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Full text of "Le Livre d'or des peintres exposants ..."

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18 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

grandeur imposante et même un beau relief. Le principal mérite de ce 
travail réside dans la pondération de ses différentes parties, qui, toutes, 
concourent à mettre en évidence le principal personnage, représentant la 
Jiuticfi. 

En 1902, nous retrouvons l'artiste au Cercle Volnej avec un Paysage 
et un Arabe. 

En i903, au Cercle Volney, M. Bonnat exposait le Portrait de Madame 
Gain, « vigoureusement enlevé par le pinceau du maître avec sa fougue 
habituelle ». Au Salon, nous nlevons des Portraits t brossés avec vigueur: 
voici M. Eugène Guillaume, grave, raide, sévère, puis Mademoiselle 
Bréval, dont le visage ressort expressif sous sa chevelure noire ». 

En 1904, nous trouvons à l'exposition du Volneyun Portrait, « fastueux 
de couleur », puis au Cercle de la rue Boissy-d'Anglas, la Poupée et le 
Portrait de M.Marshall Field : " L'attitude résolue du personnage indique 
un homme d'action, dont Ténergie ressort, vigoureusement frap|<ante >. 
Enfin au Salon étaient exposés ce même portrait et celui de M. Roujon, 
Secrétaire Perpétuel de r Académie des Beaux-Arts, 



BOUGUEREAU, Membre de l'Institut en 1876. 

Atelier : 75, rue Notre- Dame-des-Champs^ Paris-6«. 

Né à La Rochelle, en 1825, l'artiste ÎMiGrandPrix de Rome en 1850. 
A l'Exposition universelle de 1855, il obtint une Médaille de deuxième 
classe. Chevalier de la Légion d'honneur en 1859, il était médaillé à 
l'Exposition universelle de 1867, et entrait à TAcadémie des Beaux-Ails, 
en 1876. A l'Exposition univei'selle de 1878, il remportait une médaille 
d'honneur, puis en 1885, était nommé Commandeur de la Légion d'hon- 
neur; la Médaille d'honneur du Salon, lui était décernée la même année. 

En i903, à Toccasion du Centenaire de la fondation des Ecoles Fran- 
çaises de Rome et d'Athènes, M. Bouguereau était nommé Grand-oflficier 
de la Légion d'Honneur. 

Parmi les principales œuvres, exposées par Tartiste en ces dernières 
années, nous retiendrons une petite figure, Yvonne, « rendue dans la 
note idéale du peintre ». Elle parut au Cercle Volney, en 1897. t M. Bou- 
gereau nous pj'ésente toujours, écrivait un critique du Salon de 1897, 
une coloration hannonieuse en des tons suaves et douceâtres, que cer- 
tains trouvent exquis, ravissants, etc. : Blessure d'Amour, très délicate- 
ment touchée, est un modèle du genre. » 

En 1898, au Cercle de l'Union Artistique, le Voile « s'imposait à notre 
admiration avec les qualités de dessin impeccables, de coloris fraisetdoux 
que Ton reconnaît àTarliste depuis de longues années ». « Tout le monde 
apprécie ce genre particulièrement harmonieux, non seulement comme 
couleur, mais encore comme expression et comme dessin, avec lequel 
M. Bouguereau s*est créé sa grande réputation. Son envoi de 1898, aii 
Cercle Volnej : A la Fontaine, traité dans ce genre spécial, constitue un 
sujet, plein de grâce charmante et délicate. » 

En 1899, l'artiste présentait au Volney : Révérence « œuvre, qui con- 
tinue les traditions de noblesse et de distinction, toutes particulières, 
avec lesquelles il sait draper ses personnages, qu'il sauve toujours de la 



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20 LE LIVRE D 0\\ DES PEINTRES EXPOSANTE 

la beauté de la femme, en ces belles créations où l'on retrouve la préci- 
sion de dessin, la douceur de coloris, qui assurèrent, il y a longtemps, la 
réputation de Tartiste. » 

En 1904, au Cercle Volney, « nous nous laissons séduire par le pinceau 
harmonieux de l'artiste, dont Far Niente présente le charme habituel des 
conceptions du maître. » Au Salon, paraissait Uni Dryade^ « puissante 
description d'un nu féminin, précisé dans une pose difficile, originale, 
parle talent du maître. » 



BRETON Jules, Membre de l'Institut en 1886. 

Atelier : 136, rue de Longchamp, Paris-16«. 

L'artiste est né à Courrières, dans le Pas-de-Calais, en 1827. A TExpo- 
sition universelle de 1855, il remportait une médaille de troisième 
classe, |)uis était nommé chevalier de Tordre de la Légion d'honneur 
en 1861. A TExposition Univei-selle de 1867, il obtenait une Médaille de 
première classe. En 1872, la Médaille d'Honneur lui était décernée 
au Salon ; en 1889, il était nommé Commandeur de la Légion d'hon- 
neur; enfin, en 1886, il était élu Membre de l'Académie des Beaux- 
Arts. 

L'artiste s'est adonné surtout aux représentations de la vie des champs; 
ses toiles les plus marquantes sont pleines de qualités exquises de naturel 
et de vie. Pai'mi les toiles représentées aux derniers Salons, nous retien- 
drons la Moisson des Œillettes (1897). La scène y est superbement éclai- 
rée, avec un effet de soir des plus remai'quables. t L'artiste a su rendre, 
dans cette toile, la calme poésie du soir, aloi*8 que le soleil fait ses adieux 
à la terre au sein d'une atmosphère pure et sans nuages. Pas un souffle 
ne vient troubler cette quiétude sereine de l'air, dont le spectacle est si 
imposant à la fin d'une belle journée d'été. Le paysage se déroule déli- 
cieux devant le spectateur, tandis qu'au premier plan les acteurs de la 
scène se trouvent magistralement éclairés par cette lumière vespérale, 
qui encadre comme d'un nimbe d'or la physionomie de tous ces cultiva- 
teurs. Regardez cette femme qui se baisse pour ramasser une gerbe, et 
voyez comme la lumière du soleil couchant vient doucement tomber sur 
la figure du personnage, qu'elle illumine de reflets dorés remarquables ! 
Cette petite toile, si pleine de vie et en même temps d'une allure si poé- 
tique est un véritable hymne en l'honneur du travail et de la vie cham- 
pêtres. » 

Au Salon de 1899, figurait le Cri d'Alarme « relatif à un accident terrible 
pour nos campagnards : l'incendie. L'artiste a su rendre dans une 
note juste d'intensité et sans excès, ce fait divers, particulière- 
ment poignant au village, où les secours se trouvent si lents; il 
a pu nous intéresser k une scène émouvante, dont le dénouement 
se passe au loin ; les personnages, que nous voyons au premier 
plan, encore tout surpris au milieu de leur travail par la fatale 
nouvelle, qui amènera sûrement la misère chez les amis du village, s'em- 
pressent de suivre le flot humain qui se précipite du côté où apparaît au 
loin la lumière sinistre de l'incendie. La scène, ainsi traitée avec so- 
briété, n'en reste pas moins puissante ; les trois personnages, sur lesquels 



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22 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

tuelle de ce coloriste, plein de fougue et de virtuosité. » En 1898, au 
Cercle de TUnion Artistique flguraient « un Portrait de Mus L..., déli- 
cieux de coloris et de lumière, et les Fils du prince Murât ^ dont les têtes 
blondinettes, rappelant les enfants d'Edouard, sont esquissées dans cette 
note délicate et légère de couleurs, que ce portraitiste excelle à rendre. » 
Au Salon de 1899, « l'épilogue du drame de la Passion tentait le pinceau 
fougueux de l'artiste ; il présentait une esquisse dn Christ mort sur la 
CroiXy qui ne manque pas de caractère ; on y admire la vigueur du 
coloris, la hardiesse des tons, la puissance des contrastes lumineux, qui 
ont conduit le peintre à. un remarquable effet. Au Salon, M. Carolus- 
Duran se montrait encore habile portraitiste ; son coloris chaud et 
vibrant donne un relief extraordinaire aux figures qui sont d'ailleurs 
traitées dans cette note de précision délicate et harmonieuse, sur laquelle 
s'est étayée la réputation de l'artiste.» 

En 1900, au Cercle de TUnion Artistique, nous trouvons un en- 
voi original, qui motivait cette appréciation : «M.Carolus-Duran s'assom- 
brit; son pinceau fuit la couleur, produisant des effets insolites, 
qui indiquent une voie nouvelle dans l'évolution du talent de l'ar- 
tiste. » 

En 4901, le peintre exposait au Volney t un Portrait d'aspect plutôt 
sévère, mais la tête est remarquablement peinte •. Au Cercle de l'Union 
Artistique, M. Garolus Duran sacrifiait au paysage : • Matinée d'Orage, 
représente un site de montagnes sous un ciel noir, très chargé. » Au 
Salon, sa toile t les Pommiers », était achetée par l'Etat. 

En 1902, nous relevons au Volney, une « Matinée d'Orage dans la 
Montagne, d'un effet assez impressionnant parle contraste voulu entre le 
ciel poussé au noir et une vallée encore parcourue par les rayons loin- 
tains du soleil ». Au Salon, le groupe de Famille de M. Carol us Duran, 
paraissait « d'un aspect imposant : les expressions de tous ces person- 
nages, aux altitudes variées sont parlantes; on n'y sent point Teffort; les 
figures des femmes et des enfants, délicieusement posées, sont éclairées 
d'une vie intérieure, qui n'étonne pas de la part du grand maître por- 
traitiste. » Cette même année, le peintre était représenté à la première 
exposition de l'Automobile-Club. 

Au Salon de 19' 3, le Vieux Lithographe était acquis par l'Etat. 

En 1904, au Volney, paraissait « un aimable nu : Femme et Fleurs » ; 
à l'Union Artistique, un « charmant groupe d'enfants, gentiment posés ». 
Enfin au Salon, les envois du peintre méritaient cette critique : « M. Caro- 
lus-Duran, reste un remarquable peintre de physionomies : en ce Mar- 
chand d'Epongés, brillamment mis en relief, on peut dire, en blanc et 
noir, la figure et les mains éclairées du personnage se détachent avec 
ampleur des tons noirs, qui constituent les vêtements, ou des gris qui for- 
ment le fond. Mais nous retenons le coloriste brillant, le prestigieux met- 
teur en scène de personnages dans le Portrait des Enfants duComtedeC. 
qui se détachent, en plein air, sur un fond d'arbres, k demi dénudés par 
Tautomne.'ou dans le Portrait de Madame la Comtesse de C, assise dans 
un fauteuil, reliéfée sur un rideau rouge avec une puissance et une vigueur 
remarquables. » 

Ajoutons que M. Carolus- Duran, a obtenu la Médaille d'Honneur du 
Salon, en 1879; il a été nommé Grand-Officier de la Légion d'Honneur, 
en 1900, en 1901, Grand-Offîcier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare 



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24 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

actuellement sous les yeux. Cette évocation satisfait d'ailleurs aux don- 
nées scientifiques et, en cette décoration, M. Cormon reste compréhen- 
sible pour tout le monde ; chacun peut saisir et suivre sans effort les 
scènes de vie exécutées en brillantes couleurs par le pinceau de Tartiste. 
Aussi cette œuvre de décoration atteint-elle à une puissance extraordinaire 
et réalise-t-elle Tun des plus beaux efforts que Part contemporain ait 
tenté dans le domaine de l'histoire scientifique, à travers ces âges éloi- 
gnés, auxquels le talent de M. Cormon semble s'être adonné avec un 
bonheur tout particulier. » 

Si, délaissant le côté scientifique de Tœuvre, nous voulons nous placer 
sur le terrain artistique pur, nous trouverons que « cette décoration cons- 
titue un ensemble des plus sugg(^stifs et des mieux compris. L'artiste 
avait pour mission de nous rappeler les temps préhistoriques et de suivre 
dans les temps historiques, les développements de l'humanité. Le sujet 
était plein do difficultés, et le peintre a du faire des recherches assez 
ardues, mais il s'est tiré avec honneur de ce pas difficile ; son talent a 
fait sortir sur le sujet indiqué une décoration pleine de forre, de vigueur, 
et en même temps d'exactitude scientifique. Dans ce tableau du Bronze 
et du Fer, nous voyons se dérouler au milieu d'un magnifique paysage, 
une très belle scène de travail : tous les feux fument dans une atmos- 
phère claire, et Part du peintre a su égayer, poétiser le tableau, par la 
présence au premier plan, d'une femme d'une beauté expressive, sur 
laquelle l'œil se repose avec plaisir. Un peu plus loin, nous assistons à 
ï Emigration d'une Horde, chez les Gaulois ; le panorama majestueux se 
déroule avec de très beaux lointains et la scène est décrite par le peintre 
dans une tonalité splendide 

« Cette décoration représente une somme de travail considérable. Avec 
les esquisses, les dessins et les cartons, que le peintre y a joints, on peut 
suivre, en quelque sorte, pas à pas, les progrès de l'œuvre, la conception, 
puis Texécution et enfin la réalisation définitive de cette décoration. On 
se rend par là mieux compte de la valeur du travail que M. Cormon a 
entrepris et mené à bonne fin. Toutes les paiiies font le plus grand hon- 
neur au peintre, en restant dignes du monument auquel elles .sont des- 
tinées ». 

En 1900, au Cercle de l'Union Artistique, M. Cormon exposait le Por- 
trait de Madame T., d dame d'un certain Age, sur la figure de laquelle 
la lumière tombe avec art ». 

En 1901, au Salon, figuraient le Portrait de Jeanne^ « type populaire, 
expressif, nettement caractérisé t, puis les Bandes du Connétable de 
Bourbon en Italie (xvie siècle). 

En 1902, à l'Exposition générale du Cercle Volney, le peintre exposait 
« des peintures pleines de vigueur et de mouvement: Bacchanale et Bal 
des Quatre-Z'Arts », puis à une exposition particulière de groupe, « des 
Intérieurs très riches, minutieusement dépeints, et un Portrait, vivement 
exécuté, plein de netteté et de précision ». Au Cercle de l'Union Artis- 
tique paraissait « un petit Portrait de femme solidement chai'penté ». A 
l'occasion de l'exposition des Prix du Salon et des Bourses de Voyage, le 
talent du peintre méritait cette appréciation : « On connaît le pinceau 
nerveux, plein de vigueur et de force du maître, l'étendue et la profon- 
deur d'une science qui s'allie chez l'artiste à un talent de premier or- 
dre, i 



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26 LE LIVRB d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

tonnây a portrait présenté sous un jour spécial ; l'expression est calme et 
résignée. Le col et la coiffe blanche enserrent entre eux une figure nette- 
ment éclairée et sur le tablier noir les mains se détachent lumineuses. 
Cette étude, dans les tons sombres y rentre dans la série des effets à con- 
traste de lumière, qu'affectionne particulièrement depuis plusieurs an- 
nées M. Dagnan-Bouveret, dont les plus brillants succès sont dûs à la 
Bretagne. » 

En 1898, au Cercle de TUnion Artistique, le peintre exposait une Mar- 
chande de poissons. Cette toile très entourée, représente une Bretonne, 
au regard étrangement fin. On peut y voir un effort de concentration de 
pensée assez heureux, une forte étude, très suggestive, une recherche des 
plus intéressantes par son originalité ». 

Au Salon de la Nationale, il produisait une très belle œuvre : 1$ Christ 
et les Pèlerins à Emmaûs. « Le Christ, d'une magnifique expression, est 
près d'une source de lumière, irradiant tous les personnages. Le procédé 
avait déjà réussi d'une façon merveilleuse à l'artiste dans le premier 
grand sujet religieux qu'il ait traité, la Cène, et qui fut l'un des clous du 
Salon de 1896. Le Christ est représenté au moment oà il rompt le pain 
et où ses disciples, attablés, après avoir bu avidement les paroles de l'in- 
connu, commencent à se douter à qui ils ont affaire : les personnages 
sont expressifs et l'ensemble du groupe est fort beau ; par derrière, se 
dresse un joli paysage, qui donne beaucoup de profondeur à la scène, en 
en mettant heureusement en perspective les éléments. Le peintre a cru, 
pour garnir sa toile, devoir se placer dans un coin du tableau avec sa 
femme et son fils : ce mélange de vêtements modernes et de costumes 
anciens est original ; l'expression de ces pei*son nages est heureuse, l'é- 
clairage des figures encore souverain et c'est ce qui contribue à faire 
accepter cette partie modenie, dans laquelle il ne faut voir qu'une fan- 
taisie d'artiste. Si l'on veut noter la précision avec laquelle tous les per- 
sonnages sont mis en place, si l'on veut remarquer comme cette précision 
s'allie à l'originalité du coloris dans la dispersion de la lumière, Ton 
comprendra pourquoi ces qualités réunies de dessin et de couleur font 
de la toile de M. Dagnan une œuvre de marque, l'une des plus sérieuses 
et des plus recommandables du Salon ». 

En 1899, M. Dagnan présentait à l'exposition des Artistes Franc-Com- 
tois un Portrait, « d'une apparence calme et froide, mais fortement 
frappé ». 

En 1901, le peintre exposait au Cercle de l'Union Artistique le Portrait 
de Madame 6, M., « d'une grande simplicité d'exécution, mais d'une ex- 
pression remarquablement belle ». 

En 1902, au Salon, figurait le Portrait vivant de M. Gérôme: « le fin 
profil du maître était supérieurement éclairé par le pinceau de l'artiste, 
qui exposait en outre deux Portraits de dames, bien remarquables ». 

Enfin, au Salon de 1904, M. Dagnan-Bouveret exposait c un bon Por- 
trait, bien posé, d'une note simple. Portrait de Madame la Duchesse 
de B.j puis un sujet de fantaisie, enlevé avec beaucoup de brio : Sur les 
Cimes. 



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28 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

de première classe à l'Exposition universelle de 1878. En 4896, il était 
nommé Grand-Croix dans Tordre de la Légion d'honneur. 

L'artiste est actuellement Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts : son 
œuvre en sculpture est considérable (1). 



OÉROME» Membre de l'Institut en 1865, décédé à Paris en son 
Atelier : 65, boulevard de Clichy, le 10 janvier 1904. 

L'artiste est né à Vesoul (Haute-Saône), en 1824. Elève de Paul Dela- 
roche, il obtenait une Médaille de troisième classe en 1847, puis une 
Médaille de seconde classe à l'Exposition universelle de 1855. En 1863, 
il était nommé professeur de l'Ecole des Beaux-Arts, à Pai'is; en 1865, il 
entrait à l'Académie Nationale des Beaux-Arts. A l'Exposition univereelle 
de 1867, il recevait une Médaille d'Honneur. Au Salon de 1874, la 
Médaille d'Honneur lui était décernée. En 1900, il était nommé Grand- 
Officier dans l'ordre de la Légion d'honneur et en 1901 Grand Prix de la 
Couronne d'Italie. 

Parmi les œuvres exposées paj' le peintre en ces dernières années, 
nous relevons au Salon de 1897, « dans le domaine du paysage sacré : 
La Fuite en Egypte, puis L'Entrée de Jésus à Jérusalem, Le Jour des 
Rameaux. Le cadre, dans lequel se meuvent les personnages, est remar- 
quable par ces tons harmonieux, où le savant artiste est depuis long- 
temps passé maitre. V Entrée à Jérusalem en particulier a été interprétée 
avec sentiment, malgré la petitesse des personnages, attendant le héros 
divin à l'entrée de la ville. Bien que de dimensions restreintes, la toile nous 
donne une idée majestueuse de ce grand événement. Dans la Fuite en 
Egypte, l'artiste a su nous peindre un joli paysage au clair de lune, orné de 
tons bleuâtres, qui ajoutent un chanme tout poétique à l'épisode biblique. » 

En 4898, au Cercle de l'Union Artistique, M. Gérôme présentait une 
fantaisie orientale sur les Derviche.% et une Léda : « Le paysage de fan- 
taisie que nous y notons est un petit chef-d'œuvre. » A l'Exposition des 
Artistes Franc-Comtois, le peintre exposait les Jardins d'Académus, 
<c exécutés d'un coup de pinceau, toujours jeune, toujours vibrant. Ces 
jardins sont peuplés d'une brillante société de philosophes dissertant à 
l'ombre, au milieu d'un superbe paysage antique, magnifiquement éclairé, 
tandis qu'au loin se dresse sur la colline voisine, un temple, chef-d'œuvre 
de l'architecture grecque. Nous y retrouvons toutes les qualités brillantes 
de coloris, qui ont fait de M. Gérôme l'un des peintres classiques les plus 
lumineux de notre époque. » 

En 1899, au Salon, paraissait l'Amour mouillé, « cette jolie petie fable, 
due à l'invention d'Anacréon et tant de fois ti*aitée : 

Il pleuvait fort cette nuit. 
Le vent, le froid et l'orage 
Contre Tenfant faisaient rage : 
« Ouvrez, dit-il, je suis nu. — 

et cependant M. Gérôme a voulu attacher à son expression la marque 

(1) Voir le Livre d'Or des Sculpteurs Exposants, à paraître prochainement. 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. I. 



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30 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

monieuse du brillant coloris du mattre : Téclat de cette foule disparate, 
écoutant la parole sainte, est d'un bel effet; on relève la précision, aux 
mille détails savants, avec laquelle le pinceau du peintre vient nous inté- 
resser à toutes les scènes de la vie orientale qu'il sait représenter avec 
tant d'exactitude et de vérité. La Vue de Médinet est d'une puissance de 
lumière remarquable ; on y retrouve les qualités ordinaires du mattre 
orientaliste, pour qui l'Egjpte n'a plus de secrets. » 

En 4904, le grand artiste, mourait subitement, en pleine activité, 
presque octogénaire. A l'exposition du Cercle de la rue Boissy-d'Anglas, 
les organisateurs rendirent un hommage posthiune au regretté peintre et 
à ses œuvres. « Voici, dominant la grande salle, le Portrait de Gèrôtne, 
frappant par la précision scrupuleuse, à laquelle s'est attaché le pinceau 
de M. Morot, qui a su rendre la physionomie énergique et vivante du 
modèle. Le souvenir de l'artiste y est encore rappelé par le buste expres- 
sif, nerveusement modelé pai'Carpeaux, en 1871. Enfin le talent du peintre 
est représentée par deux toiles, où ressort la puissance d'observation que 
Gérôme fit valoir, avec succès, en l'appliquant à la représentation des 
scènes de mœurs de l'Orient : l'artiste traduisit, l'un des premiers, avec 
une exactitude et une fidélité scupuleuses, les spectacles que présente la 
nature orientale. Séduit par les splendeurs de la lumière, il sut rendre, 
dans ses toiles, cette clarté lumineuse d'une grande intensité, sans 
l'exagérer. 

« Aussi ses œuvres, comme L^ Fayoum, gardent-elles un intérêt docu- 
mentaire, de premier ordre, qui les sauvera de l'oubli ; Devant la Mos- 
quée est un petit incident de la vie musulmane, notée avec la précision 
habituelle du maître. » 

Enfin au Salon, Gérôme était représenté par l'un des plus beaux mor- 
ceaux de sa statuaire : Corinthe, statue mai'bre polychrome et bronze, puis 
par une statue en bronze : Ouvrier Métallurgiste, appartenant à M. Schwob. 

Lorsque le grand artiste disparut, la presse fut unanime à rappeler 
l'homme éminemment bon que fut M. Gérôme. Nous nous bornerons à 
transcrire ici les deux articles nécrologiques suivants : 

c Un deuil subit, dit le Journal dei Artistes, vient de frapper inopiné- 
ment la grande famille des artistes français : l'un de ses membres les 
plus aimés, J.-L. Gérôme, dont la robuste vieillesse semblait défier l'at- 
teinte des années, s'est éteint subitement, en son hôtel du boulevard Cli- 
chy, où il habitait depuis plus de quarante ans. Je n'essaierai pas d'es- 
quisser ici l'œuvre du grand artiste, à la fois peintre et sculpteur, de ce 
travailleur, dont le labeur quotidien, fut, jusqu'à son dernier jour, 
effrayant. Quand la réunion de ses œuvres principales se produira, sui- 
vant l'usage, à l'Ecole des Beaux-Arts, ce sera le moment de résumer la 
vie de l'artiste, de parler des influences, qui agirent sur l'orientation de 
son talent, d'indiquer les qualités de ses travaux, de discuter son esthé- 
tique et de voir le rôle que son enseignement a pu exercer, à tort ou à 
raison, sur les destinées de l'aii. contemporain. Mais aujourd'hui 
nous voulons jeter respectueusement, sur cette tombe fraîchement 
ouverte, quelques paroles d'adieu à l'homme infiniment bon, supé- 
rieurement bienveillant que fut M. Gérôme, rappeler cette nature 
si droite, si franche, ce guide sûr, quelquefois sévère, mais qui, 
sous des apparences parfois vives, cachait une grande sensibilité et 
une cordiale franchise. 



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LES MEMBRES DE L*INSTITUT 31 

«Gai, aimable et enjoué, il resta jeune jusqu'à sa dernière minute, se sen- 
tant toujoui*s alerte, n'ayant rien perdu des forces de Tâge mûr, conser- 
vant encore la vivacité de la jeunesse. L'on peut se rappeler, comme étant 
restée toujours d'actualité, cette appréciation, échappée, en 4874, à l'un 
de ses familiei*s, sur le Gérôme de 1847 : « Gérôme a toujours eu un don 
de nature ; il sait attirer à lui le monde ; il est obligeant, toujoui's gai, 
aimant la société; bref on aime à être avec lui pour mille raisons : entre 
autres, c'est un travailleur infatigable, il inspire l'amour du travail et du 
travail en chantant et en riant. Il était ainsi à cette époque et il est 
resté le même... » Cette appréciation demeura parfaitement vraie jus- 
qu'au dernier jour; on peut dire qu'elle caractérise Gérôme pendant sa 
vie tout entière. Tous ceux qui l'approchèrent, à quelque titre que ce fût, 
se rappelleront cet homme extraordinaire, resté jeune malgré les années, 
portant allègrement le poids de ses quatre-vingts ans, toujours actif, la 
palette ou l'ébauchoir à la main, et, tout en travaillant, sachant soutenir 
le feu d'une conversation, y jetant la verve d'un esprit toujours en éveil 
ou le sel d'une plaisanterie spirituelle. 

Le fond dominant de son caractère fut la sincérité et la franchise; mais 
ce qui flt sa force, ce qui explique cette affection et ce respect, dont il fut 
continuellement honoré de la part de tous ceux qui le connurent et l'ap- 
précièrent, ce fut cette atmosphère d'honneur et de probité, dont il sut 
entourer toute sa vie. Aussi pût-il passer dans les cours, fréquenter les 
grands et les princes, il fut toujoure à sa place, conservant une distinc- 
tion et une noblesse d'allures, qui ne se démentirent jamais. 

En n'entrant dans aucune combinaison déloyale, en ne se laissant 
entraîner dans aucune compromission louche, il put marcher droit dans 
a vie et restant quelqu'un, il. laissa, en maintes occasions, révéler un 
caractère. Pai*venu au faîte des honneurs, de la considération et de la 
gloire, il resta l'honnête homme du début, accueillant pour tous, bien- 
veillant et aimable pour les humbles et les sacrifiés de la vie. Cette belle 
et noble flgure d'hier, aujourd'hui disparue, restera longtemps vivante 
dans notre souvenir, tellement elle se détache avec un puissant relief, 
au milieu de l'affaissement des consciences et du ramollissement des 
caractères, dont les célébrités contemporaines n'ont que trop souvent, 
malheureusement, donné l'exemple. 

Né en 1824 dans la petite boutique d'un modeste bijoutier de Vesoul, 
Gérôme arrivait en 1841 h Paris et entrait tout de suite dans l'atelier de 
Paul Delaroche. Le maître prit en affection cet élève studieux et travail- 
leur, qui, de son côté conserva toujours pour son maître, une vénération 
et un respect, auxquels les années n^avaient apporté aucune atteinte : le 
portrait de Delaroche était toujours à la place d'honneur dans son atelier 
du boulevard de Clichy, comme il y a quarante ans. Puis de chez Dela- 
roche, l'ai'tiste partit pour Rome, visita l'Italie, passa en Grèce, séjourna 
en Egypte : c'est dans ses voyages qu'il s'inspira sur place des traditions 
de l'art antique, traditions auxquelles il est resté fermement attaché jus- 
qu'à sa dernière heure. En 1862, il réintégrait Paris pour s'y marier et 
s'y établir définitivement et c'est dans la capitale qu'il vient de mourir, 
laissant, derrière lui, dans toutes les classes de la société, un flot d'affec- 
tions véritables, de sympathies profondes, d'amitiés sincères, dont peu 
d'hommes ont rarement eu l'occasion de jouir à un aussi haut degré. 
Aussi la postérité, si elle ne respecte pas toutes les opinions, ou n'admire 



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LE LIVRE D OR DBS PBIiVTRES EXPOSANTS 

utes les conceptions de l'artiste, retiendra la sincérité de son carac- 
t rhonnéteté de sa vie ; elle proposera, comme un exemple, la vie de 
railleur émérite, qui sut allier à une simplicité digne des temps 
les, la noblesse du cœur et Télévation de la pensée. » 
[1 homme universellement aimé et respecté lisons-nous dans 
e Revue — qui eut une influence incontestable sur les destinées de 
rançais, Léon Gérôme, vient de mourir subitement frappé, en pleine 
de travail, dans cet atelier du boulevard de Clichj, où, pendant un 
siècle, défilèrent toutes les célébrités de la capitale. Ce n*est pas le 
!nt de nous appesantir sur la carrière du peintre, ni d'esquisser le 
[u'il joua dans le mouvement artistique contemporain; mais ce 
ous voulons rappeler brièvement, au moment où il vient de quitter 
squement la vie, c'est l'homme merveilleusement actif, le cama- 
Dodeste, le compagnon plein de gaieté et d'entrain que fut, jusqu'à 
ernier soufQe, ce grand artiste, qui vient de s'éteindre, 
n Gérôme fut avant tout un travailleur acharné, qui ne connut ja- 
ni répit, ni tr«>ve chaque jour vint ainsi apporter quelque chose à 
uvre ; il fit, si l'on peut dire, par son vivant exemple, l'apologie 
luelle du travail, il sut n'êlre, à aucun moment, ni un oisif, ni un 
ivré : toutes les sources de sa joie d'artiste, tous les éléments de son 
sur dans sa vie de peintre ou de sculpteur, il les chercha et put les 
?r dans ce labeur incessant, auquel il sacrifia, grâce à un entraine- 
méthodique quotidien, sans défaillance ni fatigue, jusqu'à près de 
B-vingts ans. Comme les anciens preux, dont, par son allure toute 
aie, il évoquait le lointain souvenir, Gérôme est tombé au champ 
neur : lui, l'heureux de la vie, à qui tout sembla sourire, eut encore 
suprême satisfaction de pouvoir réaliser son dernier rêve d'artiste : 
mort, comme il le désirait, en travaillant jusqu'à son dernier jour, 
ette fièvre de travail qu'il posséda à un si haut degré, ne l'empêcha 
de mener parallèlement à sa vie laborieuse d'artiste, une existence 
mondaine : il était de toutes les fêtes, de toutes les réunions et on 

jamais en vain, appel à son concours, ofliciel ou privé, 
'une brusquerie plus apparente que réelle, il se laisait aller dans l'in- 
} à des épanchements, qui faisaient valoir en lui l'homme de bon 
au jugement correct et droit. Possédant une vision nette et exacte 
hoses. il savait donner à ses appréciations une forme souvent pl- 
e, mais toujous franche. Cette franchise d'expression fut l'honneur 

vie ; si, comme artiste, son œuvre peut être discuté, l'homme a 
à tous les respects. L'on sait d'ailleurs de quelle auréole d'estime la 
ce vieillard, resté infiniment jeune, malgré les années, fut entourée 
part de ces élèves, qui tous aimaient à s'approcher de leur illustre 
e, sachant qu'il était la droiture, la sincérité même. S'il fut parfois 
our les arrivistes sans talent, pour les fantaisistes ou les paresseux, 
me loyale fut toujours pleine de bienveillance et de bonté pour 
qui, suivant l'exemple du maitre, s'acharnaient, comme lui, au tra- 

n des traits caractéristiques de cette si intéressante figure fut la mo- 
5. Parvenu au faîte des honneurs, de la prospérité et de la fortune, 
neura exempt de prétentions, dénué de vanité et resta l'homme ac- 
ant et aimable de ses débuts. Membre de l'Institut, Grand OfiQcier de 
^ou d'honneur, il avait droit à de grands honneurs funèbres. Mais 



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34 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

HEIVNER, Membre de l'Institut en 1889. 

Atelier : ii. Place Pigalle, Paris-9«. 

L'artiste est né en Alsace, en 1829. Prix de Rome en 1858, il obtenait 
une Médaille de première rlasse à l'Exposition universelle de 1878, puis 
en 1898, la Médaille d'Honneur du Salon et était nommé Commandeur 
dans l'ordre de la Légion d'honneur. A l'Exposition universelle de 1900, 
M. Henner recevait une Médaille d'Honneur; depuis 1889, il siège à 
l'Académie Nationale des Beaux- Arts. En i903, à l'occasion du centenaire 
des Ecoles françaises de Rome et d'Athènes, il était nommé Grand-OfiQ- 
cier de la Légion d'Honneur. 

Parmi les œuvres exposées, en ces dernières années, par l'artiste, 
relevons en 1898, au Cercle Volncy, une Paysanne Alsacienne, » dont le 
profil se détache, enveloppé de ces tons fondus de lavis, avec lesquels 
M. Henner sait donner, je ne sais quel caractère mystérieux, troublant, 
énigmatique à toutes ses figures féminines ». 

En 1899, au Salon, figurait sous le modeste titre d'Etude « un Christ 
ail Tombeau, dans la note originale hautement expressive du maître. 
La figure exprime la souffrance humaine, tandis que le corps étendu, 
raidi par la mort, reçoit cette lumière particulière, mystérieuse, douce- 
ment pénétrante, dont M. Henner possède le secret et qui, ici, est de 
toute beauté L'accentuation de l'anatomie, provoquée par le jeu des 
ombres, donne beaucoup de relief à cette œuvre, exempte pourtant de 
recherches afifectées. L'effet en est puissant et nous pouvons voir là une 
œuvre maîtresse du grand artiste ». 

En 1900, au Cercle Volney, l'artiste exposait « un bien beau morceau, 
plein de vie, le profil d'une Jeune Artiste, qui se tient droite, toute fière 
d'appartenir, par des liens peut-être frôles, à cette chose sainte que doit 
être l'art ; la figure auréolée de cette lumière, dont M. Henner a le secret 
et dont il précise le jeu avec un soin méticuleux, est d'une vigueur peu 
commune ». Au Salon, l'artiste exposait une toile, intitulée : Rêve, 
« M. Henner est un peintre, qui n'a pas besoin de toutes les ressources 
de la couleur, pour attirer à lui le public ; son coloris est toujours d'une 
simplicité remarquable; mais quelle connaissance de la lumière, quelle 
science de l'opposition des lumières et des ombres ! En toutes ses œuvres, 
ce qui domine, ce à quoi l'artiste s'attache d'une façon constante avec 
un rare bonheur, c'est la représentation des vibrations lumineuses, venant 
jouer sur des corps, dont les lignes sont indiquées avec une grande légè- 
reté d'esquisse, et cependant les tons lumineux sont si bien fondus entre 
eux que le pinceau du maître arrive à donner aux formes, une force et 
une vigueur d'une intensité extraordinaire. Tel, ce Rêve de cette année, 
présenté toujours dans cette manière particulière, en ce genre flou, plein 
de poésie, avec lequel M. Henner a conquis la célébrité ; les vibrations 
lumineuses, suivies avec une minutie incessante sur cette chair qu'elles 
viennent rencontrer, donnent au nu un relief saisissantà distance; si l'on 
s'approche, la forme s'évanouit : c'est bien là un rêve, que l'artiste a eu 

le talent de faire passer de son imagination sur la toile ; cette œuvre, 



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J If^JI i^a-B^i Ml, I ^-s*-- 



LBS MEMBRES DB l'iNSTITUT 35 

d'une souplesse d'exécution merveilleuse, frappe, arrête le visiteur. » 
Voici encore une seconde appréciation, complétant la première : « Com- 
ment ne pas nous arrêter à cette vision délicieuce de Hève, à laquelle 
M. Henner a su imprimer l'estampille originale de son talent si person- 
nel ? L'artiste sait, en maître consommé, faire jouer les vibrations lumi- 
neuses sur les chairs nues, de façon à leur donner, à distance, un relief 
sculptural, d'une intensité exceptionnelle et si Ton s'approche, les con- 
tours se fondent, les formes deviennent floues, indécises ; c'est bien l'as- 
pect d'un rêve que le talent du peintre a su, avec un charme indicible, 
fixer pour nous sur la toile. On ne se lasse pas d'admirer cette création si 
poétique, qui attire, charme et plaît. » 

Au Salon de 1904, paraissait • un Portrait de jeune fille, d'un carac- 
tère nouveau : le profil se détache sur un fond bleu, avec une précision 
peu commune ; par ailleurs, une petite nymphe, vue de dos, égayée par 
une lumière discrète, d'une jolie enveloppe, qui met en relief les formes, 
nous rappelle le genre cher au maître. » 

Au Salon de 1903, nous admirions le talent du peintre dans une Nymr- 
phe endormie, a étendue à l'ombre; sur le corps nu du sujet, le peintre a 
su faire resplendir ces éclatants contrastes de lumières et d'ombres, dans 
lesquels il est passé maître. Ce chaste poème de la chair, vibrant sous les 
radiations lumineuses qui l'effleurent et le pénètrent, est magnifique- 
ment rendu par le pinceau du puissant artiste, toujours fidèle à son rêve, 
même dans cette Reiigiettse, dont le visage pâle resplendit comme celui 
d'une madone, sous le voile modeste, qui l'enserre. Si nous revenons à 
la Nymphe Endormie, la lumière vient jouer avec une souplesse radieuse 
sur ce corps de femme montrant une finesse d'attaches, un relief de 
formes, qu'accentue le contraste des clartés et des ombres, dispersées 
par un art savant, dont la puissante originalité ne s'épuise point. » 

En 190i, le peintre présentait une Petite Alsacienne, rentrant dans la 
note habituelle d'exécution du maître. 



HUMBERT Ferdinand, Membre de l iNSTrrur en 1902. 

Atelier : 8, Avenue Frochot,Phris-9^ y\e}e\idi, de iO h. i/'i 
h il h. 1/2. 

L'artiste est né à Paris. Elève de Cabanel il prit part à la décoration 
du Panthéon et se flt surtout connaître comme portraitiste, en ces der- 
nières années. 

En 1898, au Cercle de l'Union Artistique, le peintre présentait un c bon 
Portrait, plein de naturel ». En 1899, au Salon, « M. Humbert nous 
raconte la vie de Marie- Madeleine en un tryptique, qui présente un cachet 
d'originalité. Nous avons successivement sous les yeux la courtisane, la 
femme^ dont le cœur a été touché par le sublime dévouement de Jésus et 
enfin la femme repentie qui s'est, tout entière, consacrée à son Dieu. Le 
coloris discret est poussé dans une note harmonieuse, en rapport avec le 
sujet; la simplicité de la composition donne une grande force à l'idée 
dominante qu'en chacune de ces parties l'artiste a voulu mettre en relief». 

Au Cercle de l'Union Artistique, en 1900, le peintre présentait « uo 
groupe de jeune garçon et de fillette, d'un très bel effet: la note d'éclai- 



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36 LE LÏVHE d'or DES PKINTRËS EXPOSANTS 

rage j est supérieure ; Tartiste a su trouver des tons de coloris d'une dou- 
ceur surprenante, d'où émane un très élégant parfum xviii» siècle ». Au 
Salon, M. Humbert exposait les Poi'traits de M. Alex, et de Mademoiselle 
Eisa Grand; la Médaille d'Honneur lui était décernée. 

En 1901, au Volney, on remarquait « le Portrait de Madame L.. fière- 
ment posée au milieu de jolis détails accessoires, et le Portrait de Ma- 
dame B.j heureusement fignolé par le pinceau de M. Humbert ». Au 
Salon, paraissait « un fort heeiu Portrait du lieutenant-colonel Marchand : 
la pose du personnage est aisée. Ton relève le caractère d'énergie du 
masque, l'air décidé et l'expression du sujet. Le même artiste expose un 
intéressant groupe de jeunes Anglaises, bien posées ; on y remarque le 
joli éclat de la lumière que relc^^vc la présence du chien, placé entre les 
deux personnages». Ce portrait fut acheté par la Ville de Paris; la même 
année le Prix Houllevigue était donné à M. Humbert pour ses peintures 
au Panthéon. 

En 1902, M. Humbert entrait à l'Institut, à la place' de Benjamin-Cons- 
tant. 

En i903, l'artiste exposait des portraits, d'une marque bien person- 
nelle. « Admirons ce Portrait de jeune fille, en toilette blanche joliment 
miniaturée : cette œuvre, par l'harmonie du coloris, par la douceur de 
l'expression du sujet, emporte un charme souverain ; elle redit la grâce 
de la jeune fille, l'attrait de sa jeunesse et de sa beauté. Le Portrait de 
Madame B. et de ses Enfants est un groupe d'une exécution supérieure ; 
nous retiendrons l'épanouissement de la lumière, qui tombe sur les 
visages, donnant à chacun un air de vie remarquable ». 

Retenons encore celte apprécitaion : i Les portraits de M. Humbert 
méritent une mention spéciale ; l'artiste sait leur communiquer un relief, 
une vie, un caractère frappants, qu'il groupe ensemble les membres di- 
vers d'une même famille ou qu'il s'attache à nous dépeindre les grâces et 
la beauté de la jeune fille, comme dans ce resplendissant Portrait de Ma- 
demoiselle T. R. ». « Les magnifiques envois de M. Humbert, ses Portraits 
poussés sur un fond négligé, ont tous grand air : le peintre donne à ses 
figures, sous un cachet d'expression original, un admirable relief; il sait 
mettre la vie elle-même sur les visages et si nous voulons nous en rendre 
compte, regardons à distance le Portrait de Mademoiselle T. B. » 

En 1904, au Volney, le peintre présentait « les Portraits de Mesdemoi- 
selles L. B.f d'une facture originale, rappelant le genre si personnel de 
M. Humbert. » Au Salon, l'artiste exposait encore des Portraits. 



LAUREXS Jean-Paul, Membre de l'Instetut en 1891. 

Atelier : 73, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris-6®. 

L'artiste est né dans la Haute -Garonne, en 1838. Après avoir obtenu 
la Médaille d'Honneur au Salon de 1877, l'Académie Nationale de Pein- 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



PI. II. 



M. Jean-Paul Laurens, Membre de Tlnslitut. 



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LES MEMBRES DE l'INSTITUT 37 

nous montre la peine des bœufs sur la terre qu'ils défoncent. Cette toile 
de synthèse ne fait peut-être pas tout Teffet que l'on serait en droit 
d'attendre de ses proportions extraordinaires. Mais, aux premiers plans, 
bien éclairés, de bonnes parties traduisent d'une façon puissante les 
peines du labour et les fatigues des laboureurs ; le contraste remet en 
mémoire le mot de Virgile : fortunatos nitnium... » 

En 1889, le peintre exposait un Plafond, destiné à la Galerie des 
Illustres, à Toulouse, et représentant la victoire de Toulouse contre Mont- ^ 

fort: € La conception du peintre j apparaît puissante et l'on admire la 
hardiesse du groupe symbolique, qui s'éloigne de la ville, que gardent 
encore des guerriers, avec leurs énormes machines qui font l'ornement 
des remparts. On j retrouve les qualités de fermeté dans le dessin, 
d'éclat dans la couleur, habituelles au peintre ; cette œuvre rentre dans la 
série des travaux honorables de l'artiste. » 

En 1900, figuraient au Salon, le Portrait de Monsieur Goy, et une 
aquarelle décorative, /«ann^ dCArc, modèle de tapisserie pour les Gobelins, 
« La composition de cette monumentale aquarelle en est aussi simple 
que l'exécution. » En 1901, figurait au Salon un carton de tapisserie : 
Hercule délivrant Histonc, puis, en 1902, un autre carton de tapisserie : 
Glorification de Colbert et Proclamation de la République {1848), 

Au Salon de 1903, M. Jean-Paul Laurens présentait un tryptique ; 
Jeanne d'Arc : c Dans cette grande composition, la scène du milieu repré- 
sentant le moment où l'héroïne monte au bûcher est la plus vivante sous 
la parure éclatante d'un brillant coloris. L'œil s'arrête avec bonheur sur 
tous ces groupes animés, qui s'équilibrent les uns les autres dans un effet 
général d'harmonie très heureux. Les deux autres scènes sont d'un colo- 
ris plus sombre : Après le Supplice laisse échapper une impression, triste, 
lugubre, assez impressionnante. » 

Au Salon de 1904, le peintre présentait « une œuvre, d'un caractère 
grave et sérieux, évoquant, k un moment solennel, la grande figure de 
Luther^ au milieu de ses disciples, puis une grande composition originale 
sur les Mineurs : cette belle toile, d'une profonde impression, est émou- 
vante; Ton s'attache à ce défilé de femmes, d'hommes, d'enfants, qui 
s'avancent, résignés, vers les entrailles de la terre ; la note, grise, de 
misère, répandue sur cette foule, est accentuée par les toits rouges des 
ateliers, par ces hautes cheminées fumantes, qui rappellent le labeur de 
l'industrie humaine; en cette composition documentée, l'on trouve repré- 
senté avec fidélité l'un des côtés de cet enfer, qu'est la vie des mineurs, 
évoqué en toute sa sinistre vérité. La représentation de la Mine est peut- 
être terne, mais combien vivante ! Dans cette théorie d'hommes, de 
femmes, d'enfants, qui marchent fiévreux, mornes et résignés vers le lieu 
de leur supplice, le peintre a répandu une note d'émotion, qui retient le 
spectateur b. 



liEFBBVRE Jules, Membre de l'Institut en 1891. 

Atelier : 5, rue de la Bruyère, Paris-9«. 

L'artiste est né à Tournans (Seine-et-Marne), en 1836. Prix de Rome 
en t861, il obtenait une Médaille de première classe à l'Exposition uni- 



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RE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

is la Médaille d'Honneur du Salon, en 1886. Grand 
niverselle de 1889, il était élu Membre de rAcadémie 
-Arts, en 1891, puis nommé Commandeur dans Vor- 
onneur, en 1895 ; enlin une grande Médaille d'or lui 
position de Munich, en 1901. 

exposées en ces dernières années, nous retiendrons, 
olnej, i le Portrait de Madame L., d'une exécution 
>alon des Artistes Français, le « Baiser Diviny toile 
les oppositions ». 

e Volney, t M. Lefeb^re présentait avec un brio de 
une séduisante étude : Jeanne la Rousse ». Puis, 
Artistique, Ogurait le « Portrait de Madame Postma, 
rieux, mais d'une facture irréprochable ». 
i des Artistes Français, étaient exposés n le portrait 
a nature est suivie avec un bonheur remarquable. 
Madame B. y délicieusement décrite en ses brillants 
losité et une ampleur de tons, qui dénotent un mal- 

> Volnej, M. Lefebvre présentait une Velléda « au 
chair lumineuse resplendit brillante entre les noirs 
tons sombres de la chevelure, méthodiquement pei- 
ir les épaules ». Au Salon figurait le Portrait de 
'une allure bien vivante. La tête est magistralement 

y, on remarquait <( un Portrait de femme, au mas- 
!nt pincé par le pinceau de Tartiste ; au Salon, flgu- 
rait de femme, mettant ses gants, d'allure un peu 
pressif ». Ce portrait : Yvonne y fut acheté par l'Etat 
ey, l'artiste présentait une figure historique d'un 
mora d'Esté, puis au Cercle de l'Union Artistique, 
uccès en envoyant, le Portrait du savant Lippmann, 
r de la photographie interférentielle des couleurs ; il 
mi traité avec un art souverain, 
bvre exposait la Douleur de Marie- Madeleine : c En 
e de la lumière, qui vient resplendir sur la croix au- 
r, terrifiant, l'éminent artiste a retrouvé toute la 
Q la scène biblique. Marie-Madeleine, éperdue, dans 
sa douleur, vient de se jeter à genoux, les bras ten- 
le concentration nerveuse, aux pieds de la croix, qui 
ur : la lumière tombe sur le personnage dont la tète 
it du noir des vêtements, sur la portion de croix, 
sition avec un ciel noir chargé, cependant qu'au loin 
I confuse de la ville sainte. Par ces contrastes, sa- 
ar la simplicité de la mise en scène, par la majesté 
cette œuvre réalise un émouvant morceau de foi 
un joli modèle, dont la jeunesse et la beauté luxu- 
à notre curiosité dans un chaste laisser-aller harmo- 
ie d'artiste se trouve décrite dans une belle harmo- 
icompagne une dispersion savante de la lumière ». 
ney, nous trouvons « le correct profil marmoréen de 
sculpté, d'une expression délicieuse : la jeune fille 



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LES PRIX DE ROMI 



Chaque année, le Prix de Rome est proclanK 
cours, comportant plusieurs degrés. Depuis i 
yent y prendre part. Il y a des années, comm 
pas de Premier Grand Prix. Le Premier Grar 
pour Rome, où il devient pensionnaire de la ^ 
trois ans; chaque année, il est tenu d'envoyer 
des travaux qu'il a exécuté dans Tannée; ces t 
une exposition publique qui se fait à l'école de 



feï-V: .. Digitizedby VjOOQIC 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. III. 



Le Retour du Marché^ d'après un croquis de M. Jean Aubert. 

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V ^ NEV/ YC I 



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PRIX DE ROME 

AUBERT Jean-Ernest, peintre et graveur, Prix de Rc 
Atelier : 15, Villa Dupont, Paris-i6® 

L'artiste est né à Paris en 1824. Ehève de MM. Pau 
tinet. il s'adonna au genre de la figure. Après avoir i 
avoir été grand-prix de Rome pour cette branche de 
bientôt exclusivement à la peinture et exposa success 
Jeunesse, toile qui orne le Musée de Laon (Aisne); La . 
Miroir aux Alouettes ; Conférence aux Amours, c 
l'Exposition universelle de 4889; La Brise ; Diorama 

En 1899 l'artiste était représenté au Salon. « Dan; 
la fantaisie^ mais où se décèle une exécution charma 
montre en ses Joueurs de Dames deux petits ara 
posés, les yeux Gxés sur un damier où se livrent, i 
batailles du jeu ; Tidée ingénieuse, simplement esi 
santé à suivre dans l'exécution. » En 1902, nous retrc 
pinceau de M. Aubert, qui séduit toujours par le côté 
de sa peinture : son Printemps est un sujet très att 
femme, s'appuyant sur un Amour, est d'une inventic 
pelle le délicat genre du maitre. 

M. Aubert a été le peintre des Amours ; il est Tun 
sentants de ce symbolisme aimable qui eut autrefois 
le petit groupe des néo grecs ^ un moment de vérit 
artiste se remarque par Tingénuité et la délicatesse c 
traduite sous une forme intéressante par l'intermé 
amours qui firent fureur, il y a quelques trente-ci 
pendant le Second Empire. Mais presque tous lestab! 
à l'étranger, en Amérique, en Ecosse, en Angleterre 
et celui d'Altenburg possèdent quelques toiles du pei 

En 1861, il remportait au Salon une troisième 
deuxième médaille en 1878. A l'Exposition universel] 
une Médaille d'argent et était décoré de la Légion d' 
est, en outre. Officier d' Académie. 

M. Aubert a été pendant vingt ans professeur â 1* 
dans son atelier il n'a cessé de donner des leçons p 
ture aux dames. Parmi les principales élèves de l'ar 
nerons la Princesse Blanche de Nemours, Miss Emili 
Juliette Thibault et un grand nombre de femmes dr 

A l'Exposition Universelle de 1900, le talent du pei 
par deux de ses œuvres importantes : L Amour s'en 
Paris. 

Ajoutons que M. Aubert, quoique octogénaire, ne 

poids des années ; plein d'activité, il peint, il doss 

encore deux grandes toiles pour 



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•^2 LE LIVRS d'or des PEINTRES EXPOSANTS 

En 1900. le peintre, invité à la Société Internationale, « y présentait «a 
fougue de coloris habituelle : de loin, on est attiré par ses toiles, mais de 
pn^-s l'impression s'efface. Aussi la peinture de Tartiste gagne-t-elje à être 
vue à distance et c'est pourquoi sa décoration murale présente un carac- 
tère si puissant : c'est là en effet que triomphe sans conteste le grand 
talent du maître ». A l'Exposition de la Société des Pastellistes, le peintre 
exposait un « Sourire heureusement trouvé et un portrait, assez curieux 
de Madame Lemaire, en posture de travail. » 

En 1901, il exposait au Salon un Portrait de Madame X..., et Féerie 
Intime. 

En 1902, paraissait t Vile Heureuse, panneau décoratif, brossé avec 
cette ingéniosité d'invention, celte verve, qui caractérisent le talent de 
M. Besnard, représenté, encore ici, par l'excellent Portrait de M. Denys 
Coc/iin ». 

En 1903. au Salon nous admirons « des Por^ratY^, toujours magnifique- 
ment mis en lumière. » Au Salon d'Automne, a M. Besnard nous ramène 
à une vinj^taine d'années en arrière avec une Légende Ecossaise, sédui- 
sante interprétration, ornée d'un éclaboussement de lumière, éclairant 
d'une façon magistrale le groupe amoureux qui s'enfuit, à cheval, d'un 
fond noir vers l'horizon des espoirs et aussi des illusions ; Vlntérieur 
d'Eglise à Londres est encore une fort belle œuvre, où s' accuse,] puissam- 
ment reliéfé, le profil marmoréen d'une jeune fille pieuse; ce qu'il y a de 
plus remarquable, c'est que ces contrastes de lumière et d'ombre, émanent 
de l'un des plus audacieux coloristes de notre époque ». 

En 1904. aux Aquarellistes, le peintre présentait une Etude, d'un bien 
grand charme artistique, puis au Salon de la Société Nationale, des Por- 
traits : « le Portrait de S. A. I. la Princesse Mathilde, se détachant sur 
un ensemble de tons rouges, avec un éclairage à la lampe est d'un 
curieux effet ; nous lui préférons pourtant le Portrait de l'Amiral Sir 
Edmond Gommer Well, qui, dans son canot, barre en main, possède une 
allure vivante et un air nature saisissant. » 



BLANC Paul-Joseph, Prix de Rome en 1867, décédé en 1904. 



CHARTRAIV, Prix de Rome en 1877. 

Atelier : Boulevard Victor-Hugo, h Neuilly-sur-Seine 
(Seine). 

Si nous passons en revue les principales œuvres exposées par l'artiste 
en ces dernières années, nous relèverons, en 1897, au Salon de la Société 
des Artistes Français, les Matines à la Grande-Chartreuse. < M. Ghar- 
tran a su donner à ses personnages des figures d'expression réellement 
vivantes sous un éclairage extraordinaire ; cette belle œuvre mérite plus 
qu'une citation banale ; elle est de tous points parfaite. L'artiste semble 
avoir, dans la science de l'éclairage des personnages, dans la sincérité du 
rendu des expressions, atteint une perfection difficile à dépasser. ■ En 
1898, au Cercle de l'Union Artistique, le peintre présentait un « Portrait, 



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^^ . LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

GIRARD Albert, Prix de Rome en 1861. 

Atelier : 69, rue de Courcelles, Paris-8e. 

L"artiste est hors-concours aux expositions de la Société des Artistes 
Français. Parmi les dernières œuvres exposées, rappelons Tenvoi du 
peintre au Salon de 1899. « L'artiste nous ramenait k soixante ans en 
arrière, à VExpéditim des Portes de Fer. On voit en cette toile, un assez 
grandiose effet de nature, opposé à la petitesse de l'homme, même quand 
il veut conquérir la Terre. » Au Salon de :i900, paraissait Le MaraU, 
puis deux toiles au Salon de 1901 : La Fontaine (Kabylie) et Matinée de 
Q.^* *— , ff nav .fi affp ^èlicateinent esQuissé* sur leniipl Avni.— ' <ies an»- 

MAILLART, Prix de Rome en 1863. 

Atelier : 137, rue de Sècres, Paris-7®. 



M. MaillartiDiogène-Ulysse -Napoléon) est né dans l'Oise ; élève de Léon 
Coignet et de S. Cornu, il fut Prix de Rome en 1864. A l'Exposition uni- 
verselle de 1900, le talent du peintre étrait représenté pai « A cause de 
la grande pitié au Royaume de France » (réponse de Jeanne d'Arc à ses 
Juges), par VEsclave, par VÉté qui décorait la Salle des Fêtes de l'Exposi- 
tion, et l'artiste obtenait une Médaille de bronze. 

Parmi les œuvres exposées dans ces dernières années au Salon delà So- 
ciété des Artistes Français, notons, en 1897 uU Amour Voilé, très poétique 
composition agencée au sein d'une atmosthère lumineuse». Au Salon de 
1899, tt l'histoire de Jeanne d'Arc tentait le pinceau du peintre. 
M. Mail]ar4 cherchait & expli juer le beau rôle de Jeanne prenant les 
armes A cause de la grande pitié au Royaume de France, Sous un ciel 
qui sent la poudre et l'orage, l'héroïne, suivie de toutes les forces valides 
de la France, de tous les combattants que son enthousiasme a groupés 
autour d'elle, apparaît chevauchant entre une double haie de souffreteux, 
de miséreux, morts ou mourants, très fortement groupés au premier plan. 
Ce tableau, bien compris, heureusement ordonné, présente un joli tra- 
vail dans la disposition des personnages; la scène, mouvementée sans 
excès, a grande allure ; il y a de la vie, de l'énergie dans l'interprétation 
de cette belle page d'histoire, qui est en même temps l'une des plus belles 
pages écrites par le peintre pour la postérité. » En 1900, M. Maillard 
exposait au Salon des Artistes Français le Portrait de Chelles, de VOdéon; 
en 1901, le Portrait de Son Eminence le Cardinal Langénieux, et le 
Portrait en pied de Mademoiselle J.-M. if at7/arrf, descendant un escalier, 
royalement posée, puis en 1902, les portraits de Monseigneur Pelacot et 
de Monseignaur Douais 

Au Salon de 1903, l'artiste exposait deux toiles, d'une belle précision, 



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/ 

GRANDS PRIX DE ROME 65 

Portrait de Mademoiselle Maillart, joliment posé ». Au Salon, « Tartitte 
montrait de petites scènes grecques brillantes ; nous retiendrons particu- 
lièrement Hélène, présentée dans tout l'éclat de la beauté physique, au 
milieu de femmes qui se préparent à rhabiller et à la parer de tous ses 
jojaux ». 



MOIVCHABIiON, Prix de. Rome en 1863. 

Atelier : i bis, Boulevard Gouvion-Saint-Cyr, Paris-i7«. 

M. Monchablon, est né dans les Vosges, Prix de Rome en 4863, il était 
nommé Chevalier de la Légion d*Honneur en 1897 et obtenait une Mé- 
daille d'argent, à TExposition Universelle de 1900, où son talent était 
représenté par le Portrait de M, Méline, et Portrait de M, Buffet. 

Parmi les œuvres exposées en ces dernières années, citons en 1897, 
au Cercle de l'Union Artistique, « un beau groupe formant les portraits 
de M. et Madame Auge de bossus, dans une pose bien aisée ». Au Salon 
des Artistes Français, « U Armée de Terre et l'Aimée de Mer, rendant 
hommage aiix tombes des Soldats et Marins morts pour la Patrie, repré- 
sentait^ en une note touchante de simplicité, une peinture décorative 
d'un grand caractère ; puis, un Portrait de Napoléon à Sainte-Hélène, 
d'une expression remarquable. » Au Cercle de TUnion Artistique, 
en 1898. «de M. Monchablon, nous relevons les Portraits de deux 
jeunes filles ; celle qui accueille le spectateur avec son plus bienveillant 
sourire, nous séduit pai» les qualités du coloris ». Au même Cercle, 
en 1899, « M. Monchablon s'attache k la représentation exacte du mo- 
dèle : le Portrait de M. D., bien précisé, poussé dans les détails, présente 
un caractère tout à fait fini » . 

En 1900, le peintre exposait au Cercle de l'Union Artistique un Por- 
trait de M. B. « aux détails bien soignés » ; h Paris-Province, un Portrait, 
€ plein de précision, possédant un air de vie remarquable », au Salon, 
un «. tout petit Portrait de femme, énergiquement brossé » . 

En 1901, au Salon, on remarquait un Bonaparte en Egypte, et le Por- 
trait de Domange; en 1902, le Portrait de M. Piemé ; en 1903, le Portrait 
de Madame la baronne de Geismar, « prise de face avec une netteté 
remarquable ». puis le Portrait d'André Prieur, « dont la figure bien 
reliéfée se détache sur un fond de paysage ». 



WÊiONCHABLéON André- Jean-Edouard, Prix de Rome en 1903 
Atelier : Villa Médicis, à Rome (Italie). 

M. Edouard Monchablon est né à Paris, le 11 novembre 1879. Elève de 
MM. Jules Lefebvre et T. Robert-Fleury, l'artiste était Prix de Rome en 
1903. 11 fut surtout portraitiste et peintre d'histoire. 11 exposait en 1904, 
an Salon de la Société des Artistes Français, le portrait expressif du 
peintre Alphonse Monchablon, qui lui valait une troisième médaille. 



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>BINTRB$ EXPOSANTS 



^e. Villa Gabriel, Paris-lS*». 

g Nord. Elève de MM. Bouguereau, 
3n en 1895, une Famille de Pécheurs, 
Honorable, était Prix de Rome en 
0, un tryptique, d'une composition 
lait une Deuxième Médaille, qui le 
exposait « un groupe de femme et 
éclateur et brillamment saisis, puis 



nd^ Pari8-7*. 

e de Cabanel, il exposait au Salon 
remarquable par les jolis tons dis- 
atre a su 'y répandre ». En 1898, il 
\ Femmes: « la scène se détache assez 
B lumière discrète, arrivant par la 
peintre exposait encore une grande 
ivant le Supplice, a présentant des 

onorable, à l'Exposition Univer^telle 
tail représenté par l'Adoration des 
remportait une Deuxième Médaille. 
impositions de la Société des Artistes 
! calme ; les expressions des person- 
tudiées; il y a beaucoup de travail 
i un effort des plus sérieux du peintre 

sait un Portrait de cardinal : « le 
lent des difûcultés d'un coloris mono- 
nt de l'artiste était représenté par : 



ran, Paris-8. 

I d'Eugène Giraud et de M. Gabriel 
lie de bronze, à l'Exposition Univer- 
iémc classe, au Salon de 1896, puis 



Dinitiypd hv 



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GRANDS PRIX DE ROME 

une nouvelle Médaille de bronze, à TExposition Univers^ 
le talent du peintre était représenté par le Portrait de M 
et un pastel : Femme Couchée, appartenant à M. L. Dub( 
Aux derniers Salons, M. Popelin n'a présenté que des Po 



ROGER Louis, Prix de Rome en 1899. 

Atelier : Villa Médicis, à Rome. 

L'artiste est né à Paris le 26 août 1874. Elève de Ben 
et de M. Jean-Paul Laurens, il s'adonna à la peinture d'h 
il exposait au Salon de la Société des Artistes Français u 
Le Christ prêchant la foule sur les bords du lac de Tihéi 
lui valut une troisième médaille et le prix Lchmann de 
valeur de 3.000 francs. En 1899, il envoyait une autr< 
Dante, conduit par Virgile, visite le séjour des Poètes A 
nait une Médaille d'Or à l'Exposition Universelle de 190( 

En 489i, le peintre avait obtenu la bour.«e Chenavard 
nale des Beaux- Arts, puis une boui'se d'Etudes en 1897 ei 
Chenavard de 2.500 francs. Premier second grand prix di 
année où il ne fut pas décerné de premier grand prix, i 
premier grand prix de Rome en 1899, avec le sujet : J 
Vice et la Vertu. 

Au Salon de 4903, M. Roger présentait VHistoire, « U 
vient nous montrer des figures expressives, fort heureuseï 
Le peintre obtenait une Seconde Médaille^ qui le mettaii 



S ABATTE Fernand, Prix de Rome en 1900. 

Atelier : Villa Médicis, à Rome. 

M. Fernand Sabatté est né le 14 mai 1874, à Aiguill 
et-Garonne. Elève de Gustave Moreau, il débuta au Sait 
une toile : Grand^Mère, qui est actuellement au Musée t 
1896, il présentait deux toiles : Près du Feu, que possi 
Dijon, et une Tête de Femme, qui lui firent obtenir une 
rable. En 1897, il présentait un Intérieur de Saint-G 
d'une précision architecturale remarquable. Cette toi 
troisième médaille et fut achetée par l'Etat, pour le M 
bourg. L'artiste exposait en outre, Eve après le Péché^ I 
M. Suzor. En 1898, l'artiste exposait au Salon, Le Pa\ 
l'Etat, pour le Musée d'Angers ; cette toile fut choisi 
l'Exposition Universelle de 1900. Les envois du peintre fm 
d'une Deuxième Médaille et l'artiste fut placé Hors Conc 
Salon, paraissait le Porche : « la pierre y est rendue av 
et une fidélité remarquables ». Cette œuvre figura à l'E 
solle de 1900, où l'artiste a obtenu une Médaille d'Or, 

Au Salon de 1900, paraissait La Vieille Briarde. « M. 
décrit avec sa science habituelle, un intérieur d'église. Ce 



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68 LB LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

Yue de face, pittoresquemeDt attifée, est expressWe. » Au Salon de 1901, 
\bl Confessimi était achetée par l'Etat, c En cette curieuse étude d'inté- 
rieur d'église, quelques personnages, sont dépeints, en une atmos- 
phère de sérénité calme, au sein d'un décor simple ». • Le Petit 
Porche d'église, se détachant sur un coin de cimetière modeste, au 
premier plan, est empreint d'un grand sentiment ». L'artiste exposait en 
outre un dessin, une < Têt'e de Christ, étude, dont on admire la valeur 
d'exécution ». Au Salon de 1902> M. Sabatté exposait, // P'icolo Cerinaio, 
tableau appartenant à M. J.-G. Tate, en 1903, Eve après le Péché; enfln, 
en 1904, Saint Gérôme. 

M. Sabatté s'est aussi adonné à la sculpture et a conquis dans cette 
branche de l'art, une réputation du meilleur aloi (1). 



2SCHOM1IIER, Prix de Rome en 1878. 

Atelier : 83^ Boulevard Bineau, à Neuilly (Seine). 

L'artiste, Hors Concours aux Expositions de la Société des Artistes 
Français, est Chevalier de la Légion d'Honneur. 

Parmi! les œuvres récentes exposées en ces dernières années, nous 
signalerons, au Salon de 1897, « La Charge des Grenadiers de la Garde, 
à Eylau, toile très mouvementée : tous ces cavaliers, sabre au clair, se 
détachent vigoureusement sur un fond brouillé »; au Salon de 1899, a un 
Plafondy destiné & la salle de doctorat de la Nouvelle Sorbonne : la déco- 
ration est la simplicité même et l'on peut dire que le nombre des person- 
nages est restreint au minimum nécessaire. Celte simplicité de la concep- 
tion s'unit à la clarté de l'exposition : ce sont là les deux mérites fonda- 
mentaux de toute création décorative, quelle qu'elle soit, quand elle est 
destinée à parler aux yeux du public. Un seul |;personnage j représente 
l'homme de science, de cette science du bon vieux temps, qui ne compor- 
tait que des moyens d'investigation, bien éloignés de la puissance de ceux 
qu'a pu utiliser la science actuelle ; mais elle mérite de ne point tomber 
dans l'oubli. Non ohlita patrum veri studiosa invenhis. Tel est le thème 
sur lequel le peintre a greffé son développement. Dans la partie allégo- 
rique, la vérité apparaît, présentant son miroir à la science, à l'étude, etc 
La composition, très sobre, s'allie à une note juste, sans excentricité, du 
coloris : l'ensemble reste d'un bel effet, attachant pour celui qui sait 
goûter le calme des expressions, la justesse des tons dans un sujet, qui 
supporte facilement un peu de la sévérité de la science qu'elle est destinée 
à rappeler. » Enfin, au Salon de 1902, M. Schommer exposait un Portrait 
et un plafond : La Richesse, 

Au Salon de 1903^ paraissait une grande œuvre décorative : deux pla- 
fonds, fragments de la décoration de la voussure de la Salle des Fêtes 
de l'Hôtel de Ville de Tours, dont l'ensemble qui comprend 13 surfaces 
a été confié au même artiste ; ces deux plafonds représentent François /«f 
eiHenrilL t L'ensemble de cette décoration est d'une belle harmonie, faite 
sans surcharge de personnages, sans fla-fla de coloris ; les figures principales 
s'envolent avec une maestria remarquable, également repoussés par les 

(1) Voir Livre d'Or des Sculpteurs Exposants. 



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GRANDS PRIX DE ROME 

personnages populaires du premier plan, heureuseme 
d*arriére-plan, plus effacés. En cette belle œuvre d'i 
peintre apparaît dans toute sa force calme, faite d< 
mesure. Le contraste, qui s'établit entre les différente 
sujet est heureusement mis en valeur ; l'ensemble s 
détails, qui s^accordent avec une harmonie parfaite, 
simplement par un pinceau qui se meut sur la t( 
aisance. » 



SIEFFERT, 1" Prix de Rome en 1902. 

Atelier : Villa Médicis, k Rome. 

Elève de Gérôme et de MM. Albert Maignan et Gai 
présentait au Salon de 1899, VOmbre de Clytemne$t\ 
toile qui lui valut une troisième médaille. 

« Dans VOmbre de Clytemnestre et les Euménidi 
emmène en pleine antiquité : le tableau se présente dj 
de coloris ; mais on suit avec facilité la pensée du pei 
que hardiment à Tinterprétation de Tun des passag 
tiques au sens grec et aussi les plus difficiles à n 
moderne, de la tragédie d'Eschyle. » En 1901, pa 
« tableau de piété familiale; bien doucement esquiss 
joli caractère poétique, qui rappelle ces vers de Verla 



La fatigue charmante et l'attente adorée 
De l'ombre nuptiale et de la douce nuit. 



dont le peintre s'est inspiré avec grand bonheur. > 

En 1902, M. Sieffert exposait le Portrait de M. Pém 
Portrait de M. Roger de la Selle. 



IVEIVCKER, Prix de Rome en 1876, Officier de la 1 
en 1900. 

Atelier, 6 bis, rue Ballu, Paris-9«. 

M. Wencker est né à Strasbourg, en Alsace. Elève 
surtout peintre d'histoire, mais exécuta aussi un noml 
portraits. 11 débutait au Salon de 1873, avec X^Portra 
et depuis, il figura, à peu près régulièrement à tous les I 
des Artistes Français. En 1876, il obtenait une Mentioi 
la même année. Grand Prix de Rome. En 1877, il rei 
xiéme Médaille, qui mettait l'artiste Hors-Concours. E 
le Portrait de M. Engel Dollfus ; en 1886, le Portro 
Brancovan ; en 1887, le Portrait de la Princesse Gortsc 



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70 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Maître» Ferronnier y etc., et k tous les Salons, le peintre envoyait un ou 
deux portraits d*hoinmes et de femmes. 

Parmi ses tableaux les plus importants, nous retiendrons en 1881, 
Prédication de Saint-Jean Chrysostôme, qui, achetée par l'Etat, appartient 
aujourd'hui au Musée du Puy ; en 1887, Lecture dans un A/arcA^ (Italie) ; 
en 1890, Artémis, tableau qui fut acquis pour le Musée du Luxembourg; 
en 1895, Baigneuses d'Eté; en 1897, Nymphe Chasseresse; en 1900, Soir 
d*Eté; en 1901, le Christ : « Venez à Moi. Cette toile religieuse eut un 
grand retentissement. « Un Christ, étrangement lumineux, dit à la foule 
ces paroles : Venez à Moi. En cette réunion de personnages de tout âge 
et de toute condition, qui se pressent, pour entendre, les paroles du Sau- 
veur, on est séduit par la grande variété des attitudes et des expressions, 
par Tèclairage remarquable de ces Ggures, animées par la foi, qui font 
de ce tableau Tun des plus intéressants de tout le Salon. > Enfln, au 
Salon de 1904, le peintre exposait un délicieux « Portrait de Madame 
de L.. Ce séduisant morceau offre de puissants contrastes de blancs et 
noirs, qui viennent donner un magistral relief au sujet. » 

En dehors des œuvres, déjà citées, nous rappellerons encore Jeunes 
Filles et Fleurs, toile qui appartient au Musée d'Alençon, Lapidation de 
Saint-Etienne et Sainte-Elisabeth de Hongne, qui ornent aujourd'hui le 
Musée de Châteaudun. Le Musée de Mulhouse, poss^de encore de l'artiste 
trois tableaux de genre; enôn, à la Sorbonne, se trouve, exécutée par le 
peintre, la Pose de la Première Pierre de la Sorbonne. 

Ajoutons que M. Wencker, Chevalier de la Légion d'Honneur, en 1887, 
a remporté une Médaille d'Or à l'Exposition Universelle de 1889. et qu'il 
a été nommé Officier de la Légion d'Honneur, en 1900. 



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Les Prix du Salon 



armi les Prix du Salon, qui rentrent dans la catégorie des 
itres exposants, actuellement vivants, dont nous nous occupons 
s le présent ouvrage, nous relevons en suivant Tordre chrono- 
que, les 14 noms suivants : 



1875 Cormon (Femand); En 1891 Gervais (Paul); 

1876 Sylvestre (/.-]V.) ; 1893 Orange (M), 
1879 Flameng (F.) ; 1896 Buflfet (Paul) ; 
[883 Rochegrosse {G.), 1898 Royer (H.) ; 
884 Leroy (Paul) ; 1899 Chabas (P.) ; 
1886 Marcc (F.) ; 4900 Wery {E,) ; 

889 Priant (E.) ; 1902 Tardieu (Victor). 



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PRIX DU SALON 



HIJFFET Pauly peintre français, Hors-Concours au Salon deî 
français. 

Atelier : 7i, rue Jacques-Dulud, k Neuilly (Sein 

M. P. Buffet est né à Paris, en <864. Élève de Boulanger etd 
Lefebvre, il exposait aux Salons de la Société des Artistes 
en 1890, Idées Noires, toile qui valait à l'artiste une Troisième 
en 1893, Tentation du Cki^t, œuvre récompensée d'une Deui 
daille qui mit Tartiste Bors-Concours, et achetée parTÉtat poui 
de Romorantin; en i89i, Défilé de la Hache, qui fut acquis ] 
pour le Musée de Nantes et valut à son auteur une Bourse d 
en d896, Fête Antique, toile avec laquelle Tartiste obtenait h 
Salon : Tœuvre fut achetée par l'Etat pour laSorbonne ; en 189€ 
de Ménélick, acquis par le Musée du Luxembourg. En 18S 
d*Abyssinie : « M. Buffet, en une grandiose vallée, représente ur 
dont les effets ne nous sont point familiers ; mais la richesse l 
de la végétation est rendue avec une grande force »; en 1904, 
composition : V Ecole de Platon : a Cette transposition à la mod 
sujet antique se trouve développée dans un coloris harmonieux. 

M. P. Buffet est un fidèle exposant de la Société des Orie 
en i899, il présentait le Défilé du Massif Usa, « scène grandiosi 
ment exécutée. » En 1900, « les souvenirs d'Abyssinie de M. B 
révèlent la richesse au point de vue artistique de la lumière en 
lointains. » En 1902, l'on remarquait encore « les toiles, toujo 
santés, de M. Buffet, qui s'attache avec bonheur aux contras 
dioses que présente la nature en Abyssinie. » 

M. Paul Buffet fut encore un fidèle exposant du Cercle \ 
Texposition d'ensemble de 1900, c la nature exotique possédait 
sentant autorisé en M. Buffet. Celui ci nous dépeint un Mi 
Chevaux protégé par le feuillage d'un sycomore gigantesque, qi 
l'infini ses longs rameaux ombreux ; des indications brillantes d 
laissent voir que la scène se passe au pays du soleil, en Abyss; 
peintre participait la même année à une exposition pi 
au même Cercle, qui attirait encore l'attention sur le talent de 
f Avec M. Paul Buffet, nous quittons les effets sombres pour ne 
en pleine lumière, en Provence^ puis en Abyssinie, où le peinti 



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76 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

temps séjourné ; il a rapporté de ce pays des souvenirs, des études, dont 
il se sert pour nous redire la majesté et la grandeur de cette nature, par- 
ticulièrement riche, d'un caractère si imposant; ces grandioses spectacles 
que le yojageur rencontre au milieu des montagnes abyssines, nous sont 
deyenus presque familiers, grâce au prestigieux concours du pinceau de 
ce sympathique nrtiste, heureux rénovateur des sites majestueux de cet 
lointaines contrées, i En 1901, nous remarquions « les paysages de 
M. Buffet, toujours pris dans une lumii^re magnifique et d*un aplomb 
remarquable, des souvenirs d^Âbyssinie, d*un grand effet, un coucher de 
soleil sur les rochers, d'une forte impression, un Effet de Soir bien puis- 
sant, et des Bords de Rivière, encadrés de montagnes, dont les sommets 
rougeoient des derniers feux du soleil couchant. » 

Enfin, en 4902, à l'Exposition des Prix du Salon, c M. Buffet nous fai- 
sait voir les splendeurs de la nature aux pays du soleil ; mais sa lumière 
est toujours douce et harmonieuse. » Parmi les principales toiles que 
Tartiste y présentait, nous rappellerons : Paysage de la Campagne Ro* 
maintf, appartenant au Cercle Yolney, Bois de Sicile^ qui appartient à 
M. Kempf, puis Devant la Porte du Palais du Ras Makonnen, toile 
appartenant à M. Javal, Portrait du Ras Makonneny etc. 

L'artiste a encore exécuté un panneau (Vue de Sousse) pour la gare 
de Lyon à Paris, et, en collaboration avec M. Waldmeier, il a effectué la 
décoration de la voûte, au-dessus du mattre-autel de l'église de Ville- 
d'Avray (Seine-et-Oise). 

M. P. Buffet a obtenu une Médaille d'Aigent à l'Exposition universelle 
de 1900. 



CTHABAS Pauh peintre français. Prix du Salon en 1899, Médaille d'Or 
à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 23, boulevard Berthier, Paris-17«. 

M. Paul Ghabas est né à Nantes. Élève de MM. Bouguereau et Tony- 
Bobert Fleury, il obtenait une Mention Honorable au Salon de 1892 avec 
le Portrait de Madame P. C. ; une Médaille de Troisième Classe en 1895 
avec une grande toile : Chez M. Alphonse Lemerre, à VUle^d'Avray ; une 
Médaille de Deuxième Classe en 1896 avec Derniers Rayons et le Portrait 
de Daniel Lesueur. Enfin, en 1899, il exposait au Salon Joyeux Ebats ^ 
toile qui appartient aujourd'hui au Musée de Nantes, et le Portrait de 
. Madame Daniel Lesueur. Le Prix National lui était attribué. En 1900, il 
présentait Derniers Rayons, toile qui fut acquise par le Musée de Saint- 
Pélershourg ; enfin, en 1904, le talent du peintre était représenté au 
Salon par Coin de Table et Portrait d^ M. le Chevalier de Stuers. 

L*artiste était nommé Chevalier de la Légion d*Honneur en 1902. 



ti^ORMOIV Fernand, Prix du Salon en 1875 (Voir Membres de l'Institut 
page 23). 



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78 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

PRIANT Emile, Prix du Salon en 1889. 

Atelier : li, boulevard de Clichy, Paris-9». 

M. Priant est né àDieuze, en Alsace-Lorraine, le 16 avril 1863; mais il 
est Français par option. Elève de Cabanc:l et de Devilly, il cultiva le 
moins possible le tableau de genre. Les principales œuvres que le peintre 
ait produites aux divers Salons annuels, ont été : de 1882 à 1884. des 
Intérieurs d'Ateliers; de 4884 à 1889, divers PoWrat^ et tableaux; en 
1889, la Toussaint^ qui appartient au Musée du Luxembourg, et valut à 
l'artiste le Prix du Salon ; en i890, la Lutte, actuellement au Musée de 
Montpellier, la Discussion Politique appartenant à Madame Coquelin ; de 
1890 à 1896, des tableaux, des portraits et des paysages, parmi lesquels 
nous distinguons : Portrait de M. Coquelin, Ombres Portées^ Portrait de 
M. Worthy les Souvenirs^ acquis par la ville de Paris ; Repas frugal, le 
Bon Chien, le Pauvre, la Géographie (4893), «œuvre réussie : laOgureest 
très étudiée et la jeune écolière, qui délaisse son repas, pour apprendre 
la géographie, parait bien intéressante » ; le Pain (1894), aujourd'hui au 
Musée de Toul : « En cette toile. Ton remarque une recherche d'effet, bien 
rendu : les figures y sont très expressives. » Les Jours Heureux, dvptique: 
ces deux panneaux décoratifs ornent le grand Salon de l'Hôtel de Ville 
de Nancy. En 4896» « paraissait une série de petites toiles, très sugges- 
tives, pleines de détails, qui se laissent lire facilement : les Fiançailles, 
scène d'intimité, heureusement notée, où, dans un intérieur d'atelier, 
deux jeimes gens échangent leurs promesses. Cette toile appartient k 
Madame la Comtesse de Béarn ; la Petite Barque, où nous assistons à une 
petite scène de flirt, très suggestive. » En 4898, « Douleur, beau groupe, 
dont le sujet paratt emprunté aux scènes quotidiennes de la vie. Cette 
douleur devant une tombe, est expressive et, on même temps poignante; 
le mouvement, les draperies des femmes du premier plan sont exécu- 
tés avec soin ; c'est évidemment, là, sur un sujet commun, une œuvre, 
qui reste intéressante par Toriginalité avee laquelle l'artiste Ta traitée ». 
Cette toile appartient au Musée de Nancy. En 4899, Au pays des Nuées, 
« Chagrin d*Enfant, groupe de deux fillettes, à la physionomie étudiée; 
Fexpression en a été heureusement rendue »; Portraits ; en 1901, La 
Messe du Condamné: l* Enfant; Doux Pensers. 

Au Salon de 4902, nous relevons « quelques petites toiles intéressantes, 
une Orplieline en deuil, d'ime expression significative, priant avec fer- 
veur; puis le Portrait de Coquelin, tout de noir habillé, dans l'un de ses 
rôles classiques; enfin le Portrait de Madame C, d'une marque supé- 
rieure : on retient l'expression heureuse de la jeune mère et de ce tout 
petit bébé, gentiment blotti contre sa maman ». A la section des dessins, 
on remarquait « toute une série de Portraits, fort séduisants et expressifs, 
d'une délicieuse exécution ». En 4904, « M. Priant se montrait particuliè- 
rement heureux dans le choix et Tintin-prétation de ses sujets. Retenons 
un groupe bien vivant, saisi dans une intimité charmante, Portrait de 
M, le Professeur et de Madame Vautrin, avant de nous laisser séduire 
par la note d'une précision fine et délicate, que le pinceau du peintre a 
su fixer dans ce charmant sujet rustique : la Lessive, pnh une petite scène 



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LK LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XXVIT, 



Vieux Pêcheur, d'après une eau-forte de M. Priant. 



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PUBLIC LlBï^Hr t I 



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PRIX DU SALON 79 

d*ate]ier, montant une antithèse, que l'artiste a spirituellement n 
relief : Peinture Mystique, les Bribeurs, présentant un caractère 
effacé, qui convient au sujet; enfin nous nous plaisons à voir une 
che curieuse dans ce nu, d'un caractère sauvage, originalement 
SoUil Mourant. 

En dehors des grands Salons, M. Priant a exposé régulièren 
Cercle de l'Union Artistique. Par exemple, en 1898, on remarquai 
jolie scène de famille, VEnfant, peinte avec cette délicatesse de ser 
cette émotion que le peintre a su répandre en beaucoup de ses ( 
puis, dans un genre plus simple, un tout petit Portrait d*homm 
sans façon dans un intérieur et dépeint avec désinyolture par le i 
du peintre. » En 1899, l'artiste présentait « Chagrin d'Enfant, grc 
deux fillettes, à la physionomie étudiée, d'une heureuse expressi 
1901, la Messe du Condamne', c sujet frissonnant, d'un caractère 
tique dû au pinceau de l'artiste, qui n'est pas toujours folâtre ; e 
un Portrait original : « Coquelin n'y est-il pas d'un naturel cha 
saisi à la volée dans une pose, qui fait valoir le talent d'observa 
peintre ? » En 1903. nous relevons un petit paysage : Environs 
d'un très bel effet, tandis que dans le lointain s'étale une vallée r 
euseraent décrite, puis une Tête de Christ. En 1904, paraissai 
Chaumière, imprégnée d'une douce lumière vespérale, une jeu 
occupée au puits, vient donner la vie et Tamination à ce morceau i 
la Méditation, exécutée en une minutieuse précision, renferme ui 
de tristesse et de mélancolie, d'une suggestive impression, t 

En 1902, à l'exposition des Prix du Salon,, l'artiste était repi 
entre autres œuvres, par V Orpheline, appartenant à M. Paul, par le 
appai'tenant à M. Corbin, le Portrait de M. Dagnan, le Port 
Madame de Delarsac, etc. « M. Priant y laisse voir une vision ei 
juste des faits divers de la vie, que l'émotion du peintre sait rend 
ressante : laFi^r^, Ombres Portées, Modèle Nu, Photographie son 
d'œuvres, qui montrent, sous divers aspects, le talent conscienc 
l'artiste. » 

M, Priant fut encore un fidèle de l'Automobile-Club ; en 4903, 
sentait f^ Vieux Cheval, Retour d Enterrement, et un dessin : J 
de Coquelin Cadet. En 4904, le talent si expressif du peintre étai 
sente par les Bribeurs, « présentant une recherche d'expressions t^ 
qui n'est pas sans intérêt, puis par Peinture Mystique, où nous 
une petite femme nue. délicieusement précisée », 

L'Etat a acquis quelques-unes des œuvres de M. Priant: UEnfi 
digue, qui se trouve au Musée de Roubaix ; Œdipe chassant I 
(Deuxième prix de Rome) : la Toussaint ; la Lutte, appartenant a 
de Montpellier; Soir d Automne, le Sculpteur, Portrait del'Auteti 
leur, qui sont au Musée de Nancy. 

Mentionné au Salon de 4882, l'artiste obtenait une Médaille i 
sième Classa, en 1884, était mis Hors-Concours, en 1885, rempor 
Bourse de Voyage en 4886, puis le Prix du Salon en 1889. A l'él 
le peintre a obtenu une Médaille d'Or à Vienne (Autriche). Enfi 
tons que M. Priant, Chevalier de la Légion d'honneur dépuis 48i 
nommé Officier de la Légion d'honneur en 1901; il a obtenu une 1 
d'Or aux Expositions Universelles de 4889 et de 1900, et est Socié 
la Société Nationale des Beaux-AHs. 



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80 ' LE LIVBE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



AERVAJS Paul, Prix du Salon en 1891. 

Atelier : 68, rue Cortambert, Paris-i6«. 

M. Gervais est né à Toulouse. Elève de Gérôme et de M. Gabriel Fer- 
rier, le peintre obtenait au Salon, en 189i, une Deuxième Médaille qui 
le mettait Hora-Concours, en même temps que le Prix du Salon lui était 
attribué. En 1897, il présentait au Salon un très beau morceau . La Fo- 
lie de TUania, appartenant aujourd'hui k l'Etat. « Une série de femmes 
nues, délicieusement posées avec beaucoup de naturel et de grâce, se 
f}" trouve éclairée avec une science extraordinaire ; Téclairage. réelle- 

1^^ ment superbe, est d'un effet décoratif puissant. » En 1899, paraissait 

r « dans un genre allégorique particulier, un tableau exécuté A la Gloire 

t:\ du sculpteur Bachelier, qui se recommande par un coloris vif et brillant. 

i^ Le sculpteur, placé sur un échafaudage, reçoit la visite de la Renommée, 

A qui lui apporte une palme d'or, alors qu'une autre femme lui tend la 

b main. Cette œuvre fait honneur au talent décoratif du peintre •. En 1901, 

I le peintre exposait une grande composition : Fête en V honneur de Bac* 

si chu$ et d'Ariane, a On admire la beauté du modèle féminin, sur lequel 

|î • se concentre, tout d'abord, au premier plan, l'attention du spectateur et 

I qui se trouve encadré d'une suite de personnages, placés k gauche, 

I près du foyer, où l'on fait les libations, en l'honneur du dieu : on peut 
Er relever dans ce groupe d'hommes et de femmes, de bonnes parties. Le 
l"' décor accessoire, aux mille détails variés, sert à mettre en relief ce beau 
^(^: morceau de nu, superbe modèle brillamment décrit par le pinceau de 
^ Tartiste. » M. Gervais présentait encore un Portrait c de châtelaine, supé- 

II rieurement posée à la fenôlre de son manoir, d'où la vue s'étend jus- 
jî qu'à la mer. Ce 1res beau morceau ne mérite que des éloges •. Enfin, au 
^ Salon de 1904, le peintre présentait : Vers la Lumière, plafond pour la 
^ bibliothèque du chÀteau d'Aubiry. 

Parmi les autres toiles du peintre, nous signalerons encore \QJugemtnt 
de Paris, qui figura à l'Exposition universelle de 1900, où le peintre rem- 
portait une Médaille d'Argent. Cette toile appartient k M. Panis. 

M. Gervais a été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1898. 



LiBROY Paul, Prix du Salon en 1884. 

Atelier : 3, rue Bara, Paris 6*. 

M. Paul Leroy est né & Paris. Elève de Cabanel, il obtenait en 188i une 
Médaille de Troisième Classe et une Bourse ds voyage; en 1884, le Prix 
\ du Salon. En 1888, son tableau de La Mort de la Tour d'Auvergne, 

i actuellement dans la salle d'honneur du AG^ de ligne, lui valait une 

[ Médaille de Deuxième Classe, qui le mettait Hors-Concours aux exposi- 

tions de la Société des Artistes Français. 

Parmi les œuvres principales de l'artiste, nous signalerons Jésus chez 
Marthe et Marie, appartenant au Musée de Rouen ; Samson tournant la 



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82 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



ORAIVGE Victor, Prix du Salon en 1893. 

Atelier : 151 bis, rue de Grenelle, Paris-7«. 

M. Orange est né à Gran ville, dans la Manche. Elève de Gérôme, de 
MM. Détaille et F. Flamcng. il obtenait au Salon de 1891 une Médaille 
àe troisième classe et une Bourse de voyage. En 1893, il présentait les 
Défenseurs de Sarragosse (1809), toile acquise par FEtat; elle valait au 
peintre une Médaille de deuxième classe, qui mit Tartiste Hora-Concours : 
le Prix du Salon lui était en outre attribué. En 1897, le peintre exposait: 
Ltf général Chanzy à la bataille du Mavs : « Malgré le petit nombre re- 
latif des personnages, la scène a beaucoup de vigueur et d'entrain. Le 
général, indiquant de la main les positions ennemies, est très bien repré- 
senté. » En liiOO, paraissait : Les Corsaires, « toile remplie de bons dé- 
tails ». Enfin, en 1904, au Salon, le talent du peintre était représenté 
par « The Gallic Gallum », danse nationale écossaise, et Après le com- 
bat, Rentrée au Port (1780). 

M. Orange a obtenu une 'Médaille de bronze à l'Exposition universelle 
dei900. 



ROCHEGROSSE Georges, Prix du Salon en 1883. 

Atelier : 96, avenue des Ternes, Paris-17e. 

M. Rochegrosse est né à Versailles. Elève de Boulanger et de M. Jules 
Lefebvre, il obtenait, en 1883, une Médaille de deuxième classe^ qui met- 
tait l'artiste Hors-Concours aux Salons de la Société des Artistes fran- 
çais ; le Prix du Salon lui était décerné la même année. Le peintre rem- 
portait une Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de i889, était 
nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1892 et obtenait une Mé- 
daille d'Or k l'Exposition Universelle de 1900. 

Parmi les principales toiles qu'ait signées l'artiste, nous rappellerons 
Andromaque, appartenant au Musée de Rouen, VitelliuSy au Musée de 
Sens, La Curée, au Musée de Grenoble, la Folie de Nabuchodonosor, au 
Musée de Lille, le Chevalier aux Fleurs, au Musée du Luxembourg, la 
Mort de Babylone, à M. Carmes (New- York), La Grande Prêtresse, 
à M. Mulot; le Festin des Mercenaires et le Supplice de Mathô, à M. Fer- 
roud, les Lions crucifiés et Mathô dans la chambre de Salambô, à M. de 
Marsay ; VHélépole, à M. Comil ; Les Jardins de Salambô et Vue de 
Carthage, à M. Chouanard, Arrivée de Ginon, & M. Malot, Entrée de 
Norrhavas dans la tente de Mathô ^ à M. E. Martin, etc. 

Au Salon de 1899, M. Rochegrosse présentait V Assassinat de l* Empe- 
reur Géta, f peint avec une « furia » de pinceau caractéristique : le colo- 
ris, plein d'opposition, s'harmonise avec la violence du drame; la bruta- 
lité de ces Romains, conduits par le frère de l'empereur lui-même, est 
accusée d'une façon superbe ; la scène, tout en étant tragique, est pleine 
de mouvement ; on sent la vivacité de l'action, la précipitation avec 



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PRIX DU SALON 

laquelle ces merceDaires, soudojés par le futur maître de i 
complissent leur sauvage besogne : il faut aller vite dans ce | 
drame ne doit pas avoir de spectateurs étrangers ; les tenti 
symbole du sang versé, font ressortir d'une façon intense le i 
le froid gris des lames des meurti*iers ; le pinceau du peintr 
ver de ces oppositions violentes de coideurs, qui, autrefois, î 
réputation de M. Rochegrosse encore tout jeune ». 

Au Salon de 1901, « apparaissait dans tout son éclat, le t 
tueux de l'émincnt décorateur qu'est M. Rochegrosse. Soi 
représentant la Légende de la Reine de Saha et du Roi Salon 
brillante interprétation où éclate la richesse d'imagination 
traduisant avec bonheur Tun des plus merveilleux récits bi 
lumière, d'une rare beauté, met en relief de magnifiques dél 
se plait à admirer cette somptuosité royale, au milieu de laqi 
tre évolue à l'aise pour représenter d'une façon éclatante 1 
cours orientales ». 

En 1902, à l'Exposition des Prix du Salon, M. Rochegrosse 
t comme le décorateur brillant de Salamhà, où son talent a t 
matière à s'exercer » ; à l'Exposition des Aquarellistes, on 
toute une série.d'aquai'elles, consacrées à Salambô par le près 
ceau du peintre. 

Au Salon de 1903, l'artiste présentait « un travail sérieu 
Etude de nu, originalement posée ; mais son œuvre impori 
Portrait de Madame Rochegrosse, drapée sévèrement de noii 
éclairée, ressort avec une puissance etiune intensité, dignes 
du maître ». La même année, à la Société Internationale 
Djenem-Meriem (Algérie), où M. Rochegrosse excelle à 
nature exubérante, pleine des effluves de la lumière d'où s'exh 
nement de la vie ». 

En 1904, à l'Exposition des Aquarellistes, le peintre « él 
sources de son imagination et déploie les qualités somptue 
coloris dans une remarquable illustration des Princesses, de 
ville : la richesse et la variété des décors, la délicatesse de 
rappellent |le talent incomparable de ce maitre-artiste, qui, 
l'œuvre du poète, a su trouver une interprétation, où la note 
éclate à chaque page ». La même année, à l'Exposition des M 
M. Rochegrosse nous montrait encore « une aquarelle, desti 
tration des Princesses de Th. de Ranville : cette jolie page 
rappelle les principaux épisodes et souvenirs historiques, s( 
à l'enlèvement de la belle Hélène, rappelés avec la belle me 
tuelle du maître. 

Rappelons encore que M. Rochegrosse avait exécuté des pei 
ratives dans la salle des Fêtes de l'Exposition de 1900. 



ROYER Henri. Prix du Salon en 1898. 

Atelier : P, rue Bochard-de-Saron, Paris-9«. 

M. Henri Royer est né à Nancy. Elève de MM. J. Lefebvre 
meng, le peintre exposait au Salon de 1897, Communiantes, 



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' 84 LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

;f « les personnages se détachent les uns des autres, grâce à la variété des 

' attitudes ». Cette œuvre appailient aujourd'hui au Musée de Nancy. En 

, 1898, il obtenait le Prix du Salon avec VEx-Voto. En 1898, paraissait le 

Bénédicité^ « scène de la vie intime, d*où se dégage certaine émotion 

pieuse, qui séduit ». Cette toile appartient aujourd'hui au Musée du 

j Luxembourg. « En Flandre^ le soir, est encore une toile, empreinte d'une 

t certaine tristesse mélancolique, où Ton admire, par l'impression qui s'en 

^^ dégage, la façon, dont le peintre a su comprendre son sujet n. En 1900, 

> l'artiste exposait Un Soii en Lorraine, « scène entre amom-eux rustiques, 

; pleine de saveur; M. Royer nous y montre un couple, bien expressif; 

l'effet cherché est un peu sombre; mais une certaine impression s'en 

, dégage ». En i90i, à l'Exposition des Prix du Salon. M. Roy er présentait 

de petites notations, charmantes de lumière. Le Rocher de Monaco, L'Etna 

le soir, A Delphes le soir, etc. En 1904, le peintre exposait un tryptique : 

De Nazareth a\i Calvaire. 

M. Henri Royer a obtenu une Médaille d'Or à l'Exposition Universelle 
de 1900 et a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (1900). Enfin, 
depuis 1894, il est Hors-Concours aux Salons de la Société des Artistes 
Français. 



SYLVESTRE Joseph, Prix du Salon en 1876. 

Atelier : 20 bis, rue Chaptal, Paris-9«. 

M. Sylvestre est né à Béziers. Elève de Cabanel, il obtenait une Médaille 
de Première Classe et le Prix du Salon, en 1876. Au Salon de 1901, il 
présentait une scène joyeuse, pétillante de lumière, la Précieuse Bou- 
teille ; enfin, au Salon de 1904, il exposait Porthos et Une Bonne Bou- 
teille. 



TARDIEU Victor, Prix du Salon en 1902. 

Atelier : P, rue de Bagneux, Paris-6«, 

M. Tardieu est né à Lyon. Elève de M. Bonnat, il présentait au Salon 
de 1896, une toile : Souvenirs^ acquise par l'Etat et récompensée d'une 
Mention Honorable; en i898 un Carton, représentant la légende de Saint 
Thomas Becquet. A l'Exposition Universelle de 1900, le peintre obtenait 
une Médaille de Bronze. Enfin, en 1902, il obtenait le Prix du Salon avec 
une toile intitulée ; Travail, commandée par l'Etat. 



WERY Emile, Prix du Salon en 1900. 

Atelier : 15, rue Hégésippe-Moreau, Paris-lS». 

M. Wery est né à Reims. Elève de MM. Bonnat et Flameng, il obte- 
nait, en 1897, une Médaille de troisième classe avec une toile, Dernières 
Lueurs, appartenant à M. le comte Raczinski; en 1898, il remportait une 



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PRIX DD SALON 

Médaille de deuxième Classe^ qui mettait Tartiste Hors-Co 
des Artistes Français, en même temps qu'une Bourse de 
accordée : les deux toiles exposées étaient Soir d* Orage 
M, le comte Raczinski et Fille de Penmarch « se repouss 
décoratif, habilement agencé, heureusement imaginé par 
série de bateaux, toutes voiles dehors, et un petit bras d( 
déceler un talent de décorateur original, plein de spleni 
pour l'avenir. » Cette dernière toile appartient à M. Vas 
des œuvres précédentes, le talent du peintre était encoi 
l'Exposition universelle de i900, par Retour d'Ecole, Plo 
appartenant à M. Vasnier. M. Wery y obtint une Médaill 

En 1900, le Prix du Salon lui était décerné pour Les 1 
terdam, « grande et belle toile à laquelle M. Wery a su 
chet si personnel de ses conceptions synthétiques; en n 
Ton assiste à une reconstitution, d'une grande couleur 1 
port de la Hollande, on y voit la vie des raariniei*s dépe 
L'artiste, qui, en un talent plein de vigueur, fait montn 
pérament, se recommande \k par une belle œuvre, d 
tives. » Ce tableau est aujourd'hui au Musée du Luxemb( 

Au Salon de 1901, le peintre exposait un Portrait « d( 
au type expressif, bien doucement saisie sur un fond de l 
jolie tête de fillette, gracieusement décrite ». Au Salon 
un genre, fait tout de douceur, le très beau Portrait de 
joliment effleuré le pinceau de M. Wery, apparaît comme 
morceau ». Enfin, au Salon de 1904, « dans un genre, q 
de la nature, M. Wery montre une observation soûl 
retrouve la trace jusque dans les moindres détails en sa 
Vallée, balayée par un coup de vent heureusement suivi 
par le naturel des attitudes des personnages qui appara 
pleine vie ;les différentes parties du tableau ont été étudiée 
mouvements des personnages et du cheval, sur lesquels s( 
térêt de cette scène, ont été traduits avec une vérité saisis! 
le travail soutenu du peintre; en cette œuvre forte, celui 
nous son talent de composition et les ressources d'exécut 
pose. » Cette œuvre a été acquise par l'Etat. 



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Les Boursiers de Voyage 



Parmi les Boursiers de Voyage, qui rentrent dans la catégorie 
des peintres exposants, actuellement vivants, dont nous nous 
occupons dans le présent ouvrage, nous relevons, en suivant 
Tordre chronologique, les 82 noms suivants : 



En 1881 Georges (Bertrand) ; 
Lucas (F.-H.) , 
Rosset-Granger ; 
Scherrer ; 

1882 Berton (A.), 
Bompard (If.) ; 
Leroy (P.) ; 
Meys (M.'P.) ; 

1883 Béroud(L.); 
Mengin (A.) ; 

1884 Broulllet(4) ; 
Claude (G.); 
Dinet(E.); 
Surand((j.) ; 

1885 Fritel (P.) ; 
Aman (Jean) ; 
Laurent (E.) ; 
Martin (Henri) ; 

1886 Bourde (£.) ; 
Priant (E.); 
Gardette (L.) f 

1887 Chigot (E.) ; 
Girardot (L.-A.) ; 
Lesur (K.) ; 
Mucnier (/.) ; 

1888 Eliot (If. ); 
GWheri (René); 
Lobre (M.) ; 
Sinibaldi ; 

1889 Laurent- Desnrisseaux; 
Prouvé (K.) ; 
Quinsac (P.) ; 

Saint- Germier ; 



1890 Bourgonnier (C); 
Gueidry (J.-F.) ; 
Poujol (L.) ; 

1891 Boyè (Abel) ; 
Orange (U.) ; 

Le Sidaner (H.-E.) ; 

1892 Deully (T,-A.) ; 
Stevens (L.) ; 
Roussel (G.) ; 

1893 Rondoux (J ) ; 
Laurens (P. -A.) ; 
Point (A.) ; 

1894 Buffet (P.) ; 
Cottet (C) ; 
Gorguet(il.-F.); 

1895 Adler (/.) ; 
Richon-Rrunet ; 
Marioton (A.) ; 
Tanoux (Ad.) ; 

1896 Ronis (//.); 
Duvent (C.) ; 
Steck (P.) ; 

1897 Rergès (G.) ; 
Fouqueray (Ch.); 
Godehy (Ch.'L); 

1898 Mlle Dufau (H.) ; 
Guinier{H.) ; 
Wéry ; 

1899 MlleDelas&lle(A.); 
Loup (E) ; 
Bourgeois (V.) ; 

1900 D'Estienne (H.) ; 
Rousseau (H.) ; 



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DE VOYAGE 

1903 Atj ; 
Grau ; 
Benner ; 

1904 Gourdault ; 
Mlle Chauchet 
Selmy ; 
Suréda. 



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LES BOURSIERS DE VC 



ADIRER Jules, Bourse de Voyage en 1885. 

Atelier : 4, rue du Faubourg-dh 

M. Âdler est né à Luxeuil, dans la Hau 
Elève de MM. Bouguereau, R. Fleury, Dagna 
la figure. Parmi les principales œuvres que 
divers Salons annuels, nous retiendrons pai 
Rue : cette toile valut à l'artiste une Mentio 
par l'Etat, pour le Musée de Castres ; en 1895 
Récompensée d'une Médaille de troisième i 
Voyage, elle fut achetée par l'Etat, pour 
(Vosges) ; en 1896, Paysage de Paris, toile ace 
Pétersbourg (Russie) ; en 1897, Les Las, apparl 
• M. Adler s'y est livré à une interprétation 
V Assommoir de Zola : «//^ marchaient sans m 
à un camarade, les joues terreuses, la face t 
un, les dévorait... » Cette toile, remarquable { 
sue véritablement la peine et la fatigue ; o 
expressions parmi ces types populaires, que 
les boulevards, dans le brouhaha de la grand 
sombre. L'artiste a su se placer à la hauteu 
certes pas une petite affaire, quand on se troi 
descriptif tel que Zola. » Enl898, les Joies Pi 
Médaille de deuxième classe, et placèrent l'arti 
fut acheté pour le Musée de Cleveland, dai 
U Homme à la -Blouse fut acheté par l'Etat, p 
en 1899, Mère, puis Un Chemine lu, qui fut ac 
du Luxembourg; en 1900, le Creusot, acheté 
son Musée. « M. Adler a voulu peindre un 
ouvrièires; en cette foule recueillie, marchan 
des expressions étudiées, assez typiques ; le [ 
sa toile certain mouvement, lui communique 
témoignant, par un décor sombre et triste 
lugubre, qui convenait au sujet, pendant qu' 
de soleil, symbole de l'éternelle espérance 1 
cœur des déshérités, vient illuminer les côtet 
scène ». 

Au Salon de 1901, l'artiste présentait dan 
pastels de « suggestives Sardinières, s'avan 



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90 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

tandis qu*au fond s'aperçoivent les voiles des bateaux et la mer bleue t. 
Il exposait en outre deux toiles, Retour du Pardon, a où un groupe de 
Bretons s'éloignent, fortement décrits, d'un fond suggestif ». Ce tableau 
appartient au Musée de Remiremont; puis c'était un sujet parisien, qui 
fut acheté par la Ville de Paris. « C'est avec un grand talent d'observa- 
tion que M. Adler présente, en une scène inspirée de la nature, des ou- 
vriers de Paris, qui, A l'Aube, s'en vont vers leur travail. » 

L'Exposition des Boursiers de Voyage, en 1902, réunissait les œuvres 
de l'artiste : « le pinceau du peintre s'est attaché à la peinture 
navrante des jours les plus sombres de la vie générale des travailleurs, 
avec leurs misères et leurs angoisses (les Lcts, la Mine^ etc.) >. Au Salon 
de 1902, Au Pays de la Mine était acquis par la ville de Paris pour le 
Petit Palais ; Paris VEté, était acheté par l'Etat et envoyé au Musée de 
Gray. 

En 1903, au Salon, « M. Adler continue avec bonheur ses études de 
Miséreux ; dans Nocturne, c'est un pauvre bougre, dont la figure, lumi- 
neusement éclairée, est expressive, puis, sur Le Banc, voici un couple de 
malheureux qu'a frappés l'aile de la misère, qui n'ont sans doute plus ni 
souper, ni gîte et ont perdu l'espoir du bonheur dans la vie ». Ce tableau 
appartient aujourd'hui au Musée de New -York. Chez Silberberg, en une 
exposition particulière, M. Adler montrait « un soin constant de la cou- 
leur locale (Sardinière à Douamenez) ». La même année, au Salon 
d'Automne, paraissaient des peintures et dessins, vigoureusement pré- 
cisés. 

En 1904, au Salon, figurait le Soir d'Eté: u Le peintre nous montre 
Paris en une intéressante évocation d'un mouvement de foule, saisi 
dans le voisinage de la Place de la République : c'est un morceau de la 
vie de Paris, que le pinceau du peintre rend avec un caractère de vérité 
saisissant. Les Hâleurs ont été représentés avec force par M. Adler, 
qui a su mettre en lumière l'intensité aiguô de sa vision ; l'accentuation 
des mouvements accusant la fatigue et le travail de ces auxiliaires de nos 
mariniers, rend visible la force d'observation du peintre et vient donner 
à l'œuvre ce caractère d'énergie et de vigueur que nous sommes habi- 
tués à reconnaître dnns les toiles de l'artiste. On retiendra le mouve- 
ment arcentué de tirage sur la corde, redisant la peine des travailleurs, 
saisis en un heureux relief, en un mouvement plein de force et de vi- 
gueur. Le tableau a été acquis par l'Etat; cette œuvre expressive repré- 
sentera fidèlement le talent du peintre au Luxembourg. » 

L'artiste a en outre présenté aux Expositions des Artistes Franc-Com- 
tois, à Paris, de nombreuses études de « Pêcheurs, présentés dans une 
curieuse enveloppe d'atmosphère ; des Etudes d'Hommes, d'Enfants, des 
dessins de Paysans, se recommandent par un grand souci d'exactitude 
et de vérité ». 

En dehors des toiles, déjà mentionnées, parmi les œuvres importantes 
de l'artiste, nous signalons encore : Vieux Pêcheur, appartenant au Mu- 
sée de Buda-Pesth ; Un Trottin, au Musée de Reims ; le Facteur Rural, 
au Musée de Langres ; la Galerie Pzewouski à Varsovie, possède une 
toile du peintre : Mère, qui figura à l'Exposition Universelle de 1900, 
où M, Adler remportait une Médaille d'Argent. 

Officier d'Académie, M. Adler est Membre des Comités du Salon d'Au- 
tomne et de l'Association des Boursiers de voyage et des Prix du Salon. 



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BOURSES DE VOYAGE 



AMAX'JEAN, Bourse de Voyage en 1885. 

Atelier : il5, boulevard Saint-Michel, Pa 

M. Aman-Jean est né à €hevry-Gonsigny, dans la 
Elève de Lehmann, il obtenait une Bourse de voyage ei 
Médaille d'Argent, à l'Exposition Universelle de 1^9. 
Société Nationale des Beaux-Arts, dont il devenait Socié 
où il expose régulièrement tous les ans. 

Parmi les œuvres récentes de l'artiste, nous rappelles 
1894, le Portrait du sculpteur Dampt; en 1895. Jeune F 
partenant à M. Maciet ; en 1896, le Portrait du Peintre 
rênes, appartenant à M. Guy Mitchell: « le tableau, bi 
une guirlande de fleure, est assez décoratif». M. Ama 
aussi au genre moderne, dans Seule, toile d'un granc 
figure parmi les bons envois de l'artiste : une femm 
liquement assise au bord de la mer, avec une express 
tristesse a>. Au Salon de 1898, nous remarquions VAUeni 
représentées par des figures d'expression. Le style du 
par les nuances qu'il emploie, est réduit au strict minim 
Ces deux toiles appai*tîennent à M. Maciet. « Le peintr 
attitudes pensives ; ses têtes, d'attention réfléchie, ont 1 
tère : sa Jeune Femme songeuse, sa Jeune Fille, au mi 
multicolore, peuvent compter parmi les bonnes créations 

Au Salon de 1897, figurait Petit Rêve, appartenant k ^ 
1899, le Portrait de Madame de Potemkine et celui de 
Potemkine. En 1901, le Portrait de Mademoiselle Suzat 
acheté par la ville de Paris. 

En 1900, à l'exposition des Pastellistes, le talent du p 
ainsi apprécier : c M. Aman-Jean sait trouver l'originalii 
nure, les poses et les mouvements de ses figures, tout ( 
soucieux de traduire la vie. » De même à l'exposition de 
velle en 1901, « M. Aman-Jeau présente un ensemble d'i 
monie, remarquable par la simplicité du dessin et de la 
puissance de formes qui ressort sous l'exiguïté du trait ; 
sentiment d'art délicat, d'un caractère expressif ». ' 

Au Salon de 1902 figurait i un grand panneau : le 1 
tapisserie, d'un heureux ensemble ; les mouvements et 1 
personnages, décrits par le talent original de l'artiste, soi 
décoratif. Puis, voici les portraits de Mademoiselle Segon 
selle de la Baume, d'une facture simple, mais expressive 

Au Salon d'Automne, en 1903, on remai'quait a les é 
recherchées du peintre qui sait exprimer avec simplicité 
l'âme et du moi féminins, en s'aidant des ressources 
coloris t. Enfin, au Salon de la Société Nationale, en 190 
Confidence, panneau décoratif, appartenant à M. Eug. Gl 
York. 

Ajoutons que M. Aman-Jean a obtenu en 1900 une J 



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92 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

rExposition Universelle, et a été nommé Chevalier de la Légion d'Hon- 
neur, 



AVY, Bourse de Voyage en 1903. 

Atelier : 3, rue Dutot, Paris-15«. 

M. Avy est né à Marseille. Elève de MM. Bonnat et Maignan, l'artiste 
exposait, au Salon de 4897, une Ophélie « qui, cheveux épars, se trouve 
au bord d'un lac, sur lequel commence k s'étendre la buée du soir; le 
site, très joli, est présenté dans une douce clarté lumineuse ». En 1898, 
» sa toile Jésus chez Marthe et Marie, était récompensée d*une Mention Ho- 

norable', en i899, nous relevons • V Ave Mariay page de couleui*s brillante, 
due à la fantaisie du peintre ». En 1900, sa toile des Cygnes recevait le 
Prix Marte Bashkirtseff et une Médaille de Troisième Classe. En 1901, 
paraissait V Embarquement pour Cythère ; au Salon de 1903, le Bal Blanc 
était récompensé d'une Deuxième Médaille qui mettait l'artiste Hors- 
Concours aux expositions de la Société des Artistes Français ; une Bourse 
de Voyage était en outre attribuée k l'artiste. 



BELLAN, Bourse de Voyage en 1902. 

Atelier : 7 bis, place des Vosges, Paris-4e. 

M. Bellan est né à Paris. Elève de Feycn-Perrin et de MM. Bonnat et 
Roll, l'artiste obtenait un succès complet au Salon de 1902 : sa toile 
Famille Inquiète — Intérieur hollandais, était récompensée d'une Men- 
tion honorable et d^une Bourse de Voyage; elle était achetée par FEtat; 
en même temps que son autre tableau : V Angélus ; Port hollandais rece- 
vait le Prix de Raigecourf-Goyon et était acheté par la Ville de Paris. 
Au Salon de 1903, le peintre exposait : Prière du Soir — Intérieur hol- 
landais, toile récompensée d'une Médaille de Troisième Classe, Enfin, 
en 1904, paraissaient VEnfant malade et Intérieur hollandais, 

BEXIVER Many, Bourse de Voyage en 1903. 

Atelier : 79, rue de Dunkerque, Paris-9«. 

M. Many Benner est né à Capri (Italie), de parents français. Elève de 
Benjamin-Constant et de MM. J. Lefebvre, Henner et Robert-Fleury, il 
exposait, au Salon de 1897, un Jean-Baptiste Enfant, « étude de nu bien 
ombrée », puis un Souvenir de Bretagne, « d'une profonde tristesse : au 
premier plan, une barque défoncée rappelle les exploits sinistres des 
tempêtes, tandis qu'une petite barque se dépèche de rentrer au port ; le 
temps, sombre et noir, semble menaçant. > Ces envois étaient récom- 
pensés d'une Mention honorable. Au Salon de 1900, « M. BeAner, en ses 
Frères de Saint-Philippe Noirs, nous offre une consciencieuse étude : les 



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BOURSES DE VOYAGl 

figures bien éclairées, sont expressives, l'on 
lequel le peinti-e a su attirer Taltention sur ceî 
ment fouillées, où le jeune artiste a mis tout s 
1901, € le Retour de la Fontaine est un sujet re 
distinction, présentant une air de gravité austèr 
4902, M. Benner exposait au Salon Le Souvenir, 
Médaille de Troisième Classe. En 1903, le peint] 
Charité « belle composition, où M, Benner a n 
talent, qui promet », puis Fruitajola. «souvenir 
une belle vigueur. » L'artiste obtenait une Bour 
au Salon de 1904, En passant, « où se trouve c 
soigneusement étudiés dans leur variété expresî 
présentent, reflétée sur leur physionomie, i>n 
pieuse, qui semble indiquer que l'on assiste à w 
ligieuse». Cette toile fut acquise par l'Etat. 



BERGES Georges y Bourse de Voyage eu 1897. 

Atelier : .9, rue Ganneron, Paris-1 

M. Berges est né à Bayonne. Elève de MM.Bor 
tenait, au Salon de 1894, ime Médaille de Troisi 
en Egypte, actuellement au Musée de Pau ; au S 
Martyre de Saint- Léon, qu\ appartient au Musée 
de Deuxième Classe, ainsi qu'une Bourse de Vc 
au Salon de 1897, avec un Saint Georges vain g tu 
calme »,rartiste était Hors-Concours aux exposi 
tistes Français. A l'Exposition Univei-selle de 19C 
Médaille d* Argent ; il exécutait trois Médaillon 
des Fêtes. 

Au Salon de 1901, « dirigeons-nous vers la gi 
où l'on admire le rayonnement lumineux d'un( 
pleine ébulition de travail, tandis que, 'par Pesc 
spectacle du dur labeur, messieurs et grandes 
Visite à r Usine, où le contraste entre les deux ( 
a été vigoureusement indiqué par le pinceau d 
fort original ». 

A l'Exposition des Prix du Salon et des Bo 
Tartiste était représenté par son Saint Georges, 
d'intérieurs d'usines. En 1904, à l'Exposition des 
sentait de curieuses études do lumière; enfin ai 
les Bombes, Sarragosse (1809.) 



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94 ' LB LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



BEROUD, Bourse de Voyage en 4883. 

Atelier : 182, rue de l* Université,- Paris-?®. 

M. Béroud est né à Lyon. Elève de Bonnat. il obtenait au Salon de 
1883, une Midaille de deuxième classe, qui le mettait Hors-Concours aux 
Expositions de la Société des Artistes Français. La même année, une 
Bourse de Voyage lui était accordée. 

Parmi les toiles exposées par l'artisle, en ces dernières années, nous 
remarquerons, au Salon de 1897. Nicolas H au Tombeau de Napoléon /«% 
aux Invalides, t qui nous rappelle le séjour du Isar k Paris : dans ce ta- 
bleau, la tsarine, avec sa toilette^ merveilleusement claire, se détachant 
avec bonheur sur tous les uniformes qui Tentourent, vient égayer la 
scène ; la préoccupation évidente de l'artiste a été de mettre en relief le 
Président de la République et son auguste visiteuse #. En 1899, « M. Bé- 
roud nous transporte au Salon carré du Louvre, où il a rendu un magni- 
fique hommage Amx Maîtres d* Autrefois; une série de femmes, demi- 
nues, heureusement parées, viennent enguirlander de fleurs, les œuvres 
capitales des maîtres. On trouve en ce tableau beaucoup de hardiesse et 
d'invention ; c'est une fort belle composition, magistralement traitée; le 
coloris est brillant et attire l'attention ; l'artiste a pu montrer bien des 
fois que les difficultés ne l'effrayaient pas ; mais il nous faut ajouter 
aujourd'hui que le résultat qu'il a obtenu est des plus heureux ; ce n'est 
que justice d'applaudir à cette œuvre saine et forte, qui mettra M. Béroud 
en bonne place dans le Salon de 1899, où les toiles de cette valeur peu- 
vent se compter. » 

Au Salon de 1903, l'artiste exposait Anathèmfi ! « belle pièce colossale, 
où Ton relève d'intéressantes recherches et une belle étude d'expression ; 
ce panneau décoratif fait honneur à l'invention et à l'originalité du 
peintre. Nous nous arrêterons encore à la Salle Rubens, brillante recons- 
titution de la Salle, récemment inaugurée au Louvre ; l'exécution de 
M. Béroud est d'une richesse décorative, d'une ampleur de tons, d'une 
exactitude remarquables; cette belle œuvre reste digne du maître qu'elle 
honore ». Cette dernière toile fut acquise pai* le Musée de Philadelphie. 
Enfin, au Salon de 1904, figuraient un nouveau fragment de la Salle Rubens 
et Séance interrompue. 

Ajoutons que M. Béroud a obtenu una Médaille de Bronze à l'Exposition 
univereelle de 1900. 



BERTOIV Armand, Bourse de Voyage en 1882. 

Atelier : 9, rue de Bagneux, Paris-6e. 

M. Berton est né à Paris. Elève de Cabanel, M. Berton remportait une 
Médaille d'Or k l'Exposition Universelle de 1900, il était nommé Cheva- 
lier de la Légion d'Honneur. Les toiles exposées à l'Exposition Universelle, 



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BOURSES DE VOYAGE 



étaient des Portraits appartenant à M. Corbel, le . 
Hors-Concours au Salon des Artistes Français dep 
gra à la Société Nationale des Beaux-Arts, dont il ( 



BOMPARD Maurice, Bourse de Voyage en 1882. 

Atelier : 167, boulevard Pereire, P( 

M. Bompard est né à Rodez. El(>ve de Boulangei 
vre, l'artiste présentait au Salon de i890, une scèi 
Bouchers de Chelma, qui mettait Tartiste Hors-Co 
de la Société des Artistes Français. En i898, il préî 
une Intérieur de Saint 'Marc, avec un éclairage 
ment mené ». La même année» il était nommé C 
d'honneur. En 1900,à l'Exposition de la Société Inter 
décrit le Canal de la Giudecca en plein soleil, i 
d'un coloris éclatant ». A l'Exposili )n Universelle 
Médaille d^ Argent. Au Salon de 1903, nous rem 
étincelants de lumiôre, où M. Bompard. nous i 
vibrant, de brillants morceaux de Venise: Sur la 
Ducal et le Grand Canal ». La même année, k la 
il exposait toute une série d'études attrayantes, 
nées ». Enfin au Salon de 1904, l'artiste présentai 
morceaux de cette Venise, à laquelle le pinceau di 
nitivement attaché. 



BO^mOUX Jules-Georges, Bourse de Voyage en 18S 

Atelier : 57, rue de Paris, Vill 
(Seine-et-Oise). 

M. Bondoux est né à Paris. Elève de M. Jules L 
Salon de 1893. « Je suis la Résurrection et la \ 
une Bourse de Voyage et une Médaille de iroisièn 
est attaqué à un sujet d'un symbolisme abstrait, 
un genre mystique, une touchante scène de mort; 
rage s'allie à la netteté et à la précision des porsc 
et l'ensemble du tableau reste d'un heureux eU'et 
verselle de 1900, le peintre obtenait une MédaiL 
Salon de 1903, se trouvaient « le Portrait de M. 
le Portrait de Madame X., joliment présenté en i 



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96 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



BOI\1S Henri, Bourse de Voyage en 1896. 

Atelier : 22, rue Peyras, a Toulouse. 

M. Bonis est né à Toulouse, dans la Haute-Garonne, le 23 août 1868. 
Elève de Benjamin-Constant, de MM. J.-P. Laurons etBonnat^ il s'adonna 
au paysage, à la figure, ù la décoration et au portrait. Parmiles principales 
toiles exposées aux divers Salons annuels, nous mentionnerons: en 1895, 
les Exercices physiques, grande frise décorative, qui valut à Tartiste une 
Troisième Médaille. « D'un côté, des jeunes gens se livrent à une course 
échevelée, un peu forcée, le long d'une route qui s'en va à ]1nfini; de 
l'autre côté, l'artiste a représenté des exercices de lutte; le fond est oc- 
cupé par une rivière qui coule majestueusement son courslent»; eni896, 
\es Exercices intellectuels, grande frise décorative, d'une grande simpli- 
cité de composition, qui valut au peintre nxie Bourse 'te Voyage(i]\ en 1899, 
Saint Jérôme : « M. Bonis nous dépeint la Vision de saint Jérôme au 
désert, se transportant en idée au milieu des vierges romaines ; elle se 
traduit par toute une théorie de femmes, dont l'existence imaginaire est 
assez bien liée au personnage réel du saint ; le tableau, conçu dans un 
sentiment exact et vrai du sujet, présente une belle pondération en ses 
différentes parties »>; en lî»Ol, Por^ra// de Madame X. En 1904, un plafond, 
Le Midi, destiné au Capitole de Toulouse. 

Le peintre paraît se faire de l'art une conception personnelle; il re- 
cherche toutes les occasions de faire de l'éducation et de la moralisation 
par l'art; il trouve la tâche ardue, mais il s'obstine dans sa conviction 
que l'aveuir de l'art consiste dans un rôle d'éducateur et de moralisateur 
des peuples, que les artistes doivent se diriger vers ce but, plutôt que de 
contribuer à efféminer les peuples dans un vain sensualisme. Cette opi- 
nion sur le rôle moralisateur de l'art n'est d'ailleurs pas exclusive du 
rôle séducteur du beau, le beau étant déjà par lui-même moralisateur. 
Mais si le choix des sujets à tournure philosophique vient s'y joindre, l'art 
sans cesser d'être attaché au beau, peut évidemment devenir éducateur. 



BOURDE Elisée, Bourse de Voyage en 1899. 

Atelier : 11, rue Mongol fier, a Lyon. 

M. Bourde est né à Saint-Jean-d'Avelanne, dans l'Isère. Élève de 
l'École de Lyon et de M. Carolus-Duran, il obtenait une Mention Hono- 
rable et une Bourse de Voyage au Salon de 1886, avec Le Conseil Muni- 
cipal de Saint- Benoît (Ain), « oh nous assistons à une discussion d'édiles 
campagnards, aux expressions typiques »; cette toile appartient au Musée 
de Belley. Elle « figura à l'exposition des Bourses de Voyages en 1902, 

(1) Ces deux frises décoratives ne constituaient qu'une partie de la déco- 
ration, obtenue par voie de concours, du Salon Nord de l'Hôtel de Ville de 
Varis. Cette décoration ayant pour titre général le Progrès Humain^ com- 
pre d en outre un plafond : la Nature éducatrice et inspiratrice^ puis les 
écoïnçons ou petits côtés : Physique et Chimie^ Astronomie^ Philosophie, 



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BOURSES DE. VOYAGE 

avec quelques autres œuvres : « De jolies s( 
d'un doux coloris en une lumière originale; A h 
cette intéressante exposition. » 



BOURGEOIS Victor, Bourse de Voyage en 1899. 
Atelier : 42, rue Perronnet, à Neuil 

M. Bourgeois est né à Amiens. Élève de M. L 
au Salon de 1898 : La Ville d'Amiens recevan 
dustries, toile destinée à l'Hôtel de Ville d'A 
récompensée d'une Médaille de Troisième C 
Rude Journée (maraîchers picards), appartenj 
à Saint-Pétersbourg, était récompensée d 
et d'une Médaille de Deuxième Classe : dcv( 
Salons de la Société des Artistes Français. A 
de Voyage, en 1902, le talent du peinti 
Pêcheur, Orphelins, Benedicite, « sujets trai 
cité, mais où domine un certain sentimen 
paraissait Vieille Paysanne méditant, « en une 
doucement peu à peu, quand on l'observe de p 
se détache fort poétiquement d'un fond d'à 
village. 1 Au Salon de 1904, l'artiste présentait U 
Desouches. 



BOURGOXNIER Claude, Bourse de Voyage en i 
Atelier : 41, rue de la Pompe, Pai 

M. Bourgonnier est né à Paris ; élève de Cal 
exposait au Salon de 1888, une Fonte dans les 
cette toile, achetée par le Musée d'Aix-les-Hains 
Mention Honorable. En 1890, il obtenait une h 
Médaille de Troisième Classe avec Les Ciseleun 
de Grenoble. « On y admirait la note calme et 
ris; mais quelle clarté du sujet, quelle compréli 
et robuste de la scène ! » Au Salon de 1891, u 
Classe lui était décernée : elle mettait l'artiste 
des Artistes Français. Au Salon de 1893, parais 
neau décoratif, destiné à la salle des mariages ( 
sous-Bois. Au Salon de 1897, figurait Caida del 
Musée de Lisieux; en 1901, une Fillette au B 
petit air fùté, heureusement saisi » ; en 19( 
aimable fantaisie )>, Watteau. 

En dehors des œuvres déjà signalées, nous r 
de la Salle des Fêtes de la Mairie de Montreui 
qui figura à l'Exposition Universelle de 1900 (api 
les Fleurs, les Fruits, la Chasse, la Pêche, appa 
Enfin, rappelons que M. Bourgonnier a obte 
à l'Exposition Universelle de 1900. 



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98 LB LIVRB«d'0R DBS PEINTRES EXPOSANTS 

BOYB Abel, Bourse de Voyage en 1881. 

Atelier : 20, rue JuUetle-Lamber, Paris-17«. 

M. Bojé est né à Marmande, dans le Lot-ct-Garonne. Elève de 
Benjamin Constant, il obtenait une Troisième Médaille en 1888 a?ec 
Nymphe de Diane, appartenant à M. Planchul, d*Angoulème; en 1891, 
une Bourse de Voyage lui était attribuée; en 1895, une Médaille de 
Deuxième Classe qui mettait Tartiste Hors-Concours aux Salons de la 
Société des Artistes Français, était décernée à son tableau L Aveugle. Au 
Salon de 1896, paraissait Nau^icaa, actuellement à la Sorbonne, inter- 
prétation de ce passage de Leconte de Lisle : 

« Vierges, qui vous jouez sur les mousses prochaines, 
Des robes aux longs plis détachez le lien. ». 

Au Salon de 1897 le peintre exposait A VAir tiède du Soir c suggestive 
toile, mettant en relief le talent, fait tout d'harmonie, de l'artiste, 
qui sait donner une allure poétique à tous les sujets qu'il touche. » Ce 
tableau appartient à M. Murphy (Winchester, E.-U.). En 1898 il présen- 
tait la Lyre Immortelle, actuellement au Musée de Bordeaux : 

D'Oi-phée au chant divin, Tâme s'enfuit, dolente. 
Et la lyre est au gré des flots silencieux ; 
Mais sa plainte d'amour, harmonieuse et leste, 
Charme encore le rivage et monte vers les cieux. 

Au Salon de 1899, V Allégresse rappelait ces vers de Leconte de 
Lisle : 

Les Vierges aux bras nus 
Jettent au vent du soir leurs rêves ingénns. 

c On j admirait trois jeunes filles, au bord de la mer, chaudement éclai- 
rées par les feux du soleil couchant. » 

Au Salon de 1901, M. Boyé empruntait au Télémaque le sujet de sa 
grande toile, destinée à la Faculté de Droit de Paris : Le Recueil des 
Lois, c Les personnages y sont groupés avec aisance, écoutant attentive- 
ment les explications que leur donne un jeune homme; la lumière est 
harmonieusement répartie en cette assemblée de patriarches, d* enfants, 
de femmes, de jeunes filles, de guerriers et de pasteurs. La toile est d'un 
heureux effet d'ensemble, les détails en sont intéressants ; on ne peut 
guère demander plus à un artiste. » 

A l'Exposition Universelle de 1900, le peintre obtenait une Médaille de 
Bronze. A l'exposition des Boursiers de Voyage, en 1902, « M. Boyé 
apparaissait bon peintre de figures : ses personnages sont généralement 
placés dans des paysages, où l'on trouve des vigueurs de lumière, très 
heureuses. > 



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100 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

personnages, en opposant le plus qu'il a pu, les tons, les nuances, les 
expressions et les attitudes; il a su éviter l'aridité, faire là une belle 
œuvre de marque qui attire et retient l'attention par la fraîcheur et le 
brillant du coloris. La jeune Impératrice est ici très lumineuse : c'est le 
pei-sonnage principal, sur lequel se porte immédiatement tout l'intérêt 
du spectateur; voici autour d'elle les Académiciens en habit vert ; enfin 
les personnages officiels de la suite impériale et les officiers en uniforme 
debout à l'arrière-plan. Le peintre a parfaitement compris le degré 
d'importance que devait avoir chaque acteur de la scène ; il a su se tirer 
habilement de la difficulté de la répétition ingrate des habits noirs, par 
la variété des attitudes et des poses, pourtant toutes naturelles, en 
alliant beaucoup de précision à l'exactitude des physionomies ; aussi 
est-il aiTivé à faire une œuvre de grand caractère, qui a fort belle 
allure. C'est un tableau réellement vivant et c'est assurément une œuvre 
marquante des plus remarquables et des plus remarquées parmi toutes 
celles qui ont trait à la visite des Souverains russes. » 

Au Salon de 4 699, paraissait le Portrait de Mademoiselle C. B. au pro- 
fil arrêté, jeune fille naturellement posée et d'une enveloppe d'atmos- 
phère supérieure ». 

M. Brouillet exposa souvent auK expositions de la Société Internatio- 
nale ; c'est ainsi qu'en 1898, il présentait : Paysage d'Automne et le Gue\ 
qui ne manquent pas de qualités ; en 1899, l'artiste s'y faisait ainsi ap- 
précier : M. Brouillet est, dans un autre genre, un peintre éclatant de la 
vie des ouvriers agrestes; il rappelle M. Lhermitte pour le soin détaillé 
des physionomies et des expressions ; mais il sait disperser une lumière 
bien plus puissante sur ses toiles »; En 1900. « le Portrait de Ma- 
dame M., était traité d'un joli coup de pinceau par M. Brouillet : l'élé- 
gance et l'harmonie du coloris font de cette toile une œuvre de haute 
distinction. Remarquons encore un Intérieur de Ferme ^ sobrement dé- 
crit; mais les personnages y sont expressifs ». En 1902, le peintre reve- 
nait aux portraits : • quelques beaux portraits complètent la série des 
envois intéressants : M. Brouillet, en nous décrivant la beauté resplen- 
dissante d'une jeune mondaine (Madame A. M.) a su s'inspirer assez 
heureusement de son modèle pour arriver à produire une œuvre de va- 
leur ». En 1903, M. Brouillet se montrait « le peintre mondain des 
champs et des scènes rustiques, qu'il traduit d'un joli coup de pinceau 
élégant qui sait harmoniser ses effets. » 

Au Salon de 1901, l'artiste exposait un Portrait de M. Griard, très 
décoratif ; en 1902 paraissait un panneau destiné à la Nouvelle Sor- 
bonne : Renan à V Acropole d'Athènes ; en 1903, un autre panneau com- 
mandé par l'Etat pour la Nouvelle Sorbonne: Jules Ferry approuvant lei 
projets de reconstruction de la Sortx)nne : « En cette réunion de person- 
nages posés chacun dans leur rôle officiel, en autant de portraits, soi- 
gneusement étudiés, on trouve une scène, absolument vivante, à laquelle 
l'on assiste avec un intérêt indéniable. Le même peintre nous présente 
un fort beau Portrait de S. M. la Reine de Grèce, où il a jeté la note 
brillante d'un coloris harmonieux i. Cette dernière toite appartient & 
S. A. R. Monseigneur le Prince Nicolas de Grèce. Enfin, au Salon de 
1904, paraissait La Vie simple. 

En dehors des œuvres déjà nommées, nous rappellerons encore du 
même artiste : Le Chantier, qui appartient au Musée de Poitiers, VExor- 

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102 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

superbe et émouvante )>. M. Chigot obtenait une Médaille de Bronze. Au 
Salon de 1904, l'artiste présentait H^wr^ Mourante, appartenant au Musée 
de Boulogne; en 1903, le Crépuscule était acheté par le Musée de Lille. 
Enûn au Salon de 1904, figurait la Mer à Dordrecht (Hollande). 

En dehors des œuvres déjà mentionnées, rappelons une toile du Musée 
de Valenciennes : Marius échappe aux émissaires de Sylla, et Prière du 
Soir, qui appartient au Musée de Lille. 

Ajoutons que M. Chigot^est Chevalier de la Légion d'Honneur^depuis 1896. 



CliAUDE Georges, Bourse de Voyage en 1884. 

Atelier : 82, boulevard des BatignoUes, Paris-17«. 

M. Claude est né à Paris. Elève de son père J.-Max Claude et de Gal- 
land, l'artiste obtenait, dès 1884, une Médaille de troisième classe au 
Salon, en môme temps qu'une Bourse de Voyage lui était décernée. Au 
Salon de 1888, l'artiste présentait le Portrait de M. Ed. Muller;k l'Expo- 
sition Univeraelle de 1889, il obtenait une Médaille de bronze. Au Salon 
de 1897, il présentait un panneau décoratif, destiné à l'église Saint-Fer- 
dinand des Ternes : Jésus, victime, adoré par saint François d* Assise et 
saint Antoine de Padoue, où « l'artiste s'attachait à faire avec sentiment 
une œuvre simple et claire ». En 1898, il exécutait les peintures murales 
ornant les chapelles du Sacré-Cœur et de la Sain te- Vierge à l'église Saint- 
Ferdinand. La même année, à l'Exposition de la Société Saint-Jean, Tar- 
tiste présentait le Viatique dans la Montagne oc pastel d'un bel effet ; on 
y admire le brillant du coloris ainsi que la délicatesse de la lumière ». 
Au Salon de 1899, la Prédication de Saint François d* Assise « représen- 
tait une étude de moines, assez expressifs ». 

A l'Exposition Universelle de 1900, le talent du peintre était représenté 
par un modèle de tapisserie pour la Manufacture des Gobelins, apparte- 
nant à la ville de Bordeaux : Un Mariage civil en 4192, par V Absoute, 
funérailles de Pierre le Vénérable, toile acquise par l'Etat en 1895 et 
actuellement au Musée de Castres, enfin par une aquarelle : Portrait de 
mon Père dans son Atelier. L'artiste obtenait une Médaille de Bronze. 

Au Salon de 1901, on remarquait dans la section des aquarelles, « l'in- 
térieur romain, si bien éclairé, où le pinceau prestigieux de M. Claude, a 
évoqué le souvenir de Ltjgie, puis une série de paysages, où se trouve 
mise en lumière, la délicatesse de vision de l'ailiste ». 

A l'Exposition des Prix du Salon, en 1902, le talent du peintre était 
ainsi apprécié : « M. Clairde nous séduit par le caractère décoratif de cer- 
taines de ses toiles, par ses portraits : (Portrait de M. 0. Courtois -Suffit; 
Portrait de M. L. Etienne, architecte', Portrait de M. Jules Prevet; Por- 
trait de Maurice Roty, etc.), tous expressifs et par son Adoration de la 
Croix, le Vendredi- Saint, en Italie, en un intérieur d'église : l'éclairage 
des personnages y est réellement supérieur. » Cette dernière toile appar- 
tient à M. le baron V. de Fock. Au Salon de 1903, le peintre exposait 
une toile brillante : Italienne à la Fontaine et en 1904, des Portraits. 

En dehors des œuvres déjà mentionnées, nous rappellerons encore de 
l'artiste, une tapisserie, exécutée aux Gobelins pour la Comédie Française : 
Zaire; puis une décoration, exécutée dans une chapelle, i^, Avenue de 
Villiers, h Paris. 



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BOURSES DE V< 



C©TTET Charles, Bourse de Voyage en 4894. 
Atelier : iO, rue Cassini, Paris-i4«, ir 

M. Charles Cotlet est né au Puy, dans 1 
de Chavannes et de M. Roll, il se consacr 
figures. Il expose aux Salons de la Soci 
depuis leur origine ; il y a produit, en p 
environ une trentaine, sous le titre gêné 
celles-ci, nous rappellerons Deuils, Misère 
En 1893, paraissait Rayon du Soïr^ toi 
Luxembourg ; en 1894, Nuit de LunCy pi 
qualités dans ce tableau : la scène est biei 
ment éclairée ; Tattention se porte sur l 
blancs, dont les nuances se détachent bie 
spectateurs. » En 1895, Enterrement en B 
Musée de Lille; en 1896, les Trots Capitat 
chercher à se frayer une voie en dehoj 
encore dans son œuvre certains tâtonnei 
son genre et on finit par y trouver à l'ai 
Regardez, par exemple, les Trois Capitair 
une recherche très consciencieuse d'un ari 
chose ; il y a certes là un grand effort à ei 
Passent, puis Soir d* Automne. « M. Col 
puissante originalité; son programme ai 
série de compositions, relatives au pays < 
décrit sans interruption, depuis plusieurs 
ressant à des titres divers. Mais arrêtons- 
peinture, dont les tons paraissent de près 
, vue à distance ; car ils s*harmonisent [tou 
rai, qui ne présente plus rien de choquani 
reflets du ciel dans l'eau, sur laquelle s'e 
barque, dont la brise pousse les voiles; 
distribuée t à l'emporte-pièce », si j'ose aii 
ferme, qui ne transige pas et traduit san 
rœil. L'effet, peut-être un peu rude depri 
- - Vieux Cheval sur la Lande. Cette toile < 
M. Bertin ; elle fut présentée la même ann 
Internationale. « M. Cott^t est à ia fois 
parfois une vision heureuse des choses; soi 
on trouve là encore un mélange de sensat 
poétiques, d'un beau caractère. » 

En 1898, paraissait VAdieu, tryptique. « 
le sujet de leurs tableaux dans les scène: 
première ligne, M. Cottet, qui a su tirer u 
les éléments variés, qu'il a empruntés au p 
d'une grandeur et d'une puissance, que ce 
tt rarement atteintes. D'un ensemble très i 



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i04 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

différeoces dans les différentes parties, cette nouvelle œuvre à caractère, 
fait voir le peintre sous un jour nouveau, en mettant à nu le côté senti- 
mental de sa peintui'e. La scène du milieu, représentant ]e Repas d'Adieu, 
(actuellement au Musée du Luxembourg, mais l'esquisse appartient au 
Musée de Padoue) est bien belle : un éclairage à la lampe, particulière- 
ment heureux, met en opposition les flgures féminines éclairées et celles 
des hommes, laissées systématiquement dans Tombre. Le repas s'accom- 
plit silencieusement : une morne tristesse plane sur cette dernière 
réunion, qui n'aura pas de lendemain; bientôt tous les convives seront 
séparés: les uns, Ceux qui s'en vont, s'éloigneront sur leurs bateaux, 
vers le sombre inconnu; les autres. Celles qtii restent, Mendvonl Bivec 
impatience, le long des falaises, le retour des voiles, qui leur ramèneront 
parents et amis. Ces deux parties, plus sombres, exécutées dans une note 
lugubre, traduisent un sentiment d'angoisse et de tristesse, qui produit 
un contraste net avec la scène de réunion du milieu, où la lumière vient 
illuminer les physionomies, avant le drame déchirant de la séparation et 
de l'absence, qui peut-être, pour plus d'un, sera éternelle. Cette œuvre, 
d'un sentiment élevé, d'une grande allure, permet de classer M. Gottet 
parmi les peinti'es de notre temps, dont Toriginalité et le savoir-faire 
resteront désormais indiscutés. » Cotte môme année (1898), l'artiste pa- 
raissait à l'exposition des Orientalistes, où • il continue sur des types 
arabes ses procédés d'éclairage particulier des figures ». 

En 1900, à l'exposition de la Société Moderne, le peintre « poursuivait 
ses effets de coloris, aux oppositions violentes, surtout accentuées dans 
ses esquisses : en son Cabaret, la lumière, venant, par endroits, éclaire 
les têtes des personnages, a conduit l'artiste à de curieux effets ; les 
Natures Mortes sont vaillamment traitées dans un style original ». 

En 1902, à la Société Nouvelle, M. Cottet présentait c des recherches 
variées d'éclairage du Port de Camaret; une Marine, dont l'effet de 
lumière est très doux : on admire la richesse du coloris, qui traîné sur la 
vague du premier plan, lui donne un relief d'une grande beauté. Les 
Feux de la Saint-Jean constituent une page nouvelle de la série : Au 
Bord de la Mer, où le peintre a su trouver le prétexte d'un bel effet; tous 
ces visages, éclairés par les lueurs du foyer, ressorlent, puissamment 
éclairés, dans leur expression significative, sur le fond sombre de la 
mer ». A l'Exposition des Bourses de Voyage, en 1902, le talent du peintre 
était ainsi apprécié : a M. Cottet se distingue par un coloris primitif, 
heurté, mais faisant effet à distance, l'artiste sachant donner une grande 
valeur à ses divers plans; il a pris pour thème des sujets bretons qu'il a 
généralisés et interprétés d'une manière toute personnelle {Jour de la 
Saint-Jean, Procession). Talent des plus originaux, M. Cottet apparaît 
comme l'un des maîtres les plus en vue de notre jeune école. » 

Au Salon de 1902, à la Société Nationale, on remarquait « les toiles 
impressionnantes, d'un aspect grave et sérieux, que signe M. Cottet : son 
envoi prmcipal est, cette année. Messe Basse en Hiver : toutes ces femmes 
qui, couvertes de leur mantelet noir, se dirigent, par petits groupes, vers 
l'église du village, qu'on aperçoit tout près, laissent derrière elles une 
impression que ressent le spectateur et qui montrent en M. Cottet un 
peintre d'émotion, qui a su pénétrer le fond de l'âme bretonne et la faire 
passer sur ses toiles. » A la Société Nouvelle, paraissaient des souvenirs 
de Bretagne : « Messe Basse, avec sa jolie note grise d'atmosphère, 



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BOURSES DB VOYAGE 

Soleil Couchant et Nuit de Lune, délicieuses rêi 
peintre apparaît sous un jour fort poétique, 
année (1902). le Musée de Bruxelles achetait au 
fants (Ouessant), exposés au SaU)n de Gand. 

Au Salon de 1903, M. Cottet exposait Deuil Ma 
Musée de Gand; « le peintre excelle toujours à 
grise de la Bretagne et de ses habitants ; sa peii 
blement ce caractère, et c'est là le côté remarquj 
la Société Nouvelle, il exposait c des études origi 
pruntées au sol et aux coutumes de la Bretagne 
côté de ses effets sombres, habituels, gardant touj 
M. Cottet nous donne une page., d'un coloris plus 
un Jour de FêtCy au Pardon de Sainte-Anne la Pî 

Un certain nombre des tableau)^ de M. Cottet se t 
étrangers, notamment à Philadelphie, à Bruxe 
singfors; c'est ainsi, par exemple, que la Pr 
appartient au Musée de Venise. Plusieurs œuvres 
dans les collections particulières, telles que ce! 
Reims, M. Barincourt, M. Porter, k Pitlsbui'g, M. Mi 

Sociétaire de la Société Nationale des Beaux- A r 
comme Membre supplémentaire du jury à 1 
de 1900; à cette dernière exposition, le peintre 
d'Or et était nommé Chevalier de la Légion d'Hon 
outre Membre de la Société Royale des Artistes d 
la Société des Artistes de Vienne et de la Berliner 



DEliASALliE Angèle (Mademoiselle). Bourse de V( 
Atelier : 5, rue Jean-Baptiste-Dumc 

Mademoiselle Delasalle est née à Paris. Elève d( 
de M. J.-P. Laurens, elle obtenait une Mention 
1895 avec Catn et les Filles d'Enoch ; au Salon c 
Diane au Repos, « très belle de forme et d'exprès 
étude de nu heureusement éclairée ». Au Salon d 
Chasse était acquis par FEtat et valait à Tartisle ii 
qui la mettait Hors-Covcours aux expositions d( 
Français. 

Au Salon de 1899, Mademoiselle Delasalle nous 
nalité : « Un soir à Saint-Cloud, est un morceau 
pression qui se dégage de ce beau paysage est maj 
la lumière y glisse délicieuse en cet effet de soir, 
ment parfait de la nature et traduit en un style él 
œuvre d'ai't, sur laquelle s'étaiera la renommée ( 
grès en progrès, va toujours s'élevant. L'effet 
parties de pleine lumière et celles laissées dans 1' 
ce tableau est un succès de plus à l'actif de 
valait au peintre une Bourse de Voyage. « Parmi 1 
querons l'esquisse, vigoureusement ombrée de son 
Portant ses outils de travail sur l'épaule, rhomm< 



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106 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

pente, s'enlève sur un fond clair; l'on peut y admirer l'énergie dû mou- 
vement et la puissance du coup de crayon ». Le tableau, Le Terrassier^ 
appartient à la Ville de Paris. 

A l'Exposition de la Société Uiternationale, en 1899, a c'est la banlieue 
qui sert de prétexte aux recherches artistiques, si curieuses dans le do- 
maine de la nature, auxquelles Mademoiselle Delasalle vient ajouterson 
empreinte personnelle ; c*est toujours sous un effet de lumière originale 
que l'artiste vient présenter ses paysages. Mais ceci ne nous empêchera 
pas d'admirer un portrait, à la sanguine, de Benjamin-Constant , d'une 
puissance d'expression remarquable » . 

En 1900, paraissait au Salon, la Forge, toile acquise par le Musée de 
Rouen : A l'Exposition de la Société Internationale, c Mademoiselle Dela- 
salle s'est attardée à Amsterdam, où son talent à trouvé matière à 
s'exercer dans la représentation des Derniers Rayons d'une lumière 
mourante, qui vient nimber le faite des maisons de la vieille capitale de 
la Hollande. Dans le Souvenir de la Basilique de Saint-Pierre, une belle 
traînée lumineuse vient éclairer magnifiquement tout l'intérieur de 
l'édifice. La Via Appia a été solidement mise en perspective pai* le talent 
habile du peintre ; on y trouve un cachet poétique élevé. Une série de cro- 
quis renfermant quelques souvenirs d'Amsterdam, un Portrait de 
Madame F., dessiné avec énergie et plein d'expression, complètent l'ex- 
position de cette artiste, qui occupe la place d'honneur de ce petit 
Salon ». 

.Au Salon de 1901, paraissait le Por/raiirf« Benjamin-ConHant, exécuté 
avec originalité par l'artiste, qui exposait en outre un immense panneau : 
U Abreuvoir du Pont de Saint-Cloud^ où l'on remarque de curieux reflets 
sur l'eau du fleuve . 

Au Salon de 1903, un nouveau Portrait de Benjamin-Constant était 
acquis par l'Etat pour le Musée du Luxembourg. A la Société Internatio- 
nale, l'artiste envoyait un Canal, joliment estompé dans le brouillard. 

En 1903, Mademoiselle Delasalle émigrait à la Société Nationale des 
Beaux-Arts où elle était nommée Associée ; le talent puissant de l'artiste 
y était représenté par « des morceaux de la Seine et de la Tamise, pris 
dans un curieuxétatd'atmosphère, rendus avec un détaché remarquable ■, 
A la Société Internationale, paraissait le Portrait de M Legoût-Gérard 
peint, souriant, en une pose bien naturelle Au Salon d'Automne, a Made- 
moiselle Delasalle nous montre avec tout un luxe de détails significatifs, 
une agréable confusion de maisons au bord d'un Canal à Dordrecht ; mais 
elle trouve aussi sur les bords parisiens de la Seine, matière à exercer 
son talent: le Pont-Marie, à Paris, nous offre ces jolis coups de lumière, 
qui apportent à tous les travaux du même genre de l'artiste une poésie 
d'interprétation et un sentiment personnel, qui nous attachent à ses 
œuvres ». 

Enfin, en 1904, Mademoiselle Delasalle présentait une Vue de Paris, 
a où l'artiste a su arriver à un effet original, montrant toute l'étendue de 
la science du peintre ». 

Ajoutons que Mademoiselle Delasalle a obtenu une Médaille d'Argent 
à l'Ëxpositioa Universelle de 1900. 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

ne, mettant en vedette sous un trait fin, délié, une jolie frimousse, 

1 caractère léger, rappelant le dix-huitième siècle ». 

I dehors des œuvres déjà citées, nous rappellerons V Allégorie de la 

\e, plafond exécuté à l'hôtel de M. G. Godillot; VAllégom de la Fé- 

Hté, copie d'après Jordancs, du Musée de Bruxelles ; la Ronde de 

, copie d'après Rembrandt, du Musée d'Amsterdam. 

i 1900, M. DeuUy obtenait une Médaille de Bronze à TExposition 

erselle. 

IX expositions de province, le peintre connut le succès : après avoir 

nu une Médaille de Deuxième Classe, à Lyon, en 1888, puis, la 

le année, une Médaille d'Argent, offerte par la ville de Rouen, il 

portait le Prix du Salon de Vei*sailles en 1889, puis un Diplôme 

•nneur, à Versailles, en 1891 ; un Diplôme de Grand Prix à l'Exposition 

erselle de Lyon, en 1894; un Diplôme d'Honneur à Rennes, en 1897, 

igers en 1898; une Médaille Hors Classe à Dijon, en 4894... 

>nservateur général des Musées de Lille, l'artiste est Membre de la Société 

artistes Français et professe à l'Ecole Nationale des Arts Industriels de 

baix. 



ohonse, Bourse de Voyage en 4884. 

Atelier : 25, quai Voltaire, l*ari8-7® 

. Dinet est né à Paris, en mars 1864. Elève de MM. Bouguereau, 
ert-Fleury, Galland, il s'adonna particulièrement a l'orientalisme. Les 
s qu'il exposa tout d'abord au Salon de la Société des Artistes Fran- 
lui valurent en 4883, une Mention Honorable, puis en 4884, une 
aille et une Bourse de Voyage. Parmi les œuvres principales du 
tre nous citerons : Femme Arabe se rendant au Cimetière^ Courti- 
sa Combat pour un Sou, appartenant à M. Lindet ; Chanson de 
\e Fille au Crépuscule , appartenant à M. Peyiel; Dans V Oued, Petites 
JuseSy appartenant à M. Delafon. Ces trois dernières toiles figurèrent 
exposition Universelle de 1900. Au Salon de 1894, l'artiste présentait 
ne Fillette de Ploumanac'h, en bonnet, blonde enfant aux yeux 
s, au regard profond et malicieux : c'est bien une descendante des 
X Celtes, Le tableau est dans une bonne note comme couleurs et 
ente d'heureux tons ». 

l'exposition des Orientalistes, de 4898, M. Dinet envoyait « des Notes 
'oyage, qui laissent voir beaucoup de sites coquets, merveilleusement 
çfués et aussi une jolie série de types arabes ». En 1899, il présentait de 
licates impressions des pays sahariens • ; en 1900, paraissaient de 
es beaux panoramas du Caire. Ces belles études consciencieuses, 
les de hardiesse et d'audace, revêtues d'un coloris somptueux, sont 
i effet magnifique ; ces deux tableaux, bien agencés, d'une assise so- 
, synthétisant de délicates recherches, sous ce titre : Brumes, Fous- 
is et Fumées, font le plus grand honneur à l'artiste qui les a signées. » 
exposition de 1902, on remarquait une scène d'intérieur arabe, prise 
le vif : Autour d'un Mourant et un Portrait^ vivement exécuté de 
ian- Ben-Ibrahim. 
l'exposition des Prix du Salon, en 1902, le peintre méritait cette 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



PI. IV. 



M. Eugdne Deilly, peintre Ilors-Concours. 




Printemps 
d'après un dessin de M. Eugène Deully. 



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• i .% ' , 



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ilO LS LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

magnifiquement édité en couleurs par Piazza et Masson, puis illustré et 
traduit le Printemps des Cœurs, par Sliman Ben Ibrahim. 



DUFAU Clémentine (Mademoiselle), Bourse de Voyage en i898. 
Atelier : 12 bis, rue Pergolèse^ Pari8-16«. 

MademoiseHe Dufau est né à Quinsac (Gironde). Elève de MM. Bougue- 
reau, T. Robert-Fleury et G. Ferrier, elle obtenait au Salon de 1895 une 
Mention Honorable et le Prix Marie BashkirtsefiF, au Salon de 4897 une 
Médaille de Troisième Classe avec Fils de Marinier, toile appartenant au 
Musée de Cognac. En 1898, une Bourse de Vojagc lui était décernée. A 
l'Exposition Universelle de i900, elle obtenait une Médaille d'Argent, Au 
Salon de 1904, paraissait Rythme, toilt, appartenant à M. Margi. 

A Texposition des Boursiers de Voyages, le talent de Tartiste était ainsi 
apprécié : c Mademoiselle Dufau montre une originalité d^expression 
bien marquée dans le paysage; son Portrait d'bomme à la bicyclette est 
crânement brossé. » Au Salon de 1902, Automne était acquis par TElat 
et valait à l'artiste une Deuxième Médaille, qui la mettait Hors-Concours 
aux expositions de la Société des Artistes Français. 

En 1903, plusieurs œuvres de Tartiste figuraient au Salon d'Automne. 
« Mademoiselle Dufau continue son genre expressif, offrant une note 
originale de coloris : à distance, ses nus charment par le langage des 
poses, la signification des attitudes, par l'enveloppe poétique que le co- 
loris vient donner à tout ce qui les entoure et si je ne craignais d'employer 
un mot d*une rigueur trop scientifique, par l'exacte adaptation du milieu 
aux personnages, (^'est ainsi que le peintre exprime d'une façon poé- 
tique, tout en restant bien personnelle, les splendeurs désolées de l'Au- 
tomne. 

Parmi les œuvres de Mademoiselle Dufau, nons rappellerons encore 
Eté Espagne, toile appartenant à M. Bihourd, ambassadeur de France à 
Berne. 



DUVEKfT Charles y Bourse de Voyage en 189(>. 

Atelier : 121, rue Borgfièse, à Neuilly (Seine). 

M. Duvent est né à Langres, dans la Haute-Marne. Elève de Boulanger 
et de M. J. Lefebvre, il obtenait en 1891, une Mention Honorable; au 
Salon de 1893, le Soir était acquis par l'Etat et valait à l'artiste une 
Médaille de Troisième Classe ; au Salon de 1896, L^ Seigneur soU avec 
vou^ remportait une Médaille de Deuxième Classe qui mettait l'artiste 
Hors-Concours aux Expositions de la Société des Artistes Français et 
était acheté par l'Etat pour le Musée «le Nancy, t Cette scène d'inspira- 
tion religieuse est puissamment décrite : des Bretons, à l'intérieur d'une 
église, sont figés dans l'attitude du recueillement et de laprièi*e : la gran- 
deur de l'émotion y est poignante. » Au Salon de 1897, paraissaient des 
notations bretonnes, la Rentrée di',< Sardiniers, où a M. Duvent présente 



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BOURSES DE VOYAGE 

un petit coteau breton, bien cultivé, d'où l'on apei 
trer au port ï. Au Salon de 1898, l'artiste présen 
acquise par l'Etat. 

M. Duvcnt Ogura aux expositions des Artistes E 
en 1898, nous citerons un Portrait de femme 
posé ; en 1899, « ses traTaux curieux, pétillants de 
la main d'un virtuose. » 

Au Salon de 1899, l'on remarquait les envois 
montre, en ses paysages une facture très originale : 
resque fond de collines, ornées de maisons riant 
fleuve, bordé d'an chemin, sur lequel s'avancent le 
intéressant, accusé sans raideur. > 

A l'Exposition Universelle de 1900, le talent du p( 
par cinq de ses œuvres, parmi lesquelles deux paste 
tant Coquelin et Portrait du Docteur Dauriac ; l'i 
Médaille d'Argent. 

Au Salon de 1900, « M. Duvent nous emmène s 
Hollande avec une grande toile émouvante: la / 
de 1901, l'artiste produisait un grand effort, un tr 
où l'on relève une foule d'excellents détails: La 
acquise par l'État. 

A Texposition des Boursiers de Voyage, en 1902, 
était ainsi apprécié: « Talent plein de promesses, 
avec une grande facilité le caractère des mœurs di 
qu'il voyage en Flandre (La Procession) ou en Bret 
avec Vous). Les Tricoteuses y les Hà leurs. Ils le recc 
d'œuvres qui accusent le talent pondéré, plein 
auteur. » La môme année, le peintre faisait une ex] 
la Galerie des Artistes Modernes. <i M. Duvent y pr 
petites notations, possédant un grand air de nature 
couleur locale en ces petites toiles, pleines d'obser 
justesse de vision du peintre. Notons La FamiL 
émouvante, les Adieux et quelques portraits, celui < 
de Mademoiselle 5., ofTrant une agréable symphonie 

Enfin, au Salon de 1904, une éclatante descriptioi 
la cité des Doges, Venise au Rialto, était acquise 
admirons un magistral effet, d'un relief de coloriî 
indique la science remarquable et la puissance du U 

Ajoutons que M. Duvent a été nommé Chevalier 
neur. en 1903. 



ElilOT Maurice, Bourse de Voyage en 1888. 

Atelier: 37, boulevard de CAichy, Pari 

M. Eliot est né à Paris. Élève de Cabanel, il fut si 
paysagiste. Parmi les principales œuvres exposées 
rappellerons, au Salon 4^1886, Enterrement de Jeun 
au Musée de Lille : cette toile valait à l'artiste une 
Au Salon de 1887, le peintre obtenait nne Médaille d 



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il2 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

au Salon de 1889, Sur VAlbaycin était récompensé d'une Médaille de 
Deuxième classe, qui mettait l'artiste Hors-Concours aux expositions de 
la Société des Artistes Français. 

Au Salon de 1890, M. Eliot présentait Journée de Baptême^ actuellement 
au Musée de Morlaix et Un Jeudi d'Eté, toile appartenant à H. E. Bloi. 
En 1892, M. Eliot émigrait à la Société Nationale, où il était nommé 
Associé, la même année ; en 1893, il présentait Zéphire et Flore, Midi 
sur VEaUy Mer à Etretat (effet bleu), toiles appartenant à M. Emmanuel 
Muret, La Carrière Bleue, à M. le comte Antoine de la Rochefoucauld, 
La Mer à Etretat (effet blanc), à M. E. Blot. Cette même année, il était 
élu Sociétaire de la Société Nationale. Eu 1894, un panneau décoratif, 
La Chanson de VEan était acquise par TÉtat, pour le Musée d'Auxerre ; 
au Salon de 4895 figurait un panneau décoratif pour salle à manger, 
appartenant à M. Edmond Récoppé: Automne. En 1896 le peintre expo- 
sait une série de toiles intitulée : La Côte Rouge, dans une note très 
brillante de coloris. En 4899, rappelons les Pins^ toile appartenant à 
M. Muret. 

A l'Exposition Universelle de 1900, le talent de l'artiste était repré- 
senté par six œuvres dont nous détachons les Heures du Crépuscule, toile 
qui fut acquise par l'État et un pastel : le Portrait de Paul Rameau dans 
le Fils Naturel de Dumas fils Le peintre obtenait une Médaille d'Ar- 
gent. 

L'artiste est un fervent exposant de la Société des Pastellistes : nous 
retrouvons, en 1898, « M Eliot, jetant une note, pleine de lumière, d'un 
coloris très varié avec des ombres lumineuses, vigoureusement dessinées. 
En son Vieux Jardin, l'artiste montre quelles ressources on peut tirer 
du pastel, et à quelle variété d'expression on peut atteindre, quand il est 
conduit par une main habile; des vues empruntées au Jura suisse nous 
montrent de beaux panoramas de montagnes, avec des plans successifs 
bien étages. » En 1900, « si nous passons aux brillants Coquelicots de 
M. Eliot, nous trouvons en ces œuvres le charme de la nature et un 
pittoresque arrangement des détails, qui fait goûter l'harmonie de l'en- 
semble » ; en 1901, nous relevons un Portrait de bébé, bien planté, etc. » 

A l'exposition des Boursiers de Voyage, en 1904, M. Eliot « montre 
une palette brillante, tout ensoleillée en la Vie des Champs, puis en 
une note plus calme de lumière, une intéressante Etude de Femme. » 

Enfin, au Salon de 1904, c le peintre décrit avec mille nuances de tons 
de couleurs, heureusement assortis, de suggestives études : Fleurs de 
Serre, Fleurs Rustiques, puis des paysages bien vibrants, empruntés à la 
côte normande, La Mer, Le Val du Sud, Sur la Falaise : les environs 
de Carolles trouvent ainsi en M. Eliot un brillant interprète, au coloris 
bien séduisant ». 

En dehors des œuvres déjà citées, nous citerons Journée de Baptême 
appartenant au Musée de Morlaix ; Retour des Prix, au Musée de Sedan; 
trois de ses toiles ont été achetées par l'Etat, La Chanson de VEau, Les 
Heures du Crépuscule et un Paysage; deux de ses œuvres ont été ache- 
tées par la Ville de Paris : un paysage et un projet de plafond ; enfin, 
quatre tableaux lui ont été achetés par des Musées particuliers (Lille, 
Reims, Auxerre, etc.). 

Professeur à l'Ecole Polytechnique, M. Eliot a formé quelques élèves, 
parmi lesquels nous citerons M. le comte Antoine de la Rochefoucauld. 



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BOURSES DE VOYAGE 



D'ESTIEIWXE Henry, Bourse de Voyage en i900. 
Atelier : 48, avenue Daumesnil, Pj 

M. d'Estienne est né à Conques, dans TAube. 
J. Blanc, le peintre obtenait une Mention Hom 
Au Salon de 1899, il présentait Portrait de G 
acquise par l'Etat pour le Musée de Bordeaux, li 
Bronze k l'Exposition Universelle de 1900. Au î 
Malade lui valait une Bourse de Voyage. Au S^l 
le Calme dti Soir, paysage d'un effet impression] 

M. d'Estienne figura aux expositions des Ori 
peintre paraît s'entendre à merveille à reproduii 
pittoresques des couleurs : ses Intérieurs de mar 
lants; \e Marché de Tlemcen est pétillant de coul 
tion des Boursiers de Voyage, en 1902, le talent ( 
apprécier : 

(( Le pinceau de M. d'Estienne, se montre p 
manière brille par la simplicité et pourtant le pe 
tendresse dans ses œuvres : sa Jeune Malade^ c 
émotion ; son Souvenir est très sentimental. » 

Au Salon de 1903, le peintre exposait La Vieil 
de la Tribu des Ouled-Naïl. Il obtenait une Médï 
et le Prix Marie BasbkirtsefT. Enfin au Salon 
Bretagne « réunissait une brillante tablée, riche 
page intéressante, d'un coloris harmonieux, de j 
filles, aux coifîes variées se sont donné rendez-v 
joie de l'œil du spectateur; ce tableau évoque a^ 
transposée avec art par le talent du peintre, ma 
été fortement étudiés dans la réalité ». M. ( 
Médaille de Deuxième Classe, qui le mettait Hoj 
tions de la Société des Artistes Français. 



FOCJQUERAY Charles, Bourse de Voyage en 189^ 
Atelier : 83, rue de la Tombe-Issoi 

M. Fouqueray est né au Mans, dans la Sarthe, 
de M. Cabanel et de M. Cormon, le peintre culti^ 
en 8*adonnant surtout à l'histoire. Il débutait au 
« La Bourdonnais » à V Armement. L'année sui 
une Mention Honorable avec A bord du « Forbin 
Marine et Marins de 1850; en 1896, le Charner < 
qui appartient au Musée du Mans ; en 1897, le 
beaucoup de détails, dans une coloration pâle | 
vaisseau V Achille, à Trafalgar, 22 octobre 1805 
l'Etat valut à l'artiste une Médaille de Troisième 



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LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

paraissait la mort de Dupeiit-Thouars, Aboukh (2 août 
èsl acluollcnionl au Musée de Brest. En i899, le peintre 
(7, aujourd'hui à l'Hôtel de Ville de Niort, a M. Fou- 
lous représenter les horreurs de la guerre dans cette 
st personnelle; son coloris particulier supporte assez 
5 détails ; on relève des attitudes émouvantes de femmes, 
rprises au milieu de leur douleur, sans excès. Toutes 
irs cherchant leurs enfants morts, au milieu des ruines 
ment une scène, fertile en émotions, que le peintre a pu 
beau sentiment; sa manière particulière, sous le rap- 
é, continue à annoncer Téclosion d'un tempérament ». 
•OU, paraissait Le Vengeur, i3 prairial, an II, acluelle- 
c Ouiniper. « De l'épisode héroïque du Vengeur, M. Fou- 
une scène poignante, pleine de vie, au milieu de tout 
bataille, qui en rassemble les différents acteurs. L'effet 
ue : la mise en scène, étudiée, fourmille de détails, heu- 
5 et préparés par le peintre, pour donner un caractère 
Q et de vérité historiques à cotte reconstitution émou- 
us beaux faits de la marine française pendant la Révo- 
que M. Fouqucray a su se trouver à la hauteur de son 

lOl, nous nous intéressions a au drame qu'a voulu indi- 
ly en sa toile des Naufragés^ où l'on relève des ûgures 
sespérés, qui subitement viennent de trouver un grain 
)me année, à l'Exposition des Peintres de la Mer, Tar- 
( d'intéressants souvenirs de la Hollande, dont il a su 
lèro, en son calme particulier, en sa poésie spéciale, 
s effets brumeux de lumière aurorale ou crépusculaire 
lam. Port de Horn, etc.), une curieuse série d'aquarelles, 
stration des Uniformes de la Marine, représentait en 
méros les plus captivants de ce petit Salon, 
des Boursiers de Voyage (1901), le talent de l'artiste se 
t apprécier ; « M. Fouqueray possède un style original 
Lation de ses scènes marines historiques : » Au Salon, 
î (6 juillet 1801); au Salon de 1903, l'artiste rempor- 
e médaille, qui le ineii ait Hors-Co» cours &ux Expositions 
Artistes Français. « M. Fouqueray excelle à peindre 
I l'action dramatique des anciennes batailles navales. 
Abordage est puissante et vigoureuse, ressort sur un 
Ton s'intéresse à cette confusion, à ce pèle-méle de 
îur pont fragile de navire, défendent héroïquement leur 
:tion des dessins, nous trouvons une aquarelle du Ven- 
;nt où il va s'abimer sous les flots ; l'on y trouve une 
! d'action et les qualités habituelles d'un peintre qui 
B le tumulte des batailles. » 

)04, (( M. Fouqueray nous traduit avec son talent représen- 
5on genre d'émotion ordinaire L<?5o<> de Nefjapatnam; cet 
leSuffren.apris entre les mains du peintre un beau carac- 
e la note tumultueused'une foule pressée sur un pont de 
^pressions calmes, les physionomies étudiées sont con- 
fouillées ; on relève en cette œuvre, d'heureux contrastes 



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JRSBS DE 1 

oarrés d'or, 

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Française, « 
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GE en 1885 

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1. Elève de I 
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le en Egypte 
iquissi^, et h 
représentés 
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iVRE D OR DBS PEINTRES EXPOSANTS 

%.XD, Bourse de Voyage en i881. 
48, avenue de, Villeneuve-V Etang, à Versailles. 

mdest né à Paris; élève de MM.Yvon, Barrias et Bonnat, 
: une Bourse de Voyage et une Médaille de deuxième 
ait Hors-concours aux expositions de la Société des 
Puis le peintre éraigrait à la Société Nationale, où il 
'artiste a exécuté la décoration de la Salle à manger 
-de-Villc de Paris et en 1887, il présentait au Salon des 
estinés à compléter cette décoration. Cette môme an- 
nétaire de la Nationale. A l'Exposition Universelle de 
n pastel : La Terre, réduction d'un plafond central de la 
iger de l'Hôtel-de-Ville de Paris. Au Salon de 4901. 
%it du Docteur Miot, au Salon de 1902 a des Reflets de 
' un dos nu de j'ousse, ont été savamment décrits par 
ésenté encore par le Portrait de M. Lefuel, dont la 
[te ». 

is Bourses de Voyages, en 1902, le talent du peintre était 
Urie (tableau du Musée de Versailles) est une forte, 
e militaire, où l'énergie des mouvements s'associe à un 
{ue des plus élevés; en cette composition, d'un effet 
. Bertrand s'est trouvé à la hauteur de son sujet. L'es- 
ps qui passe (dont l'original appartient ù la galerie 
n) montre une fantaisie originale, faisant honneur à 
u savoir artistique du petntrc ». 
3, paraissait une vaste toile, appartenant à l'Etat : Les 
êsident Carnot. <c Le peintre a choisi le moment où 
de la nation française remercient les représentants 
'angères de l'hommage qu'ils sont venus renrde à la 
ient Carnot. La scène, heureusement perspectivée se 
le fortes oppositions de lumière ; les personnages sont 
les altitudes de dignité imposantes ; nous ne doutons 
a place, ne fasse beaucoup d'effet ». 
r Salon (1904) un nu, puissamment décrit, Fons Vitac 
înt de M. Georges Bertrand. 

E de Voyage en 1888. 

: 159, rue de Rome, Paris-lTe, 

j à Paris. Elève de Gabanel et de A. Gilbert, il obtenait 
oisième classe, en 1886. Au Salon de 1888, il présentait 
irerie à la manufacture des Gobelins^ qui lui valut une 
; en 1889, un Aqua-Fortiste était récompensé d'une Mé- 
r classe, qui mettait l'artiste Hors-concours aux exposi- 
itc des Artistes Français. La môme année, il remportait 



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BOURSES D 

une Médaille d'or à l'Exposition Univ( 
verselle de 1900, le talent du peinti 
Enêemble et deux portraits au pastel 
szech et Portrait de madame Second- 
s'était consacré au pastel, et nous I( 
Pastelltstes, où son talent fut haute 
<( M. Gilbert met de l'apprêt dans ses 
secret de donner beaucoup de détacl 
pression consacrée, sortent littéralenr 
eflets obtenus semble appeler le pein 
daine » (1898). A l'Exposition des Pa 
cette appréciation : « Si M. Gilbert ne 
ont une intensité de vie remarquable 
l'Exposition des Pastellistes, en i901, 
nomies aux expressions fouillées ui 
ampleur remarquables : ses œuvres 3 
nalité et d'intensité d'expression qui 
tant de morceaux qui forcent Tattent 



OIRARDOT, Bourse de Voyage en 1887. 
Atelier : 68, rued'Assas 

M. Giraudot est né à Loulans-les-ï 
de Gérôme et de M. Paul Dubois, il 
Salon de 1887, ainsi que le Prix M 
une Bourse de Voyage lui était déce 
selle, il obtenait une Médaille d^Argt 
tionale, dont il fut élu Sociétaire et 
tous les ans. C'est ainsi qu'en 1895, i 
dans « la Petite Princesse, avec des 
Domestique avec des nuances rouges 
Au Salon de 1898 paraissait La Grai 
avec cette foule qui grouille dans les 
rasses, est éclairée d'un coup de so 
éclaboussés de lumière, sont tous nu 
lité ». Aux Orientalistes, on remarq 
chromie de envois du peintre. 

A l'Exposition universelle de 1900, 
d^ Argent, [figuraient : Femme au C 
Weiss), Les Nomades, L'attente du Di 

Ajoutons que M. Girardot est ( 
depuis 1903. 



OODEBY Charles, Bourse de Voyage en 
Atelier : 9, rue Cauchois 

M. Godeby est né à Rennes. Elève 
il présentait au Salon de 1895 un so 



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E d'or des peintres exposants 

Q ombreux, une petite Bretonne en sabots vient de 
de casser un pot : c'est la fable renouvelée de Pér- 
ît. D Au Salon de i896, il obtenait une Mention 
mmeil de V Enfant ; au Salon de 1897, paraissait 
?r5, scène traduite dans une bonne tonalité mi- 
3 de doux reflets les physionomies des bei-gers, qui 
jement le nouveau Dieu ». Cette toile appartient 

de Rennes; le peintre exposait en outre : Piété en 
1 bretonne, traitée dans une jolie tonalité sombre : 
Liisant sa toute petite sœur, se découvre en passant 
ué le long de sa route ». A l'Exposition universelle 
tenait une Médaille de Bronze, En 1902, tx Texposi- 

Voyage, Ton remarquait Téclairage heureux des 
iges dans La Fortune^ Le RialtOy etc. Au dernier 
by exposait un Enfant Prodigue. 



isE DE Voyage en 1894. 
bis, rue Campagne-Première, Paris-14e. 

Paris. Elève de Boulanger, Gérôme et de M. Bon- 
Ion de 1894 uneBourse de Voyage et une Médaille 
li le mettait Hors-Concours aux expositions de la 
ançais, avec le Jardin des Hespérides, toile appar- 

Musée de Béziers. Au Salon de i896, paraissaient 

au Musée de Vienne, et le Portrait de M. René 
1898, figurait Pomone et Vertumne qui appartient 
Gobelins. Au Salon de 1900, le talent du peintre 
quatre panneaux destinés à ^h(^tel de ville de 

entrée du roi Jean à Douai : « Ge travail 
int de vue de la reconstitution historique d'une 
: nobles seigneurs et nobles dames, gens d'armes à 
nt avec aisance et naturel devant le spectateur. » 
f . Gorguet présentait un portrait de dame, se déta- 
»leu dans une note originale, enfin, au dernier 
ait Aphrodite et Eros, fragment de l'histoire de 

rguet a obtenu une Médaille d'Argent à TExposi- 
K). 



3URSE DE Voyage en 1904. 
, rue du Dragon, Paris-6<*. - 

à Paris. Elève de MM. Baschet et Schommer, l'ar- 
laille de Troisième Classe au Salon de 1903, avec 
e pleine de vérité, montrant une réunion variée 
nte fait ranger à la file sui» un trottoir, à côté d'af- 



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BOURSES DE VOYAGE ii9 



fiches multicolores, qui font ress< 
émotion par le peintre. » La mù\ 
Rêverie d'Opium, avec de bon 
traitées. 

Enfin, au dernier Salon (1904), 
Deuxième Classe, qui mettait l'aj 
la Société des Artistes Français 
cernée pour Campement dans la 
toile était acquise par l'Etat. 



GRAU Gustave-Adolphe, Bourse de ' 
Atelier : 53, rue de 1 

M. Grau est né à Haubourdir 
MM. Bonnat et A. Maignan, le p< 
de la Société des Artistes Franc 
peintre ait présentées au Salon, n 
d'Atala, en 1899, la Chanson du 
rable; en 1900, Feuille d*Âutomi 
une Médaille de Troisième Classe 
nus, vigoureusement dessinés, fo 
tif : La Chasse » ; il présentait, 
posées dans un jardin au milieu 
traits en Plein- Air — Tireurs 
Verdin, les Fours à Coke, le pei 
une Deuxième Médaille^ qui le m 
Salon (1904), M. (irau présentai 
Conservatoire, 

Le peintre exécuta, en outre, d 
d'Asniéres, qui furent remarqués. 

Enfin, M. Grau donne des leçoi 
sieurs élèves, parmi lesquels nou 
que M. Grau est Officier d'Académ 



OUELDRY Ferdinand, Bourse de V( 
Atelier : 53, rue Sain 

M. Gueldry est né à Paris, le 2J 
dia surtout le plein-air, les intérii 
œuvres que l'artiste ait présentées 
rons : en 1880, Régate à Joinville 
pensée d'une Médaille de Troisièt 
Musée de Saint-Elienne ; en 1886, 
par l'Etat, pour le Musée d'Amier 
en 1888, les Mouleurs, tableau acl 
de Ville ; en 1889, VEclusée, appa 



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i20 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

en 4890, Jour de Régate, actuellement à la Plazza de New- York : celte 
toile valut à l'artiste une Médaille de Deuxième Classe et une Bourse de 
Voyage; en 1891, portrait de M Caudé (Général Lefebvrc); en 1892, por- 
traits de Madame Tellier et de Madame Samartj (Comédie-Française) ; 
en 1893, le Pont du Bairage; en 1896, Sur la Tamise, tuile qui ûgura à 
TExposition de Saint-Louis (1904); en 1897, la Guerre en Dentelles; 
en 1898, les Buveurs de Sang; en 1899, les Dragons de Villeguen. 
« M. Gueldry est toujours le brillant traducteur de l'époque de I^uis XV; 
les contrastes accentués entre les atours brillants de la cour et l'aspect 
terne et gris des Dragons de Villeguen, sont bien signiOcatifs. » En 1901, 
le peintre abordait t des sujets plus modernes, d'un caractère presque 
industriel avec le laminoir, où M. Gueldry nous montre des ouvriers 
métallurgistes^ saisis en pleine fièvre de travail, décrits avec une précision 
méticuleuse, qui fait de cette toile un morceau de choix, remarquable, 
étant donné les difficultés du sujet, assez peu artistique par nature. Le 
peintre a su en faire une œuvre intéressante, qui possède un caractère. 
Quant au Repos de VEquipe, il rentre dans la note habituelle du peintre, 
toujours remarquable par la précision et la clarté de la lumière, dont il 
enveloppe ses canotiei*s des bords de la Seine ou de la Marne •. 

A l'Exposition des Boursiers de Voyage, en 1902, le peintre se faisait 
ainsi apprécier : « M. Gueldry montre une délicatesse de coloris excep- 
tionnelle, comme brillant évocateur de la société légère du xviiie siècle 
(Guerre en Dentelles), puis il s'est attaché à représenter avec beaucoup 
de brio des scènes empruntées au sport du canotage (Jour de Régate). 1^ 
peintre s'est aussi tourné vers des sujets plus réalistes (Buveurs de Sang), 
vers des représentations exactes d*intérieurs d'usines. Enfin, des Portrcûts 
complètent cette série, très variée : nous noterons, en particulier, Por- 
trait de mon Père, où brille, dans tout son éclat, la piété filiale de l'au- 
teur. » 

Au Salon de 1902. paraissait : A ^Imprimerie Nationale — Les Grandes 
Rotatives; en 1903, M. Gueldry « se montre toujours le délicat interprète 
des bords de la Seine ; le regard se porte, charmé, de cette femme rose, 
qui s'avance, en canot, sous un ciel clair, se reflétant, dans l'eau calme, 
aux rives ondoyantes du fleuve, qui vont se perdre à Thorizon de 
Vulaines ». Enfin, au dernier Salon (1904), la Veille de Montmirail était 
acquise par l'Etat. 

En dehors des Salons, M. Gueldry fut un fidèle exposant du Cercle 
Volney : Rappelons en 1898 un petit sujet, traité avec humour, V Avarie; 
en 1900, « une charmante notation : En Bateau; Tartiste nous rappelle, 
d'un pinceau brillant, une scène, pleine de vie, au milieu d'un décor de 
campagne, heureusement agencé ». La même année, le peintre présen- 
tait en une exposition particulière « toute une série d'études de cano- 
tage, poursuivies sur la Seine, dans les environs de Paris ; le coloris, 
particulièrement doux et frêle de cet artiste, a son charme; les effets 
estompés de la lumière viennent donner certain relief aux paysages 
qu'elle baigne : ces intéressantes études ont un caractère original. • 
En 1901, nous retrouvons « de jolis coins de Seine, coquettement décorés 
par M. Gueldry, toujours heureux dans la représentation des luttes des 
canotiers parisiens, puis une jolie scène d'intimité, détaillée en Femme à 
sa Toilette; en 1903, on remarquait encore la Course à Quatre, scène de, 
canotage, vivement menée au milieu d'un charmant paysage » ; enfin 



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122 LE LIVRE d'or DES PEKNTRES EXPOSANTS 

esquissé, poursuit Psyché. » Le peintre exposait, au Salon de i898, un 
Dimanche (Enfants de Marie) : cette toile, acquise par l'Etat, est aujour- 
d'hui au Musée de Lille, elle valut à son auteur une Bourse de Voyage et 
une Médaille de Deuxième Classe, qui le mit Hors-Concours aux Exposi- 
tions de la Société des Artistes Français. Au Salon de 1899, paraissait 
Chant du Soir, petite étude décorative intéressante, acquise parle Musée 
National du Chili. 

A TExposition Universelle de 1900, figuraient six œuvres du peintre, 
Dimanche^ Printemps^ puis deux sujets hollandais : Intérieur de Bateau- 
Omnibus^ Après lu départ des Jeunes, un dessin : Tête d'Enfant, et une 
aquarelle Enfant Hollandais; l'artiste y obtenait une Médaille d'Ar- 
gent. 

Au Salon de 1900, M. Guinier, en Amour Chaste, « nous dépeint une 
bien jolie tête de fillette. » Au Salon de 190i, l'artiste présentait « le 
Portrait de Mademoiselle Cécile Sorel, en un décor original ; mais la tête 
est bien peinte. » 

En 1902, à l'Exposition des Boursiers de Voyage, le talent du peintre 
était ainsi apprécié : a M. Guinier sait faire évoluer ses pei*sonnages dans 
le milieu approprié à leur condition ; il cherche à donner, à toutes ses 
évocations bretonnes ou hollandaises, un caractère, paiticulièrement 
intense, de couleur locale, qui ajoute une grande saveur à toutes ses 
œuvres {Retour du Marché, La Grand'Mère, Enfant de Pêcheur, Femme 
Tricotant, etc.). Au Salon de 1902, l'artiste exposait : Pardon de Sainte- 
Anne, tableau acquis par TEtat et désigné pour le Musée de Rouen ; en 
1903, la Bretonne et sa Vache, représentait « une forte étude du peintre, 
qui sait suivre la nature et se montre ici un rigoureux interprète des 
scènes rustiques. La Muse des Bois n'est qu'une figure décorative, mais 
Tattitude, l'cxpresgion rendent bien Tidce si particulière et si élevée de 
l'artiste. » Enfin, en 1904, le peintre se montrait» brillant évocateurdes 
mœui*s et des types de la Hollande dans le Dimanche, d'où ressort une 
puissante observation. Voici encore un délicieux Portrait de Madame R, 
V., aux tons roses et blancs, du plus séduisant effet, véritable hymne 
triomphal, exécuté parle pinceau du peintre, en l'honneur de la jeunesse 
et de la beauté. » 

En outre des œuvres déjà citées, achetées par TEtat, nous rappellerons 
Petite Fille des Champs, actuellement au Musée d'Am boise. 

M. Guinier est encore un fidèle exposant du Cercle Volney : nous rele- 
vons, en J900, Enfant de Pêcheur « posé au milieu d'un joli décor, em- 
prunté à la nature hollandaise et disposé avec grand art par le talent du 
peintre. Les Fruits d'Or représentent une étude décorative, d'un véri- 
table sentiment artistique, placée dans un cadre, qui en fait valoir et res- 
sortir la simplicité harmonieuse. » A la Deuxième Exposition de 1900. 
au même Cercle, M. Guinier continuait, à Taquurelle, ses études hol- 
landaises, si suggestives : « Le fond, bien soigné, est toujours en harmonie 
avec la figore à qui il sert de cadre naturel, donnant à chaque œuvre un 
cachet artistique spécial, plein d'originalité et d'à-propos : toutes ses œu- 
vres présentent ainsi un côté décoratif des plus intéressants. » A l'Expo- 
sition de fin d'année, l'artiste était ainsi apprécié : « M. Guinier est un 
peintre de figures, qui excelle à encadrer ses personnages dans un milieu 
expressif, en les accompagnant d'accessoires heureusement choisis en les 
plaçant sur un fond de paysage approprié, tout de circonstance, destiné 



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124 LB LIVRE d'oR'DES PEINTRES EXPOSANTS 

bauer a peint les Gueux, en un puissant enchevêtrement de miséreux 
que l'on sabreà merci; les attitudes deces malheureux sont remarquables : 
pour résister aux nobles seigneurs, montés sur de fringants coursiers, 
ils forment une haie compacte, serrée, tenant bon, d'un pied ferme con- 
tre l'ai ta que de leur adversaire ; les expressions y sont très belles et l'idée 
du peintre, qui, du domaine historique peut facilement passer dans le 
domaine symbolique, et y être interprété en ce sens, est très fortement 
rendue. On peut admirer la force, la vigueur des mouvements et la 
cohésion particulière que les combattants montrent dans leurs efforts. 
L'aspect du coloris est un peu sombre et pourtant il contribue à jeter un 
certain air de tristesse sur un sujet, qui en lui-même ne comporte rien 
de bien gai ; il ajoute à l'intensité de l'émotion rendue. Cette toile ne 
fera pas grand bruit dans le public, parce que de prime abord son carac- 
tère sombre n'attire pas le regard et cependant c'est l'uo des tableaux les 
plus fortement conçus du Salon; nos encouragements doivent aller à cet 
artiste, qui a su vouloir, c'est-à-dire concevoir, puis exécuter sans faiblesse 
une œuvre, où fourmillent des détails bien enlevés: ces travaux sont assez 
rares pour que nous puissions insister sur la toile de M. Hoffbauer, qui 
rentre dans cette catégorie, et il n'est que justice d'en féliciter l'artiste ». 

Cette appréciation fut partagée par lejury des récompenses qui accorda 
à l'auteur une Médaille de deuxième classe, mettant l'artiste Hors con- 
cours aux expositions de la Société des Artistes Français. 

M. IIofTbauer obtint une Médaille de Bronze à l'Exposition universelle 
de 1900. Au Salon de 1902, son envoi : Révolte de Flamands, lui valait le 
Prix Rosa Bonheur et une Bourse de Voyage, Au dernier Salon (1904), 
son tableau : Coin de Bataille était acquis par l'Etat. 



LAUREXS Paul-Albert, Bourse de Voyage en 1893. 

Atelier : 17, avenue de Tourville, Paris-7®. 

M, Laurens est né à Paris. Elève de Benjamin-Constant et de M. Cor- 
mon, il obtenait au Salon de 1893 une Bourse de Vogage ainsi qu'une 
Médaille de troisième classe avec Les Saintes Femmes. Au Salon de 1896, 
paraissait Automne, qui fut acquis par l'Etat pour le Musée de Toulouse ; 
au Salon de 1897, une intéressante étude de coloris : Glauké et Thaleia, 
valait à l'artiste une Médaille de première classe. Au Salon de 1898, le 
peintre exposait la Bourrasque, toile appartenant à M. Calvet. Au Salon 
de 1899, « M. Laurens se montre brillant coloriste dans un sujet de la 
gracieuse mythologie, magniGquemont interprété : Vénus accueillie par 
les Heures. Ce type de Vénus, vu de dos, est un modèle superbe, de beauté 
parfaite, bien digne de personnifier laplus belle femme de l'antiquité; les 
blancs de neige du corps se détachent fortement sur la teinte glauque 
de l'eau et le contraste conduit à un effet splendide ; ce beau morceau de 
peinture constitue assurément l'un des plus sérieux succès du peintre ». 
Cette toile fut achetée par l'Etat pour le Musée de Périgueux. La même 
année, le peintre exposait Portrait de mon Frère. 

A l'Exposition Universelle de 1900, M. Laurens exposait trois tableaux et 
exécutait une peinture décorative dans la Salle des Fêtes de l'Exposition. 
Il remportait à cette occasion une Médaille d'Or. 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



E8ROU88EAUX, Bourse de Voyage en 4889. 
Atelier : 12, rue Hippolyte-Lebas, Pari8-9''. 

irenl-Desroiisseaiix est né à Joinville-le-Ponl (Seine). Élève de 
lan, il présentait au Salon de 1889, La veille de la Première Com- 
une Boui*se de Voyage lui était décernée. Au Salon de 1895, à la 
les Artistes Français, La Pesée de Cinq heures à la MaternUé, 
lent au Musée de La Rochelle, lui valait une Médaille de 
? Classe et mettait Tartiste Hors-Concours. 
on de 1897, paraissait Les Suspects^ « traités dans une note assez 
par Je peintre, qui a su nous donner une grande toile, pleine de 
>; elle appartient aujourd'hui au Musée de Rouen. 
)Osition Universelle de 1900, le peintre présentait, outre ces deux 
\ œuvres que nous venons de signaler, une troisième toile, Chez 
i, appartenant au Musée de Reims. 

on de 1901 t le peintre nous montre une allée, hordée de fleurs, 
lelles Novembre commence déjà à faire sentir ses efl'ets; la toile 
)oétique, et Ton se plaît à goûter le charme suggestif que possède 
etit tableau, qui nous arrête et nous séduit au passage. A la sec- 
pastels, nous trouvons encore deux jolis pajrsages, poétiquement 
Deux Amies y Le Livre; l'on y trouve un caractère négligé de 
jui donne à ces envois une allure artistique et oriTinale. » 
*etrouvons M. Laurent-Desrousseaux aux expositions des Pastel- 
insi, à l'exposition de 19 a M. Laurent Desrousseaux excelle à 
irésonter de jolies scènes familières, de plein air, qui revêtent, 
oélique pinceau du peintre, un grand air de nature.* A l'exposi- 
901, nous relevons a le Portrait de Mademoiselle M. D., l'un des 

remarquables de l'exposition, ce qui n'empêche d'ailleurs pas 
de présenter une étude d'automne, d'un sentiment délicat, où 
rouvons le caractère attendri de vision, habituel au peintre. » 
retrouvons encore le peintre aux Expositions annuelles de la So- 
ernationale. A propos de l'Exposition de 1898, le talent du peintre 
si apprécié : « M. Laurent-Desrousseaux a peint de fortes études 

sans exagération de coloris; la belle perspective et la profondeur 
siysages, ainsi qu'une exacte mise en valeur des différents plans, 
ent une des places les plus honorables, parmi nos maîtres paysa- 
ançais. » Puis, à propos d? l'Exposition de 1900 : « Les œuvres de 
ent-Desrousseaux sont imprégnées d'une poésie émotive particu- 
i émane d'une facture, pleine de précision, mais dont les détails 
hent avec ampleur; le peintre recherche les effets les plus poé- 
e la nature; il les interprète avec un grand bonheur d'exprcs- 
s toiles, pleines de sentiment, telles que les Peupliers, Octobre, 
nt l'émotion particulière du peintre. » Enfin, à propos de TExpo- 
) 1903 : « M. Laurent-Desrousseaux est un enjoliveur des scènes 
i rurale qu'il traite d'agréable façon, comme dans VOracle, Fin 
née; mais \e Portrait de Made Ion, faisant un savonnage sérieux 
ments de sa poupée, est une petite scène enfantine, curieuse, 



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BOURSES DE VOYAGE 

(l'une observation typique, d'un cachet supérieur. 
Desrousseaux suit fidèlenient la nature ; son pince 
pittoresques coins de paysage, etc., etc. » 

Ajoutons que M. Laurent-Dcsrousseaux a obtenu 
à TExposition Universelle de 1900. 



LEROY, Bourse de Voyage en 1882 (Voir prix du Sa!o 

LE 81DAIWER Henri, Bourse de Voyage en 1891. 
Atelier : i, rue Barye, Paris-17". 

M. Le Sidaner est né à Tlle Maurice, de parei 
Cabanel, il obtenait, en 1891, une Médaille de T\ 
Bourse de voyage. En 1894, il émigiait à la Sociél 
posa, depuis, régulièrement, chaque année. En 18 
au clair de lune, « belle étude de lumière noctu] 
ques jeunes filles, qui forment une ronde, sur 1 
Teau. Dans le fleuve se réfléchissent les lumières d 
léger esquif glisse tout doucement à sa surface, 
sonnes sont sœurs ; mais leurs mouvemenls sont 
cieux ; ce que l'on ne peut exprimer,c'est Timpre 
poésie, d'harmonîe calme, qui s'échappe de cette 
sont si heureusement présentées les suprêmes i 
presque éteintes, des derniers moments du jour. 

A propos du Salon de 1898, nous relevons l'j 
« Après les lyriques de la couleur, nous rencontn 
mystérieuse des crépuscules, M. le Sidaner, en 
conquérir et conserver une note bien personnelle 
citer : le Dimanche, Lys obscur, Lune pleurant, c< 
festations diverses d'un bien intéressant talent. > 
« M. Le Sidaner montre une ingénieuse délicate 
répartition de la lumière ; ses atmosphères, d'un( 
cusent une maîtrise indéniable ; la Table, le Bus 
santés études, où Tartisle se montre un peintre « 
quable. )> Au Salon de 1903. M. Le Sidaner se la 
comme t le peintre si personnel des demi-clarté 
ombres demi-transparentes. Au dernier Salon (19( 
rive enfin h la lumière : son Intérieur, ticqms par 
de table, franchement éclairé par la fenêtre ou 
pagne ensoleillée. 

M. Le Sidaner figure souvent aux Expositions 
exemple en 1901, « M. Le Sidaner, le peintre dei 
montrait heureux pastelliste dans La Petite pic 
cule,eic. L'ensemble de ces travaux est assez capti 
solitude poétique et de mélancolie doucement tris 
pinceau ou le crayon du peintre. » 

L'artiste exposa aussi à la Société Nouvelle ; 
« M. Le Sidaner est sorti des effets de lumière efl 



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128 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

Crépuscule^ Fenêtres éclairées, sont des études lumineuses, qui ont leur 
charme )> ; puis, à propos de TExposition de 1902, « le talent de M. Le Si- 
daner, en devenant plus lumineux, sait trouver de merveilleux effets de 
colorations discrètes, où perce le sentiment délicat de la vision de Tar- 
tiste ». 

Ajoutons que M. Le Sidaner a obtenu une Médaille d<L Bronze à TEx- 
position Universelle de 1900, puis une Deuxième Médaille à Munich en 
1901 ; il est Sociétaire de la Société Nationale, depuis i899. 



LESUR Victor-Henri, Bourse de Voyage en 1887. 

LOBRE Maurice, Bourse de Voyage en 1888. 

Atelier : 2, rue de la Paroisse, à Versailles. 

M. Lobrc est né à Bordeaux. Elève de M. Carolus-Duran, le peintre se 
spécialisa dans les études d'intérieur, en des toiles toujours documen- 
tées: ses études, gracieuses, délicates et fines se rapportèrent souvent au 
château de Versailles. C*est ainsi qu*à l'Exposition Universelle de 1900, 
le talent du peintre était représenté par cinq toiles, la plupart consacrées 
à Versailles : Le Château de Versailles (temps gris) ; ÎLe Salon de Marie- 
Antoinette au Petit Trianon, appartenant à'Madame Fleurj-Pa^ha ; Ltf 
Salon de Madame Adélaïde [(château de Versailles), appartenant à M. le 
comte R. de Montesquiou-Fezensac ; Frédéric Le Grand (petit Salon à 
Versailles) ; Jeune Fille, près d'un guéridon, ces deux dernièros appar- 
tiennent à M. Alp. Wehrlin. L'artiste obtenait une Médaille d*or. 

Au Salon de 1903, € M. Lobre étale toujours devant nous, avec le même 
éclat, les splendeurs du château de Versailles. Tous ces intérieurs : Salon 
de la Guerre, le Vestibule, la Petite bibliothèque du Dauphin, Une In- 
fante, sont d'un éclairage prestigieux ; la lumière y glisse doucement 
avec un art consommé, amenant des effets de toute beauté, sur toutes 
ces richesses, souvenirs du bon vieux temps. » 

Ajoutons que M. Lobre est Sociétaire de la Société Nationale des 
Beaux-Arts et Chevalier de la Légion d'Honneur. 

LOUP Eugène, Bourge de Voyage en 1899. 

Atelier : 25, rue Vaneau, Paris-7«. 

M. Loup est né à Rodez (Aveyron). Elève de Boulanger, Benjamin- 
Constant et de M. J. Lefebvre, il présentait, au Salon de la Société Na- 
tionale, un bon morceau : Lassitude : « Cette femme, jetée dans son fau- 
teuil, est bien étudiée ; son expression de physionomie est réussie ; voilà 
u{i tableau qui justifie son titre et ne ment pas à renseigne ; c'est là un 
résultat et nous en félicitons vivement l'artiste. » Au Salon de 1897, le 
peintre était élu Associé k la Nationale; au Salon de 1898, il présentait 
<c un Portrait, d'une belle expression », puis un pastel Tapisserie, acquis 



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Bourses de Voyage 129 

par l'Etat; ce dernier figura à l'Exposition Universelle de 1900 aTCC un 
autre pastel, Rêverie, exposé au Salon de 1899. 

A l'Exposition des Pastellistes, en 1901, on remarquait c les eiïets de 
tapisserie, originaux, de M. Loup, qui présente ses modèles en un éclai- 
rage particulier ». A l'Exposition des Bourses de Yojage, en 1902, le talent 
du peintre était ainsi apprécié : « M. Loup se complaît aux Ions éteints 
des vieilles tapisseries ; il a su leur emprunter quelque cHose de leur 
charme mélancolique: son exposition comprend d'intéressantes nota- 
tions, mais surtout de discrètes études de femmes expressives, empor- 
tant avec elles un grand cachet d'originalité ». Au dernier Salon (1904), 
le peintre exposait le Portrait de Madame C. M. 

Ajoutons que M. Loup a obtenu une Médaille de Bronze à l'Exposition 
Universelle de 1900. 



DESIRE-LUCAS. Bourse de Voyage en 1901. 

Atelier : 124 bis, avenue de Villiers, Paris-IT®, 

M. Désiré-Lucas est né à Fort-de-France (Martinique), le 15 octobre 1869. 
Elève de MM. Bouguereau, T. Robert-Fleury, J. Lefebvre, Ferrier, il s'a- 
donna à la peinture de genre, au paysage, à la marine et au portrait. 

Parmi les principales œuvres, exposées par le peintre aux divers Salons 
de la Société des Artistes Français, nous retiendrons, en 1897, Intérieur 
de Ferme, toile récompensée d'une Mention Honorable. « Vlntérieur de 
Ferme, de M. Désiré-Lucas, est bien nu : mais l'œuvre laisse après elle 
une impression; dans ce tableau, étudié en ses diverses parties, il 
y a des recherches intéressantes, qui le font sortir de la banalité coutu- 
mière en pareille matière ». Au Salon de 1898, Conte de Grand'Mère et 
Pileuse au Rouet, cette dernière toile appartenant à M. Manuel de Tejada, 
valaient à l'artiste une Médaille de Troisième Classe; en 1899, La Bonne 
Verdée et la Mendiante étaient récompensées d'une Médaille de Deuxième 
Classe, qui mettaient le peintre Hors-Concours aux Expositions de la So- 
ciété des Artistes Français. 

A l'Exposition universelle de 1900, le talent du peintre était représenté 
par une Pileuse au Rouet, Une Bonne Verdée, Intérieur de Forge en 
Bretagne, Maréchal-F errant ; ces trois dernières toiles appartenant à 
MM. Leroy et Cie. M. Désiré Lucas y obtenait une Médaille de Bronze, 

Au Salon de 1901, M. Lucas présentait « deux jolis envois : la Légende 
Bretonne, belle scène, d'un caractère poétique achevé, ayant pour théâtre 
un intérieur, fidèlement décrit, puis le Benedicile^ tableau d'un grand 
charme intime, où l'on relève une merveilleuse patine de la lumière, 
d'un attrait particulier; la facture, intéressante, de l'artiste, est fort 
originale, t Le Benedicite était achetée par l'Etat pour le Musée du Lu- 
xembourg, el l'artiste obtenait une Bourse de Voyage. 

A l'Exposition des Bourses de Voyage, en 1902, l'œuvre du peintre était 
ainsi apprécié : « M. Désiré Lucas possède un talent d'observation qui lui 
permet de s'assimiler les sujets les plus ardus; ses intérieurs bretons, en 
une lumière discrètement indiquée, sont de toute beauté. Le Benedicite 
est une œuvre remarquable, possédant une couleur locale intense, à 
laquelle se joint une sincérité inoubliable. Légende, Pileuse, Verdée, 

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LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

le la maîtrise à laquelle aileint le talent du jeune peintre. » 
e i902, paraissaient La Table chez les Paysans^ apparte- 
le de Paris, et F a personne; en 1903, Derniers Conseils 
tir et Bateaux de Pêche à l'abri, pendant V Orage. Enfin, au 
i (1904), « le talent si consciencieux du peintre était repré- 
IX études typiques, sentant la puissante observation de la 
Femme à la Baratte nous offre, en une jolie lumière, une 
ticulière du personnage au travail auquel il se livre, puis un 
à la physionomie fouillée, d'une expression vivante, semble 
la pierre. Par son souci de l'ambiance, par Tétude du milieu 
évoluent les personnages qu'il représente, M. Désiré Lucas 
ler unC' intensité d'expression, un puissant air de vie à ses 
; le souci de celle préoccupation se renconti*e aussi bien 
ts sujets actuels que dans ses plus grands morceaux des 
ientes qui firent le renom de l'arlisle. » 
a remporlé de grands succès à l'étranger, notamment en 
)ù il a fait plusieurs expositions particulières à Francfort, 
ne et Dusserdoff. 

les œuvres déjà citées, nous mentionnerons une /?^p?tôeDi7/2- 
lant au Musée de Brest. Enfin, ajoutons que M. Désiré Lucas 
Académie. 



, Bourse de Voyage en 1881. 

tlier : 56, rue Rochechouart^ Paris-O^. 

te Lucas est no à Rochefort-sur-Mer. Elève de Pils et de 
obtenait au Salon de d887 une Médaille de Deuxième Classe 
'artiste Hors-Concours aux Expositions de la Société des 
içais. Au Salon de d899, il présentait : Divin Sommeil, 
i de la mère y est étudiée ; Tenfant divin est assez gentiment 
tableau, à proprement parler, est plus décoratif que reli- 

ion universelle de i900, le talent du peintre était représenté 
de Jeune Femme, Divin Sommeil et VApercevance (croyance 

Bretagne), toile appartenant à l'Etat. Le peintre recevait 
d'Argent et était nommé Chevalier de la Légion d'honneur. 

Salon (1904), M. Hippolyte Lucas exposait Jeunesse et le 
f. Roty, membre de l'Institut. 



ÎOURSE de Voyage en 1885. 

ier : 89, rue Denfert-Rochereau, Paris 14«. 

artin est né à Toulouse. Elève de J.-P. Laurens, il obtenait 
1883 une Médaille de Première Classe qui mettait l'artiste 
'S aux Expositions de la Société des Artistes Français, une 



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BOURSES DE VOYAGÉ 131 

Bourse de Voyage en 1885, une Médaille d'Or à rExposition universelle 
de 1889. 

Parmi les principales œuvres exposées aux divers Salons, en ces der- 
nières années, nous retiendrons : en 1890, M. Sadi-Carnot, Président de 
la République j il Agen, pour le Ministère de rinstruction Publique et des 
Beaux-Arts ; en 1892, LHomme entre le Vice et la Vertu, actuellement 
au Musée de Toulouse ; en 1898, Apparition de Clémence^ Isaure aux Trou- 
badours ;ceiieioi\ehi[ acquise ^EirVEia-i, puis Muse, appartenant à M. J. 
Maciet: en 1899, Sérénité était achetée par l'Etal. « Dans ce tableau, 
M. Martin se maintient toujours dans ce même genre de conception éle- 
vée où plane d'ordinaire le pinceau du peintre sous une forme originale 
constante ; des formes d'une envolée supérieure montent entre les arbres, 
tandis que les humains se reposent, associant leurs pensées calmes et 
sereines à la sérénité de la nature; on retrouve la grandeur et la puis- 
sance d'évocation habituelles du peintre, sous cette forme expressive, 
sous ce coloris particulier, avec lequel M. Martin a su atteindre une origi- 
nalité, si hautement sigoifîcative ». 

A l'Exposition Universelle de 1900, le talent du peintre était représenté 
par sept de ses œuvres, parmi lesquelles l'on remarquait Chacun sa 
Chimère, \oi\c appartenant au Musée de Bordeaux. M. Henri Martin ob- 
tenait un Grand Prix. 

Au Salon de 1900, le peintre exposait Beauté, «d'un dessin ferme, mon- 
trant un torse puissamment illuminé: cette toile appartient àM. Riff ;en 
1901, M. n. Martin continue son genre si personnel ; sa composition, 
d'une si douce inspiration, le Peintre, fait effet à distance ». 

En 1902, à l'Exposition des Prix du Salon, le talent du peintre se faisait 
ainsi apprécier : « M. Martin est un maitre remarquable, qui possède un 
véritable tempérament d'artiste ; il sait, dans chacune de ses toiles, ex- 
primer, par des moyens originaux, qui ont soulevé parfois de violentes 
critiques, tout un monde d'idées ; son exposition actuelle remet en mé- 
moire, par la grande variété des sujets traités, la souplesse de son pin- 
ceau : Douleur, Beauté, Musc, Repos; des Ba/^auo;, études d'un passionné 
chercheur, renferment de magnifiques effets de couleurs ». 

Au Salon de 1902, la Bastide-du-Vert (Lot), crépuscule, était achetée 
par PEtat ; en 1903, on admirait « les Panneaux décoratifs de M. H. 
Martin, qui interprète la nature, comme il la voit, à travers son tempé- 
rament; la vision personnelle du maître-artiste s'appuie sur une exécu- 
tion originale, manifestée par une puissance, une virtuosité de coloris, 
toutes particulières. Ses panneaux font grand effet à distance. En ce tryp- 
tique ensoleillé, représentant les Trois Ages de la Vie, nous assistons à 
un remai*quable développement de lumière, s'étalant sur une scène de 
travail avec une fidélité, qui n'étonne pas de la part du consciencieux 
artiste qu'est M. H. Martin, dont le talent, si personnel, si original, a 
trouvé hï une magnifique occasion de s'exercer : ce splendide travail, re- 
présentant un fragment d'un ensemble décoratif pour le Gapitole, restera 
Tune des belles œuvres du peintre. Dans Paysage du Lot nous retrouvons 
la richesse du coloris, la somptuosité et l'habileté du coup de pinceau qui 
donnent aux travaux de l'artiste leur caractère et leurs qualités maîtresse 
habituelles ». A la section des dessins, Perverse éleili une originale appa- 
rition du maître-coloriste. 

Au dernier Salon (1U04), paraissait un tryptique important offert à la 



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LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

îpargne de Marseille par M. Périclès Zarifi: « Le Traoa// possède 
es brillantes habituelles de composition et de style que révèle 
les œuvres de ce maitre-coloriste. M. H. Martin, en une facture 
ouple, nous fournit de brillants morceaux, d*une richesse de 
t de lumière, faisant grand effet ô distance. Nous retiendrons 
)n et la vie de cette foule de travailleurs, qui se pressent sur les 
1 port marchand ». 

3rs des Salons, M. H. Martin fut un des fervents exposants de la 
ouvelle : nous relevons à propos de l'Exposition de 1901,1e pas- 
int : • Le tempérament artistique de M. H. Martin s'appuie sur 
de originalité d'exécution, qui, h distance, produit de bons 

peintre glisse dans sa pâte un sentiment particulier des choses, 
u'éhension spéciale des effets de lumière : Maison au Crépuscule 
nt des œuvresd'une puissance bien suggestive. Jeun$ Fille d ms 
derniers rayons de soleil), est encore un tableau, où triomphe 

originalité du peintre, qui sait donner une tournure caracté- 
i tous les lujets quMl traite. » A propos de l'Exposition de 1902 
m procédé d'exécution particulier, M. Martin nous fait voir de 
ibles harmonies de couleurs : ses trois panneaux décoratifs sont 
s et cette Vieille Maison du Lot est d*un superbe relief ». 
on d'Autonmc, en 1903, M. Martin exposait : Solitude d'Eté, 
étude de blanc et de noir aux tons franchement opposés ; les 
3ureux des arbres s'enlèvent avec maestria sur le fond blanc da 

Enfin, en 1904, à la Société Nouvelle, le talent prestigieux de 
a éclatait t dans ces petits tableaux qu'il nous présente avec une 
î incomparable. Jeune Fille assise, La vieille Maison aux Der- 
yons nous paraissent des œuvres finies, parfaites, où l'artiste 
lar des moyens bien personnels, k interpréter la nature avec une 
e remarquable. Tous ses morceaux sont construits avec une soli- 
aplomb, qui indiquent que l'ai'tiste, parfaitement maître de ses 
l'expression, est arrivé à une maîtrise, que l'on ne peut plus 
tiui contester ». 
ajoutons que M. Henri Martin est Officier de la Légion d'honneur, 

)03. 



uste, Bourse de Voyage en 1883. 
Atelier : 152, rue de Vaugirard, Faris-15«. 

ngin est né à Paris. Elève de Cabanel et de Paul Baudry, il ob- 
1 Salon de 1899, une Médaille de Deuxième Classe, qui mettait 
Hors Concours aux Expositions de la Société des Artistes Fran- 
îc Méditation, toile acquise par l'Etat, aujourd hui au Musée de 
V l'Exposition Universelle de 1900, il présentait Méditation et 
•traits, dont le Portrait de J. Baudry, puis une série île paysages 
1 • il exécutait en outre trois médaillons décoratifs dans la Salle 
s de l'Exposition : Nivôse, Pluviôse, Ventôse. L'artiste recevait 
laille d'argent. Au Salon de 1901, le talent de l'artiste était repré- 
ir une Elégie du Soir, d'un beau sentiment; enfin, au dernier 
904), M. Mengin exposait Portrait de Madame V. 



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BOURSES DE VOYAGE 133 



MEIYS. Bourse de Voyage en 1882. 

Atelier : 5, 7*ue Alfred-Slevens, Pc 

M. Mejs est né k Paris. Elève de Delaunay et 
Tartisle exposa assez irrégulièrement au Salon ( 
l'exposition des Bourses de Voyage, en 1902, il i 
de montagnes, d*intéressantsSouvenirsde Voyag 
symboliques ou mythologiques {Néreis, le Nid, e 

MO:m[IIXEU Etienne, Bourse de Voyage en 1901. 
Atelier : 99, rue de Vaugirard, Pi 

M. Mondineu, est né à Houeillés, dans le L 
Benjamin-Constant, de MM. J. P. Laurens et A. Ma 
au Salon de la Société des xVrtistes Français, uni 
les bois, présentant une jolie démarche assurée 
tion Honorable, Au Salon de 1901, paraissaient: 
toile achetée par l'Etat, puis Marché aux Fruh 
toile achetée par la Société des Amis des Ai 
une Médaille de Troisième classe et une Bom 
dernier Salon (1904) son tableau: En Gascog^ 
chiens, était acquis par l'Etat ; le Marché à Bot 
Société des Amis des Arts. 



MORI8SET Franco is-Hf*nri, Bourse de Voyage en 
Atelier : 15. rue Lemercier, Paris- 

M. Morisset est né à Paris. Elève de G. Moreai 
la Société des Artistes Français, en 1893, une 
Classe avec Le Goûter, toile qui fut acquise par 
Arts. Au Salon de 1896, son envoi : Des Amis, él 
1898, il émigrait h la Société Nationale, où il exf 
qui appartient au compositeur Raoul Pugno;il é 
année. A l'Exposition Universelle de 1900, il ol 
Bronze. Au Salon de 1901, il présentait la Cap 
à l'Exposition universelle, toiles achetées par u 
la Itfcfurtf, acquise par l'Etat pour le Musée du I 
de Voyage lui était décernée et l'artiste était élu Si 
tionale. Au Salon de 1902, un groupe de PortraiU 
et son enfant sur un canapé, se trouvait éclairé d' 

A l'Exposition des Bourses de Voyage, en 19( 
était ainsi apprécié : • M. Morisset triomphe da 
où il montre un respect de la nature et une obs 



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134 LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

ment merveilleux. Une douce lumière vient éclairer les personnages de 
ces scènes, où règne la plus parfaite animation. Des Amis. Lecture, Capu- 
cine sont autant de manifestations suggestives du talent de l'artiste. 
Fixons encore un Portrait superbe de femme en pied : la figure éclatante 
de lumière, ressort magnifique, sur la note sombre des vêtements...» 

Au Salon de 1903, paraissaient « des études, délicieusement écla- 
boussées de lumière, des femmes, vues dans leur intérieur, qui sont d*un 
naturel absolu. » Au Salon d'Automne, Tartislea triomphe toujours dans 
ses scènes d'intérieur par sa grande science de l'éclairage. » 

Enfin, au dernierSalon (1904), « M. Morisset poursuit ses études écla- 
tantes de lumièredans des intérieui^s, où il fait montre d'un sentiment 
exquis ; mais nous nous attacherons surtout au délicieux Portrait de 
Madame S.,., et de son Fils: les blancs de la toilette féminine s'appuyant 
sur les noirs des vêtements de l'enfant, sont très heureusement repoussés 
d'un fond de verdure, venant donner au personnage principal un brillant 
relief. » Ajoutons que le directeur des Beaux-Arts, M. Henrj Marcel pos- 
sède une œuvre du peintre : Liseuse, 



MUENIER Jules, Bourse de Voyage en 1887. 

Atelier : 147, avenue de Villiers, Paris-17o. 

M. Muenier, est né à Vesoul, dans la Haute-Saône, le 29 novembre 
1863. Elève de Gérômc, l'artiste exposait au Salon de 1887, Ltf Bréviaire; 
qui lui valait une Médaille de Troisième classe, et une Bourse de Voyage, 
cette toile appartient à M. P. Baudry, en 1889, Femmes d'Alger sur les 
Terrasses, Crépuscule sur Alger, toile actuellement au Musée du Luxem- 
bourg ; en 1890, il émigrait à la Société Nationale, pour y exposer Aux 
Beaux Jours ; en 1891, le Catéchisme^ tableau qui figure aujourd'hui au 
Musée de Besançon ; en 1892, Roses Trémiéres ; en 1893, Ville franche au 
Crépuscule, œuvre destinée au Salon d'Honneur du Ministère des Finances, 
Querelle de Charretiers, toile qui appartient au Musée d'Odessa. En 1894, 
le peintre présentait « de gentils sujets bien choisis et traités avec beau- 
coup de grâce », parmi lesquels nous distinguerons Pêcheurs d'Oursins. 
En 1895, paraissaient les Orphelins, toile appartenant au Musée de Mul- 
house; en 1897, le Braconnier, puis les Chenàneaux, toile acquise par 
l'Etat pour le Musée du Luxembourg; en 1898 t une série de petites 
scènes brillantes et fines » : Un Dimanche à Fribourg, U Abreuvoir ; 
en 1899, la Halte, appartenant au Musée de Melbourne, La Mare, appar- 
tenant à M. Clément, Le Vieux Pont, appartenant h M. Coquelin 
Cadet. 

Au Salon de la Nationale, en 1901. figuraient les Rapides du Rhin, puis 
le Repos de la Sainte Famille. A l'Exposition des Bourses de Voyage, le 
talent du peintre était ainsi apprécié : « M. Muenier est un artiste qui se 
plait à finir, à achever ses toiles jusqu'au dernier détail ; il décrit de 
charmantes scènes complètes où perce toujours une pointe de senti- 
ment ». Parmi les toiles exposées, on remarquait: \e Catéchisme, appar- 
tenant au Musée de Besançon, Sous V Orage, au Musée de Grenoble, 
Retour du Travail, à M. L. Wisner, Portrait de M. Coquelin Cadet^dhns 
•le rôle de Thomas Diafoirus, Le Semeur j appartenant à M. Léger. 



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BOURSES 

Au Salon de 1902, « nous nou 
radieuse de lumière, qui consacre 1 
VEntrée du Village, délicat elTet d' 
enfantine de toute beauté. » Enl 
retrouvions les jolis effets de campt 
nous arrêterons surtout à Portrait 
une étude d'intérieur, présentant u 
bre de Madame Lœtitia, à Ajaccio. 

Le peintre a obtenu des Médaille 
d'or à Munich, à Chicago, et auss 
M. Muenier estMembre de la Sociét( 
valier de la Légion d'honneur, ] 
Société Nationale. 



ORANGE Maurice, Bourse de Voya( 
page 82). 

POIXT Armand, Bourse de Voyage en 1 
Atelier : à Marlotte (Se 

M. Point est né à Alger. Elève d 
une Mention Honorable au Salon d( 
nale dont il était nommé Associé. 
Bourse de Voyage. Le peintre figu 
en 1896 : « Attardons-nous un ins 
bouclée d'une gente jeune fille au 
l'artiste a su préciser d'une main f( 
couleur, qui donnent un vieil air 
plus à ce beau Portrait. Avril est v 
ment exécuté pour un cai'ton de fn 
M. A. Point sur la peinture à Vœu 
tuées selon la tradition des Primi 
originalité. » La même année, le 
TEtat : L'Espérance et la Douleur^ 

A l'Exposition des Bourses de Vo; 
faisait ainsi apprécier : c Quant à 
avec sa palette, les accords h armon 
attire et plait (Tentation, Musique, 
sanguine! révèle en leur auteur 
mettre en relief de fins profils fémir 
quable. » Au Salon d'Automne, en 
figure décorative de fresque ; enfin, 
brillant motif décoratif, Eros : « 1 
dessin des formes se trouve arrêté 
ordinaires, éclatant sous la douceu 
des ombres ». 

En dehors des œuvres déjà signal 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

? qui Passe, loile du Musée de Reims; La Musique, fresque du 
as; p\ï\n Crépusculey appartenant au Ministère de l'Instruction 



DE Voyage en 1890. 

telier : 7, boulevard Dugommicr, à Marseille. 

', Bourse de Voyage en 1889. 

elier : 7, ruelle de Nabécor, k Nancy. 

^ est né à Nancy. Elève de Devilly et de Cabanel, il obtenait, 
e Bourse de Voyage et une Médaille de bronze à l'Exposition 
Puis il passait à la Société Nationale des Beaux- ArU, dont il 
wcié; au Salon de 1893, il présentait le Portrait de M. Emile 
it élu Sociétaire de la Nationale. En d896, avec le Portrait du 
mheim, il exposait un Portrait de femme déjà Agée : « la tête 
)ressiYC et le peintre y a fait montre d'un grand talent ». Au 
97 paraissait La Vie, frise décorative pour la cage de Tesca- 
îur de la mairie d'Issy-les-Moulineanx. Au Salon de 1898, on 
le bonheur d'expression qu'a su trouver M. Prouvé dans une 
rtraits de femmes très heureusement traités >. En 1902, au 
Mntre exposait « un grand panneau qui attire tout de suite 
leur : c'est un fragment d*une frise décorative, destinée k la 
ites de la Mairie du XI© arrondissement, le Séjour de Paix et 

nouvelle jeunesse, tout au plaisir de jouer et de l'amuier, 
; gaie farandole devant les aïeux; la ronde en est peut-être 
échevelée; mais on y relève des recherches intéressantes de 
js : c'est une œuvre décorative qui vaut surtout par les opposi- 
ns, simples et francs, du coloris ». Enfin, en 1904, paraissait 

destiné à la grande salle de réception de la Préfecture de 
ésentant la Réunion de la Lorraine à la France : la compo- 
ative y est brillante; elle fait honneur à l'imagination et au 
cution de l'artiste. » 

ouvons encore les œuvres de M. Prouvé aux expositions de la 
erne : ainsi, en dOOO, il exposait « des scènes d'intimité, des 
■ un, entre autres, de jeune fille, hardiment posée — qui sont 
éressants à analyser, comme autant de recherches sérieuses, 
a marque d'une originalité élevée »; en 1903, il présentait un 
''ait de famille : « les enfants avec leur air gai, heureux, 
ît été supérieurement traités par l'artiste ». 
)utons que M. Prouvé est Chevalier de la Légion d'Honneur. 



Bourse de Voyage en 1889. 
telier : Cours Pasteur, à Bordeaux. 

ic, est né à Bordeaux. Elève de Gérôme, il obtenait une 
troisième classe et une Bourse de Voyage au Salon de 1889 ; 



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BOURSES DE VOYAGE 137- 

la même année une Médaille de Bronze lui était décernée à l'Exposition 
Univewellc. Parmi les principales œuvres, exposées par l'artiste, nous 
rappellerons au Salon de 1897, les Modeleurs, où « un modèle nu, placé 
au milieu d'un joli intérieur, est éclairé dans une lumière très artis- 
tique », puis toute une série de portraits, au milieu desquels nous remar- 
quons le Portrait de Madame A. B, (appartenant à M. Alexis Bordes), 
qui figura k l'Exposition Universelle de 4900, où l'artiste remportait une 
Mention honorable. 



RICHON-BRUXET, Bourse de Voyage en 1895. 

Atelier : 23, rue de la Ferme, à Neuilly (Seine). 

M. Richon-Brunet, est né à Versailles. Elève de MM. Gervex et Hum- 
bert, il présentait au Salon de la Société Nationale, en 1893, un Feu 
Vert où nous voyons un gardien de phare, orné d'une coloration verte, 
assez étrange. En d894, il était nommé Sociétaire de la Nationale; en 
1898, il nous traduisait une scène espagnole documentée : Arrivée des 
Toreros à la Plaza de Séville; en 1902, le peintre exposait les types d'une 
Famille de Vile Chiloé, intéressants par leur caractère exotique original, 
puis au dernier Salon (1904), V Exode. Ajoutons que M. Richon-Brunet a 
obtenu une Médaille d'argent À l'Exposition Universelle de 1900. 



ROSSET-ORA]VOER, Bourse de Voyage en 1881. 

Atelier : 45, avenue de Villiers, Paris-17«. 

M. Rosset-Granger est né à Vincennes, dans le département de la 
Seine, le 9 juillet 1853. Élève de Cabanel et de M. E. Dubufe, il s'adonna 
surtout au portrait, h la figure et à la décoration. Parmi les principales 
œuvres exposées par le peintre aux divers Salons, nous retiendrons : 
en 1888, les Vendanges à Capri, panneau décoratif; en 1889, Ophélie; 
en 1893, Portraits; en 1895, VEspérancc, toile achetée par l'État; 
en 1897, Somnambule, appartenant à M. Bourdet, Brodeuse, au profil 
bien esquissé; en 1898, Portraits : « Dans le portrait, M. Rosset-Granger 
exerce avec éclat ses très sérieuses qualités. Voici une petite fillette pin- 
çantde la mandoline, fort expressive, une Esquisse d'un portrait d'homme, 
plein de naturel, une Esquisse d'un portrait de femme qui a un réel ca- 
ractère »; en 1899, Portrait de l'Auteur, 

A l'Exposition des Bourses de Voyage, en 1932, M. Rosset-Granger 
« triomphait avec des nus^ bien travaillés, d'une anatomie savante : les 
recherches originales de l'ailiste se manifestent encore en un Portrait 
d'homme fort curieux. » 

Au Salon de 1902, le peintre exposait un sujet marquant : VAccident, 
« ces figures curieuses de femmes et d'enfants, regardant au premier 
plan l'intérieur de la pharmacie, ornée de ses bocaux multicolores clas- 
siques, sont étudiées et d'une intensité d'observation prestigieuse ; par 
ailleurs, le peintre se montre artiste habile dans le Portrait, vigoureuse- 
ment enlevé, de M. Montenard et dans une Fantaisie, qui représente un 



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138 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

régal d'amateur. » En 1903. paraissait une délicieuse Rêverie, tout inon- 
dée de lumière », puis au dernier Salon (1904), de « jolies observations, 
prises dans la vie réelle et traduites avec un art souverain par le pin- 
ceau du peintre. » 

Citons encore parmi les principales œuvres de l'artiste : Effets de Nuit; 
l'Épave; Soir de Fête en Province; Orphée; les Hiérodules; la Cueillette 
des Figues, tableau acquis par l'État; Cache-Cache^ toile achetée par 
l'État. 

En dehors des grands Salons annuels, le peintre a exposé au Cercle de 
rUnion Artistique : ainsi, en 1902, y paraissait une Fantaisie, vaporeuse, 
d'un effet charmant, de même il exposa à la Société des Aquarellistes et 
à la Société des Pastellistes. Rappelons par exemple à l'Exposition des 
Pastellistes, en 1900, []& Ry^ Royale, « puissamment évoquée dans une 
douce lumière du soir : la facture en est savante, donnant l'illusion de la 
réalité... » A l'Exposition de 1901, M. Rosset-Granger « expose une jolie 
série d'études, délicates et originales, offrant de petites traînées de 
lumière, joliment suivies, d'une extrême délicatesse de touche et d'un 
grand charme artistique. » 

M. Rosset-Granger a encore exécuté la Décoration de la Banque à 
Constantinople. Les Musées de Marseille, Montauban, Çarcassonne, pos- 
sèdent de ses œuvres. 

En 1881. l'artiste obtenait au Salon une Bourse de Voyage^ puis 
en 1884, une Troisième Médaille^ une Médaille d* Argent à l'Exposition 
Universelle de 1889, enfin une nouvelle Médaille d'Argent à l'Exposition 
Universelle de 1900. M. Rosset-Granger est Chevalier de la Légion d'hon- 
neur depuis 1898 et Commandeur de l'Ordre du Medjidié. 



ROUSSEAU Henri'Etnilien, Bourse de Voyage en 1900. 

Atelier : 15, rue Hégésippe-Moreau, Paris-18«. — Mardi 
après-midi. 



M. Henri Rousseau est né au Caire (Egypte) de parents français, 
en 1875. Élève de Gérôme, le peintre fut surtout orientaliste. 

Parmi les principales œuvres exposées aux divers Salons de la Société 
des Artistes Français, nous retiendrons, en iS99: Jésus guérissant un 
Aveugle, toile récompensée d'une Mention Honorable; en 1900, un 
tableau de moines priant : la Prière; cette toile, achetée par l'État pour 
le Musée d'Amiens, valait à l'artiste une Seconde Médaille et une Bourse 
de Voyage. Cette même année, M. Rousseau était Premier Second Grand 
Prix de Roine avec le sujet : c Un Spartiate montrant à ses Fils un Ilote 
ivre, pour les dégoûter de l'ivrognerie ». 

Au Salon de 1902, le peintre exposait Les Oliviers du Sahel Tunisien : 
cette toile, qui appartient à M. Jannsen, était récompensée d'une S^coit^^tf 
Médaille, qui mettait l'artiste Hors- Concours, Au Salon de 1903, parais- 
sait : Fantasia Arabe, appartenant à M. Rouliot. Enfin, au dernier 
Salon (i904), a rappelons la note brillante de couleurs de M. Rousseau 
dans Une Embuscade, le Gué : le coloris vibrant de ces toiles indique 



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BOURSES DE VOYAGE 139 

chez Jeiir auteur, un tempérament artistique, qui excelle à évoquer les 
scènes de la vie arabe avec une maestria remarquable. » 

En dehors des œuvres précédentes, le peintre a encore exécuté une 
Noce Bretonne, achetée par la ville de Pau. 



ROUSSEL Georges- F,, Bourse de Voyage en 1892. 

Atelier : 5, boulevard Jules-Sandeau, Pari8-16«. 

M. Roussel est né à Beauvais. Elève de Cabanel et de M. Bouguereau, 
il remportait une Mention Honorable au Salon de 1889, puis une Mention 
Honorable à l'Exposition universelle de 1889. En 1892, il obtenait une 
Bourse de Voyage avec les Obsèques de Mai ceau, toile qui fut acquise 
par l'Etat pour le Musée d*Amiens. Au Salon de 1893, paraissait 
7 mars 481 i. Bataille de Craonne, tableau appartenant & la galerie 
Thierry; au Salon de 1896, le Printemps, panneau destiné à la Salle des 
Maciages de Charenton : en 1897, Maternité, destiné également à la Salle 
des Mariages de Charenton ; cette composition réalise « un beau décor 
d'une simplicité exceptionnelle; les tons de colorations sont très nourris, 
sans exagération, et Tartiite a su arriver à reffet ». En 1898, figurait au 
Salon, L'Empereur! Cette toile, acquise par l'Etat, était récompensée d'une 
Deuxième Médaille^ qui mettait l'artiste Hors-Concours. Au Salon de 1899, 
figurait V Examen de sortie des Saint-Cy riens, en 4845 : « Cette scène est 
interprétée avec un caractère émouvant; l'effet voulu, cherché, a été 
exactement rendu ; Ton voit ces vieux grognards à moustache blanche, 
obéir à la voix d'un jeune Saint-Cjrien, qui, sous l'œil de l'Empereur et 
non sans émotion, fait manœuvrer tous ces braves vétérans, qui ont 
parcouru tous les champs de bataille de l'Europe. Cette petite toile est 
pleine de sentiment. * 

En dehors des œuvres déjà citées, nous rappellerons encore du même 
artiste : Vn Coin de Fenêtre, appartenant au Musée de Beauvais, puis 
YEcluse de Charenton, appartenant au Conseil Général de la Seine. 

Enfin, ajoutons qu'à l'Exposition universelle de 1900, M. Roussel-Géo 
obtenait une Médaille de Bronze. 



ISAIXT-OERMIER Joseph, Bourse de Voyage en 1889. 

Atelier : 85, boulevard Bineau, à Neuilly (Seine). 

M. Sain t-Germier est né à Toulouse. Elève de Cabanel, il obtenait une 
Mention Honorable au Salon de 1888 avec la Navaja^ toile acquise par 
le Musée de Bayonne, et le Départ de la Procession, faisant partie de la 
collection Hayem. En 1889, paraissait un Enterrement à Venise; cette 
toile appartenant au Musée de Pau, lui valait une Bourse de Voyage ; 
il obtenait une Médaille de Bronze à l'Exposition universelle de 1889. Au 
Salon de 1893, le peintre exposait Baptistère de Saint-Marc, toile acquise 
par le Musée de Pau. et lutérieur d'Atelier, appartenant à M. Hayem; 
au Salon de 1895, Confrérie de Saint-Marc, appartenant au Musée de 



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^*^ LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

LUX, et le Gardien des Scellés, au Musée de Montpellier ; en 1896, 
ail Un Petit Canal, faisant partie de la collection Hayeni. En 1897, 
t Confrérie dans le BaptiHère de Saint-Marc, « remarquable par 
actitude et son caractère de vérité ». Au Salon de 1899, le peintre 
it Enterrement à Venise, toile acquise par le Musée du Luxem- 

Enfin, au dernier Salon (1901), le peinlre présentait le Rapport 

évoquant une page de Thistoire vénitienne. 
aint-Germier Ogura en outre aux expositions du Cercle de TUnion 
:iue, où il présentait, en 1898, un Vestibule de Saint-Marc, décrit 
eaucoup de soin; puis au Corde Volney, où il exposa de brillants 
lux sur Venise ; enfin, à la Société Internationale, où maintes fois, 
palette brillante, il sut faire revivre, avec éclat, les rues superbes 
Aie des Doges ; ses études lumineuses sont toujours intéressantes 
ir caractère documenté. 

exposition des Bourses de Voyages, en 1902, le talent du peintre 
insi apprécié : « M. Saint-Clermier s'est fait une spécialité de fortes 

sur Venise ; son pinceau aime à s'égarer dans les coins les plus 

et les plus pittoresques de la vieille cité, ce qui. ne l'empêche pas 
irer des intérieurs d'artistes, brillamment dépeints avec un luxe de 

inouï. » 

n, ajoutons que M. Saint-Germier est Chevalier de la Légion 
eur depuis 1896 et qu'il a obtenu une Médaille d'Or à l'Exposition 
selle de 1900. 



R Jacques, Bourse de Voyage en 1881. 
Atelier : iO, rue Clausel, Paris-9*. 

acques Scherrer est né à Lutterbach, en Alsace, en 1855. Elève de 
el, Cavelier, Barrias, il fut peintre d'histoire. Parmi les œuvres que 
itre ait exposées aux Salons annuels, rappelons : en 1881, Mort du 
hal Brune, toile qui fait partie aujourd'hui du Musée de Brive-la- 
•de ; elle valut à l'artiste une Mention Honorable et une Bourse de 
e; en 1882, la Prise de Verdun : « Le bataillon de Maine-et-Loire 
î Verdun, emportant le corps du commandant Beaurepaire (179Î).» 
toile est actuellement au Musée d'Angers ; en 1887, V Entrée de 
î d'Arc à Orléans, lui valut une Médaille de Troisième Classe ; elle 
ient aujourd'hui au Musée d'Orléans; en 1892, Charlotte Corday à 
l'artiste obtenait une Médaille de Deuxième classe ei était mis Hor^ 
urs ; en 1897, Départ de Jeanne d'Are de Vaucouleurs: « C'est l'une 
us belles compositions que le peintre ait fournies dans sa carrière, 
[ bien remplie. Celte œuvre qui nous montre la fameuse Pucelle 
ans au début de sa glorieuse vie militaire, appartient au grand 
î'est de la grande et belle peinture d'histoire. Cette toile, très dra- 
le, est pleine d'émotion et de sentiment ; la pauvre mère, pleurant 
art de sa fille, fournit la note touchante, au milieu de cette foule 
ate, dans laquelle brillent les armures des hommes d'armes et, 
ant tout ce rassemblement, la belle figure inspirée de Jeanne 
itt, recevant l'épée des mains du sire de Baudricourt et faisant le 
ni de rester fidèle à son roi. C'est l'une des plus belles scènes 



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BOURSES DE VOYAGE 141 



j^'^i^.^ i ni. ^ 



historiques, les mieux interprétées du Salon. » Cette œuvre appartient à 

la mairie de Vaucouleurs. En 1898, paraissait Rae'"' 

devant Musée, qui figura à l'Exposition universelle 

Poivrait du Président du Tribunal de Commerce ; 

exposait deux aquarelles : Intérieurs des anciens / 

tures de Tabac : puis un panneau décoratif présent 

Tabac et Les Allumettes sous la forme de deux pe 

sives, placées au milieu, d'attributs, rappelant ingéi 

que le peintre avait à représenter. Enfin, au der 

peintre exposait un Portrait de M. Charles Legn 

riante, finement précise, se trouve richement éclaii 

l'artiste. » 

A l'Exposition des Bourses de Voyage, en 1902 
était ainsi apprécié : • M. Scherrer, comme peintre 
mande à nous par un talent tout particulier de m 
leur étudiée des mouvements de ses pereonnages. S€ 
Joueur de Flûte, etc., montrent avec quel succès 1 
détails de tous ses tableaux. » 

Le Musée de Colmar possède de l'artiste un Loui 
Musée de Mulhouse a acquis trois toiles ; 4** Veuvi 
pierre, Danton, Marat; 3» le Grand Frédéric joui 
tiste a encore exécuté un Duval d*EpréméniL grai 
1res qui a figuré à l'Exposition universelle de 4900; 
possède de lui la Cérémonie de r Excommunication 
encore la Rue du Caire, appartenant h. M. Dufau. 

A l'Exposition universelle de 4889, M. Scherrer 
de Bronze, puis une nouvelle Médaille de bronze à 
l'artiste a encore obtenu une Médaille de Troisièm 
de Nice. A l'étranger, il était mis Hoi*s Concours 
selle de Chicago ; il remportait une Médaille de de 
position de Barcelone; à l'Exposition de Tunis, en 
de l'ordre du Nicham-lftikar. Enfin, M. Scherrer a 
de la Légion d'honneur en 4904. 



SELMY Eugène-Benjamin, Bourse de Voyage en 190^ 
Atelier : 6, rue de la Grande-Chaum 



M. Selmy est né à Clerraont-l'Hérault. dans 
MM. Bonnat, Léon Glaîze et Albert Maignan, il obt 
norable au Salon de 4900, une Médaille de Troisièi 
une Bourse de Voyage au dernier Salon (1904^ où 
ri Bruges, 



StSIUALDI Paul-Jean, Bourse de Voyage en 1888. 
Atelier : 1, rue de Denain, à Lille (N( 

M. Sinibaldi est né à Paris. Elève de Cabanel et 
nait une Mention Honorable au Salon de 4886. un< 



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142 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

1888. Une Médaille de Bronze]ui était décernée h l'Exposition Universelle 
de 1889. Au Salon de 1893, figurait Avrore, toile appartenant au Musée 
de Buda-Pesth; Au Salon de 1897, le pcinire présentait un panneau, fai- 
sant partie d'un ensemble décoratif pour le Ministère du Commerce : Le 
Commerce français reçoit les échantillons des matières premières, oui lui 
SQnt présentées par la Paix et l'Abondance. « Le peintre a su y allier 
ass^l)ien la réalité à Taliégorie. » Au Salon do 1898, paraissait un autre 
panneau, destiné à la décoration do la 3alIo des Commissions du Ministère 
du Commerce: Fj* Industrie, les Sciences et les Arts présentant leurs dé- 
couvertes à l'Industrie, a La décorai ion a ici un caractère nouveau: c'est 
un mélange dç personnages réels représentant les travailleurs infimes de 
l'industrie et do figures allégoriques, symbolisant les sciences, les 
aris et l'industrie. Les détails empnmtés à la réalité, cette mise en 
scène de travailleurs, pris sur le vif, sont intéressants par leur ca- 
ractère de vérité, d'exactitude documentée. » Le peintre obtenait une 
Médaille de Deuxième Classe, qui le mettait Hors-Concours aux ex- 
positions de la Société dçs Artistes Français. Au Salon de 1901, paraissait 
le Portrait de Mademoisôfle F . E., « fillette somptueusement éclairée ». 
Enfin, au dernier Salon (i904) figurait un grand panneau, destiné à la 
Salle des Mariages de l'Hôtel -de- Ville de Lille, Noces gauloises,où l'auteur 
dépensait beaucoup de talent. 

Nous citerons encore du peintre une toile, appartenant au Musée 
d'Amiens : Manon Lescaut, nous ajouterons que M, Sinibaldi est Cheva- 
lier de la Légion d'Honneur depuis 1900 et qu'il a obtenu une Médaille 
d'Argent à l'Exposition Universelle (1900). 



STECK Paul' Albert, Bourse de Voyage en 1896. 

Atelier : 11, rue Faustin-Hélie, Paris-lOe. 

M. Stock est né à Troyes, dans l'Aube. 11 exposait, au Salon de 1895, 
Ophélie, qui lui valait une Mentiom Honorable^ puis au Salon de 1896, un 
panneau décoratif, d'une composition toute moderne, Tendre Automne, 
qui fut acquis par l'Etat. Le peintre obtenait une Médaille de Troisième 
classe et une Bourse de Voyage. La même année, à l'exposition de la Rose 
Croix, paraissait Femme à VOrchidée, d'une expression toute sentimen- 
tale. Au Salon de 1898, paraissait un tryptique original Symphonie, où 
l'on relève de grandes qualités décoratives. Cette toile appartient au Mu- 
sée de Montauban. Au dernier Salon (1904) paraissait Venise conques ante 
appartenant à M. Saint-Saons. 

Parmi les autres œuvres de l'artiste, rappelons la décoration de l'hémi- 
cycle de la Salle des Fêtes de la Faculté de droit, A l'Aube, appartenant 
à M. Louis de Bary, à Reims, Un soir, k la collection Wanamaker, à 
Philadelphie. 

M. Stock est officier de l'Instruction Publique; il a obtenu une Médaille 
de bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 

M. Stock est en outre, chargé de conférences sur la composition déco- 
rative à l'Ecole Nationale des Arts Industriels de Roubaix et est Inspec- 
teur de l'Enseignement du Dessin et des Musées au Ministère de l'Ins- 
truction Publique et dos Beaux-Arts. 



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BOURSES DE VOYAGE 



STEVEXS Léopold, Bourse de Voyage en 1892. 

Atelier : 57 bis, boulevard Rochechouart, 

M. Stevens est né à Paris. Elève de son père, Alfred S 
une Bourse de Voyage en 1892, au Salon de la Société M 
était Associé. Au Salon de 1893, il exposait une série di 
qui obliDt un très grand succès : Femme de Matelot et 
Tudy. marine délicatement esquissée dans un bon Ion 
appartiennent à M. Morizot, puis Petite Bretonne et m 
Femme de Pécheur^ avec le village de Loctudy sedélac 
le fond. Ces deux toiles appartiennent à M. Jaunez. 

Au Salon de 1896, il exposait un portrait « un peu soi 
gique », de Mademoiselle Eugénie Buiïet ; en 1898, « le: 
cliepin h Tallure crâne, de Courteline^ toujours dans la 

Au Salon de 1902, le peintre présentait, en une salle s 
Palais, une exposition particulière de ses œuvres, compr 
ges, des marines, des figures. Enfin, au dernier Salon ( 
exposait quatre marines et deux paysages. 

Ajoutons que M. Stevens a obtenu une Médaille de B 
tion Universelle de 1900. 



8URAI¥D Gustave, Bourse de Voyage en 1884. 

Atelier : 86, rue Nolre-Dame-des-Champ 

M. Surand est né à Paris. Elève de M. J.-P. Laurer 
Bourse de Voyage en 1884. Au Salon de 1888, il expos 
et le Monstre; h TExposilion Universelle de 1889, il obtc 
de Bronze. En 1894, au Salon, le peintre présentait : 
Saint Paul l'Ermite, une Médaille de Deuxième Classe 1 
elle plaçait Tartiste Hors-Concours aux Expositions de i 
listes Français. 

Au Salon de 1896, paraissait I^ Massacre des Barb 
phants d'Amilcar, toile qui fut achetée par TEtat; au Si 
rait Poésie « toile, qui ne ment pointa son titre : par ui 
jeune poète, adossé contre un arbre se laisse emporter 
veries célestes; tandis qu'auprès de lui un joli groupe 
rappellent vers elles ; l'une, debout, somptueusement i 
rasse des derniers voiles, qui cachent sa beauté au poé 
sition, superbement menée, laisse après elle une profo 

En dehors des œuvres précédentes, nous rappellero 
jaunes (Venise), qui appartient à l'Etat, et figura à l'E 
selle de 1900; puis un panneau décoratif : ï Automne, \ 
Fêtes de l'Exposition. 

Au Salon de 1901, M. Surand présentait un beau tra 
gula. « L'épisode, remis en lumière par le peintre, est 



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144 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

mêlée d'hommes et d'animaux est émouvante; tous ces nus sont cons- 
ciencieusement étudiés : cette composition apparait comme une œuvre 
de marque, faisant grand honneur au talent de l'artiste ». 

Nous retrouvons M. Surand aux expositions des Orientalistes, où l'on 
remai'qua plusieurs fois « ses belles études d'animaux, si vigoureuses ». 
Au Salon de 4902, la Mort du. Tigre rappelait les dangers des chasses 
exotiques ; au Salon de 1903, M. Surand montrait une forte étude de 
fauve, dans ce Tigre (^ nonchalamment couché, s'adonnant avec bonheur 
aux douceurs de la sieste. Le Portrait de M. Uoumer est encore une belle 
œuvre du môme artiste; la figure resplendit de lumière, indiquant 
l'homme d'action, énergique et viril. » 

EnOn, ajoutons que M. Surand a obtenu une Médaille d* Argent à 
l'Exposition Universelle de 4900. 



8UREDA André, Bourse de Voyage en 1904. 

Atelier : 65. rue de Rome, Paris-8®. 

M. Suréda est né à Versailles. Élève de MM. Bouguereau, T. Robert- 
Fleury et J. Lefebvre, il débutait en 4894, au Salon de la Société des 
Artistes Français, et faisait en 1898, à la Bodinière. une exposition im- 
portante de ses œuvres, réparties en peintures et en aquarelles, la plupart 
empruntées à TEspagne. Le talent du peintre s y faisait déjà ainsi appré- 
cier: 

« Tantôt, comme dans la Rade de Palma, par exemple, le peintre tra- 
duit la lumière vive et forte du ciel des Baléares, en garnissant ses toiles 
d'un coloris intense, assez heureux; tantôt aussi, il se laisse séduire par 
les effets d'ombre, comme dans son Crépiixcvle à Palma, d'une si poé- 
tique impression. Une foule de petites notations, très brillantes, remplies 
d'une clarté bien lumineuse, se recommandant d'elles-mêmes aux ama- 
teurs : Rue à Santa-Catalina, Port de Soller, Route de Valdemosa, etc. 
Puis ce sont de beaux effets de lumière méridionale, pleins d'harmonie, 
soit que l'on considère ces maisons, qui se succèdent, esquissant une Rue 
étroite, à Palma, soit que l'on s'arrête à ces barques, qui fendent l'eau 
limpide. Ony remarque avec l'exactitude et lasincérité du rendu, le caractère 
sans prétention de l'exécution. La série, empruntée à la nature du Tarn, 
n'est peut-être point, dans son genre particulier, inférieure à la précédente; 
nous y distinguerons les Détroits après midi^ les Détroits auCrépuscule, 
tableau de clair-obscur, où tout est très bien en place, la Causse, sous un 
ciel sombre, d'une si précise et si minutieuse observation. On voit que si le 
peintre est lumineux dans certaines de ses toiles, il sait aussi disposer une 
perspective de paysage sous une lumière douce et discrète ; c'est même en 
ces effets de délicatesse lumineuse que sa peinture montre le plus d'âme, 
pour ainsi dire, c'est là où le peintre laisse le plus percer son émotion 
personnelle, il est maître de sa lumière qu'il sait orienter, dont il dispose 
à son gré, et son talent s'adapte tout aussi bien aux paysages du nord, 
comme nous le montre Clair de Lune k Lo. tudy et Soirée k Houffalize... 

« M. Suréda a encore exposé quelques aquarelles; si certaines paraissent 
lourdes de» coloris, surchargées, un peu massives, il y en a aussi de claires 
et de lumineuses, où l'on retrouve le détaché ordinaire de sa peinture.- 



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BOC^RSES DE VOYAGE 145 

Voici un très joli coup de soleil sur des maisons à Tolède, la Porte de 
rAlhambra, Palma par un beau temps, une vue intérieure de VAlham- 
bra. puis de petites études bretonnes, parmi lesquelles Auray, délicate 
notation, esquissée d'un coup de pinceau léger, et deux petites vues de 
Belle-Ile: c'est joli et délicat, peut-être un peu maniéré; mais elles mon- 
trent la multiplicité des moyens dont dispose le peintre. 

u Cette exposition intéressante met en relief le talent d'un artiste 
réfléchi, qui, sans emballement, s^amuse à saisir dans la nature des effets 
variés, en ne se spécialisant dans aucun ; cette extension et cette diversité 
de la vision est de bon augure pour l'avenir, chez un artiste, qui déjà 
fait voir de grandes qualités. » 

Nous retrouvons M. Suréda aux expositions des Orientalistes, où, 
en 1900, il exposait «une aquarelle brillamment décorée : Femme Ouled- 
Nayl^ puis une lumineuse campagne des environs de Tanger, sous la 
lumière du soir. » Au Salon de 4901, flguraient les Cigarières de Séoille, 
# offrant une précision de foule compacte, bigarrée avec de curieux détails 
de couleurs. » En 1902, il passait à la Société Nationale des Beaux-Arts, 
etau Salon de cette Société se montrait « coloriste, dans la représenta- 
tion d'une ville, solidement élagée : Alger au Crépuscule, i En 1903, le 
peintre exposait la Bouirasque et Sortie du Salut, puis, dans la section 
des dessins et pastels, « de M. Suréda, un coloriste, dont les effets 
de contrastes sont toujours très poussés, nous retiendrons la Cathédrale 
de Dordrecht et le Marché de Fumes, rendus avec un coloris pitto- 
resque. » Enfin, au Salon de 1904, M. Suréda recevait une Bourse de 
Voyage du Ministère de Tlnstruction publique et des Beaux- Arts. 



TAXOUX Adrien-Henri, Bourse de Voyage en 1895. 

Atelier : 8, boulevard de Clichy, Paris-18«. 

M. Tanoux est né à Marseille. Le peintre obtenait une Mention Hono- 
rable au Salon de 1888, puis une Mention Honorable à l'Exposition Uni- 
verselle de 1889; une Médaille de Troisième Classe au Salon de 1894, 
puis en 1895, une Médaille de Deuxième Classe, qui mettait Tartiste 
Hors- Concours aux expositions de la Société des Artistes Français et une 
Bourse de Voyage. 

Au Salon de i898, son tableau VOiseau Bleu était acheté par l'Etat La 
Ville de Paris a d'ailleurs acquis plusieurs toiles de l'artiste; en particulier 
le Chaudronnier (Salon 1888), puis Trois Epaves (Salon 1894), qui sont 
actuellement toutes les deux au Musée de la Ville, au Petit Palais. 

Au Salon de i899, figuraient le Portrait do M. Léon Kerst, qui 
devait représenter le talent du peintre à l'Exposition Universelle de 1900, 
puis le Portrait de Félix Faure, « exécuté dans une note sombre, mais 
exacte et juste. » Ce portrait était destiné à l'hôpital français de Saint- 
Pétersbourg. Au Salon de 1901, le peintre présentait le Portrait de 
M Alexandre Ralli et le Portrait de Madame F., « d'un caractère fini, 
séduisant. > Enfin, au dernier Salon (1904), M. Tanoux exposait deux 
Portraits de dames : le peintre paraît d'ailleurs s'être actuellement spé- 
cialisé dans le genre du portrait. 

10 



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146 LE LIVRE D^OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



IVERY, Bourse de Voyage en 1898 (Voir Prix du Salon, page 84). 

ZO Henri, Bourse de Voyage en 1901. 

Atelier : 9, rue Falguière, Paris-15«. 

M. Zo est né k Bajonne. Élève de Achille Zo, de MM. Bonnat et Mai- 
gnan, il obtenait une Mention Honorable au Salon de 1897, avec une 
toile : Avant la Coirida, « où nous voyons brillamment décrite par un 
coloriste une scène de mœurs espagnoles. » Au Salon de 1901, son tableau : 
Ovation, lui valait une Bourse de Voyage et une Médaille de Deuxième 
Classe^ qui mettait Tartiste Hors-Concours aux expositions de la Société 
des Artistes Français. En i903, l'artiste obtenait le Prix Rosa Bonheur 
avec son tableau: Mascarade, Enûn, au dernier Salon, paraissait ^^ud- 
dora: « M. Zo nous y dépeint avec brio un joli type de brune, jeune 
marchande, abritant à Tombre son commerce de rafratchissements : 
cette gracieuse évocation féminine s'accompagne d'une étude de tons 
bleus où le peintre a su trouver une séduisante harmonie. » Cette toile 
fut acquise par l'État. 

Enfin, ajoutons que M. Zo a obtenu une Médaille d* Argent à l'Exposi- 
tion Universelle de 1900. 



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ÉTÉ Dl 
AIRE 



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LES PEINTRES HORS-CONCOUl 



Les artistes qui ont obtenu du Jury des récorap 
Artistes Français une Médaille de 2^ classe ont le 
et ces artistes sont admis de droit, chaque année 
envoyer deux peintures à l'huile, deux ouvrages a[ 
des dessins, pastels, etc. et deux œuvres d'art déco 

Sont encore Hors-Concours les Artistes qui, ani 
ment, avant 1900, ont obtenu plusieurs médailles q 
d'une Médaille de 2« classe. C'est ainsi que les 
expositions universelles jusqu'en 1889 inclusivem 
que celles données au Salon. Les artistes ayant reçu 
au Salon et une Médaille de Bronze à une de ces 
sont Hors-Concours. Les médailles et rappels de m( 
ont la valeur des médailles actuelles. La Médaille i 
la valeur d'une 3« médaille si elle n'a été obtenue q 
a été obtenue deux fois, etc. 



LES PEINTRES SOCIÉTAIR 



Les artistes qui, k la fondation de la Société Nati 
adhéré aux statuts de cette Société sur l'invitation 
de la Société ont reçus le titre de Sociétaires. D( 
nouveaux Sociétaires sont élus, à la majorité des ^ 
taires français, réunis en Assemblée générale : c 
parmi les membres Associés de la Société. 



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SALON DES ARTIS' 

SOCIÉTAIRES 
NATIONALE DES BE^ 



peintre français^ Hors 
s. Prix Marie Bashkirtseff 
); Médaille d'Argent à TEi 

', rue JacquemontfPdLTÏS'i 



LLE-FOULD Georges, 
lion des Artistes Français, 
de 1900. 

>, boulevard de Courcellei 

e-Fould est née à Asnières, 
itoine VolJon et de M. Léon ( 
einture de genre ; ses toiles 
utait au Salon de 1893, à 1 
trait de Rasa Bonheur, dont 
vaient pu approcher de la gr 
t une Mention Honorable; en 
Troisième Médaille. En 1897 
une Deuxième Médaille, qui i 
s étaient « Cendrillon, rem 
ement bien choisi, puis La 
ne femme, richement décor 
lée de dessins variés, soulig 
li est, à elle seule, une mei 
Commères de Windsor. En H 
culpteurs, a le tableau de 1 
:! était l'un des plus séduisai 



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^?^^ LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

la jeune étoile, ballant la caisse à tour de bras, à l'entrée 
aque foraine, pour attirer les curieux, fait contraste avec la 
du tréteau, sur lequel elle évolue ; Tartiste a su, comme tou- 
son pinceau somptueux, parer ses types de beauté ensorcelante, 
me enchanteur. » Au Salon de 1899, « Les Femmes et le Secret 
lient une interprétation moderne, toute mondaine, m4is très 
d'une fable connue de La Fontaine : la mine attentive et éveil- 
s jeunes femmes, richement parées, indique le plaisir particu- 
les éprouvent au milieu d'une mystérieuse confidence. > Au 

i900, Tartisle * exposait : La Reine Boit! « grande toile, où 
elle ^chilIe-Fould, poursuit son genre brillant en un sujet pré- 
riches décors. » 

)D de i901, l'artiste « de son prestigieux pinceau, nous décrit 
orèts du JeUy une série de femmes charmantes, gracieusement 
parées de merveilleux atours, puis en un Portrait, une déli- 
jre de jeune fille souriante émergeant de tons blancs ravis- 
ku Salon de 1902, Mademoiselle Acbille-Fould. exposait Les 
j M. de Richelieu : « Le gentilhomme est placé au milieu de 
nmes qui s'occupent de le parer, sous les yeux d'une vieille 
|ue toutes ces frivolités amusent; on peut admirer la richesse 
ire des personnages, l'élégance et la joliesse du décor où ils se 

» La même année, à l'Union des Femmes Peintres, nous rele- 
ortrait de Jeune Fille, « qui attire par son caractère de fantaisie 

dû au pinceau enjoliveur de Mademoiselle Achille-Fould; 
e craint pas d'ailleurs de s'envoler artistement K^rj un Au-Delà 
en d'effrayant. » En 1903, à l'exposition des Femmes Peintres, 
vons une « Capucine, brunette exquise, souriante, décrite par 
jelle Achille-Fould avec la richesse habituelle de son prestigieux 
uis un jeune écolier Parti pour l'Ecole, représenté avec beau- 
laturel et de désinvolture. » 

3n de 1903, brillait « dans tout son éclat, le genre si séduisant 
moiselle Achille-Fould avec Fleur de Capucine, petite figure 
, agréable, joliment encadrée d'une guirlande de fleurs par le 
le l'artiste, puis avec la Chatouilleuse, charmante scène amu- 

le souci de l'auteur s'est porté avec bonheur sur l'étude des 
les expressions des personnages, sur la parure somptueuse, les 
mrs de la jeune châtelaine, dont la beauté ressort resplendis- 
se en relief par le talent charmeur du peintre. 
4, aux Femmes Peintres, paraissait Fleur de Sommeil, « mer- 
nodèle, dont la beauté enchanteresse ressort splendide sous la 
•illante, dont le pinceau de l'artiste a su lorncr. » Enfin, au 
Gidemoiselle Achille-Fould rappelait son genre brillant habituel 
lame Salan. 

oiselle Fould a remporté une deuxième Médaille d'argent & 
on universelle de Versailles, en 1898; Of ficier d' Académie à^^vivs 
! 1894, elle est Officier de VInstruetion Publique depuis 1902 et 
enu une Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 



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HORS CONCOURS (A. F.), SOCIETAIRES (s. 



ADAIV Louis, dit Emile Adan, peintre français, Hors Conc* 
Expositions de la Société des Artistes Français. 

Atelier : 75, rue de Courcelles, Paris-17e. 

M. Adan est né à Paris, en 1839. Elève de Picot e 
cultiva avec succès la peinture de genre. Au Salon de i 
une Médaille de troisième classe ; en i882, il exposait Se 
remportait une Médaille de deuxième classe. En 1883, 
Fille du Passeur, toile d'une incomparable harmonie, ( 
vure, a porté haut dans le monde la réputation de son 
par l'Etat, cette œuvre appartient aujourd'hui au Musée ( 
Parmi les autres toiles de Tartiste, exposées aux divers 
retenons : en 4884, L'Abandonnée; en 1885, La Fin 
V Anniversaire: en 1886, L Approche de V Hiver; en 48Î 
d'Herbes ; en 4892. Soir d'Eté; en 4897. Une Petiée Histo 
de Charité, assise dans Therbe et à l'ombre, sait suspei 
quelques enfants à la mine éveillée et attentive. » En 18! 
€ le sujet de cette très belle étude est emprunté aux ni 
des paysans bretons; cette scène de piété, pleine de coi 
d'une observation captivante et rendue av^c un bonh 
vraiment typique » ; en 4900, Prés de l'Etang^ « pet 
grande fraîcheur de tons, due au pinceau, toujours délie 
En 4901, paraissaient Sous Bois et le Chemineau ; en 490 

Au Salon de 4903, nous relevons « deux charmants 
Mort, jolie petite scène, délicatement peinte au milieu d' 
nal, et les Brodeuses, rappelant les travaux de patienc 
dans la solitude de leur couvent». Enfin, au dernier Salo 
de son pinceau fin et délicat, nous décrit deux charmant 
Doreur, rappelant le travail de gentilles ouvrières paris 
lier, bien doucement éclairé, puis Soleil d'Hiver, présopat 
trastes de lumière d'un effet harmonieux, dépeint dans 
tuelle du peintre ». 

En dehors des grands Salons annuels, M. Adan a expo 
à la Société des Aquarellistes Français, au Cercle de l*U 
c'est a l'exposition de cette deniière Société qu'il exposf 
petite toile, chai-mante de fantaisie : La Première Leçon 
la Gosse du Rétameur , «petit sujet de genre présenté d'i 
séduisante ». 

Les Musées de Rouen, de Saint-Etienne, de Pau, de Mu 
plusieurs de ses toiles. 

L'artiste a obtenu une Médaille d'or à l'Exposition uni 
il a été médaillé & l'étranger, où ses œuvres sont aussi \ 
France, à Vienne, à Londres, à Chicago, etc. Enfin, M. 
lier de la Légion d'honneur, depuis 4892. 



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154 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 



ADLER Jules, peintre français, Hors Concours (1898) (Voir Bourses de 
Voyage, page 86). 



AGACHE, peintre /Vançaw, Sométaire de la Société Nationale des Beaux- 
Arts, Chevalier de la Légion d'honneur en 1899. Médaille (Tor à l'Expo- 
sition Universelle de 1900. 

Atelier: 14, rue Weber, Pari8-16«. 



ALAUX Guillaume^ peintre français. Sociétaire de la Société Nationale 
des Beaux-Arts. 

Atelier : Si, boulevard Berthier, Paris-17«. 

M. Alaux est né à Bordeaux (Gironde). Elève de M. Bonnat, il exposa, 
aux divers Salons, surtout des Portraits, notamment ceux de Ma- 
dame Bisson, de la Baronne de Girardin, de Bodinier, sénateur, etc. Il 
a en outre exécuté le portrait de l'Archevêque de Besançon, Monsieur 
Fulbert-Petit, celui du général Marquis de Brémond d*Ars, celui He 
Mademoiselle Margueritte, celui du Marquis de Prosne, celui de Madame 
Danloux, femme du Consul de France. L'Etat a acheté Tune de ses toiles 
Sardiniers en Pêche (Golfe de Gascogne) ; le Musée de Bordeaux possède 
encore Tune de ses œuvres importantes : A Table. Parmi les autres 
œuvres de Tartiste, citons Un Demi-Solde (1815), actuellement la pro- 
priété de M. Blandin, puis les pastels qu'il exposait au Salon de 1898, où 
le peintre sut arriver simplement k de brillants effets : Son Pilote à la 
Barre, se détachant sur un ciel parsemé de taches lumineuses de couleur, 
est en particulier une très belle œuvre. 

Au Salon de 1899, il présentait le Portrait de la baronne de Girardin, 
le portrait de Bodinier, sénateur de Maine-et-Loire; en 1901, on remar- 
quait au Cercle Volney « un charmant Portrait déjeune fille, oùM. Alaux 
a su décrire avec art la fraîcheur de la jeunesse, puis, aux pastels, des 
Sardiniers d'Arcachon, montrant un grand talent d'observation ». La 
même année, au Salon, figuraient des tableaux d'Algérie et de Tunisie, 
avec le Portrait de M. Mathart, Inspecteur Général des Finances. 

Au Salon de 1902, notons « un Portrait de Raoul de Saint- Arrom an, 
vice -président de la Société des Gens de Lettres, crânement posé, un 
Portrait du Vicomte Louis de Blois^ intéressant en son costume d'aspi- 
rant de marine, puis le Portrait de Madame B. , jeune femme en chapeau 
dont la figure est ornée d'un délicieux fragment de sourire : c'est un joli 
morceau de jeunesse et de coloris, dû à M. Alaux, qui apparaît ici por- 
traitiste consommé >. • 

Au Salon de 1903, paraissaient Portrait de Madame Laclaterie, Por- 
trait de Eugène Delpech, puis des toiles d'Algérie et de Tunisie, enfin un 
pastel : Hissage à terre : Sardiniers (cap Ferret) (effet de nuit]. 



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156 LE LIVBE d'or DBS PEINTBES EXPOSANTS 

l'artiste aux Salons de Paris, nous retiendrons, en 1874, VArmée de la 
Loire; en 4877, VEtape, représentant de la cavalerie, dans une route, à 
contre-jour, toile achetée par l'Etat; puis Trente MinuUt d'Arrêt, où 
nous voyons des soldats sur une voie ferrée ; en 1886, un Porteur de Dé- 
pêches, marin qui, dans une nacelle, regai*de le paysage qui se déroule à 
ses pieds ; cette toile fut récompensée d'une Mention Honorable. En 1887, 
le peintre exposait : La //• Batterie du 4i^ Régiment d* Artillerie à Sol- 
férino; ce tableau, destiné à la Salle d'Honneur du 11^ Régiment, fut 
récompensé d'une Médaille de Troisième Classe. En 1888, paraissait Les 
Blés sont MûrSj toile où nous assistons à la charge à la baïonnette d'un 
bataillon de chasseurs à pied : elle se trouve actuellement au Musée de 
Morlaix. En 1893, La Meuse charriait des cadavres, tableau inspiré de la 
ÙibâcUy de Zola, valait à son auteur une Médaille de Deuxième Classe 
qui mit l'artiste Hors-Cor* cours. En 1894, paraissait Après la Lutte, toile 
qui figura à l'Exposition universelle de 4900, et qui orne actuellement le 
Musée de Lyon; en 1895, Construction d'un Pont de Chevalet par le 
Génie ; en 1897, Vue d*Alfortville prise des hauteurs de Charenton : 
« Parmi les peintres qui ont cherché des effets décoratifs dans la repré- 
sentation de sujets contemporains, M. Arus se distingue avec un pano- 
rama d'Alfortville, bien étage. » 

En 1902, le peintre exposait le Bataillon Sacré à Waterloo; puis en 
1903, « une grande et belle toile militaire : Varmée de Paris quitte le 
Plateau de Gravelle : la confusion des soldats y est pittoresquement 
rendue et l'on s'attache à cette scène qui rappelle aux cœure français 
les douloureux souvenirs de 1870. » Enfin, au dernier Salon (1904), 
M. Arus se rappelait à nous, comme peintre militaire, avec une petite 
toile : En Marche, où nous assistons à un défilé de cavalerie sur une 
route poudreuse, longuement perspectivée ; le peintre sacrifiait aussi à 
la représentation d'une scène o£Qcielle : Le Banquet des Maires^ d'une 
exécution brillante : on y assiste à une confusion pittoresque des 
divers personnages, saisis en des poses et des attitudes variées, qui don- 
nent la vie à cette scène. » 

En dehors de ses toiles militaires, M. Arus a encore exécuté un certain 
nombre de travaux pour les édifices publics : c'est ainsi qu'il a décoré la 
Salle des Mariages et la Salle des Délibérations du Conseil Municipal, 
de la Mairie d'Alfortville; il a exécuté deux panneaux décoratifs, pour l'es- 
calier de la Mairie de Vincennes. Ces deux panneaux sont : VArmée quitte 
le Plateau de Gravelle et le Combat de l'avenue de Vincennes, où les 
Elèves de l'Ecole Polytechnique refoulent les Cosaques, le 15 mars 1815. 
Enfin un panneau de dix mètres, représentant la guerre du Transvaal, 
chez les Boèrs, orne le Musée de la Guerre et de la Paix, à Luceme. 
M. Arus a encore exposé à New- York, en 1882, un panorama représentant 
la Reddition de Yorkstown, en 1781. 

Ajoutons que M. Arus a obtenu une Médaille d'Argent h l'Exposition 
Universelle de 1900. 



AUBERT Ernest-Jean, Hors CoNœuas aux Expositions de la Société des 
Artiites Français, Pau de Rome en 1844 (Voir Prix de Rome, page 49). 



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.. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 157 



i, JIoRS Concours a 



zlgrin, Paris-16«. 

peinture religieuse : 
otre-Dame desCham 
décoration, terminée 
i Salons annuels, ps 
La Mission des Âpôtr 
îligieux de notre épc 
ocumentés. Il a été é 
), où se passèrent \et 
ivec une grande fidél 
g;es. L'ensemble de se 
tion des textes bibliqi 
itre. » 

nouvelles fresques on 
elles représentent ur 
lion totale de FEglis 
l'aHiste, qui y a con 
'il n'existe à Paris, a 
Buvre de peinture rai 
la décoration de TEgli 

Ion de 1901, le Porti 
deJéms, 



AIRE de la Société n 
neur. 

ard Bineau, à Neu 



»GiÉTAiRE de la Sociéi 
'arnot, à Saint-Gloi 

ÎORS Concours au 1 
Exposition Universe 

juse, Paris-8«. 

)n des Artistes Frai 



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158 Le livre D'ofe dès peintres exposants 



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BAADER Louis, peintre français, Hors Concours au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier : i56, avenue de Suffren^ Paris-15«. Le Jeudi. 

M. Baader est né à Lannion, dans les Gôtes-du-Nord, en 1828. Élève de 
Ad. Yvon, Tartiste se consacra à la peinture d'histoire et à la peiniiu^de 
genre. Il expose depuis plus de quarante ans, aux Salons de la Société 
des Artistes Français ; aussi nous bornerons-nous à ne citer que les toiles 
es plus importantes qu^ait signées le pinceau du peintre. En 1859 
M. Baader exposait une grande toile: En Pays conquis; en 1864, Para-, 
sites sortant (Tun Banquet; en 1862, Dalila, toile achetée pour un Musée 
de TAmérique du Sud; en 1863, Destruction d'une Colonie Bomaine par 
les Anglo-Saxons; en 1865, Bappeldes Abeilles, tableau acheté par l'État 
français; en 1866, Héro et Léandre: cette œuvre valut à son auteur une 
Médaille au Salon et à l'Exposition Universelle de 1867. elle fut achetée 
par l'État; puis signalons Ulysse et Nausicaa, toile acquise par l'État — 
Pénélope — Esclaves jetés aux Murènes^ toiles qui furent acquises par 
l'État; Salmaûs et Hermaphrodite. En 1874, la Gloire Posthume fut 
récompensée d'une Médaille au Salon et acquise par FËtat. Citons encore 
Le Remords d'Oreste, acquis par l'État; Louis XI à Plessis-lès-Tours ; 
les portraits en pied de Madame la Vicomtesse de Durfort et de ses en- 
fants, le portrait de Monsieur le Vicomte de Sainte-Croix, chef d'esca- 
dron. A l'Exposition Universelle de 1878, figurait La Cryptie, chasse et 
destruction des esclaves à Sparte; Georges Washington faisant ses adieux 
à sa Mère, toile acquise par l'État; Tzigane à la Porte de Broussa: cette 
toile décore aujourd'hui le Musée de Morlaix. Au môme Musée, appartient 
la Fin d'un Célibataire. Au Salon de 1895, paraissait Cléopâtre au Tom- 
beau d'Antoine, tableau qui fut acheté pour une galerie anglaise. 
€ Renversée sur les dalles du temple funéraire, où ont été déposées les 
cendres d'Antoine, la fameuse reine est en proie à une profonde douleur. 
Le peintre a saisi le moment où elle s'écrie : « Tes ennemis me destinent 
& orner leur triomphe; on va pour jamais m'éloigner de toi et ces larmes 
que je répands sur ton tombeau, sont les dernières que j'y verserai... » 
Cléopâtre, strictement drapée, est bien jetée, tandis que, dans l'ombre, 
es esclaves anxieuses regardent, étonnées. La lumière est heureusement 
disséminée et les accessoires sont étudiés d'après Tant'que : il j a beau- 
coup de savoir et de science dans ce tableau. » 

Parmi les tableaux de genre, retenons La Dernière Gerbe, le Retour du 
Potager : en ce dernier sujet, « une femme porte sur la tête un panier 



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MOttS-COKCOURS (a. F.), SC 

bien rempli: son jeune enfant lui aid( 
qu'elle vient de faire. Les deux personn 
avec aisance ; Fartiste s'est d'ailleurs sou 
scène au milieu d*uu paysage breton. » 

Au Salon de 1899, l'artiste présent 
d'Egypte, t Arec une marque d'émotior 
sur une discrète mise en scène, ce tabl 
incidents les plus dramatiques de Thisto 
sa toile un caractère de tnstesse mélano 
tateur. Ici, le décor est infiniment sim 
et ses deux fayorites n'ont pas voulu 
occupent ainsi, seuls, un coin retiré du 1 
toin, un soldat rappelle, par sa présence 
plus qu'une esclave ; c'est pour échapper 
puissante souveraine d'autrefois, a re< 
mort, grûce à la simplicité avec laquelle 
des plus suggestives; elle fait bien resso 
cette orgueilleuse CléopAtre, tenant un 
obligée pourtant de recourir au suicide, 
encore plus haut, à un point de vue plu 
des splendeurs humaines; c'est alors un 
que, par Tintermédiaire de l'histoire, ] 
regardent sa toile avec quelque peu d'aï 
mérite pour un peintre que de comprenc 
à l'éducation morale des masses, » 

Au Salon de 1900, paraissait la Mati 
de Versailles, montrant la famille royal 
coucher de Louis XVI. « La famille royt 
piet, dans les angoisses de l'anxiété, est 
sive; le pinceau du peintre se trouve à 1 
sonnages, pour s'élever k une scène d'int 
physionomie a son expression caractéri 
constances. Cet incident a prêté à une 
exagération théâtrale, par M. Baader, q 
petits épisodes, dont fourmille notre Y 
par le charme prestigieux de son pincei 

Au Salon de 1901, M. Baader exposait 
visage expressif, nonchalamment posée, 
l'amour; les accessoires des vêtements, 
sont traités avec grand art ». L'artiste 
toile, d'un caractère pittoresquo, qui trf 
neige, savamment décrit. C'est l'Heure < 
loups viennent dévaliser les soldats, ton 
impressionnant, l'on retrouve le talen 
d'histoire. » 

Au Salon de 1902, figuraient Dernie\ 
Vieille Bretonne; au Salon de 1903, M. 
études typiques de figures, consciencie 
observation patiente, montrant un natu 
Un Futur Marin, l'espoir de sa race. 
Vieille Pêcheuse, dont la physionomie, f 



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160 LB LIVRB d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

pénible, a été soigneuseinent détaillée par le pinceau de l'artiste. » Enfin, 
au dernier Salon (1904), Tartiste nous monU*ait les Misères de la Guerre, 
avec un souvenir de 1870 : <t la toile, d'un bon effet, laisse une impres- 
sion émouvante par la simple mise en scène du sujet : ce jeune homme 
et ce vieillard, peut-être bien le père et le fib^ sont, debout, immobiles 
devant le peloton d'exécution, qui va les fusiller à la porte d'une église, 
tandis qu'un léger tapis de neige, recouvrant la terre, vient ajouter sa 
note triste à la scène de mort, qui se prépare ; du même peintre, les Pro- 
dromes du Dworce rappellent un incident historique de la vie de Napo- 
léon et de Joséphine. » 

M. Baader a en outre exécuté pour M. Oppenbeim, de Bruxelles, deux 
cartons gigantesques, représentant le Départ et le Retour de la Chassa, 
au Moyen-Age, puis, pour TEspagne, une série de neuf cartons de tapis- 
serie, représentant V Expulsion des Maures, exécutés en dessin. 



BABRTSOËIV, peintre belge, Sociétaihe de la Société Nationale des 
Beaux-Arts, Médaille (Tor k rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : i, quai de la Biloque, à Gand (Belgique). 



BAIL Franck^ Antoine, peintre français^ Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français (1904). 

Atelier : 29, quai Bourbon, Paris-^*. Vendredi, 5 h. -7 h. 

M.Bailestnéà Paris en 1858. Elève de Gérôme et de son père, M. Jean- 
Antoine Bail, l'artiste a exposé tous les ans, depuis 1879, aux Salons de 
la Société des Artistes Français. Il débuta par des natures-mortes, pour 
se spécialiser ensuite dans les intérieurs rustiques, puis dans le genre du 
portrait, où entre autres productions, nous trouvons celui de son père, 
J.-A, Bail, puis celui de Geoffroy Deschaumes dans son atelier, portrait 
qui se trouve dans la bibliothèque du Musée du Trocadéro. 

Pam^i les principales toiles de l'artiste, nous rappellerons au Salon 
de 1899, une œuvre très juste Oignons et Cuivres, puis au Salon de 1900, 
une Ecaillére, crânement plantée, d'une physionomie expressive. Cette 
toile valait à Tartiste, une Médaille de troisième classe et était achetée par 
TEtat. En 1903, M. Bail nous séduisait avec ses Ciseleuses de Raisins ; 
enfin, au dernier Salon (1904), le peintre présentait un Intérieur 
Auvergnat, puis un /nf^^rieur normam/, toile récompensée d'une Jlf^</at7/0 
de deuxième classe^ qui mettait l'artiste hors-concours aux Salons de la 
Société des Artistes Français. Cet Intérieur Normand est magistralement 
éclairé; les préparatifs du dîner sont terminés ; la soupe est servie; on 
n'attend plus que le père, qui entr'ouvre la porte- et a déjà pris au cou 
son enfant : cette scène de la vie familiale a été saisie dans toute la 
beauté delà nature; les accessoires présentent de jolis détails d'observa- 
tion et à distance l'on reste émerveillé du relief et de la profondeur que 
prend ce tableau, d'une marque supérieure. » 

L'artiste a encore exécuté plusieurs panneaux au Mess des officiers, à 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCléTAIR 

Guingamp (Côtes-du-Nord) ; il est professeur à l'A< 
Louis, 35. quai d*Ânjou et donne des leçons particu 
Ajoutons que le peintre a remporté une Mention Hi 
Universelle de 1889 et qu'il a obtenu de nombreu 
expositions de province à Lyon, Reims, Rouen, 
Caen, Amiens, Angers, etc. Enfin en 1902, M. Ba 
une exposition particulière de ses œuvres à la Gale 



BAIL Joseph, peintre français. Hors Concours au Sal< 
çais, Médaille (TOr à rExposition Universelle de 19( 
Légion d'honneur, Médaille d* Honneur au Salon de 
Les Dentellières, 

Atelier : 24, rue Legendre. Paris-17«. 



BAJLOUZET, peintre français. Hors Concours au 
Français, Mention Honorable k l'Exposition Univers 

Atelier : 57, rue Ampère, Paris-17e. 



BAJLZE, peintre français. Hors Concours au Salon de 
Atelier : 41, rue Saint-Dominique, F 

BARAU Emile, peintre français, Sociétaire de la 
Chevalier de la Légion d'honneur. 

Atelier : 68, boulevard Bineau^ à Nei 



BARULLOT, peintre français, Hors Concours au 
Français, Médaille d'Or à l'Exposition Universelle d 

Atelier : 29 bis, rueDemours, Paris-l 



BARRIA8, Hors Concours au Salon des Artistes Fran 
Home, page 50). 



BARTHOLD Afa;m^/, peintre am^Wcrt//i, HorsConci 
avec sa toile : Deux Amis, 

Atelier : 89, rue Denfert-Hochereau, 1 



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62 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



ET, Hors Concours au Salon des Artistes Français (Voir Prix de 
page 51). 



ilIV-LEPAGE, peintre français, Sociétaire de la Société 
île. 

Atelier : 39 bis, rue de Chésy, à Neuilly (Seine). 



UIX, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale des 
\rts, Chevalier de la Légion d'honneur. 

Atelier : 81, rue Vavin^ Paris-6®. 



le BEAIJRY-SAIJREL Amélie, peintre français, Hors 

is au Salon des Artistes Français. 

Atelier : 27, Galerie Montmartre, Paris-2«. 

Madame Hennry-Saurel est née à Barcelone (Espagne) de parents fran- 
iis. Elève de MM. Boiiguereau, J, Lofebvre, Robert- FI eury, J.-P. Lau- 
;ns et Benjamin-Constant, l'artiste s'adonna au portrait. Panni les 
fincipalcs œuvres, exposées aux divers Salons, rappelons les portraits 
e Léon Saij, Barthélémy 'Saint-Hilaire, Félix Voisin, Madame Coralie 
ahen, Séverine, Marie ÏAïuTeni, Tissandier, etc., Les Deux Vaincus; 
^ Ecrivain public (pastel); Dans le Bleu, pastel appartenant au musée de 
oulouse; Portrait de Madame Henri Fouquier (pastel) ; Portrait de la 
rincesse Ghica (peinture). 

Au Salon do 1897, elle exposait, en pointure, « La Rewe Juana (Jeanne 
i Folle), h l'air cruel et farouche : tout en recherchant la sobriété de la 
icture, i'arlisle a su rendre la tête expressive », puis la Princesse Teni- 
heff, vigoureusement traitée en un pastel d'un grand etTet; en 4899, 
araissait le portrait de M. Ballot-Beaupré, d'un assez puissant détaché 
iir fond rouge. 

Au Salon de i900, figurait un portrait au fusain, de Mademoiselle 
eaury-Saurel, exécuté par l'auteur. Cette œuvre, d'un grand style, se 
^commande par Téuergie et la vigueur du coup de crayon ; ce portrait 
st vivant, exempt dejraideur exagérée etd'un grand efTet. » En 4904, nous 
îlevons un Portrait « de dame en noir, d*une grande distinction », 
ladame C. IL et Eve ; en 1903, une peinture: DansTTrain et un fusain : 
etitc Malade: enfin, au dernier Salon (4904), Nos Filles, où Madame 
eaury-Saurel nous offre un type de jeune fille ultra-moderne, crftne- 
lent plantée, tenant en main le guidon de sa bicyclette, la tète coiffée 
'un béret ; l'œuvre, originale, est intéressante, exécutée avec un certain 
plomb, un air de crAnerie, qui n'est pas déplaisant. Dans le Portrait de 
ladame de C, l'artiste fait preuve d'une netteté et d'une robustesse 



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HORS-CONCOURS (a. F.)» SOCIÉTAIRES (s. N.) 163 

d'exécution, qui donne à cette toile un air enlevé, bien séduisant ; nous 
nous arrêterons encore à un bien curieux groupe, délicatement esquissé 
au fusain, sous ce titre : Flirt au Champagne, » L'artiste a en outre exé- 
cuté le portrait de Jcan-Baptiite Say pour l'Ecole J.-B. Say, le portrait 
de Barthélémy Saint-HUaire pour la Bibliothèque Cousin. 

Madame Beaury-Saurel a obtenu un Prix d'Honneur à TExposition de 
Blanc et Noir, à Paris, la Médaille d'Honneur, à Versailles, plusieurs 
médailles d'argent et de yermeil dans différentes villes de province, puis 
la première Médaille d'Or & l'Exposition internationale de Barcelone 
(Espagne). EnÛn, à l'Exposition universelle de 1900, elle remportait une 
Médaille de Bronze. 



BEAUVAIS, peintre français^ Hors Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille de Bronze à rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 18^ rue Denferl-Rochereau, Paris-5«. 



BEAU VBRIB, Joseph-Charles, peintre français. Hors Concours au Salon 
des Artistes Français. 

Atelier : 29, rue Gaàrtelle, Paris-18e. 

M. Beauverie est né à Lyon, en 1839. Gomme peintre, il s'occupa sur- 
tout du paysage et de la figure, après avoir passé par l'école des Beaux- 
Arts et Tatelier de Gleyre. Les toiles qu'il a exposées aux divers Salons 
de la Société des Artistes Français sont fort nombreuses ; nous distin- 
guons particulièrement : Matinée sur les bords de l'Oise, toile acquise 
par l'Etat au Salon de 1874 ; L'Oise à Auvers, le Matin, qui parut au 
Salon de 4875 et fut achetée par l'Etat à l'Exposition Universelle de 1878. 
En 1877. Lever de Lune à Opteron lui valut une Troisième Médaille et 
était acheté par l'Etat ; en 1879, Brouillard d'Octobre: en 1881, la Cueil- 
lette des Pois à Auvers était récompensée d'une {Deuxième Médaille et 
acquise par l'Etat ; en 4882, la Récolte des Pommes de Terre ; en 1885, le 
Herienr; en 1890, Pêche d'Etang au Palais, acquise par TEtat; en i891, 
la Terre. Au Salon de 1897, figurait « le Planteur de Pommes de Terre, 
d'une vérité typique : ce paysan, courbé vers la glèbe, panier à la main, 
ensemence d'un bon mouvement sa terre grise. » En 1900, [la Solitude 
rappelait un joli effet de nature : « Une femme adossée & un arbre, au 
milieu d'un parc éclairé d'une franche lumière, y fournit un élément 
sentimental très heureux. » En I90i, il exposait Matinée de Printemps 
et Oliviers. Au Salon de 1903, paraissaient « un ÏMVoir à Saint-Chamas, 
délicatement indiqué et VEnlrée du Port de la Ciotat, présentant un res- 
plendissant effet de lumière, auquel l'artiste s'est attaché avec bonheur. 

L'artiste a en outre exécuté pour la Ville de Paris, trois dessins des 
Ruines des Tuileries, qui sont au Musée Carnavalet; il a encore signé' 
deux Panneaux décoratifs pour la Chambre de Commerce de Saint- 
Etienne. Les Musées de Lyon, Saint-Etienne, Avignon, Amiens, Auxerre, 
Tours, Clermond-Ferrand possèdent de ses toiles. 

Le peintre a obtenu diverses médailles aux Expositions de province et 



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164 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

une Médaille de Première Classe à TËxposilion Universelle de Barcelone. 
Il était décoré de la Légion d'Honneur, en 1895. M. Beauverie est Vice- 
Président de la Société L3'onnaise des Beaux-Arts ; il est Membre de la 
Société archéologique, la Diana, à Montbrison, et il a fait de nombreux 
dessins pour diverses publications de cette société. L'artiste a aussi 
sacrifié à la gravure (i). Il habite Paris; mais, Tété, il réside surtout à 
Poncin, dans le département de la Loire. 



BEAUX (Mademoiselle), peintre américain. Sociétaire de la Société Na- 
tionale (Salon de 1902). 

AieViev: 04^ South, Washington *</flre, à New- York (Etats- 
Unis). 



BELLAXCrER Camille-Félix, peintre français, Hors-Concours au Salon 
des Artistes Français. 

Atelier : 41, rue Claude-Bernard, Paris-5®. 

M. Bellanger est né à Paris, eu 4853. Klève de Cabanel et de M. Bou- 
guereau, il a été peintre d'histoire, peintre de genre et portraitiste. Parmi 
les principales toiles, exposées par Tartiste aux divers Salons, nous men- 
tionnerons : en 1875, Mort d'Abel, toile récompensée d'une Médaille de 
Deuxième Classe qui mit Tartiste Hors-Concours, elle appartient au 
Musée du Luxembourg; Portrait du Colonel P.. ; en 1878, Portrait de 
Madame W...; en 1879, Scène de l'Enfer-de Dante: eu 4880, Jeune Faune; 
en 4881, Matin et Crépuscule; en 4882, Portrait de Mademoiselle Zozotte; 
en 4883, Sommeil de r Amour ; en 1885, Portrait du Colonel Mallarmé; 
en 1889, Sur la Plage; en 4891, Portrait de M. Georges />t?tatrf, conseiller 
à la Cour de Cassation ; en 4893, Idylle ; en 1897, Hepos, petite scène, 
bien notée par ciel clair ; en 1898, le Vieux Mur ; en 1899, le Paniei' de 
Pommes de Tvrre ; c cette toile montre le contraste très suivi d'une déli- 
cieuse figure égarée au milieu d'un décor rustique, brillamment exécuté 
par le pinceau de Tartiste * l'effet en est curieux et intéressant, original et 
typique. » 

Au Salon de 1900, paraissait « An bord du Ruisseau, jolie petite scène 
de plein-air, traduite par M. Bellanger, avec son brio habituel. La jeune 
fille, placée au premier plan, est délicieuse d'attitude, élégamment 
campée au milieu des fleurs, qui ornent la berge d'une rivière. Lepemtre 
sait toujours enjoliver les types rustiques avec un rare bonheur et c'est 
toujours une bonne fortune pour les amateurs que de s'arrêter devant 
un sujet interprété par le pinceau charmeur de l'artiste. » On remar- 
quait encore un dessin, bien finement exécuté : Portrait de Madame S. : 
La précision du trait s'al liant au moelleux des ombres, fait de cette 
étude un brillant morceau. » 

Au Salon de 1901, relevons « les scènes rustiques, délicatement pré- 

|1) Voir Livre d'Or des Graoeurs. 



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HORS-CONCOL'RS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 165 

cisées par M. Bellanger, avec son talent habituel : Chemin de Saint Loup, 
Dans la Plaine. Ces petites toiles, très adulées du public, appartiennent 
à un art extrêmement séduisant et l'on ne se lasse pas d'admirer ces 
expressions exquises, que le peintre sait donner à ses modèles de cam- 
pagne. • N'oublions pas encore une aquarelle, d'une bien prestigieuse 
précision : Le Pont Pigy, à Provins. Le peintre a en outre exécuté un 
Christ au Tombeau pour l'église Saint-Séverin, à Paris. Enfin, les Musées 
de Lyon et de Dijon possèdent plusieurs tableaux du peintre. 

Second prix de Rome, M. Bellanger a obtenu une Médaille d'Argent à 
l'Exposition internationale de Madrid, un Diplôme d'Honneur & l'Expo- 
sition des Lauréats de France ; il a été médaillé à Londres et mis Hors- 
Concours à l'Exposition Universelle de Chicago. Peintre [du Ministère de 
la Marine, l'artiste est Officier de l'Instruction publique et professeur à 
l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. 

L'artiste a été également médaillé au Salon dans la section de litho- 
graphie (1). 



OEMWER Jean, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Chevalier de la Légion d'honneur. 

Atelier : 7i, Boulevat^dde Clichy, Paris-9o. 

M. Jean Benner est né à Mulhouse (Alsace), le 28 mars 4836. Travail- 
leur émérite. M. Benner a déjà fourni un nombre considérable de 
travaux: nous ne ferons que rappeler les principales œuvres du peintre, 
en insistant surtout sur celles qui ont figuré aux diverses expositions de 
ces dernières années. 

Elève de Fils, Jean Benner débutait au Salon de 1866, avec un Vase de 
Fleurs, appartenant au Musée de Mulhouse ; l'année suivante (1867), ses 
deux toiles : Nanarella et Jeune Fille au Tambourin étaient encore 
acquises par le Musée de Mulhouse ; en 1868, paraissait la Petite Folle de 
Caprij acquise par le Musée de Colmar. En 1872, Après une Tempête, à 
Capn' valait à 1 artiste une Seconde Médaille, qui le mettait Hors-Con- 
cours, cette œuvre est aujourd'hui au Musée de Belfort. En 1873, parais- 
sait VEscalier d'Anacapri, actuellement au Musée de Colmar ; en 1874, 
un Baptême à Capn entrait dans la collection de M. Jules Siegfried, au 
Havre ; Capo d'Anno (à Capri), était acquis par le Musée de Douai. 

En 1875, figurait au Salon Trapptste en Prière, aujourd'hui au Musée 
de Mulhouse ; en 1876, Athéniennes surprises par des Pélasges ; en 1877, 
le Portrait de M. Scheurer-Kestner, sénateur, pour la Société Industrielle 
de Mulhouse ; en 1878, Briséis] et Patrocle, puis le Portrait de M. Dau- 
phinot, sénateur (Reims). En 1879. Une Epave était achetée par le Musée 
de Limoux ; en 1880, une Bue à Capri, acquise par l'Etat pour le Musée de 
Châlons-sur-Mame ; en 1881, Carmela sur le Mont Solaro entrait au 
Musée de Mulhouse, une Maison à Caprin au Musée de Pau, puis un tryp- 
tique (sujets alsaciens), était exécuté par le peintre pour le château de 
M. Jules Siegfried au Havre. En 1882, le peintre exposait Jeunes Filles 
à la Fontaine, faisant partie de la galerie de M. J. Lantz; en 1883, 

(1) Voir Livre cPOr des Graveurs, 



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166 LB LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Alsace, qui entrait dans la collection de M. G. Trèyes ; en 1884, la Belle 
de Seio, qui entrait dans la galerie de M. Bessonneau, k Angers ; en 1885, 
Pavots Rouges, aujourd'hui au Musée de Nice ; en 1886, le Portrait du 
statuaire Bartholdi ; en 1887, un Coin d'Ombre à Capri, aujourd'hui au 
Musée de Bâle;en 4888, Roses, entourant le profil de Jeanne d'Arc, appar- 
tenant à M. Meyer; en 1889, des Portraits; en 1891^ Jeunes Filles 
dans un Ravin; en 1892, Nymphe de la Grotte d*Azur, appartenant à 
M. Gulbeskian; en 1893, Dans le Crypte du Couvent des Capucins, à Palerme, 
aujourd'hui dans une collection particulière de Rouen; en 1894, Phrosine 
et Mélidore, actuellement au Musée de Mulhouse, puis un panneau dé- 
coratif de Roses, d'une belle exécution, appartenant à M.Gaston Roux. 

En 1894, M. Benner était nommé Chevalier de la Légion d'Hon- 
neur : En 1895, paraissaient deux grands Portraits ; en 1896, le Portrait 
de François-Vincent Raspail^ puis Fiamina, appartenant à la collection 
de M. Bachofen, k Bàle; en 1897, deun Portraits, en particulier, un « Por- 
trait d'homme, cçrrectement décrit dans un fauteuil : la tête bien éclairée, 
se détache avec ampleur d'un fond sombre )). A l'Exposition de 1898, au 
Cercle Volney, l'artiste envoyait une Jeune Italienne, dans un accoutre- 
ment original, puis, en 1899, une jolie petite Etude de Tête, au pur pro- 
fil, d'une belle expression. Au Cercle de l'Union Artistique, en 1899, l'ar- 
tiste était représenté par la Grenade, toile d'un grand effet. Au Salon de 
1899, l'artiste exposait « Salomc, forte et puissante étude : le modèle 
choisi, très beau, est avantageusement décrit en ses détails par le pin- 
ceau du peintre^ qui a su donner à cette figure un grand relief. Celte 
Juive, à l'opulente chevelure, portant la tète exsangue du saint, se déta- 
che avec une grande netteté et reste un type de la femme biblique, capri* 
cieuse et sanguinaire, qui fit trancher brutalement les jours de saint Jean- 
Baptiste ». L'artiste présentait en outre un superbe portrait de Uadam$ 
la Vicomtesse de Haranbure, appartenant k M. Sancy de Parabére : « On 
peut analyser cette œuvre en tous ses détails ; on retrouve partout ce 
faire impeccable, cette conscience méticuleuse, avec lesquels rartiste^taii 
attaquer tous les sujets qu*il touche. Grand maître de sa palette, M. Ben- 
ner en'fait ce qu'il veut et dans Je domaine du portrait, il faut recon- 
naître qu'il se montre un spécialiste de marque. » 

En 1900, à l'Exposition du Cercle Volney, figurait Rosina : c La tète, 
expressive, se détache, curieusement repoussée par un fond blanc », au 
Cercle de la rue Boissy d'Anglas « Mirta mérite notre attention par 
l'énergie de l'attitude, la vigueur de l'expression : c'est le profil d'une 
enfant du peuple, brûlée par le soleil, qui s'enlève/igoureux, sur un fond 
blanc, par le consciencieux pinceau du peintre ». La même année, au 
Volney, en une exposition pai*ticulière, parurent un certain nombre 
d'œuvres du peintre : « Des figures d'une force et d'une puissance d'évo- 
cation remarquables [Solitude], de brillantes études de têtes, empruntas 
à des types italiens, puis de beaux Portraits]; enfin l'artiste se révélait à 
nous comme paysagiste : son Escalier d'Anaeapri, par exemple, est 
décrit d'une façon splendide, sous une lumière, d'une douceur infinie. » 
Enfin, au Salon, « un Portrait de Mademoiselle Jacqueline B..., appar- 
tenant à M. Bouchot, de la Bibliothèque [Nationale, était délicatement 
rendu : l'artiste a su en faire un petit chef-d'œuvre d'expression, de Tie 
et de grâce enfantines. » 

En 1902, au Cercle de l'Union Artistique, nous relevons une fort belle 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 467 

œuvre de M. Benner, le t Portrait de ma Fille Jeanne^ d'une brillante 
exécution ». Au Salon, l'artiste s'adonnait à un genre grave, sérieux, en 
voulant symboliser l'Alsace et ia Lorraine : « Ces symboles, hautement 
expressifs, rendent d'une façon exacte et parfaite, sous les apparences 
de suggestives figures féminines, un sentiment patriotique intense; elles 
rappellent d'une façon discrète, sans éclat tapageur, les pertes, les mu- 
tilations que la France subit autrefois. Cette femme triste, en deuil, dont 
la figure de feu, auréolée de lumière, se détache puissante sur les noirs 
des vêtements, par un de ces contrastes savants que M. Henner et son 
école ont mis à la mode, est VAlsace. La Lorraine est représentée par le 
profil lumineux d'une Jeanne d'Arc, cuirassée et drapée de rouge, dont 
les traits respirent la vigueur et l'énergie, et dont le regard levé au ciel 
indique que tout espoir n'est pas perdu ; l'expression de celte Lorraine, 
magnifiquement personnifiée en cette femme à l'air viril, est fort belle. 
Cette toile appartient à M. Alfred Favre. Ces œuvres constituent de re- 
marquables évocations synthétiques devant lesquelles on ne peut rester 
indifférent; elles constituent par ailleurs deux beaux morceaux de pein- 
ture. Pour cette double raison, M. Benner occupe, cette année, une place 
importante au Salon, t Notons encore un panneau « se détachant sur 
fond sombre : ce sont des Prunelles et Aubépines, délicatement exécu- 
tées avec une assurance et une sûreté de pinceau, qui donnent h l'œu- 
vre un beau caractère ; cette étude de nature, d'ailleurs richement prise 
en couleurs, est bien séduisante. » 

En 1902, au Cercle de l'Union Artistique, (détalent de M. Benner ^'im- 
pose de plus en plus. Qui ne s'arrêtera devant sa fÂsctte, cette mignonne 
figure, si frélement exécutée et pourtant d'un si puissant relief? » Au 
Salon paraissait Solitude, Extase, 

En 1903, Au Cercle Volney, on remarquait des Chrysanthèmes, » su- 
perbement détachés par le pinceau robuste du grand artiste qu'est 
M. Benner. » Au Salon, des Chardons dus Alpes étaient décrits avec une 
puissance de relief remarquable par son savant pinceau ; cette toile 
appartient à Mme Engel DoU fus. Le peintre exposait encore une de ses 
belles créations: Jeune Fille de Pompéï. <c La figure, délicatement efïleu- 
rée par la lumière, ressort en une pose gracieuse qui ajoute au charme 
du sujet, délicat morceau d'un maitre-arliste. » Ce tableau appartient à 
M. Chaplin, à Johannesburg, au Transvaal. 

En 1904. le peintre présentait au Cercle Volney Le Portrait de Mn^ep..., 
• œuvre d'une belle correction, où se retrouvent les qualités sérieuses' 
d'exécution de M. Benner : sa Tète d'Etude est d'une expression savou- 
reuse. » Au Cercle de la rue Boissy-d'Anglas, on remarquait « les études 
grecques de M. Benner, qui « par des recherches délicates de lumière, 
sait donner un beau relief à ces corps, traités de main de maître. » Enfin, 
au Salon, paraissait une création esthétique d'un caractère élevé : Dans 
l'Ombre de la Pensée. « Deux femmes, parées de diaphanes tuniques 
blanches, laissant deviner leurs formes, paraissent simplement réunies ; 
la lumière vient auréoler avec force ces corps, robustement construits ; 
les expressions douces, captivantes, rappellent les plus jolies évocations 
païennes; le relief des personnages, qui, dans le silence et le recueille- 
ment, paraissent symboliser deux aspects différents delà pensée humaine, 
vient rendre des plus attrayantes, cette toile, l'une des rares œuvres, 
sérieusement développées, du Salon. » Le tableau appartient à M.Socas. 



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LB LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

posait en outre des Roses TrémUres, travail acquis par 

D. 

ons que M. Jean Benncr a obtenu des Médailles aux Eiposi- X 

»lles de 1889 et de 1900. 



français^ Sociétaire-Fondatbor delà Société Nationale, 
in d^honneur. 

lier : 5, rue Boccador^ Pari8-8«. 

andais, Sociétaire de la Société Nationale, 
lier : 25, rue Humboldi, Pari8-i4*». 

intre français, Hor^-Concours au Salon des Artistes 
e d^ Argent à l'Exposition Universelle de 1900. 

lier : 26, rue Victor-Masse, Paris-9«. 

îîcouRs au Salon des Artistes Français. (Voir Bourses de 

COUR Prosper, peintre fran(:ais, Hors-Concours au 
Français, Médaille de bronze à l'Exposition Univer- 

lier : 24, rue Ampère, Paris-47«. 

incours au Salon des Artistes Français (Voir Bourses de 



intre français, Hors-Concours (1885), au Salon des 
I, Chevalier de la Légion d'honneur, Sociétaire (1904) 
ionale, avec un grand panneau décoratif: la Bretagne 

jlier: iiô, rue Saint-Dominique, Pari&-7«. 



)eintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
le de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 

îlier : 35, boulevard Rochechouart, Paris-9«. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCII^rAIRES (s. N.) 169 



BERTOX, peintre français, Sociétaihe de la Société IS 
^e la Légion d'hontieur. (Voir page 94). 



BERTKAM Abel, peintre français, Hors-Concours ai 
Atelier : 59, rue Caulaincourt, Paris-1 

M. Bertram est né à Saint-Omer. Elève de MM. B 
il s*adonna surtout à Tétude de la figure et au payi 
ci pales œuvres exposées aui^ divers Salons de la 
Français, nous retiendrons : en 1899, le Portrait 
Soir « toile, qui mérite un petit moment d'attentio 
sur Tonde mystérieuse du fleuve de la vie, emportan 
la femme, couchée, s'élève chastement jusqu'aux 1 
gnon, échangeant le baiser d'amour, tandis que To 
soir commence à couvrir tout de ses voiles ; Tallégc 
est ici nette et claire et Ton poursuit jusqu'au bout 1 
des détails qui ne manquent pas de caractère. » 

Au Salon de 1900, paraissait le Portrait rf« Afra« JM 
l'artiste nous emmenait, en Flandre a admirer la 
brillante sur des toits rouges de maisons, pittoresqu 
bord de Teau. » Cette toile : En Flandre : Maratd 
compensée d'une Mention honorable, fut achetée p 
sée d'Arras. Au Salon de 1902, figuraient Laveuse d 
de Choux, puis, au Salon de 1903, Portrait de M^ 
meau de Bretagne valaient à l'artiste une Médaille d 
même année, au Salon d'Automne, le talent du pe 
par un Petit Chaperon Rouge^ une curieuse étude ij\ 
Paysan et le Portrait de M. Jacquee G, robustemenl 

Enfin, au dernier Salon (1904), on remarquait « 
qui vient s'écraser avec force sur une Cour de Fe\ 
puissant relief au sujet, puis le Chantier, avec ses 
jés par le soleil couchant ; cette toile laisse après < 
^ pression ; elle a un caractère et c'est une grande 

valait à l'artiste une Deuxième Médaille, qui le me 

M. Bertram, en dehors de Paris, a exposé à Saint 
dans diverses villes de France ; c'est ainsi, qu'en i 
Mention Honorable à l'exposition de Versailles, pui 
daille d'Or à l'Exposition de Lille. 



BERTRAND Paulin, peintre français, Hors-Conc< 
Artistes Français, Médaille de Bronze à l'Exposition 1 

Atelier : 72, boulevard Victor-Hugo, 



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170 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



BE8IVARD» peintre français (Voir Prix de Rome, page 51). 



BES80IV Jules-Gustave, peintre français, Hors-Concours (1902) au Salon 
des Artistes Français. 

Atelier : 22, rue Bonaparte, Paris-5®. 

M. Bessonestné à Paris, le le' août 4868. Elève de Cabanel, E. Delau- 
nay et G. Moreau, il cnltiYa tous les genres. Pai'mi les œuvres principales 
que le peintre ait exposées aux divers Salons de la Société des Artistes 
Français, nous retiendrons : en 1894 : Au banc ; en 1895, Christ Conso- 
lateur, cette toile, achetée par l'Etat, fut envoyée au Musée de Rouen; en 
1896, Devant Saint-Sulpice. qui valait à l'artiste une Hîention Honorable 
et était achetée par l'Etat: en 1897, les Iconoclastes, toile appartenant à 
M. Braillard, en 1898, Fours à Coke, Intimité; en 1899, le Farrf/îatt, toile 
acquise pai* TÉtat ; en 1900, Denier de la Veuve ; en 1901 , Intimité; en 
1902, le Moissonneur de Lauriers, tryptique acquis par l'Etat pour le Mu- 
sée de lilarseille; l'artiste remportait une Médaille de deuxième c'qssc, 
qui le mettait Hors-Concours. En 1903, paraissait Charité, puis une Bre- 
tonne fl pensive, fidèlement saisie », enfin au dernier Salon (1904) rete- 
nons m une évocation moyenAgeuse : Vision Gothique, puis les Bouquetières 
traitées avec sentiment, dans la note triste, habituelle de l'artiste qui a 
trouvé là matière à un travail intéressant. Cette dernière toile appartient 
à M. le Docteur Paul Segond. 

Depuis 1901, M. Besson est un fidèle exposant de la Société Moderne : 
en 1902, par exemple, nous relevons du peintre un c Portrait d'Intimitéy 
bien étudié, et d'intéressantes Etudes de Mineurs; en 1903, on remar- 
quait « les vigoureuses études de M. Besson, qui arrive à traduire exacte- 
ment, avec une grande force, l'effet voulu et cherché {Buveur d'ab- 
sinthe). 

Au Salon d'Automne, en 1903, au Petit Palais, le peintre présentait ; 
Buveurs, Pécheurs de Moules. Paysages, Allégorie. Bons Bougres, etc. 

En 1901, il avait fait chez Hesséle, 13, rue Laffitte, une exposition de 
pastels, représentant des Mineure, des Bretons, des Maternités. » M. Besson 
nous montre des dessins vigoureusement indiqués avec de jolies études de 
physionomies, bien rendues >. 

M. Besson a exécuté la décoration du Dôme du Palais des Mines et de 
la Métallurgie, à l'Exposition de 1900. 

Il est Officier d'Académie et prépare aux concours d'admission de 
l'Ecole des Beaux-Arts. Ajoutons que lesœuvresde M. Besson ont toujours 
été à leur apparition, au Salon, chez G. Petit ou chez Hessèle, l'objet des 
analyses les plus élogieuses de la part des critiques les plus autorisés. 

Enfin, M. Besson a obtenu une Médaille de Bronzât, à l'Exposition Uni- 
verselle de 1900. 



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172 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

BIIVET, peintre français. Sociétaire de la Sociélé Nationale, Médaille 
d'or k l'Exposition Universelle de iOOO, Officier de la Légion d'honneur. 

Atelier : 63, avenue de Breleuil, Pari8-15®. 

BH8BIIVG, peintre américain^ IIors-Congours au Salon des Artistes Fran- 
çais, Médaille d*argent à l'Exposition Universelle de 1900. 

. Atelier : 23^ rue des Martyrs^ Paris-9^. 

D1S80IV Edouard, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médmlle de bronze k l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 17, avenue Gourgaud, Paris-17e. 

BIVA Henri, peintre français, Hors-Conoours au Salon des Artistes Fran- 
çais, Médaille de bronze à l'Exposition Universelle de 1900 et Chevalier 
de la Légion d'honneur, 

Atelier : 72^ rue du Châleau-d'Eau, Paris-11**. 

^■jAIWCHARD, peintre français^ Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille de bronze k l'Exposition de 1900. 

Atelier : 44, rue Noire-Dame- de-Lorette, Paris-9«. 

BLAIlîCHE. peintre français, SociéTAiRS de la Société Nationale, Mé- 
daille d*or k l'Exposition Universelle de 1900, Grande Médaille d'or k 
TExposilion de Munich (1901). 

Atelier : 19, rue du Docleur-Blanche, Paris-16». 

En 1903, le Musée de Bruxelles a acheté au peintre le Portrait deCottet 
exposé au Salon de Gand. 

BliOCn. peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Français, 
Médaille de Bronze k l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 31, rue Tronche t, Paris-8«. 



BOOAl^, peintre français, Hors-Congours au Salon des Artistes Français, 
Médaille d*argent k l'Exposition Universelle de 1900. 

Ateliei* : A Vaux-sur-Seine (Seine-et-Oise). 



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hORS-CONCOURS (a. F.), SOCIETAIRES (s. N.) i73 



BO&GS Franck, peintre américain, Hors-Concours au SaloD des Artistes 
Français. 

Correspondant : M. Brame, 2^ rue Laffitte, Paris. 

M. Boggs est né à New- York, le 6 décembre 1855. Élève de l'Ecole des 
Beaux-Ârts de Paris et de M. Gérôroe, il cultiva principalement le genre 
et la marine. En 1882. il exposait au Salon des Artistes Français, la 
Place de la Bastille^ toile achetée par TEtat. En 1883, le Port d'isigny, 
acheté par TEtat; en 1887, Barques à Trouv'dle, toile actuellement au 
Musée de Nantes. En 1889, il obtenait une Médaille de Deuxième Classe 
(Médaille d'argent), k l'Exposition Universelle. Au Salon de 1897, le 
peintre présentait des Vues de Paris, d'un grand caractère; en 1901, 
Barfleur et Place Saint Michel: cette dernière toile appartient à M. Beur- 
deley ; en 1902, le Pont-Neuf et Canal à Abbeoille. En 1903, h la galerie 
Durand'Ruel, « M. Boggs exposait des payaages de ville, d'une précision 
admirable, des recherches de contrastes, qui amènent tout naturellement 
le peintre k de brillants effets. » 

Enfin, M. Boggs remportait de nombreuses récompenses aux exposi- 
tions de province : médailles d'or à Bordeaux et k Nice, piédaille d'argent 
k Versailles, etc. 



BOMPARD, Hors-Concours au Salon (Voir Bourses de Voyage page 95). 



BONIVAT, Hors-Concours au Salon des Artistes Français (Voir Membres de 
l'Institut page 17). 



BONIWEFOY Henry, peintre français, Hors-Concours au Salon Jes 
Artistes Français. 

Atelier : 5-:?, rue Fontaine, Paris-9«. 

M. Bonnefo^est né â Boulogne-sur-Mer, le 4 avril 1839. Elève de Léon 
Coignet et de TEcole des Beaux-Arls, il se fit apprécier comme pajsagiste 
animalier. Le peintre a exposé depuis 1857, k Paris, aux expositions 
annuelles, aux expositions triennales et aux expositions universelles ; il a 
figuré avec honneur aux différents Salons de l'étranger, ainsi qu'aux 
principales expositions de province, en France. En 1861, il était Troi- 
sième Prix de Rome; en i884. il obtenait une Médaille de Deuxième 
Classe, qui le mit Hors-Concours. En 1889, à l'Exposition Universelle, il 
obtenait une Médaille d'Argent, Il a remporté des médailles d'or, d'ar- 
gent, de bronze, des diplômes d'honneur, aux expositions de province; à 
l'étranger, une Médaille de Première Classe extra, lui a été décernée à 



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174 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

rExposition Universelle de Sydney, en Australie. L'Etat a acheté plusieurs 
de ses toiles à divers Salons et à l'Exposition Universelle. 

Pour fixer le genre de l'artiste, rappelons ses envois aux derniers 
Salons: en i 899, Petits Fiancés. « M. Bonnefoy sacrifie toujours, avec 
les animaux, à la note humoristique : ses Petits Fiancés^ qui appartien- 
nent au monde des capricornes, sont ravissants de gentillesse [et placés 
avec beaucoup d'habileté au milieu des fleurs. Le printemps va finir et 
leur amour commence... • Cette toile a été acquise par l'Etat, pour le 
Musée de Bourg. En 1900, Flambage d* Automne; en 1901, Bébés Ruraux, 
un Gué, d'un caractère poétique, puis une gouache, Les Dunes de M, Geor- 
ges Adam (Gondette, Pas-de-Calais), habilement étagées autour d'une 
petite baie ; en 1902, la Veuve du Berger et les Coquelicots. 

Au Salon de 1903, le talent du peintre était ainsi apprécié : « M. Bon- 
nefoy, dans un genre de composition spécial, rappelant le genre des 
fables en littérature, prend le paysage comme le théâtre de quelque 
scène d'animaux, gracieusement étudiés; il semble être le La Fontaine 
de la peinture, mettant en scène des animaux remarquablement posés 
au milieu de paysages éclairés d'une douce lumière; cette année, il 
poursuit son succès habituel avec des toiles, brossées- d'un joli coup de 
pinceau, qui laisse percer une ravissante petite pointe de sentiment, dans 
une exécution typique. Voici d*abord, au premier plan, un chien lais- 
sant voir sa Bonhomie vis-à-vis des animaux qu'il est chargé de garder : 
tout cela est décrit en une toile charmante, bien agréable à parcourir. 
Notons encore un délicieux Repos à l'Ombre, où des moutons s'adonnent 
aux douceurs de la sreste. )> 

En 1904. M. Bonnefoy figurait à l'Exposition des Indépendants : « Son 
genre original se trouve ici fort bien représenté ; c'est un ani«ialier, qui 
aiTectionne le plein air; il aime les animaux et se platt à les représenter 
avec leur caractère ; par sa peinture, pleine d'observation et d'humour, 
il met en scène les animaux, tout comme notre bon vieux La Fontaine, 
avec le charme et le prestige de la couleur; il sait faire parler les ani- 
maux dans leur milieu naturel, et nous révèle, pour un peu, leur état 
psychologique, si l'on peut dire... » Enfin, au Salon, l'artiste exposait un 
« Noël original, où son talent d'animalier a trouvé matière à s'exercer 
avec succès; Ton s'intéresse à tous ces animaux qui. se tournant avec 
étonnement, mais sans frayeur, vers le petit Jésus qui vient de naître, 
ont été brillamment étudiés et heureusement réunis. Nous retiendrons 
encore A Elseneur, page rustique, évoquée parle peintre avecson talent 
habituel coutumier, présentant un grand air de nature; enfin, M. Bon- 
nefoy fait preuve d'une grande délicatesse d'exécution dans ses aqua- 
relles ; les fouillis de verdure, les bouquels de fleurs sauvages de ses 
Paysages sont étudiés et exécutés de main de maître. » 



BOQUET, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Français. 
Atelier : 24^ rue Porte-Paris, à Amiens. 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS PI. V. 



M. IIknri Bonnefoy, peintre hors concours. 
d'après un croquis de Mlle Lucienne Boulanger. 



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MORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 175 



BORCHARD. peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 
Atelier : ii, place Pigalle, Paris-9«. 

BORDES^ peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Français, 
Médaille d'Argent k l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 87 y rue Ampère, Paris-17«. 

BOUCHE, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 
çais, Médaille d'Argent à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 15, rue Hégésippe-Moreau^ Psiris-iS^. 

BOUCHOR Joseph-Félix, peintre français, Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français. 

Atelier : 21, rue du Vieux-Colombier, Paris-6«. 

M. Bouchor est né à Paris en 1853. Elève de MM. Benjamin-Constant 
et Jules Lefebvre, il s'adonna au genre du paysage et cultiva avec suc- 
cès la figure et le portrait. Au Salon de 1888, il obtenait une Mention 
Homrnble ; une Médaille de bronze lui était décernée à TExposition Uni- 
verselle de 1889; au Salon de 1892, il xcmportait une Médaille de 
Deuxième Classe et une nouvelle Médaille de Bronze lui était décernée à 
l'Exposition Universelle de 1900. En dehors de ces récompenses aux 
Salons de Paris, M. Bouchor a obtenu une médaille d*orà l'Exposition de 
Rouen. 

Le talent de M. Bouchor est bien connu et apprécié à Paris, où il a 
figuré dans un grand nombre d^exposi lions particulières. En 1883, il pré- 
senta't au public une série importante de ses tableaux et études d'Egypte, 
à la Galerie des Artistes Modernes, puis en 1894, il fit une exposition de 
paysages et de figures & la Galerie Georges Petit. Parmi les toiles que le 
peintre a produites, en ces dernières années, signalons au Salon de 1894, 
c le i< Passe-Temps », qui nous rappelle la fabrication des bulles de savon. 
Les figures des spectateurs, attentifs aux progrés de cette bulle légère, 
irisée de toutes les couleurs de i'arc-en-ciel, sont bien peintes. » Au 
Salon de 1899, l'artiste exposait a une grande et belle toile : Soleil dans 
la Brume de Novembre; on y retrouve la délicate impression ordinaire 
du peintre: la parure automnale, répandue sur tous ces arbres, à 
demi-dépouillés, donne un grand charme artistique à la vision pitto- 
resque d'un poète, qui sait manier le pinceau avec une dextérité remar- 
quable. » 

Au Salon de 1901, Tartiste présentait « un site, plus sentimental que 
pittoresque, où il nous redit la poésie des soirs : ces bords de rivière, cou- 
verts de verdure, le long desquels on rencontre des arbres que surplom- 



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l ^ »'IJI, ■ 



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178 UE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



BOUGUEREAU, Membre de l'Ikstitut (Voirpage 18). 

BOULARD, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 13, quai de la Tournelle, Paris-5«. 

BOURGEOIS Eugène, peintre français, Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français, Médaille deBronsek l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 5 bis, avenue LeboUcher, à Neuilly (Seine). 



BOURGEOIS Urbain, peintre français, Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français. 

Atelier : Î3, rue de l'Abbaye, Paris-r>«. 



BOURGEOIS Victor, peintre français, Hors-Concours (Voir Bourses 
de Voyage, page 97). 



BOURGOGNE Pierre^ peintre français, Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français. Décédé en 1904. 

M. Bourgogne est né à Paris, en 1838; il s'est surlout adonné à la 
peinture à Thiiile, et expose, depuis bientôt trente-cinq ans, au Salon des 
Artistes Français ; le peintre est Hors Concours aux Salons de Paris 
ainsi qu'à ceux de province et de l'étranger. L'État lui a acheté, à diverses 
reprises, différentes toiles, en particulier, «es envois au Salon ; citons en 
1889, Chez le Fleuriste, en 1890, Roses d'Été, en 4892, Fleurs de Prin- 
temps; en 1896, Produits d'Automne ; en 1897, Automne; en 1899, É/a- 
lage, appartenant à l'État; en 1900, Fleurs de Nice; en 1901, Fin de 
Saison ei Fleurs d' Été ; en 1904, Fleurs d'Automne, appartenant à M.Noël 
Dieu. Cl En toutes ces toiles, Ton admire Theureuse dispersion de la 
lumière sur les fleurs et les fruits savoureuscment décrits par le pinceau 
toujours jeune et puissant de M. Bourgogne. » 

L'État lui a commandé, pour la Manufacture de Beauvais, un pan- 
neau représentant : Le Nord, qui figura à l'ExpositioTi universelle de 
1889. Les œuvres de M. Bourgogne sont disséminées dans les Musées de 
Morlaix, Rennes, Issoudun, Tulle, TouL Béziers. Nancy, etc.; p usieurs 
de ses tableaux appartiennent aux Ambassades de France à l'étranger. 11 
a obtenu un Grand Prix à TExposition Internationale de Dijon. 



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.E Ll\HE d'oK des PEINTRES EXPOSANTS PI. XXIX. 



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Croquis^ d'nprès un dessin de M. Henry Bonnefoy. 



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BOURGO 

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LIVRE d'or des PEtNTRES EXPOSANTS 

Médaille d*Or & Londres à l'Exposition des Femmes- 
de ses tableaux furent exposés. 

tiste s'est créée une grande réputation ; entre autres 
xécuté le Portrait du Docteur Woschetzki, puis le Por- 
r Hûmmel, qui tient une grande école de peinture à 
adonnoiselle de Boznauska fut-e]Ie sollicitée de toutes 
îr des leçons particulières, et elle eut comme élèves un 
(lames polonaises de Munich. Depuis i896, elle expos« 
ciétë IS'ationale des Beaux-Arts, à Paris. 
i de Boznauska, une étrangère, se présente comme por- 
re k part, tout à fait original : chez elle, point de feu 
urs, point de ces débauches criardes de tons, qui sou- 
ntres à effet modernes, sollicitent T^ttention du visiteur, 
parfois aussi vite qu'elle a été attirée; le coloris est 
5 avec quel art les oppositions de lumrêre et d'ombres 
onnant un relief et un caractère tj^piques k toutes ces 
te a su rendre si expressives. Talent supérieur dans une 
idemoiselle de Boznauska, qui parait parfois s'inspirer 
irdera pas à prendre dans la capitale, la place qui lui 
icritent ses remarquables efforts ». 
, elle a exécuté, à Paris, le portrait de M. Sainsère, 
et de Madame de Sainsëre. En 1901, au Salon, parais- 
t Portrait de Jeune Fille: cette dernière tuile appartient 
ifin, l'artiste a produit dans la Galerie Thomas une expo- 
de ses œuvres, qui réunit les suffrages unanimes de la 

olonaise, qui a rencontré de brillants succès en Autriche 
Mademoiselle de Boznauska, vient de réunir, à Paris, 
ses œuvres : Une vingtaine de portraits, de natures 
t d'augurer favorablement du talent de l'artiste. D'une 
ilité, ces toiles se reconomandent par une grande vigueur 
rendent plus que le simple modelé d'une physionomie; 
leVy elles traduisent quelque chose de l'état d'&me de 
a voulu représenter, c'est dire combien toutes cespein- 
lièrement suggestives. Voici un groupe de famille, qui 
s sa robuste simplicité, sans sacrifice au joli — conven- 
adeurs mondaines du blanc, du bleu et du rose : la 
leurant avec beaucoup d'intensité les têtes des deux 
nent groupées près de leur mère ; les personnages sont 
s ; on sent pointer, sous l'état défînitif. une ébauche 
iits, indiquant un dessin précis et vigoureux, montrant 
roir et apprécier les formes. D'autre part, la palette est 
e variété de couleurs, savamment opposées, laisse voir 
it se rendre un compte exact de la valeur des tons; 
d'un bel aspect; elle est originale et peu commune. Le 
fu?% malgré son aspect de grisaille, un peu assombri, 
i. Le Portrait de Monsieur Thomas est une œuvre saine, 
ttaquée, ferme d'assise, et cette jeune mère, tenant son 
ux, est bien typique... 

;s, vivement menées, on trouve de jolis coups de pin- 
i'énergie des physionomies ; révélant toute la science de 



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HORS CONCOURS (A 

leur auteur, ils témoignent de 
peintre a faites auprès des maiti 
contrastes, par séries de couleui 
autant dindications qui servent 
ses figures : aussi est-ce l'oppos 
les plus beaux effets d'harmonie 
élevés de Tart par des moyens s 
une artiste dans toute Taccep 
« coup de pétard />, naturelleme 
dire. Cependant à l'analyse mi 
ment dures ; ses noirs sont opa( 
ses personnages, l'influence un 
Munich. Que la sympathique a 
faire pénétrer des traînées infir 
qu'elle étudie les petites éclaire 
la richesse de ses pénombres, et 
plus de caractère, da côté sent 
brutale. Qu'elle se lance dans ce 
dépasser le but ; en donnant pa 
vite atteint une maitrise défini 
chander. 

L'eiposition de Mademoiselle 
ceux qui s'intéressent à Torigina 
être la digne émule de ses cor 
Billinska. Comme elle est encon 
ser. Si elle continue ti travailh 
quelques-uns de leurs précieux 
ses dons merveilleux de natur 
puissante originalité, l'avenir esl 
premiers à la signaler au public 

Mademoiselle de Uoznauska a 
position de la Société Polonaise 
jeune homme, saisi dans une p( 
l'artiste sait faire montre d'un 1 
de jeunes enfants, dépeints en i 
signification du groupe sont d( 
dignes du pinceau qui les a prés 

Au Salon de 1902, Tarliste 
d'un caractère tout à fait origin 
accessoires, le peintre recherche 
dire, semble s'attacher à fixer I' 
yeux, à saisir la vie intérieure c 
une certaine mesure : aussi sa j 
séduit par son côté artistique ( 
efforts artistiques du mai Ire Car 

Au Salon de 1903, on remarqi 
des Portraits, d'une marque or 
peintre, n Enfin au Salon de i 
note d'art si curieuse « dans u 
(ThommCy Portrait du Peintre ïï\ 
sentant autant d'œuvres suggea 



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184 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

hommes, assis devant leur alambic, sont prestigieusement éclairées; les 
détails des physionomies expressives sont poussés avec ce soin minutieux 
que le peintre montre en toutes ses œuvres. Le même artiste nous présente 
une fillette de la campagne, toute auréolée de la lumière de VÉté, portant 
avec force un fardeau au milieu des champs; l'éclairage de la figure et 
l'étude des radiations lumineuses, qui enveloppent la tête de l'enfant, sont 
d'ordre supérieur. Ce second envoi a son importance à côté du premier. 

En 190i, paraissaient Prière, puis au Salon de 1903, des envois conscien- 
cieusement étudiés : « La Femme au Baquet, œuwe magistrale, d'une belle 
précision ornée de détails significatifs; le groupe de personnages, mis en . 
pleine lumière, est d'une beauté réaliste troublante. La Jeune Française, 
vigoureusement posée au milieu de la verdure, ressort, captivante, sous le 
pinceau brillant et lumineux du peintre». Enfin, au dernier Salon (1904), 
figuraient Jeune Fille, Inquisition chez les Bouilleurs de crû. 

En dehors de ces Salons, l'artiste a exécuté un Panneau décoratif pour 
l'Hôtel de Ville de Paris, puis trois Plafonds pour THôtel de Ville de Châ- 
teau-Thierry (Aisne). 

M. Buland est Chevalier de i'ordre de la Légion d'honneur et Officier 
du Nicham; l'artiste est représenté au Musée du Luxembourg à Paris; 
plusieurs de ses tableaux figurent aux musées de Bordeaux, Le Havre, 
Carcassonne, Quimper, Caen et Douai. 



BIJRNAND Eugène, peintre suisse, Hors-Concours k la Société des 
Artistes Français, Sociétaire de la Société Nationale. 

Atelier : 4, rue Legendre,P8Lr\S'il^. 

M. Burnand est né à Moudon (Suisse), le 30 août 1850. Elève de 
MM. Menn et Gérôme, il cultiva particulièrement le portrait, le paysage 
et la peinture d'histoire. Parmi les principales toiles que le peintre ait 
exposées aux divers Salons annuels, rappelons : en 1881, la Pompe du 
Village; en 1884, Vieillesse de Louis XIV; en 1885, Taureau des Alpes ; 
en 1890, Descente du Troupeau : en 1891, Hauts Pâturages ; en 1895, 
LaFuite de Charles-le-Timéraire; en 1896, les Alpes Bernoises. « M. Bur- 
nand a su donner un aspect majestueux à ses Alpes ; le contraste des 
cimes neigeuses et des parties inférieures, bien vertes, fait grand effet. » 
En 1897, Retour de l* Enfant Prodigue ; en 1898, les Disciples : Cette toile 
a été achetée par l'Etat, pour le Musée du Luxembourg. « En ce tableau 
à grand efTet : Pierre et Jean courant au Sépulcre le matin de la Résur- 
rection, on admire la vie et le mouvement des personnages, ainsi que 
l'expression des physionomies bouleversées, traduisant l'inquiétude ; tous 
les détails bien fouillés impriment à cette toile beaucoup de caractère. 
Rappelons encore des Illustrations exécutées pour le Voyage du Chrétien 
par John Bunyan : en cette décoration très fine, les figures et les person- 
nages sont heureusement précisés au milieu de décors naturels, correcte- 
ment dessinés. >/ En 1899, paraissait V Homme de Douleur. 

En 1900, nous retrouvons M. Burnand aux Peintres, de Montagne : « 11 
nous décrit un versant des Alpes Bernoises, en une belle toile magistra- 
lement éclairée : on a là sous les yeux un effet de nature, puissamment 



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186 LE LIVRE d'or des PEINTBES EXPOSANTS 



BUYSSE, peintre belge, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 7, nie Coupure, h Gand (Belgique). 



C • 



CAPAIVES LotiiS'François, peintre français, Hors-Concours au Salon 
(1904). 

Atelier : 99, rue de \augirard, Paris^«. 

M. Cabanes est né à ToulouBe, daas ia Uaufe-Gavonne. Elève de 
MM. Jean-Paul Laurens et Léon Glaize, il fut surtout peintre orientaliste. 
Parmi les principales œuvres qu:il ait exposées aux divers Salons de la 
Société des Artistes Français, ,nous4^ppellerons, en 4896, un é|HSode de la 
fuite en Egypte : Virgo Matutina; en 1897, « une grande toile décorative, 
se rattachant à la partie mystique de la vie de la bergère de Domrémj : 
Jekanne d'Arc écoutant les Voix ; la scène se déroule au milieu d'un 
paysage d'automne^ on remarque Texpression tout à lait caractéristique 
de rhérolne devant Tange qui lui tend Tépée ». Cette toile acquise par 
l'Etat appartient aujourd'hui au Musée de Charleville. En 1898, parais 
sait Rêve de Gloire, mettant en scène un poète ; cette toile acquise par 
l'Etat est aujourd'hui au Musée de Montauban; en 1901, Marchand de 
Beignets arabes ; en 1902, le Repos de la Caravane, ^céne .du Sahara 
algérien, était récompensé d une Médaille de Troisième Classe et acheté 
par la ville de Paris : cette toile est aujourd'hui au Petit-l*alais. En 1903, 
la Grande Prière (fin de Ramadan à Biskra) était achetée par l'Etat, elle 
figure au Petit-Palais; enfin, au dernier Salon (I90i) Ton appréciait 
dans les Traînards de Iti Caravane « une toile d'une heureuse impres> 
sion, sous un éclairage de hine, harmonieusement suivi. » Elle se trouve 
actuellement au Musée de Montauban. 

Ancien é^ève des Ecoles des Beaux-Arts de Toulouse et de Paris, 
M. Cabanes fut lauréat de l'Institut pour le Prix Meuront, décerné à un 
jeune peintre ayant eu du succès dans les expositions annuelles. Ajou- 
tons qu'en 1901, M. Cabanes a été nommé officier de l'Instruction Pu- 
blique. 



CAMIÉ, peintre français, Hors-Concours au Salon de 1902, avec : L'Ap- 
proche de rOrage. 

Atelier : 84, Cours Tourny,. Bovdmâxx ((riroii4e). 



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188 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



HoRs-CoNcoDHs au Salon des Artistes Français, 
inneur et 3fédaille d* Argent à TExposition 

rue du Cherche-Midi^ Paris-lS^. 

, HoRs-CoNcouRs au Salon des Artistes Fran- 
ce Bochard'de-Saron, Paris-9®. 

tre français, Hors-Concours au Salon des 

rue Chaptaly Pari8-7«. 

Loudun, dans la Vienne, en 1855. L'artiste sVst 
LU genre du paysage. Parmi les principales toiles 
iivers Salons annuels, nous mentionnerons au 

Artistes Français : en 1886, Un Village en Lot- 
t au tsar Alexandre III ; en 1890, Jji Meuse à 
tejoie et Argenton, actnellementau Musée de Tu- 
mbre et Derniers rayons d'Automne, œuvres 
1895, En Décembre (Forêt de bouleaux au bord 
îcompcnsé d'une Médaille de deuxième classe 
Concours ; en 1897, « Le Fleuve, toile sjn- 
ur calme et majestueuse, avec l'épigraphe : 
i paysage » ; en 1898, La Rivière. Ces trois der- 
;nt à la ville de Paris. 

9sait au Salon de la Société Nationale le Petit- 
Château-Gaillard\ mais, en 1900, il revenait à la 
içais avec Journée Brumeuse sur les Bords de la 
[ tableaux que nous venons de citer, appartien- 
atale du peintre. Au Salon de 1901, paraissait 
it achetée par l'Etat, puis Domrémy patrie de 
1-Rosa a poétiquement représenté le village de 

verdure, au pied de coteaux, sur lesquels vient 
vue : la lumière y est d'une netteté parfaite et 
es détails, auxquels le peintre s'est complaisam- 
!, d'un bel effet, n'est pas de celles qui laissent 
uvenir de Jeanne d'Arc, qui s'y rattache. • 
a\on. Petit Bras de Seine; en 1903, «M. Carl- 
le toute pétillante de lumière : Entre Chatou et 
5 détails en sont précisés avec un art souverain; 
peintre a su s'attacher avec bonheur à ce petit 



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iî)0 LE LIVRE D*OR DES PEINTUKS EXPOSANTS 



CARO-DEL VAILLE, peintre français, Sociétaire de la Société Na- 
tioi>ale (1904) avec Ma Femme et ses Sœurs, toile acquise par l'Etat. 

Atelier : 78, rue Mozart, Paris-iB». 



CARM:rfU8-DURABr, PaésiDENr et l'un des Fondateurs de la Société 
Nationale, Directeur Je l'Académie de France, h Rome (Villa Médicis). 
(Voir Membres de l'Institut, page 21). 



CARPEIVTIER, peintre belge, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier: 53, ru^ Mont-Saini-Mar tin, sl Liège (Belgique). 



CARRIER-BBLLEUHE Pierre, peintre pastelliste français, Hors- 
Concours k la Société des Artistes Français, Sociétatre de la Société 
Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 3, boulevard ^erthier, Paris-!/®. 

Élève de M.M. Cabanel et Galland, l'artiste s'est spécialisé dans le genre 
du pastel. Parmi les principales œuvres, qu'il ait exposées au Salon, nous 
pouvons rappeler : en 1887, le Miroir cl Bonnet d'Ane (classe de l'Opéra), 
qui lui valurent une Mention honorable; en 1888, la Veitle d'un Débuts 
qui appartient ù M. SkaIKovski; en 1891, le Miroir de Pierrot, qui appar- 
tient à M. Paul Gervais ; en 1892, VArlequine, appartenant à Madame 
S. Berryer; en 1893, la Femme au Chut, appartenant à M. B. Stern, de 
New-York : Danseuse jouant aux Os^etrls ; en 1897, le Colin Maillard. 
acheté par un amateur belge ; en 1893, le Baiser de Colombine, apparte- 
nant à M. Lowenbach, de Paris; en 1901, la Crucke Cassée appartenant 
à M. Georges Petit. Parmi les œuvres, acquises parles Musées, nous rele- 
vons : le Miroir, acheté par l'État, pour Je Musée de Mai*seille; Dansetise 
attackant son Soulier, acheté par le Musée de Dunkerque ; le Bonnet 
d'Ane, acheté par la Société des Ami* des Arts de Mulhou^^e et apparte- 
nant aujourd'hui au Musée de cette ville ; Tendre Aveu, acheté en 1894, 
par la ville de Paris. L'artiste a, en outre, exécuté de nombreux por- 
traits, entre autres, ceux du Général Lamorelle, de M. Je sénateur CAov^/, 
du professeur Benjamin Bail, du Docteur Just Cliampionnère (Salon 
de 1901), de Mesdames Réjane. Legault, Lobstein. Rose Lion, etc., etc. 
Il est encore l'auteur du Panorama de Lourdes (1881), et du Panorama 
de Jeanne d'Arc (1889). 

« Le talent de coloriste de M. Garrier-lielleuse se manifeste sous les 
aspects les plus divers; avec set Danseuses, qui font l'objet de ses recher- 
ches particulières, il atteint une maîtrise hors de pair; ses Portraits de 
femmes ont toujours une fraîcheur de tons, une saveur de coloris toutes 
spéciales. » 



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HOHS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. 

M. Cariict-Belleuse, est le Président de la Société Int( 
Peinture et de Sculpture, dont les Expositions ont lieu, 
depuis plus de ^ingt ans, à la galerie Georges Petit ; le tal 
s'y est fait bien souvent apprécier. Par exemple, en 1898 
PoftraiU ravissants d'enfants, signé d'un nom bien conn 
Belleuse, qui continue toujours ces tons si doux, ce coloris 
qu'il obtient à l'aide du pastel. » Puis en 1899 : c Les Porti 
rier-Belleuse, à distance, offrent un puissant détaché : dai 
la lumière vient effleurer la chair, en rilluminant, l'artiste 
(re : le Portrait de Madame la Comtesse dtf Z...j originale 
surtout Je Portrait de ma Fille sont d'une facture supérieu 
santé iîHette est traitée avec quel soin jaloux ! L'artiste s'y 
surpassé. Les pastels de Danseuses ont toujoui*s grande f 
diesse des poses, Toriginalité des mouvements donnent à < 
ailistiquesiln cachet de premier ordre. » 

A l'Exposition de la Société Internationale, en 1900, « l 
lense, expose des portraits, d'une douceur d'esquisse, 
d'expression, d'une harmonie de couleurs, qui font de l'a 
maîtres pastellistes de notre temps. Le Portrait de Mada) 
Portrait de Lili, enfant joliment traitée avec son petit air 
des œuvres d'un cachet supérieur. Nous admirerons le jol 
Jevne femme Empire, si puissamment mis en relief par le 
chapeau, pour nous arrêter à celte Danseuse, où l'on peu 
diesse de la pose, la chaleur des tons du coloris, qui 
l'autre et se font valoir en une merveilleuse simplicité, 
d'un grand talent ». En 1902, M. Carrier-Belleuse expo! 
veilleux portraits, pétillants de vie, vigoureusement enlevé 
petites femmes lumineuses, représentant des sujets de 
ouverte, Porte fermée. En 1903, « voici toute une série de 
sentes avec son talent coutumier, par le président de la S 
M. Mangin, agréablement pastel lé, celui de Madame I. C 
figurant une jolie symphonie de tons blancs et roses. M. C 
nous séduit encore par la note d'exécution légère, douce 
ses portraits d'enfants ; Portrait de lAlie, Portrait de Jacq 
œuvres du plus charmant effet ». 

Si nous passons aux œuvres de l'artiste, présentées, ei 
années, aux Salons de la Société Nationale, nous pouri 
1902, « de belles études, ruisselantes de lumière, exposéeî 
pastelliste CarriBr-Belleuee. Le Portrait de Mademoiselle 
heureusement posée, est dune hai'monie correcte et le Pi 
lonist" Dressen est bien vivant. Ces deux œuvres marquant 
magnifiquement le talent de l'artiste ». Au Salon de 
y Etoile : « la pose est d'un équilibre renversaat, mais les , 
loris rendent la neige des tulles avec une légèreté incompi 
au dernier Salon (1901), l'artiste présentait, en peinture, 
jet : Devant la Glace : « la lumière, qui vient baigner le ch 
féminin, rend l'œuvre intéressante. Mais c'est surtout dan 
pastels que nous nous arrêterons aux envois de M. Carri 
maître du genre, dont le talent se montre dans tout s 
suite de prestigieux portraits, d'une exécution parfaite, 
fort sédnisaitt : Le Portrait de Madame C. est enlevé dan 



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192 LE Livre d*or des peintres EXPosANTti 

lante d'opposition de tons blancs et noirs; Ja merveilleuse précision, la 
légèreté des dentelles et tulles, constituent les accessoires de la toilette, 
indiquent un talent d'exécution hors de pair. Dans \e Portrait de Miss C, 
enfant gracieusement posée, le caracti'-re resplendissant de la toilette, la 
beauté et la vie du personnage révèlent le souci du peintre de parfaire 
toutes ses œuvres. Le Portrait de Madame B.. d'un captivant relief, nous 
montre une harmonieuse étude de tons blancs, dont l'artiste a su tirer le 
plus séduisant parti; c'est que M. Carrier-Belleuse suit très fidèlement les 
jeux de la lumière et les note d'une façon supérieure, en maître con- 
sommé. Voici un Portrait de M. A, V.y assis à son bureau et magnifique- 
ment éclairé; le Portrait de la petite Marguerite est encore un succès de 
plus pour l'artiste : ce petit bébé, tout de blanc vêtu, est saisi en une 
pose d'un naturel exquis. Enfin, à côté des portraits, nous relevons une 
œuvre, bien charmante à analyser, dénotant un effort artistique intéres- 
sant: nous admirerons dans Lassitude, une femme, joliment jetée, dont 
les formes se devinent sous une gaze légère : ce travail, d'un caractère 
tout gracieux et charmant, nous montre de quelle ampleur est susceptible 
le talent puissant et varié de l'artiste ». 

A l'Exposition Univeraelle de 1889, l'artiste remportait une Médaille 
d'Argent, qui le mit Hors concours aux Salons de la Société des Artistes 
Français; mais, depuis 1893, il est Sociétaire de la Société Nationale des 
Beaux-Arts... M. C.arrier-Belleuse a en outre obtenu une Médaille d'Or en 
Espagne, et est Chevalier de l'Ordre de Léopold (Belgique) : en 4900, il a 
été nommé Chevalier de la Légion d'honneur. 



CARRIÈRE Eugène, peintre français^ Sociétaire de la Société Natio- 
nale, O/yîc/er de la Légion d'Honneur, Hors-Concours comme Membre 
du Jury en peinture à TExposition Universelle de 1900, mais Grand- 
Prix dans la section de Lithographie. 

Atelier : i5, rue Hégésippe-Moreau, Paris-! 8«, le ven- 
dredi. 



CARTIER, peintre français, Hohs-Concolrs au Salon des Artistes Fran- 
çais. 

Atelier : 144, rue de Longchamp, Paris. 

CASTIGLIONE, peintre italien, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 4900. 

Atelier \ il, boulevard de Clichy, Paris-9«. 



CAUCHOIS, peintre français, Hors-Concours au Salon de 4904 avec : 
Maison à Louer. 

Atelier : 15, rue Grange-Batelière, Paris-9«. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 193 

CAVE, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : P, rue Victor-Considérant, Pari8-i4®. 

CHABAS Maurice, peintre français, Hors-Concours en 1904, avec : 
Devant les Etudes. 

Atelier : 3 Villa Sainte-Foy, Neuilly (Seine). 
CHABAS Pau/, Hors-Concours (Voir Prix du Salon, page 76). 



CHAIVTROIV, peintre français, Hors-Concours au Salon de 1902, avec : 
Feuilles Mortes, 

Atelier: 30, boulevard Delorme, Nantes (Loire-Inférieure). 



CHAPEROIV Eugène, peintre français, Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français. 

Atelier : 49, boulevard Rochechouart, Paris-18«. 

M. Chaperon est né à Paris, le 7 février 1858. Elève de Piis et de 
M. Edouard Détaille, il sacrifia tout de suite à la peinture militaire. 
Parmi ses divers envois aux Salons annuels, nous rappellerons: en 1881, 
Une Batterie, actuellement au Musée d'Avranches ; en 1884, le Convoi 
d'un Mobile, toile qui fut récompensée d'une Mention Honorable ; en 1885, 
la Répétition, appartenant à M. le Marquis de Barthélémy ; en 1887, la 
Douche au Régiment, qui valut au peintre une Troisième Médaille ; en 
1892. la Critique des Grandes Manœuvres, appartenant aujourd'hui à 
M. Bernard FranckjCollectionneur militaire; en 1894, le If ar^'cAa/ Masténa 
à la Bataille de Wagram, qui figura à l'Exposition universelle de 1900, et 
appartient à M. de Fels : en 1895, le Général Macard, acquis par M. Ha- 
nier; en 1897, « la Dépêche, petite notation militaire très claire, peu 
chargée comme personnages »; en 1899, \e Photographe à la Caserne, 
appartenant à M. Ch. Mendel, l'éditeur photographe bien connu ; en 1901, 
« M. Chaperon nous rend avec force un épisode de la mort du maréchal 
Ney, en une scène assez mouvementée : VOutrage. » En 1902, paraissaient 
Derniers Trophées, appartenant à M. Fouquet-Napar. Enfin, au dernier 
Salon (1901), Tartiste exposait if Mra^ puis la Chute de P Aigle — Water- 
loo (iSl^), 

En 1881 et en 1884, le peintre a fait une exposition particulière de ses 
œuvres à la Galerie Georges Petit. H a obtenu k l'Exposition universelle 
de 1889, une Médaille de Bronze, qui \e mil Hors-Concours. En 1893, Tar- 
tiste a été médaillé k l'Exposition universelle de Chicago. Enfin, M. Cha- 
peron est officier d'Académie depuis 1892. 

13 



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194 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 



CHARPIIV, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 
çais, Mention Honorable à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 13, quai Saint-Michel, Paris-S®, 



CHLIRTRAN, Hors-Concours au Salon des Artistes Français, Prix de 
Home (Voir page 52). 



CHAYliliERY Eugène^ peintre français^ Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français, 

; Atelier \ 11, rue Cyrano-de-Bergerac, Paris-i8«. 

M. Chayllery est né à Angers (Maine-et-Loire). Comme peintre, il fut 

élève de MM. Cormon et Busson. Parmi les principales œuvres qu'il ait 

produites, nous rappellerons, en 1890, un nu. Le Sommeil, puis successi- 

^ vement les Devoirs dans la Famille, La Leçon de Piano, L Exemple des 

l Mères, La Brodeuse, la Ijcçon de Lecture, Intérieur Parisien, Nouvellei 

de l'Absent. Jeune Mère, La Modiste, Une Petite Ouvrière Parisienne, 
Les Couturières Parisiennes, Femme rendant la Monnaie, Voilà comme 
font les Petites Marionnettes, etc., etc. 

Au Salon de 1899, paraissait « Le Petit Dessinateur, petit enfant, des- 
sinant sur sa table, heureusement éclairé »; en 1900, c la Ménagèrtt, re- 
présentant une étude d'intérieur, d'où le peintre a su tirer une note ori- 
ginale. » Au Salon d'Automne, en 1903, « VEconome et Comptes de la 
Journée, dénotent une bonne observation avec d'excellentes recherches 
d'éclairage. » 

Les œuvres du peintre, récompensées au Salon, ontétélesCowp^e^d^ la 

Journée (effet de soir), (1894), qui obtenait une Mention Honorable; puis 

La Première Education (effet de lampe), (1895), œuvre récompensée 

d'une Médaille de Troisième Classe, puis Un Intérieur Parisien (1^^"^)» 

y obtenait une Médaille de Deuxième classe, qui mettait l'artiste Hoi's- 

^ Concours. M. Chayllery remportait une Médaille de Bronze à l'Expo- 

f sition Universelle de 1900, puis une Médaille d'Or à l'exposition d'An- 

î gers. 

) Parmi les tableaux achetés pai* l'Etat à l'artiste, nous rappellerons 

; le Départ pouf l'Ecole, au Salon de 1898, puis Lojis Familial, au Salon 

L de 1902. 



CHECA, peintre espagnol, Hors-Concours au Salon des Artistes Français, 
Médaille d'Or à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 235, rue du faubourg Saint-Honoré, Paris-S®. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 



CniGOT, peintre français, Hors-Concours au Salo 
Bourse de Voyage (Voir page iOi). 



CHOCARXE-MOREAU, peintre français, 
des Artistes Français (1900). 

Atelier : 96, avenue des Ternes, F 



CHRÉTIEN, peintre français, Hors-Concours au 
çais, Médaille d'Argent à l'Exposition Universell 

Atelier : îi, avenue des Tilleuls, 



CHUDAXT, peintre français, Sociétaire de la So< 
Atelier : à Buthiers^ par Voray (H 



CLAIROî, peintre français, Hors-Concours au Sa 
çais. 

Atelier : 62, rue de Rome, Paris-8 



CLAUDE Eugène, peintre français, Hors Concouh 
Français, Mention Honorable à l'Exposition Uni 

Atelier : 57, rue Fontaine, Paris-1 



CLAUDE Georges, peintre français, Hors-Concou 
Voyage (Voir page 102). 



CîLAUS, peintre belge, Hors-Concours au Salon des 
ciÉTAiRE de la Société Nationale des Beaux-Arts. M 
sition Universelle de 1900. 

Atelier : A Astène (Belgique). 



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DES PEINTRES EXPOSANTS 



linire français, Hors-Concours au Salon 



mrd Lannes, Paris-i6«. 

né à Lisieux, dans le Calvados. Elèye de 
na surtout à la peinture d'histoire. Parmi 
aux divers Salons annuels, nous rappelle- 
>î, qui fut récompensée d'une Mention Ho- 
n 1872, le Vieillard et les Trois Jeunes 
:at pour le Musée de Bayeux ; en 4873, les 
3uvre qui valut à l'artiste une médaille, et 
s); en 1874, la Chanson de Roland; en 1876, 
tireurs du Hoche, actuellement au Musée de 
xadede Chouans, toile achetée pour le Mu- 
le la Raison ; en 1889, Messe des Morts dans 
lartient au Musée de Tunis ; en 1896, Louis 
ur la Fédération, et « En route pour le 
inale, pleine d'entrain ». Elle appartient k 

ur Breton; en 1901 le peintre reprenait « le 
ède : la partie importante du tableau réside 
lent construit, enchaîné sur le rocher, où 
lis une scène historique : Cavaliers de Ro- 
re, plein de souvenirs archéologiques. » En 
is Départ d'Emigrés. En 1903, M. Coéssin de 
ces d'une brillante imagination, en sa toile 
la forêt Enchantée, heureuse inspiration de 
>e : nous passons en pleine épopée merveil- 
ante de la chevalerie d'autrefois, où l'artiste 
coloris ». Enfin, au dernier Salon (1904), 
montrait brillant évocateur des légendes de 
^ Danois dans les Jardins d'Armide, qui rap- 
•echerches habituelles de l'artiste, lui ont 
mte étude de nus féminins, dont les corps, 
[lent aux types de l'éternelle beauté ». 
\ plusieurs autres toiles, telle, que Thésée et 
te au Musée de Lisicux; Ariane abandonnée, 
nt au Musée de Pau. 

exposition Universelle de 1889, une Médaille 
Concours ; une nouvelle Médaille de Bronze, 
sition universelle de 1900, où il exposait Le 
LU appartenant à M. Schweitzer. Il a remporté 
IS, un diplôme d'honneur & Rennes ; il a obtenu 
étrangers à lExposition Univereclle du Palais 
(in, M. Coéssin de la Fosse est Officier du 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. VI. 



M. 



Les Éclaireurs de Hockey d'après un tableau de M. Coessin de la Fosse. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. I 



COLRV Gustave, peintre français, Sociétaire de la Société ^ 
Beaux-Arts. 

Atelier : 17, rue Yictor-Massé, Paris-9^. U 
3 k 6 heures. 

M. Gustave Colin est né à Arras, dans le Pas-de-Cal 
T. Couture, l'artiste s'est adonné avec un égal succès, print 
portrait, aux marines, aux scènes de mœurs et aux table 
Parmi les œuvres qu'ait signées Tartiste. citons : Partie de 
rabie),qui parut auSalondesRefusèsen i863,et appartienta 
M. Bernard, à Arras; au Salon de 1869, Course de Navillo^ 
de Parages (Espagne). Cette toile fut achetée parTEtaten 
Musée de Pau ; au Salon de 1873, pai*aissait la Récolte de n 
qui appartient & M. Demont, à Paris; au Salon de 188 
PaS'de-Roland^ attira 'l'attention du jury et lui fit dècei 
tien Honorable : Cette toile est actuellement au Musée de 
Salon de 1881, Lamaneuse du Golfe de Gascogne fut ach( 
pour le Musée du Puy. En 1889, la Chasse de Diane parut 
centenaire : elle appartient à M. Demont, à Paris. En 
émigrait à la Société Nationale, et exposait au Salon Le Mi 
Gavarnie, puis, en 1893, La Procession de Notre-Dame de 
Fontarabie ; en 1895, un Cyclone en Mer ; en 1898, l'A 
appartient à M. Reyre, à Paris. 

. Au Salon de 1902, M. Colin exposait « une nombreuse i 
dont nous détacherons une marine aux tons sombres. Me 
le Pont d'Alcantara. paysage à oppositions violentes entre 
dans ce style spécial, particulier à Tartiste ». Enfin, au 
(1904), M. Colin présentait « une jolie physionomie dans u 
chie, Après la Lecture ^ puis une Gitane, robustement posé 
attrayant ». 

En dehors des toiles exposées aux divers Salons, citons i 
de Novillas à Parages (Guipuzcoa). qui appartient à M. le 
le Chemin Montant, qui figura à l'Exposition centennale e 
partient à M. Henri Rouart, à Paris : le Pont de Gèdre, qu 
M. Hazard, à Orrouy (Oise) ; Un Soir dans la Baie de Parai 
tient & M. Henri Houart et figura & l'Exposition centennale 
la Récolte du mafs à Uriage ; La Digue de Mer, qui appj 
comte Doria ; Vue générale de Parages, qui appartient 
à Biarritz ; puis toute une série de Portraits. Nous retiend 
plus remarquables : Portrait de Madame Colin-Vaast (1 
traits de Mesdames Hugo Dorian, Decker- David, Gustat 
Magnier; le portrait de M. Magnier, le portrait de Mons 
Paul : ce dernier, exécuté en 1889, figura au Salon de 18 
A TExposition Universelle de 1900, figurèrent : Un Ateli 
à Ciboure (Basses-Pyrénées), toile appartenant à Madan 
terie,pui5 la Vallée d*Urugne(p9Lys basque), au fond de lac 



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198 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

rentrée de l'Espagne, enfin La Procession de Notre-Dame de Guadalvpe, 
sortant de la cathédrale de Fontarabie, pour se rendre à TErmitage (Es- 
pagne). 

Outre les œuvres déjà citées, TEtat lui a acheté Messe du matin en 
Navarre (1882), qui figure au Musée de Clermont-Ferrand ; Marchande 
de Journaux des rues d'Arras (4892), qui appartient au Musée de Riom. 

Les villes d'Arras, de Pau et de Bayonne ont acheté au peintre plusieurs 
de ses œuvres ; l'Hôtel de Ville de Paris possède de lui un Panneau qui 
décore la Salle des Fêtes. Enfin, son tableau des Bohémiennes a été 
acquis, en 1901, pour le Musée du Luxembourg. 

A l'Exposition universelle de 4889, M. G. Colin obtenait une Médaille 
d'Argent, qui le plaçait Hors-Concours aux expositions de la Société des 
Artistes Français. Depuis 1899, l'art iste est Chevalier de la Légion d'hon- 
neur, et en 1904, il a été lauréat des Rosati. 



COLLRV Raphaël, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier : 6, Impasse Ronsin. Paris-15«. 

M. Raphaël Collin est né à Paris en 1850. Elève de Cabanel, il s'adonna 
au portrait, au nu et à la peinture décorative. Parmi les principales 
œuvres exposées par l'artiste aux divers Salons, nous rappellerons : 
en 1873, Sommeil, qui valut à son auteur une Deuxième Médaille et figure 
au Musée de Rouen; en 1874, Idylle, appartenant au Musée d'Arras; 
en 1876, Daphnis et Chloé, qui orne le Musée d'Alençon; en 1878, Por- 
trait de mon Père, puis Portrait du Peintre Grandhomme; en 1879 
et 4880, des Peintures décoratives, destinées au théètre de Belfort; 
en 1882, Idylle, toile qui fait partie de la galerie de M. Davis, à New- 
York ; en 4884, Eté^ tableau qui appartient à la Galerie Furstemberg à 
Gothenibourg (Suède) ; en 1886, Floréal, qui fait partie du Musée 
du Luxembourg, à Paris ; en 1889, Jeunesse, entrée dans la collection 
Anderson à New-York; en 1892, Au Bord de la Mer, toile qui fit partie 
de la collection de M. Ilayashi, h [Paris ; Portrait de Mademoiselle B. ; 
en 1893, Sommeil, appartenant à Madame Smith, à Passj; en 1894, 
Eveil, qni figura dans la collection Hayashi (Japon) ; en 4895, Portrait 
de Miss F, J. ; en 4896, Coin de Jardin, toile qui fit partie de la collec- 
tion Hayashi ; Anémone des Bots, qui entra dans la collection Clark, à 
New- York; en 1897, Intimité, appartenant èi Mademoiselle Romani; 
Biblis^ qui figure dans la collection Maillard, à Douai ; en 1898, Eté, 
faisant partie de la collection Lemée, à Paris; en 1899, un petit tableau, 
A la Campagne, Enfin, au dernitr Salon (1904) paraissait « un beau nu, 
écrasé de lumière, èi l'ombre de grands arbres : Silence^ puis le Portrait 
de Maurice C, enfant posé avec certaine crànerie ». 

L'artiste est un fidèle exposant du Cercle Volnej; parmi les dernières 
œuvres qu'il ait exposées, citons un certain nombre d'études de lemmcs, 
sous les arbres, une petite femme très suggestive, A la Fenêtre (1898), 
une Solitude (1899), qui appartient au Cercle Volney; enfin, en 1903, 
€ une figure de rêve : Dans le Parc, d'une douceur de lumière étonnante, 
puis une énigmatique Bohémienne ». 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. VII 



Les Politiques au Palais-Royal 
d*nprès le tableau de M. Coèssin de la Fosse. 



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HE NEW YORK 

JBLIC UBRARY 



ASTOR, LKNOA 
LDii.N l-OUJN DATION 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 199 

Citons encore Femme au Bairiy appartenant â M. Blondeau, ainsi que 
trois dessins qui figurèrent à TExposition universelle de 1900 : La Com- 
tesse Almaviva, Suzanne, Chérubin, M. Avice possède aussi deux dessins 
qui figurèrent à l'Universelle : Le Bain et La Source. 

En dehors des œuvres ci-dessus mentionnées, le peintre a exécuté, 
en i89i, deux Plafonds pour les foyers de l'Odéon. En 1893, il brossait 
un panneau décoratif ; La Poésie, pour le Salon des Lettres à THôtel de 
Ville de Paris; en 1897, Fin d'Eté était detitinée à la décoration des appar- 
tements du Recteur, & la Sorbonne; enfin, en 1898 et 1899, il exécutait 
trois Panneaux et un Plafond pour le petit Salon de TOpéra-Comique. 
Le peintre a, en outre, réalisé une illustration importante de Daphnie et 
Chloé (1888), Launette éditeur. De 1871 à 1889, il a encore exécuté un très 
grand nombre de peintures sur faïence, pour la maison Théodore Deck. 

La médaille obtenue par l'artiste, en 1873, au Salon de la Société des 
Artistes Français, mit l'artiste Hors-Concours. 11 a en outre obtenu une 
Médaille de Deuxième Classe, à Munich. Grand Prix à l'Exposition de 
Gand en 1896, il obtenait une Première Médaille à l'Exposition interna- 
tionale de Bruxelles, en 1898. Chevalier de l'ordre de la Légion d'hon- 
neur, en 1884, il a été promu Officier du même ordre, en 1899. Il est en 
outre Chevalier de l'Ordre Saint-Michel, de Bavière. 

Enfin, M. Haphacl Collin, professeur à un atelier d'élèves-damei au 
numéro 83 du boulevard Montparnasse, était Membre du Jury à l'Exposi- 
tion universelle de 1900. 



COMERRE, Hors-Concours au Salon des Artistes Français, Prix de 
Rome (Voir page 53). 



CORMON, Membre de l'Institut (Voir page 23). 



COSTEAU, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale des 
Beaux-Arts. 

Atelier : 17 bis, boulevard de la Saussaye^ à Neuilly 
(Seine). 



COTTBT Charles, Sociétaire de la Nationale, Bourse de Voyage (Voir 
page 103). 



COURAl^TT, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale des 
Beaux- Arts, Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 5 bis, rue Jadin, Paris-IT^. 



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200 LE LIVRB d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



COURSELLES-DUMONT, peintre français ^ Hors-Concours au Salon 
des Artistes-Français (1901). 

fouUn- de-Beurre, Paris-14e. 



RE de la Société Nationale des Beaux- 
Cadran, à Bruxelles (Belgique). 



çais, Hors Concours au Salon de la 
lÉTÂiRB de la Société Nationale des 



d Bineau à Neuilly (Seine). 

18 mai 1853, à Pusey, dans la Haute- 
donna au portrait, à la peinture d'his- 
rmi les principales œuvres que Tartiste 
annuels, rappelons : Dante et Virgile 
toile achetée par TEtat; Enterrement 
transpercera ton âme » ; puis, en 1888, 
cueillement; en 1893, Inquiétude Hu- 
Q 1897, V Amour au Banquet; en 1898, 
ire ; « beau morceau de peinture dont 
irage heureux» ; en 1899, Jeune Fille à la 
idame Sanders et de ses Enfants, 
idam et Eve : « Le sujet transposé à la 
; le peintre a su y planter de belles for- 
ons chauds, agréables à l'œil. On trouve 
8 accessoires de la scène: c'est un véri* 
[ue l'artiste évoque : la beauté des corps 
Te éclatante, édénique, d'un grand effet, 
âges de l'œuvre du peintre. > Au Salon 
âges, auréolés de lumière, ninibés avec 
itaine Sauvage ; enfin, au dernier Salon 
lit de M. R- C, en maillot rouge, vive- 
'«• A, M., d'une douceur d'expression, 
is nous nous arrêteront, surtout à Apol- 
ion, l'on est frappé par les accords d'une 
int les corps et leur donnant un puissant 
icieux tout poétique, où se retrouve le 

lortraits, par exemple, ceux de Madame 
% comtesse de Rochetaillée^ Madame Gau- 



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NCOURS (a. F.), SOCIÉTÉ 

î Bartet, de la Comcdie-Frai 
Ma^sinÇy Comtesse de Tar 
oishéhert. Monsieur Le Ban 
Monsieur Van Stettcn^ Monsi 
du Mesntl, etc. 
envoii au Salon, M. Courte 
n 4899, il présentait une Ji 
y véritable juive» ornée de i 
tionner d'une façon toute s 
ire noire, ressort sous un écl 
dessin très ferme, est vigou 
e bien naturelle. » En 1901 
is particulier du peintre doi 
i magistrale. > 
sente aux expositions des Fn 
r exemple, en 1898, il expc 
3loris bien frais, puis un Coi 
De bonne perspective, avec 
. » En 1899, il présentait un 
>n, réalisant un beau travai 
issi un assidu des expositioi 
l'en 1901, il y exposa le Po 
e très beau groupe, heureu 
ensemble, tout en étant très 
rt brillante et cette œuvre, 
respirant la vie, fait gran 
i, paraissait le Portrait d 
icate, exhalant un parfum 

X que le peintre ait exécutés 
le (de Regnard) et Figaro^ 
faurice, Saint Sébastien. 0\ 
isse, achetée par l'Etat, 
rtistes Français, le peintre 
me Deuxième Médaille en lé 
té Nationale des Beaux-Arts 
té ; M. Courtois est Chevalic 
•e de Saint-Michel. Second ( 
r, des Premières Médailles a 

;adémie Colarossi, le peintre 
boulevard Bineau, à Neuill. 
es, parmi lesquels citons Vf 
'1, Mademoiselle Schulzen, Ai 



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B>^^ 



fl DBS PEINTRES EXPOSANTS 



ançais^ Hors-Concours, Sociétaire de la 
la Légion d'Honneur. 

umont'Thiéoille, Paris-17®, le matin. 

n. H fut surtout peintre de marine et peintre 
les œuvres exposées aux Salons des Artistes 

en 1881, la Marche forcée en 1883, qui fut 
le peintre passait à la Société Nationale des 
hesian, qui fut acquis par la Ville de Paris ; 
p en Maçonnais. « M. Couturier s*est rappelé 
us, qu'il était Bourguignon; sa grande et 
Qterprète une scène vécue ; les tons du colo- 
L crus; mais tous ces vignerons travaillant 
été notés avec un soin scrupuleux ; tout est 
Ion qui fait que Ton croit réellement assister 
e toile, dont le sujet est emprunté à la réa- 
intérêt ; son caractère précis, documenté, lui 
rèi des amis des campagnards et de leurs 
, paraissait une toile, commandée par TËtat 

L'Escadre Française, venue de Cherbourg à 
e et salue les yachts impériaux russes (5 oe- 

Homme à la Mer ; enfin, au dernier Salon 

ni les œuvres du peintre, La Corvée d^Eau, 
ombreuses illustrations sur la marine, enfin 
las. 

oiles du peintre, telles que V Ecole des Tarn- 
aty La Marche forcée. Le Musée de Cahorp 
%nche à Bord; enfin, les Musées de Nantes, 
le palais de TElysée, possèdent des œuvres 
)n en serait trop longue pour que nous lesrap- 



D 



oRs-CoNcouRS au Salon de la Société des 
e Noire'Dame'des'Champs, Pari8-6«. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 203 

DAGNAN-BOUVERET, Membre de l'Institut. (Voir page 25). 



DAGIVAUX Albert, peintre français, Sociétaire (1895) de la Société 
Nationale. 

Atelier : 50, rwe Saint-Didier, Paris-16e. 

M. Dagnaux est né à Paris, le iO juillet i86i. Elève de Roll, le peintre 
cultiva un peu tous les genres, mais s'adonna surtout & laGgure,aunu,au 
paysage et au porirait. En 1883, il débutait au Salon ; parmi les princi- 
pales œuvres exposées par l'artiste depuis cette époque, nous rappellerons, 
en 1889, Quai aux Fleurs, qui obtint unt éîeniion Honorable et fut acheté 
par l'Etat pour le Musée d'Annecy. Lors de la formation de la Société Natio- 
nale en 1890, il compta parmi les premiers adhérents et fut nommé Associe'. 
En 1893, il exposait le Club des Pannes, qui fut acheté par un amateur de 
Rio-de-Janeiro (Brésil); P£fw6ac/^ de la Seine, acquis par l'Etat, appartient 
aujourd'hui au Musée de Cambrai; en 1895, il exposait UAne, un âne 
entre deux femmes nues, qui eut un grand succès et fut beaucoup repro- 
duit par la presse illustrée; Givie au Bois de Boulogne, Soleil couchant 
sur la Neige et Jardin du Général aux Invalides; l'artiste était élu Socié- 
taire de la Société Nationale. 

Au Salon de 1896, M.Dagnaux présentait toute une série de « jolis petits 
paysages, fînement faits : l'artiste aime les contrastes des couleurs, qu'il 
sait rendre avec naturel et une simplicité de tons remarquable ; ce n'est 
certes pas lui qui se perd dans la recherche des colorations à outrance, 
après lesquelles courent tant de nos peintres modernes. Les Blés sur la 
Mer et Les Peupliers, à Saint-Cast, sont bien indiqués et l'on éprouve un 
certain plaisir à les parcourir ». 

Au Salon de 1897, paraissait le portrait du peintre /.-/. Eousseau, 
en 1898, une étude'de nu, « une femme vue de dos, bien étudiée »; 
appartenant aujourd'hui au Musée de Lille; puis des paysages bretons, 
toujours intéressants : « La Route du Val-André, en particulier, est d'un 
pittoresque achevé. » En 1899, des vues de Paris ; en 1901, V Abside de 
Notre-Dame. En 1902, le talent du peintre était représenté par toute une 
série de portraits: tune Jeune Tourangelle; fort joliment tournée, a heureu- 
sement inspiré le pinceau de M. Dagnauxt. Au Salon de 1903, figurait le Por- 
traitde Ijouis Dumoulin, peintre delà Marine, et le Vieux pont de Mantes. 
Enfin, au dernier Salon (1904), nous admirions « des environs de Mantes, 
décrits avec leur caractère pittoresque par un peintre plein de sentiment : ces 
jolis Bords de Seine sont présentés sous des aspects variés (effet de soleil^ 
effet d'orage, effet de brouillard), qui font valoir la science et le côté . 
consciencieux du talent du peintre ; les Peupliers nous montrent un déli- 
cat effet d'automne, que le pinceau de l'artiile a adapté à un passage du 
poète Rollinat, et nous n'oublierons pas le Portrait de M. A. Humbert, 
d'une pose originale, heureusement trouvée. 

En dehors des Salons, M. Dagnaux est un fidèle exposant de la Société 
Internationale. C'est ainsi qu'en 1898, il présentait Brune et Blonde, en 
un éclairage artificiel particulier; en 1899, M. Dagnaux se faisait remar- 
quer par une vision claire de certains morceaux de Paris ; en 1900, figu- 



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^mwi 



204 LE LIVRE d'or DES PEINTRES B] 

raient < une suggestive étude de jeune femme, d< 

au 'gracieux visage ; puis un joli paysage, pris 

enfin, à TExposition de 1903, M. Dagnaux décrivai 

î la Seine, près de Mantes, mai! 

igiste consciencieux ; il présent 

simplement ravissantes : on j 

attitudes expressives, saisies 

X ». 

ne exposition particulière de 
xposition de 1900, le talent du 
ivalides ; l'artiste y obtenait u 
M. Dagnaux un grand nombr 
e, Thion de la Chaume^ Lente, i 
15 4on Usine, Leitner, de la C 
Uiuis Urgel, etc., dont plusie 
e pastels, la Côte de Genetain i 
Effet de Lampe, à M. Félicien C 
ger Marx, etc., etc. 
I. Dagnaux a encore été cha 
lécoration importante : LesJi 
B au lycée Fénelon ; il a encori 
Ion de M. Paquin. 



'ançais, Hors-Concours au S 
\ il, rue Saint-Simon, Par 

français, Hors-Concours ai 
: 38, rue Rochechouart, Pai 

nçais, Sociétaire de la Socié 
: iOy 7'ue Alfred'Stevens, I 

jRS au Salon des Artistes Fi 



içais, Hors-Concours au Saloi 
rExposition Universelle de 

: 113, boulevard Sainl'Mi 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 205 



DAUCHEZ -4 ndr^, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale 
des Beaux-Arts. 

Atelier : 14, rue Saint-Guillaume, Paris-Te. 

M. André Dauchez est né à Paris, le 17 mai i870. Il s'adonna surtout 
au genre du paysage ; séduit par le caractère triste de la nature bretonne, 
il s'attacha à cette dernière et trouva le succès en des toiles, exécutées 
en une n^anière noire, d'un genre tout spécial, mais imprégnées d'une 
poésie locale particulière. Parmi les œuvres les plus récentes de l'artiste, 
nous rappellerons : au Salon 8e i894, la « Cote Bretonney petit coin de 
falaise, bien rendu, sans trop de recherches et dans un ton de couleur 
très simple, qui n'exclut pas reffet; en 1896, le a Pèlerinage, apparte- 
nant aujourd'hui à M. Depeaux, à Rouen. La composition en est pleine 
de sentiment, dans une note mystérieuse; on voit des barques arriver au 
lieu du pèlerinage, pendant qu'un tout petit coin du ciel y projette des 
lueurs qui éclairent la sc^ne d'une façon très originale. » 

En 1897, à la Société la Liane, le peintre exposait « d'originales recherches 
de clair-obscur; en ses Pay^a^^^ marins, éclate le contraste entre un morceau 
du ciel bruni et un sol de grève laissé dans l'ombre, mais sur lequel vien- 
nent pourtant glisser des ricochets de lumière atténuée, émanant d'une 
éclaircie du ciel dans le lointain. • La même année, au Salon, l'artiste 
exposait « des toiles d'un caractère original : la Grève de l'île Tudy, pré- . 
sentée dans toute sa sauvage tristesse. Sous un ciel sombre, apparaît une 
plage de sable grise, sur laquelle vient finir une mer morne : du côté de 
la terre, quelques maigres touffes d'herbes, indices d*une pauvre végéta- 
tion. Tous ces tons, effacés à dessein, donnent un cachet bien personnel à 
cette œuvre ; sur ces lignes calmes, sur ces couleurs tranquilles, plane je 
ne sais quoi de triste, de mélancolique, qui vous fait, malgré vous, pen- 
ser à la triste renommée de ces parages, où tant de vies humaines ont 
sombré. Les Chaumières, plus éclairées, mais placées en pleine solitude, 
au fond d'une campagne nue et désolée, se détachent sur un ciel clair ». 
En 1898, € l'artiste nous faisait visiter Kérity etPen-Marc'h; Kérity.eiYec 
une masse sombre de maisons se détachant sur un fond de ciel illuminé; 
Pen-Marc'h au clair de lune : les toits des chaumières sont éclairés de 
curieuse façon par le pinceau magistral du grand artiste qu'est M. Dau- 
chez •. Mais son en.oi le plus important était les Brûleurs de Goémon, 
toile qui. achetée par l'État, orne aujourd'hui le Musée du Luxembourg. 
« La peinture de M. Dauchez est toujours d'un caractère élevé; elle n'est 
ni commune, ni banale. Même quand il s'attaque aux sujets les plus terre 
a terre, il sait si bien idéaliser son sujet, y amener l'apport de son grand 
talent que, tout de suite, à première vue, l'on s'arrête devant ses pro- 
ductions comme devant des manifestations d'un grand art; sa toile des 
Brûleurs de Goémon n'échappe point à cette loi générale. Les personnages 
du premier plan, portant le goémon au feu, sont pleins de vigueur; mais 
c'est surtout le paysage qu'il faut considérer : avec quelle habileté de 
mise en scène le peintre n'a-t-il pas su donner à sa toile un caractère 
impressionnant? Peut-on ne pas admirer la façon dont il a su disposer 



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206 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

d'ombre, disposer ici et l&ccs nuages qui, par 
lysage une lumière inégale, éclairant un petit 
, dans Tombre. Avec cette dissémination de 

Dauchez a produit une très belle œuvre qui 
nlcresse à la vie de nos populations mari- 
aîné par ses études antérieures vers un genre 
nîtrisc, sait jouer avec les vibrations lumi- 
i quelque sorte, le sens poétique..,» En 190i, 
l'Etal. 

s, le peintre a produit les Barques, toile qui 
lie à TËxposilion de Piltsburg, aux Etals-Unis, 
le Musée de Pittsburg. Citons encore Navires 

appartiennent à M. Rackzinsky, le Village, 

nstatait que la palette de M. Dauchez s'était 
ais on trouve toujours dans les œuvres du 
stes, qui servent èi asseoir des effets originaux 
ûts, Navires en Rivière. 

issaicnt la Plaine, puis Feu de Goémon^ qui 
lire à l'Exposition de Saint-Louis (1904), ainsi 
a au Salon de 1901. 

M. Dauchez continuait « à nous donner, en 
*us sur les paysages de la Bretagne, qu'il voit 
re ; nous nous arrêterons à la Vanne, qui fut 
t morceau de grève bretonne, se déroulant 
ure sauvage, sous un ciel gris, est d'un effet 
încore, du même artiste, Sous les Chênes : les 
lissantes indiquent un sérieux travail de re- 

fidèles exposants de la Société Nouvelle; à 
:é, en 1901, son talent était ainsi apprécié : 
mbre intense où il s'est plu longtemps. La 
jours un peu triste, mais le peintre excelle à 
Qlique de la nature bretonne, o\\ Chaumière, 
ous n'oublierons pas cette magnifique étude 

sein de laquelle s'avance un Troupeau, puis 
ent étagée par M. Dauchez, qui se tourne défî- 
» A l'Exposition de la même Société, en 1903, 
» de lumière, étudiées avec un art savant sous 
oignent des patientes études du peintre, des 
xécutées avec une simplicité de moyens éton- 
ion de 1904, « M. Dauchez éclaire de plus en 
près avoir étudié l'ombre, le clair-obscur et 
irrive franchement à la lumière vive, et il 
ëstria qu'il déploya en ses premières études 
t de suite l'attention sur lui. » 
îhez a obtenu une première Médaille à 
1 1900, avec de^ Ramasseurs de Goémons ; il a 
irgent à l'Exposition Universelle de 4900, i\ 

Médaille à l'Exposition de Munich, en 1901 . 



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HORS-CONCOUBS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 207 

DAUPHIN, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 63 rue Jouflroy, Paris-17«. 



DAVID-NHiLET Germain, peintre français. Sociétaire (1895), de la 
Société Nationale. 

Atelier : 218, faubourg Saint- Antoine^ Paris-12e. 

M. David-Nillet est ne & Paris, le 4 décembre 1861. Elève de M. Léon 
Lhermitte, le peintre se distingua au Salon de 1889, où il obtenait une 
Mention honorable avec une toile sentimentale : Chez GrancTMère, En 
1891, nous le trouvons au Salon de la Société Nationale, où il exposait 
Berger déplaçant son Parc, toile qui orne aujourd'hui le Musée d'Amiens ; 
en 1892, la Soupe était achttée par TEtat pour le Musée de Roanne. En 
1895, le peintre expose la Chanson du Marié, En 1896, paraissait VAveu, 
qui fut achetée parla Galerie Royale de Dresde (Allemagne); «la 
figure de Thomme est énergique et bien enlevée ; la femme est 
un peu plus effacée; mais il y a beaucoup de vigueur dans cette 
scène populaire. » Au Salon de 1897, figurait le Laboureur et ses 
Enfants, toile qui fut achetée par l'Etat et envoyée au Musée du Puy. Au 
Salon de 1898, le Benedicite, qui se trouve actuellement au Musée de 
Nantes, était ainsi apprécié : 

u Le Benedicite de M. David-Nillet est une étude de réalisme très forte; 
le peintre n'est pas de ceux qui s'efforcent de flatter leur peinture pour 
arriver au succès mondain ; en sa facture toute personnelle, 11 cherche à 
s'approcher de ce qu'il voit dans la réalité ; l'éclairage des figures est 
juste : la femme, debout, disant le Benedicite est remarquable d'atti- 
tude ; les personnagci*, bien étudiés, sont décrits, sans faiblesse, d'un 
coup de pinceau vigoureux, qui ne doit rien à personne. Le coloris est 
peut-être un peu rude, surtout, quand on le compare à celui qui sort de 
la palette léchée de beaucoup de nos peintres contemporains; mais on 
s'y habitue vite et l'on est obligé de reconnaître que l'artiste s'adonne à 
un genre, plein de force et de vigueur, avec lequel il arrive, depuis déjà 
plusieurs années, & d'intéressants résultats ». 

En 1901, paraissait V Adoration des Bergers, puis, en 1902, la Veuve, 
qui décore le Musée de Pau et fut ainsi apprécié, à son apparition : « La 
peinture de M. Ditvid-Nillet est un peu dure, se ressent du milieu où le 
peintre évolue cette année ; mais toutes ces pierres qu'il nous détaille, 
ont leur signification : la Veuve est une étude de bretonne, bien sugges- 
tive. )) En 1903, nous relevons à l'actif du peintre le Veuf, puis la Rue 
Ensoleillée, « où il a suivi la nature, sans l'amoindrir, » 

Enfin, au dernier Salon (1904), on admirait « la peinture solide et ro- 
buste de M. David-Nillet, dont le pinceau excelle à représenter les pierres 
des vieilles masures bretonnes, témoins des peines et des misères de la 
vie de leurs habitants {Mendiants, CAvtiugle) ; mais l'artiste s'attache 
aussi avec bonheur à la représentation typique des individus^ dont la 
vie rude est inscrite en caractères indélébiles, sur les traits des physio- 



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208 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

mt) ; ces toiles, d'une franche et belle ob- 
salisme, sont suggestives; elles mettent en 
ns constantes de leur auteur, qui, en ob- 
s de la réalité, cherche à les décrire, sans 
jue douloureuse, tels qu'il les voit et les 
pas aimer la peinture de M. David-Nillet, 
e, d'où le sentiment d'ailleurs n'est pas 
itées plairont aux amis des choses vécues ; 
iscuter, c'est la sincérité de l'artiste, qui, 
•e, conserve à ses œuvres le caractère et le 
îssins, nous relevons encore le Portrait de 
lent détaillé, où éclate toute la conscience 

i les toiles réputées de l'artiste : Maternité, 
m ; puis VAteulej qui appartient au Musée 

;, M. David-Nillet remporta de nombreux 
à Amiens, en i892, une première Médaille 
i d'or à Rouen, en 4897 ; ses succès ne fu- 
îr : c'est ainsi qu'en 4892, il remportait à 
s en 4899, une autre Médaille d'or à Âms- 
. David-iNillot a obtenu une Médaille d^Ar- 
de 1900. 



!ais. Sociétaire de la Société Nationale 
►mme Membre du Jury h T Exposition 

n, Rhayadery Radnorshire (Grande- 
, Pemhridge-Crescent, a Londres. 



fiçais, HoRs-CoNGOURs au Salon des Ar- 
nse h rExposition Universelle 1900. 
ue Victor-Huyo, Paris- 16«. 



DHARDOX, peintre français, Uors- 
ranyais (1901). 

ouvelle, îi Pantin. 



is, Hors-Concours au Salon des Artistes 

laulaincourt, Paris-iS®. 

S à Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, 
Lis-Duran et Henner. l'artiste s'adonna sur- 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. VIII. 



M. David-Nillet, peintre français 
Sociétaire de la Société Nationale. 



La Soupe 
d'après le tableau de M. David-Nillet. 



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Hors-concours (a. f.), sociétaires (s. n.) 209 

tout aux sujets modernes et agrestes ; il cultiya la peinture et l'aquarelle. 

Parmi les principales œuvres que l'artiste ait exposées aux divers 
Salons annuels, nous rappellerons : en 1886, les FoinSy toile qui valut 
une Mention honorable k son auteur; en 1891, la Noce; en 1892, Fa- 
miUCy Travail, Exercice et Repos (localités de la vie moderne) : en 1895, 
a Honneurs Publics aux Enfants studieux. — Fête municipale ». Ces 
deux derniers panneaux étaient destinés ^ la décoration de la Salie des 
Fêtes de la mairie de Maisons- Alf or t. Nous assistons à une distribution, 
faite à la campagne, en plein air et par un beau soleil. Le sujet en lui- 
même n'a rien d'extraordinaire ; mais le peintre a su éviter les écueils, 
inhérents k la banalité du sujet, en introduisant de la variété dans les 
phvsionomies, dans les poses des spectateurs, jeunes et vieux. Grâce à 
cette variété d'expressions qu'il a su trouver pour ses dilTérents person- 
nages, grâce aussi aux effets de lumière étudiés qu'il a su semôr dans son 
tableau aux bons endroits, l'artiste a réussi à jeter de l'intérêt sur cette 
toile, devant laquelle l'on s'arrête volontiers ; en 1896, Pêcheurs de Nuit, 
toile récompensée d'une Troisième médaille; en 1897, la « Sente des Fon- 
tainelles, petit tableau, clairement illuminé » ; en 1898, la Récolte des 
VarechSy œuvre récompensée d'une Médaille de deuxième classe, qui mit 
VsiTiisit Hors-Concours. Oette toile fut achetée par l'Etat, pour le Musée 
de Gray. 

Au Salon de 1900, le talent du peintre était représenté par une toile 
minuscule, un petit paysage au bord de la mer, orné de coquelicots et de 
fleurs des champs au premier plan; l'ensemble en est savoureux, digne 
de fixer l'attention des amoureux de la campagne. » Au Salon de 1901, 
paraissait « un Bouquet d'Ormes, fortement décrits en une atmosphère 
pleine de lumière; les silhouettes majestueuses des arbres se dressent au 
bord de la mer bleue en un effet saisissant. » Au Salon de 1902, le peintre* 
exposait les Pins, puis en 1903, La Verdelière aux Iles Chausey, « où il 
dépeint une belle scène de travail en plein-air, rendue avec force, et la 
Mare de Bouillon, effet de nature impressionnant : de grands arbres pro- 
filent leur profonde tristesse sur ce coin mélancolique décrit avec émotion, 
dans une note calme, par le pinceau du peintre. » Enfin, en 1904, son ta- 
bleau A la Bichette était acquis par l'Etat. 

Depuis 1881, M. Debon expose des aquarelles, représentant surtout des 
paysages et des vues de Paris; aussi la Ville de Paris lui a acheté huit de 
ces aquarelles, consacrées à Paris ; le Musée Carnavalet possède une 
aquarelle de cet artiste et le Musée de Nice, une peinture. Le peintre a, 
en outre, exécuté des travaux de décoration, pour la grande salle de l'an- 
cienne mairie de Maisons-Alfort (Seine). Il a fait, à Paris, d^ 
expositions particulières de ses œuvres, en 1887, en 1888, puis en 1896. 

L'artiste a obtenu plusieurs récompenses aux Expositions de Caen, 
Morlaix, Alençon, etc. Une Mention Honorable\m a été accordée à l'Expo- 
sition Universelle de 1900. Ofiicier de l'instruction publique, le peintre 
s'est voué à l'enseignement; il donne des leçons particulières d'aquarelle: 
il prend des élèves â son atelier, à Paris, et aussi à la campagne ; car, 
pendant l'été, il séjourne à Carolles (Manche). 



14 



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âlÔ Lfi LIVRE D^OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



DÉCASnS, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 
çais. 

Atelier : iO, quai du Canal, à Marseille (Bouches du- 
Rhône). 



DECOIVIXCK, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille de bronze k TExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 25, rue Voiture, à Amiens (Somme). 



DELACHAUX, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 20, rue Durantin, Pari8-i8«. 



DELACROIX Henry-E,, peintre français, Hors-Concours au Salon des 
Artistes Français. 

Atelier : 22, rue de Douai, Paris-9«. 

M. Henrj Delacroix est né à Solesmes, dans le département du Nord. 
Elèye de Cabanel, l'artiste s'adonna surtout à la représentation des 
figures. Parmi les principales œuvres, exposées aux divers Salons de la 
Société des Artistes Français, rappelons : en 1876, les Atfçes Rebelles, 
toile, récompensée d'une Médaille de Troisième Claêse, et achetée par l'Etat; 
en 1877, Prométhée et les Ocëanides, tableau, actuellement au Musée de 
Cambrai ; en 1882, Orphée et lès Bacchantes ; en 1884, le Compromis des 
Bourgmestres (Bruxelles), qui figiu'e au Musée de Bruxelles; en 4888, la 
Chute des Titans, aujourd'hui au Musée de Valenciennes ; en 1889, Salut 
au Soleil! Cette toile achetée par l'Etat valut à TaiHiste une Médaille de 
Deuxième Classe, qui mit le peintre Hors-Concours à la Société des 
Artistes Français; en 1890, Mouettes et Vagues; en 1892, VHeure 
Enchantée; en 1894, la Lutte pour la Vie, œuvre faisant partie du Musée 
de Clermont; en 1896, la Poésie Guerrière; en 1898, « Fuyant la Vague, 
dont on admire les tons mousseux » ; en 189!), « Le Corps de saint 
Julien, transporté par les Vieillards, œuvre intéressante, représentant 
une forte étude, où le peintre a introduit une partie symbolique, d'un 
grand effet décoratif »; le Portiail de Madame P. G. D., qui figura à 
l'Exposition Universelle de 1900. 

Au Salon de 1901, paraissait un petit tableau religieux : le Rêve de la 
Vierge; « on admire la belle lumière, répartie sur la portion supérieure 
du tableau : le pei*sonnage aérien, divin, discrètement indiqué, comme 
une figure de rêve, sert à mettre en relief le personnage de la Vierge et la 
scène, tout en restant d'une douceur haru]u>nieu8e, y gagne en puis- 



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faORS-CONCOURS (a. F.) 

ftance. > Au Salon de 1902, figurait i 
1903, le Soir en Lauraguais, « nous 
moutons au milieu d'une campagne \ 
dernier Salon (1904), paraissait la Pr 

M. Delacroix termine en ce momen 
de l'Hôtel de ville de Solesmes (Nord 
Théâtre de Calais. 

Le Musée de Cambrai possède enco 
L'artiste a décoré la coupole de TEgl 
louse (50 mètres) ; puis l'Eglise de Sa 
a exécuté neuf tableaux pour l'Eglise 
décoré l'Eglise Saint-Joseph^ à Albi. 

M. Delacroix a obtenu une Médaii 
selle de 1889 ; il fut fait Chevalier de 
l'Exposition de Chicago. L'artiste est 
dant dix ans les cours de peinture et ( 
de Valenciennes. EnGn, il a formé au 
marquantes a été Madame Pauline D 
sidente de l'Union des femmes Peinti 
au Salon de 1894 et une Médaille de 
de 1900. 



DELAHAYE^ peintre français, Hors 
Français. 

Atelier : 55, rue Capron 



DELAÎVCE, peintre français, Sociéta 
Beaux-Arts, Médaille d'Argent à l'Expi 

Atelier : 240, rue de Va 



Mademolfiielle DEL.ASAL.L.E, pei 

Salon des Artistes Français, Médaille i 
Associée (1903) à la Société Nationale. 

Aux renseignements déjà donnés si 
de Voyage^ page 105, nous ajouteronî 
en décembre 1901, un Portrait de . 
mathématicienne, alors au déclin ( 
vrier 1902. Le portrait fut exposé à 
pour son Musée ; c'est encore au Mu 
des gi*ands chevaux à V Abreuvoir, c 



DELOBBE, peintre français, Hors-Con 
çais, Médaille de Bronze à rExpositioi 

Atelier : 27, rue d'Alési 



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Qoo^ç: 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIBTAI] 

En 1892, paraissait Abel, tableau acheté par V 
Luxembourg, puis Jeunesse, qui passa dans la c 
maire de Douai. En 1893, Don Quichotte étail 
de Melbourne. En i897, M. Demont t dans . 
représentait Adam et Eve, perdus au milieu d'u 
bouleversée ne laisse surgir de toutes parts que 
retrouve dans cette interprétation, quelque chose 
et ce petit tableau fait grand effet. » Le Camp de 
est aujourd'hui au Luxembourg. 

En 1898, l'artiste exposait au Cercle Volney 
ginales : Les Pauvres Maisons, décrites par u 
gnifique, constituent un délicieux nocturne ; 
santy par temps sombre, s'échappe toute la po 
toiles, placées sous un jour un peu obscur, a< 
d'une lumière qui s'enfuit, sont remplis d'un gran< 
au môme Cercle, le peintre exposait « des Orani 
paysage du Midi, un Chemin, qui rentre dav 
habituelle de l'artiste, avec des tons gris, rép; 
étendue de pàvsage, pris sous un ciel chargé, 
serpentant k l'inÛDi entre les champs. )> Au i 
montrait un peintre de l'atmosphère; il nous i 
considérable du ciel, vis-à-vis d'une toute petite él 
la terre. Soleil Couchant sur la Mer attire l'attenti 
nuages rouges, qui entourent l'astre à son déclin :oi 
cet artiste un souci constant de rendre impr 
prisdans la nature et rendus avec une grande sira 
donnent-elles toujours l'impression d'un spectac 
que sous ce feu d'artifice en couleurs pourpre, ( 
la mer étend ses replis assombris avec une netteté 
ordinaires. 

En 1900, nous retrouvons M. Demont au Cercle 
ainsi apprécier : « M. Demont s'attache à des ef 
ture, où il met parfois une grande puissance ; il s 
des éléments et faire voir avec un relief saisissant 1 
auprès d'eux. Les sujets qu'il choisit possèdent un 
l'on admire sous ce titre : VEnigme, une falaise d 
jestueuse, doucement éclairée par une lumière w 
ment suggestif de trois éléments mystérieux, emp 
femme, ô lune, à mer, vous serez une énigme éteri 
toute philosophique à cette œuvre, dont l'effet r< 
autre genre, le Vieux Manoir,' esi dépeint sous un 
pression mélancolique, de tristessse funéraire, sen 
antique demeure, qui a vu se succéder plusieurs j 
et reste comme un lambeau oublié du bon vieux t 

La même année, au Salon, « M. Demont s'attacl 
Plage du Nord^ sous des effets recherchés de luni 
montée d'une atmosphère nuageuse, que transperc( 
rouge&tres illuminent toute la scène. L'effet d'ens( 
de la répartition du coloris, est assez curieux ; p( 
su traduire sur sa toile, la grandeur imposanteet 
tains effets de nature, devant l'immensité de lami 



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{ DES PEINTRES EXPOSANTS 

aissait une c< Rue de Wissantj d*une grande 
un sentimcnl triste et sombre, que le peintre 
année, au Salon, a M. Demoni sait présen- 
Qe, qu'il déroule en merveilleux panoramas 
Mont en Val est une toile, dont les premiers 
i^ fourmillent de détails, tandis qu'au fond, 
; ou moins embrumées. Le contraste, vigou- 
ette toile un air de grandeur imposante. Les 
ne, nous montrent encore un beau panorama 
ent d'une maison, sur laquelle vient tomber 
çoit, finement dessinée, une échancrure qui 
Ce tableau, comme le précédent, redit d*une 
r de la nature », 

lit Soir Orageux et Tempête de Neige; à l'Ex- 
gurait un petit tableau, d'un intérêt gran- 
usement poussés : la Mer du Nord ; en 1903, 
ly, nous trouvons a un tableau, d'une majesté 
le du peintre : Brumes du Sotr, puis Nuit 

année, au Salon, M. Demont était ainsi 
jn peintre qui, dans ses toiles, cherche tou- 
sophique élevée : c'est ainsi que la petitesse et 
-vis des éléments éclatent dans V Enigme, où 
iture volcanique tourmentée^ au milieu de 
Biu bord de la mer par le croissant de l'astre 
oile, où l'aquilon souffle avec violence, cour' 
bres, inclinant vers la terre le corps |d'un 
Le avec le terrible Vent de Mer. » 
1904), le talent du peintre était représenté 

d'un sentiment délicat, par la Tentation sur 
vocation, où ressortent mille détails, mon- 
>ute la richesse de l'imagination de l'artiste ; 
qui se dessine aux yeux du Sauveur, on est 
lu décor, par la somptuosité de la scène, que 

aux pieds de Jésus. » 

tableaux, M. Demont a en outre peint un 
le de Paris, représentant le Jardin de Cluny. 

de 1889, figuraient neuf des tableaux du 
T en Flandre, les Fiançailles, Village Mari- 
nps, le Vieux paysan, la Briqueterie, laNuif, 
^daille d'Or de première classe. A l'Exposi- 
'artiste obtenait une nouvelle Médaille d*Or, « 

proposé pour un diplôme d'honneur : Son 
sez complète, le peintre y ayant réuni les Da- 
ame bistoHque est rendu dans toute sonhor- 
ise; Eurydice f Eurydice!; V Hymne au Soleil; 
sages aux effets variés, les uns doux ou mé- 
mérites et le Lever de Lune en Hieer, toile qui, 
î au palais de l'Elysée; d'autres, terribles, 
sants comme La Nuée, 

ne furent pas, à l'étranger, moindres qu'à 
i des connaisseurs, lui valurent une Médaille 



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HOBS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 215 

d'Or à l'Exposition Universelle de Munich en 1890» une Médaille d'Or à 
TExposition Universelle d'Anvers en 1894. 

En 1890, M. Demont était élu Membre du Comité de la Société des 
Artistes Français; en 1891, il était nommé Chevalier âsins Tordre de la 
Légion d'honneur ; en 1892, Chevalier de Sainl-Michel de Bavière ; en 
1893, Officier de Santiago du Portugal; en 1895, Officier du Nicham- 
Iftikar II est encore Chevalier de l'Ordre de Léopold, de Belgique. Le 
peintre est en outre Président de la Commission des Beaux -Arts et du 
Musée de Douai ; il est Président de la Société des Amis des Arts, de 
Douai. Enfin, comme professeur, il a formé de nombreux élèves, parmi 
Usquels nous pouvons citer : Georges Maroniez, Feroand Stiévenart, 
Henri Duhem, Madame Marie Duhem, Félix Planquette, Paul Willame, 
Valentine Pepe, etc. 

Madame DEMOXT-BRETOIV Virginie-Elodie peintre français, 
Hors-Concours au Salon des Artistes Français. 

Atelier : à Wissant (Pas-de-Calais). 

Madame Demont-Breton est née à Courrières, dans le Pas-de-Calais, 
le 26juillet 1859. Elève de son père, M. Jules Breton, Membre de l'Insti- 
tut. elVe cultiva un peu tous les genres, mais s'adonna surtout aux études 
de personnages, aux marines, aux sujets de genre et d'histoire. Le 7 fé- 
vrier 1880,elle épousait le paysagiste Adrien Demont; cette mémeannée,elle 
débutait au S^lon avec deux toiles, qui attirèrent l'attention du jury et valu- 
rent, à leur auteur une Mention honorable. En 1881, Y^Femméi du Pêcheur 
était récompensée d'une Médaille de troisième classe : cette œuvre appar- 
tient aujourd'hui au Musée d'Amsterdam. En 1882, paraissait laFamt//f, 
qui appartient an Musée de Douai; en 1883, la P/a^e, actuellement au Mu- 
sée du Luxembourg, était Tëzom^QTi^èe&'xxTie Médaille de Deuxième classe. 
En 1884, paraissait le Ca/m^, toile qui se trouve aujourd'hui au château de 
Chasstnpierre, dans la Galerie de M. de Châtelperron. En 1885, le peintre' 
exposait les Loups de Mer, que l'on peut voir au Musée de Gand (Belgique) ; 
en 1887, le Pain, tableau entré dans la Galerie Waldo, à New- York 
(Etats-Unis) ; en 1888, les Jumeaux, qui font partie de la Galerie Sidney 
à New- York ; en 4889, L'Homme est en Mer, toile aujourd'hui placée dans 
la Galerie Walker. à Minneapolis, aux Etats-Unis. 

En 1890, sous ce titre: Au Jardin, Madame Demont-Breton exposait les 
portraits de ses enfants; en 1891, paraissaient le Af^ii>, tableau qui entra 
dans la Galerie Wannemaker, à New-York, puis Giotto, qui fait partie de 
la Galerie Sedelmeyer, à Paris. En 1892. l'artiste signait la Trempée, quî 
appartient à la Galerie Waldo, à New«Vork, puis Jeanne d'ArcàDomrémy, 
toile de la Galerie Fontaine-Flamentà Lille : en 1894, Jean-Bart enrôlant 
ses Matelots, qui décore aujourd'hui le Musée de Dunkerque, puis Fils de 
Pèoheur, qui passa dans la galerie Ballantine, à New- York ; en 1895, 
Stella Maris^ acquise par la Galerie Waldo, à New-York ; en 1896, le 
Colombier d^Jza, toile de la Galerie Maréchal, à Paris. 

En 4897, c une jolie scène : A l'Eau, était traitée par la vaillante ar- 
tiste avec le talent, si personnel qu'on lui reconnaît ; une femme de 
pécheur, portant sur l'épaule un enfant et donnant la main & un autre, 
plus Agé, les entraîne au bain, avec une vigueur d'tfllure et un entrain, 
que ne semblent point partager nos futurs marins. On y remarque surtout 



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)R DES PEINTRES EXPOSANTS 

nts, de celui que l'on entraine un peu malgré 
)etit, qui se cramponne à l'épaule de sa mère. » 
lar le Musée d'Anvers (Belgique). En 1898, son 
l acheté par l'Etat : il figure aujourd'hui au 

mt-Breton présentait à l'Union des Femmes 
figure, d'une énergie particulière : Fanatisme, 
X, digne du pinceau de l'artiste ». Au Salon pa- 
îlevé d'un coup de pinceau vigoureux. L'artiste 
DUS intéresser à la vie du pauvre pêcheur des 
lUant à la recherche du poisson incertain que 
en se retirant : c'est au bas de l'eau, qu'il va 
î son filet peut lui permettre de prendre. Le 
m ciel tout noir, près d'une mer soulevée, qui 
contraste, fortement poussé, souligne l'inten- 
lans le commentaire du texte, qui a fourni à 
1 très beau développement ». 
ait «une étude de plein-air, Première Audace ^ 
d peintre de la mer qu'est Madame Demont- 
; son élément favori ; l'on se plait à admirer 
d'écume, dont les vagues viennent rouler leur 
ux pieds de deux bambins, qui se disposent, 
lents, pris sur nature, à prendre leur premier 
; vigueur, est d'un grand effet. » La même 
fnion des Femmes-Peintres, nous retrouvons 
anatisme, sujets d'une impression saisissante 
1 méticuleuse, qui est l'un des caractères les 
Madame Demont-Breton >. 
ame Demont-Breton, a de son pinceau net et 
ite toile, toute sentimentale^ d'un caractère 
discrète, pleine de pitié, que Ton y trouve au 
: de cette scène de désolation s'échappe, cer- 
on psur les malheureux, dont le foj^er est ruiné 
le, pleurant debout, au milieu de ruines, au 
d'un caractère grave, imposant, auprès d'une 
it pétiller dans l'Atrc^ pour nous montrer que 
1 Flamme peut Renaître. Le second envoi du 
ieux, d'une conception originale, rappelant le 
étails dans l'exécution : Etoile du Matin. Ces 
IX pendants, dignes l'un de l'autre, dignes de 
signés. » 

Méduses Bleues, toile placée dans la galerie 
is, puis Portrait de ma Fille Eliane; au Salon 
itre était ainsi apprécié : « Madame Demont- 
, avec un égal succès, aux gens de mer; nous 
Barre y dont la figure, énergiquement brossée, 
uis Graines de Mer, charmantes fillettes, pré- 
me de mouvements, au milieu de l'eau qui les 

1904), le talent du peintre était représenté par 
teau de Noël. 



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HORS-CONCOURS 

A TExposition Universelle 
nait une Médaille d'Or de Pr 
le talent de l'artiste était rei 
VEau bleue. Aima Mater et ( 
Médaille d'Or à TExposition 
daille d^Honneur à l'ExpositJ 

A une carrière, aussi brilla 
ne devaient pas manquer : Ma 
de la Légion d'honneur, Cheva 
Iftikar, etc. L'artiste est en 
d'Anvers (Belgique); pendant 
Femmes Peintres et Sculpt( 
d'Honneur; elle est en outre 
et de TAlliance Septentrional 

Madame Demont-Breton ] 
lais). 



DEMOIVrS, peintre français, 
Français. 



Atelier : 63, rue 



Maurice DENIS, peintre franco 
Salon de 1902). 

Atelier : 59^ ru 
(Seine-ct-Oise 



DESBROSSES, peintre françi 
Français, 

Atelier : 66, rue 



M. Jean Desbrosses est né 
Ghintreuil, il étudia d'abord 
un tableau de genre, les Fo 
donnait au Salon de 1863, la 
de Lille ; au Salon de 1865, 
Pont-de-Yaux, dans l'Ain : 
Lierre, appartenant à M. E. 
appartenant à M. Marécha 
d'Ecole, qui fait partie de la ( 
la Femme au Scarabée, qui i 
gnard, du Salon de 1870, a] 
Berger, du Salon de 1872, fa 
Faneuse au Repos, du Salon 

A la mort de son illustre i 



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218 LE LIVRE d'or DES PEFNTRES EXPOSANTS 

quitta ses paysanneries, pour s'adonner au paysage et au plein-air ; 
en 4875, il exposait au Salon, les Bords de la Semoy, toile qui figura à 
l'Exposition Universelle de 1878, et fut alors achetée par la loterie de 
l'Exposition. Au Salon de 1876, paraissait le Rocher des Commères, appar- 
tenant à M. Desfontaines; au Salon de 1877, le Mont-Noir (Jura), appar- 
tenant à M. Bernard, d'Arras; au Salon de 1878, la Vallée du Chaielard, 
achetée par M. Henri Faure, de Lille, puis le Che'ran (Savoie), apparte- 
nant à M. Dueios. A TExposition Universelle de 1878, figurait : Les Fonds 
de la BourboulCj toile appartenant à M. Bannier. Au Salon de 1879, pa- 
raissait La Càfe du Tarlaret, aujourd'hui au Musée de Tarare. M. Des- 
brosses exposait, au Salon de 1880, Dans les Montagnes, actuellement au 
Musée de Valenciennes, puis Mont-Dore-les Bains, acheté par le Musée 
de Lille. En 1881. le Musée de Glermont-Ferrand achetait Les Gorges du 
Chaix (Puy-de-Dôme), le Musée de Lille, Le Lac Chambon. 

En 1882, la Montée du Petit Saint-Bernard était acquise par l'Etat pour 
le Musée du Luxembourg ; le Monistrol d'Allier, acheté par l'Etat pour 
le Musée de Riom, était récompensé d*une Médaille de Troisième Classe. 
En 1883, le Val de Pralognan (Savoie), était acquis par le Musée d'Agen ; 
en 1885, le Val d'Illiers était acheté par le Mnsée d'Annecy. La Boche 
Béranger (Savoie), du Salon de 1886, figura à l'Exposition Universelle 
de 1889, et fut achetée pour la Loterie de l'Exposition. En 1887, le Mont- 
Dore était acheté par TEtat pour le Musée de Clermont-Ferrand : cette 
toile, récompensée d'une Médaille de Deuxième Classe, mettait l'artiste 
Hors-Concours. Au même Salon (1887), figuraient Les Fonds de la Li' 
magne, appartenant à M- de Leemans. 

Au Salon de 1888, le Pas de la Gère (Cantal), était acquis par le Musée 
de Chartres ; le Plateau de Baidalhac, par le docteur Wild, de New-York. 
Au Salon de 1890, figurait La Vallée aux Roches, appartenant à Madame 
Dubreuil, de Roubaix ; le Chemin des Artistes, du Salon de 1892, est au- 
jourd'hui au Musée de Clermont-Ferrand ; Le Chêne de V Etang de Blam- 
pain, du Salon de 1893, se trouve actuellement au Musée de Pont-de- 
Vaux ; la même année., le Plateau du Moineau, était acquis par M. E. Thi- 
TÎer. En 1894, paraissaient Soleil Couchant, qui fait partie de la collec- 
tion Denfert-Norris, à New-York, puis la Plaine au Temps des Moissons, 
qui passa dans la collection de Madame Dubreuil, ainsi que la Vallée de 
la Fontana (Auvergne), du Salon de 1895. Cette même année (1895), 
paraissait la Cascade de la Fraîche^ appartenant à M. Bannier ; au 
Salon de 1897, figurait La Forge, acquise par M. le docteur Bienvenot. 
M. Desbrosses expose tous les ans, régulièrement au Salon ; il présen- 
tait, en 1899, «/> iiiiiM^ait <J'Au(omn«, merveilleux sous-bois, où Ton 
trouve un mariage bien harmonieux de tons jaunes et de tons verts : 
entre autres qualités, M. Desbrusses a su retrouver la délicatesse de pin- 
ceau de son illustre maître, Chintreuîl. > Au Salon de 1901, paraissait 
« La Route de Chambon^ encaissée dans la verdure, et bordée de beaux 
arbres, vigoureusement décrits. Au caractère pittoresque du site, vient 
s*ajouter la beauté du ciel, qui est une véritable trouvaille d* artiste. » 

Au Salon de 1902, on admirait une impressionnante évocation des 
Ruines du Palais de Saint-Cloud; enfin, au dénier Salon (1904), on 
remarquait « la jolie note verdoyante, FelTet de lumière, délicatement 
indiqué, que développe M. Desbrosses dans sa toile Ruisseau 4t Prés ; nous 
retiendrons aussi leLSoriis de Forêt, où. le peintre nous décrit, en colo- 



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HORS-CONCOURS (a , F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 219 

riste, ayec une maestria superbe, les beautés menreilleuses d'un soleil 
couchant : un chemin montant, orné de rochers et de pien'es^ sous un 
triomphal éclairage, y représente le talent bien connu du maître paysa- 
giste. » 

M. Jean Desbrosses fut le fondateur de la Société des Peintres de Mon- 
tagne, dont il est actuellement le Président; chaque année, il figure 
avec honneur à l'Exposition de cette société, au Cercle de la Librairie ; 
en 1899, il y faisait même une exposition particulière de ses œuvres, qui 
eut un grand retentissement. En 1900, « en l'exposition très variée du 
peintre, nons noterons le Ruisseau de la Grande-Cascade, petite toile, 
amoureusement léchée sous un ciel bleu, par le pinceau de Tartiste : c'est 
un petit chef-d'œuvre ». En 1901, au même Cercle, on remarquait « de 
M. Desbrosses, de bien j^is ciels, répartissant une lumière, d'une préci- 
sion rare, dont tous les détails ont été soigneusement suivis par le pin- 
ceau du peintre ». En 1902, nous relevons « une intéressante suite, 
d'études de montagnes, précisées en une description exacte et vraie 
indiquant un fier sentiment de la nature, chez l'artiste ». 

En 1903, l'artiste faisait une exposition particulière de ses ceuvres, à la 
Galerie des Artistes Modernes, où il réunissait près de quatre-vingts 
toiles, « d'une correction rare. Ce sont des paysages, d'une belle venue, 
brillamment parés d'une pure et franche lumière; l'on y trouve des 
effets d'une douceur recherchée. Citons, parmi les plus remarquables 
envois : La Dent du Marais, Forêt du Capucin^ Vieux Pont Romain, 
Vallée de la Moselle, Ruisseau sous Bois^ etc. Le peintre étale sa science 
jusque dans les plus petits détails; toutes ses œuvres ont un caractère 
fini, qui plaît. M. Desbrosses excelle à représenter cette belle nature, 
riante, vigoureuse et forte, imprégnée des effluves de la lumière, qui 
jette sur elle le manteau brillant de sa riche parure, en lui prodiguant la 
vie avec un éclat resplendissant, et l'on entre dans sa salle d'exposition 
comme en un temple d'une éclatante sérénité, où Ton aime à se reposer. » 

En 1904, M. Desbrosses faisait, dans le m^me local, une exposition 
particulière nouvelle de ses œuvres; le talent du peintre s'y faisait ainsi 
apprécier : « M. Desbrosses a trouvé les éléments d'une exposition fort 
intéressante dans la réunion de soixante-dix paysages, empruntés, pour 
la plupart, aux régions de montagnes (Jura, Auvergne, Alpes, Vosges) et 
exécutés par l'artiste en ces dernières années. M. Desbrosses fut l'ami et 
l'élève du paysagiste Ghinlreuil, et l'on pourrait retrouver dans sa 
manière le reflet des qualités de son illustre maître : toutes ces char- 
mantes notations, fraîches, pimpantes, lumineuses, se laissent remar- 
quer par la douceur de l'éclairage, s'unissant à la recherché du coloris; 
on y relève une foule de jolis motifs, gracieusement présentés sous une 
parurt attrayante ; le peintre pousse jusqu'à l'extrême limite la précision 
méticuleuse des détails de ses paysages; aussi, chacune de ses œuvres 
forme-t-elle un tout complet, un ensemble dont les différentes parties se 
laissent minutieusement analyser; en ces sites, soigneusement choisis, 
auxquels s'attache le grand charme de la nature, domine la note pitto- 
resque. Parmi les toiles importantes, citons : Sortie de Forêt en Au- 
vergne y La Vallée de Monistrol^ Le Mont Noir, et combien d'autres, 
devant lesquels on s'arrête charmé, et par la variété de» paysages, et par 
la variété des effets, dont chacun se déroule sans effort, avec une facilité 
merveilleuse, sons le pince&a de l'artiste. » 



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B LIVRE D OH DES PEINTRES EXPOSANTS 

ires œuvres exécutées parM. Desbrosses dans sa carrière déjà 
ien remplie, nous rappellerons dix-neuf toiles consacrées 
a Cour des Comptf^, devenues aujourd'hui la propriété de la 
•tes, qui a voulu conserver cette page de sonjiistoire. No- 

Boutdti Jac d'Annecy, présenté au Salon de 1883 et ap- 
. Lemercier ; Porte de mon Atelier, Déjeuner du Petit Chat* 
appartenant à Madame Bédouin ; le Portrait de Chintreuil, 
1 1872 ; Moine lisant. Le Clocher de Plombières^ I^es Fonds 
s BriSy vus des bots de Linwurs^ ces trois dernières toiles 
M. Camille Charpentier. 

Sn que M. Desbrosses a été le fondateur et est actuellement 
)ratre de la Société des Parisiens de Paris. A la suite de 
lonumen élevé à la mémoire de Chintreuil sur la place 

& Pont-de-Vaux (Atn), par les soins de Jean Desbrosses, 
licipal de Pont-de-Vaux, offrit au paysagiste, qui avait si 
ipris les devoirs de l'amitié envers son maître, le titr« de 
M Mutée de Peinture de Pont-de-Vaux, devenu aujourd'hui 
rnuil. De ce titre purement gratuit, l'artiste probe et dé- 
é et respecté de tous ceux qui l'ont approché à quelque 
oit, Jean Desbrosses, auquel cette petite notice se trouve 
[t être fier à juste titre, car il rappelle un beau geste, un 
iffîsent à faire l'honneur d'une vie : le dévouement à l'a- 
Lsu donner un si vivant exemple. 



, HoRs-CoNcx)URs, Bourse de Voyage (Voir page 129 j. 

B français, Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 
\ev:22, Allée deBrtenne, k Toulou8e(Haute-Garonne). 

iy peintre français, Hors-Concours, Médaille d'Ar- 
I Universelle d^JOOO, SoaérAiRE depuis 1903 de la 

ier : 14, rue Saint-Meirc, Paris-2«. 

E DE l'Institut (Voir page 27). 

Ien, HoRS-CoNCOuRs au Salon des Artistes Français, 
ier : 41, rue Victor-Massé^ Pari8-9*. 



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HORS-COiNCOURS (a. F.), 



ABUliLY, Hors-Concours, Bourse de Voyagi 



DEVAMBEZ, Hors-Concours au Salon d 
Rome (Voir page 55). 



DEYROLliE, peintre français, HoRs-Ck) 
Français, Médaille de Bronze k l'Exposii 

Atelier : 24, rue Falguière 
DIDIER PRrx de Rome (Voir page 56). 



DIERCKX, peintre belge, Hors-Conoours 
loile : Pileuses Flamandes, 

Atelier : 18, rue Hoboxken 



DIETERLE, peintre français, Hors-Cono 
çais, Médaille de Bronze à l'Exposition 1 

Atelier : 3, rue de Bruoùell 



Madame DIETERLE^peintre françai 
Artistes Français, Médaille de Bronzek V 

Atelier : 37 bis, boulevara 
DUVET, SoaÉTAiRE de la Nationale, Bourse i 
DUBOIIS Paulf Membre de l'Institut (Voir 



; DUBUFE, peintre français, SeasTAïaE di 

; de la Légion d'honneur en 1900; Officier 

L Lazare (iUlie) 1901 . 
Atelier : 43, avenue de Vi 
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22i2 LB LIVRE d'or DES PEINTRES Ë1I»0SÀNÏS 



Mademoiselle DUFAU, peititre français, Hors-Cokgours au Salon 
de 1902, avec sa toile : Automne , acquise par TEtat. 

Atelier : 12 bis, rue Pergolèse, Pari8-16«. 



DUtf'FAUD, peintre français, Hors-Concours au Saloh des Artistes Fran- 
çais. 

Atelier : 32, rue Guyot, Paris-i7«. 

DUFOUR Camille, peintre français^ Hors-Concours. 

Atelier : 29, rue des Martyrs^ Paris-9«. 

M. Camille Dufourestné^ Paris, en 1841. Elève de Léon Coignet et 
de Ch. Jacque, il fut paysagiste. Parmi les principales œuvres eiposéea 
aux Salons, en ces dernières années, nous retiendrons: en i%9là,VEtang 
de Roche fort-en-Terre, qui se trouve actuellement au Musée de Carcas- 
sonne ; ea 1887, Les Champs, Embouchure de l*Eure ; cette toile reçut une 
médaiHe de troisième classe et partit pour l'Amérique; en 1888, Avignon 
en Décembre, fut achetée par l'Etat pour le Musée du Luxembourg ; en 
1889, l'artiste exposait Pont de TArcAe (Eure), acheté parle Musée de Rouen, 
puis Villeneuve-lés- Avignon, qui fut acquis par TEtat pour le Musée du 
Luxembourg. Au Salon de 1890, le peintre exposait Les Mariigues (Pro- 
vence), toile qui fut achetée par un amateur anglais. En 1891, paraissait 
le Pont d'Avignon, qui, acquis par l'Etat, fut donné à la mairie d'Avi- 
gnon; en 1893, le Port d*Antibes^ valait à i'artiste une Médaillé de 
Deuxième Classe, qui le mettait Hors-Concours. En 1898, le Village de la 
[Frette, était acheté par l'Etat : en 1899, le peintre exposait de captivants 
rBords de Seine ; en 1900, la Seine à Bonnières, « intéressant morceau où 
l'on admire une belle perspective sur un merveilleux fragment de rivière »; 
en 1901, des Bords de l'Ain. « brillamment décrits en une note lumi- 
neuse »; en 1902, le Coteau du BasMeudon. En 1903, le talent du pein- 
tre était ainsi, apprécié au Salon : < M. Dufour affectionne les effets de 
calme ; sa toile d'Avignon possède une grandeur imposante et le Pont 
d* Avignon, s'étale remarquable au milieu de la tranquillité de latmo- 
sphère, unie à celle du fleuve qui le baigne. » Enfin au dernier Salon (1904) 
figuraient Vétheuil, Villen^uve-lés- Avignon. 

Ajoutons enfin, que M. Dufour a obtenu une Médaille de Bronze k l'Ex- 
position Universelle de 1889, une Médaille d'Argent à l'Exposition Uni- 
verselle de 1900. 



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224 LE LIVRE D*OR DEî^ PEINTRES 



E 

Hors-Concours au Saloi 
Exposition Universelle < 

Spencer Street. 2 Vict 

nçais, Hors-Concours au 
Î9, quai Saint-Michel, 

ationale, Bourse de Vota 



lis, Hors-Concours au S 
à l'Exposition Universe 
aux-Arts. 

?5, rue Franklin, à Ain 



nçais, Hors-Concours au 
156, rue de Rome, Pan 

, Hors-Concours (1904). 



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)'0R DÈS PEINTRES EXPOSANTS 

le un relief énergique et une \ie intense nu. peis 

ileuxième Grand Prix de Rome avec un Philémon 
par rËtat et déposé au Muiée de Bayonne, ville 
M. Elcheverry a obtenu une Médaille d* Argent 
de 1900. 



inçais, Hors-Concours au Salon des Artistes 
k l'Exposition Universelle de 1900. 

' Herran, Paris-l6«. 



*e français^ Hors-Concours au Salon des 
904. 

itin-Laiour s'est établie sur un grand nombre 
ites, une note très personnelle d'exécution ; 
récentes, nous rappellerons une « Nuit^ bien 
t la touche, hautement poétique, du maître >, 
Citons, à propos du Salon de 1899 : « Quelle 
i charmante que ces Baigneuses ou ces Ondines, 
aient, si puissant, de M. Fantin«Latour,en cette 
itre semble noyer, au plus profond de sa pâte, 
formes suaves et idéales du nu féminin, dans 
ptural de sa beauté ! En sa manière originale, 
;t mystérieuse, le peintre sait arriver à une 
emporte notre admiration, comme tout ce qui 
ession d'âme. C'est que l'artiste s'adonne tou- 
lier, où 1^ précision des formes n'existe pas, 
itte, mais est traduite dans l'enseqaJ^le par une 
îgères, discrètes, à l'aide desquelles l'artiste 
e, la forme dans sa pâte. C'est par ce pi*océdé 
>lein d'une poésie vague et mystérieuse, qui 
;t nous laisse particulièrement émus devant 
& chaque œuvre il sait communiquer cette note 
nel, qui donne tant de charme & toutes cet 



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HOHS-CONCOURS (A. F.), SOCIK' 

toiles : ces corps de femmes apparaissent, au n 
et des caresses de l'eau, sous la chaude env 
moulées dans la forme même de la beauté type. 
Dans ces dernières années M. Fantin-Latour 
publiques ; il avait été nommé Officier de la J 



FATH, peintre français, Hors-Concours au Sale 
Médaille de Bronze à TExposition Universelle 

Atelier : 49, rue du Mesnil, à IW 
Oise). 



FERKIER, Hors-Concours, Prix de Rome (Voir 



FERRY, peintre français, Hors-Concours, As^ 
daille de Bronze à rExposition Universelle de 

Atelier : 26, rue de la Tuilerie, 



FEYEIV Eugène, peintre français, Hors-Congoui 
Français. 

Atelier \ li, boulevard de Clich 

M. Feyen est né à Bey-sur-Seille, dans le ( 
Moselle, le 13 novembre i815. Elève de Paul 
que exclusivement à la peinture à l'huile. Ps 
qa*il ait exposées aux Salons annuels, nous po 
les Mtisiciens de la Rue, qui lui valurent une 
de la Mer, actuellement au Musée du Luxer 
BenoU'des-Ondcs ; le Départ des Bateaux de . 
aujourd'hui au Musée de Nancy. En 1880, l 
Endormie^ qui lui valut une Médaille de deux 
Hors-Concours ; en 1895, le Marin, toile actuel 
« Parmi les scènes empruntées aux gens de nn 
M- Feyen, mérite d*être signalé. Sur un coin 
sespèrent, en voyant au loin quelques-uns d 
veulent retenir un jeune marin qui, dans une 
à leur secours. Un vieillard, tout infirme, ass 
regard l'héroïsme du jeune homme. Toutes 1 
bien étudiées. C'est là une belle œuvre, hau 
honneur au cœur de l'artiste. » En 4896, l'Ai 
porter sur la toile, toute la piété respectueuse 
pour le grand-père vénéré, qui les choie et le 
fille qui est tout heureuse de pouvoir distraire 
malade. » En 1897, paraissaient a les Chalut 



WÊl 



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■ ^^1* <■ ' 



.IVRK d'or DBS PEINTRES EXPOSANTE 

, BaUer Paternel : « M. Fejen s'attache à nous reprè^ 
e du marin au foyer; son Baiser Paternel rentre dans 
ste a su trouver une note douce, émue, qui montre en 
ifatigable des gens de mer et le traducteur autorisé de 
à leur TÎe si pleine d'incertitudes et de dangers, où les 
simples prennent un cai*actére émouvant, parce qu'ils 
tre plus répétés. » 

H, « M. Feyen, toujours fidèle aux Gancalaises, met en 
t jolie fille de Gancale, portant avec force un panier, 
puis nous nous arrêterons à une charmante Pastorale : 
iaise, jetée dans Therbe sur une falaise fleurie au bord 
n type significatif, qui témoigne de Tétude de la na- 
Salon de 1903, M. Feyen dans Au Temps des Cerises^ 
e scène enfantine d'un beau caractère ». 
'e des travaux de l'artiste nous montre que M. Feyen 
é du côté de la mer ; • on ses tableaux documentés, il 
lécheurs et les pêcheuses des environs de Gancale ; on 
la population maritime de nos côtes armoricaines; il 
cheurs bretons avec beaucoup de vérité, parce qu'il les 
s, soit au milieu de leurs travaux, soit à leurs moments 
iste a fait une exposition particulière de deux cent 
es œuvres, au Gercle de la rue Volney, du le*" au 30 no- 
itons enfin que M. Feyen est Chevalier de la Légion 



*ançais, Hors- Concours. 

: i39, boulevard Maies herbes^ Paris-17«. 

OURS, Prix du Salon (Voir page 77). 

intre français^ Sociétaire de la Société Nationale. 
: 7, rue Campagne-Première, Paris-i4e. 

nçais, Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 

: 5, rue Lauristoriy Paris-16«. 

fait connaître par un grand nombre de toiles, paysages 
, qui se recommandent par un cai'actère original de 
rque poétique pai'ticulière, d'un grand charme. Parmi 
> récents du peintre, au Salon^ rappelons: en 1897, 
rnit à l'artiste le prétexte d'une brillante page de cou- 
ippai'tient à l'Etat; en 1898, le Loup et le Berger, inter- 



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HORS-CONCOUHS (A. F.)> SOCIÉTAIRES (s. N.) 229 

pré talion de la fable connue de La Fontaine. « Son chien dormait aussi, 
comme aussi sa musette »; en 1899, Philémonet Baucis; en 4900, la 
Source, « étude impressionnante par la facture, particulièrement origi- 
nale, adoptée par l'artiste, qui sait donner à ses sujets une allure poé« 
tique toute spéciale. )> 

A propos du Salon de 1901, nous relevons ce passage : « M. Foreau re- 
présente un talent d'une originalité toujours intéressante : sa Route dans 
le Poitou est Tune de ces petites toiles, qui ont le don de vous attirer pour 
vous charmer et vous plaire, pour vous retenir dans l'analyse de tous les 
détails, que le peintre a su rassembler, d'une façon pittoresque, dans un 
tout petit espace. En cette toile fort originale, l'on retrouve le caractère 
si personnel de la vision du peintre: cette page, pleine d'animation et de 
vie, frappe par la douceur de la perspective. Puis, parmi les pastels, 
éclate la note sentimentale de M. Foreau, en Fin de Jour. » Au Salon 
de 1902, M. Foreau, « dans Petite Culture dans le Poitou, nous montre 
un effet de campagne sous un ciel brillant, présentant des effets de colo- 
rations variées, fort attachants. Il laisse d'ailleurs percer une bien déli- 
cate vision d'artiste; de ses œuvres émane une poésie particulière, qui 
donne un puissant attrait à toutes les créations de ce pinceau original : 
le Soir sur VAdour est une grande toile impressionnante, où le peintre a 
su rendre la tristesse du lieu et du moment en ce coin désolé, présenté 
sous un ciel tourmenté d'un bel effet. » 

Au Salon de 1903, on remarquait l'Jnonrfation, Repos du Soir y «œuvres 
d'un délicat interprète de la nature, qui ont un grand charme poétique : 
la lumière, étudiée, vient donner un cachet original à ces sites, qui, entre 
les mains du peintre, prennent un beau caractère. » Enfin, au dernier 
Salon (1904), nous retiendrons <c la délicatesse de touche et la note d'émo- 
tion, répandue dans Matinée d'Avril, » 

L'artiste a en outre fréquemment exposé au Cercle Volney, par exemple, 
en 1897, une étude très sérieuse de Vieilles Chaumières. « En marquant 
un souci constant de la nature, M. Foreau a su rendre ses Vieilles Chau- 
mières, très poétiques. » A propos de l'exposition de 1900, rappelons : 
fc M. Foreau atteint dans le genre du paysage une note sugges- 
tive, originale : le Soir est une intéressante étude de campagne, 
où se retrouve la délicatesse d'impression ordinaire de l'artiste; le 
peintre semble s'attacher & rendre les fluidités mystérieuses de l'at- 
mosphère, et cette préoccupation donne à ses œuvres un caractère 
attachant. Après l^Orage nous montre une route se déroulant au- 
près d'une campagne verdoyante : le ciel, tout chargé de nuages, 
garde encore un souvenir de la tempête. » En 1901, au même Cercle, 
M. Foreau, « dans la Source, évoque le souvenir de lointain? pays, enve- 
loppés d'une atmosphère très curieuse, en un effet de nuit, tout impré- 
gné de la poésie antique ; les Soirs ont encore un cachet bien original » ; 
en 1902, notons un « paysage, fortement étudié par M. Foreau, qui sait 
arriver à un bel effet dans VAdour. » 

M. Foreau fut encore un fidèle exposant de l'Automobile-Club : en 1902 
nous relevons « de délicats paysages, d'un caractère tout poétique, dûs 
au pinceau sentimental de M. Foreau » ; en 1904, au même Salon, 
« M. Foreau nous offre une note particulière dans le domaine du paysage 
qui a toujours chez lui un caractère original ; c'est un poète, qui trans- 
porte sur la toile les effets de la nature : la Vallée de Château-Laseher, 



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.IVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

;ous un ciel brillant, laissant tomber ses effluves lumi- 
e, dont Téclat argentin domine toute la toile : Soir 
iffre encore un riche effet de lumière. Le peintre excelle 
e ces contrastes frappants, si impressionnants, entre 
il terne de notre sol et les radiations lumineuses, dont 
notre atmosphère ». 

u'àTExposilion Universelle de 1900, M. Foreau a obtenu 
ronze. 



français, Hors-Concouhs, Médaille d'Argent à 
le de 1900. 

: 19, rue Victor-Masse y Paris-9«. 



uel, peintre français, Hors-Concours en 1902. 
: 13, rue de Briord, à Nantes. 

né le 25 décembre 1869, à Rennes. Elève de MM. J.-P. 
Maignan, il cultiva surtout le genre du portrait et des 

Parmi les principales œuvres qu*ait exposéesie peintre 
Société des Artistes Français, nous retiendrons : en 1897, 
dame F,, a étudiée en une pose sans prétention » ; en 
Mademoiselle de V. et Mère Françoise (de Vitré) ; au 
xposait un « Vieil Homme, consciencieusement fouillé: 
physionomie du bonhomme est réellement supérieure, 
qui se succédèrent, le talent du peintre fut souvent appré- 
2intre obtenait une troisième médaille. Portrait de ma 
i portrait de femme en chapeau, correctement posée, a 
soin jaloux par M. Fougerat« qui a réussi à faire vivre 
[nettant la marque consciencieuse de son beau talent ». 
e M. Fougerat un joli nu féminin, sur lequel viennent 
es lumineuses : on s'attarde devant cette petite toile 
I d'un robuste modelé et brillamment enlevée {Etude de 
n Portrait de Chanoine Normand, représenté debout, 
isignes sacerdotaux : la tête est heureusement éclairée ». 
e recevait une Médaille de Deuxième Classe pour Ma 
>e heureusement posé, d'où se détache une fillette, déli- 

qui est une petite merveille d'exécution : la toile, lu- 
mdérée, méritait de mettre Hors-Concours un artiste, 
ntérieurs avaient permis d*apprécier. Citons encore le 
rieur de Vitré, dont la tète originale est franchement 

03, paraissait « le Portrait duGénéral Donop, brillant 
^erat, qui, dans VEnfant, nous montre un morceau de 
ïtudié, puis, pai'mi les dessins, nous noterons des en- 
ortrait de M. Barch^ dont la figure a été longuement 
lyon de l'artiste et surtout le Portrait de la Mère Goré, 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAl 

d'une précision fine, d'une légèreté de touche da 
donner au visage un relief extraordinaire». Enfin 
paraissait le Portrait do M. Guénaulty c d'une a 
éclatante de lumière, a été bien mise en valeur pa 
gerat, puis le Portrait du poète Breton Anatole Le 
liste nous donne dans Portrait d'un Vicaire y Poi 
figures, pleines de vie, qui doivent être d'une ressi 
• sent que le dessin serré suit pas à pas le modèle • 
En 1896, l'artiste obtint une Médaille de premièi 
un portrait ; en 1897, une Médaille de deuxième 
à l'Exposition Nationale des Beaux-Arts de Renn 
Vieille, Invité spécialement en 1899 par le Comil 
d'Encouragement des Beaux-Arts de Belgique, i 
tableau du Salon : Vieil Homme. L'artiste s'est < 
gnement : il a été reçu à Paris aux examens, pou 
de professeur de dessin des lycées de l'Etat. Re 
degré, il a obtenu, en 1895, le diplôme du degré s 
été longtemps Directeur de l'Ecole Municipale de 
Vilaine) et professeur de dessin au Collège de Fou 



FOURIB, peintre français^ SociéTAiRE de la Société '. 
Atelier : 30, rue Eugène-Flachat, Pi 

FOURIVIER Edouard, Hors-Congodrs, Prix de Robi 

FRAIPONT, peintre français, Hors Concours au Sfi 
Artistes Français. 

Atelier : 95, rue de Vaugirard, Par 



FRANZIXI-D'ISSOIVCOITRT, peintre frança 
Salon des Artistes Français, Médaille d'Argent à 
selle de 1900. 

Atelier": Villa Saint-Henri, à Cann< 



FRÉDÉRIC, peintre belge, Sociétaire de la Société 
d'Or à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 208, chaussée du Haecht-Si 
(Belgique). 



FRIANT, Hors-Concours, Sociétaire de la Nationale, 
page 78). 



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232 LE LIVRE D*OR DBS PEINTRES EXPOSANTS 



CtAGIAARmXI, Juiien-Gustave, peintre français, Hors-Concours (1886) 
Chevalier de la Légion d'honneur (1893). 

Atelier : 12, boulevard de Clichy, Pari8-9«, le mardi. 

M. Gagliardini est né à Mulhouse (Alsace), le l»»" mars 1846. Élève de 
L. Cogniet, il s'est particulièrement attaché à la représentation des pay- 
sages du Midi. Parmi les principales toiles qu'il ail exposées au Salon de 
la Société des Artistes Français, nous retiendrons, en 1883, les Ramai' 
seurs d*Épaves; en 1884, la F^rm^ du Père Burftf /(Béfhancourt-sur-Mer), 
la TouMaint à Cayeux, lui valaient une MédailU de Troisième Classe; 
en 1885, Ferme Picarde ; en 1886, une deuxième Médaille, qui mettait 
Tartiste Hors-Concours, lui était décernée ; en 1888, la Grande-Rue à 
Circourt (Vosges) ; en 1892, Midi sur VÉtang de Serre, la Fontaine du 
Cours (Ville de Paris) ; en 1893, Coup de Midi, appartenant au Musée de 
Dijon ; en 1895, Midi Sonnant, appartenant au Musée de Tourcoing, Ma- 
tinée Rose ou le Matin à V Étape, 

Au Salon de 1897, les envois an peintre « se faisaient remarquer par la 
chaleur du coloris : Une Aire présente ces tons lumineux, dorés, dont le 
soleil de la Provence orne si généreusement nos côtes. On est près de la 
mer et les travailleurs se pressent; car la matinée est bnilante; sous un 
ciel clair et sans nuages, du mois d'août, l'air s'emplit de lumière et de 
chaleur. Dans le Calme, quelques barquesglissent sur l'eau bleue ; mais 
le ciel est déjà embrasé des feux du matin : la toile, très lumineuse, pré- 
sente de curieux jeux de lumière sur l'eau, heureusement suivis par la 
' vision d'un peintre, qui est avant tout un brillant coloriste ; on aperçoit 
AU loin la perspective des maisons sur la côte, ce qui contribue à donner 
beaucoup de profondeur au tableau ». Au Salon de 1899, l'artiste nous 
emmensdt encore en Provence, pour nous montrer combien son pinceau 
est pétillant de lumière et de couleur : Vieil Antibes, appartenant à 
M. Brugairolles; Route en Provence ; en 1900, paraissait : Le Soir au lac 
Majeur » ; « où l'on admire les puissants massifs verts du fond solide- 
ment étage 9. Son talent était ainsi apprécié au Salon de 1901 : «r M. Ga- 
(^liardini possède un brillant tempérament de coloriste; ses toiles renfer- 
ment de belles indications d'atmosphère, empruntées au ciel de la Pro- 
vence ; nous relevons une brillante description de Place sous un éclatant 
soleil avec le beau ciel bleu de la Méditerranée : on retient la franchise 
et la netteté de la lumière, qui donne aux œuvres de l'artiste un carac- 
tère si vibrant. » 



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H0RS-€eNCOURS (A. F.), SOCIi 

Au Salon de i903, on admirait c les envoi 
M. Gagliardini, qui s'attache toujours avec 
Provence : dans le Village Perdu, un s 
lumière le paysage, donnant à. Teau, ( 
aux roches ou au sable des coUines, des couk 
contrastés se repoussent pour constituer à di 
belle harmonie, faisant honneur aux recher 
leur auteur. LÉté sur la Grand' Place est u 
quable : le soleil darde encore ses rayons d 
les arbres viennent jeter un contraste que 1 
bonheur. » Le Village Perdu appartient au 
dernier Salon (1904), paraissaient Sous le Gr 
des VoiUê. 

M. Gagliardini figura aux expositrons des 1 
c se montre toujours un brillant interprète d 
vjns encore aux expositions de la Société P. 9 
voDs sur les envois du peintre, l'appréciatic 
gliardini^ dont la palette est toujours ensol 
paysages qu'illumine le beau ciel de Provence 
ses sous une atmosphère d'une transparence 
tante luminosité. » 

Parmi les œuvres achetées par TBtat, noi 
toile figurant au Luxembourg, Midi sur la C 
nant au Musée de Montpellier, LÉté sur la Gi 

Parmi les toiles achetées par la Ville d< 
Français, La Fontaine du Cours, qui figuren 

Enfin, beaucoup de musées achetèrent dir 
liste ; nous trouvons par exemple, le Lac J 
En Auvergne, an Musée de Tours, En Proven 
è celui de Saint-Etienne, un Paysage et un 
sage, k Amiens, un Quai à Boulogne, etc., et 

Ajoutons que M. Gagliardini a obtenu 
l'Exposition Universelle de 1889, puis une i 
Universelle de 1900. Depuis 1893, il est Chi 
neur. 



G AGNEAU, peintre français, HoRs-CoNcouns ai 
çBLis, Médaille de Bronse à l'Exposition Univers 

Atelier : 41, rue de La Tour, Pi 



OALLIAC, peintre français: Hors-Concours au 
çais Médaille de Bronze à rExposition Univers 
de la Légion d'Honneur en 190i. 

Atelier : 60, boulevard de Clich 



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234 LB LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



GAIVDAR A (lie La), peintre français, SociérAiRE de la Société Nationale. 
Atelier ; 22, rue Monsieur-le-Prince, Paris-6«. 

OARAUD Gustave, peintre français, Hors-Concours. 
Atelier : 4, place Masséna, h Nice. 

M. Garaud est né le 27 juillet 4847, à Toulon, dans le Var. Élève de 
Français, il fut paysagiste. Parmi les principales œuvres exposées aux 
Salons, rappelons : en 1881, Bords du Gapeau, toile qui valut à son auteur 
une Mention Honorable et fut achetée par l'État ; en 1887, Le Matin à 
Valmondois, acquis par TÉlat ; en 1888, les Bords de la Viosne, tableau 
acheté par l'État; en 1889; UÈcluse, Bords df la Sarthe^ toile recom- 
pensée d'une Troisième Médaille et achetée par la Ville de Paris ; en 189 , 
V Yvette à Dampiene, tableau récompensé d'une Deuxième Médaille, qui 
mit Tartiste £for5-Concour5, et acheté parle Musée de Toulon, ville natale 
du peintre; en iSQÂ^V Étang, achetépar l'État pour le Ministère des Colonies. 

En 1897, le peintre présentait au Salon « la Baie de Douamenez, 
par un temps calme, sous un effet de ciel brouillé, assez heureux, puis 
des études de Rochers remarquables (pastels), où Tarliste a su rendre les 
rochers de TOcéan, tantôt perdus au milieu de la brume par Temps Plu- 
vieuXj tantôt éclairés par la pleine lumière {Les Grandes Roches de la 
Pointe du Biz), » En 1898, au Cercle Volney, il exposait un joli ensemble 
d'œuvres : « Tout en recherchant la simplicité et observant franchement 
le plein air, M. Garaud est un coloriste ; il sait arriver à des effets d'une 
douceur caractéristique, mais bien lumineux: ses toiles respirent un 
grand sentiment de la nature, tout en laissant voir une compréhension 
très artistique du paysage. Son Effet d* Automne est un pastel délicate- 
ment fouillé ; la Hue à Mortt^ placée en bonne perspective, est bien 
éclairée : les maisons se détachent vigoureuses sous les caresses vibran- 
tes d'une lumière chaude. » Au même Cercle, en 1899, « M. Garaud sait 
interpréter les petites scènes de la campagne, avec un naturel tout par- 
ticulier; le paysage qui sert de thé&tre à la scène est toujours traité en 
cette note claire, lumineuse, qui réjouit les amateurs de soleil : ses Mois- 
sonneurs ne le cèdent en rien à ses PetUs Mariniers de 1898, devenus 
vite célèbres. L'artiste est un admirateur fervent de la Bretagne; il 
affectionne particulièrement le petit coin breton qui avoisine Douarne- 
nez : aussi la Baie de Dotiarnenez est-elle rendue dans toute sa vérité, 
avec ses mille et un petits ^cidents, par un beau temps qui en rend la 
vue encore plus agréable. Nous relèverons encore une étude, au pastel, 
de rochers et de falaises, la Baie de Douamenez à marée basse, puis des 
aquarelles lumineuses, marquées de somptueuses taches de couleurs :1e 
ton en est frais, délicat, appuyé sur une lumière particulièrement 
vibrante; nous retrouvons là le peintre qui sait répandre à flots le soleil 
et la couleur sur des sites pittoresques, heureusement choisis. » 

Au Salon de 1899, c avec M. Garaud nous pénétrons dans une nature 
calme, ornée de tons de coloris et de lumière exacts et vrais. Cette année. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 235 

l'artiste nous montre une charmante vue de Gillevoisin (Seine-et-Oise) ; 
toute une jolie série de maisonnettes s'y étale, à demi-cachées dans la 
verdure. En digne élève de Français, M. Garaud continue les traditions 
de style qui donnent & ses toiles cette fraîcheur et cette saveur particu- 
lière de nature, qui plaisent tant aux amoureux de la campagne. Ce 
paysage est simplement traité sous une lumière très douce, imprégnant 
tous les o^ets qu'elle enveloppe, et les faisant ressortir le plus naturel- 
lement du monde; les quelques personnages que le peintra a placés au 
milieu des champs, servent à fixer le point de vue du spectateur ; autour d'eux 
se groupent tous les éléments pittoresques que le peintre a su rassem- 
bler avec son talent habituel au milieu de détails qui montrent en lui 
Tun de nos meilleurs paysagistes de Técole actuelle. Si nous nous tour- 
nons vers les peintres de la cainpagne et des campagnards, nous trouve- 
rons encore M. Garaud, avec un morceau que ne désavouerait pas 
Millet, tant on y trouve, à l'analyse, d'observation pénétrante et 
minutieuse. Ses Moissonneurs (1899) laissent voir des parties d'une pré- 
cision remarquable, de véritables trouvailles dans les premiers plans, 
qui donnent une saveur rustique toute particulière à cette toile atta- 
chante, devant laquelle Ton s'arrête, comme devant une œuvre forte qui 
traduit une émotion sincère de l'artiste devant la nature. » 

Au Salon de 1900, le Matin aux Champs « est décoré d'une lumière 
intense : une gerbe de blé, soigneusement peinte, avec l'imprévu de 
la nature, est tout auréolée de lumière, tandis qu'à l'arrière-plan les 
maisons du village se détachent sur un fond de coteau indécis ; tous ces 
éléments, bien en valeur, donnent de la profondeur au paysage, enve- 
loppé d'une atmosphère d'une pureté parfaite ; cette belle page ensoleillée 
montre en M. Garaud un ami de la lumière, mais en outre un peintre 
qui s'attache, en maître, à la représentation des choses rustiques, aux- 
quelles il sait conserver leur saveur originale de nature. Aux aquarelles, 
voici une Rue à Garchts, où M. Garaud a su aligner, en une brillante 
perspective, sous une belle lumière, toute une file de maisons de village, 
dont la tranquillité paisible n'est troublée que par les jeux des enfants 
sur la voie commune )». 

Au Volney, en 1900, on remarquait « les petites toiles, si charmantes 
de nature, de M. Garaud. Matinée d'Automne au Bois nous offre des pre- 
miers plans bien trouvés, tandis que les lointains sont artistement estom- 
pés ; nous retrouverons encore dans les Bords de la Juine, un petit sous- 
bois, très verdoyant, où les détails des frondaisons des arbres sont cons- 
ciencieusement indiqués. Avec M. Garaud, nous reverrons encore de bril- 
lants effets de lumière, un coloris somptueux qui éclate dans la Tuilerie 
de Chamarandey si bien ensoleillée ; on peut y admirer les qualités fami- 
lières de l'artiste, la fraîcheur de la vision, la richesse des tons, la dou- 
ceur et l'harmonie de la couleur; cependant nous n'oublierons pas cet 
autre petit sujet breton : La Rance à Guenroc, où se trouvent des verts 
puissants, joliment massés. Cette vallée, d'une fidélité remarquable, est 
d'un effet d'ensemble des plus heureux. » 

Au mois d'avril 1891, le peintre avait organisé au Cercle Volney une 
exposition qui obtint un grand succès; en juin 1900, il en organisa 
une seconde qui fut aussi très intéressante : c M. Garaud y avait réuni 
un certain nombre de ses œuvres les plus récentes, mettant en évidence 
les qualités brillantes particulières d'un puissant coloriste; ses petites 



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236 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

toiles, pleines de fraîcheur et de lumière, nous ont révélé le talent d'un 
artiste qui reste, peut-être, le seul élève de son illustre maître, Fran* 
çais ». 

La même année (1900), à Texposition de TAssociation syndicale, l'on 
remarquait « des paysages de M. Garaud, toujours bien lumineux dans 
ses études d'après nature ; tous les détails sont marqués d'une grande 
précision : ces toiles, remplies de couleur et de soleil, comptent parmi 
les œuvres les plus entourées. » 

Au Salon de 190i, notons « de M. Garaud, dos Pêcheurs sur une plage 
ensoleillée, lumineusement décrite, puis une immense toile, représentant 
la Plage de Berck » : cette dernii^re fut achetée par la Ville de Paris. 

Au Salon de 1903, « M. Garaud jette une note vibrante d'une clarté 
lumineuse intense dans sa Matinée d*Htrer à Villefranche, puis il nous 
dépeint avec maîtrise le caractère franchement lumineux de la Càte 
d^Azur\ enfin, une liue en Provence et le Paillon à Nice, sont des aqua- 
relles, ornées d*un coloris pimpant et frais, dans la note habituelle du 
peintre ». 

Au dernier Salon (1904), paraissait Barque de Pêcheurs^ « nota- 
tion brillante de lumière, tombant sur un morceau de mer bleue, bien 
doucement illuminé ; les œuvres du peintre resplendissent toujours d'une 
puissante lumière ; son Entrée de la Poissonnerie à Nice est une aqua- 
relle merveilleusement éclairée >. 

M. Garaud a, en outre, exécuté un certain nombre do travaux décora- 
tifs pour des hôtels particuliers; une de ses toiles : Gamins (Cascade de 
Cernay) (1895), appartient à M. de Rothschild. 

L'artiste a obtenu de nombreuses récompenses, médailles de bronze, 
d'argent, d'or, diplômes d'honneur, tant aux expositions de province 
qu'à celles de l'étranger. Il a remporté une Médaille de Bronze k l'Expo- 
sition Universelle de 1900. Officier d'Académie, M. Garaud est en outre 
décoré de plusieurs ordres étrangers : il fut nommé officier de l'Ordre 
royal du Cambodge, pour ses illnslrations sur Tlndo-Chine française 
contemporaine, Corhinchine, (Cambodge, Tonkin, Annam, dans l'ouvrage 
de Bouinais et Paulus, édité par Challamel, en 1884. Il est Officier du 
Nicham-Iftikar depuis l'exposition de Tunis (1888). Il a reçu la Croix de 
Chevalier disabolle-la-Catholique (Espagne) et celle de Saint-Stanislas 
(Russie), à la suite de ses expositions à l'étranger. 



GARRATT Arthur, peintre anglais, Hors-Conoours (1903). 

Atelier : 10, Margravine GardenSj West Kensington, 
W. Londres. 

M. (>arratt est né k I^ndros. Elève de Salomon, il exposait son pre- 
mier tableau : Le Gardien du Roi^ k Londres et à Liverpool, en 1901. Ce 
tableau, présenté au Salon de la Société des Artistes Français, en 1903, 
remportait d'emblée une Médaille de Deuxième Classe, qui mettait le 
peintre Hors-Concours. Enfin, au dernier Salon (1904), il présentait un 
remarquable nu, Superbe en sa Pudeur,.. 



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■Ékttfe.. 



HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIR 



ÇAY Walter, peintre américain, Hors-Concours, Soc 
Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 73, rue Ampère, Paris-IT». 

M. Gay est né aux Étais-Unis d'Amérique, à Boî 
M. Bonnat, il cultiva surtout le tableau de genre 
Après avoir exposé depuis 1879 jusqu'en 1896 aux 
de la Société des Artistes Français, il est entré h 1 
Beaux-Arts, où il a été élu Membre Associé en iSOI 
cipales, exposées aux divers Salons, retenons : e 
actuellement au Musée d'Amiens : elle valut à Ta 
Troisième Classe; Un Asile ; en 1891, le IHain-Ch 
§n Bretagne ; en 1893, le Pardon ; en 189i les Ci 
par l'Etat , en 1895 ; La Fabrique de Tabac, à Sév 
(Payait de Fontainebleau). 

Au Salon de 1902. «r les intérieurs de M. Gay, pi 
grande sobriété de lumière et sont délicatement d 
la Console, Chez Heileu^ les Dessins constituent 
d'effets variés, et on ne sait franchement auque 
Notons encore Ma Chambre, belle étude d'intérie 
présentée. » 

Enfm, au dernier Salon (1904), le talent du ( 
apprécier : « M. Gay nous fournit une suite d'fnl 
santé précision, d'un grand charme artistique ; l'o 
les charmants délails, que le pinceau du peintre, 
comme aliments à notre curiosité ». 

L'artiste a en outre exposé à la Société Interr 
Petit, au Cercle de l'Union Artistique. Dans ce de 
exposait « un Atelier de Couture^ réunissant tou 
ouvrières, bien groupées. » En 1902, « le petit s 
avec émotion par M. Gay, Au Coin du Feu, esl 
Enfin, en 1904, au même Cercle, « nous n'oubli 
M. Gay, qui nous fait pénétrer dans l'intimité des 
montre « l'état d'âme », si je puis dire ». 

L'artiste figura aux expositions de la Société Me 
remarquions « une belle série d'intérieurs richen 
ceau élégant du peintre. » De même nous le trou 
velle ; c'est ainsi qu'en 1901, « M. Walter Gay, p 
études d'intérieurs, saisis dans une note douce de 
de détails particuliers, qui leur donnent un air d 
En 4902, on remarquait encore t la précision des 
l'éclairage des charmants intérieurs de M. èay 
même Société, «c les études originales de M. G« 
fois, au château de Fontainebleau : l'artiste, parf 
pinceau, décrit ses sujets avec simplicité et granc 

Le lalentde l'artiste, apprécié à l'étranger, est n 
musées, tels que le Musée Métropolitain de New- 



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■• Jl^-y; miWi^MiJBJIlIlMi I 



238 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

x Étals-Unis ; le Musée de Boston, la Tate Gallerj, 
t des toiles de Tartiste. 

te obtenait une Mention Honorable; en 1889, 
rselle, il obtenait une Médaille d* Argent qui le raet- 
au Salon ; une nouvelle Médaille d* Argent lui était 
on Universelle de 1900. A Tctranger, le peintre obte- 
Or à TExposition de Vienne, en 1891 ; une Médaille 
lU ; une Médaille d'Or à Berlin, en 1896. Enfin M. Gay 
Légion d'Honneur depuis 1894. 



içais, Hors-Concours, Médaith de bronze à 
de 1900. 



15, rue Pierre-Ginier, Pari8-i8e. 

ançais^ Hors-Concours, Médaille d'Or k TExpo- 
[)0. 

^ rue des Lilas, Paris-19«. 

is. Prix du Salon (Voir page 80). 

}ais, l'un des Fondateurs de la Société Nationale. 
Î2, rue Roussel, Paris-lS^. 

JNCOURS, Prix de Rome (Voir page 59). 



re français, iIors-Gongours, Médaille d^ Argent 
le de 1900. 

26, rue Victor-Massé, Paris-9«. 



is, Sociétaire de la Société Nationale. 

86, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris-6« 

Concours, Prix de Rome (Voir page 60). 



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HORS CONCOtRS (a. ?.), 



GIRARD Firmin, peintre français, So 
Médaille de Bronze à l'Exposition Univ 

Atelier : 7, boulevard de 



GIRARDET, peintre français, Hors-Go 
Atelier : 55, rue Théoph 



GIRARDOT, Sociétaire de la Société N£ 
page 117). 



GliAIZE, peintre français, Hors-Concour 
Atelier : 95, rue de Vau(^ 



GORGUBT, peintre français, Hors-Coi 
page 118). 



CrOSSEliOT, peintre français, Hors-Con 
sition Universelle de 1900. 

Atelier : 63, avenue de B 
CvOURDAUliT, HoRS-<"oNCouRS, Bourse d 



ORAIWCHI.TAYL.OR Achille, peini 
Salon (1900), Médaille de Bronze à l'Exj 

Atelier : A Concarneau, ( 



GRANDJEAIV, peintre français^ Hor! 
à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 4î, rue Cortamt 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

E, peintre français^ Hors-Concours, Médaille de fironzê 
I Universelle de 1900. 

Atelier : 35, quai Voltaire, Paris-7«. 

peintre français. Sociétaire de la Sûciéié Nationale, Che- 
légion d'honneur. 

Atelier : 65, boulevard Arago, Paris-13«. 
)NcouRs, Bourse de Voyage (Voir page 119). 



Ile GREENE, peintre américain, Hors-Concours au 
2. avec : Une Petite Histoire. 

Atelier ; 19, rue Le Verrier, Paris. 



D, peintre norwégien, Hors-Concours. 
Atelier : 39, rue de Douai, Paris-9«. 



eorges, peintre français. Mentionné au Salon des Artistes 
lÉTAiRE de la Société Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 15, quai d'Anjou, Paris-4«. 

ïorges Griveaii est né à Paris le 26 janvier i8()3. Elève de Gé- 
cultiva surtout le pavsage, le portrait et l'élude des intérieurs, 
^oir d'abord exposé aux Salons de la Société des Artistes Français, 
, Portrait de M. Roger Martin du Gard; en 1888, Portrait de 
rt G., travail qui valut à Tartiste une MentionUonorablâ, Tartiste 
lail ensuite vei*s la Société Nationale des Beaux-Arts ; il y expo- 
jessivenient : Femme au Piano; en 1891, Ma Chambre, tableau 
lar l'Etat, pour le Musée d'Amiens ; en ^893, VEtudiant : « c'est 
l'on peut dire qu'il en est un vrai et qu'il pâlit sur ses livres. »En 
\une Femme au Petit Chapeau ; en 1895, une bonne nature morte : 
er de Pommes. Rappelons, au Salon de 1896, « les toiles que 
îau a consacrées au Château de Tonquedec et qui ont si vieil air »; 
, le Déjeuner ; en 1901, Portrait de Mademoisette Suzanne R.; 
mier Mort ; Vaille de Torcern, 
don de 1902, paraissait un Intérieur Normand, « où le peintre a 



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J 



HOKS-CONCOUHS (a. F. 

trouvé un effet de lumière originale 
une série de petites toiles, présentan 
qui donne un réel cachet particulier 
nier Salon (4904), M. Griveau nous ri 
féré avec des à-coups de lumière, tr 
clairage {La Voiture à l'Ombre, Ent 

M. Georges Griveau figura aux Ex] 
1900, « de jolies petites notations ru 
cité de la facture et l'originalité c 
tère d'émotion significatif. » En 
efiets de gris, dus au talent de M. G 
sombres les beautés de relief que j: 
de la lumière. » 

Le peintre prit encore part aux E: 
4901, nous relevons « un portrait, j 
originale; V Impotente, élude d'intér 
éclairée ; une figue tj^pique de Vieuc 
fou, présentant un air archaïque, q 
au-FeUy devant lequel on s'arrête, 
ses petites toiles, savoureuses, finei 
Rustique, pittoresquement présenté 
autant de sujets laits pour plaire 
toile, aime à y trouver un grain d'éi 

Depuis 1893, l'artiste est Sociétair 
Arts ;en dehors des œuvres déjà cil 
sages de Bretagne et d'Allemagne. 
M. Griveau obtenait une Médaille dé 



ORIVEAU Lucien, peintre français, 
(Salon de 1902). 

Atelier : 2i\ rue Monsii 

M. Lucien Griveau est né à Paris 
et d'Alfred Jacquemart, il s'adonni 
l'étude des intérieurs. Parmi lesprir 
Salons annuels, citons : en 1885, 
Portrait de M. Rosenthal ; en 1889, 
Dimanche en Limousin; en 4896, li 
toile actuellement au Musée de Chà 
la Vallée de Pont-Aryar : « Quelque 
assez exactement l'impression triste 
à de certaines époques, sous son ciel 
toiles de beaucoup de couleur local 
étincelants de lumière, il sait avec l 
peindre le caractère primitif de la 
Aryar, par exemple, garnie de som 
quelques rares vaches, est rendue a\ 



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VRE d'or des peintres EXPOSANTS 

du Troupeau : « La peinture de M. Griveau possède 
Laïque ; mais tous les détails se tiennent bien : elle 
raditions classiques :1a Rentrée du Troupeau est, dans 
r,un petit chef-d'œuvre»; en iS99yla Lune sur les Re- 
in 4901, Jeune Femme à sa Toilette, Place du Village. 
, nous trouvons le talent calme de M. Griveau repré- 
, Place du Beffroi, Auberge de mariniers, œuvres d'un 
onncl. De ces peintures, nous retiendrons la note, 
lue, malgré la lumière que le peintre sait disposer 
lus ses ciels chargés ». Au Salon de 1903, on s*arrè- 
is de M. Griveau, qui possède une conception parLicu- 
l'il traite avec une émotion caractéristique : sa Vieille 
présente un merveilleux attrait de pittoresque». En- 
n (1904), « le talent calme et pondéré de M. Griveau, 
notations originales, qui traduisent exactement des 
t choisis. Au souci constant de la nature que montre 
charme d'une exécution qui vient jeter une note de 
jur tous ces petits morceaux, choisis avec goût par le 
sur -Cher, \c Petit Manoir ^ VE table qui possèdent une 
itense ». 

Il a renrporté une Médaille d*Or, à Boulogne -sur-Mer, 
nt àVesoul, une Médaille d'Or à Londres, enfin une 
i l'Exposition Universelle de i900.Un de ses tableaux, 
au Musée du Luxembourg et l'artiste a fait partie du 
le 1904, à la Société Nationale. 



Sociétaire de la Société Nationale, Médaille de 
Jniverselle de 1900. 



A Poissy (Seine-et-Oise). 



'ançais, Hors-Concours au Salon de 1902, avec 
lu soleil. 

7i, rue Jacques-Dulud, à Neuilly (Seine). 



itre italien, Hors-Concours (1903). 

Académie Albertina, à Turin (Italie). 

à Cambiano, près de Turin, en 1860 ; élève de Gas- 
lie de Turin, il présenta plusieurs de ses tableaux aux 
é des Artistes Français, à Paris. Parmi les principales 
tposées, rappelons, en 1895, Portrait de Mademoiselle 
une Mention Honorable; en 1896, Portrait de Ma- 
cère ; en 1898, un Portrait de femme lui valait une 
le classe ; en 1900, Portrait de Madame M. ; en 1903, 
a Sainte Famille, « présentant une composition fort 
it récompensé d'une Seconde Médaille, qui mettait 



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HORS-COXCOUliS (a. F 

l'artiste Hors-concours j à Paris; er 
exposait le Portrait de S. A I. la 1 
majestueusement assise dans un U 
nage, officiellement posé, est brille 

L'artiste avait d'ailleurs exposé i 
Portraits et une Femme Nue : il y 

M. Grosso remporta de nombreu: 
aussi rapidement apprécié qu'en Frs 
Médaille à Munich ; en 1898, une 1 
rement, en 1895, il avait obtenu le 
Artistes, à Florence, en 1896 ; en i 
aussi TEtat italien acheta-t-il au pe 
remarquables ; un Portrait de fe 
Paysage : Alto Canavese, pour la C 
possède de lui le Portrait de Viri 
tableau de cinq mèlres : Daeella rfi 

M. Grosso a encore exécuté les 
d'Aoste, de la Princesse Hélèneld'O 
d'Italie et de la Reine Mère. 

Parmi les œuvres les plus impor 
Tartiste, il nous faut rappeler Le l 
gno), qui fit grand bruit à Venise, 
dans l'église de Saint Gioachimo, 
Marie au Calvaire, puis la Sainte l 
Tous ces tableaux sont de grandes 

Ajoutons enfin que M. Grosso ei 
Arts de Turin ; il est Chevalier de 
(Italie). 



GUAY Gahriely peintre français, Hor 

Atelier : 7, rue des Ga 
k 5 heures. 



M. Guay est né en 1849, à Paris. 
Tartiste fut surtout un peintre d'I 
devant Tétude attentive de la nati 
ait exposées aux divers Salons s 
Latone et les Paysans, toile acl 
d'Ephratm: cette œuvre valut à 
achetée par l'Etat; en 1881, le Tui 
l'Etat ; en 1888, la Mort de Jézabel 
des Bois. Cette toile valut à l'artist 
tant le peintre Hors-Concours, et f 
du Chêne; en 1898, la Dernière 
Les Grives. « Les Grives de M. Gua 

« Du sang des { 
Sous le soleil, d 
Les Driadcs se s 



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244 LK LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

mais elles n'en sont pas moins intéressantes à suivre dans leur course 
dévergondée à traiers les vignes. » Cette toile a été acquise par la Ville 
de Paris» à TExposition Universelle de 1900 ; elle est actuellement placée 
au Petit Palais. 

Le peintre exposa en outre différents portraits, parmi lesquels nous 
mentionnerons : Portrait de ma Mère, Portraits de Mesdames Burdeau, 
Maujan, Mongin, Berteaux, M. et Madame Pillé, Madame Guillaume, 
Madame Mazza, M. Lebrun, etc. Sept grandes toiles hii ont été achetées 
par l'Etat; aux six déjà menlionnéees, il faut ajouter Grand-Père: ces 
toiles ornent les Musées de Brest, Grenoble, Aix, Draguignan, etc. Le 
peintre a, en outre, exécuté pour l'Eglise de Bagnolet un Christ donnant 
les clefs à Saint Pierre. 

Au Salon de 1903, il présentait deux portraits, « le Portrait de Ma- 
dame X., auprès de son jeune enfant: les deux sujets, bien éclairés, for- 
ment un ensemble harmonieux; mais c'est surtout le Portrait de M. P., 
fort heureusement posé, et brillamment enlevé par le pinceau du peintre, 
qui retiendra notre attention. » Enfin, en 1904, au Cercle Volney, l'ar- 
tiste exposait Le Vieux Clos de la Faterie, interprétation rustique, 
d'une observation consciencieuse, exécutée dans une note heureuse de 
coloris. » 

M. Guaj obtint plusieurs récompenses aux expositions de province, 
notamment à Amiens ; il a remporté une Médaille d'Argent à l'Exposi- 
tion Universelle de 1889, puis une autre Médaille d'x\rgent à l'Exposition 
Universelle de 1900, où son tableau : Poème des Bois, aurait pu lui valoir 
une Médaille d'Or, étant donné le succès considérable que ce tableau avait 
obtenu au Salon de 1889, où il obtint la Première Médaille de Deuxième 
Classe. 

L'artiste est Officier de l'Instruction Publique et Chevalier de la Légion 
d'honneur; il est professeur à l'Ecole municipale supérieure Turgot et 
est l'auteur des En-Tête pédagogiques du papier (iérôme (papier à dessin). 
Parmi les élèves formés par l'artiste, on peut citer : A. Devambez, grand 
prix de Rome en 1894; Moteley, troisième médaille au Salon, prix d'At- 
tainville à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ; Paul Sieflfert, troisième mé- 
daille au Salon et Premier Grand Prix de Rome en i90îi ; Brun, prix 
d'Attainville (2.000 francs), à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris; Corlin, 
première mention, etc. 



GUELDRV, HoRs-CoNcouRS, Bourse de Voy.\ge (Voir page 119). 



GUÉRY Armand, peintre français, Hors-Goncovrs au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier : 13o, rue dQ Rome, Paris-17e. Villa des Fleurs, 
à Pontgivart (Marne), pendant l'été. 

M. A. Guéry est né à Reims, le l mars 1853. Peintre de paysages, il 
représenta surtout des bords de rivières, des champs, des animaux, det 
etîets de neige, des nocturnes, des fleurs de plein-air, etc. Travailleur 



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HORS-CONCOURS (A. F.)^ SOCIÉTAIR 

émérile, l'artiste a pu se former tout seul, par i 
observation constante et enthousiaste de la nature, 
anciens et modernes dans les principaux Musées de 
et d'Italie ; il s'attacha à la contemplation des gra> 
phies des chefs-d'œuvre ; enfin il se livra à de nor 
lui apprirent à aimer les livres et en firent un véri 

Après avoir reçu quelques leçons élémentaires, il 
lents conseils d'un ancien acteur de grand mérit( 
jeunesse, fut élève de Couture et de Rudder et qui 
peinture pour le théâtre, reprit ses pinceaux vers 1 
d'un goiit sûr, sachant admirablement composer i 
sant à fond le côté métier, qui fut le premier maît 

M. Armand Guéry a exposé régulièrement aux Sî 
Artistes Français, où il obtint une mention honorai 
Raigecourt-Goyon, pour le paysage, en 1890; une 
classe, en 1891; puis une Médatlle de seconde class 
Hors-Concours. 

L'artiste a obtenu des médailles de bronze, d'ar^ 
sitions de Chaumont, Paramé, Ponlivy, Moulins, 
Périgueux, Grenoble, etc., puis une Zlention Hor 
Universelle de 1900. 

Il a exécuté une décoration importante pour la 
(Marne) : Dom Pérignon, inventeur du Champagne 

L'artiste a formé un élève, Frédéric Sauvignier 
obtenu, en 1899, la première médaille de perspecti 
daille d'anatomie, à l'École des Beaux-Arts. 

En décembre 4898, ce peintre a fait une expositi 
travaux artistiques. On pourra se faire une idée de la 
de M. Armand Guéry, par la nomenclature suivant 
seulement comprises ses œuvres principales, la plu| 
de la Société des Artistes Français. 

L'artiste débutait au Salon de 1883, avec Une 1 
qui fait partie aujourd'hui de la Galerie Vanderlind< 
il obtenait une mention honorable, pour un Soir à ^ 
(Villerville), qui appartient à M. Argyl, de la Nouve 
Un Verger à Villiers, était acquis par la Société 
en 1889, La Montagne de Brimont, était achetée pa 
sade de France, à Berlin; en 1890, sa toile Les d 
valait à l'artiste le prix de Raigecourt-Goyon (elle j 
Q.-V. de Rilly) ; un Lever de Lune au Soleil C 
par la Société des Amis des Arts; en 1891, M. Gui 
daille de troisième classe, pour une Matinée de Neii 
fut enlevée par un amateur de Reims, puis pour u 
courtf acheté par l'Etat, pour le Palais du Sénat 
Matinée d* Automne : Moutons. Cette œuvre appartien 
château du Bois-de-l'Arbre, qui la possède encore; G 
Sainfoins en Fleurs^ furent exposés par l'artiste en 18 
ver à Bertricourt, était acquis par l'Etat pour le Mu 
Un sur r Aisne à Évergnicourt, devenait la propriété 
Paris ; en 1895, Crépuscule, Étang de Pignicourt, \ 
M. Stern, de New-York; Midi dans les Alpes, était 



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246 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Ion du Club Alpin; en 1896, paraissait Les Bords de la Suippe, appartenant à 
M. Feuquières, k Paris ; en 1897, Les Coquelicots, étaient acquis par 
M. Dénoyel. au château d*Odenas, près de Lyon (Rhône) : C'est là une 
belle étude de plein air, nous montrant la campagne ornée de ses 
richesses printanières. Vieux Moulin sur la Suippe, appartient à 
M. LesensHajez. membre de la Chambre de Commerce de Douai; en 1898, 
Soir de Janvier à Avançon, était acheté par M. Léon Collas, à Ver- 
sailles ; puis Moulin au Clair de Lune, était acquis par l'Etat : Cette toile 
figurait à l'Exposition Universelle de 1900. Au Salon de 1899, Tartistt 
était représenté par Bords de la Suippf^, appartenant à M. Quéquignon, 
à Paris, et Crépuscule dans les Marais y acheté par M. Reutlinger, 
photographe. Au Salon de 1900, figurait Matinée de Printemps (Bords de la 
Suippe): au Salon de 1901, Soir de Neige, acheté par l'Etat; Lever de 
Lune. 

M. Armand Guéry a produit aux divers Salons de la Société des Artistes 
Français, un assez grand nombre de pastels remarquables ; nous retien- 
drons seulement : en 1886, une Fïn de Journée à Martigny-les-Bains, 
qui fut achetée par l'Etat J pour le Musée de Sedan; en 1888, Avant la 
Pluie, en;i891, Champs en Fleurs, en 1892, Champs de Genêts, en 1893, 
Embouchure de rHermance, furent autant d'oeuvres achetées par la 
Société des Amis des Arts. En 1894, La Pluie dans les Alpes; ce pastel 
appartient aujourd'hui à M. Duchâtel, de Reims. 

En dehors des œuvres que M. Armand Guéry a exposées au Salon de 
Paris, le peintre en a signé une foule d'autres, disséminées aux quatre 
coins de l'Europe. Nous suivrons année par année la carrière laborieuse 
du peintre, en nous occupant d'abord des tableaux. 

Année 1882 : Matinée d'Eté à Sept-Saulx (Marne), appartenant à 
W. Crothers, de Londres. — La Vesle à Sept-Saulx, appartenant à 
M. Fazy, directeur du Crédit Lyonnais, à Lyon. — La Plaine deBétheny, 
appartenant à M. Léon [Legras, à Reims. — Ramasseurs de Pissenlits, 
fait partie de la collection Georges d'Ay. 

Année 1883; Vallée de Cèdres (Pyrénées), Cirque de Gavaimie, font partie 
de la collection Krug, à Reims. 

Année 1884 : Le Train qui passe, fait partie de la collection Fouché. — 
Bords du Morin, appartient à M. F. Soulié, à Reims. — Ferme Champe- 
noise, appartient k M. Goisset, à Dijon. — Lever de Soleil à Zermatt 
(Suisse), acheté par le Club Alpin. 

Année 1885 : Jardin du Luxembourg, appartient à M. Quénardel, au 
château de Reddy. — Temps couvert à Ballancourt, appartient au Club 
Artistique de Rotterdam. — Champagne Pouilleuse, achetée par la Société 
des Arts, à Moulins. — Jardin à Crécy -en-Brie, achetée par la Société 
des Arts à Pau. 

Année 1886 : Une Plaine en Champagne, Lavoirs et Barques à Poissy^ 
Deux Vues de Bellerive sur le lac de Genève, appartiennent à M. J. For- 
naris, à la Nouvelle-Orléans. — Matinée dans les Grèves (Salon), appar- 
tient au Musée de Morlaix. 

Année 1887 ; La Vallée de VArve et le Mont-Blanc, appartient à 
M. Argyl, k la Nouvelle-Orléans. — Deux tableaux de 1'//^ de la Grande- 
Jatte, appartiennent à M. Ch. Stemmelen, à Paris. — U Aurore aux 
Bords du Morin, qui figura k l'Exposition de Rouen, a été achetée par 
M. Maurice Masson. — Les Avoines^ appartient à M. Goisset, à Dijon. — 



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248 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

près Lyon. — Moulin Abandonné à Merlet, appartient à M. Ch. Arnould, 
conseiller général à Reims. 

Année 1896 : Notre-Dame de rEpine, appartenant à M. Mennesson, 
luthier à Reims. — Maison en ruine à Auménancourt, figura à TExposi- 
tion de Reims (18%) et à celle de Lyon, on 1897. — Près du Moulin 
d'Orainville, appartient à M. Alexandre de Bary, cMteau de Thuisy. — 
Coquelicots : ce pastel appartient à Madame E. Rogelet. à Reims. 

Année 1897 : Fossé sous Bois^ appartient au Musée de Reims. — Soleil 
couchant sur le lac de Genève, appartient à M. Louis de Bary, château 
du Bois de-l'Arbre. — Thyms en fleurs à Merlety figura à TExposition de 
Zurich. — Moulin de Thuisy, appartient à M. Alexandre de Bary, au 
château de Thuisy. — Les quatre Saisons : ces quatre tableaux appartien- 
nent à M. Henri Maupinot. — L'Automne à Condé. Soir d'Eté à Pignicourt 
appartenant à M. Sohier, à Montréal (Canada). — Le Rû aux Oies, 
appartient à M. Fr. Hubert, à Paris. 

Année i898 : Bergei' et Moutons champenois, appartient à M. Maufroy, 
de Reims. — Nuit d'été en Champagne, appartient à M. le docteur Clerc. 
— Jardins aux Pavots, appartient à M. le docteur Guérard. 

Année 1899 : Effets de Soleil sur la Suippe, figurait à l'Exposition de 
Berlin, puis diverses toiles dans la collection de M. Ferrette, de Vouziers 
(Ardennes), Vice-président de la Société des Peintres de Montagne. 

Année 1900 : Matinée de Printemps, Bords de Suippe, « présentant un 
point de vue, délicieusement choisi, pittoresquement agencé avec des ar- 
bres, de vrais arbres qui s'élèvent d'une sève puissante, indiquent un 
maître paysagiste, amoureux des manifestations, exubérantes de vie, de 
la riche nature ». Cotte toile appartient à M. Léon Plumet. A l'Exposi- 
tion des Peintres de Montagne, figurait un Vieux moulin, dans une note 
de coloris," fraîche et lumineuse : aux détails d'une grande précision 
s'ajoute une brillante perspective,qui donne au tableau un détaché puissant». 

Année fl^l • Retour de Pêche, appartenant à M. Jost, puis Soir de 
Neige en Champagne, présenté au Salon : « M. Guëry développe en une 
très grande toile, d'un beau caractère, un effet de neige, s'étendant sur un 
chemin perdu au milieu des champs «. Cette toile était acquise par TEtat 
pour l'ambassade de France à Londres. 

Année 190i : Brume d'Or, vendue à New- York. — Automne à Cernay- 
en-Dormois, appartenant k la collection Ferrette. Le peintre présentait à 
l'Exposition de la Montagne (( une belle perspective sur un lac : Clair de 
Lune, puis un délicieux nocturne, effet de neige pittoresque, où se trouve 
une gamme chantante de tons blancs sous un effet de lumière radieux ». 

Année 1903 : Soir d'Automne, appartenant à Madame de Venoge. — 
Bords du Sichon, à Cusset, appartenant à M. Jackson (New-York). 

Enfin, au dernier Salon (1904), le talent du peintre était ainsi apprécié: 
«Le paysage proprement dit, trouve en M. Guéry un artiste, resté fidèle 
à son pays, à la Champagne <|u'il habite d'ailleurs une partie de l'année; 
ses envois actuels fournissent une note nouvelle par l'animation qu'il a 
su donner à ses toiles, en y introduisant des animaux qui ajoutent peut- 
être au caractère de couleur locale crue recherche avant tout le pinceau du 
peintre. 

« Arrêtons-nous à ce Retour de moutons (Champagne), s'avançant 
sous une brillante lumière : en cette superbe description de campagne, 
l'on se trouve attiré par la beauté de l'exécution; puis à un Marchand de 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRE 

Dindons (Champagne), qui fait avancer ses volatiles 
et un ordre parfaits, dignes d'un général commanda 
l'œil est attiré par un fond d'arbres et de frondaisor 
tre nous décrit avec sa richesse et sa puissance d'exé 
Enfin rappelons que M. (iuéry a obtenu une Menti 
position Universelle de 1900. 



GUIGXARD, peintre français^ Sociétaire de la Sociét 
Atelier : 25, boulevard Berthier, Paris 



OUIGUET, peintre français, Sociétaire de la Société ^ 
de Bronze à TExposition Universelle de 1900. 

Atelier : i5, rue de Ravignan, Paris-ll 



GUIIJLEMET9 peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 6», rue Clausel, Pari8-9c. Le vei 



GUILLOXIVET, Hors-Concours, Bourse de Voyage (Vo 



OUIIXiOU, peintre français, Hors-Concours,. Médailh 
position Universelle de 1900. 

Atelier : 159 bis, boulevard du Montp 



GUIXIER, Hors-Concours, Bourse de Voyace (V^oir page 



H 



HAGBORO ^t/^2/«/«, peintre suédois, Hors-Concours 
tistes Français, Sociétaire de la Société Nationale des 1 

Atelier : 5 bis, rue Jadin, Paris-17e. 

M. Hagborg est né à Goihembourg (Suède), lo 26 
l'Ecole des Beaux-Arts dé Stockolm, le peintre expo 
Salons de Paris, depuis 1876. Parmi les principales t 
vons : en i879, la Grande Marée, achetée par l'Etat 
Luxembourg; en i896. Paysage de Bretagne : « Le ta 
aime les effets tourmentés, le peintre affectionne sp< 



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250 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

rons de Cancale, qui lui ont fourni les motifs de plusieurs toiles moute- 
mentées. Son Paysage de Bretagne, bien présenté, est très suggestif : il 
possède la grande qualité de l'exactitude et de la vérité ; nous retrouvons 
là l'impression de ce que nous avons pu voir dans nos promenades sur 
les côtes armoricaines. Puis, c'est la mer qui se prépare à devenir fu- 
rieuse, celle qui bientôt laissera derrière elle le deuil et les larmes des 
veuves et des orphelins, qu'aime à représenter M. Hagborg. Un Grain est 
une toile pleine de vérité et de mouvement. » En 1897, Marée Basse à 
Cancale: « En cette œuvre, M. Hagborg a su enfermer certaine émotion : 
quelques petites coques de noix vides, sont jetées sur la grève, où miroi- 
tent faiblement quelques flaques d'eau sous un ciel sombre, n'envoyant 
que peu de lumière. Au loin, à la ligne d'horizon seulement, se dessine 
le grand mouvement de la mer. D'une vérité saisissante et d'une grande 
exactitude de tons, cette toile, vue à* une certaine distance, fait grand 
effet : le panorama se détache bien, et Tarrière-plan se met à sa juste 
valeur. » 

La même année, à la Bodinière, M. Hagborg exposait a une bien sug- 
gestive Nymphe des Bois, au profil suave ; en ce beau morceau de nu 
chaste, très ferme de dessin, le peintre a mis la marque d'un grand la- 
lent. D 

Au Salon, nous retrouvons, en 1898, « Portrait d'Officier y énergique- 
ment brossé; en 1899, les Bateaux; en 1901, Elfes, Pauvres Gens. 
En 1902, M. Hagborg exposait « de charmantes études de figures fémi- 
nines expressives, arrêtées dans leur intérieur avec une netteté éton- 
nante (Dalécarlienney Margit). L'Automne est encore un effet bien pré- 
cisé : les reflets des arbres, des maisons et du ciel dans l'eau, paraissent 
mathématiquement construits ; mais le coloris en est agréable et Toeuvre 
reste attachante. » Enfin, au dernier Salon (1904), le talent de M. Hagborg 
apparaissait en une belle variété de toiles lumineuses, c Soir d'Automne 
présente un effet de douceur d'éclairage des plus captivants ; retenons 
encore Visby, avec ces aperçus de verdure, ces maisons, ces tons d'une 
belle harmonie, répartis sur le ciel et la mer, venant donner au paysage 
un détaché remarquable; puis un Coin de Village normand, où se 
retrouve cette préoccupation de la nature qui guide le pinceau du peintre 
dans tout ce qu'il représente. » 

A l'Exposition Universelle de 1900, figurait un Intérieur Dalécarlien, 
aujourd'hui au Luxembourg. 

Plusieurs des toiles du peintre se trouvent dans les Musées de Stockolm, 
de Bergen, ainsi que dans plusieurs villes d'Amérique. 

L'artiste est Sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts, depuis 
sa fondation et il expose à la Société Internationale, chez G. Petit. Il a 
fait une exposition particulière de ses œuvres, à Stockolm. Chevalier de 
la Légion d'honneur en 1893, il fut Membre du Jury de Peinture à 
l'Exposition Universelle de 1900. En 1897, il fut fait Officier du Nicham- 
Iftikar à l'Exposition de Tunis, et mis Hors-Concours à l'Exposition 
Universelle de Chicago. En 1884, il a été décoré de l'ordre de Wasa en 
Suède, et nommé, en 1901, Officier de la Légion d'honneur. Enfin, 
M. Hagborg a obtenu,' à Munich, un Diplôme d'Honneur en 1879 ; une 
Médaille d'Or en 1883. 



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^.'7??-JU;J!,|JI.MirtW 



a DES PEINTRES EXPOSANTS 



Is, Hors-Concours, Médaille de Bronze à 
X), Prix Rosa Bonheur, et Bourse de 
Ion de 1902, pour sa toile : Révolte des 
;dePhiladelphie(U. S. A.) 

rue Notre-Dame-des-Champs, Paris-6*, 



ncflw, HoRS-CoNcouRs(i904), avec Uïné- 
umartin. Paris-9«. 



, HoRs-CoNcouRs, Médaille de Bronze k 
\çon, Villa Beauregard, dans le Doubs. 



)[ricier de la Légion d'honneur en 1878, 
iverselle de 1900, Membre Etranger de 
is décembre 1902. 

nginnegracht, La Haye (Hollande). 



ire de la Société Nationale. Médaille de 
le de 1900. 

i Voltaire, Paris-?®. 



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Qà 



HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIKT.^ 



JF ACQUET Gustave, peintre français, Hors-Conc( 
Atelier : 92, avenue de Wagram, 



JA^-MOIVCHABLOX, peintre français, H( 
des Artistes Français. 

Atelier : 83, avenue de Villiers, F 



JFAPY Louis, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 91, avenue de Villiers, F 

M. Louis Japy est né à Berne, dans le dépf 
de Français et de CoroL Tarlisle s'adonna surt 
parmi les principales œuvres qu'il ait exposéei 
des Artistes Français, nous retiendrons: en 11 
en 1893, Berner et la Mer, qui se trouve actuell 
(Autriche); en 1896, Printemps en Picardie; 
l'Ain, toile appartenant au Musée de Saint-Etien 
Printemps; Le Goa$taroux (lever de lune), qui 
Lirooux; en 4899, le Vallon de Saint-Marcel ; i 
sait Matinée de Printemps, « petit coin de pays 
que: les premici's plans sont minutieusement 
lointains, vaporeux, s'éloignent à l'infini ; l'on 
détails, qui ont conduit l'artiste à un bel effet d 
tons «deux charmants paysages, mis en valeui 
arbres décrits de main de maître, tandis qu 
plans viennent s'étager en une brillante perspc 
mas : Avant rOrage, Cervières, témoignent du 
la dominante du talent de ce maître paysagiste 
par la Ville de Paris. 

En 1902, on remarquait « les intéressantes é 
recommandent par une délicatesse d'interprète 
cule. Soir dans les Bouleaux, font ressortir la li 
paysagiste, fervent disciple de l'école du plein-; 

En 1903, le Crépuscule sur l'Etang présenta 
heureusement suivi, s'étalant sur une belle pe 



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254 LE LIVRE l)*OH DES PEINTRES EXPOSANTS 

SOUS un ciel elair ; le Soir à Laprat est un efTet de calme, rendu par un 
martre coup de pincMio. » EnGn, au dernier Salon (1904), nous noterons 
« les sites bien choisis, JférM de Sainte-Marie et Brumes de r Aurore, 
d*un délicat efTet. » 

Beaucoup de musées de province et de l'étranger renferment des œu- 
vres du peintre : le Musée de Besançon possède un grand tableau : Soirée 
de Septembre; le Musée de Morlaii renferme le Bepos, où un troupeau 
de moutons se trouve sous de grands arbres, avec la mer, que Ton aper- 
çoit au loin : ce tableau, qui est un souvenir de Breta^e, a figuré au 
Salon ; au Musée de Langres se trouve un Lever de Lune. Le Musée de 
Roanne possède également une toile, Marais en Picardie, par un efTet 
du matin. A l'étranger, le Musée de Manchester a acheté Printemps en 
Picardie, qui figura au Salon de 1873 ; le Musée de Washington possède 
un Printemps dans la Montaçne (Ain) et Crépuscule à Fouanan (Bretagne), 
où Ton admire de grands arbres, dessinés au bord de la mer. Le cabinet 
du Président du Conseil Municipal de Paris, renferme Bouleaux dans la 
Montagne, toile acquise par la Ville de Paris. 

Le peintre a fait une exposition particulière de ses œuvres, chez Georges 
Petit, eu avril 1888, puis une autre plus tard àla Galeriedes Artistes Modernes 
rue delà Paix. Enfln,àla même galerie, rue Caumartin, M. Japy exposait en 
1903, trente-trois tableaux, relatifs aux environs de Saint-Galmier. Le talent 
du peintre y était ainsi apprécié : <t En parcourant les divers numéros de 
cette importante série, l'on est attiré par de jolis lointains, par une pers- 
pective scrupuleusement suivie, qui donnent à tous ces pajrsages un air 
de correction et de tenue remarquables. La peinture de M. Japy est pleine 
de sentiment : ses lointains, particulièrement soignés, donnent une 
grande profondeur à ses toiles. Le peintre est d'ailleurs un de nos paysa- 
gistes de marque, les plus appréciés par ceux qui visitent en détail, cha- 
que année, nos grands Salons. » 

Médaillé au Salon de 1870, M. Japy obtint une Médaille de Deuxième 
Classe en 1873 et fut mis de ce fait, Hors-Concours au Salon ; enfin l'ar- 
tiste a obtenu une Médaille d'Argent à l'Exposition Universelle de 1900. 



JEAIVIWN, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze k 
l'Exposition Universelle de 1900, Chevalier de la Légion d*honneur (1903) 

Atelier : 32, rue des Dames, Paris-17«. 

JFEAIVIVIOT, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale des 
Beaux-Arts, Médaille d'Argent h rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 4, rue Picot, Pari8-16«. 



JFIMEIVEZ Louis, peintre espagnol, Hors-Concours, Grand Prix et 
Chevalier de la Légion d'honneur à rExposition Universelle de 1889. 

Atelier : 6, rue Croix-du-Bourg, à Pontoise (Seine-et- 
Oise). 



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I 



HORS-CONCOURS (a. F.), SOCfÉTAIRES (s. N.) 255 



JOBERT Paul, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 15, rue Jean- Baptiste-Dumas, Paris-17«. 

M. Paul Joberl est né à TIemcen (Algérie), le i9 août ië63. Elève de 
Jules Bastien-Lepage, de Benjamin-Constant et de M. Jules Lefebvre, 
il cultiva avec succès le genre de la marine. En 1893, 11 présentait les 
Grandes Manœuvres de l'Escadre du Nord; cette toile, achetée par le 
Musée de Cherbourg, lui valut une Médaille de troisième classe. En 1894, 
V Arrivée de VEscadre Russe à Toulon était achetée par TEtat pour le 
Musée de Versailles; en 1896, paraissait au Salon an Lâcher de Pigeons 
Militaires à bord d'un Torpilleur, Le grand tableau, tout dramatique, 
qu*exposait M. Jobert au Salon de 1897 sous ce titre : Dans la Brume 
(Banc de Terre-Neuve), mérite une mention spéciale : le sujet, très sim- 
ple, est très beau : c*est une interprétation d'un passage des Gens de Mer- 
de Yann Nibor : 

— Quel froid d'ioup, mon vieux pays I 
R*gard'donc la mer, comme e fume I 

— Oui, ça y est, nous v*là cor pris, 
Tous deux, dans cetf maudit' brume ! 



— Tonnerre ! As-tu entendu ? 

— C'est un charbonnier qu'arrive ! 

— Gueur comme moi ou t'es perdu : 
Stop I Stop ! 



Le peintre a été, dans son interprétation, à la hauteur de son sujet; il a 
su rendre la farouche énergie de ces marins, poussant leurs cris déses- 
pérés devant la silhouette du géant, qui va les dévorer. Cette toile fut 
récompensée au Salon d'une Médaille de deuxième classe qui mit le pein 
tre Hors-Concours . 

Au Salon de 1899, paraissaient Brume dans V Atlantique, qui décore 
l'une des salles du Musée de la Marine, au Louvre, puis la Brume à Ron- 
fleur, qui appartient au Ministère de la Marine. En 1900, nous relevons 
le Dépait de la Barque « qui, conduite par le pinceau vigoureux de 
M. Jobert, s*enlève sur la vague dans une belle lumière ». En 1901, le 
peintre envoyait au Salon, Folliers et Lamaneurs, toile qui est au Musée 
de Philadelphie, puis Soleil couchant dans l'Atlantique, qui appartient au 
Musée de Dieppe. Au Salon de 1903, nous relevons « une marine impres- 
sionnante : Soleil couchant sur r Atlantique ; en cette page émouvante, 
M. Jobert a su rendre la sauvage furie des éléments contre ces coques de 
noix qui abritent l'audace humaine ; la Cataracte du Niagara, est d'un 
effet original, montrant que le peintre sait s'attaquer avec succès aux dif- 
ficultés ; enfin le Calme représente une aquarelle joliment lavée sous un 
effet de nuages pittoresque, curieusement étudié au soleil couchant. > Au 
dernier Salon (1904), on se rappelle a l'effet impressionnant auquel par- 
vient le pinceau de M. Jobert, en nous montrant la silhouette d'unchar- 



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2S6 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

bonnier, qui, terrible géant, s'avance, Sur les Bancs de Terre-Neuve, à 
la grande terreur des maiheiireui doris, » 

M. Paul Jobert a traité avec succès une série de portraits, parmi les- 
quels nous distinguerons celui de M. Morinaud, député et maire de Cons- 
tantine, qui fut ex posé au Salon de 1902, puis le Portrait de Madefnoiselle C, 
« dont la figure éclairée se détache sur un fond de verdure avec une 
douceur prestigieuse ». exposé en 1904, à l'AutomobileClub ; enÛn, « un 
savoureux Portrait de Madame P. J, , présentée dans tout l'éclat de la 
jeunesse et de la beauté (1904) : la jeune femme, gracieusement expres- 
sive, saisie dans une pose naturelle trouvée, est debout, Tombrelle à la 
main ; les tons de la robe blanche, parsemée de bleu, s'harmonisent avec 
les tons verts du feuillage, donnant à Tensemble un cachet fort harmo- 
nieux ». 

Ajoutons que le Musée de Honfleur possède un œuvre du peintre : En 
Rade, et celui de Valenciennes : Une Bonne Marée. 

M. Jobert s'est fait connaître, h l'étranger, à New- York, en particulier, 
par une exposition importante de ses œuvres, à r American Art Associa- 
tion, en 1896, puis aux galeries Knœdier. en 1897. La même année (1897), 
il réunissait ses œuvres à Philadelphie, aux galeries Caldwell : c'est à cette 
occasion que plusieui^s de ses toiles entrèrent dans la galerie de M. Georges 
Elkins, à Philadelphie, notamment : Dans la Brume (Banc de Terre- 
Neuve) ; puis le Matin dahs la Manche (Jersey). 

En 1901. M. Paul Jobert faisait une exposition particulière de ses œu- 
vres (une cinquantaine de marines) k la galerie des Artistes Modernes, 
rue Gauraartin. Le talent du peintre y était ainsi apprécié : 

« ... N'est-il pas charmant ce petit morceau de mer, voisin d*Etretat, où 
des enfants de pêcheurs s'avancent, en pleine lumière, sur leur élément 
favori et dont une gravure, quoique dépourvue du prestige de la couleur, 
rend assez fidèlement l'impression ? M. Paul Jobert est en effet le pein- 
tre de la mer calme et tranquille ; c'est ce que nous montre son exposition 
actuelle à la galerie des Artistes Modernes, bien que son œuvre soit des 
plus variés. Nous pouvons encore nous arrêter à Bord de Manche, des- 
cription fidèle d'une mer aux vagues régulières, qui viennent doucement 
déferler sur la grève. Mais le pinceau de l'artiste sait aussi s'attaquer à 
la représentation de la vague furieuse, qui semble traduire la colère de 
l'Océan : Vague au Soleil Couchant, Orage, sont des études, qui rendent 
la mer mouvementée, en toute son agitation terrifiante. 

M. Jobert s'est attaché aussi avec bonheur h l'étude de la vie, active 
ou familière, des gens de mer ; il a su y trouver quelques motifs heureux 
de tableaux : Le Départ des barques à Etrétat possède un mouvement, 
une allure, une impétuosité, une force de lumière, qui frappent le spec- 
tateur; il semble que l'on assiste réellement à l'enlèvement des bateaux 
pécheurs sur la lame furieuse, tellement le peintre a su mettre dans sa 
toile d'énei*gie et de vigueur. Son Vieux Terre-Neuvas, tx la physionomie 
typique, est bien pris, et ce marin, qui, tout soucieux devant un pupitre 
de circonstance, écrit à sa famille La Lettre, qui va ramener la joie chez 
les siens, n'est-il pas supérieurement posé? Puis ce sont LOrphelin. Fils 
de Pécheurs, Réparation de Filets, En Ribotte. 

L'artiste excelleencoreànousdécrireminutieusementlesdétailsd'un ba- 
teau, barque de pêche ou cuirassé, commenouslemontrentde nombreuses 
études, fort documentées (Le Tangon, Le Formidable, Le Bateau de 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI IX 



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Lâcher de pigeons militaires à bord d'un torpilleur dans la Manche. 
d'après le tableau de M» Paul Jobert. 



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MaRS-COKCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 257 

Southamptoriy L* Amiral Nakimoff', Remorqueur) : il est certain que M. Jobert 
connaît & merveille le gréement et les particularités de la manœuvre d*un 
navire. Il sait aus§i nous présenter une vue d'ensemble de bateaux disséminés 
sur une faible étendue de la mer dont il a étudié avec soin la perspective fugace 
et trompeuse : Le Panorama du Port de Ronfleur est à ce point de vue 
curieux à étudier. Tower-Bridge (Londres) se détache sur un fond de 
brouillard caractéristique : les petites barques, se promenant sur Teau 
grise du fleuve, redisent bien l'activité de ce petit coin de la grande cité 
anglaise, dont le peintre est un interprète fidèle ; La Tamise â Londres 
(Charing-Cross), est encore un efl'et sombre, bien intéressant. 

En quittant les brouillards et les ciels gris de Londres, le pinceau de 
M. Jobert s'est égayé dans la représentation d'une petite scène mondaine 
pleine de fantaisie : UHeure du Bain à Eirétat, Rempli de couleur et 
d'animation, ce tableau est d'une piquante curiosité. 

Dominant tout cet ensemble, une grande toile, parue au Salon 
de 1897, représente ce qu'il y a de plus fort, de plus intense, de plus 
vivant dans l'œuvre du peintre. C*est une scène de vie, à laquelle nous 
assistons et qui est d'un efTet superbe, dans sa tragique simplicité. Les 
deux personnages du premier plan, bien précisés dans leur léger doris, 
jettent leur cri de désespoir, pendant que l'ennemi redoutable, aux con- 
tours indécis, le steamer géant, s'avance sur eux rapidement Dans la 
Brume, La mise en scène est très dramatique et le peintre a commenté 
d'une façon supérieure, un passage de Yann-Nibor. 

« Encore jeune, M. Jobert, plein d'ardeur pour le travail, amoureux de 
son art et marin dans l'Âme, est un de nos peintres de marine, sur qui 
l'on est en droit de compter pour l'avenir; nous sommes heureux de 
saluer son exposition et de la recommander au public avec toute l'atten- 
tion qu'elle mérite. » 

A l'Exposition Universelle de 1889, le peintre remportait déjà, à vingt- 
cinq ans, une Mention Honorable, puis il obtint des médailles aux expo- 
sitions d'Amsterdam, Versailles, IVice, et à l'Exposition Universelle de 1900. 

Enfln, M. Jobert a été nommé peintre du Ministère de la Marine, et 
est Président de la Société Internationale des Peintres de Marine. 



JFOUBERT, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze à l'Ex- 
position Universelle de 1900. 

Atelier : if , rue de Babylone, Paris-7«. 



JOURDEUUi, peintre français, Hors-Concours. Médaille de Bronze à 
l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 6, rue Saxdnier, Pari&-9«. 



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II D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



K 



lin, Hors-Concours, Médaille de Bronze à l'Ex- 
)0. 

ace de V Eglise, A Poissy (Seine-el-Oise). 



iciétaire de la Société Nationale. 
, rue Blomet, Paris-15«. 

^ais, Hors-Concours. 

, passage Stanislas, Pari8-6«. 



, SoaÉTAiRK de la Société Nationale, Grand- 
rselle de 1900. 

, Bergensgade, à Copenhague (Danemark). 



çais, Sociétaire de la Société Nationale, Mé- 
Universelle de 1900. 

rue Pelouse, Pari8-8«. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 259 



LA HAYE, peintre françaisy SociérAiREde la Société Nationale, Médaille 
d'Argenté l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 13, boulevard Amiral-Courbet, à Nîmes (Gard). 



liA LYRE Adolphe, Critique d'art et peintre français, HoRs-Ck)NCouRS 
(1900). Membre de la Société des Artistes Français. 

Atelier : 245, rue Saint-Denis, à Courbevoie (Seine), et 
Château des Sirènes, à Carteret (Manche). 

M. La Lyre est né & Rouvres, dans la Meuse. Parmi les principales 
toiles que le peintre ait exposées aux divers Salons annuels, rappelons : 
en 4881, le Modèle; en 1882, Pomone et Vertumne; en 1884, Hercule 
combattant les Tritonites ; en 1887, V Amour et Psyché; en 1889, Junon 
force les Sirènes à se réfugier dans leur élément ; en 1890, les Sirènes à 
l'Affût ; en 1892, une Sirène; en 1894, les Sirènes et la Tempête; en 1895, 
le Concert des Sirènes; en 1896, V Amour fuyant devant les Sirènes; en 
1897, les Sirènes $' amusent. « En cette toile, Timagination de M. La Lyre 
a beaucoup travaillé, et il faut reconnaître que Tartiste est doué d'une 
belle fougue de coloriste >. En 1898, le Chant dts Sirènes ; en 1899, 
l'Amour abandonne les Sirènes , et Sainte-Cécile, accompagnée des chœurs 
célestes et de l'harmonie divine reçoit la visite de Sainte Valérie. 

Au Salon de 1900, « M. La Lyre continue la série de ses études sur les 
Sirènes avec la même fougue d'exécution. Le peintre ne recule pas devant 
les difficultés des poses ; sa toile présente un côté décoratif, où Ton 
relève des détails d'invention qui expliquent d'une façon élégante et claire 
le sujet choisi par le peintre : les Sirènes vaincues par les Muses*. Ce tableau 
fut récompensé d'une Médaille de deuxième classe, qui mit l'artiste Hors- 
concours. La même année, à Versailles, M. La Lyre « en ses Fleurs de 
France montre de belles qualités d'invention décorative. Cette intéressants 
étude, consacrée aux lys de la Maison de France, se trouve tout à fait à sa 
place, en ce palais de Versailles, encore tout imprégné des souvenirs de 
l'Ancienne Monarchie ». 

Au Salon de 1901, on remarquait a une femme nue sur un rocher de 
grève; en cette belle étude, le talent du peintre s'est trouvé à l'aise, pour 
traiter un sujet, avec lequel son pinceau est devenu bien familier et Ton 
peut goûter la science remarquable avec laquelle ce nu se trouve construit. 
Du côté de la peinture d'imagination, M. La Lyre reste toujours, avec le 
même bonheur, le peintre des Sirènes. V Enlèvement de l'Amour nous 
montre un curieux et nouvel assemblement de corps nus, en des poses, 
en des attitudes de la plus grande variété. En cette course échevelée, 
dont le petit dieu Eros est l'intéressante victime, Ton peut admirer la ri- 
chesse de la lumière tombant sur les formes puissantes de femmes plan- 
tureuses ». 

Au Salon de 1902, « M. La Lyre développe des effets décoratifs, d'une 
grande richesse, principalement dans sa grande toile sur Cléopâtre à 
Tarée ». En 1903, « La Pose de la Première pierre de Saint- Germain-de- 
Carteret a été représentée par M. La Lyre avec tout l'éclat d'un pinceau 
enjoliveur ; on peut y noter l'étude des expressions, des physionnomies, 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

leureux groupement des nombreux personnages, qui j figu- 
ïssins, les Etudes présentent une confusion originale de corpt 
sment enchevêtrés ». EnGn, au dernier Salon (1904), nous 
j encore « les puissantes Sirènes jetées en app&t, avec une 
ni ne se lasse jamais, à la curiosité des spectateurs par M. La 
îscriptions de corps nus sont toujours intéressantes i. 
emier à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts, en i875, M. La Lyre 
alon de 1876, puis, après avoir exposé un certain nombre de 
genre et de portraits, il devint le Peintre des Sirènes. Outre 
enlidnnées, il présentait à l'Exposition Universelle de 1889, 
)iève guérissant sa mère aveugle, il exécutait la Jeunesse de la 
ail pour Téglise de Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris, 
ne série de croquis, d'études et de dessins, dont quinze cents 
déjà été réunis dans un recueil, édité chez Armand Guérinet 
is à la Bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts, 
re a obtona la Grande Médaille de la Ville de Rouen, en 1893; 
î, en 4894 ; celle de Versailles en 1899; à l'Exposition univcr- 
)0, il remportait une Médaille de Bronze. Enfin, Tartiste est 
Instruction publique et Grand-Oflicier des Chevaliers de Sainte- 
t du Mont Sinaï. 



irt, peintre français, Hors-Concours. 
telier : 15, rue du Delta, Pari8-9«. 

intre français, Hors-Concours. 

telier : 48, boulevard des Batignolles, Pari8-8«. 

Pierre-Franc, est né le 12 mai 1855, k Clermond-Ferrand. 
set de Gérôme, il obtenait au Salon de i890, RwecRêoe d'Été 
e de deuxième classe, qui mit l'artiste hors -concours. Au Sa- 
, le peintre exposait un Printemps « des plus remarquables 
B et la majesté gracieuse du décor. Nous ne pouvons résister 
e citer cette grande et belle toile, si pleine d'air, d'espace, de 
>lies femmes et jeunes filles courent, dansent, cueillent des 
I reposent dans ces prés ensoleillés que la vision du peintre a 
omptueusement et a su remplir de tous les effluves printa- 

îe prairie garnie d'arbres, exposés aux doux rayons du soleil, 
dispersée avec art, filtre à travers les fmiilles pour venir 
te une série de vierges mi-nues, mi-drapées, dans les atti- 
iis heureuses. L'invention de cette scène fait honneur & l'ima- 
l'artiste et, dans l'exécution, le peintre a su arriver à une 
on d'un brio remarquable. C'est là une jolie toile décorative, 
coloris tout prinlanier, dans lequel se révèlent, à l'analjse, les 
:es d'une lumière douce, discrète et tendre. 
;marquable au point de vue de la composition, elle se recom- 
eil attentif du connaisseur par la savante disposition des cou- 



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HORS CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 261 

leurs, l'habile distribution des lumières et des ombres, et à ce point de 
vue, tout en étant Tun des meilleurs morceaux, l'un des plus poétiques 
qu'ait produits jusqu'ici le pinceau du peintre, elle reste franchement Tune 
des œuvres décoratives les plus heureusement imaginées de tout le 
Salon. 

Au Salon de 1900, paraissait « une charmante étude de Soleil d* Au- 
tomne : tous les détails en ont été disposés avec un grand art. L'effet, 
d'une marque originale, met en relief, la sûreté de vision de l'artiste et 
la richesse de palette, dont il dispose : bien charmant, cet enchevêtre- 
ment d'arbres en ce sous-bois délicieux où les amoureux de la nature 
doivent se donner rendez-vous. > 

Au Salon de 1901, M. Lamy jetait « une note originale d'atmosphère 
sous un ciel de Novembre assez curieux ; la précision des premiers plans, 
jointe au caractère estompé des lointains, a permis d'arriver & un joli 
efitet qui .se répète d'ailleurs dans les Amours du Bassin de Versailles^ où 
le peintre a rendu la solitude de ce coin abandonné, avec un art émou- 
vant et un sentiment remarquable. » 

Au Salon de 1902, avec M. Lamy, nous revoyons le Parterre d'Eau y un 
joli souvenir d'automne, emprunté à Versailles, puis une scène de la vie 
des champs, qui ne manque pas d'une certaine grandeur : cette poétique 
fin de jour, éclairant le rude travail de ces paysans, qui demandent à 
La Terre^ leur âpre gain, présente un beau contraste, qui donne une 
portée considérable à Toeuvre du peintre. » 

Au Salon de 1903, le talent de l'artiste était ainsi apprécié : a Les re- 
cherches de M. Lamy sont infiniment intéressantes, parce qu'elles s'éloi- 
gnent de la banalité; la prédilection de cet artiste vibrant, aux audaces 
heureu-ses, s'est triomphalement portée sur des vues de Bruges, le Lac 
d^ Amour en particulier, dont les colorations étranges sont pleines d'at- 
traits. En cette page remarquable par les tons du coloris, la poésie signi- 
ficative du site est relevée par l'exécution brillante d'un artiste, qui voit 
la nature & travers son tempérament et l'interprète d'une façon toute 
personnelle avec une véritable puissance lyrique. Le ^^(|rutna(^tf est encore 
d'un curieux effet pittoresque. » 

Au dernier Salon (1904), on remarquait « la profondeur des brillants 
morceaux de Venise que nous révèle le pinceau chercheur de M. Lamy, 
comme dans le Rio di Santa Marina (appartenant à M. Hugo Binaly) où 
l'on peut admirer le relief des diverses parties du tableau. Voici encore 
un souvenir ému de Versailles, L'Automne : le peinti'e s'entend à mer- 
veille & envelopper d'une touche effacée, ces morceaux de parc, rappe- 
lant la solitude, qui pèse sur l'antique demeure royale, veuve de son 
faste et de ses princes d'an tan. > 

En dehors des Salons, M. Franc Lamy est un exposant assidu des 
grands cercles. C'est ainsi, que nous le retrouvons au Volney, en 1900 ; 
rappelons, « l'impression intéressante qui se détache de la Première Etoile 
de M. Lamy ; un clocher de campagne se silhouette sur un ciel déjà tout 
sombre; ce motif a fourni au peintre l'occasion d'un effet réussi » ;, en 
1901, au même cercle, nous remarquons « un coin du Parc de Versailles, 
exécuté dans la manière originale de coloris que l'on connaît ». En 1902, 
« une brillante et originale évocation du Bassin de Neptune, puis des 
souvenirs de Versailles, où se trouve reflété le caractère de tristesse mé- 
lancolique de la vieille demeure royale » ; en 1903, de Vieilles Maisons 



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262 LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

à Bruges, pittoresquement saisies en un effet de coloris, qui fait valoir 
l'originalité de la vision du peintre ; enfin, en 1904, « avec M. Lamy nous 
verrons la Hollande, sous un aspect original, très intéressant : ses Ba- 
teaux sur VAmstel, sont d'une délicate exécution. » 

Nous voyons encore M. Lamj figurer aux expositions du Cercle de la 
rue Boissy-d'Anglas: c'est ainsi qu'en 1898, nous remarquions un « Bois 
Inondé, incendié de* toute une collection de reflets, assez risqués », puis, 
en 1902, nous admirions « avec le Bain de Diane, les splendeurs du pftrc 
de Versailles, que M. Franc Lamy, excelle, à évoquer, si puissamment, 
à l'aide d'une brillante exécution, devant nos yeux d'artistes ou de pen- 
seurs. » 

Enfin, en 1904, M. Franc Lamy faisait une exposition particulière de 
ses œuvres, 102 tableaux, cbez Tooth et Sons, 41, boulevard des Gapu- 
cônes. Le talent du peintre s'y faisait ainsi apprécier : «Un peintre, qui, 
jusqu'ici s'était fait connaître par de savantes et hardies recherches, au 
Salon et dans diverses expositions, vient de réunir une centaine de 
toiles, qui représentent le travail de l'artiste en ces trois dernières 
années. Cette réunion d'œuvres nous montre Téclosion, la maturité 
parfaite d'un talent, qui, aujourd'ui, sûr de lui, est parvenu à 
une véritable maîtrise. M. Franc Lamy a voulu nous faire apprécier 
l'étendue de sa vision, les ressources prestigieuses de sa palette, en abor- 
dant les effets les plus divers, passant avec la plus parfaite aisance de la 
lumière forte et éclatante du ciel vénitien à l'éclairage plus sombre des 
villes hollandaises ou de Bruges, la pittoresque cité flamande. Il s'est sur- 
tout attaché à l'étude des vibrations lumineuses et il nous présente une 
variété infinie d'effets les plus chatoyants avec une souplesse de pinceau 
merveilleuse: ses accords sont puissamment jetés, offrant tantôt une note 
de clarté brillante de couleurs, tantôt une note sombre ; mais toutes ses 
toiles restent imprégnées d'une harmonie attrayante. L'œuvre de M. Franc 
Lamy s'étale ainsi considérable, effrayant même, si l'on songe que l'ar* 
tlste, à la façon des maîtres hollandais, ne recule devant aucune diffi» 
culte; il analyse, dissèque, examine, observe ses effets et sait les rendre 
avec éclat, tout en atteignant une manière, une frappe originales. La 
pâte y est forte, puissante ; mais le peintre a su lui faire exprimer le 
langage de la vie : il a su y renfermer l'âme des choses qu'il représente 
et ce n'est pas une mince satisfaction pour l'artiste d'arriver à traduire 
d'une façon saisissante ce qui l'a frappé dans les panoramas, les paysa- 
ges des villes, dont il nous retrace scrupuleusement la physionomie avec 
une superbe d'attaque, qui ne se dément pas, à l'analyse, dans aucune 
de ses toiles. 

• Pour citer quelques numéros de cette remarquable exposition, rap- 
pelons la profondeur de la perspective de San Gorgio dei Greci, la jolie 
lumière, qui enserre le Palais Cavalli, pour arriver à cet effet fulgurant 
sous lequel apparaît « La Salute » au Soleil couchant, aux brillantes 
éclaircies que présente Fumées sur VEau [Hollande)^ ou encore à la cu- 
rieuse enveloppe d'atmosphère de l'Eglise Sainte-Elisabeth (Bruges) etc. 

« Dans ces savoureuses recherches, pleines d'une énergie enthousiaste, 
le pinceau du maître sait rester très doux, très délicat, très fin. Si ces 
lumières sont éclatantes, ses ombres possèdent des dessous travaillés, 
des détails qui s'épanouissent en pleiae pâte et lui communiquent une 
solidité, une trempe rares. Toutes ces études témoignent des efforts de 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 263 

Tartisle vers un but déûnitivement atteint; elles font honneur à son tra- 
vail, à son esprit d'observation et de recherche, et lui assurent, dès main- 
tenant, une place enviable parmi les mattres contemporains, d 

EnGn, ajoutons que M. Franc Lamy, Mentionné à l'Exposition Univer< 
selle de 1889, obtint une Médaille de Bronze k l'Exposition Uni?erselle 
de 1900, et qu'il est Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1893. 



LAIVDELiIjE, peintre français, Hors-Congours. 

Atelier : 2Î, quai Voltaire ^ Paris-7e. 

LAPARR A, Hors-Concours, Prix de Rome (Voir page 60\ 

LARD, peintre français, Hors-Concours en 1904 avec un pastel : Le bon 
Docteur, appartenant à M. le Docteur Jobert. 

Atelier : 4î; rue GabrieUe, Pari8-18«. 
LAROCHE, peintre français, ÏIors-Concours, décédé en 1903. 



LAROIVZE, peintre français, Hors Concours, Médaille de Bronze à 
rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 36^ rue Perronnei, à Neuilly (Seine). 



liASZLO, peintre hongrois, Hors-Concours, Médaille d'Or à l'Exposition 
Universelle de 1900. 

Atelier : 10, Palmengasse, k Budapesth (Hongrie). 



liATEWAY (de), peintre français, Sociétairb de la Société Nationale, 
Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 147, avenue de Villiers, Pari8-17«. 



liA TOUCHE, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale, 
Médaille d'Or et Chevalier de la Légion d'honneur à l'Exposition Uni- 
verselle de 1900, Deuxième Médaille k l'Exposition de Munich (1901). 

Atelier : 31, rue Dailly, à Saint-Cloud (Seine-et-Oise). 



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264 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

LAUGEE, peintre français, Hors-Concours, Médaille éH Argent à TExpo- 
sition Universelle de 1900. 

Atelier : 20^ boulevard Flandrin, Pari8-16e. 
LAUREXS, Jean-Paul, Membre de l'Institut (Voir page 36). 
liAUREIVS Paul' Albert, Bourse de Voyage (Voir page 124). 



LAURENT, Hors-Concours au Salon des Artistes Français, Prix de Rome 
(Voir page 61). 



LAUREXT-DESROUSSEAITX, peintre français, Hors-Concours 
(Voir Bourses de Voyage, page 126). 



LAUTH, peintre français, Hors-Concours (1900). 
Atelier : 36, rue d'Assas, Pari8-6«. 

LAVERGXE, Hors-Concours (1901), Prix de Rome (Voir page 62). 

.Madame LA VILLETTE, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : Itenaron, à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan). 

LAYRAUD, Hors-Concours, Prix de Rome (Voir page 63). 

LERASOUE, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : à Pomponne, par Lagny (Seine-et-Marne). 



LE ROURG, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale, Mé- 
daille d'Argent h, l'Exposition Uuiverselle de 1900. 

Atelier : 60, rue de Clichy, Paris-9«. 



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HORS-CONCOURS (a . F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 265 



LE CAMUS, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 18, rue de V Abreuvoir, Paris-i8® 



LBCOMTE Paul, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille d'Argent à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier*: 22, rue Albouy, Paris-iO«. 



LECOMTE DU XOUY, peintre français, Hors-Concours au Salon 
des Artistes Français. 

Atelier : 30, boulevard Flandrin, Paris-I6«. 



LEEMPOELS Je/, peintre belge, Sociétaire de la Société Nationale des 
Beaux-Arts. 

Atelier : 8, rue Van Moer, à Bruxelles (Belgique). 

W, M. Leempoels est né à Bruxelles, le 15 mai 1867. Après avoir fréquenté 
les ateliers de Jean Porlaels et de Joseph Stallaert, il exposait, en i893, 
au Salon de la Société des Artistes Français, une grande toile. Vision, 
qui appartient & l'Etat belge, puis un dyptique : Chacun veiit en Sagesse 
énger sa Folie, qui lui valut une Mention Honorable, En 1896, il exposait 
au Salon de la Société Nationale : Noces d'Argent de mes Parents, et était 
nommé Associé de cette Société. En 1897, il présentait le Destin et VHu- 
manite\ puis Amitié, et était élu Sociétaire de la Société Nationale 4es 
Beaux-Arts. 

En 1898, paraissait V Initiation ; « M. Leempoels est un peintre d'un 
grand savoir technique; ses envois ont toujours une signification élevée, 
une grande portée philosophique. Son grand tableau : Vlnitiation à 
VIdéale Sagesse des Hommes en totis temps — Symbole de la Bévélation 
d'un meilleur Devenir, est une œuvre de haute valeur. Un Christ, d'une 
beauté évangélique, prêche sa doctrine devant toute une série d'hommes, 
représentant, sous des costumes divers, les différentes époques de Thu- 
manité : le groupement en est original, et tous les personnages, envisagés 
isolément, sont sévèrement exécutés ; les uns écoutent avec attention la 
parole du Révélateur: d'autres y mettent une sorte d'enthousiasme; 
d'autres y restent indifférents, certains paraissent même s'en moquer; 
l'ironie, le scepticisme, l'indifTérence et la foi se trouvent ainsi représen- 
tés par des personnages expressifs : chaque type est étudié avec soin et 
porte avec lui son individualité propre. La conception du peintre est 
d'ordre élevé, elle gagne à être analysée. Cette réunion de personnages 
de différentes époques, parait singulière de prime abord; l'attention du 
spectateur se trouve dispersée un peu de tous les côtés sur ces différents 



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266 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

groupes, qui empôcheol Tunité de la conception de s'imposer immédiate- 
ment, à , remière vue, au spectateur; mais, à Tobservation, l'idée gran- 
jî _- j . pçjjj^pg se dégage avec force et l'on applaudit à cette œuvre de 
vergure, exécutée par une main qui ne connait pas de défaillance, 
lés EploréSj le même artiste montre une gradation savante de 
re, allant par plans successifs. Toutes ces tètes, réunies dans le 
re de la piété, sont enserrées en un dessin qui ne contient aucune 
ce : jeunes, vieux, Age mûr, tout est représenté. C'est encore là 
)eau morceau de peinture, émanant d'un grand philosophe, qui 
irpréter d'une façon remarquable et bien personnelle le « Croyez 
serez consolés » de l'Eglise. — Dans un genre difficile, ardu, 
int à représenter des abstractions, M. Leempoels a su se créer 
e des plus enviables dans l'art contemporain, par le caractère 
ie ses conceptions et par la correction de Texécution. Cette union 
auté de la forme et de l'élévation de Tidée accuse un grand ar- 
in grand peintre. » 

Ion de 1899, il présentait une toile : Au Printemps, Ouvriers se 
au Travail; en 1901, Portrait de mon Père, Portrait de ma 
lis Rêverie. 

Ion de 1902, M. Leempoels n'était représenté que par de petites 
i mais on y admire toujours le merveilleux dessin, d'une préci- 
larquable, qui sert de support aux œuvres de cet artiste : L*En- 
us, Prière du Matin, Aux Abois, sont, en des genres divers, des 
['expressions remarquables, auxquelles on s'arrête comme devant 
res fortes, qui supportent l'analyse la plus rigoureuse et laissent 
es une impression durable. » 

Ion de 1904, paraissait « un bien remarquable travail de M. Leem- 
œurs de Douleur. Les personnages, placés dans un cadre har- 
:, présentent un relief sculptural de toute beauté : c'est l'un des 
ux morceaux académiques et l'une des œuvres maîtresses du 
fourri aux fortes études classiques, M. Leempoels a pu, dans ses 
Tiontrer les ressources de son talent si personnel. En cette émou- 
)mposition : Sœurs de Douleur, deux femmes, brune et blonde, 
nent offertes à la pitié des spectateurs, abandonnant toute pré- 
on de vanité terrestre, n'ont d'autre vêtement que le voile de 
li les enserre, laissant deviner leur troublante beauté ; elles res- 
insibles au prestigieux spectacle que le peintre a donné comme 
on tableau : C'est un fleuve, toute une ville, puis une campagne, 
léroulent derrière elles, réalisant un ensemble, puissamment 
ivé par le pinceau de l'artiste. Cette note de verdure heureuse 
ortir et met en relief la beauté plastique de ces femmes, dont 
ion, l'attitude, le mouvement, tout, trahit la douleur qui les 
au milieu de leur somptueuse demeure de patriciennes romaines, 
nalyse les différentes parties de ce beau travail, on voit que tous 
Is ont été soigneusement précisés, que chaque morceau a une 
ice graduée, proportionnée à sa valeur exacte dans le développe- 
l'idée du peintre. Aussi la scène prend-elle un relief majestueux, 
[ue, imposant, qui n'étonne d'ailleurs pas ceux qui suivent les 
du jeune maître belge et connaissent, avec la puissance de son 
hauteur de conception, à laquelle M. Jef Leempoels a su parfois 



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LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS PI. X. 



^■^^^^. 



M. Jei- Licf.mpoels, peintre bel^e^ Sociétaire de la Société Nationale 

d'après un dessin de 1 auteur. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIETAIRES (s. N.) 267 

Les œuvres du peintre belge ont remporté, à l'étranger, des succès 
non moins remarquables qu'aux Salons de Pa"*~ ^' " ' ' ' ~ '"'^' 
il obtenait une deuxième Médaille à l'Exposit 
puis, en 1895, la grande Médaille d'Or de TEtat 
internationale de Vienne. Le Musée de Leipzig 
toiles : A l* Église, Enfin, à l'Exposition de 
Médaille d'Argent, quoique n'y ayant envoyé q 
tableau, Amitié, 

L'artiste a connu de bonne heure et avec ji 
ans, il recevait la décoration de l'ordre de L 
était nommé Chevalier. Ses tableaux sont en 
S. M. l'Empereur d'Autriche, du Roi des Belg( 
Victor, du Prince Régent de Bavière, etc. Il a 
des Beaux-Arts de Belgique, de peindre le Po» 
Il a, en outre, exécuté les portraits des ministre 
den Heuvel, celui de S. A. 1. Madame la Duchi 

Peintre plein d'avenir, M. Lcempoêls est l'ui 
sentants, dans un genre original, de l'art belgi 



LEEIVHARDT, peintre français, Uors-Goncours 

Atelier : 5 bis, place de rObset 
(Hérault). 



LEFEBVRE, Membre de L'Ii^Titirr (Voir page 37 



léKGOUT'GEinAnn Fernand-Marie-Eugène, 
TAIRE de la Société Nationale (Salon de 1902). 

Atelier : 93, rue Ampère, Paris-i 

M. Legoût-Gérard est né k Saint-Lô, dans h 
genre de la marine et acquit, en ce genre, une 
peintures et ses pastels. Parmi le^ principales 
exposées aux divers Salons annuels, nous men 
Artistes Français : en 1890, Bateaux Pécheurs, 
des Amis des Arts ; en 1891 , Mer du Nord ; ( 
en 1893, Rentrée des Pêcheurs de Sardines, a 
Amis des Arts; en 1894, Pêcheurs de Thon a\ 
à la Société Nationale : en 1895, Port de T( 
Avant-Port d'Audierne; en 1897. les Quais d\ 
Audierne. « M. Legoût-Gérard nous donne u 
quable : parmi les études les plus vivantes 
d'Audieme, très animés, noirs de monde, n 
s'avançant sous un ciel nuageux qui diffuse un 
V Arriére-Port à Audierne est une étude de 
sur l'eau limpide, qui recèle de beaux refl 



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268 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

diverses oolations l'ont honneur à l'esprit d'observation et au talent 
d'exécution du peintre » ; en 1898, Bateaux Pécheurs dans r Avant-Port 
de Covcarneau^ toile achetée par l'Etat pour le Ministère des Beaux-Arts, 
la Rentrée, pastel, acheté par f*Etat; la Vieille Croix, à Concameau, ta- 
bleau appartenant à M. Rey; en 1899, Derrière la ville closey œuvre 
achetée par TEtat pour FEljsée; en 19(M, VEntrée du Vieux Bassin fut 
encore acquis par l'Etat, pour le Musée de Dijon. 

Le talent du peintre élait ainsi apprécié au Salon de 1902 : « M. Legoût- 
Gérard, le peintre par excellence des marchés et des ports de la Bre- 
tagne, s'assimile d'une façon parfaite le caractère des scènes qu'il repré- 
sente : ses œuvres sentent le terioir et montrent que le peintre s'est 
longuement documenté sur place ; ses sujets possèdent un caractère de 
vérité frappante, dénotant une observation et un souci de fidélité que 
vient agrémenter le talent du peintre, qui sait donner beaucoup de relief 
à tous les morceaux qu'il touche. Ses envois possèdent une note de coloris, 
toujours vibrant de lumière ; ses scènes bretonnes, fidèlement saisies, 
présentent une harmonie de coloris frappante. » Au Salon de 1903, 
« M. Legoût-Gérard excelle à nous représenter les frissonnements de la 
lumière sur l'eau de la mer dans nos ports bretons. » Enfin, au dernier 
Salon (1904), les envois de M. Legoût-Gérard se rapportaient à deux 
séries, « une série bretonne, où nous retrouverons le peintre de Concar- 
neau, sachant disperser en maître les effets séduisants de la lumière sur 
l'eau de la mer (Avant-Port, Débarquement), ou nous décrivant avec un 
charme discret et poétique Rue Monte-au-Ciel^ à Douarnenez ; mais voici 
une autre série d'études, où le peintre sait nous rendre, sous tout l'éclat 
de la lumière méridionale, le côté pittoresque des foules des marchés du 
Nord de l'Italie (la Piazza SanMarco, k Venise, la Piazza délie Erbe, à 
Vérone). De même, au pastel, M. Legoût Gérard poursuit ses deux motifs 
d'étude, l'un sur Concarneau, l'autre sur Venise, avec les qualités habi- 
tuelles de lumière et d'éclairage qui ont créé le genre personnel du 
peintre. » 

Membre de la Société Internationale de Peinture et de Sculpture, le 
peintre expose à la Galerie Georges Petit, depuis décembre 1892, ses pit- 
toresques études bretonnes des environs de Concarneau ; en 1899, on 
remarquait « les tableaux bretons de M. Legoût-Gérard, dont la palette 
brillante se tire à merveille de la représentation des côtes de Concameau 
tout en nous initiant aux mœurs de la vie publique de la population 
maritime des côtes de la péninsule armoricaine ». Puis, en 1900 : « les 
curieux groupements des foules de M. Legoût-Gérard redisent l'animation 
particulière des marchés bretons; l'exactitude de ces scènes, rendues avec 
leur caractère si pittoresque, est frappante; l'on peut dire que c'est vécu, 
vu et observé ». En 1902, nous retrouvions « le genre particulier du 
peintre dans des éludes bretonnes, où il reste toujours supérieur »; en 
1903, on remarquait « des morceaux bretons, qu'accompagne une des- 
cription, remarquablement documentée du Saint-Marc, de Venise ». 

De même, l'artiste est un fidèle exposant du Cercle Volney; par exemple, 
en 1899, nous relevions « les représentations de la nature bretonne, dont 
M. Legoût-Gérard s'est fait une spécialité : ses études sur Concarneau 
sont toujours intéressantes ». Puis en 1900, « M. Legoût-Gérard excelle, 
en ses études bretonnes à représenter les foulesgrouillantes, comme nous 
le montre Sur la Place du Marché à Concarneau ; mais on étudie avec 



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HORS-CONCOrRS (a.. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 269 

intérêt une jolie petite notation de ville anglaise: Déchargement de char* 
bon au port Slrood (Rochester), où se relrouvent les qualités de luminosité 
particulières du peintre. Ce petit tableau, très heureusement exécuté, 
nous change un peu des sujets bretons, habituellement exposés par Tartiste 
dans les divers Salons de Paris ». 

En6n, en 1901, nous notions « une scène pittoresque, un Retour de 
Pardon, où les petites barques de Goncarneau, chargées de Bretonnes en 
habits de fête, défilent devant nous, au clair de lune ». 

M. Legoùt-Gérard figura encore aux Expositions de la Société P. M. P,, 
et à l'Exposition de 1900,^nous le voyons, « en son genre d'interprétation 
tout spécial de la nature et des mœurs du Finistère, présentant une série 
de marchés bretons, curieux à analyser en leur aspect multiple et varié, 
puis des paysages des environs de Goncarneau, toujours heureusement 
éclairés ». 

En 1900, l'artiste faisait une exposition particulière de ses œuvres à la 
Galerie des Artistes Modernes, rue Gaumartin : son talent y était ainsi 
apprécié : 

« Nous avons à signaler aujourd'hui des peintures et des pastels, qui 
nous rappellent le talent bien connu de M. Legoùt-Gérard. L'artiste y 
étale sa vision particulière, à la fois exacte et pittoresque, de la vie en 
Bretagne. La nature un peu sombre des sites du poétique pays d'Armor, 
dont le ciel ne présente que rarement des éclats de lumière, y est bien 
rendue et dans ses études marines, le peintre sait suivre, en leurs bril- 
lants reflets, les vibrations lumineuses. Un autre caractère du talent d'ob- 
servation du peintre apparaît dans l'heureuse interprétation des mœurs 
de la population bretonne, présentées en son caractère pittoresque, sous 
une forme séduisante. La physionomie si curieuse des marchés du 
Finistère y est saisje sur le vif, en ses aspects les plus divers : Les foules 
grouillantes qu'il nous y dépeint, sont pleines de vérité dans leur repré- 
sentation synthétique : aussi est-ce surtout à distance que le talent du 
peintre se révèle dans toute sa richesse. Cette belle série de sujets bretons 
présente un caractère documenté des plus remarquables, qui montre le 
travail du peintre et son étude consciencieuse de la nature. Mentionnons 
parmi les peintures les plus remarquables : Fin de Journée, Le Vieux 
Bassin, Bateaux à la cale. Le Marché à Concarneau, Sur les Quais, 
Acoslage à Marée basse, puis parmi les pastels, Sur la Cale, le Marché, 
la Chapelle, la Halle d'Auray ». 

En dehors des œuvres déjà signalées, nous pouvons rappeler les sui- 
vantes : 

lo Sur laCale (1903), peinture appartenant au Musée de Narbonne; 

29 L'Enterrement du Marin, pastel appartenant au Musée de Rouen; 

30 Les Tricoteurs Bretons, achetée par la Ville de Paris pour le Petit- 
Palais ; 

4o Port de Concameau, appartenant au Musée de Sainl-Brieuc ; 

5o Lever de Lune, appartenant à la collection Krupp, de Berlin ; 

6o Marine, Soleil couchant, appartenant au Musée de Santiago du Chili; 

7o Sur les Quais, à Concameau, acheté par S. A. 1. le grand-duc 
Wladimir de Russie. 

EnQn, ajoutons, pour terminer, que M. Legoût-Gérard a obtenu une 
Médaille de Bronze à l'Exposition universelle de 1900. 



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270 LE LIVBE d'or DBS PBINTBES EXPOSANTS 



LEMAIRE, peintre français^ Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 
çais. 

Atelier : 67, rue Rochechouart, Paris-9«. 



Madame LEMAIRE, peintre français, Sociétaire de la Société Na- 
tionale des Beaux-Arts. 

Atelier : 3i, rwe de Monceau^ Paris-8«. 

LEMATTE, Prix de Rome (Voir page 63). 

LEIVOIR, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze à l'Ex- 
position Universelle de 1900, Chevalier de la Légion d'honneur (1903). 

Atelier : Î52, boulevard du Montparnasse, Paris-6«. 

LE POITTEVIN, peintre français^ Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Médaille de Bronze h l'Exposition Universelb de 1900. 

Atelier : 10, rue de Montchanin, Pari8-17«. 

LE tlUESIVE, peintre français, Hors-Concours, Médaille d'Argent à 
l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 7, rue Yéselay, Paris-8«. 

LEROLLE, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale, ilf^cfaiY/e 
d'Or à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 20, avenue Duquesne, Paris-7«. 



LEROUX Eugène, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier : 2, rue Aumont-Thiéville, Paris-17«. 



LEROUX Auguste, Hors-Concours, Prix de Rome (Voir page 48)# 
LEROY» peintre français, Hors-Concours, Prix du Salon (Voir page 80). 



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HORS-CONCOURS (a. F.)f SOCIÉTAIRES (s. N.) 271 



LE SEIWECHALi DE KERDREORET Gustan-Edouard, peintre 
français, Hors-Concours au Salon des Artistes Français. 

Atelier : 30, rue du Cherche-Midi^ Paris-6*. 

M. Le Sénéchal de Kerdréoret est né à Hennebont, dans le Morbihan, 
le 9 octobre 1840. Elève de P. -A. Cot et de Vollon, il se voua à l'étude, 
des paysages et des scènes de la vie maritime. Parmi les principales 
œuvres produites par l'artiste aux divers Salons annuels, nous relaterons: 
en 1880, Novembre au Tréport, appartenant au Musée de Nérac; en 1882 
la Rentrée au Port, actuellement au Musée de Mulhouse ; en 1883, la 
Sortie des Barques, œuYrerécompenséed'une Médaille de troisième classe; 
en 1884, Préparatifs de Pêche; en 1886, Rentrée au Port; en 1887, 
Barque Tréportaise au Radoub, En 1888, le Coup de Venty récompensé 
d'une Médaille de deuxième classe, qui mit Tartiste Hors-Concours : cette 
toile appartient au Musée de Châlons-sur-Mai-ne; en 1894, les Derniers 
Reflets du Couchant, aujourd'hui au Musée du Luxembourg. 

En 1895, « c'est dans la baie de Cancale que nous conduit M. Le Sénéchal: 
sa Pêcherie %si prise par un beau temps clair et un joli ciel : on y voit une 
foule de bateaux pécheurs, qui constituent un bon ensemble. Un Matin 
dans la baie de Cancole est aussi une jolie composition ; on est à mer 
basse ; la grève est animée ; les pêcheurs arrangent les fascines, qui ser- 
vent à recevoir les huitres. Tout cela est pris sur nature et bien rendu. 
Le peintre montre quelle connaissance approfondie il possède des effets 
de la lumière matinale sur la surface calme et tranquille de la mer ». 
En 1865, VEpave ; en 1897, la Crue de Seine; « dans un genre robuste, 
les envois de M. Le Sénéchal de Kerdréoret sont toujours traités avec une 
vigueur qui s'appuie sur une grande originalité. La Rade de Brest est 
présentée sous un ciel chargé ; il y a là une recherche intéressante, 
assez originale, comme efTet de coloris » ; en 1900, le Quai de la Répu- 
blique, au Tréport, « petite toile très agréablement détaillée ». 

Au Salon de 1901, a M. le Sénéchal a su rendre la jolie animation d'un 
coin de port, à l'arrivée des bai*ques, qui, toutes voiles déployées, vien- 
nent de se ranger sur le Quai François /<»% au Tréport ; puis le peintre, 
en Coup de vent du N.-E,, déci'it une forte envolée de vagues par-dessus 
les quais du Tréport sous un ciel gris ». En 1902, paraissaient La Rue de 
l'Eglise et le Paysage de Kerbum, toiles d'un coloris très brillant; enfin, 
au dernier Salon (1904) : Falaise du Pollet, puis Effet d'Orage. > 

L'artiste avait obtenu, dès 1881, une Mention Honorable au Salon, et 
une Médaille de bronze à l'Exposition univereelle de 1889. A l'Exposition 
universelle de 1900, une Médaille d'Argent lui a été décernée et il a été 
nommé Chevalier de la Légion d'honneur. 11 a remporté en outre, une 
Médaille à l'Exposition du Mans, une Médaille d'Or à l'Exposition Inter- 
nationale de Lyon, une Médaille d'Or à Schveringen. Le Musée du 
Luxembourg possède encore du peintre une Baie de Cancale ; au Musée 
de Strasbourg, se trouvent les Verrotières; au Musée de Mulhouse, la 
Rentrée au Port, une des meilleures toiles du peintre, exposée au Salon 
de 1887. M. le baron de Rothschild a acheté à l'artiste plusieurs toiles, 
dont il a fait ensuite don aux Musées de Boulogne, d'Abbeville, etc. 



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272 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Capitaine au Jong cours, M. Le Sénéchal de Kerdréoret est peintre du 
Ministère de ]a Marine ; il est Membre du Gomilé de l'Association des 
Artistes (Fondation du Baron Taylor). Enûn le peintre a formé quelques 
élèves, parmi lesquels nous citerons Charles Canet. 



liE SiDAXER, SociËTAiRE de la Société Nationale, Bourse de Votage 
(Voir page 126). 



liESSl Tito, peintre italien, Hor.s-Concours au Salon (1893). 

Atelier : 10, Piazza-Donalello, à Florence (Italie). 

M. Tito Lessi est né à Florence (Italie) en 1858. Elève de l'Académie de 
Florence, il sacrifia au genre et à l'histoire. Parmi les principales œuvres 
exposées par le peintre au Salon de la Société des Artistes Français, nous 
rappellerons : en 1883, une aquarelle Danj V Antichambre de Su Sainteté; 
en 1886, Portrait de Madame G, G., à l'aquarelle ; en 1892, le Portrait 
du Docteur P. Millier-, en 1893, « Milton chez Galilée » : u M. Lessi nous 
conduit à Florence, chez Galilée, au moment où le grand poète anglais 
Milton, va le visiter (1640). L'interprétation de cet épisode est des plus 
heureuses. Les figures très expressives f 
lument vivante : on assiste à la convers 
différent. C'est une toile, qui, par cei 
maîtres italiens ». Cette toile valait àl' 
classe, qui le plaçait Hors-concours hm 
Français. 

Au Salon de 1894. figurait une Lecture 
philes ; en 1896, GH Bios ; au dernier S 
ainsi apprécier: c M. Lessi est un peintr 
vieux temps : ses Bibliophiles nous rar 
son tableau de Toscanelli nous transpo 
découverte de TAmérique, par Christopl 
intérêt quasi-historique, est vaillammeh 
y est dans son rôle et cette petite toile 

En 1886, M. Tito Lessi exposa à la Ga 
œuvres, parmi lesquelles nous remarqi 
mestre. En 1896, il réalisait une exposit 
Galerie Grafton, à Londres. 

Les succès de M. Tito Lessi à l'étrange 
qu'en 1893, à Munich, il obtenait une ii 
en 1897, une Médaille de Première Clasi 
aussi décernée à Chicago (U. S. A.) 

Enûn. M. Tito Lessi est Membre-Résidi 
de Florence ; il a d'ailleurs habité Paris 
à 1895. 



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DttS PlSINTRES EXPOSANTS 



M 



i, Hors-Concours, Médaille d'Argent k 
Pigalle, Pari8-9«. 

DE Rome (Voir page 64). 

Concours, Médaille d* Argent k TExpo- 
inerie, par Honfleur (Calvados). 

-Concours, Médaille de Bronze k TEx- 
vard Richard'Lenoir, Paris-11* 

NCOURs. (Voir Prix du Salon, page 81,) 

Is, Hors-Concours. 

Montaux, k Marseille (Bouches-du 



Marseille, le 27 juillet 1856. Elève de 
1 paysage et exposa à peu près régulière- 
au Salon de la Société des Arlistes Fran- 

>résentées au Salon, nous rappellerons : 
ne, actuellement au Musée d'Orléans, un 
en 1889, la Foulaison, le Cabaret de Gau- 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 275 

bert; en 1890, Marseille, toile entrée dans la collection de M. L. Durand, 
le Relais {Provence), acheté par l'Etat et affecté au Musée de Digne 
(Basses- Alpes) ; en 1892, le Pré de Foire, à Digne, actuellement au Musée 
de Pau; Une Allée de Saules; en 1893, Dans la Casbah, le Courrier; 
en 1894, Marseille par matinée d'hiver, Quai de Riveneuve à Marseille; 
en 1895, Les Vendanges, la Grande Fontaine à Digne; en 1896, Vue de 
Marseille, prise du Pharo. toile appartenant à Félix Faure, l'ancien Pré- 
sident de la République Française : elle lui fut offerte, lors de son der- 
nier passage à Marseille, par la Chambre de Commerce, et elle vint orner 
la villa Félix Faure au Havre ; la même année paraissait une Ferme en 
Provence, appartenant à M. Hubscher; en \%9n,\ Marseille, le matin; 
en 1898, Marseille et Soir de Vendanges; en 1899, la Grande Fontaine y à 
Digne, appartenant au Musée de Rouen; Marseille, coup de mistral; 
en 1900, une Vue de Sisteron (Basses-Alpes) « en pleine lumière, avec des 
rochers rougis par le soleil », cette toile appartient an Musée de Condé- 
sur-l'Escaut ; en 1901, une Vue de Sisteron, la Grande Fontaine à 
Digne; en 1903, la Plage du Prado « s'illuminant de tous les feux du 
plein soleil, qui déverse ses rayons sur un ciel bleu, d'une transparence 
parfaite. En Soir d^ Automne, M. Martin nous dépeint un chemin ombragé 
de grands arbres, se détachant d'une vallée, qui se dessine sous un beau 
ciel pur : la précision, à laquelle s'est attaché le pinceau du peintre, 
donne à cette toile un cachet de haute élégance. » Enfin, au dernier 
Salon (1904), Quai de la Fraternité à Matseille « brillante page de lu- 
mière et de couleur, redit l'animation d'un quai marseillais, bien en- 
soleillé, dans une note toute moderne. » 

Outre les toiles déjà citées, nous mentionnerons la Moisson et le Vieux 
Port à Marseille, qui figurent au Musée de Marseille; la Moisson en Pro- 
vence, au Musée de Lille; Les Vendanges en Provence, Y Ecurie Proven- 
çale et la Ruelle Saint-Charles à Digne, au Musée de Dijon; En Provence^ 
au Musée de Besançon; Environs de Marseille, au Musée de Cannes; 
Coin de Provence, au Musée de Péronae. 

En mars 1899, il a fait au Cercle Artistique de Marseille une exposition 
importante de ses œuvres, en compagnie de M. Alphonse Moutte, le 
directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Mai'seille et du père de l'artiste, 
Paul Martin, aquarelliste distingué qui a figuré avec honneur dans une 
trentaine de Salons parisiens et dont les œuvres limpides, brillantes et 
personnelles, sont devenues très populaires en Provence. 

M.Martin a obtenu une Mention Honorable au Salon de 1885, puis une 
Médaille d'Argent, à l'Exposition Universelle de 1889 ; cette médaille l'a 
placé, de droit, Hors-Concours au Salon. 



MARTEV Henri, Hors-Concours, Bourse de Voyage (Voir page 130). 



MASSE, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze k TExpo- 
sition Universelle de 1900* 

Atelier : 99, rue de Vaugirard, Paris-6"- 



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2*76 LE LIVRE D*OR DES PEtNTRËS ËXPO^ANtS 

MASURE^ peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : i48, rue de Bagnole t, Paris-20«. 

MATHEY, peintre français^ SocièTAiRE de la Société Nationale. 
Atelier : 159, rue de Rome, Pari8-17«. 

MAXENCE Edgard, peintre français^ Hors-Concours. 

Atelier : 71 bis, rue de Vaugirard, Parit-6«. 

M. Edgard Maxence est né à Nantes, le 17 septembre 1871. Elève de 
G. Moreau et de Delaunay, il exposa régulièrement aux Salons de la 
Société des Artistes Français, où il débutait en 1894 par une Mention 
honorable, En 1895, VEnfant Prodigue lui valait une Médaille de ti'ot- 
sième Classe; Parliste exposait en outre « un bon Portrait de fillette, de- 
bout, appuyée sur une ombrelle, au milieu d'un fouillis de verdure : le 
peintre a su rendre beaucoup de nuances de blanc et de jaune dans la 
robe, les rubans qui entourent la jeune fille ; c'est une œuvre exécutée 
dans une bonne note artistique ». 

En 1896. à l'Exposition de la Rose-Croix, l'artiste présentait « des essais 
de sculpto-peinture, en relief, d'un effet assez curieux ». En 1897, à la 
même exposition, « travailleur et chercheur infatigable, M. Maxence 
exposait quelques tètes d'expression, bien éclairées ». La même année, 
au Salon, paraissaient « Les Chanteuses d'Église, toile suggestive, pleine 
d'entrain et de mouvement; les expressions, très heureuses, retinrent 
l'attention des amateurs ». Le peintre était mis Hors Concours à la So- 
ciété des Artistes Français. 

En 1898, à l'Exposition de la Société Saint-Jean, l'artiste présentait des 
Portraits : « Un portrait de dame, très brillant, et celui d'un abbé : la 
figure, bien peinte, classait M. Maxence au rang de nos meilleurs portrai- 
tistes originaux ». Au Salon, l'artiste était représenté par une œuvre, 
particulièrement poétique, d'un lyrisme élevé, VAme delà Forêt, qui fut 
achetée par l'Étal. 

Au Salon de 1899, a avec l'ilm^ de la Source, il continuait son genre 
original, si personnel : tout en donnant une forme sculpturale à ses 
tètes, l'artiste sait être le champion de l'idéal par l'expression qu'il sait 
leur communiquer, ainsi que par la richesse des accessoires et la précise 
signification du décor où il les place ». Cette toile a été achetée par l'Etat. 

Au Salon de 1900, l'on s'attachait c à une petite figure pleine de vie et 
d'expression, possédant un joli caractère, gracieux Portrait de blondi- 
nette, signé par le bon portraitiste Maxence. » 

En 1901, l'artiste présentait un plafond, « l'une des œuvres les plus 
piquantes du Salon par leur caractère de nouveauté; en d'intéressants 



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HORS-CONCOURS (A . F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 277 

détails, rœil se plaît à suivre cette gracieuse théorie de femmes qui 
émergeant de l'ombre, se suivent follement comme une bande de Papil- 
lons de Nuit. Le peintre a su conserver dans celte vaste composition, 
dont les dimensions sortent un peu de ses travaux habituels, sa note dé- 
corative particulière, d'un cachet si original. Nous nous arrêterons encore 
au Livre aux Œillets Rouges y groupe d'une harmonie de coloris 
significative ; M. Maxence, de son pinceau enchanteur, y dessine de bien 
jolies figures,d'un charme souverain : la sobriété et la précision du des- 
sin de ces figures^ hautement décoratives, contribuent à donner à celles- 
ci un relief remarquable. Notons enfin, une Tête de Jeune Fille, indiquée 
d'un dessin frêle, puis un Portrait, fortement crayonné par le talent un 
de Tartiste. » 

Au Salon de 1902, M. Maxence nous offre des toiles, d'un grand charme 
décoratif : cette femme, magnifiquement précisée, au milieu d'un rocher, 
Sirène, au bord de la mer, présente une netteté d'expression remarqua- 
ble. U Annonciation est encore une œuvre de haute marque : un souffle 
de foi profonde, un sentiment de pureté religieuse animent ces figures 
nerveusement dessinées avec un soin minutieux par le talent de l'artiste. 
Aux pastels, le Portrait de M, L, est rigoureusement accusé ; mais nous 
nous arrêterons surtout à la Foi, figure présentant un caractère intense 
d'inspiration religieuse, qui ressort avec ampleur; il nous faut insister 
sur la richesse décorative d'expression, l'harmonie de l'exécution et l'in- 
tensité du relief auxquels Tartisle sait atteindre. » 

En 1903, au Salon, « nous rappellerons les études brillantes, d'un 
cachet artistique moyennftgeux, si captivant, dues à M. Maxence. Dans 
ses évocations d'antan, le peintre réussit à donner & ses figures, nette- 
ment précisées au milieu du décor archaïque qui leur convient, un relief 
de haute allure, un cachet artistique intense. Voici une Etude de figure, 
j'allais dire un portrait, tellement la précision des traits du visage j est 
poussée, au milieu d'un doux éclairage, dans une note bien séduisante. 
Le Calme du Soir nous offre une délicieuse lumière vespérale qui vient 
s'épanouir sur la physionomie d'une châtelaine d'antan, parée de riches 
atours: la figure, resplendissante de lumière, possède une expression, une 
vie, un relief, qui forcent l'attention, comme d'ailleurs toutes les créa- 
tions de cet original artiste. Nous trouvons encore aux dessins, de belles 
études, bien poussées : Le Vin et le TabaCy représenté par un vieux bon- 
homme, heureux au fond de sa cave ; la Fileuse, dont la figure éclairée, 
en pleine lumière, est d'une précision de dessin remarquable. 

En 1904, M. Maxence exposait au Cercle de la rue Boissy-d'Anglas « un 
Portrait expressif et un Livre d'Heures, étude de figure, dont l'expres- 
sion aristocratique se détache sur un fond suggestif. » 

Enfin, au dernier Salon (1904), « M. Maxence nous rappelle son genre 
suggestifhabituel avec CAani (/m 5o*r, charmante évocation féminine, d'un 
symbolisme expressif, d'une douceur d'émotion rare, puis avec Vers V Idéal, 
où un groupe, puissamment reliéfé, se trouve prestigieusement décrit, en 
une brillante parure, par le grand talent de l'artiste. Parmi les aqua- 
relles, nous trouverons encore de M. Maxence, quelques envois, qui pré- 
sentent une note réellement supérieure. Nous nous attacherons à cette 
captivante étude de physionomie, à cette bergère, fermant les yeux pour 
s'isoler davantage dans le recueillement de la prière qu'elle récite à 
V Angélus^ puis à Rosa Mystica, jeune vierge, ornée d'une belle expression 



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278 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

de ferveur, élevant la tête vers l'azur du ciel, vers ce Dieu,& qui elle offre 
tout son amour. » 

L'artiste a en outre exécuté un Carton de Mosaïque, pour l'église du 
Rosaire, à Lourdes. 

M. Maxence est Officier d'Académie ; il a obtenu une Médaille d*Or k 
l'Exposition Universelle de 1900 et a été nommé Chevalier de la Légion 
d'honneur. 



MAYER Constant, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 9, rue Léonce-Ray naud^ Paris-i6«. 

MEISSONIVIER, peintre français, SoaÉTAiRB de la Société Nationale. 
Atelier : à Poissy (Seine-et-Oise). 



MELCHERS Gari, peintre américain, Hors-Concours, Sociétaire de la 
Société Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 47, rue Laugier, Paris-17®. 

M. Melchers est né à Détroit, aux Etats-Unis, en 1860. Elève de Boulan- 
ger et de M. Lefebvre, il exposa aux différents Salons un certain nombre 
de toiles, parmi lesquelles nous remarquons; en 1886, le Prêche, qui, ré- 
compensé d'une Mention Honorable 8L\i Salon des Artistes Français, figure 
aujourd'hui à la galerie Potlée-Palmer, k Chicago ; en 1888, les Pilotes 
lui valaient une Médaille de Troisième Classe ; en 1894 le peintre exposait 
Ia Famille, puis le Maître d'Armes ; en 1896, « M. Melchers nous montre 
un portrait de dame en amazone et Maître Michel, un vieux loup de mer, 
qui est un gaillard bien campé ; en 1898, paraissaient les Pèlerins d'Em- 
mafis, œuvre, qui représente un effort sérieux de la part du peintre ». 

Son dernier Salon (1902), était ainsi apprécié : c les Mariés, œuvre 
typique de M. Melchers ont été vus et précisés par un observateur, à qui 
rien n'échappe ; le Cheval de Delft est un heureux portrait de femme, 
vivement mené ». 

Le peintre obtint une Médaille d'Honneur à l'Exposition universelle de 
1889: il avait déjà obtenu une Médaille de Première Classe, en 1887, à 
Amsterdam, puis une Médaille de Première Classe, en 1888, à Munich. Il 
remportait la Médaille d'Honneur, à Berlin, en 1891, puis à Anvers 
en 189i. Nommé Chevalier de la Légion d'honneur, en 1896, il obtenait 
à Vienne une première Médaille en 1898, puis une première Médaille, à 
Dresde, en 1901. 

Différents Musées d'Europe et d'Amérique possèdent des œuvres du 
peintre ; le Musée du Luxembourg possède la Maternité ; le Musée de 
Berlin, la Famille : au Musée de Dresde figure le Constructeur ; au Musée 



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HORS-CONCOURS (a. F.), i 

de Munich, les Vêpres ; au Musée de P 
Les Patineurs, au Musée de Philadelphi 
peintre a exécuté la Guerre et la Paix, p 
Washington. 

Officier de Tordre Royal de Saint-Mich 
taire de la Société Nationale des Beaux- 
Artistes de Munich et de Vienne, Me 
Berlin, etc. 



MBIVARD, peintre français, Sociétaire de 
dVr à rExposition Universelle de 1900, C 
neur. 

Atelier : 7, place du Panth 

En 1902, le Musée de Bruxelles ach 
Mère, exposé au Salon de Gand. 



MEIKDEZ, peintre espagnol, Hors-Concours 
çais, Médaille de Bronze à rExposition Ui 

Atelier : 29,, boulevard des 
MERCIE. Membre de l'Institut (Voir page l 



MESDAGr Hendrick' Willem, peintre h 
Salon des Artistes Français. 

Atelier : P, Laan Maerden 

M. Mesdag est né à Groningue (Pays-I 
L. Alma-Tadema et de Roclops, il fut 
expose depuis 1860 aux Salons de Parii 
nales. Il obtint une Médaille d'Or au S 
Universelle de 1889, une Médaille de pre 
lui était décernée à l'Exposition Universe 
de la Société Nationale des Beaux-Arts, 
Société, dont il est Sociétaire. 

Parmi ses dernières œuvres, rappelor 
Orageux, qui figurèrent au Salon de 189( 
tons noirs, heiurtés, des ciels chargés, q 
deurs de la mer et sont pleins de pronoi 
qui les sillonnent. » 

En 1899, l'artiste a fait une expositior 
Durand-Ruel, à Paris : c'est là que no 



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280 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

l'ensemble de l'œuvre du peinli-e. « M. Mesdag sait, dans ses grandes 
toiles, rendre la mélancolie et la tristesse des plages de la Hollande, avec 
une puissance toute particulière. Le plus souvent, Tartisle nous présente 
la mer avec tout son calme, en des tableaux dont il pousse la coloration 
au noir, de sorte que ses effets paraissent un peu sombres, pour notre œil 
habitué aux splendeurs lumineuses de l'Océan ou de la Méditerranée; 
mais il sait rendre, avec une grande intensité, le caractère de la mer du 
Nord, sous ces gros nuages noirs, précurseurs de l'approche de la tem- 
pête, alors que la mer agitée semble se préparer en sourdine à faire 
preuve de sa force et de sa puissance. En réunissant chez M. Durand- 
Ruel une trentaine de toiles, le peintre a pu montrer son œuvre, sinon 
dans toute son intégrité, au moins dans ses plus beaux développements. 
En cette brillante série, il est difficile de fixer un choix ; car presque 
toutes ces grandes toiles se valent, et par le caractère particulier de Tim- 
pression de nature qu'elles rendent et par la valeur des contrastes entre 
les parties éclairées et les parties obscures, toujours vigoureusement 
poussées. Son Effet du Soir y par exemple, nous traduit Timpressionnante 
majesté de l'Océan et le pinceau du peintre s'élève a la hauteur du sujet 
qu'il traite. La Pèche aux Crevettes est encore une très belle œuvre : le 
ciel, chargé, laisse passer de petites éclaircies de lumière d'un soleil cou- 
chant, qui vient jeter ^ traînée lumineuse sur les flots de la mer ; on y 
découvre de très beaux reflets, sur l'eau miroitante, décrits par le peintre 
avec une véritable maestria. L'effet est magnifique à distance ; car la 
toile s'éclaire par parties et, en certains endroits, ruisselle de lumière. 
Le Matin : Préparatifs de Départ est encore l'un des somptueux efTets de 
calme, que le talent du peintre ait su représenter... L'artiste sacrifie à un 
genre d'apparence un peu sombre, mais qui n'est pas exempt d'une cer- 
taine grandeur émouvante. C'est bien là la mer de Hollande, avec son 
agitation et ses remous, son caractt're terne, saisi par un grand interprète 
de la nature, qui sait tirer parti des contrastes de la lumière et arrive 
par là à donner un grand caractère à ses marines hollandaises. » 

Au Salon de 1901, l'artiste exposait : Prêts à partir pour la Pèche, puis 
Après le Coucher du Soleil. Au Salon de 1902, M. Mesdag se montrait 
« un savant peintre de la mer, soit qu'il nous montre un calme plat, au 
sein de la brume, en Marée Montante, ou qu'il nous dépeigne une mer 
houleuse, sombre, montrant ses moutons d'écume sous le ciel gris de la 
mer du Nord ». Enfin, au dernier Salon (1904), nous remarquions « un 
bel effet de lumière, reflété sur une mer calme, sillonnée de bateaux, 
Soir d'Été, dépeint par le puissant talent du maître hollandais Mesdag. » 

Le Musée du Luxembourg, à Paris, possède un Soleil Couchant, du au 
pinceau du peintre; celui de Fontainebleau, une Marine. 

M. Mesdag es» officier de l'Instruction publique et Officier de la Lé- 
gion d'honneur; il est Grand-Croix de l'ordre d'Orange, de Nassau, 
Commandeur de l'Ordre de la (Couronne (Italie), Commandeur de l'Ordre 
du Danemark, de celui de la Belgique et de la Bavière. 11 est Commandeur 
du Lion Néerlandais, de l'Ordre de Saxe-Weimar, etc. On voit par là 
combien le talent du peintre est universellement apprécié, aussi bien en 
France qu'à l'étranger. 

M. Mesdag est resté fidèle à son pays natal ; il habite la capitale de la 
Hollande, La Haye. 



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282 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

peintre fait exactement saisir Faspect spécial, particulièrement intéres- 
sant, de chaque quartier de la grande ville : le Quai des Grande- Augxis- 
tins se profile discrètement, avec un grand caractère d'exactitude par un 
beau temps clair d'automne : cette toile documentée se trouve traitée 
avec un art souverain par le talent du peintre. Dans la Pointe Saint- 
Ey-stache, M. Michel-Lévy nous montre un coin animé de Paris, où se 
poursuit la fièvre des aflFaires ; en ce carrefour, joliment éclairé, la foule 
marche, se presse, donnant une idée précise de ce qu'est la vie de Paris, 
au cœur de la capitale. > 

Enfin, au dernier Salon ((904), « M. Michel-Lévy nous livre des mor- 
ceaux de la vie de Paris, fidèlement saisis : les Bouquineurs, Après 
l'Orage, montrent le talent d'observation du peintre qui dans ses nota- 
tions originales sur la Capitale, laisse voir, avant tout, une préoccupa- 
tion constante d'exactitude et de sincérité. » 

En ces dernières années, on voit que M. Michel-Lévy s'est surtout livré 
à l'étude des vues de Paris et des paysages des environs de Paris ; mais, il a 
aussi exécuté quelques portraits; nous ne citerons que les principaux, par 
exemple le Portrait de Madame P. M D., jouant du piano, le Portrait du 
Peintre Eugène Boudin, peignant dans la campagne, appartenant au Musée 
de Honfleur ; le Portrait du Peintre Antoine Vollon, peignant dans son 
atelier; le Portrait de Mademoiselle Meurant, appartenant à M. Degas ; le 
PùrtraU de M. Guerbois, le Portrait de Madame Olivetti Modona (écri- 
vain), le Portrait de M. Marius Blanchi, etc., etc. 

Enfin, ajoutons qu'en 1880, M. Michel-Lévy a obtenu une Mention 
honorable au Salon, puis une Médaille de troisième classe, en 1881. A 
l'Exposition Univei*selle de 1889, il remportait une Médaille de bronze qui 
mettait l'artiste hors concours. 



MILCEIVDEAU Charles, peintre et dessinateur français, Sociétaire de 
la Société Nationale. 

Atelier : 151 bis, rue de Grenelle, Paris-?*. 

M. Milcendeau est né à Soullans, dans la Vendée, le 18 juillet 1872. 
Élève de Gustave Moreau, il s'adonna au genre du portrait. Aux divers 
Salons de la Société Nationale, il exposa surtout des dessins, des pastels ; 
cependant, en 1897, il présenta une peinture : Narcisse. En 1898, le 
peintre faisait, chez Durand-Ruel, une exposition particulière qui nous 
permet de pénétrer, d'une façon plus intime, le caractère du talent du 
peintre. « M. Milcendeau expose quarante-cinq dessins, les uns traités 
simplement au crayon, les autres rehaussés au pastel. Cette série se rap- 
porte à la représentation de types bretons et vendéens; ce qui caractérise 
ces dessins, c'est l'énergie des silhouettes, obtenue par la finesse, la pré- 
cision des ombres, bien accentuées, qui s'adaptent, dans la mesure 
voulue, aux traits des personnages, pour faire effet. La figure étant ainsi 
précisée, tout le reste est traité comme un accessoire, sur lequel ressort 
la physionomie : de la sorte, celle-ci se détache d'une façon intense et 
acquiert un relief extraordinaire. Parmi ces dessins, nous remarquons 
des Paysans Vendéens, d'une expression remarquable, dénotant une 



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HORS-CONCOURS (à. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 283 

observation Jparliculièrement fine, de la part de Tartiste; il a su rendre 
ce mélange de bonhomie et d'astuce, qui constituent le fond du caractère 
du peuple des campagnes ; puis voici un Buveur y \ïgouveusemeni éclniré, 
UQ Vieux Priseur, décrit par quelques traits heureux, un Joueur, en 
Teine, très souriant ; puis Vieux Buveur, Boucher^ Badinage, appartenant 
à un même cadre, sont exécutés avec une correction de dessin impec- 
cable, sur un fond de hachures, servant en quelque sorte de repoussoir; 
enfin, quelques têtes de Mendiants, très nettes, d*un dessin serré, exé- 
cutées dans une note réaliste, font grand effet. 

« Les dessins, rehaussés de pastel, comprennent des sujets bretons, soit 
isolés, soit en groupes ; mais Ton trouve plus de charme aux simples 
dessins, plus francs, plus nets, sans l'artifice de la couleur. Gîtons pour- 
tant, parmi les plus remarquables, Fillette de Pont- Aven et un Fumeur, 
mis dans une pose naturelle, un peu penchée, des plus suggestives. 

« D'un bel ensemble, cet œuvre modeste fait le plus grand honneur 
au talent sincère d'un artiste, qui s'est attaché à l'expression des types 
les plus frappants de la Bretagne et delà Vendée. Procédant de la façon 
de nos maîtres français, son dessin, d'une précision rare, est plein de 
relief, traduit une observation fine et pénétrante. Ces paysans sont vus 
d'un œil auquel n'échappe aucun des détails des physionomies, qu'il sait 
rendre avec leur véritable caractère, suivant une formule, pleine d'exac- 
titude et de vérité. Aussi, comme le faisait remarquer, fort justement, 
M. Roger-Marx, dans la courte préface, qui sert d'introduction au cata- 
logue, Milcendeau est-il « un vériste de lignée française, un dessinateur 
précis, minutieux, renouant k trois siècles d'intervalle la tradition de nos 
vieux Clouet ». C'est là résumer d'un mot heureux, l'œuvre particulière, 
pleine de saveur, de l'artiste. » 

Au Salon de 4901, M. Milcendeau exposait aux pastels, la Mère et les 
deux Enfants, qui fut acquis par l'Etat, et exposé au Musée du Luxem- 
bourg; en 1902, le Portrait de Mademoiselle Polaire « attire l'œil par son 
coloris: mais la tête est bien dessinée. Aux dessins, nous retiendrons de 
M. Milcendeau, dont la main sure fixe des types populaires d'une grande 
vérité, Mèî^e et Enfant, Groupe de femmes. Réveil de PEnfant, Femme 
à sa Porte, morceaux remarquables, qui attirent par leur grand 
charme de sincérité. » Au Salon de 1903. M. Milcendeau s'affirmait 
c comme un pastelliste de premier ordre dans ses scènes de paysans : on 
y relève maints détails, indiquant un maître. .\ côté de l'observation 
profonde de la nature, on y rencontre, outre la justesse des tons, cette 
pénétration de l'ambiance qui reste un des plus frappants caractères du 
talent de l'artiste ; ces études si pleines d'exactitude, si bien observées 
par M. Milcendeau qui se montre ici harmonieux coloriste, ces Intérieurs 
Vendéens sont de toute beauté, exécutés avec une fidélité et une 
conscience qui font honneur au tempérament du peintre. » Les 
œuvres exposées se composaient de quatre pastels : Intérieurs Ven- 
déens, la Grande Sœur et VEnfant, le Jeune Ménage, la Vieille Fille 
en Ptière, puis une aquarelle représentant une scène espagnole et un 
dessin, V Ivrogne. Le peintre avait, en outre, présenté à la section de 
peinture un Boucher saignant une Vache, qui ne fut pas admis, mais fut 
exposé à la salle Maus, à Bruxelles. 

Enfin, au dernier Salon (1904), M. Milcendeau, dans sa toile : Fileuse 
au Rouet, poursuivait « ses études, toujours captivantes, d'intérieurs ven- 



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384 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

déens avec sa note originale habituelle ; mais c'est suHout dans ses pas- 
tels et dessins qu'il laisse percer une observation sérieuse des paysans ven- 
déens, au milieu desquels il a vécu, dont il a aimé partager la vie : dans 
ces Intér eurs, où s'étalent une foule de personnages, chacun se trouve 
précisé dans son rôle ; aussi les scènes paraissent-elles toutes, prises sur 
le vif, pleines de vie et de mouvement, sans que l'élément pittoresque en 
soit exclu. Ces intérieurs montrant des effets de lumière, dus à la flamme 
éclatante du foyer, sont puissamments décrits. » 

M. Milcendeau figura souvent aux Expositions de la Société Moderne, 
par exemple en 1900 : « Le talent, plein de calme et de sobriété dans la 
couleur de M. Milcepdeau, s'entend à merveille à rendre le caractère des 
scènes d'intérieur et des groupes typiques des paysans vendéens. Notons 
Intérieur Maraichin, Aïeule et Enfant et des études de Vieilles Femmes, 
où se décèlent les qualités d'observation du peintre » ; en 1901, « parmi 
les œuvres originales, rappelons les envois de M. Milcendeau, toujours 
pleins d'une observations fine, particulière; un Intérieur Maraichin, 
exécuté dans une note simple de couleurs, qui fait valoir le caractère 
fouillé des expressions des personnages, puis toute une série de vieilles 
femmes, Pileuse, Mendiante, Tricoteuse, prises sur le vif et notées avec 
une précision remarquable. » En 1902, M. Milcendeau y exposait des 
recherches originales sur les types du peuple espagnol ; enfin, en 1903, 
• le talent simple et émouvant de M. Milcendeau est représenté par une 
grande tpile : les Cigariéres, exécutée en une note pâle de lumière, puis 
par un Paysage, où ressortent de robustes oppositions de lumières et 
d'ombres. » 

M. Milcendeau parut aussi fréquemment aux Expositions des Indépen- 
dants : en 1901, le peintre y exposait « une série espagnole très intéres- 
sante : ses types populaires, presque miséreux, sont remarquables; tous 
ces envois présentant de puissantes oppositions de couleurs surmontant 
un dessin très poussé, sont d'un relief superbe : voyez par exemple, la 
Grande Sœur et Bébé, et combien d'autres ? » En 1903, on remarquait 
« la peinture primitive de M. Milcendeau ; car elle ne manque pas de 
caractère ; nous goûterons ce talent, plein de sève, d'une étonnante sim- 
plicité, souvent fruste, mais particulièrement significative ; le style origi- 
nal de cet artiste, à la vision nette, exacte et franche mérite l'attention.» 
En 1903, M. .Milcendeau nous arrêtait « avec ses fortes études de plein - 
air, relatant les mœurs de nos paysans, pris avec tout l'imprévu et le pit- 
toresque de la nature : Paysage et Figure, Foire aux Bœufs, Marché aux 
Chevaux, etc. M. Milcendeau se montre ici le peintre des paysans, étu- 
diés au milieu de leurs affaires, dans leurs foires et marchés avec un 
naturel et une vérité inouïs. N( tons encore une Enseigne, d'une facture 
et d'une composition originale, qui parait convenir parfaitement au com- 
merce de marchand de vin, auquel elle est destinée, en un petit port de 
mer vendéen. L'artiste expose encore une belle collection de dessins de 
paysans et d'animaux de ferme, intéressants à parcourir. ». 

M. Milcendeau parut encore aux Orientalistes, en 1902, « l'artiste y 
poursuit ses études d'Espagne en ses types populaires, si justement saisis 
dans leur milieu naturel. > Il figura encore au Salon d'Automne, en 1903, 
où il produisait « une belle œuvre, qui brille par sa sincérité, tout en gar- 
dant un grand cachet artistique : le Repas de Paysans Maraichins, où de 
nombreux personnages, hommes, femmes, enfants, naturellement posés. 



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HORS CONCOURS (\- F.). SOCIÉTAIRES fs. N . "i ÏÎSS 



sont harmonieusement éclaii 
une curieuse description en c 
vers 1830 : ces études préseni 
taire, qui attire. » 

Ajoutons que TEtat a ach 
Musée du Luxembourg possè 
dans Tune des salies du Mus^ 
Bronze à l'Exposition Univer 



MILLER, peintre américain, Ho 
Vieilles Demoiselles, acquise p« 



Atelier : 14, rue 



MOXCHABLOX, Hors-Concouri 



MOIVTEXARD. peintre franc 
Nationale. 

Atelier : 7, rue A 



MOREAU Adrien, peintre fran 
Atelier : 9, rue M 

M. Adrien Moreau est né le 
de Pils, il fut surtout peintre 
que le peintre ait exposées au 
en i876, une Kermesse, œuvr 
Classe, qui mit Fartiste Hors 
lion de S. A. I. la princesse '. 
Musée de Carcassonne; en 18' 
tableau qui figura à TExpositi 
Chasse ; en 1900^ la Cantine, 
ciers et soldats vont conter lie 
Au Salon de 1901, M. Moreau 
au milieu de jolis décors, d'ui 
Trianon est une merveilleus 
d'autrefois. » Enfîn, au derni( 
Roi de Rome, à Saint-Cloud. 

En dehors des Salons, le pe 
depuis sa fondation ; c*est air 
d'illustration pour les Mémoir 
nait avec succès au portrait : 

Il expose de même aux Pa 



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386 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

en 1898, une composition d'un assez grand caractère, Contemplationy 
puis en 1900 « un petit coin rustique d'un grand charme : Bords du Loing 
et Qa souvenir de 1842, où Ton voit une flle de troupiers s'avancer à une 
belle allure. » 

M. Moreau s'est aussi fait connaitre comme illustrateur, par exem- 
ple, avec Militona de Th. Gautier, Ruy-tUu, édités chez Conquet ; Cart' 
dide, édité en 1892, par Boudet; le Secret de SaùU^Louis, édité par Delà- 
grave. Il a illustré le premier acte de Cyrano de Bergerac et peut-être 
quinze volumes de Balzac, pour des maisons américaines. 

M. Moreau a obtenu une première Médaille en 1878, à Vienne (Autri- 
che), puis une Médaille d* Argent à l'Exposition Universelle de 1889, à 
Paris, puis une autre ilf^'rfai7/«d'/ir(/^f à l'Exposition Universelle de 1900. 
Depuis 1892, l'artiste est Chevalier de la Légion d'honneur. 



MOREAU-XELATO^, peintre français, Sociétaire de la Société 
Nationale, Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 73 bis, faubourg Saint-Honoré, Paris-8«. 



MOREAU-NERETi4(2r2>/2, feïnire français, HoRs-CoNœuRs (1903). 
Atelier : 177, rue Saint-Honoré, Pa^is-l«^ 

M. Moreau-Noret est né à Paris, en 1860. Elève de L. Gallandet de 
MM. Merson etMaignan. il s'adonna surtout à la décoration et au portrait. 
Il débutait au Salon d^ 1889 avec Junon se venge de Vénus, toile appar- 
tenant à la Compagnie Rousseau ; en 1890, il exposait r Amour nargue 
Minerve; en 1892, paraissait un plafond, destiné à l'hôtel Terminus, et 
représentant : V Abondance, la Chasse, la Pêche, la Moisson et la Ven- 
dange. En 1894, une peinture décorative Léda obtenait une Mention Hono- 
rable: en 1895, paraissait Vénus et les Colombes; puis en 1897, les Quatre 
Eléments, figurés par quatre formes symboliques, assez vertement enlevées. 
En 1899, Harmonie d'Automne était récompensée d'une Médaille de Troi- 
sièmeClasse. Ce tabteau. qui figura à l'Exposition universelle de 1900, fut 
acheté par l'Etat pour le Musée de Tours. Au Salon de 1901, le peintre expo- 
sait Lecture aux Jardins Oricellai (Florence), XV^ siècle^ qui fut achetée 
par le Musée de (iray ; en 1902, les Pigeons de l'Infante furent achetés 
par la Ville de Paris; en 1903, une Annonciation^ d^nne invention origi- 
nale et un Portrait de Famille valaient à l'artiste une Deuxième Médaille 
qui le mit Hors-Concours. Enfin, au dernier Salon (1904), <c M. Moreau- 
Néret nous fait assister à un Goûter d* Enfants, petite scène familière, 
traitée aveé éclat par le pinceau du peintre; on y trouve une bonne obser- 
vation de la nature dans les poses, les gestes, les attitudes ; aussi la toile 
attire et plaît >. Cette môme année, l'artiste exposait à la Société des 
Aquarellistes. 

En dehors des Salons. M. Moreau-Néret a exécuté un grand nombre de 
travaux décoratifs : il a travaillé, à la Sorbonne, à la décoration de la 
bibliothèque, d'un salon et de trois amphithéâtres; il a exécuté des pla- 
fonds et des panneaux décoratifs pour le Terminus, l'Hôtel du Louvre, le 
Palais d'Orsay, la Société d'Horticulture, pour un certain nombre de 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 387 

Transatlantiques, ainsi que pour des chÀteaui et des hôtels particuliers. Il 
a décoré Téglise d*Equesmes. 

Enûn, ajoutons que M. Moreau-Néret a obtenu une Médaille de Bronze 
àTExposition Universelle de 1900. 



MORISSET9 peintre français, Sociétairb de la Société Nationale. 
Atelier : 15, rue Lemercier, Paris-i7e. 



MORRICE, peintre canadien, Sogiétairb de la Société Nationale (Salon 
de 1902). 

Atelier : 45, quai des Grands-Âugustins, Paris-O®. 



MOWUAyW AlexiS'Alphonse, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 18, rue de Chabrol^ Paris-10«, le jeudi après- 
midi. 

M. Morlot est né à Isômes, dans la Haute-Marne, en 1838. Elève de Go- 
rot et de M. Henner, il fut surtout paysaiJ^iste. Au'Salon de 1880, Tune de 
ses aquarelles recevait une Mention Honorable ; puis en 1885, une troi- 
sième Médaille lui était décernée pour une peinture à Thuile. Enfin, en 
1889, à l'Exposition Universelle, il obtenait un Rappel de Médaille, qui 
mettait définitivement l'artiste Hors-Concours. Depuis cette époque, 
parmi les œuvres principales, présentées aux Salons annuels de la Société 
des Artistes Français, nous rappellerons, en 1893, le Soir au Doi^noir 
(forêt de Fontainebleau), toile qui est actuelljement au Musée du Luxem- 
bourg ; en 1894, Un clair de Lune, acheté par l'Etat, pour le Musée de 
Ch&lons-sur-Saône ; en 1897, Un Lever de LunCy acquis par le Musée de 
Langres; en 1898, Un Coup de Vent sur les Moissons, toile qui représen- 
tait le talent du peintre à l'Exposition Universelle de 1900, où Ton admi- 
rait encore une aquarelle du peintre : Un Soir. 

Au Salon de 1900, paraissait Lever de Lune, tableau, qui fut acheté par 
la Ville de Paris et se trouve aujourd'hui au Petit-Palais; lamèmeannée 
on remarquait encore l'Ancien cimetière de Meudon, aquarelle <c d'un 
certain effet mélancolique». Au Salon de 1901, figurait leMatin^ au Bord 
de la Marne, t où le paysage est fidèlement décrit sous un ciel gris ». Au 
Salon de 1902, le Soir était acheté par la Ville de Paris; puis le peintre 
s'attachait « à nous décrire avec soin les environs de Bourbonne-les- Bains 
en des aquarelles, jolimçnt travaillées, d'un effet indéniable ». Au Salon 
de 1903, nous relevons encore deux aquarelles, appartenant à M. Kempf, 
la Route dWrnoncourt et Un Sentier à Bourbonne-les-Bains. Enfin, au 
dernier Salon (1904), le talent du peintre se faisait ainsi apprécier : 
« M. Morlot s'attache plutôt aux jeux de la lumière au sein de l'atmosphère 
qu'aux accidents du sol ; sa toile : Avant FOuragan, d'une expression 



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388 LE Lrv^RE d'or des peintres exposants 

originale, présente un éclairage particulier, d'un bel effet; le contraste der 
parties sombres et des parties lumineuses a été poussé avec vigueur; le 
peintre a su conserver toute sa puissance à un effet violent de nature, en 
l'exprimant avec toute la précision d'un instantané. Un Coin de Parc, 
apparaît comme une séduisante étude de tons verts, où éclate l'habileté 
du pinceau'du peintre; d'agréables tons de verdure y encadrent un paysage 
orné de nymphes, rappelant les conceptions de la mythologie antique. 
Enfin, de séduisantes aquarelles, Vieux Saules, Coin de ParCy offrent une 
gamme pittoresque de tons, curieusement! étages au bord de l'eau t. 

En dehors des œuvres déjà citées, il nous faut mentionner une aqua- 
relle : Les Meules de Blé, aujourd'hui au Musée du Luxembourg, une 
aquarelle au Musée de Langres, un pastel au Musée de Gray, une aqua- 
relle au Musée de Saint- Dizier, etc. 

Nous ajouterons, en terminant, qu'un amateur parisien a acheté direc- 
tement au peintre un grand nombre de ses toiles, représentant une partie 
importante de son œuvre, et aussi quelques aquarelles. M. Morlot a ainsi 
l'avantage d'avoir, en un seul endroit, une série de travaux, qui per- 
mettent d'embrasser d'un coup dœil,pour ainsi dire, sa carrière si active, 
si laborieuse. En parcourant cette galerie, qui renferme des productions de 
Tartiste, appartenant à toutes les époques de sa vie, l'on est frappé parla 
très grande variété d'effets que le peintre a poursuivis et fixés, sans souci 
de la mode, sans chercher à se spécialiser dans un genre unique, peignant 
pour le plaisir de peindre, pour sa satisfaction personnelle et la joie de 
son cœur. C'est dans cette variété de sujets qu'éclate la probité artistique 
du maître, qui, tout ensuivant lanaturc,sait orner ses toiles a'un cachet 
poétique, d'une marque originale, qui emportera le nom de ce paysagiste 
indépendant, bien au delà de l'heure présente. 



MOROT, Membre de l'Institut (Voir page 41). 



MOTELEY, peintre français. Hors Concours au Salon de 1902, avec sa 
toile : Village de la Faverie. 

Atelier : 22, rue Tourlaque, Parisl8«. 



MOTTE, peintre français, Hors-Concours, Médaille d'Argent à TExposi- 
tion Universelle de 1900. 

Atelier ; 21, Grande-Rue, h Bourg-la-Reine (Seine). 
MOULIN Charles, Hors-Concours, Prix de Rome (Voir page 66). 

MOULLE. peintre français, Sociétaire de la Société Nationale (1902). 
Atelier : 21, rue de ConUantinople, Paris-8«. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), S 



MOUTTE Alphonse, peintre français, Hc 
Société Nationale. 

Atelier : Ecole des Beaux-A 
Rhône). 

M. Alphonse Moulte est né le 4 mars 
sonnier, il exposa d'abord au Salon de 1j 
en 1877, Débarquement de Blé à Marsei 
Prado, qui lui valut une Troisième Mec 
cheurs, toile réconipensée d'une Deuxiè 
en 1888, la Partie de Boules. Puis il figi 
Nationale des Beaux- Arts: en ^890, il e: 
à la suite du Salon était nommé Soci 
en 1891, Entrée du Port de Marseille; er 
Lou Govsta ; en 1894, Les Pécheurs d'h 
Fouet; en 1896, « Etude do femme nu 
nuances jaunes offrent un brillant conti 
chair »; en 1897, Retour du Père; en i8 
très jolie toile, d'un genre particulier; 
lumineux, apparaît une jeune religieus 
avec une expression de ferveur supérieur 
trait de mon Ami Cantinelli. 

Au Salon de 1902. figurait V Aurore, pi 
appartenant à M. Prat; en 1903, Doux 
euGn, au dernier Salon (1904), M. Moi 
études de Grand-Père el surtout de Gn 
représente une jolie scène de plein-air 
avec des détails pittoresques. » 

Le peintre obtint une Médaille d'Arg 
Paris en 1889, et une Médaille d'Arg( 
Melbourne la même année. Certaines d( 
neur dans les musées de Marseille, de I 
ziers, etc. 11 a fait des travaux de déco 
merce de Marseille. L'artiste a été nomi 
neur en 1893; il est Directeur de l'Eco 
et Président de l'Association des Artistes 
M. Moutte a obtenu une Médaille de B 
de 1900. 



MOVSE, peintre français, Hors-Concours. 
Atelier : 3 bis, rue des Dea\ 

MUEIVIER Jules- Alexis, Hors-Concours, B( 



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Qoo^^ 



290 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



Madame MURATOIV, peintre français, Hors-Concours. 
Atelier : i7, rue Duperré, Paris-9°. 



N 



XICOLET, peintre suisse, Hors-Concours, Médaille, d'Argent h TExposi- 
tion Universelle de 1900. 

Atelier : 52 , rite de Courcelles, Paris-i7«. 



XOIROT, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes Fran- 
çais, Médaille de Bronze k rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 83, boulevard du Montparnasse, Paris-6«. 



XOZALi Alexandre, peintre français, Hors-Concours. 
Atelier : 7, quai de Passy, Paris-i6e. 

M. Alexandre Nozal est né à Paris, le 7 août 1852. Elève de Luminais, 
il s'adonna au genre du paysage. Parmi les principales œuvres, exposées 
aux divers Salons annuels, nous mentionnerons : en 1888, Mahn d* Au- 
tomne en Brenne (Berry), appartenant au Musée de Bourges; en 1889, le 
Petit-Val^ à Etretat; en 1890, Ir Ferme Lécuyei\ k Etretat; en 1892, 
Dans la Baie (Mont Saint-Michel); en 1893, Lever de Lune au Crépuscule, 
toile qui figura à l'Exposition Universelle de 1900; en 1894, Côtes de Beu- 
zeval; en 1895, la Lande d'Or, à Bompont, appartenant au Musée du 
Luxembourg; Remparts d'Aignes-Mortes. œuvre qui figura à l'Exposition 
Universelle de 1900; en 1896, Nocturne : (Plage de Saint-Malo). qui re- 
présentait également l'artiste à l'Exposition de 1900; en 1897, Cirque de 
Gavarnie, toile qui ornait le Pavillon du Club Alpin, à l'Exposition (1900) ; 
en 1898, le Gave de Pan ; en 1899, Déversoir du Lac de Garde, tableau 
exposé à l'Exposition Universelle de 1900. 

Au Salon de 1900, « M. Nozal sait parer la campagne de sa robe prin- 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) ^91 

tanière : ion Plateau de Buzenvai, d'où l'on déniche toute une série de 
toits rouges, dispersés dans la verdure, est un panorama fidèlement 
exposé. » En 1901, nous relevons « de M. Nozal, de fortes oppositions de 
lumière sur des frondaisons vertes : Coin de Parc à Villeneuve, puis la 
Seine à Pont-de- l'Arche, loile ornée dun curieux effet de coloris. » En 
4902 : « L'Eure à PintervHle, près Louvicrs, est le travail d'un coloriste, 
qui sait toujours trouver la note harmonieuse dans des contrastes de cou- 
leurs, vigoureusement opposées, sans la dépasser. » En 1903, M. Nozal 
nous étonnait a par la puissance de son colori.s dans Matinée Ensoleillée: 
le peintre! a fort consciencieusement suivi les reflets de la lumière, tom- 
bant sur Teau comme sur un miroir, où se retrouve l'image de tout le 
paysage environnant; dans la l^allée de l'Eure^ le même artiste présente 
un petit chemin perdu au bord de la rivière, richement décoré par la fée- 
rique palette de ce maître coloriste. » Enfin, au dernier Salon (1904), il 
nous faut rappeler • les accords triomphants du coloris de M. Noza), ^. 

s'épanouissant, d'une manière splendide, sur VEtang et la Rade de ' | 

Toulon. » 

En 1881, le peintre obtenait au Salon une Mention, une Troisième Mé- 
daille en 1882, une Deuxième Médaille en 1883. 

Parmi les œuvres de Tartiste. citons encore : Levé) de Soleil, prè^ les 
Andelys, loile qui orne le Musée de Châlons ; VEtang de Saint-Cucufa en 
hiver, pastel, apparlenant au Musée de Carcassonne ; Givre et Neige (allée 
de Saint-Cloud) : ce pastel a été exposé pendant dix ans au Musée du 
Luxembourg; Moissons, aujourd'hui au Musée de Nantes : les Sen-Marin 
de la Mer, tableau appartenant au Musée de Montpellier. 

En dehors des Salons des Artistes Français, où il parut tous les ans, 
depuis 1889, le peintre a régulièrement exposé au Cercle Volney, au 
Cercle de l'Union Artistique, à la Société des Pastellistes, à la Société 
P. M. P., etc. C'est ainsi qu'en 4898, il présentait au Cercle Volney «une 
brillante aquarelle de Coquelicots, heureusement disséminés dans les 
avoines »; au P. M. P., il se montrait un poète de la couleur : Blondeurs 
Matinales et Matinée d'Octobre sont deux spécimens d'un genre particu- 
lièrement brillant, auquel l'artiste consacre son originalité »; aux Pas- 
tellistes, • il apparaissait pastelliste lumineux ; coloriste original, 
brillant, il enjolive la nature en des notations, qui se distinguent par 
une remarquable richesse de coloris et une virtuosité étonnante de tons: 
Matinée d'Automne, Fin de Journée, Nénufars de Saint-Cucufa, etc. » 

En 1899, au Cercle Volney, il présentait « en des tableaux d'un coloris 
vibrant et lumineux, des paysages, pleins de lumière et de couleur; en 
ces pastels, il étale une décoration, très luxueuse, indice d'un grand 
talent de coloriste ; la Vallée de la Creuse, délicieuse d'ombre et de fraî- 
cheur, décrite sous un jour sombre, est d'une vigueur exceptionnelle; le 
peintre ne s'attache pas à une note uniforme ; il sait comprendre les 
effets les plus variés et y plie avec un rare bonheur son beau talent. • 
Au Cercle de l'Union Artistique, « M. Nozal, abandonnant, pour un 
moment, ses recherches de coloris outré, nous donne ici une page 
lumineuse, bien remarquable : Dan^ le Parc. La lumière filtre dou- 
cemeut à travei*s les feuilles, inondant l'atmosphère d'une délicate 
clarté. » 

En 1900, au Cercle Volney, nous remarquions M. Nozal comme t un 
chercheur souvent heureux, de colorations harmonieuses. En Une Fin de 



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rf i.ui.;i4^|f|Bpi 



292 LE LIVRE D*OR DES^ PEINTRES EXPOSANTS 

Jouimée d*Automn$, les couleurs particulières de nuages rosés se réflé- 
chissant dans l'eau par un art savant, sont très brillamment suivies. Ami 
de la lumière et de la couleur, Tartiste sait toujours montrer une grande 
harmonie dans les effets qu'il recherche et qu'il arrive souvent à réaliser 
avec bonheur. » Au Cercle de la rue Boissj-d'Anglas, on admirait une 
belle page d'une puissante harmonie de couleurs, au clair de lune : 
Un Soir à Villeneuve-r Etang. A la deuxième exposition du Cercle Volney, 
M. Nozal se recommandait par « certain caractère mélancolique, par un 
cachet de simplicité rare ; on admire toujoui's en ses œuvres la finesse 
de l'impression; ses effets d'atmosphère sont souvent remarquables, et 
dans le Torrent du Mont-d'Or, au clair de lune, Ton retrouve le coloriste 
original, dont les recherches incessantes Tentrainent toujours vers des 
effets nouveaux. «C'est encore au Volney que M. Nozal se faisait apprécier, 
dans le genre du paysage « comme un somptueux décorateur de la nature, 
qu'il présente sous un aspect luxuriant, plein de vie et de couleurs; on trouve 
en ses études d'originales recherches de coloris et de curieuses «^positions 
de lumières. » 

La même année (1900), aux Pastellistes, M. Nozal triomphait particu- 
lièrement « comme coloriste : V Arrièir-Port de Concarneau est une 
belle page de couleurs, dont toutes les nuances sont décrites avec une 
précision qui étonne. » Au P. M. P., l'arliste montrait encore « une 
grande virtuosité de coloris dans des sujets variés; sous le pinceau du 
peintre, la vision poétique de l'artiste se traduit d'une façon splendide 
avec toutes les ressources de la couleur; la délicatesse du sentiment res- 
sort puissamment indiquée, soit que[nous admirions Matin d* Automne, si 
artistiquement agencé en un effet d'une douceur infinie, avec toutes ces 
vapeurs, qui s'élèvent de la surface d'un étang, sous les tièdes caresses 
du. soleil matinal, soit que nous nous arrêtions à ces Bordi de Seine, si 
pittoresquement décrits au milieu de toute une gamme de tons verts du 
plus brillant effet. » A la Montagne, M. Nozal « continue ses belles recher- 
ches ; on retrouve les effets originaux d'un coloriste de marque en sa 
grande toile : Au Temps des Narcisses et dans Le Gave de Pau, forte 
étude, ornée de colorations hardies. » 

En i901, au. Cercle Volney, « M. Nozal, toujours à la recherche d'ef- 
fets de coloris, tourmente sa palette, pour nous dépeindre Les Derniers 
beaux Jours à Garches; son Lever de Lune au Crépuscule, où la lumière 
vient effleurer la surface tranquille d'un étang à travers les branches des 
arbres, est d'un effet bien doux. » A la deuxième Exposition du Cercle 
Volney, on remarquait « toute une série, due à M. Nozal, toujours à 
l'affût de recherches particulières sur l'opposition des tons du coloris, 
recherches qui conduisent parfois, l'artiste à des effets assez drôles : 
ainsi VEtang de la Baie des Trépassés est des plus curieux à analyser. » 
Au Cercle de la nie Boissy-d'Anglas, M. Nozal s'attardait « aux effets de 
coloris des Soirs d'Automne : cette mare, abritée à l'arrière-plan par des 
arbres, derrière lesquels surgit un horizon aux nuages rutilants de cou- 
leurs, a fourni au peintre le prétexte d'un effet original. » 

Aux Pastellistes, nous notions « des études de montagnes, abordées 
sans excentricité de coloris, en nous attardant à un effet de soir : Canal 
du Loing, où le rougeoiment de l'atmosphère, au couchant, se trouve 
reflété d'un façon curieuse et habile ». A la Montagne, étaient exposées 
de fortes études sans exagération de coloris ». Enfin, cette même année 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 293 

1901, le talent du peintre se faisait ainsi apprécier à Paris-Province : 
« C'est maintenant loin de Paris, au milieu de belles campagnes éblouis- 
santes de lumière et de couleurs que M. Alexandre Nozal, nous montre 
l'épanouissement de son talent de coloriste ; l'artiste a quitté la période 
des tâtonnements et des incertitudes, s'attaquant hardiment à tous les 
problèmes des contrastes des lumières et des couleurs. Le peintre affec- 
tionne la lumière éclatante : il montre, en des recherches originales, un 
talent de coloriste exubérant, toujours harmonieux; mais, il sait suivre 
aussi les effets de douceur de la lumière : son Nocturne à Saint-MalOy 
par exemple, est d'une impression délicate, produisant un effet de toute 
beauté. Enûn, M. Nozal, est encore un peintre de la montagne : ses effets 
alpestres sont d'une majestueuse puissance. Ce bel ensemble de l'œuvre 
du peintre est plein de merveilleux détails, attestant une véritable maî- 
trise. » 

En 4902, au Volney, le peintre présentait le Petit Val, « d*un senti- 
ment délicieux, en des tons calmes, sans éclat de couleur, puis Au Clair 
de Lune, brillante élude d'un effet de lumière lunaire, sur un rocher, au 
bord de Teau >. Au Boissy-d'Anglas, le peintre exposait une vue très 
lumineuse sur la vallée de la Seine, puis à la Montagne, le peintre trans- 
portait avec bonheur ses hardis effets de lumière et de couleurs aux sites 
de montagnes. 

En 1903, au Volney, M. Nozal fournissait sa note rutilante, habituelle 
de couleurs, empruntée à une fin de journée d'automne, t En Camargue ». 

Enfin, en 4904, au Volney, « nous suivrons volontiers M. Nozal dans 
sa brillante carrière de coloriste jusqu'aux environs de Toulon et En 
Corse », puis, au Boissy-d'Anglas, on remarquait « un brillant effet de 
lumière, venant s'épanouir sur des rochers de la Cote Cône. » 

L'artiste a déjà formé bien des élèves; citons particulièrement L. Simon- 
net, Henri Biva, Mademoiselle Esté. Enûn, M. Nozal est Chevalier de la 
Légion d'honneur depuis mai 1895 : il a obtenu une Médaille d'Argent h 
l'Exposition Universelle de 4900. 







OUVE, peintre /ran^aîs, Hors-Congoijrs, Médaille d'Argent à TExposi- 
tion Universelle de 1900. 

Atelier : 7, rue Alfred-Stevens, Paris-9«. 



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HORS-CONCOURS (A . F.), SOCIÉTAIÏ 



PERRRET Aimé, peintre français, Hors-Concours, 
Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 20, cité Malesherbes, Paris-I 

M. Aimé Perret est né à Lyon (Rhône). Elève de 
de Lyon et de Antoine Vollon, il s'adonna au pays 
tion des paysans. 11 débutait au Salon de 1872 avec 
fait partie de la galerie de M. le marquis de Mort 
cipales œuvres que le peintre ait exposées aux d 
rappelons : en d876, Noce Bourguignonne, toile qi 
la pricesse Mathilde ; en 1877, Baptême en Brei 
Troisième Médaille et fut acheté par le Musée de 
trait de Madame Judic ; en 1899, le Saint Viatii 
TEtat pour le Musée du Luxembourg; en 1881, 
l'Etat pour le Musée de Garcassonne; en 1882, Ven 
celte toile appartient à M, Thomas, à Asnières ; c 
de la Vie, acheté par TEtat pour le Musée deChàio 
la Fiancée du Berger^ tableau acquis par PEtalpoi 
en 1888, la Cinquantaine, toile récompensée d'une 
Classe et acquise par M. Wanoutryve, à Roubi 
Y Aveu Tardif, acheté par M. Oscar Noé, à Liège ; 
tion des Prix, appartenant à M. Sordet, à Paris ; 
acheté par M. Sordet; en 1892, VAube, actuellem 
particulière, à Nantes ; en 1893, VHomnte des Cho 
Madame Aimé Perret ; en 1894, Vieux Souveni 
M. Spûller : En Moisson, appartenant à M. Luckh 
Pastorale, puis Maternité: en 1896, Noël des Vieu; 
tenant à M. Sordet, a figuré à l'Exposition Univers 
Paysan amoureux, puis Portrait de M. Genevois ; e 
Ftleuse, Vanneuse, Fin de Journée : ces trois dern 
nent à M. Sordet ; en 1899, V Heure de r Angélus, tal 
VAieule, tableau acheté par la Ville de Paris : Ba 
Village^ tableaux appartenant à M. Sordet; en 19(W 
pos, puis Portrait de Madame et de M. le Sénateur 1 

Au Salon de 1902, « la Bergère, que M, Perret rc 
l'attitude de la prière, le visage tourné vers le ciel, i 
harmonieusement coloré; on admire l'attitude très 
dans lequel on peut facilement reconnaître une . 
toile fut acquise par l'Etat. En 1903, le peintre ^xp 
seur, la Bergère au Fuseau, puis La Bergère « fi 
(Jernier Salon (1904) on remarquait encore les berge 
livées parla palette brillante de M. Perret : Brûlew 
démontons à V abreuvoir, Lingères du Village, 

Depuis 1901, M. Aim'é Perret a fait un certain 
commandés par M. Montaignac et qui maintenant 
lection, en Amérique. Citons par exemple: Baratte\ 
tons, Jardiniersy Faneuse, Bergère à l'Agneau, Mi 



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R DES PEINTRES EXPOSANTS 

)mmes de terre. Bergère avec moutons et chien . 

aux choux j Faneuse au Râteau, Girdeuse de 

e. 

ipensé dans les Expositions de province : il a 

ir d l'Exposition universelle de Lyon, un Di- 

lon de Limoges, un Diplôme de Grand Prix à 

ijon. 

\ de 1889, M. Aimé Perret obtenait une 

>sition uni verselledel900, Aimé Perret refusa 

devait lui être attribuée. 

ret,tfors-Concottr 5 depuis 1888, est Chevalier 

lis 1894. 



's, lloRs-GoNcouRs au Salon des Artistes 
osition Universelle de 1900. 

Uiperré, Paris-9«. 

ais, HoRs-CoNcouRS. 
Hégésippe-Moreau, Paris-lS^. 

i (Calvados), le 7 août 1840. Élève de Vuille- 
ti les principales toiles exposées par l'artiste 
entionnerons : en 1890, Sortie du Marais, 
lédaille de deuxième classe; en 1891, Vache 

appartenant à M. Corbière ; en 1892, Plaine 
it encore à M. Corbière ; en 1896, Halte aux 
, œuvre qui fîgura à l'Exposition universelle 
ournée d'Hiver à Vaudancourt : cette toile, 
intre, a été achetée par la Ville da Paris ; 
Lctuellenient au Musée de Bayeux ; en 1889, 
Eant manifeste de grandes qualités dans la 

si heureusement décrits avec tant de facilité 
Prés de la Saulaie, toile flgurant k TExposi- 

le domaine de la nature, voici un fort beau 
it faire jouer la lumière et la promener sur 
Soire, d'un bel aplomb. La charpente des ani- 
le, d'une facture solide, respire cet attache- 
particulièrement dans les œuvres du peintre. » 
lacions u parmi nos plus robustes animaliers, 
sentent la nature et sont imprégnées d'un 
}uoi de plus joliment impressionnant que 
I fait défiler devant nous un troupeau de bo- 
le passage de la façon la plus imprévue et 
Lix chefs de file, qui s'avancent en un bon 
ent décrits avec une observation de la nature 
ion moins captivant et l'on peut être embar- 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 297 

rassé pour savoir à laquelle de ces deux toiles, on doit accorder la pré- 
férence : sur un joli fond brouillé de paysage^ dans lequel nous rencon- 
trons la note agreste et rustique, pleine de saveur, qui est devenue fami- 
lière au peintre dans ses traductions de la nature, se détache au premier 
plan, une belle vache, fortement campée, sur laquelle vient s'épanouir 
la lumière avec une sûreté et une précision, qui indiquent un maître. » 

Au Salon de 1902, M.Pezant se montrait • un peintre amoureux de la 
lumière : sa Vieille Cour ensoleillée, ornée d'animaux puissamment 
éclairés, rappelle le maltre-animalier que Ton admire tous les ans, au 
Salon. 9 

Au Salon de 1903, M. Pezant décrit splendidement deux beaux pay- 
sages, sous le prétexte de nous y faire admirer ces animaux vigoureux, 
solides d'assise et de charpente qu'affectionne particulièrement l'artiste. 
Ces deux fortes œuvres sont : Messidor et la J/or( de P Automne, Sur une 
campagne, en pleine floraison, décrite avec vigueur, au mois des mois- 
sons, se détache une vache aux formes plantureuses, solidement plantée, 
comme aime à les représenter le talent de cet animalier. La Mort de 
r Automne est d'un elTet plus impressionnant, mettant en scène des ani- 
maux sous un ciel inquiétant, qui, bientôt, va s'assombrir. > 

Enûn, au dernier Salon (1904), on admirait « les Vaches si fidèlement 
décrites, avec son talent habituel par M. Pezant, au milieu d'une forte 
et puissante lumière. Nousn^n sommes plus à louer l'aplomb des bètes, 
la lumière, qui les illumine ainsi que le milieu où elles évoluent. Toutes 
ces toiles fleurent bon la nature et mettent en vedette le talent d'obser- 
vation du maître. » 

L'ailiste a obtenu au Salon des Artistes Français, une Mention Hono- 
rable en 1885, une Médaille de troisième classe en 1888, une Médaille de 
deuxième classe en 1890 ; enfin, M. Pezant a reçu une Médaille de bronzi 
à l'Exposition universelle de 1900. 



PIBRAC(de) Raoul, peintre français, Hors-Concours (1901). 

Atelier : 8, rue Bouquières, à Toulouse (Haute-Garonne). 

M. de Pibrac est né à Saint-Ay, dans le Loiret. Élève de MM. Bonnatet 
Maignan, Tartiste cultiva surtout le portrait et le tableau de genre. 
Parmi les œuvres principales exposées au Salon des Artistes Français, 
citons : La Messe au Village qui valut une Mention honorable k son au- 
teur ; Réfectoire dans un Orphelinat, toile récompensée d'une Médaille 
deTroisième Classe ; en 1897, « Portrait d'Enfante rendu avec sobriété : 
mais on y trouve de la tenue et du style » ; en 1900, une jolie étude de 
physionomies : Les deux Sœurs ; les figures attentives sont bien indi- 
quées; en 1901, un Oui^roir, où l'artiste a réuni toute une série de per- 
sonnages féminins, qui ne songent qu'à leur travail. Ce tableau était 
récompensé d'une Médaille de deuxième sClasse, qui mettait l'artiste 
Hors Concours. Enfin, M. de Pibrac obtenait ime Médaille de Bronze à 
l'Exposition universelle de 1900. 



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298 LE LIVHE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

PICARD Georges^ peintre français, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 14, rue Hégésippe-Moreau, Paris-18«. 

PICARD Louis, peintre /rançaes, Sociétaire de la Société Nationale. 
Ate'ier : 26, rue Victor-Masse, Paris-9«. 

PIIVTA Henry, Hors-CIoncours, Prix de Rome (Voir page 66). 

POITVTELIX, peintre français, Hors Concours, Médaille d'Or k l'Expo- 
sition Universelle de 1900. Officier de la Légion d'honneur (1903). 

Atelier : 16 bis, rue May et, Paris-6«. 
POPEMX, HoRS-CoNcouRs, Prix de Rome (Voir page 66). 



PREVOT-VALfiRl, peintre français, Hors-Concours, Médaille de 
Bronse à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 6. rue Aumont-Thiéville, Paris-17«. 



PRIIVCETEAU, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze 
à TExposition Universelle de 1900. 

Atelier : à Libourne, dans la Gironde). 



PRIIVET, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale, Médaille 
d*Or k l'Exposition Universelle de 1900, Chevalier de la Légion d'hon- 
neur. 

Atelier : 5, rue Boccador, Paris-8«. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (S. N.) 299 



PRIOU Louis, peintre français, Hor3-Concours au Salon. 

Atelier : 5i, rue de la Sourdière, Paris-i«% le jeudi. 
A Soisy-sous-Montmorency (Seine-et-Oise), de juillet k oc- 
tobre, le mercredi. 

M. Priou est né le 16 octobre 1845, à Toulouse (Haute-Garonne). Elève 
deCabanel. il sacrifia à la fantaisie mythologique, à l'histoire, au portrait 
et à la décoration. Parmi les principales œuvres exposées par le peintre, 
aux divers Salons de la Société des Artistes Français, nous retiendrons : 
en 1869, Hercule et Pan, toile récompensée d*une Médaille (médaille 
unique à l'époque) et achetée par l'Etat; en 1870, Portrait de Jules Miot; 
en 1872, La Coupe et la Lyre, acquise par l'Etat; en 1873, V Amour ré- 
duit à la Raison , achetée par l'Etat; en 1874, Une Famille de Satyre^ ce 
tableau obtenait une Médaille de Première Classe, En 1875, le peintre 
présentait Les Derniers Moments de Saint Jean-Baptiste ; en 1876, Duo 
Vénitien ; en 1878, Première Misère d'un Jeune Satyre ; en 1879, Réveil 
du Printemps ; en 1880, le Serment sous Charles IX, décoration pour le 
Tribunal de Commerce de Bordeaux. A l'Exposition Universelle de 1900, le 
talent du peintre étaitreprésentépar Un Satyre aux A bois. 

Au Salon de 1901,M. Priou nous offrait aune Fin de /?^y<?,harmonieusement 
composée en un coloris brillant, puis un gracieux sujet, le Printemps de la 
Vie : l'on s'arrête à cette jolie envolée d'Amour, rappelant un genre ancien, 
qui eut son moment de vogue et de succès. » En 1902, paraissait V Hospitalité 
Dangereuse, puis en 1903, « un Portrait sévèrejde M. Carlos M. einn Réveil 
de Diane, panneau décoratif d'un heureux effet ; le mouvement du sujet, 
galamment déshabillé au milieu d'un riant cortège d'amours, qui for- 
ment une escorte brillante à la jeune déesse, est à la fois gracieux et 
original; enfin, au dernier Salon, en 1904, « le talent brillant de M. Priou 
était représenté par des Portraits d'Enfants, adressant un Hommage de 
Reconnaissance au docteur de Behring; en cette toile, sous une pom- 
peuse parure, se trouve une idée ingénieuse, élégamment exprimée, une 
note d'émotion intéressante s'y révèle. » 

M. Priou a exposé à tous les Salons depuis 1869; en 1880, il fut pro- 
posé par le jury pour la Médaille d'Honneur; en 1900, à l'Exposition 
Universelle, il obtenait une Médaille de Bronze, 

En dehors du Salon de Paris, l'artiste fut souvent récompensé, tant en 
France qu'à l'étranger, à Nantes, à Vienne, à Philadelphie, à Munich, à 
Chicago, etc., etc. La Ville de Paris lui acheta Orner Talon, pour le cabi- 
net du Procureur de la République ; les musées de Bordeaux, Nantes, 
Toulouse, Gand, Washington, possèdent de ses œuvres. Le peintre a 
exécuté la décoration du Tribunal de Commerce de Bordeaux, et en col- 
laboration avec Joseph Blanc, il décora TOpéra-Comique et l'Hôtel-de- 
Ville. 

Ancien professeur à l'Ecole Nationale des Arts Industriels de Roubaix 
(Nord), M. Priou a déjà formé un grand nombre d'élève»; nous citerons 
parmi eux : MM. Lesguillon, lauréat du concours des Ecoles de Paris ; Quis- 
noy, lauréat admis à la Manufacture Nationale de Sèvres; Joseph Comère, 



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300 LK LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

lauréat deuxième prix entre toutes les écoles des arts décoratifs de 
France; Jules Choquet, artiste peintre, etc., etc. 
Ajoutons que M. et Madame Priou reçoivent ensemble le mercredi. 



PROUVÉ peintre français, Sociétaire de la Société Nationale, Médaille 
d'Argent à TËxposition Universelle de 1900. (Voir Bourses de Voyage, 
page 136). 

Atelier: 14, rue Boissonnade, Paris-i4«. 



PRUIVIER Gaston, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale 
(1903). 

Alelier : 24, rue Dombasle^ Paris-15^. 

M. Gaston Prunier est né au Havre, le 19 janvier 1863. Parmi les prin- 
cipales œuvres du peintre, nous retiendrons celles qu'il exposa aux Salons 
de la Société Nationale : en 1901, la Cathp'draie; en 1902, Chantiers de 
Construction ; en 1903, il exposait des aquarelles qui furent remarquées : 
« La facture en est large et impressionnante; ces vues accidentées de 
montagnes espagnoles, ont un grand caractère artistique; toutes ces val- 
lées, ces paysages, s'étalent devant nous en de pittoresques effets, tra- 
duisant un sentiment haut poussé des beautés de la nature, sous une 
interprétation originale, qui vient les mettre en relief. » 

Au dernier Salon (1904), le talent du peintre était ainsi apprécié : 

«r M. Prunier nous apparaît sous deux aspects, bien différents : tantôt 
c*est le peintre ému devant la nature, qui nous redit avec un grand sen- 
timent la majesté grandiose de la montagne, ornée des ombres envahis- 
santes que lui donne le Crépuscule; tantôt c'est un vibrant coloriste, 
dont la palette traduit d'une façon originale les spectacles les plus variés 
que présente la vie des villes. C'est ainsi que Tobservation pittoresque du 
peintre a su rendre avec éclat, en une curieuse note de lumière et de 
couleui*s, sous un brillant soleil, l'animation particulière du Dimanche 
aux Fortifications; voici la rue Desnouettes, esquissée au milieu d'une 
belle symphonie de couleurs, tout en restant d'une exactitude documen- 
taire, qui séduira ceux qui ont été témoins de cette envolée rapide de 
bonnes sœurs, qui, à de certains moments, viennent animer, d'une façon 
toute spéciale, cette rue du Vieux- Vaugirard. Voici encore les Scieries au 
Quai de Javel^ page peut-être plus sombre, plus grave, plus sévère, mais 
aussi d'une documentation très poussée : l'on suit avec beaucoup d'inté- 
rêt toute cette théorie de hautes cheminées, dont la suite s'étage, dans 
la perspective fuyante, pour aller se perdre jusqu'à l'infini. 

Toutes ces vues parisiennes sont d'une observation fidèle et offrent en 
même temps une interprétation artistique des plus curieuses; l'on ne 
, peut qu'admirer le talent, puissamment évocateur, de M. Prunier qui, 
dans des œuvres d'une belle venue, nous offre des morceaux de Paris, 
empreints d'un sûr caractère de couleur locale ; l'effort constant de l'au- 
teur vers un mode d'expression personnel s'y manifeste avec succès. 

M. Pnmier ne s'est inféodé, comme peintre, à aucune école ; il dit 
franchement, avec ses moyens personnels, ce qu'il voit, ce qu'il observe, 



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' ";,-^,'r-^^^^ 



30â LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

de là, il se rendit à Dresde (Allemagne), puis à Berlin, où il séjourna 
vingt-trois mois. 11 se disposait à partir pour ritalie, lorsque Tidée lui 
vint de faire un détour et de passer par Paris où il avait l'intention de 
rester deux semaines ; mais, séduit par les beautés artistiques de la capi. 
taie et par les facilités de travail qu'il y trouva, son séjour de deux 
semaines se prolongea et voilà quarante-et-un ans qu'il y habite. Depuis 
1865, il a exposé à peu près régulièrement, tous les ans, au Salon de la 
Société des Artistes Français, à Paris. Son œuvre est considérable et ses 
toiles se sont répandues à Tétranger : c'est la peinture des intérieurs, le 
portrait et la peinture de genre qu'il cultiva spécialement. 

Parmi les tableaux principaux du peintre, nous signalerons : Portrait 
de ma Mère ; ce tableau à Thuile, où le personnage est de grandeur natu- 
relle, fut exposé à Saint-Pétersbourg; il est actuellement au Musée Polo- 
nais, à Raperswill, en Suisse ; Por^*at< d'un Juif, marchand de bric à 
brac; Femme Couchée : ce nu figure dans la Galerie du Comte Zamoîski, 
à Galice (Autriche polonaise) ; Salon Carré du ï ouvre : cette toile, d'une 
hauteur d'un mètre trente, parut au Salon de 1868 : « On retrouve dans 
ce tableau, l'aspect harmonieux de cette belle salle, la lumière tranquille 
qui l'éclairé, tout ce qui en fait le charme et la beauté. » {Moniteur du 
Arts). Elle figura à l'Exposition Universelle de 1878; elle est actuellement 
la propriété de M. Estrade, à Perpignan (Pjrrénéés-Orientales) ; Galène 
dWpollott : ce tableau, présenté au Salon, figura à l'Exposition univer- 
selle de 1867; il fut acheté par S. M. I. la Grande-Duchesse Marie de 
Russie. « La Galerie d'Apollon de Lucien Przépiorski, lisons-nous daos 
le compte-rendu officiel de l'Exposition Universelle de 1867 rappelle la 
manière de Charles Giraud. Les plans, savamment étudiés, s'éloignent 
graduellement ; les ornements dorés des cadres et des panneaux, jettent 
des éclats fauves de distance en distance. C'est à peine esquissé et cepen- 
dant, c'est fini » ; Intérieur de Ferme d* Argent, à Fécamp (Normandie) : 
cette œuvre se trouve chez M. Ancel-Seitz, à Paris. Ce dernier possède ud 
certain nombre de toiles de l'artiste, telles que : 

Sculpteuf de Village, qui parut au Salon de 1889 : « Le vieux praticien, 
en train de contempler une statuette qu'il vient d'acheter, est plein de 
caractère », {Journal des Artùttes) ; Eve, nu, grandeur nature, exposé au 
Salon, Femme au Perroquet; Jeune Pianiste, qui fut présenté au Salon 
de 1890; puis des Natures Mortes; l'Aiguière de Benvenulo Cellini, au 
Musée du Louvre, ainsi que des objets précieux de la Galerie, etc. 

En dehors des œuvres, précédemment citées, rappelons encore : Inté- 
rieur de la Sainte-Chapelle, qui, présentée à TEx position de Nice (1880) 
fut vendue à Vienne (Autriche) ; Carton de la Sainte Famille, dont le 
tableau fut exécuté pour ime église de Rio-de-Janeiro ; Violoniste, por- 
trait d'un amateur de musique (1882) ; Violon Brisée d'après une chanson 
de Déranger : cette toile parut au Salon et fut vendue à Bruxelles, en 
1892 ; Odalisque, exposée au Salon et vendue à New-York. 

En dehors de sa participation aux Salons, le peintre a suivi assidûment 
les expositions de la Société Russe à Paris et les expositions de l'étranger. 
C'est ainsi qu'à l'Exposition universelle de Londres, en 1868, il obtint un 
Diplôme d'Honneur et une Médaille pour le Portrait du Docteur G..,, qui 
avait été exposé au Salon de 1865, à Paris, et se trouve acluellement au 
Musée de Nice. Le Déjeuner du Berger, où l'on voit un petit pâtre 
déjeuner avec son chien, fut exposé à Versailles. Au Salon de 1882, l'ar- 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRKS (s. N.) 303 

liste envoyait le Portrait de Madame Ottenheim : Ja jeune femme est 

représentée debout, le corps de profil, la tête de face, '« tnain anmtvia 

sur le dossier d'une chaise. Au même Salon, figuraient 

Italien et un tableau représentant une Statue de la V 

repoussé Au Salon de 1883, l'artiste envoyait Gamin de 

le baron Moore. Au Salon de 4884, on remarquait le 

dame T..., de face et debout, dans une toilette blanch 

bon goût : son bras gauche replié et ramené devant elle 

dont elle tient un éventail ; ce portrait se détache sur ii 

rouge, qui sert de fond. 

La caricature s'est souvent occupée de Tarliste et cl 
citons par exemple les caricatures de Stop, dans le Jouira 
la Silhouette (4882), et un dessin de Renouard, d'après 
Vie Moderne en 4883, qui sont très spirituellement eiécu 

M. Przépioreki a formé un certain nombre d'élèves, pa 
remarquons M. Curel, qui a exposé plusieurs fois des 
remarquées au Salon des Artistes Français ; Henri No 
spécialisé dans le portrait. 

L'artiste a en outre exécuté beaucoup de copies, q\ 
encore aujourd'hui à Perpignan, à Nantes, à Bruxelles, 

Pour terminer cette notice, consacrée à un peintre d< 
et des plus sympathiques, donnons un extrait du journ 
covie, à la date du 27 septembre 4855, qui semblait pi 
brillante du vaillant artiste : 

tt II existe, disait le journal, dans la rue du Nouveau-! 
vie, dans la cour d'une maison, un pavillon servant d's 
artiste, qui, dans son petit coin, déploie ses grandes a 
vous avoir un spectacle touchant et en même temps pie 
un coup d'œil sur le tableau, représentant une jeune 1 
d'une église, partageant son aumône entre des mendian 
La figure de la jeune fille, prise d'après nature, est ravi 
l'original, dit-on, n'ait servi que de modèle pour le th< 
l'artiste et n'ait jamais été prise en flagrant délit de pan 
n'en est que plus grand le mérite du peintre; car il o| 
d'un sculpteur, qui de sa main de maître crée dans la ] 
l'expression de sentiments sublimes, en y soufflant la vi 
sant les traits. 

« Mais ne demandez pas à cet artiste à quelle école il a 
ce n'est ni à Home, ni en Hollande, ni dans la patrie de 
avec tant de talent les chefs-d'œuvres, je veux dire Tiiu 
assurément vous répondre; car son école, c'est soninspir 
c'est sa passion pour l'art et son travail. Cet artiste de g 
Lucien Przépiorski. Que Dieu lui permette de continuer 
et d'accomplir son téméraire projet ! » 

Tel eit l'article, qui annonçait, en 1855, l'éclosion d 
^iste. auquel sont consacrées ces quelques lignes; noui 
in-extenso, en lui conservant sa saveur originale. Nous 
procher quelques appréciations sur les plus récents envoi 
Salons de Paris, pour montrer que celui-ci a rempli h 
son talent faisait espérer déjà, il y a près d'un demi-si 
par exemple, au Salon de 1899, « la jolie petite figure, à 



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-l'AvlJIfiP! 



LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

j'est attaché M. Przépiorskj, qui nous séduit toujours par une 
'expression particulière ; est-elle attentionnée à son travail 

qui, à la campagne, s'amuse è. la Confection d'Images de 
lette très expressive, travaille consciencieusement ets'acharne 
ité d'un artiste, à la fabrication d'un cadre, que ces petites 
tes, semblent arranger avec goût. 

te toile, très suggestive où l'auteur se montre artiste habile, 
iît : on voit que M. Pi*zépiorski a étudié l'enfance : il sait la 
implement, mais avec beaucoup d'exactitude, en ses goiUs, 
ses occupations; en ce petit sujet Farliste nous a donné un 
nt de son émotion, qu'il nous livresans prétention et àlaquelle 
dissons fortement ». 

tion Universelle de 1900. le talent du peintre était représenté 
le de figure, le Philosophe Resigné, qui nous arrêtait par le 
i de l'exécution « Ce vieux songeur, les mains appuyées sur 
st réellement typique; la figure, lumineuse, est bien éclairée; 
nceau est vigoureux et Ton se trouve là en présence d'une fort 

manifestation d'un talent, qui ne faiblit pas», 
le 1900, M. Przépiorski était représenté par « une étude de nu 
[^ : Femme au Perroquet^ où se retrouvent les qualités maî- 
înceau de l'artiste ». Au Salon de 1902, « le Bon Café mér'ile 
mention : cette vieille femme en bonnet, dégustant à petits 
1 moka^ a été heureusement détaillé par le talent, plein d'or- 
I peintre >. Au Salon de 1903, nous relevons : a Le Chien 
• M. Przépiorski est fortement planté : la jolie robe de cet 
)rix a été habilement décrite; le Printemps est un sujet 
licieusement présenté ; cette fillette, qui, d'im mouvement 
ve sa petite robe, où elle entasse la botte de fleurs qu'elle 
îllir, laissant voir naïvement tous ses dessous^ n'est-clle pas 

charmant ? Le peintre y montre sa connaissance profonde 
nfantine. » Enfin, au dernier Salon (1904), paraissait « un 
Lvail de reconstitution d'intérieur d'église, le Chœur de Saint- 
ent précisé, présentant, en une consciencieuse fidélité, un 
documentation précieux sous un éclairage heureux ». 
que M. Przépiorski habite depuis quarante-un ans, au 

la rue de Seine, à Paris, et l'été, à la campagne, à Bouloire, 
tie. 

tion Universelle de 1889, M. Przépiorski obtenait une 
3ronze et était nommé Chevalier de la Légion d'honneur. 



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306 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



RAFFAËLU, peintre finançais, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 202, rue de ourcelleSyPeLvis-il^, 

RALLI, peintre grec, Hors-Concours, Chevalier de la Légion d'honneur. 

• Atelier : 6*, rue Aumont-Thiévilley Pari8-i7«, 

et au Caire (Egypte). 

M. Théodore Ralli est né en Grèce. Elève de Gérôme, il expose à peu 
près régulièrement tous les ans au Salon. Parmi les principaux tableaux, 
exécutés par l'artiste, nous rappellerons : La Vestale Chrétienne^ Après 
V Enterrement, Les Rameaux, le Pain Bénit, le Vendredi Saint, Réfectoire 
du Mont-Athos, puis les portraits de Son Altesse le Khédive Tenfik, de 
S. A. le Prince Hussein, de S. A, le Prince Halim, etc. 

Parmi les toiles exposées aux derniers Salons, nous pouvons rappeler, 
en 1900, « une toile, brillamment peinte, Y Indiscrète > ; en 1901, « un 
Flirt à Megara, scène d'intérieur, d'une touche délicate, en une note de 
coloris, discrète, harmonieuse » ; en 1902, « M. Ralli montre un sédui- 
sant coup de pinceau dans cette petite femme nue couchée, décrite avec 
une délicatesse prestigieuse sous ce titre : Japonaiserie » ; en 1903, une 
charmante petite toile de M. Ralli nous présente encore une jeune 
femme grecque, dont la beauté a été radieusement mise en relief par le 
pinceau délicat du peintre »; enfin au dernier Salon (1904), « M. Ralli de 
son pinceau, plein de délicatesse, nous décrit en Dernières Lueurs, une 
scène spirituellement présentée ; une traînée discrète de lumière, tom- 
bant sur les divers personnages, jeunes et vieux, vient donner un charme 
suggestif à cette scène orientale, d'une franchise attrayante. Aphrodite, 
est encore un gracieux sujet grec, présenté par M. Ralli en une lumière 
douce, discrète, qui rend le sujet tout captivant ». 

Le talent de M. Ralli est apprécié en France et à Tétrànger : c'est ce 
que peuvent montrer les nombreuses distinctions honorifiques qu'il a 
reçues dans tous les pays : M. Ralli est CA^ra/t^r de la Légion d'Honneur, 
Commandant du Modjidié, Chevalier de la Gi-oix du Sauveur de Grèce, 
Officier dAcadémie : il a été, comme membre du jury de peinture, mis 
Hors-Concours à l'Exposition Universelle de 1900. 



RAVAXXE, peintre français, Hors-Con(X)urs, Médaille d' Argent a l'Ex- 
position Universelle de 1900, Chevalier de la Légion d'honneur, décédé 
en 1904. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 307 



RAVAUT, peintre français, Hors-(]oncours. 

Atelier : ii bis, rue Dauhigny, Paris-17». 

REXARD Emile, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 50, rue Geoffroy-VAsuiery Pari8-4«. 

M. Emile Renard est né à Sèyres (Seine et-Oise), en 1850. Elève de 
Cabanel et de César de Cook, il exécuta des portraits, sacrifia à Thistoire 
et fit des tableaux de genre. Parmi les principales toiles, que le peintre 
ait présentées aux Salons annuels, notons : en 4876, Portrait de Grand'- 
Mère; cette toile, actuellement au Musée du Luxembourg, valut à l'artiste 
une Médaille de Troisième Classe ; en 1878, Mauvaise Nouvelle, achetée 
par l'Etat; en 1882, le Dimanche des Rameaux ; en 1887, la Mort du 
Lieutenant-Colonel Froidevaux : cette œuvre fut commandée par le mi- 
nistère de la Guerre, pour la Salle d'honneur du régiment des sapeurs- 
pompiers de Paris; en 1889, \^ Baptême, aujourd'hui au Musée du Luxem- 
bourg : ce tableau fut récompensé d'une Médaille de deuxième Classe, qui 
mit l'artiste Hors-Concours : en 1890, le Sommeil, figure nue ; en 1893, 
la Communion chez les Bénédictines; en 1894, Matines; en 1896, Prière; 
en 1897, Portrait du Commandant MeauxSaint-Marc, officier d'ordon- 
nance du Président de la République; en 1898, Portrait de Madame Mau- 
rice Saint ; en 1899, « Portrait d'Enfant, petit garçon, tout de noir 
habillé, charmant de naturel, dans une pose bien trouvée ». 

Au Salon de 1900, paraissait un a Portrait d'Enfant, originalement 
posé, véritable bijou de grâce enfantine et œuvre maltresse du peintre, 
puis une bien jolie figure d'expression, puissamment éclairée, Marguerite, 
caressant amoureusement ses bijoux ». Au Salon de 1901, « nousretien' 
drons le beau Portrait de V Auteur, si vivant, vigoureusement brossé par 
M. Renard et enlevé à la pointe du pinceau ». En 1903, notons « Le Via- 
tique, empreint d'une belle simplicité, montrant une cérémonie touchante 
du culte chez des religieuses : l'expression de la patiente est rendue avec 
art ; puis c'est le Portrait de Madame F. B. , où nous vojons un buste de 
femme ressortir gracieusement sur un fond de jardin; la belle harmonie 
du coloris émane d'un maftre. » Enfin, au dernier Salon (1904), rappelons 
« le Portrait de Madame la Baronne P. de L.-B.^ dont la figure resplen- 
dissant sous le chapeau, a été délicieusement éclairée en un effet ori- 
ginal ». 

M. Renard prit souvent part aux expositions du Cercle Volnej : c'est 
ainsi qu'en 1901, il exposait un Portrait « très brillant, très fini, bien 
posé ; le peintre a su y mettre la marque de son fin talent de portraitiste 
en une œuvre qui fixera ses traits pour la postérité. » En 1902, il pré- 
sentait, une « jeune Pierrette, délicatement esquissée • ; en 1903, un 
Portrait de dame, etc. 

Le peintre a obtenu une Médaille d'Argent à l'Exposition universelle 
de 1889; il a été fait Chevalier de la Légion d'honneur, en 1895. A 



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308 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

l'étranger, il a obtenu une Médaille de première Classe, à Madrid, en 1892, 
et une Médaille de deuxième Classe, k Anvers, en 1894. Enfin, ajoutons 
que M. Renard, membre du Jury au Salon de peinture, fait partie du 
Comité de la Société des Artistes Français. 



REXOUARD Paul, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale, 
Médaille d'Or k TExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 46\ rue de T Arbre- Sec, Pa^is-l«^ 



REYXAUD, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 191, boulevard Pereire, Paris-i7«. 



Madame RICHARD, peintre français, Hors-Concours (1900), Mé- 
daille de bronze k l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 162, boulevard Montparnasse, Paris-6«. 



RICHEllIOXT(de) Alfred-Paul-Marie, peintre français, Hors-Concours 
au Salon (1890). 

Atelier : 75, rue de ourcelles, Paris; le mardi après- 
midi. 

M. de Richcmont est né à Paris, en 1857. Elève de Bin et de M. A. 
Maignan,il débutait, en 1881, au Salon de la Société des Artistes Fran- 
çais, remportait une Mention Honorable au Salon de 1884, puis une Troi- 
sième Médaille en 1886, avec une toile, qui appartient aujourd'hui au 
Musée d'Angers. Au Salon de 1888, il présentait une Sainte Cécile, Mar- 
tyre, que possède le Musée d'Orléans; en 1889 figurait le Lendemain de 
Rocroy. 

En 1890, une Médaille de Première Classe lui était décernée pour son 
tableau, Le Rêi^e, actuellement au Musée du Luxembourg : Le peintre 
s'était heureusement inspiré d'un passage d'Emile Zola: «Angélique, exta- 
siée, regardait devant elle dans la blancheur de la chambre ». 

En 1892, le Sacrifice, était acquis par le Musée de Pau; en 1894, le 
peintre interprétait un fragment de la légende de Saint Dominique, dans 
Les Moines servis par les Anges, tableau qui fut acheté par l'Etat pour le 
Musée d'Amiens. Au Salon de 1895, paraissait la Légende de Satnte Not- 
hurge, panneau décoratif, qui appartient à l'église de Sainl-Firmin-des- 
Bois, dans le Loiret. Au Salon de 1897, le talent du peintre était repré- 
senté par une toile importante. Autour du Berceau, d'une grande valeur 
artistique. « Cette œuvre, pleine d'observation, imprégnée d'un grand 
sentiment religieux, traduit, dans une interprétation simple et naturelle, 



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HORS-CONCOURS (a. F. 

une des légendes les plus charmante 
en légende bretonne : 

« Pendant le sommeil de la r 

La lumière, tn'^s bien dispersée, il 

Au Salon de 1900, paraissait la C 
nages à la figure énergique et expri 
de recherches en ce tableau, qui s 
tion des connaisseurs ». En iOOi, ]\ 
Crêpes une idée, originale, spirituell 

Enfin, au Salon de 1903, le talent 
t M. de Richemont a mêlé un sym 
de personnages empruntés à la réal 
si heureuse composition : Im prié 
d'un mouvement superbe, la forra 
s'échappe de l'encensoir, s'élève ave 
en prière, personnages réels, traités 
une netteté d'expressions extraordi 
des belles toiles religieuses du Saloi 
une beauté d'exécution, qui font le p 
il y a accord parfait entre la partie 
qui représentent la prière humaine 
façon parfaite, pour parler à la fois 

M. de Richemont s'est aussi adon 
illustré Richard Cœur de Lion (Wa 
actuellement à l'illustration de Ma 
Ferroult. L'artiste est professeur a^ 
Chateaubriand ; il a déjà formé i 
parmi lesquels nous pouvons rapp 
déjà hors-concours, puis, Rémond 
daillésau Salon, etc., etc. 

Le peintre s'est peu répandu da 
l'Etranger, nous ne le voyons guôi 
Lyon, où il obtint une première Me 
d'honneur depuis 1894 et Comman 

Le 43 janvier 1904 M. de Richem 
Société des Artistes Français, dont 
tons que le peintre obtenait une M 
verseïle de 4889, puis une Médail 
1900. 



RICHET, peintre français, Hors-Goncc 
français. 

Atelier : 43, rue de la 



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310 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



RICHON-BRUIVET, peintre français, Sociétaire de la Société Natio- 
nale, Médaille d'Argent à l'Exposition Universelle de 1900, Bourse de 
Voyage. (Voir page 137). 



RICPITER, peintre français, Hors-Concours au Salon de 1902, avec 
Salambô. 

.Atelier : 37, rwe Fontaine, Paris-9«. 



RIDEL, peintre français, Hors-Concours (1900) . 

Atelier : 65, bovlevard Arago, Pari8-13«. 



RIEDER, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze à l'Ex- 
position Universelle de 1900. 

Atelier : 69, rue de la Convention, Paris-15«. 



RICrOLOT, Albert-Gabriel, peintre français, Hors-Concours. 
Atelier : 35, avenue d'Eylau, Paris-16«. 

M. Rigolot est né à Paris le i8 novembre 486'2. Elève de Pelouze, il 
s'adonna au genre du paysage. Parmi les principales œuvres que le 
peintre ait exposées aux divers Salons annuels, nous retiendrons : en 
1891, la Moisson, qui valut à l'artiste une Troisième Médaille et fut 
acquise par le Musée de Nancy ; en 1892, Mare aux Fées, puis Carrière 
de Saint' Maximin y qui fut achetée parlaVille de Paris et est actuellement 
au Musée du Petit Palais ; Le peintre obtenait une Deuxième Médaille, 
qui le mit Hors Concours ; en 1893, la Batteuse, achetée par le Musée de 
Rouen; en 1896, Au Pays du M'zab, toile acquise par FEtat ; en 1897, une 
Rue deBou-Saada : « Au milieu de tons violacés, produits par la lumière 
solaire sous un ciel bleu-indigo, l'on relève des effets curieux, intéressants 
à suivre et à analyser > ; la Route du Kardada : « En cette toile lumi- 
neuse, une caravane s'avance sous les rayons brûlants du soleil, tandis 
que dans le lointain s'estompent des montagnes, entourées de buées esti- 
vales ». Cette toile fut achetée par l'Etat pour le Musée du Luxembourg; 
Intérieur Arabe, aquarelle acquise par TEtat ; en 1898, Fête Arabe ; en 
1899, Fin d*un beau Jour d'Octobre (Jura) : cette toile, d'un cachet supé- 
rieur, a été achetée par la Ville de Paris et est au Musée du Petit-Palais. 
En 1900, paraissait V Oserais en Franche-Comté: M. Rigolot y dépeint un 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 311 

bel effet de lumière tamisée à travers les arbres ; des lointains perdus 
achèvent de donner une profonde perspective au tableau ». 

Au Salon de 1901, M. Rigolot présentait «deux maitresses œuvres :son 
talent s'appuyant sur une jolie précision de la lumière, sait imprégner 
toutes ses toiles, d'un grand sentiment de la nature : Calme du Soir, puis, 
Lueurs du Couchant, toile qui appartient au Musée de Cambrai ; -dans la 
section des pastels, c nous nous arrêterons à un magistral L^t;^rc^eLun&: 
les premiers plans, laissés dans l'ombre, se détachent sur les parties éloi- 
gnées, situées de l'autre côté de Tétang, sur lesquelles vient porter la 
lumière : ce site, présenté en une note calme d'atmosphère, est d'un 
effet poétique tout spécial. » 

En 1902, paraissait Bitume d'Automne en Sologne, actuellement au 
Musée de Saint-Etienne, puis deux pastels où « M. Rigolot se révèle mer- 
veilleux évocateur de la lumière de TOrient : dans Le 'Soir sur rOasis, 
l'on assiste à un spectacle remarquable sur un horizon éclairé d'une façon 
superbe par les feux d'un soleil mourant. De môme Au Sud Algétien 
représente un bel effet de lumière, dont Téclairage splendide arrête, fas- 
cine, éblouit. D 

Au Salon de 1908, Octobre « ofTre une splendeur de parure, une 
richesse d'ornement, qui n'appartiennent qu'à un virtuose de la couleur : 
cette belle page continue les consciencieuses études du maître-paysagiste. 
Dans la Nuée, nous trouvons une campagne, d'un effet pittoresque, pré- 
sentée en une heureuse précision de détails, avec un coup de lumière 
original, tombant des nuages. Enfin, Nuit d'Été et Fin d'Automne repré- 
sentent deux spiendides effets d'une douceur et d'une harmonie de colo- 
ris prestigieuses. » 

Au dernier Salon (1904), « M. Rigolot nous offre, avec sa verve habi- 
tuelle, une description originale de Couchant après la Pluie : l'éclairage 
du tableau reposant sur un effet de nuage, quijdéverse, eu même temps, 
ombre et lumière sur des champs voisins, présente de curieux contrastes, 
dont le peintre a su tirer le plus brillant parti; aux pastels, M. Rigo- 
lot nous charmera par son Givre, répandu à profusion sur une vallée, 
pittoresquement accidentée. » 

En dehors des Salons annuels, M. Rigolot expose régulièrement au 
Cercle Volney, aux Orientalistes, à Paris-Province, au Cyclamen, etc. 
C'est ainsi qu'en 1897, l'artiste présentait au Cercle Volney « une Vue du 
Bas-Meudon, réalisant une jolie série de tons verts ». En 1898, au Cycla- 
men, paraissait a une grandissime toile, la Vallée de Salanches, représen- 
tant une campagne Gdèlement décrite en un panorama très clair ». 
En 1899, au Cercle Volney, « on admirait les sites si vivement ensoleil- 
lés, où le talent de M. Rigolot brille avec éclat, puis, au pastel, des effets 
d'une douceur infinie : ses Vues de Sologne sont particulièrement impres- 
sionnantes ». A Paris-Province, « nous relevons des effets de soir, cap- 
tivants, traduits par M. Rigolot, qui sait rendre la calme simplicité de la 
nature ». 

En 1900, au Volney, il nous fallait reconnaître, en M. Rigolot, « un 
grand peintre de la nature. Admirons ce puissant paysage du Jura : Soir 
d'Automne, où, en avant d'un fond de montagnes, que commencent déjà 
à envelopper ces vapeurs aux teintes violacées, indices précurseurs de la 
nuit, s'étend la vallée d'une rivière, dont les bords sont garnis d'arbres, 
finement découpés. Voici encore une très verdoyante et lumineuse impres- 



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312 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

sion de nature, enjolivée par la vision charmante d'un poète que vient 
aider le pinceau prestigieux d'un coloriste, Septembre en Franché-Comté. 
On voit par là combien le peintre sait varier ses effets et montrer toutes 
les ressources de son grand talent. » A la seconde Exposition du Volney, 
les envois du peintre apparaissaient «d'une exécution fine et délicate; on 
y retrouve cette recherche de tons estompés, de teintes fondues, où l'ar- 
tiste est passé maître. Son Lever de Lune en Sologne est un effet de calme, 
impressionnant sous une lumière discrète; Soir d*Hiver est encore un 
heureux travail, où les tiges déliées des arbres se détachent sur la trans- 
parence de l'atmosphère. » 

Enfin, la môme année, au même Cercle, en une exposition particulière 
de groupe, le talent du peintre était ainsi apprécié : 

a M. Rigolot se montre à nous comme un grand peintre des effets 
d'atmosphère qu'il décrit avec une simplicité extraordinaire, unie à un 
naturel plein de charme, par exemple dans Solitude, Calme du Soir^ etc. 
De ces toiles se dégage l'émotion de l'artiste, qui, sans effort, pénètre 
jusqu'à nous, nous envahit et fait apprécier avec le talent du peintre, la 
sensibilité de l'observateur; on j admire, en outre, ce détaché superbe des 
détails, qui ne s'appuie cependant, sur aucune recherche d'effet trop 
accentué : les motifs, choisis par le peintre, ne présentent aucun con- 
traste, aucune opposition, permettant facilement à une palelte rutilante 
des éclats brillants de couleurs. Non, le peintre, en ses tableaux solide- 
ment perspectives, sait faire jouer doucement la lumière et rendre pour- 
tant une impression de nature qui se dégage forte et puissante vers le 
spectateur. Tout en suivant la nature avec respect, l'artiste sait lui faire 
parler un langage de poète et des sujets les plus simples, les plus ingrats 
en apparence, il sait tirer des effets merveilleux. Le peintre n'est d'ail- 
leurs pas attaché à un genre unique. Le Mois de Mai, Printemps^ etc , 
montrent qu'il sait rendre aussi, avec grand bonheur, les exubérances de 
la vie printanière sous les caresses chaudement lumineuses du soleil. 
Aussi n'hésitons-nous pas à placer M. Rigolot parmi l'un de nos meilleurs 
paysagistes d'avenir. » 

La même année (1900), nous retrouvons le peintre aux Orientalistes, 
avec « un effet de lumière calme et tranquille, simple et puissant : Sur 
les Terrasses, puis des impressions du Sud Algérien, études harmonieuses 
de coloris et variées d'aspect et enfin, un original Lever de Soleil à Gar- 
data. (( A l'Exposition des Peintres de Montagne, M. Rigolot présentait 
t en Févner, une fort belle dispersion de lumière en deux parties bril- 
lamment opposées; Soleil Couchant émane d'un maître du pinceau, sûr 
de ses effets. Quant au Lac du Bourget, avec son atmosphère embrumée, 
il présente de beaux contrastes de couleurs avec des tons hardiment 
posés... » 

En 1901, au Cercle Volney, « M. Rigolot sait auréoler d'un caractère 
bien personnel, les moindres motifs de la nature. Ces arbres dressant 
leur stature élevée au-dessus de la verdure, gardent le charme mysté- 
rieux, que l'ombre crépusculaire jette indistinctement sur tout le Soir. » 
Puis, aux pastels, il exposait « de fortes études d'atmosphère crépuscu- 
laire et matinale, d'une transparence et d'une limpidité remarquables. 
Pour un artiste bien doué, le moyen d'expression est indifférent : chez 
M. Rigolot, le pastelliste est à la hauteur du peintre. » 

En 1902, au Volney, M. Rigolot montrait « un talent qui ysicrescendo: 



fe.- 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 313 

ses souvenirs d'El Kantara sont somptueusement décorés; on j trouve 
une gamme de tons lumineux et de nuances de couleurs, de toute 
beauté ». En 1903, au môme Cercle, on admirait « de magniûques paysa- 
ges, remarquablement éclairés par le pinceau observateur de M. Rigolot, 
qui devient l'un des maîtres incontestés du genre. » Enfin, en 4904, au 
Volney, le peintre nous attirait « par de belles études, lumineuses, où 
s'exerce son grand talent de coloriste harmonieux » ; nous retrou- 
vons M. Rigolot,|à l'exposition de l'Association Syndicale, au Petit Palais, 
avec des paysages du Doubs, où l'artiste présentait sa note harmonieuse 
habituelle. » 

Rappelons encore le Panneau décoratif, exécuté pour la nouvelle gare 
de Lyon (1901). 

Mentionné Si\i Salon de 4881, l'artiste obtint le Prix Brizard au Salon 
de 1890. Il a remporté de nombreuses récompenses aux expositions de 
province, à Rouen, Le Havre, Amiens, Perpignan, Rennes, Lyon, Ver- 
sailles. 11 a obtenu une Médaille d'Argent à l'Exposition Universelle de 
1900. L'artiste est, en outre, Officier du Nicham-Iftikar, Chevalier de la 
Légion d'honneur (1901). 

Comme paysagiste, M. Rigolot a formé plusieurs élèves, déjà connus, 
notamment, MM. Lessertisseux, O'Callaghan, Prell, Sheard, Guignery, 
Mazard, etc. 



RIXEIV8, i^txnirQ français, l'un des Fondateurs de la Société Nationale. 
Atelier : 5, rue Boccador, Paris-8«. 



ROBERT-FLEURY, peintre français, Hors-Concours, Commandeur 
de rOrdre de la Couronne d'Italie (1901). 

Atelier : 69, rue de Douai, Paris-9«. 



R0CIIECrR088E, peintre français, Hors-Concours, (voir Prix du Salon, 
page 82). 



ROCrER Guillaume, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 3i, boulevard Berthier, Paris-IT®. 



ROGER Louis, Hors-Concours (1903) avec : Histoire, toile achetée par 
l'Etat, Prix de Rome (Voir page 67). 



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314 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



ançais, l'un des Fondateurs de la Société Nationale, 
neur à TExposition Universelle de 1900, Commandeur 
onneur. 

lelier : 41, rue Alphonse de Neuville, Paris-!?*. 



I ROMANI, peintre italien, Hors-Concocrs. 
telier : 24, rue du Mont-Thabor, Paris-l«^ 



e français. Sociétaire de la Société Nationale, Médaille 
^position Universelle de 1900. 
telier : 43, rue du Rocher, Paris-8«. 



5 français, Hors-C!oncours. 

.telier : 4, rue Heinrich, à Billancourt (Seine). 



I8ERT Marguerite, peintre-miniaturiste français. 
Société Nationale (1903). 

telier : il, rue de Bagneux, Pari8-6«. 

Ressert est née à Paris. Elève de M. Carolus-Duran, elle 
vec succès au genre de la miniature et se spécialisa principa- 
s les portraits de femmes et d'enfants, avec lesquels elle rem- 
marquables succès, tant aux grands Salons qu'aux exposi- 
îlles, chez G. Petit, de la Société de la Miniature, dont elle fait 

lière exposition de la Miniature (1904), le talent du peintre 
ipprécié : « Les Croquis en Couleurs de Madame Rossert sont 
fel, présentés dans une note tout artistique. Les Portraits de 
lie Dufau; de Madame la Princesse de L., montrent que Tar- 
in s'attachant à la ressemblance du modèle, cherche aussi à j 
note personnelle; par un réel souci de l'ambiance, Madame 
me à ses miniatures une allure suggestive, un cachet particu- 
echerches incliquent une curiosité d'artiste, toujours en éveil, 
3agir contre la tendance à s'uniformiser dans une même ma- 
)eu près générale aujourd'hui chez beaucoup de portraitistes 
uns. » 

(1904), l'on remarquait des c Portraits, d'un caractère tout mo- 
ifadame Rossert, qui, dans des recherches originales, s'attache 



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GoOQlâMllÉi 



:r^ 



HORS-CONCOURS (a. F.), SOGIÉTAIR 

à devenir un maître du genre. » L'artiste atteint 
le Portrait dû Mademoiselle Dufau: la physionomie 
s'enlève nerveusement sur un joli fond suggestif d 
Sœurs, assises sur un banc, au milieu d'un jardin 
note fraîche, pimpante des tons roses du coloris, par 
sionomies s'étalant sous une douce lumière; enfin le 
mable artiste est un Portrait de Jeune FUle : le bla 
monisent d'une façun délicieuse, pour rendre avec 
rant de la jeunesse. » 

Ajoutons que le Portrait de Mademoiselle Dufi 
l'Etat pour le Musée du Luxembourg ; Madame Rc 
Comité de la Société de la Miniature ; elle a été n< 
la Société Nationale, en 1903. 



ROSSET-CrRAXGER Edouard, peintre franç( 
SociÉTÂiRB de la Société Nationale, Bourse de Voyage ( 



ROTIO Georges-Frédéric, peintre français, Hors- 

(i904). 

Atelier : P, rue Bochard-de-Saron, Pi 



M. Rotig est né au Havre (Seine-Inférieure), le 4< 
de Benjamin Constant et de MM. J. Lefebvre, J.-P. 
Léon, il fut surtout paysagiste animalier. Parmi les 
exposées au Salon de la Société des Artistes França 
en 1898, Hallali de Sanglier y toile qui valait à l'art 
norable; en 1899, Animaux fuyant devant un incent 
Laie et ses marcassins attaqués par des loups; en 11 
« bonne étude de chiens de race, éclairés aux lueurs 
Cerfs allant boire, puis Sangliers sortant du Bois, 
était récompensée d'une Médaille de Troisième class 
Après le Combat (cerfs). Enfin, au dernier Salon (1 
M. Rotig, (( une magnifique description de Cerfi 
sein d'un lumineux paysage >. Cette œuvre valait à 
de Deuxième classe, qui le mettait Hors-Concours t 
Société des Artistes Français. 

En dehors des œuvres déjà signalées, nous pouvons 
a fait le portrait des Chiens de M. Félix Faure, l'ai 
République. 



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316 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



ROUFFET Jules, peintre français, Hors-Concours (1894). 

Atelier : 83, rue de la Tombe-Issoire, Paris-14«. 

M. Roufifet est né à Paris, le 18 décembre 1862 Elève de M. J.-P. Lau- 
rens, il fut surtout peintre militaire. Parmi les principales œuvres, 
exposées aux divers Salons de la Société des Artistes Français, ndtis 
retiendrons : L'Estafette, qui lui valut une Troisième Médaille, en 1890, 
puis en 1891, La Fin de l'Epopée, qui représentait le talent du peintre à 
TExposition Universelle de 1900; en 189i. le Chemin de la Gloire ; en 
1894, Les Cuirassiers de la Garde à hezonville (16 août 1870), valaient au 
peintre une Deuxième Médaille qui le plaçait Hors-Concours au Salon. Au 
Salon de 1895, paraissait r^i(//0 et V Etoile \ au Salon de 1897, le talent 
du peintre était ainsi apprécié : 

« Parmi les souvenirs de 1870, il ne nous faut pas oublier 1^5 Z>^rnt>ri 
Carabiniers, par M. Roufifet, à cause du grand sentiment que Je peintre a 
su jeter, en quelque sorte, à l'état latent, sur son œuvre. H y a quelque 
chose de triste dans cette toile, qui sent le recueillement, comme si ces 
soldats, alignés méthodiquement, dans un silence lugubre, avaient cons- 
cience qu'ils se trouvent ensemble pour la dernière fois. Est-ce le con- 
traste de cette longue série de houppelandes rouges, se détachant sur les 
tons blancs de neige, qui se prêtent à cette évocation ? Toujours est-il 
qu'on s'arrête avec émotion devant ces tristes souvenirs ». 

Au Salon de 1900, ûgurait V Epopée : « En l'Epopée de M. Roufifet, se 
détache, au premier plan, un beau groupe des représentants de toutes les 
nations, vaincues par Napoléon-le-Grand et qui rappellent la suite inin- 
terrompue des brillantes campagnes du conquérant; massés d'aplomb 
avec une grande vigueur par le pinceau du peintre, ces cavaliers consti- 
tuent le morceau imposant du travail de l'artiste, cependant qu'au loin, 
apparaît l'Empereur, suivi de son armée enthousiaste. » 

Au Salon de 1903, la peinture d'histoire, de guerres et de batailles était 
représentée avec M. Roufifet par Les Braves Gens! a En cette mêlée chao- 
tique, l'on relève au beau milieu de la toile, des mouvements de chevaux 
supérieurement étudiés; la toile fait vibrer, par son sujet, la corde patrio- 
tique ; par son exécution, elle reste d'un bel effet ». Elle a été ache- 
tée par l'Etat, pour le Musée de Versailles. 

Le Musée de Guéret possède une toile du peintre: Les Aigles. M. Roufifet 
a encore obtenu une Médaille d'Or à TExposition de Blanc et Noir, où il 
avait présenté un grand dessin de l'un de ses tableaux : 

M. Roufifet collabora activement à l'installation des collections du Mu- 
nistère de la Guerre, à l'Exposition Universelle de 1900 ; il possède d'ail- 
leurs lui-même une collection de costumes militaires, fort remarquable 
par sa richesse et sa variété ; on y trouve principalement une collection de 
shakos du Premier Empire, Restauration et époque Louis-Philippe, qui est 
peut-être unique au mondt. Enfin, M. Roufifet a beaucoup travaillé pour 
les peintres militaires, au point de vue documentaire, en prenant 
une part active, comme membre de la Commission, nommée par le Mi- 
nistre, à l'organisation d\ï Musée de V Armée. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 317 



ROULLET Gaston, peintre français, Hors-Concours. 
Atelier : 34, rue de Lille, Paris-T». 

M. Roullet est né à Ars (lie de Ré), dans la Charente-Inférieure. Peintre 
des départements de la Marine et des Colonies, il exposa régulièrement 
aux divers Salons annuels de la Société des Artistes Français, de 1873 à 
1899 : de 1873 à 18S5, il présenta des paysages et des marines des côtes 
de France, puis de 1886 à 1899, il s'adonna à la représentation de paysages 
et de scènes de l'Extrême-Orient (Océanie, Afrique, Canada, etc). Parmi 
les plus récentes œuvres exposées par Tartiste au Salon, mentionnons : 
en 1897, a le Port de Roy an, décrit en une bonne et franche lumière : il 
y a beaucoup d'animation sur ces quais poudreux ; c'est là une oeuvre, 
qui montre que l'artiste a réellement de la couleur dans l'œil » ; puis 
Rivière de Hué (Annam) ; en 1898, Village de Dong-Ba ; en iS99,^Barre 
de Thuyem (Annam), puis Ruines de la Province de Battambang, paysage 
cambodgien, qui ne manque pas d'intérêt; en i90\ ^ Goélettes pour la 
Pêche à la Morue. 

En 1902, à l'Exposition des Aquarellistes, M. Roullet présentait d'inté- 
ressantes Vues de Venise. 

Au Salon de 1903, nous nous arrêtions « à une prestigieuse évocation 
du Canal San Pietro, à Venise, exécutée sous un joli effet de lumière et 
de coloris, qui attire l'œil du spectateur; puis, voici \e Ponte délia Veneta 
Marina, magnifique réunion de couleurs, qui nous révèle que les atmos- 
phères ensoleillées des pays chauds sont familières à l'artiste. » 

En 1904, nous retrouvons M. Roullet aux Aquarellistes, avec 
« toute une série de charmantes notations sur Venise, pleines de vie et 
de soleil, sous des effets d'atmosphère délicats », puis à l'Exposition de 
l'Association Syndicale au Petit Palais, avec « un Canal de la Giudecca, 
où M. Roullet nous décrit la parure éclatante de l'atmosphère véni- 
tienne ». Au Salon, nous pouvons rappeler « la jolie note de coloris varié 
que M. Roullet nous offre dans le Rio de la Grazia, et dans une bril- 
lante description de Ly^islrala, rappelant des souvenirs de Venise, 
auxquels le pinceau du peintre s'attache avec un bonheur constant. » 

M. Roullet a fait quatre expositions particulières de ses œuvres, chez 
M. Georges Petit, dont une en 1886, dans le Grand Salon de la rue de 
• Sèze, relative au Tonkin et à l'Annam; une autre exposition fut faite à la 

Plume, rue Bonaparte, en 1893. Le Ministère de la Marine possède deux 
grandes toiles du peintre ; le Ministère de la Guerre en possède une autre; 
le Musée des Colonies a acquis trente-quatre de ses aquarelles, relatives 
au fleuve Sénégal, au Sénégal et au Soudan. Le peintre a encore exécuté 
un Diorama, à Saint- Pierre et Miquelon. Certains de ses tableaux ou 
aquarelles se trouvent exposés dans les Musées de La Rochelle, Rochefort, 
Saintes, Toulon, Nice, et à l'étranger, dans les Musées de New- York, 
Montréal et Québec (Canada), Chicago, etc. 

L'artiste a rempli trois missions pour les Ministères de la Marine et des 
Colonies, en Indo-Chine, Tonkin et Annam, puis en Nouvelle-Calédonie 



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318 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

et en Océanie, enfin au Sénégal et au Soudan. Il a été correspondant du 
journal Le Monde Illustré, dans ses différents voyages à travers le monde, 
et il en a fait paraître le récit dans de nombreuses publications illustrées. 
Depuis 1885, le peintre s'est consacré, on peut le dire, presque exclusive- 
rnent^ à nos colonies. 

L'artiste a été Premier Grand-Prix et obtint une Médaille d'Or à l'Expo- 
sition Universelle de Lyon, en 1894, une Première Médaille de Vermeil à 
Rochefort-sur-Mer, en 18Sd, et une série de Médailles à Amiens, à Caen, 
à Boulogne*sur-Mer, à Arcachon, à Versailles, Pérîgueux, etc. Il fut mis 
Hors Concours à l'Exposition Universelle de (Ihicago, en 1893, puis à 
Montréal (Canada). M. RouUet est Chevalier de la Légion d'honneur, Offi- 
cier du Cambodge, Officier du Nicham, Officier du Roi d'Annam (la Sa- 
pèque d'or), Chevalier du Dragon-Vert, etc. 

Depuis quelques années, le peintre se livre à l'enseignement, et de 
novembre à fin juin, en son atelier, il fait un cours pour les dames, le 
matin, et un autre, pour les hommes, l'après-midi. Parmi les princi- 
paux élèves qu'il a ainsi formés, nous citerons : MM. Eymieu, Wûhrer, 
Manceaux, Charaire, de Saint-Maur, etc., et Mesdemoiselles Faure, 
Nautré, Hubert... 



ROUSSEAU Henri-Emilien, peintre français, Hobs-Concours (1902, 
avec sa toile : Les Oliviers, Bourse de Voyage (Voir page 138). 



ROUSSEAU^ peintre français. Sociétaire de la Société Nationale, Mé- 
daille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 2, rue Aumonl-Thiéville, Paris-17«. 



ROUSSEL-GÉO, peintre français, Hors-Comgocrs, Bourse de Voyage, 
(Voir page 139). 



ROY, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze à i'Exposi- 
tion Universelle de 1900. 



Atelier : 5, rue Falguiére, Paris-15«. 



ROYBET, peintre français, Hors-Concours, Officier de la Légion 
d'honneur en 1900. 

Atelier : 24, rue du Monl-Thabor, Paris l*'. 



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MORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (S. N.) 319 



ROYER Henri, peintre français, Hors-Concours, Prix National (Voir 
page 83). 



ROYER Lionel, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze à 
l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 8, rue Méchain, Paris-i4«. 



8 ABATTE Fernand, Prix de Rome en 1900 (Voir page 67). 



SAIX Edouard- Alexandre^ peintre français, Hors-Concours, SociéTAiRB 
de la Société Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 80, rue Taitbout, Paris-9«. 

M. Edouard Sain est né à Cluny (Saône-et-Loire), le 13 mai 1830. 
Elève de Picot, il s'adonna surtout à la peinture d'histoire, aux tableaux 
de genre et aux portraits. Il débutait an Salon de 1853, avec une toile, 
d*un genre classique : Vénus et V Amour ; en 1857, il exposait i2on(J^ deRa- 
moneurSj puis Cabaret de Ramponneau. Les Salons de 1859, de 1861, de 
1863, lui valurent Trois Mentions Honorables; en 1866, paraissaient les 
Fouilles à Pompét; l'artiste fut médaillé (médaille unique) et la toile achetée 
pour le Musée National du Luxembourg ; en 1875, le peintre présentait un 
Repas de Noces chez un Paysan de Capri, qui lui valut une Médaille de 
Troisième Classe et fut achetée par TEtat pour le Musée deValenciennes : 
en 1876, Jésus et la Samaritaine, toile acquise par l'Etat; en 1877, 
Andromède, Portrait de Monsieur Lambrecht ; en 1882, la Bénédiction 
Paternelle avant le Mariage ; en 1889, deux Portraits : celui du baron de 
la Rochetaillée et celui de la fille de ce dernier. 

M. Sain passait ensuite au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, 
où il exposait : en 1890, Une Tarentelle (Gapri) ; en 1893, la Famille, achetée 
par TEtat; en 1895, V Étoile du Matin ; en 1896, le Portrait de Madame 
Edouard Sain et « le Portrait de Mademoiselle S.. ., aux traits finement ci- 
selés »; en 1897, M. Sain exposait au Salon de la Rose*Groix^.une Tête de 



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320 LE LIVRE D*On DES PEINTRES EXPOSANTS 

Rousse, bien éclairée : la lumière, tombant sur les chairs, produit d'heu- 
reux effets; en 1898, au Cercle de TUnion Artistique, M. Sain exposaitaCar- 
meriy d'un bien vigoureux coloris : Tartiste a su opposer les nuances a^ec 
simplicité et harmonie: le type, expressif, présente de jolies ombres, habi- 
lement soulignées ». La même année, au Salon, paraissaient Contempla- 
tion, figure d'une expression délicieuse, Tarascone elle Portrait du Colo- 
nel dek. ; en 1899, au Cercle Volney, l'artiste était représenté par c un 
Por/raiïde jeune fille, très brillant, se détachant sur un fond sombre ; 
le Telouté des ombres y est particulièrement remarquable. La Marchande 
de Corail se repousse sur un beau ciel bleu : il y a là une étude de con- 
trastei de couleurs, très puissants, dont l'artiste a su tirer heureux parti. 
Enfin un fusain, Tête de Femme, possédant certain caractère de noblesse >. 
La même année, au Cercle de l'Union Artistique, figurait un « Portrait 
de jeune fille, exécuté dans une note harmonieuse de coloris, toute par- 
ticulière ». 

Au Salon de 1899, l'artiste envoyait « quelques portraits, dont le carac- 
tère de perfection séduit, en particulier, \e Portrait de Mademoiselle E. S. ; 
une heureuse étude de tète contemplative : En prière; mais nons nous 
plairons surtout à nous laisser emporter par le brillant pinceau, plein de 
couleur, du peintre, jusqu'à l'fle lointaine de Capri : Douce Ivresse est 
une jolie scène rustique, d'un caractère sentimental, qui séduira les 
amoureux de la nature : sous la parure lumineuse d*un coloris harmo- 
nieux se révèle un dessin, vigoureux, bien charpenté, qui donne un grand 
relief aux personnages ». 

En 1900, au Cercle Volney, « M. Sain reste fidèlement attaché aux 
types de Tlle de Capri : ses figures, toujours somptueusement peintes, 
sont présentées en une forte lumière sous le beau ciel bleu d'Italie : Mar- 
chand de Poissons, Retour des Champs, sont deux toiles, où le talent de 
coloriste du peintre trouve matière à s*exerccr avec son caractère bril- 
lant habituel ; le peintre nous présente dsLiisJeuneFille^ toute une gamme 
detonsblancs,duplusmerveilleuxelTet.» A Paris-Province^ l'on remarquait 
« une étude de chair bien lumineuse^ esquissée par le coloriste vibrant 
qu'est M. Sain. 

En 1901^ nous retrouvons encore le peintre aux Expositions du Cercle 
Volney : « C'est par l'harmonie des couleurs que brillent d'un éclat si 
remarquable les envois de M. Sain : en cette petite scène de plein air, 
La Bonne Aventure, qui se passe sous le beau ciel bleu de Capri, le pein- 
tre nous ramène aux scènes pittoresques de la vie populaire capriote, 
qu'il a tant de fois abordée avec toutes les ressources de son pinceau 
lumineux. Avec la Petite Source, il fournit une note savoureuse, d'un 
sentiment exquis, s'appuyant sur un coloris jeune et frais, plein d'attrait ». 
Au Salon, il exposait le Portrait de Mademoiselle Juliette Blum, \& Bonne 
Aventure, En Vendange. 

En 1902, au Cercle Volney, l'on remarquait en Premiers Rayons, «un 
joli type féminin, heureusement éclairé au bord de la mer » ; puis an 
Salon, t un délicat Portrait de Madame LéoC, en robe blanche, magni- 
fiquement éclairé, présentant, avec une merveilleuse touche d'exécution, 
le cachet éblouissant d'une disposition supérieure ; ajoutons un petit nu 
de construction robuste, Lylia et une série d'études de tètes de fillettes 
capriotes, toutes suggestives, toutes intéressantes : Graziella, Rosettay 
Rieuse, etc. 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 321 

Ed 1903, au Cercle Volnej, ron s'arrêtait < à la contemplation d'une 
« ParisUnnn à Capri », chère à M. Edouard Sain; à Paris-Pro- 
vince, notons une charmante tête de Graziella Enfant; au Salon 
se trouvait exposée une superbe série de portraits et de figures, 
où le pinceau du peintre possède tout son vibrant coloris habi- 
tuel. » 

En 1904, M. Sain présentait au Volney, a une séduisante flgure 
d'expression : la Muse du Poète; sa Marchande de Fleurs, en rap- 
pelant les beautés de la carnation des blondes vénitiennes, est brillam- 
ment peinte ». Au Salon, Tartiste exposait lea Portraits de Mesdemoiselles 
Cari^ette, « présentant une jolie note délicate, d*où s'exhale tout le par- 
fum de la jeunesse ; une figure expressive, la Muse du Poète et un 
beau Portrait de M. Weindel. Aux pastels, nous trouvons un Portrait de 
Mademoiselle G., délicatement mis en lumière, puis une Marguerite, fort 
captivante ; cette brune piquante représente un type de l'éternelle beauté, 
auquel, le pinceau du peintre, dans une description brillante, s'est atta- 
ché avec bonheur. » 

Parmi les œuvres du peintre, achetées par l'Etat, outre celles déjà 
mentionnées, rappelons : le Départ pour la Messe (1863), actuellement 
au Musée de Mâcon; le Pa2>iw«?wf (Souvenir de la place Montanara, à 
Rome) (1865), qui fut attribué au Musée d'Autun ; Jeunesse (1891), actuel- 
lement à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur ; le Musée de 
Valenciennes possède, exécutés par M. Sain, les portraits de MM. Cons- 
tant Moyaux, Edmond Guillaume, Mascart, Jules Delsart et de Madame 
Walteau. Au Musée de Douai appartient une Tête de Fennm . 

En dehors des récompenses déjà mentionnées, une Médaille d'Ar- 
gent lui était décernée à l'Exposition universelle de 1889. De nom- 
breuses distinctions aux expositions de province sont venues récompenser 
les efforts du peintre. Citons par exemple, une Médaille de Bronze à 
l'Exposition des Beaux-Arts de Dijon, en 1858, puis, une Médaille de 
Bronze, la môme année, à l'Exposition des Beaux-Arts de Rouen; une 
Médaille d'Argent à l'Exposition de Rouen, en 1862; une Médaille d'Argent 
à l'Exposition internationale franco-espagnole, en 1864; une Médaille 
d'Argent à l'Exposition universelle des Beaux-Arts, à Metz, en 1867 ; une 
Médaille d'Or (unique) à l'Exposition de Valenciennes, en 1875; enfin, une 
Médaille de Bronze à l'Exposition nationale d'Angers, en 1895. A l'étran- 
ger, ses succès n'ont pas été moindres, si l'on en juge par les médailles 
qui lui furent décernées aux Expositions Internationales de Londres, 
en 1874; de Philadelphie, en 1876 ; de Melbourne, en 1888, etc. 

L'artiste est Chevalier de la Légion d'honneur, depuis 1877, Membre 
Sociétaire de la Société des Artistes Français, Sociétaire de la Société 
Nationale depuis sa fondation, Membre du Comité et de la Commission 
de Secours de l'Association des Artistes, fondée par le baron Taylor, 
Président de l'Union Valenciennoise, en 1886, et Vice-Président à vie de 
cette Société, Membre associé de l'Académie de Mâcon, Lauréat des 
Rosati, en 1894. 

M. Edouard Sain dirige un cours de dessin et de peinture pour les 
dames et jeunes GUes, coure qu'il a fondé en 1879 et dans la direction 
duquel il est secondé aujourd'hui par sa propre fille, Madame Emilie Sain 
de Heers, qui marche vaillamment, dans la carrière artistique, sur les 
traces de son père. 11 donne des leçons particulières de dessin et de pein- 

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LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

r : il a ainsi formé beaucoup d'élèves reçus aux Salons 
irs même ont obtenu des récompenses. 



te, peintre français, Hors-Concours. 
r : 66, i^ue Boursault, Paris-iT®. 

istné à Avignon, le 5 décembre 1853. Elève de Guilbert, 
Gérôme, Fartiste se consacra surtout au paysage et au 
7, il entrait à l'Ecole des Beaux-Arts : il y remportait le 
B, en 1878; puis, il débutait au Salon de 1879. avec deux 
de Seine, et Bords du Rhône à Avignon ; en 4883, il 
alon une Mention Honorable; en 1886, une Médaille de 
. La même année, il était Lauréat du concours Troyon, 

lul Saïn remportait, à l'Exposition régionale d'Orange, 
meur votée par les artistes. 

:enait à l'Exposition Universelle une Médaille de Bronze, 
ste Hors Concours au Salon ; mais ce titre qu'il était en 
il ne voulut pas l'accepter, parce qu'il n'était pas décerné 
Sociéité des Artistes Français ; il resta sur les rangs pour 
aille, qu'il obtint, en 1893; cette année-là il fut porté en 
es récompenses. 

Universelle de 1900, une nouvelle Médaille lui futdécer- 
)btenu des médailles et des diplômes d'honneur aux expo- 
sque toutes les villes de province. 

rs, la liste des principales œuvres exposées aux divers 
de la Société des Artistes Français : En 1882, Matin au 
, qui appartient au Musée d'Avignon ; en 1883, Fin 
gnon, qui, achetée par l'Etat, est aujourd'hui au Musée 
rand ; en 1884, Crépuscule, actuellement au Musée d'Avi- 
uoucher de Soleil, acquis par l'Etat pour le Musée de Per- 
, Lou Gamin de la Corniche, que l'on peut voir au Musée 
insi que les Environs d^ Avignon, toile, qui fut exposée 
; Tour Philippe-le-Bel à Avignon, présentée au Salon 
le année paraissait Crépuscule, acheté par l'Etat pour le 
Etienne. En 1894, Avignon, était acheté par le Musée 
i Dormante était acquise par l'Etat pour le Musée de 
896, une Vesprée à Avignon était achetée par le Musée 
Crépuscule en Noimandie était acquis par la Ville de 
, il en fut de même de la Sarthe : «< Cett» toile 
3, elle dit quelque chose, les arbres, qui bordent la 
hent magnifiquement de la buée du matin, cependant 
traditionnel est là, attentif au bon coup de filet qu'il va 

poque, l'artiste a visité l'Algérie, d'où il a rapporté une 
ns : c'est ainsi qu'au Salon de 1899, il exposait une cu- 
jmentée des environs de Constantine. 
KK), on s'arrêtait devant un fort joli paysage de M. Sain : 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIETAIRES (s. N.) 323 

La Vanne, qui fut achetée par l'Etat. « Cette délicieuse étude, présentée 
sur un fond, encore tout inoprégné des vapeurs matinales, est d'un effet 
poétique parliculier, tout en respirant la forte saveur de la nature ; le 
paysage, habilement étage, est pittoresque, rendu encore plu& attrayant 
par l'heureuse répartition de la lumière ». 

Au Salon de 1901, notre paysagiste exposait l'une de ses plus savou- 
reuses pages : Matinée de Juin, qui fut achetée parla Ville de Paris, c Les 
premiers plans, très poussés, se détachent sur un fond de vallée, encore 
embué de brumes estivales ; le site, pittoresquement choisi au bord de 
Teau, présente tout le charme de la nature, auquel vient s'ajouter la 
marque, si puissamment originale, de l'auteur. Si M. Saïn est un de nos 
maîtres paysagistes, il se révèle ici comme bon portraitiste, ce que d'ail- 
leurs ses amis savaient depuis longtemps : le Portrait du Paysagiste au 
travail, devant un joli morceau de verdure au bord de Teau est vigoureu- 
sement enlevé. 

Au Salon de 4902, paraissait Près du Pont d'Avignon, toile achetée par 
l'Etat, puis Ruisseau sous Bois, qui était ainsi apprécié : « M. Saïn est 
toujours heureux dans le choix de ses paysages ; Tartiste sent la beauté 
de la nature et sait la rendre sur la toile, en de pittoresques effets : une 
ftme de poète sommeille sous son pinceau charmeur, qui habille la nature 
de ses seuls attraits. Quelle délicieuse note de fraîcheur exhale son RuiS' 
seau sous Bois, encadré dans une puissante verdure d'un superbe effet ! )» 
Entre temps, le peintre visitait la Corse; c'est d'ailleurs là qu'il a trouvé 
la charmante compagne qui ensoleille aujourd'hui sa vie et qu'il s'est 
marié; puis il parcourut la Hollande, l'Angleterre, la Suisse etc. Au Salon 
de 1903, nous trouvons un souvenir de son séjour en Corse : c M. Saïn, 
nous décrit d'un pinceau éclatant de lumière, la belle Route de Monte- 
Piantty s'étalant sous un ciel d« feu, non loin de la mer bleue, qui vient 
jeter sa note de fraîcheur au milieu de ce site pittoresque, choisi avec 
bonheur par l'artiste. Mais si l'artiste sait rendre les effets d'un soleil 
écrasant, donnant aux ombres des couleurs évidentes, il aime redire 
encore la tendresse des nids de verdure, la fraîcheur des sites ombragés, 
sur lesquels va se reposer si agréablement la vue: La Vanne à Saint- 
Céneri nous laisse apercevoir un charmant petit coin, où l'on oublierait 
volontiers, dans un contact intime avec la nature, l'existence banale des 
villes. Ici, un fond de paysage splendidement éclairé, ra«t en relief des 
premiers plans, minutieusement décrits, animés par la silhouette d'un 
pêcheur, qui, en taquinant le goujon, goûte les plaisirs du repos à l'ombre. 
Cette étude savoureuse, d'un grand charme poétique, met en bonne place 
au Salon, le remarquable talent de ce paysagiste de race. » 

Enfin, au dernier Salon (1904), paraissait un magistral coucher de 
soleil, rendu par M. Saïn, avec sa virtuosité coutumière. « Nous nous 
arrêterons ici devant un magnifique Coucher de Soleil sur U Rhône, 
séduits par cette clarté lumineuse, inondant le cours du fleuve, que sur- 
monte une atmosphère, d'une pureté, d'une transparence merveilleuse; 
le jeu de la lumière, ses reflets dans l'eau ont été rendus avec une pres- 
tigieuse puissance, tandis qu'à l'arrière-plan se dresse la silhouette d'une 
ville ; à l'horizon, des nuages auréolés des feux éclatants du soleil cou- 
chant achèvent de donner un aspect féerique à cet effet de nature, déli- 
cieusement rendu par la palette du peintre. 
En Solitude, M. Saïn nous offre, avec son talent brillant habituel, une 



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324 LE LIVRE D^OR DES PEINTRES ttXPOSANtS 

description calme et tranquille d'une eau dormante, où les accidents du 
passage se réfléchissent avec une puissante netteté; Tœil vient se reposer 
agréablement des splendeurs lumineuses des premiers plans sur la ver- 
dure des arbres de la forêt, dont les frondaisons servent de fond au 
tableau. Cette puissante et jolie page de lumière a été discrètement 
détaillée avec une puissance et une intensité prestigieuses; on y retrouve 
le caractère poétique et les indications de consciencieuse fidélité, qui 
signalent à l'attention la facture habituelle du maître. 

Enfin, en avril 1904, M. Paul Sain faisait, chez G. Petit, une exposi- 
tion particulière de ses œuvres, qui fixa l'attention de tous les fervents 
amis de Fart. « En ces cent cinquante numéros, tableaux et études, qui 
constituent comme le résumé de la vie laborieuse de l'ai tiste, on peut 
suivre l'évolution complète du talent de l'un des paysagistes les plus 
lumineux et les moins maniérés de notre époque. M. Paul Sain a attendu 
patiemment son heure pour nous livrer aujourd'hui, le fruit de vingt 
années de travail, et devant cet œuvre considérable, aux aspects si 
variés, où l'artiste s'est livré tout entier à l'inspiration de la nature, nous 
restons charmés par cette diversité d'effets, témoignant de la souplesse 
du pinceau de l'artiste à comprendre, à traduire et à interpréter les grandes 
sources d'émotion, que la nature révèle à chaque page de son histoire. 
C'est qu'ici, nous ne nous trouvons pas en face d'un procédé uniforme, 
dominant les motifs d'inspiration du peintre, mais, nous voyons s'épa- 
nouir un talent, qui se plie à chaque accident, à chaque caractère du 
paysage, pour en traduire la note essentielle principale ; l'artiste a su 
dégager son émotion personnelle dans chaque toile, qui reste pourtant 
un document, tout d'exactitude et de fidélité : c'est en cela que cette 
exposition demeure intéressante; elle poi*tera haut, dans l'estime des 
véritables amateurs d'art, le nom de leur auteur. 

c Pour l'amateur, comme pour le critique, c'est une joie de parcourir 
cette merveilleuse série où le pinceau du peintre nous promène, avec la 
plus somptueuse aisance, des environs de Paris aux bords de la Sarthe, 
aux côtes de la Bretagne ou de la Normandie, pour atteindre les cam- 
pagnes ensoleillées de la Provence et nous emmener jusqu'en AvigQon 
et enfin en Coi*se. Sous tous ces ciels, en ces effets divers et variés, on est 
séduit par la franchise, par la netteté et la clarté de la lumière, qui 
inonde toutes ses toiles et les imprègne d'une beauté de nature qui ne 
s'épuise pas à l'analyse. Ici, M. Paul Saîn, pour la première fois, nous 
révèle les dessous, si je puis dire, de son âme d'artiste ; nous voyons les 
sites qui l'ont ému, les spectacles qui ont le plus touché sa sensibilité; 
nous le suivons, errant sur ces bords de rivières, qu'il a parcourus en 
rêveur et en poète, dans ces chemins, dans ces sentiers, dont il a saisi 
le caractère pittoresque; nous pénétrons avec lui dans ces campagnes 
corses où le hasard, ce dieu du bonheur, l'emporta en ces dernières 
années et où son pinceau se trouva tout de suite à l'aise pour y chanter 
le poème éclatant de la lumière méditerranéenne. 

Mais ce qui ne peut se décrire, c'est l'infinie variété d'effets, de détails 
pittoresques, de ciels, d'atmosphères de notre pays, qui se déroule devant 
les yeux du spectateur, avec un accent de nature qui frappe, séduit, 
empoigne. Ici, point de redites, point de recherche du truc, qui a assuré . 
le succès d'un tableau et que l'on va répéter indéfiniment pour se créer 
une spécialité et attirer l'acheteur; non, car, comme le dit Emmanuel 



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« 
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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (S. N .) 325 

Arène, dans la magistrale préface qui sert d'introduction au catalogue et 
qui est vibrante d'exactitude, « de ses bons yeux clairs et francs, il voit 
les choses comme elles sont, et de sa main loyale et solide, il les rend 
comme il les a vus. » 

Nous ajouterons que quelques portraits de choix, quelques figures prises 
d'assaut sur le vif, quelques physionomies, enlevées à l'emporle-pièce, 
en pleine vie, achèvent de mettre en lumière le talent primesautier de 
cet artiste à la vision exacte, robuste et saine. 

Quand, après le peintre remarquablement doué, nous aurons rappelé 
l'homme charmant, le compagnon gai et aimable, l'ami toujours avenant 
que fut M. Paul Sain, nous aurons, pour notre part, éprouvé Tune des 
joies les plus pures qu'il nous ait été donné, dans notre carrière de critique, 
de ressentir ; nous ne saurions trop remercier Tartiste de nous l'avoir 
communiquée, en ouvrant cette exposition qui va asseoir d'une façon 
définitive la réputation du peintre dans le grand public, en fixant les 
étapes successives de sa belle vie d'artiste. 

M. Paul Sain a encore brossé pour la gare de Lyon, à Paris, deux 
grands panneaux décoratifs : l'un représente une Vue Générale d'Avignon 
(rive gauche), et l'autre une Vue Générale de Villeneuve-lèê-Avignon 
(rive droite), dans lesquels l'artiste a mis toute son âme, pour représenter 
son pays natal. 

Le peintre a. en outre, exécuté peut-être plus de trois mille portraits, 
traités avec une fidélité et une facilité remarquables, des ministres, des 
hommes d'Etat, des acteurs, des gens de lettres, etc., etc. Il a encore 
formé une vingtaine d'élèves, exposants aux Salons annuels : plusieurs 
même ont déjà été récompensés. Promoteur du mouvement artistique 
dans la région avignonnaise, c'est lui qui donna la première impulsion et 
contribua a établir, en peinture, une sorte d'école provençale, dont il 
resta le maître autorisé et reconnu. 

Ajoutons que M. Paul Saïn, Officier d^ Académie en 1887, a été nommé 
Chevalier de la Légion d'Honneur, en 1895. 



SAUVT-GERIMIER, peintre français, Hors-Concours. Bourse de Voyage 
(Voir page 139). 



SAKVTPIERRE, peintre /rançai^, Hors-Concours, Médaille d'Argent 
à l'Exposition Universelle de 1900, Officier de la Légion d'honneur. 

Atelier : 35, Avenue Wagram, Paris-17e. 

SARGENiT, peintre américain. Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : Si, Tite Street Chehea S, W., Londres. 



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E D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

r, HoRS-doNCouRs, Médaille d'Argent à TExpo- 
, rue Cauchois, Paris-i8*^. 

.V, Hors-Concours, Médaille de Bronze à l'Ex- 
)0. 

ihdé, par Saint-Pierre-du-Vauvray (Eure), 
ntre français, Hors-Concours, Bourse de Voyage 

JRS, Prix de Rome (Voir page 68). 



5 français, Hors-Concours, Médaille d'Argent 
de i900. 

' bis, rue Parmentier, à Neuilly (Seine). 



re français, Hors-Concours. 

, rue Duplessis, à Bordeaux (Gironde). 

tné à Bordeaux, dans le départemenl delà Gironde, 
donna à la figure et au paysage. Parmi les toiles 
uix divers Salons de la Société des Artistes Français 
en i884, Matinée d'avril à Biscarosse (Landes) : 
une Mention Honorable, appartient à M. Marrot : 
Garoupe, à Antibcs, appartenant au Musée de Bor- 
re de Bois, à la Brède (Gironde); en 1893, Matinée 
ironde), actuellement au Musée de Cognac; en 1895 
après l'inondation, qui fut aussi exposée à Munich ; 
tf à la Brède ; en 1897, les Platanes, tableau d'une 
1898. les Marais de Biscarosse en Avril ; en 1899, 
de Lune au Golfe Juan, laissant après lui une im- 
octurne, admirablement rendue » ; cette toile valut 
lie de deuxième classe, qui le mettait Hors-Concours 
h des Artistes Français; après le Salon, le tableau 
on de Gand. 

paraissait la Brume Matinale, a efTet traduit avec 
se; ce morceau de campagne, sillonné parles gra- 
[leuve, est chargé de bien doux tons de coloris i .En 



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HORS-CONCOURS (A. F.)t SOCIÉTAIRE 

1901, nous relevons, au Salon, Nuit d'octobre à Bey 
le bois de la Brède, qui appartient & M. Doublé; en 
la lune à Juan-les-Pins, appartenant à Madame Pi 
pointe de la Garoupe (cap d'Antibes), appartenant à 
de Mer. 

Au Salon de 1903, M. Sëbilleau « fortement atta 
sente ses paysages en une note douce et tranquilli 
attrait. Dans le Fort-Carré, il nous dépeint un agr 
cernent éclairé au bord de la mer qu'illumine la blo 
nous charme par une vue des Bois de la Brèche, sur 
nouir une lumière d'avril, particulièrement douce». 

Au dernier Salon (1904), on admirait « le beau pa 
les arbres que nous présente le pinceau de M. Sébilles 
Lune, puis Soirée de Septembre, où Tartiste nous c 
min, au bord de la mer, courant pittoresquement d< 
retient la calme tranquillité du site, que le peintre 
délicat sentiment ». 

Les Musées de Rochefort, Bordeaux, Cognac, poi 
peintre. 

M. Sébilleau a obtenu une Médaille de Troisième 
Universelle de 1889. Aux expositions de province, 
nombreux succès; il obtint le grand diplôme d'honr 
Rochefort, et des médailles aux Expositions Univers 
Rouen, etc., etc. Enfin, depuis 1897, M. Sébillea 
demie. 



SÉOIV, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : Î4, rue Thibouméry, Paris-i 

SIMOIV Lucien, peintre français, Sociétaire de la Soc 

Atelier : 147, boulevard du Montpa 
lundi. 

M. Simon est né à Paris, en 1861. Il s'adonna prin 
bretons. Parmi les principales œuvres, exposées par 
de la Société Nationale, rappelons, en 1893, la M 
tère). « toile qui ne manque pas d'intérêt. Lespremi 
d'un bel effet; le fond est bien éclairé et le tableau ] 
un bon morceau de peintureS). En 1896, le peintre 
décoratif ; la Peinture ; « on y trouve une jolie se 
moderne, mais bien ti-aitée. Dans un coin d'appa 
palette en main, est à l'ouvrage. Devant lui, une fe 
s'occupent d'un petit bébé, qui pose devant l'artiste, 
fenêtre entr'ouverte l'on aperçoit un joli petit co 
bleue. Le tableau a un air tout familial, qui plait; il 
heureuse de sujets modernes à la décoration, qu 
intérêt. » 



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328 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Au Salon de 1898, on remarquait les envois t d'un peintre, d'allure 
grave, qui, dans sa peinture, toujours sérieuse, cherche, avant tout, à 
suivre la nature ; son travail est plein d'observation , aussi arrive-t-il à 
des résultats intéressants. Il est facile de se rendre compt*» des efforts de 
Tartlste, M . Simon, un travailleur acharné, en allant examiner ses études ex- 
posées À la galerie des dessins ; on y verra la conscience avec laquelle le 
peintre travaille ses sujets : ses « SpedaUurs »», en particulier, sont étu- 
diés d'après nature et pris sur le vif dans tout TefTort d'une grande atten- 
tion; ils sont sortis d'une observation précise, qui leur donne un naturel 
extraordinaire, et à distance ils produisent beaucoup d'effet avec un 
relief et un détaché frappants. Sa grande toile de Cirque Forain est jus- 
tement attrayante par la réunion de tous ces types populaires bretons, 
présentés avec variété en des altitudes diverses. Mais il faut voir avec 
quelle attention tous suivent, comme quelque cho e de tout â fait éton- 
nant, le travail de la danseuse ; M. Simon a su saisir cet air recueilli, 
attentif, que prend notre paysan, chaque fois qu'il est en présence d'un 
spectacle nouveau pour lui : c'e^t sur la danseuse de corde que se con- 
centre tout l'intérêt du spectacle pour ces curieux, qui ont été groupés, 
éclairés par le pinceau de l'artiste de la façon la plus heureuse. Le 
Cirque Forain représente une œuvre d'un beau réalisme, exécutée d'une 
manière toute personnelle; chaque figure est intéressante en particulier, 
contribuant, dans l'ensemble, à un effet bien déterminé, qui concourt à 
l'harmonie générale de cette scène vécue. M. Simon a le don de l'obser- 
vation, il étudie les paysans de la Bretagne et dans un genre tout spé- 
cial, plein de sincérité, il arrive à en rendre avec fidélité le caractère 
dur, l'aspect rude et grossier. 

« Du même artiste, nous remarquerons un Portrait de dame âgée, 
qui constitue une des bonnes œuvres du peintre ; il y a là un 
travail d'observation qui fait le plus grand honneur au caractère artis- 
tique du peintre; il ne doit point passer inaperçu, car il Ta conduit à un 
bonheur d'expression, remarquable par sa vérité. » 

Au Salon de 1899 paraissaient Luttes; puis en 1901, Processiony qui 
fut achetée par l'Etat pour le Musée du Luxembourg. En 1902, les tableaux 
les plus remarquables du peintre étaient Causerie du Soir, scène d'inti- 
mité, d'un réalisme troublant, et Les Sœurs Quêteuses, qui, sollicitant 
Taumône d'une vieille dame dans son intérieur, sont magnifiquement 
décrites : ce dernier tableau, d'une vérité typique saisissante, montre le 
talent d'observation d'un peintre qui sait montrer un réel tempérament 
d'artiste. • 

Au Salon de 1901, M. Simon nous fait assister à une Messe en Bretagne 
où il a groupé, avec son talent coutumier, une série de figures, aux 
expressions variées, consciencieusement étudiées, fidèlement rendues ; 
aux dessins, nous retrouvons le Carton pour la « Messe en Bretagne • 
qui nous montre, par l'énergie et la variété des attitudes des personnages, 
que la consciencieuse observation de la nature reste l'une des qualités 
typiques du talent de l'artiste. Le Portrait de M. Blanche, enlevé avec 
une maestria, digne d'éloges, représente une œuvre finie, de tous points 
parfaite. » 

M. Simon figura encore avec honneur aux expositions de la Société 
Nouvelle; en 1901, ses envois furent ainsi appéciés : « M. Simon fournit 
dans ses sujets bretons une note curieuse d'exactitude et de vérité : c'est 



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HORS-CONCOURS (A. F.)» SOCIÉTAIRES (s. N.) 329 

un excellent peintre de mœurs, dont les œuvres documenlées se pré- 
parent, sous leur caractère original, un intérêt pour Tavenir. Dans ces 
foules apparaît toute la variété pittoresque des poses, des attitudes, des 
expressions de nos campagnards du Finistère, représentés dans toute 
leur naïveté primitive : La Diseuse de Bonne Aventure, le Chien Savant, 
Voici, en outre, toute une série de têtes typiques, étudiées, représentées 
sans flatterie. Le peintre sait transporter dans tous ses sujets le caractère 
d'intensité d'observation, qui fait le fond de son talent. » 

Enfin, à l'Exposition de 1904, M. Simon apparaissait comme « un 
peintre qui semble aujourd'hui dominer son métier : sa technique lui 
offre des ressources avec lesquelles il peut aborder les sujets les plus 
divers et nous le voyons, avec un égal succès, attaquer un Portrait, la 
Coiffure, V Escalier, des études de Bretons et des esquisses de Paysages, Le 
peintre est depuis longtemps sorti de la période des tâtonnements et des 
efforts, pour atteindre aujourd'hui une manière d'exécution personnelle 
bien caractéristique ». 

En dehors des œuvres déjà signalées, nous pouvons encore rappeler : 
Bals Bretons, Fin de Repas, toute une série de Portraits, des sujets de 
genre, tels que Marguillier^ Asile de Vieillards et de nombreuses aqua- 
relles. 

Le peintre a remporté de nombreux succès à l'étranger ; il a obtenu 
des Médailles d*honneur à Munich, Dresde, Budapesth; il a été nommé 
Membre étranger de TAcadémie des Beaux- Arts de Munich. En 1901, il 
obtenait une Grande Médaille d'Or à l'exposition de Munich. 

Ajoutons que M. Simon est SociftTAiRB de la Société Nationale ; à 
l'Exposition Universelle de 1900 il a obtenu une Médaille d'Or et la croix 
de Chevalier de la Légion d'honneur. 



SIMO^IVET, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze h 
TExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 3^ rue des Rouillis, à Sèvres (Seine-et-Oise), 



SINIBAliDl, peintre français, Hors-Concours, Bourse db Voyagk (Voir 
page 141). 



SMVWn Alfred, peintre français, Hors-Concours au Salon des Artistes 
Français, Sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 78 bis, rue Dulong, Pari8-17«. 

M. Alfred Smith est né à Bordeaux, en juillet 1854. L'artiste a 
principalement fourni des vues de villes, des figures, des paysages, 
divers sous-bois, et depuis quelques années, de nombreuses vues de 
Venise, qui ont figuré aux divers Salons de Paris. Le peintre est Hors 
Concours aux expoàitions de la Société des Artistes Français, Sociétaire 
de la Société Nationale, Chevalier de la Légion d'honneur. Officier de la 
Couronne d'Italie. 



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330 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Médaillé à diverses expositions de province, médaillé à Madrid, il pré- 
senta, à l'Exposition internationale de Venise, une importante Fu«(/«Bor- 
deaux, qui fut achetée par S. M. le roi Humbert et donnée par ce dernier 
au Musée International de Venise. 

 la. troisième Exposition Internationale de Venise, S. M. la reine 
Marguerite a acquis, pour son palais de Rome, une toile importante : 
Canal de Venise, et S. M. le roi Victor- Emmanuel, la Seine à Poissy et 
un tableau de Venise. 

Les principales toiles que l'artiste ait signées, sont : un Sotis-Bois, qui 
est aujourd'hui au Mifsée du Luxembourg; Fin des Courses à Auteuil, 
tableau appartenant au Musée delà Ville de Paris ; Place de la Concorde^ 
Après rAverse, qui se trouve acluellement au Musée de Pau; Vue de Bor- 
deaux et Sout-Bois, qui appartiennent au Musée de Bordeaux; puis 
Soirée d'Avril, Matinée de Givre, à M. V. Soula (Bordeaux) ; En Vacances, 
à M. Petit (Bordeaux) ; Verger en Fleurs, à M. Hologray (Bordeaux); 
Déjeuner sous BoiSy à M. Soula; Crépuscule, à M. Henri Amie, à Gou- 
vieux (Oise) ; Place Saint-Michel, h Paris, le Chêne de Toutifaut, appar- 
tenant à M. Holl ; puis de nombreux sous-bois, des vues de Venise et des 
maisons de Pompéï. L'artiste compte en outre un certain nombre d'oeu- 
vres disséminées dans les musées de province. 

En 1896. M. Smith présentait au Salon de la Société Nationale, une 
grande toile : les Quais de Bordeaux^ où il y a beaucoup de vie et de 
mouvement; en 1898, il exposait toute une série de « notations sur 
Venise; le peintre montrait qu'il savait tirer parti de l'opposition des 
couleurs, qui dans ses toiles se distinguent par de savants contrastes et 
l'on peut dire que le paysage possède en M. Smith un interprète de 
grande valeur. • En 1901, paraissaient cinq Vues de Venise, dont une, 
Rio dei Barcaroi, a été achetée par S. M. le roi des Belges. 

Au Salon de 1902, paraissaient : Ponte del Angelo, appartenant à 
M. Dusolier, Rio délia Guerra^ appartenant à Madame Schroder, et quatre 
autres morceaux de Venise, parmi lesquelles la Piàzzetta, appartenant 
à M. Ad. Lewisohn. de New- York (U. S. A.). « C'est à Venise que nous 
emmène le pinceau charmeur de M. Smith, évocateur fidèle des plus 
pittoresques morceaux de la vieille cité des Doges : on est séduit par la 
splendeur du décor, la magnificence des détails, le caractère brillant 
de la documentation en toutes ces toiles suggestives, qu'on ne se lasse 
pas d'étudier. > 

Au Salon de 1903, nous relevons Dans le Rio San Luca, appartenant à 
M. Mourlague, V Eglise Saint-Georges et des sites de Capri. Au dernier 
Salon (1904), M. Smith présentait un ensemble décoratif sur NapleSj 
du plus majestueux effet : en cette magnifique synthèse s.e retrouvent les 
qualités consciencieuses du peintre, qui, par ses études documentées sur 
Venise, a su conquérir une réputation du meilleur aloi. Dans cette grande 
toile se déroule, dans toute sa majestueuse beauté, la baie de Naples, 
merveilleusement présentée dans un ensemble captivant par le talent de 
l'artiste; en ce travail, richement documenté, la palette du peintre a 
fourni une brillante évocation de la lumière du Midi : c'est une jolie page 
décorative, d'une haute signification documentaire, ajoutée à l'œuvre si 
remarquable de l'un de nos meilleui's peintres de la Venise contempo- 
raine. Nous retiendrons encore un panneau décoratif : Pompé t, dont les 
colonnes, magistralement éclairées, en leur parure polychrome, ëvo- 



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LE LIVRE d'or DES PELNTRES EXPOSANTS PI. XI. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTA 

quenl le passé de ces ruines, témoÎDs d'une t 
jourd'hui disparue dans les limbes du passé (1).? 
à analyser un brillant morceau de Venise : UEgi 
ment décrit avec une richesse de lumière, d'un 

M. Smith fut encore un fidèle des expos 
ternationalc, chez G. Petit. (l'est ainsi qu'à TExp 
de l'artiste était représenté par de nombreuse 
plein air, vigoureusement traitées avec un lux 
juxtaposées en une pAte solide, aux mille dét 
Villefranche) appartenant au Musée de Rcmin 
la ville des Doges que nous entraine M. Sm 
cience toute particulière, pour rendre ce qu'il 
tueuse fidélité ; aussi se plalt-on à analyser 
puissantes, où la lumiôre glisse sur Teau, y pc 
qui conduit l'ai'tiste à de splendides effets de 
toiles un détaché merveilleux; en prenant pc 
peintre, c'est une véritable promenade que To 
les canaux de la superbe reine des lagunes de 1 

A l'Exposition de la même Société, en 490' 
de remarquables vues de Venise, représentai 
de nature, bien intéressants à analyser. En 
de M. Smith des fragments de Venisey *< d'une e: 
ces belles études consciencieuses émanent d'un p 
de son pinceau. » EnOn, en 1903, le peintre exp 
Canaly originalement présentée par un joli 
oppartient à M. Deering (Chicago); V Eglise Sain 
note un effet de contraste, magnifiquement rendi 
éclairé, se détachent les premiers plans, où l'ea 
annonçant l'approche du crépuscule ; enfin, h 
de reflets dans l'eau, observés et étudiés avec 
nous montre que pour Tartiste, Venise n'a plus 



SOROliliA Y BASTIDA, peintre espagnol, 
Prix à rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : 9, Miyuel-Angel, à Madri 

80UZA-PIXT0 (de), peintre portugais, Hors-Co 
Atelier : 5 ter, Villa \illiers, à Ne 

STElIVIIEnL, peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 6 bis, impasse Ronsin, Pi 



(1) Cet ensemble décoratif était destiné à Tb 
nouilhou, à Bordeaux. 



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332 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

8TETTEN, peintre bavarois. Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 75, boulevard Bintau, à Neuilly (Seine). 

8TEWART, peintre américain. Sociétaire de la Société Nationale, Offi- 
cier de la Légion d'honneur (1901). 

Atelier : 36, rue Copernic, Paris-16«. 
8URAIVD, HoRs-CoNcouRS, Bourse de Voyage (Voir page 143). 
SYLVESTRE, Hors-Concours, Prix du Salon (Voir page 84). 



^ TAXOUX, peintre français, Hors-Concours, Bourse de Voyage (Voir 

l page 145). 



^XNTOl Léon- Antoine, peintre /"ranfa/*, Hors-Concours. 
Atelier : à Pierres, dans TEure-et-Loir. 

M. Tanzi est né à Paris, le 24 mai 1846. Elève de MM. Bouguereau, 
J. Lefebvre et Benjamin-Constant, l'artiste a surtout cultivé le genre du 
paysage et le portrait. Parmi les principales œuvres que le peintre ait 
exposées au Salon de la Société des Artistes Français, nous retiendrons : 
en 188 T, Mare 4é Courbeuxon, qui valut k Tartiste une Troisième Mé- 
daille, Portrait de Richepin; en 1889, le Mont Ursy; en 1890, la Voie 
Ferrée; en 1891. le Soir, paysage actuellement au Musée du Luxembourg; 
en 1894, Saint-Cucufa : cette toile a été achetée par la Ville de Paris; 
en 1895, Sur l* Etang; en 1896, Saint-Cloud (le bois) ; en 1897, « un Bois, 
se détachant sur un vigoureux fond de tons verts, puis Villeneuve- 
l'Etang, toile où M. Tanzi a su donner beaucoup de profondeur à un 
paysage brillamment décoré d'arbres bien étudiés ; en 1899, le peintre 
exposait la Voise à Bouray. 

Au Salon de 1900, M. Tanzi présentait « une puissante étude de 5au/tfs, 
sous lesquels circulent à l'aise Tairetla lumière. » En 1901, pfiraistaient 



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HORS CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 333 

Un Rat in f puis un petit sujet : Au Bord de l'Eau, où Ton est séduit par 
une gamme de tons terts du plus puissant effet. » 

M. Tanzi Ggura aux expositions de la Société P. M. P. . c'est ainsi qu*il 
présentait, à Texposition de cette Société, en 1900, « une vue d'Algérie et 
des Saules, au bord d'un étang, qui constituent une très forte étude de 
nature ; on y trouve ces tons verts, vigoureux, dans la représentation 
desquels excelle le pinceau de Tartiste. » 

En 190i, M. Tanzi faisait une exposition particulière de ses œu- 
vres, rue Caumartin; le talent du peintre y était ainsi apprécié : 
« M. Tanzi est un spécialiste du paysage, qui sait présenter avec une véri- 
table maestria de jolis morceaux, où éclatent la richesse et la variété des 
tons de la verdure. La force et la puissance du talent du peintre se ma- 
nifestent dans un genre tout particulier : M. Tanzi peut être appelé le 
peintre des Mares; car nul, mieux que lui, n'excelle à rendre les fron- 
daisons vertes et puissantes des arbres, se reflétant dans l'eau opaque et 
sombre d'un petit étang, où filtrent de petites glissades d'une douce 
lumière. Citons : La Voise (chftteau de Maintenon), la Voise à Bouray, où 
l'on admire de jolis dessous, bien lumineux, la Rivière, toute couverte 
d'une ombre, sous laquelle les plantes aquatiques stagnent à l'envi. » 

En 1894, le peintre était chargé d'une mission officielle en Algérie et en 
Tunisie; aussi a-til rapporté de ce voyage des études, qui lui ont per- 
mis d'exécuter un certain nombre de tableaux d'Algérie. Le Musée de 
Marseille possède du peintre un Coin d*Elang, 

En 1886, M. Tanzi obtenait une Mention Honorable, au Salon de la 
Société des Artistes Français. A l'Exposition Universelle de 1889, il obte- 
nait une Médaille d'Argent qui le mit Hors-Concours au Salon, puis il 
remporta une autre Médaille d* Argent kVExposiiïon universelle de 1900. 
En France, de nombreuses récompenses lui ont été accordées, notamment 
à Rouen, Lille, etc. A l'étranger, il obtint une Médaille à Chicago et une 
médaille d'Or à l'Exposition d'Anvers, à Saint-Pétersbourg, etc. 

Ami du plein-air, l'artiste fait ses tableaux entièrement sur nature : il 
a formé d'ailleurs de brillants élèves, parmi lesquels Henri Biva, Camille 
Mathieu, etc. Enfin, M. Tanzi a été nommé Chevalier de laLégion d'hon- 
neur, en 1901. 



TATTEGRAIIV, peintre français, Hors-Concodrs, Médaille d'Or à 
l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier: 12, boulevard de Clichy, Pari8-18«. 



THAULOW Frilz, peintre norwégien, Sociétaire de la Société Na- 
tionale. 

Atelier : 2î, boulevard Berthier, Pari8-17*, le samedi 
après-midi, 

I M. Thaulow est né à Christiana (Norwège) en 1847. Comme peintre, il 

I s'adonna surtout au genre du paysage. Il figurait déjà à l'Exposition Uni- 

I 



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334 LE LIVRE D*OR DES PEINtRES EXPOSANTS 

▼erselle de 1889, avec des effets de neige et des paysages de Norwège. Il a 
exécuté beaucoup de paysages français et mêmes parisiens ; une année, il 
fut invité par la Société des Pastellistes Français à exposer au Salon de 
la Société, et l'exposition de Fritz Thaulow y eut un grand succès. Il eut 
encore Thonneur de figurer à l'exposition, dite des Cinq MaîtreSy qui eut 
lieu chez M. Petit, en 1898 et comprit des œuvres de Claude Monet, Bes- 
nard, Sisley, Cazin et Thaulow. 

M. Thaulow expose, régulièrement, à peu près tous les ans, aux Salons 
de la Société Nationale; ses envois de 189B étaient ainsi appréciés : 
u M. Thaulow affectionne aussi les éclairages obscurs ; mais au moins on 
distingue beaucoup de nuances dans ces teintes qu'il dispei'se dans les 
rues et sur les maisons: la Place de Dieppe est très curieuse à ce point de 
vue ». Au Salon de i898 : « Avec la Mer Houleuse de M. Thaulow 
nous passons à un genre tourmenté, mais avec lequel l'artiste sait arriver 
à une certaine puissance. Si le peintre aime à rendre le caractère sau- 
vage de l'Océan, il ne se cantone point dans un genre particulier, unique: 
le Soir à Falaise, avec ses vieilles maisons, doucement éclairées, présente 
une lumière crépusculaire très douce et produit un effet impressionnant; 
le Canal en Hiver estd\in effet saisissant, largement traité par un grand 
artiste i. 

Au Salon de 1902, « la maîtrise de M. Thaulow, s'accuse par la délica- 
tesse d'un coloris prestigieux en : La Grille Blanche, puis par des effets de 
perspective dans la Halte, Laveuus à Quimperlé, se détachant près d'un 
pont, dont le pinceau de l'artiste nous redonne tous les détails: cette toile 
pittoresque est l'une des bonnes œuvres du maître ». Au dernier Sa- 
lon (1904), parmi les envois de M. Thaulow, nous distinguions un délicat 
effet de Neige sur les bords d'un canal, un chemin jonché des feuilles do- 
réesdes Platanes sous unciel gris, d'un puissant effet ». 

M. Thaulow figura autrefois aux Expositions de la Société Interna- 
tionale ; c'est ainsi qu'en 18U8,à la Société Internationale, les œuvres du 
peintre se faisaient ainsi apprécier : « Pour M. Thaulow, ses toiles de- 
mandent à être vues d'un peu loin : son travail prend alors un caractère 
de grandeur imposante, s'appuyant sur une grandescience : voici VeniMe 
avec des reflets sur l'eau, puissamment indiqués, puis un effet de nuit sur 
les Bords delà Scie : l'éclairage remarquable est d'un maître, qui veut 
jouer avec les difficultés ». 

A la Société Nouvelle, l'artiste exposa tous les ans : en 1901 le 
pinceau de M. Thaulow y présentait t plusieurs études de neige, 
assez délicates, malgré l'apparence lourde, grossière mémo, de la facture; 
on y relève un puissant détaché des détails, qui produit le plus harmo- 
nieux effet. ») En 1902, on admirait « la fougue du pinceau de M. Thaulow 
qui tait rendre avec une couleur locale intense, les pierres, merveilleuse- 
ment expressives, des vieux ponts d'autrefois ». Enfin, en 1904, M. Thau- 
low, «avec sa note d'exécution robuste ordinaire, préson'ait le Manoir et 
Vieux Marche, qui, à distance, sont d'un fort bel effet». 

Le peintre a remporté des Médailles d'or à Munich, à Berlin, à Dresde; 
deux de ses tableaux figurent au Musée du Luxembourg. Le talent de 
Tartiste est encore représenté par l'une de ses œuvres dans chacun des 
Musées suivants : Bruxelles, Munich, Copenhague, Stockolm, Christia- 
nia, Pittsburg, le Kensington ZSuseum, à Londres : ce dernier Musée pos- 



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;-CoNœuRS, Médaille d'Argent à l'Expo- 



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MORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 339 



VERDIER Jules, ^eÀnXxQ français, Hors-Concours (1900). 

Atelier : 9, impasse du Maine, Paris-iS^. 

M. Verdier est né à Sèvres (Seine-et-Oise), le 4 août 1862. Elève de 
MM. Jules Lefebvre et Léon Glaize, le peintre s'adonna au genre du nu. 
Parmi les principales œuvres que l'artiste ait exposées aux divers Salons, 
retenons : en 1885. Portrait de Grand* Mère ; en 1887, Portrait (en pied) 
de Jean-Paul Gautherin ; en 1888, Portrait (en pied) de Madame N. de 
la T. ; en 1889, Abel, aujourd'hui au Musée d'Amiens : cette toile fut 
récompensée d'une Mention Honorable ; en 1891, Portrait (en pied) de 
Madame /. F. et Portrait (en pied) du docteur L. de S.; en 1892, une 
vaste composition décorative : Écho; en 1893, une grande page d'histoire: 
VInstant de la Grâce ; en 1896, Première Joie ; en 1898, une belle com- 
position décorative : Poursuite d* Amours; en 1899, c Latet Anguis in 
Herbâj morceau superbe de chair, présenté sous une douce lumière tendre 
de demi-jour. » Cette toile obtint une Médaille de Troisième Classe. 

Au Salon de 1900, paraissait une élude brillante de M. Verdier : « Prin- 
temps^ nu d'un gracieux mouvement ; par une lumière heureusement 
dispersée, le peintre a su se tirer avec bonheur des difBcultésde pose de 
son sujet. » L'artiste obtenait une Médaille de Deuxième Classe, qui le 
mettait désormais Hors-Concours, En 1901, « M. Verdier, sous ce titre : 
Filles d*Ève, nous montre un joli sujet, discrètement touché; ces 
corps nus, naturellement pris, en une pose originale, sont effleurés par 
une douce lumière, qui me(, en relief leurs formes magistrales ». Au 
Salon de 1902, paraissait Daphnis et Chloé, aujourd'hui au Musée de 
Gray. 

Au Salon de 1903, M. Verdier décrit, « d'un prestigieux coup de pin- 
ceau, un corps de femme, sur lequel vient glisser la lumière, accentuant 
la beauté de la forme, qui se détache savoureuse sur un beau fond de 
tons verts : Beata Solttudo ! Cette charmante fantaisie est d'une bril- 
lante exécution, ornée d'un coloris harmonieux qui en fait le charme. » 

Enûn, au dernier Salon (1904), nous retiendrons a la note douce d'éclai- 
rage que M. Verdier a su trouver pour le Portrait de Mademoiselle Y.C 
Dans Confidence, un effet de lumière prestigieusement suivi, vient tomber 
sur un corps nu de jeune femme, doucement extasiée devant les merveilles 
de sa beauté, que lui renvoie une glace, cet éternel accessoire de la 
coquetterie féminine. » 

M. Verdier est, en outre, auteur de pièces céramiques remarquées, 
pour la Manufacture Nationale de porcelaine de Sèvres ; il a été lauréat 
des concours annuels entre tous les artistes de la Manufacture, à diffé- 
rentes reprises, en 1884, 1885 et 1886. 11 a été Grand Prix des Ateliers 
Réunis de l'Académie Julian, lauréat de l'École des Beaux-Arts, logiste 
du Concours de Rome, Grand Prix d'Attainville pour l'histoire; il obte- 
nait une Première Médaille, Prix d'Honneur à l'Ecole des Arts Décoratifs, 



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340 LE LIVRE D^OR DË!^ PEINTRES EXPOSANTS 

puis le Grand Prix de décoration au Concours de TUnion Centrale 
des Beaux-Arts. 

Professeur diplômé du Brevet supérieur de la Ville de Paris, M. Verdier 
est professeur de dessin, d'art et de composition décorative à l'École du 
Travail pour les adultes, ouvriers d'art du quatrième arrondissement et 
professeur pour le Cours du Brevet supérieur, à l'usage des jeunes filles, 
dans le département de Seioe-et-Oise. 



SR, peintre français, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 149, boulevard Pereire, Paris-17«. 



ITRABTE, peindre belge, Sociétaire de la Société Nationale, Mê- 
le d'Or à l'Exposition Universelle de 1900. 

Atelier : 42, rue de la Loi, Anvers (Belgique). 



éET, peintre français, Hors-Concours. Médaille de Bronze à TEx- 
tîon Universelle de 1900. 

Atelier : 4, rue Aumont-Thiéville^ Paris-17«. 



lON Alexis, peintre françair, Hors-Concours, Médaille d'Argent 
Ixposition Universelle de 1900, Chevalier de la Légipn d'honneur en 

Atelier : 119, rue de Courcelles, Pari8-17«. 



peintre américain, Hors-Concours: 

Atelier : 80, West 40 Th. S. V., à New- York (U. S. A.). 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 341 



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l^AGREZ JacqueSy peintre français, Hors-Concours. 

Atelier : 59 bis, boulevard Rochechouart, Paris-9«. 

M. Wagrez est Dé à Paris. Elève de Fils et de H. Lehmann, il débutait 
au Salon de 1876, pour obtenir une Jtf^f ton Honorable au Salon de 1878, 
avec VEducation d'Achille, qui fut acquis par TEtat pour le Musée d'Au- 
rillac ; une Médaillejie Troisième Classe , en 1879, avec Perses vainqueur 
deMédusSy aujourd'hui au Musée de Nantes. En 1881, Eros décochant ses 
flèches était acheté par E. About; enl88i, V Extase de Sainte Claire d* As- 
sise était acquise par l'évéque deBudapesth pour le mattre-autel. Au Sa- 
lon de 1897, le peintre exposait les Voix de Jeanne d'Arc , « toile pleine 
de calmé et de simplicité ; on y trouve du dessin et de la couleui* et l'hé- 
roïne a beaucoup d'expression >. En 1898, Un Maître de chapelle de Saint 
Marc (Venise, xve siècle), lui valait une Deuxième Médaille, qui mettait 
Tartiste Hors-Concours, 

En 1899, M. Wagrez, nous rappelait la vie de Sainte Elisabeth de Hon- 
gries embellie par la légende. « Cette petite scène, très coquettement 
parée, est mise en relief par le pajsage enneigé, qui sert de fond au ta- 
bleau. On remarque l'expression un peu sévère du mari, la douce rési- 
gnation qui se lit dans l'attitude de la sainte et cette jolie pluie de roses, 
qui s'épanouit au milieu d'un site de rêve, délicieux; on reconnaît là 
un artiste, qui est maître de sa pensée comme de sa couleur». Au Salon de 
1901, M. Wagrez traitait brillamment un petit sujet de genre, en lui 
donnant une allure historique : La Devineresse. En 1903, paraissait t une 
belle évocation mojen-âge de M. Wagrez, qui excelle & faire revivre dans 
de charmantes petites toiles, ces époques lointaines aux pittoresques et 
riches atours : A Venise au XVII* siècle. Enfin, au dernier Salon (1904), 
M. Wagrez se montrait « brillant décorateur dans la Mousse de Cham- 
pagne : en cette gracieuse composition, l'on se trouve attiré par la note 
séduisante du coloris ». 

En dehors des Salons, M. Wagrez figura aux expositions de la Société 
de la Miniature, chez G. Petit. C'est ainsi qu'en 1902, on remarquait «une 
Vénitienne, somptueusement évoquée par son puissant pinceau. 

A l'Exposition Universelle de 1900, il obtenait, pour la peinture, une 
Médaille de Bronze ; mais, dans la section d'art décoratif, où il exposait 
un grand trjptique, reproduit en tapisserie par la manufacture d'Aubus- 
son, une grande Médaille d'argent lui était décernée. 

M. Wagrez s'est encore fait connaître comme illustrateur, il a collaboré 
à un grand nombre d'ouvrages de luxe, tels que le Décaméron (3 volumes 
avec 250 illustrations), Wagner^ par le comte de Chambrun (avec 12 des- 
sins originaux), Contes Drolatiques, de Balzac (16 compositions), Le 



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342 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Connétable de Bourbon (16 illustrations), Gringoi*'e, de Th. de Banville, 
(20 dessins), Catherine de Médicis. de Balzac, puis Bornéo et Juliette, et 
« Un ménage de Garçon^ qui furent édités à New-York. 
Ajoutons que M. Wagrez est Officier d'Académie, 



ll^AHLBERG, peintre suédois, Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 14, rue Hégésippe-Moreau, Paris-18®. 

ll^'AIOMANN, peintre français. Sociétaire de la Société Nationale. 
Atelier : 103, avenue de Neuilly, à Neuilly. 

WAIjLET, peintre français, Hors-Concours, Médaille de Bronze k TEx- 
position Universelle de 1900. 

Atelier : 34, rue des Batignolles, Paris-8«. 

'WATELIN, peintre français^ Hors-Concours. 

Atelier : 59, boulevard Pereire^Pàvis-il^. 



1^^KEM>TS Jean Joseph, peintre français, Hors-Concours, Sociétaire de 
la Société Nationale. 

Atelier : 77, rue d'Amsterdam, Paris-S®. 

M. Weerts est né à Roubaix (Nord), en 1847. Elève de Cabanel et de 
Mils, il s'adonna principalement au portrait, à Thistoire, à Tart décoratif et à 
la peinture religieuse. Parmi les principales œuvres exposées parTartiste 
aux Salons annuels, rappelons : en 1873, Nazli, actuellement au Musée 
de Lima (Pérou) ; en 1875, Jésus-Christ descendu de la Croix, lui valut 
une Médaille de Deuxième Classe, qui mit Tartiste Hors-Concours, Cette 
toile fut achetée par TEtat pour le Musée de Roubaix (Nord). En 1877, 
paraissait Légende de Saint François d'Assise, achetée par l'Etat pour le 
Musée de Lille (Nord) ; en 1878, Evanouissement de la Vierge, achetée 
par l'Etat pour le Musée de Dunkerque (Nord) ; en 1880, Assassinat de 
Marat, acheté par l'Etat pour le Musée d'Evreux ; en 1882, la Mort de Joseph 
Bnra, commande de l'Etat; ce tableau, placé en premier lieu dans l'un 
des Salons de l'Elysée est, depuis 1889, au Musée du Luxembourg. 
En 1884, Saint François d'Assise transportée Sainte-Marie des Anges, 
toile exécutée pour l'église Sainte-Elisabeth à Roubaix ; en 1887, 
les Franchises de Lmogps. plafond destiné à l'Hôtel de Ville de 
Limoges et commandé par l'Etat ; en 1888, Muscadin, acheté par le Musée 
do Tourcoing; en 1889, Exorcisme au Moyen-Age^ acheté par l'Etat pour 
le Musée de Bordeaux; en 1892 ; (^1889* ! grand plafondde soixante-dix 
mètres carrés de surface, exécuté pour l'Hôtel de la Monnaie à J*aris; en 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



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M. Weeuts, dans son atelier, devant sa toile du l.cndil. 



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HORS-CONCOURS (A. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 343 

1895 : Pour rHumanitét Pour la Patrie! Cette toile, actuellement placée 
à TEglise de la Sorbonnc, à Paris, figara à l'Exposition Universelle de i900, 
en même temps que \a.Nuit du 9 au 40 Thermidor, envoi du Salon de 4897. 

Au Salon de 1902, t les portraits de M. Weerts sont toujours fort re- 
marquables et fort remarqués à cause de la merveilleuse précision des 
figures et du diétaché superbe que présentent toutes les physionomies : 
le Portrait de M. Vaudrenier est un pur chef-d'œuvre et dans ce groupe 
féminin de Famille à V Atelier j le talent du maître s'est surpassé ». 

Au Salon de 1903, le grand art était représenté par un effort considé- 
rable de M. Weerts : la Fête du Lendit à Saint-Denis, au XV^ siècle. Le 
peintre a su y faire revivre, avec la fraîcheur si attrayante des costumes, 
toute la gaîté des escholiersdu moyen-Âge. C'est une œuvre capitale. On 
remarque beaucoup de variété dans les poses, dans les attitudes ; les 
personnages se détachent facilement les uns des autres ; la scène 
fidèlement reconstituée, fait impression sur le spectateur. « S'ap- 
puyant sur les documents de l'histoire, le peintre a surtout cherché 
à mettre en relief le caractère pittoresque des cérémonies du moyen- 
Âge; il a réussi à nous intéresser à cette résurrection des mœurs 
du bon vieux temps]: La Foire des Parchemins à Saint-Denis, au xv« siècle, 
constituait évidemment l'une des plus curieuses solennités auxquelles 
avait à prende part notre vieille Université. L'artiste a su traduirt d'une 
façon intéressante les traditions de l'époque, et nous ne doutons pas 
qu'en place ses deux panneaux ne fassent le meilleur effet, ne gagnent 
même en valeur^ posés dans le milieu qui leur convient. » 

Enfin, au dernier Salon (1904), « c'est en pleine lumière que M. Weerts, 
poursuivant son genre habituel, présente quatre ]^ei\is Portraits y parfai- 
tement finis, au milieu desquels se détache celui, si vivant, de M. Chau- 
mié : ils encadrent un Portrait de Jeune Fille, esquissé avec un grand 
art ». Les autres portraits, exposés avec celui de M, Chaumié, Ministre 
de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, étaient ceux de M. Roujon, 
Secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Art^ et de M. Robert-Fleury , 
Président de la Société des Artistes Français. 

A cet œuvre, déjà étendu, il faut ajouter un nombre considérable de 
Portraits de personnalités connues, tels que MM. ChallemeULacour, 
Brisson^ Gréard, Doumer, Boucher-Cadart, Président à la Cour d'Appel, 
Guillain, ancien ministre des Colonies, Dislère, Président du Conseil 
d'Etat, le Général Baron de Launay, ancien commandant de corps d'ar- 
mée, Boulier^ ancien procureur de la République, Ravainon^Mollien, 
Membre de Tlnstilut, etc., de petit et grand format, exposés a la 
Société des Artistes Français, puis à la Société Nationale, au Cercle 
Volney, à l'Epatant, etc. Ainsi, au Volney, en 1897, on remarquait k les 
portraits brillants, exécutés par M. Weerts : celui de M. Brisson, assez 
drôlement posé, est bien fouillé » ; en 1900, l'artiste continuait à être 
c le remarquable portraitiste que l'on connaît : ses petites toiles, étu- 
diées, soignées dans tous leurs détails, satisfont à l'analyse la plus minu- 
tieuse : le Portrait de M. Heidelbach, bien serré dans sa jaquette, d'une 
correction de tenue irréprochable, est très brillant ». En 1901, au même 
cercle, l'on remarquait « la finesse d'expression que M. Weerts a su ré- 
pandre sur In figure, si exacte, du Grand-Maître de l'Université de Paris, 
if. Gréardy enfoui avec bonheur dans une ombre discrète ; enfin, en 1904, 
toujours au Vohiey, l'on admirait le Portrait de M. Combarieu et les 



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344 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Portraits de M. C... et de ses Enfants, exécutés par M. Weerts dans cette 
note de précision méticuleuse où le peintre est depuis longtemps passé 
maître. » 

De même, à TEpaiant, en 1904« nous notions « les portraits fignolés 
par M. Weerts qui a su rendre l'expression de bonhomie malicieuse de 
M. Chautniét ainsi que le portrait représentatif de M. Joliet, saisi dans 
l'exercice de ses hautes fonctions préfectorales. » 

Le talent de portraitiste de M. Weerts était d'ailleurs représenté à l'Ex- 
position Universelle de |900 par six de ses principales œuvres en cê gen- 
re : Portrait de Madame DespeauXy Portrait de Mademoiselle Weerts, 
la fille du peintre, Portrait de M. Henry Brisson, Portrait de M*Dubail, Por- 
trait du général baron de Freederics, Elles furent ainsi appréciées : 
« L^artiste vient, par une touche fine, préciser les détails des figures et 
des accessoires il sait présenter ses personnages sous un jour heureux, en 
des poses toujours naturelles ; il fait de chacun de ses portraiA un petit 
chef-d'œuvre de haute précision. » 

Le peintre a en outre exécuté, pour la Ville de Paris, les voussures qui 
ornent la Salle des Fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris ; il a fait des 
travaux de décoration pour THôtel de Ville de Limoges, pour l'Hôtel de 
la Monnaie de Paris, pour l'église Sainte-Elisabeth, de Roubaix. En 1897, 
l'Etat lui commandait pour la grande Galerie de la Grande Cour d'hon- 
neur de la Nouvelle Sorbonne. la Foir^ du Lendit au XV* siècle, celte dé- 
coration de vingt mètres de long sur quatre mètres de haut, comprend 
les deux grands panneaux qui figurèrent au Salon de 4903. 

A l'Exposition universelle de 1889, le peintre obtenait une Médaille de 
Deuxième Classe. En 1872, il avait déjà remporté une Médaille à l'Expo- 
sition de Londres. En 1877, il obtenait le Grand-Prix Wicar, à Lille; en 
1890, le Prix du Salon, puis la Médaille d'honneur à l'Exposition de 
Versailles en 1891. 

M. Weerts, Chevalier de la Légion d'honneur, en 1884, était promu 
Officier de la Légion d'honneur, en 1897. 



WEISZ, peintre français, Hors-Congours, Médaille de Bronze à TExpo- 
sition Universelle de 1900. 

Atelier : il, place Pigalle, Pari8-9«. 

'WEIWCKEU, HoRS-CoNcouRs, Prix de Rome (Voir page 69). 
IkVERY, HoRS-CoNCOURs, Prix N.vtional (Voir page 84). 

IVILLETTE, peintre français, SocrÉiAiRE de la Société Nationale (1904). 
Atelier : 20, rue Caulaincourt, Paris-18*. 



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346 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



ZO, HoRS-GoNGouRs, Bourse de Voyage (1901). (Voir page 146). 



ZCJBER, peintre français, Hors-Concours, Médaille d'Or à l'Exposition 
Universelle de 1900. 

Atelier : 59, rue de Vaugirard, Paris-6«. 



ZWILIiER, peintre /V'a/ifaes, Hors-Concours. 

Atelier : Villa Méquillet, à Neuilly (Seine). 

M. Zwiller Marie Auguste, est né à Didenheim (Alsace), le 10 juillet 1850- 
Élère de Boulanger et de M. J. Lefebvre, il obtenait au Salon de 1888, 
une Mention honorable avec le Remords de rivrogne, aujourd'hui, au 
Musée de Strasbourg. En 1892, il obtenait une Médaille de troisième 
classe avec son tableau : Une Leçon à l'Institut de Jeunes Aveugles 
d'Illzach (Haute-Alsace), qui appartient au Musée de Mulhouse. 11 traita 
alors des sujets patriotiques alsaciens et se fit l'historien documenté de 
l'industrie de son pajs. Parmi les toiles récentes de l'artiste, exposées 
aux derniei*s Salons, nous rappellerons : 

En 1895, La Leçon de Modelage à l'Institution Alsacienne des Jeunes 
Aveugles, « Il j a de la recherche et de la patience dans cette toile, dit 
la Science en Famille ; le sujet, aride en lui-même, présentait dans son 
exécution, de grandes difficultés. L'artiste a su nous intéresser aux tra- 
vaux de modelage des aveugles, qui suppléent par le toucher au sens de 
la vue qui leur manque ,* aussi cette œuvre^ à un point de vue scientifique 
et humanitaire, mérite d'être signalée. » 

En 1896, l'Industrie en Alsace. — « En un intérieur de salle se trou- 
vent réunies des étoffes de toute nuance, que l'on est en train de ranger, 
de plier, d'empaqueter. Il n'y a pas trop de personnages dans ce tableau, 
mais ceux qu'on y voit, sont bien étudiés; la physionomie de la jeune 
femme, qui, debout, apprête ses étoffes, est fort expressive, et quoi de 
plus naturel que l'attitude de ces jeunes filles qui causent joyeusement 
devant leur machine? Cette scène, par sa simplicité d'allure, plait beau- 
coup; les personnages se détachent bien au milieu de toutes les couleurs 
variées^ dont l'artiste a su parer les pièces d'étoffe qu'il représente. » 

Cette toile valut à son auteur une Médaille de deuxième classe, qui mit 
l'artiste Hors Concours. 

En 1897, Réflexions. — « M. Zwiller, disait à ce sujet le Journal des 
Artistes ^ est un artiste qui fait parfois des Réflexions intéressantes, si 
l'on en juge par celles qu'il nous représente cette année, sous la forme 
d'une charmante petite femme, artistement jetée avec un puissant mo- 
delé des chairs. » 

En i898, Vlmpression^ le Tissage, — Mais laissons la parole à la cri- 
tique : c< Avec M. Zwiller, nous pénétrons un coin de l'industrie en Alsace, 



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HORS-CONCOURS (a. F.), SOCIÉTAIRES (s. N.) 347 

en assistant à deux scènes, Vlmpf^ession et le Tiêiage des étoffes, qui 
sont de toute beauté ; ici il n'y a plus d*allégorle, c'est la réalité qui parle, 
c'est la Tie industrielle qui nous est dévoilée en l'une de ses parties, par 
le peintre, avec un art incomparable. Les sujets sont traités dans une 
note très sobre de coloris ; mais la perspective, bien prise, montre une 
belle profondeur dans Vlmpression ; dans le Tissage, ce sont les fem- 
mes qui triomphent, chacune à leur place, dans un milieu très éclairé; 
tous ces travaux sont racontés le plus simplement du monde, par un artiste, 
qui, tout en recherchant la précision dans les détails, reste préoccupé de 
l'harmonie de Tensemble en ces scènes de la vie industrielle, où il arrive, 
grâce àl'emploides ressourcesde Tart, ànous donnerdes œuvres réellement 
belles : elles montrent que la science industrielle, avec ses machines, son 
outillage mécanique, d'un aspect parfois rébarbatif, n'est nullementrenne- 
mie de l'art et que l'un et l'autre peuvent fraterniser, quand leur union est 
réalisée par un artiste, dont letalentaTenvergurede celui de M. Zwiller. 
Ce sont là deux magifiques pages, de haute valeur, qui parlent aux yeux 
par la sobriété de leur composition et se trouvent élevées, dans un genre 
spécial, où l*artiste évolue avec une grande facilité et un égal bonheur, à 
la gloire de Tindustrie alsacienne. Ce n'est d'ailleurs là que la continua- 
tion d'une séné, dont nous avons signalé déjà les premiers termes et qui 
valurent au peintre une deuxième Médaille au Salon de i896. » 

En 1899, Pour le Centenaire Ue la Réunion de Mulhouse à la France 
(4198-4898), — Le Journal des Artistes, dans son compte-rendu du 
Salon, terminait ce qui était relatif au nu allégorique, en signalant 
« cette jolie femme endeuillée, que M. Zwiller a peinte avec son talent 
habituel ; le sujet, magnifique en lui-même, est représenté de très sug- 
gestive façon : la pensée du peintre y est soulignée d'une intention patrio- 
tique délicate, qui plaira à tous ceux qui se souviennent encore qu'autre- 
fois Mulhouse fut ville française. Le passage de l'Ecclésiaste, inscrit sur 
la roue du Temps, indique, d'une façonclaireetdesplus originales, la belle 
conception de l'artiste, qui laisse le spectateur ému devant cette œuvre 
d'une haute portée, à laquelle vient s'allier, il est inutile, sans doute, de 
le rappeler, la beauté de l'exécution. » 

Le Laboratoire, — M. Zwiller occupe une place à part dans un genre 
ardu où il ne trouve pas beaucoup d'imitateurs, et des difficultés duquel 
il ne sort à son honneur qu'en employant toutes les ressources de son 
beau talent de coloriste. Cette année, voici encore un terme important 
de cette belle série que l'artiste a consacrée à la gloire de l'Industrie en 
Alsace : c'est le laboratoire de teinture, où se fait l'étude de toutes ces 
couleurs brillantes, qui doivent donner aux tissus leur richesse de tons 
et leur beauté ; la scène, très sobre de personnages, est présentée avec 
cette harmonie particulière de coloris qui montre, sous le jour le plus 
brillant, le talent de l'artiste, appuyé sur une technique très savante, qui 
permet à son pinceau de pénétrer dans une étude industrielle qui semble- 
rait, a priori, peut-être à quelques-uns, incompatible avec l'art. M. Zwil- 
ler a tenu à montrer qu'aucune difficulté ne l'arrête et que son talent 
consciencieux peut aborder les sujets les plus ingrats. Nous adressons à 
l'artiste nos bien sincères félicitations : il y a droit. » 

En i900 : Le Baponage. 

Au Salon de 1901, M. Zwiller présentait la Femme du Lévite d'Ephraïm^ 
ainsi qu'un remarquable Portrait de femme^ somptueusement éclairé : le 



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348 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

profil du sujet, hardiment lumineux, se détache sur un fond obscur avec 
une précision rare : il se trouTe mis en valeur, d'après un procédé de con- 
trastas de lumière et d'ombre, qui rappelle la facture des maitres. La 
puissance de l'éclairage met en relief le talent de portraitiste du peintre, 
qui a signé là. Tune de ses bonnes œuvres. » 

Au Salon de 1902, la Muse plewant le Poète est « un du intéressant, 
dont l'exécution rappelle le genre, si poétique, de M. Henner. Une grande 
impression de tristesse est répandue sur^cette toile, le contraste des lu- 
mières et des ombres, met en valeur la science de M. Zwiller dans le do- 
maine de réclairage de ses personnages. » En i903, « VAdam et Eve 
réalise une belle étude de nu, sur laquelle tombe une forte lu- 
mière, qui rappelle le talent prestigieux du maître ; nous nous arrête- 
rons encore au Portrait du General Balaman, projeté en pleine lumière, 
avec un caractère fini, irréprochable. » La Muse pleurant le Poêle et 
Adam et Eve appartiennent aujourd'hui à une importante galerie pari- 
sienne. 

Enfin, au dernier Salon (1904), arrêtons-nous, aux envois de M. Zwil- 
1er, c au Premier Crime, toile qui laisse après elle, une impression de 
vision hennérienne; en cette étude, aux tons de couleurs sobres, dont 
les blancs et les noirs apparaissent seuls, comme pour augmenter le 
côté tragique et douloureux de la scène, la répartition de la lumière sur 
les corps des personnages se trouve disséminée avec une science consom- 
mée ; elle vient s'épanouir sur le corps, déjà froid, d'Abel, étendu mort à 
terre, tandis que sa mère, affaissée, présentée de profil, cachant d'une 
main son visage et que Adam, dont la physionomie reflète la tristesse 
d'àme et le chagrin du cœur, viennent donner au spectateur, l'impres- 
sion profonde d'une douleur muette et résignée ; la scène se passe au 
bord d'une rivière, côtoyant un paysage, qui^ à peine éclairé par les feux 
scintillants des étoiles, achève de se perdre dans une ombre discrète, 
repoussant comme principal aliment à la curiosité du visiteur, le spec- 
tacle de désolation et de mort, qui fut le premier deuil du genre hu- 
main. 

c De ce morceau, d'une émotion puissante, nous passerons à Lettre 
d'Exil, sujet d'un caractère tout moderne; M. Zwiller nous rappelle son 
grand talent d'observation dans l'exécution de ce profil d'Alsacienne, 
heureuse d'écrire à l'absent ; la physionomie, magistralement éclairée, 
rassort sur un fond bleu, en une charmante expression, heureusement 
saisie par le pinceau du peintre. » 

En dehors des Salons annuels, M. Zwiller a encore exposé régulière- 
ment au Cercle Volney. En 1896, il présentait une Partie de Dominos : 
<f Les joueurs, bien traités, ont une bonne figure expressive : les reflets 
de lumière que reçoit la figure d'un vieillard, qui allume sa pipe, sont 
d'un effet original. > En 1897, paraissait Jeune Alsacienne: a Le profil 
s'enlève sur un fond sombre ; la tète, habilement éclairée, présente de 
jolis tons lumineux avec quelques coups de brosse heureux. Chagrin 
représente une femme qui, la tète en ses mains, se désespère amère- 
ment : la lumière tombe sur la chair nue du sujet, traité avec beaucoup 
de sentiment. » En 1898, les envois du peintre étaient encore remarqués 
de la critique. « M. Zwiller, disait le Journal des Artistes, est un artiste 
que nous aimons à suivre avec intérêt; il en est à cette période de l'évo- 
lution du talent, où chaque œuvre nouvelle marque un pas en avant, un 



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HORS CONCOURS (a. fJ, SOCIÉTAIRES (s. N.) 349 

progrèjs; il s'attache aux jeux de la lumière, aux contrastes francs des 
couleurs, aux oppositions savantes des lumières et des ombres, et il les 
interprète avec beaucoup de bonheur; sa Blondinette est délicieuse 
d'éclairage, de cet éclairage particulier fait mi-partie de lumière, mi- 
partie d'ombre, avec lequel Rembrandt a présenté plusieurs de ses per- 
sonnages célèbres. Le Deuii est un pur petit chef-d*œuvre : cette jeune 
blonde rutilante, tout de noir vétuc. laisse voir une peau d'un satin mer- 
veilleux, qui se détache sur un fond sombre; la touche discrète et puis- 
i^aDte du pinceau du jeune maître accuse, en cette toile lumineuse, une 
des œuvres les plus remarquables de ce petit Salon... » 

En 1899^ au même Cercle, M. Zwiller présentait un sujet remarquable: 
En Prière. Dans un cadre très simple, l'artiste a su faire une œuvre 
d'émotion pieuse. Eclairée dans une de ces belles lumières, dont le peintre 
a trouvé le secret, la Ggure enfantine, d'une douceur angélique, reflète 
la pureté du cœur; on y lit la conviction avec laquelle la jeune fillette 
adresse à Dieu l'hommage de sa chaste prière ; aussi cette œuvre est-elle 
attendrissante : c'est encore une bonne et forte étude, où l'artiste a su 
mettre son empreinte d'art originale. Un peu plus loin, un joli Portrait 
de dame estjexécuté dans une note d'art élevée. • 

En 1900, M. Zwiller exposait au Cercle Volney d'intéressants travaux : 
« Le Portrait de M. Lœw, Président de la Cour de Cassation, destiné au 
Musée de Mulhouse et un groupe de Deux Amis, présenté avec calme, 
dans 1 intimité, en une facture correcte, pleine de pondération et de me- 
sure. » 

En 1901, la critique faisait une place à part aux envois de M. Zwiller, 
« présentés en une note brillante de lumière, qui fait penser à M. Hen- 
ner; mais le dessin est plein de fermeté et de précision, l'enve- 
loppe de sa lumière est moins mystérieuse, moins énlgmatique, moins 
troublante peut-être ; mais elle lui sert admirablement & mettre 
en relief de beaux efTets de contraste. Ces charmantes blondinettes en 
TraDai/ ou en Prière? révèlent un artiste de haute valeur, qui ne reste 
point à piétiner sur place, mais poursuit avec ardeur l'évolution de son 
talent. M. Zwiller n'esl pas seulement l'homme consciencieux qui n'a pas 
craint de se mettre en avant pour protester contre certains abus déplo- 
rables de la Société des Artistes Français ; il trouve encore le temps 
de faire de belles études : l'homme et l'artiste sont également dignes de 
toutes nos sympathies,.. > 

En 1902, au Volney, on admirait c un ravissant petit personnage fémi- 
nin Allant en Classe, soigneusement décrit par le pinceau savant du peintre • , 
puis & VAutomobUe-Club, des Portraits ou têtes d'étude, remarquable- 
ment éclairées. En 1903, rappelons une petite Alsacienne, « Rê- 
veuse », dépeinte avec beaucoup de sentiment, et le Portrait du 
peintre K. 

Enfin, en 1904, au Volney, M. Zwiller consacrait encore son presti- 
gieux talent & l'étude des types alsaciens : Lettre d*Exil constitue un 
fragment intéressant de l'œuvre patriotique, à laquelle s'est adonné 
l'artiste en ces dernières années. Puis, à l' Automobile-Club, « M. Zwiller 
nous ofTre un coloris frais s'appuyant sur un dessin robuste : Ariane, 
étude vigoureuse d'un nu sur lequel tombe une puissante lumière, se dé- 
tache en un beau relief sur les parties sombres du fond, la Jeune Fille 
portant^ avec une coiffure rouge, un costume original, est joliment pro- 



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V 

PEINTRES RÉCOMPENSÉS AUX SALONS 
DES ARTISTES FRANÇAIS 



PEINTRES ASSOCIÉS A LA SOCIÉTÉ NATIONALE 
DES BEAUX-ARTS 



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LES PEINTRES ASSOCIÉS (S. N.) 
LES PEINTRES RÉCOMPENSÉS (A. F.) 



Dans cette cinquième partie du Licre d'Or, nous nous occuj 
peintres qui ont été élus Associés à la Société Nationale des Beau 
récompensés aux Salons de la Société des Artistes Français, sans 
concours. Cette catégorie comprend les artistes qui ont obtenu ur 
honorable ou une médaille de 3^ classe au Salon ou ont été ré 
aux Expositions Universelles. 



T. 



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PEINTRES RÉCOMPENSÉS 

AUX SALONS DES ARTISTES FRANÇAIS 



PEINTRES ASSOCIÉS A LA SOCIÉTÉ NATIONALE 
DES BEAUX-ARTS 



ALBERT Gustave, peintre suédois. Associé à la Société Nationale des 
Beaux-Arts. 

Atelier : à Tous-Vents, dans TOise. 

M. Gustave Albert est né le 30 octobre 1866, en Suède. L'artiste s'est 
consacré à l'étude du paysage ; il expose à la Société Nationale des Beaux- 
Arts depuis 1893 et il a été élu Associé de cette Société. En i897, l'Etat 
lui achetait une de ses toiles : Soleil sur la Neige; en 1898, l'artiste a 
exposé à la Galerie des Artistes modernes, avec le groupe des Dix-Neuf : 
« Certains paysagistes cherchent à nous séduire moins par l'artifice de la 
couleur, érigé en trompe-l'œil, que par le souci de l'exactitude et de la 
vérité. Voici M. Albert qui nous montre deux bonnes études deBougival: 
l'air et la lumière circulent sous ces arbres qui abritent l'eau du fleuve, 
immobile; mais la partie la plus originale, la plus curieuse des envois du 
peintre se trouve en ces Bois an Canif, en ces Croquis^ aux ombres lar- 
gement plaquées, représentant des types d'actualité ou traduisant des 
scènes de la vie courante ». 

Cette môme année, i898, M. Albert fit une exposition particulière de 
ses œuvres à la Galerie des Artistes Modernes. Quarante tableaux 
de l'artiste figuraient à cette exposition : « En cette série, consa- 
crée au paysage, Ton remarque de jolis détails d'éclairage, avec 
quelques effets de lumière, fidèlement étudiés. Parmi les toiles, où 
s'accusent davantage le talent et le savoir du peintre, nous remarquonsde 
Bofeaux dans la Brume, présentés sous un petit coup de soleil qui vient 
effleurer la surface de l'eau ; Soir à Honfleur, toile habilement éclairée, 
respirant une saveur lumineuse spéciale ; Au Bord de la Mer, avec une 
atmosphère transparente, au milieu de laquelle se détachent des barques 



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356 LB LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

près du port. Une étude de la vallée de la Creuse reste très belle, sous 
une lumière douce, laissant aux ombres le soin d'étaler leur profonde 
vigueur : puis ce sont Au Bord de la Snne, un efTei de soir, où la lumière 
glisse sur Teau ses radiations argentées : un Clatr de Lune à Hon fleur, 
très heureux dans son genre... Talent doux, calme et simple, M. Albert 
recherche et affectionne des effets particuliers de lumière ; il les traite 
avec facilité, sans excentricité ni tapage; ses efforts seront couronnés de 
succès ; car les toiles qu'il expose sont de fortes et consciencieuses études, 
d'où se dégage le tempérament du peintre avec ses goûts personnels, sa 
compréhension spéciale du paysage. Avec la volonté ferme, nettement 
accusée, d'être un peintre, M. Albert, en pleine évolution de son talent, 
atteindra vite le brevet de maîtrise, auquel il semble appelé. » 

L'artiste exposait au Salon de 1901 : Au Bord de la Meuse, puis Mati- 
née d'Hiver ; en 4902, le Matin c toile d'un grand eflet: cette belle œuvre, 
tout éclaboussée de lumière, rappelle le talent remarquable de ce paysa- 
giste ». La même année, aux Indépendants, nous remarquions de « pe- 
tites notations, chantantes de nature, d'un effet parfois fort pittoresque ». 

En 1903, nous retrouvons le peintre, à la Galerie des Artistes Modernes, 
c M. Albert nous offre une réunion de paysages, présentés avec de jolis 
coups de lumière, heureusement étudiés ; on y relève de remarquables 
effets de neige où la palette brillante de l'artiste a su trouver de bien 
jolis détails : Soleil couchant sur l'Oise, par exemple, peut être considéré 
comme un modèle du genre ». 

Enfin, au dernier Salon (4904), M. Albert nous offrait « des morceaux d« 
Paris, d'une pMe solide ». 

Ajoutons, que M. Albert, Associé de la Société Nationale, a obtenu une 
Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900. 



AXiIZARD J.'Paul, peintre français. Médaillé au Salon (1903). 
Atelier : 9, rue Falguière, Paris-15«. 

M. Alizard est né le i2 août 1867, à Langres, dans la Haute-Marne. Elève 
de son père, de Benjamin-Constant, de MM. J.-P. Laurens et Dawant, il 
sacrifia surtout au portrait et au tableau de genre. 

Parmi les œuvres principales, présentées aux divers Salons de la Société 
des Artistes Français, nous mentionnerons : en 1897, « un porti'ait de 
vieille, en coiffe blanche, rempli d'observation et de naturel : la Mère 
Jeannette » : cette toile appartient actuellement |au Musée de Langres, 
ville natale du peintre; en 4898, Portrait de A. 5.; en 1899, Peur d'Acartf, 
toile, qui fut acquise par TEtat ; en 1900, « une toile philosophique : Chose 
vue un jour de Printemps, d'une intensité d'émotion assez grande » ; le 
tableau, récompensé d'une Mention Hon rrable, fut acquis par TEtat ; en 
1901, Portrait de Monseigneur Hersscher; en 1902, Dans le Passé, toile 
acquise par TEtat; en 1903, a nous nous arrêtions à cette scène touchante, 
dans un coin d'église, présentée avec un beau sentiment et une simplicité 
expressive : Pour l'Absent » ; l'œuvre, récompensée d'une Troisième 
Médaille, fut achetée par TEtal. Enfin, au dernier Salon (1904) t le talent 
de M. Alizard est représenté par un Portrait de femme, dont la figure, 
puissamment éclairée, est d'un bon relief; mais l'envoi important dupeia-\ , 



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358 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

le Coin Abandonné; en 1889, Nuit au Bord de la Seine, récompensée 
d'une nouvelle Mention Honorable; Tristesse du Soir; en i890. Mélan- 
colie; en 1893, VEglisc du Tréport. 

En 4898, M. d'Argence présentait dans le Havin de la Mitidja^ • un 
grand panorama, où le peintre a pu faire voir de grandes qualités de 
paysagiste, comme interprète de la nature. Le Parc de Saint-Cloud mon - 
tre un joli pelit endroit, heureusement choisi àTombre de grands ai'bres, 
coupé de ci, de là, par quelques traînées de lumière; mais c'est sur- 
tout la Vue d'Aiguebelley qui réalise un très bel elTet de montagne : au 
pied des Alpes s'étend le village, qui s'épanouit au sein d'un tapis de 
fraîche verdure et de moissons dorées, tandis que les hauteurs restent à 
demi-voilées des buées estivales de vapeurs et resplendissent des beautés 
de la nature sous un ciel clair. Ces toiles annoncent chez l'artiste un réel 
talent, qui ne demande qu'à se développer. » 

En d899, paraissait Après-midi de Décembre à Ajaccio, toile achetée 
par VEiai ; en i90i, Saint-Cloud s'allume ; en 4902, M. d'Argence nous 
montrait « des effets tout poétiques dans la Grande Hue de Boulogne et 
Nuit Etoilée] nous retiendrons encore Après Midi et Fin d'Atitomne, dont 
les premiers plans sont remarquablement traités. » 

Le peintre. Associé de la Société Nationale . est attaché au département 
de la Marine ; il a remporté une Médaille à l'Exposition de Chicago, pour 
une Marine d'un grand caractère : la Nuit. Enfin M. d'Argence a obtenu 
une Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1889. 



AZAMBRE Etienne, peintre français, Mentionné au Salon (1889). 
Atelier : 23, rue de Sèvres, Paris-6«, 

M. Azambre est né à Paris, le 2 février 1859. Elève de MM. Bouguereau 
et T. -Robert Fleury, M. Azambre sacriûa à un genre fait tout de senti- 
ment. Parmi les principales toiles que l'artiste ait envoyées au Salon des 
Artistes Français, nous citerons : en 1889. Musique de Chambre, qui lui 
yh\\xi nne Mention Honorable \ en 1895, la Vocation de Jeanne d'Arc; 
en 1899, une toile particulièrement suggestive, d'une grande discrétion 
de coloris : les Vierges Sages et les Vierges Folles. 

Au Salon de 1900, paraissait Dans V Escalier : « deux petites fillettes, 
tout naturellement posées, s'entretiennent des choses graves de leur âge, 
avec tout le sérieux qui convient à de grands personnages. » En 1901, 
Toupie Hollandaise : « doux gracieuses fillettes, décrites d'une façon 
charmante par le délicat pinceau de M. Azambre, se livrent, dans un cou- 
loir, à leur passe-temps favori ; cette petite scène enfantine, justement 
traitée, comme tout ce qui sort du pinceau de l'artiste, est bien douce- 
ment éclairée. » En 4902, M. Azambre sacrifiait « à une note discrète et 
douce d'éclairage dans sa toile des Vierges Sages, s'avançant à la suite 
de leur divin maître, Jésus, mais il sait aussi nous montrer un sujet plus 
voisin de la réalité, d'un genre plus brillant et plus lumineux : En Eté. » 
Au Salon de 1903, « le Bouquet d'Hiver, de M. Azambre, met en lumière 
une tète de femme, délicatement esquissée, toute à ses occupations favo- 
rites. » Au dernier Salon (4904), la Première Communiante se déta- 



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ASSOCIÉS (s. nJ, récompensé 

chait gracieusement au milieu de la verdure ave( 
tioD, tout à rhonneur du peintre. » 

En dehors du Salon, Dartiste a encore figuré a 
sitions artistiques de \bl Société Samt-Jean : c'es 
exposait « une Musique Sacrée d*un grand carac 
note discrète de couleurs et ornée d'une décoratioi 
tout artistique : des anges suspendus dans les ai 
cert d*étres séraphiques ; le sujet aérien est délie 



Madame BABAIAIV-CARBONELL, An 

nien, élue Associée (1903), k la Société Nationale ( 

Atelier : Î31, rue Lainarck, Paris-i 

Madame Babaïan est née à Vienne, en Auti 
est originaire de Tiflis, dans l'Arménie russe. Elè 
de MM. J. Lefebvre et T. -Robert Fleury, puis de 
exposait au Salon de la Société Nationale, en 19 
puis un dessin : Portrait de M, /. C. et fut tout d 
la Société. Cette élection consacrait un talent plei 
Tons l'artiste au Salon d'Automne (1903), où dai 
semble s'inspirer de la manière de Carrière, mai 
fond gris, terne, sombre, se détachent desphysio 
peintes : ces œuvres à distance sont d'un fort bel 
au dernier Salon (1904), le peintre semblait poui 
genre original : la Mélancolie, en une touche efl 
sionnante et cette Jeune Fille travaillant est exprès 
ché remarquable sur un fond flou. » 

Madame Babaïan a fait une exposition part 
à Tiflis (Caucase) en i893; en 1902, elle parut av 
des Artistes Indépendants, & Paris ; enfin, en 190 
bourg et à Londres. 



BARBIER Antoine^ peintre français y Mentionné a 

Atelier : 8, Villa Michel- Ange, Par 
mercredi. 

M. Barbier est né à Saint-Symphorien-de-Lay, c 
comme paysagiste^ au Salon de 1899, k la Sociét 
avec une toile : « Avant 4900 »> — Bords de la Sei 
en 1900, les Iles Chausey; au Salon de 1901, pa 
Saint' Etienne^ pittoresquement présentée et les i 
étude d'après nature qu'on ne se lasse pas d'adnr 
sentait La Pointe d*Hermance (Savoie), puis au d( 
œuvre intéressante, la Tamise à Londres, cette de 
auteur une Mention Honorable. 

En dehors des Salons de Paris, le peintre parti 
Lyon, en 1901, d'Alger, en 1903, de Genève, en 1 



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E LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

jon en 1902, puis une Médaille d*or & Evreui, un diplôme 
Exposition Internationale de Philippopoli, en i893, une 
k Sophia, en i893. 

le M. Barbier est Officier d'Académie, qu'une de ses 
antes a été acquise parle Musée de Saint-Etienne (Loire) et 
la Ville d'Alger, pour son Hôtel de ville. 



ançaiSf Mention Honorable en 1903 pour : Ln Por- 
er : à Trappes (Seine-et-Oise). 



lERIVAMOXT Clarisse, peintre miniaturiste et 
Mention ^onoraô/e à l'Exposition Universelle (1889). 

ier : 21, rue du Vieux-Coloynbicr, Paris-6«. 

s Bernaraont est née à Châtillon, dans le département de 
de Madame Thoret et de M. Leloir, elle exposa successi- 
)n des Artistes Français : en 1893, une aquarelle : A%i 
s toute une série d'intéressantes miniatures, parmi les- 
imarquerons : en 1895, Dans les Roseaux ; en 1896, Plu- 
m i897, Danseuse, et une Femme en Prières, délicieuse- 
n 1898, Enfant Endormia; en 1899, Juive; en 1901, parais- 
le Prunes (aquarelle) et deux miniatures : une jolie petite 
puis une riche décoration artistique, portant sur un per- 
in qui se détache sur un fond de verdure ; en 1903, une 
niniature) merveilleusement proGlée avec un soin minu- 
1 dernier Salon (1904), Mademoiselle Bernamont exposait 
B choix ; il faut nous arrêter à cette petite Hollandaise, 
it accoutrée ; la figure est ravissante et l'œuvre représente 
yreille de précision. » 

, l'artiste |a figuré & l'Exposition des Femmes Artistes, 
ait, en particulier, Hirondelle de Mer, miniature, les 
n grand nombre de Portraits, Ainsi à l'Exposition de 
n 1900, on remarquait de Mademoiselle Bernamont « un 
: Au Bord de l'Eau et le Portrait de Madame la Comtesse 
icatement posée, décrite avec une finesse de touche éton- 
03, on admirait encore, des Portraits « d'une netteté 
narquable, émanant du délicat coup de pinceau de Made- 
moni. » 

elle a envoyé aux diverses expositions des Femmes Pein- 
irs, nombre d'aquarelles, de fleurs, de personnages et de 
ainsi qu'en 1900, l'artiste présentait! un somptueuxbou- 
tes aquarelles de Roses des plus variées, ainsi que des 
îment exécutées. » En 1902, nous retrouvons l'artiste avec 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 364 

de a charmants bouquets de fleurs, exécutés à. l'aquarelle en une touche, 
pleine de délicatesse, puis des miniatures, d'une correction de dessin, 
d'une ampleur de modelé rares ». Enfin, en 1903, on remarquait « des 
fleurs délicatement teintées, de fines miniatures, telles que Têtes d'Anges 
d'après Reynolds^ d'une douceur vaporeuse et un Portrait heureusement 
fini par le pinceau de Mademoiselle Bernamont. > 

Mademoiselle Bernamont figura encore, en 1900, à TExposition de 
l'Association Mutuelle des Femmes ; son talent j était ainsi apprécié : 
« Mademoiselle Bernamont sait donner une tournure artistique aux plus 
modestes sujets : en ses figures étudiées, on surprend toujours de 
jolies expressions, accompagnant une teinte de coloris superficiel déli- 
cieuse et cette aquarelle, d'une couleur si légère, Toinoriy comme elle 
nous fait apprécier la netteté et la précision du coup de pinceau de son 
auteur ! » 

L'artiste, diplômée de la Ville de Paris (1879), remportait une Mention 
Honorable à l'Exposition universelle de 1889, puis un« mention à l'Expo- 
sition de Blanc et Noir, en 1890 ; une mention & l'Exposition de 
Tunis, en 1896. Mademoiselle Bernamont est Officier d'Académie depuis 
janvier 1898. 

Ajoutons que Mademoiselle Bernamont fait des portraits en miniature, 
à l'aquarelle et au pastel, d'après nature et d'après photographie ; elle 
professe un cours à son atelier. 21, rue du Vieux-Colombier. 



BERTIER Charles-Alexandre, peintre français. Mentionné au Salon 
(1894). 

Atelier : 8, rue du Docteur-Mazet, à Grenoble (Isère), et 
32, avenue Wagram, Paris. 

M. Bertier est né à Grenoble, dans l'Isère, le 1*^ octobre 1860. Élève 
d'Achard et de Guétal, il s'adonna k la peinture à l'huile dans le genre 
du paysage, et se consacra presque exclusivement à l'étude de la haute 
montagne et des glaciers des Alpes. Parmi les œuvres principales que le 
peintre ait exposées au Salon de la Société des Artistes Français, nous 
retiendrons : en 1884, Fin d'Octobre à Eybens ; en 1888, Sous les Noyers, 
Dernières Feuilles ; en 1890, Sentier de V Ermitage ; en 1891, Au Bord de 
la Mare (Soir) ; en 1894, Vallée du Vénéon (Oisans) : cette toile valut à 
l'artiste une Mention Honorable et fut acquise. par la ville natale de l'au- 
teur, pour le Musée de Grenoble : « La municipalité, lui écrivait le maire 
de Grenoble, est heureuse de s'associer au témoignage de haute estime 
que-cette œuvre vous a valu ; elle tient à vous féliciter d'avoir soutenu 
avec éclat la réputation artistique de notre chère cité. » 

En 1895, paraissaient le Hameaudes Préaux el\eL Romanche au plan d'Ar- 
sine(A\pes Dauphinoises); en iS96, Effet du Soir sur le Néron (Meissif de la 
Grande Chai-treuse); en 1897, le Malin à Proveysieux : « Cette toile, repré- 
sentant un fragment du Massif delà Grande-Charlreuse,est trt^'s lumineuse: 
le soleil levant envoie sur la montagne ses myriades de vibrations, qui se 
communiquent de l'atmosphère au sol en de très beaux effets » ; en 1898. 
V Isère au Bec de rEchaillon-; en 1899, Soleil couchatit après r Orage 
(Oisans) ; en 1900, l'Approche de lOr.igc en Oisans. Cette toile réexposée 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

rand-Palais, au Salon de TEcole Française, fut le clou de 
on. En i901, le Glacier de la P datte ; en 4902, Grenoble 

; 1903,M.Bertier«qui, depuis'lrop longtemps, attend une mé- 
î, nous emmène dans la région des Alpes Dauphinoises; le 
ntre, séduit par la grandeur imposante, avec laquelle il 
ntagne ; il vient étaler sous nos yeux les splendeurs de la 
rasant, au Soleil Couchant, les cimes rosées des monts 
neige; il exprime, avec une émotion soutenue, le caractère 
superbe des Alpes Dauphinoises ; son tableau de cette année 
; les beautés grandioses de la nature, avec une virtuosité, 
e culte que le peintre éprouve pour la montagne : ce Soleil 
la neige, a été magistralement indiqué, conscieusement suivi 
iils par le pinceau de l'artiste, dont le talent calme, malt 
araft comme remarquable. C'est que M.Bertier est un fidèle 
de la rat)ntagne : depuis vingt ans qu'il expose au Salon, 
sacrifié, d'une façon incessante et continue, à ce genre assez 
a acquis unç maîtrise remarquable, s'appujant sur une 
gté, une exactitude de vision que reconnaissent tous ceux 
que peu familiers avec les beautés naturelles de nos Alpes 
e ces Alpes Dauphinoises, qui ont fait l'objet des études de 
le ce sympathique artiste, resté attaché à son pays natal, 
t rendre, dans leur majesté grandiose, avec leur aspect spé- 
de vue des colorations, ces spectacles variés, si pittoresques, 
, que procure la montagne à ceux qui la visitent. Il vient 
• les impressions que nous éprouvons devant la nature ; 
li, nous le saluons comme un maître de la montagne, dont 
merveilleusement le caractère, dont il nous détaille les 
)eautés avec un sentiment qui révèle l'émotion personnelle 

? Salon (1904), nous admirions un Crépuscule d*Hiver, 
licat effet de lumière fidèlement suivi : ce sol, tapissé de 
rds de rivière, encadrés ptur ces lointains de montagnes aux 
verts de neige, sont d'un effet émouvant. Puis, c'est une 
représentant un bel effet de nature, qui ne manque pas d'une 
ideur, rappelant la majesté des spectacles de montagnes : 
ides Rousses. On retiendra la description minutieuse et 
Dremiers plans, s'étageant sous une douce lumière, en 
dus pittoresques. » 

lent, l'artiste prit part aux expositions des Peintres de Mon- 
K), parmi les principaux exposants, nous retenions le nom 
, « dont le pinceau brillant nous révèle les coins les plus 
lu Dauphiné en de grandioses effets, tels que : Un Glacier à 
901, on y remarquait de « fortes études, délicieuses de 
1902, paraissait « une série de tableaux en vive lumière, où 
de la nature est merveilleusement rendue. » 
I. Ch. Bertier faisait une exposition particulière de tes 
galerie Silberberg, à Paris; le talent du peintre s'y faisait 
îr : 

)silion, fort intéressante par son caractère tout spécial, 
moment, les amateurs d'art : c'est l'œuvre d'un paysagiste, 



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ASSOCIÉS (s. N.), UÉCOMPENSÉS 

qui est resté, depuis que sa vocation artistique s'affl 
ché au même genre, aux mêmes études, aux mêr 
artistique de M. Ch. Bertier s'est toujours porté, 
sites et les paysages de montagnes. Séduit par la 
son pays d'origine, l'Isère, attiré, malgré lui, par 
naturel, vers ces Alpes dauphinoises qu'il parcourt 
son enfance, M. Bertier n'a pas voulu représenter 
chose que les monts et les vallées accidentées de i 
c'est ainsi qu'il a entrepris, avec un patriotisme 
table, de faire connaître, par le pinceau, la régi 
Dauphiné. 11 a voulu faire voir que ces Alpes, dé 
ristes, nos compatriotes, parce qu'elles sont en Fra 
pittoresque, supérieur aux montagnes et aux vallée 
parce qu'elles se trouvent à l'étranger. 

« L'œuvre du peintre est ainsi doublement intére 
artistique et par le but de vulgarisation qu'il 
œuvre, que M. Bertier vient présenter au public pc 
drions, non pas recommander — car il se recom 
de lui-même — mais simplement signaler, comm 
expositions, qui marquent dans une année, qu'il 1 
surtout on a voyagé dans la montagne et que l'on i 
à quelques-uns de ces spectacles grandioses, que 
grand talent d'observation, nous fait passer sous le 

« C'est que l'artiste, montagnard dans l'Ame, s'es 
les plus variées des Alpes; il nous rappelle tour à 
riants, les plus verdoyants des faibles hauteurs et 1 
enneigées, où toute végétation s'arrête, mais où 
étaler leur réserve d'énergie, fournir cette fameus 
que l'industrie de l'homme va transformer plus ba 
fleuve, en force motrice, en lumière, en électricité. 

« Du nord au midi, de l'orient à l'occident, le p( 
lette et de ses pinceaux, a parcouru, en détail, \e 
«'arrêtant, ici et là, pour chercher les plus saisissai 
tagnes, gravissant, à de certains moments, en alf 
sommets les plus élevés des Alpes, pour saisir un s 
leil couchant, finir un effi't de lumière ou reproduir 
resque de montagnes. Pendant vingt ans, il s'est li 
souvent pénible, mais toujours gaiement accepté, 
les années de dur labeur, après les périodes de fat 
vient nous donner, en une soixantaine de toiles, ui 
ces Alpes dauphinoises, qu'apprécient tous ceux qu 
môme n'ont fait que les visiter en passant. M. Berti 
valeur de la lumière et des colorations qu'elle prod 
reproduire, sans parti-pris, ni exagération, ce que i 
marqué de plus magnifique et de plus beau, et con 
ser dans ses toiles son émotion particulière devant 
ses œuvres constitue une page magistrale, qui 
vivante synthèse, l'histoire d'un fragment de ces 
étudiées si longuement, avec tant d'Ame... 

« M. Bertier s'attaque d'ailleurs, avec un égal si 
régions de la montagne : tantôt il nous montre le 



■aiTTr • 



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364 LB LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

qui se déroulent dans let vallées profondes, là où triomphe encore la 
verdure : Vallée du Vénéofiy le Mont Aiguille vu de CieUeSy le Furon à 
Sussenage; tantôt, alpiniste intrépide, il nous entraîne vers les efroes gla- 
cées 011 demeurent les neiges éternelles : voici le Glacier de la Pilatte^ 
émouvante description de l'un des plus beaux sites du Dauphiné, 
la Meige sous la Neige, le Glacier de la Selle, la Mer de Glace. Le peintre 
excelle encore à nous dépeindre ces colorations roses, si remarquables, 
que le soleil, à son déclin, déverse parfois sur les cimes enneigées des 
hauts sommets {Pic des Agneaux, Soleil couchant sur la Meige, etc.). 
Cette variété d*aspects de la montagne qu*a su si fidèlement saisir le 
pinceau du peintre n'est pas Tun des moins séduisants caractères de son 
talent, dont la souplesse apparaît ainsi dans toute sa merveilleuse éten- 
due. Si l'on songe aux difficultés que l'artiste a du surmonter, pour étu- 
dier la montagne à ces hauteurs, où s'étalent les glaciers, pour réaliser 
ses tableaux, tous esquissés sur place, devant la nature dont ils conser- 
vent le charme et la beauté. Ton ne s'étonnera pas de voir traduit avec 
tant d'âme et d'émotion, le pittoresque pays du Dauphiné par l'un de ses 
enfants les plus dévoués; il faut savoir gré au talent de l'artiste de nous 
procurer, en ses différentes toiles, cette vivante illusion de la nature, 
qui, surtout dans le genre du paysage, est la première raison d'être de 
Fart du peintre. 

c Si nous appelons ainsi l'attention surTexposition actuelle du peintre, 
c'est que, c'est la première fois que M. Bertier se révèle, par une exposi- 
tion d'ensemble, au public parisien, après tant d'années de travaux per- 
sonnels, d'études documentées devant la nature, d'efforts persévérants 
sur la représentation de la montagne, M. Bertier a voulu que Paris con- 
sacre son talent de peintre des Alpes françaises; comme Paris ne mar- 
chande jamais ses hommages aux artistes, qui en sont dignes, la capitale 
lui accordera, sans conteste, ce brevet de maîtrise, que l'on a, depuis 
longtemps, à l'étranger, décerné au peintre alpiniste remarquable qu'est 
M Charles Bertier. » 

M. Ch. Bertier prit encore part, en 1904, au Salon de l'Association 
Syndicale Professionnelle, au Petit-Palais : t Le peintre attitré des mon- 
tagnes dauphinoises, M. Ch. Bertier, se plait toujours à en rappeler les 
aspects variés : son œuvre, déjà important, a le mérite de reposer tout 
entier sur Fétude de la nature ; le peintre se trouve ainsi amené à la repré- 
sentation fidèle des spectacles grandioses des sites da montagnes : Soleil 
Couchant sur les Alpes nous laisse voir des sommets doucement teintés 
par les feux roses du couchant ; le peintre a su rendre l'impression magis- 
trale de ce magnifique spectacle, l'un des plus grandioses que l'on puisse 
observer dans la montagne. Le Glacier de la Pilatte est d'une fidélité 
documentée remarquable; Grenoble sous la Neige est encore une jolie 
page, d'un coloris délicat, etc. » 

Les toiles de l'artiste ont été souvent remarquées aux expositions de 
province et de l'étranger. C'est ainsi qu'à Versailles, il obtenait, en 1891, 
une Deuxième Médaille, avec un Premier Automne en Dauphiné, puis un 
rappel de Deuxième Médaille en 4898; il a remporté une Médaille de Bronze 
à l'Exposition Nationale du Travail, au Palais-Sport, en 1898, à Paris; puis 
une Médaille d'Or et le Deuxième Prix du Concours entre lauréats en 4900 i 
enfin, un Diplôme d'Honneur, une Médaille d'Or et une Croix de Mérite, 
à Aix, en 1902; une Médaille, en 1903, à Saint-Pétersbourg, où il est 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 365 

maintenant Hors- Concours; en tout, quinze récompenses, Diplômes 
d'honneur, Médailles d'Or, d'Argent, de Bronze, etc., lui ont été décer- 
nées tant en France qu'à l'étranger. 

En 1895, M. Bertier envoyait quatre de ses grandes toiles à la Nouvelle- 
Orléans; son exposition remporta là un vif succès et fît connaître le nom 
de leur auteur au delà de l'Océan ; à Grenoble, rartiste a fait plusieurs 
expositions particulières dans les salles delà Société Artistique de Grenoble. 
Plusieurs de ses grandes toiles lui ont été achetées au Salon de Paris et 
sont parties à l'étranger, à Lisbonne, à Vienne (Autriche), à New-Orléans, 
à Londres, à Chicago, à New-York. En dehors de se^ tableaux d'exposi- 
tion, M. Bertier a exécuté un grand plafond au château de Saint-Ëgrève, 
dans l'Isère. En 1900, il . fut choisi -spontanément par la Compagnie 
P.-L.-M. pour la décoration de la Grande Salle d'Honneur de son Palais 
de la gare de Lyon, à Paris, il a peint dans Tun des grands panneaux 
du plafond une vue de Grenoble. 

Le peintre a été membre du Comité départemental de l'Exposition 
de 4900; il a été autrefois professeur de dessin au lycée de jeunes filles 
de Grenoble. L'artiste a consacré toute sa carrière aux Alpes Dauphi- 
noises, dont il est aujourd'hui le représentant autorisé. Son but, éminem- 
ment patriotique, a été de faire aimer celte région, si pittoresque, de 
notre beau pays de France en la faisant connaître ; le peintre a con- 
tribué, pour sa part, au mouvement d'entraînement qui a poussé e 
pousse de plus en plus nos touristes vers les Alpes. 

Ajoutons que, comme président, vice-président, fondateur ou chef 
d'orchestre de diverses sociétés de musique, M. Bertier est également 
Tàme du mouvement musical à Grenoble. 11 est Officier de VInstruction 
Publique depuis 1903. 



BERTOLETTI Bernard-Pierre- Alfred, peintre français, Mentionné 
au Salon (1904). 

Atelier : 80, rue Blanche, Paris-9«. 

M. Bertoletti est né àSalviac,dansle Lot, le 19 janvier 1876. Ancien pen- 
sionnaire delavilledePérigueux, et du département de la Dordogne à 
l'Ecole Nationale des Beaux-Arts, il fut élève de Gérôme puis de MM. 
Bardas et Humbert. Il sacrifia principalement à la peinture décorative, 
à la peinture de genre et au portrait. 

Membre de la Société des Artistes Français, il exposait au Salon de 
cette Société, en 1900, un Coquet de Village, toile, qui fut remarquée et 
commença à attirer l'attention sur son auteur; en 1901, il envoyait une 
aquarelle, Apm-if/rfi de Maiy en Périgordy snr les Bords de VIsle\ mais, 
en 1903, il était représenté par une œuvre magistrale, un très beau 
Portrait de M. F. Barrias : « le vieux maître, assis dans son fauteuil, 
est représenté avec une vérité saisissante, une fidélité expressive ty- 
piques. » En 1904, M. Barrias faisait don de ce portrait au Musée de Pé- 
rigueux ; dans la lettre qu'il écrivait à ce sujet, au maire de la ville, le 
maître faisait un grand éloge de M. Bernard Bertoletti; il l'appelait le 
Benjamin de ses élèves et lui prédisait un bel avenir ; mais passons aux 
envois du dernier Salon (1904), qui valurent à l'artiste une Mention Hono- 
rable. 



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306 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

« VEnfant Prodigue représente un efîort considérable, une bien cons- 
ciencieuse étude de M. Bertoletti ; en cette œuvre forte, d*un genre sé- 
rieux, le peintre s'est donné la peine d'étudier à fond son sujet : ce n'est 
point un nu banal que nous avons là sous les yenx ; mais en toutes ses 
différentes parties Ton peut suivre, pour ainsi dire» le fil de l'idée de l'ar- 
tiste, la trame de sa conception. La note sombre de la toile vient ajouter 
au relief du personnage assis, dont la charpente a été soigneusement 
construite par le peintre ; celui-ci a su rendre avec force le caractère de 
méditation triste du jeune homme, pensant, dans sa misère, au bien- 
être, au bonheur qu'il a perdus en s'échappant du toit paternel. Cette 
interprétation originale, d'un sujet classique, aurait sa place, tout indi- 
que, dans Tun de nos grands musées : la conception en est intéressante 
et son exécution met en belle valeur le talent de recherche de l'artiste. 

« M. Bertoletti expose un Portrait de M, Roger-BaHUy assis dans son 
fauteuil, saisi en une pose naturelle, familière : l'expression de la phy- 
sionomie, joliment trouvée, donne une ressemblance parfaite avec le mo- 
dèle, en présentant un air de vie, un relief peu communs. > 

En dehors des Salons, le peintre s'est fait connaître par de nombreux 
travaux décoratifs, parmi lesquels nous citerons les peintures exécutées à 
ChAteau rËvèque, en Périgord : elles comprennent de grandes frises, 
peintes à fresque, un paysage décoratif (2"> 95 sur 4m 60) peint en dé- 
trempe dans la salle vo(>tée, la décoration de la grande cheminée de la 
salle à manger et le plafond de la tourelle. Nous citerons encore quatre 
paysages décoratifs avec figures (2'n 50 sur S™ 40), qui ornent l'hôtel du 
baron de Nervaux, à Périgueux, puis la décoration de Thôtel du docteur 
Margey, à Sannois, en Seine-et-Oise : la décoration pompéienne de la 
salle à manger est originale et curieuse, entièrement peinte à la cire ; 
nous y relevons trois peintures murales et une frise, ne comprenant pat 
moins de cinquante figures. 



BESSET Cyrille, peintre français. Mentionné au Salon (1900), décédé, 
en 1902, à Nice (Alpes-Maritimes). 

Cyrille Besset est né en 1865, à Saint-Cernin du Plain, en Saône -et- 
Loire ; élève de M. Gagliardini, il fut paysagiste. Il débutait au Salon de 
1893, avecL<r Canal des Martigues^ puis exposait en 1895: Aux environs 
de Nice; en 1896, la Cuisine des chasseurs Alpins; en 1898, Village de 
Cagnes, environs de Nice; en 1899, Tourelles-sur-Loup, paysage, qui ap- 
partient au Musée de Nice : en 1900, les Hauteurs de Cagnes: cette œuvre 
retenait l'attention du jury et fut récompensée d'une lff»wiion i/onoraWe ; 
en 1901. paraissait Intérieur de Cour; enfin, en 1903, Les Cagnes redi- 
saient • tout l'éclat de la lumière sous le soleil du Midi >. 

En dehors des œuvres, présentées aux divers Salons de Paris, les toiles 
de Cyrille Besset pénétraient, chaque année, dans les galeries et collec- 
tions particulières : nous retiendrons seulement les principales. Rappe- 
lons : Villa des Collii es (Nice) (1892), toile appartenant à M. Jean Dolent 
Rue à 5an-i?«mo, appartenant à M. G Aubert; Rue du Soleil, appartenant 
à Madame E. Petrocokino. En 1893, Fontan, appartenant à M. Ch. Bec- 
kers; le Psautier de David, à Madame Ferdut; Sur la Roya:une Scierie, 
a Madame Corritéas; Nice, Coin de Vtllas, appartenante S, A. R. Madame 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 367 

la Princesse Henri de Battenberg; Pont sur la Roya, à Madame Arman 
Meyer. 

En 1895, Saint-Martin, Vesuhie (Alpins) appartenant à M. Giraud; 
Nice Pauvre, à M. Brest-Dufour ; Ciel chargé à Saint- Laurent du Var, à 
Madame de Faucamberge ; Quai de Pêche^ à M. Francit Pilatte ; Moissons 
àM. le docteur Aubeau ;Saint-Jean àla Barque, appartenant à J. Marni. 

En 1896 et 1897, Moisson d'Eté à Saint-Laurent, appartenant au comte 
Henri de Faby ; Fleurs à Madame de Faby ; Menton et Nature Morte, ap- 
partenant à Madame Ch.Beckers. 

En 1898, Route de Vence (Gagnes), qui fut acheté par le baron, A. de 



CYRILLE BBSSBT 

Rothschild, pour le Musée de Maubeuge ; Petites Granges, appartenante 
M. Emile Mortier ; rue Arabe^ k M. Emile Moreau. 

En 1899, la Baie de Menton, appartenant à Madame Le Grix ; 

En 1900, Gagnes Vété, appartenant à M. André consul de France à Mo- 
naco ; Torrent, à M. Armand Calvol. 

En 1901, Rocher de Monaco, appartenant à M. Bulgheroni ; Ruelle à Saint- 
Martin, kM. Antoine Emanuel ; Pré Normand, toile appartenant à M. Le 
Margin. Un des tableaux, les plus importants du peintre représentant une 
Rue de Nice, a été acquis par le Musée du Luxembourg à Paris. 

En novembre 1903, une exposition générale de ses œuvres avait lieu à 
la Galerie des Artistes Modernes. Le talent du peintre y était ainsi apprécié : 

« Une exposition, des plus remarquables, vient de réunir l'œuvre 
brillante d'un jeune artiste, qui, après une trop courte carrière, 
magnifiquement remplie, succomba prématurément à Nice, l'hiver der- 
nier. Peintre de la Provence et de la belle lumière du Midi, Cyrille Besset 
fît preuve d'une splendide vision de coloriste ; son talent, pondéré et sur. 



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1 DIÎS FEÎNTRES EXPOSANTS 

le toiles, réunies avec uq soin jaloux par sa 
qui ont voulu, une dcrnirre fois, rappeler 
to d'élite, enlevé en pleine production, en 
turilé de son talent, C'est que le peintre sut 
il un pinceau humain peut être capable, 
mdeurs de cette belle floraison lumineuse, 
m privilège naturel, au littoral méditerra- 
nce. Séduit par cette clarté, cette puissance 
nos régions septentrionales, il s*j attacha 
: son rêve d'artiste et de peintre, il eut le 
en saisir les secrets, pour les fixer eniuite, 
jr la toile. 

î savoureuses, sur lesquelles on trouve jetée 
aier ordre : Fontan — Saint- Martm-Vésubie 
\ie de Vence-Cagnes — Tourrettfii-sur-Loup 
i Mur — Nice aux Treilles — Rocher de Mo- 
Voici quelques natures mortes délicatement 
ousteSy Livres préférés) y puis plusieurs ma- 
f de Menton], où la lumière se trouve répar- 
mieuse entre le ciel et la mer ; enfin toute 
résentant une note lumineuse intense : ce 
îaux. où la finesse, la douceur de léclairage 
ivec tout le charme et l'éclat de la nature ; 
illeusc, déversent sur ses paysages de splen- 
, qui éclatent, triomphalement, manifestant 
aquer, avec la plus belle sincérité, aux vibra- 
atmosphère jusque dans ses parties les plus 
inondées de clarté, noyées de lumière, rei- 
leil, emporteront le nom de leur auteur au 
assureront aux yeux do la postérité une pe- 
Tart de notre époque, place qu'il eût sans 
't implacable ne Teut fauché au moment où 
it à s'affirmer d'une façon éclatante, au mo- 
ances d'artiste allaient se réaliser. Mais lei 
Cyrille Besset du noble but de sa vie ; ili lui 
t dans lequel il vécut, loin des compromis- 
dt tout à son idéal d'artiste, étant lui-même 
é artistique et de probité professionnelle. » 
du Salon de Paris, où il envoyait tous 
ses œuvres, ne prit part à aucun con- 
le peintre vivait A l'écart, toujours travail- 
s des Alpes-Maritimes : c'est là, que la mort 
lein travail, k Nice, en décembre 1903. 
rêté du Conseil Municipal de Nice a conféré 
)eintre exquis de cette région azurée, à l'une 
[le. < En se parant ainsi d'un nom d'artiste, 
uit l'équité jusqu'à l'harmonie : c'est une 
oisie maintes fois par lui pour ses lumineuses 
offrir; c'est cette même voie qui figure au 
e où il dort, en sorte que l'homme, l'œuvre 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XIII. 



Gagnes 
d'après le tableau de Cyrille Besset. 



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ASSOCIES (s. N.), RÉCOMPENSES (a. F.) 360 

et le site se mêlent désormais impérissablement réunis dans un seul et 
même signe de beauté >. 

BO:WNEXCO]VTRE (de) {Ernest Courtoi^i), peintre français, As- 
socié à la Société Nationale. 

Atelier : iOO, rue d'Assas, Paris-6e. 

M. Ernest Courtoii, dit de Bonnencontre, est né à Bonnencontre, dans 
laCôte-d'Or, le 27 juin 1859. Elève de Gérôme, il prit comme genre 
l'allégorie, le pajsage et les fleurs. Parmi les principales œuvres que le 
peintre ait exposées aux divers Salons ^nuels de la Société Nationale, 
nous rappellerons : en 1893, toute une série de sujets bretons (fusains) : 
La Veillée, nous représente un paysan, fort bien en lumière, qui raconte 
sans doute à sa fiancée toutes sortes de choses intéressantes. « Le sujet, 
par lui-même est fait pour plaire et il est bien interprété. » En 1896, a le 
Lit de la Cigale, où une petite forme féminine se trouve heureusement 
jetée sur un lit de feuilles jaunies... » Cette toile fut achetée par TEtat; 
en 1897, V Automne enlève à C EU son manteau de verdure^ qui lui valut 
le titre à' Associé; en 1898, « V Automne, panneau symbolique, commandé 
parTEtat, destiné au ministère de TAgriculture. L'originalité de Texécu- 
tion mérite d'être signalée ; le paysage, très décoratif, est assez brillant, 
interprété par le pinceau d'un peintre qui nous était déjà connu par tant 
de jolis petits sujets, empreints d'une poésie légère, charmante » ; un 
dessin, le Portrait de Mademoiselle Méllne, délicatement dessiné avec une, 
précision minutieuse des lignes, un velouté extraordinaire des ombres»; 
en 1899, V Eté prodigue les Fleurs, puis une série de Sanguines, dont dix 
furent achetées par la Ville de Paris et figurent au Petit Palais : en 1901, 
Soir d'Eté, 

Au Salon de 1902, M. de Bonnencontre, se montrait brillant décora- 
teur: « Pomone est une ctiarmante figui'e décorative. Citons encore une 
branche de pommier, toute couverte de fruits, sMnclinant vers la terre, 
symbolisant V Arbre de la Science du Bien et du Mal, puis \e Jour des Pau- 
vreSj mettant en scène un mendiant qui se dirige vers la porte ouverte du 
parc d'un château ». A la section des dessins, avec quelques nus sug- 
gestifs, on remarquait « une curieuse composition décorative : Au Sortir 
du Temple de VEtude ; les dilTérentes carrières, sous forme de femmes 
graves ourlantes, se présentent à unjeune homme hésitant; la conception 
en est aimable et fait honneur au talent décoratif, à l'imagination de 
l'auteur : toutes ces jeunes femmes, qui cherchent, chacune, à captiver, à 
son profit, l'attention du jeune adolescent, sont hautement expressives, 
quoique chastement posées. > 

Au Salon de 1903, paraissait VHymen, « œuvre d'un sentiment juste, 
qui charme par l'harmonie du coloris ». Enfin, au dernier Salon (1904), 
figurait « un aimable portrait de jeune fille, celui de Mademoiselle Du- 
bois » ; aux dessins, on remarquait les envois « d'un dessinateur d'un 
beau talent, M. Bonnencontre, dont les femmes couchées ont un puis- 
sant relief, ornées d'une douceur d'ombres étonnante ; on ces nus, déli- 
catement jetés, on retient la perfection de Texécution, mettant en lumière 
le coup de crayon fin et délicat de l'artiste. 

En 1902, il fut chargé, par l'Etat, de l'exécution de trois plafonds im- 

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370 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

portants pour le nouveau théâtre d'Epernay ; il obtint du département 
de la Seine, la commande d'i^n plafond pour la nouvelle Mairie de 
Neuillj : Ce plafond figura au Salon de la Société Nationale de 1903. 

L'artiste a exécute un vestibule (deux grands panneaux de paysages et 
fleurs) et une Tribune pour la Salle des Fêtes de l'Exposition Universelle 
de 1900; il dirige, depuis 1892, une école libre de dessin et de peinture 
et est professeur de dessin dans des institutions libres. M. de Bon- 
nenconlre est Olïicier d'Académie et aussi Officier du Nicham-Yftikar; 
il a obtenu une Médaille de Bronze à l'Exposition Universelle de 1900, 
classe 7, et une médaille d'argent, classe 29, pour ses travaux décoratifs. 



Madame BOURILLOX-TOURIVAY Jearine, peintre français. 
Médaillés au Salon (1904). 

Atelier : Asile des Gonralescents, à Sain (-Maurice {Seine). 

Madame J. Bourillon-Tournaj est née à Paris.. Élève de MM. Humbert, 
Saint-Pièrre et Delacroix, elle se spécialisa dans le Portrait, où elle 
réussit aussi bien en peinture qu'au pastel. Parmi les principales œuvres 
que l'artiste ait exposées, nous citerons : en 1896, le Portrait de mon 
Père, le Portrait de Monsieur Clovis Hugues, qui valurent à l'artiste une 
Mention Honorable au Salon; en 1897, un Portrait du Peintre Ferdinand 
Attendu, très riche d'expression, et le Portrait du Docteur Bourillon, 
député ; en i898, elle exposait un beau portrait, bien vivant, du sénateur 
Roussel, Membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine : ce portrait, 
vigoureusement traité, vient s'ajouter à la liste, déjà longue, des œuvres 
de marque de la sympathique artiste; cette toile a été achetée par l'Etat. 
Rappelons encore le Portrait de Mademoiselle Ar osa, et au Salon de 1899, 
le Portrait d'une Jeune Femme. 

Au Salon de i901, paraissait le Portrait de Madame Renot dans son 
rôle de la Belle Alliette : <; Le personnage, bien mis en scène dans une 
attitude de circonstance, est d'une belle expression; le décor est des plus 
simples, l'œuvre, originale, est d'un grand elTet. » En 1903, au Salon, 
nous relevons un Portrait « d'une simplicité prodigieuse. En cette simple 
étude de blanc et noir, d'une grande allure, la figure, heureusement 
éclairée, ressort puissante sur les tons sombres des vêtements ». 
Au dernier Salon (1904), l'artiste exposait le Por/raif de Madame Attendu 
et Veuve, toile qui fut récompensée d'une Médaille de Troisième Classe. 

En dehors des Salons, Madame Bourillon-Tournay, expose régulière- 
ment chaque année à l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs. C'est 
ainsi qu'en i898, on remarquait « le Portrait d'un peintre bien connu, 
très riche d'expression : son auteur. Mademoiselle Tournay, est un por- 
traitiste remarquable ; elle sait placer ses modèles sous le jour favorable 
et varier les poses d'une façon fort artistique. A l'Exposition des Femmes 
Peintres et Sculpteurs (1899), elle exposait des portraits d'une belle 
distinction : celui d'une femme, en toilette de ville, présente un grand 
air de vie dans l'expression, beaucoup de naturel dans la pose ; les acces- 
soires de la toilette sont trt's étudiés; cette toile, à laquelle l'on s'atta- 
che, représente de la bonne et solide peinture; l'artiste se montre non 



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lE LIVRE D'OR DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XIV. 



Nice aux Treilles 
d'après le tableau de Cyrille Besset 



Le Rocher Je Monaco 
d'après le tableau de Cyrille Besset. 



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I 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS 

moins experte dans le maniement du pastel ; cette 
sonnante, si bien soignée dans tous ses détails, pi 

En 1900, nous trouvons encore un Portrait de Mi 
bien peint par Madame Tournay : pose aimable 
élégante et distinguée, c'est plus qu'il n*en faut p 
qu'a remporté cette toile remarquable ». En 190 
Toumajr rencontrait « dans un genre de portraits 
ses anciens succès avec deux têtes de jeunes fiHcî 
sur un fond gris, se détachant, si fraîches, si pimp 
Tune, Tautre, par le contraste de leui^s pbysioni 
blonde. La Belie AlUette est encore un morceau, 1 
d'une heureuse sobriété d'exécution, d'une factur 
1902, toujours à l'Exposition des Femmes-Peintrei 
Tournay se montrait c portraitiste de marque : se 
avec aisance du caractère grave des Ggures Je viei 
Mère)y au caractère léger et gracieux des têtes de , 

En 1903, on remarquait le Portrait d'un Gonsei 
sation, présenté avec une grande sobriété de lum 
B,.., saisie en pleine vie, avec une simplicité frapj 
délicieuses ligures d'enfants. 

En 1890, le peintre obtenait du Ministère des B 
d'Etudes; à l'Exposition universelle de Lyon, en 
une troisième Médaille ; en 1895, les palmes a( 
décernées. Enfin, Madame Bourillon-Tournay es 
écoles de la Ville de Paris. 



MAdeinolf^elle BURDV Jeanne-Aflèlf\ peintre 
au Salon (1903). 

Atelier : 62, boulevai*(i de Clichy, F 

Mademoiselle Jeanne Burdy est née à Triel, en 
Henry Lévy, elle cultiva surtout les genres de 1 
relie et du pastel. Parmi les principales miniatui 
aux Salons de la Société des Artistes Français, 
pensant à V Absent, exposée en 1898; Rêcerie, Et 
en 1899; Adolescence, en 1901 ; Avant la Messe, e 
bien belle œuvre d'artiste : Au Prône, où nous vo; 
posées avec une richesse d'expression frappante. V 
lées avec un soin remarquable, sont d'une délicat 
qui indiquent un maître du genre. 

Au dernier Salon (1904) Mademoiselle Jea 
une œuvre importante : Celles gui prient; une fei 
sur le bras, une vieille femme par derrière, sont 
debout, en prières, devant un autel ; les physiono 
diées et l'on ne sait (;e qu'il faut le plua admire 
nages, de la vigueur des expressions ou de la dou 

Mademoiselle Burdy figura encore au Salon d'A 
« une charmante et exquise miniature, représenta 



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372 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

à^ Adolescence se détachant sur « une robe rouge savoureusement dé- 
crite ». 

Mademoiselle Burdy est professeur à TÉcole municipale du neuvième 
arrondissement; elle donne des leçons h son atelier, 62, boulevard de 
Clichy; elle a déjà formé quelques élèves remarquables, par exemple, 
pour n'en citer qu'une, Mademoiselle Juliette L'Antoine, qui, au Salon 
de 1902, obtint une Mention Honorable et le Prix Maxime David. 

En i897, où l'artiste exposait pour la première fois au Salon, ses mi- 
niatures retinrent l'attention du jury : une Mention Honorable lui fut 
décernée. A l'Exposition Universelle de 1900, où le talent de l'artiste 
était représenté par Six Miniatures^ Mademoiselle Burdy obtenait une 
Médaille de Bronze. En i901, elle recevait un Prix de l'Institut; enfin, 
en 1903, ses envois au Salon étaient récompensés d'une Médaille de Troi- 
sième Classe. 



Mademoifselle BURGKAN Berthe^ peintre français, Mentionnée 
à l'Exposition Universelle de 1889. 

Atelier : il, rue Boissonnade, Paris-14«. 

Mademoiselle Burgkan est née à Paris, Elève de Boulanger, de Benja- 
min Constant et de MM. Jules Lefebvre et T.-Bobert Fleury, l'artiste 
cultiva surtout le genre de la figure. Parmi les principales œuvres que le 
peintre ait signées, nous signalerons : en 1885, le Portrait de Madame B.; 
cette peinture, exposée au Salon de la Société des Artistes Français, fut 
remarquée du jury et valut à son auteur une Mention Honorable. A 
l'Exposition Universelle de 1889, l'artiste obtenait une Mention Honorable. 
En 1895, elle exposait au Salon une peinture : Portrait, et un pastel : En- 
fant à la Mouche ; en 1897, une Néréide, d'une tonalité originale ; en 1899, 
une peinture : Hérodiade, et un pastel : Femme au Gui. 

Au Salon de 1901, parmi les pastels, on remarquait « Damoyselle 
Yolande, belle tète suggestive, rappelant les types d'antan, due au 
crayon évocateur de Mademoiselle Burgkan. » Au Salon de 1902, parais- 
sait Laur^ de Noves, « tête à caractère, d'une vigueur surprenante : la 
netteté des traits, l'énergie de l'expression font de cette étude un mor- 
ceau de choix, digne du pinceau de cette véritable artiste. » En 1908, 
figurait un pastel, d'un genre très suggestif, Le Fascino, vivement atta- 
qué par le talent sur et éprouvé de Mademoiselle Burgkan : la « figure 
tourmentée, éclairée d'une expression énergique de maléfice, est typique: 
cette œuvre d'artiste, supérieurement mise en lumière, se détache, frap- 
pante, personnifiant, avec une intensité rare, l'esprit du mal. » 

Enfin, au dernier Salon (1904), il nous faut retenir « pour son expres- 
sion vigoureuse, pleine de relief, La Fleur du Souvenir, physionomie fé- 
minine, puissamment éclairée, dont l'air énergique attire ». 

En dehors des Salons, Mademoiselle Burgkan exposa aussi régulière- 
ment à l'Union des femmes-Peintres. En 1900, son talent s'y fai- 
sait ainsi apprécier : c Mademoiselle Burgkan montre une originalité, 
bien captivante dans toutes ses créations : Hérodiade, le Lierre, etc., sont 
des études, intéressantes à analyser, emportant avec elles la marque si 
personnelle de la vaillante artiste j». En 1901, elle présentait un Petit 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

peintre français^ Mentionné à l'Exposition Universelle 

Atelier : 99, rue de Vaugirard, Paris-6e. 

e est né à Merville, dans le département du Nord, en 1836. 
iéon Goignet, il exposa au Salon des Artistei Français, à peu 
ièrenient depuis 1861, où il présentait Le Retour d'un Soldat en 
nitif et Petites Villageoises, jusqu'en 1903, où il émigrait au 
la Société Nationale et où nous le retrouvons encore en 4904. 
e s'est adonné avec succès aux scènes d'intérieur, d'une inti- 
mante, que son pinceau nous décrit avec une réelle émotion* 
;, par exemple, entre bien d'autres, son Salon de 1899, VHeU' 
et : « le peintre nous ramène à une scène familiale, d'où 
le bonheur et où chacun de nous voudrait pouvoir encore 

I, le Magasin Pittoresque reproduisait son tableau du Salon : La 
mille ; en 1879, VArt Contemporain donnait la biographie de 
\ reproduisait son envoi au Salon. .\ l'Exposition Tniverselle de 
eintre obtenait une Mention Honorable pour son tableau : Près 
qui fut acheté par l'Etat pour le Musée de Lille; deux autres de 
avaient d'ailleurs été antérieurement acquises par TElat : Jeune 
s Départ pour l'Ecole, 

is que, M. Caille est Officier de l'Instruction Publique et officier 
t Soleil de Perse. 

LOX Mary, peintre écossais, Mentionnée au Salon (1904). • 
Atelier : li, Me l cille-Place, â Edimbourg (Ecosse). 

3iselle Mary Cameron, est née à Edimbourg. Elève de l'Ecole 
i-Arts d'Edimbourg puis de MM. Lucien Sergent, Courtois et 
le se spécialisa surtout dans le portrait, dans la représentation 
ux et de tout ce qui s'attache aux courses, portraits de chevaux 
», épisodes de fêtes hippiques, etc.; depuis 1900, l'artiste visite, 
nnée, l'Espagne et depuis cette époque, elle s'est en outre 
ivec le plus grand succès, de représenter les divers incidents des 
i taureaux, les toreros, etc. La vaillante artiste fut d'ailleurs 
l'Ecole Vétérinaire, « Veterinary Collège », à Edimbourg, où 
i k fond l'anatomie et la structure du cheval, avant de se faire 
et apprécier dans un grand nombre d'expositions, à Edimbourg, 
Livcrpool. Manchester, Londres, Paris, Madrid, etc., etc., où 
e à peu près régulièrement chaque année, 
es œuvres principales qu'elle ait exposées aux divers Salons de 
des Artistes Français, nous rappellerons : en 1900, Quîtiant le 
Q 1901, Picadors entrant dans la Place des Taureaux (Madrid); 
?r Salon (1904), la sympathique artiste présentait Après a 



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ASSOCIÉS (s. N.)» RÉCOMPENSÉS (A. F.) 375 

course de Taureaux, puis le Portrait de Madame Blair et de ses Borzots: 
cette dernière toile retint Tattention "du jury et fut récompensée d'une 
Mention Honorable. 

En dehors des tableaux mentionnés plus haut, nous pouvons encore 
citer comme travaux importants de l'artiste, un portrait équestre de 
M. Pâte t son. Maître des « Eskdail-Hounds », exposé en 1899, à la Royal 
Scottisch Âcademj, en même temps qu'une grande scène de courses» 
t At the Starting 'Point ». Rappelons encore, Avant le combat de Tau- 
reaux, Martyrs Muets y Picadors sur le point d'entrer dans r Arène à 
Madrid, cette dernière toile fut exposée en 1901, à l'Institut Royal des 
Beaux-Arts de Glasgow, etc., etc. 

Ajoutons que Miss Mary Cameron, a été proposée comme Mem- 
bre de l'Académie Ecossaise des Beaux- Arts d'Edimbourg en février 1902; 
mais elle ne put être élue, |la règlement s'opposant à l'admission des 
dames. 

CAROIV Henry 'Paul-Edmond, peintre français. Mentionné au Salon 

(1904). 

Atelier : 40, rue Bichat, Paris-lO*. 

M. Caron est né k Abbeville (Somme), le 9 mai 1860. Elève de M. Ra- 
phaël Collin, il cultive principalement le paysage, la marine et la flgure. 
Parmi les œuvres principales, exposées par l'artiste aux divers Salons 
annuels de la Société des Artistes Français, nous rappellerons, en 1888, 
Matinée d'août à Cayeux-sur-Mer ; en 1890, U Approche d'un Grain dans 
la Baie de la Somme ; en 1892, Marée d'Equinoxe, dans la Manche (Au- 
tomnf), œuvre reproduite dans le Catalogue officiel illustré ; en 1896, un 
Parc abandonné à Issy, œuvre qui parut encore au Catalogue 
officiel Illustré; en 1897, un fusain, /^ Départ des Grands Bateaux ; 
en 1898, Dans le Détroit du Pas-de-Calais : cette marine fut reproduite 
en lithographie, par M. Cauwès« qui présenta cette reproduction, l'année 
suivante, au Salon (1899). 

Au Salon de 1899, M. Caron exposait quatre fusains : Au Crépuscule 
(B}etagne). — En Temps de Pluie (Picardie). — Une Lande Bretonne, 
prés de Bosco if et Sur le Quai (Boulogne-sur-Mer) ; tn 1901, un des- 
sin, Dnnkerque; en 1902, un dessin, VEntrée des Bassins, Dunkerque; 
en 1903, un nouveau dessin, le Port du Commerce et le Quartier de Cape- 
cure, à Boulogne-sur-Mer ; au dernier Salon (1904), l'artiste expo- 
sait encore un dessin : Le« Quais à Boulogne-sur-Mer, où « M. Caron a 
su atteindre un puissant effet, en s'attachent à un dessin minutieux de 
cette longue série de navires, placés en bordure du quai ». Ce dessin 
reproduit au Catalogue ofGciel Illustré, valut à son auteur une Mention 
Honorable. 

En dehors des Salous, M. Caron a obtenu une Médaille d'argent, en 
1902, à Amiens; une plaquette d'argent à l'Exposition Universelle de 
1900 (Pavillon de la Ville de Paris); en 1902, une Médaille d'argent à 
Aix, à Amiens, etc., etc. ; l'un de ses tableaux a été acheté par le Musée 
Carnavalet, à Paris ; une autre de ses œuvres importantes se trouve au 
Musée de Picardie, à Abbeville. 



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RE d'or des peintres EXPOSANTS 

ne, en 1904, M. Caron exposait un tableau : La Gi- 

^aron a formé plusieurs élèves, parmi lesquels nous 
Horeau, aquarelliste, Grou, etc. Enfln le peintre est 
des Artistes Français. 

)eintre ottoman, Mentionné au Salon des Artistes 

0, avenue Malakoff, Paris-i6«. 

lé à Erzeroum (Arménie). Elève de Benjamin Constant 
it, il s>st consacré au genre delà marine et a exposé 
is i894, à tous les Salons de la Société des Artistes 
1904, où le peintre émigra à la Société Nationale. 
?s œuvres, fournies par lo peintre au Salon, rappe- 
r de lune sur VOeean. qui appartient aujourd'hui k 
icha, et fut récompensé par une Mention Honorable ; 
oir à Btf^-AM/ (Finistère), jolie page de couleurs où 
tons frais particulièrement brillants, qu'apporte sur 
chant ; en 1898, Sur les Bords de V Océan, « Ton y 
de lumière sur une mer calme, illuminée de reflets 

en 1899, « M. Chabanian est toujours ce virtuose de 
coloris brillant, sait dépeindre l'Océan avec un charme 
arables ; son envoi de celte année resplendit de ces 
; de lumière, qui lui donnent droit à une récompense 
?nt avec impatience et que mérite depuis longtemps 
on tableau : les Caresses de V Océan, appartient au- 
e de M. Alfred Cohen, à Londres ». 
au Port'Donant, était acquise par M. Gausseron. 
; retiendra par la puissance de reffct lumineux ; le 
mer des difficultés du jeu de la lumière sur les eaux 
reilleux pinceau nous offre toute une gamme des tons 
s plus brillants, assortis sur la crête des vagues avec 
n cette toile, fort brillante, le prestigieux pinceau de 
[*e sur Feau de la vague toute une gamme de reflets 
lent parer la mer de ses plus brillants jovaux, de sa 

». 

, « M. Chabanian, d'une palette étincelante de cou- 
1 Soleil Couchant sur la mer ; la richesse du décor y 
sait gré au peintre d'avoir ûxé, d'une façon durable, 
\ plus brillants spectacles, auxquels on peut parfois 
istant, sur nos côtes bretonnes, à la fin d'une bellec 

le P^n-Château était « magnifiquement décrite avec 
lables par M. Chabanian, un peintre de la mer, qui 
ureuses trouvailles de lumière, jouant brillamment 
nde amére ». 

d904), paraissait une grande toile : Sur les bords 
nte page marine, merveilleusement adaptée à un pas- 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (A. F.) 377 

sage de Victor-Hugo : on est attiré par de brillantes indications de 
vagues, doucement clapotantes sous les rayons de lumière que les nuages 
renvoient de la lune vers la terre. Cette œuvre laisse après elle une im- 
pression grandiose, qui montre en M. Chabanian, Tun des peintresde la 
mer les plus brillants de notre époque. Aux pastels, nous retiendrons un 
Effet de soir, où Tartiste poursuit des effets de lumière chatoyante, d'une 
jolie précision ». 

Le peintre a en outre exposé aux différents Salons de la Société des 
Artistes Russes, à Paris. En 1898, c c'est à Pontaven, ^sur l'Océan, que 
M. Chabanian va chercher la magie de ses décors marins ; on voit en 
toutes ces toiles de beaux effets de lumière sur une mer calme, illuminée 
de reflets soyeux intéressants ». 

En 1899, c les œuvres de M. Chabanian présentent un grand cai*actère 
d'observation, uni à un profond sentiment poétique : l'artiste sait rendre 
la puissance de la mer et de ses flots déferlant sous les p&les clartés de 
la nuit. La lumière effleure de son atteinte légère la crête de la vague, 
dont le doux murmure, le faible clapotis vient mourir doucement sur la 
grève et cependant, en cette toile : Clair de Lune à Beg-Meil, à côté du 
poète perce l'observateur, qui a étudié longuement les divers aspects de 
cette grande source d'inspiration qu'est la mer pour le génie de Tartiste; 
il est parvenu à en traduire par le pinceau, la mobilité fuyante, sous l'ac- 
tion continue du tempe. 

En 1900, t nous retrouvons le grand interprète de la mer qu'est 
M. Chabanian; en son Clair de Lune, Ton admire toujoars la richesse de 
la lumière qui tombe sur la vague d'une mer calme ; les Càtes de Peu- 
Château présentent des rochere bien éclairés, puisamment découpés à 
Temporte-piéce et peints avec une grande vigueur de pinceau i. 

De même en 1903, l'artiste eut une exposition importante au Salon 
d'Automne, au Petit-Palais : on put y admirer « les radieuses synthèses, 
les délicates vues d'ensemble de M. Chabanian, dont le talent apparaît 
en sa grande variété, sous ses aspects les plus divers ; c*est que le peintre 
sait habiller la mer d'une parure étincelante de gemmes et de pierreries 
sous les radiations brillantes de la lumière solaire ou sous les frisson- 
nantes caresses de l'asti'e des nuits. C'est un peintre de la mer qui sait 
en représenter l'immensité; coloriste brillant, il suit d'un pinceau alerte 
l'éclaboussement de clarté produit par la déchirure d'un nuage sur une 
mer calme, ou bien il retrace les triomphes du soleil se portant aux 
crêtes des vagues d'une mer moutonnante, ou enfin il fait voir, frangés 
d'écume sous la douce lumière de la lune, les rochers battus par une 
mer houleuse. Son talent délicat, armé d'une palette aux effets tran- 
quilles et doux, parcourt avec aisance toute la gamme des fulgurations 
de la lumière sur la mer. Nous arrêterons-nous à ce Crépuscule 
du Soir où le pinceau poétique du jeune maître a su étaler une bril- 
lante dispersion de la lumière sur la surface de la mer, ou préférerons- 
nous assister au triomphe des vibrations lumineuses sur la Vague mou- 
tonnante ou encore dans la Mer Houleuse admirer les effets rutilants 
d'un riche pinceau, qui dirige l'assaut des radiations de la lumière, péné- 
trant les replis de la vague, dont la crête flamboie d'écume sous l'éclai- 
rage doux et pâle, charmant et poétique, de l'astre des nuits i». 

M. Chabanian a fait une exposition particulière de ses œuvres, en 1899, 



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378 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES E*XPOSANTS 

rie Georges Petit; il a en outre exposé en province, à Pau, au 

Lons-le-Saulnier, à Toulouse, à Monte-Carlo; il a obtenu un 

de Hors-Concours à l'Exposition de Rennes, en 1897; il exposa 

ï en 1898. En 4900, le talent de Tartiste était représenté par sept 

l'Exposition universelle, dans la section ottomane. 

abanian, Officier d'Académie depuis janvier 1899, a obtenu une 

Honorable à l'Exposition universelle de 1900, à Paris. En 1903, il 

une Médaille d'argent à Reims. Enfîn, il prit part aux expo- 

[ue firent les premiers adeptes des couleurs RafTaclli,chezDurand- 

Lussi k Tétranger, en particulier, chez Scbulte, à Berlin 



'thuPt peintre français, Médaillé au Salon des Artistes 

14). 

Atelier : 9, rue Poulletier, Paris4«. 

aplin est né à Versailles le 8 août 1869. Il s'adonna surtout à la 
itation des fleurs et des fruits. Parmi ses principaux envois aux 
nous retiendrons : en 1902, la Corbeille Renversée; en 1903, 
u Milieu des FruitSy qui lui valut une Mention Honorable : c de 
isemble se détachent des pèches et des raisins, magnifiquement 
uroière ». Enfin, au dernier Salon (1904), « relatons le Bouqtiet, 
! de fleurs délicates, d'un charme de séduction, d'un attrayant 
e; par la finesse de son exécution, le peintre arrive k rendre la 
ise de la nature. Puis ce sont des Fleurs et Fruits, délicatement 
: on est séduit par le caractère élégant et fin du coup de pinceau 
3te, qui arrive toujours à de brillants effets ». M. Chaplin y ob- 
le Médaille de 3« Classe. 



1ER Albert, peintre français, Mentionné au Salon (1904). 

Atelier : 5, boulevard Jules-Sandeau, Paris-16«, le 
mardi, de 2 à 4 heures. 

irpentier est né à Paris, le 18 décembre 1878. Elève de Gérôme, 
Cormon et Baschet, il s'adonna à l'histoire, au paysage et au 
Ses principaux envois aux divers Salons de la Société des Artistes 
ï, furent : en 1899, Philosophe ; en 1902, la Danse Sacrée ; en 1903, 
ait de M- Laugier, « bien nature, avec sa bonhommie habi- 
; en 1904, la Mort de Mathô (Salambô) : « Cette scène 
euse, d'une impression grandiose, a été puissamment esquissée par 
lu du peintre, qui s'est heureusement inspiré de Flaubert i. Cette 
&it à son auteur une Mention honorable. Antérieurement, en 1902, 
e était représenté à l'Exposition de Hanoï, par une grande toile : 
r allant s*abreuver. 
)ns que le jeune artiste professe un cours, le matin, à son ate- 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (k. F.) 379 



Madame COLIN-LIBOUR Uranie, peintre français, Médaille de 
Bronze à rEiposition Universelle de 1900. 

Atelier : 29, boulevard des Batignolles, Paris-9^. 

Madame Golin-Libour est née à Paris; élève de François Rude^ Ch.-L. 
Mûller et de François Bonvin, elle s'adonna [surtout aux portraits et aux 
tableaux de genre. Parmi les principales œuvres qu'elle ait exposées aux 
Salons de la Société des Artistes Français, nous retiendrons : L'Atmle, 
que possède actuellement le Musée de Celte ; la Crèche, achetée par 
l'Etat pour le Musée d'Angouléme; une Saltimbanque, toile que Ton peut 
voir au Musée d'Amiens ; un Cours de Dessin ; la Toilette de Bébé; Pre- 
mières Leçons, tableau acheté par l'Etat pour le Musée de Dijon ; le Len- 
demain de la Paye, tableau acheté par l'Etat ; Charité; en 1897, parais- 
sait la Grande Sœur, sujet d'un très joli sentiment : une petite fillette, 
au moment de s'endoinnir, fait ses grandes confidences à sa sœur ainée 
qui Técoute avec intérêt. » En 1899, « les Souvenirs^ présentaient un 
attrait tout particulier : ce joli groupe de femme et de jeune fille est fort 
suggestif; la toile présente un caractère d'attendrissement sentimental 
assez intense, d 

Rappelons en^re au Salon de 1900, un « Réveil, bien captivant tra- 
vail où l'artiste a mis la marque de son gracieux talent, puis une jolie 
aquarelle de Roses et Violettes : les fleurs, bien négligemment posées, sont 
rendues avec. une grande science ». En 1901, l'on s'intéressait « k une 
œuvre de marque de Madame Colin-Libour, qui nous montre un coin d« 
table, orné de Vieux Souvenirs, antiques bouquins, qui feraient la joie 
d'un bibliophile, vieux vase à fleurs, d'où émerge un merveilleux bouquet 
qu'envierait un amateur : tous les détails, fort soignés, concourent À un 
bel effet d'ensemble. Parmi les petits sujets de genre, l'on peut encore 
remarquer un Vœu, correctement traité : cette petite fille, qui, appujée 
contre sa mère, se trouve tournée vers le spectateur, est curieusement 
posée. » 

Au Salon de 4903, figurait V Anxiété, « où le peintre a su Jeter une note 
d'émotion poignante, heureusement poussée; au dernier Salon (1904) « Ma- 
dame Colin-Libour nous montre £n Détresse, une jeune fillette qui s'est 
laissée surprendre sur le sable par le flot envahisseur; elle agite déses- 
pérément son mouchoir, pour essayer d'attirer l'attention sur son impru- 
dence. » Cette toile est aujourd'hui au Musée de Tourcoing. 

L'artiste a obtenu plusieurs Mentions honorables aux expositions de la 
Société des Artistes Français, une Mention honorable à l'Exposition uni- 
verselle de 1889, puis une Médaille de Bronze à l'Exposition universelle 
de 1900. Aux expositions de province, ses œuvres furent souvent remar- 
quées : elle a remporté une Médaille d'Or à Amiens, une autre k Rouen, 
des médailles d'argent à Melun, Cherbourg, Tours, etc. A l'étranger, elle 
fut médaillée aux expositions internationales de Barcelone et de Madrid ; 
elle a obtenu une deuxième Médaille à l'Exposition des Arts Décoratifs 
et des Ecoles de Dessin de la Ville de Paris. 

Madame Colin-Libour est Officier d'Académie ; elle dirige chez elle un 



II 



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380 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

cours de dessin et de peinture pour jeunes filles. Parmi les élèves qu'elle 
a formées, nous citerons Mademoiselle Adolphine Bonomé, mentionnée à 
TExposition universelle de i889, et nous pourrions en nommer plusieurs 
autres mentionnées au Salon des Artistes Français. 



Madame COIVSUELO-FOUIJD, peintre français. Mentionnée au 
Salon des Artistes Français. 

Atelier : io rue Treilhari, Pari^-S*. 

Madame Consuelo-Fould est née à Cologne (Allemagne), de parents 
français. Elève de M. Comerre et de Vollon, elle s'adonna» avec succès, 
au tableau de genre. Parmi les toiles principales qu'a signées l'artiste et 
qu'elle exposa principalement aux Salons de la Société des Artistes Fran- 
çais, nous retiendrons : Bonne de chez Duval (1884); Bonne Aventure: 
Catéchisme Poissard; Petits Profits ; VCEufdujour; la Chiffonnière; la 
Marchande de Fleurs à Londres ; Frère et Sœur ; Maya. En 1897, parais- 
saient « le Phittre : l'artiste y présentait une beauté endiablée, dans tout 
le feu de la préparation d'une boisson magique » ; Enterrée vive, toile 
achetée pour le Musée de Gothembourg (Suède) ; en 4898, le Talisman ; 
en 1899, « le peintre présentait un Passage Risqué, jolie étude, spirituel- 
lement traitée dans une nute moyenâgeuse qui a son charme: la richesse 
opulente des costumes relève le caractère expressif des deux personnages 
qui sont bien observés. Cette scène est pleine de naturel ; Tintention de 
l'artiste y est soulignée par une brillante exécution. • 

Au Salon de 1900, Madame Fould présentait, « avec son brio habituel, 
une charmante scène de genre : Deux contre Une. Ce joli groupe de trois 
femmes, à la mine éveillée, ornées de brillants atours, accuse d'intéres- 
santes recherches de difficultés avec lesquelles le pinceau de l'artiste est 
devenu familier. » En 1901, paraissaient deux brillants sujets : t La. Dame 
de Cceur, femme luxueusement drapée, prise dans un mouvement de 
pose original, puis ZuleiKa, belle orientale aux formes opulentes, mer- 
veilleusement jetée avec un naturel remarquable, nonchalamment posée 
en une douce rêverie, par le pinceau charmeur de l'artiste, puissante 
évocatrice de la beauté féminine. » 

Au Salon de 4902, « la Leçon Interrompue est encore une intéressante 
œuvre de genre : les jolis modèles, ces écoliers d'occasion, brillamment 
parés, présentent un effort d'attention qui donne de l'intérêt à cette scène, 
d'un motif léger. » En 4903, une Etude, très poussée, d'un bel 
aplomb, met en scène un guitariste dont la figure, radieusement éclai- 
rée, se détache avec vigueur sur les parties sombres des vêtements. » 
Enfin, au dernier Salon (1904), on appréciait « un envoi tout poétique 
qui plaira aux amoureux, magnifique interprétation des vers du poète ' 

C'est le soir : dans l'ombi e un couple amoureux chemine, 
Pour lui, l'air se fait pur, l'arbre ou la fleur s'incline. 

Puis^ une Judith moderne, robustement posée, animée d'une expression 
suggestive, représente un dessin en couleurs, d'un grand charme. » 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XV. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a 

En 4894, Tarliste a exposé un Portrait de Rosa Bon 
gravé pour rester avec les œuvres du maftre animali( 
a peint elle-même le chien sur lequel elle appuie sa e 
Gonsuelo-Fould le grand honneur d'apposer sa signât 
de celle de larlisle. Ce portrait a été exposé au Pali 
TExposition universelle de 1900. 

En 1895, Madame Consuelo-Fould a obtenu une Me 
Salon de la Société des Artistes Français. Elle a expc 
Gallery, à Londres, en 1896 et 1897, puis à la maison 
en 1898 et 1899. 



COKSILLiVEWi Pierre-Emile, peintre français, Menti 
Artistes Français. 

Atelier : 2J, rue Guénégaud, Paris-6«. 

M. Cornillier est né à Nantes (Loire- Inférieure), le 
de Galland et de M. Luc-Olivier Merson, le peintre ex 
de la Société des Artistes Français des toiles rema 
V Automne, la Nuit Montante, Jeunes FilUs jouant 
Portraits et un grand nombre de Dessins. Nous rel 
M. Cornillier à toutes les expositions de TEclectiq 
PAme et de la Rose-Croix. C'est ainsi qu'à Texpositii 
Société, en 1896, figuraient une Etude, trois tôtes d( 
ment assemblées, des motifs d'illustrations et troii 
Myrrha, très fouillées; en 1897, l'artiste présentait < 
sanguine, d'un harmonieux caractère, Les trois Ami 

Le peintre a fait deux expositions particulières 
Galeries Georges Petit. A propos de la dernière, en 
de M. Cornillier est des plus sérieuses : de genre varii 
esquisses à l'huile, des dessins et portraits à la saogu 
tions; sa peinture à l'huile n'est point dépourvue de 
en Egypte, pour n'en citer qu'un numéro, est très be 
ce sont les sanguines qui attirent le plus, captivent 1< 
Gnesse, leur élégance, leur correction, leur bai'moni 
ferme, précis, est tracé d'une main sûre, accentué p 
cales, qui donnent tout de suite un cachet artistique 
L'artiste y arrive k des effets originaux de haut 
Liseuses expressives, des Sirènes, des Baigneuses, 
tion, représentant autant de groupes remarquable: 
heureux, puis des têtes isolées. Perversité, Étude, d 
Les portraits, correctement tracés, apparaissent pleii 
trait de Madame V. de B. Décorateur plein d'harr 
montre une grande science du dessin et un talei 
mettre en lumière, avec simplicité et élégance, to 
exposition fait connaître un artiste, qui s'était déjà r 
un chercheur original, en diverses expositions de la 
saurions trop le féliciter de s'attacher avant tout 
dessin, à l'harmonie des formes et des lignes : ces qu 



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382 LE LIVRE D*OR DES PEINTIHHî EXPOSANTS 

un brillant avenir pour la continuation d'une carrièfit artistique déjà bien 
remplie. » 

Au Salon de 1900, M. Cornillier s'attaquait <x à un grand ai^i, avec un 
personnage, personnifiant la Douleur ; dans cette conception^ 4*<U'dre 
philosophique élevé, maisd'un symbolisme ardu, difficile à exprimer 4^UB« 
manière à la foitsimpleet originale, le pinceau du peintre a su se pltc«t 
à la hauteur de sa pensée et trouver l'expression, accusée, sans exagéra- 
tion, qui convenait à une Ggure humaine^ ravagée par la souffrance. La 
composition, d'un puissant effet, est d'une grande simplicité décorai ive 
et c'est avec intérêt que Ton suit les détails de la composition du peintre». 

Au Salon de 1901, l'artiste se laissait tenter par un geste de la Sainte- 
Famille. « Sun Repos en Egypte possède le mérite de se rattacher à une 
conception originale, s'appu^rant sur une exécution bien personnelle : le 
vieillard, éclairé parles lueurs du foyer, représente le morceau intéressant 
de cette toile ». 

En 1902, M. Cornillier figurait à l'Exposition particulière de la Société 
des Arts Réunis avec « Trois Esquisses de MadaineSada YaccOy puis toute 
une série de sanguines, doucement ombrées, représentant de charmants 
Portraits de femmes et de jeunes filles, dus au délicat crayon du maître 
portraitiste ». En 1903, à la même Société, l'on admirait « un Por.rait 
de Madame. C>y ëoni laûgui'e se détache sur les noirs des vêtements avec 
une belle vigueur, prés de 8«B(toiaes, oùs'afQrme le talent impeccable du 
maître, dans la légèreté du dessin, Fav^oeiur des lumières, le velouté et 
la douceur des ombres». A la dernière ExpostJtMA (1904), M. Cor- 
nillier exposait encore toute une série de dessins. 

En dehors des tableaux proprements dits, l'artiste a exécuté (KfitreftUê 
œuvres décoratives dans des hôtels particuliers; il a en outre illustré, 
d'une façon complète, une douzaine de livres, parmi lesquels nous retien- 
drons : Le Pape, Religions et Religions, et VAne, de Victor Hugo. On 
trouve à l'actif du peintre une grande quantité de travaux variés en tous 
genres et, entre autres, une série considérable de portraits, compositions 
et études à la sanguine. 

M. Cornillier a remporté une Mention Honorable au Salon de 1889 ; il 
dirige un atelier de dames, où il professe un cours d'esthétique et de 
composition. 



DA COSTA John peintre anglais, Mentionné au Salon (1903J. 

Atelier : Argyll Road-Kensington, Londres (Angleterre). 



^, M. da Costa est né en Angleterre à Jeignmouth, dans le Devonshire. 

< Elève de Boulanger, J. Lefebvre et Cormon, il s'adonna surtoutaux études 

^ de figureset aux portraits. Parmi les principales toiles, exposées parl'ar- 

l tiste aux Salons de la Société des Artistes Français, nous retiendrons : 

^ Sophie, Pastorale, puis, en 1903, Una, qui fut récompensée d'une J/^w(fon 

h Honorable. 

l L'une des œuvres importantes du peintre, Childhova, appartient au Mu- 

séede la ville de Lieds, dans le Yorkshire (Angleterre). Ajoutonsque M. da 
Costa s'est voué ft renseignement et qu'à son atelier, il donne des leçons 
de peinture à l'huile^ de pastel, etc. 



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AâSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 383 



DA MOLIN Oreste, peintre italien. Mentionne au Salon (1903) et aux 
Expositions Universelles de 1889 et 1900. 

Atelier : à Piove di Sacco, 'province de Padouc (Italie/ 

M.da Molin est né le 19 mai 1856, à Piove di Sacco, dans la proTince de 
Padoue (Italie). Elève de l'Académie des Beaux-Arts de Venise, il chercha 
à représenter en peinture les misères sociales : c'est ainsi qu'en 1895, il 
exposait au Salon delà Société des Artistes Français : Les Mal Nourris ; 
en 1899 : Découvrez- vous I II passe un blessé du Travail ; en 1903, Seuls 
au Monde. Cette dernière œuvre retint l'attention- du jury et fut récom- 
pensée d'une Mention Honorable ; le peintre se faisait apprécier dans son 
genre de tristesse : « M. da Molin nous présente un intérieur décrit avec 
une précision prestigieuse, tandis que sur les personnages, vivement 
éclairés, se concentre l'intérêt réel de cette scène poignante : Seuls au 
Monde, Au dernier Salon (1904), « les Jeunes Auteurs, groupés au- 
tour d'une table pour lire leurs manuscrits,^présentent des phjsionnomles 
puissamment mises en lumière. » 

Depuis 1882, c'est-à-dire depuis plus de vingt ans, l'artiste a figuré dans 
les principales expositions artistiques des villes italiennes et des capitales 
de l'Europe; nous le trouvons à Venise, Milan, Turin, Florence, Rome, 
Vérone, Livourne, Palerme, Gênes, en Italie; en France nous le voyons 
aux Salons de Paris, de Nice, de Monte-Carlo ; puis il expose encore à 
Barcelone, Berlin, Munich, Leipzig, Londres, Edimbourg, Saint-Péters- 
bourg, Vienne, Prague. Trieste, Buenos-Ayres, Chicago, Bruxelles. 

En dehors des Mentions Honorables que le peintre a obtenues en 
France, il remportait, en 1887, à Venise, un Premier Prix; à l'Exposition 
Humoristique, à Gènes, en 1892, une Médaille d'Argent ; à Chicago, un 
Grand Prix. Plusieurs des tableaux de l'artiste figurent dans les musées 
étrangers, à Venise, à New- York; le peintre doit, en outre, exécuter 
la décoration d'une chapelle dans la cathédrale de Saint-Antoine de 
Padoue. 

Enfin, M. da Molin a formé quelques élèves, parmi lesquels nous pou- 
vons citer Daniel Stepanow, Kijo Kawamuna, Antoine Dorigo, Bruno 
Puozzo, Anita Gozzi, Romano Broggini et la propre fille du peintre, Ma- 
demoiselle Nérine da Molin. 



DEDIIVA Jean, peintre autrichien (Tchèque), Associé à la Société Natio- 
nale des Beaux-Arts (1903), Mention hon.orable à l'Exposition Univer- 
selle de 1900. 

Atelier : 49, me Bannier^ Paris-14«. 

M. Dedina est né en 1870 à Prague (Bohême). Elève du regretté maître 
L. Marold, il s'adonna surtout à l'aquarelle et aux dessins. A l'Exposition 
Universelle de'1900, où il exposait, pour la première fois, à Paris, un 



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384 LE LIVRE d'or de? peintres exposants 

Portrait (tableau peint, à Thuile), il obtenait une Mention Honorable; il 
flt à Monte-Carlo une exposition particulière de ses œuvres En 

1903, il exposait à la Société Nationale des Beaux Arts, une série de 
six illustrations, extrêmement remarquables, d'un ouvrage sur Jean Hvss, 
condamné et brûlé vif à Constance. Voici les titres de ces six composi- 
tions, qui se recommandent par leur caractère documenté, par la vie, 
l'expression, qui animent ces personnages et enfin par la reconstition sa- 
vante d'une époque déjà lointaine : Jean Huss se rend pour la première 
fois devant le Concile de Constance. — Le Chef du Concile arrive à che- 
val. Porté par ses hommes, il se rend au jugement de Jean Huss. — Le 
moine refuse Ventrée aux Paysans qui veulent entendre prêcher Jean 
Huss. — Le prêtre écorche la tonsure de Jean Huss. — Jean Huss brûlé 
vif. — Jean Huss à l'autel à Wirtenbei'g. A la suite de cette exposition, 
M, Dedina était nommé Associé de la Société Nationale. 

Au dernier» Salon de la Nationale (1904), on appréciait «quel- 
ques aquarelles brillantes, largement faites, par M. Dedina. dont les pe- 
tites femmes suggestives, les Parisiennes, prestement enlevées {Dame 
Assise, Femme à la Tasse) sont richement posées; les physionomies, bien 
fouillées, resplendissent sur un fond indiqué à grands traits. Le peintre 
trouve moyen, en nous intéressant d'arriver à Teffet avec simplicité : 
c'est un talent. 

Ajoutons que M Jean Dedina est Membre d'Honneur de la Société Be- 
seda de Strats (Bohême). 



DELAISTRE André, peinive français , Mentionné au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier : id, rue de Lévis, Paris-8«. 

M. Delaistre est né à Paris, le 10 septembre d865. Elève de MM. J. Roux. 
Boutigny, Julien Dupré, G. Laugéc, il s'adonna au paysage. Parmi les 
œuvres principales, exposées aux divers Salons annuels, nous rappelle- 
rons : en 1890, Rue à La Garde, qui valut à l'auteur une Mention Hono- 
rable; en 189G, le Loing aux Grandes Aulnes ; en 1897, Fin d* Automne; 
en 1898, Crépuscule, aujourd'hui au Musée de Gray ^ÏUruméa à Erénozu 
(Espagne) ; en 1899, la Fuente Leoca à Hernani (Espagne). 

En 1900 « le Soir à Moret était présenté sous une lumière effacée, 
d'un effet très artistique; on y trouve de jolies indications de lumière 
évanouissante, décrite par un fin observateur ». En 1901, paraissaient 
VEglm de Loing-sur-Moret, puis La Celle-sur-Moret, où l'artiste • vient 
présenter, d'une façon assez poétique, un site, dont les premiers plans^ 
lumineusement éclairés, laissent derrière eux des contours et des plans 
d'une heureuse imprécision ». 

Au Salon de 1902, M. Delaistre exposait Clair de Lune à Moret; en 1903, 
Soleil couchant à marée montante; au dernier Salon (1904), figurait 
« une toile d'une brillante lumière : Au cap d'Antibes, vue pittoresque de 
la côte méditerranéenne, illuminée de la somptueuse clarté de la lumière 
du Midi », 

En 1900, l'une des œuvres importantes de l'artiste : Marée basse à Vil- 
lérs, entrait dans la collection du docteur Baradat, à Cannes. 



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ASSOCIES (s. N.), RÉCOMPENSÉS (A . F.) 385 

En juillet 189*2, N. Delaistre avait fondé T Associa tien Artistique fP. M. 
P.). (Peinture, Musique, Poésie), dont il fut le Président ; il exposa régu- 
lièrement ses œuvres à chaque exposition annuelle de cette Société : c'est 
ainsi qu'en 1898, on remarquait de lui : La Plaine de Bouron, a toile, 
qui laisse apK's elle une bonne impression ». En 1900, son talent s'y fai- 
sait ainsi apprécier : « C'est encore dans le genre du paysage que triomphe 
M. Delaistre, avec une forte série d'études : les unes, dépeintes sous une 
atmosphère claire, avec des parties lumineuses, brillantes, respirent le 
charme particulier de la nature ; les autres, marquées d'un cachet ori- 
ginal, plus sentimentales (effets de brume, lever de lune, crépuscule, etc.) 
montrent toule la délicatesse d'impression d'un chercheur qui s'attaque 
.aux difficullés ». 

Les principales toiles produites par l'artiste se rapportent à l'Espagne, 
aux environs de Villers-sur-Mer, de Moret-sur-Loing, de Marlotte, de la 
Mare aux Fées, etc. 

Il a d'ailleurs pris part à un grand nombre d'expositions, tant à Paris 
qu'en province. C'est ainsi qu'une Médaille de vermeil lui fut décernée, 
en 1898, à la Sixième Exposition du Travail, à Paris. Antérieurement, il 
remportait une deuxième Médaille, à Tours, en 1892, une troisième 
Médaille, en 1894, à l'Exposition universelle de Lyon, une Mention Hono- 
rable, à Versailles, en 1898, une troisième Médaille, à Rochefort, et la 
même année (1898), un Diplôme d'honneur, à Alençon. En 1899, il était 
Grand-Prix à Nice, et recevait une Médaille d'Or à Biarritz. Enfin, 
M. Delaistre, Officier d'Académie, a obtenu une Médaille de Bronze, à 
l'Exposition universelle de 1900. 



DELHUMEAU Gustave, peintre français, Mentionné au Salon (1885), 
Mention Honorable à l'Exposition Universelle de 1889. 

Atelier : .9, rue Campagne-Première, Paris-14«. 

M. Delhumeau est né aux Moutiers-les-Maufaits, en Vendée. Elève de 
l'Ecole des Beaux- Arts, de Léon Coignet et de A. Cabane!, il sacrifia sur- 
tout à l'histoire et au portrait. 11 débutait au Salon de 1863, avec le Por- 
trait de M. Thibeaudière, exposait en 1806. celui du Marquis de Sainle- 
Hermine, dépulé de la Vendée, en 1868, celui du Baron Démaroux de 
Gaulmin, député au Corps Législatif et celui deLénéca, député à la même 
assemblée ; en 1869, il exposait encore des portraits : Baronne Deniaroux de 
Gaulmin elG. Démaroux de G., MsLÎive des Requêtes au Conseil d'Etat, puis 
le sénateur Corta. Au Salon de 1870, le talent du peintre était représenté par 
Condeur. 

En 1873, le peintre réapparaissait au Salon avec une Nature- 
Morte, importante, l'une des rares reçues par le jury sous le ministère de 
Charles Blanc, puis successivement, le portrait de M. E. Bormon, maire 
de Chatou, le Portrait de M. Achille Suzor, en 1878, ainsi que la NympAf 
Salmosie, étude de nu, qui fut achetée par le Musée de la Roche-sur- Yon 
(Vendée), puis toute une série de portraits, parmi lesquels nous distin- 
guons le Portrait de Madame Simon Girard, artiste dramatique, les por- 
traits de Madame Céline Chaumon, de Léopold Jacob, de Madame Bois- 
sac, Portrait du Général Foussat, ancien Directeur de Polytechnique, 

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386 LE LIVRE d'or des PEINTRES EXPOSANTS 

Portrait du Comte Wârle\ du Général Marquis deBoisdessemetz, Comman- 
dant de corps d'armée, de VAbbé Charpentier, archiprôtre de la cathé- 
drale de Luçon (Vendée), de Madame Jeanne Santerre, de Mademoiselle 
Marie du Ljs, de Madame L. Remy de Lindony, de Madame Mendon, de 
la Vicomtesse de F., en 1888. 

Entre temps, en 1890, il exposait iVamouna, puis en 1892, le Portrait du 
Général Février, Grand Chancelier de la Légion d'Honneur; le portrait fait 
partie de la Galerie des Grands Chanceliers dans la Rotonde du Palais de 
la Légion d'Honneur; l'administration de la Légion d'honneur, lui com- 
manda par la suite, trois autres Portraits : Kun, exposé au Salon, a été 
placé dans le Grand Salon de la Maison de la Légion d'Honneur, à Saint- 
Denis, l'autre a été placé à Ecouen, et le dernier aux Loges. 

En 1893, M. Delhumeau exposait, au Salon, le portrait de M. Louis de 
la Bussetièrey député de la Vendée; en 1894, celui de M. Alfred Biré, sé- 
nateur de la Vendée. Citons encore du même artiste, le Portrait de 
M. Paul Boutan, ingénieur civil, directeur-général des Eaux, le Portrait 
du Comte de Ferré, le Portrait de Madame H. Ailé et enfin, en 1903, le 
portrait àxiFrèreClairens, directeur du pensionnat de Merville, à la Roche- 
sur- Yon. Tout récemment, le peintre exécutait le Portrait de S. G. Mon- 
seigneur Catteau, évêque de Luçon, qui se trouve en place dans le grand 
salon de l'Evêché. L'esquisse de ce dernier portrait figura au premier Sa- 
lon de l'Ecole Française, en 1904 : « La physionomie d'un calme impres- 
sionnant, d'une douceur évangélique expressive, a été rendue avec bon- 
heur ». Au même Salon on remarquait le Portrait de M. D. C, « dont 
la physionomie vivante ressort avec une vigoureuse énergie, soUs le bril- 
lant coup de pinceau du maître ». Enfin, au dernier Salon (1904) figurait 
« un bon Portrait de Madame A. D.,dame Agée, dont la figure est éclai- 
rée en un brillant relief; on retiendra la note de précision que M. Del- 
humeau, tout tranquillement, sans recherche à effet, a su atteindre, ainsi 
que l'air de vie remarquable que possède son œuvre. » 

Pour l'église de sa commune natale, Moutiers-les-Maufaits (Vendée), 
M. Delhumeau a exécuté deux tableaux assez importants : le Baptême du 
Sauveur oXIbl Résurrection. Le peintre a aussi exécuté plusieurs tableaux 
de genre : quelques-uns ont été édités par la maison Braun et sont li'ès 
connus. Citons entre autres : La Jeune mère, VAïeule, Début Galant. 

L'administration des Beaux-Arts lui a fait la commande d'une 
reproduction d'un portrait de Jouvenet, du Musée du Louvre : cette repro- 
duction figure au Palais de Versailles. 

Outre les portraits, signales plus haut et qui furent tous exposés aux 
divers Salons, qui se sont succédé pendant quarante ans, de 1863 à 1903, 
M. Delhumeau en a exécuté un grand nombre d'aulres; il n'y a pas de 
château, en Vendée, qui ne possède quelque œuvre du peintre. Aussi, en 
présence d'un pareil labeur, on ne peut être que surpris de voir qu'après 
un début brillant au Salon de 1863, l'artiste ait attendu vingt-deux ans 
pour se voir décerner une Mention Honorable, que depuis vingt ans^ cette 
Mention n'ait été suivie d'aucune médaille. Pour être Hors-Concours au 
Salon des Artistes Français, le talent seul ne suffirait-il donc pas?... 

Le talent du peintre était représenté à l'Exposition Universelle de 1889, 
et l'artiste y obtenait une Mention Honorable. En 1888, à Londres, à l'Ex- 
position des Lauréats de France, il obtint une Médaille d'Or de première 
classe avec diplôme d'honneur. Enfin, ajoutons que le Musée de laRoche- 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (k, F.) 387 

sur-Yon, possède de M. Delhumeau deux études de nu, la Nymphe^ que 
nous avons citée plus haut et une étude de Jeune Fille (Bouton de Rose), 
quia fîguré au Salon. 



DEXIVEUlillV Jules, peintre français, Médaillé au Salon des Artistes 
Français. 

Atelier , 7, rue Snint-Firmin, à Lille (Nord). 



M. Denneulin est né à Lille, en 1835. Elève de Colas, l'artiste s'adonna 
avec le plus grand succès aux sujets de genre, tout en signant quelques 
marines, qui ne sont pas dénuées d'intérêt. Sociétaire de la Société des 
Artistes Français, il exposa régulièrement à chaque Salon de cette Société 
et il obtint même en 1875, une Médaille de troisième Classe. Tous les 
habitués du Salon ont encor« présentes à la mémoire, la plupart de ses 
toiles, dont les titres suggestifs rappellent immédiatement le sujet. Ce 
sont parcxemple : Les Musiciens Ambulants ; VEnterrewent de Monsieur 
le Maire ; le Feu Sacré; le Dîner de Noces ; la Bénédiction de la Mariée ; 
V Attente ; le Départ ; le Rptour ; Jamais Bredouille ; Où ?... Là? (1898), 
scène humoristique, empruntée à la vie d'un curé de campagne. En 4889, 
l'artiste exposait : Que dira Monseigneur ? qui fut un nouveau succès 
pour l'artiste. Tout le monde s'est arrêté avec intérêt devant cette petite 
toile, qui attire par le caractère typique des expressions de chaque per- 
sonnage. Celte œuvre, qui d'ailleurs a été rapidement popularisée par 
l'illustration, est très spirituellement exécutée. L'on peut en dire autant 
de presque toutes les œuvres du peintre, qui se recommandent par leur 
caractère fini. 

En 1895, M. Denneulin exposait un tableau d'un autre genre, « où il y 
a beaucoup d'émotion : la Prière du Départ; un calvaire se dresse près 
de la mer : marins et femmes de marins sont là qui prient. Les figures 
sont tout à fait expressives et les personnages, placés en des poses bien 
naturelles ». 

Au Salon de 19Q1, on remarquait a les envois de M. Denneulin, dont 
le pinceau, si souvent humoristique, s'est attaché, cette année, à la re- 
présentation des scènes de la vie des habitants de nos côtes, soit en 
Soleil Couchant, où, sur une grève finement dépeinte, se pressent des 
femmes revenant de la pêche ; soit dans le Départ pour la Grande Pêche^ 
où le peintre a su être plus émouvant; cette mer grise sous un ciel noir 
ne dit rien qui vaille au spectateur, et contribue h jeter l'effroi au cœur 
de ceux qui restent à terre, vieillards et femmes, tournés vers ce sphinx 
mystérieux qu'est la mer, pour l'interroger. Les personnages sont posés 
d'une façon typique indiquant une connaissance parfaite des préoccupa- 
tions de nos populations cùtières et une puissance d'observation qui sort 
de la note commune. Il nous faut nous arrêter à ces toiles comme à des 
œuvres de valeur ». 

Au Salon de 1902, figurait la Farce de Chasseurs, finement décrite par 
le pinceau humoristique du peintre. Cette toile vaut par l'observation 
piquante des attitudes et des physionomies des principaux personnages. 



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388 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

On ne peut s'empécher de sourire en contemplant ce petit fait-divers que 
l'artiste a su traduire spirituellerasnt. 

En 1903, M. Denneulin continuait « son genre humoristique avec Une 
Séance Agitée, d'un pittoresque effet; il revenait au genre de la marine 
avec ses Chercheuses d'Amorces, remarquables d'observation, constituant 
une belle étude, bien vivante », Enfin, au dernier Salon (1904), une scène 
villageoise en plein air était rendue avec succès par le pinceau spirituel 
de Tartiste : Chevalier du Mérite Agricde. 

Toutes les œuvres du peintre, sans exception, ont été reproduites par 
Teau-forte, la gravure ou la photogravure ; elles figurent dans les Galeries 
du Comte de Flandre, à Bruxelles : de MM. Benoît Oriol, Quasi-Reyboule, 
à Lille; Piedfond, au Havre, etc. En dehors des grands Salons de Paris, 
l'artiste a exposé à Lille, Douai, Amiens, Versailles, Evreux, etc., où ses 
œuvres rencontrèrent le môme succès que dans la capitale et furent 
récompensées de nombreuses médailles : Médailles de première classe, à 
Amiens, Versailles, Evreux, etc. Enfin les Musées d'Arras et de Lille ont 
acheté à l'artiste plusieurs de ses toiles. 

En fait de distinctions honorifiques, M. Denneulin s'est contenté d'être 
Officier d'Académie; mais il n'est peut-être pas de peintre plus connu du 
grand public : ses sujets, traités avec tant de verve et d'humour, sont, 
chaque année, fort entourés au Salon. 



Madame DESBORDES, Louise- Alexandra, peintre français. 
Mentionnée k TExposition Universelle de 1889. 

Atelier : 3 bis, Cour de Rohan, Paris-6®. 



Madame Desbordes est née à Angers. Elève de Alfred Stévens, elle se 
consacra principalement aux fleurs et à l'interprétation des légendes, 
pour remporter dans ce genre de brillants succès. Ses envois au Salon de 
la Société des Artistes Français furent remarqués et, en i880, elle obte- 
nait une Mention Honorable', parmi les principales toiles que l'artiste 
exposa au Salon, retenons : Songe de l'Eau qui Sommeille — Christ — 
Barrière Fleurie -- Libellules; mais dans ces dernières années elle ne 
figura plus guère qu'au Salon des Femmes-Artistes, dont l'exposition a 
lieu tous les ans chez G. Petit, en janvier. Nous pouvons rappeler 
quelques appréciations sur les envois de l'artiste à ce Salon en ces der- 
nières années : par exemple, en 1898, ♦< les effets de coloris de Madame 
Desbordes présentent un certain caractère, bien personnel»; en 1900, «Ma- 
dame Desbordes, en un coloris plein de fougue, laissç sa signature originale 
sur tous les sujets qu'elle touche; sa peinture, particulièrement sugges- 
tive, force l'attention ; son symbolisme excessif (La Prière, Méduse) s'ap- 
puie sur un coloris, plein d'antithèse, qui a son charme ». En i90i, 
« Madame Desbordes se recommande toujours et par l'originalité cons- 
tante de sa palette, et par les intéressants développements — d'un carac- 
tère si artistique — que produit l'imagination de l'artiste ». En ^903, 
« nous retrouvons avec plaisir le symbolisme, plein d'originalité, dû à 
l'imagination poétique de Madame Desbordes et exprimé avec un art raf- 
finé par son talent de coloriste ». Enfin, à la dernière exposition (1905) 



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ASSOCIÉS (s. N.J, RÉCOMPENSÉS (A. F.) 389 

des Femmes- Artistes : « Le talent de Madame Desbordes est toujours le 
talent original de ce petit salon; on se plait h analyser les créations 
agréablement expressives de cette artiste de marque, dont le symbolisme 
intéressant sait trouver des efTets d'une haute originalité, comme Dans 
les Fleurs, En Détresse^ et surtout dans ces morceaux des Légendes des 
Algues, où le sens décoratif de Fauteur et son talent de coloriste s'unis- 
sent heureusement ensemble, pour produire une note d'art intéressante.» 

Le Musée de Gray possède une de ses toiles : La Légende des Algues, Ses 
œuvres figurentdans lesgrandes collections, par exemple celles du docteur 
Peter, du baron Piérard, du peintre Clairin, de Sarah Bernhardt, du docteur 
Bing,etc.AvecRosaBonheur,elle partagea l'honneur d'être laseulefemme, 
dont le talent fût représenté dans la galerie de la fameuse Madame Humberl. 

Ajoutons que Madame Desbordes a obtenu de nombreuses médailles 
aux expositions de province, à Nice, à Angers, etc., et qu'à l'Exposition Uni- 
verselle de 1889, le jury lui décernait une Mention Honorable. 

DIDIER-POUOET William, peintre français, Médaillé au Salon des 
Artistes Français. 

Atelier : 12, boulevard de Clichy, Paris-18«. 

M. Didier-Pouget est né à Toulouse, le 14 novembre 1864. Elève 
d'Amédée Baudit, de Auguin et Maxime Lalanne, le peintre s'est consacré 
au paysage et expose depuis 1886. Parmi les principales toiles présentées 
aux divers Salons annuels, nous rappellerons : en 4886, V Etang de Cernay, 
aujourd'hui dans la collection particulière de M. P. Larcher, à Bordeaux; 
en 1888, un Coin de Saint-Pé; la Lande aux Ajoncs, appartenant à 
M. Humbert, au Havre; en 1889, Marée Basse (golfe de Gascogne), puis 
le Soir : Etang de Mimizan, acquise par un amateur de Bordeaux; 
en 1890, Crépuscule : Environs dePaUy actuellement au Musée de MâconJ; 
les Ajoncs (Landes de Gascogne) : ce tableau valait à l'artiste une Men- 
tion Honorable et était acheté pai* l'Etat, pour être placé au Palais de 
l'Ambassade Française, à Saint-Pétersbourg; en i891, Giboulée de Prin- 
temps, appartenant à M. Reneuve, de Bordeaux ; en 1892, Bruyères sous 
la Rosée, toile achetée par M. Porter, de Pittsburg; Lever de Lune sur la 
Land^, acquise pour le Musée de Barbézieux ; en 1893, le Matin : Landes 
aux' Bruyères, toile entrée dans la collection de M. Doat, à Nantes; le 
Soir : Etang d'Azereix, aujourd'hui au Musée de Leipzig; en 1894, les 
Bruyères (effet de matin); les Ajoncs (vallée de la Nivelle), faisant partie 
de la collection de M. Bourcart, à Nantes ; en 1895, Derniers Rayons, 
tableau acheté par la Ville de Paris; le Matin : Environs de Lourdes, 
entré dans une collection particulière de Boston (Etats-Unis); en 1896, 
la Lande aux Bruyères : plateau de Ger, achetée par la Ville de Paris, 
^ pour orner l'Hôtel de Ville, mais actuellement au Petit-Palais ; l'artiste 

obtenait une Médaille de troisième Classe ; en 1897, Bruyères en Fleurs : 
Plaine de Tarbes, achetée par l'Etat, pour le Musée de Toulouse : « Les 
Bruyères de M. Didier-Pouget sont l'un des paysages qui ont, en ce genre, 
le plus de caractère ; à l'analyse se révèlent une foule de petits détails, 
qui se font valoir les uns par les autres et contribuent à former un effet 
général d'ensemble, réellement extraordinaire ». En 1898, paraissaient : 
Gavamie : Effet de Soir, œuvre qui décorait le Pavillon du Club Alpin à 
l'Exposition Universelle de 1900 ; puis, le Matin : Vallée de la Creuse, 



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390 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

toile achetée par la Ville de Paris ; en 1899, Brume du Matin : Bruyères 
en Fleurs, tableau acheté par l'Etat pour le Musée de Montpellier : 
« M. Didier-Pouget étale toujours devant nous de charmants coteaux, 
surplombant de délicieuses vallées; le peinlre aime à représenter les 
bruyères en fleurs, encore imprégnées de la buée des brumes du matin, 
ses divers plans, nettement agencés^ courent, pittoresques, les uns derrière 
les autres, montrant toujours de vastes panoramas, sur lesquels Toeil 
s'égare et se repose avec satisfaction ; Teffet de nature ressort, produit 
par ces mille et un détails, auxquels sacrifie sans hésiter le pinceau de 
l'artiste, et grAce auxquels il a, d'ailleurs, su trouver la réputation qui 
accompagne son nom. » 

Au Salon de 1900, le public s'arrêtait « devant ce grand et magnifique 
paysage : Environs de Gargilesse, où M. Didier-Pouget a décrit avec 
toutes les ressources de sa brillante palette, celte magnifique vallée de 
la Creuse, qui se déroule aux yeux du visiteur dans toute la splendeur 
d'un décor matinal : des vapeurs légères embuent la vallée, encore plongée 
dans le délicieux contact de la rosée que l'aurore vient de laisser égrener 
sur ses bords; on y trouve ces effets de lumière douce, hautement poéti- 
que, dont l'artiste a su prendre le secret à la nature ; tous les détails se 
trouvent graduellement esquissés avec cette science profonde, qui a valu 
de bonne heure le renom et la célébrité à leur auteur; en cette œuvre 
brillante, d'une belle venue, se trouve transposé le magnifique caractère 
de la superbe vallée de Gargilesse : la calme tranquillité du paysage, sa 
majesté impressionnante montrent la puissance d'observation d'un 
artiste, qui sait voir la nature et s'en inspirer avec un bonheur qui ne 
faiblit pas ». Cette toile appartient à la Ville de Paris. 

En 1901, nous retrouvons encore M. Didier-Pouget, l'heureux peintre 
des bruyères, ff Admirons cette magnifique traînée lumineuse, tombant 
aux premiers plans sur des bruyères en fleui^s, tandis que, plus loin, une 
vallée, délicieusement creusée, gardant encore son voile poétique det 
brumes du matin, étale sur ses deux versants, ses contrastes de lumière 
et d'ombre. Enfin, apparaît l'horizon, orné de pittoresques indications, 
que surplombe un beau ciel clair. On ne peut que louer l'habileté, avec 
laquelle le peintre dispose les plus menus détails de ses tableaux, en vue 
d'un effet qui, tout en s'inspirant de la nature, atteint presque toujours 
les limites d'un art grandiose et merveilleux. » Cette toile, Ajoncs et 
Bruyères, appartient à M. de la Lotta, à Bilbao (Espagne). 

En 4902, paraissaient Crépuscule : Etang de Buffaud. appartenant 
aujourd'hui à M. Keutlingcr, à Paris, puis le Matin : Vallée de laCorrèze, 
toile acquise par M. Kokoreff, à Saint-Pétersbourg. Au Salon de 1903, 
nous retrouvons M. Didier-Pouget, avec Le Matin : Hauts Plateaux de la 
Corrèze et Le Soir : Environs de Lourdes. Enfin, au dernier Salon (1904), 
l'artiste nous faisait admirer « la beauté de vallées, ornées de ces 
bruyères, dont le peintre s'est fait une spécialité supérieure ; dans le 
Matin dans la Corrèze, nous trouvons une magistrale description de 
vallée, se développant sous les brillants effluves de la lumière matinale; 
au premier plan, l'œil est attiré par ces bruyères roses, délicatement 
décrites, sur lesquelles s'amorce un puissant effet de perspective. 
En cette toile, le peintre chante d'un pinceau vibrant It gloire 
triomphale de la nature sous les caresses infiniment douces, lé- 
gères et brillantes de son maître, le Soleil. Le Soir dans les Hautes- 



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ASSOCIÉS (s. N.)» Rï 

Pyrénées, montre un effet fulgurant ( 
que les tons verts du premier plan, 
détaillés avec une science consomme^ 
donne au tableau un relief de premii 

En dehors des œuvres exposées au 
dans la Lande (1896), toile que poss 
Fleurs, aujourd'hui au Musée d'Orl 
Palais Royal, à Athènes; une Marini 
la Résidence, à Tunis ; les Musées de 
de la Ville de Paris, de Leipzig, da B< 
peintre. Celui-ci a encore exécuté ui 
THôtel de Ville de Paris, puis un p 
Hôtel de Ville de Toulouse. Citons er 
à M. le Marquit de Brcteuil, Bassin c 
le Matin et le Soir au Cirque de Gava 
Bruyères, à M. le Comte de Beaumc 
(1900) à M. Novicow, à Odessa. 

M. Didier-Pouget participa souvent 
très de Montagne : ainsi, en 1900, il 
effet de soir : ce très bel effet de s 
admire le calme majestueux de nos i 
si bien étages. Toute 'la série d'envoi 
fique. Le Plateau du Ger est encore d*i 
délicatesse de touche ; ce site pittore 
de la nature, avec tous les enjolivem 
n'est rien moins que superbe... 

A l'Exposition de 1901, on admira 
splendides » ; en 1902, l'aiHiste nous 
dioses : la Vallée du Lot, s'estompan 
plan, appartient à ce genre particuli 
pidement une supériorité de bon aloi 

M. Didier-Pouget a été Lauréat de 
il a obtenu un Diplôme d'Honneur, à 
Tours, Versailles, Amiens, etc. ATét 
(Espagne). 

Ce paysagiste, qui a participé, jusq 
expositions, tant en France qu'à l'é 
environ figurent dans des galeries pt 
spécialité comme t peintre de bruyèr 

Officier d'Académie et officier du T 
Société des Artistes Français, Membn 
tagne, à Paris, Membre de la Société 
Perpétuel de l'Association Taylor. 

Ajoutons que M. Didier-Pouget i 
à l'Exposition Universelle de 1900. 



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)'0R DES PEINTRES EXPOSANTS 

rc françnlSy Médaillé au Salon (1904). 
Ha Niel, Paris-i7«. 

femours (Seine-et-Marne) ; élève de M. Jules Le- 
leurj, il débutait au Salon de i900 avec des 
'un colons léger et charmant » ; au dernier Sa- 
itait En Bretagne — La Rivière, « avec un peii*^ 
, d'où Ton aperçoit la nner dans le lointain ». 
:e une Troisième Médaille. Au môme Salon figu- 
ont l'une En Camargue — Le Guardian fut ache- 
sée du Luxembourg 

M. Doigncau participa en 4904, à l'Exposition de 
es, chez Georges Petit; ses envois y furent ainsi 
bretons de M. Doigncau méritent une mention, 
eur un effort do recherche qui conduit l'artiste à 
ine belle impression. » 
andeur de l'Ordre de Saint Stanislas de Russie. 



lorance, peintre américain, Associé de la 
\rls(4902). 

venue de V Observatoire, Paris-i4«. 

née aux Etats-Unis d'Amérique; elle expose a 
laquc année, tant aux Femmes-Artistes qu'aux 

Nationale des Beaux-Arts, dont elle a été élue 
îmmes-Artisles, dès 4897, nous remarquions des 

; puis, en 1900 ; a des représentations très cu- 
a construction, l'exactitude de la vision font de 
î pittoresque de ce petit Salon. » Enfln, au der- 
sait un panneau décoratif : En Pays Breton, of- 
icité intéressante, dû au talent synthétique de 



lis, Mentionné au Salon (1903j. 
lie Caulaincourt, Paris-48®. 

?es, dans la Haute-Savoie, le 47 juillet 4865. 

ifebvre et Tony Robert -Fleury, il s'adonna sur- 

coration. 

irtiste ait exposées aux divers Salons de la So- 

s, nous remarquerons : en 4902, Après le Bain, 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (k. F.) 393 

panneau décoratif, puis en 1903, Portrait décoratif de jeune fenime, en 
Louis XV; celte toile retint l'attention du jury et fut récompensée d'une 
Mention honorable. 

En i904, le peintre avait exposé à Monte-Carlo une Baigneuse; enfin, 
ajoutons que M. Fiat se livre A l'enseignement, et donne des leçons paili- 
culières à son atelier. 



FIRMIN Claude, peintre français, Mentionné au Salon. 
Atelier : 54, rue de Seine, Paris-6«. 

M. Firmin est né à Avignon (Vaucluse), en 4864. Elève de MM. P. Gri- 
volas et Donnât, l'artiste s'adonna à l'élude des intérieurs. Parmi les 
œuvres principales produites par le peintre, notamment au Salon des 
Artistes Français, nous citerons : en 4891, Chez ie Repousseur en Cuivre, 
donné par l'Etat au Musée de Carpenlras (Vaucluse); en 1892, Mon 
Doreur, tableau qui valut à Farliste une Mention Honorable; en 4893, le 
Ferronnier d'Art, petit tableau, tout plein de documents sur le travail 
artistique du fer ; en 4896, le Réparateur Broca^Ueur, toile appartenant 
au Musée d'Avignon ; en 1899, Paysans à la Soupe, puis le Serrurier; 
en 4900, le Paysan et ses Cochons. « dépeints avec une puissante lumière 
qui donne un grand air de réalité à la scène » ; en 4901, Chez le Mouleur^ 
où se déroule t un atelier d'un encombrement merveilleux » ; en 4903, le 
Récurage (intérieur). 

Citons encore le Portrait de Biret, serrurier d'art, et la Partie de Piquet, 
tableau acheté par l'Etat pour le Musée de la Ville d'Avignon. 

Enfin, au dernier Salon (4904), nous admirions le coup de pinceau, 
pétillant de lumière, de M. Firmin, dans les Amandiers en FUurs : 
€ cette sci^ne de vie et de jeunesse est présentée sous le beau ciel du Midi ; 
la parure étincelante des arbres se développe avec force et puissance par 
le consciencieux pinceau de l'artiste, qui nous fournit là une belle des- 
cription de nature». 



Mademoifiielle FONTAINE Jenny, peintre français, Médaillée au 
Salon des Artistes Français. 

Atelier : 15, rue du Louvre, Paris-!®»". 

Mademoiselle Fontaine est née à Arras, dans le Pas-de-Calais. Élève 
de MM. J. Lefebvre, Benjamin-Constant, J.-P. Laurens, elle s'adonna au 
genre du portrait. Parmi les principales œuvres qu'elle ait exposées aux 
Salons de la Société des Artistes Français, nous relevons : en 4892, le 
Portrait de Madame Victor de Swarte (de la Trésorerie Générale de Lille) 
et celui de Mademoiselle Louis NoëL fille du statuaire. Ces deux envois 
valurent éi l'artiste une Mention Honorable ; en 4893, le peintre exposait 
le Portrait de Mademoiselle Persoons, de la Comédie Française ; en 1896, 
elle remportait une Troisième Médaille avec le Portrait de ma Mire ; en 
1897, elle présentait les Portrait de trois enfants, heureusements groupés; 



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lE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

le Mademoiselle de Swarte. (c Mademoiselle Fon- 
icf sculptural très puissant, tout en conservant 
leur en ces tons, pleins de fraîcheur, qu'elle sait 
pante palette » ; en 1899, l'artiste exposait « de 
ortrait de Monsieur Chwavet et un Portrait de 
1 fauteuil, délicieusement notée avec cet art parti- 
dont Tartisle, en une marque personnelle, a su 

paraissait le Portrait de M. L. E. A1.^ « négligem- 
pose naturelle, en compagnie de son chien 
rérisée, est somptueusement peinte. Puis nous trou- 
souriante jeune fille, fraîchement présentée sur un 
^ortrait de Mademoiselle Suzanne P.. lumineute- 
essoires, heureusement traités, contribuent à pré- 
s effet d'ensemble l'œuvre qui montre, sous un jour 
légantc de l'artiste t. Au Salon de 19Ui, la brillante 

« un Portrait de Mademoiselle Maurice Bouchor, 

puis, un joli groupe de salon d'un beau relief, 
, enfants merveilleusement peints, dont la physio- 
issante sur les noirs des vêtements. Au Salon de 
ontaine présentait « un fidèle Portrait de Pauleur. 

a mis la marque d'un grand talent. » Au Salon de 
îs « Portraits de MM. René et Georges D., correcte- 
pinceau mondain de l'artiste » ; Enfin, au dernier 
un <( bon portrait de Maman, par le talent puissant 
aine «. 

nds salons, le peintre parut aux expositions des 
it ainsi qu'en i898, elle envoyait un Enfant endormi, 
remarquable ; la même année, elle faisait en son 
3sition de ses principales œuvres qui valut à l'artiste 
sse et du grand public. « Tout le monde connaît le 
loiselle J. Fontaine, qui, spécialisée dans le portrait, 
re de grands succès ; la médaille qu'elle obtint au 
e quelle haute estime artistique elle mérite. Aux 

jFemmes-Peintres, son talent a brillé avec éclat, 
entes, nous avons remarqué un Portrait de fillette 
gueuret d'un relief extraordinaires, puis celui d'une 
îlle vérité d'expression et d'un grand caractère; ces 
)chain Salon (1898) y trouveront le succès de leurs 
s encore un grand pastel d'une petite blondinette, 
laement bouclée, fort naturellement 'posée, puis le 
ne, d'une ampleur superbe : ce dernier travail est 
toujours intéressant : il reste Tune des plus belles 

province, l'artiste obtint de nombreux succès : en 
fiiédaille d'argent ; en 4894, une médaille de ver- 
en, une médaille d'or, etc. Membre correspondant 
as, Alademoiselle Jenny Fontaine a obtenu une 
l'Exposition universelle de 1900 et a été nommée 
)n publique en 1902. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (A. F.) 395 

OALAXD Léon- Laurent i peintre français. Mentionné au Salon (1903). 
Atelier : 57 bis, boulevard Hochechouart, Paris-9«. 

M. Galand est né le 18 avril 1872, à Montpellier. Elève de Gustave 
Moreau et de MM. Cormon et Maignan, il sacrifia surtout au portrait et 
au tableau de genre, il. a exposé régulièrement au Salon, depuis 1895, 
des PortrailSy parmi lesquels nous remarquerons le Portrait de Madame 
Laguerre. en 1900, et le Portrait de M» Ménard,en i901. En 1903, il pré- 
sentait le Bon Samaritain : cette toile était récompensée d'une Mention 
Honorable. Enfin, au dernier Salon (1904), paraissait American Bar, où 
<( M. Galand nous décrit de charmantes toilettes féminines ; en cette 
scène, assez curieuse, empruntée à la vie du monde qui s'amuse, l'artiste, 
qui se révèle comme un puissant peintre de mœurs, montre de l'origi- 
nalité, une curieuse observation du milieu où évoluent ses personnages; 
un coloris séduisant, une lumière largement dispersée sur ces élégantes 
fèlardes, assurent un intérêt de premier ordre à ce travail, d'un caractère 
tout moderne, intéressant au point de vue documentaire et constituant 
un vaillant effort du peintre. 

M. Galand participa encore, en i904, au premier Salon de l'Ecole fran- 
çaise : il y exposait le Portrait de Madame Bi, offrant de puissants con- 
trastes, d'un grand relief. 

Premier Second Grand Prix de Rome en 1896, M. Galand obtenait le 
prix du Baron Trémont et le prix Cambacérès ; il est en outre hors-con- 
cours aux Expositions de Montpellier et de Narbonne. Le Musée de Mont- 
pellier possède un tableau du peintre: Mort de Marsyas; le Musée de 
Pêronne, l'un de ses '•oncours : Hercule entre la Volupté et la Vertu; 
enfin, la salle d'honneur du i42« régiment d*i n fan terie renferme Tune de 
ses toiles, représentant la Bataille de LUtzen. 

Ajoutons que M. Galand est officier d'Académie et qu il a été nommé 
Officier du Nicham-Yftikar k la suite de l'Exposition de Tunis, en mai 
1904. 

OIONOUX Robert, peintre français, Mentionné au Salon (1904). 
Atelier : 33, rue Bai/en^ le jeudi. 

M. Gignoux est né à Paris, en 1872. Élève de MM. Cormon et 
Détaille, il fut peintre militaire. Parmi les principales œuvres, ^exposées 
aux divei*s Salons de la Société des Artistes français, nous rappellerons : 
en 1901, une composition d'un mouvement original : La Victoire est à 
Nous; en 1893, La Veille d^Austerlitz : enfin au dernier Salon (1904), 
L'Arrestation d'un Espion, « scène mouvementée, agréablement peinte, 
qui excite un moment de curiosité ». Cette toile retint l'attention du 
jury et fut récompensée d'une Mention honorable. 

M. Gignoux, en dehors du grand Salon annuel, a exposé au Cercle Vol- 



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396 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

ney, ainsi qu'à la Société des Peintres Hippiques; il a obtenu aussi une 
Médaille d'argent à Versailles, pour la sculpture. 



OILLBT Numa, peintre français. Médaillé au Salon (1896), Médaille de 
Bronze k rExposition Universelle de 1900. 

Atelier : à Montigny-Marlotte (Seine-et-Marne). 

M. Nunna Gillet est né à Bordeaux, le 30 septembre 1868. Elève de 
MM. Bouguereau, Robort-Fleury et Puvis de Ghavannes, le jeune artiste 
s'adonna aux figures, en pleinair. Depuis 1893, il fut, en céramique, 
comme en décoration murale, un rénovateur des véritables fresques (1). 

Parmi les œuvres principales, exposées aux Salons de la Société des 
Artistes Français, nous retiendrons : en 1890, Fm d'uw/ioman ; en 1891, 
Portrait', en 1892, la Neigv, toileacquise par la Société des Amis des Arts; 
en 1893, Elévation ; en 1894, le Vteux Cimetière; en 1895, le Verger du 
Bêve; en 1896, le Coin Aimé ; en 1897, un Soir, où Tarlisle présentait 
« une jolie tête décorative, peinte avec beaucoup de sentiment » ; en 
1899, Rose de Noël : la dernière Fleur. En 1901, paraissaient « deux figu- 
res décoratives, réellement expressives sous un vigoureux dessin, dont on 
admire la charpente ; Astarté, est une inspiration empruntée àla mytho- 
logie antique; en cette mystérieuse évocation l'on admire l'harmonie que 
reflète cette belle page d'un caractère si hautement poétique >. La môme 
année était exposé un second tableau : Mvseii, 

En 1903. paraissaient « deux compositions poétiques, qui représentent 
les doux rêves d'un poète, magnifiant la beauté de la femme, au milieu 
des splendeurs de la nature, enjolivées par le pinceau d'un coloriste. 

Vision antérieure. Harmonie sont de 1res curieuses conceptions, 
empreintes d'une poésie captivante, rendues avec toutes les ressour- 
ces d'un coloris prestigieux. Comme décorateur, plein de charme, 
évoquant les plus riches illusions des contes de fées, d'une préci- 
sion parfaite dans le dessin de ses figures, M. Numa Gillet est 
un peintre, dont on peut retenir le nom ; car de toutes ses œuvres 
se dégage une réelle impression d'art. Sous ce titre : Harmofiie, l'artiste 
nous dessine une tête, délicieusement poétique : en cette composition 
heureusement agencée, nous retrouvons la note habituelle d'un peintre qui 
recherche la beauté dans le calme des lignes, l'harmonie des expressions ; 
la délicatesse de la lumière, tombant sur l'épaule du sujet, ajoute un 
charme de plus à cette tête, finement décorative, qui possède un cachet 
réellement artistique. 

En Vision Antérieure^ deux femmes apparaissent au premier plan d'un 
paysage enchanteur, détournant leurs regards curieux, chercheurs d'illu- 
sions, vers le cours lointain d'un fleuve superbement illuminé des cou- 
leurs chatoyantes, que répand sur lui la blonde Phœbé ; le site, délicieu- 
sement décrit par le pinceau brillant d'un artiste, qui connaît la gamme 
des couleurs et sait les manier avec une science parfaite, pour arriver k 

(1) La fresque est de la peinture à l'eau, mise sur un eoduit/rat« : d'où 
freaco. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a . F.) 397 

une harmonie d'ensemble remarquabJe, semble échapper à la description 

de quelque conte de fée; de toutes ces richesses, di 

ou des rêves d'un poète, se détachent des figures, i 

sives, précisées avec un art infini. Aussi emporte-t 

de cette toile, où la science du coloriste fait brill 

l'imagination du peintre, Timpression d'une note 

Dans la section des dessins, il exposait le d< 
Vision Antérieure ; il permet peut-être de juger 
du peintre : ces deux femmes, qui se tournent d'u 
si naturelle vers le spectacle que devine leur curio 
pressives : en cette création originale, l'on retrou^ 
de l'artiste avec la nature; les expressions jiont cu( 
qui montre le tempérament artistique du peintre, 
sente le dessin de la fresque, ornant le tympan de 
Filles de Montrouge: cette belle œuvre met en 
décoratif du talent de M. Numa Gillet : en cette 
composition, le charme de la couleur s'est évanoi 
la précision du dessin, la recherche d'expression 
d'art. C'est bien joli comme conception et, ce qui 
leux d'exécution ». 

Au premier Salon d'Automne (1903), l'artiste p 
groupe de deux jeunes femmes, bien doucemer 
qu'au loin se perspective un joli paysage, dont lei 
pent graduellement dans le lointain par une belli 
M. Numa Gillet apparaît encore ici comme un 
femme, comme un aimable poète, épris du plus c 

Au Salon de la Société des Artistes Français, en ] 
toile sentimentale : VEté de la Saint Martin : un aj 
et de plantes grimpantes y rappelle le talent 

M. Numa Gillet prit encore part au premier Salon 
son talent était représenté par une gracieuse évoca 
qu'accompagne, Petit Poème d'Automne, poème d 
d'un harmonieux effet ». 

En dehors des Grands Salons, l'artiste participi 
nisées par le SAr Peladan, en 1895 et 1896 : il y 
puis une belle page de couleurs très suggestive, F 
du Soir ; Senteur l'espéraley évoquant de gràcieus 
une peinture symbolique délicate. Le peintre 
Réunis, chez MM. Chaîne et Simonson. 11 a exéci 
tympan de l'entrée de l'école des filles de Montro 

Au Salon des Artistes Français, il obtenait ui 
puis une Médaille de Troisième Classe : il rempor 
neur à l'Exposition de Limoges, en 1893, puis un 
de Narbonne, en 1894. enfin il recevait une Médat 
sition universelle de 1900, où son talent éliiit re 
Cimetière^ toile appartenant à M. Roux. 

M. Numa Gillet est Officier d'Académie : ses be 
ses travaux de fresques ont attiré l'attention sur 
cherché à produire une véritable renaissance de la 
du Musée Galliera, il présentait à l'art décoratif, 
Français, en 1899, puis en 1902, des poteries gran 



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398 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Fresques Cérames, fresques encastrées dans des émaux grand feu par un 
procédé, dont M. Numa Gillet est Tinventeur. 

Ajoutons que Tarliste est un lutteur, et un lutteur indépendant ; sa 
préoccupation constante est de faire aimer davantage le style, qui est le 
caractère de la distinction et de la noblesse des formes en art. Avant de 
pousser à fond ses études de peinture, il a voulu être fresquiste et il a 
sacrifié quatre longues années h ce dur métier. Mais le peintre paraît 
apte à produire de grandes œuvres en peinture, œuvres dans lesquelles 
il s'attachera à faire comprendre, à expliquer une idée. C'est un travail- 
leur vers qui se dirigent toutes les sympathies de ceux qui tiennent à 
encourager Toriginaiité en art. 



OILSOULL Victor Olivier, peintre belge. Associé k la Société National^ 
des Beaux-Arts. 

Atelier :'50, rue de la Vallée, à Bruxelles (Belgique). 

M. Gilsoull est né k Bruxelles, le 9 octobre 1867. Elève de Gourtens, il 
s'adonna principalement au genre du paysage. Il débutait aux Salons de 
Paris, en 4898, où il exposait, à la Société Nationale des Beaux-Arts : 
Buées rftt 5oir (Place d'Ypres); en 1899, paraissaient Vieux Pignons (]\o\- 
lande), et Etang en Braôon/ (Automne) En iî)00, il était nommé Associé 
de la Société Nationale, puis, en 1901, exposait le Passage du Train^ et 
Paysage du littoral Belge; cette dernière toile appartient à M. le baron 
Van Ectvelde. ministre d'Elat. En 1902, il exposait Canal en Octobre, 
tableau qui appartient à M. le chevalier Bayet. « Le Canal en Octobre 
est une page lumineuse de M. Gilsoull ; on en admire la brillante j.iers- 
pective et la richesse du décor qui l'accompagne. » Au Salon de 4903, le 
peintre présentait « un curieux morceau, exécuté avec grand talent, des 
Maisons au bord d*un Canal, harmonieusement peintes : M. Gilsoull a su 
atteindre, avec les ressources d'un coloris attrayant, un merveilleux 
détaché des différentes parties de son sujet. » 

En 1899 et 1900, M . Gilsoull a fait une exposition particulière de ses œuvres, 
à Bruxelles: parmi les toiles les plus remarquables qui y furent produites par 
l'artiste, nous rappellerons Lueurs Crépusculaires, tableau cjui représentait 
le talent du peintre à Paris, fi l'Exposition Universelle de 4900 : il appar- 
tient à M. de Crefold ; Gros Temps, qui fut acheté parle Musée d'.\n vers; 
Accalmie sur le Chenal et Soir de Novembre, qui appartiennent aujour- 
d'hui au Musée de Bruxelles; enfin. Jour Gris, toile qui représente l'ar- 
tiste dans notre Musée du Luxembourg. Le Mùsée de Namur possède un 
tableau : Nuit de Lune (Hollande), acheté en 1904. 

Ajoutons encore que M. Gilsoull a exécuté quatre Panneaux pour 
rUôtel de Ville de Bruxelles; il est Chevalier de l'ordre de Léopold et a 
obtenu une Médaille d'Argent à Paris, à l'Exposition Universelle de 1900. 



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ltiTKj—7yn* iKmt^"^- 



ASSOCIÉS (s. 

OORTER Arnold-Marc y peintre 
Atelier : Nassan 

M. Gorler est né à Almelo (1 
demie (les Beaux-ArlsdeTEti 
cipalcment au genre du pavs 
Salon de la Société des Ar 
Jour dts Printemps, puis, en 
gris, rappelant une heureu 
compensée d'une Mention H 

GOURSE Hippolyle-Casimir, p 
Atelier : 6', rue ( 

M. Course est né à Touloi 
4870. ElèvedeMM. J.-P. La 
peinture de genre. Parmi 
annuels, nous nommerons 
pas triste. Prends du Coura 
notable; puis Portrait de m 
en 1899, les Oréades : « L( 
peinte, est élevé et Fexécut 
tement dessiné, se tient tou 
quelles tombe une lumière, 
l'artiste, cependant que dei 
tenter un jeune homme et 
deurs de leur retraite myst 
le combat intérieur, caracU 
suggestive, sous sa forme 
spectateur à une inter^ ré 
sujet mythologique, en U 
morale, que n'ont pas touji 
Aussi, cette œuvre est altac 

Au Salon de 4900, paraii 
aux Cochons, on plein solei 
saisis dans une p!ttoresqu( 
des paysans pyrénéens ajoi 
le peintre a mis beaucoup 
sente au Salon par « dei 
féminin, précisées par le ta 
délicieusement jetée sur ur 
crit, puis une autre toile, d 
intime, représentant une 
manchon, Un Modèle, dont 

En 1902, M. Gourse expo 



ÛJL-J^ 



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400 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Paix, beau travail d'une consciencieuse exécution ; le symbolisme, un 
peu caché, qui y est attaché, ne séduit peut-être pas beaucoup le grand 
public: mais cette série de physionomies curieuses, inquiètes, témoigne 
(Fun superbe effort; on relève, à l'analyse, des expressions et des atti- 
tudes, bien typiques; Ton ne peut s'empêcher de regretter que cette pein- 
ture sérieuse, d'une signification de détails si remarquable, n'ait pas 
reçu la récompense qu'elle semblait appeler, t 

En i903, le peintre ne présentait qu'un Portrait: « La figure expressive 
de Mademoiselle E. de B. a été traitée avec un charmant caractère; 
l'œuvre attire et plaît; on voit que pour M. Gourse le portrait n'est pas 
autre chose qu'une recherche d'art, un motif d'étude. » 

Enfin, au dernier Salon (4904), l'artiste prés^nfait « nnp rpnvpA H'nnp 
conception originale sous ce tilre : Vivre son . 
captivant de la toile est cette femme nue, c 
éclairé d'une magistrale façon, aux yeux du p( 
temple dans son rêve la beauté sculpturale d( 
de laisser tomber à ses pieds, au milieu des ( 
qui abritaient les courbes gracieuses et les fori 
de reine. » 

A Albi, l'artiste obtint une médaille d'arger 
Tamisius, entré depuis dans une collection 
parisien; il a en outre exécuté une Apparition 
pour l'église de THermitageà Celles (Ariège).Ju 
le peintre s'était adonné à la peinture symb 
envois au Salon, semblent indiquer une orie 
recherches de l'artiste. M. Goifrse a obtenu 
l'Exposition universelle de 49uO, un Diplôme d 
Montauban, en 1901. 



ORÉGrOIRE Paul, peintre français, Mentionné 
Atelier : 48, rue Monsietir-le-Pr^ 

M. Grégoire est né à Pithiviers, dans le Loi 
de MM. R. Collin, Luc-Olivier Merson et J. 
tableau de genre, le paysage et le portrail. 

Parmi les principales toiles que le peintr 
Salons de la Société des Artistes Français, no 
le Retour à VEtahle; en 1894, une Laveuse Br 
du Champ et le Lavoir en Bretagne, « tableau 
joli paysage »; en 4898, En Moisson; en i\ 
en 4903, le Marché au Beurre. Cette toile reti 
décernait une Mention Honorable à l'artiste. 

En dehors des Salons de Paris, M. Grégoire 
neur aux expositions de Versailles et de Nanc^ 



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G oogl e 



ASSOCIÉS (s. N.)> RÉCOMPENS 



HA VET /^e/iW, peintre français. Associé de la 
Beaux-Arts. 

Atelier : 22, rue Saint-Ferdinam 

M. Havet est né à Paris. Elève de Gi 
Merson, l'artiste se voua au paysage de s 
pales œuvres, exposées aux divers Salons ani 
Ruines de Mansotirah; en i887, VAbando7i d'Un 
le Musée d'Arras; en 1895, Crépuscule sur la S 
du Château Gaillard; en 4898, Vision : t En 
une page de peinture assez lumineuse : une fei 
rougeoyante aux feux de la lune, apparaît couch 
entre deux vagues qui la bercent doucement ; 
placée en pleine lumière, tandis que tout le vois 
comme TOnde »; en 1899, les Ruines du Templ 
par TEtat; en 1901, Nocturne et Lac de Lugan 
tableaux séduisants de M. Havet, qui enveloppi 
lumière dispersés avec beaucoup de science. Te 
Sion, effet de montagne, orné d'une lumière pu 

En 1903, figuraient au Salon une toile importan 
acquis par l'Etat et deux autres paysages decaraci 
Ion (1904), nous admirions « les paysages de M. I 
prélations de nature, sait mettre en relief une vi 
talent fin et délicat est représenté par un Mausoi 
est séduit par la jolie clarté lumineuse du cie 
tableau, alors que les premiers plans restent di 
effet, consciencieusement suivi par le pinceau du 
beau caractère à cette œuvre. Nous nousreposerc 
autres envois de l'artiste, représenté ici par le ( 
toresquement étage en avant d'une église dont 
lac de Lugano; par une vue de Sion, s'éveillanl 
d'une vallée sous une délicate lumière automna 
sur les bords du Lac Majeur. Toutes ces toiles o 
de distinction élégante; en chacune d'elles on v 
che le caractère du paysage et qu'il s'applique a 
en relief ». 

En dehors des grands Salons, l'artiste a en c 
Internationale de Peinture et de Sculpture, en 
Bodinière, en 1892; à la Société P. M. P., en 18Î 
chez G. Petit, en 1896 et 1897 ; à la Société dt 
en 1897, 1898, 1899 et 1900. Cette cannée, son U 
précier : « M. Ilavet se distingue en une consci 
Chemin Romain; son Fortin d'Alger est prés 
simple et lumineuse, dont l'enjolivement est ex( 
fidélité la nature ». 

En 1903, l'artiste prit part à l'exposition dei 
puis à celle des Peintres de Montagne; il figura 
« l'allure distinguée, le style de ses paysages p( 



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402 LE LIVRE D^OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

particulière, 'personnelle du peintre, furent très goûtés, principalement 
un délicat morceau d'automne au bord du Rhône : les Peupliers, dressant 
leur élégante et svelte silhouette, se détachent puissamment sur un .fond 
de montagnes neigeuses qu'illumine un beau ciel bleu; puis la Vallée de 
VOrbe^ dont les premiers plans verts sont gracieusement décrits : un joli 
petit ruisseau coule délicieusement dans la prairie, au pied de collines 
découpant leur masse sombre dans le ciel ». 

En 4904, M. Havet faisait son apparition à TExposition des 
« Arts Réunis » : « Ses paysages, empruntés, pour la plupart, aux pays 
de montagnes, offrent des sites qui rappellent, en excellents termes, les 
effets calmes et grandioses de la nature (Dans le Valais, Lac de Joux, 
Vallée du Rhône, etc.). 

M. Havet a obtenu une Mention Honorable à l'Exposition Universelle 
de 1889; il est Membre Associé de la Société Nationale des Beaux-Arts. 

Le peintre s'est fait connaître par des recherches dans le genre du 
paysage, pour obtenir le style, c'est-à-dire un puissant caractère, une 
expression à la fois émotionnelle et décorative. Quoique très sensible aux 
aspects superficiels de la nature, que rendent si exactement certains 
peintres contemporains, l'artiste cherche à représenter autre chose dans 
ses toiles. Le but de l'art qu'il poursuit est tout différent : le naturel ne 
lui suffit pas ; il fait œuvre d'artiste en réalisant une transposition et une 
sélection des éléments d'impression, qu'il exprime d'une façon arbitraire 
et personnelle, en dehors des règles communes et parfois même en dépit 
de la mode, qui ne satisfait pas toujours son goût d'artiste. Ajoutons que 
M. Havet a déjà formé bien des élèves, surtout des dames et des jeunes 
filles. 



HUBBR Léon, peintre français, Mentionné au Salon (1903). 
Atelier : 15, rue Cauchois^ Paris-JS®. 

M. Huber est né à Paris, en 1858. Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de 
Paris (classe de Lehmann) et de Eugène Lambert, il étudia principale- 
ment la nature morte et les animaux, en se spécialisant dans la repré- 
sentation des chiens et des chats. Parmi les principales toiles que le 
peintre ait présentées, en ces dernières années, aux divers Salons de la 
Société des Artistes Français, nous retiendrons : en 1899, une Nature 
Morte, « assez originalement inventée : un chat s'y fait serrer la patte 
entre les branches d'une pince de homard, justifiant le proverbe : Qui s'y 
frotte, s'y pique ». Dans la Marmite (1900), Famille Turbulente (i901)j 
Pèche Improvisée (1902), Débâcle (1903) : ce fut cette dernière toile qui 
retint l'attention du jury et reçut la première Mention Honorable. 

Enfin, au dernier Salon (1904). l'artiste présentait un sujet plaisant : 
Hallali : « Toute une armée de chats, appartenant aux genres les plus 
variés, se disputent une pauvre petite souris, dont la robe est toute ma- 
culée de sang ; cette petite toile, pleine de charme et d'imprévu, est ingé- 
nieusement comprise et montre le talent de son auteur ;>. 

L'artiste a déjà obtenu, aux diverses expositions où il prit part, un cer- 
tain nombre de récompenses. C'est ainsi qu'aux Expositions de Versailles, 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XVI. 



M. Henri IIavet, Peintre Associé de la Société Nationale 

d'après un dessin de l'auteur. 



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ASSOCIÉS (s. 

il oblint des premières méda 
des Beaux-Arts et en 1897, 1 
Société Paris-Province, il « 
Médaille d'argent ; en 1903, il 
lion de Charenton. EnOn, àl 
Membre de l'Institut et Pr 
Diplôme de Hors-Concours. 



HUTCHISOIV Robert-GemmeL f 
Atelier : 4, Melvi 

M. Hutchison est né & Edin 
il s'adonna surtout à l'étude 
portraits. Au Salon de la Se 
1903 : Intérieur en Ecosse, t 
siéme Classe. 

Le peintre s'est formé loul 
de peinture ; il n'avait jam 
lorsqu'en 1903, il eut l'idé 
tons que M. Hutchison est A, 
bre de la Société Royale des 
Société Royale des Artistes d 



JACQUE Emile, peintre frança 
Atelier : à Annei 

M. Jacque est né à Eperva 
est le fils de l'illustre animal 
vure, une réputation méril 
des bergeries. Elève de Gérô 
toresque. 

Parmi les principales œuv 
Salons de la Société des Arl 
Chevaux de Halage ; puis ( 
l'artiste une Mention Honor 
forte étude de nature : Les 1 
l'artiste une troisième Médai 
travail, V Abreuvoir : Ton ad 
blcment étudiés, puis jetons 
qui semble s'adonner avec ! 
tiques; un dernier rayon d( 
menace, met en bonne lum 
l'on se hâte de charger de g( 
bonne notation de plein -air, 
animé sous un ciel chargé 
M. Jacque s'est attaché à rej 



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404 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

éclairé par le soleil, au milieu des champs ; on s'intéresse avec l'artisle, 
au travail de la terre, à la puissante étude d'animaux de ferme que le 
peintre nous donne en cette œuvre forte, d'où ressort l'observation 
pleine et franche de la nature. On voit par là que M. Jacque se plaît à la 
représentation des durs travaux du labou^, qu*il sait observer la vie de 
nos campagnes: son œuvre plaît par son caractère de fidélité à la nature: 
cet attelage, arrêté en plein travaM de défonçage du sol est saisissant de 
vérité; nous sommes en présence de Tune de ces toiles, qui sont l'hon- 
neur d'un Salon par le consciencieux travail, qui y a été dépensé ». 

En dehors des grands Salons de Paris, M. Jacque exposa aussi en pro- 
vince. Il obtint une Médaille d'or à Paramé, puis en 1901, une Première 
Médaille à Dijon. Enfin, dès 1889, il avait reçu une Mention honorable à 
l'Exposition Universelle. 



JAMET Henri, peintre français, Mentionné au Salon (1897), Médaillé h 
TExposilion Universelle de 1900. 

Atelier : 60, boulevard Clichij, Paris-lS®, le mardi. 

M. Jamet est i^é à Gien (Loiret), le 25 septembre 1858. Elève de 
MM. Gérôme et Harpignies, il s'adonna surtout à la figure et au paysage. 
Il a exposé à peu près régulièrement tous les ans aux expositions de la 
Société des Artistes Français : au Salon de 1887, il débutait avec le 
Portrait de mon Père ; en 1888, paraissait Avant la Classe et Vieux Vigne- 
ron ; en 1889, le Portrait de l'ami Harfaut; en 1891, Toilette à la Com- 
munauté, appartenant à M. Foucher, à Gien (Loiret) : VAge critiqtie, 
actuellement au Musée d'Orléans; en 1892, deux Portraits; en 1893, Un 
deuil ; en i895, Portrait de mon Beau-Père; en 1896, deux Panneaux 
décoratifs, faisant partie de la décoration complète d'une salle à manger 
du château de Charbonnière, près d'Orléans et appartenant àM. Prot;eQ 
1897, le Grand-Père ; cette toile, qui fait partie du Musée d'Orléans, fut 
récompensée d'une Mention Honorable; puis quatre Dessins; en 1898, la 
Mère Louise^ puis douza Dessins, 

En 1899, l'artiste représentait « une Famille de Tisserands en plein tra- 
vail; l'étude d'éclairage, très poussée, a conduit le peintre à un effet des 
plus heureux ». Ce tableau fut acheté par la Ville de Paris et orna, pen- 
dant deux ans, le Cabinet du président du Conseil Municipal, puis il prit 
place au Petit Palais. La même année, le talent de l'artiste était encore 
représenté par le Jardin de la Veuve et sept Dessins. Au Salon de 1900, 
paraissait le Noir-Gou, tableau qui fut acheté par l'Etat : « M. Jamet y 
décrit une belle charpente de rochers, surplombant la Creuse ; l'on y 
trouve une puissante observation de la nature ». 

Au Salon de 1901 figurait « un portrait sévère, mais très vivant, du vio- 
loniste Dancla: en 1902, le peintre exposait la Vaisselle; en 1903, une 
scène de plein air mtéressante, La Chevrière, avec « un charmant souve- 
nir de Gargilesse, rendu avec son caractère pittoresque par une fidèle ob- 
servation de la nature, qui fait valoir la conscience avec laquelle le 
peintre traite tous les sujets que touche son pinceau, puis avec six D'Ssins 
Rehaussés dans une note un peu sombre, mais intéressante ». 

Enfin, au dernier Salon (1904) le peintre envoyait « un bon Portrait de 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 405 

Madame /., d'un caractère sévère : la figure ressort sur les vêtements 
noirs, heureusement éclairés par le talent du peintre. On remarquait aussi 
une fidèle description d'Intérieur Berrichon : la lumière illumine le ber- 
ceau d*un enfant, tandis qu'au coin derâtre,une femmt, assise, donne la 
tétée à son jeune nourrisson. La scène, simplement décrite, est d'un gra- 
cieux effet : elle classe M. Jamet parmi nos meilleurs peintres d'intérieurs 
rustiques. Notons encore Six Dessins Rehaussés dans une note grise, mais 
d'une belle finesse d'exécution, puis Trois Pastels, intéressantes nota- 
tions de nature, peut-être un peu sombres, mais constituantun fort cons- 
ciencieux travail ». 

En dehors des grands Salons, M. Jamet prit part aux expositions de 
l'Association Syndicale Professionnelle : c'est ainsi qu'en 1900, il y expo- 
sait « de fortes études d'intérieur : la Vaisselle, la Lessive réunissent les 
suffrages des connaisseurs pour la conscience avec laquelle ces tableaux 
sont composés et exécutés ». A l'Exposition de 1904, il présentait encore 
€ des Intérieurs, étudiés, mais qui gardent un air nature, qui plait : 
retenons la Cuisine, le Four, réalisant un curieux effet de coloris, puis, 
des études typiques de Vieilles Berrichonnes, aux traits arrêtés, enfin, un 
Portrait de jeune femme : on y admire le sourire délicieusement 6us- 
pendu sur les lèvres du modèle ». 

En i899, le peintre a fait à la salle Talichet, à Châteauroux une expo- 
sition particulière de quarante-cinq tableaux et de vingt dessins. En 1902 
il réalisait une exposition particulière de ses œuvres, à Paris, à la petite 
Galerie Drouot : le talent de M. Jamet s'y fit ainsi apprécier: «Le peintre 
est un travailleur consciencieux: il montre un grand talent d'observation 
de la nature et un souci constant d'y rester fidèle; de ses œuvres, vigou- 
reuses et saines ressort un franc tempérament d'artiste. Ses études d'inté- 
rieurs et de figures de ménagères de la campagne sont pleines d'exacti- 
tude et de vérité; on y relève des détails d'éclairage et de lumière, qui 
constituent de charmantes trouvailles, donnant à ses œuvres un cachet 
particulier, qui amène peu à peu le peintre vers un genre personnel, 
plein d'attrait, intéressant par son caractère documenté ». 

Le Musée de Châteauroux possède de lui deux toiles : le Vieux Vigneron 
et \eNoir Gou ou Bain de George Sand. L'artiste a été classé dans lesdix 
premiers au concours de la décoration de la Salle des Fêtes à la Mairie 
de Vincennes et à celle d'Asnières. Il a obtenu le Premier Prix pour le 
dessin de la couverture du catalogue de l'exposition de Peinture d'Angers. 

L'artiste a été professeur, pendant cinq ans, aux écoles municipales 
d'Orléans ; ayant quitté cette dernière ville pour retourner à Paris, il 
continue à y faire des cours, ainsi qu'à Châteauroux. Il a ainsi formé un 
certain nombre d'élèves, parmi lesquelles nous citerons Mademoiselle 
Vallet, de Gien, qui expose à la Société des Miniaturistes de France ; 
M. Paul Cordonnier, qui a exposé au Salon depuis 1899; Mahon, expo- 
san4 de la Société Nationale des Beaux-Arts, etc. Le peintre fait tout son 
possible dans les villes où il donne des leçons, pour former des élèves 
sérieux, afin d'y créer un centre artistique et de combattre l'enseigne- 
ment faux des professeurs de peinture à l'eau de rose. 

Ajoutons enfin que M. Jamet est Officier (T Académie; il a obttnu une 
Médaille de Bronze k l'Exposition Universelle de 1900, où figurèrent deux 
de ses plus importants tableaux : Le Jardin de la Veuve et Famille de 
Tisserands, Antérieurement, il avait obtenu une Médaille de Bronze à 



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406 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

rExposilion Universelle de Lyon, en 1894, une Médaille d'Argent à 
TExposilion d'Amiens et des Diplômes d'honneur & Saint-Etienne, Ghâ- 
teauroux, etc. 



£IIVD Auguste, peintre français, Mentionné au Salon (4903). 
Atelier : 13, avenue Frochot, Paris-9«. 

M. Kind est né le i»" avril i862 en Alsace, à Forbach, aujourd'hui ter- 
rîloire allemand. Elève de Charles Thomas et de Pierre Bourgogne, il 
s'adonna surtout aux fleurs et au paysage. Parmi les principales toiles 
que le peintre ait exposées aux divers Salons de la Société des Artistes 
Français, nous rappellerons: en 1896, C hr y santh émet Blancs et Raisins; 
en 1899, Vue de mon Atelier; en 1900, Gloires de Dijon et Narcisses; en 
1901, Delphiniums, « dont les petites fleurs s'harmonisent d'heureuse 
façon avec des roses, sous le prestigieux coup de pinceau de l'artiste » ; 
en 1903, Gloires de Dijon et Delphiniums : « Des delphiniums puissam- 
ment massés à côté de roses variées, réalisent une savante étude de 
M. Kind »; cet envoi retint l'attention du jury et fut récompensé d'une 
Mention Honorable. Enfin, au dernier Salon (1904). paraissait « un mor- 
ceau, rutilant de couleurs. La gamme du coloris, intéressante, est pous- 
sée à un diapason élevé dans Soir d'Eté aux environs de Rome; en même 
temps, une brillante nature morte, des fleurs presligieusement décrites 
rappellent le genre préféré du peintre; nous n'oublierons pas la resplen- 
dissante réunion de Roses de France et Campanules, aux tons variés, 
magistralement éclairées d'une franche lumière par le pinceau, plein de 
ressources, de M. Kind. » 

En dehors des grands Salons, M. Kind figura souvent aux expositions 
annuelles du Cercle Volney; c'est ainsi qu'à la dernière exposition (1904), 
son talent était ainsi apprécié : c Les fleurs de M. Kind sont disposées 
d'une façon tout artistique ; son bouquet de Fleurs des Champs, mer- 
veilleusement composé, est d'une fraîcheur savoureuse de tons. » 



KOE Laurence, peintre anglais, Mentionné au Salon (1904). 

Atelier : 3, Pembroke Studios, London W (AngleteiTe). 

M. Koe est né à Londres, en 1868. Elève de l'Académie anglaise, il y 
exposa beaucoup d'œuvres de toutes sortes, mais ne figura aux Salons de 
Paris qu'en 1904, où il remporta tout de suite une Mention Honorable 
avec une toile: Vénus et Tannhaûser, « réalisant une interprétation ori- 
ginale d'un caractère artistique intéressant. » 



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IJIfipiflllll II .pi ■'■*^'.' 



ASSOCIÉS (s. î 



LARRUE Guillaume^ peintre fn 
des Beaux-Arts. 

Atelier: ii, rUeJù 

M. Larrue est né à Bordeau 
l'Ecole des Beaux-Arts de Bor 
Arts à Paris, où il appartint â 
un certain nombre de genres, 
des Artistes Français, où, en '. 
du Bassin de Neptune â Versa 
tion Honorable et achetée par 
de i900. 

En 1897, le peintre émigrai 
cette année-là un Coin du 
Intérieur, tableau acheté pa 
Tartiste était alors élu Assocû 
« nous offre de charmantes s( 
des intérieurs sobrement décr 
remarquable. Quoi de plus c 
biberon à sa poupée, indiquai 
un grand bonheur ! La mômi 
Galerie des Glaces, les Livres 
nière œuvre fut achetée par 1' 
remarquions « le joli caractèj 
M. Larrue : Théâtre des Paom 

M. Larrue figura natureller 
cha à représenter les morcea 
dins de la vieille cité historiq 
Bassin de Neptune. Il rempor 
de Versailles : il y est membr 

Ajoutons que M. Larrue est 
seur de dessin au lycée Hoch 
dessin pour les jeunes filles, à 
décoration du Parloir du Lyc 
l'Hospice des Vieillards de Ve 
du théâtre du Lycée Hoche II 
Saint-Louis et de Liège, et ob 
Universelle de 1900. 



LECHAT Albert, paysagiste frai 
(4903). 

Atelier : 5Î, rue ; 

M. Lechat est né à Lille, da 
Cormon, il s'adonna surtout £ 
Salons de la Société Nations 
paysages à Thulle, soit avec d 



#-i^-:^-J.. 



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IVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

îxpressif de M. Lechat se manifestait en des paysages 
re. Un Matin présente une gamme de tons verts cap- 
lis en valeur : de ces oppositions consciencieusement 
ige un bel effet à dislance. L Automne est encore un 
lent interprété, en une facture originale : l'on y relève 
de lumière et d*atmosphère, qui fait honneur à l'esprit 
)eintre. Les dessins gouaches du môme artiste consti- 
tudcs, auxquelles on peut s'arrêter : elles renferment 
itmosphères assez heureuses, tout en présentant une 
[ui nous fait nous intéresser à ces fragments de Petite 
u de l'artiste se meut avec aisance, comme en un sujet 

lart au premier Salon d'automne, en 1903, où nous 
la Banlieue de Lille, bien fidèlement rendue. L'artiste 
e des Dix-Neuf ; en i898, le talent du peintre se faisait 
exposition de cette Société : « M. Lechat est un peintre 
:eau, en pleine force de talent; il présente ses toiles 
grain de poésie, qui les décore le mieux du monde. Les 
i produisent une impression saisissante ; le Ruisseau, 
bres qui éparpillent la lumière, laisse voir beaucoup de 
me riante perspective de paysage : son Etude de mer 
bien lumineux. » 

peintre figurer encore aux exposfUons annuelles de la 
funis : c'est ainsi qu'en 4904, il présentait « une jolie 
trastes : U Hiver, q\\ la franchise de la lumière des pre- 
se sur des lointains délicieusement estompés. » 
irit souvent part aux expositions de la Société de la 
iiarellc et des Arts Précieux, qui ont lieu chez G. Petit: 
entait « toute une série de "^Petite Ville, présentée sous 
[ue. 1 



-J.-J,, peintre français. Médaillé au Salon fi903). 
: à Bas-IIamel, Berjou (Orne). 

t né à Berjou, dans l'Orne, le 14 octobre 1861. Elève 
bvrc et Moteley, il fut surtout paysagiste Panni les 
j que l'artiste ait exposées aux divers Salons de la So- 
Français, nous remarquerons, en 1896, Crépuscule et 
; en 1898, Derniers Rayons sur la Futaie et Brouillard 
99, Automne et Demeure Ancienne; en 1900, Dans le 
Des Prés, des Bois ^ puis Calme du Soir; en 1902, Sous 
es : cette toile valait à l'artiste une Mention Honorable ; 
•e exposait Chaumière du Bocage, tableau récompensé 
lédaille. Enfin, au dernier Salon (1904), paraissait La 
uelle s'étale, derrière des ai'bres dénudés, une pauvre 
ige triste est impressionnant ; le peintre a su y déve- 
ittoresque intéressante. » 



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TIVI 



ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 409 



LESSERTISSEUX Maurice, peintre français, ^ 
(1899). 

Atelier : 37, rue Denfert-Rochereati, ] 

M. Lessertisseux est né à Paris, le 26 février i864 
Didier et Rigolot, il fut paysagiste. Parmi les prin 
exposées aux divers Salons de la Société des ArtisI 
tiendrons : en 1898, Dans le Marais^ à UtevUle ( 
en 4899, « un très beau paysage, orné d*une perspe 
laquelle se repose agréablement la vue : c'est Le Ha\ 
sur-Eure j le matin, qui d'ailleurs remportait, en to 
tion Honorable. » Au Salon de 1900, M. Lessertisseu 
Couchant, « représentant un effet de lumière d'un 
quel vient s'adjoindre tout le charme d'un brillan 
paraissait Brûleurs d'Herbes, le soir, à la Ferté-Alai 
effet de soir à la Ferté-Alais, la Rentrée du Troupet 
rons des moutons qui s'avancent sur une route pou< 
clair et chaud, où la pureté de l'atmosphère appara 
deur. » 



LOBEL-RICHE Alménj, peintre français, Mentionp 

Atelier : 65, boulevard Arago, Pari 
10 heures à midi. 



M. Lobel-Riche est né à Genève, en Suisse, de 

6 mai 1878. Elève de MM. Bonnat, Paul Sain et Ca 

tout au genre et au portrait. Au Salon de la Socié 

çais, en i902, il envoyait : Femmes abandonnées au 1 

Une Nuit aux Halles : • les Meurt de Faim ». Enfii 

la Marchande à la Toilette : ff^En cette œuvre intén 

cipal, qui s'étudie dans une glace au milieu d'une p 

en pleine lumière, a été fidèlement saisi, en un i 

heureux. » Cette toile était récompensée d'une Mentii 

tée par l'Etat. 

Arrivé à Paris en 1895, M. Lobel-Riche collabor 

I humoristiques. 11 fut encouragé dans ses efforts pa 

j (12, rue Bonaparte), qui lui fit exécuter des lithog 

fortes orignales en couleurs. Il a illustré plusieurs 

l quels nous pourrons citer : La Main Gauche (Guy 

5 Tard-Venus, de Pierre Veber; le Baiser d'une 

Rebell ; les Chevaliers de la Croix, de Henryk Sienk 

de l'Enfer, de Henri Fèvre, etc. 

A l'Exposition Universelle de 1900, le peintre ex( 
murale de la tranchée du quai Debilly.^' 



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440 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

Sociétaire de la Société des Artistes Français, M. Lobel-Riche exposa 
au nouveau Salon de la Peinture Française, dont la première exposition 
eut lieu, en 1904, dans les serres du Cours-la-Reine, à Paris. 

Ajoutons enfin que, comme artiste, M. Lobel-Riche est amoureux des 
belles formes des belles femmes; il a, suivant l'expression fameuse de 
Ruskin, le grand critique anglais, la Religion de la Beauté. 



Miss LOVERIXG Ida, peintre nnf/iais, Mentionné au Salon (1903). 

Atelier : :^4, Egerton Studios, Ycotnans Road, Doomp- 
ton Road, à Londres. 

Miss Lovering est née k Londres. Elève de TAcadémie royale d'Ensei- 
gnement de Londres, elle fut surtout peintre de figures. Au Salon de la 
Société des Artistes Français elle débutait en 1903. en exposant : Belle$ 
Plumes font Bel Oiseau, tableau qui fut remarqué par le jury et récom- 
pensé d'une Mention Honorable . Au dernier Salon (1 904), l'ai-tistc, en Prière 
du So//", « fournit une jolie note lumineuse, tombant sur des enfants en 
prière, accoudés sur les genoux de leur mère : le sujet, traité avec senti- 
ment, est d'une douceur émotive charmante ; l'œuvre, possède un 
cachet original captivant. Puis, nous nous intéresserons à révoca- 
tion d'une Ecole de Dentelle, il y a cinquante ans. Mademoiselle Love- 
ring « trouvé là prétexte à une œuvre intéressante, en réunissant autour 
d'une table, pauvrement éclairée, quelques enfants qui s'acharnent 
consciencieusement au travail; l'cfTet artistique est heureux; la note de 
documentation paraît exacte : c'est un succès pour l'artiste. » 

En dehors des grands Salons de Paris, Miss Lovering a souvent exposé 
à Londres et dans les villes anglaises, en Amérique et à la Nouvelle- 
Zélande. 



MAC CA^IEROX Robert, peintre américain, Mentionné au Salon 
(1904). 

Atelier : 74, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris-6«, le 
jeudi. 

M. Mac Cameron est né à Chicago, aux Etats-Unis d'Amérique. Elève 
de Raphaël Gollin, il se consacra surtout à l'étude de la figure. Parmi les 
principales toiles que le peintre ait exposées aux divers Salons de la 
Société des Artistes Français, nous rappellerons : en 1903, A la Santé' de 
la Mariée; puis, en 190i, « une joyeuse soène de Mi-Carême : les figures 
des personnages, assis à table, sont vigoureusement expressives ». Cette 
toile retint l'attention du jury et fut récompensée d'une Mention Hono- 
rable, 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



PI. XVII. 



La Prière du Soir, par Miss Ida Lovering 

d*après un fusain de l'auteur. 



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' 'Ht ^-'A' Y HK 
PUBLIC LlokARY 

ASIOK, LKNOA 
TILD^N JfOUNDAliON 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 411 



Mademoiselle MAILLART Jeanne-Béalrix, peintre français, 
Mentionnée au Salon (1903;. 

Atelier : 137 j rue de Sèvres, Paris-6e. 

Mademoiselle Maillart est née à Paris. Elève de son père, M. Diogène 
Maillart, elle s'adonna surtout au portrait et à la peinture de genre. Parmi 
les principales œuvres qu'elle ait présentées aux divers Salons de la 
Société des Artistes Français, nous retiendrons : en 1896, le Porlruit de 
Madame M.; en 1897, Portrait de Mademoiselle N.; en 1898, une élude 
de Jeune Bretonne; en 1899, ^4 la Fontaine : l'artiste nous y montre 
« une petite fillette, présentée dans une note sobre et sévère ; mais 
l'expression de la physionomie est si gentillette, que Ton y reconnaît tout 
de suite l'œuvre de style ». En i90i, paraissait le Portrait de Mademoi- 
selle Geneviève M., « fillette, saisie en une mignonne pose par l'ar- 
tiste, qui, dans son dessin de Liseuse, a su tirer un heureux parti du 
contraste de la lumière et des ombres, pour réaliser une œuvre exquise ». 

Au Salon de 1903, figurait un sujet plein d'expi'ession, heureusement 
éclairé : Souvenance \ cette toile valait à l'artiste une Mention Honorable ; 
enfin, au dernier Salon (1904), Mademoiselle Maillart exposait « un beau 
Portrait de Madame A: L., tout de noir habillée : la figure ressort en un 
saisissant relief. » 

En dehors des grands Salons, Mademoiselle Maillart prit quelquefois 
part aux expositions de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs : 
c'est ainsi qu'en 1903, elle y exposait un Gracieux Souvenir, bien capti- 
vant ». 



MAIVCEAU Paul-Georges, peintre français, Associé à la Société Na- 
tionale (1903). 

Atelier : 12, rue de Bellechasse, Paris-?®. 

M. Manceau est né à Loches, dans l'Indre-et-Loire, le 6 novembre 1872. 
Elève de MM. G. Courtois et Tournés, il s'adonna surtout au genre du 
portrait. C'est ainsi qu'au Saloj[i de la Société Nationale des Beaux-Arts, 
en 1902, il exposait le Portrait de la Comtesse B. ; puis, en 1903, une 
Etude de Tête (miniature). Enfin, au dernier Salon (1904), il exposait 
un Coucher d^ Soleil sur le Cher, vivement enlevé, puis des Miniatures 
exécutées pai* touches larges, dans un genre qui a son charme suggestif. * 

M. Manceau prit aussi part aux Expositions des Indépendants : en 
1904, il s'y faisait remarquer « avec une suite d'études de paysages, pres- 
tement notés avec tout le charme de la nature ». 

Ajoutons que M. Manceau est Officier d'Académie, Chevalier du Mérite 
Agricole et Avocat à la Coui' d'Appel. Comme avocat, il s'est créé une 
spécialité des questions artistiques et est le défenseur attitré des artistes. 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 



t 

LNT Paul-Emile^ peintre français, Associé k la Société Natio- 
Beaux-Arts (1895). 

Atelier : Î04, avenue de Paris, à Versailles (Seinc-et- 
Oise). 

I. Mangeant est né à Paris le 12 décembre 1858. Elève de A. Etex et 
Gérôme, il cultiva tous les genres... sérieux et laissa par suite de 
î les tableaux dits de genre. Parmi les œuvres principales que l'artiste 
exposées aux divers Salons annuels, nous mentionnerons : en 1882, 
mr de l* Enfant Prodigue, toile qui fut récompensée d'une Mention 
wrable et achetée par l'État ; en 1889, Portrait de A, Etcx : ce por- 
t, présenté à l'Exposition universelle de 1889, valut à l'artiste une 
îtion Honorable ; en 1895, la Vérité, tryplique exposé à la Société 
ionale ; en 1897, V Espérance; en 1899, A la Mémoire de Puois de 
acannes; en 1901, les Océanides, puis la Chair. 
In 1902, il exposait « un panneau décoratif, destiné à Thôpital des 
illards de Versailles, sous ce titre suggestif : Rayons d'Automne, Le 
ntre a eu l'heureuse idée de prendre pour héros les enfants; il a su 
iner à sa composition un caractère de jeunesse et de gaieté, qui attire 
ependant le motif en est simple : ce sont de petites flllettes, qui, en 
gracieux mouvements variés, rapportent triomphalement les bouquets 
erbes ou de fleurs qu'elles viennent de cueillir dans la campagne ; 
is l'artiste a su transformer en une scène vraie, cette conception 
[ite de l'imagination et en même temps il lui a apporté tout l'appoint 
son grand talent de décorateur. Aussi le regard se fixe charmé devant 
î œuvre savoureuse, en cette toile bien remplie, qui fait grand effet à 
tance ». 

In 1903, l'artiste exposait « des sct'nes familières, charmantes d'inti- 
:é, la Mère et l*Enfant, où M. Mangeant se montre fin observateur, 
ntre remarquable, d'un sentiment délicat; puis une œuvre lumineuse, 
plein-air, le Btleheron ». 

Infîn, au dernier Salon (1904), paraissaient Cré-pt^cu/^ rf'Atotfr « œuvre 
M. Mangeant met en scène une femme bien profilée, s'adonnant à la 
Lure dans un milieu tout moderne, puis Sérénité, qui présente une 
e note d'atmosphère, doucement lumineuse, abritant une jeune femme 
3on enfant, jetés sur l'herbe, à l'ombre, enfin une étude intéressante. 
Souvenir de Versailles, doucement pastellé ». 

/artiste a beaucoup travaillé ; il a empilé dans son atelier de nom- 
luses études au pastel, qui pourraient former une importante exposi- 
a particulière ; depuis 1895, il est Associé à la Société Nationale. Aux 
►ositions de province, le peintre connut le succès : en 1887 il obtenait 
3 Mention à l'Exposition de Nice, puis une deuxième médaille d'argent 
'ei-sailles, et en 1899, une première médaille d'argent. Officier d'Aca- 
nie, il professe à l'École Nationale d'Horticulture et à l'École Saint- 
m à Versailles. 

A. Mangeant a longtemps collaboré au Journal des Artistes, où ses 
tiques documentées furent très appréciées ; il a écrit quelques études. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 413 

notamment une, consacrée à son grand-père, A.Etex, qui a éiélue aune 
séance de la réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, à 
J'École des Beaux-Arts, puis un travail sur une Esquisse de Voltaire, par 
Houdon. 

Depuis plusieurs années, le peintre compose et exécute toujours les 
cadres de ses tableaux, soit en bronze, soit en bois sculpté, soit en bois, 
cuivre, etc., avec application de métal découpé. Depuis quelque temps, il 
se livre à l'exécution de bijoux en ai*gcnt martelé et repoussé, dont quel- 
ques spécimens ont été exposés aux Salons de 1899 et de 1901 de la 
Société Nationale: il a été nommé Membre Sociétaire de la Société Natio- 
nale des Beaux-Ai*ts pour les objets d'art, en 4901. Enfin, ajoutons 
que M. Mangeant a obtenu une Mention Honorable, à l'Exposition Uni- 
verselle de 1900. 



Madame MATHILDE CUROT BARBER EL, peintre fran- 
çais. Associée à la Société Nationale des Beaux-Arts. 

Atelier : 45, avenue de Villiers, Paris, le jeudi. 

Madame Curot-Barberel est née à Paris. Elle se consacra principale- 
ment à la miniature et au 'pastel. Elle débutait au Salon de la Société 
Nationale, en 1896, où elle exposait une série de miniatures, parmi les- 
quelles nous retiendrons : Portrait du Petit Jean Bonnefoy ; Portrait de 
Mademoiselle Barberel ; Portrait de Mademoiselle Diolot ; Portrait de 
Mademoiselle Cousin. Au Salon de 1897, paraissaient, encore aux Minia- 
tures, le Portrait du Capitaine Lebrun-Uenaud et Portrait d'André Lam- 
bert. En 1898 et 1899, Tartiste exposait encore des miniatures et cette 
dernière année, Madame Curot-Barberel fut, comme miniaturiste, élue 
Associée de la Société Nationale avec les portraits de Ma Mère, de Mme P. 
Carrier-Belleuse et de Pierrette C.B. 

En 1902, Madame Curot-Barberel présentait au Salon de la Nationale, 
deux paatels : Yseult et Gitane; puis, en 1903, Carmen. Au dernier Salon 
de la Société des Artistes Français, le talent de Partiste était représenté 
par un portrait d'enfant, Mademoiselle Odette B. de F... 

Madame Curot-Barberel prit souvent part aux expositions de province 
et de l'étranger, où elle remporta de nombreuses récompenses. C'est 
ainsi qu'elle obtint un diplôme à Boulogne, une médaille d'argent à 
Tunis, une médaille d'argent à l'Exposition Internationale d'Aix, une 
médaille de vermeil à Reims, une médaille d'argent à l'Exposition Fémi- 
niste de Paris, etc., etc. 

Ajoutons que Madame Curot Barberel est Officier d'Académie ; elle a 
un cours et donne des leçons à son atelier. 



MARZI Ezio, peintre italien. Mentionné au Salon C4903). 

Atelier : 8, Via dette Betle-Donne, à Florence (Italie). 

M. Marzi est né le 18 février 1875 à Florence (Italie). Elève de l'Insti- 
tut des Beaux-Arts de Florence, il s'adonna surtout au genre et à la fi- 



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OR DE{^ PEINTRES EXPOSANTS 

i honorable au Salon de la Société des Artistes 
; la même année, il obtenait la première Mé- 
selle de Florence et était classé le second au 
istiqiie de Rome. 

M. Marzi exposait « deux petits sujets d'une 
rentiers points de Couture, où nous voyons une 

son travail sous les veux de sa mère, puis un 
; ce vieux maître se reculant pour juger de 
ait VAdmirnIion de deux charmantes visiteu- 
ône vécue, dont le talent de l'artiste s'est tiré 
lessins, il présentait une Etude d'artiste, une 
>(Trant les indications les plus savoureuses de 
us rappellent le genre si poétique de notre 
is Hamon ». 

Lposées par l'artiste aux Salons de Paris, nous 
de, toile acquise par S. M. le roi Hurabert I«% 
i. M. le roi Victor-Emmanuel Ht, en 1901. 



lis. peintre français. Associé à la Société 



tlevard de Clirhy, Paris-O». 

Bs (Loire-Inférieure), le 17 mai 1861. Peintre, 
fut l'élève des maîtres anciens des Musées. Il 
e la Société des Artistes Français, de 1886 à 
iété Nationale de 1890 à 189'4 ; après une abs- 
arut aux Salons de la Société Nationale en 
îs œuvres principales qu'il ait exposées aux di- 
ons : 

la îjOire. Cette toile, achetée par l'Etat, est 
^.holet. 

Mélancolie Crépusculaire (Bretagne). « M. Mau- 
e l'acception du mol .* ses tableaux ont je no 
îur donne un attrait et un charme tout parti- 
inspiré des Pécheurs d'Islande : t Gaud s'en 
le long de cette route des falaises, aspirant le 
)oso. » Dans Mélancolie Crépusculaire, nous 
ités avec une opposition tns heureuse de tons 

uer, puis Y Ecume. « M. Maufra est im artiste 
u terme. C'est nu'en effet il sait rendre Tira- 
ie et grise, de nos landes bretonnes; il sait 
hes de l'Océan sur la vieille terre de granit de 
p ; ses expositions nous le montrent comme 
sujets divers; La Rivière Le Gue** et V Ecume 
lune et robuste peinture. » 
M Maufra est toujours le pe intime original de 
[te année une vue de Loc-Ronan, où le talent 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 415 

du peintre apparaît dans tout son éclat, plein de mesure et d'harmonie. 



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416 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

« Il vient de s'ouvrir à Paris une exposition d'œuvres récentes de 
M. Maufra, le peintre nantais, déjà connu et apprécié dans le monde 
parisien, et qui se classe déjà parmi les peintres d'avenir. Ses peintures 
se partagent en deux séries : les unes, au nombre de vingt, consacrées à 
TEcosse, présentent quelques pages d'une rare splendeur, les autres se 
rapportent à la Bretagne : rien n'est plus imposant que le spectacle de ces 
belles toiles originales, quand on arrive dans la grande salle de Texposi- 
tion et qu'on les regarde à quelque distance, de façon à bien voir tous 
les détails s'harmoniser entre eux. 

« M. Maufra est, avant tout, un grand peintre de la Bretagne ; il a su 
traduire la note poétique, interpréter la saveur originale de la nature 
pittoresque de notre beau pajs d'Armor. C'est un peintre puissant, qui 
sait évoquer en nous de grandes visions ; c'est un coloriste, qui manie la 
lumière avec un rare bonheur ; il sait rendre les accents de la mer hou- 
leuse au bord des falaises, et il projette sur ses marines des coups de 
lumière d'une hardiesse étonnante. Ses ciels sont tous magistralement 
composés et il faut voir comment ils se marient de la façon la plusétroite 
avec les sites qu'ils baignent. 

« C'est aux environs de Douarnenez que le peintre s'est particulière- 
ment arrêté : ces parages ont été pourtant bien souvent étudiés; ils ont 
fréquemment tenté le pinceau de beaucoup d'artistes, et cependant 
M» Maufra a su nous en dire quelque chose de nouveau. Voici par 
exemple, dans un beau passage (Tautomney Saint-Jean du-Doigt : un joli 
chemin nous conduit au village, dont le clocher se proGle dans le fond 
sur un ciel clair. Rêve du 5oiV nous montre au contraire un joli petit coin 
bien vert, un sentier tout bordé d'arbres, qui dressent leur haute stature 
au milieu d'une atmosphère embrasée par les feux du soleil couchant. 

« Si maintenant nous nous tournons du côté des marines, nous recon- 
naîtrons vite que le peintre a pu non seulement nous exprimer les assauts 
de l'Océan sur le granit armoricain, mais aussi nous faire voir les nuan- 
ces variées, les tons estompés, fondus, que l'élément perfide nous pré- 
sente par les temps calmes, Mer Grise, Vile Tristan, montrent des effets 
de lumière bien saisis, brillamment rendus. Coin de Falaise, Falaises de 
Beg-Ar-Frffj sont de belles études qui rappellent bien la nature sauvage 
des côtes bretonnes. 

« C'est dans ses peintures qu'il faut reconnaître en M. Maufra un peintre 
qui aime cette terre de Bretagne, qu'il a fouillée en tous sens, qu'il a étu- 
diée et rendue avec un grand sentiment artistique, avec un véritable 
cœur de poète. Il en a, en quelque sorte, transporté dans ses toiles l'àpreté 
sauvage, et c'est ce qui fait sa vigueur et sa force ; car il nous redonne le 
charme que Ton éprouve à contempler la nature dans son beau pays. 
M. Maufra possède en outre une puissance et une virtuosité de coloriste 
surprenantes: quand il se détache des barrières d'école et qu'il interprèle 
la nature avec son tempérament plein de fougue, quelle àme il montre! 
Gomme il sait devenir réellement supérieur, en chantant cette noble terre 
de Bretagne dans sa majestueuse grandeur, avec la simplicité et la force 
que seul peut avoir l'un de ses fils respectueux ! Et si je ne me rappelais 
que l'auteur est encore jeune, je dirais presque du peintre qne M. Maufra 
est, en art, le Brizeux breton. » 

Cette même exposition eut lieu en 1896, à la galerie Durand-Ruel, à 
New-York. En 1897, une autre exposition d'œuvres nouvelles du peintre^ 



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ASSOCIÉS (s. N,), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 417 

relatives k des études de rivières et de moulins à vent se produisait, dans 
les galeries Durand-Ruel, à Paris; une dernière eut lieu plus récemment, 
en 1901 et fut un véritable triomphe pour l'artiste. 

L'artiste fit encore des expositions importantes aux Salons des Artistes 
Indépendants de 1888 à 1894. En se reportant aux catalogues de ces expo- 
sitions, il est curieux d'examiner les titres génériques des œuvres expo- 
sées, pour y suivre l'esprit de tendance, la progression du talent du peintre. 
En 1896, l'Etat lui a acheté les Falaises de Wick (Ecosse), puis la 
Pointe du RaZy toile qui est actuellement au Musée de Nantes. Le Musée 
du Havre possède du peintre, un Lever de Lune en Bretagne; celui de 
Reims, la Pointe du Raz. Le peintre a exécuté trois Panneaux décora- 
tifs pour le Grand Hôtel de Morgat (Finistère), représentant: io le Calme; 
2o le Vent; 3» la Tempête. Ces panneaux, enchâssés dans les murs de 
la grande salle, présentent une harmonie décorative de couleurs, en 
rapport avec ce qui les entoure; ils ont été placés par le peintre lui-même. 
En 1902, cette décoration s'enrichissait de trois autres panneaux : 
LEté. — L'Hiver, — Le Soir. Puis, en 1903, paraissait une Vue d'en- 
semble du Village de Morgat. 

M. Maufra est Membre du Comité du Salon d'Automne ; en 1903, il en- 
voyait à ce Salon : Grande-Rue à Morgat, Château-Gaillard, les Coteaux 
de Morgat ce dernier tableau fut acheté par l'Etat; en 1904, il exposait 
des montagnes Dauphinoises et des marines. 

M. Maufra est Officier d'Académie : pendant vingt ans, depuis 1880, 
époque où il a commencé à peindre, l'artiste a étudié la mer, les ciels, 
les grands aspects de la nature, en essayant d'en comprendre la beauté et 
d'en rendre par le pinceau le côté décoratif. 

On trouve des œuvres du peintre breton, chez Durand-Ruel et les prin- 
cipaux amateurs, tels que M. Depeaux, à Rouen, M. Viau, M. Delpeuch, 
M. le docteur Marx, M. le docteur Délineau.à Paris, M. Vannier, M. Ma- 
raude, M. Trezza di Muzella, M. Vever, M. Olivier Sainsère, M. Jawson, 
M. Leclanché; le Musée Impérial de Berlin possède une série d'eaux- 
fortes :les galeries Bernheim etHesséle, ainsi que toutes les grandes collec- 
tions américaines et étrangères, renferment des dessins et des eaux-fortes 
de M. Maufra. 

Les lecteurs, curieux de plus amples renseignements sur le talent de 
ce peintre, si original, n'auront qu'à se reporter aux comptes-rendus des 
Salons, depuis 1886, ainsi qu'à ceux des expositions particulières, que 
nous avons signalées et dont la première, chez le baron de Boutteville, 
en 1893-1894, fut une véritable révélation, au public parisien, du talent 
de l'artiste. 



Mademoii^elle MERCIER Louise-Claudine, peintre français. 
Mentionnée au Salon (1896), Officier d'académie. 

Atelier : 37 j rue d'Auteuil, Paris-16e. 

Mademoiselle Mercier est née à Paris. Elève de son père et de M. Jules 
Lefebvre, elle a sacrifié surtout à l'étude des figures et au genre du por- 
trait; depuis vingt-cinq ans, l'artiste a exposé, sans discontinuité, au Salon 
des Artistes Français. Parmi ses principales œuvres, nous rappellerons : 
en 1879, un Héron, puis, dans les années suivantes, des sujets de genre; 

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418 LE LIVRB d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

en 1883, un Marchand Juif et une Mauresque de Tanger; en 1884, un 
Mariage Musulman au Maroc, avec V Oratoire de Catherine de Médicis; 
dans les années suivantes, des portraits de femmes et d'enfants; en 4890, 
le Portrait de M, Charles Mercier, le père de Tartiste, puis Liseusa au 
Chat. Après avoir exposé aux Salons suivants des portraits, elle envoyait 
en 1894, une Petite Ecolière, gentiment présentée dans toute l'ardeur du 
travail ; en 1896, la PoéSH des Bois attirait l'attention du Jury et valait à 
Tartiste une Mention Honorable; en 1897 et 1898, elle exposait des sujets 
de genre; en 1899, un Portrait d* Enfant ; en 1901, Heureuses les Ames 
Simples!; en 1902, les portraits de Nissim et de Béatrice de C..., etc., 
etc. Ajoutons que le Musée de Lorient possède une toile de l'artiste : 
le Départ de la Mariée, 

Membre de l'Association des Femmes-Artistes, Mademoiselle Mercier 
prit souvent part aux expositions de cette Société : c'est ainsi qu'en 1900 
elle y présentait deux remarquables Portraits : ceux du Docteur Jean Ca* 
mescasse et de Madame J, Camescasse^ surpris dans l'intimité de leur bome 
et en plein travail : le peintre a su se tirer avec bonbeur des difficultés 
d'éclairage, inhérentes au portrait d'intérieur, et c'est là un succès de plus 
à enregistrer à l'actif de la vaillante artiste. » 

Membre de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs et même Membre 
du Jury de cette dernière Société, Mademoiselle Mercier a obtenu le Pre- 
mier Prix de Fleurs et Nature Morte à l'Union, pour son tableau Iris, 
Boules de Neige et Aubépine. En 1900, elle exposait k la même Société un 
« Portrait (au pastel) très gracieusement posé et d'un bel effet »; en 
1901, « un joli groupe d*enfants, gentiment saisis en une pose pleine 
d'aisance et de naturel » ; en 1902, un Portrait et une étude de Nymphe, 
agréablement décrite, enfin, en 1904, un cadre «contenant plusieurs jolis 
portraits d'enfants et quelques essais, d'un genre ancien, délicieusement 
pastichés. » 

Mademoiselle Mercier obtenait en 1886, une Mention Honorable à 
l'exposition de Noir et Blanc, pour le porti*ait à la mine de plomb, de 
Madame Ch, Mercier, la mère de l'artiste ; en 1902, une Médaille d'Ar- 
gent lui était décernée à l'exposition des Arts et Métiers Féminins pour 
un pastel : Indolente. 

Aux expositions de province, Mademoiselle Mercier remporta de nom- 
breux succès : à Versailles, elle obtenait une Médaille d*Argent; à 
Vannes, une Médaille de Vermeil; à Nice, une Médaille d'Argent; à 
Avignon, une Médaille de Vermeil ; à Boulogne-sur-Mer, une Médaille 
d'Argent, etc. A l'étranger, ses envois remarqués ont été récompensés 
d'une Mention Honorable aux Expositions internationales d'Amsterdam 
et de Munich, puis d'une Médaille de Bronze à l'Exposition du Cristal- 
Palace, à Londres. 

Ajoutons enfin que, possédant les diplômes de professeur de dessin de 
la Ville de Paris et de l'Etat, Mademoiselle Mercier est professeur de des- 
sin dans les écoles de la Ville de Paris depuis 1887 ; elle a institué un 
cours particulier à son atelier; l'artiste est la fille de M. Mercier, le res- 
taurateur des tableaux de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts, peintre lui- 
même et élève de Français. 



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ASSOCIÉS (s. N.)i HÉCC 



MEZCIUITA José-Maria-Lopez , peintre 
(1903). 

Atelier : à Grenade (Espagi 



M. Mezquita est né à Grenade (Espi 
Larrocha et de Gecilio Pla, il exposait ai 
Français, en 1903, les Portraits de Mest 
envois retinrent l'attention du jury, qui 
sième Médaille. Au dernier Salon (190 
dame M, : « Cette dame, assise, tournée 
plein de dignité, est présentée avec un 
prétention, l'artiste a su trouver Teffet p 
un talent sérieux et solide ; nous arrive 
VEtude de Soleil du môme artiste, qui 
éclat, une jeune Espagnole, jouant de 
riante verdure. » 

En mars 1903, le jeune peintre prenai 
Espagnols, à Paris; en 1904, il y envoyé 
au dernier Salon et qui valut à l'artiste 

En 1903, au premier Salon d'Automni 
des qualités de souplesse dans le coup 
pose, de vie dans l'attitude générale du 
Munford, qui se détache, expressivemer 
peinte par M. Mezquita. Du même artis 
le sujet est posé sur un divan d'étoCfe rc 
modelée, est très poussée, reflétant une 
qui indique, chez le jeune artiste, un ta 
sciencieux travail, le peintre a mis tout 

Antérieurement, en 1902, le peintre 
Amaré, une exposition importante de s 
qui remporta un grand succès. En 
d'or à Madrid, pour une de ses toiles : 
l'Etat Espagnol pour le Musée d'Arts B 
ses tableaux : Pensive a été achetée p 
d'Espagne ; enfin, la Municipalité de G 
s'adressa à lui pour contribuer à la décc 
du Chanoine Andrès Moujon. 

Par les quelques indications qui préc 
carrière artistique de M. Mezquita, un 
nonce sous les plus brillants auspices, 



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D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



AIRMOXT, peintre miniaturiste français, 
position Universelle de 1900. 

wulevard de Courcelles^ Paris-17«. 



rmont est née à Paris. Elève de Ch. P. Belly, elle 
ent au genre de la miniature et dans cette branche 
tôt une réputation que vinrent consacrer de nom- 
lepositions, tant en France qu'à l'étranger. Depuis 
inées, elle expose régulièrement au Salon de la 
mçais, où nous remarquerons, parmi les œuvres 
îres années, les portraits de Mademoiselle Bariet^de 
ie S. M. 1. l'Impératrice de Russie^ de M. Mac- 
la. République des Etats-Unis, de MM. L. et P. 
ir, de l'Institut, de Octave Gréard^ de TAcadémie 
1 dehors des portraits «proprements dits, l'artiste 
[rand nombre d'études de nu. 
tes fois à s'occuper des œuvres de Madame Renée 
si qu'au dernier Salon de 1901, l'on remarquait 
déshabillé « ; en 1903, « un nu, gracieusement 
relief ». Au premier Salon d'Automne, en 1903, 
r les si gracieuses miniatures, d'un art si parfait, 
mont >. A l'Exposition de la Miniature, au Cercle 
1904, ( Madame de Mirmont nous faisait admirer 
;he et une légèreté d'exécution très remarquables 
ame, délicieusement esquissé ». Au Salon de la 
rançais (1904), on remarquait, de l'artiste « un 
s, tout de noir habillé : en cette œuvre de maitre, 
ssance des contrastes, qui y a été supérieurement 
portrait d'Octave Gréard, d'une ressemblance par- 
le détails toute méticuleuse ». 
irmont a fait déjà plusieurs expositions importantes 
nt connaître et apprécier le talent de l'artiste. En 
lait une exposition dans les galeries Goupil (MM. 
à New-York, puis en novembre 1901, dans les 
îr, à New-York ; en 1903, elle faisait une exposition 
vres, dans les galeries Durand-Ruel, à Paris, 
[irmont vit ses œuvres appréciées aussi par les jurys 
is auxquelles elle prit part. C'est ainsi qu'elle rem- 
argent à rExp9sition Universelle de Lyon, était 
l'Exposition Universelle de Chicago, puis obtenait 
5(? à l'Exposition Universelle de 1900, où son talent 
eux cadres de miniatures sur ivoire, comprenant 
traits de Madame de M., de Mademoiselle G., et de 

me Renée de Mirmont est Officier de rinstructton 
es Beaux-Arts. 



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LE LIVRE d'oK DES PEINTRES EXPOSANTS PI. Wlll. 



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ASSOCIÉS (s, N.), RÉCOMPENSÉS (à. F.) 421 



Madame do MONTCHEIVU Jane, peintre français, Mentionnée au 
Salon (1899). 

Atelier : 5, square Rapp, Paris-7e. 

Madame de Monlchenu est née à Paris. Elève de MM. 0. Merson, Col- 
lin, Baschet et Schommer, elle cultiva surtout le genre du portrait. 
Parmi les œuvres principales, qu'elle ait exposées aux Salons des Artistes 
Français, rappelons : en 1897, le Portrait de V Auteur, présenté avec un 
éclairage de côté, très savant ; en 1899, un Portrait de Jeune Fille, qui 
attira l'attention du Jury et fut récompensé d*une Mention Honorable ; 
en 1900, le Portrait de Madame Roger Miclos: « la célèbre pianiste, bien 
souriante, sort de son cadre, animée par le pinceau de l'artiste, qui a 
signé là Tune de ses belles œuvres » ; en 1901, le Portrait de Mademoi- 
selle Bonnefille; en 1902, PoHrait de M. Adrien Durand; en 1903, le 
Portrait de la Comtesse de Sagonne^ et un intérieur avec deux jeunes 
femmes au piano, à contre-jour, intitulé : Hiure Grise. 

Enfin, au dernier Salon (1904), l'artiste « nous montre, en Papillon 
Noir, une femme, livrée, en son intérieur, à de sombres pensées, en une 
pose et une expression suggestives. » 

En fait de peinture décorative, elle a exécuté la décoration complète 
d'une salle à manger, avec plafond, orné de fleurs et d'amours, dessus 
de porte etc . en l'hôtel de Madame la Comtesse de Montessuy, avenue 
Rapp. 35, puis les dessus de portes du salon de l'hôtel de M. Lucet, rue 
Sédillot. 

Madame de Montchenu a été plusieurs fois mentionnée aux Expositions 
de province, notamment, à Lyon, à Béziers, à Amiens. 



MYRTOX-MICHALSKI Sigmond-Valentin, peinlve polonais, natu- 
ralisé français. Médaille de Bronze à TExposition Universelle de 1900, 
Associé à la Société Nationale des Beaux-Arts (1904). 

Atelier : 30, avenue Malakoff, Paris-lO^, le mardi, de 
2 heures à 5 heurea. 

M. Myrton-Michalski est né à Ousajevo, en Pologne, Elève de M. Caro- 
lus-Duran, il cultiva surtout le genre du portrait, mais exécuta en outre 
des paysages, des marines et des tableaux d'intérieur. Il débutait à 
l'Exposition Universelle de 1889 avec un groupe d'enfants, puis il figura, 
en 1891, au Salon de la Société Nationale. Au Salon de 1896, il exposait 
un « beau portrait d'homme, M. de Dolivo-Dobrorobsk » ; en 1902, « le 
Portrait du Comte L., vieillard heureusement présenté par le talent du 
vaillant artiste » ; en 1903, le Portrait de V Amiral Puech, puis « le por- 
trait d'une dame merveilleusement enserrée dans sa robe jaune; l'ondu- 
lation souple du corps est parfaitement suivie et le peintre a su produire 
là une œuvre de valeur •. Au dernier Salon (1904), paraissaient 



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422 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Willyj puis le Président Séré de Rivière^ « dont la figure est magistrale- 
ment éclairée >. C'est à la suite de cette exposition que M. Mjrton- 
Michalski fut élu Associé de la Société Nationale. 

Le peintre prit aussi part aux expositions de la Société des Artistes 
Russes; en 1898, son talent s'y faisait ainsi apprécier : « L'envoi le plus 
remarquable du genre est un Portrait de M. de D., très correctement 
interprété par M. Myrton-Michalski ; c'est là une œuvre sérieuse et un beau 
travail, dont on ne peut que féliciter hautement l'artiste. » Relevons encore 
cette appréciation de ses envois à la même société, en 1899 : « Le mor- 
ceau de résistance est fourni cette année par M. Myrton-Michalski, avec 
un beau Portrait de M, M. : le personnage, tout emmitouflé dans son 
vêtement à fourrure, se détache sur un fond rouge, une prédilection de 
l'artiste; la simplicité de l'attitude, la douceur de l'expression sont 
remarquables ; la pâte, solide, atteste de robustes dessous ; c'est là une 
œuvre qui portera haut dans l'appréciation de la critique le talent de 
portraitiste de M. Myrton-Michalski. Une petite figure d'expression. 
Orpheline, joliment éclairée, présente des parties lumineuses de beau- 
coup de relief et des ombres d'une grande douceur. Cette toile rappelle la 
facture spéciale de M. Henner; nous passerons sur un portrait de fillette 
d'un beau style, pour nous arrêter à un Lac^ entouré de montagnes, réa- 
lisant une jolie page d'un coloris vibrant : l'artiste se montre ici aussi 
bon observateur de la nature qu'heureux interprète de la physionomie 
humaine et il nous indique par là toute la variété et la souplesse de son 
beau talent. » 

En dehors des toiles déjà mentionnées, nous rappellerons, parmi les 
œuvres principales du peintre, les portraits de Mademoiselle de Miramon^ 
en 1895, Jean Poklevski (4896). Madame la Marquise de Mores (4897), 
Comtesse de Chabeil (1899), Chincholle (1899), M. Gasiorowsky (1900), 
Comte Constantin Potocki (1904), Comtesse Zamoyska et son Fils (1901), 
PortraU de mon frère Wenceslas (1902), Marquis de Chanon (4902), 
Comte de la Bastide, Capitaine de Cuirassiers (4902), Vicomtesse de Mont- 
laur (1902), if. Barbey^ Vice-Président du Sénat (1904), Comtesse Po- 
tocka, etc. 

M. Myrton-Michalski a obtenu une Médaille d'Or à l'Exposition Univer- 
selle de 1900, dans la section internationale, comme peintre polonais ; 
après avoir obtenu cette récompense, il se fit naturaliser Français et fut 
alors inscrit sur la liste des récompenses, pai*mi les peintres français, 
comme ayant obtenu une Médaille de Bronze. 

Ajoutons que M. Myrton-Michalski est Chevalier de l'Ordre du Christ 
et Officier de l'Ordre du Lion de Zachringen. 



OLSSON, Julius, peintre anglais, Médaillé au Salon (1903). 
Atelier : Saint-Yves, Cornwall (Angieievre), 

M. Olsson est né le 1^'' février 1864, à Londres ; il s'adonna surtout 
au genre de la marine et au paysage. Après avoir exposé pendant huit 
ans à la Société Nationale des Beaux-Arts, il produisit, au Salon de la 
Société des Artistes Français, en 1900, une Marine Bleue^ qui fut récom- 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XIX. 



Portrait de Madame St-G. Étude 

d'après une miniature de M»« Renée de Mirmont d'après une miniature de M-» Renée de Mirmont 



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ASSOCIÉS (s. N.), RéCOMPENSÉS (A. F.) 423 

pensée d'une Mention Honorable, puis en 1903, VOrage, qui obtin t une 
Troisième Médaille, 

En dehors des Salons de Paris. M. Olsson a aussi exposé très souvent 
en Amérique : c'est ainsi qu'à Pittsburg (U. S. A.), il obtint une Mention 
Honorable ; sa toile : Marine^ fut achetée par le Musée de Pittsburg. 



OSWERT Alphonse, peintre français. Associé à la Société Nationale des 
Beaux-Arts. 

Atelier : 9, rue Alain-Chartier, Paris-i5«. 



M. Osbert est né à Paris le 23 mars 1857. Elève de Henri Lehmann^ à 
l'Ecole des Beaux-Arts, de 1878 à 1883, il débuta au Salon des Artistes 
Français par des portraits, puis exposa : en 1883, la Dernière Autopsie 
d'André Vésale; en 1886, Saint Paul f Ermite; en 1890, lu Mort du 
Christ. A partir de cette époque, il figura régulièrement, tous les ans, 
aux Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts. Retenons particuliè- 
rement : en 1892, Vision; en 1893, VAdieu au Soleil; en 1894, Harmonie 
Virginale; en 1896, Chants de la Nuit : c En cette belle toile, un morceau 
du disque lunaire éclaire, dans une campagne retirée, au bord d'un beau 
lac, toute une série de jolies formes drapées. Ce tableau est exécuté dans 
la note élégante de coloris, particulière au peintre. » 

En 1898, M. Osbert méritait le titre de poète du pinceau. M. Osbert, 
« est toujours le poète de la couleur dont on ne se lasse point d'admirer 
les œuvres, tant elles portent avec elles un souffle de haut lyrisme, un 
cachet de grande distinction, que Ton ne retrouve, nulle part ailleurs ; 
ses envois sont toujours présentés avec un caractère remarquable de calme 
parfait, d'harmonie souveraine, qui plaît tant aux amis de la douce poé- 
sie, tant ils leur procurent d'émotions personnelles, tant l'impression que 
font sur eux les conceptions de M. Osbert, sont profondes. Le peintre, 
dédaigneux des suffrages vulgaires, loin des contingences banales de la 
foule, continue à s'élever de plus en plus dans ce sentier qu'il s'est frayé 
tout seul, pour ainsi dire ; il a su, réalisant l'union peirfaite de la pein- 
ture et de la poésie, se tailler une puissante originalité par dês effets 
extraordinaires, brillants d'harmonie qui, emportant l'àme vers les sources 
du beau, plairont éternellement aux délicats. C'est là ce que nous mon- 
trent les derniers envois de M. Osbert au Salon : Plainte de Sapho, Ly- 
risme du Soir, Poème du Soir, etc. » Cette dernière toile, Poème du Soir, 
a été achetée par l'Etat. 

Au Salon (1899)« le peintre exposait VEnigme, • Dans le domaine du 
grand art, là où l'artiste a le plus besoin de donner une tournure per- 
sonnelle à l'expression de sa pensée, où il doit, sous peine de tomber 
dans la banalité, composer quelque chose d'original, alors que la nature 
est pour lui tout au plus un guide, un support des symboles de sa con- 
ception, nous rencontrons le genre élevé de M. Osbert. L'Enigme du 
Soir représente peut-être l'œuvre capitale la plus signiGcative que l'artiste 
ait produite dans cette manière symbolique abstraite, où il a su trouver 
une voie neuve, dans laquelle il a pénétré hardiment et qui l'a conduit à 



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DES PEINTRES EXPOSANTS 

> ses rêves et de ses pensées par rintermé- 
urs. Celte Enigme du Soir est bien trou- 
ie mystérieux, uni à celte imprécision vague 
au début de l'beure crépusculaire et que 
à la fois simple et élevée, a concentrée sur 
s belle œuvre couronne de la façon la plus 
litre, dont l'horizon va toujours s'élargis- 
illement vers une conception idéale, de plus 
i plus élevée. Dans ces conditions l'art du 
plus hautes, auxquelles la pensée humaine 

m grand panneau décoratif : Sérénité, 
t apparaissait comme l'un des plus grands 
re décoratif. « Il nous faut nous arrêter, 
Dîi le peintre, par le caractère poétique de 
ncret des formes et des figures, traduit les 
plus délicates de la poésie ou de la pensée 
coule une harmonie prestigieuse, indiquant 
e l'expression avec l'idée élevée du peintre; 
iiaturité du talent de l'artiste en possession 
our exprimer ce qu'il pense, ce qu'il sent, 

! tableaux que le peintre expose cette année : 
tant au bord de l'eau un paysage se déta- 
automne, puis Chant de V Aurore, effet de 
lanl une lyre, se promène sur la rive d'un 
jour. Rien de plus simple comme motifs; 
'e, c'est l'heureuse harmonie qui émane de 
leaux, dont les éléments se trouvent dans 
la nature, charment par la douceur mer- 
iccord des couleurs, plaquées avec la maes- 
5C de palette que ce maître-coloriste a su 

position, \a.Chutedes FeuilleSjC'esl l'une des 
l'ait signées le peintre. Cette femme, cheveux 
as dans un mouvement des plus gracieux, 
les, qui tombent doucement à terre, semble, 
ifier l'âme même de la forêt, évoquée par 
iélicat poète. Cette créature de rêve, posée 
>r, dont le motif est emprunté à la nature, 
vre, d'une harmonie parfaite, en rappelant 
nent de l'auteur, montre que peinture et 
par des moyens d'expression différents, pen- 
de s'en servir, frapper également la sensi- 
[ spectateur. M. Osbert, en s'aidant du con- 
r, reste ainsi le poète que depuis longtemps 
actuellement parvenu à la maturité com- 
ir \k l'artiste nous rappelle les conceptions 
B néo-grec Hamon, avec je ne sais quel 
)n ne peut rien imaginer de plus charmant, 
re de rêve, sortie de l'une des imaginations 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (A. F.) 425 

les plus saines, de l'un des talents les plus forts, de l'un des coloristes les 
plus harmonieux que possède notre génération actuelle ; c'est ténu, char- 
mant et délicat, c'est comme un rêve de la pensée. Quoi de plus suave, 
de plus éthéré que cette conception gracieuse d'un artiste, qui s'aidant 
des ressources de la couleur, parle le langage harmonieux des Dieux ! 
Peu d'œuvres m'ont autant charmé que cette création merveilleuse d'un 
peintre, dont l'avenir retiendra le nom comme celui d*un idéaliste de race, 
réellement supérieur. » 

Au Salon de 1903, nous retrouvions «M. Osbert avec son genre poétique 
habituel, ses harmonies, ses accords de sentiment et de couleur, qui 
émanent d'un véritable artiste et séduisent les amateurs délicats; 
ses toiles gardent toujours une poésie particulière, un caractère 
de calme et mystérieuse grandeur (Heure Grise^ Haifnonie de la Brume, 
Solitude). 

En6n, au dernier Salon (1904), « M. Osbert nous rappelait son genre 
si harmonieux et si poétique : en ces magniGques synthèses, infiniment 
brillantes, qui s'épanouissent sous le pinceau charmeur du peintre : La 
Rivière, Harmonie d'Or y Harmonie Grise, Harmonie Lunaire, on est 
attiré par Téclat et la douceur des tons ; tout en charmant l'œil du spec- 
tateur, elles ont un caractère suggestif particulier, qui impressionne et 
atteint T&me du spectateur ; l'on se sent emporté, sur les ailes du rêve, 
vers des conceptions idéales, qui nous entraînent aux sommets, vers 
l'au-delà, de la pensée humaine ». 

En novembre 1895, le peintre a fait une exposition des ses œuvres les 
plus importantes chez G. Petit. Il a exposé aux diverses manifestations es- 
thétiques de la Rose-Croix, qu'a dirigées le Sàr Peladan. C'est ainsi qu'en 
1876, M. Osbert se révélait déjà « comme un chercheur qui sait parvenir à 
TefTet. Le Lac est d'une poésie réellement supérieure et son Invocation 
Lunaire n'est autre chose qu*une belle étude de lumière, qui fait voir 
dans l'artiste, le poète de la couleur que nous avons déjà signalé. » 

La même année, à TExposition des Peintres Impressionnistes à la ga- 
lerie Le Barc de Boutteville, nous retrouvons parmi les symbolismes, les 
rêveries, toujours si poétiques, du peintre. L'Etang et la Forêt accuse de 
jolis reflets d'or sur l'eau^ cependant que le soleil couchant éclaire par 
derrière les arbres de la forêt. Des formes féminines jetées dans Therbe 
servent à animer ce tableau, qui respire un parfum d'harmonie tout par- 
ticulier... 

A l'Exposition de la Rose-Croix, en 1897, les toiles de l'artiste se firent 
remarquer. « Il nous faut nous reposer, devant cette simplicité des tons, 
ce calme des lignes, qui laissent derrière elles une impression d'harmonie 
majestueuse. Cet artiste se complaît à rendre idéalement lestons de clair 
obscur de la nuit éclairée et les lumières mi-éteintes, qui donnent tant de 
charme aux tons crépusculaires. Il faut voir l'ensemble de ses œuvres 
pour pouvoir juger de l'invention de l'artiste et des ressources multiples 
de sa brillante palette, qui met à son service des tons — en particulier des 
jaunes — étincelants, et cependant l'œil de l'observateur ne subit aucun 
heurt, aucun choc, aucune sensation brutale ; tout n'est que harmonie. 
Les Chants de la Nuit, les Voix du Crépuscule, PHarmonie de VAurore, 
sont autant de toiles, en lesquelles sommeille l'âme d'un poète — et d'un 
poète qui parle une langue harmonieusement poétique — unie à la vision 
particulière d'un coloriste original ». 



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IVRE d'or des peintres EXPOSANTS 

S 1899, M. Osbert réunissait en une exposition particn- 
;s toiles qu'il avait signées, & la Galerie des Artistes 
>uvait ainsi mieux se rendre compte du talent parti- 
al du jeune peintre. 

un peintre délicat, qui cultive un genre symbolique 
['expression incomparable ; aussi nombreux sont 
senti une émotion devant les révélations artistiques du 

tempérament, obéissant à son goàt natif, M. Osbert 
avec toute rintensité possible, les splendeurs trou- 
pe ; sa peinture suggestive cherche à exprimer des sen- 
esse à Tâme de ceux qui sont accessibles à l'émotion 
s*enfonce-t-il hardiment dans le silence de la solitude, 
u'il décrit en de savoureuses pages. L*artisle se préoc- 
es harmonies des lignes et des proportions tout en 
ie harmonie des couleurs, se rapportant à l'heure, aa 
sa vision. Par des moyens d'une simplicité remar- 
it d'ailleurs pas les difficultés de l'expression, il arrive 
ne douce émotion, à nous bercer harmonieusement 
poétiques rêveries qui s'appellent : Tombée du Soir, 
ïant du Crépuscule, Chant de la Nuit, Lyrume du 
ir.,. 

% l'art doit être un repos évocateur des pensées hautes 
B la contemplation d'une beauté mystérieuse, et c'est 
rche toujours à donner l'impression (du silence, qui 
harmonies à l'état latent et au milieu duquel on se 
r l'âme. C'est ce que les Egyptiens ont si merveilleu- 
ms leur art si simple et si grand, et beaucoup plus 
is évocateur que l'art grec lui-même. VArt pour lui 
iible religion de la pensée et il faut prendre ici ce 
; la plus large acception du mot, c'est-à-dire compre- 
uifestations de la peinture, de la musique, de la litté- 
[ïture et de la sculpture. 

à quelle hauteur d'idées plane, loin des recherches 
3, le pinceau du peintre, et en fait, quand on pénétre 
osition, on se sent malgré soi impressionné par les 
t lumineux qui se trouvent devant les yeux; on se sent 
i par un respect analogue k celui que l'on éprouve 
is le temple d'une religion étrangère, l'on regarde, 
nts, les emblèmes, les figures du coite. Aussi M. Osbert, 
lir, par sa vision originale d'artiste, par son talent de 
iquls les sufTrages de tous ceux qui demandent à la 
r quelque chose et à l'artiste de nous livrer un morceau 

t d'ailleurs arrivé à son genre actuel, à sa compréhen- 
ticulière, qu'après de fortes études, qui ont facilité 
lutioD, favorisé son affranchissement des traditions 
issurant contre la chute d'Icare. Jusqu'en 1890, les 
ernèrent, dans ses envois aux Salons, avec la représen- 
où déjà se remarquent des finesses de lumière, des 
)hères qui trahissent les préoccupations, les curio- 



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ASSOCIÉS (s. P 

sites, les tourments qui agil 

En 1890, la Ville lui achetail 
Ville de Paris. Mais, lorsqu*éc 
produisit la création de la Soc 
la conséquence, M. Osbert se 
nière, et depuis lors, tous les i 
festation nouvelle de son talen 
vers ce symbolisme original, qu 

« Tel est Tartiste, tel est le 
de poète et de rêveur : Torij 
pensée assurent actuellement 
dans le domaine de l'art conte 
marquante, aujourd'hui en pi 
dans une voie originale, à la r 

En décembre 1899, le peint] 
(La Durendal) au Musée de Bi 
envoyé Saint Pavl VHermite ; 
la Samaritaine; Dernière met 

M. Osbert prit encore part a 
vait, en ses envois « la séréni 
qui distingue toutes les toile 
femme en Contemplation devi 
se laisseront séduire par ce cl 
tagnes, où règne une sérénité 
à replier en eux-mêmes leur p 
la poésie. » M. Osbert a enco 
tante dans le hall des Therme 
de 15 mètres de long sur 9 met 
l'autre le Bain. 

Ajoutons que M. Osbert 
Beaux-Arts et qu'il a obtenu u 
verselle de 4900. 



PAUPIOW Edouard, peintre frat 
Atelier : 80, rue D 

M. Paupion est né à Dijon, 
de Gérôme, il se consacra 
portrait. Parmi les œuvres pri 
Société des Artistes Français, 
1883. Evangile de Coppée ; et 
— Illusions ; en 1886, En M 
Langres ; en 1889, Jeanne d*A 
Province ; en 1892, la Veuve , 
VBtoile du Berger, puis Saint- 
Fête-Dieu ; en 1896^ le Somme 
France : ces deux toiles, qui f 
gouverneur de Moscou, valure 
en 1898, Saint François d'As 
des Confirmants; en 1899, un 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

»alon de 1901, les tableaux religieux de M. Paupion arrêtèrent par 
iractëre artistique élevé. « Le peintre a traité d'une façon bien per- 
le, où s'accuse l'invention de Tartiste, un incident de la légende 
us, Pendant la Fuite ; la composition, harmonieuse, possède un 
poétique, grâce aux anges qui bercent d'une musique éthérée le 
îil du divin enfant; le coloris, très doux, reste plein de charme 
ne lumière heureuse. En les Rogathins en Franche-Comté, le même 
nous montre un joli paysage, dont le premier plan est occupé par 



M. PAUPION 
Peintre médaiUé au Salon 

D*aprèfl un dessin de l'auteur. 

eille femme à la physionomie étudiée, ainsi que par un petit gar- 
lantant des croix sur le champ où l'on veut attirer les bénédictions 
t. Au loin on aperçoit la procession qui rentre à l'église. Ce tableau 
religieuse et de mœurs rustiques se recommande par la clarté et 
ichise de la lumière qui l'éclairé. » 

Salon de 1902, paraissait le Portrait du Général Debatisse, com- 
mt l'Ecole Polytechnique : « Le général, debout, est accoudé à son 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRFS EXPOSANTS PI WV . 



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LB LIVRB D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

-DUMAS, peintre français. Médaillé au Salon des Artistes 

Atelier : i, rue d'Epréménil, à Chatou (Seine-et-Oise). 

Réalier-Dumas est né k Paris en 1860. Elève de Gérome, il cul- 
e genre de la peinture dTiistoire jusqu'en 1889, el, depuis cette 
le, il s'adonna aux sujets de genre et au paysage. Parmi les œuvres 
pales que le peintre ait exposées au Salon, rappelons : en 1886, le 
de Vincennex, qui lui valut une Mention Honorable; en 1887, 
parte, nouveau 4 1* Ecole de Brienne; en 1888, Bonaparte: il avait 
é la couronne de France par terre et l'avait ramassée ; en 1889, 
)lonnede Route ; en 1890, Enfants nus dafis un Bateau, tableau qui 
tient au Musée de Châlons ; en 1893, la Reine Hortense revoit la 
aison (1824) ; en 1394, le Néophyte et le Parc aux Cerfs; en 1896, 
^ï, toile récompensée d'une Médaille de Troisième Classe; en 1898, 
latrice ; en 1899, Coteau de la Jonchère, acheté par l'Etat : « Ce 
1 est fidèlement représenté; l'ensemble en est très poétique; aussi 
re est de celles qui attirent et charment ». 

Salon de 1900, M. Réalier-Dumas, en La Rivière Endormie, a a su 
îr à son œuvre, avec son talent poétique habituel, un certain cachet 
stesse mélancolique » ; en 1901, paraissait Vile Abandonnée, « jolie 
mélancolique, d'une tournure poétique toute particulière ». En 1903, 
ntre s'inspirait heureusement de l'histoire du moyen-âge, pour re- 
nter Ezzelin IV, le Tyran, prisonnier des Guelfes, Au dernier 
i (1904), paraissait la Route Abandonnée^ « d'un caractère tout poé- 
. esquissé par le pinceau suggestif de M. Réalier-Dumas ». 
rtiste expose à la Société Internationale depuis 1894, au Cercle de 
>n Artistique depuis 1898 ; parmi les toiles présentées à ces diverses 
itions, retenons : « Le Ruisseau de Trianon, tout plein de poésie ; 
merait à s'abriter sous ces vertes frondaisons d'arbres, qui sur* 
bent de fraîches prairies (Soc. Int. 1898). » Quoi de plus tentant que 
Mon d* Aphrodite, remplis de tons verts remarquables, animé par 
femmes, qui servent à égayer ce joli paysage, conçu d'après Tan- 
! C'est que M. Réalier-Dumas sait transporter en ses toiles une 
B, un charme, qui enveloppent tous ses personnages. » Au Cercle de 
)n Artistique l'on remarquait (1898) parmi les paysages agrémentés 
les de figures, le Grand Parc tranquille, plein d'un charme tout 
ïue; en 1899, « avec des sites doucement lumineux, M. Réalier- 
is réussit à nous intéresser : ses Bords de Rivière^ solitaires, 
quelques petits bateaux attachés à la berge^ sont pleins de senti- 
... » 

a Société Internationale, en 1900, le talent du peintre se faisait ainsi 
îcier : « M. Réalier-Dumas, en ses Bords de Rivière, sous un ciel 
s'entend toujours à rendre le côté poétique d'éléments fournis parla 
*e. Dans toutes ses compositions {Sentier dans Vile), nous trouToas 
;oup de sentiment ». Puis en 1901 : « M. Réalier-Dumas a su traiter 
un cachet poétique. la tristesse mélancolique des Ruines tout en 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉGO 

présentant des paysages, pleins de solei! 
l'artiste exposait a trois petites toiles eh; 
V Arbre Couché, les Deux PeuplierSy rej 
de nature, rendus avec un sentiment t 
finesse d'exécution, de tous points rema 

Enfin, au dernier Salon du Cercle de 1' 
trouvait ce présenté au milieu d'un fouil 
d'une façon toute pittoresque t. 

Depuis 1888, le peintre expose à la Se 
parmi les œuvres exposées, rappelons : e 
 la Société des Peintres-Lithographes, i 
couleurs, telles que Corinne, le Soir, 
affiches de V Incandescence Auer, du 
Blandy, de Paris-Mode, de Polichinelle 
tiuns de la Société Internationale. 

M. Réalier-Dumas reçut une Mention 
selle de 1889, une Médaille de Bronze à 
il a été médaillé à l'Exposition universi 
Amiens ; enfin, il fut mis Hors Concour 
le Goûter sur l'Herbe, qu'il avait exposé 



Madame DE L.A RIVA-MUXOZ Mi 

Médaillée à TExposition Universelle de i9i 

Atelier : 233, rue du faubi 

Madame de la Uiva-Munoz est née à 
s'adonna de bonne heure à l'étude de 1 
principalement des fleurs et des fruits ; i 
de la Société des Artistes Français, en i\ 
gulièrement tous les ans, à partir de il 
ces dernières années, nous rappellerons 
«c puissamment détachées sur un rideau 
c dispersés dans un très beau désordre 
belle étude présente des détails de lumi 
premier plan». En 1901, nous admirion 
leurs éclatantes avec lesquelles Madame 
splendidement ces grappes merveilleusi 
l'amateur ». Au Salon de 1903, figuraien 
richesse de robe, une précision de lum 
morceau de choix, où le talent de l'ai 
incomparable », puis un pastel : Raisins 
puissante lumière, faisant valoir la ricl 
nuances délicates variées ». Enfin, au d 
rions les Raisins d*Espagne, « d'un brillf 
rés par l'artiste d'un coup de pinceau m 

Madame de la Riva-Munoz prit souven 
des Femmes Peintres et Sculpteurs : CV 
arrêtions « aux splendides Raisins de la 



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432 LB LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

dans le domaine des fleurs et des fruits, une maîtrise indéniable » ; en 
4901, nous distinguions encore des Raisins « dont Madame de la Riva- 
Munoz nous dépeint une jolie collection, d'une variété infînie ; cette 
grande toile n'est pas pétillante de lumière ; mais on y rencontre des 
détails de nuances et des recherches d'apprêts, qui en font une œuvre de 
maître ». En 1902, flguraient a deux toiles de Fruits, d'une réelle beauté, 
magnifiquement traités avec une richesse de tons qui indiquent un maî- 
tre du genre». En 1903, le talent de l'artiste se faisait ainsi apprécier : 

« Les natures-mortes de Madame de la Riva-Munoz, d'une exécution 
remarquable, sont traitées avec une maîtrise et une sûreté de pinceau 
hors de pair. Que préférer de ces Roses, ornées de t^ns splendides, s'épa- 
nouissant en pleine lumière, avec une fraîcheur remarquable ou de ces 
PruneSjSi merveilleusement veloutées, au milieu de la verdure ». 

A propos du dernier Salon de l'Union (1904), relevons cette cri- 
tique : • Dans la nature-morte, Madame de la Riva-Munoz, un mattre 
du genre, expose des Raisins d'Espagne, montrant une puissante disper- 
sion de la lumière, avoc un luxe de tons et de nuances remarquable : la 
beauté de la nature est rendue avec uri art prestigieux ; la facture en est 
robuste et l'effet du coloris y est tout séduisant ; dans ses Raisins de 
Fontainebleau, l'artiste montre toute sa science du pastel avec une déli- 
catesse de touche, qui a su rendre de jolis tons fondus, d'un moelleux 
captivant >. 

La vaillante artiste prit encore part aux différentes Expositions, dont 
l'Association des Artistes Espagnols prit l'initiative à Paris, depuis 19(^: 
à la dernière de ces expositions (1904), nous nous arrêtions « aux fruits, 
si richement enrobés, si splendidement éclairés par Madame de la Riva- 
Munoz, dont la délicatesse d'exécution éclate triomphante dans les Rai- 
sins, Grenades et Cerises ». 

Rappelons que l'une de ses aquarelles, Chrysanthèmes, présentée à 
l'Exposition des Femmes-Peintres à Paris, lui a été achetée par l'Etat; le 
Musée National de Madrid, celui de Rarcelone, celui de Santiago, en 
Galicie possèdent plusieurs œuvres de l'artiste. Madame de la Riva-Munoz 
a eu le bonheur de voir ses tableaux achetés par la Reine Régente d'Es- 
pagne, et par l'Infante Isabelle pour le Palais Royal de Madrid ; par 
S. M. la Reine Isabelle H, pour le Palais de Castille ; par le Marquis de 
Gassa-Riel, à Paris ; par la Duchesse de Néajerea, à Madrid. e*c. Le pein- 
tre a, en outre, signé un Portrait de la Princesse Radziwill et exécuté 
certaines décorations, des dessus de porte, pour l'hôtel de cette dernière, 
à Paris. 

A l'Exposition Nationale du Travail, en 4889, Madame de la Riva- 
Munoz obtenait une Médaille d'Argent; à l'étranger, elle exposait à Rerlin 
à Munich, à Gand, à Rruxelles, mais ce fut surtout en Espagne que le 
talent de l'artiste fut encouragé par de nombreuses récompenses à Ma- 
drid, à Bilbao, à Saragosse, etc.; elle remportait une Troisième Médaille 
à l'Exposition Nationale de Madrid, en 1897, une Médaille d'Argent à 
Barcelone, en 1898, une Médaille d'Or à Saragosse, en 1885. Ajoutons 
qu'à Paris son talent reconnu attira l'attention du Jury des récompenses 
aux Expositions universelles : aussi obtenait-elle en 1889 une Troisième 
Médaille, puis en 1900 une Médaille d'Argent. 

En 1904, Madame de la Riva-Munoz a été nommée Officier d'Âcadé^ 
mie. 



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^^^^JêÀ 



ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (k, F.) 433 



RIVIÈRE Charles, peintre français, Médaille de Bronze à TExposi- 
tioQ Universelle de 1900, Médaillé au Salon. 

Atelier : 2A, boulevard Richard-Lenoir, Paris-11*. 

M. Rivière est né à Orléans (Loiret), le 12 octobre 1848. Elève de Ber- 
geret, il cultiva la nature morte et s'adonna à la représentation des ani- 
maux, principalement des souris. Le peintre expose depuis 1888 à la So- 
ciété des Artistes Français; parmi les dernières œuvres présentées, rap- 
pelons, en 1899, Pommes Cuites; en 1900, U Attaque (souris et brioches), 
toile qui lui valut une Mention Honorable; en 1901, Hommage à F ai- 
guière (souvenir), puis Oignons blancs et Chaudron ; en 1902, Fromages; 
en 1903, Dessert entamé (souris blanches) : cette œuvre fut récompensée 
d'une Troisième Médaille. 

Le talent du peintre était représenté à l'Exposition Universelle de 1900, 
par des Pommes cuites et Œufs sur le plat; une Médaille de Bronze lui 
fut décernée. 



ROBERTSOX Tom, peintre anglais. Mentionné au Salon (1904). 

Atelier : Marlborough Sludios, 12 A, Finchley Road, 
SUohn's Woord, London N. W. 

M. Robertson est né à Glasgow, en Ecosse, le 25 janvier 1850. Elève de 
Benjamin Constant, il fut surtout paysagiste. C'est ainsi qu'il présentait 
au Salon de la Société des Artistes Français, en 1904, « une gracieuse 
description de campagne : En Ecosse, toile où l'éclairage est supérieure- 
ment amené >. Ajoutons que cette toile a été achetée par l'Etat, pour le 
Musée du Luxembourg. 



ROCHER Edmond, peintre, illustrateur, décorateur et lithographe 
français. Mentionné au Salon (1903). 

Atelier : 56, rue des Planles, Paris-14*. 

M. E. Rocher est né à Issy (Seine), le 2 novembre 1873. Depuis 1900. il 
a exposé régulièrement aux Salons de la Société des Artistes Français, 
où, en 1933, le jury lui décernait une Mention Honorable pour des Chry- 
santhèmes, exposés à la section de lithographie. Les principales œuvres 
exposées par l'artiste ont été les suivantes : Pensive, Liseuse, Portraits, 
Profils et Chrysanthèmes. 

Parmi les dernières créations de l'artiste, nous signalerons La Surprise, 
grande lithographie en deux tons, puis le Faune, M. Edmond Rocher a en- 
core produit de nombreuses illustrations d'ouvrages; ilaexécutéun certain 

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434 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

nombre d'albums pour la décoration, parmi lesquels nous citerons : 
Fleurs Documentaires. Il prépare le Roman de la Fleur et des Alphabets 
illustrés. 

M. Edmond Rocher prit souvent part aux expositions des Peintres En- 
lumineurs; c'est ainsi qu'en 1903. « les aquarelles, les dessins & la plume 
de M. E. Rocher redisent tout le charme poétique de la fleur et montrent 
le parti qu'un tempéramt^nt original d'artiste peut tirer de toutes les ma- 
nifestations de la vie des plantes dans la nature. » 

L'artiste avait déjà fait, dès 1898, une exposition particulière de ses 



EDMOND ROCHER 

D'après un dessin de rautetir. 

œuvres chez Téditeur Clerget, et dès cette époque son talent s'y faisait 
ainsi apprécier : 

a Un jeune maître décorateur, M. Edmond Rocher, vient de réunir à 
la salle Guénégaud, 17, rue Guénégaud, une bonne partie de ses 
œuvres en une exposition, qui n'est, certes, point banale et que les ama- 
teurs d'idéal prendront plaisir à parcourir. Cependant nous ne voyons 
à que des dessins au crayon ou à la plume, rehaussés parfois de quel- 
ques légères teintes d'aquarelle : point de ces grandissimes compositions 
aux personnages variés, point de ces mille et une nuances de coloris, 
empruntées à la décomposition savante du prisme. Tout n'est que simpli- 
cité, aussi bien dans la représentation de la ligne, enveloppant un con- 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XX. 



Le Faune 
d'après une lithographie de M. Edmond Rocher. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 435 

tour ou dans celle de l'ombre, qui doit donner le relief k la forme que 
dans la couleur qui vient égayer les belles conceptions de M. E. Rocher. 
Ses œuvres sont souvent destinées à l'impression et on dirait qu'il s'est 
toujours attaché, en vue de cette application, à avoir un dessin à la fois 
robuste et simple, un coloris harmonieux, mais peu complexe, compre- 
nant quelques tons, jetés comme par hasard, uniquement pour accuser 
une ligne ou accentuer un effet. 

« En ses décorations, toutes originales, il sait nous montrer F t éternel 
féminin » au milieu des fleurs, en des édens tout poétiques : ses femmes, 
particulièrement belles en leur chaste nudité, représentent les rêves esthé- 
tiques de l'artiste, rêves traduits pour nous sous une forme tangible qui 
nous permet d'apprécier en détail la délicatesse d'imagination de leur 
auteur. Toutes se rattachent aux types d'idéale beauté, rêvés par les 
amoureux et les poètes ; elles emportent avec elles les suffrages de ceux 
qui aiment à mettre un peu de bleu, un peu d'azur dans les visions posi- 
tives que leur offre la réalité de la vie. Dessins à la plume et aquarelles 
sont tous empreints d'un grand cachet artistique et dans cette représen- 
tation décorative de la femme, où tant et tant se sont succédé, il a su 
donner sa note originale par la souplesse et la fermeté de son coup de 
crayon, par la douceur de ses ombres, par la façon dont il a su envelop- 
per ses créatures d'une atmosphère symbolique, où fleurs et plantes s'as- 
socient à l'envi pour orner et faire valoir le personnage qu'ils accompa- 
gnent; en chaque œuvre il sait harmoniser tous les détails, pour arriver 
à finir ces compositions décoratives, si puissamment captivantes, où 
l'exécution de l'artiste reste k la hauteur de la conception du poète. 

« M. Rocher dessine avec une légèreté merveilleuse ; que ce soit une 
femme nue ou drapée, une simple figure de rêve ou même un buste ou 
un portrait qu'il représente, il sait la mettre en relief — suivant l'im- 
pression qu'il veut produire — tantôt en lui donnant dans le dessin une 
importance capitale et négligeant les accessoires, tantôt au contraire, en 
l'esquissant d'un trait léger au milieu du décor principal, et toujours il 
arrive ainsi à l'effet voulu et cherché. Mais il dessine plus qu'il ne peint; 
c'est un amoureux de la beauté grecque, dont la parfaite régularité des 
traits constitue le principal charme; sa peinture n'est qu'un orne- 
ment, qu'une illustration, ayant un rôle tout accessoire, concourant 
sans doute à l'harmonie générale, capable même de produire certains 
effets, mais sans valeur prédominante ; aussi à la reproduction en blanc 
et noir par la gravure, ses œuvres ne perdent presque point de leur ca- 
ractère et c'est d'ailleurs de là qne sont venues la vogue et la renommée 
à ce sympathique artiste. 

« Si maintenant l'on veut justifier ce mot de waiir^-rféroraf^ur, employé 
plus haut, on peut dire qu'il possède au plus haut point la première qua- 
lité d'un peintre décoratif : la beauté de la conception, unie à la simpli- 
cité de l'exécution. Et comme tous les détails de ses compositions restent 
naturels, paraissent produits sans le moindre effort ! Il semble n'avoir 
qu'à contourner une ligne, un trait pour enserrer une forme, nous dé- 
crire le merveilleux contour d'une femme et lui donner les qualités 
d'élégance harmonieuse qui restent le cachet de l'éternelle beauté. C'est 
ce que, peut-être, l'on peut encore mieux juger en ces dessins, éminem- 
ment suggestifs, qui ont servi à l'illustration de ce beau livre des Edens 
(F. Clerget, éditeur), où l'auteur s'est plu à poétiser ses impressions d'art; 



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436 LE LIVRE D*OR DBS PEINTRES EXPOSANTS 

c'est là que l'illustration complète et orne l'idée qu'il a su enfeimer dans 
une langue d'or toute spéciale et cet ouvrage où l'artiste et le poète se 
prêtent un mutuel concours, restera l'un de ceux dont on aime à relire 
souvent quelques fragments choisis pour s'en imprégner et se délasser 
du terre- à- terre des spectacles de la vie. 

« Mais ne nous trompons point ; si M. Rocher est un poète, c*est un 
poète qui se promène tout éveillé au milieu de ses contemporains ; il se 
rend très bien compte que ce qu'il voit, ce qu'il aime n'est qu'un rôve; il 
n'est point de ceux qui prennent l'illusion pour la réalité ; mais trouvant 
l'illusion moins décevante, il s'y attarde volontiers et en s'y abandonnant 
nous donne cette poésie charmante et délicate, en même temps qu'il 
exécute ces dessins, finement estompés, où il met toute son âme d'artiste. 
M. Rocher est évidemment, de par sa manière, un symboliste, mais un 
symboliste si clair que ses symboles apparaissent toujours comme de 
poétiques fictions, produites par une imagination vive, mais maîtresse 
d'elle-même, guidée par le flambeau de la raison. Les expressions de ses 
figures viennent toutes exprimer un état d'âme particulier ; ces symboles 
féminins ont tous ce caractère de parler aux yeux et de garder d'une 
façon sensible la signification que le peintre a voulu leur donner. Pour 
prendre un exemple entre tant d'autres, quelle plus jolie composition que 
cette charmante création que le poète intitule : le RosairCy et exécutée 
avec quelle délicatesse, par l'artiste î 

Toutes les teintes 
Eteintes 
Dont les ciels gris sont imprégnés, 
S'évoquaient dans le rosaire 
Disant nos heures de naguère. 



« Citons maintenant V Etemelle Passante,, la Chanson des Yeux Verts^ 
Bonheur, comme types de ces remarquables dessins à la plume, de ces 
aquarelles et de ces dessins au crayon, qui reflètent les doux pensers du 
poète : la douceur de ces créations est réellement pénétrante. Et ces 
femmes, qu'il fait poétiquement sortir du calice des fleurs, qu'elles s'en- 
.volent légères et gracieuses comme la pensée qui les a fait naître !... 

« Laissons maintenant l'analyse de l'œuvre de l'illustrateur qu'est 
M. Rocher, pour enregistrer la puissance décorative à laquelle il a su 
arriver par des moyens d'une extrême simplicité. N'est-ce pas là le 
cachet même de l'œuvre d'art, de traduire simplement les conceptions 
de la pensée humaine? Cela ne suffit-il pas, pour nous justifier de nous 
être étendu un peu longuement sur ce jeune artiste, dont l'œuvre faite 
de toute une nombreuse série de compositions décoratives^ très poétiques, 
est déjà considérable? » 

Parmi les dernières créations de l'artiste, nous rappellerons une litho- 
graphie originale, inspirée du Faune de Albert Samain : 

Et les yeux d'or du Faune ont pétillé dans l'ombre. . . 

(( On y retrouve toute la richesse d'inspiration, la beauté de conception 
et le charme d'exécution, qui sont les caractéristiques habituelles du ta- 
lent de M. E. Rocher. Chaque œuvre nouvelle de l'artiste marque un pro- 



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LE LIVRE DOR DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XXIV. 



M. Jean Sala, peintre espagnol. 



Dafhnis et Chloé, d'après le tableau de M. Jean Sala. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 437 

grès assuré qui le rapproche des sommets de Timpérissable beauté, vers 
lesquels convergent toutes les créations de ce maitre, dont les lithogra- 
phies, en particulier, ont toujours un parfum si poétique, un cachet si 
personnel. » 



SALA Jean, peintre espagnol, Associé à la Société Nationale des Beaux- 
Arts. 

Atelier : 23, rue des Martyrs, Pari8-9«. ^ 

M. Jean Sala est né à. Barcelone, le 15 février 1867. Elève de M. Gus- 
tave Courtois^ il cultiva surtout le nu et la figure. Parmi les principales 
œuvres, exposées par l'artiste aux divers Salons de la Société Nationale, 
citons ; ^n 1893, « la Rosée ; ce titre sert de prétexte à une curieuse étude 
de nu, vrai régal pour les amateurs >> ; en 1895, Bouquineur ; en 1897, 
Daphnis et Chloe\ toile appartenant au Musée de Weimar (Allemagne) ; 
en 1898, les Miséreux et au Bord de l'Eau, « étude de nu présentant des 
lignes lumineuses très étudiées ». En 1899, ^9LTB\ssa\i Mater Amorosa; en 
1901, Juillet; en 1902, La Main Chaude, Carmen, Etude « brillantes figu- 
res, puissamment éclairées; la lumière resplendissante qui auréole ces 
jeunes beautés leur attire toutes les sympathies du public et fait valoir le 
talent de l'artiste». Au dernier Salon (1904), Ton remarquait aux pastels 
« une gamme puissante de couleurs, irradiant le visage gracieux d'une 
jeune femme : Après le 6a/; puis à la peinture, nous retrouvons de mer- 
veilleux ébluuissements de lumière, tombant sur de prestigieuses beautés 
féminines : Diane, Printemps sont des œuvres qui exaltent la jeunesse, 
en laissant éclater la luxuriance et la richesse de la palette d'un coloriste». 

M. Sala prit encore part à toutes les expositions que prépara l'Associa- 
tion des Peintres Espagnols & Paris, depuis 1902 : cette année (1902), le 
peintre envoyait quelques « études, éclatantes de lumière : Juillet, Far- 
Niente^ Eté » ; en 1904, lès envois du peintre étaient ainsi appréciés : 
M. Sala se montre toujours vibrant coloriste; le peintre sait auréoler ses 
charmants modèles d'une lumière étincelante que nous admirons dans 
Printemps, Junon (1), Cai^men, Têtes d'Etude, etc. Le Portrait d* Odette 
et Jacques C. est encore un travail à signaler; les enfants, heureusement 
groupés en des attitudes d'un naturel charmant, sont brillamment ex- 
pressifs : c'est une belle œuvre de plus à l'actif du peintre. » 

En 1895, le peintre a fait une exposition de ses œuvres, à la Galerie 
Laffite, rue Laffite. A l'Exposition de Moulins, en 4896, il obtenait 
une Médaille de deuxième classe ; à l'Exposition Internationale de 
Lyon, en 1894, il remportait une Médaille de Bronze ; une autre 
Médaille de Bronze lui était encore décernée à l'Exposition d'Angers. 
Enfin M. Sala obtenait une Médaille de Bronze à l'Exposition universelle 
de 1900. 



(1) Cette toile appartient à M. Leblanc, de Lille (Nord). 



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M) 



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ES PEINTRES EXPOSANTS 

puis Baigneuse y nu, sayamment éclairé, 
ravail, enfin, parmi les dessins, un groupe 
ne maman tenant gracieusement un tout 
tjon de l'artiste ; on y trouve un puissant 
r une exécution infiniment simple : c'est 
lelle expression et quelle vie ! » 
ait encore l'auteur de remarquables Par- 
ie jeune femme avec son enfant a été heu- 
mt étudié et consciencieusement peint par 
ademoiselle J. Benner, jeune fille, prise 
apprécie TefTort personnel du peintre pour 
valeur du sujet. » 

), le talent de M. Suau était représenté 
lole», i' dont le visage se trouve à demi 
nfients noirs: les personnages se détachent 
eintre a su en faire ressortir un bel effet 
au nous fait visiter un Atelier de teinture 
pour assister au décreusage de la soie : 
deux ouvriers du premier plan, qui, atten- 
L les progrès de la teinture; cette belle 
ésentée, sans surcharge inutile, se recom- 
tion, par la justesse des attitudes, par le 
grande toile montre encore de franches 
le très poussée de la réalité, un soio des 
ments, qui mettent en vedette l'esprit de 
attirant l'attention sur son auteur, cette 
ïs exécutée dans une note juste et pun- 
it de l'artiste ». 



^fÉDAiLLÉ au Salon (1904). 

r rfe.f Pierres-Blanches y à Bellevue 
dimanche et les 10, 20, 30 du mois. 

> en 1842. Il se consacra, comme peintre, 
en étant dessinateur industriel et s'occu- 
I Salon des Artistes Français, en 4884, il 
e. Parmi les principales toiles exposées 
îs de cette Société, nous retiendrons : en 
ippartenant au Musée du Havre ; la Ter- 
9, présenté au Salon de 1890, fut acquis 
le Bordeaux. Citons encore : L Avenue du 
: Sur la Terrasse de Meudon. Au Salon 
Dernier Rayon, toile « d'un coloris fort 
f une pittoresque étude, prise en pleine 
enfin, au dernier Salon (i904). Le Prin- 
e un merveilleux panorama, d'où Paris se 
e lointain. > Cette toile était récompensée 
uise par l'Etat. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RBCOIIPBNSÉS (a. F.) 441 

M. Tauzin figura souvent aux expositions de province, où il remporta 
de grands succès : c'est ainsi qu'en 1884 et 1885, il obtenait des Médailles 
d'Argent à Versailles, puis en 1886, à Evreux et à Amiens. A l'Exposition 
Universelle de Lyon, il obtenait une Médaille de Deuxième Classe ; 
il remportait des Médailles d'Or k Tours en 1892, à Angers en 1895, k 
Amiens et à Angers en 1896, à Arcachon en 1897, à Rochefort en 1898, 
à Poitiers en 1899, etc. Comme artiste industriel, une Médaille d'Or lui 
fut décernée aux Expositions Universelles de 1889 et 1900. 

Ajoutons que M. Tauzin est Officier^de Tlnstruction Publique et de plu- 
sieurs ordres étrangers. 



TOLLET Tony, peintre français, Mentionné au Salon (1903). 
Atelier : 19. rue Bour gelât, à Lyon (Rhône). 

M. Tollet est né a Lyon, le 5 novembre 1857. Elève de Cabanel, de 
MM. Luc Olivier Merson et A. Maignan, il exposa aux Salons de Paris, un 
grand nombre de portraits et de toiles, où s'affirma la manière person- 
nelle du peintre, cherchant à peindre la nature, comme il la comprend. 
Parmi ses œuvres les plus importantes, retenons : en i888, Bacchus chez 
la Magicienne; en 1889, le Bon Samaritain ; En 1892, VEcho ; en 1893, 
Flore, panneau décoratif pour la Préfecture du Rhône et Bacchante 
endormie; en 1895, la Mort d'Arthus. Au Salon de 1303, a un groupe de 
Portraits, par M. Tollet, qui fait voir les ressources de son colons har- 
monieux et brillant », valait à l'artiste une Mention Honorable. Enfin, 
au dernier Salon (1904), le peintre sacrifiait <ic à un genre assez gai dans 
sa toile : les Papillons; Ton s'intéresse aux amusements, en plein air, de 
ces enfants, qui s'en donnent, à cœur-joie, en poursuivant les fugitifs 
insectes ailés ; en cette radieuse description de plantes et de fleurs s'épa- 
nouissant en plein été, en ces gracieux mouvements d'enfants, tout à la 
joie de vivre, en cette vivifiante lumière, enfin, répartie sur la scène, l'on 
se platt à reconnaître la marque d'un véritable talent. La toile, d'un 
heureux effet, est de celles qui frappent, tant par le choix du sujet que 
par l'interprétation brillante que le peintre a su en tirer i. 

Second Grand Prix de Rome, en 1884, avec un Thémistocle au Foyer 
d'Admète, qui orne le Palais de la Préfecture du Rhône, le peintre obtint 
un grand nombre de médailles et de diplômes d'honneur aux Expositions 
de province et, en particulier, la Médaille d'Honneur à l'Exposition de 
Lyon, en 1896. Ses travaux lui valurent d'être nommé Officier de l'Ins- 
truction publique et aussi Chevalier du Nicham-Yftikar. 

Parmi ses œuvres décoratives, outre la Flore, qui orne la Salle des 
Fêtes de la Préfecture du Rhône, il nous faut citer de grandes fresques, 
qui se trouvent disséminées dans plusieurs églises: Mater Dolorosa, Mater 
Admirabilis, de l'église Saint Siffrein, à Cai*pentra8 ; la Bécolte de la 
Manne, la Bénédiction des Pains, de l'église du Bon-Pasteur, à Lyon ; 
Jésus remettant â Saint Pierre le^ clefs du Paradis, Saint Paul devant 
l* Aréopage, de l'église de Beaurepaire, dans l'Isère; le Baptême du Christ, 
dans la cathédrale SQint-Jean, à Lyon ; enfin, la décoration de la Chapelle 
du Grand-Séminaire, .^jj^^^- 



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442 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

M. Tony Tollet a encore exécuté un très grand nombre de portraits. 
Citons par exemple ceux de Madame Tollet, de Sivori, de Mademoiselle 
Montcharmanty de MM. SegutUy Chevillard, Montyolfier, etc. 

L'artiste est professeur des Cours Municipaux de dessin^ à Lyon ; mais 
il tient, chez lui, un cours privé pour jeunes filles, où viennent de 
nombreuses élèves : plusieurs ont remporté des récompenses aux Exposi- 
tions de Lyon et quelques-unes même des Mentions à Paris. Citons par 
exemple. Mesdemoiselles Esprit, Humbert, Kamienska, Bouffier, etc. 

Ajoutons que M. Tony Tollet, est l'un des peintres, qui, par son ardeur 
au travail, par la variété de son talent, honorent le plus la région lyon- 
naise et comme le disait (1) notre distingué confrère, Jean Bach-Sislej, 
« s'il n'a à sa boutonnière qu'un modeste ruban violet, c*est qu*on ne peut 
pas à la fois travailler et intriguer ; il n'y a pas de temps pour tout et ce 
n'est pas souvent le talent, qui donne la place. » Cette vérité se vérifie 
malheureusement, une fois de plus, pour Tai^tiste, si sympathique, dont 
nous nous occupons ici. 



VA8ARRI Emilio, peintre italien. Médaille de Bronze k rExpositioo 
Universelle de 1900, MsNTiONNé au Salon (1904). 

Atelier : 14, rue Barbes, à Courbevoie (Seine), le mardi. 

M. Vasarri est né à Montevarchi (Italie), en 1866. Elève de l'Académie 
de Florence, il s'adonna surtout au genre pompéien. Nous le voyons figu- 
rer au Salon de la Société des Artistes Français en i897 avec Samson et 
Dalila ; en 1900 avec une brillante composition : Harmonie et Jeunesse; 
en 1901, paraissaient les hébétés ; puis, au dernier Salon (1904), Petites 
Patriciennes apprenant à Dansef\ a Les Petites Patriciennes de M. Va> 
sarri appartiennent à un milieu social élevé ; elles apprennent à danser 
et elles le font d'une façon charmante, aimablement souriantes sous le 
coup de pinceau délicat et raffiné du peintre. » Cette toile valut à son au- 
teur une Mention Honorable. 

Le peintre prit encore part aux expositions de la Société Paris-Province : 
en 1900 son talent s'y faisait ainsi apprécier : « M. Vasarri, dans 
son Ouragan d'Amour, atteint une jolie note qui rappelle les néo-grecs, 
Pompéî et tout un genre qui compte aujourd'hui ses fidèles ; mais le pin- 
ceau du peintre a su trouver l'harmonie dans des sujets d'une gracieuse 
composition. » Premier Prix de l'Académie de Florence, M. Vasarri obte- 
nait une Médaille de Bronze k l'Exposition Universelle avec une toile : 
Mère Mourante. 

Ajoutons que M. Vasarri expose chaque année au Salon des Artistes 
Français, aux expositions de province et surtout à l'étranger. 

{i) La Peinture à Lyon, par Jean Bach-Sisley (1903). 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XXI. 



Le Chemineau, d'après un bois de M. Vibert 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 443 



VIBBRT Pierre-Eugène, peintre-graveur suisse. Mentionné au Salon 
(i903). 

Atelier : .9, Rue Campagne-Première, Pari8-i4<». 

M. Vibert est né à Genève-Carouge (Suisse), en 1875. Elève de M. Alfred 
Martin, il commença k exposer dès i894. En 4898, à TExposilion fédé- 
rale de Bâle, trois estampes furent acquises pour U Musée de Zurich ; à 



BUOÈNB VIBERT 

(Diaprés un dessin de Tauteur) 

l'Exposition Universelle de 1900, il obtenait une Médaille de Bronze pour 
son dessin, le Calvaire^ acquis par la Commission fédérale Suisse pour 
le Musée de Berne. En 190i il obtenait une bourse (le legs Lissignol) à 
l'Exposition Internationale de Munich, où le Cabinet des Estampes de 
Vienne lui achetait deux des estampes qu'il avait exposées. 

Ail Salon de 1903, il obtenait une Mention Honorable au Salon, pour 
quatre estampes gravées, dont un superbe Portrait de Rodin ; la même 
année à l'Exposition de Genève, Le Puits à Pierre était acheté par le Musée ' 
de la ville natale de l'artiste, et le Musée des Arts Décoratifs de Genève 
lui demandait la collection complète de ses estampes. 

Ses envois au Salon de 1904, comprenant trois gravures sur bois ori- 
ginales : le Portrait de M. Constantin Meunier^ le Glaisier^ les Bords de 



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444 LE LIVRE D*OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

BièvrSy furent achetés à rExposition de Lausanne par la Confédération 
Suisse. 

Parmi les gravures en deux planches superposées que M. Vibert a pro- 
duites, rappelons Paysage Tourmenté du Musée de Bâie, le Miroir, do 
Musée de Vienne, Faune Fleuri, exécuté pour VArt Décoratif, l'^mottr 
Naissant, du Musée de Vienne. 

M. Vibert a ain^i exécuté un très grand nombre de gravures sur bois; 
il collabora, comme illustrateur, à un certain nombre de revues, le Cri- 
tique, la Plume, l'Image, VArt Décoratifs Zeitschrift fûrbildende Kunst, 
les Partisans, le Sagittaire, etc. Mais M. Vibert se fit aussi apprécier 
comme peintre : « Sa couleur incomplète ou pour mieux dire sommaire, 
nous dit M. Edmond Rocher, tient encore de l'estampe ; sa manière est 
franche, toute d'opposition, avec des recherches pour s'évader des for- 
mules. » 

Ajoutons que M. Vibert est l'un des membres-fondateurs du Salon 
d'Automne, dont il est Sociétaire. Il a pris part aux expositions de la 
Société des Arts Réunis, dont il composa même l'affiche en un grand bois 
gravé en deux couleurs. 



Madame LA VILLETTE £/o(/ie, peintre français, Eoti^*osœufLs{i). 
Atelier : Renaron en Saint-Pierre-de-Quiberon (Morbihan). 

Madame La Villette est née à Strasbourg, où son père, le docteur Jac- 
quier, médecin militaire des armées de terre, se trouvait en garnison. Sa 
première enfance se passa dans plusieurs villes de France, puis & Lo- 
rient, le pays de sa mère, où elle se maria elle-même, à dix-huit ans. 
Son mari, alors capitaine au 33* de ligne, l'encouragea à poursuivre ses 
études en peinture. Comme professeur, l'artiste eut d'abord M. Coroller, 
puisàLorient,M. Schuler,de Strasbourg, pendant trois mois, et M. Dubois, 
à Arras, peu de temps aussi. C'est dans cette dernière ville que Madame 
La Villette rencontra Corot, qui voulut bien visiter son atelier et lui don- 
ner quelques conseils. A peu près à la même époque, elle eut le bonheur 
de voir MM. Jules et Emile Breton, qui lui firent l'honneur de discuter 
ses études et de lui donner des encouragements. 

Mais, si l'on met à part ces précieux avis, Madame La Villette a tou- 
jours travaillé seule, cherchant, observant, s'eflforçant de traduire comme 
elle les sentait, les admirables aspects de la mer, dans la nature» si puis- 
sants, si variés. Exposée à toutes les misères, à toutes les intempéries, 
qui font du métier de peintre de marine le plus rude, le plus dur, le plus 
pénible de tous les métiers, l'artiste eut toujours la passion de son art; 
rien ne put l'en rebuter. 

Madame La Villette débutait au Salon de i870 et depuis cette époque. 
si l'on en excepte l'année 1874, où il n'y eut pas de Salon, elle figura à 
toutes les expositions de la Société des Artistes Français. Au Salon 
de i875 elle obtenait une Médaille de Troisième Classe pour un effet dt 
soleil : Entrée de la Rade de Lorient à La Perrière. Elle prit part succes- 
sivement aux Expositions Universelles de Ptffis en 1878, en 1889, où eilt 

(1) Voir page 264. 



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Associés (s. N.)) BÉGOJIfPENSéS (k, F.) 445 

obtenait une Médaille de Troisième Classe, qui la plaçait Hors-Concours 
aux Salons delà Société, des Artistes Français. En 1900, son talent 
était représenté par une Marée Basse à Quiberon (Morbihan). Madame La 
Villette figura encore à l'étranger, aux expositions universelles de Sidney, 
de Melbourne où elle obtint une Médaille de Deuxième Classe en 1879, 
de Vienne (Autriche) en 1882, de Chicago en 1893, de Saint-Louis (Loui- 
siane) enl904. 

L'artiste prit part à une foule de Salons de province et même à l'étran- 
ger, à Namur en 1680, à Anvers en 1885 et 1888, à Amsterdam en 1885, 
à Bruxelles en 1892, à Londres en 1884, en 1888, en 1890, en 1900, où 
elle obtint une Médaille de Deuxième Classe pour quatre tableaux; à Man- 
chester en 1890, à Barcelone en 1888, à Copenhague, à Munich 
en 1889, etc. 

Le talent de Madame La Villette est représenté dans un grand nombre 
de musées français, au Musée du Luxembourg à Paris, puis dans les Mu- 
sées de Lille, Dunkerque, Morlaix, Lorient. 

Parmi les dernières œuvres présentées par Tartiste au Salon, rappe- 
lons, en 1898, le Coucher de Soleil, à Quiberon, où « Madame La Villette 
nous fait voir la vague déferlant sur les rochers ; l'effet de ciel est très 
beau. » En 1900, nous remarquions « La Tempête^ sous un ciel bien noir, 
esquissé avec vigueur par le pinceau du peintre; au dernier Salon (1904), 
c Madame La Villette nous montre une Lame de Fond, dressant sa forme 
mouvementée sur une mer puissamment décrite ; dans la Roche aux 
Moules^ nous trouvons une attrayante description de rochers^ dressant 
leurs arêtes au milieu d'une belle mer bleue. » 

A l'Exposition des Artistes Bretons, en 1898, Madame La Villette pré- 
sentait « une intéressante description marine avec une vue, dans le loin- 
tain, du village de Larmor, » Elle figura aussi aux expositions de Paris- 
Province où en 1897, nous remarquions a les envois de Madame La Vil* 
lette, qui étudie toujours avec son talent habituel le frémissement de la 
mer, chantant sa plainte aux approches de Torage. » En 1901 « elle pré- 
sentait les Falaises de Dieppe^ etc., etc. 

Ajoutons que Madame La Villette, Officier d'Académie en 1891, était 
nommée Officier de l'Instruction Publique en 1898. 



IVAliDEIV Lionel, peintre américain. Médaille au Salon (1903). 
Atelier : 33, boulevard Edgar-Quinet, Pari8-14«. 

M. Walden est né & Norwich aux Etats-Unis; élève de M. Carolus«Du- 
ran, il cultiva surtout la marine. Parmi les toiles principales que Tar- 
tiste ait exposées aux divers Salons annuels, citons : en 1888, Sur la Ta- 
mise; en 1890, Bateaux de Pêche; en 1896, les Docks deCardiff, « toile 
remarquable de précision et d'exactitude; c'est la réalité froide du fer qui 
nous enserre dans Tenchevêtrement des rails, dans ces locomotives, dont 
la fumée se disperse dans l'atmosphère. Toutes ces couleurs de lumières 
multicolores communiquent une impression de réalité saisissante : la 
to^ tout entière est marquée du sceau de la vérité. > Cette œuvre figure 
aujourd'hui au Musée du Luxembourg. En 1897, paraissait Promenade en 



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.«*■ Il» 



446 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

Mer; en i899, Pêche en Rade — Fin de Belle JeuTné% toiles récompen- 
sées d'une Mention Honorable. 

Au Salon de 1900 Gguraient des Biiigneuees, « saisies dans une anse 
rocheuse, qui constitue un décor original, bien curieusement éclairé » ; 
eni901, La Mer^ « originalement décrite; puis Deux Hommes à la Barre: 
ces hommes ont l'allure de vieux loups de mer, dont la silhouette se dé- 
tache vigoureuse, au clair de lune »; en 1903, Jour d'Eté; en 1903, pa- 
raissaient « UD brillant effet de lumière sur la mer, bien étudié avec 
un grand souci de la nature : Reflet du Soleil sur la Mer, puis un paysage 
pittoresquement saisi, en ud genre sombre, A la Pointe du Jour. » Ce 
dernier tableau appartient à M. Ed. B. Fulde. Ces envois retinrent l'at- 
tention du jury, qui décernait au peintre une Troisième Médaille. EnQn, 
au dernier Salon (1904), figurait « une puissante marine, ornée de Reflets 
de Lune sur la Mer y magistralement étudié^; le peintre nous montre une 
mer se développant sous un ciel chargé, que vient percer une trafnée de 
lumière ; des barques de pèche, arrêtées pour ^ndre ou retirer les filets, 
viennent animer cette immensité, tandis qu'au lo^n un vapeur vient, avec 
son panache de fumée, en arquer la ligne d'horizoï^ ; sur un sujet qui lui 
est devenu familier, le peintre a su trouver un nouvel effet qui, à dis- 
tance, garde certain caractère émouvant. » 

M. Walden prit encore part au premier Salon d*Autoa\ne, en 1903; son 
envoi y était ainsi apprécié : « La Marine de M. Waldei^, qui s'attache 
particulièrement aux ciels noirs, aux effets tourmentés, o\ la mer oppose 
une barrière infranchissable aux caresses d'une lumière trop faible, éma- 
nant d'un ciel sombre, est intéressante. » 

Au Salon de Versailles, M. Walden a obtenu une MentioQ Honorable, 
puis une Médaille d*Argent à l'exposition du Crystal- Palace, à Londres, 
une Médaille de Troisième Classe au Salon de Paris (1903). En(in à l'Expo- 
sition Universelle de 1900, le peintre recevait une Médaille d*i^rgent Une 
Médaille d'Argent lui était décernée à TExposition Universelle de Saint- 
Louis (1904). 

Enfin, ajoutons que M. Walden est membre de la Société Internatio- 
nale de Peinture, de la Société des Peintres de Marine et de Paris Socie- 
ty of American Painters. 



"WnLliAERT Ferdinand, peintre belge. Associé à la Société Natioaale 
des Beaux-Arts. 

Atelier : 7, rue aux Draps, à Gand (Belgique). 

M. Willaêrt est né à Gand (Belgique), le 15 janvier 1861. Elève de 
Théodore Canneel et de l'Académie de Gand, l'artisle cultiva surtout le 
portrait, l'étude des figures de plein-air, puis les canaux, les vues de 
ville, etc. II expose régulièrement aux Salons de la Société Nationale des 
Beaux-Arts, et, en 1893, il fut élu Membre Associé de la Société. En 
1887, il fit une exposition particulière de ses œuvres au Cercle Artistique 
et Littéraire de Gand, à son retour d'un voyage en Espagne et au Maroc; 
on y voyait surtout des portraits, des types de figures, des paysages dn 
Maroc. 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XXII 



M. Ferdinand Willaert, peintre belge, Associé de la Société Nationale. 



Le Calvaire au Béguinage, à Termonde^ Vhiver. 
d'après le tableau de M. Ferdinand Willaert. 



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ASSOCIÉS (s. N.), RÉCOMPENSÉS (a. F.) 447 

Parmi les œuvres principales que le peintre ait signées, rappelons : 
Entrée du Béguinage à Gand, VHiver, toile achetée par FEtat Français 
pour le Musée du Luxembourg; Vieux Canal à Gand^ appartenant au 
Musée de Philadelphie; la Lys au Bois, à Gand, actuellement au Musée 
de la ville de Pau; Vieux Canal à Gand, acheté par le Musée de 
Mons; Regrets^ faisant aujourd'hui partie de la collection du Musée 
de Namur; le Canal de la Liène, qui appartient au Musée de Gand. 

En i896, au Salon de la Société Nationale, Tartiste exposait des 
Canaux de Bruges, présentés sous une couleur chargée, et un impres- 
sionnant Effet de Neige, A propos du Salon de 1898, « M. Willaért est un 
peintre du Nord, qui atteint à une véritable maîtrise ; il est en pleine 
possession d'un talent, dont la puissance s'accuse nettement en ses 
divers envois : ses effets de soir sont très variés; la lumière tombe sur 
les toits rouges des maisons surplombant les canaux, ornés de reflets, 
curieusement étudiés par Tœil de l'artiste et originalement rendus par 
son pinceau. Les Vieux Quais à Gand sont très beaux, d'une grande 
profondeur et empreints d'un grand sentiment de tristesse et de mélan- 
colie : une barque isolée, jetée sur le canal, montre que parfois cette soli- 
tude est susceptible de s*animer. Ces pages de marque supérieure redi- 
sent l'histoire de la lumière, glissant sur les carcasses des maisons, 
effleurant de son aile brillante les coins rouges des toits, pénétrant de 
force au sein même de l'eau, produisant ces images tremblotantes, qui 
indiquent la mobilité spéciale de leur miroir d'origine, la surface mou- 
vante de l'eau. » En 1901, l'artiste envoyait La Place de V Ancien Bégui- 
nage, puis le Quai du Marais à Gandj toile qui appartient à M. le Gou- 
verneur de la Flandre Orientale (Belgique). 

Au Salon de i90â, le peintre se montrait c toujours expert dans l'art 
de représenter les calmes paysages du Nord; il sait traduire, avec un 
rare bonheur, le caractère du ciel et de l'atmosphère des pays flamands : 
ses Barques de Pêche sur la Lys sont un éclatant témoignage du talent 
du jeune maître; mais on s'arrêtera aussi volontiers aux Vieilles Maisons 
sur la Canche, présentées en un accoutrement pittoresque, que l'œil de 
l'artiste a su détailler et que son pinceau lumineux a éclairé avec son 
brio habituel ». La même année, le peintre exposait encore '.Pêcheurs at- 
tendant la marée sur f Escaut, toile qui appartient au musée de Bruxelles. 
Au Salon de 1903, paraissaient Village de Pêcheurs et Vieux Canal 
Flamand; enfin, au dernier Salon (1904), le talent du peintre se faisait 
ainsi apprécier : ce M. Willaërt, en une série de petites toiles intéres- 
santes, se montre le peintre fidèle et consciencieux des béguinages, soit 
pour nous en montrer les aspects extérieurs (Le Calvaire)^ soit pour péné- 
trer la vie intime de ces pieuses retredtes fLe Linge, Vie Paisible). Mais 
nous nous arrêtons surtout au Dégel sur la Dendre, qui, avec sa perspec- 
tive fuyante, savamment indiquée, reste d'un magnifique effet : en cette 
toile, montrant une suite de bateaux, magistralement alignés, on est 
séduit par cette perspective délicieuse de canal, allant se perdre à l'ho- 
rizon. Cet effet d'hiver, sur une eau à demi limpide, reflétant partielle- 
ment les caresses de la lumière, présente un détaché remarquable de ses 
différentes parties, qui apparaissent toutes, fidèlement précisées : en 
cette œuvre sérieuse, d'une haute valeur, le talent du jeune maître vient 
s'afBrmer d'une façon indéniable. Le côté descriptif du talent du peintre, 
si intéressant dans ses études d'hiver, apparaît non seulement dans cette 



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448 LE LIVRE d'or DBS PEINTRES EXPOSANTS 

grande toile, d*un puissant effet, mais on Tapprécie jusque dans ses 
moindres sajçts, tels que le Calvaire au Béguinage y que nous signalions 
plus haut et qui, quoique d'envergure modeste, parait traité avec délica- 
tesse et sentiment. » 

M. Willaêrt prit part au premier Salon d'automne en i903; nous y 
relevons « ses impressions de nature habituelles : Chantier sur l'Escauty 
Maison de Pêcheur sur V Escaut^ où le caractère rustique de la nature 
flamande se trouve accusé pai* la netteté et la franchise de la lumière 
que le peintre fait tomber sur ces toiles; nous revoyons ces campagnes 
flamandes, tristes, désolées, qui avoisinent les bords de TEscaut et que 
Tartiste sait rendre avec une si poignante exactitude dans ces tableaux, 
où Ton retrouve un cachet de mélancolie, de tristesse, qui impi*essionne. » 

Nous reti'ouvons encore M. Willaêrt aux différentes expositions de la 
Société Moderne^ où son talent se flt bien des fois apprécier. Quelques 
critiques de ces différentes expositions nous permettront de mieux 
pénétrer le caractère du peintre : Voici, par exemple, une impression sur 
l'ensemble des toiles présentées par l'artiste h cette exposition particu- 
lière, en i900 : « M. Willaêrt excelle toujours à mettre en lumière des 
bords de rivière et de canaux, peuplés de ces vieilles maisons, qui mirent 
éternellement leurs antiques façades au sein même de Teau qui les baigne ; 
comme pas un, il sait rendre le cai*actère pittoresque de ces vieux quar- 
tiers des villes du nord, qu'il nous décrit avec une précision et, en même 
temps, une poésie toute particulière : Rivière e^i Artois et Vieux Canal à 
Gand nous montrent ces antiques maisons flamandes, dressant leur 
silhouette au-dessus de la rivière qui les baigne. Retenons encore Bote- 
tique à Nieuport, pour la simplicité remarquable du coloris, Porte de 
Béguinage, pour son caractère saisissant de tristesse expressive. L'artiste 
montre pai* là qu'il sait varier ses sujets : son Ancienne Petite Porte où 
s'encadre la silhouette d'un seul personnage, est amoureusement décrite 
par le pinceau du peintre. » 

En i901, à l'exposition de la même Société, nous remai*quons « des 
Barques de Pêche, prises par un joli temps clair, lumineux, en une déli- 
cieuse perspective, dont les divers plans sont étages de main de maître ; 
de la toile émane une impression douce et tranquille, où apparaît, dans 
tout son éclat, le talent, plein de force, du peintre ; dans le Vieux Quai 
à Gand, la calme placidité de l'atmosphère donne au sujet une grandeur 
imposante, et nous applaudissons aux efforts d'un talent sûr de lui, qui 
se plait maintenant à suivre les splendeurs de la lumière. » 

Enfin, en 4903, à l'exposition de la Société Moderne, a les envois de 
M. Willaêrt se recommandent toujours par une vigueur de touche rare : 
ce sont de véritables œuvres de maître ; on est séduit par cette lumière 
puissante, cette perepective profonde, cette pAte solide (Marché à Gand^ 
Cour à Nieuport). » 

La plus grande partie de ses dernières œuvres se trouve dans les collec- 
tions privées, françaises, russes, allemandes, autrichiennes et belges ; un 
certain nom bre appartie n t aux divers m usées de la Belgique; c'est ainsi qu'en 
dehors des toiles déjà signalées, nous pouvons rappeler : Jm Vieille t^orte 
dans V Ancien Béguinage à Matines, appartenant au musée de Bruges ; 
Pêcheur sur un ancien canal à Gand, un second tableau de l'artiste que 
possède le musée de Gand. 

M. Willaêrt fut membre du jurj d'admission et de placement des 



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450 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

qui réfléchit ; le Musée de Rouen, possède, la Femme aux Pigeons, puis 
un pastel du Christ Expirant. 

M. Zacharie a également exécuté un certain nombre de travaux pour 
Us édifices publics. Citons d'abord : i°un Saint Jfati- Baptiste, de Lasalle, 
•2o Saint Louis donnant à manger aux Pauvres, fresque de Saint- 
Clément de Rouen ; 3* le plafond de la salle des Etats du lycée Corneille, 
à Rouen ; 4» une fresque pour le patronage scolaire : la Ville de Rouen, 
protégeant ses enfants; 5® Un chemin de Croix pour Saint-Godard. 

Enûn, ajoutons que M. Zacharie est Oflicier de Tlnstruction Publique. 



Mademoiselle ZILLHARDT Jenny, peintre français, Mentionnée 
à TExposition Universelle de 1889. 

Atelier : 13, rue Bélidor, Paris-17e. 

Mademoiselle Zillhardt est née à Saint-Quentin, dans l'Aisne. Elève de 
M. Tony Robert-Fleury, elle débutait au Salon de i878 ; Tannée suivante, 
son envoi était acheté par TEtat pour le musée de Saint-Quentin. En 4882, 
elle obtenait une mention honorable; en 1886, son tableau du Salon était 
acquis par l'Etat et envoyé au musée de Nimes. En 1889, elle obtenait 
une mention honorable à l'Exposition Universelle. 

Au dernier Salon (1904), le talent du peintre était ainsi apprécié : « Le 
Billet Doux est une œuvre attachante et une suggestive étude de Made- 
moiselle Zillhardt; la figure, joliment expressive, est parlante, bien éclai- 
rée et le sujet, dont l'expression est heureusement trouvée, fait bonne 
flgure. » 

L'artiste compte 25 années de Salons, sans parler de ses envois au 
Salon triennal. Elle a obtenu des médailles et des diplômes & TExposition 
Universelle de Chicago, à Pexposition des Arts de la Femme, à Paris, etc., 
etc. Mademoiselle Zillhardt est Membre de la Société des Artistes Fran- 
çais depuis la fondation même de la Société. Elle est officier d'Académie. 



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Qoo^ç^ 



LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XXX. 



(( En route pour le Pardon )) 
d'nprcs le tableau de M. Coëssin de la Fosse. 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERS 



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454 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Voici venir le temps, où vibrant sur sa tige, 
Chaque jour s'évapore ainsi qu'un encensoir, 
Les sons et les parfums tournent dans Pair du soir... 

« L'artiste a pu donner à sa peinture cet aspect troublant, curieux, tout 
particulier, que possède la pensée de Beaudelaire, emprisonnée dans la 
forme poétique, qui lui sert de moule. En cette petite merveille d'exécu- 
tion, où se remarque une originalité élevée, la composition décorative 
reste très brillante, sous un cachet de haute simplicité. Bien jolie, cette 
figure de rêve, si doucement illuminée des douces caresses de la lumière, 
exécutée par une main souple, qui semble cacher sous la couleur un 
dessin précis, et rend ainsi le vague de la pensée, l'indécision du sym- 
bole destiné à représenter pour nous le charme du soir avec toutes ses 
harmonies ! i 

Au Salon de 1902, paraissait Recueillement : « En ce délicat profil, si 
expressif, où se lisent à la fois la mélancolie, la résignation et la tris- 
tesse, le peintre a su mettre une parcelle de son Ame, de ce je ne sais quoi 
Indéfinissable qui révèle l'artiste. Ce suggestif travail, d'un cachet si ori- 
ginal, renferme une note d'émotion personnelle, qui ressort frappante. » 

Ce fut en 1892. peu de temps après avoir obtenu son brevet supérieur 
à l'Académie d'Aix. que l'ai liste vint à Paris, où ses études de dessin 
s'ébauchèrent sous la direction de M. J.-P. Laurens dans les cours du 
jour et de M. E. Carrière dans les cours du soir. Les débuts du peintre 
dans la carrière artistique furent assez difficiles; mais bientôt elle se 
trouva particulièrement secondée par la bienveillaDte protection de 
Madame Misel de Lachesnais, qui lui fit de nombreuses commandes et 
lui acheta différents tableaux; c'est grûce à ce précieux auxiliaire qu'elle 
put franchir les années les plus difficiles. Elle se consacra alors à l'ensei- 
gnement et elle a déjà formé plusieurs élèves ; parmi ces dernières, nous 
citerons : Mademoiselle Jeanne- Paul Mounet, fille de M. Paul Mounel, 
sociétaire de la Comédie-Française, M. A. d'Espinoze, Madame la com- 
tesse Oncieu de la Bâtie, etc. 

Mademoiselle Azar du Marest s'est, en outre, exercée dans la critique 
d'art par des études très sérieuses, qui témoignent d'une connaissance pro- 
fonde de l'esthétique. La revue d'art, VArtiste, a publié d'elle « l'Art au 
Panthéon », étude illustrée de dessins de J.-P Laurens et de Puvis de 
Chavanncs; puis « Eugène Carrière », autre étude, illustrée d'un portrait 
de ce peintre par lui-même L'artiste travaille, en ce moment, à un livre 
d'art, dont la préface est de M. François Coppée, de l'Académie Fran- 
çaise : avec un tel parrain, on peut bien augurer de la valeur de Pœuvrc 
et prévoir le succès qu'il remportera auprès du public. 



BAIRD, peintre américain. 

Atelier : 5, rue d'Odessa, Paris-6®. 

M. Baird, paysagiste animalier, expose régulièrement aux Salons de la 
Société des Artistes Français, a L'artiste a beaucoup voyagé en Bretagne; 
il semble avoir un sentiment exact et vrai de la nature bretonne, que son 



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s PEINTRES EXPOSANTS 

our soumis; 5« V Amour volage; 6oRéve- 
de à V Amour; 9° le Sommeil de Saint 
: nombre de Poi traits^ bien joliment 

îs récompensées tant en France qu'à 
édaillée ; la réputation de miniaturiste 
ifort fut ainsi consacré par les médailles 
ins un grand nombre d'expositions, à 



Ernest, peintre français, 

Michel, à Cassis-sur-Mer (Boucbes- 



i^aris, le 21 novembre 1835. Elève de 
donna principalement au pajsage, à la 
de la Société des Artistes Français, le 
Ite Socié é, seize tableaux qui comptent 
ppelons, en d875, Cabanes de Gardiens 
?nt aujourd'hui au musée d'Avignon; 
g de la Roque, en Camargue; le Bra- 
' Lune, en Camargue; les Pins de la 
à Cassis, (1878); la Côte de l'Estaque; 
19) j appartenant au Musée de Béziere; 
le (i881j ; une Marrade de Chevaux, en 
[ Musée de Marseille; Temps Orageux, 
i au musée d'Aix ; Etude de Tamaris, 
u Musée d'Aix; La Plage d'Argent, à 

de Toulon ; Pins Parasols^ au golfe de 
au Musée de Digne. 

c honneur aux expositions de province, 
e d'honneur, deux Diplômes d'honneur, 

trois médailles de vermeil et un rappel, 
e bronze, etc., etc. 11 prit part également 

re, exécuté quelques tableaux religieux; 
ues sur la route de Lambessa, apparte- 
Couronnement de la Vierge, appartenant 
dorateurs, à l'Eglise de Roquevaire, etc. 
ivier de Léon est Officiel' d'Académie 
a fait des cours de peinture gratuits, 
a élu domicile, rue Saint-Jacques, 39. 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 



PI. XXIII. 



Portrait de M. Henry Cond'amîn 
d'après un lavis de l'auteur. 



Cendrillon 
d'après une composition de M. Henry Cond'amin. 



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ARTISTES INDIÊPBNDANTS ET DIVE 



Mademoiselle CHOLLET Simone, peintre franco 
demie. 

Atelier : 29, rue de la Bourse, k Lyon, 

Mademoiselle Ghollet est née à Marseille. Elève d 
Mademoiselle Blanche Odin, elle s'adonna, surtout c 
aux fleurs, aux natures mortes et aux paysages. L'j 
depuis deux ans, tant à Paris qu'en province; et dans 
tions où son talent parut, elle connut le succès, corn 
les récompenses qui lui ont été décernées : médaille 
Médailles d'argent à Mûcon et à Marseille, Médailles d 
l'exposition du Travail, à Paris. En 1904, nous ren 
Salon de Paris-Charenton « des Jilas, puis des Pivoi\ 
lamment enlevées en un coloris vibrant ». 

Si nous ne craignions d'être indiscret, nous ajoutei 
selle Ghollet possède un joli petit brin de plume au b( 



CO^D'AMIN Henry, peintre français. 

.atelier : 23, rue Oudinot, Paris-7«. 

M. Henry Cond'Amin est né à Lyon. C'est dans cett 
vait en 1870, quand éclata la guerre avec l'Allemagne 
de veuve, il était exempté de service militaire ; mais 
faille son devoir de patriote, et il s'engagea. Pendant 1 
guerre, il fut détaché à Lyon comme Secrétaire d'Et€ 
terminée, il revint à la peinture et entra dans Fat 
Paris. Comme peintre, il a surtout produit des portra 
genre et d'histoire. 

Les principaux envois aux divers Salons de la S 
Français ont été : 

En 1875, Portrait d'Homme; en 1878, Portrait de 
Jeannette; en 1880, Dalmalfi ; en 1882, Les Amis ( 
Suzon Coquette; en 1885, Rêverie; en 1887, Portrait < 
Ij)ro Boude; en 1900. Le Philosophe et une aquan 
pale des Derniers Moments du Président Carnot. 

Entre temps, il exposait en 1895, au Salon de la Se 
Beaux-Arts : L'Atelier du Statuaire Suchet ; en 1894, 
Royal Académy of arts de Londres : Intérieur ; le 
M. Henry Cond'Amin a aussi figuré comme sculpteur 
de la Société des Artistes Français. Citons seulement < 
du Centenaire de la Mort de Louis XVI; en 1894, L^sbi 

L'œuvre principale de M. Cond'Amin, relative auxl 
Président Carnot, n'apastiguré à une exposition publ 
sacré plusieurs années d'étude à Texécution de cette œu 
trouverons, d'ailleurs, dans les comptes- rendus artis 

{1) Voir Livre d'Or des Sculpteurs Exposants. 



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458 LE LIVRE d'or DES.PEINTRES EXPOSANTS 

renseignements qui nous permettront de rappeler les mérites du travail 
et des recherches de l'artiste ; c dans le silence de la retraite, il a su 
réaliser sans bruit une œuvre grande et forte, à la vulgarisation de 
laquelle il a voulu ajouter encore, en la (aisant reproduire immédiate- 
ment par la gravure. M. Cond'Amin s'est attaché & la représentation des 
derniers moments du Président Carnot. alors que celui-ci, entouré de 
toute son escorte d'honneur, qui va bientôt avoir à accomplir auprès de 
lui, les pénibles devoirs de la veillée funèbre, se trouve livré, comme le 
dernier des malheureux, sur un lit d'occasion, aux soins des médecins. 
Cet incident des derniers moments du premier magistrat de la Repu 
blique française fut réellement dramatique et tous ceux qui y assistèrent, 
en ont gardé un souvenir inoubliable : aussi, M. Cond'Amin a-t-il été des 
plus heureusement inspirés, en nous le faisant revivre, dans toute son 
exactitude documentée alors qu'il avait été complètement oublié dans 
les préoccupations des peintres officiels. La scène, dans Tinterprétation 
qu'en a donnée l^rtiste, a conservé quelque chose du côté tragique et 
douloureux qu'elle dut avoir dans la réalité ; les personnages, heureuse- 
ment groupés, représentent autant de porti*aits, auxquels le peintre, avec 
une conscience digne d'éloges, s'est attaché avec acharnement, avant de 
songer au groupement défînitif de l'ensemble. Avec une véritable persé- 
vérance de bénédictin, il est arrivé tout seul à son but; ses efforts ont 
été récompensés par le succès ; l'œuvre qu'il a produite n'est point banale ; 
elle a un caractère et elle suffira & emporter à la postérité le nom de 
son auteur ». 



COXTEXCIIV htres, peintre français. 

Atelier : rue des Buttes, à Dinan (Côtes-du-Nord). 

M. Conlencin est né k Istres (Bouches-du-Rhône), le 26 décembre 1851. 
Elève de Calland et de Gérôme. il s'adonna aux tableaux de genre et 
à la peinture décorative. Parmi les principales toiles que le peintre ait 
exposées aux divers Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, nous 
retiendrons : en 1893, le Battage du Ble en Bretagne : « Le soleil com- 
mence à chauffer et la journée promet d'être chaude. Mais on se met 
gaillardement à l'ouvrage et c'est à qui abattra le plus de besogne. En 
cette scène de campagne, fortement traduite, le mouvement ne fait pas 
défaut et l'artiste a su rendre ses personnages très naturels. Cette étude 
de plein air, présente des effets de lumière bien étudiés et heureusement 
suivis »; en 1894, la Récolte des Pommes, constituait encore une heureuse 
étude de plein air. u Les personnages des premiers plans sont en pleine 
lumière; la femme, qui porte le panier, où se fait la récolte, est prise 
dans un bon mouvement et l'enfant, qui s'amuse à goûter les pommes 
et a l'air de les trouver à son goQt, est assez expressif, malgré son rôle 
secondaire » ; en 1895, Vieille Bretonne en Prières, toile acquise par le 
Musée de Rennes. « En cette œuvre, très fouillée, la figure contempla- 
tive, élevée vers le ciel, est pleine de ferveur pieuse; la pose est naturelle ; 
le sujet, soigneusement éclairé, a fourni à l'artiste le motif d'un beau 
morceau de peinture ». 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERS 



459 



En 1896, paraissait VÉcvellée : « Une bonne vieille bretonne, toute 
tremblante, toute voûtée, est en train de manger la soupe ; le type en a 
été heureusement fixé par le peintre, qui a su l'éclairer d'une façon ori- 
ginale. On voit que depuis longtemps M. Contencin étudie les types bre- 
tons et qu'il sait en saisir les caractères variés ». 

En 1897, figurait au Salon un gracieux envoi : la Fille du Fermier : 
« Les attitudes des personnages y sont naturelles et les physionomies 
expressives; les détails de la toilette de la charmante fermière avec ces 
ijlancs de la coiffe et du col, qui donnent tant de relief à la figure heu- 
reuse de cette jeune fille, ont été traités avec un soin méticuleux. On sent 





I8TRBS CONTKNCIN 

D'après uo dessin de Tauteur. 

que quelques propos d'amour circulent en l'air et que quelque grave ques- 
tion de mariage doit s'agiter, tant la belle enfant parait attentive kce que 
lui raconte le fermier, qui, songeant à l'établissement prochain de sa 
fille, tAte franchement le terrain. La toile respire cette science particu- 
lière, cette observation patiente que nous connaissons à Têirtiste depuis 
longtemps ; la scène, très belle en sa calme simplicité, peinte sans effort 
apparent, sans apprêts ou trucs d'aucune sorte, semble si naturelle que 
Ton croirait vraiment y assister ». 

Au Salon de 1898, nous relevons « Vieux Pêcheur Breton, d'une 
expression significative ; le personnage expressif, son verre de cidre à la 
main, regarde au loin avec cet air de bonhomie malicieuse que revêt 
souvent le masque de nos vieux paysans ai*moricains ». 

VEtude est aussi très jolie ; cette jeune dame, sous sa voilette trans- 
parente, est réellement vivante ; l'artiste est d'ailleurs l'un de nos meil- 



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A.RTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERS 461 

ceau sait en saisir avec bonheur les caractères variés. La Ville de Paris 
lui a acheté pour le Musée des Arts Décon "' 
Musset. Il a en outre eiécuté sept Panne^ 
sembte de la décoration de l'église de Bet 
pris la restauration des figures, qui orner 
fort-sur-Meu (Ille-ét-Villaine). Enfin, il i 
Eminence, le Cardinal Place, pour la catb 
M. Gontencin a obtenu une Médaille d'H 
Provence, en 1897 ; la même année une ! 
à l'exposition d^Alençon. Il a été mis hors 
aux expositions de Rennes, en i887 et 189 
de Médaille de deuxième Classe à F Expos 
en 4901. 



DAliVIOT Edouard, peintre français, Offi 
Atelier : 3 bis, avenue VicU 

M. Darviot est né à Beaune, dans la 
MM. Bouguereau, ï. Rpbert-FIeury, Hano 
Arts de Paris, il fut surtout un peintre de 
aux Salons de Paris depuis 1882. Entre 
peintre, citons : en 4882, les Comptes ; ( 
en 1888, Hanoteau dans son Atelier; en 18 
en 1895. un dessin, les Tricoteuses; en 
VHàpital de Beaime, qui se recommande 
une brillante perspective »; en 1897, un 
Cuisine de l'hôpital de Beaune, fort brillai 
lumière et intéressante par la précision de 
charmante jeune femme faisant de Taq 
devant un paysage, qui se déroule comme I 
Mauvais Temps et une aquarelle : le Fort 

Au Salon de 1900, paraissait le Portrai 
est admirablement peinte », puis un pa 
enlevé, de Mademoiselle E. C, joliment ; 
s'harmonise de la façon la plus heureuse 
suggestive, est des plus attachantes, 

En 1901, M. Darviot «< a su atteindre ui 
morceau, la Visitation. La vigueur des e 
de la pose et à ce merveilleux contras 
femmes, est d'une signification qui fait d( 

Au Salon de 1902, nous nous arrêter 
réelle beauté, la Destinée, due au consci 
cette vieille femme, dont le visage est à 
couvre la tête, offre un contraste saisis! 
jeune fille que la lumière inonde de ses p 

En 1903, «r nous relèverons le côté t 
exquis, dû au talent éprouvé de M. Da 
une scène d'intimité secrète, d'un sentii 



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462 LE LIVRE d'or DE$^ PEINTRES EXPOSANTS 

petite fille, qui, son bouquet à la main, vient d'arriver CA^2 Grand*Mère, 
est d'une expression touchante; la lumière qui vient éclairer la scène, lui 
donne un splendide relief. Voici encore un petit Portrait de M. Henri 
Chabeuf, Président de PAcadémie de Dijon, dont la figure éclairée ressort 
avec force »». Enfin, au dernier Salon (1904), M, Darviot exposait un bon 
travail : le Portrait du Peintre Ziem, dont la figure typique, expressive, 
a été scrupuleusement précisée : en cette œuvre forte, puissante, Téclai- 
rage de la physionomie et l'expression du modèle font honneur au talent 
de l'artiste qui l'a exécutée ». 

En 1895, le peintre a fait une exposition particulière de ses œuvres 
(plus de quarante tableaux) à Beaune et à Dijon ; les musées de ces deux 
villes achetèrent à l'artiste plusieurs de ses toiles. L'artist« est Officier 
d'Académie et a remporté plusieurs récompenses aux expositions de 
province; ajoutons que M. Darviot a professé à Beaune, où il a habité 
pendant longtemps. 



DAVID Ernest, peintre français. 

Atelier : 57, rue Fontaine, Paris-9'. 

M. Ernest David est né à Caen (Calvados) en 1838. Elève de M. L. Don- 
nât, il s'adonna particulièrement à la figure et aux fleurs. 

Parmi les principales toiles, exposées par l'artiste aux divers Salons 
de la Société des Artistes Français, nous rappellerons : en 1864, Griffon 
anglais; en 1867, Les Provisions; en 1870, Ferme de Vile Saint-Denis; 
en 1876, un Jour d'onvertur» de chasse; en 1877, une Chanson; en 1879, 
une Idylle Villageoise et le Garçon Jardinier; en 1880, Un mauvais 
Chemin; en 1881, A La Fontaine; en 1882, à /'A6/t, Dans les Foitu; 
en 1883, L' Avant-Garde; en 1884, la Source, Sous le Péristyle; en 1886, 
Fleurs; en 1887, Une Ballade; en 1888, Raisins; en 1900, c une très 
belle branche de Fletirs (Capucines), entrelacées de feuilles » ; en 1903, 
« des Fleurs de Pommiers, exécutées avec une belle délicatesse » ; enfin, 
au dernier Salon (1904), paraissaient deux envois des plus remarquables, 
d'abord, « un agréable fouillis de Capucines se détachant gracieusement 
sur un ensemble de feuilles vertes, d'un délicieux effet, puis, en une note 
modeste, mais forte, des Chèvrefeuilles, dont les fleurs ressortent harmo- 
nieusement sur les tons verdoyants des feuilles. » 

M. David a souvent pris part aux expositions de province ; il obtint des 
récompenses à Caen, Dijon, etc. ; mais nous n'insisterons pas. L'artiste 
n'a jamais recherché la moindre récompense; il est resté modestement 
dans le rang; c'est un vétéran, sans grades, mais un sincère ami de l'art. 
Aussi le Livre d'Or s'honore de réserver une petite place à la mention 
succincte de ses œuvres, qui marquent les étapes d'une carrière artistique 
bien remplie. » 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET 



DESCELLES, Paul, ^^ïnive français. Officier d'^^ 



Atelier : 5, rue ae VOrphelinaty 
Vosges. 



M, Descelles est né à Raon-i'Etape, dans les V 
Mirbeck et Gratia, t'arliste s'adonna aux tableaux 
Parmi les principales œuvres que le peintre ait 
la Société des Artistes Français, rappelons : en 1 
celaine de Madame de Mirbeck, celai de Madet 
celui de Monsieur V. de terreux (1883), celui c 
(1884), celui de VAuteur (1887). Cette même a 
dam les tableaux de genre par une Exécution^ d 
Evéques, à Toul et à l'hospice Saint-Joseph de 
peintre exposait la Lessive à l'Hospice, toile qui 
au Miisée de Langres, et Portrait de Mon Père ; en 
la Couvée; en 1894, la Veuve; en 1895, les De'vià 
lards et un Jour de Marché à Saint-Dié; en 18 
sées ; en 1898, Joyeuse Couvée, qui fut achetée 
Becquée, a tableau original, où la fantaisie de Vi 
bonheur, d'un sujet un peu ingrat. Cette œuvre 
relief la légèreté du coup de pinceau du peintr 
connaissances acquises ». 

En 1900, M. Descelles « nous montre à l'é^ 
Baptême, bien saisie avec un petit nombre de p( 
srène, bien vivante, plaît par un caractère de 
1901, on admirait au Salon « un intérieur lum 
titre : Chez Grand'Pére, en un petit genre tou 
« Entrez, grand Saint Nicolas! est une petite s 
gent enfantine a le grand rôle, heureusement n 
Enfin, au dernier Salon (1904), l'artiste « nous n 
de son talent dans le C)i Maternel; la scène, é< 
l'incendie, est émouvante et parait saisie avec un 
fait impression et l'on s'arrête à cette toile comi 
santé, parce que le peintre a su la traiter avec un 

M. Déscelles a obtenu des Médailles d'Or et ( 
d'Epinal, de Dijon et de Langres. Il a établi à Sa 
sin et de peinture et a été le promoteur de la 
Beaux-Arts qui ait eu lieu dans cette ville. Enfin, 
Langres possèdent plusieurs œuvres de cet artist 



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PBINTRËS EXPOSANTS 



peiatre français. 



Wineurs, Paris-2«, le l»"" et le 3« 
^âques, 13 bis, allée des Bocages, 

Vise). 



*ari8. Elève de Mademoiselle Blanche 
t et aux fleurs. Après avoir obtenu 
3 dessin de la Ville de Paris. Tartiste 
ieaux, un diplôme d'honneur à Mar- 
au Concours de la Pomme, à Falaise, 
expositions de TUnion des Femmes 
e se fit connaître; au dernier Salon 
ftisail ainsi apprécier : «Mademoiselle 
aient a>ec des Prunes violettes, joli- 
mblés dans un vase et délicatement 
isias. Toutes ces fleurs sont brillam- 
renferme qu'un petit nombre : mais 
I en un travail fini, soigné, des plus 



français. 



%me, à Sorèze (Tarn). 

lute-Garonne), le lî novembre 1859. 
il s'adonna un peu à tous les genres. 
R la Société des Artistes Français, en 
iterprétait un passage de la « Vie de 
3s de Saint Je'an-Baptiste dans les 
iraissait ia Garonne à Toulouse (fin 
)mne); en 1899, Lo Afar« ( été) ; enfin, 
lu peintre était ainsi apprécié : « 11 
? de M. Duolé, pour y prendre un peu 
glise, dont le clocher, tout écrasé de 
tous y trouvons un contraste heureu- 
îtére lumineux, qui fait le succès de 

u, en 1894, la Médaille d'honneur 
», une Médaille d'or à l'Exposition de 



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ARTISTES INDEPENDANTS ET Dl 



FUCHS Gustave-LouiS'Joseph, peintre français. 

Atelier : route de Poitiers, à Bressuii 

M. Fuchs est né à Paris, en 1856. Elève de MM. 
Ancourt, il fut surtout paysagiste; mais nous ne ' 
aux Salons de la Société des Artistes Français que 
d'une façon irrégulière. Au Salon de 1898, il prése 
pastel : Paysages ; en 1899, nous nous intéressio 
Vilaine, dépeints au clair de lune en une toile 
sentée > ; en 1900, paraissait Le Soir, puis, en Idi 
de sentiment, Crépuscule >. Dans la section de p 
exposé en tout, au Salon, que trois dessins, deux 
tures à l'huile; mais c'est un transfuge de la sect 
graphie), où il est Hors Concours et où il a été me 
cinq ans. L'artiste, pour des raisons de santé, dut 
complètement la litho et c'est alors qu'il se mit à 1 

En dehors des grands Salons de Paris, le peintre 
de l'Ecole Française, en 1905, où son talent se fi 
« M. Fuchs nous ofTre dans Le Soir une note méli 
timent émane de celte toile qui laisse après elle un 
dans les Vieux Oliviers se trouve une fidèle interj 
méditerranéenne, sous un beau ciel bleu ». 

M. Fuchs est Oflicier d'Académie ; il est Profess 
Supérieure des Jeunes Filles, & Bressuire, dans les 



Mademoiselle CHAR AY Marie, peintre franco 

Atelier : 6, rue de VÉvéché, à Bayoni 
Pyrénées. 



Mademoiselle Garay est née à Bayonne. Elève de 
Duran et Bonnat, elle cultiva surtout le portrait et 
Elle débuta au Salon des Artistes Français, en 18Î 
fusain, et depuis cette époque, elle a exposé à pe 
chaque année. Parmi les œuvres principales, exj 
en 1889, Portrait au Pastel de 5. M. Alphonse XIl 
Mon Frère; en 1895, Portrait de Ma Mère; en 18 
VEntrée d'un Jardin (pays basque) : « Ces enfants 
saisis par le peintre, qui a su faire choix d'un pel 
1898, Sandaliers et Sandalières (pays basque) ; en 
Fête-Dieu, à Bidarray (pays basque). Au Salon de 
tiste se faisait ainsi apprécier : « Mademoiselle Ga 
ciencieux travaux sur les mœurs des pays basquei 
est une puissante étude de types féminins, exprès 
coup de naturel, en une note calme de couleurs, 



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LE LIVRE D OR DES PEINTRES EXPOSANTS 

leinble, bien digne de fixer l'attention des connaisseurs. 
e scène, heureusement observée, est brillamment suivie 
détails ». En 1901, l'artiste exposait « un Coin d^Egliie à 
e simplicité extrav>rdinaire; mais l'intérieur est bien lumi- 
ilon de 1902, Femmes à l'Eglise, à Ciboure (pays basque), 
nier Salon (1904), le talent du peintre était ainsi apprécié : 
le Garay poursuit avec une constante fidélité la représen- 
œurs du pays basque en une toile pittoresque, pleine de 
Lion vécue que nous rencontrons d'ordinaire dans toutes 
i peintre. Celte curieuse cérémonie des Pénitents Noirs de 
i consciencieusement dépeinte, met en vedette le talent de 
[ de l'art iste ». 

les Salons de Paris, l'artiste ne s'est guère produite dans les 
ce n'est à Bordeaux, où elle a obtenu une Médaille d'Ar- 
l'à Pau. Dans son atelier de Bayonne, l'artiste a installé un 
n et de peinture, très suivi par un public féminin. Parmi les 
a ainsi formées, nous mentionnerons la propre sœur de l'ar- 
iselle Louise Garay y qui expose, depuis cinq ans, des aqua- 
n de la Société des Artistes Français. 



GIRIIVAIVD Jeanne- Marguerite - Marie, peintre 

lier: 8, rue Marbeau^Pàvis-iQ^, 2«et4** vendredi du 
lois, de 3 h. à 6 h. 

le Grinand est née à Paris. Elève de MM. Edouard Sain, 
mmer et de Madame Debillemont-Chardon, elle cultiva 
es. Elle prit part au Salon de la Société des Artistes 
898, où elle exposait une Miniature; en 1904, elle envoyait 
la Société Nationale, un pastel : Jeune Fille, «r offrant des 
mbrôes et des efl'ets de couleurs très doux i. Cette même 
articipait au premier Salon de l'Ecole Française avec un 
nesois : « Mademoiselle Grinand semble avoir poussé très 
I la fleur ; les tons jaunes des fleurs se détachent sur les 
, prestigieusement lavées, en un vigoureux détaché, met- 
toute la science, tout l'acquis du talent de l'artiste». Celte 
à l'Exposition de Charenton, nous relevons c un Coin de 
odiquement rangé avec grand talent par Mademoiselle 
Dttes, oignons, poêlon, viennent tenter le regard en cette 
ireusement ordonnée, où tout se trouve bien en place ; 
section des miniatures, une Femme Voilée, petit nu fort 
charme d'enveloppe bien délicat et un Bébé, vigoureuse- 

des expositions particulières de ses œuvres dans son atelier, 
[) et en février 1902; elle prit encore part aux Salons de 
»mmos Peintres de 1898 ù 1L02, avec des miniatures, des 
es natures-mortes à l'huile ; ses envois furent remarqués à 
ïs aux Salons de province : c'est ainsi qu'en 1901, elle obte* 
on Honorable à Brest; en 1902, une Médaille de bronze à 
; Paris- Chai'enton. 



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ARTISTES IXDÉPENDANTS ET DIVERS 467 

Professeur à TAssociation Philolechniquede NeuilIjr-sur-Seine, Mademoi- 
selle (irinand a organisé un cours dans son atelier, consacrant ainsi une par- 
tie de son temps à renseignement artistique; ceci ne Tempêche pas, d'ail- 
leurs, de s'occuper de restaurations de miniatures et de tableaux anciens. 



GRIJIV Maurice, peintre russe. 

Atelier : 144, MUl Lane, West Hampslead, N, H^., à 
Londres. 

M. Grûn est né le 19 février 1870, à Revel (Russie). Elève de MM. Jules 
Lefebvre et T. Robert-Fleury, il se consacra aux scènes d'intérieur et aux 
portraits. 

Parmi les principales toiles qu'il ait exposées au Salon, nous retien- 
drons : en 1893, Portrait de V Auteur ; en 1894, Les Ecrevisses (nature 
moii,e), et Coin de Jardin; ces deux toiles appartiennent à M. le Marquis 
de Créquy de Coustinou ; en 1895, Retour du Marché ; en 1896, la Fon- 
taine de Cuivre; en 1S97, Coin d'Office; en 1898, le Vieux Salin; en 
1899, Cuivres (nature morte); en 1900, Envoi de Nice; en 1901, Portrait 
de Mademnselle Juliette Lindemann; en 1903, LeRe.our au Pays; enûn, 
au dernier Salon (1904), M. Grûn dépeint, en un Intérieur Breton « d'une 
profonde observation, une scène familiale, heureusement saisie, qui attire 
par son caractère d'exactitude et de vérité ». 

Ancien Professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Bahia (Brésil), M. Grùn 
a formé un certain nombre d'élèves, parmi lesquels nous citerons 
Rodolphe Lindemann, Archimedos da Silva, B. Bowen, etc. 



CHUERIIV Gabriel, peintre français. 

Atelier : 150, avenue de Saint-Ouen, Paris-18«, le ven- 
dredi. 

M. Guérin est né le 21 décembre 1869, à Bourbonne-les-Bains, dans la 
Haute-Marne. Elève de MM. Bouguereau, Robert-Fleury, FcrrieretMorlot, 
il s'adonna surtout au genre du paysage et au portrait. Parmi les princi- 
pales œuvres, exposées par l'artiste aux diver.s Salons de la Société des 
Arlistes Français, nous retiendrons : en 1896, Super Bonos et Malos 
MisericorOia; en 1898, Chemin de Croix à Notre- Dame-des-Victoir es \ 
en 1899, « avec M. Guérin, nous nous en irons volontiers jusque en Haute- 
Marne : un Simple Aveu, d'une ingénuité délicieuse, nous arrêtera lon- 
guement; en cetfe œuvre originale se reconnaît l'artiste de race, le 
peintre d'avenir ». En 1903, t le Seuil Fleuri, de M. Guérin, est peint 
avec un grand art ; on aime à s'arrêter k ce coin charmant où une jeune 
fille et une jeune mère allaitant son enfant, se trouvent posées, d'une 
façon exquise, par le pinceau channeur du peintre ». 

En 1904, M. Guérin prit part à l'exposition de l'Association Syndicale ; 
son talent s'y faisait ainsi apprécier : c Quelques pages rustiques, sim- 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERf 

qualités qu'elle sait arriver à des effets d'une grande ha 
exemple le Révérend Père X..., levant les yeux au cie 
fouillée, constitue un remarquable portrait ». En 
Isbert exposait « des portraits, des compositions, parfoi 
tions, qui permettent de se rendre compte de la puissant 
de l'étendue du savoir de la vaillante artiste : son 1 
milieu des fleurs, est d'une préciosité rare et ses têtes 
nées par un grand maître. » A propos du Salon d 
était représentée comme « l'un des maîtres du genre et 
comme l'un des plus anciens exposants au Salon, puis 
signalait déjà avec intérêt ses œuvres, il y a de longuei 
Gazette des Beaux-Arts. Voilà déjà un demi-siècle que 
toujours fidèle à son pinceau, expose ces charmantes 
rencontre réunies au plus haut degré toutes les qua 
du genre, et la précision des détails et la délicatesse du 
et l'harmonie du coloris. Devant chacun de ces portrait! 
rêter longuement, comme devant autant d'œuvres exqi 
se lasse point d'analyser et d'admirer. Quoi de plus cha 
délicat, que cette figure de Jeune Fille en rose, d'une 
si exquise, et ce Portrait de Fumeur n'est-il pas d'i 
mant?... » 

Au Salon de 1901, l'artiste exposait six miniatures, pa 
Portrait de M. A. Boulard; ep 1902, le Masque Funérai 
en 1903, « une délicate interprétation du dix-huitième 
l* Amour, ainsi qu'une charmante étude de petite fille ei 
au dernier Salon (1904), c une charmante Liseuse atten 
expression d'une calme tranquillité, représentait le talei 
et de précision, de l'un des maîtres, les plus réputés du 
époque ». 

Madame Isbert prit encore très souvent part, aux div( 
de la Société des Femmes Artistes, où son talent s'y fil 
cier : c'est ainsi qu'en 1896, elle y exposait des PortraiU 
on y trouve toujours ce coloris délicat, cette finesse de t( 
Madame Isbert nous a habitués depuis de longues anné 
Madame Isbert et sa Fille est bien réussi, mais c'est peut 
cation des personnages d'autrefois que brille dans tout s( 
talent de la célèbre miniaturiste ; ce sont là ses sujets 
d'étudier la Reine Marie- Antoinette y le Portrait du Roi d 
Madame de^ Pompadour, pour reconnaître que ces œi 
avec elle un léger parfum d'antan, ce je ne sais quel c 
pelle les grands maîtres du xviiie siècle. Ce sont là des 
quablement belles, qui sont le régal des amateurs, telle 
consciencieusement étudiées et savamment rendues. » 

En 1897, on admirait c les sujets traités par Madame 1 
délicatesse et cette finesse de touche qu'on lui connaît : 1' 
d'après Greuze, sont de petits bijoux, finement ciselés, q 
lasjer d'admirer». « Les Portraits de Madame Camille Isbc 
exécutés avec un soin, une minutie de détails, qui font de 
miniatures un véritable petit bijou du genre. » 

En 1898, nous relevons encore cette appréciation : « '. 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERS 471 

jours très fines, sont soignées de main de maftre. Notons aussi une 
Nature Morte^ peinte à l'huile, présentant tout un ensemble d'objets, 
disposés en un artistique fouillis. > 

Cette longue énumération des travaux de Madame Camille Isbert, 
montre quelle activité prodigieuse l'aimable artiste dépensa pour ce qui 
fut le domaine de cet art de la miniature, auquel elle consacra, on peut 
le dire, presque toute sa vie. Elle trouva, d'ailleurs, Je temps de professer 
et de donner des leçons. Son enseignement, très recherché fut suivi par 
un grand nombre d'élèves, de mondaines et de professionnelles, dont 
plusieurs ont pris rang, à côté du maftre, parmi les miniaturistes les 
plus réputées de notre temps. 

Ajoutons que Madame Isbert est membre du Comité des Femmes- 
Artistes et qu'elle est Officier de l'Instruction Publique. 



JACQUET Maurice, peintre français. 

Atelier : 5 bis, place du Panthéon, Paris-5<'. 

M. Jacquet est né k Paris, le 9 février 1877. Elève de M. Donnât, il se 
révéla comme portraitiste de talent au Salon de la Société des Artistes 
Français, où il exposait : en 1901, Portrait de Madame L. H. ; en 1902, 
Portrait de M. Ernest J.; puis, en 1903, le Portrait de Madame AJ., « pur 
chef-d'œuvre de pose et de maintien gracieux ». 

A l'Ecole des Beaux-Arts, M. Jacquet a obtenu trois mentions et une 
médaille dans les concours de cette école. 



JOBBE-DUVAL Jacques-Auguste. 

Atelier : 9, rue Pauly^ Paris-14*», 2« dimanche de chaque 
mois, d'octobre à juillet. 

M. Jobbé-Duval est né à Paris, le 23 aoiit 4854. Elève de son père et de 
Gérôme, il fut décorateur, paysagiste et portraitiste. De 1877 à 4885, il 
exposa au Salon des paysages et des portraits, et en particulier le portrait 
de son père, le célèbre peintre Jobbé-Duval, qui furent très remarqués ; 
en 4902, il figurait à l'exposition des Indépendants et, en 1904, envoyait 
au Salon de la Société Nationale, La Pointe d'Antibes (vieux pins). Entre 
temps, il paraissait au Salon de Versailles, où il remportait une première 
Médaille d'Argent ; mais ce fut surtout dans la décoration qu'il réalisa 
ses travaux les plus importants : nous rappellerons, par exemple, Les Cinq 
Sens, cinq dessus de portes, qui furent exécutés dans V Hôtel deM.Ricois, 
rue de Varennes, puis une série de scènes de chasse, grands panneaux de 
quatre mètres, exécutés pour M. Vieillard, à Chantilly : la Chasse à 
Courre, Ràudcz-Vous de Chasse, le Lancer, le Bat-l'Eau, la Curée et 
aussi une figure décorative, Diane. A la salle Hoche, avenue Hoche, il 
réalisait une décoration importante avec une suite de panneaux de cinq 
mètres de large : Gloire et Richesse, La Chimère emporte la Pensée vers 
Vlnconnuj Musique Profane, Musique Sacrée, Erato, Melpomcne, Thalie, 



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472 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

Terpsichore. Il contribua encore à la décoration de VHàtâl de Madame 
Wittcombe, à l'avenue Hoche, à celle de V Hôtel de Madame WateL à Tave- 
nue Hoche, etc., etc. 

M. Jobbé-Duval prit plusieurs fois part aux concours organisés pour la 
décoration des Mairies de la Ville de Paris : c'est ainsi qu'il obtint le 
deuxième prix avec un projet de décoration de la Mairie du XVe arron- 
dissement; son projet de décoration de la Mairie de Courbevoie obtint 
encore une Mention, etc. 

M. Jobbé-Duval est, depuis 1898, Directeur de l'Ecole de dessin appli- 
que' à l'art et àVindustric du boulevard Montparnasse, Tune des écoles les 
plus importantes de la Ville de Paris ; antérieurement de 1883 à 1898, il 
était directeur de Cours similaires, place des Vosges, 6. 

Ajoutons que M. Jobbé-Duval est officier de l'Instruction Publique. 



JOURDAIV Louis, peintre français. 

Atelier : 23^ rue de Bonnel, à Lyon (Rhône). 

M. Jourdan est né k Bourg, dans l'Ain, le 7 mars 1872. Comme peintre, 
il cultiva surtout le genre du paysage et rencontra de brillants succès à 
Lyon, où il est venu se fixer : C'est ainsi qu'en 4896, il obtint le prix 
Ponthus-Cimier, puis une Troisième Médaille, en 1897, avec Nymphes au 
Bain, le Jardin d*Astarté. En 4898, la toile qu'il exposait : La Foi et les 
Eléments (orage) fut récompensée d'une deuxième Médaille. En 1899, il 
exposait Retour du Troupeau, Avant la Nutt; en 1901, Après la Pluie; 
en 1902, il obtenait une Médaille de première classe; en 1903, le talent 
du peintre était représenté par un Ruisseau sous Bois (matin); puis en 
1904, par Le Déclin ei L'Hiver, ce dernier acquis par la ville de Lyon. 

Antérieurement, en 1896, le peintre avait obtenu une Médaille d'Or à 
Saint-Etienne. 

M. Jourdan a, d'ailleurs, exposé bien des fois aux grands Salons de Paris, 
où son talent ne passa pas inaperçu de la critique. Rappelons seulement 
pour mémoire, les tableaux présentés au Salon de la Société des Artistes 
Français : en 1893, un fusain : Crépuscule; en 1900, une scène préhisto- 
rique : Le Soir, acquis pour le Musée de Bourg ; en 1902, Cortège Païen ; 
en 1903, la Sarabande : « (iCtte sarabande joyeuse, qui passe au milieu 
d'une clairière, près laquelle s'étage une vallée, sur les coteaux de laquelle 
le peintre a su faire glisser la lumière avec bonheur, rappelle, pour nous, 
les plus gracieuses conceptions de la mythologie antique, où toutes les 
beautés de la nature étaient peuplées de divinités champêtres, i 

En 1904, M. Jourdan prit part au deuxième Salon d'Automne, avec une 
toile : Soir Doré. 



LAMBERT Georges-Hijppolyte, peintre français. 

Atelier : 93, rue de Courcelles, le dimanche matin en 
décembre, janvier et février. 

M. Lambert est né à Nantes, dans la Loire-Inférieure. Elève de Roll. 
il figura aux Salons de la Société Nationale. C'est ainsi qu'en 1898. il 



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LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS PI. XXXI. 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERS 473 

exposait Pommiers en Fleurs (temps gris) ; en 1899, Printemps (Forêt de 
Fontainebleau); en 1903, Roses Trémières (plaine de Chailly). Enfin, 
en 1903 et 1904, le peintre prenait part au Salon d'Automne, dont il 
est Sociétaire fondateur. 



Madame MAHUDEZ Jeanne^ peintre français. 

Atelier : 32, rue Balzac, à Villeneuve-Saint-Georges 
(Seiae-et-Oise). 

Madame Mahudez est née à Paris. Elève de Benjamin-Constant et de 
M. Jean-Paul Laurens, elle fut portraitiste et s'adonna^ avec certain suc- 
cès, aux tableaux de genre, aux intérieurs^ aux scènes de la vie cham- 
pêtre. 

Parmi les principales œuvres qu'elle ait exposées aux divers Salons de 
la Société des Artistes Français, nous rappellerons, en 4901 : Portrait de 
Jeune Femme Blonde, « peut-être bien de l'auteur, décrit avec une grande 
verve de couleurs; en 4902, un type de fumeur, sous ce titre : Une bonne 
Pipe; en 4903, le Portrait du Docteur Dalché, médecin des hôpitaux de 
Paris, « accoudé dans une pose heureusement trouvée : la figure expres- 
sive est lumineusement éclairée, puis, nous donnerons une mention au 
Portrait da Madame Mahudez, œuvre d'une belle tenue, présentée avec 
une vigueur étonnante : la figure, joliment éclairée sous le chapeau noir, 
rend des plus sympathiques, le talent de l'aimable artiste ». Enfin, au 
dernier Salon (4904j, le talent d'observation de l'artiste se manifestait 
dans « une grande et curieuse toile : La Soupe det lieux Indigents, réu- 
nissant une série de vieux types, consciencieusement étudiés t. 

Madame Mahudez prit encore part au premier Salon d'automne, en 
4903, avec un Portrait de Madame X, d'une correction parfaite. 

-L'artiste a été Professeur de dessin aux lycées de jeunes filles de 
Guérel, d'Auxerre et de Tournon; elle est munie du diplôme de profes- 
seur de dessin, pour le degré supérieur. 



Mademoiselle ^ASS Marie-Françoise-Alice^ i^tmirt français. 
Atelier : 24, rue Richer, Paris-9«. 

Mademoiselle Main est née à Paris. Elève de MM. Kivoire, Baschet et 
Schomnier, elle cultiva, comme aquarelliste, le genre du paysage et exé- 
cuta aussi de nombreux portraits au pastel. Aux difrér«nts Salons de la 
Société des Artistes Français, où elle a exposé toute une série d'aqua- 
relles, elle envoya surtout des fleurs, des Anémones (aquarelle), en 1895; 
det Chrysanthèmes, en 4897; des Préparatifs de Fète^ en 4898; des Fleurs 
de Printemps^ en 1899; puis les Bords de l'Oise, à Précy, en 4904. 

Mademoiselle Main figura avec honneur aux Salons de l'Ecole Fran- 
çaise, en 1904, avec un Portrait de Lieutenant, joliment enlevé, puis, 
en 1905, avec • un beau pastel : Portrait de mon Père, dans une pose 



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474 LE LIVRE d'or DES PEINTRES EXPOSANTS 

peut-être un peu sévère, et le Portrait de Modemoisellc C..., assez joli- 
ment disposé. » 

L'artiste obtint une Troisième Médaille à 
Dijon, en juin 1898, puis une médaille d'Arg( 
tons que Mademoiselle Main est Sociétaire 
Français et fait partie du Comité de l'Ecole F 



MAISOXXEUVE Thomas, peintre français. 
Atelier : 3, rue Bertrand-Geslin, h N 

M. Maisonneuve est né à Paris, le 3 mars \ 
Luminais et de Picou, le peinti^e fut surtout 
genre de la marine. II fréquenta peu les Sale 
dernier Salon (1904) de la Société Nationale, 
« En ce morceau de grève, encadré de verdu 
bords si intéressants de laHance. » Mais il fît 
tantes de ses œuvres, principalemeut à Nanti 

Une première exposition de quelques aquart 
et lumineuses, consacrées aux côtes de le 
Variétés, fut ainsi appréciée : a M. Maisonneu 
écrivain; ses aquarelles complotent l'impr 
la lecture de quelques-unes de ses pièces do v 
sa peinture, si précise et si délicate, les qualil 
et en particulier, son attachement, son amc 
resque Armorique, qu'il ne cesse de chant 
empreintes d'un cachet de haute distinction. 
de SaintMalo avec ses grèves et ses rocher 
puis un effet de mer montante, emprunté ai 
su rendre avec exactitude le caractère pitto 
remarquable relative aux sites de l'Océan, 
bras de mer, d'un frais coloris avec Vile d'Yt 
très belle aquarelle nous montrant un coup 
le bourg de Batz : ce beau travail montre q 
son pinceau et qu'il sait varier ses effets ; vo 
rf' Yeu avec des première plans de rochers sup 
de Lavardé, où le peintre a pu rendre d'une 
ment des rayons solaires sur l'eau de la mer. 

L'œuvre, exposée par le peintre, n'est pas t 
les numéros sont très soignés; l'aquarelle a, 
ses plus délicats et plus heureux représenti 
sont brillantes, laissant voir l'habileté d'un \ 
la plume que le pinceau. » 

Une seconde exposition des œuvres du peini 
à la Salle du Figaro^ rue Drouot. L'artiste a 
Bronze, à l'exposition d'Amiens, une médaill 
Internationale de Nantes. 

M. Maisonneuve est Officier d'Académie: il 
Jeunes Filles de Nantes et donne des leçon 
plein air. Comme journaliste, il collabore au 



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ARTISTES INDÉPENDANTS ET DIVERS 475 

de la Loire, à la Revue Artistique et Littéraire de Touraine. Enfin, il esl 
Secrétaire de la Société des Amis des Arts de Nantes, Membre de la So- 
ciété des Artistes Bretons et de l'Union Internationale des Arts et des Lettres. 



MURER Eugène, peintre français. 

Atelier : 39, rue Victor-Masse, Paris-9«. 

M. Murer est né à Poitiers, en 1848. Elève de Renoir, il fut impression- 
niste; ses œuvres comprennent plus de sept cents toiles, qui furent expo- 
sées en six expositions particulières : la première eut lieu à Paris, en 
décembre 4895, à la Bodinière; la seconde, en 1898, à la galerie Vollard; 
la troisième se fit à Nice, & la galerie Rosetti, en avril 1898; la quatrième, 
au Palais des Beaux-Arts, à Varsovie, en 1899; la cinquième, à la galerie 
Laffitte, en avril 1900; enfin, la dernière, à Tatelier Murer, à Paris, en 
1903. 

Pour nous rendre compte de Tœuvre du peintre, nous rappellerons 
quelques jugements de la critique sur les expositions de rHrtiste,à Paris. 
C'est ainsi qu'en 1898, nous relevons cette appréciation sur l'exposition 
de la galerie Vollard : 

€ La deuxième exposition de M. Mfirer présentait une œuvre impor- 
tante : la Trilogie des Mois^ poème de lumière en trente-six tableaux, 
nous dit le livret. Groupés trois par trois, ces tableaux représentent des 
paysages, effectués aux différents mois de Tannée, sous un effet triple, 
un effet de matin, un effet de midi et un effet de soir. Il était à craindre 
que, dans ses diverses manifestations, le pinceau de Tartiste ne vînt ren- 
contrer Tuniformité ; mais le peintre a su varier ses effets, et Ton peut 
voir, par ses toiles, qu'il a une vision délicate et poétique des choses de 
la nature, qu*il sait les enjoliver et les habiller de la façon la plus élé- 
gante et la plus riche; en leur manière toute personnelle, ses œuvres 
relèvent autant d'un décorateur à effet, que d'un artiste qui veut rendre 
d'une façon exactement scrupuleuse, le paysage, tel qu'il se présente à 
lui. Ce travail, très curieux, sur les Mois, laisse voir un joli détaché des 
détails ; il se remarque aussi par les tons discrets de la coaleur : le peintre 
s'y montre, plein de documents, multipliant les observations aux diffé- 
rentes heures du jour et modifiant son coloris suivant l'impression du 
moment; mais il ne se contente pas d'observer, il ajoute en ses toiles 
beaucoup de son tempérament personnel^ de son imagination; sa vision 
est multiple et variée, et il sait joindre à la délicatesse de l'impression, 
une grande sûreté d'exécution. A vrai dire, c'est un poète de la nature^ 
et par ses remarquables effets, le peintre justiûe ce mot de poème de la 
lumière, dont il gratifie son œuvre des Mois. 

En dehoi*s de cet imposant travail, le peintre expose des peintures à 
l'œuf, délicates et fines, puis, divers sujets, dans lesquels son talent, tout 
de fougue, s'affirme victorieusement. Grand prêtre de la couleur, il 
recherche des effets, des impressions de toute sorte ; il étudie les chocs 
lumineux les plus barbares et arrive à les réaliser, à les rendre dans une 
note suffisamment harmonieuse, pour que l'attention puisse s'arrêter sur 
eux. Sa p»Mnture est réellement vivante de couleurs; il arrive à un bril- 
lant ensemble de résultats et d'effets, qui vient compléter une délicatesse 



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NTRES EXPOSANTS 

t. Tout ce que Ton pourrait repro- 
itre, car c'est un fougueux tempé- 
rares qui n'ont point transig.é et 
il est resté le grand peintre des 
►urrait, dis-je, lui reprocher, c'est 
lion; mais il est, dans le tempéra- 

•éser'"-* **"* • *• — 

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ARTISTES INDÉPENDA^ 

Arrivé, aujourd'hui, à la possession parfa 
M. Murer nous redit, avec art, ses imprei 
naturelles de notre pays de France, et cN 
cette série brillante d'œuvres, exécutées 
rendre les harmonies des efTets de la m 
et des figures conaplèlent cette exposition 
de plus pour l'artiste. » 

Eugène Mfirer fut d'abord peintre, puis 
elTorts, sans la liberté absolue, il quitta 1 
fit de la littérature; il publia principalem 
thétique des peintres impressionnistes, et 
trouve de lui, en librairie, six volumes : 1( 
Facrioùva, La Mère Nom de Dieu, Sou 
Ayant enfin conquis son indépendance, il 
et depuis cette époque. Murer a marché c 
sixième exposition, la dernière en date, 
avec des qualités définitives. 

Ajoutons que le peintre Murer est Offi 



De PEXGUERX Auguste-Louis (Denis), 
Atelier : à Kêrizel-Quimperi 

M. Auguste de Pengucrn est né à Pont 
let 1856. Elève de Edmond Yon et de Ca 
Parmi les principales œuvres que le pei 
Société des Artistes Français, nous cite 
(après-midi), Bretagne ; en 1890, Cotes d\ 
de Kérisotes, toile qui appartient au Mi 
Bretonnes) en 1896, Fermés Normandes, 
Barrère ; en 1898, Temps Gris au bord 
Lande (Bretagne) : Le pinceau du peintr 
avec une vérité saisissante, sous un ciel 
mélancolique à laquelle la Bretagne doi 
petites vaches bretonnes, paissant au mil 
que l'homme habite ces parages. » Cette 
de Morlaix. 

Enfin, au Salon de 1901, paraissait Cou 
lement au Musée de Lorient : « L'envoi ( 
par sa douce lumi're, émanant d'un ciel 
une fidèle observation de la nature, join 
de la Lande bretonne. » 

M. de Penguern a obtenu une Médaille 
nale d'Angers, en 1895, et une Médaille 
Bennes, en 1897. 



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478 LE LIVRE d'or DES PEINT" 



RICHARD Edmond-Camille y peintre franc 

Atelier : 21, Grande-Rue, à 1 
et-Oise). 

M. Richard est né à Neauphle-le*Châtea 
cembre 1854. Elève de Cabanel, il sacri 
tableau de genre. Parmi les principales œ 
Société des Artistes Français, nousrappell 
4884, la Menace ; ea 1886, Polirait, etc. 

En dehors des grands Salons, nous retr( 
TEcole Française, où il participa à la pren 
en 1904; on j remarquait, exposé par Tart 
joliment décrit en une minutieuse précisio 
nantde belles oppositions de nuances Pem 

Ajoutons que M. Richard s'est toujours 
pendant vingt ans, il a eu à Paris un court 
nés Glles ; depuis quelques années seuleme 
teau, son pays natal, où il revient sérieus 
peinture et de l'aquarelle. 



8EREIVDAT DE BELZIM Louis, peintn 
Atelier : 31, avenue de Villie\ 

M. Serendat de Belzin? est né à Poj*t-Loi 
Cabanel et de M. Carolus Duran, il sacrii 
sujets de genre. 

M. Serendat de Belzim resta toujours < 
mais figura dans un grand nombre de petit 
sition particulière de ses œuvres à la galer 
souvent aux expositions de province, où il < 
des médailles de vermeil, des médailles d'( 

A Paris, nous le voyons un exposant a 
ses envois de ces dernières années. En 
affectionne les éclairages artiûciels. Sou\ 
adorable, superbement éclairée de deuxefTei 
pose très gracieuse »; en 1898, nous rem 
souriante : la