 
quis de Dreux -Brézé ; ceux du marié : 
Ernest Millon de La Verteville, an- 
cien ministre plénipotentiaire, son 
cousin, et Camille de Montherlant, 
son oncle. 

La famille Millon, originaire de Pi- 
cardie, bailliage de Montdidler, s'est 
rendue illustre par Jean Millon de la 
Morlière, écuyer, né en 1598, capitaine 
de la cavalerie étrangère sous Louis 
XIII, qui se distingua particulièrement 
aux sièges de Corbie et de Montdidler, 
et fut fait chevalier héréditaire par 
lettres patentes du roi Louis XIII du 
mois de décembre 1636, avec conces- 
sion des armes que portent ses descen- 
dants : c une tour embrasée surmontée 
de deux épées nues en sautoir ■, en 
souvenir de sa conduite au siégé de 
Corbie, où, disent les Lettres-patentes, 
« il monta le premier à la brèche d'une 
grosse tour en tête de ses gens, s'en 
empara malgré une défense opiniâtre 
et le feu qui déjà la consumait, et con- 
tribua par cette action intrépide à fai- 
re rentrer cette place sous notre obéis- 
sance. I 

Ses descendants eurent le gouverne- 



ment militaire de la ville de Montdi- 
dier pendant les xvii« et xvni* siècles. 
Ils ont fait les branches de la Morlière 
d'Ainval, d'Ailly de Yemeuil encore 
représentées, de Margimont éteinte en 
1739, et de Pommeroy éteinte de nos 
jours. Les deux autres branches d'Au- 
mont, de Montherlant et de 1b Verte- 
ville sont venues d'Antoine Millon, 
frère de Jean Millon de la Morlière, 
fils, Tun et l'autre, de Robert Millon, 
écuyer, sgr d'Abbémont, fief dépen- 
dant de la paroisse de Royaucourt. 
Comme la filiation de cette famille, 
trop négligée par les généalogistes, 
est peu connue, nous la donnerons 
complète en ses diverses branches 
dans un prochain numéro. 

Les armes anciennes étaient : L'a^' 
zury au chevron d'or accompagné en 
chef de deux étoiles cTor, et en pointe 
(Tune bouteille d'or dans un panier de 
même. 

Depuis les lettres-patentes de 1636, 
cette famille porte : 

De sinople^ à la tour d'argent donjon- 
née de méme^ maçonnée et crénelée de 
sable^ surmontée de deux épées d^argeni 
en sautoir^ enrichies d^or^ sur flammes 
de gueules issantes du donjon, 

(V. pour la notice sur la fkmille 
Camusat de Riancey, originaire de 
Champagne, le Bulletin de 1892, col. 
102-104). 

D^azur, au chevron d'or accompagné 
de 3 têtes de bélier (t argent. 

Devise : Virtuti et honori. 



Ferri vicomte de Ludres, fils de 
Gaston - Alexandre - Louis - Théodore 
comte de Ludres, et de la comtesse de 
Ludres, née Delphine-Edwige de Beau- 
van Craon, avec Louise de Maillé de 
la Tour-Landry, dernière fille du com- 
te Armand de Maillé, député de Maine* 



301 



LB BULLBTIN HÉRA^LDigUB DB PRANGB 



302 



et-Loire et de la comtesse née Anne- 
Elisabeth- Jeanne Lebrun de Plaisance. 

Le mariag'e a été célébré le 30 mai 
en rég^lise de la Madeleine à Paris et la 
bénédiction uaptiale a été donnée aux 
jeunes mariés par Mgr Mathieu, évè- 
que d'Angrers. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le grénéral comte de Briey et le comte 
Horace de Choiseul, ses oncles; pour 
la mariée : le comte François de Maillé 
son frère, et le comte de Grammont 
son beau-frère. 

La maison de Ludre ou de Ludres a 
pour auteur Miles ou Milon deFrolois, 
issu d'ane branche cadette des anciens 
ducs de Bourgogne, avant que Théri- 
tier de ce duché Teut porté dans la 
maison royale de France. 

Miles de Frolois eut pour fils : 

Ferri l*' de Frolois épousa : !• Cécile 

d'Amance, petite-fille de Mathieu II 

duc de Lorraine, par Renaut d'A- 

mance, son père ; 2^ Isabelle de Pulli- 

Il acheta le fief de Ludrea en 1282, 
avec Cécile d'Amance, sa première 
femme, et ses descendants en prirent 
le nom qulls ont toujours conservé. 

Ferri II, fils de Philippe de Ludres 
et petit-fils de Ferri P' ép. 1° Margue* 
rite de Lorraine, dame de Salvaisière, 
arrière petite-fille de Mathieu P' duc 
de Lorraine ; 2p Agnès de Lenoncourt ; 
il eut pour fils : Jean de Ludres vivant 
en 1380, qui commence la ôlation des 
preuves de cour faites devant Chérin le 
14 décembre 1753, pour les honneurs 
de la cour. (Y.4)lus haut, col. 275.) 

En 1720 la terre de Bayon fut érigée 
en marquisat à titre de majorât inalié- 
nable, en faveur de Marie-Elisabeth ou 
Isabelle de Ludres, fille de Jean IV de 
Ludres et de Claude des Salles, chanoi- 
nesse de Poussay, dite la Belle de Lu^ 
dres^ fille d'honneur de la reine Marie- 
Thérèse, femme de Louis XIV, avec 
réversibilité perpétuelle sur ses neveux 
par ordre de primogéniture, 



Plus tard le titre du marquisat de 
Bayon fut transporté sur le comté de 
Guise, qui devint le marquisat de 
Frolois, sur la demande de Charles- 
Louis de Ludres, marquis de Bayon, 
en 1760, faisant ainsi revivre le nom 
primitif qui avait formé le trait d'union 
ou le lien de filiation entre les ducs de 
Bourgogne et les sgrs de Ludres. 

C'est encore sous le nom de Frolois 
que le blason de cette famille a été 
placé dans la salle des croisades du 
musée de Versailles, en souvenir de la 
présence de Miles et Eudes ou Odon de 
Frolois à la troisième croisade en 1190. 

Cette maison a tenu à la cour des 
ducs de Lorraine une grande situation 
dans les emplois ou charges de grand 
sénéchal, capitaine des gardes du 
corps, chambellan, ambassadeur près 
la cour de France, gouverneur de pla- 
ces, capitaine général de l'artillerie, 
premier gentilhomme de la chambre, 
brigadier des armées, etc., etc. 

(V. le Bulletin de 1879, col. 167 et 
1886, col. 170.) 

Bandéy d'azur et d*or de six pièces^ 
Vécu bordé et dentelé de gueules, 

La maison de Maillé, en Topraine, 
est connue depuis Gausbert de Maillé, 
vivant en 1037 et par filiation depuis 
1069. Elle a fait de nombreuses bran- 
ches dont les plus connues sont celles 
de La Tour-Landry, de Kerman, de 
TËchasserie et de Brézé. La mariée ap« 
partient à la branche de la Tour-Lan- 
dry, comtes de Maillé. 

Cette maison a donné trois cheva- 
liers croisés, un maréchal de France 
1632-1650, un vice-amiral en 1646, des 
maréchaux de camp, des lieutenants 
généraux, des pairs de France, etc. 

Le titre ducal héréditaire de Maillé 
fut conféré par lettres patentes du 1®' 
avril 1784, à Charles-René, comte de 
Maillé, lieutenant-général, qui avait 
commandé le régii^ent de Coiidé à la 



303 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



304 



bataille de Crevelt où il eut un bras 
fracassé. 

La branche de la Tour-Landry a été 
formée le 30 juillet 1494 par le mariag^e 
de Hardouin de Maillé, X^ du nom, 
avec rhéritière de cette maison. Il 
s'obligea d'en prendre le nom et les 
armes ; mais après la mort de ses deux 
frères, sans hoirs mâles, il se déclara 
aîné de sa maison et le roi' François P' 
releva ses enfants de cette oblig-ation, 
leur permettant de reprendre le nom 
et les armes de Maillé en y ajoutant 
ceux de la Tour-Landry. 

La branche de Brézé formée en 1318 
par le mariagre de Péan ou Payen de 
Maille avec Jeanne de TEstang-, dame 
de Brézé, s'éteigrnit avec la fille du 
maréchal de France, Urbain de Maillé, 
et de Nicole du Plessis de Richelieu, 
sœur du cardinal, qui ép. Louis de 
Bourbon, prince de Condé. 

(V. Bulletin de 1893, col. 577.) 

La maison de Maillé de la Tour-Lan- 
dry a hérité de nos jours du titre de 
duc de Plaisance par le mariage, le 11 
mai 1853, d'Armand de Maillé de la Tour- 



Landry comte de Maillé, avec Anne- 
Elisabeth- Ji^ann^ Lebrun de Plaisance, 
père et mère de la mariée. La comtesse 
de Maillé est la fille unique de Charlos- 
Louis Alexandre Lebrun, comte puis 
duc de Plaisance, (second fils du pre- 
mier duc de Plaisance) et de Elisabeth 
Berlhier de Wagram . 

Un décret du 27 avril 1857 confirmé 
par un second décret du 13 juin 1872 a 
transmis la succession du titre de duc 
de Plaisance au fils aîné du comte de 
Maillé, Louis - Armand -Joseph- Jules, 
marié le 30 décembre 1886 à Hélène- 
Thérèse-Philippine-Marie de la Roche- 
foucauld d'P]stissac. La mariée a un 
second frère François de Maillé, marié 
à Madeleine de Montesquiou-Fézensac, 
et deux sœurs, la duchesse de la Force 
et la comtesse de Grammont. 

{N.l^s Bulletins de 1879, col. 209; 
1886, col. 686; 1888, col. 487; 1890, 
col. 789.) 

D*or^ à trois fasces nébulées de gueules. 

Devise: Tant que le monde sera 
monde ^ à Maillé il y aura des ondes. 



DÉCÈS DU MOIS DE MAI 

BT RAPPIL DBS MOIS PR^C<DBMT8 



La comtesse de Virieu, née Louise- 
Adèle-Margfuerite Masurier, est décé- 
dée, à Paris, le P' avril, à Tâge de 
37 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 
4 avril à Sainte-Clotilde. Le corps a 
été transporté dans TYonne où a eu 
lieu rinhumation. 

Elle avait épousé Raoul-Marie-Jac- 
quea de Virieu, comte de Virieu, lieu- 
tenant-colonel au 51^ régiment d'in- 
fanterie, à Cambrai^ dont elle a eu : 
1. Josepn ; 2. André ; 3. Marie-Agnès ; 
4. Jeanne; S.Simone; 6. Madeleine; 
7. Hélène; 8. Solange. 

Le mari de la comtesse défunte ap- 
partient au rameau cadet de Virieu- 
Faverges, dont Taîné a été substitué 



en 1477 aux nom biens et armes de 
rillustre maison dauphinoise de Beau- 
voir, et porte le nom de Virieu-Beau- 
voir. 

La comtesse Gaston de Gontaut- 
Biron est sa dernière représentante, 
comme fille unique da marquis de 
Virieu-Beauvoir. 

Antoine-Wilfrid de Virieu, marquis 
de Virieu, marié le 3 juillet 1886 à 
Elisaheth-y\çX\xvm^iiïi% de Noailles est 
le chef de la branche de Pupetières. 

M. et M"»® Charles Quesnel, le comte 
et la comtesse de Chastelux, le vicomte 
et la vicomtesse de Mazenod sont les 
beaux-frères et belles-sœurs de la com- 
tesse défunte. 



■*" 



305 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



306 



.V. pour la maison de Virieu, d'ori- 
pne chevaleresque, en Dauphiné, les 
BMetins de 1886, col. 413 ; 1888, col. 
33). 

D'azur, à 3 vires d'or^ Vune dans 
l'autre. 
Devise : Virescit vulnerc virtus. 



Alexandre-Edmond marquis de Tal- 
leyrand-Périgord, fils du duc Edmond, 
mort en 1872, et de la duchesse Doro- 
thée, fille du duc Pierre de Courlande 
et de Sag-an morte en 1862, est décédé 
à Florence dans les premiers jours 
d'avril. Il était né le 13 décembre 1813. 

I)e son mariage avec Valentine de 
Sainte- Aldegonde, morte en 1891, il 
laisse deux fils : Maurice, devenu duc 
de Dino par cession du 25 janvier 1887 
et Archambault, comte de Talleyrand- 
Périg-ord; le premier, marié à miss 
Curtis, de New- York et ensuite à Mme 
Livingfston, née Sampson ; le second, 
major prussien, marié en 1876 à Marie 
de Gontaut-Biron, fille de feu le vi- 
comte de Gontaut-Biron, ancien am- 
bassadeur de France à Berlin et de la 
vicomtesse née Lespinay. 

Louis, duc de Talleyrand, de Valen- 
ray et de Sagan, frère aîné du défunt, 
ne en 1811 , décédé en 1858 avait épousé 
Alix de Montmorency, dont il a eu : 1. 
Boson, prince de Sag-an, né en 1832, 
marié à Jeanne Seillière, dont : a, Elie ; 
b. Boson ; 2. Adalbert, né en 1837, duc 
de Montmorency, en 1864, marié en 
1866 à Carmen Ag*uado de las Marismas 
dont: Louis, né en 1867, marié en 
1891 à Anne de Rohan-Chabot. 

(V. pour la maison de Talleyrand 
les Bulletins de 1879, col. 308; 1888, 
col. 673). 

De gueules, à trois lions d^or armés 
lampasse's et couronnés d'azur. 
Devise : Hé que Diou. 



I 



CAflr^e^-Marie-Olivier, comte Charles 
du Plessis d'Argentré, ancien repré- 
sentant de Monsieur le comte de Cham- 
berd dans la Seine-Inférieure, est dé- 
cédé le 4 avril, en son hôtel, à Rouen, 
à Tâge de 73 ans. Ses obsèques ont été 
célébrées le 7 en la paroisse de la même 
ville. L'inhumation a eu lieu à Saint- 
Denis-sur-Seine (Seine-Inférieure), dans 
un caveau de famille. 

Il était né le 21 octobre 1821 et le 
cinquième fils de Louis-Joseph, mar- 
quis du Plessis d'Argentré, et de Vic- 
toire-Alexandrine Le Gonidec de Trais- 
san, marié à Marie Thomas de Bosmé- 
lot (fille d'Ambroiseet de M"« Grandin, 
sa première femme), dont il a eu : 
1. Yves, marié à Geneviève Gauthier 
d'Hauteserve ;' 2. Alexis ; 3. Paule ; 
4. Charlotte. 

Cette maison, une des plus ancien- 
nes de Bretagne, tire son nom de la 
terre du Plessis d'Argentré, près de 
Vitré, qu'elle possède depuis un 
temps immémorial. Elle est connue 
depuis Ruellon du Plessis, vivant eu 
1200, et a été admise aux honneurs Au 
la cour le 4 mars 1784. 

Le chef des nom et armes de cette 
maison est Louis-Marie-Charles, mar- 
quis du Plessis d'Argentré, neveu du 
défunt, marié en 1870, à iV^ric-Camille 
de Polignac. 

(V. le Bulletin de 1888, col. 226-227). 

De gueules, à dix hillettes d'or 'posées 
4, 3, 2 et 1. 

Couronne de marquis. 
Supports : Deux lions. 



^^^^^^v^^www<» 



La comtesse douairière du Val d'E- 
prémesnil, née Georgina Selby-Bing- 
ham est décédée à Paris le 30 avril à 
l'âge de 64 ans. 

Elle avait épousé Jacques- Louis- 
Raoul comte du Val d'Eprémesnil, 
membre fondateur et vice-président 



307 



LB BULLBTIN HÉRAIiOIQlIB DB FRAMCB 



S 



honoraire de la Société d'acclimatation 
de France^ ancien membre du conseil 
général de TEure^ etc, décédé le 28 
août 1891 au château de Thibermont 
(Seine-Inférieure), dont elle a eu: 1. 
Jacques comte du Val d'Eprémesnil, 
marié en août 1892 à Ânne-Charlotte* 
Marie-Madeleine Veneau, dont un filB, 
Michel \ 2. Marie-Jacqueline-Eugénie'^ 
Cécile, mariée le 29 avril 1890 au comte 
Gaston de Sainte-Marie d'Aigueaux, 
lieutenant au 1 1® régiment de cuiras- 
siers. 

La comtesse défunte laisse un frère 
M. William Bingham, une sœur la 
comtesse de Boisguilbért, indiquée 
par erreur comme sa fille dans le Bul- 
letxn de 1891 , col* 557, et un neveu le 
marquis de Darrax. 

(V. les Bulletins de 1890, col. 290; 
1891, col. 557.) 

Ecartelêy aux lel 4 d^azur à la bande 
écotée d*or^ accompagnée en chef d'un 
vase à deux anses, rempli de fleurs , et 
en pointe d^un lionceau, le tout du mé* 
me ; aux 2 et 3 d'argent à la fasce de 
gueules^ accompagnée de 3 rocs d'échi- 
quier de sable. 

Devise : Patriœ impendere vitam. 



y<^l^^^^«MM«W«^»WW. 



La comtesse de Frédy, née Noëmi 
Hémery de Lazenay, mariée à Maxime 
comte de Frédy est décédée à Paris le 
2 mai à Tâge de cinquante-cinq an^. 

Elle laisse de son mariage deux 
filles : 1. Marie, vicomtesse Robert de 
Monti de Rézé ; 2. Geneviève, vicom- 
tesse Charles de Chabot, de la branche 
dite du Chaigneau. 

Le chef de la branche cadette est le 
vicomte Henry de Frédy, ancien audi- 
teur au Conseil d'Etat, conseiller gé- 
néral de la Haute- Vienne, marié le 
30 avril 1865 à Anne-Cécile-Marie Bro- 
chant de Villiers, au rhâteau de Saint 
Auvent (Haute-Vienne). Dn rameau de 
cette branche est représenté par le 



baron Gaston de Frédy, marié à Char* 
lotte Vosgien^ dont Max et Hubert. 

La famille de Frédy ou de Frédi^ 
originaire d'Italie se fixa en France ea 
1477 avec Pierre Frédi de la Motte] 
chambellan du roi Louis XI, qui lui 
conféra des lettres de iiaturalité ad 
mois de mars 1477. Elle a possédé les 
seigneuries de Juilli, de Coubertin, 
des Malets, de Valanson, et produit 
quantité d'officiers aux armées de terre 
et de mer, des chevaliers de Saint^Louis, 
un conseiller à la cour deà aides de 
Paris et deux demoiselles reçues à 
Saint-Cyr, etc* 

(V. Bulletins de 1889, col. 490; 1892, 
col. 698.) 

D'azur, â 9 coquilles d'or, 3^ 3, 2 et 1. 



ww^^^www«»*»«.»<»»» 



La baronne de Fabre de Latude, née 
Elisabeth-Marie de CoIbert-ChabanaiSf 
est décédée à Montpellier, le S mai, 
dans sa 81<' année. Ses obsèques ont eu 
lieu le 8 m'ai en l'église Notre-Dame 
des Tables, de Montpellier. 

Elle appartenait à la branche de Col- 
bert-Chabanais, représentée par le gé- 
néral marquis de Côlbert-Chabanais 
marié en 1872 à Marie-Auguste de 
Berckheim et leurs enfants; par son 
frère, le comte de Colbert-Laplace, dé- 
puté du Calvados, et la comtesse née 
Renault et leurs enfants ; et par la du- 
chesse de Doudeauville, douairière, 
leur sœur, née Marie-Adolphine-Sopbie 
de Colbert-Chabanais. 

La baronne défunte avait épousé le 
2 août 1834 Félix- Alexis-^>-»wnrf, ba- 
ron de Fabre de Latude dont elle a eu : 
1. Marie de Latude; 2. Pauline, ma- 
riée au lieutenant-colonel de Boistel, 
officier de la Légion d'honneur, dont : 
Elisabeth de Boistel. 

(V. pour la maison de Colbert, les 
Bulletins de 1888, col. 426, 564; 1889, 
col. 628; 1891, col. 437.) 

D*or, à la guivre ou couleuvre, on* 
doyante d'azur, posée en pal. 



90» 



LB BULLBTm hArALDIQUH DB FRANCS 



810 



Devise : Perite et recte. 

La maison de Fabre de Latude, éta- 
blie dans le Bas-Languedoc, est origri- 
naire de l'ancien diocèse de Lodève, où 
elle a possédé avant 1500 les seigrneu- 
rics de Pégairollea, Madièreas, Ville- 
c(pup, Lhéras et Saint-Michel. Elle 
acquit le 3 juillet 1632 la baronnîe de 
Latude ou La Tude, de la maison de 
Vissée, située dans la viguerie de 6i- 
gnac, diocèse de Lodève, et en prit le 
nom qu'elle a conservé depuis. Ses 
preuves de noblesse ont été faites en 
1646 pour Tordre de Malte, en 1671 
devant M. de Bezons, intendant de 
Languedoc, en 1724, pour l'entrée aux 
pages de la petite écurie et en 1745 
devant les Etats généraux de Langue- 
doc, où Tun de ses représentants Jean- 
François de Fabre, baron de Latude, 
lieutenant général d'épée au sénéchal 
de Béziers, était envoyé du comte de 
Caylus, pourlabaronuie de Rouairoux. 
Cette famille a donné depuis 1545 à 
chaque génération jusques sous la Res- 
tauration, des officiers distingués à 
Tarmée, dont plusieurs ont été cheva- 
liers de Sainte Louis. 

Le baron de Latude, mari de la dé- 
funte, n'ayant pas laissé de représen- 
tants mAles, le titre de baron a été 
relevé par son neveu Joseph de La- 
tude fils de Léon- Xavier- Jï^ti>po^y/^ de 
Fabre de Latude, au château des Bel- 
les-Eaux, par Caux (Hérault), dont la 
sœur Clémence de Fabre de Latude a 
épousé Charles de Grasset, au château 
de Saint-Pierre par Montblanc (Hé- 
rault). 

Uazur^ à une tour d'argent renversée 
et Murmoniée dCun pélican <ïor avec sa 
piété. 



Sainte-Suzanne, sœur du comte Au- 
guste-François de Bruneteau de Sainte- 
Suzanne, décédée dans la première 
quinzaine du mois de décembre 1893| 
laissant une fille unique mariée au 
comte Raoul de Cacqueray-Valolive, 
au château de la Contrie (Maine-et* 
Loire). 

(Y. les notices et les armes des deui 
familles La Tullaye et Bruneteau de 
Sainte-Suzanne, dans le Bulletin du 
mois de janvier 1894» col, 50-51). 



i^^n^^R^^^A^^^^^A^tf 



Hg^JWMV»* MMMl^^B^* ' 



Le baron Ludovic-François de la Tul- 
laye est décédé, le 6 mai, au château 
d'Athis (Marne), à Tâge de 73 ans. 

11 avait épousé M'^ de Bruneteau de 



La baronne Charles de Langsdorff, 
née Louise-Mélanie de Saint-Vis de 
Bonifardière, mariée au baron Charles 
de Langsdorff, est décédée à Paris le 
11 mai, dans sa 69® année. 

De son mariage, contracté en 1 846, 
avec le baron Charles de Langsdorff, 
elle a eu : 1. un fils aîné, mort jeune; 
2. le baron Marie-Charles de Langs- 
dorff, né le 19 avril 1848, ancien offi- 
l cier de cavalerie, receveur des finan- 
ces à Saint-Calais, marié à Bordeaux, 
le 30 avril 1874, à Françoise-Marie Pé- 
pin, fille de John-Firmin Pépin, avo- 
cat et conseiller général de la Loui*- 
siane, et de Marie-Eliette Pons de 
Gibert, dont : a, Marie-Marguerite- 
Jacqueline de Langsdorff; b. Jean- 
Charles de Langsdorff. 

La défunte était la fille de Pierre, 
comte de Saint-Vis, et de Marie-Adèle 
de Bonneaud, arrière-petite-fille de la 
célèbre M**® Deshoulières. 

La famille de Saint- Vis, originaire 
du Poitou, porte : 

D^azur^ au chevron dCor^ accompagné 
de trois étoiles du mâme^ deux en chef 
et une en pointe, 

La famille de Langsdorff est une fa^^ 
mille militaire originaire de Fironstadt, 
en Transylvanie ; elle s'est divisée en 
plusieurs branches ; une d^elles se fixa 
dans le duché de Hesse, au xvii* siè- 
cle ; une autre subsiste encore en Rus- 



311 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



312 



sie, où elle a formé la tig'e des comtes 
de Langsdorff qui ont toujours occupé 
une haute situation dans ce pays. Le 
comte de Lang'sdorfi ou Lamsdorff a 
épousé la princesse Ivanovna de Lié- 
yen. Caroline, comtesse de Lamsdorft, 
née en 1811, morte en 1885, tante du 
précédent avait épousé le baron Char- 
les-Otto de Behr. 

Frédéric, baron de Langsdorff, dé- 
cédé en 1738, a eu quatre fils : 1. le 
baron Henri, major de, l'armée de 
Hesse, décédé sans postérité; 2. le ba- 
ron Adolphe qui suit : 3. le baron Au- 
guste, président de la cour des comp- 
tes à Wiesbadeu, dont la postérité sub- 
siste en Hesse ; 4. le baron Wilhelm, 
chancelier de la cour suprême de 
Mannheim, dont le fils Henri a été mi- 
nistre de Russie au Brésil. 

Le baron Adolphe de Langsdorff, co- 
lonel-major à Stuttgard, décédé en 
1780, a laissé Frédéric-Guillaume, qui 
suit. 

Frédéric-Guillaume, baron de Langs- 
dorff, né le 14 février 1771, à Stuttgard 
vint le premier s'établir en France, 
consul à Bordeaux à la fin du siècle 
dernier, épousa en premières noces, le 
9 octobre 1801, Laure-Augustine de 
Fumel. De ce mariage : 1. Aline, morte 
religieuse à Bordeaux ; 2. Emile, qui 
suit. 

Le baron de Langsdorff épousa en 
secondes noces, le 15 mai 1817, Marie- 
Charlotte du Mont, dont le baron Char- 
les de Langsdorff, mari de la défunte. 

Emile, baron de Langsdorff, né à 
Fumel (Lot-et-Garonne), le 19 février 
1803 ; ministre plénipotentiaire à Flo- 
rence, à La Haye, décédé le 13 juillet 
1867, avait épousé le 16 juin 1834, Vic- 
torine de Sainte-Aulaire, fille du mar- 
quis, ambassadeur, et de la marquise, 
née Louise - Charlotte -Yictorine de 
Beauvoir-Grimoard du Roure. De ce 
mariage sont nés : 1. Victor, qui suit; 
2. le baron Emile de Langsdorff, dé- 
cédé en 1899, sans enfants ; 3. le baron 



Bertrand de Langsdorff, ancien officier 
de marine, officier de la Légion d'hon- 
neur, né le 18 décembre 1845, marié le 
29 juillet 1874, à Alice d'Harcourt, fille 
du marquis et de la marquise, née 
Jeanne-Paule de Beaupoil de Sainte 
Aulaire*, dont quatre enfants. 

Victor, baron de Langsdorff, né le 
27 octobre 1835, ancien préfet, décédé, 
a laissé de son mariage avec M"** De- 
gove : 1. Emile, baron de Langsdorff, 
chef du nom et des armes, né en 1869; 
2. Marthe, née en 1871, décédée en 1888. 

On voit que depuis son établisse- 
ment en France, dit M. P. Melier, qui 
nous donne ces renseignements gé- 
néalogiques, la famille de Langsdorff, 
n'a cessé de se dévouer à notre pays, 
soit dans l'armée, soit dans la diplo- 
matie. 

D'^azur^ au lion d'or^ arnié et lam* 
passé de gueules. 

Devise : Perseverando vincimus. 



■^^A^^^^^^^^rx/^^^v 



La comtesse de Jarnac, née Felicie- 
Jeanne-Louise-Mary Olry, fille de 
l'ancien député de TEure, et nièce du 
contre-amiral de ce nom, est décédée à 
Paris le 12 mai, dans sa 30^ année. 

Ses obsèques ont eu lieu à Paris en 
l'église de la Madeleine. 

Elle avait épousé le 7 juin 1886, 
Auguste-YemAnd de Rohan-Chabot, 
comte de Jarnac, fils aîné de Charles- 
Guy-Fernand de Rohan-Chabot, comte 
de Chabot (frère du duc de Bohan-Cba- 
bot, décédé), et de Augusta Baudon 
de Mony dont elle a eu : 1. Jacques ; 2. 
Marguerite.; 8. Léonie. 

La comtesse défunte avait deux frè- 
res Victor et Léon Olry, un beau frère 
^ttiï/awwe-Joseph-Marie de Bohan-Cba- 
bot, et trois belles-sœurs : 1. Louise- 
Anne-Marie, mariée le 31 mai 1886 à 
Maurice comte Delaire-Cambacérès ; 2. 
Marie-Alice, mariée le 10 join 1892 à 
Jean-Dominique-Edouard baron de 



LA. yi0NE njLNÇÂISE 



217 



QOD plus été gfelées par Tévaporation du 
sulfure. 

■ Au lieu de batailler dans le vide, les 
vignerons de la Champagne feraient 
bien de déléguer quelques-uns d'entre 
eux pour aller voir dans la Côte-d'Ûr ou 
en Saône-et-Loire ce qu'on obtient avec 
le sulfure de carbone. 

I Et ils se mettraient aussitôt à faite 
ce qui réussit aux autres. • 

S'ils veulent conserver leurs vignes, 
c'est cela qu'ils ont à faire : rien d'au- 
tres. 



♦ « 



Rq plus de celles signalées plus haut, 
plusieurs taches phylloxériques viennent 
d'être découvertes pendant ces derniers 
jours : La première a été signalée à Ay 
au lieu dit Champ Bouvart, dans les vi- 
ennes appartenant aux Maisons V® Pom- 
mery et C® et Perrier-Jouët et C ; une 
seconde a été découverte le 14 juillet 
dans une vigne appartenant à M. Proux, 
lieu dit Pierre-Robert ; enfin une troi- 
sième a été signalée avant-hier lundi, 
en Georgcottes dans les propriétés ap- 
partenant à M. Pâques et à MM. Chan- 
don et G*. 

La position n'est pas autrement criti- 
que puisqu'on s'attendait de jour en jour 
à la réapparition du phylloxéra ; mais 
il faut lutter aujourd'hui courageuse- 
ment, et laisser toutes les dissentions 
intestines de côté. 

Plein de sécurité à cause de la séche- 
resse de l'année dernière, on n'a pas gé- 
néralement traité en temps opportun 
cette année-ci le mildiou, qui s'est quel- 
que peu développé en Champagne sous 
rinâuence des temps humides. C'est 
très fâcheux. 

L'oïdium sévit particulièrement dans 
la montagne de Beims. 

MALADIE DE LA VIGNE 

Muaé« PAT le ■ B0TRTTI8 CINEREA > 



D'après le rapport de M. Kavaz une 
maladie de la vigne, inconnue jusqu'ici 
dans sa cause, s'est déclarée, ce prin- 
temps dans les vignobles des Charcutes 
et de la Gironde. Les altérations qu'elle 
détermine sur les feuilles dont couleur 



de rouille, à contour irrégulier et mal 
délimité, les bords nuancés de vert. 
Elles atteignent 0"04 ou 0"05 de diamè- 
tre, en moyenne 0"02 ou 0'"03. Elles sont 
au nombre de une, deux, trois par 
feuille, et dans le dernier cas, qui est 
assez rare, elles entraînent la mort de la 
presque totalité du limbe. Quand elles 
se déclarent près du pétiole, elles déter- 
minent la dessication de toutes les ner- 
vures et, conséquemment, la mort de la 
feuille. 

La maladie attaque également les 
tiges ; M. Ravaz Ta observée sur les ra- 
meaux de jeunes plants élevés en pépi- 
nière en plein champ. Il est probable 
qu'elle est aussi la cause d*une pourri- 
ture spéciale des pédoncules et des pédi- 
celles des grappes de raisin qu'il a obser- 
vée au printemps dans plusieurs vigno- 
bles. 

Les altérations des feuilles présentent 
à première vue une assez grande ana- 
logie avec les altérations dues au mildiou. 
Les vignerons les confondent fréquem- 
ment avec ces dernières. Elles s'en dis- 
tinguent facilement par l'absence des 
fructifications blanches du Peronospora 
viticola à l'envers de la feuille. Par con- 
tre, sur les deux faces, mais surtout en 
<iessous, elles portent une moisissure 
grise qui est le Boiryiis cinerea. Ce cham- 
pignon est abondant au centre de la 
tache; c'est là que ses fructifications 
sont le plus nombreuses ; elles sont plus 
rares près des bords. 
"M. Ravaz a voulu s'assurer par des 
preuves directes, du parasitisme de cette 
plante. Des spores jeunes ont été répan- 
dues sur de jeunes plants de vigne cul- 
tivés en serre, à la station viticole de 
Cognac, et maintenus à une tempéra- 
ture de 28 degrés. L'infection a eu lieu & 
dix heures du matin : le soir rien d'ap- 
parent ne s'était encore produit ; le len- 
demain matin, à huit heures, les feuilles 
infectées présentaient des lésions mesu- 
rant plus d'un centimètre de diamètre, 
en tout semblables à celles déjà obser- 
vées dans les vignobles. 

Le développement du Bolrytis einerea 
est, comme on le voit, très rapide ; mais 
il faut pour cela qu'il trouve réunies des 



218 



LA TlftNB FElNÇÂliB 



conditions très favorables à son premier 
développement. Ses spores germent sur 
les feuilles. 

Ceci n'est pas d'ailleurs spécial au 
Botrytis cinerea , Ou a pu faire les mê- 
me remarques avec des Phyllosticta 
parasites, dont les spores, qui germent 
facilement sur une plaque de verre, se 
refusent à g-ermer sur les feuilles de vi- 
gnes dont elles sont parasites, dans les 
mêmes conditions d'humidité et de cha- 
leur. Peut-être faut-il en conclure que 
les feuilles et les organes herbacés por- 
tent ou sécrètent à leur surface des corps 
qui s'opposent à la pénétration, à la ger- 
mination des spores de leurs païasites; 
"et que ce n'est que dans des conditions 
toutes spéciales,, que ceux-ci peuvent 
attaquer les tissus vivants. 



PASTEURISATION DES VINS 

(Suite et Fin) 

Un point important qui a appelé l'at- 
tention de la Commission, c'est la petite 
diflFérence de température entre celle de 
l'entrée et celle de la sortie du liquide. 
Elle n'était que de 3 degrés, et on nous 
a affirmé qu'elle pouvait être encore di- 
minuée. 

Le débit du petit appareil qui fonc- 
tionnait sous nos yeux est de 5 hect. 
environ par heure. On se propose d'en 
faire de plus grands dont le débit sera 
proportionnel. 

Tel qu'il nous a été donné de le voir, 
malgré certaines imperfections qu'a 
faites ressortir la pratique et dont la 
correction semble facile, cet appareil 
constitue une nouveauté intéressante; 
quoique construit spécialement, nous a- 
t-il été dit| pour la stérilisation de l'eau 
sous pression» il peut être appliqué à la 
pasteurisation des vins et nous paraît 
appelé^ dans cet ordre d'idées, à rendre 
de sérieux services. 

Le même jour, la Commission s'est 
transportée chez M. Gautier, 28, rue des 
Terres- de -Bordes, ou elle avait à voir 
fonctionner un appareil inventé et cons- 
truit par M . Nabouleix, constructeur à 
La Bastide. 

J^luBîeura de nous en avaient déjà vu 



un, de même fabrication, il y a deux 
ans, dans un autre chai de Bordeaux, 
où on s*en déclarait satisfait. Sans affec- 
ter la forme du précédent, sa construc- 
tion est basée sur le môme principe, 
c'est-à-dire que le vin, au lieu de circu- 
ler dans des tubes, circule, ici aussi, 
dans une mince couche de vide ménagée 
dans l'enroulement de deux feuiles de 
cuivre. Seulement, au lieu d'être enrou- 
lées horizontalement, elles le sont ver- 
ticalement dans deux manchons cylin- 
driques superposés l'un au-dessus de 
l'autre, d'où le vin passe par un tuyau 
dans un chauffe-vin au bain-marie pour 
atteindre la température voulue. 

Un thermomètre placé au-dessus per- 
met de constater cette température et de 
la régler en combinant la chaleur de 
l'eau du bain-marie avec la quantité du 
vin entrant dans l'appareiL Celui-ci dé- 
bite de 12 à 15 hectolitres par heure. 

Quant à la différence de température 
à l'entrée et à la sortie du vin, elle est 
dans la pratique assez grande, comme 
dans tous les appareils que nous a vous 
étudiés, sauf le précédent ; elle varie de 
10 à 12 degrés, mais ce défaut pourrait 
être facilement corrigé par l'adjonction 
d'un réfrigérant spécial, ainsi que cela 
a été fait dans certaines installations. 

Questionné par nous au sujet du goût 
de cuit, M. Gauthier, qui s'est du reste 
déclaré très satisfait de l'appareil Na- 
bouleix, nous a répondu qu'il l'avait 
constaté quelquefois et toujours ou pres- 
que toujours dans les vins qui conser- 
vent un peu de douceur. 

CONCLUSIONS 

Des visites faites par la Commission 
et des constatations et déclarations qui 
en ont été la conséquence» il semble 
qu'on peut conclure : 

1» Que tous les appareils qu'elle a vu 
fonctionner donnent de bons résultats 
au point de vue de la régularité de la 
marche et de la température à laquelle 
on veut porter le vin ; 

^ Qu le filtrage préalable ne s'impose 
que lorsqu'il s'agit de pasteuriser un vin 
trouble ou chargé de lie ; 

9* Qu'avec tous les appareilSi snuf 



UL TICHffE nUMÇAISB 



21S 



celui de M. Laurent, l'écart de tempéra- 
ture entre celle île l'entrée et celle de la 
sortie varie de 10 à 12 degrrèa, à moins 
ie les diminuer par un réfrigérant sup- 
plémentaire; 

4« Que le ^oût de cuit, rarement cons- 
taté, du reste, semble être le résultat 
d^nu accident qui ne se produit que 
quand l'appareil ne fonctionne pas d'une 
façon régulière. 

La Commission a constaté en outre 
que partout où elle s'est présentée, les 
vins qu'on pasteurisait étaient de quali- 
té très ordinaire et que la température à 
lequelle on les portait était de 60 à 

65 degrés. 

En terminant, la Commission émet le 
vœu que des démarches soient faites au- 
près de la Société Philomatique pour 
qu'un concours de pasteurisateurs, de 
filtres et de pressoirs continus soit orga- 
nisé à l'Exposition de 1895, à l'effet de 
les juger comparativement, et que les 
médailles soient offertes par la Société 
d'agriculture pour récompenser les plus 

méritants. 

L. Mortier. 



LE VIN ET LES VINS DE FRUITS (1) 

par M. Andrieux (Pierre), chimiste agronome 

L'art de faire le vin pourrait être 
expliqué en quelques mots. Ecraser le 
raisin et le jeter, avec ou sans la rafle, 
dans une cuve ; laisser la fermentation 
8'emparer de la vendange, et attendre 
qu'elle soit terminée pour soutirer le 
liquide ; presser les marcs ; mettre dans 
nu seul tonneau ou dans deux tonneaux 
différents, le premier vin et le vin de 
presse ; et laisser la vinification s'ache- 
ver pour que le vin, s'étant éclairci; 
puisse être livré à la consommation. 

Ces indications si simples suffisent à 
un nombre assez considérable de viti- 
culteurs pour la confection de vins 
communs. Pourquoi les compliqueraient- 
ils davantage ? Ils vendent leur vin au 
cours du jour dès qu'il est fait. Que leur 

(t) Anai^B du moui et du vin. Vinification. Su- 
crage. UaUidiet du vin. Etude sur les levures de vin 
cultivée». DUlilUstlon. ln-8 de 380 pages, avec 78 

fiyms^iWitMx afn50, e«aUii«r«VUlan« Paris. 



importent alors sa conservation et son 
amélioration ? Malheureusement, si pour 
une cause quelconque, le vin n'a pu être 
vendu, il s'altérera, et on devra s'en 
débarrasser à vil prix. C'est là un 
malheur avec lequel ils espèrent tou- 
jours ne pas avoir à compter et qui ne 
se réalise que trop souvent ; car il est 
reconnu en France que, sur 100 récoltes 
il arrive au moins 56 fois que la qualité 
du vin laisse à désirer, par suite. d'une 
mauvaise maturité du fruit. 

Qui ne sait do plus que le vin, par sa 
grande délicatesse, est susceptible de 
s'altérer facilement? Du moment où la 
vendange est versée dans la cuve, les 
causes d'alteratiou, plus ou moins nom- 
breuses selon les circonstances, existent 
déjà pour lui. Ce n'est que par des soins 
spéciaux qu'on peut avoir la certitude 
de le conserver et de le perfectionner. 

La vinification a précisément pour but 
de faire subir à la vendange une série 
de traitements, qui consistent à obtenir 
d'abord une bonne fermentation, à com- 
battre ensuite les différentes causes 
d'altération, et à favoriser enfin l'amé- 
lioration du précieux liquide. 

Sans entrer dans le détail des procé- 
dés qui seront exposés, nous en citerons 
deux qui méritent spécialement l'atten- 
tion des viticulteurs. 

C'est d'abord l'addition de sucre à la 
vendange. Ce mode d'amélioration des 
vins faibles est loin d'être aussi généra- 
lement employé qu'il mériterait de l'être. 
S'il ne s'est pas répandu davantage, il 
le doit à de nombreux insuccès qui ont 
toujours tenu à la même cause : une 
mauvaise application des conditions 
nécessaires à la fermentation du sucre 
cristallisé. Aussi l'auteur décrit avec 
soin les méthodes qui assurent toujours 
l'alcoolisation complète des moûts qui 
ont été sucrés. 

L'auteur a ensuite donné tout le dé- 
veloppement qu'il mérite à un autre 
perfectionnement : l'addition à la ven- 
dange de levures de vins cultivées. 
Cette pratique encore nouvelle et qui 
deviendra plus parfaite lorsque l'usage 
s'en répandra davantage, a donné, dès 
ses débuts, de 3i bons résultats e» i^iig-* 






220 



LA. VICIMB FRAKÇAJ8X 



mentant la valeur du vin, au point de 
vue de sa solidité, de sa force alcoolique 
et de ses qualités dégustatives, qu'elle 
est dig'ne de la plus sérieuse atten- 
tion. 

Les viticulteurs doivent comprendre 
l'utilité d'appliquer les meilleurs procé- 
dés ; ils peuvent même se dire que, s'ils 
ne maintiennent pas la supériorité de 
leurs produits, ils ne pourront plus lut- 
ter sur les marchés d'exportation et 
même à l'intérieur contre la concurrence 
-des vins du dehors. 

Et, en effet, les vig^nobles d'Ëspagrne, 
d'Italie, etc., comme ceux d'Algérie et 
de Tunisie ont pris une extension con- 
sidérable qu'ont favorisée nos propres 
demandes nécessitées par les ravagfes 
du phylloxéra. Les vins de ces vigno- 
bles sont produits en très grandes 
quantités et se vendent à des prix très 
bas, qui vont en s'abaissant à mesure 
que nos demandes diminuent. 

Le danger est grand ; nos viticulteurs 
ne peuvent le conjurer, ainsi que nous 
Tavons dit, qu'en perfectionnant leurs 
procédés et assurant la supériorité de 
leurs vins. 

C'est à eux qu'il incombe d'agir dans 
ce sens, et c'est dans le même but que 
cet ouvrage leur est présenté. 

Une section du Livre est consacrée à 
la vinification des fruits. Aujourd'hui 
que la nécessité d'obtenir du sol le 
maximum de rendement porte au déve- 
loppement de la culture des fruits,M .Aa- 
drieux a pensé qu'il était utile d'indiquer 
une des manières de mettre à profit ce 
genre de récolte, si difficile à écouler 
dans les années d'abondance. Les vins 
de fruits rendent de grands services aux 
régions qui ne peuvent cultiver la 
vigne, et, plus particulièrement, à la 
partie la moins aisée de la population. 

Enfin, comme la fabrication des eaux- 
de-vie est souvent la conséquence volon- 
taire ou forcée de la culture de la vigne, 
ou de celle des fruits, nous trouvons 
exposé dans la sixième partie les condi- 
tions essentielles de la distillation du 
vin, des marcs, et des vins de fruits 
dans le but d'en obtenir des eaux«de-vie 
dQ bonne qualité. 



Table des Matières 

l'« PARTIE. CONSTfTDTI>N DU RAISIN, 
DU MOÛT ET DU VIN. ANALYSE DU MOÛT 

BT DU VIN. — Chap. I. Le raisin et le 
vin. Qu'est-ce qu'un vin? Composition 
du raisin. Constitution et caractères du 
vin. Influence des acides dans le vin. 
Influence de l'alcool dans le vin. In- 
fluence des matières extractives dans le 
vin. Perfectionnement du vin. Princi- 
paux vins de France. — Chap. II. Ana- 
lyse du moût et du vin. Dosage du 
sucre dans les moûts. Procédés physi- 
ques. Aréomètre de Beaumé. Glucomètre 
duD'Guyot. Mustimètreou densimètre 
de Gay-Lussac. Dosage du sucre dans 
le moût et dans le vin. Procédé chimi- 
que. Dosage du sucre dans le moût» ou 
dans le vin sucré artificiellement. Do- 
sage de l'acidité totale du moût et du 
vin. Dosage de l'alcool dans le vin. 
(Méthode de Gay-Lussac par la distilla- 
tion et l'emploi de l'alcoomètre. Méthode 
basée sur la température d'ébuUition du 
vin. Ebullioscopes. Ëbullioscope de Mal- 
ligand. Ëbullioscope Salleron. Ëbullios- 
cope fiénévolo. Méthode par dissolution 
de sels. Vino-Âlcoomètre Andrieu.) 
Dosage de la matière extractive du vin. 
(Procédé par dessiccation. Procédé par la 
densité. Œnobaromètre Houdart). Do- 
sage du plâtre ou des sulfates dans le 
vin. 

II* PARTIE. — Vinification. Traite- 
ment DE LA VENDANGE ET DU VIN. — 

Chap. III. La vendange et son traite- 
ment. Moment de vendanger. Qualités 
du moût. — Chap. IV. Amélioration de 
la vendange. Extraction des matières 
colorantes du raisin. Plâtrage. Addition 
de sels ammoniacaux à la vendange. 
Addition à la vendange de sucre^ d'acide 
tartrique» de tannin et de levures de 
vins. Vendanges altérées ou mal réus- 
sies. Raisins grêlés ou atteints de mala- 
dies cryptogamiques. Vendanges ter* 
reuses. Vendanges soufrées. — Chap. V. 
Des conditions favorables à la fermenta- 
tion alcoolique. Du rôle des levures ou 
ferments alcooliques. Substances néces- 
saires à la nourriture des levures. Des 
proportions d'eau et de sucre, et de la 
température pendant la fermentation. 



LA. yi0NE FKANÇAXSE 



221 



Début de la fermentation. Fin de la fer- 
mentation. Réchauffement de la ven- 
dange. Refroidissement de la vendange. 
Action de Tair. Aération des moûts. Sou- 
tirages. — Chap. VI. Cuvaison. Fermen- 
tation. Décuvagre. Cuvaison (Cuves en 
maçonnerie, Cuves en bois. Cuves à 
claies mobiles. Bondes hydrauliques et 
autres systèmes débondes. Trémies Ago- 
det et C^« pour cuves fermées. Marche et 
régularisation de la fermentation alcoo- 
lique.) Suite et fin de la fermentation. 
(Durée de la cuvaison. Decuvage. Pres- 
surage. Vin de goutte et vin de presse.) 
— Chap. Vil. Amélioration et conserva- 
tion du vin. De la cave. Des tonneaux et 
de leur entretien. Capacité des fûts obte- 
nue par le pesage. Appareil de levage 
des fûts. Tonneaux gâtés. Leur assai- 
nissement. Ouillage. Soutirages ou 
transvasements. Lies et Tartres. Fil- 
trage. Filtres. Collage. Vinage. Chauf- 
fage on pasteurisation à chaud. Pasteu- 
risation à froid. Emploi des antisepti- 
ques. (Acide sulfureux. 3isulfite de 
chaux. Abrastol. Alcool. Fausset hygié- 
nique Marc). Coupages. Rajeunissement 
et vieillissement des vins. Mise en bou- 
teilles. — Chap. VIII . Vinifications spé- 
ciales. Vins blancs. Vin sec et vin blanc 
doux. Vins mutés. Vins rosés. Vins 
mousseux. Vins de liqueur. — Chap. IX. 
Maladies et défauts des vins. Maladies 
des vins. (Fleurs du vin. Vins éventés. 
Acescence. Vins piqués. Pousse. Vins 
poussés ou montés. Tourne. Vins tour- 
nés. Graisse. Vins gras ou filants. Amer- 
tume. (Vins amers). Vins défectueux. 
<Vins acides, verts et âpres. Vins plats., 
viua sans acidité, vins cassés, vins fai- 
bles. Vins doux. Vins troubles. Goût de 
moisi. Goût de fût. Goût de terroir. Goût 
de bouchon. Vin bJanc qui jaunit. Vin 
blanc qui roussit. Vin blanc qui noircit. 
Vin blanc qui rougit.) 

III® PARTIE. Sucrage de la ven- 
dange. Vins de slcre. — Chap. X. Su- 
crage de la vendange. Qualité.s du sucre 
et des matières sucrées. Formalités de 
régie pour le sucrage. Interversion du 
ancre cristallisé. Effets du sucrage sur 
les vins en général. Effets du sucrage 
sur la verdeur et l'acidité du vin. Quan- 



tité de sucre à ajouter à la vendange. 
Manière d'opérer le sucrage. Fermenta- 
tion des vins sucrés. — Chap. XI. Vins 
dé sucre ou vins de marcs, vins de se- 
conde cuvée. Ce qu'on entend par vin de 
sucre au point de vue légal. Composi- 
tion et valeur des vins de marcs sucrés. 
Amélioration des vins de marcs. Confec- 
tion des vins de marcs. Quantités de 
sucre à ajouter. Levures cultivées et 
levain. Résumé des règles à observer 
pour préparer les vins de sucre. 

IV« PARTIE. Vins et boissons alcoo- 
liques DE FRUITS. — Chap. XII. Généra- 
lités sur la préparation des vins de 
fruits. Acidité des fruits. Sucrage des 
moûts de fruits. Interversion du sucre. 
Du ferment alcoolique. Levain de rai- 
sins. Fermentation. Foulage, pressura- 
ge, ouillage, filtrage, collages. — Chap. 
XIII. Des principaux vins de fruits. Vins 
de groseilles à maquereau. Vin de gro- 
seilles à grappes. Vin de framboises. 
Vin de fraises. Vin de cassis. Vin de 
mûres et de mûres sauvages. Vin de 
baies de sureau. Vin de raisin manquant 
de maturité. Piquettes de marcs. Vin de 
cerises. Vin de merises. Vin de prunes. 
Vin d'abricots. Vin de pêches. Vin d'o- 
ranges. Vin de coings. Cidre ou pommé, 
vin de pommes. Concassage. Pressurage. 
Fermentation. Emploi des levures pures 
de cidre. Soutirage. Collage. Noircisse- 
ment du cidre. Sucrage. Petit cidre. 
Cidre de ménage. Poiré ou vin de poi- 
res. Petit poiré. Poire de ménage. Bois- 
son de fruits sauvages. Boissons defruits 
secs. Vin de raisins secs. Hydromel pu 
vin de miel. Vins de fruits de liqueur. 

V® PARTIE. Etudi: suii lks levures 
DE VIN. Chap. XIV. Caractères et rôle 
des levures. Des divers microorganismes 
autres que les levures existant sur les 
raisius. De la levure elliptique. Des 
bouquets développés par la levure el- 
liptique pendant la fermentation. Cul- 
ture des levures de choix. Fermentation 
de la vendange par ensemencement des 
levures de vin cultivées (comment se 
font les essais de levures cultivées sur 
la vendange). Description de quelques 
expériences faites sur des vins levures. 
Conclusions. 



ma 



LL tldllÉ FlULKÇÀlAS 



Vî* MRfÎE. DiSTILLAT'IÔ>î DES tlNâ. 

CÎÉAP. XV. Eaux-de-vie et ti'ois-sîx de 
viùs. Généralités. lûfluence dé la nature 
du vin sur les qualités de Teau-de-l^iè. 
Des divers alambics pour la productioii 
des eaux-de-vie et des trois-six. Appa- 
reils distillatoires à production continue. 
Enfûtag^e, vieilHssemelït et amélioration 
des eatix-dë-vie. Èatix-de-Vîë des Cha- 
renteâ on de CognaC. Edtix-de-vie d'Ar- 
magnac. EaUx-de-Vie préparées avec dû 
trois-six de vin. Eaux-de-tie préparées 
avec des trois-six d'industrie. Utilisation 
des principes aromatiques des vinasses. 
Distillation des vins avariés. Distillation 
de^ lies. — ChAp. XVI. EaU^t-de-Vie et 
trois-six de marc^. Extraction du tartre. 
Ëaux-de^vie dô fruits. Conservation du* 
inarc. Eaux-de-vie de marcs. Trois-six 
de marcs. Extraction du tartre renfermé 
dans les marcs et dans les lies. Éàux-de- 
vie de cidres et de poirés. Eatlx-de-vîe de 
fruits. Eaux-de-tié de framboises, de 
fraises, de groseilles et autres fruits à 
baies. Kirsch. Eaux-de-vie de prunes, 
d'abricots et de pêches. Eaux -de- vie de 
fruits aecs. Eaux-de-vie de miel, de sucre 
de canne. Coupage des eaux-de-vie. Ta- 
bleau de mouillage, d'après Duplais, in- 
diquant le nombre de litres d'eau à 
ajouter à l'hectolitre d'alcool pour ré- 
duire celtii-ci entre 50* et 60*. 

Appendice. Refroidissement des moûts 
eu fermentation dans les pays chauds. 
Leur réchaufTemeut dans les régions 
froides. Autre méthode pour obtenir des 
piquettes avec les marcs de raisins. 

CHLOROSE ET DÉPÉRISSEMENT 

Traitement de la Chlorofle* — Dépérissement 
des Vignes greffées 



La chlorose présente cette année une 
intensité exceptionnelle, par suite des 
pluies prolongées du printemps de 1894 
arrivant après une sécheresse comme 
celle de 1893, 

La question du traitement de la chlo- 
rose s'impose à l'attention de tous les 
viticulteurs. Théoriciens et praticiens 
sont d'accord sur un point essentiel .-.ils 
reconnaissent tons l'action des sels de 
fer pour amener le reverdissement des 



plants jaunes ; fnais ils sont ditîsés sur 
le mode d'application de ces sfels. 

îfous préconisons, d^tliiÉ 1888, les 
traitements par dissolution (1 kil. pour 
10 litres d'eau) employée ftn mois d'août 
au pied des ceps. L'expéi-ience a cons- 
taitlment confirmé la valeur de ce pro- 
cédé et l'importance du choik de Tépoque 
de l'année où il est appliqué. 

Nos premières expériences nous a- 
vaient indiqué la supériorité des traite- 
melits faits du 1 5 août àà S ou 6 sep- 
tembre. Cedx de jtiiû et de juillet 
n'avaient pas la même efficacité, ceux 
d'automne et d^hiver donnaietit de mé- 
diocres résultats. ïl y a là nn premier 
point à retenir : l'époque que nous si- 
gnalons précédant de quelques jours, au 
moins dans le Sud-Ouest, la formatiou 
des radicelles nouvelles qui devront ali- 
menter la plante au printemps suivant, 
l'action du sulfate de fer consiste sur- 
tout, selon toute probabilité, à favoriser 
là multiplication et la croissance des ra- 
dicelles. Le sulfate de fer n'agit point 
dans l'intérieur de la plante, puisque le 
reverdissement des ceps ainsi traités ne 
s'effectue pas toujours la môme année et 
que cependant ces ceps ne rechutent pas 
l'année suivante comme ceux qui ne 
sont pas traités. Si l'action du traite- 
ment est sensible la première année, 
c'est sur les jeunes feuilles de la pousse 
d'août qui sont vertes dès leur naissance 
et qui apparaissent après la formation 
des nouvelles radicelles. 

Ce qui prouve bien, en outre> que l'ac- 
tion du sulfate de fer s'exerce sur la 
multiplication et la croissance des radi- 
celles, c'est que le traitement ne réussit 
définitivement que si le pied est jeune 
ou si on a soin, dans le cas où le pied 
est âgé, de faire des cuvettes assez 
grandes pour atteindre l'extrémité des 
racines. 

Voici d'ailleurs la formule du traite- 
ment telle que nous l'avons donnée en 
1889: 

l*» Creuser autour de chaque pied une 
cuvette qui sera assez profonde pour se 
rapprocher du collier de racines le plua 
superficiel ; proportionner la largeur de 
la cuvette à la tignenr du pied et par 



hk tieM nuMÇAUtÈ 



conséquent à retendue de son système 
rsdiculaire. de manière à faire baigner 
des radicelles dans la solution de sulfate 

de fer; 

2* Dans le courant du moi» d'août^ 
verser dans la ouvette 10 litres d'une 
solution de 10 kiIog« de sulfate de fer 
dans 100 litres d*eaui Aug'menter la 
quantité auiyant la vigue r des Ceps, 
ou bien renoureler^ à peu de jours diu'- 
terYalle, deux fois le traitement pour les 
pieds vigoureux ; 

2p Beoouvfir laeuvette de terté meu- 
ble. 

A la solltf de quelques emais, le tfai- 
tement par les fedilles atec des solu- 
tions de sulfate de fer nous avait paru 
d'une cfflcadté lieu durable et difficile à 
obtenir^ otème par des traitements soU' 
vent répétés. 

Le reverdissement ne nous paraissait 
sVffèctuer que locftlement là où les 
gOQttes de liquide mouillaient assez 
longtemps la fediKe ; les pieds malades 
sa dernier degré ne reverdissaient mê- 
me point. Nous disions en 1892 (1) que 
• le traitement par aspersion sur les 
feuilles n'empêche pas le retour de la 
chlorose lor^n'il réussit h la faire dis- 
paraître: son eîfet n'est que momen- 
tané... » L^explication de cet Insuccès 
relatif noua est donnée par ce fait que 
la chlorose ne se produit jamais sans 
une lignification trop rapide des racines 
coïncidant avec un arrêt de la multipli- 
cation et de la croissance des radicelles : 
le terrain étant cause de ce double dan- 
ger pour la plante, on est eu droit de se 
demander comment le traitement par 
les feuilles pourrait le conjurer. 

Le traitement par aspersion des feuil- 
les pourrait être employé cependant, 
comme adjuvant du traitement par les 
racines, ou lorsque le reverdîssement 
commence sans traitement. 

Mais nous avons toujours regretté 
<iue beaucoup de viticulteurs, notano- 
tûeut au Cougrès de Montpellier eussent 
persisté à mettre le traitement par les 



(1) Aoi0 iur la Cktoro9e, p. 78. — Bordeaux, 
*'érel el Fils. 



feuilles au même niveau que le traite* 
ment par les racines. 

La Revue de viiieuliure a publié les 
résultats d*expérienoes faites à la station 
de Cognae qui tranchent la question 
aussi nettement que possible. 

L'emploi de sels de fer solùbles par 
aspersions sur le feuillage sur la basé 
de 6 grammes de sulfate réel par litre 
d'eau et de la bouillie noire de M. Rous- 
selier ont donné des reverdissements 
variables d'intensité suivant la persis- 
tance des agents sur la feuille (la bouil- 
lie noire a produit un reverdissement 
complet là où elle a persisté), mais ces 
reverdissements n'ont pas eu de durée : 
les reverdissements dus à la bouillie 
noire, au tartrate, au nitrate de fer^ 
n'ont pas persisté^ car un mois après le 
traitement les feuilles traitées, surtout 
les nouvelles pousses, commençaient k 
redevenir jaunes... le sulfate de fer dis« 
sous dans l'eau (500 grammes par 10 li* 
Ires) et mis au pied des ceps a été plus 
long à produire son efFet, mais les vignes 
qui l'avaient reçu sont restées vertes 
jusqu'à la fin de la végétation. 

L'auteur (M. Gouirand, préparateur de 
la station viticole de Cognac) ne dit pas 
à quelle époque les traitements ont été 
faits, ni si les traitements ont eil des 
résultats confirmés en 1894, mais il dé« 
montre, ce qui est important, que le 
traitement par solution au pied des cepa 
est beaucoup plus efficace que celui par 
aspersion. 

Nous disons, en conséquence, aux vi- 
ticulteurs: si vous voulez traiter par 
aspersion, traitez aussi souvent que pos- 
sible et seulement les pieds qui comment 
cent à reverdir ou ceux qui seront trair 
tés en solution au pied. Mais si vous 
tenez à ne pas multiplier les traitements^ 
bornez- vous à traiter en août avec des 
solutions à 10 0/0 au pied des ceps et 
dans les conditions que nous avons énu- 
, noérées plus haut. 

On s'alarme beaucoup, cette année, de 
dépériisements assez nombreux dans les 
vignes américaines greôees. Ces dépé- 
rissements sont caractérisés, comme 
nous l'avions déjà dit, en mai, par des 
i flages de forme noroMle, mais mincea^ 



224 



LA. TIONB VRANÇâIBB 



courtes et à pousse arrêtée. Les pieds 
ainsi atteints n'ont nullement Tappa- 
renée des pieds rabougris à feuille cris- 
pée dont nous avons parlé ici assez sou- 
vent. Nous conserverons pour ces der- 
niers seuls le terme rabougrissement. 

Le public rattache les dépérissements 
à la fiécheresso de 1893 et à l'épuise- 
ment qui a pu être la conséquence d'une 
récolte trop abondante. Il y a de tout 
cela dans le fait constaté, mais il im- 
porte d'établir comment cela s'est pro- 
duit pour en tirer des conclusions au 
point de vue cultural. 

Tous les pieds de vigne, bien loin de 
là, ne sont pas en voie de dépérisse- 
ment, de nombreuses pièces n'en pré- 
sentent pas un seul cas ; nos renseigne- 
ments et nos observations personnelles 
nous conduisent à avancer que les pieds 
atteints ont éprouvé un grillage pres- 
que complet des feuilles eu juillet et 
août et que, par suite, ces pieds ont 
subi un arrêt dans la multiplication et 
la croissance des radicelles et n'ont pas 
pu emmagasiner des réserves pour la 
pousse du printemps. 

Les observations directes en déchaus- 
sant les ceps chétifs confirment cette 
proposition, car le système radiculaire y 
paraît très faible dans la partie formée 
en 1893, et Texamen microscopique 
révèle bien l'arrêt de croissance et l'ab- 
sence des réserves. 

Tandis que les racines des ceps chlo- 
roses montrent des cellules à parois for- 
tement lignifiées et à peu près vides de 
réserves, que celles des pieds vigoureux 
et sains ont des cellules moins lignifiées 
remplies de réserves, les racines des 
pieds chétifs ont des cellules moins li- 
gnifiées que celles des pieds vigoureux 
(ce qui indique un arrêt dans l'évolution 
des racines) et absolument vides de ré- 
serves. 

C'est d*ailleurs dans les sols grave- 
leux ou silico-argileux secs et dans les 
pièces travaillées en terre sèche que ces 
dépérissements sont les plus nombreux, 
c'est-à-dire dans les milieux où la séche- 
resse de 1893 fit le plus de mal. 

Ce qui se passera est assez facile à 
prévoir; comme la racine (contraire- 



ment à ce qui se produit dans les cas 
chlorose) est en état de fonctionner, e 
absorbera peu à peu les éléments, el 
formera quelques radicelles nouvelles el 
le relèvement aura lieu ainsi progressif 
vement mais lentement : il faudra peut 
être, plusieurs années avant de voir ces 
ceps très vigoureux. i 

L'emploi, sous forme d'arrosage, d'éi 
léments fertilisants immédiatement asâi* 
milables, faciliterait incontestablement 
ce relèvement. 

Les façons nombreuses et superficiel 
les agiront dans le même sens. 

Mais au printemps prochain, il ne 
faudrait pas hésiter à faire des défonce- 
ments, et à fumer entre les rangs afin 
de créer un milieu très favorable à la 
formation des racines. — Il faudrait ré- 
péter ces défoncements périodiquement. 

Ce sera là décidément la formule de 
la culture rationnelle des vignes amé- 
ricaines très résistantes au phylloxéra. 
— Il sera indispensable de faire tout ce 
qui sera nécessaire pour leur faciliter la 
multiplication et la croissance des radi« 
celles, dont elles ont besoin beaucoup 
plus que les vignes françaises (en rai- 
son de la lignification rapide de leur 
système radiculaire) et qui rencontrent 
de grandes difficultés pour croître et 
multiplier dans beaucoup de terrains, 
dans les sols compactes et dans les sols 
calcaires, pat exemple. 

G. Caze-aux-Cazalkt , 

Président du Comice viticole et agricole 
de Cadillac. 

Nota. — Les vignes françaises oot 
éprouvé, elles aussi, en outre du phyl- 
loxéra qui les décime de plus en plus, 
des dépérissements analogues à ceux 
que nous venons de décrire, et, notam- 
ment, de la chlorose qui n'a pas, mani- 
festement, d'autre cause que la scche* 
resse de 1893. 

(Feuille vinicole de la Girondt.) 

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Septième Volume. — (Nouvelle série) — Juin 1894 



SOMMAIRE 

Pbcmiére Partie : Armoriai général de France. — Documents historiques : Les Ordres de Che- 
valerie : Saint-Lazare et Notre-Dame du M'^nt-Carmel (suite). — Catalogue des généraux 
Français, connétables, maréchaux de France, lieutenants généraux, maréchaux de camp 
(suite). 

Dei xiÈve Pahtie : Notices généalogiques : Millon de la Morlière, d'Ainval, de Pomeroy, d'Ailly 
de Verneuii, d'Aumont, de Montherlant, de la Yerteville. — Notes d'Ëtat-civil nobiliaire : 
Mariages et décès du mois de jum et rappel des mois précédents. 

Thoisièvb Partie: Variétés, Bibliographie, Chroniques : Avis à nos abonnés; La famille Duplais 
des Touclies. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 



LES ORDRES DE CHEVALERIE 



SAINT-LAZARE ET NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL(0 



Cette bulle porte que le principal 
siège de TOrdre sera toujours fixé dans 
un pays soumis à la domination fran- 
raise ; qu'on appellera Grand Maître' 
le chef de cette nouvelle milice ; que 
le droit de conférer cette dig^nité, lors- 
qu'elle vaquera, appartiendra au seul 
roi de France ; que celui qui aura été 
pourvu demandera dans les trois mois 
après sa nomination la confirmation 
du Saint-Siège ; que le grand maître 
admettra dans Tordre le nombre de 
chevaliers qu'il lui plaira, pourvu qu'ils 
soient français de nation, sujets du 

(1) V. le numéro du mois d'avril col. 201-209. 



roi, d'extraction noble et qu'il fassent 
vœu de chasteté conjugale et d'obéis- 
sance au grand maître, qui nommera 
de son autorité aux prieurés, comman- 
deries, bénéfices dépendants de Tordre ; 
que les chevaliers mariés en premières 
et secondes noces, pourront posséder 
des pensions sur les bénéfices jusqu'à 
la somme de cinq cents ducats d'or de 
la chambre ecclésiastique et le grand 
maître jusqu'à quinze cents ; que même 
les uns et les autres conserveraient les 
pensions qu'ils auraient obtenues 
comme clercs avant d'avoir été reçus 
chevaliers dans Tordre, privilège con- 
firmé par Tédit du mois de décembre 



331 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



332 



1672, enregistré au conseil le 23 février 
1673. 

L'assemblée générale du clergé ayant 
cru voir dans ces dispositions une 
atteinte à ses droits sur les revenus des 
bénéfices accordés aux chevaliers, 
quoique mariés, une députation com- 
posée de M. Frémiot, archevêque de 
Bourges et des cardinaux de Joyeuse, 
de Gondi, de Sourdis, du Perron, de la 
Rochefoucauld et de quelques autres 
prélats, fut envoyée auprès du roi pour 
demander la révocation de ce privilège. 

Le Roi déclara qu'il n'avait point as- 
signé aux chevaliers les revenus des 
bénéfices ni des prélatures, mais seule- 
ment ceux des hôpitaux et des com- 
manderies qui appartiennent ou ont 
appartenu à l'ordre de Saint-Lazare et 
qu'insensiblement on en avait dé- 
pouillé. I Quant au droit de posséder 
des pensions sur toutes sortes de béné- 
fices, ajouta le Roi, c'est un bienfait 
qu'ils tiennent du Pape et que j'ai cru 
devoir confirmer. » Les remontrances 
restèrent donc sans eflFet; le statut n'é- 
prouva aucune modification, et depuis 
il a toujours fait loi (1). 

En 1599 le roi Henri IV avait accepté 
la démission de la grande maîtrise don- 
née par Aimar de Chaste (2) et l'avait 
remplacé par Charles de Gayaud. 

Jean-Charles de Gayand, issu d'une 
maison noble établie d'abord en Beau- 
jolais et depuis dans le Dauphiné, 
était fils de Balthazar de Gayand, sgr 
de MoncerolleSj qui épousa vers la fin 
d'octobre 1558 Marguerite de Châtes 
ou de Chaste, sœur du grand maitre de 



ri) V. Gautier de Sibert^ HiêL de A'. D. du 
JUant Cartnel, 1772. 

(2) Aimard de Chaste, nommé lieutenant gé- 
néral de la Nouvelle France (Canada), avait 
songe à faire une expédition au Canada ; il 
avait même chargé le capitaine Champlain 
d^aller préparer le succès de l'entreprise, parles 
mesures convenables et en avait fait Tarme- 
ment h ses frais. 

A son retour en 1605, lorsque Champlain 
rentra dans le port de Dieppe^ Aimard de 
Chaste était mori le 13 mai précédent. Il fut 
enterré à Dieppe dans TégUse des Minimes. 









Saint-Lazare et fille de haut et puis- 
sant seigneur François de Châtes et 
et bailli de Velay et de Paule de 
Joyeuse, fille de Jean, vicomte de 
Joyeuse, chevalier de l'ordre du roi, 
son lieutenant-général en Languedoc. 
En 1604 Henri IV conféra la grande 
maitriâe de Saint-Lazare à Philibert 
marquis de Nérestang, sur la démis- 
sion de Jean-Charles de Gayand (7 sent. 
1604). ^ ^ 

Cette démission fut donnée évidem- 
ment pour laisser au roi toute liberté 
de suivre ses projets de fusion de Tor- 
dre de Saint Lazare avec la nouvelle 
institution de celui de Notre-Dame du 
MontCarmel, dont la grande maîtrise, 
dans la pensée du roi, devait être con- 
fiée à un personnage qui par sa nais- 
sances et ses services en rehausserait 
réclat. 

Le choix de Philibert de Nérestang 
donnait à ces deux conditions une sa- 
tisfaction complète. 

f Ce seigneur, dit Gautier de Sibert, 
dont la noblesse remontait jusqu'au 
XI* siècle pouvait compter parmi ses 
aïeux des défenseurs de l'Etat et de la 
Religion. Sa maison établie en Auver- 
gne et depuis dans le Velay, avait pro- 
duit plusieurs grands hommes dont les 
noms sont consignés dans les fastes de 
la nation. L'on voit ent'rautres un 
Philippe de Nérestang se signaler dans 
les armées de Simon comte de Mont- 
fort, contre les Albigeois ; un Jean de 
Nérestang mériter par ses exploits mi- 
litaires le gouvernement de la ville de 
Layaur; un Etienne de Nérestang ob- 
tenir dès le xni° siècle l'office de grand 
bailli de la Haute-Auvergne, dignité 
que ses descendants possédèrent jus- 
qu'à Philibert de Nérestang. 

( Cet Etienne eut pour fils Etienne 
II, cinquième aïeul d'Antoine, marquis 
de Nérestang, sgr d'Antremont, de 
Saint-Didier, de Saint Just et d'autres 
lieux, qui fut tué eu 1577 devant la 
ville d'Issoire, où quantité de noblesse 



333 



LB BULLETIN HéRALDIQUE DE FRANCK 



334 



.'t 



îait accourue pour aider le duc de 
Nevers à terminer heureusement le 
M'g-»» de cette place. 

« Philibert, fils d'Antoine, entra au 
':ervice dès ses plus jeunes années; il 
:ûmmandait une compagfnie d'ordon- 
i.ance pour la Lig'ue lorsque Henri IV 
parvint à la couronne. Bientôt le mar- 
{uis de Nérestang se rangfea sous les 
enseignes du nouveau roi, dont il ob- 
tint pour récompense de sa fidélité un 
répriment d*infanterie ; peu après il 
rerut le cordon de Saint-Michel qui lui 
fut donné par le connétable Henri de 
Montmorency. » 

II 

L'ancien ordre de Saint-Lazare vir- 
tuellement dissous par la bulle du pape 
Innocent VIII en 1490 n'avait pas re- 
pris une existence bien régfulière. En 
France comme en Savoie il se fondit 
dans deux nouvelles institutions dites 
de Saint-Maurice, en Savoie, et de 
Notre-Dame du Mont-Carmel, en Fran- 
cj^ auxquelles les biens de l'ordre de 
Saint-Lazare furent attribués comme 
dotation, en maintenant le nom de 
Saint-Lazare comme souvenir (1). Ainsi 
que nous Tavons dit, le roi Henri IV 
tit cette union non de Tordre du Mont- 
Carmel à celui de Saint-Lazare, comme 
plusieurs auteurs Tout écrit, mais de 
Tordre de Saint-Lazare à celui de No- 
troDame du Mont-Carmel, conformé^ 
ment aux lettres patentes que nous 
croyons devoir reproduire : 

« HENRI, par la grâce de Dieu, Roi 
de France et de Navarre, à tous 
ceux qui ces présentes verront, Salut. 
Notre Saint Père le Pape ayant à notre 
îïupplication, faite par notre ambassa- 
deur, résidant près de sa personne, par 
sa bulle du quatorze des calendes du 
Tûois de mars dernier, érigé et insti- 



<1) On a appelé les chevaliers de Saint-Lazare 
chevaliers de Saint-Ladre et Ton trouve encore 
ce nom dans quelques anciennes épitaphes de 
cheraliers. On les appelait aussi Lazarites. 



tué en notre royaume, un ordre à titre 
de la Vierge Marie, ou Notre-Dame du 
Mont-Carmel, ainsi que le contient la 
bulle dont copie est ci- attachée sous le 
contre scel. Savoir faisons que nous 
ayant bien agréable le contenu en icelle, 
et désirant, en ce qui nous sera possi- 
ble, promouvoir à rétablissement d'ice- 
lui^ orner et enrichir de mérites conve- 
nables à la splendeur d'icelui, pour 
l'augmentation de la gloire de Dieu, 
en celui notre dit royaume, que nous 
espérons de voir réussir ladite insti- 
tution, avons de notre science certaine, 
puissance et autorité royale, éteint et 
supprimé, éteignons et supprimons 
par ces présentes Testât de Grand-Maî- 
tre de Saint- Lazare qui a eu cidevant 
lieu en nostre dit Royaume, et en ce 
faisant avons toutes et chacunes les 
commanderies, prieurés et bénéfices, de 
quelque qualité et condition qu'ils 
soient, qui ont été sous le dit titre et 
en la collation, provision et autres dis- 
positions du Orand-Maltre, unies et 
annexées et attribuées, unissons, an- 
nexons et attribuons audit ordre et mi- 
lice de Notre-Dame du Mont-Carmel, 
pour dorénavant estre tenus, possédés 
et desservis par le Grand-Medtre, qui 
sera par nous establi ; et les comman- 
deurs, chevaliers et autres officiers qui 
seront créés par le dit Grand-Maître, 
en vertu du pouvoir qui lui sera don- 
né pour cet effet, nonobstant tous sta- 
tuts et institutions à ce contraires, et 
nonobstant opposition, ou appellation 
quelconques, des quelles, si aucunes 
interviennent, nous avons retenu et 
réservé, retenons et réservons la con- 
naissance et jurisdiction à nous et à 
notre Conseil d'Etat, et icelle interdite 
et défendue, interdisons et défendons 
à toutes nos cours et juges quelcon- 
ques. Si donnons en mandement à nos 
amés et féaux conseillers, les gens 
tenant notre Grand Conseil, que ladite 
Bulle et ces dites présentes ils fassent 
enregistrer et le contenu d'icelles ob- 



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335 



LB BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



336 



server inviolablement, sans permettre 
qu'il y soit contrevenu en aucune sorte 
et manière, car tel est nostre plaisir, 
etc, 

f Donné à Fontainebleau au mois 
d'avril Tan de grâce 1608 et de nostre 
règne le dix-neuvième. 

Henry. » 

Le roi nomma le 4 avril 1608 Phili- 
bert de Nérestang grand maître du 
nouvel ordre de chevalerie, comme il 
rétait déjà de celui de Saint-Lazare. 
Paul V accorda sans difficulté à M. 
de Nérestang les bulles confirmatives 
des provisions données par le roi. 

On a dit que malgré le texte des let- 
tres patentes de 1608 la grande maîtrise 
de Tordre de Saint-Lazare n'avait pas 
été supprimée, par cette raison que ces 
lettres patentes n'avaient été ni véri- 
fiées par une cour souveraine, ni con- 
tresignées par un secrétaire d'Etat. 
Elles se trouvent dans les manuscrits 
de Brienne conservés à la Bibliothèque 
du Roi, aujourd'hi Bibliothèque na- 
tionale. D'après Gautier de Sibert, c'é- 
tait un projet qui n'eut vraisemblable- 
ment pas d'exécution puisque Louis 
XIII donna au Grand-maître Claude de 
Nérestang, successseur de Philibert, 
deux provisions séparées une pour la 
grande maîtrise de chaque ordre, mais 
il ne cite pas d'autre exemple et dans 
la suite il n'y eut qu'une seule nomi- 
nation pour la grande maitrise des or- 
dres royaux hospitaliers et militaires 
de Notre-Dame du Mont-Carmel et de 
Saint-Lazare de Jérusalem. 

D'ailleurs, la môme année Henri IV 
de Tavis de son Conseil unit l'ordre de 
Notre-Dame du Mont-Carmel avec ce- 
lui de Saint-Lazare, afin que l'un et 
l'autre pussent jouir des mômes biens 
et des mômes privilèges. Le brevet 
d'union des deux ordres enst^mble fut 
expédié le dernier jour d'octobre 1608. 



« Depuis cette époque, dit encore 
Gautier de Sibert, les ordres de Saint- 
Lazare et N.-D. du Mont-Carmel ont 
continué d'ôtre réunis, sans cesser de 
subsister Tun et l'autre (1) de manière 
que les grâces qui leur ont été accor- 
dées ont toujours été communes, que le 
titre de Grand-maître de l'un a été in- 
séparable de celui de Grand-maître de 
l'autre, et que les chevalier.s sont éga- 
lement chevaliers de Saint-Lazare et 
de N.-D. du Mont-Carmel. Cette union 
procure à l'ordre de Saint-Lazare le 
double avantage d'être le plus an- 
cien des ordres militaires de la chré- 
tienté et d'être spécialement l'ancien 
ordre de l'auguste maison de Bour- 
bon. 9 

Henri IV en instituant l'ordre de 
N.-D. du Mont-Carmel avait eu le pro- 
jet de former, avec les chevaliers de 
l'ordre, une compagnie pour sa garde 
particulière, qui le suivrait à la guerre, 
comme la garde écossaise créée sous 
Charles YII, et les autres compagnies 
des gardes du corps» lorsque le poi- 
gnard de Ravaillac vint mettre fia à 
la vie du meilleur des rois, « trop tôt 
t pour le bonheur de la nation et en 
« particulier pour la gloire des deux 
t ordres; • et les chevaliers, au lieu 
de former un corps d*élite se dispersè- 
rent dans les régiments de leur choix, 
servant de préférence dans celui de 
Nérestang, que le roi avait donné au 
grand-maître Philibert de Nérestang*. 



fA suivre) 



L. R. 



(1) On ne peut voir dans ces mots qu'une sub- 
tilité puisque les biens de l'ordre de Saint- 
Lazare servirent h doter celui de Notre-Dam<' 
du Mont-Carmel et que le premier n'eut ni ju- 
ridiction ni existence légale en dehors du «second: 
il n'y eut plus de chevaliers de Saint-Lazare 

2ui ne le fussent aussi de Notre-Dame du Moni- 
armel, cette seconde appellation pn'cédanl 
toujours l'autre, comme en Italie les chevaliers 
des Saints Maurice et Lazare. 



XV 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



338 



CATALOGUE DES GÉNÉRAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(Suite) f f 



MARÉCHAUX DE FRANCK 

{Sxdte) 

1693 

Ânne-Hilarion de Costentin, comte 
«le Tourville, lieutenant général des 
armées navales, maréchal et vice-ami- 
ml de France, fut destiné dès son en- 
fance pour être chevalier de Malte ; il 
se distingrua dans divers combats. En 
ir)69 le roi lui confia le commandement 
d'un de ses vaisseaux de gfuerre, et il 
se trouve à partir de cette époque dans 
toutes les batailles navales qui se li- 
vrèrent de son temps ; il fit plusieurs 
prises sur les Algrériens et autres cor- 
saires de la mer Méditerranée et Adria- 
tique; il fut chef d'escadre en 1677 et 
servit sous les ordres dn maréchal de 
Vivonne; il accompagfna le marquis 
(lu Quesne dans ses expéditions contre 
Ruyter. En 1682 il fut nommé lieute- 
nant g-énéral des armées navales et se 
trouva au bombardement et à la prise 
de Gênes en 1684 ; au bombardement 
de la ville d'Alger, et la contraignit a 
demander la paix et à rendre un nom- 
bre considérable d'esclaves chrétiens 
de toutes les nations. Le roi lui donna 
en octobre 1689 la charge de vice-ami- 
ral du Levant; il gagna le 10 juillet 
1690 la bataille de Bevezières dans la 
Manche, contre les flottes anglaise et 
hollandaise réunies; en 1691 il soutint 
avec 44 vaisseaux pendant Jl heures 
l'effort de 90 navires de la flotte enne- 
mie, et il se serait retiré sans perte si 
les vents ne lui eussent point été con- 
traires. Il fut honoré de la dignité de 
maréchal de France au mois de mars 
1693, et continua ses services jusqu'à 



la paix de Riswick en 1697 ; il mourut 
à Paris le 27 mai 1701 à l'âge de 89 ans 
et fut enterré à Saint-Eustache. 

Il était le troisième fils de César de 
Costentin, comte de Fismes et de Tour- 
ville, capitaine d'une compagnie d'or- 
donnance en 1632 ; gentilhomme de 
la chambre de Louis de Bourbon prince 
de Coudé et de Lucie de la Rochefou- 
cauld, dame d'honneur de la princesse 
de Condé, veuve de Geoflfroy de Dur- 
fort, baron de Cuzaguez. 

Il ép. le 15 janvier 1690 Louise- 
Françoise Laugeois, veuve de Jacques 
Darot, marquis de La Popelinière, fille 
de Jacques Laugeois, sgr d'Imber- 
court, secrétaire du roi, dont il eut : 
1. Louis- Alexandre, colonel d*un régi- 
ment de son nom, tué à l'attaque de 
Denain le 24 juillet 1712, à l'âge de 
22 ans ; 2. Luce-Françoise, mariée le 
26 juillet 1714 à Guillaume- Alexandre- 
de Galard de Béarn, comte de Brassac. 

Françoise de Costentin, sœur du 
maréchal de Tourville, ép. Annet Jou- 
bert de la Bastide, sgr de Chateau- 
Morand, dont le fils Joseph-Charles, 
marquis de Château -Morand, gouver- 
neur-général de Saint-Domingue et de 
la Tortue, fut lieutenant-général des 
armées du roi le 1" décembre 1720 et 
mourut le 30 juin 1722. 

La famille de Costentin, sgrs de 
Tourville, est originaire de Normandie 
et de la presqu'île du Cotentin, counue 
depuis Guillaume de Costentin, vivant 
en 1300 ; la noblesse de ses descendants 
fut reconnue par arrêt de la Cour des 
aides de Normandie de l'an 1577, par 
jugement des commissaires au règle- 
ment des tailles du 22 décembre 1635, 
et parjugementde Chamillart en 1667. 



339 



LB BULLETIN HÂRALDIQUE DB FRANCS 



340 



La branche aînée dite de Coutainville 
s'éteignit avec Charlotte-Lucie, morte 
sans être mariée le 14 janvier 1716, et 
celle de Tourville sortie de la précé- 
dente au huitième degré, vers 1570, 
s'éteignit comme nous venons de le 
voir, dans le cours du xviii® siècle. 

Le frère aîné du maréchal de Tour- 
ville, François-César de Costentin ou 
Cotentin, comte de Fismes et de Tour- 
ville, colonel d'un régiment d'infante- 
rie, maréchal de camp, mort en 1667, 
avait épousé Jeanne de Sauvage, 
morte en son château de Vauville, vi- 
comte de Saint-Sauveur-le- Vicomte, 
en 1703, fille unique de Julien, sgr de 
Fontenay, de Marcoul et de Vauville 
et d'Anne de Cotentin de Coutainville 
(branche aînée de la famille), dont la 
ipostérité paraît s'être éteinte à la troi- 
sième génération, vers le milieu du 
xviii* siècle. 

De gueules^ à un bras armé (Targent^ 
sortant du côté senestre de Vécu^ tenant 
une épée de même surmontée d'un cas- 
que mis de côté^ aussi d*argent. 

1693 

Anne«Jules duc de Noailles, pair et 
maréchal de France, chevalier des or- 
dres du roi, gouverneur du Roussillon, 
vice-roi de Catalogne, capitaine de la 
première compagnie des gardes du 
corps, né le 4 février 1650, suivit le roi 
en Lorraine en 1663, servit ensuite 
dans les gardes du roi envoyés au se- 
cours des Hollandais contre l'évêque de 
Munster en 1665;il eut plus tard le com- 
mandement dans les expéditions faites 
en Franche- Comté, en Flandre et en 
Lorraine. Il suivit le roi comme 
aide de camp dans les conquêtes sur 
les Hollandais et en Franche-Comté. 
En 1677, il fut fait maréchal de camp, 
duc de Noailles et pair de France sur 
la démission de son père, puis gouver- 
neur du Roussillon et de la ville de 
Perpignan. Su 1681 il eut le comman* 



dément en chef de la province de Lan- 
guedoc et fut nommé Tannée suivante 
lieutenant général des armées du roi ; 
il servit en Flandre en 1685 ; pendant 
trois années consécutives il commanda 
les camps formés dans la plaine d'Achè- 
res. Le 31 décembre 1688 il fut nommé 
chevalier des ordres du roi, mais c'est 
en Roussillon et en Catalogne qu'il 
eut l'occasion de déployer ses grandes 
qualités militaires, stratégiques et 
administratives ; il reconquit et orga- 
nisa le Roussillon en rejetant définiti- 
vement les Espagnols au delà des 
Pyrénées. Le 27 mars 1693 il fut 
nommé maréchal de France et cheva- 
lier de Saint-Louis. En 1694 il prit les 
villes de Palamos, de Girone, d'Ostalric 
et de CastelFollit et pendant cette 
campagne il fut nommé vice-roi de 
Catalogne. En 1700 le roi le char^>"ea 
conjointement avec le duc de Beauvil- 
liers de la conduite du roi Philippe V 
qu'il accompagna avec les ducs de 
Berry et de Bourgogne jusqu'à l'en- 
trée de ses états. Il mourut à Versail- 
les le 2 octobre 1708 en sa cinquante 
deuxième année. Son corps fut porté à 
Paris et enterré à Notre-Dame. . 

Il était fils d'Anne duc de Noailles, 
pair de France, lieutenant-général des 
armées du roi le 12 septembre 1650, 
capitaine de la première compagnie 
des gardes du corps, chevalier des or- 
dres du roi et de Louise Boyer, dame 
d'atour de la reine Anne d'Autriche. 

La maison de Noailles est une des 
plus anciennes et des plus illustres de 
la province du Limousin. La terre et 
le château dont elle porte le nom sont 
situés prés de Brives et de Turenne. 
Elle établit sa filiation depuis 1248. 
Les sgrs de Noailles sont connus de- 
puis 1023. 

Le père du maréchal avait obtenu 
rérection du comté d'Ayen en duché- 
pairie, par lettres du mois de décembre 
1663. Il mourut à Paris en 1678. 

Il avait ép. le 13 décembre }645 



u\ 



LE fiULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



342 



Louise Boyer, fille d'Antoine Boyer, 
sirr de Sainte-Geneviève-des Bois, et 
ie Françoise de Vig-nacourt, nièce de 
i'ux grands maîtres de Malte. 

Anne-Jules, duc de Noailles, ép. le 
13 août 1671 Marie-Françoise de Bour- 
nonville, fille unique d'Ambroise, duc 
"i<r Bournonville, chevalier d'honneur 
f\c la reine, gouverneur de la ville de 
Paris, et de Lucrèce- Françoise de la 
Vii'uville. Il eut entr'autres enfants 
Adrien-Maurice, duc de Noailles, pair 
ie France, comte d'Ayen, etc., grrand 
d'Kspag'ne, chevalier des Ordres du 
roi et de la Toison d'Or, lieutenant- 
:rènéral des armées du roi, ép. le 31 
mars J698 Françoise-Charlotte-Ama- 
1'> d'Aubig-né, nièce de M"*® de Main- 
tenon, et fut la tige des ducs de Noail- 
les et de Mouchy. 

De gueules, à la bande d'or, 

1693 

Nicolas Catinat, sg-r de Saint-Gra- 
tieu, ne le l^ septembre 1637, com- 
mença à servir dans la cavalerie et se 
fiistiugua au siège de Lille en 1667. 
Le roi lui donna une lieutenance puis 
uue compagnie dans le régiment des 
ïiardes, où il rendit des services consi- 
d'erables en 1672, 1673 et 1674 dans les 
g-uerres de Flandres et de Franche- 
<'omté ; il fut fait, en 1676, major gé- 
lieral de l'infanterie française et con- 
serva cette fonction malgré sa nomi- 
nation de brigadier en 1677; il fut 
commandant à Dunkerque en 1678 et 
maréchal de camp en 1680. Il eut le 
commandement des troupes envoyées 
au duc de Savoie en 1685 pour répri- 
mer les révoltes religieuses qui avaient 
éclaté dans les vallées. Il déploya tant 
^»^ sagesse dans cette mission délicate 
que le roi lui donna le gouvernement 
lie la ville et de la province de Luxem- 
bourg, 

Après sa nomination comme lieute- 
uaot général dea armées, il servit h 



Philisbourg sous Mgr le Dauphin, 
étant le commandement en Italie con- 
tre le duc de Savoie et gagna contre 
lui la bataille de Staffardo qui fut sui- 
vie de la prise de Suze en 1690 et de 
celles de Villefranche, de Nice en 1691, 
de Montmélian en 1692. 

Il fut fait maréchal de France le 27 
mars 1693, puis chevalier de Saint- 
Louis au mois d'avril. Cette môme an- 
née, le 4 octobre, il battit complète- 
ment le duc de Savoie dans la plaine 
de la Marsaille, en Piémont et lui fit 
subir des pertes énormes. Il commanda 
dans le pays jusqu'à la paix en 1696. 
Il eut de nouveaux succès en Flan- 
dres, où il assiégea et prit Ath ; dans 
le commandement des armées du roi, 
en Italie, il fut blessé à Chiari en 1701 
et eut en 1702 le commandement de 
Tarmée d'Allemagne. En 1705 le roi le 
nomma chevalier de ses ordres. 

Il mourut, sans alliance, le 23 fé- 
vrier 1712, dans sa 74® année, en sa 
terre de Saint Gratien, près Paris, où 
il s'était retiré. 

Il était fils de Pierre Catinat, sgr de 
la Fauconnerie, conseiller au parlement 
de Paris en 1623, mort doyen du par- 
lement eu 1676, et de Françoise Poisse, 
dame de Saint Gratien, fille de Jacques 
Poisse, aussi conseiller au parlement 
de Paris, sgr de Saint Gratien et de 
Catherine Gobin, et d'après Laches- 
naye-Desbois de Catherine Tiraqueau. 

La famille Catinat était originaire 
du Perche et connue depuis Nicolas, 
sgr de Bougis, lieutenant-général du 
bailliage de Mortagne en 1573. Ses 
descendants ont donné, outre le maré- 
chal, cinq conseillers au parlement de 
Paris, et un secrétaire du roi en 1630, 
Jacques Catinat sgr de Bougis, oncle 
du maréchal de France. 

Le père du maréchal eut seize en- 
fants dont Nicolas était le cinquième. 
Deux autres suivirent la carrière des 
armes : Charles-François, sgr de Dircy, 
né Iç 29 Bepteoibre 1635| )ieuteo»pt 



■é^ 



343 



XB BULLETIN HÉRALDtQUB DE FRANGB 



344 



puis capitaine dans les gr&i'des fran- 
çaises mourut au siège de Lille en 
1667; Guillaume, sgr de Croisilles, né 
en 1639, capitaine du régiment des 
Gardes en 1667, après son frère, se re- 
tira à cause de ses infirmités et mou- 
rut le 19 mars 1701, sans avoit été 
marié. 

Deux autres frères du maréchal en- 
trèrent dans les ordres; une sœur 
Françoise Catinat, née en 1627 se maria 
le 21 avril 1652 à Claude Pucelle, fa- 
meux avocat au parlement de Paris et 
mourut en 1702. Les autres enfants 
moururent jeunes. 

Cette famille s'éteignit avec l'arrière 
nièce du maréchal, Marie-Renée Cati- 
nat, fille de Pierre, conseiller au par- 
lement de Paris, sgr de Saint-Mars et 



de Marie Fraguier, fille d'un conseiller 
au parlement, mariée : 1^ en 1724 à 
Jean -Antoine de Saint-Simon, marquis 
de Courtomer, mestre de camp du régi- 
ment de Soissonnais, mort deux mois 
après son mariage ; 2° le 29 août 1720 
à Guillaume de Lamoignon sgr de 
Montrevault, maître des requêtes, puis 
présidente mortier au parlement de 
Paris, dont elle n'ent pas d'enfants. 

Marie-Françoise, sœur de Marie-Re- 
née, née le 3 décembre 1703, épousa 
Jean-François Le Vayer, maître des re- 
quêtes, mort le 5 mai 1764. 

D* argent^ à la croix de gueules^ char- 
gée de neuf coquilles d'or. 



(A Suivre) 



L. R. 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. — NOTES D'ÉTAT CIVIL NOBILIAIRE 



MILLON 
De la Mohlibrb, 

D*AlNVAL, DK POMEROY, 
D'AiLLY DK VbRNBCIL, 

D'AuMoNT, DE Montherlant, 
De la Vbrtbvillb 

La famille Millon, en Picardie, ori- 
ginaire de Royaucourt, bailliage de 
Montdidier, connue depuis le commen- 
cement du xvi<^ siècle, par ses services 
militaires, a été rendue illustre par 
Jean Millon de la Morlière, écuyer, ca- 
pitaine d'une compagnie dans le régi- 
ment de la cavalerie étrangère, puis 
capitaine de Chevau-légers, lieute- 

(i; La notice que nous publions eit extraite 
d*un à/émoire hUtùHque et généalogique iur (et 
Millon (de Picardie), rédigé, d'après les docu- 
ments authontiques, par M. Arthur de Jousselin, 
et imprimé en 1881^ Grande imprimerie de la 
Somme, 27, rue Capperonnier, à Montdidier, 



nant-colonel de cavalerie au régiment 
du Buisson et lieutenant de roi en la 
ville de Montdidier en 1G58. Le roi 
Louis XIII lui accorda des lettres de 
Chevalerie pour lui, ses enfants et pos- 
térité mâle, au mois de décembre 1636, 
en souvenir de sa conduite au siège de 
Corbie, occupée par les Espagnols, où, 
disent les Lettres patentes, i il monta 
• le premier à la brèche d'une grosse 
t tour en tête de ses gen-», s'en empara 
I malgré une défense opiniâtre et le 
I feu qui déjà la consumait, et contri* 
f bua par cette action intrépide à faire 
t rentrer cette place sous notre obéis* 
I sance. • 

Afin de mieux perpétuer encore 
cette action d*éclat le roi lui permit 
€ de mettre, apposer et faire blasonner 
c en ses armoiries une tour embrasée, 
f surmontée de det^ épe'es nues en «^* 



itai^ 



»5 



LB BULLBTm HÉRALDIQUE DB FRANCE 



346 



« toir^ et les porter désormais telles 
t qu'elles sont icy dépeintes. > (Let^ 
très patente* du mois de décembre 1636.) 

Sans énomé/er ici tous les grades 
militaires qu'obtinrent les membres 
(le la famille Millon, nous nous bor- 
nons à sig'naler un lieutenant de roi, 
trois gouverneurs de la ville de Mont- 
didier, un grouverneur de la ville de 
Besançon, un major de cette même 
place et six chevaliers de Saint- Louis, 
dont cinq sous le règne de Louis XIV, 
eofin de nombreux officiers de la mai- 
son du roi, et un député aux Etats 
généraux de 1789. 

Les registres de Fétat civil de Ro- 
jaucourt ayant été détruits dans un 
incendie au commencement de Tan 
1600, il n^a pas été possible de faire 
remonter la filiation au-delà de : 

I. — Robert Millon, qualifié écuyer, 
dans son contrat de mariage, sgr 
d'Âbbémonty fief dépendant de la pa- 
roisse de Royaucourt (1567-1644) ; il 
habitait sa maison seigneuriale d'Ab- 
bémont et possédait les fiefs de la Mor- 
lière, d'Aumont et de Margimont et fut 
enterré dans Téglise de Royaucourt ; il 
avait ép. Françoise Lefébure du Sart, 
dont il eut : 

1. Jean qui suit, auteur des branches 
de la Morlière, d'Ainval, de Pomeroy, 
d*Ailly de Verneuil ; 

2. Anne, née en 1602, mariée à mes-* 
sire Trou vain de Grimond, garde du 
corps du roi ; 

3. Robert qui a fait la Br. G, dite de 
Margimont, éteinte ; 

4. Antoine, qui a fait la Br. D. dite 
dWumont, d'où sont sorties celles de 
Montherlant et de la Verteville ; 

5. Pierre, qui eut pour fils autre 
Pierre, chef de fourrière du duc d'Or- 
léans, né en 1668, cp. en 1695 Ma- 
deleine Pilon de la Tour, dont il eut : 
Pierre, capitaine exempt des gardes 
du roi en la prévoté de son hôtel, ép. 
le 6 juin 1735, Marië-Jeanne-Autoi- 
nette Millon, fille d'Antoine Millon de 



Montherlant et de Marie-Jeanne Budin 
de Wavrignies, dont : Angélique-Fran- 
çoise qui suit^ et cinq enfants morts 
jeunes ou célibataires. 

Angélique-Françoise Millon , ép. 
Antoine Cosme, dont une fille Louise- 
Françoise, mariée en 1791 à Louis- 
Joseph de Guillebon de Fumechon, 
dont la fille épousa son cousin Alexan- 
dre de Guillebon. 

6. Loys, né en 1625, mort en bas 
âge. 

Br. DE LA MORLliÎKÈ ET d'AiNVAL. 

II. — Jean Millon, écuyer, sgr de la 
Morlière, né en 1598, capitaine d'une 
compagnie dans le régiment de la 
cavalerie étrangère, capitaine de che* 
vau légers, lieutenant-colonel de cava- 
lerie au régiment du Buisson, lieute- 
nant de roi en la ville de Montdidier, 
par lettres du 30 mai 1658, se distingua 
particulièrement aux sièges de Corbie 
et de Montdidier, fut fait chevalier hé- 
réditaire par lettres patentes du roi 
Louis XIII (décembre 1636); il cp. en 1648 
Françoise Le Caron, fille de messirc 
Le Caron du Petit-Mailly, président en 
l'élection de Montdidier et mourut le 
24 décembre 1666 ; il fut inhumé dans 
le chœur de l'église Saint-Pierre à 
Montdidier ; sa veuvô ép. messire 
Henri de Blainville, chevalier de 
Saint-Lambert et mourut le 12 décem- 
bre 1689. 

Il eut de son mariage cinq enfants : 

1. Pierre, chevalier, sgr de la Mor- 
lière, né le 21 mai 1649, capitaine au 
régiment royal de la marine, servit 
sous le maréchal de la Fcuillade au 
siège de Candie, puis capitaine au ré- 
giment de Forez, chevalier de Saint- 
Louis, eut le gouvernement de Mont- 
didier en 1686 ; il mourut le 22 février 
1751, et fut inhumé comme £on père 
dans le chœur de l'église Saint-Pierre 
à Montdidier ; il ép. 1<* Madeleine Ma- 
let, fille d'Hector, sgr de l'Autel, $>ans 



* - — •«■■^— -■>•«•'— ^ 



049 



LB BOLlATIN HÉRÀLDIQUB ÛE 9RÂN0S 



348 



enfants ; 2° le 24 septembre 1711 Marie 
de Fourment, sans enfants. 

Il avait acheté le 7 février 1704 la 
terre d'ALinval-Septoutre à Robert de 
Parthenay, et n*ayant pas d'enfants il 
légua sa fortune à son frère Charles 
Millon, sgr d'Abbémont, qui fut après 
lui gouverneur de Montdidier. 

2. Charles, qui suit; 

3. Françoise, née en 1660 ép. Jean 
de Lye, sgr de Beaupigny, officier de 
réchansonnerie de Monsieur, duc d'Or- 
léans, frère du roi ; 

4. Anne, née en 1662, morte jeune ; 

6. NicolasvFoseph, écuyer, sgr de 
fiaint Sauveur, né en 1666» capitaine 
au régiment de Maulévrier, chevalier 
de Saint-Louis en 1695 avec une pen- 
sion de 800 livres, gouverneur de 
Montdidier en 1695 conjointement avec 
son frère Pierre ; mort sans être marié 
le 8 février 1703: 

III. — Charles Millon, chevalier, sgr 
d^Abbémont, né en 1658, lieutenant au 
régiment de Forez, puis capitaine aide- 
major au régiment de Broissia ; pre^ 
mier capitaine au régiment de Forez, 
major de la citadelle de BesançoD| 
gouverneur de Montdidier, en 1706, 
chevalier de Saint-Louis le 5 juin 1715. 

Il ép. Jeanne-Thérèse Fournier, dont 
U eut six enfants : 

. 1. Marie-Thérèse, née en 1690 à Be- 
sançon ; 

: 2. Olaude-Françoise-Gabrielle, née en 
1691, à Besançon; 

3. Anne-Thérèse-Françoise, née en 
1696, à Besançon» religieuse à Montdi^ 
dier; 

' 4. Bernardine-Françoise, né en 1697 
à Besançon, morte jeune ; 

6- Pierre-Charles, né en 1699, mort 

jeune à Besançon ; 
6. Pierre-Charles- Antoine, qui suit. 

IV. — Pierre<3harles-Antoine Millon, 
chevalier, né le 3 novembre 1703, à Be« 



sançon, sgr d'Ainval (1), comme héritier 
de son oncle Pierre Millon ; eoseigne 
dans le régiment de Fontanges, capi« 
taine au régiment de la Chesnayc, 
fourrier des logis du roi en 1733, fut 
admis à la vétérance de la maison du 
roi en 1761, mort à Montdidier en jan* 
vierl773. 

Il ép. en 1735 fiuzanne Randon de la 
Randonnière, dont il eut cinq enfants : 

1. Charles, né en 1737, mort jeune; 

2. Jean-Louis, qui suit ; 

3. Augustin, qui a fait la Br. fi. 
d'Ailly de Verneuil ; 

4. Louis-Jean Millon de Montdésir, 
né en 1744, mort sans ôtre marié; 

5. Marie-Jeanne-Françx>i8e, née en 
1748, mariée à Jacques-Edouard de Ye* 
rani de Yarennes, receveur des tailles 
& rélection de Montdidier, veuf de 
Marie-Jeanne d'Ain val du Frétoy. 

V. — Jean-Louis Millon, chevalier, 
sgr d'Ainval, de Pomeroy, d'Ailly de 
Verneuil, d'Héricy, etc., né le2jan* 
vier 1740, entra cadet aux gardes en 
1766, lieutenant en 1760, quitta ^a^ 
mée pour complaire à son oncle mater^ 
nel M. Randon de Boisset, Tun des 
grands collectionneurs du temps de 
Louis XV, conseiller du roi et receveur 
général des finances de la généralité 
de Lyon, qui luitransmit sa charge le 
12 avril 1769. 

Il prit part en 1789 aux. assemblées 
de la noblesse de Melun à cause de son 

fief d'Héricy. 

■ ■ ' ■ * ■ ■ " 

(1) La terre d'Ainval avait déjà donné son nom 
.à la maison d'Ainval en- Vimeu, d'ancienne clie- 
Valérie, connue depuis Arnoul d'Ainval, cheva- 
lier, sire d'Ainval, (\vl\ vivait en i180. Leur filia- 
tion suivie est établie depuis Gaillaume d'Ainval, 
chevalier, sire d'Ainval en Vimeu^ t|tti vivait su 
commencement du xiv« siècle, et ()ui avait ëpoust' 
Barbe d'Amerval. 

Cette famiUé a été maintenue dans nobie^^e 

far jugements de MM. Bignon et de Bernage eo 
701. i7!<J, 1717. 

(V. le Butieiin de 1887, col. 531-5S6). 
Elle s'est alliée deux fois, comme on le vcrri 
plus loin^ avec la famille Millon, en 1655 et en 
1742. La branche ainée finit avec Mlle d'Ainvil 
de Braclie, lille du comte d'Ainval et la biancli* 
cadette a deux représentants, Albert et Jacques 
d'Ainval du Frétoy. 



•.litii 



rftaa*^M^ 



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349 



LE BULLETIN HâRALDIQÛB DK FRANCS 



350 



Il ép. en 1771 Antoinette-Maurice 
Bureau de Sérand^y, fille de Philippe- 
Alexia, conseiller du roi et receveur 
^néral des finances de Champagne. 
Elle mourut le 2 janvier 1836 à 83 ans, 
au château d'Héricy. 

Il eut de son mariage quatre enfants: 

1. Antoine-Pierre, qui suit ; 

2. Augustin, né en 1775, mort jeune; 

3. Augustin^Noël Millon de Pome- 
roy, né en 1778, marié à Eupbrasie 
Fombert de Yillers, dont la mère était 
sœur de M. de NuUy d'Hécourt, long- 
temps maire de Beau vais ; ils ne lais* 
sèrent que des filles : a. Clémentine, 
mariée en 1837 à Joseph- Antoine Lim- 
perani député de la Corse, consul de 
France & Venise, officier de la Légion 
d'honneur (1), grand oncle paternel de 
Fernand Limperani qui a épousé sa 
iille ; b. Palmyre, mariée à M. Edouard 
Breuil, conseiller à la cour d'appel 
d'Amiens, chevalier de la Légion 
d'honneur, dontpostérité; c. Euphrasie, 
morte religieuse, supérieure des sœurs 
de la Charité, à Blaye. 

4. Julie^Marie MilIon d'Ain val, née 

(1) ÀTtnt Ja réunion de la Corse à la France, 
la famlUe de Giovanni Limperani (le nom de 
Limperani, mil aremplaeé celui de Giotanni, est 
Tenu en 1746 par héritage et substitution — 
voir V Armoria f Corse de Colonna de Cesari 
Rocca) avait joué un rôle important dans les 
luttes des Corses, contre les Génois, au cours 
desqueUes trois membres de celte famille péri- 
rent durant la première moitié du siècle der- 
nier. Depuis la conquête française^ elle a donné 
doq ofiiciers au Royal-Corse, dont un iieute- 
nanl-colonel, chevalier de Saint-Louis ; un com- 
missaire du Roi en 1790; un général de brigade 
sous le premier Empire ; deux députés ; un mi- 
nistre plénipotentiaire, commandeur de la Lé- 
Kîon d'honneur; des ma çistra ta, etc. Elle avait 
également produit un nisturien corse réputé, 
GioTan-Paoïo Limperani, et un custode du 
Saint-Sépulere, mitre, délégué apostoliaue en 
Palestine et en Syrie,. mort à Alep en 1771. 

Limperani porte : Parti, de gueules au phénix 
d'argent, et d^azur au brasier de gueules sur une 
terrasêede sinoplt; et brocfuini sur le tout: une 
fasce d'azur chargée d'une étoile d'argent. 

Ces armes ont été substituées, ainsi que lo 
nom, à celles de Giovanni qui portait: lyor, à 
deux faites de sable aecompagnées en chef d^une 
Ujur d^mzur posée sur la fasce supérieure. 






en 1780, ép. Casimir Piètre du Vivier, 
officier du génie et mourut en 1870 
sans postérité. 

VI. — Antoine-Pierre Millon d'Ain- 
val, né en 1773, avait suivi son père 
dans rémi^ation et fut officier dans 
Tarmée des princes ; rentré en France 
en 1801, il ép. en décembre de la môme 
année Louise-Joséphine Mercier, fil- 
leule de Monsieur, frère du roi, et de 
Madame, Marie-Joséphine*Louise de 
Savoie, princesse de Sardaigrne ; son 
père était offiicer de la maison de Mon- 
sieur. 

11 eut de ce mariage trois enfants : 

1. Louise-Eugrénie, née en 1803, 
morte en 1818 ; 

2. Edmond, qui suit ; 

3. Louise, née en 1811, mariée au 
colonel baron Oondalier de Tugny, fils 
du général du même nom, dont posté- 
rité. 

VIL — Edmond Millon d'Ainval, né 
le 7 septembre 1805, entra au service 
dans les gardes du corps du roi Char- 
les X et le quitta en août 1830 ; il 
rentra plus tard dans Tarmée avec le 
grade de chef de bataillon au 61« de 
ligne, et fit la campagne de Crimée. Il 
était chevalier de la Légion d'honneur 
et prit sa retraite après cette campagne 
qui avait ruiné sa santé. 

Il ép. Marie -Clémence de Tardy de 
Montravel, fille d'Auguste-Alexandre, 
colonel d'artillerie, et de Julie de Bo- 
hon ; il mourut à Narbonne le 8 jan* 
vier 1874, laisant un fils et une fille : 

1. Augustin- Joseph-Marie-A/at^rice, 
qui suit ; 

2. Marie, mariée le 8 novembre 1868, 
avec Guillaume Bories, ancien magis- 
trat, avocat à la cour de Montpellier. 

VlII. — Augustin-Joseph-Marie-il/flw- 
rice Millon d'Ainval, né le 22 mai 1851, 
ép. le 9 octobre 1876 Charlotte-Marie- 
Marguerite du Cos de la Hitte, fille de 
Casimir-Odet-LouiSy comte du Cos de 



351 



LK BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



352 



la Hitte, et de Catherine-Marie-Joséphe 
Leyiiac. 
Il a eu de son mariage cinq enfants : 

1. Clémence-Marie-Odette, née à 
Montpellier, le 5 septembre 1880 ; 

2. jMarie-Josèphe, née à Montpellier, 

le l**" septembre 1882 ; 

3. Françoise-Marie-Louise-Herminie, 

née à Orléans, le 14 octobre 1884 ; 

4. Françoise-Marie-Lucile, née à 
Choisy-le-Roy, le 17 février 1887 ; 

5. Jean-François-Marie-Louis, né à 
Toulouse, le 21 avril 1894. 

Le dernier né a reçu à son baptême 
le- nom de la Morlière, qui perpétue le 
souvenir de son ascendant Jean Millon 
de la Morlière. 

Br. d'àilly de Verneuil 

Br. B.-V. —Augustin Millon, écuyer, 
sgrd'Ailly de Verneuil, né en 1742, 
receveur-général des domaines à Pa- 
ria, conseiller du roi et administrateur 
général des forêts et domaines du roi ; 
il ép. le 4 février 1773 Marie-Antoinette 
de Laleu, petite-fille de Jean de Laleu, 
échevin de la Ville de Paris en 1691, 
d'une famille qui avait donné plusieurs 
écheviufl dans les siècles précédents, 

11 eut de son mariage deux enfants : 

1. Emilie, née en 1773, ép. en 1789 
le marquis de Villebayne, sans en- 
fants ; 2<» en 1794 Henri-François-Ma- 
rie de Journel, né a Lyon en 1763, dé- 
puté en 1815, mort à Perpignan en 
1822, dont: Alphonse et Gaston de 
Journel. 

2. Alphonse, qui suit : 

VI. — Alphonse Millon d'Ailly de 
Verneuil, directeur général de la Mon- 
naie à Pondichéry, où il épousa en 
1816 Lucile Mézéréon-Monneron, dont 
le père avait été député du Vivarais 
aux Etats Généraux en 1789. 



Il eut de son mariage trois enfants : 

1. Henri- Alexandre, qui suit; 

2. Alphonse-Auguste, né le 22 juillet 
1822, officier de dragons, cp. Folicie 
Bassée, dont trois filles ; 

3. Janvier-Gustave, né le 31 janvier 
1824, capitaine de vaisseau, directeur 
du personnel au ministère de la ma- 
rine jusques en 1880, décédé en mars 
1884 ; il était commandeur de la Lé- 
gion d'honneur et du Nicham-Iftikar, 
du Sauveur de Grèce, deN.-D. deGua- 
dalupe, de Saint-Grégoire le Grand, 
marié en 1850 à Juliette Auger, fille de 
Jules Auger et de Evelina Le Mort de 
la Roche, dont la mère était née com- 
tesse de Nugent. 

Il eut de ce mariage trois enfanta 
parmi lesquels : 

Augustine-Marie, née en 1851, ma- 
riée le 28 novembre 1878 à Auguste- 
Jean-Marie de Kerambosquer, capi- 
taine de frégate, chevalier de la Lé- 
gion d'honneur. 

VIL — Henri-Alexandre Millon 
d'Ailly de Verneuil, né le 26 janvier 
1821, chef de bureau de la caisse des 
dépôts et consignations, chevalier de 
la Légion d'honneur, commandeur du 
Medjidié, ép. en 1847 miss Louisa 
Hammond, de famille anglaise. 

Il eut de ce mariage trois enfants : 

1. Edmond-Gustave qui suit ; 

2. Lucile, née en 1851, ép. le 26 juil- 
let 1883 Paul Lonoet, lieutenant de 
vaisseau ; 

3. Maurice-Gustave, né en 1858, agent 
dechange à Paris, mariéà N.. Trichard. 

VIII. — Edmond-Gustave Millon 
d'Ailly de Verneuil, né en 1848, capi- 
taine d'artillerie de la marine, cheva- 
lier de la Légion d'honneur, ép. en 
1877 Carlotta- Maria Carrera Saint-Hu- 
bert. 

fA Suivre). 



353 



LB BULLETIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



354 



Notes d^Ëtat civil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS DE JUIN 

BT RAPPEL DKS MOIS PEicéoSNTS 



PAeYîppe-Marie-Ferdinand de Rohan- 
Chabot, comte Philippe de Rohan-Cha- 
bot, ué en 1861, ancien officier, fils de 
Henri-Raoul-Léonor, vicomte de Ro- 
lian-Chabot et de AdelaïderBerthe de 
Chabrol-TournoëU avec Anne-Marie- 
Thérèse le Clerc de Juig-né de Lassi- 
Srny, fille de Paul-Louis-François le 
Clerc, vicomte de Juigné de Lassigrny 
et de Jeanne-Marie-Madeleine Curé de 
la Chaumelle. 

Le mariage a été célébré le 15 mai, 
en Tégrlise Saint-Thomas-d'Aquin, à 
Paris, dans la plus stricte intimité en 
raison de la mort de la comtesse de 
Jarnac, cousine grcrmaine du marié. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte Fernand de Rohan-Chabot , 
son oncle, et le comte Hoger de Cha- 
brol-Chaméane, son cousin; pour la 
mariée : Agoard Guignon de Neubourg, 
son grand oncle, et Edme-Méry le 
Clerc de Juigné de Lassigny, ancien 
officier, son oncle. 

Le marié à deux frères et deux 
sœurs : *Stf'6ra^-Marie-Gaspard-Henri, 
officier de cavalerie ; 2/owû-Marie- 
François, officier d'infanterie; Mar- 
^wmfe-Marie-Frauçoise ; Jeanne-MA- 
rie-Berthe. 

(V. pour la maison de Rohan-Chabot 
le Bulletin de mai 1894, col. 312-313.) 

Ecartele, aux 1 et 4 de gueules à 
neuf mdcles d^or accolées et rangées en 
fasce, 3, 3, 3, qui est de Rohan \ aux 2 
et 3 d'or à trois chabots de gueules ^na^ 
géant amont Veau, qui est de Chabot. 

Devises : Concussus sur go ; Potiùs 
mori quam fœdari. 

La branche des Le Clerc de Juigné 
de Lassigny, se rattache à la maison 
chevaleresque des Le Clerc de Juigné, 



en Anjou, par Nicolas Le Cierc XP du 
nom, sgr de Juigné, Conlaines, etc., 
qui ép. 1<» Jeanne Bouvarde ; 2° Mar- 
guerite Le Voyer de BoUée. Du pre- 
mier lit est venu Jean, auteur de la 
branche des marquis de Juigné d'au- 
jourd'hui, et du second lit : Colas IIP 
du nom, exécuteur testamentaire de sa 
mère le 14 juillet 1420, qui eut pour 
fils Pierre Le Clerc, sgr des Roches, 
gouverneur de la ville et château de 
Sablé en 1480. 

Pierre Le Clerc ép. le 15 août 1446 
Marguerite Sibiels et eut pour fils 
Méry ou Emery auteur, par filiation 
suivie, de la branche de Lassigny, dont 
le nom est porté depuis Louis Le Clerc, 
écuyer, sieur de Lassigny, né à Paris 
le 14 février 1618. 

(V. le Bulletin de 1885-1886, col. 127, 
183-190.) 

D'^argent^ à la croix de gueules en- 
greslée de sable et cantonnée de 4 ai' 
glettes du même y becquées, onglées et pa- 
rées de gueules. 

Cimier : Un coq essorant. 

Devise: Adalta. 

Cri : Battons et abattons. 



*^k^k^^^NMMM^i^^M««^ 



Gabriel de Gosselin, fils de Alexan- 
dre-Charles de Gosselin, et de Marie- 
Julie-Philippine Panon Desbassyns de 
Richement, avec Marie Thirouin, fille 
de M. Thirouin, ancien vice-président 
du tribunal civil de la Seine, et de 
j^nia Thirouin née Goupy, décédés. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés par Mgr Tévêque 
de Versailles le 15 mai, en Téglise 
Notre-Dame de Versailles. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le baron de Mackau, député, et le ba- 



366 



LE BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRAK CB 



356 



pon Béthune, premier vice-président 
du Sénat de Belgique, son cousin ; 
pour la mariée : M. Corpechot, no- 
taire honoraire, son tuteur, et M. Gail- 
lard, député de l'Oise. 

Le marié a un frère Maurtce-Alexhu- 
dre-Marie de Gosselin qui a épousé le 
10 mai 1893 Elisabeth-Marie-Pierrette 
de Sainte-Marie d'Aigneaux. 

(V. le Bulletin de 1893, col. 283-284). 
En ajoutant que M°** de Bousquet, 
veuve d'Alexandre-Louis de Gosselin, 
décédée à Paris le 1«' mai 1893, à l'âge 
de 84 ans, était la grand-mère de 
Maurice et Gabriel de Gosselin . 

D'*argenty au chevron d'azur ^ chargé 
de 7 besants d'or, accompagné en chef 
de 2 molettes déperon de sable^ et en 
pointe^ dune aigle éployée à deux têtes 
de méme^ au chef de gueules. 



Le vicomte de Villeneuve-Barge- 
mont, fils du vicomte Klzéar, ancien 
colonel du 13* dragons, et de la vicom- 
tesse née Marguerite de La Myre, avec 
M"® de Froissard, fille du marquis de 
Froissard, et de la marquise née de 
Chabrol-Chaméane. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés, en Téglise de Saint- 
Philippe-du-Roule, à Paris, le 6 juin. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le duc de Yicence, son grand-oncle, et 
le comte Bornée de Yilleneuve-Barge- 
mont, chef d'état-major de la 5* divi- 
sion de cavalerie, son beau-frère ; pour 
la mariée : le comte de Froissard, et le 
comte d'Evry, ses oncles. 

(V. pour la maison de Villeneuve, le 
Bulleiin de 1892, col. 162). 

De gueulesy fretté de six lances d'or^ 
accompagnées de petits écussans de mé' 
me^ semés dans les interstices^ et sur le 
tout^ un écu daxur à une fleur de lys 
dor. 

Devise : Perhcec regnumet imperium. 

Le mftrquis de Froiisard, dQut la 



mère était née de Choiseul, est d'mte 
maison chevaleresque du comté de 
Bourgogne, connue dès l'an 1279. Elle 
s'est divisée en deux branches. 

Claude-François-Joseph -Ignace fat 
créé marquis de Froissard de Bersaillin, 
par lettres patentes du mois d'août 
1748, en considération de l'ancienneté 
de sa noblesse, de ses services, de ceux 
de ses ancêtres et de ses alliances. Son 
fils, chevalier de Saint Louis, avait 
épousé Gabrielle de Mailly et avait 
prouvé trente-deux quartiers, tant pa- 
ternels que maternels. 

La branche des sgrs de Broissia a eu 
des lettres patentes de marquis en 
1691. 

Les deux branches sont séparées de- 
puis le commencement du xvi* siècle. 

(V. les Bulletins de 1887, col. 113, 
218 et 683 ; et 1888, col. 360). 

D'azur , au cerf passant dor. 



*^^^^^^^^^^^^\^^^^rf^ 



Le vicomte René de Bochambeau, 
second fils de M. Eugène-Achille La- 
croix de Roehambeau, membre corres- 
pondant du ministère de l'Instruction 
publique (fils adoptif du marquis de Ro- 
ehambeau, dernier du nom) et de Mme 
Lacroix, née Dutey-Harispe, avec Mlle 
SuzanneRouxel,aa château deFoIter- 
tre, par Saint-Gaultier (Indre), nièce de 
M. Nolleval, conseiller référendaire à la 
Cour des comptes et de feu M. Clément, 
sénateur de Tlndre. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés, le 7 juin, en l'église 
Saint-Augustin, à Paris, par M. l'abbé 
Caillebotte, curé de Notre-Dame-de- 
Lorette. 

Les témoins étaient pour le marié : 
ses oncles, M. Dutey-Harispe et M. 
Marcotte de Sainte Marie; et pour la 
mariée : son oncle, M. Nolleval, con- 
seiller référendaire à la Cour des Comp- 
tes, et M. René Clément, son cousin, 
fils aîné du regretté sénateur de l'In- 
dre. 



357 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRANCS 



368 



Le père du marié, Eu gène- Achille 
Lacroix; a été adopté el; substitué aux 
noms, titre et armes deRochambeau, 
par Aug'U8te■^PAt7i'|)p<9-DonatieIl de Vi- 
meur, marquis de Rochambeau, né à 
Paris le 27 janvier 1787, pair de France 
eu 1835, mort au château de Rocham- 
beau (Loir-et-Cher), le 3 février 1868, 
sans postérité de son mariage avec 
Elisa-Pauline de Roques de Clauson- 
nette. 

PAiY/ppe-Donatien-Paul, comte de 
Rochambeau, frère aîné du marié, 
a épousé en février 1891 Mlle Au- 
vray, fille de M. Raoul Auvray et de 
Mme Auvray, née Gouin. 

(V. pour la notice sur la famille 
de Vimeur de Rochambeau, dans le 
Vendomois, le Bulletin de 1891, col. 
81-82.) 

Uazur^ au chevron rf'or, accompagné 
de 3 molettes d'argent. 

Devise : Vivre ea paix et mourir. 



•^^^^r%/^^^^^^^^^^^^ 



Le comte Armand de la Rochefoucauld, 
second fils de Marie-Charles Gabriel- 
Sosthènea comte de la Rochefoucauld, 
duc de Bisaccia et de Doudeauville , 
député de la Sarthe, ancien ambassa- 
deur à Londres et de Msrie-Georgine- 
Sophie-Edwigre-Eugénie princesse de 
Lig-ne, avec Louise Radziwill, fille 
du prince et de la princesse Constantin 
Radziwill. 

Le mariage a été célébré le 9 juin en 
Thôtel du duc de Doudeauville, dans 
un salon transforme en chapelle pour 
la circonstance, à cause de Tétat de 
maladie de la duchesse de Doudeau- 
ville, mère du marié. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes époux par Mgr Bonnefoy, 
évêque de la Rochelle. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le vicomte de la Rochefoucauld, son 
frère et le général marquis d'Abzac ; 
pour la mariée ; fm onoles, le prince 



Antoine Radziwill et le prince Domini- 
que Radziwill. 

Le comte Armand de la Rochefou- 
caud prend en se mariant le titre de 
duc de Bisaccia ; il en devait naturel- 
lement faire hommage au roi de Naples, 
et c'est pour représenter le roi Fran- 
çois II, en ce moment à Vichy, que le 
comte et la comtesse de Caserte ont 
assisté au mariage, ainsi que S. M. la 
reine Isabelle, tenant à donner à la 
famille de la Rochefoucauld un témoi- 
gnage de leur sympathie. 

(V. pour la maison de la Rochefou- 
cauld les Bulletins de 1879, col. 240 ; 
1892, col. 96-97.) 

Burelé^ d'argent et dazw\ à trois 
chevrons de gueules^ le premier éciméy 
brochant sur le tout. 

Devise : Cest mon plaisir. 

La maison de Radziwill, en Pologne, 
est issue de boyards lithuaniens; sa 
filiation remonte à Nicolas Radziwill, né 
en 1366, dont les fils furent agrégés à 
la noblesse de Pologne en 1413. Elle a 
reçu le titre de prince de Gonionz et 
de Medèle , au titre du Saint Empire, 
par diplôme impérial du 25 février 1515, 
duc d'Olyka et de Nieswicz, le 10 dé- 
cembre 1457 et comte du Saint Empire 
le 10 juillet 1653. 

Les Jagellon et les Radziwill se con- 
vertirent ensemble à la religion catho- 
lique et lorsque les premiers devinrent 
grands ducs de Lithuanie, puis rois de 
Pologne, ils confièrent aux Radziwill 
les plus hautes fonctions de TEtat, 
telles que palatins héréditaires de 
Wilna, grand maréchal de la cour, 
grand général de Lithuanie, grand 
chancelier. Une branche à l'époque de 
la réforme devint protestante ; elle a 
donné un gouverneur de la Prusse 
ducale et a contracté plusieurs alliaa- 
ces avec la maison de Brandebourg. 

Cette maison s'est divisée en troia 
lignes et de nombreux rameaux. Celui 

tjui p'ei^ établi w ^«ïice arait pow 



359 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRAJïCB 



360 



chef de nos jours ; le prince Constantin 
décédé le 6 avril 1869, marié à Adèle 
Karnicka dont trois fils : 1. le prince 
Nicolas-w^n^oine-Gustave, né en 1841, 
établi en Pologne ; 2. le prince Cons- 
^anim-Vincent-Marie, né en 1850, père 
de la mariée ; 3. le prince Dominique- 
Marie^Ignace, né en 1852. 

D'or^ à r aigle de sable membrée tVazur. 
et couronnée de gueules^ chargée d'un 
écusson écartelé : au i d^azw\ à 3 cors 
de chasse de sable liés et viroles d^or^ 
posés en pairie et joints par les embou- 
chures ; au 2 de gueules d un fer à 
cheval d'argent cloué de 7 pièces ; au 
3 de gueules^ à deux truites adossées 
dargent ; au 4 d'azur^ au croissant 
dor surmonté dune étoile de même. 



^>»^f»^^*^^^r^*0st>>^ 



Raymond de Rolland du Roquan, 
fils unique d'Armand du Roquan, dé- 
cédé en 1892 et d'Agrippine Jdanows- 
ki, sa veuve, avec Marie-Amélie de 
Léautaud, fille du baron de Léautaud, 
lieutenant-colonel au 10® hussards et 
de la baronne née Gaume. 

Le mariage a été célébré le 12 juin, 
en l'église St- Vincent, à Carcassonne. 

Les témoins étaient pour la mariée : 
le général Gaume, son grand-père et 
le commandant de Monerie son grand- 
oncle ; pour le marié : Charles de Rol- 
land du Roquan son oncle, et M. Don 
de Cépian, son beau-frère. 

La famille de Rolland, originaire de 
l'Albigeois, connue depuis le xv" siècle 
s'est divisée en trois branches : 

l^" Celle de Paris qui a donné des 
conseillers et présidents au parlement, 
des fermiers généraux, des préfets du 
!•' Empire et a porté les titres de 
comte de Chambaudouin d'Erceville, 
vicomte de Chapuis, seigneur de Yil- 
larceaux, Fontferrière, Aubreail, etc. 

2* Celle de Carcassonne, dont le 
marié est le chef actuel et qui anoblie 
en 1777 a donné un juge mage en la 
sénéchaussée de Carcassoujie, ua pré- 



sident du tribunal civil, un recevear 
général des finances sous la Restaura- 
tion, président du conseil général de 
l'Aude, etc., et dont un rameau a re- 
levé le nom de du Roquan, et un autre 
a reçu en 1818 le titre de baron de Roi- 
land de Blomac. 

3* Celle de Lorraine, éteinte après 
avoir donné des conseillers et prési- 
dents à la cour de Nancy et qui rerut 
en 1818 le titre de baron de Malleloi. 

If azur ^ au chevron d'or surmonté de 
trois étoiles dor rangées en chef^ et 
accompagné en pointe d'une levrette 
courante d*or colletée de gueules, 

La famille de Léautaud originaire 
de Tarascon en Provence, connue de- 
puis 1491 a produit des officiers distin- 
gués, un maréchal de camp, un pagre 
de Louis XVIII, un garde du corps de 
Charles X, un colonel de cavalerie 
sous le second empire, etc. 

m* azur ^ à Vanneau dor cramponné 
de quatre croix patriarcales d^or formant 
la croix. 



^>f*t»0»^^^^t^^^0^>0 



Tristan, comte de Montholon, minis- 
tre plénipotentiaire de France eu 
Grèce, officier de la Légion d'honneur, 
fils du général Charles-Tristan, mar- 
quis de Montholon, chambellan de Na- 
poléon P', son fidèle compagnon de 
captivité à Sainte-Hélène et l'un de 
ses exécuteurs testamentaires, et de 
Caroline-Jane O'Hara, sa seconde fem- 
me, décédée à Bordeaux à Tâge de 
85 ans, dans la dernière quinzaine du 
mois de janvier 1887, avec Mile Fe 
d'Ostiani, d'origine italienne, fille du 
ministre d'Italie en Grèce et de N... de 
Souza-Brivès, originaire du Brésil, 
défunte. 

Le mariage a été célébré le 13 juiu, 
en l'église catholique à Athènes. 

Le roi Georges et la reine Olga, 
ainsi que la haute société d'Athènes 
assistaient & la QéréinoAie. 



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LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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La mariée a été conduite à Tautel 
par le ministre d'Autriche, le baron de 
Kosjeck. La bénédiction nuptiale a été 
donnée par Mgrr Fe d'Ostiani, oncle de 
la mariée. A la sortie de Téglise la 
foule a fait une ovation sympathique 
au ministre de France. 

La jeune comtesse de Montholon est 
nièce de la comtesse Monteiro de Bar- 
res, et cousine g^ermaine de la com- 
tesse d'Araguaya, de la comtesse Al- 
bert de Nioac, de la baronne de Nioac et 
de la baronne Ernest de La Tour, dont 
le mari est secrétaire de la légation de 
France à Copenhague . 

Le général marquis do Montholon, 
avait épousé en premières noces Al- 
bine-Hélène de Vassal, dont il a eu 
trois enfants : 

1. Tristan, tué en Algérie en 1832 ; 

2. Charles-François-Frédéric, mar- 
quis de Montholon, décédé en 1886, 
ancien ministre plénipotentiaire, séna- 
teur de l'Empire, grand officier de la 
Légion d'honneur, ép. Marie Gratiot, 
dont : a, Adolphe, marquis de Mon- 
tholon, officier supérieur de cavalerie, 
marié à Anne Marcotte de Quivières, 
décédé en 1892 ; h. Madame Gucrin ; e. 
Madame Arago. 

3. Napoléone-Hélône de Montholon, 
veuve du vicomte du Couédic de Ker- 
goaler, dont postérité, remariée au 
comte de Lapeyrouse de Bonfils, an- 
cien préfet du Doubs, dont postérité. 

Une branche cadette, dite des comtes 
de Montholon, marquis de Sémonville, 
formée par le frère du général de 
Montholon, est représentée aujourd'hui 
par François comte de Montholon, 
marquis de Sémonville, prince romain 
d'Ombriano, appelé le prince de Mon- 
tholon-Sémonville, marié le 8 octobre 
1891 avec Léonie Hue, fille du baron 
Hue, ancien député de l'Hérault, veuve 
du comte Philibert de Chabrillan, sans 
enfants. 

(V. les Bulletins de 1887, col. 42-44 ; 
1891, col. 602. 



D*azur, au mouton passant (Tor^ sur* . 
monté de trois roses rangées du même. 

Devise : Subvenit oppresso. 



«^M^^^^MMM^^^^W«^^ 



Marie -Joseph - Pierre-Christian Olé- 
rel comte de Tocqueville, fils de feu 
Bernard- Hubert Clérel comte de Toc- 
queville et de la comtesse née Bérard 
de Chazelles, fille d'un ancien député, 
avec Alix de Chastenet de Puységur 
fille du comte Jean de Puységur et 
de la comtesse née Pourroy de Laube- 
rivière de Quinsonas. 

Le mariage a été bénit le 14 juin à 
Saint- Philippe du Roule, par le R. P. 
Bailly, assomptionniste. Cet ordre reli- 
gieux a été fondé par le R. P. Daudé 
d'Alzon, oncle maternel du comte Jean 
de Puységur. 

Les témoins étaient pour le marié, 
le comte de Sugny, son grand-oncle, 
et le vicomte de Tocqueville, son oncle ; 
pour la mariée, le comte Humbert de 
Quinsonas, son oncle, et le vicomte 
Blin de Bourdon, son cousin. 

La famille Clérel de Tocqueville 
a pris ce dernier nom de la terre de 
Tocqueville, située près de Cherbourg» 
devenue une de ses possessions vers le 
milieu du siècle dernier. Elle a été 
maintenue dans sa noblesse à la réfor- 
mation de 1667, par Chamillart en la 
généralité de Caen, élection de Yalo- 
gnes, depuis André, marié en 1525 
avec Jeanne du Mesnildot. 

Bernard-Bonaventure Clérel, comte 
de Tocqueville, était mestre de camp 
et chevalier de Saint-Louis en 1770. 

Henri-Louis-François- Joseph-Bona- 
venture Clérel, comte de Tocqueville, 
né en 1772, fut préfet sous la Res- 
tauration, pair de France en 1827 ; il 
ép. Mlle Le Pelletier de Rosanbo, petite 
fille de Malesherbes, dont il eut trois 
fils. Le second, Louis-Edouard, ép. M"® 
OUivier. C'était le grand-père du ma- 
rié, et le frère d'Alexis vicomte de 
Tocqueville, membre de r Académie des 



>a*i 



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LE BULLETIN HERALDIQUE DB FRANCE 



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sciences morales et politiques et de 
TAcadémie française, mort en 1859. 

B* argent y à la fasce de sable accompa^ 
gnie en chef de trois merleltes du même 
et en pointe de trois tourteaux de gueu- 
lesj aliàs : d*azur. 

(V. pour la maison de Chastenet de 
Puységur connue depuis 1186, le Bul- 
letin del887, col.42, etlll). 

La mariée a une sœur cadette, Isa- 
belle de Puységur. 

D'azur, au chevron d'argent^ accompa- 
gné en pointe d^un lion léopardé d*or ; 
au chef Wor. 

Devise : Spes mea Deut. 

Mortimer-Henri-jRofer/ Fournier-Sar- 
lovèze» sous-lieutenant au 5^ dragons, 
fils de Joseph-Raymond, comte Four- 
nier-Sarvolèze, ancien préfet, officier 
de la Légion d*honneur et de Margue- 
rite Ternaux-Compans, décédée, avec 
Magdeleine La Perche, fille de M. et 
de M"»® Paul La Perche, 

Le mariage a été célébré le 16 juin 
en réglise Saint-Philippe du Boule. 

M. le curé de la paroisse, avant de 
donner la bénédiction nuptiale, a pro- 
noncé une allocution touchante, qu'il a 
terminée par la bénédiction apostoli- 
que, que N. S. P. le pape Léon XIII 
avait daigné envoyer aux jeunes époux 
et à leurs familles. 

Les témoins étaient : pour le marié : 
le colonel de Waru, commandant le 
6* dragons, et M. Ternaux-Compans, 
ancien conseiller d'ambassade à Saint- 
Pétersbourg, son oncle; pour la fian- 
cée : M. Stanislas La Perche, son on- 
cle, et M. de la Garde, son beau«frère. 

Le marié a deux sœurs, l'aînée, 
Jeanne, a épousé Maurice Oirod de 
PAin, capitaine d'artillerie; la cadette, 
DeniB6| a épousé Gaston Elie de Beau* 
mont, lieutenant de cuiratsien, 



(V. lés Bulletins de 1892, col. 690- 
603; et 1893, col. 185). 

Ecartelé^ au î^^ d'azur à Vépée éCor 
en pal; au 2 d'argent, à la salamandre 
dans les flammes; au 3 d^nrgent, à la 
croix de gueules ; au 4 d*azur^ au fa- 
nion dargent frangé d*or. 

Devise ; Hino vita lux et honor. 



4M«*<«mMM«««««««MM«^« 



Le comte de Guichen, fils du comte 
de Guichen, décédé le 18 avril 1894, et 
de la comtesse née Husson de Prailly, 
avec Marthe Viellard, fille de M. Léon 
Viellard et de M™« Viellard née de BaD- 
calis de Pruines.' 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés par Mgr Turinaz, 
évoque de Nancy le 19 juin, en l'église 
Saint-Philippe-du-Roule, à Paris. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le vicomte de Guichen, son frère, et le 
vicomte de Saint-Pierre, son cousin ; 
pour la mariée : ses oncles, M. Armand 
Viellard, député de Belfort, et M. Al- 
bert de Pruines, conseiller général des 
Vosges. 

Par suite de la mort récente du comte 
Guichen, père du marié, la cérémonie 
a eu lieu dans la plus stricte intimité. 
Les deux familles, seules, y assistaient. 

La famille du Bouëxic de Guichen 
est ancienne en Bretagne où elle fi- 
gure aux maintenues de la noblesse 
de cette province, en possession de nom- 
breux fiefs ou terres seigneuriales. 
Elle est connue par ses nombreux et 
brillants services dans la marine, et 
illustrée par l'amiral comte du Bouëxic 
de Guichen, lieutenant général des ar- 
mées navales, sous Louis XVI, en 1779, 
commandeur de TOrdre de Saint-Louis 
en 1778, grand croix en 1781, cheva- 
lier des Ordres du Boi en 1784, mort à 
Morlaix le 13 janvier 1790. 

D'argent^ à trois pins dor. 



^^t*nf*^f*^^^^^*pti^ 



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LB BULLBTIN hAKALDIQUB DB FRANCE 



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Louia-^m^d^é»- Antoine Exelmans, ba- 
ron Exelmans, lieutenant de vaisseau 
embarqué sur Teacadre du Nord» fils 
du vice-amiral Maurice vicomte Exel- 
mans, décédé, et de Marie Vincent de 
Saint* Bonnet, petit-fils de Remy- Jo- 
seph-Isidore Exelmans, comte Exel- 
mans, pair et maréchal de France, sé- 
nateur, grand chancelier de la Légion 
d'honneur, avec Marie de Penfentenyo 
de Kervereg-uîn, fille d'Auguste-Eléo- 
nore-Marie de Penfentenyo de Kerve- 
re^uin, contre-amiral, juillet 1893, 
officier de la Légfion d'honneur et de 
Mlle de Gueydon, fille de l'amiral de 
Gueydon. 

Le mariage a été célébré le 20 juin, 
dans la chapelle de la marine, à Brest. 

La famille Exelmans, originaire de 
Bar-le-Duc, a donné un pair de France 
BOUS Louis-Philippe, créé maréchal de 
France en 1851, puis sénateur et grand 
chancelier de la Légion d'honneur. 
C^était le grand-père du marié, fils du 
vice-amiral, préfet maritime, décédé. Le 
maréchal Exelmans, baron de TEmpire 
le 1" mars 1812, fut créé comte en 1814. 

Le marié a un frère aîné, Octave- 
Charlea» vicomte Exelmans, officier 
d'infanterie, marié le 21 octobre 1886 
à Simone Balsan, fille du député de 
rindre au Corps législatif, et une sœur 
M"« Gaston Serres de Gauzy. 

(V. le Bulleiin de 1886, col. 602.) 

Bcarieléj au 1 des comtes militaires ; 
au 2 6^ argent au chenal cabré de sable, 
qui est Exelmans ; au 3 parti d'azur à 
la niche d^or^ et d^azur à la croix d*or, 
qui est de la Croix de Ravignan ; au 4 
^argent à six merlettes de sable. 

La maison de Penfentenio ou Pen- 
feuntenio est d'ancienne noblesse de 
Bretagne. Elle établit sa filiation de- 
puis Jean Penfentenio, marié & Amicie 
de Launav, dont le fils Jean fut com- 
pris au rôle de la réformation ou main- 
tenue de la noblesse de Tévéché de 
Léon en 1443* 



Elle s'est divisée en deux branches 
maintenues dans leur noblesse le 12 
août 1669. 

La branche aînée connue sous le 
nom de Gheffontaines, traduction de 
son nom en français, marquis de 
Cheffontaines depuis 1750, a donné à 
l'armée des officiers distingués, dont 
plusieurs maréchaux de camp et che* 
valiers de Saint-Louis, a pour chef 
Louis de Penfentenio (fils de Jonathas- 
Marie, marquis de Cheffontaioes, page 
de Charles X, officier de cavalerie, 
marié à Charlotte de Canongettes de 
Canecaude), décédé le 6 février 1882, 
marié à Mlle Huchet de Quénetain, 
dont: 1. Christophe; 2. Yvonne; 3. 
Laure. 

Louis de Penfentenio a un frère Léon 
de Penfentenio, comte de Cheffontai- 
nes, marié à Mlle de Cussy de Mande- 
ville, dont Pierre et René ; et un cousin 
gormain Henri, marié & Julie Magon 
de la Villehuchet dont un fila: Am- 
broise-Marie-Sylvain, officier de cava- 
lerie, marié en 1884 à Henriette Haro- 
couet de Saint-Georges, dont : Pierre 
et Hervé. 

La branche de Kervereguin détachée 
de la précédente au huitième degré et 
maintenue dans sa noblesse en 1669 est 
représentée : V* par Henri-Hyacinthe, 
capitaine de vaisseau, marié à Ga* 
brielle de Gueydon, fille de Tamiral, 
dont : a, Léon ; 6. Alphonse ; c. Pierre ; 
d, Marie, mariée en 1887, à Henri Ber* 
nier, officier de marine ; e. Madeleine- 
Anne-Marie, mariée en 1891 à Raoul- 
Joseph Marion de Glatigny, officier de 
chasseurs ; 2<> le père de la nouvelle 
mariée ; 3<» Henriette, religieuse ; 4l* N. 
abbé ; S<» N... mariée à Jules Briant de 
Laubriëre ; 6"" N... mariée à Félix de 
Poulpiquet de Brescanvel; T"" Clara; 
8* Marie, religieuse. 

Bureléy d'argent et de gueules de dix 
pièces. 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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Herbert d'Espag^ne, marquis de Ve- 
nevelles, avec la princesse Jeanne-MeL- 
rie-Emma-Aug'ustiiie de Croy. 

Le mariagfe a été célébré le 20 juin, 
en l'église Sainte- Clotilde, à Paris. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte Hervé de Saint-Gilles et le 
comte de Bosredon, ses cousins ; pour 
la mariée, ses oncles, le vicomte de 
Durfort et le prince Juste de Croy. 

Le marié est le fils unique de Fer- 
nand-Hippolyte -Hermin d'Espag-ne, 
marquis de Venevelles, décédé, et de 
la marquise, née Cardon de Garsigruies. 

La famille d'Espeigrne, d*Espaig*ne, 
ou d'Espag-ne, est originaire du Maine, 
où elle est très anciennement connue. 
La baronnie de Venevelles fut érig*ée 
en marquisat en 1654. 

Jean d'Espag-ne, sg'r d'Espag'ne et 
d'Aunay ép. Antoinette de Dureil, dame 
de la Brosse et en eut : Geotfroy d'Es- 
pag'ne, écuyer, sg*r d'Espag'ne, de Ve- 
nevelles et d'Aunay; il ép. Catherine 
de Coussacde Saint-IBrice, dont Lazare 
d'Espagne, écuyer, sg-r des mômes ter- 
res mentionnées ci-dessus, ép. le 13 no- 
vembre 1573 Anne Boutant de Laubon- 
nière. Ses descendants ont donné deux 
gentilshommes ordinaires de la cham- 
bre du roi en 1609 et en 1638 ; ce der- 
nier Henri d'Espagne fut commandant 
des ville et château de Belfort ; il ép. 
Suzanne Le Vasseur, fille de Louis, 
BgT de Thouars. C'est en sa faveur que 
la baronnie de Venevelles au Maine, 
composée de quatorze fiefs et mouvan- 
ces de la baronnie du Château du Loir 
fut érigée en marquisat en 1654. 

Louis d'Espaigne de Venevelles, capi- 
taine d'infanterie du régiment de 
Mailly-infanterie, fut nommé chevalier 
de Saint-Louis en 1756 et reçu par son 
père M. de Venevelles, capitaine de 
grenadiers au même régiment. 

Henri- Jacques- Louis d'Espaigne, 
comte de Venevelles, major du régi- 
ment de la Reine-Cavalerie en France, 
servant au 3<^ régiment de Chasseurs, 



nobles de l'armée de Condé, chevalier 
de Saint-Louis pendant l'émigration, 
fut reçu par M. le prince de Condé. Il 
prit part, en 1789, aux assemblées de 
la noblesse du Maine pour la nomi- 
nation des députés aux Etats-généraux 
avec Henri-Louis d'Espaigne de Vene- 
velles. 

Le marquis de Venevelles, chevalier 
de Saint-Louis, fut nommé député 
suppléant de la noblesse du Maine aux 
Etats-généraux. 

Le colonel marquis d'Espaigne de 
Venevelles fut nommé chevalier de 
Saint-Louis en 1814. 

Le comte Ernest d'Espinay St-Luc, 
a ép. Louise d'Espaigne, dont la fille 
Madeleine d'Espinay St-Luc a épousé 
le 7 janvier 1890 au château de Veil- 
lens (Loir-et- Cher) François-Xavier- 
Louis-Marie comte de Chasteigner, 
lieutenant au 3® cuirassiers. 

If azur ^ au peigne d'argent pose' en 
fasce, accompagné de trois étoiles dor, 

La mariée est fille du feu prince 
Georges de Croy et de la princesse née 
Marie de Durfort de Lorge. Elle est sœur 
du prince Louis de Croy, marié à Hor- 
tense-Eugénie-Marie-Caroline de l'Es- 
pine, fille du comte de l'Espine; du 
prince François de Croy ; de la com- 
tesse de Che vigne et de la comtesse 
Robert de Bruce. 

L'illustre famille de Croy a reçu les 
titres de prince du Saint-Empire en 
1742, grand d'Espagne, en 1598, duc 
français, en 1768 et pair de France, en 
1814. 

(V. le Bulletin de 1893, coL 356-357). 

La branche de Croy-Dulmen, à la- 
quelle appartient la mariée, porte : 

JScartelé, aux 1 el4 d^argent, d trois 
fasces de gueules, qui est de Croy ; aux 
2 et 5, d* argent, à trois doloires de gueu- 
les^ celles du chef adossées, qui est de 
Renty. 

Devise: Souvenance. 



m0»^^^M^^m0»ft0t0*tm 



369 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



370 



Marie- Joseph-ZTec^or, comte Hector de 
Monteynard, fils du second mariagre 
du yicomte de Monteynard et de la vi- 
comtesse née de Reviers de Mauny, 
avec M"« •/«^i^^^-Louise-Charlotte-Ma- 
rie Camuset, fille de M. et de Mme 
Paul Gamuset, au château de Yérigny 
i Eure-et-Loir). 

La bénédiction nuptiale a été doiinée 
aux jeunes mariés en Téglise de la 
Madeleine à Paris le 25 juin par Mgr 
Lagrange, évêque de Chartres. 

Les témoins du marié étaient: le 
marquis de Monteynard et le comte de 
Bridieu ; ceux de la mariée : le baron 
Grignon des Chapelles et M. Camille 
Carpentier. 

(V. le Bulletin de 1886, col. 35 et 657.) 

De vair^ au chef de gueules^ chargé 
d'un lion issant d'or. 

Cri : Poiiiu mari. 

Devise : Pro Deo, fide et rege. 



Henri-Auguste-Marie comte de Ro- 
bien, lieutenant de vaisseau, fils du 
marquis de Robien et de la marquise 
née de Coëtnempren de Kersaint» décé- 
dés, avec Marie-Thérèse-Joséphine de 
Bizemont fille du comte de Bizemont 
et de la comtesse née de Witte. 

Le mariage a été célébré le 26 juin 
en réglise Sainte- Clotilde, à Paris, et 
la bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes mariés par Tabbé de Giber- 
gues, supérieur des missions diocésai- 
nes. 

Les témoins du marié étaient, le 
marquis de Robien, sou frère, et le 
vice-amiral d'Abel de Libran ; ceux de 
la mariée : ses oncles, le baron Ray- 
mond de Witte, son oncle maternel, 
colonel de cavalerie, et le marquis de 
Saiut-Amand. 

(V. pour la maison de Gauteron de 
Robien, d'origine chevaleresque, le 
Bulletin de 1870, col. 349-350). 

EcarteU^ auœ 1 et 4 d^axur à 10 bit- 



lettes d'argent 4, 3, 2 et i, qui est de 
Robien ; auœ 2 et 3 d^azur à 6 coquilles 
d'argent, 5, 2 et i, qui est de Gaute- 
ron. 

(V. pour la notice sur la maison de 
Bizemont ancienne en Picardie, passée 
dans rne de France et l'Orléanais avant 
1459, les Bulletins de 1885, col. 245- 
246 ; et 1892, col. 120). 

Ll'azur, au chevron d'or accompagné 
en chef de deux croissants , d* argent et 
en pointe d'une molette d*or. 

Devise : Jungat stemma virtus. 



Joseph Torterue de Sazilly, lieute- 
nant de cavalerie, instructeur à Saint- 
Cyr, avec Marguerite de la Valette de 
Montbrun. 

Le mariage a été célébré le 26 juin 
au château de Favières (Charente- 
Inférieure). 

La famille de ïortertie de Sazilly, 
d'après ses traditions, se croit origi- 
naire d'Italie, d'où elle serait venue 
s'établir en Touraine ; une tradition 
également rapporte que lorsque Jeanne 
d'Arc arrivant à Cliinon semblait re- 
poussée des courtisans, c'est un Tor- 
terlie qui l'accueillit et lui facilita l'a- 
bord de Charles VIL 

Parmi les fondateurs de l'abbaye de 
Baugerais, la Gallia Christiana cite, 
en 1153, Gauthier Torterile (Tortavia), 
et en 1161, Hugo Tortavia (Torterue). 
On trouve des noms isolés pouvant ap- 
partenir à cette famille jusqu'en 1494, 
date à laquelle commence la filiation 
suivie, 

François Torterue, né en juillet 1494, 
était écuyer et lieutenant-gouverneur 
du château royal de Chinon ; il épousa 
en 1520 Jeanne Ribot, et avait un 
frère, Yves, qui alla s'établir à La Ro- 
chelle, où il eut de Marie Charron plu- 
sieurs enfants. 

Le fils de François, Guillaume Tor- 
terue, écuyer, lieutenant de3 mare- 



371 



LB BULLBTIN HâRALDIQUB DE FRANCS 



372 



chaux de France, épousa en 1655 Ca- 
therine Fallu du Ruau. Un de ses 
descendants, noble René Tortertle, sei- 
gneur de Razines, conseiller du roi, 
président au grenier à sel de Richelieu, 
acquit, en 1681, des Aymard, la terre 
de Sazilly, avec haute, moyenne et 
basse justice qui n'est pas sortie depuis 
lors de cette famille toujours restée 
tourangelle. 

Voici l'état des dernières générations 
de cette famille : 

François-Jean Torterûe, écuyer, sei- 
gneur de Sazilly, épousa en 1768 Mar- 
the-Louise Goujon de Saint-Florent, 
dont il eut : 1 . François, qui suit ; 

2. Joseph, qui a fait la Br. B. 
François, écuyer, etc., épousa Char- 
lotte Renault de Bellevue des Fuyes^ 
dont : 

Auguste, ingénieur en chef de la 
Compagnie du Midi qui, de Marie 
Godard, eut : 

Paul, marié à Marie DroUet d'Aubi- 
gny, demeurant au château de Sazilly 
(Indre-et-Loire). 

Bb. B. — Joseph, épousa : !• le 19 
août 1799 Marie Girault de Marconnay, 
dont Adolphe, qui sait ; 2<* le 3 avril 
1811 Hélène Moreau, dont : Jules, qui 
a fait la Br. G. 

Adolphe, garde du corps, épousa le 
25 septembre 1824 Henriette de Se- 
guins-Cabassole, dont : 1. Henri, qui 
suit ; 2. Eugène, mort sans alliance ; 

3. Amédée, capitaine d'artillerie, che- 
valier de la Légion d'honneur, blessé 
mortellement à Champigny (1870) et 
mort sans enfants de Berthe de Bros- 
sard de Favières, qu'il avait épousée à 
Bordeaux, le 6 avril 1864; 4. Anne, 
mariée à Alfred, comte d'Isle. 

Henri, marié le 24 avril 1855 à 6a- 
brielle Nicolas, fille de Frédéric, con- 
seiller à la cour^ dont : 1. Joseph, né 
le 2 avril 1864, le nouveau marié; 
2. Thérèse, mariée en 1885, à Henri de 
La Biche. 

Br. g. — Jules, marié en 1848 à 



Marie-Antoinette Le Maire de Marne, 
fille d'Auguste, chef d'escadron d'état- 
major, et de Constance de Juchereau 
de Saint-Denys. Il est mort laissant : 
1. Edwin, officier d'infanterie, mort 
sans alliance ; 2. René, qui suit ; 
3. Clémentine, alliée en 1880 à Maxi- 
milieu de Techtermann, d'une famille 
patricienne de Fribourg. 

René, officier d'infanterie, démis- 
sionnaire, marié le 28 juillet 1885 à 
Jeanne de Martin de la Bastide, fille de 
Paul, ancien conseiller général de la 
Charente. 

De gueules^ à la tortue ratnpanie (Tar^ 
gent chargée de 3 chevrons renv&rêés de 
gueules et accompagnée de 8 étoiles 
émargent 8 et ï, 

La mariée est fille de Maurice de la 
Valette de Montbrun, chevalier de 
Pie IX, ancien zouave pontifical, dé- 
cédé le 20 janvier dernier, et de Alice 
de Brossard de Favières. 

(Voir pour la notice et les armes de 
La Valette de Montbrun, le Bulletin de 
janvier 1894, col. 60-61). 



^^^^^0^0*0*0*^0^0^0^^té 



Le comte Charles-Louîs-Gabrîel de 
Kergariou, maire de Tréban et conseil- 
ler général des Côtes- du-Nord, fils du 
comte Joseph de Kergariou et de Paule- 
Marie de Lesguern de Kerveatoux, dé- 
cédés, avec M"«» Marie-Emilie Lafon, 
fille de M. Joseph Lafon. 

Le mariage a été célébré le 28 juin 
en la chapelle de la Sainte Vierge à 
Saint- Philippe du Roule h Paris. 

Les témoins du marié étaient : le vi- 
comte Armand de Lesguern et M. 
Etienne de Lauradour ; ceux de la ma- 
riée : M. Chaudruc de Crazanne, inten- 
dant militaire du gouvernement de 
Paris, et M. Guillaumot, inspecteur 
général des ponts et chaussées. 

La maison de Kergariou est une des 
plus anciennes de Bretagne, connue 
depuis le xi* siècle ; ses armes sont à la 



■^HWw«M 



rfMte 



*K BULLBTm HÉRALDIQUa DB FRANOB 



374 



^ admise 
^; est 



,n''- 



:fiurge 



Kergariou, 



l^ourlou de JRouvre, fils ca- 

.:iie(lée-Charles Boprlon de Rou- 

•i (le Marie Doë, avec M"^ Delambre. 

Le mariage a été célébré à Versailles 

dans les derniers jours du mois de juin. 

Le marié a uu frère aîaè Charles 

Bourlon de Rouvre, député de la 

Haute-Marne, marié le 6 juin 1881 à 

Marie-Geneviève-Jeanne Lebaudy, au 

château de Rosny par Mantes (Seiûe- 

et-Oise), dont : a. Jacques ; h. François; 

0. Bernard. 

La famille Bourlon, originaire de 
Saint-Dizier, remonte à Pierre Bour- 
lon dont le fils fut échevin de cette 
ville à la fin du xvii^ siècle. On lui a 
attribué une origine commune avec 
une autre famille du même nom qui 
a douué des conseillers-maîtres des 
comptes à la Généralité de Paris, et 
des coaeeillers au Parlement de Metz, 
maintenue dans aa noblesse le 13 juin 
1705, mais les preuves de cette jonction 
Q6 semblent pas avoir été faites. 
(V. Annuaire de la noblesse de 1894, 
• p. 491.) 

Louis Boarlon, capitaine des milices 
bottrgpeoises de Saint-Dizier et échevin 
de cette ville, fils de Pierre, mentionné 
plus haUti ép. . le S)0 novembre 1686 



Marie Henry et en eut trois enfants : 

1. Jacques-Louis Bourlon, sgr d'Ar* 
rigny et d'Héronville, fermier général 
de la baronnie d^Ancerville, échevin 

^ Saint-Dizier, anobli par le duc Léo- 
le 4 mai 1723, marié à Agathe 
II, dont plusieurs enfanta parmi 
.uels Nicolas-Henri, sgr d'Arrigny 
i de la baronnie de Chavanges, dont 
la petite-fille Adélaïde-Augustine, née 
en 1789, ép. : 1° Pierre-François-Char- 
les Augereau, duc de Castiglioue, ma- 
réchal de France ; 2» Charles-Camille- 
Joseph, comte de Sainte- Aldegonde ; 

2. Pierre, conseiller du roi, contrô- 
leur du grenier à sel de Saint-Dizier ; 

3. Alexandre-François, conseiller du 
roi, élu à Joinville, maître de forges à 
Charmes, marié à Marie-Anne Sou- 
chot, dont plusieurs enfants, parmi 
lesquels Pierre-Henri, sgr de Sarty et 
de Sandrupt, conseiller en l'élection 
de Joinville, fut reçu conseiller-secré- 
taire du roi le 14 mai 1777. 

Les descendants de ces trois frères 
ont formé les branches encore repré- 
sentées de nos jours. Celle de Rouvrei 
à laquelle appartient le marié a pour 
chef son frère le député de la Haute- 
Marne. A cette branche appartenaient : 
Charles Bourlon de Rouvre, officier de 
réserve dans Tinfanterie en 1876 ; Léo- 
pold Bourlon de Rouvre, ancien pré- 
fet, décédé en 1890, sans postérité; et 
sa sœur Henriette-Louise, mariée à 
Thierry-François- Joseph-Adolphe de la 
Haynade. 

La branche de Sarty et d'Hérouville 
compte de nos jours plusieurs repré- 
sentants. 

Celle dite de Moncey qui a donné 
sous le premier empire François* 
Charles-Louis, colonel d'Etat-major, 
chevalier de l'Empire en 1811, aide de 
camp du maréchal Moncey, dont il 
épousa une des filles, Anne-Françoise 
Jeannot de Moncey, et fut autorisé le 
24 mai 1819 à «jouter à son nom celui 



MM 



375 



LE BULLETIN HâRALDIQTTB DE FRANCE 



376 



de Moncey (1). De ce mariage, deux 
enfants : Charles, capitaine de cavale- 
rie, décédé le 18 octobre 1884, marié à 
Jeanne Milleron, et une fille Adrienne» 
mariée en 1857 à Pierre Bamaget. 
(V. le Bulletin de 1890, col. 114.) 
Les armes portées dans les lettres 
d'anoblissement de 1723 sont : 

UPazur^ à la fasce cT argent ^ chargée 
de trois tourteaux de gueules et accom- 
pagnée de trois roses d'or, 

(1) La subslitulion au titre de duc de Cone- 
gliano du 30 mars 1806 et à la pairie de 1814, 
fut faite le 21 décembre 1825, en faveur de 
Alphonse-Auguste Duchesne de Giileroisin, gen- 
dre d'Adrien Jeannot de Moncey, duc de Cone- 
gliano. 



La branche de Rouvre a adopté les 
mêmes armes en changreant, comme 
brisure, les couleurs ou les émaux de 
quelques pièces : 

D^azur^à la fasce d^ argent chargée 
de trois besants cTor et accompagnée de 
trois roses d*argent. 

Les armes de la famille Bourloo, 
qui a donné des Conseillers maîtres à 
la cour des comptes de Paris et des 
Ck)nseiller8 au parlement de Metz in- 
sérées dans le Bulletin de 1890, col. 114, 
étaient : D'or^ à la bande d'azur chargée 
de trois annelets du champ. 



DÉCÈS DU MOIS DE JUIN 

IT HAPFBL DBS MOIS PBiC<DBNT8 



Le comte Jean-Charles- Raoul de 
Picquot de Magny, fils de Jean-Char- 
les-Guy- Hippolyte, comte de Picquot 
de Magny et de Félicie-Laure Ferrier 
de la Clémencerie, est décédé à Paris, 
le 8 avril, dans sa quarantième année. 

11 avait épousé M"« Lambrecht, fille 
de l'ancien ministre de Tlntérieur et de 
Madame Lambrecbt, née des Courtils 
de Merlemont. 

Ses obsèques ont été célébrées le 9 
avril en Téglise Sainte- Clotilde à Paris, 
et rinhumation a eu lieu à TEtang-la- 
Ville (Seine-et-Oise). 

Il était beau-frère de MM. Louis et 
Georges Lambrecht et du marquis de 
Groucliy, et du comte de Catalan. 

Augustin de Picquot de Magny, né 
le 6 avril 1757 à Rapilly en Normandie, 
D. de Sèez, fut admis, en 1786, après 
avoir fait ses preuves de noblesse de 
quatre générations, à TËcole militaire 
de La Flèche. 

Tiercé en fasce ^ au 1 d^azur à deux 
macles d'or; au 2, de gueules dentelé 



par le htis ; au 3 d^or, à la macle 
d*azur. 



Marie-Amélie-Antoinette Thomas de 
Bosmelet, baronne douairière de Pin- 
teville de Cernon, est décédée, à Toul, 
dans la 84* année de son âge. 

La famille Thomas, sgr du Fossé et 
de Bosmelety originaire duBlaisois, oc- 
cupa d'importantes charges dans la 
magistrature, et Gentian Thomas, 
conseiller au parlement de Rouen, 
acheta la terre du Fossé (au pays de 
Bray) en 1599. Augustin Thomas, che- 
valier, seigneur du Fossé, de Forges, 
du Bosc-Roger, etc., maître des comp- 
tes au parlement de Normandie, fut 
maintenu dans sa noblesse le 28 juil- 
let 1701 (généralité de Rouen). Il eut 
pour fils, Auguste-Antoine, maître des 
requêtes au parlement de Rouen, ma- 
rié à Antoinette d'Airaines de Senlis, 
d'où est issu : 

Augustin-Antoine, lequel fut reçu 



377 



LE BULLETIN HÂRALDIQUE DE FRANCE 



378 



conseiller au parlement à dix-huit ans, 
et épousa demoiselle Magdeleine Ber- 
te ; il vivait encore en 1784. Son fils, 
N... Thomas du Fossé, a comparu à 
rassemblée de la noblesse du bailliage 
de Neufchfttel, en Normandie, en 1789, 
avec son parent, M. Thomas de Bos- 
melet. 

Le chevalier Charles Thomas de Bos- 
melet, vota à Rouen en 1789 ; il ha- 
bitait à Auffray, arr. de Dieppe. 

Cette maison a encore des représen- 
tants : Tun habite le Fossé, ancien 
domaine de ses ancêtres, et Tautre 
Auffray, près Dieppe. 

D^azur^ d 3 bandes (Tardent, 

La famille de Pinteville est origi- 
naire du Yerdunois, et connue depuis 
Ferry de Pinteville, sgr dudit lieu, si- 
tué entre Metz et Verdun, vivant au 
XII* siècle ; il allait en guerre avec ses 
hommes et sa bannière; il avait ép. 
Lamberte de Fenestrange, fille d'Adel 
d*Âpremont ; ses descendants ont con- 
tracté des alliances avec les maisons 
de Harrouel, Limbourg, Lénoncourt, 
Lutzelbourg, Dampmartin,deWatron- 
ville, etc. 

Henri de Pinteville ayant été chargé 
en 1359 par le roi Jean de la défense de 
ChalonS'Sur-Marne, ses descendants 
s'établirent définitivement en Champa- 
gne. L^un d'eux, Jean de Pinteville, ép. 
en 1560 Marie Le Roussel, dont il eut 
trois fils. Deux de ceux-ci, Jean et Da- 
niel furent les auteurs des deux bran- 
ches dont les représentants modernes : 
Jean-Baptiste de Pinteville de Cernon, 
et Pierre- Alexis, baron de Pinteville 
aont revenus en Lorraine et ont de- 
meuré à Toul. 

Cette famille a donné, dans la bran- 
che aînée, François-Antoine de Pinte- 
ville, baron de Cemon, maréchal héré- 
ditaire du comté-pairie de Chalons- 
sur-Hame, marié en 1775 à Marie- 
Louise*Constance Marquelet de Lanoue 
qui fut père de Jean-Baptiste, avocat- 



général à la table de marbre en 1783, 
député de la noblesse aux Etats géné- 
raux en 1789, membre du Tribu nat, 
conseiller maître à la Cour des comptes 
en 1807» ép. Anne Radix de Sainte- 
Foy, dont il eut: Pedre de Pinteville, 
colonel de gendarmerie, né en 1798, 
marié avec Laurence Villedieu de 
Torcy dont quatre enfants parmi les- 
quels : Mme d'Arbois de Jubainville ; 
Henri, officier de hussards, marié à 
Marie du Lédo, dont deux filles. 

François de Pinteville, frère du dé- 
puté aux Etats-Généraux, fut maire 
et député de Meaux sous la Restaura- 
tion ; il eut un fils Amable de Pinte- 
ville de Cernon, mari de la défunte, 
magistrat démissionnaire % en 1830, 
mort sans postérité. 

La branche cadette a donné de nos 
jours un baron de l'Empire, le 6 août 
1813, confirmé le 3 juillet 1818, Pierre- 
Alexis, né en 1771, mort en 1850, ma- 
réchal de camp le 24 janvier 1815, offi- 
cier de la Légion d'honneur, chevalier 
de Saint -Louis, dont le fils Léon-Jéro- 
me-Louis, baron de Pinteville, né en 
1816, ancien inspecteur des forêts, ép. à 
Metz en 1852 Sidonie d'Egremont, com- 
tesse du Saint-Empire, dont un fils, 
Paul-Joseph-Alexis, né en 1853, est 
décédé non marié, à Alger, en 1878. 

D^argent^ au sautoir de sable, chargé 
d'un lion d*or, armé et lampassé de 
gueules brochaut sur le tout. 

Devise : Prodesie omni^ obesse nulli. 



X^»»W»»^^^W»W»^^»<i 



Charles-Louis-Toussaint Cornette de 
Saint-Cyr, marquis de Cély, né le 24 
août 1811, est décédé le 24 avril, à 
Nérigean (Gironde). 

De son mariage, contracté le 28 août 
1841, avec Charlotte-Nathalie Le Mer- 
cier de Maisoncelle-Vertille de Riche- 
mont, il a eu : !• Jules-Edouard, décé- 
dé en 1865 ; 2^" Charlotte- Alice, mariée 
le 19 janvier 1861, à M. Carron de la 



379 



LB BULLETIN HÉEtALDIQUB DE FRANGE 



380 



Carrière, ancien député, ancien pré- 
fet. 

Le défunt était le chef des noms et 
armes de la famille Cornette qui a for- 
mé de nombreuses branches. 

La deuxième branche de Saint-Cyr 
s'est éteinte dans les mâles avec 
Alexandre -Constantin Cornette de 
Saint-Cyr, qui n'a laissé que dés filles 
de sou mariag-e avec Charlotte le Vas- 
sor de Beauregrard. 

La troisième branche de Saint-Cyr a 
pour chef Appollinaire-Alexandre Cor- 
nette de Saint-Cyr, qui devient le chef 
du nom et des armes. 

La branche de Mootlaur a pour chef 
J.-B.-Michel Cornette, comte de Saint- 
Cyr-Montl^ur, ancien receveur de la 
Ville de Paris, résidant dans la Gi- 
ronde qui a eu deux fils et deux fil- 
les. 

La branche de Venancourt a pour 
chef Ludovic Cornette, comte de Ve- 
nancourt, né en 1828 ; marié le 8 octo- 
1856 à Clara Duval de Sainte-Claire, 
dont trois enfants décédés. 

La deuxième branche de Venancourt 
est représentée par Charles-Emmanuel 
Cornette, comte de Venancourt, rési- 
dant dans la Gironde, marié à Isabelle 
de Gaulne, dont Antoine et Odette ma- 
riée au vicomte Geoflroy de Baritault ; 
et par son oncle Paul-Alcide Cornette, 
baron de Venancourt, résidant à Bor- 
deaux, marié à Marie-Aline Cornette 
de Venancourt, dont Paul-Ernest, ma- 
rié à Jeanne-£ug*énie de Lalande, et 
Mathilde-Marie, mariée à Albert Du- 
puy. 

La famille Cornette, orig^inaire de 
Champagne, passa à la Martinique au 
xvii* siècle et de là à la Guadeloupe ; 
plusieurs de ses branches se fixèrent 
dans la Gironde à la fin du xviii® siècle 
et au commeacement du xix® siècle. 

Sa filiation remonte à Tannée 1630 ; 
elle a été maintenue dans sa noblesse 
en 1672 et en 1786. 

Cette maisom oompte cinq capitaines 



de milice de la Guadeloupe, deux con- 
seillers au Conseil souverain de la mê- 
me île, trois officiers au rég-iment Mar- 
tinique, des commandants de quartier, 
cinq chevaliers de Saint-Louis, plu- 
sieurs chevaliers de la Lég*ion d'hon- 
neur, un capitaine de vaisseau, un ca- 
pitaine de frégate, un aide-major, un 
lieutenant de vaisseau, deux capitai- 
nes-commandants, etc.^ etc. 

Cette famille a porté les titres de mar- 
quis de Cely ; comtes de Venancourt 
et de Saint-Cyr-Montlaur (confirmé 
sous Napoléon 111). 

D"" argent, à un chevron de sable ^ ac^ 
compagne, de 2 rosettes de gueules en 
chef et d'un lézard de sinople en pointe. 

Couronne de marquis. 



9^»t»^**^^^»0>0t0)0»*^ 



Bertrand-Marie-.&/t0 de Gomminges, 
ancien officier aux guides sous Napo- 
léon III, est décédé à Paris le 20 mai. 
Ses obsèques ont eu lieu en Téglise 
Saint-Pierre de Chaillot, et Tinhuma- 
tion à Saint-Lary, (Haute-Garonne). 

Le défunt appartient à la branche de 
Péguilhan et de Saint-Lary. La terre 
de Péguilhan fut érigée en comté par 
le roi Louis XIII en 1612, en faveur de 
Roger de Comminges, dont le frère 
Paul fut l'auteur de la branche de 
Saint-Lary. 

Il avait épousé Mathilde de Borch, 
dont il a eu : 1. Aimery, lieutenant 
sous-écuyer à Saumur, marié le 28 
juin 1886 à Marie-Nahida-Paule de 
Waldner de Freundstein, fille du géné- 
ral Grodefroy, comte de Waldner de 
Freundstein, commandeur de la Légion 
d'honneur et d'Inès de Bourgoing; 
2. Marguerite, mariée le 27 septembre 
à Maxime-Pau^ Rambourg, lieutenant 
au 13^ cuirassiers ; 3. Isabelle, mariée 
le 4 juillet 1892 au comte Maurice 
Pillet-Will. 

Il avait un frère FernandLouis vi- 

oomte de Oomminges, ancieu officier 



3^1 



LE BULLETIN HâRALDIQUE DE FRA.NGB 



382 



•le cavalerie, marié à Marie de Balza 
leFirmy, dont : 1. Odon, vicomte de 
Comming'es, lienteDant de vaisseau, 
Lifirié le 24 octobre 1888 à Isabelle 
Limothe-Tenet, fille du contre-amiral, 
2 et une fille mariée au vicomte Ger- 
main Ëspic de Ginestet. 

V. les Bulletins de 1885-1886, col. 
611-618; 1886, col. 360; 1888, col. 552. 
u>S; 1890, col. ^9, 81 ; 1892, col. 433.) 

De gueules^ à qunU^e otelles ou aman- 
■'-.s (V argent adossées en sautoir. 

Devises : En vivant nous amendons ; 
♦t encore : En amendant. 



Lk()XïKTà-Eugène d'Arlot de Saint- 
Saud, ancien employé supérieur de 
Tadministration des domaines, né lé 
'23 février 1821, est décédé le 2 juin, 
au château de la Vitrolle, commune 
de Limeuil Dordogne (dont il avait hé- 
rité de son oncle le comte Hubert d'Ar- 
lot de Saint-Saud.) 

Il était le deuxième fils du comte 
Julien d'Arlot de Saint-Saud et de Ma- 
deleine de Papin de La Gaucherie. Ses 
deux frères le comte Alfred d'Arlot de 
Saint-Saud, ministre plénipotentiaire, 
en 1886, et le baron Hubert d'A. de 
S. S., en 1893, l'avaient précédé dans 
la tombe. 

Le défunt avait épousé à Bordeaux, 
ie 3 juillet 1855, Marie-Adèle-(?^or^ma 
Darqaey, fille de Pierre, d'une an- 
cienne famille irlandaise, et de Anne 
Clarke, cousine du duc de Feltre. H ne 
laisse de ce mariage que deux filles : 
1- Anne-Marie--ÈrM^^nïe, née à Bor- 
<ieaux le 19 août 1867, mariée le 7 
avril 1876 à Antoine-Gabriel, en fa- 
lûille Gaston^ Dutartre de Boisjoly, fils 
d'Aatoine-Philippe et de Anne-Mar- 
^^erite Agard de Roumejoux, dont : 
Edith née en août 1877 et Geneviève, 
^^^ le 4 octobre 1879. 2. Marie-Made- 
leine-Thérèse, née à Bordeaux le 10 
lûars 1859, mariée à la Vitrolle, le 30 



janvier 1883, à Philippe-^rancw-Ma- 
rie-Joseph de Soyres, fils de Paul et 
de Marie-Thérèse de Galabert de La- 
peyre d'Haumont^ marquise de Las 
Cases, dont : Marie-Antoinette^ née le 
25 mars 1884 ; Gabriel-Georges-Pnw^, 
né le 25 mars 1885 ; Marie-Eugfène- 
Jean, né le 25 mars 1890; Antoine- 
XKw'iQT'Bertrand, né le 14 juin 1892. 

(Pour la maison d'Arlot, voir ci- 
dessus, colonne 256), 



«w^^^»»^»M»<»^rf»*^»»» 



Arthur Ag^uado marquis de las Ma- 
rismas, chef des nom et armes de la 
famille Aguado de las Marismas, petit* 
fils de M. Agfuado créé marquis par le 
roi Ferdinand Vil, et fils d'Alexandre 
Agfuado et de Emilie-Claire Mac Don- 
nell, est décédé à Paris, le 2 juin. 

Ses obsèques ont eu lieu le 4 juin en 
réglise Saint-Honoré d'Eylau à Paris. 

Il avait épousé M'**' Jacobs, dont il 
ne laisse qu'une fille, Lucie, héritière 
du marquisat de las Marismas, fian- 
cée à M. Tenré. 

Sa sœur Carmen-Ida-Mélanie, décé- 
dée en 1880 avait épousé le 4 juin 1866 
Adalbert de Talleyrand-Périgord, duc 
de Montmorency. 

Onésipe aliàs Onésime Aguado, son 
oncle, chambellan honoraire de Tem- 
pereur Napoléon III, est décédé à Paris 
le 19 mai 1893; il avait épousé Claire 
Mac-Donnell, veuve de son frère 
Alexandre, mère du défunt, dont il n'a 
pas eu d'enfants. 

La famille Ag-uado n'est représentée 
aujourd'hui dans les mâles que par le 
comte Olympe Aguado, oncle du dé- 
funt, marié à M"® de Freystett dont un 
fils Louis Agfuado et deux filles la 
vicomtesse Etienne le Sellier de Ché- 
zçflles et M""' Henri Lorin. 

(V. pour la notice et les armes de la 
famille Aguado de las Marismas, les 
Bulletins de 1890, col. 103; et 1893, 
col. 368.) 



383 



LE BULLETIN HÉRA.LDIQUE DE FRA.NCB 



384 



Félix-Edmond vicomte de Grente est 
décédé à Paris le 4 juin à Tâg-e de 
82 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 7 
en l'église Sainte-Clotilde, et Tinhuma- 
tton le lundi 11, au château de Glos- 
Montfort dans TEure. 

Le défunt avait eu de son mariage 
une fille Maria Edith de Grente, mariée 
en 1855 à Emmanuel- Stanislas-Marie 
Thibaud de Noblet marquis de la Roche- 
tulon, ancien député de la Vienne en 
1871, décédé, dont : 1. le marquis de la 
Rochetulon, marié le 11 juin 1887 à 
Agathe de Taillepied de Bondy ; 2. la 
comtesse de Bridieu ; 3. la comtesse de 
Wall; 4. la marquise de Catuélan (Es- 
pivent de la Villeboisnet). 

N... Grente deGrécourt, était avocat 
général au pariement de Normandie 
en 1789. 

Depuis la fin du xvi® siècle on trouve 
la famille de Grente alliée aux meil- 
leures familles nobles de la généralité 
de Caen. 



Louis-Philippe-Joseph--Ferrftnanrf de 
Roffignac, comte Ferdinand de Roffi- 
gnac, ancien sous-préfet, est décédé le 
4 juin, au Castel-Fadèze, commune de 
Coulounieix (Dordogne), dans sa 79® 
année. 

Ses obsèques ont eu lieu le 6 juin, 
en l'église de la Cité à Périgueux. 

Joseph comte de Roffignac (fils du 
comte René-Annibal, chevalier, sgr de 
Belleville, maréchal de camp au ser- 
vice de l'Espagne, et de Marie-Made- 
leine de Vantougeren), épousa à la 
Nouvelle Orléans Solidelle de Monté- 
gut. De ce mariage sont provenus : 

1. O^ym- Joseph comte de Roffignac, 
qui de son mariage avec Julie Babi- 
net de Rencogne a eu quatre enfants: 
a, Edgard^ marié le 22 juillet 1861 à 
Gabrielle de Lambertye; b. Octave^ 
époux de MathildeDelordde La Flotte; 
c. Renold^ marié le 9 juillet 1866 à Louise 
de Lambertye ; d, Solidelley mariée à 



Philippe Pasquet du Bousquet de la 
Rev enchère. 

2. Ferdinand (le défunt), né le 20 
novembre 1815, marié le 8 octobre 
1842 à Elisaheth-MQ^9kXiàTvae Rœderer, 
fille d'Antoine baron Rœderer, et d'A- 
délaïde Borthier. 
. 3. Renold, mort jeune. 

Joseph, comte de Roffignac avait un 
frère, Alexandre^ mort en 1851 sans 
alliance; une sœur Elisabsth^ mariée à 
J.-B. deVassoigne; et un autre frère 
Charles^ qui se maria en Espagne avec 
N... Byetes, dont il a eu: 1. Michel^ 
marié à Antoinette de Yassoigne, mort 
en 1881, sans postérité; 2. Antoine^ 
marié en Espagne, dont postérité; 
3. Raymond^ marié à Alexandrine de 
Vassoigne, dont Hélie, époux de Hen- 
riette de Boisset ; Jules^ époux de Pau- 
line Marchais et père de : Raymond, 
Ferdinand, Martial et Jeanne ; Louise, 
mariée le 21 avril 1874 à Athanase 
Lhéritier de Chézelles ; 4-7. et quatre 
filles. 

(Pour la postérité et les armes du dé- 
funt et la notice sur cette famille che- 
valeresque, originaire du Limousin, 
voir ci-dessus col. 115, 116, 117.) 



»0*^^>nf*mé*^^^^»^<^ 



Le comte Alphonse de Bertier de Sau- 
vigny est décédé le 5 juin à Paris, à 
Tâge de 64 ans. Ses obsèques ont eu 
lieu le 7, en l'église Sainte-Clotilde, et 
rinhumation, le 9, à Sauvigny. 

Le défunt était veuf de Mlle PouUe- 
tier de Suzenet et laisse trois fils : le 
comte Ludovic de Bertier de Sauvigny, 
marié à M"" des Cars ; le comte Jean 
de Bertier de Sauvigny, officier de 
cuirassiers, marié à M'** de Bridieu, et 
le vicomte Christian de Bertier de Sau- 
vigny. 

(V. \% Bulletin à^ 1892, col. 700-701). 

D'or^ au taureau de gueules^ chargé 
de 5 étoiles du champ. 

Devise : Ornât aidera tnrtus. 



385 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



386 



Bonne-Humbert de Lacroix de Ghe- I 
vrières, marquis de Saint Vallier, chef 
du nom et des armes, est décédé le 13 
juin, en son château de Coucy-les-Ep- 
pes (Aisne), entre Laon et N.-D* de^ 
Liesse, à l'âge de 90 ans. 

La famille de Lacroix'de Chevriëres, 
est originaire de VoreppeenDauphiné. 
Elle porta d*abord le nom de Guerre, 
d'après certains généalogistes. 

Jean de Guerre aurait été, par acte 
du 4 mars 1476, institué légataire uni- 
versel de Félix de Lacroix, dont la mai- 
son allait s'éteindre et substitué à ses 
noms et armes. £n 1560, Félix de 
Guerre» son petit-fils, acquit de Diane 
de Poitiers, duchesse de Valentinois, 
la seigneurie de Chevriëres. Plus tard, 
en 1584 et 1586, Jean, fils de Félix, ac- 
quit, des héritiers de Diane, le comté 
de Saint-Yallier et la seigneurie de 
Pisançon. Il n'y eut donc aucun lien 
de parenté, quoiqu'il ait été dit, entre 
le père de la célèbre favorite de Henri 
II mis en relief par Victor-Hugo et qui 
porta lui-même le titre de comte de 
Saint-Yallier et les ancêtres du 
marquis de Saint-Yallier qui vient de 
mourir. 

Ces derniers, d'ancienne race d'ail- 
leurs, furent dans Tespèce de simples 
acquéreurs d'une terre titrée. 

La famille de Lacroix se divisa dès 
lors en deux branches : celle de Saint- 
Vallier et celle de Pisancon. La branche 
de Sayve sortit, un demi siècle plus 
tard, de Jean de Lacroix de Chevriëres 
de Saint-Yallier, petit-fils de l'acqué- 
reur du comté. 

L'aïeul du dernier marquis, Nicolas- 
Amédée de Saint-Yallier, mort à Gre- 
noble en 1798, laissa quatre fils : 

1° Jean-Denis-René né le 6 octobre 
1^56, mort en l'hôtel de la préfecture de 
Valence, le 13 mars 1824, officier aux 
gardes françaises, sénateur, président 
du sénat en 1809, pair de France eu 
1814, De Marie-Louise de Mazenod, 
qu'il avait épousée en 1801^ il ne laissa 



qu'une fille Marie-Madeleine-Charlotte- 
Pauline, née à Paris, le 29 décembre 
1803, décédée au château de Saint- 
Yallier (Drôme), le 28 août 1859 ; ma- 
riée à Paris, le 28 avril 1823 à Alfred- 
Guignes de Moreton, marquis de Cha- 
brillan, né à Paris, le 4 octobre 1800, 
mort à Paris, le 10 mars 1871. Substi- 
tué par ordonnance royale du 23 dé- 
cembre 1823 à la pairie de son beau- 
père, le marquis de Chabrillan la re- 
cueillit presque aussitôt. (Yoy. les Pairs 
de France par Léonce de Bretonne.) 

Le marquis de Chabrillan laissa 
deux fils : René, marquis de Chabril- 
lan, décédé, marié à Mlle de la Tour 
du Pin de la Charce, dont postérité ; 
le comte Paul de Chabrillan, marié à 
Mlle d'AgouIt, sans enfants, et une 
fille la comtesse Raymond d'Agoult, 
récemment décédée, sans enfants. (Y. 
le Bulletin de mars 1894, col. 190). 

2** Le second fils du marquis Nico- 
las-Amédée de Saint-Yallier, fut 
le père de celui qui vient de mou- 
rir. 3° Le troisième Charles-Paul, offi- 
cier de marine, député de la Drôme en 
1815-1816, n'eut point de postérité de 
son union avec Marie-Madeleine de 
Cotte. Né à Grenoble le 8 février 1759, 
il mourut à Paris le 16 novembre 
1835 et non 1855, comme une faute 
d'impression l'a fait dire à V Annuaire 
de la noblesse^ 1884 ; 49 le quatrième 
fils, Amédée-Félix, né en 1771, officier 
d'infanterie, décéda sans alliance. 

Jean-Claude-Marie, comte de Saint- 
Yallier, né le P' mars 1758, mort en 
1810, fit la guerre de l'Indépendance 
des Etats-Unis d'Amérique. De son 
mariage contracté en 1801 avec Bonne- 
Marie Gratet du Bouchage, il laissa 
deux fils, savoir: 1. Charles-Paul-Ga- 
briel, marquis de Saint-Yallier, ofticier 
de cuirassiers de la garde, né le 8 
juillet 1803, décédé au château des 
Yarces le 3 juillet 1865, sans enfants 
d'Elisabeth le Tonnelier de Breteuil, 
(veuve du marquis d'Agrain), qu'il 



Mft^ita 



387 



LB BULLBTIN HÉRALDigUB DB FRANCB 



388 



avait épousée en 1849 ; 2. Boune-Hum- 
bert, comte, puis marquis de Saint- 
Vallier, né le 24 août 1804, décédé le 
13 juin 1894. 

Ce dernier, après avoir été page du 
roi Louis XVIII, avait servi comme 
officier de dragons dans la garde 
royale en 1823. Démissionnaire en 
1830, il était venu se fixer dans le 
pays de sa femme Marie-Eléonore- An- 
gélique de Maussion, fille d*un ancien 
député de TÂisne et sœur de la mar- 
quise de la Tour du Pin, qu'il avait 
épousée le 20 mai 1828 et qui est décé- 
dée à Coucy-les-Eppes, le 22 juin 1885. 

Le marquis de Saint- Vallier en avait 
eu deux fils prédécédés : 

1. Charles-Raymond, comte de Saiut- 
Yallier, sénateur, ambassadeur à Ber- 
lin, vice-président du conseil général 
deTÂisne, grand-croix de la Légion 
d'honneur, né le 27 septembre 1833, 
mort le 5 février 1866, non marié ; 

2. Jehan- Charles, ancien officier, né 
le 23 novembre 1839, décédé au châ- 
teau de la Cave (Nièvre), le 16 septem- 
1890, marié à M"* Stéphanie Damon, 
petite-fille de M. Sylvain Dumon, mi- 
nistre des travaux publics sous Louis- 
Philippe. 

De ce mariage : 1. Humbert, officier 
de cavalerie, aujourd'hui marquis de 
Saint-Yallicr et unique rejeton mâle 
de sa branche ; 2. Bonne-Marie, mariée 
le 28 janvier 1891 au comte Joseph- 
Antoine«Marie-FouIques de Pracomtal ; 
3. Marguerite, morte jeune. 

If azur ^ au buste de cheval d'or, animé 
de gueules f au chef cousu de gueules^ 
chargé de trois croisettes d'argent. 

Devises : Indoynitum domuere crur 
ces\ et Victricia signa secutus. 



,m^^^^^^^^^^^^^^ 



Félix-Emile, comte du Mesnil du 
Buisson, ancien secrétaire d'ambas- 
sade auprès du Pape, commandeur de 
Saint-Grégoire, et chevalier de Saint- 
Sylvestre, âgé de 76 ans, est décédé le 



15 juin au château de Gournay (Eure). 

Il avait épousé Berthe de Costard, 
dont il laisse un fils, Marie-Louis, capi- 
taine au 95*» régiment d'infanterie, 
marié le 31 mai 1893 à Berthe Roussel 
de Courcy ; et une fille Marie-GonstaDCc, 
mariée à Henry comte de^ Gaillard de 
Valdène. 

Le frère du défunt a épousé M*'" de 
Forbin des Issarts. 

La famille du Mesnil du Buisson, est 
une ancienne famille normande, main- 
tenue dans sa noblesse en 1666, dout 
le comte défunt était le chef des nom 
et armes. 

V. le Bulletin du mois de juin 1893, 
col. 345-346). 

De sable, au lion coupé or et argent^ 
armé et lampassé de gueules. 



%^^\^k^^^,^g^.^^^^^A 



Mme Marguerite-Clémence Etienne, 
est décédée à Bordeaux le 15 juin, veuve 
de Jean-Baptiste-Antoine-Léonce de la 
Mothe, membre de TAcadémie de Bor- 
deaux, correspondant du ministère de 
rinstruction publique, décédé le 8 mars 
1894. 

De son mariage contracté le 23 dé- 
cembre 1836, elle laisse un seul fils, 
Jean-Baptiste-Fernand de la Mothe, 
deroier représentant du nom. 

Le nom de cette famille, (que l'on croit 
originaire de Bretagne,) se retrouve 
fréquemment dans les registres de 
bourgeoisie de Bordeaux où elle appa- 
raît dès le xvi* siècle. Sa filiation re- 
monte à Bernard de la Mothe, reçu 
bourgeois de Bordeaux en 1575 et 
nommé jurât en 1607. 

Jehan de la Mothe fut chargé en 
1622, de commander contre les reli- 
gionnaires de la Rochelle un vaisseau 
qui se trouvait en rade de Bordeaux. 

Messire Jean-Baptiste de la Mothe, 
écuyer, seigneur de la Mothe, la Ga- 
rosse, Piis et autres lieux, officier des 
milices bourgeoises de Bordeaux, se- 
courut avec la plus grande génère- 



riBMihi 



^^«émM 



389 



LB BULLETIN HâRALDlQUfl DB FRANGE 



390 



site la ville de Bordeaux, & Tépoque de 
la disette des grains en 1748; il fut 
convoqué en 1789 à l'assemblée de la 
noblesse de Bordeaux ; comme ses an- 
cêtres, il avait été reçu bourgeois de 
Bordeaux. De son mariage avec Cathe- 
rine Bérard de Verzel, il a laissé entre 
autres enfants : 1. Jean -Baptiste, qui 
suit ; 2. Jean-Joseph, mort en Vendée ; 
3. Jean-Baptiste-Antoine, surnommé 
Varicoury décédé le 20 avril 1847, lais- 
sant de son mariage avec Marie Barbe 
de la Barthe, quatre filles. 

Jean-Baptiste de la Mothe, né le 27 
février 1760, fit partie de Tarmée de 
Condé, rentra en France en 1801 et fut 
pendant trente ans maire de Croignon. 
Marié avec Marie-Caroline-Jacquette de 
Bauzan, il a laissé un seul fils, le mari 
de la défunte. 

Les membres de la famille de la Mothe 
ont été jurats de Bordeaux, adminis- 
trateurs de la manufacture de cette 
ville, premiers consuls, directeurs du 
.commerce de Guyenne, etc., etc. 

^argent, à Varbre de tinople^ lié d^or, 
accosté de deuœ étoiles de gueules. 



■* «»W^^^*»^»<#sAAA^ 



Henriette-Sophie Barthélémy, mar- 
quise de Dampierre, est décédée le 17 
juin au château de Plassac, en Sain- 
tonge, à Tâge de 81 ans. 

De son mariage avec Elie, marquis 
de Dampierre, président de la Société 
des agriculteurs de France, elle a eu : 
1. Aymar, né en 1844; décédé, marié 
en 1873 à Elisabeth Juchault de la Mo- 
ricière, dont Aymar ; 2. Audoin, marié 
en 1876 à Marie d'Hallay; 3. Eric, 
marié en 1877 à Jeanne de Château- 
bourg, dont postérité ; 4. Septime, 
marié en 1884 & Charlotte Seguierdont 
Aymar ; 5. Guy-Henry, officier de ca- 
valerie ', 6. Marie, mariée en 1865 au 
vicomte Duval de Curzay ; 7. Anna, 
mariée en 1871 au marquis d'Exéa. 

La famille de Dampierre, originaire 
de Normandie, est connue depuis le 



règne de Saint-Louis ; ses armes figu- 
rent à Versailles à la salle des Croisa- 
des. 

Maintenue dans sa noblesse en 1667 
et en 1710, elle est venue se fixer en 
Saintonge où elle a possédé de nom- 
breux fiefs. 

En 1789, à l'assemblée de la noblesse 
de Saintes, fut convoqué Pierre Fran- 
çois, marquis de Dampierre, capitaine 
au régiment de Foix-infanterie, che- 
valier de Saint-Louis. De son mariage, 
contracté le 31 janvier 1787 avec Ma- 
deleine-Célestine de Carbonneau, est 
né un fils unique : Elie-Louis- Aymar, 
marquis de Dampierre, pair de France, 
décédé en 1845» laissant de son mariage 
avec Charlotte d'Abbadie de Saint- 
Germain : 1. le mari de la défunte ; 2. 
Armand, comte de Dampierre, proprié- 
taire du château du Yignau (Landes), 
ancien conseiller général, marié à Fé- 
line de Charpin, dont postérité ; 3. 
Henry, vicomte de Dampierre, marié à 
Elisabeth Corbin, dont postérité ; Yvon- 
ne sa fille a ép. le 8 juillet 1890 Augus- 
te-Jean d'Ay gués vives, fils du comte 
d'Ay gués vives et de la comtesse née de 
Fiers ; 4. Roger, baron de Dampierre, 
décédé, marié à Naïs Desbassayns de 
Richement, décédée, dont postérité ; 5. 
la comtesse d'Humières; 6. la comtesse 
de Lastours. 

(V. le Bulletin de 1890, col. 413.) 

D'argent^ à trois losanges de sable. 
Devise : Sans peur et sans reproche. 

La marquise di Dampierre née Hen- 
riette Barthélémy, était petite-nièce du 
savant abbé de ce nom, auteur du 
Voyage d'Anacharsis en Grèce^ mem- 
bre de r Académie française, et nièce 
du marquis Barthélémy, qui négocia 
le traité de Bâle en 1795 et fut membre 
du Directoire en 1797, sénateur de 
l'Empire, membre de l'Institut, créé 
comte par l'empereur Napoléon 1«'. La 
Restauration appela le comte Barthé- 
1 lemy à la vice-présideuce de la Cham- 



391 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



392 



bre des pairs le 4 juin 1814 et lui donna 
le titre de marquis en 1817. Son frère 
ne laissa qu'une fille la marquise de 
Dampierre. Le marquis Barthélémy 
mourut le 3 avril 1830 sans laisser de 
descendance directe; son petit neveu 
Antoine-François-Xavier Sauvaire fut 



substitué à son nom, à son titre et à sa 
pairie héréditaire par ordonnance royale 
du 26 janvier 1828. 
(V. le Bulletin de 1890, col. 591.) 

jyazuvj au rocher dC argent surmonté 
d^un soleil (Tor. 

L. DE ROZBL. 



TROISIÈME PARTIE 

VARIÉTÉS — BIBLIOGRAPHIE — CHRONIQUES 



Avis à nos abonnés 

La maladie déjà longue, et malheu- 
reusement persistante, de notre prin- 
cipal collaborateur a occasionné quel- 
ques retards dans la publication du 
Bulletin. Nos lecteurs voudront bien 
les excuser avec leur indulg'ence ordi- 
naire. Nous faisons tous nos efforts 
pour mettre le volume de 1894 à jour 
avant la fin de Tannée, et nous avons 
Tespoir d'y arriver, comme les années 
précédentes. 

La Table de 1893 que nous avions 
cru pouvoir livrer avec ce numéro sera 
publiée avec celui qui va suivre. 



Une confusion regrettable s'est pro- 
duite dans l'atelier de notre brocheur. 
Les feuilles de la Vigne française et 
du B:dletin Héraldique ont été mêlées 
et brochées ensemble pour une cen- 
taine de numéros. L'erreur a été répa- 
rée, par l'envoi du numéro complet, 
dès qu'elle nous a été signalée. Nous 
prions ao3 abonnés, qui ne l'auraient 
l^as fait, de nous renvoyer leur nu- 
méro incomplet dans l'intérêt de nos 
collections. Nous tenons le numéro du 
Bulletin complet, du mois de mai, à la 
disposition de tous ceux qui ne l'au- 
raient pas reçu. 

Il suffira d'en faire la demande par 
carte postale. 

L. R. 



La Famille Duplais des Touches 

(Addition, col. 196) 

M. Antoine Duplais des Touches est 
né à Aurillac (Gantai), le 29 août 1860. 
Son père et sa mère n'ont acheté le 
Treuil-Bussac, ancien fief des Dan- 
says-Gauvain et des Daniaud de la 
Clochetterie qu'en 1865-1866. Les Dan- 
sais du Treuil avaient le même blason 
que les Masson de Montalivet : D'azur, 
au griffon d*or. 

Dominique Duplais, sieur des Tou- 
ches, était fils du maire de Saintes en 
1628 et 1630 (non 1636). 

La cousine germaine de M. Antoine 
Duplais des Touches, M""* Léonie Du- 
plais, auteur des Nébuleusesj des 
Figures maritimes de Rochefari^ La 
Bretagne et ses fils^ etc., est née à La 
Palice, ou Palisse, dans l'Allier, le 4 
février 1850. 

M. Antoine Duplais des Touches 
n'en est pas moins Sai^tongeais, par 
son père, sa mère, et tous ses ancêtres. 
C'est la carrière administrative de son 
père qui Ta fait naître à Aurillac. 



Paris, 30 août 1894. 



Le Directeur-Gérant: L. de La ROQUE 
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Le premier volume contenant les noms compris 
dans les lettres A, B, C, est en venle^ 25, rue Fon- 
taine, Pari». 

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six mots): 

Le 2* ToL comprendra les titulaires depuis 
Dabadie jusqu'à Kuhmann. 

Le 5* vol. depuis Labassée jusqu'à Pulhod. 
Et le 4« depuis Quandalle jusqu'à Zuydtwych. 



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SOMMAIRE 

I. I'artil : Arniorictl général de France. — ^Documents historiques : Catalogue des géné- 
A i'rnnçais, connétables, niarécliaux de France^ lieutenants généraux, maréchaux de camp 
ml»'). 

IM i MKVE Partie: Notices généaIo,i,Mques : Roclion de Lapeyrouse (suite et fin); Vera de la Gau- 
berlie; Mîllon de la Morliére, d'Ainval, do Pomeroy, d'Ailly de Verneuil, d'Aumont, de Mon- 
therlant, de la Verteville (suite et lin); Maison de Poinctes, en Champagne ; Comminges, ad- 
dition ; Du Val de Dampierre, rectification; Notes d'Ëtat-cîvil nobiliaire: Mariages et décès 
du mois de juillet et rappel des mois précédents. 
Troiî^iî^me Partie: Variétés, Bibliographie, Chroniques: Dictionnaire des familles du Poitou; 
Recherches généalogiques et historiques sur les familles des Maires d'Angers, par M. Gontard 
de Launay; Armoriai du premier Empire; Histoire religieuse du déparlement de l'Hérault 
pendant la Révolution, par le chanoine F. Saurel ; Avis à nos abonnes. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORÏAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 

CATALOGUE DES GENERAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 



.MAllELllAUX DK FKANCK 

(Suite) 

1702 

Louîs-Heclor de Villars, duc et pair, 
^'h'^valier des ordres du roi et de la 
Toison d'or, coramccea fort jeune à 
î^orvir dans rarmée sous le maréchal 
fit; Kellefonds, son cousin, dont il fut 
JÛile de camp ; il servit en 1672 dans 
l'armée du Rhin ; il fit la carapagfne de 
1673 sous les ordres de Tureune, passa 
<'a Flandre en 1674 et fut blessé au 
combat de Senef. Il obtint un des trois 



(SuUc) 

régiments qui vaquèrent à cette épo- 
que et continua la guerre sous les or- 
dres des maréchaux de Luxembourg 
et de Créquy ; se trouva aux sièges de 
Condé, d'Aire, de SaintOmer, de Maes- 
tricl., à la bataille de Cassel et plus 
tard à la prise du fort de Kell en 1678. 
11 fut nommé commissaire général de 
la cavalerie en 16.^8, après avoir rem- 
pli avec succès diverses missions au- 
près (îps princes d'Allemngne. Dans la 
campngne de 1692 il défit le prince de 
Wurtemberg et l'obligea à capituler. 
L'hiver suivant il fut nommé maré- 
chal de camp et servit sous le marquis 
de Boufflers ; à la suite de cette cam- 



395 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



396 



pagne il fut nommé lieutenant-général 
(mars 1693), puis gouverneur de Fri- 
bourg, passa en Italie où il se trouva 
au siège de Valence, revint sur le Rhin 
et la paix faite en 1697, il fut en quali- 
té d'envoyé extraordinaire délégué 
vers l'Empereur à Vienne. La mort du 
roi d'Espague amena une nouvelle 
guerre qui le remit à la tête de l'ar- 
mée ; il secourut rélecteur de Bavière 
qui s'était déclaré pour la France et 
battit les ennemis à Fredelinghem, le 
14 octobre 1702 et les rejeta au-delà du 
Rhin. A la suite de cette importante 
victoire il fut nommé maréchal de 
France le 20 octobre 1702. L'année sui- 
vante il s'empara de Kell (9 mars 1703) 
et après la jonction de ses troupes avec 
celles du duc de Bavière il termina la 
campagne par la célèbre victoire d'Ho- 
chstedt le 20 septembre. De retour en 
France il eut le commandement des 
troupes envoyées en Languedoc pour 
apaiser les troubles provoqués par les 
Camisards. 

Le roi l'honora du titre de duc le 21 
janvier 1705 et du collier de ses ordres 
le 2 février suivant. Nommé comman- 
dant en chef de l'armée sur la Moselle, 
il obligea les ennemis coalisés, com- 
mandés par des généraux d'une gran- 
de réputation, à s'éloigner de nos 
frontières. En 1706 il eut encore le 
commandement de l'armée d'Allema- 
gne ût aprôs divers avantages obtenus 
sur les troupes impériales les obligea 
à repasser le Rhin. L'année 1707 fut 
marquée par de nouveaux succrs mi- 
litaires en Allemagne ; en 1708 il com- 
mande l'armée en Dauphiné ; en 1709, 
celle de Flandre à la tète de» laquelle il 
se signala à la sanglante bataille dite de 
Blangiesou de Malplaquet, le 1 1 septem- 
bre ; il y reçut une dangereuse bles- 
sure en donnant des preuves éclatan- 
tes de sa valeur. Le roi le lit pair de 
France au mois de septembre 1709; il 
fut reçu au parlemt»nt le 7 avril 1710. 
Le duché pairie de Villars fut assis sur 



la terre de Vaux le Vicomte qu'il avait 
acquise depuis peu, sous le nom de 
yillars. Il eut la même année le gou- 
vernement et la lieutenance générale 
des villes, pays et évêchés de Metz et 
Verdun et le gouvernement de la cita- 
delle de Metz, vacante par le décès du 
maréchal de Joyeuse. L'année 1712 
fut marquée par la célèbre victoire de 
Denain (24 juillet), la prise de Mar- 
chiennes, du fort de Scarpe, des villes 
de Douai, du Quesnoy, de Bouchain, 
qui nous rendit maîtres de la Flandre. 
Le roi le récompensa de tant de victoi- 
res en lui donnant le gouvernement 
de Provence vacant par la mort du duc 
de Vendôme. En 1713 il prit la ville de 
Landau après cinquante-six-jours de 
tranchée ouverte et fit la garnison pri- 
sonnière de guerre (20 août) ; un mois 
après il battit le général de Vaubonne 
dans son camp retranché- à Ettingen 
(20 septembre); prit la ville de Fri- 
bourg, le fort et le château et fut nom- 
mé gouverneur de cette place. 

Le roi d'Espagne lui envoya l'ordre 
de la Toison d'or à la fin de cette m(>- 
me année. En 1714 il signa le traité de 
Radstadt (6 mars) comme plénipoten- 
tiaire du roi, avec le prince Eugène de 
Savoie, plénipotentiaire de l'Empe- 
reur. Il représenta le connétable au 
sacre de Louis XV en 1722, et mourut 
à Turin en 1734. 

11 était fils de Pierre, marquis de 
Villars, sgr de la Chapelle, chevalier 
des Ordres du roi en 1654, lieutenant- 
général des urmces du roi en 1657, et 
de Marie Gigault de Bellefonds, tante 
du maréchal. 

De ce niaria^'C sont nés huit enfants: 

1 . Louis-Hector, maréchal de France ; 

2. Félix, abbé de Moustiers en Ar- 
gonne; 

3. Armand, dit le comte de Villars, 
chef d'escadre 1705 et lieutenant gé- 
néral des armées du roi 1708; 

4. Thérèse, mariée le 22 juin 1677 a 



397 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



398 



Jean de Frétât, sgr de Lorme, de Bois- 
sieux, etc.; 

5. Marie-Louise, mariée le 11 février 
1G99 à Francois-Eléouor de Choi^eul- 
Traves ; 

6. Laurence Eléonore, non mariée; 

7. Charlotte, mariée à Louis de Vo- 
;i:lié, sgr de Gourdan, en Vivarais; 

8. Agnès, religieuse à St-André de 
Vienne puis abbesse de Chelles. 

Louis-Hector ép. le 1®' février 1702 
Jeanne-Angélique de la Rocque de Va- 
rengeville, nommée dame du palais de 
la reine en 1725, (fille de Pierre de la 
Kocque et de Charlotte- Angélique de 
Courtin), dont : 

Honoré-Arm«nd, né le 4 octobre 
1702, duc et pair de France, grand 
jfEspagne, prince de Martigues, vi- 
comte de Melun, gouverneur général 
des pays et comté de Provence, l'un 
des quarante de l'Académie française 
1734, brigadier des armées du roi, che- 
valier de la Toison d'or en 1736, mort 
en 1770. Il avait ép. le 5 août 1721 
Amable-Gabrielle de Noailles, dame du 
palais de la Reine en 1727, après la 
duchesse de Noailles sa mère, dame 
d'atours en 1742, morte en 1771, dont 
une fille unique : 

Amabîe- Angélique, née le 18 mars 
1723, mariée le 5 février 1744 à Guy- 
Felix Pignatelli, comte d'Egmont; 
devenue veuve le 3 juillet 1753 elle se 
fit religieuse du Calvaire, près le 
Luxembourg à Paris le 18 juin 1754. 

Le père du maréchal de Viliars avait 
obtenu l'érection en marquisat de sa 
terre de Masclas. Il mourut eu 1698. 
Le maréchal obtint au mois de janvier 
1705 l'érection dos vicomtes de Vaux 
t't de Mclun, avec la seigneuris de 
Mency en duché sous le nom de Vil- 
iars, pour lui, ses enfants et descen- 
dants en ligne directe, puis en duché- 
pairie au mois de septembre 1709. 
L'héritier de la grandesse d'Espagne 
est aujourd'hui le marquis de Vogué, 
représentant la branche aînée de sa 



maison, qui en avait hérité de la bran- 
che de Vogtté-Gourdan, celle-ci héri- 
tière du dernier duc de Viliars, mort 
sans enfants. 

La maison de Viliars était originaire 
de Lyon et connue avant 1500 par fi- 
liation suivie, d'après le P. Anselme, 
t. V. p. 101, depuis Pierre de Viliars qui 
épousa Suzanne Jobert ou Joubert, 
veuve de Jean Chapoton, fille de Jac- 
ques Joubert et d'Agnès du Bourg de 
Génevray , dont il eut trois fils : 1 . Fran- 
çois, lieutenant particulier, civil et 
criminel du présidial de Lyon, mort 
en 1582, auteur d'une branche éteinte 
à la troisième génération ; 2. Claude, 
auteur de la branche des sgrs de la 
Chapelle, celle du maréchal; 3. Pierre, 
évêque de Mirepoix, puis archevêque 
de Vienne, mort en 1590, 

D'azur^ à trois molettes d*or^ au chef 
d^argent^ chargé d'un lion passant de 
gueules, 

1703 

Noël Bouton, marquis de Chamilly, 
chevalier des ordres du roi, gouver- 
neur de Strasbourg, naquit le 6- avril 
1636, commença à servir au siège de 
Valenciennes en 1656, sous le maré- 
chal de la Ferté. Il suivit en Portugal 
le maréchal de Schomberg et servit 
quatre années sous ses ordres, prenant 
part à toutes les actions qui s'y pas- 
sèrent, notamment à la bataille de 
Montesclaros, en qualité de capitaine. 
Il eut un régiment de cavalerie en 
1667, et après la paix, en 1668, suivit 
le duc de la Feuillade en Candie où il 
fut dangereusomedt blessé. A son re- 
tour il rejoignit son frère le comte de 
Chamilly, qui commandait un corps 
d'armée dans le Luxembourg, où il fut 
fait colonel du régiment de Bourgo- 
gne, en 1672, et se distingua dans tou- 
tes les actions de cette campagne. 
Brigadier des armées en 1673, il eut le 
gouvernement de Grave et soutint, en 



399 



£B bulletin HliRALDIQUE DE FRANCE 



400 



1674, un siégre de quatre mois sur cette 
place ; il ne la rendit au prince d'Oraugre 
qu'après plusieurs ordres réitérés du 
roi et obtint la plus honorable capitu- 
lation qui ait été accordée. Le 18 dé- 
cembre de cette même année il fut 
nommé maréchal de camp et g*ouver- 
neur d'Oudenarde. Blessé deux fois au 
siège de Gand et à celui d'Ypres, en 
1676, il fut fait lieutenant général en 
1678. Oudenarde ayant été rendu par 
la paix de Nimègue il fut pourvu du 
gouvernement de Fribourg, le 26 fé- 
vrier 1679 et de celui de Strasbourg en 
1685. Il servit comme lieutenant gé- 
néral de l'armée d'Allemagne en IG91 
et commanda l'attaque de Heidelberg 
qui fut emporté l'épée à la main et 
força le château à se rendre. Il eut 
encore de grands succès dans cette 
campagne et battit un corps de cava- 
lerie commandé par le général Vau- 
bonne. En 1701, le roi lui confia le 
tsommandement des provinces de Poi- 
tou, d'Aunis et Saintonge où il com- 
manda encore en 1702, et l'année 
d'après le roi le nomma maréchal de 
France le 14 janvier 1703. Il fut reçu 
chevalier des Ordres du roi le 2 février 
1705 et mourut à Paris le 8 janvier 
1715 en sa 79« année, sans postérité. 

Il était fils de Is'icolas Bouton, comte 
de Chamilly, baron de Montagne et de 
Nanton, gentilhomme de la chambre 
du roi, maréchal de camp en 1G38, 
conseiller d'Etat en 1645, et de Marie 
de Ci.rey, fille de Bénigne, sgr de 
Magny-sur-Thil, conseiller au Parle- 
ment de Bourgogne, et de Marie Jac- 
quot. 

Il ép. le 9 mars ](J70 Eli>aboth du 
Bouchet, fille unique do Jean-Jacqaes 
du Bouchet, sgr de Yilleflix, des Tour- 
nelles, des Arches et de Bournonville, 
et de Madeleine d'Elbenne, dont il n'eût 
pas d'enfants. 

Le frère aîné du maréchal, Hérard 
Bouton comte de Chamilly, maréchal 
de camp en 1658, aide de camp de la 



personne du roi dans la conquête de la 
Franche-Comté, gouverneur du châ- 
teau de Dijon, en 1660, ép. le 2 octobre 
1660, au château de Beaumesnil, Ca- 
therine le Conte de Nonaut, fille de 
Jacques le Conte, marquis de Nouaut, 
et de Marie Dauvet des Marais. Leur 
postérité tinit par cinq filles à la se- 
conde génération. 

La maison Bouton, sgr de Savigny» 
du Fay, de Corberon de la Toumelle, 
de Chamilly, de Montagu, de Nauton^ 
de Pierre et de Vauvry, est connue eu 
Bourgogne depuis N... Bouton, sgr de 
Savigny vivant en 1300, dont la pos- 
térité a donné des chambellans à la 
cour des ducs de Bourgogne, des bail- 
lis à Chalon, des capitaines-châtelaius 
de Sagy, des écuyers de la grande écu- 
rie du roi de France, des gentilhommes 
de sa chambre, des officiers distlugués 
aux armées, dont plusieurs maréchaux 
de camp, lieutenants généraux, et un 
maréchal de France. 

De gueules^ à la fasce d'or, 

1703 

Victor-Marie d'J^iStrécs, duc et pair, 
vice-amiral de France, chevalier des 
ordres du roi, grand d'Espagne de 1» 
premitn-c classe, comte de Coeuvre^, 
premier baron du Boulonnais, sgr de 
Tourpes, vice-roi d'Amérique, lieuie- 
nant-géuéral au comté Nantais, gou- 
verneur des ville et château de Nantes, 
membre du Conseil de régence, prési- 
dent du Conseil de marine, Tuu àe.> 
quarante de l'académie française, ne 
en ICGO, commença de servir en l<w8, 
sons le maréchal de Créquy, comiue 
enseigne-colonel du régiment de Pi- 
cardie; capitaine de vaioseau en 1G79, 
servit deux ans en celte qualité contre 
les Algériens ; se trouva au sit^ge do 
Luxembourg en 1684, reçut en survi- 
vance cette même année la char^!*e 
de vice-amiral exercée par son père, !e 
maréchal d'Estrées, et rang de lieute- 



4nl 



LE BULLETIN HÉRilLDIQUB DE FRANCE 



402 



nant-grénéral à condition qu'il servirait 
tmcore deux campagnes comme capi- 
taine de vaisseau et trois autres comme 
chef d'escadre. 

Il prit part au bombardement de 
Tripoli en 1685 et à celui d'Alger en 
U')88, sur les ordres de son père ; fut 
blessé au siège de Philisbourg en 1688 ; 
commanda comme vice-amiral en 1690 
à la bataille gagnée sur les Anglais et 
Hollandais à Bevesières, fit une des- 
cente en Angleterre et alla finir la 
campagne en Allemagne. Il comman- 
da en chef les vaisseaux et galères qui 
contribuèrent aux prises de Nice, 
-rOneilleet de Viîlefrauclie en 16î)l ; 
il asf?iégea et prit la ville de Roses en 
Catalogne en 1G93 et contribua au 
siè^^e et à la prise de Barcelone par le 
duc de Vendôme en 1697. L'appui qu'il 
donna aux sujets fidèles de Philippe V 
à Xaples en 1701 et 1702 lui valut de 
la part de ce prince le titre de lieute- 
nant*général de ses mers et celui de 
grand d'Espagne. Il accepta avec la 
permission de Louis XIV qui voulut y 
ajouter la diguité de maréchal de 
France, le 14 janvier 1703 ; il fut nom- 
mo chevalier des Ordres du roi le 7 
février 1705 et prit le nom de maréchal 
d'Ëàtrées, après la mort de son père, 
étant connu auparavant sous le nom 
de maréchal de Cœuvres. En 1707 le 



roi lui donna le gouvernement des 
ville et château de Nantes, la lieute- 
nance générale du Comté Nantais et la 
vice-royauté honorifique d'Amérique; 
il fut reçu le 23 mars, 1715 à l'Acadé- 
mie française à la place du cardinal 
d'Ëstrées, son oncle^ et mourut sans 
enfants en 1737. 

Il était fils de Jean comto d'Estrées, 
maréchal et vice-amiral de France, 
chevalier des ordres du roi et de Ma- 
rie-Marguerite Morin. 11 épousa Louise 
de Noailles dont il n'eut pas d'enfants. 
Le duché d'Estrées s'éteignit avec lui 
et les terres qui le composaient pas- 
sèrent à sa sœur aînée mariée au fils de 
Louvois, dont le fils Louis-Charles-Ma- 
rie-César Le Tellier, marquis de Cour- 
tanvaux, fut lieutenant-général, puis 
maréchal de France en 1757 ; il épousa 
lo M*'« de Champagne la Suze : 2^ M*»' 
Brulart de Puisieulx et mourut en 
1771 sans enfants de ces deux unions. 
En 1763 le roi Louis XV l'avait auto- 
rise par brevet à porter le titre de duc 
d'Estrées. 

Ecartelé^ aux 1 et 4 fretté d'argent et 
de sable, au chef d^or^ charge' de trois 
merlettes de sable, qui est d'Estrées ; aux 
2 et 3 d'or au lion d'azur^ couronné et 
lampassé de gueules, qui est la Gauchie. 



(A Suivre) 



L. B. 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. ~ NOTES D'ÉTAT CIVIL NOBILIAIRE 



ROCHON DE LAPEYROUSE (1) 
(Suite et fin) 

Au commencement du xvn® siècle la 
postérité d'Elie-Guillaume II Rochon 

^ ^i) V. le Bulletin du mois d'avril 1894, col. 
223-228. 



de Lapeyrouse, fils de Jacques II, se 
divisa en deux branches : 

P Celle d'Elie, comte de Lamotte, sgr 
de Chateauvieux et de Piles, chevalier 
de Saint-Louis, lieutenant de roi com- 
mandant la place de Maubeuge, marié 



403 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANCE 



404 



cavalerie, puis cornette de la deuxième 
compag'nie des mousquetaires du roi. 

XIV. — Jean-Antoine Rochon de 
Lapeyrouse, servit d'abord dans les 
chevau-légers et se distingua à la ba- 
taille de Fontenoy ; major dans le ré- 
giment d'Enghien, commandé par 
Louis de Bourbon, chevalier de Saint- 
Louis, ép. à Ypres, Marie de Ramault, 
fille de messire N... de Ramault et de 
Pétronille Van-Corte, d'une famille no- 
ble, dont il eut; 1. Bonaventure-Louis, 
qui suit; 2. une fille, morte religieuse. 

XV. — Bonaventure-Louis Rochon 
de Lapeyrouse, comte de Lamotte, 
brigadier des armées du roi, chevalier 
de Saint-Louis, commanda le régiment 
d'Ënghien, ép. sa cousine Françoise d*^ 
Rochon de Wormeselle, dont il eut : 
1. Ferdinand-Alexis, qui suit*, 2, Adé- 
laïde, mariée à François-Joseph de 
Bonfils dont : Léonard-Léonce de Bon- 
fils de Lapeyrouse-Rochon, héritier de 
la maison de Lapeyrouse; 3. et une 
fille, mariée au vicomte de Ségur. 

XVL — Ferdinand-Alexis Rochon de 
Lapeyrouse, baron de Wormeselle après 
la mort de Jean, son cousin, chevalier 
de Saint-Louis, ép. Trezette ou Théré- 
sette de Leybardie, dont il n'eut pas 
d'enfants. 

L'héritier de Ferdinand-Alexis a étr 
Léonce-Léonard de Bonfils-Lablénve, 
comte de Lapeyrouse-Rochon, baron de 
Wormeselle, ancien préfet du Douhs, 
substitué aux noms et armes de Ro- 
chon de Lapeyrouse, par ordonnance 
royale ds 1846 ; lieutenant de vaisseati, 
puis préfet de l'Ain et du Doubs, che- 
valier de la Légion d'honneur, com- 
mandeur des SS. Maurice et Lazare, de 
Saint-Grégoire le Grand, de François P^ 
des Deux Siciles, chambellan honoraire 
du grand-duc de Toscane qui lui a oc- 
troyé, comme Bonfils, le titre de comte 
par lettres de 1844, en raison des ser- 
vices rendus par sa famille; il a ép. en 
1846 Napoleone de Montholon, uée à 



en premières noces à Isabeau d'Aspre- 
mont) et en secondes noces, le 3 fé- 
Trier 1680, à Marie-Geneviève d'Al- 
léoud de Cheylane, fille de René et de 
Marie Odde de Bonniot ; il eut du pre- 
mier mariage: Guillaume, qui suit; 
et du second: Théodore-Gabriel, grand 
cordon roiige, grand croix de Tordre 
de Saint Wladimir de Russie, gouver- 
neur des provinces basques, puis du 
district de Valenciennes et de Maubeu- 
ge, successivement colonel des régi- 
ments de la Couronne et du Blaisois, 
se distingua à la bataille d*Almanza, 
su combat de Solsone, à Dantzick et 
en Pologne; Marie-Louise, mariée le 
15 février 1708 à Jean-René de la Tour- 
du-Pin-Montaaban, baron de Monfroc, 
brigadier des armées du roi. 

Sh Celle des barons de Wormeselle, 
fbrmée par Jacques, frère d'Elie, qui 
viendra après la précédente. 

XII. — Guillaume Rochon de Lapey- 
rouse, fils aîné d'Elie, sgr de Château- 
vieux, de Piles et de la Gaubertie, ép. 
Jeanne de Vera, dame de la Gauber- 
tie (1), dont il eut : 1. Raimond, qui 
suit ; 2. Louise, ép. le 27 octobre 1695 
Jean deOalvimont, baron des Tours de 
Montaigu. 

XIII. — Raimond Rochon de Lapey- 
rouse, brigadier des armées du roi, 
servit sous le duc de Vendôme ; il ép. 
le 10 décembre 1711 Carmen d'Oropésa, 
dont il eut : 1. Louis, comte de La- 
motte, chevalier de Saint Louis, après 
avoir servi dans les chevau-légers se 
retira à la Trappe; 2. Alexis, briga- 
dier des armées du roi, blessé à Fon- 
tenoy, chevalier de Saint Louis, mou- 
rut en 1783, non marié; 3. Jean-An- 
toine, qui suit; 4. Catherine, ép. le 19 
avril 1729 François de Montholon, ma- 
réchal des logis, mestre de camp de 

M) Jeanne de Vera devenue veuve, ëp. le 23 
Jnin 1684 Pierre- Joseph du Chevron, s(rr du Pa- 
viUon, et lui porta la terre de la Gaubertie 
(V. Bufkîin de 1891, col. 532), que ses descen- 
aanU posaèdaiit eooore. — V. plus loini col. 408. 



405 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



406 



Ste-Hélène, veuve du comte du Couédic 
de Kerg-oaler, capitaine de corvette, 
tille du général marquis de Montholon, 
ancien aide de camp de l'Empereur 
Xapoléoû I®' et son compagnon de 
.Taptivité. — Résidence: Aix (B.-du- 
Rhone). 
Il a eu de ce mariage : 

1. Théodule, née le 5 août 1847, 
niorte jeune; 

2. Henri, né en 1847, frère jumeau 
de la précédente, mort en 1850 ; 

3. Renée, mariée P au comte Ghi- 
:rhizola-Vicini ; 2° à Léonce comte de 
Villeneu ve-Flayosc ; 

4. Napoléon-Eugène--4mWarc?, marié 
à dona Fidela Andiconagoïtia ; 

*")• Maxime, marié à Roseline de Vil- 
leneuve-FlayoBC ; 

6. Gabriel, lieutenant au 3« d'infan- 
terie, marié le 18 octobre 1892 à Berthe 
de Mandrot, au château d'Echichens, 
près Morges, canton de Yaiid (Suisse). 

BR. DBS BARONS DK WORMBSELLE 

La branche des barons de Vorme- 
selle descendait d'Elie-Guillaume II de 
Kochon-dc-Lapeyrouse, vivant en 1653, 
par Jacques de Bochon-de-Lapeyrouse, 
gentilhomme ordinaire de la chambre 
du roi, capitaine de cavalerie, aide de 
camp général de Louis XIV, qui reçut 
le 24 août 1680 avec ses fils François 
et Antoine-Jacques le titre de baron 
« en considération de leurs services et 
de ceux de leurs ancêtres ■ . 

XL — Jacques ép. le 14 février 1649 
Anne de Vassal de Salvignac, fille de 
François, lieutenant-colonel du régi- 
ment de Clermont-Verteillac, dont il 
eut cinq enfants; un seul, François, 
âRT de Bellegarde, continua la descen- 
dance. 

XII. — François de Rochon de La- 
P-'yrouse, sgr de Bellegarde, baron de 
Wormeselle, chef d'escadron au régi- 
ment de Chamilly, gouverneur du fort 
de Nuits, ép. le 25 juin 1675 Jeanae» 



Claire d*Haynin de Querénaing, de 
Flandre, baronne de Wormeselle, dont 
il eut : 

XIII. — Elie-Honoré aliàs François- 
Honoré de Rochon de Lapeyrouse, 
baron de Wormeselle, pgr de Bellegar- 
de, ép. le 21 novembre 1746 Marie- 
Magdeleine de Drevey de Charmail, 
fille de Gabriel de Drevey de Char- 
mail, nièce du bailli de Malte, de 
ce nom, dont il eut : 1. Gabriel qui 
suit; 2. Alexis-Gabriel, servit dans 
les chevau-légers, puis dans les ré- 
giments d'Enghien et de la Couron- 
ne (armée des princes), se retira avec 
le grade de colonel d'infanterie et la 
décoration de chevalier de Saint Louis, 
mort à Bergerac, à Tâge de 85 ans, en 
1842 ; 3. Marc-François de Rochon de 
de Wormeselle, chanoine à Douay ; 
4. Catherine, ép. N... de Boulon. 

XIV. — Gabriel de Rochon de La- 
peyrouse, baron de Wormeselle, né à 
Queyssac, en Périgord, le 11 mars 
1750, admis à l'Ecole militaire en 1761, 
ép. Marie de Sudre des Ardouins, dont 
il eut : 1. Jean, qui suit; 2. Pierre- 
François, élève de marine, mort è. 
Edimbourg; 3. Constance, chanoinesse 
de Bavière ; 4. Henriette, mariée au 
comte d'Aux de Lescout. 

XV. — Jean de Rochon de Lapey- 
rôuse, baron de Wormeselle, capitaine 
de frégate, chevalier de Saint Louis, 
etc., mort sans postérité. Son titre de 
baron de Wormeselle passa à son cou- 
sin Ferdinand-Alexis de Lapeyrouse- 
Rochon, seul représentant de la bran- 
che aînée, dont l'héritier, comme on 
Ta vu plus haut, a été Léonard-Léonce, 
comte de Bonfils de Lapeyrouse, an- 
cien préfet du département du Doubs. 

D'azur, à la lande émargent chargée 
de troin étoiles de gueules et accompa' 
gnée de deux clievrons alaises d'argent. 

(V. pour la maison de Bonfils le Bul" 
letin de 1891, coL 160). 



407 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



408 



La branche de Bonfils de la Vernelle, i 
en Périgord, branche cadette de Bon- 
fils-Rochon de Lapeyrouse, est repré- 
sentée par Albéric de Bonfils, au châ- 
teau de la Vernelle, canton de Lalinde 
(Dordogne). Il est fils d'Hippolytc de 
Bonfils, mousquetaire rouge sous la 
Restauration, puis officier de la garde 
royale, et de Irma d'Abzac; il a ép. 
M"' de Lagibertie, dont il a des en- 
fants. Sa sœur a épousé le comte do 
Boucher de Latour du Roch. 

Ecartelé^ aux i et 4 de gtteules à la 
patte d*ours d^or^ onglée de sable ^ posée 
en bande, au chef cousu d'azuj' chargé 
de trois fleurs de lis d'or] aux 2 et 3 de 
gueules à trois besants d^or. 

Devise : Tu es bon fils. 

D'après une Note sur les origines 
des Bonfils, récemment publiée comme 
Appendice au Mémoire sur les Origines 
des Rochon de Lapei/rouse^ les armes 
primitives de la famille de Bonfils, 
dont quelques représentants accompa- 
gnèrent Charles d'Anjou à la conquête 
du royaume de Naples et y firent sou- 
che, ne seraient pas \sk patte d'-ours avec 
les fleurs de lis de France ; elles repré- 
sentent un lion moitié noir et moitié 
blanc^ ainsi que le constatent les ma- 
nuscrits des archives de Palerme, les 
ouvrages de Mugnos Yillabianca et 
les Mémoires du grand prieuré de Mes- 
sine écrits par Minutoli. 

Cette constatation vient donner une 
force de plus à Topinion des auteurs 
qui font remonter la patte d'ours 
des armes de Bonfils de France, à la 
tradition que dans une partie de ^chasse 
Horace Bonfils^ fils de Philibert, 
sauva la vie au roi. Ce prince emporté 
par son ardeur à la poursuite d'un 
ours, fut jeté dans un fossé par son 
cheval au moment où la bête lui fai- 
sait tête. Il allait périr sous son étreinte 
furieuse lorsque Horace Bonfils, qui 
seul avait pu le suivre, se précipita au 



devant de l'ours, l'abattit d'un seul 
coup, releva le roi et le monta sur son 
propre cheval. 

Charles l'embrassa avec effusion eu 
s'écriant: « Ah ! Bonfils, tu as fait l'of- 
fice d'un bon fils I • et il voulut qu'uue 
patt^ d'ours rappelât dans les arnjt'S 
de la famille ce trait de courage et dj 
dévouement. 

Philibert Boufils (Bonflgli), pèn^ 
d'Horace, obligé de fuir de Bologne, 
comme toute sa famille, pour échapper 
à la vengeance des Gibelins s'était at- 
taché au service de Charles d'Anjou. 
Les archives de la maison de Galard 
contiennent une quittance de 1267 dans 
laquelle il est question de Philibert de 
de Bonfils, attaché à la couf de Char- 
les d'Anjou, En voici le texte publié 
dans la Note rappelée ci-dessus : 

■ Guillaume d'Encausse, chevalier, 
contribua en 1266 à la conquête du 
royaume de Naples par Charles d'An- 
jou; il délivra une quittance de ses 
gages à Philibert de Bonfils, 1267. i 

L. R. 



VERA DE LA GAUBERTIE 

La famille de Yera qui a possédé les 
seigneuries de la Borie et de la Gau- 
bertie n'était pas originaire du Péri- 
gord ; elle paraît être venue d'Espague 
dans cette province, vers le milieu du 
xv« siècle, ainsi qu'il résulte du texte 
de divers contrats de mariage entre les 
auteurs de la maison de la Gaubertie et 
ceux de Beauregard et de Clermout 
tirés des archives de la famille du 
Cheyron du Pavillon où il est dit : 

Contrat et articles de mariage fail 
entre nobles personnes Jehan d'Abzac, 
domicel, soigneur de Beauregard, et 
Philippe de FayoUe, damoiselle, habi- 
tant du lieu de Beauregard, d'une part ; 

Et Jehan de Vera, domicel, du dio- 
cèse de Saint-Paoul de Léon, au royau- 
me de Castille en Espagne, et Marie 



409 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



410 



d'Abzac, damoiselle, fille naturelle et 
légrilime dudit sieur et damoiselle Je- 
lian d'Abzac et Philippe de Fayolle, en 
date du 3 janvier 1445. 

Gabriel II de Vera de la Gaubertie, 
marié le 3 juin 1653 à Barbe de Chau- 
mont, fille de Louis de Chaumont, 
écuyer, seigneur de Clermont, Fayol- 
le, Labattut, et de Louise de Pardail- 
lan de la Mothe-Gondrin. 

De ce mariagre : 

1° Isabeau de Vera, mariée le 13 juin 
1670, à Jean-François de Calvimont, 
chevalier, seigneur de Tayac, capitai- 
ne au régiment de Champagne-cavale- 
rie, morte sans postérité *, 

2° Jeanne de Yera, mariée le 27 juin 
1671 à Guillaume de Rochon, conseil- 
ler du roi, lieutenant particulier civil 
et criminel de la sénéchaussée de Pé- 
rigord, au siège de Bergerac. Il mou- 
rut avant 1684, laissant : 

a. Raimond de Rochon, sieur de St- 
Félix ; 

b. Louise de Rochon, mariée le 27 
octobre 1695 à Jean de Calvimont, ba- 
ron des Tours de Montaigu et de Néac, 
seigneur de La Lande. 

Jeanne de Yéra se remaria le 23 juin 
1684 avec Pierre-Joseph du Cheyron, 
écuyer, seigneur de Saint- Viucent-sur- 
risle, conseilller et secrétaire du roi. 
Maison et Couronne de France. Elle 
apporta à la famille du Cheyron le 
château et la terre de la Gaubertie, 
qui sont encore dans la famille du 
Cheyron du Pavillon. 

La famille de Vera, sgr de la Borie 
pt de la Gaul>ertie, portait, d'après un 
\ieux cachet ou plaque gravée possédé 
par la famille du Pavillon : 

De sable ^ â une main appaumée de..., 
accompagfiée en chef de deux étoiles 
d'argenl. 



MILLON 

De la Moklikue, 

D'Ain VAL, dk Pomeroy, 

D'AiLLY DK VbRNBOIL, 

D'AuMONT, DE Montherlant, 
De la Vbhteville 

{Svite et fin) 
BR. DE MiLLON DE MaRGIMONT 

Br. C. II. — Robert Millon de Mar- 
gimont, écuyer, sgr de TEstoile et de 
Margimont, né en 1608, capitaine de 
cavalerie et chevau-léger du roi, ép. 
Marie-Anne-Magdeleine d'Ainval (fille 
de messire Lazare d'Ainval, écuyer, 
sgr de Filescamps et de Marie Coullet 
de Bussy), décédée àGannes le 28 octo- 
bre 1705. 

11 eut de son mariage six enfants : 

1. Jehan, baptisé le 3 août 1656; 

2. Anne, baptisée le 28 août 1657, 
cp. le 15 avril 1692 Ignace du Franc, 
écuyer, sgr de Bacotiel, en présence de 
Marie -Madeleine d'Ainval, dame de 
TEstoile et autres lieux, sa mère et de 
Jean de Fiers; 

3. Robert, né en 1659; 

4. André, né en 1661; 

5. Lazare, qui suit; 

6. César, jumeau du précédent, né 
en 1662. 

III. — Lazare Millon, écuyer, sgr de 
Margimont, né à Gannes le 6 juillet 
1662, capitaine des dragons du Dau- 
phin, chevalier de Saint-Louis, gou- 
verneur de la ville de Besancon eu 
1729, mort dans Texercice de ces der- 
nic'^res fonctions lo 4 janvier 1739, in- 
humé dans réalise des Cordeliers de 
cette ville. 

IJRANriIF D'AuMONT 

Br. I). II. — Antoine Millon, écuyer, 
sgr dAumont, aé en 1618, ép. le 18 
janvier 1648 Françoise Cochepin, fille 
d'Antoine et de Marie Le Fébure. Il 
mourut le 27 mai 1696 et sa femme le 
23 mai 1701 à Royaucourt. 



411 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



412 



Il eut de son mariage sept enfants : 
1. Robert, né en 1649, mort sans être 
marié le SI février 1687; 
■ 2. Antoine, qui suit ; 

3. Charles, êp. Magdeleine d'Arras, 
dont il n'eut que troi^ filles: a, Mag*- 
deleine, mariée à M. Lucien PuUeux, 
avocat, dont la fille mariée à messire 
Le Merchier, sieur des Chateliers, avo- 
cat, fut la mère de Mgr Le Merchier, 
évêque de Beauvais; h, Cécile, mariée 
en 1725 à messire Bosquillon du Fay \ 
c. Claire-Louise, mariée à M. Bauchy, 
avocat ; 

4. Marie, née en 1656, morte sans 
être mariée ; 

5. Pierre, né en 1663, chanoine de la 
collégiale Saint-Jacques de THopital à 
Paris, décédé dans cette ville le 30 mai 
1728 ; 

6. Jean, né eu 1665, curé de Tieux; 

7. Jacques, né en 1667,.curé de Cam- 
premy. 

III. — Antoine Millon, sgr d'Au- 
mont, après la mort de son frère aîné, 
était né en 1651 -, il ép., à Montdidier, 
Anue-Autoiaette Le Maire, morte à 
Royaucourt le 31 décembre 1728 ; son 
mari était mort le 12 janvier 1711. 

11 eut de son mariage trois enfants : 

1. Robert, qui suit ; 

2. Antoine, qui a fait la Br. K. de 
Montherlant et de la Verte ville, qui 
suivra ; 

3. Jean, né en 1695, mort jeune. 

IV. — Robert Millou, sgr d'Aumont, 
officier de la maison militaire du roi, 
ép. le 28 septembre 1716 Antoinette 
Budin de A\'avignietî, fille d'Antoine, 
ancien offirior do ]\lgr le })rince de 
Coudé, et (le Angélique Le Roux. 

Il eut de ce mariage quinze enfants, 
parmi lesquels cinq furent prêtres, un 
seul, Jean-Baptiste, qui suit, laissa 
postérité, et une fille, Marie-Jeanne- 
Antoinette, née vn 1727, ép. en 1759 
François de Mou y ou Demouy, de la 
même famille que le comte de Mouy, 



ancien ambassadeur en Italie, comte 
romain. 

V. — Jean-Baptiste Millon, sgr 
d'Aumont, né eu 1733, capitaine dans 
la maison du roi et chevalier de Saint- 
Louis, ép. le 21 juillet 1766 Marie-Ma- 
deleine Millon, fille de Pierre, capi- 
taine des gardes en la prévoté de Thô- 
tel du roi, et de Marie- Jeanne- Antoi- 
nette Millon; de ce mariage naquirent 
deux filles mortes célibataires, et An- 
toine-Jean-Baptiste, qui suit. 

VI. — Antoine-Jean-Baptiste Millon, 
sgr d'Aumont, né en 1767, entra fort 
jeune dans la maison du roi ; il ép. 
Agnès Prévostet mourut sans enfants, 
le dernier de sa branche. 

B\\. DE Montherlant 

ET DE LA VeRTEVILLE 

Br. E. — IV. — Antoine Millon, sgr 
de Montherlant, né en 1693, à Royau- 
court, capitaine dans les gardes du 
roi en la prévôttî de son hôtel, ép. 
le 15 janvier 1715 Marie-Jeanne Bu- 
din, fille de messire Antoine, sgr 
de Wavignies, ancien officier de feu 
Mgr le prince de Condé et de dame 
Angélique Le Roux. 

Eu 1755 il acheta la seigneurie et le 
château de Montherlant à la famille 
de Combes de Lyss et prit le nom de 
cette terre que ses descendants portent 
aujourd'hui. 

Il mourut en son château de Mon- 
therlant le 10 septembre 1777. 

11 eut de son mariage six enfants : 

1. Marie-Jeanne, née en 1716, mariée 
le 7 juin 1735 à son cousin Pierre 
Millon, fils de Pierre et de Magdeleine 
Pilon de la Tour ; 

2. Antoine, né en 1719, mort jeune ; 

3. Angélique-Françoise, née en 1721, 
morte à Beauvais,non mariée, le 30 no- 
vembre 1770 ; 

4. Anne, née en 1723, mariée : 1« en 
1740 à Antoine de Beuzin de Béthizy, 



413 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



414 



fille de Jacques, capitaine au régiment 
royal d'artillerie, et de Charlotte-Ur- 
sule de Vendeuil dont un fils François; 
2** le 18 avril 1742 avec François- René 
d'Ainval, fils de Jacques, chevalier, 
sgrr du Frétoy, Mocreux et Fosse- 
bleuët, gendarme de la reine et de Ge- 
neviève de Blottefière ; 

5. François, qui suit ; 

6 . Autre François, né en 1728, mort 
jeune. 

V. — François Millon, né en 1726, 
iJ^^r patron, haut justicier de Monther- 
lant» connu dans sa jeunesse sous le 
nom de Millon de Gimard, d'un fief 
qui lui venait de sa mère, avocat au 
parlement, syndic de la ville et des 
communes de Beauvais, puis élu par 
le bailliage de cette ville député du 
tiers aux Etats Généraux en 1789 ; il 
fut guillotiné sur la place du Trône 
le 23 juin 1794. Son corps fut inhumé 
au cimetière de Picpus. Il avait ép. le 
10 septembre 1762 Geneviève-Rosalie 
du Moulin de Paillart, fille de messire 
du Moulin, écuyer, sgr de Paillart, du 
Lys, de Ribeauvil'é, Porcheux, etc., 
conseiller du roi, président trésorier 
de France au bureau des finances de 
Boissons. 

Il eut de son mariage plusieurs en- 
fants dont deux seulement lui survé- 
curent : 

1. Antoine-Nicolas, qui suit ; 

2. Charles-François Millon de la 
Verteville, né en 1795, élève de TEcolc 
militaire, lieutebant-colonel du 9« chas- 
seurs à cheval; en 1809 il eut la cuisse 
emportée par un boulet de canon k la 
tète de sou régiment, dont ifn^mpla- 
i;ait le colonel ; il reçut sur le champ d(î 
bataille- la croix d'officier de la Légion 
d'honneur et le grade de colonel. 

Il ép. en 1827 la fille du général 
Favereau, chevalier de Saint-Louis, 
inspecteur général des troupes d'artil- 
lerie de la marine sous la Restauration. 

Il eut de son ihariage un fils unique : 
Ernest Millon de la Verteville, né eu 



1828, secrétaire d'ambassade, puis mi^» 
nistre plénipotentiaire, commandeur 
de la Légion d'honneur, du Dannebrog, 
du Lion Néerlandais, officier de la Cou- 
ronne de Prusse et de TEtoile polaire 
de Suède; il ép. le 22 janvier 1862 
Jeanne-Noémie de la Motte, fille de 
Jean-Louis et de Clémence de Guin- 
gamp, dont deux filles: 1. Marie-Gene- 
viève, mariée au baron Victor Reille, 
officier d'artillerie ; 2. Rose-Elisabeth- 
Dagmar, mariée à Odon marquis de 
Pins-Montbrun ; 3-5 et trois garçons. 

VI. — Antoine-Nicolas Millon de 
Montherlant, né en 1769, capitaine- 
commandant du bataillon des volon- 
taires de Chaumont en Vexin, membre 
correspondant du conseil royal d'agri- 
culture, etc., juge de paix du canton 
de Méru (Oise), démissionnaire en 
1830 ; il ép.. le 8 juin 1795 Marie-So- 
phie Daudin, fille de messire François 
Daudin, écuyer, sgr de Pouilly, con- 
seiller du roi et correcteur en la cham- 
bre des Comptes de Paris, et de Marie- 
Louise Escalard de la Bellangerie ; il 
mourut en 1843. 

Il eut de son mariage sept enfanta 
parmi lesquels : 

1. Charles, qui suit; 

2. Frédéric-Nicolas, né en 1799, ép. 
le 20 novembre 1826 Laure- Victoire 
Laurent, dont : a. Aline- Victoire,- née 
en 1827, mariée le 6 janvier 1847 à 
Augustin Le Clercq, trésorier-payeur 
du ministère des finances, comman- 
deur de la Légion d'honneur, dont 
postérité ; b, Alphonse -Laurent- An- 
toine, né on 1829, mort en 1876, non 
marié ; c. Marie-Augustiue-Caroline, 
née en 1833, mariée le 17 février 1851 
à Louis-Charles Pasquet do Salaignac, 
directeur des haras, mort en 1861, à 
Annecy (Savoie), dont une fille unique 
Marthe, mariée à M. de Lacoste de la 
Reymondie (en Quercy). 

3. Anna- Virginie, née en 1804, ép. 
le 24 mai 1825 Ernest-Jean-Baptiste- 



411 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



412 



Il eut de son mariage sept enfants : 
1. Eobert, né en 1649, mort sans être 
marié le 2 février 1687; 
■ 2. Antoine, qui suit ; 

3. Charles, cp. Magdeleine d'Arras, 
dont il n'eut que troi^ filles: a, Mag*- 
deleine, mariée à M. Lucien PuUeux, 
avocat, dont la tille mariée à messire 
Le Merchier, sieur des Chateliers, avo- 
cat, fut la mère de Mgr Le Merchier, 
évêque de Beauvais; h. Cécile, mariée 
en 1725 à messire Bosquillon du Fay ; 
c. Claire-Louise, mariée à M. Bauchy, 
avocat; 

4. Marie, née en 1656, morte sans 
être mariée ; 

5. Pierre, né en 1663, chanoine de la 
coUég-iale Saint-Jacques de THopital à 
Paris, décédé dans cette ville le 30 mai 
1728; 

6. Jean, né eu 1665, curé de Tieux; 

7. Jacques, né en 1667,. curé de Cam- 
premy. 

III. — Antoine Millon, sgr d'Au- 
mont, apn'^s la mort de son frère aîné, 
était né en 1651 ; il ép., \\ Montdidier, 
Anue-Aiitoiaette Le Maire, morte à 
Koyaucourt le 31 décembre 1728 ; son 
mari était mort le 12 janvier 1711. 

11 eut de son inariagfc trois enfants : 

1. Kobert, qui suit ; 

2. Antoine, qui a fait la Br. K. de 
Montherlant et de la Verteville, qui 
suivra; 

3. Jean, né en 1695, mort jeune. 

IV. — Robert Millon, sgr d'Aumont, 
officier de la maison militaire du roi, 
ép. le 28 st^ptombre 1716 Antoinette 
Budin de M'avi^»-nies, filb^ d'Antoine, 
ancirn nffin'or d(^ M^r le prince de 
Coudé, et (le Angélique Le Houx. 

Il eut de ce mariage quinze enfants, 
parmi lesquels cinq furent protres, un 
seul, Jean-Baptiste, qui suit, laissa 
postérité, et une tille, Marie-Jeanne- 
Antoinette, née en 1727, ép. en 1759 
Fran(*oiK de Mouv ou Deinouy, de la 
môme famille que le comte de Mouy, 



ancien ambassadeur en Italie, comte 
romain. 

V. — Jean-Baptiste Millon, sgr 
d'Aumont, né en 1733, capitaine dans 
la maison du roi et chevalier de Saint- 
Louis, ép. le 21 juillet 1766 Marie-Ma- 
deleine Millon, fille de Pierre, capi- 
taine des gardes en la prévoté de Thù- 
tel du roi, et de Marie-Jeanne-Antoi- 
nette Millon; de ce mariage naquirent 
deux filles mortes célibataires, et An- 
toine-Jean-Baptiste, qui suit. 

VI. — Antoine-Jean-Baptiste Millon, 
sgr d'Aumont, né en 1767, entra fort 
jeune dans la maison du roi; il ép. 
Agnès Prévostet mourut sans enfants, 
le dernier de sa branche. 

Br. de Montherlant 
ET DE LA Verteville 

Br. E. — IV. — Antoine Millon, sg 
de Montherlant, né en 1693, à Royau 
court, capitaine dans les gardes d 
roi en la prévôtô de son hôtel, éj 
le 15 janvier 1715 Marie-Jeanne Bi . 
din, fille de messire Antoine, sj 
de Wavignies, ancien officier de fr 
Mgr le prince de Condé et de dan 
Angélique Le Roux. 

Eu 1755 il acheta la seigneurie et 
château de Montherlant à la fami 
de Combes de Lyss et prit le nom 
cette terre que ses descendants portt 
aujourd'hui. 

Il mourut en son château de M 
therlant le 10 septembre 1777. 

Il eut de son mariage six enfan 

1 . Marie-Jeanne, née en 1716, ma 
le 7 juin 1735 à son cousin Pi« 
^lillon, fils de Pierre et de Magdeli 
Pilon de la Tour ; 

2. Antoine, né en 1719, mort jeu 

3. Angélique-Françoise, née en 1 
morte à Beauvais,non mariée, le 3< 
vembre 1770 ; 

4- Anne, née en 1723, mariée : 1 
1740 à Antoine de Beuziu de Bét! 



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île de VcDdeui î:-^: . l : .f y-^ :. : .5^ 

le 18 avril 1742?. :r JrL. \> :.: :.e 

Ain val, fils de /.*./.,::<, ::.:T:./.:r, 

rr du Fretoy, Y.ij.r:-\ ri r:»>>î^ 

euët, g-endarme de îs reii: £: :.t ox>- 

•.-vii>ve de Blotteîitre : 

.">. François, qui suit ; 

6. Autre Franfois, ne en ITCS, niorî 

V. — François Millon, né en 1726, 

jr patron, haut justicier de Monlher- 

-LiX, connu dans sa jeunesse sous le 

. -^ ie Millou de Gimard, d'un lief 

.. -.1 venait de sa mère, avocat au 

. . —-lit, svndic de la ville et des 

-_•_ :.Ij-s de Beauvais, puis élu par 

- :. .:â^e de cette ville député du 

•? b"ï. Etats Généraux en 1789; il 

* - .^-.I-Tinê sur la place du Trône 

- . _.!. 1794. Son corps fut inhumé 

_''.'T'- de Picpus. Il avait ép. le 

- ''Z.'"'r*f 17^12 Geneviève-Rosalie 

... L Ir Paillart, fille de messire 

•:'?uver, sgr de Paillart, du 

' L.'»^fcLvi].é, Porcheux, etc., 
-." lu ri'î, pt résident trésorier 
1 T ti i-.*reau des finances de 

- -'-•!. ijuîiiih^e plusieurs eu- 
. -' -"LL î^i^Ieinent lui survé- 

— '_-' '"'.t-. ,4 u: fuit; 
' f-r TLi- •: .- Vi.lfjîj de la 

-' *^ -":.' r.- ve de Wj-sA^t 



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^.^^ Sîvn^îniro d'ambassade, puis ml* 
:,>:re ]\eni}v>îentinir<\ cv^mmandeur 
.i: «h î.o^iou d'îiont\eur, du l>:innehri>i^> 
tin l.ion Nivrlnudais, otfuMer de la Cou* 
rer.ne de Prusse el de TKtotle |v^lH1^(^ 
de SuMe; il ep. le 22 janvier 18(W 
JiHntu^Neemie de la Mott!\ tUle d«^ 
Je;n\-Louis et de Cléineiiee de Guiu* 
i^amp, dont deux (Ule?*: l. MiiriechM^i*- 
viève, mariée au baron Victor Kï»ni!\ 
oftieier d'artillerie; 2. Uose Klisnheth- 
nnjruiar, mariée h Ddou uianpiiH do 
Pins-Moiithrun; M-f) et tmJH '^ureouH. 

VI. — Autoine-NieoJMH Millou do 
Montherlant, né eu I7(li>, Cfipitmuo 
commandant du hataillou dcM voluu* 
taires de (yhaumont (Ml Vnxui, membro 
corresj)ondant du cîonHeil ro^yal trii|;ri- 
culture, etc., ju/^T de paix du canton 
de Méru (Ojh»»), démlMMl(»nniiirr ««ii 
1830; il ép. le K juin 17% Marie* Mo^ 
phie Daudin, fille de nicHMirc Kraneom 
Daudin, écuy<*r, n/n* di» l'ouilly, c<m 
s<»iller du roi «4 corr<*ct«Mir <'n lu elnmi' 
bre des (/onipten de l'arirt, et d(^ Marin- 
Louise ivscnlnrd r|<î la JJ<'llMn^<*ri«' , Il 
mourut eu JK|:j, 

11 eut de fcon mfiriu.'M' i*i'|;t «MidintM 
parmi h'Kquelh : 

1. Churl^'H, rjui »-jiit; 

2. Kréd<Tic-Ni<'>ola>i, ne i*\ï J7'^tl, i«p 
le 20 nov<-mbn* \'*/A Luun' SV*h\\f%\ 
La'jH'ijt, dont . a, Alim* Wi<'i'ttn^^ n/«« 
en l^'/^l, ssi'.tr i^ji > é, jauvii-r ÏHV/ k 
Au^fu-^iWi L<' ^l^> n**i tr<'.y;ri«'r piiv«'ijr 

df-'jr ':<- -H J.«-:*.'y'j *: 'tt'jtmtin^ dont 



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419 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DB FRANGE 



420 



lemin ou Voillemin de Gevigney et de 
Marguerite d^Angirey. De cette union 
serait hé Pierre de Gevigney, qui fut 
le père de Simon, de Béatrix et de 
Guillaume. De celui-ci serait sorti 
Guyot de Gevigney, qui eut entre au- 
tres enfants, Aymon, curé de Gevi- 
gney, Perrin et Marguerite. Perrin, 
qui continua la lignée, épousa, sui- 
yant toute probabilité, Béatrix de Mon- 
treuil, dame d'Anrosey. De ce mariage 
sont nés plusieurs enfants, entre au- 
tres Guillaume et Thiébaut, dont nous 
avons déjà parlé, puis Etiennette et 
Philibert, aliàs de Poinctes, lequel fi- 
gura parmi les seigneurs comtois qui 
soutinrent si v.aillamment le siège 
d'Arras ; enfin, Jean II, qui épousa 
Guillemette de Beaujeu, vers 1460. 
D'où Philippe qui contracta alliance 
avec Hélène de Montormentier. 

Jean, en s'alliant à la famille de Ge- 
vigney, en prit les armes qui étaient : 
hurellé dCor et de sable de onze pièces^ 
et les écartela des siennes qui étaient 
d^or^ aux trois lionceaux de sahle, ar- 
més et lampassés de gueules. Il prit 
aussi le nom de Gevigney qu'il ajouta 
au sien. Telles avaient été les condi- 
tions arrêtées entre les deux familles, 
au moment du mariage. Aussi trouve- 
-t-on, à partir de cette union, les noms 
de Poinctes et de Gevigney réunis 
dans un grand nombre d'actes, soit 
publics, soit privés pour désigner un 
même individu. 

C'est ainsi qu'un acte du 3 janvier 
1411 est signé par Etienne de Juvi- 
gny, autrement dit de Poinctes. Un 
autre, du 16 mai 1448, porte la signa- 
ture de Philibert de Gevigney, alids 
de Poinctes. Enfin, dans un échange 
du 14 mai 1624, François de Poinctes 
figure avec le nom de François de Ju- 
Vigny de Poinctes. 

La famille de Gevigney était très 
noble de nom et d'armes, dit Tabbé de 
Billy dans son Histoire de V Université 
4$ Besançon^ elle 9^ fourni quatre che- 



valiers à la confrérie de Saint-Georges. 
La terre de Gevigney tirait son nom 
d'un village qui fait aujourd'hui par- 
tie du canton de Jussey (Haute-Saône), 
A différentes époques, il est vrai, les 
propriétaires de cette j^eigneurie s'ap- 
pelèrent indifféremment de Juvigny 
ou de Gevigney, mais ces deux noms 
sont ceux d'un seul et même fief, qui 
tous deux ont la même signification et 
la même étymologie, et viennent, sui- 
vant toute apparence, de Joviniacwn 
ou Juveniacum, 

Les archives de la Chambre des 
Comptes nous apprennent qu'au xiii'^ 
siècle la terre de Gevigney produisait 
1,030 livres de revenu et que les deux 
fiefti de Gevigney et de Mercey don- 
naient à leur possesseur, haute, moyen- 
ne et basse justice sur les sujets de la 
terre. Elle se partageait en deux moi- 
tiés* presque égales, et formait : !• le 
fief de Cicon, qui appartenait en 1751 
aux familles Fyard et Kaillard de Ve- 
soul, et 2° le fief de la Beaume, dont 
la famille de ce nom était propriétaire 
en 1647 ; plus tard, il passa à la mai- 
son de Kercado. 

Hélène de Montormentier était fille 
de Jean II de Montormentier, seigneur 
de Rosoy et de Chaudenay, et de Clau- 
de de Cussîgny. Le fief de Chaudenay 
appartenait dans l'origine à Guillaume 
de Saint-Martin, lequel mourut sans 
enfants, et, par suite d'héritage, cette 
terre entra plus tard dans le domaine 
d'Aubry de Montormentier, qui possé- 
dait déjà celle de Rosoy. Il en fit hom- 
mage à l'évêque de Langres, en 1412. 
Son fils Jean P"" de Montormentier, re- 
nouvela cet hommage en 1443, 1455 et 
1456. Il est le père de Jean II, dont 
nous venons de parler, lequel eut une 
autre fille du nom de Sidonie, qui 
épousa en 1482, Gilbert de Carendefez. 
Celui-ci ayant acheté, en 1485, ce que 
possédaient à Rosoy Philippe de Poinc- 
tes et sa femme, resta seul propriétaire 
de cette seigneurie. ' 



421 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



422 



IV. — Jean de Poinctes ne vécut 
que très peu de temps avec Jacqueline 
de Juvigny, car, en 1463, il mourut en 
Flandre, au service du duc de Bourg-o- 
g-ne. Il avait eu de son mariage un fils 
du nom de Philippe qui, comme nous 
l'avons dit, épousa Hélène de Monter- 
mentier. 

Jean de Poinctes portait le titre de 
seigneur de Chaudenay et d'xVnjeux. 
René de Poinctes dit, dans ses Mémoi- 
res, qu'il « illustra sa maison d'hon- 
f neiirs, de vertus et de biens, et qu'il 

I témoigrua son courage dans les guer- 
f res qui se firent pour le service du roi 
i de France. • 

Il vivait encore en 1510. L'abbé Ma- 
thieu prétend au contraire, dans ses 
chroniques, qu'il est mort en 1490. Il 
avait pris part, sous les ordres de 
Charles-le-Téméraire, au désastreux 
sit^ge de Nancy et y avait perdu -ses 
bagages et équipages. 

Il fut enterré dans la chapelle du 
château de Chaudenay que possédaient 
ses ancêtres et où ils faisaient habi- 
tuellement leur résidence. 

V. — Du mariage de Philippe de 
Poinctes avec Hélène de Montormen- 
tier naquit un seul enfant, qui porta 
le prénom de François et fut seigneur 
de Chaudenay et d'Anjeux. Il suivit 
la carrière des armes et servit François 
P' dans les guerres que ce Prince eut à 
soutenir en Italie. Dès le 22 mars 1513. 
il avait pris pour femme Anne de Mon- 
tarby, appartenant h l'une des plus 
nobles familles du Bassigny. 

La maison de Montarby qui avait 
pour armes : de gueules au chevron 
d'or^ est aussi ancienne qu'illustre en 
Champagne. Gilet de Montarby, écuyer 
était seigneur de Charmoilles, en 1.375. 

II avait épousé Marthe de Juvigny, 
d'où sortit Humbert, cliâtelain de 
Fays, lequel se maria lui-même avec 
Isabelle de Widor. Son fils, Perceval, 
aussi seigneur de Charmoilles et capi- 
taine de Coiffy, eut pour époiise Jean- 



ne de Daillancourt, dame de Fréville, 
en 1511, fille de Pierre de Daillancourt 
écuyer. Il eut plusieurs enfants, en- 
tre autres Anne de Montarby, qui s'al- 
lia à François de Poinctes. 

Nous voyons figurer Philippe de 
Poinctes comme témoin dans une tran- 
saction intervenue entre les communes 
de Fay s-Billot et de Corgirnon. Il eut 
la douleur de voir son fils aîné Antoine 
de Poinctes, le précéder au tombeau et 
fut investi de la garde noble de ses 
enfants. C'est en cette qualité de tu- 
teur qu'il fournit une déclaration de la 
terre d'Anrosey, relevant de La Fcrté, 
et que leur mère, par son mariage, 
avait fait entrer dans le domaine de la 
famille de Poinctes. 

François de Poinctes avait eu trois 
enfants : 

1. Antoine, qui suit et fut le premier 
membre de la famille qui porta le titre 
de seigneur de Pisseloup et Chau- 
mondel ; 

2. Frauçoise qui épousa le 1" octobre 
1534, Simon de Maizières, écuyer, sei- 
gneur de Serrey. Elle eut de cette 
union Etienne de Maizières, écuyer, 
seigneur de Chaux, lequel fut marié 
avec Françoise de Raincourt, fille 
d'Etienne de Raincourt et de Henriette 
de Lambrey.: 

3. Nicolas, qui devint le chef d'une 
branche cadette de la famille. Il fut 
élevé dans la maison du princo de 
Guise, et sut, par ses brillantes quali- 
tés, se faire remarquer de Charles de 
Lorraine qui lui confia la charge de 
maître d'hôtel. Plus tard, il eut le 
gouvernement de Joinville. Par con- 
trat de mariage du 11 juillet 1545, il 
épousa Françoise Prévôt, de Besançon, 
filles de Charles Prévôt, citoyen de 
cette ville, seigneur de Gonsans, Re- 
coUogne etc. 

VI. — Antoine de Poinctes forme la 
tige d'une branche aînée de la maison, 
et, comme nous l'avons dit, il est le 
premier membre de la famille qui a 



423 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



424 



porté le titre de seigneur de Chaumon- 
del et de Pisseloup. Ainsi que le rap- 
pelle René de Poinctea dans son mé- 
moire, il eut rhonneur d*être l'un des 
cent gentilshommes de la chambre de 
Henri II, roi de France. On le voit fi- 
gurer parmi les combattants qui obli- 
gèrent Charles-Quint à lever le siège 
de Metz. On le rencontre aussi parmi 
les volontaires qui servirent sous le 
commandement du prince François de 
Lorraine, duc de Guise. 

Il épousa Marguerite de Chézeaux, 
dame de Chaumondel et de Pisseloup 
en partie, qui fit ainsi entrer cette sei- 
gneurie dans le domaine de la maison 
de Poinctes. Il mourut très jeune à 
Bar-le-Duc et fut inhumé en la cha- 
pelle de Sainte-Anne, dans l'église ca- 
noniale de Saint-Pierre de cette ville. 
Il laissa deux enfants mineurs, Claude 
et Antoine, 1 dont leur aïeul paternel, 
comme nous l'avons dit, eut la garde 
noble. 

Marg-uerite de Chézeaux, sa veuve, 
épousa, en secondes noces, messire 
Guillaume de Grammont, seigneur du 
Pailly et de Damphal. Elle n'eut pas 
d'enfants de cette union, et elle mou-* 
rut elle-même à Bar-le-Duc en 1543, 
avant son second mari. Son corps fut 
inhumé dans l'église des Augustins de 
cette ville, devant la chapelle de No- 
tre-Dame-de-Lorette, et en elle, dit le 
mémoire précité, finirent le nom et les 
armes des de Chézeaux. Ces armes 
étaient : un phénix de sable au milieu 
de Vécusson^ les pieds et le bec armés d'or 
sur son bûcher de gueule^ en champ d'a- 
zur ^ timbré d'un heaume d*or, 

Antoine, l'aîné de la famille qui suit, 
devint par là seul propriétaire de la 
seigneurie dite de Chaudenay. 

Les enfants de Marguerite de Ché- 
zeaux eurent, par suite de sa mort, les 
terres d'Anrosey et de Pisseloup. Claude, 
le plus jeune des deux, devint page de 
récurie de Charles IX, fut tué d'un 



coup de pied de cheval et ne laissa pas 
de postérité. 

VII. — Antoine II de Poinctes, fils 
aîné de Marguerite de Chézeaux, con- 
tinua la branche cadette. Il était ma- 
jeur en 1555. Le 25 octobre de cette 
même année, on le voit en eflFet paraî- 
tre en personne devant le bailliage de 
Chaiimont dans un procès où il était 
partie. Le 26 février 1559, il rend foi 
et hommage à Jean de Choiseui, baron 
de La Ferté-sur-Amance et de Fouvent, 
à cause de sa terre d'Anrosey, ses ap- 
partenances et dépendances, qui rele- 
vaient de la maison de Clioiseul et 
étaient un arrière-fief du roi. 

Par suite de la bienveillante entre- 
mise de Nicolas de Poinctes, son oncle, 
il fut, comme lui,, nourri et élevé dans 
la maison des ducs de Guise, et aussi- 
tôt qu'il put porter les armes, il fut 
nommé premier gendarme de la com- 
pagnie de François de Lorraine, duc 
d'Aumale, et devint bientôt guidon de 
cette compagnie. Il prit part aux guer- 
res entreprises contre les réformés et 
s'y distingua entre tous par son cou- 



rage. 



('A suivre J 



A. ROUSSEI.OT. 



COMMINGES 



(Addition au Bulletin de 1894, col. 380). 

Bertrand-Marie-£'/i> comte de Com- 
minges, décédé le 20 mai 1894, était 
fils aîné de Joseph-Hector-Gustave 
comte de Comminges et de Marie- 
Alexandrine de Mun-Sarlabous. Il 
avait épouse le 14 mai 1861, Matbilde 
de Borch, fille de Joseph-Pierre-Gabriel- 
Casimir comte de Borch et de la com- 
tesse née Emma Holinska. 



Du Val de Dampierrb 

Le 26 mai une dépêche de Bade près 
Vienne (Autriche) annonçait la mort 



425 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



426 



de M. Adolphe du Val de Dampierre, 
le dernier descendant du célèbre gé- 
néral de la guerre de Trente Ans, 

Cette dépêche répétée par divers 
journaux a provoqué la rectification 
suivante adressée au Figaro du 15 
juillet : 

Monsieur, 

Je trouve dans un journal l'informa- 
tion suivante : 

• M. Adolphe du Val de Dampierre, 
qui vient de mourir à Vienne, était le 
dernier descendant du célèbre général 
de la guerre de Trente Ans. » 
• Etant le seul représentant de la fa- 
mille des du Val, comtes de Dampierre, 
barons de Hans, je vous prierai de 
m'accordef la publicité du Figaro pour 
l'insertion de ce démenti. 

Le général de Dampierre, tué à Pres- 
bourg en 1620, était un de mes 
aïeux et n'a pas laissé de descendance 
en Autriche. 

Comme témoignage de ce que j'a- 
vance, je suis en mesure de prouver 
que son frère Jacques, pourvu de la 
charge de 1.000 chevau-légers, eut 
seul une descendance: Etienne, le plus 
jeune fils de Jacques, mestre de camp 
d'un régiment de son nom, le seul ma- 
rié, eut : 



Henri, colonel du régiment de Dam- 
pierre, tué à Candie ; 

Puis, de père en fils : 

Henry, brigadier des armées du Roi ; 

Anne-Elzéar, tué à Varennes, à côté 
de Louis XVI ; 

Philippe- Auguste, lieutenant-géné- 
ral; 

Maurice-Henri, général, mon père. 

D'ailleurs, Ferdinand II renvoya 
sous escorte à ma famille le cœur du 
Dampierre de la guerre de Trente ans, 
ainsi que son portrait et son bâton de 
commandement. 

Le cœur repose dans le caveau de 
mes ancêtres, en Téglise de Hans 
(Marne). 

Enfin, il y a peu de temps, l'empe- 
reur d'Autriche actuel a envové à mon 
père le buste de ce général, c en sou- 
• venir des glorieux services du 
t comte de Dampierre, généralissime 
I de la cavalerie des armées impé- 
f riales i, buste qui se trouve au châ- 
teau de Primart. 

Tout en vous remerciant, si vous 
pouvez m'aider dans cette rectification, 
je vous prierai d'agréer. Monsieur, 
l'assurance de mes sentiments les plus 
distingués. 

Comte DE Dampibrri:. 

ChfUeau de Primart, par Bueil {Eure). 



Notes d'État civil nobiliaire 



MARIAGES DU MOIS DE JUILLET 

■T BAPPBL DB8 MOU PRicÉDBMTa 



Guy de Verbigier de Saint-PauL 
officier d'artillerie, fils du baron Paul- 
Marie-Henri-Gaston de Verbigier de 
SaiDt-Paul, ancien chef du personnel 
du ministère de l'Intérieur sous Napo- 
léon III, député de l'Ariège en 1876, et 
de Marie-Berthe-Louise Bruzard avec 
Sophie Poisson. 

Le mariage a été célébré le 2 avril 



en réglise Saint-Pierre de Chaillot, à 
Paris. 

Le marié a un frère Gustave-Marie* 
Oaston*Charles, lieutenant en premier 
au 10« régiment d'artillerie, qui a 
épousé, le 28 avril 1886 Jeanne Bru- 
zard sa cousine. 

(V. sur cette famille originaire du 
Comminges, maintenue le 19 juillet 



427 



LE BULLETHI HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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1698 par riotendant de Montauban, le 

Bulletin de 1886, col. 281.) 

Paul baron de Verbig^er de Saint- 
Paul, grand-père dn marié, ép. Char- 
lotte de Foix, dont le fils Paul-Marie- 
Henri-Gaston, ép. le 30 janvier 1860 
Marîe-Berthe-Louise Bruzard. 

De gueules^ à une croix patte e et 
alaisée d'or^ à la bordure d'azur char- 
gée de huit besants ^argent en orle. 



Charies-Jean-jRo^er de Foutantes, 
vicomte de Fontang-es, lieutenant d'in- 
fanterie, second fils du général Char- 
les- Loui:?, comte de Fontan^es de Cou- 
zan, décédé en 1890 et de la comtesse 
douairière née Noémi Audibert, avec 
A^nès d'Hantecourt, fille de Marie- 
Gabriel - Yvonnet Vincent, marquis 
d'Hantecourt, maire de M>irtainevil- 
le, membre du Conseil général de la 
Somme (canton de Gamaches), et de la 
marquise née Louise de Tillette de 
Clermont-Tonnerre, décédée. 

Le mariage a eu lieu dans le courant 
du mois de mai au château de Martai- 
neville. 

(V. pour la notice sur la maison de 
Fontang^es, le Bulletin de 1891, col. 
90-01 et 541). 

Le frère aîné du marié Joseph-Oli- 
vier, comte de Fontang*es, a ép. au 
mois de juillet 1891 Yvonne de Dom- 
pierre d'Hornoy, petite-nièce du vice- 
amiral, ancien sénateur, député de la 
Somme. 

De gueules^ au chef d*or chargé de 3 
fleurs de lis d*azur. 

Devise : Tout ainsi font anges. 

La famille Vincent, orig'inaire du 
Ponthieut a été maintenue dans sa no- 
blesse par M. de Bernage le 6 novem- 
bre 1717 et prouve sa filiation depui^i 
Jean Vincent, écuy^r, sieur de Raime- 
court, conseiller du roi et magistrat au 
siège présidial du comté de Ponthieu, 
le 20 octobre 1599 ; il fut maïeur d'Ab- 



beville en 1620, 1632 et 1633. L'auteur 
de cette famille parait être YYonuet 
Vincent, capitaine de cent hommes de 
pied et lieutenant de la ville d'Epemav 
vers 1450. 

Nicolas Vincent, sgr de Hanteooort, 
Raimecourt, etc., lieutenant criminel 
en la sénéchaussée de Ponthieu et 
maïeur d'Abbe ville 1647-1649, marié à 
Catherine Le Roy de Saint-Lau fut le 
trisaïeul de Gabriel-Pierre-André-Chris- 
tophe Vincent, chevalier, marquis 
d'Hantecourt, sgr de Longvilliers qui 
se fit représenter aux assemblées de la 
noblesse du bailliage d'Amiens en 
1789. Il était mousquetaire de cavale- 
rie et chevalier de Saint Lonis, marié 
le 20 novembre 1772 à Marie -Cathe- 
rine Tillette d'Offinicourt, • dame de 
Longvilliers, dont le père de la mariée 
est l'arrière petit-fils. 

Le marquis d'Hantecourt a ép. en 
secondes noces, le 7 décembre 1877, 
Victoire-Marie-Marguerite de Fontan- 
ges, décédée en 1882, sans enfants, 

D^azur^ au chevron dor^ accovngagné 
de 3 licornes d'argent saillantes^ celles 
du chef affrontées. 



Le comte yacç'uej- Marie-Gabriel de 
Nettancourt-Vaubécourt, fils de Marie- 
Charles-Armand marquis de Nettan- 
court-Vaubécourt, ancien commandant 
des mobiles de la Meuse en 1870, che- 
valier de la Légion d'honneur, et do 
Claire-Rosalie de Rogier, avec Jeanne- 
Pierrette Bourlier d'Ailly, veuve en 
premières noces du vicomte Law de 
Lauriston, fille de Pierre-Etienne-Ma- 
rie-Gabriel Bourlier baron d'Ailly et 
de feu Louise-Augustine Beliet de 
Tavernost. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux époux en Téglise de l'Assomp- 
tion à Paris, par M. l'abbé Hertzog, 
curé de la Madeleine. 

Les témoins du marié étaient : le 
comte Jean de Nettancourt-Vaubécourt 



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LE BULLETIN HliRALDIQUE DE FRANCE 



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et le marquis de Beauffort, ses cousins ; 
ceux de la mariée, le comte de Brosses 
et le comte de Verneaux, son cousin. 

La maison de Nettancourt d'orig-ine 
chevaleresque tire son nom de la sei- 
g-neurie de Nettancourt, en Champa- 
gne. Dreux de Nettancourt se croisa 
en 1 190 ; ses armes sont à la salle des 
Croisades. 

La seigfneurie-baronnie de Vaubé- 
court lui est venue par le mariage de 
Georg-es de Nettancourt, chambellan 
et maître d'hôtel du duc de Lorraine 
avec Phénor d'Àspremont, dame de 
Vaubécourt, en Lorraine. 

Une des branches de cette famille 
eut en partage la baronnie de Vaubé- 
court dont elle prit le nom \ elle s'est 
éteinte en 1820, après avoir donné cinq 
lieutenants-généraux des armées du 
roi, dont un chevalier de ses ordres, 
plusieurs commandeurs de Saint Louis 
et des chevaliers de Malte. 

Louis XIII érigea la baronnie de 
Vaubécourt en comté, en 1642, pour 
récompenser les services militaires de 
Jean de Nettancourt, baron de Vau- 
bécourt. 

A la mort de Jean-Charles de Net- 
tancourt-Hausson ville, en 1820, Jac- 
ques-Marie-Claude marquis de Nettan- 
court, colonel d'infanterie devint chef 
des noms et armes de sa famille, et re- 
leva le nom de Vaubécourt en vertu 
d'un acte de substitution approuvé 
par le roi. Jacques-Marie-Claude avait 
épousé Pauline-Ernestine de Beauf- 
fort. C'était le grand-père du marié. 

Etienne-Gabriel-Aimé comte de Net- 
tancourt- Vaubécourt, frère de Jac- 
ques-Marie-Claude, ép. le 17 octo- 
bre 1815 Marie-Geneviève-Joséphine 
d'Oryot d'Aspremont, dont : 1. René, 
marié à Marguerite-Laurence-Anne- 
Blanche-Marie, princesse de BaufFre- 
mont-Courtenay, dont : Yolande-Ma- 
rie-Aimée-Maxime-Joséphine , mariée 
le 3 juin 1891 à Guignes- Alexis-Marie- 
Joseph-^ ndr^, marquis d'Albon; 2. 



ilfaree-Jeanne-Léontine,duchesse douai- 
rière de Clermont-Tonnerre (seconde 
femme d'Aimé, duc de Clermont-Ton- 
nerre), sans enfants. 

Un rameau cadet du précédent est 
représenté par le marquis Constantin 
de Nettancourt, fils de François-Julien, 
et de Clémence-Coralie Bazin de Be- 
zons, mariés le 22 octobre 1816. 

(V. le Bulletin de 1888, col. 651-653). 

De gueules^ cm chevron dCor, 
Devise : Virtuti nihil invium, 

. La famille Bourlier d'Ailly, connue 
depuis la fin du xyi*^ siècle, est origi- 
naire de Lyon ; elle a donné un èche- 
vin à cette ville eu 1709, un trésorier 
de France au bureau des finances, etc. 
Le titre de baron a été concédé à cette 
famille sous la Restauration par ordon- 
nance royale du 11 septembre 1820. 

(V. les Bulletins de 1886, col. 554- 
555 ; et 1893, col. 243). 

D'argent^ au chevi'on de gueules^ ac- 
compagné en pointe d'un chien passant 
de sable \ au chef d'azur chargé d*un 
soleil d'or. 

Devise : Je tiens ferme. 



Le vicomte Louis-Emmanuel de Sa- 
vigny de Moncorps, fils de feu Alexan- 
dre-Henry de Savigny de Moncorps, 
décédé en 1872 et de Marie-Louise du 
Verne, avec Madeleine de Villebresme, 
fille du vicomte Maurice de Goislard 
de Villebresme et de la vicomtesse 
née Nouvellon. La sœur de la mariée 
a ép. le 17 avril 1894 le vicomte Char- 
les Bernard de Danne. 

La bénédiction nuptiale a été don- 
née aux jeunes mariés le 21 juin en 
l'église Saint-Thomas d'Aquin à Paris, 
par Mgr Andras de Marcy, chanoine et 
chapelain de France à Lorette, camé- 
rier secret de S. S. Léon XIII. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le vicomte Charles de Savigny de Mon- 
1 corps, son frère, et M. du Verne, son 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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oncle ; pour la mariée : le comte de 
Goislard de Villebresme, son oncle, et 
le vicomte de Cornu lier-Lucinière. 

La maison de Moncorps est origfi- 
naire du Bourbonnais où elle possédait 
dès le XI V" siècle les fiefs de Beau vais 
et des Bruéres près de Valigrny. Elle 
établit sa filiation depuis Henri de 
Moncorps, écuyer, sgr de Beauvais et 
des Bruéres vivant en 1380. Elle a 
donné un gfouverneur de Saint-Malo, 
des "fentilshommes ordinaires de la 
chambre du roi, des maréchaux des 
logis dans les compagnies de 100 hom- 
mes d'armes de Montmorency et de 
Rocliefort, des capitaines dans les régi- 
ments d'infanterie, chevaliers de Saint 
Louis. L'un d'eux Dieudonné de Mon- 
corps eut entrée aux Etats de Bourgo- 
gne à cause de sa terre de Goulan- 
geron le 4 juin 1742. 

Jean-Baptiste-Lazare-René, comte de 
Moncorps du Chénoy, gouverneur des 
ville et château de Montluel en Bresse, 
fut élu député de la noblesse aux 
Etats-généraux de 1789 par le bail- 
liage d'Auxerre. Son petit-fîls Hippo- 
lyte-Antoine, ancien mousquetaire aux 
gardes de Louis XVIII, ancien capi- 
taine au 5® régiment d'infanterie de la 
garde royale, membre du Conseil gé- 
néral de la Nièvre, chevalier de la 
Légion d'honneur est décédé le 26 sep- 
tembre 1882 à Tâge de 91 ans» au châ- 
teau de Fertot, près Nevers; il avait 
épousé le 11 novembre 1813 Louise- 
Hyacinthe du Verne de Marancy, dont 
une fille unique Monique-Emma de 
Moncorps mariée le 27 avril 1835 à 
Charles de Savigny, ancien officier de 
dragons dont elle eut trois enfants : 
1. Charles- Louis, comte de Savigny de 
Moncorps, auditeur au Conseil d'Etat 
et chef de cabinet du ministre Béhic, 
sous l'Empire, conseiller général de la 
Nièvre* marié le 5 juin 1871 h M'**" de 
Féligonde; 2. René-Jean-Baptiste, an- 
cien officier aux carabiniers de la 
garde impériale, ancien chef de ba- 



taillon au régiment des mobiles de la 
Nièvre en 1870, chevalier de la Légrion 
d'honneur, marié à M"« de yillers-La- 
faye; 3. Alexandre-Henry, le père du 
marié. Ce dernier a un frère, Antoine, 
ne en 1872. 

Le titre de comte de Savigny de 
Moncorps a été concédé au chef de cette 
famille par décret impérial sous le 
second Empire. 

Ecarlelé, aux 1 et 4 d^azur^ à In 
gerbe cTor, qui est de Savigny ; au 2 et 
3 d* argent, à sept mouchetures éThermi^ 
nés de sable , 3 y 3^ et ï. 

Supports : Deux lions dor^ langues 
de gueules, 

(V. pour la notice et les armes de la 
famille de Goislard de Monsabert et de 
Villebresme le Bulletin du mois d'avril 
1894, col. 238.) 



m0^*0^^n^^^^^^^^^ 



Lé comte Caries Le François des 
Courtis de la Groye, lieutenant au 
10® cuirassiers avec Isabelle d'Assailly , 
fille du comte Octave d*AssaiIly et de 
la comtesse Marie-Hélène, née Cuniu- 
Gridaine, fille de Léon-Martial, fils du 
ministre de Louis-Philippe. 

Le mariage a été célébré le 3 juillet 
en l'église Saint-Pierre de Chaillot, à 
Paris. 

Les témoins du marié étaient le gé* 
néral vicomte d^Orcet, commandant à 
Lyon les 7« et 10® cuirassiers, et le 
comte Raoul des Courtis, son oncle, 
ancien zouave pontifical, frère du mar- 
quis des Courtis, ancien officier de 
marine ; ceux de la mariée, le comte 
Alexandre d'Assailly, chef d'escadron 
au 22* dragons et M. Philippe Cunin- 
Gridaine, ancien officier de marine, 
petit-fils de Tancien ministre, ses on- 
cles. 

La famille Le François des Courtis, 
originaire du Piémont s.est répandue 
en Touraine et dans le Poitou. Elle est 
aujourd'hui divisée en deux branches, 
celle de la Groye et celle de la Valette. 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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Avant de venir en France elle avait 
donné deux gouverneurs du comté de 
Tende en 1450 et 1487. Sa filiation s'éta- 
blit à partir de 1420. Caries Le François 
des Courtis, fils d'Antoine, ép. en 1500 
Anne de Grimaldi. Plusieurs membres 
de cette famille servirent dans Tarmée 
de François P*" et prirent part à la ba- 
taille de Pavie, où trois furent tués. Le 
g-ouverneur du château et de la baron- 
nie du grand Pressigny en Touraine, 
en 1559 appartenait à cette famille. 

(V. le Bulletin de 1887, col. 557558). 

Un membre de la branche cadette 
Conrad Le François des Courtis de la 
Valette, chef d'escadron au 6« hus- 
sards, lientenant*colonel de Tarmée 
territoriale, chevalier de la Légion 
d'honneur, fut autorisé par décret du 
24 juin 1868 à ajouter à son nom celui 
de Montchal. 

D^azur^ à la tour d'argent chargée de 
S mouchetures cThertnine de sable, 2 et 
i, accostée de 2 fleurs de lis d'argent et 
soutenue d'une eroisetle de même. 

La maison d'Assailly est une des 
plus anciennes du Poitou. Son nom 
parait dans les chartes de cette pro- 
vince dès l'année 1270. Quelques géné- 
alogies la disent issue de la môme tige 
que Gerbert Assalit qui fut le cin- 
quième grand maître de Tordre de 
Saint Jean de Jérusalem en 1167. 

Elle a été maintenue dans sa no- 
blesse par jugement de M. de Maupeou 
intendant du Poitou, le 10 janvier 
1699. 

Le grand père de la mariée était 
Charles-Philippe comte d'Assailly, mi- 
nistre plénipotentiaire en Allemagne 
en 1851, mort en 1869, qui avait épousé 
AdrienneOctavie deLasteyrie du Sail- 
lant, fille du marquis de Lasteyrie et 
d'Anastasie-Louise-Pauline Mottier de 
la Fayette (fille du célèbre général et 
d'Adrienue-Françoise de Noailles). 

Charles-Philippe comte d'Assailly 
p, laissé de son mariage cinq enfanta : 



1 1. Octoi?^-Charles- Ursule, le père de 
la mariée ; 

2. Arthur, ancien officier, marié à 
Mlle Olivier ; 

3. Alexandre, capitaine au 7® chas- 
seurs ; 

4. Valentine-Adrienne mariée en 
1860 au marquis d'Ambelle ; 

5. Camille-Caroliue-Marie, mariée à 
Louis-Maurice baron de Pérîgnon. 

C'est au comte d'Assailly, père de la 
mariée qu'appartient Tépée offerte, au 
nom de Tarmée des Etats-Unis d'Amé- 
rique, par le 9« régiment d'artillerie, 
au général marquis de la Fayette. 

Cette épée, d'un travail admirable, 
dont la gaine est en or massif, est 
revenue très récemment de Chicago, 
où elle a figuré à la place d'honneur 
dans la section de l'exposition française 
et était gardée par les marins de la 
flotte. 

Les mariés descendent tous les deux 
au quatrième degré, du lieutenant- 
général baron d'Espagnac, l'historien 
et le compagnon d'armes du maréchal 
de Saxe, dont la famille possède encore 
les billets invitant le baron d'Espagnac 
son frère d'armes, k venir, entre deux 
campagnes, se reposer avec lui à 
Chambord. Le baron d'Espagnac s'il- 
lustra par d'éclatants services pendant 
la campagne de Bohême et à Fontenoy 
sous Louis XV, et mourut, sous 
Louis XVI, gouverneur des Invalides, 

(V. le Bulletin de 1887, col. 229.) 
D'azur, à 3 lis au naturel 2 et 1, 
Devise : Terris althffi. 



Albert-Xavier Brocbard vicomte de 
la Rochebrochard, cjapitaine adjudant- 
major au 135^ d'infanterie, fils de Em- 
manuel-Raphaol-Xavier comte de la 
Rochebrochard et dj AgatheLéonie 
de Boissard, décédés, avec Marguerite 
de Tinguy, sa cousine. 

Le mariage a été célèbre dans la 



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LB BULLETIN HéRALDIQUE DE FRANCE 



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première quinzaine de juillet au châ- 
teau de Cirières dans les Deux-Sèvres. 

La cérémonie a été intime en raison 
de la mort récente de la comtesse de la 
Rochebrochard, née de Boissard, mère 
du marié. 

Les témoins du marié étaient: ses 
frères, le comte Roger et le vicomte 
René de la Rochebrochard ; ceux de la 
mariée : ses oncles, le -comte Henri de 
Tinguy et le comte Maurice du Réau. 

(V. le Bulletin de 1892, col. 211-220.) 

S* argent^ au pal de gueules côtoyé de 
deux pals d'azur. 

La jeune mariée est fille de Georges- 
Ilenri de Tinguy marié en 1870 à 
Marie-Anne Brochard de la Roche- 
brochard, fille de Charles-Henri et de 
Marguerite de Villebois-Mareuil, cou- 
sine-germaine du marié. 

D'azur^ à quatre fleurs de lis canton- 
ne' es d'or. 



^ ^V^^rf»^^l#'»^%^i»*»^^^^^ 



M. Henri Tenré avec Lucie Aguado 
de las Marismas, fille du marquis de 
Las Marismas décédé le 2 juin 1894, et 
do la marquise née Jacobs. 

Le mariage a été célébré le 16 juillet 
en réglise Saint-Honoré d'Eylau par 
M. Tabbé Marbeau, curé de la paroisse. 

La cérémonie) en raison du grand 
deuil de la famille Aguado, a eu lieu 
dans la plus stricte intimité. 

Les témoins du marié étaient M. 
Pierre Tenré, sou frère, et le marquis 
de Barthélémy, son cousin ; ceux de la 
fiancée, ses oncles, le comte Aguado et 
le duc de Montmorency. 

(V. le Bulletin de juin 1894, col. 3S2.) 

Le vicomte Etienne d'Orglandcs, fils 
de Camille-Arthur comte d'Orglandes 
et de la comtesse née Anne-Marthe 
Savary de Lancosme, avec Agnès de 
Durfort, fille du vicomte de Durfort 
et de la vicomtesse née Montmorency- 
Luxembourg. 



La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux jeunes époux, le 19 juillet, en l'é- 
glise Sainte-Clotilde, par M. Tabbé de 
Durfort, cousin de la mariée. 

Les témoins étaient pour le marié : 
le marquis de Champagne-Bouzey, son 
oncle et le marquis de Menou, son 
grand-oncle ; pour la mariée : le duc 
de Lorge, son cousin germain, et le 
comte Antoine d'Hunolstein, son on- 
cle. 

La maison d'Orglandes est une des 
j plus anciennes de la province de Nor- 
mandie et tire son nom de la terre 
d'Orglandes, située dans Tarroadisse- 
ment de Yalognes. Ses armes sont à la 
salle des croisades. Elle a donné un 
pair de France en 1823, Nicolas-Domi- 
nique-Camille comte d'Orglandes, (ar- 
rière grand père du nouveau marié) 
dont le fils Armand-Gustave-Camille 
comte d'Orglandes, capitaine aux lan- 
ciers de la garde royale ép. Albertiue 
Michau de Montblin. 

(Y Aq^ Bulletins de 1886, col. 2î)9; 
1887, col. 40). 

Le marié avait un frère aîné, vicomte 
Louis-Camille-Jean d'Orglandes, lieu- 
tenant de chasseurs, décédé au mois 
de février 1889; il a une sœur, Mar- 
guerite-Cécile- Camille, mariée au com le 
Albert de Mun, député du Finistt'^re, 
qui avait épousé en premières nocos 
Simone d'Andlau, dccédée, fille de Ri- 
chard comte d'Andlau et de Laurence- 
Sophie d'Orglandes. 

La sœur de son père, Laurence-So- 
phie d'Orglandes, a épousé le comte 
d'Andlau. 



Dlierm\n(\ à six losatH/es de gueules 
posées 3,2 et 1. 

Devise : Candore et ardore, 

La mariée appartient à la branche 
des comtes de Durfort-Civrac dont les 
aines sont ducs de Lorge. Le père de 
la vicomtesse d'Orglandes est Toucle 
de Marie-Louifl-Aymard-C?e<y de Dur- 



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fort-Civrac duc de Lorge, marié le 
30 août 1888 à knne'MaTie'JIenrieUe 
de Cossé-Brissacdout an fils, Guy, né 
le 7 janvier 1890. 

Le frère aîné de la vicomtesse d'Or- 
g-landes, Marie- Guy - Léon - Bernard, 
comte de Durfort a ép. le 21 juin 1893 
Berthe-Ghislaine de Wig-nacourt ; ses 
deux sœurs aînées sont mariées : Anne- 
Marie-Eléonore, au vicomte Albert de 
Curel, lieutenant • au 6" cuirassiers; 
Marie - Pauline - Béatrix^ à Geoffroy 
comte de Virieu, lieutenant au 6« cui- 
rassiers. Elle a trois frères : Hélie, 
Pierre et Bertrand, non mariés. 

(V. pour la maison de Durfort le 
Bulletin de 1893, col. 310, 353.) 

Ecartelé^ aux i et 4 émargent à la 
bande d^aznr; aux 2 et S de gueules au 
lion d^argont. 

Devise : Si ell dur yo fort. 



^^0*0^0*^*0*0*0^^^*0^^^^*^ 



Le marquis de Kernier, fils du feu 
marquis de Kernier et de la marquise 
née Hay des Nétumières, avec Yvonne 
de Yillebresme, fille d'Arthur, comte 
de Yillebresme et de la comtesse née 
de la Roche-Aymon. 

Le mariage a été célébré le 31 juil- 
let, en rég-lise de 8ainte*Clotilde, à 
Paris, et la bénédiction nuptiale a été 
donnée aux jeunes époux, par Mgr 
Bonnefoy, évêque de La Rochelle et de 
Saintes. 

Les témoins du marié étaient le 
comte de Hercé et le vicomte de Gui- 
ton, ses oncles ; ceux de la mariée, le 
marquis de la Roche-Aymon, son on- 
cle, et le vicomte de Yillebresme, son 
cousin. 

Le marquis de Kernier est l'arrière 
petit-fils du marquis de Garadeuc de 
la Chalotais, le célèbre procureur gé- 
néral du parlement de Bretagne. 



(Y. pour la maison Le Cardinal de 
Kernier, d'origine chevaleresque, le 
Bulletin de 1888, col. 557). 

Coupé ^ d^ argent et de gueules^ au lion 
de Vun en Vaut7'e^ qui est Le Cardinal ; 
écartelé, d'argent au chef endenché de 
gueules à 5^om^6'5, qui estAvaugour» 
Kernier. 

Devise : L'dme et Vhonneur. 

La maison de Yillebresme est origi- 
naire du Yendômois. Le manuscrit du 
chanoine Hubert (Bibl. d'Orléans), et 
La Chesnaye des Bois> permettent d'é- 
blir sa généalogie depuis 1060. Elle a 
produit : trois conseillers au parlement 
de Paris de 1329 à 1480 ; un secrétaire 
des commandements de Louis de Fran- 
ce, en 1400 ; un ambassadeur en Italie 
en 1449 pour la recouvrance du duché 
de Milan ; un chargé *des sceaux sous 
Charles VI ; un gouverneur du Lan- 
guedoc, en 1434; un chambellan de 
Charles III, duc d'Alençon et gouver- 
neur de Yerneuil en 1513, etc. 

Cette famille s'est fondue en 1546 
dans celle de Goislard, illustre maison 
du parlement de Paris, qui compte 
onze conseillers au parlement, un pro- 
cureur général, deux premiers prési- 
dents ; un garde des sceaux ; deux 
ministres des finances ; plusieurs offi- 
ciers généraux ; des chevaliers de 
Malte et des gentilshommes de la 
chambre du roi. 

Jeaune de Yillebresme épousa en 
1546 Pierre de Goislard, seigneur de 
Lespau, à la condition que les enfants 
à naître de ce mariage garderaient le 
nom de Yillebresme. 

La mariée est par sa grand'mère la 
marquise de la Roche-Aymon, née de 
Monville, arrière petite-fille du maré- 
chal Lannes, duc de Montebello. 

(Y. pour la notice et les armes le 5w^ 
letin du mois d'avril 1894, col. 238, et 
celui de juillet, col. 430^. 



439 



ut BDLLSnH BÉRALDIQOB DB FSAUCB 



440 



DÉCÈS ou MOIS DE JUILLET 

BT EtrPBL VES W'tS FSKCiuSlfTS 



Madame Duveyrier-Mélesville, née 
Gaillard, mariée à Paul Duveyrier-Mé- 
lesville, fils de feu le baron Duveyrier, 
connu dans les lettres sous le nom de 
Mélesville, est décédée à Paris le 19 
avril. Ses obsèques ont eu lieu le 21 à 
8tPierre-de-Chaillot. 

Honoré'Nicolas-Harie, baron Du- 
yeyrier, ancien avocat au parlement 
de Paris, membre du Tribunat, pre- 
mier président de la Cour d'appel de 
Montpellier sous le P' Empire (1808- 
1815), né à Pignans (Var) (fils de noble 
(laspard du Veyriergardedu roi, officier 
d*une compagnie de Tbôtel des Invali- 
des et de Marie -Magdeleine de Nive- 
let), eut deux fils: 1. Anne-Honoié- 
Joseph, baron Duveyrier, auteur dra- 
matique, connu sous le nom de Méles- 
ville, beau-père de la défunte, et 
Charles Duveyrier, voyageur et écono- 
miste, qui fut un des principaux adep- 
tes des doctrines de Saint-Simon et 
d'Enfantin, rédacteur aux journaux 
le Olobe et le Crédit, 

(V. les Première présidents des cours 
souveraines de Montpellier^ par M. L. 
de la Koque). 

Ecartelé^ au 1 d'azur a 3 pommes de 
pin d'or 1 et 2 \ au 2 de gueules à la 
tOf/ue de sable bordée d'hermine; au 3 
d^or au coussin de gueules chargé d'un 
livre ouvert d'argent; au 4 d'argent au 
lit m rampant de sable. 



Jean- Baptiste -Fran(;ois-/î;'w<wmni^e/, 
l)aron Voysin de Gartempe est décédé 
en son hôtel ù Paris le 1" mai à Tâge 
de 69 ans. 

Il était fils d'Hippolyte Voysin de 
Gartempe et de Marie-Charlotte Teilhot, 
et avait épousé le 28 mai 1860 Esther- 
Elisabeth Falcou, décédée, fille d'Adol- 
pheAuguste-Raymond Falcou et de 



Caroline de Mériage, dont la sœur était 
la comtesse de Bâillon. 

Il a eu de son mariage deux filles : 
I. Madame de Gartempe, religieuse du 
Sacré-Cœur; 2. et la comtesse Gonza- 
gue Costa de Beauregard, dont deux 
fils : Josselin et Humbert Costa de 
Beauregard. 

La famille Voysin de Gartempe a 
reçu le titre de baron en 1819. 

D*azur^ à trois étoiles d'or, accompa- 
gnées en cœur d'un croissant d'argent. 



«*MM»«M»«««MMMM<WWWW 



Marcel Goirand de la Baume, avo- 
cat, ancien bâtonnier du barreau de 
Montpellier, second fils de Charles de 
la Baume, ancien député d'Uzès en 
1842-1846, puis avocat-général à la 
cour de Toulouse, ancien premier pré- 
sident de la cour d'appel de Montpel- 
lier (1855-1867), décédé à Uzès (Gard), 
en 1867, est mort à Montpellier le 10 
juin. Il avait épousé M"® Alazard, fille 
d*un secrétaire-général de la préfecture 
de THérault, sous le second Empire, 
dont il n*a pas eu d*enfants. 

Le défunt avait un frère aîné, Maxi- 
me de la Baume, mort en 1888, prési- 
dent de chambre à la cour d'appel de 
Montpellier, marié à Sabine Lignon, 
dont il a eu trois filles ; sa sœur, décé- 
dée, avait épousé M. Bouvier, conseil- 
ler h la cour d'appel de Montpellier, 
aussi décédé, ne laissant que des filles. 

La branche aînée est encore repré- 
sentée dans le Gard par les deux fils 
de l'ancien premier président de la 
cour d'appel de Nîmes, frère de Charles, 
aussi décédé ; 1. Maurice, ancien pré- 
sident du tribunal civil d'Alais (Gard) ; 
2. et Pierre, ancien sous préfet. 

(V. le Bulletin de 1888, col. 570-571). 

D'azur f à trois chevrons d'oi ; au 
chef cousu de gueules â deux besants 



441 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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(Vor ; Vécu parti de gueules à la fasce 
ilonchêe cfor^ sommée d'une colombe 
d'argent^ accompagnée d'un croissant 
a ifssi d* argent en pointe ; au chef cousu 
dazur^ chargé dt^ trois étoiles d'or. 



Alexaudre-Paul Domet, comte de 
Vorçes, ancien g"arde du corps de 
Louis XVIII et de Charles X est décédé 
le 17 juin, à Paris, à Tâgre de 90 ans. 

Il était fils cadet de Jean-Baptiste- 
François Domet, sgT de Vorges, con- 
seiller au parlement de Besançon, et de 
Jeanne-Marie-Ciiarlotte d'Orival, dame 
de Vorgres. 

Il avait épousé Amélie de Boisle- 
comte, sœur du général et de l'ancien 
ambassadeur, fille de Martin de Boisle- 
comte et de Madeleine de Rothe. 

Ses obsèques ont eu lieu le 20 juin 
en règlise Saint-Augustin, à Paris. 

Le deuil était conduit par Edmond- 
Pharles-Eugène Domet, comte de Vor- 
ges, ministre plénipotentiaire, officier 
de la Légion d'honneur, et Ernest de 
Vorges, fils du défunt; par MM. Fer- 
nand de Vorges, lieutenant au 3° dra- 
gons et Albert de Vorges, ses petits- 
fils ; par le baron de Lagonde, capitaine 
au 3** chasseurs, son petit-gendre. 
L'inhumation a eu lieu au cimetière 
du Montparnasse. 

Edmond-Charles-Eugène Domet de 
Vorges, ministre plénipotentiaire en 
retraite, officier de la Légion d'hon- 
neur, a ép. Marie-Adèle-Nathalie d3 
Franqueville d'Abancourt, dont il a eu : 
1. Marie-Paul-F(?rn<ïnd, lieutenant au 
pr dragons ; 2. Marie-Joseph, décédé ; 
3. Alexandrine-Marie-Madeleine, ma- 
riée le 25 juillet 1893 à Amédée Marie- 
Alexandre, baron de Lagonde, capi- 
taine au 3^ chasseurs à cheval, cheva- 
lier de la Légion d'honneur. 

^rn^«/- Joseph Domet de Vorges, veuf 
d'Augustine de Champs de Saint-Léger, 
a eu de son mariage : 1. ^/*er^Joseph• 
Paul; 2. Jeanne-Marie-Céline. — Rési- 
dence : Compiègne (Oise). 



(V. les Bulletins de 1892, col. 569 et 
1893, col. 418-420). 

i)'or, à Vorme arrache de sinople. 
Devise : Xirtus omnia domet. 



»wx^^%/\/\/^»w^^/^^>^^^ 



Paul-Marie-Anne comte du Cheyron 
du Pavillon, chevalier de Saint-Syl- 
vestre, est décédé le 20 juin au château 
de la Gaubertie (Dordogne), à l'âge de 
54 ans, 

Il était fils de Jean-Ludovic du 
Cheyron du Pavillon et de Marie-An- 
toinette-Joséphine de Bellot. 

De son mariage, contracté le 30 
janvier 1866, avec Elisabeth-Louise- 
Charlotte-Marie de Couhé de Lusignan, 
il laisse : 1. Jean du Cheyron du Pa- 
villon ; 2. Gonzague, marié lé 15 octo- 
bre 1893 à Madeleine Ducoux-La Gué- 
rinière;3. Guy ; 4. Charles ; 5. Louise; 
6. Brigitte ; 7. Marie ; 8. Madeleine ; 
9. Yvonne. 

La famille du Cheyron, est originaire 
du Périgord où elle a toujours tenu un 
rang distingué. 

Jean-François du Cheyron du Pa- 
villon, député de la Dordogne en 1816 
et 1823, mort en 1831, marié le 6 juil- 
let 1799, a Antoinette-Laurentine-Eus- 
toquie de Souillac, a laissé : 

1. Jean Ludovic qui suit: 

2. Marie-Déodat, quia fait la branche 
de Salignac, marié le 20 mai 1828 à An- 
toinette-Cécile de Lestrange dont : a. 
Antoine-Albert, décédé, non marié ; b. 
Charles-Louis, décédé, marié à Adeline 
Parent, dont postérité; e. Joseph, ma- 
rié à N... Bonnet, sans enfants; d. 
Alfred, marié à N... Dresky, sans en- 
fants; e. Nathalie, marquise douairière 
de Foucauld; /. Gabrielle comtesse 
Etienne d'Arche, décédée ; g. M™® Jules 
de Lacrompe de la Boissière ; 

3. Adolphe, prêtre, décédé, doyen du 
chapitre de Périgueux ; 

4. Françoise-Nathalie , supérieure 
du couvent de la Miséricorde à Berge- 
rac, décédée le 29 septembre 1852. 



443 



LB BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



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Jean-Ludovic du Cheyron du Pa- 
villon, marié en 1833 à Joséphine- 
Marie-Antoinette de Bellot, a laissé : 
1. Déodat, décédé sans postérité ; 2. le 
défunt ; 3. Xavier ; 4. Aloys ; 5. Ma- 
dame de La Tour ; 6. Louise, décédée ; 
7. Mme du Chatenet. 

La branche du Cheyron, l'aînée de 
la famille, est aujourd'hui représentée 
par Lodoïs du Cheyron, non marié, 
résidant à Bordeaux, frère du général 
Jean -Baptiste-^ //rerf du Cheyron, dé- 
cédé k Bordeaux en 1890, non marié, 
dont la sœur Marguerite-Ernestine a 
ép. en 1850 Hippolyte de Baritault du 
Carpia. 

La branche de Salignac est aujour- 
d'hui représentée : 1» par : Henri ; Jo- 
seph; Alix, mariée à Pierre de Bous- 
siers ; Marie, tous enfants de Charles- 
Louis du Cheyron du Pavillon, décédé 
en 1891 au château de Salig-nac, et de 
Madame Louis du Pavillon ; 

2** Parle vicomte Jo»eph du Pavillon ; 
le vicomte Alfred du Pavillon ; la mar- 
quise de Foucauld ; le comte Charles 
d'Arche et Mme Jules de la Boissière. 

La branche de la Bulgarie : par 
Z^on-François du Cheyron du Pavil- 
lon de la Dulgarie et par ses enfants : 
Marie-Thérèse, mariée à M. de la Vil- 
latte, lieutenant-colonel en retraite, 
dont un fils, et Louise, mariée à Elie 
de Crémoux, sans enfants ; — et par 
Alphonse, frère cadet de Léon, ancien 
chef de bataillon, chevalier de la Lé- 
gion d'honneur, marié à Mathilde de 
Bellussière, dont : Maurice, maréchal 
des logis de chasseurs, et Geneviève. 

La branche de Beaumont : par Jo* 
aeph du Cheyron de Beaumont, marié 
à Mlle Saintive, en Algérie, et Amédée, 
son frère, marié à Mlle Lacoutaudie, 
dont : Etienne, lieutenant de dragons, 
marié à Mlle d'Abzac de la Douze. 

(V. la notice sur la famille du Chey- 
ron et ses diverses branches dans le 
Bulletin de 1891, col. 531-538, 550, 636 
et 1893, col 6200 



D^azur^ à 3 rocs d'échiquier d^or. 
Devise : Cœlum^ non solutn. 



^^^^^^^^^^^^#W^tf^ 



Théodore-Paul baron de Cambourg, 
né au château du Rocher (Morbihan), 
en 1838 est décédé en son hôtel de la 
rue Lauriston à Paris, le 22 juin der- 
nier. Ancien commandant des mobiles 
de la Seine, conseiller général de Maine- 
et-Loire, vice-président des études co- 
loniales et maritimes, il avait épousé 
M"* du Bern de Boîslandry, dont il a 
eu un fils le baron Loïc de Cambourg, 
et deux filles. Sa fille atnée a épousé le 
vicomte de Reiset. 

La famille de Cambourg ou du Cam- 
bout à la même origine que la famille 
ducale du Cambout de Coislin dont 
elle a conservé les armes et dont elle 
n'est qu'un rameau fort anciennement 
séparé, qui se fixa en Anjou oh sa 
postérité s'établit. Déjà illustre aux 
temps les plus éloignés de l'histoire 
de Bretagne, elle a eu la plus part de 
ses membres investis des charges les 
plus importantes. On trouve au xvn* 
siècle un cardinal du Cambout, grand 
aumônier de France, commandeur du 
St-Esprit, mort en 1706. Armand du 
Cambout, créé duc et pair en 1663; 
Jean-Barthélemj' de Cambourg, che- 
valier de Saint Louis, capitaine au ré- 
giment de Bourgogne, marié à Anne 
de Brissac; Barthélémy-Joseph de 
Cambourg, page de la reine Marie- An- 
toinette, chevalier de Saint Louis et gé- 
néral Vendéen. 

La famille du Cambout fait remonter 
son origine au roi Graslon, le roi lé- 
gendaire de la ville dTs. 

De gueules^ à trois bandes échiqtietées 
d'azur et d'argent surmonté d'une cou- 
ronne ducale. 

Devise : Ja^nais en vain. 



0<%»WMW<^^^^^>»»W>^ 



Marie-Thérèse Prévost - Sansac de 
^ Traversay, née en 1873, fiUe de Marie- 



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446 



Jules^ ancien zouave pontifical, né en 
1W7 et de Charlotte-Catherine-Marie- 
Jeanne de Lavau est décédée vers la 
fin de juin, au château de Chambord. 

Elle laisse un frère : Pierre-Marie et 
quatre sœurs : a. Yvonne ; b. Marie- 
Germaine; c. Marie-Pie-Modeste; cl. Ma- 
rie-Hubertine-Elisabeth . 

Le père de la défunte appartient au 
rameau de Traversay, formé p'ar Au- 
gustin Prévost -Sausac, vicomte de 
Traversay, né en 1810, marié à Clo- 
tilde - Catherine - Modeste Coulard de 
Puyrenard, décédée en 1863, dont il a 
eu : 

1. Auguste-Prosper-Anne, comte de 
Traversay, né en 1834, frère aîné du 
père de la défunte, marié en 1860 à 
Maria de Maubué, a eu 10 enfants, 
parmi lesquels deux sont mariés : 
a, Jehan-Charles-Marie, officier de dra- 
gons marié en décembre 1892 à Jeanne- 
MarieCécile-Edith de Mascureau de 
Sainte-Terre ; b. Clotilde-Marie-Rade- 
gonde, mariée eu octobre 1880 à Geor- 
ges Gabriel-Antoine de Lestang- ; 

2. François-Ernest, baron de Traver- 
say, ancien garde général des forêts, 
marié à Marie-Berthe de Postel, décé- 
dée, dont quatre enfants ; 

3. Louis-Charles, non marié; 

4. Marie- Jules, père de la défunte , 

5. Marie-Emmerand, officier d'infan- 
terie; 

6. Clotilde-Berthe, mariée à Anatole 
de Savatte de Lamotte ; 

7. Marie Clémentine. 

Le chef de la branche de Traversay 
est Paul-Louis-Claude, marquis de Tra- 
versay, ancien officier supérieur d'in- 
fanterie, veuf de Marie- Antoinette - 
Louise Coppinger, qui habite Bor- 
deaux; il a deux fils : 1. François; 
2. Jean-Marie; 3. et une fille, Marie- 
Rose-Joséphine, mariée en juillet 1893 
à René Simard de Pitray. 

Cette maison une des plus anciennes 
du Poitou, dont les armes sont à la 
salle des Croisades (1140) et qui a fait 



ses preuves de cour en 1788 est encore 
représentée par la branche de la Vau- 
zelle et ses deux rameaux de Londigny 
et de Grosbois. 

(V. le Bulletin de 1892, col. 103, 121). 

D^argenty à deux fasces de sablSy ac^ 
compagnées de six merlettes du même 5, 
2 et î. 



Le comte Arfo/pAc-Hyacinthe-Joseph 
de Madré, est décédé le 7 juillet à 
Paris. 

Ses obsèques ont eu lieu le 11 juillet 
en réglise Saint-François-Xavier, et 
rinhumation s'est faite au cimetière 
du Père La Chaise, dans un caveau de 
famille. 

Le comte de Madré s'était marié en 
secondes noces, à M"^ Dalloz, sœur de 
Tancien directeur du Moniteur univer- 
seL 11 laisse de ses deux unions trois 
enfants : une fille, M"* Fleury, et les 
comtes Louis et Jean de Madré, ceux-ci 
du second lit. Un autre de ses fils, le 
comte David de Madré, s'était marié à 
M"^ de Coubertin, qu'il a laissée veuve. 

Le nom de Madré est connu depuis 
le commencement du xv® siècle. Au 
siège d'Orléans le 25 mars 1429 un 
chef militaire de ce nom commandait 
une compagnie de cent soixante hom- 
mes d'armes sur les deux mille six 
cents hommes de guerre qui formaient 
l'effectif de la garnison de cette ville 
à l'arrivée de Jeanne d'A^rc. 

La famille de Madré établie en Artois 
puis à Paris, tire son origine de Raoul 
Madré l'un des deux cents archers de 
la garde du roi Louis XII, anobli par 
lettres patentes du roi au mois de 
mars 1512. On sait que les archers de 
la garde étaient choisis parmi les fa- 
milles importantes du royaume. 

Parmi ses alliances cette famille 
compte celle de Walerand-Albéric. 
marié avant 1778 avec une demoiselle 
de Lannoy, descendante de Florès de 
Lannoy, amiral dans le %x\v^ siècle. 



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LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



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La maison de Lannoy est une des 
plus considérables de la Flandre. Trois 
de ses rejetons faisaient partie des 24 
premiers chevaliers de Tordre de la 
Toison d'or réunis à Lille en 1431. 

Régis de Madré, fils de Walerand- 
Albéric fut nommé président du con- 
seil provincial de TArtois à 28 ans avf'c 
dispense dVig-e. Kq 178G il recevait par 
lettres patentes du roi Louis XVI, en 
récompense de ses services disting^ués 
pour lui et ses descendants, sans dis- 
tinction de primogéniture, la couronne 
de comte, avec la plénitude des droits 
en résultant. Ce titre de comte a été 
consacré par un décret impérial du 
29 mai 1861 au profit de Adolphe de 
Madré, second fils d'un des enfants du 
président de Madré. 

D'azur^ à un entre las d*or. 

Supports : Deux lions de sinople cou- 
ronnés et ongles d'or^ lampasse's de 
gueules. 

Cimier : Un lion naissant de sinople, 
couronne f ongle d'or et lampasse' de 
gueules. 



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Charles-Oswald d'Abbadie, baron de 
St-Loup, est décédé le 9 juillet au châ- 
teau de Lahoutan (Basses-Pyréuées), 
à Tâge de 86 ans. 

De son mariage avec Mlle de Ville- 
neuve de Durfort, décédée, il laisse : 

1. le baron d'Abbadie de Villeneuve; 

2. la baronne d'Espalungue d'Ithorots; 

3. Madame de Lafaye ; 4. la comtesse 
Orossin de Bouville. 

Son frère, le baron Ubald d'Abbadie 
d'ithorots, décédé, a laissé de son 
mariage contracté le 7 juin 1847 avec 
Anne de Malet de Sorges : 1 . Roger 
baron d*Abbadie dlthorots, marié le 
20 avril 1892 à Mlle Tessié de la Motte, 
dont : Jean et Jacques ; 2. la comtesse 
de Brauer. 

Bertrand d'Abbadie dlthorots, con- 
seiller du roi en tous ses Conseils, et 
président à mortier au parlement de 



Navarre, ép. Marie de Haran, dont 
elle était veuve le 30 mars 1768. Elle 
fit donation de la justice, moyenne et 
basse et du droit d'entrée aux Etats 
généraux de Béarn, attachée & la 
terre de Bizanos en faveur de messire 
Jean d'Abbadie son fils» abbé laïque 
d'Ithorots, en Soûle. {V. Armor. de 
Béarn, par M. de Dufau de Maluquer, 
t. II, p. 230-231.) 

La famille d'Abbadie d'Ithorots est 
ancienne en Bigorre et en Béarn, elle 
fut convoquée en 1789 à l'assemblée de 
la noblesse du pays de Soûle. 

D'argent^ à la croix de gueules. 



rfWVAMMMMMMAMMM» 



Thomas Brown de Colstoun, prési- 
dent de chambre honoraire à la cour 
d'Alger, chevalier de la Légion d'hon- 
neur est décédé à Bordeaux dans sa 
86« année, le 11 juillet. 

De son mariage avec Louise- Wilhel- 
mine Hovy, il a eu : 1. Henri-Louis 
Brown de Colstoun, vice-amiral, com- 
mandant en chef Tescadre du Nord, né 
le 8 avril 1835, marié à Oabrielle Sorbe, 
dont : Louise, Marguerite, Oabrielle, 
Suzanne et Georges ; 2. Henri Brown, 
né le 9 septembre 1840, ancien capi- 
taine d'infanterie, chevalier de la Lé- 
gion d'honneur, marié le 24 décembre 
1878 à Thérèse-Madeleine Bosc, dont : 
Emile, Daniel et Elisabeth; 3. Madame 
William Guestier ; 4. Madame du Serech 
d'Aurimont de St-Avit, décédée. 

La famille Brown fort ancienne en 
Ecosse, passa en Danemark et vint se 
fixer à Bordeaux à la fin du xvni* siè- 
cle, avec un cadet qui y fonda une 
maison de commerce fort importante. 

Le vice-amiral Brown de Colstoun a 
relevé, il y a peu d'années, le nom de 
Colstoun, à la suite de l'extinction de 
la branche aînée qui possédait cette 
terre en Ecosse depuis plusieurs siècles. 

De sable, d 3 lions léopardés de 

semé de trèfles émargent. 



^MMMWM«MMMMMM.a« 



449 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



450 



Le baron Amaury- Ernest- Joseph - 
ZoiaVMarie de Vélard est décédé au 
chciteau de Laugères Saint Marc (Al- 
lier), le 27 juillet, à l'âge de 24 ans. 

Né à Orléans le 16 décembre 1869, il 
était fils unique dVlwawr y- Camille- 
Georges-Marie vicomte de Vélard, an- 
cien zouave pontifical , et de Alice- 
Cliarlotte-Eugénie-Marie de Cornulier- 
Lucinière. Il laisse deuic sœurs : 

1° ^nne-il/flirte-Charlotte-Georgette 
de Vélard, née en 1867 et mariée le 
18 juin 1888 à i?5ne-Marie-Antonin 
baron de Saint-Pern, officier des haras, 
dont : Berti^and^ né en 1889 et Renée ^ 
née en 1894 ; 

2° Af2rie-7'^eV^5e-Josèphe-Hippolyte 
de Vélard née en 1874, non mariée. 

(V. pour la famille de Vélard, de 
rOrléanais et du Bourbonnais, les Bul- 
letins de 1888, col. 659 et de 1894, 
coL 175 et 176.) 

Uazur^ semé de croiseûtes d'or^ au 
chef de même. 



(V. pour la notice et les armes de 
Vassal, le Bulletin de janvier 1894, col. 
39-41.^ 



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^*ww*«^rfv^w>/^^*^ 



La comtesse de Vassal-Sineuil, née 
N... Jacobé, est décédéç à Bordeaux le 
30 juillet, à Tâge de 57 ans. 

Elle a eu de son mariage avec Albert 
comte de Vassal-Sineuil le vicomte 
Etienne de Vassal-Sineuil, non marié, 
et deux filles décédées. 

Le mari de la défunte est le chef de 
la branche de Sineuil^ qui est un ra- 
meau de la branche aînée de Hignac, 
Cette branche a formé eu outre les ra- 
meaux existants de la Vassaldh et de 
Cadillac ; la branche cadette egt repré- 
sentée par les rameaux de Briginc, de 
Monioiely de Fontanon et de Mazères. 

Le rameau cadet de Sineuil est re- 
présenté par Joseph, vicomte de Vas- 
sal-Siueuil, marié à Louise-Alix de 
Prévost-Sansac de Traversay dont : 
1. Paul, non marié; 2. Malvina, ma- 
riée le 10 mai 1886 à Edouard Duroy 
de Suduiraut. 



^r^Awr- Marie -Emile vicomte de 
Saint-Pern, ancien officier de marine, 
est décédé à Paris le 31 juillet 1894, à 
rage de 66 ans. 

Né à Versailles le 11 avril 1828, en- 
tré à l'Ecole Navale en 1844 , il était 
nommé enseigne de vaisseau en 1851. 
Il prit part aux expéditions de la mer 
Baltique et de Crimée, en 1854 et 1855, 
SUT le t Fui ton » qui fut mis à l'ordre 
du jour par Tamiral Bruat, lors de Tex- 
pédition de la mer d'Azoft'. Fatigué par 
la mer, il donna sa démission en 1857 
j et épousa à Paris, le 17 octobre 1861, 
Marie-Sophie-Henriette Formé (sœur 
de la comtesse de Gabriac), décédée & 
St-Enogat-Dinard le 27 septembre 1892. 
Il en eut trois enfants : 

1® François-Marie-O^tw/er de Saint- 
Pern né en 1863, décédé à Paris en 
1889 comme il venait d'être reçu élève- 
officier à l'Ecole militaire de Saumur ; 

2° 5^r^Ae-Marie-Louisede Saint-Pern 
née en 1866, décédée en 1884 ; 

3" /(?ann€-Marie-Pauline de Saint- 
Pern, née en 1868. 

Le défuni appartenait au rameau ca- 
det de la branche de la Tour et était 
troisième fils de Adolphe vicomte de 
Saint-Pern, ancien officier de la véne- 
rie royale, gentilhomme honoraire des 
rois Louils XVIII et Charles X, cheva- 
lier de la Légion d'honneur et de Au- 
gustine-Louise Magoii de la Gervai- 
sais. 4 

Il avait eu 3 frères et uue sœur : 

o. O/ù'/er -Mario -Josepli de Saint- 
Pern, né en 1820 et décédé en 1848 sans 
avoir été marié ; 

^>.//e?;jri'Marie-Thérèse de Saint-Pern, 
ne en 1825, chanoine honoraire de Pa- 
ris et de Reims, dernier héritier mâle 
de ce rameau ; 

c. i?o^^r-Marie-Louis de Saint-Pern, 



451 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



452 



né en 1832, officier de cavalerie, quitta 
le service de bonne heure et mourut 
célibataire, en 1889. 

d. Zowwe-Marie-Julie de Saint-Pern, 
née en 1823, décédée en 1867, a5'ant eu 
de son mariage avec Augustin-'EminB,' 
nuel-Marie le Vayer de la Morandaye, 
deux fils : Emmanuel^ tué pendant la 
g-uerre de 1870-71, et Roger, 

(Voir, en outre, les Bulletins de 1886, 
col, 659; 1888, col. 414; 1890, col. 228; 
1894, col. 178.) 

Uazur^ à dioo billettes é vidées d'argent^ 
posées 4^ 3, 2 et 1, 

Devise: Fortiter Patemus; aliàs For- 
Us et Patemus, 



^^y^^%^^^^*f^^^^^ 



Le baron de Navailles-Banos est dé- 
cédé, aux environs de SaintSever 
(Landes], dans les derniers jours du 
mois de juillet. C'était Toucle et le 
beau-pére de M. de Fourcaud. 

La maison de Navailles est une des 
plus anciennes et des plus illustres du 



Béarn. Sa filiation est connue depuis 
la fin du xi« siècle. Elle a fait des 
branches nombreuses dont celle de 
Banos est la seule représentée avec le 
rameau de Labatut qui en est sorti. 

Dans les preuves faites devant Ché- 
rin, la branche de Banos a remonté sa 
filiation jusqu'à Jean de Navailles, da- 
moiseau, seig:neur de Banos, qui se 
maria par contrat du 27 septembre 
1399 à Florette de Miramont, et auquel 
Isabelle de Foix, vicomtesse de Béarn 
et de Castelbon, fille de Géraude de 
Navailles, fit un don de 400 florins 
d'or d'Arag-on, en consipération de ce 
mariage. 

Le plus ancien emblème héraldique 
des Navailles se composait d'une le- 
vrette colletée^ accompagnée de deux 
bouquets de trois cerises chacun, 

La branche de Banos porte : 

Ecartelé^ aux 1 et 4 d'azur au lion 
d'or^ aux 2 et 3 losange d'argent et de 
sable. 

L. DR ROZBI.. 



TROISIÈME PARTIE 

VARIÉTÉS — BIBLIOGRAPHIE — CHRONIQUES 



Dictionnaire 
des familles du Poitou ^'^ 

La publication du Dictionnaire des 
familles du Poitou suit son cours ré- 
gulier. Le quatrième fascicule du tome 
second vient de paraître. Il n'est pas 
moins intéressant que les précédents 
par Fabondance des documents qui fait 



(1) Dictionnaire hUtorUjue el généalogique des 
familUê du Poitou, seconde édition^ par MM. 
Beauchet-Filleau, avec la coUaboralion pour la 
partie héraldique de M. Maurice de GouUepa- 
gnon. — Poitiers. Imprimerie Oudin et Cù, 
4, rue de TËperon. Oiuziim tolumb, quatrième 
fascicule (Chit-Cotb). 



de cette seconde édition une œuvre 
toute nouvelle. 

Parmi les noms compris dans ce fas- 
cicule et ayant donné lieu a des noti- 
ces développées nous devons signaler 
les Chitton dans le Bas Poitou anoblis 
par réchovinag-e au commencement du 
xvn' sicV.le (et non du xix*», comme 
nous l'avions imprimé par erreur) avec 
les branches de Montlaurier, de Laillé, 
du Moulin-Neuf et de Varnes; de 
Chouppes (qui a donné de nombreux 
chevaliers de Malte et des lieutenants 
généraux des armées), de Chourses» de 
Citoys, de Claveurier, ClémeuceaUj 



453 



LB BULLETIN HâRA.LDIQUB DB FRANCB 



454 



Clément de Grivry et de Blavette, Clé- 
rembault (famille du maréchal), Cler- 
mont de Surg-ères, de Clervaux, Co- 
chou de Lapparent, Le Coigneux de 
Bélabre, de Condé de VillefoUet, Le 
Coq et ses nombreuses braucbes ou 
T^mageSf de Coral, de Corderoy, etc. 

Rappelons que cette publication, qui 
fait honneur à l'érudition poitevine et 
nous pouTons ajouter nationale, car 
elle n'a de similaire par son impor- 
tance dans aucune province, se publie 
en fascicules ou en volumes, au gvé 
des souscripteurs. Le Dictionnaire for- 
mera 4 ou 5 volumes de 800 pages cha- 
cun, à raison de 16 fr. le volume, sur 
papier mécanique; 20 fr. sur papier 
teinté ; 26 fr. sur papier vergé. 



Recherches généalogiques 

et historiques sur 

les familles des Maires d'Angers 

Par M. GoNTARD de Launay (0 

La deuxième livraison du tome se- 
cond de cette intéressante publication, 
sur laquelle nous avons appelé sou- 
vent Tattention de nos lecteurs, vient 
de paraître. Son mérite va croissant 
avec chaque nouveau fascicule. Il 
nous suffira d'indiquer les noms et les 
armes des familles dont les notices 
jrénéalogiques figurent dans cette li- 
vraison qui complète le tome second : 

AUard du Breuil, du Haut-Plessis, 
de Grand-Maison. La filiation suivie 
congimence à Jean Allard, vivant en 
1660.' 

D'argent, au chêne sinople, planté 
si/r un tertre de même, accosté de deux 
ancres de sable bouclées d*or. 

Benoist de la Hunaudière, de Brizay, 
de la Motte-Baracé, d'Azy. 

Les auteurs probables de cette fa- 
mille sont Vincent Benoist, trésorier 
de la cathédrale de Saint- Maurice, ma- 
il) Angers, Lachèze et Cie, imprimeurs-librai- 
res, 4, Chaussée Saint-Pierre, t. II, deuxième 
lïTraJKon. * 



rié à Marguerite Le Breton qui eut 
pour fils, René Benoist, dit TAngevin, 
maître fauconnier de Louise de Savoie, 
duchesse d'Angoulême et d'Anjou. 
Mais la filiation suivie de cette mai- 
son et de ses diverses branches ne 
commence qu'à Maurice Benoist, vi- 
vant au commencement du xvii® siè- 
cle. 

D'azur^ au faucon d^or essorant et 
enserrant une branche de laurier de 
mém£. 

Devise : Beneficientes benedicti. 

Lasnier ou Lanier, de Sainte Gem- 
mes-sur- Loire, de TEfiretière, de Mon- 
ternault, de Saint Lambert, de Baubi- 
gny, des Aitres, du Patoil, de la Guer- 
che, de Contigné. Cette famille semble 
descendre de Durant Lasnier» vivant 
eu 1220, bien que sa filiation suivie ne 
puisfte être établie qu'au commence- 
ment du XV® siècle. 

Uazur, au sautoir lozangé d'or de 
treize pièces accompagné de quatre la-» 
niers éployés de méwje. 

Jourdan de Pleins, de la Houssaye, 
de la Rainière, de la Chosardière, de la 
Berthelottière, de la Verderie, de la 
Fresnaye et de la Berjonnerie. 

Cette famille originaire de Craon 
parait remonter au xvi« siècle, sa filia- 
tion suivie s'établit depuis Pierre Jour- 
dan, sieur de Pleins vivant en 1582. 

Vargent^ à une fasce de gueules ac" 
compag^iée de trois roses de méme^ 2 en 
•chef 1 en pointe. 

Devise : Dispersit^ dédit pauperibus. 

D'Avoine de la Meignannerie, la 
filiation suivie de cette famille remonte 
h Jean d'Avoynes ou d'Avoines, écuyer 
sieur de la Meignannerie, avocat eu la 
sénéchaussée d'Angers, qui fut échevin 
en 1531. 

D'argent, au léopard de gueules. 

Bouvery de Lausserie, des Hom- 
meaux. La filiation suivie commence 
à Jean Bouvery vivant à la fin du 
XIV® siècle. 

D'argent, à 3 bandes de sable. 

Gaudicher des Roches, de Prince, de 



i 



455 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



45(J 



la Groussinière, delà Graude-Maison. 

La filiation probable de cette famille 
remonte à 1533, mais d'une manière 
suivie k Macé Gaudicher, dont le petit 
fils Charles (fils d'autre Charles Gaudi- 
cher, notaire à Moraines), né en 1637, 
était notaire à Angers en 1672. 

D^azWf au chevron d'or accompagné 
en pointe d'un lion rampant^ en chef île 
trois étoiles rangées^ le tout cTor. 



Armoriai du Premier Empire (^> 

Le premier volume de cette impor- 
tante publication, dont nous avons 
déjà annoncé la mise en vente (Bulle- 
tin de mars 1894, col. 200), contient les 
noms de tous les titulaires compris 
dans les lettres A, B, C. 

Aucun armoriai complet des titres 
et armoiries, concédés par Tempereur 
Napoléon P% n'a été publié jusqu'à ce 
jour. Des fragments seuls ont paru 
dans quelques publications. 

Celui que nous annonçons donne la 
liste par ordre alphabétique dos noms, 
de tous les titres accordés sous le Pre- 
mier Empire, avec états de services 
des titulaires, les dates de leur nais- 
sance, mariage, décos, etc., leur des- 
cendance masculine et directe. 

Quelques recherches qui aient pu 
être faites, pour mener à bien un sem- 
blable travail, il ne peut ôtre complet 
que par le bienveillant concours dtfs 
familles intéressées. Aussi Tautcur 
adresse à tous leurs descendants un 
pressant appel pour les prier de lui en- 
voyer toutes les dates de naissances, 
décès et mariages, les noms et pré- 
noms exacts, les états de services de 
leurs auteurs, etc., en un mot tous les 
documents qui sont en leur possession 
et pourront faciliter 6ii tâche. 

Des notes et dos additions, h la îin 



(1) Conlrnaiit Ions les Titres et Majorais avec 
les Armoiries conCi.'(lé> par Napoléon 1er et en- 
rc^'istrc^s aux Archives du Si'nat, par le viromic 
A. RL^ércnd. dirorlnir de VAnynmirfi de la i\o- 
hlrssr de Franco, fondé en 18 io par M. Borel 
dHauterivc. — L'oiivr.ipe formera i vol. in-S», 
de iOO pages. — Prix de chaque volume, io fr. 
— En souscription au bureau de VAnuuaire ih 
/a Sof'Iene de France, 'J*>, rue Fon'ïijie, Paiis. 



de chaque volume compléteront ce que 
les exigences du texte n'auront p?»-? 
permis d'ajouter aux états de services 
ou à la descendance directe et mascu- 
line de chaque titulaire de TEmpire. 

Les envois de renseignemente sont 
reçus à titre absolument g-ratuit et 
n'entraînent à aucun frais ni souscrip- 
tion. 

Les personnes désirant souscrire à 
cet ouvrage sont priées d'envoyer leur 
adhésion, dans le plus bref délai, le 
tirage étant limité au nombre des sous- 
cripteurs. 

Pour tout souscripteur qui désirerait 
ne prendre que le volume intéressant 
sa famille, le prix du volume est fixé 
à 17 fr. 50 ; il ne sera pas donné suite 
aux demandes d'exemplaires séparés, 
qui ne parviendront pas avant le 
tirage. 



Vient de paraître 

Histoire Religieuse du départe- 
ment de r Hérault pendant 
la Révolution 

Par le Chanoine F. Saurel, du dio- 
cèse de Montpellier., t. P% 1894. — 
Champion, libraire, 9, quai Voltaire, à 
Paris. 

Cette publication dont le premier 
volume vient de paraître formera trois 
volumes in-8* au prix de 5 fr. le vo- 
lume. Le second paraîtra avant la lin 
de l'année et le troisième dans les pre- 
miers mois de 1895. INous en publie- 
rons un compte rendu. 



Avis à nos Abonnés 

Nous donnons avec ce numéro h s 
deux premières feuilles de la Table i\i}t^ 
Matières du nuUetin de 1893. Avec le 
prochain numéro nous donnerons la lin 
de cette Table et la Couverture du vo- 
lume de 1893. 



Paris, 20 octobre 1894. 



Le Dircclcur-Gvranl : L. de La ilOQUK 

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PRIX DE CHAQUE VOLUME: 

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Le premier volume contenant les noms compris 
dans les lettres A, B, C, est en vente, 25, rue Fon- 
taine, Paris. 

Ea préparation (pour paraître de six mois en 
sii mois): 

Le 2* vol. comprendra les titulaires depuis 
Dabadie jusqu'à Kuhmann. 
Le 5* vol. depuis Labassée jusqu'à Puthod. 
Et le i« depuis Quandalle jusqu'à ZuydtAvych. 



Vient de paraître 



ARMORIAL DE BÉARN 



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Publié d après les manuscrits de la Bi- 
bliothèque nationale et accompagné 
de notes biographiques » historiques 
et généalogiques, 

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sons parues en 1893. Il sera fait une notable réduction sur le prix des années 
antérieures à ceux qui voudront acquérir, comme collection, des volumes parus 
de 1879 à 1894. 



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Par MM. Louis DE "LA ROQUE et Edouard DE BARTHÉLÉMY 

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Les livraisons épuisées de cette précieuse collection sont en ce moment sous 
presse. L'atlririistraiion du Bu//e^tn possède (juelques exemplaires de la première 
édition qu'elle cède au prix de 2 francs par livraison, aux abonnés qui lui en font 
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Pour les abonnés anciens ou nouveaux V — 



Tontes les conunnnications relatives à la Rédaction et à l'Administration du 
BULLETIN HÉRALDIQUE doivent être adressées & M. Louis de La Roque, 
directeur, 56, quai des Orfèvres, à Paris. 



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n sera rendu compte dans le Bulletin de toute publication dont nous aurons reçu deux exem* 
laires. 



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BULLETIN HERALDIQUE 



DE FRANCE 



ou 



REVUE HISTORIQUE DE LA NOBLESSE 

Septième Volume. — (Nouvelle série) — Août 1894 



SOMMAIRE 

Première Parue : Armoriai général de France. — Documents historiques : Catalogue des géné- 
raux Français, connétables, maréchaux de France, lieutenants généraux, maréchaux de camp 
(suite). 

Deuxième Partie: Notices généalogiques: Du CliafTault ou Duchaffault et Du Ghaffaut; Maison 
de Poinctes, en Champagne (sui(e); Grezel ou Grezels, en Périgord. — Notes d'Etat-civil 
nobiliaire : Mariages et décès du mois d'août et rappel des mois précédents ; Penfenteyo de 
ChetTontaines, addition. 

Troisième Partie : Varriétés, Bibliographie, Chroniques : Raymond de Gigord; Recherches sur 
la famille Picoron; Le Nobiliaire de Picardie; Avis à nos abonnés. 



PREMIÈRE PARTIE 

ARMORIAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 

CATALOGUE DES GÉNÉRAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(SuitB) 



MAB^CHâUX de FRANCE 

(Suite) 

1703 

François-Louis Bousselet, marquis 
de Chateaureguaud, chevalier des or- 
dres du roi, né le 22 septembre 1637, 
servit dans les armées de terre en 1658 
et 1659 et en plusieurs sièges, passa 
en 1661 dans le service de mer ^ fut 
capitaine de vaisseau en 1664 et se 
distingua en plusieurs occasions par 
des actions de valeur ; chef d'escadre 
en 1673, combattit avec succès contre 



la flotte hollandaise commandée par le 
jeune Ruyter, puis contre l'amiral 
Eversen. En 1681 il fut fait grand 
prieur de Bretagne de l'ordre de Saint- 
Lazare, et lieutenant général des ar- 
mées navales en 1688 ; il remporta une 
victoire complète sur les ennemis à 
Bantry en Irlande, et fit au retour une 
prise de sept vaisseaux richement 
chargés ; il commandait l'avant-garde 
au combat de Bevesières en 1690, et 
eut la meilleure part au gain de la 
bataille. Le roi le fit grand croix de 
Tordre de Saint-Louis en 1693 et lui 
donna le commandement de l'armée 



m*m 



459 



LB BDLLBTIN HàRALDIQUB DB FRANCS 



460 



navale qa*il eondaisit de Toulon à 
Brest malgré les efforts des ennemis. 

En 1701 le roi d^Espagne le nomma 
capitaine général de la mer et la même 
année Louis XIV lui donna la charge 
de vice-amiral du Levant. Il passa la 
même année aux Indes Occidentales 
avec une flotte de vingt-huit vaisseaux 
pour s'opposer aux irruptions des flot- 
tes combinées d* Angleterre et de Hol- 
lande. A son retour en Europe, mal 
secondé par les Espagnols il fut forcé 
de se retirer dans le port de Yico en 
Qallice, où il mit le feu à ses vaisseaux 
et les fit sauter plutôt que de les voir 
tomber aux mains des ennemis» i après 
néanmoins qu'il eut fait décharger et 
mettre en sûreté presque tout l'argent 
et les effets dont sa flotte était chargée. • 

Le roi le nomma maréchal de France 
le 14 janvier 1703 ; il fut pourvu de la 
lieutenance générale au gouvernement 
de la haute et basse Bretagne le 12 
avril 1704, et commanda en chef pen- 
dant plusieurs années sous l'autorité 
du comte de Toulouse» amiral de France, 
gouverneur de cette province ; il fut 
fait chevalier des ordres le 2 février 
1705 et moumt à Paris le 15 novembre 
1716 ; il fut enterré & Saint-Sulpice. 

Il était fils de François II Rousselet, 
marquis de Chateauregnaud et de 
Louise de Compans, fille de Noël de 
Compans, sgr d'Arcis et de Villiers 
sur Orge et de Louise Dreux. 

Il ép. le 30 juillet 1684 Marie-Anne- 
Renée de la Porte, fille unique et héri- 
tière de René de la Porte, en Bretagne 
et de Anne-Marie du Han, dont il eut: 
1. Francois-Louis-Ignace, tué au com- 
bat de Malaga en 1704 ; 2. Anne-Al- 
bert, chevalier de Malte de minorité ; 
3. Emmanuel, qui suit; 4. Andrée- 
Marie-Dreuse, mariée le 22 mai 1710 & 
Louis Jean-Bapliste Ooyon de Mati- 
gnon comte de Oacé, chevalier des 
ordres du roi, fils de Charles-Auguste, 
maréchal de France et de Marie-Elisa- 
beth Berthelot. 



Emmanuel Bousselet marquis de 
Chateauregnaud, capitaine de vaisseau 
chevalier de Saint-Louis, lieutenant 
général de la haute et Basse-Alsace, 
ép. P Marie-Emilie de Noailles, fille 
d'Anne-Jules, maréchal de France et de 
Marie-Françoise de Bournonville ; 2° 
Anne-Julie de Montmorency, fille de 
Léon, marquis de Fosseux et de Marie- 
Madelai ne- Jeanne de Pouesemothe de 
l'Estoile, dont: 1. Marie- Anne née le 
20 octobre 1726, ép. le 13 avril 1746 
Jean-BaptisteCharles comte d'Estaing; 
2. Marie-Charlotte, née le 20 septembre 
1728, ép. le 15 juin 1752 François de 
Yaragne, comte de Bélestat. 

Cette famille était connue depuis 
François Rousselet, sgr de la Pardieu^ 
de Jaunage et de la Bastie en Dan- 
phiné et de Lille en Normandie, mort 
avant le 5 novembre 1564, ép. Méraude 
de Gondj, fille d'Antoine, sgr du Per- 
ron et de Marie-Catherine de Pierrevive 
sœur du cardinal de Gondy, et du 
maréchal duc de Retz ; elle survécut à 
son mari et partagea avec ses frères 
au mois de février 1574. De ce mariage 
naquit un fils unique Albert Bousselet 
filleul d'Albert de Oondy, son oncle, 
alors comte de Rets ; il fut gentil- 
homme de la chambre du duc de Sa- 
voie en 1583, puis chevalier de l'ordre 
du roi et gentilhomme de sa chambre 
en 1605, conseiller d'Etat en 1616, 
gouverneur des ville et chftteau de 
Machecoul et de Belle Isle ; il acquit la 
terre de la Blanchardière en Bretagne 
et la baronie de Chateauregnauld en 
Touraine, celle-ci érigée en marquisat 
par lettres patentes du mois de décem- 
bre 1620 et mourut en 1621. Il avait 
ép. le 1^' avril 1585 Madeleine le Mares- 
chal dame de Noyers, fille ainée de 
Nicolas le Mareschal baron de Noyers, 
en Normandie, et de Cécile de Crois- 
mare» dont François, qui fut le père du 
maréchal de Chasteauregnaod. 

lyor^ à un arbre de sinople fruité d*or. 



401 



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463 



1703 

Sébaatiea le Preatre, chevalier, sgr 
de Vauban, de Basoches, de Pierre 
Pertai», de Pouilly, de la Chaume, et 
d'Espiry, chevalier des ordres du roi, 
commissaire g'énéral des fortifications, 
gouverneur de la ville de Douai et de la 
citadelle de Lille, né en 1653 ; commença 
à servir à Vtge de 17 ans et révéla dès 
sa jeunesse des talents et un grénie 
extraordinaire pour les fortifications, 
qu*il fit connaître aux deux sièges de 
Sainte-Menehould en 1652 et 1653, à 
Stenay en 1654, à Landrecies, Condé et 
Saint-Guillain en 1655, à Valenciennes 
en 1656, à Montmédy en 1657, à Gra- 
vélines, Ipres, et Oudemarde en 1658. 

11 eut une compagnie au régiment de 
Picardie en 1663» une lieuienance aux 
Gardes en 1667, le gouvernement de la 
citadeUe de Lille en 1668. Il fut briga- 
dier des armées du roi en 1674 ; maré- 
chal de camp eu 1676; commissaire 
général des fortifications en 1678 ; 
gouverneur de Douai en 1680 ; lieute* 
nant-général des armées du roi le 24 
août 1688. Il prit une part glorieuse 
aux sièges et prises de Pbilisbourg, de 
Manheim et de Franckenthal sous Mgr 
le Dauphin. Le roi lui fit présent par 
une distinction peu ordinaire de quatre 
pièces de canon à son choix à prendre 
dans les arsenaux de ces trois places. 

£n 1689 il eut le commandement de 
Tarmée dans les Flandres, et fut nom- 
mé g'rand-croix de Tordre de Saint- 
Louis ; il eut le commandement des trou- 
âtes dans les trois Evêchés et dans la 
basse Bretagne ; il se trouva en 1697 
au siège d'Ath, sous le maréchal de 
Catinat ; il y fut blessé et le roi le 
nomma maréchal de France le 14 jan- 
vier 1703, chevalier de ses ordres le 2 
février 1705. 

Après la bataille de Ramillies en 1706 
il eut le commandement d'un corps de 
troupes en Flandres avec lequel il con- 
serva les cotes de la mer. Il mourut à 
Paris le 30* mars 1707, âgé de 74 ans. 



Son corps fut porté en sa terre de Ba- 
soches, en Bourgogne. 

Il avait porté la manière de fortifier 
les places, de les attaquer et de les dé- 
fendre à un degré de perfection auquel 
personne jusqu'à lui n'était encore 
parvenu. Il en a fortifié plus de trois 
cents et a eu la conduite principale et 
la direction en chef des attaques à cin- 
quante-trois sièges, à vingt desquels 
le roi Louis XIV commanda en per- 
sonne et Mgr le Dauphin à trois au- 
tres. 

Sébastien de Yauban était fils d'Ur- 
bain le Prestre, sgr de Yauban, et 
d'Edmée de Carmignolles, fille de Jean 
et de Françoise Prévost. 

Il ép. le 25 mars 1660 Jeanne d'Os- 
nay , dame d'Espiry, fille de Claude et 
d'Urbaine de Koumiers, dont il eut 
deux filles : 1. Charlotte, mariée le 15 
novembre 1679 à Jacques de Mesgri- 
gny, comte de Villebertin, fille de Ni- 
colas, sous-lieutenant des gendarmes 
de la reine, maréchal des camps et ar- 
mées du roi et d'Edmée-Georgette de 
Régnier ; 2. Jeanne-Françoise, mariée 
en janvier 1691 à Louis Beruin de Ya- 
lentinéy marquis d'Ussé, contrôleur 
général de la maison du roi, fils de 
Louis Bernin, sgr de Yalentiné, et de 
Catherine Coudreau. 

La maison de Yauban, connue de- 
puis Pierre dit le Prestre, damoiseau, 
qui émancipa son fils Jean le Prestre 
en 1388, était originaire de Bourgogne. 
Un de ses descendants passa en Niver- 
nais, avec Jean II le Prestre, petit fils 
de Jean P"*, ci-dessus nommé, qui 
épousa en 1460 Jeanne de Faye, fille 
de Jacques de Faye écuyer ; Thibaud, 
né de cette union testa à Ne vers le 11 
aoilt 1513 ; il avait ép. Héliette de Fra- 
nay, dont le fils Emery, écuyer, fut le 
premier seigneur de Yaubun, fief situé 
dans la paroisse de Bazoches, aujour- 
d'hui commune du canton de Lormes, 
arrondissement de Clamecy (Nièvre). 
Sa postérité à la dernière génération 



463 



LB BULLBTIN HERALDIQUE DB FRANCS 



464 



rr 



86 divisa en deux branches. Le maré- 
chal appartenait & la branche cadette 
qui finit, comme nous l'avons vu par 
les deux filles du maréchal. 

(Y. les Bulletins de 1887, col. 629 ; 
1889, col. 182). 

La branche aînée qui a fait les preu- 
ves de cour en 1785 s'est éteinte de nos 
jours avec François-Joseph-Sébastien- 
Edmond le Prestre, comte de Vauban, 
grand officier de la Légion d'honneur, 
général du génie, décédé en 1871, ma- 
rié à N... Roux du Chatelet, dont il n*a 
pas eu d'enfants ; la comtesse de Vau- 
ban est morte au mois de mars 1889. à 
Bordeaux. Elle habitait le château de 
Roux (Pas-de-Calais) et à Evreux (Eu- 
re). 

La terre de Vauban avait été rache- 
tée par le maréchal à son cousin-ger- 
main Paul le Prestre, sgr de Vauban, 
chef de la branche aînée qui a donné 
trois lieutenants généraux et des offi- 
ciers de grand mérite. Au mois d'août 
1723, la terre de Saint-Cernin, en Ma- 
çonnais, incorporée à celle de Boyer fut 
érigée sous le nom de comté de Vau- 
ban en faveur d'Antoine le Prestre, 
chevalier, lieutenant général des ar- 
mées du roi, grand-croix de l'ordre de 
Saint-Louis, gouverneur des ville et 
château de Céthuue, pour lui et ses 
descendants mâles, dont le dernier est 
mort en 1871. 

D^azur au chevron à* or, accompagné 
de trois trèfles de méme^ d un croissa)it 
d^argent mis en chef, 

1703 

Conrad de Rosen, comte de Bolwei- 
1er, dans la haute Alsace, chevalier des 
ordres du roi, entré fort jeune, en 1651, 
au service de France où il fut attiré 
par Rainol ou Reinhold de Rosen de 
Gross-Ropp, lieutenant-général des ar- 
mées du roi, son parent. 

Il était colonel de cavalerie en 1669, 
ôe tiouva à la bataille de Senef en 1874, 



et mérita d'être fait seul brigadier ; i^ 
continua de servir en Allemagne et fut 
fait maréchal de camp en 1677 ; il se 
trouva au siège de Cambray, et servit 
en Allemagne sous le maréchal de 
Créquy en 1678 et en Piémont, sous le 
marquis de la Trousse, lieutenaut-gc- 
néralenl682; il commanda en chef 
en Languedoc en 16):(6, lieutenant- 
général en 1688, eut le commande- 
ment des troupes qui passèrent en Ir- 
lande en 1692 avec le roi d'Angleterre, 
qui l'honora du titre de maréchal d'Ir- 
lande. Le roi Louis XIV le fit mestre 
de camp-général de la cavalerie légère 
en 1690 ; il servit ensuite en Allema- 
gne et en Flandres où il battit les en- 
nemis à la journée de Nerwiude, à la 
tête de la maison du roi, comme lieu- 
tenant-général de l'aile droite. Il com- 
manda l'armée du camp de Compiègne 
en 1698, qui devait s'opposer à celle de 
Mgr le duc de Bourgogne, pour ap- 
prendre la guerre à ce prince (c'étaient 
les grandes manœuvres du temps)» et 
fut fait maréchal de France le 14 jan- 
vier 1703. 

Il avait été fait grand-croix de Saint- 
Louis au mois de mai 1693 et plus tard 
chevalier des Ordres du roi le 2 février 
1705. Après sa nomination comme ma- 
réchal le roi lui permit de vendre sa 
charge de mestre de camp général de 
la cavalerie 222,500 livres au marquis 
de Montperoux. Il mourut en son châ- 
teau de Bohveiler le 3 aoôt 1715, âgé 
de 87 ans. 

Il était au de Fabien de Rosen, sgr 
de Klein-Ropp et de Reiskum et de Do- 
rothée barojnede Kahlen, sa seconde 
femme. 

Il ép. le 3 février 1660, Marie So- 
phie de Rosen-Gross-Ropp, fille aînée 
de Reinhold de Rosen, sgr de Gross- 
Ropp en Livonie, lieutenant général 
des armées du roi, lequel se voyant 
sans enfants m&les appela son parent 
et lui donna avec tous ses biens safîlle 



4(35 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



466 



qu*il avait eue de Anne^Marg^uerite 
d'Eppe. 

Conrad de Rosen, abjura en 1681^ 
avec ses enfants la religrion luthérien- 
ne dans laquelle il était né « Il eut de 
sou mariage : 

1. Reinhold-Cbarlesi qui suit; 

2. Georgres-Christoplie, page de la 
grande écurie du roi, en 1681, capi- 
taine au régiment du Roi, infanterie, 
tué à Nerwinde à Tàge de 23 ans ; 

3. Anne-Jeanne, mariée le 13 novem- 
bre 1682 à Nicolas-Frédéric, comte de 
Rottembourg, capitaine dans le régi- 
ment du comte de Rosen, son beau-père, 
régiment qu'il lui céda à l'occasion de 
son mariage; ildevint maréchal de camp 
et mourut en 1715, laissant de son ma- 
riage: a. Conrad de Rottembourg, bri- 
gadier des armées du roi, ambassadeur 
extraordinaire en Espagne, nommé 
chevalier des Ordres du roi le 11 jan- 
vier 1731 ; b. et quatre filles dont trois 
furent religieuses, et la quatrième ép. 
le comte de Yaudrey Saint-Remy, en 
Franche-Comté ; 

4. Marie-SophiCj mariée le 18 mars 
1684 à Mainrad baron de Planta de 
Wildenberg, lieutenant- colonel d'in- 
fanterie, tué à Nerwinde en 1693, dont 
deux fils: 1. Frédéric-Mainrad;2. Char- 
les-Guillaume. 

5-6-7. Et trois filles : Louise-Marie ; 
Jeanne-Renée ; Catherine-Madeleine, 
religieuses de la Visitation à Nancy. 

Reinhold-Charles, né le 10 janvier 
1666, capitaine puis colonel du régi- 
ment de Rosen, après son beau-frère le 
comte de Rottembourg, en 1696; bri- 
gadier en 1704, maréchal de camp en 
1709, commandeur de Tordre de Saint- 
Louis en 1715, lieutenant-général en 
1718 ; ép. le 13 juillet 1698 Marie-Béa- 
triX'Octaviede Qrammont, en Franche- 
Comté, fille de Jean-Gabriel comte de 
Grammont et de Hélène Aymée de 
Montagu-Boutavant, dont il eut : 1. 
Conradf mort à 16 ans ; 2. Anne-Ar- 
mand né le 19 juillet 1711, qui suit : 



3. Eléonor-Félix, né le 2 septexnbre 
1713, reçu chevalier de Malte de mino- 
rité en 1719, qui obtint une commis- 
sion de capitaine dans le régiment de 
de son frère, en 1730 ; mestre de cava- 
lerie, mort sans alliance en 1741. 

Reinhold-Charles de Rosen obtint 
des lettres-patentes d'érection de la 
baronie de Bolweiler en marquisat en 
1739 et mourut en 1744. 

A une- Armand de Rosen, marquis de 
Bolwiller ou Bolweiler, comte d'Etten- 
willer, baron de Conflandey, du chef de 
sa mère, fut mestre de camp d'un régi- 
ment de cavalerie allemande de son 
nom en 1729 ; brigadier en 1740, maré- 
chal de camp en 1744, lieutenant géné- 
ral des armées du roi en 1748 et mou- 
rut à Paris le 28 novembre 1749 ; il fut 
inhumé à Saint Sulpice. 11 ép. le 
24 juillet 1731 Jeanne-Octavie de Yau- 
drey, fille unique de Nicolas-Joseph 
comte de Vaudrey, baron de Saint 
Rémy, Montot et Beroncourt, et de 
Charlotte de Rottembourg, dont il eut : 

1. Eugène- Octave- Augustin qui suit; 

2. Louise-Jeanne-Charlotte, chanoines- 
se de Remiremont^ et quatre enfants 
morts en bas âge. 

Eugène-Octave- Augustin, comte de 
Rosen puis marquis de BoUwiller, 
baron de Conflandey, sgr de Dettvii- 
1ers, mestre de camp du régiment de 
Wurtemberg 1749, incorporé dans 
Royal- Allemand en 1761, chevalier de 
Saint-Louis en 1758, colonel d'infante- 
rie d'un régiment de son nom en 1762 
qui prit le nom de Dauphiné en 1763; 
brigadier puis maréchal de camp, ép. 
Marie-Antoinette-Louise de Harville 
de Trainel, dont une fille, Sophie, ma- 
riée le 3 février 1779 à Charles-Louis- 
Victor prince de Broglie, né le 12 sep- 
tembre 1756. 

La maison de Rosen originaire d'Al- 
lemagne, est de race chevaleresque, 
connue depuis les croisades où elle fi- 
gure dans les ordres Teutooique et des 
Porte-Glaives. 



4«7 



LB BULLBTUf HteALDtQUS DB FRANCS 



468 



Diaprés une attestation de la nobles- 
se du duché de Lironie, donnée au 
XVII* siècle, confirmée en 1717 par le 
czar Plerre-le-Grand, une branche de 
la maison de Rosen était fixée dans 
cette province, dès le temps que le 
christianisme y a été établi. Chrestien 
de Rosen, chevalier de l'ordre Teutoni- 
que • aussi noble que pieux et ver- 
tueux I, y était venu d'Allemagne 
avec beaucoup d'autres chevaliers, qui 
conquirent cette province aprèsj.plu^ 



sieurs combats et la délivrèrent des 
payens et des idolâtres qui l'occu- 
paient. Les descendants de la maison 
de Rosen donnèrent de vaillaDt9 capi- 
taines aux armées des rois de Soède, 
et se répandirent en Russie, en Polo- 
gne, en Prusse et en France. 

Ifor^ à trois roses de gueules S et 1. 

Cimier : Une queue de paon. 
Supports : Deux belettes. 

(A Suivre) L. R. 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. — NOTES D'ÉTAT GIVIL NOBILIAIRE 



DU CHAPPAULT 
ou 

DUCHAFFAULT BT DU CHAFFAUT 

La maison du Chaflfault d'origine 
féodale et chevaleresque, a pris son 
nom de la terre du Chaffault en Bou- 
guenais-les-Nantes. La notice généa- 
logique que nous publions est extraite 
d'un travail historique sur le comte du 
ChafFault, amiral Nantais (1708-1794), 
inséré dans la Revue historique dcspro- 
vinces de VOuest^ (juillet 1894), commu- 
niqué par M. S. de laNicoUi^reTejeiro, 
archiviste de la ville de Nantes, qui 
complète la notice du même auteur 
publiée dans le Dictionnaire des famil- 
les du Poitou, t. II, p. 201. 

La filiation a été dressée sur le.^ 
preuves de Malte, pour les honneurs 
de la cour et l'admission au chapitre 
des comtes de Lyon, les titres de fa« 
mille, et ceux conservés aux archives 
de la Loire-Inférieure : 

Illustre à l'époque des plus beaux 
jours de la chevalerie bretonne, dit M. 
de la NicoUière Téjeiro, la maison do 



Chaffault, de même qu'une lampe qui 
va s'éteindre, jette au dernier moment 
une lueur plus vive, qui rappelle, une 
seconde, l'éclat de sa brillante lumière; 
ainsi les descendants des comtes de 
Nantes jettent, à l'instant où leur nom 
va disparaître, une nouvelle splendeur 
en fournissant à la marine deux offi- 
ciers généraux, trois officiers supé- 
rieurs, et au clergé nantais un respec- 
table chanoine, venant redire à la ca- 
thédrale qu'elle comptait un du Chaf- 
fault parmi ses évêques et plusieurs 
autres ecclésiastiques parmi ses digni- 
taires, au xv^ siècle. 

Le nom de du Chaffault a été parfois 
écrit de différentes façons plusou moins 
fautives, Duchafaut^ Ducha/faud; Tra- 
vers dit DuchaffauU^ Duehaffaui, Nous 
adoptons l'orthographe véritable^ usi- 
tée dans la plupart des actes depuis le 
xiii< siècle jusqu'à nos jours : du Chaf^ 
fhult^ tel qu^il est écrit dans la dona* 
tion de Sylvestre de Recay (1271), aur 
les registres d^ baptêmes de la paroisse 
de Sainte-Croix au xv^ siècle, et eufin 
en 1708 dans Tacte dé baptême de Ta-^ 



409 



LB BULLBTIM HARALDIQUB 0B FEA.NCB 



470 



miml comte du Chaffault, paroisse de 
St-Yinceiit à Nantes ; Tamiràl est dé- 
cédé dans la môme ville le 29 juin 
1794. 

A la cour de Bretagne les du Chaf- 
fault, tiennent un rangr distingué, 
fournissent des dames d'honneur aux 
dachesses, des hommes d*armes à la 
garde ducale» des conseillers, des offi- 
ciers aux souyerains. Le siège épisco- 
pal de Nantes leur doit un évêque 
(1477-1487), mort en odeur de sainteté, 
dont les restes retrouvés dans les der- 
aiera travaux d'agraudissement de la 
cathédrale (1888), et déposés dans le 
caveau funèbre de nos prélats, forment 
un anneau qui relie le passé au pré- 
sent (1). 

Par suite de la transmission de la 
seigneurie du ChafFauIt, une alliance 
porta les membres de la seconde bran- 
che de cette famille à se fixer en Poi- 
tou, où ils possédèrent la terre de la 
Sénardière* Au siècle dernier ils re- 
viennent dans leur contrée natale, y 
acquièrent de nouveau des terres et 
des domaineSi y contractent des ma- 
riages. Ils donnent des conseillers au 
Parlement breton, et la marine les voit 
entrer dans ses cadres, où ils occupent 
bientôt une des premières situations. 

Les Archives du ministère de la ma- 
rine possèdent un dossier au nom du 
comte du Chaffault, auquel nous avons 
emprunté les états de services des cinq 
officiers de la marine de cette maison» 
et des pièces inédites sur la carrière de 
Tamiral. Malheureusemeut* h la suite 
au combat d'Ouessant, tous les docu- 
ments relatifs à cette action ont été en- 
levés pour ne pas charger la conduite 
équivoque du duc de Chartres en cette 
occasioD. 

Les HUtûirei de la marine de Léon 
Ouérin, du comte de Lapeyrouse- 
fionflls. Batailles navales d'O. Troude, 

(I) Voir notre brochure : Une êxhuwitton dant 
k êhmut éê la ûaAêdmU de Ncmi9ê, en 1888; 



r Histoire de la marine française pen- 
dant la guerre de Tlndépendance amé- 
ricaine, parE. Chevalier, indépendam- 
ment des archives de la famille, ont 
apporté leur large contingent. C^est 
dire que nous n'avançons aucun fait 
sans qu'il soit appuyé sur une preuve 
certaine et authentique. 

Il était nécessaire de préciser, une 
fois pour toutes» le lieu de naissance 
de Tamiral, de même que celui de sa 
sépulture, et de discuter aussi la va- 
leur, plus que problématique, du por- 
trait placô dans les galeries de Ver- 
sailles. Le texte du décret (12 mars 
1791), conférant au lieutenant général 
des armées navales, alors âgé de 83 ans, 
le titre de vice-amiral» en assimilant 
les grades des officiers de Tarmée de 
mer à ceux de Tarmée de terre, a paru 
bon à reproduire. 

Le comte du Chafikult est, à vrai 
dire, parmi les oubliés^ de cette série 
de marins que nous étudions depuis 
des années. Ses brillants services lui 
assurent une place honorable et juste- 
ment méritée dans les Annales de la 
cité nantaise. 

Au xii^ siècle, à Tépoque môme où 
les noms de famille commencent à de« 
venir héréditaires, les sires de Rezay, 
de Rezis^ de Rexayo^ • issus de la comté 
de Nantes, par le partage d'une fille 
du comte de Nantes, mariée au sei- 
gneur de Rezay • , nous apparaissent 
tenant un rang des plus marquants 
parmi les grandes maisons du comté 
naûtais • 

Vers 1271, Sylvestre de Reaay, che- 
valier, donna à son frère» portant le 
même prénom, Therbergement du 
Chaffault, dont celui^i prit le nom 
qu'il transmit à ses descendants, quit- 
tant également le blason des sires de 
Bezay pour adopter un lion d'or sur 
fond de sinople^ qui devait devenir cé- 
lèbre dans V Armoriai de notre province. 

Là terre et seigneurie du Chafihult» 
située dans la paroisse de Bouguenais, 



471 



LB BULLETIN HÉRAIJ>IQUB DB IHANCB 



472 



nvei gauche de la Loire, au sud-ouest 
de Nantes, sortit de la maison du 
Ghaflbult par le mariage de Marie, fille 
aînée de Jean II, huitième degré de 
Sylvestre, cité plus haut, et d*Anue de 
Saint-Marsault, avec Guillaume de 
Lespinay, auquel elle porta en dot le 
fief de ses ancêtres. 

Il y eut dans le comté nantais plu- 
sieurs terres et seigneuries du Ghaf- 
fault, démembrement de la première 
seigneurie, ou possessions prenant le 
nom de la famille : 

Le Chafbult, terre et seigneurie en 
Bouguenais, près Nantes ; 

Le Chaffaulty terre et seigneurie, 
près d' Anetz ; 

Le Cliaffault, seigneurie, Saint-Phi- 
libert de^Grandlieu ; 

Le ChafTault, juridiction de la Li- 
mouzinière (1). 

La branche ainée finit avec Jean II 
du Chafhiult, fils d'Olivier et de Cathe- 
rine de Pont TAbbé, mort avant le 
mois de juin 1514, marié à Anne de 
Saint Marsault, alias Agnès de Pont- 
choran, dont il n'eut que des filles: 

1. Marie, mariée à Guillaume de 
TËspinay, chevalier, auquel elle porta 
le ChaffiEiut, Monceaux, etc., (par son 
contrat de mariage il devait prendre 
le nom et les armes des du Chaflbut) ; 

2. Hélène, mariée à Jean de Gou- 
laine, sgr de Laudouinière ; 

3. Jeanne, mariée à Antoine de Saint 
Geslin ; 

4. Catherine, mariée en 1520 à Chris- 
tophe BréceU sgr de la Seilleraye/ sé- 
néchal de Nantes ; 

6. Françoise, mariée en 1530 à Fran- 
çois Louaysel, écuyer. (V. le Diction- 
naire des familles du Poitou^ t. II. 
p. 203). 

La seconde branche, dite de la Se- 
nardiêrcf fut formée par Sylvestre du 
Chafiault, frère d'Olivier susnommé. 



(i) V, Bêwi iur le Dletimmnire de$ Mrtê et sei- 
gneurU» du camié tuMiait, par B, de Cornulier, 
1S57* 



sixième enfant de Sylvestre, IV« du 
nom, et de Marie de Rochefort. La terre 
de la Sénardière en Poitou lui fut lé- 
guée par sa sœur ainée, Catherine, 
épouse de Martin des Bretesches, qui 
testa le 12 novembre 1476. 

Julien-Gabriel du Chafiault, frère 
aîné de Louis-Charles, xv* degré, 
depuis Sylvestre, P' du nom, eut pour 
enfants de son épouse Marie-Jeanne 
Robert de Ch^on : 

1. Sylvestre-François, qui suivra; 

2. Charles-Julien Gilbert, seigneur 
de Chaon , chevalier de Saint-Louis et 
de Cincinnatus, capitaine de vaisseau, 
nommé brigadier des armées navales 
par brevet du 24 novembre 1785. Il 
commandait les bâtiments et chaloupes 
de débarquement, à l'occupation du 
Sénégal; fut Tun des vainqueurs du 
fort Saint- Louis et de cette belle colo- 
nie restée à la France (1783] ; 

3. Marie-Osmane, femme de Jacques- 
Charles Guerry de Beauregard ; 

4. Marie-Françoise-Félicité, épouse 
de Christ ophe-Jacq ues-Pru dent-Gilbert 
Juchault, chevalier, seigneur de la 
Moricière, aïeule de Tillustre général 
de ce nom. 

Sylvestre-François, comte du Chaf- 
fault, seigneur de la Sénardière, xvi< 
degré depuis Sylvestre !•' et vin« de- 
gré depuis Sylvestre V, premier sei- 
gneur de la Sénardière, naquit à Mon- 
taigu le 5 décembre 1734. Il entra 
comme officier dans le régiment du 
Roi-Infanterie, et prit part à la guerre 
de Sept Ans en Allemagne. 

De son mariage, contracté en 1759 
avec Mlle Marie Françoise- Renée Marin 
de la Guignnrdière, il eut neuf enfants, 
six garçons et trois filles : 

1. Auguste-Salomon du Ghaffault, 
marié en 1789 à Mlle Mac Carthy, qui 
le rendit père de : a. Marie-Renée- 
Coricie, épouse de Jacques-Gabriel du 
Chaffault, son oncle ; b. Marie-Rosalie- 
Mony, mariée à Françuis-Pierre-lMac- 
Charles de Lestang de Rtogèie ; c. 



473 



LB BULLETIN HERALDIQUE DB FRANCE 



474 



Marie*Bosalie qui épousa le marquis 
de Moulins-Rochefort ; 

2. Jacques-Gabriel, qui suivra; 

3. Charles-Àug'ustiD, né jumeau avec 
le précédent, chevalier de Malte, nom- 
mé chevalier de Saint-Louis sur le 
champ de bataille par le prince de 
Condé, décédé, le 13 mars 1831, avec 
la retraite de chef de bataillon ; 

4. Alexis-Gilbert du ChaflFault, offi- 
cier de la marine royale ; eut une 
jambe cassée à Ouessant, servit dans 
Tarmée de Charette et fut tué à la dé- 
route du Mans ; 

5. Pierre-Gilbert, mort jeune ; 

6. Henri-Barthélémy du ChaflFault, 
clerc tonsuré, fit ses preuves pour en- 
trer au chapitre des chanoines comtes 
de Lyon, suivit son frère dans les ar- 
mées vendéennes et mourut à ses 
côtés à la déroute du Mans ; 

7. Marie-Henriette, femme du comte 
Louis de Chevigné, morte, sous la Ré- 
volution, dans les prisons du Mans ; 

8. Marie-Henriette-Osmane, épouse 
d'Alexandre de Rorthays, comte de 
Marmande, maréchal de camp, prise 
les armes à la main, et fusillée comme 
brigande ; 

9. Marie-Rosalie, qui devait être 
chanoinesse de Remiremont, morte 
avec sa sœur^ Madame de Chevigné, 
dans lea prisons du Mans. • 

Comme on le voit, ses nombreux 
enfants étaient avantageusement pla- 
cés en 1789. Comblés des dons de la 
fortune, le comte et la comtesse du 
ChaflFault n'avaient rien à désirer, 
lorsque M. du Chaffault dut prendre le 
chemin de Texil en 1791 ; sa femme, 
qui avait suivi l'armée vendéenne, 
mourut à la Flèche, vers la fin de 1793. 

Quant au comte, il avait rejoint le 
prince de Condé à Worms, s'engagea 
dans la cavalerie noble, et c prit part à 
toutes les affaires, se conduisit avec 
honneur, se distingua par un courage 
et une ccmstanee dignes d*éloges et le 



dévouement le plus entier au service 
du Roi (1) x>. 

Cette belle conduite lui valut la croix 
de chevalier de Saint-Louis, le 21 jan- 
vier 1798. 

Rentré en France le 16 mars 1802, le 
comte du Chaffault, comme à peu près 
tous les émigrés, trouva sa position 
bien changée. Sa nombreuse et belle 
famille avait été décimée par la Révo- 
lution, la terre de la Guignardière 
était passée en des mains étrangères ; 
et, si la Sénardière, domaine principal 
de ses pères, lui restait encore, Tincen- 
die avait ruiné tous les bâtiments. 

Sa piété et sa foi profonde lui inspi- 
rèrent une détermination que son âge 
semblait devoir rendre irréalisable. 
Mais son tempérament robuste, son 
caractère énergique lui firent retrouver 
une nouvelle jeunesse pour consacrer 
ses dernières années au service des 
autels. Il reçut la prêtrise des mains 
de Mgr Duvoisin, évêque de Nantes, 
en 1803, à Tâge de soixante-neuf ans. 
Sa carrière sacerdotale, relativement 
assez longue, prouva que sa vocation 
tardive était réelle et sérieuse (2). ' 

En raison de sa position exception- 
nelle, Mgr Duvoisin le nomma chanoi- 
ne honoraire (1804), heureux, sans dou- 
te, de rattacher à son église cathédrale 
un nom si marquant dans les annales 
de l'histoire ecclésiastique du diocèse. 

Nommé, par l'évêque de ce dernier 
diocèse, curé de la Guyonnière, l'abbé 
du Chaffault en remplit les fonctions, 
pendant plus de dix ans, avec un zèle 



(h Certificat ddlivrc^ au quartier général, 
Frisbrelz. Si^né : Loui8*Jo8eph de Bourbon» 

(2) Parmi «es ascendants, il comptait un car' 
dinal, Hugues de Monlrclais, dovcn de Nantes, 
élu cvêque de cette ville en 1355, transfi ré a 
Tréguier, puis à Saint-Brieuc, nommé cardinal 
par le pape Grégoire XI, connu sous le nom do 
cardinal ae Bretagne, mort en 1390; Barnabe de 
Rochefort, évi>quc de Nantes, 1338 ; Guillaume 
de Rochefort , évô(iue de Léon, 1340 ; Jean de 
Montrelais, évêque de Nantes, 1382-1302, Bona- 
bes de Rochefort, son frère utérin, évêque de 
Nantes, 1303-1398; Pierre de Chaffault, évoque 
de Nantes, 1*77-1487. 



475 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRANGE 



476 



qui ne se démentit jamais. Le 10 fé- 
vrier 1816, âgé de quatre-vingt-deux 
ans, il prononça dans Téglise de la 
Roche-sur-Yon (alors Bourbon- Vendée) 
Toraison funèbre de Louis de la Roche- 
jaquelein. A quatre-vingt-quatre ans, 
il résigna sa cure et se retira à Nantes 
en septembre 1817, ayant obtenu de 
Louis XVIII la promesse de la première 
chanonie vacante au chapitre. Plein de 
jours et de vertus il mourut à Nantes, 
le 9 janvier 1822, dans la quatre-vingt- 
huitième année de son âge et la vingt 
et unième de son sacerdoce. 

Son fils, Gabriel du Ghaffault, veuf 
de sa première femme, Hortense Paris 
de Soulanges, épousa en secondes no- 
ces, à Nantes, Marie-Renée-Goricie du 
Ghaffault, fille de son frère aioé, union 
bénie par Tancien curé de la Guyon- 
nière, père de Tépoux et en même 
temps grand'père de réponse. Puis il 
se remaria en troisièmes noces à Marie 
Elisabeth Ghopard, dont : Marie-Féli- 
cie, mariée le 17 mai 1851 à Pierre- 
GharleS'Alphonse Billebault, autorisé 
par décret du président de la Républi- 
que du 17 novembre 1872 à ajouter à 
son nom celui de : du Ghaffault. 

Br. du Chaffaut de Besnb 

La terre et seigneurie du Plessis de 
Beané, dont l'amiral prit le titre, est 
située dans la ]»aroisse de ce nom (Loi- 
re-Inférieurc). Elle avait été apportée 
en dot à Jacques du Ghaffault de la Sé« 
nardière par Marthe Blanchet, son 
épouse. Glande du Gbafiault, leur fils, 
chevalier, seigneur de la Sénardière, 
le Plessis de Besné, la Motte-Glain, la 
la Mulionniëre, Yilaire, la Forest, etc., 
laissa cette terre à son fils, Alexis-Au- 
guste du Ghaffault, dont la mère était 
M*'* de la Roche Saint-André. 

Gelui-ci épousa à Nantes, le 5 mai 
1704, dans l'église paroissiale de Saint- 
Yiocent, avec la désignation de i sei- 
gneur du Plessis de Besné *,mademoi- 
ielle Marie Boux, fille d'écuyer Julien 



Boux, seigneur de Saint-Mars de Con- 
tais, conseiller d'honneur du Présidial 
de Nantes, et de dame Marie Baudouin, 
union rattachant de nouveau à notre 
ville la famille du Ghafibult-, si essen- 
tiellement nantaise (1). 

Dans rétude généalogique destinée 
à MM. Beauchet-Filleau (Dictionnaire 
historique et généalogique des familles 
du Poitou)^ en citant le mariage de 
Marie-Augustin du Ghaffault avec ma- 
demoiselle de la Bretesche, nous avions 
écrit : c dont il n'eut pas d'enfants «. 
Alors nous n'avions aucun renseigne- 
ment sur la branche de Besné. Cepen- 
dant, avant de nous prononcer ainsi, 
nous eussions dû nous renseigner un 
peu. 

Aujourd'hui nous réparons notre er- 
reur, bien involontaire, priant ces 
consciencieux auteurs de vouloir nous 
excuser, en endossant la responsabilité 
de cett ? faute, qui ne peut leur être at- 
tribuée en rien. 

De cette union naquirent quatre en- 
fants : 

1 . Julien-Gabriel du ChaSistult, père 
de Sylvestre-François, XVI" degré ; 

2. Loiiis^CharleSf qui donne lieu à 
cette notice ; 

3. René-Antoine ; 

4. Marie-Durable, religieuse carmé- 
lite, au monastère des Gouëts-Iez-Nan- 
tes, près dii berceau même de sa race. 

Le 7 janvier 1732 i messire Louis- 
Gharles du Ghaffault, chevalier, sei- 
gneur de la Gastière, fils mineur d'A- 
lexis-Augustin, et de Marie Boux, 
épousait dans Téglise des Dames reli- 
gieuses de la paroisse de Saint- Jean de 
Montaigu, avec dispense de parenté 
du deux au troisième degré, sa cou- 
sine Mlle Pélagie de la Boche Saint- 
André, fille mineure de messire Louis- 



(1) François Boux, seigneur de Saint-Mars da 
Coulais, était doyen de la Facttlté de Médecine 
de rCniversiié de Nantes au xti« aiëcle. 

Son nis^ Mathurin Boux, s' du Teîl, conseiller 
au présidial» maître ordinaire de la Chambre 
des Comptes», fat maire de NantM (164S-iaS^). 



477 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



478 



Oilles de la Roche Saint-André, che- 
valier de Saint-Louis, et 'de dame Char- 
lotte de Saint^Legier, de cette parois- 
se. I Le mariage fut béni par Tabbé 
Joachim de la Roche Saint-André. 

Chacun sait que la majorité était 
alor^ fixée à 25 ans. Encore simple 
gfardede la marine, puisqu'il ne fut 
nommé enseigne de vaisseau que le 10 
juin 1733, le marié n'énonce point son 
modeste grade. Une autre remarque 
encore, c'est que le lieu de naissance 
de la mariée est indiqué, tandis que 
celui du marié est passé sous silence. 

De cette union naquirent : 

1 . Marie-Auguste, qui suit ; 

2. Julien*Alexis du Ghaffault, né le 
8 février 1750 à Montaigu, baptisé le 
lendemain. 11 fit ses preuves en 1768, 
le 5 janvier, pour être reçu dans Tor- 
dre de Malte, devant Frère Charles- Au- 
guste Grelier de Concise, commandeur 
de Tancien Hôpital d'Angers et Frère 
François Paris de Boulanges, comman- 
deur de la Querche. Il dut mourir jeu- 
ne et sans postérité ; 

3. Augustine-Pélagie, née à Mon- 
taigu le 2 novembre 1733, mariée le 
21 mars 1757 à Louis Le Maignan, 
comte de l'Ecorce ; 

4. Thérèse Charlotte, née à Montaigu 
le 7 janvier 1736, mariée en 1766 à M. 
Louis de Roirand, chevalier, seigneur 
de Roussière, ancien capitaine au ré- 
régiment de Navarre, chevalier de Tor- 
dre de Saint-Louis. Elle mourut à 
Montaigu, le 13 février 1767, des sui- 
tes des couches de son fils, Charles- 
César de Royrand, né le 22 janvier pré- 
cédent ; 

5. Marie-Adélaïde épousa, le 14 sep- 
tembre 1780, M. Philippe de Juge, ba- 
ron de Brassac, capitaine au régiment 
de la Marine, fils de feu haut et puis- 
sant messire François de Juge de Saint- 
Aignan, ancien capitaine de cavalerie 
au régiment de Yillars, et de feue 
dame MarieJacquette de Bigaud. 

DaBd ceB preuves, le comte du Chaf* 



fault prend les qualités de : chevalier, 
seigneur de la Madeleine, de Cham- 
breteau, la Gastière, Melay et autres 
lieux, chef d'escadre des armées na- 
vales de S. M., commandeur de Tor- 
dre militaire de Saint-Louis... (Lettres 
de famille). 

Marie- Auguste du Chafiault de Bes- 
né, seigneur de la Forest, né le 19 oc- 
tobre 1732, fut baptisé le lendemain à 
Saint-Jean de Montaigu . 

Il embrassa de très bonne heure la 
carrière maritime sous la direction de 
son père en qualité de garde-marine 
en 1741 ; enseigne le 1" avril 1748 ; 
lieutenant de vaisseau le 11 février 
1756 , tué sous les yeux de son père à 
bord de la Couronne^ le 29 mai 1778, 
au combat d'Ouessant. 

M. du Chaôault avait épousé en 
1766 Mlle Aimée-Marie Jousseaume de 
la Breteriche, fille du marquis Armand- 
Louis et de Mlle Marie-Elisabeth du 
Bois de Lauteray, dont : 

Constance-Augustine du Chafiault 
de Besné, qui épousa en 1790 M, Henri- 
Charles de la Roche Srint-André, 
écuyer, seigneur des Ganuchères et de 
Chambrette, fils de Charles et de Hen- 
riette-Marguerite Ooulard du Retail. 
D'abord enseigne de vaisseau en 1781, 
lieutenant de vaisseau en 1786, il re- 
çut le 6 juillet 1816 le titre honorifique 
de maréchal de camp, et fut, le 7 
«oût de la même année, admis à la 
retraite comme capitaine de vaisseau. 

Elle mourut dans cette ville, le 23 
novembre 1799. 

Son mari lui survécut trente-sept 
ans et décéda, à la terre des Cham- 
brette, le 20 juin 1836. 

De leur mariage ils eurent deux 
filles : 

1* Marie-Constance, morte à Tâge 
d'un an, née à Nantes, paroisse de 
Saint-Denis, suivant son acte de bap- 
tême : ■ Le premier jour de mai 1791 a 
été par nous soussigné, prêtre vicaire 
de cette paroisse, baptisée Marie*ConS'* 



■iiAA**Ua 



479 



LE BULLBTIN HÉRALDIQUE DB FRANCE 



480 



tance née ce jour, fille de Monsieur 
Charles-Henri de la Roche- Saint-André, 
lieutenant de vaisseau, et de dame 
Constance-Aug^ustine du Chaffaulty 
son épouse, demeurant rue Basse-du- 
Ohâteau, en cette paroisse. Ont été : 
parrain, Monsieur Louis-Charles du 
Chaffault, lieutenant gfénéral des ar- 
mées navales et commandeur de Tor- 
dre royal et militaire de Saint-Louis, 
bisayeul maternel de l'enfant, repré- 
senté par Nicolas Bernard, domestique 
du père, et marraine, dame Anne de 
Gassion de Goulard, bisayeule pater- 
nelle de Tenfant, représentée, par 
Marie-Anne Poterie, domestique de la 
mère. Le représeutant du parrain a 
déclaré ne savoir si g'ner de ce requis; 
le père présent et soussigné avec la 
représentante de la marraine. 

« Signé : Henry de la Roche-Saint- 
André ; Jacques Quillet ; Monique Pé- 
trie ; Réveillé de Beauregard, vicaire 
de Saint-Denis. (Arch. municip. série 
GQ . paroisse de Saint-Denis, registre 
1786-1792, f» 700). 

2*» Pauline-Michelle de la Roclie- 
Saint-André, née à Angers le 13 jan- 
vier 1797. 

Kn janvier 1816, elle épousa M. 
Charles-Marie de Suyrot, mort en 1880. 
Klle-même est décédée eu 1882, à Tâge 
de 85 ans. De leur union naquirent : 

l'* Henri-Charles de Suyrot, né h 
Nantes le 16 octobre 1816, marié à 
Mlle Juliette Pépin de Bellisle, dont 
postérité ; 

2" I*attl'M\dï^\ de Snyrot, prêtre, 
HumAuicr militaire pendant la campa- 
«•ne désastreuse de 1870-1871, mission- 
naire apostolique, chanoine honoraire 
deLuçon. Possesseur de la terre de 
Meslay, désireux de perpétuer la mé- 
moire de son arrière-grand pt'^re l'ami- 
ral, il a fonde dans cette belle pro- 
priété une colonie agricole de jeunes 
enfauts sous le nom A'Or\^^eUnat de 
Meiay, continuant ainsi la tradition 
du marin laboureur, dont il a eu la 



généreuse pensée de publier la bio- 
graphie ; 

3** C'Aar/e^-François de Suyrot, né à 
Nantes le 11 juillet 1828, marié à M"« 
Marie de Surineau, dont postérité ; 

4° Co>î*^a^c^Cécile'Charlotte, née h 
Nantes le 2 avril 1818, mariée à^ M. 
Calixte, marquis de Jousselin, dont 
postérité ; 

5<> Paulxne-llîivie^ né à Nantes le 14 
février 1821, non mariée ; 

6« Caro/z>w-Henriette, née à Nantes 
le 10 décembres 1822, épousa M. Mes- 
min- Joseph, baron Lauzon de Peré 
(des Lauzon de la RouUière), dont pos- 
térité. 

Nombreux sont aujourd'hui (1894) 
les arrière-petits-enfants de l'amiral, 
Aussi nous avons dû nous arrêter dans 
oette filiation de Pauline Michelle, re- 
présentée par les de Suyrot, de Jousse- 
lin, baron de Lauzon, de la Roche 
Saint-André, de Surineau, de Chastil- 
Ion, etc., et qui tous tiennent à hon* 
neur de compter Tamiral du Chaffault 
comme leur plus glorieux ancêtre. 

Armes de la maison du Chafïault : 

De .^inople, au lion d'or rampant^ ar- 
mé, lampassé et couronné de gueules, 

S. DE LA NjCOLUÉRE-TeIJBIRO. 



MAISON DE POINCTES 

KN CHAMPAGNIS (suite) 

Le 14 décembre 1562, Antoine de 
Poinctes épousa Marie de Cousin, fille 
de Thierry de Cousin, conseiller du 
duc de Lorraine. Elle n'était alors 
âgée que de treize ans. Nicolas de 
Poinctes, oncle des époux, fignre parmi 
les personnes qui assistaient au ma- 
riage. 

Antoine ne connut guère les joies et 
et les douceurs du foyer domestique. 
La France, à Topoque où nous sommes, 
était déchirée par les guerres de reli- 
gion. Il dutquitter sa jeune^ épouse au 



481 



LB BULLETIN HERALDIQUE DE FRANGE 



482 



bout de quelques années de mariag-e 
pour combattre les calvinistes, en qua- 
lité de gfuidou de la compagpnie d'or- 
donnance de monseigrneur le duc d'Au- 
male. Atteint d'une fièvre continue 
dans l'une de ces g^uerres, en 156R, il 
mourut au bourg* de Selongey où les 
troupes avaient séjourné ; son corps 
fut inhumé h Chaudenay, dans la cha- 
pelle du château de ses ancêtres. Six 
années seulement s'étaient écoulées 
depuis son mariafre. 

Il laissait quatre enfants mineurs, 
qui furent placés sous la tutelle de 
leur mère. Cette femme devenue veuve 
k dix-neuf ans, sut, par l'énergie de 
son caractère et la rectitude de son 
jugement, surmonter les difficultés 
que lui créait une situation si malheu- 
reuse. Ses enfants reçurent d'elle les 
bienfaits d'une éducation forte et che- 
valeresque, qui développa en eux les 
plus nobles sentiments. Le soin qu'elle 
prit de leurs personnes ne lui fit point 
uegrliger lu gestion de leurs biens, 
qu'elle administra avec une merveil- 
leuse intelligence et de la façon la plus 
conforme à leur;? intérêts. 

Le 17 août 1584, en sa qualité de tutri- 
ce, elle donne à messire François d'An- 
glure, fils du fameux ligueur Philippe 
d'Anglure, et seigneur suzerain de 
Pisseloup, aveu et dénombrement de 
la quatrième partie de la seigneurie 
dite de Chaudenay. En 1586, elle ter- 
mine, avec l'assistance de son fils René, 
un procès engagé par son mari contre 
Antoine de Choiseul, baron de Lan- 
ques, La Ferté et Fouvent. Deux ans 
plus tard, on la voit figurer aussi com- 
me ayant la garde noble de ses enfants 
dans un partage de bois de haute futaie, 
qui lui appartenait indivisément à 
elle-même, à ses enfants et au même 
seigneur Antoine de Choiseul. Plus 
tard, le 9 octobre 1593, elle met fin par 
un accommodement à une difficulté 
survenue entre elle> ses enfants et Es- 
ther de Cousin, leur tante. 



La famille de Cousin était originaire 
du Barrois et appartenait à la première 
noblesse de cette province. Jean de 
Cousin, aïeul de Marie de Cousin, avait 
obtenu, grâce à son intelligence et à 
son intégrité, des fonctions très impor- 
tantes dans l'administration des finan- 
ces de René II, duc de Lorraine. Il 
épousa Jeanne de la Royaulté, demoi- 
selle très noble, des frontières de la 
province. Des deux fils qu'il eut de 
cette union, Max, l'aîné, fut conseiller 
d'état d'Antoine, duc de Lorraine et 
de Bar, et président du Barrois. Il fut 
marié h Lucie de la Motte, d'où est 
sorti Thierry de Cousin, qui occupa 
dans la magistrature de son pays les 
plus hautes positions. François, le se- 
cond fils de Jean de Cousin se donna & 
l'église et mourut doyen du chapitre 
de l'église de Saint-Max à Bar, et cha- 
noine de l'église canoniale de Saint- 
Pierre, en ladite ville. Thierry épousa 
une demoiselle de Chambrey qui lui 
donna plusieurs enfants, parmi les- 
quels figure Marie de Cousin, femme 
d'Antoine de Poinctes. 

VIII. — Les quatre enfants d'Antoine 
de Poinctes étaient René, François, Jean 
et Judith. Celle-ci, parvenue à l'ftge 
de majorité, entra en religion au mo- 
nastère de Sainte-Hoïlde, près Bar-le- 
Duc. Elle y mourut d'une maladie con- 
tagieuse, à l'âge de cinquante ans, et 
fut inhumée dans son couvent. 

René l'aîné des enfants, ne fut que 
fort peu de temps seigneur de Pisse- 
loup, qu'il posséda en commun avec 
ses frères, car il eut en partage la terre 
de Chaudenay. Il suivit la carrière des 
armes et débuta, comme volontaire, 
daus les troupes de Charles III, duc de 
Lorraine. Aimé de ce prince pour sa 
fidélité et ses loyaux services, il reçut 
le titre de gentilhomme de sa cham- 
bre et contracta une alliance des plus 
honorables, en épousant Nicolle de 
Grilly, fille de Pierre de Grilly, sei- 
gneur de Blondefontaine, et de Jacques 



483 



LE BULLETIN HiRALDIQUB DE FRANGE 



484 



OU Jacquette de Saiot-Cry. Le mariage 
eut lieu en 1589. 

Les seigneurs de Grilly étaient de 
très ancienne race et originaires de 
Savoie. Pierre de Grilly, qui avait fixé 
sa résidence à Yillars-Saint-Marcellin, 
était chevalier de TAnnonciade, baron 
de Grilly et d'Igoigne, en Savoie. Il 
servit, en qualité de capitaine de cava- 
lerie, les ducs de ce pays dans les 
guerres qu'ils eurent à soutenir à cette 
époque. De son mariage avec Jacquette 
de Saint-Cry il eut un fils, Hugues- 
Mar^ellin, et deux filles, Nicole, dont 
nous venons de parler, et Anne, mariée 
à Jean- Jacques de Rainette ou Renette, 
allemand d'origine, gentilhomme de 
très noble famille, gouverneur de 
Sainte-Marie-aux-Mines, capitaine du 
château de Spitzembergpourle service 
de Charles VI, duc de Lorraine, et en- 
fin seigneur de Voissy. 

La maison de Saint-Cry était d'une 
noblesse non moins illustre, étant 
alliée aux familles de Haraucourt, de 
Ligneville, du Chfttelet, de Lenoncourt. 
Jacques de Saint-Cry était seigneur de 
Villars-Saint-Marcellin pour le tout, et 
de Bourbonne-les-Bains en partie. On 
le considérait comme l'un des gentils- 
hommes les plus hardis et les plus bel- 
liqueux de son temps. Il contracta 
alliance avec Françoise de Moustier, 
appartenant à une ancienne maison du 
comté de Bourgogne, qui a fourni à 
Tordre de Malte plusieurs chevaliers 
et commandeurs. Il n'eut de ce mariage 
que Gabrielle de Saint-Cry, mère de 
Nicole de Grilly, épouse de René de 
Poi notes. 

Comme son frère René, François, le 
second des fils d'Antoine, ne posséda 
que très peu de temps la terre de Pisse- 
loup. Par l'efiTet du partage, il devint 
seigneur d'Anrosey . Il fit ses premières 
armes dans les troupes du duc de Lor- 
raine, pendant les guerres de la Ligue. 
Il fut ensuite nommé gentilhomme 
servant et ordinaire de Henri, duc de 



i Lorraine, et épousa Christine d'Ayril- 
lot, fille d'Alexandre d'Avrillot, sei- 
gneur de Chaffautet d'Essey. Les deux 
familles resserraient ainsi les liens 
d'amitié qui les unissaient déjà et 
qu'une autre alliance devait bientôt 
rendre encore plus étroite. 

Jean, son frère, dont nous allons 
parler et qui avait eu la terre de Pisse- 
loup, étant mort sans enfants, il par- 
tagea les biens de celui-ci avec les 
enfants de René, ses neveux. Redevenu 
seigneur en partie de cette terre, il en 
fournit un aveu, à la date du 3 octobre 
1606. Le 27 août de la même année, il 
avait également fourni à David de 
Choiseul, seigneur de La Ferté, pour 
sa terre d'Anrosey, qui en relevait, un 
autre dénombrement. Il est qualifié 
dans cet acte de seigneur d'Anros3y et 
de Pisseloup. Il porte aussi le titre de 
gentilhomme servant de Son Altesse. 
Comme héritier de son frère, il eut h 
rendre compte de l'administration que 
celui-ci avait eu de leurs biens. Ce 
compte fut présenté, le 29 mai 1604. 
Au surplus, les fonctions de curateur 
honoraire que Jeau avait exercées de 
son vivant lui furent confiées à lui- 
même, après la mort de ce dernier. Il 
figure encore dans un acte de regis- 
trature de foi et hommage, du 19 sep- 
tembre 1609, tant en son nom person- 
nel que pour les enfants de René de 
Poinctes, à raison de la terre et sei- 
gneurie de Pisseloup. Il porte dans cet 
acte, les titres de seigneur d'Anrosey, 
Pisseloup, Velles et Betoncourt. Il 
mourut à Bar-le-Duc, en 1618, et fut 
inhumé, comme ses ancêtres, dans la 
chapelle Sainte-Anne de Péglise cano- 
niale de Saint-Pierre. 



(A suivre.) 



A. ROUSSBLOT. 



485 



LK BULLETIN HÉRALDIQUB DB FRANGB 



4M 



GRE2EL OU GBEZELS 

En Périgord 

La famille de Orézel, en Périgord, 
paraît originaire du'cbftteau de ce nom 
situé dans la commune de Orézel ou 
Grézelfl, canton de Puy-FEvêque, dans 
le Lot. Elle s'est établie à Sarlat, au 
commencement du xvi« siècle, où elle 
s'est alliée aux anciennes familles 
consulaires de cette ville, les Castanet, 
Céron et Veyssière. 

D*après les Chroniques du chanoine 
Tarde, Baymond del Castanet était 
bourgeois de Sarlat en 1322 ; Oéraud 
du Castanet était consul de Sarlat eu 
1392, 

Pierre de Céron était notaire à Sarlat 
en 1492. Antoine Céron commandait 
une compagnie de bourgeoisie, pour 
la défense de la ville de Sarlat en 1562, 
contre les protestants. Noël Céron, 
banquier et consul membre du ctiuseil 
permanent avait la charge des muni- 
tions. Il ép. Jeanne de Brousse, ou de 
la Brousse, qui en était veuve en 1618. 

Antoine de Vej'ssière, était consul 
de Sarlat en 1587; Antoine de Veys- 
sière, peut être le même précédent, 
conseiller magistrat au Sénéchal, était 
consul de Sarlat en 1618, lieutenant 
particulier, assesseur civil et criminel, 
commissaire examinateur, et consul 
en 16)8. 

La famille de Grézel a donné des 
avocats au parlement de Bordeaux, 
des magistrats au présidial de Sarlat^ 
des officiers distingués à Tarmée, un 
secrétaire du roi, maison et couronne 
de France, audiencier à la cour des 
aides de Montauban le 5 décembre 
1698. D'après M. de Froidefond, c'est 
en vertu des privilèges attachés à 
cette charge qu^in représentant de 
cette famille fut convoqué aux Assem- 
blées de la noblesse de Pérîgord en 
1789. Elle y fut représentée à rassem- 
blée de la noblesse à Périgueux le 17 
mars 1789 par le comte de Lestrade 



de Bouilhem, faisant pour lui et pour 
Barthélémy-Joseph de Qrézel, Sgr de 
Oriffoul et de la Tœhe. Les copies im^ 
primées du procès-verbal manuscrit 
portent: c Le comte de Lestrade de 
Bouilhem faisant pour le seigneur de 
Griffon de Latache^ ou de Griffons de 
Latache •. C'est une erreur que nous 
avons commise nous-même d'après le 
manuscrit des Archives nationales. 
M. de Froidefond, après M. Matagrin, 
ne Ta pas évitée quoiqu'il ait publié le 
texte de la procuration donnée par M. 
de Qrézel au comte de Lestrade. (V. 
Armoriai du Périgord^ t. I, 258 et II, 
359). Barthélémy-Joseph de Grézel as- 
sista en outre le 27 juillet 1789 à l'as- 
semblée de la noblesse de Sarlat. 

Elle établit par des actes de famille 
sa filiation suivie depuis : 

I. — Pierre de Grézel, avocat au 
parlement de Bordeaux, habitant Sar- 
lat, ép. en 1540 Peyronne du Castanet, 
dont il eut :1. Eyméric qui suit; 2. 
Géraud, qui a fait la Br. C, dite du 
Castanet, éteinte. 

II. — Eyméric de Grézel, écuyer, 
sgr du Pech et de la Tfiche, ép. le 11 
féfvrier 1574 Mande de Céron, fille de 
Noël de Céron, avocat à Sarlat et de 
Jeanne de la Brousse. En 1626 Eymé- 
ric de Giézel était premier consul de la 
ville de Sarlat ; il eut de son mariage : 
1. Antoine qui suit ; 2. Géraud, doc- 
teur en théologie, chanoine de la ca- 
thédrale de Sarlat. 

III. — Antoine de Grézel, sgr du 
Pech et de la Tache, ép. le 12 janvier 
1626 Jeanne du Sault, fille de Pierre, 
sgr de la Roche et de la Borde en 
SaintQuge et de Anne de Pontac dont 
il' eut : 1. Pierre, qui suit ; 2. Jeanne, 
mariée à François de Monzie, sgr de 
Massaud ou Massault ; 3. Marie, ma- 
riée à Léonard de Veyssière. 

Messire François de Monzie de Mas- 
sault, conseiller du roi, lieutenant par- 
ticulief en la sénéchaussée et siè^e 



mÊ0» 



467 



LE BULLETIN HERALDIQUE DE FRilNCB 



488 



présidial de Sarlat, fit son testament 
le P' mars 1743. Il devait être le des- 
cendant au second de^re de François 
de Monzie, susnommé. 

IV. — Pierre de Grézel, sgr du Pech 
et de la Tache, ép. en 1662 Marguerite 
de Grézel, fille d'Eymeric II, avocat au 
parlement et de Catherine de Philop- 
pald, veuve de Pierre de Sanisson,8gr 
de Peyremale. 

Guillaume Philoppald, sieur de la 
Boétie était conseiller secrétaire du roi 
maison et couronne de France en la 
cour des aides de Montauban le 8 
juin 1742. 

Pierre de Grézel eut de son mariage : 

1. Antoine qui suit ; 2. Jeanne, ma- 
riée à François de Javel, sgr de la 
Chapelle Basse, président trésorier de 
France en la généralité de Bordeaux ; 
3. autre Antoine, mort jeune ; 4. Anne, 
morte jeune. 

V. — Antoine de Grézel, sgr du Pech, 
de la Tache et de Griffbul, ép. le 30 
juillet 1687, à Saint-Céré, en Quercy, 
Marguerite d'Auziès, fille de Barthé- 
lémy, sgr de la Giscardie et de Mar- 
guerite de Chaunac, dont il eut: 
1. Barthélémy- Joseph, qui suit; 2. 
François, prêtre de la compagnie de 
Jésus ; 3. Pierre, prôtre archidiacre de 
Marquay ; 4. Jean, prêtre archidiacre 
de Biron, et chanoine à Sarlat ; 5. Su* 
zanne, mariée à M. de la Serre, sgr 
de la Roche; 6. Marie, religieuse; 7. 
Antoine, mort jeune. 

Antoine de Grézel était conseiller- 
secrétaire du roi, maison et couronne 
de France, audiencier en la cour des ai- 
des de Montauban, le 5 décembre 1698. 

VI. — Barthélémy- Joseph de Grézel, 
- mousquetaire dans la garde du roi, et 
plus tard président au siège présidial 
de Sarlat, sgr de la Tache et de Grif- 
foul, ép. le 30 décembre 1716 Jeanne 
Loys, fille d'Antoine, conseiller du roi 
en rélection de Sarlat et de Marguerite 



de Bornet, dont il eut: 1. François- 
Joseph, qui suit ; 2. Marie, religieuse 
de la Visitation à Saint Céré ; 3. Marie, 
mariée en 1740*à Jean du Barry, avo- 
cat au parlement de Bordeaux, fila de 
Jean, aussi avocat, et de Marie de 
Fajol ; 4. Jeau, prêtre archidiacre de 
Marquay, chanoine de Sarlat, confes- 
seur de la foi sous la Terreur; 5. Mar- 
guerite, non mariée. 

VIL — François-Joseph de Grézel, 
sgr de Griffbul et de la Tache, lieute- 
nant dans le régiment de Penthièvre, 
prisonnier des anglais pendant la 
guerre de la succession d'Autriche, 
ép. le 4 novembre 1739 Marie del Mont 
de Talissat, fille de François et de 
Françoise de Vigier, dont il eut : 1 . 
François-Joseph, qui suit; 2. Marie, 
mariée à Pierre de Saint-Clar, garde 
du corps du roi ; 3. Autoine, lieutenant 
dans le régiment de la Fère ; 4. Fran- 
çois-Xavier, prêtre ; 5. Bertrand, garde 
du corps du roi. 

VIII. — Barthélémy -Joseph II de 
Grézel, chevalier, sgr de Griffoul, de la 
Tache et de Talissat, capitaine d'infan- 
terie du 2« régiment de TEtat-Major, 
chevalier de Saint-Louis, se fit repré- 
senter à l'assemblée de la noblesse du 
Périgord en 1789, émigra en 1790 ; il 
avait ép. le 23 janvier 1780 Marie du 
Barry fille de Jean et de Marie de Gré* 
zel ; il eut de son mariage : I. Jean- 
François-Xavier, qui suit ; 2. Marie- 
Jeanne morte jeune ; 3. Jean-François- 
Xavier, dit Alphonse, officier, non 
marié ; 4 Bertrand, sous-lieutenant 
dans le 6^ chasseurs, marié à José- 
phine de Selves ; 5, PierreJason, mous- 
quetaire puis lieutenant d'infanterie, 
ép. Marie-Antoinette de Lescure, dont 
Jean-Pierre, mort jeune; sa femme 
devenue veuve, ép. N. de Choisy ; 6. 
Jean François-Xavier-Maurice, qui a 
fait la Br. B. 

IX. — Jean-François-Xavier de Gré- 
zel, ép. Marie Hochard, dont ; 1. Coralie, 
mariée à Eugène de Beaupoil de Saint- 



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489 



LE BULLETIR HÉRALDIQUE DE FRANCS 



490 



Aulaire, dont : Anatole ; Ernest ; Ày- 
mard ; 2. Emma, mariée à Bémy 
Vacquier de la Mothe, dont un fils 
Enguerand ; 3. Mélanie, marié au mar- 
quis Louis de Vins, dont un fils. 

Br. B. IX. — Jean-François-Xavier- 
Maurice de GrézeU garde d'honneur en 
1813, puis sous-lieutenant en 1816, 
ép. Thérèse Oouvet, dont il eut : 
1. Edouard» mort jeune; 2. Emilie, 
morte jeune ; 3. Marie-Marguerite, ma 
riée en 1852 à Mathieu du Mas de 
Paysac, dont deux fils, Eymeric et 
Christiiin, mariés à deux sœurs Mlles 
de Brézets, à Bordeaux ; 4. Jean-Fran- 
çois-Xavier-i2â(}tt/i qui suit. 

X. — Jean-Françoîs-Xavîer-iîaoîi^ 
de Grézel, ép. en 1862 Berthe-Clm^ de 
Nadal, dont: 1. Marie-Thérèse^ morte 
jeune ; 2. François- A'at?«^r, né en 1865. 
marié à Aurélie Daugaron, dont : Mau- 
rice ; 3. Femand, commissaire-coloniaU * 
né en 1866, marié le 29 août 1894 à 
EUen Ménard ; 4. Godrick, lieutenant 
dlnfanterie, né en 1868; 5. Félicie, 
née en 1871 ; 6. Antoinette, née en 
1875; 7. Marie, née en 1881. 

Br, C. il — Géraud de Grézel ép. le 
10 novembre 1595 Louise du Castanet, 
fille de Jean du Castanet et de Blan- 
che de Monteilh, dont : Jean qui suit ; 
il fat convenu que les enfants à naî- 
tre de ce mariage porteraient le nom 
de Caatanet. 

III. — Jean de Grézel, dit du Casta- 
net, ép. le 22 décembre 1628, Hélène 
de Vassal, fille de Jean sgr de la Bar- 
de et de Jeanne de Foucauld de Lardi- 
malie, dont il eut : 1. Armand, qui 
suit ; 2 Antoine, sgr de la Baymondie, 
marié à Louise de Rochon, fille de 
Hélie de Hochon, avocat au prlement 
de Bordeaux, et de Jeanne du Castaing 
dont : Hélène, mariée à Philippe de 1 



Langlade, sieur de la Reynie ; devenue 
veuve elle épousa eu 1694 Félix*Fré- 
déric du Mas, sieur de la Mothe. 

lY. — Armand de Grézel du Casta- 
net, lieutenant de Cavalerie dans le 
régiment de Crillon, ép< N... de Camp- 
miac, dont il eut : 1 . Armand, marié 
à Anne de Grégpire des Gardies, 
dont : Gabrielle née en 1691 ; 2. Bo- 
main, qui suit. 

Y.— Bomain de Grézel eut pour 
enfants : 1. Bernard, qui suit; 2. Jean, 
prêtre, docteur en théologie, curé de 
Saint'Sulpice, près Lalinde, en 1727 ; 
3. Jeanne. 

VI. — Bernard de Grézel ép. Marie 
Favareille de la Coustête à Monclard, 
dont il eut: 1. Jean, habitant Mont- 
clard, où il est décédé en 1814 ; 2. 
Jeanne, mariée en 1764 à Jean-Annet 
de Bonfils de la Yernelle, sgr de la 
Yernelle, paroîssse de Saint-Félix. 

Bb. D. il — Jean de Grézel, avocat 
au parlement de Bordeaux, ép. le 10 
juin 1598, Jeanne de Boyt deMérignac, 
dont il eut : 

III. —Eymeric II de Grézel, avocat 
au parlement de Bordeaux, ép. Cathe- 
rine dePhilopald, dont il eat : 1. Mar- 
guerite mariée 1» à Pierre de Sanis^ 
son, sieur de Peyremale ; 2* en 1662, 
à Pierre de Grézel, sgr du Pech et dé 
la Tache ; 2. et Françoise, mariée k 
François, alias Jean de la Brousse, 
conseiller du roi, maître des requêtes 
ordinaire de l'hôtel de la reine, et pré- 
sident au siège presiàial de Sarlat en 
1671. 

D'azur^ au chevron d'or chargé d'un 
soleil de gueules^ accompagné en chef 
de deux roses d* argent et en pointe d'un 
souci d^or iigé et feuille deinéme\i!iih^l 
un chêne au lieu d'un souci. 

h. B. 



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496 



LB BULLBTIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



496 



immédiatement à Tactivîté par la 
guerre contre la Prusse, sa brillante 
oonduite à la bataille d'Artenay corn • 
me commandant en chef de la cavale- 
rie du 15' corps, lui valut la 3" étoile; 
de Tarmée de la Loire il passa au corps 
de TËst où il eut Ténergrie d'éviter à 
ses troupes toute capitulation, empê- 
chant 9 régiments do passer en Suisse. 
Frappé de tristesse depuis nos désas- 
tres, il mourut en septembre 1871. 

Les Oaland de Louguerue sont d'o- 
rigine picarde, annoblis par Téchevi- 
nag'e de la ville d'Amiens. 

Aug'ustin-Florimond de Longuerue 
fut lieutenant au régiment de Royal- 
Cravate ; il fit comme capitaine au ré- 
giment de la Martinique la guerre 
d'Amérique et reçut la croix de St- 
Louis pour sa brillante conduite au 
siège deSavannah où il fut grièvement 
blessé. Cette famille a contracté des 
alliances avec les Châteauneuf-Ran- 
don» Yéuière Rulbières, des Aulnoys, 
Filleul, d'Amiens Oresset, Gourjault, 
Fiers, Montrichard, Butler, etc. 

La sœur aînée de la mariée, Marie- 
Anne-CarolineRenée, avait épousé le 
11 août 1886 le vicomte René de Châ- 
teauneuf-Randon, lieutenant de dra- 
gons, décédé le 4 juin 1889. 

(V. le Bulletin de 1886, col. 489490.) 

Parli^ au P^ de sable à un plumet de 
3 plumes d'argent lié de gueules; au 2 
d^atur^ au chevron d'argent accompagné 
à la cime d'un croissant de mêm:^ et de 
3 roses d'or^ tigées et feuillées de sino- 
plCf posées 2 et 1, 



<#»^»^^^^rf^^W^^^^M 



Roger-Marie-Guillaume-Jacques De- 
sezars deMontgaillard, sous-lieutenant 
au 19* dragons» fils du baron Desazards 
de Montgaillard et de la baronne née 
de Bremond d'Ars, avec M^*^ de Cam- 
paigno fille du marquis Alexandre et 
de la marquise de Fatras de Campai- 
gno, au cbAteau du Fossat par Castel- 
maurou (Haute-Garonne). 



Le mariage a été célébré le 10 juillet 
en l'église Saint-Philippe du Roule à 
Paris. 

Les témoius étaient, pour la mariée : 
le baron de Bully et le comte de Pane- 
bœuf de May nard ; ceux du marié : le 
marquis de Bremond d'Ars, chef d'es- 
cadrons au 5* hussards, et le colonel 
de Campou, du 19* dragons. 

La famille Desasards, des Azards ou 
Dessazards est ancienne à Toulouse où 
elle a possédé les fiefs de Montgaillard 
et de Saint-Christol, a donné des capi- 
touls à cette ville et des avocats au 
Parlement. Elle fut maintenue dans 
sa noblesse par jugement de M. de 
Bezons, intendant, le 21 août 1669. Un 
de ses représentants a pris part aux 
assemblées de la noblesse de Toulouse 
en 1789. 

Guillaume-Joseph-Jean-François De- 
sazars fut premier président de la Cour 
impériale de Toulouse sous le premier 
empire et reçut le titre de baron avec 
création de majorât par décret du 22 
octobre 1810. 

Les armes anciennes étaient : D'azur^ 
à la croix d'argent^ cantonnée de qua* 
tre dés du méme^ portant toits les quatre 
le point 1 de sable. 

Les armes du premier président, 
données sous l'empire, étaient : 

Coupé ^ en chef parti au 1^ d'azur à 
un rocher d'argent ; au 2 de gueules « 
la toque de président de sable cerclée 
d'or^ bordée d'hermine ; et en pointe d'or 
à un vaisseau maté et gréé de sable^ 
t?oguant à dextre sur une mer de sino- 
pie. 

La maison de Patras de Gampaigno, 
est originaire de Gascogne où elle est 
connue depuis 1187. Elle a été admise 
aux honneurs de la Cour en 1788 et 
s'est divisée en deux branches, l'une 
restée en Gascogne et en Languedoc, 
maintenue par M. de Bezons intendant 
de la généralité de Bordeaux, Tautre 



497 



LB BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



498 



B*e0t fixée dans le Boulonnais et TÂr- 
toid où elle s*est alliée aux meilleures 
familles du pays. Un de ses rejetons 
Michel Patras de Gampaigno, dit le 
chevalier noir, fut grouyerneur de Bon- 
logrne sous Henri IV. C^est un descen- 
dant de cette branche qui a fait les 
preuves de cour en 1788. Sous le second 
empire M. Patras de Gampaigno fut 
maire de la ville de Toulouse et député 
de la Haute^Garonne au Corps Légis- 
latif. 

Parti^ au P^ de gueules à la croix 
d'argent'^ au 2 d'argent au lion ram- 
pani d*azur, lampassé et couronné de 
gueules. 



W^'tJSft^^^^>*Sf\^^S^^ 



Le vicomte Charles de Montaigne 
de Poncins, second fils d'Emmanuel» 
marquis de Montaigne de Poncins, et 
de la marquise née de Gayardon de 
Fenoyl, avec Marie-Marguerite Beau- 
varlet de Moismont, fille de Charles- 
Raoul Beauvarlet de Moismont, lieute- 
nant-colonel au 7® hussards. 

Le mariage a été célébré le 25 Juil- 
let, en réglise Saint-Philippe-du-Roule 
à Paris. 

Les témoins du marié étaient le 
comte René d*HéIian, son cousin, et le 
vicomte Bernard de Poncins son cou- 
sin-germain ; ceux de la mariée étaient 
/'eïiaf-Antoine-Lucien Beauvarlet de 
Moismont, lieutenant au 22'' dragons» 
et Albert- Charles Sanson de Sansal, 
chef d'escadrons au 20<» chasseurs» ses 
oncles. 

(V. pour la famille de Montagne ou 
Montaigne de Poncins, en Forez, le 
Bulletin de 1887, col. 33). 

Le marquis de Poncins a un frère : 
Léon, comte de Poncins» marié à Noé* 
mie Périer du Palais, dont postérité. 

De gueules, à trois bandes dentelées 
d'or. 



Jean-Marie- Al. -Em. -Raoul d'Afl^ry 
de la Monnoye, capitaine de cavalerie» 
officier d*ordonnance du ministre de la 
guerre, fils de Léon d'Afi'ry de la Mon* 
noyé, ancien magistrat, chevalier de 
la Légion d'honneur, avec Mlle Marie- 
Thérèse Schonen, fille du baron et de 
la baronne Schonen, née Husset de 
Qoutel. 

Le mariage a été bénit le30 juillet, en 
réglise de Baint-Lonis» à Najainnac; 
parMgrPotron, évoque titulaire de Jé- 
richo, procureur général des missions 
de Terre sainte. 

Ce mariage unit deux anciennes fa- 
milles d'origine suisse fixées depuis 
longtemps en France, où leurs mem- 
bres se sont distingués soit dans les 
armes, soit dans la magistrature. Mlle 
de Schonen est petite-nièce de M. de 
Barberey et nièce de M. Le Myre de 
Vilers. député. 

La famille d'Afi'ry a donné entr'au* 
tres personnages distingués» le comte 
d'Aflry qui était en 1770 lieutenant 
général des armées du roi et colonel 
des gardes suisses. 

D'argent^ à trois chevrons de sable, 
à la bordure engreslée de gueules; 
aliàs : Chetronné d'argent et de sable de 

six pièces. 

La famille de Schonen» en Suisse, 
dont une branche s'est établie en 
France» porte : 

D'argent, à une fleur de lis au pied 
palté de sable. 



^A/v>A/v^wwvw 



Marie- Jo3eph-CA<?r/^5- François- Ca- 
mille, comte Charles de Beaumont, 
lieutenant breveté d'état-major, fils de ' 
Stanislas-Marie' Joseph, comte de Beau- 
mont, décédé à Paris en 1868, et de" 
Marie-Henriette de Récourt, sa veuve, 
avec Mathilde-Marie- Henriette- José- 
phe-Colette de Richer de Beauchamps- 
Monthéard, fille du baron Emmanuel- 
Alexandre -Augustin et de feu la ba-*' 



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4M 



LB BULLETIN hArALDIQUB DB FRANGB 



600 



ronne, née Noëmi-Marie-Âthénaïs Le 
Barrois de Lemmery, sa première 
femme. 

Le mariage a été célébré le 7 août 
ea réglise de Notre-Dame de Versail- 
les» 

Les témoins étaient pour le marié, 
le général Percin, et le marquis de 
Beaumont, son cousin-germain; pour 
la mariée, M. Amédée-Félix- Antoine 
Perrot, son oncle, et M. François-Sta- 
nislas-Adolphe Le Barrois, baron d'Or- 
geval, son grand oncle. 

Le comte Charles de Beaumont» de 
Tancienne maison de ce nom, origi- 
naire du Dauphiné, dont le chef actuel 
est le marquis de Beaumont d'Auti- 
champ, appartient à la branche de Ver- 
nenil d'Auty. 

(Voir pour la maison de Beaumont, 
les Bulletinê de 1886, col. 300 ; 1887, 
col. 542 ; 1888, col. 355 et 1891, col. 
187.) 

De gueuleSy à la fasoe cPargeni^ char'* 
gie de trois fleurs de lis ffazur. 

Devise : Tmpavidum ferlent ruinœ. 

(Voir ];K)ur la famille de Richer, ori- 
ginaire du Maine, où elle est connue 
par filiation depuis 1350, le Bulletin de 
1890, col. 99 et 345). 

D'cTf au ohenron de gueules chargé 
de trois croisettes d*or^ et accompagné 
de trois bleuets d'azur tiges et feuilles de 
sinople, posés 2 et ï. 

Devise : Honosetfides, 



Eugène Schneider, fils de M. Henri 
Schneider, député, de 8aônè-et*Loire, 
propriétaire et directeur du Creusot, et 
petit-fiOls de Tancien président du Corps 
législatif, sous le second empire, avec 
Mlle de Bafi'elis de Saint-Sauveur, 
fille de Paul-Henri-Raymond de Raffe- 
lis, marquis de Saint Sauveur, décédé 
et de ffenriett^^donie de GontauV 
Bifon. 



Le mariage a été célébré le 8 août, 
en réglise Saint-Pierre de Chaillot, à 
Paris. 

Le R. P. du Lac, qui a donné la 
bénédiction nuptiale, a, dans une très 
belle allocution, rappelé, en même 
temps que les glorieux services mili- 
taires rendus à la France par les mai- 
sons de Biron, de Fitz- James et Saint- 
Sauveur, les services industriels ren- 
dus au pays par la famille Schneider. 
Pendant la cérémonie religieuse, M. 
Tabbé Chesnelong a officié. 

Mgr le duc d'Orléans s'était fait 
représenté par le duc Decazes. 

Le marié a une sœur la marquise 
de Chaponay et deux frères Paul et 
Jacques Schneiner, et la mariée un 
frère Armand et deux sœurs Marie et 
Pauline de Saint-Sauveur. 

La maison de Raffelia en Provence, 
remonte sa filiation à Pierre de Raflfe- 
lis, originaire de Milau, dont le nom 
se trouve parmi les gentilshommes de 
la Cour du roi Louis II d'Anjou comte 
de Provence en 1400. Sa descendance 
s'est divisée en plusieurs branches ré- 
pandues eu Provence, dans le comté 
Venai3sin,dans la principauté d'Orange 
et eu Hollande; elles sont connues 
sous les noms de seigneurs de la Roque 
ou Tertulle, de Saint-Sauveur, de 
Roquesante, de Grambois, de Soissan, 
de Vincens d'Agoult et de Broves. 
Deux seulement subsistent encore, 
celle des marquis de Saint-Sauveur et 
celle de Broves. 

La branche de Saint Sauveur à la- 
quelle appartient la nouvelle mariée, 
a été formée par François de Raffelis, 
fils de Pierre II et de Madeleine de 
Grignan, marié le 15 novembre 1580 à 
Laure des Isnarda, fille d'Hélen des 
Isnards et de Jeanne de Raimond de 
Modène. Elle adonné un lieutenant 
général de Tartillerie de France en 
1669 qui servit en cette qualité sous 
le maréchal de Turenne ; son petit- fila 
Pierre- Marc -Samaritain de Raffelis> 



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IiB fiOLLSTIN HÉRAUUQITB DB FRANGB 



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chevalier sgr d^ Saint-Sauveur, dit le 
marquis de Saiot-Sauveur, fut gou- 
verneur de la ville de Saint-Paul-Trois- 
ChÂteaux après son père en 1715 ; il eut 
neuf enfants dont quatre furent capi- 
taines dans les armées du roi et cheva- 
liers de Saint-Louis ; un autre fut 
chanoine à Avîg'non.; son frère fut 
évèque de Tulle, et Taîné de la famille 
Joseph-Marie de Raffelis, marquis de 
Saint-Sauveur, né eu 1714, maréchal 
des camps et armées du roi, inspecteur 
g-énéral de la cavalerie et des dragons, 
commandeur de l'ordre de Saint-Louis, 
mort en i774 chez son frère, évêque de 
Tulle, avait épousé Jeanne de Bar, 
chanoinesse comtesse du chapitre no- 
ble d'Alix, dont la mariée est issue au 
cinquième degré. 

Ifaxur^ à trois chevrons d'or. 

Aymard des Nouhes, ingénieur civil, 
élève de rBcolè Centrale, fils aîné d'Ar- 
thur des Nouhes, membre du Conseil 
général de Maino-et-Loire, et d'Aliette 
Pantin de Landemont, avec Mathilde 
Torchon. 

Le mariage a été célébré le 10 août 
à Bellevue, près Paris. 

M. l'abbé de la Ouibourgère, curé de 
Saint-Oermain-des Prés, a donné la 
bénédiction nuptiale. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte de Bourmont» et le comte de 
Béjarry, sénateur de la Vendée, ses 
oncle et cousin ; pour la mariée : M. 
Louis Torchon, son Arère, et M. d'Har- 
diviller, notaire à Paris. 

Les des Nouhes sont une ancienne 
famille de la noblesse du Poito^i, qui 
s'est illustrée t la 7* croisade, et sou- 
vent dans la carrière des armes, no» 
tamment avec Jacques des Nouhes, 
gendre de Duplessis-Mornay. 

(Voir les BmW^Vi^ de 1889, col. 177- 
178 ; 1894, col. 103- Ï04). 

De gmules^ à la fleur de lis Œor, 
Devise : Âimm protegam. 



La famille Torchon, en Berry, fit en- 
registrer ses armes sur TArmorial de 
Bourges en 1696, p. 114. Estienne Tor- 
chon, père portait : 




^^^^0t^m^m0***0^^^^ 



/(?an-CharIes-£lzéar Marie comte de 
PontevèsSabrau, major au 8* cuiras^ 
sitrs, avec Elsie Hainguerlot. 

La bénédiction nuptiale a été donnée 
aux mariés le 28 août en Téglise Saint-' 
Philîppe-du-Roule, à Paris, par M. le 
curé de Yillandry, paroisse où est situé 
le château de la famille Hainguerlot, 
en Touraine. 

La mariée a été conduite à Tautel 
par sir Edward Blount son grand- 
père. 

Suivant le désir exprimé parles deux 
familles, il n'y a pas eu de discours. 

Les témoins étaient, pour le marié : 
le comte de Sabran-Pontevès, son frère, 
qui remplaçait le duc de Sabran-Pon- 
tevès, son cousin^ absent, et le colonel 
Poulot, commandant le 3* cuirassiers ; 
pour la mariée : ses oncles, le baron 
Hainguerlot et M. Henri Blount. 

Jean comte de Pontevès-Sabran, est 
le quatrième fils de Joteph-héonlàià 
comte de Pontevès et de Bonne de Pons. 
11 continue la branche de Pontevès* 
Bargème, branche aînée de la maison 
de Pontevès, dont Talné a hérité du 
titre de duc de Sabran. 

(Y. pour la maison de Pontevès«Sa- 
bran et ses armes, le Bulletin du mois 
d'avril 1894, col. 251-254.) 

La mariée est la fille de VL Edouard: 
Hainguerlot décédé en 1888 et de Mme 
Hainguerlot née Blount, déoédée, fille- 
de M. Edward Bkunt, président da 
conseil d'administration de la compa^ -■ 
gnie des chemins de fer de TOuest* 



fiâs 



LB'BDLLSTIN HteAUnQXm DB FRAKCB 



eo4 



(V. pour la famille Hainguerlot le 
Bulletin de 1888, col. 171.) 

Ecartelé^ auœi et 4 d'azur, à la ga- 
lère cTor ; au 2 de gueules à trois cas- 
ques d'argent y tarés de profil; au 3 de 
gueules^ à trois besants d'or. 



tW^^M^^^vMM^SMMMi 



Le vicomte de Beaumont élève de l'E- 
cole de Saumur, fils du général Louis- 
Robert comte de la Bonninière de Beau- 
mont, et de Jeanne-Elisabeth-Marie de 
la Croix de Castries, décédée, avec Ju- 
liette de Trédern, fille de Christian-Re- 
né-Marie vicomte de Trédern et de 
Jeanne-Marie-Euffènie Say, veuve le 
9 avril 1871 de Gabriel- Anne-Timoléou- 
Roland de Cessé, marquis de Brissac, 
(dont le fils Anne-MarierTimoléon-î'ran- 
çois est aujourd'hui duc de Brissac). 

Le mariage a été célébré le 30 août 
en réglise de la Madeleine a Paris. 

Mgr Bonnefoy, évêque de la Rochelle 
et Saintes, a donné la bénédiction nup- 
tiale après avoir prononcé une allocu- 
tion des plus élevées, au cours de la- 
quelle il a, en des mots touchants, rap- 
pelé les glorieux souvenirs des deux 
illustres familles. 



Les témoins du marié étaient: le 
comte de Partz, son beau-frère, et le 
vicomte Frédéric de- Beaumont, son on- 
cle ; ceux de la mariée : le duc de Brissac, 
son frère, et le comte du Boberil, son 
oncle. 

(Voir pour la maison Bonin de la 
Bonninière de Beaumont, en Poitou, le 
Bulletin de 1886; 1887; 1888; 1891, 
col. 301.) 

D'azur, a la fleur de lis de gueules» 
Devise : Virtute, comité, sanguine, 

(Voir pour la maison de Trédern en 
Bre\9kgne les Bulletins de 1886; 1891, 
col, 667-668.) 

La mariée à une sœur Jeanne-Marie- 
Renée de Trédern, mariée le K décem- 
bre 1891 à 0«ôriW-Albert-Marie de Ses- 
maii^ons, lieutenant de dragons. 

Echiqueté, d'or et de gueules ^au franc 
canton fascé d'argent et de gueules de 6 
pièces. 

Devise : ITa souez vi ! (Quelle sur- 
prise ce serait I) 



DÉCÈS DU MOIS D'AOUT 

■T MArPtl. DM MOIS PEAciVVRTS 



. CharleA-Marie JoubeH de la Bastide, 
marquis de Chateaumorand, est décé- 
dé à Paris le 25 avril, à Fàge de cin- 
quante-neuf ans. 

Il était fils de Louis-Charles Joubert 
de la Bastide, marquis de Chateaumo- 
rand, capitaine de hussards démis- 
sionnaire en 1830, et de Marie-Made- 
leine Duval de Grenonville, fille de 
Jean-Marie, comte de Grenonville, 
président de la Cour royale de la Mar- 
tinique et de Marie-Anne-Camilie So- 
lin de la Haute. Il avait épousé le 14 
septembre 1859 Valentine-Blisabeth de 
Toustain-Frontebosc^ dont il a eu: 



René-Charleg-Marie Joubert de la Bas- 
tide, marquis de Chateaumorand, né 
le 5 septembre J860. 

Les obsèques jdu défunt ont eu lieu 
à Bléré (Indre-et-Loire). 

La maison Joubert de la Bastide, d'o- 
rigine chevaleresque, a pour berceau le 
Limousin, où eUe est connue par filia- 
tion suivie depuis le milieu du xii* 
siècle. Parmi les terres importantes 
qu'elle a possédé, il faut mentionner 
la baronnie de Cbateaumorand« dépen- 
dante de révèché de Limoges, dentelle 
rendit hommage en 1451. Depuis le 
;règne de Louis XIV les atnés de cette 



505 



LB BUliLBTIN HÂBAItDIQUB DE FBANOB 



SOB 



maison étaient qualifiés comtes etmai^ 
quis de Chateaumorand. 

Annet Joubert de la Bastide, le pre- 
mier qui prit le titre de comte de Cha- 
teaumorand, avait épousé le 14 décem- 
bre 1658 Françoise de Costentin de 
Tourville, sœur du maréchal comte de 
Tourville, vice-amiral, et fille de César 
de Costentin, baron de Tourville, gen- 
tilhomme de la chambre du roi, et de 
Lucie de la Roc^hefoucauld. Leurs des- 
cendants ont été qualifiés depuis mar* 
quis de Chateaumorand. Ils ont été 
maintenus dans leur noblesse par Tin- 
tendant de la généralité de Limoges en 
1705 et ont donné dans le cours des 
deux derniers siècles des officiers dis- 
tingués aux armées de terre et de mer, 
dont plusieurs furent chevaliers de 
Saint-Louis et commandeurs du même 
ordre, nn chef d'escadre, deux lieute- 
nants-géoéraux, etc. 

D*or^ à cinq fttsées de gueules accolées 
et rangées en fasce. 

Il y avait dans le Forez une autre 
terre de Chateaumorand possédée par 
une branche de la maison de Lévis, 
éteinte en 1751, qui a porté le titre de 
marquis de Chateaumorand. 



Marie-Âugustin-Ludovic Jaiilin du 
Seutre de Yignemont, inspecteur de la 
compagnie des chemins de fer du Midi 
en retraite, est décédé le 25 mai à 
Niort, dans sa soixantième année. 

De Bon mariage, contracté en 1868 
avec Marie de Bruno, il laisse trois 
fils: Alain; Albert et Henri^ qui habi- 
tent Bordeaux. 

Il était fils d'Henri Jaulin ^u Seutre 
de Vignemont et de Charlotte de Sar- 
rau, décédés tous deux en 1893. 

La famille Jaulin est originaire de 
Guyenne; elle passa dans les colonies 
à la fin du xvii^ siècle et à son retour 
produisit une branche en Saintonge. 

En 1419, Jean Jaulin du Seutre ap- 



paraît dans une charte, scellée du sceau 
du duc de Berry. 

A Tarnaée de Coudé, au xxv^ siècle, 
les Jaulin du Seutre combattaient sous 
les ordres du comte de la Roche-Tolay, 
leur parent. 

En 1698, Louis XIV nomma Jean 
Jaulin du Seutre, comte de Vignemont, 
seigneur de Cheneuil, chevalier de 
Saint-Louis. 

Son fils Josué-Nicolas Jaulin de Yi^ 
gnemont, seigneur de Montluc, fut 
également chevalier de Saint-Louis, et 
père de: 1. Louis-Auguste, chevalier 
de Saint-Louis en 1781 ; 2. Alain, che- 
valier de Saint-Louis en 1791, et décédé 
sans eofaats. 

Louis-Auguste fut père d'Armand, 
grand-père du défunt. 

Leu Jaulin du Seutre se sont alliés 
aux familles de Beauvau, de Bauffire- 
mont, Green de Saint-Marsault, d*Aa- 
busson, de Sarrau, de la Roche-Tolay, 
du Petit Thouars, etc., etc. 

Parti f d*or et de gueules, 

Aliàs: Ecartelé, au 1 d^ or, à une étoile 
(Pazur^ mi'parti de gueules à une étoile 
d*or; au 2 d^azur d un coq hardi éTar- 
gent^ barbé ^ crété de gueules^ posé , sur 
six boulets de canon de sable en pyra^ 
mide placés sur une terrasse de sinople; 
au 3 d'or à quatre lauriers terrassés de 
sinople, sommés d\un coq hardi de sable^ 
crété et membre de sable: au 4 d'azur d 
un homme d'armes dargent^ surmonté 
de 3 fleurs de lis d'or. 



mm m nmm0>0tt*m0*^^<» 



La comtesse Henry de Vanssay, née 
PoissaloUe de Nanteuil de la Norville, 
fille d'Armand Pôissalolle, baron de 
Nanteuil de la Norville et de Caroline 
de Barillon, est décédéo vers la fin du* 
mois de mai à Troyes (Aube). 

Elle avait épousé jfiTtfnry-Georges* 
Achille de Vanssay, comte de Vanssay» 
décédé à Versailles, le 4 avril 1894 dans 
sa 72* annéey dont elle n'a pas eu 



«07 



LB BULLBTIN BÉftALDIQUB M VtLKJUCm 



606 



d'enfSeuitB. (Y. le Bulletin da moia d'à- 
yril 1894, col. 251» pour la notice et les 
armes de la famille de Yanssay.) 

Le neveu de la comtesse défunts 
Bmile PoissaloUe de Nanteuil de la 
Norville, référendaire à la Cour des 
Gomptes, a épousé Mlle Pascalis, dont 
laflUe, BrigittCt a épousé, en 1893, 
Gaston de Chamfeu, lieutenant de 
yaisseau. Un autre de ses neveux Ar- 
mand Denis, décédé en 1881 a laissé de 
son mariage avec Mlle Adam, un fils 
Bogper, marié en 1888 à Marthe Gilbert 
de Yautibault, fille de Gaston et de 
Mme de Yautibault, née de la Pierre 
de Frémeur. 

(Y. pour la notice sur la famille Pois- 
sAiolle de Nanteuil de la Norville, lé 
Bulletin de 1888, col. 660.) 

B'axur^ au coq d'or^ erété^ barMé. 
HêêmM et armé de gueulee. 



mé*^^f*^^M^^^^^*^ 



Glaude-Z^on-Antoine-AIexandre ba- 
ron de Rivière est décédé le 11 juillet 
en son château de la Grotte par Pont- 
rBvèque (Isère), dans sa 73* année. 

Il était fils unique du baron de Ri* 
Tière, firentilbomme ordinaire de la 
chambre du roi Charles X en 1829, an- 
cien maire de Saint-Gilles (Gard), et de 
Athéûie Ooppin de Mlribel; il avait 
épousé le 9 mai 1848 à Montpellier, 
Gabrielle de Forton, décédée en 1871, 
fille du comte Isidore de Forton et de 
Zélia Durand- Palerme, dont 11 laisse : 
1. Joseph, baron de Rivière ; 2. M"'* 
d*Hennezel d'Ormois ; 3. M"« du Jon- 
ehay ; 4. M** Morand de Jouflfray. 

Le défunt avait eu un fils atné, Ma- 
rîe-Adrien-Paul, lieutenant d*artillerie, 
décédé le 30 septembre 1888, marié à 
Mlle de Blonay (aujourd'hui vicomtesse 
de Yilleneuve), dont il a eu une fille : 
Gabrielle de Rivière. 

(Y. le Bulletin de 1888, col. 489.) 
/) W| d troie ipiee de fueulee en fol^ 



lee pointée en hautf etnuenant une 
ronne du même. 

Devise : Deo, Beçi, mihi. 



0»Mt»t*^^^^tf*mm0*tm 



Le vicomte Arthur de Serizay de 
Grillemont est liécédé àPari s le 23 juil- 
let, à V&ge de trente-sept ans. 

Les obsèques ont eu lieu en Tég^lise 
Saint Honoré d*£ylau le 27 juillet. 

Le deuil était conduit par M. Geor- 
gen Ontttoy de Yérea, son neveu. 

Le défunt, marié à M*'* DuranBorer, 
d'une famille américaine établie à Pa- 
ris, laisse un fils tgé de deux ans et 
demi. 

Il appartient à une ancienne famille 
de Bretagrne dont le nom ûgntt sur les 
maintenues de cette province. 

EearteU^auœ 1 et 4 ffuMur à une 
fleur de lis (f argent^ meeampagnée de 
troie roses d'or; aux 2 et 3 d'argent 
à troie guidons de gueules. 



«WMMWWWWMWMMMi^ 



Marie-Joseph- Jttles-iîaymovui de Gi« 
gord, ancien attaché au ministère de 
rintérienr, arnnen offidar des mobiles 
de la Gôte^d'or, né le 6 janvier 1838, 
est décédé le premier août, au chftteau 
de Saint-Mouline, près Largrentière (Ar- 
dèche), dans sa einquanterunième an- 
née. 

Il était le quatrième et dernier fils 
de Marie-Joseph-Henri -Adolphe de Gi- 
gord, décédé en 1853, et de Marie*-An- 
toinette-Pauline de Jussieu de Saint- 
Julien. 

Le 14 mai 1862 il avait épousé au 
ctiâteau de de Missery Marie-Céline- 
Charlotte de Drouas, fille de Jacques- 
Henri-Gabriel, ancien capitaine d'in- 
fanterie, chevalier de Saint-Louis, de 
la Lég'ion d^honneur et de sâint-Perdi- 
nand d^Espagne, et de Anna Suremain 
de Saisserey, dont il n'a pas eu d'en- 
fants. 

(Y, la Butfefin da I88»| çoL 1^-338.) 



509 



LB BULLBmif HÉRALDIQUB mmtlJlCB 



510 



La famille de Gigord est, comme 
nous Tavons dit, originaire du Dau- 
phiné et connue depuis 1194. La dé- 
couverte de documenta récents et le 
cartolaire de Tabbay e de N. D. de Léon- 
ce!, permettent d'établir les sept pre- 
miers degrés de sa filiation depuis Lam- 
bert de Oigrord vivant en 1169 jusqu'à 
Humbert II vivant en 1258. 

Un cadet de cette famille Mathieu de 
Oigord, qui testa eu 1429, se serait at- 
taché à. la personne de Randon de 
Joyeuse et se serait marié en Yi varais 
avec rhéritiëre des seigneurs du Yi- 
gnal ; il est Tauteur des diverses bran- 
ches de oette famille aujourd'hui exis- 
tantes* (Y« le Mandement de Joana* et 
»e$ Meigneurs^ en Vivarais. Lyon, Brun, 
libraire, 189L p. 128-145). 

Le défunt appartenait à la branche 
aînée de la famille dont le chef est son 
frère aîné Marie--Jos9ph-Henri, né le 
20 juillet 1827, marié le 16 juillet 1855 
à Gabrielle de Hagnin de Qaste, fille de 
LouiB-Yictor marquis de Qaste et de 
Marie-Joaéidiine de la Croix de Ghe- 
vrières de Pisançon, dont une fille uni- 
que : Marie-Jeanne« mariée le 19 sep- 
tembre 1887 à son cousine-germain 
Marie-Joseph-Paol-Auguste-Saymond 
de Gigordi fils unique de Marie-Jo- 
seph-Léopold, ancien officier supérieur 
de cavalerie et de Marie-Antoinette- 
Bathilde de Sallemard. 

Marie^Théodore-Oharles-Xavier de 
Oigord, troisième frère du défunt a 
ép. le 28 avril 1857 Marie- Andrée-An- 
toi&ette-Caroline de Coynart, fille de 
Charles^Raymond et de Marie-Antoi- 
nette- Eléonore de Jaquot-Bouhier- 
d^Aodelarre, dont: a. Marie- Pauline- 
CaroUne-Marguerite ; b, Marie-Joseph* 
Louis-Bené, qui suit ; c. MarieJoseph- 
Jules-Henrii déoédé; d, Marie-Stépba- 
nie-Pauline. 

Marie- Joseph-Louis* Bené de Oigord, 
capitaine d'artillerie a ép. à Nancy le 
15 mars 1887, Charlotte-Féticité-Marie- 
Qerauâne de Qondfecourt, fille 4e Char- 



les-Hobert-Marie-René, comte de Oon- 
drecourt, ancien magistrat et d'Alexan- 
drine-Noémi d'Olonne, dont : 1. Pierre ; 
2. Renée - Thadée - Josèphe - Marie -Si- 
mone. 

Le chef de la branche cadette, frère 
aîué du défunt, est Marie- Joseph- 
Edouard, de la compagnie de Jésus, 
dont le frère cadet Jules-Antoine de 
Gigord, aucien sergent aux zouaves 
pontificaux, ancien capitaine des mo- 
biles de TArdèche en 1870, est décédé 
en 1887, marié en 1867 à Laure O'Brien, 
dont: 1. André; 2. Joseph; 3. Marie. 

Le gueules ^ à la rose dTargent^ au 
chef cautu d'atur chargé de troit f0u^ 
oons d*argent. 



Adrienne«Btanche*Marie de Suflten^ 
comtesse de Pins est décédée le 12 août 
à Tâge de quarante ans, en son châ- 
teau de la Châtaigneraie (Hautes-Pyré- 
nées). 

Elle était la sœur du marquis et du 
comte de Suffiren, de la comtesse Oetaye 
de Boigne et de la marquise de Gha- 
teaurenard. 

De son mariage avec le comte Oé- 
rard de Pins elle laisse : L Bernard ; 
2. Roger; 3. Gaston; 4. Maurice; 
5. Henri; 6. Mathilde; 7. Oonzague; 
8. Jeanne; 9. Geneviève; 10. Made- 
leine. 

Le comte Gérard de Pins évait un 
frère décédé, le vicomte de Pins, père 
de Marie et de Marguerite de Pins ; ses 
sœurs sont la marquise de Boissexon ; 
la marquise de Lordat et Mme de Yi- 
viès, décédée. 

(Y. pour la maison de Sufltan le 
Bulletin de 1886, COl. 486.) 

D'agur^ au eatUoir d^argeni cantonné 
de quatre téte9 de ^opard d^or. 

Devise : Dieu y pourvoira. 

(Y. pour la maison de Pina les Suf 



511 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANGE 



512 



l^ins de 1885, 1886, et celui de 1889, 
col. 169 et 241.) 

De gueules, à trois pommes de pin 
d'or. 

Devise : Du plus hauU les pitis. . 



■»\<WW^^/^^^^^A<^rf 



Alexandre-Marie-Eugène comte de 
Boisgelin,' fils aîné de Bruno-Louis- 
Marie- Victor, marquis de Boisgelin et 
de Isabelle-Louise-Marie de Ouéroult, 
est décédé le 18 août, au château de 
Saint Frambault, par la Suze (Sarthe). 

Il avait épousé en 1878 Lucie de Rai- 
gecourt-Gournay (filie du marquis 
Gustave-Emmanuel-Louis et de Mar- 
gruerite-Coustaiice-Ghislaine de Cau- 
mont-Laforce), dont il laisse des en- 
fants. 

(Voir la notice sur la maison de Bois- 
g^elin en Bretagrne le Bulletin de 1890, 
col. 695 et 674.) 

Le comte défunt appartenait à la 
branche cadette de cette illustre mai- 
son; la branche aînée a pour chef 
Gharles^Ëugène- Joseph marquis de 
Boisgelin, à Aix (Bouches-du-Rhône). 

Il était Taîné des huit enfants de 
Bruno-Louis-MarJe-Victor marquis de 
Boiserelin, au ch&teau de Boisgelin par 
Plouha (Côtes-du-Nord). 

Ecarteléf aux i et 4 de gueules, à la 
molette d'argent de 5 rais ; aux 2 et 3 
d'azur plein. 

Devise : In virtute vis. 



«WWS/WW^^^MM^^W 



' Elie-Joseph-Zi'w^^na Gontier de Biran- 
Lagrèze est décédé le 19 août, aux 
Guichards, près Bergerac (Dordogne) 
à rage de 83 ans. 

Il était fils de Jjean-François Gontier 
de Biran-Lagrèze, ancien mairo de Ber- 
gerac, et de Marie Cosset. II avait 
épousé, en 1840, Marie Caroline Denoix- 
Gampsegret, dont la sœur avait épousé 
Jeannery-Jacques- Henri de Ricard, 
aoMi décédé. ' 



Les deux demoiselles Denoix-Camp- 
segret étaient filles de Jean Denoix- 
Gampsegret et de Marie - Honorine 
Gontier du Soûlas. 

Le défunt n'a pas eu d'enfants de son 
mariage, et laisse comme héritier de 
son nom, M. Elie de Biran, chef de 
bureau au ministère de Tlntérieur. 

Son aïeul Guillaume Gontier de Bi- 
ran, lieutenant général au bailliage et 
siège présidial de Bergerac en 1774 et 
maire de la ville en 1779, fat élu dé- 
puté du Tiers-Etat aux Etats généraux 
de 1789, 

Le nom de cette famille est connu à 
Bergerac dans les fonctions municipa- 
les et judiciaires, depuis Pierre Gon- 
tier de Biran, second consul en 1684 et 
maire perpétuel de la ville par lettres 
patentes en 1694 ; il eut quatre fils : 
L Guillaume Gontier, sieur de Biran- 
Lagrèze, qui fut procureur du roi et 
son conseiller au sénéchal en 1702 ; 2. 
Elie- Jean Gontier de Biran, sieur du 
Cluzoau, qui fut maire perpétuel à la 
place de son père en 1710; 3. Elie- 
Joseph de Biran, subdélégué de Tln- 
tendant de la prorince de Ouienne à 
Bergerac, puis lieutenant criminel en 
1728 à la place de M. David Eyma ; 4. 
François, avocat, puis procureur du 
roi au bailliage de Bergerac en 1730. 

Guillaume Gontier de Biran, procu- 
reur du roi au sénéchal, fut nommé 
maire eu 1718, et remplacé dans cette 
dernière fonction le 23 juillet 1720, par 
son frère Blie-Joseph, le subdélégué. 

François Gontier, avocat» fut nommé 
procureur du roi le 20 avril 1730 par 
la communauté, mais étant décédé, 
Elie-Joseph Gontier de Biran, son frère, 
fut nommé procureur du roi au dit 
siège, par la communauté le 23 juillet 
1731, et exerça cette charge Jusqu'à ce 
que le bailliage fut réuni au sénéchal 
par édit du mois d'avril 1749. 

Pierre-Elie-Joseph Gontier de Biran, 
sieur du Cluzeau, lieutenant criminel, 
fut installé le 8 juillet 1764 dans la 



613 



LE BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCE 



614 



charg'e de procureur du roi à la place 
de M. Gontier de Birau-Lagfrèze, son 
père ; il ép. Mlle de la Poujade, fille de 
François de la Poujade, lieutenant gé- 
néral au sénéchal deBerg^erac en 1728, 
mort en 1765 ; il fut à son tour nommé 
maire de Bergerac en 1763, et eut pour 
fils, Guillaume, le lieutenant général 
au préaidial, nommé en 1774 avec la 
dispense de parenté, à cause de la 
cbargre d6 procureur du roi occupée 
par son père. 

Marie-François-Pierre-Maine Gon- 
tier de Biran, appelé Maine de Biran, 
connu par ses écrits philosophiques, 
sous le premier Empire et la Restaura- 
tion, né à Bergerac le 29 novembre 
1766, garde du corps du roi en 1785, 
blessé aux journées des 5 et 6 octobre 
1789, se retira dans sa terre de Grate- 
loup, près Bergerac, après le licencie- 
ment de son corps; fut administrateur 
du département de la Dordogne en 
1795, puis sous-préfet de Bergerac de 
1806 à 1811, membre du Corps législa- 
tif en 1809, et de la Chambre des dé- 
putés, en 1815, dont il fut questeur; 
conseiller d'Etat en 1816, mort à Paris 
en 1824, était Farrière-petit-fils de 
Pierre Gontier, sieur de Biran, maire 
perpétuel de Bergerac, ci-dessus men- 
tionné. 

Il fut fait chevalier de la Légion 
d'honneur par Napoléon P', officier par 
Louis XVIlI^t commandeur en 1819. 

Maine de Biran ép. P Louise Four- 
nier, morte le 30 octobre 1803, dont il 
eut trois enfants: a. François-ZV/î/r, 
qui suit; h, e. et deux filles décëdées 
sans être mariées; 2» Louise- Anne Fa- 
vareilhe, dont il n'eut pas d'enfants. 

François-Félix Gontier Maine de 
Biran (1), officier dans les gardes du 
corps sous la Restauration, chevalier 
de la Légion d'honneur, ép. 1° Mlle Val- 

(i)'Lc nom de « Maine >, qui n'était qn*un 
prénom pour le philosophe, devint ainsi pour 
son fils, un nom patronymique, comme nous 
Tavons vu de nos jours pour « Firmiu-Didot *, 
• Raoul -Duval * et « Casimir-Périer ». 



leton de Oaraube, dont une fille unique 
mariée à M. Etienoe Savy, dont: Ma*^ 
deleine, mariée à René Durand de 
Ramefort, chef de bataillon au 50^ ré- 
giment d'infanterie ; 2« le 29 mars 1838 
Marie-Jeanne-Céline de Boufils de La- 
blénye, fille de François-Joseph de 
Bonfils et d*Âdélaïde de Lapeyrouse- 
Rochon, dont il n'eut pas d'enfants. 

(Y. pour la famille Gontier et ses di- 
verses branches, notamment celle du 
Soûlas, le 5w;/e^m de 1891, col. 305-306.) 

Les diverses branches de la famille 
Gontier ont porté chacune des armes 
difi'érentes. Pierre Gontier, sieur de 
Biran, conseiller du roi et maire per- 
pétuel de Bergerac, en 1694, portait : 

D'or^ a trois fasces de sinople. 

Les armes du député du Tiers-Etat 
aux Etats généraux de 1789, gravées 
au bas de son portrait, dans la collec- 
tion Dejabin, étaient : 

D^argeni^ à trois bandes de gueules. 



m0»^^0*^^^^i^^f^m^ 



Raymond comte de la Selle d'Echuilly 
est décédé dans les derniers jours du 
mois d'août au château d'Echuilly, en 
Maine et-Loire, à l'âge de 59 ans. 

Il avait épousé Marie de la Selle sa 
cousine dont il a eu deux filles : 1. 
Jeanne mariée en juin 1886 à Louis- 
Charles-Henri comte Geofire de Cha- 
brignac, lieutenant de cavalerie de 
l'armée territoriale, service de l'Etat- 
Major. 2. Marie, mariée à M. de Sioc- 
han de Kersabiec. 

La famille de la Selle ou de la Celle 
est originaire des marches de Bretagne. 
La branche d'Echnilly s'e^t fixée en 
Anjou au commencement du xVii^ 
siècle. ElUe s'est aépafée au xvi^ siècle 
de la branche de Chateaubourg qui 
était l'aînée. 

Un arrêt du 17 février 1771 l'a dé- 
clarée noble d'ancienne extraction . 

La branche atnée a poseédé en Bre** 



U BULLHTIN RÉEAUMQUB DB FKAMOB 



S16 



tftgne les terres ou seiirneories de Im 
Secardaye, des Poiriers» de la Mettrie» 
de la Mieanaye, du Ruflet et de Châ- 
teau bourg. 

Jeaa-^Joseph de la Selle, Bgr de 
SainWust les Yerches, Echeuilly, 
Ligné, le Vaudelnay, etc., prit part 
aux assemblées de la noblesse de Sau-» 
mur en 1789. 

(V. les BulUHns de 1886, col. 369 ; 
1887, col. 354). 

De 9abl0^ au croissant cTor^ accompa^ 
gné de trois quinte feuille du même 2 et 1. 



«MM«W«M«W«»W«IMWWI. 



PBNJVNTBNTO DB CHBFFONTAmES 

(Addition 9,}i n« de juin 1894, col. 366) 

La branche aînée de Gheffontaines a 
pour chef : 

Ohristophé-Jonathas-Marie marquis 
de Gheffontaines (fils de feu £oui««Ma^ 
rie-Frédéric-Hyacinthe comte de Ghef- 
fontaines et de Ângèle-Noémie-Marie 
Huchet de Quénetain). Celui-ci a une 
sœur : Tvonne-Louise-Marie-Angèle. 

Christophe a un oncle : i^on* Pierre- 
Marie comte Léon de Cheflbntaines» 



marié à M"^ Louise de Cossy de Man- 
deville, dont deux enfants : Pierre et 
Bené. 

Il a une grande tante : Charlotte de 
Canongettes de Canecaude, yeuve de 
Jonathas-Marie-Bylvain de Penfente- 
nyo marquis de Gheffontaines, page de 
Charles X, officier de dragons ; et un 
grand odole : kraxé-Henri comte de 
Gheffontaines, marié à sa cousine Julie 
Magon de la Villehuehet, dont deux 
fils: 

Ambroise-Marie-Sy 1 vain , capitaine 
de Chasseurs, marie à Henriette Hars- 
couet de St-Georges, dont un fils 
Hervé ; 

Et Raymond de Cheflfbntaines non 
encore marié . 

La mère de M. Paul de Farcy était 
la sœur : !• du marquis de Gheflbntai- 
nes, ancien page de Charles X ; 2* du 
père de Louis et Léon ; 3* de Henri 
comte de Gheffontaines. 

. Burelé de gueules et d^argeni de iO 
pièces. 

Devise : Plura quam eco opto, 

L. de RozBL. 



TROISIÈME PARTIE 

VARIÉTÉS — BIBLIOGRAPHIE •-• CHRONIQUJSS 



Baymond de Gigord 

Un vide profondément regrettable 
vient de se produire dans notre dépar- 
tement parmi les hommes qui se con- 
sacrent à rétude de son histoire. 

Le 1*' août est décédé à Largentiëre, 
M. Maurice* Joseph- Jules- Raymond, 
vicomte de Oigord, à Tàge de 57 ans. 

M. Raymond de Oigord qui passait 
la meilleure partie de son temps au 
chftteao de Saint-Monline, dans la com- 
mune de Prtinet, près de Largentière, 



se livrait depuis plusieurs années, et 
avec une ardeur et un zèle toi^ours 
plus vib, à la recherche et à la mise en 
œuvre de documents précieux relatifs 
à rhistoire des localités et des familles 
du Vivarais. 

II avait publié sur le Mandement de 
Joannafl, commune du canton de Lar- 
gentière, une importante élude dans 
laquelle il avait mis beaucoup de tra- 
vail et d'utiles matériaux pour notre 
histoire locale. 



81T 



U BULLRIN HteALDlQUB DB FRiJCCB 



ftU 



Plus récenmeut encore, il venait de 
publier un beau volume sur Thistoire 
des &miUes anciennes du Vivarais, re- 
cueil spènMogique accompagné d'é* 
cuaaoDd, qui constitue un armoriai 
très documenté de notre province. 
C^est après ce labeur considérable et fort 
utile, à peine achevé, que M. Raymond 
de Oigord a terminé si prématurément 
une existence que tout semblait pro- 
mettre devoir se prolonger pour le bon* 
heur des siens et pour le plus grand 
profit de notre histoire . 

£n consignant ici, en notre nom, au 
nom de la Revtte et des amis des étu- 
des historiques, l'expression de bien 
sincères regrets, nous nous faisons un 
devoir d'adresser à tous ceux que 
met en deuil la perte de cet homme de 
bien, Thommage de nos respectueuses 
condoléances* 

(Renue du Vivarais) P. A. 



!K35 



Bacherchas aur la famille Picoron 

De Sftînl-Maixenl (Deux-Sèvres) et ses altian- 
oes, pur M. Emeet Lévssqua. Saint-Maixent, 
Imprimerie Gh. Reversé. 1894. 76 pages et 
XXXil gr. jn-8*, Mssoa chromolithogra- 
phie. 

M. Ernest Léresqoe a déployé dans 
le nouveau lirre que nous annonçons 
les qualités de sagace érudition et de 
patiente investigation qui caractéri 
sent les <c Recherches sur la famille 
Lévesque», de Saint-Maixent (Deux- 
Sèvres) et ses alliances. 1890. imp. Re- 
versé. Ce travail est dédié à M. Roger 
Lévesque* dernier représentant des 
Picoron de la Violière par Madeleine 
Picoron de la Violière, satrisaïeule* Il 
s'ouvre par le blason de la famille Pi- 
coron, « d'aaur à un cœur d*or enflam- 
mé de gueules et soutenu d'un crois- 
sant d'argent •. Viennent ensuite l'ex- 
posé du travail : Jehan Picoron, sei- 
gneur des Champs, épousa Anne Cha- 
birand« Ils eurent 4 enfants ; Auguste, 
sgr de la Tour ; Geoflfroy, sgr de Ber- 



negoux, le sgr des Champs et Flo- 
rence P. — Auguste épousa le 17 juin 
1657 sa cousine au 3* degré, Marie 
Brisseteau. Oeoflftoy se maria à Anne 
Brisseteau, aussi sa parente au mftine 
degré. Auguste était donc frère de 
Geoffi*oy P. de Bernegoux et Marie 
sœur d'Anne Brisseteau deSt-Michel. 
Une troisième sœur, Françoise, devint 
la femme d'Etienne Viault, sgr des 
Coignasses, conseiller du roi au siège 
de St-Maixent. Marie, Anne et Fran* 
çoise Brisseteau étaient filles d'André, 
écuyer, sgr de 8t-Michel, maire et ca*- 
pitaine de Fontenay et de Catherine 
Naudin. 

D^s chapitres spéciaux sont consa^ 
crés à chacune des branches. Suit le 
rapport sur la navigation de la Sèvre 
par Geoffroy P, sgr de la Dieltria, 
maire de St*Maixent en 1742, écherin 
de 1736 à 1740, subdélégué à Saint- 
Maixent de l'Election de Poitiers. 

Les tableaux généalogiques et la 
table alphabétique terminent cet inté* 
ressaut volume. 

Signalons le tableau de la descen- 
dance de Jacques d'Arc et d'Isabelle 
Bomée de Vouthoo. 

Citons parmi les noms mentionnés 
dans ce volume : d^Abbadie, d'Aligre, 
d*Arc, d'Arcemalle, d'Archiac, Amaolt, 
Aymon, de Barentin, de Barilloii, de 
Beauflbrt, de Besplas, de Bibesco, de 
Boisragon, de Boisgelin, de la fiou* 
laye, Oardel, de Castellane, Ghaigneau, 
de Chavagnac, Colbert, de Chimay, 
de Duras, d*Btourneau, Faidy, de la 
Fenestre, Oallot, de Gennes, de Saint- 
Georges, de Gontaut Biron, Haran- 
ger, Joly de Fleury. de Lannefranque, 
de Laroy, de Lespinay, de Lé vis, de 
Ligne, de Maichin, de Mailly, de 
Montesquieu, d'Orfeuille, Parenteau, 
le Pelletier, de Pons, de la Porte, Bê« 
nouard. Rivet, de Rouget, de la Ro- 
chefoucauld, de Rohan-Chabot, de 
Talleyrand, Tardieu de Maleyssie, 
Viault, de Villiers, etc. 



619 



LB BULLETIN RÉRALDIQUB DB FRANCB 



690 



Parmi les personnages marquants 
de cette famille, il faut rappeler Julien- 
Louis-Joseph Faidy de la Voilîère, né 
le 7 avril 1759, décédé le 12 mai 1837. 
Capitaine, chevalier de la Légion 
d'honneur, il fit les campagnes de 1791 
et 1792, sous le général Dumouriez, 
eut un cheval tué sous lui à Jemma- 
pes, fit les campagnes de 1793, de Tan 
II et de l'an III avec Pichegru et 
Jourdan. Officier d'état-major le 18 
thermidor an II, il commanda Tannée 
suivante la place de Saint-Trond. Atta- 
ché au général Marceau, comme offi- 
cier d'ordonnance, il était à ses côtés 
quand cet illustre général fut tué le 
19 août 1796 à la bataille d'Alten Kir- 
chen. Il fit les campagnes dltalie avec 
Bonaparte, et termina sa carrière dans 
la gendarmerie. 

Jacques Bonaventure Picoron, sgr de 
la Violière, chevalier de St- Louis, ca- 
pitaine adjudant-major au régiment 
royal de Berry infanterie, fut ensuite 
capitaine des Invalides et mourut à 
84 ans, le P' mai 1808. 

Le comte Ferdinand Edmond de Bes- 
plàs, lieutenant de vaisseau, se noya 
dans la rade de Cherbourg le 2 décem* 
bre 1863. 

La marquise de la Grange, née Cau« 
mont La Force, a publié chez Didier, 
les lettres de Geneviève-Françoise 
Randon de Malboissière à son amie, la 
marquise de la Grange. 

La famille de Tardieu de Maleyssie 
compte parmi ses ancêtres, Jacques 
d'Arc, époux dlsabelle Romée de Vou- 
thon, père de Pierre d'Arc, chevalier 
da Lys, seigneur de rile-aux-Bo&ufs, 
et de Jeanne d'Arc, dont le comte de 
Tardieu de Maleyssie a publié trois 
lettres provenant de ses archives de 
famille, il a tous les papiers réunis par 
Charles du Lys. 

M. R. 



Le Nobiliaire de Picardie 

Nous pouvons annoncer la mise sous 
presse très prochaine du Nobiliaire de 
Picardie d'après les jugements de Bi- 
gnon et Bernage, intendants de la 
province (1696 1727). Cette publication 
formera un volume in-8* qui sera mis 
en vente en quatre fascicules de cinq 
ou six feuilles, donnant par ordre alpha- 
bétique la filiation et les armes des 
familles maintenues. Il en paraîtra un 
tous les trois mois ; la publication sera 
terminée par conséquent dans le cou- 
rant de l'année 1893. 

Dans un second volume nous donne- 
rons les preuves faites postérieure- 
ment aux maintenues de Bignon et 
Bernage, avec la continuation de filia- 
tions dé toutes les familles sur lesquel- 
les nous aurons recueilli des documents 
authentiques. 

Pour nous aider dans l'accomplisse- 
ment de ce travail, nous accueillerons 
avec reconnaissance le concours de nos 
abonnés et de tous les correspondants 
qui voudront bien s'intéresser à notre 
œuvre. 

Le prix de chaque fascicule sera de 
2 fr. pour nos abonnés et de 3 fr. chez 
les libraires à la mise en vente. 



Avis à nos abonnés 

Nos lecteurs receveront avec oe nu- 
méro la fin de la Table de 1893 et la 
couverture du volume. 



Paris, 30 novembre 1894. 



Le Directeur-Gérant : L. de La ROQUE 

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SOMMAIRE 

PREMiènE Partie : Armoriai général de France. — Documents historiques : Catalogue des géné- 
raux Français, connétabbs, maréchaux de France, lieutenanls généraux, maréchaux de camp 
(suite). 

Deuxième Partie : Notices généalogiques : GaliTel ou Galliiïet et Galifet en Dauphiné et en Fro- 
Tenee ; Picot de Dampierre ; Milion de Montherlant (addition). — Notes d'Ëtat-civll nobiliaire; 
Mariages et décès du mois de septembre et rappel des mois précédents. 

Troisième Partie : Variétés, Bibliographie, Chroniques : Le comte de Boquesante ; Le comte 
Adolphe de Bremond ; Bibliographie : Les Jurades de la Ville de Bergerac. 



PREMIERE PARTIE 

ARMOBIAL GÉNÉRAL DE FRANCE. — DOCUMENTS HISTORIQUES 

CATALOGUE DES GÉNÉRAUX FRANÇAIS 

CONNÉTABLES, MARÉCHAUX DE FRANCE, LIEUTENANTS GÉNÉRAUX 

MARÉCHAUX DE CAMP 

(SMite) 



MABâCHAUX DE FRANCK 

(Suite) 

1703 

Nicolas du Blé, marquis d'Huxellea, 
s^ de CormatiD, chevalier des ordres 
du roi, gouverneur de la Haute et 
Basse^Alsace, des ville et château de 
de Chàlon-sur^Saône, lieutenant-géné« 
ral au duché de Bourgog^ne, ministre du 
conseil de régence et président des affai- 
res étrangères, né en 1652, porta d*abord 
le titre de comte de Ténare, fut dans sa 
jeunesse destiné à Téglise et pourvu 



de Tabbaye de la Bussière du vivant de 
son frère aine, après la mort duquel il 
fat nommé capitaine et gouverneur de 
la ville et citadelle de Châlou en 1669 ; 
pendant le siège de Besançon le roi lui 
donna le régiment d'infanterie vacant 
par le décès du marquis de Béringhem 
son cousin ; il fut brigadier d'infante- 
rie en 1677 et servit dans l'armée de 
Flandres en 1678,fut maréchal de camp 
en 1683, lieutenant-général en 1688, 
servit au siège de Philisbourg, sous 
Mgr le dauphin et y fut blessé \ le roi 
nomma chevalier de ses Ordres le 31 dé 



523 



LB BULLETIN HÉRALDIQUB DB [FRANCB 



624 



cembre 1688; il défendit la ville de 
Mayence pendant cinquante-six jours 
de tranchée ouverte et ne la rendit que 
sur Tordre exprès du roi le 8 septem- 
bre 1689. Il eut le commandement de 
TAlsace en 1690 et servit dans l'armée 
d'Allemagne de 1693 à 1702; il fut fait 
maréchal de France le 14 janvier 1703. 
Avec le cardinal de Polignac il fut un 
des plénipotentiaire s du traité d'Utrecht 
en 1710 et arriva à ccmclure la paix le 
11 avril 1713. Il fut ministre du conseil 
de régence, président du conseil des 
af&ires étrangères, gouverneur de 
Strasbourg ; conseiller d'Etat du roi en 
tous ses conseils en 1726 ; se retira en 
décembre 1729 et mourut le 10 décem- 
bre 1730, sans avoir été marié. 

Il était fils de Louis-Chalon du Blé, 
marquis d'Huxelles, comte de Bussy et' 
de Tenare, sgr de Cormatin, gouver- 
neur de Chalon-sur-Saône, etc., et de 
Marie de Bailleul, veuve de François 
de Brichanteau, marquis de Nangis, 
fille de Nicolas de Bailleul, baron de 
Château Qontier, sgr de Valetot, de 
Soisy et d'Etiolles, président & mortier 
au parlement de Paris, chancelier de la 
reine, et surintendant de ses finances 
et de Marie Mallier. De ce mariage na- 
quirent deux enfants : 1. Louis-Chalon, 
né le 29 août 1648, mort à Candie, sans 
avoir été marié ; 2. Nicolas, qui fut 
maréchal de France*. 

Louis-Chalon, le père du maréchal, 
avait obtenu un brevet de maréchal de 
France, et un autre pour être chevalier 
des Ordres, lorsqu'il fut blessé mortel- 
lement au siège de Gravelines où il 
commandait une attaque dans la nuit 
du 8 au 9 août 1658. Sou corps fut porté 
à Ch&Ion et enterré à côté de celui de 
son père dans l'église des Minimes. 

La maison du Blé est connue depuis 
Qeofirqy fifomintM de OblatoJ vivant en 



1235, sgr de Cormatin et de Massilie, 
en Bourgogne. Cette maison s'éteignit 
à la fin du xv® siècle dans celle de 
Laye, également' ancienne en Bresse, 
par le mariage de Catherine du Blé, 
fille de Claude, sgr de Cormatin et 
d'Agnès d'Essertines, avec Huguenin 
de Laye, sgr de Cussy la Colonne et de 
Mandelot, substitué aux biens, nom et 
armes de la maison du Blé. Pétrarque 
du Blé, sgr de Cormatin, né de ce ma- 
riage, ép. le 14 octobre 1527 Catherine 
de Villars, fille aînée de Claude, sgr de 
Sercy, baron d'Huxelles et d'Anne de 
Grolée C'est ainsi que la terre d'Huxel- 
les entra dans cette maison. Jacques 
du Blé son petit fils> maréchal dé camp 
et chevalier des Ordres du roi ou du 
Saint-Esprit était qualifié marquis 
d'Huxelles ; il mourut d'une mousque- 
tade reçue au siège de Privas en 1629. 
C'était le grand père du maréchal Ni- 
colas du Blé, marquis d'Huxelles, qui 
fut le dernier de cette maison. 

De gueules^ à trois chevrons cCor^ qui 
est du Blé. 

1703 

René de Froulay, comte de Tessé, 
baron d'Ambrières, de Chftteauneuf et 
de Vernie, grand d'Espagne, chevalier 
des Ordres du roi, colonel-général des 
dragons, général des galères, lieute- 
nant-général des provinces du Maine, 
du Perche et du pays de Laval, fit ses 
premières campagnes en 1669 ; il servit 
en Allemagne sous le maréchal de 
Créquy, colonel d*un régiment de dra- 
gons ; se trouva au siège de Fribourg. 
En 1683 il commanda en chef dans les 
provinces de Languedoc et de Daaphi- 
né; fut mestre de camp général des 
dragons en 1684, maréchal de camp et 
chevalier des Ordres du roi en 1688; 



525 



LB BTJLLBTIN HÉBALDIQUB DE FRANCS 



526 



commanda dans le Palatinat, puis en 
Piémont. Il fut fait lieutenant-gcénéral 
et colonel-général des dragons, en 1692, 
contribua au gain de la victoire rem- 
portée à la Marsaille en 1693, fut char- 
gé des négociations de la paix avec le 
duc de Savoie et du mariage du duc de 
Bourgogne, avec la princesse sa fille. 

Il accompagn x Philippe V jusqu'aux 
frontières d'Espagne en 1701 et fut fait 
maréchal de France le 14 janvier 1703 ; 
grand d'Espagne en 1705, commanda 
les troupes d'Espagne contre celles du 
Portugal. Revenu en France il eut le 
commandement de l'armée du roi en 
Dauphiné et en Provence contre le duc 
de Savoie et le prince Eugène qu'il 
força de lever le siège de Toulon en 
1707. Il fut envoyé ambassadeur 
extraordinaire ^ Rome en 1708 ; géné- 
ral des galères après la mort du duc de 
Vendôme en 1712, et s'en démit en 1716 
en faveur du chevalier d'Orléans, et 
mourut le 30 mars 1725. 

Il était fils de René, sire de Frou- 
lay II du nom, comte de Tessé, lieute- 
nant général des armées du roi, et de 
Madeleine de Beaumanoir, dame de 
Maugéf fille du marquis de Lavardin , 
gouverneur du Maine et de Marguerite 
de la Baume-Suze. 

Il ép. le 10 juin 1674 Marie-Frangoise 
Auber, baronne d'Aunay, près de Caen, 
fille unique d'Antoine Auber, baron 
d'Aunay et de Françoise de Yillette, 
dont il eut sept enfants ; son fils aîné, 
René-Mans de Froulay, comte de Tessé, 
vicomte de Beaumont et de Frenoy, 
marquis de Lavardin et de Lessart, 
grand d'Espagne, chevalier des Ordres 
du roi, fut lieutenant-général de ses 
armées, gouverneur du pays du Maine 
du Perche et Laval, premier écuyer de 
la reine, etc., ép. le 13 avril 1706, Marie 
Slisabeth-Claude-Pétrouille fiouchu , 



fille unique d'Etienne-Léonard Bon- 
chu, marquis de Lessart, conseiller 
d'Etat, et d'Elisabeth Rouillé de Mes» 
lay ; sa postérité finit avec : 1 . René- 
Marie, qui fut héritier substitué de 
Léonard Bouchu son aïeul, maréchal de 
camp, chevalier des Ordres du roi, ép. 
le 26 juin 1755 Adrienne-Catherine de 
Noailles, fille aînée du duc de Noailles 
et de Catherine-Charlotte-Françoise de 
Cossé-Brissac ; 2. Armand-Elisabeth, 
dit le comte de Froulay, chevalier de 
Malte, mort à 25 ans, non marié. 

La maison de Froulay, originaire du 
Maine, est connue depuis Ouillaumei 
sgr de Froulay, tué à la bataille de 
Castillon, gagnée contre les Anglais, 
en 1453. Elle s'est divisée en deux 
branches, celle des comtes de Tessé, 
illustrée par le maréchal de Tessé, et 
celle des comtes puis marquis de Frou- 
lay, représentée au xviii» siècle par 
Charles-Elisabeth de Froulay, marquis 
de Froulay, maréchal de camp en 1745, 
mort de ses blessures reçues à la ba- 
taille de Lawfeld en 1747, marié à Oa- 
brielle de la Mothe-Houdancourt, fille 
unique du maréchal de France de ce 
nom et de Estelle-Thérèse de la Roche- 
Courbon, dont il ne laissa pas de pos- 
térité. 

Uargent^ au sautoir de guetdeSf en- 
denté en bordure de sable. 

1703 

Nicolas- Auguste de la Baume, mar- 
quis de MoutreveU chevalier des ordres 
du roi, né en 1645, commença de don- 
ner des marques de sa valeur aux siè- 
ges de Douai, de Tournay, de Lille et 
d'Oudenarde en 1667. Il servit ensuite 
dans le^ guerre d'Allemagne, sous le 
maréchal de Turenne, et en Hollande. 
Il contribua à chasser les ennemis de 



527 



LE BULLETIN HiRALDIQUE DE FRANCE 



528 



l'Alsace et le roi lui donna la charge 
de lieutenant de roi en Bresse, Bugey, 
Valromey et pays Charolais sur la dé- 
mission de son père ; il servit comme 
mestre de camp dans les campagnes de 
Flandres aux sièges de Condé et d'Aire ; 
brigadier de cavalerie en 1677, contri- 
bua à la victoire de Cassel ; commis- 
saire-général de la cavalerie en 1677, 
suivit le roi aux sièges de Gand et 
d'Ypres ; se trouva en 1684 au siège de 
Luxembourg; maréchal de camp en 
1688, servit sous les maréchaux d'Hu- 
mières et de Luxembourg ; lieutenant- 
général en 1693, fit les campagnes 
d'Allemagne et de Flandres soas les 
ordres du Dauphin ; fut fait maréchal 
de France le 14 janvier 1703 ; comman- 
da en chef dans la province de Lan- 
guedoc^ puis en Guienne à la place du 
marquis de Sourflis ; chevalier des Or- 
dres du roi en 1705, retourna en Guien- 
ne pour y commander jusqu'en 1716, 
puis en Alsace et Franche-Comté. Il 
mourut à Paris le 11 octobre 1716 en 
sa 74® année et fut enterré à 8t-Sulpice. 

Il était fils de Ferdinand de la Bau- 
me, comte de Montrevel, lieutenant- 
général deà armées du roi, etc., et de 
Marie Olier-Nointel. Il avait ép. en 1665 
Isabelle de Yeyrat de Paulian, dame de 
Guisieux, fille de Jean, sgr de Paulian 
ou Paulhan, eu Languedoc, et d'Isa- 
belle de Saint-Gilles, dont il n'eut 
pas d'enfants. 

La maison de la Baume est une des 
plus anciennes de la province de Bres- 
se, qui a donné des cardinaux, des ar- 
chevêques de Besançon, deux grands 
maîtres des arbalétriers, deux maré- 
chaux de France, un maréchal et ami- 
ral de Savoie, dix-sept gouverneurs et 
lieutenants-généraux de provinces, des 
chanoines comtes de Lyon, deux che- 
valiers de Saint-Michel sous Louis XII 



et François I" ; deux du Saint-Esprit, 
quatre de la Toison d or, et quatre de 
TAnnonciade. Elle est connue par filia- 
tion depuis 1140. Elle a fait les bran- 
ches de Montrevel, de Mont-Saint- 
Sorlin, comtes et marquis de Montrevel. 

D'^or^ d la bande vixirée dCa rur, 

1703 

Camille d'Hostun, marquis de la 
Baume de Tallard, puis duc d'Hostun, 
né à Lyon le 4 février 1652, commença 
à servir à quinze ans comme guidon 
de la compagnie des gendarmes an- 
glais. Le grade de brigadier récom- 
pensa sa conduite aux batailles de 
Mulhouse et de Turckheim en 1674 et 
1675^ 

Il avait pris part à la conquête de 
la Franche- Comté et fut de toutes les 
campagnes en Hollande (1676-1678), 
aux sièges de Courtray, de Dixmude 
et de Luxembourg (1684), et passa à 
l'armée d'Allemagne. Il obtint le grade 
de lieutenant-général le 30 mars 1693, 
après l'invasion du Palatinat et fut 
ambassadeur & Londres en 1698^ 

A la reprise des hostilités il retourna 
en Allemagne sous les ordres de 
Bouffiers et ses succès lui valurent le 
bâton de maréchal, dans la promotion 
du 14 janvier 1703 ; il eut encore l'oc- 
casion de se distinguer à la bataille de 
Spire qui amena la délivrance de l'Al- 
sace. 

Investi du commandement en chef 
de l'armée d'Allemagne en 1704, Tin- 
suffisance de ses plans amena le désas- 
tre d'Hochstedt, dans lequel douze 
mille Français tombèrent sur le champ 
de bataille et seize mille furent emme- 
nés prisonniers, parmi lesquels le 
maréchal lui-même. Conduit à Nottiki* 



529 



LB BULLETIN HÉRALDIQUE DE FRANCS 



530 



g*bani, près de Londres, Tallard subit 
une captivité de sept ans. 

À sa rentrée le titre de duc d*Hostun 
lui fat donné par lettres-patentes du 
mois de mars 1712 (par Térection du 
marquisat de la Baume en duché), 
avec le gouvernement de Franche- 
Comté. 

Maintenu en 1717 au Conseil de ré- 
erence, il fut ministre d*Etat, membre 
de TAcadémie des sciences et chevalier 
des Ordres du roi. Il mourut à Paris le 
30 mars 1728 et fut enterré dans Té- 
irlise Sain te- Elisabeth, à la porte du 
Temple ; il a été connu sous le nom de 
maréchal de Tallard. 

Il était fils de Rogner d'Hostun et de 
Gadagne, marquis de Charmes ot de 
la Baume, maréchal de camp, sénéchal 
du Lyonnais* et de Catherine de Bon- 
ne, fille d^Alexaudre de Bonne, sgfr 
d'Âuriac, vicomte do Tallard, et de 
Marie de Neufville de Villeroy. 

Il épousa le 28 décembre 1677, 
Marie- Catherine de Grolée-Viriville la 
Ti volière, fille de Charles et de Cathe- 
rine de Dorgfeoise, dont il eut deux 
fils et une fille : 

1. François, brigadier dMnfanterie, 
fat tué à Hochstedt, marié avec sa 
cousine Charlotte-Louise d'Hostun, 
sans enfants ; 

2. Et Marie-Joseph d^Hostun, baron 
d'Àrlan, puis duc d'Hostun après avoir 
été prieur du Plessis-Grimond ; il fit 
bravement la guerre et mérita ainsi de 
voir ériger en pairie le duché que son 
père lui laissa en 1715. Il fut briga- 
dier d'infanterie, gouverneur d'î Be- 
sançoUf chevalier des ordres du roi en 
1724 ; il ép. Gabrielle de Rohan-Sou- 
bise, fille d'Hercule-Mériadec, d'ic de 
Bohan-Rohan, pair de France, prince 
de Soubise, et d'Anne-Gcneviëve de 
Lévis-Yentadour, dont il eut : Louis- 



Charles qui suit; 3. Catherine-Fer- 
nande, mariée en 1704 & Gabriel- Al* 
phonse, marquis d(^ Sassenage, et de 
Pont-en-Royans, mort en 1706. 

Louis-Charles d'Hostun, duc de Tal- 
lard, puis duc d'Hostun, par cdssion 
de son père en 1731 , colonel du régi- 
ment de Tallard, ép. le 21 décembre 
1732, Victoire de Prie, fille et héritière 
de Louis, marquis de Prie, brigadier 
des armées du roi et chevalier de ses 
ordres et de la fameuse marquise de 
Prie, née Agnès Berthelot, dont il n'eut 
pas d'enfants; il mourut avant son 
père en 1739. 

La maison d'Hostun, sgr d'Hostun» 
en Dauphiné, est connue par filiation 
suivie depuis Guillaume d'Hostun, qui 
fit son testament en 1311. D'après les 
lettr(^s patentes de 1712, la maison 
d'Hostun serait sortie de la maison de 
Claveson. 

Elle a fait les branches des sgrs de 
la Baume d'Hostun, comtes de Verdun ; 
et celle des comtes de Tallard, mar- 
quis de la Baume d'Hostun, puis ducs 
d'Hostun et pairs de France, formée 
par le maréchal et ses descendants» 

La branche d'Hostun, dite des comtes 
de Verdun, finit avec Charlotte-Louise 
d'Hostun de Gadagne, morte en 1750 
dans sa soixante huitième année, ma- 
riée à : 1<> François d'Hostun, marquis 
de la Baume, son cousin ; 2® à Renaud- 
Constant, dit le marquis de Pons, en 
Saintonge, dont postérité. 

De gueules^ à la croix engreslé d*or. 

1703 

Henri duc d'Harcourt, duc et pair de 
France, chevalier des Ordres du roi, 
lieutenant-général de la province de 
Normandie et de celle de Franche- 
Comté, gouverneur du vieux palais de 



631 



LB BULLBITN HÉBALDIQUE DB FBANCB 



532 



Rouen et de la ville de Tournay, capi- 
taine des gardes du corps, commença 
à servir à Vtge de 18 ans en qualité de 
cornette dans le régiment du marquis 
de Thury, son oncle, en 1673, aide de 
camp du maréchal de Bellefonds, puis 
du maréchal de Turenne en 1674, à 
Tarmée du Rhin, fit les campagnes 
d'Allemagne et de Flandres ; fut pour- 
vu en 1677 du régiment de Picardie, 
prit part aux sièges de Cambray et de 
Fribourg ; brigadier des armées du roi 
en 1683, maréchal de camp en 1688 ; 
commanda la province de Luxembourg 
en 1690; lieutenant-général, gouver- 
neur de Tournay, chevalier de Saint- 
Louis en 1694, contribua par sa jonc- 
tion avec le maréchal de Luxembourg 
à la victoire de Nerwinde ; commanda 
Farmée de la Moselle en 1695 et 1696, 
arrêta la marche de Tarmée impériale 
commandée par le landgrave de Hes- 
se ; ambassadeur en Espagne de 1697 à 

1700 ; accompagna le roi Philippe V en 

1701 et le suivit jusqu'à Madrid ; fut 
nommé par ce prince chevalier de la 
Toison d'or, mais il n'accepta cette dis- 
tinction que pour le comte tle Sezanne, 
son frère. Il reçut le bâton de maré- 
chal de France le 14 janvier 1703 ; ca- 
pitaine d'une compagnie des gardes 
du corps et chevalier des Ordres du roi 
le 2 février 1705. Il eut le commande- 
ment de Tarmée sur le Rhin et reprit 
Hagenbach^n 1709 ; commanda Tar- 
mée en Flandre et en Allemagne en 
1710 et 1711; le roi le désigna pour 
être gouverneur du roi Louis XV ; il 
fut membre du conseil de régence,* et 
mourut à Paris le 19 octobre 1718, âgé 
de 64 ans. 

Il était fils de François III d'Har- 
court, marquis de Beuvron, chevalier 
des Ordres du roi, et de Catherine Le Tel- 
lier de Tourneville, sa première femme. 



I II avait épousé le 31 janvier 1687, 
Marie-Anne-Claude Brulart, fille de 
Claude Brulart, marquis de Genlis, et 
d'Angélique Fabert, qui était la se- 
conde femme de son père. 

Il avait obtenu l'érection du marqui- 
sat de Thury en duché sous le nom 
d'Harcourt, au mois de novembre 1700, 
puis en pairie en 1709; et a été Tau- 
teur de la branche des ducs d'Harcourt 
marquis de Beuvron et de Saiut-Bris, 
comtes de Lillebonne. 

De gtceuleSf à deux fasces d'or. 



1703 

Ferdinand, comte de Marchin et du 
Saint-Empire, marquis de Clermout- 
d'Entragues, comte de Gra ville, baron 
de Dunes, sgr de Maisières et de Mo- 
dave, gouverneur de Valenciennes, 
chevalier des ordres du roi, né à Ma- 
lines en 1655, vint en France après la 
mort de son père, n'ayant encore que 
17 ans ; servit dans les gendarmes de 
Flandres en 1673 : brigadier de cava- 
lerie en 1688, commanda la gendarme- 
rie en Allemagne sous le maréchal de 
Duras, puis en Flandres sous le maré- 
chal de Luxembourg ; fut blessé à la 
bataille de Fleurus, 1690; maréchal de 
camp en 1693, servit avec distinction 
à Nerwinde et à la prise de Charleroi ; 
chevalier de Saint-Louis en 1695 ; di- 
recteur général de la cavalerie de Tar- 
mée, servit en Italie, 1696-1697; fut 
fait lieutenant-général au mois de juin 
1701 ; le roi le nomma la même année 
son ambassadeur extraordinaire en 
Espagne pour accompagner Philippe Y; 
se trouva au combat de Luzzara où il 
eut deux chevaux tués sous lui en 
1703 ; rappelé en France la même an- 
née le roi le nomma chevalier de ses 
Ordres ; servit en Allemagne aous le 



533 



LE BULLETIN HÂRALDIQUB DE PHANCB 



534 



maréchal de Yillars ; grouverneur d'Ai- 
re avec permisâion d'en disposer ; fit la 
campag^ne d'Allemagne arec le due de 
Bourg'ogrnc et se distingfua à Brisach, 
à Spire, à Landau ; fut nommé maré- 
chal de France le 14 janvier 1703. Il 
commanda Tarmée eu Bavière et fut 
blesBé à la bataille d'Hochstedt le 15 
août 1704 ; Tannée saivante il eut le 
commandement de Tarmée du Rhin 
avec le maréchal de Villars, et s'em- 
para de Wîssembourg"; fut gfouverneur 
de ValencienneSy passa en Italie où il 
servit sous le duc d'Orléans; blessé 
devant Turin le 7 septembre 1706 ; il 
mourut prisonnier des ennemis le 9 
septembre et fut enterré dans la cathé- 
drale de Turin. 

La maison de Marchin, ou Marcin, 
originaire du pays de Liège, est connue 
depuis ReneboDg de Marchin, qui ép. 
en 1457 Lente Jeavien, fille de Jean, 
écuyer, et de Anne Ahin, alias de 
Beaufort. Son fils Ck)lart de Marchin ép. 
Jeanne Coittm dame de Chanteraine, 
dont la postérité au quatrième degrré 
était représentée par Jean-Gaspard* 
Ferdinand, comte de Marchin et du 
Saint*£mpire, sgr de Ghanteraine et 
de Modave, chevalier de l'ordre de la 
Jarretière, mestre de camp g'énéral 
aux Pays-Bas pour S. M . Catholique ; 
puis lieutenant- général du roi en Cata- 
logne, gouverneur de Stenay : quitta 
le service de France pour reprendre 
celui d'Espagne ; capitaine général des 
années espagnoles dans les Pays-Bas ; 



commanda lés troupes anglaises de 
terre et de mer, sous les ducs d'Yorck 
et de Glocester ; chevalier de l'ordre de 
la Jarretière en 1658. L*empereur le 
créa comte de Marchin et du Saint Em- 
pire au mois d'août de la même année; 
battu par le maréchal de Gréquy au 
siège de Lille en 1667, il fut contraint 
de se retirer derrière la ville de Gand. 
Il mourut en 1673 ; il avait épousé Ma- 
rie de Balsac, seconde fille d^Henry de 
Balsac, marquis de Glermont d'Eutra- 
gués, et de Louise L'Huillier de Bou- 
lancourt. Elle devint seule héritière de 
tous les biens de sa maison, après la 
mort de sa sœur aînée Louise de Bal- 
sac, mariée le 3 septembre 1647 à Louis 
de Bretagne-Avaugour, comte de Ver 
tus, morte sans enfants en 16S2. 

De ce mariage vinrent deux enfants: 
1. Ferdinand, comte de Marchin, ma- 
réchal de France, mort sans être 
marié; 2. Louise-Henriette Agnès, 
morte non mariée. 

Us obtinrent tous les deux au mois 
de février 1661 des lettres denaturalité 
enregistrées à la chambre des comptes 
de Paris. 

Ecartelé, aux 1 et 4 d'argent d un 
poisson de gueules mis en pal^ qui est 
Marchin ; aux 2 et 3 d'azur d trois sau^ 
toirs d'argent 2 et 1\ au chef d'or, à 
trois sautoirs d'azur y qui est Balsac. 



(A Suivre) 



L* R. 



a- 



535 



LB BDUSTIN HÉRAUIQUB DB FHANCB 



536 



DEUXIÈME PARTIE 



NOTICES GÉNÉALOGIQUES. ^ NOTES D*ÉTAT CIVIL NOBILIAIRE 



OALIFFET ou GALLIFFET 

ET 

GALIFET 

EN DAUPnmé ET EN PROVENCE W 

La maison de Galiffet est originaire 
du Dauphiné où elle est connue depuis 
]e milieu du xiv* siècle. Elle se divisa 
en plusieurs branches dont la cadette, 
restée en Dauphiné, s'y est éteinte en 
1825 et Taînée, passée en Provence, il 
y a plus de trois siècles, y est encore 
représentée par le général marquis de 
Galiffet et sa descendance. 

Dans le cours du xvin® siècle cette 
famille a fait deux fois les preuves 
pour Ifs honneurs de la Cour en 1753 
et 1784 et a donné à l'armée des offi- 
ciers distingués dont deux lieutenants- 
généraux, à la marine un chef d'esca* 
dre, et à la magistrature des présidents 
au parlement de Provence. Voici le 
mémoire dressé par Clairembault et 
remis au roi en 1753 : 

Porte : de gueules à un chevron iVar^ 
gent, accompagné de trois trèfles d'or. 

On ne connaît point Torigine do M^' 
de Galifet, mais leur filiation est bien 
prouvée depuis : 

Noble Guillaume de Galifet vivant 
dans les années de 1487 et 1489. Il eut 
entr*autres enfants : George de Galifet, 
qui suit ; Jean de Galifet, archer de la 
garde du roy, qui ne laissa point de 

(t) Mémoire donné le 18 juin 17r»3 & M. le 
comte de Saint-Florentin pour le Roy et le 2 
juillet 1753 à iM. le marquis de Beringhen, pre- 
mier écuyer du roy pour l'entrée dans les ca- 
ressas du roy. 



I. postérité, et Jacques de Galifet» au- 
teur d'une branche encore existante 
tant en Provence qu'en Savoye, sous le 
titre de Galifet-d'Oncin, dont est Jo- 
seph de Galifet, major et commandant 
du château d'If, et des Isles de Mar- 
seille, chevalier de Tordre de St-Louia, 
actuellement vivant. 

Noble George de Galifet, chastelain 
de St*Laurent-du-Pont, épousa en 1507 
Françoise de Monteil-du-Fort-St-Val- 
lier dont il laissa entr'autres enfans 
deux fils, sçavoir : 

Jacques de Galifet qui suit et Claude 
de Galifet, auteur d'une branche con- 
nue sous le titre des Seigneurs de la 
Vocatière, qui ont leur résidence à 
St-Laurent-du-Pont en Dauphiné. 

Noble Jacques de GalifetT s'établit à 
Avignon, comme le prouve un arrêt 
du parlement de Grenoble du 26 juin 
1609etfutrayeulde: 

Alexandre de Galifet, seigneur de 
Tholonet, président au parlement de 
Provence en 1614. Ce président eut les 
deux fils cy après, sçavoir, Talné 
nommé : 

Jacques de Galifet, seigneur de Tho* 
lonet, président au même parlement 
continua la branche des seigneurs de 
Tholonet encore existante, qui produit 
plusieurs présidents au même parle- 
ment, un chevalier de Malte, et un 
chef d'escadre, frère du père de Gali- 
fet, jésuiste assistant du général en 
Tannée 1732, mort en 1750 ; 

Le 2« nommé Pierre de Galifet, 
écuyer, sieur de Galifet, laissa 4 fila, 
sçavoir : 

1. Alexandre de Galifet, seigneur 



537 



LE BULLETIN HERALDIQUE DE FRANCE 



538 



d'Honon, terre appelée à présent de 
Galifet, il fut d'abord capitaine au rég-i- 
mentdeChampagne,easuitelieutenant 
de vaisseau ; mort en Tan 1718, dans TIs- 
le de St-Domingueoùil avait formé une 
habitation considérable. Il a laissé pour 
fils, Louis-François de Galifet d'Honon 
baron de Prévilly, apellé le marquis 
de Galifet, cy devant enseig-ne dans 
le régiment des Gardes-françoises, et 
marié depuis Tannée 1730, avec Made- 
moiselle Pucelle d'Orgemont dont il 
n'a point d'enfans ; 

2. Joseph de Galifet, capitaine au 
régiment de Picardie, puis gouver- 
neur et commandant au Cap François, 
Isle de St-Domingue, et mort en 1706; 

3. François de Galifet, gouverneur 
des trois Rivières en Canada, mort en 
1724, père de Charles-François de Ga- 
lifet de Montcassin, Chevalier de Tor- 
dre de Saint-Louis, et sous-lieute- 
nant au régiment des Gardes Fran- 
çoises ; 

Et 4. Philippe de Galifet sieur de 
Grange, lieutenant de vaisseau et ca- 
pitaine d'une compagnie de la Marine, 
ensuite lieutenant des Maréchaux de 
France, mort en 1744, père de M. de 
Galifet, apellé le Comte de Galifet. 
Mestre de camp du régiment de la 
Reine, ç;avalerie, et de feu le chevalier 
de Galifet, de Tordre de Malte. 

Les principales alliances de MM. de 
Galifet sont celles de Monteil-du-Port- 
St - Vallier, de Gallien-des - Issards, 
d'Urre-de-MoIans, d'Aiguières, de Cla- 
piers, de Bérenger, de BOssîu, etc. 

f Archives Nationales^ MM, 813, p. 
197-201.; 

Depuis la rédaction de ce Mémoire, 
la découverte de nouveaux titres a 
permis de remonter Torigine de la mai- 
son de Oalifeft d'un siècle au-delà du 
premier auteur reconnu par Clairem- 
bault. 

C'est à Taide de ces nouveaux titres 

que furent rédig'ées par Courcelks et 



Borel d'Hauterive, les notices que nous 
allons résumer pour compléter le tra* 
vail du cabinet des ordres du roi : 

La filiation de cette maison àuthen*- 
tiquement prouvée remonte à Jean de 
Gallifet, damoiseau, qui possédait les 
seigneuries de la Gallifetière et de 
Savoyroux en 1380» 

Elle était dès lors distinguée dans 
Tordre de la noblesse, et ses alliances, 
et sa haute position attestaient une 
ancienneté bien plus reculée, dont elle 
aurait pu justifier, sans la perte de la 
plupart de ses titres pendant les trou- 
bles de la Ligue et dans Tincendie des 
archives du parlement de Grenoble. 

Deux membres de cette maison sié- 
gèrent parmi la noblesse aux états du 
Dauphiné en 1347 ; ce qui suffit pour 
justifier une origine bien plus ancienne. 
Leurs descendants ont figuré dans tou- 
tes les montres des gentilshommes du 
Graisivaudan et du Dauphiné, et dans 
toutes les levées de bans et arrières- 
bans de cette province. Ils ont été ap- 
pelés pendant les trois derniers siècles 
aux premières charges de la magistra- 
ture et aux grades supérieurs dans les 
armées de terre et de mer. 

I. — Jean de Gallifet, seigneur de la 
Gallifetière en Dauphiné et de Savoy* 
roux en Savoie, vers 1380, est rappelé 
avec la qualité de damoiseau dans un 
acte de reconnaissance passé le 15 
septembre 1424 par son fils qui suit : 

II. — Jacques de Gallifet, premier 
du nom institué en 1428 commandant 
du château de Voyroo, par ordonnance 
de Mathieu de Foix, gouverneur du 
Dauphiné, fit placer ses armes au- 
dessus de la porte de Tappartement 
qu'il occupait dans ce château. Elles y 
subsistaient encore vers 1730 aux ter- 
mes d'une enquête qui eut lieu pour 
constater la notoriété de ce fait. Jac- 
ques de Gallifet épousa Jeanne d'Yse, 
dont il laissa deux fils, Âmédée Taîné, 

I hérita de la terre de Savoyroux^ pour 



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LB BULLBTDf HteALDIQUB DB FRANGB 



64D 



laquelle il rendit hommage au duc de 
SaToie, le 4 février 1465 ; sa postérité 
s'éteignait à la génération suivante. 

m. — Pierre de Gallifet, fils puiné 
de Jacquest eut en partage la terre de 
la GhiUifetière et fut père de : 

IV. — Georges de Gallifet, premier 
du nom, qui fit Tacquisition d'un do- 
maine considérable à Entre^deux -Vi- 
viers, et en reçut l'investiture du duc 
de Savoie, avec remise des droits de 
lods et vente par acte du 2 septem- 
bre 1517. 

V. — Guillaume de Gallifet, fils du 
précédent, épousa Jeanne de Louât, 
dont le père Guillaume de Louât, était 
seigneur de Miribel, il eut de cette 
union : 1* Georges II, qui continua la 
descendance directe, transplantée en 
Provence à la génération suivante; 
2* Jacques de Gallifet, châtelain de 
Miribel, auteur de la branche cadette 
qui resta en Dauphiné et qui s'est 
éteinte de nos jours. Son dernier reje- 
ton Louis-François baron de Gallifet, 
lieutenant général en 1814 et com- 
mandeur de Saint-Louis en 1821, avait 
été admis aux honneurs de la cour 
en 1784. 

Il a épousé Marie-Bernardine-Jus- 
tine de Froissard, dont il n*a pas laissé 
de postérité. 

Branche de Provence 

VI. — Georges II de Gallifet compa- 
rut à la montre des nobles du baillage 
de Graisivaudan, le 20 juin 1524, à Ro- 
mans, devant le vicomte de Glermont. 
II fut capitaine ch&telain de Saint-Lau- 
rent-du-Pont et de la Marche d'Entre- 
monts. De son mariage avec Françoise 
de Moûteil, il eut entre autres enfants : 

VU. —Jacques de Gallifet, deuxième 
du nom, qui continua la desceudauce 
directe. Ce seigneur s'étaut battu eu 
dueU fut forcé de fuir le Dauphiné et 
d*aUer chercher un asile à Avignon eu 
1540. 



VIIL — Alexandre de Gallifet, pre- 
mier du nom, fils du précédent, fit 
constater par une enquête juridique la 
noblesse et Tascendance de sa famille. 
Il fut chargé de commissions impor- 
tantes par les rois Charles IX et 
Henri III et fut employé en 1599 dans 
les négociations de paix avec le duc de 
Savoie. 

IX. — Alexandrede Gallifet, deuxième 
du nom, seigneur du Tholonnet et 
d'Honon, terre qui est située dans le 
comtat Venaissin, et qui a pria le nom 
de Gallifet, épousa en 1614 Lucrèce de 
Trichaud, fille d'un président aux en- 
quêtes du Parlement de Provence. Son 
beau-père résigna son office en sa fa- 
veur. Alexandre de Gallifet fut député 
par le Parlement auprès du roi en 1632 
et 1640 et contribua à la reprise des 
îles Saint-Honorat et Sainte-Marguerite 
sur les Espagnols par les secours d^hom- 
mes et d'argent quMl fournit au comte 
d'Harcourt; il laissa deux fils: I. Pier- 
re II, qui suit; 2. et Jacques III, auteur 
de la seconde branche, seule aujour- 
d'hui existante. 

X. — Pierre II, seigneur d'Honon et 
de Gallifet, épousa Marguerite de Bon- 
fils, dont il eut entre autres enfants : 
1. Joseph de Gallifet, d'abord capitaine 
au régiment de Champagne, puis com- 
mandant de l'île de la Tortue et gou- 
verneur de 111e Sainte-Croix, aux colo- 
nies françaises. Il mourut en 1706 sans 
alliance, et laissant une fortune de 
200,000 livres dont il ordonna de for- 
mer un majorât dans le comté Venais- 
sin en faveur des aînés de sa famille 
de mâle en mâle, à l'exclusion des fil- 
les ; 2. Alexandre de Gallifet, lieutenant 
des vaisseaux du roi, qui mourut en 
1719 après avoir ordonné par testament 
de prélever sur &es biens 200,000 livres 
pour doubler le majorât établi par son 
frère ; il n'eut qu'un fils, Louis-Fran- 
çois de Gallifet, qui consacra deux mil- 
lions de son immense fortune à Tachât 
de la principauté des Martigues^et 



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moarut sans postérité, laissant pour 
héritier Simon-Alexandre-Jean de Gai- 
lifet, représentant de la seconde bran- 
che ; 3. Philippe de Gallifet, dont le fils 
Philippe-Christophe comte de Gallifet, 
maréchal de camp en 1759, se distin- 
g^ua dans la guerre de Sept Ans et 
mourut d'une attaque d'apoplexie quel- 
ques jours après la bataille de Minden. 
Le comte de Gallifet avait épousé Ma- 
rie de Lèvis dont il n'eut que deux fil- 
les: Marie-Louise de Gallifet, qui 
épousa son cousin, chef de la seconde 
branche rapportée ci-après, et Marie- 
Antoinette de Gallifet née en 1757, 
mariée au duc de Richelieu, et mère 
de la marquise de Jumilhac et de la 
marquise de Montcalm. 

Br. B. X. — Jacques III de Gallifet, 
frère puiné de Pierre II forma la se- 
conde branche, celle des seigneurs de 
Tholonnety princes des Martigues et fut 
président au parlement de Provence, 
par résignation de son père, il épousa 
Margruerite-Aug-ustine, veuve d'An- 
toine de Villages, et eut entre autres 
enfants : 

XI. — Nicolas de Gallifet, capitaine 
de la marine, major de la ville de Tou- 
lon et chef d'escadre des armées na- 
vales, chevalier de St-Louis, mort en 
1744. Il fut père de : 

XII. — Simon- Alexandre- Jean, mar- 
quis de Gallifet, né le 22 juin 1716, 
président de Chambre au parlement 
de Provence, hérita de la principauté 
des Martigues et du majorât de sa fa- 
mille par l'extinction de la branche 
aînée. Il épousa Madeleine de Léotard 
d'Entragues dont il eut : 

XIII. — Louis-François- Alexandre, 
marquis de Gallifet, prince des Marti- 
gues, marquis de Buons et de Saler- 
nes, baron de Berre, seigneur du Tho- 
lonnet^ etc., lieutenant général des ar- 
mées du poi, chevalier de St-Louis, qui 
épousa : P sa cousine Marie-Louise de 
Gallifet, dont il ne laissa pas de pos- 



térité mâle ; 2» Marie-Joséphine-Laure, 
fille du marquis de Lestang-Parade, 
dont il eut un fils qui suit : 

XIV. — Alexandre -Justin -Marie, 
marquis de Gallifet, prince des Marti- 
gues, officier de la Légion d'honneur, 
chevalier de St-Louis, de Malte, du 
Phœnix de Hohenlohe et de St-Ferdi- 
nand d'Espagne, né en 1790, fut nom- 
mé commissaire du roi Louis XVIII, 
sur Textrême frontière de Belgique en 
1815. Le marquis de Gallifet, dont le 
gouvernement de l'Empereur avait mis 
la tête à prix, somma la villede Valen- 
ciennes de reconnaître l'autorité du ro 
le jour môme où le colonel Gordon, char 
gé de la même mission à Condé, fut fu- 
sillé sous les murs de cette place. II 
reçut en cette circonstance la croix de 
St-Louis, et la ville d'Armentières lui 
fit don d'une épée d'honneur. Le mar- 
quis de Gallifet se distingua encore 
pendant la campagne d'Espagne de 
1823 à St-Sébastien et à Santanna, où il 
reçut pour action d'éclat la croix d'of- 
ficier de la Légion d'honneur. II fut 
nommé colonel du 4« dragons à l'épo- 
que du sacre de Charles X et se retira 
du service en 1830. 

Alexandre-Justin-Marie marquis de 
Gallifet, prince des Martigues, né le 25 
mars 1790, marié le 24 avril à Adé- 
laïde des Roys d'Asport ou des Ports, 
veuf le 21 août 1822, remarié le 22 no- 
vembre 1825 à Marie- Victoire-Auguste 
Baude de la Vieùville, née le 31 décem- 
bre 1805, fille du marquis de la Vieù- 
ville, membre de la Chambre des pairs 
sous la Restauration et de Louise-Vic- 
toire-Rose-Parfaite du Chaylar. 

Il eut du premier lit : 

1° Valentine -Joséphine-Marie-Louise 
de Gallifet née à Aix le 20 août 1812, 
mariée à Léon de Robin marquis de 
Barbentanne, dont une fille unique 
Noémie, mariée en 1861 au général 
Henri-Marie-Léon marquis d'Andigné, 
sénateur. 

Et du second lit ; 



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2^ Gaston-Alexandre-Auguste, mar- 
quis de Gallifet né à Paris le 23 jan- 
vier 1830, général de division, inspec- 
teur général d'armée, grand officier de 
la Légion d'honneur, marié à M"« La- 
fitte^ fille de Charles Lafiite, dont il a 

eu : 

1. Charles- Alexandre-Gaston 9 lieu- 
tenant de réserve au 6® cuirassiers ; 

2. Diane-Marguerite mariée en 1881 
à Marie-François-Alexandre Seillière, 
frère du baron Raymond Seillière et 
delà princesse de Sagan, dont postérité. 

3° Marguerite-Joséphine-Marie-Loui- 
se, née le 10 octobre 1828, mariée le 28 
juin 1847 à Charles-Louis-Xavier de 
Vassinhac comte d'Imécourt, décédée, 
dont : Olivier, tué à l'ennemi en 1871 ; 
etMarguerite-Marie-Magdeleine mariée 
au prince de Hohenlohe-CEringhen. 

De gueules^ au chevron ^argent^ ac» 
compagne de trois trèfles dCor» 

Devise : Bien faire et laisser dire. 

La principauté de Martigues fut éri- 
gée au mois de juillet 1580 par lettres 
patentes de Henri III roi de France en 
faveur d'Emmanuel de Lorraine duc 
de Mercœur et de Marie de Luxem-