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Full text of "Le grand vocabulaire françois: contenant 10. L'explication de chaque mot considéré dans ses ..."

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^-! 



LE GRAND 



V OCABULAIRE 

FRANÇOIS 



L E G R A ND 

VOC ABULAIR E 

FRANÇOIS, 

CONTENANT 

i^, Uexplîcarîon de chaque mot confidcrc dans fes diverfes acceptions grammati- 
cales ^ propres , figurées , fynonymes & relatives. 

a**. Les lois de l'Orthographe j celles de la Profodîe , ou Prononciation , t^c 
familière cia*oratoire ; les Principes généraux & particuliers de la Grammaire; 
les Règles de la Verfification , & généralement tout ce qui a rapport à l'Éloquence 
& à la Pocfie. 

}**• La Géographie ancienne & moderne \ le Blafon , ou l'Art héraldique ; la 
Mythologie ; l'Hiftoire naturelle des Animaux , des Plantes & des Minéraux ; 
l'Expofé des Dogmes de la Religion , & des Faits principaux de l'Hiftoire Sacrée , 
Eccléfîafticpe & Profane. 

4*. Des détails raifonnés & philofophiques fur l'Économie , le Commerce , la 
Marine , Lt Politique , la Jurifprudence Civile y Canonique & Bénéficiale j 
TAnatomie , la Médecine , la Chirurgie , la Chimie , la Phyfique ^ les Ma- 
thématiques > la Mufique » la Peinture , la Sculpture > la Gravure > l'Archi- 
le&ure, 6 c. &c. 

PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES. 
TOME TRENTIÈME ET DERNIER. 






kAÂAjitJlAA j 







A PARIS, 

Hôtel de Thou, rue des Poitevins, Quartier S. André-des-Arts. 

M. DCC. LXXI V. 
Avec Approbation & Privilège du Rou 




ï^rr 



LE GRAND 



VOCABULAIRE FRANÇOIS 




VIP 

IPÈRE;fubftantif fémi- 
nin, Fipcra. Sorte de fer- 
pens dont il y a beaucoup 
d'efpèces , & dont la mor- 
fure coagule le fang & fait 
mourir Ci Ton n'eft promptemcut fe- 
couru. La vipère la plus comiiiune 
en France eft ordinairement longue 
d'environ deux pieds lorfqu'fclie a 
pris roue Ton accroifTement , & fa 
grolFcur égale ou furpade celle du 
pouce d'un homme j les femelles ont 
le corps plus gros que les mâles y la 
têre eft plare & a un rebord qui 
s'étend autour des extrémités de fa 
partie fupérieure ; la vipère diffère 
principalement de la couleuvre par 
ce caraâère , car dans la couleuvre 
la tcce n'a point de rebord , elle, eft 
plus pointue & plus étroite , à pro- 
portion des autres parties du corps. 
La tête de la vipère a un pouce de 
longueur, & fept A huit lignes de 
largeur prife vers le fommet , quatre 
a cinq lignes à l'endroit des yeux , 
Tome XXX. 



VIP 

& deux lignes & demie d'épaifTeur; 
ordinairement les mâles ont le cou 
un peu plus gros que les femelles , 
& communément il eft de la groffeuc 
du périt doigt à fon origine. La 
queue a environ quatre travers de 
doigt de longueur ; fa groffeur à 
fon origine eft à peu près la même 
que celle du cou j erifuite elle di* 
minue infenfiblement ic fe termine 
en pointe \ la queue des mâles eft 
toujours un peu plus longue 6c plus 
grofte que celle des femelles- 
La couleur des vipères varie \ on 
en voit de blanchâtres , de jaunâtres» 
de rougeâtres, de grifes» de brunes» 
&c. ic elles ont toutes des taches 
noires ou noirâtres , plus ou moins 
foncées & placées avec une forte 
dé fymétrie â peu près â égale dif« 
tance les unes des autres ^ principa- 
lement fur la face fupérieure & fuc 
les côtés du corps. La peau eft cou- 
verte d'écaillés \ les plus grandes fe 
trouvent fous la face inférieure du 



I ^ 

1 



\\ 



1/ 



i 



VIP 

corps & fervent de pieds â cet ani- 
mai ; elles ont toujours une couleur 
d'acier dans toute leur étendue , au 
lieu que celles des couleuvres font 
ordinairement marquées de jaune. 
Il y a autant de grandes écailles que 
de vertèbres, depuis le commence- 
ment du cou'jufquà celui de la 
queue j & comme chaque vertèbre 
a une côte de chaque coté, chaque 
écaille fouticnt par fes deux bouts 
les exrrcmitcs de ces deux côtes. 
Les écailles de la queue diminuent 
de grandeur, à propottion de celle 
de la queue mcrr.e. Il y a au bas du 
ventre une ouverMire à laquelle 
abowtilFent Tanus & les parties de 
la génération, tant des mâles que 
des feonelles j cette ouverture eft 
feicmée par la dernière des grandes 
écailles qui cil en demi -cercle & 
qui s'abaide dans le temps du coït, 
lorfque la fen^-elle met fes petits au 
jour , & rouets les fois que les ex- 
crém;;ns fortenr. 

Les vipères changent de peau au 
priiiijmps, & quelquefois aufli en 
auto'nne ; au moment où elles 
quittent cette peau écailleufe, elles 
fe trouvent également revêtues 
cl*une autre peau également couverte 
d'écaillés dont les couleurs font bien 
plus brillantes j il s'en forme une 
nouvelle fous celle-ci pour la rem- 
placer dans la fuite j deforte que la 
vipère a en rout temps une double 
peau. 

La vipère diffère de la couleuvre 
non-feulemenr en ce qu'elle rampe 
plus lentement, & qu'elle ne faute 
jamais , mais encore en ce qu'elle 
ell: vivipare y au lieu de pondre 
comme la couleuvre des œufs qui 
n'éclofent que long -temps après, 
us petits de la vipère acquièrent 
leur entière perfeûion dans la ma- 
V ice 9 & courent au foritr da ventre 



VIP 

de la mère. Les vipcies s*acc< 
ordinairement litiix fois 1 
Elles portent leurs petits qu 
cinq mois , elles en font 
vingt & même vingt-cinq j 
nourrident de cantharides , c 
pions, de grenouilles, de 
de taupes & de lézards^ foi 
capacité de l'eftomac n'eft f 
graude pour contenir Tanirn^ 
les veulent avaler, alois il 
une partie dans l'cefophage» 
père ne rend pas beaucoup < 
mens, ils n'ont poinriio/rr 
odeur comme ceux des coul 
& Ton n'en font aucune lo 
ouvie un bocal dans kqnèlc 
rit pluficurs vipères : e.ies 
point de trous en terre pi)U 
cher comme les couleuvus , 
retirent ordinairement fc 

[Hcrres &c dans de vicilks n 
orfqu'il fait beau , elles le i 
fous des herbes toutFiies oi: < 
buiifons. 

Les vipères diffèrent cnc 
couieuvrcb, en ce (]'jV!i' s 
dents cmiiies j leur nombi 
dans diflétens individus ; or 
ment il n'y en a qu'une de 
côté de la mâchoire fupérieu 
on en trouve quelquefois d< 
dents font entourées jufqu'i 
les deux tiers de Lui toi 
d'une véficuie épailTe 6>c 
d'un fuc jaunâtre , tranfp; 
médiocrement li'iuide ; il 
milieu de cette véficuie, 
groflTe dent , plufieurs périt 
crochues, les unes plus lonj 
les autres & qui fervent à re 
les groffès dents , foit qn'eli 
bent d'elles mêmes ou ace ir 
ment : celles-ci ont envm 
lignes de longueur -, elles f 
chues y blanches , crenfcs 
phanes & très pointues 3 e 



^. 



VIP 

Yent ordînairemenc cc:ichéei kiong 
de la mâchoire, & leur pointe ne 
paroîc qu'au moment où la vipère 
veut mordre ; alors elle les redreffe 
& les enfonce dans fa proie. Le ve- 
nin pénètre dzni la plaie que fait la 
vipère en mordant, en panant bar le 
canal intérieur de la dent ; les glan- 
des (jui le filtrent font fituées à la 
partie poftérieure de chaque orbite 
& à la même hauteur que l'œil , el- 
les font petites 8c jointes enfemble , 
elles forment un corps de la groflèur 
de l'œil & s'étendent en longueur 
dans l'crbite au-deffbus. Se en partie 
derrière l'œil j chaque |[lande a un 
^aiffeau qui communique dans la 
-véficule de la gencive & qui aboutit 
à la racine de la grôfle dtfiit. ' 

Il ,neft pqint de remède plus 
puidanr &'.plus prompt contre le 
^enîn de la vipère, que les (els vo- 
latils, comn^e le prouve d'une ma- 
nière inconteftabfe Thiftoire qu'on 
lit dans les Mémoîrts de J,* Académie 
des Sciences y année ly^-j , & qui 
nous inftruit anifi delà manière dont 
on doit les adminiftrer. 

Le 2^ Juillet 1747, M. Bsrnard 
de Ju(fieu » érant à herborifer fur les 
buttes de Montmorency avec ks 
Élèves , un d'eux faifît avec la main 
un ferpent qu'il prenoit pour une 
couleuvre, & qui rcelletpent ctoit 
une vipère. L'animal irrité , le mor- 
dit en trois endroits : favoir, au 
pouce , au doigt index de la main 
droite , & au pouce de la main gau- 
che; il fentit prefquc auffi-iôt un 
engourdi (feroent dans les doigts, & 
ils s'enflèrent. L'enflure gagna les 
mains , & devint fi confidérable 
qu'il ne pouvoir plus fléchir les 
doigts. Ce fut dans cet état qu'on 
le mena à M. de Juflieu, qui étoit 
éloigné de quelques centaines de 
pas. L'infpedion de l'animal le flt 



VIP 5 

âuffi-tot reconnoître pour une vl^ 
père très-forte & très-vive; & le 
malade qui avoit été efl^rayé, fut 
raffuré par l'efpér^ce d'une promp- 
te & fûre guérifon. En effet, M. de 
Juû^eu s'étoit afluré, tantpfir le rai- 
fonnçment, que par un grapd nom- 
bre d'expériences faites fur des ani- 
maux , que l'alcali volatil étoit dans 
ces occauons un i;emède fur, pourvu 
qu'il fût adminiftré pro'mptement. 
Il avoit hepreufement fur lui qn 
flacon rempli d'eau de Luce , qui , 
copime l'on fait, n'eft qu'une pré- 

Faration de l'alcali volatil uni â 
huile de fuccin ; il en fit prendre 
au malade fix gpuctes dans un verre 
d'eau , & en verfa fur chaque blef- 
fure aflez pour fervi,r à les ballîner 
éc i les frotter. Il étoit alors une 
heure après-midi & îl faifoit fort 
chaud ; fur les deux heures le ma- 
ia4e fe plaignit de maux de cœur 
& totpba en défaillance : on voulut 
faire une ligf\rure aubras cîroit, qui 
étoit enflé ; mais M. de Jurtîeu la 
fit défaire , & une fecon le dofe du 
même reniède pr^fe dans du vin , 
fit difparoître la défaillance. Alors 
le malade demanda â être mené au 
lieu où il devoir pafTcr la nuit , il j 
fut mené par deux Étudians en Mé- 
decine, qui fe chargèrent d'en avoir 
foin , & de lui faire prendre le mê- 
me remède, s'il lui furvenoit quel- 
que foibleffe; il en eut efi^eûive- 
ment deux dans la route; étant au 
lit il fe trouva très-mal, donna mê- 
me quelque marque àe délire , & 
vomit tout fon dîner ^ mais tous ces 
accidens cédèrent à quel<jues nou- 
velles dofes d'alcali Volatil. Après 
fon vomiflement, il refta tranquille 
& dormit afl'ez paifiblement. M. de 
Juflieu , qui arriva fur les huit heu< 
res, le trouva beaucoup mieux*, & 
feulement incommodé de l'aboa- 
Aij 



4 VIP 

Jante tranfpiration que le remède 
lui avoir cauté. ^ la nuic fut très- 
bonne; U len lemain les mains n'é- 
tant pas iélcnfléi^s , on fit une em- 
brocacion avec l'huile d'olive » dans 
laquelle on mêla un peu d'alcali 
Volatil. L*cfFjt de ce remède fut 
prompt : une demi heure après le 
malade pouvoir fléchir libremenr 
les doigts; il s*habilla & revint à 
Paris » après avoir déjeuné de très- 
bon appétit; depuis il alla de mieux 
en mieux » & fe trouva entièrement 
euéri au bout de huit jours. L*en« 
nare, PengourdilTemcnt des mains 
& une jaunifTe qui s*étoit montrée 
dès le troifième jour fur les deux 
avant-bras , furent didipés par le 
même remède, dont il prenoit trois 
fuis par jour » deux gouttes dans un 
verre de fa boiiïon. 

La vipère fournit beaucoup de 
remèdes : on s'en fert pour rélifter 
au venin, pour puiifier le fjmg, 
pour la lèpre , la galle , les écrouel- 
les , les dartres rebelles &c dans les 
fièvres malignes ôc peftilentielles. 
Il paroît que la principale vertu de 
la vipère efl d'accélérer la circula- 
tion du fang , d'en faciliter te mé- 
lange , de Tondre les concrétions 
lymphatiques, & de dcbarraffer par 
ce moyen , les glandes de ces hu- 
meurs groffières ^Sc obftruantes, qui 
venant â y fé^ourner & à s'y aigrir, 
occaHonnent une infinité de mala- 
dies cutanées auxquelles on donne 
le nom de fcrophuleufcs & de lé- 
prcufes. On eft redevable de ces 
bons effets au felaâif 6c très péné 
trant dont les vipères abondent , & 

3 ai vient des lézirds & des taupes , 
ont elles fe nourrilTent : car on fait 
que ces animaux étant diffous dans 
l'eftomac, fourni (Tent une grande 
quantité de particules volatiles , & 
c'eft en cela que confifte la différence 



yiP 

de la chair de vipère d'avec 
des autres ferpens, qui » ne 
que d'herbes & de gazons , foi 
éloignés de pofféder des pro; 
qui nous rendent la vipère i 
en médecine. 

Les anciens Médecins fa 
manger, pendant long remp 
vipères en guîfe de poiffon , 
fur le gril : ils ordonnoient u 
ufage des vins de vipères » & i 
rilFoient , par ce moyen , les 
dies les plus terribles & h 
opiniâtres , telles que la lèpr 

Les piépararions les plus I 
de la vipère , & en même 
les meilleures , font les bou 
la gtlée, les firops & le vin 
père. 

On fait fécher au foleit 1< 
& le foie de la vipère : on 1 
vérife enfemble , & Ton \ 
cette poudre ié^oard animât : 
les mcmcs vertus que le ce 
la vipère ; elle fe donne d 
bouillon Se dans quelque 1 
convenable. La chimie fouri 
fieurs autres préparations, qu 
une forme différente , ont les i 
propriétés ; tels font l'eau dil 
l'efprît , le fel volatil & Thi 
vipère. L'efprit & le fel vola 
les remèdes les plus en ufa] 
fourniffe la diftillation de la 
Ils pofièdent eux feuls les vei 
plus effentielles de l'animal. ( 
fert dans les fièvres maligne* 
la petite vérole , dans l'apoi 
dans l'épilepHe , dans la par 
dans les maladies hyAériqu 
contre la piqûre de toutes le 
venimeufes. 

La graiffe ou axonge de 
eft un remède admirable d 
affeflions des parties nerv 
fpécialement des articulation 
venant de quelques caufes 



VIP 

nés, contufions, plaies, piqûres Se 
autres accidens femblables. Cette 
graiffe tient lieu des collyres les plus 
santés contre lesafTeâionsdes yeux : 
lorfquil ne s'agit que de foitifisr la 
vue & de diliiper la trop grande 
abondance d'humeurs qui afltliient 
dans Tœil & qui rincommodent y 
on fe contente d'oinilre les paupières 
avec ce liniment. Mais lorfqu'il el^ 
<]ueftion de remédier â des maladies 
plus prenantes, il faut alors en faire 
cdiftiller une goutte ou deux dans 
l'œil. C'eft un excellent lénicif , un 
déterfîf , un confolidant : c'eft un 
^écifique pour les taches , les taies 
cies yeux , & les excroiflances mem- 
braneufes qu'y laifTe fouvent la pe- 
c^ite Térole. Cette graifle a cela de 

Îiarticulier, que quoiqu'elle foitauÛi 
iquide que de Thuile , lorsqu'elle a 
Séjourné quelque tems dans l'œil, 
elle en fort épaifTe & en forme de 
beurre blanc , parce qu'elle a appa- 
remment la propriété d'abforber les 
humeurs acres Se falines , d*oà il 
réfulte une efpèce de favon ; ou 
qu'étant déterfive , fans être mordi- 
cante , elle s'unit à toutes les impu- 
retés qui s'y trouvenr. Ses effets fa- 
lutaires ne îe bornent point aux ma- 
ladies des yeux ; W^edel dit en avoir 
fait prendre avec fuccès intérieure- 
ment aux phthifiques. Cette grailTe 
eft encore un bon cofmétique , pro- 

Îre â effacer les rides du vifage & 
embellir le reint. On fe fert de 
l'huile de vipère pour guérir les 
dartres , la gratelle & les autres vi- 
ces de la peau. 

La chair de la vipère eft un des 
principaux ingrédiens qui entrent 
dans la thériaque. On fait venir des 
vipères de plufieurs provinces du 
Royaume , mais principalement du 
Poitou : on les apporte ou vivantes 
dans du foo> ou fecbes par paquets 



VIP 5 

d'une douzaine. On renferme ces 
dernières dans des vai(Teaux qui 
contiennent du vif argent, ou de 
l'abiinthe , pour les garantir des 
vers : il faut qu elles n'aient point 
de taches de noirceur ; ces taches 
indiqueroient qu'elles font mortes 
d'elles mêmes. 11 y a plufieurs pré- 
parations de vipères qui nous vien* 
nent de Montpellier , de Padoue , 
& auxquelles on a donné le nom de 
trochifques ou de paJiilUs de vipères^ 
qui ne font que des vipères delfé- 
chées réduites en poudre, & mifes 
avec de la poudre adragante en for- 
me de paftilles , ointes de baume 
du Pérou pour les confervcr. 

VIPÉREAU i fubftaniif mafculin. Le 
petit d*une vipère. 

VIPÉRINE Jubrtantif féminin. Plante 
qu'on appelle autrement htrbc aux 
v/pcres. Voyez Herbe aux vipâRES. 

Vipérine virgienne j voytz Ser- 
pentaire DE Virginie. 

VIRAGO i fubftantif féminin du ftyle 
familier , & qui ne fe dit que par 
dérifîon pour désigner une fille ou 
femme de grande taille, qui a l'air 
d'un homme. C eft une grande virago. 

VIRBIUS ; Nom que Diane fit porter 
à Hippolite lorfqu'elle l'eut rappelé, 
à la vie , comme fi on difoit deu5t 
fois homme. La Déefle en le retirant 
des enfers , le couvrit d'un nuage 
pour ne pas donner de la jaloufie 
aux ancres ombres ; mais craignant 
le courtoux de Jupiter , qui ne per- 
met pas qu'un mortel une fois def- 
cendu dans les enfers revienne â 
la lumière , Se voulant auflj mettre 
en sûreté les jours d'Hippolite con- 
tre les perfécutions de fa marâtre , 
elle changea les traits de fon vifage, 
le fir paroitre plus âgé qu'il n*étoit , 
pour le rendre entièrement mécon* 
noiffable , & le tranfporta dans une 
foret d'Italie qui lui a été confacrcc^ 



I 



\ 



6 . VIR 

Là il vécut inconnu a toat le monde 
fous la proreâon de fa bienfaitrice 
& de la Nymphe Egcrie» honoré 
lui-mètne comme une Diyic^té 
champêtre y jufqu* au règne deNuma 
fous lequel il fe fit connoîrre. 
VIRE ; ville de France ^n Norman- 
die » fur une rivière de même nom, 
à huit lieues, fud-eft, de Saint-Lo. 
Ceft le ficge d'une Eleâion , d^une 
Maîtrife particulière des eaux & 
forêts , &c. On y fabiique beau- 
coup de draps & de toiles fines. 

La rivière de Vire a fa fource à 
deux lieues au-deilus de la ville de 
ce nom , & fon embouchure dans 
la mer après un cours d'environ 
vingt lieues. 
VIRÉ y ÉE j participe paffif. Voyç-^ 

Virer. 
Virelai ; fubftantif mafculin. Sorte 
d'ancienne petite pocfie françoife 
qui eft touçe fur deux dmes & de 
vers courts avec des refrains. 

La première rime foit mafculine 
ou féminine , doit donnnec dans 
toute ia pièce \ & l'autre ne doit 
paroître que de temps en temps 
pour faire un peu de variété. Ainfî 
la règle de ne mettre jamais plus de 
deux rimes mafculines ou fémi- 
nines de fuite , n'eft point fuivie 
dans le virelai , parcequ'elle , gêne- 
roit le caçaâère plaifant & familier 
de ce petit poëme , & en détruiroit 
l'efprit. 

Le premier vers , ou les deux pre- 
miers fe répètent dans la fuite par 
manière de refrain , & autant de 
fois que le poëtc les trouve pro- 
pres il former un fens , foit qu'il 
les coupe , foit qu'il les fépare 
l'un de l'autre , foit q^'il les répète 
tous les deux A la fois. 
VIREMENT; fubftantif mafculin. 
Terme de banque & de commerce. 
Il ne fe dit qu'en cette phrafe » 



VIR 

virement de parties , qui /ignîfi 
le rranfport d'une dette a£tive 
certaine valeur , fait à un créa 
çier a qui Ton doit une fomoie < 
pareille valeur. 

Les viremens ç|e parties font < 

ufj^ge dans toutes les banques < 

commerce , & furtout à Venife 

à Amfterdam. M. Savary temarqi 

que l'établifTement s'en fit dans cet 

dernière ville en i(>o8 ou 1609,011 1 

Particuliers qui lui avoient prête 

dcferpérant qu'elle put jamais a 

quitter les dettes immenfes qu'el 

avoit contractées depuis plus de cii 

ijuante ans pour foutenir la guer 

contre l'Efpagnc , demandèrei 

pour leur fureté qu'on fît un cap 

tal de ce qui leur étoit dû , & qi 

l'on donnât à chacun d'eux créd 

du montant de fa créance dans n 

livre de compte courant qui fero 

tenu pour cet effet à rHôteUd( 

Villp , avec faculté de pouvoir ad 

gper à leurs créanciers particuliei 

ce qu'ils pouvoient leur devoir, t 

proportion fut agréée, la ville i 

rendit caution envers les Particu 

liers , tant des anciennes créance 

que des nouvelles qui pourroier 

s'y établir. Ce qui fut exécuté ave 

tant d'ordre & de fureté , que k 

Négocians trouvant d'ailleurs un 

extrême facilité à faire leurs paye 

mens par ces viremens de parties 

il n'y a guère de particuliers dan 

les Provinces- Unies & même dan 

le refte de l'Europe, pour peu qu 

leur commerce s'étende vers I 

-nord , qui n'y foient intérefles di 

redement ou indirefteinent. 

VIRER j verbe neutre de la premièr( 

conjugaiton, lequel fe conjugua 

comme Chanter. Aller en tour 

nanr. Il fe joint ordinairement av£( 

tourner , & il eft populaire. Il peu. 

tourner & virer ta nt quil voudra. 



VI R 

Virer , eft auffi adif dans cette phrafc 
figurée & populaire , tourner h virer 
quelqu'un , qui fignifie , lui tenir 
divers difcours , lui faire diverfes 

Îjuefiions pour le faire pailer, pour 
avoir de lui quelque chofe. 

Il eft auflî aâiif en termes de ma- 
rine , & iignifie , tourner d\m côté 
fur l'autre. Ainfi ronidit, virer le 
Cap au nord. Virer le Cabefian. Vi- 
rer de bord. 
VIRES; fnbflantif mafculin pluriel & 
terme de blafon qui fe dit de plu* 
fleurs anneaux concentriques. 
VIREVOLTE; fubftantif féminin. 
Tour & retour fait avec vitefle. 
Faire faire des virevoltes à un cheval. 
VIREVOUSSE; fubftantif féminin. 
11 fe dit figurément & familière- 
ment par corruption de virevolte. 
Cet homme fait bien des virevoujjès. 
VIRGILE, furnommé le Prince des 
Poètes Latins i lïiquM à Andes, 
village près de Manroue , Tan 70 
de Jéfus- Cbrift, d'un Potier de 
icrre. Les ides d'Octobre , qui 
étoient le 15 de ce mois, devin- 
renr â jamais fameufes. Il ne vécut . 
que 5 1 ans , & mourut à Brindes , 1 
comme il alloit en Grèce , pour 
mettre dans la retraite la dernière 
main à. fon Énéïde , qu'il avoir été 
onze ans à compofer. Virgile ayant 
été rétabli dans fon patrimoine , 
d'où il avoit été charte par la diftri- 
butioii faite aux foldats vétérans 
d'Augufte , des terres du Mantouan 
k du Crémonois , compofa j pour 
remercier fon bienfaiteur , fa pre- 
mière Églogue. Cette pièce fit con- 
noître fon grand talent pour la poc 
fie , & devint la fource de fa for- 
tune. Il finit fes Bucoliques au bout 
de trois ans ; Ouvrage précieux par 
les grâces fimples & naturelles, 
par Félégance 6c la délicarelTe , & 
par cette pureté de langage qui y 



VIR 7 

rèçnent. Peu de temps après Vir- 
gile entreprit les Géorgiques , poc* 
me le plus travaillé de tous ceux 
qu'il nous a laiffés , & qu'on peut 
appeler le chef-d'œuvre de la poc- 
fie latine. Ces différens Ouvraees 
lui acquirent les fufFrages Se i^ 
mitié àiAuguJle , de Mécène , de 
Tucca y de Pollion , à* Horace^ de 
Gallus. La vénération qu'on avoic 
pour lui à Rome , étoit telle , qa*ua 
|our , comme il vint au théâtre , 
après qu'on y eut récité quelques 
uns de fes vers j tout le peuple fe 
leva avec des acclamations \ hon- 
neur qu'on ne rendoit alors qu'à 
l'Empereur. Tant de gloire lui fit 
des jaloux, à la tète de defquels 
étoient Bavius Se Mœvius. On atta* 
qua fa naifiance, on déchira fes 
Ouvrages > on ne refpeâa pas même 
fes mœurs ; on lui prêta des goûts 
infâmes ainfi qu'à Sacrale , Platon ^ 
Sec. Ce qui encourageoit les Crir 
tiques , c'ccoit fa modeftie qui dé- 
généroit en timidité. Sa gloire l'emv 
barrafibic en bien des occafions ; 
quand la multitude accouroit pour 
le voir , il fe déroboit en rougif- 
fant. Il négligeoit fes habillemens 
de fa perfonne. Cette fimplicité 
cachoit beaucoup de génie , mais ce 
n'étoit pas aux fots â le voir. Ua 
certain Filiftus , bel efprit de Cour ^ 
prenoit plaifir, dit- on, à l'agacer 
continuellement , même en pré- 
fence d'Augufte. Vous êtes muet ^ 
lui dit-il un jour , & quand vous aU'^ 
rie\ une langue „ vous ne vous défini- 
drie\ pas mieux. Virgile piqué fe 
contenta de répondre : mes Ouvra-» 
ges parlent pour moi. Âugafte ap- 

Elaudit â la répartie j fc dit â Fi-^ 
ftus :7? vous connoijffie:[ l'avantage 
duftlence , vous le garderie^ toujours^ 
Cornificius y autre Zoïle , déchiroit 
Virgile^ On ea avertit le Pocre^ 



8 VIR 

qui rcpondîc fimplemcnt : Cornlfi- 
dus m étonna. Je ne l'ai jamais of^ 
fenfé ; je ne le hais point ; mais il 
faut que l'ArtiJîe porte envie à VAr- 
tifle , (S* le ^Po'éte au Poëte ; je ne me 
venge de mes ennemis qu'en m* éclai- 
rant par leur critique. Un de ceux 
donc il fut le moins blelFé , c'ell 
Bathile. Virgile avoic attaché pen- 
dant la nuit» à la porte du Palais 
d^Âugulle » ce diilique où il le fait 
égal à Jupiter. 

NoUe pluit totâ ; redeunt fpeâaculd manh, 
Divifum imperium cumjove Càfar habet, 

L'Empereur voulut connoître 
l'Auteur de cette ingénieufe baga- 
telle, perfonne ne fe déclara. Ba- 
thile profitant de ce filence fe fait 
honneur du diftique^ & en reçoit 
la récompenfe. Le dépit de Vir- 
gile lui luggcra une idée heureu- 
fe ;ce fut de mettre au bas du dif- 
tique , ce commencement de vers , 
*$7c vos non vobis , répété quatre fois. 
L*Einpereur demanda que Ton en 
achevât le fens \ mais perfonne ne 

fut le faire que celui quiavoit en- 
'inté le didique. Bathile devint la 
fable de Rome , & Virgile fut au 
comble de fa gloire , furtout lorf- 
qu'on eut vu quelques échantillons 
de fôn ÉricïJe. Virgile, après avoir 
employé , comme on Ta dit, onze 
ans à la ompofition de cet Ouvrage, 
voyant approcher fa fin ^ fans avoir 
pu y faire les changemens qu'il mé- 
ditoit,il or donna qu'on le jetatau feu*, 
ordre rigoureux , qui heureufement 
ne fut point exécuté. Augufte fe dé- 
laifjit quel:|uefois par la lecture de 
ce Pc>cm . On fait Timpreflion cjue 
fit fur l'Empereur, & dxx Oclavie , 
l'éloge du jeune Marcellus , placé 
avec tant d'art dans le fixième Li- 
vre. Oâavie s*évanouit âcés mocs^ 



VIR 

Tu Marcellus eris ; & voulant tn\ 
quer fa reconnoiifance & fon s 
miration au Poète , elle lui fit coc 
ter dix grands fefterces pour cl 
que vers ; ce qui montoit i la foi 
me de 31500 livres. Quoique V 
gile ne (bit venu qu'après Homèi 
qu'il l'ait imité dans le plan de ( 
Pocfme j & qu'il n'ait pu mettre 
dernière main a fon Ouvrage , c 
pendant c'eft une quellion indé 
fe» Se qui le fera vraifemblabi 
ment toujours , de favoir leqi 
des deux Poètes a le mieux réu 
dans la pocfie épique. 

Mais Virgile n'étoit plus le tu 
ms lorfqu'il écrivoit en profe. i 
nèque le Philofophe nous apprci 
qu'il n'avoit pas mieux réufii < 
profe que Ciceron en vers. La fan 
de ce Poëte avoic toujours été fc 
ble 8c chancelante ; il étoit fuj 
aux maux d'eftomac & de tcte , 
aux crachemens de fang. Aufii mo 
rut- il au milieu de fa carrière. 
VIRGINAL^ ALE j adjedif. Hri 
nalîs. Appartenant à une perfoni 
vierge. Pudeur virginale. ModeJ 
virginale. 

On appelle lait vi''ginal-, plufieu 
. liqueurs qu'on prépare en Phatm 
cie, &c dont nous avons parlé : 
mot lait. 
VIRGINIE; contrée de l'Amériqi 
feptentrionale , bornée au nord p. 
le Mariland , au midi par la Gare 
line j au levant par la mer du nor( 
fc i l'occident par la Louifiann 
On la divife en feptentrionale < 
méridionale. La première s'érer 
depuis le trente-fcptième degré à 
latitude jufqu'au trente- neuvième 
Se la féconde depuis le trente-troi 
fième jufqu'au trentc-fixième. 

La Virginie Septentrionale e 
dans un climat aflez tempéré. L'ét 
y eft chaud comme en Efpagne , l 

l'hiv 



VIR 

J 'hiver froid comme dans le nord de 
ÈJL France ) fouvent le froid y eft 
^orr rade , mais par inrervalle ; on 
^irrive dans ce pays par un long 
jCjolfe , entre deux Promontoires. 
H^e milieu de la contrée eft fertile » 
^fc le feroic encore davantage, fi 
X es fauvages daignoient le cultiver j 
ruais ces fauvages ne s'occupent 
^ii'd la chafTe , & laifTent à leurs 
^mmes le ménage de la maifon. 
1 Is s*habilleHt de peaux de bcres , 
le peignent le corps , & fe per- 
cent les oreilles pour y pendre 
<ies coquilles. Les femmes lavent 
dans la rivière leurs enfans nou- 
veaux nés , Ôc les frottent de cer- 
taines drogues j pour leur endurcir 
la peau concre le froid & le chaud. 
La Virginie méridionale produit 
en abondance le maïs des Indes, Se 
le tabac dont les Angbis font un 
grand commerce. Le terroir en eft 
extrcmeTient fertile , & les fruits 
ai l'Earope y viennent très - bien. 
On y voir quantité de cerfs ,^d ours» 
de loutres, d'écureuils, & d'ani- 
maux dont les peaux font fort ef- 
tïfiices, ainfi qu'an grand nombre 
de coqi d'Inde , de perdrix & d'au- 
tres oifeaux de bois 6c de rivières. 
11 croît encore dans la Virginie 
une efpèce de lin appelé herhe de 
1^^'^ , dont on fait des toiles & des 
'nadirs. Les naturels du pays font 
robuftcs , agiles , francs ôc induf- 
trieuz : ils font idolâtres & ado- 
feat tour ce qu'ils craignent , com- 
'ne le feu, l'eau, le tonnerre, & 
principalement le diable dont ils 
font des images effroyables. Ils rien- 
nenc le foleil^ la lune & les étoiles 
pour autant de Dieux. Leurs Prê- 
tres font en même temps leurs Mé- 
decins, & en qualité de Migi- 
^iens , ils coofultent le diable fur la 
i;uérifon ou la more de leurs mala- 
Tome XXX. 



V 1 R j 

des. Leurs Gouverneurs qu'ils nom- 
ment ^r'roa/zj , commandent J un 
ou i plufieurs villages. 

Les deux principales rivières de 
la Virginie, font la rivière de Ja- 
mes , & celle d'Yorck , qui fe jet- . 
rent dans la baie de Chcfapéack. 
Les colonies font le long de la mer 
6c fur le hord des rivières pour la 
commodité du commerce. Les Sau- 
vages foHt dans les terres , 6c ref- 
femblent prefqueen tout à ceux de 
Mariland. 
VIRGINITÉ} fubftantif féminin. Hr^ 
ginltas. État d'une perfonne vierge. 
Les hommes, dit MonHeur de 
Buffon , jaloux des primautés en 
tout genre , ont toujours fait 
grands cas de tout ce qu'ils ont cru 
pjuvoir polféder exclusivement, 6c 
les premiers ; c'eft cette efpèce de 
folie qui a fait un être réel de la 
virginité des filles. La virginité 
qui eft un être moral, une vertu 
qui ne confifte que dans la pureté 
du cœur, eft devenue un objet phy- 
fique dont tous les hommes fe font 
occupés; ils ont établi fur cela des 
opinions, des ufages , des. cérémo- 
nies, des fuperftitions, 6c même 
des jugemens & des peines; les 
abus illicites, les coutumes les 
plus deshonnctes ont été autorifées; 
ou a foumis â l'examen des ma- 
trones ignorantes , & expofé aux 
yeux des Médecins prévenus , les 
parties les plus fecrètes de la na- 
ture , fans fonger qu'une pareille 
indécence eft un attentat coutre la 
virginité; que c'eft la violer que 
de chercher à la reconnoître ; que 
route fituation honteufe , que tout 
tmt indécent dont une fille eft obli- 
gée de rougir intérieurement, eft 
une vraie dcHoracion. 

Oii ne doit pas efpérer de réuffir 
â décruire les préjugés ridicules que 

B 



lo VIR 

Ton s'eft formés far ce fujet ; les 
chofes qui font plaific i croire fe- 
ront toujours crues » quelque vai- 
nes & quelque déraifennables qu'el- 
les puilFent être ; cependant com- 
me dans une hiltoire on rapporte 
fouvent l'origine des opinions do- 
minantes , on ne peut fe difpenfer 
de parler ici d'une idole favorite à 
laquelle l'homme facrifie, 8c re- 
chercher n la virginité eft un être 
réel j ou fi ce n'ell qu'une divinité 
fàbuleufe. 

L'anatomie elle-même lai (Te une 
incertitude entière fur l'exiftence 
de cette membrane qu'on nomme { 
hymen, ic des caroncules myrti- j 
formes , qui ont été fi long- temps 
regardées comme indiquant par 
leur préfence ou leur ablence la cer- 
titude de la défloration ou de la 
virginité ; l'anatomie , dis* je , nous 
permet de rejeter ces deux fignes , 
non- feulement comme incertains » 
mais comme imaginaires. 11 en eft 
de même d'un autre figne plus or- 
dinaire » mais qui cependant efl 
tout aufîi équivoque , c'eft le fang 
répandu ^ on a cru dans tous les 
temps > que l'efFufion du fang étoit 
une preuve réelle de la virginité; 
cependant il efl évident que ce pré- 
tendu (igne cA nul dans toutes les 
circonftances où l'entrée du vagin a 

Î>u être relâchée ou dilatée naturel- 
ement ; aufli toutes les filles, quoi- 
que non déflorées , ne répandent 
pas du fang ; d'autres qui le font en 
effet ne laifTent pas d'en répandre ; 
les unes en donnent abondamment 
& plufieurs fois » d'autres très-peu 
& une feule fois , d'autres point du 
tout ; cela dépend de l'ag^ » de la 
fanté , de la conformation , & d'un 
grand nombre d'autres circonflan- 
ces» ^ 

Il arrive dans les parties de Ttn 



VIR 

Se de Tautre fexe un clianj 

coniidérable dans le temps d( 

berté j celles de l'homme pi 

un prompt accroiffement, el 

viennent en moins d'un an g 

à l'état où elles doivent refl 

toujours y celles de la femm< 

fent aufE dans le même te 

la puberté , les nymphes fi 

qui étoient auparavant pref< 

lenfiblesy deviennent plus ^ 

plus apparentes , & même ( 

cèdent quelquefois les din: 

ordinaires^ l'écoulement pér 

arrive en même temps ; toi 

parties fe trouvent gonflées 

bondance du fang, & étante 

état d'accroiflement , elles f( 

(îent, elles fe ferrent m 

ment. Se elles s'a:tachcnt '. 

aux autres dans tous les p 

elles fe touchent immédia 

L'orifice du vagin fe trou 

plus rétréci qu'il ne l'étoir 

que le vagb lui* même ait f 

de l'accroifTement dans le 

temps; la forme de ce rc 

ment doit , comme on le V( 

fort différente dans les difFe 

jets » & dans les difFérens d 

l'accroiflement de ces parti 

paroît'il par ce qu'en difenr 

tomifles, qu'il y a quelquef 

tre protubérances ou càn 

quelquefois trois ou deux 

fouvent il fe trouve une 

d'anneau circulaire ou fcmi 

ou bien un froncemeiu , i 

de petits plis; mais ce qui 

dit par les Anatomifles , c 

quelque forme que prenm 

trécifTement , il n'arrive c 

le temps de la puberté». 

Avant la puberté il n'] 
d'effufion de fang dans U 
filles qui ont commerce 
homoaiesi pourvu qu'il n'; 



VIR 

une dirproporcion trop grande » ou 
des efforts trop brufques ) aa con- 
traire lorfqu'elles font en pleine pa- 
bertc & dans le temps de i'accroif- 
iement de ces parties il 7 a très- 
fouvent effiifion de fang pour peu 

Îu on y touche » furtout fi elles ont 
e Tembonpoint, & fî les règles 
vont bien ; car celles qui font mai- 
gres 9 ou qui ont des fleurs blan- 
ches , n ont pas ordinairement cette 
apparence de virginité j & ce qui 
prouve évidemment que ce n'eft en 
effet qu'une apparence trompeufQ 9 
ceft qu'elle le répète même plu- 
fieurs fois, & après des intervalles 
de temps affez confidérables. Une 
interruption de quelques temps fait 
renaître cette prétendue virginité , 
& il eft certam qu'une jeune pcr- 
fonne, quidatis les premières ap- 

S [roches aura répandu beaucoup de 
àng , en répandra encore après une 
abfence , quand même le premier 
commerce auroit duré pendant pla- 
ceurs mois , & qu'il auroit été aufli 
intime & auflî fréquent qu'on peut 
lefuppofer. Tant que le corps prend 
de raccroiffement , l'effufioa de 
fang petit fe répéter , pourvu qu'il 
y ait une interruption de commerce 
aflez longue pour donner le temps 
am parties de fe réunir & de re- 
prendre leur premier état ; & il eft 
?rrivé plus d'une fois que des filles 
qui avoient eu plus d'une foibleffe , 
n'ont pas laiffe de donner à leur 
mari cette preuve de leur virginité , 
ûtns autre artifice que celui d'avoir 
renoncé Quelque temps d leur com- 
merce illégitime. 

Quoique nos mœurs ayent rendu 
les femmes peu fincères fur cet 
article , il s'en eft trouvé plus 
d'une qui ont avoué les faits qu'on 
vient de rapporter ; il y en a dont 
la prétendue virginité s*eft renou* 



VIR II 

velée jufqu'à quatre & même cinq 
fois dans Tefpace de deux ou trois 
ans. Il faut cependant convenir que 
ce renouvellement n'a qu'un temps; 
c'eft ordinairement de quatorze k 
diz-fept, ou de quinze a dix- huit 
ans. Dès que le corps â achevé de 
prendre fon accroiffement » les cho« 
fes demeurent dans l'état où elles 
font j & elles ne peuvent paroître 
différentes qu'en employant des fe- 
cours étrangers, & des artifices 
dont nous nous difpenferons de 
parler. 

Ces filles dont la virginité fe re- 
nouvelle ne font pas en fi grand 
nombre que celles à qui la nature a 
refufé cette efpèce de faveur; pour 
peu qu'il y ait du dérangement 
dans la fanté , que Técoulement 
périodique fe montre mal & diffi- 
cilement » que les parties foient 
trop humides » & que les fleurs 
blanches viennent i les relâcher , il 
ne fe fait aucun rétréciffement , 
aucun froncement \ ces parties pren- 
nent de l'accroiffement , mais étant 
continuellement humeâées , elles 
n'acquièrent pas affez de fermeté 
pour fe réunir; il ne fe forme ni 
caroncules , ni anneau , ni plis ; on 
ne trouve que peu d'obftacles aux 
premières approches , & elles fe 
font fans aucune effufion de fang. 

Rien n'eft donc plus chimérique 
que les préjugés des hommes ï cet 
égard ^ & rien de plus incertain que 
ces prétendus fignes de la virginité 
du corps : une jeune perfonne aura 
commerce avec un homme avant 
l'âge de puberté, & pour la pre^ 
mière fois , cependant elle ne don- 
nera aucune marque de cette vir- 
ginité; enfuite la même perfonne , 
après quelque temps d'interrup* 
non , lorfqu'elle fera arrivée à la 
puberté I ne manquera guère, fi 
Bij 



it V iH 

elle fe porte bien , d'avoir tous ces! 
(ignés ^& de répandre du fang dans 
de nouvelles approches } elle ne 
deviendra pucelle qu'après avoir 
perdu fa virginité^ elle pourra 
même le devenir plu&urs tois de 
fuite , ôc aux mêmes conditions y 
imeautre au contraire qui fera vier- 
ge en effet , ne fera pas pucelle , 
ou du moins n'en aura pas la même 
apparence. Les hommes devroient 
donc bien fe tranquillifer fur tout 
cela » au lieu de fe livrer comme 
ils font fouvent, à des foupçons 
in juftes , ou à de fauifes joies » fé- 
lon qu'ils s'imaginent avoir rencon- 
tré. 

Si l'on vouloit avoir un figne 
évident Se infaillible de virginité 
pour les filles j il faudroit le cher- 
cher parmi ces nations fauvages Se 
barbares , qui n*ayant point de fen- 
ciment de vertu & d'honneur â don 
ner à leurs enfans par une bonne 
éducation y s'aflurent de la chafteté 
de leurs filles par un moyen que 
leur a fuggéré la groflièretc de leurs 
mœurs. Les Éthiopiens & plufieurs 
autres peuples de l'Afrique» les 
habitans du Pégu Sc de l'Arabie 
Pérrée > Sc quelques autres nations 
de l'Âfie y auflitoc que leurs filles 
font nées , rapprochenr par une force 
de couture les parties que la na- 
ture a réparées , & ne laiflenr libre 
que Tefpace qui eft néceflaire pour 
les écoulemens naturels: les chairs 
adhèrent peu-à-peu, àmefureque 
l'enfant prend fon accroilfemenc , 
de forte que l'on eft obligé de les 
féparer par une incifioA lorfque le 
temps du mariage eft arrivé. On 
dit qu'ils emploient pour cette in- 
fibulation des femmes un fil d'a- 
miante , parceque cette matière 
n'eft pas fujette à la^ corruption. Il 
y a certains peuples qui paftenc feu- 



VIR 

lemenc un anneau ; les femm 
lonc foumifes , comme les fille; 
à cet ouvrage outrageatrc pour 
vertu j on les force de même 
porter un anneau j la feule difi 
renceeft que celui des filles ne pe 
s'ôter y Sc que celui des femmes 
une efpèce de ferrure dont le mt 
feul a la clef. 

Mais pourquoi citer des naric 
barbares y lorfque nous avons 
pareils exemples près de nous ! 
dclicatefle dont quelques voifins 
piquent fur la chafteté de leurs fei 
mes , eft-elle autre chofe qu'u 
jaloufie brutale & criminelle ? 

Quel contrafte dans les goûts 
dans les mœurs des différentes i 
tions ! Quelle contrariété dans U 
faconde penfer 1 Après ce que tï< 
venons de rapporter fur le cas (\ 
la plupart des hommes font de 
virginité) fur les précautions qu 
prennent , & fur les moyens h< 
teux qu'ils fe font avifés d'e 
ployer pour s'en affurer, imagi 
roir on que d'autres la mépriiei 
& qu'ils regardent comme un < 
vrage fervile la peine qu'il f 
prendre pour Tôter? 

La fuperftition a porté certa 
peuples â céder les prémices < 
vierges aux Prêtres de leurs idol 
ou à faire yne efpèce de facrific 
l'idole même. Les Prêtres des roy 
mes de Cochin & de Calicut joi 
fent de ce droit ^ & chez les Ca 
rins de Goa , les vierges font pr 
tituées de gré ou de force y 
leurs plus proches parens , i 
idole de fer j la fuperftition aveu 
de ces peuples leur fait commet 
ces excès dans des vues de religi 
Des vues purement humaines 
ont engagé d'autres à livrer a 
empreUement leurs filles à le 
Chefs > à leurs Mûtrts,, à le 



VIR 

Seigneurs. Les habitans des îles 
Canaries » du Royaume de Congo , 
proftituenc leurs filles de cccce fa- 
çon , fans c]u*eilcs en foienc désho- 
norées : c*eft à peu près la même 
chofe en Turquie, en Perfe, & 
dans plufieurs autres pays de TAfie 
& de l'Afrique ^ où les plus grands 
Xeigneurs fe trouvent trop honorés 
de recevoir de la main de leur mai- 
cce les femmes dont il s'eft dégoûté. 
An royaume d'Arracan 6c aux îles 
des Philippines , un homme (e croi- 
sroic deshonoré s'il époufoit une fille 
c^ui n'eût pas été déflorée par un 
sautre » & ce n'eft qu'à prix d'argent 
^ue l'on peut engager quelqu'un i, 
prévenir l'époux. Dans la province 
de Thibec , les mères cherchent des 
étrangers , & les prient inftamment 
de mettre leurs filles en état de trou- 
ver des maris. Les Lapons préfèrent 
«uffi les filles qui ont eu commerce 
^vec des étrangers j ils penfent 
c|a'elles ont plus de mérite que les 
autres, puisqu'elles ont su plaire à 
des hommes qu'ils regardent comme 
plus connoiiTeurs & meilleurs juges 
de la beauté qu'ils ne le font eux- 
metnes. A Madagafcar Se dans quel- 
ques autres pays , les filles les plus 
libertines & les plus débauchées , 
font celles qui font le plutôt ma- 
riies; nous pourrions, concIudM. 
de Boffon , donner plufi<iurs autres 
exemples de ce goût fingulier qui 
Dc peut venir que de la groiCéreté 
oa de la dépravation des mœurs. 
VIRGOULEUSE i fubftantif féminin. 
Sorte de Poire fondante » qui fe 
ownge dans l'hiver. Manger des vir- 
goulcufes. 
VIRGULE i fubftantif féminin. Vir- 
j'«/tf. Petite marque ainfi formée ( , ) 
& dont on fe fert dans la ponâua- 
tion du difcours , pour féparer les 
ifiocs ou les membres d'une période. 



VIR 13 

Foye\ i l'article Ponctuation, 
les différens ufages de la virgule. 

VIRIL, ILEi adjcdif. Virilis. Qui 
convient à l'homme en tant que 
mâle. Le membre viriL 

On appelle âge viril % l'âge d'un 
homme fait. Dans l'âge viril , on ejl 
également éloigné du grand feu de la 
jeunejji & de ia caducité de la vieil^ 
lejfe. 

On dit figurémenc, ame virile^ 
courage viril , aSion virile , &c. pour 
dire , une ame ferme , un courage 
digne d*un homme , une adion vi- 
goureufe, &c. 

En termes de Droit on appelle 
portion virile , ou Amplement virile^ 
la portion que chaque héritier a 
droit de prendre égale â celle des 
autres héritiers. Ainfi partager une 
fucceffîon par portions viriles ^cel\ la 
partager j>ar portions égales. 

En matière de gains nuptiaux & 
de furvie , lorfque le conjoint fur- 
vivant n'en a que l'ufufruit , comme 
c'eft l'ordinaire, il ne laifTe pas d'y 
prendre une virile en propriété, au 
cas qu'il ne fe remarie pas. Cette 
virile eft une part égale à celle que 
chaque enfant doit recueillir dans 
les gains nupriaux , de manière que 
le furvivant eft compté pour un en« 
fant ; s'il vient â fe remarier il perd 
dès cet inftant la propriété de fa 
virile. 

VIRILEMENT i adverbe, ririliter. 
D'une manière virile , avec vigueur. 

VIRILITÉ; fubftantif féminin, riri^ 
litas. Âge virrl. Dans le temps de la 
virilité. La virilité commence ou finit 
la jeunejfe. 

VmiLiTE, fe dit auflî pour fignifier 
dans l'homme, la puilTance^ la ca- 
pacité d'engendrer. // a donné des 
fignes de virilité. 

VIROLE y fubftantif féminin. Petic 



14 VIR 

cercle de fer» de cuivre ou d'autre 
métal > qu'on met au bout du man- 
che d'un couteau > au bout d'une 
canne» &c. pour tenir te bois en 
état , ou pour quelqu'autre ufage* // 
faut une viroU au manche de cette fer- 
pette. Les viroles des fufils fervent à 
tenir la baguette. Les Horlogers ap- 
pellent virole du barillet , le tour ou 
r anneau du barillet contre lequel s* ap- 
puie le grand reffort, 

VIROLE , ÉE; adjedif & terme de 
Blafon. Il fe c^c Àts cornets^ bû- 
chers, trompes» &c. qui portent des 
boucles ou anneaux d'un autre émail. 
HoRNES, aux Pays-Bas, d'or à 
trois trompes de gueules virolées 
d'argent. 

VIRTEMBERG ou Vurtemberg} 
Duché fouverain d'Allemagne dans 
la Suabe. Il eft borné au nord par la 
Franconie > l'Archevêché de Mayen- 
ce & le Palatinat du Rhin : au midij 
par la Principauté de HohenzoUern 
& de Furftemberg ; au levant» par 
le Comté d'Oétingen, le Marquifat 
de Burgav » le territoire d'Ulm ; au 
couchant , par une partie du Palati- 
nat du Rhin» du Marquifat de Bade^ 
& delà foret noire. Il a ii lieues de 
long & prefque autant de large. 

L'Empereur Maximilien I Téri- 
gea en Uuché â la diète de Vorms 
en 1495 > ^^ faveur d'Éverard le 
Barbu. La maifon de Virremberg» 
qu'on dit dèfcendre d'Éverard» 

' Grand Maître de la Maifon de Char* 
lemagne » eft réduite â deux bran- 
ches» {avoir la ducale & celle de 
Virtemberg-Ocis , établie dans la 
baffe Siléfie. La ducale eft aujour- 
d'hui catholique. 

Ce Duché eft un des plus fertiles 
& desplttspeuplé^ d'Allemagne. Les 
grains» les fruits & les pâturages )r 
(ont en abondance. Le Danube qui 
paflfe dans le voi/inage » &c le Necker 



VIR 

qui le traverfe contribuent 
coup à enrichir les habitans 
facilité qu'ils on: de tranfport< 
denrées chez l'étranger. Le I 
Virtemberg eft grand Ven< 
l'Empire^ & il a droit de po 
Corneâe Impériale lotfque 1' 
reur commande les armées e 
fonne. 

VIRTON ; petite ville des Pay; 
dans le Duché de Luxembo 
neuf lieues, oueft, deLuxem 

VIRTUALITÉ; fubftaniif féi 
Terme didaûique. Caradèr< 
lité de ce qui eft virtuel. 

VIRTUEL, ELLE;adjedif. ; 
lis. Terme didadtique. Qui e 
Icment en puilTance» ou qu 
puifTance d'opérer un certain 
mais qui n'opère pas afbuelh 
Il eft oppofé â aéluel. Chalei 
tuelle. 

VIRTUELLEMENT; adverb< 
tuaiuer. Il s oppofe \ .formell 
& aftuellemcnr. Le feu ejl vu 
ment dans la pierre àfuJiL 

VIRTUOSE; lubttantif des deu 
res. Mot emprunté de l'Italien 
fignifter un homme ou une i 
qui a des talens pour les beau: 
comme la mufîque » la peintu 
pocfîe » &c. C'ejl un virtuof 
une virtuofe. 

YIRULENT, ENTE ; adjeôlf 
lentus. Terme de Médecine 
Chirurgie. Qui a du virus» d 
nin. Sanie virulente. Ulcère vl 
Gonorrhée virulente. 

VIRUS î fubftantif mafculin. 1 
de Médecine Se de Chirurgi 
prunté du latin » & qui n'eft 
ufité que peut fignifier le veni 
maux "vttïéii^us. Dans une gon 
il faut détruire le virils avant a 
ter P écoulement. 
On fait fentîr le s. 

ViSi fubftaniif féminin. Pièce 



VIS 

de bois » de métal , &c. canelée en 
ligne fpirale , 6c qai entre dans un 
écroa qui eft canelé de même. 

La vis eft une des cinq puifTances 
mécaniques , dont on fe fcrt prin- 
cipalement pour prefTer ou étreindre 
les corps fortement , & quelquefois 
aadi pour élever des poids ou des 
fardeaux. 

Selon la matière dont on fait les 
yis, & les efforts qu'elles ont à fou- 
teoir y on donne différentes formes 
aux filets; le plus fouvent ils font 
argulaires ou carrés. Ceux-ci fe pra- 
tiquent ordinairement aux grofles 
vis de métal qui fervent aux prêtes 
& aux é taux , parcequ*elles ont moins 
de frottement. On fait aux vis de 
bois des filets anjgulaires pour leurs 
conferver de la force; car par cette 
figure ils ont une bafe plus large fur 
le cylindre qui les porte ; on donne 
au(fi la même forme aux filets des 
vis en bois, c'eft-â-dire à ces petites 
vis de fer qui finifTcnt en pointe & 
qui doivent creufer elles-mêmes 
leur écrou dans le bois ; on doit les 
confidérer de même que les mèches 
des vrilles & des tarrières, comme 
des coins tournans » dont Tangle 
ouvre le bois d*autant mieux qu*il 
ed plus aigu; ou pour parler ^!us 



ces machines ne font autre 
qu'une vis réunie avec un 



)ttKe, 

chofe 

coin. 
On appelle vh fans fin , une vis 

çii eft tellement difpofée qu'elle 
peot faire tourner perpétuellement 
me roue dentée fans jamais finir, 
au lieu qu'on ne peut faire aux au- I 
très vis qu'un certain nombre de 
tonrs. Comme la roue n'avance que 
d'ooe dent tandis que la vis (ans fin 
&it un tour , il fuit de la lenteur du 
mouvement de la roue > qu il n*eft 
l^foin que d'une très-petite puif- 
£iQce pour élever un poids confidé- 



VIS 15 

ble par le moyen de la vis fans fin : 
c'eft pour cette raifon que l'on fait 
un grand ufage de la vis fans fin » 

2[uand il s'agit d'élever des poids 
normes à une petite hauteur , ou 
lorfquej'on a befoin d*un mouve- 
ment très-lent & très-doux; ainfi 
l'on s'en fert fort fouvent dans les 
horloges & dans les montres. 

On appelle vis d^Archimhdt ou 
pompe fpirale , une machine propre 
à l'élévation des eaux , inveptée par 
Archimède. C'eft un tube ou canal 
creux qui tourne autour d'un cylin- 
dre de même que le cordon fpiral 
dans la vis ordinaire. Le cylindre eft 
incliné à Thorifon fous un angle 
d'environ 45 degrés. L'orifice du 
canal eft plongé dans l'eau. Si par le 
moyen d*une manivelle on fait tour* 
net la vis, l'eau s'élève dans le tube 
fpiral , par fa feule pefanreur , par- 
cequ'clle s'y trouve comme fur un 
plan incliné. 

Cette machine eft fort propre à 
élever une grande quantité d'eau 
avec une très-petite force ; c'eft 
pourquoi elle peut être utile pour 
vider des lacs ou des étangs. 

Une feule vis ou pompe ne fuffit 
pas y quand il s'agit d'élever l'eau à 
une hauteur confidérable , parceque 
cette vis étant néceflairement incli- 
née , ne peut porter l'eau â une gran- 
de élévation (ans devenir elle-même 
fort longue & par là très-pefante > 
& fans courir les rifques de fe cour- 
ber & de perdre fon équilibre \ mais 
alors on peut avec une féconde 
pompe élever l'eau qii'une première 
a fournie & ainfi de fuite. 

M. Daniel Bernoully, dans, la fec- 
tion neuvième de fon hydrodynami- 
aue , a donné une théorie afiez éten- 
due de la vis d'Archimède, & des 
effets qu'elle peut produire. 
Vis y en terme de Conchyliologie, fii 



ï6 



VIS 



clic J'un genre Je coquillage uni- 
valve , coDCourné en fpirale & donc 
M. d'Argenville compofe ft neu- 
vième famille : cette coquille a la 
bouche tantôclarge, appUcie» ron- 
de , clen:ée ou non dentée ^ quelque 
fois à oreilles Se d tubercules, &c fe 
cjrminan't toujours en une longue 
pointe crès-aiguc. Les coquilles qui 
compofenc cctce famille, & dont le 
nom cft le plus connu, font V alêne ^ 
le clou, le poinforiy Vaiguilkj le 
pcrfûir^ Venjanc en md'tUoc ^ le téUf- 
cope , la pyramide ou Vokélijque chi- 
nois , la tarrière , la chenille , le ru^ 
ban y la vis de prejjoir ^ Vefcalier ou 
Jcdlata. 

Il y a des vis d*eau douce, com- 
me des vis de mer , qui n ont point 
d'autre caractère que leur figure 
même faite en alêne. M. d'Argen- 
ville ajoure avoir trouvé des vis ter- 
reftres avec les buccins. 

Le mouvement progrefliif des vis 
s'exécute comme celui des limaçons 
par le moyen d'une groffe partie 
mufculeufe , à laquelle on donne le 
nom d'empattement dans les lima- 
çons. 

M. Adanfon place la vis parmi 
les limaçons univalves , de la famil* 
le de ceux qui ont deux cornes, & 
les yeux placés à leur racine : c'ed le 
neuvième genre de (es coquillages 
univalves. 

Le s fe fait fentîr. 
VIS-A-VISi fubftantif mafculin. 
Sorte de voiture en forme de berli- 
ne, mais où il n'y a qu'une feule 
place dans chaque fond. Acheter un 
vis-à-vis. 

Le dernier j ne fe fait pas fencir. 
VIS-A VIS DE; façon de parler qui 
fert de prépoHtion. En face, n lop- 
pofite. Son château eji vis-à vis de 
l'Eglife. Il demeure vis à • vis de l-hô 1 
picaL On fupprime quelquefois le I 



VIS ^ 

de dans le ftyle familier. Sa maifon 
tft vis-à-vis le jardin du Roi. 

11 s'emploie auffi adverbialement. 
Nous étions vis-à^vis. 

On dit figurément & familière- 
ment j c\\\un homme s'efi trouvé viS" 
à-vis de rien; pour dire, qu'après 
avoir pris de la peine , après avoir 
eu de grandes efpérances, il s*eft 
trouvé fans aucun bien 6c fans au- 
cune reiTource. 
VISA; fubftantif mafculin. Terme pris 
du latin. Formule qui fe met fur un 
aâe 8c qui doit être (ignée par celui- 
là mcmedont la fignature rend Taâe 
authentique, enforte qu'il ne feroit 
pas en forme (i ce vifa n'y étoit 
point. Le Chancelier met/on vifa fur 
les Edits , Lettres patentes j Lettres 
de grâce , &c. 
Visa» fe dit auffi en matière bénéfî- 
ciale , pour exprimer certaines let- 
tres d'attache que l'Évêque accorde 
â un pourvu de Cour de Rome, par 
lefquetles, après avoir vu les provi* 
fions , il attefte que ce pourvu eft 
capable de potTéder le bénéfice qui 
lui a été conféré. 

L'origine du vfa. , tel qu'on le 
donne p^éfentement, eft alTez ob- 
fcure. 

Il n'étoit pas queftion de vifa avant 
que les Papes fe fuffent attribué le 
droit de conférer en plufieurs cas 
les bénéfices dépendans des colla- 
teurs ordinaires. 

Les mandats de providendo n'étant 
d'abord que de fimples recomman- 
dations adreffées aux Ordinaires , il 
n'y avoir pas lieu au vi/i, puifque 
c'étoit le Collateur ordinaire qui 
conféroit. 

Lors même que 'es mandats furent 

changés en ordre, le Collateur, 

' quoiqu'il n'eût plus lechoix du fujer, 

étoit toujours i h.ugc d'expédier la 

provifion; ainfi il i/y avoir point 

t:ncorc 



VIS 

. «icote de vifa dans le fens qu'on 
l'entend aujourd'hui. 

L'ufage du vifa ne s'eft introduit 
qu'à l'occafion des préventions de 
Cour de Rome, des proviions fur 
léfignatioB ^ permuution Se démif- 
ûon. 

Dans lorigine le vifa de TOr- 
dinaire n'ét«ic autre chofe que l'exa- 
men qu'il faifoit de la (ignature» ou 
plutôt de la bulle de Cour de Rome, 
pour s'adurer Qu'elle étoit véritable- 
ment émanée de Taucorité du Pape ; 
on examinoit moins les mœurs & la 
capacité du pourvu que fes pro- 
viuons. 

Mais depuis le Concile de Tren- 
te , les Évèques veillèrent plus par- 
riculiàrement à ce que les Bénénces 
DefulTent remplis que par des fujets 
capables. 

Le Clergé de France, par l'article 
u de fes remontrances au Roi 
Charles IX , en 1 5 74 , demanda que 
les pourvus en Cour de Ro:ne, in 
forma dignunt^ ne puûTent s'immif- 
cer dans la podeffion & adminif- 
tratioB des Bénéfices , que préala- 
blement ils ne fe fuflent prélentés à 
fÉvêque, & qu'ils n'euflent fubi 
l'examen pardevantluL 

Les articles propofés dans ces re- 
montrances, turent autorîfés par 
des lettres patentes ; mais étant de- 
nieurés fans exécution faute d'enre- 
giftrement , l'article dont on vient de 
P^Ier fut inféré dans le douzième de 
l'Ordonnance de Blois^ il porte que 
ctn qui auront impétré en Coût 
A Rome provîfion de Bcnéfiee en 
la forme qu'on appelle dignum^ ne 
pourront prendte pofleflion defdits 
Bénéfices, nis'imtpifcer en la jouif 
£ince d*iceax , uns s'être préalable- 
ment préfentés à l'Archevêque ou i 
l'Évèque diocéûiin , &.en leur abfen- 
ce à leurs Vicaires généraux, afin de 
Timu XXX^ 



VIS ,7, 

fubir l'examen , & obtenir leur vifai 
lequel ne pourra être baillé fans 
avoir examiné ceux qui feront pour* 
vus, & dont ils feront ten>is de 
faire mention expreiïè, pour Texpé- 
dition defquels vi/Zc, ne pourront 
les Prélats ou leurs Vicaires & Se- 
crétaires , prendre qu'un écu pour 
le plus> tant poui la lettre c(ue pour 
le fcel d'icelle. 

L'Edit de Melun art. XIV & TE- 
dit du mois d'Avril i<>95 , an. II , 
ordorment la même chofe. 

Le vifa doic contenir une defcrip-' 
tion fommaire de la Signature de la 
Cour de Rome, c'eft-à-dire , expli- 
quer cjuclle grâces y cflr'accordee, 
de qui elle elt (ignée, fa date & la 
forme de fon expédition. 

a^. Il doit aufli faite mention de 
l'Expéditionnaire qui l'a obtenue en 
Cour de Rome, & de la certifica- 
tion qui en eft faire par deux autres* 

3?. Le vifa doit faire (nention 
que l'Impétrant a été examiné , 9c 
qu'il a été trouvé capable , tant du 
côté des vie & mœurs , que du côté 
de la fcience, ô:c. 

4S. Il doit contenir la collation 
d«i bénéfice avec la clà^kfalvojure 
cujuslihcu 

5 ^. Enfin la mife en pofieffion. 

Le vifa eft tellement néceffairc à 
celui qui eft pourvu in forma djg^ 
num^ que s'il prenoit autrement 
polTefiiondu Bénéfice, il Ce rendroit 
coupable d'introfion. Lafîgnature & 
le vifa ne doivent point en ce cas 
être féparés l'un de Taittre. Ces deux 
adfces compofeot un tout qui forme 
le titre canonique du DourVu. 

Cepetidant la provîfion donne à 
l'Impétrant tellement droit au Bé- 
néfice, qu'avant d'avoir obtenu &C 
même requis le vifa^ il peut réfigner 
en /aveur ou permuter. 

Pour ce qui eft des iignatures en 



*^ VIS 

ferme gracieufe « elles forment des 
provilions irrévocables, en vertu 
deiquelles le pourvu peut prendre 
poOeilion fans aucun vifa^ excepté 
pour les Bénéfices à charge d*ames, 
fuivanr la DécUratioil du ^9 Juil- 
let 1 6^6, 6c l'art. I de l'Édit de 

L'article XXI de l'Ordonnance 
de 1^19 veut que le vifa foie donné 
par lÉvèque du Ueo où eft fitué le 
Bénéfice. 

Le pourvu qui a befoin de y} fa 
doit le demander avant de prendre 

£fleflîjn, & pour cet effet fe pré- 
nrer en perfonne» fubir l'examen 
néceflaire & obtenir les lettres de 
yifa de TEvcque du diocèfe ou de 
fon grand Vicaire ^ lorfqu'il a un 
pouvoir fpécîal, a l'effet de donner 
le vifa. 

Le Prélat qui eft hors de fon dio- 
cèfe peut y renvoyer les pourvus qui 
lui demandent le vifa. 

Celui qui eft pourvu de plnfieurs 
Bénéfices a befoin d'un vifa pour 
chaque Bénéfice. 

L*examen qui précède le vifa doit 
être proportionné â la qualité du 
Bénénce , au lieu & aux antres cir- 
conftances. On doit écrire toutes les 
qneftions 8c les réponfes pour être 
en état de juger de la capacité ou 
incapacité do pourvu. 

Dans cet examen TÉvèque eft le 
juge des mœurs & de la capacité du 
pourvu 9 mais non pas de la validité 
des provifions. 

S'il refufe le vîfa^ il doit expri- 
mer les canfes de fon refus i peine 
de-nullité. 

Le dé£uit de certificat de vie & 
de mœurs n'eft pas une canfe légi- 
time de refus de vifa; Texercice 
d'i|n emploi «ccléfiaftique dans un 
diocèfe 9 fous les yéox des Supé- 



rieurs , & fans aucune plainte de lent 
part , tient lien de certificat. 

Celui qui veut fe plaindre da 
refus du v'ija y doit le (aue conftater 
par le procès verbal de deux Notai- 
res , ou par un Notaire affifté de deox 
témoins. 

Il peut fe pourvoir contre ce re- 
fus , s'il eft injufte » par la voie de 
Tappel fimple pardcvant le Sopérienc 
eccléfiaftique. 

On peut auffi fe pourvoir an Par- 
lement par appel comme d*abns. 

Les moyens font i®. fi les canfes 
du refus ne font pas exprimées. 

a^. Si l'Evcque affeftede ne pas 
s'expliquer. 

3^. S'il exprime une canfe infuf- 
fifante. 

4^. S'il en exprime une fanfle» 
ou dont il n*y ait point de preuves y, 
& qui rende i ternir la réputation 
du pourvu. 

5^. Si l'Évèque a pris connoif* 
fance de la validité des titres 8c ca- 
pacité du pourvu 8c de l'état dn Bé- 
néfice 9 dont il n'eft point juge. 

On contraignoit autrefois les 
CoUateurs , par faifie de leur tem- 
porel 9 i donner des rifa 8c provi- 
fions â ceux auxquels ils en avoienc 
refufé fans canfe : l'Ordonnance de 
Blois abrogea cet nfase» 8c fa diC- 
pofition fut renouvelée par l'Or* 
donnance de 1^19. 

Cependant la Jurifpmdence n*a 
été fixée fur ce point que par l'Edit 
dt 1^95» qui enjoint de renvoyer 
pardevant les Supérieurs ecdéfiafti- 
ques. 

C'eft au Supérieur immédiat que 
Ton doit renvoyer > 8c en remon- 
tant de Pan à l'autre de degré en 
de^é , fuivant Tordre de la hiérar- 
chie. 

VISAGE \ fnbftantiCmafculin. rultus^ 
C'eft raflcmblage des p^jties qui 



VIS 

compofent le devanc de la tcte , tels 
que le front , les fourcils, les paH- 

f>ières , les yeux , le nez , les oreilles, 
es lèvres, le menton: on peut y 
ajouter la peau dont ces parties font 
recouvertes. ' 

Le vifage caradlérife les différen- 
tes âffeâions de lame : on rougit 
dans la honte , la colère , l'orgueil , 
la joie; on pâlit dans la crainte, 
Teffroi & la trifteffe ; cette altéra- 
tion de la couleur du vifage eft abfo- 
lament involontaire j elle manifefte 
l'état de Tame fans ion confente- 
ment; c eft un effet du fentiment 
fur lequel la volonté n*a aucun 
empire : dans Taflliâion , la joie , 
la honre , la compaflion , Iqs yeux 
fe gonflent tout â coup , une hu- 
meur furabondante les couvre & 
les obfcurcit ; il en coule des lar- 
mes : Teffulion des larmes eft tou- 
jours accompagné d'une tenfîon de 
mufcies du vifage qui fait ouvrir la 
bouche ; l'humeur qui fe forme natu- 
rellement devient plus abondante , 
les larmes s'y joignent par des con- 
duits intérieurs , elles ne coulent 
pas uniformément , & elles femblent 
s'arrêter par intervalles. 

Dans Utriftelfê, les deux coins 
de la bouche s'abaiffent, la lèvre 
inférieure remonte , la paupière eft 
abiiffée d demi , la prunelle de l'œil 
eft élevée , & à moitié cachée par 
la jpaupière , les autres mufcies de 
la face font relâ.hés, de forte que 
l'intervalle qui eft entre la bouche 
& les yeux ,eft plus grand qu'à l'or- 
dinaire . & par conféqaent le vifage 
paroit alongé. 

Dins la peur, la terreur, l'effroi, 
l'horreur , le front fe ride, les four- 
cils s'élèvent , la paupière s'ouvre 
autant qu'il eft poifiblç , elle fur- 
monte la prunelle , & laifTc paroî- 
tte une partie du blanc de Tœil au- 



VIS i5> 

deffus de la piUiiclie qui eft abaif- 
fée & un peu cachée par la pau- 
pière inférieure, la bouche eft en 
même temps fort ouverte , les lè- 
vres fe retirent, & laiflTent paroître 
les dents en haut & en bas. 

Dans le mépris & la dérifion , la 
lèvre fupérieure fe relève d'un côté j 
& lailfe paroître les dents , tandis 
que d'un autre côté elle a un petit 
mouvement comme pour foui ire , le 
nez fe fronce du mcme côié que la 
lèvre s'eft élevée, 6c le coin de la 
bouche recule, Tœil du mtme ôté 
eft prefque fermé , tandis que l'au- 
tre eft ouverr à l'ordinaire , mais 
les deux prunelles font ab. ilfccs 
comme lorfqu'on regarde du haut 
en bas. 

Dans la jaloufie , l'envie , la ma- 
lice, les fourcils dtfcendent 6c fe 
froncent, les paupièies s'élcvenç, &. 
les prunelles s*abai(Ienc , la lèvre fu- 
périeure s'élève de chaque côté ^ 
tandis que les coins de la bouche 
s'abaiffcnt un peu, & que le milieu 
de la lèvre inférieure fe relève peur 
joindre le milieu de la lèvre fupé- 
rieure. 

Dans le ris j les deux coins de la 
bouche recalent & s'élèvent un peu , 
la partie fupérieure des joues fe re- 
lève, les yeux fe ferment plus ou 
moins, la lèvre fupérieure s'élève j 
l'inférieure s'abaiffe , la bouche s'ou- 
vra, 6c la peau du nez fe fronce 
dans les ris immodérés. 

On dit proverbialement 8c popu- 
lairement, il a le vifage long y il 
ejl de bonne amitié. 

On dit proverbialement, ctf/fl/TiX- 
rcit comme le ne\ au vifage ^ au mi' 
lieu du vifage ; pour dire , cela efl 
très-vifible. 

On dit , tourner vifage aux enne^- 
mis ; pour dire,fe tourner vers les 
ennemis pour les combattre. Il fe 
Cil 



lO 



VIS 

dit proprement de ceux qui fuient, 
Oc qui tout d'uo coup fe retournent 
pour faire face à ceux qui les pour- 



pour 
fuivent. 



On dit populairement , qu'0/2 a 
trouvé vifagt de bois , lorfqiï*ayant 
ce c chez quelqu'un , on y a trouve 
la porte fermée. On le dit aufli par 
excenfion \ pour dire feulement 
qu'on n'a trouvé perfonne, quoique 
la porte ne fût pas fermée. 

On dit ^ avoir un vifage riant ^gai , 
ouvert yfercin j conteut , trijic , réfro* 
gné^ rude j morne , mélancolique , &c. 
pour dire ^avoir un air riant , gai » &c. 

On dit d'un homme hâve , pâle (Sr 
Hcfait, qu'i/ii un vifage d^ixeommu- 
nié j un vifage de déterré. 

On dit y faire bon vifage^ faire 
m.auvais vifage à quelqu'un ; pour 
dire , faire bonneou maavtife mine; 
fc compafcr le vifage-; pour dire, 
prendre un air férieux; changer de 
vifage , pour dire, changer de cou- 
leur , rougir , pâlir ^ &c. Et encore ^ 
changer de vifage ^fe démonter le vifa- 
ge y prendre tel vifage quon veut; 
pour dire , prendre un air férieux 
ou enjoué « trifte ou gai ^ feîon les 
diverfes occasions. 
Visage , fe prend quelquefois pour la 
perfonne même j en tant qu'on la 
connoît par le vifage. Il y a dans 
cette loge des vifages que je ne connoîs 
pas. Cefl un nouveau vifage que je 
nai jamais vu. 

On dit par mépris dans le (lyle 
familier , voilà unplaifant vifage. 

La première fyllabe eft brève, la 
féconde longue» & la troisième très- 
brève. 

On prononce vidage. 
VISAPOUR; ville confidérablé, Ca- 
pitale d'un royaume de même nom , 
dans la prefqu'îleen deçà du Gange , 
aux Indes Orientales , fur le âeuve 
Mindoux , â 40 lieues , nord-cft , de 



VIS 

Goa. Ce royaume fur les limites 
duquel les Voyageurs ne font pas 
d'accord , eft tributaire du grand 
Mogol. 

VISBADEN; petite ville d'Allemagne 
dans la Vétcravie , â deux lieues de 
Mayence , & à fept de Francfort. 
Elle eft remarquable par fes four- 
ces & fes bains d'eaux minérales. 

VISBY i ville de Suède, Capitale de 
111e de Gotland , fur la mer Balti- 
que , à 1. 5 lieues , fud- eft , de Stock- 
holm. 

VISCÈRE ; fubftantif mafculin , Se 
terme d'Anatomie. Une panie des 
entrailles , & une partie des par- 

, lies nobles. Il fe dit du cœur , du 
foie 9 des poumons, de Teftoinac, 
des inreftins & autres parties iaté- 
rieures de l'homme. On fe fert par- 
ticulièrement de ce mot quand on 
veut parler de quelque partie de^ 
entrailles en particulier, parce quç 
ce mot d'entrailles n'a point de fin- 
gulier. 11 vient du latin f^JfcuSy qui 
nguiiié la même chofe ^ Se qui eft 
de Fefci > manger , à caufe que les 
alûnens appcflcs en latin vefca , re- 

■ çoivenr diverfes préparation^ dans 
ItÈ vifcères. // a ce vifcère gâté. Le 
cerveau ejl un des vifcères% 

VISCLÈDE , ( Antoine-Louis Chala- 
mond de la ) jiaquic à Tarafcon en 
Provence, en i t>92,d'une famille no- 
ble , & mourut à Marfeilîe en 17^0, 
â ci ans. Il remplit av^c diftinc- 
tion pendant plufieursannées la place 
de Secrétaire perpétuel de l'Aca- 
démie de cette ville. 11 en avoir 
été pour ainfî dire le Fondateur , 
& c'cft à fes foins & à fon zèle 
qu'elle dût une partie de fa gloire «. 
La Vifclèdc étoit le Fonienelle 
de Provence par fes talens autant 
que par fon caractère. Doux , poli , 
affable, officieux, fenfible à l'amir 



VIS 

\ic, il eut beaucoup d'amis » &ne 
mérita aucun ennemi. Les traits 
qu'on lui lança ne parvinrent pas 
jafqtt'i lui ; il profita de k criti- 
que , & ignora Tinfulte. Son goût 
n'étoit pas auffi fur que fon êfprit 
étoît fin ; & il auroit volontiers pré- 
féré les Fables de la Motte à celles 
de la Fontaine. Avec beaucoup de 
£neffe dans refprit , il en avoit 
trés-pen dans le xaraâère j & on 
trouve peu d'hommes de Lettres 
qui aient eu une fimplicitéde moeurs 

Elus aimable. Sa converfation ne 
rilloir pas par les faillies ; mais 
ion commerce étoit fur Se utile â 
ceux qui en jouiflbienr. Le^ jeunes 
gens avoient en lui un ami , un con- 
teil & un confolateur. La Vifclède 
eft principalement connu par le 
grand nombre de prix littéraires 
qu'il remporta. L'Académie Fran- 
çoife & les autres compagnies du 
royaume » le couronnèrent plufîeurs 
£ois y ic fuivant la penfée d'un hom- 
me dVfprit y il auroit eu de quoi 
former un médaillier des différens 
prix qui lui furent adjjagés. Ses 
ouvrages font i •. des Discours Aca-- 
démiqucs , répandus dans les difFé- 
rens recueils des fociétcs littéraires 
de la France. Us font bien penfés & 
bien écrits ; mais il ; a plus d'efjprit 
que d'imagination , ain(î que clans 
ù$ autres produâions. i^. Des Odes 
morales^ dignes d'un Pocte Philofo- 
phe. Les plus eftimées font celles 
qui ont pour fujçt V Immortalité de 
Came ; les pajjions , les contractiez 
tiens de l'homme, j.*. Diverfes piè- 
ces de pocfies manufcrites , & quel- 
ques autres^ imprimées- dans fes 
Œuvres </iv«r/^j , publiées en 17^7» 
en 1 vol. //z-iz. Ce recueil eSuya 
beaucoup de critiques. 
ViSCOSITÊi fubftantif féminin. (?/«- 
ttn. Qualité de ce qui eft vifqucux. 



VIS ^l 

En Médecine on appelle vifcojité 
des humeurs y une conftiturion du 
fang où les parties font tellement 
embarra(rées les unes dans les au- 
tres , qu'elles réfiftent l leur fepara- 
tion entière , &qu'elles cèdent plu- 
tôt à la violence qu'on leur fait en 
s'étendant en tout fens ^ que de 
fouffirir dedivifion. 

C'eft l'état glutineux de nos hu- 
meurs qui produit de grandes mala- 
dies: fes caufes font,. 

1 ? . L'ufage de farines crues , 
non fermentées, de matières auf- 
tères y Se non mûres ; car la farine 
des végétaux mclée avec l'eau , for- 
me une pâte vifqueufe> Se ïz fer- 
mentation détruit cette vifcofité. 

18. La difette de bon fangj il en 
faut une certaine quantité pour aider- 
la transformation du chyle en fang. 

}?. L'aâion trop foible des hu- 
meurs digeftives y telles que la bile^ 
le fuc gaftrique , & le peu de ref- 
fort des vaiffeaux. Âuffi tes perfon- 
nes foibles & qui ont le foie obf-* 
rrué , la bile mal formée, font-elles 
fujettes a la vifcofité des humeurs^. 

4^.^ La diminution du mouve- 
ment animal; car le mouvement 
fortifie les folides , atténue les 
fluides, hâte la digeftion & l'afli^ 
milation des alimens. 

5^. La diflipation des parties les 
plus fluides du fang , par le relâche- 
ment des vaifleaux excrétoires ; car 
il eft évident que les parties les plus 
fluides étant difPpées , le fang s'é- 
pâiffic & devient vifqueux : ainlî- 
les fudorifiques doivent être admi- 
niftrés avec prudeiKe. 

(SS. La rétention des parties les^ 
plus épaifles des fluides engagé» 
dans les couloirs & dont ceux-ci na' 
peuvent fe débarrafler. 

La vifcofité fe forme d'abcrd dans» 
las premières voies, d'oà elle (xi^ 



11 VIS 

dans le fang & dans coures les hu- 
meurs qui s*en Céfurenc. Locique 
quelque parcknle vifquettie a tra- 
vecfé l«s veines laâées , jelle fe 
porte d'abord fur les poutnoos j 
comme elle a de la peine à circuler 
dans ks petits cuyatu de ce vifcère, 
elle produit la df fpnée. 

Les effets font dans les premières 
voies j la perte d*appétîc , les nau- 
fées , le vomiflement , les crudités, 
les concrétions pituitôufes , lapa 
reflfe 8ç Tetiâure du ventre par le 
"'Sdéfaux d'énergie dans la bile; enfin 
h rétention du chyle & fon défaut 
de feciétîon. 

Dans les humeurs , elle rend le 
fang vifqueux , pâle j immuable , 
obftruant > produit des concrétions , 
rend Turine blanche & prefque fans 
odeur , forme des tumeurs œdéma 
reufes, empêche les fécrétions , pro- 
dttic la coalition des vaiiTeaux. 

Toutes ces caufes & tous ces ef- 
fets pris enièmble , produiront des 
effets funeftes ; tels que la fuffbca . 
cion Se U mott, après avoir dérangé 
toutes les fonâions animales, vitales 
Se naturelles. | 

Le traitement de la vi/cofite fe | 
remplira, i^. par l'ufage dalimens 
& de boiflons qui aient bien fer 
mente , ôc qui foient afTaifonnés de 
fels <k d'aromates j la i)ière fermen 
tée donne moins de phlegme & de 
vifcofîcé que les tifannes : il en eft 
de même du vin. La bière double 
& le bon vin font des remèdes ex- 
cellens avec le pain bien cuit d^ns 
la vifcodiéé 

a**. .Les aromates font incififs; 
les principaux font la canelie» la 
mufcade , le poivre , le gingembre, 
la menthe , le thym. 

5^. Les bouillons de viande de 
vieux animaux , atiéaués par les vé« 



Foyei 



VIS 

gétaux ^res , â peu près comme dans 
l'uciditécles animaux de proie & 
fauvages y font excellens, 

4^» Les remèdes qui raffermif- 
fenc }e$ vaiflèaux & les vifcères , 
tels que les toniques , les apéritifs» 
les amerstles anti-fcorbutiques » les 
defïîcattfs, les corroborans font fur- 
tout indiqués* 

^ 5?. L'exercice & le mouvement^ 
Tair tempère ,. la tranquillité des 
paflîons , l'ufage modéré & raifonné 
des non naturels , font les meilleures 
. précautioti s que l'on puiiïe employer 
pour aider Taftion des remèdes. 

<>®. Les remèdes délayans , les 
favonneux » les réfolutifs doivent 
être continués pendant toute la 
cure. 

Vise, ÉEj participe paffif. 
Viser. 

VISÉE ; fubftantif féminin, 
tion de la vue â un ceri 
pour y adrelTer un coup. // a mal 
pris fa vi/ée. 

On dit figurément & familière- 
ment, qw'une perfonnc a changé de 
vifée-^ pour dire, qu'elle a changé 
de defTein. 

LjKjjremière fyîlabe eft brève, la 
féconde longue , & la rroifîéme très- 
brève. 

VISER ; verbe neutre de la première 
conjugaifon , lequel fe conjugue 
comme Chanter. ColUnearc Mi- 
rer , regarder un but pour y adrtf- 
fer un coup de pierre , de trair^ 
d'arme â feu , &c. Voilà Voifcau 
auquel il faut viftr. Fife^-vous à cet 
arbre ? Il ne vif oit pas aux fenêtres. 
Il a tiré fon coup fansVifer ^ 

En parlant d un homme qui a 
mieux réuffi qu'on ne croyoir dans 
quelque chofe qu'il avoir entrepris, 
on dit figurément & proverbiale- 
ment , ce néioit pas mal vif é pour 



Direc- 

certain point 



24 VIS 

?|aoi revenant fur l'œil revêtu d'une 
orme 6c d'uae modificarion nou- 
velle par cette efpèce d'union avec 
l'objet j elle faifoit une impreflion 
fur la prunelle , d'où réfultoit la 
fenfation de l'objet. 

Ils ticoient les raifons dont ils ap- 
puyoienc leur opinion, i ^. de l'éclat 
de Teeil^i^.dece que l'on apperçoit 
un nuage éloigné^ fans voir celui 
q«n nous environne , parceque , fé- 
lon eux , les rayons font trop vi- 
goureux & trop pénétrans pour être 
atrêtés par un nuage vorun;mais 
quand ils font obligés d'aller à une 
grande diftance , devenant foibles 
& langui(Ians,ils teviennent*â l'œil; 
3*. de ce que nous n'appercevons 
pas 4in objet qui eft fur la prunelle ; 
4^. de ce que les yeux s'aftuibliflent 
en regardant|, par la grande mukitu- 
de de rayons qui en émanent } enfin 
de ce qu'il y a des animaux qui 
voient pendar^ la nuit , comme les 
chats, les chats- huants & quelques 
liommet 

^ Les Epicuriens difoient que la 
vifion fe faifoit par l'émanation des 
e(pèces -corporelles ou des images 
venant Ses objets, bu par une ef- 
pèce d'récoulement atomique >iequel 
^'évaporant continuellement des par- 
ties intimes des objets « |)aryenoit 
jufqu'àroeiL 

Leurs principales tajfons étoient, 
I ^. que r^DJet doit néceflàitement 
être uni i ta puiûTance de voir^ & 
comme il n'y eft pas uni par lui- 
fuême, il faut qu'il le foit par quel- 

2UÇS efpicces qui le repréifentenr , 
: qui viennent des corps par ; un 
écoulement perpétuel. 

z?. Qu'il artive fort fouvent que 
les hommes âgés voient mieux les 
objets éloignés que les objets pro- 
ches y l'éloignemcnt rendant les 



VIS 

efpèces.plu^ minces & plus déliées, 
& par conféquenr plus proportion- 
nées à la foibleire de leurs or- 
ganes^ 

Les Péripatécîciens tiennent avec 
Epicure , que la viiîon fe fait par 
la réception des effaces ^ mais ils 
difièrtnt de lui par la propriété 
qu'ils leur attribuent j car ils préten- 
dent que les efpèces qu'ils appel- 
lent intentionnel/es , întcntionales ^ 
font des efpèces incorporelles. 

11 eft cependant vf ai que la doc- 
trine d'Ariftote fur la vifion , qu'il 
a décrite d^ns (on chapitre de Af* 
pcclu , fe réduit uniquement à ceci, 
que les objets doivent imprimer du 
mouvement à quelque corps inter- 
médiaire , moyennant quoi ils 
puifleut faire impreftion fur l'or- 
gane de la vue ; il ajoute dans un 
autre endroit , que quand nous ap- 
percevons les corps, c'eft leurs ap- 
parences & non pas leur matière 
que nous recevons, de la même mz^ 
nière qu'un cachet fait une impref- 
fion fur de la cire , fans que la cire 
retienne aucune autre chofe du ca- 
xhet. 

Mais les Péripatérictens ort jugé 
à propos d'éclaircir .cette explica« 
•tion , félon enx trop vague & trop 
obfcure. Ce qu'Âriftote appeloit 
apparence , e^V pris . par fes disci- 
ples pour des efpèces propres & 
•réelles. Ils aflTurent donc que tout 
objet vidble imprime une parfaite 
image de lui même dans l'air qui 
lui eft contigu ; que cette image en 
imprime une autte Aiopeu plds. pe- 
tite dans l'air immédiatement iui- 
yanr, & ainfide fuite jiifqu'â ce que 
la dernière image arrive au ^rijQtaU 
iin ., qu'ils regardent comme l'oc- 
gane principal de la vue , ou ce qui 
occafionne immédiatement la .fen- 
fation 



VIS 

ftrion de Tame : ils appelletit ces 
images , des cfpèus intcntionnclUs. 

hcs philofophes modernes ex- 
pliqaeac beaucoup mieux tout le 
mécanifme de la vifion ; ils con- 
' viennent cous qu'elle fe fait par des 
rayons de lumière réfléchis des dif- 
férens points des objets reçus dans 
la prunelle, réfradés & réunis dans 
leur palTage à travers les tuniques | 
& les humeors qui conduifent juf- 1 
qu'à la rétine , 6c qu'en frappant 
ainfi ou en faifant une impreflSon 
fur les points de cette membrane , 
l'imp^elijon fe propage jufqa'au 
cerveau par le moyen des filets coj:- 
refpondans du nerf optique. 

Quant à la fuite , ou à la chaîne 
d'images que les Péripatécicicns 
fuppafenr , c'eft une pure chimère , 
& 1 on comprend mieux l'idée d'Â- 
riftote fans les employer , qu'en ex- 
pliquant fa penfée par ce moyen ; 
en effet la dodbrine d'Âriftote fur la 
vifion peut très-bien fe concilier 
avec celle de Defcartes & de New- 
ton j car Nèwcon conçoit que la vi- 
fion fe fait principalement par les 
vibrations d'an milieu très -délié qui 

f)cnètre tous les corps j que ce mi- 
iea eft mis en mouvement au fond 
de l'œil par les rayons de lumière , 
& que cette impreflîon fe commu- 
nique zixfcnjbrium ou fiége du fen- 
timent par les hlamens des nerfs 
optiques , & Defcartes fuppofe que 
le foleil preffant la matière fubiile 
dont le monde e(l rempli de toutes 
parts , les vibrations de cette ma* 
tière réfléchie de deflus les objets 
font communiqués a l'cril, 8c de la 
%\x fcnforium ou fiége du fentiment \ 
de manière que nos trois philofo- 
phes fuppofent également l'adion 
ou la vibration d'un milieu. 



VIS 



*r 



Pour expliquer comment les ob- 
Tomt KXX. 



jets vont fe préfcnter fur la rétine ^ 
Defcartes a imaginé l'expérience 
fuivante : après avoir bien fermé 
les fenêtres d'une chambre , & n'a- 
voir laiflc de paffkge i la lumièrt 
que par une fort petite ouverture , 
il faut y appliquer l'œil de quelque 
animal nouvellement tué , ayant 
retiré d'abord avec toute la dexté^ 
rite dont on eft capable , les mem- 
branes qui couvrent le fond de l'hu- 
meur vitrée, c'eft-à-dire, la partie 
poftérieure de la fclérotique , de la 
choroïde Se même une partie dt 
la rétine ; on verra alors les images 
de tous les objets de dehors fe pein- 
dre très-di(linâ:ement fur un corps 
blanc » par exemple , fur la pelli- 
cule d'un œuf appliquée à cet œil 
par derrière. On démontre la mê- 
me chofe d'une manière beaucoup 
plus parfaite » avec un œil artificiel» 
ou par le moyen de la chambre obf- 
cure. 

Ainfi il cft aifé de concevoir » 
i^. C|ue la perception ou l'image 
doit être plus claire & plus vive, à 
proportion que Tœil reçoitde la part 
d'un objet un plus grand nombre 
de rayons ; par conféquent la graa- 
dcur de la prunelle contribuera ea 
partie à la clattc de la vifion. 



iS. En ne confidérant qu'un point 
rayonnant d'un objet , on peut dire 

?|ue ce point affeûeroit le fiége du 
cntiment d'une manière plus foi- 
ble , ouferoit vu plus obfcurémentj 
i mefure qu'il feroit plus éloigné » 
K^â caufe que les rayons qui viennent 
'd*un point font toujours divergcfis ; 
ainfi plus les objets feront éloignés > 
moins la prunelle en recevra de 
rayons j mais d'un autre côté la pru- 
nelle fe dilatant d'autant plus que 
l'objet eft plus éloigné , elle reçoit 
par cette dilatation un plus grand 

D 



t6 VIS 

nombre de rayons qu'elle n'en rece- 
vroit fans ce mécanifaie. 

}^. La vifion plus ou moins dif- 
tinâe dépend un peu de la grandeur 
de l'image repréfentée dans le fond j 
de i'csil : car il doit y avoir au moins 
autant d'extrémités> de âlets ou de 
fibres du nerf optique dans l'efpace 
que l'image occupe , qu'il y a de 

{^articules dans l'objet qui envoie 
es rayons dans la prunelle-, autre- 
ment chaque particule n'ébranleroit 
pas (on filet *optique patticulier *, & 
fi les rayons qui viennent de deux 
points tombent fur le même filet 
optique , il arrivera la même chofe 
que s'il n'y avoir qu'un feul point 
qui y tombac , puifque le même filet 
optique ne fauroit être ébranlé de 
deux manières différentes à la fois. 
C'eft pourquoi les images des objets 
fort éloignés étant très - petites , 
elles paroiffent confufes , plufieurs 
points de l'image affeâant un mê- 
me point optique : il arrive auffi 
ie là que fi l'objet a différentes cou- 
leurs, plufieurs de fes particules 
affeâanr en même temps le même 
filet optique > l'œil n'en appercevra 
que les plus lumineufes & les plus 
brillantes : ainfi un champ parfemé 
il'un grand nombre de Heurs blan- 
ches fur un fond de verdure , pa- 
roîtra néanmoins tout blanc à quel- 
que diftance. 

4*^. On ne voit que confufcment , 
ou même on ne peut point voir les 
objets que la lumière n'éclaire qu'à- 
peine; de forte qu'on ne peut point 
diftinguer les limites de leur éten- 
due. On ne voit pas mieux les ob- 
jets opaques qui fe meuvent très- 
rapidement , quoiqu'ils foient peu 
éloignés de notre vue : par exemple^ 
on ne difiingue pas bien un oifeau 
^ui vole à quelques pas de nous , un 



Vis 

rat , un loir qui court auprès de nous; 
un boulet de canon lancé par uae 
bouche à feu j une corde d'inftru- 
ment qui frémit : car l'image de 
ces fortes d'objets qui fe peine dans 
nos yeux s'échappe fi promptement, 
que les fibrilles nerveufes en font i 
peine ébranlées» & que Tame en 
peut à peine fentir l'impreffionpour 
s*en former une idée diftiude. 

Les objets nous paroiffent encore 
confus lorfque la rétine eft calleafe, 
& btûlée par la trop grande aâi- 
vite des rayons de la lumière q^i 
l'ont frappée précédemment j de 
forte qu'elle ne peut plus être af- 
feûée qu'avec peine , & que les 
limites des objets ne peuvent s'y 
faire appercevoir. Il arrive encore 
la même chofe lorfque les humeurs 
de l'ttil s'épaiffiflcnt , & qu'ils per- 
dent leurs tranfparences. 

On perd la faculté de voir lorf- 

?[u'une trop grande lumière vient 
rapper notre organe, de manière 
que les fibres nerveufes de la rétine 
en font bleffées. Les oifeleurs aveu- 
glent les oifeaux dont ils fe fervent 
pour attirer les autres en approchant 
de leurs yeux un fer rougi au feu» 
Quelquefois les ennemis aveuglent 
leurs prifonniers par le moyen d'une 
barre de fer rouge qu'ils leur pré- 
fenrent auprès des yeux ^ ils y par- 
viennent auflî par la lumière du 
foleil. On devient pareillement 
aveugle lorfque les humeurs de l'œil 
abforbent la lumière que lès objets 
renvoient : on le devient encore 
lorfque le nerf optique eft compri- 
mé , rompu ou bleffé entre l'œil 6c 
le fenforium commune* 

On appelle en Théologie , vîjion 
héatijîqut , vifton intuuivc , celle par 
laquelle les Bienheureux voient 
Dieu dans le CieL 



tS 



VIS 



VisxoH^ (ignîfie figucémenr , une idée 
folle, extravagante. Ceft une pure 
vifion. Ce projet eft une vijion de vo-. 
tre frète. Il a des vijions cornues. On 
die auflli dans ce fens là , un homme 
à vi/ions. Quevedo ejl un Auteur à 
yijions. 

ToQt eft bref au (Ingulier ; mais 
la dernière fyllabe eft longue au 
pluriel. 

On prononce v\\ion. 

Différences relatives entre ylfion 
te apparition. 

La vifion fe paffe dans les fens in- 
térieurs , & ne fuppofe que Tadion 
de Timagination. Ùapparition frap 
pe de plus les fens extérieurs, & 
fuppofe un objet au-dehors. 

Saint Jofçph fut averti par une 
▼ifion , de fuir en Egypte avec fa 
famille. La Magdeleine fut inftruite 
de la réfurreâion du Sauveur par 
«ne apparition. 

Les cerveaux échauffés & vides de 
nourriture , croient fouvent avoir 
des vijions. Les efprits timides & 
crédules prennent quelquefois pour 
apparition ce qui n'eft rien , ou qui 
o'eft qu'un jeiu 
VISIONNAIRE } adjeâif des deux 

Senres. Qui croit huflemenc avoir 
es vUions , des révélations. 
Il fe dit fi>;nrémen(t de celui qui 
a des idées folles > des imaginations 
txtravaganres j des deffeins chimé- 
tiques. Cejl un homme vijîonnaire. 

Il s'emploie auffi fiibftantivemei^t. 
Il ne faut pas l*^ écouter ^ c^ejlunvi-^ 
fionnaire.. 

Les trois premières fyllabes font 
brèves , la quatrième longue & la 
cinquième très^brève. 

On prononce vi\hottairc^ 
VlSIRiW^qViznu 

VISIIANDINE i fubSamif féminin. 



Rellgieufe deluiu.^ 

tion. On dit dans le même leu» , 

• fille de la Fifitation. Voyez Visita- 
tion. 

VISITATION ; fubftantif féminin. 
On appelle la Vijitation de la Vieu 
ge , ou la fête de la Vijîtation , une 
fête inftituée en mémoire de la vi< 
(îte que la Sainte Vierge rendit à 
Sainte E'ifabech. Dès que l*Ange 
Gabriel eut annoncé à la Vierge le 
' myrtère de Tlacarnation du Verbe 
Divin , & lui eut révélé que Sainte 
£Ii(abc(h fa coutine étoit grofle de 
(ix mois y elle fut infpirée d'âllet 
voir cette parente qui demeuroie 
avec Zacharie, â Hébron^ ville &- 
tuée fur une des montagnes de Ju- 
da^ i vingt-cinq ou trenre lieues de 
Nazareth. Marie partit le vingt fîx 
de Mars , te arriva le ^ i Hébront 
dans la maifon de Zacharie. Eli fa- 
beth n*eut pas plutôt entendu fa 
voix , qu'elle fentit ton enfant re- 
muer dans (on fein. Elle lui dit r 
vous êtes bénie entre toutes les fem- 
mes y&U fruit de vos entrailles ejf 
héni , & la congratula fur fon bon- 
heur. Ce fut alors que Marie pro» 
nonça ce Cantique pieux que nous 
appelions Magnificat. Après y avoiï j 
demeuré environ trois mois, elle 
retourna d Nazareth , un peu avant 
la naiffânce de Saint Jean • Bapnfle.. 
Il y a de^ Auteurs qui tiennent qutr 
la Sùnte Vierge afCfta aux coucncfr 
de Sainte Elifabeth. A l'égard de lai 
fèie , celui qui a penfé le premiec 
â rétablir, a été Saint Bonaventu* 
re , Général de fOrdre de Saine 
François , lequel en fit uns décret 
dans un Chapitre général tenu à 
Pife Tan 1 1<^5 , pour toutes les cgli* 
fes de fon ordre. Depuis , lé Papf 
Urbain IV étendît cette fere dar 
toute rEglife. Sa BuMe,. qui eftr c 
^'^ ^jb73^ Q^fut publiée que la 



VIS 

née fui vante par Boni face IX , fon 
facceflfeur. Le Concile de Baie com- 
mencé Tan 14} 1 9 la auflî ordon- 
née , & en a marqué le jour au deux 
Juillet : ce qui a fait croire à quel- 
ques-uns que la Sainte Vierge ne 
partit de chez Zacharie que le len- 
demain de la Circoncinon de Saint 
Jean, qui fut le premier de Juillet, 
huit jours après fa naifTance. Dans 
quelques Eglifes on a placé cette fcte 
au z8 Mars > trois jouts après TAn- 
aonciation» 

On appelle Ordre de la yificae'on, 
an Ordre de Religieufes inftituées 
en 1610 par Saint François de Sa- 
les 8c la Bienheureufe de Chantai , 
dans la viile d'Annecy en Savoie , 

{»our vi/icér les malades Se les fou- 
ager dans leurs befoins» 

Ces filles ne fatfoienc d*abord 
que des vcrux (impies j & ne gai* 
doient poîiK de clôture. Elles con- 
fervent encore aujourd'hui le nom* 
de Filles de la Vifitationy quoi que 
leur inftitut foit changé, & qu'il 
les renferme dans le cloître. Leur 
pieux Fondateur , Saint François de 
Sales, fe détermina à ce change* 
ment ^ pour éviter les inconvéniens 
qui pouvoient menacer im Ordre 
fans vœux Se fans cloître. Il dre(7a 
de nouvelles conftitutions félon la 
règle de S. Auguftin. Icfquelles fu- 
rent approuvées par Urbain VIILCes 
conftitutions impofent peu de mor- 
tifications, afin que TOrdre puilTe 
fervir d*a(ile aux perfonnesque Ydt- 
geou les infirmités empêchent d'em- 
bralfer une règle auAère. Il v a 
dans cet Ordre trois fortes de Re- 
figieufes , des Choriftes deftinées à 
réciter Toffice au chœur , des alFo- 
ciées Se des domeftiques qui ne funr 
point obligées à VofBce , mais feu- 
lement i dise ua certain nombre 



VIS 19 

de Pater & à' Ave. Ces Religieufes 
portent un habit noir., un voile d*é« 
tamine fans bordure, un bandeau 
noir au front : & au lieu de guimpe 
une barbette de toile blanche fans 
plis, avec une croix d'argent fut la 
poitrine. 

VISITE; fubftantif féminin. Saluta^ 
tio. Aûion d'aller voir qutlqu'im 
par civilité ou par devoir. Nnus 
lut furies une vijite. Combien de fortes 
de vifius ne faut il pas fffuyer tous 
Us jours ! L'acl.vltc & l* ennui ont 
multiplie les vijitcs à l^ infini. Une vi- 

- flre courte. De lohgitas &^en/iuy tu/es 
yilites. Recevoir des vifues. Vous lui 
devei une vifjte. 

On dit , viffte en rohe détrovffée ; 
pour dire, vifire de cérémonie. 

On dit , rendre vifite œ quelqu'un , 
pour dire, lui faire une vifice quoi 
qu'on n'en ait point reçu de lui. Et^ 
rendre la vifite à quelqu'un ; pour 
dire, faire à quelqu'un une viiitc 
après en avoir rtçu une de lui» 

VisiTB', fe dit en parlant d'un Méde- 
cin, d'un Chirurgien y qui va voir 
un malade. Ce Médecin veut avoir" 
dou^e francs par vif te. Ce Chirurgien 
fait payer fes vif tes plus cher que li 
Médecin. 

Visite, fignifie aufîT, Fa recherche, ïa; 

fterquiHtion qu'on fait dans certains 
ieux , ou pour y trcîuirer quelque 
chofe , quelque perfonn^^ , ou pour 
voir fi ïOTir 7 eft bien f n ordre le» 
Commiffjires surent ordre de faire la 
vifite dans chaque quartier pour pren^ 
d'€ les noms des étrangers qui etciens 
dans la ville. Les Jurés de s mériers- 
les Maures & Gardes des ^Zj^'nands^ 
font leurs vifues dans tes hnutiqoes y 
dans les magafi^fs pour recon^oftrefi 
l*on ne contrevient pas auxjlatuts &' 
réglemens. 

Ob appelle vijice de matrones ^ 



3^ 



VIS 



Tcxamen que les Sages Femmes font 
par ordre de juftice, de Ictac d'une 
femme ou d'une fille. 

On appelle vijite de cadavre ^ l'e- 
xamen que les Chirurgiens nom- 
més par la juftice font d'un corps 
mort. 

On appelle la vifitc d^s bois , la 
vijiu d'un bâtiment , l'examen des 
bois , d'un bâtiment fait ordinaire- 
ment par des Experts nommés par 
la juftice. 

On appelle yifue des Eveques & 

Archevêques^ celle qu'ils ont droit 

de faire dans les Èglifes de leurs 

^ Diocèfes , en leur qualité de pre- 

* miers Pafteurs. 

Le droit dont jouiffent à cet 
égard les Évcques eft imprcfctipii- 
ble. Le Concile de Ravenne tenu 
en 13 14, prononce l'excommani- 
catioM contre les perfonnes Reli- 
gieufes féculières , & l'interdit con- 
tre les Églifes qui , fous prétexte de 
non ufage, de prefcription , s'oppo- 
feront à la vifite de l'ordinaire. In- 
nocent 111 avoit déjà décidé la mê- 
me chofe en faveur de l'Archevê- 
que de Sens. 

11 n'y a que les droits utiles dûs 
à l'Évcque pour la vifite qui foient 
fujets à prefcription. 

Les Canons & les Conciles im- 
pofent aux Évcques l'obligation de 
vifiter leur Diocèfe ; tels font les 
Conciles de Meaux en 845 , de Pa- 
ris en 8 j i , le troifième de Valence 
en 8 5 5 . 

Tous les ans ils doivent vifiter 
une partie de leur Diocèfe. Le Rè- 
glement de la Chambre Eccléfiafti- 
que de i(> i4> leur donnoit deux ou 
trois ans pour achever leur vifite \ 
mais l'Ordonnance de Blois veut 
qu'elle foit finie dans deux ans. 

Il fut auilî ordonné par la Gham- 



VIS 

bre Eccléfiafiique en 1^14 , que les 
Eveques feroient leur vifitc en per- 
fonne; mais l'Edit de 1^95» leur 
permet de faire vifiter par leurs Ar« 
chidiacres , ou autres perfonnes 
ayant droit fous leur autorité » les 
endroits où ils ne pourront aller en 
perfonne. 

Les Bcnéficiers doivent fe trou- 
ver à leurs Bénéfices lors de la vifi- 
te , à moins de quelque empêche- 
ment légitime. 

Lorfque l'Évèque fait fa vifîre en 
perfonne , il doit avoir les bon* 
neurs du poile , qui doit être porté 
par tes Confuls ou Officiers de 
juftice. 

Les réguliers même exempts font 
tenus de le recevoir revêtus de fur- 
plis , portant la croix , l'eau bénite 
&c le livre des Evangiles , & de le 
conduire proceflionnellement aa 
chœur , recevoir fa bcuédiâiou , & 
lui rendre en tout l'honneur dû à fa 
dignité. 

L'objet de ces fortes de vifires 
eft que l'Évèque intreduife la 
foi orthodoxe dans toutes les Egli- 
fes de fon Diocèfe , en chafte les 
héréfies & les mauvaifes mœurs , 
& que les peuples , par fes exhor- 
tations, foient excites à la vertu âc 
à la paix. 

L'Évèque ou autre perfonne en- 
voyée de fa part 9 ne peut demeurer 
plus d'un jour dans chaque lieu. 

Il doit vifiter les Eglifes , les va- 
fes facrés , le tabernacle , les autels, 
fe faire rendre compte des revenus 
des fabriques ; il peut prendre con- 
noiiTance de l'état & entretien des 
hôpitaux , de l'entretien des Éelifes 
ic des réparations des Presbytères » 
de ce qui concerne les bancs & fé- 
pulruresjla réunion des Eglifes rui- 
nées aux paroiiTes, l'établiflemehc 



J'iin Vicaire ou Secondaire dans les 
lieux où cela peut être néctlTaire , 
récabliffemenc des Maîtres & Mai- 
trèfles d'Ecole ^ & fi dans le cours 
de fa fiCne il trouve quelques abus 
i reformer , il a droit de correâion 
& de réformât ion. 

Toutes les Eglifes Paroifliales ou 
Cures pofledces par des féculiers ou 
réguliers y dépendantes des corps 
exempts ou non y même dans les 
Monaftères ou Abbayes chefs d or- 
dre , font fojcttes â la vifite de 
rÉvêque diocéfain. 

Il en eft de même des Cures où 
les Chapitres prérendent avoir droit 
de vifite; celle-ci n'empêchanr pas 
rÉvêque de faire la (ienne. 

Il peut de même viHter les Mo- 
nadères exempts ou non exempts, 
toutes les Chapelles ôc Bénéfices > 
même les Chapelles domeftiques ^ 
pour voir fi elles font tenues avec la 
décence néce flaire. 

Enfin les lieux mêmes qui ne 
font d'aucun Diocêfe font fujets â 
la vifite de TEvêque le plus pro* 
chain. 

11 efl: du à TÈvêque un droit de 
piocuration pour fa vifite.^t^y .Pro- 
curation. 

On dit dans le même fens , (\\i*un 
Général £ Ordre y qu'^/z Provincial , 
c^un Archidiacre font leur vifite dans 
un Diocèfe , dans un Monafière , dans 
les Eglifes y pour dire, qu'ils vont 
examiner l'état des lieux , & fi tout 
7 eft dans l'ordre. 

On appelle vifite des prifons & 
prifonniers , la féance que les Juges 
tiennent en certains temps de Tan- 
née aux prifons , pour voir fi elles 
font fûres & faines , fi les Geôliers 
& Guichetiers font leur devoir , & 
pour entendre les plainte^ & re- 
quêtes des ptifonniers. Les Geôliers 
iont auifi obligés de vifiter tous les 



VIS îi 

Jours les prifonniers qui font aux 
cachots , & les Procureurs du Roi 
& ceux des Seigneurs de vifiter les 
prifons une fois chaque femaine , 
pour entendre les plaintes des pri- 
fonniers. 

En termes de procédure , on ap- 
pelle la vifite du procès y l'examen 
que les Commiflaires & le Rappor- 
teur font enfemble d'un procès. 

Les deux premières fyllabes font 
brèves j & la troifième très-brève. 
VISITÉ, ÉEj participe paflif. Foyei^ 

Visiter. 
VISITER ; verbe aélif de la première 
conjugaifon , lequel fe conjugue 
comme Chanter. Aller voir quel- 
qu'un chez lui. Vifiter fes parens. Il 
ne fe dit guère qu'en parlant de vi- 
fites de cérémonie. Vifiter les Car^ 
dinaux. Vifiter les Mini/ires» 
Visiter , fignifie auffi j aller voir par 
charité ou par dévotion. Vifiter les 
pauvres. Vifiter les hôpitaux. Vifiter 
Us prifonniers. Vifiter les Eglifes. 
Visiter , fignifie encore , aller voir fi 
les chofes font dans Tordre où elles 
doivent être. Les Conciles chargent 
les Eveques de vifiter leurs Diocèfes* 
L* Archidiacre peut fous l* autorité de 
l'Evêque vifiter les Eglifes Paroifjtti' 
les. Les Jurés des corps & métiers 
vîfltent les boutiques , les magafins , 
les marchandifes. Les Employés Hes 
Fermiers Généraux vifitent les voi* 
tures , malles & équipages des voya- 
geurs. 
Visiter , fignifie auflî , examiner quel- 
que choie avec foin pour en tirer 
quelque connoi fiance , ou quelque 
conjeâure. Les matrones ont eu or^ 
dre de vifiter cette fille. Le Chirur" 
gien a vifite la plaie. Il faut faire^ 
vifiter le bâtiment par un Architecte. 
Les HuiJJiers ont vifite par toute la 
maifon. 

On dit faimlièrem:nt d un ava- 



3* VIS 

re , qu*i/ vifacfouvtntfon coffre fort. 
On dit en termes de 1 écriture , 
que Dieu vijîtefes élus , pour dire , 
qu il les éprouve par des tribula- 
tions, par des aflflidions. 

Les deux premières fyllabes font 
brèves , & la troifième longue ou 
brève. f'cTy^î;^ Verbe. 
On prononce vi{/r^r. 
VISITEUR ; fubftaniif mafculin. /7- 
JUdtor. Celui qui eft commis pour 
vidter les Couvens d*ttne ou de plu- 
(leurs Provinces d'un Ordre Reli- 
gieux. Le Père Vifiteur. 
VlSLOKEj petite ville d'Allemagne 
dans le bas Palatinat du Rhin , far 
la rivière d'Elfatz, à trois lieues , 
fud, d'Heidelberg. 
VISMAR-, ville d'Allemagne dans le 
Cercle de la balTe Sixe, au duché 
de Meckelbourg, don: elle eft -Ca- 
pitale. Vitmar étoit déjà un grand 
village dans le dixième fiècle. Ce 
village devint ville, & une ville 
confidérable, qui dans le treizième 
fiècle fut mife au rang des villes 
Anféatiques. Les flottes de ces viU 
les s'aflTembîoient dans le port de 
Vifmar. Le Duc Adolphe Frédéric 
s'empara de Vifmar en 1^31 avec 
le fccours des Suédois, qui y tin- 
rent garnifon , & on leur en fit la 
ctllîon par le Traité de Veftpha- 
li.. Elle fat bombardée en 1711 par 
le R^i de Dannemarcic. En 1715 
les Alliés du Nord raflîcgèrent, la 
prirent, & en démolirent les forri- 
hciitions. Enfin elle a été rendue à 
laSucJe en 1711 par la paix du 
Noru , mais toute ouverte, & d 
conditi,)n qu'on n'en relevcroit pas 
les foit'.fications Cette ville eft fi- 
luée au fond d'un golfe que forme 
la mer Baltique, à fept milles de 
Lubcck , vingt trois , nord - eft , de 
Lup.cboiiri;, ving-huit, fud-oueft, 
de Sciaifund, & quatre de Schvcrin. 



VIS 

VISNAGE, ou CUREBENT D-Espi^ 
GNE } plante qui croit naturellement 
dans les pays chauds, comme en 
Turquie, en Italie, en Languedoc 9 
en Efpagne : on la cultive ici dans 
les jardins. Sa racine eft fibreufe & 
annuelle \ elle poutTe une tige haute 
d'environ deux pieds, cannelée, 
refTemblante â celle de laneth \ fes 
feuilles font découpées en grandes 
lanières, lifTes & unies comme cel* 
les du panais fauvage \ fes fleuts 
naiflenr en été au fommet de la ti- 
ge , difpofées en ombelles , blan- 
châtres > longues , roides , garnies i 
leur bafe de petites feuilles qui fe 
contraébent fur elles mêmes, & 
forment un creux. A ces fleurs fuc- 
cèdent des fruits ovales, divifés en 
deux parties, qui renferment deux 
femences convexes d'un côté & ap- 

Elaties de l'autre, velues, fembla- 
les â celles de Tache, d'un goût 
acre \ elles mûriflcnt en automne. 

Lorfque les pédicules de {t% om- 
belles font féchés , ils deviennent 
fermes , & il y a beaucoup de per- 
fonnes, fur- tout en Efpagne , qui 
s'en fervent en guife de curedenrs : 
on choifit ceux qui font Uflés, de 
couleur jaunâtre , d'un goûc aflez 
agréable & d'une odeut douce. Oq 
attribue à cette plante les mêmes 
propriétés médicinales qu'au fe- 
nouil. 
VISON j fubftantif mafculin. Efpèce 
d'animal lout-d fait fcmblable à la 
fouine par les mœurs, le naturel & 
par la forme du corps. On peut la 
regauler comme de la nicme efpè- 
ce , ou du moins comme une efpèce 
très voi fine de la fouine. On voie 
cet animal dans l'Amérique fepten- 
trionale; fa fourrure eft feulement 
plus lultrée, plus foyeufe, qualité 
qui lui eft commune avec le caftor 
U loutre & les autres animaux du 

nord 



VIS 

nord de iWmicrique, dont la four- 
rure eft plus belle que celle de ces 
animattx dans le nord de rEurope. 
VISORION; fubftantif mafculin & 
terme d'Imprimerie. Petite plan- 
chette qui fe place fur la calTe » & 
far laquelle le CompoCteur attache 
fa copie avec le mordant. 
VISQUEUX, EUSE j adjeaif. Vifco^ 
fus. Gluant. Les farines nonfermen- 
tées font des alimens vifqueux qui 
produifent de mauvais effets dans le 
corps. Humeur vifqueufe. Matière 
graffe & vifqueufe. 
VlSSt, EE; participe paffif. Voye^ 

Visser. 
Visser ; verbe adif de la première 
conjugaifon , lequel fe conjugue 
comme Chanter. Attacher avec 
des vis. Il vaut mieux vijfer cette fer- 
rure que de la clouer. 
ViSSOGRODi petite ville de la 
grande Pologne dans U Palatinat 
de Mazovie , fur la Viftale, k fix 
lieues de Ploczko. 
VISTNOU ; c*eft le nom qu on donne 
dans la Théologie des Bramines à 
i'un des trois grands Dieux» de la 
première claffe, qui font l'objet du 
culte des habitansdellnvloftan.Ces 
trois Dieux font Bramah, Viftnou 
& Ruddiren. Suivant le Védam , 
c*eft-à-dire la Bible des Indiens 
idolâtres, ces trois Dieux ont été 
créés par le grand Dien ou par l'Ê- 
tre Suprême pour être fesminiftres 
dans la nataro.Bramah a été charge 
de la création des êtres ; Viftnou cft 
chargé de la confervaiion , & Rud- 
diren de la deftru£kion Milgré cela 
il y a des fedes qui donnent à Vif- 
tnou la préférence fur fcs deux con- 
frères, ^ ils prétendent que Bramah 
lui-mcme lai doit fon exiftence & 
a ctç créé par lui. l!s difent que 
Viftnou a divifé les hommes en trois 
cîaflTes, les riches, les pauvres & 
Tome XXX. 



VI^ 53 

ceux qui font dans un état moyen; 
& que d'ailleurs il a créé pluhcurs 
mondes, qu'il a rempli d'efprits, 
dont la fonâion cft de conferver les 
erres. Ils affirment que le Védam ou 
Livre de la loi n a poinr été donné à 
Bramah , comme pretendeiit les au- 
tres Indiens , mais que c'eft Viftnou 
qui Ta trouvé dans une coquille. 
Toutes ces importantes difputes ont 
occafionné des guerres fréquentes 
& cruelles entre les différentes fec- 
tes des Indiens, qui ne font pas plus 
difpofées que d'autres à fe paffer 
leurs opinions théologrques. 

Les Indiens donnent un grnnd 
nombre dç femmes à leur dieu Vif- 
tnou. Sans compter mille concubi- 
nes , Çt% femmes les plus chéries 
font Lechifni , qui cft la Vénus in, 
dienne, & la DcefTe de la Fortune, 
dont la fon&ioi eft de gratter la 
tête de fon époux. La féconde eft 
Siri Pagoda, appelée auffi Pumi 
Sivi^ la déeffe du Ciel, fur les 
genoux de qui Viftnou met fes 
pieds qu'elle s'occupe à frotter avec 
fes mains. On nous apprend que ce 
Dieu a eu trois fils, Kachen , Laven 
& Varen ; ce dernier eft provenu du 
fang qui fortit d'un doigt que Vif- 
mou s'eft une fois coupé. 

Ce Dieu eft fur^tout fameux dans 
rindodan par fes incarnations qui 
renferment, dit-on, les principaux 
myilères de la religion des Brami- 
nes, & qui font déjà* au nombre 
de neuf. En voici l'hiftoire abrégée. 
Première incarnation ou meta- 
morphofe. Un certain démon ayant 
enlevé le Livre de la loi appelé ^c- 
dam des mains de ceux qui le gar- 
doienr, & s étant caché au fond 
de la mer avec fa proie , Viftnou fe 
métamorphofa en poifTon , joignit 
le ravi fleur , & rapporta le Védam. 
Deuxième métamorphofe. Les 
E 



34 VIS 

Dieux voulant manger d'un beurre 
délicieux qui fe forme dans une des 
fept mers qui font dans le monde 
félon les Indiens, Se quils appel- 
lent la mer du lait^ ils apportèrent 
fur le bord de cette mer une mon- 
tagne d'or, où eft aflîfe une couleu- 
Tre d'une longueur prodigicufe, 
qui a cent tctes, fur lefquelles font 
appuyés les quatorze mondes qui 
compofent l'Univers, Ils fe fervi 
rent de la queue de cette couleuvre 
comme d'une corde pour attirer le 
beurre j mais ils furent traverfés 
dans leur entreprife par les géans 
qui tiroient auHi la couleuvre de 
leur coté. Ce conflit penfa être fu 
nefte au monde que la couleuvre 
foutenoit. Il fut tellement ébranlé, 
qu'il eût été infailliblement ren- 
verfé fi Villnou prenant la forme 
d'une tortue ne fe fût p'^ompte- 
ment mis delTous pour le foutenir. 
Cepeniant la couleuvre répandit 
fur les géans une liqueur venimeufe 
qui les obligea de lâcher prife \ 
ainfi les Dieux demeurèrent les 
maîtres de cet excellent b;;urre 
dont ils étoient fi friands. D'autres 
racontent tout fimplement que la 
terre affaiiTée par le poids de la 
montagne Mérupata fur fur le point 
de s'enfoncer dans Tabime ^ mais 
que Viftnou changé en tortue vint 
a propos foulever la montagne & 
foulager la terre. 

Troifième métamorphofe. Un énor- 
me géant nommé P^d^/as ayant 
roule la terre comme une feuille 
de papier remporta fur fes épaules 
jufqu'au fond des enfers. Viftnou 
transformé en cochon alla trouver 
le géant, le combattit, & après 
l'avoir vaincu rapporta la terre fur 
foa groin, & la remit à fa première 
place. D*aurres difent que le dieu 
Rucreo) ayant dcEé Bramah & Vi£- 



VIS 

tnou de trouver l'endroit ou il ca^ 
cherûit fa tête & fes pieds , 8c s'c- 
tant offert de leconnoître la fupé- 
riorité de celui qui feroit adez ha- 
bile pour faire cette découverte, 
Bramah &z Viftnou acceptèrent le 
défi, que Bramah trouva la tête de 
Ruirem par le moyen de la fleur du 
chardon qui lui indiqua le lieu où 
elle étoit cachée j que Viftnou fe 
méramorphofa en cochon pour 
chercher les pieds de Rutrem ; mnij 
qu'après avoir fouillé inutilement 
avec fon groin jufque dans les en- 
trailles de la terre, il fut obligé de 
renoncer à cette entteprife. 

Quatrième mctamorphofe. Un fa^ 
meux géant nomme Iranien j o'i ,, 
félon d'autres , HirrenkcJJep , a;, ar.t 
reçu du dieu Rutrem le privilège 
fingulierdene pouvoir être rue ni 
pendant la nuit, ni dedans ,. ni :;e* 
hors fa mai Ton en conclu une fi 
grande fierté, qu'il voulue abolir 
le culte des Dieux , & fe faire ado- 
rer feul fur la terre. Il fit foufFrir 
les plus cruels tourmens à ceux qut 
refusèrent de lui rendre les hon- 
neurs divins. Il n'épargna pas même 
fon fils, qui, malgré (ts ordres Se 
fes menaces, s'obftinoit toujours à 
répéter dans (ts prières le nom de 
Viftnou. La fidélité de ce jeune 
homme & les maux qu*il fouHroic 
touchèrent tellement le cœur da 
dieu Viftnou , qu'il réfolut , a quel- 
que prix que ce fur , d'exterminé r le 
géant Iranien. L'entreprife nïtoic 
pas facile. La fagacitéde Viftnou ^vi 
vint cependant d bout. Il faifit le mo- 
ment du crépufcule , où , quoiqu'il 
ne faffe plus jour, il n'eft pas en- 
core nuir^ Se parut tout-à-coup fou» 
U forme d'un monftre-, moir;é 
homme Se moitié lion, devant le 
géant Iranien, qui, étant alors fur 
le feuil de fa poiie^ n'écoic tûa 



Vis 

J 

<!cJans ni dehors de fa maifon , & 
il le mit en pièces malgré fa réîîf- 
tance. Quelques-uns difent feule- 
ment que le gcanc iranien avoic 
reça le privilège de ne pouvoir erre 
tue que d'une manière fort extraor- 
dinaire j qu'un jour qu'il fe difpo 
foit d donner un coup de bacon a 
fon fils, le jeune bomme sVfq'iiva 
adroireoienc, & que le bacon donna 
fur an pilier qui s'ouvrir auili - tôt, 
& dont il forcit un monftre, moitié 
homme & moitié lion, qui déchira 
le géant. 

Cinquième métamorphofc. Un 
Prince nommé AfdVû// , ou, félon 
d'autres, Magapelixaayarti , faifoic 

{;émir les hommes fous le poids de 
a plus cruelle tyrannie. Viftnou 
touché des plaintes qu'on lui adref- 
foit de tous cotes , réfolut de déli- 
vrer la terre d'un pareil monftre. Il 
prit la Forme d'un firamin< fi petit, 
qu'il pouvoit pafler pjur un nain. 11 
alla trouver ce méchant Roi, & 
lui demanda trois pieds de terre 
pour y bâtir une cabane. Le Roi lui 
accorda fa demande fans aucune 
difficulté, & pour ratifier cette do 
nation il prit un peu d'eau dans fa 
bouche, àc fe d)fpofa à la rejeter 
dans la main du prétendu Bramine 
(telle écoic alors la manière de rati- 
fizi les eng3g«mens)j mais l'étoile 
du point du jour, qui étoit le prin- 
cipal confeillsr du Roi , foupçon- 
nant quelque fupcrchtirie dans la 
demande du Bramine trouva le 
moyen d'entrer dans le gofier du 
Prince , & de le boucher tellement 
que l'eau ne pouvoit plus en fortir. 
Le Roi qui fe fentoit prefquc étouffé 
fans fa voir pourquoi, fe fit enfon 
cer un ftyîet de fer dars le gofier 
pour en ouvrir le paflTi^e. L'étoile 
fut contrainte de de loger a près avoir 
eu un "œil crevé > & le Roi répandit 



.VI5 



35 



l'eau qu'il avoic dans la* bouche 
dans la main du faux Bramine , qui 
devint tout-â-coup d'une grandeur 
fi prodigieufe , qu'un de les piedi 
occupoit toute l'étendue de l Uni- 
vers. Il pofa l'autre fur la tête da 
Roi Mavali qu'il précipita dans 
labîme. Cette hiftoire fe trouve ra- 
contée avec des circonftances diffé- 
rentes par d'autres Auteurs. Ils ne 
repréfentent point Mavali comme 
un tyran , mais comme un autre Sa- 
turne fous lequel tous les hommes 
étoient égaux & tous les biens com- 
muns. Ils difent que Viflnou dé- 
tiôna ce bon Prince, parceque les 
hommes n'ayant befoin de rien fous 
fon règne ne prièrent plus les Dieux, 
Ils ne font point mention de 1 é^ 
toile du point du jour; ils difenc 
feulement que la femme de Mavali 
voulut le détourner d'accorder au 
Bramine ce qu'il demandoit. 

Sixième mJtamorpkofe, Les R.ijahs 
(c'eft le nom que l?s Indiens donner t 
à leurs princes ) étoient devenus 
autant de tyrans qui opprimoienc 
les peuples & commettoicnt mille 
cruautés. Viftnou réfolut de punie 
leurs crimes. Il parut fur la terre 
fous une forme humaine, & prit le 
nom de Ram. Il déclara la guerre 
aux Rajahs, & les combattit fans 
relâche pendant vingt & une géné- 
rations , jufqu à ce qu'il les eut tous 
exterminés. 

Septième métamorphofe. Un géant 
nommé Cartafucinargunen , Se qui 
avoit mille bras , déloloit le genre 
humain par fes brigandages & par 
fes violences. Viftnou prit une fé- 
conde fois la figure humaine & le 
nom de Ram^ Se armé feulement 
du foc d'une charrue il préfenta le 
combat au géant, lui donna Ir. mort, 
6c lai coupa fes mille bras , puis il 

Eij 



3^ VIS 

encafTa fes os les uns fur les autres , 
& en forma une montagne appelée 
Baldous. On raconte difFcremmenc 
le fujet de cette métamoiphofe. Il 
y avoir, dit on, un firamine nom- 
mé Ravana^ qui étoic un des plus 
fervens adorateurs du dieu Ixora. 11 
ne manquoit jamais de lui préfen- 
ter chaque jour une offrande de 
cent (leurs bien comptées. Il arriva 
que le dieu déroba lui-même adroi- 
tement une des fleurs, & fie enfuite 
des reproches à Ravana de ce que 
fon offrande n'étoit pas complctte- 
Le pieux Bramine défolé de la 
perce de cette fleur fut fur le point 
de mettre un de its yeux à la pla- 
ce^ mais Ixpra s'y oppofa »& pour 
récompenfer la foi de fon ferviteur 
il jura de ne lui rien lefufer de 
tout ce qu'il défireroic. Le Bramine 
fouhaica qu'on lui confiât Tadmi- 
niflration de l'Univers j mais après 
avoir obtenu cette grâce il ne cefla 
point d'importuner Ixora par fes 
vœux & par {t% prières. Le Dieu 
fatigué lui dit: « N'ai- je pas com- 
» Ué tous tes deGrs ? Quel eft donc 
» l'objet des prières que tu me fais 
w continuellement ? « Ravana ré- 
pondit qu'il fouhaitoit avoir dix tê- 
tes & vingt bras, afin de gouverner 
plus aifément lUnivers. 11 obtint 
encore cette grâce, & fe retira en- 
fuite dans la ville de Lanka , où il 
établit le fîége de fon empire. Sa 
gloire & fa puîflTance reçurent un 
nouvel accroifTement de ce grand 
nombre de tC-tes & de bras dont il 
venoit d'être pourvu \ mais il fe 
laiffa enfin aveugler par la profpé- 
rité. Il perdit le fouvenir des bien- 
faits d'Ixora , & voulut ufurper les 
honneurs dus à la Divinité. Viftnou 
réfolut de punir lorgueil de cet in- 
folent Bramine. Il parut fur la terre 
fous une forme humaine ^ & prit le 



VIS 

nom de Ram. Ravana épouvanté fe 
changea en cerf pour fe dérober 
plus aifément â la colère du dieu. 
Ram perça le cerf d'un coup de flè- 
che \ mais Tame de Ravana en for- 
tit promptement, & choifît pour fa 
retraite le corps d'un faquir ; ce fut 
fous ce déguifement que Ravana 
enleva la femme de Ram nommée 
Sidi. Ram outré de cet afTronc em- 
prunta pour fe venger le fecours 
d*un fameux finge connu fous le 
nom de Hanuman^ qui exerça d'hor- 
ribles ravages dans la capitale de 
Ravana. Celui-ci fécondé d'un grand 
nombre de géans parvint enfin à fe 
faifir de ce redoutable finge ; mais 
il ne put jamais venir â bout de le 
faire mourir. Ravana furpri^ de la 
force prodieieufe de ce finge, lui 
demanda s'il n'y avoir pas quelque 
moyen de le vaincre. Le finge lui 
répondit : << Trempez-moi la queue 
»> dans rhuile ; enveloppez-la d'é- 
9> toupes , & y mettez le feu. Je de<- 
» viendrai auffi<tôt plus foible que 
39 le dernier des animaux ». Le cré- 
dule Ravana exécuta ce qu'avoir dit 
le finge \ mais Hanuman avec fa 

3ueue enflammée embrâfa le palais 
e Ravana & une partie de la ville 
de Lanka. Enfin pour terminer ce 
conte extravagant, le perfide Ra- 
vana refufanr toujours ae rendre la 
femme de Ram , tomba fous les 
coups de ce mari juflement irrité. 

Huitième métamorphofc. Un Ra- 
jah de rindoflan ayant appris par la 
chiromancie que fa fœur, qui étoit 
mariée à un Bramine, mettroit au 
monde un fils qui lui raviroit le 
trône & la vie , ordonna qu'on mît 
â morr tous les enfans qu'auroir fa 
fœur dès qu'ils fcroient nés; & pour 
s'alTurer de l'exécution de (ts or- 
dres, il la fit enfermer étroitement 
fous une garde fure. Déjà fix de fes 



VIS 

«nfans avoient été les viâimes de 
la cruauté de ce tyran. Le feptième 
paroiflfoit deftiné au même forc^ 
mais cet enfant , nommé Kifina ^ 
étoic Viftnou lui même , qui avoic 
pris cette forme pour châtier le 
cruel Rajab. 11 parla dès le moment 
de fa nai (lance, & s'échappa de la 
prifon avec fon père & fa mère fans 
que les gardes s'en apperçulTenr. Il 
opéra depuis des prodiges fans nom 
bre. Le Rajah envoya fouvent des 
géans & des armées entières pour 
le faire périr ^ mais il extermina tout 
ce qui le préfenta devant lui, & 
rua enfin le Rajah lui-même. Après 
cet exploit Kiftna continua à par- 
courir la terre, prodiguant les mi- 
racles, récompenfant les bons» châ- 
tiant les méchans, & enfin il s*élcva 
dans les cieux. Cette métamorphofe 
eft regardée par les Indiens comme 
la plus mémorable & la plus glo- 
rieufe de toutes les incarnations de 
Viftnou. Quelques Auteurs trouvent 
des rapports entre Kiftna & Jefus- 
Chrift, le Rajah & le Roi Hérode. 

Neuvième métamorphofe. Viftnou 
prit la forme de Budha. Ce perfon- 
nage» difent les Banians , n'a ni père 
ni mère \ c'eft an pur efprir qui ne 
fe manifefte point aux hommes. 
Mais lorfque par une faveur fpéciale 
il apparoir à quelque dévor, c'eft 
avec quatre bras. Il eft continuelle- 
ment occupé â prier Mahadev ou le 
grand dieu. On croit communément 
que ce Budha eft le même que le 
dieu Fo. 

Les Banians penfent que Viftnou 
doit encore s'incarner uiie dixième 
fois, & qu'il prendra la forme d'un 
cheval blanc qui a des ailes, & qui 
r4fide aâuellement dans le ciel. 
Ce pégafe indien ne fe foutient 
que lur trois pieds; le quatrième eft 
toujours en l'air. Lorfqu'il le pofera 



VIS 37 

far la terre, il la fera enfoncer dans 
rabîme , & c'eft aiofi que le monde 
fera détruit. 

En attendant cette dernière mé- 
tamorphofe, Viftnou eft endormi 
tranquillement dans la mer de lait 
couché fur une couleuvre qui a cinq 
têtes. . 
VIST-NOU VA ; fubftantif mafculin 
& terme de Relation. On donne ce 
nom aux Bramins , qui font particu.» 
lièrement attaches au Dieu Vift* 
nou, & qui le regardent comme le 
plus puiuant de tous les habitans 
des cieux. Cette fe£le eft divifée en 
deux branches. Les premiers font 
appelés Tadyadiy les autres Rama- 
nouja. Lès Tadvadi fe tracent tous 
les matins une ligne blanche depuis 
le nez jufqu*au front. Us fe font aufll 
une petite marque ronde à la join- 
ture du bras & aux deu^ mamelles : 
ce fonr leurs fignes diftinâifs; c'eft 
la livrée de Viftnou. Us s'imaginent 
que ces marques font des préferva- 
tifs contre les attaques du Diable. 
Us s'engagent par un vœu exprès , â 
ne jamais rendre hommage à aucun 
autre Dieu qu'a Viftnou. Leur Chef 
eft obligé de garder le célibat, & 
porte ordinairement une canne de 
bambou, pour marque de fa di- 
gniré. 

Les Ramanouja ont au(fi des fi<- 
gnes qui les diftinguenr. \\s fe tra- 
cent avec de la craie un Y fur le 
nez , & fe font une marque fur la 
jointure du bras avec du feu. Us ont 
la tête nue & prefque rafée, à l'ex- 
ception d'une touffe fur le fommet 
qu'ils attachent avec un nœud , qu'ils 
laiâfent pendre par derrière. Leur 
Chef eft diftinçué par un morceau 
de linge , dont il s'enveloppeja têce 
lorfqu'il parle à quelqu'un. Leur 
vie paroît plus auftère que celle des 
Tadvadi. \h croixoient fouiller la 



33 



VIT 



faînteté de lear profw^flîon s*îls en- 
troient dans le ncgv)ce ^ dans les 
affaires piofanes. Ils fe font auflî un 
devoir de ne jamais mettre le pied 
dinsiinlicu ccnfacré d la débauche; 
ce que les TaJvadi fe permettent 
fans fcrupale, 
Vi^TULE; (la) gnnd Beuve de TEa- 
rope. Il prend fa fource dans la 
Moravie , au pied du moni Krapac , 
à douze ou quaroize lieues de Cra- 
covie. Il traverfe la Pologne du 
midi au nord, ainû que la PrufH; 
Royale , 6c forme à fix lieues de (ts 
embouchures l'île de Marienbourg j 
enfin il fe jc:tre dans la mer lialrique 
par trois ou quatre bouches diffé- 
rentes , aprèi un cours d'environ 
150 lieues. 

VISUEL, ELLE; adjeûif & rerme 
de Phyfiqae. Qui appartient i la 
vue. 

On appelle rayons vifuels , des I 
lignes de lumièie qupn imagine 
VKWXv de l'objet jufques dans 1 çeil. 
Les rayons vi fuels îbnt des lignes 
droites , car l'expérience prouve 
qu'on ne fauroïc voir pn objet dès 
qu'il y a entre cet objet C^ l'cril 
quelque corps opaque qui empêche 
les rayons de venir à nos yeux \ 6c 
c'eft en quoi la propagation de la 
lumière diffère de celle du fon , car 
lu fon fe tranfmçt jufqu'â l'oreille 
par toutes fortes de lignes droites 
ou courbes , 6ç malgré toutes forres 
d'obfticlcs. 

Point vifucl en perfpeclive y eft un ! 
point fur la ligne horifontale , & 
dans lequel les rayons vifuels s'u- 
wifTent. 
VITAL, ALE; adjfdif. Viialis. Qui 
feit à la ccnfervation de la vie , & 
fans quoi l'animal ne fauroic vivre. 
Le cœur y le poumon y le cerveau font 
des parues vitaUs. Les cfprhs viraux 



Vit 

font les parties les plus fines & /f> 
, plus volatiles du fng. 
VÎTE} adjtdit des deux genres. Celer. 
Qui fe meut , qui court avec célé- 
rité, avec grande promptitude. Il 
ne fe dit que des animaux & de 
quelques chofes inanimées. Ce cke^ 
val ejt aujjî vite qu'un cerf. Les rennes 
font des animaux fort vues. L'armée 
fit une marche très -vite. Le mouvC" 
ment de cette montre ejl trop vue. Il 
ejl aujfi vue que le vent. Un pouls 
vue. Cet écrivain a la main vite. 
VÎTE, eft aufli adverbe, & (îgnifie 
avec célérité , avec vîteffe. Parte^ 
vue. Vous n'écrifve:[ pas afie-^ vite. 
Vous mangv[ trop vite. Il me paroit 
que cette pendule va bien vite. 

On dit , qu'/.72 homme va bien vite 
dans quelque ajffliire; pour dire , qu'il 
agit imprudemment & avec trop de 
précipitation , & qu'il n'agit pas 
avec la circonfpeâ:ion & avec les 
précautions néceflaires. 

On dit familièrement dans le 
mcme fens, aller vire en hcfogne. 

La première fyllabe eft longue 6c 
la féconde très- brève. 

Diff^érences relatives entre vite^ 
tôt, promptement. , 

Le mot de vite paroit pîus propre 

f^our exprimer le mouvemenr avec 
cquel on agir : fon oppofé eft lente- 
ment. Le mot de tôt regarde le 
n:oment où Tadion fc fait : fon op- 
pofé eft tard. Le mot de prompte* 
ment femble avoir plus de rapport 
au temps qu'on emploie à la chofe : 
fon oppofé eft long- temps. 

On avance en allant vite ^ mais 
on va fûremcnt en allant lentement. 
Le crime eft toujours puni , fi ce 
n'eft tôt c'eft tard. 11 faut erre long- 
temps à délibérer; maisîl faut exé- 
cuter promptement. 

Qui commence tôt 6c travaille 
vite achève promptement* 



VIT 

riTELLlUS, ( Aulus) fut proclame 
JEmpereur Romain ptcfque en même 
temps qa Ochon , Tan 6^ dç Jéfus- 
Chrift. C'éroic un monftre de cruau- 
té. Lorfqu il fur arrivé à Bebriacum , 
où Ton venoir de livrer bataille , il 
voulut s'y arrêter , uniquement pour 
s y repaître de la vue des corps morts , 
des membres épars & déchires , de 
la terre encore toute teinte de fang, 
& enfin de tout ce qui excite dans 
les âmes fenHbles, l'horreur (k la 
pitié. Le pliifir que lui caufa ce 
loeftacle Tempêcha de s'appercevoir 
de rinfcftion de Tair, fentie vive- 
ment par ceux qui Taccompagnoient. 
Il leur dit quand ils s'en plaignirent , 
que foddur d'un ennemi mort écoic 
toujours agréable ; Se fur le champ 
il fie diftribuer du vin aux foldats 
& s'enivra avec eux. Il ne croyoit 
être Empereur que pour bien man- 
ger. A force d'excès il devint fi 
abruti , aue la feule facilité qu'il 
trouvoit a fatiifaire fes honteufes 
pallions , pouvoir le faire fouvenir 
au'ii éroit Empereur. Sa cruauté ne 
nt qu'augmenter avec fa gourman- 
dife. Il fit tuer en fa préfcnce , fur 
une faufle accnfation, Junius Bla- 
fus , pour alTottvir fes yeux de la 
mort d'un ennemi. Il fit mourir de 
faim fa mère. Sextilia , parce qu'on 
lui avoit prédit qu'il rcgneroit long- 
temps s'il lui furvivoit. Cette femme 
infortunée le favoit fans doute ca- 

Î^able d'une aâion dénaturée ^ car 
orfqu'elle avoit appris qu'il étoit 
proclamé Empereur , elle n'avoir pu 
retenir (ts larmes. Les excès de Vi^ 
tellius étant montés à letir comble , 
le peuple & les légions fe fou!e- 
vètent & élurent Vefpafien. Lorfque 
le monftre vit Primus, Lieutenant 
du nouvel Empereur, maître de 
Rome, il alla fe cacher chez îe 
portier du palais > dans la loge aux 



VIT 39 

chiens. On l'en tira pour le prome- 
ner par la ville tout nud, les maifts 
liées derrière le dos, une épée fous 
le menton pour le faire renir droit j 
delà on le conduific au lieu des 
fupplices , où il fut tué à petits 
coups, après un règne fort court. 
Son corps fut traîne avec un croc 
dans leTibre, 

VÎTEMENTi adverbe du ftyle fami- 
lier, qui a la même fignification 
que vîte. Partei & revenez viicmcnt. 
Il faut yuemcnt lui jforur cet ar^ 
gcnc. 

VITEPSK î ville forte de Pologne , 
capitale d'un Palatinat de même 
no(i\, dans la Liihuanie , i irenre- 
deux lieues, nord-oueft, de Smo- 
lensko. 

Le Palatinatdd Fitepsk eft borné 
au nord & au levant par la Ruffie , 
au midi par les PaLuiirats de Mins- 
ki & de Mfcifl.Av , au couchant pir 
ceux de Polocdc ik. de Viina. 

VITEKBEj ville t^pifcopale d'Italio, 
capitale de la province du patrimoi- 
ne de Siint-Picrre , au pied d'une 
haute montagne, d quinze lieues, 
nord-oueft , de Rome. Elle eft bien 
bâtie, les rues en font belîcs , pa- 
vées de larges dalles de pieire , &c 
il y a plufieurs fontaines icmarqua- 
bles. 

L« première chôfe que Ton v» 
voir dans cette ville eft 1 Églife ca- 
thédrale , dans laquelle les Pape» 
Jean XXI, Alcxancire IV, Adrien V 
& Clément IV font enterrés.. On 
peut voir auflî le corps de Sainte 
Rofe de Viterbe , qui fe conferve 
tout entier dans TÉglife de cette 
Sainte , & forme la principale Re- 
lique de la ville. 

Il y a dans Virerbe plufieurs mC 
criptions & tombeaux antiques , & 
quelques monumcns étrufqucsr On 



40 



' VIS 

voit dans la fectcraireiie Ju Ma- 
giftrac le dc^Tein d'une belle mofaï- 
que ancienne qu'on a laifTc dépérir j 
elle fut trouvée au fond de la mai- 
fon des Bufli , qui font une famille 
illuftre de Viterbe , laquelle eft 
comme ccablie à Rome aâuelle- 
menc. 

Les eaux minérales de Vicerbe 
font célèbres, & Ton vient les pren- 
dre du fond de l'Italie. Elles font 
(ituées dans un endroit bas & mal 
fain à une bonne demi-lieue de la 
ville i le bâtiment en eft très-ancien. 
On les emploie ou intérieurement 
ou en forme de bains i il y a deux 
foiirces principales, l'une dont le 
dépôt eft rouge, l'autre qui dépcfo 
une matière blanche j la première 
eft purgative & diurétique , en mê- 
me temps qu'elle fortifie les parties 
foibles ; quoique limpide & tranf ■ 
parente, elle a un goût de vitriol il 
décidé , qu'en la buvant il femble 
qu'on boive de l'encre. A un mille 
de -là il y a une fource acidulé 
dont on fait beaucoup d'ufage ; un 
Médecin Anglois qui étoit attache 
au Roi Jacques , a beaucoup célébré 
dans Rome les eaux de Viterbe & 
les a mifes en réputation. 

Il y a près de-là une fontaine 
d'eau chaude qui paroîc bouillir 
continuellement ; il en fort une fu- 
mée confidérable avec une forte 
odeur de fjufre. Elle cuit & réduit 
même en bouillie les viandes qu'on 
y jette. 
VÎTESSE; fubftantif féminin. Celé- 
ritas. Célérité , grande prompti- 
tude. 

Suivant le fyftème de Galilée fur 
la chute des corps, fyftème reçu 
aujourd'hui de tout le monde , la 
vîteffe d'un corps qui tombe verti- 
calement , eft â chaque moment de 
fa chute , proportionnelle â la racine 



Vi5 

de la hauteur d'oii il eft tooibé. 

Après que Galilée eut déceuverc 
cette proportion, il reconnut enco- 
re que H le corps tomboit le long 
d'un plan incliné , la vitefle feroic 
la même que s'il étoit tombé par la 
verticale qui mefure fa hauteur; 8c 
il étendit la même conclufion jufqa'â 
l'afteinblage de plufieurs plans in- 
clinés qui feroient entre eux des 
angles quelconques , en prétendant 
toujours que la vîtefle à la fin de la 
chute faite le long de ces differens 
plans, devroit être la même que 
s'il étoit tombé verticalement de la 
même hauteur. 

Cette dernière conclufion a été 
admife par les Mathématiciens juf- 
qu'cn 1(^93, que M. Varignon en 
démontra la faulTeté , en faifanc 
remarquer que le corps qui vienc 
de parcourir le premier plan incli* 
né , & qui arrive fur le fécond » le 
frappe avec une partie de la virefle 
qui fe trouve perdue, & l'empêche 
par conféquent d'être dans le même 
cas que s'il étoit tombé par un feul 
plan incliné , qui n'auroit point eu 
de pli. M. Varignon , après avoir 
relevé cette erreur, éclaircit la ma- 
tière de manière à empêcher qu'on 
ne tombât dans l'erreur oppofée , Se 
à laquelle on étoit porté tout natu- 
rellement , qui étoit de croire que 
la chute d'un corps le long d'une 
li^ne courbe, c'eft à-dire le long 
d'une infinité de plans inclinés, ne 
pouvoir pas non plus produire des 
vîteftes égales â celles d'un corps 
qui feroit tombé verticalement de 
la même hauteur. Pour montrer l;i 
différence de ces deux cas , il fit 
voir que quand les plans inclinés 
font enfemble des angles infiniment 
petits, ainfi qu'il arrive dans les 
courbes, la vîcefTe à chacun de fes 
angles , eft un infiniment petit du 

fcconj 



f 



VIT 

fecond ordre ; enforce qu'après une 
infinité de ces chutes , c*eft-à-dire 
après la chute entière par la courbe, 
la vitefTe perdue n'eft plus qu'un 
infiniment petit du premier ordre , 
qu on peut négliger par conféquenc 
auprès d'une vîtelFe finie. 

Pour mefurer une vîtelTe qnel- 
<onque d'une manière conftante qui 
puiue fervir à la coaiparcr d toute 
autre vitefTe , on prend le quotient 
de l'èfpace par le temps , fuppofant 
que cet efpace foit parcouru » en 
vertu de cette vîtefle luppofée conf- 
tante. Si par exemple un corps avec 
fa vîtefle aâruelle pouvoit parcourir 
quatre -vingt pieds en quarante fé- 
condes de temps , on auroit ~ , ou 
1 pour exprimer fa vîtefle ; en forte 
que fi on comparoir cette vîtefle â 
celle d'un autre corps qui feroir 
quatre-vingt-dix pieds en trois fé- 
condes, comme on trouveroit de 
la même manière «^ ou j , pour 
cette nouvelle vîtefle, on reconnoî 
iroit par ce moyen que le rapport 
de ces vîteffes ell celui de i à j. 
VlTEX; v<)y^j Agnus Castus. 
. VirLlCH; ville d'Allemagne au cer- 
cle du bas Rhin dans TArchevc- 
cjic de Trêves, fur le Léfer, à 
cin-j lieues , nord-eft , de Trêves- 

VITRAGE ; fubOantif mafculin & 
terme colleâif. yitreamîna. Toutes 
les vitres d'un bâriment , d'une 
Églife. Onpofe U vitrage du cliduau. 
Les anciens vitrages colorés coûtoient 
fort cher. 

Vitrage , fe dit aurtî de certains châf- 
fis de verre qui fervent de cloifon 
dans une chambre. Ma chambre nejl 
fcparée de la Jîennc que par un vi- 
trage. 

La première fyllabe eft brève , 
la féconde moyenne & la troifième 
très- brève. 

VITRAUX; fubftamif mafculinpîu- 
Tome XXX. 



VIT 4* 

rîel. Les grandes vitres des Eglifes. 
On répare les vitraux de la Cathé^ 
drale. 

La première fyllabe eft brève » 
& la féconde longue. 
VITRE; fubftantit féminin. Vurea. 
Aflemblage de plufieurs pièces dt 
verre , qui fe met à une ouvertutu 
faite pour donner du jour à un bâ- 
timent. 

L'ufage des vitres eft fort pef- 
térieur a la découverte du verre. 
Selon M. Félibien , du temps A% 
Pompée , Scaurus fit faire de verrt 
une partie de la fcène du fuperbe 
théâtre qui fut élevé dans Rome 
pour le divertiflement du peuple » 
& il n'y avoit cependant point alors 
de vitres aux tenctres des bâti- 
mens. Les perfonnes les plus riches 
fermoient les ouvertures par lef-* 
quelles elles receyoient le jour^ 
avec des pierres tranfparentes, com- 
me les agates , Talbâtre , &c. & les 
pauvres étoient cxpofcs aux incom- 
modités du froid & du vent. 

On ne fait pas quel eft celui qui 
fit connoîcre la mmièie d'eroploytt 
le verre au lieu de pierres tranfpa- 
rentes i mais rhiikoire nous ap- 
prend que les premières vitres', fu- 
rent de petites pièces rondes que 
Ton aflembloit avec des morceaux 
de plomb refendus de deux côtés , 
afin d'empèchsr que le vent ni l'ea* 
ne puflent pafler. On employa après 
cet heureux eflai , des vertes de 
différentes couleurs, que Ton dif- 
pufoit avec fyméctie , peur en faire 
des defleins d'ornement. On reprc- 
fenta enfuite des figures dont les 
couleurs étoient tracées en noir cîe 
détrempe , ainû que les ombres & 
L'S draperies , que l'on hachoit fur 
des vertes colorés , dont on affor- 
liffbit le mieux qu'il croit puflîble 
les nttaaces à l'objet qu'on V(»uIoit 
F 



4* 



VIT 



repréfencer. Mais ces efpèces de 
peintures étant toujours ncce (Taire 
ment très-imparfaires, on chercha le 
moyen de peindre fur le verre blanc, 
& on y réuflit pat une méthode 
qui approche beaucoup de la pein- 
ture en émail , 6c dans laquelle on 
emploie les mêmes ingrédiens co- 
lorans. Au refte cette peinture qui 
étoit aucrefois fort ufitée , furtour 
pour les vitraux des Éelifes , ell 
prefqu'entièrement abandonnée au- 
jourd hui , parcequ'elle ôte une par- 
tie du jour. Cependant les orne- 
mens de peinture employés avec 
goût & avec ménagement fur les 
vitres des croifées, font un bel ef- 
fet , & paroifTent ajouter quelque 
chofe à la majefté des grands édi* 
fîces publics. 

Vitre , fe dit auflî de chacune des 
pièces qui compofent la vitre. Un 
panneau de vitres. Il manque là une 
vitre. Il y a quelques vitres caffées. 
Attacher des vitres à une fenêtre. 

VKTRÉ; ville de France en Breta- 
gne, fur la Vilaine , a huit lieues , 
eft , de Rennes , & vingt - trois » 
nord , de Nantes. 

Vitré eft la deuxième ville du 
Diocèfe de Renir s. Elle eft aflPez 
grande , & l*on y compte environ 
2000 habitans. Il y a une Églife 
Collégiale, fondée en\ii66 par 
André, Baron de Vitré. Son Cha- 
pitre eft compofé d'un Trcforier & 
de douze Chanoines. Il y a auili un 
Prieuré d'Hommes, de TOrcire de 
Saint Benoit, fous le titre de Sain- 
te-Croix. Victé eft la réfidence d'u- 
ne des vingt-neuf brigades dépen- 
dantes du Tribunal de la Mare 
chauffée de Rennes. C'eft une des 
deux premières Baronnies de la 
province de Breragne. Ses Barons , 
avec ceux de Saint-Pol de Léon , 



VIT 

poflfôdent le droit , comme les plus 
anciens, de préfider alternative- 
ment Tordre de la nobleffie, lorC- 
qu'elle eft alfemblce aux États ; â 
leur défaut la nobleife eft précédée 
par celui qu'elle fe choifit elle-mê- 
me. Cette Baronnie a P^^ de la 
Maifon de Laval-Momfortji celle 
de la Tremoille, qui la poflède 
aujourd'hui. 

Vitré eft la patrie du Père de 
Gennes, favant Prêtre de l'Ora- 
toire. 

Les toiles de Vitré fe fabriquent 
dans les Paroi (Tes qui font à trois 
lieues à la ronde de Vitré. Ce font 
de grofles toiles ccrues qui demeu- 
rent telles, & qu'on ne blanchit 
point. Elles fe débitent à Nantes & a 
Saint- Malo, d'où on les envoie en 
Angleterre , pour l'ufage des Co- 
lonies que les Ânglois ont en Amé- 
rique. Elles font propres à faire de 
petites voiles de navire. On les en- 
voie auflî en Efpagne , où elles fer- 
vent à l'emballage des marchandi- 
fes fines qui en fortent. Ce com- 
merce rapporte environ quarante 
ou 50000 livres par an. 

Cette ville a un autre commerce 
qui lui eft particulier. Les femmes 
& les filles de toute condition y 
font des bas, des chauflons & des 
gants de fil , qui s'envoient par- 
tout , même en Efpagne & aux In- 
des. Cet article de commerce monte 
par an à 15 ou 50000 livres. 

Il y a aufli dans cette ville des 
fabriques de ferges & étamines 
groflières. 
VITRÉ , ÉE ; participe paflîf & ad- 
jedtif. Voye^i Vitrer. 

On dit , un cabinet vitré % une porte 
vitrée , &c. pour dire , un cabinet , 
une porte garnie de vitres ou de 
glaces. 

En termes d'Anatomie , on ap- 



VIT ' 

pelle humeur vkrcc , une des trois 
humeurs At l'œil , ainfi appelée par 
ceqn elle reffemble à du verre fon- 
da. Elle e(l placée au-defTous du 
criftallin. 

Quelques Auteurs appellent les 
tuniques ou membranes qui con- 
tiennent cette humeur, tuniques vi- 
trées. 

VITRER; verbe aftif de la pre- 
mîère conjugaifon , lequel fe con- 
jugue comme Chanter. Vitreis 
objirare. Garnir de vitres. Vitrer 
une porte. Vitrer ks fenêtres d'une 
maijon. 

La première fyllabe eft brève , 
& la fccon Je longue ou brève. Voy. 
Verbe. 

VITRERIE; fubftanrif féminin. Art 
& commerce du Vitrier. Il apprend 
la vitrerie. 

VITRESCIBILITÉ; fubftanrif fémi- 
nin & terme de Chimie. Propriété 
que quelque's fubftances ont de fe 
fondre par Tadion du feu , & de fe 
réduire en verre. Suivant Bêcher , 
cette propriété de certains corps 
vient aune qualité inhérente & ef- 
Tentielle à la terre dont ces corps 
font coEBpofés , & que pour cette 
raifon il appelle terre vitrefcible. 

C çft fuivant ce grand Chimifte 
cette terre qui domine dans les 
fels y dans les pierres ; elle fe 
tfouve auflS en différentes propor- 
tions dans les métaux où elle eft 
combinée avec la terre mercurielle 
& la terre inflammable. 

Quoi qu'il en foit de cette théo- 
rie, la viccefcibilité eft une qua- 
lité relative dans les terres & dans 
les pierres ; elle dépend du degré 
de chaleur que Ton applique aux 
corps que Ton veut vitufier, & il 
n'eiï eft point qui ne foicnt vitref- 
cibles, l'îrfqu'on les cxpcfeau ûu 



VIT 43 

folâire concentre par un miroir ar- 
dent. 

Un phénomène remarquable > 
c'eft que le diamant fait une excep- 
tion à c:tte règle, & le miroir ar- 
dent le diflîpe totalement en fu- 
mée. 

Quoique le feu dufoleilpnrvien- 
neJPvitrifier plus ou moins promp- 
reritent toutes les terres , pierres & 
fubftances minérales, on p. ut pour- 
tant regarder la vitrefcibilité coip- 
me un caractère diftin<ftif de quel- 
ques-unes de ces fubftances, en tant 
qu'il y en a que le feu ordinaire 
que Ton emploie dans les analyfes 
de la Chimie réduit très-prompte' 
Hî-nt enttrre, tandis qu'il y en a 
d auires fur lefquelles ce même fsa 
ne produit point dV.liération, telles 
que font les pierres Apyres , le 
tAlc,ramianthe , 6c. D'autres fubf- 
tances fonc crJcinces , atténuées & 
divifées par le même feu ; ce font 
les fubftances calcaires , telles que 
la pierre à chaux , le marbre, &c. 
ainii relativement au feu ordinaire » 
on pourra divifer les fubftances du 
icgne minéral en calcaires , en vi- 
trihables ou vitrefcibies, & en apy- 
res ou réfraâraires. 

VITRESCIBLE, ou Vitrifiable ; 
adjeftif des deux genres. Propre à 
être changé en verre. Une terre ri- 
tref cible. Subjlance vitrifiable. 

VITREUX, EUSE; adjeftif & terme 
de Chimie. Qui a de la reflcm- 
blance avec le verre. Mine d'argent 
vitreufe. 

VITRIER ; fubftanrif mafculin. Ou- 
vrier qui travaille en vitres- 

La Communauté des V^itriers de 
Paris eft compofée d'environ trois 
cens Maîtres, & gouvernée par 
quatre Jurés, dont deux fortent 
de charge chaque année. L'appren- 
tiiTage eft de quatre années, & le 
F ii 



4é VIT 

cotnpagnonage de fîx; mais Tap- 
prenci de Paris peut , s'il le veut , 
ftller pader ces fix années chez les 
Mnîcres des autres villes du royau- 
me , fc il cft reçu â la maîtrife en 
apportant leurs certificats. 

Les premiers Staruts de cette 
Comtnunauté, font du règne de 
Louis XIV » par Lettres - |9ciues 
du ai Février 1666 ,enrcgiftrée?au 
Parlement le 19 Avril fuivant. 

VITRIFIABLE; voyer Vitrescible. 

VITRIFICATION i fubrtanrif fémi- 
nin & terme de Phyfique. J^itnjîca- 
iio. Aâionde vitrifier. I^ vitrificu' 
tion des métaux eft une des opéra- 
tions les plus curuujès de U Chi- 
mie. 

VITRIFIÉ . ÉE} participe paffif. Foy. 
Vitrifier. 

VITRIFIER ; verbe aûif de la pre- 
mière con^ugaifon, lequel fe con- 
jugue comme Chanter. Fitrifi- 
^are. Terme de Phyfique. Fondre 
ane matière enforte qu'elle de- 
vienne verre. Le feu vitrifie le plomb y 
les cailloux , &c. 

VITRI . LE - FRANÇOIS ; ville de 
France en Champagne , chef - lieu 
du Pertois, fur la Marne, à Tendroii 
eu elle reçoit la rivière d'Orne , 
â fepc lieues^ fud-eft» de Châ- 
loni 9 6c à onze lieues , oueft , de 
Bar -le -Duc. C*e(l François pre- 
mier qui l'a bâtie. Il 7 a au centre 
de la ville une place très • fpacieu- 
fc. C'eft le fiége d'un PrcfiJial, 
djun Bailliage , d'an Grenier d fel , 
&c. Il y a une Collégiale dont le 
Chapitre eft compofë d'un Doyen , 
d'un Tféforier, d'un Chantre, d'un 
Sous-Chantre, & de fcize Cha« 
noines, doiK quatorze font a la 
nomination da Roi; les deux au* 
très font i la nomination de TÉglife 
Cathédrale de Châlons. 

Le rcvcuu des Digiiitaires eft 



VIT 

d'environ 600 livres » &: celui- èét 
Chanoines de 400 francs. Ce Cha- 
pitre , qui eft de fondation royale » 
eft Curé primitif de la Paroifle* 
Cette ville a un Collège dirigé pac 
les Pères de la Doârine chrétienne, 
un Couvent de Minimes , on de 
Récollets , un de Religieufes de la' 

' Congrégation , une mai 'on de Da- 
mes Régentes , un Hôpital deftervt 
par quatre Religieux de la charité, 
un Hôpital Général , & des cafer« 
nés. Il y a fabrique de fermes rafes , 
façon de Londres , 6c de droguets ,. 
tiileranderie , bonneterie , &c. On 
y tait des galons moitié foie , moi- 
tié fil. Le commerce en bleds , vii'.s y 
bois &c charbons y eft fort étendu » 
•inû que celui des manufacturas. 
Il y a foires franches le ii Juillet , 
le 24 Février , le premier & le i^ 
Septembre. La Marne commence à 
être navigable à Vitry , & a un poj«t 
vis à vis de cette ville. 

VITRIOL ; fabftantif mifculîn. SI 
auftère& aftringenc formé par Pu« 
nion d'un métal & d'un acide qu*oa 
appelle acide vierioUque, 

On connoît trors fortes de vi- 
triols dont on fait ufage : l'un qui 
a pour bafe le fer ,, eft connu fous 
Is nom de vitriol vert ou epuptrojh 
verte ^ l'autre qui a pour bafe Xt- 
cuivre > eft le vitriol bleu , & le tibi*^ 
ficme dont la bafe eft le zinc , fe 
nomme vitriol blanc ^ ou couperofi: 
blanche. 

Le vitriol vert dt$ boutiques >. 
tel qu'il fe débite chez les Epi- 
ciers Droguiftes pour l'ufage des. 
arts & métiers» eft attificiel. On le 
retire, 1^. par la lotion des terres 
& pierres vitrioliques fulfureufes» 
1®. Par lixiviation dts Pyrites vi- 
trioliques martiales. }.^.Par l'évapo- 
tion des eaux vitrioliques ferrugi- 
neufcs & coivreufes ^ naturelles, ott 



^^ 



VIT 

culvrcufe eu diflolution qui don- 
noit^au mélange une couleur bleue, 
fe dépofe en forme d'une boue 
roulTâcre fur les morceaux de fer 
qui ont plus d'affinité avec l'acide 
vitriolique, que n'en aie cuivre, 
c^ alors la liqueur, de bleuârrequ'el- 
Jj écoit , fe change en une belle 
couleur. On la décante dans une 
autre citerne , dont le niveau eft 
pratiqué d la bafe de la précédente ; 
on y plonge de nouveau un morceau 
de fer , qui , s*il ne s'y dKTout point , 
& ne prend point à fa'furface une 
couleur rouge , prouve que l'eau ell 
fuffifamment chargée de fer j alors 
on procède à Tévaporation & d la 
criftallifation. 

Cette dernière opération fe fii: 
en portant la liqueur chaude, foit 
dans difFércns tonneaux de bois de 
chcne ou de fapin , lefquels font 
garnis d'un bon nombre de branches 
de bois fourchues , longues de quin- 
ze pouces, & différemment entre- 
troifées, foit dans des follls oa 
des auges garnies de planches , hé- 
riflTées de chevilles de bois. En mul- 
tipliant ainiî les fur faces fur Icf- 
quelies ce vitriol s'attache , on ac- 
célère fa criftallifation & la régu- 
larité des criftaux. 

On obtient aullî du vitriol nnr- 
tial de cettaines eaux de^fources 
cuivreufes & fcrrugineufes. Le cui- 
vre précipité n'eft point perdu , on 
le fait paroîcre fous la forme mé- 
tallique , pur le moyen du phlogif- 
lique qu'on lui rend. 

Le vitnol de cuivre ou vitriol bleu , 
tel qu'on le trouve dans le com- 
merce , eft une production de l'ïiit : 
on le fait par la cémentation du 
cuivre r^vjc du foufre ou des py li- 
res fuifurcufes. Souvent il eft le 
réfultat des liqueurs bleues viirio- 
liques , purement empreintes d- ' 



VI 1 

particules cuivrcufcs, & qui Te 
trouvent dans d,^s fources audedans 
des mines de cuivre. Quelquefois 
i% fel eft produit au moyen d*iuie 
difToiution de cuivre faite par de 
l'acide vitriolique foible, au*on£ûc 
évaporer enfuite & criftallifer. 

Les criftaux de cette efpèce de 
vitriol font d'un très beau bleu ce- 
lefle , taillés en pointe de diamant 
d'une figure rhomboïdale décaè*- 
dre \ ils onr une faveur acre & cor* 
tjfbfive. 

Le vitriol blanc ou couperofe ' 
blanche du commerce , eft ainfi que 
les vitriols précédens , un fel arti- 
ficiel , qui nous vient de Goslar & 
de quelques aurres lieux. Il eft 
en morceaux blancs , plus ou moins 
nets , reftcmblans à du fucre j on 
le retire par l'évaporation des eaux 
minérales vitrioHques , qui partiel* 
pent abondamment du zinc ; en- 
fuite on le diflbut dans de l'eau 
que Ton fait évaporer ptefque juf- 
qu'à ficcitc fur le feu. C'eft pour- 
quoi la criftallifation de ce vitriol 
n'a point de figure déterminée : elle 
produit une mcfte informe qu'on 
cafîè en petits morceaux , tels que 
nous les voyons dans le commerce. 
VITRIOLÉ, ÉE; adjcftif. Où il y 

a du vitriol. Eau vitriolée . 
VIT:i10LIQUE ; adjeaif des deux 
genres. Qui rient de la nature du 
vitriol. Des eaux vitrioHques, 

En termes de Chimie, on appelle 
acide vitriolique , une fubftance fali- 
ne ainfi nommée parceque le vi- 
triol de Mars éroit ce qui en fbui- 
niiïoir autrefois la plus grande par- 
tie. Suivant Topinion de Becchec 
ik de Srahl, l'acide vitriolique eft 
le plus fimple des acides & par con- 
féquent la plus fimple d'entre les 
fubftances falines : lorfqu'il eft dans 
U plus grand degré de pureté cù 



4S 



VIT 

n'en démontre Texif- 



expcnence 
rence. 

L'acide vitriolique concentré , ex- 
pofé à Pair libre, attire i'humidiré 
à tel point, qu'il augmente conGdé- 
rablement de volume , & qu'il s'y 
charge de deux fois fon poids d'eau. 

Il fe combine avec le principe 
înflimmable , & forme avec lui 
deux compofés qui différent l'un de 
l'autre par la quantité du plilogifti- 
que , & par Tintiniité de l'union. 

Le premier qui eft le réfultat 
d une combuiaifon foible de l'acide 
yitriolique aqueux , avec une petite 
quancirc de phlogiftiqne , fe nomme 
acide fulfureux volatil» Et le fécond, 
qui naîc d'une union intime de l'a- 
cide vitriolique , privé de toute eau 
furabondante à fon eflcnce faline , 
avec environ un feptième de fon 
poids de phlogiltique pur , fe nom- 
n\Q foufre. 

Les terres fe laiflTent difloudre 
par l'acide virriolique avec plus ou 
moins de facilité , fuivant leur na- 
ture j & forment avec lui diffirens 
fels , ou des compofés falins ter- 
reux , dont les propriétés varient à 
raifon de l'erpèce de terre. Il faut 
des manipuUtions particulières pour 
combiner les terres vitrifiables avec 
Tûciie vitriolique i & les fels qui 
lofultent de cette combinaifon n'ont 
point encore été examinés fuflSfam 
m:-nt. 

Les terres calcaires n'ont befoin 
d'aucune préparation pour Être dif- 
foutespar l'-^-^- ..:..;^î;^.... • n.rr. 
•dilFolution 
vefcence méi 

compofé falin terreux, fufcepiir 
d» crilhllifaûon , donc les principes 
font h intimement combinés , qiie 
les propriétés filines de Taciile vi- 
trioiiqje, font prcfqu entièrement 
m.acjuées par celles de la terre qui » 




VIT 

eft le principe dominant \ enfort* 
<Jue ccfcl vitriolique à hafe terreufe^ 
n'a point de faveur fenfible , & eft 
prefque indiflbluble dans Teau : il 
faut , fuivi^ l'expérience qu'en a 
faite M. Baume > environ une once 
d'eau bouillante pour en diflbudre 
un grain. Ce défaut de propriétés 
falines , qui paroît commun à tous 
les fels vitrioliques à bafe de terre 
calcaire , les a fait diftinguer j par 
le nom àtfélénites , d'avec les au- 
tres combinaifons dont les proprié- 
tés falines font plus marquées. 

L'alun eft reconnu pour an fel 
vitriolique d bafe terreufe , mais il 
diffère confidérablement des félcni- 
res; ce qui vien^^ la nature de 
la terre qui lui ferHR bafe, laquelle 
eft jugée n'ctre point calcaire j c*eft 
au contraire une terre argilleufe. 

L'acide viciiolique fe combine 
jurqu'au point de fat u ration avec le 
fel alcali végétal ^ 6c forme avec lui: 
un fel neutre , fufceptible de crif- 
tiilifatîon, d*une faveur falée, amè- 
re , dure , peu difToiuble dans l'eau* 
Ce fel a plufieurs noms qui lui eue 
été donnés à raifon des difFcrente» 
fubftances dont étoit tiré l'alcali 
qui lui fervoit de bafe , dans les 
temps où Ton creyoit que ces al- 
calis n'étoient point cxaâemenc 
ferablables les uns aux autres. Ces 
noms (ont fel d^s deux ^ plus corn* 
muncniencyî:/ de duobus\ tartre vi- 
Ciiolé , double arcane , plus commu- 
nément crcanum dupUcatum* 

Avec la bafe alcaline du -fel ma- 
rin , nommé alcali marin , ou alcaH 
minérale l'acide vittiolique forme 
un fel neutre, criftallifahle, rK>m- 
tnéfel de Glauber^ qui diffère du ftl 
de duobus y par la ajoure de Ces crif- 
taux , par une beaucoup plus grande 
dllFolubilité dans Teau , par la plue 
grande quantité d*eau qui entre 

dan^ 



VIT 

dans fa cridallifation , Sc par la pro- 
priécc qu'il a de perdre par ledeifé- 
chemenc â lait une bonne partie 
de l'eau de fa criitallifacion ; ce qui 
enlève à ces crillaux leur tranfpa- 
iiînce, leur folidicc, & les réduit 
en une efpèce dz farine blanche » 
qu on nomme efflorefccnce. 

L'alcali volatil, combine au point 
de facuration avec Taci-ic vicrioli- 
que , forme un fel neutre ammo 
niacal , rufcepiible de criftallifation 
ùomixié /il ammoniacal vitrioliquc ^ 
ou /il amnoniacdl ficret de Glaubtr. 
L'acide vitriolique érant plus (im- 
pie 5c plus puilHinc que les acides 
nicreuz Sc marin , les fépare d'avec 
les alcalis auxquels ils font uuisj 
& fe fubditue d leur place. 

En général cet acide a de Tadija 
£ut coûtes les fubftances métalli- 
cjues , & les didbut avec d:;s phé- 
nomènes particuliers à chacune d'el 
les } il forme avec ces matières des 
£els neutres â bafe métallique , fuf- 
czepribles decrillilliration , auxquels 
^^. Macquer croit , atnfi qu'il le dit 
clans fes cours , qu'il eft â propos de 
donner la dénomination générale de 
^uicriol , en fpécifiint les difFérens 
V'irriels par le nom de la matière 
snécallique qui entre dans leur com 
pofîcion. Ainfî , par exemple , il pro 
pofe de nommer y'uriol d*a^gtnt y 
ou vitriol de tune , la combinaifon 
de l'acide vitriolique avec l'argent ; 
vitriol de mercure , la combinaifon 
du même acide avec le mercure , 
iSfc. comme on nomme vitriol de 
cuivre 8c vitriol de ASars^ les fels 
neutres métalliques formés par 
l'union du fer ou du cuivre avec 
l'acide vitriolique. 

Cec acide , en vertu de la très- 
grande affinité qu'il a avec le prin- 
cipe inflammable, attique celui des 
matières métalliques dans leur dif- 
Tome XXX. 



VIT 49 

folution » l'enlève en partie i celles 
qui font furccptiblcs d'en être pti« 
vées, les calcine par conféqu^^nt ^ 
plus ou moins , fuivant leur nature» 
6c fuivant la manière dont Te fait 
la dilTolurion ^ & y adhère d'autane 
moins , q<a'il leur a enlevé une plus 
grande quantité de leur principe 
inflammable. On peut conclure de 
ces phénomènes, que c'elt finguliè- 
rement p.ir le piincipe inflamma- 
ble dQS matières métiliiqies, que 
l'acide vitriolique L-sdiliout, ou 
que c'eft ce principe qui fcrt do 
moyen pour unir cet acide avec les 
terres métalliques. Cir il e\\ cer- 
uin, d'un autre côté, que les ter- 
res métalliques s'unilfeit d'autant 
moins facilement avec l'acide vi- 
triolique , qu'elles ont éié privées 
d'une plus grande quantité de leur 
principe inHanimable, par quelque 
moyen que ce foit. 

Les phénomènes les plus géné- 
raux qui accompagnent les dilfolu- 
tions des matières métalliques dans 
l'acide vitriolique par la voie hu- 
mide, font, i"*, rtffsrvefcence Sc 
la chaleur qui font ordinairement 
médiocres ; x^. des vapeurs dont 
plufieurs font de Yacià^/u/fureux 
volatil j comme dans la diflolutioa 
du mercure , ou des vapeurs très- 
inflammables , comme dans la dif- 
folution du fer; j**, la formation 
du foufre concret , comme dans la 
dilfolution d'étain. 

Il paroît par ce qui vient d être 
dit fur les combinaifons de l'acide 
vitriolique avec toutes les fubftan- 
ces avec lefquelles il peut forme r 
un fel neutre , que tous ces fels 
neutres vitrioliques font fufcepti- 
bles de criftallifation. Cette propric* 
té eft particulière â l'acide vitrioli* 
que j il y a tout lieu de croire 
quelle eil due à la grr^nde incimitc 

G 



y» VIT 

de Tunion que conrra^e cet acide 
avec toutes les fubdaiices qu'il eft 
en étac de dilToudre. 

L'aciile \itriolique concentré 
Hgit avec beaucoup de force fur tou- 
tes les huiles & fur les matières hui- 
leufes concrètes. Il s'échauffe & 
bouillonne avec elles ; il les dé- 
compole en partie , les noircit & 
les brûle en quelque forte; il s'ex- 
hale de ces nnéhnges beaucoup de 
fumées qui ont une odeur mixte 
d'huile brûlée ôc d'acide fulfureux 
volatil très-fuffoquant. 

L'acide vitriolique fort aqueux 
paroît n'avoir prefque aucune aâion 
fur les huiles, fans doute à caufe 
de fon eau furabondance avec la 
quelle il a beaucoup d'adhérence , 
& qui l'emp&che de fe combiner 
avec l'huile , parce qu'elle fe rcfufe 
elle mcme a cette union. Cepen- 
dant l'union d'un femblable acide 
vitriolique aqueux avec 1 huile, ne 
paroît point impoflible. 

L'acide vitriolique concentré 
préf^-nce avec l'efprit de vin , une 
grande quantité de phénomènes 
très- intértlTans & variés, fuivant 
les propoi rions de ces deux fubitan 
ces, ifc relitivcment aux manipu- 
lations qu'on emploie. 

Sms diftillation il fe combine 
avec Tefptit de vin entier en fubf 
tance, fins lui occafionner de dé- 
compolîiion, c'eft à-dire , en ne fe 
combinant point avec un ou pl»i- 
(îeurs de fes principes , par piéfc 
fence aux autres. Il perd de fon 
acidité par cetre union , & s'adou 
cit beaucoup. De là vient qu'on le 
nomme alors acide vitriolique dul- 
cifié. 

Par U diftillation avec l'efprit de 
vîn, l'acide vitriolique le décom- 
pofc, s'empâte de fon eau principe, 
en léduic une partie en une fubf- 



VIT 

tance moyenne entre l'efprit aident 
& rhuile j on a donné â cette fubf- 
tance le nom è^Ether ; & enfin , 
cet acide réduit l'efprit de vin en 
véritable huile,qu'on a nommée im- 
proprement huile douce de vitriol» 

On ne trouve point dans lanatiip 
re d'acide vitriolique pur , c'eft-à- 
dire, feul, & nullement combiné 
avec aucune autre efpèce de corps; 
ce qui vient de la grande ciuantité 
de fubftances différentes qu'il eft en 
état de diffoudre , & de la facilité 
avec laquelle il fe combine avec les 
divers corps à mefure qu'il les ren- 
contre. 

Ainfi l'acide vitriolique fe trou- 
ve naturellement combiné ^ ou avec 
une fubftance inflammable, & alors 
il eft fous la forme de foufre & 
de bithume y ou avec des fubftances 
terreufes avec lefquelles il conftiroe 
toutes les félénites , les matières 
alumincufes & argilleufes , ou avec 
des fubftances métalliques avec lef- 
quelles il forme les vitriols naturels; 
ou j enfin avec dés fels alcalis avec 
lefquels il forme des fels neutres vi- 
trioliques , à bafe de fel alcali ; mais 
ce n'eft guère qu'avec l'alcali ma- 
rin , que dans ce cas l'acide virrio- 
que fe trouve combiné, patceque 
c'cft l'alcali le plus abondamment 
répandu dans la nature , & en quel- 
que forre le feul alcali narurel ; l'a- 
ci Je vitriolique eft alors fi>us la for- 
me de fel de Glauber.On trouve le 
fel de Glauhet narurel particulière- 
ment dai s les eaux qui tiennent du 
fel commun en di(^oIurion. Ce ne 
peut être que nés rarement, & par 
des dékompofitions & des combi- 
naifons particulières , comme , par 
exemple j par des embrafcmens , 
qu'on peut rencontrer l'acide vitrio- 
lique engagé dans l'alcali végétal j 
& formant du tartre vitriole ^ on 



VIT 

combine avec l*alcali volatil, & for- 
mant du fel ammoniacal vitrioUque , 
ZMlïQvntntnojXimifd ammoniacal fc- 
crée de Glauher. 

Il eft clair par ce qui vient d'èrre 
dit de Tctat où fe trouve naturelle- 
ment & habituellement Tacide vi- 
trioliqae , qu*on ne peut Tobrenir 
feul 6: pur que par des opérations 
particulières de 1 art , c*eft-à-dire, 
en déconfipofant ceux des corps cjui 
en contiennent le plus , & dont on 
peut le retirer le plus facilement ; 
ces corps font le loufre & les vi- 
triols. 

'ITRUVE, né â Forima , petite ville 
de la Campanie, & fuivant d'au- 
tres à Fundi j ville fîcuée fur le che- 
min d'Appius , ou â Veronne ^ fut 
Architeûe de rEmpereur Augujle. 
Ce n*eft que par fes écrits qu'il nous 
eft connu, ainfiJ*on ne fait rien de 
particulier fur fa vie. L'ouvrage que 
nous avons de lui fur l'architeâure, 
cft le feul traité en ce genre , qui 
nous foit venu des anciens j il don- 
ne une idée àvantageufe du génie 
de fjn auteur. La meilleure édition 
de ce livre eft celle d'Âmfterdam , 
1^49, iri'foL Nous en avons une 
bonne tradudion Françoife j par 
Perrault j in-fol. Paris 1 1684. 
VTTTEAUXj petite ville de France 
en Bourgogne , fur la Braine , â onze 
lieues , oueft « de Dijon. 

yinEMBERG i ville forte d'Alle- 
magne , au Cercle de la haute Saxe, 
iar TElbe , à 1 8 lieues , fud-oueft » 
de Berlin , & 12 lieues , nord-oueft, 
deDrefde. 

VITTOWA; ville d'Efpagne, capi- 
tale de la Province d'Alava , dans la 
fiifcaye, â treize lieues, fud eft, 
de Bilbao. 

VITUPÈRE i vieux mot qui fignifioît 
autrefois blâme. 



VIT n 

VITUPÉRER ; vieux mot qui figni- 
fioit autrefois blâmer. 

VITZEH AUSEN i petite ville d'Aile- 
magne , dans le Landgravi&t de 
Heire-CalTel, fur le Véfer, entre 
Allendorf & Munden. 

VITZLIPUTZLI ; nom du plus fa- 
meux des Dieux qu'adoroieni les 
Mexicains. Selon eux ce fut lut qui 
les conduiHt dans le Mcxiquv.- ôc 
qui leur en facilita la conquête Ces 
peuples, qui furent nommés Mexi- 
cainsjdu nom de leur ^énéial Mexi, 
éfolentjdans leur origine , des fauva- 
ges vagabonds. Ils firent une ittup- 
tion fur les terres de ceitains peu- 
ples appelés Navatelcas^ engagés par 
les promefTes de leur Dieu Virzli- 
putzli qui leur avoit prédit qu'ils 
Feroient la conquête de ce pays , & 
qui marchoit lui-même à Itur tête, 
porté par quatre Prêtres j dans un 
coffre tiflTu de rofcaux. Lorfque l'ar- 
mée s'arrêtoit pour camper, Vitzli- 
putzli avoit fa tente au centre du 
camp. C'étoit lui qui regloit la 
marche. Ses oracles ^ répétés p^r la 
bouche des Piètres, tenoient lieu de 
confeil de guerre. Les Mexicains 
avoient une vafte étendue de pays 
â parcourir , avant d'arriver à cette 
terre promife. Pendant tout le temps 
qu'ils furent en marche, le DiwU 
qui les conduifoit ranima leur cou- 
rage par d'éclatans prodiges. Enfin, 
après bien des fatigues, lorfqu'iis 
touchoient prefqu'au terr/ie de leurs 
courfeSj Vitzlipuizli déclara en 
fonge â un de fes prêtres , que les 
Mexicains dévoient former leur pre- 
mier établifTemer.t dans l'endroit 
où ils trduveroient un figuier planté 
dans un rocher, fur les branches 
duquel feroit perché un aigle, te- 
nant entre (es griffes un petit oifeau. 
On dcnicle dans cette hiftoire quel- 
que rapport avec la manière dont 
Gij 



>i VIV 

les Juifs furent condaies dans la terre 
promife. 

L'Hîftorien de la coiK|uêt6 da 
Mexique nous apprend quelle éroic 
la forme que les Mexicains don- 
noient à la ftatae de Vitzlipntzli. 
» On Tavoit faic, die- il » de figure 
yi humaine » aflife far un trône foa- 
» tena par an globe d'azar » qu'ils 
f> appeloient le CUL U fortoit des 
f> deux côtés de ce globe , quatre 
fy bâtons dont le boitt étoir taillé en 
M tète de ferpent : cela formoit un 
99 brancard que lesfacrificateurs por- 
99 toient fur leurs épaules , quand 
99 iU promenoient l'idole en public. 
99 Elle avoir fur la tète un calque de 
s» plumes de diverfes couleurs y en 
i> figure d'oifeau avec le bec & la 
99 crête d or bruni. Son vifage étoit 
99 affreux ôc févère , te encore plus 
» enlaidi par deux raies bleues , 
»» quelle avoir. Tune fur le front, 
» l'autre fur le nez. Sa main droite 
» s'appuyoit fur une couleuvre on- 
99 doyante qui lui fervoit de bâton. 
99 L% eauche portoit quatre flèches 
99 qu'ils révéroient comme un pré- 
99 fent du ciel» & un bouclier cou-» 
99 vert de cinq plumes blanches , 
99 mifes en croix. Tous ces orne- 
99 mens, ces marques & ces couleu- 
9> vres avoientleurfignification myf- 
J9 térieufe. 
VIV ACE î adjcâif des deux genres. 
Qui a en lui des principes d'une 
longue vie. 11 fe dit des efpèces Se 
des individus. Les peuples du nord 
font plus yivaces que ceux du miJ'i. 
Le corbeau ejl un oifeau vivace. Le 
-cerf ejl un animal vivace. De tous 
les animaux les poijfons font les plus 
yivaces. 

On appelle vivacesj les plantes 
qui portent des Heurs plufi^urs an- 
nées de foicej for les mêmes tiges 



VIV 

& fans cire tranfplanrces. Laf 
efl une plante vivace. 

Les deux premières fyllabe 
brèves & la troifième très-brè 
VIVACITÉ i fubftantif féminir 
tivité, promptitude à agir, 
mouvoir. Ce jeune hommeabei 
de vivacité en tout ce qu il fait* 
ordinaire qu'on fe plaigne de 
pas fervi avecaffei de vivacité ^ 
amis. La vivacité des jeune 
pajjepour imprudence dans fef^ 
vieillards. 

On dit au(C, avoir de U v 

dans les yeux ; pour dire » av 

yeux brillans , pleins de feu. 

Vivacité , en termes de Peinti 

dit des couleurs qui ont de 

& de la fierté, des couleur: 

lanres & de celles qui n'ont 

tourmentées en les couchanr 

toile. Les tableaux faits au p 

coup ont toujours , par cette 

une vivacité merveilleufe qu 

font d'un bon ton de couleui 

On dit figurément , la viv< 

Vefprvt.y la vivacité de Vimagh 

pour dire^ la prompte pénc 

de Tefprit , la promptitude 

cevoir, a imaginer. // a ^ 

vivacité d'ef prit que de bonfe. 

jugement. 

On dit abfolument vivai 
pluriel; pour dire, des er 
mens légers & paflagers. Ct^ 
vivacités qu'il faut réprimer. 
Tout eft bref au finguliei 
la dernière fyllabe eft longu< 
riel. 

Différences relatives enti 
cité y promptitude. 

La vivacité tient beaucou 



fenfibilicé & de l'efprit ; le: 
dres chofes piquent un hom 
il fent d'abord ce qu'on lui 
réfléchit moins qu'un autre • 
réponfes. La promptitude i\ 



VI V 

Yantage de Thumeur 6c àt laâion ; 
un homme prompt eft plus fujec aux 
«mporcemotts qu'un autre ; il a la 
main légère y & il eft expéditif au 
travail. L'indolence eft loppcfé de 
de la vivacité ; Se la lenceur l'eft de 
la promptitude. 
"VIVANDIER , 1ÈRE j fubftantif- Ce- 
lui 9 celle qui fuit Tarmée ou un 
corps de croupes & qui vend des 
vivres. Les vivandiers doivent camper 
à la queue des troupes auxquelles 
ils font attachés. La charette de la 
vivandière. 
"RIVANT, ANTEi adjedif. Fjvens. 
Qui vit. // a cinq garçons vivans. 
Des Jix filles quelle a eues\ il ny en \ 
a plus quune qui foit vivante. Les 
animaux vivans. 

On dit par excellence , le Dieu 
vivant; pour marquer qu'il n'y a que 
Dîea qui vive, qui exifte par lui- 
xnème. 

On dit 9 // ny a homme vivant 
qui puijje ajfurer.... pour dire, il 
n'y a perfonne qui puilTe alTurer. é . . 
Et Ton dit , feu été en tel lieu , & je 
n*y ai trouvé ame vivante ; pour dire, 
je n'y ai trouvé perfonne. 

On dit familièrement > de votre 
V/> vivante ; pour dire, jamais. 

Quand des gens de main-morte 

acquièrent une terre en fief, on dit , 

<]»'// faut qu'ils donnent au Seigmur 

un homme vivant & mouvant ; pour 

«lire, que pour ne pas fruftrer te 

Seigneur dont la terre relève j des 

droits qui lui font acquis à chaque 

mutation de vaifai, il faut qu'ils 

Dojnment un particulier , à la mon 

duquel le Seigneur puiiïe recevoir 

les droits de rachat ou de relief. 

On appelle audi homme vivant & 
mourant y une perfonne fous le nom 
de laquelle on paye le droit de fur- 
vivance pour conferver un office. 
La famille n'a pas vendu la charge 



VIV 53 

dans les fix mois , elle a donné au 
Roi un homme vivant & mourant; Se 
abfolument , elle a donné un homm/f 
au Roi. 

On dit figurément , que le Prince 
efi la loi vivante. Et d'un homme 
^ ttès favant , que c'ejè une bibliothc'^ 
que vivante. 

On dit faxniUàrement dans le 
mènie fens , qa^unfils eft U portrait 
vivant ycft t image vivante defonpère. 

On appelle langue vivante^ une 
langne que tour un peuple parle ; ce 
qui ie dit par oppo(itiôn i langue 
morte ^ qui n^nifie, une laligaeque 
tout un peuple a parlée maïs qui ne 
fe trouve plus que dans les livres. 

On dit , du vivant de.... pour di re » 
pendant la vie de.... du vivant d'un 
tel. Vous ne verrc^ pas cela de votre 
vivant. Cela fe farfoit de fon vivant. 
Et dans le même fens on dit , en fon 
vivant i Ci git un tel^ en fon vivant 
Bourgeois , Confeiller , &c. On ne le 
trouve que dans quelques éiiitaphes. 
Vivant , eft quelquefois (ubftantif 
mafculin. Vufage d'enterrer les morts 
dans l* enceinte des villes , efl le vrai 
moyen d'infecler les vivons. 

Familièrement on appelle bon 
vivant^ un homme d'une humeur 
facile & aifée, & qui aime â fe 
réjouir fans faite tore i perfonne. 
Son frère efl un bon vivant. Populai* 
rement on dit abfolument vivant , 
dans le même fens) & quelquefois 
il (igniâe un homme adroit & rufé. 
Ne vous fie^pas à elle^ ceft une v/- 
vante. 
Malyivant, fe dit ,. en termes d'Or« 
donances ^ pour fignifier an homme 
de mauvaife vie. Il y eut ordre d*ar^ 
rêter les vagabonds & les malvivans. 
La première fyllabe eft brève ^ la 
féconde longue & la troifième du 
féminin très-btève. 
VIV AR AÏS j pays & petite province 



54 VIV 

de France , au Gouvernement géné- 
ral milicaire du Languedoc» faifanc 
partie de la Lieutenance générale des 
Cévènes. Ce petit pays , qui a pris 

. fon nom de la ville de Viviers^ eft 
borné au feptcntiion par le Lyon- 

. nois y au levant , par le Rhône , qui 
le répare du Dauphiné, au midi> 

' par rUzèsi & au couchant , par le 
Velay ik par le Gévaudan j il s'é- 
ten J fort en longueur fur la rive droi- 
te du Rhône : (a plus grande largeur, 
qui fe prend dans la partie qu'arrofe 
la Loire à fa fource, peut avoir dix 
à douze lieues. Ce pays étoit habité 
anciennement par les Helviens , &c 
leur capitale s'appeloit-4/i^ou-^/- 
bc'AuguJlc , qui 'n*eft plus aujour- 
d'hui qu'un bourg nommé Albc ou 
Alps. Ils furent conquis vers la fin 
du cinquième ou le commencement 
du fixième iiècle par SigiCmond» 
Roi des Bourguignons. Les Fran- 
çois s'étant depuis emparés de la 
Bourgogne , ce royaume fut partagé 
entre les Princes de la maifon de 
Clovis, & la ville d'Aibe tomba, 
avec fon territoire , en parcage aux 
Rois de Metz. 

Ce payb eit divifé en haut & bas 
Vivarais par la rivière de Rieu ou 
d'Eyrieu. Le haut Vivarais eft du 
côic du Fortz & du Velay , & la ca- 
pitale eft Annonay. Le bas Viva- 
rais eft (itué au midi \ c*eft où fe 
trouve la ville de Viviers , qui eft 
devenue la capitale du pays, depuis 
la deftrudion de l'ancienne Albe- 
Augufte , capitale des Helviens ; on 
pourroit encore ajouter à la division 
du Vivarais , le petit pays de Bou- 
rières , qui fe trouve entre Prifas & 
le Velay , & qui confifte en hautes 
montagnes ftériles, qui heprodui- 
fcnt que des châtaignes & forment 
de bons pâturages pour nourrir des 
bêtes à laine» 



VIV 

Le haut V'ivarais eft auflî n 
montagnes , mais qui font trè 
cultivées , & où Ton nourri 
quantité prodigieufe de beftia 
Ton recueille quantité de bleci 
Le bas Vivarais eft un paj 
plus abondans, furtout par T 
trie des habitans, qui ne p 
pas le moindre terrein des n 
gnes fufceptibles de culture 
ce diftridt entre les montagne 
bord du Rhône , ne cédant pa 
même en fertilité à aucun pj 
Languedoc : on y recueille 
coup de vins & Ton y fait qi 
de foie. 

yiFAT\ mot emprunté du la 
dont on fe fert dans le ftyle fai 
pour approuver , pour appl 
Toute l'a(jemblée cria vivat. 

VIVE; fubftantif féminin. Soi 
poiftbn qu*on appelle autr 
dragon de mer. Voye\ct mpt. 

VlVtMENT; adverbe. Avec ai 
avec vigueur , fans relâche. Ot 
fuivit vivement rennemi. La cl 
fut vivement attaquée. 

Il fignifie aufti, fenfîble 
Le froid commence à fe faire 
vivement. Ce reproche les a v/i 
piqués. 

La première fyllabe eft lo 
la féconde très-brève & la tro 
movenne. 

VIVÉRO ; petite ville d'Efpagm 
la Galice , à huit lieues , nord- 
de Mondonedo. 

VIVES , né d Valence en Efpag 
1491 , enfeigna les belles-let 
Louvain avec un applaudilTc 
général. De là il paffa en Angl 
& eut l'honneur d'enfeigner le 
a Marie, Reine d'Angleterre 
de Henri VllI. Ce Prince i 
tant de cas du Savant efpagnol 
alloit exprès à Oxfort avec la ! 
fon époufe , pour entendre i 



I 



VIT 

^ons y maïs malgré Ton eftime , il le 
letinc en pcifon pendant C\x mois , 
parcequ'il avoic oIc défaprouver de 
Tire voix & par écrie, fon divorce 
avec Catherine d'Arragon. Vives 
ayant recouvré fa liberté repaffa en 
Efpagne , fe maria à Bu'rgos, & mou- 
rut à Bruges , en 1 5 40 , à 48 ans. On 
a de lui, i . DcsComneneaires fur Us 
livres de la cité de Dieu de S. Auguf- 
rin^dont les Dodeurs de Louvain 
cenfurèrent quelques endroits trop 
hardis & tjrop libres. 1. Un Traité 
judicieux & favant fur la décadence 
desfciencis & des arts. 5. Un traité 
de la Religion. 4. Plufieurs autres 
ouvrages lecueiliis a Baie , en 1555, 
en 2 vol. in fol. Bude , Erafmc ë>c 
Vives paffbient pour les plus favans 
hommes de leur fiécle , & étoient 
comme les Triumvirs de la républi 
que des lettres y mais Vives étoic 
inférieur au premier en efpiit, ôc 
au fécond en érudition. 
VIVIANI, (Vincent) né à Florence 
en i^ii , d'une famille noble , vé- 
cut depuis l'âge de dix-fept ans juf- 
qui vingt , avec Gililée , qui U 
regarda comme un difciple digne de 
lui. Après la mott d'un fi grand 
maître , il pafTa encore deux ou trois 
ans dans la géométrie fans aucune 
întetruption , & ce fut en ce temps- 
là qu il forma le deffein de fa D/Vi- 
natîon fur Arifiée.Ctx, ancien Géu- 
inèire avoit compofé cinq livres fur 
l« feûions coniques qui fe font 
perdus, & qu'il enn éprit de faire 
revivre par la force de fon génie. 
^ S.)n nom fe répandit dans toute 
lEorope^ il reçut, en i^(>4, une 
penfïon de Louis XIV, Prince dont 
jlnctoit point fujet , & à qui il croit 
inutile: Viviani réfolut de dédier au 
Roi le traité qu'il avoit autrefois 
siédité fur les lieux folides d'Arif 
lk\ mais d'autres ouvrages & même 



VIV 55 

des négociations que fon maître lui 
confia Tempèchèrent de terminer 
ce traité. En 1666^ il fut honoré 
par le Grand Duc , Ferdinand II , du 
titre de premier Marhématicien de 
fon Âltede. Cet homme illuftre 
mourut en 1703 , à 81 ans, mem- 
bre de l'Académie des Sciences « Il 
« avoit , dit M. de Fontenelle, cette 
•» innocence ^ cette (implicite de 
» mœurs que l'on conferve ordinai- 
»• rement , quand on a moins de 
« commerce avec les hommes qu'a- 
» vec les livres j & il n'avoir point 
» certe rudeffe bc une certaine tier- 
» té fauvage que donne a(Lz fou- 
» vent le commerce des livres fans 
» ceiui des hommes. Il éroit affable , 
j> modelle , ami lût & fijellc, 6l ce 
» qui renferme beaucoup de vertus 
en une fcule, reconnoilFant au 
»-• fouverain degré »>. Pour s'acquit- 
ter envers Lou's XlV, il iîr rebâ- 
tir fa maifon fur un delfein très- 
agréable , & aulli magnifique qu'il 
pouvoir convenir i un paiticuiitrr. 
Il appelia cette maifon œits à Dca 
data ; elle porte ce titre fur fonfron- 
titpice y allufijn heuteufe & au pre- 
mier n jm qu'on a donné au Rv»i , & 
à la manière dont elle a Cic acquifc. 
Ses ouvrages font un traité intitulé: 
Divination fur Arijiée , ouvrage plein 
de recherches profondes fur les co- 
niques. 2. De minimis geomttrica 
divinatio , in quïntum conte rum Ap- 
poloniï Pergoei adhuc defderatum. 
Imprimé en KÎ59. 
VIVIEN, ( Jofcph ) Peintre, né à 
Lyon en 1^57, muu ut à Bonn, 
ville d'Alemagne , dans rElcftorat 
de Cologne tn 1755. Il entra dans 
l'école de i'illuflre le Brun , qui con- 
nut , en peu de temj^s , que le talent 
de fon difciple croit pour le por- 
trait. Vivien fe ren«iii a fcsconleils, 
& cherchant à Te diftmguer ^ il pei- 



5^ 



VI V 



gnlr au paftel. Il m^trolc beaucoup 
ds vérité dans fcs ouvrages, il fai- 
ntToit très bi^n la reffemblance. Son 
arc alloit jufqu'à repréfencer non 
fôùlemenr les craies du corps j mais 
encore les impredionsde Tâine qui 
animent le vifage & caraûérifenc 
une perfonne. H a peint en paf- 
tel des portraits en pieds. On voie 
quelques tableaux de lui, où l'hil* 
toire» la fable & Tallégorie concou- 
rent à embellir fa compo(ition. Il 
eue plufîeuri fois Thonneur de re- 
préfenter la famille royale. L'aca- 
démie le reçue dans fon corps, & 
le Roi lui donna un logement aux 
Gobelins. Les Eleâeurs de Colo 

Î;ne & de Bavière te nommèrent 
eur premier P^^intre. Ce maître 
s'eft fouvenr exercé d manier le pein 
ceau & à peindre à i'hnile des por 
traits hiftoriés où Ton admire la fé- 
condité & la beauté de fon imagi 
nation^ jointe à l'exécution. On a 
plulieurs portraits gravés d'après lui. 

VIVIER , (Jean du) né à Liège vers 
le commencement de ce (îècle , 
mort à Paris en 17^1 , s*eft rendu 
recommmdâble dans la gravure. 
Son goût pour cet art l'entraîna à 
Paris, ouille perfedlionna. Il s'a- 
donna or incipalemcnt â la gravure 
des médailles, 8c fon mérite en ce 
genre lui mérita bientôt des récom 
penfes. 11 fut nommé Graveur du 
Roi, obtint un logement au Louviw 
Se fut reçu de TAcadémie de Pein 
ture & de Sculpture. C'eft le Gra- 
veur quia le mieux trouvé la relFem- 
blance de Louis XV. La douceur & 
la force brillent dans Ces gravures. 

VIVIER i fubftantif mafculin. Pièce 
a'cau courante ou dormante dans 
laquelle on nourrit ou l'on con- 
ferve du poiflTon pour Tufage jour- 
nalier. Un vhier d'eau de fontaine. 



Viv 

Prendre une carpe dans le vivier. C^ 
vivier plein de truites. 
VIVIERS i ville épifcopalede France 
capitale du Vivarais . fur le Rhône— 
à douze lieues , fud oueft , d« Va 
leoce. Elle doit fon origine i 1^ 
ruine de l'ancienne Albe - Augulle— 
On prétenJ aue cell*- ci ayant étS 
détruite par Crocus j Roi àts Alle- 
mands , fon Évcque Auxonius tranf— 
fera fon fiége, dès l'an 450 , à Ten— 
droit où ell Viviers. Les Rois d^- 
Bourgogne & d'Arles, & les Empe- 
reurs Allemands leurs fucceifeurs , 
étant en poiredioo de cette partie 
du Vivarais , l'Empereur Conrard 
de la maifun de Sjabs , parent de 
Giiilhume j Évcque de Viviers , lui 
donna & i fon Églife , vers le xn\- 
lieu du douzième iictle , la ville ic 
le comté de Viviers. Les Évcques 
jouirent depuis librement de ce 
comté, fans dépendre aucunemenc: 
des Rois de France ni des Seigneurs 
voifîns , jufqu'après la rcimion du— 
Languedoc à la Couronne Les Évc— 
ques voulant foutenir leur dépen«* 
dance de l'Empire pour le rempo^ 
rel , implorèrent la prôteéfciou du. 
Pape i mais pendant ces contefta* 
lions , Philippe le Bel s'ctmt em- 
paré de Lyon & de tout le cours dv 
Rhône , força Albert de Peyre » 
Evcque de Viviers , & le Chapitre , 
a foumertre leur temporel au Roi 
& à la Couronne de France , par an 
acte de l'an i J07 qui fut confirmé 
par un traité conclu entre Charles V 
dit le Sage, & Bertrand de Châtetu- 
Neuf , Évcque de Viviers. 

Le Diocèfe de Viviers , fu£Fra« 
gant de l'Archevcquc de Vienne , 
renferme environ trois cent qua- 
torze Paroitïes. Cet Evéché vaut en- 
viron j 0000 livres de revenu. 

L'Églife Cathédrale cft dédiée i 
Saint Vincent , & fon Chapitre eft 

coropofé 



VIV 

ofc d'un Pcévôc, d'un Archi- 
e ^ d'un Précenteut , d'un Sa- 
in , d'un Archiprctre, d un Vi- 
& de trente Chanoines. L'ab- 

de Manzan , Manfiaix , de 
Ire deCKeaiix& de la filiation 
jnneval , fondée dès Tan ii 19, 
nie à TÉvêché de" Viviers, & 
>rte à l'Évêque 5400 liv. de 
lu, La réfidence la plus ordi- 

de TEvcque eft à deux ou trois 
» au - deflous de Vi/iers , dani» 
ndroit qu'on appelle le Bouro 
t"Anicol^ où il a fon palii^ 
opal bari fur la rive gauche du 
le. Ce Prélat , dès Tinftantqu'il 
Dmmé Evcqnc & Comte de Vi 
I , eft en cette qualité , vSetgneur 
)orelds fon Diocèl? , Prince de 
zère, & Seigneur de Saint-An- 

ÎANT, ANTE; adjéftif. Qui 

fie , qui ranime % qui cft propre 

donner du mouvement. Lts ef- 

r yivlfians. Liqueur vivifidntc. 

)n dit en théologie » efprit vivi- 

t^grâce vhifiinu. L^ Saine Efprit 

■'efprie vivifiant. 

Fie ATI® Nj fubftantif féminin. 

nficatio. Action par laquelle on 

ime, on vivifie. La vivification 

parties par les cfprtis. 

FIÉ, ÉE } participe paflîf. Foy€\ 

VIPIER. 

FIER; verbe aftîf delà première 
tijagaifon , lequel fe conjugue 
name Chanter. Donner la vie & 
conlerver. Dieu feula pu vivifier 
f créatures. 

mu , fe dit fiv;urémcnt du foie il 
dequelques autres agens na'^urels. 
ors il fignifie donner de l.\ vigueur 
de la force. La rofcc vivifie il 
tmes. 

'1ER , fe dit au(H fi:;arément de- 
it^ qae Dieu produit dons lame 
Tonu XXX% 



\^'I7 



fr 



par ta grâce. La grâce vivifie. EfpriC 
Saint quifanSfiii ^ î^' viv//fej. 

Les crois premières fyllabes font 
brèves ,' & la quatrième longue oH 
brève. Foye'^ VeKbe. 

Ve féminin qui termine le fingU- 
lier du préfent de Tindicatif, dcc. 
s*unit i la fyliabe précédente , & U 
tend longue. 
VlVlFlQUEjadjeÔifdes deut gen- 
res. Qui a la propriété de vivifier. 
Les fucs viviflques des plarucs. La 
vertu vivîfîque des facrentens. 
VIVIPARE; aijeftif des deux gen- 
res & terme de Phyfique* On ap« 
pelle ainfi les animaux qui mettent 
an monde leurs petits tout vivans , 
â la différence de ceux dont les pe- 
tits proviennent d*un œuf » & que 
l'on appelle ovipares* 

Dans les efpèces vivipares l'en- 
veloppe des germes eft molle &dé' 
licate , parceqie demeurant tou- 
jours à couvert dans la mère« le 
germe n'a pas befoin d'une plus 
torte défcnfe. Dans les ovipares , 
Tenveloppe du germe» un peu avant 
que la mère le mette bas, devient 
prefque toujours une croûte folide » 
& afli^z dure pour réfiller au poids 
& aux injures de l'air , fans ef- 
lenfer le p^tit qui eft dedans. 

Tous les animaux, fans excep- 
tion , proviennent d'une mère qui 
les met au monde de Tune ou de 
l'autre de ces deux manières : ct% / 
lois fubfiftent dès le commence- 
ment du monde , àt n'ont jamais 
varié. 

Les animaux vivipares tiennent , 
fans conttedit ^ le pren; er rang 
dans l'ordre du icgne animal; oc 
Th >mme eft \t premier de tous. ^ 

Le nombre des animaux vivipa- 
res u'égdle pas celui des ovipares. 
Du nombre de ces derniers on 
coJipte toute la clalFc des oifeaux ; 

H 



>ï V I V. 

celles des poifTons proprement Jus, 
excepté langaille Se le genre de la 
baleine j celle des reptiles , excepté 
la vipère -y celle des infeâes , parmi 
lefquels On trouve quelques efpèces 
de mouches vivipares, & celle des 
vers , entre lefquels audi quelques 
Naturalilles difent en avoir décou- 
vert de vivipares. 

Ainfi , tous les vivipares fe ré- 

. duifent aux quadrupèdes terredres , 
aux poiïTons cétacées , à la vipère , 
à quelques efpèces de mouches , 
aux pucerons , aux cloportes , & à 
quelques vers qui , peut - être , ne 
font que fe reproduire quand on dé- 
tache ou que l'on coupe ces infedes 
en différentes parties, lefauelles 
deviennent autant de vers. Tels font 
les polypes , le gordius , &c. 

y I VONE i petite ville de France dans 
le Poitou , i cinq lieues , fud- oueft , 
de Poitiers. 

VIVOTER; verbe neutre de la pre- 
mière conjugaifon, lequel fe con- 
jugue comme Chanter. Parce vic^ 
ticare- Terme du ftyle familier qui 
fignifie , vivre petitement & fubuf- 
ler avec peine, faute d'avoir de 
quoi fe mieux nourrir & fe mieux 
■ entretenir. C'eji un pauvre homme 
qui vivote comme il peut. Elle ne fait 
que vivoter, 

VIVRE ; verbe neutre irrégulier delà 
quatrième conjugaifon. Vivere. Erre 
en vie. Les hommes vivent plus dans 
les pays fcptentrionaux que dans les 
méridionaux. Cette femme vit - elle 
encore, f^irgile vivoitau fiècled'Au* 
gufle. Les animaux amphibies vivent 
jur la terre & dans feau. Il na pas 
^//^î vtfVtt pour achever ce quil avoit 
commence'. 

On dit proverbialement , on ne 
fait ni qui meurt ni qui vir j pour mar- 
quer rincertitude de la durée de la 
Tie & du temps de la mort. Je vais 



yir 

vous donner une rtconnoiffance de 
ce que je vous, dois , parcequon 
fait ni qui meurt ni qui vit* 

On dit figurément , il ^fi * 
jours malade. Ileji dans des/rayi 
continuelles y ce nejl pas vivre 
ne vit pas , il ne fait que i 
guir. On dit aufli , il ne vit 
pour lui; pour dire, il ne fo: 
qu'à lui , il ne s'occupe que de 
intérêts ; & dans le même fens 
ne vit que pour fervir Dieu , / 
étudier y pour les autres^ pou. 
bonheur des autres. 

On dit de Dieu par excellen 
qa'i/ vit de toute éternité ^ qu'ii 
dans les fiecles des JiecUsy qu'i/ 
par lui même \ pour marquer 
exiftence éternelle & indépenda: 
Et Ton dit des bienheureux , qi 
vivront éternellement avec Dieu i 
la gloire ; pour dire ,* qu'ils jouii 
de Dieu , de la vue de Dieu peni 
toute l'éternité. 

Vivre j fignifie figurément, dui 
fubfider. Ainfi on dit dans le 1 
foutenu, un Ji grand Prince \ 
éternellement dans rHiJioire. La 
moire de ce Conquérant ^ fon m 
fa gloire vivra jufque dans la pi 
rite la plus reculée. On dit ai 
cet ouvrage là vivra ; pour dire, < 
paffera à la poftcrité. Les ouvr 
frivoles ne vivent que peu de tei 
Il fe dit aufli en rermes de d< 
tion, par rapport à la difpofi 
de l'ame qui eft en état de gr 
Ainfi on dit d'un pêcheur conve 
qu'i/ vit de la grâce , qu'/7 vit d 
yie nouvelle. Et dans l'Écriture S 
te , il eft dit , que le Jufle vie i 
foi. 

Vivre, fignifie auflî , fe nour 
conferver fa vie par le moyen 
alimens. S'il perd fon procès 
n aura pas de quoi vivre. Ces «î 
taires ne vivoient que d'herbes i 



VIV 

rdcîncs. Paris e't une ville où il fait 
cher vivre. Tout flatteur vit aux dé^ 
pens de cdui qui l'écoute. 

On dit , vivre de régime j pour 
dire , vivre avec beaucoup de règle , 
pour rétablir ou pour conferver fa 
fanté. 

On dit , vivre à table d'hôte \ pour 
dire , manger dans une hôrellerie , 
dans une auberge où l'on paye tant 
par r-pas. Et en parlant de plufieurs 

f^erfonnes qui n'ont qu'une table a 
rais communs , on dit , qu*i/j vi- 
vent en commun. 
i^iVRE , fe dit en parlant des fonds & 
des moyens qui fourniflent de quoi 
fubfifter. // ne peut plus vivre de/on 
métier. Elle vit de la penflon que le 
Roi lui a donnée. Ce font des gtns 
qui vivent de Uurs rentes. Il fut 
obligé de vivre d'emprunt. 

On dit familièrement , vivre de 
ménage j p.>ur dire , vivre avec 
économie. Et l'on dit en plaifantant 
d'un homme qui vend fes meubles 
pour fubfifter, qailvitde ménage. 
^« dit auflî , vivre d*induftrie ; pour 
"ire, trouver moyen de fubfifter 
par fon adreffe & par fon fa voir 
faire. Il ne fe dit ordinairement 
qu'en mauvaife part. 

On dit figurément , vivre d'efpé- 
''a/zce 5 pour dire , vivre dans l'at- 
tente de quelque bien , & fe fou- 
tenir par cette attente. Et en par- 
lant d'un homme à qui on ne con- 
*^ou aucun bien , ni aacuhe ref- 
fource pour fubfifter , on dit fami- 
lièrement , qu // vit de la grâce de 
^'^«; pour dire, qu'on ne fait com- 
n^ent il fubfifte. La même chofe fe 
<}if d'un homme qui mange très- 
peu,& â peine autant qu'il faut 
pour fe foutenir. 

On dit d'un Artifan , qu'/7 vit au 
jour la journée y pour dire, qu'il 
n'a pour fubfifter que ce qu'il ga- 



VIV 



59 



gne par fon travail. Et l'on dit pro- 
verbialement & figurément , vivre 
au jour la journée^ pour dire , paffer 
fa vie fans vue , fans prévoyance. 

On dit proverbialement , item il 
fautvivre'^ pour dire, que la nécef- 
fité de pourvoir i fa fubfiftance doit 
excufer beaucoup d: chofcs que Ton 
fait , & que l'on ne feroit pas fans 
cela. 

On dit, vivre à djcrét'on ^ en 
parlant des foldats qui ont été en- 
voyés dans un village , dans une 
ville, pour fe faire traiter à leur 
gré par les habitans. 

Vivre, fe dit par rapport à la dé- 
penfe qu'on fait pour fa table , pour 
fes habits j pour fon train , & par 
rapport aux commodités ou incom- 
modiiés de la vie. Il a toujours vécu 
magnifiquement. Vous nêtes pas af-- 
ft[ riche pour vivre aujjî fplendide^ 
ment que vous- le faites. Pendant 
quilfut à Rome y il vécut en Prince. 
C'efl un avare qui vit en gueux. Il 
jaur que chacun vive félon fon état. 

On dit, vivre noblement; pour 
dire , mener un genre de vie dans 
lequel il n'y a rien qui déroge à la 
nobleiïe. 

Vivre , fe dit auffi par rapport a la 
manière de paffer fa vie dans les di- 
vers états que Ton embrafte, les 
différens lieux que Ton habite , &c. 
// a fait vœu de vivre dans le célibat. 
Vivre dans la retraite. Elle vit à U 
campagne depuis trois ans. Les Grands 
qui vivent à la Cour ne font pas les 
plus heureux des hommes. Il a tou- 
jours vécu dans les plaifirs. C'e(l un 
homme qui vit tranquillement. Lefagc 
fait vivre heureux. Sous le règne de ce 
Prince les peuples vécurent malheu- 
reux. 

On dit proverbialement & fami- 
lièrement, vivre en paix & aife; pour 
Hi, 



^ VIV 

dire 9 f affec fa vie cranqaillemenr 
& dans Tabondance. 

On dit proverbialement , chacun 
vit à fa mode'j pour dire, que cha- 
cun en ufe comme il lui plaîc en 
ce qui le regarde» Laijfer chacun vi 
vre à fa mode. 
Vivre , fignifie encore, fe conduire, 
fe comporter bien ou mal, eu égard 
aux mœurs & i la religion. C'ejl 
une femme qui a toujours vécu fage- 
ment. Vivre Jans reproche. Vivre en 
libertin. Il vit régulièrement» Vivre 
chrétiennement. 
.Vivre, fignifie auffi, fe comporter, 
fe gouverner bien ou mal , eu égard 
aux diffcrens dev&irs de la fociété. 
Ainfi on dit , vivre bien avec queU 

Î\uun ; pour dire , obferver tous 
es égards tk toutes les mefures que 
demandent la bienféance , ta poli- 
tefie 8c les divers degrés d^ liaifon 
qu'on a avec lui. // vit bien avec fa 
jotur , avec fa famille. Elle a toujours 
bien vécu avec f on mari. Il faut ta- 
êher de bien vivre avec fes voijins. 
Et Ton dit , vivre mal avec quel- 
qu'un; pour dire, ne point obfer- 
ver avec lui les égards & les me- 
fures néceflfaires. Il vit mal avec fes 
jparens. Elle vit mal avec fon frère. 

On dit encore , vivre bien avec 
quelqu'un; pour dire, être en bonne 
intelligence avec lui. Ils vivent bien 
gnfimble ; &» vivre mal ayec quel- 
qu'un ; pour dire , être brouille avec 
quelqu'un , n'être point avec lui en> 
bonne intelligence. Ils étvient au* 
trefois grands amis ^ mais aujour- 
d'hui ils vivent mal enfemble* 

Il faut obferver , que quand on 
dit , un tel vit mal avec fes amis , 
•n veut dire, que te mal vient de 
lui , que c'eft lui qui a tort. 

On dit , <\\xon ne fauroit vivre- 
étvec un tel 'y pour dire, qu'il eft 
iLTune tuimeor incomj^tlble ^ & 



' '• ' VIV 

3u*i//2 homme eft aifé à vhfi \ pO 
ire , qu'il eft d'un commerce doiLX 
facile, qu'il eft aifé de vivre avec li 
On dit; cp! une perfonne fait vîv^ 
pour dire , qu'elle a les manières c 
monde ^ qu elle fait fe condvi 
fuivant les sufages reçus parmi f* 
honnêtes gens. C*eft un jeune homr^ 
fortinftruit , & qui fait vivre. Elle a cm 
mari grojjier , & qui ne fait pas vtyr* 
On appelle le favoir-vivre^ 3 
connoifTance Sc la pratique des bie^ 
féances 8c des ufages reçus parir: 
les gens du monde. £t l'on dit , a^â 
prendre à vivre; pour dirCjacqu^ 
rir cette connoiflance» s'inftiuiB 
de ces ufages. 

On dit familièrement, qu'on j^ 
prendra bien à vivre à quâquun 
pour dire > qu'on trouvera bien I 
moyen de le punir de quelque faui 
qu'il a faite. 

On dit , on donne tant auxfolddà 
pour le bien vivre; pour dire, qu*o 
leur donne une certaine fomme dai 
les quartiers , dans les garnifons 
pour les obliger â ne rien exige 
^ de leurs hôtes au^deU de ce qui e 

prefcrit par les Ordonnances. 
Vivre, fe dit encore par rapport â 
gouvernement politique, aux loij 
aux ufages du pays dans lequel c 
denneure. Vivre fous les lois d'i 
Prince. Les lois , les coutumes fa 
vant lej quelles nous vivons. Cn y 
ainfi en ce pays-^là. 

On dit pocciquement en term 
de galanterie , vivre fous les lo 
. d\ne beauté. 
Vive Di^u-; forte d'affirmation tin 

de rÉcriture-Sainte. 
Vive te Roi.; acclamation pour t 
moigner qu'on fouhaite longue v 
& proif éri»c au Roi. Toute la vii 
cria , vive le Roi.. 
Vive, eft auflî un rerme dont on 
feiLdans le ftjrle familier pour, nu 



VIV 

5[aer qu*on edîme quelqu'un , qu'on 
aie grand cas de quelque chofe. 
Vive Racine pour Inélégance dufiyle. 
Vive cette dame , elle eft toujours gaie. 
Vive la Bourgogne pour le bon vin. 
Vive cette province pour la bonne 
chère. 
Qui vive? Terme dont on fe ferc 
dans les armées qui font en cam- 
pagne , pour demander à quelqu'un 
que l*on rencontre , qui approche 
d*uB pofte, d'une garde ^ de quelle 
armée & de quel parti il eft : On lui 
demanda j qui vive ? Il repondit j 
vive France. Les deux troupes en vin- 
rent au qui vive. Dans les places les 
fentinelles crient qui va là. 

Lorfque dans une Cour, dans 
119e ville 9 dans une Compagnie il 
y a des partis différens qui parta- 
ient les efprifs, les inclinations, 
on dit figurément, o^onyefl fur U 
^ui vive. Et Ion dit auflS figutément 
€i'un homme querelleur & diâicilc 
à vivre , qu'i/ faut être toujours fur 
Je qui vive avec luu 

La première fyllabe eft longue & 
la féconde très brève. 

Conjugaison & quantité profo- 
dique des autres temps. 

Indicatif Préfent. Singulier. Je 
'^is , tu vis , il vit. 

Pluriel. Nous vivons, vous vi- 
vez, ils vivent. 

Le monofjFllabe des deux pre- 
mières pei Tonnes du fingutier eft 
long , celui de la troifième eft bref 
' Les deux premières per(bnnes du 
pluriel ont la première fyllabe brè- 
ve & la fecoryde longue. La troi- 
sième perfonne al» première f]fl- 
tabe longue & k féconde très- 
brève. 

Imparfaite Singulier. Je vivûis , 
m vivois 9 il vivoir. 

Pluriel. Nous vivions , vous vi- 
viez. > ils moienu 



VIV Cl 

Toutes les perfonnes des deux 
nombres ont la première fyllabe 
brève , & la féconde longue , ex- 
cepté la troifîème perfonne du fin* 
gulier qui a la féconde fylUbe 
moyenne. 

Prétérit défini. Singulier. Je vé- 
cus j tu vécus j il vécut. 

Pluriel. Nous vécûmes , vous vé- 
cûtes, ils vécûrenr. 

Les deux premières perfonnes du 
fingulier ont la première fyllabe 
brève & la féconde longue^ La troi- 
fième perfonne a fes deux fyllabes 
brèves. Les trois perfonnes du plu- 
riel ont la première fyllabe brève ^ 
la féconde longue & la troifième 
très- brève* 

Futur fmple. Singulier. Je vivrai , 
tu vivras j il vivra. 

Pluriel, Nous vivrons 3 vous vi- 
vrez, ils vivront. 

La première & la troifième per- 
fonne du fingulier out les deux fyl- 
labes brèves: la féconde p. rronne 
ic les crois du pluriel ont la pre- 
mière fyllabe brève , & la féconde 
longue. 

Conditionnel préfent. Singulier. ]^ 
vîvrois , tu vivrois , il vivroit. 

Pluriel. Nous vivrions , vous vi- 
vriez , ils vivroienr. 

La quantité profodique eft la^ 
même que celle de rimparfaic, 

Impératif. Préfent. Singulier. 
Vis, qu'il vive. 

Pluriel. Vivons ^ vivez , qu'iliJ 
vivent. 

SuBjONGTil». Préfent. Singidier^ 
Que je vive, que tu vives, qu'il? 
vive. 

Pluriel. Que nous vivions ^ qn©* 
vous viviti^, qu il; vivent 

Irnparfdit. Singulier, Que je vé'- 
culfcs, que tu vécuftes ^ qu'il va*. 
eût. 

Pluriel. Que nous vécufiions , 



61 VIV 

que vous vécullîez, qu'ils vccuf- 
fent. 

Les deux premières perfonnes da 
fingulier & la troificme du pluriel 
ont la première (yllabe brève, la 
féconde longue & la troificme très- 
brève. La troifième perfonne du fin- 
gulier a la première fyllabe brève 
& la féconde longue. Les deux pre- 
mières perfonnes du pluriel ont les 
deux premières fyllabes brèves & 
la troifième longue. 

Participe actif & Gérondif. 
Vivant. 

La première fyllabe eft brève & 
la féconde longue. 

Participe passif. Vécu. Les 
deux fylUbes font brèves. 

Les temps compofés fe forment 
avec l'auxiliaire avoir. Il a vécu , 
elle auroit vécu , &c. 
VIVRE ; fubftaniif mafculin. Nour- 
riture. On lui donne dou\e cens francs 
pour le vivre 6* le vêtement. Il eft 
plus ufité au pluriel ; & alors il fi- 
gnifie toutes les chofes dont un 
Jîomme peut fe nourrir. 

Les vivres font un objet très-in 
tcreffant i^ très effentiel pour les 
armées. Celui qui en eft chargé eft 
appelé munitionnaire général j on lui 
donne quelquefois aufli le tirre de 
munitionnaire des vivres. 

Celui qui a le fecret de vivre 
>• fans manger , peut , dit Monte- 
» cuculi, aller à la guerre fans pro- 
« vifions.La famine eft ulus cruelle 
» que le fer , & la difette a ruiné 
»9 plus d'armées que les batailles. 
99 on 'peut trouver du remède pour 
» tous les accidens ; mais il n'y en 
» a point du tout pour le manque de 
» vivres. S'ils n*ont pas été préparés 
>9 de bonne heure , on eft défait fans 
w combattre. » Mém . fur la guerre , 
liv. I y chap. z. 

Comme l'article des vivres eft de 



viz 

la plus grande importance ^ ^ 
Feuquière prétend que la bonm 
pofition pour leur adminiftri 
eft une des principales parties 
Général, fans laquelle il court 
vent rifque d'être gcné dan; 
mouvemens. 

VIVRE, ÉE; adjeûif & term 

filafon. Il fe dit des bandes » 

ces » peaux , &c. à replis carrés. 

La baume-montreve 

BreflTejd or, à la band j vivrée d' 

VIZIR ; fubft:;ntif mafculin , & t< 
de relation. Il y a en Turqu: 
grand Vizir & les fimples Vizii 
Le grand Vizir eft le pre 
Miniftre de l'Empire Ottoman j 
feulement il eft chargé des finan 
des affaires étrangères , & du 
de rendre la juftice pour les aff 
civiles & criminelles , mais 
encore le département de la gu 
Se le commandement des arn 
Un homme capable de foutcni 
fi grand fardeau ^ eft bien rar 
bien extraordinaire. Cependa: 
s'en eft trouvé qui ont rempli i 
charge avec tant d'éclat > qu'ils 
fait l'admiration de leur fiècle. 
Cuperlis père & fils, ont trion 
dans la paix & dans la guerre ;& 
une politique prefque inconnue 
qu'alors, ils font morts tranqu 
ment dans leurs lits. 

Quand le Sultan nomme un gi 
Vizir ,il lui met entre les maii 
fceau de l'Empire , fur lequel 
gravé fon nom : c'eft la^marque 
caradérife le premier Miniftre ,; 
la porte-t-il toujours dans fon i 
Il expédie avec ce fceau tous 
ordres j fans confulter & fans i 
dre compte. Son pouvoir eft : 
bornes , fi ce n'eft à l'égard des t 
pes qu'il ne fauroic faire punir ; 
la participation de leurs Chefs 
cela près, il faut s'adrefter à lui [ 



viz 

toaces forces d'affaires , 8c en paiTer 
par Ton jugement ; il dirpofe de cous 

. les honneurs & de coures les charges 
de TEmpire , excepté de celles de 
judicacure: L'entrée de Ton Palais 
eft libre â cour le monde 3 & il donne 
audience jufqu*au dernier des pau- 
vres. Si quelqu'un pourtant croit 
qs'on lui aie fait quelque injuftice 
criante , il peut fe préfenter devant 
le Grand Seigneur avec du feu fur 
la tète , ou mettre fa requête au haut 
<l'un rofeau, & porter Tes plaintes 
i Sa Hautefle^ 

Le grand Vizir foutient i'éclat de 
/a charge avec beaucoup de magni- 
ficence 9 il a plus de deux mille 
officiers ou domediques dans fon 
palais j & ne fe montre en public 
qu'avec un turban garni de deux 

. aigrettes chargées de diamans 8c de 
pierreries } le harnois de Ton cheval 
eft femé de rubis & de turquoifcs, 
la. houfTe brodée d'or &c de perles. 
Sa garde eft compofée d'environ 
qmtre cens Bofniens ou Albanois , 
qui ont de paye depuis 12 jufqu'a 
quinze afpres par jour j -quelques- 
uns de fes foldats l'accompagnent 
^, pied quand il va au Divan ^ mais 

Sl^andil marche en campagne, ils 
ont bien montés , & portent une 
'^t^ce j une épée, une hache & des 
piftolets. 

Quand le Sultan, honore le grand 
Vizir du commandement d'une de 
^ss armées 3 il détache à la tète des 
troupes une des aigrettes de fon tur- 
^^n,& la. lui donne pour la placer 
fur le fien : ce n'eft qu'après cette 
marque de diftinétion , que l'armée 
k ceconnoît pour Général , & il a le 
pouvoir de conférer toutes leschar- 
gfsvacantes , même les Vice-Royau- 
tçs& les Gouvernemens , aux Offi- 
ciers qui fervent fous lui. Pendant 
I^paix, quoiope le Sultan difpofe 



viz 



^5 



des premiers emplois , le grand Vizir 
ne laifTe pas de contribuer beaucoup 
à les faire donner à qui il veut ; car 
il écrit au Grand Seigneur , & reçoit 
fa réponfe fur le champ ^ c'eft de 
cette manière qu'il avance fes créa- 
tures 5 ou qu'il fe vange de fes enne- 
mis. Il peut faire étrangler ceux-ci 
fur la (impie relation qu'il fait â 
l'Empereur de leur mauvaife con- 
duite. Il va quelquefois dans la nuit 
vifiter les prifons,& mène toujours 
avec lui un bourreau pour faire mou- 
rir ceux qu'il juge coupables. 

Quoique les appointemens de la 
charge de grand Vizir ne foient que 
de quarante-mille écus (monnoie 
de nos jours ) il ne laiiïe pas de jouir 
d'un revenu immenfe. Il n'y a point 
d'officier dans ce vade Empire qui 
ne lui faffe des préfens confidéra- 
bles pour obtenir un emploi, ou 
pour fe conferver dans fa charge. 
C'eft une efpèce de tribut indifpen- 
fable. 

Les plus grands ennemis du graÀd 
Vizir font ceux qui commandent 
dans le Serrail après le Sultan , com- 
me la Sultane mère , le chef des 
Eunuques noirs , & la Sultane favo- 
rite j car ces perfonnes ayant tou- 
jours en vue de vendre les premières 
charges, & celle du grand Vizir 
étant la première de toutes^ elles 
font obferver jufqul fes moindres 
geftes. C'eft ainfi qu'avec tout fon 
crédit il eft environné d'efpijns, 
& les puilTances qui lui fonr oppo- 
fées , foulèvenr quelquefois les gens 
de guerre , qui fous prétexte de quel- 
que mécontentement demandent la 
tête ou la déposition du premier 
Miniftre ^ le Sultan pour lors retire 
fon cachet , & l'envoie à celui qu'il 
honore de cette charge. 

Ce premier Mmiftr^ eft donc à 
fon tour obligé de faire de [riches 



€4 VIZ 

pcéfenspour fe confecver dans fon 
pofte.Le Grand Seigneur le fucecon- 
linuellement, foie en Thonotancde 
quelques unes de Tes vidces qu'il lui 
fait payer cher, foii en lui envoyant 
demander de temps en temps des 
fommcs confidcrables.ABflî le Vizir 
met tout i Tcnchèrc pour pouvoir 
fournir à tant de dépenfes. 

Si le grand Vizir aime la guerre , 
il y trouve mieux fon compte que 
dans 11 paix. Quoique le comman- 
dement des armées 1 éloigne de la 
Cour ; il a (es PenHonnaires qui 
agitfent pour lui en fon abfence , 
& la gut-rre avec les Etrangers , 
pourvu qu elle ne foit pas trop allu- 
mée , lui ert plus favorable qu'une 
paix qui cauferoit des troubles inté- 
rieurs. La milice s'occupe pour lors 
fur les frontières de TEmpire, & 
la guerre ne lui permet pas de peo 
fer i des foulèveraens ; car les efprirs 
les plus ambitieux cherchant à fe 
diftingucr par de grandes aftions, 
meurent fouvent dans le champ de 
Mars ; d'ailleurs le Miniftre ne fau- 
roit mieux s'attirer Teftime des peu- 
ples qu'en combattant contie les 
infi'Jelles. 

Après le premier Vizir, il y en a 
(îx autres qu'on nomme fimpiement 
/'"ij/rj , P^/[irs du Bnnco\x du Con/tli^ 
ëc Bûchas â crois queues , parce 
qu'on porte trois queues de cheval 
quand ils marchent , au lieu qu'on 
n'en porte qu'une devant les B ichas 
ordinaires. Ces Vizirs font des per- 
fonnes fa^es , éclairées, favantes 
dans la Loi ,qui aflîfttnt au Divan j 
fiiiis ils ne difcnc Lars fcntinitus 
fur les affaires qu'on y traite, que 
lorfqu'ils en fout lequis par le i^ran J 
Vizir , qui appelle fouvent aullî dans 
IcCjircil fccret, le Mifti & les 
C^dilekers oulntendans de juftice. 
Les appointemens de ces y\z\i% font 



Vla 

de denx mille écas par an. L< 
Vizir leur renvoie ordinal 
les affaires de peu de conféq 
de même qu'aux Juges ordi 
VIZIRAT ; fubftantîf mafcu'i 
ce, office de Vizir. // afi 

11 fe dit auffi du temps 
Vizir cft en place. Pendant l 
rat de Méhémet BaltagU 
VLADISLAU } ville épifcoj 
Pologne , Capitale de la Ci 
fur la Viftule , entre Plczi 
Thorn. 

VLEUGUELS (le Chevalier) 
tre, natif de Flandie, vint en 
ce. Ce maître h'a guèrv^ ptii 
de petits tablerux dxj the ait 
cO'^ipofîtions font ingénitul 
s'eft parriculièîcment attach 
manière de P.iul Vtrorcfe. \ 
ler.s , fon efpnt & fon éru 
qui le metroicr.t en commerce 
les Savans & les Gens de Lett 
firent nommer par It Roi, 1 
teurderAcadémic loyalede S 
établie â R*>me. Il mourut dan 
ville en 1757 , âgéd*environ 7 
Ilell Tauteur d'une Traduâio 
délie & peu élégante du Di: 
Italien fur la peinture de Z 
Dolcc^ intitulé VArct'tnoy prc 
d'une Préface , où l'on comfc 
jugemens de Richard fon , pc 
fils, fur les ouvrages de Raph; 

VLODZIMIETZ, ou Vlodi 
ville de Pologne , dans la Voli 
près du Bug , à douze lieues, < 
de Luck. 

VLOTHO; petite ville d'AIiem 
dans le Comté de Ravtnsber 
Vcflphalie, furie Véfer. Elle a 
tient au Roi de PruflTe. 

VOADOUROU ; fubrtantif m 
lin. Fiuit fortelirmé d une e 
de balifier de Madagafcar , qui 
lieu aux habitans 4e la noix d 



Voc 



^ ■e , pour le mèier avec la feuille 

<3U bécci, qu'ils mâchent continuel- 

lement. Ce fruic rclFenible à une 

srappe de raifin , & eft de la même 

longueur qu'un épi de blé de Tur- 

quie : on recire de Thuile des baies 

-de cette plante, ou bien on les écrafe 

pour les réduire en farine , qui » 

mêlée avec du lait, fait une efpèce 

de bouillie qu'on mange. La plante 

S|ui fe nomme Dourou , produit des 
euilles <i'Qn^ toife de longueur fur 
deux pieds de large \ elles ferrent 
i couvrir les maiionsj & les tiges 
fervent â bâtir des murailles. Les 
feuilles étant vertes , font employées 
i faire des nappes» des affiettes, 
des rafles. Voa fignifie fruit dans 
la langue de cette île» & les noms 
de la plupart des fruirs qui y croif- 
Tenc 9 commencent par yoa : les 
citrons %^y nomment Voafaras. 
rqCABULAIREi fubftantif mafcu. 
lîn. , Vocabularium. Diftionnaire , 
Recueil alphabétique des mots d'u- 
l^e langue. Un bon Vocabulaire, Un 
ngauvais Vocabulaire. Le grand Voca- 
Aulaire françois réunit l'explication 
<tc tous Us mots qu'on trouve dans 
/ej autres Diàionnaires. 

Les trois premières fyllabes font 
brèves, la quatrième longue, & la 
oinquicme très-brève. 
VOCABULISTE-, fubftantif mafcu- 
lîn. Auteur d'un Vocabulaire. 11 ell 
pea ufité. 
V^OCAL , ALE; adjeftif. Tow/ij. 
Qui s'énonce, qui s'exprime par la 
Voix. 11 n'eft guère en ufage que 
dans ces phrafes ^ prière j oraifon vo- 
cale y qui fe difent pat oppoiiiion 
à oraifon mentale ^ & mujique vocale j 
par oppofition â mu(ique mftrumer.- 
taie. 

On appelle Voc tux dans les Ce m 
munantcs Eccléfiaftiques fcculières 
00 régulières, ceux qui ont droit di 
Tome XXX. 



VOC €i 

donner leur voix dans quelque Élec« 
rion. Ilny avoic que dou^e Vocaux 
à cette Éleclion. Dans cette phrafe ^ 
il s'emploie fubftantivement. 

yOC ATES î ( les ) anciens peuples de 
la Gaule Aqnitanique. Cefar qui en 
parle • les met au nombre de ceux 
qui furent fubjugués par CraiTuf» 
On ne s'accorde pas fur le nom mo- 
derne du pays qu'ils habitoient : les 
plus fages difent qu'ils ignorent fa 
fituation , qui n'a point été décermi* 
née par les anciens. Scaliger moins 
modefte , a d'abord foupçonné que 
les Vocares étoient les mêmes que 
les Boates, aujourd'hui Bucks , dit- 
il i Se comme un fimple foupçon n6 
décidoit pas aÛTez à la fantaifie , il 
n'a point craint d'avancer que fon 
fentiment étoit certain. Mais ce qui 
eft certain pour lui , eft regardé corn* 
me très- faux par los meilleurs cri« 
tiques. 

Un Curé dans THiftoite de Bou- 
coa en Sauve-terre, eftime que les 
Vocates de Céfar font ceux de Bou- 
cou, & appareinmenc la feule ref- 
femblance des noms Ta déterminé 
à embrader cette idée. Il pouvoir 
néanmoins fe fonder fur quelque 
chofe de plus, & dire que par les 
partages de Céfar ^ où il cil parlé des 
Vocaces, il femble qu'ils fuifcnt à 
peu pi es limitrophes de ce que nous 
appelons i préfept Languedoc En 
ce cas, les Vocates pourroient être 
les Commingeois» nom que le feul 
lieu de Boucou nous auroitconfer- 
vé. Ce qu'il y a de certain, c'eft 
que le nom de Convena n ctoit point 
connu du temps de Céfar , & qu'il 
ne le fut que fous Augufte. 

VOCATIF ; fubftantif mafculin fc 
terme de Grammaire. Le cinquième 
cas de la déclinaifon des noms dans 
les langues où les noms ont des cas, 
celui dont on k fert quand op ap« 

I 



\ 



66 VOD 

pelle qaetqa*un. Dans notre langae 
il n'y a point de cas > on y fupplée 
par rincerjeétion O , que l'on fous- 
entend quelquefois. yifo/iZ?/Vi< / Mon 
fouverain Maure ! O toi qui créas 
t univers ! O perfide que Jais -tu dans 
ces lieux ! 

VOCATION; fubftantif féminin, ro- 
catio* Mouvement intérieur par le- 
quel Dieu appelle une perlonne à 
quelque genre de vie. Pour prendre 
un itar il faut examiner fa vocation, 
Jl ne faut pas prendre pour une vo- 
nation du Ciel le caprice ou le dépit 
amoureux d'une fit U qui va s'enjer^ 
mer dans un Couvent. 

Vocation , fe dit auflî d'un certain 
ordre de la Providence que Ton doit 
fuivre. Ceux qui gouvernent les peu- 
ples remplirent leur vocation enfai- 
fant régner. les lois, 

YocATioN , fe dit encore de l'ordre 
intérieur de l'Eglife, par lequel les 
Evcques appellent au mini(tère ec- 
cléfiaftique ceux qu'ils en jugent di- 
gnes. Les Catholiques foutiennent que 
la vocation des Minijlres Protefians 
ejl nulle & invalide. 

On appelle la vocation des Juifs ^ 
des Gentils y les moyens dont Dieu 
s'eft fervi pour appeler ces peuples 
à la vraie religion. On dit auflî , la 
vocation d' Abraham. 

La première fyllabe eft brève, la 
féconde longue & les autres brèves 
au (îngulier, mais la dernière eft 
longue au pluriel. 

VOUABLEj petite ville de France, 
en Auvergne, i deux lieues j fud- 
oueft , d^llfoire. 

VOERDENi ville forte des Provin- 
ces Unies, dans la Hollande, fur 
le Rhin , à trois lieues d'Utrecht, & 
i fix de Leyde. 

VŒU ; fubftantif mafculin. Votum. 
Promefle faite i Dieu par laquelle 
on s'engage à quelque oeuvre que 



Ton croit lui être agréable , & qai 
n'eft point de précepte. Faire vœu 
de virgin'ué. Faire vœu de bâtir une 
chapelle» Faire Vtiu déjeuner. Accom" 
plir fon vœu. Se Jairc relever de fon 
vœu. 

On appelle vœux de religion^ ceux 
qu'un novice profère en failant pro- 
tcflîon. Ces vœûx qu'on appelleyb- 
lennels^ (ont ordinairement au nom* 
bre de trois « favoir , de chafteté , 
pauvreté, obéilfance. Les Religieu- 
fes font en outre vœu de clôture ; 
& dans quelques ordres , les vœus 
comprennent encore certains enga* 
gemens particuliers , comme dans 
l'ordre de Malte , dont les Che- 
valiers font vœu de faire la guêtre 
aux infidelles. 

L'âge auquel ou peut s'engager 
par des vœux folennels ou de reli- 
gion, a été réglé diverfement de- 
puis la pubeité où Ton peut con^- 
trader mariage , ju(qu*â la pleine 
majorité qui eft de 15 ans. Le Con- 
cile de Ttcnre Tavoit fixé â feize 
ans , ce qui avoit été adopté êc con- 
firmé par l'Ordonnance de Blois ; 
mais par TÉdit du Roi du mois de 
Mars i76i , cet âge eft fixé â vingt 
& un ans accomplis pour les mâles» 
& à dix huit pour les filles. Ceux 
qui font des vœux plutôt ne con- 
tractent point d'engagement vala- 
ble. 

Les vœux que fait le Profès doi- 
vent être rcç.is par le Supérieur, & 
il doit en être fait mention dans 
Taéle de profeflîon. 

La formule des vœux de rel/gion 
n'eft pas la même dans toutes les 
Communautés ; dans quelques-unes 
le Religieux promet de garder la 
chafteté , la pauvreté & l'obéiiran- 
cej dans d'autres qui font j^ouver- 
nées par la régie de Sjint Benoît , 
le Profès promet la convecfion de» 



VΠ

nœurs & la ftabilité fous la régie 
de Saint Benwt, félon les ufages 
de la Congrégation dans laquelle il 
s'engage ; mais quelle que foit la 
formule des vœux » elle prodnit tou* 
jours le m&me effet. 

Quelques • uns attribuent 1 cta- 
bliiFement des vœux de religion à 
Saint Bafile » lequel vivoic au mi- 
lieu du quatrième (iècle. 

D autres tiennent que les pre- 
miers Solitaires ne faifoient point 
de vœux , & ne fe confacroient 
point â la vie religieufe par desen- 
gagemens indiifolubles : qu'ils n'é- 
toient liés qu avec eux-mêmes , & 
qtt*ils étoient libres de quicter la 
retraite, s'ils ne fe fentoient pas en 
état de foucenir plus long-temps ce 
genre de vie. 

ht% vœux du moins folennels , 
ne furent introduits que pour fixer 
rinconftance trop fréquente de ceux 
qui s'étant engagés trop légèrement 
4ans l'état monaftique, le quitcoient 
de même : ce ^ui caufoit un fcan* 
dale dans l'Eglife , & troubloit la 
tranquillité des familles. 

Erafme a cru que les vœux fo^ 
lennels de religion ne furent in- 
troduits que fous le Pontificat de 
Poniface VllI , dans le treizième 
fiècle. 

D'autres prétendent que dès le 
temps du Concile de Calcédoine 
renu en 1 5 1 , il falloit fe vouer i 
pieu fans retour. 

D'autres au contraire foutiennent 
qu'avant Boniface VIII , on ne fai- 
ioit que des vœux fimples, qui obli- 
geoient bien quant à la confcience t 
mais que l'on pouvoit en difpen* 
fer. 

Ce qui eft certain , c'eft qu alors 
rémidSon des vœux n'emportoit 
|K)ioç mprt civile > & que le {1^- 



VOE 



^7 



ligieux en rentrant dans le fiécle , 
rentroit aufii dans tous fes droits. 

Mais depuis long temps les vœux 
de religion font indiubluble5,à moins 
que le Religieux n'ait réclamé con- 
tre fes vœux ^ & qu'il ne foit ref- 
titué. 

Anciennement il falloit réclamer 
dans l'année de l'émiflion des vœux; 
mais le Concile de Trente a fixé le 
délai a cinq ans; les Conciles de 
France poftérieurs , Taffemblée du 
Clergé de 1 573 , & les Ordonnan- 
ces de \6i^ , 1^57. & \666 y font 
conformes) Se telle eft la jurifpru* 
dence des Parlemens. 

Les moyens de reftitution font » 
x^. le défaut de 1 âge requis par les 
faints décrets & par les ordonnan- 
ces ; a^. le défaut de noviciat en 
tout ou en partie) 5^. le défaut de 
liberté. 

Ce n'eft poinr devant le Pape 
que Ion doit fe pourvoir pour la ré- 
clamation j & il n'eft pas même be« 
foin d'un refcrit de Cour de Rome 
pour réclamer. 

Ce n'eft pas non plus devant le 
Supérieur régulier que l'on doit fe 
pourvoir , mais devant l'Official du 
Diocèfe 3 par demande en nullité de 
vœux y ou bien au Parlement par la 
voie de l'appel comme d*abus s'il y 
a lieu. 

On appelle vœu de pabilité ^ l'en- 
gagement de quelques Religieux à 
demeurer toujours en un certain 
Monaftère. 

On appelle vœu fimple j un vœu 
qui n'eft pas fait en face de TÈglife 
avec les formalités prefcrites par les 
canons. On l'oppoîe à vœufolenneL 

On dit familièrement ^je nai pas 
fait vœu défaire une telle chofe; pour 
dire , j ai la liberté de la faire ou de 
ne la pas faire , je ne me fuis enga* 
gé 4 rien, 



«8 VOG 

VflEU I fignifie aofli , lofFrande pto«> 
tnife ptr un vœu. Appcnirc des 
vaux aux piliers d'une chapelle. Ce 
tableau efi un \œu. On appelle aulli 
ces fortes d'offrandes j des ex voto » 
d'une expredion latine que Tufage a 
fait pafTer dans la langue. Ce tableau 
eft un ex voto. 

Vœu , fç prend quelquefois pour fuf- 
frage, & dans cette acception , il ne 
fe dîi quen quelques lieux , dans 
certaines éUébjons & délibérations. 
Donner fon vœu. Ecrire f on vœu. Il 
lui refujafon vœu» 

Voeux, au pluriel, fignifîe , fouhaits, 
défirs. Ce mariage a comblé f es vaux. 
Tout le monde fait des vaux pour 
vous. Ce Prince a les vaux des peu- 
pies. 

On prononce veu. 

Ce nonofyllabe eft moyen. 

VOGHERAi ville d'Italie dans le Pa- 
vefan , fur la rivière de ScafFora , à 
cinq lieues , fud-oueft , de Pavie.^ 

VOGLlEj terme pris de rhalicR. On 
appelle bonne voglîe ^ celui qui fe 
loue pour ramer fur une galère > & 
qu'on appelle communément , ma- 
rinier de rame. Il y a tant de bon- 
nes vogUesfur cette galère. 

On dit aufli adverbialement , de 
bonne roglie ; pour dire , de bonne 
volomé. C'ejfl une chofe qu il fera de 
bonne vogUe. 

On prononce voi//(( , en mouillant 
les //. 

^OGUE; fubftantif féminin & terme 
de marine. L'impulHon, le mouve 
ment d'une galère ou autre bâti- 
ment , caufé par la force des rames. 
Vogue lente iifoible. Vogue prejfce 
& Jorte. 

VoGUi y fignifie figurément, le crédit, 
l'eftime, la répuration où eft une 
perfonne. Ce Médecin a la vogue. Ce 
fermou a mis le Pndicateur en vogue.. 
Cet Archiucle cj for: en vogue. 



VOH 

VoGtJX ) fe dit auûî des chofes € 
grand cours » qui font fort i I 
de. L'an dernier ces étoffes 
fort en vogue. C'tjl une ville 
jeux de hafard ont été long-tei 
vogue. C'ejl lui qui a mis ces 
en vogue. Ce Marchand a la vo^ 

VOGUEAVANTi fubftantif c 
lin & terme de marine. Eff 
rameur qui tient la queue de 
me & lui donne le branle, l 
vogue avant.. 

VOGUER i verbe neutre Je I 
mière conjugaifon, lequel f 
jugue comme Chanter. Être 
(ur l'eau â force de rames. * 
les galères commencèrent à vog 

Voguer, fe dit quelquefois de 
féaux qui vont à la voile. Li 
voguait en pleine mer. 

Voguer , fignifie aullî , ramer , 
voir , faire aller à la rame. C 
cats voguent mieux que ceux U 
On dit proverbialement i 
lément , vogue la giilère; pou 
arrive ce qui pourra- 

VOGUEURj fubftantif mafcul 
meur. Il y a tant de vogueursji 
galère. 

La première fyllabe eft hû 
Kl fecon ie longue. 

VOHBOURG; petite ville &c I 
ge d'AIlcmague en Bavière, « 
Régence de Munich ,. fur le 
be , i quatre lieues d Ingolfta 

VOICI ; prépofition. En.W fer^ à 
trer, à défigncr une chofe < 
proche de celui qui parle. ^ 
ftmme que vous cherche^. Le 
qui vous attendent. J'\nci Féq 
qu'il veut acheter. Nous voii 
pour faire un brelan. 

Voici , fe dit auffi des chofcs < 
^'apperçoivent point par le* 
Voici le moyen dont il fait 
Foie} la qucjlion qu'il a propc^ 



VOI 

alors on le die avaat de dire ce 

moyen , cette queftion. 

■^Woxci , eft quelquefois fuivi d'un que^ 
comme dans cette -phrafe 9 yoici 
quelle vient. 

Les deux fyllabes font bièves. 
^^Olti fublUntif féminin. Via. C\it' 
min , route par où Ton va d*un lieu 
â un autre. Il ne fe dit plus en ce 
fens & au propre, qu'en parlant des 
grands chemins des anciens Ro- 
mains , de ces routes conduites de 
Rome aux extrémités de Tlcalie & 
par de 11, dont il refte encore des 
▼eftiges. 

Les Romains dans ce genre de 
monumens publics , ont furpafTé 
tous les peuples du monde. Ils cru- 
rent faite honneur à Augnfte en l c- 
tabliflant Curateur ^ CommifTaire 
des grandes voies aux environs de 
Rome. Suétone dit qu'il s'en réferva 
ia dignité,& qu'il choiftt pour fubdi* 
rat des hommes de diftinâion qui 
^voient déjà été Préteurs. Tibère fe 
£t gloire de lui fuccéder pour cette 
«:harge; & afin de la remplir avec 
^clat , il fit auili travailler à fes pro- 
pres frais , quoiqu'il y eût des fonds 
^eftinés à cette forte de dcpenfc. 
^Jaliguia s'y appliqua à fon tour , 
xnais il s'y prit d'une manière extra- 
"Vagante & digne de lui. L'imbéciUe 
daudius entreprit & exécuta un 
projet que le politique Auguf^e 
^voit cru impoflible y favoir » de 
^reufer au travers d'une montagne 
"min canal pour fervir de décharge 
au lac Fucin , aujourd'hui lac de 
<^eIano. Aufli l'exécution lui cou- 
"«a t-elle des fommes immenfes. Né 
son ne fit prefque rien faire aux 
grandes voies de dehors, mais il 
embellit beaucoup les rues de Ro- 
3ne. Les règnes d'Othon, de Galba 
* de Vitellius furent trop courts & 
(lop agités* Cétoic des Empereurs 



VOI 6^ 

3u'on ne faifoit que montrer , & qui 
ifparoifToient aufli tôt. Vefpalvén 
fous qui Rome commença d 'èrr« 
tranquille , reprit le foin des gran- 
des voies. On lui doit en Italie la 
voie iniercica. Son attention s'éten- 
dit jufqu'à rEfpagne. Ses deux fils 
Titus èc Domitien l'imitèrent en 
cela y mais ils furent furpafTés par 
Trafan. On voit encore en Italie , 
en Efpagne» fur le Danube, & ail- 
leurs les reftes des nouvelles voies 
& ponts qu'il avoit fait coiifiruire 
en tous ces lieux-là. S^s fuccefTeurs 
eurent la même pafl^oa jufqu'à la 
décadence de l'Empire, Se les inf« 
criprions qui rcfter.t fuppléent auie 
omiilions de Thidoire. 

11 faut d'abord diftirguer te» 
voies militaires, vtét mi/nares ^ con- 
Julares y pratorid de celles qui iie 
l'ctoientpas, & que l'on nommoit 
vie vidnaUs, Les dernières étoient 
des voies de travcrfe qui aboutif- 
foienr à quelque ville firuée à droiîe 
ou à gauche hors de la grande vore 
ou à qusiq'ie buurg, cni d qi»elqire 
village, ou même qui comm.uni- 
quoienc d'un-î voie militarre à laurrer 
Les v.)ies militaires fe faifoient 
aux dépens de l'ÉtPt, & les frais 
feprenoientau tréfor pnbii< ou (ur 
les libéralités de quelques citoyens- 
2'ilrs & magnifiques , ou fur le pro- 
duit du butin cnkvc aux ennemis. 
C croient Its Inren-^Jans des voic^,, 
viamm curaccrcs , àc les Commillai- 
res publics qui en diriceoiçr.t la* 
conftrucbion v rr»ais les voies de 
traverfe, v/j viurtcrlts ^ fc rai^oicnc 
p-^r les Communautés intcreirées:, 
dont les Magillrats réglwient les- 
contributions &c les corvées. Com- 
me ces voies de la (econdcclalfc f:w 
«guoieiit moins que Ijs v^^us mr- 
htaires, on n'y failoit point faht de 
façons y cependant tlUs devouuf 



i 



70 VOI 

2tre bien entretenues. Perfonne n'é- 
tait exempt d'y contribuer , pas 
. même les domaines des Empereurs. 
Des particuliers employ oient eux- 
mêmes ou léguoient par leur tefta- 
ment une partie de leurs biens 
pour cet ufage. On avoit foin de les 
7 encourager ; le caradère diftinc- 
cif du Romain étoit d'aimer paffioa- 
nément la gloire. Quel attrait pou- 
voit on imaginer qui eût plus de 
force pour Tanimer que le plaifir de 
voir (on nom honorablement placé 
fur des monumens publics & fur 
les médailles qu'on frappoit ? L*é- 
. mutation s'en mèloit, c'étoit adez. 

La matière des voies n*écoit pas 
par-tout la même. On fe fervoit fa- 
gement de ce que la nature préfen* 
toit de plus commode & de plus 
folide , linon on apportoit ou par 
charrois ou par les rivières ce qui 
étoit abfolument nécelTaire quand 
les lieux voifins ne l'avoient pas* 
Dans un lieu c'étoit Amplement la 
roche qu'on avoit coupée j c'eft ainfi 
que dans l'Âfie mineure on voit 
encore des voies naturellement pa- 
vées de marbre. En d'autres lieux 
c'étoit des couches de terres , de 
gravois, de ciment, de briques, de 
cailloux, de pierres carrées. En Ef- 
pagne la voie de Salamanque étoit 
revêtue de pierre blanche ^ delk fon 
nom via argcntea , la voie d'argent. 
Dans les Pays-Bas les voies étoient 
revêtues de pierres grifes couleur 
de fer. Le nom de voies fentes 
que le peuple leur a donné peut 
âufli-bien venir de la couleur de ces 
pierres que de leur folidité. 

Il y avoit des voies pavées 3c 
d'autres qui ne l'éroient pas , (i par 
le mot de pavé on entend une 
çonftruâion de quelques lits de 
pierres fur la furface. On avoit foin 
qi^e celles qui n étoient point na- 



VOI 

vées fufTent dégarnies de toat ce 
qui les pouvoit priver du foleil & 
du vent , & dans les forêts 911 
étoient fur ces fortes de voies , on 
abattoit des arbres à droite & i 

S gauche afin de donner un libre p^- 
âge i l'air ,, on y faifoit de chaqno 
côté un folié en bordure pour l'é- 
coulement des eaux, & d'ailleurs 
pour n'être point pavées il falloit 
qu'elles fîi(fent d'une terre préparée, 
& qu'on rendoit ttès-dure. 

Toutes les voies militaires étoient 
pavées fans exception , mais diffé« 
remment (elon le pays. 11 y avoit en 
quelques endroits quatre couches 
l'une fur l'autre. La première étoic 
comme le fondement qui dévoie 
porter toute la mafle. C'eft pour- 
quoi avant de la pofer on enievoic 
tout ce qu'il y avoit de fable pu de 
terre moUe^ 

La féconde , nommée en latin rut^ 
dcratio » étoit un lit de tefts de pots« 
de tuiles , de briques caSées eniem-. 
ble avec du ciment. 

La troiilème, nucleus^ on le 
noyau , étoit un lit de mortier quQ 
les Romains appeloient du même 
nom que la bouillie , parcequ'on le 
mettoit affe? mou pour Ivii donnée 
la forme qu'on youloit , après quoi 
on couvroit le dos de toute cette 
matTe ou de cailloux , ou de pier- 
res plates , ou de grofles briques » 
ou de pierrailles de différentes for* 
tes félon le pays. Cette dernière 
couche étoit nommée fumma crujia 
ou fummum dorfum* hti couches 
n'étoitnt pas les mêmes par-tout j; 
on en changeoit l'ordre ou le nom^ 
bre félon la nature du terrain. 

Bergier qui a épuifé dans un fv' 
vaut Traité tout ce qui regarde cette 
matière , a fait creufer une ancienne 
voie romaine de la province de 
Çt^ampag,ne près de Reims pour tj\ 



VOI 

«examiner la conftrudion. Il y trouva 
premièrement une couche de Tc- 
paiffeur d'un pouce d'un mortier 
snêlé de fable Se de chaux. Seconde- 
xnent dix pouces de pierres larges 
& plates qui formoient une efpcce 
Je maçonnerie faite en bain de 
ciment très - dur , où les pierres 
Croient pofées les unes fur les au 
très. En croifième lieu huit pouces 
de maçonnerie de pierres a peu 
près rondes & mêlées avec des mor- 
ceaux de briques , le tout lié fî 
fortement y que le meilleur ouvrier 
n'en pouvoir rompre fa charge en 
une heure. En quatrième lieu une 
autre couche d*un ciment blanchâ- 
tre & dur , qui reflembloir d de la 
craie gluante , ôc enfin une couche 
<le cailloux de Cix pouces d'épaif- 
ieur. 

On eft furprîs quand on lit dans 
Vitruve les lits de pavés qui écoient 
rangés l'un far l'autre dans les ap- 
partemens de Rome. Si on bâtiffbit 
£ folidement le plancher d'une 
chambre qui n'avoit à porter qu'un 
poids léger , quelles précautions ne 
prenoit-on pas pour des voies expo- 
lées jour & nuit i toutes les inju- 
res de l'air, & qui dévoient être 
continuellement ébranlées par la pe- 
fanteur & la rapidité des voitures ? 
Tout ce maçonnage étoit pour le 
milieu de la voie, & c'eft propre- 
ment lachauflée, agger 11 y avoir 
de chaque côté une lificre, marge ^ 
faite des plus grolTis pierres 6c de 
blocailles pour empêcher la chauf- 
fée de s'éoouler ou de s'affaifTer en 
s'étendant par le pied. Dans quel- 
ques endroits » comme dans la voie 
Âppienne » les bordages étoient de 
deux pieds de largeur , faits de pierre 
de taille, de manière que les Voya- 
geurs pouvoicnt y marcher en tout 
temps fie à pied fec> & de dix pieds 



VOI 71 

en dix pieds joignant les bordages 
il y avoir des pierres qui fervoienc 
à monter à cheval ou en charrior. 

On plaçoit de mille en mille des 
pierres qui marquoient la diftanc» 
du lieu où elles écoient placées a la 
ville d'où l'on venoit ou â la ville 
dans laquelle on alloit. C'étoit une 
invention utile de Caius Gracchus 
que Ton imita dans la iuire. 

Toutes les voles militaires du 
cœur de l'Italie ne fe terminoient 
pas aux portes de Rome , mais au 
marché Forum, au milieu duquel 
étoit la colonne militaire qui étoit 
dorée , d'où lui venoit le nom de 
milliarium aureum. Plme & les au- 
tres Écrivains de la bonne antiqui é 
prennent de Cette colonne le terme 
& l'origine de toutes les vcies. C'tft 
de-li que fe comptoient tes milles^ 
Se comme ces milles étoient ditlin- 

fués par des pierres, il s'en foima 
habitude de dire ad tenium iupi" 
dcm, ad duodecimum , ad vigcjimum^ 
&CC- pour dire â trois milles , a cà .Z9 
milles, â vingt mil^s, &c. On ne 
voit point que les Romams ayent 
compté au-delà de cent, dd cencéfi* 
mum ^ lorfqu'il s'agiffbit de donner 
à quelque lieu un nom pris de fa 
diftance. Bcrgier croit que c'eft 
patceque la juridiction du Vicaire 
de la ville ne s'étendoit pas plus 
loin. 

Quoi qu'il en foit , il y a encore 
de ces colonnes milliaires dans toute 
rétendue de l'Empire romain , K 
fans parler d'un grand nombre d'au- 
tres, on en voit encore une debout 
à une lieue de la Haye avec le nom 
de l'Empereur Anionin, Les colon- 
nes fous les Empereurs portoicnt 
d'ordinaire les noms des Empereurs, 
des Céfars, des villes ou des parti- 
culiers qui avoient fait faire ou ré- 
parer les voies ) quelquefois auili 



71 VOI 

retendue du trivaii qu'on y avoir 
fait, & en An la diftance du lieu où 
elles étoient à l'endroit du départ, 
ou du terme auquel la voie menoit. 
Les Romains avoient encore des 
voies d'une autre efpèce. Leur mot 
iter^ qui ell générique , comprenoit 
fous lui diverfes elpèces, comme 
le fcncier ^fcmita^ pour les hommes 
a pied^ le fentier pour un homme 
à cheval, calUs ; les rraverfes, tra- 
m'Uis; les voies particulières, par 
exemple, avoient huit pieds de 
largeur pour deux charsiots venant 
l'un contre l'autre. La voie pour un 
fimple charriot n'avoir que quatre 
pieds î la voie nommée proprement 
iter pour le palTage d'un homme i 
pied ou \ cheval n'en avoir que 
deuxj le fentier qui n'avoit qu'un 
pied , fcmita , femblè «tte comme 
fi on dïCoiifcmi'Ucr; le lentier pour 
les animaux, cal/is, n'avoir qu'un 
demi- pied j la largeur des voies mi- 
litaires étoit de loixante pieds ro- 
mains, favoir vingt pour le milieu 
iie la chaulTée , éc vingt pour la 
pente de chique côté. 

Tputes les voies militaires & mê- 
me quelques unes des voies vicina- 
les ont été confervces dans un dé- 
tail très - précieux , dans l'Itinéraire 
d'Antonin, ouvrage commencé dès 
le temps de la République romaine, 
continué fous les Empereurs , & 
malheureufert^ent altéré en quel- 
ques endroits par rîp;norance ou par 
la hardie^e des copilles. L'autre eft 
la table Thcodofienne faire du temps 
de l'Empereur Thepdofe, plus con- 
nue Tous le nom de cable de Pcucin- 
ger ou table d'Aushourj?, parce- 

au'elle a appirrenue aux Peutinger 
'Ausbourg. Velfer a travaillé i 1 c- 
claircir; mais il a lailTé une ma- 
tière a fu|)plénient & à correcStion. 
Les voies militaires étoient droi- ) 



vot 

tes 8c uniformes dans tout VUm^ 
pire, c*eft-â«dire qu'elles avoient 
cinq pieds pour un pas , mille pas 
pour un mille , une colonne ou une 
pierre avec une infcription à cha- 
que mille. Les altérations arrivées 
naturellemenr dans l'eTpace de plu- 
fieurs liècles & les réparations rhon 
dernes que l'on a faites en divers 
endroits n'ont pu empêcher qu'il ne 
reftât des indications propres i 
nous faire reconnoîrre les voies ro' 
maines. Elles font élevées , plus 
ordinairemenr conftruites de fable 
établi fur des lits de cailloux, toa« 
jours bordées par des fodés de cha- 
que cô:é, au poinr même que quel- 
que coupées qu'elles fulTent fur le 
talus d'une montagne elles étoienc 
féparées de cette montagne par ua. 
fofle deftîné i les rendre sèches en 
dounanr aux terres Se aux eaur 
entraînées par h pente naturelle un 
dégagement qui n embarraffoit ja- 
mais la voie. Cette précaution , la 
feule oui pouvoit rendre les ouvra- 
ges folides 6c durables , eft un des 
moyens qui fert le plus à reconnoî** 
tre les voies romaines ) c'ell du 
moins ce que Ion remarque dans 
plufieurs de ces voies de la Gaule » 
qui plus étroites Se n'ayant pas la 
magnificence de celles que cette 
mcme nation avoit confti uices pour 
traverfcr l'Italie ou pour aborder les 
villes principales de l'Empire , n'a- 
voient pour objet que la communi- 
cation & la fureté, des conquêtes 
par la marche facile 8c commode 
des troupes 8c des bagages iiidif- 
penfablement néceffaires. 

11 faut à. préfenr pafTer en revue 
les principales voies romaines donc 
les noms font fifréqucnsdansTHif- 
toire, Se dont la connoiffance ré- 
pand un grand jour fur la Cco« 
graphie^ 

Foies 



74 VOI 

ck>aze pas il y avoic une pierre plus 1 
élevée qae les autres » fut laquelle on 
pouvoic s'afleoir pour ferepoferj ou 
pour monter commodément i che- 
val ^ eiemple qui fut imité pour 
toutes les autres voies romaines. Les 
ajibprg;8$. d^ les cabarets fourmiU 
Iqi^c fut cette route , comme nous 
l'apprenons. d*Horace. 

L'aggrandi0èment. de la Répu- 
blique , & furtout la conquête de 
la Gièce & de l'Âfie engagèrent les 
Romains i pouflfer cette voie juf-* 
qu aux excrémicés de ritalie, fur les 
bords de la mer Ionienne »c*eft-i- 
dire , i l'étendre jufqu'â ) 50 milles. 
Jules Céfar ayant été établi Com- 
nifTaire de cette grande voie , la 
prolongea le premier après Appius 1 
& y fît des dépenfes prodigieufes. 
On croie que les pierres qu'il y em- 
ploya furent tirées des trois carrières 
de la Campanie , dont l'une eft près 
de l'ancienne ville de SinuefTe , l'au- 
tre près de la mer , entre Pou2zol 
& Naples , 8c la dernière proche de 
Terracine. Cette voie a auffi été 
nommée P^ia Trajana^ après que 
Trajan l'eût fait réparer de nouveau. 
Grachuus yavoit fait pofer les ther- 
mes , & on l'appela toujours , pour 
fon antiquité , la folidité 6c fa lon- 
gueur , regina vlarum. 

Autant cette voie étoit entière & 
unie autrefois 5 autant eft-elle déla- 
brée aujourd'hui \ ce ne font que 
morceaux détachés qu'on trouve 
d'un lieu à l'autre , dans des vallées 
perdues : il eftdifficile dans plufieurs 
endroits de la pratiquer à cheval ni 
en voitures, tant à caufe du glifTant 
des pierres , que pour la profondeur 
des ornières : les bords du pavé qui 
. fubfiftent encore ci & là ont vingt 
palmes romaines , ou quatorze pieds 
moins quatre pouces , mefure d'An- 
: gleterre. 



VOI 

Voie Ârdeatine. Quelqcle^ttn« tut 
font prendre fon origine dans Rome 
même , au-deflbus du mont Aven-» 
tin , près des thermes d*Antooiàs 
Caracalla, d'où ils la font fortir par 
une porre du mctne nom % & la 
conduisent dans la ville d'Ardea « 
entre la voie Appienne & la voie 
Oftienfe î c'eft le fentiment d'Onu- 
phrius. Cependant le plus grand 
nombre des Savans font partit la voie 
Ardéatine de celle d'Appias, hors 
de Rome » au travers des champs sL 
main droite. Quoi qu'il en foît ^ 
cetre route n'avoir que trois milles 
6c demi de longueur , puifque \x^ 
ville d'Ardea étoit fituce à cette dif*^ 
unce de Rome. 

l^oie Aurclicnnt , en latin VliZ, 
Aurélia. Elle prit fon nom d'Aure- 
lius Cotta , ancien Conful qui fur 
fait Cenfeur l'an de Rome 5ix# 
Cetre voie alloit le long des câtes> 
en Tofcane , jufqu*à Pife , & elle 
écoit double > favoir Fia Aurélia 
vêtus , & Via Aurélia nova , qu'on 
nomma de fon reftaurateur , Fia 
Trajana : elle touchoit aux endroii$ 
appelés Lorium ^ Alfium^ Pyrgos j 
Cajlrum novum & Centi^m CélU* Oa 
conjefture que la voie nouvelle Au- 
rélienne .fut l'ouvrage d'Aurelius 
Antonin , & l'on croit qu'f lie étoit 
jointe à l'ancienne. 

Foie Cajpenne , en latin Fia Cas-^ 
fia. Elle alloit entre la voie Flami- 
nienne & la voie Aurelienne , au 
travers de TÉtrurie. On prétend en 
avoir vu les veftiges entre Sutrio » 
AquA paffk , & près de Vulfinio , 
jufqu'à Clufium ; & l'on conjeAure 
qu'elle fut l'ouvrage de Caffius 
Longinus , qui fut Cenfeur Tan de 
Rome fix cent , avec Valerius Mef- 
fala. 

Foie Ciminia , en latin Ciminia 
Fia^ Elle traverfoit en Ètrurie > la 



VOI 

àiontagne & la forèc de ce nom , 
U palToic â rorient du lac aujouc- 
d'htti nommé Logo di Vlco. 

Foie Ciaudicnnc f en latin Claudia 
Via. Ce grand chemin comm'ençoic 
«a pont Milrius » alloic joindre la 
Toie Flaminienne » & paCToic nar 
les villes de Laqoes » Piftoje » Flo- 
rence , &c. 

Voie DomUienne. Elle fut conf- 
traite par l'Empereur Domicfén , 
alloic de Sinùelfe jûfyx'i Pozzuolo , 
paflbir par on chemin fabtonneux , 
8c fe joJgnoic enfin à la voie Ap- 
pienne : elle exifte eticore pilefique 
toare entière. 

Voie Flaminienne. Elle fut conf- 
^roiteparC* Flaminius, Cenfenr, 
l'an de Rome 53 j. Son trajet alloit 
de la porte Flumentana , par Nnr- 
ma 9 Càfula , Menavia , Fulgîmum ^ 
J^àrum Flaminii , Hclvillum ', Forum 
^empronii j Forum Fortuné & Pi/au- 
Tum^ jiifqu'i Ariminium (Riminiy) où 
die aboatiffbit ^ aii bout du pont de 
cette ville, 

Bfe Tatitre côté commençoit la 
voie Émilienne qui alloit jufqu'â 
Pologne 9 & peut-itre JQfqu^â Aqui* 
leïa : c'eft pourquoi pluUeurs Au- 
teurs, prennent ccis deux voies pour 
une feule, & lui donnent la longueur 
Je la voie Appienne* 

Auprès du fleuve Metanrus 3 elle 
étoLt coupée pa^^le roc, d'où vient 
qu'on l'appela imerci/a , ou petra 
pertufa. Lorfq'ik^elle fur délabrée , 
Aogûfte la' fit réparer } fa longueur 
jafqu'i Rtmini etort de A6ï% cent 
vingt-deui mille pas , ou cinquante- 
cinq lieues d'AHe^âgne: urte partie 
de cette Voie étoit daiis l'enceinte 
de Rômê ; elle alloit , c6cnme on 
l'a déji dit, de la porté Flumentana, 
aujourd'hui porta del Popolô fufqu'à 
la fin de la ViaLata^ dans la feptième 
IlégiQU , ou jufiju à (a Pie^a, di 



VOI 75 

Sclarra ^ en droite ligne depuis le 
pont Mil vins : c'eft pourquoi Vi« 
tellius Honorius, Stilico, &ç. firent 
leur entrée triomphante par cette 
voie. 

On l'appelle maintenant , fuf- 
qu'au Capitole , ôc mcnle une par- 
tie qui pafle la Pienadi Siarra , la 
Strada del Corfo , parcequè Paul II 
aToit prefcrit la courfe à cheval du 
carnavaldanscetcerue^pourquilpuc 
voir cette courfe dapalais qu ilavoic 
près de l'églifc àt S. Carlo di Cor/o.On 
avoit fait auparavant cette courfe 
près du montTeftace, c'eft-à-dire, 
depuis le palais Farnèfe jufqu â VE* 
glife de Saint Pierre ^ mais on la fie 
alors depuis l'Eglife de S. Maria 
del Popolo )ufqu-au même palais ; 
cèftte tué eft une des plus belles de 
Rome , i ckufe du palais , outre 
qu'elle a en face cme place ornée 
d'un obélirfque , & que le com- 
mencement fe fait par les deux EgU«> 
fes délia Madona di Monte Santo ^ 
& di Santa Maria di Miracoli^ 

Voie Cabine ou Gabienne. Elle 
partoit à droite de la porte Gabine^» 
Se s'étendoit jufqu'à Gabies. Son 
trajet étoit de cent ftades » environ 
douze milles & demi d'Italie. 
" VoieGallicane y enlxtin GalUcana 
Via. Elle étoit dans la Caorpanie SC 
traverfoit.les marais Pontins. 

Voie Herculienne % '■ en latin Hercui 
lanea. C'étoit une chaufifée dans la 
Campanie > entre le lac Lucrin &c 
la mer. Silius Italiens nomme cette 
voie Hercukum iter , fappôfant que 
c'éroit l'ouvrage d'hercule. 

Voie Hignatienne ^ en latin //!• 
gnatia Via. Elle étbit dans la Ma- 
cédoine ic elle avoit cinq cent 
trente milles de longueur , felot^ 
Strabon^ il ne faut pas la confondre 
avec YÉquaàa Via tsjm étoit en Ita- 
lie. La Voie Hignatienne m^noic 



l6 VOI 

depuis la merloDienoe jufqQ'irHel- 
lelpont. Ciceron en parle dans ton 
Oraîfon toucbauc les provinces con- 
fulaires. 

Fia Lata. Côtoie une rue célèbre 
de Rome , dans la feptièoie région 
de la ville qui en prie ion nom : elle 
commençoic de IzPic^'ia diSciarra^ 
6c alloic jttfqu'au Capitoie : elle fait 
maintenant partie délia Strada dtl 
Corfo j & elle eft une des plus belles 
rues de Rome. Autrefois elle étoit 
ornée des arcs de triomphe de Gor- 
dianus , Marcus, Verus , & d'autres 
belles chofes dont on voit à peine 
quelques veftiges. 

. Foie Latine , en latin Latina Via. 
Elle commençoit â Rome , de la 
porte latine , s'étendoit dans le La- 
tium, & fe joignoit près de CaClino, 
i la voie Âppienne. Son trajec étoit 
entre VAlgidum 6c les montagnes de 
Tufculum par Pi3a ^ 6c continuoit 
par Ferentinum^ Frufinum , Teanum, 
Sidicinum , Calenum ,|jufqu'â Café- 
Unum. 

On trouvoitfurcettevoie le temple 
de la Fortune féminine , avec la 
ftatue de la DéelTe ^ que les feules 
femmes mariées pouvoient toucher 
fans facrilége. 

La Voie Latine s'appeloit auflî la 
yoieAufonienne. 

Foie Laurentine. Cette voie, fé- 
lon Anlu-Gelle, fe trouvoir entre la 
voie Atdéatine & i'Oftieofe. Pline 
le jeune les fait voifînes Tune de 
laucre , quand il dit que Ion pou- 
voît aller à fa maifon de campagne , 
par l'une & l'autre route. 

Foie Nomentane j en latin Fia 
Nomentana. Elle commençoit à la 
porte Viminale & alloit jufqu'à No- 
mentum j à quatre ou cinq lieues de 
Rome. 

Foie OJlienfe , en latin Fia Of- 
tienjis. Elle commençoit à la porte 



vot 

'Trigemîna , & alloit jufqu à 
Selon Procope , cette voie 
cent vingt- (ix ftades de long 
qui font dix^neuf milles italic 
on huitième j mais Titinéra 
lui donne que feize milles d'éti 
& cette feule étendue , coi 
t-iU empêche que Rome ne fo 
maritime. 

Foie Poflumiane , en lati 
Pojiumia. Route d'Italie aux 
rons de la ville Hojlilia y feh 
cite. Il en eft aulfi fait mentio 
une ancienne infcription com 
à Gènes. Auguftin Juftinia 
qu'on nomme aujourd'hui 
route Fia Cojlumia , qu'elle c 
depuis Rumo]M(t\\\iNovéy bc < 
pafle^ par Fota arquata , 6c 
valla. 

Foie Préntfiine , en latin l 
ûna Fia. Route d'Italie , qui 
Capitolin » conduifoit de R 
la ville de Prénefte d'où elle; 
fon nom ; elle commencoi 
porte Efquiiine & alloit â drc 
camp Efquilin jufqu'à Préneft 

Foie Qjiinclia. Elle partoii 
Voie Salaria , & tiroir fon m 
Lucius QuinÂius qu'on fit Di< 
loxfqu'il labouroit fon champ 

Foie Salaricnne , en latin \ 
laria. Elle commençoit à la 
Colline ^ & prenoit fon nom 
que les Sabins alloient chercl 
mer en paffant fur cette voie. 

Foie Setina. Elle portoit 1 
de Setia dans le Latium , &f 
par fe joindre à la voie Appiei 

Foie Triomphale, Elle coi 
çoit à la porte triomphale , f 
fon rrajet par le champ Flamii 
le champ de Mars fur le V^ 
d'où elle finiflbit en Érrurie 

Foie FaUrienne , en lati 
Faleria. Elle commençoit â 
& alloit par Alba FcrRentis , ( 



VOI 

Mia , Inttrbromium j TeaU, JUarre^ 
mium.^ jafqu a Hadria. 

Voie yUclUenne , en latin Via 
VitclUa. Elle alloic depuis le Jani- 
cale jafqci^à la mer & croifoic l" Au- 
rélia vêtus. 

Voilà les principales voies des 
Romains en Italie. 

Le mot voie s'emploie encore au 
propredans cette phrafe proverbiale. 
Cet homme ejl toujours par voie &par 
ehemin. 

On dit figurcment j la voie dupa- 
radis y du ciel. La voie du Salut. La 
droite vole. J^sus-Ghrist a dit de 
lui dans V évangile : Je fuis la voie , la 
vérité & la vie. Être dans la voie de 
perdition^ 

En termes de l'écriture , on ap- 
pelle voie étroite j la voie du falut ^ 
& par oppofition voie large, le chemin 
de la perdition. 

En termes de l'écriture , voie fi- 
gnifie auflî les commandemens de 
Dieu , fes lois. Seigneur enfeigne^ 
moi vos voies. Et dans- on autre fens» 
la conduite que Dieo^rient à Tégard 
des hommes. Les voies du Seigneur 
. font incompréhenfibles j font impéné" 
trahies. Dans ces deux acceptions, 
il ne s'emploie guère qu'au plu- 
riel. 
On dit encore dans le ftyle de 
; îccriture , t impie s*tji égaré dans 
[es voies. Et que toute chair, avoit 
corrompu fa voiej pour dire, que les 
hommes s'étoient abandonnés^ tou- 
tes fortes de crimes. 

On appelle âeuréorent vo/^ laclée, 
un amas d'étoiles qui font comme 
une efpèce de trace blancHe & lumi 
neafe dans le ciel, & que les Aftro- 
nomes appellent Galaxie. Voyez ce 
mot. 

On appelle ^ la voie des carrojfès, 
des charrettes , Tefpace qui eft entre 
les deux roues. La voie des voitures 



VOI f 7; 

de France ejl plus large ^ue celle des 
voitures d'Allemagne. 

On dit populairement , lai£er une 
chofe en voie; pour dire, la laifler 
fans la ferrer. Il laiffe tous fes effets 
en voie. 
Voie , fe dit en termes de ChafTepour 
défi^ner le chemin par où la hete a 
padc. Les chiens ont perdu la voie. 
Remettre les chiens fur les voies. 

En ce fens , ou dit que les chiens 
ont empaumé la voie ; pour dire ^ 
qu'ils onr rencontré la pifte & qu'ils 
Ufuiventdc l'annoncent par leurs 
abois. 

On dit figurément , mettre quel- 
quunfur les voies , fur la voie ; pour 
dire , lui donner des lumières pro- 
pres à lui en faire découvrir davan- 
tage, lui dontier des moyens qui 
l'aident à parvenir à l'exécution de 
fon deflein. 
Voie , fignifie encore la voiture par 
laquelle les perfonnes,les marchan- 
dilesfonc tranfportées d'un lieu a un 
autre. Par quelle voie lui fere^ vous 
parvenir ce paquet. Il ejl parti par la 
voie de la diligence. Je vous enverrai 
ces livres par la voie des Rouliers. On 
luifit tenir cet argent par la voie de la 
poffe. 

En termes de médecine, on appelle 
dans le corps humain , les premières 
voies y les premiers vaidèaux ou 
conduits qui reçoivent les fucs ali* 
menteux avant qu'ils foient changés 
en fang , tels que l'cftomac ^les in- 
teftins , &c. ^ 

Voie , fe dit auffi des marchandifes 
qui peuvent fe tranfporter fur une 
même charette & en un feul voyage. 
Ainfi l'on dit , une voie de bois , une 
voie de charbon de terre , voie de plà'- 
tre , &c. A Paris la voie de bois à 
bfûler, c'eft-à-dire qui n'eft ni 
d'Andelle» ni de compte, & qu'on 
appelle bois de corde, eft çompofée 



7* VOI 

d*une demi-corde de bois merafée 
dans une force de mefure de bois 
de charpente appelée membrure j qui 
doit avoir quatre pieds de tour fens. 
La voie de charbon de terre it me* 
fure comble , & eft compofée de 
trente demi-minots , chaque detfli* 
minoc faifanc trois boiflTeaux) en- 
force qne la voie de charbon de 
terre doit être de quicre-vingt-dix 
boilTeaux. La voie de plâtre m or- 
dinairement de douze facs, chaque 
ikc de deux boifTeatkt rasj fui van t 
les Ordonnances de police. La voie 
de pierre de taille ordinaire eft de 
cinq carreaux, c*eft-à-dinB environ 
quinze pieds cubes de pierres. Deux 
voies font le chariot. 

On appelle voie d'eau , les deux 
féaux que porte un homme^ Et en 
termes de Marine, oti ^pelfe vï}ie 
d'eau ^ une ouverture qui fe foit 
dans un vaideau, & par laquelle 
l'eau entre. Il y avait une voie d'eau 
à l'avant du vaiffeau. 
Voie, figttifie figurémenr, mojren 
dont on fefert, cotiduite que Ion 
ttent pour arriver i quelque fin. // 
faut employa cette voie pDur parve^ 
nir à vasjins. Si vous nég^ge^ cette 
voie^ vous ne réujjireipas. Ils'tjl en^ 
richi par la voie du commerce. Les 
honnêtes gens ne fe fervent pas de 
voies fouttrracnes comme ib^fait. 

En termes de Jurii^udlence , on 
^appelle voies canoniques » les' formes 
& moyens légitimes 6c autorifés 
par les canons » pour &ire quelque 
éleâion ou autre aâe ecclefi^ftiqaie. 
raie cîyile^ éft lorfque Ion fe 
pourvoit par adion civilç coQUe 
quelqu'un. 

Foie criminelle y eft lorfqn\3in 
rend plainte contre auelqu'um 

Foie de droite t& lorfque l'on 
poqrfuic fon droit en la forme qui 
^ftautorifée f^x les lois. La vp/V de 



VOI 

droit eft oppofée i la voie Je fiki 
Foie extraordinaire , t9i lorfqu ofl( 
pourfuit une affaire crimihellé par 
récoleiiient & confrontation. 

Foie de faitji eft lorfque Ton com«^ 
met quelque excès envers qùelqu'unj^ 
ca fotfqoe de fon autorité privée on 
fait quelque chofe au préjudice d'ua 
tiers. 

Foi^ de nullité j fîgnifie dîtmandc 
en nullité^ moyen de nullité. 

Foie d*oppoJition^ c'eft îorfqubn 
forme oppofîtion â quelque juge* 
ment ou contrainte. 

Foie de requête civile^ c'eft fotf- 
^ qt'dti fe pourvoit contre un fixtl% 
pir requête civile. 

Foie parée , fe dit en quelques 
pays pour exécution parée » cdmmQ 
au Parlement de Bordeaux. 

Foie de faiflcy c'eft torfqa'ùa 
créancier fait quelqtre faîfie fur foQ 
débiceur. 

En Chimie ,t on appelle voie^ \\ 
manière d'opérer. On en diftingue 
deux principales, la voie sèche de la 
voie humide. La première enf!|)loie 1q 
feu , la féconde les diffoivans* 

On dir, être en voit (tacçommo^ 
dément^ de s^accotnmoder^ en voie de 
faire quelque chofe; pour dire, y 
travailler, s'y difpofer, ècre dans le 
traili j être pfêt â, . • • Ils font en voie 
dt trdt^gd^. lltftkttvoie de quitter (a 
robe. 

Ce tnonofyiiabe eft long. 
Différences rehfi vcs etitrçvo/Vjî 
moyen. 

Oh fuit les v&w. Oit fe fert de« 
moyens. 

ta vote eft là nmnièifè de s'y 
prendre pour réuflfr. ht m(^'en eft 
ce qu'on met en oeiivtc pour cei 
effet. La première a un rapport patr 
ticùlier aux mœurs , & le fécond 
aux événemens. On a égard i cq 
rapport, lorfqu'il s'agit de s'énopcçç 



»© V O I 

vergues des mâts poar prendre, 
pour recevoir le vf ne qui doit faire 
liller le vaifTeau. 

Chaque voile emprunte le nom 
du mât où elle eft appareillée. Ainfi 
on die : voile du grand mit , du hu^ 
nier 9 de l* artimon ^ de mi/aine^ du 
perroquet j &c. Celle de beaupré 
s'appelle civadière ou Jivadière. Il y 
a encore de petites voiles qu'on 
nomme bonnettes^ qui fervent â 
allonger les balTes voiies , pour aller 
plus vite. Prefque toutes les voiles 
dont on fait ufage fur TOcéan, 
font carrées, ôc on en voit peu de 
triangulaires , qui fonr au contraire 
très*>»commune$ fur la Méditerranée. 
Les voiles doivent être propor- 
tionnées à la longueur des vergues , 
& à la hauteur des mâts ^ te comme 
il n'y a point de règles fixes fur ces 
. dimeuHons des mâts Se des vergues, 
il ne peut y en avoir pour les voiles. 
Remarquez cependant fur la 
forme 6c lur l'ufage des voiles, 
i^. que plus les voiles fonr çla- 
tes, plus eft grande Timpulnon 
du vent fur elles, parceque pre- 
mièrement l'angle d*incidence du 
vent fur elles eft plus grand ; en 
fécond lieu, parcequ'elles prennent 
plus de vent , & enfin parceque l'im- 
preâion qu'elles reçoivent du vent 
eft plus uniforme* 

x^. Les voiles carrées ont plus de 
force que les triAngulaires , parce- 
qu'elles font plus amples : mais auffi 
elles ont un plus grand attirail de 
manœuvres, font plus difficiles â 
manier. Si ne fe manient que très- 
lentement. 

}®. Les voiles de l'avant, c*eft â- 
dire de aiifainc: & de beaupré, fer- 
vent i foutenir le vaifleau, en em- 
pêchant qu'il ne tangue & n'aille 
par élans. 

Elles fecvent auffi ù le faire arri- 



VOÏ 

ver, quand elles font poufféetde 
l'arrière par le venr. 

4**. L'ufage de k voile d'artimoa 
ne confifte pas feulement â pooflec 
leVaifleau de l'avant , maisi le faire 
venir au vent. Voilà pourquoi onU 
fair triangulaire, parcequ'on la car* 
gue plus vite , qu'elle préfente plus 
au vent Se que fes hautbans ne la 
gênent pas. 

A l'égard des ufages des autres 
voiles, comme les voiles d'étaij les 
bonnettes, ils concourent à ceux 
dont on vient de parler. 

On dit, mettre à la voile; pour 
dire, partir du port, de la rade, 
commencer la navigation. En ce 
fens on difoit autrefois mettre les 
voiles au vent. 

On dir» faire voile ; pour dire, 
naviguer. Et , faire force de voiles , 
forcer de voiles ; pour dire , cendre 
toutes fes voiles pour faire une plus 
grande diligence. 

On dit figurément , aller i voiles 
& à rames dans quelque affaire; pour 
dire, faire tous fes effotcs, mettre 
tout en œuvre pour réuffir. 

On dit figurément , il a donni 
dans ce dejfeîn à pleines voiles ; pour 
dire , de tout fon cœur. On dit ngu- 
rément, caler la voile dans quelque af" 
faire; pour dire, fe relâcher de fes 
prétentions, fe radoucir, parler avec 
moins de hauteur. 
Voiles , au pluriel ^ fignifie quelques- 
fois vaideau. Une flotte de cinquante 
voiles. 

La première fyllabe eft longue & 
la féconde ttès brève. 
VOILÉ, ÉEj participe paflîf. ^<?y^| 
Voiler. 

On dit pociiqaemcnt, le foleil 
voilé d* un nuage; pour dire , obfcurci 
par un nuage. 
VOILER ; verbe aftifde la première 
conjiigaifon, kquel fe conjugue com- 
me 



s» VOI 

jardin j fur une rue ; pour dire , qu'el- 
le eft ficuée de force que Ton a des 
vues fur un jardin , fur une rue. 

On die ^\xune hauteur voit une 
place j voit le rempart d*une place ; 
pour dire , que de là on découvre la 
placej le remparrde la place, en- 
ferre qu on eft à portée de la battre 
avec du canon. On dit auffi dans un 
. fens pareil, que la batterie d'une 
place voit à revers y <\\\une hauteur 
voit un tel ouvrage À revers ; pour 
dire, que de cette hauteur on voit 
louvrage. Oc qu'on peut le battre 
par derrière* 

On dit par exagération &r pour 
louer extrêmement quelque chofe , 
que qui ne l'a pas vu na rien vu. 

On dit d'une chofe extraordi- 
naire , quelle ne s* étoit Jamais vue , 
quelle ne s'étoit point encore vue; 
pour dire, qu'elle û'étoit jamais 
arrivée, qu'elle n'avoic jamais été. 
£c on dir dans le même lens, on n'a 
jamais vu une chofe pareille. On n'a 
jamais rien vu de pareil. 

On dir par indignation , par éton- 
nement, par admiration, vit- on 
jamais rien d'égal? Qui vit jamais 
rien de Ji extraordinaire ? Voye^ 
quelle infolence ! Foye^ Vinfolence ! 
On dir familièrement à un hom- 
me qui doute de ce qu'on lui dir ,^ 
vous ne le croye^pas alltiç^y voir. Et 
d'une chofe dont on doute, mais 

3u'on ne fe veut pas donner la peine 
evérifier,d'examiner,/i7/m^;7z/Vj/x 
le croire que d'y aller voir. 

On dit populairement par mépris, 
& pour rabaifTer une chofe qu'un 
autre voudroit faire valoir, voilà un 
ieau vene\y voir. 

On dir, aller voir quelqu*an; 
pour dire , aller chez lui pour lui 
rendre vifire» pour lui rendre fes 
devoirs, pour l'entretenir, &c. Je 
l'ai été voir deux fois. Je l'irai voir 



VOI 

7e plutôt que je pourrai. Il nt m*ej^\ 
point venu voir. El dans ce fens » unrm, 
aveugle même dir , j'irai vous voir. 

On dit y il n'a point encore vu /^^ 
Roi depuis fon retour ^ pour dire , i. * 
n'a pomr encore falué le Roi , il '^^^ 
s'eft point préfenté devanr le Roc — 
depuis fon retour. Et l'on die , il ^a 
vu le Roi dan s fon cabinet; pour dire^ 
il a eu une audience particulière diar 
Roi. 

On dit, voir fes Juges; potttdir6f 
aller les foliiciter chez eux. 

On dit qu'tf 72 médecin voit un ma* 
tade ; pour dire , qu'il prend foio de 
lui pendant fa maladie. On dit la 
même chofe d'un direâeur oa d*im 
confefleur qui a foin de la confcien* 
ce d'un malade pendant fa maladie. 
On dit Égarement, venir voir 
quelqu'un ; pour dire , démêler , dé* 
couvrir , connoître par les démar<* 
ches de quelqu'un, quel eft fon de& 
fein. Il y a long-temps que je le voh 
venir. On dit auflî, voir venir que." 

?u'un ; pour dire, attendre qail 
afTe les premières démarches pour 
régler fur cela les fiennes, & voit 
quel parti on doit prendre. Nous 
voilà bien pojlés ^ nous le verrons 
venir. 

On dir , j'ai vu l'heure que , j'ai 
vu le moment que ; pour dire , peu 
s'en eft fallu que. Et l'on die , j'ai 
vu le temps que ton faifoit^.. . pour 
dire> j^ai été du temps qu'on fai« 
foir.... 

On dit populairement, ilfemhie 
à voir; pour dire , on jugeroit. // 
femble à voir qu'il foit le maître 



ici. 



On dit familièrement comme 
par défi , je voudrois bien voir cela. 
Faites cela^ & vous verrcT^. Je vou-' 
drois bien voir qu'il ofât l' entreprend 
dre. Faites cela pour voir. Ces deux 
dernières phrafes font du fiyle fa- 



VÔI 

^ Uîer. Et Ton dit, pour blâmer , 
^2 fait beau vous voira Câgc que vous 
. ^«^'^j vous amufcr à ces bagatelles 

On dit poëciqaement , voir le 
jour; pour clire, être né. Depuis que 
J€ vois le jour. Il navoitpas encore 
yu le jour. 

po dit d'un homme qui a fait 
une aâion infâme, c^w'il n*efi pas 
ii^ne de voir le jour; pour dire, qu'il 
eft pas digne de vivre. 

On dit auffi, qaun ouvrage n'a 
pas encore vu le jour; pour dire, 
qu'il n"eft pas encore imprimé, qu*il 
•n'eft pas encore publié. 

On dit, voirenfonge; pour dire, 

imaginer en dormant. 

•Voir, fignifîe auffi regarder, confi- 

dérer ^vec attention. Voye-^ cette 

pendule. La galerie de Verfailles eft 

une chofe à voir. Cette manufaQure 

mérite d'être vue. 

Voir , fe dit encore de l'application 

<pl*on apporte d examiner quelque 

chofe. Cette pièce a été vue par d'ex^ 

çellcns critiques. Les Juges verront le 

procis la femaine prochaine. Il faut 

voir le parti que nous devons prendre. 

^y*i/ nous fait cette propojition j nous 

Ji^^errons ce qu il faudra lui répondre. 

^'alvu votre affaire à fond. 

On dit en parlant d'une aflFaire 
fur truelle on fe réferve i prendre 
un parti , je verrai j nous verrons ; 
poor dire , j'examinerai , nous exa- 
minerons. 
V OTR , fe dit auffi des obfervatîons & 
4es remarques qu'on fait en lifant. 
y ai vu cette exprejjion dans Baileau. 
iCefi un trait que vous pourrc[ voir 
dans le fécond volume de Vhiftoire de 
France. Cela fe voit dans t Ordon- 
nance de i66j. 
^oxwl , fe dit encore de la connoitTance 
au'on acquiert des chofes da monde 
danf ley YPy^S^s Q^ ^^^9 ^ fréquen- 



VOI 



93 



tation & le commerce des hommes* 
Ce Seigneur a vu toutes les Cours d^ 
C Europe. Cet homme a beaucoup vu* 
Ilfe propofe de voir cette année l'An-- 
gleterrt & la Hollande. C*ejl en voyant 
le monde qu on fe façonne. 

On dit proverbialement de quel- 
qu'un qui n'a jamais fréquenté le 
monde , que ceft un homme qui na 
jamais rien vu que par le trou d'une 
bouteille. Il e(i: familier. 

On dit figurément & proverbia- 
lement , faire voir du pays à quel" 
qu'un; pour dire, lui donner bien 
de l'exercice » bien de la peine, lui 
fufciter beaucoup d'affaires. 

On dir proverbialement & figu-, 
rément , qu'^^/z homme a vu le loup; 
pour dire , qu'il s'eft trouvé en plu- 
fieurs occaiions de la guerre , qu'il 
a fait des voyages périlleux , ou qu'il 
e(\ fort rompu dans le commerce &c 
dans les affaires du monde. 

Qn dit proverbialement, nous 
en avons bien vu d* autres j pour té- 
moigner qu'on n'a point peur des 
menaces d'un homme , & cju'on ne 
le craint en rien. Il cd familier* 
Voir , fignifîe fréquenter. Qui v^yq[- 
vous à la Cour? Qui voit-il dans fort 
quartier f En parlant d'un homme 
ou d'une femme de mauvaife répu- 
tation , on dit » ce n*ejlpas un homme 
^ à voir , ce nejlpas une femme à voir; 

()our dire , il n'eft pas si propos de 
es fréquenter. 

On dit d'un homme qui vit dans 
la retraite , qu'i/ ne voit perfonne. 

On dit auflS, qu'w/z homme ne voit 
perfonne , lorfqu'à fa porte on ne 
laiffe point entrer ceux qui viennent 
pour le voir , pour lui faire compli- 
ment. Et l'on dit dans le même fens, 
fai été âfd porte aujourd'hui^ mais 
on ne le voyoit point. Il ne verra cette 
femaine que fes plus intimes amis. 

On dit y que 4^ux hommes ne fi 



%4 VOl 

yoient point ; pour dîre , qu*il$ font 
mal enfemble , & qu'ils ne veulent 

Î^oinc avoir de commerce l'un avec 
*autre. Il y a long-temps quils ne 
fe voient point. Je les ai réconciliés 
& ils fe font toujours vus depuis^ 

On dit d'un mari , qu'i/ ne volt 
point fa femme ; pour dire , qu'il ne " 
couche point avec elle. Il y a trois 
ans qwefon mari ne U voie plus. 

Voir , fignifie figurément s*apperce- 
voir 3 connokre* Je vois quil veut 
me tromper. Il étoit aifé de voir ce 
quil vouloit faire.. Cefl une entre- 
prife dans laquelle je ne vois pas 
clair. Je vis bien quil feroit obligé 
de vendre fa charge. Il faut voir 
comme il s'en tirera. 

On dit en termes de Pratique y 
affigner pour voir dire & ordonner.... 
c'eftà dire , pour ccre préfent quand 
on dira, quand on ordonnera 

Voir, fignifie généralement connaî- 
tre par rinceltigence. Et dans ce 
fens on dit , que Dieu voit 3 que Us 
jinges voient ; pour dire , que Dieu 
connoît y que les Anges connoifTent. 
Dieu voit nos plus fecrtttes penfées. 
Les élus verront Dieu dans le ciel. 

On dit proverbialement & par 
menace ,. je lui ferai bien voir à qui 
il fe joue j à. qui il s*adreffe , à qui 
il a affaire; pour dire , fe lui ferai 
bien connoicre , je lui apprendrai 
bien 

On dit, c*ejl à vous à voir quil 
ne lui manque rien; pour dire, faites 
cnforte qu'il ne lui manque rien. 
Et voyq à nous faire fouper ; pour 
dire , ayez £bin de nous faire fou- 
per. Ce dernier eft de la converfa- 
tion. 

Voir i fignifie au(S connoître par le 
fens du goût» de Tàdorat, (lu cou- 
cher , de l'ouïe. Goûtons utte liqueur 



voi 

cette étoffe e^ moelleufe. Vi 
parfnm. 
Voir , fignifie aufli s'informe 
voir fi elle eft che:[ elle. V 
eft parti pour la campagne. 
Ce monofyllabe eft long 
Conjugaison & quanti 
dique des autres temps. 

Indicatif. Préfent. Sing 
voi , ou je vois , tu vois, i 
Pluriel. Nous voyons, voi 
ils voient. , 

Le monofyllabe de la | 
perfonne eft bref quand il e 
mais avec un s il tft long, 
le monofyllabe de la fcco 
fonne & de la rroifième di 
Celui de la troifième per( 
fingtilicr eft moyen. Les d 
micres perfonnes du p!uri 
première fyllabe brève & h 
longue. 

imparfait. Singulier. Je 
tu voyois, il voyoic. 

Pluriel. Nous voyion 
voyiez , ils voyoient. 

Toutes les perfonnes 1 
nombres ont la premièn 
brève & lafcconde longue 
la troifième perfonne du 
qui a fa féconde fyllabe m 
Prétérit déftni. Singulier 
t« vis, il vit. 

Pluriel. Nous vîmes , vc 
sis virent. 

Le. monofyllabe des d 
micres perfonnes du fing 
long 'y celui^de la troifièmt 
Les trois perfonnes du pi 
la première fyllabe longue 
conde tiès brève. 

Futur. Singulier. Je vt 
verras, il verra. 

Pluriel. Noms verrons , 
rcz , ils verront. 

Tout eft long , excepté 1 



j^our %oir ft. clic eft bonne Voye:iifi \ fjllabade la première & ( 



«^ VOI 

fufcmenc. On regarde ou de loin on 
de près. Les yeux s'ouvrenc pour 
voir ; ils fe tournent pour regarder. 

Les hommes indifFérens voient 
comme les autres les agrémens du 
fexe : mais ceux qui en lont frappés 
les regardent. 

Le connoifTeur regarde Us beautés 
d'un tableau qu'il voit : celui qui ne 
Teft pas regarde le tableau fans en 
voiries beautés. 
VOIRE j adverbe. Vraiment. Il eft 
vieux Se l'on ne s'en fert plus que 
par plaifanterie ou par ironie > pour 
nier ce qu'un autre vient d'a^r- 
mer , pour s'en moquer. 
VOIRIE ; fubftantif féminin. Ce mot 
qui fignifioit autrefois grand che* 
min , fe die aujouird'hui de la po- 
lice des chemins Se de la juridi^ion 
qui exerce cette police. 

Cette partie de la police étoitdéjà 
connue des Romains ; c'eft fans 
doute d'eux que nou^ avons em- 
prunté le même terme, & celui de 
f^oirie qui en eft^ la traduâion , & 
i'ufage même d'avoir un juge par- 
ticuliçr pour cette portion de la po- 
lice générale. 

On trouve dès U deuxième (lècle 
des Chartres qui mettent la voirie 
viarium ^ au nombre des droits de 
judice. 

Quelques autres chartres font 
connoitre que la Vicomte ne dif- 
féroit point de la voirie » vice co- 
mitiam » id eft viariam : ce qui dpir 
^'entendre de la grande voirie ; car 
fuivant les établi uemens de S.Louis 
le autres anciens monumens , la 
voirie (împ^ement , s'entendoit de 
la baflfe fuftice. 

Le terme d*advoçatio pris pour 
la balTe juftice , eft au(Ii employé 
dans d'autres chartres cotpmç fy- 
ponyme de viatura.» 

ij^es Coutumes diftinguenç ^çïix 



TOI 

fortes dt voiries, fa voir , la grai 
ou grolfe , & la petite qui 
auffi nommée hajfe voirie ou Jîmple^ 
voirie. 

La grande voirie a été ainfi nom—» 
mée» parcequ'elle appartenoic aa«-^ 
ciennnement 4 la haute juftice , dt^H 
teqips qu'il n'y avoit encore ei^H 
France que deux degrés de juftice ». 
la haute Se la baflej mais depuis* 
que l'on eut établi un degré de yaS^ 
tice ninoyen entre la haute & la 
batfe 9 la voirie fut attribuée à la 
moyenne juftice j & les Coutumes 
la donnent toutes aç moyen >u.f- 
ticier \ c'eft pourquoi le terme de 
Ficomte ou jujlice vicomeière , qui 
eft ta moyenne juftice » eft eti qu^l-- 
ques endroits fynonyme de voirie : 
ce qui s'entend de la grande « 

La Coutume d'Anjou dit que 
moyenne juftice , grande voirie 8c 
juftice à fang eft tout un, & celle 
de Blois dit que moyen jufticiet 
eft appelé vi^l^airement grosf^çycr^ 

De même auffi la petite voirie ^ 
ou bafte Se fimple voirie eft coi\fon«« 
due par les Coutunies avec la balle 
juftice. Celle de Blois dit que le 
basjufticiereftappeU7?/»/^/< Foyer^ 

Quoique les Coutumes donnent 
au gros Voyer ou grand Voyer tous 
les droits qui apparrietment i la 
moyçnne juftice , & au (Impie V ojec 
tous ceux qui appartiennent à la 
bafte juftice , ce n eft pas à dire que 
tous les difFérens objets qui font de 
la compétence de ces deux ordres 
de juridiAion foient des** attributs 
de la voirie grande ou petite pro- 
prement dite , la moyenne & balle 
juftice ('exerçant fur bien d'autres 
objets que la voirie » & n'ayant été 
nommée voirie qu'à caiifç que la pon» 
lice de la voirie qui en dépend Ce 
qui eft de l'ordre public , a été re« 
gardéç con^qpie un dç9 plus hçau]( 



^** . Ae cett» .7, encot* H 1 te 



«tût en ^^*yoài^**>*f' 









oaVï^ "-- ^84 . ^" „ Mats *»- ' 4 






VOI 

AGE; fiibftantif mAfculin,& 
coiledif. yiciniuu. Les voi- 
Ce(i une choft dont tout h voi- 
eji injlndt. Le voijinjgc l'ac- 
avoir. commis ce crime. Il ejl 
reur dans fort voijinage. 
3E , fignifie auflî , la proxi- 
l'un lieu. Le voijinage de la 

> Toutes /es femmes du voiji- 
ont aujourd'hui au bal. 

deux premières fyllabes font 

> la troifième moyenne , & 
trième très-brève, 
prononce yoi-^inaje. 

ERj verbe neutre de la pre- 
:onjagaifon , lequel fe conju- 
»mme Chanter. Terme du 
miiier. Vifirer familièrement 
fins. // aime à voifiner. Cejl 
'me qui ne voifine pas. 
dit proverbialement^ il nefl 
uii ne voifine,po\ix dire, que 
: pas ccre bon voifin que de 
voir {q% voifins. 

(E , ( Vincent ) né à Amiens y 
'Académie françoife en i6i 4^ 
our à un Marchand de vin ^ 
me il avoit la pecitefTe de 
de fanaiflance, & d'être fen- 
IX plaifantenes que fa vanité 
nnoit^onlebadinoitfouvent. 
le Dtfloges lui dit un jour en 
aux proverbes; celui-là ne 
n ; perce:('nous ^n d*un autre. 
£cier lui fit à table cet im- 
:u , le verre à la main. 

Voiture, ta dégénère! 
'ici , maugrcbi de coi y 
vaudras jainaiç ron pcr^ , 
/ends du vin ni n'en boi. 

agrémens finguliers de Tef- 
du caractère de Voiture, lui 
snc entrée à Thôrel de Ram- 
t, où il brilla beaucoup par 
lies. Gafton d'Orléans, frère 
ne XXX. 



VOt If 

de Louis XIV, voulut Tavoir ea 

3ualité dlntroduâeut des AmbalTa*- 
eurs , & de Maître des cérémonies» 
II fut envoyé en Efpagne pour quel* 
ques affaires, d'où il pana en Afri- 
que , pont obferver \ts mœurs de 
cette partie du monde. La Cour de 
Madrid lui donna plufieurs mar« 
ques d'eftime. Il y compofa des 
vers Efpagnols que tout le monde 
crut être de Lopès de Vega, tant la 
di<aion étoit élégante. Voiture ne 
fut pas moins bien accueilli à Rome 
dans deux voyages qu'il y fit. De 
retour en France, il fut Maître d'hô- 
tel chez le Roi , & obtint pluficurs 
penfions qui l'auroient du mettre 
dans l'opulence , mais qui ne fervi« 
rent qu'à hâter fa mort , en four- 
nifTant des alimens â fa paflion pour 
, le jeu & pour les femmes. U fe van<* 
toit d'en avoir conté à toutes fortes 
de fenumes , depuis le fceptre juf- 
qu'à la houlette. Ce Pocte mourut 
en 1 64% yZ\o ans. Le commerce des 
Grands Tavoit rendu fort vain , ic 
en lui donnant les agrémens d'un 
homme de Cour , lui en avoit com- 
muniqué tous les vices U aimoit à 
railler» mais il n'aimoit pas les rcpon- 
fes cja'on oppofoii quelquefois à (ts 
railleries* Ayant oflFenfc un Seigneur 
de la Cour par un trait piquant » 
celui-ci voulut lui faire mettre l'épée 
à la main. » La p^rie n'cft pas éga- 
» le , lui dit Voiture , vous ctea 
3> grand , je fuis petit , vous êtes bra- 
» ve , je fuis poltron j vous voulez 
w me tuer , & bien , je me tiens 
*> pour mort. j> Il fit rire fon en- 
nemi, & le défarma. Voiture avoic 
d'ailleurs le coeur généreux. Balzac 
lui envoya demander quatre cents 
écus à emprunter, V«-âture prêta 
;alament la fomme ; & prenant 
a promelTe de Balzac que lui 
remit le valet qui faifoit la com-^^ 

M' 



I 



90 



VOI 



miffion ) il mie au bas de Tafte : 
9> Je fouffigné confefTe devoir à 
j> M. Balzac la fomme de huit 
)> cens écus pour le plaifîr qu'il m'a 
y» fait de m'en emprunter quatre 
)> cens. » Il donna enfuite cette 
promelTe au valet , afin qu'il la por- 
tât â fon maître. Voilà un billet 
qui fait plus d*honneur à Voiture 
que Tes plus belles Lettres. Def- 
préaux difoit qu il ne faut pas tou- 
jours juger du caractère des Au- 
teurs par leurs écrits. La fociccé 
de Bilzac , ajoutoic il ^ loin d'ctre 
guindée Ôccpineufe comme fes Let- 
tres, étoic remplie de douceur Se 
d'açrémensj Voiture au contraire 
failoit le petit fouverain avec fes 
égaux. Accoutumé à fréquenter 
des AlcelTes , il ne fe contraignoit 
qu'avec les grands. La feule chofe 
par où fe reHembloient ces deux Au- 
teurs , c'efl: dans la composition de 
leurs lettres dont la plus courte leur 
coutoit fouvent quinze jouts de tra- 
vail. On a recueilli les ouvrages de 
Voiture à Paris 1719 , en deux vo- 
lumes //2-11. On y trouve des let- 
tres enprofe, dans lefquelles il y 
en a quelques - unes d'un caraâère 
délicat & d'un goût très- fin; mais 
elles fe réduifent à un très petit 
nombre. La contrainte , TafFeéka- 
tion , les jeux de mots puérils , les 
plaifanteries froides , les allufions 
trop recherchées en déparent la plu- 
part. Elles font plus propres à for- 
mer un bel efprit maniéré qu'un 
homme de goût. On remarque de 
temps en temps de la légèreté & de 
la dclicatefle dans fes pocfies y mais 
les règles les plus communes y font 
violées. Elles confident en Epures , 
Elcgiesy Sonnets , Rondeaux , Bal- 
lades & Chanfons. 
VOITURE ; fubftanvif féminin. Ce 
gui-fert au tranfpoct desmarchan- 



VOI 

difes , des perfonnes. Il y 
voitures particulières & desvo 
publiques » des voitures par < 
des voitures par terre. 

On appelle voitures particu; 
celles qu'ont les particuliers 
leur utilité ou con>modirc , & 
entretiennent à leurs dépens ; 
que les carroffes, berlines, c 
de pofVe , litières, &r. 

Les voitures publiques font 
dont chacun a la liberté de fe 
en payant par tète pour ks p 
nés , ou tant de la livie pcfan 
les bardes , marchandif^s ou 
effets. Ces voitures font encc 
deux fortes ; les unes qu'il 
permis d'avoir & de fournir 
vertu d'un privilège ; comm< 
les chariots , charrettes , fui 
& chevaux de mclfagcrieSj 1 
ches & carrodes qui partent 
jours ou heures marquées poi 
taincs villes & provinces , 
calèches, chaifes, litières & 
vaux de pofte & de louage. I 
très voitures publiques font 
qu'il eft permis à toutes for 
perfonnes d'entretenir, d'av 
de louer , comment & à q 
jugent à propos^ de ce ^eni 
les baquets , charrettes fur rie 
chariots de voituriers , rou 
chalTemacéd, &c. 
uires par 
les bâti 
tranfporter par mer & fur le 
ves , rivières , lacs , étangs , c; 
les perfonnes &lesmarchandi 
ces batimens font à voiles 01 
mes, ou tirés pat des hommes 
des animaux. On ne Jonne pa< 
moins ordinairement le no 
voitur:s7i\i\ navires , valircaus 
gâtes ^ «urres grands bânme 
mer j mais a ceux cl\:n me 
volume , & qui fervent fi 



Les voitures par eau font 
néral tous les batimens prc 



voi 

rividres ; tels que font les coches 
d'eau, les foncées» chaUns,barques, 
grandes & petites, allèges , coues , 
bachots , &c. fur lefquels on tranf- 
porte les bois, vins , Tels , épiceries, 
pierres , chaux , grains , charbons , 
oa d'une province à une autre , ou 
des provinces dans la capirale , ou 
dans les principales villes de com- 
merce. 

Les voitures par terre font ou des 
machines inventées pour porter avec 
plus de commodité & en plus grande 
quantité les perfonnes , balles , bal- 
lots , caifTes , tonneaux de marchan- 
difes tirés par diverfes fortes d'a- 
nimaux fuivant le pays , ou bien 
ces mêmes animaux qui fervent de 
monture j & fur les bars ou le dos 
lefquels on charge des fardeaux 
^proportionnés â leurs forces. 

Les voitures de terre pour le 

rranfport des voyageurs Se mar- 

chandifes dont l'uiage eft le plus 

commun en France Se dans une 

grande partie de l'Europe , font les 

crarroifes, charriots , calèches, ber- 

1 ines & coches a quatre roues , les 

crhaifes , charrettes & fourgons qui 

n'en ont que deux. Ces machines 

x-oulantes font tirées par des che- 

^Vaux , des mulets, des mules , des 

l^uffles & des bœufs. Dans le nord 

c^n fe fert de trainaux en hiver , 6c 

lorfque la terre eft couverte de 

neige. On y attelle ordinairement 

des chevaux } mais en Laponie ils 

Cont traînés par des rennes qui ref- 

Cemblenc â de petits cerfs , & dans 

tiuelques cantons de la Sibérie par 

des efpèces de chiens accoutumés à 

cet exercice* 

Tous les animaux qu'on vient de 
nommer , â Texceç^tion des rennes 
& des chiens deSibérij; , font pro- 
pres i la charge , & peuvent porter 
desmarchandifes, furtouc les mules 



VOI 91 

Se mulets qui font d'un très grand 
fecours dans les pays de montagnes, 
tels que les Alpes , les Pyrénées , 
&c. 

Dans les caravanes de l'Afie & 
les cafilas de l'Afrique , on fe ferc 
de chameaux & de dromadaires. 

En quelques endroits de l'Amé- 
rique Efpagholc, Se furtout dans le 
Pérou Se le Chily , les Vigognes , 
les Lamas & les Alp»gnes, qui font 
trois fortes d'animaux de la gran- 
deur d'une médiocre bourique » 
mais qui n'ont pas tant de force, 
fervent non-feulement pour le tranf- 
poit des vins Se autres marchandifes, 
mais encore pour celui des minerais 
& pierres métalliques des mines 
d'or & d'argent fi communes dans 
cette partie du nouveau monde. 

Enfin le palanquin porté fur les 
épaules de deux , quatre ou fix hom- 
mes , Se la litière â laquelle on at- 
telé deux mulets , l'un devant , l'au- 
tre derrière ^ font auffi des voitures, 
mais feulement pour les voyageurs. 
La première eft d'ufaee dans les 
Indes orientales , & la féconde dans 
prefque toute l'Europe, 
Voiture , fignifie aulli, les chofes ou 
les perfonnes que l'on tranfporte. 
On dit en ce fens , une pleine voiture^ 
lorfque les huit places d'uncarroffe 
& les feize places d'un coche par 
terre font remplies j & demi-voi- 
tare , quand il n'y en a que la moi- 
tié \ de même quand un roulier ne 
f^art qu'avec la moitié ou le tiers de 
a charge qu'il peut porter, on dit 
qu'il n'a pas voiture. 
Voiture , fignifie encore, le port , le 
tranfport des marchandifes , des har« 
des , des perfonnes. Il faut payer la 
voiture de ce vin. C'efl une marckan^ 
dife dont la voiture ne fe fait guère 
que par eau. On lui donne dix écus 
pour chaque voiture. 

M 1; 



t* VOI 

On appelle lettre de voiture^ Té- 
cric qu on donne à un voi carier , 
contenant la quantité & la qualité 
des pièces » caifTes , balles & ballots 
de marchandifes qu*on lui ironfie , 
afin qu'il puilTe fe faire payer de 
fes falaires par celui à qui elles font 
adrefTées ; & auQi que celui qui les 
leçoit puide juger fi elles arrivent 
bien conditionnées , en nombre & 
temps convenables. 

Dans le commerce de mer^ on 
Bomme charte partie & connoiffe- 
ment ou manïfefie , Técric ou regiftre 
qui contient la lifte des marchandi- 
fes» & les noms & qualités des 
pafTagers dont un vaifTeau marchand 
cft chargé. 

Les cochers des carroffes , co- 
ches publics , qui fervent au trai»f- 
porc des perfonnes , ont auflS leur 
feuille ou lettre de voiture qu'ils 
font obligés de montrer aux Commis 
que leurs maîtres mettent fouvent 
far les routes pour faire connoître 
qu'ils a'onc pris perfonnes en che- 
min ^ & qu'ils n'ont que la charge 
avec laquelle ils font partis. 

On die proverbiatemenc & par 
plaifanterie , adieu la voiture , lorf- 
ifu'on volt quelque chofe qui va 
tomber. 

On dit en plaifantant^qu'^/i hom- 
me ejl venu par la voiture des Cor^ 
deliers ; pour dire ^ qu'il eft venu à 
pied. 
Voiture, ÊEj participe painf. Foy. 

VOITURBR. 

.irOlTURERi verbe aûif de la pre- 
mière conjagaifon , lequel fe con- 
jugue comme Chanter* Tranjye- 
hère. TraDfporter par voiture. On 
le dit principalement des denrées, 
des marchandifes. Voiturer- du vin^ 
Voiturcr du hled^ Voiturer par eau. 
Voiturer par chariot. 

Tojxuiuii ^(j&dit aufli £unilièreinenc 



VOT 

pour ngnifîer , mener quelqu'air 
dans fon carrolTe. Je vous voitureral 
jufques à l'opéra. 

Les deux premières fyllabes font 
brèves 4 & la troiilème longue oit 
brève- ^c^y^ç Verbe. 

Les temps ou perfonnes qui fe 
terminent par un e féminin ont la. 
pénultième fyllabe longue. 
VOITURIER; fubftantif mafculin. 
Celui qui voiture , qui fe charge de: 
tranfporterd'un lieu â on autre des. 
perfonnes > des marchandifes, des 
papiers , de l'or , de l'argent , des. 
vins , des bois , &c. mcme des pri- 
fonniers, moyennant un prix ou hxè* 
par les Supérieurs & Magiftrats û;^ 
police , ou arbitraire & tel que le: 
voiturier en convient avec les mar- 
chands ou autres particuliers qnl. 
veulent fe fervir de fon mirÂf^ 
tère. 

Sous ce nom font compris non- 
feulement les voituriers proprement 
dits ,.ou rouliers & les bateliers ou. 
maîtres de barques & de baceaiix^. 
qui voiturent hbrement par toute- 
la France , foit par terre , foit par 
eau \ mais encore les mefTagers ». 
maîtres des coches, les maîtres des. 
carroiïesj les fermiers des coches. 
d*eau , les loueurs de chevaux , les^ 
maîtres des poftes & autres , qui 
ont des privilèges & des pancar- 
tes. 

Quant aux voitariers roulîers ^ 
quoi qu'ils foient libres à certains; 
égards, comme far la faculté d'en- 
tretenir autant de voitures qu'ils 
veulent ; de n'être fixé ni par I e; 
prix à certaine fomme invariable „ 
ni pour le départ ou l'arrivée â cer- 
tains joors & à certains lieux, com- 
me les maîtres des coches ou» 
carroffes publics y font obligés : 
ils font cependant aflreints â di- 
iiexs réglemens de folice & d^ 



VOI 

commerce» concernant le foin qu'ils I 
clpivenc avoir des mârchandifes j \ 
les frais & indemnités dont ils font 
tenus en cas de per^p occafionnée 
par leur faute; les avis qu'ils doivent 
donner aui propriétaires ou corn- 
miflionnaires de Tarrivce des mâr- 
chandifes j la manière dont ils doi- 
vent fe comporter par rapport aux 
lettres de voiture. Les voituriers 
par eau font aufli fournis i de fem- 
blables réglemens. 
yOITURlN; fubftantîf mafcuIin.On 
appelle ainil celui qui loue des che- 
vaux , des chaifes à des voyageurs , 
& qui les conduit. Il ne fe dit que 
des voituriers dont on fe fert en 
Italie Se dans les provinces de Fran- 
ce qui en font voifines. Notr€ voitu 
rin nous mena à une méchante hotA 
lerie. Notre voiturin penfa nous éga- 
rer. Le vokurin de Lyon à Turin. 

yOlXj fubftantif féminin. Vox. Son 
qui fort de la bouche de Thomme , 
& que Ton va considérer fous divers 
afpeâs. 

1^. Comme un Ample fon» tel 
que le cri des en£ans. 

1^. Comme un fon articulé, tel 
qo'il eft dans la parole. 

3^. Dans le chant, qui ajoute si 
la parole la modulation &: la variété 
des tons. 

4®. Dans la déclamation j qui pa- 
roît dépendre d'une nouvelle modi- 
fication dans le fon & dans la fubf- 
unce même de la voix; modifica- 
tion différente de celle du ehant & 
de celle de la parole j puifqu'elle 
peut s'unir i Tune & à l'autre , ou 
en être retranchée, 

La voix conddérée comme un fon 
fimple, eft produite par l'air chaffé 
4es poumons j& qui fort du larynx 
|a£ la fente de la g}otte« 



yoï 5j 

La voix qui ne feroît qu*un fim- 
ple cri , reçoit en fortant de la bou-* 
che deux efpèces de modification» 
qui la rendent articulée , & font ce 
qu'on nomme la parole. 

Les modifications de la première 
efpèce produifent les voyelles, oui, 
^ns la jprononciation , dépendent 
d'une diipoHtion fixe & permanente 
de la langue , des lèvres & des dents. 
Ces organes modifient par leur po<* 
fition , l'air fonore qui fort de la 
bouche y & fans diminuer fa vîtefTe^ 
changent la nature du fon. Comme 
cette fituation des organes de la 
bouche propre à former les voyelles, 
eft permanente, les fons voyelles 
font fufceptibles d'une durée plus oi» 
moins longue » & peuvent recevoir 
tous les degrés d'élévation & d'a- 
bairtement pjflîbles : ils font même' 
les feuls qui les reçoivent ; & tou- 
tes les variétés, foit d'acccns dans» 
la prononciation fimple , foit d'in- 
tonation muficale dans le chant ,. 
ne peuvent tomber que fur le» 
voyelles.. 

Les modifications de la féconde 
efpèce font celles que reçoivent les* 
voyelles par le mouvement fubit Se 
inftantanée des organes mobiles de 
la voix , c'eft. à-dire , de la langue 
vers le palais ou vers les dents , Se 
par celui des lèvres. Ces mouve- 
mens produifent les confonnes, quîi 
ne font que de fimples motiitica- 
tions des voyelles , 6c toujours en* ' 
les précédant. 

C'eft ralfemblage des voyclU's BC 
des confonnes mcîées fuivanc uvt 
certain ordre , qi i conftirue la pa^ 
rôle ou la voix articulée. 

La parole eft l.fv.-pii: le d'une 
nouvelle modification qui tn Ùm ia 
voix de chant. Ceil* -. i dcptnJ ^^e 
qiielque chofe de différent du plus 



M voi 

oa da moins de vîcefTe 8c^ du 
plus ou du moins de force de l'air 
qui fore de la glocce & palTe par la 
bouche. On ne doit pas non plus 
confondre la voix de chant avec le 
plus ou le moins d*élévacion des 
cons.puifque cecte variété fe remar* 
que dans les accens de la pronon- 
ciation du difcours ordinaire. Ces 
différens tons ou accens dépendent 
uniquement de l'ouverture plus ou 
moins grande de la glotte. 

En quoi confifte donc la différen- 
ce qui le trouve entre la parole fim- 
pie & la voix de chant. 

Les anciens Musiciens ont éiabli, 
après Ariftoxène, i**. que la voix 
de chant pafle d'un degré d'éléva- 
tion ou d abaifTement à un autre de- 
gré , c'eftâ-dire , d'un ton i l'autre, 
par faut ^ fans parcourir l'intervalle 

3ui les fépare ) au lieu que celle du 
ifcours s'élève Se s'abbaifTe par un 
mouvement continu, i^. Que la 
voix de chant fe foutient fur le me 
me ton confidéré comme un point 
individblc , ce qui n'arrive pas dans 
la fimple prononciation. 

Cette marche par faucs & avec 
des repos , eft en effet celle de la 
voix de chant. Mais n'y a-t il rien 
de plus dans le chant ? Il y a eu une 
déciamaeioa tragique qui admettoit 
le paflage par Uut d un ton à l'au- 
tre, & le repos fur un ton. On re- 
marque la même chofe dans cer. 
tains Orateurs. Cependant cette dé- 
clamation eil encore différente de la 
voix de chant. 

M. DoJart qui joignoit à l'efprit 
de difcuiÏÏon & de recherche » la 
plusgrande connoiffance de la phy- 
lique, de l'anatomie , àc du jeu 
mécanique des parties du corps , 
avoit particulièrement porré fon 
attention fur les organes de la voix. 
Il obferve premièrement que tel 



voi 

homme dont la voix de paro! 
. déplaifante, a le chmt très-aj 
ble , ou au contraire : i**. q 
nous n'avons pas entendu ch 
quelqu'un , quelque connoif 
que nous ayons de fa voix de | 
le , nous ne le reconnoîcrons \ 
fa voix de chant. 

M. Dodart, en continuan 
recherches, découvrit que da 
voix de chant il y a plus que 
celle de la parole , un mouvei 
de tout le larynx , c*eft-à-dirc 
cette partie de la irachéeartèr 
forme comme un nouveau \ 
qui fe termine a la glotte , qi 
enveloppe & qui en foutien 
mufclcs. La différence entre 
deux voix vient donc de celle 
ly a entre le larynx aflis & ei 
pos fur fes attaches dans la pa 
& ce même larynx fufpendu fu 
attaches j en aétion & mu pa 
balancement de haut en bas j 
bas en haut. Ce balancement 
fe comparer au mouvement de 
féaux qui planent , ou des poi 
qui fe fouiiennent à la même 
ce contre le fil de l'eau. Quo 
les ailes des uns & les nageoires 
autres paroiifent immobiles â 1 
elles font de continuelles vi 
tions , mais fl courtes & fi pro 
tes, qu'elles font imperceptible 

Le balancement du larynx 
duit dans la voix de chant une 
pcce d'ondulation qui n'efl pas < 
la fîmple parole. L'ondulation j 
tenue & modérée dans les b( 
voix , fe fait trop fentir dans 
voix chevrotantes ou foibles. C 
undiilaiion ne doit pas fe conl 
dre avec les cadences & les ro 
mens qui fe font par des chai 
mens très-prompts &'très-déli 
de l'ouverture de la glotte , & 



VOI 

font compofés de l'intervalle d*un 
ton ou d*un demi-ton. 

La voix , foit du chant , foit de 
la parole , vient tonte entière de la 
glotte y pour le fon & pour le ron; 
mais l'ondulation vient entièrement 
du balancemenr' de tout le larynx : 
elle ne fait point partie de la voix , 
mais elle en affeâe la totalité. 

Ainfi la voix de chant confifte 
dans la marchs par faut d'un ton à 
an autre, dans le féjour fur les 
tons 9 Se dans cette ondulation du 
latynx qui affeâiê ta totalité de la 
voix & la fubftance même du fon . 

Chaque individu a fa voix de 
chant particulière qui fe didingue 
de toute autre voix par quelque dif- 
férence propre , comme un vifage 
fe diftingue d'un autre ; mais il y a 
aufli de ces différences qui font 
communes à plufîeurs , & qui , for- 
mant autant d'e(pèces de voix , de- 
mandent une dénomination parti- 
culière. 

Le caradlère le plus général qui 
diftingue les voix n'eft pas celui qui 
fe tire de leur tymbre ou de leur 
volume ; mais du degré qu'occupe 
ce volume dans le fyftcme général 
des fons. 

On diftingue donc généralement 
Jes voix en deux claffes , favoir , 
les voix aiguës & les voix graves. 
La différence commune des unes 
aux autres ,eft â peu près d^lne oc- 
tave j ce qui fait que les voix ai- 
guës chantent réellement. à l'oâiave 
<les voix graves , quand elles fem- 
l>lent chanter à l'uni^fon. 

Les voix graves, font les plus or- 
dinaires aux hommes Faits; les voix 
aiguës font celles des femmes : les 
eunuques & les enfans ont aullî à 
peu près le même diapafon de voix 
que les femmes \ tous les hommes 
Cil peuvent mcme approcher en 



VOI 9Î 

chantant le faucet. Mais de toutes 
les voix aiguës , il faut convenir , 
malgré la prévention des Italiens 
pour les cafîrati^qu il n'y en a point 
a efpèce comparable à celle des fem- 
mes , ni pour l'étendue ni pour la 
beauié du tymbre. La voix des en- 
fans a peu de confiftance & n*a point 
de bas ; celle des eunuques , au con- 
traire , n'a d'éclat que dans le haut; 
& pour le faucet, c'eft le plus dé- 
fagréable de tous les tymbres de la 
voix humaine : il fuiiic pour en con- 
venir d'écouter à Paris les chœurs 
du concert fpiriruel , &c d'en com- 
parer les deUus avec ceux de VO^^ 
péra. 

Tous ces diffécens diapafons» 
réunis & mis en ordre , forment 
une étendue générale d*à-peu-près 
trois oâaves, qu'on a divifées en 
quatre parties, dont trois appelées 
haute-contr^c ^ taille & bajfe^zppzt^ 
tiennent aux voix graves, U la qua- 
trième feulement , qu'on appelle 
deffus j eft affignée aux voix ai« 
guës : fur quoi voici quelques re^ 
marques. 

1^. Selon la portée des voix or- 
dinaires, qu'on peut fixer à -peu» 
près à une dixième majeure, en 
mettant deux de8;rés d'iniervalle 
entre chaque efpèce de voix & celle 
qui la fuit j ce qui eft toute la dif- 
férence qu'on peut leur donner , le 
fyftêmc général des voix humaines 
dans les deux fexes , qu'on fait paffer 
trois oâaves, ne devroit enfermer 
que deux oûaves & deux tons : c'c- 
toit en effet à cette étendue que lé 
bornoient les quatre parties de la 
mufîque , long-temps après l'inven- 
tion du contrepoint, comme on le 
voit dans les compofitions du qua- 
torzième fiécle, où la mcme clef, 
fur quatre pofitions fuccelîîves de 
lignes en lignes , fert pour la bi^ITe, 



9« VOI 

qu*iIsappeloiencrtf/zor;poar la taille» I 
qu'ils appeloienc contraunor ; pour i 
la haucre-conrre, qu'ils appeloienc. 
mottecus ; & pour ledeiïus, qu'ils 
appeloienc triplum. Cette diftnbu- 
non dévoie rendre, â la vérité , la 
compoiicion plus difficile 9 mais. en 
même temps l'harmonie plus ferrée 
& plus agréable. 

1® Pour pouJer le fyftcme vocal 
à retendue de trois oÂaves avec la 
gradation donc on vîenc de parler , 
il faudroit (ix parties au lieu de qua- 
tre y 8c rien ne Icroic plus naturel 
que cette divifion , non par rapport 
à rharmoirie ^ oui ne comporce pas 
tant de fons difFérens , mais par rap- 
port aux voix qui font aâuellement 
aflfez mal diftribuées. En eSet pour- 

Jtioi trois parties dans les voix 
'hommes , & une feulement dans 
les voix de femmes , (i la totalité 
de celle ci renferme une auffi gran- 
de étendue que la totalité des au- 
tres ? Qu'on mefure l'intervalle des 
Tons les plus aigus des voix féminines 
les plus aiguës^ aux fons les plus gra- 
ves des voix féminines les plus gra- 
ves :<iu*on faffe la même chofe pour 
les voix d'hommes. Se non feulement 
on n'y trouvera pas une différence 
fufiifante pour établir trois parties 
d'un côté Se une feule de l'aune ; 
mais cette différence même , s*il y 
en a, fe réJuira d très-peu de cho- 
fe. Pour juger fainement de cela,ilne 
faut pas fe borner à l'examen des 
choies telles qu'elles font \ mais 
voir encore ce qu'elles pourroient 
erre , & confidérer que lufage con- 
tribue beaucoup a former les voix 
fur le caraftère qu'on veut leur don- 
ner. En France, où Ton veut des 
balFcs, des hautes - contres, & où 
l'on ne fait aucun cas des bas-deffus, 
les voix d'hommes prennent diffé- 
rens caraâèr^s , Se les voix de fem- 



ror 

mes n*en gardent qu'un feul : 
en Italie » où l'on fait autant c 
d'un beau bas-deffus que de la 
la plus aiguë , il fe trouve | 
les femmes de très-belles voix 
ves , qu'ils appelent coniraltij 
très-belles voix aiguc*, qu'ils ; 
Uni foprani; au contraire, en 
d'hommes récitantes , ils n'on 
des unori • de forte que s'il 
qu'un caraâère de voix de fer 
dans nos opéra, dans les leurs , 
a qu'un caradèrede voix d'hocx 

A regard des chœurs » (î j 
ralement les parties en font c 
buées en Italie comme en Fra 
c'eft un ufage univerfel , mais 
bitraire, qui n'a point de fc 
ment naturel. D'ailleurs n'adi 
ton pas en plufieurs lieux , & 
gulièrement à Venife, de très -I 
mufiques à grand chœur , excc 
uniquement pir de jeunes fille 

}^. Le trop grand éloignei 
des voix entr'ellcs , qui les f 
routes excéder leur portée , o; 
fouvenc den fubdivifer plufi 
C'eft ainfi qu'on divife les baff 
en baffe-contres & baife-tailles 
tailles en haute - tailles & cor 
dans, les deffus en premiers i. 
conds : mais dans tout cela on i 
perçoit rien de fixe, rien de i 
fur quelque principe. 

On diftingue encore les voîj 
beaucoup d'autres différences 
celle du grave à l'aigu. Il y a 
voix fortes dont les fous font 
ic biuyans; des voix douces, 
les fons font doux & flutés 
grandes voix , qui ont beaucoup 
tendue; de belles voix, don; 
fons font pUins » juftes & har 
nicux. Il y a auHi les contraire 
toui cela; il y a des voix dure 
pe fautes ; il y a des voix flexi 
& légères \ il y en a dont les 



- VOI 

font inégalement diftribués , aux I 
unes dans le haut , à d'ancres dans j 
le médium , à d'antres dans le bas ; 
il y a auffi des voix égales , qui font 
fentir le même cymbre dans toute 
leur étendue. C*efl: au componceur 
i tirer parti de chique voix , par 
ce que Ton caractère a de plus avan- 
tageux. En Italie, où chaque fois 
qu'on remet au théâtre un opéra j 
c'eft toujonrs de nouvelle mufique, 
les compodreurs ont toujours grand 
foin d'approprier tous les rôles aux 
voix qui les doivent chanter. 

La voix la plus étendue , la plus 
flexible, la plus douce, la plus nar- 
monieufe qui peut être ait jamais 
exifté , paroit avoir été celle du 
Chevalier Balthafar Ferri, Péroufin, 
dans le (iécle dernier; chanteur uni- 
que & prodigieux, que s'arrachoienc 
tour à tour les Souverains de TEu- 
rope , qui fut comblé de biens & 
d'honneurs durant fa vie , & dont 
toutes les Mufes d'Italie célébrèrent 
à l'envi les talens 6c la gloire après 
fa mort. Tous les écrits faits à la 
louange de ce Muficien célèbre ref- 
pircnt le raviflfemtnt , Tenthoufiaf- 
me; 6c l'accord de tous fes con- 
temporains montre qu'un talent Ci 
parfait & fi rare étoit même au- 
deflas de l'envie. Rien, difent-ils, 
ne peut exprimer l'éclat de fa voix 
ni les grâces de fon chant ; il avoir 
au plus haut degré , tous les carac- 
tères de perfeàion dans tous les 
genres j il étoit gai , fier , grave , 
tendre à fa volonté , Se les cœurs 
fefondoient a fon pathétique. Par- 
mi l'infinité de tours de force qu'il 
faifoir de fa voix , on n'en citera 
qu'un feul. Il montoit & defcen- 
doit tout d'une haleine deux o6ti • 
Vcs pleines par un crill continuel , 
marqué fut tous les degrés chromi- 
riqoes avec tant de juftelTe , quoique 

Tofiic XXX, 



VOI „ 

fans accompagnement, que G Vori 
vcnoit i frapper brufquement cet 
accompagnement fous la note où il 
fe trouvoit , foit bémol , foit dièfe^ 
on fentoit à l'inftant l'accord d'une 
juftefTe à furprendre tous les audi- 
teurs. 

Après avoir confidéré la voix 
dans le fimple cri , dans la parole ^ 
& dans le chant ^ il relie à l'exa- 
miner par rapport d la déclamation 
naturelle, qui doit être le modèle 
de la déclamation artificielle , foie 
théâtrale, foit oratoire. 

La déclamation eft une afFoâion 
ou modification qui arrive à notre 
voix , lorfque padant d'un état tran- 
quille à un état agité, notre ame 
eft émue de quelque paffion ou de 
quelque fentimcnt vif. Ces change- 
mens de la voix font involontaires, 
c'eft-à-dire , qu'ils accompagnent 
nécefiairement les émotions natu- 
relles , & celles que nous venons à 
nous procurer par l'art, en nous 
pénétrant d'une fituation par la force 
de l'imagination feule. 

La queftion fe réduit donc ac^ 
tuellement à fa voir, i ^. fi ces chan- 
gemens de voix expreflifs des paf- 
fions confiftent feulement dans les 
différens degrés d'élévation & d'à- 
baifiement de la voix j & fi en paf* 
fant d'un ton à l'autre , elle marche 
par une progrellion fuccefiive Se con* 
tinue , comme dans les accens ou 
intonations profodiques du difcours 
ordinaire , ou fi elle marche par 
fauts comme le chant. 

1^. S'il feroit poffible d'exprimer 
par des figures ou notes , ces chan- 
gemens expreflifs des paffionj. 

L'opinion commune de ceux qui 
ont parlé de la déclamation , fup- 
pofe que fes inflexions font du genre 
des intonations muficales,dans lef- 
quelles la voix procède en des inicr- 

N 



5 V O I 

valles harmoniques, 6c qQ*il eft très- 
potTible de les exprimer par les 
noces ordinaires de la muâque, 
donc il faudroic coac au plus cnan* 
ger la valeur , mais donc on con- 
lerveroic la proporcion & le rap- 
port. 

C'eft le fentimenc de labbé du 
Bos , qui a traité cette queftion avec 
plus d'étendue que de précifion. Il 
fuppofe que la déclamation natu- 
relle a des tons fixes, & fuit une 
marche déterminée. Mais R elle 
confîflioit dans des intonations mufi- 
cales & harmoniques, elle feroic 
fixée Se déterminée par le chant 
même du récitatif. Cependant l'ex- 
périence nous montre que de deux 
Adeurs qui chantent les mêmes 
morceaux avec la même jufteiTe , 
Tun nous laiflè froids & tranquilles, 
candis que l'autre avec une voix 
moins belle & moins fonore , nous 
émeut & nous tranfporte^les exem- 
ples n'en font pas rares. Il eft encore 
à propos d'obferver que la décla- 
mation fe marie plus difficilement 
avec la voix de chant , qu'avec celle 
de la parole. 

On en doit conclure que l'ex- 
preflion dans le* chant eft quelque 
chofe de différent du chant même 
& des intonations harmoniques ; & 
que fans manquer à ce qui confti- 
tue le chant , rAâeur peut ajouter 
l'expreflion , ou y manquer. 

II ne faut pas conclure de- là que 
. toute forte de chant foit également 
fufcepcible de toute forte d'expref- 
(ion. Les Aâeurs intelligens n'é- 
prouVent que trop qu'il y a des chants 
très -beaux en eux-mêmes, qu'il 
eft prefque impoflible de plier à une 
déclamation convenante aux paroles. 
Nous pouvons encore remarquer 
que dans la fimple déclamation tra- 
gique^ deux Adeurs jouent le même 



VOI 

morceau d'une manière dîfTére 

& nous affeûent également j le 

me Aâeur joue le même mor 

différemment avec le même fuc 

à moins que le caraûère propr 

perfonnage ne foit fixé par rhillc 

ou dans l'expofuiori de la pièc< 

les inflexions exprellîvcs de la J 

mation ne font pas les mêmes 

les intonations harmoniques 

chant 5 fi elles ne confiftent ni 

l'élévation , ni dans l'abaiffei 

de la voix, ni dans fon renflei 

& fa diminution , ni dans fa 

teur & fa rapidité ^ non plus 

dans le repos & dans le filence \ 

fi la déclamation ne réfulte pa 

l'affemblage de toutes ces ch( 

auoique la plûparr l'accompagi 
faut donc que cette expr< 
dépende de guelqu autre chofe 
affeftant le Ion même de la vo 
met en état d'émouvoir & de \ 
porter notre ame. 

Les langues ne font que de! 
titutions arbitraires, que de 
fons pour ceux qui ne les on 
apprifes. Il n'en eft pas ain( 
inflexions expreflives des pa(] 
ni des changemens dans la dil 
tion des traits du vifage y ces l 
peuvent être plus ou moins f 
plus ou moins marqués , ma 
forment une langue univerfelle 
toutes les Nations. L*intelli| 
en eft dans le cœur , dans l'or 
fation de tous les hommes, 
mêmes fignes du fentiment, 
paflion , ont fouvent des nu 
diftint^ives qui marquent des ; 
rions différentes ou oppofées , 
s'y méprend point j on difting 
larmes que la joie fait répand 
celles qui font arrachées p 
douleur. 

Si nous ne connoifTons pas ei 
la nature de cette modiâcacioi 



VOI 

preffive des paflions qui coBllîtue la 
déclamation j fon exiftence n'en eft 
pas moins confiante. 

Il fuit de ce qui vient d'être dit , 
que la déclamation eft une modifi- 
cation de la voix diftinde du fon 
(impie , de la parole Se du chant , & 
que ces différentes modifications fe 
réuniffent fans s'altérer. 

Il y a dans les orgues un jeu qu'on 
appelle la voix humaine» 

Voix j s'emploie auffi pour chanteur 
& chanceufe. Le concert étoic corn- 
pofé de quatre voix & de Jîx infiru- 
mens. 
Voix , fe dit quelquefois de certains 
animaux. La voix du chat huant 
imite celle de P homme. La voix des 
oifeaux. Ce perroquet a lu voix 
elle. 

On dit en termes de chafTe , la 
voix des chiens ; pour dire» l'aboie- 
ment des chiens après le gibier. 

On die figurément en langage de 
récriture , la voix du Jang de l'in- 
nocent s^élève jufquau ciel , crie 
vengeance , &c. 

On appelle en termes de dévo- 
tion , voix intérieure y les infpirations 
de Dieu. 

Les Poctes appellent la renom- 
mée , la Déejfe aux cent voix. 

On dit figurément , apprendre 
quelque chofe par la voix de la re- 
nommée^; pour dire , l'apprendre par 
le bruit 4>ublic. 
Voix, fe prend auffi pour fuftrage, 
opinion. 

Dans toutes les compagnies les 
voix ou opinions ne fe pcfent point , 
mais fe comptent d la pluralité. 

En matière civile, quand 11 y a 
«galitéde voix , Taffaire eft parra- 
gée; une voix de plus d'un côté 
ou de Taucre fuffit pour empêcher 
le départage ou pour le départage. 



VQi s>9 

En matière criminel le » qu^nd il 
7 a égalité de voix, Tavis le plus 
doux prévaut} une voix ne fuffic 
pas en cette matière » pour que l'a- 
vis le plus févère prévale fur le plus 
doux } il en faut au moins deux de 
plus. 

Celui qui préfide la Compagnie , 
recueille les voix , Se donne la tienne 
le <lernier j il lui eft libre ordinai- 
rement de fe ranger à tel avis que 
bon lui femble. Néanmoins , félon 
la difciplîne de quelques Compa- 
gnies, lorfqu*il y a une voix de 
plus, d'un côté que de l'autre, il 
doit fe joindre à la pluralité , afin 
que fon avis n'occauonne point de 
parcage. 
Voix , fignifie aufii droit de fufFrage» 
En ce fens , on appelle voix délibc'' 
rative y Tavis que quelqu'un donne 
dans une a(Temblée> Se qui eft: 
compté pour Téleâion , jugemenc 
ou autre affaire dont il s'agit. Dans 
les Tribunaux , les jeunes Officiera 
qui font reçus par difpenfe dage 
avant d'avoir atteint leur majorité , 
nont point voix déliiérative ^ fi ce 
n'eft dans les affaires qu'ils rappor- 
tent, fuivant la Déclaration du 
20 Mai I77J. 

Et l'on appelle voix confultative ^ 
l'avis que que quelqu'un donne fans 
être Juge comme ront les Experts , 
les interprètes & autres peribnnes 
qui font quelque rapport. / 

On appelle voix excitative & ho" 
norairej celle que les Magiftracs 
ont à certaines afiemblées comme 
aux éleâions des Docceurs-Régens 
Se Aggrégés de droit , le droit d'é- 
lire appartenant aux feuls Doâeurs 
Régens , fuivant un Arrct du Par- 
lement de Paris du 25 Juin 1616. 

En matière d'éleâion , on ap- 
pelle voix aSive , le pouvoir d'é- 
lire, & voix paffive^ la capacitç 
N ij 



OTTO YOL 

d'circ cla. // na que voix aSlve. Il 
c voix aSivc & P^jpyt. 

On die figurément, quV/i homme 
voix en Chapitre : pour dire , qu'il 
a du crédit dans une compagnie , 
dans une faaiille, auprès de quel- 
que perfonne c^nfidérable. Il efl du 
llyle familier. 

Voix , figniâe aufli , fencimenc , juge- 
ment, lia pour lui la voix publique. 
La voix publique eft contr'eux. Et , 
quand on dit abfolument » la voix 
publique ^ il fe prend pour approba- 
tion. Ce minijlre a la voix publique. 
On dit proverbialement , que la 
voix du peuple efl la voix de Dieu ; 
pour dire , que le fentiment géné- 
ral eft ordinairement bien fondé. 
Ce monofyllabe eft long. 

VOL \ fubftantif mafculin. Il fe dit 
de l'aâion de celui qui prend , qui 
dérobe. Il fignifie aufli lacKofe voi- 
lée. 

Les anciens avoienc des idées 
fort différentes des nôtres par rap- 
port au vol , puifqu'ils penfoient 
que certaines divinités préfidoient 
aux voleurs telles que la DéefTe La- 
verna & Mercure. 

11 y avoir chezles Égyptiens une loi 
qui régloit le métier de ceux qui vou- 
toient erre voleurs ; ils dévoient fe 
faire infcrire chez le chef, & lui ren* 
dre compte chaque jour de tous leuts 
vols dont il devoit tenir regiflre. 
Ceux qui avoient été volés s'adref- 
foient à lui , on leur communiquoit 
le regiftre , & (i le vol s'y trouvoit , 
on le leur rendoit en retenant feu- 
lement un quart pour les voleurs j 
étant j difoit cette loi, plus avan- 
tageux, ne pouvant abolir totale- 
ment le mauvais ufage des volsj 
d*en recirer une partie par cette dif- 
cipline que de perdre le tout. 
Plutarque dans la vie de Lycur- 



VOL 

gue , rapporte que les Lacéd 
liiens ne donnoient rien ou ttc 
de chofe à manger à leurs enj 
qu*ils ne l'eurent dérobé dai 
jardins ou lieux d'aftemblée ^ 
quand ils fe lailToient prendre 
les fouettoit très-rudement. I 
de ces peuples étoit de r 
'leurs enfans fubtils & adr 
mais il auroit fallu le faire pi 
voies plus légitimes» 

Pour ce qui eft des Rom 
fuivant le Code Papyrien, 
qui étoit attaqué par un v 
pendant la nuit, pouvoit le 
fans encoutir aucune peine. 

Lorfque le vol étoit fait de 
& que le voleur étoit pris i 
fait, il étoit fuftigé, & dev 
l'efclave de celui au'il avoir vc 
ce voleur étoit déjà efclave , 
fuftigeoit & enfuite on le pr 
toit du haut du Capitole} m 
le voleur étoit un enfant qui 
pas encore atteint l'âge de pub 
il étoit châtié félon la volon 
Préteur y & Ion dédommage 
partie civile. 

Quand les voleurs attaqu 
avec des armes , fi celui qui 
été attaqué avoit crié & im 
du fecours » il n^étoit pas pui 
tuoit quelqu'un des voleurs. 

Pour les vols non manift 
c*eft-àdire, cachés, on condai 
le voleur à payer le double • 
chofe volée. 

Si après une recherche faite 
forme prefcrice par les lois 
trouvoit dans une maîfon la 
volée , le vol étoit mis au ran 
vols manifeftes , & étoit pui 
même. 

Celui qui coupoît des arbre 
n'éroient pas à lui,étoit tenu de 
vingt-cinq as d'airain f our cl 
pied d'arbre» 



VOL 

Il écoic permis au voleur & i la 
wrfonnc volée de cranfiger enfem- 
ble 8c de s'accommoder \ & s'il y 
avoir une fois une (ranfadbion faite » 
la perfonnr volée n'écoir plus en 
droit de pourfuivre le voleur. 

Enfin un bien volé ne pouvoir 
jamais être prefcrit. 

Telles font les lois qui nous 
reftent du Code Papyrien , au fujet 
des vols, fur quoi M. Teg;aflbn 
en Ton Hiftoire de la Jurifprudence 
Romaiae , a fait des notes très*ca- 
rieufes* 

Suivant les lois du Digefte & du 
Code , le vol connu fous le terme 
furtum éroit mis au nombre des 
délits privés. 

Cependant à caufe des confié- 
quences dangereufes qu'il pouvoir 
avoir dans la fociécé , on étoit obli- 
gé 9 même fuivant l'ancien droit » 
de le pourfuivre en la même forme 
que les crimes publics. 

Cette pourfuite fe faifoit par la 
voie de la revendication, lorfqu'il 
s*agillbit de meubles qui étoîent en« 
core en nature» ou par Tadlion que 
l'on appelle condiàïo fruflra , lort 
que la chofe n'ctoit plus en nature \ 
enfin , s'il s*agi(Ioit d'immeubles , 
OD en peurfuivoir la reftitution par 
une aâion appelée interdiclum rc» 
cupcrandd, poffeffionis , deforte que 
l'ufnrpation d'an héritage étoit anffi 
confidérée comme un vol. 

On diftinguoit quant â la peine , 
le vol en manifefte Se non mani- 
fefte ; au premier cas , fa voir , lorf* 

Îue le voleur avoir été furpris en 
agrant délit, ou du moins dans le 
lien où il venoit de commettre le 
vol, la peine étoit du quadruple , 
au fécond, c'eft-àdire, lorfque le 
vol avoir écé fait fecreitement , & 
que l'un avoit la trace du vol , la 
P^ine étoit feulement du double^ 



VOt icî 

mais dans ce double, ni dans le 
quadruple, n'étoit point comprife 
la chofe ou le prix. 

La rapine, rapina ^ étoit confi- 
dérée comme un délit particulier 
que Ton diftinguoit du vol » en ce 
qu'elle fe faifoit toujours avec vio- 
lence & malgré le propriétaire , au 
lieu que le vol ^furtum , étoit cenfé 
fait fans violence, & en Tabfence 
du propriétaire , quoiqu'il pût ar- 
river qu'il y fût préfenr. 

La peine de là rapine étoit tou- 
jours du quadruple, y compris la 
chofe volée i ce délit étoit pout- 
tant plus grave que le vol mani* 
fefte qui le commettoit fans vio- 
lence ; mais aufli le vol n'étoit ja* 
mais puni que par des chofes pé- 
cuniaires , comme les aurres délits 
privés , au lieu ^ue ceux qui com* 
mettoient la rapine pouvoient, ou- 
tre la peine du quadruple , être en- 
core condan^nés à d'aurres peines 
extraordinaires , en vertu de l'ac^ 
tion publique qui réfultoit de la loi 
Jklia , de vi publïcà feu privatâ. 

En France ; on comprend fous 
le terme de vo/, les deux délits que 
les Romains diftinguoient par les 
termes furtum Se rapina. 

Un impubère n'étant pas encore 
capable de difcerner le mal , ne peut 
être puui comme voleur ; néan- 
moins s*il approche de la puberté , 
il ne doit point être cntiètemenr 
exempt de peine. 

De même aufii celui qui prend 
par néceflité ( & uniquement pour 
s'empêcher de mourir de faim ) ne 
tombe point dans le crime de vol , 
il peut feulement être pourfuivi ex- 
traordinairement pour raifon de la 
voie de fair , & être condamné en 
des peines pécuniaires. 

Il en eft de même de celui qui 
prend la chofe d'autcui i laquelle 



loz VOL 

ilprctena avoit quelque droit, foît 
aâuel ou cvencuel , ou en compen- 
fation de celle qu'on lui relient; ce 
n'eft alors qu'une fimple voie de 
fait qui peac bien donner lieu à la 
voie extraordinaire, comme étant 
défendue par les lois à caufe des 
dcfordres qui en peuvent réfulter , 
mais la condamnation fe réfout en 
dommages & intérêts, avec dé- 
fénfe de récidiver. 

On diftingue deux fortes de vol } 
favoir, le vol fimple & le vol qua- 
lifié y celui ci fe iubdivife en plu- 
fieurs efpèces , félon les circonftan- 
ces qui les caraâérifent. 

La peine du vol eft plus ou moins 
ligoureufe , félon la qualité du dé- 
lit. Par exemple , on punit du der- 
nier fupplice le vol domeftique , 
le vol avec efFraâion, le vol de 
grand chemin , &c. mais cette ju- 
rifpru^ence a de grands inconvé* 
niens , car elle occafionne la mort 
d'une foule d'innocens auxquels les 
voleurs laifTeroient infailliblement 
la vie , n , au lieu de trouver de 
l'avantage à la leur ôter j ils cou- 
roient au contraire les rifques d'ê- 
tre punis du fupplice de la roue 
pour ce feul crime. £n effet voici 
le raifonnement que doit naturelle- 
ment faire tout voleur degrand che- 
min .* » fi je vole ce paifant fans le 
m tuer & que je fois convaincu du 
>f vol , je lerai rompu vif. Si je tue 
Mice pàfiani en même temps que je 
M le volerai , je n'aurai pas i crain- 
M dre un fupplice plus cruel j il 
H m'eft donc plus avantageux de 
» tuer ceux que je vole > que de les 
» voler fans les tuer , puiiqu'en les 
M tumt je rends mon crime plus 
i> difficile à découvrir »• 

Il en feroit bien différemment fi 
l'on ne punifToit du dernier fup- 



VOI 

plîce que les voleurs aflàflîi 
que les galères perpétuelles I 
la peine des autres vols qu 
Alors la crainte de rifquer £ 
pre vie , éloigneroit du voleui 
idée d'affamner. On ne ce 
point le crime pour le comui 
mais pour en profiter. 

M. de Montefquieu obfer' 
dicieufement â ce fujet, q 
Chine où l'on ne punit de me 
les voleurs afiafiins , on vole 
mais que l'on n'y aflaflîne pas: 
Mofcovie, où la peine des vol< 
des aflafiins eft la même , on 
fine toujours : & qu'en Angl 
on n'afiafline point , parce q 
voleurs peuvent eipérer 
tranfportés dans les colonie 
non pas les affaifins. 
VOL j fubftantif mafculin. F'i 
Mouvement de l'oifeau, lo: 
fend lair par le moyen de f 
les. I/y a des oifeaux qui < 
vol élevé y vif y rapide ^ & d' 
donc le vol ejl lent , foible , ii 
pigeon a le vol fort roide. LaJ 
titieufe antiquicé obfervoit le Vi 
oifeaux pour en tirer des préf 

Vol , fe dit aufiî de l'étendue 
la longueur du vol qu'un c 
fait ordinairement en une foi 
vol dufaifan neji pas long* 

En termes de Jurifprudenc 
appelle vol du chapon^ un c< 
efpace de terre que plufieurs 
tûmes permettent à l'aîné de 
dre par préciput, autour di 
noir feigneurial , outre les 
mens, cours & bafies cour< 
terrein a été appelé vol du chi 
pour faire entendre que c'e( 
efpace d- peu-près égal à celui < 
chapon parcourroit en volant. 

La Coutume du Bourbe 
défigne cet efpace par un trait < 



VOL 

Celles du Maine , Tours & Lo- 
^riuoois l'appellent lecheW. 

Cette étendae de terrein n'eft 
pas partout la même } la Coutume 
4le Paris » art. i ; , donne un ar- 
pent , d'autres donnent deux ou 
trois arpens; celles de Lodunois , 
trois fexterées. 

On dit figurément, prendre un 
^ol trop haut ; pour dire , s'élever 
plus haut qu'on ne doit» prendre 
des manières plus hautes que celles 
qui conviennent â la qualité dont 
oo eft y faire plus de dépenfe qu'on 
ne doit ou qu'on ne peut. // a pris 
un vol trop haut. On dit dans le 
mime Icns , // a pris un trop grand 
vol. Il ne pourra pas foutenir le vol 
^u il a pris. 

On dit d*un homme qui a été 
^levé à une dignité fupérieure, 
ians paiïer par les degrés ordinai- 
res 9 qiiil y efl parvenu de plein vol. 

On dit figurement & familière- 
ment , qu'tt/2 homme a le vol pour 
telle & pour telle chofe ; pour dire , 

Î[u'il eft propre a telle ou telle cho- 
e , qu'il a des talens particuliers 
pour réuflir en telle ou telle chofe. 
Ctf/? un homme qui a déjà été em- 
ployé dans des affaires importantes , 
lia le vol pour les négociations diffi- 
ciles. 

On dit â peu-près dans le même 
fens , c^xun homme a le vol pour 
les grands Seigneurs j qu'/V a le vol 
des grands Seigneurs; pour dire , 
qu'il a le talent de réuflir auprès 
des grands Seigneurs. 

Dans les pièces de théâtre en 
machiner, on appelle vo/, l'aâion 
de la machine par laquelle un ou 
plufieurs perfonnages montent ou 
descendent en fendant l'air comme 
s'ils voloicnt. Ily a dans cet opéra 
des vols bien hardis & bien exécutés. 
Vol, fe dit d'un nombre doifcaux de 



VOL 103 

proie qu'on entretient pour prendre 
diverfes fortes de gioicr. Et Ion 
appelle aufld vo/, la chafle qu'on fait 
avec ces oifeaux. 

La chafle du vol eft un fpeâacit 
aflez digne de curiofité, & fait 
pour étonner ceux qui ne l'ont pas 
encore vu. On a peine à compren- 
dre comment des animaux natu» 
rellement aufli libres que le font les 
oifeaux de proie deviennent en peu 
de temps affèz apprivoifés pour 
écouter dans leplus haut des airs la 
voix du Chafleur qui les guide , 
être attentifs aux mouvemens du 
leurre, y revenir & fe laifler re- 
prendre. C'eft en excitant & en fa- 
tisfaifant alternativement leurs be- 
foins qu'on parvient à leur faire 
goûter l'efclavage^ l'amour de la li- 
berté qui combat pendant quelque 
temps cède enfin a la violence de 
l'appétit^ dès qu'ils ont mangé fur 
le poing du Chafleur on peut les 
regarder prefque comme aflbjettis. 

La chaue du vol eft un objet de 
magnificence & d'appareil beaucoup 
plus que d'utilité. On peut en juger 
par les efpèces de gibier qu'on fe 
propofe de prendre dans les vols 
qu'on eftime le plus. Le premier de 
tous les vols , & un de ceux qu'on 
exerce le plus rarement, eft celui 
du milan y fous ce nom on comprend 
le milan royal, le milan noir, la 
bufe, &c. Lorsqu'on apperçoit un 
de ces oifeaux, qui paflent ordinai- 
rement fort haut, on cherche d le 
faire defcendre en allant jeter le duc 
a une certaine diftance. Le duc eft 
une efpcce de hibou , qui , comme 
on fait, eft un fujer d'averfion pour 
la plupart des oifeaux & pour U 
rendre plus propre à exciter la cu- 
riofité du milan qu'on veut attirer , 
on peut lui ajourer une queue de 
renard qui le fait paroître encore 



104 VOL 

plus difforme. Le milan s'approche 
de cet objet extraordinaire j 8c lorf- 
qa'ii eft i une diftance convenable , 
on jette les oifeaux qui doivent le 
voler. Ces oifeaux font ordinaire- 
ment des facres & des gerfauts. 
Lorfque le milan fe voit attaqué» 
il s'élève Se monte dans toutes les 
hauteurs 'y fes ennemis font aufli tous 
leurs efforts pour gagner le deffus. 
La fcène du combat fe paffe alors 
dans une région de l'air fi haute 
que fouvenc les yeux ont peine a y 
atteindre. 

Le vol du héron fe paffe à peu 
près de la même manière que celui 
du milan ; l'un 8c Tautre font dan- 
gereux pour les oifeaux qui dans 
cette chaffe courent quelquefois 
rifque de la vie. Ces deux vols ont 
une primauté d'ordre que leur don- 
nent leur rareté, It force des com- 
battans 8c le mérite de la difficulté 
vaincue. 

Le plus fort des oifeaux de proie 
employé a la volerie eft fans doute 
le gerfaut; il joint à la nobleffe & 
i la force la viteffe & l'aeilité du 
vol y c'efl: celui dont on fe iert pour 
le lièvre ; cependant il eft rare qu'on 
prenne des lièvres avec des gerfauts 
fans leur donner quelque lecours^ 
ordinairement avec deux gerfauts 
qu^on jette on lâche un matin def- 
tiné A les aider ; les oifeaux accoutu- 
més d voler enfemble frappent le 
lièvre tour à, tour avec leur main , 
le tuent quelquefois ; mais plus fou- 
vent l'crourdiffent & le font tom- 
ber. La courfe du lièvre étant aînfî 
retardée, le chien le prend aifé- 
ment, & les gerfauts le prennent 
conjointement avec lui. 

Le vol pour la corneille a moins 
de nobleffe & de difficultés que ceux 
pour le milan & le héron ; mais 
c'eft un des plus agréables j il eft 1 



VOL 

fouvent varié dans fes circonftancc 

il fe paSè en partie plus près d 

yeux, ic il oblige quelquefois i 

Chaffeurs à un mouvement c 

rend la chaffe plus piquante. J 

corneille eft un des oifeaux qu c 

attire prefque furement avec 1 

duc y ^ lorlqu on la juge affez prèi 

on jette les oifeaux : dès qu'elle f 

fent attaquée , elle s'élève, & mont 

même d une grande hauteur. C 

font les faucons qui la volent ; il 

cherchent d gagner le deffus, lor( 

que la corneille s'apperçoit qu'ell 

va perdre fon avantage, on la voi 

defcendre avec une vitefle incroya 

ble, & fe jeter dans l'arbre qu'ell 

trouve le plus d portée : alors 1( 

faucons relient d planer deffus. t 

corneille n'auroit plus d les craiadr 

fi les Fauconniers n*alloient pas a 

fecours de leurs oifeaux} mais il 

vont d l'arbre; ils forcent par leur 

cris la corneille d déferrer de fa re 

traite 8c d courir de nouveaux dan 

gers} elle ne reparr qu'avec peines 

elle tente de nouveau & d diverfc 

reprifes les reffourcts de La virefl 

% de la rufe ; 8c f\ elle fuccombe 

la fin , ce n'eft qu'après avoir nm 

plus d'une fois l'une & l'autre e 

ufa^e pour fa défenfe. 

Le vol pour pie eft auffi vif qu 
celui pour corneille; mais il n'a pa 
aiirant de nobleffe d beaucoup près 
parceque la pie n'a Se reffource qui 
celle de la f^ibleffe. Ce vol ne (^ 
fait guère comme ceux dont noof 
avons parlé de poing en fort, c'eft* 
d-dire que les oifeaux n'attaquent 
pas en partant du poing; ordinaire- 
ment on les jette d mont, parce- 
3u*on attaque la pie lorfqu'elle eft 
ans un arbre. Les oifeaux étant je* 
tés & s'étant élevés d une certaine 
hauteur font guidés par la voix dq 
Fauconnier, 8c rentrent au mouve- 

m en 



To'j 



VOL 



dedarire on de gale qui vient aa 
vifage des enfans. 

^oyei Léger pour les différen- 
ces relacives qui en diftinguenc vo- 
lage , &c. 
VOLAILLE i (ubftantif féminin. 
Nom coUeâif qui comprend les oi- 
feaux quon nourrie ordinairement 
dans une baffe-cour. Il fe dit plus 

{particulièrement des poules , pou- 
ecs & chapons. Et quand on dit > 
mettre une volaille au pot , on n'en^ 
tend parler que d'une poule ou d'un 
chapon. 

La volaille eft une partie nécef- 
faire du fonds d'une ferme j elle 
rend de fort bons fervices, & il re- 
vient un profit très-confidérable des 
couvées y des œufs , des plumes , de 
la fiente ou du fumier , &c. 

On petit entretenir les oifeaux 
domeftiques â peu de frais quand 
on eft fitué fur une grande route , à 
caufe que pendant la plus grande 
patrie de Tannée ils trouvent les 
moyens de vivre par eux mêmes en 
fe nourriffant d'infeâies» de vers, 
de limaçons, de glands & prefque 
de tout ce qui eft mangeable. 
VOLANT, ANTE j adjeûif. Qui a la 
faculré de voler. Dragon volant. 
PoiQons volans. 

On Àii ^' petUe vérole volante; 
pour dire , une petite vérole qui n a 
rien de dangereux. On appelle fu- 
fée volante une fafée attachée à une 
baguette , & qui s élève d'elle-mê- 
me en l'air quand on y a mis le 
feu. On tira à cette fetc un grand 
nombre de fufées volantes. 

On appelle feuille volante une 
fimple feuille d'écriture ou d'im- 
preffion qui n'eft attachée à aucune 
autre. Ecrire fur une feuille volante. 
Cet écrit nejl quune feuille volante 
quon vend fur le Pont-neuf 
On appelle ajfiette volante , une 



VOL 

afliette que l'on fert entre le 
& fur laquelle il y a quelque 
quelque ragoût. 

En termes de Peinture , c 
une draperie volante ; pout 
une draperie légère, 8c qui 
agitée par le venr. 

On appelle piftole volan 
piftole qu'on fuppofe . reven 
jours à fon maître dans q 
mains qu'elle paffe. 

On appelle en termes de 
camp volant une petite arme 
pofée fur - tout de cavalei 
tient la campagne pour fa 
courfes fur les ennemis, g 
les obferver. Commander u 
volant. 

On appelle pont volant v 
fait avec des bateaux ou di 
tons de cuivre joints enfemt 
Voye'[ Pont. 

On appelle cachet volant 
chet mis fur l'enveloppe d'i 
tre , & qui ne la ferme pi 
lettre à cachet volant, 

VOLANT j fubftantif mafculi 
morceau de bois , d'os , d'iv( 
liège garni de cuir, &c. p 
plufieurs trous, où l'on fait 
des plumes, par le moyen c 
les il fe foutienc quelque 
dans Tair après qu*on l'a 
avec des palettes ou des rai 
Elles s*amufent à jouer au 
Ce volant va mieux que celui 

Volant, fe dit auffi d'une 
moulin a vent. // faut rem 
volant au moulin. Deux de: 
volans furent rompus par le v 

Volant, en termes dJHorlog 
dit d'une pièce qui fe mei 
dernier pignon d'un rouage 
nerie ou de répétition, & q 
ralentir le mouvement de c< 
lorfque la pendule ou l 
fonne* 



VOL 

Dans les pendules le volant eft 
«ne efpèce de reâangle de cuivre 
fort mince , 8c aflfez large pour que 
la réfiftance de lair , lorfqu'il tour- 
ne > puifTe retarder Ton mouvemenr, 
& par conféquenc ralentir celui du 
rouage. II tient â frottement fur la 
«ige de fon pignon au moyen d'un 
petit relFort qui appuie contre cette 
cige. Par-U ils peuvent bien tour- 
ner enfemblej mais lorfque Ton ar- 
rête le pignon , ce frottement n*eft 
pas aflez rort pour empêcher le vo- 
lant de tourner feul. Cette difpoH- 
fion eft néceflTaire pour que celui-ci 
par fon mouvement acquis ne cafle 
pas les pivots de fon pignon. 

Volant, fe dit encore d'une forte de 
iurtout qu'on ne double point pour 
le rendre plus léger. 

V'oLANs , en termes de pipée, fe die 
des rejets ou perches dont les Pi- 
peurs ont coupé le feuillage , & 
€]u*ils plient Se attachent par le bout 
aux environs de la loge en y faifant 
des entailles pour y inférer des 
gluaux. 

V^OLATiL, ILE} adjeûif & terme 
de Chimie. Il fe dit des fubllances 

aue laAion du feu fait élever 6c 
ifljper. II eft oppofé ifixc. Sel vo» 
latiL Varfcnic eft une fuhjlanu vola* 
tUe. 
Volatile ; fubftantîf mafcuHn. 
Animal qui vole. Vn beau volatile* 
Il y a beaucoup de différences entre 
les poijfbns & les volatiles. Son ufage 
le plus ordinaire eft au pluriel. 

Les trois premières (yllabes font 

brèves , & la quatrième très^brcve. 

VOLATILISATION i fubft. fémi- 

nin. Opération de chimie par la- 

2uelle on rend volatil un corps qui 
:oit fixe. La volatilifation des fels 
fixes. 
VOLATILISÉ, ÉE; participe paffif. 
Foye:^ VoLATiLiSEa. 



VOL 107 

VOLATILISER i verbe aûif de h 
première conjugaifon» lequel fo 
conjugue comme Chanter. Ren- 
dre volatil. Le grand feu volatilife le 
diamant , c'eft-à-dire , le grand feu 
fait dijfiper le diamant* 

11 eft auflî pronominal réfléchi. 
Cette fubftancefe volatilife aifément* 

VOLATILITE i fubftantif féminin 
& terme de Chimie. Qualité de ce 
qui eft volatil. La volatilité eft oppo- 
fce à la fixité. Elle provient cfe la 
dilatabilité plus ou moins grande 
qu ont les difFérens corps par l'ac- 
tion, du feu, & varie beaucoup fui- 
vant leur nature. A la rigueur, il nV 
a peut-être aucune efpèce de matière 
dans la nature , qui ne foit volatile; 
mais comme il y en a dont la vola- 
tilité ne peut devenir fenfible que 
par Taftion d'un feu fi violent, qu'il 
furpafie tous les degrés de chaleur 
que nous puifiions produire ou mê- 
me obferver , nous réputons ces 
dernières matières non volatiles & 
fixes. 

VOLATILLE j fubftantif féminin du 
ftyle familier. Il fe dit de tous les 
oifeaux qui font bons à manger. On, 
ne nousjervit que de la volatil le. 

VOLAU ; ville d'Allemagne en Silé- 
fie , chef lieu d'une Principauté de 
même nom , près de TOder , à 
douze lieues > nord-oueft , de Bref- 
lau. 

VOLCAN ; fubftaiitif mafculîn. On 
donne ce nom à des montagnes ar- 
dentes qui renferment dans leur f ein 
le foutfre , le bitume & les matières 
qui fervent d'aliment â un feu fou* 
terrein dont l'effet plus violent que 
celui de la foudre ou du tonnerre » 
a de tout temps étonné , efiPrayé les 
hommes & défolé la terre. Un vol- 
can eft un canon d'un volume im- 
menfe , dont l'ouverture a fouvent 
plus d'une demi-lieue : cette large 



io8 



VOL 



bouche i feu vomie des torrens de | 
fumée & de flammes , des fl.^uves 
de bitume , de foufre & de métal 
fondu , des nuées de cendres &c de 
pierres , 8c quelquefois elle lance à 
plufieurs lieues de diftance des maf- 
les de rochers énormes > & que 
toutes les forces humaines réunies 
ne pourroient pas mettre en mou- 
vement : Tembrafement eft fi terri- 
ble j & la quantité des matières ar- 
dentes , fondues , calcinées , vitri- 
fiées que la montagne rejette , efl: 
fi abondante , qu'elles enterrent les 
villes , les forets , couvrent les cam- 
pagnes décent & de deux cent pieds 
d'épaiflfeur , & forment quelquefois 
des collines & des montagnes qui ne 
font que des monceaux de matières 
entalTées. L'adtion de ce feu eil fi 
grande , la force de Texplofion e(l 
fi violente , qu'elle produit par fa 
réaâion des Iccouffes afTez fortes 
pour ébranler & faire trembler la 
terre , agiter la mer , renverfer les 
montagnes , détruire les villes & 
les édifices les plus folides à des dif- 
tances même très-confidérables. 

Ces effets, quoique naturels, ont 
été regardés comme des prodiges • 
& quoiqu'on voie en petit des effets 
du feu afTez femblables à^ ceux des 
volcans , le grand , de quelque na- 
ture qu'il foit , a fi fort le droit de 
nous étonner , qu'il ne faut pas être 
furpris que quelques auteurs ayent 
pris ces montagnes pour les foupi- 
taux d'un feu central , ôc le peu- 

le , pour les bouches de l'enfer. 

'étonnement produit la crainte, & 
la crainte fait naîrre la fuperftition ; 
leshabitans de l'île d'Iflande croient 
que les mugifîemens de leur volcan 
font les cris des damnés , 8c que 
fe5 éruptions font les effets de la 
fureur & du défefpoir de ces mal- 
heureux. 



t' 



v:oi. 

Tout cela li'eft cependant que da 
bruit , du feu 8c de la fumée ; il fe 
trouve dans une montagne des vei- 
nes de foufre , de bitume & d'au- 
tres matières inflammable: ; il s'y 
trouve en même temps des miné- 
raux ^ des pyrites qui peuvent fer- 
menter & qui fermentent eh cffer 
toutes les fois qu'elles font expofées 
â l'air ou d l'humidité; il s'en trouve 
enfemble une très-grande quantité , 
le feu s'y met &caufe une explofion 
proportionnée à la quantité des ma- 
tières enflammées , & dont les effets 
font auffi plus ou moins grands dans 
la même proportion : voilà ce que 
c'efl: qu'un volcan pour un Phyfi- 
cien y 8c il lui efl facile d*îmiter 
l'aAion de ces feux fouterreins , en 
mettant enfemble une certaine quan- 
tité de foufre & de limaille de fer 
qu'on enterre à une certaine pro- 
fx^ndcur , & de faire ainfi un petit 
volcan dont les effets font les mè« 
mes , proportion gardée , que ceux 
des grands ; car il s'enflamme par 
la feule fermentation , il jette la 
terre & les pierres dont il eft cou- 
vert , & il fait de la fumée, de la 
flamme & desexplofions. 

Il y a en Europe trots fameux vol- 
cans , le mont Etna en Sicile, le 
mont Hécla en Iflande , 8c le mont 
Véfnve en Italie j près de Naples. 
Le mont Etna brûle depuis un temps 
immémorial , fes éruptions font 
très violentes y 8c les matières qu'il 
rejette fi abondantes , qu'on peut y 
creufer jufqu'à foixante-huit pieds 
de profondeur, où l'on a trouvé d$s 
pavés de marbre & des veftiges 
d'une ancienne ville qui a été cou- 
verte & enterrée fous cette épaiffeur 
de terre rejetée , de la même façon 
que la ville d'Héraclce a été cou- 
verte par les matières rejetées du 
Véfuve. 11 s'eft formé de nouvelles 



VOL 

bouches de fea dans r£tnâ eci 1^50, 
1661^ ôc en d'autres temps: on voit 
les flammes & les fumées de ce 
volcan depuis Malte qui en eft à 
éo lie^ues ; il s'en élève continuelle- 
ment de la fumée , & il y a des 
temps où cette montagne àtdente 
vomit avec impétuoiuc des flammes 
Se des matières de toute efpèce. En 
1557, il y eut une éruption de ce 
volcan qui caufa un tremblement de 
terre dans toute la Sicile pendant 
douze jours » & qui renverfa un 
très-grand nombre de maifons & 
d'édiflces : il ne cefla que par l'ou- 
verture d*nne nouvelle bouche à feu 
qui brûla tout à cinq lieues aux en- 
virons de la montagne : les cendres 
rejetées par le volcan étoient Ci 
abondantes & lancées avec tant de 
force , qu'elles furent portées juf- 
qu'en Italie , & des vaiiïeaux qui 
etoient éloignés* de la Sicile j en 
furent incommodés. Farelli décric 
fore au long les embrafemens de 
cette montagne dont il dit que le 
pied a cent lieues de circuit, 
k Ce volcan a maintenant deux 
bouches principales » l'une eft plus 
étroite que l'autre } ces deux ouver- 
tures fument toujours , mais on n'y 
voit jamais de feu que dans le remps 
des éruptions ; on prétend qu'on a 
trouvé des pierres qu'il a lancées juf- 
qu'i foixante mille pas. 

L'Hécla lance fes feux à travers 
les glaces & les neiges d'une terre 
gelée : Tes éruptions font cependant 
aafli violentes que celtes de l'Etna 
te des autres volcans des pays méri- 
dionaux. Il jette beaucoup de cen- 
dres t de pierres ponces, & quelque* 
fois 9 dit-on , de l'eau bouillante r 
on ne peut pas habiter à (ix lieues 
de diftance de ce volcan , & toute 
l'île d'Iflande eft fort abondante en 
fottfie : on peut voir l'hiftoire des 



VOL 109 

violentes éruptions de THécla dans 
Dithmar Bleffken. 

Le mont Véfuve , à ce que difent 
les Hiftoriens, n'a pas toujours biû- 
lé , & il n'a commencé que du 
temos dufeptième Confulat de Tire 
Velpaflen & de Flavius Domitien : 
le fommet s'étant ouvert , ce volcan 
rejeta d'abord des pieires & des ro- 
chers 3 & enfuite du feu & des 
flammes en (î grande abondance j 
qu'elles brûlèrent deux villes voi- 
nnes , & des fumées fl épaifles , 

3u'elles obfcurciflbient la lumière 
u foleil. Pline voulant coniîdérer 
cet incendie de trop près , fut 
étouffé par la fumée. Yoytz l'Epure 
de Pline le jeune à Tacite. Dion 
Caffius rapporte que cette éruption 
du Véfuve fut fi violente, qu'il jeta 
des cendrés & des fumées fulfu- 
reufes en fi grande quantité & avec 
tant de force , qu'elles furent por- 
tées jufqu'à Rome , & même au- 
deU de la mer Méditerranée , en 
Afrique & en Egypte : l'une des 
deux villes qui fut couverte de ma- 
tières rejetées par ce premier in- 
/ cendie du Véfuve , eft celle d*Héra- 
clée qu'on a retrouvée dans ces 
derniers temps â plus de foixante 
pieds de profondeur fous ces ma- 
tières y dont la furface étoit deve- 
nue par la fucceflion du temps , une 
terre labourable & cultivée. La re- 
lation delà découverte d'Héraclée 
eft entre tes mains de tout le mon- 
de ; il feroit feulement d dcfirer 
que quelqu'un verfé dans l'hiftoire, 
naturelle & la phyfique , prît la 
peine d'examiner tes différentes ma** 
tières qui compofent cette épaifleur 
de terrein de loixante pieds \ qu'il 
fît en même temps attention à la 
difpofition & à la fiiuation de ces 
mêmes matières , aux altérations 
qu^elles ont produites ou foufifertes 



tio 



V 9.K:,« qu'elles] 









violentes et ^ ^7 57 > ^t^cVies à^ \ 
celle àe } »«^; olu^e'^'^s méia^i- \ 

V fffent r*n* ^%'*S M- ^«1 
Vtn'Tete^ <i»«» ^* Sua ccue 




*»^^°' S.re qvi^ '^*^""^es Sciences , 
lAontaVif f ^caàètn^« ^f àe ces Beu- 
tiUtion a V \ tteat un de c 

*^°*'^- Cou à la ?^?' Lie pas, f* 
fo*^'* ^ 2u ou fo^**"' ou «ente 

profondeu^*^ cetw»** iète' 
UUies ».^jSoitCet»blab\e* f^t- 

S«kf;Ge,Cuttout,^;"f;ng-jfJ 
■ \niien , " " ...,- des pw* 

''^XeÏ^^°^"T^l^^»>*"^^^^^ 
fameux clU« ^, , à huit U« ^^^^. . 

ttétat vff8,U,ettefteqoeg 
"'^^^^'""'^c;^ «i'^'^^^'^nae ouïe \a 



.de Ten»«- ^ Lit .««'•' 

7 * . ,n des plus faïr*°*& en tn'cme 
tetnps un des F 



VOL 

celui qui eft près de la vilU de Para- 
mcan dans l'île de Java : il s'cft ou- 
yen en 1 586 , on n'avoic pas mé- 
moire qu'il eue bcùlé auparavant , & 
i la première éruption 3 il pouffa une 
énorme quantité de foufre , de bi- 
tume & de pierres. La même année 
le mont Gouhapi(dans Tîle de Banda, 
qui brûloir feulement depuis dix- 
fept ans » s'ouvrit & vomie avec un 
bruit affreux , des rochers & des 
matières de toute efpèce. II y a en- 
core quelques autres volcans dans 
les Indes , comme â Sumatra & dans 
le nord de TAfie , au-delà du fleuve 
Jénifcéa & de la rivière de PéGda j 
mais ces deux derniers volcans ne 
font pas bien connus. 

En Afrique il y a une montagne , 
ou plutôt une caverne appelée Béni 
Gua\cval auprès de Fez , qui jette 
toujours de la fumée & quelque- 
fois des flammes. L'une des îles du 
Cap V«rt appelée tîlc de Fuogne , 
n*eft qu'une grofle montagne qui 
brûle continuellement : ce volcan 
rejette » canime les autres , beau- 
coup de cendres & de pierres, & les 
Portugais qui ont plufleurs fois tenté 
de faire des habitations dans cette 
lie y ont été contraints d'abandonner 
leurs projets, par la crainte des effets 
du volcan. Aux Canaries , le Pic de 
Ténériffe , autrement appelé la 
montagne de Teidc , qui paffe pour 
être Tune des plus hautes montagnes 
de la terre , jette du feu , des cen- 
dres & de groffes pierres \ du fom- 
met coulent des ruiÏÏeaux de foufre 
fondu du coté du fud , â travers les 
neiges} ce foufre fe coagule bientôt 
& forme des veines dans la neige , 
qu'on peut diftinguer de fort loin. 

En Amérique il y a un très-grand 
nombre de volcans , & furtout dans 
les montagnes du Pérou & du Me- 
xique : celui d'Arequipa e(l un des 



VOL 



I II 



plus fameux,' il caufe fouvent des 
trcmblemens de. terre plus communs 
dans le Pérou que dans aucun autre 
pays du monde. Le volcan de Carrapa 
ic celui de Malahallo font ^ au rap- 
port des voyageurs , les plus confia 
dérables après celui d*Aréquipa ; 
mais il y en a beaucoup d'autres 
dont on n'a pas une connoilSince 
exaâe. M. Bouguer , dans la rela- 
tion qu il a donnée de fon voyage au 
Pérou dans le volume des mémoires 
de l'Académie de l'année 1755, fait 
mention de deux volcans , l'un ap- 
pelé Cotopaxiy 6c l'autre Pkh'incha; 
le premier ed â quelque diftance,& 
l'autre eft trèsvoinn de la vilie de 
Quito. Il a même été témoin d'un 
incendie de Coropaxi en 1 741, & de 
l'ouverture qui fe fit dans cette mon- 
tagne d'une nouvelle bouche a feu ; 
cette éruption ne fit cependant d'au- 
tre mal que celui de fondre les nei- 
ges de la montagne , & de produire 
aind des torrens d'eau fi abondans , 
qu'en moins de trois heures ils 
inondèrent un pays de dix - huit 
lieues d'étendue , & renversèrent 
tout ce qui fe trouva fur leur paf- 
fage. 

Au Mexique il y a plufieurs vol- 
cans dont les plus conndérables font 
Popochampèche & Popocatepec ; 
ce fut auprès de ce dernier volcan 
que Cortez pafla pour aller au Me- 
xique ) & il y eut des Efpagnols qui 
montèrent jufqu'au fommet où ils 
virent la bouche du volcan qui a 
environ une demi-lieue de tour. On 
trouve aufli de ces montagnes de 
foufre â la Guadeloupe, àTercère & 
dans les autres îles des Açoresj & fi 
on vouloit mettre au nombre des vol- 
cans toutes les montagnes qui fu- 
ment ou defquelles il s'élève même 
des flammes , on poiuroit en comp- 
ter plus de foixante , mais nous n'a- 



m VOL 

vons patlé que de ces volcans redou- 
tables y auprès defquels on n*ofe ha- 
biter , & qui rejettent des pierres & 
des matières minérales i une grande 
diftance. 

Ces volcans qui font en G grand 
nombre dans les Cordilières eau- 
fent des treniblemens de terre pref- 
qpie continuels, ce qui empêche 

3u'on y batilTe avec de la pierre au 
eflfus du premier étage, & pour 
ne pis rifquer d'ctre écrafés , les lia- 
bitans de ces parties du Pérou ne 
condruifent les étages fupérieurs de 
leur maifon qu'avec des rofeaux Se 
du bois léger. Il y a audi dans ces 
monragnes pluHeurs précipices ôc 
de larges ouvertures dont les parois 
font noires bc brûlées, comme dans 
le précipice du mont Ararat en Ar- 
ménie qu'on appelle Vabime ; ces 
abîmes lont les bouches des anciens 
volcans qui fe font éteints. 

VOLDER , ( Burchel de ) né à Am- 
fterdam le 1(7 Juillet 1(^43, devint 
Profeffeur de Philofophie, puis de 
mathématique â Leyde , & s'y ac- 
quit une grande réputation. Ce fut 
le premier qui introduisit la philo- 
fophie de Dcfcartes dans TUniver- 
fité de cette ville. Il réfuta dans des 
thèfes la ccnfure de cette philofo- 
phie qu'en avoit faite Huet. Ce ma- 
thématicien mourut en 1709, avec 
la réputation d'un bon citoyen , d'un 
ami fidelle, d'un philofophe hu- 
main & généreux. On a de lui plu- 
fleurs harangues en latin fur des 
fujets imporrans. Elles font aflcz 
bien écrites > & Ton y trouve des 
raifonnemens fort judicieux. 

VOLE j fubftantif féminin. Il fe dit i 
quelques jeux des cartes , quand 
1 un des joueurs fait toutes les mains. 
Faire la vole. Entreprendre la vole. 

VOLÉ, ÉEj participe paffif. royei 
Voler» 



VOL 

VOLÉE; fubftantif féminin, f^oif- 
tura. Le vol d'un oifeau. La perdrix 
vient de prendre fa volée. L hirondelle 
peut faire beaucoup de chemin d'une 
volée. 

Volée, eft auffi un terme coUeftif 
dont on fe fert pour défigner une 
bande d'oifeaux qui vont tous en- 
femble. Une volée de pinfons. Une 
volée d'étourneaux. 

En parlant des pigeons, on dit, 
la volée de Mars & la volée d*Aoùt ; 
pour dire, des pigeons éclos en 
Mars ou en Ajiit. 

Volée , fe dit figurément & familiè- 
rement de gens qui font de même 
âge , de même profeflion, de même 
condition^ & furtout déjeunes gens. 
Elle avoit ckc:^ elle une volée déjeunes 
gens. Nous nous trouvâmes chc^ lui 
avec une volée d* Actrices, Une yolécde 
Muficiens. 

Volée ^ fignifie auflî hgurément & 
familièrement, rang, qualité, élé- 
vation , force. C'eji un homme de la 
première volée. Il y avoit dans cette 
affemblée plufieurs dames de la haute 
volée. Il ne doit pas traiter d*égal 
avec ce Seigneur , il nefl pas de fa, 
volée. 

On dit figurément, une volée de 
canons ; pour dire , la décharge de 
plu(i«urs canons faite en même 
temps. La porte fut briféed* une vo^ 
lée de canons. 

On dit auflî, une volée de canon i 
pour direj un coup de canon. Il eut le 
bras emporté d'une volée de canon. 
Le régiment ejfuya plufieurs volées de 
canon. 

En parlant d'une pièce de canon 
on dit auflî , tirer à toute volée ^ pour 
dire, tirer aVec un canon pofc fur 
la femelle fans lui donner de but , 
mais de manière que le boulet re- 
tombe & fafle ricochet. Un canon 
tiré à. toute voléi^ peut aller jufques-là. 

On 



VOL 

On appelle voUe d'un canon , la 
p^rcic cl;? la pièce comprife encre les 
tourillons 6c la bouche. 

Oa dit zwi^fonner à toute volée ; 
pour dire , mettre les cloches tout 
a fait en branle. Et fonner^ une ^ 
deux ^ trois volées; pour dire , mettre 
les cloches en branle une , deux , 
trois fois. 

On appelle familièrement, volée 

de coups de bâton , un grand nombre 

de coups de bâton donnés à la fois. 

En ttrmes de jeu de paume & du 

ballon , on dit , jouer de volée , pren • 

drt de volée , à la volée ; pour dire , 

pjiidcr la balje » renvoyer la balle 

sivant qu'elle ait touché à terre. // 

faut jouer ces coups là de volée j les 

prendre de volée , à la volée. Il joue 

hicn de volée. On die auffi en ce der 

nier fins , (\iun homme a la volée 

bonne , la volée lure ; pour dire , 

quM cil fore aJroit à prendre la balle 

^e volée ôc d la placer. 

On dit j donner de voUe dans la 
grille^ dans l'ais; pour dire, don- 
née dans la grille , donner dans Tais, 
fans que la balle touche ni à terre > 
ni au tambour. 

On dit encore au jeu de la piu- 
ttïe, prendre une ba le , prendre un 
coup entre bond & volée ; pour dire , 
prendre la balle dans le moment 
<iu'elle eft prête à s'élever après 
avoir touché à terre. Et en parlant 
d'unho nme qui a obtenu une giâce 
tn faififfant une conjonâ: ire heu- , 
r^are , on dit ffgurément 6c fami 
librement , qu*/7 l'a obtenue tant de 
bond que de volée , qu*// ta attrapée 
entre bond & volée. On dit au<lî pro- 
verbialement & figurément , jfaire 
une chofe tant de bond que de volée ; 
pour dire , la faire comme on peut , 
de f ^çon ou d'autre. 
VoLÉe, fe dit auffi d'une pièce de 
bais de traverfe, qui s'attache au 
Tonve XXX. 



VOL 



"3 



tîmon d'un cârrotre , d'un fourgon, 
d'un chariot > 6c à laquelle les che- 
vaux du fécond rang font attelés. 
Ce cheval ejl propre pour la volée, 
mette':^ ces chevaux à la volée. 

A LA Volée , fe dit adverbialement ic 
familièrement pour fignifier incon- 
fiJércment. Ceft un homme qui ne 
parle quà la volée. 

La première fyllabe eft brève, la 
féconde longue & la troifième très* 
brève. 

VOLER; verbe neutre de la pre- 
mière conjugaifon, lequel fc conju- 
Î^ue coume Chanter, f^olare. Se 
butenir , fe mouvoir en l'air par le 
moyen des ailes. 

Les pirties des oi féaux jqui fer- 
vent principalement à voler , font 
lesaîles & la queue : par le moyen 
des ailes l'oifeau fe (ouricnt & fe 
conduit en long & la queue lui ferc 
à monter , à descendre , â tenir fon 
corps droit &c en équilibre, & à le 
garantir des vacillations 

Ceft la granieur 6c la force des 
mufcles peâoraux « qui rendent les 
oifeaux fi propres à voler vite, fer- 
me & long-temps. 

Ces mufcles qui font i peine dans 
les hommes une foixaate 8c dixiè- 
me partie des mufcles du corps, 
furpaffent en grandeur & en poids 
tous les autres mufcles pris enfem- 
ble dans les oifeaux : fur quoi M. 
Wiliughby fait cette réfl;.xion , que 
s'il eft poffible à l'homme de voler » 
il faut qu'il imagine des ailes , 5c 
les ajufte de manière qu'il les f^àfTe 
agir âvec fes jambes, ôc non pas 
avec fes bras. 

Voici comment fe fait le vol des 
oifeaux : d'abord l'oifeau plie les 
jambes, de il pouffe avec violence 
la place d'où il s'clèvs:; il ouvre 
alors ou il déploie les articulations 
ou les jointures deies ai!es , de ma- 

P 



114 VOL 

nière qu'elles faflent une ligne droi- 
te, perpendiculaire aux côtés de 
fon corps. AinH, comme les ailes 
avec leuis plumes forment une lame 
concinue^ccs ailes étant alors élevées 
au-defTus de Thorifon, & l'oifeau 
leur faifant faire des battemens ou 
des vibraiions avec force & pref- 
tefTe , qui agirent perpendiculaire- 
ment contre l'air qui elt au-dedbus » 
cet air, quoique ce foit un âuide, 
léfîfte à ces lecouffes , tant par fon 
inadbivité naturelle , que par fon 
reffort ou fon élafticité qui le réta- 
blit dans fon premier état, après 
qu'il a été comprimé , & fa réaâion 
eft égale à laâion que Ton a exer- 
cée lur lui : par cette mécanique le 
corps de l'oifeau fe trouve pou (Té. 
L'induftrie ou la fagacité de la na- 
ture eft fore remarquable dans la 
manière avec laquelle il étend & 
lemue fes ailes quand il les fait 
agir j pour le faire direâement Ôc 
perpendiculairement, il eût fallu 
furmonter une grande réliftance; 
afin d'éviter cet inconvénient , la 
pattie ofleufe , où la bande de l'aiU 
dans laquelle les plumes font infé- 
rées, fe meut obliquement ou de 
biais par fa tranche antérieure } les 
plumes fuivent cette difpofition en 
forme de pavillon. 

Quoique l'air foit indifférent pour 
toutes fortes de mouvemens, & 

3u'il puifle être agité par la moin- 
re aAion , l'expérience néanmoins 
fait voir qu'il rédfte avec plus de 
force au mouvement d'un corps â 
proportion que ce même corps fe 
meut plus vite. 11 y a diverfes eau- 
fes de cette réHftance, & qui mar- 
quent comment le mouvement des 
ailes peut être affoibli ^ la première 
vient de ce que l'air des côtés eft 
en repos , tandis que celui qui eft 
pouiTédoit fe mouvoir comme cous 



î 



VOL 

les autres corps Huides^ mais afîf^ 
u'il n'y ait que fort peu d'air qui 
e meuve & qui change de place, il 
eft néceflaire qu'il fe meuve circu- 
lairement autour de toute la fhaffe 
d'air qui eft en repos, comme s'il 
ctoic enfermé dans un vafe^ quoi* 
que ce mouvement des parties àe 
l'air ne fe Fade pas fans réilftancei 
ni fans que ces mêmes parties de 
l'air , & celles qui tournent en rond , 
fe prelfent mutuellement enfemble. 

La féconde qui fait encore voir 
que le mouvement des ailes eft 
retardé , eft que tout air agité réfiftf- 
au battement de l'aile , ëc que les 
parties de l'air étant ainfi compri- 
mées par cette impulfion , font effort 
pour fe dilater. C'eft pourquoi la 
réfiftance de Tair & le mouvement 
de l'aile pourront être en équilibre 
pourvu que la force avec laquelle 
l'aile frappe l'air foit égale à la réfif- 
tance. 

Si l'aile de l'oifeau fe meut avec 
une vîtefie égale i la réfiftance de 
l'air , ou bien fi l'air cède avec au- 
tant de vitelfe que les ailes le pouf- 
fent, l'oifeau demeurera dans la 
même (ituation fans monter ni def- 
cendre, parce qu'il ne s*élève que 
lorfque ces ailes en frappant l'air 
fe fléchifient. Mais au contraire fi 
Taile fe meut plus vite que Tait 
qui eft au-deifous » l'oifeau monte 
éc ne demeure plus alors à la même 
place , parce que Tare que fon aîle 
décrit p.irfon mpuvement, fera plus 
grand que Tefpace que parcourt I air 
qui deicend. 

Suppofons que l'oifeau foit en 
l'air , & qu'il ait les ailes étenduts 
& le ventre en bas , & que le vent 
pouffe le deffbus des ailes petpen^ 
diculairement, de forte que l'oifeaa 
foit fputenu en Tair , pour lors il 
volera horifontaleme&c » parce qut 



VOL 

Us ailes étant toujours étendues , f 
réfiftent par leur dureté, & l'effort I 
des mufcles à l'tffort du vent ; mais 
a tonte la largeur de Taîle cède â 
rimpulfion du vent , à caufe qu'elle 
peut aifcment tourner dans la cavité 
de Tomoplate , c'eft une néceflité que 
les bouts des plumes des ailes s'ap- 
prochent l'un de l'autre pour for- 
zner un coin , dont la pointe fera en j 
liauty & les plans de ce coin feront 
comprimés de tous côtés par le vent, 
«n lorte qu'il fera chaffé vers fa 
I>afe , parce qu'il ne fauroit avan- 
cer, s'il n'entraîne le corps de Toi- 
£eaa qui lui eft attache; il s'enfuit 
<ja*il doit faire place à l'air, c'eft 
pourquoi l*oifeau voUra de côté par 
un mouvement horifontil. 

Suppofons préfentement que l'air 
de deffous foit en repos , & que 
Toifeau le frappe avec fes ailes par 
un mouvement perpendiculaire, les 
plumes des ailes formeront un coin 
donc la pointe fera tournée vers la 
queue , mais il faut remarquer que 
les ailes feront également compri- 
mées par l'air y foie qu'elles le frap- 
S»enc â plomb avec beaucoup de 
brce , ou qu'étant étendues , elles 
ne fkflenc que recevoir l'agitation 
da vent. 

Quoique la Nature ait fait le vol 
non- feulement pour élever les oi- 
féaux en haut, & les tenir fufpen- 
dus, mais au/Ii pour les faire voler 
horifonrafement, néanmoins ils ne 
peuvent s'élever qu*en faifant plu- 
îieiirs fauts de fuite, <!f en battant 
des ailes pour s'empêcher de def- 
cendrej& quand ils font élevés, 
ils ne peuvent encore fe fovitenir 
en l'air qu'en frappant à plomb de 
leurs ailes , patce que ce font des 
corps pefans qui tendent en bas. 

Les anciens philofophes ont dit 
que la queue faifoic dans les oifeau:i 



VOL 115 

ce que le gouvernail fait dans le 
navire; & comme le navire peut 
être retourné à droite & à gauche 
pai le gouvernail , ils fe font ima- 
giné que les oifeaux en volant ne 
tournoient à droite & à gauche que 
par le mouvement de la queue -y la 
raifon & l'expérience font connoître 
la fauffeté de cène opinion , puifque 
les pigeons, les hirondelles & les 
éperviers en volant fe tournent à 
dfroite & à gauche fans étendre leu£ 
queue Se fans la fléchir d'aucun cô- 
té , ôc que les pigeons auxquels on 
a coupé la queue , & les chauve- 
fouris qui n'en ont point, ne laif« 
fcnt pas de voler en tournant fa- 
cilement â droite & à gauche. Ce- 
pendant il ne faut pas nier que la 
queue ne faflTe l'office du gouver- 
nail pour faire monter & defcendre 
les oifeaux , puifqu'il eft certain 
que fi un oifeau , lorfqu'il vole ho- 
rifontalement , élève fa queue en 
haut & la tienne étendue , il ne 
trouvera point d'empêchement du 
côté du ventre , mais feulement du 
côré du dos , parceque l'air qui ren- 
contre fa queue élevée & étendue , 
fait effort pour la baiffer; mais les 
mufcles la retenant dans cet état , 
il faut que l'oifeauqui eft enéqui* 
libre au milieu de l'air , change de 
fituation. Il en eft de même de Toi- 
feau dont la queue eft baiflee lotf-' 
qu'il vole horifontalement; elle doit 
frapper Taîr & s*élever en haut, 
pour fe mouvoir autour du centre 
de pefanteur, & pour lors la tête 
de Toifeaufe baifle. Voici un exem- 
ple qui va confirmer cette vérité. 
Qu'on mette une lame de fer dans 
un vaiffeau plein d'eau , & qu'elle 
foit attachée avec un fil par fon 
centre de pefanteur , afin qu'elle 
fe puiffe mouvoir horifontalementj 
& qu'il y ait par derrière une autre 

pii 



ii6 VOL 

petite lame fecnblable à la queue 
d'un oifeau , il on la fléchie en haut 
en cirant le âl horifontalement » la 
première lame à laquelle ce fil eft 
attaché montera en tournant fort 
vite autour du centre fans fe mou- 
voir horifontalement â droite ni i, 
gauche ; Tcxpérience fait voir qu'un 
petit gouvernail qu'on tourne du 
côté gauche peut faire mouvoir len- 
lement' de ce même coté un grand 
vaiiTeau quand il cft poudéen droite 
ligne ; mais lorfque ce vailFeau cil 
en repos ôc qu'il n'eft point poulie 
par le vent ni par les rames, la fle- 
xion du gouver>iail ne le fait point 
tourner de cô é. Au contraire quand 
pn a ô:c le gouvernail, fi l'on meut 
les rames du côté droit en pouflant 
l'eau vers la poupe , foit que le vaif- 
feau fsiit en repos ou qu'il foit 
poulTé en ligne droite » U proue 
tournera touj:)ur& fort promptement 
du coié gauche. La même chofe ar- 
rivera encore » fi les rames du côré 
droit pouirent l'eau en arrière avec 
plus de vitefle que celles qui font à 
gauche. 

La caufe de cet effet eft fi évi- 
dente qu'elle n'a pas befoin d'expli- 
cation. U en eft de même d'un oi- 
feau qui vole^ s'il fléchit l'aile droite 
en pouflant Tair vers la queue,il faut 
qu'il fe meuve du même c^cé , c'cft 
â-dire , que la partie antérieure de 
l'oifeau le détourne à gauche. La 
même chofe arrive en nageant ; car 
fi Ton fléchit le bras droit , que l'on 
approche la main vers les feifes » on 
tourne à gauche. On remarque aufli 

3ue quand les pigeons veulent fe 
étourner à gauche , ils élèvent 
plus haut Taîle droite , 8c qu'ils 
pouffent Tair avec plus de force vers 
la queue par un mouvement obli- 
que , ce qui fait que l'épaule & le 
côté droit de l'oifeau fe lèvent fur 



VOL 

le plan, liorifontal , & qu'en même 
temps le f^auche fe bailfe , pat ce- 
que fa pefanteur n'eft pas foutenue 
d'un aulFi grand effort que la partie 
droite eft élevée fur Thorifon ; ce 
mouvement horifontal de l'oifeaii. 
fe fait fort vite. 

Lorfque l'oifeau fe meut dans 
l'air félon fa longueur ,& qu'il flé- 
chit la tète& le cou du côté gauche» 
le centre de pefanteur de la tête & 
du cou eft tranfporté en même 
temps i ainfi il eft certain que le 
centre de pefanteur de tout l'oifeau 
s'éu)igne de la ligne droite^ en re- 
tenant néanmoins l'impreflion qu'il 
a rtçue de la queue vers la tête; c'tft 
de ces deux mouvemens que fe fait 
le tranfverfal. Quoique le vaifleau 
dont nous avons rapporté l'exemple, 
puifle être tourné d droite & à gau- 
che par les rames & par le gouver- 
nail » & que ce ne foit pas tant la 
force du gouvernail qui agit , que 
Timpéiuofi'é que le vaifleau a ac«- 
quife par la rcfiftance de l'eau qui 
rencontre le gouvernail ; Toifcau 
cependant ne fe tourne pas dans fon 
vol horifontal par la fljxion latérale 
du cou & de la tcre ; car fi la flexion 
latérale du cou faifoit l'office du 

Î;ouvernail , l'oifeau iroit comme 
e vailFeau à droite ic â gauche; 
& fi le cou fe haufloit ou s'abaifll)itj 
l'oifeau defccndroit ou monteroir , 
ainfi la queue n'auroit aucun afage. 

Mus une raifon plus convain- 
cante , & qni prouve infaillible- 
ment que la flexion du coun'efl pas 
la caufe du détour de l'oifeau dans 
le vol horifontal , c'eft que les oi- 
feaux qui auroient le cou fort court 
& la rcte petite & légère » comme 
les aigles, les éperviers& les hiron- 
delles , ne pourroient fe tourner 
qu'avec peine ; mais e contraire 
arrive , puifque les oies , les cannes^ 



VOL 

les cignes ic les autres oi féaux qui 
ont le cou fort long , & la tète & 
le bec fort pefatisont bien plus de 
peine à fe tourner de côté lorfqu'ils 
▼oient horifontalemenr. 

La dernière raifon eft que fi dans 
la Sexion latérale du cou, le centre 
de pefatiteur s*éloignoit de la di- 
reâion de l'oifeau » il ne pourroit 
demeurer dans une fituatîon dioire 
parallèle à Thorifon, parceque le 
côté de Toifeau étant prtUé par 
Taîlc , devroit fe foulever avec vio- 
lence y & ainfi il fe feroit un mou- 
vement contraire au premier , qui 
empècheroit la flexion qui eft faite 

S>ZT réloignement du centre de pe- 
aBtear } & quoiqu'on puifle dire 
que l'oifeau qui fe détourne promp- 
temenc j fait ce mouvement par 
Teffort d'une feule aile veis laqueue, 
& que lorfqu il vole doucement » il 
le fait contraire en fléchifTant le cou 
de c6té fans un nouvel effort de 
Taile , nous voyons pourtant que le 
détour de Toifeau lorfou'il eft lent, 
n'a pas befoin de plus de -force qu'il 
n*en faut pour mouvoir les ailes dans 
le vol ordinaire , puifqu'il fuffic que 
l'aile qui fait détourner l'oifeau 
s'approche un peu de la queue & 
qu'il 7 pouffe l'air , afin que le dé* 
cour latéral de l'oifeau lorfqu'il eft 
lent fe puiffe faire facilement fans 
aucun nouvel effort. 

Par tout ce que nous avons dit 
ci-delFus , il eft certain que l'oifeau 
acquiert en volant une impétuofité 
qui le pouffe , de même que le 
vaiffeau qui a été pouffé par les ra- 
mes reçoit une impreflion qui dure 
quelque temps, même après que 
1 aâion des rames a ceffé ; mais ce 
qu'il y a de remarquable , c'eft que 
i impétuofîré du vaiffeau refte tou- 
jours la même , quoique fa direc- | 
cion foie changée» c'eft-â-dire » I 



VOL 117 

quoiqu*il s'écarte de la ligne droite 
par le mouvement du gouvernail» 
ôc que l'impreflion que l'oifeau a 
acquifepar fon mouvement , comi- 
nue quand fa direâion change , i 
moins que l'oifeau ne monte, parce- 
qu'alors fa pcfanteur lui fait obf- 
tacle ; & fi l'effort que l'oifeau a 
acquis en montant eft plus grand 
que celui qui le fait defcendre , il 
continue encore de monter ; mais 
lorfque ces deux efforts font égaux» 
favoir, i'impétuofité que l'oifeau a 
acquife & fa pefanteur qui le faic 
defcendre , il demeure un peu de 
remps les ailes étendues dans la 
même ligne horifontale. 

Et la raifon pourquoi il ne peuc 
pas demeurer long -temps dans 
cette fituation , c'eft que le vol ne 
fe fait jamais par une ligne perpen- 
diculaire » mais toujours par un 
mouvement oblique ou par une 
ligne courbe parabolique , comme 
fe meuvent les corps qui font pouffes 
au loin. Lorfque ces deux tfforts 
dont on vient de parler font égaux » 
il arrive quelquefois qu'ils fe dé- 
iruifent l'un l'autre , & quelquefois 
aufli qu'ils s'aident fi mutuellement» 
que des deux il en réfulte un mou- 
vement très-prompt , comme ce- 
lui avec lequel leséptrviers fe jet- 
tent fur leur proie pour la dévorer. 

Il 7 en a qui veulent que les oi- 
feaux qui font fort élevés dars l'air 
fe foutiennent plus aifément que 
ceux qui volent proche de la ter- 
/e, & qu'ils ptfenr moins alors» 

[>arcequ'ils font moins attirés par 
a vertu magnétique de la terre qui 
fclon leur hypothèfe eft la feule 
caufe de la defcente des corps pe- 
fans ; ce qu'ils prouvent , parceque 
l'ain^ant n'attire point le fer lorf- 
qu'il eft trop élo 'îé. Mais cette 
opinion qui attribue la chute des 



ii8 VOL 

corps pefans i la vertu niâgû^cique 
de la terre s'accorde peu avec l'ex- 
périence , puifqu'on voit que les 
eperviers qui volent proche de la 
terre où , ielon eux , il y a beau- 
coup de cette matière , ne frappent 
pas l'air plus fouvent que quand ils 
volent plus haut. Ce n'eft donc pas 
par défaut de la vertu magnétique 
que les oifeaux demeurent fufpen- 
dus au plus haut de Tair fans battre 
fouvent des ailes , mais plutôt par 
la force qu'ils ont acquife en volant. 

Comme c'eft une loi de la na- 
ture qu'un corps dur qui rencontre 
un autre corps homogène en repos 
fe réfléchie Se fouvent fe rompt > 
elle a pris foin d'empêcher que les 
oifeaux qui font des corps pefans , 
ne fe luxaffent les jointures , & ne 
fe rompifTent les jambes en defcen- 
dant fur la terre » & pour cet effet 
elle leur a donné TinAinâ; de ployer 
IfUTs aîles & leurs queues j de ma- 
nière que leur partie cave fut per- 
pendiculaire. Ce qui fait que les 
oifeaux avant ainfî les plumes & 
les pieds étendus , ralentiflent aifé* 
ment leur impétnofiré en fléchi(îant 
doucement les jointures > & en re- 
lâchant leurs mufdes quand ils 
veulent defcendre fur la terre.' 

On pourroit demander ici fi les 
hommes peuvent voler. 11 y a trois 
chofes i remarquer dans le vol » 
favoir , la force qui fufpend en l'air 
le corps de Tanimal, les inftrumens 

f>ropres qui font les aîles » & enâo 
a refiftance du corps. Mais afin que 
les hommes pufient voler , il fau • 
droit outre ces conditions, qu'il y 
eut encore la mîème proportion en- 
tre la force des matcles peéboraux 
dans Thomme & la pesanteur de fon 
corps s que celle qui fe trouve en- 
tre la force des mufcles & la pe- 
fanteur du corps dans les oifeaux. | 



vot 

Or il eft certain que cette propor^ 
tion ne fe trouve point dans lii4 
hommes de même que dans les oi- 
feaux , puifque les mufcles des hom- 
mes n'égalent pas la centième partie 
de leur corps , Se que dans les oi- 
feaux au contraire la pefanteur des 
mufcles fléchifTeurs des aîles e(k 
égale à la fixième partie du poids 
de tout leur corps : donc les hom- 
mes ne peuvent voler. 

Ceux qui foutiennent le contraire 
difent qu'il eft aifé de trouver cett* 
proportion , & que Ton peut par 
artifice diminuer la pefanteur de» 
corps , Se augmenter la force de» 
mufcles j mais on leur répond que 
l'un Se l'autre font impombles » & 
qu'il n'y a point de machine qui 
puiffe furmonter la réfiftance du 

froids , ni même élever le corps de 
'homme avec la même vîtefle que 
font les mufcles peâoraux. 
Voler, fignifie figurément courir 
avec grande vîteile. // a des chevaux 
qui volent. Il vola à menjccours. 

En ce fens on dit , que le temps 
vole. 

Voler, fe dit aufli des chofes qui 
font poufiées dans l'air avec une 
grande vîtelTe, comme les traits, 
les pierres, &c. Les balles voloicnt 
de tous côtés. Le ventfaifoit voler les 
tuiles. 

Voler, fe dit figurément du brait & 
de la renommée. Le bruit defcs ex- 
ploits voloit par toute V Europe. Sa 
renommée vole jufquaux extrémités 
de la terre. 

On dit aufii figurément, vole 
avant d* avoir des aîles ; pour dire 
faire de la dépenfe avant d'avoir < 
quoi la foucenir , entreprendre qu^ 
que chofe fans avoir les fonds & 
moyens néceiTaires pour y réuf 
Et l'on 6xx^ voler defcs propres ail 



VOL 

toar dire , agir par foi - même fans 
le fecours d*aucrui. 
rOLER, eft auflî aûif, & fignifie 
chaffèr. En ce fens il la dit de cer* 
tains oifeaux de proie oui fonr dref- 
fés à chafTtr^ i pourfuivre d'autres 
oifeaux ou quelqu'autre forte de 
gibier, roye^ Vol. 

f^oUr à la toije , c*eft lorfque Toi- 
fean parc du poing i tire d'aîle 
pourfuivant la perdrix au courir 
qu'elle fait de terre. 

frôler de poing en fort , c'eft 
quand on jette les oifeaux de poing 
après le gibier. 

Foler d'amont^ c'eft quand on 
laifle voler les oifeaux en liberté 
afin qu'ils foutiennent les chiens. 

frôler haut & gras , bas & maigre j 
vokr de bon traita c'eft- à - dire de 
bon gré. 

f^olcr en troupe, c'eft quand on 
jette plufieurs oifeaux à la fois. 

Voler en rond^ c'eft quand un oi- 
feau vole en tournant au-deffus de 
la proie. 

Foler en long, c'eft voler en 
droite ligne» ce qui arrive lorfque 
l'oifeau a envie de dérober fes fon- 
nettes. ^ 

Voler en pointe y c'eft lorfque 
l'oifeau de proie va d'un vol rapide 
€n fe levant ou en s'abaiffant. 

Voler comme trait, c'eft lorfqu'un 
oifeaa vole fans difcontinuer. 

Voler à reprifes , c'eft lorfqu'un 
oifeau fe reprend plufieurs fois à 
voler. 

Voler en coupant^ c'eft lorfque 
Toifeau traverfe le vent. 
yoLER , fe dit aufli des hommes 
qui chatTent en faifant voler les oi- 
îleaux de proie. Ce Prince aime à 
voler le héron. Nous volâmes hier la 
pie. 

Oa dit proverbialement & figu* 
rémeot d'un efprit léger 2c fnvole» 



VOL II, 

ou d'un homme qui ne s'occupe 

Î|U*à des chofes de rien, 1 des cho- 
cs chimériques & qui change fou- 
vent d'objet , que qcJI un homme 
qui vole le papillon. 

La première fyllabe eft brève, 
& la féconde longue ou brève. Voy. 
Verbe. 

VOLER ; verbe aftif de la première 
conjugaifon , lequel fe conjugue 
comme Chaniir. Prddari^ Pren- 
dre furtivement ou par force ce 
qui appartient à un autre. Voler 
une montre. Voler des diamans. On 
lui a voléfon cheval. Voye^ Vol. 

On dit auffi, voler quelqu'un; 
pour dire , lui prendre quelque chofe 
qui lui appartient. Cejl cet homme 
qui nous a volés. 

On dit abfoiument & fans régi- 
me , voler fur les grands chemins. On 
vôloit dans ce bois depuis long^temps. 
Cejl un homme qui eflfujet à voler. 
Il vole quand il peut. 

Voler, fe dit figurément en parlant 
de ceux qui s'approprient les pen« 
fées ic les expreflions des autres , 
& qui s'en fervent fans les citer. 
Cejl une penfée de Racine qu'il a 
volée dans Iphigénie. Il a volé ce 
vers dans Cinna. 

La première fyllabe eft longue, 
& la féconde longue ou brève. 

Voye^ Verbe. 

VOLERIE; fubftantif féminin. Ter- 
me de Fauconnerie. La chaffe pour 
laquelle l'oifeau eft dreffé â voler 
d'autres oifeaux ou quelqu'autre 
forte de gibier. // a haute & baffe 
volcrie. 

On appelle haute volerie la vole- 
rie du faucon fur le héron , fur les 
canards & fur les grues; celle du 
gerfaut fur le facre & (ur le milan , 
àc Et l'on appelle hc^t volerie celle 
du laneret fie du tiercelet de faa« 



120 VOL 

con qui voienc la perdrix, la pici 

VOLER1E; fubftantiffcmininduftyle 
familier. Lacrocinium. Larcin , piU 
lerie. C'eji une vraie voleric. 

VOLET j fubftantit mafculin. Colum- 
bariolum. Pigeonnier, iieii où l'on 
retire des pigeons. // ncjl permis 
quaux Seigneurs d'avoir des colom- 
biers à pied ; mais on fouffrc qu'un 
Bourgeois aie un volet. 

Volet, fe die auflTi de Tais qui e(l à 
l'entrée de la volière. Les pigeons fe 
mettent au foleil fur le volet. 

Il fe dit de même d'une tablette , 
d'un pecic ais rond fur lequel on 
rrie des chofes menues , comme 
fotit des graines, des pois, dés len 
rilles, &c. 

On dir proverbialement & figu- 
rément des perfonnes ou des chofes 
Qii'on a choiHes avec foin, (\\xeLcs 
font triées^ ç\\kon les a triées fur le 
volet. 

. On appelle encore volet une cer 
caine herbe qui pouife de fa racine 
de grandes feuilles larges, plates & 
rondes qu'on voit nager fur l'eau. 
Elle fe trouve plus ordinairement 
dans les étangs & fur les bords des 
rivières où l'eau n'eft pas rapide. 

Volet, fe dit aufli dun ouvrage de 
Menuifcrie qui fert à couvrir un 
des panneaux de vitre d'une croi- 
fée, ôc qui s'ouvre & fe ferme fui- 
vant le befoin qu'on en a. Le volet 
d'une fenêtre. Un volet brife\ Fermer 
Us volets. 

VOLETER y verbe neutre fréquenta- 
tif de la première conjugaifon , 
lequel fe conjugue comme Chan 
TER Voler à piulieurs reprifcs com- 
me font les petits oifeaux qui n'ont 
pas la force de voler long- temps, 
ou comme les papillons. Les abeil^ 
les vokto^ent fur cts fleurs. On voyait 
la mère voleter autour du nid pour 



VOL 

défendre fs petits. Le papillon nt 
cejfe de voleter autour de la t ha n de lie. 
VOLETTES; fubllantif fémmin piu- 
riel. On appelle ainfl de petites 
cordes qui (ont attachées à une ef- 
pèce de fangle ou de couverture de 
réfeau que l'on met le lonç des 
flancs d'un cheval pour charler les 
mouches qui rinconimodent. 
Voleur, eu E; fublUntif. Latro. 
Celui ou celle qui vole , qui dérobe. 
C'eji un voleur de grand chemin. On 
pend en France les voleurs domefli- 
ques. On arrêta d.ins le bois une 
bande de voUurs. Louis de Mèné-^iès. 
dit dans fon hijioire de Portugal que 
la Reine G in g a , file du Roi d*/in^ 
gola , fe fit volcufe de grand chemin. 
f^oye:i Vol. 

il fe dit aufli de ceux & de celles 
qui font fujets à dérober , qui font 
dans l'habitude de voler. On dit que 
c'efl un voleur. Elle pajje dans le quar^ ^ 
tier pour une voleufe. 
Voleur , fe dit par exagération de 
celui qui exige plus qu'il ne lui 
appartient. Ce Procureur eft un franc 
voleur. 

Différences relatives entre vo^ 
* leur , larron , fripon , filou. 

Ce font gens qui prennent ce qui 
ne leur appartient pas, avec cette 
différence que le larron prend en ca- 
chette; il dérobe, he fripon prend 
par fîneffe; il trompe, ht filou prend 
avec adrede & fubtilité ; il efca* 
mote. Le voleur prend . de toutes 
manières , & mcme de force £c 
avec violence. 

Le larron craint d'être décou' 
vert ; le fiipon d'être reconnu ; le 
fi'ou d être furpris , & \t voleur 
d'ctre pris, 
VOLFENBUTTELj ville confidéra- 
ble d'Allemagne , capitale d'une 
principaufé de même nom au ôr* 
de de la baffe Saxe dans le duché 

de 



VOL 

de fironsvick, fur rOcker^à deux 
lieues y fud, de Brunsvick, & à 
douze lieues , oueft » d'Halberftadc. 
La principauté de Volfenbuttel 
cft coupée en quelque forte par 

I cvèchc de Hiidesheim & par la 
principauté de Halberftadc , ôc di- 
vifée en deux parties , celle du 
nord & celle du fud. Ceft par- tout 
un beau pays , fertile Se bien peuplé. 

II y a quatre fur-intendances géné- 
rales, 1^. â Volfenbuttel, i°. à 
Heliogftadt, }^.iGrene,& 4«. à 
Holtzmunden. La partie du nord 
confine à Zell, Hiidesheim, Hal- 
berftadt, Magdebourg & la Mar- 
che de Brandebourg. L'Ocker la 
iraverfé. Ceft dans cette partie que 
font Volfenbuttel & Brunsvick, 
capitales de tout le pays. I^a partie 
du fud s'étend depuis Halberftadt 
aux frontières de l'évcché de Hii- 
desheim jufqu au Vefer. On y voit 
Blanckenbourg & plufieurs autres 
▼illes. 

VOLFSBERG ; ville de là baffe Ca- 
rinthie» à fîx lieues de Lavamynd. 
Elle appartient à rEvèquedcBim- 
berg. 

VOLGA; (le) grand fl.nive de Ruf- 
iîe, qui a fa fource dans le lac de 
Vronow , vers les frontières de la 
Lithuanie. Après un cours de deux 
lieues , il palfe par le lac de Volga, 
& en forçant de-lâ il commence à 
prendre le nom de Fo/ga. Auprès 
de la ville de Tver , qui eft environ 
à vingt lieues de fa fource , il porte 
déji de granis bateaux de charge. 
Ce fleuve traverfc prefque toute la 
Ruilie, depuis Tver jufqu'à la ville 
de Niefna , ou la rivière d'Occa , 
qui eft une rivière confidérable , 
vient s*y jeter du fud-oueft. 

Son cours eft â peu près de Toueft 
â l'eft , depuis Niefna , jufqu'à foi- 
zance verftes au-delà de la ville de 
Tome XXX. 



VOL i£i 

Cafan , où la rivière de Kama vient 
s'y jeter du nord ; fon cours eft ici 
fad-eft : de-lâ il tourne tout à fait 
au fud & va fe dégorger après un 
cours de plus de quatre cens lieues 
d'Allemagne , dans la mer Cafpicn- 
ne , à douze lieues de l'autre côté 
de la ville d'Aftracan, à 45 degrés 
40 minutes de latitude. 

Le Volga fourmille de toutes 
fortes de poiifons^ & fur- tout de 
faumons, d'efturgeons 6c de bro- 
chets d'une grandeur extraordinaire 
& d'un goût exquis ; fes bords font 
par-tout également fertiles , ce qui 
eft quelque chofe d'étonnant, vu h 
longueur de fon cours, & la rigueur 
du climat des provinces qu'il par- 
court en-deçà de la ville de Calan ; 
& quoiqu'au fud de cette ville, les 
bords du Volga ne foient pas trop 
cultivés , à caufe des fréquentes 
courfes des Tartares Koubans , il 
ne laiiTe pas d'être d'une fertilité R 
extraordinaire j que les afperges 7 
croiffent d'elles-mêmes & aune 
grolfeur toute particulière , fans 
parler de quantité d'autres herbes 
potagères que la nature feule y pro- 
duit abondamment. 

VOLGAST ; ville d'Allemagne, dans 
la Poméranie Suédoife , fur la Péè- 
ne, près de la mer Baltique 9 à dix 
lieues, fud-cft, de Stralfund, & 
dix fept lieues , nord-oueft , de Ste- 
tin. Elle a un des plus grands & 
des meilleurs ports de la mer Bal- 
tique. 

VOLHINIE ; nom d'un Palatînat de 
Pologne , borné au nord par la Po- 
Itfie ou le Palatinat de Brzefcie» 
au midi par celui de Podolie , au 
levant par celui de Kiovie, & au 
couchant par celui de Belz. Il a en- 
viron cent vingt lieues d'occident 
en orient , Se cinquante à foixante 
du midi au noid. Trois rivières , 

Q 



121 VOL 

le Scer , rHorin & le Scucz t Tar- 
rofenc dans toute fon étendae > 6c 
rendent fon terroir fertile. 

On divife le Palatinat deVoU 
liinie en deux grands diftrids> Sa- 
voir , celui de Krsemtniec & celui 
de Lock. Le Palatin ôc le Cafte- 
lan j ainfî que TEvèque de Luck , 
ont le titre de Sénateurs. Ceicc 
Contrée a été incorporée ou Royau- 
me de Pologne en même temos 
que la l^ithuanie. Ses deux villes 
principales fotit Luck , capitale , Se 
Krzeminiec. 

VOLIÈRE; fubftantif féminin. Jvia- 
rium. Lieu qui eft ordinairement 
fermé de fil d'archal, & où l'on 
nourrit des oifeaux pour fon plaiiir. 
Il fait faire une volière dans fon jar- 
din. Il nous montra fa volière. Elle 
a une jolie volière. 

Volière, fe dit auflî d'une grande 
cage ^m a plusieurs féparacions, 

S^our mettre pluHeurs fortes d oi- 
eaux. 

VoLiÈRB» fe dit encore d'un réduit 
où l'on nourrit des pigeons. Les 
pigeons de volière font meilleurs que 
les autres. 

La première fyllabe eft brève , la 
feconcle longue & la troiHème très- 
brève. 

VOLliSE ; fubftantif féminin. Plan- 
che mince de bois de fapin ou 
d'autre bois blanc. Les voliges ont 
depuis trois jufquà cinq lignes d*é- 
paiffeur , fur dix pouces de largeur 
&JÎX pieds de longueur. 

VOLITION; fubftantif féminin & 
terme de l'École. Aâe par lequel 
la volonté fe détermine d quelque 
chofe. 

VOLLENHOVE ; ville des Provin- 
ces Unies ) dans rOveriffel , fur le 
Zuiderzée » à deux lieues de Steen- 
vich. 

VOLLINj ville d'Allemagne , dans 



VOL 

lâ Poméranie Suédoife » â quatre 
lieues » fud-ouelt , de Camin , dans 
une île que forment deux branches 
de rOder. 

VOLMARTi ville de Ruffie, dans 
la Livonie , environ à vingt-trois 
lieues , nord-eft , de Riga. 

VOLMERSrADTi petite ville d'Al- 
lemagne , dans le Duché de Mag- 
debourg , fur la rivière d'Obte > â 
deux litîuej de Magdebourg. 

VOLO ; ville de la Turquie d'Euro- 
pe , fur un golfe de même nom ^ 
dans la provmce de Janna , avec ua 
port défendu par une forteiclfe , i 
quatorze lieues , fud-eft ^ de La-« 
niTe. 

La fortereife eft à cent pas de la 
mer , & les Turcs y tiennent garni- 
fon; c'efl à Volo qu'on fait le bif- 
cuit pour les Bottes du Grand Sei- 
gneur , & on l'y tient dans des ma« 
gafins particuliers. Le teriitoite de 
la ville condfte en plames fertiles 
& en collines chargées de vignes. 
Volo fut furpris & pillé par l'armée 
navale des Vénitiens en 1655. 

VOLODIMER; ville de RuHie;^ca. 
pitale d'un Duchjé de même nom , 
fur la rivière de Clefmareca , d foi* . 
xante lieues > nord eft » de Mof- 
cou. 

Le Duché de Volodimer eft bor- 
né au nord par le Volga» au midi 
par le Duché de Mofcou , au levant 
par la feigneurie de la bafle Novo- 
goro i , ik au couchant par le Duché 
de Sufdil. C'eft une contrée dépeu- 
plée , couverte de forets Ck remplie 
de marai«i. 

VOLOGDA; ville de Rnffie, capi- 
cale d'une province de même nom ^ 
à cent lieues de Mofcou. 

La province de Vologda eft bor- 
née au nord par celle de Kargapol , 
au midi par celles de Biehki t< de 
SttfdaU à l'orient par celle d'OI^ 



VOL 

rîoug, & à loccident par celle de 
Biclozéro. 
VOLONTAIRE; adjeftif des deux 
genres. Fcluntarius. Qui fe fait fans 
contrainte , de franche volonté. 
Mouvement volontaire. Action vo- 
lontaire. Le fommeilfufpend les mou- 
vemens volontaires. 
Volontaire, fignifie auffi, qui ne 
veut s'alfujettir à aucune règle , ni 
dépendre de perfonne , qui ne veut 
faire que fa volonté. Et en ce fcns 
il s'emploie quelquefois fubftanti^ 
venrient. Cefi un enfant volontaire. 
Ce jeune homme ejl un volontaire qui 
n'écoute perfonne. 
Volontaire, fignifie encore un hom- 
me de guerre qui fert dans une ar- 
. mée fans y are obligé , «3c fans tirer 
aucune paye. Il fit trois campagnes 
en qualité de volontaire. Il alla com- 
me volontaire au fiége de Bergopiom. 
Il étoit volontaire au Résiment du 
Roi. ^ 

La première fyllabe efl: brève, la 
féconde moyenne , la troifième 
lonçne & la quatrième très brève. 

VOLONTAIREMENr ; adverbe. 
Sponte. De bonne & franche vo- 
lonté , fans contrainte. Cejl un aàe 
quil a pajfé volontairement. Agir 
volontairement. 

VOLONTÉ, fubftantif féminin. Fo^ 
luntas. Faculté de lame , pui (Tance 
par laquelle on veut. U amour en- 
chaîne la volonté comme le cœur. La 
raifon détermine toujours la volonté 
du f âge. 

Proverbialement, en parlant des 
chofes qu'on laifle â la liberté de 
quelqu'un de faire ou de ne faire 
pas, on dit, que les volontés font 
libres. 
Volonté, fignifie aufli les aéles de 
cette faculté. Un Religieux ne doit 
point avoir de volonté. Elle n a point 
d'autre volonté que celle de f on mari. 



VOL 115 

On appelle la volonté de Dieu , 
hs ordres » fes décrets. 
' Quoique cette volonté foit en 
Dieu , comme fon entendement » 
un SiSte très - fimple , & qui n'eft 
pas diftingué de la nature divine > 
cependant proportionnellement aux 
différens objets vers lefquelsfe porte 
cette volonté, & pour s'accommoder 
â notre manière de concevoir , les 
Théologiens diftinguent en Dieu 
divcrfjs fortes de volontés. 
• lis la divifcnt donc en volonté 
de figne Se volonté de bon plaifir , 
volonté antécédente & volonté con- 
féquente , volonté efficace & volon- > 
té inefficace , volonté abfolue & vo- 
lonté conditionnée. 

Ils appclent volonté àt figne celle 
que Dieu nous fait connoître par 
quel que figne extérieur , comme les 
confeils, les préceptes qu'on appelle 
par métaphore la volonté de Dieu. 
Auffi convient-on généralement que 
cette volonté n*eft que métaphori* 
que. Les Théologiens en diftinguent 
cinq efpèces , favoir , le précepte , 
la prohibition , la permiffion , le 
confeil & l'opération : ce qu'ils tx* 
priment par ce vers technique : 

PrAcipit & prohiba , permittit , confuUt , 
impUt, 

La volonté de bon plaifir eft une 
volonté intérieure & réelle qui ré- 
fi Je en Dieu. Ceft celle dont l'A- 
pôtre a dit : Ut probetis qu£ fit vo- 
luntas dei bonè & bene placens & 
perfecia. La volonté de bon plaifir 
eft toujours jointe à celle de figne 
dans ce que Dieu opère i elle y eft 
quelquefois jointe , Se quelquefois 
elle en eft féparée dans ce qu'il 
commande , confeille ou défend ; 
mais elle n'y eft jamais unie dans 
ce qu'il permet quant au péché j 



114 VOL 

car ce feroic un bUfjphèine que de 
dire que Dieu veut intérieurement 
& réellemenc que ion commecce le 
péché. 

La volonté de bon plaifir fe di- 
vife en volonté antécédente & vo- 
lonté conféquente. Par volonté an- 
técédente on entend celle qui con- 
fiière un objet en lui-même ^ abf- 
traAion faite des circonftances par- 
ticulières &c perfonnelles ; on l'ap- 
pelle ordinairement volonté de bonté 
& de miféricorde* La volonté cotWé- 
quente eft celle qui confidère Ton 
objet accompagné 6c revêtu de tou- 
tes (es circonltances , tant généra- 
les que particulières. On la nomme 
auflS volonté de jujlice. On trouve 
cette didinâion dans Saint Chrj- 
foitome , dans Saint Jean Damaf< 
cène, & plus expreiïement encore 
dans Saint Thomas. 

La volonté efficace en Dieu eft 
celle qui a toujours fon effet. La 
volonté inefficace eft celle qui e(l 
privée de fon effet par la réUHance 
de l'homme. 

Enfin par volonté q\>Ço\\xq on entend 
celle qui ne tient iaucune*condicion, 
& qui dépend uniquement des dé- 
cret slibres de Dieu » telle qu'a été 
la volonté de créer le monde j & par 
volonté conditionnée Ton entend 
celle qui dépend d'une condition ^ 
telle eft la volonté de fauver tous 
les hommes , pourvu qu'eux - mê- 
mes veuillent coopéter à la grâce » 
& obferver les Commandemens de 
Dieu. 

Que Dieu veuille fauver tous 
les hommes , c'eft une vérité de 
foi clairemetit exprimée dans récri- 
ture ; mais de quelle volonté le 
▼eut-il ? C'eft un point fur lequel 
ont erré divers hérétiques , & qui 
partage extrêmement les Théolo* 
giens. 



VOL 

Les Pélagiens & les Semîpéla — 
giens ont prétendu que Dieu vou — 
loit fauver indifféremment tous le^ 
hommes , fans prciileûion parti — 
culière pour les élus , &: qu'en con — 
féquence Jéfus - Chrift avoir verfc= 
fon fang pour tous les hommes éga — 
lement. Les Prédeftinatiens , aciH 
contraire y ont avancé que Jéfus — 
Chrift n'ctoit mort que pour le^ 
élus, & que Dien ne vouloir fîncé — 
rement le falut que des feuls pré— 
deftinés. Calvin a foutenu la même 
erreur , & Janfénius l'a imité, quoi- 
que d'une manière plus captieufe & 
plus enveloppée , car il reconnoir 
que Dieu veut le falut de tous les 
hommes , en ce fens que nul n'eft 
fauve que par fa volonté , ou que 
le mot tous fe doit entendre de plu- 
(ieurs , d'un grand nombre , ou en- 
fin parcequ'il leur infpirc le défir 
& la volonré de fe fauver. Mais 
toutes ces explications font infuffi- 
fantes.Le véritable nœud de la dif- 
ficulté eft de favoir fi Dieu prépare 
ou confère Hncèremcnt à tous les 
hommes des grâces vraiment fuflft* 
fanres pour opérer leur (alut; & 
c'eft ce que Janfénius & fes difci- 
plcs rcfufent de rtconnoître. 

Parmi les Théologiens quelques- 
uns , comme Hugues de Saint-Vic- 
tor , Robert Pullus , &c. difent que 
la volonté de Dieu pour le falut de 
tous les hommes , n'eft qu*une vo- 
lonté de figne , parcequ'ils n'admet- 
tent en Dieu de volonté vraie & 
réelle que celle qui eft efficace, & 
qu'il efî de fait que tous les hom- 
mes ne fe fauvent pas ; mais 
d'un autre côté , ils reconnoifîent 
n'en conféquence de cette volonté 
e figne , Dieu donne aux hommes 
des grâces vraiment f ffifantes. 

D'autres, comme Sanii Bonaven- 
ture & Scot 9 admettent en Dieu une 



3: 



VOL 

Tolonté ancécédehce , vraie > réelle 
ôc de bon plaiHr pour le falut de 
cous les hommes ; mais elle n'a 
pour objet que les grâces vraiment 
luffilantes qui précédent le i'alut , & 
c'eft^pour cela qu*ils la nomment 
volante antécédinte. 

Sylvius , Eftius , Bannez y &c. cn- 
feignenc que cette vulomc anrévé- 
dente pour le (aluc de tous les hom- 
mes n'eft pas proprement Se for- 
mellement en i)ieu , mais feule- 
ment virtuellement & éminemment, 
parceque Dieu eft une fource infi- 
nie de bonté 6c de miféricorde, 6c 
qu*il offre a tous les hommes des 
moyens généraux & fufiifans de 
falut. 

Auréolus , Suarez & d'autres ex- 
pliquent cette volonté antécédente 
d'un amour de complaifance en 
Dieu pour le falur de tous les hom- 
mes , amour néceffaire & aâif »qui 
leur prépare des g aces avec lef- 
quelles ils fe fauveioient s'ils en 
ufoient bien. 

Vafquez diftingue entre les adul- 
tes & les enfans. Il prétend que 
IDieu veut , d'une volonté antécé- 
dente & fincère , le falut des pre- 
miers » mais qu'on ne peut pas dire 
la mcme cho(e des enfans qui meu- 
rent dans le fein de leur mère j 6c 
auxquels on n'a pas pu conférer le 
Baptême. 

Enfin Lemos , Alvarès , Gama- 
che 9 Ifambert , Duval , Bellarmin » 
Tournely 8c la plupart des Théolo- 
giens modernes penfent que Dieu 
veut d'une volonté antécédente » 
vraie, réelle & formelle le falut de 
tous les hommes , même des ré- 
prouvés & des enfans qui meurent 
fans baptême , & qu'il leur prépare, 
leur offre & leur confère des moyens 
fuffifans de falut , & aue Jésus- 
Christ eft mort ôc a repaoda fon 



VOL 115 

fang pour le falut d'autres que des 
prédeftinés. 

On convient généralement que 
Dieu ne veut d'une volonté confé- 
quente le falut que des feuls élus , 
éc que c'eft auffi d'une volonté ab- 
folue , conféquente 6c efficace , que 
Jésus-Christ eft mort pour le falut 
des prédettinés;car,comme ledit ex- 
prcHément le Concile de Trente , 
quoique le Sauveur du monde foie 
mon pour tous , tous néanmoins ne 
reçoivent pas le bienfait de fa 
mort. 

On appelle volonté de Je/us Chrifty 
l'attribut par lequel Jésus Christ 
réunit en fa perfonne la volonté di- 
vine & la volonté humaine , com- 
me il y réunit la nature divine 6c 
la nature humaine. Chaque nature 
devant conferver ce qui lui eft ef- 
fentiel , il s'enfuit qu'il y a en Jé- 
sus - Christ deux principes aâifs 
^& deux fortes d'opérations : il eft 
vrai que la volonté humaine étoic 
fubordonnce. à la volonté divine j 
mais elle n'en étoit pas moins une 
volonté humaine par nature Se par 
effeuce, de forte que Jésus-Christ 
ne faifoit point les aâions divines ^ 
comme étant feulement Dieu , mais 
il faifoit les unes & les autres ^ 
comme étant Dieu &. homme toui 
à la fois. C'eft pourquoi ces opéra- 
tions font appelées par les Théo- 
logiens , opérations théandriques. 
La diftindtion de ces deux volontés 
en JÉSUS Christ , eft un point de 
foi appuyé fur rÉciiture Snnre , & 
la doârrine conftanre de TEglife 
univerfelle. On peut voir à ce lujec 
le Concile de Conftantinople , où 
l'erreur des Monothéiites , c'eft i- 
dire , de ceux qui n'admettoi' nt en 
Jésus -Christ qu'une volonté, a 
été condamnée. 
VciONTBjfignifie auffi , ce quon veut 



AiS VOL 

qui foit fait. TelU eji la volonté- du 
Prince. 

On die familièrement en parlant 
d'un homme opiniâtre , vous aure:( 
beau lui remontrer ^ il n en fera quà 
fa volonté. 

On appelle billet payable à vo- 
lonté ^ un billet payable quand ce- 
lui à qui il eft dû voudra être payé. 

On dit , faire fes volontés ; pour 
dire , faire tout ce qu*on a envie de 
faire , fans pouvoir foufFrir qu on 
y mette d obftacle. // aime à faire 
fes volontés. 

On appelle dernières volontés ^ le 
teftament d'un homme. 

On appelle bonne ou mâuvaifi vo- 
lonté j la bonne ou mauvaife difpo- 
fition où l'on eft pour quelqu'un. 
Le Prince a pour vous la meilletère 
volonté. On connoît fa mauvaife vo- 
lonté envers fon frère. Il faut au 
moins la remercier de fa bonne vo- 
lonté. * 
On dit d'un Officier , d'un fol- 
dat, qu'/7 efl de bonne volonté ; pour 
dire , qu'il eft prêt â exécuter tous 
les ordres qu'on lui donne, &,même 
à s'offrir pour cela. 

On dit aufli , en patlant d'un hom- 
me qui a beaucoup d'ardeur pour 

les chofes de fon état , qu'i/ a une 

grande volonté ^ bien de la volonté. 

On dit encore > c^efl un homme de 

grande volonté. 

Différences relatives entre vo- 

lonté ^ intention , deffein. 

La volonté tH une détermination 
fixe , qui regarde quelque chufe de 
prochain \ elle le fait recheccher. 
Uintention eft un mouvement ou un 
penchant de Tame , qui envifage 
quelque chofe d'éloigné ; elle y fait 
tendre. Le deffein eft une idée adoo- 
tée & choifie , qui paroît fuppofer 
quelque chofe de médité & de mé« 



Vol 

thodîque; il fait"chercherles moyen-^ 
de l'exécution. 

Quand la volonté de fervir Die«: 
. vint à TAbbé de la Trape, fes pr& 
micres intentions furent de fair^ 
uneauftère pénitence, & il forum. ^ 
pour cela le deffein de fe retire^] 
dans fon Abbaye & d'y établir E.a 
réforme. 

Les volontés font plus connues ^^ 
plus précifes. Lt$ intentions fo«rat 
plus cachées & plus vagues. L^s 
deffeins font plus vaftes &plus ra^^î- 
fonnés. 

La volonté fuffit pour nous rend «-e 
criminel devant Dieu : mais eliejne 
fuffit pas pour nous rendre vercaei:ii 
ni devant Dieu ni devant les hocxi- 
mes. L'//2r<f/2r/(?/2eUramede l'aâion 
& la fource de fon vrai mérite : 
mais il eft difficile d en juger biefx 
fainement. Le deffein eft un tSe^ 
de la réflexion : mais cette réflexion 
peut être bonne ou mauvaife. 

On dit faire une chofe de bonne 
volonté^ avec une intention pure, 
& de deffein prémédité. 

Perfonne naime a être contrarie 
dans (es volontés , ni trompé dans 
{ts intentions , ni traverfé dans fes 
deffeins: pour cet effet il ne faut 
point avoir d'autre vo/o/2r/ que celle 
de h% maîtres , d'autre intention 
que de faire fon devoir, ni d*itttre 
deffein que de fe conformer à Tordre 
de la providence. 

Il n'y a rien dont on foit moins 
le maître que de l'exécution de fes 
dernières volontés. Rien de moins 
fuivi que Vintention de la plupart 
des fondateurs de bénéfices. Rien 
n'eft plus extravagant que le Uejfein 
de^ réunir tous les hommes â une 
même opinion. 

Il eft d'un grand homme d'être 
ferme dans fes volontés , droit dans 



VOL 

'ntions , & raifonnable dans 



VOL 



12^ 



cins. 



remière fyllabe eft brève , la 
î moyenne , & la iroifième 
u fingulier , mais celle-ci eft 
lu pluriel. 

TIERS; adverbe. Libenter. 
me volonté , de bon gré, de 
;ur« // Ja\i volontiers cette 
ion. Ji me chargerai volon- 
votre affaire, 

remière fyllabe eft brève , la 
? moyenne &c la croilîème 

JES 5 (les) anciens peuples 
qui habicoienc depuis la mer 
im jufqu^à la fource duLiris 
leli. Cctoic une nation fière 
pendante qui bravoic Rome , 
dédaignoit d'entrer dans la 
éracion que plulleurs autres 
t faite avec elle. Tarquin , 
quelques hiftoriens » fut le 
r des Rois de Rome qui fit 
re aux Volfques. Quoi qu'il 
, il eft certain que Rome ne 

point en Italie d*ennemis 
>ftinés. Deux cens ans fuf- 
{ peine à les dompter ou à les 
:e. 
j fubftantif féminin & ter- 

Manége. On appelle ainfi 
id ou une pifte circulaire , 
juelle on manie un cheval. U 
es voltes de deux piftes , & 
uand un cheval , en maniant , 
le un cercle plus grand des 
de devant, & un aurr^» plus 
le ceift de derrière. D'autres 
Tune pifte, & c*eft lorfqa'un 
1 manie à courbettes & à 
lies, de manière que les han- 
uivent les épaules , & ne font 
rond ou ovale de côté ou de 
autour d*un pilier ou d*un 
î réel ou imaginaire. 
mi-voite, eft un demi -rond 



que le cheval fait d'une ou de deux 
piftes 3 au bouc duquel il change de 
main 6c revient fur la même ligne. 
f^olte renverfée , eft celle où le 
cheval maniant de côté a la tète 
tournée vers le centre , 6c la croupe 
vers la circonférence, de façon 
que le petit cercle fe forme par ief 
pieds de devant , 6c le grand par 
ceux de derrière. 

La (îtuacion* des épaules 8c de 
la croupe, eu égard au centre direc- 
tement oppofé à leur iuuation dans 
la voite ordinaire 3 lui a fait donner 
le nom de renverfée. 

On dit , faire les fix voltes j ma" 
nier un cheval fur les quatre coins de 
la vol te , le mettre fur les voltes , fi 
coucher fur les voltes y &c. en parlant 
de divers exercices qu'on fait au 
manège. 

On dit , faire volte-face ; pour 
dire , tourner vifage i Tennemi qui 
pourfuit. La Cavalerie fit volte^ 
face. 
VOLTER ; verbe neutre de) la pre- 
mière conjugaifon, lequel fe con- 
jugue comme Chanter. Terme 
d'efcrime. Changer de place pour 
éviter les coups de fon Adver- 
faire. 
VOLTERRE ; ville cpîfcopale dl- 
talie , dans la Tofcane ^ â douze 
lieues , fuJ-oueft, de Florence. 
VOLTIGEMEN r ; fubQaniif maf- 
cubn. Adion ou eftet de ce qui 
voltige. Le voltigement des abeilles. 
Le voltigement de fts cheveux. 
VOLTIGER; vcibe neutre de la 
première conjug-^ifon , lequel fe 
conjugue comme Chanter. Voler 
à ^«etiies & fiéquenics reprites. Il 
fe dit des abeilles ^ des papillons 
qui volent ç\ & !à autour des fleurs. 
11 fe dit àuffi des oifeaux. Un oi^ 
feau qui voltige autxmr de fon nid. 
On dit > que des vUveux , qu'^/i 



iiS VOL 

eundard^ un voile ^ Scc. voltigent du 
gré du vent. 

Od dît figurément d*un homme 
inconftanc & icger, qu*i/ ne fait 
que voltiger-^ pour dire , qu'il va 
de maifon en maifon fans aucun 
attachement , ou qu'il change fou- 
vent d occupation , de converfa- 
tion , d'étude , &c. fans rien appro- 
fondir, (ans rien finir. 
Voltiger , termes ^e Manège , fi- 
gniâe, faire difFcrens exercices fur 
le cheval de bois pour apprendre 
â monter à pheval , & à defcendre 
légèrement » ou a faire divers tours 
qui montrent l'agilité & la dexté- 
rité du Cavalier. Il y a des Maî- 
tres ai voltiger qui montrent cet 
exercice. Apprendre à voltiger. 
Voltiger, iî^nifie auflî faire des tours 
de foupleHe & de force fur une 
corde élevée & attachée par les 
deuxbouts,mais qui eft tendue fort 
lâche. Quand il aura danfé fur la 
corde , // voltigera. 
Voltiger , fignifie encore courir k 
cheval çà & là , avec légèreté & 
vîcefle- Les Hujfards ennemis voici' 
gcoientfans cejje autour de nous. 

Les deux premières fyllabes {ont 
brèves , & 1^ troiHème longue ou 
brève. Foyc^ Verbe. 

Les temps ou perfnnes qui fe 
terminent par un e féminin ont la 
pcnuhicme fyllabe longue. 
VOLTIGEUR i fubftantif mafculin. 
Qui voltige fur un cheval. Ce 
Motifquetairc cjl un habile voltigeur. 
Voltigeur , fe dit auffi de celui qui 
volcige fur une corde attachée par 
les deux bouts , tendue fort lâche. 
Ily avoit à la foire un voltigeur qui 
faifoic des tours furprenans. 
VOLTORNOi fleuve d'Italie, au 
Royaume de Naples. Il fort de 
l'Apennin dans la terre de Labour, 
arrofe Capoue , & va fe perdre 



VOL 

dans le golfe de Gaïette. Ceft I^ 
Fulturnus des Anciens. Us en avoienL 
fait un Dieu. 
VOLTURARA; petite ville épifcc^. 
pale d Italie , au Royaume de Nî^ 

f)les , dans la Capiranate > i ona^ 
ieues , nord-eft , de Bénévent. 
VOLUBILITÉ ; fubftantif féminiini 
f^olubiiuas. Facilité de fe mouvom. 
ou d'être mu en rond. Ces rou^, 
tournent avec une grande volubilic^ 
Volubilité, fe dit quelquefois d*ur^< 
articulation nette ^ rapide. Les M <, 
teurs nont p^s rendu cette fcène a\^^ 
ajfè:^ de vo.ubiuie\ 

On dit , volubilité de langue 
pour dire, une grande habitude di 
parler trop & trop vite. Cette fe^r^ 
me a une grande volubilité de Ict^x. 
gue. 

Tout eft bref. 
VOLUME ; fubftantif mafculin. Ko - 
lumen. L'étendue, la groffeur d'an^ 
malTe » d'un corps , d'un paquer ^ 
par rapport à l'efpace qu'il tienr^— 
Un pied cube d'or&un pied cube d^^ 
Liège font égaux en \olume & forC^ 
inégaux en pefanteur. Une éponge 
dilatée a plus de volume . que quand 
elle efl rèjjerrée. Ces marchandifes 
font d'un grand volume. 
Volume , fe dit aufli d'un livre relié 
ou broché. Il y a une édition des 
Œuvres de Boileau en quatre volu' 
mes. On peut relier ces deux tomes 
en un volume. Sa bibliothèque ejl 
compofée de plus de vingt mille vohi^ 
mes tant grands que petits. 

On appelle volunj^ in-folio^ un 
livre où la feuille de papier fait 
deux feuillets; volume in - quarto ^ 
celui où la feuille pliée fait quatre 
feuillets ; & volume in- ocluvo , in. 
dou^e^ infime, &c. ceux dont li 
feuille fait huit , douze, feize 
feuillets, 6cc. 

Foyei Tome , pour les difFcren- 

ces 



VOL 

4m relatives qui en diftînguent 
volume, 

'^©LUMINEUX, EUSEi adjeftif. 
Qui eit fore érenciu , qui contient 
beaucoup de volumes. Une procé- 
dure voiumineujc. Un Diclionnaire 
ffolumintux» 

Les trois premières fyllabes font 
brèves , la quatrième longue , & 
la cinquième du féminin très- 
brève, 

^OLUPIE; fubftantif féminin, ^o-' 
lupiu. Terme de Mythologie. DéefTe 
de la volupté, celle qui en procuroit 
aux hommes. Apulée dit qu'elle 
écoit fille de Tamour & de Piyché. 
EUeavoit un petit Temple à Rome, 
près de i'arfenal de marine » & fur 
fon autel étoit non > feulement fa 
ftarue , mais encore celle de la 
DéefTe du filence. Volupia étoit re- 
préfentée en jeune perfonne , mi-^ 
gnardement a/uftée, ailife fur un 
trône comme une Reine » & tenant 
la vertu fous fes pieds *, mais on lui 
donnoit un teint pâle îc blême. 

S^OLUPTÉ; fubftantif féminin. Fo- 
luptas. Plaifir corporel , plaifir des 
fens. 

La volupté n*eft pas l'abus , mais 
le goût réfléchi du plaifir. Elle peut 
2cre audi différente de la débauche , 

2ue la vertu Teft du crime. Leplai- 
r efl de TefTence de l'homme , & 
Je l'ordre de l'univers. La débauche 
feule , de tout ce qui nuit i Tinté- 
lèt de la fociété , eft crime ou dé- 
ibrdre. Le goût du plaifir a été 
^nné à tous les animaux , comme 
un attribut principal j ils aiment 
le plaifir pour lui-même fans porter 
plus loin leurs idées. L'homme feul 
peut s'élever jufqu'à la volupté; il 
left diftingué dans l'univers par fon 
efprit ; un choix délicat » un goût 
«pure, en rafinant fes fenfaticns, 
€n les redoublant en quelque for- 



VOL T19 

te ; par la réflexion , en a fait le 
plus patfait, c'eft-à-dire, le plus 
hcureux des êtres. S*il eft malheu* 
reux , il faut croire que c'eft pac 
fa faute, ou par le mauvais ufage 
qu'il fait des dons de la nature. 

Afiftipe compare la volupté il 
une Reine magnifique & parée de 
fa feule beauté , que les vertus , 
en habits de fêtes , s'empreffent de 
fervir. Ces vertus font la pruden- 
ce » la juftice , la force , la tempé- 
rance*, toutes quatre véritablement 
foigneufes de faire leur cour à la 
Volupté , & de prévenir fes moin- 
dres foiihaits. La prudence veille à 
fon repos , à fa fureté; la juftice l'cm- 
pèche de faire tort à perfonne de peut 



Î[u on ne lui rende injure pour in jure^ 
ans qu'elle puifle s'en plaindre; la 
force la retient, fi par hafard quel- 
que douleur foudaine l'obligeoir 
d'attenter fur elle même; enfin la 
Tempérance lui défend toute forte 
d excès , & l'avertit afGdument que 
la fanté eft le plus grand de tous 
les biens , ou celui du moins fans 
lequel tous les autres ~ deviennent 
inutiles , & ne fe font point fen«« 
tir. 

La morale d'Ariftipe, comme on 
voir, portoit fans détour à la volup* 
té , & en cela elle s'accordoit avec 
la morale d'Êpicure. Il y avoir ce- 
pendant entr'eux cette différence , 
que te premier regardoit comme 
une obligation indirpenfablc de fe 
mêler des affaires publiques , de 
s'afTujetiir dès fa jcunefTe à la fo- 
ciércj en poiïedant des Charges 
& des emplois , en rempiifTant tous 
les devoirs de la vie civile ; & que 
le fécond confeilloit de fuir le 
grand monde , de préférer i ! éclat 
qui imporrune , cette douce obf- 
curité qui fatisfiic , de rechercher 
enfin dans la folitude un fort in* 



Î30 VOL 

dépendant des caprices de la for- 1 
tune* Cette contraricrc de fentimens 
enrre deux grands Philofopbes don- 
na Heu au Stoïcien Panetius d'ap- 
peler en raillant la i^olupté d*Arif- 
tïpç , la volupté debout , & ceUe 
d'Épicure , la volupté ajpfe. 

Comme la plupart de ceux qui 
fe piquent de courir après la volup- 
té , abufent des plaifks , en en fai- 
fant leurs feules idoles t de-là vient 
que les mots de volupté & de volup- 
tueux fe prennent communément en 
mauvaife part» 

Nous devons éviter avec d'au- 
tant plus de foin la vohipté dé- 
réglée , qu'elle traîne après foi 
non - feulement ie dégoût , les re- 
mords & les chagrins^ mais elle 
6:e encore la fantc à ceux qui s y 
livrent : elle les plonge dans la dou- 
leur &c la fouflrance \ fouvcnc elle 
les abat & les eue , avant même 
quils foient au milieu de leur car- 
rière. 

Volupté , s'emploie quelquefois » 
pour marquer les plaiHrs de l'ef- 
prit. Vante a fcs voluptés commt 

' le corps. Les Savans trouvent de la ' 
volupté dans la découverte des vé- 
rités. V Ecriture dit que les Juftes 
feront abreuvés dams un torrent de 
voluptés. 

On dit abfolument , la volupté , 
& au pluriel , les voluptés ; pour 
dire, les plaiiirs àiitnà\x%. Refifter 
à la volupté. Se plonger dans les vo^ 
luptés. 

Tout eft bref au fingulier, mais 
]a dernière fyllabe eft longue au 
pluriel. 

f^oye:^ 1\aisir , pour les dif- 
férences relatives qui en diitin- 
guent volupté^ Sec. 

VOLUPTUAIRE ; ad|e<aif des deux 
genres & terme de Jurifprudence. 
Ce qui n'eft fait que pour l'agré- | 



VOL 

ment 8c non pour l'utilité. Il ne (é^ 
dit guère qu'en fait d'impenfes Ôc 
améliorations. On diftingue celle» 
qui font utiles de celles qui ne fon^ 
que voluptuaire^ \ on fait raifon au. 
poifeiTeur de bonne foi des pr^e- 
mières y mais non pas des fecon- 

VOLUPTUEUSEMENT j adverbe. 

Voluptuofé. Avec volupté. Vivre 
voluptueufement, 

VOLUPTUEUX, EUSE; adjcûif. 
Voluptuofus. Qui aime & qui cher- 
che la volupté. Un Prince volup" 
tueux. Cléoputre fut une Reine vo* 
luptueufe. 

Voluptueux, fignifie auflî j qui 
caufe de la volupté, du plaifir. Vn 
repas voluptueux. Une chanfbn vo- 
luptueufe. Mener une vie volup* 
tueufe. 

Voluptueux , s'emploie quelquefois 
fubftazuivementy & alors ilfe prend 
toujours en mauvaife part. Cefl un 
voluptueux qui préfère fcs pluijirs à 
toute autre ckofcr 

Les trois premières fyllabes (ont 
brèves , la quatrième longue , & b 
cinquième du féminin très-brève. 

VOLUTE i fubftantit féminin y & 
terme d'architeâure. Enroulement 
en ligne fpirale , qui fait le prin- 
cipal ornement des chapiteaux ioni- 
que y corinthien & comporte. Les 
volutes font différentes dans ces 
trois Ordres. Celles du chapiteau 
Corinthien *, qui font au-deflTus des 
caulicoles , font au nombre de feize y 
huit angulaires, & huit autres plus 
petites appelées Hélices. Il jr a qua- 
tre Volutes dans le chapiteau ioni- 
que , & huit dans le comporte* 
Mais cet ornement eft patticulier 
au chapiteau ionique. U repséfente 
une efpèce d'oreiller ou de couffio, 
pofé entre l'abaque &réchme,com- 
xae fi ion avoir craint que la pelka? 



i5t VOM 

Le Vomer eft uni avec Tos fphé- 
noïde , l'echmoïie » Us os maxillai- 
res , & les os palacins. 

VOMI, lEj participe paflif. V&yc-^ 
Vomir. 

VOMIQUEi fubftantif féminin. Sorte 
d'abcès qui Te forme dans le pou- 
mon. 

La vomiqne ne (e manifefte guère 
que lorfque l'abcès crève , & que le 
pus s'ouvre une route du côte des 
bronches, ce que Tonconnoîtaifé- 
menc à l'abondance de cette matière 
qu'on rejette par la toux. Cepen 
dant la plupart des malades onr eu 
auparavant une petite roux, plus 
incommode après les repas , tantôt 
sèche, tantôt humide \ une légère 
diHiculté de refpirer, qui devient 
plus confidcrable lotfqu'on eft cou- 
ché fur le ca{é fain \ l'haleine puan- 
te , la bouche mauvaise , & une 
douleur fourde à la poitrine. Quel- 
ques-uns onr des anxiétés , des 
lueurs nofturnes, le cours de ven^ 
tre,ia faim canine, 6'c. la fièvre 
lente , avec fes exacerbations ordi- 
naires, eft encore inféparable de cet: 
état. Si l'abcès eft le produit de l'in- 
tiammàtion du poumon , on peut le 
foupçonner vers le quatorzième jour 
de la maladie , lorfque Texpedora- 
tîon a été imparfaite , ou a manqué 
abfolument \ lorfque la fièvre fe 
ioutienc & augmente pendant la 
nuit avec des fueurs, & que la dou- 
leur , la toux , & la difEcuhé de 
refpirer fubfiftent. Les doigts dans 
quelques-ans deviennent livides , & 
leurs pieds s'enflent: les crachats 
qui fuivent de près la rupture du 
Ityfte , communiqiunt avec les 
bronches, font purulens, blancs, 
jaunâtres, & fanieux^ ckv ont la 
couleur de la lie de vin : il çft arrivé 
qu'on en a jeté en peu de temps 
pcès d'une pinte ^ & que quelques, : 



VOM 

malades en ont été fuffoqués. 
ques-uns enfin onr rejeté U 
entier ^ mais comme «»n le 
bien , vide » & dont on n 
déterminé les dimenfions. 

La toux , les cris , l'éterniii 
ou tout autre tffort de la poi 
donnent lieu à l'ouverture <iu 
qui fe fait quelquefois dans 
vite de la poitrine , où le | 
répand fourdemcnt , & piefqi 
jours i Tinfçu du Médecin , 
qu'attentif & éclairé qu'il 
erre 5 mais est empyème pu 
gare bientôt toutes les parties 
nes,& excite de nouveaux fy 
mes qui décèlent la maladie. 
va des abcès du poumon s'< 
un padàge à travers lesmufcles 
coftaux, le diaphragme & le 
& fe manifcfter même extér 
ment par des faillies & At% tut 
allez remarquables. La péri 
monie , le^ fluxions catarrhales 
ruelles, & les autres maladi 
la poitrine ; les pertes fupprir 
les éruptions renrrées , les fup 
rions taries^ les contufions, h 
vres putrides & malignes ,6'c. 
nent lieu à ces dépôts. 

La vomique eft toujours un 
ladie très-dangereufe. Cepei 
elle ne donne quelquefois d' 
incommodité que celle de la 
de temps en temps , & l'on voii 
des malades qui confervent 
cet état route leur fraîcheur & 
embonpoint. D'autres après l.i 
mière ouverture du fac contii 
à cracher du pus fans qu'il le 
arrive aucun accidtnr j mais loi 
le pus, dans le premier moir 
vient avec trop d'abondance 
malades , comme nous l'avon 
rifquent d'en être fufïoqués. 
vu arriver dans des fujers jeun 
bieA cQ^ftitués > que la von 



VOM 

une fois vidée , s'eft confolidée en 
pea de temps « 6c qu^elle n*a hiffé 
aucune incommodité y mais on ne 
doit pas fe Haccer d'un événement (i 
lieureuz pour les cachediques & 
autres fujets mal fains : le kille refte 
ouvert ou fe remplit de nouveau 
pont (e vider de la même manière ^ 
ce qu'on a vu arriver vingt , trente, 
& même quarante fois dans la mê- 
me maladie : s'il refle ouvert , il 
dégénère en ulcère qui fait des pro- 
grès dans le poumon , & jette par 
confcquent^ans la phthifie. On n'a 
f>as lieu d'en douter , lorfque les 
crachats purulens durent au delà de 
cjoarantë jouis y les puants dans cas 
drconftances doivent faille craindre 
la pourriture du poumon. On a 
obfervé que la vomiqae ne s'ou* 
^roic pas toujours du coté des 
l>ronches , & que le pus fe rcpan- 
^oit quelquefois entre le poumon 
^c la plèvre , d'où réfulte lem- 
pyeme. Le pus peut aufli fe jeter 
^ur les parties externes , Toit en 
^reufant infenllblemenr Us plus 
ptochaines , foit en y formant par 
^nétaftafe de nouveaux abcès qui 
deflcchent celui de la poitrine. On 
a obfet vé encore que la matière pu- 
xulenre repompée avoir pris la route 
des felles & des urines j mais l'art 
^\ aucune part à ces heureux évé- 
^eniens. Us font toujours l'ouvrage 
fô la nature , qu'on peut cependant 
ioiicer en établiflTam des fuppura- 
'*ons ou des égoûrs dans les lieux 
les plus propres à cet effet. 

Ce qu'on peut faire de mieux dans 
*• premier traitement de cette ma- 
ladie , eft de faciliter l'ouverture 
da kifte & l'évacuntion du pus : on 
t ^ft bien trouvé dans ces cas de 
jefpirer la vapeur de Teau chaude , 
0C de faire ufage des déiayans & 
dei adoociûans. L'abcès s'ouvi^ 



VOM 



»53 



encore par les différens efforts du 
corps & de la poitrine : la toux 
. qu'on propofe d'exciter , eft bien 
propre à cet effet j mais elle peutaufli 
en dégorgeant trop brufquemem le 
fac , inonder les bronches & fuffo- 
quer le malade. Les faignées , quoi 
qu'en difent les Auteurs , font ici 
rarement néccllaires. Il eft bon 
d'entretenir la liberté du ventre j 
tant pat des laxatifs , que par des 
lavemens. Ces remèdes j ainfi que 
les diurétiques , peuvent être utiles 
lorque le kifte eft dans fon entier , 
parce que le pus comme nous ve- 
nons de le dire , peut prendre la 
route des felles & des urines. Si 
l'abcès eft ouvert , on doit traiter 
cette maladie comme la phthifie : 
la véronique , le miel , la térében- 
thine , le baume de foufre , let 
pilules de Morton , &e. font les 
vulnéraires dcterfifs qui ont été les 
pins employés. On fiit auflfî uti 
grand ufage de toutes les efpèces 
de lait , des crèmes d'orge , de 
riz j &c. Les eaux de fionse » 
celles de Barrège , du Mont d*Or, 
& autres minérales bitumineufes, 
peuvent être ici d'une très-granJe 
reffource î on a vu les meilleurs 
effets du cautère ouvert fur le côté 
du malade ou à quelque autre partie 
voifine.^ 

VOMIQUÉ; adj aif. Il ne fe dit 
qu'avec le mot noix. Nous pirlon* 
de la rtoix vomique à l'article Noix. 

VOMIR -, verbe adtif de la féconde 
coiijugaifon , lequel fe conjugue 
comme KÀ.yiR.f^omere Rejeter pat 
la bouche , & ordinairement avec 
effort , quelque chofe qui étoit dans 
l'eftomac. H fe dit des animaux aufli 
bien que des hommes. Il a vomi la 
médecine quon lui avoit fair prc^^dre^ 
Fomir Icfang. Vomir du UbiU. Vi^ 



,34 VOM 

met Ique fait vomir* Ce chien ejlmala» 
de, il vomit. 

On dit figurément & populaire- 
ment , vomir tripes & boyaux y pour 
dire , vomir avec excès. 

On dit figurément , cela fait vo- 
mir \ pour dire > cela eft ^ort dégoû- 
tant. 

On dît en ftyle de TEcrirure , 
Dieu vomit les tièdes j pour dire , 
Dieu rejette ceux qui n ont pas alFcz 
de zèle pour fon fervice , allez de 
piété. 

On dit figurément , q\x'un homme 
vomit des injures , des blafphémes , 
vomit fon venin contre quelqu'un; pour 
dire , qu'il profère des injures » des 
blafphémes, qu'il dit tout le mal 
poflible d'une ptrfonne. 

On dit qu «/2 volcan vomit des 
fiamnus , des monceaux de cendres ; 
pour dire , qu'il jette des flammes , 
des cendres. 
VOMlSSEMENTi fubftantif mafcu- 
lin. f^omiius. Aftion de vomir. 

Le vomillèment provient de la 
quantité immodérée « ou de Tacri- 
monie des alimens , d'un poifon , & 
de quelque l.fion du cerveau , com* 
me plaie , contufion , compreflion , 
ou inflimmarion de cette partie , 
d'une inflammation au diaphragme^ 
à l'eftcmac & aux inteftins^ â la ra- 
te , au foie » aux reins , au pancréas, 
ou au méfentère ; de l'irritarion du 
gofier , d'un mouvement défordon- 
nc des efprits , caufé par une irrira- 
' tion ou une agitation non accoutu- 
mée , comme le mouvement d'un 
carroife , d'un vaifilau, ou autre cau- 
fe femblahle , ou l'idée de quelque 
chofe demeurante. 

Les fympiô'nes du vomiflement 
font les naufées incommoder j la 
tenfion dans la région épigadrique , 
lun fentimcnt de pefanteur au même 
endroit ^ Tamertumç c)^ns U bgu- 



VOM 

che 9 la chaleur » les tirailler 
la perte de l'appétit , l'anxiéi 
chaleur â l'endroit de redomai 
gitation , Tafiluence de la faliv 
bouche , les crachats fréquer 
vertige , l'afîoibliircment de 1; 
la peianteur , la rougeur au vi 
le tremblement de la lèvre int 
re, la cardialgie , qui dure ji 
ce qu'on ait rejeté ce qui étoi 
tenu dans l'eilomac. 

Tous ces fymptômes déi 
évidemment un mouvement 
modique & convulfif de Teftc 
& de Tes punies ncrveufes. 

Le vomijfement (e diftingue | 
matières que l'on rend. Le 
teux eft celui où l'on rend de: 
tières mucilagineufes, chyleu 
des redesd'alimens imparfaitt 
diifous. Il e(l bilieux , lorlqi 
matières rendues ne font qu'ur 
bilieux. Enfin il y a des vomilP 
noirâtres , corrompus , verts 
gineux & porraccs' , félon lac< 
des matières & des humeur* 
tétS. On rend auflî quelquefc 
le vomiflement des vers & d 
feétes. 

Le vorniHement eft fouven' 
guinolent.On rend alors le fan 
fluide : il eft fouvent épais > 
tre ; cela arrive furtout dans I 
ladie noire d'Hippocrate, dar 
flammation& l'engorgement < 
tomac. 

Souvent le vomijfement eft 1 
reux, parceque le mouveme 
trograde de l'eftomac & des 
tins rappelle de c^s cavités K 
tières ftercorales. Il y a des\ 
femens où l'on évacue du pus 
matière fanieufe. On Yi>it d< 
lades rendre par le vomi(r.^m< 
malTes charnues ôt membran 
qui s'étoient engendrées dar 
çftomac» 



VOM 

On conçoirque la caufeprochai- ' 
M qui difpofe au vomifTemenc > eft 
la Simulation ou leciraillemenc des 
fibres nerveufes de Tedomac &du 
duodénuoi. Ou la matière qui caufe 
ce tiraillement eft dans ces parties 
mêmes y^ ou dans d'autres plus éloi- 
gnées , mais 'qui correfpondent à 
celles-ci par des nerfs. De-là naît 
la diftindtion du vomi(Iement en 
fymptomatique & en idiopathique. 
La caufe matérielle de celui-ci eft 
dans Tedomac même ou dans le 
duodénum ^ celle de Tautre , ou du 
fymptomatique, eft plus éloignée : 
elle réfide dans les intedins infé- 
rieurs , les conduits biliaires , les 
reins, la'tète , ou quelqu'autre par- 
tie diftante ou prochaine de Tedo- 
mac. Elle dépelid principalement du 
concours des parties , de la fympa- 
thie dvS nerfs, Ceft ainfi que les 
douleurs du foie , de la rate » des 
reins , de la veflie , les rétentions 
d*urinej la colique néphrétique, Taf- 
feftion cœliaque , la hernie intéro- 
cèle, épiplocèle, caufentles vomif- 
femens. Le fymptomatique eft plus 
ordinaire que Tidiopathique. Il pa- 
roît occafionné par le renverfement 
des mouvemens des nerfs & des ef- 

firits j ce qui provient des chatouil- 
emens différens. Ceft ainlî que l'i- 
magination frappée de quelque chofe 
de dcfagréable , excite au vomilTe- 
xnen: ; c'eft ainfi que les vers dans 
le nez , dans les inteftins , produi- 
fcnt le vomiflement. Une plaie dans 
le cerveau excite le même fympto- 
me. 

PrognoJIic. Le vomijfcmcnt criti- 
queen général eft falutaire j le fymp- 
tomatique eft mauvais j le pire de 
tous éft celui que caufe une acrimo- 
nie fubtile qui irrite les nerfs. 

Le vomijjemcnt violent avec toux, 
douleur ^ obfcurciirementdcla vue^ 



VOM f3î 

pâleur , eft dangereux : car il peut 
caufer l'avoriement , une defcente , 
repoufler la matière arthritique ,^ 
dar treufe , éréfipélateufe , vcrolique ,* 
fur quelques parties nobles,au grand 
détriment du malade. Il occalionne 
quelquefois la rupture de Tépipioon. 
Le vomiffement devient mociel dans 
ceux qui font difpofés aux hernies , 
ou qui en font attaqués : car il y pro- 
duit un étranglemenr. 

Les vomijfemens bilieux, poracés, 
crugineux , font efFrayans : ils me- 
nacent d'inflammation. 

Le vom}(fement caufé par des vers 
qui corrodent Teftomac , furrout fi 
Ton rend des vers morts , & qu'il y 
ait ccflation des fympiômes les plus 
formidables , avec des convulfions 
violentes dms les membres, eft l'in- 
dication d'un fphaccle qui dén uit les 
vers & les malades. 

Le vomijjtment fétide n'annonce 
jamais rien de bon , attendu qu'il 
indique une corruption interne. 

Le vomiffcment de fang continué 
longtemps & violent , ne peut que 
terminer bientôt la vie du malade. 

Le vomiifc/mnt qm dure depuis fix 
mois &: plus , qui eft accompagné de 
chaleur & fièvre lente , avec exté- 
nuation par tout le corps , donne 
lieu de foupçonner que l'eftomac eft 
ulccrc. 

Souvent le vomijjiment (^ guérie 
de lui-même , parcequ'il détruit la 
caufe morbiiique qui le produifoit. 
C'eft ainfi que les matières peccan- 
tes étant évacuées & emportées, 
cèdent d'irriter l'eftomac. Dans ce 
fens., l'émétique eft falutairedans le 
vomiffement , & le proverbe qui die 
vomitus vomitu curatur j fe trouve 
vrai. C'eft le fentiment d'Hippocra- 
te ; & la maxime qui dit que les cotv 
Claires fe guérilTenc par Us comrai-: 



f3^ VOM 

tes i n'eft pas moins vraie dans ce 



caS' 



Le traitement du vomîflement 
dcmandi; que l'on empoite lescaufes 
qu! le produifent, ôc que I on em- 
ployé enfuite les remèdes caïmans , 
rellaurans 6c prophiladlques. Aind 
la première indication coniifte à éva- 
cuer la matière peccante par le vo- 
roifTemenc , H c^cce voie eft nécçf- 
faire. 

On commence dans l'acrimonie 
par faigner le malade » pour dimi- 
nuer la contiaâion fpafmodique de 
l'eftomaç. Cçft ce qui fe pratique 
audi dans Iç vomiiTement de fang , 
dans h chaleur d'entrailles. Enfuire 
on donne l'émétiqu^ en lavage , le 
tartre ftibié pu Tipécacuanha , lorC- 
que la matipre peccante eft utie hu- 
meur glaircqfe qui corrode & irrite 
les tuniques de Teftomac. Ce végétal 
réfineux opère de même danç le vo* 
miirement que dans la dyfTenterie , 
contre laquelle ile(l regardé cpmme 
fpécifiquç« 

On peut encorç évacuer k ca)mer 
tout à la fois j par un purgatif or- 
donné de la façon fuivante. Prenez 
de manne deux onces , de catholicon 
double une once>dc fyi^op violet une 
once , d eau de pavot rouge fix on- 
ces ; faites du tout une potion 
purgative & calmante. 

La féconde indication dans le vo- 
mifTement confifte à calmer les fpaf- 
mes , les convulfions Çc les tiraille- 
mens de Teftomac par les remèdes 
appropriés. 

Dans le vomljfement bilieux, on 
évacuera la bile furabondante > pn la 
délayera par les amers , les purgatifs 
minoratits > comme la caife , la 
manne , la rhubarbe , le rapontic & 
autres. 

Dans le vomiffement de fang , on 
poiplo/cra la uign^e r^i^éréé \ Qff 



?; 



VOM 

évitera Témétique, à moins qu*îl n*f 
ait des ordures dans les premières 
voies. On emportera ce mal par les 
eaux acidulés » les apozèmes & les 
juleps aftringens & anodins. Mais 
on doit prendre garde de tourmen- 
ter le malade par Tes remèdes aftrin—^ 
gens dans aucun vomiflement , fi. 
Ion n'a pas eu le foin auparavant 
d'empotter les matières acres & irri^ 
tantes : autrement on fatiguerpi^ 
beaucoup j & on ne feroit qu'attirée: 
des inâammations fur Tedomac otm 
les inteftins. Ainfi Jansle vomiffe- 
ment fympatique & fymptomati— 
jue, il faut fonger avant toutes cho- 
es à attaquer la caufe éloignée qui 
produit le vomiflement. Ainfi on 
doit commencer par foulager le mal 
de tête, la migraine, les plaies j les 
pontufions du cerveau^ les convul- 
fions des méninges : on emportera 
la fièvre» les vers, la colique né- 
phrétique :on fera rentrer le lac her- 
niaire : on procurera, fi l'on pepr, 
le rétabliffementdes évacuations or- 
dinaires, donc la fuppreflion auroit 
pucaufer le vomiffement. C*eft ainfi 
que l'écoulement des menflrues , le 
flux hémorrhoïdal rétablis guériffenc 
le vomiflèménf caufé pat leur fup-« 
preflion. 

Dans le vomiffement avec cardlal- 
gie continuelle , & accompagné de 
vapeurs , ou précédé de fpafmes & 
de convulfions , on ordonnera des 
remèdes antifpafmodiques» tels gae 
la teinture de caflor , les huiles de 
Succin , les teintures de fleurs de 
tilleul, de pivoine, l'eau de certfei 
noires, l'opium & fes préparations » 
les gouttes d'Angleterre , l'huile 
douce de vitriol, le fpufre anodiu 
de vitriol, 

Dans le vomiffement avec ulcère 
à l'eflomac > on aura foin de penfee 
i cçt ulcère ) pour remplir les im 

diçs^tifftf 



VOM 

Dns qu'il prefente & foulager 
lade aucanc qu'il eft poillble , 
ir. éviter roucaliment acre ^ on 
liera les alimens gélatineux & 
iilans>le^ lait coupe avec les bois, 
ioies naturels Se arcificieU , & 
LC celui du Commandeur de 
. Mais tous les remèdes font 
îs , fi l'on n'infifte fur un ré- 
exaâ & modéré. Les ali- 
doivent ctre proportionnés à 
ife du mal , a l'état de Tefto- 
$c â fa foiblefTe; la quantité 
itre réglée , l'efptit doit être 
aille , on doit aider le fom- 
> Tair fera pur & l'exercice 
snc & modéré. 

croifième indication fera pré- 
;oire ou prophiladiqae ^ ainfi 
variera félon les caufes ', on 
donc recours aux atténuans, 
imèJes chauds & ftomachiques 
la vifcolicé des humeurs» dans 
fpofîtion pituiteufe & phleg- 
|uefdes vifcères; on emploiera 
tiers dans le défaut de reflTort 
arties qui fervent à la chilifica- 

s principaux remèdes Se les 
sScaces dans le vomifTement 
iic par au ^^11^^ répondent à 



indication fort générale , la- 
e eft d'ftbforber ces mêmes 
ÎS qui produifent le vomiflTe- 
'.y on emploie pour la remplir 
Sforbans ^ les terreux & les 
lorériques. 

tabforbans font d'autant plus fa' 
tes , qu'ils émoutfent les pointes 
cides , & forment avec elles 
éritables fels neutres qui font 
ifs& purgatifs. 
; vomîjjimcnt chronique qui a 

long- temps , ne peut s'em- 
M que par l'ufage des eaux mi- 
les fulfureufes ou thermales 

te cas de relâchement U de 
omt XXX. 



VOM 157 

vifcoficc , par les eaux favonneufes 
dans le cas d'obftrudions lentes Se 
glutineufes des vifcères , & par les 
eaux acidulés & ferrugineufes , 
lorfque les obftruâions font te« 
naces & produites par un fang épais 
& noirâtre. 

La faignée n'eft néceffaire dans 
le vomiSemenc que dans le cas de 
chaleur , d'ardeur d'eftomac , ou 
daiil le vomilTement du fang. La 
faignée eft pour prévenir l'e^t des 
remèdes indiqués dans cette ma-, 
ladie. 

Au refte le vqAUTement peut 
être regardé commrun fymptôme 
falutaire dans beaucoup de mala* 
dies; il eft des perfonnes en qui il 
produit le même effet que le flux 
menftruel & l'éruption des règles; 
alors on ne doit point l'arrêter non 
plus que ces évacuations , il faut 
feulentent procurer l'évacuation par 
une autre voie. 

11 ne faut pas s'exciter â vomir i 
la légère \ fou vent on s'attire des 
maladies. funeftes» & l'eftomac af- 
foibli par ce vomKTement forcé ne 

fieut fe rétablir quelque remède que 
'on emploie. 
Vomissement de mer , fe dit d'une 
forte de vomiflfement auquel font 
fujets ceux qui voyagent fur mer. 

Les vomifTemens de mer de- 
viennent fouvent dangereux. Indé- 
pendamment de l'incommodité 
qu'ils caufent. M. Rouelle a trouvé 
que Xéther ou la liqueur éthérée de 
Frobenius , étoit un remède fouve- 
rain contre ces accidens ; cette li- 
queur appaife les vcmiffcmens & fa- 
cilite la digeftion des alimens dans 
ceux qui étant fujets â ces inconvé- 
niens , font forcés de fe priver fou* 
vent de nourriture pendant ur 
temps très-confidérable : pour pré- 
venir ce(te incommodité , on n'aa 

S 



un 



I3« VOM 

ri donc qu*à prendre dix ou douze 
gouttes à'éthcr fur du fucre , que 
l'oa avalera en fe bouchant le nez, 
de peur qu il ne s'exhale \ ou bien 
on commencera par mêler Yécher 
avec environ dix ou douze parties 
d'eau , on agitera ce mélange afin 
qu'il s'incorpore , au moyen d'un 
peu de fucre en poudre , qui eft 
propre â retenir Véther 8c le rendre 

Elus mifcible avec l'eau , |l l'on 
oira une petite cuillerée de ce 
mélange , ce qui empêchera le vo- 
mijfcmcnt ou le foulevement d'ef- 
tomac que^wfe le mouvement de 
la mer. ^^ 

On appelle vomijfcment artificiel^ 
le ^^omiilemenc qui eft déterminé à 
defTein par des remèdes , dans la 
vue de cnan^er en mieux l'état du 
fuîet qu'on Fait vomir. Ce vomlffe- 
ment eft donc un genre de fecours 
médicinal ; 6c comme il peut être 
employé , ou pour prévenir un mal 
futur , ou pour remédier à un mal 
préfent » c'eft tantôt une reflfource 

aui appartient à la partie de la Mé- 
ecine connue fous le nom d^Hy- 
sienne^ c'eft- â- dire, régime des 
nommes dans l'état de Unté ; & 
tantôt une reffource thérapeutique 
ou curative » c*eft-àdire f appar- 
tenant ali traitement des maladies. 

Le vomifTement artificiel eft une 
efpèce de purgation. 

Les moyens par lefquels les Mé- 
decins excitent le vomijfcment , font 
connus dans l'art fous le nom d'cr- 
métiquc , qui eft grec , & fous ce- 
lui de vomitif dérivé du latin vomi- 
tivum ou vomitorium ; on exprime 
encore l'efFet de ce remède en di- 
fant qu'il purge par le haut , per 
fuperiora. 

Le vomifTement artificiel eft un 
des fecours que la Médecine a em- 
ployés le plus anciennement , fur- 



VOM 

tout à titre de préfervatif » c 
dire , comme moyen d'évité 
maux futurs. Hippocrate confc 
aux fujets les plus Tains de fe 
vomir au moins une ou deui 
par mois , au printemps ^ tti 
furtout aux gens vigoureux , i 
vomifToient facilement } & 
cette circonftance que ceus 
avoient beaucoup d'embonp 
dévoient prendre les remèdes ' 
tifs a jeun ; & ceux qui éi 
maigres » après avoir dîné ou 
pé. Le plus commun de ces : 
des vomitifs fe préparoit ave» 
décoâion d hydope > à laquel 
ajoutoit un peu de vinaigre & 
commun. C'étoit encore un rc 
vomitif ufité chez les Ane 
qu'une livre d'écorce de raci 
raifort macérée dans de l'h 
mel , mêlé d'un peu de vii 
fcillitique, que le malade 
^eoit toute entière , & fur la< 
il avaloit peu à peu la liqueui 
laquelle elle avoir trempé. ( 
mcde fut furtout familier au] 
thodiques> qui l'employoien 
me dans les maladies aiguë: 
rapport de Celius - Aurel 
Profper- Alpin rapporte qu 
Egyptiens modernes font c 
dans l'ufage de fe faire voit 
temps en temps dans le bai 

Cet ufage du vomiffement 
ciel eft prefque entièrement 
parmi les Médecins modemi 
il paroir qu'en effet , & Tufa 
lui-même , & le moyen par 
on le remplifToit, fe refll 
beaucoup des commencemens 
fiers & imparfaits de l'arc 
fant. 

Quant à l'ufage curatif du 
fement^ les Anciens ne l'em 
rent prefque que dans cer 
maladies chroniques j 6c 



VOM 

vtoitnt au contraire très-fobre- 
ment dans les maladies aiguës. 
Hippocrace ne le confeille par pré- 
férence a J^ purgation par en bas , 
& la purgation étant indiquée en 

{;énéral , que dans le cas d une dou- 
cur de côté , qui a fon fiége au- 
deflîis du diaphragme } & il n'eft 
fcit mention qu'une fois dans fes 
livres des épidémies , de l'emploi 
de ce fecours contre un choie- 
ra morbus , dans lequel il dit avoir 
donné de l'ellébore avec fuccès. 

Les principales maladies chro- 
niques dans iefquelles il Temployoit 
étoient la mélancolie , la manie , les 
fluxions qu'il croyoit venir du cer- 
veau , & tomber fur les organes 
extérieurs de la icce, les douleurs 
opiniâtres de cette partie , les foi- 
blefles des membres & principale- 
nenc des genoux , TenSure uni- 
verfelle ou leucophle^matie , & 
quelques autres maladies chroni- 
ques très - invétérées. Hippocrate 
qui employoit quelquefois le va- 
mijjimenc dans tous ces cas , ofoit 
faire vomir auffi les PhchiHques , 
&mème avec de l'ellébore blanc, 
quiétoit le vomitif ordinaire de ce 
temps Id , & qui eft un remède fi 
féroce. 

En général les Anciens ont mal 
nanié les émétiques , 8c cela eft 
arrivé vraifembiablemcnt , parce 

Îju'ils n*en avoient que de mauvais» 
oit qu'ils fufTenc impui(Tans , com- 
me U décoétion d'hyffbpe d'Hippo- 
crare^ foit qu'ils fufTent d'un em- 
ploi très - incommode dans les ma- 
ladies, comme les raves des mé-* 
thodiques , foit enfin qu'ils fufient 
trop violens , comme l'ellébore 
blanc de tous les Anciens. 

Les Médecins modernes au con- 
traire font très habiles dans l'admi- 
fliftracion des vomitifs ^ qui font de- 



VOM 139 

venus encre leurs mains le remède 
le plus général , le plus efficace , Se 
en même temps le plus sûr de tous 
ceux que la Médecme emploie \ il 
eft vraifemblabie que la Médecine 
prévaut en ce point fur la pratique 
ancienne , par l'avantage qu'a la 
Pharmacie moderne j d'avoir été 
enrichie de plufieurs émétiques très- 
efficaces , mais en même temps sûrs 
& innoccns. Quoi qu'il en foit , le 
très- fréquent ufage que les Méde- 
cins modernes font des émétiques » 
Peut être confidéré, 8c même doit 
erre ( pour être apprécié avec quel* 
que ordre ) , par rapport aux in- 
commodités ou indifpofitions légè- 
res, par rapport aux maladies ai- 
guës j & par rapport aux maladies 
chroniques. 

Au premier égard , il eft sûr que 
toutes les indifpofitions dépendantes 
d'un vice de digeftion , & princi- 
palement d'un vice récent de cette 
fonâion , font très- efficacement 
combattues par le vomijfcment arti- 
ficiel ; 8c que la purgation ordinai- 
re , c'eft-à-dire , la purgation par 
en bas , qu'on n'emploie que trop 
fouvent au lieu du vomijfement , cfl: 
inférieure à ce dernier fecours à 
plufieurs titres. 

Premièrement , une médecine 
glijfc fouvent fur les glaires & les 
autres impuretés qui font les princi- 
pales caufes matérielles de ces for- 
tes d'indifpofitions , & par confé- 
quent ne les enlèvent point ; au lieu 

?|ue les émétiques les enlèvent in- 
ailliblement , & leur aâion propre 
eft même ordinairement fuivie d'u- 
ne évacuation par les felles qui 
achève l'évacuation de toutes les 
premières voies. 

1^. Les potions purgatives font 
fouvent rejetées ou vomies par un 
eftomac impur I & cela fans quelles 



f4o VOM 

encraînent qa*une très- petite por- 
tion de matières viciées contenues 
dans ce vifcère , & dès-lors c*eft un 
remède donné à pure perte. 

3 o. L'aâion d'un émétique ufuelj 
eft plus douce ^ue 1 aâioa d'une 
médecine ordinaire , au moins elle 
eft beaucoup plus courte , & elle a 
des fuites moins facheufes. On 
éprouve pendant le vomijjcmcnt , il 
eft vrai , des angoifles qui vont 
quelquefois jufqu'à révanouifte- 
mentj & quelques fecoufTes vio- 
lentes } mais ces fecoufles & ces an- 
goifTes ne font point dangereufes ^ 
& elles ne font que momentanées j 
éc enfin*, après Topération d*un 
émétique y qui eft communément 
terminée en moins de deux heures , 
le fu jet qui vient de TeiTuyer n*eft 
point aft'oibli , n'eft point fatigué , 
ne foufFre point une foif impor 
tune , ne refte point expofé a une 
conftipation incommode y au lieu 
que celui qui a pris une médecine 
ordinaire eft tourmenté route la 
journée , éprouve des foibleffes lors 
même quil n'éprouve point de 
tranchées $ founre après l'opéra- 
tion du remède une loif toujours 
incommode , eft fpible encore le 
lendemain » & fouvent conftipé pen- 
dant plusieurs jours. 

4^. Enfin une médecine ordinaire 
eft communément un breuvage dé- 
teftable ; un émérique , mcme 
doux , peut erre donné dans une H- 

3ueur mfipide ou agréable > dont 
n'altère point le goût. 

Quant â la méthode plus parti- 
culière aufti aux modernes de 
prefcrire des émétiques au com- 
mencement de prefque toutes les 
maladies aigucs , l'expérience lui eft 
encore très-favorable. 

Ce remède , qu'on donne ordi- 
nairement après le premier^ ou tout 



VOM 

ao plus après le fécond redouble — 
ment » & qu'on a coutume de fair^ 

f>récéder par quelques faignées , ^s 
^avantage fingulier d'excirer la na^ 
ture fans troubler fes déterminai 
rions , fans s'oppofer i fa march « 
critique ; il ébranle au contrair ^ 
également tous les organes excré- 
toires, au lieu de faire violence à^K^ 
nature en la foUicitant d'opérer pa^ 
un certain couloir l'évacuation cr :a 
tique que dès le commencement A « 
la maladie elle avoir deftinée â ta y 
autre, ce qui eft l'inconvénient 1^ 
plus grave de l'adminiftrarion pré- 
maturée des évacuarions réelles Oc 
proprement dites. 

L'emploi de ce remède dans le 
cours d'une maladie aiguë , ou dans 
d'autres temps que dans le com- 
mencement , demande plus d'at- 
tention & plus d'habileté de la part 
du Mcdecin , parceque cet empIcM 
eft moins général , & que l'indica- 
tion de réveiller par une fecoufle 
utile les forces de la narure qui pa- 
roic prère à (uccomber dans fa mar- 
che , & cela fans rifquer de leslépai- 
fer , ne peut être faifie que par le 
praticien le plus conlommé ; il eft 
même clair à prcfent que c'eft faute 
d'avoir fu choifir ce temps de la 
maladie . & d*avoir fu juger faine- 
ment de l'état des forces du mala- 
de , que les émétiques réufliflbient 
Suelquefois fi mal lorfqu'on ne les 
onnoit que dans les cas prefque 
défefpérés , & a rirre de ces fecoors 
douteux qu'il vaut mieux tenter 
dans ces cas félon la maxime de 
Celfe, que de n'en tenter aucun ^ 
comme il fe fait encore dans les an- 
gines fuppurées , par exemple : au 
refte , ces cas où l'on peut donner 
l'émétique avec fuccès dans le cours 
des maladies aigucs, peuvent erre 
naturellement ramenés au cas vulLe 



VOM 

gaire de leurs emplois dans le 
commencement des maladies ; car 
c*e(l précifémenc lorfqu'une nou- 
velle maladie furvienc , ou com- 
mence dans le cours d'une autre 
maladie , que rémétique convient 
éminemment. Or ce cns d'une ma- 
ladie aieuc entée fur une autre fort 
peu oblervé par la foule des Méde- 
cins ^ eft un objet ircs intcrefTant, 
& foigneufement obfervé par les 
Grands* Maîtres ; & ctt état fe dé- 
termine principalement par la nou 
Telle doârine du pouls. 

On voit clairement par cette ma- 
nière dont on envifage l'utilité de 
rémétique dans les maladies aiguës; 
qu'on ne l'eftime point du tout par 
l'évacuation qu'il procure; il paroît 
en effet que c'eft un bien très- 
fabordonné , très-fecon Jaire , pref- 
qu'accidentel » que celui qui peut 
xcfulter de cette évacuation ; aulTi 
quoique les malades , les afliftans 
& quelques Médecins n'apprécient 
le Dion effet des émétiques que par 
les matières qu'ils chadent de lef- 
lomac , on peut alFurtr affez géné- 
ralement que c'eft à peine comme 
évacuant que ce remède eft utile 
dans le traitement des maladies ai- 

En effet , on obferve que l'effi- 
cacité de ce remède eit à peu près 
li même dans ce cas , foit que 
l*aâionde vomir foit fuivie d'une 
^acoation conddérable» foit qu'el- 
le ne produife que la fortie de l'eau 
91 on a donnée tu malade, devenue 
monfTeufe & un peu colorée ; ce 
qui eft précifément l'événement le 

Elus fréquent , & celui fur lequel 
ïs Artiftes les plus expérimentés 
doivent toujours compter. Il faut 
obferver encore d ce fujet , que 
quand même on pour roi t procurer 
ijoelquefois pat Témétique uac éva- 



VOM 14Ï 

cuation utile , ce ne pourroit jamais 
être qu'à la fin ou dans le temps 
critique de la maladie , & dans le 
cas très- rare où la nature prépare* 
roit une crife par les couloirs de 
l'eftomac , Se jamais dans le com- 
mencement des maladies aiguës » 
temps auquel nous avons dit que 
les Médecins modernes l'em- 
ployoient afTez généralement & 
avec fuccès. Enfin, on doit remar- 
quer que leffet des émétiques don- 
nés dans le commencement des ma- 
ladies aiguës , eft par les confidé- 
rations que nous venons de pro- 
pofer , bien différent de l'effet de 
ce remède dans les indifpofîtions 
dont nous avons parlé plus haut. 

Quant à l'emploi des émétiques 
contre les maladies chroniques , il 
eft très- rare ou prefque nul dans la 
pratique moderne ; il a feulement 
lieu i titre de préfervatif pour ceux 
qui font fujets à quelques maladies 
ai paroxifme, & principalement aux 
maladies convullives Se nerveufes ^ 
comme épilepfie , apoplexie , para- 
lyfîe , &c. car à l'égard de Tufage 
des émétiques dans le paroxifme 
même de plufieurs maladies chro- 
niques , comme dans ceux de Tapo- 
plexie & de l'afthme ; comme il eft 
certain que ces paroxifmes doivent 
erre regardés en éux-mcmes com- 
me des affwâ:ions aiguës , il s'enfuie 
que cet ufage doit être ramené i 
celui de ce remède dans les malar 
dies aiguës : & quant aux toux 
ftomacales Se aux coquelut^hes des 
enfans qui en font des efpèces » les 
émétiques agiffent dans ce cas Sc 
comme dans les maladies aiguës ^ 
Se comme dans les incommodités^ 
ils ébranlent -utilement toute la ma- 
chine, ils reveillent Texcrérion pec- 
torale cutanée , & ils chafTent de 
i'eftomac des îucs viciés Se qïÀ^ 



,41 V O M 

nairemeoc acides , qui font vraifem- 
blablemenc une des caufes maté- 
rielles de ces maladies. 

Le vomijfemcnt artificiel » excité 
dans la vue de procurer la fortie du 
fœtus mort ou de l'arrière faix , qui 
eft recommandé dans bien des li- 
vres, & par conféquent pratiqué 
par quelques Médecins , eft une ref- 
lource très-fufpeâ:e. 

11 eft peu de contr'indicacions 
réelles des émétiques \ outre le cas 
d'inflammation de Teftomac , des 
inteftins & du foie , elles fe bor- 
nent prefque à ne pas expofer à leur 
aâion les fujets qui ont des hernies 
ou des obftru&ions au foie , & les 
femmes enceintes , encore y a-t il 
fur ces derniers cas une confidéra- 
tion qui femble reftreindre confidé- 
rablement l'opinion trop légèrement 
conçue du danger inévitable auquel 
on expoferoic les femmes enceintes 
en général , en les faifanc vomir dans 
les cas les plus indiqués. Cette con- 
û dération c^* Angélus Sala propofe 
au commencement de fon Eméco- 
fogle^ eft que rien n'eft fi commun 

aue de voir des femmes vomir avec 
es grands efforts, & très-fouvent 
pendant plufieurs mois de leurs 
grofiefies, & que rien n'eft fi rare 
que de leur voir faire des faulTes- 
couches par l'effet de cet accident. 
Il n*eft pas clair non plus que les 
émétiques foient contr*indiqués par 
la délicatede de la poitrine , Se par 
la pence aux hémorragies utérines. 
Hippocrate , comme nous l'avons 
rapporté plus haut , éméiifoit for- 
tement les phthifiques ; ic quoique 
ce ne foit pas une pratique qu'on 
doive confeiller fans retriâion , 
l'inutilité prefque générale des re- 
mèdes bénins contre la phthifie» 
peut être regardée comme un droit 
tu moins à ne pas exclure cettains 



VOM 

remèdes héroïques quai 
on ne pourroit rien dire ( 
veur y finon qu'ils ne peu 
pis que les remèdes ord 
plus forte raifon , lorfc 
alléguer en leur faveur 
d'Hippocrate. 

Les contr'indicatic^ns 

l'âge , des fujets , des clin 

faifons, fontpofirivement 

par Tcxpériencei les émet 

vent être donnés utileme 

les âges, depuis l'enfance 

vieilleJTe la plus décrépi 

toutes les faifons, qttoi< 

crate aie excepté l'hiver , 

cette faifon ; & dans to 

mats , quoique fiaglivi 

qu'on ne pouvoir pas les 

Rome , in aère romano , 

très*chaud , encore qu'il 

très-utiles dans les pays r 

& que les Médecins de 

fent écrit auparavant que 

tiques pouvoient être trè 

nables en Grèce , où le cl: 

chaud , mais que pour d< 

plus froids, tel que celui 

on devoit bien le donner 

de rifquer de tels remède; 

Au refte , ce préjugé 

vomijjement , s'accrût cor 

ment dans plufieurs pays 

tamment à Paris ^ lorfqu 

fondit avec un autre prc 

frivole encore, qui fitregj 

If milieu du dernier fiée 

mède dont les principales 

rions étoient émétiques, o 

vrai poifon. On veur parle 

fingulière époque de Thiftc 

Faculté ^de Médecine de 1 

une guerre cruelle excitée 

fein au fujet de Tantimoi 

fenta 1 événement finguli 

profcription de ce remèii 

décret de la Faculté, con 



VOM 

^ttit dû Parlement , d'an doâeur 
dégradé pour avoir perfide â em- 
ployer ce remède ; & enfin ranci- 
moine triomphanc bientôt après , & 
placé avec honneur dans lantido- 
taire de la Faculté. L'ouvrage plein 
de fanatifme & d'ignorance , qui a 
pour titre Martyrologe de l anti- 
moine , & qui ne pue manquer d'ê- 
tre accueilli avec rureur par les en- 
nemis de Tantimoine dans ce temps 
orageux 9 eft aujourd'hui prefqu'ab- 
iblument ignoré , & les Médecins 
modernes qui font un ufage fi éten- 1 
du des émétiques , n'emploient 
prefque que des émétiques antimo- 
niaux. Il eft très-efientiel d'obfer- 
ver i ce fujet que ceux qui crai- 
gnent encore aujourd'hui ces éméti- 
3ues antimoniaux , fe trompent évi- 
emœent fur l'objet de leur crain- 
te; ils s'occupent de l'inftrument 
employé à procurer le vomijfementy 
du tartre émétique 9 par exemple , 
qui eft toujours innocent , tandis 
que c*eft le vomijjement lui-même, 
c'eft-à-dire , la fecoulTe , les efforts, 
la convulfion de Teftomac & fon 
influence fur toute la machine qui 
eft le véritable objet de l'attention 
da Médecin \ car quoique la plu- 
pan des fujets veulent être délicats, 
Îae le plus grand nombre de ceux 
qui on propofe des remèdes un 
peu aâifs fe trouvent même offen- 
fés de ce que le Médecin les croit 
capables d'en fupporter l'aâion \ il 
n'en eft cependant aucun qui ne fe 
ct&t en état de vomir fans danger , 
fi on ne lui annonçoit d'autre vomi- 
tif qoe de Teau chaude. Or , s'il vo- 
nùfloit cinq ou fix fois avec de l'eau 
chaude , & par le fecours d'une 
plume ou du doigt qu'il introduis 
loit dans fa gorge , il efiiiyeroit une 
opération médicamenteufe toute 
auffi violente , peut - être plus ia- 



VOM 14} 

commode à la machine , que s'il 
avoit vomi le même nombre de 
fois au moyen de trois grains de 
bon émétique. Au refte , ce préjugé 
populaire ( & trop de Médecins 
font encore peuple à cet égard ) 
contre les émétiques antimoniaux , 
commence heureufement à fe di(£« 
per. 

On dit en ftyle de l'Écriture , 
retourner à fon vomijfement j pour 
dire , retomber dans fes erreurs ou 
dans fon péché. 

Les deux premières fyllabes font 
brèves, la iroifième très brève, & 
la quatrième moyenne au fingu* 
lier, mais celle-ci eft longue au 
pluriel. 
VOMITIF ; adjeûif. Qui fait vomir. 
La plupart des remèdes vomitifs fe 
préparent aujourd'hui avec Vanti^ 
moine. Une drogue vomitive. 

II eft plus ordinairement fubf« 
tantif. Prendre un vomitif. Voyez 
Vomissement Artificiel. 
VOMITOIRE; vieux fubftantifmaf- 
culin qui fignifioit autrefois vomi* 
tif. 

En parlant des Théâtres des an- 
ciens Romains, on appelle vomi'- 
toires , les iflues par ou le peuple 
fortoit à la fin du fpeâacle. 
VONDEL , ( Jufte ou JofTe du) Pocte 
Hollandois, né en 1487 , de parens 
Anabaptiftes, quitta cette feâe & 
mourut dans le fein de TÈglife Ca- 
tholique, lldrefla a Amfterdam une 
boutique de bas ; mais il en laifla 
le foin à fa femme , pour ne s'oc- 
cuper prefque que de la pocfie. La 
Nature lui avoit «donné beaucoup 
de talent. Vondel n'eut pour maî- 
tre que fon génie. Il avoit déjà en- 
fanté plufieurs pièces en vers j non- 
feulement fans luivre aucune règle » 
& même fans foupç nner qu il 7 
en eut d'autres que celles de la ver- 



144 VON 

fiâcation & de la rime. Inftrait à 
1 âge de trente ans de l'avantage 
qu'on peut retirer des Anciens , il 
apprit le latin pour pouvoir les 
lire. Enfuite il s'adonna à la leâure 
des Écrivains François. Les fruits 
de fa mufe offrent dans quelques 
endroits tant de génie & une ima- 
gination f\ noble ôc fi poctique, 
qu'on fouffie de le voir tomber fi 
fouvent dans l'enflure & dans la 
baffeire. Toutes fes pocfies ont été 
imprimées en 9 vol. in-4^. Celles 
qui ornent le plus ce recueil font > 
I. Le Héros de Dieu. a. Le Père des 
animaux. 3. La deftrudion de Jeru- 
falem , Tragédie. 4. La prife d'Amf 
terdam par Florent ^, Comte de 
Hollande. Cette pièce eft dans le 
goût de celles de Shakefpear: c'cft 
une bigarrure brillante. On y voit 
des Anges , des Évêques , des Ab- 
bés , des Moines , des Religieufes 
qui difent de fort belles cnofes, 
mais déplacées. 5. La magnificence 
de Salomon. 6. Palamède j ou Vin- 
nocence opprimée, C'eft la mort de 
Barncveld fous le nom de Palamède 
fauflement accufé par Ulyffe. Cette 
Pièce irrita le Prince Maurice , 
inftigateur de ce meurtre. On vou- 
lut faire le procès à l'auteur : mais 
il en fut quitte pour une amende 
de trois cens livres. Toutes fes Tra- 
gédies pèchent & du coté du plan , 
ce du côté des règles. L'Auteur ne 
mériroit pas d être mis en parallèle 
avec Scnèque le tragique » auquel 
on l'a comparé , & encore moins 
avec Firgilc. 7. Des Satyres , pleines 
de fiel contre les Miniftres de la 
Religion prétendue - Réformée. 
8. Un Poëme en faveur de TÊglife 
Catholique , intitulé : Les Myflères 
ou les Secrets de l'Autel. 9. Des 
Chanfons^ &c. Ce Pocte mourut 
en 1(^79 t à 91 ans. 



VOP 

VONTACA; fubftantîf r 
Grand arbre des Indes O 
dont le fruit porte le nom 
de Bengale. C'eft Varbor < 
fera de Rai. Le vontaca 
de quantité de rameaux < 
fes feuilles» réunies trois e 
fur une mèaie queue , font 
dentelées en leurs bords , '. 
& odorantes \ fes Heurs f< 
chées fept fur un pédicule, 
fces de cinq pétales oblongs 
odeur agréable : à ces fleui 
dent des fruits compofés 
écorces , la premicie eft 
& mince » !a deuxième ei 
ligneufe , prefque olTeufe. 1 
du fruit eft vifqueufe , jau 
d'un goût aigre-doux : on ; 
des femence.s oblongues , l 
& remplies d'un fuc gc 
tranfparent; on confit ce fr 
ou vert y au fucre ou au vi 
& Ion en mange avec ph 
l'emploie audi contre le o 
ventre. 

VOODSTOCK; ville d'An 
dans la province d'Oxford , 
deux lieues, nord oueft, c 
dres. Elle a deux Députés 
lement. 

VOPlSCUS,( Flavius) Hiftoi 
tin , né à Syracufe fous 
tien , fe retira i Rome. Il 
pofa rhiftoire à'Aurélie , de 
de Florien , de Probus , de 
de Carus , de Carin & de 
rien. Quoique ce ne foit pas 
Auteur, il eft cependant 
mauvais que tous les autre< 
on a fait une compilation 
compofcr VHiftoire d'AuguJlt 

VORACE ; adjeftif des deux 
Vorax. Carnaflîer , qui dévo 
mange avec avidité. Le ti 
lion , le loup font des anime 



VOR 

raus* Les requins font des poijfbns 
woraces* 

On die d*un homme qui mange 
goulûment , qui mange avec avi- 
dité, c^xk^Uefl voracc. 

On dit aufli, quW tfiomac ejl 
vorace j pour dire , qu'il a befoin de 
nourriture. 
V^ORACITÉî fubftantif féminin. Fo- 
racitas. Avidité â manger. La vora^ 
cité de C aigle. La voracité du loup. 
La voracité du brochet. 
V ORCESTER} ville épifcopale d'An- 
gleterre» Capitale d'une province 
de même nom , fur la Saverne , à 
trente lieues ynord-oueft» de Lon- 
dres. 

Cette ville a été bâtie par les 
Romains qui en firent une place 
forte eontre les Bretons ou Gal- 
lois. Elle foufFrit beaucoup de la 
>art des Danois qui la pillèrent , & 
a réduilirent en cendre , en 1041 . 
l\lc foufFrit encore la même défo- 
ation en 1 1 1 } , par un incendie 
fortuit qui confuma entc'autres édi- 
fices le Château & rÈgUfe Cathé- 
drale. 

Vorcefter $*eft néanmoins relevé 
de fes pertes; c'eft aujourd'hui une 
grande & belle ville , partagée en 
dix ParoifTes, bien bâtie, f;;rmée 
de murailles, excepté dans la partie 
qui eft bordée de la Saverne, 6c 
qai n'a pas befoin de murs. On y 
entre par fept portes, & Ton y 
compte douze Eglifes , entr'autres 
la Cathédrale , où eft le tombeau 
da Roi Jean , ëc celui du Prince 
Arthur, fils aîné du Roi Henri 
Vlil. Les habitans onttrois marchés 
par femaine , & font un grand né- 
goce de draperies. 

Le Siège Epifcopal de Vorcefter 
* cté établi en 6io. 

^ Le province de Vorcefter a qua- 
^'aîote-quatre lieues de circonfciea- 
To/ne XXX% 



VOR I4Î 

ce. Elle eft féparée de celle de Hé- 
reford par les montagnes nommée' 
Malvcrnes , qui s'élèvent â da hau* 
teur de fept milles. Cette province 
eft une des meilleures de l'Angle- 
terre. En été on y voit de belles & 
grandes campagnes couvertes de 
blé j d'excellens pâturages & des fo- 
rêts y il s*y trouve au(E quelques 
puits d'eau falée , & quelques ron» 
taines médicinales. Les haies font 
bordées de poiriers , dont onprefte 
le fruit pour faire un excellent 

?ioiré. Les rivières qui l'arrofent lui 
burniftent beaucoup de poiftbn. La 
Saverne y nourrit particulièrement 

?[uantité de lamproies , qui fe plat- 
bnt dans les eaux limonneufes, 
telles que font celles de cette ri- 
vière : l'air répond au terroir : il eft 
fain & tempéré. Outre Vorcefter , 
la Capitale , il y a onze autres 
bourgs ou villes à marché. 

VOROTINSK; ville de Ruflîe, ca- 
pitale d'une Principauté de même 
nom i fur l'Occa « â quarante lieues» 
fud-oueft , de Mofcow. 

La Principauté de Vorotinsk eft 
bornée au nord & au levant par le 
Duché de Rézan , au midi par le 
pays des Cofaques , & au couchant 
par le Duché de Sévérie. La rivière 
d'Occa la traverfe du midi au nord. 

VORINGEN; petite ville d'Alle- 
magne , dans rÉleftorat de Colo- 
gne , fur le Rhin , i trois lieues de 
Cologne. 

VORKUM; ville des Provinces-Unies 
des Pays-Bas, dans la Frife, fur 
le Zuiderzée , â quatre lieues , de 
Harlingen. 

VORMSi ville libre & impériale 
d'Allemagne, avec un^Evèvhé, 
dans le Palatinat du Rhin , â {ept 
lieues, nord-oueft, d'Heidclberg, 
& huit lieues, fud-oueft, c^e Mayôn- 

T 



%46 V O R 

ce. Elle écoit floriflance avant que 
les François reaffenc brûlée en 
1(^89 9 mais depuis ce temps elle 
cft fort déchue. Cependant les ter- 
res y font fertiles » furtont en bon 
▼in. 

L'Évcque de Vorms eft Prince 
d'Empire & Souverain d'un Évcché 
de même nom enclavé dans le Pa- 
latinac entre les fiailliagejs d'Op- 
penheim & de N-euftat. L'Êglife de 
Vorms eft une des plus anciennes 
d'Allemagne. Elle jouiHbit de la 
dignité de métropole , avant que le 
Pape Zicharie eût conféré Tan 
745 , la dignité archiépifcopale de 
Vurmi à rÉglife de Mayence. 
Varnen fut le premier qui prit 
/implement le titre à!Evcque de 
Vorms. Cet Évccké eft aujourd'hui 
réduit à des bornes fort étroites à 
caufe du voiHnage des États Pro- 
ceftans» & des ufurpations de TÊ- 
ieâeur Palatin \ enforte que le do- 
maine de rÈvcque ne conûfte qu'en 
quelques villages. 
y ORS nus. (Comad ) naquît i> 
Cologne en iy^9» d'un Teintu- 
rier. Après avoir étudié dans les 
Univerntés d'Allemagne & voyagé 
en France, il s'arrêta a Genève» 
où Théodofe de Bh^c lui offrit une 
chaire de ProfeiTeur qu'il ne vou- 
lut point accepter. Il fuccéda en 
1610 â Arminius , Profefleur dans 
rUniverficé deLeyde^maisles Mi- 
niftres anti Arminiens employèrent 
le crédit de Jacques I ^ Roi d*An. 
gleterre , & demandèrent fon ex- 
clufion à la République. Vorftius 
obligé de céder i leurr perfécu- 
tîons, fe retira à Tergov, où il 
demeura- depuis 1^6 11 jufqu'en 
r^i9 , uniquement occupé de fes 
affaires & de {e% études. Le Synode 
de Dordrecht le déclara indigne de 
yro&flâi la Xkéologie», & cetanaf 



VOR 

thème prononcé par des fafi^^t 
engagea les États de la provi 
le bannir à perpétuité. Il fut c 
de fe «cacher comme un m 
teur ; enfin il chercha un alîle 
les États du Duc de Holftei 
i6ix , où il mourut le 19 Se] 
bre de la même année. On a c 
un grand nombre d'Ouvrage! 
contre les Catholiques^ Rom 
que contre les^ Âdverfaires 
eut dans le parti proteftant. Sa 
duite & quelques-uns de fes 
prouvent qu'il penchoit pour 
cinianifme; & fi fes Adver 
n'a voient fait valoir que cett< 
Ton , on n'auroit pas pu les ac 
d'impofture. 

VoRSTius, (Guillaume Henri 
du précédent , Miniftre des i 
niens a Varmond , dans U 
lande , compofa plufieurs livn 
plus condderable eft fa Trad 
Latine de la Chronologie de \ 
Ganz. 

VoRsTius , ( (Elius Everhard) 
Ruremonde en 1 5^5 , mo: 
i(>i4â Leyde. où il occupoi 
Chaire de ProfefTcur de Médc 
laiiTà divers Ouvrages de H 
ture , de Médecine , & d'Hi 
Naturelle, qui furent rech< 
pour leur érudition. Les princ 
font, I. Un Commentaire < 
nulorum origine, 2. Un f^oyag 
torique & Phyjique de la ^ 
Grècf . & de la Japlgie ^ Lut 
des Brutiens & des peuples vo 
en latin, j. Des Poijjcns de la 
lande. 4. Des Remarques i 
fur celles de Re medicâ, 

VoRSTius , ( Adolphe) fils du 
cèdent , fut auflî ProfeiTeur et 
decine à Leyde , où il moût 
i66j,à. 66 ans. lia donné u 
talogue des Plantes du Jardii 
tauique de Leyde ,. & de celh 



vos 

"^âîfllj'nt aux environs de cette ville. 
Cet Ouvrage e(l alTez bien fait. 
VOS j ( Martin de) Peintre , né à An- 
vers vers l'an i 5 )4 , mourut dans la 
mcaie ville en 160^. Ceft au foin 
qu'il prit i Rome de copier les 
magnifiques ouvrages des plus cé- 
lèbres Maîcres & à la liai Ion qu*il 
fit à Venife avec le Tincoret que 
Vos doit la haute réputation où il 
ell parvenu. Il a réufli également 
à peindre l'hiftoire, le payfage & 
le portrait. 11 avoit un génie abon- 
dant i fan coloris eft frais «fa touche 
facile; mais fon deflfein eft froid, 

Îaoique correâ; & aflfez gracieus. 
>n a beaucoup gravé d'après fes 
ouvrages. 
VOSGES \ chaîne de montagnes qui 
s*écendent depuis la partie méiidio- 
nale de la Franche- Comté, fort 
avant dans la Lorraine^ dans TAl- 
face, fur les confins de lune 6c de 
Vautre. Ces montagnes donnent le 
nom i la partie méridionale de la 
Lorraine, que l'on appelle la Fogc 
ou Us Vofpcs. 
VOSSlUS , { Gérard ) Prévôt de Ton- 
gtes, habile dans le grec & le ta- 
rin, demeura plufîeuts années à 
Rome. 11 proHta de ce féjour pour 
fouiller dans les bibliothèques ita- 
liennes • en rira & traduiGt en la* 
rinplufîeurs anciens monumensdes 
Pères grecs, encr'auires les ouvra- 
8wdc Saint Grégoire Thdunijturgc 
^ de Saint Ephrem, Il mourut i 
Liège fa patrie en 1689^ aiiiié & 
eftimé, 
Vossius, (Gérard- Jean) parent du 

tiécédent , d'une famille confidéra- 
tedesPays-BiS, dont le nom eft 
t /^w, naquit en 1557 dans le Pala- 
tinat auprès d'H^idelberg. Il fc fen- 
dit très-habile dans les Belles - Let- 
tres, dans THidoire & dans TArïti- 
^uité facrée & profane, S jn mérite 



vos HT 

lui valut la direâion du Collège 
deDordrecht, & il remplit cette 
place avec applaudiifement. On lut ' 
coaHa enfuite la chaire d'Eloquence 
& de Chronologie a Leyde , & il U 
dut plutôt à fa réputation & â fon 
mérite qu'à i^s intrigues. Appelé en^ 
i(>4} à Amfterdam pour y remplir 
une chaire de Profelfeur en liif- 
toire , il s'y ât des admirateurs Se 
des amis. Ses principaux ouvrages 
font, i^. De Origine Idolâtrie,; 
1®. de Hijloricis Gr^cis ; 5 ^. de Hif- 
toricis Latinis ; ^i. de Poetis Gr£^ 
cis ; ^^. de Poetis Latinis; 6^. de 
Scientiis Mathematlcis ; j'^.di Qua^ 
tuer Artibus Popularibus ; 8^. Hif-' 
toria Pelagiana ; 9*. Injlitutiones 
RhetoricA , Grammaticé , Poeticét ; 
10^. Thefes ChronologicA & TheolO' 
gicA ; n *^. Etymologicon Lingue 
Latins; 11®. de f^itiis Sermonisy 
Sec. Tous ces écrits font imprimée 
â Amfterdam en (ix volumes in-fb' 
lia. La plupart font remplis d'un 
favoir profond & de remarques fo- 
lides. On eftime fur -tout ce qu'il a 
écrit fur THiftoire , fur l'origine de 
ridolâtrie 6c fur les Hiftoriens La- 
tins 6c Grecs. Ce Savant mourut 
en i(>49 à foixante<douze ans. 

Vosbius , (Denis) fils du précédent, 
atilli favanr que fon père , mort ea 
16^ i à vingt-deux ans , étoit un pro- 
dige d^érudition ; mais fon favoir 
lui fut funefte ; car il avança fa 
mort. On a de lui de favantes No^ ' 
tes fur le livre de l'idolâtrie du Rab- 
bin Moïfe B. n Maimon. 

Vossius , (François) frère du précé- 
dent, mourut en 16^^ après avoir 
publié un Pocme fur une victoire 
rtnAportée par TAmiral Tromp, 

Vossius, (Gérard) frère du prc'cé- 
dent , fut l'un dts plus favans criti- 
ques du dix-feptième fiècle. 11 mou- 
rue un 16^0. On a de lui une éji- 
Tij 



J4» VOS 

tion de Velleïus Patercalas avec 
des notes,4Leyde lôi^^in-iô. 
Vossius , ( Ifaac ) le dernier des enfans 
da célèbre Voilius, & le premier 
en érudition, paflTa en Angleterre, 
où il devint Chanoine de w indfor. 
Ses ouvrages répandirent Ion nom 
par toute l'Europe. Louis XIV inf- 
truic de fon mérite chargea le Mi- 
niftre Colbert de lui envoyer une 
lettre de change comme une mar- 
que de fon cjlimc & un gage de fa pro- 
tection. Ce qui dut le plus flatter 
Vollius, ce fut la lettre dont ce 
Miniftre accompagna ce préfent. Il 
lui dif jit que « quoique le Roi ne 
s> fût pas fon Souverain, il vou- 
» L'it néanmoins être fon bienfai- 
» teur en conûJcration d'un nom 
9» que fon père avoir rendu illuilre, 
59 & dont il confervoit la gloire.» 
Voilîus fe rendit fur- tout célèbre 
pat fon zèle p^ur le fyftème de la 
chronologie des Septante qu'il re- 
nouvela & q ril foutmt avec cha- 
leur. Il deroit donner une nouvelle 
édition de la vetfim de ces célè- 
bres Inrerpiètes ; mais il en fut em- 
pêché par fa mort, arrivée en 1689 
dans fa foizante-onzième année. Ce 
Savant avoit une mémoire prodi- 
gieufe, maisil manquoit de juge- 
ment. Il avoit un penchant extrême 
pour le merveilleux. On a de lui, 
1^. Des Ohferv allons fur les Géo- 
graphes Scylax & Pomponius Mêla 
à fur Catulle. Voflîus aimoit les ou- 
vrages ou Tefprit de débauche a ré- 
pandu des expreOions libres. Ses 
Commentaires fur Catulle publiés 
en 1684, //2-4*^. ne font pas exempts 
de ce défaut. On prétend même 
cju'il y fit entrer le Traité de profil- 
buUs veterum de Beverland , avec 
lequel il éroit très- lié; x^. des Re- 
marques fur V origine du Nil & des au- 
très fleuves; ^^.un Traité de Sihyl^ 



VOT 

Unis aliifquej quA Chrijli ne 
prAcefferf^ oraculis ; 4^. des 
comte Richard Simon ; S*** * 
autres petits Traités ; 6®. vàt 
obfervationum liber ; 7^- Pl^ 
Dijfertations philofophiques & 

logiques. 

VOSTERMAN, (Lucas) G\ 
hollandois. Ses cftampes foni 
recherchées, & lui aflîgne 
rang parmi les plus excellei 
tiftes. 11 a beaucoup contribué 
connoître le mérite du célèbi 
bens & à multiplier fes belle: 
pofitions. On admire dans I 
tampes de Vofterman une ixi 
expreffive & beaucoup d1 
gence. 

VOTAI ION; fubftantif fc 
Aftion de voter. 

VOTER ; verbe neutre de 1 
mière conjugaifon , lequel fe 
g le comme Chanter. SuJ^ 
uare. Donner fa voix , fon li 
11 eft principalemenr ufité dj 
Chapitres & autres Aflemblé 
cléllaftiques. // ny a que le 
noines - Prêtres qui aient di 
voter. 

VOTIF, IVEj adjcftif. Fotivi 
appartient au vœu. Ainû on c 
bUau votif; pour dire , un 
qui a été offert pour acquit 
vœu. 

En parlant des Anciens, 
pelle boucliers v^t/fs , des bc 
que Ton nopendoir qiielquefc 
les Temples ou dans d'auti 
droits pour des occafioos p 
Hères. 

Le féminin n'eft en ufag< 
vec le mot Me (Te. Ainfi on 
Afejfe votive une M elfe qi 
dira dévotion pour quelque 
tion particulière, comme p 
malades » pour les voyageur 



vou 

\t$ défants, & qui n'eft point de 
l'office du jour. 
VOTRE j adjeûif pofleff ■ des deux 
genres, qui répond au pronom per- 
ionnel vous* 11 fe dit en par Une i 
«ine perfonne ou à plufieurs. Dans 
cette acception il fe met toujours 
élevant le iubftantif ^ il ne reçoit ja- 
mais d'article » & il fait vos au plu- 
riel. Forrc ami. f^otrc fœur. Vos 
^hevaux*Votre équipage. Vosjouliers. 
11 eil auflfi polleflif reUtit. Alors 
il reçoit latticle^ il ne fait janais 

3ue vôtres au pluiiel, & il ne fe 
it que par rapport d une chofe 
dont on a déjà parlé. Foci fon lot^ 
& yoilà le vôtre. Il a mes papiers & 
les vôtres. Si vous voule\ me rendre 
ma parole j je vous rendrai la vôtre. 

i^GTRE , fe met audi pour ce qui vous 
appartient , & alors il fait au plu- 
fiel vôtres. Ainfi on dit , cette per- 
Jorme efi des vôtres ; pour dire » de 
votre parti, de votre compagnie. 
Xous ne pouvons pas être des vôtres'. 
La première fyllabe eft brève , 
quand votre précède le fubftantif ; 
votre équipage \ mais elle eft longue 
quand il fuit Tarticle y ceft le vôtre : 
ta féconde fyllabe eft très brève. 

\^ OUÉ , ÉE ) participe paflif. Voye^ 
Vouer- 

\^OUEDEi fubftantif inafculin. Nom 
qu'on donne au petit paftel de Nor- 
mandie. 11 ne diffère de la Guède 
que par fes feuilles plus petites , 
& fa qualité qui eft moindre; ce 
qui dépend de la manière de Tap- 
prêter: peut être aufli que la chaleur 
au climat y fait beaucoup. On em- 
ploie le vouède , préparé par la 
fermentation , avec la chaiix. M M. 
Miller & Mortimer ont traué fa- 
vamment de la culture de cette 
plante. 
Vouer i verbeaûifdela première 
conjugaifon, lequel fe conjugue 



VOU 14^ 

comme Chanter. Fovere. Confa- 
crer. Il fe dit proprement par rap* 
port â Dieu. Sa mère le voua à Dieu 
quand il vint au monde. Ces Reli* 
gicufes ont voué leur virginité à 
Dieu. Il sejl voué aufcrvice de Dietf. 
On dit par exteiiiion , mais tou- 
jours par lapport à Dieu, vouer fa 
fiîic à la Vierge. Vouer un enjant à 
Saint François. . 

VowER , hgiufie auflî , promettre par 
vœu Vouer une Chapelle au Saint' 
Efprit. Vouer un Monajlere à la 
Vierge. 

Vouer, fîgniiie figurément , pro- 
mettre d'une manière particulière. 
Vouerfesfervicesà la République. Il 
lui voua le plus tendre attachement. 

La première fyllabe eft brève ^ 
& la féconde longue ou brève. Voy. 
Verbe. 

\Je féminin qui termine le Hn* 
gulier du préfent de l'indicatif, 
&c. s'unit à la fyllabe précédente , 
& la rend longue. 

VOVES; bourg de France , dans la 
ficauce , â fept lieues , fud eil , de 
Chartres. 

VOUET , ( Simon ) Peintre , né à Paris, 
mort dans la même ville vers 1649 » 
âgé de 5 9 ans , n'avoir que 1 4 ans » 
lorfqu'on le chargea d'aller peindre 
une Dame qui s'étoit retirée en An- 
gleterre. A l'âge de vingt ans , il ac- 
compagna M. de Sdncy,amba(Tadeur 
à Conftantinople. Ce Peint-e vit 
une fois le Giami Seigneur , & cela 
luifuffir pour le peindre de mémoire 
très relîtmblant Vouer pafTa en Ira- 
lie ,où il demeura pluiieui s années. 
Il y fit une étude pai ticulière des 
ouvrages du Valentin & du Cara- 
vage. Plufieurs Cardinaux voulurent 
avoir de fes ouvrages, & lui pi oeuv- 
rèrent la place de Peintre df 1 A- 
cadémie de S. Luc à II me Le Roi 

I Louis XIV i qui lui avoii déjà accoc* 



150 VOU 

dé une penfion , le fît revenir , le 
nomma fon premier Peintre, & le 
logea aux Galeries du Louvre ; ce 
Prince prenoic beaucoup de plaifir 
à lui voir manier le crayon lorf^u'il 
peignoir en p.iftel. 

Vouet sVtoic fait une manière 
cxpéditive. On a lieu d'être étonné 
de la prodigieufe quantité d'ouvra- 
ges qu'il a laiflTcs. AccaMé de cra- 
vail^il fe contencoit fouvent de ne 
faire que les defTeins fur lefquels 
fes élèves travailloicnt , & qu'il 
retouchoit enfuice. C'eft pourquoi 
on voit plu (leurs de fes tableaux peu 
cftimés. Ce maître inventoit faci- 
lement, il confulcoit le naturel. On 
remarque dans quelques-uns de fei 
ouvrages , un pinceau frais & moel- 
leux y mais la trop grande adivité 
avec laquelle il travaiUoit , Ta fait 
p^ur l'ordinaire tomber dans Le gris. 
Il peut erre regardé comme le Fon- 
dateur de TEcole françoife. La plu- 
part de nos meillears maures pri- 
rent de fes leçons. On compte par-r 
mi fes Elevés, le Sueur, le Brun, 
Mole , Perrier , Mignarr, Dorigny 
le çère, Teftelin, Dufrefnoi & 
pluiieurs autres. 
VOU LAN CE j vieux mot qui (îgni- 

fioit autrefois volonté. 
VOULIVAZA i fubftantif m.afculin. 
Bel arbrilfeau de l'île de Madagaf- 
car. Sa fleur exhale un parfum 
délicieux qui participe de la canel- 
le , de la fleur d'orange 5^ du giro- 
fle : elle ell fort cpaiiTe , fa couleur 
eft blanche & bordée de rouge : il 
Iqi fucccde un fruit de la grolFeur 
d'une prun« , rempl i de petits grains. 
VOULOlR;\erbea<aifdelairoiflèmc 
conju^aifon. Felle. Avoir intention 
de faire quelque chofe , s'y déter- 
miner. Elle veut retourner à Londres. 
Je ne veux pas lui parler. 
Vouloir , fignifie commander , ej^i- I 



VOU 

ger âvec autotité. Dleuveutque Poâ 
pratique la vertu. Les Rois doivent 
être attentifs à ne vouloir que des 
chofes jujles. Quand un Roi veut le 
crime , il nefi que trop obéi. Il na 
fait que ce que fan père a voiaIu. 
Vouloir, fignifieauflidéfirer, fouhai- 
ter. Il veut que vous achetie:^ fit 
terre. L^ Orfèvre veut quon le paye^ 
ou quon lui rende fa vaijjille. 

Quelquefois pour marquer mo^ 
deftement fon déûi , on dit,yr 
voudrais , au lieu de^je veux. 

On dit , (yiun homme veut ce qu'il 
veut ^ pour dire , qu'il Texige, ott 
qu'il le défîre fortement. Et Ton die 
proweïhizlcmetM, ce que femme veut^ 
Dieu le veut , pour dire , que les 
femmes veulent les chofes abfolu- 
ment , & qu'il faut leur obéir. 

On dit par forme de fouhair» 
Dieu le veuille. On le dit auili pour 
marquer qu'on doute d'une chofe, 
quoiqu'on la fouhaite. 

En pariant d'un homme qui veut 
venir à bout de quelque chofe i 
quelque prix que ce foit, & pac 
toutes forces de moyens juftes ou 
injuftes, on dit proverbialement, 
qu'i/ veut que cela foit^ veuille Dieu^ 
veuille le Diable. 

On die , pour marquer une efpèce 
d'autorité , comme de fupérieup a. 
inférieur , je veux tien que vous Ji^^ 
chiei ; pour dire , fâchez , apprenez^ 
On dit , vouloir du bien , vouloir 
du mal à quelqu'un; pour dire , avoir 
de l'aiFeilion , de la haine pour lai» 
Je lui ai toujours voulu du bien. Cet 
homme leur veut du mal. Que le ma^ 
que je vous veux me pui^e arriver. 

On dit, en vouloir à quelqu'un; 
pour dire , le haïr ,. être porté a lui 
nuire. Je ne lui en ai jamais voulu. 
Le propre des envieux cjl d'en vouloir 
à ceux qui réufUffènt. 

On dit aufli dans le ftyle farni* 



vou 

Ker , en vouloir à quelqu'un ^ à quel- 
que chofc; pour dire» avoir quel- 
que délir i quelque précencion fur 
une peifonnej fur iinechofe. lien 
ycut à eau jeune fille. Il en veut à 
cette charge* • 

On die y à qui en voulez-vous ? 
pour dire , qui demandez vous ? 
Qui cherchez. vous? On le dit auf- 
fi, pour dire , qui prétendez- vous 
attaquer j ofFenfer ? A qui en voule^- 
vous par ce iifcours là ? Cejl à vous 
que j'en veux. 

On dit, <è qui en veut-il? pour 
dire, de quoi Te plainc-il? Dou lui 
vient fon chagrin? // ne fait que- 
gronder f à qui en veut-il? 

On dit , que veut dire cet homme ^ 
pour dire , que prétend cet hom- 
Jiie ? Que demande-t-il ? Que poé- 
•end-t-il me faire entendre ? 

On dit de même des mots & des 
«hofes qu'on n'entend point. Qw^ veut 
étire ce met ? Que veut dire ce procède? 
pour dire, que fîgnifîe ce mot-ld? 
Que fignifie ce procédé ? Et que 
"Ututdire cette clauje ^ que veulent dire 
^rxv«?rj? pour dire, ou qu'ils a'ont 
point de Cens yon qu'on ne comprend 
pas le fens qu'ils ont. On dit quel- 
cjuefois, que veut dire cela? pour 
marquer un fimple étonnement. 
^ovLOiR, fignifie quelquefois Ample- 
ment conlentir. Si vous le voule^ 
JjC le veux auffL 

On dit dans le difcours familier, 
jx veux bien que cela fait, je veux que 
^elafoit; pour dire, je fuppofe que 
«ela foit , quoique je n en convien- 
ne pas ; ou pour dire, quand cela 
Ceroit vrai. 
^ouL^oiR, fignifie auffi , être d'une 
riature i d;imander, i txtf^tx. Les 
Soldats François veulent être traités 
€zvec plus de ménagement que les Sol^ 
dots Allemans. Cette opération veut 
iire f^'uc délUaUmtnt. Ces étojfes 



VOU 151 

veulent être employées en meubles plu* 
tôt quen habits. 

£n parlant des chofes inanimées , 
v/^/^/oirj fe. dit quelquefois dans le 
fens de pouvoir. Ma montre ne veut 
plus aller. Quand ce bois ejl vert 
il ne veut pas brûler. 

La première fyllabe eft brève , 
& la féconde longue. 

Conjugaison & quantité profo- 
dique des autres temps. 

Indicatif. Préfent. Singulier. Je 
veux, tu veux, il veut. 

Pluriel. Nous voulons, vous vou- 
lez , ils veulent. 

Le monofyllabe des deu^D- pre- 
mières perfonnes du fingulier eft 
long : celui de la troifième eft 
mojen. Les deux premières perfon- 
nes du pluriel ont la première fyU 
labe brève , & la féconde longue : 
la troifième perfonne a la première 
fyllabe brève ,.& la féconde très* 
brève. 

Imparfait. Singulier. Je voulois , 
tu voulois, il vouloir. 

Pluriel.' Nous voulions , vous 
vouliez j ils vouloienr. 

Toutes les perfonnes des deux 
nombres ont la première fyllabe 
brève , & la féconde longue , excepté 
la t4:oifième perfonne du fingulitr ,; 
qui a fa féconde fyllabe moyenne. 

Prêtera défini. Singulier. Je vou- 
lus , ru voulus, il voulut. 

Pluriel. Nous voulûmes , vous^ 
voulûtes , ils voulûrenr. 

Les deux premières perfonnes dw 
fingulier ont la première fyllabe- 
brève, & la féconde longuc^; la^ 
troifième perfonne a fes-deux fyilai- 
bes brèves. Lcs^ trois perfonnes dus 
pluriel ont la première fyllabe biè^ 
ve , la féconde longue 1 9c la troi^ 
fième très-brève» 

Futur. Singulier. Je voudrai,, tu; 
voudras,. il voudra-^ 



15* VOU 

Pturicl. Nous YOttdfons , vous 
voudrez » ils voudront. 

La première & la croifième per- 
fonne du fingulier ont les deux l'yila- 
bes brèvres \ la féconde perfonne j 
6c les crois du pluriel ont la première 
fyllabe brève , & la féconde longue. 

Conditionnel préfcnt. Singulier. Je 
voudrois, tu voudrois, il voudroit. 

Pluriel. Nous voudrions , vous 
voudriez, ils voudroient. 

La quantité profodique eft la 
même que celle de TimparFait. 

Subjonctif. Prifent. Singulier. 
je veuille, que eu veuilles, qu'il 
veuille. 

Pluriel. Que nous voulions, que 
vous vouliez , qu'ils veuillent. 

Les trois perfonnes du (ingulier , 
& la troilième du pluriel ont la pre- 
mière fyllabe brève , & la féconde 
très-brève. Les deux premières per- 
fonnes du pluriel ont la première 
fyllabe brève , & la féconde longue. 

Imparfait. Singulier. Que je vou- 
lulTe , que tu voulufles » qu'il voulût. 

Pluriel.Q\\% nous voulullions, que 
vous voulufliez, qu'ils voulufTent. 

Les deux premières perfonnes du 
fingulier & la troiHème du pluriel , 
ont la première fyllabe brève ^ la 
féconde longue , & la troifième tt es 
brève. La troifiéme perfonne du fin- 
gulier a la première fyllabe brève , 
& la féconde longue. Les deux pre- 
mières perfonnes du pluriel ont 
les deux premières fyllaoes brèves, 
& la troilième longue. 

Paîiticipb actif et Gérondif. 
Voulant. 

La première fyllabe eft brève , 
& la féconde longue. 

Participe passif. Voulu, ue. 

Las deux fyllabes font brèves au 
fingulier mafculin y mais la féconde 
eft longue au pluriel & au féminin. 

Différences relatives entre vou^ 



VOU 

loir , avoir envie , fouhaîtcr , 
rer j foupirer , convoiur. 

Le dernier de ces mots n'ef 
/âge que dans la Théologie me 
& il luppofe toujours un obj< 
cite & défendu p?ir la loi de I 
on convoite la femme ou le 
d'autrui. Les autres font d'un 
ordinaire, & la force de leur 
ficacion ne dit rien de bon c 
mauvais dans l'objet, elle n'ex| 

?|ue le mouvement par lequel 
e porte vers lui, quel qu'il 
avec les diftcrences fuivantcs 
chacun d eux. On veut un 
préfent , & Ton en a envie \ 
on le veut , ce femble , avec 
de connoiflTance & de réflexio 
l'on en a envie avec plus de 
' ment & plus de goût. On fo. 
& on déjire des chofes plus 
gnées \ mais les fouhaits font 
vagues, & les defirs plus ai 
On foupire pour des chofes 
touchantes. 

Les volontés fe conduifen 
l'efprit ; elles doivent être j 
Les envies tiennent des fens j 
doivent erre bornées. Les 
viennent des pallions , ils de 
ctre modérés, htsfoupirs ps 
du cœur , ils doivent être 
adrelTés. 

On fait fa volonté'. On fai 
fon envie. On fe repaît de fou 
On s'abandonne à fes dejtrs, 
ponffe des foupirs. 

Nous voulons ce qui peut 
convenir. Nous avons envie 
qui nous plaît. Nous fouha'ui 
qui nous flate. Nous defirons c 
nous eftimons. ^oïxsfoupirons 
ce qui nous attire. 

On dit de la volonté y qu'el 
éclairée ou aveugle ; de Ve 
qu'elle eft bonne ou mauvaif 
Jouhait , qu'il eft raifonnab! 

lid: 



vou 

ridicule; du iefir^ quil eft foible 
ou violenc ; flc du foupir ^ qu'il eft 
naturel ou afFc^âé. 

Les Princes veulent d'une ma- 
nière abfolue. Les femmes onc de 
forces envies. Les pareffeux s'occu- 
pent a faire des Jouhaits chiméri- 
ques. Les courcifans fe tourmen- 
tent par des dcfirs ambitieux. Les 
amans romanefques s'amufent à de 
vains foupirs. 

OULOIR; fubftantif mafcuiin. Afte 
de la volonté. Si j'en^ avois le pou- 

voir comme j'en ai le vouloir. 

Elle na d'autre vouloir que celui de 
ion mari, L'Apôtre dit, que ccji 
Dieu qui nous donne le vouloir & le 
faire. 

OULOIR y (igniâe aufli intention , def- 
fein. // a témoigné fon malin vou- 
loir. Il y d long-temps quil a un 
malin vouloir contre moi. Dans cette 
dernière acccpcion , il n*eft guère 
d'ufagc qu'en ces fortes de phrafes 
dtt ftyle familier. 

OULOU; fubftantif mafcuiin. Sorte 
de canne d'Inde , de l'efpèce de celle 
Que les Indiens appellent bambou Se 
Jacar-mambou. 

Le Vouloii de la Guyane porte 
audî le nom de Cambrou^e ; c*eft un 
rofeau creux Ce gros comme le bas 
de h jambe , dont les nœuds qui 
font de pied en pied , n'excèdent pas 
en dehors ; une petite pellicule 
épaide de trois lignes » les fépare 
en dedans les uns des autres. Ce 
rofeau fe trouve dans le pays de 
Cayenne , aux bords des marécages : 
il croit par touffes à la hiuteur de 
huit à dix pieds j & quelquefois 
plus 'y Tes feuilles font éparfes au 
fommet ; la tige eft garnie de longs 
piquants. 

On coupe ce rofeau de longueur 
pour faire des bois de hamac ; â 
qaoi 9 dit M. de Pcéfontaine , il eft 
Tome XXX* 



vou 153 

plu; propre que tout autre bois , i 
caufe de fa légèreté. Les Sauvages 
peignent ces bois & les verni (Fent. 
Un autre ufagc qu'ils font de la 
tige du cambrouze , eft de s'en fer- 
vir en guife de cornets j le fon quMs 
en tirent les annonce fur les riviè* 
res à ceux qu'ils veulent avertir de 
leur arrivée. Ils s'en Uivuit auflî 
pour appeller le vent : c'cft ainfi 
qu'ils s'expriment. Ils fonnent de 
cette efpcce de cor , ^ croicnr que 
lèvent qni leur manque leur obéi* 
ra. Los Ncgres colons s'y prernent 
d'une aurre manière : ils le l!ffl. nt. 

VOURSTEjfubftancifmafailm.C'tft 
aind que l'on nomme une voiture 
découverte , à quatre roues , fur 
laquelle eft un fiége fort long, qui 
peut recevoir huit, dix , & même 
jufqu'à douze ouqiinze ps^rfonnes 
placées les unes auprès des autres , 
6c affifes jambes deçà , & jambes 
delà. Cette voiture a été inventée 
en Allemagne, où chez les Princes» 
on s'en fert pour mener i la chalTe 
un grand nombre de perfonnes. 

VOUSSOIRS , ou VoussEAUX j fubf- 
tantif mafcuiin pluriel & terme 
d'Ârchiteâ-ure. Us fe difent des 
pierres taillées de manière à fvir- 
mer une voûte par leur réunion , 
de dont les côtés , s'ils étoient pro- 
longés , aboutitoient à un centre 
commun. 

On dit quelquefois au (inguliec 
un voujfbiry pour désigner une de 
ces pierres. 

Une voûte ou un arc demi- cir- 
culaire étant pofé fur Tes deux pieds 
droits, & toutes les pierres ou 
voudoirs qui compofent cet arc , 
étant tailles & polés entr'eux , de 
manière que leurs joints prolongés 
fe rencontrent tous au centre de 
l'arc , il eft évident que tous les 
vouÛToirs ont une figure de coin 

y 



1J4 VÔU 

plas large par hauc que par bas » 
en vertu de laquelle ils s'appuienc 
ic fe foutiennenc les uns les au* 
très , & réfiftenc réciproquement à 
Tefforc de leur pefameur qui les 
porccroir à tomber. 

Le vouflfoir du milieu de Tare, 
qui eft perpendiculaire à Tliorifon , 
éc qu on appelle cUf de voûte , eft 
foutenu de part 6c d'autre par les 
deux voudbirs voifins» précilément 
comme par deux plans inclinés 3 & 
Se par conféquent r^^ffort qu'il fait 
pour ^tomber » n'eft pas égal â fa 
pefanteur , mais en elt une certaine 
partie d'autant plus grande, que les 

f»lans inclinés qui le £uatiei.nent 
ont moins inclii^és^ de forte que , 
s'ils écoient infiniment peu incli- 
nés , c*eftâdire, perpendicutaiies 
à Ihorifon aulli bien que la clef de 
la route j elle tendroit à tomber 
par toute fa pefinceur » ne fcroit 
plus foutenue 6c tomb<;roit effcc 
tivement , Ci le ciment que l'on ne 
conCdère pas ici , ne I empèwhv)ir. 

Le fécond voufToir qui ella drtdite 
ou i gauche de la clef de voûte, 
eft foutenu par un troifîème vouf 
foir , qui , en vertu de la fij^ure de 
la voûte > eft néceflfairement plus 
incliné à Tégard du premier -y & 
par conféquent le fécond voutToir , 
dans l'efFort qu'il fait pour tomber , 
exerce une moindre partie de fa 
pefanteur que le premier» 

Par la même raifon , tous les 
voulfoirs y i compter depuis la clef 
de la voûte j vont roujeurs en exer- 
çant une moindre pefanteur totale , 
& enfin le dernier qui e(l pofé 
fur une face horifontale du pied 
droit , n'exerce aucune partie de 
fa pefanteur ; ou » ce qui ed la 
même chofe , ne fait nul effort pour 
tomber, puifqu'il tfk entièrement 
foutenu par le pied droit» 



VOU 

VOUSSURE i fubftantif fémin 
terme d'Architedlure. Couil 
élévation d'une voûte, ce q 
forme le cintre. On le dit aul 
portes & des fenêtres en arc. 
VOÛTE i fubftantif féminin, 
vrage de maçonnerie fait en 
& dont les pièces fe foutienne 
unes les autres. 

Saumaife remarque que le 
ciens ne connoifloient que 
fortes de voûtes ; la pretr 
fornixy faite en forme de ber 
la féconde , tejiudo , en forn 
tortue , & nommée chez les 
çois, culde four ; 6c la troif 
concha , faite en forrne d( 
quille. 

Mais les Modernes fubdi 
^s trois fortes en un bien 
grand nombre, auxquelles \\\ 
nent différons noms fuivanr 
figures & leur ufage; il y 
de circulaires, d'ellipriqûes. 

Les calottes de quelques 
font des portions Je fphcre p 
moins grandes; celles qui fo 
deflus de l'hémifphère font 
lées grandes voûtes , ou voûte 
montées Celles qui font moi 
que des hémifphères fe non 
voûtes l^ajfes o\x furhaijfees , 6 

Il y en a donr la haute 
plus grande que le diamètre 3 
très dont elle eft moindre. 

Il y a des voûtes. fimples 
doubles , des croilées , diagoi 
horifontales , montantes , d< 
dantcs, angulaii es , obliques 
dantes , &c. 

Une voûte étant appuyc( 
deux pieds droits , & touti 

Eierres qui la compofcnt érar 
fes 6c placées de manière qu< 
jointures ou leurs lits prolon 
rencontrent tous au centre 
voûte ^ il eft évident que \ 



vou 

lei pierres doivenr être taillées en 
forme de coins, c'elt-à-dire , plus 
larges & plus groHes au fommet 

S|a*au fond; au moyen de quoi elles 
e foutiennenc les unes les autres , 
& oppofent mutuellement l'effort 
de leur pefaoteur qui les détermine 
à tomber. 

La pierre qui eft au milieu de 
la voûce qui ell perpendiculaire à 
Thorifon , & qu'on appelle la clef 
de /a voûte ^ eft loutenue de chaque 
cô:é par les deux pierres contigucs 
précifément comme par deux plans 
inclinés j & par conlcquent 1 effort 
qu'elle fait pour tomber n'eft pas 
égal à fa pefanteur. 

Mais il arriye toujouts que cet 
effort eft d'autant plus grand, que 
les plans inclinés le font moins , de 
forte que s'ils étoieiu perpendicu- 
laires â riiotifon auftl bien que la 
clef, elle tendroit i tomber avec 
tout fon poids , & tomberoit ac- 
tuellement , â moins que le mor- 
tier ne la retînt. 

La féconde pierre qui eft à droite 
ou à gauche de la clef, eft foutenue 
par une troidème, qui , au moyen 
de^la figure de la voùre , eft né- 
ceffairement plus inclinée â la fé- 
conde , que la féconde ne l'eft â la 
première ; & par conféq«ient la fé- 
conde emploie dans l'effort qu'elle 
fait pour tomber , une moindre 
partie de fon poids que la pre- 
mière. 

Par la même raifon toutes les 
pierres, d compter ciepuis la clef, 
emploient toujours une moindre 

[Partie de leur poids, à mefure qu'el- 
es s'éloignent du centre de la voû e 
jiifqu'â la dernière , qui , pofée fur 
un plan horifontal , n'emploie point 
du tout de fon poids ; ou , ce qui 
revient à la même chofe , ne fait 
point d'effort pour tomber ^ parce* 



^ vou TfJ 

qu elle eft entièrement foutenue 
par le pied droit. 

De plus il y a un grand point 
auquel il faut faire attention dans 
les voûtes , c'eft ce que toutes les. 
clefs falfenc un effort égal pour 
tomber. Pour cet effet, il eft vifi- 
ble que, comme chaque pierre, 
( â compter de iaclef jufqu'au pied 
droit ) emploie toujours moins 
que la totalité de fon poids \ la pre- 
mière n'en employant , par exem- 
pie, que moitié \ la féconde un 
tiers; la troifième , un quart, &c. 
Il n'y a pas d'autre moyen de rendre 
ces différentes parties égales , qu'en 
augmentant la totalité du poids X 
proportion , c'eft-à-dire , que la fé- 
conde pierre doit être plus pefante 
que la première j la troifième , que 
la féconde , &c. jufqu'â la der- 
nière , qui doit être infiniment plus 
pefante. 

M. de la Hire démontre quelle 
eft cette proportion dans laquelle 
les pefanteurs des pierres d'une 
voûte demi-circulaire doivent être 
augmentées pour êire en équilibre, 
ou tendre en en bas avec une force 
égale ; c^ qui eft la difpofition la 
plus ferme qu'une v ûrepuiffe avoir. 

Avant lui les Ârchiteâes n*a« 
voient point de règles certaines 
pour fe conduire, mais le faifoienc 
au hafarJ. 

La règle de M. de la Hire eft 
d'augmenter le poids de chaque 
pierre au-delà de celui de la clef, 
d'autant que la tangente de l'arc 
de la pierre excède la tangente de 
l'arc de moit:é de la clef. De plus , 
la tangente de la dernière pierre 
devient néceffairenient infinie, & 

Far conféw]uent fon poids devroic 
être auflî ; mais comme l'infini 
n'a pas lieu daiis la prarique , la 
règle revient à ceci , que Us der- 



i5<f VOU 

nières pierres font chargées Autant 

Î|ae faire fe peut , aHn qu'elles 
oient plus en état de rénfter à 
TefTort que la voûre fait pour les 
féparer : c'eft ce qu'on appelle ie 
dejjeln & le but de la voûte» 

M. Parent a depuis déterminé 
la courbe ou la tigure que doit 
' avoir Textrados ou la furtace ex- 
térieure d'une voûte dont l'extrados 
ou la furface intérieure eft fphéti- 
que , afin que toutes les pierres 
puilTent erre en équilibre. 

Les montans d'une voûte font 
les côtés qui la fouciennenr. 

Pcndentive d'une voûte y eft la par- 
tie qui eft fufpendue encre les arcs 
ou ogives. 

Pied droit d*une voûte » eft la 
pierre fur laquelle eft pofée la 
première pierre qui commence à 
caver. Dans les arches on entend 
par pied droit, toute la hauteur des 
culées ou des piles depuis le defTus 
des fondemenH & des retraites juf- 
qu'â la naifTance de ces arches. 

On dit figurément & poétique- 
ment , /a voûte du ciel j la voûte des 
deux , & la voûte apurée , la voûte 
étoUée , la voûte célejle ; pour dire , 
le ciel. 

On appelle voûte du fer dCun che- 
val, la partie intérieure de Tare de 
ce même fer ^ laquelle eft oppofée 
à la pince. 
VOÛrÊ , ÉE; participe paflîf. Voy. 

Voûter. 
VOÛTER ; verbe aftif de la pre- 
mière conjugaifon , lequel fe con- 
jugue comme Chanter. Faire une 
voûre qui termine le haut d'un bâ- 
timent , ou d'une pièce dans un bâ- 
timent. Voûter une cave. Voûter une 
Egl,fc. 

En parlant des perfonnes dont 
la taille commence â fe courber , 
on dit, i\\Ji elles fc voûtene. La ^lu^ 



vov 

part des perfonnes fe voûtent < 

lijfdnt. Il commence àfe voi 

La première fyllabe eft I 

& la féconde longue ou 

Voy* Verbe. 

VOUZIE ; ( la ) petite rivi 

Fiance en Champagne, qi 

fources près deBonfac & d 

gruic , vers le nord de Prov 

fon embouchure dans la S 

une lieue au • dedbus de Bi 

Seine , après un cours d' 

quatorze lieues. 

VOUZON; bourg de Fran 

l'Otléanois , à lept lieues 

d'Orléans. 

VOYAGE } fubftantif mafcul 

Le chemin qu'on fait pou 

d'un lieu a un autre heu 

éloigné. 

Les voyages dans les div( 
de l'Europe doivent être i 
comme une des parties les | 
portantes de l'éducation de 
nèfle : ils étendent l'efpri 
vent , l'enrichiffcnr de < 
fancesj & le guériflent < 
Jugés nationaux. C'eft ungc 
tude auquel on ne fuppic 
par les livres , Ôc par le 
d'autrui ; il faut foi-mèn 
des hommes, des lieux & de 
C'eft dans les voyages qu 
mine les moeurs , les couru 
génie des autres nations , 1 
dominant , leurs arts , leu 
ces, leurs manufaâures 
commerce. 

Ces forres d'obfervatior 
avec intelligence , & exa 
recueillies de père en fils , 
fent les plus grandes lumi 
le fort & le foible des peu| 
changemens en bien ou en 
font arrivés dans le même 
bout d'une génération par 
merce , par les loix , par la 



t5t VOY 

leurs qui font eicrcmemcnt écla- ' 
tances. Le rouge cflune couleur trop 
voyante pour vousi Cette étoffe cjl 
bien voyante pour mon âge* Cela ejl 
trop voyant pour lui. 

VOYANT, AN1;E} adjeftif. Qui 
voie. Dans la ' Communauté des 
Quinze vingts , on appelle frères 
voyans y ceux de cette Commu- 
nauté qui vpienc clair , & qui font 
mariés à une femme aveugle ; & , 
fœurs voyantes , les femmes qui 
voient clair, & qui font mariées â 
des aveugles. 

Voyant , eft auffi fubftancif mafcu- 
lin , en termes de l'Écriture, peur 
iîgnifier , celui qui voit. Il a le mê- 
me fens que Prophète , & c'eft dans 
cette acception que Samuel eft ap- 
pelé le voyant. 

VOYELLE j fubftantif féminin & 
terme de Grammaire. Lettre qui a 
un fon parfait d'elle-même & fans 
être jointe à une autre. Les voyelles 
font ou Jimplts ou compofces ou 
nafales. Les fimples font a ^e ^ i y 
, u. Les compofées font quelques- 
une^s des voyelles précédentes réu- 
nies enfemble & exprimant un fon 
Hinple , telles font au ^eu ^oi^ &c. 
dans les mots Jaune , feu , Roi , 
&c. 

Les voyelles nafales aind appe- 
lées parceque le fou qu'elles ex- 
priment fe prononce un peu du nez, 
font an , en y in ^ on ^ un ^ &c. 
comme dans ban , bïtn ^fin , bon^ 
brun , &c. 

Les bons éctivains doivent éviter 
la rencontre trop fréquente des 
voyelles. ^oye:i Vers. 

VOYLR; fubltantif mafcoHn. Of- 
ficier prépofc pour avoir foin de 
faire raccommoder les chemins â 
la campigne , & faire garder les 
aligncmei)s dans les villes. 

JU eft parlé de Foyers & même 



VOY 

de fous-Voyers des le te m 
Henii I : les ieigniucs qui lei 
la voirie en fict ctabUiroici 
Voyer. 

Miis ces Voytrs étoieni 
juges qui exerçoient la ni> 
juitice appelée alors f^obie ^ \ 
q'ie des oiliciers j^répofé^^jpo 
police de la voirie proprement 
& s'ils connoiftoient aulli < 
voirie , ce n*étoit que comm 
fint partie de la police. 

Pour ce qui eft des voyei 
officiers ayant Tinrendancc < 
voirie , il y avoir dès le teift 
S. Louis un Voycr à Paris; 
place éioit alors donnée à vie; 
on tient que la jurididion co 
ticufe de la voirie ne lui ap| 
tcnoit pas « & qu'elle appart 
au Prévôt de Paris. 

L office de grand Vcyer de F 
fut créé par éJit du mois d< 
15P9 , pour avoir la furintenc 
générale de 1^ voiiie , fans po 
prérendre auctme juridiâion 
tentieufe. M le Duc de Sull; 
quel le Roi donna cerre ch*- 
acquit auili en \6oi cell< 
Voyer particulier de isatis, t 
fit unir par déclaration du 4 
1606. 

En \6%6 l'office de grand V 
fur ui i au Bureau des Finar 
celui de Voyer particulier de 
fupprimé , & les droits de la 
rie réunis i^u Domaine. 

Mais par édit du mois de 
fuivant, Toffi^e de Voyer de 
fut rétabli , & les chofes dei 
rerent en cet état jufqu'en \t 
que les Tréforiers de France 
q»iirent cet office de Voyer. 

Au moyen de racquifiric 
réunion de ces deux offices de V 
& de grani Voyer^ les Tiéfo 
de Fiance du Bureau des Fma 



VCï 

de Paris fe difcnt grands Voyers 
dans toute la Gèiiéiaiiic de Pans. 

11 eft néanmoins certain que le 
Roi a toujours la furincendauce Se 
l'adminiftiation fupétieute de la 
grande voirie. 

Un directeur général cft chargé 
de prendre connoifT.iîjce -ic tout ce 
qu il convient de faire , foit pour 
conftruireà neuf, ibit pour réparei; 
il a fous ies ordres un Infpcâjur 
général , quatre lnfpc£teurs parti- 
culiers y UD premier Ingénieur , 
vingt-trois autres Ingénicuis pro- 
vinciaux qui ont ch<icun une Génc - 
ralité pour dépattement dans les 
pays d'éleAion. 

Les Intendans départis dans les 
provinces font les adjudications 
des ouvrages , ôc veillent fur le 
tour fuivant les ordres qu'ils re- 
çoivent du Roi. 

L-es pays d états veillent eux mê- 
mes a Tentrerien des ponts & chauf- 
fées dans retendue de leurs pro- 
vinces. 
î^OYER DE PAULMY , ( Marc> 
Rtné de ) Chevalier & Marquis 
d*Aigenfon , Vicomte de Mouzé , 
&c. vit le jour à Venife en 1(^52. 
La république qui voulut être fa 
marrame , le fit Chevalier de St. 
Marc , ôc lui donna le nom de cet 
Apôtre. Après avoir occupé une 
charge de Maître des Requêtes , le 
Roi lui donna celle de Lieutenant 
Général de Police de Paris. Sous 
loi la propreté, la tranquillité , l'a- 
bondance , la sûreté de la ville fu- 
rent porrées au plus haut degté. 
Aurti Louis XIV fe repofa-t il en 
tièrement de fa capitale fur fes 
foins y il lui auroic rendu cotx p:e 
d'un inconnu qui a'y feroit gliiïé 
dans les ténèbres. Pendant la cherté 
exccflîve des denrées , en 1709 , ce 
Magiftrat fut pourvoir aux befoins 



VRA 159 

du peuple & calmer fes émotions 
paflagcres. Un jour étant ailiégé 
dans une maifon où une troupe 
nombreufe vouloic mertre le feu , 
il en fit ouvrir la porte, fe préfenca, 
pirla, & appaifa tout. Cette aétion 
lut récompcnfée ou fuivie de la di- 
gnité de Confeiller d'Etat. 11 entra 
enfuite dans les affaires les plus 
importantes , & enfin au commen- 
cement de 1718 , il fut fait Garde 
des Sceaux , Piéfident du Confeil 
des Finances , & en 1720 Miniftre 
d'Ëi at. Obligé de remettre les Sceaux 
la même année , il fe foulagea dans 
la retraite du poids de la grandeur» 
11 mourut l'année fuivanre membre 
de l'Académie françoife & de celle 
des Sciences. Ce miniftre avoir une 
gaieté naturelle & une vivacité d'ef- 
prit heureufe & féconde en rraits 
qui feuls auroicnt fait une réputa- 
tion a un homme oifif. 11 diâoit i 
trois ou quatre feciétaires â la fois, 
& fouvent chaque lettre eût mérité 
par fa matière d*ctre faite â parr , 
& fembloit l'avoir éré. Ses deux fils 
René-Louis iV Pierre-Marc , ont 
étéminiftres, l'un des affaires étran- 
gères & l'autre de la guerre. 

VRAI , VRAIE i adj^ftif. rerus. 
Véritable y qui eft conforme à la 
vérité. Cette nouvelle s'efi trouvée 
vraie. Ce qu*il vient de nous dire ejl-' 
il vrai ? Je doute que cela foit vrai. 

On dit , cyxun homme eft vrai ^ 
pour, dire, qu'il iiarle& qu'il agit 
fane déguifenient. 

On dir pour affirmer quelque 
chofe , aujji vrai qu'il eft jour. Vrai 
comme il faut mourir, Auffi vrai que 
nous fommes ici , &c. 

Vrai , fi^nifie auflî , qui eft tel qu'il 
doit être , qui a tout. s les qualités 
eifenti-lles à fa nature ^ & en ce 
fens il fe mtr le plus Touvinr avant 
le fubftantif. Le vrai Dieu. Ur^vrai 



i6o VRA 

rubis. Un vrai Héros. Un vrai philo- 
fophe. 

Dans les chofes morales , vrai fe 
mec quelquefois avant le fubftantif. 
Âinii on die , la vraie caufe , le vrai 
fujet , le vrai motif j pjur dire , 
iimplemenc. Tunique > 6c q^uelque- 
fois la principale caufe , l'unique 
ou le pcinclpU fujet, &c. 

On dit , voilà la vraie place de ce 
tableau ; c'ejl une vraie charge pour 
cet homme là* f^oilà des rubans de 
la vraie couleur quilfalloit àfon ha-' 
bit , Sec. pour dire , la place , la 
charge , la couleur convenable. 

On dit par exagération , <\\x*un 
homme ejl un vrai cheval , un vrai 
jlnge^ un vrai lion ; pour dire , que 
cet homme a une partie des qua- 
litcs du cheval , du iinge, du lion. 

Vrai , eft quelquefois fubftantif, & 
iigniâe véticé. 

Rien ii'efl beau que le vrai > le vrai feul 

c(l aimable \ 
li doit régner partout » & même dans la 

fable. 

Boileau a été le premier ï obfer- 
vcr cette loi^ qu'il a lui-même don- 
née : prefque tous Tes ouvrages ref- 
pirenc le vrai , c*eft-à-Jire , qu'ils 
font une copie fidelle de la nature. 

Tout le monde convient que ce 
vrai doit fe trouver dans les fcien 
ces , Ihiftoire • la morale^ & dans 
les autres objets férieux j mais eft- 
il un vrai pour les pocccs qui fcm- 
blent ne vivre que de fidions & de 
menfonges? Sans doute : lempire 
du vrai s'étend fur la pocQe comme 
fur toutes les autres prqdudtions de 
Tefprit. On lui accorde â la vérité , 
plus de liberté , plus d'eflTor , fou vent 
même quelques licences : elle peut 
envelopper le vrai fous des fîâions 
tui:4i<s » fous des Qoms fabuleux , 



VRA 

fous des allégories un peu 
fous des images quelque 
grandes que la nature ,lou: 
blêmes oufymboles hiérog 
&c des voiles de toute agi 
route couleur : c'eft tour 
peut lui permettre. Mais : 
de tous ces voiles , en a 
trompeurs & menfongers 
doit toujours paroître en 
rive, comme le but pri: 
peintre. A cet égard il n y 
pocfie, non plus que pour 1 
genres d'écrire , ni excep 

[privilège ni grâce j & il fj 
uraent qu'elle renonce au t 
de langage des Dieux ^ o\ 
n'abandonne jamais celui c 
rite , le feul qui convienne 
vinité. Cette vérité confi 
cipalement dans le naturel 
fe trouver dans la fiâion « < 
légorie , dans les caraâèr< 
les fentences , dans les 
rions , dans les expredions. 

Racine ne s'eft prefqm 
écarté du vrai dans (ts p 
théâtre; on ne trouve point 
pie chez lui d'un perfonnag 
un fentiment faux j qui s 
d'une manière oppofée à j 
tion ; fi vous en excepté Tk 
gouvetneur àiHyppoiue , c 
courage ridiculement dans 
des amours pour Aricie, 

Vous même où fericz-vous , vc 

combattez. 
Si toujours Antiope à Tes lois opp 
D'une pudique ardeur n*eût b. 

Théfée? 

Il eft vrai phyfiquement \ 
polite ne feroit pas venu au 
fans fa mère ; mais il n'eft j 
le vrai des mœurs , dans le c; 
d'un gouverneur fage y d*: 



VRA 

i Ton pupille de faire l'amour contre * 
la déi:eiife de fon père. Le même 
Théramènc s'écarte dn vrai dans le 
récit qu'il fait à Théféc de la mort 
de fon fils Hyppol'ue. La douleur ne 
s'exptiine pas avec tant d'art. Les 
autres Héros que Racine fait parler^ 
ne difent pas des chofes fortes & 
fublimes \ mais ils en difenr toujours 
de vraies. Il n'en eft pas de même 
de Corneille » qui s'égare fouvent 
dans un pompeux ic vain étalage 
de déclamations fublimes à la vé- 
rité, mais ampoulées, frivoles & 
hors de place. 

C'eft pécher contre le vrai que de 
jftmAxe Maxime comme un conjuré 
timide, entraîné maigre lui dans 
la confpiration contre Augujle , & 
défaire enfuite confeiller à^^^i//?^ 
)ar ce même Maxime y de garder 
'Empirj pour avoir un prétexte de 
'afTalCner. Ce trait n'ell pas con- 
"orme i fon caradlère. Il n'y a li 
rien de vrai. Corneille pèche contre 
cette loi dans des détails innom* 
brables. 

Molière eft vrai dans tout ce qu'il 
dit. Tous les fentimens d« la Hen- 
ria Je yde Zaïre ^ d*^/çirtf , de Brutus^ 
portent un caradère de vérité fen- 
fible. 

Le vrai manque quelquefois aux 
ouvrages de J.-B. Rouffeau. 

^t cherchez de Paris jufqu'à Rome, 
^^c ne verrez fût qviXoic honnête homme. 

Cela n'eft pas dans, le vrai. Il y a 
^es efprits exttcmement bornés qui 
^nt beaucoup de vertu ; & on ne 
Pourra pas dire que Sylla ^Marias , 
tous les chefs des guerres civiles , 
l«s Borgia , les Cromwel 8c tant 
^*aatres , aient été des imbécilles , 
its fots. 

Nul n'eft en cour (î bica traité qu'un foc. 
Tome XXX. 



VRA 1^1 

Il n'y a rien de fi faux que cette 
maxime. Un for eft peu fcté , & les 
gens d efprit d'un bon caraâère n 
font l'ame de la fociété. 

^ Vous cccs-vous , Seigneur , imagiaé. 
Le cœur humain de près eximiné , 
£n y portant le compas 6c Téqucre , 
Que i'amitié par l'eftime s'acquière î 

Oui , fans doute , elle commence 
parleftime; & c'eft fe moquer da 
monde , que de prétendre qu'ua 
homme qui a des talenseftimables, 
n'ait pas une grande avance pour fe 
faire des amis. Il faut que Ion ca- 
radère les mérite , on en convient ; 
mais l'eftime prépare cette amitié. 

Si les grands poètes fe font quel- 
quefois écartés du vrai , que doit* 
on penfer de ceux qui ne le font 
pas ? Prefque toutes les pocfies^ 
modernes contiennent des penfées 
faulfes j des paradoxes infoutena- . 
blés , des fentimens peu naturels. 

En un mot la principale régie 
pour lire les Auteurs avec fruit , 
c'eft d'examiner Ci ce qu'ils difent 
eft vrai en général ; s'il eft vrai dans 
les occafions où ils le difent ; s'il 
eft vrai dans la bouche des perfon- 
nages qu'ils font parler. Car enfin 
la vérité eft toujours la première 
beauté , & les autres doivent lui . 
fervir d'ornement. C'eft la pierre 
de touche dans toutes les langues 
& dans tous les genres d'écrire. 

La Fontaine dans Ces fables i eft 
un vrai modèle pour le vrai. Ce 
pocte eft le peintre de la nature » 
ou plutôt c'eft elle même qu'on croie 
voir à chaque page. 

Il y a aufli une autre efpcce de 
vrai qu'on rechcrehe dans les ou* 
vrages : c'eft la conformité de ce 

Îiue die un Auteur , avec fon âge , 
on caradère , fon état. Le public 

X 



\£i VRA 

n'a jamais accueilli des vers ten* 
dres pour une Iris en l'air , ni des 
ouvrages de morale faits par des 
gens purement beaux efprits , aux- 

Î|uels il cftéca! cle travailler fur des 
ujetsde dévoticin Se de galanterie. 
Ces ouvrages font prefque toujours 
inlipides , parcequ'ils ne font p.is 
partis du cœur d'un homme pé- 
nétré. 
'Au Vrai , fe dît adverbialement pour 
iîgnifier , félon le vrai , conformé- 
ment â la vérité. Je vais vous conter 
lu chofè au vrai. 

^Foye^f^ Véivit ABtE , pour les dif- 
férences relatives qui en diftinguent 
vrai, 
.VRAIMENT ; adverbe. Ferè. Véri- 
tablemenr , effeftivement. Elle eft 
yraiment belle. 

On s'en feie quelquefois pour 
affirmer plus fortement. Oui vrai- 
ment ; 8c quelquefois aufli on s*en 
fert ironiquement. Vraiment vous 
êtes un joli gareon* 
VRAISEMBLABLE ; adjeAif des 
deux genres. Ferijlmilis. Qui paioîi 
vrai , qui a l'apparence de la vé- 
rité. Cette nouvelle nefl pas vrai- 
femblable. Quelquefois une chofe eji 
vraie fans être vraifimblable. 

11 s'emploie auflS quelquefois 
fubftantivement. On doit garder le 
vraifemblabte dans un poème. 
VRAiSEMBLABLEMENT;adverbc. 
VerïfimUiter. Apparemment, félon 
la vraifemblance. V arriverai vrai- 
ftmblablemfnt avant lui. 
VRAISEMBLANCE ; fubftantif fé- 
minin.. Verifimilitudo. Apparence de 
vérités 

La première règle que doit ob- 
ièrver un écrivain , en traitant les 
iujets qu'il a choids » eft de n'y 
lien inférer qui foit contre la vrai- 
femblance. Un fait vraifemWable 
tft B& fait poffible dans les ci4:cooC- 



VRA 

tances ou on le met fur la fcèr 
Les fixions fans vraifemblance , 
les événemens prodigieux à l'e 
ces , dégoûtent les le6keurs dont 
jugement eft formé. Il y a Ixa 
coup de chofcs, dit un grand Ci 
tique , où les Poctes &: les Peinte 
peuvent donner carrière â leur im 
ginarion \ il ne faut pas toujoi 
les reflerrer dans la raifôn étro 
& rigoureufe \ mais il ne leur 
pas permis^ de mêler des chofes i 
compatibles, d'accoupler les oifea 
avec les ferpens, les tigres avec 
agneaux. 

Std non ut placidis cocant immitia ^ not 
Serpentes avibus geminentur , tigribus ûi 

UOJtA 

Si de telles licences rcvoltan 
font défendues aux Pcctcs > d" 
autre co:é , les événemens où il 
règne rien de furprenant , foit j 
la noblelfe du feniiment , foit ( 
laprccifion de lapenfée, foitpai 
[uftelFe de rexprelfion , paroifft 
plats. L'alliance du merveilleux 
du vraifemblable , où Tun & Tau 
ne perdent point leurs droits, 
un talent qui diftingue les Poe 
de la clafle de Vngile , des Vc 
ficatcurs fans invention ,. & < 
Poètes cxtravagans : cependant 
pocme fans meivcilîeux déplaît ( 
core davantage qu'un pcëme for 
fur une fuppofttion fans vjaifc 
blance. 

Comme rien ne détruit plus 
vraifemblance d'un fait , que 
ccnnoi (lance que peut avoir le fp 
tatcur que le fait tft arrivé aut 
ment que le Poëte ne le raconi 
les Poctes qui contredifent dj 
leurs Ouvrages des faits hiftoriq 
très-conrus , nuifcnt beaucoup : 
Yraifs;mbUnce de kuis &^ons^ < 



VRI ' 

ftirbîen que le faux eft quelquefois 
îus vraifemblable que le vrai ; mais 
ous ne réglons pas notre croyance 
«s faits (ur leur vraifemblance 
lécaphyfique , ou fur le pîei de leur 
oflibilicé^ c^ft fur leur vraifem- 
lance liiftorique. Nous n'exami- 
ons pas ce qui doit arriver plus 
robablemenc , mais ce que les 
■moins néceflaires , ^ ce que les 
[iltoriens racontent; & c'ell leur 
écit , 6c non pas la vtaifemblance 
ni détermine notre croyance : 
infi nons ne croyons pas l'événe- 
aent qui eft le plus vraifemblable 
C le plus poiîiole, mais ce qu'ils 
ous difent ctre véritablement ar 
ivé. Leur dépofition étant la règle 
le notre croyance fur les faits , ce 
[ui piuc are contraire à leur dé- 
jofirion ne fauroit paroître vrai- 
emblablc. 

Le Pocte péchera au(Tî contre la 
^raifemblance, s'il ne donne pas à 
es perfonnages les paffions qui leur 
ronviennent , fuivnnt leur âge, 
eur dignité, fuivant le caractère 
ijii'on leur pi cce vV Tintcrèt qu'on 
eur fait prendre dans Tadion. 
LEDERj verbe neutre de la pre 
nière conjugaifon , lequel fe con- 
jugue comme Chanter. Terme 
populaire qui fij>nirie, aller & ve- 
nir fans objet. Ces tnfans ne font 
tjuc vreder, 

ilLLE ; fubftantif féminin. Outil 
de fer propre à percer & aflez fem- 
blable à un fjrct. 

On appelle aiilTî vrilles y certains 
liens avec lefque's la vigne & quel- 
ques autres plantes s'attachent aux 
corps dont elles font, voifities. 
KILLETTE; fubftantif féminin. 
Sorte dî pttit fcar.ibce que quel- 
ques uns ont regardé comme un 
de mcjhs ^ pir la proprivré de rei- 
ur immobile & comme aïoïc dès 



VUE i<î3 

qu'on le touche, mais qui en dif- 
fère par fes antennes prcfque tn 
malfe , & dont les trois derniè- 
res articulatious font beaucoup plus 
longues que les autres. Les infecbes 
de ce genre percent le bois, & y 
font des trous ronds comme fcroic 
une vrille : on voit tous les jours 
les vieilles tables dans les maifons» 
les vieux meubles de bois percés 
d'une infinité de petits trous ronds , 
& tout vermoulus par ces infedtcs^ 
La larve blanche & hexapode de 
l'infeéle fe trouve communément 
au fond du trou, dont les bords 
font environnés de la poudière du 
bois. Il y a aulTi les v rillettes da 
bois vert , de la farine. 

La vrillette des tables mérite at- 
tention par un petit bruit (ingulier 
qu'elle excite , & qui fouvent a pu 
inquiéter quelques perfonnes. Pour 
peu qu'on refte tranquille dans un 
appartement, on entend quelque- 
fois un petit bruit femblable au 
mouvement d'une montre. Ce bruit 
eft du aux coups redoublés que fait 
l'infeéle en frappant le vieux bois 
pour le percer & s'y loger : en exa- 
nnuant de bien près vers l'endroit 
d'où part le bruit , on trouve le 
trou dans lequel Tinfcdc intimidé 
a celTé de travailler ; mnis les pul- 
fations recommencent bicnrôr quand 
on refte immobile. Tel eft rînfccle 
que le vulgaire foupçonne être une 
araignée ou un pou de bois. 
VUCHANG i ville de la Chine d.ns 
la province de Huqiiang j cioiu 
elle eft la première rrérropole. Eue 
a neuf autres villes dans fon dé- 
partement. 
VUCHEU} ville de la Chine dans U 
province de Kiangfi dont elle eft la 
ftptième Métropole. Elle a cinq 
autres villes dans Ion départeinent, 
VUE ; fubftantif féaûnin. Ftfus. La 

Xij 



«1^4 



VUE 



faculté par laquelle on voir, celui 
des cinq fens par lequel on apper- 
çoic les objets. Il le prend audi 
pour l'organe même de la vue^ 
pour les yeux , pour les regards. 

La vue , remarque M. de Biif- 
fon, n*eft qu'une efpéce de toucher, 
mais bien difFcrenre du roucher or- 
dinaire. Pour coucher quelque chofe 
avec le corps ou avec la main , il 
faur ou que nous approchions de 
cette choie , ou quelle s*approche 
de nous , afin d*être à, portée de 
pouvoir la pilper ; mais nous la 
pouvons roucher des yeux , à quel- 
que dtftance qu elle foie , pourvu 
qu'elle puiflTe renvoyer une afllz 
grande quantité de lumière , pour 
taire impreflion fur cet organe , ou 
bien qu'elle puifTe s'y peindre fous 
un angle fenhble. 

Le plus petit angle fous lequel 
les hommes puiiïent voir les ob- 
jets, eft d'environ une minute ^ il 
eft rare de rrouver des yeux qui 
puifTcnc appercevoir un objet fous 
un angle plus petir : cer angle don- 
ne pour la plus grande diflance , à 
iaque'le les meilleurs yeux peuvent 
app::c-'Voir un objet , environ 
345(> fois le diamètre de cet ob- 
jet : par exemple > on cédera de 
voir à, }^}6 pieds de didancc , u;'. 
objer haur & large d'un pied ; on 
celfera de voir un homme haut 
de cinq pieds , à la diltance de 
17180 pieds 9 ou d'une lieue & 
d'un tiers de lieue , & en fuppofanr 
même que ces objets foient éclaires 
au foleil. Cette eftimarion de la 
portée des yeux eft néanmoins plu- 
tôt forte que trop foible , parce 
qu'il y a peu d'hommes qui puif- 
fenc appercevoir les objets à d'auflî 
grandes diftances. 

Mais il s en faut bien qu'on ait 



VUE 

par cette eftimation une id^ 
de la force & de l'étendue 
portée de nos yeuxj car il fa 
attention à une circonftance 
tielle» c'eft que la portée 
yeux diminue & augmente 
portion de la quantité de 1 

?iui nous environne , qu 
uppofe que celle de l'obji 
toujours la même y cnforte 
le même objet que nous 
pendant te jour, â la dift< 
34^ (> fois fon diamètre, 
éclairé pendant la nuit de 1; 
quantité de lumière dont i 

fendant le jour , nous p< 
appercevoir à une diftan 
fois plus grande , de la mcn 
que nous appercevons la 
d'une chandelle pendant I 
à plus de deux lieues , c'efl 
en fuppofant le diamètre < 
lumière égal à un pouce , à 
3 i(>8oo fois la longueur 
diamètre j au lieu que, pc 
jour , on n'appercevra pas 
miçre à plus de dix ou doi 
fois la longueur de fon d 
c'cft à-dire, à plus de de 
toif-'S., fi nous la fuppofo 
rce aulfi bien que nos yeu: 
lamicie du foUil. 

Il y a trois chofes a c( 
pour déterminer la diftar 
quelle nous pouvons ap) 
un objet éloigné ; la premi 
la grandeur de l'angle qu 
i^nns n. te œil ; la fecc 
degré de lumière des obje 
t?»: intermédiaires que l'on 
même temps; & la rreifiè 
tenfiré de lumière de le 
même: chacune de ces es 
flue fur l'efFct de la vifio 
n'ert qu'en les eftimant < 
comparant , qu'un dci 
dans tous les cas la diftai 



VUE 

^elle on peuc appercevoir tel ou 
tel objet particulier. 

Au refte la portée de la vue , ou 
la diftance a laquelle on peuc voir 
le même objet , eft afllz rarement 
la mraie pour chaque œil 9 il y ^ 
peu de gens qui ayent les deux 
yeuxégalement torts. Lorfqu'ils font 
également bons ,& que Ton regarde 
le même objet des deux yeux , 
il femble qu'on devrpit le voir une 
fois mieux qu'avec un feul œil; 
cependant il n*y a pas de différence 
fenfible entre les fenfations qui ré- 
fultent de Tune & de lautre façon 
de voir ; & « après avoir fait fur 
cela des expériences ^ on a trouve 
qu avec des yeux égaux en force , 
on voyoit mieux qu'avec un feul , 
mais d'une treizième partie feule- 
menc} enforte qu'avec les deux 
yeux y on voit l'objet comme s'il 
éroit éclairé de treize lumières éga- 
les, au lieu qu'avec un feul œil, 
on ne le voit que comme s'il étoic 
éclairé de douze lumières. 

Les yeux des enfans nouveaux 
nés n'ont point encore les brillans 
qa'ils auront dans la fuite \ leur 
cornée eft plus épailTe que dans 
les adultes \ elle eft plus plate &c 
un peu ridée \ leur humeur aqueufe 
eft en petite quantité , & ne rem- 
plit pas entièrement les chambre^. 
Il eft aifé d'imaginer d'où vient 
cet état des yeux dans les enfans 
qui viennent au monde. Leurs yeux 
ont été fermés pendant neuf mois , ! 
la cornée a toujours été poudée de 
dehors en-dedans , ce qui Ta em- 
p^hé de prendre fa convexité na- 
turelle en-dehors ; les vaifleaux où | 
fe filtre Thuméur aqueufe, n'ont 
guère permis cette filtration , &c. 
Ce n'eft donc qu'à la longue qu'il 
s'amaffe dans l'œil des enfans ^ 
apiès leur naiftance , une fufE- 



VUE 1^5 

fante quantité d'humeur aqueufe 
qui puiiTe remplir les deux cham- 
bres , dilater la cornée & la pouffer 
en-dehors , faire difparoître les 
plis qui s'y trouvent , enfin la ren- 
dre plus mince en la comprimant 
davanrage . 

11 réiulte des défauts qu'on voit 
dans les yeux d'un enfant nouveau 
né , qu'il n'en fait aucun ufage : 
cet orgpne n'ayant pas encore affez 
de confiftance, les rayons de la lu- 
mière ne peuvent arriver que con- 
fufément fur la rétine. Ce n'eft 
qu'au bout d'un mois ou environ 
qu'il paroît que l'œil a pris de la 
lolidité , & le degré de tenfion 
néceffaire pour tranfmetire ces 
rayons dans l'ordre que fuppofe la 
vifîon; cepcnd;Lnt alors même, c'eft- 
à-dire» au bout d'un mois, les 
yeux des enfans ne s'arrêtent fur 
rien \ ils les cemuent & les tour- 
nent indifféremment , fans qu'on 
fmifle remarquer fi quelques objets 
es aftwdent réellement; mais bien- 
tôt, c'eft-à dire, à fix ou ftpt femai- 
nes , ils commencent à aricter leurs 
regards fur les chofes les plus bril- 
lantes , à tourner fouvcnt les yeux , 
& d les fixer du coté du jour , des 
lumières ou des fenêtres; cependant 
l'exercice qu'ils donnent à cet or- 
gane, ne fait que le fortifier fans 
leur donner encore une notion exac- 
te des différens objets ; car le pre- 
mier défaut du fens de la vue eft 
de repréfenter tous les objets ren- 
verCés. Les enfans , avant de s'être 
affurés par le toucher de la pofi« 
tion des chofes & de celle de leur 
propie corps, voient en bas tout 
ce qui eft en haut , & en haut tout 
ce qui eft en bas; ils prennent 
donc par les yeux une fauffe idée 
de la pofition des objets. 

Un fécond défaut qui doit la* 



i6^ VUE 

cuire les cnfaiis dans une aurre ef~ 
ph*e à'crrenr ou de faux jugement ^ 
c'cll qirils voient d'abord tous les 
objets doubles , parceque dans cha 
que œil il fe forme u:îe image du 
même objet ^ ce ne peut ctre que 
par rtxpciience du toucher j qu'ils 
acquièrent la connoiiTincc ncjcf- 
fiirj pour rectifier cette erreur, & 
q riis apprennent en cftet à juger 
li.nples les objets qui leur paroif 
fent doubles. Cette erreur de la 
vue, auîïî bi;n que la première , elt 
dans la fuire fi bien redifice par 
la vérité du toucher , que , quoique 
nous voyions en effet to.is les ob- 
jets doubles & renverlcs , nous 
nous imaginons cependant Us voir 
réellement fimples & droits , ce 
qui n*i(ï qu'un jugement de notre 
ame, occ.îîonnc par le rou.lier ^ 
& une appiéhcnilon réelle, pro- 
duire par le f:ns de h VuC : fi nous 
tric^ns privjs du toucher, les yeux t 
nous tromperoicnt donc , non - 
feulement (urla pofition , maisauflî 
fur le nombre des objets. 

La première erreur ell une fuite 
de la conformation de TcEil , fur le 
fond duquel les objets fe peignent 
dans une fitaation renverfée , par- 
ceque Jes rayons lumi-.ei.x qui for- 
mant les images de ces mcmas ob- 
je*ç, ne peuvent entrer dans Tœil 
qu'en fê croifant dans la petite o:i- 
veicure de la pupille: i\ l'on fait 
un petit trou dans un lieu forr ohf- 
cur , on verra que les objets <lu 
dehors fe peindront fur là mu- 
raille de cette chauïbre obfcure 
dans une fituarion renverfée. C*eft 
ainfi que fe fût le renverfement 
des objets dans Pœil \ la prunelle 
eft le petit trou de la chambre obf- 
cure. 

Pour fe convaincre que nous 



VUE 

voyons réellement tous les objctr 
doubles, quoique nous les jugioi^ 
fimples , il ne faut que regarder k 
mcme objet , d'abord avec I'o& 
dioit , on le verra correfpondre 
quelque peint d'une muraille cd 
û'u'i plan que nou> fuppjfons au 
delà de l'objet; enfuite en je re 
gardant avec Tctil gauc he , on ver a 
qu'il correfpond a un autr^e point 
de la n.uraille; & enfin en le re- 
gardant des deux yeux , on le verra 
dans le milieu entre les deux poinri 
auxquels il correfpondoit aupara- 
vant : ûinfi il fe forme une im?ge 
dans chacun de nos yeux, ntus 
voyons robj:;t double , c'cft a dire, 
nous voyons une image de cet tb- 
jct à droite, & une image àg«iu« 
chc ; f: noîis le jng-cons limple 8c 
dans le milieu ^ parceque nouf 
avons rectifié p.ir le fens dutuu* 
ciitr cette erreur de la vue. Si 
le fens du tou:h:r i;e redilîoit 
p<is le fens de la vue dans toutes 
les occafions, nous nous trempe- 
rions fur la pofitîon des objets i 
fur leur nombre , & encore ('^^ 
leur lieu ; nous les jugerions rca* 
verfés , ëc nous les jugeiions ^ 
droite & à gauche du lieu qn'il^ 
occupent réellement j & fi au IktS 
de deux yeux , nous en avions cect ^ 
nous jugerions tous les objets fim-*^ 
pies, quoique nous les vilîion^ 
multipliés cent fois. 

Avec le feul fens de la vue^ 
nous nous trompetions égalemcnlT 
fur les diOance^i & fans le tou- 
cher tous les objets nous paroî- 
troient ctre dans nos yeux, parce- 
que les images de ces objets y font 
en effet ; ce n'eft qu'après avoir 
mefuré la diftance en étendant la 
main, ouentranfportant fon corps 
d'un lieu à l'autre que rhomme 
acquiert l'idée de la diftance & de 



VUE 

leur des objets ; auparavant ' 
connoilfoic point du coat 
liiUnce, & il ne pouvoic 
le la gi.ind'jur d'un objet que 
!e à^ limage qu'il foniuit 
n a;;!. Dans ce cas le juge- 
.e la {;randcar n'étant pro- 
; par Touvercure de l'angle 
)ar les deux rayons extrêmes 
)artie fupérieure & de la 
nfcrieure de l'objet , on ju- 
jrand tout ce qui eft pccs , 
tout ce qui eft loin y mais 
voir acquis par le toucher 
;s de diftance , le jugement 
jranJear des objets com- 
à fe rscVili^rj on ne fe fie 

la première apprchenfîon 
us vient par les jreux p >ur 
e cette grandeur , on tâche 
loîcre la diftance , on cher- 
même temps à reconnoîtrc 
par fa fjrme> & enfuite on 
î fa grandeur. 

5 nous nous tromperons ai- 
fur cette grandeur , quand 
mce fera trop confidérable , 
lorfque l'intervalle de cette 
3 n'elt pas pour nous dans la 
>n ordinaire j par exemple , 
lu lieu de la mefurer hori- 
ment , no'is la mefurons du 
1 bas ou du bas en haut, 
premières itiées de la com- 
n de grandeur entre les ob- 
ous font venues en raefurant 
îc la main , foit avec le corps 
rchant , la diftance de ces 
relativement à nous & entre 
toutes ces expériences par 
!«s nous avons redfcifié les 
de grandeur que nous en 
t le lens de la vue , ayant été 
horifontalement , nous n'a- 
a acquérir la mcme habitude 
er de la etandeur des objets 

ou abaiilcs au-dcllbus de 



VUE 1^7 

nous , parceque ce n'eft pas dr.ns 
cette diteâion que nous les avui.s 
mefurés par le toucher. Ce il p/ir 
cette rai:on , ^ hu:^ clwWxicA^ 
à j'-ig:r les diitancos d.ms ce- t^i di- 
rection , qu'j quand nous nous tioa- 
voiis au-delïus d'une tour éicvcc, 
nous jugeons les hommes & les ani- 
maux qui font au deflous beaucoup 
plus petits que nous ne les jugerions 
en effet à ime diftance égale qui fe- 
roit hx)rifontale , c*eft'à dire dans 
la direûion ordinaire fuivant la- 
quelle nous avonj l'habitude de ia- 
g3r des diftanccs. Il en eft de même 
d'un coq ou d'une boale qu'on voit 
au-delTus d'un clocher j ces objets 
nous paroilFent être beaucoup plus 
petits que nous ne les jugerions f tre 
en cffwt , h nous les voyions dans la 
dirc(5lion ordinaire Se à la nicme 
diftance horifontalement à laquelle 
nousles voyons verticalement. 

Tout ce que nous venons de dire 
au fujet du fens de hvue^ fe troiive 
confirmé par les faits fuivans ; 
M. Chefelden, fameux chirurgien 
de Londres, ayant fait Topéiation 
de la cataraâ:; a un jeune homme 
de treize ans aveugle de naiffitice , 
& ayant rcuffi à lui doî.nei- le r.ns 
do la vue, obferva la rT>anic:e iI«.'P.t 
le jeune homme comtnençoit dvoîr,. 
6c publia enl'uite les rea;arqucs L\nW 
avoit faice.ç à ce fiijet. Ce jeiine , 
homme quoiqu'aveupje , ne Iccoic 
pas abfolument & cnticre.ncnt ^ 
comme la céciré provcnoic d'sne 
cataiavle» il ctoit dîtns le cr.s de 
tous les avèu<^:les ce cette efpcce qni 
peuvent ff»uj'.u:s Jiftirguer lej'Uir 
de la nuit ni 'îiftinguoir même à 
une forte lu-î^icre le r>o:r , le bîrc.c 
& le roui^c vit qu'on appelle r-.uT-' 
/ate ; vc\w il ne vovni- m n'en^rr:- 
voyoit en aucune frçon ta fr. ir,-^ 
des chofes *^on ne lai fit l'opciacioia 



i68 VUE 

dabord que fur l'un des yeux. Lorf- 
qu'il vie pour la première fois , il 
croie fi éloigné de pouvoir juger en 
aucune façon des dillances ^ qu'il 
croyoit que tous les objets indif- 
féremment touchoient fes yeux ( ce 
fut Texpreflion dont il fe fervit ) 
comme les chofes qu'il palpoit tou- 
choient fa peau. Les objets qui lui 
étoient le plus âfgréables , étoient 
ceux dont la forme étoit unie & la 
figure régulière , quoiqu'il ne put 
encore former aucun jugement fur 
leur forme, ni dire pourquoi ils 
lui paroifToient plus agréables que 
les autres : il n*avoit eu pendant le 
temps de fa cécité que des idées fi 
foibles des couleurs qu'il pouvoit 
diftinguer alors â une forte lumière, 
qu'elles n'avoient pas laiffé des tra- 
ces fuflifantes pour qu'il pût les re- 
connoître lorfqu'il les vit en effei'j il 
difoit que ces couleurs qu'il voyoit , 
n'étoient pas les mêmes que celles 
qu'il avoit vues autrefois} il ne con- 
noidbit la forme d'aucun objet , 
& il ne didinguoit aucune chofe 
d'une autre , quelque diffétentes 
Qu'elles pufTent être de figure ou 
cie grandeur : lorfqu'on lui mon- 
troit les chofes qu'il connoiflbit au- 
paravant par le toucher, il les re- 
gardoit avec attention , Se les ob- 
ïervoit avec foin pour les recon- 
noîrre une autre fois ; mais comme 
il avoit trop d'objets à retenir â la 
fois , il en oublioit la plus grande 
partie ; & dans le commencement 
qu'il apprenoit ( comme il difoit) 
à ViMt èc à connoître les objets » il 
oubiioit mille chofes pour une qu'il 
retenoir. 11 étoit fort furpris que 
les chofes qu'il avoit le mieux ai- 
mce!t, n'étoient pas celles qui étoient 
le plus agréables à fes yeux \ il s'at- 
cendoir â trouver les plus belles» les 
peifonnes qu'il aimoit le mieux. 11 ^ 



VUE 

fe palfa plus de deux mois t 
qu'il pût reconnoitre que le^ 
bleaux repréfentoientdes corp 
lides \ jufqu'alorsilne les avoit 
fidcrés que comme des plans 
féremmentcolofés, .& des furi 
diverfifiées par la variété des 
leurs; mais lorfqu'il commer 
reconnoitre que ces tableaux rc 
fentoientdes corps folides, il 
rendoit à trouver en effet des c 
folides en touchant la toile di 
blcau , & il fut extrêmement é 
né , lorfqu'en touchant les pa 
qui par la lumière & les ombres 

f)aroi(Ioient rondes & inégales 
es trouva plates & unies comnr 
refte :il demandoit quel étoit c 
le fens qui le tronipoit , fi c'étoi 
vue j ou fi c'ctoit le toucher, 
lui montra alors un petit portrai 
fon père qui étoit dans la boîte 
la montre de fa mère; il dit <] 
connoilloit bien que c'étoit la 
femblancede fon père. Mais il 
mandoit avec un grand éronnem 
comment il étoit poffible qu 
vifage auflî large pût tenir dans 
fi petit lieu , que cela lui paroii: 
aufii impofiîble que de faire te 
un boifieau dans une pinte. D< 
les commencemens il ne pouv 
fupporter qu'une très-petite lumiè 
& il voyoit tous les objets extrên 
ment gros ; mais à mefure qi 
voyoit des chofes plus grofies 
effet , il jugeoit les premières pi 
petites ; il croyoit qu il n'y av 
rien au delà des limites de ce qi 
voyoit; il favoit bien que la cha 
bre dans laquelle il étoit ne faif 
qu'une partie de la maifon, cep< 
dant il ne pouvoit concevoir coi 
ment la maifon pouvoit pareil 
plus grande que fa chambre. Avs 
qu'on lui eût fait l'opération , 
n'efpéroit pas un grand plaifir 

nouvc 



VUE 

^oaytau fens qu'on lui ptotnètcoîr ^ 
-& il n'écoic couché que de l'avan- 
"tage qu'il auroic de pouvoir appren- 
dre à lire & i écrire; il difoic , par 
exemple j qu'il ne pouvoir pas avoir 

1>lus de plaidr a fe promener dans 
e jardin lorfqu'il auroic ce fens , 
4ju'il en avoir, parcequ'it s'y pro- 
menoir libremenc Se aifémeoc , Se 
<ju'il en connoiffoiccous les diffcrens 
^ndroics; il avoic mcme crès-bien 
remarqué que Ton écac de cécicé lui 
avoir cionné un avantage fur les au- 
tres hommes, avantage qu il con- 
serva long- cemps après avoir obcenu 
le fens de la rue , qui écoic d'aller 
la nuit plus aifémenc Se plus sûre- 
inenc que ceux qui voient. Mais 
lorfqo'il eut commencé à fe fervir de 
ce nouveau fens , il étoîc tranfporté 
de joie; il difoic que chaque nou- 
vel objet écoic un délice nouveau ^ 
^ quefon plaiHr étoit H grand qu'il 
ne pouvoir crop l'exprimer. Un an 
après on le mena à Épfomoù la vue 
cft très- belle & crès-écendue ; il pa- 
rue enchancé de ce fpeAacle , & il 
appeloic ce païTage une nouvelle faf on 
it voir. On lui âc la même opéra- 
tion fur l'aurre œil plus d'un an 
après la première , & elle réuffic 
également ; il vit d'abord de ce fé- 
cond œil les objets beaucoup plus 
grands qu'il ne les voyoit de l'autre, 
oaiscependanc pasaufli grands qu'il 
les «voit vus du premier œil ; & 
lorfqu'il regardoir le même objet 
^^% deux yeux si la fois , il difoit 
9*i«cet objet lui paroilToit une fois 
p'tts grand qu'avec fon premier œil 
couc feul j mais il ne le voyoir pas 
double , ou du moins on ne pur 
pis s'alTurer qu'il eue vu d'abord les 
objets doubles lorfqu'on lui eut pra 
caré l'ufage de fon fécond œil. 

M. Chefelden rapporte quelques 
autres exemples d'avsugles qui ne 
Tcme XXX, 



fe fouvenoient pas d'avoir j^niais 
vu , Se auxquels il ;ivoit fait la mê« 
me opérarion , & il alTure que lorf- 
qu'ils commcnçoient â apprendre 
à voir , ils avoienc dit les mêmes 
chofes que ce jeune homme donc 
nous venons de parler , mais i la 
vérité avec moins de décail , Se 
qu'il avoir obfervé furtout que corn- 
me ils o'avoient jamais «u befoinde 
faire mouvoir leurs ywx pendanc 
le temps de leur céciré# ils éroiçnc 
fore embarralTés d'abord pour leur 
donner du mouvem^nr , Se pour 
les diriger fur un objet en par- 
ticulier , & que ce n'étoit que 
peu^â-peu , par degrés Se avec le 
temps qu'ils apprentienc â conduire 
leurs yeux ^ ^ â Içs diriger fur 
les objets qu'ils dcdroienc de conft- 
dérer. 

Il faut obferver qu^ la rrop 
grande quantité de luoiière eft peuc- 
être roue ce que qu'il y a de plus 
uuiâble à l'osil , que c'eft une des 
principales caufes qui peuvent oc- 
cafionner la cécité. On en a. des 
exemples fréquens dans les pays du 
Nord , où la neige écUirce par le 
foleil éblouit les yeux des voya- 

Seurs au p^inc qa'ils fooc obliges 
e fe couvrir d un crêpe pour n ê- 
tre pas aveuglés. Il en eft de même 
àt% plaines fablonneufes de TÂfri* 
que ; la réflexion de la lumière y e(t 
n vive , qu'il n'eft pas poffible d'en 
foutenir reffët fans courir le rifque 
de perdre la vue \ les psrfonncs qui 
écrivent ou qui lifent trop long' 
remps de fuite , doivent donc , 
pour ménager leurs yeux , éviter de 
travailler â une lumière rrop force \ 
il vaut beaucoup mieux faire ufage 
d'une lumière crop foible » l'œil s'y 
accoutume biencoc \ on ne pcuc 
couc au plus que le fatiguer en di- 
minuant la quantité de lumière , Se 
Y 



%7^ VUE 

on ne peut manquer de le ble (Ter en 
la multipliant. 

On dit , que U foleil donne dans 
la vue ; pour dire , que les rayons 
du foleil donnent droit dans les 
yeux. LcJoUil me donne dans la vue^ 
& m* éblouit. 

On dit figiircmentf donner dans 
la vue ; pour dire , frapper , fur- 
prendre par un éclat agréable. Ceae 
étoffe donne dans la vue plus que 
Vautre. Cette fille lui a donné dans 
la vue. 

On dit de même fîgurément d*u 
ne chofe qui excite le de(ir , Tarn- 
bition, <\\x*elle donne dans la vue. 
Cette charge lui a donné dans la 
vue. ^ 

On dit f tant que la vue ft peut 
étendre ; pour dire » jufqu'où les 
veux peuvent appercevoir. Et dans 
le mime fens on dit , jufquoù la 
vue peut porter. Ma vue ne porte pas 
jufque-là. 

On dit k peu près dans le même 
feos-; à perte de vue. Cette allée ejl 
à, perte de vue. Et l'on dit fîguré- 
ment » faire des difcours à perte de 
rue; pour dire » faire des difcours 
très-longs , fort éloignés du fujet , 
& qui ne concluent rien. On dit de 
même , des complimens à perte de 
vue. 

On dit perdre de vue une chofe ; 
pour dire , cefTer de la voir. Le 
vaiffeau s'éloigna en peu de temps ^ 
& nous le perdîmes , de vue. Voifeau 
prit l'effor y & on le perdit bientôt 
de vue. Et Pon dit , (\\\'on a perdu 
un homme de vue ; pour dire , qu'on 
a ceffé de le voir. On dit auffî d'une 
affaire , qa'o/i Va perdue de rue ; 
pour dire , qu'on ne fait ce qu'elle 
ed devenue. 

On dit fîgurément qn*une mère ne 
perd point fa fille de vue ; pour 
dire^ qu'elle l'obferve foigneufe- 



VUE 

ment. Et Ion dit d'un homi 
fe jette dans des difcours tr 
vés , qu'o/2 ne peut le fuivrc ^ 
le perd de vue. 

On dit , garder un prîfo. 
vue j pour dire , le gaidcr < 
forte qu'on le voit toujours, 
dit à peu près dans le mcm< 
chaffer un cerf à vue. Les leyi 
eourent quà vue. 

On dit à vue d'œil ; pou 
autant qu'on en peut jugci 
vue feule. On dit encore , 
d'œil; pour dire , vîfiblem< 
cela fe dit par exagération « 
lant des chofes dans lefqu< 
arrive quelque changement 
véritablement imperceptibl 
yeux dans le temps qu'il f 
mais qui ne laifle pas de p 
notable au bout de quelque 
Cet enfant croît à vue d'œii 
femme embellit à vue d'œil. 
lade dépérit à vue d'ail. 

Oadit fîgurément avoir ^ 
quelauun ; pour dire , avoi 
d'inlpeâion fur quelqu'un 
l'obferver , pour le diriger 
le conduire j & avoir la i 
quelqu'un ; pouz dire, veil 
tuellcment fur fa conduite. 

On appelle lunette de lon^ 
une lunette d'approche qui 
voir diftindtement les objet 
gnés. Les lunettes de long 
font une invention moderne. 

Vue , fe prend aiilli pour Tinf 
des chofes qu'on voit ; & 
fens on dit , voy€\ ces étoffes 
ne vous en coûtera rien. 

On dit en termes de E 
C\\x'ur2e lettre efl payable 
pour dire » que le payeur 

frayer fur le champ, lorfq 
ui préfente : &: 1 on die , à 
jours de vue ; pour dire , à 



VUE 

jours après qu'on Taura fait voir â 
celui qui doit la payer. 

On dit , j'-^g^^ £une chofc À la 
première vur ;- pour dire , la pre- 
mière foîs^qu'ôn la rôic , à la pre- 
mière infpe^dfcion': Se marcher à vue 
de pdys , fe conduire à vue de pays ; 
pour dire, fans favoir prccifément 
la route du lieu où Ion va : & figu- 
itm^niy juger à vue de pays ; pour 
dire , jngcr des chofes en gros Se 
fans encrer dans le détail, juger fur 
les premières connoidances & avant 
d avoir approfondi.. 

On die auflî , être en vue j être 
txpofé à la vue; pour dire y' erre en 
uniieu d'oà l'on peut ècre tu':'& 
dans le même fens i peu près , mec- 
ire ums. chofe tn vuev 'Il Je fie à la vue 
de l'ajffimblee. Nous jetâmes l'ancre 
à vue de cette île. Les armées font en 
vue. Il entra dans le fort à la vue de 
f ennemi. ,,;..• 

On die d'ime chofil qu'on mlir- 
chande fans l'avoir vue , ^\von en 
donnera tant , la vue deffus ; pour 
dire , d condition qu'on verra au- 
paravant coniiTient elle eft. 
Vue, fignilîe aullî , la manière dont 
on regarde un ob}et. Une vue de bas 
en haut. Une vue de côte\ Et dans 
ce fens on dit , un plan à vue d'oi- 
feau ; pour^dire , le plan d'un bâti- 
meoc , d'an jardin , d'un lieu , vu 
de haut en bas. 
YvE y fignifie auflî , toute l'étendue 
de ce qu'on peut voir du lieu où Ton 
efl. Son appartement a vue Jur te 
Luxembourg. La vue du Palais BôUr- 
ion ejl charmante. 

On appelle échappée de vue , cer- 
taines vues relferrces entre des 
moncagnes , des bois U des mai- 
Tons. Il y a de belles échappées de vue 
dans ce p^yf^^ge. 

On appelle point de vue , reten- 
due d'un lieu qui borne la vue^ U 



VUE i7t 

où la vue peut fe porter. Cette mai-- 
fon a de beaux points de vue. On ap- 
pelle auflî point de vue y l'endroit 
précis d'où il faut voir les objets 
pour les bien voir. Ce tableau n-ejl 
pas dsksfon point de vue. Et l'on die 
iigurcment d'un homme qui afpire 
à quelque chofe qu'il efpère d'ob« 
tenir, de poflcder , que c'ejl là fon 
point de vue. 
Vue , iigniHe aufli , un tableau » «ne 
eflamp^ qui repréfence\iD lien, un 

[valais , une ville , &c.^ xegardés de 
om. P''ue de Londres. Il a gravé les 
vues de plujleurs maifons royales. 

Vue . flgtiitie auflî fenêtre , ouver*- 
ture d'une maifon par laquelle on 
voit fur les lieux voiflns. // a dro'u 
de vue fur le jardin de fon voifin. La 
Cour l'a condamné par Arrêt à bou^ 
cher la vue qu'il avoit ouverte fur mon 
verger. 

On appelle vue de fervuude , une 

- vue qu'on'^eft obligé de foufiiir, en 

•'Vertu d'un titre qui eh donne .la 
jornlfance au vcffin. Et vue defifuf 
france , une vue dont «on a la joûif- 
fance par colératice ou>'confen(e- 
ment d'un voifin , fans riire. 

Vue, fignifie figurément le deflein 
quon a-, le bût , là fin qu'pnfe pro- 
'pofédans une affaire. ILib des vues 
fecfeiiês. Je n'uvois ^d'autre vue, que 
celle dé lui rendre fervice^P^rfonne 
n'entrera dans fes vues. Avoir de 
grandes vues. Il ne lui a fait cette 
promeffe qu'en vue de la fèduire. Il 
travaille dans la vue de foutenir fa 
famille. 

On dit , avoir une chofe en vue ; 
pour dire, fe la proposer *pour ob- 
jet. // n'a pue fon intérêt en vue. 
On dit aufli , il borne fes vues à 
telle chofe ; pour dire , il n'a pour 
objet que telle. chofe. 

On dit , avoir des vues pour quel" 
qu'un j pour dire » avoir deilcia 



17* VUL 

de lai procurer <|uelaae ATancage : 
6c ) avoir des vues fur quelquun ; 
pour dite >• avoir deflèin de rem- 
ployer à quelque c ofe. On dir 
Auffi t avoir des vues fur quelque 
chofe ; pour dire^ former le deflfein» 
fe propo(èr de robcenir. 

Vu fi 9 fe dir aufli généralemenr de 
Taâion par laquelle l'efprtc con- 
noît. Cela n'a pas échappé à la vue 
duPrinct. 

. Oodif i.peu près dans le même 
fens<» que rien n ejl caché à la vue de 
Dieu. 

Ce monofyllabe eft long. 
Vbyc\ B vr , pour les difFérencei 
relatives qui en diftiogaenc vues y 
ace. 

VUlDANGEi royei Viï^angi. 

VUlDANGEURi Fbyei ViDAifGE0R. 

VUIDE î royei Vide. 

VUlDERi royq Vider. 

YULCAIN ; nom du dieu du feu. Les 
Poètes le font fiUde Jupiter &.de 
Jonon. U^toic!boî{eux>'& cet acci- 
«kni. écotr venu de ce qu'à £i paif- 
fance » Jupiter l'avoir trocivé fi dif- 
forme &. û hideux j qu'il le préci- 
pita du ciel en terre > & dans cette 
chute il fe cafla une jambe dont il 
fut toujours efttopié. Pqur <le con« 
fbler.deifa di/grace » Jupiter lui 
domia i». charge de forger fes'fbu- 
dres ; il avoir pour compagnons de 
fon travail les Cyclopes , forte de 
demi Dieux > d^une taille & d'une 
figure monftrneufes» & qui n'a- 
voient qu'un œil au milieu du 
front. Les plus renommés d'entre 
£es ouvriers étoient Brome , Scéfo- 
pè Se Piracnion. Us avoienc leurs 
principales forges dans l'île de Lem- 
sos >. dans celle de Lipari , Se dans 
les cavernes du Mont-Etna en Si- 
cile. 

O» attrîbuoit â Vulcain tous les 
cavtagea qiii padbient pour de& 



VUL 

chefs-d'œuvres ^ tels que h 
du foleil , les armes d'A 
celles d'Ènée , &c. 

Ce dieu époufa la belle 
mais les galanteries de fa fe 
fendirent laiable de tout l'C 
Lui-même contribua à les 
publiques. Il environna d'ur 
de fer extrêmement délié , 
qu'imperceptible , le lit où 
& Mars étoient couchés eni 
Se les expdfa , dans cet état 
de tous les dieux, qui fe t 
rem de Vulcain , & eavij 
fort de Mars. Homère nous s 
Que Vulcain fervoir quelqu 
dieux à table'.dans l'OUmpe 
ia démarche éroit fi plaifsmtn 
te excitoit dans l'affemblét 
de grands éclats de rire« 

Le culte de ce dieu étl 
d'Egypte, où il avoit un 
fuperbe. Se une ftacue h 
(fixante quinze pieds. Les E 
lui avoiene bâti un temple ; 
. lus lui confacra des quadri{ 
raia , c'eft-a-dire , un char s 
quatre chevaux de front. 
concitme dans fes facrifices 
confumer par le feu les vi 
fans en rien réferver poui 
tin facré. Tarquin le Vieil 
de Rome , après avoir de 
Sabins, fit brûler enM*hon 
ce dieu , leurs armes Se U 
pouilles. 

Les chiens étoient deftini 
der fes temples , & le lion 
particulièrement confacré. I 
fctesqu'on avoit établies en'l 
neur , la principale étoit < 
l'on couroir avec des torch 
mées qu'il falloir porter ju 
certain but fans les éteindi 
peine d'infamie. 

Dans les monumens où i 
fféiknté^ on le voit a.vec di 



VUL 

he , les cheveux négligés , vècad'un 
Jiabit oui ne lui defcend que )uf- 
<]aaa-de(Ius des genoux , portant 
far la t&re un bonnet pointu , dans 
la main droite un marteau » 8e. des 
tenailles dans la gauche. 
^ XJLGAIRE i adjeaif des deux gcn- 
res. Fulgaris. Qui eft commun ^ 
qui eft reçu communément. No* 
tion vulgaire. 

On appelle auffi vulgaire , ce 
qui n'a lieu , ce qui n'eit reçu que 
parmi le peuple. Expreffion vul- 
gaire. 

On appelle langues vulgaires , 
par oppoution i langues favantes , 
les différentes langues que les peu- 
ples parlent aujourd'hui. Dans le 
grec vulgaire , on reconnoïc l'ancien 
grec quon appelle grec littéral. 
(^ULGiiiRE , (ignifie auffi quelquefois^ 
trivial. Ainfi on appelle penfées 
vulgaires j fentimens vulgaires , des 
penféeà^ triviales , des fentimens 
tels que le commun du peuple a 
accoutumé d'en avoir. 

On appelle par mépris homme 
vulgaire , ame vulgaire , efprit vul- 
gaire y un homme qui ne fe dif- 
tingue en rien du commun* 
Vulgaire, eft aulli fubftantif , & 
fignifie le peuple , ou ceux de quel- 
que état qu'ils foient , qui n*ont pas 
plus de lumières que le peuple. Le 
yulgaire qui refpecie des erreurs myf 
térieufes ^ méprife fouvent la vérité 
toute nue. Lefage ne fe repak point 
des applaudi'jfemens du vulgaire. 

N'apprendras - tu jamais , amc baffe 5t 

grodière , 

A voir par d'autres yeux que par ceux du 

vulgaire. 

Corneille. 



Voyc^ Ordinaire, pouT les difFé- 
fences relatives qui en diftiflguent 
vulgaire ^ &c.. 



VUL 173 

VULGAIREMENT j adverbe. Fu/gb^ 

Communément, f^ulgairement par^ 

tant. On dit vulgairement que 

VULGATE j fubftanrif féminin. Ver- 
fion Latine de l'Écriture - Sainte » 
qui eft en ufage dans TÉglife Ca- 
tholique. 

Plulieurs anciens Auteurs avoienc 
travaillé à procurer aux fidelles de 
l'Églife Latine , des verHons de la 
Bible en cette langue. La plus uni- 
verfellement reçue alors rut ap[5e- 
lée Y Italique ; elle avoit été iaite 
fur la veriion Grecque des Septen* 
ce. On la nomnu l'ancienne lorf- 
que S. Jérôme en eut compofé une 
nouvelle fur THebreu. Cette der- 
nière verfion eiTuya d*abord quel- 
ques critiques , ce qui ne Tempccha 
point de fe répandre infenfiblemert^ 
& d*ctre préférée par la fuite à la 
Vul^ate ancienne. S. Jérôme n'a 
traduit que les livres de l'Ancien 
Tedament , écrits otiginaîremcnc 
en Hcbreu ; ceux qui ne fe trou* 
vent qu'en Grec , comme k Sa- 
gelTe , l'Eccléfiaftique , les deux 
Livres des Machabées , la Prophé- 
tie de Baruch , les deux Livres de 
Jérémie , les Additions qui font â 
la fin d'Efther , les deux dernier» 
chapitres de Daniel , font encore 
de Tancienne Vulgate ; les Pfeau- 
mes mêmes , tels que nous le» 
chantons > font prefque tout entier» 
de cette ancienne italique, avec 
quelques correftions que S. Jérô- 
me fit fur la veriion Grecque de» 
Septante , mife par Origène dans 
fes Hexaples , & regardée comme- 
plus correéke que la verfion an- 
cienne. Mais la traduâion de» 
Pfeaumes que Ion trouve dans le» 
œuvres de S. Jérôme , eft faite fur 
l'Hébreu. Ce Sainr dofteur a aufC 
traduit le Nouveau Teftament : il a. 
iuivi dans fa veriion les plus za^ 



174 



VUL 



ciens Manufcrits grecs » dont il n a 
changé que ce qui lui a paru alté- 
rer le fens de TÉcriture. De cette 
manière , l'ancienne Fulgatc fut 
infenfiblement réformée fur l édi- 
tion de S. Jérôme qui devint ia 
plus commune , & qui eft la feule 
dont on fe ferve dans toute TÉ- 
glife Latine. Les plus habiles Pro- ) 
teftans ont toujours loué cette nou- 
velle Vulgau \ dont la diftion 
d'ailleurs eft plus pure que celle 
de l'ancienne. On a publié diflPé- 
rentes éditions de cette nouvelle 
Terfion , avec quelques correc- 
tions ; mais l'édition que l'Éghfe 
Latine a adoptée , eft celle qui 
fat faite par l'autorité de Clé- 
ment Vlll en 1591 : quoiqu'elle 
foit plus parfaite que celle qui pa- 
rut par Tordre de Sixte V en 1 5 90, 
elle n'eft cependant point exempte 
de défauts : le Concile de Trente , 
dit Bellarmin , en déclarant la f^ul- \ 
gau authentique dans fa quatrième 
Sefljon , nous a affuré par cette 
dccifion , que , dans tout ce qu» 
concerne la foi & les mœurs , h 
Vulgatt n'a aucune erreur , ic que 
les fidelles peuvent y ajouter une 
foi entière ; mais les Pères du 
Concile, ajoute ce dodeur, n'ont 
pas prétendu par-li préférer cette 
tradudion aux originaux. 

VULNÉRABLE; adjeftif des deux 
genres. Vulncrabilïs. Qui peut être 
bleflTé. Achille ^ félon Us Poètes , né- 
toit vulnérable qu'au talon. \\ eft 
moins ufiié ^^invulnérable. 

VULNÉRAIRE ; adjeûif des deux , 
genres. II fc dit des médicamens 
qui font propres à guérir les plaies. 
Tous les baumes font vulnéraires. La 
véronique , la grande confoude , Vai- 
gremoine^ le millepertuis , font des 
planter vulnéraires.- Il croît beaucoup 



VUL 

d^ herbes vulnéraires fur ces monta* 
gnes. 

On appelle , eau vulnéraire » celle 
qu'on tire des herbes vulnéraires. 
VupÉRAiRE , s'emploie auffi fubftan- 
livement. // fa'u ufagt de vulnérai-^ 
res. On lui a recommandé de prendrez 
des vulnéraires pour guérir f on malk 
d*tflomac. 
Vulnéraire , fe dit en particulier 
d'une plante qui croît aux lieux mon- 
tagneux , arides , fablonneux , tes 
dans des pâturages crayeux expofé:^ 
au Soleil. Sa racine eft flmple^loiiM 
gue , droite , ligneufe , noiiatre , â^ 
d'un goût légumineux : elle pouffa 
des tiges à la hauteur d'enviroo.u^ 
pied, grêles, rondes, velues » vrm: 
peu rougcâtres, couchées par terre ; 
(ts feuilles font rangées par paires , 
le long d'une côte (impie , terminée 
par une feule feuille, femblablesi 
celles de la rue de chèvre , mais plus 
iTîoclleufes, velues en>de(Ibus, & 
tirant fur le blanc , d'un vert jaunâ* 
tre en-de(ru$,d'un goût doux , mêlé 
d'âcreté: celles oui fouticnncnt les 
fleurs , font plus larges que les au* 
très, oblongues & membraneufes. 
Ses fleurs naiflent en Mai â^Juin, 
aux fommets des branches, difpo- 
fées en bouquets , légumineufes , jau- 
nes, foutenues chacune par un calice 
fait en tuyau, enflé, lanugineux & 
argentin. Lorfque la fleur eft paf- 
fée , ce calice s'enfle encore davan- 
tage , & devient une velHe qui ren- 
ferme une capfule membraneufe, 
remplie ordinairement d'une ou 
deux petites femcnces jaunâtres qui 
mûrifTent en Juillet & Août. 

Cette vulnéraire cultivée dans les 
jardins , donne une variété à fleur 
blanche; toute la plante eft vulné- 
raire, confolidante , ^opre pour 
guérir les plaies, étant pilce , & ap. 
pliquce deflus en cataplafme. 



VUL 

V \JLSON ,( xMarc ) fleur de la Colom- 
bicre , de la religion prétendue re- 
formée , & Gentilhomme de la 
chambre du Roi , mourut en 1658. 
Ayant un jour furpris fa femme en 
adultère , il la tua elle & fon galant j 
il vint tuflî'tôt en pofte à Pans folli- 
citer fa grâce , qu'il obtint. Cet cvè 
nement arriva a Grenoble en 1618. 
Depuis on mendçoit dans cette ville 
les femmes coquettes de XiiFulfonade. 
Ses ouvrages lont 1*^. Lafcicncs hé^ 
roïqut , traitant de la nohhjfc , de l'o- 
rigine des armes , &c. in-foL Paris , 
chez Cramoify , 1^44. Cet ouvrage 
fut augmenté & réimprimé dans la 
même ville en \6G^. C'eft la plus 
belle & la meilleure édition de ce 
livre, Tun des meilleurs que nous 
ayons pour la fcience du filafon. 
1^. Recueil de plufieurs pièces ^figu- 
res £ armoiries^ in-fol. Paris 1^89. 
j^. Le Théâtre ^-'honneur & de che- 
Valérie , ou le miroir hijlorique de 
la NobleJJè , contenant les combats j 
les triomphes , les tournois , les jou^ 
tes , les armes , Us caroufels , Us 
courfes de bagues , Us gages de bataiU 
/es j les cartels , Us duels , les dtgra- 
dations de Noblejfe j &c. Paris, i ^48 , 
1 vol. in-foL ouvrage curieux & 
très-utile pour connoitre le céréoio- 
nial de lancienRe chevalerie, & 
pour rintelligence de nos vieux 
romans. 
/ULVE ; fubftantif féminin , & ter- 
me d'Anatomie. L'orifice du vagin , 
ou Tefpace qui eft entre les grandes 
lèvres des parties naturelles des 
femmes. 

On a vu une iîlle qui n'avoir 
abfolument point de vulve j un pe- 
tit troo du méat urinaire étoit feu- 
lement au dehors. Son amant vint 
i bout de la féduire, & le coït ne 
put fe pratiquer que par l'anus , n'y 
ayant pas d'autre ouverture favora- 



VUR 175 

ble. La fille conçut : elle devint 
groffe, & au bout de neuf mois elle 
accoucha heureufement par l'anuf* 
Ce phénomène qui paroît unique , 
s'explique en difant que l'orifice de 
la matrice s'ouvroit dans le reâum 
a la portée du doigt, comme 1 inf- 
pcétion des parties, faite par M. 
Dupuy, Chirurgien de la fille. Se . 
par plufieurs autres Accoucheurs, le 
démontra. ^ 

La mère de la fille qui contioif- 
foit fon vice de conformation, fou- 
tenoit avec force qu'il étoit de toute 
impoffibilité qu'elle fût grotfe. Ce- 
pendant le fait devint bien palpable 
par l'accouchement , ôc il ne fut plus 
permis d'en douter. A la foitie de 
l'enfant , il fe fit une déchirure de- 
puis l'anus iufqu'au petit trou que 
nous avons dit être le méat urinaire 
de cette fille, dont les règles for- 
toient par l'anus. 

Lorlqu'un Accoucheur reçoit une 
fille qui vient au monde ,- il doit 
avoir foin de lui biennetto)er la 
vulve & les nymphes, parce que 
la matière fébacée s^ ramalfe en 
quantité dans le fein de la mère , 
&c il peut quelquefois en réfulter 
des accidens fi elle vient à fe rancir* 

VURTEMBERGjvoy.ViRTEMBERG. 

VURTZBOURG.; ville confidérable 
d'Allemagne , Capitale de l'Evêché 
de même nom, fur le Mein, qu'on 
paife fur un pont, à 18 lieues au 
fud-oueft de Bamberg , & à 1 20 au 
nord-oueft de Vienne. Elle a éié 
autrefois impériale , m.iis elle eft 
aujourd'hui lujette à îbn Evêque qui 
y réfiJe. 

L'Evêché de Vurrzbourg com- 
prend la principale partie de laFran- 
conie j il confine avec le Comté 
d'Henneberg, le Duché de Cobourg^ 
l'Abbaye de Fulde , l'Archevêché 
de Mayence , le Marqiiifat d*An(^ 



l^6 VYC 

pAch, TEvcchéde flbnberg, & le 
Comté de Vercheim. Il a 16^ lieues 
de long fur 10 de large, & com- 
prend 51 Bailliages. L'Evêque efl 
Prince de Vuiczbourg & Duc de 
Franconie. 

Le Chapitre efl; comporé de 25 
Chanoines , & de 5 Dignitaires. On 
ne peut parvenir â cet Evcchc fans 
avoir été Chanoine. 
VURlfeEN } petite ville d'Allemagne 
dans la haute Saxe y à fix lieues , cil , 
de Leipiick» 
VYCHERLEY , (Guilliume ) Pocte 
^ Anglois, né en 1640, à Clive en 
Angleterre , paifa quelques années 
en France dans fa première jeuneffe. 
Il jembrafTa la religion Catholique } 
mais dès qu*il fut de rerour d Lon- 
dres , il redevint Proteftant , & 
dans la fuite il quitta Thérélle pour 
la Catholicité. Après s'être appli- 
qué à récuJe du Dtoit , il fe livra 
à des occupations plus conformes â 
fow gcnie , ic â celui du temps. 
Châties II étoit fur le trône d*Aii- 
^Icterre; c'ctoic le règne des plai-' 
Cus ôc de Tefpric. Ce Monarque 
inftruit du talent de Vychcrlejr pour 
la Pociie, lui Br un accueil dillin- 
gué. Le Poëce lui plaifoit par la 
vivacité de fon im^iqinaiion , & 
par les agrcniens de (on caractère. 
Vycherley «ut le bonheur de gagner 
le ccrur de laCornteflTe de Drcglieda 
qu'il époufa, & qui le fit maître 
de tous (es biens ; mais la mort la 
lui ayant ravie, fon droit lui fur 
contefté , & les fraisdu Procès joints 
i d'autres accidens , le mirent hors 
d'état de fatisfaire à l'impatience de 
fes Créanciers. Il paila lept ans en 
prifon ,& y feroit peut-être demeuré 
pluî long temps j fans la générofiré 
du Roi Jacques 11, qni au forrir 
d'une rcprcfeniatidn d'une de fes 
pièces, ordonna que (qs dettes fuf- 



VYC 

fent payées » & accompagna cette 
gtâce d'une* penûon annuelle, de 
100 liv. fterlings , qui lui fut payée 
jufqu'au temps de la retraite de ce 
Prince. 

Vycherley fe maria une féconde 
fois en 1715 , â lage d'environ 
So ans, onze jours feulement aérant 
fa mort. C'étoit un homme d'un 
commerce âifé, qui n'avoit rien de 
la mifanthropie dont on auroit pu 
le foupçonner , (i Ton avoit jugé de 
lui par l'efprit fatyrique & dur qui 
caraûérife fes pièces de théâtre. Il_ 

étoit bon ami , zélé pour ceux qu'il 

atFeâionnoic j mais il avoit beau—- 
coup de penchant pour le libetti-^- 
nage, & fes éciits s*en refle&tcnt^ 
Vycherley vivoit dans le graiicL 
nK>nde j il en connoiffoit parfaire— 
ment les vices & les ridicules, ôc 
■ les peignoit du pinceau le plus fer- 
me , Se des couleurs les plus vraies. 
On a de lui quatre pièces de théâtre; 
1°. /e MiCanthrope j qu'il a imité de 
Molière. Tous les traits de Vycher- 
ley font plus forts & plus hardis que 
ceux de notre Mifanthrope; mail 
anffi ils ont moins de fineile. L'Au* 
teur Anglois a corrigé iefeul défaut 
qui foit dans la pièce de Molière } 
m manque d'incrigue & d'intérct. 
La pièce Angloife eft in tére Hante , 
&c l'intcigue en eft ingénieufe. !•• 
Une autre pièce non moins fingu- 
iière , & non moins hardie qu'il a 
aufli imitée du Pocce François , c'eft 
une efpèce à' Ecole de^ femmes , qui 
efl bien l*cco!e du bon comique , 
mais non celle de Thonnèteté & de 
la décence. Ses deux autres pièces 
ont pour titre ( en François } l'amour 
dans un bois . 6* le Gentilhomme mat'» 
tre à danftr. La première fut repré» 
fcntée en 1 6yi. On imprima â Lon» 
dres, en 1718 , tes œuvrer pofthu- 
mes. On avoit publié en 1720, un 

volutDe 



17» XAC 

Xavier; rancôc d*anc duc » comme 
dans excepter; tantôt enfin il fe pro- 
nonce comme s ^ comme dans 
Auxerre^ Bruxelles y Sec. 

A la fin da mot , il a le fon tantôt 
de cr joints enfemble» comme dans 
ceux- ci , qui ont p<iiré de la langue 
Grecque dans U nôtre^ ScU^Sphinx^ 
Linx , &c. & dans ce mot pris du 
Latin , préfix ; tantôt il fe prononce 
comme j à la fin d'un mot , c'eft-à- 
dire que devant une voyelle , il 
a le fon adouci du ^ » comme baux 
à longues années ; & que devant une 
confonne> on à la fin d'un fens, il ne 
fert qu'à ren(ire plus longue la der- 
nière fyllabe du mot,comme^r/.Vjcri^- 
cifixypdix^ choix ^ animaux ^ généreux. 
Kn cerrains mots tels quet&c & 
JixyW ne fe prononce point devant 
une confonne ; il a le fon du ^ de* 
vant une voyelle; fc quand il e(l 
final, ou qu'il eft fuivi d'un repos, 
il fe prononce fortement comme s. 
yoye[ d'ailleurs ce que nous difons 
de cette Lettre au mot Orthographe. 

X» fur les monnoies, indique celles 
qai font frappées i Amiens. 

XACCA ; ville de*Sicile dans la val- 
lée de Mazare , fur la côte méridio- 
nale de 111e , avec un port , i 1 5; 
lieues , fud-oued, de Paierme* 

XACCA , Philofophe Indien , eft 
regardé par les Japonois comme leur 
Légifiateur. Ce peuple auquel il a 
efiTeâivement appris la métempfy 
cofe & la Théologie des Chinois 
idolâtres, lui a donné un rang par- 
mi les Dieux du premier ordre. Il 
y a même une Sefte de Bonzes 
dans laquelle Xacca eft regardé 
commt Kf premier Dieude l'Empire» 
Les Brachmanes difenr que ce 
Philofophe a foufièrt quatre- vingt 
mille fois U métempfycofe , 6c que 
fon ame a paifc en autant d'animaux 
ai ditFcienus crpèc^s. 



XAN 

XAGÙA i port de l'Amérique 
nie de Cuba , fur la côte m 
nale , entre l'iie de Pinos ic 
de Spirita Sandlo , enviro 
lieues du port -de la Triniti 
un des plus beaux ports de 
rique, il a ^ lieues de cire 
une petite île dans le mili 
l'on trouve de l'eau douce, 

XALON; rivière d'Efpagne q 
fource dans la nouvelle G 
auprès de Médina- Céli, & f 
bouchure dansTEbre^au-di 
S-irragolFe. 

XANTHE ;nom d'un fleuve di 
gie, célèbre dans les écrits d 
tes , parce qu'il couloic prêt 
ville de Troye.ll a fa fource a 
Ida, ic fon embouchure dai 
chipel , vis-i- vis de l'île deX 

XANTHIUM ; fubftantif m; 
Plante dont la tige s'élève à 
teur d'un pied & demi. I 
rameufe^ velue, marquée Ai 
rouges, s'écendant au Iar| 
feuilles font beaucoup plus 
que celles de la Bardane, 
approchant de celles du pas 
dentelées en leurs bords , d'i 
un peu acre, tirant fur l'a 
que; fa fleur eft un bouquet 
tons , fcmblables ï de petites 
& contenant chacun une et 
ces fleurons tombent facil 
& ils ne laiflTenr après eux 
graine; mais il naît fur les 
pieds qui fleuriflent , des 
oblongs j gros comme de 
olives , hériffés de piquans q 
tachent aux habirs : chac 
ces fruits eft divifé dans j 
gueur , en deux loges , qui 
ment des femences oblooc 
racine eft petite , blanche i" 
nie de fibres affez groffey. 
plante croît dans les terres j 



iSo XEN 

bonne heare fous la difcipllne det 
Platon» qui lui donna fon.aniicié & I 
fon eftime. Il Taccompagna en Si- 
cile , & comme Denis le Tyran 
menaçoic un jour Platon» en lui 
difant que quelqu'un lui coupcroit la 
tece ; perfonne' y repondit Xinocrate, 
ne le fera avant d!ayùir coupé la 
mienne. Il étudia fous Platon en 
même temps qu' Ariftote , mais non 
pas avec les mêmes talens., car il 
ivoit Tefprit lent , & la conception 
4iure,au lieu qu'Ariftote avoir Tef- 
prit vif & nénériant. Cette diffé- 
rence dans lesdifpoGcions des deux 
Difciples » faifoit diie au maître 
^ue le premier avoit befoin cC éperon , 
. if l'autre de bride. Ce Philofophe 
fuccéda dans l'Académie d'Athènes 
i, Sjpeufippe, fuccefleur de Platon^ 
la leconde année de la C X Olym- 
piade, la fiff avant J. C. Il exi*» 
{;eoir de fes Difciples qu'ils f<pi([hnt 
es Mathématiaues avant de venir 
fous lui , & il renvoya un jeune 
homme qui ne les fa voit point, en 
difant qu*il ri^yoit point la clef de 
la Philofjplûe. Le changement qu'il 
opéra dans les mœurs de Polemon, 
jeune libertin, fit tant d'impreflion, 
^ue quand il paroiflbit dans lesrnes,, 
la jeune(fe débauchée s'écartoit pour 
éviter fa rencontre. Les Athéniens 
renvoyèrent en Ambaflàde vers 
Philippe , roi de Macédoine , & 
long-temps aptes vers Antipater ; 
ces deux Princes ne purent jamais> 
le corrompre par leurs préfens. 
AL-xandre le Grand eut tant d'efti- 
me pour lui , qu'il lui envoya trenre 
taleus,.c*e(V-i-dire , pJus de 50000 
écus.. Les Députés du conquérant 
Macédonien étantarrivés^il les in- 
vita a foupet: Le repas fut celui d'un 
Phikifophe fobre & auftère. Le len- 
demain lU lui demandèrent à qui ils 
vxjuloifixit qu'ils comgtalffint Le's.cin- 



XEN 

quante tsAçns} Le fouperd'hîe 
répondit-il, ne vous a-t-ii pK 
comprendre que je nai pas 
d'Argent^ Votre maître doit i 
der pour lui ^ parce quil a f 
monde à nourrir que moi. Les 
tés d'Alexandre lai firent néai 
de fv grandes u>ftance8 , qu' 
trente mines, c*cft- à-dire, 
livres, comme un gage de I 
teâion du Monarque, & 
qu'il faifoit de fes dons. 

Xénocrate mourut vess 1 

fième année de la CX VI Oly n 

le 314 avant Jefus-Chrift , 

8 X ans. 'Il avoit compoféàb 

d'Alexandre, i^.Un Traité 

de régner. 1^. Six Livres de 

iure» 3^. Six Livres de la 1 

phie. 4*. Un des Richejfes. K 

ouvrages ont été détruits 

temps. Ce Philtyfophe ne rec 

foit point d'autre Divinirc 

Ciel & les fept Planètes. Il 

tel empire fur fes pafiîon! 

fembloicêtre en quelque f( 

dedus. de l'humanité. Il et 

ve, & d'un caradère fi féri- 

fi éloigné de la poli telTe des 

niens^ qoe Platon Texhortc 

vent à facrifier aux Giâces. 

froit très-patiemmer.r les rc 

des de ce Philofophe ; & le 

l'excitoit à fe défendre,// /z^i 

aznjl j répondit-il , que pc 

avantage. Xénocrate brilla 

par fa chafteté. Il avoit ac 

tel empire fur lui-mêm< 

Phryné, la plus belle Court 

la Grèce j ayant parié de 

fuccomber, n'en put jama 

à bout , quoiqu'elle eût < 

tous les moyens imaginable 

me on fe moquoit d'elle en 

l'obliger de payer la gagea 

répondit, <\\x elle n avoit poii 

parcequMU avait parié de.£ 



iSi 



XEN 



ceptes qu'il y mêle peuvent être 
très-utiles. Xénophon , die M. de 
Voltaire , fait de la vie de Cyrus 
un roman moral , à peu près l'em- 
blable â notre JéUmaquc. li corn* 
mence par Tuppoier , pour faire va- 
loir l'éducation mâle & vigoureufe 
de Ton héros , que les Mcdes croient 
des voluptueux plongés dans la mol- 
leiFe. Lés habirans de THircanie > 
que les Tattares alors nommés Scy- 
thes y avoient ravagée pendant tren- 
te années , étoienr-ilsdes Sibarytes ? 
Tout ce qu'on peut aflTurer de Cy- 
rus , c'eft qu'il fut un grand con- 
3uérant , par conféquent un fléau 
e la terre. Charpentiers donné une 
traduélion françoife de la Cyropé- 
die. 1^. VHlftoirc de l'expédition 
de Cyrus le jeune contre fon frère 
^naxerxès ^ & de ce<te mémorablj 
retraite des dix mille donc il eut 
prefque tout Thonneur. D*Ablan- 
court a traduit cet ouvrage, f"^. 
VHiftoire Grecoue en fept livres. 
Elle commence où Thucydide z fini 
la Tienne } elle a aufll été traduite 
en François par à'AHancourt. 4^. 
Les dits mémorables de Socrate , en 
quatre livres. 3 ^. Un excellent petit 
Traité intitulé Y Économie^ 6^. VÉ- 
loge d'Agefilas. 7^. L* apologie de 
Socrate. 8*. Un Dialogue intitulé 
Hieron ou le Tyran , entre Hieron Se 
Simonide. 9^ Un petit Traité des 
revenus ou des produits de l*Attique. 
xo^. Un autre de Vart de monter & 
de drejfer les chevaux. 1 1 **. Un ttoi- 
iîème fur la manière de les nourrir. 
11''. Un petit Traite de la Chajje. 
1 3 ^. U n excellent dialogue intitulé ^ 
le Banquet des philojophes, 14**. 
Deux petits Traités y Tun du gou- 
vernement des Lacédémoniens & 
l'autre du gouvernement des Athé- 
niens. Les Livres des Equivoques 
qu'Annius de Viterbc & d'autres lui 



XER - 

ont attribués , ne font ni de 1 
dignes de lui. Les meilleure 
tions de (es œuvres font cel 
Francfort en 1(174 > d^Oxfor 
grec & en latin j ôc d\i Louv 
161^. Les ouvrages de Xén< 
font très- propres à former les 
mes d'cratj Scipion TAfiicj 
Lucullus les lifoient fans 
Comme Céfar , ce pbilofop 
à la fois grand capitaine Se 
hiftorien , tous deux fe font 
mes avec autant d*élégance q 
pureté y fans art & fans affeâ 
Le dialeâe attique qu'il em 
refpire une douceur ii aimi 
qu'on diroit , dit un Rhéteur 
les grâces repofoient fur hs 1 
Les Grecs lui donnent le fi 
d'Abeille grecque & de Mu/e 
nienne. Ce fut Xénophon qi 
blia rhiftoire de Thucydide. 

XÉRÈS DE BaDAJOZ ou DE LO! 

VALLtRos ; ville d'Efpagne 
l'Ellrémadure , fur le torrent 
dilla> à onze lieues, fud , d 
dajoz. 

XÉRÈS DE LA Fronter A \ vHU 
Hdérabled'Efpagnedans l'Ane 
fie j à fept lieues , nord , de C 
Se â dix-neuf , fud , de SevilU 
terroir eft très fertile , couvei 
rangers , de citronniers, d'olivi 
d'autres arbres fruitiers. Les 1 
y produifent les meilleurs vini 
pagne. C'eft aux environs de 
ville que Rodetic , dernier R< 
Goths , perdit en 7 1 1 une bî 
décifive. 

XÉROPHAGIE ; fubframif fén 
Nom qu'on donnoit dans la p 
tive égiife à labdincnce des 
miers chrétiens , qui penda 
carcme ne mangeoicnt que di 
& des fruits fecs. 

Cette eTpèce de feime fe j 
quoic pendant les fix jours 



i84 XEU 

Xeïixès II , Roi de Perfe , après fon 
père Arcaxcrxès Longuemain , Tan 
du monde 3579 , le 4:5 avant Jé- 
sus-Christ , fut adaflmé un an 
après par fon frère Sogdîen , qui 

■ s*empara du rrône. Xerxès n'avoir 
tenu le fceprre que d'une main 
foible. 

XEUXIS , Peintre grec . croit natif 
d'Hcraclce ; mais comme il y avoir 
un grand nombre de villes de ce 
nom » on ne fait point au jufte de 
laquelle il ctoir. Quelques Savans 
conjeâarcnc néanmoins qu'il étoic 
d'Héraclce , proche Crorone , en 
Italie. Xeuxis fut difciple d'Apol- 
lodore ; mais il porta i un plus haut 
degré que fon Maître Tinrelligence 
& la pratique du coloris &: du cbir 
obfcur. Ces parries enfentielies, 
qui font principalement la magie 
de l'Art, firent rechercher fes ou- 
vrages avec empreflcmenr. Ses fuc- 
cès le mirent dans une telle opu 
lence, qu'il ne vendoic plus fes 
tableaux, psrceque, difoit-il, au- 
cun prix n'était capable de les payer. 
Apollodore far mauvais gré à Xeu- 
xis de la répuration qu'il fe faifoit 
pir fes talens , & ce rival indigné 
ne put s'empêcher de le décrier vi- 
vement dans une faîyre, L'Élève 
»e fir que rire de la colère de fon 
Maître. Ayant fait un tableau reprc- 
fentant un athlète avec la dernière 
vérité , il fe contenta de mettre au 
bas : On le critiquera plus facilement 
qu*on ne l'imitera. Les Anciens ont 
aafll beaucoup vanté le tableau d une 
Hélène que ce Peintre fit pour les 
Agrigentins. Cette nation lui avoic 
envoyé les plus belles filles d'Agri- 
gente. Xeuxis en retint cinq , & 
c'eft en réunifiant les grâces & les 
charmes particuliers à chacune qu'il 
conçue l'idée de la plus belle per- I 
fonne du monde que fon pinceau | 



XEU 

tendît parfaitement. Les C 

tes jaloux de la belle Grec 

le pinceau de Xeuxis avoit 

ire parmi eux ne le firent 

voir que difficilement & | 

l'argefH , ce qui donna lieu 

que mauvais plaifant d'ap] 

portrait Hélène la court/fann 

maque ne pouvoir fe lalfer 

rer ce chef-d'oeuvre. H pal 

gulièremcnt une heure o 

chaque jour a le confidérer. 

ces hommes froids , incapat 

prouver la moindre émotioi 

peâ: du beau, remarquoit 

faurs dans ce fameux tablea- 

ne( mes yeux j dit un adn 

au cenfeur , & vous verni q 

une divinité. Ce Peintre lail 

narure dans toute fa vérité. 

repréfenté des raifins dans u 

beille , mais avec un tel a* 

les oifeaux fcduics venoiei 

becqueter \ts grappes peinti 

autre fois il ht un rableau 

jeune garçon portoit un pani 

rempli de railîns. Les oifea' 

renr encore pour manger c 

Xeuxis en fut mécontent , & 

s'empccher d'avouer qu'il 

que le porteur fut mal repri 

puifqu'il n'écartoit point lesc 

Xeuxis avoit des talens fupé 

mais il n'étoir point fans ce 

teurs. Parrhafius en fut un 

reux pour lui. 11 appela un j 

Peintre en défi. Xeuxis pi 

fon tableau aux raifins qui t 

renr les oifeaux mcmes ; ma 

rhafius ayant montré fon ou 

Xeuxis impatient s'écria : 

donc ce rideau , & c'étoit ce 

le fujet de fon tableau. Xeu3 

voua vaincu, puifqu il n'avoit 

que des oifeaux, & que Par 

l'avoir féduir lu^-mcme. Ou 

choit i Xeuxis de ne favoir < 



XIM 

primer les paffions de Tame , de 
«ire les extrémiccs de fes figures 
trop prononcées. Si l'on en croit 
Fellus , ce Peintre ayant repréfenté 
Une veille avec un air extrêmement 
ridicule , ce tableau le fie tant rire 
qu'il en mourut. 
?ilCONA; petite ville d'Êfpagne au 
royaume de Valence, à fix lieues j 
fud-oueft, d'Alicante. 
?dLOA; rivière dEfpagne au royau- 
me d'Arragon. Elle a fa fource au- 
près d'Albarazin , Se fon embou- 
chure dans le Xalon auprès de Ca- 
Utajud. 
XILOCASTRO î petite ville ou 
bourg de la Morée dan« le duché 
de Clarence, à deux lieues j fudj 
du golfe de Lépante. 
XIMENËZ, (François) né à Torre- 
iagana dans la vieille CaiHlle en 
I437, fit fes études à Alcala 6c d 
S^lamanque. On neluiappritqu'une 
icholailique aufli sèche qu'infipide. 
Oéjçoûré de ce fatras , il fc rendit 
^ Rome; mais ayant été volé dans 
/on voyage , il n*en rapporta qu'une 
bulle pour la première prébende qui 
Vaqueroit. L'Archevêque de To- 
lède la lui refufa, 6c le fit mettre 
^11 prifon dans la tour d'Uceda. Un 
I^rètre qui y étoit prifonnier , & qui 
fcmcloitdeprophécifer^ lui prédit 
çijii'il feroit un jour Archevêque de 
Tolède. Ayant été mis en liberté, 
il obtint un bénéfice dans le diocèfe 
de Siguença , & le Cardinal Gonfa- 
Iczde Mendoza,qui en étoit Evc- 
que , le fit fon grand Vicaire. Xi- 
menez dégoûté du monde entra 
c]aclqi:e temps nprcs chez les Cor- 
deliers de Tolède , & fit fes vœux. 
Ses talens lui procurant une foule de 
vifites 5 il fe retira dans une folitude 
nommée Cajiancly 6c s y livra à l e- 
c^de des langues orientales & de la 
Théologie. Ses Supérieurs Ten lirè- 



XIM iSj 

renc pour le confacrer a la direc- 
tion & à la chaire. La Reine Ifabelle 
qui Tavoit choifi pour fon confef- 
feur le nomma à TArchevcihé de 
Tolède en 1495. Ximenez n'ac- 
cepta qu'après un ordre exprès du 
Pape en 1498. Sa vie ne fut plus 
dès ce moment qu'un tiffii de bon- 
nes œuvres. Les portes de fon palais 
furent toujours ouvertes aux indi- 
gens y il les écoutoit avec bonté , H- 
toit leurs requêtes. Se les foulageoit 
avec une charité libérale. Il vifita 
les Eghfes, les Collèges, les Hôpi- 
taux, & employa (qs revenus à les 
réparer & â les orner. Il purgea fon 
diocèfe des ufuriers & des lieux de 
débauches , calfa les Juges qui rem- 
plifToient mal leurs charges» & mit 
en leur place des perfonnes dont il 
connoilTbit rintégritc & le défintc- 
relloment. Il tint un fynode à AU 
cala , & un autre a Talavera , oii 
il fit des réglemens très- fages pour 
le Clergé régulier & féculier. Ftrdi- 2ir^ 
naml 6c Ifabelle lui confièrent le .. V*" 
foin de réformer les ordres reli^ 
gieux y dont le défordre étoit ex« 
trème. Les Cordeliers eurent re- 
cours à routes fortes de moyens pour 
perdre le Reformatent , juiqu i 
mettre un poignard entre les mains 
de fon propre frère pour le faire pé- 
rir. Leur Général vint de Rome 
pour détruire Ximenez dans l'cfprit 
de la Reine. Ce Moine fougueux, 
dans une audience qu'il obtint d'Ifa- 
belle, parla avec tant d'impuden- 
ce , que la Princefle lui répondit : 
Savr^vous qui vous êtes y & à qui 
vous pjrU^? Oui y Madame ^ répli- 
qua rinfolent Cordelier ,y>yiij que 
je parle à IfdhelUyqui y comme moi^ 
neft que cendre & poujjière. Malgré 
les traverfes qu'on fufcita i Xime- 
nez , il vint à bout de la réforme , 
& fon zèle ne tarda pas à ctre ré- 
 a 



iStf XI M 

compenfé. Le Pape Jules II fho-^ 
nvira de la pourpre romaine en i f«7, 
ôc le Roi Ferdinand le Catholique 
lui conB.i Tadminidration des anai* 
res d*Ecat. Son premier foin fut 
de décharger le peuple du fubfide 
onéreux nommé acavaU. Ses vues 
(q rournèrenr enfuire du côte des 
Mahométans , qu il voulut ramener 
ï ia religion chrccienne» Il en bap- 
tifa plus de crois mille dans une 
place fpacieufe, où il fie brûler 
ralcoran. L'ambition enttoit pour 
beaucoup dans fon zèle ; il vouloir 
étendre la dominatioi> d'Efpagne 
chez Us Maures \ il le fit en eftee 
par la conquête de la ville d*Oran 
qu'il entreprit en 1509. Comme 
l'Archevêché de Tolède fe les em- 
plois qu*il avoir à la Cour produi- 
loient de grands revenus» il réfolut 
4e faire lui-n>eme cette conquête à 
fes dépens ; mais il eut plus d'un 
obftacle â furmonter. Les officiers 
mécontens d'avoir pour chef un gé- 
néral qui portoit lafouune fous fa 
cuiraue , refusèrent de s'embar- 
<iuer. Les efprits étoient difpo(cs 
k la r^iTjIte *, Ximenez fort de fa 
tente pour les ramener ; mais à 
peine a-t-il commencé de parler 
aux rébelles , qu'un foldat l'inrcr- 
lompit infolemmcnt , en crianr : 
de l* argent , point de harangue. Xi- 
menez s'arrête pour le chercher des 
jeux. L'ayant reconnu, il le fait 
arrêter & peoJte fur le champ en 
£à préfcnce» puis il continua i par- 
ler. La rébeliion étant calmée par 
cet exemple de fëvérité » (a Sorte 
compoféedc quatre vir.grs vaideaux 
£brrit de Canhagène le \6 Mai» fie 
débarqua hjeareufemem fur les co- 
tes d'Afrique. Le jour de l'ouver- 
ture du ficge étant arrivé-, le Car- 
dinal gueiritsr montai cheval ^ re-^ 
\hxK «e £e& Q^iEoemens gojpii&uux 1. 



XI M 

& accompagné à^% Eccléfîs 
& des Religieux qui Tavoien 
Il étoit précédé d'an Cordel 
portoit devant lot la croix 
pifcopale , & qui avoit l'é 
coté j de même que tous les 
Prêtres féculiers &c régulier 
eut un combat. Le Cardiaa 
avoir karaiigué fcs foldats 
s'enfermer dans une chape! 
il demeura profterné tant qi 
la bataille. Le fuccès de ce 
treprife fut plus heureux qt 
devoit penfer. Les Efpagno! 
une attaque des plus violent 
foncèrent la cavalerie des infi 
& en firent un horrible c 
Etant entrés dans la ville , i 
sèrent tout au fil de l'épée 
diftinâion d'âge ni de fexe. L 
le Cardinal revint de cette 
dition , atsffi glorieufe queba 
le Roi Ferdinand alla à fa rei 
}u(qii'i quaue lieues de Sev 
mit pied à terre pour l'em 
Ces marques d'amitié n* 
guères fincères ; Eerdinanc 
enoit le pouvoir de Ximei 
wi avoir refuft Gonfahe pc 
général. Le Cardinal choifit 
Navarre , â qui le Monarque 
gnol écrivoit : «« empêchez 
9> homme de rcpafTer fi-tot 
M pagne \ il faut ufer autant 
it le pourra » fa perfonne & i 
>% gent ^. Le conquérant < 
rendit des fervices plus effet 
fa nation. Prévoyant une i 
extraordinaire , il fit faire d 
niers publics à Tolède yï h\ 
i Torrelagula, & les fit r 
de blé à fes dépens. Ce hier 
une telle impréflion fur les 
que pour en conferver la méi 
on en fix graver l'éloge dans 
du Sénat de Tolède & dans I 
publique. Le RoifceEdinandj. 



iS8 



XIM 



Îrès de vingt millions poar les be- 
bi is de réuc & du peuple. Per- 
fonne n*ignore qu'il forma dans fa 
villearch.épircopale, en faveur des 
filles de condicion , un ccablille- 
ment que Louis XIV a imiré depuis 
pour le fotibgement de la pauvre 
noblelTe. Ximcnez fonda l'Univer- 
fité d'Alcala , & fie imprimer la 
Bible d^ Complute, quia fcrvi de 
mo Jcle à tant d'autres. Elle fut 
achevée en 1517 , en fix volumes 
infoL Se en quatre langues. Elle eft 
fort rare. On y trouve le texte hé- 
breu tel que les Jaifs le lifent» la 
verfion grecque des Septante , la 
verfion latine de St. Jérôme , que 
nous appelons Vulgau , & la para- 
phrafe chaldaïque d'Onkelos fur les 
cinq livres deMoïfe feulement. On 
7 travailla pendant plus de douze 
ansjXimenez s'y appliqua lui-mcme 
avec beaucoup de foin & en fit la 
dépenfe. Il acheta fept exemplaires 
en hébreu , & donna tout ce ou*on 
voulut pour les anciens manufcrits 

{;recs& latins. Il fitencoreimptimer 
e mi(rel& le bréviaireMozarabe di- 
rigés par Oriiz j & pour conferver la 
mémoire de ce rie » il fit bâtir une 
chapelle auprès de TÈglife métro* 
politaine de Tolède , & y fonda des 
chanoines & des clercs qui y célé< 
broient journellement loffice en 
cette langue. Quoique Ximenez 
écrasât Torgueil des grands , il fa- 
voit fermer les oreilles à leurs mur- 
mures. Il répondit â des perfonnes 
qui vouloient qu'on recherchât les 
auteuLS de quelques difcours qui 
avoient été tenus contre lui : « que 
» lorfqu*on étoit élevé en dignicé, 
" & qu'on n'a voit rien i fe repro- 
» cher , on devoir laiiTer aux in- 
» férieurs la mifcrable confolation 
» de venger leurs chagrins par des 
>y paroles 9>. L'éclat de' tant de qua* 



i 



XIN 

litéx brillantes fut un peu terni pall^ 
uelques défauts. Ce Pr^f^t f»^ 
er, dur, opiniâtre j ambitieux^ 
& d'une mélancolie fi profonde» 
qu'il étoit prefque toujours infup^ 
portable dans la focicté , Se aftz 
fouvent à charge à lui-même* 

XINCHEU; ville de la Chine , danj 
la province de Huquanp;, dont elle 
eft la douzième métropole. Elle a 
fix autres villes dans fon départe^ 
ment. 

XIPHIAS ; fubftantif mafculin. Conf- 
tcllationde l'héraifphèrc auftral qot 
n'eft point vifible dans nos climats. 

XlPHOÏDEj adje<aif. Terme d'A- 
natomie qui ne fe dit qu'en cette 
phrafe , cartilMgc xiphoidc. C'eft 
ainfi qu'on nomme le cartilage qui 
eft au bas du fternum , & qu'on ap- 
pelle vulgairement W/ourcheete. 

XIQUANI j nom d'une Divinité Japo* 
noife, que l'on croit prendre un 
foin paticulier des petits enfans & 
des jeunes gens. On la repréfente 
ornée de toutes les grâces qui accom- 
pagnent la jeune(re,& revêtue d'une 
robe route brillante d*étoiles. Elle 
a quatre bras , dont l'un tient un 
enfant embralTé , l'autre eft armé 
d'un fabre, le troifième porte un 
ferpent,& le quatrième un anneau 
rempli de nœuds. On a coutume 
de placer â côté d'elle un perro- 
quet , mais aucun Voyageur ne nous 
apprend pourquoi. 

XÉTRAGUPTEN i les Indiens appel- 
lent ainfi le Secrétaire du Dieu des 
Enfers, qui eft chargé de tenir un 
regiftre exad des aâions de chaque 
homme pendant fa vie. Lorfqu'un 
défunt eft préfenté au tribunal du 
Juge infernal, le Secrétaire lui met 
en main le mémoire qui contient 
toute la vie de cet homme. C'eft 
fur ce mémoire que le Dieu dea 
enfers règle fon arr.t. 



XOA 

rOARCAM } c'eft le nom qae don- 
Dent les Indiens au premier des cinq 
£aradis qu'ils difenc être ficués dans 
rs Cieux » & qui font habités par 
les âmes des hommes vertueux. Le 
Xoarcam eft le fcjourdes trois cens 
trente millions de Dieux que recon* 
nuit la Théologie Indienne. Ils font 
accompagnés d'un très-grand nombre 
de femmes fort belles,avec lefquelles 
ils palFentles plus heureux momcns. 
Qarante-huit mille Pcnitens par- 
tagent leur félicité. Le Préfident 
de ce féjour délicieux eft un certain 
Devandiren qui a pour fa part deux 
femmes & cinq concubines d'une 
i>eauté raviflTante. Il paroic cepen* 
dant que fes defirs ne font pas en- 
core fatîsfaits » s'il ea faut croire 
une aventure plaifante qui lui arriva 
autrefois, félon le rapport des Doc- 
teurs Indiens. Devandiren déjà dé- 
goûte de fe« femmes j apprit qu'il y 
avoit auprès du Gange un fameux 
Pénitent, nommé Gaudamcn ^ qui 
* Voit une femme parfaitement bel- 
Is» Il n'en fallut pas davantage pour 
^3Cciter la convoitife du Dieu qui 
5 ^chemina auflî tôt vers la cabane 
^l Pénitent , & commença à dreffer 
*^s batteries contre fa fen^me y mais 
toutes fes pourfuites furent inuti- 
^^s. La femme du Pénitent avoit 
toutes les grâces de fon fexe, fans 
en avoir Ta fragilité. Devandiren 
rebuté , eut recours à l'artifice. 
Ayant remarqué que Gaudamen ne 
tïianquoit jamais de fe lever toutes 
ks nuits , dès qu'il entendait le 
chant du coq , pour aller fe baigner 
dans le Gange , il bâtit làdcfTus un 
ftratagcme qui lui réuflît mal. 11 fe 
transforma en coq , s'en alla auprès 
de la cellule du Pénitent , & chanta 
beaucoup plutôt que le coq ordi- 
naire n'avoit coutume de chanter. 
Le Pénitent qui fentoit qu'il n'a- 



XOC 189 

voit pas fon contingent de fomméil^ 
fut furpris d'entendre (itôt le fignal 
de fon lever. Il triompha cepen- 
dant de la paredb, & s'en alla fuc 
le bord,du âeuve pour faire fes abla- 
tions accoutuméejt. Il ne tarda pas 
à reconnoitre qu'il s'étoit levé beau- 
coup trop matin , & que Theure^ de 
fes dévotions étoit encore fort éloi- 
gnée. Il s'imagina qu'un rêve lut 
avoit peut être fait entendre le chanc 
ducoq,quoiqu'iln eût pas effective- 
ment chanté, & s'en retourna chez 
lui , dans le deffcin de fe recoucher. 
Mais il fut étranjcmenc furpris , 
lorfqu'il trouva fa place occupée par 
Devandiren. Le Dieu ne fut pas 
moins éronné de fon côté de voir 
le Pénitent revenir luôt. Gaudamen 
s'emporta en imprécations contre 
Devandiren , Se fouhaita que fon 
corps devînt tout couvert de figures 
pareilles à celles des patries natu- 
relles, afin que rout le monde fût 
témoin de fon incontinence y fouhaic 

Ïui s'accomplit dans l'inflanr même. 
>evandiren affligé de fe voir dans 
un équipage fi ridicule , conjura 
Gaudamen de ne pas poufTer fi loin 
fa vengeance ^ mais toute la grâce 

3u*il put obtenir du Pénitent , fut 
e paroître aux yeux du monde tout 
couvett d'yeux, tandis qu'à (ts pro- 
pres yeux il paroitroit toujours 
chargé de ces honteufes figures. La 
femme du Pénitent quoiqu'inno- 
cente , éprouva aufii le refTentimcnc 
de fon mari, qui par fes malédic- 
tions la changea en pierre. Mais 
dans la fuite , Viflnou , fous la forme 
de Ram, ayant marché fur cette 
pierre , rendit à la femme de Gau- 
damen fa première figure. 
XOCHlCOPALLf; fubftantif mafc. 
Arbre de médiocre hanreur des 
Indes occidentales ; il eft commun 
dans la province de Méchoacaa, 



ipo XOC 

Son tronc & fon écorce produifent 

I»ar TinciAon une liqueur qui fent le 
imon , & i laquelle on attribue la 
vertu de la réHne copal. Les feuil- 
les de cet arbre font longues de 
cinq i Hx pouces « & larges de 
deuxjd*un vert obfcur \ fes fleurs 

. font compofces de quantité d'éta- 
mines jaunes. 

XOCOXOCHITL ; fabftamif mafcu- 
lin. Arbre particulier à la province { 
de Tabafco, dans la nouvelle Efpa 
gnej ce qui fait que les Epagnols 
ont nommé fon fruit poivre de 
tabafco. Cet arbre eft très- grand ; fes 
feuilles font femblables à celles 
d'un oranger , & d'une odeur 
agréable ; fes fleurs font rouges , 
reflemblent à celles d*un grenadier , 
&ont lodeurde lorange^fes fruits 
font ronds , d*abord verts , enfuire 
roageârres j enfin ils deviennent 
noirs \ leur goùc eft fort acre ; on 
s'en fert pour aflaifonnec les ali- 
mens. 

]tOMOTL}fubftantif mafculin. Ef- 

fièce de canard du Mexique , dont 
e dos ic le delTus des aîles font 
noirs: fa poitrine eft brune. Quand 
cet oifeau eft en colère, les plumes 
dudelTus de fa tct^' forment une 
tuppe, 

Seba donne la Hgure de ce canard , 
Bc. dit que cet oifeau a la tcrc d'un 
rouge agréable, & ornée d'une belle 
huppe. 11 a le bec jaune, terminé 
en ene poinre très-aiguc , & mar- 
qué pardeifous d'une tache noiiâ- 
rre , femblable à celle qui règne 
au coin de fes yeux. Son dos & fa 
poitrine font d'un ronge pale ; le 
haut des ailes eft d'un jaune clair , 
^c le bas d'un rouge incarnat. Sa 
queue déployée en éventail , tfl 
nuancée d'un rouge éclatant , Se d'uti 
lleau jaune à rextrémiic.Les Indiens 



XUK 

emploient les plumes de cet o 
pour fe parer. 

XUCAR } ( le ) rivière d'Efpagn 
a fa fource dans la nouvelle Ca( 
& fon embouchure dans la ^ 
rerranée , après avoir iraver 
royaume de Valence. 

XUDOGROD; ville de la Ta 
d'Europe , dans la Croatie, fu 
frontières de la Dalmatie » i 
lieues , nord, de Stbenico. 

XUICHEU; ville de la Chine 
la province de Kiangfl dont el 
la dixième Métropole. Elle a 
autres villes dans fon départei 

XUNKING 5 ville de la Chine 
la province de Suchuen , don 
eft la troinème Métropole. 1 
neuf autres villes dans fon dé] 
menr. 

XUNNING; ville de la Chine 
la province de Junnan , don 
eft la douzième Métropole, 
a aucune autre ville dans fon c 
tement. 

XUNTEj ville de la Chine da 
Pckeli , dont elle eft la cinqi 
Métropole. Elle a huit autre 
les dans fon département. 

XYLONj fubftantif mafculin. I 
qui produit le coton. f^oye{ 

TONNIER. 

XYLOPHORIEj fubftantif fér 
Fcte des Hébreux > dans laque 
portoit en foUnnité du bois au 
pie pour l'entretien du feu fac 
oriiloit toujours fur l'autel des 
çauftes. On ne trouve point 
fcte marquée dans aucun endr 
l'Ecriiu rt , mais Jofephe en faii 
tion dans le Livre fécond 
guerre des Juifs. Selden pi 
que cette provifion fe fait d: 
mois Ab, qui revient i pci 
à Juilict : d'autres la mette 
mois HUil , qui répond au 
d'Acùc. Les Rabbins enfei 



XYL 

qa*ofi préparoir avec grand foin le 
bois qui dévoie ècre brûlé fur Tau- 
tel , qu on le ncttoyoit très propre- 
ment, & qu'on n'y LiiAToit ni pour- 
riture , ni xien de gâté ou de ver- 
mou'u. 
^[YLOSTEUM; fubftanrif mafculin. 
ArbrifTeau qui croît fur les Pyré- 
nées. 11 poulTc un bois blanc ; fes 
feuilles font oblongues > niolles , 
d'un vert blanchâtre, un peu ve- 
lues. Ses fleurs font blanchâcres, 
attachées deux à deux fur un même 
pédicule , formées en tuyaux , éva- 
fées en cloche , & découpées en 
quatre ou cinq parties : ces tuyaux 
iont foutenus par un double calice. 
Ce calice après la chute des fleurs 
devient un fruit à deux baies ,grof- 
fcs comme de petites cerifes , mol- 
les , rouges , remplies d'un fuc 
amer , dciagréable , ôc de quelques 
ièmcnces applaties , prefque ovales. 
Ce fruir au nombre de cinq ou C\x 
baies, eft émctique Se purgatif. Il 
n*eft point d'ufage en Médecine. 
XYNOÊCIES j fubftaniif féminin plu- 
riel , & terme d'antiquité, Fctes 
célèbres chez les Athéniens, infti- 
tuées ail fujet de la réunion que 
Théfée fit de toutes les bourga- 
des 6c petites communautés de 
rAttique,en un feul corps de Ré- 
publique. Elles étoient fignalées par 
des faciificcs , des jeux & des repas 
publics dans le Pi ytance. 
XYSTARQUE i fublbntif tnafculin, 
& terme d'antiquité. Officier qui 
prélidoir aux Xvlics v?<: an ftade > & 
qui étoit le fécond Offi ier des 
Gymnafes Grecs , ou le Lieutenant 
du Gymnafiarque. 
XYSTE i fubllan:if ni*rculin, & terme 
datjtiqaité. Cétiit ch.z les an- 
ciens un lieu d. ftiné à différens 
eierctcesien voici kfoime tfcL'u- 
iage* 



XYS 19^ 

On faifoit l'alignement d^une 
place carrée ', ayant de circuit deux 
ftades» qui font 250 pas. Trois d<i 
fes faces avoient un portique (im- 
pie y avec de grandes falles de(fous » 
oii les Philofophes 8c autres gens 
de Lettres fe rendoient pour dif- 
courir & s'entretenir enfemble : i 
la face qui dévoit être tournée au 
midi j les portiques étoient doa* 
blés, de peur que les pluies d'hi- 
ver ou d'orage ne puffent paflTer juf* 
qu'au fond , & qu'en été l'on eue 
aufli le moyen de s'éloigner davan- 
tage du Soleil. Au milieu de ce 
portique > il y avoit une grande 
falle d'un carré & demi de long » 
où l'on donnoit leçon aux enfans } 
a côté de cette falle étoient les éco- 
les des jeunes filles ; fur le derrière 
étoit le lieu où les Athlètes altoîenc 
s'exercer *, plus avant > tout au boue 
de la façade du portique, on avois 
des bains d'eau froide. 

A main gauche de la falle de» 
jeunes gens , les Lutteurs s'alloienc 
frotter d'huile , pour fe rendre tet 
membres plus fouples ic plus robuf^ 
ces , & proche de «la étoient la cham- 
brc froide où ils venaient fe dé- 
pouiller. On entroit enfuite dan» 
la chambre tiède, où l'on cou%men^ 
çoit à faire du feu , & à fe tenir un 
peu chaudemenr, pour entrer après 
dans letuve,où le poëie étoit d'un 
coté , & de l'autre le bain d'éati 
chaudcr L'Archircdte ayant bict> 
confidéré que la Narure ne pafle^ 
jamars d'une extrémité â l'autre , 
que par des milieux tempérés, vou- 
)ur â fon imitation que pour aller 
d'un li;u froid dans un autre chaud, 
le palTage fe trouvât tiède. 

A Tiflue de tous les appartemcns^ 
il y avoir trois portiques j celui de 
l'entrée étoit fi^ué vers le levanten» 
le couchant y les deux autres étoiecr 



icji XYS 

k droite & à gauche , tournes Tun au 
feptentrion » ôc l'autre au midi ^ celui 
du fepccncrionétoic doublât & large 
comoie la hauteur de fes colonnes. 
Le portique qui regardoic le midi 
étoit limple , mais beaucoup plus 
ample que le précédent. On laif- 
foit tant d*ttn côcé du muE que du 
côte des colonnes , i o pieds de lar- 
gcui. Cet efpace donnoit un che- 
mm en forme de levée , de laquelle 
on defcendoic deux marches par un 
efcalier qui entroitdans un parterre 
couvert, ajanc au moins ii pieds 
de profondeur. C*étoic U que les 
Athlètes venoienc s'exercer, fans 
recevoir aucune incommodité de 
ceux qui s'alTembloient fous le por* 
tique pour les regarder*, les fpcâ:a- 
teurs de leur côté avoient auffi lavan- 
rage de bien voir , a caufe de ren- 
foncement du terrein où combat- 
toient les Athlètes ; ce portique 
s'appeloit proprement le Xyjle. 
On avoic foin en bâiiiranc les 



3èY5 

Xyftes , de ménager entre deu 
tiques quelques bofqaets , i 
allées d'arbres pavéos à la a 
que. Proche du Xifte , à la f^ 
portique double, on faifoit li 
gnemens des promenades déc( 
tes qu'on nommoir perïdron 
dans lefquelles les Âchicces f 
doient en hiver. 

A côté de- ces édifices ctoi 
place où le peuple venoit fe i 
pour voir plus commodémc 
jeux. A l'imitation de ces fort< 
difices , quelques Empereur 
mains pour fe faire aimer di 
pie , bâtirent des thermes r 
nques , où tour le monde p( 
aller « ic prendre le plaif 
bains. 
XYSTIQUE ; fubftantif mafc 
& terme d'antiquicc. Nom qu 
donnoit à Rome aux Achlèt( 
Gymnafes & aux Gladiateur 
l'hiver , fe battoient ious de2 
tiques, & non pas en plein a 



^JfJJU»^ 



méyét 



Y 




; fubftantif marculin. On 
l'appelle i grec. C'eft la 
vingt- quatrième lettre de 
l'alphabet françois , tantôt 
caradère fimple, tantôt 
caraélcre double. 

Caradère finiple, il n'a d'autre 
valeur que celle de l'i voyelle, & 
il n'cft plus admis dans notre or- 
thographe quant aux mots pure- 
ment fiançois, que dans le très-pe- 
tit nombre de ceux qui vont ctre 



rapportes ci-deiïbus ; mais or 
tinue à l'employer pour ma 
l'origine de plulieuis mots d( 
du grec , hymen ^ hymne , ety 
gic y phyjique , hypocnjic , &c. 
le conferve aufli dans les noms 
près Se dans quelques mots em 
tés des langues ctrangcres, et 
Yorck y Yacht ^ &c. 

Caradcre double , ce font 
I accouplés, dont le premiei 
unefyllabe, & le fécond en 



YAB 

«nence une autre , comme dans cl- 
rvy€nj employer y royale appuyer , 
F^ysy &c. qui fe prononcent comme 
s'il y avoir citoi-ieriy emploi-ier ^ 
roi-ial^appui-ier jpaUls. C'ell maU 
à -propos que quelques Auteurs ou 
I mprimeurs écrivent citoïen,moïen, 
&c. avec un ï créma. ^oy^ç d ail- 
leurs ce que nous difons de cette 
lettre au mot Orthographe. 

if 9 fur les monnoies dcfigne celles 
qui ont été frappées à Bourges. 

Y ^ dans la numération vaioit autre- 
fois 150, & Y avec un trait au- 
deiïus vaioit 150 mille. 

IT, cft au(fi un adverbe relatif qui fi- 
gnifie en cet endroit la. Fous Vy 
trouvere\. Il étoït à l* opéra , je l'y 
ai vu ^ Je vais che[ elle^ voule^j-vous 
y venir. 

y, dans cette acception n'eft quelque- 
fois qu'une efpcce de particule cx- 
plétive ) comme dans ces phrafes y 
il y a des Auteurs qui ont écrit que.-, 
llny a pas lieu de croire que... 

V, ngnifîe auflî , i cela, à cet homme 
là. Voilà f on objecliony & voici ce 
€jue l'y réponds. C'ejl un méchant ^ 
ii ne faut pas vous y fier. 

11 faut obferver que quand y eft 
mis immédiatement après la fé- 
conde perfonne fingulière de l'im- 
pératif, le mot finit par s , comme 
racontes-y ce que tu as vu. Parles-y 
defagénéroJUé. Portes^y cela, 
YABAQUEi petite île de TAméri- 

3ue, & l'une des Lucayes, au nord 
e Siint-Domingue. 
YACHT; fubftantif nrafculin. Sorte 
de bâiimeni qui va à voiles & à ra- 
mes. Les yachts font fort ufités en 
Angleterre & en Hollande, 
On prononce iahe. 
YAMBO; petite ville maritime d'A- 
fie dans l'Arabie, fur la cote orien- 
tale de la mer Rouge. 
YANCHEU ; ville de la Chine dans 



YAR 195 

!a province de Nankin, dont elle 
eft la feptième Métropole. Il 7 a 
neuf autres villes dans fon départe- 
ment. 

YAPA ; fubftantif mafculin. Oifeau 
du BréfilquL reftemble à une pie^ 
il a tout le corps noir , à l'excep- 
tion de la queue qui eft jaunâtre. 
Il a les yeux bleus , le bec jaune , & 
une aigrette compofée de trois plu« 
mes qu'il drefle à volonté. C'eft un 
oifeau qui fait grand plaifir à voir ; 
mais il exhale une mauvaife odeuc 
quand il eft en colère. 11 fait fa 
nourriture ordinaire des araignées, 
efcargots & grillons qu'il fait tirer 
de leurs trous dans tous les coins 
des maifons. 

YARE i ( la ) rivière d'Angleterre 
dans le comté de Norfolckj elle 
prend fa fource vers le nord-oueft, 
d'où coulant vers le fud-eft, elle ar- 
rofe la ville de Notvich , qui en eft 
la capitale, enfuite après s'être grof- 
fie d'autres rivières elle fe rend 
dans la mer, & forme à fon em- 
bouchure un bon port appelé de fon 
nom Yarmouth. 

YARMOUTHj ville d'Angleterre 
dans la province de Norfolck , à 
Tcmboucnure de TYare, d'où lui 
vient fon nom , à trente- cinq lieues, 
nord-eft, de Londres j elle eft 
grande , bien bâtie , & a quelques 
fortifications. Son port eft fort bon, 
La principale richefte de fes habi-^ 
tans confifte dans la pcche des ha- 
rengs, qui eft trèsabondante fur la 
côte. 

YASSA j torme de relation. Ceft 
ainfi qu'on nonune chez les Tarta- 
res le corps des lois dont le fameux 
conquérant GengisKan pafte pour 
être l'auteur. Timur-Beg ou Tamer- 
lan les fit obferver dans fes vaftes 
États, & quelques-unes font encore 
en vigueur aujourd'hui ch&z les 
fib 



194 YAS' P 

Tartares de Crimée & dans plu- 
fleurs autres parties de TAHe, où 
ces lois font appellées yajfa - Gen- 
ghiS'KanLQatlqncs Orientaux amis 
du merveilleux prétendent que 
Gengis-Kann'en eft point TAuteur , 
mais qu'elles font dues à Turk, 
qui, fuivant les traditions orien- 
tales» étoic fils de Japhet & petit- 
fils de Noé , fondateur de la nation | 
Tartare. M. de la Croix a donné 
dans la vie deGengis-Kan un ex- 
trait de ces lois eu vingt -deux arti- 
cles. 

i'. Il eft ordonné de ne croire 
qu'un feul Dieu créateur du ciel & 
delà terte, qui donne la vie & la 
mort, les richeffes & la pauvrtté, 
qui accodc» & refufe ce qu*il veut , 
& qui a un pouvoir abfolu fur tou- 
tes chofes. 

1^. Les Prêtres de chaque ftdke 
& tous les hommes attachés aux 
cuhes , les Médecins , ceux qui la- 
vent les corps des morts feront 
exempts de tout fervice public. 

3^. Nul Piince ne pourra prtn 
dre le titre de granJ Kan fans 
avoir été élu légitniiement par les 
autres Kans généraux & Seigneurs 
Monguls afT'emb^és en dièce. 

4<^. Il eft déf.ndu aux Chefs 
des Tribus de prendre des litres 
pompeux , à l'exemple des Souve- 
rains Mahomécans. 

5°. Il eft ordonné de ne jamais 
faire la paix avec aucun Souve- 
rain ou peuple avant qu ils foienc 
entièrement lubjugués. 

(>^. De partager toujours les trou- 

[>es en dixaines , centaines , mil- 
iers , dix milliers , &c. parceque 
ces nombres font plus commodes. 

7**. Les foldats en fe mettant en 
campagne , recevront des armes des 
officiers qui les commandent, & ils 
les leur remettront à la fin de Tex- 



YAS 

péditîon ; les foldats tiendron 
armes bien nettes , & les mo 
ront à leur chef lorfqu*ils fe p 
reront à donner bataille. 

8^.11 eft défendu fous peii 
mort, de piller Tcnncini, avan 
le Général en ait donné la pe 
fion. Chaque foldtt demeurera 
tre du butin qu il aura fait , en 
nanc au receveur du grand K< 
droits prefcrits par les lois. 

9^. Depuis le mois qui répo 
mois de Mars }ufqu*â celui c 
tobre , perlonne ne prendra de 
de daims, de lièvres, d'ânes 
vages,ni d'oifeaux d'une cei 
efpèce , afin que la cour ^ 1< 
mécs trouvtnr allez de gibier 
les grandes chailes d*hiver. 

lo^. 11 eft défendu en tuai 
bctes de leur couper la gorge ^ 
il eft ordonné de leur ouvi 
ventre. 

11^. Il eft permis de mani 
fang & les inteftinsdes anima 
11^. On règle l.s piiviléj 
les immunités desTaïkani , c 
dire , de ceux qui font exemp 
toute taxe pour les ferviccs 
ont rendus. 

1 j •. 11 eft enjoint à tout hc 
de fervir la fociété d'une m: 
ou d'une autre; ceux qui ne 
point à la guerre font oblig 
travailler un certain nombi 
jours aux ouvrages publics, 
travailler un jour de la femain< 
le grand Kan. 

14*^. Le vol d'un bœuf c 
queîqu'autre chcfc du même 
(e punilToit en ouv ant le ven 
coupable. Les autres vols 1 
coKfidérabief étoient punis par 
dix fept , vingt fept , trente- 
& ainfi de fuite jufqu'â fept 
coups de bacon , en raifon 
valeur de la chofe volée. M; 



YAS 

poas^oît fe racheter de cette puni- 
tion en payant neuf fois la valeur de 
ce qu'on avoit volé. 

15°.!! croit défendu aui Tartares 
de prendre à leur fervice des gens 
deleurnaiion; ils ne pouvoient (e^ 
faire fervir que par ceux qu'ils fai- 
foient prifonniers de guerre. 

1 6^. Il étoit défendu de donner 
retraite â Tefclave d'un autre , fous 
peine de mort. 

17^. En fe mariant un homme 
étoit obligé d'acheter fa femme, La 
polygamie étoit permife. Les ma- 
riages étoient défendus entre les 
parens du premier & du fécond de- 
^ré, mais on pouvoir épouier les 
ceux fœurs. On pouvoir ufer des 
femmes efciaves. 

18^. L'adultère étoit puni de 
TOort » & il étoit permis au mari 
de tuer fa femme prife fur le fait. 
Les h^bitans de Kamdu furent i 
leur follicitation exemprés de cette 
loi , parcequ'ils étoient dans ru(û^e 
d'offrir leurs femmes & leurs filles 



aux étrangers ; 



mais Gengiskin 



en leur acci>rdant cette exemption, 
déclara qu'il Us rcgardoit comme 
infâmes. 

19". Il étoit permis pour l'union 
des familles , de faire» contrarier 
des mari.igcs entre les enfans quoi- 
que morts , &c l'on faifoit la céré- 
monie en leur nom. Par la les fa- 
milles étoient réputées alliées. 

10^*. 11 étoit défendu fous des 
peines rigoureufes de fe baigner, 
ou de laver fes habits dans des eaux 
courantes lorfqu'il tonnoit , les 
Tarrares craignant extraordinaire- 
mentle tonnerre. 

iiS. Les efpions , les faux té- 
moins, les fodomiftes » les forciers, 
étoient punis de mort. 

21^. Les Gouverneurs & Ma- 



YEC 155 

provinces éloignées étoient punis 
de mort , lorlquMs étoient con- 
vaincus de inalverfation ou d'op- 
prellîon. Si la faute étoit légère, 
ils étoient obligés de venir fe juf- 
tifier auprès du grand Kan. Gcn- 
pis-Kân publia un j^rand nombre 
d'autres lois , mais celles qui pré- 
cédent font les principales j elles 
furent en vigueut fous le règne de 
ce conquérant & de (es fucceffeurs. 
YASSI ; c'eft ainfi que doit s'écrire le 
nom de cette ville de Moldavie dont 
nous avons parlé par erreur fous le 
nom de JaJJy , orthographe vicieufe 
fuivie par plufieurs écrivains. 
YCHO; fubftantif mafculin. Efpcce 
de jonc du Pérou qui croît fur lej 
montagnes , & dont les Lamas fe 
nourrillènt. 

YÈBLE ; voye^ HiÈble. 

YÉCOLTi fubftantif mafculin. Fruit 
de l'Amérique qui au rapport de 
Lémery , eft long , couvert de plu- 
fieurs écailles de couleur de châ- 
taigne , & a quelque reffemblance 
avec la pomme du pin ; mais il y 
en a de différentes fi^jures & gran- 
deurs : il renferme une efpèce de 
pruneau long qu'on mange avec 
piaifir. Ce fruit croît à la nouvelle 
Eipagne fur u.i palmier de mon- 
tagne , nommé en latin yocoltus 
arbor. Les Américains rappellent 
g'i'ichelc popodi , & c'eft celui dont 
Gafpard Bauhin parle fous le nom 
de arbor fruclu nucis ji/ied Jpccie ; 
cet arbre pouffe d'une feule racine 
deux ou trois troncs qui portent des 
feuilles longues, étroites^ épaiffes 
comme celles de l'iris, mais beau- 
coup plus grandes ; fes fleurs font 
compofées chacune de fix ftuilles 
blanches , odorantes , difpofées par 
grappes fur un fort pédicule : on 
mç de [iis feuilles un lil affez fia & 
Bb ij 



ijtf YED 

très- fort donc on fait de rezcellente 
toile. 
YEDO ; ville confidérable d'Ade , 
capitale du Japon » dans l'ilede Ni- 
phon, avec un fuperbe palais for- 
tifié, où l'Empereur fait fa ré- 
fidence» 

Yedo eft une des cinq grandes 
villes de commerce qui appartien- 
nent au domaine de TEmpereur ^ 
ou aux terres de la Couronne \ mais 
elleeft comptée comme la première^ 
la plus conlidérable & la plus vade 
de tout lEmpire. Kœmprer la re- 
garde comme une des plus grandes 
villes du monde connu \ il mit 
un jour entier pour aller d'un bout 
à l'autre dans (a longueur. Le nom- 
bre des habitans en eft prodigieux ; 
la rivière de Toinkau la traverfe, 
& fe jette dans la mer par cinq 
embouchures. On a confîruit fur 
cette rivière un pont de quarante- 
deux biafTes de longueur. Les mai- 
fons des p.irticuliers font petites , 
baffes & bâties de bois , ce qui oc- 
cafîonne fouvcnt des incendies ; 
mais il y a quaiuité de palais bâ 
tis de pierre & de temples fuperbes 
confacrés aux Dieux de toutes les 
feâes & religions établies au Japon. 
Le château dediné pour l'Empereur 
& fa cour , a environ cinq lieues 
du pays de circuir; celui que l'Em- 
pereur habite en particulier eft for- 
tifié de toutes partsj la ftruâure des 
appartemens qui le compofent & 
qui font immenfes pour la gran- 
deur eft d'une beauté exqtiife , fé- 
lon l'arc hittûure du pays , qui n'eft 
pas la nôtre , 6c qui ne connoit ni 
règle , ni defTein -, ni proportion ; 
les plafonds , les folives 6c les pi- 
liers font de cèdre , de camphre , 
de bois de jeferi , dont les veines 
forment naturellement des fleurs 6c 
d'autres d'hures. 



YEM 

YÉMEN; royaume d* Arabie q 
comprend la plus grande partie c 
pays qui a été nommé Y Arabie hc 
rtujt. Ce pays s'étend du nord 
l'orient , le long de la, côte de 
Mer Océane, depuis Aden j^ 

3u'au Cap de Rolalgate , c'eft 
ire , d'un golfe à Tautre. Une p 
tie de la Mer Rouge le borne 
côté du couchant ^ du midi ^ 
royaume ou pays de Hidgias < 
appartient au Chérif de la Me 

?|ue en fait les limites du côté < 
eptentrion. 

Sanaa fituée dans les montagn 
pafte pour la capitale de tout 
pays ; ce font ces montagnes q 
font l'agrément & les richeffes n 
tutelles du royaume d'Yémen j c 
ell.s pioduifcrt des fruits, pi 
fieurs cfpcces d'arbres, & en p; 
ticulier celui du café : on y trot 
de la bonne eau & de la fraichtu 
au lieu que toute la cô'c qui \ 
tend le long de la Mti Rouge , 

3ui en quelques eT>dioirs a jufq 
ix lieues de largeur , n'clt qu'i 
plaine fèche oc ftcrile. 

YEP^CHEU ; ville de la Chine d; 
la province de Channron dont < 
eft la féconde roérropole. Elle 
vingt flx autres villes dans fon « 
partement. 

YESD; ville de Perfe, fur la ro 
d'ifpahan â Keiman , au milieu 
fables qui s'étendent deux lie 
à la ronde ; il y a cependant qi 
ques bonnes terres qui produil 
d'excellens fruits. C'eft une grai 
ville oii l^on a érr^bli des Carav 
ferais , & à^^^ B;>zards. Il y a be 
coup de manufactures d'étoffe 
laine & en foie pure ou mêlée < 
& d'argent. 

YEUSE j fubftantif féminin. Eff 
de petit chêne vert ^ grand coït 
un pommier ^ & revêi^ d*une é 



YOK 

ne; Ton bois eft dur te corn- 
'p fes rameaux font remplis 
iuvet blanc ; l'es feuilles (ont 
rixes , dentelées en leurs 
, toujours vertes en dedus, 
lâtres & lanugineufes en def- 

d'un goût aftrîngtnt; fes 
is font oblongs , gitnis de 
» fleurs moulfeufesj de cou- 
aune; fes fruits naiflcnt fur 
•me pied , mais en des en- 

féparcs : ce font des glands 

, cylindriques , ic pcu gras , 
ables d'ailUurs d ceux du 

ordinaire. 

: arbre croît dans les bois ^ 
iment dans les pays chauds, 
î Tournefort le diftingue d*a- 
5 chcne , principalement par- 
l a des feuilles dentelées. IMine 
ne yeufe ou chcne vert , qui , 

feule fouche> avoit produit 
iges , chacune de douze pieds 
.amètre. Les feuilles & les 
s de Tyeufe font aftringens , 
opres â arrêter le cours de 
î étant pris en décoction. 
; c*eft le pluriel du mot œil. 

I œiL. 

gros arbre du Bréfil, dont 
idiens détachent Técorce en- 
pour en faire des canots qui 
arables de porter chacun qua- 

II fix perfonnes ; cette écorce 
Ipaifle d'un pouce, longue 

vingtaine de pieds , & larçe 
atre ou cinq. 

; '^^y^'i Inca. 

EU ; ville de la Chine dans la 
nce de Huquang , dont elle 
feptième métropole. 
LAi fubftantif mafculin & 
5 de relation C'eft ce qui fert 
jn aux habitans du Kamtfcha- 
6c aux peuples fauvages de 
bérie Orientale. Le yokola fe 
rç avec louies fortes de poif- 



YOR 197 

tons que ces habitans prennent Se 
divifenc en (ix parties. Ils font fc* 
cher les côtés ôc la queue en les 
fufpendanc à Tair : ils préparent 
fépatément le dos & la partie la 
plus mince du ventre j qu'ils fu* 
ment & font féchcr fur le feu ; ils 
amaflent les tètes dans des creux 
d*arbres où elles fermentent jufqu'à 
corruption; ils les mangent malgré 
leur odeur infeâée : les côtes & 
la chair qui y reltent attachées fe 
sèchent & fe réduifent en poudre. 
On fèche de mT-me les os \os plus 
gros : ils fervent à nourrir les 
chiens. La cha'r de Tedurgeon do- 
mine dans Tyokola. 

YONNE ; ( r ) rivière de France qui 
prend fa fource dans le Duché de 
Bourgogne , aux montagnes du 
M»>rvant, près de Château-Chi- 
non , & va fe rendre dans la Seine 
â Montereau , à dix-fept lieues au- 
delTus de Paris. 

YORIMAN; (T) province de l'A- 
mérique dans la Guiane , d'environ 
foixante lieues de long , fur la ri- 
vière des Amazones. Les habitans 
font beaux & de belle taille, ro- 
buftes j courageux & très-adroits 
â manier les armes. Ils vont nus » 
hommes & femmes. 

YORCK; ville d'Angleterre, capi- 
tale de la province de même nom , 
fur la rivière d'Ouze, à foixante 
milles nord-ouell, de Lincoln, 
& a cent cinquante de Londres. 

Cette ville éroit déjà célèbre du 
temps des Romains , Se elle l'ert 
encore , car elle s'eft relevée de 
tout ce qu'elle a fouff;.'rt dans les 
fréquentes révolutions de l'Etat, 
des Sax'^ns , des Danois , Se des 
Normans. Yorck tft aujourd'hui 
belle , graftde , riche , bien peu- 
plée , & la ville ^l plus conddéra* 
ble d'Angleterre après Londres. On 



,9? YOR 

y compte jufqu*à vingt - huit ÉgU- 
fes, & elle eft le fiége d*un Ar- 
chevêque de fon nom. Egbert qui 
occupoit ce ficge, y érigea Tan 
740 une grande bibliothèque , où 
Alcuin , Précepteur de Charlema- 
gne , & Fondateur de TUniverfité 
de Pi ris, puifa fes connoiflTances. 
Un autre ornement d'Yorck eft 
fa Çathcdrale, qui eft une des bel- 
les Eglifes de l'Europe. 

La province dTorck eft bornée 
au nord par rÉvcché de Durham j 
au couchant par les Comtés de Vef- 
tmorland & de Lancaftre, & au 
nord par ceux de Derby , de Nut 
tingham & de Lincoln ^ la mer 
d'Allemagne la baigne au cou- 
chant. 

Cette province eft la plus grande 
du Royaume : elle a trois cent vingt 
milles de circuit : on la diftinguo 
en trois parties qui font nord, eft , 
& Veflridinç. Elle eft très -fertile 
en blé , bétail , gibier & poiflTon ; 
elle produit quantité de beaux che- 
vaux, de la pierre â chaux, du 
jayer , de l'alun & du fer. Ses prin 
cipales rivières font THumber , 
PAre, la Nyd , TOufe, l'Youre, 
&c. Elle contient foixante villes ou 
bourgs à marché, ou fimplcs bourgs. 

On appelle nouvelle Yorck , une 
province de l'Amérique feptentrîo- 
nale , fur la côte orier't.il? ; elle eft 
bornée au feptcntrion par le Ca- 
nada, au midi par la mer du nord, au 
levant par la nouvelle Angleterre . 
& au couchant par la Virginie 6c 
la Pcn^ylvanie, 

Hudfon , qui étoit au fervice 
des Provinces Unies , en fit la dé- 
couverte, & en piit po(u.ilîon au 
nom de (es mutrcs en \6o^ , qaoi- 
quvi. ce ne fiit pas le vrai but de 
fon voyage, car le vaidean. qu'on 
lui avoit donné ccoic dclluicà cher- 1 



YPR 

cher un paftage vers la Tattarle & 
la Chine ; mais Hudfon , après do 
vains efforts , fit route fur le fud- 
oueft , & aborda â ce pays qu'il 
nomma la nouvelle Hollande. 

En i(>i5, les Hollandois y éle- 
vèrent une ibrtcreire qu'ils appel- 
lèrent le fort d'Orange y & une 
ville â laquelle ils donnèrent le 
nom de Nouvelle Amfterdam* Enfin 
les Anglois s'érant affermis dans h 
nouvelle Angleterre & au Mary- 
land , dcbufqucrent en i(>6^ les 
Hollandois de leurs pofreflions 1 ^ 
eu obtinrent la propriété par le 
traité de firéda. 

Sous les Anglois la nouvelle 
Amfterdam fut appelée la NouvclU 
Yorck , & donna (on nom au pays, 
ainfi qu'à la Capitale , parceque 
toute la province fut cédée en pro- 
priété au Duc d'Yorck par Charles 
Il , fon frère. Roi d Angleterre. 

YOUGHlLj ville riche & bien peu- 
plée d'Irlande dans la province de 
Munfter, au comté deCork,prc5 
de l'embouchure de la rivière de 
Blackvater. 

YOUREi rivière d'Angleterre , dans 
la province d'Yorck. 

YPRÉ AU ; fubflantif mafcttlin. Efpècc 

d'orme à larges feuilles, qui tire 
fon nom d'Ypres en Flandres , oU 
il eft coauTiun & d'une beauté ex- 
traordinaire. Louis XIV en ht plan* 
ter à Marly , où ils fe voient encore. 
YPRESi ville des Pays Bas, au Comté 
de Flandre , dans une plaine fer- 
tile , fur le ruilleau d'Yper , à fept 
lieues fud-eft de Nieuport , à neuf 
de Dankerque,de Saint Omet& 
de Bruges , à treize de Gand , fil 
de Lille & cinquante cinq de Paris. 
C'étoit aiurefois une grande ville 
qui avoir trois fi)is le circuit qu'elle 
a aujourd'hui. Wqks Tan 800 , les 
NormanJs la faccagcrenc^ Baudouin 



YSE 

ura en 880, elle fut bruine 
4.0 3 & malgré cela au dénom- 
;nc qui s'en fit deux ans après , 
rompra deux cens mille nabi- 
mais à peine y en compre-c on 
rd*hui douze mille. Hlie con- 
quacre l'aroiiFcs > dix- huic 
ens , & pluficurs Hôpitaux, 
î Evcche, fufFragant de Mali- 
futéri^éen 1559 par le Pape 
IV. Le Prince de Condc prit 
!en 1(^48 ,& ia perdit Tannée 
ite. Louis XIV la reprit en 
, & elle lui fut cédée par le 
é de NimCjiue j mais elle palla 
laifon d^Autriche par les Trai- 
Utrecht, de Radftat & de 
, Louis XV la prit en i744> 
rendit démantelée par la paix 
■la-ChaptlIe. 

PAYA j fubftantif féminin, 
e du Brélil , que MM. Homberg 
Marchand prccendent ccre nocie 
le Scrophulaiie aquatique. On 
»ue a i yquetaya la propriété 
f au féné fon mauvais goût , ^ 
)deur défagréable , fans rien 
luer de fts vertus. M. Mar- 
1 prérend aufC que rttfpèce de 
)hulaire que nous venons de 
nec, a le mrme avantage. 
)ICK ; petite , mais très-forte 
des Piovinces-Unies 9 dans la 
ire, fur le bias de TEfcaut , 
i appelle B/tr^, pi es de la mer , 
un terrein bas , que Ton peut 
ier de toutes parts, à 4 lieues, 
eTEclufe, 4,nord-eft,de Mid- 
.«urg j 7 & demie , nord-oueft, 
ïand. C'tft un des boulevards 
a Flandre. Le Prince \'auricc 
ixcn i6o.\ySc depuis ce temps 
•ft reftce aux Etats généraux. 
AUHTLlj fubftantif mafculin. 
ce d'aigle huppé du Mexique , 
le bec eft jaune à la racine, ôc 
par le bout. 11 a les pieds pâles , 



YSS 19, 

& le ventre blanc Se noir j le refte 
du plumage eft brun: il eft très* 
hardi , & entre facilement dans une 
colère terrible , au point de fe jeter 
fur Phomme Se de te dévifager : on 
en a cependant vu recevoir une ef* 
pèce d*inftruâion. 

Seba donne le nom A'Yfquauthl^ 
à un aigle de la nouvelle Efpagne » 
qui approche aflTcz du corbeau , ex- 
cepté par le plumage qui eft d'un 
roux cendré : il a la queue d'un verc 
foncé, le bec recourbé, pointu, & 
d'un cendré jaunâtre. 

YSSEL; (T) rivière des Pays-Bas, qui 
a fes deux principales fources au 
pays de Munfter , & dans le Duché 
de Cleves. La plus feptentrionale 
des deux fources entre dans le Comté 
de Zutphcn. La méridionale fe joint 
avec laurre fource , baigne Doef- 
bourg , Zuiphen , Deventcr & Kem- 
pen, où elle fe jette dans le Zuy- 
derzée , dans la province d'Overyf- 
fel. La rivière dTlFel qui coule i 
Oudevater , à Gouda & qui va tom- 
ber dans la Meufe, au-deflus de 
Rotterdam, eft différente de celle 
de l'Viïeljqui prend fa fource dans 
le Duché de Cleves : peut - être 
néanmoins que ces deux rivières 
n'en faifoient qu'une feule ancien- 
nement. 

Quoiqu'il enfoit, Drufus , fur- 
nommé Gcrmanicus , fils d^ Claude 
Tibère Néron ^ joignît le Rhin & 
ITlTel par un canal qui fuHfifte en- 
core aujourd'hui ,& il commença 
des digues fur le bord du Rhin, 
lesquelles furent achevées 6^ ans 
api es par Paulin Pompée. 

YSSELSTEIN; petite ville de Hol- 
lande, fur l'YfTcl, â deux lieues, 
fud oueft) d'Utrecht. 

YVERDUNj ville de SuîfTe dans fe 
pays de Vaud , fur les rivières d'O:- 



too YVE 

be & deThule , à quatorze Ueaes» 
fud-oueft, de Berue. 
y VETOT ; bourg de France en Nor- 
mandie j dans le pays de Caux,i 
deux lieues , nord , de Caudebec. 



TU M 

YUM A ; île de l'Amérique feptentrTou 
nale, Se Tune des Lucayes» ao nord 
de rîle de Cuba. Elle a vingt lieiiei 
de longueur , & fepr de largeur. 

YVOI. f^oyci Carigkam. 



«: 



.u^ 



JUJA m 




ZAB 

jfubftantifmafculin. Let- 
tre coufonne , la vingt-cin- 
quième 8c dernière de lai 
[>habec François. Lappel- 
ation ancienne la nom- 
moit lede , & fuivant la nouvelle , 
on la nomme re , comme dans 
la dernière Tyllabe des mots on^c^ 

On dit d'un homme tortu & ccn 
t refait , c^il eji fait comme un r^ 
ëc dans cette phrafe on conferve la 
prononciation ancienne. 

Zi furies monnoics , indique celles 
qui ont été frappées i Grenoble. 

Dans l'ancienne numération 2 
fignifie 1000 , & fous un trait ho- 

rifontalz» il fignifie 2000000. 

ZABACHE i ( mer de ) grand lac n- 
tué fur les confins de TEurope & de 
TAfie , entre la petite Ta^tarie & la 
Circaflie. On lui donne 600 milles, 
00 zoo lieues de tour ; mais il a fi 
peu de fond , Se tant de bancs de 
fable , qu'il ne peut porter que des 
barques. 

ZABARELLA, (François) plus con- 
nu fous le nom de Cardinal de Flo- 
rence » étudia i Bologne le Droit 
Canonique , qu*il prorefla à Padout 
fa patrie. Cette ville, affiégée par 
les Vénitiens en 140(^1 députa Za- 



ZAB 

iareHa au Roi de France, fjour laî 
demander du fecours ; mais il vkf^ 
put pas en obtenir. De Padouc i* 
paffa à Florence. Le fuccès avec le- 
Quel il profefla le Droit 3 le fit éliro 
Archevêque \ mais le Pape prévitmt 
cette éUaion, ScZabarellademta^^ 
ra fimple particulier , jofqu*à c^ 
que Jean XXIU . Tappela à fa Cour. 
Ce Pontife lui donna ce même Ar- 
chevcché, Thonorade la pourpre > 
& l'envoya en 141} , vctsTEmpc- 
reur S/gifmond , qui demandoit la 
convocation d'un Concile. On coi^- 
vint qu*il fe tiendroit i Conftancc. 
Le Cardinal de Florence figaala foti 
zèle Se fes lumières dans cette au- 
gufte alTemblée , dont il fat un de» 
plus illuftres membres. On croit 
que s*il eût vécu jufquà l'éleftion 
d'un Pape, on auroit jeté les jcM 
fur lui , mais il mourut dans le cour^ 
du Concile en 1417, à 78 ans, on 
mois & demi avant l'éleftion i^ 
Marùn F. L'Empereur & tout le 
Concile afl^îtcrent à fes funérailles» 
Pogge prononça fon Oraifon fuuè» 
bre. On a de Zabarella , !•. des 
Commentaires fur les Décrétâtes 8c 
fur les Clémentines , en 6 vol. 1^. 
Des Conciles^ en un vol. 3^. Des 
Harangues. 4®. De Lettres. 5®. Un 
Traité de Horis Canonicis. 6^. De 

filicitatc^ 



ZAB 

f y libri trcs. 7^. VariA Ugum I 
nés. 8°. Opufcula de anibus j 
us. 9®. De naturâ rerum di- 
n 100. Commentani in natu- 
• moralem phUofophiam, 11^. 
\ fui temporis. ii°. A cl a in 
s Pifano & Conftanticnfi. 
zs Notes fur Tancien & le 
j Teftament. 14''. Un Trai- 
ùfme, que les Proteftans ont 
: fait réimprimer , parce que 
7a y parle avec beaucoup de 
des Papes & de la Cour de 

& c*eft aufli pour cette rai- 
: ce livre a été mis à M index, 
3ue tous les maux que TE- 
rouva de fon tems à la cefla- 
îs Conciles, & ce dernier 
e à lambirion des Papes , 
s le gouvernement de rÈgli- 
icant plutôt la conduite des 
temporels que celle des 
s y ont voulu tout décider 
rs propres lumières. 
LA , ( Barthelemi j neveu du 
int , profelTa le Droit Canon 
ie , avec beaucoup de répu- 
[1 fut enfuite Archevêque de 
:e , & Référendaire de TE- 
fous le Pape Eugène IV. 11 
: en 1441 , à 46 ans, avec 
mde réputation de favoir & 
h. 

LA, (Jacques) fils du pré^ 
, vit le jour â Padoue en 
& y mourut en 1 589 , â 5(j 
acquit une connoi (lance pro- 
de la phyHque & de la mo- 
iriftote , & devint Profeffeur 
[ofophie à Padoue en 15^4. 
fa les offres que Sigifmond , 

Pologne , lui fit pour latti- 
lis fon Royaume. On a de 
lia des commentaires fur Arif- 
m efprit étoit capable de dé- 
er les grandes difficultés, & 
^prendre les (juelUpns \^% plus 
n% XXX. 



Z A C ICI 

obfcuresj mais il donnoît fouvenc 
dans U faux, & on ne peut excu- 
fer fa padîon pour TAHrologie & 
fa manie de tirer des h'irofcopes. 
Il foutient dans ces Commentaires» 
que par les principes A'AriJloie , on 
ne peut donner des preuves de Tim- 
mortalité de Tame. 

ZACAGNI , ( Laurent - Alexandre ) 
critique & littérateur Italien, more 
à Rome vers 1710 , eut un gouc 
décidé pour l'étude ecclcfiaftique. 
Il entra de bonne heure dans les 
Ordres, qui , en le débarraflim des 
foins du fièjle, lui lailToient plus 
de loi(ir pour vaquer à Téiude. Il 
regardâtes languescomme un moyen 
pour réuflir , les apprit , & ayant 
Fait cohnoître fon érudition pat 
quelques ouvrages , il fut placé en 
qualité de Garde dans la Bibliothé* 
que du Vatican. Cet emploi le mie 
 portée de déterrer plufieurs mo* 
numens eccléHaftiques dont il pu* 
blia le recueil fous ce titre : Coliec^ 
tanea monumentorum yetemm tcde* 
JidL grdLCA & latine y in- 4^. Rom€^ 
1(^98. 

ZACATÉCAS ; province de FA me- 
rii^ie feptentrionale qui fait partie 
de la nouvelle Galice , dans le Me- 
xiaûe , bornée au nord par la nou- 
velle Bifcaie , à Teft par la province 
de Panuco, au fud par celle de Gua- 
dalajara , à Toueft par celle de Cu-« 
liacan & de Chiametlan. C'eft un 
pays abondant en mines d'argent. 

ZACArULA , ville de l'Amérique 
feptentrionale dans la nouvelle Ef- 
pagne, à 80 lieues de Mexico, U à 
1 8 d'Acapulco. 

ZACCHI AS , ( Paul ) Médecin du Pa^ 
pe Innocent X , mort à Rome f* 

fratrie en 1659 , à 75 ans , culciva 
es Belles Lettres , la Pocïie , la Mu- 
ficjue , la Peinture , & toutes les 
(cienç es. La variété de fe$ connoif*-. 
Ce 



1C2 ZAC 

fances ne nuific point à fon appli- 
cation i la médecine. On a de iui 
1^. un livre intitulé : Qudftiones mc' 
dicO'UgaUs 3 dont il y eut plu(ieurs 
éditions « & entr autres une de Lyon 
en 171^ , en 3 tom. infoL Cet ou- 
vrage trop ditFus , offre beaucoup 
d'érudition, de jugement & de fo* 
lidité ^ & il eft nécelTaire aux Théo- 
logiens qui s'appliquent à l'étude 
des cas de confcience. i^'.Un traité 
en Italien , intitulé : La vie quadra- 
gefimaU. j^ Trois livres eo Italien, 
fur Us maladies hypocondriaques y 
&c. 

ZACCONi fubftantif mafculin. Ef- 
pece de prunier étranger qui croit 
dans la plaine de Jéricho. Cet arbre 
eft grand comme un oranger : il 
porte des feuilles femblables à celles 

N de Tolivier^mais plus petites, moins 
larges, plus pointues, fort vertes j^ 
ïe% fleurs font blanches ; (qs fruits 
font gros comme des prunes^ ronds, 
Verts au commencement , mais en 
mûrilTant ils deviennent ;aunes \ ils 
renferment chacun un noyau. On 
tire de ces fruits une huile par ex- 
preâîon , qui eft excellente pour dif- 
cuter & réfoudre les humeurs froi- 
des Se vifqueufes. 

ZÂCflÂRlE , le onzième des douze 
petits Prophètes , prophétifa fur la 
fin de la captivité & après le retour 
des Juifs dans leur pays* Il les ex- 
cita â rétablir le temple de Jérufa- 
lem. Il eft rempli de figures & de 
vifions j dans lefquelles il prédit la 
fuccefl[ion des quatre Monarchies 

3ui dévoient fe terminer au règne 
e Jéfus-Chrift. 
2ACHTLÉEVEN , { Herman) Pein- 
tre j né à Roterdam en 1(^9, & 
mort â Utrecht en i^S^. Ce maî- 
tre , un des meilleurs Payfagiftes , 
fit des tableaux très-piquans .par le 
choix agréable dea met > par fon 



ZAG 

coloris enchanteur , par Tai 
lequel il a repréfenté des lo 
clairs & légers qui feroblei 
& s'échaper à la vue. Ses defl 
crayon noir fonrtrèsrecherc 
eut pour élèves Jean Griffier 
neille Zacht-Léevtn fon frère 
à Roterdam, 

ZACONIE i province de la K 
la quatrième en rang j elle c 
née au nord par le Duché d( 
rence \ au midi par le gc 
Colochine ; au levant par Te 
de Napoli de Romanie , 
couchant , par la province d 
vedère. 

La Zaconie eft fouvent ne 
Braiip di Maina; elle fut p 
rement appelée Lelia^ de 
le premier qui y commanda c 
lité de Roi. Virgile & les 
Poctes rappelèrent Œbalia , 
balus qui en fut Seigneur. 
Strabon , elle fut encore ne 
jirgos , mais les Lacédém 
en étant les maures , lapp 
Laconie. 

Cette province s'étend h 
de la mer j il s'y trouve qi 
de rochers & de profondes 
nés aux environs du mont T 
Les chiens de cette province 
trefois célèbres , conlervent 
leur réputation , & le grani 
neur du Sultan en tire quantit 
les ans pour les meutes de ù 
teflfe. 

ZAFRA ; petite ville forte d'Ei 
dans l'Eftrémadure , â trois 
de Feria» 

ZAGAIE; fubftantif féminin. I 
de Javelot dont les Mores 
vent en combattant à cheval. 
cer la :^agaie. 

ZAGATHAlj voyei Uxwj 

NAHAR. 

ZAGRAfi^ ville forte de Uoi 



ZAI 

etpitale d'un comté de même nom « 
/ur U Save , i douze lieues , nord- 
eft, de Carioftadc , & A 5 5 lieues , 
i"uci-oueft, de Bude. 

Le comté de Zagrab s'étend en 
longueur le long de la Save , de- 
puis le comté de Sagor , qui le 
borne â Toccidenr^ juiqu'au comté 
de Poflega , dont il eft borné à l'o- 
rient, ainfi que par la petite Va- 
laquie. 11 a au nord encore le comté 
de Sagor , & celui de Creits. 
EAHÂRÂ i ville d'Efpagne dansTAn- 
daloafîe , près de la fource de la 
Guadalèfe , fur la route de Seville 
à Cadix. 
ZAlM; fubftantif mafculin & ter- 
me de relation. On donne ce nom 
en Turquie i des gens de guerre 
qui jouitTent d'un bénéfice militaire 
un peu plus confîdérable que celui 
da Timariot. Les Zaïms doivent 
marcher en perfonnes à larmée , 
comme les Timariots. Le fervîce 
mitiuire des uns fie des autres eft 
le même. 
2AJN } adjeftif mafculin. Il fe dit 
<l*un cheval qui eft tout noir ou 
.tout bai, fans aucune marque de 
blanc. Les chevaux \ains font affe^ 
rares. 
Zaïre ; grand fleuve d'Afrique qui 
fort du lac de Zambre , arrofe le 
royaume de Congo » & va fe per- 
dre dans l'Océan j vers le cinquiè- 
me degré , quarante minutes de la- 
titude méridionale. 
2ALEUCUS , fameux Légiflateur 
des Locriens, peuple d'l(aTie,s'eft 
fait un nom immortel par la fa- 
gefle de Ces lois , dont il ne nous 
refte prefque plus que le préam- 
bule. Son but étoit de conduire les 
hommes plutôt par Thonneur que 
par la crainte. 
2ALUSKI ^ ( André - Chryfoftôme) 
naquit ea Pologne, 8c parcouciK 



ZAM i05 

les Pays Bas, la France & l'Italie ; 
i fon retour il obtint un canonicac 
à Cracovie. Quelque temps aprèg 
il fut nommé Ambù (fadeur en Por- 
tugal & en Espagne. Après avoir 
été employé dans plufieurs affaires 
aufli épineufes qu'embarraffantes > 
il mourut Évêque de Vormie 8c 
grand Chancelier de Pologne en 
1714,161 ans. Ce Prélat eft prin- 
cipalement célèbre par quatre vol. 
in fol. de Lettres latines, impri- 
mées depuis 1709 jufqu'à 1711 > 
dans lesquelles on trouve une in- 
finité de faits très-intéreffans fuc 
Thiftoire de PoUogne, 8c même 
fur celle de l'Europe. 

ZAMORA y ville forte & épifcopale 
d'Efpagne au royaume de Léon ^ 
fur le Duéro , à vingt-deux lieues » 
fud , de Léon , & quarante - fix ^ 
nordoueft , de Madrid. 

Zamora , eft aufli le nom d'une ville 
forte d'Afrique , dans la province 
de Bugie. Elle appartient aux AU 
gériens. 

Zamora , eft encore le nom d'une 
ville de l'Amérique méridionale au 
Pérou , dans l'Audience de Quito » 
affez près des Andes , & ^ foixan- 
te-dix lieues de la mer du fud. U 
y a de riches mines d'or dans le 
voiHnage. 

ZAMOSKI; ville forte de Pologne 
dans le Palatinat de Belz , à quinze 
lieues de Lemberg » & à vingt- cinq 
de Lublin. 

ZAMPANGO î ville de l'Amérique 
méridionale dans la nouvelle Efpa- 
gne, fur la route de Mexico i 
Guaxaca. On y commerce en fu- 
cre , en cochenille & en coton. 

ZANCHIUS , ( Bafile ) de Pergame ; 
prit l'habit de Chanoine Réguiierw 
Ses connoiflànces dans les huma« 
nités, la Philofophie & la Théo- 
logie 9 lui méciccrent la place de 
Çc ij 



104 Z A N 

Garde de la bibliorhèque du Vati< 
can. Apres avoir exercé cet em- 
ploi avec fucccs , il mouruc â Ro- 
me dans de granis ftntimens de 
pieté en 1560. On a de lui plu- 
iîeurs Ojvniges. Les principaux 
font , I . des Pocjies Latines qui ne 
font pas dans le premier rang. 
2. Un Diclionnairc pocùquc en la» 
tin. j. Des Que/lions Latims fur 
les livres des Rois & des Paralipo- 
mènes. Ce Savane , regretté après 
Ùl mort, e^Tuya plufieurs tracaflfe- 
ries qui empoifonnèrenc fa vie. 
2anchius , (Jérôme) né à Alzano 
en Italie, en 151(9, entra dans la 
Congrcj'Ation des Chanoines Ré- 
guliers de Latran, à 1 âge de quinze 
ans , & il s*y diftingua. Mais Pierre 
Martyr, Chanoine Je la même 
Congrégation, ayant embraflfé les 
erreurs des Proreftans , les com- 
muniqua à plu(ieurs de fes Con- 
frères. Zanchius fe retira â Siraf- 
bourç en 1 5 j 1 , & il y cnfeigna 
rÉcriture Sainte & la Philofophie 
d*Ariftote. QuoiqMii'Apoftat , il ai- 
moit la paix & détefloic les guér- 
ies théologiques. Il ne put néan- 
moins les éviter. Les Proteftans 
raccufèrent d'erreur. Il fe vie obli- 
gé , pour avoir la paix » de quitter 
Strasbourg en 1 5(>8 , au'il alla â 
Heidciberg , où il fut DoAeur & 
ProfeiTeur en Théologie. Il mourut 
en cette ville le 19 Novembre 
1 570. On a de lui un gros Ouvrage 
contre les.Anti - Trinitaires , qu'il 
compofa à la foUicitation de Fré- 
déric III > Eledeur Palatin. Zan- 

. chius efl: Auteur d'un grand nom* 
bre dautres livres qui prouvent 

. beaucoup d'érudition. 
ZANFARA; royaume d'Afrique dans 
la Nigritie. Il eft borné au levant 
par le rovaume de Zegzeg j & au 

■ midi pac le SénégaL ^jLes Caravanes 



ZAN 

de Tripoli qui vont dans ce ro 
me , en apportent de l'or 
échange des draps & antres 
chmJifes qu'ils y laiffenc. Le 
roir eil fécond en blé , riz , c 
& coton. Les habicans y (but gi 
& fort noirs. 

ZANGUEBAR; (le) contrée 
frique, dans laCafieric^ qu 
rend fur la côte orientale d 
le golfe de Sofala jufqu'a 1' 
teur. C'eft un pays rempli dt 
rais : l'air y eft mal fain , & la 
en général peu fertile : il y 
pendant des endroits où il vie 
bled , du millet , des oranges 
citrons » &c. On y trouve des 
les dont la chair eft noire , 
bonne. La plus grande riche 
ce pays condfte dans l'or S 
voire dont il fe fait un grand 
merce. Les peuples y font no 
idolâtres ou Mahométans. Il 
de chrétiens que les Portugai 
Y ont des établiûTemens. 

Ce pays compretul plu 
royaumes 3 donc les princ 
font du fud au nord , Moj 
que j Morùca , MongaU , Q* 
Mombti'^e & Mehnde* 

ZANHAGA; défère d' Afrique 
(ait partie de cetre étendue dt 
qui le trouve entre le Bildu 
& la Nigritie. Il a l'Océan â 
cidenc. Ùair y eft extraordii 
ment fec , & prefque tout s'} 
rompt par la chaleur. Les p< 
qui font près de la mer , fai 
ci-devant quelque commerce 
les Portugais , donc ils ache 
dtverfes denrées. Ce font m 
nanc les François qui font 
merce avec eux. 

ZANI; fubftantif mafculin. P 
nage bouffon dans les Coméc 
Italie. 
1 ZANWCH£LLI , C Jean Jéi 



2AN 

îcîn , né à Modène vers i è-jo , 
;ea dans une partie de l'Italie , 
s'inllruire dans Ton art. 11 fe 
i Venife , & Ty exerça avec 
îs julqu à fa mort , arrivée en- 
1 Tan 1730. Dans fcs momens 
illr , il parcourue les environs 
îtte République , examina avec 
les plantes qui y croiflent , & 
reua un catalogue exaft & dé- 
. Son fils le revit , laugmenta 
:s nouvelles recherches , & le 
nprimer en 1735 , in" fol. en 
;n. 

ONI , ( Jacques) né à Bologne 
le commencement du dix-(ep- 
e fîècle , exerça la Médecine 
faccès , & fut connu pour un 
3lus habiles Botaniftes Italiens, 
igacité & fes obfervations lui 
c découvrir que plu(ieurs plan- 
lécrites par divers Botaniftes, 
des noms difFérens , font les 
les. Il étudia les anciens & les 
iernes qui ont écrit fur cet art, 
omparaenfemble^ & les accorda 
pluueurs points. Les fruirs prin- 
ux de fes veilles font , i^ Hif- 
i Botanica , à Bologne , in folio j 
5. 2^. Varier um fiirpium hiflo- 
» i Bologne , in-folio , 1741. 
ft Cajetan Monci qui a procuré 
e édition la plus complette de 
ouvrage. 

TE; ville capitale de l'île de mc- 
nom, le long de la côte, & regar- 
t le couchant On y compte en- 
)n quinze mille âmes; elle neft 
Dt murée ; mais elle eft défen- 
par une forterclFe bâtie fui une 
inence. Son port qui eft au midi 
très bon. Il y a dans cette ville 
Evêque du rit latin » fufïi.^ganc 
3orfou y mais ta plupart des ha- 
ins font proftllion du rit grec 
\ la direàion d*ttn Protopapa p 



ZAN lot 

& ils relèvent de TEvcque de Cé- 
phalonie. 

Uîlc de Zante eft fituée près de 
la côte occidentale de la Morée , à 
fept lieues , fud-eft , de 1 île deCe- 
phalonie. Elle n'a qu'environ Hx 
lieues de longueur & quatre de lar- 
geiir j mais elle eft très-fertile. Les 
Vénitiens i qui elle appartient , y 
ont un Provéditeur pour la gouver- 
ner. Elle a deux ports entre Icf- 
quels règne un long promontoire 
du côté de l'Orient. Son principal 
commerce conHfte en raifinsde Co« 
rinthe que les Ânglois enlèvent. 
L'huile de cette île eft excellente ; ^ 
fes melons ne le cèdent point à ceux 
d'Efpagne; on y trouve auffi de très- 
belles pèches , des figues , des ci^ 
trons , des oranges & des limons 
fans pépins. 

ZANZIBAR ; île de la mer des Inde^ , 
fur la côte de Zanguebar , entre Tîle 
dePemba& celle de Monfia» à huit 
lieues de la terre ferme. 

Elle a le titre de Royaume^ les 
terres y produifent beidcoup de 
riz^ de mil, & de cannes de fucre^ 
on y trouve des forets de citron- 
niers 'y les habitans font tous Maho- 
mérans. 

ZAPORAVIENS , ou Zaporoges ; 
( les ) peuples compris parmi les 
Cofaques ou Ukranicns \ ils habi- 
tent dans les îles qui font aux em- 
bouchures du B.tryfthène y & font 
fous le commandement d'un Chef 
élu à la pluralité dts voix > nommé 
Hetman ou Itman ; mais ce Capi- 
taine de la Nation n'a point le pou- 
voir fuprème y les Zaporaviens font 
à peu près ce qu'ccoienr nos Flibuf- 
tiers j des brigands courageux. Us 
font vètns d'une peau de mouton , 
& alloient autrefois pirater fufque 
dans le Bofphore y ils font aujour- 
d'hui coDtemu par la Cour de 



ftO^ 



ZAP 



Radie, qui envoyé un Seigneur dans 
le pays pour y veiller ; mais ce qui 
diftingue les Cofaques Zoporaviens , 
de cous lesautres peuples j c'eft qu'ils 
ne fouflfrenc jamais de femmes dans 
leurs peuplades , comme on pré- 
tend que les Amazones ne fouf- 
froienc point d'hommes chez elles. 
Les femmes qui leur fervent à peu- 
pler , demeurent dans d*aucres îles 
du fleuve } point de mariage, point de 
famille. Ils enrôlent les cnfans ma 
les dans leur milice 9 ftlaitTent leurs 
filles à leurs mères; fou? eni le frère 
a des enfans de fa fœur, & le père 
^ de fa fitle. Point d'autres lois chez 
eux que les ufages établis par les 
befoins , cependant ils ont quelques 
prêtres du Rit Grec. On a conftruit 
depuis quelque temps le fort Sainte- 
Elifabeth fur le Borillhène pour les 
contenir ; ils fervent dans les armées 
comme troupes irrégulières »& mal- 
heur iqui tombe entre leurs mains. 
Mais pour mieux faire connoître 
les Zaporaviens & leur Hetman , 
nous rapporterons ici comment fe 
fit en 1709 le Traité de Mazeppa, 
Cofaque , ftipulant pour Charles 
XII avec ces barbares. Mazeppa 
donna un grand repas fervi avec 
quelque vailTelle d'argent à l'Het- 
man Zaporavien, Se à fes princi- 
paux Omciers : quand ces Chefs fu- 
rent ivres d'eau-de-vie, ils jurèrent 
- i table fur l'Evangile , qu'ils four- 
niroient des vivres & des hom- 
mes i Charles XII, après quoi ils 
. emportèrent la vaiHèlle & tous les 
meubles. Le maître d*hôtel de la 
maifon courut après eux y Se leur 
remontra que cette conduite ne 
l'accordoit pas avec l'Evangile fur 
lequel ils avoient juré. Les domef- 
tiques de Mazeppa voulurent repren- 
dre la vailTelle» les Zaporaviens 
t'atcroupèceot ^ils vinrent en corps 



ZAP 

fe plaindre à Mazeppa de V^Sront 
inoui qu'on faifoit a de fi braves 

Î;ens , & demandèrent qu'on leur 
ivrâr le maître d'hôtel pour le punir 
félon les lois ; il leur fut abandonné, 
& les Zaporaviens fe jetèrent les 
uns aux autres ce pauvre homme 
comme on poufTe un ballon » après 
quoi on lui plongea un couteau dans 
le CŒuc* Hijloirc de RuJJic , par Mt 
de Voltaire. 

ZAPOTÉGA j province de l'Améri- 
que feptentrionale , dans la nouvelle 
Efpagne ; elle s'étend du midi ta 
nord , depuis la province de Goa- 
xaca jufqu'au golfe du Mexique. U 
terroir en eft fertile » quoique pier- 
reux ; fes habitans autretbis fto- 
vages, font aujourd'hui civilifés. 

ZAPPI , (Jean Bantifte- Félix) né 2 
Imola en 1 66y , fema les épines de 
la jurifprudence des fleurs de la 
pocfie pour laquelle il avoit beau- 
coup de talent. Il fut à Rome pour 

Îr exercer la fonâion d' A vocat , dans 
aquelle il s'acquit quelque réputa^ 
tion. Il fit connoi (Tance dans cette 
ville avec le fameux Carlo Ma{au 
ta , & l'analogie de talens cwit le 
peintre & le pocte. Celui ci décon^ 
vrit dans Faujiinc , fille du peintre» 
un talent marqué pour la pocfie. U 
l'époufa. Enfuite il s'unit avec pla- 
fieurs beaux efprits de Rome, tC 
ils fondèrent eufemble l'Acadéinie 
de Gli-Arcadi. U mourut à Rome 
en 1719. On trouve fes vers dam 
divers recueils. 
ZARA} ville forte & confidérable i 
capitale de la Dalmatie vénitienne» 
dans une péninfule qui s'avance dans 
la mer , & dont on a fait une île 
par le moyen des folHfs qu'on a 
creufés ; cette ville eft i ) 5 lieues 
au nord'Oueft de Spalatro : elle 
eft fortifiée d'une citadelle dont 
les fofies font taillas dani le x oç« 



ZAR 

ronftraic à câcé trois baftions ^ ^ 
i de pierres de taille ; ce qui 
îcce ville le boulevard de la 
lique de ce côcé-là Les arfe- 
les oiagafins , les hôpicaux , 
ernes, les palais duProvédi- 
înéral, & du Gouverneur de la 
)nc de beaux édifices; il y a 
lége & une académie de Bel- 
tres. 

Vénitiens athetèrenc cette 
n 1 40c^ , de Ladiûas Roi de 

; fiajazet II la leur enleva 
8'; mais ils la reprirent par 
i, & l'ont toujours confeivée 

L , monta fur le trône des 
s après la mort de Marmarès, 
yaxare, Roi des Medes, fît 
r dans un feflin , pour fecouer 
; fous lequel les Scythes té- 
lés Medes alTervis depuis 
huit ans. Cette Reine com- 
L fon armée en perfonne con- 
le de Cyaxare , conduite par 
)dre .de ce prince, nommé 
igécy jeune feigneur Mede, 
uc y généreux & bon capitaine. 
deux années d'une guerre 
^balancée, Zarine fut vaincue^ 
vainqueur devenu amoureux 
, fe tua de défefpoir , n'ayant 
i pu corcompre fa vertu ^ quoi- 
eut touché fon coeur. Cette 
idè rendue â fes fujets, fe con- 
en grand homme. Elle fit 
her des terres « civilifa des 
\s fauvages , fit bâtir un grand 
rede villes, en embellie d'au- 
fe fit craindre au dehors en 
fant aimer & refpeâer au- 
is. 

kTE ; ville forte de Grèce 
A Morée , à huit lieues , ouefl, 
lifitra. Les Vénitiens Tont pof- 
long temps \ mais elle appar- 



ZEB 107. 

tient aujourd'hui aux Tares arec 
tout le refte de la Morée. 

ZÂSLAU \ ville de Pologne » dans le 
Palatinar de Volhinie,fur la rivière 
d'Horin » à Ç\x lieues au-defliis d'Ofr 
trog- 

ZATMARj ville forte de Hongrie; 
capitale d'un comté, de même nom, 
près des frontières de laTranfylva- 
nie , fur la rivière dcSimos , à vingt 
lieues » fud-efl , de Tokai , & cin« 
quante-deux ^ eft , de Bude. 

ZATOR i ville de Pologne dans le Pa- 
latinat de Cracovie » fur là Viftule » 
à fept lieues » fud-oueft, de Cra« 
covie, 

ZBOROA ; ville de Pologne daes le 
Palatinat de Lenberg» près des fron- 
tières de la Volhinie & de la Podo- 
lie. 

ZEB \ province d'Afrique dans la Bar* 
barie. Elle eft bornée au nord par 
les montagnes de Bugie , au midi 
par les deferrs» au levant par le 
Bildulgérid , & au couchant par le 
défert de Mazila. C'eft un pays mi- 
férable » couvert de fables ardens , 
Se dont les habitans vivent fous des 
tentes. Il appartient aux Algé- 
riens. / 

ZÉBOA î fubfbmtifmafculin. 'Vipère 
de l'ile de Nera , fituée près de 
Banda dans l'Océan oriental : elle 
eft magnifiauement mouchetée far 
toute l'étendue des côtés de taches 
rondes & roufsâtres \ fes écailles 
fauves fur te dos font furfemées de 
grandes taches d'un châtain clair , 
qui forment une efpèce de chaîne. 
Sa tète femblable à celle do cerafte» 
porte comme l'empreinte d'un boa- 
clier tirant far le rouge » & finif- 
fant en deux efpèces de cornichons 
qui vont jufqu'au derrière du coa; 
mais ces deux efpcces de cornichons 
font aplatis & ne poutlenc point au 
dehors > aiafi que lu anciens naco* 



»o8 



ZEB 



raliftes i ont cm faulTemenc : d*où 
il eft arrivé qu ils ont dépeint ce fer- 
pencavec des cornes fort Taillantes : 
ce quin'eft rien moins que vraifem- 
blable , die Séba. Le Rabin Jofeph 
dans fon livre yZtr le Talmud^ air 
que ce ferpent dont il eft aueftion 
eft le îfcboa & le feboim des Hé- 
breux. Nicander prétend que la mor- 
fure de ce reptile eft non-feulemenc 
très-dangercufe, mais incurable. 
ZEBRE \ lubftancif mafculin. Sorte 
d'animal qui eft peut être de tous 
les quadrupèdes le mieux fait & le 
plus élégamment vécu; il a , ajoute 
M. de Bufton, la figure & les grâces 
du cheval , la légèreté du cerf , & la 
robe rayée de rubans noirs 6c blancs 
difpofés alternativement avec tant 
de régularité & de fymctrie, qu'il 
femble que la nature ait employé la 
règle & le compas pour la peindre j 
ces bandes alternatives de noir & 
de blanc font d'autant plus iingu- 
lières qu'elles font étroites , paral- 
lèles & très-exadement féparées , 
comme dans une étoffe rayée ; que 
d'ailleurs elles s'éteafient non- feu- 
lement fur le corps » mais fur la 
tête , fur les cuifTes & les jambes , 
fc jufques fur les oreilles & la 
queue : enforte que de loin cet ani« 
mal paroir comme s'il étoit environ- 
né partout de bandelettes qu'on au- 
roit pris plaint & employé beaucoup 
d*art à difpofer régulièrement fur 
toutes les parties de fon corps : elles 
en fuivent les contours & en mar- 
quent fi avantageufement la forme » 
qu'elles en deffînent les mufcles en 
s'élargilTant plus ou moins fur les 
parties plus ou moins charnues & 
plus ou moins arondies. Dans la fe* 
melle les bandes font alternative- 
ment noires & blanches \ dans les 
mâles elles font noires & jaunes » 
inf4$ toujours d'une nuance vive 



ZEB 

& brillante fur un poil < 
fin & fourni dont le luftr 
mente encore la beauté de 
leurs. Le zèbre eft en génér 
petit que le cheval & plus 
que râne ; & quoiqu'on l'a 
vent comparé à ces deux ani 
qu'on lait ihcme appelé cA^v 
vage&c âne rayé , il n'eft la 
ni de l'un ni de l'autre . & 
plutôt leur modèle » fi dans 
turetout netoit pas égaleme 
ginal 3 & fi chaque efpèce ; 
pas un droit égal d la créatioi 

Le zèbre n'eft donc ni un 
ni un âne , il eft de fon efpèc 
on n'a pas appris qu'il fe m 
produife avec l'un ou l'autre j 
que l'on ait fouvcnt effayé 
approcher. On a prefenté dej 
fes en chaleur a celui qui éi 
1 76 1 à la ménagerie de Verf 
il les a dédaignées , ou plutôt 
a été nullement ému , du m< 
figne extérieur de l'émotic 
point paru \ cependant il jouoi 
elles & les mon toit j mais fan 
tion ni henniflementj & 1' 

rîut guère attribuer cette fn 
une autre caufe qu'à la dif( 
nance de nature ; car ce zebi 
de quatre ans , étoit à tout 
exercice fott vif & très léger. 
Le zèbre n'eft pas l'anima 
les anciens nous onr indiqué i 
nom à'Onagre : il exifte dans 
vant, dans l'Orient de l'Afie 8 
la partie feptentrionale de 1 
que, une très-belle racç d'âne 
comme celles des plus beau: 
vaux , eft originaire d'Arabie. 
ni les onagres , ni ces beaus 
d'Arabie ne peuvent être re{ 
comme la fouche de Tefpèce c 
bre , quoiqu'ils en approcher 
la forme du corps ôc pa^ la lég< 



ZEB 

/amais on n*a vu ni fur les uns ni fur 
les autres, h. variété régclière cl;^s 
couleurs du zèbre } cette belle ef- 
pèce eft fingulière ôc unique dans 
ion genre : elle eft aufC d*un climar 
différent de celui des onagres » ik 
ne fe trouv.; que dans les parties les 
plus orientales & les plus méridio 
nales de l'Afrique, depuis TÊrhio- 
pie jufqu'au Cap de Bonne Efpé- 
rance , & de la jufqu'au Congo : 
elle n*exi(le ni en Europe , ni en 
AGe, ni en Amérique , ni même 
dans toutes les parties feptentrio- 
nales de l'Afrique j ceux que quel- 
ques voyageurs difent avoir trouvés 
^u Bréfil , y avoient été tranf- 
portésdAfrique ; ceux que d'autres 
racontent avoir vus en Perfe 8c en 
Turquie, avoient été amenés d'E- 
thiopie , & enfin ceux que Ton a vus 
-en Europe , font prefque tous ve- 
nus du Cap de Bonne -Efpérance j 
cette pointe de^ TAfrique eft leur 
vrai climat , leur pays natal où ils 
font en granie quantité, & où les 
Hollandois on: employé tous leuis 
foins pDur les dompter & pour les 
rendre domeftiques , fans avoir juf- 
qu'ici pleinement téulli. Celui qu'on 
ft vuâ la ménagerie du Roi ne s'eft 
jamais entièrement apprivoifé ^ ce- 
pendanton eft parvenu à le monter, 
mais il falloir des précautions. Deux 
hommes tenoient la bride pendant 
qu'un trolHème étoit de (fus ; il 
a voit la bouche très-dure , les oreil- 
les (i fenfibles qu'il ruoit dès qu'on 
youloit les toucher. Il étoit rétif 
comme un cheval vicieux , &c têtu 
comme im mulet; mais peut-être 
Je cheval fauvage & l'onagre font 
auifî peu traitables , 5c il y a toute 
apparence que Ci l'on accoutumoit 
dès le premier âge le zèbre à l'obéi f- 
fance & à la domefticité, il devien- 
drait auflli doux que Tâne & le che- 
Tomc XXX. 



ZED 109 

val , & pourroit les re-JipIacer tous 
deux. 

ZEBU ; fubftantif mafculin. Ptiite 
efpèce do bceuf à borte, qu: Ion 
trouve en Afrique. Il eft moitié 
moins gros que notre taureau do- 
meftique j il a le poil très-doux 8c 
très-beau. On fe ferr de cet animal 
pour monture. En eff.-t il eft très- 
doux ôc très-docile ^ il paroît par 
la variété du poil ^ & la douceur 
de cet animal , que c'cft une race 
de bœuf à boffe » qui a pris fon 
origine dans l'état de domefticité > 
& que l'on a cholfi les plus petits 
individus de l'efpèce pour les pro- 
pager. Le zébu ne peut être regar- 
dé , fuivant M. de BufFon , que 
comme une variété de Vauroche , 
qui eft le taureau fauvage. 

ZÉÛOAlIlEi fubftantif féminin. On 
.dilHngue fous ce nom deux fortes 
de racines : favoir , la zédoaire lon- 
gue Se la ronde* 

La zédoaire longue, '[ôdoaria lon^ 
ga y eft une racine tubéteufe , den- 
fe, folide, longue de trois pou- 
ces , & de la groftlur du petit 
doigt , qui fe termine par les deux 
bouts en une pointe moufte , de 
couleur de cendre en-dehors, blan- 
châtre ou grisâtre en dedans, d'un 
goat acre , mucilagineux , un peu 
amer , aromatique , d'une légère 
odeur de gingembre ou de camphre 
mêlée de l'odeur de laurier, comme 
grade au loucher, & rarement ver- 
moulue. 

La zédoaire ronde , \cdoana ro^ 
tunda , relTemble à la précédente 
pir fa fubftance , fon poids , fa fo- 
lidité , fon goût & fon odeur j elle 
n'en diffère que par la figure ; car 
elle eft fphérique & de la groffeuc 
d'un pouce , un peu raboteufe , fe 
terminant quelquefois en une pe- 
tite pointe , par laquelle elle a cou- 
D d 



210 



ZED 



rume de germer , lorfqa elle eft 
encore dans la terre : celle-ci eft 
plus rare que la précédente : Tune 
& Tautre viennent de la Chine. 

Quelques Botaniftes difenc que 
la zedoaire eft la racine d*une plante 
qui s'appelle malan-kua ou :[adara 
hcrba , dans le Milabar : que cette 
racine bulbeufe eft couverte d'une 
membrane coriace ^ & qu'à cette 
racine font attachées pluueurs au- 
tres balbrs ovaiairesj au nombre 
de iix 9 placées deux à deux les unes 
fur les autres , liifces & fibrées : du 
fommet de la racine , s'élève une 
graine blanche , membraneufe com* 
me dans le fafran, dans laquelle 
font renfermées quatre ou cjnq 
fleurs d trois ou fîx pétales , de la 
longueur du doigt, & panachées 
de difFijrentes couleurs \ ces fleurs 
ont une oieur plus agréable encore 
que celle de la violette & des lys ^ 
& fortent de la terre avant les 
feuilles ; dès qu'elles font tombées , 
leur calice fc renfle & devient une 
capfule qui contient les graines. 
Les feuilles font longues d'un em« 
pan y afTez larges, pointues, lides, 
unies, d'un vert gai, d'un goût & 
d'une odeur de gingembre » foure- 
nues fur une queue épaiflfe & très- 
courte , laquelle par une bafe large 
6c comme feuillée , enveloppe la 
tige , & donne naiflance à une cote 
qui tiaverfe la feuille dans toute fa 
longueur : les tiges ont à peine une 
coudée de hauteur. 

M. Hcrman , dans fon Catalogue 
du jardin de Leyde, parle d'une 
autre efpèce de zedoaire , qu'il 
nomme {edcaria \cylanicd campho- 
ram rcdolens : c'eft le harankaha du 
Ceylan. Ses feuilles font d'un coté 
d'un rouge de pourpre obfcur j les 
queues des feuilles font faites en 
forme de quille de vaiiTeaUj d'un 



ZEG 

ronge obfcur & un peu hér 
fortent immédiatement de 
cine , & non de la tige. 

On lit dans la Matière me 
de M. Geoftioi, que la zé 
diftillée avec leau commune 
nit une huile eircnticlle , de 
épailFe , qui fe fige 6c prc 
forme du camphre le plus lin. 
racine eft bonne contre le 
fons, la morfure des animai 
nimeux, & contre la perte 
eft très - fudorifique , chafl 
vents , fortifie l'ellomac , ar 
vomifTempnt & ranime la c: 
tion du fang. Elle eft ttès^util 
les maladies fcorbun'quts & 
les afïcdions qui tendent à 
plexie & à la paralysie : on e 
nfageen mêlait fa pjudre av 
fucre ôc avec les poudres de 
rus, de la canelîe, de Tambi 
& le baume du Pérou. On a 
tume dans lile de Saint L 
de confire au fucre cette raci; 
core verte , & en cet crat 
fait ufîgc comme du gingem 

ZEGZEG i royaume d*Afriqu< 
la Nigritie , au nord du Nig< 
le fépare du royaume de Cs 
Ses autres bornes font le ro) 
de Hcnin au midi; les de(i 
l'occidenr , & le royaume de 
fara â l'orient. 

ZEILLER , ( Martin ) narîf de S 
devint Infpedteur des Ecoles 
lemngne , 5c mourut à Uh 
i^^i , à 75 ans. Il compo 
très-grand nombre d'ouvrages 
plus eftimés font ceux qu'il i 
fur la Géographie moderne d 
magne, i. Vlcincraire d'Allen 

2. La Topographie de Ba 

3. Celle de la Suabe , qui 
pour très-exaâ:e. 4. Celle d'A 
5. Celle des Etats de Bru/ij 
& du jfjys de Hambourg. Toi 



ait ZEL 

viron quarante lieues. Ses villes 

SKÎncipaies font Midelbourg j Fief- 
ingue, Vere , Tertolen & Ziticzée. 
On compte en tout huit villes mu- 
rées & cent deux villages » fans plu- 
fieurs autres qui ont été engloutis 
par diverfes mondations^ lurtout 
parcelles des années 1704 & 1709. 
La Zélande fe gouverne fur le 
même pied que la Hollande. L af- 
femblée des états eft compofée des 
députés de la nobleflfe & des fîx 
villes principales. 

ZÉLANUOIS , OISE ; adjeftif qui 
s'emploie aufli fubftanti vement. Qui 
eft de Zélande , qui appartient à la 
Zélande. Voyc':^ Zélande. 

ZÉLATEUR » TRICE ; fubftantif. 
Zelator. Celui , celle qui agit avec 
zèle pour la patrie , pour la religion. 
Saint Paulctoit un grand '{élatcur de 
la religion. Brutus fut un grand ^é- 
lauurde la liberté. Zélatrice dujalut 
des ornes. Il ne fe dit point abfolu- 
menr & fans régime. 

ZÈLE 'y fubftantif mafculin. Ardens 
Jludium. AfFeâion ardente pour 
quelque chofe. Il fe dit principale- 
ment à l'égard des chofes faintes & 
facrées. Le •:^èle pour les chojesfain 
tes ne doit pas être une chaleur aveu- 
gle. Cefi le [èle de la religion qui 
animoit les Apôtres & Us Martyrs. 
Le zèle dufalut des âmes. 

On dit en termes de l'Ecriture , 
le '[èlc de la mai/on de Dieu le dévore^ 

{>our marquer un zèle extrcme pour 
e fervice de Dieu. 

On appelle {èle indifcret , \èle in- 
conjidéré ^ un zèle qui n'cft pas réglé 
par la prudence \ Se faux \èle , ^^/^ 
aveugle^ un zèle mal conduit , mal 
entendu , ou qui n'a pas pour objet 
la véritable religion. 
ZÈLB , fe dit audi de ce qui regarde 
c:rtaines obligations principales de 
la vie civile. Les premiers Romains 1 



ZEL 

avaient un grand \èle pour la défcn/^ 
de la patrie. Il fcrt fes amis avc^ 
beaucoup de '{èle. ^ 

ZÉLÉ , EE ; adjcdlf.^ri/^/w. Qu^ 
a du zèle. Ce Prélat étoit\élé pouf 
hfalut des âmes. Un Prince \éUpour 
le bien public. Il efi fort \élé poux 
toi. t ce qui vous regarde. 

Il s'emploie quelquefois fubftan- 
tivement. Ccjt un \él€. Cejl une 
\éUe. 

Les deux fyllabes font brèves au 
fîngulier mafculin ; mais la féconde 
eft longue au pluriel & au féminin 
qui a une troifième fyllabe très- 
brève. 

ZELLj ville libre & impériale d'AU 
lemagne , au cercle de Suabe , dans 
le Margraviat de Bade , à dix-fept 
lieues, fud-oueft, de Siutgard. 

Zell , eft auffi le nom d'une ville d'Al- 
lemagne, capitale d'une principauté 
de même nom dans le cercle de la 
bafle Saxe, fur l'Aller, à quinze 
lieues , nord , d'Hildesheim, & dix- 
neuf lieues , fud-oueft , de Lune- 
bourg. 

La principauté de Zell eft fituée 
entre l'Elbe & le Véfer. Hubner lui 
a donné quarante huit lieues de 
long fur quarante de large. Elle 
eft bornée au nord par le Hol- 
ftein , à l'eft par le Mecklen- 
bourg & la Marche , au fud par 
le Brunfwick & l'Evèchéde Hildef- 
heim , â l'oueft par les Duchés de 
Hanover & de Rierden. Elle com- 
prend quinze Sur- Intendances ec- 
cléfiaftiquts ou trente -huit Bail- 
liages. Elle appartient i TEleûeur 
d'Hanovre. 

Zell, eft encore le nom d'une petite 
ville de l'éleûorat de Trêves, fur 
la Mozelle , environ ï deux lieues 
au deflous de Traerback. 

ZEMBLE; (la nouvelle) vafte pays 
ficué dans, l'Océan feptencrional ^ 



ZEM 

«a nord de la Mofcovie , dont il 
eftfépaté en tout ou en partie pat 
le dccroit de Vaigats. Le mot nou- 
velle ZembU , qui veut dire nouvelle 
terre , a été donné à ce pays par les 
Rudes. La découverte en a éîc faite 
en 1(^41 , par le navigateur Abtl 
Tafman. 

L'an 1725 5 la Czarine Catherine 
envoya le capitaine Beering, qui 
navigua vers l'Océan feptenirional , 
& qui étant de retour de Kamt- 
fchaïka , dans la mer du Japon , 
à Petersbourg tn 1750, rapporta 
qu'il avoit trouvé un palTage au 
nord-ell , par lequel on pourroit 
aller du détroit de Vaigats an Ja 
pon,àla Chinée:^ aux Indes orien- 
tales , fi les neiges n'y mettoieni 
un obftacle invincible pendant la 
^plus grande partie de l'année; ce 
rapport a été conBrmé par des rela- 
tions poftérieures. 
ZEMNI ; fubftantif mafculin. Sorte 
d*animal qui fe trouve en Pologne 
& en Rume, & qui eft du même 
genre que le zifel. mais plus grand, 
plus fort & plus méchant; il eft un 
peu plus petit qu'un chat domefti- 
que y il a la tète aiTtz groffe , le 
corps mena» les oreilles counes & 
arrondies ; quatre grandes dents 
incifives qui lui fortent de la gueu- 
le, dont les deux de la mâchoire 
inférieure font trois fois plus lon- 
gues que les deux de la mâchoire 
fupérieure; les pieds très- courts & 
couverts de poils « divifés en cinq 
doigts, & armés d'ongles courbés; 
le poil mollet, court & de couleur 
de gris de fouris ; la queue médio- 
crement grande ; les yeux aufli pe- 
tits & auffi cachés que ceux de la 
taupe. Son naturel & Tes habitudes 
font à peu près les mêmes que celles 
du hamfter & du zifel ; il mord 
dangereufement > mange i de- 



- ZEN X15 

ment« & dcvafte les moiffons & les 
jardins; il fe fait un terrier; il vit 
de grains, de fruit & de légumes i 
dont il fait des magafins dans fa re- 
traite , où il pafle tout le temps de 
l'hiver. 

ZEWPLIN ; ville de la haute Hon- 
grie , capitale d'un comté de même 
nom, fur la rivière de Bodrog, i 
dix lieues, fud-tft, de Callovie, & 
onze lieues, nord elt, de Tokai. 

ZENÈlES;(les) peuples d'Afrique 
qui forment l'une des cinq Tribus 
desBereberes, ^ qui habitent les 
campagnes de Tremécen , qui tft U 
dernière province & la plus occi* 
dentale du royaume de Fez. Le pays 
des Zenètes eft bon pour le bled &C 
les pâturages ; on y recueilleroit 
aufti beaucoup d'orge fi toutes les 
terres étoicnt cultivées ; mais les 
peuples n'y labourent que ce qui eft 
autour de leurs habitations. 

ZÉNITH; fubftantif mafculin. On 
appelle ainfi le point verticnl ou le 
point du ciel qui eft élevé perpen- 
diculairement fur chaque point du 
globe terreftre. Le point diamétrale^ 
ment oppofé au '{inith ejl le nadir. 

ZÉNO , ( Apoftolo) né en 1669, def- 
cendoit d*une illuftre maifon de 
Venife, mais d'une branche éta- 
blie depuis longtemps dans Tîle de 
Candie. Il s'adonna dès fa jcunefie 
â la Poéfie & d THiftoire, & devint 
un homme il-uftre dans la républi- 
que des lettres. Il établit â Venife 
l'Académie de Gli-animofi en 16^6^ 
& le Giornali de Letrerati en 1710. 
U en publia trente volumes, qui 
vont jufqu'cn 1719. Comme il étoit 
aufli alors très-célèbre par fes poé- 
fies dramatiques > il fut appelé à 
Vienne par l'Empereur Charles VU 
11 y reçut d'abotd le titre de Pocte^ 
& enfuite celui d'Hifloriographe de 



tT4 ZEN 

' la Cour Impériale : deux emplois 
qui lui procurèrent des penfions ÔC 
beaucoup de crédit auprès de l'Em- 
pereur qui laimoir. Zéno palla 
onze ans dans cette Cour» tout oc- 
cupé de la compofirion de fes piè- 
ces. Chaque année il en donnoic 
au moins une. Ce n'étoient pas tou- 
jours des tragédies profanes^ il pu 
blioit de temps en temps des dra- 
mes ou dialogues fur des fujets fa- 
crés connus fous les noms d*-4:[ioni 
/acre ou d'Oracorlo. Apoftolo Zciio 
revint â Venife en lyx^j&futrem- 
placé, peut-être même effacé i la 
Cour de TEmpereur par ladmira- 
ble Metaftado. Quand on dit effacé 
on ne veut pas faire enrendre que 
Mw'taffafio obfcurcir toute la gloire 
de Zçno , mais feulement aae le 
ftyle enchanteur du premier lui at- 
tira plus de partifans que l'autre 
n'en avoit jamais eus* L'empereur 
continua néanmoins d'honorer ce- 
lui-ci de fes bonnes grâces , & de 
lui faire payer les penHons dont il 
jouiffbit i titre de Pocce 5c d'Hifto- 
riographe impérial. Zéno paHTa les 
vingt une dernières années de fa 
vie à Venife , doù il entretint un 
commerce avec tous les Savans d'I- 
talie & des pays étrangers. Il étoit 
grand connoiûTear en fait d'antiquir 
tés, bon critique, excellent com- 
pilateur d'anecdotes littéraires ^ 
d'un commerce fort aifé & d'une 
candeur d'ame qui rendoit fa fo' 
ciété fort agréable* Cet Romme R 
effimable mourut en 1750. On a 
donné en 1758 une Traduclionfran* 
çoifc des Œuvres dramatiques d*A' 
poftolo Zéno ^ en % vol. //z-ix. Ces 
deux volumes ne contiennent que 
huit pièces. Zéno en a fait ua 
bien plus grand nombre. On en a 
dix volumes i/2-8?. en italien. Il a 
auûi beaucoup écrit fur les anti* 



ZEN 

quîtés , fur Thiftoire littéraire , ârcî 
Le mérite particulier de Zéno eft 
l'invention , la force & le fenti- 
ment; mais il manque de douceur » 
d'élégance & de grâces. 11 eft le 
premier poète qui ait appris à fes 
compatriotes i ne regarder la mu- 
fique que comme Tacceffoire de la 
tragédie , & qui ait donné les bon* 
nés règles du théâtre tragique. 

ZÈNOBIE, femme de Rhadamifte; 
Roi dlbérie , fuivit fon mari chalfô 
de fes états par les Arméniens \ 
mais comme l'état de groCTeffe où 
elle étoit alors la forçoit de reftec 
en chemin , fon mari la poignarda 
à fa prière, & la jeta dans la rivière 
d'Araxe. Quelquesriins difcnt qu'elle 
en mourut , d'autres que fa bleffure 
n'étant pas mortelle , & que fes ba« 
bits l'ayant foutenue quelque tempi 
fur l'eau, des beirgers qui l'appec^ 
curent , la retirèrent de la rivière 
&c pansèrent fa plaie. Lorfqa'ils 
eurent appris fon nom & fa trifte 
aventure , ils la menèrent à Tiridata 
qui la traita en Reine. 

ZÉNOBiE, Reine de Paimyre , fem- 
me d'Odenat , fe difoit iflfue de| 
Ptolémées & de Cléopatre. Si elle 
ne leur dut pas fon origine* elle 
hérita de leur courage. Après U 
mort de fon Biarî , en x6f , donc 
on l'accufa d'être l'auteur , elle prie 
le titre d'Augufte, ic poffeda pla- 
ceurs années l'empire d'Orient , dii 
vivant de Gallien & de Claude fou 
fuccefleur. Elle foutint d'un côté 
avec gloire la guerre contre les Per- 
{t% , & fe défendit de l'autre contre 
la force des Romains. Tous les 
Hidoriens de fon temps ont célébré 
fes vertus, fur-tout (a chafteté ad- 
mirable & fon goût pour les fcien- 
ces & pour tous les beaux arts. Le 
Philofophe Longin fut fon maître» 
£c il lui apprit â pUcçr ayec eliçi 



ZEN 

là Philofophie fur le trône. Elle 
favoic parfaitement i'hiftoire orien- 
tale yèc en avoit fait elle-même un 
abrégé avec Thilloire de la ville 
d'Aleiandrie. L'Empereur Aarelien 
ayant réfolu de la réduire, marcha 
jufqu'â Antiof he , où Zénobie s'é- 
toit rendue avec la plus grande par- 
tie de fes forces, qui montoient 
i foixante mille hommes. Cette 
PriacelTe fe mie à la tète de fes trou- 

Ees j allant à pied lorfqu*il en étoit 
efoin, comme un (impie Soldat. 
Les deux armées fe rencontrèrent; 
on combattit avec fureur de part &c 
ilautre. Aurélien eue d'abord du 
défavantage , & fut fur le point de 
perdre la bataille ; mais la cavalerie 
des Palmyrénicns s*ctant trop avan- 
cée, Tlnfanterie romaine tomba fur 
l'infanterie palmyrénienne, l'enfon- 
ça & remporta la vidboire. Zénobie 
après avoir perdu une grande par- 
tie de fes troupes dans cette ba- 
taille » s'alla renfermer dans la ville 
de Palmyre. Le vainqueur l'aflîé- 
get, & elle fe défendit avec le cou- 
rage d'un homme , 6c la fureur d'u- 
ne femme. Aurélien commençant 
à fe laflTer des fatigues du fîége , écri- 
Tic â Zénobie pour lui propofer des 
conditions raifonnables. Cette Prin- 
cefle lui répondit avec fierté : » c'eft 
n 'Mc la valeur , & non par une 
m lettre qu'on contraint un ennemi 
n i {e rendre. Vous avez été battu 
9» par des voleurs ; que ne devez- 
n vous pas craindre de Citoyens qui 
99 fe défendent? Souvenez-vous que 
» Cleopatre aima mieux mourir 
M que d'être vaincue. ?' Aurélien 
outré j preiïa vivement le fiége , & 
Zénobie craignant de tomber entre 
fes mains , fortit fecrètement de la 
ville en 271. Aurélien la fie pour- 
fuivre , 8c on l'atteignit comme elle 
alloit palTec r£uphrate. Les foldats 



ZEN ifç 

demandèrent fa mort ; maïs le vain- 
queur la rcferva pour fon iriom- 
phe qui fut magnifique. On le blâma 
beaucoup d avoir tiiomphé avec 
tant de fafte d'une femme; mais 
cette femme valoit un héros; & il 
repara ccr outrage par la manière 
donc il la traita. Il lui donna une 
terre magnifique auprès de Rome, 
où elle palT'a le refte de l'as jours 
honorée & chérie. Ses vei tus- furent 
ternies par fa paflîon pour le vin , 
par fon tafte& par fa cruauté. Quel- 
ques Auteurs ont cru qu'elle avoit 
embrafle la religion des Juifs ; mais 
il eft plus probable que fa religion 
étoit une efpèce de déifme. Le P. 
Jouve a publié en 1758, in-ii , 
une hiftoire inréreilante de cette 
Héroïne. 
ZÉNONj Fondateur de la fcfte de^ 
Stoïciens, naquit d Uttium, ville 
maririme de rîle de Chypre, qu'a- 
voir bâcie une colonie Phéni- 
cienne, ce qui lui aitira quelque- 
fois ie reproche qu'il n croit qu'un 
étranger ignoble. Mnefius fon père 
faifoit le commerce ; l'éducation de 
fon fils n'en fut pas plus négligée j 
les affaires du bon homme l'appe^ 
loient fouvent à Athènes , & il n'en 
rcvenoit point fans rapporter au 
jeune Zenon quelques livres de 
Socrate. A l'âge de trente à trente- 
deux ans, il vint lui-même dans \z 
ville fameufe pour y vendre de la 
pourpre , & pour entendre les hom- 
mes dont il avoit lu les ouvrages. 
Tout en débarquant, il demandai 
où ils demeuroicnt ; on lui montra 
Crarès qui paflToir, & on lui con- 
feilla de le fuivre. Zenon fuivic 
Crarès , & devint fon difciple. Il 
ne pouvoieaflTez admirer l'élcvaeion 
que fon maître montroit dans fa 
conduite Se dans Ces difcours ; mai» 
il ne fe faifoit point au mépris de 



z\6 ZEN 

la décence qu'on zS^Gtoit dans fon 
école \ il fe livra couc entier à la 
médication, &c biemôc il parue de 
lui un ouvrage intitulé ^^/<2 iî^)?^- 
bliquc , qu'il avoit écrit , difoit-on , 
affez plaifamment lous la queue du 
chien. Les Cyniques ne s'occupoient 
que de la morale, ils ne faifoient 
aucun cas des autres fciences. Zenon 
ne les approuvoit point en ce point j 
entraîné par le défir d'étendre fes 
connoiflfances , il quitta Cratès , qui 
ne digéra pas fans peine cette défer- 
tion. Il hcquenta les autres écoles : 
il écouta Stilpon [)endant dix ans \ 
il cultiva Zcnocratepl vit Diodore 
Cronus ; il interrogea Polémon : 
enrichi des dépouilles de ces hom- 
mes, il ouvrit boutique j il s'éta- 
blit fous le portique \ cet endroit 
était particulièrement décoré des 
tableaux de Polygnote » & des plus 
grands maîtres , on Tappeloïc le 
Stoa j d'où la fefte de Zenon prit 
le nom de Scoicienne ; il ne manqua 
pis d'auditeurs y fa morale étoit 
icvcre,mais il favoit tempérer par 
le charme de l'éloquence l'auftérité 
de fes leçons ^ ce fut ainfi qu'il arrêta 
une jcune(Tc libertine que fes pré 
ceptes nuds& fecs auroient effarou- 
chée : on l'admira \ on s'attacha a 
lui j on le chérit; fa réputation s'é- 
tendit , & il obtint la bienveillance 
mcme des Rois. Ancigonus Gonatès 
de Micédoine, qui n'avoit pas dé- 
daigné de le viiiter fous le porti- 
que, l'appela dans fes Etats. Zenon 
n'y alla point , mais lui envoya 
Pcrfée fon difciple. 11 n'obtint pas 
feulement des Athéniens le nom 
de grand Philofophe , mais encore 
celui d'excellent Citoyen j ils dépo- 
sèrent chez lui les clefs des châteaux 
de leur ville , & l'honorèrent de fon 
vivant d'une ftatue d'airain ; il étoit 
ii'une foible fanté , mais il écoit 



ZEN 

fobre ; il vivoit communémen 
pain , d'eau y de figues & de nr 
fa physionomie étoit dure , mais 
accueil prévenant ; il avoit con( 
l'ironie de Diogcne,mais tempe 
Sa vie fut un peu troublée par 1 
vie , elle fouleva contre lui A 
niaiis & Carnéades , fondateur 
l'Académie moyenne & nouv 
Epicure même n'en fut pas t 
à - fait exempt , il fouffrit 
quelque peine qu'on donnât p 
culièrcment aux Stoïciens le 
de Sages. Cet homme qui s 
reçu dans fes jardins les grâce 
la volupté , donc le principe fa 
éroit de tromper par les plaifii 
peines de la vie , &c qui s'étoii 
une manière de philofopher d 
& molle , traitoit le Stoïcifme c 
pocride. Zenon de fon coté ne tr 
gea pas la doétrine de fon ad 
faire , & le peignit comme un 
cepteur de corruption ; s'il eft 
que Zenon prétendit qu'il étoit 
honnête , naturam matris frl 
quàm dolentcm aliam corporis pa 
Jricando juvarc , & que dans un 
foin preflfant, un jeune garçon 
aufli commode qu'une jeune i 
Epicure avoit beau jeu poui 
répondre. Mais il n'eft pas à ci 
qu'un Philofophe dont la contio 
avoit paffé en proverbe , enfei 
des fentimens audi monftruei 
eft plus vraifemblable que la 1 
tiroit ces conféquences odi< 
d*un principe reçu dans l'éco 
Zenon, & très-vrai , favoir,qu'i 
a rien de honteux dans les cl 
naturelles. Le livre de la Rép 
que ne fut pas le feul qu'il publ 
écrivit un comuicnraire fur Héfi 
où il renverfa toutes les no 
reçues de Théologie , & où Juf 
Junon , Vefta , Se le refte des Di 
éxoieut réduits à des mots y 



ZER 

fle fen$. Zenon jouit d'une longue 
^ie; âgé de quacre-vingc- dix-huit 
ans , il n'avoit plus qu'un moment 
à atcendce pour mourir natuielle- 
iBenc ; il n*en eut pas la patience ^ 
s'étanc lailFé tomber au fortir du 
portique, il crut que la Nature l*ap- 
peloit : nne voiU , lui dit iU en tou* 
chant la terre da doigt qu'il s'étoit 
cafle dans fa chute j je fuis ptèr j 6c 
àe retour dans fa maifon , il fe lai (Ta 
mourir de faim. Antigone le regret- 
ta» & les Athéniens lui élevèrent 
un tombeau dans le Céramique. 

ZÉPHYR; fubftaniifmafcuhn. On 
appelle ainfî toute forte de vtnrs 
douiL 8c agréables. Quand les doux 
\cphyrs ramènent le printemps. Un 
%éphyr agréable. 

£n Pocïie , & en jpatlant de ce 
vent comme d'une Divinité de la 
Fable « on écrit & on prononce 
Zéphire ; & alors on le met fans 
article. Anchyfe facrifia à Zéphire 
une brebis blanche avant de 5*embar* 
quer. 

ilERBST; ville d'Allemagne, fur 
l'Elbe , dans la principauté d'An- 
halc , vers les confins du Duché de 
Alagdebourg ; elle eft chef-lieu 
d'une Seigneurie de mime som , 
i deux lieues de Deflav, 1 cinq de 
Magdebourg , & à fix de Vittem- 
berg. Il y a un château où réfide 
une des quatre branches des Prin- 
ces d'Anhalt. 

2ÉRO -, fubftantif mafculin. On ap- 
pelle ainfi en arithmétique un o qui 
de lai-mème ne fait aucun nom- 
bre y mais quand il eft joint à d'au- 
tres caradères placés â fa gauche , 
il ferc alors â en augmenter la va* 
leur de dix en dix , (uivanc la pro- 
greflion décuple \ & lorfque dans 
Farithoiétique décimale il y a d'au- 
tres cara^ères à fa droite , il fcrt 
glors à en diminuer U valeur dans 



ZES 117 

la même proportion. Trois & \éra 
ainfi figurés }o ^font trente. Un deux 
& trois \éro font deux mille. 

On dit d'un homme qui n'eft 
d'aucune confidération , que cejl 
un :[éro , un vféii ^éro. 

Ce mot ne prend point de s au 
pluriel. 

ZESTj fubftamif mafculin. Il n'eft 
d*ufage que dans cette phrafe pro- 
verbiale & familière , entre le :j(/Z 
& le ^eft , qui fe dit d'une chofe qui 
n'eft ni bonne ni mauvaife. 

Zest , eft auffi une efpèce d'interjec- 
tion dont on fe fert dans le lan- 
gage familier , quand on veut reje- 
ter ce qu'un homme dit , qu'on s'en 
veut moquer. Il fc vante de faire 
telle chofe , ;[efi. 

ZESTEj fubftamif mafculin. Ce qui 
eft au dedans de la noix , & qui 
la fépare en quatre. Le \ejle d'une 
noijc. 

Zeste , fe dit aufli d'une partie mince 
qu'on coupe fur le deftus de l'é-' 
corce d'une orange, d'un citron , 
d'un {cédrat , &c. Couper un \tjie ^ 
des \efles confits. 

On dit familièrement , pour mat-' 
quer le peu de cas qu'on fait d*u«* 
ne chofe , ou fon peu de valeur » 
cela ne vaut pas un -{efle , je neri 
donnerais pas un ^efle. 

ZàTÈI'lQUE iadjeôif des deux gen- 
res , & terme didactique. Il ne fe 
dit guère que de la méthode dont 
on le fert pour réfoudre un pro- 
blême, en recherchant la raifon 6c 
la nature d'une chofe. La méthode 
T^ététique. 

ZÊTHÈS ; vcjyrf CXiAÏs. 

ZIA ; île de l'Archipel , l'une des Cy- 
eUdes , au nord de Thermia , â 5 
lieues du cap Colone , qui termine 
la Livaiie de ce coté-lâ. Elle a 6 
lieues de long, & 3 de large. Elle 
eft fort bien cultivée , & abondant» 
E e 



fliS ZIB 

en la plupart des chofes niceffzu 
Tes â la viev La foie Se le velani 
font fon principal revenu. Elle ap- 

{>arrient aux Turcs. Prefque tous 
es habitans font Grecs. Ils ont un 
Eyèque qui fait fa réûdence â Zia , 
bourg , chef- lieu de l'ile. 
ZIBELINE i fubftantif féminin. Sorte 
d'animal quadrupède dont M. Gme- 
lin a le premier donné laâgure 8c 
la defcription. 11 en avoir vu deux 
en vie chez le Gouverneur de To- 
bolsk. La zibeline relfemble , dir« 
il , i la marte par la forme & Tha- 
bitude du corps , 8c i la belette par 
les denrs; elle a fix dents incifives 
affez longues Se un peu courbées , 
avec deux longues dents canines à 
la mâchoire inférieure , de petires 
dents très-aigucs à la mâchoire fupé* 
tieure ; de grandes mouftaches au- 
tour de la gueule , les pieds larges 
& tous armés de cinq ongles : ces 
caradères étoient communs â ces 
deux zibelines,maîs Tune étoit d'un 
brun noirâtre fur tout le corps, â 
l'exceprion des oreilles. Se au-def- 
fous du menton j où le poil étoit 
un peu fauve } Se l'autre plus petite 
que la première, étoit fur tout le 
corps d'un brun jaunâtre » avec les 
oreilles Se le deflous du menton 
d'une nuance plus pâle« Ces cou- 
leurs font celles de l'hiver ; car au 
printemps elles changent par la mue 
du poil. La première zibeline oui 
étoit d'un brun noir , devint en été 
d'un jaune brun ; Se la féconde qui 
étoit d'un brun jaune, devint d'un 
jaune pâle. Jai admiré , continue 
M. Gmelin , l'agilité de ces ani- 
maux; dès qu'ils voyoient un chat , 
ils fe dreffoient fur les pieds de 
derrière comme pour fe préparer 
au combat ; ils font fort inquiets Se 
fort remuans pendant la nuit ; pen- 
dant le jour au contcaifc^ ôi feu- 



ZIB 

tout après avoir mangé , i 
ment ordinairement une 
heure ou une heure ^ on pc 
ce temps les prendre, les i 
les piquer fans qu'ils fe ré^ 
■Par cette defcription de M. ( 
on voit que les zib(;lines ne 
routes dé la même couleur 
par confcquent les Nomen 
qui les onc défignées par le: 
& les couleurs du poil , ont < 
un mauvais caradtère , puifq 
feulement il change dans 
férentes faifons, mais qu 
d'individu à individu j Se 
mat à climat. 

Les zibelines habitent le I 
fleuves , les lieux ombragés 
bois les plus épais : elles 
très-agilement d'arbres en 
& craignent fort le foie 
change , dit- on , en très- 
temps la couleur de leur | 
prétend qu'elles fe cache 
qu'elles font engourdies 
rhiver , cependant c'eft 
temps qu'on les chaiTe Se c 
cherche de préférence , pa 
leur fourrure eft alors bi 
belle , Se bien meilleure qi 
elles vivent de rats, de ppil 
graine de pin & de fruits G 
elles (ont très-ardentes en 
elles ont pendant le teinps 
chaleur une odeur très- fort 
tout temps leurs excrémens 
mauvais. On les trouve pri 
ment en Sibérie , Se il n'y c 
peu dans les forets de la 
Ruf&e , Se encore moins e 
nie. Les zibelines les plu 
font celles qui font les pi 
méesj la différence qu'il 
cette fourrure â toutes les 
c'eft qu'en quelque fens qu'o 
le poil , il obéit également, 
que le^ autres poils pris â 



ZIE 

font fentir quelque roideur par leur 
réfiftance. 

La chafTe des zibelines fe fait par 
des Criminels confinés en Sibérie , 
ou par des Soldats qu'on y envoie 
exprès , & qui y demeurent ordi- 
nairement piufîeurs années j les uns 
& les autres font obligés de four- 
nir une certaine quantité de fourru- 
res â laquelle ils font taxés ; ils ne 
tirent qu*4 balle feule pour gâter le 
moins qu'il e(l poffible la peau de 
ces animaux ; & quelquefois au lieu 
d'armes à feu , ils Ce fervent d'atba- 
lètes & de très-petites flèches. Com- 
me le fuccès de cette chalfe fup* 
pofe de l'adreffe , dt encore plus 
d'afliduité , on permet aux Officiers 
d'y intérefler leurs Soldats » & de 
partager avec eux le furplus de ce 

Î[u*ils font obligés de fournir par 
emaine » ce qui ne laifTe pas de 
leur faire un bénéfice très-confidé- 
rable. 

ZIEGENHEIM ; ville d'Alletnagne 
dans le cercle du haut Rhin , à cinq 
lieues, fud-oueft, de Caflel. 

ZIGZAG i fubftantif mafculin. Sorte 
de machine qui eft compofée de 
plufieurs pièces de bois ou de fer, 
attachées de manière qu'elles fe 

flient les unes fur les autres , & que 
on allonge ou que l'on rétrécit 
comme on veut. Donner une lettre 
par le moyen i*un \iSi^g* 

On appelle broderie cn-^ig^agy une 
broderie qui repréfente la figure 
d'un zigzag à demi allongé. 

On dit f^une tranchée ejl faite 
en \ig:f^ag , pour dire , qu'elle eft 
compolée de plufieurs parties qui 
Tont l'une i droite , lautre i gau- 
che , en avançant toujours vers la 
tille que Ton affiége. Et l'on dit 
cTun chemin qui va en ferpentant ^ 
qu'/ï va en '{ig[cig. 

On dh qu «/? ivrogne fait des yg- 



ZIN 1T9 

T^^ags y quand en marchant il va tanr 
tôt d'un c6té , tantôt d'un autre. 

ZAMBl ; fubftantif mafculin. Efpèce 
de petit coquillage univalve qui fe 
trouve dans Tile de Landa, au 
royaume d'Angola, & qui fert de 
monnoie. La pèche des Zimbis, die 
MeroUa , étoit anciennement un 
droit réfervé aux Rois de Congo » 
mais les Portugais l'ont ufurpé. 

ZINC ; fubftantit mafculin. Demî^ 
métal d'un blanc brillant, & tirant 
un peu fur le bleu. II eft le moins 
aigu de tous les demi métaux \ on 
peut même dire que lorfqu'il eft 
bien pourvu de phlogiftique , qua- 
lité qu'où lui donne en le traitant 
avec des matières inflammables dans 
des vaiiTeaux clos , il a une demi- 
dudHlité qui permet de l'applatic 
en lames aflez minces* 

Cette propriété jointe à fa dure- 
té , qui eft afTez grande , empêche 
qu'on ne puifle le pulvérifer com- 
me les autres demi-métaux; ain(î 
lorfqu'on veut le divifer ^ on eft 
obligé de le fondre , de le grenail-- 
1er, ou de le limer comme les 
métaux. 

La pefanteur fpécifique duzinc,' 
eft i peu près la même que celle 
du régule d'antimoine , c'eft à-dire » 

3u'il perd dans l'eau un feptième 
e fon poids. 
Ce demi-métal foutient aflez bien 
l'aâion de l'air St de l'eau , fans fe 
convertir en chaux ou rouille ; il 
fe comporte à cet égard i peu près 
comme Tétain. Il eft moins tufi- 
bleque l'étain ic que le plombait 
ne fe fond que quand il eft prefque 
ronge. Lorfqu'il n'éprouve jufte que 
le degré do chaleur néceffaire pour 
le tenir fondu, fa furface fe calcine» 
& fe réduit en une chaux grife faci- 
lement réduAible comme celle de 
rératn 0c dcs^aQcres fabftances m^, 



»IO 



ZIN 



talliqiies fufîbles \ mais lorfqu^on ' 
réchauffe fortement , ôc jufqu â le 
faire rougir prefqu*à blanc , il s'en- 
flamme >& offre dans cette inflam- 
mation un fpeâacle des plus beaux, 
& des plus frappans qu il y ait en 
ce genre j la flamme du zinc eft infi- 
niment plus vive, plus lumineufe^ 
& plus brillance que celle d'aucune 
autre matière inflammable y elle efl 
d'une blancheur éblouiflante que 
rien n'égale , ôc dont la vue ne peut 
fupporter l'éclat. On ne peut attri- 
buer cette fl.imme à du foufre qu'on 
fuppoferoit être refté uni au zinc y 
car nous verrons que ce demi métal 
ne peur concrader aucune union avec 
le Touffre ; cette mcme flamme n'efl 
donc autre chofe que le phlogifti- 
que , qui dans le zinc £e trouve très- 
combudible, & cette déflagration 
Il ardente eft une preuve des plus 
ienflbles de la préfence de ce piin- 
cipedans les fubftances méulliques. 
La déflagration du zinc fe fait 
avec tant d'aélivité^ que la terre de 
ce demi-métal , quoique très- fixe 
dans fa nature ,. comme celle de 
toutes les fubftances métalliques ,. 
eft enlevée en forme de fumée blan- 
che qui fe condenfe en flocons lé- 
gers , voltigeans en l'air de tous 
côtés. Cette terre du zinc enlevée 

Ear l'effet de la combuflion , porte 
)$ noms de fleurs de ^inc ôc de 
laine philofopkitjue^ 

Le zinc étant le plus corobuf- 
cible des métaux ,.eft aufli celui qui 
détonne le plus vivement avec le 
nitre i la blancheur Ôc l'éclat de la; 
flamme que produit cette détonna- 
lion , font caufe qu'on fait entrer 
ce demi m^tal dans plufieurs com- 
pofîtions d'artifice ^ ou il produit de 
ir es beaux effets. 

Tous les acides ont de Taâion fus 
te zinc ^ & (ont capables de le 4i£> 



foudre *; fix parties de bon aeîdiT 
vitriolique affbiblt de fon poids ég^l 
d'eau^diilolvent i l'aide d'une douce* 
chaleur » une partie de zinc ftn^ 
aucune réfidence ; le fel neutre qui 
réfulte de cette dilfolution, fe crif-* 
tallife:on le nomme v'uriol blanc ^ 
ou vitriêl de \inc. 

Le zinc a beaucoup d'affiaitér 
avec l'acide vitriolique > il paroic 
même en avoir plus que toute aoti» 
fubflance métallique » car on peue 
décompofer par le moyen de ce- 
demi métal , les vitriols de cuivra 
ôc de fer y il fépare ces métaux 4'^ 
vec l'acide vitriolique , fe joint lui* 
même à cet acide ,. & forme avec 
lui un nouveau compofé oui eft 1^ 
vitriol blanc. Mais une choie remar— 

3uable ,c'cft que malgré cette Ç.t^-* 
eaflinitédu zinc avec L'acide vitrio-* 
lique» le vitriol du zinc fe décom*-^ 
Dofe , & laiffe échapper fon ftcidtt 
a un moindre degré de chaleur €fBm 
le vitciol martial , c'eft du inoiii# 
ce qu'avance Juncker dans le pre» 
mier tome de fon ConfpeSus C/y* 
mid. Si cette expérience réttilit «coof 
me cela efl aflez vraifemblable » os 
ne peut guère rapporter ce phéno- 
mène qu'à l'état paiticuliér du pri»» 
cipe inflammable dans le fer & dans 
le zinc y toutes les propriétés de ce* 
deux fubftances métalUqueadémoni-^ 
trent que leur phlogiftique eft uès» 
abondant , & c'eft par. cette raifoi» 
qu'elles enlèvent Tacide vitriolique 
aux autres métaux ^ mais il eft en 
même- temps très-développér& fol» 
bUment combiné dans ces m&mef 
métaux , & c'eft fans doute par cette 
raifon que les fels neutrei qu'ib 
formetu avec l'acide vitrioliaue» 
peuvent fe décompofer par l'acbioft 
du feu; car le phlogiftique de ces 
métaux étant peu adhérent â leur 
terre p, fe combine d'autant plu| fadf 



2IN 

dément avec 1 acide vitrIoliqci6 , & 
Jui donnant un caraâère fuUureux , 
_ en facilite d'autant plus la répara- 
tion : or , le principe inflammable 
du zinc eft encore plus abondant 
& plus développé que celui du fer , 
le zmc doit donc fe joindre à l'acide 
^itriolique par préférence au fer, & 
le vitriol du zinc doit fe décompo- 
fer par ladion du feu , plus facile- 
ment encore que le vitriol de fer. 

En diftillant le vitriol blanc au 
plus grand degré de chaleur , il pré- 
îence d'ailleurs i peu près les mê- 
mes phénomènes que le vitriol mar- 
tial traité de même: on retire fur 
la fin de la diflilUtion du vitriol 
de zinc, un acide vitriolique dé- 
phlegmé , quoique très fulrureux , 
qui s'échauffe autant avec l'acide 
vitriolique concentré ordinaire , 
que ce dernier s'échauffe avec l'eau. 

Le zinc fe difTout aufli avec les 
acides nitreux & marin , mais ce 
dernier ne touche point i une ma- 
tière noire qui s'en fépare pendant 
la difiblution. M. Hellot qui a exa- 
miné les phénomènes de cette dif- 
folution , ainfi que ceux que préfen- 
tent les autres acides dont nous ve- 
nons de parler ^ s'efl affuré que cette 
matière noire n'efl point du mer- 
cure, 8c qu'elle ne peut pas même 
être réduite en fubflance métalli- 
que. 

Le zinc peut s'allier avec toutes 
les fubflances métalliques , excepté 
avec le bifmuth : fi l'on fait fondre 
enfemble ces deux demi- métaux , 
on les trouve féparés dans le culot 
après la fonte j le zinc occupe la 
partie fupéricure, & le bifmuth, 
comme le plus pefant , occupe la par- 
tie inférieure de ce culot. L'alluge 
du zinc avec le fer fe fait difficile- 
Qient, mais il réuflît très-bien avec 
le enivre » Se ce dernier alliage efl 



ZIN 111 

très utile à caufe de la propriété fin* 
gulière qu'a le zinc de s'unir avec 
4e cuivre en dofe confidérable >' 
comme d'un quart , ou même d'un 
tiers , fans diminuer beaucoup la 
duftilité de ce métal , en lui don- 
nant d'ailleurs plufiei^rs qualités 
avantageufes j comme d*être moins 
fujet au vert de gris , & d'avoir 
une couleur jaune, agréable, appro» 
chant un peu de celle de 1 or. Ce 
cuivre ainf! allié de zinc fe nomme 
cuivre jaune ou laiton. 

La couleur du cuivre jaune qui 
approche beaucoup plus de celle 
de l'or, que celle au cuivre rouge t 
a engagé les Chymifles à chercher 
des alliages qui puflent donner au 
cuivre la véritable couleur de lorf 
ils y font en effet parvenus dans les 
compofitions ou alliages qu'on nom- 
me tombacs y Jimilor , pcnsbeck ^ 8c 
métal du prince Robert» Beccher avoir 
dit que le cuivre & le zinc mêlés 
enfemble i parties égales , imitenc 
fur la pierre de touche la couleur 
de l'or du Rhin. Stahl remarque 
si ce fujet que la proportion du zinc 
indiquée par Beccher , eft trop 
grande , mais fans déterminer celle 

3u'il faut y fubftituer. On a cherché 
epuis ces proportions, fr plufieurs 
de ceux qui fe font occu[ es de cec 
objet , ont trouvé de rrès beauX 
fimilors. Les Anglois font les pre- 
miers qui ayent téuflî , ils en onc 
trouvé un auquel ils ont donné d'à* 
bord le nom de mctai du prince 
Robert. 

Depuis ce temps , deux particu- 
liers , dont l'un fe nommoit Lacroix y 
& l'autre Leblanc , ont encore por- 
fwâionné ce travail j & ont produit 
chacun un fîmilor qui fe le difpa* 
toient , le premier par plus de duc- 
tilité , & le fécond par un plus grand 
édar } mais ils ont tenu Ton ic IW 



111 ZIN 

tre leur procédé fecrcc. M. Geoffroy 1 
a fait fur cet objet un allez grand 
nombre d'expériences ^onc on crou- 
ve le détail dans les Mémoires de 
l'Académie pour l'année 1715. Il 
réfulte des expériences de M. 
Geoffroy , que la remarque de Stahl 
qui regarde comme trop grande la 
quantité du zinc , lorfqu on le fait 
entrer pat moitié dans le fimilor , 
eft très-jufte , fi Ion a égard à la 
duûilité ; mais d*un autre côté , 
c'eft celle qui lui a donné la cou- 
leur la plus éclatante. U eft bon 
néamnoins d*obferver que, comme 
le cuivre rouge exige d'une part une 
chaleur affcz forte pour fe tenir fon- 
du , ic que d'une autre part le zinc 
eft un demi-métal très-volatil, on ne 
peut guère allier enfemble ces deux 
fubftances métalliques ^ fans qu'il 
n'y ait du déchet tant de la part du 
cuivre , dont une partie fe calcine» 
que de celle du zinc , dont une par- 
tie fe brûle auffi, ou fe diflipe en 
fumée ; il fuit de là qu'après que 
l'alliage eft fait , la proportion des 
deux matières métalliques eft aflez 
incertaine. 

U faut obferver auffi au fujet du 
fimilor, que pour Tavoir beau, & 
fultout dttâile , il eft très eflentiel 
fuivantM. Cramer, d'employer du 
zinc qui foit très-pur. Le même 
Auteur indique le moyen de s'aDTu- 
rer qu'il eft pur , & de le purifier , 
en cas qu'il ne le foit pas ; ce moyen 
eft fonde fur la propriété remarqua- 
ble qu'a le zinc de ne pouvoir être 
attaqué par le foufre , comme le font 
prefque tous les autres métaux. Ainfi 

E3ur purifier ce demi métal de l'al- 
age des autres métaux, après l'a- 
voir fait fondre dans un creufet 
large , on doit jeter defiiis alterna- 
tivement du fuif & du foufre, & 
çp désoler en fins grande quantité 



ZIR 

que le premier. Si le zinc eft par i 
on voit le foufre fe brûler librement 
âfa fui face. Si au contraire il eft 
allié, le foufre fe combine avec les 
métaux qu'il contient. U forme avec 
eux une efpèce de fcorie qu'il faut 
enlever : on continue de projetée 
ainfi alternativement du fuif Se diw 
foufre fur le zinc , jufqu'i ce que^ 
le foufre fe brûle entièrement i Cm, 
fur face, fans former aucune fcorie^ 
alors le zinc eft purifié, & peut être 
employé avec fuccès pour faire foie 
du cuivre jaune, foit du fimilor. 

Les affinités du zinc font fuivanc 
la table de M. Gellert , dans l'ordre 
fuivant , le cuivre, le fer , l'argent, 
l'or, l'étain & le plomb , ce dernier 
en partie ; on pourroit mettre le foa< 
fre i la place où l'on voit dans cette 
table les fubftances qui ne peuvent 
s'unir avec celle qui eft à U tète 
de la colonne. 

Le principal ufage du zinc eft 
d'entrer dans la cempofitioa du 
cuivre jaune. M. Maloum , qui dans 
les Mémoires qu'il a faits fur le 
zinc , a reconnu plufieurs proprié^ 
tés de ce demi-métal , analogues il 
celle de l'étain, rend compte dtof 
co$ Mémoires des expériences qui! 
a faites avec fuccès pour fubftiniec 
le zinc i l'étain dans Tétamage. 

ZINZOLIN i fubftantif mafculin. Sot- 
te de couleur qui eft un violet roa^ 
geâtre. Ceji du \in\oUn. Il s'em- 
ploie adjeâivement dans cette phra^ 
fe , du taffetas \in:{olin. 

ZIRICZÉE; ville des Pays bas, dans 
la province de Zélande , & Capitale 
de l'île de Schoven , à fept lieues 
foud-oueft de la Brille. Elle eft 
jolie , bien peuplée , & marchande > 
quoique fon port ait été comblé par 
les fables. Les Etats généraux ont 
pris cette ville fur les Efpagnols en 
i}77 > & l'ont mife ea bon iùx dç 



\ 



ZIS 

clifenfe. Avant la révolution arri* 
vée dans la religion du pays, il y 
tvoic à Ziriczée (ix maifons reli- 
gieufes» un béguinage , & les reftes 
a une Commanderie de Templrers. 

2ISEL 'y fubftaniif mafculin. Sorce d'a- 
nimal que quelques autres ont cru 
toe le même que le Hamfter. Il eft 
vrai , die M. de BufFon , qu'ils fe 
reflfemblenc, en ce quils ont tous 
^ux la queue courte» les jambes 
baflfes , les dents femblablés â celles * 
iie$ rats » Se les mêmes habicudes 

. naturelles , comme celles de fe cfreu- 
£sï des retraites , d'y faire des maga- 
fins • de dévafter les blés , &c. D'ail- 
lears ce qui n'auroit dû laiflfer 
aHcun doute à des Naturaliftes un 
peu inftruits , quand mèoie ils n'au- 
xoienc pas vu ces deux animaux , 
c'eft qa'AgricoIa, auteur exaffc & 

J*udicieux, dans fon petit Traité fur 
es animaux fouterrains , donne la 
defcription de lun Se de l'autre o 8c 
les didingue Ci clairement , qu'il 
n'eft pas poflTible de les confondre. 
ST y voye:[ Zest, 

^ITTAU 'y ville d'Allemagne dans la 
haute Luface » fiur le NeifT, à (Ix 
lieues, fud-oueft, de Gorlitz. 

ZIZANIE ', fubftantif féminin. Ivroie , 
jnauvaife graine qui vient parmi le 
bon grain. Iln'eft plus en ufage au 
propre. Il fe dit au nguré pour hgni- 
fier division. Ils ccoienc amis , mais 
cette femme afemi la \i\anie parmi 



eux. 



SllNÂÏM \ ville forte d'Allemagne dans 
la Moravie , fur les frontières de 
l'Autriche, à treize lieues, nord » 
de Vienne. 

2IZIM y fils de Mahomet II , Empe- 
reur des Turcs , & frère de Bâja2:et 
II, eft l'un des princes Turcs donc 
nos Hiltoriens ont le plus parlé. 
Mahomet II craignoit que l'amitié 
de ces deu:^ frères ne les icunic 



ZIZ iij 

contre lui, on que la jalonfie ne 
mît de la dividon entr'eux. Il donna 
à Zizim le gouvernement de la 
Lycaonie dans TAHe mineute , & 
d Bajazec celui de la Paphiagonie , 
& les tint toujours (i éloignés l'un 
de l'autre , qu'ils ne s'étoient vus 
qu'une feule fois, lorfqu'il mouruc 
le j Mai 1481. Après fa mort , 
fiajazet qui ^toit l'aîné, devoit natu- 
rellement lui fuccéder, & fut en 
effet déclaré Empereur le premier. 
Mais Zizim prétendit que l'Empire 
lui appartenoic, parce qu'il écoic 
né depuis que Mahomet II avoit été 
Empereur , au lieu que Bajazet étoic 
venu au monde dans le temps que 
Mahomet n'étoit encore qu'un hom« 
me privé. 11 s'empara de Prufe, an-, 
cienne demeure des Empereurs Ot- 
tomans, & fe fit un parti confidéra- 
ble. Mais avant été défait par Ach- 
met,Général de l'armée de Bajazet,il 
fe retira en Egypte, puis en Cilicie, 
& de- là en Lycie. Ne trouvant au- 
cun afyle afTuré , il demanda une 
retraite au grand maître de Rhodes , 
où il fut reçu magnifiquement an 
mois de Juillet H^4' ^^ en partie 
au premier Septembre fuivant , pour 
venir en France. II y fut gardé dans 
la Commanderie de Bourgneuf, fur 
les confins du Poitou & de la Mar- 
che , & y demeura jufqu'en Tan 

^A09 4^'^^ ^^^ 'îv^^ ^^^ Députés du 
Pape Innocent VIII, & conduit à 
Rome. Alexandre VI le livra en 
1495 à Charles VIII , 6c il mouruc 
peu de temps après. On dit que ce 
Pape avoit eu loin de le faire em- 
poifonner , de peur que la France 
n'en tirât quelqu'avantage.On ajoute 
qu'Alexandre avoit reçu de Bajazec 
une grande fomme d'argent pour 
faire périr ce Prince. UlaiITa un fils 
nommé Amurath , qui fe réfugia à 
Rhodes* Après laprife de la place ^ 



ct4 ZOD 

ce Prince inforcané s*étoic caché « 
dans i'cfpérance de fe fauver dans 
le vai^Teau du grand maître. Il fur 
découverc ôc mené à l'Empereur 
Soliman qui le fie aafli-tôc étrangler 
en préfence de route fon armée » 
avec fes deux en fans mâles. Les deux 
filles qu'il avoir furent conduites au 
ferratl àCon(lantinopU^Zlzimavoic 
lefpric vif. Tame noble &généreu- 
fe , de la paflion pour les Lettres , 
auifi-bien que pour les armes ^ & 
qioique zélé Mufulman • il aimoit 
Us Chevaliers de Rhodes que Ton 
père décedoic. 

ZOCLE ; voyei Socle- 

ZODIACAL, ALE; adjcftif. Qui 
appartient: au Zodiaque. Lumière {()• 
d'racaU. Etoiles lodiacales^ 

ZODIAQUE i fubftantif mafculin. 
Bande ou zone fpbérique partagée 
en deux parties égales par réclipti* 
que . & divifée en douze fignes où 
les pUnères fe meuvent 

Le fpleil , ne s ccarte jamais 
du milieu du Zodiaque , c'eft-a dire, 
de récliptique , mais les planètes 
«'en écartent plus ou moins, 

La largeur du Zodiaque ferr à 
mefurer les laritudes des Planètes , 
ou leur dérivation de l'ccliptique. 
Cette largeur doit être fuivant quel- 

3ues<uns.de feize degrés, fuivant 
'autres de dix huit, ^ même de 
vingt degrés. * 

L'éclipiique coupe Téquateur obli- 
quement fous un angle de i ) de- 
grés & demi , ou pour parler plus 
exadementyde 13 degrés 19 minu- 
tes , c'ell ce qu'on appelle l'obliquité 
de récliptique ; c'eft aullî la plus 
grande Jéclinaifon du foleil. 

Le ZvvJisque eft divifé comme on 
Ta dit , en douze parties , appelées 
Signes ; Se ces fignes ont les noms 
des condellations qui 7 répondoient 
fiitcefois. Le* nvouvemepc d occi- . 



ZOI 

dent^eo orient qui fait que Ut 
les ne répondent plus aux n 
parties du Zodiaque > eft ce 
appelle la précejjîon des équi. 
Par ce mouvement il eft 
que toutes les confteilation 
changé de place dans les cieu 
qu'elles ne nous paroifTent plu 
le même lieu où les anciens . 
nomes les ont remarquées. Par 
pie , la confteilation du Bélie 
du temps d'Hjpparque, par 
dans la commune feâion de 1 
tique & de Téquateur ^ n'a lail 
fon nom dans cette région di 
car préfentement elle paroît 
cée dans le lieu où paroiflR)ic 
fois le Taureau, & ainfi des s 
Il faut bien prendre garde d 
fondre les douze fignes du 2 

2ue avec les douze couftellatic 
toiles fixes qui s'y font trouv 
temps d'Hypparque , & où el 
lailTé les mêmes noms que l*o 
ferve encore aujourd'hui po 
diftinguer. On appelle les dous 
tions égales du Zodiaque < 
degrés chacune , les douze 
du Zodiaque , 6c les douze i 
qui comprennent les étoiles 
ctoient autrefois, mais qui ( 
avancées d'un figne j fe nomm> 
douze conftellarions du Zod 
Ainfi lotfqu'on dit qu'une 
eft dans tel ou tel fignedu zod 
on n'entend pas par-là qu*e 
dans la confteilation qui po 
même nom , mais dans la pat 
Zodiaque qui a gardé le ne 
cette confteilation. 

ZOFFINGEN; ville de SuilTe^ 
canton de Berne , a une lieue 
d* Al bourg. 

ZOÏLE, Rhéteur, natif d'Amph 
ville de Thrace^ fe rendit f 
par fes critiques des ouvrages 
crate > & des vers d'Homère 



ZON 

il fe faîfoit appeler le Fléau. Il vînt 
de Macédoine à Alexandrie , où il 
dillribua fes cenlures de llliade. 11 
les préfenta à Pcolémée , qui en fut 
indigné. Zoïle lui ayant demandé 
le prix de (es impertinences, parce 
qu'il mouroic de faim , ce Prince 
lui répondit : »> que puifque Homère 
•» qui éioit more depuis mille ans 
*) nourrifFoic plulieurs milliers de 
t> perfonnes , Zoïle qui fe vantoit 
M d'avoir plus d*efprit qu'aucun 
s9 homme , de vpit bien avoir Tin- 
t» duftrie de fe nourrir lui-mcme. *» 
La mort de ce miférable faryrique 
«ft racontée diverfement , les uns 
<lifenc q[ue Ptolémée le fit mettre 
en croix, d'autres qu'il fut brûlé 
tout vifàSmyrne. 

Aajourd'kui on donne figurément 
le nom de Zoïle aux envieux Se aux 
mauvais critiques. 
ZOLNOCKi ville de la haute Hon- 
grie ^Capitale d'un Comté de même 
nom y fur laTeilTe , A dix- huit lieues, 
eft, de Bude. 

Le Comté de Zolnock eft borné 
âu nord par ceux de Hevecz & Za- 
- boKz, au midi par ceux de Bath &c 
de Czongrad^au levant par celui de 
Tarentale , & au couchant par celui 
de Peft. La Tciflele partage en par- 
tie orientale & en par cie occidentale. 
ZONE} fubftantif féminin. Chacune 
des cinq parties du globe qui font 
entre les deux pôles , dont celle du 
milieu eft la zone torride , les deux 
qui la fuivent de chaque côté , les 
zones tempérées , & les deux autres, 
les zones glaciales. 

La zone torride eft une bande ou 
partie de U furface de la teire ter- 
minée par les deux tropiques, & 
partagée en deux parties égales par 
réquateur. 

La largeur de cette bande eft de 
6 degrés 58 minutes , fçavoir ij 
Tcmc XXX. 



ZON 115 

degrés 29 minutes d'un côté de l'é- 
quateur, & ij degrés 19 minutes 
de l'autre, de forte quelle eft divi- 
fée en deux parties égales par l'é- 
quateur, autrement appelé la L/^/i^. 
Le foleil ne fort jamais de deffus la 
zone torride , & chaque jour de Tan- 
née il y a des peuples fous cette 
zone auxquels il eft vertical. 

Lesanciens croyoient quela zone 
torride étoit inhabitée. 

Les zones tempérées font deux 
bandes de la furface de la terre ter* 
minées chacune par un tropique » 
& par un cercle polaire. La lar- 
geur de l'une & de l'autre eft de 4; 
degrés 1 minutes* Le foleil ne pafte 
jamais par-dcftus ces zones, mais il 
s'en approche plus ou moins dans 
fon mouvement. 

Les zones glacées font les feg- 
mens de la fui race de la terre , ter- 
minés l'un par le cercle polaire 
arftique & l'autre par le cercle po- 
laire anrardique. La hrgeurde cha- 
cune eft de 4^ de grés 5 8 minuter. 
Les zones font diffyrenciées par 
Une grande quantité de phénomè- 
nes: 1°. dans la zone torride le fo- 
leil pafle au zéaith deux fois l'an- 
née, de même deux fois l'année le 
foleil s'élûi;;ne de l'équareur d'une 
quanti:c égale, à 23 degrés 19 mi- 
nutes envuon. 

1^. Dans tous les lieux qui font 
dans les zones tempérées, & dans 
les zones placées , la h.iureur du 
pôle furpalTe to'jjours la plus grande 
diftance du foUil d l'équateur , c'eft 
pourquoi les habitans de ces zones 
n'ont jamais le foleil à Uur zénith. 
Si l'on compare Its hauteurs méri- 
diennes du foleil observées le même 
jour dans deux lieux quelconques 
de ces zor.es, celui où la hauteur 
méridienne fera la plus grande » fera 
le plus méridional. 

Ff 



%x6 



ZON 



^•. Dans les zones teenpcrées , 
le Soleil pafTe toujours defTous l'ho- 
rifon y à caufe que fa dtftance au 
pôle excède toujours la hauteur du 
pôie j & dans cous les lieux de ces 
zones j excepte fous l'équateur, les 
jours artificiels font inégnux , & cela 
d'autant plus que ces lieux font plus 
Yoifins des zones glacées. 

4^. Dans les lieux qui féparent 
les zones rempcrées d'avec les zones 
glacées , c'ell-à-dire » fous les cer- 
cles polaires , la hauteur du pôle 
eft égale i la didance du foleil au 
pôle» lorfaue le foleil efl: dans le 
tropique d'été, donc les peupUs qui 
habitent ces lieux , voient une fois 
l'année le foleil achever fa révolu- 
tion fans palTer fous lliorifon. 

5 ^. Dans tous les lieux des zones 
glacées, la hauteur du pôle ell plus 
grande que la moindre diftance du 
ioleil au pôle. Donc pendant plu- 
fieurs jours la diftance du foleil au 
pôle eft moindre que la hauteur du 
pôle , & parconféquent le foleil doit 
erre pendant ce temps- la nonfeule- 
ment fans fe coucher , mais fans tou- 
cher rhi>rifon. Lorfqu'enfuice le fo- 
leil vient a s*éloigner du pôle d'une 
plus grande diftance que celle qui 
mefure la hauteur du pôle , alors il 
s'élève & fe couche tous les jours 
comme dans les autres zones. 

On dit proverbialement. & figu- 
tévnem^pajfjcr la \onc rorride jDout 
dire , traver fer un endroit où le Ioleil 
eft fort brûlant, & où il n'y a au- 
cune ombre. 
Zone , eft aufti un terme employé par 
les Naruraliftes , pour déHgner les 
bandes de différentes couleurs qu'on 
remarque fur les agathes » les albâ- 
tres & furtout fur les coquilles. 

La premièi e fyllabe eft brève > Se 
la féconde très- brève. 
ZONS} ville d'Allemagne dans l'Elec- 1 



ZOO 

lorat de Cologne , fur le Rhin , i 
cinq lieues au-delTous de Cologne. 

ZOOGRAPHIE; fubftantif féminin. 
Defcription des animaux. 

ZOOLATRlEifubftantifféminin. 
Adoration des animaux. On fait 
jufqu'où les anciens Egyptiens ont 
porté cette fupetftition qui eft en- 
core fort commune dans les Indes: 
elle eft fondée fur la croyance 
de la métempfycofe y ou trans- 
migration des âmes dans d'an- 
tres corps i ainfi les Egyptiens di- 
foient que l'ame d'Ouris avoir 
paiTé dans le corps d'un taureau, & 
les Indiens modernes s'abftienneot 
de tuer plufieurs animaux dont le 
corps à ce qu'ils prétendent , poar- 
roit bien être habité par l'ame de 
quelqu'un de leurs ancêtres. 

ZOOLlTEi fubftantif mafculin. Nom 
générique que les Naruraliftes don- 
nent aux fubftances animales pétri* 
fiées qui fe trouvent enfevelies dsns 
le fein de la terre , ou qui oBt ItiflS 
leurs empreintes dans des pierres 
qui étant molles d'abord , le font 
endurcies par la fuite des temps» 
Ainfi les coquilles fofliles , les gtoC* 
fopètres, les animaux cruftacéesqni ' 
fe trouvent dans le fein de la terre, 
font des Zoolites. 

ZOOLOGIE; fubftantif féminin. 
C'eft la partie de THiftoire Natu- 
relle qui a pour objet les animaiu } 
mais comme ils font très diverfi- 
fiés , on a divifé cette fcîence en 
différentes parties féparées, qui peu- 
vent fe réduire à fix j fçavoir i*, les 
quadrupèdes couverts de poils, i^« 
les oifeaux » 3". les animaux ;iinplil« 
bies , comme ferpens , léurds » 
grenouilles, tortues , &c. 4**. les 
poiffbns, 5®. les infeékes, 6^. les 
zoophites. 

L'hiftoire des quadrupèdes fe 
nom^e Tctrapodologie ; celle def 



ZOP 

X , Ornithologie ; celles des 
ax amphibies , Amphibiologic ; 
des poilFons , Ichthyologu ; 
des infecStes , Entomologie ; 
celle des zoophypes , Zoophy- 
ic. 

iORE ; fubftantif mafculin , 
:me d'archirefture. C'eft la 
i choie que la frife d'un bâti- 
ainfi nommée en grec , parce 
la chargeoit autrefois de figu- 
initnaux pour lui fervir d'or- 
nr. 

lORlQUE ; adjecaif & terme 
litedture. On appelle colonne 
oriquc , une efpèce de colonne 
ire, qui porte la figure de 
u'animal , comme les deux 
nés du port de Venife , fur 
defquelles eft le lion de S. 
qui forme les armes de la 
blique. 11 y en a aufli une â 
e qui porte une louve allaitant 
is hc Romulus. 

lYTE i fubftantif mafculin. 
s naturel qui tient quelque 
de l animai & de la plante. 
le de mer , le pinceau de mer , 
imon marin , l'holothurie , &c. 
nis par les Naturalijles dans la 
des Zoophytes. 

HYTOLOGIE ; fubftantif fc- 
1. La partie de THiftoire Natu- 
qui traite des zoophytes. 
SA; fubftantif mafculin. Gou • 
que l'on racle des vieux navi- 
!)nlui attribue une vertu aftrin- 
^ & propre â cicactifer les 
es. On l'appelle auftî poix 
le. 

ESi Province de l'Amérique 
ntrionale dans la nouvelle Ef- 
s , au gouvernement de Chiapa » 
^s confins de celui de Tabafco* 
ourgades font riches en coche- 
& en foie , dont les babitans 



ZOR 217 

?|m prennent le nom de la province » 
ont des tapis qu'ils vendent aux 
Efpagnols. La terre y produit une 
grande quantité de m^ïs j les riviè- 
res y abondent en poifTons. 
ZORO ASTRE ,Philofophe derantî- 
quité, fut, dit-on, Roi des Bac- 
triens. Il s'acquit une grande répu- 
tation parmi les Perfes , auxquels 
il donna des Loix fur la religion. 
Quelques Auteurs le font plus an- 
cien qu'Abraham , & d'autres le 
reculent jufqu'à Darius , qui fuccé- 
da à Cambyle \ enfin > d'auires dif- 
tinguent pluiieursZoïoaftres. Quoi 
qu'il en foit, on ne peut guère dou- 
ter qu'il n'y ait eu dans la Perfe long- 
temps avant Platon , un fameux Piu- 
lofophe nommé Zoroaftre, qui de- 
vint le chef des Mages ^ c'eft-à- 
dire, de ces Philofophes qui joi- 
gnoient i l'étude de la religion, celle 
de la tnétaphyfique , de la phyfique ^ 
& de la fcience naturelle. Après 
avoir établi fa doârine dans la 
Baâriane & dans la Médif) , Zo- 
roaftre alla a Suze fur la fin du règne 
de Darius, dont il fit un profélyte 
à la religion. 11 fe retira enfuite 
dan$ une caverne , & y vécut long« 
temps en reclus. Ce fiit dans cette 
retraite qu'il compofa un livre qu'il 
appela /tfi révélations. Ce livre s'eft 
confervé dans la Perfe Sc dans les 
Indes. Les Sénateurs de Zoroaftre 
fubfiftent encore en Afîe , & princi- 
palement dans la Perfe & dans les 
Indes. Les peuples y ont pour cet 
ancien Phitofopne la plus profonde 
vénération , & le regardent comme 
le grand Prophète que Dieu leur 
avoir envoyé pour leur communi- 
quer fa loi. Le nom de gaurc oa 
guebre qu'ils portent eft odieux en 
Perfe. Il fignifie en Arabe infidelle j 
ic on le donne à ceux de cetc; feÂe 
comme un nom de Nation. 
Ff ij 



2 I 



8 



ZUG 



ZUG -, ville de Suifle , Capitale du ' 
Canton de même nom ,au pied d'une 
colline. C*eft une jolie ville dont les 
rues font grandes , larges y & les 
maifons bien bâties a cinq lieues 
de Lucerne , &: à dix- huit de Baie. 

Le canton de Zug eft le feptitme 
de la SuifTe* Il eft borné à loricnt 
& au nord par le canton de Lucerne , 

6 par les bailliages libres ; au fud , 
par le canton de Schwiiz. Il a ^ â 

7 lieues de long, fur 4 de large. 
C'eft un pays riant par fa Htuation , 
& très- fertile] en blé , vin & fruits 1 
furtout aux environs du lac de Zug. 
Le gouvernement de ce Canton eft 
•démocratique.L'autoritéfouveraine 
xéfide dans la ville de Zug , & dans 
les trois communautés d'Eeery »de 
Meuzingen &c de Bar : elles don» 
nent tout â tour le chef du Can* 
ton qu'on nomme Amman. Il de- 
meure dans la ville de Zug pendant 
la durée de fa charge. Quand la 
▼ille donne ce chef», il Teft pen- 
dant trois ans y à moins que la Ville 
& les Communautés ne veuillent 
dans cet intervalle donner la Charge 
à un autre Citoyen de Zug. Mais 
les Communautés n*ont chacune le 
droit de revêtir de cette Charge 
un de leurs habitans , que pour deux 
ans. Le Confeil général du Canton 
eft compofé de quarante Sénateurs. 
La Ville en fournit treize , & cha* 
cune des trois Communautés neuf* 
L'aflTemblée générale du peuple eft ; 
convoquée tous les ans dans la 
Ville le premier Dimanche de Mai. 
La Ville à cinq Bailliages particu- 
liers , Cham » Ilavenierg, StinchaU" 
fcnyRifch & f^alchvcil Le Canton 
de Zug. a auffi part dans la Souve^- 
laineté de la Tourgovie , d^ Com-: 
lés de Rheintal, de la iiaute Pro* 
v^ince libre,. & des quatre fiaillia» 
g^ oltramontains» Seihabitans fonc^ 



ZUI 

tous Catholiques» & duDiocèfede 
Conftance. Ils étoient connus fous 
le nom de Tugeni du temps des Ro- 
mains , & Strabon en parle dans 
l'expédition des Cimbres 8c des 
Helvétiens contre les Romains. Ce 
pays pafta de la domination des 
Romains fous celle des Allemands, 
dans le cinquième (iècle » fous celle — 
des Francs dans le fixième, ce tourna — 
aux Allemands dans le neuvième 9^^ 
appartint fucceflivement aux Com- 
tes de Lenzbourg » de Kibourg » 8c 
de Habsbourg» &: entra le 17 Juiti-^ 
I j 5 1 dans la confédération helvc*— 
tique^ 

Le lac de Zug a quatre lieues da 
long fur une de large. 11 eft très*— 
prorond en plusieurs endroirs » fur- 
tout depuis Zug jufqu*à Art » 8^ 
aftez orageux. Il abonde en poiiTbn^ 
délicieux , 8c produit celui qu 01^ 
nomme Rdtteli ^ qui pafle pour 1^ 
meilleur poiftbn de la SuiOe. Le^ 
environs de ce lac font trcs-agréa-« 
blés 9 8c bien cultivés. 

ZUIKÂU; ville d'Allemagne dansiez* 
cercle de la haute Saxe , fur la Mut-- 
dau » i dix lieues » nord- eft» da 
Plaven. 

ZUINGLE, (Dlric) né i Tacken- 
bourg en 14S41 fit fes études i 
Rome j à Vienne & i Baie » où ÏV 
prit le bonnet de Maître es artsjv 
après avoir fait fon cours de Théo- 
logie » il fut Curé à Claris en r 50^». 
8c enfuite dans un gros bourg nom- 
mé Notre-Dame des Hermires r ci^ 
toit un lieu de dévotion fore &•• 
mcux » où les Pèlerins venoiem ea- 
foule » & faifoient beaucoup d'of- 
frandes- 

Zuingle y découvrit d'étranger 
abus » & vit que le peuple étoitdans^ 
des erreurs groftières lur l'efficacité^ 
des géierinages,. 8c fur une. foule; 



ZUI 

<I aorres pratiques : il attaqua ces 
abus dans fes inftruâions y dans Ces 
difcours. 

Tandis que Zuinglé s'occupoit à 
corriger ces abus , Léon X faifoit 
publier en Allemagne des Indul- 
gences pir les Dominiquains, & en 
SuifTe par Bernardin Samfon Cor- 
delier. Zuingle s'éleva contre Ta* 
bus que le Cordelier Samfon faifoit 
des Indulgences ) & il fut approuvé 
par TEvcque de Confhnce, qui étoit 
mécontent de ce que le Cordelier 
étoit entre dans Ion Diocèfe fans 
fa permiflîon , & n'avoit point fait 
Tidimer fes Bulles à Conftance. 

' Zuingle fut alors nommé Prédi- 
cateur de Zuric j Se il peignit fi vive- 
ment les abusj & même les excès 
du Cordelier j que le Conful de 
Zuric fit fermer les portes au por- 
teur d'Indulgences. Tous -ces abus 
ctoient fondés fur des traditions in- 
certaines, fouvent fur des fables } 
21uingle pour couper la racine des | 
abus, attaqua toutes les traditions, 
& prétendit qull falloit n*admetf 
tre comme vrai , Se comme appar- 
tenant à la religion chrétienne, que 
ce qui étoit enieigiré formellement 
dans l'Ecriture;, qu'il falloit rejeter 
comme une invention humaine tout 
ce qui ne pouvoir fe prouver par 
fEcriture. 

Le Magiftrat de Lauzane crut 
voir dans la do6trine de Zaingle 
on moyen fur pour faire tomber 
sous les abus, & une voie facile 
pour déterminer les points fur lef 
quels on devoir obéir au Pape, 
& â la puiflancc Eccléfiaftique. On 
scdrefra donc à tous It^s Curés Pré- 
élicateurs , 8c autres Béncficiers char- 
gés du foin des âmes , un Edit du 
Confeil» par lequel il leur étoit or- 
dçmxké de ne ptcchcr que ce qu' iU 



ZUI 



219 



pouvoient prouver par la parole de 
Dieu , & de pafTer fous filence les 
do£lrines& les ordonnances humai* 



nés. 

Les livres de Luther contre les 
Indulgences , contre TEglife Ro- 
maine, étoient paflTcs en Suiffe, on 
les y avoit lus avidement. Zaingle 
de fon côté avoit communiqué fes 
fentimens à beaucoup de perfon- 
nes : on vit donc tout à coup une 
foule de Prédicateurs qui attaquè- 
rent, non les abus, mais les Indul- 
gences mêmes, le culte des Saints, 
les vœux monaftiques , le célibat 
des Ptètres*) le Carême, la Méfie , 
&c. 

L'Evêque de Conftance qui avoir 
approuvé Zuingle lorfqu'il n'avoir 
attaqué que les abus , donna un 
Mandement contre les Novateurs, 
&c envoya des Députés aux autres 
Cantons , pour fe plaindre de U 
licence des Novateurs. 

Les Cantons afiemblés à Lucerne 
firent un Décret le 27 Mars i$ity 
pour défendre aux Eccléfiaftiques 
la prédication de la nouvelle doc^ 
trine. 

Zuingle ne déféra point aux or- 
dres des Cantons , il continua fes 
déclamations : les Catholiques de 
Zuingle combattirent les Réforma- 
teurs , ôc le peuple étoit partagé' 
entre Zuingle & les Miniftres Ca^ 
tholiques. 

Selon le principe fondamental de* 
la réforme de Zuingle , toutes les 
difputes de religion dévoient fe dé-- 
cider par l'Ecriture feule : ces dif* 
putes devenoieni donc des faits fim-- 
pies j ôc pour les décider , il ne fal-- 
•loit qu'ouvrir l'Ecriture , & voir de- 
deux propofitions oppofces , laquelle- 
étoit contenue dans l'Ancien ou dans- 
le Ncuveati* Teitament. Le Magjf- 



Z30 z y I 

crac croie donc Juge compérenc des 
difpucesde religion, & le Confeii 
de Zuric ordonna aux Minières de 
fa JuriAlidtion de fe rendre à Zuric , 
Cs: fup^îlia riivôque de Conltance 
d'y venir , ou d'y envoyer les Théo- 
l'i^iens. 

Les Minidres obéirent au Con« 
feil j & TEvêquc de Conftance en- 
voya Jean Faber , fon grand 
Vicaire , avec fes Théologiens à 
Zuric. 

Zuingle prcfenta fa dodrine con- 
tenue en foixante fcpt articles ; mais 
Faber qui vit que le Confcil vouloir 
i'érablir juge de la doftrine , refufi 
d entrer en conférence devant lui. 
11 prétendit qu'il n'appartenoit qu'à 
l'Eglife de juger des Controverfes 
de la religion , Se oif cit de répondre 
par écrit ^ux articles de Zuingle y 
qu'au relie j indépendamment de fa 
réponfe , il falloit attendre le Con- 
cile qu*on devoit afTembler. 

Sur le refus que Faber ht de fe 
foanettrc au jugement du Confeii 
d- Zuric fur les points de dodtrine 
On (ic difciplinç attaqués par Zuin- 
gle , le Confcil lu publier unédit, 
par lequel il défendit d'enfcigncr 
autre chofe que ce qui étoit contenu 
dans lEcriture. 

En conféqucnce de ce décret , 
Grégoire Luti fe mil d prêcher con- 
lio les cérémonies de rE:;life ro- 
maine 6c contre le faite du clergé. 
L'adminiftraceurdes terres des Che- 
valiers de Se, Jean de Jcrufalem s'en 
plaignit, & le Mai;illrat condamna 
Luti i la prifon & à l'exil. 

Zjingle cenfura vivement en 
chaire la conduire du S^nat : le 
Grand Confcil tafla ce: te Sentence, 
& ordonna que déformais les affai- 
res de religion feroijnt portées de- 
vant lui : bientôt Luti fut promu à 
une autre cure. 



Cartoftad chafle de Saxe par Lu'^ 
iher , fe retira en Suiffe » & y ap- 
porra fes erreurs far TEuchariftie^ 
il enfcigna que le corps de Jbsus-^ 
Christ n'y étoit point réelle-^ 
menr. 

Zuingle faifit avidement une opî 

nion 11 favorable au dciïein qu*iK^ 
avoir d'abolir la mcHe. 

Carloftad avoir appuyé cette opi- 
nion fur ce qu'il eii impoffible qu'une 
corps foie en plulieurs lieux i I^l 
fois. Luther avoir oppofc i ceti^K 
difficulté l'autorité de TEcriture ^ 
qui dit exprefTément que les fym-^ 
boles eucharilHques font le corp^ 
dejEsus-CHRiST^ cette raifonétoLv 
péremptoire contre Zuingle , 9^^^ 
établifiôit fa réforme fur ce princip-^ 
fondamental ; favoir , qu'on ne dom. c 
rien enfeigner que ce qui eft conteiv ^wm 
dans l'Ecriture. 

Cet arguaient tourmenroit Zuii 
gle, nuit & jour il y cherchoit 

folution. 

Cependant il prèchoit avec ^^ 
véhémence ordinaire contre TEgli ^^ 
romaine \ fon parti devenoit le parc^ 
dominant; les efprits s*échaufforenr, 
on brifa les images ; Se comme le 
trouble augmentoit dans la ville ^ 
les Magiftrats ordonnèrent des con- 
férences fur les matières controver- 
(ces. Après plusieurs conférences» 
les Aiagiilrats abolirent fucceffive- 
ment la mclfe & toutes les cérémo- 
nies de l'Eglife romaine. lis ou- 
vri:ent les cloîtres » les meines 
rompirent leurs vœux , les Curés 
fe marièrent , & Zuingle lut-mè- 
mc époufa une riche veuve. VoiU 
le premier effet que produisit dans 
le canton de Zuric la réforme de 
Zuingle. 

Il étoit fort occupé de la diffi- 
culté de concilier le fentimenc de 



ZUI 

Carloftad fur l'Euchariftie avec les 
paroles de Jésus -Christ j qui dit 
cxpreflcmenc : ceci e(l mon corps. Il 
eut un fonge dans lequel il croyoic 
difpucer avec le Secrétaire de Zuric, 
qui le prefToit vivement fur les pa- 
roles de Tinflitution : il vit paroître 
tout à coup un fan corne blanc ou 
noir qui lui dit ces mots : «< Lâche, 
M que ne réponds - tu ce qui efl 
» écrit dans l'exode s V Agneau ejl 
fï la Pâque , pour dire qu'il en eft 
*» le Ggne ». 

Cette réponfe du fantôme fut un 
triomphe , & Zuingle n'eut plus de 
difficalté fur l'Euchariftie. Il enfei- 
gna qa'elle n'étoit que la figure du 
corps de Jésus Christ : il trouva 
dans l'Ecriture d'autres exemples 
où le mot ejl s'employoit pour le 
mot fignifie : tout lui parut alors fa- 
cile dans le fenciment de Car- 
loftad. 

L*expUcatioA de Zuingle favorable 
aux fens & à Timagination , fut adop- 
tée par beaucoup de Réformés : ils 
voafoient tous abolir la meiïe , & 
le dogme de la préfence réelle for- 
moit un embarras fur cet article } 
mais l'explication de Zuingle le le- 
Yoit } OEcolampade , Capiton , Bec- 
ccr Tadoptèrent \ elle fe répandit 
en Allemagne , en Pologne , en 
SaiÂej en France , dans les Pays- 
Bas s & forma la fedte des Sacra- 
mentaires. 

Lather qui auffi bien que Zuin- 
gle» avoir établi TEcriture comme 
l'unique règle de la foi , traita les 
Sacramentaires comme des héré- 
tiques 7 & l'on vit entre les Sacra* 
mentaires & les Luthériens , la 
m&me oppofition qui étoit entre 
toutes ces feftes & l'Eglife romai- 
ne : aucun intérêt n'a jamais pu 
les réunir ^ & les Luthériens ne 



ZUI 131 

perfccutoient pas les Sacramenrai- 
res avec moins de fureur que les 
Catholiques. 

La réforme introduite en SuifTe 
par Zuingle fe répandit» pludcurs 
réformateurs fécondèrent fes efforts 
à Berne , à Bâlc , à Confrance , 
&c. 

Plufiears cantons reftèrenr conf- 
tamment attachés à la religion Ca- 
tholique , 6c condan'inèrtnt la pré- 
tendue réforme des autres cantons j 
ils leur écrivirent pour leur repré- 
fenter que la réforme de la religion 
n'appartenoit ni au peuple ni à un 
pays particulier , mais à TEglife, à > 
un Concile général. Les prétendus 
Réformés n'eurent aucun égard aux 
repréfentations des Catholiques ; 
on employa de part & d'autre des 
expreflSons dures , & la guerre fut 
fur le point d'éclater plus d'une fois 
entre les Catholiques & les Pro- 
reftans ; enfin les cantons de Zuric 
& de Berne défendirent de tranf- 
porter des vivres dans les cinq can- 
tons Catholiques , & l'on arma de 
part & d'autre. 

Zuingle fit tous fes efforts pour 
éteindre le feu qu'il avoir allumé : 
il n'écoit pas brave , & il falloir 
qu'en qualité de premier pafteur de 
Zuric , il allât â l'armée \ il fentoir 
qu'il ne pouvoît s'en difpenfer , & il 
ne doutoit pas qu'il n'y périr. Une 
comere qui parut alors le confirma 
dans la perfuafion qu'il feroit tué; 
il s'en plaignoit d'une manière la- 
mentable , & publioit que la comète 
annonçoit fa mort, & de grands 
malheurs fur Zuric j malgré les 
plaintes de Zuingle, la guerre fut 
réfolue. Zuingle accompagna Tar- 
mée. 

Les Catholiques attaquèrent les 
Zuriquois un vendredi 1 1 Oftobrc 



lit ZUR 

1 5 n ^ Cappel , Se les défirent : 
Zuingle fuc eue. 

Après la bataille de Cappel , les 
Catholiques & les Zuriquois firent 
la paix , à condition que chacun con- 
fcrveroit fa religion. 

Il y a peu de chofe à dire Air les 
talens de Zuingle 6c fur fes ouvra- 
ges ; il n'écoit nifavant,ni grand 
Théologien, ni bon philofophe, ni 
excellent littérateur , il avoir Tef- 
prit jufte & borné; il exporoicavec 
aflez d'ordre fes penfces ; mais il 
penfoit peu profondément, fi Ton 
en juge par fes ouvrages. Un peu 
avant fa mort il fit une confefiion 
de foi , qu'il adrefTa à François I ; 
là , en expliquant l'article de la vie 
éternelle , il dit à ce Prince qu'il 
doit efpérer de voir laûTemblée de 
tour ce qu'il y a eu d'hommes faints, 
courageux & vertueux dès le com- 
mencement du monde. Là vous ver- 
rez , dit- il , les deux Adam , le Ra- 
cheté & le Rédempteur; vous ver- 
rez un Abel , un Enoch .... vous y 
verrez un Hercule, un Théfée , un 
Sucrate , Ariftide , Antigonus j 
&c. 

Les ouvrages de Zuingle ont été 
recueillis encinq soX.injoL 

ZUINGLIANISME; fubftantif maf- 
culin. Doârrme des Zaingliens. 

ZUINGLIENS ; ( les) hérétiques ainfi 
appelés d« Zuingle leur chef. Voyci 
Zuingle. 

ZULLICHAU; ville d'Allemagne, 
en Siléfie , dans le Duché , & i cinq 
lieues de CroflTen. On y fabrique 
beaucoup de draps. 

ZULPIGH, ou ZuLCH ; ville d'AI- 
lemagne dans le Duché de Juliers , 
à quatre lieues , oueft , de Bonn. 
Elle appartient â TEleâcur de Co- 
logne. 



ZUR 

ZURICH; ville de Suide ; capît 
d*un canton de même nom , lur 
penchant de deux collines à Teir: 
micé feptentrionale du Lac de Z 
rich , d où fore la rivière de Li: 
mat. Cette rivière partage la vi 
en deux parties inégales , qui coi 
muniquent Tune à l'autre par de 
grands ponts de bois. 

La ville de Zurich n'eft pas a 
cîenne , mais elle eft une des pi 
confidérables de la Suilfe pour 
beauté & pour fa puifiance; ellec 
fortifiée par de luges folFésTevct 
de pierres de tailles ; fes rues foi 

Eropres , fes maifons afTcz bie 
aties , & fon Hôtel-de-ville d'un 
belle fymécrie. Son arfenal compol 
de plufieurs grands bârimeni ett 1 
mieux fourni de toute la Suifle. 

Les habitans de Zurich fe fbr 
mèrenr eux mêmes en canton l'ti 
1 55 1. La ville étoit impériale , S 
n*avoit jamais fair partie de la do 
mi nation de la mai fon d'Autriche 
Albert & Othon d'Autriche ayani 
formé le projet daffiéger cette ville, 
les bourgeois s'unirent aux quacn 
cantons ; il s'emparèrent du pays qai 
forme aujourd'hui le canton de Cla- 
ris , & obligèrent Albert d*Aairicb< 
i les refpeûer. 

La forme du gouvernement de Ii 
ville de Zuric tient de l'ariftocratî' 
& de la démocratie. Ce gouverne 
ment eft forme d*un grand & d'«* 
petit Confeil, qui compofent en 
femble le nombre de deux cent io^ 
xe membres. Le grand en a cent foi 
xante-deux& le petit quarante- huî' 
ce qui fait deux cent dix membres 
auxquels il faut ajouter les éta 
chef? de l'état que Ton appelle Bouté 
meflrcs ; chaque tribu bourgeois 
fournit douze perfonnes pour t 
grand Confeil& trois pour le peri^ 



ZUR 

ille de Zuric eft à dix huit lieues 
fud-oaeft , de Conftance , à 
ze au fud-eft de Bade , & â 
c- crois au nord-eft de Berne. 
î Canton de Zurich cft le pre- 

en rang. Il eft borné au nord 
e Rhin , qui le fépare du can- 

de S^hafFoufe , au midi par 
mon de Schvitz , au levant par 
burgau & le comté de Tog- 
ourg , & au coucliant par le 
m de Ziig. 

î territoire de ce canton fait 
e du pays des anciens Tîgurini , 
►res dans THiftoire Romaine ; 
luHeurs années avant que Jule 
r commandât dans les Gaules , 
^igurini avoient défait l'armée 
line , &c tué le Conful Lucius 
us qui la commandoit , & fon 
tenant Pifon qui avoit été Con 
-eurpays appelé anciennement 
s TigurinuSy s'étendoit jufqu au 
5 Conftance j les anciens y mar- 
t deux villes > Tune appelée 
71 Tiberii,&c l'autre Arborfclix , 
eft Arbon. Sous les Rois des 
:s , le Pagus Tigurinus s*ap- 
Turgau ou Durgau , dans lequel 
de Furgau ccoit Turig , au- 
rhui Zurich , comme il paroit 
me cli#rte de Louis le Germa- 
î. Cette même charte nous ap- 
1 que Ton avoit commencé à 
jncer Zurige pour Turigc^ fui- 
la Coutume Teutonique, où 
hange le T en Z. 

land les Cantons de la Suifle 
èrent une alliance fédérative , 
dèrent la prcleance au canton 
urîc. Cs canton conferve en- 
cet honneur d'avoir le titre de 
ier entre les égaux ; il ne pré- 
as feulement aux Diètes , mais 
le foin de les convoquer en 
ant des lettres circulaires aux 
T<^mc XXX. 



ZUR 



^33 



Cantons » pour les informer des 
raifons au fujet defquelles on les 
aftemble , & pour les prier d'en- 
voyer leurs députés avec les inf- 
trudions néceUaires. La ville de 
Zurich eft comme la Chancellerie 
de la Suiffe , & c'eft par ce motif 
que toutes les lettres des Souverains 
y font portées. 

Le canton de Zarich eft d'une 
étendue confidérable , & c*eft le plus 
grand de la SuifTe après celui de 
Berne. On diftingue les Baillis qui 
le gouvernent en trois claiïes : ceux 
de la première font appelés Admi-^ 
nijlratturs ; ils ont foin de recevoir 
les rentes fans exercer aucune ju- 
ridiâion , &c ils font au nombre 
de dix. La féconde clalTe comprend 
les Baillis qui demeurent dans la 
ville de Zuric, & qui ne font point 
obligés d'enfortir:ce fontceux qu'on 
nomme Baillis intérieurs , & Ton en 
compte dix-neuf. La troiHème clalTe 
cft celle des Baillis qui réHdenc dans 
les villages & dans les châteaux du 
canton pour exercer leur emploi » 
& ceux-ci font au nombre de treize. 
On compte cinq Bailliages hors de 
Tenceinte du canton , & ces Bail- 
liages ont chacun leurs lois & leurs 
coutumes auxquelles les Baillis ne 
peuvent rien changer dans Tadmi- 
niftration de la Juftice. Il y a en- 
core deux villes aiïtz considérables ; 
favoir, Stein fur le Rhin & Vin- 
cherthour, qui font foumifesàla 
fouveraineté de Zurich, mais qui en 
même temps nomment leurs pro- 
pres Magiftrats, & fe gouvernent 
lelon leurs lois» 

Le canton de Zurich eft un pays 
de montagnes & de plaines que les 
habirans ont foin de bien cultiver ; 
il produit des grains, tandis que les 
lacs & les rivières fournifTent du 
Gg 



:à 



i34 ZUY 

poifTon; mais la principale richeUe 
des habirans confiite dans leur com- 
merce & leurs manufadlares. 

Le lac de Zurich a environ une 
lieuâ de largeur & neuf de longueur. 
Il abonde en diverfes efpèces de 
poiflTons, & fes deux bords font 
. garnis de vignobles , de prairies, de 
jardins > de maifons de piaifance & 
de chaumières. 

ZURITA ; petite ville d'Efpagne dans 
la vieille Caftille, fur le Tage^au 
voifinage de Tolède. 

ZURZACH i bourg confidérable de ' 
SuiflTe 9 dans le comté de Bade , fur 
le Rhin , i ûx lieues au-delTous de 
SchafFjufe. 

ZUTPHEN i ville des Provîncis- 
Unies , dans la province de Gaeldre» 
fur le bord oriental de rYlTel , ca- 
pitale du Comté de même nom 9 â 
deux lieues aafudeft de Deventer , 
â quatre d'Arnheim , à fîx au nord- 
eft de Nimègue, â vingt au levant 
d*Amftcrdam. Cette ville bâtie de- 
puis plus de huit fiècles, eft aujour- 
d'hui bien fortifiée, te a été fou- 
vent attaquée. Elle fut prife d'af- 
faut en 1 5 7 1 par Frédéric de Tolède» 
£ls du Duc d'Âlbe , qui traita les 
habirans avec la dernière barbarie. 
Le Comte Maurice de Naflâu reprit 
cet^e ville fur les Efpagnols en 1 5 ^ i , 
& depuis ce temps elle eft reftée 
fous la puidànce des Provinces- 
Unies. Il eft vrai que les François 
s*en rendirent les maîtres ep i6yi'^ 
mais ils furent obligés de l'aban- 
donner , ainfi que toute la Gueldre 
en 1^74. 

Le Comte dt Zutphcn fut autre- 
fois un état poflfédé par des feigneurs 
héréditaires long-temps après Ic- 
reâion de Gueldre en Comté & en- 
fuite en Duché. Aujourd'hui le 
Comté de Zutphen eft uni à la Pro- 



ZYG 

vlnce de Gueldre ; il eA fé| 
Velau par ITAil du'côté de 
dent ; il a au nord TOverj 
Torient rEvcchc de Manftei 
midi le Duché de Cleves. 

ZU YDERZÉEigrand golfe de 
germanique , fur la côte de 
Bas y Se qui fépare la Frife c 
taie de la Friie orientale. C 
a été formé par Tinondatic 
mer qui étant entrée en 1 2 
Ion Ubbo Emmius , par l 
chure du Flevon ( ou Fiie 
TEms , couvrit trente lieues < 
dont il ne refte que la côte 
ma dans la fuite pluHeurs île 
nomme aujourd'hui Texa 
Und , Fliland, Schelling & A 
Ain(i la Veft-Frifland ou I 
cidentale fur féparée de 
orientale par une mer de dû 
lieues de large. 

Le Zuydcr\cc fignifie mtr 
Se ce golfe eft amfi noma 

3u il eft au midi du grand 
uquel il eft féparé par les 
nous venons de nommer , A 
tendent ^ufquesvis'à- vis d( 
orientale. Le Zuyderzée l 
Nord-Hollande ou Veft-F 
Hollande méridionale , U 
de Gueldre , la feigneur: 
trecht , celle d'Oveiyflcl 
de Frife. 

ZVOLj ville des Pays Bas, 
province d'OverylFel , au 
Zallant ^ elle eft bâtie fur \ 
nence , près de la rivière 
en arrofe les foflfés i une 
Deventer & à deux de ^ 
C'eft une place alTez gtand 
tifiée très- régulièrement < 
iituation avantageufe, parce 
le paflTage ordinaire de la h 
vers les frontières de Frife , 
ningue 0c d'Overyflel. Z 



ZYG 

«arreFois libre &ciifipériale, & elle 
ie joîj^iiir nvec Devencer & Cam* 
pen, i ia :Igoe dc^ aurrcs villes an* 
icatiqies. Vil iebianâ ù'OMcnbourg^ 
E.ê.|ae d*Uiiechr, L di fermer de 
murjiUcss Wn 1245. EUe tomba 
ibui la puiflance des Étar> j^énéraui 
Tan 15S0 , & cette mcuie aiince 
l'exercice de ta religion catholique 
romaine y fut l'upprimc. Sa ma- 
girtrature coniîfte en huit ELhevins 
^ amant de Confciiicts qu on chan- 
ge coaslcs ans par éUélion de douze 
pei Tonnes quon choiGt dans le 
Confeil de la ville qui eft compofé 
4e quarante-hait des principaux 
bourgeois. 
i^GOMAj fubftantif mafculin & 
ceime d anatomie. On appelle ainH 
une arcade des os de la tête formée 

rir la jonâion d'une éminence de 
os des tempes avec l'os de la pom- 
snecce : c'eft cetce jonAion qui lui 
a fait donner ce nom. 

^"VGOMATIQUE i adjeûif des deux 
genres & terme d anatomie. Qui a 
rapport au zygoma. 

L'apophyfe zygomatique de Tos 
4e la pommette fait une partie du 
zygoma te une de la fofle zygoma* 
tique. 

L'apophyfe zygomatique de Tos 
temporal eft iituee à la partie anté- 
rieure de la face excerne de cet os , 
& le bout de cette apophyfe s'arti* 
cole avec celle de l'os de la pom- 
mette pour former l'arcade zygo- 
matique. 

L'écbancrure zygomaiîque de l'os 
de la pommette ell au-delius du zy- 
goma. 

La foŒe , couUflTe ou finuofîté 
zygomatique eft un enfoncement 
cooGdérable qui fe trouve au-def- 
fous de l'apophyfe zygo-ratique du 



ZYM 155 

kiffer glifter le tendon du mufcle 
croraphite. 

Le mufcle zygomatique s'attache 
à la jonélion de l'os de la pommette 
avec l'apophyfe temporale , & va fe 
terminer a la commilfure des lèvres. 
Quelquefois il fe trouve double , & 
pour lors on le diftingue en petit 
zygomatique, ou en zygomatique 
fupcrieur > & en grand zygoma- 
tique. 

Le mufcle zyeomatiqiie en fe 
contmâant, tire Ta bouche furie 
côté ; mais lotfque tous les deux 
agident en mcme temps , les deux 
an;;les de la bouche étant également 
tités vers les parties latérales , elle 
eft augmentée en longueur , ce qui 
arrive quand on rit. Âinfi l'aâion 
de ces deux mufcles eft principale- 



far la jondtion d'une éminence de ment fenfible dans la joie. Pour fe 
os des tempes avec l'os de la nom- 1 convaincre qu'ils ont cet ufage ^ on 

peut faire une incifion fur le ca- 
davre le long du trajet de ces deux 
. mufcles t depuis les commiilures 
de la bouche jufqu'environ leur ori- 
gine 'y attachez un fil i chacun d'enx, 
que vous laifTercz fortir par l'angle 
le plus fupérieur de la divifion ; 
après quoi il faut recoudre artiftc- 
menr l'incifion qui a été faite 'y tirez 
les deux fils vers les côtés en en te- 
nant un de chaque main , & vous 
repréfenterez ainfi le fujet comme 
riant. 

L'os zygomatique eft le mcme 
que l'os de la pommette. 

La future zygomatique eft ainfi 
appelée % parceqae la parrie où el!e 
fe rencontre fe nomme Varcude ou 
le pont \ygomatique. Elle fcrr à 
joindre l'apophyfe zygomatioue de 
los de la pommette avec celle du 
même nom de los temporal. 

ZYMOSIMÈTRE î fubftancif maf- 
temporal ,' & dont f ufage Ift de j calin. Mot formé du grec qui fij,ni- 

Gg ij 



a3(5 ZYM 

fie mefure de la fermentation , & 
que quelques naturalises ont em- 
ployé en ce fens. Inftrument de 
phyfique expérimentale qui n*eft au- 
tre chofe que le thermomètre , puif* 
au'il mefure réellement , non la 
lercnentation qui pourroit avoii 



ZYM 

bien d'autres caufcs & d'autres eFV. 
fets que la chaleur ^ mais unique ^^ 
ment & directement la chaleur qc^^ 
en réfulte. Il eft de peu d'ufage. 
ZYMOTECHNIE ; fubftanrirfénv î, 
nin. Partie de la chimie qui s*o ^^ 
cupe de la fermentation. 



» Fin du trentième & dernier Volume. 




TABLE 

DES ARTICLES EXPLIQUÉS 

NS LE GRAND VOCABULAIRE FRANÇOIS. 
Tome Pkemier. 





Abab. 




Ababa. 




Ababiloi/ Ababilo 




Ababruprc. 




Al>abrupto« 




Abaca. 




Abacarc. 


DC 


Abacc , Abécc 




ou Abacic. 




Abaccnc. 




Abach. 


ir. 


Abaco. 




Aba:oa. 


g"- 


Abacot.i 


1. 


Abacovrc. 


2. 


Abada. 




Abadan. 




Abaddon. 




Abadir. 


inon. 


Abacuz. 


Ichc , Aif- 


Abagc. 


., Ainfûcctc. 


Abagi. 


' 


Abai^un. 
Abahier* 




Aalis> 


Abay. 




Abaic/Tc, 




Abaictc. 


'. 


Abaigncr. 
Abaiile. 






Abailicr. 




A bai fer. 


, 


Abaiile. 


»• 


AbaiiFc , Abaiiléc. 


rg- 


Abaillcmcnc. 




Abaifler. 


ioc;(t. 


Abaiifcur. 




Abaka. 




Abale. 




Aballaba. 




Abaillon. 




Abalourdir. 




Abana. 




Abanbo. 




Abancai. 




Abandon. 




A L'Abandon. 




AbaodoMné, ée« 



Abandonnecment. 

Abandoonemcnc. 

Abandonner. 

Abanga. 

Abannacion. 

Abano. 

Abantc. 

Abaricn , cnnc. 

Abantide . 

Abanv/ivar. 

Abapciilon, 

Abaque. 

Abara. 

Abaradira. 

Abaraner. 

Abararha. 

Abaraus. 

Abarc. 

Abarémotémo. 

Abargale. 

A ban o^^Abaro. 

Abarim. 

Abarimon. 

Abaris. 

Abaro. 

AbarticalacioA. 

Abas. 

Abaft. 

Abafourdi. 

Abafourdir» 

AbalTc. 

AbalTi. 

AbafTie. 

Abaffon* 

Abafler. 

AbaOonné. 

Abara^e. 

Abataige. 

Abacanr. 

Abâtardi, ie. 

Abâtardir. 

AbatardifTemeor. 

Abatchauvée. 

Abate. 

Abacée. 

Abateis. 



AbartIIcmcnr. 
Abaihuba. 
Aha:js. 
Abatjour. 
Abaiifoo. 
Abaron. 
Abacos. 
Abarremcnt. 
A batteur. 
Abattre. 
Abattu , uc. 
Abattue. 
Abatiurcs. 
Abattureces. 
Abat-vent. 
Abaubir. 
Abaucas. 
Abaunas. 
Abawi. 
Abaycr, 
Abazcc. 
■ Abba. 

Abba Dalcurîa* 
Abbas. 
Abbaffide. 
Abb.u. 

Abbatial , afc. 
Abbaye. 
Abbé. 
Abbccourt. 
Abecquë , Abcc- 

qoce. 
Abbecqucr.® 
Abbécirc. 
Abbrfîord. 
AbbefTe. 
Abbeter. 
Abbcville. 
AbbuHoa. 
Abbato. 
A. B. C. 
Abcafle. 

Abcès. 
^bcorrciif; 

AbdaJa. 




Z38 



TABLE. 



Abdalkurîn. 

AbJaJla. 

Abdallah. 

AbJaimalec. 

AbJaionime. 

Ab lairahman. 

AbJai. 

Abda.a. 

AbJas. 

Abdclar:. 

Abdcrame. 

Abdére. 

Abdéncc. 

Abdcft. 

Abdiarc. 

AbJias. 

Abdication. 

Abdilchirai. 

Abdiqué. 

Abdiquer. 

Abdomen. 

Abdominal » alct 

Abdon. 

AbdudVeur. 

Abdu^bion. 

Abdaluacc. 

Abc. 

Abéate. 

Abec. 

Abécédaire. 

Abécédarien, enne. 

Abécher. 

Abccoy. 

Abciidc. 

Abcdit. 

Abéc. 

Abeher. 

Abeile* 

Abeielage , ou Abol- 

lage. 
Abcillc. 
Abciliiforme. 
Abcm. 
Abcl. 
Abelard. 
Ab-élc. 
Abélércs. 
Abélicéc. 
Abéiicm. 
Abélina:cs. 
Abolir & Âbielir. 
Abclifcr. 
Abcllc. 
Abellinas. 
Abcllinaret. 
AbcUion. 
Abclmain. 
Abelmeluch. 
Abelmeula. 
Abclmofc. 
Abender. 
Abénézer. 
Abenojji. 
Abéoove. 



Abcnsberg. 

Abcnrt. 

AbéoQC. 

Abcr. 

Aberavon. 

Abcrbc>rn. 

Abcrbroîok. 

Abcrcobaby 

Abcrcoi.vcy. 

Abcrcoah. 

Abcrdcn. 

Abw'don. 

Abci'dore* 

Abcrrrau. 

Abcrg:vcnni. 

Abci navre. 

Abéndirith. 

Abcrite. 

Abcrkeids* 

Abcrlone* 

Abcrnccy. 

AbcriacioD. 

Abcs. 

Abefamen* 

Abcfamis. 

Abcfarc. 

Abcskoun. 

Abcftc. 

Abétharim. 

Abéci. 

Abctir. 

Abcvcter. 

Abcvrer. 

Abcuvrage. 

Abcuvraige, 

Abeuvron. 

Abcx. 

Abcyaoce. 

Abgare. 

Abhal. 

Abhcr. 

Abhoc & Abhac. 

Abhorré , éc« 

Abhorrer. 

Abia. 

Abiad. 

AbiagrafTo» 

Abiamii. 

Abiannear. 

Abiathar. 

Abib. 

Abibas. 

Abibcs. 

Abicuren. 

Abida. 

Abide. 

AbjcA , cfte. 

Abjeclion. 

Abien« enne. 

AbicuncuF. 

Abigas. 

Abigéac. 

Abigiras. 

Abila. 

Abilcnne. 



Abillier. 

Abilon. 

Abiiyx. 

Abimalic. 

Abîme» Abifme, 

Abimcïech. 

AbiR. 

Abmgcon. 

Abioiica. 

Amouri. 

Abiponcs. 

Abirdour* 

Abifag. 

Abiîarcs^ 

Abilcas. 

Abidinie. 

AbifTin » iac. 

Abiilo. 

Abu. 

Abicorve. 

Abiud. 

Abiverd. 

Abjuraiion. 

Abjuré. 

Abjurer. 

Abiab. 

Ablfic. 

AbladtatioB. 

Abiai. 

Abiaier* 

Ablais. 

Ablaque. 

Abiafiga. 

Abiafmer* 

Abiacif. 

AbiatioQ. 

Able. 

Ablcâcs ou Ablee- 

tons. 
Ablégadîoan. 
Ablcgat. 
Abiégacion. 
Ablcîct. 
Ablette* 
Abijs. 
Ablon. 
Abloquié. 
Ablué . éc. 
Abluer. 
Ablution. 
Abnaquis. 
Abnégation. 
Abnel;i'e.n. 
Abnobia. 
Abnous* 
Abo. 
A bocage. 
Abocauara. 
Aboccis. 
Abocqjîé. 
Abodriga. 
Abodrite. 
Abcria. 
Aboi. 



Aboî$. 

Ab.nement* 

Âboiiag^. 

Abou. 

Aboivrcmeai* 

Abokelle. 

Abûl:. 

Abo! ans. 

Abo lé. 

Aboli , ie. 

Abolir. 

Abolifl'cment. 

Abolition. 

Aboiia. 

Abolus. 

Abornafus. 

Abominable* 

Abominablement. 

Abomination. 

Abominer, AboBBi- 

ner» 
Abommage. 
A bon. 

Abondamment. 
Abondance. 
Abondauc. 
Abonder. 
Abonné » ée« 
Abonnement. 
Abonner. 
Abonni, ie* 
Abonnir. 
Abonoé* 
Aboraca. 
▲bord. 
Abotdable. 
Abordage. 
Abordé. 
Abo^kr. 
Aborigènes. 
Aborné, ée. 
Abornemeor. 
Aborner. 
Aborrcner , AboofC- 

ner. 
Aboîcif, ive. 
Aboli. 
Abofmer. 
Aboti. 
Abotrires. 
Aboucais. 
Abouché , ée. 
Abouchement. 
Aboucher. 
Abouchouchoa. 
Abouement. 
Abougri. 
AbouiUona. 
Aboukir. 
Aboulola. 

A bout ta on Abitoti 
Abouqué, éc. 
Abouquemcuc. 
Abouquer* 
Abonler. 



TABLE. 



Ct 



: » ante. 
cnt. 
Abouficr. 



ante. 



ra« 



yu Abram. 
» cnnc, 
lamice* 

Cf. 

: Abraha- 



it. 

tni Abra- 
Ibriea. 



um. 

m. 

rc. 



Abrico- 



znu 



Abrivcr. 

Abrobania. 

Abrogarion. 

Abrogé , éc. 

Abroger. 

Abicliani. 

Abrolhos, 

Abrolles, 

Abron. 

Abroca. 

Ab^ocanoide* 

Abroconc. 

Ab:ouftarc. 

Abrouti , ic. 

Abrouz. 

Abrugbania. 

Abrum» Abroum. 

Abrus. 

Abruti, ic. 

Abrutir. 

Abrucidcment* 

Abruzzc. 

Abfa. 

A blase. 

Abralom. 

Abfare. 

Abfcharon. 

Abciffe. 

Abciflloa. 

Abfcon , Abfcoac , 

Abfcount. 
Abrconfer. 
Ablcoalter. 
Abfccuin. 
Abfcmir» 
Abfcnce. 
Abfcnc, ente. 
Abfcnration. 
Abfcntcr , S'Abfcii- 

rcr. 
Abfephus. 
Abfculé. 
Abréus. 
Abfide. 
Abfîe. 
Abfîliap. 
Ablilicn, enne. 
Abfilis. 
Abfînare. 
Ab^ntbe. 

Ab^achicn , enne. 
Ab^rcides. 
Abfolu. 
Abfolument. 
Abrolacion. 
Abrolutoire. 
Abforbant , ante. 
Abfbrbé , ée. 
Abforbcr. 
Abforption. 
Abfoudre. 
Abfous» Ab(bate. 
Abfoutc. 
Abftenir , S'Abftc- 

nir. 



Abflcntion. 

Abllcrgcnt, ente. 

AbftcrgrT. 

Abftciiif , ive. 

Abltcrfion. 

Abiîincnce. 

Abftincns. 

Abftincnt , ente. 

Abftrarcur. 

Abftrnaiop. 

Abiiiadivcmcnt. 

Abfhaire. 

Abftrair, aire. 

Abfhus , trufe. 

Abfujde. 

Abrurdcmcnt. 

Abfurdité. 

Abius. 

Abfyrtc. 

Abfyrtidcj. 

Abubécre. 

Abucacaïa. 

Abucco ou Abocco. 

Abachcr» 

Abudaiier» 

Abudiacom. 

Abugana. 

Abuninaro. 

Abvia* 

Abujaafar. 

Abujahia. 

Abvio. 

AbuifTonner. 

Abuiilemcnt. 

Abukesb. 

Abulabbas-faffah. 

Abulfarage. 

Abulhufien , cone» 

Abulite. 

Abunia. 

Abumeslem. 

Aburena, 

Abarct. 

Abutra. 

Abus.^ 

Abufaïd. 

AbuCam. 

Abufé . ée. 

Abufcr. 

Abufîf , Abufivc» 

Abufion. 

Abufivemcnt. 

Abuter. 

Abutige. 

Abuciionj 

Abutiner. 

Abuvrer» 

Abydenien, enne. 

Abydos ou Abydc» 

Abyla. 

Abylénc. 

Abyicns. 

Abyme. 

Abymé > éç» 



?35 

Abymcr. 

Abyiidicns. 

Aby^o. 

Abyftécns. 

Abzari. 

Abzirite. " 

Abzoédes. 

Aca. 

Acabar. 

Acabarus. 

Acabc. 

Acabcnc. 

Acabic. 

Acabis. 

Acabit. 

Acacaca-Cahoatli« 

Acacalis. 

Acacailis* 

Acacaiobu 

Acacc. 

Acacéfic. 

Acachia. 

Acacia. 

Acacicn» enne. 

Acacius. 

Acad;.niis« 

Acade. 

Acad<.Jmkicn. • 

Acadffmic. 

Académique. 

Aca<*iî miq ti cmcnt * 

Acadéii\il\e, 

Acadere. 

Acadc^icns. 

Acadie. 

Acadine. 

Acadira* 

Acadtes. 

Acaé. 

Acafran. 

Acagnardé , ée. 

Aca^narder.j 

Acaja. 

Acaïe. 

Acaindre. 

Açainie. 

Acajou. 

Acarach. 

Acalai. 

Acalandre. . 

Acale. 

Acalephe. 

Acalhuame. 

Acalifoiuchonné, £e. 

Acalipfe. 

Acaliflos. 

Acalziké, 

Ac«:m. 

Acamaiite. 

Acamantide» 

Acamantion. 

AcamapizclL 

Acamarchis. 

Acanu^. 

Acamboii« 



14^ 

Acampfîç. 

Acani^cc's. 

Acanacée » éc. 

Acancs. 

Acaiigc. 

Acanic. 

Acanicns. 

Acanncr. 

Acanor. 

Acancha. 

Acaiicabolc. 

Acinihacé , ce. 

Achanthc. 

Achanthine. 

Achanchiodos. 

Achnnchon. 

Acapala. 

Acapam. 

Acapachi. 

Acaponéca* 

Acaptc- 

Acapulco. 

Acaïa. 

Acaradi. 

Acaraga. 

Acaraia. 

Acaraïg. 

Acaraniacu. 

Acarapcba. 

Acaiapinim'.i 

Acarapicamba. 

Acarapucu. 

Acarallus. 

Acarauna. 

ACSLU 

Acariâtre. 

Acaricaba. 

Acaricr , Acharicr. 

Acarman. 

Acarna. 

Acarnan. 

Acarnanic. 

Acarnanieiis. 

Acarnar. 

Acarnas & Ampbo- 

térus. 
Acarne. 
Acaro. 
Acarus. 
Acafabaclan. 
Acaftc. 
Acaflum. 
Acac» 

Acacaîcctiquc- 
Acatalepfic. 
Acacalcp-.iqoc. 
Acare, Acarc/Tc. 
Acatcr, Achaptcr. 
Acaccres. 
Acarcs. 
AcitillcS* 
Acaco. 
Acaconis. 
Acatour. 
A^audrc» Aceudre. 



TABLE. 



Acaiife. 

Acaxi. 

Acaxulta* 

Acadzîr. 

Acazé , zcc. 

Acazcment. 

Acazcr* 

Acca« 

Accablant, ante. 

Accablé , éc. 

Accablement. 

Accabler. 

Accacugna. 

Accain. 

^ccalaurentia* 

Accané. 

Accapare , éc. 

Accaparement. 

Accaparer. 

Accara. 

A cca ration* 

Accaié , Accaré- 

Accaremcnt. 

Accarer. 

Accariation. 

Accaron. 

Accartillagc. 

Accailillé. 

Accalhllcr. 

Accatucci. 

Accaviac. 

Accé. 

Accéder. 

Accédiakre. 

Accélérateur. 

Accélération. 

Accélératrice. 

Accéléré , ée. 

Accélérer. 

Accemcnt. 

Accenfe. 

Accenfcs. 

Accent. 

Accentué, éc» 

Acccntcur. 

Acceptable. 

Acceptant . aotc. 

Acceptation. 

Acceptée, éc. 

Accepter. 

Accepteur. 

Acceptilation. 

Acception. 

A cet s. 

Acccfladeur. 

Accède ur. 

Accefllble. 

Acceirion. 

AcccflTir. 

ActeiToirc. 

Accellouare. 

Accia. 

Acciano. 

Accide. 

Accident. 



Accidentel , elle. 

Accidentellement. 

Accie ou Akcicz. 

Accienne. 

Accins & Préclô- 

turc. 
Accipenfer. 
Accipcr , Accipicr. 
Accife. 
Accifme. 
Acclamation. 
Acclampé , éc. 
Acclamper. 
Acclorc. 
Acclofagicr. 
Acco. 
Accoillir. 
Accoindrc ou Ac- 

couintre. 
Accoint , Accouint. 
Accointâblc. 
Accointance. 
Accointé , ée. 
Accointer. 
Accoifée , éc. 
Accoifement. 
Accoifer. 
Accolade. 
Accolagc. 
Accolée, éc. 
Accoler. 
Accolurc. 
Accomba. 
Accomenicr. 
Accoraiciicr. 
Accommodable. 
Accommodage. 
Accommodant , antc. 
Acconimodadon. 
Accommodé éc. 
Accommodement. 
Accommoder. 
Accompagnage- 
Accompâgnacciir. 
AccompagQcc, éc. 
Accompagnement. 
Accompagner, 
Accomparager, 
Ac ompli ic. 
Accomplir 
Accompiiiremcnt. 
Accomhdl. 
Accon. 
Acconifon. 
Acconfuivrc. 
Accopcr ou Akou- 

per. 
Accoperot. 
Accord. 
Accoidable. 
Accordaillcs. 
Accordance , Accor*» 

dencc. 
Accordant , antc. 
Accorde. 



Accordé , éc. 
Accorderacnt. 
Accorder. 
Accordoir. 
Accoré , éc. 
Accorcr. 
Accorné, éc. 
Accort , onc. 
Accortc. 
Accortifc , Acorre* 

ment. 
Accofoldaliors. 
Accof^able. 
Accofté, éc. 
Accode à bord. 
Accoftcr. 
A.ccotar. 
Accotc-por. 
Accotte, éc. 
Accotter. 
Accottoir. 
Accouché , Accor 

ché. 
Accouchement. 
Accoucher. 
Accoucheur. 
Accoucheufe. 
Accoudé , éc 
Accouder. 
Accoudoir. 
Accoudrc. 
Accouéc, éc* 
Accoucr. 
Accouplage* 
Accouple. 
Accouplée, éc. 
Accouplcmeoc 
Accoupler. 
Accourci , ic. 
Accourcir. 
AccourciiTcmcnc» 
Accourir. 
Accourfe. 
Accouriîcr. 
Accourlîns. 
Accouru, oc. 
Accouter. 
Accoutré , éOb 
Accoutremenc. 
Accoutrer 
A ce ou mm an ce* 
Accoutumée, ée» 
Accoutumer. 
Accouvé , éc. 
Accouver. 
A ccravanté , éc. 
Accravanter. 
Accrédité , éç. 
Accréditer. 
Accrétion. 
Accroc. 
Accroche. 
Accroché, éc. 
Acciochcmcnc« 
Accrocher. 

Accroire, 



TABLE. 



unenc» 

e. 

i, ic. 

irj s*Accrou- 

ifTemem. 
ue. 



ur. 
lire. 

i, ie. 

ir. 

éc 

enc. 



ation. 
é,éc. 
cr. 
aire» 

ir. 

>iu 

[ce. 
éc. 
znîm 






2. 



éc. 
:nt. 



Tiens , Ac- 
imcnt. 



'om4 XXX» 



Acerno. 

Acéronic. 

Accrra. 

Accrrc. 

Acerris. 

Accrfocomc, 

A certaine. 

Accrccnc, 

Accrtcs. 

Accrure. 

Aces. 

Accfccncc. 

AcefccnCj ente. 

Accfîas. 

Acéficn. 

Acéfîne, 

Acéfios. 

Accfmé. 

Accfmcmcnt. 

Acefmcr , Acefmoer , 

Accfinoucr. 
Accfmcrciro. 
Accfines, Acefmies- 
Acéfo. 
Accfte. 
Accftidcs. 
Acecabulc. 
Acétc. 

Acétcux, cufe. 
Acécum. 
Accvcllc. 
Acey. 
Acgiah. 

AcgiahKcrmen. 
Acgiah-Sarai. 
Acha. 
Achab 
Achabarcs. 
Achachi. 
Achachica. 
Achad. 
Achaic. 
Acbaiens ou 

Achécns. 
Acbaïque. 
Achaïs. 
Acbaifonné. 
Achaifonncr. 
Achalab ou Aha<- 

lab. 
Achalala(5lli. 
Achalandé » éc* 
Achalander. 
Achalicce. 
Acham. 
Acharne. 
Acharnée. 
Achan. 
Achana. 
Achanaca. 
Achanamafi. 
Achanau , Achcnaa. 
Achaode. 
Achane. 
Achanien^ enae» 



Achanis. 

Achaovan. 

Achapic. 

Achardée. 

Acharifton. 

Acharna. 

Acharné , ée. 

Acharnement. 

Acharner. 

Achafib. 

AchafTes. 

Achat. 

Achate. 

Achates. 

Achatou. 

Achaz. 

Achbaats. 

Achbeiuc-Mangi. 

Ache. 

Achecambey. 

Achéc. 

Achéenne. 

Achcens. 

Achciropob'tCt 

Achélaé. 

Achclcr. 

Achclette. 

Achéloou. 

Achcloiis. 

Achcm.^ 

Achéménes. 

Achémenide. 

Achémenis. 

Achemcns. 

Acheminé , ée* 

Acheminement. 

Acheminer. 

Achemois> moi£ê. 

Acheminer. 

AcheafTsT. 

Acherin. 

Acheroïs. 

Acheron. 

Acherure. 

Acherufe. 

Achefmant. 

Achefon. 

Achefonner, Achoi- 

fonoer , Acoifon- 

ner. 
Achet. Echeft. 
Acheté « ée. 
Acheter. 
Acheteur. 
Acheteufe. 
Achetiver. 
Achevé, ée. 
Achèvement* 
Achever. 
Achevoir. 
Achiai. 
Achiallis. 
Achiar. 
AcbiaveL 
Achibaba« 



141 

Achier. 

Achillas. 

Achille. 

Achilléa. 

Achillée. 

Achillées. 

Achilléide. 

Achilléioa. 

Achiliin. 

Achillini. 

Achim Ba(n. 

Achindane. 

Achioer , Achioier. 

Achiote. 

Achioti. 

Achir. 

Achire. 

Achis. 

Achifarnes. 

Achith. 

AchitophcL 

Achiadcs. 

Achlys. 

Achmet- Bâcha. 

Achoifc, AchoifoM* 

Achofe. 

Achomes. 

Achonri. 

Achopail. 

Achoper. 

AchoppemeMC 

Achor. 

Achore. 

A chou. 

Achourou. 

Achradine. . 

Achrémé ou AcroK^ 

mé. 
Achriane. 
Ackride. 
Achronyque. 
Achfaph. 
Achfîket. 
Achftéde. 
Achtealber. 
Achtétiog. 
Aciapondau 
Acicoca. 
Acicoiaire. 
Acidale* 
Acidalie. 
Acide. 
Acidité. 
Acidula. 
Acidulé. 
Acidulé, ée.* 
Aciduler. 
Acier. 
Aciérie. 
Acila. 
Acilia. 
Acilienne. 
Acilisêne. 
AcilittS. 
Acins* 

Hh 



14» 

Acînaccs. 

Acinafc. 

Acinax. 

AcinJynus. 

Aciniforme. 

Acinipj. 

Acirc , Acicrc* 

Aciris. 

Acic 

Acitain , aioci 

Acichi. 

Acitly, 

AckcQi 

Acfaf. 

Aclaflcs. 

Acie. 

Aclinoucrg4 

Acmats. 

Acmatsko* 

Acme. 

Acmclla. 

Acmen. 

Acmon. 

Acmonia. 

AciBoniçn» 

Acné* 

Aco. 

AcoaIc« 

Acoba* 

Acocacs. 

Acocolîn.. 

Acointier, 

Acolalaa*. 

Acolaou. 

Acoladre* 

Acol chichi» 

Acdc. 

Acoléie» 

Acolin. 

Acolicac. 

Acolyrc 

A coma* 

Acoraas. 

Acominuner • 

Acompaigner. 

Acompaignement 

A compter, 

Aconce. 

Aconccpvoir ^ Acoa- 

ccvoir, 
Aconfer. 
Aconcuetllier. 
A CD ne. 

Acon^DicBtOfC. 
Aconit* 
Acontcn 
^ contias. 
Acontobulos. 
A-cop, A-coap* 
Acopcndc 
Acopts. 
Acopook 
Acopos. 

Acoquinant, antc< 
Acoquine > éc« 



TABLE, 



Acoquiner. 

Acordcr. 

Acorc. 

A^o:c$. 

Acori. 

Acorna» 

Acorvé. 

Acorus. 

Acorot-Loquîchilr. 

Acouardi. 

Acoublaire, 

Acoubler* 

Acoulpcr. 

Acouper « Acoper >. 
Açauter,. 

Acoupi ou. Acopik 

•Acoupie ou. Acopie. 

Acouppaadir « Acou- 
pi r. 

Acourchicr» Acour- 
tcr. 

Acourement. 

Acourfé. 

AcouQnatc. 

Acoufmatiquct, 

Acoudiquc. 

Acoufluméemenr , 
Acouftamtcreracor. 

Acouflumemeur* 

Aconté. 

Acoutcr. 

Acouci. 

Acoutreor. 

Acouvener. 

Acouvetcr. 

Acoys. 

Acqua - Che - Va- 
vella. 

Acqua-della-Mella. 

Acqua Negra. 

Acquaria. 

Acqua Sparta.. 

Acqua-¥iva* 

Acquercaux » Akeros* 

■Acqucrcmcot. 

Acquéreur. 

Acquérir. 

Acque-Sàlvioi; 

Acqueft. 

Acquêt. 

Acqucté« ée* 

Acquéeer. 

Acquétir* 

Acqui. 

Acquiefcé> éc« 

Acquicfcementï 

Acquiefcer.. 

Acquis. 

AcquifttioQ. 

Acquit* 

Acquité, éc. 

Acquiter. 

Acra. 

Acrabata.. 

Acrabatane« 



AcrabathcDC. 

Acrabin. 

• A c racine.. 
AcraJinc, 
Acragallide. 
Acragas. 
Acramas. 
Acras. 

AcraSpandona. 
Acrat. 
Acrate. 
Acrarhc. 
Acraiifmc. 
Acratophorc. 
Acre. 

Acréantemcnt.. 
Acrée. 
Acrement. 
Acremira. 
Acréphie. 
^crcfTcr. 
Àcreté. 

Acrt-. 
Acria. 

Acridophage» 
Acrilla. 
Acrimonie. 
Acrimonieux, eofe. 
, Acrifc. 
Acritas. 
Acroachon; 
Acroatique. 
Acrobates. 
Acrobatique- 
Acfoccfoncs, 

• Acrocéraunienf* 
Acrochordon* 
Acrocome, 
Acfocorinihc. 

' Acrœa. 
Acraeus. 

• Acroiffans.- 
Acroiiïieux. 
Acrolénioo. 
Acroli/Tus. . 

• Acrolithos. 

' Acrolochias. 

Acromion. 

Acromphalien« 
' Acron. 

Acronyche. 

• Acropéton ou Acro- 
^ pccoum. . 

Acropolis. 
- Acropore. 

Acrorie. 

Acrorii. 
' Acroftiche. 

Acroilolion. 

Acrocéres. 
' Acro(eria« 

Acrouare. 

A'cfaph. 
.Âctara^*. 



Acfbr^ 
Acfou» 
Acfu. 
Acfur. 
Adlaber. 
Ai^acortesi- 
A^aindre. 
Aâalcns. 
Adamar. 
Ailé ou A<fbu 
A<A. 
Aaéa. 
Adée. 
Adtéon. 
Aftcur^ 
Adia. 
Adiaque. 
Adieu, enne.. 
Adif , i?c. 
Adion.. 
Adionnaire. 
Adionné , éc*- 
Adionner. 
Adivemonc. 
Adivité. 
Adîum. 
Adius-Norrius^ 
Adon. 
Ador. 
Adourneur». 
Adrice. 
- Aduaire. 
Aduauté. 
Aduel , elle. 
Adueliemcne^ 
Adurer. 
Adus^ 
Acuanite. 
Acudia. 
Acueillage. 
Acufida. 
Acuilcativilîa. 
Acuillir. 
Acuitzchuariri^. 
Acula. 
Acumoli., 
Acnnum. 
Acurcb. 
Acus. 
Acufî. 
Acufto. 
Acut. 

Acutangle..^ 
AcutangulaimÈ. 
Acylina. 
Acylis. 
Acyphas.. 
Aczud. 
Ada. 
Adacha. 
Adac-Funa^. 
Adad.. 
Adada. 

Adadremmom. 
Adxquat, ate*. 



Adèac 



icr. 
lie 
du 

le. 
ou AdamieOf 

mglu 
ic. 



gc. 



in. 



lent. 



Adavi- 



nenc* 



é. éc. 



cr. 



TABLE. 



445 



Adcboaaairir. 
^ Adcck. 
Adées. 
Adcg. 

Adegige , Adtgege. 
Adieegi. 
Adcbcai. 
Adel. 
Adélaïde. 
Adclard. 
Adelberg. 
AdclfricT 
Adelites. 
Ademncur. 
Aderoplir. 
Adempdon. 
Aden. 
Adena. 

Adeoas , Adennes. 
Adeoerer. 
Adeoboure. 
Aden-Laani. 
Ad^noj^rapbic. 
Adénoïdes. 
Ad^ûojs, oîtc* 
Ad^nologic. 
Ad éno pharyngien. 

Adénos. 

Adcnotamie^ 

AdcDC. 

Adenté» ée» 

Adencen 

Adenci. 

Adéone. 

Ad^phagie. 

Adéphague* 

Adeps. 

Adepte. 

Adequer. 

Aderaimia ou Aldc- 
ramin. 

Ader-Bijan. 

Adcrborgh. 

Adetbourg. 

Aderno. 

Aderrietec 

Aders ou Adec* 

Ades. 

Adéfe. 

Adéfcf, Adéfîcr. 

Adcflc , Adécie. 

Adedenaires. 

Adcftre, Adiftre. 

Adcftrcf , Adextrer. 

Adcvanccr, Adcran- 
chcr. 

Adcvinat. 

Adevincmcnt. 

Adcviner. 

Adcxtre. 

Adcxtré , ée. 
^ Adfar. 
*" Adgiftcfr 

Adharoda. 

Adherbal. 



Adherdant. 

Adherdre. 

Adhérence, 

Adhérent, ente. 

Adhérer. 

Adhergat. 

Adhéritance» Deshé- 

ritance. 
Adhéfion. 
AdhrL 

j4d honores. 
Adja. 
Adiabas. 
Adiabéne. 
Adiabénien » enne. 
Adjacent, ente. 
Adjaciec 
Adiante. 
Adiantite. 
Adiaphoriftes* 
Adiazzo. 
Adibat. 
Adibe. 
Adjecemeuc 
AdjraiF. 
Adjeûion. 
Adieâivement* 
Ad tenus. 
Adieu. 
Adieu-tout. 
Adieu-va. 
Adige. 
Adigermare- 
AdiL 
Adima. 
Adimain. 
Adimante. 
Adimandriflement. 
Adjmion. 
Adjoindre. 
Adjoint, ointe. 
Adjonâion. 
Ad|orner. 
Adjourner. 
Adjoub. 
Adjournée , Adjour- 

nenicnt. . 

Adiouflîaz , Adeciaz. 
Adipeui , cufe* 
Adipfos. 
Adiré, éc- 
Adirée. 
Adirlapis. 
Adis. 
Adithaim. 
Adition. 
Adjudant. 
Adjudicataire. 
Adjudicatif,ivc. 
Adjudication. 
Adivc. 
Adjugé , ée. 
Adjuger. 
Adjulatoire. 
Adjuxation, 



Adjuré, éew 

Adjurer. 

Adjucoriuns. 

Adnialler. 

Admefurèmene. 

Adméce. 

Admettre. 

Adminicule. 

Adminidrareur. 

Admi..i(lracioQ. 

Adminiftratricc. 

Adminiftré , ée. 

A miniftrcr. 

Admii iOrcrcflc. 

A'^mirablc. 

Admirable jaune. 

Admiiablement. 

A miratcur. 

Admirari. 

Admiratif , ivc. 

Admiration. 

Admiratrice. 

Admiré , ée. 

Admirer. 

Admifliblc, 

AdmiflloA. 

Mmittatur, 

Admoi (Tonner. 

Admoneflarif. 

Admoneflement. 

Admoneftrerc/Te, 

Admonefté , éc 

Adroonefter. 

Admoniteur. 

Admonition. 

Admonitrice* 

Adroont. 

Admuidier. 

Adnata. 

Adnerer. 

Adnet. 

Adnihiler. 

AdnotatioB. 

Adnullemenc* 

Adnuliier* 

Ado. 

Adobé. 

Adober. 

Adod. 

Adoler. 

Adolefcence. 

Adolefcent. 

Adom. 

AdomcftiqUé. 

Adoaieftiquer. 

Adommaigié. 

Adommin. 

Adon. 

Adonaï. 

Adonare. 

Adonc. 

Adone. 

IAdonéa. 
Adonée. 
Adoni Bcfcc 

Hh ij 



144 

A 1onien« 

Aà >nics , ou Ado- 
niennes. 

Adonicz. 

Adonique. 

Adonis. 

Adonifé, éc. 

Adonifcr. 

Adooifcur. 

Adonifîer. 

Adonné , éc. 

Adonner. 

Adonqucs. 

Adopillus. 

Adopté , éc. 

Adopter. 

Adoptiens. 

Adoptif, ivc. 

Adoption. 

Ador. 

Ador & Adorea. 

Adorable. 

Adorât. 

Adorateur. 

Adoration. 

Adorarricc. 

Adore. 

Adore, éc. 

Adorée. 

Adorer. 

Adorf. 

Adorié. 

Adornepicnr. 

Ador fer , Adorzer. 

Adorfes. 

Ados. . 

Adoflé , éc. 

AdolTcr. . 

Ador. 

Adouar. 

Adoubé , éc. 

Adouber. . 

Adouchicr , Adou- 
cie r.« 

Adouci , ia. 

Adoucir. 

Adoucifîagc. 

AcfoiicifTant , ante. 

AdoucilTcment. 

Adoué, éc. 

Adoule, Adoulic. 

Adoulifé. 

Adouler. 

Adouioir. 

Adoun 

Adouré. 

Adourir. 

Adoux. 

-^à Paires. 

Adra. 

Adrachac. 

AdraQîint. 

Adraiftes. 

Adramc. 

Adramdecii. 



TABLE. 



Adrantices. 

Adranc. 

Adraon. 

Adrapfa. 

Adraragi. 

Adras. 

Adraféc. 

Adraftc. 

Adraftéc. 

Adrece, Adrcfcc. 

Adréc. 

Adrechicr. 

Adrcm. 

Adrencr. 

Adrefï'ant, ante. 

Adrefle. 

Adrcflé , éc- 

AdrcfTcr. 

AdrcfTicr. 

Adretcr. 

AJria. 

Adriane. 

Adrianiftcs. 

Adrianopolis. 

Adrianorhcre. 

Adriatique. 

Adrien. 

Adris. 

Adrifier. 

Adrobc. 

Adrogation. 

Adroit , oitc. 

Adroitcmcnr* 

A drop. 

Adroup. 

Adrumecte. 

Adfamas. 

Adoâtices. 

Advéement. 

Adveiller. 

Adveiiam. 

Advenage. 

Advenamment. 

Advenant. 

Advcnas. 

Advenatif , ivc. 

Advcnturcr. 

AdTcnturcs. 

Advcmurcux. 

Advcques. 

Adveibc. 

AdvcrbLil, aie. 

Advcibialement 

Adverbialité. 

Adverfaire. 

Advcrfatif , ivc. 

Adverfc. 

Adverfîtc. 

Advcrt. 

Advertancc. 

Adverticcncc. 

Advertin. 

Adverprcmcnt. 

Advcfture , Advcft. 

Advilier» 



Advincur. 


Aérer. 


Advifion , Advifc- 


Aérié . éc. 


menc. 


Aérien, cnac. 


Adulateur. 


Aérienne. 


Adulacif. 


Aéricr. 


Adulation. 


Aérius. 


Adulatrice. ' 


Acrnovcl. 


Adulf. 


Aérographic. 
Avîo c. 


Adulphar. 


Adulte. 


Aéroîogic. 


Adultératioo. 


Aéromancic. 


Adultère. 


Aéromctre. 


Adultéré, éc. 


Acrométric. 


Adultérer. 


Aérophobc. 


Adultérin. 


Aérophobic. 


Aduma. . 


Acrpenis. 


Adunas. 


Acrfchot. 


Adunc. 


Aerter. 


Adunciatcs. 


Aérugincaz. 


Adunir. 


Aés. 


Advoareur. 


Acfchcri. 


Ad vocation. 


Acfchié. 


Advoieric. 


i£fculanus, i£res. 


Advolé. 


Aefier. 


Advolcr. 


Acfmcr. 


Advoquer. 


Acfbrc. 


Advorten. 


Acffrctc. 


Advouateur. 


vf r Uftum. 


Advoultcr. 


Aétés. 


Advoulton. 


AéihoQ. 


Advoultrc. 


Aétiens. 


Aduram. 


Aétion. 


Adurchir. 


Aétitc. 


A duré, éc. 


Aétius. 


Adufté. . 


Acullcr, Acuiiicr» 


Aduition. 


Aeuicri 


Advoufon. 


Aex. 


Ady. 


Afaincur, A&DOOfc 


Adyrmarchidcs. 


Afais. 


AHytum. 


Afaitement. 


Ad7cl. 


Afaiticr. 


Adzcraple. 


Afant. 


Aé. 


Afaul. 


itchmalotarquc. 


Afcbloyer. 


>Egipan. 


Afcltrc, AfFaatrc 


-^giuchus. 


Afcrifant. 


itgobolus. 


Afcrmage. 


-Agoccros. 


Afcrardir. 


-^golcthrop. 


Afculcr. 


itgODhagc. 


Affabilité. 


Acifcmeiis. 


Affable. 


Acl. 


Aftabicment» 


Acllo. 


Aff idi , ic. 


itiurus. 


Affadir. 


Acra. 


Affadifîemcnt 


Acmerc.^ 


Affairement. 


Aëmplir. 


Affaillicr. 


Acn. 


Afl-airc. 


Aencage. 


Affairé, éc. 


Acn-Sauchicr. 


Affaiffé, éc. 


iton. 


Affaiffcr. 


Acrdrc. 
\':rdclls. 


AffaitagcottAffftiflai 

Aftai c , éc. 


Aéré. éc. 


Affairer. 


iErca. 


A6sàtvU 



TABLE. 



H5 



uaer. 

lié, ée. 

aicr. 

juné, ée. 

amer. 

an. 

anures. 

ar. 
rare. 

gagé , éc. 
reagemcm. 
féaser. 
Fe^cion. 
icaé i éc. 
fcaer. 

Raie. 

ftcaif , ive. 

ffeôion. 

ffieaiooné , ée. 

ffcaionncmenc. 

fFcétioDDcr. 

ifi^eclueuieidenc. 

ifFcaueux, eafe* 

kfFelloner. 

^ffeoique. * 

^fteos. 

f^fFérage. • 

^érence. 

Affcrir. 

AfFerÀié» ée. 

AfFerméemenc. 

Affermer. 

Affermi , ie. 

Affermir. 

AftermifTemént. 

Afferne. 

Affécé, ée. 

Afféterie. 

Affecte. 
Affecter. 

Affetto. 

iAfteurage. . 

Affcuré, ée. 

Affcurer. 
^Affiaee , AfHale. 

Af&aies, affiaaces. 

Afficavage. 

Affice.Affichail . Af- 
fique. 

Affiche. 

Affiché» ée. 

Affichemenc. 

Afficher. 

Afficheur. 

Afficbier. 

Affiâement. 

Affidé , éé. 

Affidra. 

Affienfler. 

Afficr. 

AffijlL 

Affies. 
Affile. 

Affilée, éc. 
Affiler. 



Affiliation. 

Affilié , éc. 

Affilier. 

Affinage. 

Affiné , ée. 

AffinemcDt. 

Affiner. 

Affincrie. 

Affines. 

Affineur. 

Affiuier. 

Affinité. 

Affinoir. 

Affiorccr. 

Affiquct. 

Affirmatif , iyc. 

Affimacion. 

Affirmée , ée. 

Affirmer. 

Affi(îoIer. 

Affiftolcur. 

Affizcr. 

Afflacer. î 

AfHeboiemcnc. ' 

Afflcboir. 

Affleuré , ée. ' 

Affleurer. 

Afflidif, ive* 

Affliaion. 

Affligé , ée. 

Affligeant, ante. 

Affliger. 

Afflingem. 

Afflirc. ' 

Afflucnce. 

Affluent. 

Afflué. 

Affluer. 

Affoer. 

Affoibli, ie. 

Affoiblir. 

Affoibliifancame. 

Affoibhffemenc. 

Aftolé , éc. 

Affolement. 

Affoler. 

Affoleur , Affolarette. 

Affoli , ie. 

Affolicr. 

Affolir. 

AfFollonnicr. 

Affolure. 

Afïondrei 

Aff-prage. 

Afforain. 

Afforanc. 

Aftorccr. 

Aftoré, ée. 

Afforcment. 

Afforer. 

Afformas. 

Affouage. 

Affouagement. 

Affouchier. 

Affouguéc , éc 



Af^ouguer. 

Affonir , Affouycr. 

Affouer. 

Affouler. 

Affouragé , ée. 

Affouragement. 

Affourager. 

Aftpurche. 

Affourché , ée. 

Affourcher. 

AfFouré, ée. 

Affourcr. 

Affroys. 

Aftragar. 

Affranchi, ie. 

Affranchir. 

A ffrànchiffement. 

AflPre. 

Afïrengi. 

Affrété , ée. 

Affreremcnt. 

Affréter. 

Affréteur. 

Aftrcufement. 

Affreux. eu(e. 

Affriandé , ée. 

Affriandcr. 

Affriolé y ée. 

Affrioler. 

Affrité , ée. 

Affriter. 

Affrondint. 

Affront. 

Affrontailles. 

Affronté , ée. 

Affromer. 

Affronterie. 

Affronceur , eufe. 

Affrop. 

Affruicier. 

Affublé , ée. 

Affublemenc 

Affubler. 

Affuir. 

Affudier. j 

Affuleure , Affulooir » 

Affulure. ' 
Affufter. 
Affuc. 
Affûtage. 
Affutaige. 
Affucé , ée. 
Affûter. 
Affuciaux. 
Afghans. 
AfT 

Afîchiémcnt. 
Afiertre. 
Afin. 
Afiner. 
Afioume. 
Aflit. 
Afra. 

Afraîcher. 
I Afranquir» 



ame. 



Aga. 



Afranîa. 
Africain ^ 
Africaine. 
Africanifme. 
Afrique. 
AfîQagers. 
Aga. 
Agaba. 
Agabe. 

Agaçant , ante. 
Agace. 
Agacé , ée. 
Agacement. 
Agacer. 
Agacerie. 
Agachicr. 
Agachics. 
Agacier. 
Agades. 
Agag. 
Agaga ou 
Agai. 
Agais. 
Agaitant. 
Agal. 
Agalari. 
Agalaffes. 
Agaiis. 
Agalla. 
Agallochite. 
Agam. 
Agame. ^ 
Agamede. 
Agamemnon» 
Aeamer. 
Agami. . 
Agan. 
Aganippe. 
Aganippides» 
Agante. 
Agape. 
Agapenor. ■ 
Agapèccs." 
Agar. 

Agarçonner. 
Agarder. 
Agarécns. 
Agarénicns. 
Agaric. 
Agarifte. 
Agafidie. 
Agaron. 
Agarus. 
Agafcles. 
Agafte. 
Agafter. 
Agaffi. 
Agaffiner. 
Agafyllis. 
Agate. 
Agathranue. 
Aga choc le. 
Agachoclée» 
Agathon. 
I Agathoais» 



14IS 

AgachopoHs* 

Agachyifes. 

Agatis. 

Agacy. 

Agaves. 

Agave. 

Agaunc. 

Agazes. 

Agdami. 

Agdc. 

/Lgdcftc ou Agdiftc. 

Agé. éc. 

Ageda. 

Agelas^ 

Agdaftc. 

Agelon. 

Agclougncr. 

Agcmoglan. 

Agcn. 

Agence. 

Agencé , ée. 

Agencement* 

Agencer. 

Agenda. 

Agende. 

Agener. 

Agenois. 

Agenois, oife^ 

Agénor. 

Agénorie. 

Agenouillé , écr 

Agenouiller. 

AgenotûUoir. 

Agenfir. 

Agent. 

Agéometiie. 

Ager. 

Agerate. 

Ageratoïde* 

Ageronie. 

Agés. 

AgefandrCf 

Agefilas. 

AgéfinateSr 

Agctoriès. 

Aggarits, 

Aggéc. 

Aggcrhus. ^ 

Aggia-Sarai, 

Agglomération. 

Aggoned-Bund. 

Aggrappcr. 

Aggravant, ante. 

Aggravation ou Ag* 

grave. 
Aggravé , ée. 
Aggraver, 
Aggregi, 
Aghais. 
Aghirlick» 
Agi. 

Agi a liai id. 
Agiamoglan. 
Agia-Nappa. 



TABLE. 



Agia Parafccve. 

Agiafmc. 

Agiaux. 

Agidiers. 

Agidos. 

AgigenfaloA* 

Agile. 

Agilement. 

Agilité. 

Agilolfingoec 

Agio. 

Agiographe. 

Agiologique. 

Agiomana. 

AgionAes. 

Agios^ 

Agiofidere , Agiofi- 

dire , Agiofiman* 

drc. 
Agiotage. 
Agioté, ée. 
Agioter, 
Agioteur* 
Agioteufo 

Agir. 

Agiflant» ante« 

Agiiteraeot. 

Agiter. 

Agifymba. 

Agitateur. 

Agitation. 

Agité, écp 

Agiter. 

Agito. 

Agiurd. 

Agiz. 

Agla. 

Aglaé.. 

Aglaminor* 

Aglan. 

Aglaonice. 

Aglaophéœe* 

Agiaophon. 

Aglatia. 

Aglaure* 

Aglaus. 

Agleiie. 

Agleter, 

Aglibole» 

Aglie. 

Agiio. 

Aglutinant , antc* 

Aglutination. 

Aglutiné , ée. 

Aglutiner. 

Aglys. 

Agmat ou AgmeCf 

Agna. 

Agnacatp 

Agnadcl. 

Agnanie. 

Agnano. 

Agnans. 

Agnamhe. 

AgnaL 



Agnation. 

Agnatique. 

Agneau. 

Agnel. 

Agnelet. 

Agnelet. 

Agneline. 

Agnclins. 

Agncnce. 

Agnès. 

Agnentin* 

Agno. 

Agnodice. 

AgBoites. 

Agnon. 

Agnone. 

Agnus. 

Asnus-Caflus. 

jfgnus & Agnus Dih 

Agnus-Scyimcus* 

Agobel. 

Agoeliaftro. 

Agola. 

Agon., 

Agonàles* 

Agone. 

Agoneiiz. . 

Agonie. 

Agoniens* 

Agonios. 

Agonifant , ante* 

Agoni fer. 

Agonidarque. 

Agoniftiquc. 

Agonius. 

Agonofliquc^ 

Agonothete. 

Agonyclites. 

Agora. 

Agoracite. 

Agoranome. 

Agorée. 

Agoro. 

Agofla ou Agouftc* 

Agouees. 

Agoiut. 

Agoufler* 

Agout. 

Agouty. 

Agra. 

Agracaramba» 

Agrafe. 

Agrafé , ée. ^ 

Agrafer. 

Agrafincure. 

Agragier. 

Agrainer. 

Agraire. 

Agraim. 

Agramonr. 

Agrandi , ie* 

Agrandir. 

Agrandi^Temcnt» 

Agrani. 

Agranics* 



Agrappcr: 
Agraulies» 

Agréable* 
AgréablcmcaCi 
Agréagc. 
Agréanter. 
Agréation* 
Agréda. 
Agréer. 
Agrécur. 
AgrefFer. 
Agrégat. 
Agrégation. 
Agrégatives. 
'Agrégé , éc. 
Agrégemenc 
Agréger. 
Agréeier. 
AgreBicr. 
Agrellir, AgreOisd 
Agrément* 
Agrçner. 
Agrès. 
AgrelTer. 
Agreflcur. 
AgrcOjon. 
Agreftc. 
Agreftie. 
Agreftiiicmeni 
Agrevance. 
Agrevec 
Agri. 
Agria. 
Agrianc 
Agricola. 
Agricole. 
Agriculture^ 
Agric. 
Agrier. 
AgrifFé^ée. 
Agrilfer, S'tgriftci 
Agrigan. 
Agrigentc. » 
Agrigentin, inc^ 
Agrimeafttion» 
Agriminille. 
AgrimoBOÏdc* 
Agrioraela. 
Agrionies. 
Agriophagcf. 
Agripaumc. 
Agrippa. 
Agrippé, éc. 
Agripper. 
Agrippcur. 
Agiippiadc. 
Agrippine. 
Agripiniens. 
Agris. 
Agri fa. 
Agro. 
Agron. 
Agropilc. 
AgropolH 



TABLE, 





Agulha. 




Agumcnr^ 




Aguilirîi. 


S. 


Agultigucpa. 


éc. 


Agulhtrcva^ 


r 


Agiiz. 


: Saldana. 


Agynnicnsr 


Lonia. 




Ahalab. 




Ahan. 




Ahanabic, 


aca« 


Ahancr.. 


[uan. 


Ahan(lenes« 


3oda» 


Ahafla. 


, 


Ahatc. 




Aiiacic» 


• 


Ahava. 


1 ou Gaa« 


Ahaufen* 




Ahaux. 


a. 


Ahaycr. 




Ahcaf. 




Ahenoage* 




Ahcnncr. 


ie. 


Ahcrdrc , Aherder. 


. 


Ahcrdicr. 


Vua 


Aherncchcin 




Ahcrs. 




Ahécula. 




Ahcurcr, 




Ahe ui ce , ie» 




Ahcurtcmcnr» 


'• 


Ahcartcn 


u Agic. 


Ahias. 


tn-ncuh. 


Ahicrf. 




Ahion. 


Jei-Campo* 


Ahlen. 




Ahmcdi. 


e , Âgul- 


. Ahomia. 




Ahonicr, Abonir. 


.. 


Ahontagc. 


►■ 


Abonccr. 


. 


Ahoquier.. 


••■ 


Ahorcs. 


• 


Ahors. 


:, ic. 


Ahot. 


r. 


Ahouai. 


cnf 


Ahrcmboecl^ 

Aiiu. 

Ahuas. 


UOr 


1* 


Ahuchicr.' 




Ahuérotoic 


<r« 


Ahuiiic« 



le» 



Ahuu. 
Ahur. 
Ahuri , 
Ahurir 
Abus. 
Ahufal, 
Ai. 
Ai. 
Aïa. 
Aïabire. 
Aïable* 
Aïabucipîta« 
Ajaja. 
AjajuDi* 
Ajallc. 
Aialon* 
Ajan. 
AjaTr 
Ajarobar 
A)as. 

Aiafaloucv 
A'rafita* 
Ajax. 
Aiaides» 
Aib. 

Aibather&' 
Aïcc* 
Aicb. 
Aicbéera»- 
Aicboo* 
Aichftac 
Aidance 
blette» 
Aide. 
Aideaa. 

Aide-majoritér 
Aider. 
Aiderefle. 
AidÎDelli. 
Aidinzickr 
Aidoiagraphici 
Aidoialogie. 
AidoiatO0Ûe»^ 
Aidone« 
AidoDée.- 
Aidors. 
Aiducai^r 
Aïe. 
Aielo. 
Aier. 

Aicfementt 
Aïeu]. 
AïcuJer 



Aida- 



M7 

Aîgaif. 

Aigayé, it. 

Aigaycr. 

Aiglac. 

Aigle. 

Aiclette. 

Allier. 

Aiglon. t 

Aiglurcs. 

Aigoan. 

AigDe. 

Aigncy» 

Aignos. 

AigoceroSr 

Aigoul. 

Aigrat. 

Aigre. 

Aigredoa. 

Aigredoux, ottcc; 

Aigrefeuille. 

Aigrelet , lette. 

Aigrement. 

Aigremoine. 

Aigremore. 

Aigreflè. 

Aigret, ettc* 

Aigrette. 

Aigrcté, ée^ 

Aigrevia.^ 

Aigreur. 

Aigri, icr 

Aigrin. 

Aigrir. 

Aigris. 

Aigroîer.; 

Aigroo» 

Aiga» u^.^ 

Aigoade. 

Aiguagc. 

Aigoardiikr 

Aiguez. 

Aiguebelle.- 

Aîgue-marine;» 

Aigoemeot»^ 

Aigucr. 

Aigucs-eaudest' 

Aigucs-marrei., 

Algues per fît,. 

Aigucs^vivci* 

Aiguière. 

Aigqiérée^ 

AiguiUadcr 

AifuillaCr 



»4» 



TOME SECOND. 



/\ Iguille.. 

Aiguillé , éc. 

Aiguillée. 

Aiguiller. 

Aiguillcder. 

Aiguillette. 

Aiguillette , éc. 

Aiguillctcr. 

Aiguillier. 

AiguilloD. 

Aiguillonué^ éc. 

Aiguifé , éc. 

Aiguifcmcnt, 

Aiguil'er. 

Aigurcnde. 

Aihue. 

Ail. 

Aile. 

Ailé , éc. 

Ailée. 

Aile-marine. 

Aileron. 

Ailesburi. 

Ailette. 

Aillevin, Aillcvan. 

Ailladc. 

Ailler. 

Aillcurc. 

Ailleurs. 

Aillic. 

Aillier. 

Ailliors. 

Ailures. 

Ailzc. 

Aimable* 

Aimanr.. 

Aimanté, éc. 

Aimanter.. 

Aimantin, inc. 

Aimargues. 

Aimbourg. 

Aimé , éc. 

Aimer. 

Aimir. 

Aimorrus ou Hcmor- 

rous. 
Ain. 

Ainadeki. 
Aine. 
Ainçois. 
Aindre. 
Aine. 
Aîné , éc. 

AiacUalu. 



Ainéquie. 


Airurc. 


Aines & demi -Ai- 


Ais. 


nes. 


Aifance. 


Aîneflc. 


Aifceau. 


Aincux. 


Aifcli. 


Aingne. 


Aifdangilon. 


Aingrécr. 


Aife. 


Ain-Mirian , ou Fon- 


Aifémcnt. 


taine de Marie. 


Aifcr. 


Ainouardah. 


Aider. 


Ains. 


Aifil. 


Ain fa. 


Aifiiay. 


Ainfgneaagc , Ainf- 


Aifnay-lc'Chàtcau 


. gnagc, Ainfncagc. 


Aifnc. 


Ainfi. 


Aifo. 


Ainfic. 


AifTadc. 


Ainfne. 


Aiffaulc. 


Ainféré. 


Aiifcau. 


Ainft. 


Airt'elier. 


Ain-Amit. 


Aillelle. 


Aio. 


Aiilcnnc. 


Ajol. . 


Aiircr. 


Ajomama. 


Aiilcttc. 


Aïoncr. 


AiOeul. 


Ajoufion. 


Atilicu. 


Ajoous , Ajous. 


Ailion. 


Ajora. 


AiO Dicz. 


Ajoués. 


Aiflc. 


Ajouré, éc. 
Ajourné, éc. 


Aifter. 


Ait. 


Ajournement. 


Ait Aélc. 


Ajourner. 


Aitiat. 


Ajouroub.. 


Aitiologîe. 


Ajoufter. 


Aitmat. 


Ajoutage. 


Aitona. 


Ajouté , ce. 


Aitre. 


Ajouter. 


Ajubatipita. 


Ajouz. 


Amdc. 


Aique. 


Aïuc, Aïvic. 


Air. 


Aiumc. 


Airain. 


Ajuracibira. 


Airaincs. 


Ajurucatinga. 


Airazat. 


Ajurucurau. 


Airche. 


Ajurucuruca. 


Aire. 


Ajarupura. 


Airéc. 


Aj urcr. 


Airelle. 


Ams-Locutius. 


Aircr. 


Ajuflagc. 


Aires. 


Ajuftc. 


Airomécric. 


Ajufté , éc. 


Airon. 


Aj uftcment. 


Airono. 


A uftcr. 


Airou. 


Ajufteur. 


Airu. 


Ajuftoir. 


Aiivaux. 


Ajutage. 



Aix. 

Aix-Ia- Chapelle. 

Aizoi. 

AlZOOD. 

Aizu* 

Akaafas. 

Akaré. 

Akas. 

A«kcham. 

Akcm. 

Akemin. 

Akcnt. 

Akcrmant. 

Akerfond. 

Akilibat. 

Akil. 

Akim. 

Akiifar. 

Akkalakas. 

Akiath. 

Akoin. 

Akoad. 

Akouchy. 

Aktoczim. 

Akza. 

Al. 

Alaba. 

Alabaf. 

Alabanda ■ 

Alabandinc» 

Alabari. 

Alabarque. 

Alabaiha. 

Alabaftrc. 

Alabadridc. 

Alaballrifc 

Alabaftron. 

Alabatrcr. 

Alabis. 

Alacab. 

Alacaron. 

Alacays, AlagOCS* 

Alachcr. 

Alachir. 

AI<)crancs. 

Aladciiard. 

Aladulic. 

Alafa. 

Alafar. 

Alafangi. 

A la fin. 

A lafor. 

Alagon. 

Alagonia. 

AiaEabar. 

Alahama 



TABLE. 



nar. 
an. 



Alaba. 



néoc. 



ou. 

iftre. 



c. 

qaé » éc. 

qucr. 

»rc » ciiicDS. 



ifca. 



m. 

ana. 

i. 

iri« 



is. 

IQC. 

I. 

S. 

su 






s. 



3/72tf XXX. 



AlatcrnoïJc. 
Alatirc. 
Aiacof. 
Alacri. 
Alava ou 
Alavai. 
Alaunie. 
Alaurat. 
Alauc. 
Alauca. 
A l'autre. 
Alaycr. 
Alayrac. 
Alazcr. 
Alazon. 
Alb. 
Alba. 
Albacctc, 
Albacorc. 
Albadara. 
Al bains. 
Albait. 
Albanac. 
Albane. 
Albanie. 
Al badins* 
Albano. 
Albanois* 
Albanoifc. 
Albanopolis* 
Albanum. 
Albany. 
Albara. 
Albarxris. 
Al bar as. 
Albarazin. 
Albarc. 
Albarine. 
Albafîn. 
Albâtre. 
Albatrofs. 
Albc. 
Albcck. 
Albcgna. 
Albcjots. 
Albcl. 

Albc la longue. 
Albelda. 
Albclcn. 
Albcmarlc. 
Albcn. 
Albcngue* 
Albcnaue. 
Albcrche. 
Aibcrgame. 
Albcrgatc. 
Albcrgc. 
Albcrgcmcnt. 
Albcrgicr. 
Albcrgue. 
Albcrgucs. 
Albcnada. 
Albcrick. 
^Albcrnus. 
Aibcron. 



Alberoni. 

Albcrftrof. 

Albert. 

Albctcdurc* 

Albcrti. 

Albenine. 

Albercon. 

Albcrtus. 

Albefau. 

Albetcc ou, Albe. 

Albetude. 

Albi. 

Albiar. 

Albicance. 

Albicorc. 

Albidona« 

Albigeois, 

Albimec. 

Albin. 

Albincy. 

Albinoman. 

Albion. 

Albique» 

Aibiran* 

Alblaflcr vaSrt. 

Albo. 

Albocella. 

Albogalerus. 

Aibona. 

Albouica. . 

Albono* 

Albor. 

Albora. 

Alborach, 

Alboran. 

Alborno. 

Albornoz. 

Albos. 

Albocar. 

Albour« 

Al bourg. 

Albran. 

Albrené , ée« 

Albrener. 

Albret. 

Albufeyra. 

Albuginé , ^e. 

Albugineuz > neufe* 

Albugo, 

Albula. 

Album. 

Albuminei» » ncofc. 

Albun. 

Albunée. 

Albuquerque* 

Alburne. 

Albus. 

Albufao. 

Albcjed. 

Alca. 

Alcaçtr-ccgucf. 

Alcaçar-dolal , 

Alcafar-quivic* 
Alcada. 
Alcade» 



149 

Alcafiel. 

Alcaheft. 

Alcai. 

Alcaïde. 

Alcaïque. 

Alcala de Guadairt« 

Alcala de Hénarez* 

Alcala dcl Rio« 

Alcaladic. 

Alcalareal. 

Alcalefcence. 

Alcalefceac, cente. 

AlcalhaL 

Alcali. 

Alcaligatam. 

Alcalin , linc 

Alcalifation. 

Alcali!^, éc« 

Alcaliicr. 

Alcamo.' 

Alcancali. 

Alcandrc. 

Alcanirz. 

Alcanizes* 

Alcanna. 

Alcantara. 

Alcaol. 

Alcaraz. 

Alcarerria. 

Alcathées. 

Alcachous. 

/Icacrace. 

Alcavala. 

Alcaudece* 

Alcaviak. 

Alcé. 

Alcebris vit 

Alcée. 

Alcés. 

Alceftes. 

Alchabar» 

Alchabur. 

Alchah. 

Alchamarum^ 

Alckarit. 

Alcbafîr. 

Alchata. 

Âlchazanon. 

Alchazar; 

Alchieram. 

Alchimelcch ou 

Meliloc égypcico» 
Alchimie. 
Alchimille. 
Alchiniiaue. 
Alchimifre. 
Alckitram.- 
Alchitura. 
Alchollea. 
Alcibiade. 
Alcida. 
AlciJe. 
Alcidon. 
Alcie. 
Alcimedon. 

li 



»Î0 

Alcinoé. 
Alcinous. 
Alcionc. 
AlcioDée. 
Alcipo. 
Alcippc, 
Alcis. 
Alcitho^. 
Alcmaër. 
Alcman. 
Alcmaniciu 
Alcmene. 
Alcméon. 
AIco. 
Alcob. 
Alcoba. 
Alcobaca. 
Alcoccr. 
Alcohol. 
Alcoholades. 
Alcohlifé , ^c; 
Alcohlifcr. 
Alcol. 
Alcolea. 
Alcolifme. 
Alcomenc. 
AJcona. 
Alcoae. 
Alcoolifatioa. 
Alcool minerai, 
Alcophil noir. 
Al cor. 
Alcoran. 
Alcoranifte. 
Alcoce. 
' Alcorraccn* 
Alcôve. 
AlcolvciQ. 
Alcreoir* 
Alcodia. 
Alcor. 
Alcyon. 
Alcyone. 
Alcyonée. 
Alcyonien » 
Alcyonium. 
Aldabha. 
Aldbourg. 
Aldeadeimore. 
Aldca cl moro. 
Aldca cl rio. 
Aldebaram. 
Aidée. 
Aldego. 
Aldcgraf. 
AMcnacr. 
AldcnhoveOt 
Aîderman. 
Aldin, inc. 
Aldobrandiae* 
Aldradina. 
Aldrovandus. 
Aldudct, 
Aie. 
Aléa. 



TABLE. 



cnne* 



Alcamris. 

Aléatoire. 

Alebiqueax. 

Alcc. 

Alccé. 

AIcch. 

Alccharic 

Alcchil. 

AIccrct. 

Alcdto. 

Alcd:oricnnc. 

Alcâ:orolophoSi 

Aîçiftoros, 

Alcébfyomancie. 

Alcdlrioa. 

Alées. 

Aie granca. 

Alégre. 

Alegremeoc. 

Alcgrette. 

Aleheare. 

Alcjer. 

Aleine. 

Aleins. 

Âleiron ou Aleroiit 

AleifioD. 

Alexn* 

Alemandes* 

Alemarche. 

Alembaci. 

Alembrocht 

Alemdar. 

Alembig. 

Alemoire. 

Alemone. 

Alemzadar» 

Alénade. 

Alenas. 

Alenby. 

Alençon. 

A rencontre» 

Alendin* 

Alêne. 

Alenée. 

Alener. 

Alenois. 

Alcnquer. 

Aient. 

Alentaken. 

Alentejo. 

Alentir. 

A reocoar« 

Aleon. 

Aléos. 

Alep. 

Alephangiae. 

Alepins. 



Alerce. 

Alercie » 

Alcria. 

Alérion. 

Aiernet. 

Alêne. 

Aies. 

Aléfa. 



Alert. 



AlefTano. 

Aledio. 

AlefTo. 

AIeiroro(b. 

Aléfus. 

Aieca. 

Alcté. 

AIcch. 

Aléthe. 

Alécides. 

Alette. 

Alcu. 

Alcver. 

Alevin. 

Alevinage.* 

Aleviné , ée. 

Aleviner. 

Aleur. 

Aleuromancie. 

Aleurer. 

Aleucicr. 

Aleutre. 

Alex. 

Alexandre. 

Alexandrea. 

Alexandrecte. 

Alexandrie. 

Alexandrin. 

Alexandropolis. 

Alexandrow. 

Alexicacon. 

Alexie. 

Alexiens. 

Alexion. 

Alexipharmaquc. 

Alexipyréciqtie. 

Alexir. 

Alexitére. 

Alezan , zane. 

Alezaram. 

Aléze. 

Alczé , zée. 

Alczer. 

Alezoir. 

Alezare. 

Âlfacbs. 

Alfadidam. 

Alfandiga. 

AlfilBgC, 

AlFaques. 

Alfaquin. 

Alfaro. 

Alfacida. 

Alfayaces. 

Alfcld. 

Alfeo. 

Alfcrcon. 

Alfîdena. 

Aificre. 

Alfbnfîne. 

Alford. 

Alfred. 

AlFrafiord. 

Alfur. 

Alfiira. 



Algafil^ ** 

Algalie. 

Algamec. 

Alganon. 

Algarade. 

Algaroch. 

Algarria- 

Algarrobale. 

Algarve. 

Algacrane. 

Algazel. 

Algèbre. 

Algébrique. 

Algcbriler. 

Aigebriftc. 

Algedo. 

Algénib. 

Alger. 

Algeri. 

Algeriea 

Algeroth, 

Algezirc. 

Algezur. 

AIghier. 

Algiar. 

Algoire. 

Algol. 

Algonkins. 

Algorithme. 

Algoucy. 

Algov/. 

Alguazil. 

Algochet. 

Algue. 

Alguel. 

Alhagi. 

AlhaRov. 

Alluma. 

Alhambra. 

Alhandal. 

Alhilet. 

Alhofol. 

Aliacmon. 

Aliaire. 

Aliairie. 

AHare. 

Alibaca. 

Alibalucii* 

Alibani. 

Alibanies. 

Alibi. 

Aliboron. 

Aliboufier. 

Alibray, 

Alica. 

AlicaÎD. 

Alicaire. 

Alicante. 

Alicata. 

Alicate. 

Alice. 

Alichon. 

Alichorda. 

Aliconde. 



CABc; 



TABLE. 



4 


AHtambes. 




Alité, éc. 




Alitéçn. 




Alitcïa. 




Aliter. 




Al'fiirgiqac. 


. 


Aijubarocc. 


une. 


AIjuccn. 
Alix. 


ée. 




Alixothoé. 




Aiiy. 




Ahzé. 




Alizicr. 




Alkades. 




Alkal. 


, Alina- 


Alkalac. 




Aikalac. 


3ée. 


Alkalie. 


IC. 


Alkanc, Alkaat. 




Alkara. 




Alkafor. 




Alkafl. 




Alkaucom. 




Alkckengc 




Alkcrώs, 




Alkian. 




Alkibric. 


e. 


Alkin. 


00. 


Alkir. 


éc. 


Alkocl. 




Alkofon 


c, eoTo. 


Alla. 


>afC. 


Allagaier. 
Allah. 






Allahfchcyr. 




AUaier. 




Allaité » ée. 




Allaiter. 




Allambre. 




Allant. 




Allante. 




Allantoïde. 




Allas Champagne. 




Allafchir. 




AIlaTac. 


•• 


AUara. 




Allath. 




Allatur. 




Aile. 




Alléché, chée. 




Alléchcmcnt. 




Allécher. 




Allidc. 




Allée. 




Allégation. 




Allège. 




Allégé , ée* 




Allégeance. 




Allégeas ou Allégias. 




Allégement. 




Alléger. 




Allégeri , rie. 




Allégerir. 




Allégorie. 




Aliégoriqua 



Aliégoriauemenc. 

Allégorilé » éc. 

Aliégoiifer. 

Allège, ifeur. 

Allégorifte. 

Allcgret. 

Allegretto. 

Allegro. 

Allégué, ée. 

Allésuer. 

Alléluia, 

Allemagne. 

Allemand, andc. 

Allemande. 

AUendorf. 

Aliéné. 

Allenftein. 

Aller. 

Allerburg. 

Ailer(perg. 

Allerton. 

Allesford. 

AUeuvier. 

Allevore. 

Alli. 

Alliage. 

Ajliaire. 

Alliance. 

Allibavn. 

Allié, ée. 

Alliemenc. 

Allier. 

AUigocion* 

AUigotor. ; 

Alliguear. 

Allingue. 

AllioHi. 

Allitération* 

Allobroges. 

Allobrogie. 

Allobrogiqoe. 

Allocation. 

Allocation. 

AUodial, aie. 

AUodialité. 

Allogne. 

Alloiage. 

Alloi(e. 

Allonj^ement. 

Alloria. 

Alloiïigne. 

Allouance. 

Alloue ou Aloë. 

Alloué, ée. 

Allouer. 

Alloat-neur. 

Allouvi , ie. 

Allouviere. 

Allouyere , Alloyere. 

Allouyfe. 

Allucher. 

Alluchon. 

Alluez. 

Allumé , éc. 

Alliimer* 



Allumerie. 

Allumette. 

Allumeur. 

Allure. 

Alluria. 

AlluCon. 

Alluvion. 

Aima. 

Almaçaren. 

Almacauda» Almaldft. 

Àlmacharana. 

Almade. 

Almadie. 

Almagefte. 

Almagra. 

Almagro. 

Almagucr. 

Almaiig. 

Almamouiu 

Almana. 

Almanach. 

Almançora* 

Almandine. 

Almanza. 

Almanzore. 

Almarago , Almar« 

gol. 
Almaraz. 
Aimarcac. 
Almaz. 
Almazan. 
Aime. 
Almeda. 
Almedine. 
Almeide. 
Almelofo. 
Almena. 
Almendralejo. 
Alméne. 
Almenefclus. 
Almerie. 
Almerin. 
Aimia. 

Almicantarat. 
Almine. 
Almire. 
Almiro. 
Almifa. 
AlmifTa. 
Almifta. 
Almifunib. 
Almizadir. 
Almedavard'elcampo. 
Almodia. 
Almobade. 
Almoigne. 
Almon. 
Almonacid. 
Almondauri. 
Almonde. 
Almonr. 
Almonté. 
Almopie. 
Almops. 
Almoravidcs. 

Y * *• 

IllJ 



Almouchiquois. 

Almondc. 

Almouménin. 

Almout. 

Almox. 

Almcféoh. 

Almllad. 

Almucantarat, 

Almudc. 

AI mugi c. 

Almunécar, 

Almunha. 

Almus. 

AlmydifTc. 

Aine. 

Alncvick- 

Aliîcy, 

AlniJcna. 

AIo. 

Alodc. 

AIo<:-. 

Aloenncs- 

AIocs. 

Al: cr. 

Alodriquc. 

Aloéiis, 

Alofîl. 

Alogcmcnr. 

Alogicns. 

Alognc. 

Alogocrophie. 

Aloi. 

Aloiance. 

Aloïdc. 

Aloicrc. 

Aloigne. 

Aloigner* 

Aloir. 

Alomancie. 

Alomacon. 

Alombari. 

Alon. 

Alona. 

Alondroat. 

Alone. 

Aloncfc. 

Alonge. 

Alongé , éc. 

Alongcmcnt. 

Alongcr. 

Alongcrede. 

Alons. 

Alonca. 

Alopc. 

Alopé. 

Alopccc. 

Alopécie. 

Alop^connéfos. 

Alopécurc. 

Alor. 

Alori. 

Aloros. 

Alors. 

Alorus. 

Alos. 



TABLE. 



Alofanga. 

Alofe. 

Alofer , Aloufer. 

Aloft. 

Alota. 

Alocies. 

Alouchi. 

Alouette. 

Alourdé. 

AlourdemcDt* 

Alourdi , ic. 

Alourdir. 

Aloyau. 

Aloyé , éc' 

Aloytr. 

Alpage. 

Alpagnc. 

AIpaiTi. 

Alpargates. 

Alpcnus. 

A!pcs. 

Alpéfa. 

Alpctccs. 

Alpka, 

Alphabet. 

Alphabécique. 

Alphabuccellis» 

Alphancr. 

Alphange. 

Alphatio. 

Alpharine» 

Alphéc. 

Alphes. 

Alphenir- 

Alphénbée, 

Alphcfte. 

Alpheta. 

Alphionie. 

Alphiflah. 

Alphica. 

Alphitedon. 

Alphitomancîe. 

Alphonfe V. 

Alphonfîn. 

AlphonfînejT. 

Alpliorcche. 

Alphos. 

Alpine. 

Alpion. 

Alpiftc. 

Alpon. 

Alponos. 

Alpujarcs. 

Alquant. 

Alquier. 

Alquifbux. 

Alqui'tte. 

Alramech. 

Aire. 

AlrcfFord. 

Allrick. 

Al runes. 

Alfa ou Aufa. 

Al face. 

Alfacicn^ cnne* 



Alfchaufen. 
Alfen. 
Alsfeld. 
AKînaftrc. 
Alfine. 
Alfingfund. 
Alfitz. 
Alfium. 
Alfone. 
Alfter. 
Allbctten. 
Ali'ufir. 
Alfus. 

Alfwangcn. 
Alt. 
Alta. 
Altaba. 
Altai. 
Altaiçb. 
Ahanibus» 
Altamura. 
Altao. 
Alrar. 
Al tare s. ' 
Altaric. 
Altariftc. 
Ahavela. 
Altavéle. 
Altavilla. 
Altéa. 

Altea-frutcx. 
Alteberg. 
Altelia. 
Alicmbcrg. 
Altembourg. 
Alcem fou. 
Altcn. 
Altena* 
Altenav". 
Altenbourg. 
Altendorf. 
Altenhohcnav/. 
Altenhovcn. 
Altenfpach. 
Altérable. • 
Altérant, ante. 
Altératif , ive. 
Altération. 
Altercas. 
Altercation. 
Altrcdochaon> 
Altéré , ée. 
Altérer. 
Altères. 

Alternatif, ive. 
Altcrnation. 
Alternative. 
Alternativement- 
Alterne. 
Alterné, éc. 
Alternia. 
Alternons 
AIrcrqucr. 
Alte/Ie. 
Alccz. 



Altha. 

Althéc. 

Altheméncs* 

Althénus. 

Althépie. 

Altier , crc. 

Altimctric. 

Altin. 

Altmcar. 

Aitino. 

Altis. 

Altife.. 

Altkirck. 

Altmul. 

Altobofco. 

Aitoii^cn. 

Altom. 

Altomoute. 

Alton. 

Altonnor. 

Altoif. 

Altorhctia. 

Altos. 

Altransdadr. 

Altrcili. 

Altdngham. 

AltfaxT 

Altfol. 

Altzey. 

Alvaca. 

Alvadealifte. 

Alva de Tormés. 

Alvahac. 

Alvanis. 

Alvarado* 

Alvarc. 

Aluco. 

Aludè. 

Aludel. 

Alvenev. 

Alvéolaire. 

Alvéole. 

Alveruo. 

Alvidona. 

Aluine. 

Alumelle. 

Alumierc. 

Alumincux, eofc^ 

Alun. 

Aluné, ée. 

Aluncr. 

Alunibur. 

Alus. 

Alufar. 

Aluta. 

Aly. 

Alycée. 

AI y eus. 

Alymnc. 

Alyne. 

Alypum. 

AlyfToïde. 

Alyiïbn. 

Alylfus. 

Alytarcbîo. 



TABLE. 





Amandouri. 




Amandourir. 


• 


Amancniz. 


■ 


Amanguchi. 




Amannettc. 




Amanfcs. 




Amant , Amante- 




Amanica. 




Amantcr. 




Amantia. 




Amanus. 




Aaianzi^rifdio. 


s. 


Amapaïa. 




Aniapalk. 




Amaquar* 


ou Ama- 


Amar. 




Amara. 


•» 


Araaracinon, 




Amaracus. 


1. 


Amaraiapur. 




Amarante. 


s> 


Amaramhc. 




Amaranrhéc. 




Amaranihoxdc» 




Amarotmc. 




Amanllis. 




Amariné, éc. 




Amaniier. 


.éc. 


AmarituHc. 


ncDt. 


Amarmocbdû 


', 


Amarque, 


xr. 


AmairagCr 


. 


Amarre. 


d. 


Amarré, ée.- 




Amarrer. 




Amarfîas. 


a. 


Amarua. 




Amarumayc. 




Amas. 


. ÎC. 


Amaféc. 


, 


Amalcmcnr. 


femcot 


Ama(ên. 


, 


Amafcr. 




Amafîe. 


, 


Amad'aees. 


que. 


AmalTé, ée. 


.^s. 


AmaiFcr. 




AmaiîereSr 




AmalTctte. 


latioD. 


Amallouer* 


le. 


Amaftris. 


lé , ée. 


A matelote , éc- 


icr. 


AmareJoter. 


ica. 


Amateur. 




Amath. 




Amatha. 




Amathonte. 


céc. 


Amathrc. 




Amathus. 




Aœathufe. 




Amathufie. 




Amati, ie. 


icr. 


Amaticle. 


r. 


Amatiquc. 


»» 


Amatir. 



Amatitlan. 

Amatitue. 

Amato. 

Amatrice. 

Amaizquitl. 

Amauri. 

Amaurofe. 

AmiTucas. 

Amaxie. 

Aniaxite. 

Amaxobiens. 

Amaya. 

Amazoone. 

Amazonius. 

Amb.1. 

Ambadar. 

Ambages. 

Ambaiba. 

Ambajo. 

Ambaicinga. 

Ambalam. 

A m bar. 

Air» bar:. 

Ambarvales. 

Ambafanec. 

Ambaût. 

Ambafon. 

AmbaHad;. 

Ambafla^eur. 

AmbalT^dncCr 

Ambaftus. 

Ambaco. 

Ambpxeur. 

Ambayba. 

Ambela. 

Amber. 

Amberg. 

Ambericu. 

Ambert. 

Ambeizéc. 

AmbeGis. 

AmbcrduL 

Ambez. 

Ambi* 

Ambiakr^ 

Ambialites. 

Arobiam. 

Ambia-monard. 

Ambiancativa. 

Ambiant , aace. 

Ambibarc. 

Ambidextre. 

Ambie on Hambie. 

Ambierle. 

Ambigene. 

Ambigu, guc. 

Ambiguïté. 

Ambigument. 

Ambiilon - la - Grc- 

ziîlc. 
Ambis. 
Ambifna. 
A mbi fontes. 
Ambiré. 
Ambitieufcmeot^ 



in 

Ambitieux , cufe. 

Ambition. 

Ambitionné , ée» 

Ambicionner. 

Ambivarites. 

Ambize. 

Ambizi. 

Amblada. 

Amblai. 

Amble. 

Ambler. 

Ambicfînde. 

Ambicteufe. 

Ambleve. 

Amblcur. 

Ambloycr. 

Arablygone- 

Ambiyopic. 

Ambohitfmencl) 

Amboine. 

Amboife. 

Aniboo. 

Ambofîne. 

Anîbore. 

Ambouchoir.' 

Amboule. 

Ambouig. 

A.xbournQi. 

Amboufchurc. 

Ambouti, ie. 

Amboutir. 

Amboutiflbir. 

Ambracan. 

Ambiacie. 

Ambracier. 

Ambraque. 

Ambraii ou Ambri£« 

Ambrant. 
, Ambre. 
fHmbré , éc. 

Ambréade. 

Ambrer. 

Ambres. 

Ambrefurf. 

Air.brette. 

Ambrires. 

Ambrifc 

Ambrifcus. 

Ambroifie. 

Ambron. 

Ambrofie.^ 

Ambrofieii, 

Aiiîbro/îes. 
^ Ambrun. 

A m bu baie. 

Ambuila. 

Ambulance. 

Ambulant , te» 

Ambulatoire. 

Ariibulon. 

Araburbial , aie. 

Amburbies. 

Amcojibrer. 

Amco - pclih - ho- 
Jkeli. 



M4 

Amdeoa^er. 

Ame. 

Amé, éc. 

Aœecher. 

Amcd. 

Amedcde. 

Améc. 

Amégara. 

Amegroier. 

Ameiaalement. 

Ameira. 

Amel. 

Amélanche. 

Amélanchier. 

Améiand. 

Amdas. 

Améléon. 

Amélie. 

Amelinc. 

Amélioration 

Amélioré, ée. 

Améliorer. 

Amélioriflement. 

Amellus. 

Amelpodi. 

Ameisfeld. 

Amen. 

Aménage. 

Aménagé » ée. 

Aménager. 

Amenée. 

Amendablc. 

Amende. 

Amendé « ée. 

Amendement. 

Amender. 

Amendolaïa. 

Amené. 

Amené , ée. 

Amener. 

Aménicler. 

Aménité. 

Amenophis. 

Amenrir. 

AmcûrilTcmcnr. 

AmcQucés f éc9^ 

A me Ht eu menti 

Amentbès. 

Amenoifé, ée. 

Amenuifer. 

Amer , ère. 

Amera. 

Amerade. 

Amèrement. 

Amerefle. 

Amergo. 

Américain» aine. 

Americima. 

Ameriola. 

Amérique. 

Amermé, ée. 

Amermer. 

Amersfort. 

Amertham. 

Amertume. 



TABLE. 



Amefa. 

AmefTemcnt. 

AmefTure. 

Amcflratos. 

Ameftris. 

Amcfurcment. 

Amcfurer. 

Amété. ée. 

Améthcc. 

Améthyfte. 

Amctte. 

Amcturc. 

Ameublement. 

Ameubler. 

Ameubli , ie. 

Ameublir. 

Ameubliircmeat. 

Ameuté 3 éc. 

Amcutcmcst- 

Ameuter. 

Amezicores. 

Amfigouri. 

Amfora. 

Amhara. 

Ami, ie. 

Amia. 

Amiable. 

Amiablement. 

Amical, aie. 

Amicalement. 

Amiclc. 

Ami€t. 

Amid. 

Amida. 

Amide. 

Amidon. 

Amidonnier. 

Amienois, Amie* 

noife. 
Amiens. 
Amierfes. 
Amienies. 
Amietc. 

Amignardé , éc. 
Amignoté , ée. 
Amignoter. 
A-mi-Ia. 
Amilidiiis. 
Amilo. 
Amilolr. 
Amilns. 
Amimétobie. 
Amimone. 
Amina. 
Aminage. 
Aminci » ie. 
Amincir. 
Aminée. 
Aminel. 
Amineur. 
Aminius. 
Aminone. 
Aminus. 
Aminte. 
Amianla- 



Amior. 


Amoifonaer. 


Amira. 


Amoiftir. 


Amiraglio. 
Amiral. 


Amol. 


Amollcttcs. 


Ami raie. 


Amolgihon. 


Amirauté. 


Amoiier. 


Amirc-rouT. 


Amolius. 


Amifadir. 


Amolli , ie. 


Amiffibilité. 


AmoUicr. 


Amiffîble. 


Amollir. 


^miiTon. 


^molliflement. 


Amifté. 
Amitatan. 


^Smoloier. 
Amômc. 


Amitcrnc. 


Amoncelé . éc. 


Amithofcuta. 


Amoncelement. 


Amitié. 


Amonceler. 


Amitinc. 


Amonchcler. 


Amiaum. 


Amondc. 


Amkas. 


Amone. 


Amma. 


Amoniken. 


Ammah. 


Amonnefteur. 


Amman. 


Amont. 


Ammaîis. 


Amontcr. 


Ammcren. 


Amoral. 


Ammerland. 


Amoravis- 


Ammcftre. 


Amorbach. 


Ammi. 


Amorce. 


Ammitc. 


Amorcé , ée« 


Ammi tes. 


Amorcer. 


Ammiche. . 


Amorçoir. 


Ammobate. 


Amorgos. 


Ammochofie. 


AmorguacQ. 


Ammochryfle. 


Amorium. 


Ammodyte. 


Amor pizunuu 
Amorrhéus. 


Ammon. 


Ammonia. 


Amorti, ie. 


Ammoniac, aque. 


Amortinga. 


Ammonitide. 


Amortir. 


Ammonus. 


Amortiflablc. 


Amnanethu. 


Amorciflêmcnt; 


Amnias. 


Amof.^ 


Amniomantie. 


AmoOU- 


Amnios. 


Amovibilité. 


Amnifidcs. 


Amovible. 


Amnidie. 


Amouquc. 


Amnifus. 


Amour. 


Amnon. 


Amouraché, ée* 


Aiûodérati(Mi. 


Amouracher. 


Amodérer. 


Amourer. 


Amodiateur. 


Amourette. 


Amodiation. 


Amoureufemttlt. 


Amodié, éc. 


Amoureui , eafir. 


Amodier. 


Amoycnncr. 


Amogabare. 


Amparcracnt. 


Amogabriel. 


Ampaloric. 


Amoigne. 


Amparlicr. 


Amoindri , ie. 


Ampaftclé, et. 


Amoindrir. 


Ampaftcler. 


AmoindrifTance. 


Ampatre. 


Amoindnflcmcnt. 


Ampaza. 


Amoindriflîer. 


Ampcchoné. 


Amoiner. 


Ampclis. 


Amoins de. 


Ampclitc. 


Amoirque. 


Ampclone. . 


Amoifc. 


Ampelos. 



TABLE. 



te. 


Ampleur. 


i. 


Amplcxicaulc. 


. 


Ampliatif , ivc. 




Ampliation. 


c. 


Amplié, éc. 


is. 


Amplicr. 




Amplificateur. 


us. 


Amplification. 


récs. 


Amplifié , éc. 


throfe. 


Amplifier. 


:c. 


Ampliffime. 


iolite. 


Amplitude. 


Icftroïdcs. 


Ampoiffnc. 
Ampofta. 


alogic. 


ologique. 


Ampoule. 


alogiquc- 


Ampoulé, ée. 




Ampoulette. 


rancliic. 


Ampourdan. 


raque. 


Amprail. 


ronchie. 


Ampfalis. 


^phale. 


Ampadia. 


l^c. 


Ampugnana. 


^noe. 


Ampuis. 


ryon. 


Ampurias. 


tyonide. 


Amputation. 


kyonie. 


Amputé , éc. 


^oaiqae. 


Amputer. 
Amras. 


iarthrofe. 


Amron. 


oli. 


Amfdotfiens. 


romie. 


Amftcl. 


enie. 


Amftcland^ 


)chie. 


Amftcrdam. 


lacre. 


Amftruttct. 


lalle. 


Amthar. 


ledon. 


Amu. 


omc. 


Amuce. 


n. 


Amuir. 


hon. 


Amulette. 


Ole. 


Amulonner. 


>elis. 


Amuncla. 


•roftylc. 


A mur ou Amour. 


ère. 


Amurath. 


o. 


Amure, éc. 


b^oe. 


Amurer. 


ciens. 


Amures. 


mil. 


Amurque. 


fa. 


Amufant, ante. 


fenne. 


Amufé, ée. 


héâcre. 


Amufcmcnt. 


oé. 


Amu fer. 


rion. 


Amufette. 


rite. 


Amufcur. 


ropes. 


Amuy. 


rc. 


Amyante. 


rires. 


Amycla. 


ride. 


Amycléc. 


^fc. 


Amycus. 


c. 


Amygdale. 


ione. 


AmygJalire. 


ftrc. 


Amygdaloïde. 




Amymonc. 


T. 


Amyntique. 


ncnt. 


Amyntor. 


ni$% 


Ainyrus« 



Amyflis. 

Amyton. 

An. 

Ana. 

Anab. 

Anabagara. 

Aoabao. 

AnabaptiCme. 

Anabaptifles. 

Anabati;:n. 

AnabafTc. 

Anabibazor. 

Anabis. 

Anablc. 

Anableps. 

Anaboladiofi. 

Anabrochifmc. 

Anabrofe. 

Anabura. 

Anaca. 

Anacab. 

Anacaire. 

Anacalifc. 

Anacalyptérie. 

Anacamptique. 

Anacandef. 

Anacandia. 

Anacandrian. 

Anacara. 

Anacarde. 

Anacatharfe. 

Anacathartique, 

Anacc* 

Anacée. 

Anactphaléofc, 

Aïiacharlls. 

Aaacliimou/ïî, 

Anachinqucfl. 

Anaehis. 

Ariachorètc, 

Ariâchronirme. 

Aa^clafliqiic. 

AnadéEcric. 

Anacîinopak. 

Anacock. 

Aaacolc. 

Anacollcmate. 

Anacoluppa. 

Anacoluthe. 

Anaconri. 

Auacofte. 

AnacréoD. 

Anocréontique. 

Anades. 

Anaâorie. 

Anacujes. 

Anacuphes. 

Anadara. 

Anadiplofe. 

Ana.iir. 

AnadolihiiTari 

AnaJofc. 

Anadrome. 

Ânadromos. 

Anadromènc^ 



M5 

Anafe. 
Anagallis. 
Anagarskaie. 
Anaghelomc 
Anagitis. 
Anaglyphe. 
Anagnic. 
Anaguofte. 
Anagnutcs. 
Anagogie. 
Anagogique. 
Anagrammaiifé, éc. 
Anagiammanfcr. 
Anagrammatiftc. 
Anagramme. 
Anagros. 
Anacyrus. 
Anaharath. 
Anatabe. 
Analedcs. 
Analémc. 
Analepfie. 
Analeptique. 
Analiba. 
Analogie. 
Analogique. 
Analogiquement. 
Analogiime. 
Analogue. 
Analyfe. 
Analyfé, éc. 
Analyfer. 
Analyftc. 
Analytique. 
Analyiiquemcnt. 
Anamallu. 
Anamelech. 
Anamueitique. 
Anamorphofe. 
Anan. 
Ananas. 
Ananie. 
Ananifapta. 
Anapanoméne» 
Anape. 
Anapcfte. 
Anapeftique. . 
Anapétie. 
Anaphe. 
Anaphonéfe* 
Anaphore. 
Anaplérofc. 
Anaplérotique. 
Anaplifthe. 
Anapneufe. 
Anapodari. 
Anapodophyllon. 
Anappcs. 
Anapuia. 
Af.aquito. 
Anara. 
Anarchie. 
Anarchique. 
Anariaca. 
i Aaarxihioi. 



15^ 



T A B L E. 



Anafamuc* 

Analpale. 

Anaffc. 

Analialtique. 

Anallafe. 

Anafiaîlapolts. 

Anaitumanqae. 

Anatlomofe. 

Anaftoïïioré , ce. 

Anadomofcr. 

Anailomotiquc. 

Analiiophc.. 

Anace. 

Anath<^niatiré , éc 

Anachémacifcr. 

AnathémaâQnc» 

Anachcme^ 

Anaihoch» 

Anatifcrc. 

Anatochifnie* 

Anatolico. 

Anarolie^ 

Anacomic. 

Anacomiquc 

Anacom iquemenc 

AnatomiCe, ée. 

Anacomifer. 

Anatomifle» 

Anatone. 

Anacouer, 

Anacris. 

Anatron. 

Anatzanhon. 

Anava. 

Anavinga. 

Anaurus, 

Anaxabie^ 

Anaxagore. 

Anaxandride. 

Anaxarècc. 

Anaxarque. 

Anaximaadrc. 

Anaximçne*' 

Anazarbc. 

Anazè. 

AnazzOf 

Anbar; 

Anbare. 

Anblarum. 

Anboutoa. 

Anca. 

Ancale^ 

Ancalices. 

Ancamercs. 

Ançan. 

Aucaon^ 

Ancara. 

Ancarano. 

Ancaric. 

Ancaftre. 

Ance. 

Ancée. 

AnccIIe. 

Ancenis. 



Ancère. 

Anccilcur , Ancif- 

Tcur. 
AncclToric. 
Anccilors. 
Ancccrcs de boo- 

linc. 
Anccutc. 
Anche. 
Anché , ée. 
Anchcdivc. 
Anclicr. 
Anchcirerie. 
Anchiale. 
Auchialos. 
Anchiâure. 
Anchilops^ 
Anchin. 
Anchifc. 
Anchiferie. 
Anchoa. 
Anchois. 
Anchora. 
Anchuc. 
Ancien » enne. 
Anciennement* 
Anciennecé. 
Anciles. 
Ancinar. 
Anciremenc» 
Anclam. 
Ancobaricide. 
Ancober. 
Ancois. 
Ancolan. 
Ancolie» 
^nçon. 
Ancon. 
Anconc* 
Anconé. 
Anconitan, 
Ancornec. 
Ancrage. 
Ancre. 
Ancré, éc* 
Ancrer. 
Ancrinaf 
Ancrure. 
Ancuak 
Ancud. 
Ancuerler , S'ancucx- 

ler. 
An cunu lente* 
AncyoïfînaL 
AncyclotonK* 
Ancycoraclc* 
Ancy-le- Franc, 
Ancyloblcpbiani 
Ancyrc. 
Ancyroïde. 
Ancy - fur - Mo- 

felle. 
Anczakrich, 
Anda. 
Aodabafis» 



Andabarc. 
Andabilis. 
Andablc. 
Andaca. 
Andagailas* 
Andaillots. 
Andain. 
Andalie. 
Andalous. 
AndalouÂc. 
Andanagar. 
Andance. 
Andanfè. 
Andance. 
Andarbe. 
Andarge* 
Andart. 
An date. 
Andacis. 
Andaye. 
Andcci. 
Andecoud, 
Andelau. 
Audelle. 
Andelot. 
Andels. 
Andelus. 
Andely. 
Andeman. 
Andénes. 
Andera. 
Anderab. 
Anderida. 
Andernachr 
Andcrschow 
A odes* 

^Andcvaifatre. 
A ri de V allô. 
Andiatoioquc. 
Andilly. 
Andira. 
Andira-aca. 
Andira-guacq. 
AndoHeTle. 
Andoilles. 
Andokan. 
Andomacis^ 
Andoria^ 
Andorinha, 
Aadoriffppo. 
Andorre. 
Andover. 
Andouiile. 
Andouilié. 
Andouillers» 
Andouillette. 
Andouvouchp^ 
Andra. 
Andraca. 
Andrachne. 
Andragachia. 
Andragiri. 
Andramithie 
Andrapana. 
Aodrapodocâpcle* 



André. 

André. 

Andréasbcrg. 

Andrejof. 

Andres. 

Andrezé. 

Andria. 

Andriaca. 

Andricus. 

Andrienne. 

Andiimachidcs. 

Andrinople. 

Andtius. 

Androcalis. 

Androcéphaloïde. 

Androclée. 

Androgée. 

Androgéonies. 

Androgyne% 

Androide. 

Androlcpfîe. 

Andromaque. 

Andromède. 

Andron. 

Androna. 

Andronicieus. 

AndrophoDOS» 

Andros. 

Androface. 

Androromie. 

Andui. 

Andurac. 

Andwal. 

Anduxar. 

Anduzard. 

^nduze. 

Ane. 

Anéantemcnt. 

Anéanti , ie. 

Anéantir. 

AnéancifTemeiic. 

Anccdpce. 

Anée. 

Ancgada. 

Ancgras. 

Anegyraphe» 

Ancl. 

Anémafe. 

Anémie. 

Anémographc. 

Anémomètre. 

Anemomécrie. 

Anémone. 

Anémonoïde. 

Anemonofperoos. 

Anémotîa. 

An^mofcopc. 

Anemothicos. 

Ancmufa, 

Anépigraphe. 

Aner. 

Anerie. 

Anerit. 

Anede. 

Aûcfthéiîc,. 



A&Ct 



TA BLE. 



*Ï7 



mal» aie 
me. 

ondane. 
é. 



ucux, eufè* 
uofîié. 



Je. 

laye. 
^yo. 
lia. 

rc. 

raphie. 

- Dydrogra- 

hydrolo* 

hydroro- 

omie. 



e* 

ae. 

ucment. 
es. 
atrie. 



ne. 

>• 

jurg. 

anic. 

anlandlarp* 

c. 

annâodr. 

>ani. 

lalcs. 

le. 

Ile. 
ilic-Ia-Mar- 

il le - Larchcr. 
1 , ine. 
le. 

a. 

c. 

ne XXX. 



Anghimi. 

Angine. 

Angiographie. 

Angiologie. 

Angiofpcrme» 

Angicola. 

Anglade. 

Anglars. 

Angle. 

Anglée« 

Anglen. ' 

Angicr. 

Angiers. 

Angles. 

Anglcfcy^ 

Anglcc. 

Angleterre. 

Angleuz, eufe. 

Anglican , aone. 

Anglicifme« 

Anglin. 

Anglife. 

Angloiec. 

Ang4ois« oi(ê« 

Anglona. 

Anglo-faiOQS. 

Anglurc. 

Angokert. 

AngoinCf 

Angoiff-ie. 

Angoiflels^ Aogoif- 

fcur. 
AngoifTer. 
Angola. 
Angolani. 
Angolus. 
Angon. 
Angonne. 
Angorifme. 
Angote. 
Angotine. 
Angoulcme» 
Angoutcr. 
Angoulin. 
Angoumois. 
Angoumoifin, fîac. 
Angourdclin. 
Angouri. 
Angouria. 
Angoxar. 
Angoy. 
Angra. 
Angrie. 
Angrivarlens. 
Angrois. 
Angroccr. 
Any^fana. 
Anguara. 
Angucl. 
Angucngne. 
Angugui. 
Angixichure. 
Anguillade. 
Anguillara* 
Anguille. 



Anguilleres. 
Anguillière. 
Anguina« 
Anguinée. 
Angulaire. 
Anguleux, eufe. 
Angaria. 
Angus. 
Angufl:iclave« 
Anguftié» étm 
Angy. 
Anhalr. 
Anbeler. 
Anherage. 
Anhec. 
Anhirna. 
Anhinga. 
Anholc. 
Ani. 
Aniaa. 
Aniaaa. 
Aniane. 
Anjar. 
Aniava. 
Aniar. 
Anichier. 
' Anichiller. 
Aniçoce. 
^nicroche. 
Ànicr 
Anigrides. 
Anigrus. 
Anikagae. 
Anil. 
Anilco. 
Anille. 
Animacka. 
Animadverfion. 
Animal. 
Animalcule. 
Animaliftes. 
Animaciao. 
Animé. 
Animé « ée. 
Animelies. 
Animer. 
Animmey. 
Animofîcé. 
Animocha. 
A ni mo vides. 
Aninga. 

Aninga-iba. ^ 
Anin^a-péxi. 
AnjoiDg. 
Anjou. 
Anjouan* 
Aniran. 
Anis. 
Ani fa. 

Ani-fcaljptor. 
Anifé, U. 
Anifcr. 
Anirha. 
Aniits. 
Anicorgis. 



Anios. 

Anizy-le-CliateU 

A«ker. ^ 

Ankiloeloue; 

Ankilore. 

Aana. 

Annaberg. 

Anoacb, 

Annaciouf. 

Annal, aie. 

Annalauremia* 

Annales. 

Annalifte. 

Annan. 

Anaandale* 

Annapan. 

Annacc. 

Anne* 

Anneau. 

Annebaut* 

Annecy. 

Annedots. 

Année. 

Annclé, iti 

Anneler. 

Annelec. 

Annclure. 

Anneque. 

Anncfcl. 

Annexe. 

Annibal. 

Annichiler* 

Annieuz. 

Annihilation. 

Annihilé, ée. 

Annihiler. 

Annion. 

Anniverfaice. 

Annobon. 

Anaoife. 

Annominatioa* 

Annon. 

Annona. 

Annonaire. 

Annonay. 

Annonce. 

Annoncé , ée; 

Annoncer. 

Annonceur. 

Ar^DOnclialir . 

Aanonciade* 

AorLonciâtcur. 

Annonciation. 

Annone. 

Annonerie. 

Annot. 

Annotation. 

Annoté, ée. 

Annoter. 

Annotif. 

Annori'ic. 

Annuales. 

Annuel , elîc. 

Anau^n^mcnr» 



M< 



T A' B I - E 



Annuité. 

Annuitié. 

Annulaire. 

AnnularioiL ' 

Annnlier. 

Annuliez éc. 

AnnuUer. 

Annus. 

Anobli, ie. 

Anoblir. 

Anobliflement. 

Anoche. 

Anodin, ine« 

Anoégach. 

Anoiau. .t ' 

Anoienccr. 

Anoxs* 

Anoic. 

Anolis. 

Anolus. ,r 

Anomat, aie. 

Anomalie. 

Anomaliftique. 

Anoméens. 

Anomies. 

Anon. 

Anon. 

Anoncelle. 

Anone. 

Anonné , ée. 

Anonner. 

Anonyme. 

Anopodari. 

Anor. 

Anordic 
' Anorer. 

Anorexie. 

Anormal , Aootmé. 

Anoffi. 

Anouli. 

Anouc. 

Anpan. 

Anquerger. 

Anquilleufe. 

Anramacicf. 

Anfa. 

Anfe. 

Anfé, <?e. 

Anféacique. 

Anfcdonia. 

Anfer. 

Anfene« 

Anfeor. 

Anfer. 

Anfcry. 

Anfcttc. . 

Anfianades. 

An/ico. 

Anfîdiano. 

AnHo. 

AnQ>ach. 

Aiilpcft. 

Anfracb. 
AniCce. 



i^nfvanL * 

Anu. 

Anucëe. 

AncagODifme. 

Anu^onifle. 

Anuin. 

Antale. 

Antalgique. 

Antamba. 

Ancan. 

AncaDaclafe. 

Antana^oge. 

Antanaire. 

AntancîrDs. 

Aiuaphrodiriqtie» 

ADiapriftcna* 

Antarade. 

Antarctique. 

jAntarès. 

Antaric. 

Anratoques. 

Autavares. 

Ancc. 

Antécédent, ente. 

Antéccffcur. 

Antéchrift. 

Antéciens. . 

Antédiluvienne. 

Antedane. 

Antée. 

Antenale. 

Antencors. 

Antenne. 

Antenois. 

Antenor. 

Antépénultième. 

Antéphialtique. 

Antéprédicamens. 

Antequera. 

Antequia. 

Antérieur, eure. 

Antérieurement. 

Antériorité. 

Anteros. 

Anterofta & Poftrof- 

ta. 
Antes. 

Antefcbanger. 
AncciTa. 
AntefUture. 
Anthab. 
Anthaine. 
Antbaifons. 
Anthana. 
Anthélicns. 
Anrhélix. 

Antbclmentique. 

Anthémis. 

Acthémifc. 

Anthemufia. 

Anthère. 

AntheCphorics. 

Anrhcftcrics. 

Anthcfterion. 

Anthias» 



Antbiafiftes. 

Anthill. 

Anthios. 

Anthbloge. 

Anthologie* 

Antbon. 

Anthos. 

Antrhacite. 

Anthracofe. 

Anthrax. 

Anthrène. * 

Aiutiropogénic. 

A nî h ropog Jy pbitc. 

Anchropographic. 

Anchroporogie. 

Antbropomanûe. 

A n tbf opom orph t te. 

Anthropopathie, 

Ancbropoph^gc. 

Anthropophagie. 

A n r h rop o Ib m ato lo • 

«ic. 
Anchropofogic. 
A neh ropoto ni ic 
Anthyllis. 
Amhypno tique. 
Anti. 

Anciades. 

Antiatiiaphoriftcs. 

AntJapoplcCtiquc* 

Aiiti-arrnruique, 

Ancj-aflhtnatjquc. 

Antibéchiquc. 

Antibcs. 

Anti-bulle. 

Antt-cabinct, 

Antj-cachc£liquc. 

AnEiLâucafe. 

AïKï-caufoiiquc. 

Antichainbrc. 

Antichr^fc. 

Antkbéticnj cnne. 

A □ El ch rx Hiani [me . 

Antichtones. 

Anticipation. 

Anticipé , ée. 

Anticiper. 

Anticlée. 

Anticcrur. 

Anticondylcs. 

Anticonditution- 

naire. 
Anriconvulfionifte. 
Anticofli. 
Anticour. 
Anticyrc. 
Antidadylc. 
Antidate. 
Antidaté, ée. 
Antidater. 
Antidémoniaque. 
Antidiaphoriftes. 
Antidicomarianites. 
Antidiquc. 



Antidote. 

Antidotaire* 

Antidote. 

Antidyffenteriqoe. 

Antie. 

Antienne. 

Anticpifeptique. 

Antifebrile. 

Antifcllo. 

Anpgéomètre. 

Antigné. 

Antigny, 

Antigoa. 

Antigoca. 

Amigone, 

Anrigonic* 

AnticonuTi, 

Antihc^liquc. 

Antîhydropique. 

Antihypocondrit- 

que. 
Antihy-lérique. 
Antiliban. 
Antilles. 

A nti logarithme. 
Antilogie. 
Annlf pe, 

Anti luthérien I efioe* 
Antimachic, 
A ntiméj an colique. 
Antimcnfe. 
Antimelatbèfè. 
Antimilo. 
Antimoine. 
Antimonarchiqae. 
Anrimonial, aie. 
Antin. 

Antinéphrétique. 
Antinomie 
Antinomiens. 
AntinopoJis. 
Antînotti. 
Ai'tinoiis. 
Antioche. 
Antiochetta. 

Antiochien , ennc — 
Antiochis. 
Antiocbus. 
Antiope. 
Antiopia. 
Antiorgaftrique. 
Antipach(u. 
Antipade. 
Antipsrralytique. 
Antiparaftafe. 
Antiparos. 
Antipafle. 
Antipathes. 
Antipathie. 
Antipatique. 
Anripatria. 
Antipatride. 
AntiperiflaJtiqoc 
? Aiitipenilafe» 



TABLE. 



»5> 



iltlentiel « 

tlogiftiqac 

loa. 

tone. 

lonie. 

Lonicr. 

irafè. 

icifîquc. 

Kiagrique. 

kIc. 

akie. 

oftates. 

•iquc. 

rénécs- 

réciqoe. 

rgos. 

rociqae, 

laille. 

laire. 

larint, 

le. 

lé, ée. 

ter. 

lire. 

liétique. 

lodus. 

eus. 

)rbucique. 

ife. 

ifmodique. 

iftique. 

ide. 

ma. 

3phc« 

tes. 

lUS. 

es. 

oar. 
ffc. 
caîre. 
tique. 

(US. 

icaires. 

e. 

i. 

éricB » cnnc. 



é. 
de gi- 



i. 



>poiis. 
lafc. 



Antraca, 

Aotrain* 

Antram. 

Ancravida* 

Antre. 

Aocrefmes* 

Antrifaae. 

Antrodocco. 

Antron. 

Antros. 

Ancruperie. 

Ancruftions. 

Aoaa. 

Anuable* 

Aoubis. 

Anuchct* 

Anuec. 

Anuer. 

Anvers. 

Anvers-lé-Hamon. 

Anuit. 

Anuicé , ée. 

Anuicer* 

Anvoye. 

Anus. 

Anxi^eiler. 

Anville. 

Anwifon. 

Anxiété. 

Anydros. 

Anyfîs* 

Anzar. 

Anzerma. 

Anzeta. 

Anzuqui. 

Anzuquiama. 

Anzi-Ie-Duc. 

Aochara. 

Aoire. 

Aombrer* 

Aon. 

Aonides. 

Aonie. 

Aonien , enne. 

Aonnier. 

Aoranc. 

AoraHc. 

Aorbir. 

Aoré. 

Aorer. 

Aorger. 

Aorifte. 

Aorne. 

Aort. 

Aorte. 

Aorus. 

Aofaiha. 

Aofte. 

Aouara. 

Aouaraou. 

Aouré. 

Aourer. 

Aourement. 

Aourncr. 

Aoorfé» 



Août. 

Aouftage. 

Aoufterelle. 

Août. 

Aoûté , ée. 

Aoater. 

Aouteron. 

Aouvrir. 

Apachc^ 

Apacbikoali;. 

Apadir. 

Apadna. 

Apadnas- 

Apaer. 

Apagogie. 

Apaier. 

Apaifé, ée. 

Apaifement. 

Apaifeoceur. 

Apaifer. 

Apaifears, 

Apalache. 

Apalachine. 

Apaiachites. 

Apalatb. 

Apalika. 

Apaiir. 

Apamatuc* 

Apamea. 

Apamée« 

Apanage. 

Apanage, ée. 

Apanager.. 

Apanagiftç, 

Apante. 

Apanuopie. 

Apapelardir* 

Apar. 

Aparagé , te 

Aparager. 

Aparchis* 

Aparet. 

Aparia. 

Apariflablement. 

Aparlien 

Aparoler. 

Aparté. 

Apaf^ellec 

Apa^is. 

Apathie. 

Apathique. 

Apaticher. 

Apatta. 

Apaniries. 

Apaturos. 

Apau. 

Apaucer. 

Apeca. 

Apéchème. 

Apédente. 

Apédentiûne. 

Apésa. 

IApeiba. 
Apelle. k 
ApcUéc 



Apellitcs. 
Apenbonrg. 
Apendeis. 
Apendre^ 
Apéné. 

Apéniantifme» 
Apennin. 
Ayenrade. 
Apenfemenc. 
ApepHe. 
Apcrccvablc- 
Apercevoir. 
Apctché , éc, 
Apercher. 
Aperçu» ue. 
Aperça. 
Apcrathes. 
Apéritif, ivc. 
Aperopia. 
Aperte. . 
Apenement. 
Apeninepc. 
Apertife. 
Apefas. 
Apétale* 
Apeticier. 
Apetiiïé , ée. 
Apetifiemenu ' 
ApetifTer. 
Apetous. 
Apex. 
Aphaca. 
Aphacite. 
Aphar. 
Aphara. 
Aphas. 
Aphea. 
Aphebrioclu 
Aphec. 
Aphélie. .. 
Aphéréma. 
Apherèfe. 
Aphéfiens. 
Aphètc. 
. Aphétes. 
Aphilantropie* 
Aphonie. 
Aphorifme. 
Aphôrif^que. 
Aphofiatin* 
Aphrade. 
Aphrodifias. 
Aphrodifiafme. 
Aphrodiûcnucs» 
Aphrodite. 
Aphron. 
Aphronille. 
Aphronitre* 

îSïartodocoev 

Aphyc. 

Aphyllantes. 

Aphyucoff% 

Aphyte. 

Api. . 

Kkij 



Apiifter;. 
Afice. 

Apicquotear. 
Apiecer. 
Apiécri » iê. 
Apiécrii. 
Apilas. 
Apillatcci 
Api[ia* 
ApincL 
Apiniaulx. 
Apiolc. 
Apios. 
Apiquer. 
Apis. 
Api ter. 

Aplaigné , ée. 
Aplaigncr. 
^ Aplaigncur. 
Aplair. 
Aplani , ie. 
Aplanir. 
Aplaniflcmcnt» 
Aplati « ie. 
Aplicir. 
Aplacifltemenr. 
Aplatiflbires. 
Aplaudir. 
Apleby. 
Apleitagc, 
Aplcftcr. 
Aplers. 
Aploicr. 
Aplomb* 
Aplome. 
Aplomec 
Aplocomie. 
Aplovoir , Aploovoir. 
Apluftrc. 
Apnée. 
Apoa. 

ApobacerîoQ. 
Apobomîes. 
Apocalypfe; 
Apocalyptiques 
Apocharices. 
Apochylicnnc. 
Apocifmof. 
Apocope. 
Apocréos. 
Apocrifiacre 
Apoerouftioue. 
* A^pocryphc , ifans 

* Errata nu quatrième 

volume, 
Apocyn. 

Apodacrytiquc. 
Apode. 

A^^i<5èiquc.- 

Apodioxis. 

Apodipne. 

Apodytéfioii* 

Apogée. 

Apographc^, 

Ar^mU. 



T A B L ï. 



Apoier. 

Apoigncr. 

Apointier. 

ApointoUé 

Apoifoner. 

Apokcparmfme. 

Apoliriqac* 

ApollinairCT* 

Apollinarifles. 

Apollodore. 

Apollon 

Apollonide«. 

ApoUonie. 

Apologéciqae. 

Apologifte. 

Apologue. 

Apoltrooi y ie.. 

Apoltronir. 

Apolyfe. 

Apomécométric; 

Apomeli. 

Apoméfoftome*. 

Aponiyus. 

Apous. 

Aponar. 

Aponévrographic. 

Aponcvrologie* 

ApODCvrofc. 

AponcvrotiqiMr. 

Aponeyrotomie* 

ApopaKiîc* 

Apôphanketr 

Apoplegmadrmc* 

Apophorètc. 

Apophrhegiïie, . 

A pop H y ge, 

Apophyrc. 

Apoplcï^qae, - 

Apoplexie. 

Apopompéc. 

Aporcher. 

Aporc» 

Aporrhaxis. 

Apos. 

Apofccpfîe; 

Apofiopéfc. 

Apofèafie.' 

Apoftafîé , ée. 

Apoftafier. 

Apoftat,^Cc; 

Apode , éc. 

Apodéme. 

Apoftcr. 

Apodillateur. 

Apoaillc. 

Apodilléy ée. 

Apofliilcr. 

Apolbs. . 

Apoftoille. 

Apoftofat. . 

Apoftolr. 

ApoftoIicit<îà. 

Apoftolins. 

Apodoiique: 

AppAoliqucmenr. 



Apoflolité. 
Apoflropbe. 
Àpoflropbé , ée. 
Apoflropher. 
Apoftropkie. 
Apoftumé^ ée. 
Apoftumcr. 
Apoflactiques* 
Apoceor. 
Apoceyic:». 
Apothème. 
Apothéofe. 
Apochéaue. 
ApothcCe. 
Apothicaire. 
Apothicairerie. 
Apothicaircfle.- 
Apothraufe.. 
Apotome.- 
Apôcre. 
Apotrop^cuSp 
Apoals. 
^Apoyomatlii. 
Apozémc. 
AppaîlLirdir. 
Appanage. 
Appaner. 
Appanfemcnr. 
Apparat. 
Apparaux. 
Apparçonncr. 
Apparc. 
Appareil. 
Appareillé, éc. 
Appareiller. 
Apparcillenr. 
Appareillcufe. 
Apparemment.. 
Apparence.' 
Apparent, ente. 
Apparenté ,,éc.. 
Apparenter, 
Apparefïér.. 
Apparcure. 
Apparié , éc. 
Apparicmcûu 
Apparier. • 
Appariteur. 
Apparition. 
Apparoir. 
Apparoître. 
Apparonné , éc. 
Appartement. 
Appartenances 
j\pparcenammenc. 
Appartenant. ,ante. 
Appartenir. 
Apparu , uc 
Appas. 
Appât. 
Appâté, éc. 
Appâter^ 
Apparis. 
AppatilCcr. 
App;iuouacr* 



Aiipiomé, éé;. 
AppauTii , ie. 
Appauvrir. 
AppauTriflèmcnc;. 
Appeau. 
Appel. 

Appelant, anccr 
Appelé, éc. 
Appeler. 
Appellatif. 
Appellatioa.. 
Appelles. 
Appendice. 
Appendre* 
Appendu , uc;- 
Appenrade». 
Appens. 
Appenr<f. 

Appeofèr. ' 

Appentis. 
Appeozcl*. 
Appcrdâ. 
Apperr. 
Apperthéfi. 
Appefanti, ie.- 
Appefïntir. 
A pperantiflèmeiit;' 
Appefarr. 
Appétence: 
Appéter. 
Appétibilité. 
Appétidanc, ante;- 
Appétit. 
.Appeville. 
Appha. 
Apphadana. 
■Appiadé. 
Appiaria.' 
Appidanus. 
Appienne. 
Appipaudér.- 
Appitoy.cr. 
'Applaudi, ie. 
Applaudir. 
ApplaudrdcmcDt.- 
.Applcâ-. 
Applédorc. 
Appléçé, éc. 
Applégement. • 
Appîégcr. 
AppIicablOk 
Application. 
Applique. 
Appliqué ,'ée;' 
Appliquer. 
Apjîlis. 
Apploier. . 
Apple it. 
Appoiéc^ Appoié«^ 

ment. 
Appoifur. 
Appoigoy. 
Appoirif. 
Appoinié , éè.- 
I Appoiutcmeticr. 



T A B L E. 



1^1^ 



ttr. 

tcur. 
ticr. 
tiSér. 
lare. 

âge. 

er. 

ionner. 

, 6c. 

r. 

don. 

if. 

rcr. 

«ndemeot. 

lendcr. 

iateur. 

iacion. 

ié , 6c. 

:ier. 

lend^, 6c. 

lender. 

lenfion. 

nffncr.- 

idre. 

ici. 

ui/Tage. 

àgemeur. 

agicr. 

i. 

6, éc. 

er. 

;cur. 

e. 

'oifé, éc. 

'pifcr. 

Bamus, 

baceur. 

batif , ive. 

bacion. 

batricf. 

chant » ance. 

chc. 

cYi6 6c. 

cbemcnc. 

cher. 

chier. 

fondi» ic. 

fondir. 

priance. 

priacion. 

fT\6 , ée> 

priemenr. 

prier. 

vifionné, ée. 

▼ifionncmenc. 

vifîonner. 

Qvandcmcnr. 

uvé, éc. 

nver. 

zifnation. 



Appui-por. 

Appunettcmeoe» 

Appupen. 

Appuyé, ée. 

Appuyer. 

Appyoir. 

Apre. 

^prcment. 

Apremonc. 

Après. 

Apres coup. 

Après'demaxn. 

Aprcs-diné. 

Après-midi. 

Après- foupé. 

Aprcftife. 

Apres tout. 

Aprcté. 

Aprigliano. 

Aprinfe, 

Aprio. 

Aprife. 

Apri(bn. 

Aprifonncr.. 

AprifTance*' 

Aproifmier.- 

Apron. 

AproHre. 

A prou/Te. 

Aprozis. 

Apfîde. 

Apt. 

Apte. 

Aptère. 

Aptitude. 

A pua; 

Apuré , et. 

Apuremenr* 

Apurer. 

Apurima. 

Apurwaka. 

Apus. 

Apuyes. 

Apyre. 

Apyrcxie. 

Aqua. 

Aqua^e. 

Aqua de palcu 

Aqua dolce. 

Aquaire. 

Aquala. 

Aqualagna; 

Aqualaque. 

Aquaoivcs. 

Aquapcndentet 

Aquaqua. 

Aquaricns* 

Aquariut. 

Aquataccio. 

Aquatlaue. 

Aquatuico.' 

Aquc. 

Aqueduc. 

Aqucloude* 

Aqucicau, 



Aquerir. 


Aradns. 


Aquette. 


Arafat. 


Aqueillir. 


Arage, Araire. 


Aqucuï, cu(e. 


Aragne. 


Aqui. 


Aragon. 


Aquiffny, 
Aquiia. 


Aragonet. 


Ara^uagua. 


Aquila alba» 


Araigne de mcr.r 


Aquilxmo. 


Araignée. 


Aquilant. 


Araigner. 


Aquiléc. 


Arain. 


Aquiléges. 


Araine. 


Aquilices. 


Araingier.- 


Aquilin. . 


Arains. 


Aquilon. 


Araires. 


Aquilondlr 


Araifnier.- 


Aquin*. 


Araifbnn'emenci- 


Aquinâer. 


Araifonner. 


Aquiqoi. 


Aralia. 


Aquis. ^ 


' Araliaflrum. 


Aquitain» aine.- 


Aram. 


Aquitaine. 


Arama. 


Aquiteâeurs. 


Aramaca. 


Aquiter. 


Aramaganu 


Ar. 


Aramava. 


Ara; 


Arambé, éé;^ 


Arab; 


Arambys. 


Araba. 


Ararae. 


Arabe. 


Aramie. 


Arabefqoes. 


Araminba. 


Arabique. 
Arabifliis. 


Aramique. 


Aramir. 


Arabie. 


Aramont.- 


Arabo. 


Aran. 


! Araboaten. 


Arana. 


Arabrica. 


Aranas. 


Arabufter. 


Aranata. 


Arabiza.- 


A rançon. 


Araca* 


Aranda. 


ATacadep; 


Arandés. 


Aracamiri; 


Arandore.' 


Aracan. 


Arane. 


Aracaranga; 


Aranea. 


Aracari. 


Aranios. 


Aïacéens; 


Araniuez. 


Aracena. 


■ Araniwar. 


Aracgtiaram 
Arach. 


Arantciles.- 


Arantia. 


. Arachidna; 


Araouai. 


Arichnée. 


Arap. 


Arachheolithe. 


Arapabaca;- 


Arachnire. 


Arapède, 


Arachnoïde» 


Araper. 


A'rachofîe. 


Araquil. 


Araciana; 


Araracangai- 


Aracidé 


Arara. 


Aracki 


Ararach. 


Araclea. 


Ararauna.' 


Aracoua. 


Ararcna.' 


Aracuites; 


Arari. 


Aracynthc. 


Aras. 


Arad. 


Arafe. 


A rade. 


Arafé» éé.'- 


A radis. 


Arafcment;- 


Àsadriphe, 


AraTer^' 



Arasji* 

ArafC* 

Arat. 

Arace. 

A ratées. 

Aratica. 

Aracicupana. 

Aratoire. 

Araca-pinima* 

Aratus. 

Arava. 

Araaco. 

Araale. 

Araunia. 

Arauquef. 

Arauracidcs. 

Ara«^. 

Arauzona. 

Araza. 

Araxai. 

Araze ou Aral. 

Arazos. 

Araya. 

Arba. 

Arbace. 



TABLE. 



Arbaces. 

Arbaleftée. 

Arbalcftrille. 

Arbalète. 

Arbalétrier. 

Arbaletrière. 

Arban. 

Arbarine. 

Arbattes. 

Arbe. 

Arbec. 

Arbée. 

Arbelle* 

Arbengian. 

Arbenne. 

Arberg. 

Arbernaigne. 

Arbeuchune* 

Arbi. 

Arbia. 

Arbiens* 

Arbis. 

Arbitrage. 

Arbitraire. 

Arbitrairement. 



Arbitral, aie. 

Arbitralement. 

Arbitratear. 

Arbitration. 

Arbitre. 

Arbitré» ée. 

Arbitrer. 

Arbogen. 

Arboie, Arbrière* 

Arbois. 

Arbolade. 

Arbon. 

Arboré, ée. 

Arborer. 

Arboribonge. 

Arboriches. 

Arboriqaes. 

Arboufès. 

Arboufîer« 

Arboat. 

Arbre. 

Arbrier. 

Arbrifleau. 

Arbroath. 



Arbroic 

Arbrot. 

Arbroys. 

Arbruiflel. 

Arbua. 

Atbufle. 

Arc. 

Arcachon , 0tf At- 

caflon. 
Arcade. 
Arcadi. 
Arcadie. 
Arcadiea, enne* 
Arcala. 
Arcam. 
Arcan. 
Arcançon. 
Arcane. 
Arcanéc. 
Arcan^î. 
Arcani. 
Arcas. 
ArcafTe. 
Arcaflbal. 




T O M É TROISIÈME. 
A A 








Arçhicliancçiier. 


BOUTANT. 


Achichantr^. 


é.&. 


Archichapelain. 


:cr. . 


Archiconiul. 


oîtrc. 


Archidame. 


'iocnt>he. 


Archidapifcr. 


>leau. 


Archidiaconac. 




Arckidiaconé. 




Archidiacre. 


in. 


Archidona.. 


arrois. 


Archidiuïde. 


ici. 


Archiduc. 


on. 


Archiduché. 
ArchiddchefTe. 


Irc. 




Archiéchanfon. 


u 


Archiépifcopal , aie. 


!• 


Archiépifcopac 




Archicr. 




Archiérarque. 


US. 


Archicrc. 


me. 


Archicunuquc. 




Archierclin. 


a. 


Archilc. 


Iropolis. 


Archiloque. 
Archiluth. 


5^: 


je. 


Archimagc. 


2élique. 


Archimaodricac 


Archimandrite. 


c. 


Archimaréchal. 




Archimcde. 


rike. 


Archimimc. 


apelain. 


Archiminiftre. 


ic-No^. 


Archinara* 


. 


ArchtHgcy. 


r. 


A rch i pd i A r c hipcl agc . 


ayc.Arcigayc. 


Archîpclaguc, 


«es. 


AtchiphérafiiEC. 


lis. 


Archipompc, 


lus. 


Archippé. 


«•. 


Archiprcsbytéral, aie. 


ogie. 


Archiprêtre. 


tiorc. 


Archiprêtré. 


»polis. 


Archipricur. 


• 


Archis. 


e. 


Archiiénéchal 


ic. 


Archifynagogus. 


ot. 


Afchitcdc. 


. 


Archi tcdlonographc. 


m. 


A rchi te€tonograpliic. 

Architcâure, 


éque. 


Architréforicr. 




Atchicis. 


olytc. 


Architrave. 


s. 


Architriclin. 


im^iier. 


ArchicriomphaotCt 



Archives. 

Archiviolc. 

ArchiTiAe. 

Archivolte. 

Archo. 

Archoier. 

Archontat. 

Archonte. 

Archontiques. 

Archous. 

Archure. 

Archytas. 

Arcien. 

Arcieac » Arciat. 

Arciiacis. 

Arciilières. 

Arcina. 

Arcines. 

ArciroeiEu 

Arcis. 

ArcifTes. 

Arciuc. 

Arcklov. 

Arco. 

Arcob. 

Arcobriga. 

Arcoicr. 

Arçon. 

Arconéfus. 

Arçonnay. 

Arçonné» ëc. 

Arconner. 

Arçonneur. 

Arcos. 

Arcoua. 

Arc- rampant. 

Arcs. 

Aréiques. 

Arditide, 

Ardiuni. 

Ardophylax. 

Arébus. 

Arcuacion. 

Arcudia. 

Arcueil. 

Arcy. 

Ardacher. 

Ardagh. 

Ardandes. 

Ardanat. 

Ardart. 

Arda/Tes. 

Ardaflîne. 

ArdaftaiL 

Ardaianc. 



Ardbrac. 

Ardbry. 

Ardcbil. 

Ardée. 

Ardelîon. 

Ardëxnéanach. 

Ardemment. 

Arden. 

Ardenboorg. 

Ardenne. 

Ardent» ente. 

Arder. 

Ardes. 

Ardefche. 

Ardes- lays» 

Ardefton. 

Ardear% 

Ardey. 

Ardi, ic. 

Ardières» 

Ardila. 

Ardille. 

Ardillières. 

Ardillon. 

Ardin. 

Ardinachia. 

Ardiftama. 

Ardroore. 

Ardoir » Ardre. 

Ardoife. 

Ardoifé, ic. 

ArdoiAer. 

Ardoifière. 

Ardona. 

Ardone. 

Ardorel. 

Ardofa. 

Ardra. 

Ardragh. 

Ardre. 

Ardres. 

Ardrcflen. 

ArdrofTcn. 

Ards. 

Ardfchirbabcgan. 

Arddin. - 

Ardflinfcl. 

ArdtuUi. 

Ardu. 

Arduba. 

Ardverd. 

Arduifina. 

Ardure. 

A^dtflbiL 

Are. 



t^4 



TABLE. 



Arcb. 

Arcfbba. 

Arebic»^ 

Arec. 

Aréca. 

Arccka* 

Arecon* 

Ar^c. 

Arcfa^ioa. 

Arcj^cr. 

Arcgocr. 

Arclacins. 

Arcmaros. 

Arcmberg. 

Arembtts. 

Aréna. 

Arenage. 

ArénacioÀ* 

Aréne. 

Aténé, ée. 

Aréncux, cufc, 

Arcngcrie. 

Arcnsbcrg. 

Arensbourg. 

Arcnsliaug. 

ArcnfvaMc. 

Arcntshaufcn» 

Aréole. 

Aréomètre. • 

Aréopage. 

Aréopagilte^ 

Aréoinic. 

Aréoccflonlqac^ 

Aréocique. 

Aréotopotès. 

Arequc. 

Aréquipa. 

Arcr. 

Arcrnc. 

Arcs. 

ArcfcucL 

Arcfgncr. 

Arcfgol. 

ArcCbo. 

Arcs-mciys» 

Arcftc. 

Arcftinga. 

Arctç. 

Aréthule. 

A relier. 

Arccières. 

Arécologic. 

Aréton 

Arcvatiilo, 

Arcvalo. 

Arcus. 

Arozzo. 

Arfîora. 

Arg. 

Arga. 

Argadcs. 

Arci-lina. 

Arg^is. 

Argalb. 



eufe. 



Argao. 

Arganeaa. 

Arganecce. 

ArgaDC. 

Argaraudaca. 

Argaca. 

Argécs. 

Argeiphontec. 

Argema ou Arge« 
mon. 

Argemone. 

Argence. 

Argendal. 

Argens. 

ArgenfoL 

Argent. 

Argenta. 

Argeikac. 

Argentan. 

Argentari ou 'Afgen^ 
ura. 

ArgQAtaro. 

Argent-double. 

Argenté , ée. 

Argentcau. 

Argenceola« 

Argcnter. 

Argenterie. 

Argcnteuil. 

Argenteur. 

Argenté uz « 

Argenteres. 

Argentier. 

Argemière.^ 

Argentin, ÎACf 

Argentina* 

Argentine* 

Argcnto. 

Argcnton. 

Argenton - le - Châ- 
teau. 

Argenton-l'Églife. 

Argentor. 

Argcntré. 

Argenturp, 

Argcnz. 

Argcus. 

Argian. 

Argi-Bafïî. 

Argic. 

Argien , enne* 

Argila. 

Argile. 

Argileux , eufe. 

Argilus. 

Argincufe* 

Argipéens. 

Argiro-CaftfO, 

Argirolithe. 

Argiich. 

Argithca. 

Arglats. 

Argo. 

Argob. 



Argoda. 
Argolidc 

Argon. 

Argonautes. 

Argonne. 

Argoreuz. 

Argos. 

Argofloli. 

Argoté , izm 

Argotet. 

Argoadan. 

Argougcs. 

Argouirer* 

Argouiet. 

Atgoufîo. 

Argov. 

Argu. 

Arguda. 

Argue. 

Argué , éc 

Arguenon. 

Arguer. 

Arguez. 

Arguin. 

Argument. 

Argumentant. 

Aigumentateuc 

Argumentât! F. 

Argumentacioiu 

Argumenter^ 

Argun. 

Argura. 

Aigus. 

Argylc, 
Argynnis. 

Argyrafpides. 

Argylc. 

Argyrippa. 

Argyrite. 

Argyrocomc. 

Argyrodamas. 

Argyrogonie. 

Argyropée. 

Argyruntum» 

Arlion. 

Arhus. 

Aria. 

Ariacc. 

Ariadne. 

Ariadnées. 

Ariancs. 

ArianifmQ. 

Ariano. 

Ariaope- 

Ariailor. 

Arica. 

Aricada. 

Aricarets. 

Aricic. 

Aricine. 

A ri cou ris. 

AriHsïs 

Aride. 



Aridito. 

Aridure. 

Ariefc. 

Ariens. 

Arics. 

Ariette. 

Arignaos* 

Arima. 

Ariman. 

Arimanes. 

Arimantis* 

Arimara. 

Arimarpcs* 

Arimathie» 

Arimoa. 

Arindrato. 

Aringiaa. 

Arioi. 

Arjon. 

Arjona. 

Ariofe* 

Ariode. 

Aripot. 

Aris. 

Arifarun^ 

Arisbe. 

Arifcle. . 

Arife. 

A rifle. 

Ari«:fta. 

Aridarqu^ 

Ariftcres. 

Arirteri. 

Ariftide. 

Aridippe. 

Ariftobathra. 

Ariilocrarie. 

Ariliocratique. 

Aridocratiqucmem} 

Ariftogiton. 

Arifloloche. 

Arifton. 

Ariftophanc. 

Aridophanéïoa. 

Ariftottc. 

Ariftotelès. 

Ariflotelicien , toM^ 

AriflotelifmCi 

Aridoxène. 

Arircr. 

Arithmancîc 

Arithméticien « eoo^ 

Arithmétique. 

Arithmétiqucmeoc» 

Arivoucr. 

Arius. 

Ariza. 

Arkcl. 

Arki. 

A riant. 

Arlanza. 

Arlaiizon. 

Arlequin. 

Arlcqninadt. 

Ariti. 



TABLE. 



:one. 



XXX» 



Armot. 

Armoyc. 

Armure. 

Armurier. 

Armus. 

Armuyden. 

Arna. 

Arnaelofle. 

Arnaldiftcs. 

Arnaltou. 

Arnabo. 

Arnan. Arvaa. 

Arnat-Ia Porte. 

Arnaud. 

Arnauder. 

Arnauld* 

A maures. 

Arnay-le-Duc. 

Arnc. 

Arneaf. 

Arncbourg ou. Ame- 

bcre. 
Arncdo. 
Arnem. 
Arncs. 
Arneftcyn. 
Aruchcim. 
Arnhufen. 
Arnique. 
Arnifla. 
Aruo. 
Amode. 
Arnon. 
Arnooa. 
Arnfbocke. 
Arnfbourg. 
Arnsheim. 
Arnftadc 
Arntféc. 

A robe ou Arrobe. 
A roche. 
A roc. 
Aroér. 
Aroille. 
Aromaïa. 
Aromate. 
Aromatique. 
Aromacilation. 
Aromatiré, ée. 
Aromatifer. 
Aromatite. 
Arompo. 
Aron. 
Aronches. 
Arondc. 
Arondcl ou Arroin- 

dcl. 
Arondelicre. 
Arondellc. 
Arondclies de mer. 
Arondon. 
Aronc. 
Aronifte. 
Arool. 
Arop* 



Aropli. 

Arolbay. 

Arofcn. 

Arot & Maroc. 

Arotéres. 

Arotcs. 

Arouaife. . 

Aroutns. 

Arouaques. 

Aroue. 

Arougheum. 

Aroums. 

Arouniara. 

Arourc. 

AroufTes. 

Aroucer. 

Aroy. 

Arpa. 

Arpade. 

Arpaje. 

Arpaja. 

Arpailleur. 

Arpajon. 

Arpandc» 

ArpaCou. 

Arpe. 

Arpégé , éc. 

Arpégemenc. 

Arpéger. 

Arpémio. 

Arpens. 

Arpensdes Allus. 

Arpenr. 

Arpentage. 

Arpenté, éc. 

Arpenter. 

Arpenteur. 

Arpcnteufe. 

Arpentras. 

Arphad. 

Arphafacéens^ 

Arpi. 

Arpino. 

Arqua. 

Arquabot. 

Arquata. 

Arquacule. 

Arqué, ée. 

Arquebufade. 

Arquebufe. 

Arquebufé , ée» 

Arqucbufer. 

Arqucbuferic. 

Arqucbufier. 

Arquemie. 

Arquemien. 

Arquenay. 

Arquer. 

Arquerage. 

Arques. 

Arquée. 

Arqui. 

Arquico, 

Arra. 

Arraché» éc. 



i(Î5 

\ Arrachement. 
Arrachc-pcilii. 
Arrache-pié. 
Arracher. 
Arracheufe. 
Arrachis. 
Arrachifes* 
Arrades. 
Arrafler 

Arrageois» oife. 
Arraicr. 
Arraignier. 
Arrainier. 
Arraiour. 
Arraifonner. 
Arramé, ée. 
Arramer. 
Arramie. 
Arramier. 
Arramine. 
Arran ou Arrec. 
ArrançonnemenCi 
Arrancy. 
Arrangé, ée. 
Arrangemcnu 
Arranger. 
Arraper. 
Arras. 
Arrata. 
Arratel. 
Arracs. 
Arrayé. 
Arre. 

Arreanche. 
Arrecibo. 
Arrécr. 
Arrender* 
Arrener. 
Arrencé, ée« 
Arrencemenu 
Arrencer. 
Arrcon. 
Arrephories. 
Arrérages. 
Arrcgier. 
Arrêt. 
Arrêté. 
Arrête-bœuf. 
Arrêter. 
Arrêi:ftc. 
Arreyragcich. 
Arrha. 
Arrhabon. 
Arrhaboanaircs. 
Arrhade. 
Aarrhapa. 
Arrhé, ée. 
Arrhemenc 0tf Anhar* 

rement. 
Arrhcr. 
Arrhes. 
Arrhufen, 
Arriana. 
Arrichion. ' 
Arriàrc. 

Ll 



z66 

Arriéré , éc. 

Arrièrc-ban. 

Arrière- bec. 

Arriére bouche* 

Arrierc*boanquc- 

Arrière' cap ce. 

Arrière- cauiion. 

Arrière- change» 

Ariière -corps. 

Arrière-cour. 

Arrière- demi -fî!c. 

Arrière faix. 

Arrière-fermier. 

Arrière- fief. 

Arrière- fleur 

Arrière- fou agicr. 

Arrière-garant. 

Arrièrc-gardi. 

Arrière ligne. 

Arrièrc-maiii. 

Arrière-neveu. 

Arrière- panage, 

Atrjèrc-pctjcc'filie. 

Arrière petit Sis. 

Anièrc-pct It- neveu. 

Arrière poiiK^ 

Arriérer. 

Arrière -rang. 

Artic^c-rairon. 

Arnère-vadal. 

Arriérc-vouiTurCf 

Airrmagc* 

Arrimé , ée. 

Arrimer. 

Arrimeur. 

Arriphé. 

Arrifé, éc. 

Arrifer. 

Arriie. 

Arrivage. 

Arrive. 

Arrivé, ce. 

Arrivée. 

Arriver. 

Arrive-tour. 

Arroche. 

Arroé. 

Arrogammenc. 

Arrogance. 

Arrogant, ante. 

Arroge. 

Arroger. 

Arroi. 

Arrois 

Arron. 

Arrondi. 

Arrondir. 

ArrondifTemcnt. 

Arrofagc. 

Arrofé , éc. 

Airofemcnt. 

Arrofer, 

Arrofoir. 

Arrou. 

Arroucer. 



TABLE. 



Arroux. 

Arroy. 

Arrugis. 

Ars. 

Arfa. 

Arfacia. 

Arfacidcs. 

Atfago. 

Arfamas. 

Ar(amètes. 

Arfa ne. 

Arfaneck. 

Arfat 

Arfy. ^ 

Arfccmènc. 

Ar^chm. 

Arfchor. 

Arfcgaye. 

Arfcn. 

Arfcnal. 

Arfcnic. 

Arfenical , aie. 

Arfenotelic. 

Arfcure. 

Arfin. 

Arlînc. 

Atiingan. 

Arfînoé. 

Arfoir. 

Atfoli. 

Arfon. 

ArfuiFo. 

Art. 

Arta. 

Artabe. 

Arcacana. 

Artacc. 

Artaccon. 

Artamène. 

Attamis. 

Artana. 

Artanes. 

Artaniffa. 

Artannes. 

Artaxate. 

Artaxcrxès. 

Artemis. 

Artemife. 

Artemifîcs. 

Artemifîus. 

Artcmita. 

Artemon. 

Artcmoniens. 

Artenac. 

Artenay. 

Artenna. 

Arter. 

Artériaquc. 

Artériel , elle. 

Artériographie. 

Artériorogic. 

Artériopituiteux. 

Artériotomic. 

Artéfien, cnnc. 

Arcezé. 



Arthedon. 

Arthez. 

Arthi. 

Arthritique. 

Arthrolie. 

Arthrofe. 

Arihichauf. 

Article. 

Articulaire. 

Articulation. 

Articule, ée. 

Articuler. 

Articulicremenr. 

Articn. 

Articr. 

Artifice. 

Artificiel , elle. 

Artificiellement. 

Artificier. 

Ariificicufement. 

Artificieux, eufc. 

Artigula. 

Artillé , ée. 

Artiller. 

Arûllerie. 

Artilleur. 

Artilleux. 

Artillier. 

Artimon. 

Artimpafa. 

Artifan. 

Artifane. 

Artifien. 

Artifino. 

Artifon. 

Artifte. 

Artiftcmcnt. 

Artois. 

Artolirhos. 

Artomagan. 

Artomc. 

Artotyritcs. 

Artre. 

Artron. 

Arts. 

Artuit. 

Artzbourg* 

Artzibure. 

Aru. 

Arva ou Arva. 

Arvale. 

Arvales. 

Arvan. 

Arubodi. 

Arudis. 

Aive. 

Arveris. 

Arvcrr. 

Arvicito. 

Arum. 

Arumatie. 

Arun. 

Arunar-fiord. 

Arunticès. 

Aryout» 



Anirc. 

Arufpicc. 

Arufpicinc* 

Arvangen. 

Arvaques. 

Arv^charis. 

Atv/cyler. 

Ary-aryténoïdien 

Arycanda. 

Aryes. 

ArytenoéDliglociç 

Aryténoïdes. 

Ary:cpoïdicnne$. 

Aryténoïdieos. 

Arythemc. 

Arzée. 

Arzégagc. 

Arzcl. 

Arzenza. 

Aizes. 

Arzile. 

Arzinghan. 

Arzna. 

Arzus. 

/^rz. 

Afabon. 

Afad-Abad. 

Afagcn. 

Afagi. 

Aiàma. 

Afamar. 

Afaminthe. 

Afan. 

Afanamara. 

Afapes. 

Afaph. 

Afaramel. 

Afarine. 

A (arum. 

Afafcr. 

Afafon-Thamir. 

Afavorcr. 

Afbaméc. 

Albaniquet. 

Albdie. 

Albcdes. 

Albin. 

Albotus. 

Afburton. 

Afca. 

Afcagne. 

Afcain. 

Afcalabos. 

Afcalaphc. 

Afcalon. 

Afcaloiiite. 

Afcance. 

Afcanie. 

Afcanius. 

Alcaridcs. 

Afcbarat. 

Afcendant , ance. 

Afcendrc. 

Afcenfion. 

ATcenfioncUc. 



TABLE. 



»(57 



e. 


Afille. 




Afîma. 


le. 


Afioaire. 


:oboarg. 


Afînaria. 


:n. 


Afinac. 


irkiB. 


Afine. 


delazouche. 


Afîné. 




Afînius PoUio. 


0. 

s. 


Asjogam. 
Afion-Gabcr. 


s. 


Afifia. 


:ben. 


Askaloces. 


un. 


Askcm kalcfi. 


unin. 


Askcpc. 


, 


Askcr-Morkcmc. 


a. 


Askcrfund. 




Askith. 




Askrig. 




AHani. 




Aflapar. 




Allonnc. 


• 


Afmcrc. 




Afmirécs. 


de. 


Afmodée. 


s. 


Afmonécns. 


s. 


Afna. 


dore. 


Afnirl. 


»itcs. 


Afoagicr , Afouagicr 


itcs ou Afco- 


Afochis. 


ces. 


Afodcs. 




Afola. 




Afolo. 




Afonc. 




Afopc. 


;s. 


Afoph. 




Afopo. 




Afopus. 




Afor. 


, 


Aforbir 


, 


A (oreiller. 




Aforo. 




Afos. 




A forer. 




Afouagemcnt. 


, 


Afoupcr. 




Afp. 




Afpa. 

Afpabota. 

Atpalath. 




da. 


, 


Afpalarhia. 


Tcb. 


Afpalarhis. 




A(parage. 
Alpalic. 






A{>c. 

Afpcch ou AfpcA. 




Afped. 




Atpcndus. 




Afpcr. 




Afptficn. 




Afpergc. 
A(pcrgc , éc. 
Afpcrgcr. 
Alpcrgcs. 








Afpcriré. 
Afpcrofa. 



AfperfioQ. 

Afperfoir. 

Arpéiule. 

A(phallon. 

AQ>balice. 

Afpbalre. 

A(phaicice ou Àfpbal- 

cide. 
A(pbar. 
A(phodéIe. 
Afi)hodéIodes. 
Alphyxic. 
Afpic. 
Afpido. 

A(piranc« aiite. 
Au>iracion. 
Afpiré, ée. 
Au)ircr. 
Afpis. 
Afpitbra 
Afplc. 
Afpledon. 
A (porc. 
AJporcer, 
AU)ra. 
A(pre. 
A(prédo, 
Afprcflc. 
Ai pi été. 
A(prcur. 
A(pro. 
A(propici. 
A(propotamo. 
Alrob. 
Alla. 
Aflabin. 
Ailadc. 
AflaF. 
AfTafi. 
AHagir. 
Adànuaye. 
Aflaillanc. 
Aflaillie. 
AiFaillir. 
Allainemenr. 
Ad'aifonné, ée. 
Anaifonnemenc. 
Adaifonner. 
Aflaki. 
Alfamble. 
Airamblemenc. 
AlFample. 
ArTancalé. 
AfTancbiur 
AiFangonné. 
Alfapanik. 
Afiapara. 
Alfardre. 
AlFaron. 
Allias- bafG. 
AilafTiQ. 
AnatTioac. 
Afiaflineinenr» 
Allaffiner. 
Ailacion. 



AfTaraDter. 

A/Iauier. 

AHavourer. 

Aïïauc. 

Adaovagir. 

Adazoé. 

Affche. 

AfTc. 

A/Ieau. 

Aflcché, éc. 

AlFechcr. 

Anccuracion. 

AtTccution. 

A/Tcd-Abad. 

AfTedi. 

AlTedim. 

Afl'cc. 

AHéeur. 

AlTcgnée. 

Aflcgrifer. 

Afrcffuranche. 

Afieille. 

Aire-lc Bcrangcr* 

Ané'Ic'Boifnc. 

Airé-îe-Riboul, 

Afrcmblagci^ 

AfTcmblé. éc, 

Allemblée. 

Aflemblcmeat. 

AHcmbler. 

Aïlembleur. 

A/Tcn. 

A/Tcné, éc, 

Affenedc. 

Anener. 

Allcnne. 

AfTentaceur. 

AiTcos. 

A/rencemcDi:. 

AITcnz. 

Adcoir. 

Affcr. 

Aflcra. 

ArTcral. 

Arterbc. 

Aircremcnt* 

Artcrcr. 

AfTcrim. 

Arterificr. 

AiTcrmcnter» 

Artertcr. 

Affcrcion. 

Ancrcivcmcnc. 

A/lcrvi, ic. 

Aflcrvir. 

A «les. 

Aflcflcur. 

Aircflîr. 

AfTéLeir-mans» 

Ailevicr. 

Aflcurcmcnt, 

AiTeureoter. 

Affeurcté, 

Aflcycr. 

Aflcz. 

Llij 



t6$ 

Afficher. 

AffidécDS. 

AflUdenr. 

Alfida» ue. 

Affiduité. 

Affidumenc 

Affie. 

Afliftte. 

Affiégé, éc. 

AfllégeaDC^ ance. 

AfTiéger. 

Affîenne. 

Affientc. 

Afliencifte. 

Adîene. 

Affietcée* 

Affîgaance. 

A (lignât. 

Aflîgnation. 

AAîgne. 

Afligné , ^c. 

AdîgDcr. 

AffiT. 

Affîmilacion. 

Affimilé , éc. 

Affimiler. 

Adiminier. 

Affinibouls. 

Aiïinic. 

Adiiioys. 

Aflis , ifc. 

Aflifc. 

Adifîagc. 

Affî (lance. 

Afli'lant , ante. 

A(Gllé, ée. 

A(ri(lcr. 

Affo. 

AfToager. 

AfT.iciation. 

A(rocié, éc. 

AfTocicr. 

Aiîociété. 

Ado^uc. 

AfToicc de Marie. 

Affolé , ée. 

Adblcir. 

Airoler. 

Adomanglic. 

Adomme , ée. 

A (Tomme r. 

AfTommoir. 

AiTompcion, 

Adonah. 

Adondrer. 

Adbnnance. 

Adonne. 

Adbnnycr. 

/ Adbrbir. •" 
Adbréc-hund. 
Adbner. 
Adbni , ie. 
Adbrtiment. 
Aflbrtir. 



TABLE. 



AdortifTanc» ance. 

AiFos. 

Adodé. 

Adbcé, ée. 

Adbcemenc. 

AiToter. 

AfTouagcmeac. 

Adbuffir. 

Adoupemenc. 

AfToupi, ie. 

A(roupir. 

A(roupidanc« ante. 

A(roupidement. 

A(roopli j ie. 

Affofiplit. 

Alfourdi, ie. 

Adburdir. 

Adourou. 

A.douvagcr , AffosL- 

Adouvi , le. 
Adouvir. 
Adouvi dément. 
A(1eurus. 
Adujetci, ie. 
Adu]cttir. 

I Adajcccifrant,ante. 
AlFujcttiiTemenc. 
I Ad'ur. 
Adîirance. 
Adure. 
AiTuré , ée. 
Adiirément. 
AlHirer. 
Adurccte. 
Adureur. 
Aduûnat. 
Alfyin. 
Adyrie. 
Adyricns. 
Alla. 
Aitabale. 
Aftabar. 
Aftaccs. 
Albchar. 
Adacoiithe. 
Adacus. 
AdsA'oit. 
Adagoa. 
Aftainerie. 
Aftapa. 
Aftarac. 
Allaroch. 
Aflarorhiccs. 
A(lathicns. 
Adchcikan. 
Aftelebc. 
Aftclle. 
After. 
Aderabat. 
Artcric. 
Afterion. 
Aderipholc. 
Afteriûince. 
Aftérifme. 



Aftéri(]9ue» 
Aftero'ide. 
Aftefan. 
Aftetlan. 
Aflhmatique. 
Afthme. 
Afthmé. 
Afti. 
Aftiages. 
Aftianax. 
Aftic. 
Aftier. 
Aftile. 
AfHllé. 
Aftinc. 
A(bingcs. 
Aflipalic. 
Adomcs. 
Aftonné. 
Aftorga. 
Aftou. 
Aftour. 
Aftracan. 
Aftragalr. 
Adragalcïdc. 
A(lragaIomaucie. 
A (Il al, aie. 
Adrantia. 
Aftre. 
AHrée. 
Aftrcindre. 
Aftrcint , cintc. 
Adréus. 
Adridbion. 
Adringcnt y ente. 
Aftroice. 
Aftrolable. 
Aftrologie. 
Adrologien. 
Adrologique. 
Adrologue. 
Adronome. 
Adronomie. 
Adronomique. 
Adropole. 
Adruno. 
Aducc. 
Adura. 
Adurie ou 
Aduries. 
Adynomcs. 
Adyra. 
Afuga. 
Afugcn. 
Adure. 
A(lymetrie. 
Afymptote. 
A(ymptocique. 
Afyndeccun. 
Aca. 

Atabalippa. 
Acabulc. 
Atac. 
Atacama. 
Acache. 



Atad. 

AtahïD. 

Ataigne , Atayne. 

Arain. 

Ataincr, Artayncr- 

Acala. 

Atalava. 

Atalenter. 

A»iigato. 

Atanaire. ^ 

Acant. 

A tapir. 

Atarazie. 

Atargier, Atargcr. 

Ataroth. 

Atavcrncr. 

Acavillos. 

Ataxie. 

Acché. 

Acé. 

Atebras. 

Atelier. 

AfcIIa. 

AtcUancs. 

Atéma-doulet. 

Aténa. 

Atcnanche. 

Atergads. 

Acerment. 

Atermer. 

Atcrminement. 

Atermoiement. 

Atermoyé. 

Atermoyer. 

Aterrir. 

Atcdar. 

Athacb. 

Atbalante. 

Athalie. 

Athamanie. 

Athamas. 

Athanate. 

Athanor. 

Achar. 

Achdora. 

Athée. 

Athéifme. 

Atheling. 

Atheldaa* 

Aihenay. 

Athénée. 

Athcnées. 

Athènes. 

Athénien» enne. 

Athcnri. 

Atherina. 

Athéromateux j eufc. 

Athérome. 

Atherfata. 

Athie. 

Ath's. 

Athlanre. 

Athlète. 

Athlétique. 

Athlonc. 



»• 


Atricvcr. 


ion. 


Atrium. 


rphere. 


Atrobamcnt. 


:ns. 


Atroce. 




Atrocité. 




Atropaicne. 




Atrophie. 




Atropos. 


ie» 


Attablé . ée. 


• 


Attabler. 




Attache. 




Attaché , ée. 


1. 


Aiuchement. 


'• 


Attacher. 




Atrachcufe. 




Atragen. 




Attagne. 




Atcaindre. 


,éc- 


Attaineux. 




Atcale. 


icnt. 


Attalie. 


eu. 


Attaquant. 


,. 


Attaque. 


». 


Attaqué, ée. 


Ldc. 


Attaquer. 


ides. 


Artargeafîoii. 


.que« 


Attaynement. 




Attcdicr. 




Attéfit. 


i. 


Atteindre. 


Jan. 


Atteint, cintc. 


t. 


Atteinte. 




Attebaba-Arachnoï- 


frac, 
ftc. 


de. 
Attelage. 
Attelé, ée. 


•• 


Atteler. 


é , Atorny. 


Attelle. 
Atteloire. 


& A travers. 
:olt. 


Attemprefé. 


Attenance* 


;ia. 


Attenant, ante. 


oareiTe. 
né, éc. 


Attendance. 
Attendant. 


Attendorn. 


ner. 


Attendre. 


nachakes. 


Attendri , ie. 
Attendrir. 


ilaire* 


AttendrifTant , ante. 


ilc. 


Attendri dément. 


tylis. 
icncaire. 


Attendu , ue. 


Attendue. 


ailler. 


Attene. 




Attené. 




Attcnérir, Atenurir. 


»aces. 


Attcnir. 


, 


Attenaut. 


cr. 


Attentatoire. 




Attente. 


icr. 


Attenté, ée. 


unie. 


Attenter. 


es. 


Attentif, ivc. 


, 


Attention. 


r. 


Attentivement. 



TABLE. 

Atténuant. 

Atténuation, 

Atténué, ée. 

Atténuer. 

Aiicny. 

Atieri, îc. 

Atterrage. 

Atterré, ée. 

Aitcirer. 

Atteriflemcnc 

Attentée. 

Attdtant. 

Atteftation. 

Attefté . éc. 

Atteftcr. 

Attia. 

Attichy. 

Atticiime. 

Atticurges. 

Atticus. 

Attie. 

Attiédir. 

Attiediflement. 

Att f , éc. 

Attirer. 

Attifcl. 

Attjgny. 

Attigoyancains. 

Attifa. 

Attilur. 

Attingans. 

Attingir. 

Attinguacu - cama- 

cu. 
Atrinteier. 
Atrique. 
Attiquet. 
Attirajjtc. 
Attirail. 
Attiraiit , ante. 
Attiré , éc. 
Attirer. 
Attifé , ée. 
Attifer. 
Attifonnier. 
Attitré, ée. 
Attitrer. 
Attitude. 
Attlas. 
Attock. 
Attolons. 
Attombifîear 
Actornemctit. 
Attouchement.^ 
Accoucher, 
Attournance 
Açtadif ive. 
Attrait on. 
Aicratlionnaire* 
Attraire^ 
AttrairefTe. 
Attrait. 
Attrait , aitc. 
Attraittier* 
Attrape. 



1^9 



j Attrapé , éc. 

I Attrape-mouche. 

i Attraper. 

Attrapeur. 

Attrapcufe. 

Attrapoirc. 

Attrayanr , ante. 

Attrempance. 

Attrcmpé , ée, 

Artrcnipécmcnt, 

Aï trempe ment. 

Attrcmpcr. 

Attribué * éc. 

Attribuer. 

Attribut. 

Attributif, ire. 

Attriftant, ante» 

Attrifté . ée. 

Airrifter. 

Attritioh. 

Attritionnaire. 

Attro/ïcr. 

Attroupé, éc 

Attroupement. - 

Attrouper. 

Attuaircs. 

Attund. 

Attufa. 

Atued. 

Atuifcr, Atutécf. 

Atureb. 

Atys. 

Au. 

Ava. 

Avabic. 

Avaccari. 

Avachi , ie. 

Avachir. 

Ava^e. 

Availles. 

Aval. 

Avalt^. 

Avalatfon. 

Avalanche » Ati* 
lange. 

Avalé , ée. 

Avaler. 

A valeur. 

Avalics. 

Avallée. 

A va loir. 

Av?loire. 

Avalois. 
' Avaloiu 

Avaluemcnt; 

Avaiure. 

Avanaze. 

Avance. 

Avancé. 

Avancé, ée. 

Avancement. 

Avancer. 

Avanceur. 

Av. nche. 

AvaLcier. 



270 

Avaaic. 

Avant. 

Avantage. 

Avantagé 9 ée. 

Avantager. 

Avantageufemenc 

Avantageux , eufe. 

Avarit-bataillc. 

Avant-bec. 

Avant-bras. 

Avant - chemin cou- 
ve, t. 

Avant-cœur. 

Avant-corps. 

Avant cour. 

Avant.courcur. 

Avant councrc. 

Avant-dur.ci , icrc. 

Avant-Duc. 

Avant-fairc droit. 

Avant-fofTé. 

A vant garde. 

Avant goût. 

Avînt-hier. 

Avantin. 

Avant-logis. 

Avant-main. 

Avant- mur. 

Avant- nef. 

Avant-parlicr. 

Avant-part. 

Avant pèche. 

Avant-pied. 

Avant-pieu. 

Avant-propos. 

Ava?it Quart. 

Avaiit-lccne. 

Avant- Seigneur. 

Avant-terre. 

Avant-toit. 

Avant-train. 

Avant-veille. 

Avant vent. 

Avare. 

Avarie. 

Avarice. 

Avaricicux, eufe. 

Avarie. 

Avarié , ée. 

Avaris. 

Avarites on Avares. 

Avafte. 

/vau Tcau. 

Avaai la-Villc. 

Anbadc. 

Aubaine. 

Aubain. 

Aubainagc. 

Aubninc. 

Auhaincce , Aubanie » 
Aubanité. 

Auban. 

Aubaïade. 

^ub^. 

Aubcjois. 



TABLE. 



Aubclede. 

Aubelièrc. 

Aubeaas. 

Aubenton. 

Aubcpin. 

Aubépine. 

Aubère. 

Auberge. 

Aubergine. 

Aubcrgirtc. 

Aubcrrgion. 

Aubcroche. 

Aubcron. 

Aubcronnicrc. 

Aubcrvillicrs. 

Anbeflin. 

Aubcterre. 

Aubctte. 

Aubi.r. 

Aubicres. 

Aubict. 

Aubifoin. 

Aubignac. 

Aubignan. 

Aubignc. 

Aubigny. 

Aubigny-le-Comtc. 

Aubin. 

Aubinct. 

Aubonne. 

Aubor. 

Aubours. 

Aubrac. 

Aubraie. 

Aubrier. 

Aubun. 

AubufTon. 

Auc. 

Auçagurel. 

Aucanville. 

Aucertain. 

Aucques. 

Aucquettes. 

Audlorifîe. 

Aucube , Aucuble. 

Aucun « une. 

Aucune fois. 

Aucunement. 

Audace. 

Audacieufement. 

Audacieux j eufe. 

Aude. 

Audena. 

Audedemenc. 

Audience. 

Audiencier. 

Audiens. 

Audicrne. 

Auditeur. 

Auditif, ive. 

Audition. 

Auditoire. 

Audorf. 

Ayt ou Avt Maria, 

Avec. 



Avccquc. 

Avedait, Avedint. 

Avcdicr. 

Avéemeoc. 

Avécr. 

Avcin. 

A'veindre. 
, Aveint , cinte. 
! Avezro. 

Aveïrou. 

Avel. 

Avelancde. 

Avelets. 

Aveline. 

Avelinier. 

Avella. 

Avellino. 

Aven, 

Avcnage. 

Avenance. 

Avenanment. 

Avenant, ante. 

Avenanrement. 

Avenanter , Avcnan- 
tir. 

Avenantour. 

Avenaument. 

Avenay. 

Avenchc. 

Avènement. 

Avenier. 

Aveniers. 

Avenir. 

Avcnr. 

Avcntin. 

Aventure. 

Aventuré , éc. 

Aventurer. 

Avcnturcufcment. 

Aventureux, eufe. 

Aventurier. 

Aventurière. 
Aventurine. 
Avenu , ue. 
Avenue. 
Aver. 
Avéra. 
Average. 
Avérât. 
Averdupois. 
Avéré, ée. 
Avérer. 
Averch. 
Averne. 
Averrunques. 
Avers. 
Averfion. 
Averti , ic. 
Avertin. 
Avertineux. 
Avertir. 
AvcrtifTement. 
Avertificur. 
I Aves. 



Ave fa. 

Avefne. 

AverBes-le-Comtet 

AfcfpremcQt. 

Avcy>rcr. 

Avc(pry. 

Avcrfé. 

Avcttc. 

Aveu. 

Avcuro^Avncr. 

Av<:uglc. 

Aveuglé , ée. 

Aveuglement. 

Aveugler. 

Avcugleite. 

Aveiile. 

Avcurdre. 

Avcarc. 

Avcraras. 

Au fente. 

Au ferrant. 

Auftay. 

Auffcirtrure. 

Au^dena. 

Aufina. 

Aufnay. 

Augala. 

Augans. 

Augarde. 

Augarran. 

Auge. 

Auge. 

Augcac. 

Augce. 

Augélot. 

Auget. 

Augian. 

Augias. 

Augiles. 

Augites. 

Augment. 

Augmentatif, ivc. 

Augmentation. 

Augmenté , éc. 

Augmenter. 

Augmcnteur. 

Augmignon. 

Augnon. 

Augsbourg. 

Augrs. 

Augurai, aie. 

Augure. 

Auguré, ée. 

Augurcllus. 

Augurer. 

Augufta. 

Auguftairc. 

Auguftal. 

Auguftales. 

Augufteberg. 

Auguftc. 

Auguftin. 

Augufline. 

AugufHniens. 

Auguflins. 



:opoIi$. 


Aulof. 


tow. 


Aulonzt. 




Auloc. 


>. 


Aulps. 


c. 


Aulu-Gclle. 




Aululaire. 


ncnr. 


Aumagne. 


é. 


AumaïUcs. 


icr. 


Aumaire. 


30. 


Aumale. 


onet. 


Aumé. 


anois , oife. 


Aumc<î. 




Aumogîîc. 


'ucntécs. 


Aumône. 


ie. 


Anmoné , éc 




Aumôncr. 


ëmenc. 


Aumoncric 


r. 


Aumônier, icre. 


s. 


Aumonnic. 


nné, ée. 


Aumofnière. 


DDcr. 


AumulTc. 


QS. 


Aumullette. 




Aunagc. 


, ^c. 


Aunaic. 


>• 


Aunaux. 


, 


Aune. 


, 


Aune , ée. 


rd*hui. 


Auncau. 


[rina. 


Aunée. 




Auncr. 


1. 


Auncuil. 


iDcmenc. 


Auncur. 


iner. 


Auniel. 




A unis. 




Auncein. 


, ^c. 


AvocafTcr. 


neot. 


AvocafTic. 


, 


Avocat. 


n. 


Avocatoirc, 


3. 


Avocette. 


:c. 


Avoé. 


lié, éc. 


Avoeftre , AvoulJrc 


Ilcmcnt. 


Avogafîe. 


lier. 


Avoier. 


Ilcur. 


Avoine. 


s. 


Avoine & les Com- 


gc. 


munauz. 


, éc. 


Avoir. 


r. 


Avoife. 


s. 


Avoifîe. 


ir. 


Avoifîné , ée. 


nd. 


Avoifîner. 


[s. 


Avola. 


as. 


Avolé. 


les. 


Avon. 


ie. 


Avorté, éc. 


lie. 


Avortcmenr. 


:es. 


Avorter. 




Avorton. 


ie« 


Avorcurc. 


:, Au lit. 


Avot. 


uis. 


Avoué. 


ire. 


Avouer. 


liciers. 


Avouerie. 


y. 


Avougletc. 



TABLE. 

Avoutre , Avouêcre. 
Avoutrie. 
Avoyement. 
Avoyer. 
Auparavant. 
Aupouls. 
^ Auprès. 
Aura. 
Auracli. 
Auradour - Saint-^ 

Goncft. 
Auran. 
^vranches. 
Avranchin. 
Auraric. 
Avrate. 
Auray. 

Auraz<er-Zcb. 
Aure. 
Avre. 

Aurea A/exandrina, 
Aurcgne. 
Aureiilé. 
Aurrillon. 
Auréiie. 
Aurclinne. 
Auieliopoiis. 
Aurens-Abad. 
Auréole. 
Auribat. 
Aurichiilar. 
Aurick. 
Auriculaire. 
Aurignac. 
Aurisny. 
Avril. 
Aurilla. 
Aurillac. 
Aurillade. 
Aurillage. 
Aurilieuz. 
Auriol. 
Auriole. 
Auripeau. 
Auritina. 
Aurochs. 
Auron. 
Auronne. 
Auronzo. 
Aurore. 
Aufperg, 

Aurum muficum. 
Anfch. 
Aufe. 

Aufement , AuCne. 
Aufen. 
Auferon. 
Aufes. 
AuHtidc. 
Aufmonier. 
Aufon. 
Aufones. 
Aufonic. 
I Aufpicc. 



*7* 

Au^,.^ 

Aunière. 

Auilîg. 

Aufli tôt. 

Aullon. 

Auft. 

Auièçr. 

Auflére. 

Auitërement. 

Auftérité. 

Auflcrîiiz. 

Auîtor. 

Auftial , al:. 

Auitraii:. 

Auitrcquc. 

Auran. 

Autant. 

Autel. 

Aiuclage, Autclaigc. 

Auccnve. 

Aurtur. 

Authenticité. 

Aurhcntiqiic. 

Authentiqué, éc. 

Aurhenriquer. 

Aurhion. 

Aurhon. 

Auticr. 

Autime. 

Autoccphalc. 

Au OLhtone. 

Auto-da fé. 

Au-ographc. 

Autoleon. 

Autolycus. 

Automate. 

Automatic. 

Automatique. 

Automatisme. 

Automnal , aie. 

Automne. 

Auton. 

Autoninc. 

Autonoé. 

Autonome. 

Autonome. 

Autonomie. 

Autopfîe. 

Autonfarion. 

Autorifé , ée. 

Autorifer. 

Autorité. 

Autour. 

Autourferic. 

Autourfîer. 

Au travers. 

Autre. 

Autrefois. 

Autre- hier. 

Autrement. 

Autreparc. 

Autrefche. 

Autre(î. 

Autretant. 

Autretcl. 



17» 

Autriche. 

Auiiivliîcn , cnn'j. 
Auci uche. 
Autruche volante. 

Aucruchier* 

Aurrui. 

Autruyc. 

Aucun. 

Auruuois. 

Av/. 

Auvc. 

Awen More. 

Auveot. 

Auvergnats. 

Auvergne. 

Auvernat. 

Auvcrs. 

Auvefque. 

Avet. 

Auvilars. 

Avufte ou Ajafte. 

Auzerre. 

Anxerrois. 

Auxcfc. 

Auxélîe. 

Auxiliaire. 

Auxir. 

Auxo. 

Auxois* 

Auxonne. 

Auxy-lc- Château, 

Auzance. 

Auzat. 

Auzelle. 

Auzon. 

Auzoucc. 

Auzour. 

Auzuba. 

Ax. 

Axaguas. 

Axarafe. 

Axbridge» 

Axe. 

Axel 

Axi. 

Axifu^e. 

Azillaire. 

Azime. 

Axinomancie. 

Axiokcrfcs. 

Axiome. 

Axiopolis. 

Axiothée. 

Axis. 

Ax-myfter. 

Axolotl. 

Axones. 

Azongc. 

Axoqucn. 

Axoyaiotoll. 

Azum. 

Axur ou Sans-Barbe. 

Ay. 

Aya-bafn. 



TABLE. 



/ynbic. 

Ay::nuka. 

Ayaiiiontc. 

A y an. 

Ayant. 

Ayaya. 

Aycuphcr. 

Aydaiic. 

Ayc. 

Aycn. 

Ayer. 

Aycrbc. 

Aycrin. 

Aylesham. 

Aymaloux. 

Aymarancs. 

Aymargucs. 

Aymé. 

Aymcr. 

Aymcterie. 

Ayoquantocolc 

Ayoud. 

Ayr. 

A> rauc. 

Ayii. 

Ayron. 

Aysciic. 

Aylil. 

Ayûne. 

Ayton. 

Ayto-zu. 

Ayire. 

Ayutlan. 

Aza. 

Azaa. 

Azabe-lcaberi. 

Azamo. 

Azamoglao. 

Azamor. 

Azanicc* 

Azanoth-Thabor. 

Azappes. 

Azar. 

Azarecth» 

Azaria. 

Azarimit. 

Azay-le-Chécif. 

Azay-lc-Feron. 

Azay-le-Rideau, 

Azay-fur-Chen 

Azazel. 

Azc. 

Azeacojolt. 

Azcboac. 

Azcbu. 

Azeca. 

Azedarac. 

Azel bourg. 

Azcm. 

Azemazor. 

Azenay. 

Azenaca* 

Azerbe. 

Azcioie. 



Azcrolier. 

Azcrqucs. 

Azi. 

Aziiar. 

Azilhan. 

Azimar. 

Azimit. 

Azimuth. 
j Azin. 

Azinaban. 

Azincourt. 

Azio. 

Azioch. 

Aziruth. 

Azizus. 

Azmaveth. 

Azmer. 

Aznoth. 

Azoch, 

Azolo. 

Azones. 

Azoo. 

Azoph. 

Azote. 

Azoth. 

Azou. 

Azo Valala. 

AzouEi. 

Azpeytia. 

Azua. 

Azuagues. 

Azuc. 
. Azumar. 

Azur. 

Azurée , éc. 

Azuri. 

Azurins. 

Azygos. 

Azyme. 

Azymites. 

B 

B. 

B-carre. 

B-mol. 

Ba. 

Baal. 

Baalah. 

Baalath. 

Baalarh-Beer. 

BaaUBerith. 

Baal-Gad. 

Baal-Hazoz. 

BaaI-Nermon. 

Baalircs. 

Baal-Meon. 

Baal-Pherrafim. 

Baal phegor ou Baal- 

peor. 
Baal-Thamar. 
Baaltis. 
Baanites. 
Baar. 



Fia-.n. 

liaâ'-iinan. 

Baar. 

Baba. 

Babckin. 

Bibcl. 

Babcl-Mandcl. 

Babenhaufen. 

Baber. 

Babeure. 

Babia. 

Babil. 

Babillard , arde. 

Babillé, ée. 

Babiller. 

Babine. 

Babiole. 

Babirouib ou Bibi- 

roféa. 
B ! johza. 
Bâbord. 
Babouche. 
Babouin. 
Babouiner. 
Babuco. 
Babylone. 
Babylouie. 
Babylonien » cnnCi 
Babyrfa. 
Babytace. 
Bac. 
Baca. 

Ba^a ou Baza. 
Bacaige. 
Bacaim. 
Bacala. 
Bacalal. 
Bacalas. 
Bacaliau. 
Bacar. 
Bacafcami. 
Baca ferai. 
BacafTas. 
Bacatha. 
Baccalauréat. 
Baccarach. 
Baccarat. 
Bacchanale. 
Bacchanalifer. 
Bacchante. 
Bacche. 
Bacchia. 
Bacchiglione. 
Bacchionites. 
Bacchus. 
Baccifcre. 
Bacconicre. 
Bacelcr, BachelcD 
Bacelle. 
Baccller. 
Bach. 
Bâcha. 
Bachara. 
Bachc. 
' Bachelard. 

Bachclcric 



T A B L K. 



173 



Bicheleiie. 
Bachelene. 
Bachelier. 
Bacheliérar. 
Bâcher, 
iichevalcurcux. 
Bachian. 
Bachina. 
lachinc. 
BacKiquc. 
Bachraat. 
Bacimoe^ Bachole. 
BacHoc. 
Bachotage. 
Bachoteur. 
Bach on. 
BacHcan. 
Bacioi. 
Bacicocer. 

Bacile on fenoail ma- 
riai. 
Bacilly. 
Bacici. 
Bacioet. 
Bacis. 
Baclcevcciu 
Bacicoa. 
Bâclage. 
laclaji. 
Bâclé . et. 
Bâcler. 
Bacon. 
Bacoci. 

Bacovcn. 

Bacoule. 

Bacqucc. 

Baôrc. 

Baaréole. 

Barres. 

Badbriane. 

Ba^icnç. 

Ba^ropérace. 

Bacul. 

Baculaires. 

Jaculcr. 
^ ^alomécric. 

Jacordc. 

JadaSlcr. 
°adajox. 
|adais. 
«adara. 
gadas. 
. «adafchian, 

B^tgc. 
■ ^daod, aude. 
Badaude, 
li o^oder* 
Badaudcrie. ■ 
Bade 
Badeboo. 
Baddairc. 
Badcnoch. 
Badcn Vcyler. 



Tome XXX. 



Badiane. 

Badigeon. 

Badigeon^, éc. 

Badigeoaer. 

Badiilo. 

Badin , ine. 

Badinagc. 

Badinant. 

Badine ment* 

Badiner. 

Badinerie. 

Badines. 

Badoches. 

Badonvillers. 

Badoala. 

Badukka. 

Baéça. 

fiaée. 

Bâcle. 

Baer. 

Baérie. 

BafFc. 

BafFctas. 

BaiHns-baye. 

Baii^rai. 

Bafoué « éc. 

Bafouer. 

Bâfre. 

Bâfré. 

Bâfrer. 

Bâfreur. 

Bagace. 

Bagage. 

Bagaïa. 

Bagamedri. 

Bagarre. 

BagaiTe. 

Bagatelle. 

Bagaude. 

Bagdad. 

Bagdadeg. 

Baghar. 

Baghargar. 

Bagiat. 

Baginna. 

Bagiflanus. 

Bagna- BebufTo. 

Bagnacavallo. 

Bagnagar. 

Bagnara. 

Bagnarès. 

Bagnaudes. 

Bagne. 

Bagnéres. 

Bagnéres de Luchon. 

Bagnias. 

Bagnié. 

Bagnir. 

Bagnolette. 

Bagnolois* 

Bagnols. 

Bagnone. 

Bagoé. 

Bagos. 

Bagouler. 



Bagrada. 

Bagravandena. 

Bagre. 

Bague. 

Bagué, éc. 

Baguenaude. 

Baguenaudé. 

Baguenauder. 

Bagucnaudicr. 

Baguer. 

Baguette. 

Baguier. 

Banama. 

Bahana. 

Bahar. 

Baharain ou Bah- 

rain. 
Bahariz. 
Bahel fcuUi. 
Bahir. 
Baliuis. 
Bahut. 
Bahutier. 
Bai. 
Baïac. 
Bammo. 
Baïanifme. 
Baïanides. . 
BaiaHe. 
Bajaumout. 
Bajazer. 
Baidre. 
Baie. 
Baien. 
Baies. 
Bajer. 
Baigne. 
Baigné, ée. 
Baigner. 
Baigneur. 
Baigncufe* 
Baigneux - les- 

Juifs. 
Baignie. 
Baignoire. 
Baignote. 
Baigorri. 
Baikal. 
Bail. 
Baile. 

Baillager , crc. 
Baiilance. 
Baille. 
Baillé , ée. 
Bâillé. 
Baillée. 
Bâillement. 
Bailler. 
BaillercITe. 
Baillct. 
Bailleul. 
Bâilleur. 
Bailli. 
Bailliage. 
Bailliarge. 



Baille. 

Baillimore. 

Baillifeur. 

Bailiidre. 

Bailliflrerie. 

Baillive. 

Bâillon. 

Bâillonné, ée. 

Bâillonner. 

Bailloques. 

Bailloite. 

Bain. 

Bains. 

Baiœ. 

Baioire. 

Bajon. 

Baïonne. 

Baïonnette. 

Baïoque. 

Bajoue. 

Baicam. 

Bais. 

Baife. 

Baifé, ée. 

Baifcdoy. 

Baife- main. 

Baifcmcnt. 

Baifer. 

Baifcur j eufe. 

Baifbir. 

Baiforté, ée. 

Baifotter. 

BaiHan. 

BaiHc. 

Baiflé, ée. 

Baiifelrte. 

Baiflelle. 

Baiiïer. 

Bajlfière. 

BaiHbirs. 

fiaifate. 

Baitodces. 

Baive. 

Baiviau. 

Bajule. 

Bajulac. 

Bilus. 

Bail. 

Baixas. 

Bakan. 

Bakevel. 

Bakingle. 

Bal. 

Balacres. 

Balad. 

Baladin, ine. 

Baladoires. 

Balafre. 

Balafré , éc. 

Bilafrer. 

Balaganskoi. 

Balagace. 

Balague. 

Balaguer. 

Balai. 

M m 



»74 

Balais. 

Bal-Alabvab» 

Balalvano. 

Balanbuan. 

Balance. 

Belancé. 

Balancement. 

Balancer. 

Balancier. 

Balancines. 

Balançoire. 

Balançons. 

Balandran ou Btiâmr 

dras. 
Balanéoce. 
Balangiar. 
Balanc. 
Balances. 
BalantipyrgOD» 
Balanus. 
Balaou. 
Balara. 
Balares. 
Balarac. 
Balafffun. 
Balaflie. 
Balaflor. 
Balaft. 
Balaftrie. 
Balacas. 
Bialatron. 
Balauftc. 
Balauftier, 
Balayé» <e. 
Balayer. 
Balayeur , eofe» 
Balayures. 
Balazées. 
Balback. 
Balbadro. 
Balboc. 
Balbutié, ée. 
Balbutiement* 
Balbutier. 
Balch. 
Balcon. 
Baldaouin. 
Baldicherie. 
Baldivia. 
Bâle. 
Balé. 
Baléares. 
Baleine. 
Baleineau. 
Balen. 
Balenas. 
Balerie. 
Balcrne. 
Baleflel. 
Balcftiauz. 
Baleur. 
Balevre. 
Balharne. 
Baihoava* 



TABLE. 



Bail. 


Baltagi. 


Baliluzo. 


Balceus. 


Baline. 


Baliniore. 


Balinge. 


Baltinglafs. 


Balingcr. 


Baltique. 


Balipacoa. 


Baltracan. 


Balts. 


Baluclava. 


Bali^alanbcekit/ 


Balve. 


Balisbegâ. 


Baluftrade* 


Balifcorne. 


Balttftre. 


Balife. 


Balyur. 


Balifer. 


Balzan. 


Balifeur. 


Balzane. 


Balifier. 


Bam. 


BaliOaire. 


Bamba. 


Baltfte. 


Bambairs. 


Baliftioue. 
Baliftiftcre. 


Bambala. 


Bambele. 


B.livage. 


Bamberj^. 


Baliveau. 


Baabiaie» 


Baliverne. 


Bambin. 


Baliverne» éc« 


Bambochadc* 


Baliverner. 


Bamboche. 


Balius 8c Xantis. 


Bamborrov. 


Balkhe. 


Bambothun. 


Ballade. 


Bambou. 


Ballan. 
Ballapatan. 
Baliarin. 
Balle. 


Bambouc. Bambou» 

Bamboe. 
Bambourg. 


Ballenftadt. 
Bàller. 
Balleroy. 
Ballet. 


Bambycacicns. 

Bamfe. 

Bamia. 

Bamia mofcata* 


Ballibric. 


Bamian. 


Ballinanoé. 


Bamraagora. 


Baiinrkil. 


Bamoth. 


Ballinger. 


Bamoth-BaaL 


Ballon. 


Bampton. 


Ballonier. 


Ban. 


Ballot. 


Banage. 
Banal, aie. 


Ballote. 


Ballouge. 


Banalité.' 


Ballotte. 


Banana. 


Ballotté »ée. 


Banane. 


Ballotter» 


Bananier. 


Balmc. 


Banara. 


Balnéable. 


Banarban. 


Baloier. 


Banards. 


BaUire. 


Banafte , Banatre. 


Baloife. 


Banauçon. 


Balon. 


Banbury. 


Balotade. 


Banc. 


Balocîn. 


Banca. 


Balourd /'ourde. 


Bancage. 
Bancalis. 


Balourdife. 


Balova. 


Bancalle, 


Balfamine. 


Bincart. 


Balfamique. 


Bancclle. 


Balfamite; 


BanchagCr 


BalGino. 


Banchart. 


Balfara. 


Banche. 


Balfau. 


Bancirr. 


Balfe. 


Bancloche. 


Baitadgî. 


Bancok» 



Bancrocbc. 

Banda. 

Bandaj^e. 

Bandagifle. 

Bandalan. 

Bandayramefit» 

Bande. 

Bandé » ée. 

Bandeau. 

Bandée. 

Bandcgç. 

Bandeler. 

Bandelette» 

Bander. 

Bandera. 

Bander-Abadîr 

Bander-Congo» 

Bandereau. 

Banderet. 

Banderole. 

Bandier. 

Bandiment. 

Bandins. 

Bandit. 

Bandoir. 

Bandon. 

Bandor. 

Bandoulier. 

Bandoulière 

Bandray. 

Bandure. 

Bané. 

Banerie. 

Bang. 

Bangmer. 

Bangor. 

Bangue. 

Bani. 

Baniakbov:. 

Banialuch. 

Baniana. 

Banians. 

Banie. 

Banier. 

Baniflére. 

BanIcfFre , 

licvre. 
Banlieue. 
Banmolin. 
Bannage. 
Bannaflc. 
Banne. 
Banné , ée^ 
Banncau. 
B^nnée. 
Banner. 
Banneret.. 
Banneton, 
Ban nette. 
Banni . ie.. 
Bannie. 
Bannicr» 
Bannière. 
Bannimcna 



BftIH 



TABLE. 



cks-BrcrriL 

les. 
«^. 

r 
Tic. 

:reaq. 

xie. 

:route. 

Toutier. 

routière. 

:t. 

té. 

ter. 

ttc, 

CI. 



le. 
an. 

1 8c Bantret* 



le-Comce. 

le. 
c. 

ire. 

r. 

T. 

3al, aie. 
îte. 
ère. 
:r. 

r. 

ires. 

iUe. 



1. 
iskoî. 

lues. 



KO. 



Baragaza. 

Baragouin. 

Baragouiné. 

Baragouiner. 

Baragouineur , euft. 

Baragra. 

Baraicus. 

Barail » Barau. 

Baral. 

Baralipton. 

Barallots. 

Baranaciiela. 

Barança deMelamba 

Barandage. 

Barange. 

Bangraes. 

Barangciis. 

Baraniz. 

Baranowa. 

Baranyvaiw 

Baraque. 

Baraqué , ée» 

Baïaquer. 

Baraquilie. 

Barar. 

Baraterie. 

Baratear. 

Barathena. 

Barathre. 

Baratte. 

Baratté» ée« 

Baratter. 

Baratterie. 

Baraza. 

Barba. 

Barbacane. 

Barbacoas. 

Barbacoile. 

Barbade. 

Barbadouire. 

Barbançon. 

Barbande. 

Barbantane. 

Barbara. 

Barbare. 

Barbarcment- 

Barbarefquc 

Barbarîcaire* 

Barbariciens* 

Barbarie. 

Barbarime. 

Barbariaue. 

Barbarilme. 

Barbaflelle. 

Barbaftre. 

Barbatau ou 

Barbue. 
Barbath. 
Barbato. 
Barbaut. 
Barbe. 
Barbé. 
Barbeau. 
ïTarbeaulx. 
Barbecinc 



Barbe de Bouc. 
Barbe de Chèvre 
Barbe de Jupiter. 
Barbe de Moine. 
Barbe de Renard. 
Barbéier. 
BarbeiL 
Barbela. 
Barbelo. 
Barbelonites » Bac- 

beiiors, Barbou- 

riens. 
Barbeiote. 
Barberano. 
Barberie. 
Barbetino. 
Barberouile. 
Barbet, ette. 
Barbets. 
Barbézieuz. 
Barbichon* 
Barbier. 
Barbicre. 
Barbille. 
Barbillon. 
Barbiton. 
Barboier. 
Barbon. 
Barbonne. 
Barbonnel. 
Barbora. 
Barbot. 
Barbote. 
Barboté. 
Barboter. 
Barboteur. 
Barbotine. 
Barbouchec . Barbs- 

quet. 
Barbouillage. 
Barbouliaire. 
Barbouillé , ée. 
Barbouiller. 
Barbouilleur. 
Barbu > ne. 
Barbue. 
Barbures. 
Barbufinskoi. 
Barbute. 
Barby. 
Barbyfef. 
Barbytace. 
Barca. 
Barcade. 
Barcalas» 
Barcalon. 
Barce. 

Barcelone-!a-Ne«TC. 
Barbonde. 
Barcelpnette. 
Barcelonne. 
Barcelonois , oi(è. 
Barcelor. 
Barcelas« 
Barcena. 



•71 

Barcke* 

Barckshire. 

Barckftein. 

Barco-longo« 

Bard. 

Bardaa. 

Bardamana. 

Bardane. 

Bardariote* 

Bardashir. 

Barde. 

Bardé » ée. 

Bardeau. 

Bardelle. 

Bardenoche. 

Barder. 

Bardes. 

Bardefaniftes. 

Bardefey. 

Bardeur. 

Bardevick» 

Bardi. 

Bardic. 

Bardin. 

Bardis» 

Bardic. 

Bardot* 

Bardoues. 

Bardt. 

Baredges. 

Baregnon. 

Bareith. 

Barencin. 

Barenton» 

Baréter. 

Baretcrres. 

Barfleur. 

BarfbuL 

Barga. 

Bargaigner. 

Bargaine. 

Bargamo. 

Barge. 

Bargelach. 

Bargemonr. 

B^rgeny. 

Bargingnier. 

Bargnage. 

Bargot, Bargocte. 

Bargu. 

Bargua de Regoa. 

Barguctte. 

Bàrguignage, 
Barguigné. 
Barguîgncmcîit. 
Barguigtatr. 
Barguigneur , cdm: 
Ban. 
Baricave. 
Bariga de Mort. 
Baricel. 
Baril. 
Barilat. 
Barillage. 
Mmji 



^7< 



TABLE. 



Barillar. 

Barilles. 

Barillet. 

Baiilliculx. 

Bariolage. 

Bariolé , éc. 

Barioler. 

Barjols. 

Bariqucfinieco. 

Baris. 

Barironifcr. 

Barkan. 

Barktcy. 

Barlanc. 

Barlafîna. 

Barlemonc« 

Barlenjga* 

Barlcna. 

Barletre. 

Barlieu. 

BarJins. 

Barlongy ongue. 

Ba lovento. 

Barnabe. 

Ba^nabite. 

Barnacle. 

Barnagc. 

Baroé. 

Barneveldr. 

Barnevelc. 

BirneTillc. 

Barnfiard. 

Barnoly. 

Barnflable» 

Baro. 

Baroche. 

Baroco. 

Baromètre. 

Baron. 

Barons. 

Baronne. 

BaronncfTe. 

Baronnet* 

Baronnie. 

Baronnierw 

Barophras. 

Barooue* 

Baroicopc. 

Barot. 

Barotin. 

Barouedre. 

Barque. 

Barqueroîle. 

Barquette. 

Barquiau. 

Barr. 

Barra ou Barro. 

Barrancan. 

Barradi. 

Barrage. 

Barrager. 

Barragouin» 

Barras. 

fiarrauz. 

Barre. 



Barré , éc. 


Bafaal. 


Barreau. 


Bafag. 
Bafalte. 


Bar renne. 


Barrer. 


Bafan. 


Barrer. 


Bafane. 


Barrete. 


Bafané, éc. 


Barretercflcmcnt. 


Bafaniec 


Barretone. 


Bafara. 


Barrette. 


Bafarucor 


Barreur, 


Bas-bord. 


Barri. 


Bas-bord ou Bas- 


Barrian. 


hordins. 


Parriano. 


Bafca ou Bafcama. 


Bairicade. 


Bafcara. 


Barricadé, ée. 


Ba(con. 


Barricader. 


Bj(cule. 


Barricadoi. 


Bafe. 


Barrîer. 


Bafcntellc. 


Barrière. 


Bafezr. 


Barillar. 


Bas-fond. 


Barriquantv 


Baftawd. 
BafientOv 


Barrique. 


Barris. 


Batilaire. 


Barroiemcnt. 


Bafile. 


Barroier. 


Bafilée. 


Barroir. 


Bafiiic. 


Barrois. 


Bafilicate. 


Barroifé. 


Bafîlicon. 


Barroté. 


Bafiiidiens. 


Barrov". 


Bafilien, ennc. 


Barfoyer. 


BaHlicnta. 


Barrure. 


BaHligorod. 


Barruc. 


Bafilimphai^ 
BaHlinde. 


Bars. 


Barfac. 


BafiJipotamo. 


Barfanicns.- 


Bafîlique. • 


Barfanuphicns. 


BafiIifTe. 


Barfe. 


Ba(în. 


Barfeul. 


Bafingftookc. 


Barfîkct. 


Bafiogloiie. 


Barfîr. 


Ba^ophaiyngien^ 


Bart. 


Bahochia. 


Bartavelle. 


Bafiri. 


Barte. . 


Bas-juClicier. 


Barccn. 


fiaskiric. 


Barrcnftein. 


Bafme. 


Barrer. 


Bas-métier. 


Barres. . 


Bafmofliéens. 


Barthe. 


Bafmulc. 


Barthelemi. 


Bafoche. 


Batthelemitcs. 


Bafque. 


Bartole. 


Bafques. 


Bartfch. 


Bafquier. 


Bartze. 


Bafquincr. 


Banich. 


Bâfra. 


Batules. 


Bas- relief 


Barufles. 


Bafs. 


Baruth. 


Baflac. 


Baratines. 


BalTanelIo. 


Barvick. 


Baffangantas. 


Barzic. 


BaHano. 


Barzitan. 


Badareus. 


Barzod. 


BafTirides. 


Bas. 


Baffe. 


Basj aile. 


Baile- contre 



Bafle-coar. 

Baffe de fiûtc tratcr 

ficre. 

Baffe de fiùte à bec. 
Baffe de violon. 
BaHée. 
Baffe-étofFc. 
Baife-liffc. 
Baffe-lifCer. 
Baffemenc* 
Baffempoy. 
Baffento. 
Baffes. 
Baffefic. 
Baffcs-voiles» 
Baflec 
Baffe- taille. 
Baffette. 
Baifeur. 
Baflîcot. 
Baflier. 
Baffiers. 
Baffigni* 
Baffile. 
BafGn. 
Baffuiage. 
Baflîne. 
Bafliné« ée» 
Bafliner. 
Baflînet. 
BalU noire. 
Balfon. 
Baffora. 
BaJiyc. 
Baft. 

Badabler. 
Baflagaire. 
Baflan. 

Battant, ante. 
Baflardage. 
Baflarncs. 
Bafte. 
Bafler. 
Bafterne. 
Bafli. 
Baftia. 
Baftiie. 
BaAic. 
Ballierc. 
Baftille. 
Baitillc, ée. 
Baftiller. 
Baflimcncos. 
BafUnguc. 
Baflingué , éer 
Baflingucr. 
Balbou. 

Baftion de France. 
Baf^ogne. 
Baftoncel. 
Balt» nnaHe. 
Bafloiii c. 
Balte r^ncr. 
BaOïî.h-. 
Ballure* 



TABLE. 



Bts-veocre» 

Barville. 

Bafurure. . 

Bat. 

Bâr. 

Bâta. 

Batadcor. 

Bara^c. 

Bacan. 

Bataille. 

Bataillé, éc. 

Batailler. 

Batailleur. 

Ba'aîllereafemeDt 

Bataîllear, Bataille- 

reux. 
BataîlIoD. 
Bâta le. 
BatarB. 
Bataoae. 
Bata^somes. 
Bâtard, ardc. 
Bata^t-dcao. 
Batiax-dière. 
Batardifc . 
Bâta de. 
Bata^ves. . 
5«aAria, 
Jatavic. 
fa» yoles- . 

Batayolettes. 
Bâte-. 

Bât^.ée. . 

S^ï^ccalo. 

5>tctller. 

Jac^illcrous. 

Bat^lagc. 

Batcléc. . 

Bacclct. 

Bateleur, cufc. 

Batelier, ièrc. 

Batc mburgiqucj. 

Bîtcnbourg. . 

Batctimor. 

Batcor. 

Ba cr. 

Batcuil. 

Bateure, 

Batcvs. 

Buh: 

Batha. 

Bathiatcs. 

Bath-kol. 

Bathmonftcr. 

Bahos. 

Bathron. 

Bathyra. 

Bjrhys. 

Ba*!. 

Bâti , ic. 

B?^'c.'la. 

Butler. 

Banfoié. 

^Ufolcr. 



Batillcur. 

Batillié. 

Batimena, 

Bâcimenr. 

Batina. 

Bâtir. 

Batifon. 

BâtifTé. 

Bâcifleur. 

BatifToir. 

Batifte. 

Batizon. 

Batman. 

Batmizomanes. 

Batn-raarr. 

BatochÎDe. 

Bâton. 

Bâtonoé , ée. 

Bâtonnée. 

Bâtonnet. 

Bâtonnet. 

Bâtonnier. 

Batracharta. . 

Batrachite. 

Batrachomyoma- 

chie. 
Batska. 
Batta. 
Battage. 
Battant. 
Batte. 
Battée. 
Battelleraent- 
Battement. 
Battens. 
Batte-queue. 
Bater^oa. 
Batterie. 
Batteur. 
Bactitures.. 
Bartle. 
Ba-roir. 
Batthologie.. 
Bitturie. 
Battre. 
Battu , uc. 
Battue. 
Bit!ure. 
Battus. 
Battuccas. 
Baïufabcr. 
Batz. 
Bau. 

Bavard ,iirde. 
Bavardé. 
Bavarder. 
Bavarde rie. 
Bavarois. 
Ba/aroife. 
Bavay. 
B iPvc. 
Baubi. 
Baubigny, 
Baubiay. 
Bauccanc 



Bauch. 

Bauchamps. 

Baucis. 

Bauco. 

Baucrolle. 

Baud. 

Baudelaire. 

Baudement. 

Baudequin. 

Baudcrie. . 

Baudet. 

Baudi , ie. 

Baudir. 

Baudofe. 

Baudour. 

Baudrand. 

Baudre. 

Baudrée. 

Baudres. . 

Baudrier. 

Baudroie. 

Baudroyer. 

Baudroycur. 

Baudruche. 

Bave. 

Bavé. 

Baveque. 

Baver. 

Bavercllc. 

Bavette. 

Baveur. 

Baveufe. 

Baveux, eufc. 

BauiFrée. 

Bauge. 

Baugé. 

Baugerais. 

Baugue. 

Baugy. 

Bavière. 

Baullc. 

Baullier. 

Bault, Baude. 

Baume. 

Baume- les-Noues« 

Baumier. 

Bauncs. 

Bavoché , éc. 

Bavochcr. 

Bavoçhurc. 

Bavoïs. 

Bavoler. 

Bavoict. 

Bauprizement. 

Baurdmannctjes. 

Baulant. 

Bausk. 

Bauczen. 

Baux. 

Bazana. 

Bayapua. 

Bayai d. 

Ba\c. 

Bayer. 

Bayexic» 



^77 

Bayeur , cufc. 

Bayeux. 

Baylc. 

Baylur. 

Bayneaa. 

Bayon. 

Bayona. 

Bayonne. 

Bayonnois, oife. 

Bayffe. 

Bazac. 

Bazadois. 

Bazar. 

Bazarie. 

Bazas. 

Bizdad. 

Bazgendge« 

Baziothia. - 

Bazoches. < 

Bazoge. 

Bazougers. 

Bazouges. 

Bazana. 

Bazzo. 

Bdellium. 

Béai. 

Béait. 

Béan. 

Béance. 

Béant, ante. 

Béarn. 

Béarnois , oife» 

Béat, ate. . 

BéatiHcation- 

Béatifié, ée. 

Béatifier. 

Béatifique. 

Béatilles. 

Béatitude. 

Beau. 

Bcaucaire. . 

Beauce. 

Beaucoup. 

Beau-fils. 

Beau fort. 

Beau- frère. 

B.augeai. 

Bcau^enci. 

Bcaujeu. 

Beauiolois» 

Beauiieu. 

Beaumarchez* 

Bcàumarish» 

Bcauraénil. . 

Bcaumont. 

B.'aune. 

Beau-pérc. 

Beauport. 

Beaupré. 

Beaupréaa» 

Beaupuy de Graxu^ 

guc. 
Beanquefnes. 
Bcaoregard. 
Bcaurcpairc 



.78 



TABLE. 



Beaa-rcYoir. 

Beauricuz. 

Beau Sire. 

BeaufFaulc. 

Bcaucé. 

Beauvais. 

Beauvoir. 

Beauvoifîs. 

Beblingen. 

Bcbrinciens. 

Bcby- 

Bcbz. 

Bebzof. 

Bec. 

Becabunga. 

Bécarre. 

Bécafle. 

Bécaireau. 

Bécaffine. 

Beccard. 

Bec courbé. 

Bec crochu. 

Bec croifé. 

Bec d'âne. 

Bec de canne. 

Bec de Corbin. 

Bec de cuillier. 

Bec de grue ou géoa^ 

riam. 
Bec de haehe. 
Bec de rentonnoir. 
Bec d*oie« 
Bcc-fignc. 
Becharu. 
Béchc. , 
Bêché , ée. 
Bechellouin. 
Bêcher. 
Bechcrel. 
Bechin. 
Béchique. 
Bcchires. 
Beck. 
Becken. 
Becooeuille. 
, Becqué. éc 
Becquée. 
Becqueté » ée. 
Becqueter. 
BecQuoyfeU 
Becue. 
Beflachit. 
Bec tranckanr. 
Becuxba. 
Bécune. 
Beda. 
Bedaine. 
Bedarides. 
Bedarieuz. 
Bedas. 
Bcdde. 
Bedeau. 
Bédégar. 
Bedel. 
Beder. 



Bedefe. 

Bedford. 

Bedhah. 

Bedier. 

Bedon. 

Bédouins. 

Béecles. 

Bée-gueuIIe. 

Bceliephon. 

Beeizeoub. 

Béemfter. 

Béénel. 

Béer. 

Beeroch. 

Beesha. 

Bé-fa-(î. 

Beffler. 

Beffroi. 

Bégaiement. 

Bégard. 

Bégauz. 

Bégayer. 

Bcgbafar. 

Bcghards, Begoards^ 

Béguins. 
Bcglerbcg. 
Bègue. 
Begras. 
Bégu , ufc\ 
Bégude. 
Bègue. 
Bégueule. 
Béguill. 
Béguin. 
Béguinage. 
Béguine. 
Begam. 
Behaignon. 
Béhat. 
Behbéhan. 
Béhemoth, 
Bcken. 
Béhima. 
Béhiftrc. 
fiehorder. 
Béhourd, Béhourt. 
Békourder. 
Béja. 
Béjane. 

Béjar de Meléna* 
Béjaune. 
Beichlingen. 
Beid-el-ofTar ou 

Beid-el-ilar. 
Beidbad. 
Bdge. 
Beignet. 
Beiflée. 
Beilftein. 
Beira. 
Beizath. 
Békia. 
Bel. 

Belainge. 
Belalcazar. 



Belandre. 

Bêlant , ante. 

Belatucadre. 

Belbais. 

Beibina. 

Belbuch. 

Belcaire. 

Belcaftel. 

Bel Cadro. 

Belchite. 

Belcklis* 

Bêlé. 

Beled. 

Bélédin. 

Béiée. 

Bélélaé. 

Belem. 

Bélemenc. 

Belemnite. 

Bélémoch. 

fielen. 

Bclcr. 

Belette. 

Bclfait. 

Belfart. 

Belgard. 

Belgique. 

Belgardc. 

Belgardo. 

Bélial. 

Belic. 

Belice. 

Belice deftro* 

Belie. 

Bélier. 

Belicre. 

Beligratz. 

Belifia. 

Belin. 

Belinge. 

Belira. 

Bclifarrc. 

Belifame. 

Bélître. 

Belkin. 

Bellac. 

Bel lapines. 

Bellaigne. 

Bellandier. 

Bellano. 

Bellâtre. 

Belle. 

Belle Dame. 

Belle de jour. 

Belle de nuit. 

Belle étoille. 

Belle-œuvre. 

Belle fille. 

Belle fentaiae. 

Belle gatde. 

Belle-lae. 

BcUeme. 

Bellement. 

Belle-mère. 

Bellenave. 



Belle-percke. 

Bellerie. 

Belleroche. 

Bellérophon. 

Belle-fœur. 

Bellefta. 

Belleval. 

Bellevauz. 

Belleudre* 

Bcllc-vaie, 

Belley. 

Bellicule. 

Bcllidaflre. 

Belligérant » ante. 

Bellin. 

Bcllinzonc. 

Bellique , Belliqact 

Belliqueux, eoie. 

Bellitz. 

Bellon. 

Bellonairet. 

Bellone. 

Bellot, otte. 

Bellou. 

Bellovaces. 

Belloye. 

Bellozane. 

Bellue. 

Belluno. 

Bellunois. 

Belmont. 

Belocder. 

Beloère. 

Belomantie. 

BeUoucil. 

BelDhegor ou Bed- 

phegor. 
Belr. 

Belturbet. 
Beltzko. ' 
Bclude » Bclue. 
Belveder. 
Belvédère. 
Belvez. 
Belus. 
Bclutel. 
Belutes. 
Belutta. 
fiem. 
Bcmbel. 
Bème. 
Bemilacius. 
Bémol. 
Bémolifé » éc. 
Bémolifer. 
Ben. 
Bena. 
Benacafiz. 
Benade. 
Benaift. 
Benari. 
Benarou. 
Benaflais. 
Benatage. 
Benate. 





Beneft. 




Bénévent. ' 




Benevi^ 




Bencrirer. 


reo. 


Bénévole, 




Béneuré. 




Benfeld. 




Bengale. 




Bengali. 


. 


Bcngébrcf. 




Bcngi-eiri. 


h. 


Bengaela. 


, 


Bcni, ie. 




Bcni-Aldala. 


u 


Ben amin. 


IC. 


Ben^aus. 


m. 


Bcni Araz. 


>le. 


Beni-Aroz. 


rc. 


Beni-Becil. 


, atc« 


Bcnibcflcri. 


are. 


Bcni-Buhalul. 




Bcni-Buzcybct. 


• 


Bcniçon. 




Benigebare. 




Benignemenc* 




Bénignité. 



T A BLE. 



BcnifualiJ, 

Beniguâmuc], 

Bcniguarid. 

Beniguariten. 

BcniguaxevaL 

Beai-GucriagcL 

Benigucrnidr 

Bcûigucrtctiax» 

Bcni-Gumi, 

Bctii-HanKt. 

BtDï-Hafceîi, 

Bcni-Hulud. 

Bcni-Jcchfcten. 

Beni-Jofcf. 

Bcni-Jubar. 

Beni-Majer. 

Bcni-Manfor. 

Béni Me fgilda. 

Bcnin , Beoîgnc* 

Bénin. 

Benin^anio. 

Benjoin. 

Beni Oricgao» 

Bénir. 

Beni-Rafim 

BeniSayd. 



«7? 



Beniftre. 

BenitA ice. 

Beni-Telic. 

Beni-Teudi. 

Bénitier. 

Benivolence. 

Beni-Yazga. 

Beni-Yedi. 

Beni-Yerfo. ' 

Beni-Zanten. 

Beui-ZarvaL 

Beni-Zenetc. 

Beni-Zeqacj. 

Bennage. 

Benne. 

Bennet. 

Benoit , diif • 

Benoite. 

Benoitier. 

Benon. 

Benoycr. 

Benobet. 

Bensheim. 

Benihcim. 

BentivogUo- 

Benuré. 



TOME QUATRIÈME. 



I. 
enne. 

ulz. 

, ée. 



Bercherot » ou Ber- 

kcwitz. 
Bcrchiére. 
Bcrckel. 
Berckhem. 
Bcrclouz. 
Bcrdoa. 
Berdoc. 
Beré. 

Bérébércs. 
Bcrccimhc , Berecin- 

thic .Brrecintbienne. 
Berecziow. 
Bcrengaricns. 
Bcrens. 
Bcrefcov. 
Beréfina* 
Bcrg. 
Berga. 
Bergain. 
Bergaman. 
Bergamafc. 
Bcrgamarqae* 
Bergame. 
Bergamote. 
Bergan. 
Bergas. 
Berg-Bieten» 
Berge. 



Bergen. 
Bergenhos. 
Berger, érc, 
Bergerac. 
Bergerdorf. 
Bergeret. 
Bergerie. 
Bergeronnette. 
Bcrgeronnerce , Bcr- 
gerette.Bergerottc. 
Bergcrot. 
Bergime. 
Bergine. 

Bcrg. Op- Zoom. ■ 
Bcrg-Saint-Vinox. 
Bergue. 
Bcrg Zabérn. 
Bcriberii. 
Bcric. 
Berichot. 
Bericle. 
Beril. 
Beringen.. 
Beris. 
BerifTa. 
Berice. 
Berle. 

BerlebooTfc 
Berlin. ^ 



Berlfne. 

Berlingot. 

Berlure. 

Bcrman» Bermen. 

Bermeo. 

Bermier, icre. 

Bcrmudes. 

Bermudieane. 

Bernable. 

Bernacle. 

Bernage. 

Bernalde. 

Bernard Caftie. 

Bernardine. 

Bernardins. 

Bernard-rHermitCt 

Bernart. 

Bernaudotr. 

Bernav. 

Bernay. 

Bernbourg. 

Bern-CafteL 

Berne. 

Berné , ée. 

Bernemenc» 

Berner. 

Berneur. 

Bernicie. 

Bcoièm. 




Berniefques. 

Bcrnin. 

Bcrniquec. 

Bernois , oife. 

Bernoulli. 

Beroftadc. 

Berochaler. 

Béroé. 

BeroDge. 

Bcrrc, 

Berrie. 

Bcrruycrs. 

Bcrry. 

Bers. 

Bcrfabéc. 

Berfabora. 

Bcrfaricqs ou Bëvé- 

raricDS. 
Berfaulc. 
Bcrfeiller. 
Bcrfel. 
Bcrfello. 
Berfiamiccs. 
Berfuires. 
Bertarc. 
Bertaud. . 
Bercauder. 
Benhenoax. 
Bertiionli » Bertremer. 
Benigiiac. 
Bcrdnoro. 
Benois. 
Bertonneau. 
Bertrefché. 
Berva. 
Bervaa. 
Bervine. 
Bervira. 
Beryliiens* 
Berycion. 
Befa. 
Bcface. 
Befacier. 
Befa^no. 
Bcfaigne. 
Befaiguc. 
Befaine , Berannc. 
Befal. 
Befala. 
Befanchc. 
Befançon. 
Befanr. 
Befaute. 
Befancé > ce* 
Befara. 

Bcfay, Bcfayc. 
Bcsbicos. 
Bcfcohier. 
Befec 
Beféel. 
Befec. 
Befî. 
Bcfiac. 
Befîcles. 
Bcfîgheim. 



TABLE 



Befil. 


Bethifi. 


Beiini» 


Bediléem^ 


Beiivre. 


Bcthléémitcs. 


Bcllonc. 


Bcth-Lcphthcpha, 


Befogne. 


Bech-Maon. 


Befogner. 
Befoignable. 


Bechmé. 
Bethomé. 


Befoigne. 


Bethonim. 


Befoigoemenc. 


Bcth-Phagé. 


BeCoigacur. 


Bech-Phafelh. 


Belom. 


Beth-Phcfes. 


Befolz. 


Bcth-Phogor. 


Beibn. 


Bethas. 


Bcfon. 


Bech5abée. 


Befoncle. 


Bcthfamcs. 


Beforch, 


Béchulic. 


Befoc. 


Bcthunc. 


BefTan. 


Bctlizaïdc. 


BefTarabie. 


Bctillc. 


BcHay. 
Bede. 


Bétiquc. 
Bétifc. 


Bcflcnay. 


Bctlis. 


fiefO. 


Bétoinc. 


BefGère. 


Bétoircs. 


fie/Hn. 


Bétoo. 


Beflines. 


Betonia. 


BefTon » odc. 


Bèirc. 


Bedauce. 


Bette. 


Beflancier. 


Betterave. 


Befteg. 


Bétumier. 


Beften% 


Bctuwc. 


Bcfterie. 


Bétyle. 


Bcftiairc. 


Betz. 


Beftial » aie. 


Bea. 


Beftifllemcnc. 


Bevagna. 


Beftialitë. 


Beubant» Bobus. 


Beftiauz. 


Beudy. 
BevelaDd. 


Bcftiole. 


BelUon. 


Bevcrc. 


Beftors. 


BcYcrgern, 


Bedourner. 


Bcvcrie. 


Befuchec. 


Beverungen. 


Bcta. 


Beuglé. 


Becage* 


Beuglement. 


Bétail. 


Beugler. 


Becaocos. 


BcYicr. 


Bdce. 


Beuil. 


Beccl. 


Beuillencoorc 


Bétel faguî. 


Bcuiller. 


Bâicmenc« 


Beurath. 


Beter. 


Beurre. 


Bethacara« 


Beurré. 


Beth - Ammarke- 


Beurrée. 


voth. 


Beurrer. 


Bethanacii. 


Beurrier i icrc. 


Bcthanie. 


Beuthen. 


Bechaphua. 


Bcuvante. 


Bctharaba. 


Bewdicy. 


Bechbeflen. 


Bévue. 


Bcth-Car. 


Beuverage. 


Bcth-Chogla. 


Beuverie. 


Bech-Dagon. 


Bewcïlcy. 


Bethel. 


ficuvron. 


Beth-Gamal. 
Bcth-Iefimoïk. 


Beuzevillc 


Beza. 



BezQgo. 

Bey. 

Beyapora. 

Beycland. 

Beyfatl. 

Bezainc. 

Bezanne. 

Bezans. 

Bezeflan. 

Bctta 

Bcziers. 

Bézoard. 

Bczoardique. 

Bczochc* 

Bczolc. 

Bczzo. 

Bliavani. 

Bia. 

Biafara. 

Biafares- 

Biain, Bian. 

Biais. 

Biaifé. 

Biaifer. 

Bialazerkiev. 

Bialegrudk. 

Bialla. 

Bialogrod. 

Bialûgrodko. 

BialE*^ 

Bialy-Kamen, 

Biambonnécs. 

Biana. 

Bianchi. 

Biahdra. 

Bianor. 

Bianzay. 

Biards* 

Biaris. 

Biarit. 

Biarque. 

Biart. 

Bias. 

Biaffc. 

Biau » Biaz. 

Biaubert. 

Bibby. 

Bibcracb. 

Biberon. 

Bibcrteich. 

Bibéfic. 

Bibctc. 

Bible. 

Biblicn. 

Bibliographe. 

Bibliographie. 

Bibliomane. 

Bibliothécaire. 

Bibliothèque. 

Bibtfles. 

Bibraûc. 

Bibrax. 

Bibus. 

Bicaner. 

Bicapfalatre. 



TABLE. 



lire. 



Bichetas. 



one. 



:s. 



fero. 



né , éc. 

anc. 

c. 

fane » ante. 

rc. 

3bcur^ tricc. 

ânce. 

Tantt ante. 



eufe. 



iré. 
ireux , 
:n. 

» aie. 



le. 

mce. 

me» ante. 

lant , ancc. 

a. 

igner. 

illancc. 

illanc, ancc. 

nu» ue. 
nue. 
)ulu, ue. 

Q. 



ICt 
OS. 



os. 

Tamc XXX4 



Bietala. 

Bietegkeim. 

Bieule. 

Bièvrc. 

Bièvres. 

Biez. 

Biferno. 

BifF;ïgC. 

Bifti , éc. 

Biffer. 

Bifurcarion. 

Bigame. 

Bigamie. 

Bigarade. 

Bigaradier. 

Bigaré , éc. 

Bigarreau. 

Bigarreauritr. 

Bigarrer. 

Bigarrure. 

Bigac. 

Bigc. 

Bigen. 

Bigle. 

Biglé. 

Bigler. 

Bignay; 

Bigne. 

Bignon. 

Bigonzo. 

Bigorne. • 

Bigorné, ée. 

Bigorneau. 

Bigorner. 

Bigorre. 

Bigot , ote. 

Bigoctrie. 

Bigoticre. 

Bigotifme. 

Bigrerie. 

Biguba. 

Bigué, éc. 

Bigucr. 

Bisucs. 

Bihaez. 

Biha^. 

Bihor. 

Bihorcau. 

Bihri. 

Bijon. 

Bijoa. 

Bijouterie. 

Bijomier. 

Biis. 

Bikend. 

Bikouc. 

Bilan. 

Bilbao. 

Bilber. 

Bilbilis. 

Bilboquet. 

Bilcas. 

Bile. 

Biledulgécid. 

BiUfcicU 



181 



Bilenos. 

Biliare. 

Bilibufca. 

Bilieux « eufe. 

Bilimbi. 

Bill. 

Billa 

Billard 

Billarde. 

Billarder. ^ 

Bille. 

Bille , ée. 

BiUebarrer. 

Billebaude. 

Biller. 

Billet. 

Billecé» ée. 

Billeter. 

Billctier. 

Billette. 

BiUevcrée. 

Billion. 

Billom. 

BiUoD. 

Billonnage. 

Billonner. 

Billooneur. 

Billos. 

Billot. 

Billoteavz» 

Bil louer. 

Billy. 

Bilobée. 

Biloter. 

Bilfea. 

Bildein. 

Bimauve. 

Bimbeloc. 

Bimbeloterie. 

Bimbelotier. 

Bime. 

IBimilipatan. 
Bimini. 
Bimonchéer, 
Binagara« 
Binage. 
Binaire. 
Binard. 
Binaros. 
Binche. 
Binco. 
Binde. 
Bindelles. 
Bindely. 
Biné, ée. 
Biner. 
Binet. 
Bingazî. 
Bingen. 
Bingo. 
Bingue. 
Binoa. 

Binnelandfpas. 
Binocle. 
BinocttIairc% 



Binôme. 

Binot. 

Bjnotis. 

Binumbaru^ 

Bintan. 

Bincengaport 

Bintx. 

Biobio. 

Biocolyte. 

Biographe. 

Biographie» 

Bion 

Biornebourg, 

Bipartition. 

Bipédal , aie. 

Bipède. 

Biquadratique. 

Bique. 

Biquelar. 

Biquet. 

Biquoquet. 

Birambrot. 

Birckenfdd. 

Bire. 

Birême. 

Birgi. 

Birlbi. 

Birloir. 

Birmane^ 

Birminghim, 

Biron. 

Birotines» 

Birr. 

Birrctte. 

Birfen ou Bine. 

Birviefca. 

Birun. 

Bis, ifc. 

Bis. 

Bifa. 

Bifaccfa. 

Bifacène. 

Bifacramentauz. 

Bifage. 

Bifagos. 

Bifaïeul. 

Bifaïeule. 

Bifaltes. 

Bifannuelj elle* 

Bifano. 

Bifantagan. 

Bilbille! 

Bifcacho. 

Bifcara. 

Bifcaye. 

Bifcayen , eooe. 

Bifcbourg. 

Bifchmarck. 

Bifchofs-Heûn* 

Bifch.oft-Lack. 

Bifchofs-Verda. 

Bifchofszell. 

Bifchveiller. 

Bifcicc. 

Bifcornu , uet 

Nn 



z8t 

Bifcotin. 

Bifcuic. 

Bife. 

BiGJ.éc. 

Bifcao* 

BifcgliAi 

Bjfcntal. 

Bifentioa% 

Bifcr. 

lifcrtc 

Bifct. 

Bifcttc. 

Bifctticrc 

Bifcur. 

Bishops-Caftie. 

Bifignano. 

Biilingua.. 

BiQneo. 

Bionuch». 

Bifnagar. 

Bifnov. 

Bifogne. 

Bifon. 

Bifpc. 

Birquain*. 

Bifque. 

Bi(Tac* 

Biflchopia» 

BifTc. 

BirTcaioB. 

Bifleztc. 

Bifîcxtil, ilc 

Biifonara. 

BifTôfuiiGr» 

Biflus. 

nm. 

Biftoniex 

Biftoqueu 

Biftoric. 

Biftbrtc. 

Biftortien 

Btftouri. 

Biftourné, it^ 

Biftourner. 

Biftow. 

Biftrc. 

Biftricz. 

Bifzcftic. 

BirboQtg. 

Bicche. 

Bicchemarc. 

Biicha. 

Bicetto. 

Bithiga. 

Bithyniarqae^ 

Bithynic 

Bici. 

I^itin. 

Biro. 

Bitonto» 

Bitord* 

Biroo* 

I^ttc. 

Bictcifidld. 



TABLE 



Bitterlecablc 

Biccern. 

Bitti. 

Bitton. 

BicconnièresL 
' Bitume. 
* Bitumineoz 9 cufe. 

Bicuriges. 

Bityla. 

BivalYCb 
.Bivar. 

Biudére* 

Biveao. 

BiYcncer. 

Bivet. 

Biviairc; 

Bivic. 

Bivoic 

Bivona. 

Bivouac. 

Biza. 

Biza. 

Bizarre. 

Bizarrement. 

Bizarrerie, 
ize. 

Btzé à deux tktu 

Bizedank 

Bizègle. 

Bizerc 
iBizu. 
,Bizyc. 
, Blabe. 

Blacas. 

Blachc. 

Blacklx)rDe* 

Blackvater. 
t Blaçon. 

Blada^re. 

Bladerie. 

Bladier. 

Bladnock.. 

Blaer. 

Blafard 9 arde. 

BlafFert. 

Blaiguez. 

Blainville» 

Blair. 

Blaireau* 

Blairie. 

Blaife. 

Blaifott. 

Biaifoo. 

Blaifhe. 

Blâmable» 

Blâme. 

Blâmé, ée. 

Blâmer. 

Blammuy(cr. 

Blamonty 

Blanc. 

Blanc « ancbe. 

Blanca. 

Blancafort. 

Blmc-bcc^. 



Blance. 

Blanc-en-bourre. 
Blanc-étoc ou Blanc- 

écre. 
Blanchaille. 
Blanchards. 
Blanchâtre. 
Blanche. 

Blanche-couronne. 
Blanchéc. 
Blanchemeac* 
Blancher. 
Blancherie. 
Blanchet. 
Blancheur. 
Blanchi, ie. 
Blanchiment. 
Blanchir. 
BlanchilTage. 
BUnchiiïcric. 
BlancbifTcur. 
BlanchiiTeufct 
Blanchon. 
Blanck. 
Blanckcnberg. 
BUnckenbourgp 
Blanckenkayn. 
Blankenhcim. 
[ Blanc- manger. 
Blancquc. 
Blancs-maûtcau3F- 
BlanJe. 
Bhndîccs, 
Blandicieux« 
Blandir* 
Blange. 
Blangy. 
Blankif. 
Blanque. 
Blaoqueria* 
Blanquette» 
Blanzac. 
Blanzat. 
Blafe. 
Blafé, ^e. 
Blafer. 
, Blafon. 
Blafonné» ée» 
Blafbtmer. 
Bla^hémateur. 
Blasphématoire. 
Blafphème. 
Blau>hémé , ^e. 
Blarphémer. 
Blaftenge. 
Blaftenger. 
Blat. 
Blatier. 
Blaton. 
Blatré, ée. 
Blacrer. 

Blattabyzantia. 
Blatte. 
Blaubeuren*. 
BUireiic^ 



Bîaret. " 

Blauftrons« 

Blaye. 

Blayer. 

Blazasi 

Blé. 

Bleaume. 

Bléche. 

Blccking. 

Blécrie. 

Bleicherode* 

Bleichfeld. 

Bleiderftadu 

Blcime. 

Bleite. 

Blein. 

Bleke. 

Blême. 

Blêmir. 

Blemyes , ou BleA» 

mycs* 
Blenda. 
Blende. 
Blenau. 
Blenel. 
Blcnina» 
Blenne. 
Blerancourtv 
Blergies. 
Ble(e. 
Blefle. 
Blefmeurew 
Bléfois. 
Bleïïé.ée. 
Bleflemenu 
BlerTer. 
Ble/Ture. 
Bleftreut. 
Blette. 
BlcH^ eue» 
Bleu. 
Bleuâtre. 
Bleui'» ie. 
BleuiHoir. 
Bley-l-Gantz» 
Blcy-Sack. 
Blcy-wcif. 
Blicour. 
Bliema. 
Blin. 

Blindage^ 
Blindé , éc. 
Blinder. 
Blindes. 
Bloc. 
Blocage. 
Blôcaille. 
Blocal. 
Blochet. 
Blockzyl. 
Blocus. 
Bloete. 
Bloi. 
Blois. 
Blond» ondtk 



TABLE. 



tÏ3 



tic, ante. 
ée. 



en. 



i venta. 



BockcnboHrg« 

Bockhou. 

Bocknia. 

fiockok. 

Bod. 

Bodanetz. 

Bode. 

Bodeobarg. 

Bodendyck. 

BodenhaufcD. 

Bodcnzée. 

Bodine. 

Boditierie. 

Bodinurc* 

Bodman. 

BodoQ. 

Bodovaiczy. 

Bodrog. 

Bodruchc 

Boc. 

Bjcdromicr. 

Bocdroœion» 

Bocl. 

Boeo. 

Boeon. 

Bocrhaave. 

Boc rie. 

BocfTé, éc. 

BOcfTcr. 

BocfTcs. 

Bocdîèrc. 

Bœuf. 

Bofïingue» 

Boffumcr. 

Bogarmites. 

Bogdois. 

Bogefund» 

Bogoca. 

Bogras. 

Bogue. 

Bogudavr. 

Bohbcl. 

Bohadc. 

Bohain* 

Bohême. 

Bohémien» enne* 

Bohcrics. 

Bohicis. 

Bohmifchbrod. 

Bohol. 

Bohordéis, 

Bohcus. 

Bohu/lav, 

Boiano. 

Boiard. 

Boiadc» 

Boibi. 

Boichc. 

Boichier. 

Boicininga. 

Boidic. 

Boic. 

Boicns. 

Boicr. 



Boiguaco. 

Boiieau-Dcfpreaaz. 

Boille. 

Boillon. 

Boinitz. 

Boioariens. 

Bojobi. 

Boiquatrara 

Boiradc. 

Boirac. 

Boire. 

Boirio. 

Bois. 

Boisbelle. 

Boifchcc. 

Bois comman. 

Boifdsux j Boifcon 

Boifdie. 

Boife. 

Boifé , ée. 

Boifeorj Boifcoor» 

Boifeur. 
Boifer. 
Boifcric. 
Boifeuz, eare. 
Bois-Grolland. 
Bois>!e-Duc. 
BoifTeau. 
BoifTcIage. 
BoifTclée. 
Boificlerie» 
BoifTcIier. 
BoifTelle. 
BoiHet. 
Boirnére. 
BoifTon. 
Boitte. 
Bois*Veiné« 
Boit. 
Boîte. 
Boité* 
Boiter. 

Boiteux , eafe. 
Boitiapo. 
Boitier. 
Boitron. 
Boitte. 
Boittel. 
Boiture. 
Boiviau. 
Bokas. 
Bokemeale* 
Bokarahé 
Bol. 
Bolaca. 
Bolade. 
Bolairc. 
Bolathen, 
Bolbe. 
Bolbitina. 
Bnlbonnc. 
>BoIcane. 
Bolckenhayn. 
Bolcwitz. 
Boldora. 



Boleoa*. 

Bolenberg. 

BolcHau. 

Bolétite. 

Bolhuert. 

Bolina. 

Bolir. 

Bolitfus. 

Bollandiftes. 

Bollebec. 

Bollehard. 

Boliingeo* 

Bollos. 

Bolm. 

Bologne. 

B^lognèfe. 

Boloquini. 

Bolonois. 

Bolfchaiazemla. 

Bolfena. 

BoIfvert« 

Bolton. 

Boluc-Baflî. 

Bolus ou Bol» 

Bolzano. 

Bolzas. 

Borna rzo. 

Bombaïm ou Bom* 

bay. 
Bombance. 
Bombarde. 
Bombardé, ée. 
Bombardement» 
Bombarder. 
Bombardier* 
Bomba£n* 
Bombe. 
Bombé, ée« 
Bombement* 
Bomber. 
Bombon. 
Bombos. 
Bomerie. 
Bommel. 
Bommels ^aerd. 
Bommên. 
Bommer. 
Bomoniques. 
Bompournickel. 
Bon. 

Bon, Bonne. 
Bjna. 
Bonace. 
Bonaige. 
Bonaire. 
Bonafiens. 
B3nairc. 
Bonafus. 
Bonbance. 
Bonbon. 
Bonccrou.. 
Bonchamus. 
Bon-Chré(icii. 
Boncon. 
Bon convento. 

No ij 



i84 



TABLE. 



BoncL 

Bond a. 

Bonde. 

Bondena 

Bondi. 

Bondir. 

Bondiiïant, ante. 

Bondi (Temcnc. 

Bondon. 

Bondontza. 

Bondonnal. 

Bondonné, éc. 

Bonionner. 

Bondonnicrc. 

Boridour. 

Bondrée. 

Bondac. 

Boné. 

Bonctc. 

BonFatci. 

Bonge. 

Bon- Henri. 

Bonheur. 

Bonhomie. 

Boni. 

Bonichon. 

Boojean. 

Bonier. 

Boniface. 

Boni&cio. 

Bonifié, éc. 

Bonifier. 

Bonjour. 

Bonioaz. 

Bonite. 

Bonicon. 

Bonn. 

Bonne* 

Bonneaa* 

Bonuebofe. 

Bonnedame. 

Bonnedéeflc* 

Bonnécr. 

Bonncfbntaine. 

Bonnegrace. 

Bonnement. 

Bonncrct. 

Bonner. 

Bonnedable. 

Bonnet. 

Bonnecade. 

Bonnctage. 

Boonece. 

Bonnetcr. 

Bonneterie. 

Bonneteur. 

Bonnetier, 

Bonnette. 

Bonneva]. 

Bonnevauz. 

Bonncuil. 

Bonncvillc. 

Bonnier. 

Bonniyent. 

BoQoy. 



Bonoé. 


Bordicr. 


Bonoixon. 


Bordigue. 


Bononia. 


Bordon. 


Bonofiaques ou Booo- 


Bordoyé , éc. 


fiens. 


Bordoyer. 


Bons corps. 


Bordre. 


Bon-fens. 


Bordure. 


Bons- Hommes. 


Boréadcs. 


Bons Moulins. 


Boréal » aie. 


Bonfoir. 


Boréafmcs. 


Bontanc. 


Borée. 


Bonté. 


Boréote. 


lV>ntour. 


Boretfcho. 


Bonze. 


Borez. 


Booby. 


Borg. 


Bool. 


Borgeraflre. 


Boollucory. 


Borghetto. 


Boope. 


Borgholtzhaufcu. 


Boopis. 


Borgifîe. 


Boorder. 


Borgne. 


Boot. 


Borgneiîe. 


Boppart. 


•Borgnete. 


Boquelle. 


Borgo. 


Boquerane. 


Borgo-di-San-Sc- 


Boqueteau. 


polcro. 


Boquillon. 

Bora. 

Borachera. 


Borgo-di-Sefîa. 
Bor^o-di-val-di- 
Taro. 


Boramets. 


Borax. 


Borgo-Forte. 


Borba. 


Borgo-San-Domino. 


Borbo. 
Borborygme. 


Borgtfczie. 
Borfa. 


Borborites. 


Boriqucn. 
BoriHov. 


Borboflade. 


Borch. 


Borifthène. 


Borch. 


Boritis. 


Borchloen. 


Borki'm. 


Borckeloo. 


Bormes. 


Borckcn. 


Boimia. 


Borckfort. 


Bormio. 


B.>rckholm. 


Borna. 


BDtckholt. 


Bornage. 


Bord. 


Borne. 


Bord. 


Borné, éc. 


Bordage. 
Bordailie. 


Bornéo. 


Borner. 


Bordât. 


fiornholm. 


Bordaye. 


Bomo. 


Boidayer. 


Bortioyé, éc. 


Bordé. 


Bornoycr. 


Bordé, ée. 


Bornftadt. 


Bordeau. 


Boron. 


Bordeaux. 


Borores. 


Bordée. 


Boroubridge. 


Bordel. 


Borozail. 


Bordclagc. 


Borras , BorraiTc. 


Bordeler. 


Borreao. 


Borde lier. 


Borrelifles. 


Bordel lère. 


Borriano. 


Bordement. 


Borromées. 


Border. 


Borra#. 


Bordereau. 


Borialo. 


Borderie. 


Bonholdcr. 


Bordiau. 


Borfippa* 



Bordel* 

Borter. 

Bortinfllc. 

Bortrolc. 

Bortvich. 

Borva. 

Boruvanny. 

Bos. 

Bofa. 

Bofan. 

fiofc-dc-Cadoolcs. 

Bofc. 

Bofchi ou Bofco» 

Bofdic. 

Bofel. 

Bofcnham. 

Bofingen. 

Bofire. 

Bofirî. 

Bofme. 

Bofna. 

Bofna-Sarai. 

Bofnic. 

Bofo. 

Bofor. 

Bofphorc. 

Borquet. 

Bofquiline. 

Bofra ou Bozrà^ 

BoiTaec. 

BoHc. 

Boflé , éc. 

BofTéc. 

BofTclagc. 

BofTclé^éc. 

Boflclcr. 

Bollcman. 

Boflcr. 

Borteticr.' 

Boflctte. 

Boflier. 

Bofl'il. 

Bofloirs ou Bofleoi 

BofI ue. 

BofTué . éc. 

BoiFucr. 

Bofluct. 

BoiFut. 

Boily. 

Boil 

Bodangi BacU. 

Boftangis. 

Bofton. 

Boftrychitc. 

Bofucl. 

Bofworth. 

Bofzut. 

Bot. 

Bota. 

B«taba. 

BotadoQ. 

Botail. 

Botaniaue. 

Botaniitc. 

BocaaomtBcii^ 



TABLE. 



Boreaa. 

Borcl/e. 

Bocercl. 

fiotcrOD. 

Bothnie. 

BothrioD. 

Bochyno^. 

Bothiche. 

Bociihons. 

Boriner. 

Borocr. 

Boroo. 

Botoyc. 

Botrys. 

Botrycc ou Bof- 

rryoxdc. 
Boctagc. 
Bot tanne. 
Botte. 
Botté, éc. 
Boctclagc. 
Boctclé . ëc. 
Bottclcr. 
Bottclcur. 
Botter. 
Bottier. 
Botrinc. 
Botxcn. 
BotT-cnbourg. 
Bova. 
Bouard. 
Bovatee. 
Boubak. . 
Boubic. 
Bouc. 

Boucackards, 

Boucagc, 

Boucan. 

Boucané , éc. 

Boucaner. 

Boucanier. 

Boucaro. 

Boucaflîn. 

Boucaut. 

JouccI , Bouchel. 

Bouchain. 

Bouchard. 

B^uchardc. 

Bouche. 

Couché, éc 

Bouchée. 

S^achcr. 

5<>uchère. 

g^achççic. 

gouchct. 

S^ttchcttc. 

S^^chctcr. 

Bouchciurc. 

S^uchicre. 

?>»ichin. 

5^«choir. 

S^ttchon. 

S^uchon, onnc. 

5<>Uchonné, éc. 



Bouciquauc. 

Boucle. 

Bouclé, éc. 

Boucler. 

Bouclette. 

Bouclier. 

Boucon. 

Boudé , éc. 

Bouder. 

Bouderie. 

Boudeuz y cu(e« 

Boudin. 

Boudiné. 

Boudinière. 

Boudinure. 

Boudoir. 

Boudri. 

Bouc. 

Boue, ée. 

Boueau , Bouel , 

Bouclîc. 
Bouée. 
Bouer. 
Boucfîne. 
Bouerté. 
Boueur. 
Boueux , cufe. 
Bouffant , autc. 
Boufîard. 
Bouftc , éc. 
Bouf^'eau. 
Bouftée. 
Boul^'emenc 
Bouffer. 
BoufFcttc. 
Bouffi, ic. 
Bouffir. 
Bouffiffiirc. 
Boufi-un , onnc 
Boufionné , éc 
liuu lionne r 

Bûuft'^jnucric^ 

Boufois. 

BougarafEn. 

Bouge. 

Bougé. 

Bougeoir. 

Bougcon. 

Bouger. 

Bougeronner* 

Bougettc. 

Bougie. 

Bougie , éc 

Bougicr. 

Bougon. 

Bougonneur. 

Bougran. 

Bougueric 

Bouguis. 

Bouhochc. 

Bouhours. 

Bouillaoc , antc 

Bouilllard.. 

Bouille. 

BoaiUé,éc 



éc 



Bouille- Cotonîs. 

Bouillc-Chainay. 

Bouiller. 

Bouilli. 

Bouilli , ie. 

Bouillie. 

Bouillir. 

Bouiilitoirc 

Bouilloire. 

Bouillon. 

Bouillon blanc. 

Bouillonné , ée. 

Bouillonnement. 

Bouillonner. 

Bovioo. 

Bouis. 

Bouizet. 

Bouladc. 

Boulangé . 

Boulanger. 

Boulangère. 

Boulangerie. 

Roulay. 

Boule 

Boulé. 

Bouleau. 

ËoUiéeur. 

Boulen. 

Boulènc 

Bouler. 

Bouleror. 

fioulertcs. 

Boulet. 

Bouicté , éc 

Boulercrancs. 

Boule, te. 

Boulevart. 

Bouleverfé , éc 

Bouleverfemcnr. 

Bouleverfer* 

Bouleux. 

Boulier. 

Boulimie. 

Boulin. 

Bouline. 

Bouline , éc 

Bouliner. 

Boulineur. 

Boulingrin. 

Boulingue. 

Boulignier. 

Boulinis. 

BouUifeurc 

Boulogne. 

Bouloir. 

Bouloirc 

Boulon. 

Boulonné, ée* 

Boulonner. 

Boulonnois. 

Boulou. 

Boulverch. 

Bounc^ 

Boupére. 

Bouquacin. 



i8î 

Bouqac 

Bouquenom. 

Bouquer. 

Bouquefmant. 

Bouquer. 

Bouquerier. 

Bouquetière. 

Bouquetin. 

Bouquettc 

Bouquier. 

Bouquin. 

Bouquiné. 

Bouquiner. 

Bouquineur. 

Bouquiiiilte. 

Bour. 

Bouracan. 

Bouracanicr. 

Bouràclier. 

Bourbe. 

Bourbeux , eufc 

Bourbier. 

Bourbillon. 

Bourbon. 

Bourbon Lanci. 

Bourbon - i'Archam* 

baud. 
Bourbonne- les- 

Bains. 
Bourbonnois. 
Bout bons. 
Bourbourg. 
Bourc. 
Bourcaige. 
Bourcer. 
Bourcec. 
Bourcettc 
Bourdaine. 
Bourdalie. 
Bourdalouc 
Bourde 
Bourdeaux. 
BourdcUcs. 
Bourdclagc 
Bourdelc 
Bourdelicr. 
Bourdelois. 
Bourder. 
Bourdeur, cufr. 
Bourdich. 
Bourdillon. 
Bourdin. 
Bourdon. 
Bourdonné , éc» 
Bourdonnement* 
Bourdonner. 
Bourdonner. 
Bourg. 

Bourg- Achard* 
Bourgade. 
Bou'gage. 
Bourgancuf. 
Bourg-Argcotal. 
Bourg-CharcBCe» 
Bouig-d*Auk. 



xZ6 

Bourg- de- Renai- 

fon. 
Bourg-Dieu. 
Bourgeois • oiie. 
Bourgeoise. 
Bourgeon. 
Bourgeoané, ée. 
Bourgeooaer. 
Bourg- Epine. 
Bourges. 
Bourgec. 
Bourg fride. 
BourgheHe. 
Bourg TAjcac* ^ 
B^uricur. 

lUûîg NcuÊ. 

Bourgogoe. 

Bourgoin. 

Bourgon. 

Bourg - Saine - An- 
déol. 

Bourg -fur -la- 
Roche. 

Bou^gtberoade. 

Bourgueil. 

Bourguerin. 

B ou rg u i g n £> a t one» 

Bourf.uignotc< 

Bourjaîïote. 

BjLiriqaorïiftcî. 

Bourîquec. 

Bourler. 

Bourlois* 

Bourme ou Bour- 

mio* 
Bourmonc* 
BournaL 
Bournaa. 
Bournay. 
Boumcau* 
Bournec. 
Bourneville. 
Bourneieau. 
Bourniquec 
Bouron. 
Bourrache. 
Bourrade. 
Bourras. 
Bourrafque. 
Bourre. 
- 3ourré , ée. 
Bourreau* 
Bourrée. 
Bourrelé , ée. 
Boui-reler. 
Bourrelet. 
Bourrelier. 
Bourrelle. 
Bourrer. 
Bourriche. . 
Bourrique. 
Bourriquer. 
Bourru , ue* 



TABLE. 



Boutraulc. 

Bourfe. 

Bourfecte. 

Bourfier. 

Bourfiilé. 

Bourlîller. 

Hourfon. 

Bourfoufléj ée. 

Bourfoufler. 

Bourt » Frire 

Boorr. 
Bous. 
Bou(ards. 
Boufe. 
Boufillage*. 
BoufîUé , ée. 
Boufîller. 
fioufillcuo 
Boufilieuie. 
Boufîn. 
Boufon. 
Bouifac. 
BouHe. 
Bouileau. 
BoulTer. 
BouOillé. 
Boudole. 

BouftrophedoA. 

Boufure. 

Bouc. 

Boutade. 

Boucadeuz » euLc 

Bouuge. 

Boucan^ 

BoucaDe,i 

Boutant. 

Bo.urargue. 

Boutas. 

Bout-avanc. 

Boute. 

Bouté ^ ée^ 

Boute- a port. 

Bouie-denors. 

Boutée. 

Boute-en-traîn. 

Boure-fwU. 

BoutehachCi 

Boute- hors. 

Boutcillage. 

Bouteille. 

Boutclof. 

Bouter. 

Boutercao. 

Bouterez • Moulins- 

Boute-rez. 
Bouteril. 
Boureris. 
Bouterolle. 
Bouteron. 
poutcroue. 
Boure-felle. 
Boute-tout-cuire. 
Boureuz. 
bouti» 



Boutidar. 

Bouticle. 

Boutier. 

Boucille. 

Boutillete. 

Boutillier. 

Boutique. 

Boutiquier. 

Boutis. 

BoutiHe. 

Boutoir. 

Bouton. 

Boutonne. 

Boutonné, ée. 

Boutonner. 

Bouton nerie. 

Boutonuier. 

Boutonnière* 

Bouiou. 

Boutouir. 

Boutriot. 

Bout Sai^neux. 

fiouts-Rimés. 

Bouttcville. 

Bouture. 

Bouvard. 

Bouvemeti^ 

Bovp'ens. 

Bouverec 

Bouvrie. 

Bouvet. 

Bouvier. 

BouvierCp 

Bouvillon. 

Bouv ines.. 

Bouvreuil. 

Bouzach. 

BoQxtères aux Danses. 

Bouzveliçr. 

Bouyant. 

Bouylle. 

Bouzannc. 

Bouzonviile- 

Boxbcrg; 

Bozmécr. 

Bozrehudç» 

Bozte]. 

Boyard. 

Boyau. 

Boyandier« 

Boycr. 

Boycz. 

Boyle. 

Boync^ 

Boza. 

Bozantia# 

Bozine. 

Bozolo. 

Bozor. 

Bozouls. 

Bozzo. 

Brabançonne. 

Brabançons. 

Brabant. 

Brabantcf. 



Brabente. 

Braborg. 

Bracatge. 

Braccas* 

Bracciano. 

Bracelet. 

Bracerole. 

Bracher. 

Brachial , aie. 

Brachio-cubitaL 

Brachio radiaL 

Brachites. 

Brachmas. 

BtichYcaialeptiqtiev 

firacliygrjphic* 

Brachyrjnéc. 

Brachylciens- 

Bfachvftochionc. 

Brackel. 

Brackcnhcim, 

Bracklaa. 

Brackley. 

Bracon. 

Braconage/. , 

Braconé. 

Braconer. 

Braconnier. 

Bradano. 

Bradford. 

Bradie. 

Bradnicjb. 

Bradypcpfie. 

Bragamas. 

Bragancc. . 

Braganza. 

Bragard. 

Brage. 

Bragonièrc. 

Brague. 

Bragucr. 

Bragucs. 

Branaigne. 

Brahilov* 

Brahin. 

Brai. 

Braid-Albaia. 

Braie. # 

Brail. 

Braillard, arde« 

Braille. 

Braillé, ée. 

Brailler. 

Braillcur, eufc*' 

Brain. 

Braine. 

Braine-rAIeu. 

Braine- le Comte. 

Brains. 

Braire. 

Braife. 

Brakel. 

Brakenier. 

Bralin. 

Brama. 



3ra rmc. 

Ira. M-Tacr. 

'ra M:3iios €^2t Brami* 

lr2B. x:^pour. 

Iran. 
Ira. s-Bc. 
Ira. «^card. 

ira ^^chc. 
Jraj^chidcf. 
Srax^ckier. 
îraBnchièrc. 

ïra^dchir. 
Braxïchu, ac. 
wa^K^chus* 

BraDd. 
Bra a^dam. 

BraLi^dcbourg. 

Brandcfic. 
Bra. ndevin. 

Bra ndcvmièrCi. 
Bra.«i(leani. 
B«»idi, ic. 
Brandillé , éc. 
Brandillement. 
Bra»ichllcr. 
Jr^ndilloirc. 
Brandir. ^ 
Brandon. 
Brandonné , éc. 
Irandonner. ;. 
îrandfoé. 
branlant, antc. 
^fanlc. 

f^nlcmcntr 

ranlcr, 

'^oloirc. 

*ntômc 
aquc. 
»qué, éc. 

^quemcnt. 

^qucr. 

s. 

Ter. 
idas. 
idces. 
icr. 

lié, éc. 

lier. 

iw. 

oc. 



TABLE. 



Braflage. 

Bradard. 

BralTav. 

BraHe. 

BrafTé , £u 

BrafTée. 

Braiîçr. 

Bra/Ierie» 

BrafTeur. 

BrafTeufe. 

Brafficoufc 

Bra/Tiéres. 

Bra/TiD.. 

Braflbir. 

Bra(i. 

Brathice. 

BracskoL 

Brau. 

Brava. 

Bravache» 

Bravade. 

Braubach* 

Brave. 

Bravé , ée. 

Bravement. 

Braver. 

Braverie» 

Braulio. 

Braals. 

Braunav» 

Brauneck. 

BrauQsberg.. 

Bravoure. 

Branr. 

BrauroD. 

Brauronies» 

Bray. 

Brayans. 

Braydonnc. 

Brayc. 

Brayé, ée,. 

Braycr. 

Brayetts^ 

Brayauz. 

Brazza. 

Bréaoc;. 

Bréaune. 

Brcauté. 

Brcbcuf. 

Brebiage. 

Brcbiail. 

Brcbicttc^ 

Brcbince. 

Brebis. 

Brcbiuire. 

Brécé. 

Brèche. 

Brèchc-dcnt.^ 

Brichec. 

Brechyn. 

Brecknok.. 

Brecknockshire»' 

Brcda. 

Bredindioi 

Bredir»^ 



Bredon. 

Bredouille. 

Bredouillé , ée.. 

Bredouillemencr 

Bredouiller^ 

Brcdouiilcur. 

Bfedauiiicure^ 

Br<Jc, 

Bref, éve* 

Brefar. 

Bregencz. 

Brégié. 

Brcgier. 

B'cgin. 

Brcgma. 

Breguiére. 

Brehaigne. 

Brehaine. 

Brehal. 

BrehemoDC* 

Brchis. 

Breicr. 

Breil. 

Breificlu 

Breiz. 

Brclaud. 

Brelandé. 

Brelander* 

Brelandier. 

Brelandiére^ 

Breleo , Breleng. 

Brelle. 

Breloque. 

Breluche. 

Brema. 

Bremas. 

Brenibo. 

Brème. 

Bremerverde. 

Bremgartem. 

Brcmont-la-Motte. 

Brempc. 

Bren» 

Brenage, Brenigc. 

Brencuz , eufe. 

Brennkirchen* 

Brenski. 

Brenre. 

Bremfbru 

Breore. 

Brequin.^ 

Brès. 

Brefcar. 

Brerche.^ 

Brefché. 

Brefcia. 

Brefi:ou^ 

Brefdir. 

Breficace^ 

Bréfil. 

Bréfîliens. 

Brefillé , tt. 

Brefiller. 

Bredllec. 

fiiefioù. 



187 



Breflav. 

Brcflc. 

Brermen. 

Brcfnitz. 

Biefque. 

Brcfrau. 

BrefTauc de la Rou« 

vraye» 
Brefïe. 
BrcfTieux. 
Breffîn. 
Breffbllcr. 
Brcffollei. 
Brcft. 
Brefter. 
Breragne. 
Bretafllé. 
Brctailler. 
Bretailleur. 
Bcetauder. 
Bretéche; 
Bretelle. 
Bretefcher. 
Breceffé, éc. 
Brcteuil. 
Bretoncellei^ 
Brctonnerie. 
Bretons» 
Brecte. 

Brectelé» éie; 
Bietteler. 
Bretten. 
Bretceur. 
Brcttnre. 
Breuberg. 
Brevet. 
Brevetairc. 
Brevcré , éc* 
Breveter.. 
Bréviaire. 
Breviateur^ 
Breuil. 

Breuille, Brouailleft. 

Breuiller. 

Brcuillet», 

Breuils. 

Breullat. 

Breuoa. 

Brevogne. 

Brcvort.. 

Breuvage. 

Brcy. 

Brcyn. 

Brczé. 

Brczolles^ 

Briançon. 

Briançonnoir.. 

Briare. 

Bîiaccrtre. 

Bribe. 

Bribereflc, 

Bric. 

BcicieA&, 



l8S 



TABLE. 



Bricole. 


Brime, 


Briz. 


Bronchial« ik. 


Bricoler. 


Brin. 


BrizcD. 


Bronchiqac 


Bricolier. 


Brinde. 


Brizenftadt. 


BroQchorft. 


Bricon. 


Brindes. 


Brizembottig* 


Broncocèle» 


Bricoteaoz. 


Brindones. 


Brizo. 


Broncotomic 


Bride. 


Brinque. 


Brizomancie. 


Broode. 


Bridé , ée. 


Brinn. 


Broc. 


Brondolo. 


Brider. 


Brioche. 


Brocalo. 


Broni. 


Bridgenorth. 


Brioine. 


Brocanté. 


Bronq^uier. 


Bridgetovn. 


Brion. 


Brocanter. 


Bromes. 


Bridgewater. 


Briones. 


Brocanteur, 


Brontéus. 


Bridiington. 


Brioni. 


Brocard. 


Bromias. 


Bridon. 


Brionne. 


Brocardé , ée. 


Bronze. 


Bridport. 


Brioft. 


Brocarder. 


Bronzé , ée. 


Briduie. 


Brioctc. 


Biocardeur, eafe. 


Bronzer. 


Brie. 


Briou. 


Brocart. 


Broquartj 


Brie-comte «Robert. 


Brioude. 


Brocatclle. 


Broquc. 


Brief , éve. 


Bïiouze. 


Broce, BroifTe. 


Broquette. 


Brieg. 

Brienne. 

Bricfnon. 

Brièvement. 

Brièveté. 

Brieux. 

Bricy. 

Brifé, éc- 

Brifer. 

Brifeur, cufe. 

Briiier. 

Brigade. 
1» • j • > 


Briquaillons. 

Brique. 

Briquebec. 

Briqueras." 

Briquet. 

Briquetage. 

Briqueté, ée. 

Briqueter. 

Briqueterie. 

Bnqueteur. , 

Briquetier. 

Briquoquet. 


Brocereuz. 

Broch. 

Brochant. 

Broche. 

Broché, ée. 

Brochée. 

Brocher. 

Brochet. 

Brocheté , éc. 

Brocheter. 

Brocheton. 

Brocher te. 

Brocheur , cufc 


Broquies. 

Brora. 

BrofTac. 

Broflailles. 

Brode 

Brodé, éc. 

Broder. 

Brofficr. 

Brodbnneuz. 

BrofTurc. 

Broto. 

Brou. 

Brouagc. 


Brigadier. 
Brigand. 


Bris. 
Brifach. 


Brochier. 
Brochoir. 


Brouagcaîs.* 
Brouas, Brooillif* 


Brigandage. 


Brifago. 


Brochon. 


Brouaz. 


Brigandé. 


. Brifaus. 


Brochonnu. 


Brouck. 


Brigandcr. 


Brifca. 


Brochure. 


Broud. 


Brigandinc. 


Brife. 


Brocoli. 


Brouéc. 


Biigames. 


Brifé, ée. 


Brodé , éc. 


Brouet. 


Biigantin. 


Brife-Cou. 


Brodequin. 


Brouette. 


Brigidcu:^ Brigitîc. 


Brifées. 


Broder. 


Brouetté, éc. 


B.ig-Kanlleven. 


Brifcfay. 


Brodera. 


Brouetter. 


B: ignais. 


Brife-glace. 


Broderie. 


Broucttcur. 


Brignolc. 


Brifc-nuagc. 


Brodeur , cufe. 


Broueitier. 


Brignoles. 


Brifeïs. 


Brodnicz. 


Broug. 


Brigoudis. 


Brifemcnt. 


Bfodra. 


Broufiidour. 
BrouRaha. 


Bîiguc. . 


Biifer. 


Brodt ou Brod. 


Brigué, ce. 


Brife-vcnts. 


Brody. 


Brouï. 


Bngucil 


Brife ur. 


Brodzicck. 


Brouï , ïc. 


Briguer. 


Brifeus. 


Broglio. 
Brojc. 


Brouillamini. 


Bngucur. 


Brifgaw. 


Brouillard. 


Brihucga. 


Brifigucla. 


Broil. 


Brouillé , éc. 


Brilingen. 


Brifis. 


Broillis. 


Brouiller. 


Brillac. 


Brifoir. 


Broilior. 


Brouillcrie. 


Brillant, anre. 


Briflac. 


Broifleron. 


Brouillon, onnc» 


Biillanté , éc. 


BriflTarthe. 


Broitfchia. 


Brouïr. 


Brillanter. 


Briftadt. 


Biolo. 


Brouïdurc. 


Brille. 


Briftol. 


Bromardicr. . 


Broullcur. . 


Brillé. 


Brifure. 


Bromcts. 


Broulliz. 


Briller. 


Britannicus. 


Bromien. 


Brouniftes. 


Brilicus. 


Britannique. 


Bromns. 


Broufalmc. 


B imbalc. 


Bricioga. 


Bromfberg. 


Broudaillcs. 


Brimbalé , ée. 


Britcmartis. 


Bronchadc 


Broudc. , , 


Brimbaler. 


Brives- la-Gaillarde. 


Bronché. 


Brouflin d*éraWC- 


Brimbe. 


Brivczac. 


Broncher. 
Bronches. 


Brout. 


Brimborion. 


Bririo. 


Broutant , antc 



TABLE. 



Ce. 


Brumpt. 




Brun. 


!• ' 


Bran / une. 


?• 


BniQehafnel. 


blYtil. 


Brunelle. 




Brunct, cttc. 


e. 


Bruni, ic. 


it. 


Brunir. 




Bruniflage. 




Bruniflcur. 




Bruniffoir. 




Brunot. 




Brunquicr. 
Brunfeurtcî. 






Brunfvick. 


Irignols. 


Bruniylant. 




Brunt-2:cnimcydan 


n. 


Brufchr 




Brufc. 




Bruflon. 




Drufque. 


lit. 


Brufquc, éc. 


Brufqucmbillc. 


c. 


Brufqucmcnt. 




Brufqucr. 




Brufqucric. 




Brufqucz. 




Brut , utc. 




Brutal , aie. 




Braialcmcnc. 


■ 


Brutalifé , éc- 




Brucalifer. 


. 


Brutalité. 


: 


Brute. 




Brùtiens. 




Bruticr. 




Brutobria. 




Brutus. 




Bruxanelli. 


* 


Bruxelles. 




Bruyant 4 ante. 


tm 


Bruyère. 


■ C* 


Brychus. 


^ 


Brygias. 




Bryiion. 


ir. 


Bryonnc 




Brzefcie. 


ance. 


Bua. 




Buabio. 




Buada. 


'• 


Buade. 




Buais. 




Buana. 




Buanderie. 




Buandier, icrc. 




Bua n nés. 




Buarcos. 


aie. 


Bubaceue. 




Bubale. 




Bubaftc. 


»• 


Bubc. 




Bublicze. 




Bubon. 




' Bubona, 


Tome XX, 


X. 



Bubonocéle» 

Bucariza. 

Bucaros. 

Buccal, aie. 

Buccarie. 

Bucceilaires. 

Bucceliation. 

Bucchance. 

Buccin. 

Bucciaatenr. 

Bucciue. 

Bucencanre. 

Bucéphalc. 

Bucéphalie. 

Buch. 

Buchan. 

Buchau. 

BuchavK. 

Bûche. 

Buchen. 

Bûcher. 

Buchereft ou Bucho- 

/cft. 
Bûcheron. 
Bûchette. 
Buchier. 
3uchoreft. 
Buchorn. 
Buchvald. 
Buchy. 
Bucioche. 
Buck. 

Buckingham. 
Buckinghanofire. 
Buckor. 
Bucoliafmc. 
Bucolique. 
Bucorne. 
Bucorta. 
Budias. 
Bude. 
Budelich. 
Budia. 
Badine. 
Bttdingefi. 
Budoa. 
Budor. 
Budrio. 
Budua. 
Budziac. 
Buech. 
Buée. 
Bueil. 
Buena-Pax. 
Buenos-Âyres. 
Buen-Retiro. 
Buer. 
Bufalora. 
Buff'c. 
Bufter. 
BuiFet. 
Buffcté, U. 
Buffeter. 
Buffeteur. 
I Bufficr^ Bofibicr. 



a '89 

Buffle. 

Bu/Heto. 

Buff^L 

BuiFoier. 

Bug ou Bow. 

Buga. 

^"«abags. 

Bugéc. ^ . 

Bugcn. 

Bugcy. 

Bughc. 

Bugie. 

Bjgiens. 

Bugle. 

Bugiofe. 

Bagne. 

Bugnon. 

Bugo-de-Saint-C«r«q» 

Bugranc. 

Bugy. 

Buhe. 

Buhor. 

Buics. 

Buigne. 

Buirc. 

Buironfodé. 

Buis. 

Buifc. 

Buifine* 

Buifnart, 

BuifTe. 

Buiflier. 

Bu.fTière. 

Buiilon. 

BuifTures. 

Buitri. 

BukenfiorcL 

Bulach. 

Bttlafo. 

Buiaguen. 

Bulbe. 

Bulbeux, cufc. 

Bulbo-Cavernciii. 

Buibonac 

Bulcy. 

Bule. 

BuleteiL 

Bulgar. 

Bulgares. 

Bulgarie. 

Bulgolda. 

Buha. 

Bulimic. 

Bulin. 

Bull aire. 

Bullbrid. 

Bulle. 

Balié . éc 

BuUcite, BuUcK» 

Bullcrborn. 

Bulles. 

Bulletin. 

Bulli. 

Biiihnbroock, 

Bullis. 

Oo 



.. :; 



2c9# 

Bulloqaes. 

Ballos. 

Bulteaa. 

Buabos. 

BamiciliSi 

Bunarcif. 

Banccce. 

Bungo*. 

Bunias. 

Bunier. 

Banima. 

lunobora«* 

Bann. 

Buntzel. 

Bunczlau. 

Buondeno. 

Buphagc. 

Buphonics. 

Baphchalmum* . 

Buplevrum. 

Boprcfte. 

Bu a. 

Buraboarg. 

Buragrac. 

Burail. 

Buralifte. 

Buramos* 

But ace. 

Barattes* 

Burbas. 

Burburata« 

Bure. 

Borca. 

Burchau(cm 

Burckcm. 

Burczland*. 

Burdalo.. 

Bur-^oa. 

fiuidugno*. 

Barc. 

Bureau. 

Burcba^ 

Burelé*- 

Burella. 

Burellc 

Buren. 

Burcflê. 

Bnreue. 

Burg. 

Burgagc.;, 

Burgalaile» . 

Burgandine* 

Bargau. 

Burgdorf. 

Burgel. 

Bargcr, Burgven 

Burghdii. 

Burgh UpooGing. 

Burgui». 

BuTgleha*. 

Barglen. 

Burgmaan. 

Burgoinne. 

Burgos... 

B^rgraYCt . 



TABLE. 



BargraTiat. 

Buriach, 

Bariana. 

Burick. 

Burie* 

Buriu. 

Buriné, ée« 

Buriner. 

Baricaca. 

Burlacs. 

Burlefque. 

Burlefquemcnt* 

Buricte. 

Burnley. 

Buron. 

Burra. 

BiiriQ. 

Burlada» 

Bu'-fal. 

Burfano. . 

Bjrfc. 

Burtina. . 

Buruz. 

Bury, 

Bus. 

Bnfc. 

Bufcaige. 

Bufchcr. 

Bufç. 

Bufcnto. 

Bushelc. 

Biiliris. 

Bdllaccna* 

Bufmadis. . 

Buib 

Bufqué » ée* . 

Bufquer. 

Bufquer. 

Bufquicre* 

Builard. 

Bulfe. 

BufTererh. 

Buiïerole. 

Bufleto. 

Builiét.e-Poitcvioe. . 

BufTièrcs. 

Bu/fy. 

Bulh 

Baftail. 

Builalhe. 

Bufle. 

Bufbiire. 

Bue. 

Bu'ama. . 

Bure. 

Bucé, éc.. 

Bureau. 

Burer. . 

Butera. 

Buiés. 

Bûche. 

Buchon. 

Butiiuan» 

Buchurus. 

BmUÀtc^. 



Butin. 

Buriné. 

Butiner. 

Butinier. 

Butireuz , eafc' 

Butor. 

Butrinco. . 

Butrio» 

Butula. 

Butte. 

Butté, ée« 

Butter. 

Buctière. 

Button-bay. 

Bucua. 

Buture. 

Butus. 

Bûtzavr. 

Buczback« 

Buvable. 

Buverie. » 

Buvecier. 

Buvette. 

Buveur. 

Buvocce. 

Buvocter* 

Buvraiee. 

EuzeuiT. 

Buzié e-la-Grace. 

Baye. 

Bu y s. 

Buyrrajçro; 

Buzançois* 

Buzaras. 

Biizarddc marais. 

Buzay. 

Buze. 

Buzct. 

Buzy-Angy. . 

Byballus. 

Byblos. 

Bywhovw. 

ByJgoli. 

Bygoïs. 

Bylazora. 

Byon. 

Byflc.^ 

Byzacène. 

Byzance. 

Byzantin , ine. 

Byzo. 



C. 

Caa-Apfa. 
Caa-Ataya« 

Caablé. 

Caachira. 

Caacica. 

Gaaco. 

Caa-£timay«' 

Caage. 

Caaghiynyo^ 



Caagqa-Cobt. 

Caaaa. 

Caa-Opia. < 

Caapeba. 

CaapQOAOoga»- 

Caaponga. 

Caaroba. 

Cab. 

Cabjck.. 

Cabal. i 

Cabale. 

Cabale. 

Cabaler.. 

Cabales. 

Cabaleor. 

Cabalig.. 

Cabalis. 

Cabalifte 

CabalifHqae» 

Cabalemenc 

Cabamicaiu 

Caban. 
Cabaiidèoe*^ 
Cabane. 
Cabar. 
Cabarda. 
Cabaré. 
Cabarcr. 
Cabaret. 
Cabarecier. . 
Cabareticre.. 
Cabar-hud. . 
Cabariie. 
Cabarre. 
Cabas. 
Cabafa. 
•Cabairer*. 
CabaiTct. . 
CabadoQ. 
Cabaulh 
Cabay. 
Cabc. , 

Cabcça-dc-Yidé* 
Cabécr. 
Cabela. 
Cabende. 
Cabcrafa. 
Cabcs. . 
Cabcfas. 
Cabellan. 
CabclUrre. 
Cabcftragc». 
.C-biai. 
Cab'lLand. 
Cabille. 
Cabillots.. 
Cabin. 
Cabinet.. 
Cabires. 
.Cabi rides. . 
Cabines. . 
Cabita. 
jCabiao.. 
'Cable. 



TABLE- 



rjt 



ée; 



aa. 

cira. 

e. 

é. éc. 

on* 

!orfo. 

to. 

liferado. 



l^ 



r. 
baiu 



ine* 
an. 



\u 

or. 

s. 

c. 

tticc 



K^accth* 



in. 



iques*. 



e. 

raoQ. 
mer. 
fcca. 



Cace. 

Caceres. 

Cachales. 

CachAloc. 

Cachao. 

Cacbao. 

Cachacia. 

Cache. 

Caché » éc. 

Cacheâique. 

Cachéemenc. 

Cachefés. 

Cachemire. 

Cachc-nez« 

Cachéo. 

Cacher. 

Cacbcre. 

Cachereau. 

Cacherie. 

Cacheron. 

Cachet. 

Cacheté» ée« 

Cacheter. 

Cachette. 

Cachear. 

Cachcurc* 

Cachexie. 

Cachi. 

Cachicame. 

Cachier. 

Cachimcnt. 

Cachimentier. 

X:achlcz. 

Cachondé. 

Cachos. 

Cachot. 

Cachotterie. 

Cachou. 

Cachry. 

Cachymie. 

Cacique. 

Cacluter. 

Cacobcrro. 

Cacochylie. 

Cocochyme. 

Cacochymie. 

Cacoethe. 

CacoiototL 

Cacoogo. 

Cacophooie. 

Caçorla. 

Cacos. 

Cacotrophie. 

Cacoudiacs. 

Cacozele. 

Ca^tonite, 

Cacumme« 

Cacus. 

Cad. 

Cadahalfo. 

Cadan. 

Cadara. 

Cadariens. 

Cadaftre. 

Cadavéïcaz » Ctticu 



CadaTte» 

Caddor. 

Cadeau. 

Cadée. 

Cadefauc. 

Cadeffi. 

Cader-Ayanacv; 

Cadeier. 

Cademotlu 

Cadeoac. 

Cadenas. 

CadenafTé , éc. 

CadenaiTer* 

Cadence. 

Cadencé , ée. 

Cadenccr. 

Cadéne. 

Cadenet. 

Cadenetce. 

Cadequié. 

CaderoafTe. 

Cadelbarné. 

Cades de Naphtali. 

CadefEa. 

Cadet, être. 

Cadetes. 

Cadette. 

Cadeuma. 

Cadi. 

Cadiar. 

Cadicer. 

Cadiere. 

Cadilesker. 

Cadillac. 

Cadis. 

Cadifé. 

Cadix. 

Cadizadelites« 

Cad mie. 

Cadmus. 

Cadodaches. 

Cadole. 

Cadore. 

Cadorin. 

Cadouin* 

Cadran. 

Cadrât ure. 

Cadraturier. 

Cadre. 

Cadrema. 

Cadrer. 

Cadciftcs. 

Cadfaodc. 

Caduc, uqae. 

Caducéateur. 

Caducée. 

Caducité. 

Cadutciens* 

Cados. 

CaJulîcns. 

Cadyna. 

Ca'cn. 

Caenne. 

Caerleon. 

Cacimarthen. 



Caermatthenfire. 

Caernarran. 

Caernarvanshiie» 

Caerren^. 

CxCalpinc. 

Cafard» arde« 

Cafirtulha. 

Café. 

Cafetan. 

Cafetière* 

Cafta. 

Ca&la. 

Caffis. 

Cafici. 

Cafier. 

Cafrerie. 

Caftes. 

Cafri. 

Cafia. 

Ca){areL 

Cagafian. 

Cagayan. 

Cageois. 

Cagete. 

Caginon. 

Cagli. 

Cagliari. 

Cagnard» ardc. 

Cagnardé. 

Cagnarder. 

Cagnardife. 

Cagne. 

Cagneux, eufe. 

Cagoot bleu. 

Cagot , Ole. 

Cagoterie. 

Cagotifme. 

Cagou. 

Cagôuille* 

Cague. 

Canarie. 

Caheer. 

Cahier. 

Cahière. 

Cahia-Caha. 

Cahors. 

Cahot. 

Cahotage. 

Cahoté , ée. 

Cahoter. 

Cahs. 

Cahué; 

Cahuet. 

Cahuitahu. 

Cahute, i 

Cahys. 

Cai. 

Caiabo. 

Cajahaba. 

Cajam. 

Caian-Caii. 

Caianebourg. 

Caïanides. 

Cajanie. 

Caiatite. 

Ooij 



Catcos. . 
Caicf. 

Caïeo. 

Caifuns. 

CaUlc. 

CaUlé, éc. 

Caille bocis. 

Caille botte. 

Caille lait. 

CaïUcmcot. 

Cailler. 

Cailleteao. 

Caille tôt. 

Caillette. 

Cailleur. 

Cailher. 

Caïllot. 

Caillot Rofat. 

Caillou. 

Cailloucaee. 

Cailly. 

Caïmacan. 

Caimacanis* 

Caixnan. 

Caimand . ande. 

Caimandé, éc. 

Caimander. 

Caimandeur^ eufe. 

Caïn. 

Caiaan. 

Caïoites. 

Cainico. 

Çaint. 

Cajolé, ée. 

Cajoler. 

Cajolerie. 

Cajoleur, eut. 

Caïphe. 

Caïquc. 

Caire. 

Cairo. 

Caide. 

Caiffetin. 

CaifTier. 

Caifibn. 

Caicaja. 

CaithncfT. 

Cajuman. 

Cajuce. 

€aii. 

Caixe. 

Cakct. 

Caketa. 

Cakile. 

Cakifcala. 

Cal. 

Calaa. 

Calaba. 

Calabre. 

Calabrifmc. 

Calabrois. 

Calacia. 

Calacoifly. 



Cahdaris. 
Calade. 

ealaf. 

Calafiguer. 

Calafufang. 

Calagoris. 

CalaE. 

Calahorra. 

Calajate. 

Calak 

Calaifon* 

Calaleftoo. 

Calalou. 

Calama. 

Calamàta. 

Calamay, 

Calambourc. 

'Calamedon. 

.Calamcnt. 

Calamianes. 

Calamine. 

Calamincha. 

Calamijliis. 

Caltmiftré , éc, 

Calamiftrer. 

Calamiu. 

Calamité. 

Calamité. 

Calamiteuz , eufe. 

Calamo. 

Calamus Aromatique 

vrai. 
Calamus -Scripbo- 

rius. 
Calanda. 
Calandre. 
Calandre, ée. 
Calandrcr, 
Calandreur. 
, Calanné. 
Calans. 
Calaoidicr. 
Calapatc. 
Calaré. 
Calaroça. 
Calafalung. 
Calât. * 
Calata-BcJloîa. 
Calara.FimL 
CaUra-Girone. 
Calata-Nifïcta. 
Calaca-Xibcta. 
Calatayud. 
Calatbufa. 
Calatifmc. 
Calatrava. 
Calarci. 
Calavon. 
Calauria. 
Calaw. 
Calazcita. 

CalazzophylâCCf. 
Calb. 

Calbary. 

1 Calcadio. 



A B L E.! 



Calcadis. 

Calcaire. 

Calcalantices. 

Calcamar. 

Calcaneum. 

Calcar. 

Calcé. 

Calcédoine. 

CaJcet. 

Calchas. 

Calchis. 

Calciage. 

Calcinable. 

Calcination. 

Calcinato. 

Calciné , éc. 

Calcinelle. 

Calciner. 

Calcul. 

Calculable. 

Calculateur. 

Calculé . ée. 

Calculer. 

Calderon. 

Calduba. 

Cale. 

Calé , ée. 

Calcb. 

Calcbas. 

Calebaflc. " 

Calcbaflicr. 

Calcbee. 

Calèche. 

Caleçon. 

Caleçonnier. 

Calédoniens. 

CaleFaébion. 

Calcmberg. 

Calencar. 

Calenda. 

Calendcr. 

Calendes. 

Calendrier. 

Calenge. 

Calcnger. 

Calcncer. 

Calcnturc. 

Calepin. 

Calepio. 

Caler. 

Calcre. 

Calers. 

Calefiam. 

Caictcf, 

Caleture. 

Calcvres. 

Calfat. 

Calfatage. 

Calfaté, ée. 

Calfater. 

Calfiiteur. 

Calfatin. 

Calfeutrage. 

Calfeutré , éc. 

Calfeutrer. 



Calgium. 
Ctjguia. 
Cali< 
Caliaca* 
Caliari. 
Calibre. 
Calibré, ée. 
Calibrer. 
Calice. 
Calicoolan. 
Calicula. 
Calicut. 
Califet. 
Calife. 
Californie. 
Califourchon 
Caligineuz. 
Cahgula. 
Calm. 
Calindoéa. 
Calmer. 
Calingue. 
Caliorne. 
Calipo. 
Calippique. 
Calippus. 
Caîilia. 
Calivaly. 
Caliur. 
Calix. 
Cal IX te. 
Calixtins. 
Calka. 
Caliabas. 
Callaf. 
Callais, 
Callao. 
Callate. 
Calléada. 
Callée. 
Callcn. 
Callet. 
Calleux , 
Callians. 
Calliar. 
Callicaris. 
Calligraphc. 
Callimaque. 
Callinique. 
Callionyme» 
Ca\liope. 
Callipolis. 
Callirhoé. 
Calliftéies. 
Callifto. 
Calliflrace. 
Callidratie. 
Callitricbe. 
Calloo. 
CallorhyncQS* 
Callofîn^. 
Callynterics. 
Calmande, 
Calmant, 
i Calmar. 



euTc. 



T A Ô t £ 



SmuL 


Camagneia. 




Camaieu.- 


,ée. 


Camail. 




Camaldoli. 


", 


Camaldules. 




Camanhaya. 


icr. 


Camara. 


icks. 


Camaracuba. 




* Camarade 


:. 


Camarajapo. 


• 


Camara -M ira. 


si. 


Camarana. 


niateur. 


Camara Puguacu. 


aiacrice. 


Camarafa. 


nie. 


Camarata. 


nié, ée. 


Caniaracinga. 


nier. 


Camard, arde. 


nieufcmenc» 


Camare. 


nicuzy cufe. 


Camargue. 
Camarica. 


■' 


Camarigne. 


o« 


Camarin bas. 


naco» 


Camarines- 


• 


Camarones. 




Camayeu. 


-• 


Camba. 


icr. 


Cambagc. 


:r. 


Cambalu. 


:rcs. 


Cambamba. 




Cambana. 


tin. 


Cambaye. 


• 


Cambden. 


ncéc. 


Cambc. 


niaaa. 


Cambernon. 


is. 


Cambgucr, Cambia- 


:s» 


dor. 


:, éc. 


Cambicr. 


:r. 


Cambio. 


:ron. 


Cambifte. 


y- , 


Cambodio, Camboïa. 


• 


Camboge. 


:1a. 


Cambori. 


^cce. 


Cambouis. 


;re. 


Camboye. 


-diiie« 


Cambray. 


t. 


Cambré , éc. 


Ja. 


Cambrelage. 


ifanO.- 


Cambremer. 




Cambrer. 


• 


CambreAne. 


et. 


Cambrcfîs. 


lifine. 


Cambridge. 


lifte. 


Cambridgeflfiic* 


Ton. 


Cambricr. 


ie. 


Cambril. 


ict. 


Cambrure. 


rdrc 


Cambry. 




Cambyfe. 


6. 


Cambvfu. 
Camcnain. 


spis* 


30. 


Came. 


fo. 


Caméade,. 


1. 


Cameil. 


U. 


Camel. 


jnc. 


Camcléct 



Caméléon. 

Caméléopard. 

Camelfbrd. 

Cameline. 

Camcloc. 

Cameloté» éev 

Camelotine. 

Camelotte. 

Camcniz. 

Caracra. 

Camerera. 

Camcrier. 

Camcrino. 

Camcrifte. 

Camerlingat.- 

Camerlxngue. 

Cameronicns* 

Camctours." 

Camilla. 

Camille. 

Caminade. 

Caminha. 

Caminieck. 

Caminitza. 

Camion. 

Camiri. 

Camirus. 

Camis. 

Camifa. 

Camifadc. 

Camilard. 

Caroife. 

Camifole. 

CamiHan. 

Cammanah. 

Cammart. 

Cammin. 

Camoëns. 

Camoifîé. 

Camoifier « Camoifer. 

Camomille* 

Camon. 

Camonica. 

Camofé. 

Camouflet. 

Camp. 

Carapagna. 

Campagnard , arde» 

Campagne. 

Campagne de Rome. 

Campagnol. 

Campane% 

Campanella. 

Campanettc. 

Campanie. • 

Campanier. 

Campaniforme. 

Campanillcw 

Campanule. 

Campatois. 

Campe. 

Campé, ée, 

Campéche* 

Campelet. 

Campcmcott 



»95 

Campcn. 

Campcnart. 

Camper. 

Camperche. 

Campcftre. 

Campbotata. 

Camphre. 

Camphré , ée« 

Camphrée. 

Camphrier. 

Camphur. 

Campiano. 

Campie. 

Campicftre. 

Cam|.igcr. 

Campiùe. 

Campion. 

Campiftron. 

Campiccs. 

Campli. 

Campner-Dahler. 

Campo. 

Campois. 

Campo-Major. 

Campos. 

Campo-Santo-Pio- 

tro. 
Campredon. 
Campfeauz. 
Camquit. 
Camluare. • 
Camui. 
Camule. 
Camuri» 
Camus, ufe. 
Cana. 

Canabafscce. 
Canacloto. 
Canacopole. 
Canada. 
Canade. ' 
Canadiens. 
Canador. 
Canaille. 
Canal. 
Canan. 
Cananor. 
Canapé. 
Canapeyes. 
CanapQi. 
Canara. 
Canaran. 
Canard. 
Canardé» ée. 
Canarder. 
Canardiérc 
Canari. 
Canarie. 
Canas. 
Canafida. 
CanaiTe. 
Canath. 
Canathe. 
Canavcz» 
Ganaugc, 



eufc. 



*94 

Cancamum. 

Cancaniasu 

Cancarla. 

Cancei. 

Cancellation. 

Cancellé, ^c. 

Caoceller. 

Cancclurc 

Cancer. 

Cancéreux ^ 

Canciie. 

Cancliel. 

Canchcs. 

Cancheu. 

Cancionairç* 

Cançon. 

Cancre. 

Candaliar« 

Candara. 

Candafa. 

Cande. 

Candé. 

Candéfadlion. 

Candélabre. 

Candélaro. 

Candeietce. 

Candclier. 

Candelle. 

Caodcior. 

Candear. 

Candi, ic> 

Candi^. 

Candich. 

Candidat. 

Candide. 

Candidiana. 

CandidianQ* 

Candie. 

Candiote. 

Candiocs. 

Candi-Pacoa. 

Candir, Scandir, 

Candis. 

Cando. 

Candoile. 

CandoiL 

Candrogarû 

Candul. 

Candy. 

Candyba. 

Candys. 

Cane. 

Canée. 

Canei. 

Canence. ^ 

Canepecière* 

Canephore. 

Canéphories. 

Canepin. 

Canedeaii. 

Canet. 

Canec» 

Cancto. 

Caneton- 

Caoccce. 



TABLE. 



Canevas. 


Cannis-Metgara. 


Caneva/Btre. 


Cano. 


CaneTicrc, 


Canobio. 


Caneyne. 


Canogiza. 


Ganga. 


Canogne, Canoi 


Cangeour. 


Canoifîé. 


Cangerecora. 


Canole. 


Cangette. 


Canon. 


Cangcy. 


Canon^e. 


Cangiano. 


Canonial , aie. 


Cangier. 


Canoniarquc. 


Cangivoaraa. 


Canonicat. 


Cangoxuma« 


Canonicité. 


Cangri. 


Canonique. 


Cangria. 


Canoniouemenc. 
Canonilacion. 


Cani. 


Caniarc. 


CanoniS, ée. 


Canibotcc* 


Canonifer. 


Canica. 


Canonide. 


Caniche. 


Canonnade. 


Canicia. 


Canonné, ée. 


Canicidcu 


Canonner^ 


Canicia. 


<^anonnier. 


Caniculaire* 


Canonnière. 


Canicale. 


Canope. 


Canide. 


Canopien. 


Caniers* 


Canopus. 


Canif. 


Canofa. 


CanificieCi 


Canot. 


Canigou* 


Canourgue» 


Canina. 


Canaue. 
Caiilchy. 


Caninana^ 


Canine. 


Canftadt. 


Canipfa* 


Canlirife. 


Caniraou 


Canta. 


Cauifcha. 


Cantabre* 


Caniftro. 


Cantabria. 


Canify. 


Cantabrie. 


Caniveaux. 


Cantal. 


Canivelle. 


Canulabre. 


Canivcc. 


Cantalice. 


Canle. 


Cancanettes. 


Canna. 


Cancar. 


Cannagar^. 


Cancara. 


Cannage. 


Cantaro. 


Caunamelle. 


Cantate. 


Cannâtes. 


Cantatille. 


Canne« 


Cantatours. 


Canné, ée. 


Cantazaro. 


Canneberge. 


Cantchéou« 


Caunclas. 


Cante croix. 


Cannelé, ée^ 


Cantcleur. 


Canneler. 


Canteoay. 


Cannelle. 


Cantharide. 


Cannellier. 


Cantheno. 


Cannelude. 


Canchus. 


Cannelure. 


Cantillana. 


CannequiO/i 


Cancine. 


Canner. 


Cautinier. 


Cannes. 


Cantioébis. 


Cannetille. 


Cantique. 


Cannctte. 


Canton. 


Cannevarale. 


Cantonade. 


Canncy. 


Cantonné, ée. 


Cannibales. 


Canconnemcnr. 



Cantoanefii 

Cantonnière^ 

Cantor. 

Cantorbery. 

Cantre. 

Cantuarie. 

Canuccis. 

Canule. 

Canus. 

Cany. 

Canzula. 

Cao. 

Caocheu. 

Caomiog. 

Caopoiba. 

Caorfo. 

Caotang. 

Caouaone. 

Caoup. 

Caourtin. 

Cap. 

Capale. 

Capace oit Capatf 

cio. 
Capacité. 
Capade. 
Capagc. 
Capalanier. 
Capalita. 
Capanabadla. 
Capannée. 
Capara. 
Caparaçon. 
Caparay'onné , iu 
Caparaçonner. 
Capafa. 
Capdeulh. 
Cape. 
Capeceur. 
Capéc. 
Capéer. 
Capeler. 
Capelerie* 
Capelet. 
Capeline. 
CaptUe. 
Capellen. 
Capelle(oe# 
Capena. 
Capes. 
Capefta. 

Capet. 8 

Capccer. 
Capétiens. 
Capcuna. 
Caphar. 
Capharnaum. 
Caphar-Orfa. 
CapharfamaL 
Capheng. 
Caphefa. 
Caphtor. 
Caphtorins. 
Caphyles. 
Capi Aga. 



z' 



\ 



•1 



TABLE. 



295 



r. . 

Jtinga. ' 
^a. .. 

Bachi. 

ire. 

ment. 

ade. 

[an. 

II. 
Ganham. 

D. 
QC. 

nerie* 
neiTe. 
s aie. 
I. 
lacc 



Capitan-Baclia. 

Capicane. 

Capicacion* 

Capite. 

Capicel. 

Capitella. 

Capiccux , eufc. 

Capitol e. 

Capitolias. 

Capitolio* 

Capiton. 

Capicoui. 

Capitoulat. 

Capitulaire. 

Capitolaircment. 

Capitulant. 

Capitulation. > 

Capitule. 

, Capituler. 



Capituria. 

CapitzikiHeta. 

Capivard. 

Capizxi.'^ 

Caploier. 

Capnobarss. 

Capnoïde. 

Capnomancie. 

CapoBlanco. 

Capo-Diftria. 

Capoiin. 

Capon. 

Capponnéj éc 

Capponner. 

Caponnifee. 

Caporal. 

ICapofcr. 
Capot: 
Capouge. 



Capote. 

Capots ottCàgots. 

Capoudal. - 

Capoue. , 

Capoulie. 

Cappa. 

Cappadocc. 

Cappadociens. 

Cappcronnicr, 

Capraia. 

Càpranica. 

Caprara^ 

Câpre. 

Câpre. 

Capri. 

Caprice. 

Capricieufenlenr. 

Capricieux, enfe. 

Capricorne. 



T O M E C I N Q U I È M E* 



cation. 

la. 
inc» 

iC. 

cm; 

ine. 

ac. 

e. 

aire, 
e. 

ier. 
cur. 
jirc:. 
. éc. 

ifcmcnt. 
jz » eufe. 
jz. 

, ivc. 
nncr. 
é, éc. 
er. . 
erie. . 
ioé.. 
c. 

aon. ■ 

lats. ■ 
inade. 
inef. 
Ins». 



Capnck.' 
Capul. 
Caputtes. 
Caput Mortuum^' 
Caporuade. 
Capuupcba. 
Caquage. 
Caque. 
Caque, ^e. 
Caquehan. 
Caqucr. 
Caquet. 
Caqueté. 
Caqueté. 
Caqueter. 
Caquéterie. 
Caqueteur. 
Caqucteufe. 
Caquctoire» 
Caqueur. 
Caqucuz. ■ 
Caquin. 
Car. 
Gara. 
Carabe.. 
Car.:bi. 
Carabia. 
Carabin. 
Carabinadie. - 
Ca abine. 
Carabiné >.ée. • 
Carahincr. 
Caiabnicr. 
Carabouron. • 
I Carica. 
IÇaîacalla.' 
" Caraj^ra^- 



Caracaeay^ 

Carachc ou Carag. 

Catachie. 

Caracnifar. 

Caracob. 

Caracole, 

Caracolé. 

Catacoler. 

Caracoli. 

Caracombo* 

CaracorafnF. 

Caracore. 

Caracos. 

Cataflére. 

Garaaïrifé , éc» 

Caraftérircr. 

Caraélériftiqaci» 

Caracura. 

Caradiva, 

Carafe. 

Carafon. 

Caraga. • 

Caragaclu' 

Caragi 

Caragne. 

Ca'-aitona.' . 

Cara^'ouch. ■ 

Caragaato. 

Carah. 

Caraha. 

Carah'fTar.- 
Carajam. 
Caraïbes. - 

Cara'f , Caraadie» 

Carauz; 

Cataifmc»'- 



Caraites. 

Carak. 

Cara Kalpaks; 

Caralia. 

Caraman. 

Caramaogue. 

Caramanico. 

Caramanie. 

Caramanra. 

Caraaibcs.' 

Carambôtas. 

CaramqJ. 

Caramîes.' 

Caramoris: 

CaramoufTal^- 

Caracal; 

Carancebes; ■ 

Carancro» 

Carandas. 

Garanguc. 

Caraiiguer. ■ 

Carangueff. 

Caranjifca. • 

Garapatine,- 

Carapè. 

Cirapo, 

CiMpopçba.'- 

Caraqik'. 
C^ -a ou es. 
C^i:iQ*Mn. • 
Cirai a. 
Cata»-(K. 
<^iri ScKuIli;. 
Car;.fr6.».. 
Carar. 

CaratehohV;. 
Gawturer- 



ip6 

Caravacâ, 

Caravaïa. 

Caravane. 

Caravanier. 

CaravanferaiL 

Caravanferaskier. 

Caravancis. 

Carauder. 

Caraudeffè. 

Caravelle, 

Carauna. 

Cariy. 

Carbana. 

Carballcs. 

Carbatinc. 

Carbcqui. 

Carbiiia. 

Carbognano. 

Carbonilla. 

Carbonnade. 

Carbonnagc. 

Carbonne. 

Carbôullton. 

Carbury. 

Carca. «r 

Carcaa. 

Carcajou. 

Carcairc. 

Carcaife. 

Carcan. 

Carcano/n. 

Carcapuli. 

Carcaranne. 

Carcas. 

Carcaiïc. 

Carca (Tez. 

Carca (Tonne. 

Carccllier. 

Carccs. 

Carcha. 

Carcharias. 

Carchcmifc. 

Carchi. 

Carcinomaceox , eufe. 

Carcinome. 

Carcub. 

Carcunah. 

Carda. 

Cardaccs. 

Cardaillac. 

Cardairc. 

Cardaminc. 

Cardamome. 

Cardamylc. 

Cardan. 

Cardaïïe. 

Cardava. 

Carde. 

Cardé, ce. 

Cardca. 

Card^Jc. 

Carder. 

Cardcur. 

Cardcufe. 

Caidiagraphie. 



TABLE 



Cardialgie. 
Cardialogie. 

Cardiaque. 

Cardiacomi^ 

Cardie. 

Cardier. 

CardifF. 

Cardigar. 

Cardiganshire. 

Cardinal. 

Cardinale. 

Cardir. 

Cardis. 

Cardice. 

Cardon. 

Cardone. 

Cardonero. 

Cardonnereule* 

Cardouzille. 

Cardeol. 

Carc. 

Carecardama. 

Caredive. 

Caréc. 

Carck. 

Cardlic. 

Carcll. 

CarelJcs. 

CareLbroock. 

Carelscroon. 

Carcmboule. 

Carême. 

Carême- prenant. 

Carénage. 

Carence. 

Carendar. 

Carène. 

Caréné. 

Caréné, ée. 

Caréner. 

Carennac. 

Carentan. 

Carefmcncrant. 

CarclTant, anre. 

Care/Te. 

CareiTé , ée. 

Careflcr. 

Care/Tus. 

Caret. 

Careth. 

Cireton. 

Careitc. 

Carfou. 

Carg. 

Cargador. 

Cargaifon. 

Cargic. 

Cargue. 

Cargué , ée. 

Carguer. 

Careucur. 

Cbrhaiz. 

Cariage. 

Cariana. 

Caiiau. 



Cariatk 

Cariatha. 

Cariathaïm. 

Cariath-ArWc. 

Cariadi-Iatim» 

Cariath-Scnaa, 

Cariic»Sphcr. 

Cariatide. 

Cafiati-Nuova. 

Canati-Vccdîia. 

Caribane. 

Caribary. 

Caribcs. 

Caribou. 

Caricature. 

Caricoïde. 

Carides. 

Carie. 

Carié , ée. . 

Cariens. 

Carier. 

Carife. 

Carige, 

Carignan. 

Carigeuricas. 

Carieuerbeju. 

Carikfergus. 

Carima. 

Carim-CarinL 

Carin. 

Carinde. 

Carine. 

Cariné , ée. 

Cariaer. 

CaripoJa. 

Carinihic. 

Carinthien, enne. 

Caiion. 

Cariophillata. 

Caripeta. 

Caripis. 

Caiipous. 

Cariqucufc. 

Caiifco. 

Carifcl. 

Carifîa. 

Carilic. 

Cariflade. 

Cariftics. 

Carifto. 

Carité. 

Carius. 

Carix ou Caroû. 

Caria. 

Carfadcz. 

Cariât. 

Carlavrock. 

Carlcby. 

Carlemini, 

Carlette. 

Carlien. 

Carlilc. 

Carlin ou Carlino. 

Carline. 

Carlingford. 



Carlingue. 

Carlo. . 

Carloek. 

Carloon* 

Carlos. 

Carloftad. 

Carlovingicof. 

Carlovitz. 

Carlsbad. 

Carisbcrg. 

Carisbourg. 

CarUtadt. 

Carliiein. 

Carmagnole. 

Carmaing. 

Carmana. 

Carmancha. 

Carmanda. 

Carmanie. 

Carmara. 

Carme. 

CarmeL 

Carmeltne. 

Carmélites. 

Carmcuules. 

Carmentis. 

Carmes. 

Carmina. 

Carminach. 

Carrainatif, ivc 

Carmone. 

Carmons. 

CarmylefTas. 

Carna. 

Carnage. * 

Cainal. 

Carnalage. 

Car liai cr. 

Carna lis. 

Carnaliié. 

Carna lïîcr , Icro 

Carnairiere. 

Carnation. 

CaniiQ. 

Carnaval. 

Carne. 

Carné, ée. 

Carnéadcs. 

Carncille. 

Carnel. 

Carnet. 

Carnien ou Car- 

nécn. 
Carnienoes. 
Caruicr. 
Carnifîcation. 
Carniole. 
Camion. 
Carniquct. 
Carnivore. 
Carnok. 
Carnofité. 
Car nus. 
Carnutes. 
Carobe. 

Carocba. 



TABLE. 



iff 





CtrreL 


Cartbaii. 




Carrelages 


Canhée. 




Carrelé" ée. 


Cartier. 




Carreler. 


Cartilage. 




Carrelet; 


Cartilagineux » eufe. 




Carreletce. 
Carreleur. 


CartiGine. 

Carra 




Carrelure. 
Carrer. 


Canon. 

Cartonnier. 




Carrée 

Carretage. 

Carrete. 


Cartouchcb 
Cartouchier. 




Carrhei. 


Cartalaire. 




Carrick. 
Carrie. 


Carvanis. 
Carrée. 




Carrier. 


Carvi. 




Carrière. 


Carvilis. 




Carrilloo. 


Carville. 




Carrillonaé » <e. ^ 


Carura. 


. idic 


Carrillonner. 


Caros. 




Cairiliooneur. 


Carufa. 




Carriole. 


Caryande. 


• 


Carrion. 


Caryatis. 




Carroler. 


S*^^- ^ 




Carron. 


Caryocottan. 




Carro/Ie. 


Caryons. ^ 


/ 


Carroflier. 
Carroufcl. 


Caryqpiiile. 
Caryftus. 




Carrouffc. 


Cas. 




Carroy. 


Cas . aiTe. 




Carrure. 


Cafal. 




Cars. 


CafaiaCqae. 


le , ou Car- 


Carfchi. 


Cafalet: 


«aod* 


Carfeoii. 


Cafalmach. 


icnt* 


Carfo. 


jCafai-Maggiore. 


1, 


Carca. 


Cafaloth. 




Cartagé. 


Cafal-Puturleingo. 




Carcager. 


Ca(âma. 




Carcahu. 


Cafamaoce. 




Carcama. 


Cafan. 




Carias. 


Catàngas. 




Carcalina. 


Cafamer, tère. 




Carcayé. 


Cafape. 


âniiioi* 


Carrayer. 


CaTaque. 


e. 


Carte. 


Caraquin. 


iens. 


Cartcïa. 


Cafiif. 




Cartel. 


CafaCu 




Cartcladc. 


CailM. 




Cartcléc. 


Casbin. 




Carrelle. 


Cafcade. 


» Carrai- 


Cartenaga. 


Cafcaés. 




Carterier. 


Cafcane. 




Carccro. 


Cafcante. 




Cartcron. 


Cafcar. 




Cartéfianifine. 


CafcariUe. 


an. 


Cartéfien. 


Cafcavel. 




Cartéficn , ennc. 


Cafch. 




Cariha. 


Carchgar. 




Carthagc. 


Cafcia. 




Carthagènc. 


Cafc. 




Carthaginois , oilc. 


Café. 




Carthago. 


Cafei. 


* 


Cartham, onCar- 


Cafemate. 




thao. 


CaTematé. 


a. 


Cardbame* 


Ca&mcfitf 



nu 



XXX. 



CtTcnler. 

Cafentiiu 

Cafer. 

Caferne. 

Caferné » ée. 

Caferner. 

Carerra. 

Cafeuz» enle. 

Cash. 

Cashel. 

Cafier. 

Cafillenx. 

Cafimambont» 

Cafimir. 

Cafio. 

Cafius. 

Cadea. 

.Cafmct. 

Cafoar. 

Cafoli. 

Ca(pe. 

Ca(pcria. 

Cafpienne» 

Caipient. 

Cafqne. 

Cafr-Ahmed. 

Carr-Ben-Hobeirak. 

Caflade. 

Caflagne. 

Caftille. 

CalTainonfe. 

CafTal. 

CaiTandre» 

CafTano. 

Caflantj a&tCji 

Caflktion. 

Caflave. 

Ca/Te. 

Caflé , ée. 

Cafle-coo* 

Cafle-col. 

Caflel. 

Cade-fflooe* 

Cafleneoil. 

Cafle-noifette. 

Cafle-noii. 

CafTenollc. 

Cafler. 

Caflera.^ 

Caileriut 

CalTerole. 

CafTeron. 

Caffe-céic^ 

CafTetin, 

Cadette. 

Caffibor. 

Caffida. 

Caffidi^ 

Caffidcnne^ 

CaiTie. 

Cafficr. 

CaffimGhcorL 

Cafin. 

Caffine^ 

Cd&nes. 



a^S - 

Caflini. 

Caflfîopéc, 

Caflipa. 

Caffîpagotes. 

Caffis, 

Caflius. 

Caflolertc 

Caflbnade. 

Caffoorran. 

Ca/Iot. 

Cartovic. 

CafTubîc. 

Cafrummuniar. 

Caflure. 

Cadagnctre. 

Cadagncur. 

Cafta lides. 

Caftalie. 

Cadamcna. 

Cafta net. 

Caftanice. 

CDftc. 

Caftcau-Pcyrilcs. 

Caftcl. 

Caftclagc. 

CaftcUmanc 

Cafte la Marc de la 
BVuca. 

Caftda Marc de Vol- 
turno* 

Caftcl Aragoncfe. 

Caftel Baldo. 

Caftcl Barc. 

Caftcl Bclvcdêrc. 

Caftcl Bolognàfc. 

Caftcl Branco. 

Caftcl Chifanco. 

Caftel di Broglio. 

Caftelcric. 

'Caftcl Folir. 

Caftcl Franco. 

Caftcl Gandoifc. 

Caftcl Holm. 

Caftclhun, 

Caftcljaloux. 

Cafte llan. 

Caftcllaiia. 

Caftcllanc. 

CaftcUani , & Nico- 
lotti. 

Caftcllanncttc. 

Caftcllc. 

Caftcl Lombarde. 

Caftcllon. 

Caftcllon de Far fa - 
nia. I 

CaRcllon de la Pla- 
na. 

Caftcl Mirabelle. 

Caftcl Moron. 

Caftcl Morouz. 

Callclnaq. 

Caftclnaudarry. 

Caftclnau de Bonne- 
fons. 



Caftetnaa de Bra&c. 
Caftclnau de Brete- 

nous. 
Caftclnau de Ma- 

gnoac. 
Caftclnau de Montra- 

tier. 
Caftclnovo. 
Cafte InoYo de Carfa- 

gnane. 
Caflelnovo de Scri- 

via. 
Caftel Rampo. 
Ccftcl Rodrigo. 
Caftcl Sagrat & Saint- 
Michel. 
Caftel San Joanne. 
Caftcl San Pictro. 
Caftcl San Ângelo. 
Caftcl-Sarrazin. 
Caftcl Sclino. 
Caftcl Sfacchia. 
Caftel Torncfc. 
Caftcl Vcierc. 
Caftcl Vetrano. 
Caftets. 

Cafticc , Caftiche. 
Caihcrcirc. 
Caftiers. 

Caftiglione Arenno. 
Caftiglione-Dcl lago. 
Caftigli9ue 'dclie-Sci* 

verc. 
Caftiglione -di-Pef- 

caria. 
Caftiglione - Muntua- 

no. 
Caftijer. 
Caftillan , anc. 
Caftille. 
Caftillon. 
Caftillonncz. 
Caftine. 
Caftis. 
Caftlcgardc. 
Cafton. 
Caftor. 

Caftor & Pollux. 
Caftorcuai. 
Caftoro. 
Caftos. 
Caftra. 

Caftragemiia. 
Caftramétation. 
Caftrat. 
Caftrati. 
Caftrarion. 
Caftrenfe. 
Caftrcs. 
Caftrics. 
Caftro. 
Caftro Caro. 
Caftro Dciudialcs. 
Caftro Joanni, 
Caftrom. 



TABLE. 

Caftroma. 

Caftromario. 

Caftromeoal 

Caftronovo. 

Caftroreale. 

Caftro Villarcu 

Caftro Virrcyna. 

Caftro Xciis. 

Caftulo. 

Cafttalité. 

Cafucl . clic. 

Caruellemcnt. 

Cafucfnc. 

Cafuifte. 

Cafurc. 

Cafurgis. 

Cat ou Cath. 

Catabanes. 

Carabaptiftcf. 

Carabbaz on, 

Caracaufiiqtie. 

Catachicfc. 

Caiacbïonicn, 

Catacombes. 

Caracouftiqucs. 

Caradioptnquc. 

Catadoupe. 

Cacadupc. 

Catafalque. 

Catagmatique. 

Catagogics. 

Cataire. 

Catalan » ane. 

Caialedliquc. 

Catalepsie. 

Carakpdquc. 

Catalogne. 

Catalogue. 

Catalotique. 

Catamana. 

Catanance. 

Catane. 

Cantazaro. 

Cataonic. 

Catapadlaymc. 

Catapan. 

CatapaTme. 

Catapelte. 

Cataphorc. 

Cataphrad;e. 

Cataphryçicns. 

Cataplamie. 

Car a pi ex ic. 

Carappas. 

Cataptclca. 

Catapucc. 

Catapulte 

Cataradta. 

Cataradlaire. 

Catarade. 

Catarre. 

Catarrcux , eufi:. 

Cataftafc. 

Cataftrophc. 

Catazcccs. 



|até. 

Cateadirc. 
CateauCharrcCs» 
Catechère. 
Catéchifé, fe 

CatcchifL*r. 

Catéchifrao. 

Carcchiftc- 

Catéchuménat. 

Catcchumcnc* 

Cac^chuméaie. 

Catcgottc, 

Catégoriqïjc. 

Caté ga I iqu cni£iit 

Caieja. 

Catelet. 

CatcUier. 

Caccls ou Catetn. 

Catepon. 

Catergi. 

Caternc. 

Cathai. 

Cathares. 

Cachariftes. 

Cathartique. 

Cathédrale. 

Cathedrant. 

Caihcdratiquc» 

Catherctique. 

Catherine. 

Cathet. 

Cathcte. 

Catheler. 

Catheterifme. 

Cathimie. 

Catholicirmc 

Catholicité. 

Carholicon. 

Catholique. 

Catholiqucmeot» 

Cathonnct. 

Cati. 

Cati , ic. 

Caticardamoav 

Catichc. 

Catilina. 

Catilinaircs. 

Catilincttc. 

Catillcment» 

Catiiler. 

Catilleux. 

Catimini. 

Catin. 

Catina. 

Catinat. 

Catir. 

CarifTcur. 

CatifToir. 

Cati/Toirci 

Catius. 

Catlan. 

Caroché. 

Catohca. 

Caton. 

Catona. 



Belle. 


Caudrctier. 


riqne. 


Cave. 


roauuicie« 


Câvé, éc. 


i. 


Caveaa. 


:ncas. 


Cavedonc. 


, 


Cavi^e. 


>. 


Cavel. 


►les. 


Cavelin. 




Cavcr. 


»chiragan. 


Caverne. 


. 


Caverneux , eufe. 




Cavcron. 


:es« 


Cavcfco. 




CavcfTon. 


:lIebogen. 


Caveftre. 




Cavct. 


i. 


Caviar. 


!• 


Cav.Uacion. ' 


». 


Cavillcux. 


, 


Cavin. 


Ole. 


Cavinas. 


on. 


Caviié. 


, 


Caulacaa. 


ide. 


Cauledon. 


idour. 


Cauîcm. 




Caulct. 


ic. 


Caulicolcs. 


•iUe. 


Caulinaire. 


, 


Caulr. 


r. 


Caumonc. 


r, ièrc. 


Caunard. 


rement. 


Caunc. 


, 


Cannes. 


ni. 


Caunccte les Mouflon- 


1, 


lins. 




Caunus. 


• 


Cavalo. 


;• 


Cavours. 


;. 


Caupcnne. 


oir. 


Caure. 


s. 


Caurcn. 


*• 


Caurclle. 


bardices. 


Cauris. 


leoce. 


Caurzim. 




Caule. 


[nar. 


Caufé , ée. 


r. 


Cau fer. 


:icr. 


Caufcrie. 


:r. 


Caufcur, eufe. 


is» oife. 


Caudade. 


;e. 


CauHec. 


c. 


Caufticité. 


lire. 


CauQiquc. 


éc 


Caufus. 


ce. 


Caut, aute. 


3ftc. 


Cautc. 


iclle, Caudc- 


Cauccle. 


c. 


Cautclcufement. 


îtte. 


Cauteleux, eufe. 


rcpc. 


Cautcller. 


:c. 


Cautemenc. 


lire. 


Cautcn. 




Cautère. 


.ach i Cau Jrc- 


Cauiérifation. 




Caucerifé, ée. 



T A B L E/ 



Caotérifer. 
Caution. 
Cautionné » ée. 
Cautionnemem. 
Cautionner. 
Cauvcgnic. 
Cauwroora. 
Caux. 
Caxa. 

Caxamalca. 
Caxcaxcotolr. 
Caxcm. 
ICay. 
Caya. 
Cayaka. 
Cayane. 
Cayas. 
Cayclac. 
Caycmitcs. 
Cayenne. 
Cayes. 
Caycux. 
Caylar. 
Caylus. 
Caymant. 
Cayon. 
Cayoma. 
Cayopollin. 
Cayor. 
Caypumo. 
Cayr. 
Cayllre. 
Cayftruis. 
Caz. 
Cazalla. 
Cazals. 
Cazan. 
Cazaubon. 
Cazbac. 
Cazelle. 
Cazeres. 
Cazerin. 
Cazerom. 
Cazimir. 
Caznia. 
Cazorla. 
Cazzichi. 
Ce, Cet, Cette. 
Ce. 
Cca. 
Céans. 
Ceau. 
Ceaucé. 
Ceaux. 
Ccbazac. 
Cebipirac 
Cebu. 
Ccchin. 
Ceci. 

Cecimbra. 
Cecina» 
Cécité. . 
Cécrops. 
Ceculafcolan. 
Cédant 9 ^nte. 



»95 



Cedar 

Cédé, éc. 

Céder. 

Ccdcrie. 

Cédés. 

Cédille. 

Cedimorb. 

Ccdmonéens. 

Cedogna. 

Cédrat. 

Cèdre. 

Cedria. 

Ccdron. 

Ccdule. 

Céer. 

Ccfalu. 

Ccga. 

Ccgrail. 

Cchoilod. 

Ceila. 

Ccilan. 

Ccillcs. 

Ceindre. 

Ceint, eintc* 

Ceintes. 

Ceintrage. 

Ceinture. 

Ccinturier. 

Ceinturon. 

Ceircfte. 

Ceixupura. 

Cel. 

Cela. 

Céladon. 

Celadone. 

Celama. 

Celano. 

Celate. 

Celdal , Ccndal. 

Celé, éc. 

Celea. 

Cclebes. 

Célébrant 

Célébration» 

Célèbre. 

Célébré, éc. 

Célébrer. 

Célébrité. 

Céléement. 

Cclef. 

Celemantîa. 

Celeneris. 

Céléno. 

Celer. 

Ccleres. 

Céleri. 

Célerin. 

Célérité. 

Célcfte. 

CéleftieU 

Célcftinc. 

Céleftins* 

Célefyric. 

Célet. 

Céliaque* 

Ppij 



300 

^Célibat. 
Célibataire. 
Célica. 
Célicoles. 
Célida. 
Célïdét. 
Célina. 
Géliquc 
Ccll. 
Celle. 
Çellefroin. 
Cellcrage. 
Cellcreric. 
Celierier. 
Cellerière. 
Celles. 
Cellier* 
Ccllini. 
Cellites. 
Cellulaire. 
Cellule. 
Celmis. 
Cclfe. 
Celtes. 
Celtiberic. 
Celciberiens. 
Celtique. 
Celui. 
Cembel. 
Cément. 
Cémentation. 
Cémentatoire. 
Cémenté , ée. 
Cémenter. 
Cénacle. 
Cenchet. 
Cencbrées. 
Cenchrite. 
Cenchrus. 
Ccncoalt. 
Cendre. 
Cendré, ée. 
Cendrée. 
Cendreux, Cttfe. 
Ccndiier. 
Cendrures. 
Cène. 
Ceneda. 

Cénée ou Céois. 
Cencllc. 
Cencr. 
Cenereth. 
Cénézéens. 
Cenele. 
Cenner. 
Ccnier. 
Cenis. 
Ccnncfïeri. 
Cénobiarque. 
Cénobite. 
Cénobitique. 
C/nomans. 
Cénon. 
Cénotaphe. 
Ccnotiqui. 



TABLE. 



ICens. 
Ccnbl. 
Cenfc. 
Cenfô, éc. 
Cenfeur. 
Cenfler. 
Cenfièrc. 
Cenfif. 
Cenlîr. 
Ccnfitaire. 
Cenfite. 
Cenfitenr» 
Ccnfivc. 
Cenfivemcnt. 
CenfucU elle. 
Cenfurable. 
Cenfure. 
Cenfuré, éc. 
Cenfurer. 
Cent. 

I" Ccnuine. 
Cental. 
Ccntal. 
Centaure. 
Ccnuuréc. 
Ccntauropolis. 
Centenaire. 
Centcnicr. 
Ccntefimo. 
Centième. 
Ccnrine. 

ICcntinode. 
Ccntipac. 
Ccnto. 

Ccntobrigues. 
Ccnton. 
Ccntonaire. 
Ccntorve. 
Central j ^le. 
Centre. 
Centré, éc. 
Centrer. 
Centrifuge. 

Centripète, 

C^^nirobarique» 

C^iic-Suiïïesp 

Ccnrumvir 

Ccntumvirat* 

Centuple* 

Centuri. 

Centuria. 

Centuriateur. 

Centurie. 

Centurion. 

Céoan. 

Cep. 

Cépage. 

Cepeau. 

Cépec. 

Cependant. 

Ccparano. 

Céphalaeraphie. 

Céphalalgie. 

Ccphalalogie. 



ICcphalatomic. 
Céphale. 
Céphalée. 
Céphalique. 
Céphaionic. 
Céphalopharyngicfi. 
Ccphéc. 
Cephira. 
Cephife. 
Ccpite. 
Ccpphus. 
Cepuz. 
Ceracaie. 
Cerace. 
Ceram. 
Cérames. 
Ceramicies. 
Céramique. 
Ccramis. 
Cerance. 
Ccrange. 
Cerano. 

Cerant. 

Ceras. 

Cerafonte. 

Cerafte. 

Ceraftes. 

Ccrat. 

Ceratias. 

Ceration. 

CeratogloITc. 

Ceraunia. 

Cerauniens. 

Ceraunilia. 

Ceraunocryfon. 

Ceraunofcopioo. 

Ceray. 

Cerbère. 

Cercamp. 

I* Cercan Ceux. 
Ccrcare. 
Cerceau. 
Cercele. 
Ccrceljc. 
Ccrcifi. 
Cercio. 
Cercle. 
Cerclé. 
Cercler. 
Cerclicr. 
Ccrcopcs. 
Ccrcopia. 
Ccrcopiihéque. 
Cercofîs. 
Cercueil. 
Cercueils de Maule- 

vrier. 
Cercyon. 
Cerdagne. 
Cerdempotus. 
Cerdic. 
Cerdon. 
Ccrdoniens. 
Céréales. 
Cérébral s aie* 



Cérébta. 

Céremonîlh 

Cérémonie. 

Cérémonieux » cilM. 

Cérens. 

Ccrenza. 

Cérès. 

Cereflus. 

Ceret. 

Cercthci ou Ccceoi» 

Cerf. 

Cerfeuil. 

Cerfroid. 

Cerf-Volant. 

Gcrignola. 

iCerigo. 
Cerieoto. 
Ceriligion. 
Ccrilhano. 
Ccrines. 
Cérinthiens. 
Ceris. 
Cerifaic. 
Cerife. 
Cerifier» 
Ccrifoles. 
Ccrifi. 
Ccrites. 
Ccrnatat. 
Cerne. 
Cerné , ée. 
Cerneau. 
Cernelicr. 
Cerner. 
Cerncts. 
Cernu. 
Cerny. 
Ceroferairc. 
Ccromante. 
Ccron. 
Ccrouènc. 
CcroupatconJ- 
Cerquemaûagc* 
Ccrqucmaiiff- 
Cerqucmaijpïw- 
Ccrre. 
Ccrrefeu. 
Ccrreto. 
Ccrrito. 
r.crs 

Certain, aine. 
j Certainement. 
' Certaineté. 
Certaldo. 
Certes. 
Certificat. 
Certificateur. 
Certification. 
Certifié, éc. 
Certifier. 
Certima. 
Certitude. 
Cervaifon. 
Cervantcs-Saateûi» 
Cervaro. 



lOB. 


Ccuravath. 


la. 


Ccurc. 


as. 


Ceuca. 


ce. 


Ccx, ccz. 


lière. 


Ccylan. 


Ile. 


Ccyx. 


ra. 


Cczar. 




Cczclli. 


1. 


Cezimba. 


:al, aie. 


Cczy. 


c. 


Cha. 


len. 


Chaa. 


linciix, cufe. 


kChaban. 


ifc. 


Chabangi. 


idcr. 


ChabangiguL 


n. 


Chabannes. 




Chabanois. 


-, 


Chabar. 




Chabenc. 


)in. 


Chaberan. 


0. 


Chabeuil. 




Chablage. 


éc. 


Chabiais. 


icnne. 


Chablc. 


ion. 


Cbableau. 




Chabicr. 


atc. 


Chablcur. 


e. 


Chablis. 




Chabnam. 




Chabon. 


3t« ance. 


Chabot. 


:c«. 


Chabraic. 


rion. 


Chabria. 


, 


Chabrias. 


,^c. 


Chabriot. 


non. 


Cbabuata. 


r. 


Chabutz. 


ro. 


Chacabouc. 


>Ic. 


Chacainga. 


)n. 


Chacal. 


Dnnaire. 


Chacama. 


:. 


Chacarc. 


pourquoi. 


Chacé. 


i. 


Chaceleu. 


'i2. 


Chaccor. 


:c. 


Chacepol. 




Chachalacamcci. 


:éc. 


Chachapoyas. 


ac. 


Chachavatotoir. 


lis. 


Chachc. 




Chaco. 


la. 


Chaconne. 


n. 


Chacos. 


1. 


Chacun . une. 


3D. 


Chacunicrc. 


•• 


Chadaca. 


i. 


Chadder. 


msu 


Chadelerres. 




Chadcnac. 


u 


Chader. 


idille. 


Chadct. 


il, Ccvcl. 
rcbcl. 


Chaer. 


Chafaudier. 


:anes ou Scven- 


Chafcrconnées. 


S. i 


Chaffburer. 



TABLE. 

Chafouin , ine. 
Chafrenei;. 
Chagny. 
Chagtc. 
Chagrin. 

Chagrinant, antc. 
Chagriné, éc. 
Chagriner. 
Chasrineur. 
Chanaines. 
Chaiapa. 
Chaicl , Chicile. 
Chaier. 
Chaillac. 
Chailland. 
Chaillé- les -Ma- 
rais. 
Chaillevette. 
Cha li loué. 
Chailly. 
Chaimbe. 
Chaîne. 
Chainccier. 
Chai nette. 
Chaingle. 
Chainon. 
Chainonquas. 
Chains. 
Chain fe. 
Chaint. 
Chair. 

Chaircuitîer. 
Chaire. 
Chaife. 
Chaifè-Dieu. 
Chaife-le-Vicomte. 
Chaitiveté, 
Chaiz. 
Chaize. 
Chai. 
Chala. 
Chalabre. 
Chalade. 
Chaluis. 
Chalamar. 
Chalamonr. 
Chaland. 
Chalande. 
Chalandife. 
Chalaour. 
Chalaronne. 
Chalaftique. 
Chalazias. 
Chalazie. 
Chalcédoine. 
Chaicées. 
Chalcidic|ue. 
Chalciecies. 
Chalcis. 
Chalcîte. 
Chalcitide. 
Chalcographf. 
Chalcondyle. 
Chalcopyricc. 
Chaldaïque. 



301 

Chaldée. 
ChaMécns. 
Chaldion. 
Chale. 
Chalei!. 
Chalclaifon. 
Chalemée, Chale- 
inelle,Chalemie. 
Chalcmer. 
Chalemine. 
Chalencey. 
Chalcnçon. 
Chalendcler. 
Cha îc née. 
Chalcner. 
Chalenge. 
Chalcos. 
Chalcr. 
Chaleur. 

Chaleureufemenr. 
Chaleureux , eufe. 
Chali. 
Chalia. 
Chahacra. 
Chalibé , ée. 
Chalignac. 
Chai inargues. 
Chalin^ue. 
Chalinifle. 
ChaliHa. 
Châlit. 
Chalivoy. 
Challain. 
Challans. 
Challe. 
Challer. 
Chailica. 
Chalor. 
Chaloir. 
Châlon. 
Chalone. 
Chalongè. 
Chalonois. 
Châlons. 
ChalofTe. 
Chaloupe. 
Chaluc. 
Chalumeau. 
Chalybcs. 
Chalybs. 
Cham. 
Chamade. 
Chamxccrarus. 
Chamacrodcndrof. 
Chamaillé, ée. 
Chamailler. 
Chamaillis. 
Chamairas. 
Chamalicres. 
Chamarier. 
Chamarré» ée. 
Chamarrer. 

I Chamarrure. 
Chamaves. 
Cbamb. 



301 

CliAmbelbgc ou 
Chambcâage. 

Cliambcrcchc. 

Cbamberct, 

ChambcHaoc, 

Chainbcry, 

Chambion. • 

Chambly. 

Ctiambon* 

Chambons. 

Chambord. 

Chamboft - Longc- 

faigne. 
Chambourin. 
Chamboury. 
Chamboy. 
Chambrais. 
Chambranle. 
Chambre. 
Chambré > ée. 
Chambrée. 
C Ij ambre - Fontaine* 
Chambrelan. 
Chambrer. 
Chambrerie. 
Chambrenc. 
Chambrier. 
Chambrière. 
Chambnllon. 
Chame. 
Chameau. 
Chameck. 
Chameler. 
Chamelier. 
Chamelier. 
Chameraude. 
Chamico. 
Chamois. 
Chamoiferie. 
Chamoifeur. 
Cliamon. 
Chamos. 
Champ. 
Champacau. 
Champada. 
Champa^t^nac. 
Champaa|ii3r* 
Champagne. 
Champagne. 
Champagne-Mauton. 
Champagnolies. 
Champaignc. 
Champan. 
Champane. 
Champarer. 
Champart. 
CHampanage. 
Champ^ncï , elle. 
Champatrer. 
Champaricri-fîe. 
Champarrcur. 
Cham^rtir. 
Champay. 
Champaycr. 



TABLE. 



Champdemirs. 

Champdieu. 

Champéage. 

Champeiz. 

Champelec. 

Champenicres. 

Champenois , ôife* 

Champenoife. 

Champcoii. . 

Champer. 

Champeflanc. 

Champêtre. 

Champeur. 

Champelure. 

Champ généreux. 

Champi. 

Champier. 

Champigne. 

Champignelles. 

Champignon. 

Champigny. 

Champil. 

Champion. 

ChampifTe. 

Champideaux. 

Champicmy. 

Champ- Lever. 

Champlice. 

Champlof^. ■ 

Champrond* 

Champfaur. 

Champteioux. 

Champtoccux. 

Chamlîes. 

Chamyna. 

Chanaan. 

Chanal. 

Chancay. 

Chance. 

Chanceaux. 

Chancel ou Chan- 

ceau. 
Chancelade. 
Chancelagua. 
Chancelant, ance. 
Chancelé. 
Chanceler. 
Chancelier. 
Chancelicre. 
Chancclicment. 
Chancellerie. 
Chanccre. 
Chanceux , eufe. 
Chancha. 
Chanci , ie. 
Chancir. 
ChancifTure. 
Chancre. 

Chancrcux , eufe. 
Chandace. 
Chandesri. 
Chandeleur. 
Chandelier. 
Chandclicre. 
Cliaadcilc. 



Chandernagor. 

Chanée. 

Chanel. 

Chanefîe. 

Chanfrein. 

Chanfreiné , ée. 

Chanfrcincr. 

Chang. 

Changanor. 

Changce. 

Changcheu. 

Changcing. 

Changco. 

Change. 

Changé , ée. 

Changeant , ante. 

Changement. 

Changer. 

Changeur. 

Changgan. 

Changhing. 

Changhoa. 

Changkieu. 

Changlo. 

Changly. 

Changming. 

Changning. 

Changping, 

Changpu. 

Changrai. 

Changré. 

Changuu. 

Changxa. 

Changzan. 

Changxo. 

Changy. 

Changyang. 

Changye. 

Changyn. 

Changy uen. 

Chanièrcs. 

Chanlatce. 

Channe. 

Channetcil. 

Channfî. 

Chanoton. 

Chanoine. 

Chanoine lie. 

Chanoinie. 

Chanole. 

Chanonat. 

Chanonry. 

Changue. 

C h an féaux. 

Chanfou. 

Chanfonné , 

Chanfonner. 

Chanfonnettc. 

Chmfonnier, 

C h an fan nier e; 

Chant. 

Chantaboun. 

Chantant, ante. 

Chantaunay. 

Chameau. 



ée. 



Cbintel. 
ChaoteUge. 

Chantclla. 

Chantel-k-Cbim. 

Chantcment. 

Chantcnay. 

Chantepleurctf^ 

Chanter. 

Chanterel. 

ChantercHci 

Chantères. 

Chanteur. 

ChanteuTc. 

Chantcufc-lcBoBT^ 

Chanteyrac. 

Chantier. 

Chancignole. 

Chantilly. 

Chantoflé. 

Chantourné. 

Chantourné, ée. 

Chantourner. 

Chantre. 

Chantreric- 

Chantrigné* 

Chanvre. 

Chanvrier. 

Chao. 

Chaochuu. 

Chaoching. 

Chaogcn. 

Chaonoa. 

Chaoking. 

Chaomantie. 

Chaonie. 

Ckaoping. 

Chaos. 

Chaounex. 

Chaource. 

Chaouilier. 

Chaoury. 

Chaoyang. 

Chaoynen. 

Chape. 

Chape. 

Chapeau. 

Chapeau- Corno. 

Chapeau-Roagc. 

Chape! . 

Chapelain. 

Chapelé, ée. 

Chapelcr. 

Cha;.clct. 

Chapelier. 

Chape! cre. 

Chapelle. 

Cliapellc d'Aligny. 

Chapelle d'Angi- 

lon. 
Chapelle* aux-Plaa^ 

chcs. 
ChapcUc-dcs-Pots. 
Chapelle- du-Boïit 
Cbapcllc-Moche. 
Chapellenie. 



T A B L i: 



Raifoucl». 

Saine-Aubin. 
Sainc-Mcf» 

$aint-Remi. 
Tailicfer. 



né, ic. 

mer. 



:. éc. 



é, ée. 
cr. 

:r. 

ne. 
us. 

:r. 



le. 

aniens. 

I. 

a. 

cis. 

on. 

îé , ic. 

nnéc. 

mcT, 

inier. 

mière. 

lillé, ée. 

liller. 

las. 



né. 

é , éc. 
er. 
icr. 
icrc. 



a. 

aal. 

nné , ée. 

mer. 

mcrer. 

mette» 



Chareil. 

Charenflat. 

Charente. 

Charenton. 

Charge. 

Chargé. 

Chargé, éc. 

Chargement. 

Chargeoir. 

Charger, 

Chargeur. 

Ch.irgeurc. 

Charia. 

Chanage. 

Charidotes. 

Charié, éc. 

Charier. 

Chariner. 

Chariot. 

ChariHes. 

Charifleries. 

Chariihcaires. 

Chariftics. 

Charitable. 

Charitablement. 

Charitatif. 

Charité. 

Charités. 

Charivari. 

Charlatan. 

Charlatané , ée. 

CharJatanerie. 

Charlatanifme. 

Charlemagne. 

Charlcmefnil. 

Charlcmont. 

CharJeroi. 

Charles. 

Charlcs-Tovrn. 

Charlèval. 

Charleville. 

Charlieu. 

Charmant, ante. 

Charmant Juillaqaet. 

Charme. 

Charmé j ée. 

CharmegnerefTe. 

Charmer. 

Charmes. 

Charmie. 

Charmille. 

Charmoie. 

Charnage. 

Charnaiere. 

CharnaJitc. 

Charne-Ernée. 

Charnel, elle. 

Charnellement. 

Charneux, cufc. 

Charnier. 

Charnière. 

Charnifay. 

Charnon. 

Charnu , uc. 



Charnure. 

Charogne/' 

Charollc^. 

Charolles. 

Charoloisi 

Charon. 

Charops. 

Charofticr. 

Charpente. 

Charpenté , éc. 

Charpentes 

Charpcnteric. 

Charpentier. 

Charpie. 

Charpincr. 

Charpir. 

Charran. 

Charréc. 

Charret. 

Charretée. 

Charretier. 

Charretière. 

Charrette. 

Charrier. 

Charroi. 

Charron. 

Charronage. 

Charroft. 

Charroux. 

Charruage. 

Charruç. 

Charruyere. 

Charrta. 

Chartan. 

Charte Partie. 

Charterier. 

Chartie. 

Chartil. 

Charton. 

Chartophylax. 

Chanrain. 

Chartre ou Charte. 

Chartres. 

Chartre fur le 

Loir. 
Chartreufe. 
Chartreufes. 
Chartreuve. 
Chartreux. 
Chartrier. 
Chartrimc. 
Charybde. 
Chas. 
Chafal. 
Chaflis. 
Chaflon. 

Chafnadar Agafî. 
Chafnadar Bachi. 
Chafoda Baciii. 
Chafphora. 
Chatiàgne. 
Cha/Tagny, 
Cha/ïaB. 
ChàSc. 



ÏO5 



Cha(re. 

ChafTévA?. 

ChafTe-bofTe. 

Chaffc-coufîn. 

Chafîe-Heuréc. 

Cha/Tcignes. 

Cha/Telas. 

Cha/Telay. 

ChafTcIer. 

ChafTe-Maréc. 

Chaffcneuil. 

Chafïe Poignée. 

Chaflc Pointe. 

ChafTe Pommeau. 

Charter. 

ChafTcranderîe. 

Chaflcrcifc. 

Chnlîc Rivet. 

ChafTflac. 

Chalfette. 

Chadcur. 

Chatrcufe. 

Chafïle. 

Chaflîeux , eufe. 

Chaffîllé. 

Chaflîpole. 

Chadipote. 

Chadîpolerie. 

Chaffis. 

ChaiFoire. 

ChafTots. 

Chafte. 

Chaflclaine. 

Chaflemcnt. 

Chafleté. 

Chadais. 

Chaftre. 

Chaftri. 

Chafuble. 

Chafublier. 

Chat. 

Châtaigne. 

Châtaigneraie. 

Châtaigner. 

Châtain. 

Châî^eau. 

Château -Briand. 

Château- Chinon. 

Château du Loir* 

Château-Dien. 

Chateau-Garnier. 

Château- Girond. 

Château-Gontier. 

Château -Landon. 

Château Lin. 

Château- Meillan t. 

Château- Neuf. 

Château- Poinfàc. 

Chiiccaii-Porticn, 

Chiteau-Rcgnard, 

ChâEcau-Rcnard. 

Château- Renaud. 

Chartau*Roux, 

f l^jifau-Saïins. 

Cbitcau-Thicrry. 



304 

Chateaa-Vilain. 

Chaceicneraye. 

Chitclf 

Châcclain. 

ChaccUir. 

Chatclard. 

Chai clé» ëc. 

Châcelec. 

Cbacclevanc. 

Chacelters. 

Chaccllain. 

Cbâccileoie. 

Chacellcraulc. 

Chatd fur MofcUc. 

Chatclus. 

Cbaccnay. 

Chacham. 

Chac-Huant. 

Chatib. 

Cbâcié 9 ée. 

Cbâtier. 

Cbacierc. 

Cbatigan. 

Cbatienonvillc. 

Cbanllon. 

Chatillon d'Azcgucs. 

CbaciUoQ-dc Pcf- 
cairc. 

CbaciiloQ le Châ- 
teau. 

Cbatillon-lcz-Dom- 
bcs. 

Cbacillon-fur Indre. 

Cbatillon-fur Loing. 

rbatillon-fur Loitc. 

Chatillon -fur -Mar- 
ne. 

Cbaûlloa-fur-Scine. 

Cbâcimcnc. 

Chatou. 

Cbatouillé , éc. 

Chatouillement. 

Chatouiller. 

Chatouilleux , eufe. 

CHatoyànte» 

Cbatpard. 

Chair acbarta. 

Châtre. 

Châtré , éc. 

Châtrer^ 

Châtres. 

Cbâcrcnr. 

Chatte. 

Chatte. 

Chattcmite. 

Cbattcr. 

Chttzcn. 

Chau. 

Chavagne. ^ 

Chavaigucs. 

Chavalcr. 

Chavanay. 

Chavarigtes. 

ChauccrmcDte. 



TABLE. 



Chtoché* 

Cnauchière. 

Chaud» ande. 

Chaudeau. 

Chaudefonr. 

Chaudemenc. 

ChaudcpilTc. 

Chauderée. 

Cbauderet. 

Chaudes- Aiguës. 

Chaudière. 

Cbaudrclas. 

Chaudron. 

Chiiudronnée, 

Chaudronnerie* 

Chaud ton nier. 

Ciiaudronnicrt. 

Chaufnys. 

Cbavcr. 

Chavez. 

Chauf. 

Cbaufaillcs. 

Chauffage. 

Chauffa uder. 

Chauffe 

Chauffé . éc. 

ChauJte chcniifç. 

Chaaff^-ciic. 

Chatittcr. 

Cliaurtcrcttc- 

Chaufferic. 

Chauffoir. 

Chauftour. 

Chauffurc. 

Chaufour. 

Chaufournier. 

Chavict. 

Chaul. 

Chaule. 

Chaulé , éc. 

Chauler. 

Chaulieu. 

Chaulncs. 

Chaume. 

Chaume, éc. 

Chaumer. 

Chaumes. 

Chaumière. 

Chaumine. 

Chaumont. 

Chaumonplet. 

Chaumuday. 

Chaunay. 

Chauny. 

Chavonis. 

Chavrciage. 

Chaus. 

Chaufcy. 

Chaufoir. 

Chauffant y ante. 

Chauffe. 

Chauffé , éc. 

Chauffée. 

Chauffe-pied. 

Chauffer. 



Chauflerre. 

Chauiïes. 

ChaoiTecier. 

Chauflc-crape. 

Chauffecte. 

Chaudie. 

Chauflin. 

Cbauilon. 

Cbauiiure. 

Chauffy. 

Chauve. 

Chauveau. 

Chauve- fouris. 

Chauvi. 

Chauvigny. 

Chauvir. 

Chaux. 

Chay. 

Chayanta. 

Chayé. 

Chay ère. 

Chaylar. 

Chazé-Hcnri. 

Chazelles. 

Chazé-fur-Argo$. 

Chazey. 

Chazinzaricns. 

Chéablc. 

Chéance. 

Chéannc. 

Chéante. 

Chcbck. 

Cheberchin. 

Chéco. 

Chccq. 

Chécuan. 

Chedabouâou. 

Chedigny. 

Chef. 

Chefau. 

Chcf-Boutonnc. 

Chcfd'œuvrc. 

Chcfccicr. 

Cheffer. 

ChcfMcz. 

Chefvctaine. 

Chcgos. 

Chcgros. 

Chehery. 

Chcinceric. 

Cheita-Bund. 

Chekao. 

Chckiang. 

Chcki-fcrai. 

Chclcvalet. 

Chelezzi. 

Chcli. 

Chclicic. 

Chelidoine. 

Chelles. 

Chclm. 

Chclmcr. 

Chelmcsford. 

Chelmon. 

Chclo. 



Chdone. , 
Chelonophageii 
Chelva. 
Chema. 

Chemage. 

Chemazé. 

Cheœbalir« 

Chcmbcl. 

Chémé. 

Cbcmelicf. 

Chcmcr. 

Chémerage. 

Chemeré lo-RoL 

Chcmicr. 

Chemillé. 

Chemin. 

Cheminais. 

Cncminc. 

Cheminé. 

Cheminée. 

Cheminer. 

Cheminou. 

Chcmiré. 

Chcmifc. 

Chemifetce* 

Chcmmis. 

Chemo(is. 

Chen. 

Chenac. 

Chenage. 

Chênaie. 

Cbenail. 

Chenal. 

Chenapan. 

Chenay. 

Chêne. 

Chéneau. 

Chcncbrun. 

Chcncl. 

Chcner. 

Cbcncrailles. 

Chenet. 

Chcnevas- 

Chenevicrc. 

Chêne vis. 

Chenevotcc. 

Cbencvotié. 

Chencvotter. 

Cheneviau. 

Chencx. 

Chenicc. 

Chenil. 

ChcDilIc. 

Chcnoiiceaux. 

Chenu , uc. 

Cheoitc. 

Cbcpagc. 

Chcpcrio ou Chcpu» 

Chepier. 

Chcpniercs. 

Chepo. 

Chcpftovr. 

Cheptel. 

Chcpcelier. 





Chefter. 




Cherfterfield. 


u 


Chcftis. 




Chctif , îvc. 




Chétivotfon. 




Checivemenc. 




Chccron. 




Chcvagc. 


11. 


Chcvagicr. 


, 


Chevaigne. 




Cheval. 


I. 


Chevaléc. 


iérc. 


Chevalement. 


g. 


Chevaler. 




Chevalerie. 


m Ccrce. 


Chevalcroc. 


^c. 


Çhevalcr. 


iche. 


Chevalcureux. 




Chevalier. 




Chevalière. 


r. 


Chevaline. 


!c».. 


Chevance. 




Chevane.. 




Chevaton. 


iC. 


Chevauchée. 


Chevauche 


r. 


Chevauchcur. 




Chcvauchurc. 




Chcvau-Lcgcri 


• 


Chevé , ée. 




Chevc caguc. 
Cheve caille. 


es. 




Chevccc. 




Chevr.cel. 




Cheveceric. 




Chevêche. 


r. 


Chevecier. 


ac. 


Çhevedage. 




Chcvelé , éc. 




Cheveleux. 


c« 


Chevelu, ue. 




Chevelure. 


. 


Chevelus. 


VIolle. 


Chevcrfeul. 




Chevet. 


t. 


Chevctain , Chefc- 




raine. 


e. 


Chevccre. 


, 


Cheveu. 




Cheville. 




Chevillé, éc. 




Cheviller. 


e. 


Chevillette, 




Chevillots. 




Chevir. 


c. 


Cheviré., 




Chevifance. 


s* 


Chcviflant. 




Chèvre. 




Chevreau. 




Chèvrefeuille. 




Chcvre-pied. 




Chevers. 


r-Bachi. 


Chevrette. 




ChcviCttil* 


Fomc XX 2 


r. 



TABLE. 

Chevreufe. 

Chevriéres. 

Chevrillard. 

Chevron. 

Chevroné , éc. 

Chevrotage. 

Chevroté , éc. 

Chevrotement. 

Chevroter. 

Chcvrotin. 

Chevrotine. 

Cheux. 

Cheuxan.* 

Cheytepoar. 

Chez. 

Chezal-Bcnoît. 

Chezé. 

Chezery. 

Chezy. 

Chia. 

Chiamettan. 

Chiana. 

Chiaoux. 

Chiarapa. 

Chiapa. 

Chiapa de - los - In- 

dios. 
Chiapa el-Real. 
Chiarvatar. 
Chiafcio. 
Chiafle. 
Chiavari. 
Chiaveone. 
Chiboire. 
Chi-Brath. 
Chicabaat. 
Chicachas. 
Chicane. 
Chicané, ée« 
Chicaner. 
Chicanerie. 
Chicaneur. 
ChicaneoTc. 
Chicanier « ièrc. 
Chicas. 
Chiche. 
Chiche. 
Chichement. 
Chichefter. 
Chicheu. 
Chiquimeques. 
Chicon. 
ChicoracécA 
Chicorée. 
Chicot. 
Chicoté. 
Chicoter. 
Chicotin. 
Chié, ée. 
Chief. 

Chiefveuine. 
Chielefa. 
Chiemféc. 
Chien , cnae* 
ChicndcntA "^ 



. 305 

Chicnneflc. 

Chien-marin. 

Chienne. 

Chienne. 

Chienner. 

Chiento. 

Chier. 

Chierchainc* 

Chiere. 

Chiérement. 

Chiefa. 

Chieii. 

Chietotolc 

Chieur. 

Chicufc 

Chifale. 

Chifte. 

Chiffon. 

Chiffonné , ée. 

Chiffonner. 

Chiffbnier « ièrc» 

Chiffre. 

Chiffré, éc. 

Chiffrer. 

Chiffreur. 

ChignoUc 

Chignon. 

Chihiri. 

Chikenic. 

Chilao. 

Chilcoquipaltotottil 

Chili. 

Chiliadc. 

Chilarquc. 

Chiliaues. 

Chiliogone. 

Chiliombc. 

Chillac. 

Chillan. 

Chillas. 

Chilleur. 

Chilimnar. 

Chiloé. 

Chilongo. 

Chilpeiagaa* 

Chilterpin. 

Chiltotolt. 

Chimay. 

Chime. 

Chimcra. 

Chimère. 

Chimeriott. 

Chimérique. 

Chimie. 

Chimiaue. 

Chimiftc. 

Chin. 

China. 

Chincelier. 

Chincheu. 

Chinchilla. 

Chinchintalas* 

Chincilla. 

Chine. 



30^ 

Chiner. 

Chiofreneau. 

Chingan. 

Chingle. 

Chingrico. 

Chingtu. 

Chingulais. 

Chineyang. 

Chinkiang. 

Chinnan, 

Chinning. 

Chinois , oifc. 

Chinon. 

Chinqué. 

Chinquer. 

Chine. 

Chincal. 

Chincing. 

Chiny. 

Chinivcn. 

Chio. 

Chiotyidar» 

Chics. 

Chiourlic. 

Chioutme. 

Chiozza. 

Chipoté. 

Chipo cr. 

Chipoticr, ièrc 

Chip^agc 

Chippc. 

Chjppé <e. 

^ntppcoham. 

Chippcr, 

Chiprouas. 

Chique. 

Chiquenaude. 

Chiquer. 

Chiqueté , éc. 

Chiquecer. 

Chiquito» 

Chira. 

Chiragrc. 

Chirat. 

Chirer. 

Chiribiquois. 

Chiriguanis. 

Çhirimoya. 

Chiriphe. 

Chiriqui. 

Chiris. 

Chirifonda. 

Chirice. 

Chirographaire. 

Chiîomancie. 

Chiromancien. 

Chiron. 

Chirona. 

Ch ronicn. 

Chironomic. 

Cbiroponies. 

Chiropoionie. 

Chirvan. 

Chirurgical , aie. 



TABLE. 



Chirurgie. 
Chirurgien 
Chirurgique. 
Chifel. 
Chifoinr. 
Chiropoii. 
ChifrAno. 
ChifTay. 
Chiffeau TAleu. 
Chifte. 
Chiftira. 
Chites. 
Chicome. 
Chitone. 
Chicor. 
Chitpour. 
Chicro. 
Chitry. 
Chitfc. 
Chivas. 
Chiyerny. 
Chiure. 
Chiufa. 
Chiufî. 
Chiutaye. 
Chizé. 
Chiamydé. 
Chlamidion. 
Chicnc. 
ChJo'xcs. 
Chloris. 
Chlorofe. 
Chmielnick 
Choaifie. 
Choana. 
Chobalc. 
Choc. 

Chochopitli. 
Chocolar. 
Chocolatière. 
Chocolococa. 
Choconaca. 
Choczin. 
Choé« Chouc. 
Choéniz. 
Choéradcs. 
Choès. 
Chœur. 
Chognitz. 
Chofandafa. 
Choince. 
^ Choir. 
Choifi, ic. 
Choifi. 

Choifîen Brie. 
Choi(î-Ic-Roi. 
Choifir. 
Choifon. 
Choift. 
Choix. 
ChoIal'Mîuc. 
Cholbcuna. 
Choledrographie. 
Chqledologie. 
Cholédoque. 



Cholcramorbus. 

Cholet. 

Cholimma. 

Cholle. 

Cholraadara. 

Cholmkill. 

Cholua. 

Choluata. 

Cholnla. 

Chôma. 

Chômable. 

Chômagr. 

Chomara. 

Chomijais. 

Chombcllay. 

Chômé , ce. 

Chomcllis. 

Chômer. 

Chonad. 

Chondrille. 

Chondrogloflc. 

Chondrographie. 

Chondrologie. 

Chondrocomie. 

Chone. 

Chonin. 

Chopade. 

Chopin. 

Chopine. 

Chopiné. 

Chopiner. 

Choppé. 

Choppet. 

Choquant 4 ante. 

Choque. 

Choqué , 

Choquer. 

Chorage. 

Choraule. 

Chordapfat. 

Chordiraza. 

Choréc. 

Chorege. 

Chorégraphie. 

Chorévéqae. 

Chorces. 

Chorial. 

Choriambe. 

Chorion. 

Choride. 

Chorobate. 

Chorographte. 

C horographique. 

Choroïde. 

Chorfa. 

Chorun. 

Chorus, 

Cbofe. 

Chofer* 

ChofTy. 

Chot. 

Choticr. 

Chou. 

Chouacouet. 

Chouan. 



ée. 



Choiiets. 
Chooecce» 
Choug. 
ChooQuet* 
[ Chouncr. 
' Chouftacks. 
Chouzé. 
Chouzi. 
Chozan. 
Choyé, ée. 
Choyer. 
Choyne. ^ 
Choys. 
Chrême. 
Chrémeau. 
Chrefes ou Chrefib 
Chrétien » enne. 
Chrériennemcot. 
Chrétienté, 
Chric. 
Chrifmal. 
Chrifniadon> 
Chrift. 
Ghriftbourg. 
Chrift Churcbu 
Chiiflcmafiûç» 
Chridian. 
Chrifliana, 

C h r i fl i a n oc a tcgof t** 

Chrillianopk. 

Chriftianprciî. I 

Chriflian-Sand* 

Chriftïanftadt, 

Chrifttnc* 

Chnfline-Htiiui- 

Chriftolytes. 

CJ\fiÛQmaguej> 

Chriftophc. 

Chrodor. 

Chromatique. 

Chronies. 

Chronique* 

Chronique. 

Chroniqueur. 

Chronogramae. 

Chronographe. 

Chronologie. 

Ciirouologîquc, 

ChronuJogiltc» 

Chronolo^ue. 

ChcoBomctrc, 

Chronofcope* 

Chrudim. 

Chrudimka. 

Chryfa. 

Chryfalide. 

Chryfalfcc* 

C h ry fam mon î tCi 

C h ry fa Q c hem u m*. 

Chryfaor. 

Chryfargyrc. 

Chryfafpides. 

Chryfc. 

Ckiyfcis. 



T A B t E, 



307 



Lie. 



Chu- 



Cf. 



Chylificacioa* 

Chylofe. 

Chyme. 

Chymie. 

Chymo(è. 

Chyngle. 

Chypre. 

Chyprioct ou Cy^* 

priocs. 
Chytrés. 
Chycrinda. 
Chzepreg. 
Ci. 

Ciacis. 
Ciais. 
Cialis. 
Ciampa. 
Ciandu. 
Cianganicns. 
Ciangli. 
Cian^lo. 
Ciarciam. 
Cibao. 
Cibaadière. 
Ciberis. 
Ciboire. 
Cibola. 
Ciboule. 
Ciboulette. 
Cibundoi* 
Cibyra. 
Cicabo. 
Cicatrice. 
Cicatrifans» 
Cicatrifé, éc* 
Cicatrifer. 
Ciccola. 
Cicero. 
Cicerole. 
Ciccron. 
Cicérone. 
Cicindéle. 
Cidamen. 
Ciclut. 
Cicutaire. 
Cid. 

Cidambaran. 
Cidaris. 
Cidayc. 
Cidre. 
Cicca. 
Ciechanov, 
Ciecie-ete. 
Ciel. 
Cicme. 
Cicre. 
Cierge. 
Cicrquiert 



Ciers. 


Cinéraire. 


Cicrvc. 


Cinération. 


Cieux. 


Cinetmique* 


Ciez. 

Cigale. 

Cigarros. 

Cignani. 


Chiogcheu» 
Cinglage. 
Cinglé, éc 


Cigogne. 
CigoUoic Civoli. 


Cmgler. 
Cingoiù 


Ciguatco. 


Cinmg. 
Cinna. 


Cinname. 


Cilendros. 


Cinnamome. 


Ciliaire. 


Cinning. 


Cilice. 


Cinolis. 


Cilicie* 


Cinq. 


Cilicieos. 


Cinq haitièmeSi; 


Cilié, ée. 


Cinqmars. 


Cilix. 


Cinq Porcs. 


Cilla. 


Cinquain. 


Cillé, ée. 


Cinquantaine. 


Cillcmentt 


Cinquante. 


Ciller. 


Cinquancenier. 


Cillcy. 


Cinquantième. 


Cilina. 


Cinq quarts. 


Ciinabué. 


Cinqucneile. 


Cimalaite. 


Cinquième. 


Cirobchas. • 
Cimboul. 


CinauièmcmenC 
Cincnia. 


Cimbres. 


Ci n tien. 


Cime. 


Cintra. 


Ciment. 


Cintrage» 


Cimenté, ée. 


Cintré. 


Cimenter. 


Cintrer. 


Cimeterre. 


Cinzia. 


Cimetière. 


Cinyras. 


Cimetra. 


Cinyria. 


Cimier. 


Cioking. 


Cimeriens. 


Cion. 


Cimmeris* 


Cios. 


Cimolia. 


Ciout. 


Cimolie. 


Cioule. 


Cimon. 


Ciouuc 


Cimoflê. 


Cipipa. 


Cimpa. 


Cipollini. 


Cina. 


Cippe. 


Cinabre. 


Cippurias. 


Cinaloa. 


Ciques. 


Cinan. 


Cirage. 
Ciran. 


Cinca. 


Cince. 
Cincenelle. 


Cirangapetsas; 
Cyranlalactc. 


Cincheu. 


Cirât. 


Cincinnatus. 


CircaflesotfCisCiu 


Ciodia. 


fiens. 


Cindiade. 


Circaffie» 


Cindré. 


Circé. 


Cia^&âioa* 


Giccéc. 



QqîJ 



•3o« 



TOME SIXIÈME. 



V^ Ircomcbllions. 

Circoncire. 

Circoncifîon. 

Circonférence. 

Circonâéze. 

Ctrconlocation. 

Circonpolaire. 

Circonfcription. 

Circonfcrirc. 

Circonfcrir , itc. 

Circonfpcf^ , cdlc. 

CirconCpc^ion. 

Circonftance. 

Circonftanciéy ée. 

Circonflancier. 

Circonvallation. 

Circonvenir. 

Circonvention. 

Circonvenu , ue. 

Circonvoifîn , ine. 

Circ9nvoluti(9Q. 

Circuir. 

Circuit. 

Circulaire. 

CirculairemcDt. 

Circulation. 

Circulatoire. 

Circulé , ée. 

Circuler. 

Circumambianti 

Circuminceffion. 

Cire. 

Ciré , ée. 

Cirencides» ' 

Cireaza. 

Cher. 

Cires. 

Cirez.. 

Ciri-Apoa. 

Cirier. 

Cirigt. 

Cirimanage. 

Ciro. 

Cifoëne. ^ 

Ciro-Ferri. 

Ciron. 

Cirphis. 

Cirque. 

Cirquinçon. 

Cirrha. 

Cirfakas. 

Cirfocclc. 

Cirra. 

Cirure. 

Cis, Cift. 



Cifa. 


Gtron. 


Cifaillé, ée. 


Citronnât. 


Cifailler. 


Citronné, ée. 
Citronnelle. 


Cifailles. 


Cifalpinj ine. 


Citronnier. 


Cifamus. 


Citrouille. 


€iTeau. 


Cittadclla. 


Cifèaux. 


Citta dclla Pieve. 


Cifcl. 


Citu del Sole. 


Cifclé, ée. 


Citta di Caftello. 


Cifcler. 


Citta Nuora. 


Cifcfct. 


Civade. 


Cifclcur. 


Civadière. 


Cifclurc. 


Ciudad de las Pal- 


Cisiurane. 


mas. 


Cilmar. 


Ciudad de los Reyes. 


Cifmone. 


Ciudad Real. 


Cifmontaio, aine. 


Ciudad Rodrigo. 


Cifnc. 


Cive. 


Cifoiv. 


Civeda ou Civita. 


Cifon. 


Civelle. 


CifTc. 


Civencheu. 


CifTitc. 


Civcrage. 


Ciflbïde. 


Cives. 


CifTotomies. 


Civet. * 


Cifte. 


Civette. 


Ciflcaux. 


Cividal di Friuliv 


Ci(lercieu,..cnne. 


Civière. 


Ciftcrne. 


Civil, ile. 


Cifthene. 


Civilement. 


Ciftique. 


Civilifé , éc* 


Ciftophore. 


Civilifer. 


Cilhc. 


Civilité. 


Citadtlla, 


Civique. 


Citadelle. 


Civita Caflellana. 


Citadin , ine. 


Civitta della-Pieve. 


Citadinage. 


Civita de Cafcia. 


Citation. 
Cité. 
Cité , ée. 


Civita diPenna. 


Civita di Sant-An- 


Cîtcaux. 
Citer. 


gclo. 
Civiu Ducale. 


Citéricar , cure. 


Civita Lavinia. 


Citerne. 


Civita Nuova. 


CiterneaUv 


Civitare. 


Cithare. 


Civiu Reale. 


Cithariflique. 


Civita Vecchia; 


Cithibcb. 


Civitella. 


Cithira. 


Civoli. 


Citicn. 


Civray. 


Citife. 


Cius. 


Citli. 


Cizc. 


Citoyen. 


Ckreicfc. 


Citoyenne. 


Ckreichgov. 
Clabaud. 


Citraro. 


Citrin » ine. 





Clabaudé. 

Clabauder. 

Clabauderie. 

CUbaudcar « cii(c. 

Clacas. 

Clacelier * Clftclie* 

lier. 
Clacerièrc. 
Clackmannan. 
Cladotertes» 
Ciagenfurc. 
Claie. 
Claimer. 
Clain. 

Clair» claire. 
Claira. 
Clairan. 
Clairaogae. 
Claire. 
Claire. 
Clairée. 
Ciaire-étofiè. 
Clairc-Foncaioe^ 
Clairement. 
Clairer. 
Clairet, ette. 
Clairets. 
Claire*Voie. 
Clairfaiz. 
Clairière. 
Clairmarait%- 
Clairmont. 
Clairon. 
Claicruiflêl. 
Ciairfemé « ée. 
Clairvauz. 
Clairvoyance. 
Clairvoyants ante*. 
Claife. 
Clam. 
Clamable. 
Clamant. 
Clame. 
Clamecy. 
Clamer. 
Clameii. 
Clameur. 
Clameufe^ 
Clamour. 
Clamp. 
Clamponnieii 
Clamz. 
Clan. 

Clanchinottepca 
Clanculaires. 
Clandeftia, ine» 
Clandeftinc» 



TA BLE. 



leftioement. 

leftiaicé. 

rilliam, . 

t. 

t îc 

er. 

r. 

IC 

lé. 

lebois. 

ledenr. 

icmcBt. 

icmuré, ée. 

lemnret. 

icoreille» 

ler. 

• 

oce. 

ncieaz. 

odoQ. 

nioa. 

quet. 

m, 

Scation. 

M,éc. 

îer, 

)e. 

lé. éc. 

lettc 

fcs. 

imat. 

ime. 



•Diciu 
u. 

ae. 



5C. 

Thuriiu 

iniftes. 
*4itioa. 

ipolis. 

I. 
n. 

>llcs* 
.éc. 

le. 



C!aufe. 
ClaoTen. 
Claufen Boarg. 
Claufion. 
Claufoir. 
Clauftral. aie. 
Clavus. 
Ciay. 

Clayc. 

Clayon. 

Clayonnage. 

Clazomène. 

Cléché . ée. 

Clccy. 

Clédonifme. 

Clef. 

Cleïdomancie. 

Clématite. 

Clémence. 

Clément. 

Clément, ente. 

Clémencin. 

Clémentines. 

Clemont.^ 

Clcmouu. 

CléobienSc 

Cleone. 

Cléopatre. 

Clepftambe. 

Clepfydre. 

Clcr. 

CIcrac. 

Cléragre. 

Clerc. 

Clercelier. 

Clcrcmenc. 

Clergadre. 

Clergé. 

ClergefTe ou Clerge- 

rcue. 
Clergie. 

Clergon , Clerjon. 
Clérical , aie. 
Cléricalemenk 
Cléricature. 
Clermont. 
Clermont Argonne. 
Cléromancie. 
Cléry. 

Clés ou Clées. 
Clefide. 
Cleves. 
Clibanaires. 
Clicorgue. 
Client^, ente. 
Clientèle. 
Cligné. 
Clignement. 
Cligne-mofetce» 
Cligner. 
Clignoté. 
Clignotemcnr. 
Clignoter. 
Climat. 



Climatériqac. 

Climafetcc. 

Clin. 

Chncart. 

Cliache. 

Clingenavp^ 

Clinique. 

Cltneïdes. 

Clinopodium* 

Clinquant. 

Cliniter. 

Clic. 

Clion. 

Cljpct. 

Clipon. 

Cliquait. 

Clique. 

Cliquer. 

Cliquet. 

Cliqueté. 

Cliqueter. 

Cliquetis» 

Cliquette. 

CUilé. ée. 

ClifTon. 

Cliftrer. 

Clitée. 

Clitoris. 

Clicumno. 

Clitus. 

Clivé, ée. 

Cliver. 

Cloaciae. 

Cloaque. 

Clocento. 

Cloche. 

Cloché. 

Clecheman. 

Clochepied. 

Clocher. 

Clocher-Chinois. 

Clochene. 

Clodia. 

Clodiana. 

Clodion. 

Clodenes. 

Cloficher. 

ClofVs ou Clofiif. 

Clogher. 

Clois. 

Cloifbn. 

Cloifonnage. 

Cloître. 

Cloitré. ée.^ 

Cloitrer. 

Goitrier. 

Cloney. 

Clonfart ou Clon- 

fert. 
ClonifTc. 
Clonmell. 
Clop. 
Clopcur. 
ClopiihClopaoc 



509 



Clopiné. 

Clopiner. 

Cloporte. 

Clopoteufe. 

Cloque. 

Clorre. 

Clos. 

Clofcau. 

Cloferic. 

Clofcts. 

Clofier. 

ClofTé, 

Cloflement. 

Cloffer. 

Clocaire. 

Clocho. 

Clotte. 

Clôture. 

Clou. 

Cloucourde. 

Cloué, ée. 

Clouer. 

Cloucre. 

Clouer. 

Clouïére. 

Clovio. 

Clovis. 

Cloufeaux. 

Clouté, ée. 

Clouter. 

Clouterie. 

Cloutier. 

Clouva. 

Clouviére. 

Cloye. 

Cluaca. 

Cluana. 

Cluentia. 

Clunden. 

Clunia. 

Cluny. 

Clopea. 

Clafe. 

Clufon. 

Cluflrianns» 

Cluftumina» 

Clut. 

Ckyd. 

aoydefdale. 

Cluys deflos» 

Clyméne. 

Clypéiforme. 

Clylma. 

Clyffus. 

Clyftère. 

Clytemneftrc. 

Clytie. 

Clytios. 

Cnacale(uL 

Caagia. 

Cnapcoeq» 

CnauTon. 

Cneph. 

Ciûdc 



3ÏO 

Cnidiennc« 

Cnuphis. 

Co. 

Coa. 

Coaccufc. 

Coack. 

Coad^if « ive. 

Coa^ion. 

Coadjuteur. 

Coadjutorerie. 

Ck>adjutricc. 

Coagis. 

Coagulation. 

Coagulé, ée« 

Coaguler. 

Coagulum. 

CoaUle. 

Coaica. 

Coalemuf. 

Coalition. 

Coanca. 

Coango. 

Coanza. 

Coars. 

Coanicolacion. 

Coafe. 

Coafîé. 

CoafTemeBt. 

CoafTcr. 

Coatan. 

Coati. 

Coatias. 

Coba. 

Cobales. 

Cobalt. 

Cobban. 

Cobellt. 

Cobcs. 

Cobilaoa* 

Cobir. 

Cobit. 

(llobitc. 

Coblcntz. 

Coboaas. 

Cobourg. 

Cobourgcois. 

Cobrc. 

Cobrcr. 

Cobriflb. 

Cobrys* 

Cobter. 

Coca. 

Cocagne. 

Cocaingne. 

Cocarde. 

Cocatrc. 

Caccéianifmc. 

Coccéicns. 

Coccigicn, cnnc. 

Coccix. 

Cocclicc. 

Coche. 

Coché, éc. 

Cochées. 



TABLE. 



Cocheifii« 

Coche nillage. 

Cochenille. 

Cochenille, ée* 

Cocheniller. 

Cocher. 

Cochet. 

Cochevis. 

Cockile. 

Cochin. 

Cochtnchine. 

Cochiuchinois j oi(e. 

Cochines. 

Cochlcaria. 

Cochoir. 

Cochois. 

Cochon. 

Cochon d*Inde» 

Cochonné. 

Cochonnée. 

Cochonner. 

Cochonnerie. 

Cochonnet. 

Cockatoo. 

Cockien. 

Cockroach. 

Cocla. 

Coclols. 

Coco. 

Cocoehalt* 

Cocoi. 

Cocon* 

Cocos. 

Cocotier. 

Cococzou. 

Cocozdi. 

Cocréanciersr 

Cocos« 

Coé^ion. 

Cocu. 

Cocuage. 

Coculin. 

Cocyte. 

Codagapal. 

Coddura* 

Code. 

Codébiteurs. 

Codée imateur. 

Codétenteurs» 

Codi-Avanam. 

Codicillaire. 

Codicillant. 

Codicille. 

Codillc. 

Codogero. 

Codogno. 

Codonataire. 

Codonophore. 

Codrana. 

Codrio. 

Codroipo. 

Codropolis. 

Ccccale. 

CcrciU* 



Coecum. 

Coefficient. 

Coégal , aie. 

Cocgalité. 

Coelius. 

Ccrlona* 

Coelus' 

Coendao. 

Coè'ne. 

Coëque. 

Coercitif, ire. 

Coercition. 

Coesfeld. 

Coefnon. 

Cocflron. 

Coétat. 

Coéternel , elle. 

Coétcrnité. 

Coetmaloen* 

Coecauen. 

Coévequc. 

Coevorden* 

Cœur. 

Cœuvres. 

Coex. 

Coffila. 

Coffin. 

Coffiné^ ée. 

Coffineau. 

Coffiner. 

Coffre. 

Coffré , ée. 

Coffret. 

Coiïrecier. 

Coffidéjuflaur. 

Cogament. 

Cégende. 

Cogent. 

Cogmoria. 

Cognabaoda* 

Cognac. 

Cognafle. 

CogoalCer. 

Cognât. 

Cognation. 

Cognatique. 

Cogné , éc. - 

Cognée. 

Cogne-fétu* 

Cogner. 

Cogner. 

Cogneuz. 

Cogni. 

Cognomer. 

Cognoir. 

Cognon* 

Cogoil. 

Cogolin. 

Cogolla. 

Cogolkdo* 

Cohabitation. 

Cohabité. 

Cohabiter. 

Cohérence. 

Cohéritier» iéiCt 



GohJGoa. 
Cohi. 

Cobobàdoo* 
Cofaobé , ée. 
Cohobcr. 
Cohom. 
Cohortal. 
Cohorte. 
Cohuage. 
Cohue. 
Cohync 
Coi. 
Coiang. 
Coiauz* 
Coiemeat» 
Coier. 
Coiftè. 
Coiffé , ée« 
Coiffer. 
Coiffeur , eo& 
Coiffure. 
Coignages* 
Coigniers. 
Coimbte. 
Coin. < 

Coincidence. 
Coïncident t 
Coincidtr. 
Coincy. 
"Coindicans. 
Coint , ointe. 
Cointrt. 
Cointe. 
Cointeric« 
Cointie. 
Cointife. 
Coïon. 
CqJLonné , ée* 
Coïonner. 
Coïonnerie* 
Coire. 
Coifier. 
Coifonner. 
Coït. 
Coites. 
Coiufticiers. 
Coker. 
Cokermouth. 
Col. 
Cola. 

Colabrifme* 
Colachon. 
Colage. 
Colalto. 
Colao. 
Colarbafiens. 
Colarin. 
Colature» 
Colaure* 
Colberg. 
Colberr. 
Colbrocke. 
Colcaquahuicl. 
Coicheftcr. 
Colcbidc* 



« 


Coller. 


ladeclures. 


Coilcrage. 
Collerette. 




Collc-Saifidi. 




Collet. 




Çollctagc. 




Colleté , ée. 




Colleter. 


re. 


Collctct. 


orbust 


Colictcur. 




Collctin. 


- 


CoUéciqaef, 


s« 


Colleur. 




CoUibert. 




Collicge. 




Collier. 




Collicres. 




Colligé , ^e. 




Colliger. 




Collina. 


t. 


Colline. 




Collius. 




Collippo. 




Colliquatif , ive. 




Colliquatioo. 




Collilion. 


lillard. 


Collitigans. 
Colloca(ie. 




Collocation, 


ou 


CoUoguL 




Collonfa. 




Colloque. 




Colloque , éc 




Colloquer. 
CoUudé. 






Colluder. 


» les Vinca- 


Collurion. 




Collution. 




Collufoire. 


re. 


Collufoiremenc 


al, aie. 


Colluthiens. 


r. 


Collyre. 


. 


Collyridiens. 


, ivc. 


Colmar. 


, inc. 


Colmars. 


n. 


Colraenar. 


une, éc. 


Colmogorod. 


imcr» 


Coloe. 


u. 


Colo. 




Colobe. 


fc 


Coiobona. 


lire* 


Colochine. 


>• 


Colocza. 


if. 


Colodi. 


:ar. 


Coloé. 


f , ire. 


Cologenbar. 


on. 


Cologca. 


vexnent. 


Cologne. 


caire. 


Coloigne. 


, 


Colomb. 


al , aie. 


Colombage. 


IC. 


Colombaire. 


lOZ. 


Colomban. 


UIS. 


Colombara de Tre- 



paoï. 



TABLE. 

Colombe- 
Colombier. 
Colombin. 
Colombie , ioe. 
Colombo. 
Colomba. 
Colomcy. 
Colomicrs. 
Colomiez* 
Colon. 
Colonel. 
Colonges. 
Colonie. 
Colonna. 
Colonnade. 
Colonnaillet. 
Colonnaire. 
Colonoaifoiu 
Colonne. 
Colonzellcs. 
Colophane. 
Colophon. 
Coloquinte. 
Coloran. 
Colorant , antc. 
Coloration. 
Colorbafiens. 
Coloré, ée. 
Colorer. 
Colorié, ée. 
Colorier. 
Coloris. 
Colorifation. 
Colorifte. ' 
Colorites. 
Colorno. 
ColofTal, aie. 
ColorTe. 
Colo/Tes. 
Coloflîens. 
Coloftre. 
Colofvar. 
Colouri. 
Colportage. 
Colporté, ée» 
Colporter. 
Colporteur. 
Colraine. 
Colfa. 
Colti. 
Coluga. 
Columelle. 
Columna. 
Colure. 
Coluthea. 
Cols. 
Colybes. 
Colza. 
Coma. 
Comachio. 
Comagene. 
Comaoa. 
Comanie. 
Comano. 
Comans« 



Comarîa. 
Comaro. 
•Comarque. 
Comafque. 
Comateux, ea(è. 
Comba. 
Combat. 
Combattant. 
Combattu , ne. 
Combbird eu Peigné. 
Combe. 

Combe longue. 
Combien* 
Combinaifon. 
Combiné , ée. 
Combiner. 
Comblan. 
Comble. 
Comblé , ée. 
Combleau. 
Combler. 
Comblete* 
Combmartin. 
Combo. 
Combourg. 
Combourgeoit* 
Combrailles. 
Combrea. 
Combrée. 
Combrcr. 
Combrct. 
Combriere. 
Combrifement. 
Cofflb ronde. 
Combogé , éc, 
Combnger. 
Combuiteria. 
Combaftible. 
Corobuflion. 
Comché. 
Côme. 
Comédie. 
Comédien. 
Comenizze. 
Comcnolitari. 
Comeflation« 
Cometau. 
Comète. 
Comété, ée. 
Cométogtaphîe. 
Coméus. 
Comflenta. 
Comiac. 
Comice. 
Comines. 
Comingc. 
Comique. 
Comiqucmenr» 
Comirs. 
Comité. 
Comiié. 
Comitial. 
Comma. 
CoTin^nnd, 
Commandant» 



Comroaqde. 

Commandé , ée. . 

Commande menti 

Commander, 

Coramandcrio 

Commandeur- 

Commandife. 

Commandite. 

Commaûdo, 

Commany» 

Commafle. 

Comme- 

Comme* 

Co m m é mora iCon* 

Commémora df. 

Commémoration. 

Commençant , ante. 
Commencé . ée. 
Commencerocnc* 
Commence tp 
Corn me ndat aire* 
Commence. 
Coromcndcr, 
Commenfal. 
Commciinirabilité- 

Commcnrdrablcp 
CommciK. 
Commencairc- 
Comme QUteur* 
Commcûté , ée. 
Commenter. 
Commcqaicrs. 
Commet. 
Comme r^ab le-' 
Commerçait, antç. 
Commerce. 
Commercé. 
Commercer. 
Commcrcy. 
Commère. 
Commctugc. 
Commettant. 
Commettre. 
Comminatoire. 
Commines. 
Comminges. 
Commire. 
Commis. 
Commis , ifc. 
Commife. 
Commisération. 
Commit aire* 
Commtfllon. 
CommifTionnairc- 
Corn m i il o ire. 
Commiffure. 
Commhûmu^, 
Committîtur. 
Commodat. 
Commodacairc. 
Commode. 
Commodément- 
Commodité. 
Commotion* 



TABLE. 



Commué , ée. 

Commuer. . 

Commun , une. 

Commun âge. 

CommunâiroA* 

Communal aie. 

Commtmalemenr, 

Communaliftc. 

Communauté. 

Communautier. 

Conimunaux. 

Commune. 

CommuncL 

Communément* 

Communicable, 

Commtmicans. 

Commun! catif, ive* 

Corn mu ni cation - 

Communié, ée. 

Communier. 

Communion. - 

Communiqué , ée. 

Communiquer. 

Communieatif , iyt. 

Commutation. 

ComnçQc 

Comoûonava, 

Comore. 

Comorin. 

Comorrc. 

Compad. 

Compare. 

compacité. 

Compagne. 

Compagnie. 

Compagnon. 

Compagnonagc, 

Compaigner. 

Compain. 

Compan. 

Comparable. 

Comparajïcr, 

Compara î fan. 

Comparant , antc. 

Comparatif* ive. 

Comparativement. 

Comparé , éc. 

Comparcncc. 

Compatcr. 

Compares. 

Comparoir. 

Comparaître. 

Comparfc. 

Compartiment. 

Comparrir. 

Compartitcur 



Comparution. 

Compas. 

Cortipaiic j ée. 

CompafTtmeftc, 

Compafrcr. 

Compaflîon. 

Compatible. 

Compatibilité. 



Compati fTanr^ ante. 

Compatrtotep 

Compcndium. 

Compcnfaiîon* 

Compenfé , ée. 

Compcnfcr. 

Comperage. 

Compère. 

Compcrrc. 

Comperfonnier. 

Compcs. 

Compétant, ante. 

Compétcmmcnt. 

Compétence. 

Compétcr. 

Compétiteur. 

Corapcyre. 

Compiano. 

Compiègne. 

Compieng. 

Compilateur. 

Compilation. 

Compilé , ée. 

Compiler. 

Compiler. 

Compitalet. 

Complaignant > ante. 

Complainte. 

Complaire. 

Complaifance. 

Complaifant* ante. 

Complant. 

Complantcrîe. 

Compîcmcnti 

Complet , etc. 

Complété , éc- 

Compléccmeot. 

Compléter. 

Complexion. 

Complexionné , ée. 

Complexus. 

Complication. 

Complice. 

Complicité.^ 

Complic. 

Compiles. 

CompImiciiL 

Complimentaire. 

Complimenté , ée. 

Complimenter. 

Complimenteur, cufe. 

Compliqué , éc. 

Compliquer. 

Complot. 

Comploté, ée. 

Comploter. 

Compluté. 

Conipoix. 

Compondion. 

Componé , ée. 

Componcnde. 

Comport. 

Comporté , ée. 

Comportement, 

Comporter, 



Coroporé, ée. 

Compofer. 

Compofice. 

Compofiteur, | 

Compofittoa* ' 

Cûnipoft. j 

Comporte lie. ■ 

Compo fleur. 

Compotier. 

Compiéhcnfeiir. 

Compréhccilble. 

Co m p ré il colioD* 

Compreignac. 

Comprendre. 

Comprede. 

Cornprcflîbilité. 

Compreilible* 

Compreflîf , irct 

Compreflion. 

Cumprimé, ée. 

Comprimer. 

Comprius, iofe 

Compris , ife. 

Compromettre. 

Compromis. 

Compromis .ifct 

Compromillaîic. 

Comps. 

Comptabilité. 

Comptable. 

Comptablie. 

Comptant. 

Compte. 

Compté , ée. 

Comptepas. 

Compter. 

Compteur. 

Comptoir. 

Comptoriftc. 

Compulfé, ée. 

Compulfer. 

Compulfcur. 

Compulfoirc. 

Comput. 

Computiftc. 

Comte. 

Comté. 

Comteffe. 

Comtois. 

Comus. 

Conard , ardc. 

Conards. 

Conarion. 

Conca. 

Concarneau. 

ConcafTation. 

Concaffé, ée. 

ConcafTer. 

Concave. 

Concavité. 

Concédé , ^e. 

Concéder.. 

Concentration. 

Concentré, éc- 

Concectrer. 

Conccmri^fl^ 



TABLE. 



de la 
an te. 



lire. 



mu 



lolice. 



SUltCt 



nte. 



ante. 



XXX, 



Concorde. 

Concordé. 

Concorder* 

Concordia. 

Concordilles. 

Concordois. 

Concourantes. 

Concourir. 

Concours. 

Concourfon. 

Concrenner. 

Concceirault. 

Concret, ète. 

Concrétion. 

Conçu , uc. 

Concubinage. 

Concubinaire. 

Concul>ine. 

Concuciliir. 

Concupifccnce. 

Concupifcible. 

Conçu rremmcnc. 

Concurrence. 

Concurrent « ente. 

Conculllon. 

ConcufTionnaire. 

Condabora. 

Condamnable» 

Condiniiianon, 

Con.lamné, ée. 

Condamner. 

Condat. 

Condavera. 

Condé. 

Condé-Ia Fcrté. 

Condé - fur - Noi- 

rcau. 
Condcau. 
Condcivai. 
Condcnfarcur. 
Condcnfation. 
Coodcnfé , éc. 
Condcnfer. 
Condeon. 
Condcfccndance. 
Condcfccndant , ante. 
ConJcfccndrc. 
Condefccnte. 
CondTgne- 
CondigJicmcnt. 
Condjgiïicé. 
<^ondi(cipîe. 
Condi*. 
Con(iiteur. 
Condition. 
Conditionnel « elle. 
ConHiiionnellement. 
Conditionner. 
Condojani. 
Coc.doléance. 
Condom. 
Condomois. 
Condonat. 
Condor. 
Coniore. 



Condorin. 

Condormas. 

Coudouloir. 

Condrieuz. 

Condrillc. 

Condroz. 

Condudbear. 

Conduûcicc* 

Conduil. 

Conduire. 

Conduit. 

Conduit, ite. 

Conduite. 

Conduri. 

Condyle. 

Condyloïde. 

Condyioïdiea » cane. 

Condylome. 

Cône. 

Conegîion. 

Confabulatioti. 

Confabtilen 

Confaircmcnt, 

Confalon. 

Confarît.\iiion, 

Confedteur. 

Confe^ion. 

Confédération. 

Confédéié, ée» 

Confédérer. 

Conféré , ée. 

Conférence. 

Conférer. 

Confermanche. 

Confès. 

ConfefTe. 

Confcdé , ée. 

ConfelFcr. 

ConfelTcur. 

Confcflîon. 

ConfefTionnal. 

Confcflionides. 

ConfcHbire. 

Confiance. 

Confiint, ante. 

Confichier. 

Confia. 

ConHdcmment. 

Confidence. 

Confident. 

Confidente. 

Confidcntiaire. 

Confié , éc. 

Confier. 

Configuration. 

Confiné, éc« 

Confiner. 

Confuis. 

Confire. 

Confirmatif , îvc. 

Confirmation. 

Confirmé , éc. 

Confirmer. 

ConfifcaMe. 

Confifcanc 



ConHfcation. 

Confiferie* 

Confifeur. 

ConfiCqué , ée« 

Confifquer. 

Confit. 

Cor^tcor, 

Confiture. 

Confiturier. 

Confitariérr. 

Conflagration. 

Conflans ou Coim 

fient. 
Conflans -en-Jar« 

nify. 
Conflans-Sainte-Ffon 

norir.e. 
Conflit. 
Confluent» 
Confluente» 
Confolans. 
Coafi:>ler. 
Confondre* 
Confondu, ae. 
Conformation. 
Conibrme. 
Conformé , éo. 
Conformément» 
Conformer. 
Confo:mi(Ve» 
Conformité. 
Confort. 
Confonatif , ivew 
ConfortacLon. 
Conforté , éc. 
Conforte- main» 
Conforte m ent* 
Conforter. 
Confraternité» 
ConfremancCtt 
Confrère. 
Confrérie. 
Confronattoi. 
Confronté , ée. 
Confronter. 
Confucius. 
Confus, u(e. 
Confufément. 
Confufion. 
Confutatioo. 
Congé. 
Congé. 
Congé.^ble. 
Congédié, ée»' 
Congédier. 
Congélation» 

ongelé , ée* 
Congeler. 

ongénère» 
Congerie. 
Cong iHon» 
Congiaire. 
Coiigleton. 
Conglobatioiu 
^englobé» ée. 

Kc 



3»4 

I . 

Conglomird , éc. 

Coïigtucina ion, 
CongUtincr. 
Congo. 

CoDâratufarîoii. 
Coûgiarulé , ée. 
Congratuler, 
Congre. 

Congrégandincs. 
Congréganiftc. 
Congrégation. 
Congres. 
Congrcvc. 
Congricr. 
Congru , uc. 
Congrudre, 
Congraencé. 
Congracmcnt, 
Congruifmc. 
Congruiftc. 
Congruité. 
Congrumcnt, 
Coni. 
Conica. 

Conjic(5lural , aie. 
Conjcduralcmcnt. 
ConjcdVurc. 
Conjcdburé , fc. 
Coniedurer.. 
Conifére. 
Coniglierl. 
Conil. 

Conilic ou Cbnlie. 
Cooinck. 

Conmgfmachercn, 
Con joindre* 
Conjoint, ointe, 
Conjoimcrtvcnt. 
■ Conjondïif, ivc, 
Conjondlion* 

eon^onaare. 

Conjouir. 

Conjouiflance. 

Conique. 

Conilahus.. 

Coiiife. 

Conjugaifbn. 

Conjugal-, aie. 

Conjugalement. 

Conjugué , ^e. 

Conjuguer. 

Conjuratenr. 

Conjuration. 

Conjure. 

Conjuré, ée.. 

Conjuremfcnt. 

Conjurer. 

Conius. 

Connan. 

Connaught, 

Connée. 

Conncrray, 

Connétable, 

Connécabiie. 



TABLÉ. 



Connexe, 

Connexion. 

Conneiiré. 

ConnivJies, 

Connie. 

Connil. 

Conniller. 

Connilicre. 

Connincur. 

Connivé. 

Connivence. 

Conniventes. 

Conniver. 

Connoiile. 

Connoiifable. 

Connoi (Tance. 

Connoiflemenc. 

ConnoifTeur, eufe. 

Connoître. 

Connor. 

Connu , uc. 

Conodis. 

Conoïdc 

Conoïdai, aie. 

Conon. 

Cononiftes. 

Conopa. 

Conquatotolc. 

Conque. 

Conquérant. 

Conquéreur^ 

Conquérir. 

Conques. 

Conqaét. 

Conquête. 

Conquéter , Con- 

querre. 
Conquettc. 
Conquis îCc* 
Conqmfitcur 
Conroy , Couroit» 
Confac. 
Confacrant. 
Confacré, ée. 
Confacrer. 
Confanguin, inc. 
Confanguinité. 
Confauli. 
Confcience. 
Confcicncicufcmenti 
Confcicncicux # cufc. 
Confcripteur, 
Confcrir, 
Confécratciir, 
Con fée rat ion. 
Confeciitif, ive. 
ConfécutiVement. 
Confeil. 
Confcillé , ée. 
Concilier. 
Confeiller , ère. 
Confens. 

IConfentanc, ante« 
Confentemenr. 
Coofentcs. 



Confentij ie« 

Confenties. 

Confentir. 

Conféquemment. 

Conféquence. 

Conféquent. 

Conférans* 

Confef vatcur j tricc. 

Confcrvacion. 

Cortrervacoife, 

Confcrvc. 

Confcrvé , ée. 

CcMifcrvcr. 

Confevius. 

Confidérable. 

Confidérablemenr. 

Considérant , ante. 

Confideration. 

ConJidtré^ ce. 

Confîderer. 

Confîgnataire. 

Consignation. 

Configne. 

Coniîgné, ée. 

Confiener. 

Confiltance. 

Confinant , ance. 

Confifte. 

Confîfler. 

Confifloire. 

Confîdorial , aie. 

Confîflorialemenc. 

Confîdorialké. 

Confive. 

Confolable. 

Confolant» ante. 

Confolat. 

Confolateur. 

Confolatïon. 

ConfoUroirc, 

Confolacnctp 

Confolc. 

Confolé, ée. 

Confolcment. 

Confoler. 

Confoleur. 

Confolidanc 

Confolidation* 

Confolidé , ée. 

Confolider. 

Confommateur. 

Confommation. 

Confommé". 

Confommé , ée. 

Confommcr. 

Confomptif , ive. 

Consomption. 

Cohfonnance. 

Confonnant. 

Confonne. 

Conforts. 

Confonde. 

Conlpirant, ante« 

Conspirateur. 

Cpnfpiration. 



Confpirâ 1 

Conspirer. 
Conu>ué 9 ée* 
Conspuer. 
Conftamme&K* 
Confiance. 
Confiant, ante* 
Conftantin. 
Conflantine. 
Condantinople. 
Conflantinov. 
Conflaté , ée. 
Cor. Ha ter. 
Confté. 
Conflellation. 
Condciié , ée. 
Confier. 
Conflernation. 
Conflerné, éc. 
Conflerner. 
Conflipation. 
Conflipé j ée. 
Confliper. 
Conflituant , ante» 
Conflitué , ée. 
Conflituer. 
Conflitut. 
' Conflitutif , ive. 
Conftrtution* 
ConftiriitionDaiiti . 
Conftriélcur. 
Conftrjclioa. 
Conflrineeut , tXtSU 
Confiruâion. 
Conftruira* 
Confabflantîalirf 
Confubftamiatcars* 
Co n fû bft â n cialitMï* 
Confub/lantiti > dJq 

Confubftanddlc- 

ment. 
Confuegre. 
Confnivre. 
Conful. 
Confulaire. 
Conful ai remcntL 
^ Confulat. 
Confultant. 
Conful ta tion. 
Conful tative. 
Confulté , ée, 
■Confulter. 
Confulteur. 
Confamant, antl^ 
Confumé , ée. 
Con fumer. 
Confus. 
Contaél. 

Contagieox , eufc.^ 
Contagion. 
Contailles. 
Contamination. 
Contaminée. 
Contarmi. 



TABLE. 



mt. 

:r. 

tceur. 

scif» ive. 

acloo. 

atrice. 

é, ic. 

:r. 

train , aine. 

cur. 

Lble. 

:c. 

it, ante. 



ente. 

lent. 

,ée. 

ifcmenc. 
iz, eufc. 



ue. 



c. 

, ancc. 
on« 



eufc. 

e. 

imenr. 

lO. 

ion. 
uë. 



, ente 

icc. 

iCj ente 

tae. 

sur. 

ion. 

ée. 

, elle. 
Icmenc 
lenc. 



Continumept. 
Contobabdices* 
Contondant. 
Contorniate. 
Contorfion. 
Contour. 
Contourné, ée. 
Contourner. 
Contrabonr. 
Contradant, ante. 
ContraAé, ée. 
Contradbation. 
Contracter. 
Contradoin. 
Contra(flucI , elle. 
Contradlure. 
Contradideur. 
Contradidion. 
Comradi<5loire. 
Contradii^oircment. 
Contraignable. 
Contraindre. 
Contraint, aime. 
Contrainte. 
Contraire. 
Contrait. 

Contrariant, ante. 
Contrarié , ée. 
Contrarier. 
Contrariété. . 
Contrafte. 
Contrafté , ée. 
Con trader. 
Contrat. 
Contravention. 
Contraycrva. 
Contre. 
Concréabic. 
Contrc-tllcc. 
Contre-Amiral. 
Contre-appel. 
Contre approclies. 
Contre- augmcnt. 
Contre- balancé , ée. 
Contre-balancer. 
Contrebande. 
Contrebande , ée. 
Contrebandier, ère. 
Contrc-barré, ée. 
Contre -bas. 
Contrc-balïc. 
1 Contre batterie. 
Concrc-bi(èau. 
Contre-bittes. 
Contre-boutant. 
Contre bouter. 
Contre-bréteflé , ée. 
Contre-btodé. 
Contre-calqué , ée. 
Contre-calquer. 
Contre-capion. 
Contre-carcnc. 
Contrecarré, éc« 
Contrecarrer» 
IContrécaxL 



CoQ^écartelé, ée. 

Contrécarcelef. 

Contréchange. 

Concréchangé. 

Contre-cliarge. 

Contre-charme. 

Contre-châ(fîs. 

Contre- chevron. 

Contre- chevronné. 

Contre- clef. 

Contre- cœur. 

Contre-componé. 

Contre- couu. 

Contre-dante. 

Contre-dégagement. 

Contredire. 

Contredifant , ante. 

Contredit. 

Contredit, itc. 

Contrée. 

Contre-enqaéte. 

Contre étambord. 

Contre étrave. 

Contre-eztenûon. 

Contre façon. 

Concrefaaion. 

ContrefaiSbeur. 

Contrefaire. 

Contrefait, aite. 

Cantrefanons. 

Contrefafcé. 

Contre- fenêtre. 

Conire-fènte. 

Contre-fiche. 

Contre-finefle. 

Contre-fiambans* 

Contreflcuré. 

Contre-forhier. 

Contre-fort. 

Contre- fruit. 

Contre-fugue. 

Contregage. 

Contre- garde. 

Contre-nacher. 

Contre-hachure. 

Contre-harmonique. 

Contre-hâtier. 

Contre-haut. 

Contre- hermine, ée. 

Contre-jauger. 

Contre indication. 

Contre -jour. 

Contre-iflanr. 

Contrejumelles. 

Contre-lames. 

Contre-latte. 

Contre- latte , ée. 

Contrc-latter. 

Contre-lattoir. 

Contre-lettre. 

Contre-mailié , ée. 

Contre-maitre. 

Contrcmaod^ 

Contre -mandé , ée. 

Cont£c-iaa»dcCft 



315 

Contre-marche. 
Contre-marée. 
Contre-marque. 
Conire-marqué, éc« 
Contre- marquer. 
Contre- mine. 
Contre-miné, ée, 
Contrc-miner. 
Conrre mont. 
Contre- mur. 
Contre-ongle. ^ * 

Contre- ordre. 
Contre ouverture. 
Contre paie , ée. 
Contre pan. 
Contre panne , éc 
Contrc-panner. 
Contre-partie. 
Contre-padant. 
Contrc-padation d'or-* 

dre. 
Contrci)ercé , ée. 
Contre.pcrcer. 
Contre-pefé, ée. 
Contre-pefer. 
Contre pied. 
Contrc-plciffe. 
Contre-pof£. 
Contre-poil. 
Contre -poinfoa. 
Contre- point. 
Contre-pointe , éc. 
Contre-pointer. 
Contre -poifon. 
Contre-porte. 
Contre -porté, ée. 
Contre-porter. 
Contre-porteur. 
Contrc-pofé, ée. 
Contre-potence. 
Contrc-potencé , éc« 
Contrépreuve. 
Conrrépreuvé , éc 
Contrépreuver. 
Contie-promcfle. 
Contre-queue d'Aroa*. 

de. 
Contre-quille. 
Contre-rampant. 
Contre remontrans* 
Contre -rétable. 
Contre- ronde. 
Contres. 
Contrc-fabordfi. 
Contre-faiilanc 
Contre- fa! ut. 
Contte-fangloB. 
Contrefcaroe. 
Contre- fcel. 
Contre-fcellé , fe. 
Contre-fceiler. 
Contre-feing. 
Contre-fempler. 
Contre-fens. 
Contre-figné, ée« 

Rrij 



31^ 

Contrc-figticr. 
Contrcfomnvitian. 
Contre Ibmmé , ée« 
Contre- fommcr, 
Cohcrefommier, 
Concr*erp:ilicr. 
Con(re-caillé , éc* 
Cortre-taiiler* 
Contr^-tailIcs. 
Contre-temps.. 
Contre-tçrrade. 
Coi trv'-tiré , ^c. 
Cortr.'-tircr. 
Gorir;- tranchées. 
Contre vairé , éc. 
Contre-vaircr. 

Contrcval. 

Contrevallat'on. 

Contrevenant , ante. 

Contreven^c* 

Contrevenir, 

Contrevent. 

Gontrcvcptcr. 

Contrevenu , uc» 

Contrevergc. 

Contre vérité. 

Contre-vifîtc. 

Contrcuve , Controa- 
vaille. 

Contribuable. 

Contribuer. 

Contribution.^ 

Contridé, ée«. 

GontrKtcr. 

Contrit , itc* 

Gontririon. 

Contrôle. 

Contrôlé , écw 

Contrôler. 

(Contrôleur. 



TA B t E. 



Comrovcrfc. 

Controverfé , éc 

Controvcrfiftc. 

Controuvé , éc. 

CoBirouver. 

Coiuumice. 

Contumace,, ée. 

Contumacer. 

Contumax. 

Contumélic. 

Contumélicufèment. 

Connimélicux. 

Contus , ufe. 

Comufion. 

Conty. 

Convaincant , ante*. 

Convaincre. 

Convaincu , uc. 

Convalefcence. 

Convalcfcent , ente. 

Convcance , Con* 

vcnce.. , 
Convenable. 
Convenablement. 
Convenance. 
Convenancer. 
Convenant, 
Convenant » antc. . 
Convenir. 
Coûventcr. 
Conventicule. 
Convention. 
Conventionnel , elle. 
Conveniualicé. 
Conventuel, elle. 
Gonveiuuellcmcnt. 
Convenu, ue. 
Convergence. 
Cqnvcrgcnt-, ente. 
Conveis «erîê.. 



Converfano. 

Converfatioa. 

Converfé. 

Converfeau. 

Gonverfer.. 

Converfîoa. 

Gonvcrfo. 

Converti, ie. 

Convertible. 

Convertir. 

Converriffcment.. 

Conveniflcur. 

Convexe. 

Convexité. 

Gonvcy. 

Convicier.. 

Convidion. 

Convié , écé 

Convier. 

Convis. 

Convitoyemcnt. 

Convive. 

Convocation. 

Convoi. 

Convoitab(e. 

Convoité, éc. 

Convoiter. 

Convoitcux., cufc. 

Convoitife. 

Convolé; 

Convoler. 

Convoqué, et. 

Convoquer. 

Convoyé, ée.. 

Co..voyer. 

Oinvû fif , ivc. 

Convul.îon. 

Conviilfîonnaire.. 

Conyfe. 



Consuu 

Gonzeccs*. 

Gonzien. 

Coobligé. 

Coomb. 

Cooper.w 

Coopératear.v 

Coopération. 
Coopérât ricc. 
Coopéré. 
Coopérer. 
. Cooptation. 
Coopté, éc . 
Coopter. 
Coordes. 

Coordonnées.. 

Cop. 

Copaginaxres^ 

Copanu. 

Copaïba. 

Copal. 

Copalxocolt. 

Copartageant.-. 

Copeau. 

Copcc. 

Copeïa. 

Copel. 

Copenhague. . 

Copermuunt. . 

Copernic. 

Coperniciens^. 

Cophre. 

Coph'iquc. . 

Copia. 

Copiapo. . 

Copiatc. 

Copie. 

Copié, éc,. 

Copier. 



i^^^^f^é^éhz 



T O ME S E P T I È M E: 



€; 



iOPIEUSEMEKT. 

Copieux , eufe. 
Copifte. 

CopivishoccaiToa» 
Copoicr. 
Coporie* , 
Copou. . 
Coppa. . 
Coppau. . 
Coprifa. 
r.opropriétatre* - 
Gopce. 
Copcc -, éc« . 
Copte r. . 
GoppUcif « ivc. 



Copulation. 

Copule. 

Coq. 

Coq -à l'âne. 

Coq de bois. 

Coq de bruvcres. 

Coq des jardins.. 

Coq d'Inde. 

GoquaUin. 

Coquariicaiv-, 

Coquardie. 

Coquart. 

Coque. 

Coqucbers.Coquebin. 

Coquelicot. 

.Co^ucloaidoi. 



Coqueluche.- 

Coqueluchon.' 

Coqucmar. 

Coqucrellesr 

Coqucret. 

Coqucion. 

Coques. 

Coquc/îgrae* 

Coquet. 

Coqttït, ettc. 

Coqucté, 

Coqucrcr. 

Coquetier. 

Coqucttcrici , 

Coquilladc 

Coq^iliag^. 



CoquilUrd.'. 
Coquille. 
Coquiliart* 
Coquiller. 
Coquillon. . 
Goquîmbo. 
Coquin , inc 
Coquineric. 
Cor. 
Corace. 
Coraces. 
Coracite. 
Coraco brachial.* 
Coraco claviculairc 
Goraco hyoidiciw. 
.Cûr;icoïdc». 



TABLE, 



>-tadiaL 


Cordonnier, 


Cornée. 


• 


Cordouan* 


Cornécr. 


le. 


Cordouanicr. 


Corneillan. 


1er. 


Cordoue. 


Corneille. 


chite. 


Cordurier, 


Cornclie. 




Cordyle. 


Corncmufe. 


ne. 


Cordylus» 


Corner. 


m. 


Cordxilcr. 


Cornet. 


in. ine. 
oïde« 


Core. 


Cornetier. 


Corée. 


Corneco. 


ib 


Corées. 


Cornette. 




Corcllc. 


Cornevilic. 


nias. 


Corenr. 


Corneuz. 


du 


Coréfie. 


; Corniche. 


n. 


Goiff. 


Cornichon. 


ran. 


Corfou* 


Corniculairc.- 


w. 


Corgic.. 


. Cornier. 


au.. 


Cori. 


Cornière. 


il. 


Coria. 


Cornillas. 


ille. 


Coriace. 


'■ Cornon. 


iller. 


Corial. 


Co.nouaille; 


c. 


Coriambe. 


■ Cor nouai 11 es*' 


ers* 


Coiiandre. 


Corijomilc. 


& 


Coiiaiia. 


Cornouili r. 


Coridalc- 


• Corna , ne. 


Uoo. 


Coridcrcs. 


Cornuaa. 


0. 


, Coric. 


Cei nue. 


nage. 


Coriglione ou Coni- 


Cornus. 


ng.. 


giione. 


Coro4 


Iles. 


Coiindiur. 


Cotocondama. 


iorui.- 


Cor-mdum, 


Coroff ac. 
. Corolia. 
iCoxo'icique. 

l^) roi la ire. 

Coromandch- 


ba. 

vadà^ 

rc. 


Corine. 

Corinne. 

Corinthe. 

Corinthiens.- 

Coriolan. 

Corion. 


riens»- 


Coromane. 


ce.. 


Coriphe.- 


Coron. 


gc. 


Coris. 


Coronaire. 


CorifcOrf 


Coronal, aie. 


r. éc. 


Coriza. 


Coroncr, 


raa. 


Corlicu. 


Coronille. 


lar. 


Coilin. 


Coronis. 


Aé. éci 


Corme ou Sorbe. 


Coronoïde. 


1er. 


Coimciiles. 


Corepa. 


Jerre. 


Corme rÉdufc. 


CoroiTo». 


tiers. 


Cormenciu. 


Corortblicr. 


rlicre.. 


CormeroyaL 


Coror. 


linc- 


Cormcry. 


Corozaïm. 


:11c. 


Cormes. 


Corporal. 


:r. 


Cormicha. 


Corporalicr. - 


rrie. 


Cormier , ou Sorbier. 


Corporelle. 


t9è^ 


Corm^cre. 


Corporel , elle. 


a. 


Cormoran*. 


Corporel Icmcnt, 


iaUale. 


Corna. 


Corporihé, éc. 


ulcmcnu 


CoriL-ïC. 


Corporificr. 


ialicé.. 


Cornachinc^ 


Corps. 


ier. 


Cornados; 


Corpulence. 


illat. 


Cornjgc. * 
Coriîahne. 


Corpufciilaire. 


oanicr. - 


Corpufcule. 


on. 


Cornard 


Coric. 


onné, éc. 


.Cornaridcsa 


Correcier. 


ooner. 


Corne. 


Co'rcéb , eôe. 


onncric 


Corné. ^ 


rCorreâcment. 


^OQACté- 


Goiné^.éc. 


iCorrcâcnr». 



317 

Correélîf. 

Correôion. 

Corrcélioncl , elle. 

Corre^oirc. 

Corrégidor. 

Corrégio. 

CorrcTaire.' 

Corrélatif, ive. 

Corrélation. 

Corréfc. 

Correspondance. 
Corrch>ondant , ante. 
Corrcfpondrc. 
Corrclpondu. 
Coriére. 
Corrha. 
Corridor, 
Corrigé, éc. 
Corriger. 
CorriijiUc. 
Corrival. 

Corroboiatif, ive; 
. Co-rohoratipn. 
Corioboré, ée. 
Corrodant, antc» 
Corrodé, ée. 
Corroder. 
Corroi. 

Corrompre. 
Cor.ompu, œ. 
Corror. 
Cofrofîf , ive. 
Corrofîon. 
Corroyé, ée. 
Cor loyer. 
Corroycur. 
Corrumpablc. 

Corrade. 
Corrugatcur. 

iCo'^rupnhilité;. 
Corruptible. 
Corrupticolcs.*- 
Corruption. 
Corruptrice.- 
Corfage. 
Corfaire. 
Corfe* 
Corr5. 
Corfclet.' 
Corfes. 
Corfet. 
Corfend.- 
Corfbïdc.' 
Cort. 
Corte.- 
Cortéijc. 
Cortffin.- 
Correz. 

Cortical, aie;- 
Cortinairc. 
Coriinc. 
Cortone. - 
Cortufe,. 




3»« 



TABLÉ. 



Cora. 

Corvéable. 

Corvée. 

Corvette. 

Corufoitioii. 

Conrcy. 

CorybantOk 

Corybantialme. 

Corycéc. 

Corycidcs ou Cory- 

cies. 
Corycomachie ou Co- 

rycobolie. 
Corydalis. 
Coiymbe. 
Corymbifere. 
Corina. 
Coryne. 
Coryphée. 
Coryfe. 

Corychalienne. 
Cos. 
Cofa. 
Cofamba. 
Cofaques. 
Cofcinomancie. 
CofcoDia. 
Cofécante. 
CofeigoeHi* 
Cofenza. . 
Coflmo. 

CoftQOS. 

Coflin. 

Cofme. 

Côfme. 

Cofmes. 

CofmctiqucSi 

Cofiniquc» 

Cofmiqucmcnu 

Cofmogonic. 

CJolmograpKe. 

C ofmog raph i c , 

C a fitio g r ap b îque. 

CofmoUde. 

Carmologic» 

rcifmo logique* 

r^ïlmopoiîte. 

Cofmos. 

Cofnac. 

Cofnc. 

Colfano. 

CofTarts-Bcans. 

CoflTar. 

Cortay. 

Coffe. 

Codé. 

Cofîcr. 

Co(fîque» 

Ce (Ton, 

Coflu, uc. 

Coftal. aie. 

Coflamba. 

CodaD^ente. 

Cofbancin. 

CofU-Rica. 



Cofteaent. 
Coftière. 
Coftohyoïdlen. 
Coflume. 
Coftus. 
Cotaci. 
Cotatis. 
Cotbus. 
Cote. 
Coté. 
Coteau. 
Cotée. 
Coter. 
Cotcreaox. 
Coterie. 
Cothrobath. 
Cothurne. 
Cotice. 
Coticé. 
Cô:icr. 
Côticre. 
Coiignac. 
Cotillon. 
Coti , ie. 
Cotiu. 
Cotir. 
Cotifatioo. 
Coti fer. 
Cotiflure. 
Cotomana. 
Coton. 

Cotonnéj ée. 
Cotonnée. 
Cotonner. 
Cotonneux» cuCc* 
Cotonnier. 
Cotonnine. 
Cotonnts. 
Cotonal. 
Côtoyé , éc. 
Côtoyer. 
Cotrct. 
Cotta. 
Cottan. 
Cotte. 
Cotte ron. 
Cottiara. 
^ Cottfcnncs. 
Cottimo. 
Cortis. 
Cottula. 
Co tuteur. 
Cotylc. 
Cotylédon. 
Cotyloïde. 
Coiyttées. 
Cotytto. 
Cou. 

Couanon. 
Couard. 
Couardife. 
Couchahar. 
Couchant. 
Couchart, 
Couche. 



Coaché. 

Cooché, ée. 

Couche-bœuf. 

Couchée. 

Coucher. 

Couches. 

Couchette. 

Coucheur, eofe. 

Couchis. 

Couchoir* 

Couchure. 

Couco. 

Coucou. 

Coucy. 

Coude. 

Coudé, ée. 

Coudée. 

Coudelatte* 

Coude-pied. 

Couder. 

Coudeyé, éc. 

Coudoyer. 

Coudrais. 

Coudran. 

Coudranné , ée. 

Coudranner. 

Coudranneur. 

Coudray. 

Coudraye. 

Coudre. 

Coudre, ée. 

Coucirement. 

Coudre r. 

Coudrette. 

Coudrier. 

Coudares. 

Co- vendeur. 

Couenne. 

Couenneux. 

Couventry. 

Cdueron. 

Coverfc. 

Couefme. 

CoucfnoQ. 

Couette. 

Couctteux. 

Coufle. 

Couguar. 

Couhage. 

Couhé. 

Couillard. 

Covin. 

Couis. 

Couit. 

Couladoux. 

Coulage. 

Coulâmes. • 

Coulamer. 

CcAlamment. 

Coulan. 

CouIanges-les-Vineu- 

fcs. 
Coulans. 
Coulant « aotÇv 
Coulant. 



<SoiiIe^ - 

Coulé. 

Coulé, ée. 

Coulée. 

Coulemenc 

Couler. 

CoulercfTe. 

Couleuge. 

Couleticr. 

Coulette. 

Couleur. 

Coule vrille. 

Couleuvre, i 

Couleuvrée. 

Coulières. 

Couliiavan* 

Coulimer* 

Coulis. 

CouIifTe. 

CoulilTé. 

Couli/Ioire. 

Coullangé. 

Couilonces. 

Coullongé. 

Coulions. 

Coullouvray. 

Coumiers. 

Couloir. 

Coulomb , CoqIoi. 

Coulombes. 

Coulombiers. 

Coulom-cha. 

Coulommiers. 

Coulonche. 

Coulonges. 

Coulouche. 

Coulout re. 

Coulpe. 

Coulure. 

Couodo. 

Coup. 

Coupable. 

Coupant. 

Coupaya. 

Coupe. 

Coupé. 

Coupé , ée. 

Coupeau. 

Coupe-cercle. 

Coupe-cu. 

Coupe- gorge. 

t^ojpc- jarret. 

Coupe] Uti on. 

Coupelle. 

Coupelle, ée. 

CoupcUer. 

Coupe-paille. 

Coupe- pâte. 

Coupe-queue. 

Couper. 

Couperet. 

Couperofc. 

Couperofé, ée* 

Coupe-iéte. 

Coupeur, eolc. 



ir A ^ t É. 



31J 





Courgic* 




Courais. 
Coaricr. 


:. 


Couriére. 




Courille, 




Courir. 


et. 


Couric. 




Coutléon» 




Courlis. 




Courmcrville. 




CourmontcraL 




Couron. 




Couronne. 




Couronné, ée. 


• 


Couronnement» 




Couronner. 


cment. 


Courpalais, 


, euTc. 


Courpière. 


Dt. 


Courre. 




Courreau. 


nt. 


Courreil. 


ante. 


Courrcfeufcmcnt. 




Courrier. 




Courricrc. 




Courroie. 




Courrouça. 




Courroucé , ée» 


^ 


Courroucer. 


. uc. 


Courroux. 




Cours. 




Courfay, 


e. 


Courfe. 




Courficr * 




Courfièrc. 




Courfon. 




Court, oarte. 




Courtage. 
Courtallain. 


c. 




Courtanvaux. 




Courtaud , aude. 
Courtaude , éc. 


f^ 




Courtauder. 


if. 


Coure bouillon. 




Courte botte. 


IC. 


Courte haleine.. 




Courtenay* 


!• 


Courtepointe. 


ny^ 


Courrcfon. 




Cotinibauk* 




Courtier. 




Courticre.^ 




Courtilière. 




Courtille. 




Courtilliers.^ 




Courtine. 




Courtifan. 




Courtifane. 




Courtifé, ée. 




Courtifcr. 




Courtifon. 




Court-mancher- 




Courtois, oife. 




Courtoifementr 




Courtoifie. 


d. 


Courton» 



Courtray. 
Couru, ne. 
Couryille. 
Courzicux. 
Coufîn. 
Coufin. ine. 
Confine, ée. 
Confiner. 
Coufiniére. 
Coufoir. 
Couffecaye. 
Couflecôuche. 
Couilay. 
Confie. 
Coufiin. 
Cou (0 net. 
Coufion. 
Confiance. 
Couftières» 
Couftou. 
Couilurei 
CoufUf ue. 
Coût. 
Couuge. 
Coûtantes. 
Coûtant. 
Courantin. 
Coûté. 
Couteau. 
Coutelas» 
Coutelier. 
Coutelière. 
Coûte line. 
Coutellerie. 
Coûter. 
Coûte rne. 
Coûteux , eufeir 
Coutier. 
Couti). 
Coutille. 
Coutillier. 
Coutoir. 
Couton. 
Coutras^ 
Contre. 
Coutrerie. 
Coutume. 
Coutumeric 
Coutumier» ière. 
Couture. 
Couturier* 
' Couturière» 
Covaltn:!* 
Couvé , ée. 
Couvée. 
Couvent. 
Couver. 
Couvercle. 
Couverécs. 
Couver feau. 
Couvert.- 
CoHvene. 
Couvenement. 
Couvertoiradc^ 
; CouYciciise.^ 



CouTertnricr. 

Couveufe. 

Couvi. 

Cowie. 

Couviver. 

Couvre-chef. 

Couvre-feu. 

Couvre-pied. 

Cpuvretu:. 

Couvrir. 

Coux. 

Couy. 

Couze. 

Couzin. 

Couzon. 

Coyau. 

Coyembouc. 

Coycr. 

Coypcl. 

Coyîevox. 

Cozes. 

Cozumoi. 

Crabe. 

Crabier. 

Crac. 

Crachat 

Craché, ée. 

Crachement. 

Cracher. 

Cracheur ,* eufè» 

Crachoir. 

Crachotement. 

Crachoter. 

Crack. 

Crackov. 

Cracovie. 

Craie. 

Crainboarg. 

Craindre. 

Crainte. 

Craintif, ivc. 

CrainrivemenCt. 

Crama ni. 

Crambufa. 

Cramoifi. 

Crampon. 

Cramponné, ée. 

Cramponner* 

Crampocuet. 

Cran. 

Crancelin. 

Crand. 

Crâne. 

Crancnbourg. 

Crauequin. 

Cranequini-^» 

Cranga»^'» 

Crap-;^* 

CikUirac. 

<;raon. 

Crapaud. 

Crapaa^alMè^ 

Crapaoiièrc» 

Crapaudin©. ^ 

Crapoumn^. iflCr 



Crapule* 

Crapule. 

Crapulcr. 

Crapuleux y euTc. 

Craquelin. 

Craquement* 

Craqué. 

Craquer. 

Craqueté. 

Craqueter. 

Craquette. 

Craqueur, eufe. 

Craquefannes. 
Crafc. 
CraiTaner. 
CralTc. 

CralTeux, cufc 
* C ratée. 
Cratère. 
Craticulé , ée. 
Craticuier^ 
Crau. 
Cravan. 
Crnvans. 
Cravmt. 
Cravate. 
Crauler. 
Crauzoo. 
Crayer. 
Craycrs. 
Crayon. 
Crayonné « ée* 
Crayonoer. 
Crazi. 
Créance. 
Ciéancer. 
C't'ances. 
Créancier, lire* 
C:réange. 
Crcans. 
Créant. 
Créât. 
Croatcuc 
Création. 
Cacaturc. 

CrcccU». 

Crécerelle. 

Crèche. 

Crccy. 

Crélcncc. 

C^^dibilité. 

Crc.W. 

Crédité, éc, 

Ciéciitcr. 

Créditeur. 

CrtJo. 

Crédule. 

Crédulité. 

Créé, éc. 

Créer. 

Çreil. 

Crémaillère, 

Crémûlloiu 



TABLE. 



Crémafque* 

Crémaflcr. 

Crème. 

Crèraé. 

CrémeauT. 

Crément. 

Crèmcr. 

Crémière. 

Crémieu* 

Cremir. 

Cremna. 

CreranitZf 

Crémone. 

Crémonois. 

Crerapen. 

Créneau. 

Crénées. 

Crénclagc. 

Crénelé, é^ 

Créneler. 

Crénelure^ 

Créoifon. 

Créole. 

Créon. 

Crêpage. 

Ciépe. 

Crêpé, éc^ 

Crêper. 

Crépi, ie. 

Crépidcsi^ 

Crépin. 

Crépine* 

Crépir. 

Crépiflure> 

Crépitation^ 

Crépodaillc. 

Crépon. 

Crépu , ue. 

Crépufculairik 

Crépu'.cttle* 

Crcpy. 

Créquier. 

Ciès. 

Crefcntino. 

Crciflcil. 

Crcllon. 

Crellonne. 

Creflonnière* 

Crcft. 

Crète. 

Crété, éc 

Créteneisu 

Créccnifles. 

Crétins. 

Cretois. 

Cretonne. 

Crcvacorc. 

Crevaille. 

Crevant. 

Crcvade. 

CrevafTé, ée. 

Creva/Ter. 

ICrcvechc. 
Crevé, ée. 
Crèye-cocai» 



Crève-Cœur. 

Crever. 

Crevct. 

Crevette. 

Crcvilly. 

Creufage. 

Creufe. 

Crcufé, ée; 

Creufer. 

Creufec 

Creufon. 

Creufure. 

Creutz. 

Creutzberff. 

CrcutznacA. 

Creux « eulc. 

Cri. 

Criage. 

Criafllé. 

Criailler. 

Criaillerie. 

Criailleur, eu(c 

Criant , antc. 

Criard, ardew 

Crible. 

Criblé , é^ 

Cribler. 

Cribleur. 

Cribleuz^ 

Criblure^ 

Cribration. 

Cric-crac. 

Crid9- Arychenoï* 

dien. 
Cricoïde. 
Crico-Pharyngica. 
Crico - Thyronioï- 

dien. 
Crico-Thytoidieou 
Crie. 
Crié, ée. 
Cricl. 
Crier. 
Crierie. 
Crieur , cfttc 
Crillon. 
Crim* 
Crime. 

Criminalifé, éc 
Criminaiifer. 
Criminalilie. 
Cximinel, ell^ 
Criminellemsiit. 
Crimnoa. 
Crin. 
Crinal. 
Crinier. 
Crinière. 
Crinon. 
Criobolc. 
Crioncro. 
Criophore. • 
Crioulc. 
Crique. 
Criquet. 



•CriqQeeoCS 

Crile. 

Crifpatioi. 

Criffé. 

Citftal. 

Criflallin , ine. 

Criftallifatioo. 

CriftàlliC, éc' 

Criflallifer. 

Crilhdioïde. 

Criftailomanck. 

Crifte-marinc. 

Crifteoil. 

Crite. 

Critbomance. 

Critiquable. 

Critique. 

Critiqué, ée. 

Critiquer. 

CroalTe. 

Croancmenc 

CroaHif. 

Croates. 

Croatie. 

Croc. 

Crocé. 

Croc-en-jambe» 

Croche. 

Crochet. 

Crocheté, éc 

Crocheter. 

Crocheteur. 

Crochu, ue. 

Crochuaux. 

Crochuer. 

Crocodiic. 

Crocotaire. 

Crocotc. 

Crocq. 

Crocusu 

Crodon. 

Croîa. 

Croîn. 

Croire. 

Croifadc. 

Croifat. 

Croifé. 

Croifés. 

Croifeau. 

Croifé , éc 

Croifée. 

Croifemenc 

Croifcr. 

Croifcrie. 

Croifette. 

Croific. 

Croifîère. 

Croifiers. 

Croifîlle. 

CroifiUon. 

Croifoire. 

Croiflance. 

Croiïïant. 

Croifîanté , éc. 

Croiflir. 

Croxlbre^ 



TABLE. 



3»« 



ipeaoz. 
doc - Lca< 



arg. 



ance. 



éc. 



oie. 



CCS. 



éc. 



ir. 

, ance. 
ée. 
:nc. 



ière. 



1er. 



e. 

1. 
ie. 



mt, ante. 
:menc. 



Vomc XXX* 



Croaftillc, 

Crouftillé. 

Crouftillcr. 

Crouftillcufcment. 

CfouftillcQx , cufc. 

Croucac. 

Croûce. 

Croûcclettc. 

Croûton. 

CrovKlaiid. 

Crouy. 

Crouzillc. 

Croyable. 

Croyance» 

Croyant y aace. 

Croydon. 

Croxc. 

Crozec. 

Cru. 

Cru , uc. 

Cruauté. 

Cruche. 

Cruchée. 

Cruchon. 

Crucial , aie. 

Crucifère. 

Crucifié , éc. 

Crucifiement. 

Crucifier. 

Crucifix. 

Cruciforme. 

Cru^délité. 

Crudité. 

Cruel, elle. 

Cruellement. 

Crulay. 

Crumau. 

Crûment. 

Cruni. 

Crupeilaire. 

Crural , aie. 

Crufca. 

Cruftacéc. 

Crufy. 

Cruys-daelder» 

Cruzade. 

Crypte. 

Cryprographie. 

Cryptographique. 

Cryptoayme. 

Crypcoportiquc. 

C-fol-ui. 

Ctéfiphon. 

Cuadac* 

Cuama. 

Cualay. 

Cuba. 

Cubagua. 

Cubaturc« 

Cube. 

Cubé , éc. 

Cubcbe. 

Cuber. 

Cubillac. 

Cubique^ 



Cubiftique. 

Cubit. 

Cubital 4 aie. 

Cubitus. 

Cublanc. 

Cublife. 

Cubocube. 

Cubofama. 

Cuccing imbrooibalfi. 

Cuci. 

Cucubale. 

CucuUe. 

Cucuphe. 

Cucurbitacée. 

Cucurbitains. 

Cucurbite. 

Cuceron. 

Cucurucu. 

Cucillage. 

Cueille. 

Cueillerer. 

Cucilleretcc 

Cueilleur , eufe». 

Cueillie. 

Cueilli, te. 

Cueillir. 

Cueilloir. 

Cuença. 

Cnens. 

Cuers. 

Cufa. 

Cuaga-Apanu 

Cuhiung. 

Cujas. 

Cu]ava. 

Cujavic. 

Cuider. 

Cuiller. 

Cuillerée. 

Cuilleron. 

Cuine. 

Cuir. 

Cuirafle. 

Cuiraffé , ée. 

CuiraiTer. 

Cuiradler. 

Cuire. 

Cuire, ée. 

Cuiret. 

Cuirie. 

Cuifantj ance* 

Cuifery. 

Cuifine. 

Cuifiné. 

Cuifiner. 

Cuifinerie. 

Cuifinier, ière. 

CuiiTarc. 

Cuiflc. 

Cttifiette. 

Cuiiïbn. 

Cuifloc. 

Cuifly. 

Cuiftre. 



Cuite. 

Cuivre. 

Cuivré , ée. 

Cuivreux, euft* 

Cuivrot. 

Cuizeaux. 

Cul. 

Culage. 

Culanc. 

Culafic. 

Cul-blanc. 

Culbute. 

Culbuté, ée. 

Culbuter. 

Culée. 

Culembach. 

Culcmbourg. 

Culeron. 

Culcyat £Imuhay<«' 

din. 
Culhac. 
Culiacan. 
Culier. 
Culié. 
Cullen. 
Cdllera. ' 
Culm. 

CulminatioR. 
Culminé. 
Culminer. 
Culmféc. 
Culot. 
Culotte. 
Culte. 

CultellatîoQ. 
Cultivateur. 
Cultivé, ée. 
Cultiver. 
Culture. 
Cumana. 
Cumberland* 
Cumes. 
Cumi. 
Cumin. 
Cumin Cornu. 
Cumul. 

Cumulatif, ive.' 
CumulativemenCtf 
Cumulé , ée. 
Cumuler. 
Cuoault. 
Cunck. 
Cunéiforme. 
Cunette. 
Cung:hang. 
Cunine. 
Cuningham* 
Cuncur. 
Cupidité. 
Cupidon. 
Curable. 
Curaçao. 

1 Curage, 
Cutacelle. 
Curatear. 

$c 



312 

Curatif, ivc« 

Curacioo. 

Curatrice. 

Curcuma^ 

Curdes. 

Cardigan. 

Cure. 

Curé. 

Curé , ée. 

Cureau. 

Cure-dent. 

Curée. 

Cure-feu. 

Cure oreille. 

Cureotis. 

Cure-pied^ 

Curer. 

Cures. 

Curer., 

Curetés. 

Curctce. 

Cureur. 

Curial , aie. 

Curia- Maria.. 

Curie. 

Curieufemeot. 

Curieux , cuTc* 

Curiga. 

Curiguacura. 

Curion. 

Curiofîcé. 

Curlandc ou Cbor* 

lande* 
Curmi. 
Curoir. 
Curfay. 
Curfeur. 
Curfoear. . ' 
Curfolairest^ 
Curcaciou. 
Curticonc. - 
Curucucu. 
Curviligne* 
Curvicc. 
Curule. ' 
Curupa. 
Cururei». 
' Curzav* 
Curxola» 
Gus. 
Cufco. 
Cufcucc. 
Cuflac. 
Cuffay. 
Cu/Ter. 
Cuflode.. 
Cuflodie. 
CuAodinos* 
Cufhin. 
Gu'.anée. 
Cuticule. 
Cuve. 
Cuvé, éc. 
Cuvée. 
Cuvclagit. 



TABLE 



Cuvelé, ée. 
Cuveler. 
Cuver. 
Cuvervillc. 
Cuf es. 
Cuvette. 
Cuvier. 
Cyanc. 
Cyathe» 
Cybèlc. 
Cybcrnéfics* 
Cybifte. 
Cybiftiqucè 
Cyceon. 
Cycinnis. 
Cycbdcs* 
Cyclamor. 
Cycle. 
Cyclique. 
Cycloidal, aie* 
Cycloide. 
Cyclométric 
Cyclopée. 
Cyclopes. 
Cydnus. 
Cygne. 
Cylindre. 
Cylindrique» 
Cylindroïde. 
Cyllenc. 
Cymaife. 
Cymbalairc 
Cymbale. 
Cynarocépbale*. 
Cynique. 
Cynifmc* 
Cynocéphaïc. 
CynogloiFc, 
Cyiiomorion.. 
Cynophonris.. 
Cynofargcs. 
Cynofurc 
Cypariilc» 
Cyphi. 

Cyphonifinc.. 
Cypre. 
Cyprès. 
Cyprinc. 
Cypriotes; 
.Cyrbcrctaxonesi 
^Cyrénaïque. 
-Cyrcne. 
Cyrénéens.. 
Cyron# 
^Cyropolis. 
• Cyrus. 

Cyfthéptlîquc;. 
Cyftique. 
Cythcre. 
Cyth-réc. 
.Çythériadcs* 
Cythéron. 
Xyzicénc. 
Cyziquc. 
ifCzakcnrhura» 



Czar. 

Czarine. 

Czaritzin. 

Czarnegrodka. 

Czarnogor. 

Czarnova. 

Czaflau. 

Cze^rin. 

Czenftochov, 

Czérémiffcs. 

Czernikow. 

Czernobcl. 

Czersko. 

Czif^it-Hai. 

Cziick. 

Czongrad. 

CzircaiC. 

D 

D. 

Da. 

Daalchr. 

Daarain, aine. 

Dabach* 

DabcretH.. 

Dabir. 

Dabo. 

D*abord. 

Dabouis. 

Daborne. 

Dabuh. 

Dabul. 

Dabulîyah». 

Dac. 

Daca. 

Da-capo.- 

Daces. 

Dachau. 

Dachfbourg. 

Dac h fie in. 

Dacie. 

Dacier. 

Dacique. 

Dacruc. 

Daaylè. 

Da^yliomancie; 
Dadylique. 
Dadylonomie. 
Dada. 

Dadacardin. 
Dadais. 
Dadcs. 
Dadivas. 
Dadix. 
Dadou. 
Daduque. 
Dacjajie. 
Dafar. 
Daghcftan.- 
Dagho. 
Dagic. 
Dagland. 
jDagno.. 



DagobétS^ 

Dagon. 

Dagorne. 

Dagouthalb- 

Dague. 

Dague r. 

Dagueffeai^ 

Dasuet. 

Dahn. 

Daigné. 

Daigner^ 

Dail. 

Daillon^ 

Daillpts. 

Daim. 

Daine. 

Daintierg. 

Daire. 

Dairi oi^ Dtit# 

Dais» 

Daki. 

Dakoû. 

Dalaca; 

Dalar. 

Daleborr.^ 

Dalécarlc. 

Dalécarlic. 

Dalcm. 

Dalepon. 

Dalie. 

Dalkeitk.^ 

Dalle. 

Daller. 

Dalmates»- 

Dalmatien 

Dalmatiqœ^ 

Dalon. 

Dalot. 

Dam. 

Damage. 

Damascnt;- 

Damala. 

Daman. 

Damanore»- 

Damar. 

Damaras.' 

Damas. 

Damafcènc. 

Dama fine. 

Damafonioim 

DamafqtKttc- 

Dam^fquio^ 

DamaCquiné j bi* 

DâmafquincCi 

D^ ma fq u mcnev 

D^imarquineut* 

Dama fquiiiafe- 

DamaÉÎe , it^ 

Damaffer. 

Damadîn. 

DamafTure. 

Dama vend* 

Dâmazan»- 

Dambée. 



• 


Dans. 


,,fe 


Danfe. 


gan. 


Dan(é, éc. 


-Jeanne, 


Danfer. 


Lopre* 


Danfeur, cufe 


r. 


Dante. 


rei. 


Dantzick. 


nr. 


Dantzikois. 


arcen. 


Danube, 


mites. 


Daniel. 


• 


Daolo. 


:r. 


DaoDs. 


îtte. 


Dapalis. 


é. 


Daphné. 


on. 


Daphnéphore. 
Dapknéfories* 


lana. 


laric. 


Daphnis. 


lanin» 


Daphnite. 


1. 


Daphnomancie. 


ibic. 


Dapifer. 


ablement. 


Dapifôrat. 


acion. 


Daraan. 


é, ée. 


Daraba. 


:r. 


Darab^uierd. 


m. 


DaraniiTa. 


fcan. 


Darby. 


ifcllc 


Darcine. 


: , Damoutou. 


Dard. 




Darda. 


cr. 


Dardanaire. 


lifîer. 


Dardanelle* 


Ile. 


Dardanie. 




Dardanus. 


I. 


Darde. 




Dardé , ée. 


les. • 


Darder. 


JC. 


Dar-el-Hamara. 


e ou Dan- 


Dargam 
Darha. 




é, iz. 


Dariabanis. 


ce. 


Daridas. 


urc. 


Darien. 


, 


Darins. 


zz. 


Dariole. 


mail. 


Dariolecce. 


1. 


Darique. 


lé . éç. 


Darius. 


icmem. 


DarJingcon. 


icr. 


Darraourh. 


og« 


Darmdadr. 


et. 


Darmanas. 


arck. 


Darne. 




Darneul. 


a. 


Darncy. 


lU. 


Daroca. 


r. 


Daroga. 


cufcmcnf. 


Darrenicr» Darricr. 


rcux , cufc. 


Darro. 




Darfe. 


icnd. 


Dariors. 


aicach. 


Daitrc. 




Darwc ou Der- 


a. 


want. 


3€rg. 


D.irvcQt, 


, oile. 1 


Dafao. 



TABLE. 

Daflen-CylaDde. 

Dafliri. 

Dacaire. 

Date. 

Daté . ée. 

Dater. 

Daterie. 

Datier. 

Datif. 

Dacin. 

Dation. 

Datifme. 

Dative. 

Datte. 

Dattée. 

Dattier. 

Dattille« 

Dature. 

Davantage. 

Daube. 

Daubé « ée. 

Dauber. 

Daubear. 

David. 

David de Dinand. 

Davidiques. 

Davier. 

Davticr. 

Davis. 

Daulier. 

Dauma. 

Daumerai. 

Dauo. 

Davos. 

Dauphin. 

Dauphine. 

Dauphiné. 

Daurade. 

D'autant. 

Daux. 

Daz. 

Dafar. 

De. 

Déablage. 

Déaldec; 

Dean. 

Déarticulatiott. 

Déanuer. 

Déaiitc. 

De bâcle. 

Débâclé, ée. 

Dcbâclcmenc 

Débacler. 

Débâcleur. 

Débâgoulé , ée. 

Débâgoulcr. 

Débail. 

Déballé , ée. 

Déballer. 

D''bande. 

Dcbandé , ée. 

DébanJcmenc. 

Dcbander. 

Débanqné, ée. 

Débanquer. 



3^5 

Débaptifé , ée. 

Débapcifer. 

Débarbouillé , éc 

Débarbouiller. 

Débarcadoar. 

Débardage. 

Débardé , ée. 

Débarder. 

Débardeur. 

Débareter. 

Débarqué, ée. 

Débarquement. 

Débarquer. 

DébarrafTé , éc 

DébarrafTcr. 

Débarrë , ée. 

Débarrer. 

Débat. 

Debâté,éc- 
Debârer. 

Débattre. 

Débattu, ne. 

Débauche. 

Débauché , -ée. 

Débaucher. 

Débellatoire. 

Débeller. 

Dehentur, 

Débet. 

DébifFé, ée. 

DébifFer. 

Débile. 

Débilcment. 

Débilitation. 

Débilité. 

Qébilité, ée. 

Débiliter. 

Débillardé, ée. 

Débillarder. 

Débillé. 

Débiller. 

Débir. 

Débitant , ante. 

Débité, ée. 

Débiter. 

Débiteur, Débitcufèr 

Débiteur. 

Débitrice. 

Dcbitis. 

Déblaër ou Débla- 

ver. 
Déblai. 
Déblayé, éc. 
Déblayer. 
Déblé , Débkorc. 
Débloqué , ée. 
Débloquer. 
Déboire. 
Déboîtement. 
Déboiié , ée. 
Déboîter. 
Débondé , éc. 
Dcbonder. 
Débondonné , ée. 
Débondonncr. 

Sfij 



3*4 

I>éb9niiaire. 
Débonoaircm:nc« 
Déboniuiirecif. 
I><fbord. 
Débordé , it. 

Déborder: 

Débordoir. 

DébofTé, ^c. 

Dc^boflcr. 

Débotté, éc 

Débottcr. 

Débouché. 

Déboocbemenc. 

Débouclé , éc. 

Déboucler, 

Débouilli. 

Débouillir. 

Débouqué. 

Débouqucmcnt. 

D<;bouqucr. 

Dcbourbé , ée. 

Débourbcr. 

Débourré , éc. 

Débourrer. 

Débourfé, éc. 

DébourremcBt. 

Débourfer. 

Debout. 

Débouté, éc. 

Débouter. 

Déboutonné , 

DéboutOïincr. 

Débraillé , éc. 

DébrâîUcr. 

Débrcdouillé, é 

Dé bredouiller. 

DebrezcQ. 

Débridé . ée. 

Débrider. 

Débris. 

Débrovillé , ée. 

Débrouillcnienc. 

Débrouiller. 

Débruti , ic. 

Débrutir. 

DébrutifTcmcnt. 

Débteur. 

Débuché. 

Débucîter. 

Débufqué, ée. 

Débufquer. 

Débur. 

Débuté, éc. 

Débuter. 

Deçà. 

Décacheté, ée. 

Décacheter. 

Décade. 

Décadence. 

Décagone. 

DécaifTé, ée. 

Décaifler. 

Décalirron. 

Décalogue. 



éc. 



DécgniAridc. 

Décaméron. 

Décampé. 

Décampemenw 

Décamper. 

Décamyron. 

Decan. 

Décanat. 

Décanifé. 

Décanifer. 

Décantation. 

Décanté, éc. 

Décanter. 

Décapé , ée. 

Décaper. 

Décapiter. 

Décapolis. 

Décaproce. 

Décargyrc. 

Décarrdé , ée. 

Décarreler. 

Dccadile. 

Dccafylîabc. 

Décédé, éc. 

Décéder. 

Déccindrc. 

Décelé, ée. 

Déceler. 

Décembre. 

Décemment. 

Décempcde. 

Décemvir. 

Déccmviral , aie. 

Déccmvirat. 

Décence. 

Décennal , ale.^ 

Décent, eate. 

Décepce. 

Déceptif. 

Déception. 

Décerné, ée. 

Décerner. 

Décès. 

Décevablc. 

Décevance. 

Décevant, ante. 

Décevoir. 

Déchaînemeac 

Déchaîné. 

Déchaîner. 

Déchâlandé , ée. 

Déchalandcr. 

DéchalafTé, éc 

DéchalafTcr. 

Déchanr. 

Déchanté. 

Déchanter. 

Déchaperonné, ée. 

Déchaperonner. 

Décharge. 

Déchargé , éc. 

Dtftljargcmçnt. 

Dec bargcoir. 

Déchaigcr. 

Déchargeai* 



TABLE 



Décharné , ée. 

Décharaer. 

Déchaumer. 

Déchauflé , éc. 

Déchau/Teraenc 

DéchaufTcr. 

Déchaufloir. 

Déchéance. 

Déchet. 

Déchevelé . ée. 

Déchevclcr. 

Déchiffrable. 

Déchiffré, éc 

DéchifFremenc 

Déchiffrer. 

DéchifFreur. 

Déchiqueté, ée. 

Déchiqueter. 

DéciuquÊturc, 

t)î.'chifagc. 

Déchiré . éc 

Décîiircmcat- 

Déchirer. 

Déchireur. 

Déchirure. 

Déchoir. 

Déchoué , éc. 

Déchoucr. 

Déchu , uc. 

Décidé , éc 

Décidément. 

Décider. 

Décil ou Dextil. 

Décimablc 

Décimal , aie. 

Déciroateor. 

Décimaûoa. 

Décime. 

Décimé, éc 

Décimer. 

Décimré, jéc 

Décintrer. 

Décintroir. 

Décifîf , ivc 

Décifîon. 

Décifîvement. 

Décifoirc 

Déci2c 

Déckendorf. 

Oéclamarcur* 

Déclamation* 

Déclamatoire 

Di'clanié, éc* 

Déclamer. 

Déclaratif, iyc 

Déclaration. 

Déclaracoirc 

Déclaré, éc 

Déclarer. . 

Déclic. 

Déclin. 

Déclinable 

Dédinaifoiu 

Déclinant. 



DécIiaâecor# 

Déclioatoirc 

Décliné , éc 

Décliner. 

Décliqaer. 

Décliqoeté. 

Décliqoetcr. 

Déclivité. 

Dédorrc 

Déclos, ofc 

Décloué, éc 

Déclouer. 

Décochcmcnr. 

Décoché, éc. 

Décocher. 

Décoction. 

Décoiffé , éc 

Décoiffer. 

Décopnoir. 

DécoDation. 

Décollé , éc 

Décollemenf. 

Décoller. 

Décolleté , éc^ 

Décolleter. 

Décolorée, éc 

Décolorer. 

Décombré , éc 

Décombrcr. 

Décombres. 

Décompofé, éc 

Décompofcr. 

Décompofitioo. 

Décompte. 

Décompté , éc 

Décompter. 

Déconcerté, éc 

Déconcerter. 

Déconfcs. 

Déconfirc 

Déconfiture. 

Déconfort. 

Dcconforté, éc 

Déconfoftcr. 

Déconrcilié, éc 

Déconfcjîlcr. 

Décontenance • éc 

ÛécoDtenaaccr. 

Déconvenue. 

Décorateur. 

Décoration. 

Décordé , éc 

Décorder. 

Décore 

Décoré , éc 

Décorer. 

Décorir. 

Décorcicatxon. 

Décorum 

Découché, éc 

Découcher. 

Découdre. 

Découlante ame» 

Découlé. 



'i A B <£. E. 



lement, 

hty 

pé, ic. 

pcr. 

peur, cufc, 

plé, éc. 

picr. 

|)oir. 

pure. 

ragé, éc. 

ragcracDC. 

rbcr. 

rs. 

fa» ue. 

fure* 

vert, crtc. 

verte. 

Jirrir. 

Té, ée. 

Ter. 

iitcmenc. 

Jité , éc. 

litcr. 

pic, ite. 

pitacioD* 

picé, ée. 

?itcr. 

>icudc. 

ilc. 
:é . éc. 
ter. 
ciftc. 

i.éc. 
:r. 
:c. 

:, ite. 
ché , éc. 
cher, 
ire. 

ifTcment. 
ître. 
tté , ée. 
ttcr. 
cteur. 
ctoire. 
ucé, éc* 
uccr. 
, ue. 
re. 

t, ice. 
le. 
ie. 
ipn. 
[acion. 
gné , éc. 
gncr. 
gneur. 
gncurcjncnt. 
gncuxy eufc. 

e. 



Dv-i^amé. 

l^v-'damcr. 

L'cdans. 

i->cdicace. 

ï->édicatoire. 

DzAié , éc. 

JJcJjcr. 

Dcdirc. 

t>édic» ire. 

Dédoâoire. 

Dédommagé , éc. 

Dédommagement* 

Dédommager. 

Dédoré ,-^. 

Dédorer; 

Dédoublé, ée. 

Dédoubler. 

Déduction. 

Déduire. 

Déduit , ite. 

Déduycr, 

Dec. 

Déerne. 

Décile. 

Décrtance. 

DéGché, éc. 

Défachcr. 

Défaillance. 

Défaillant, ante. 

Défaillir. 

Défaire. 

Défait, aite. 

Dcfaite. 

Défaix. 

Défalcation. 

Défalqué , ée. 

Défalquer. 

Défaveur. 

Défavorable. 

Défavorablement. 

Défaur. 

Défécation. 

Défeilif , ivc. 

Défcdion. 

Défc£l u c ufe ment. 

Défcaueui 

Défcduofué.* 

Défendeur^ crefle. 

Défendre. 

Défends. 

Défendu, ue. 

Défcnfablc. 

Défenfe. 

Défcnfeur. 

Défcnfif, ivc. 

Déféqué, ée. 

Déféquer. 

Déférant, ante. 

Déférence. 

Déférent. 

Déféré, éc. 

Déférer. 

Déferlé, ée. 

Déferler. 

Déferrer. 



Défer. 

Dtffubicr. 

Dell. 

Défiance. 

Défiant , anto. 

Déficient. 

Déficit. 

Défié, ée. 

Défier. 

Défiguré, éc 

Défigurer. 

Défifé. 

Défilé , ée. 

Défiler. 

Définaille. 

D(ffiner. 

Défini, ie. 

Définir. 

Défini ECU r. 

Dchnîaf , ivc. 

Défînidon* 

Défini tivcmcQC. 

Défini coire. 

DéÛagratian. 

Déf!egmation, 

l^éRc.^mé , ée- 

Déflegmcr. 

Défleuri, ie. 

Défleurir. 

Déflezion. 

Défloration. 

Défloré , ée. 

Déflorer. 

Défoncé, ée. 

Défoncement. 

Défoncer. 

Déformé, éc. 

Déformer. 

Défors. 

Défouetcé , ée. 

Défouetter. 

Défourné , ée; 

Défourner. 

Défoys. 

Défrayé, 

Défrayer. 

Défriché , es. 

Défrichement. 

Défricher. 

Défricheur. 

Défrifé, éc, 

Défrifer. 

Défroc. 

Défrencé, ée* 

Défroncer. 

Défroque. 

Défroqué » ée. 

Défroquer. 

Défterdar. 

Défuné , ée. 

Défuner. 

Défunt, unte. 

Dégagement. 

Dégagé, ée. 

Dégager. 



3*5 

Dégaine. 

Dégainé, ée. 

Dégainer. 

Déganté , ée. 

Dégant'.r. 

Dégarni, ic. 

Dégarnir. 

Dég.u. 

Dégauchi, ie. 

Dégauchir. 

DégauchifTement. 

Dégel. 

Dégelé, ée. 

Dégeler. 

Dégénératîon. 

D^fgénéré. 

Dégénérer. 

Dégingandé, éc 

Déglavicr. 

Déglué,ée. 

Déglucr. 

Déglutition. 

Dégobillé, ée. 

Dégobiller. 

Dégobillcs. 

Dégoifé,ée. 

D^goifer. 

Dégorgé, éc. 

Dégorgement. 

Dégorgeoir. 

Dégorger. 

Dégourdi , ic. 

Dégourdir. 

Dégourdiflemc■^ 

Dégoût. 

Dégoûtant, ante. 

Dégoûté , ée. 

Dégoûter. 

Dégouttant, ante. 

Dégoutté\, ée. 

Dégoutter. 

Dégradation. 

Dégradé , ée. 

Dégrader. 

DégrafFé, éc. 

DégrafFcr. 

Dégraiffage. 

DégraifTé , ée. 

DégraifTcr. 

DégraifTcur. 

Dégras. 

Dégravelé , éc. 

Dégraveler. 

Dégravoimcnc 

Dégravoyé , éc. 

Dégravoyer 

Degré. 

Dcgréé , ée. 

Degrécr. 

Dé^revancc 

Dégringolé, ée. 

Déi$ incolcr. 

Dcîçroffage. 

Dé^ ofler. 

Dvg:o(Er« 



DiguclLux. 

Déguenillé » ée* 

Déguerpi, ic. 

Déguerpir. 

Déguerpiflcmcnt. 

Déguculé. 

Dégueuler. 

Déguifçmcnt. 

Déguifé, éc. 

Déguifer. 

Dégu(^a:ion. 

Déhait. 

Déhaité . Déhaiué, 

Déli.îlé , éc, 

Déhâlcr. 

Déhanché , éc, 

DéharHé , éc. 

Déhardcr. 

Déharnaché « ée, 

Déharnacher. 

Déhaux. 

Dchli. 

Dehors. 

Dehoufei:* 

De hune. 

Déjà. 

Déianire. 

Déicide 

Déiiamie. 

Déjcé^ion. 

Déjeié , éc. 

Déjctcr. 

Déjeuné. 

Déjeuner. 

Déification, 

Déifié, éc. 

Déifier. 

Déifique. 

Déînclinanc. 

Dcinfc. 

Déjoindre. 

Déjoinc » ointe, 

Déiopéc. 

DéjotaruSr 

Déjouer. 

Déiphile. 

Déiphobc. 

Déiphon. 

Déilmc. 

Déiftc, 

Déi:é. 

Déjuc. 

Déjuché , éc. 

Déjuçhçr. 

Deiviril, ilc. 

De-là. 

Délabrée, éç. 

Délabrement. 

Délabrer. 

Délacé , éc. 

Délacer. 

Délai. 

Délaiflc, éc. 

DélnifTcmcnt. 

Délaiilcr. 



TABLE. 



iDél^rdé, éc. 

Délardcmcnt. 

Délardcr. 

Délaiïé, éc. 

Dciaifomenr, 

Délafler. 

Délateur. 

Délation. 

Délatté , éc. 

Délartcr. 

Délavé, éc. ^ 

Délaw'are. 

Délayant. 

Délayé, éc. 

Délayemcnt. 

Délayer. 

Dclbrugh. 

Déiéan. 

Dclcôahlc. 

Délcdablcté. 

Délcâaciou. 

Délcdlé , éc. 

Délcdcr. 

Délégation. 

DélégaioirCf 

Déléguée éc. 

Déléguer, 

Déicitagc, 

Délcfté. éc. 

Déicdcr. 

Délcllcur. 

Déict. 

Dcifzy. 

Delhi. 

Délia Jci 

DéliaquCr 

Déliaflcs. 

DélibératiF, ivç. 

Déli'oér^iiion. 

Délibéié. 

Délibérément^ 

Délibérer. 

Délicat « ate. 

Délicate , éc. 

Délicatement. 

Déliciitcr. 

Délicacefle. 

Délice. 

Délicieufcmcnt. 

Dcîicieux, cufcv 

Délicoté . éc. 

Dilicoter. 

Déiié, /5c. 

Delicnhès. 
-Délier. 

Délilcrs. 

Délinquant. 

Oélinqué. 

Dt'linqucr- • 

Déliquc'ccncc. 

Déliqueracnc , ente. 

Délire. 

Délit. • 

Déliré . éc 

Dclitcr. 



Délitefcence. 

Délitex. 

Délivrance. 

Délivre. 

Délivré , éc 

Délivrer. 

Délivreur. 

Dclle ou Dalle 

Delmc. 

Dclmcnhorft. 

Del mi no. 

Délocr. 

Délogé , éc. 

Délogement« 

Déloger. 

Déiot 

Déloir. 

Dé longer^ 

Délos. 

Dclot. 

Déloyal , aie. 

Déioyalcmcnt. 

Déloyauté. 

Dçlphcs. 

Delphinal , ^Ic. 

Delphi nie n. 

Dclphinic$. 

Delphiniun}. 

Dclrio. 

Delta. 

Deltoïde. 

Déluge. 

De l'un à l'autre. 

Déluté, éc 

Déluter, 

Dély. 

Démagogue, 

Démaigremcnt. 

Dcmaigrj, ic. 

Démaigrir. 

Démaiûriircmcnt, 

Dcmîillé , éc. 

Démailler. 

Démail Içcté , éc. 

Dérfiaillottcr, 

Demain. 

Démainer. 

Démanché , éc. 

Démancher. 

Demande. 

Demandé j éc. 

Demander. 

Demandeur , cufc 

Demande rcnç. 

Dcmangeaifon. 

Démangé. 

Dcmat^ger. 

Démantelé, éc. 

Démantèlement. 

Ocmantelçr. 

Démantibulé, éc. 

Démantibuler. 

Déinarcarioa. 

Démarche. 

Démarchic 



Bémarîé , i^ 

Démarier. 

Démarque. 

Démarqué , éc 

Démarquer. 

Démarrage 

Démarré , éc« 

Démarrer. 

Démafqué, éc 

Démafqucr. 

Démafliqué, éc 

Dcmjlliqijcr. 

Dé ma lé j éc* 

Démâter. 

Dcmbiowitz* 

Deme. 

Démêlé. 

Démêlé , éc 

Démêler. 

Démembré , éc 

Démembrement, 

Démembrer. 

Déménagé , éc 

Déménager. 

Démence. 

Démené, éç; 

Démener. 

Démemer. 

Démenti. 

Démenti , ic 

Démentiers. 

Démentir. 

Dcmer. 

Démérite. 

Démérité. 

Démériter. 

Démcfuré , éc 

Dcmcfurcmcûc 

Démétriadt* 
Démétriowîti- 
Démécrius. 
D(^aiétfiu5dcPkalcf^ 
Dimérrius-Griski. 
Démettre. 
Démeutté , éc 
Démeubteraent. 
Démeubler. 
Démeurance. 
Demeurant > aotfr 
Demeure. 
Demeuré, éc. 
Demeurer. 
Demi , ie. 
Demi-air. 
Demi ariens. 
Denii-baftioit* 
Dcmi-cafTc. 
Dcmi-caftor, 
Demi-cciPt 
Demi cciniicr, 
Dcmt-cercic 
Demi-clef. 
Demi-corde. 
fl Demi diamètre 



TABLE. 



Dieu, Demi' 

fk. 

épiocQX. 

fleuron. 

futaie. 



^ 



OTgC. 

lande. 



^u. 

inceioffcux. 

•ioiie. 

•membraneux. 

•mefure. 

métal. 

-mécoper 

•nerveux. 

•orbiculaire. 

-ordonnée. 

-pique. 

pont. 

•revêtement. 

s. ife. 

-kcau.- 

-foupir. 

(Tion. 

ffionnaire. 

-teinte. 

-temps. 

. tendineux. 

-ton. 

-tour à droite 3c 



<kmi*cour à gauche. 
Demitte. 
Dcmitton. 
Demi- vol. 
Dtmi-volte» 
Dcmlouch. 
Dcmmin, 
Dcmocraïic. 
Démocraîiquc. 

Démocrai iqucfntEic* 

Démocritc* 

Démoiforpon. 

Dcmoïfcîfc, 

Démoli, ier 

Démolir. 

Dcmolicioo. 

Démon. 

Démonc. 

Démon iaqo;. 

Démonographe. 

Démonomanie. 

Dcmonflrance. 

Dcmonftfaccur, 

Démonftratif , ivc. 

Démonftration, 

Démonftrativcmcnt. 

Démonté , ée. 

DémoDicr. 

Démontrable. 

Démontré» ée. 



Démontrer^ 

Démor. 

Démordre. 

Démordu. 

Dcmorthcnes. 

Démourée. 

Démcuvoir. 

Dému , uc. 

Démuni, ie. 

Démunir. 

Démuré, ft. 

Démurer. 

Dénain. 

Dénairer 

Dénar. 

Dénates. 

Dénatté , ée. 

Dcnaicer. 

Dénaturé. 

Dénaturer. 

Dénazé. 

Denbigh.^ 

Denbighshire; 

Dendre.. 

Deodremonde. 

Dcndrite. 

Dendroïde. 

Dendrophore. 

Dendropborics. 

Dcnée. 

Dénégation. 



3»7 

Général. 

Dcncuvrc.. 

Dcnczé. 

Denohé. 

Denliam.- 

Déni. 

Dc;ia. 

Déniaifc , étm 

Déniaifcr. 

Dénicalcs. 

Déniché , ée^ 

Dénicher. 

Dénicheur.^ 

Dénié, ée. 

Dénier. 

Dénigré , éc^ 

Béni^remcut. 

Dcnombrcmmt, 
D<!nôniinaccur. 
Dcîiominacîf j iy^ 
De nojDî nation, 
nénommé , éc# 
Dénommer. 
Dénoncé , ée.. 
Dénoncer.. 
Dénonciateur. 
Dénonciation* 
Dénorariôo. 
Dénoté , éc. 
Dénoter. 



.4^J^ 



méf^ 



TOME HUITIÈME- 



ÉNOUÉ, il.. 

>ucment« 

>uer.- 

ité. 

aircr 
al. 
aie. 
é , ée. 

claire. 

elé.ée. 

elle. 

clurc. 

iculo. 

icr. 

iftice. 

iftc. 

ition. 

urc. 

idatiom 

icmenc- 



Dénué', ée. 

Dénucr. 

Dcnys. 

Dtnys d'Halicat- 

nalle. 
Déols. 

Dépaqueté , éc. 
Dépaqueter. 
Déparagé , ée. 
Déparagtr. 
Dt^paré, ée. 
D(|pareillé , ic^ 
Dépareiller. 
Déparer. . 
Déparié, ée#- 
Déparier. 
Déparlé, et. 
D/parltîf. 
D'part. 

Départagé , é«« 
Départager. 
Dépai icmcnr. 
Départi , ie»- 
Ocpartie.^ 
Départii.' 



Déparré, ée. 
Dépafl'cr. 
Dépavé ,. éc. 
Dépaver. 
Dépayfé, éc- 
Dépayfer. 
Dépecé , ée. 
Dépéccment.- 
Dépéccr. . 
Dépêche. 
Dépêché, ée^ 
Dépécher. 
Dépeindre. 
Dépeint, einte; 
Dépenaillé . éc.- 
Dépcndamment»- 
Dé pcn. lance. 
Dépendant, ante.' 
Dcpcn.irc, 
Dépens. 
Dépcnfe.. 
Dép.nfé , ée. 
Dépcnfer*' 
Di'penlicr , icrc.- 
* Dépccdif ioo». 



f>épéri., ie. 

Dépérir; 

Dépéri/rcmenr.. 

Dépêtré, ée. 

Dépêtrer. 

Dépeuplé, ée.- 

Dépeuplement.' 

Dépeupler. 

t)épiédificf.. 

Dépilaiion. 

Dépilatoire.- 

Péi>ilé , ée.. 

Drpilcr.. 

Dépiqué, ée- 

Dépiquer. 

Dépit. 

Dépité , ée. 

Dcpircr. 

> D plac • , éc. 

De-L.iiHcnt.' 

Déplacer. 

Déplaira-.. 

D^^Iaifince.- 

IJéplaifAiu^ajtc, 



3t8 

Dépliifir. 
DipïSLDié , éc 
Déplanter. 
Déplantoir. 
Déplié éc. 
Déplier. 
DéplilTé , éc. 
Dcpliflcr. 
Déplorable. 
Déplorablenpcnt. 
Déploré , éc. 
Déplorer. 
Déployé, ée. 
Déployer. 
Déplumé, ée. 
Déplumer, 
Dépoli , ic. 
Dépolir* 
Déponent- 
Dépopulation. 
Déport, 
Dcportition. 
Dé pur PC ment» 
Déporté * éc. 
Déporter- 
Déportuaire* 
Dépofant^ antc» 
Dépofé ; éc. 
DcpoCcT, 
Dépofitaîre. 
Dépontion. 
Dépoflédé , éc. 
Dépofféder. 
Déponeffîon. 
Dépofté * éc. 
Déporter, 
Dépôt. 

Pépoudré , éc. 
Dépoudrer. 
Dépouille. 
Dépouillé, ée. 
Dépouillement, 
Dépouiller, 
Dépourvoir. 
Dépourvu, uc. 
Dépravation. 
DéJ>ravé , éc 
Dépraver. 
Déprécatif , ive. 
Déprécation. 
Déprécié , éc. 
Déprécier. 
Déprédation. 
Déprédé, éc. 
Dépréder. 
Déprendre. 
Déprclîé, éc. 
DéprcfTcr. 
Déprcffioo. 
Dépri. 
Déprié , ée, 
Déprier. 
Déprimé , ée. 
Déprimer. 
Pépris, ifc. 



TABLE. 



Déprifé, éc. 

Déprifer. 

Dépucelé , éc. 

Dépuceler. 

Depuis. 

Dépulier. 

Dépuration. 

Dépuré, éc. 

Dépurer. 

Députatioa. 

Députairc. 

Député. 

Député , éc. 

Députer. 

Déqucurir. 

Dcquin. 

Derac. 

Déraciné, éc 

Déracinement. 

Diracincr. 

Déradé. 

Déradcr. 

Déraifon. 

Déraifonnable. 

Déraifonnablcmenc. 

Déraifonné. 

Déraifon ner. 

Dérangé, éc. 

Dérangement. 

Déranger. 

Dérapé , ée. 

Déraper. 

Deras. 

Dératé, éc. 

Dérayure. 

Dcrbé. 

Dcrbent, 

Derby. 

Derceto. 

Derçon. 

De rechef. 

Déréglé, ée. 

Dérèglement. 

Dérégler. 

Dcrg. 

Dcrhcm. 

Dcria Chiring. 

Dcribands. 

Déridé , ée. 

Dérider. 

Dériiîon. 

Dérivatif, ivc. 

Dérivation. 

Dérive. 

Dérivé, éc. 

Dériver. 

Dérivoir. 

Derivote. 

Derlington. 

Dermologic. 

Dermont. 

Derne. 

Dernier , ière. 

Dernièrement. 

Pciois ou Dernifçh, 



Dérobé, ée. 
Dérobement. 
Dérober. 
Déroché, éc, 
Dérocher. 
Dérogat. 
Dérogation. 
Dérogatoire. 
Déroge. 
Dérogcance. 
Dérogeant , autc. 
Déroger. 
Dérompoir. 
Dérompre. 
Déronipu, uc. 
Déroqué, ée. 
Déroquer. 
De rote. 
Dérougi, ic. 
Dérouflir. 
DérouHlé, éc. 
Dérouiller. 
Déroulé, éc. 
Dérouler. 
Déroute. 
Dérouté, éc. 
Dérouter. 
Deroyer. 
Dcrpt. 
Derrière. 
Derval. 

De r vis ou Der- 
viche. 
Des. 

Défabufé, ée. 
Défabufement. 
Défabufer. 
Défaccordé, ée. 
Défaccorder. 
Défaccouplé , éc. 
Défaccoupler. 
Défaccoutumance. 
D c fa V coutume ^ ée. 
De fa cco m urne r. 
Défachalandé , éc. 

Défarlia!ander. 

Défafflcuré , ée. 

Dclâiikiirc^r, 

Péfafoui-chcr, 

D^ragrc:iblc. 

Défâgréabicmcnt, 

Défagréé, ée. 

Défagrécr. 

DéTagrémenr. 

Défafufté, ée. 

Défajufler. 

Défaltéré, ée. 

Dcfaltércr. 

Défancré. 

Défai c-cr. 

Défapomter. 

Défaparcilié, ée. 

Défaparciller. 

Défapprcndrc. 



Défappris , ifc. ^ 

Défappropriation. 

Défaproprié , éc. 

Défappropricr. 

Défapprouvé, éc 

DcTapprouvcr. 

Défarboré ^ ce. 

Défarçanoe, ée. 

Défarçonncr. 

Dérargcnté, éc. 

Dérargcncer. 

Défarmé , éc 

Défarmcmcnt. 

Défarmer. 

Déiarrimé» ée. 

DéCarroi. 

Défaflemblé , éc 

Défadembler. 

Défaflbrti, ic 

Défaftre. 

Défartreuz, eofc. 

Défavantage. 

Dé fa V antageufemeoc. 

Dé(avantageux , eQ& 

Dcfaveu. 

Défaveuglé, éc 

Défaveugler. 

Défavoué, éc 

Défavouer. 

De fc a r tes. 

Dcfcellé ,• éc 

Dcfcellcr. 

Dcfccndancc 

Defcendant, antc 

Defcendre. 

Defcendu , uc 

Dcfcenlion. 

Dcfccnfionel » elle. 

Defcentc 

Defcription. 

Défcmballage 

Défcmballé, éc 

Défcmbalier- 

Défembarqué , éc 

Défc m barque mcâÈ* 

Défcnibarquer. 

Défembarraflcr. 

Défembourbé , éc 

Défembourber. 

Défemparé , éc 

Dcfcmparer. 

Défcmpanné , éc 

Défcmpcfé , éc 

Défcmpcfer. 

Défcmpli, ic. 

Défcmplir. 

Défcmplotoir. 

Défemprifonné , éc 

Défemprifonncr. 

Dcftnchanté éc 

Défcnchanteroent. 

Désenchanter. 

D^^rcnc loué éc 

Défcn clouer* 

Défcncombrer. 



T A B L, F/ 



r. . . 
rc, 

urc. ' 
urcr. 
:é, &. 
rcr. 

ycr. 
fé , éc. 

fcr: 

umcr. 
lé, ic. 
lier. 

ÎO. 

xli, ic. 

'clir. 

rcdé . éc. 

rcellcmcnt. 

rcelcr. 

c» 

cr. 

tc^ éc. 

ccr. 

erre. 
, ée. 

ir. 

es. 

n. 

ade. 

ai>c, ante. 

éxncnc. 

é, éc. 

cr. 

icr. 

ncc. 

lié. 

lié, éc. 

lier. 

té, éc. 

tué, éc. 

:uer. 

ICC. 

ance. 

é . éc. 

cr. 

iccc. 

ictemcnt. 

ictctc. 

icur. 

loré, éc 

lOTcr. 

icrcs. 

idc. 

ccur. 

:ion. 

,éc. 

r. 

ingiié, éc. 

ingucr. 

^omc XXX. 



Dcfincorporé , ^c. ' 

Défincorporcr. 

Détincncc. 

Défînfatué , ce. ' 

Défi 11 fa tuer. 

Défincéreflé , éc. 

Déflntércilcmcnc. 

DéfinférciTcr. 

Défir. 

Défirabic. 

Défi rade. 

Dcfiré, éc. 

Défirer. 

Dcfiricuz, cufe, 

Défiricr. 

Défifté , éc. 

Dcfiftcmcnc» 

Dcfiftcr. 

Dès lors. 

Defmologic. 

Dcfmond. 

Dcfobéi , ic. 

Défobéir. 

DéfobéifTancc. 

Dcfobéillant, antc. 

Dcfobligé , éc. 

Dé fobl igeammenc. 

Défobligcanc , ance. . 

Défobligcr. 

DéfoccupacioD. 

Défoccupé , éc. 

DcToccupcr. 

Défœuvré , éc. 

Dcfœuvrcmcnc. 

DéroI;^nc, ante. 

Défolatcur. 

Défolation. 

Dé(oIé , éc. 

Dcfolcr. 

Dcfopilatif, ivc. 

Défopilation» 

Défopilé , éc. 

Défopilcr. 

D.Tor. 

Défordonné , éc. 

Dcfordonncmcnc» 

Défbrdre. 

Déforienté , éc. 

Déforicntcc. 

Déformais. 

Défofïé , éc. 

DérofTcr. 

Défourdî , ic 

Défourdir. 

Defpcrs. 

Dcipircr. ' 

DsT^potar. ' 

Dclpotc. 

Dclpotiquc. ■ 

Defpotigucmcnt. 

Dclporiimc' 

Defprcaux. 

Dclpumacion.' • • ' 

Defpumé , éc. 

Dctpumcr, •' --'■•- - 



Dcflaigné, co. 

Dcffaigncr. 

Dcflaihnc 

Dcflailir. 

Dciîaifincmcnt. 

Dcfl'aifonué, éc. 

De/Taifonner. 

DeiFaler. 

DclTknglé , éc 

Dcilanglcr. 

Dcfl'aoulé, éc. 

Diflaouler. 

Dcflàw. 

Dcflcchant, antc. 

DcJléché . éc 

Dclléchcmenc. 

Dcflécher. 

DcfTcin. 

Dcflcllé , éc 

Defl'ellcr. 

Dcfferrc 

Dcffcrré , éc. 

DcfTcrrcr. 

Dcflcrr. 

Dcflcrtc 

DcUcrti, ic. 

Dcflcrcir. 

DciFcrvant. 

Dcilcrvi^ ic 

Dcflcrvir. 

Deilcuranchc, Deflèu* 

rcmcntr 
Deiïeurcr, Defïeiivrcr. 
DciTiccàtif, ive. 
Dcfïiccatiofi^ 
Ddliljé, éc* 
Dcfllllcr. 
Dcflînatciir. 
Dcfliaé, éc 
Djflîncr. 
Dcfloivcr. 
Dcflolé, éc. 
Dcnblcmenv. 
Dcflolcr. 

Dc^oudé, éc ; 

Dcfîoudcr. 
Dciloas. 
DclTus. 
Dcftia. 
Dcf^inacioii. 
Deftiné, éc 
Deftinéc - 
Dcftincr.- 
DcIiitOablic 
Dertitué , ce 
DeiUtucr. . 
Dcditucioft. ■ ■ 

Dcaor. ■ ' . 

Dcf^ouches. 
Dcftourbcr. 
Dcflreindrc • 
Deftricr. 
DcttWéfccôlr/ ' 
Dcftruatf, ire* ' 
} DcftruftioDi- • *' • 



•5*1 

Dé(iidaH<Mi. 
Dcfuécodc 
Défulccur. 
Défuni, ic 
Defunion. 
Dcfuttir. 
Défuviates. 
Dcfvrcs. 
Détaché, éc 
Décachcmcnc. 
Décacher. 
Détail. 
Décaillé , éc 
Décaillcr. 
Détailleur. 
Décalé, éc 
Décaler. 
Déialingué. 
Décalineucr. 
DAcindrc 
DéceiM^ cintCb 
Décelé, éc 
Déceler. 
Détendre 
Décenda; oe. 
Déccnir. 
Déiencc ■ 
Détenteur, tficci 
DécencilloD. ■ • 
Détention. 
Détenue , ue. 
Détcrgé, éc 
Déterrer. 
Dccéiioration* 
Détérioré, ée. 
Détérioser. 
Déttrminaûf, iVC; 
Dcrcimin-^Eion, 
D^ terminé , éc 
Dacïminéini!nt. 
Détermine 
Déterré, ée. ' 
Déterrer. 
Déterfîf, ire. 
Décelable 
Déteflablcmcnr. 
Déteflacioii. - 
Décefté , éc 
Déccfter. 
Dethmold. 
Décierrcs. 
Détirc, éc. 
Détircr. 
Dw'tifé , éc 
Détifcr. 
Détonation. 
Détoné , ée» ■ 
Détoner. 
Détordre* 
DétorJn , uc 
Décorqucr. 
Décors , orfc. 
Détorfc. 
Décootillé,, 6^ 
, DécortilUfiJ 



330 

^étoapîUooné , ie» 
l^étoapillonner. 

^étoarnéj éc» 
I^étourncr. 

I^étradcur. 

I^étrairci. 

I^étranch^. 

I^écraqué » éc» 

I^étraqucr. 

Détrempé. 

JDé trempé , éc. 

Détremper^ 

Bétrcflc. 

I^étrianus- 

I^écrimcxu^ 

Détroit. 

Détrompé , ée» 

Détromper. 

Détrôné, éc. 

Détiôncr. 

Détrouflé, éc 

Détrouffcr. 

Détroufleur. 

Détruire. 

Détruit» itc» 

Dette. 

Dcva. 

Dévalé , te. 

Dévaler. 

Dévalifé , éc 

Dévalifef. 

Devancé, éc. 

Derancer. 

Devancier, icrc. 

Devano. 

Devant. 

Devanticr. 

Devantière* 

Devanture. 

Dévaflation. 

Dévafté , éc 

Dévaftcr. 

Devantrain. 

Dcvaux. 

Deucalion. 

Dcvéer. 

Développante 

Développé^ éc. 

Développée. 

Développement. 

Développer. 

Develto. 

Devenir* 

Deventcr. 

Devenu, ue. 

Dévergondé, éc. 

Dévergonder. 

Deverra. 

Déverrona. 

Déverrouillé , ée» 

Dévcrrooillcc» 



TABLE. 



Devers. 

Dévers, erfc. 

Dévcrfé, éc. 

Déverfer. 

Déverfoix. 

DévçiL 

Dévêtir. 

Dévétifleroent. 

Dévêtu» ue. 

Dévèxe. 

Déviation. 

Dévidé , ée. 

Dévider. 

Dévideur, cufc 

Dévidoir» 

Dévie. 

Dévier. 

Deuil. 

Devin. 

Deviné, éc. 

Deviner. 

Devinercflc. 

Devineur. 

Dévirer. 

Devinmaat. 

Devis. 

Dévifagé , éc. 

Dévifager. 

Devife. 

Devifc. 

Deviiëour» 

Devifer. 

Deuic. 

Deulemond. 

Deuler. 

Dévoiemçnc 

Dévoilé , éc. 

Dévoilemeau 

Dévoiler. 

Devoir. 

Dévole. 

Dévolu, ue. 

Dévolutaicc. 

Dévoluté. 

Dévoluti^, ivc. 

Dévolution^ 

Dévolutionnairc. 

Dévonshire. 

Dévorant , antç. 

Dévoré , ec 

Dévorer. > 

Dévot, ote. 

Dévotement. 

Dévotieufement. 

Dévotieus. 

Dévotion. 

Dévoué j éc. 

Dévouement. 

Dévouer. 

Dévoyé, éc 

Dévoyer. 

Deufen. 

Deutérocanonique.^ 

Dcntéronomc«. 

DcîRéiorc* 



Deux. 

Deux amans. 

Deux évailles. 

Deuxième. 

Deuxièmement. 

Deux Ponts. 

Dex. 

Dexicréontique. 

Dextérité. 

Dcxtre. 

Dextremenr. 

Dextrochèrc 

Dey. 

Deyrançen. 

Dezize. 

Dgiaroun.. 

Dhafar. 

Dia. 

Diabètes. 

Diabétiques. 

Diable. 

Diablement. 

Diabloxie. 

DiablefTc 

Diablezot. 

Diablotin. 

Diablotique. 

Diaboliquement. 
Diabotanum. 
Diacarthame. 
Diacaudiquc. 
Diachiloo. 
Diaco. 
Diacodc 
Diacommatiqœ. 
Diaconat. 
Diaconedc. 
,Diaconie. 
Diaconiquc 
Diacopé. 
Diacoufliqjac 

Diacre. 

Diadème, 

Diagnodique. 

Diagonal , aie. 

Diagonalement*^ 

Diagramme. 

Diagrède. 

Dialcélc. 

Dialeélicieo. 

Dialeûique. 

Dialeûi5).uemettt. 

Dialèlc. 

Dialogue. 

Dialogué, éc 

Dialoguer. 

Dialthée. 

Diamant. 

Diamanuirc 

DiamargaritOD» 

Diamafuffofc 

Diamétral, aie 

Diamétridcmenc 

Oiainètrc. 



DiamorMu 
Diamper. 
Diane. 
Diano. 
DianthoQ» 
Diantre. 
Dianucum» 
Diapalmc 
Diapafmc. 
Diapafon. 
Diapedèfe. 
Diapente. 
Diaphane. 
Diaphanèité. 
Diaphies ou Diaficii 
Diaphoenix. 
Diaphonie 
Diaphorè(c 
Diaphorétiqnc 
Diaphragmatiqac 
Diaphragn^ 
Diapré, éc 
Diaprun. 
Diaprure. 
DiaptoH:. 
Diarbeck. 
Diarrhée. 
Dianhondon. 
Diarchrofe. 
Diafchifma. 
Diafcordiunik 
Diafcbedc. 
Diasène. 
Diafics. 

Diafodique. ^ 

Diafphendonènk 
Diaftafc 
Diadème. 
Diaftolc.: " 
Diaftylc. 
Diafyrme. 
DiatefTaron. 
Diatonique. 
DiatoniquemeaU 
Diatragacaate. 
: Diatribe. 
Diaulodromc 
Diavoli. 
Diizcuxis^ 
Dibaptiftes. 
Dibon. 
. Dicé. 
Dicéarquc. 
Dicélies, 
Dichorée. 
Dichotomc 
Dichotoinic 
Dicorde. 
Dicrik. 
Dicrote. 
Diâame. 
Diâamo. 
Diélateur. 
Didhuurc. 



TABLE. 



33» 



inaire. 

1. 
me. 
nies* 
ie« 

u 



le* 

n. 

bme. 
te. 
rbroek. 

Ile. 
beck. 
faeim. 
lu 



i 

ic. 

u Diefis* 

bofcD. 



tiue. 
niDg. 



ic. 

lard. 

icment. 

ant> ance* 

atcur. 

acion. 

itoire. 

{.ée. 

:r. 

iacioa. 

nmeoc. 

ice. 

icié , éc. 

icicr. 

it. 

ic, ente. 

iciel, cilc. 



xncQC. 

:é. 

:ueux , eufe. 

ion. 

le. 

lé, éc. 

er. 

licé. 



Diffraâiocu 

Diffus, ufe* 

Diffufeineoc» 

Difiufîon. 

Digaftrique. 

Digéré »ée. 

Digérer. 

Diges. 

Dige/le* 

Digefleur* 

Digcftif, ive* 

Digedioli. 

Digcftoirc. 

Digitale. 

Digitation. 

Diglyphe. 

Digaan. 

Digne. 

Dignement, 

Dignitaire. 

Dignité. 

Digoin. 

Digon. 

Digredîon, 

Digue. 

Diguon. 

Dihélic. 

Diïambe. 

Dijon. 

Dijonnoîs* 

Diipolies. 

Dilacéracion. 

Dilacéré. ée. 

Dilacércr. 

Dilapidation. 

Dilapidé » ée. 

Dilapider. 

Dilacabilicé. 

Dliatable. 

Di laçant. 

Dilatateur. 

Dilatation. 

Dilatatoire. 

Dilaté , ée. 

Dilater. 

Dilatoire. 

Dilayer. 

Dile. 

Diledlion. 

Dilemme. 

Dilige. 

Diligemment. 

Diligence. 

Diligent, ente. 

Diligente, ée. 

Diligcnter. 

Dillenbourg. 

Dil lingue ou Dillin- 

gcn. 
Dillot. 
Diltfîs. 
Dimachi^re. 
Dimanche. 
Dimcl. 
DimenfioQ. 



Dimefle* 
Diminué, ée* 
Diminuer. 
Diminufer. 
Diminutif, ire. 
Diminution. 
Dimiffoire. 
Dimiflbrial, aie. 
Djmitc. 
Dimizana. 
Dimocrites. 
Dimona. 
Dimotuc. 
Dimpf. 
Dinan. 
DJDanderie. 
Dinandier. 
Dînant. 
Dinas. 
DinckeKpil. 
Djnde. 
Dmdon. 
Diudoneaa. 
Dindonnier. 
Dindymènc. 
Dîné, éc, 
Dinée. 
DÎner. 
Dineur. 
Dingelfiog. 
Dit^gKrave. 
Dingle. 
Dingval. 
Dinocrate. 
DinHacken. 
Diobolos. 
Diocéfain , ine. 
Diocéfarée* 
Dioccl • 

Diocléïdes ou Dio- 
des. 
Dioclélianopoils. 
Dioclétien. 
Dioclécienne. 
Diodore. 
Dio^ène. 
Diois. 

Diomcde. 

Dion. 

Dioné* 

Dionis.^ 

Dionyiia. 

Dionyfîaqaes. 

Dionylius. 

Diophante. 

Dioptre. 

Dioptrique. 

Diors. 

Diofcoride. 

Diofcures. 

Diofon. 

Diou. 

Diphrooguc. 

Diploé. 



Diploique. 

Diplôme» 

Dipfade« 

Diptère. 

Diptyque. 

Dircé. 

Dirchau, ou Dirf- 

chau. 
Dire. 

Direft , éte. 
Dircé^ement* 
Diredeur. 
Dire^oirc. 
Diredrice. 
Diribiteur. 
Dirigé , ée« 
Diriger. 

Dirimant, ante. 
Difart. 
Difcale. 
Difcalé, 
Difcaler. 
Difcerné, ée. 
Difcernement. 
Difccrner. 
Difciple. 
Difciplinable. 
Difcipline. 
Difcipliné , ée. 
Difcipliner. 
Difcobole. 
Di fc oitipte. 
Difconnauanon. 
Difc ont inné ée» 
Difcantinucr. 
Dirconvcnance* 
Difcanvcnir. 
Difcord. 

Dircordant, ante. 
Difcorde. 
Difcorder. 
Difcourcur, eufe, 
Difcourir. 
Difcours. 
Difcounois , oiCc* 
DifcourtoiGc. 
DifcTédit. 
DifcTct I CC&. 
Dïfcrétemcnt, 
DifcréLion. 
Difcrétoire. 
Difcrime. 
Difculpcr. 
Difcurfif , ive. 
Difcuffif, ive. 
Difcuffion. 
Difcuté, ée. 
Difcutcr. 
Difemis. 
Difert, ertc. 
Difertemeac. 
DiCecte. 
Difetteux. 
Difcuz « eofe. 
Difgrâcie. 

Tt ij* 



33^ 

Oifcracié, £c^ • >* 
Diftracicr/ . 

Dif^radcufcmtnt. 

Disjoint , ohitc. 
DKjootftif, ivc, 
Dision^iqjft. 
Diflocaricvil ' 
Difloqué', ^c* 
Dirioqucr. 
Difma. 
Difparate- 
Pifparité. 
Difaaritjoni * 
J irpatoîtrc. . 
DifDatu , ut. 
Difpeni^ictii , ciifc. 
Bifpcn faire. 
Il|C»earateur , crice. 
Drlpcnfation. 

DiTpcnfé , éc, 
Dfpcnfcr. 

DifpcrfioQ, ri 

Difpontféc. • ' 
DifponiWc. 

Difcofcr. 

Difpoiïtif , ivc. 

DifpaEtioa. 

Di rpropordô tî* 

Dirpropartioîiflé > éc^ 

DitproporrîcKiiier, • 

ni h) a table 

Difputc. 

ni(pnté , iç. 

Difpurcr. 

Difputcur. 

Dil^uc. 

Difquifîtion. 

Diflay. 

Diifay5. 

Diilë. 

Dilfcdion. 

DifTcmblaWc^ 

Dincmbtancc. 

Diircnhov^. 

Dillcncans.' 

Diflënciof). 

DifTcnzaoa. 

Diiléquc . ce. 

Didéqwcr. 

Difîéqucur. 

DifTcrtatcùr. 

DiiTc -cation. 

DifTcrté. 

Diricrtcr. 

Diflfîdcns. 

Diflimulatcur. 

Difllmulation» 

DiflmiulS , i^ . 



T A -BrrL ?E 



Diffimulcr. 

DifTipaceur , trice* 

ni/Tîpatîbh. 

Diflîpé, éc. 

Di/Tipcr, 

Diiîoîu j ùc. 

Diirolvant, anic. 

Di/Tolable. 

Dillolumfcnt. 

DifTolution. 

Di/Tonancc. 

Difîonant', ancc- 

DifToudrc. 

Dilfous , outc. 

Didaadé, ce. 

Difîuadcr. 

Diirjafîoni 

Di/Tyllabc. * 

Oiftancc. 

Diftant , aarc- 

Diftcnrion. 

Diftichiafîs. 

DiftiIIatcur. 

Diflillation. 

DiftilJé , de. 

Diflillcr. ■ 

Diftinâ-., in£lc, 

Diftin<f^cmcnc. ' 

Diftin^if, ireJ 

Dillindion. 

Diftingué ^ éc. 

Diftingucr. 

Diftiquc. 

Diftor/îon. 

Diflradrion» 

Diftraire. 

Diftrait, aice;^ 

Diftié; 

Diftribué ; <fc. 

Diftribucr. 

Diftriburcur, tricc. 

Diftribtttif , ivc. 

Diftribucion^ 

Diftria. 

Dit. 

Dithmarfcn. 

Dirhyrambiquc. 

Dicon. 

Ditrigiyphc. 

Dittcrcl. 

Diu. 

Divagué. 

Divaguer. 

Divaics. 

Divan. 

Divan-Beghi. 

Divandurori. 

Divan 

Divc. 

Divergence. 

Divergent . ente. 

Divers, eife. 

Diverfemenr. 

Divcrfîfîé , éc, 

Diveifiâcr. 



DÎTerfion. . 

Diverfité.' " 

Diverti , îc. 

Divertir.* 

DiverrijUrt; antc. 

Diverti flcbacnr. 

Diveto. * 

Divctte. 

Dividende. 

Divin, ine. 

Divination. 

Divinertienr. 

Divinifs- , ccr 

Divinifcr. 

Divinité. 

Divis. 

Divifc. 

Divifé.éc, 

Divifcr. 

Divifcur. ' 

Divifibilité; 

Divifîble. 

Divifîon. 

Divorce. 

Diurétique.* 

Diurnaire. 

Diutnal. 

Diurne. 

Divulgation.* 

Divulgue , vc 

Divulguer. * 

Dix. 

Dixième. 

Dixicmetncnr, 

Dixme. 

Dixipé , éc. 

Dixrner." 

Dixmont. 

Dixmude. 

Dizain. 

Dizaine. 

Dizcau. 

Dizcnicr. 

D-Ia-ré. 

Do. 

Doazir. 

Dobas. 

Dobcr, 

Doblac. 

Dobrcziu. 

Docctes. 

Docile. 

Docilement. 

Docilité. 

Doc i modique. 

Dockum. 

Dode. 

Do<5bcment.. 

Do'<5tcur. 

DoéVoral » aie. 

Dodtorat. 

DoéVorerie» 

Do(flrinaire. 

Dodlrinc. 

Document» 



DcJarf.' . • - •* 

Dodécagone» : ' 

Dodécahédrc. 

DodécatécporiSiç 

Dodiné,'écr 

Dodiner. 

Dodo. 

Dodonc. 

Dodonéen. 

Dodonide. 

Dodrans. 

Dodu , ue. 

Docsbourg. . 

Dogadoox^ Dogat# 

Doge. 

Dogmatique. 

Dog matiqucmeot* 

Dogmat^fé. 

Dogmatifcr. 

Dogmatifcur. 

DogmatiRc. 

Dogme. 

Dogre ou Dôgtebalv 

Dogue. 

Doguin » Dogûinc 

Doigner. 

Do'.gt. 

Doigtée 

Doigter. 

Doigtierl 

Doire. 

Dol. 

Dolceaquak 

Dole. 

Doléancc. 

Dolé.éc. 

Dolcmmenr. 

Dolent, ente* 

Dolcr. 

Dolichenicn* 

Doliman. 

Doiron. 

Dolnftcin,^ 

Doloir. 

Doloire.* 

Doloprs.' 

Dolofcr. 

Doltabat. 

Dolut. 

Do m où Doo« 

Domaine. 

Domaines. 

Domanial > aie* 

Domac. 

Domaziizc. 

Dombes. 

Dôme. 

Domcrie. 

Domefche. 

DomcfHciré. 

Domefliquc. 

Domcfliquemeacw 

Domczopoli, 

Domfronc. 

Domicile* 



ilié , ifc... 
:ilicr«. 

.MUS. 

icatioi^. 

laiu ^ aac«* 

latcur. 

lacian. 

ic, éCé 

icr. 

iguc. 

ucai.ncs. 

licains. 

iical^ aie. 

liquc. 

liquin» 

lis. 

.10. 

lotcriç. 

loticr. 

icn. 

dbfctlla, 
aire, 
icrre. 
table. 
té , éc. 
ter. 

te venin, 
tcur^ 
Rcmi-la-Ptt- 



aire. 

cur , tricc* 

if. 

ce. 

:ion. 
:ifte5* 
co. . 
w^erc. 

bery, 
alk. . 
on. 

lU. 

cr. 

es. 

i* 

o. 

Dn. 

jflné, éc. 

anCy ance. 

c. . 

é. éc. 

c Marie. 

cr. 

ienr« cafc. 

ifon. 



T A B 1 E 



lâa. 



Donzelle. 

Donzenac. 

Donzctc. 

Dvonzy. 

Dor ou Dora. 

Doiadc. 

Doradillc. 

Dorage. 

Dorât. 

Dorchcflcr. 

DorJognc. 

D 11 don. 

Dordrcchc. 

Dore. 

Doré , ée. 

Dorce. 

Dorécc lÉglifc. 

Dor-Émul. 

Dorénavant. 

Dorer. 

Doreur, eufc. 

Doria. 

Doridc. 

Doricns. 

Dorique. 

Doris. 

Dorloté , éc. 

Dorloter. 

Dormans. 

Dormant, antc. * 

Dormeur, eufc. 

Dormi Ihoufc. 

Dormir. 

Dormitif. 

Dorne. 

Dorncbourg. 

Dornecv. 

Dornbann^ 

Dorno. 

Dornock. 

Dornftat* 

Doroir. 

Doron. 

Doronic ou Doto- 

nicc. 
Dorque au Dorge. 
Dorlal, aie, 
Dorfcc. 
Dorflen. 
Dorftcnfa. 
Dortmund. 
Dortoir. 
Dorure. 
Dorychnium. 
Doryphores. 
Dos. 

DosBoccas* 
Dofc. 

Dofîthéens. 
Dofnoycr. 
Dofolo. 
Dofïe. 
DolTeret. 
DolTîcr. 
DolTicre. 



Dot. 

Dotal » aie* 

Dotation. 

Doté , ée. 

Dotekom. 

Doter. 

Dotetclle. 

Dothaïm ou Do- 

thaïn. 
Dotis. 
Dote. 
Dou. 
Douade^ 

Douady ou Douadic^ 
Douaire. 
Douairier* 
Douairière. 
Douane. 
Douanier. 
Douarncncz. . 
Douay. 
Doublage. 
DoubJe. 
Doublé, ée- 
Doubleau. 
Double- feuille. 
Dom>le*roarcheitr. 
Doublemcnr. 
Doublées 
Doublet. 
Doublette« . 
Doubloir. 
Doublon. 
Doublure* 
Doue. 

Douce-amcrc^ 
Douceâtre. 
Doucellcs. 
Doucentcnt. 
Doucereux, e«£c« 
poucec , ctte. 
Doucette. 
Douceur. 
Douche. 
Douché , ée« 
Doucher. 
Doucia- 
Douciiic. 
Doudevillc. 
Doué. 
Doué, éc. 
Douegne. 
Douellc. 
Douer. 
Douerc. 
Dougé. 
Douglas» ' 
Dounec. 
Doui liage. 
Douillard. 
Douille. 
Douillet. 
Douillet , «ttt. 
Douillettement. < 
Donlad. 



3?5 

Couleur. . 

Doulius. 

Douloir. 

Doulon. 

Douloureufcment. 

Douloureux, cofc. 

Dounc Kaii-Gaufai/o. 

Dourak. 

Dourbans^ 

Douibie. 

Dourdan. 

Dourgnc. 

Doutlach. 

Dourlens. . 

Doaro. 

Dourou. 

Doutancc. 

Doute. 

Douté, ée. 

Douter. 

Doutçufcmcnf. 

Douteux, eufc. 

Douvain. 

Douve. 

Down. 

Douvres^ 

Doux. 

Doux , oucc^ 

Douye. 

Douzain. 

Douzaine. 

Douze. 

Douzième. 

DouzicmemcnU 
Douzv» 

Doxologie. 

Doyen. 

Doyenne. 

Doyenné. 

Drabourg. 

Drac. 

Drachme. 

Draconite. 

Dracontiaue^ 

DracuncuJe. 

Dragan. 

Draganti. 

Dragée. 

Drageon. 

Drageonner« 

Dragomeftxtow 

Dragon. 

Dragune. . 

Dragoné. 

Dragonneao. 

Drague. 

Dragué , ée. 

Draguer. • . 

Draguignan. 

Drahcim. 

Drain. 

Dramatique* 

Drame. 

Dranet. 

Diangiaoe» 



534 

DranjpicIIe. 

Dranfc. 

Drap. 

Drapade. 

Drapano. 

Drapant. 

Drape, éc. 

Drapeau. 

Draper. 

Draperie. 

Drapier. 

Drapicrc. 

Drallique. 

Draufbn* 

Drayer. 

Drayoirc« 

Drayure. 

Drêche. 

Drccks-Odernbeim. 

Drcge. 

Drcger. 

Drenne. 

Drenie. 

Drepane. 

Drcfde. 

Drcflë, éc. 

Drcflcr. 

DrefTcur. 

Dreflbir, 

Drevet, 

Dreux. 

Drcycl. 

Dreyling. 

Dric-Galdcn. 

Driefen. 

Drille. 

Drillcr. 

Drillicn 

Drillo. 

Drin. 

Drinawar. 

Driirc. 

Drogheda* 

Drogscin au Drogîc- 

zin. 
Drogman. 
Drogue. 
Drogué, éc. 
Droguer. 
Droguecie. 
Drogaecicr. 
Droguicr. 
Drogttiflc. 
Droit , oite. 
Droit. 

Droiremcot. 
Droitier , ièie. 
Droiture. 
Droiturier. 
Droitwich. 
Drôle. 
Drôlement. 
Drôlerie. 
Drôleflc. 



TABLE. 



Dromadaire. 


Duelliflc. 


Drome. 


Duenas. 


Dromo. 


Duerna. 


Dromore. 


Duefnic. 


DrODcro. 


DufFcl. 


Dronne. 


Dujardin. 


Dronte. 


Duire. 


Drontheim. 


Duifant. 


Dropaz. 
Droflart. 


Duisbourg. 


Duitc. 


DrofTc. 


Duitz. 


Droden. 


Dulcamara. 


Drodeur. 


Dulcification. 


Drot. 
Drouilles. 


Dulcifié, ée. 
Dulcifîer. 


Drouillettes. 


DuJcigno. 


Drouz. 


Dulcinde. 


Dru. ue. 
Drud. 


Dulciniftes. 


Dulech. 


Druerie. 


Duleck. 


Druida. 


Dulic. 


Druide. 


Dulmen. 


Drungaire. 


Dumbar. 


Drunge. 


Dumbarron.' 


Drufen. 


Dumblain. 


Drufes. 


Dumchonci. 


Drufiai. 


Dûment. 


Dnifibara* 
DrafTeinhcim. 


Dumfermling. 
Dun. 


Dmye. 


Duna. 


Dryade. 


Duualma* 


Dryas. 


Dunbar. 


Dryden. 


Dunbritton. 


Dryinus. 


DuDcaftrc. 


Dryopc. 


Dunckton. 


Dryopet. 


Dundalkc. 


Dryoptéridc 


Dundee. 


Drypif. 


Dune. 


Du. 


Duneaa. 


Du, oc. 

Dualifme. 


Dunebonre. 
Dunemunde. 


Dualiftcs. 


Dunes. 


Duare. 


Dunette. 


Dub. 

Dubeltie» 

DubliD. 

Duboo. 

Dubois. 

Duc. 

Ducal , aie. 


Dunfieys. 

Dung. 

Dungamnon. 

Dungarres. 

Dungarvan. 


Dnnge ou Dungen. 


Ducale. 


Dungeanon. 


Ducat. 


Dunghal. 


Ducaton. 


Dunein. 
Dunkcl. 


Ducé. 


Ducénairc. 


Dunkerque. 


Duché. 


Dun-Ie-Roî. 


Duché de Vaucy. 


DunlacecafUe. 


Duchcfle. 


Dunegal. 
Dunois. 


Duclair. 


Duâile. 


Duns. 


Duôilité. 


Dunftabic. 


Ducy. 


Dunfter. 


Duderftadc 


Duo. 


DuegQC. 
Duel. 


Duodénal , aie. 
Duodénum. 



Dupe. 

Dupé , éc; 

Duper. 

Duperie. 

Duplicata. 

Duplication. 

Duplicaturc. 

Duplicité. 

Duplique. 

Dupliquer. 

Dupondius. 

Duquela. 

Dur» are. 

Dura. 

Durable. 

Duracinc* 

Durance. 

Durango. 

Durant. 

Duras. 

Duraton. 

Duravcl. 

Durazzo. 

Durbu. 

Durci, ic» 

Durcir. 

Durdat. 

Duré. 

Durée. 

Durcil. 

Durement. 

Dare-mèrc 

Durcn. 

Durer. 

Duret, ette. 

Durerai. 

Dureté. 

Durgont. 

Durbain. 

Duriblon. 

Durion. 

Durittfculc. 

Dury-Agra. 

DufchaL 

Dufien. 

Dudeldorp. 

Dutlingc. 

Dutroa. 

Duveland. 

Duvet. 

Duveteux. 

Dvina. 

Dvinitza. 

Dv^inska. 

Dttumyir. 

Duumvirat. 

Duytc. 

Dyck-Grave. 

Dyme. 

Dympn. 

Dynamene. 

Dynamique* 

Dynafle. 

Dynaflic. 

Dyonifius. 



T A B I E. 



chium, 
es. 

t. 

le. 

pfie. 

ée. 

icerie. 

ueriqac. 

chic. 

:ie. 



mam 



e. 

art. 

•• 

OemcDt. 
rr. 

i. 

ycr. 

é, éc. 

esi 

oir. 

ure. 

oiûe* 

Rieor» 
c. 

i» ic. 

hcr, 

hoir. 

ir.. 

ife. 

iflemcBt, 



;r. 

icIk 

\c. 

lUDfler» 

lorf. 

ein. 

[ces. 

letlw 

i , ic» 



f blooiilânce , antc. 

Éblooiflemenc. 

ÉbonDcr. 

Éborgnë , éc. 

Eborgnet. 

Ébouilli , îc« 

Ebouillir. 

Éboulé, ée. 

Éboulemcnc 

Ébouler. 

Éboulis. 

Ébouqucafe. 

Ébourgeonncmenc. 

Ëbourgeonner. 

ÊboorifFé, ée. 

Çbouzioé , ée. 

Ëbouziner. 

Ébraifoir. 

Ébranché , ée. 

Ébrancbemcnt* 
Ëbranchcr. 
Ébranlé , ée. 
ÊbraDlemcot- 
Ébranlcr. 
Ébfin'é, éc* 

bbrafé, éc. 

Ebrafement. 

Ébrafer. 

Ébrbuharites. 

Ebre. 

Ébrcché , ée. 

Ébrécbcr. 

Êbrené, ée« 
Ébrcner. 
Êbreuil. 
Ébrctaudé , ' ée. 
Ébrcraudcr. 
Ébrillade. 
Ébrodunciens. 
Ebroué , ée. 

ÊbroucmcnC" 

Ébrouer» 

Ébruité , ée. 

Ébruiter- 

Çbuard. 

Ébullicioti. 

Éburic. 

Ëburovlcei. 

Écaché , ée. 

Écacher. 

Écafté, ée. 

Écaffer. 

Écagne. 

Ecatllagc» 

Écaille. 

Ecaillé, ée. 

Écailler. 

Écailler , ire. 

Écailleuz« eufe. 

ÉcaïlloDS. 

Écalé. 

Ecalé, éf. 

Écalcr* 



Écang. 

Écangué, ée. 
Écanger. 
Écangcur. 
Écaqueur. 
Écarbouillé, ée. 

carbouillcr, 

carifibir. 

icarlace. 

carlacine. 
rquillé , ée. 
Çcarquillemenc. 
Écart. 

Écarté , ée. 
Écartelé» ée. 
Écaneler. 
Ecarcelure. 
Écartemeos. 
Ecarter. 
Ëcartoir. 

ÉcatonphoDeviinc* 
Hcbatane, 
£cboliquc, 
EcchymofCi 
Éccirtûverbcnoi, 
Ecç|<?fiarque. 
Ecd^fiafte. 
£c cl éftafii que. 

Eccléfiaftiqucmenc. 

Ecclifîa. 

Eccoprotiqoe. 

Eccorthatique. 

Eccrinologic. 

Ecdique. 

Ecdufîes. 

Écervelé » ée. 

Échafaud. 

Échafaudage. 

Échafaadé , ée» 

chafauder. 

chailly. 

chalas. 

Ichalafl'é, ée. 
Jchalafler. 
Échalat. 
Çcbalier. 
Échalote. 
Échanipcao. 
Échampi, ie. 
*Ëchampir. 
Échancré, ée. 
Échaicrer. 
Kchancrurc; 
Échandole. 
Echange. 
Échangé, ée» 
Echanger. 
Échaneide. 
Echanion. 
Écl^QfonBerîe.' 
Ëchantignole. 
{•chantiné » ée. 
Échaotiller. 
Bfîhanrillffik 



33Î 

ÉctianniilloQQé , éc. 

Échantillonacr, 

Échajîvroin 

Ichtppade. 

Echappatoire, 

Echappe, éc. 

Echappée- 

Échappcmcnr. 

Echapper. 

Échard 

Écharde. 

Échardonné , ée, 

F chardon lier, 

ÉchardouDoir, 

Écharncr. 

Çcharnoir. 

FchamurCp 

Écharpc, 

Echarpé, éc, 

Bcharpcn 

Écbais , arfc, 

Echarfcmcnt. 

Êchi^le. 

Echauboalé, éc, 

hchauboulure, 

Çchaudé^ éc* 

rchauricji. 

Echauiioir, 

Fchaulîairon. 

hchaufîé , ée. 

Echauftcroeat. 

EchaufFcr, 

Échaufîoir. 

Échau/îoutéc* 

Échauffure, 

É c ha ti guette. 

Échaurcr. ^ 

Échaui. 

Échéance. 

Échcbdcnoiu 

Ëchcbru»c. 

Échec* 

Ëchéchîru* 

4cbec<;* 

Echédamié, 

Echée. 

Echcîage. 

Écheicttc, 

Échelicr* 

Echelle* 

Échcllcs- 

Echéîlcr. 

Échelon, 

Bchenal; 

Éc hc n ï chernba£> 

Échenillé. 

Échcnillçr. 

Échcnilloir, 

ÉchcBO. 

Echcrpiïler. 

ÉchcrpilleriCi. 

Éch^rc. 

Échede?;^ 

Échets. 

É«h«tYaittt 



Î3^ 

Échcvclé , éc- 

Échevin. 

lÊchevinage. 

Echidna. 

ÉchifFrc. 

ÉchicDoIe. 

Êchi k- Agafi-Bachi. 

Échillon. 

Ëchim BiiTu 

llchinadcs. 

Échine. 

Echiné » éc« 

f chinée, 
chiner. 
Échinice. 
Echinope. 
Échinophora. 
Échiquecé , ée« 
Échiquier, 
Échium. 
Echmaloc^urqUC» 
Écho. 
Échoir* 

tchoicç. 
chôme. 
Échoraècçc* 
Échoppe. 
Échopper, 
Échoué, et. 
Échouemeau 
Échouer. 
Echroïdes, 
Echceren. 
Échuce. 
Échymofe* 
Ecija. 
Écimé , écp 
Ëcimer. 
ÉclaboufTé , ée. 
ÉclaboufTer. 
Éclabouffure. 
IcIafFer. 
Eclair. 
Éclairci, ie. 
Eclaircir. 
Éclairciflemenr, 
Eclaire. 
Éclairé , éc« 
Éclairer. 

Éclairans. 

Écianchç. 

Éclat. 

Éclatant , antc, 

Éclaté », 4«s. 

Éclacer. 

Écleche. 

Écledique. 

Écltdifme. 

Éclegnie. 

Éclipfc. 



T 

Éclipfé , éc. 

Eclipfer. . 

Ecliptiqu% 

Ecliflc. 

Échlié , ce. 

Écliffer, 

Edoppé , ée, 

Eclorre. 

Éclufe. 

Écluféc. 

Ecobans. 

Écobuer. 

Ecofrai. 

Écoinfon. 

Écolâcre. 

Écolacrerie. 

École. 

Écolecé. éc* 

Écoletcr. 

Écolier j icrc. 

Econ(hiire. 

Éconduit, icc, 

Économat. 



Econome. 

Économie. 

Économique. 

Économiquemenc. 

Économiié « éo» 

ÉcoQomifer, 

Écoperchc. 

Écorce. 

Ëcorcé , éç. 

Écorcer. 

Écorche-cu. 

Écorché^ éc» 

Écorcher. 

Écorcherie» 

^corcheur. 

Écorchure. 

Écorcicr, 

Écore. 

Écorne, 

Écorner. 

Écorniâé , éc* 

Écornifler. 

Écorniflerie. 

Écornifleur , eufè. 
Écornure. 
Écofle. 
ÉcofTé , éc, 
ÉcoflTcr. 

ÉcofTcur , e«fe. 
Écoflois, oifc 
Écoc. 
Écorard. 
Écoté , éc. 
Ecots. 
Écouane. 
. Éçouaiié» éc» < 



A B t ï:. 

Écouancr. 

Écouancctc* 

Écouché. 

Ecouets. 

Écoufle. 

gcoulé, éc. 

Écoulement. 

Écouler. 

Écouigeon. 

Écourté, ée. 

Écourtcr. 

Écoutant » aotc. 

Écoute. 

Écouté» éc» 

Écouter. 

Écouteur. 

Écoutille. 

Écouriilon» 

Écouvcttc. 

Écouvillon. 

Écouvillonné» éc. 

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