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Full text of "Lennoxville Research Station, 1914-1984 = Station de recherches Lennoxville, 1914-1984."



1886-1986 

RESEARCH ■ RECHERCHES 



Cent ans de progrès 



En 1986, la Direction générale de la 
recherciie d'Agriculture Canada célèbre 
ses cent ans d'existence. 

C'est, en effet, le 2 juin 1886 que la loi 
appelée Acte des stations agronomiques 
reçut la sanction royale. De son adoption 
découla la mise sur pied des cinq pre- 
mières fermes expérimentales situées à: 
Nappan, en Nouvelle-Ecosse; Ottawa, en 
Ontario; Brandon, au Manitoba; Indian 
Head, en Saskatchewan (alors englobée 
dans les Territoires du Nord-Ouest); et 
Agassiz, en Colombie-Britannique. 
C'étaient là les débuts du réseau actuel 
de plus de quarante établissements de 
recherches disséminés entre St-John, à 
Terre-Neuve, et Saanichton, en Colombie- 
Britannique. 

Les premières stations agronomiques 
avaient été fondées pour desservir la 
communauté des agriculteurs et venir en 
aide au secteur agricole canadien encore 
débutant. De nos jours, la Direction géné- 
rale de la recherche poursuit la même 
tâche en travaillant aux découvertes tech- 
nologiques dont dépendent le développe- 
ment et le maintien d'un secteur agro- 
alimentaire compétitif. 

Les programmes de recherches s'inté- 
ressent surtout aux modes d'exploitation 
du sol, à la production animale et végé- 
tale, à la protection des richesses natu- 
relles et à leur gestion, aux biotechno- 
logies et enfin à la transformation et à la 
qualité des aliments. 



One hundred years 
of progress 

The year 1986 is the centennial of the 
Research Branch, Agriculture Canada. 

On 2 June 1886, The Experimental Farm 
Station Act received Royal Assent. The 
passage of this legislation marked the 
creation of the first five experimental farms 
located at Nappan, Nova Scotia; Ottawa, 
Ontario; Brandon, Manitoba; Indian Head, 
Saskatchewan (then called the North-West 
Territories); and Agassiz, British Columbia. 
From this beginning has grown the current 
system of over forty research establish- 
ments that stretch from St. John's West, 
Newfoundland, to Saanichton, British 
Columbia. 

The original experimental farms were 
established to serve the farming commu- 
nity and assist the Canadian agricultural 
industry during its early development. 
Today the Research Branch continues to 
search for new technology that will ensure 
the development and maintenance of a 
competitive agri-food industry 

Research programs focus on soil man- 
agement, crop and animal productivity 
protection and resource utilization, bio- 
technology and food processing and 
quality 



SERIE HISTORIQUE N° 29 

Exemplaires disponibles auprès du: 

Directeur 

Station de recherches 

Direction générale de la recherche 

Agriculture Canada 

C.P. 90 

Lennoxville (Québec) 

JIM 1Z3 



©Ministre des Approvisionnements et Services 
Canada 1986 

N° de cat. A54-2/29 ISBN: 0-662-54312-2 
Imprimé 1986 



HISTORICAL SERIES No. 29, available from 

Director 

Research Station 

Research Branch, Agriculture Canada 

P.O. Box 90 

Lennoxville, Que. 

J1M1Z3 



©Minister of Supply and Services Canada 1986 
Cat. No. A54-2/29 ISBN: 0-662-54312-2 
Printed 1986 



Couverture Cover 

Vers 1920, le battage des céréales constitue 
une opération importante à la station expéri- 
mentale de Lennoxville. In the 1920s, 
threstiing grain was an important operation at 
ttie Lennoxville Experimental Station. 





Gaspard Lalande et Jean-Louis Dionne 
G. Lalande and J.-L. Dionne 

Direction générale de la recherche 
Agriculture Canada 

Série historique N° 29 
1986 

Research Branch 
Agriculture Canada 

Historical Series No. 29 
1986 



Table des matières 



Remerciements 4 

Avant- propos 6 

Préface 8 

Introduction 10 

Chapitre 1 

Histoire et géographie des Cantons de 

l'Est 12 

Chapitre 2 

Naissance de la station 14 

Évolution historique 14 

La ferme prend racine 16 

Description des lieux 1 6 

Les pionniers 18 

Les premiers travaux 18 

Chapitre 3 

Développement de la ferme: 
1915-1930 20 
Améliorations physiques 20 
Introduction des espèces 22 
Espèces végétales 22 
Espèces animales 24 
Bovins 24 
Autres espèces 24 
La recherche 26 
Recherches en productions 
animales 26 
Alimentation et 
engraissement 26 
Autres 28 
Recherches en 
productions végétales 28 
Les activités d'information 28 
Bilan sommaire pour la période 
1915-1930 32 

Chapitre 4 

Période de changements: 

1931-1958 34 
Période 1931-1936 34 
Période 1937-1958 34 
Ressources humaines 36 
Aménagement physique 38 
Orientation scientifique 40 



Chapitre 5 

Période d'expansion: 1959-1984 42 
Restructuration 42 
Les directeurs 42 
Le personnel 42 

Changement de l'aspect physique de 
la station 46 
La bibliothèque 48 
Informatique 48 
Orientation des recherches 50 
Recherches en zootechnie 50 
Production laitière 50 
Production de viande 52 
Production de bovins 52 
Production de porcs 54 
Production de moutons 56 
Recherches en sols et en productions 
végétales 60 
Productions végétales 60 
Essais de cultivars 60 
Régie et qualité des plantes 
fourragères 60 
Rénovation des prairies 60 
Productivité des pâturages 62 
Culture du maïs 62 
Fertilité des sols 64 
pH des sols 64 
Calibration des méthodes 
d'analyse de sols 64 
Recherches sur les fumiers 64 
Physique des sols 64 

Fêtes du 70® anniversaire de la station 
de recherches de Lennoxville 66 

Résumé 68 

Annexe!: Personnel de la station de 
recherches de Lennoxville 70 

Annexe II: Plan de la station 74 



Table of Contents 



Acknowledgments 5 

Foreword 7 

Preface 9 

Introduction 11 

Chapter 1 

History and geography of the Eastern 

Townships 13 

Chapter 2 

Origins of the station 15 
Historical development 15 
The founding of the station 15 
Description of the site 17 
The pioneers 19 
The first activities 19 

Chapter 3 

Development of the station: 
1915-1930 21 
Physical Improvements 21 
Introduction of plants and 
animals 23 
Plant species 23 
Animal species 25 
Cattle 25 
Other species 25 
Research 27 
Animal research 27 
Feeding and fattening 27 
Other experiments 27 
Crop research 29 
Extension activities 29 
Summary of the period 
1915-1930 33 

Chapter 4 

A period of change: 1931-1958 35 

1931-1936 35 

1937-1958 35 

Human resources 37 

Physical development 39 

Scientific emphasis 41 



Chapter 5 

A period of expansion: 1959-1984 43 
Reorganization 43 
Directors 43 
Research scientists 43 
Building and land changes at the 
station 47 
The library 49 
Computer services 49 
Present research goals 51 
Animal research 51 
Dairy production 51 
Meat production 53 
Beef production 53 
Swine production 55 
Sheep production 57 
Soil and crop research 61 
Crop production 61 
Cultlvar testing 61 
Forage crop quality and 
management 61 
Legume reestablishment 61 
Pasture productivity 63 
Corn production 63 
Soil fertility 65 
Soil pH 65 
Soil test calibration 65 
Manure research 65 
Soil physics 65 

Celebration of the 70th anniversary of 
the Lennoxvllle Research Station 67 

Summary 69 

Appendix I: Personnel of the 
Lennoxvllle Research Station 71 

Appendix II: Plan of the station 75 



Remerciements 




C'est à la demande formelle du Directeur 
général de la région du Québec, Jean-Jac- 
ques Cartier et de son successeur, Jean-Jac- 
ques Jasmin, que j'ai écrit, en collaboration 
avec Jean-Louis Dionne, l'histoire de la sta- 
tion de recherches de Lennoxville. Je les 
remercie donc sincèrement de m'avoir confié 
cette tâche importante. 

Pour écrire cette histoire, il a fallu la colla- 
boration de nombreuses personnes et 
l'accès à différents organismes comme les 
Archives publiques du Canada, le Service 
aux programmes de recherche à Ottawa, la 
Société d'histoire et le Bureau d'enregistre- 
ment de Sherbrooke et la Bibliothèque de la 
station de recherches de Lennoxville. 

J'exprime ma gratitude à Yvon Martel, 
ancien directeur de la station de recherches 
de Lennoxville, qui m'a facilité la tâche et a 
manifesté beaucoup d'intérêt pour cette 
entreprise et à Charles Giroux, alors agent 
d'information à Sainte-Foy, qui m'a aidé à ori- 
enter le travail dès le début, a établi les con- 
tacts avec les Archives publiques et le 
Service aux programmes de recherche à 
Ottawa et a rédigé le premier chapitre. Je suis 
également reconnaissant à tous mes colla- 
borateurs qui m'ont fourni des textes sur 
l'histoire de la recherche en zootechnie. 

Qu'il me soit permis de citer les noms de 
tous ceux qui m'ont apporté des précisions 
dans l'ordre chronologique et le récit des 
faits. Ce sont: Rufus Dunn, l'un des premiers 
employés engagés en 1914 et qui demeure 
toujours à Lennoxville et jouit d'une bonne 
santé malgré ses 90 ans bien sonnés; mon- 
sieur et madame William Pearson, fils et bru 
du propriétaire de la première ferme achetée 
en 1914; Paul Sylvestre, directeurde la sta- 
tion, de 1962 à 1968; Francis Loomis, con- 
tremaître de la station; Howard Nichol, gen- 
dre du premier directeur, John A. McClary; 
Thornton Cleveland qui m'a prêté les deux 
précieux tomes de l'histoire des Cantons de 
l'Est, écrits par des membres du Woman's 
Institute. 



Enfin, je m'en voudrais de ne pas remer- 
cier chaleureusement Suzanne Gagné- 
Giguére, qui m'a aidé à faire les recherches à 
la station, à la Société d'histoire de Sher- 
brooke, à Ottawa et à l'Université de Sher- 
brooke ainsi que Lise Côté, qui a dactylo- 
graphié le texte et Jean-Guy Richer, Linda 
Biais et Renée Roy qui ont travaillé à l'édition 
du texte final. La version française de l'his- 
toire de la station de recherches de Lennox- 
ville a été éditée par Normand Rousseau, 
éditeur scientifique du Service aux pro- 
grammes de recherche d'Agriculture 
Canada. Il a fourni une somme énorme de 
travail pour vérifier les faits, les dates et les 
noms et en améliorer le style. Je le remercie 
de tout coeur pour son excellent travail. 





<:::^-^<;i^>'^^ C^,ai--^-cx^5«^^ 



Gaspard Lalande 
Agronome 



mail 984 



Acknowledgments 



At the request of the former Director 
General of the Quebec Region, Dr. Jean- 
Jacques Cartier, and of the present direc- 
tor general, Mr Jean-Jacques Jasmin, I 
wrote this history of the Lennoxville 
Research Station in collaboration with Dr 
Jean-Louis Dionne. Accordingly I wish to 
express my sincere appreciation to them 
for honoring me with this invitation. 

This project would not have been possi- 
ble without the cooperation of many 
people and the access to documents in 
the Public Archives of Canada, the 
Research Program Service in Ottawa, the 
Eastern Townships Historical Society, the 
provincial land registry office in Sher- 
brooke, and the library of the Lennoxville 
Research Station. 

I wish to express my gratitude to Dr 
Yvon Martel, the previous Director of the 
Lennoxville Research Station, who made 
my task easier and showed a keen interest 
in the project. I am particularly grateful to 
Mr Charles Giroux, former publicist at 
regional headquarters (Quebec), who 
established contacts with the Public 
Archives and Research Program Service in 
Ottawa and edited the first chapter I am 
indebted to all those who assisted me by 
providing documents relating to the history 
of animal research at the station. 



The librarian, Mrs. Suzanne Gagné- 
Giguère, provided inestimable help in 
conducting the research for this history at 
the Eastern Townships Historical Society, 
in Ottawa, at the University of Sherbrooke, 
and at the station. Thanks are also 
extended to Mrs. Lise Côté, who typed the 
text, and to Mr Jean-Guy Richer, Mrs. 
Linda Biais, and Mrs. Renée Roy for 
editorial work on the French text. The 
English version is a free translation of the 
French text and was edited by Dodie 
Archibald, Research Program Service, and 
Gordon Barnett, LRS. 




jSJi-'^^ïîi-t'Cj;*:-^.. 



Gaspard Lalande 
Agrologist 



May 1984 



Several people provided invaluable infor- 
mation concerning the details and dates of 
activities and events at the station: Mr 
Rufus Dunn, one of the first employees 
hired in 1914 and who was 90 years old 
and in good health when I interviewed him, 
at his Lennoxville home; Mr and Mrs. 
William Pearson, the son and daughter-in- 
law of the owner of the first farm acquired 
in 1914; Mr Paul Sylvestre, director of the 
station from 1962 to 1968; Mr Francis 
Loomis, foreman of the field crew; Mr 
Howard Nichol, son-in-law of the first 
director, Mr John A. McClary; and Mr 
Thornton Cleveland, who loaned me two 
extremely useful volumes on the history of 
the Eastern Townships written by members 
of the Women's Institute. 



Avant-propos 



La célébration du 70^ anniversaire de la 
station de recherches de Lennoxville en 
1984, deux ans seulement avant le cente- 
naire de la Direction générale de la recherche 
d'Agriculture Canada, a suscité un grand 
intérêt pour la rédaction de l'histoire de la sta- 
tion. Cette lourde tâche a été menée à bien 
grâce au travail exceptionnel de Gaspard 
Lalande et Jean-Louis Dionne qui ont tra- 
vaillé respectivement 35 et 29 ans comme 
chercheurs à Lennoxville. Ils ont consacré 
bien volontiers de nombreuses heures à dis- 
cuter avec d'anciens employés et à consulter 
des rapports, des contrats et l'abondante 
correspondance des années passées. Le 
défi qu'ils s'étaient fixé a été relevé de belle 
manière et je voudrais les en remercier au 
nom de tous. 

La lecture de cette histoire confirme le rôle 
important que la station de recherches de 
Lennoxville a joué dans l'évolution de l'agri- 
culture de l'Estrie et du Québec au cours de 
ses 70 années d'existence. Depuis sa fonda- 
tion en 1914, la station expérimentale de Len- 
noxville, comme on l'appelait alors, s'était 
donné comme mission de servir de ferme de 
démonstration. Elle voulait avant tout répon- 
dre aux nombreuses questions des agricul- 
teurs qui devaient, dans l'Estrie, affronter un 
climat capricieux et des conditions de sols ne 
se prêtant pas facilement à la culture. 

Au cours des années, l'agriculture s'est 
spécialisée. La station de Lennoxville s'est 
adaptée à cette évolution et a continué de 
fournir, grâce à ses travaux de recherches, 
les données et les connaissances dont 
avaient besoin les producteurs pour inten- 
sifier de façon rentable l'exploitation de leurs 
fermes. Aujourd'hui, la station est le principal 
centre de recherches en zootechnie d'Agri- 
culture Canada au Québec et son rayonne- 
ment dépasse les frontières de l'Estrie et 
même du Québec. 



Depuis 70 ans, la station de recherches de 
Lennoxville a été témoin de beaucoup de 
changements dans le domaine agricole. Les 
techniques d'élevage, la production des 
plantes et l'exploitation des sols sont beau- 
coup plus exigeantes aujourd'hui qu'elles 
l'étaient dans le passé. L'histoire de la station 
contient, en ce sens, une foule de renseigne- 
ments intéressants et met en évidence le rôle 
de partenaire qu'elle a toujours joué auprès 
des agriculteurs afin d'assurer le progrès de 
l'industrie agro-alimentaire au Québec et au 
Canada. 



H^ iMo/^ti^ 



Yvon Martel 

Directeur 

Station de recherches 

Lennoxville (Québec) 



mai 1984 



Foreword 




With the 70th anniversary of the Lennox- 
ville Research Station in 1984, and the 
Centennial of the Research Branch of 
Agriculture Canada in 1986, considerable 
interest was expressed that the station's 
history be written. The realization of this 
wish has been made possible because of 
the exceptional efforts and knowledge of 
Gaspard Lalande and Jean-Louis Dionne, 
research scientists at Lennoxville for 35 
and 29 years, respectively. They devoted 
many long hours to discussion with former 
employees and in consulting reports, con- 
tracts, and the abundant correspondence 
of past years. Their endeavors have 
resulted in an invaluable document. 

This history confirms the important role 
that the Lennoxville Research Station has 
played in the development of agriculture in 
the Eastern Townships and in Quebec over 
the past 70 years. Originally, the Lennox- 
ville Experimental Station, as it was then 
called, served as a demonstration farm. 
The staff at the station conducted many 
experiments, established demonstration 
plots, and answered the many questions of 
farmers who had to cope with the fickle 
climate and poor soil conditions that made 
farming difficult in the Eastern Townships. 

Over the years, agriculture has become 
increasingly specialized. The Lennoxville 
Research Station has adapted to this 
trend, and through its research activities, 
has continued to provide farmers with 
information necessary to the agricultural 
industry. Today, the station is Agriculture 
Canada's main animal research center in 
Quebec, with its influence extending far 
beyond the Eastern Townships and indeed 
beyond Quebec. 



During its existence, the Lennoxville 
Research Station has witnessed many 
changes in the field of agriculture. Animal 
breeding systems, crop production, and 
soil management are much more sophisti- 
cated today than they were in the past. 
The history of the research work con- 
ducted at this institution provides a wealth 
of information and demonstrates that the 
Lennoxville Research Station has always 
sought to act in partnership with farmers to 
promote the development of the agri-food 
industry in Quebec and in Canada as a 
whole. 

Yvon Martel 

Director 

Research Station 

Lennoxville, Quebec May 1984 



Préface 



Il devenait de plus en plus nécessaire et 
indispensable de consigner dans un docu- 
ment historique les événements et les cir- 
constances qui ont entouré la naissance 
d'une institution, appelée à se développer et 
à devenir séculaire. C'est, je crois, ce qui a 
poussé le Directeur général de la région du 
Québec à me demander d'écrire l'histoire de 
la station de Lennoxville. 

Je me suis fixé pour tâche d'une part 
d'exposer aussi précisément et succincte- 
ment que possible les faits historiques, 
sociaux et politiques qui ont présidé à 
rétablissement de la station de recherches 
de Lennoxville et, d'autre part, de définir le 
rôle que celle-ci a joué dans l'évolution de 
l'agriculture québécoise, au cours des 70 
années de son existence. 

C'est en consultant certains documents 
historiques et en passant en revue la corres- 
pondance échangée entre le gouvernement 
fédéral et le ministère de l'Agriculture, par 
l'entremise du Directeur des fermes expéri- 
mentales, qu'il a été possible de reconstituer 
les principales circonstances qui ont marqué 
les débuts de la station de recherches de 
Lennoxville. La lecture des contrats d'achat 
des fermes ayant servi à former la superficie 
totale de la station, de même que la lecture 
des premiers rapports de directeurs et les 
entrevues que m'ont accordées des témoins 
des tout débuts m'ont aussi aidé à découvrir 
des détails importants. Toutes ces 
recherches ont permis de retracer les dif- 
férentes étapes du cheminement de la sta- 
tion qui l'ont conduite de la simple 
démonstration à un large éventail de 
recherches spécialisées. 

Je souhaite que ce document fasse pren- 
dre conscience au lecteur que la recherche 
en agriculture est le fruit des efforts con- 
certés de toute une équipe valeureuse de 
chercheurs et d'employés de soutien qui se 
renouvellent sans cesse, mais qui poursui- 
vent le même but: le progrés de l'agriculture 
par la recherche scientifique. 

Puisse ce travail historique faire mieux 
connaître l'évolution de l'agriculture de tout le 
Québec et de l'Estrie en particulier 





Gaspard Lalande 

Agronome mai 1984 



Preface 



The events and motivations involving the 
foundation of an institution that has grown 
and flourished for three score and ten 
years must have been significant. The fact 
that this institution has continued to con- 
tribute to society for such a long time 
obviously merits chronicling in a perma- 
nent, written record. It was likely that it was 
this philosophy that prompted the Director 
General of the Quebec Region to request 
that I write the history of the Lennoxville 
Research Station. 

The objectives of this endeavor were to 
establish the historical, social, and political 
setting surrounding the establishment of 
the Lennoxville Research Station and to 
trace the role that the station has played in 
the development of agriculture in Quebec 
during the first 70 years of its existence. 

To reconstruct the major facts and 
events surrounding the beginnings of the 
Lennoxville Research Station, it was nec- 
essary to consult historical documents and 
examine the correspondence between the 
federal government and the Department of 
Agriculture by way of the director of the 
Experimental Farms Service. I was also 
able to glean important details by other 
means: by reading the agreements to 
purchase the farms that would make up 
the station; by examining the first director's 
reports; and by interviewing people who 
had been directly involved. From these 
various sources, I was able to retrace the 
evolution of the station from demonstration 
activities to specialized agricultural 
research. 

The objective of this publication is to 
show that research results were achieved 
by the concerted efforts of many scientists 
and support personnel striving for the 
same goal: the advancement of agriculture 
through scientific research and the devel- 
opment of agriculture in Quebec in general 
and in the Eastern Townships in particular. 





Gaspard Lalande 

Agrologist May 1984 



Introduction 



Bien avant la loi sur les stations agronomi- 
ques adoptée en 1886, on avait déjà investi 
bien du temps et de l'énergie en recherche 
agricole mais sans coordination, sans pro- 
grammes et sans projet d'envergure. Enfin, 
grâce à des études concluantes, l'établisse- 
ment d'un réseau de fermes expérimentales 
devenait réalité et apparaissait comme une 
des démarches les plus prometteuses en 
vue de favoriser l'avancement de l'agriculture 
au Canada. C'est dans cette perspective que 
la station expérimentale de Lennoxville est 
mise sur pied en 1914 avec le mandat de des- 
servir les Cantons de l'Est. On l'a appelée la 
station expérimentale de Lennoxville pres- 
qu'à la période de 1947-1 951 au cours de 
laquelle elle est devenue la ferme expéri- 
mentale de Lennoxville. En 1959, on lui a 
donné son nom actuel de station de 
recherches. Bien qu'elle ait porté officielle- 
ment le nom de station expérimentale de 
1 91 4 à 1 950, les noms ferme et station ont été 
peuvent employés l'un pour l'autre même 
dans les documents officiels. Cependant, les 
gens de la région l'appellent, depuis les tout 
débuts, la ferme expérimentale de Lennox- 
ville. 




Tous les efforts déployés pour retracer les 
petits et les grands moments de l'histoire de 
la station expérimentale de Lennoxville 
s'inscrivent dans le cadre du centenaire de la 
création, en 1886, des fermes expérimen- 
tales. 




Jean-Louis Dionne 



10 



Introduction 



Even before the establishment of the 
Experimental Farm Station Act by Parlia- 
ment in 1886, much time and energy had 
already been invested in agricultural 
research, but without formal coordination 
and direction. Conclusive studies had 
shown that the establishment of a system 
of experimental farms would be one of the 
most promising efforts to further the 
advancement of agriculture in Canada. 
The Lennoxville Experimental Station was 
founded in 1914, with its primary goal 
being to serve the Eastern Townships. It 
was called the Lennoxville Experimental 
Station until sometime in the period 
1947-1951 when the name was changed 
to Lennoxville Experimental Farm. This 
name was kept until 1959 when it became 
the Lennoxville Research Station. Although 
officially called the Experimental Station 
from 1914 to about 1950, farm and station 
were often used interchangeably even in 
official documents. However, its local, 
popular name, from the earliest days to 
today is Lennoxville Experimental Farm. 

All efforts to retrace the small and the 
great moments of the history of the 
Lennoxville Research Station fall within the 
framework of the centennial of the estab- 
lishment of the Experimental Farms Ser- 
vice in 1886. With the approaching 
Centennial of the experimental farms sys- 
tem in 1986, it seems entirely appropriate 
that the history of the Lennoxville 
Research Station be recorded. 




Jean-Louis Dionne 



11 



CHAPITRE 1 
Histoire et géographie des Cantons de l'Est 




1915 — La présence de Loyalistes sur nos terres 
estriennes ne faisait aucun doute si l'on en juge 
par le drapeau anglais qu'on arborait fière- 
nnent. The Union Jack flew proudly over 
federal institutions. 



12 



La région des Cantons de l'Est comprend 
les comtés de Wolfe, Compton, Richmond, 
Stanstead, Sherbrooke, Shefford et Brome. 
Ces noms à consonnance anglaise ainsi que 
l'appellation Cantons de l'Est, traduction lit- 
térale de Eastern Townships, trahissent une 
nette empreinte anglo-saxonne sur cette 
région du Québec. 

Une étude géographique des lieux nous 
permet, cependant, de conclure que ces 
comtés ne sont qu'une partie du relief si ca- 
ractéristique de cette région du Québec 
méridional. À vrai dire, des États américains 
de Vermont, New Hampshire et Maine par- 
tent des monts, des plateaux, des collines et 
des vallées qui viennent s'éteindre sur les 
basses terres du Saint-Laurent. Ce sont les 
Cantons de l'Est proprement dits, qui com- 
prennent, en plus des comtés déjà men- 
tionnés, en tout ou en partie, ceux de Mis- 
sisquoi, Bagot, Drummond, Arthabaska, Mé- 
gantic, Beauce, Dorchester et Frontenac. En 
d'autres mots, les Cantons de l'Est consti- 
tuent un tronçon de la chaîne des Appa- 
laches. 

Ce territoire accidenté, un peu éloigné des 
premiers axes de communication, le fleuve 
Saint-Laurent et les rivières Richelieu et Qu- 
taouais, demeure quasi inexploré par les 
Françaisou les Anglais jusqu'au XVII|e siè- 
cle. Il n'existe dans cette région aucun grand 
peuplement amérindien. Les seules en- 
claves françaises au moment de la conquête 
en 1763 sont les seigneuries longeant la 
Chaudière et le Richelieu. Il y aura par la 
suite deux vagues successives de colonisa- 
tion, une anglaise et une française. Après 
1782, les premiers anglophones s'établiront 
dans les Cantons de l'Est. Ce seront tantôt 
des aventuriers américains, tantôt des Loya- 
listes. Ils ont cependant une chose en com- 
mun: ils s'installent sans titre de propriété et 
sans papier de redevances. Ce sont des 
«squatters». De la frontière, ils montent peu 
à peu vers le nord. Ils ne sont pas intéressés 
au régime seigneurial d'origine française où 
le fermier ou censitaire ne reçoit ses terres 
qu'en payant au seigneur et à perpétuité une 
rente ou cens et en reconnaissant à celui-ci 
certains droits et privilèges. Pour eux, le seul 
système acceptable est le système améri- 
cain qui consiste à diviser une partie du ter- 
ritoire en cantons, environ 100 milles carrés 
(259 km2), subdivisés en lots qui sont vendus 
à un coijt ne couvrant à l'origine que les frais 
légaux et d'arpentage. L'Acte constitutionnel 
de 1791 maintient dans le Bas-Canada le 
régime seigneurial et y instaure le régime des 
cantons. En 1833, on fonde la British Land 
Company dont les objectifs consistent à 
obtenir des terres du Gouvernement de Sa 
Majesté, à ramasser des fonds, à ouvrir des 
routes, à construire des ponts, à préparer des 
terres, à bâtir des moulins et des écoles pour 
les immigrants. Cette compagnie a travaillé 



considérablement au développement des 
Cantons de l'Est. La colonisation anglo- 
phone se poursuivra jusqu'en 1850 environ. 
Les colons viendront des États-Unis, des îles 
Britanniques, de l'Irlande, de l'Ecosse et de 
l'Angleterre. Ils s'établiront surtout près de la 
frontière américaine et le long des premières 
routes, notamment le chemin Craig, com- 
mencé en 181 et reliant Saint-Gilles, près de 
Québec, à Richmond. Ils apportent avec eux 
une nouvelle vision de l'agriculture, des no- 
tions agronomiques plus vastes, un cheptel 
et des choix de cultures qui diffèrent sen- 
siblement de ce qu'on retrouve au Québec 
français. Pour l'agriculture du Québec, c'est 
un enrichissement. Plusieurs de leurs 
descendants joueront un rôle déterminant 
dans l'évolution de l'agriculture. La colonisa- 
tion française investit alors les Cantons. Les 
terres des seigneuries ne peuvent plus faire 
vivre adéquatement les familles si 
nombreuses. Les francophones de la 
Beauce pénètrent plus à l'ouest, ceux des 
seigneuries de la rive sud du Saint-Laurent 
encore plus au sud. 

Les premiers articles de commerce des 
Cantons de l'Est ont été le sucre d'érable 
ainsi que la potasse, tirée des cendres des 
bois francs lors du défrichement. Au réseau 
routier, si lentement développé, se joint un ré- 
seau de voies ferrées assez complet. Peu à 
peu, sur les nombreuses rivières (Chaudière, 
Saint-François, Magog, Yamaska, Bécan- 
cour, Etchemin, Coaticook) se dressent les 
premières centrales hydro-électriques. Len- 
tement, mais progressivement, on exploite 
les ressources industrielles: bois, mines, tex- 
tiles. Ainsi prend forme le visage des Can- 
tons de l'Est qui est encore celui d'aujour- 
d'hui. 



CHAPTER 1 
History and geography of the Eastern Townships 



The area long-known as the Eastern 
Townships includes all or part of the 
counties of Brome, Missisquoi, Shefford, 
Stanstead, Sherbrooke, Compton, Rich- 
mond, Wolfe, Bagot, Drummond, Artha- 
baska, Beauce, Dorchester, and 
Frontenac. The typical rolling topography 
and the patchwork of mountains, hills, 
plateaus, valleys, lakes, rivers, and 
streams are characteristic of this area 
which borders Vermont, New Hampshire, 
and Maine and extends to the St. Law- 
rence lowlands. The Townships actually 
constitute part of the Appalachian High- 
lands. The Quebec administrative region 
05 known as les Cantons de l'Est (literal 
translation of Eastern Townships) includes 
only Brome, Shefford, Sherbrooke, 
Stanstead, Richmond, Wolfe, and Comp- 
ton counties. 

This hilly region, which was somewhat 
remote from the early transportation 
routes — the St. Lawrence, FRichelieu, and 
Ottawa rivers — remained almost unex- 
plored by the French and the English until 
the eighteenth century. Few Amerindians 
inhabited the area and the only European 
settlements at the time of the Conquest in 
1763 were the French seigneuries border- 
ing the Chaudière and Richelieu rivers. 
Subsequently there were two successive 
waves of settlement, one English and the 
other French. After 1782, the first Anglo- 
phones settled in the Eastern Townships, 
some being United Empire Loyalists from 
the United States and many others simply 
American settlers seeking land. These first 
settlers were squatters since they had 
received no authorization to immigrate to 
the area or deeds of title to the land. 
These settlers gradually moved northward. 
They refused to accept the French sei- 
gneurial system in which the farmer or 
"censitaire" could never own his land and 
could farm it only by paying the "cens," or 
rent, in perpetuity to the seigneur. He also 
had to submit to the rights and privileges 
of the seigneur For them, the only accept- 
able system was the American one based 
on the township and phvate ownership. 

An area of land was divided into 
townships of approximately 100 square 
miles (259 km^), which were subdivided 
into lots that were sold at a cost originally 
intended to cover only the legal and 
surveying expenses. The Constitutional 
Act of 1791 maintained the seigneurial 
system in Lower Canada but installed the 
township system in unsettled areas. In 
1833, the British American Land Company 
was established for the purposes of obtain- 
ing land from Her Majesty's government, 
raising funds for opening roads, construct- 
ing bridges, clearing land, and building 
mills and schools for immigrants. This 



company contributed significantly to the 
development of the Eastern Townships. 
English-speaking settlers continued to 
arrive until about 1850. They came from 
the United States and the British Isles — 
Ireland, Scotland, and England. They set- 
tled mainly near the American border and 
along the first roads, such as the Craig 
Road, which was built in 1810 and linked 
Saint-Gilles, near Quebec City with Rich- 
mond. They brought with them new con- 
cepts of farming, a broader array of 
agricultural techniques, and livestock and 
crops that differed considerably from those 
found in French-speaking Quebec. For 
Quebec agriculture, this was an asset. A 
number of their descendents were to play 
an important role in the development of 
agriculture. 

French settlement followed. The sei- 
gneury lands were no longer sufficient to 
support the large families. The Fran- 
cophones from the Beauce advanced 
further west, while those from the sei- 
gneuhes on the south shore of the St. 
Lawrence moved southward. 

The first articles of commerce from the 
Eastern Townships were maple sugar and 
potash obtained from the ashes of the 
hardwood trees burned in the course of 
clearing the land. The road system, which 
developed slowly was supplemented by a 
fairly dense network of railways. The first 
hydroelectric power plants began to 
appear along the numerous rivers (Chau- 
dière, Saint-Francis, Magog, Yamaska, 



Bécancour, Etchemin, Coaticook). Slowly 
but steadily the region's industrial base of 
lumber, mines, and textiles was estab- 
lished. Thus the Eastern Townships began 
to take on the appearance that they have 
retained to this day 



The land area of the Lennoxville Research 
Station consists of seven farms bought between 
1914 and 1964. Other land acquired from W.J. 
Douglass, H. Bennett, and CF. Carter was later 
included in the area sold to Bishop's University 
and others (left side, not shown). Le ter- 
ritoire de la station de rectiercties de Lennox- 
ville se compose de sept fermes achetées de 
1914 à 1964. Les autres terres acfietées à W.J. 
Douglass, H. Bennett et CF. Carter faisaient 
partie de la portion de terres vendue à 
l'Université Bishop ainsi que d'autres terres 
qui n'apparaissent pas à gauche. 




Station de recherches 

Research Station 

Lennoxville 



"-Q^ 



•^^. 



< 



3/1/1914 C 
16/1/1914 C 
18/2/1919 C 
18/2/1919 C 
12/1/1940 L 
18/2/1958 C 
25/4/1964 C 



U W.H. Pearson "*• 
D R.W. Reid 
Il Ed Reed 
3 M. Ward 
H A. Raquette 
U A. Parsons 
D L. Jacques 



^ ^ ^ Present road 

Roules actuelles 



13 



CHAPITRE 2 
Naissance de la station 



Evolution historique 

En 1867, l'Acte de l'Amérique du Nord Bri- 
tannique délimite les pouvoirs relevant des 
compétences fédérales et provinciales dans 
le domaine agricole. Jean-Charles Chapais, 
l'un des pères de la Confédération, est le pre- 
mier à assumer le rôle de ministre de l'Agri- 
culture. 

Le ministère de l'Agriculture ne compte 
alors que 27 employés. Relèvent aussi de sa 
juridiction, l'immigration et l'émigration, la 
salubrité publique et la quarantaine, l'tiôpital 
de la marine, les arts et les manufactures, les 
recensements, les brevets d'invention et les 
droits d'auteur, les dessins industriels et les 
banques. f\/Ialgré un éventail d'activités aussi 
vaste, le Ministère se consacre très tôt à 
l'avancement de l'agriculture. L'établisse- 
ment d'un réseau de fermes expérimentales 
s'avère un des moyens de développement 
privilégiés. 

Au Québec, Édouard-Aimé Barnard est le 
premier à promouvoir l'implantation d'une 
ferme expérimentale d'État. Ce descendant 
des premiers Loyalistes qui se sont établis 
dans les Cantons de l'Est est une des 
grandes figures de l'agriculture québécoise. 
Entre 1 882 et 1885, il projette de créer une 
école de laiterie et fonde une école d'agri- 
culture, la ferme-modèle provinciale de Rou- 
gemont, qui n'ouvre ses portes que pendant 
un an. Il écrit au député Georges-Auguste 
Gigault pour lui proposer la création de tels 
établissements et, convaincu du bien-fondé 
de son projet, il tente de transformer sa pro- 
pre ferme en ferme expérimentale. 

En janvier 1884, la Chambre des Com- 
munes adopte la proposition de Georges- 
Auguste Gigault, député de Rouville, de for- 
mer un comité d'étude sur le développement 
de l'agriculture canadienne. Quelques se- 
maines plus tard, les membres du comité 
remettent un rapport dont la principale 
recommandation, qui est acceptée à l'été de 
la même année, est la création d'un bureau 
d'agriculture et d'une ferme expérimentale. 

En 1885, Sir John Carling, ministre de 
l'Agriculture, demande au professeur William 
Saunders d'étudier plus à fond la possibilité 
de fonder des fermes expérimentales au 
pays. Dans le cadre de son mandat, Saun- 
ders analyse le fonctionnement des fermes 
expérimentales aux États-Unis et ailleurs, 
pour finalement recommander, à son tour, en 
1886, la création de ce genre de fermes. 
Comme conséquence directe, le Parlement 
adopte, le 2 juin 1886, la Loi sur les fermes 
expérimentales et donne le coup d'envoi à 
cinq fermes situées à Nappan, Ottawa, Bran- 
don, Indian Head et Agassiz. William Saun- 
ders est alors nommé responsable de la 
Direction des fermes expérimentales. 




1914 — Vue d'ensemble de trois des premières 
propriétés achetées par le gouvernement. A 
view of three of the anginal farms bought by the 
government. 



14 



CHAPTER 2 



Origins of the station 



Historical development 

In 1867, the British Nortli America Act 
was passed, which among other things 
defined the powers of the federal and 
provincial governments regarding agri- 
culture. Jean-Charles Chapais, one of the 
Fathers of Confederation, became the first 
Minister of Agriculture. 

At that time, the Department of Agri- 
culture had only 27 employees. In addition 
to agriculture, it also had jurisdiction over 
immigration and emigration, public health 
and quarantine, the naval hospital, arts 
and manufactures, censuses and statistics, 
patents and copyrights, industrial designs, 
and the banks. Despite such a wide 
sphere of activities, the department dem- 
onstrated an early interest in advancing 
agriculture by establishing a network of 
experimental farms. 

In Quebec, Edouard-Aimé Barnard was 
the first to promote the establishment of a 
government-operated experimental farm. A 
descendent of the first Loyalists to settle in 
the Eastern Townships, Barnard stands as 
one of the great figures in Quebec agri- 
culture. Between 1882 and 1885, he 
planned the creation of a school for the 
dairy industry and founded a school of 
agriculture, the Rougemont provincial 
model farm, which was in operation for 
only 1 yean He wrote to Member of 
Parliament Georges-Auguste Gigault and 
suggested the creation of such institutions. 
He was so convinced of the merits of his 
idea that he attempted to transform his 
own property into an experimental farm. 

In January 1884, the House of Com- 
mons adopted the proposal of Mr Gigault, 
the member for Rouville calling for the 
formation of a study committee to examine 
the development of Canadian agriculture. 
Several weeks later the members of the 
committee submitted a report whose main 
recommendation (accepted during the 
summer of the same year) was the crea- 
tion of a bureau of agriculture and an 
experimental farm. 

In 1885, Sir John Carling, Minister of 
Agriculture, asked Professor William Saun- 
ders of Northwestern University, London, 
Ont. (University of Western Ontario since 
1923) to review the possibility of establish- 
ing experimental farms throughout the 
country Professor Saunders studied the 
operation of experimental farms in the 
United States and elsewhere in the world 
and in 1886 he recommended that such 
institutions be established. Consequently 
on 2 June 1886, Parliament passed the 
Experimental Farm Station Act, which 
authorized establishment of experimental 




farms to be located at Nappan, Ottawa, 
Brandon, Indian Head, and Agassiz. Dr 
Saunders was appointed director of the 
new Experimental Farms Service. 

The founding of the 
station 

After the establishment of experimental 
farms in two French-speaking areas — at La 
Pocatière in 1910, about 130 km northeast 
of Quebec City on the south shore, and at 
Cap Rouge in 1911, just above Quebec 
City — the necessity of founding a similar 
institution in the English-speaking Eastern 
Townships region was examined. In the 
summer of 1913, an official of the Domin- 
ion Department of Agriculture visited the 
region and noted its characteristic climatic 
conditions and soils. He recommended the 
creation of an experimental farm near 
Sherbrooke. 

At the end of the same year, the federal 
government purchased the properties of 
R.W. Reid, W.H. Pearson, E. Reed, W.J. 
Douglass, H. Bennett, and C.F Carter, 
which together covered an area of 175 ha, 
including 130 ha in the Township of Ascot 
and 45 ha in the Municipality of Lennox- 
ville. An item published in La Tribune, a 
Sherbrooke daily, announced that the 
Cabinet had budgeted $46 000 to buy 
these farms. This site was chosen in 
preference to two others located between 
Brompton and Sherbrooke. 



1914 — The Reid house was used as a board- 
inghouse for employees for many years. 
Maison de Walter Reid qui a servi de pension 
pour les employés pendant plusieurs années. 



15 




1914 — Maison Pearson où se trouvait l'ancien 
bureau. The Pearson house housed the 
office. 



La ferme prend racine 

Après l'établissement de fermes expéri- 
mentales à La Pocatière en 1 910 et au Cap- 
Rouge en 1 911 , deux régions francophones 
situées respectivement sur la rive sud dans le 
Bas Saint-Laurent et sur la rive nord du Saint- 
Laurent, un peu en amont de Québec, il sem- 
ble tout naturel de penser à en établir une 
dans la région anglophone des Cantons de 
l'Est. Dans ce but, on envoie un fonctionnaire 
du ministère de l'Agriculture du Canada qui 
visite la région à l'été 1913. Celui-ci y recon- 
naît des conditions climatiques et un sol ca- 
ractéristiques et recommande la création 
d'une ferme expérimentale près de Sher- 
brooke. 

À la fin de la même année, le gouverne- 
ment fédéral achète les propriétés de Robert 
Walter Reid, William Henry Pearson, Edward 
Reed, W.J. Douglass, H. Bennett et CF. Car- 
ter; le tout s'étendant sur 1 75 ha, dont 130 
dans le canton d'Ascot et 45 dans la munici- 
palité de Lennoxville. Un entrefilet, publié 
dans La Tribune, un quotidien de Sher- 
brooke, annonce que le Cabinet a consacré 
46 000 $ à l'achat de ces fermes. Le site est 
préféré à deux autres, situés entre Brompton 
et Sherbrooke. 



La station expérimentale de Lennoxville 
est donc fondée officiellement le l^r avril 
1914. Elle se situe à environ 1,5 km à l'est de 
Lennoxville et à 5 km au sud de Sherbrooke. 
La population respective de ces deux villes 
est alors del 300 et 19 000 habitants. La sta- 
tion est située au coeur des Cantons de l'Est, 
région qu'elle doit desservir. Elle est à 240 km 
de Québec, 180 km de Montréal et 45 km de 
la frontière américaine. Elle se trouve égale- 
ment à un embranchement routier important. 

Ce site présente un autre avantage déter- 
minant pour l'époque. Il se trouve près d'une 
gare où s'arrêtent les trains du Canadien Pa- 
cifique, du Grand Tronc, du Boston Maine et 
du Quebec Central Railways. En outre, un 
tramway relie Lennoxville à Sherbrooke à 
toutes les 15 minutes. 

Description des lieux 

La ferme de Robert Walter Reid, dune 
superficie de 67 ha, se trouve à la jonction de 
la municipalité de Lennoxville et du Canton 
d'Ascot. On utilise la maison comme lieu de 
pension jusqu'en 1980. Les étables abritent 
les bovins de boucherie jusqu'au milieu des 
années cinquante. L'écurie comprend 12 
stalles et une sellerie. Cette ferme se situe à 



16 




The Lennoxville Experimental Station 
was thus officially founded on 1 April 1914. 
It was located roughly 1.5 km east of 
Lennoxville and 5 km south of Sherbrooke. 
The populations of these two communities 
at the time were 1300 and 19 000, respec- 
tively. 

The station was located in the heart of 
the Eastern Townships region that it was 
intended to serve at a distance of 240 km 
from Quebec City 180 km from Montreal, 
and 45 km from the American border. 

It was also located at a major highway 
junction. A further advantage very impor- 
tant at that time was its proximity to a 
railway station served by the Canadian 
Pacific, Grand Trunk, Boston-Maine, and 
Quebec Central railways. In addition, an 
electric railway service operated at 15- 
minute intervals between Lennoxville and 
Sherbrooke. 

Description of the site 

The Robert Walter Reid farm, covenng 
67 ha, was located at the boundary of the 
Municipality of Lennoxville and of Ascot 



Township. The original farmhouse was 
used as a boardinghouse urvtil 1980 while 
the barns housed beef cattle until the 
mid-1950s. The horse stable contained 12 
stalls and a harness room. This farm was 
located on the flattest and most fertile 
land. Its topography and fertility were due 
to the spring flooding of the Saint-Francis 
River. 

The William Henry Pearson farm, cover- 
ing 60 ha, featured a large, two-story 
farmhouse and the usual outbuildings: 
barn, horse stable, piggery, shed, ice- 
house, and windmill. Until 1951, the main 
floor of the farmhouse was used for office 
space with an apartment on the upper 
floor where the gardener resided. The 
building was demolished in 1973. 

The 43-ha Edward Reed farm was 
situated to the south of the Pearson farm. 
The house, demolished in 1982, was 
divided into two apartments. The barn was 
razed in the mid-1950s. 

The remainder of the experimental sta- 
tion was made up of parcels of land 
totaling 5 ha bought from W.J. Douglass, 
H. Bennett, and CF. Carter 



1914 — The Reed house, occupied until recently 
by the Caron and Demers families. Maison 
Edward Reed habitée jusqu'à tout récemment 
par les familles Caron et Demers. 



17 




John Andrew McClary a été le premier régisseur 
de la station, de 1914 à 1937. J.A. McClary, 
the first superintendent, 1914-1937. 



l'endroit le plus plat et le plus fertile en raison 
des inondations printanières de la rivière 
Saint-François. 

La ferme de William Henry Pearson, d'une 
superficie de 60 ha, comprend une grande 
maison à deux étages et les dépendances 
habituelles: l'étable, l'écurie, la porcherie, le 
hangar, la glacière et une éolienne. Jusqu'en 
1 951 , le rez-de-chaussée de la maison tient 
lieu de bureau et l'étage supérieur abrite les 
jardiniers. Cette maison sera démolie en 
1973. 

D'une superficie de 43 ha, la ferme 
d'Edward Reed se situe au sud de la ferme 
Pearson. Des employés de la ferme habitent 
la maison jusqu'en 1982. L'étable ne sert 
plus depuis le milieu des années cinquante. 
Enfin les lopins de terre achetés de W. J. 
Douglass, H. Bennett et CF. Carter, totali- 
sant 5 ha, complètent la superficie de la sta- 
tion expérimentale. 



Les pionniers 



D'origine irlandaise mais natif de West 
Clifton, village situé à quelques kilomètres de 
la frontière américaine, John Andrew Mc- 
Clary (1866-1944) occupe le poste de régis- 
seur en 1914. Après ses études primaires, il 
s'était consacré à l'agriculture et avait 
exploité une ferme à Compton jusqu'au 
moment de sa nomination. Il occupe le poste 
de régisseurjusqu'en 1937. 

Au cours de sa première année d'exis- 
tence, la station de Lennoxville verse plus de 
13 345$ en salaires. Les employés perma- 
nents sont au nombre de treize: cinq con- 
ducteurs de chevaux, trois manoeuvres, un 
vacher, un jardinier, un sous-contremaître, un 
contremaître et une secrétaire. À cette épo- 
que, le salaire horaire moyen est de 0, 18 $. 
Le contremaître et la secrétaire touchent 
mensuellement 70 $ et 35 $. Quant au régis- 
seur, son salaire annuel s'établit à 1 800 $. 

Tout comme aujourd'hui, les besoins en 
main-d'oeuvre sont plus élevés durant la 
belle saison en raison des travaux saison- 
niers. À l'été 1914, on compte 43 employés. 
Parmi ce groupe, signalons la présence, de 
juillet à novembre, de 13 journaliers d'origine 
italienne, spécialement assignés aux travaux 
de drainage. Pendant le mois d'octobre 
seulement, chacun d'eux accumule 296 
heures de travail au taux horaire de 0,1 75 $. 



Les premiers travaux 

Dès la prise de possession de la ferme, on 
s'empresse de peindre les bâtiments, de ta- 
pisser les murs intérieurs, d'installer l'élec- 
tricité et d'alimenter en eau la maison de 
pension et celles du régisseur et du con- 
tremaître. 

En avril, on prépare, à même le bois 
récupéré ça et là dans la ferme une grande 
quantité de poteaux de clôtures. Les travaux 
de clôturage commencent en septembre 
1914 et, quelques semaines plus tard, la sta- 
tion est délimitée sur 6 km de périmètre. 

On profite de l'été pour enfouir des drains 
sur une distance de 7 km dans les champs 
longeant la rivière. On creuse 2,5 km de fos- 
sés. Aux étables, on ajoute un silo de 5,5 m 
de diamètre et de 9 m de hauteur II faut 
également prendre les mesures nécessaires 
pour fertiliser la terre. Du fumier, en prove- 
nance de Montréal, sert à l'engraissement 
d'un champ de vieux mil, destiné à être ense- 
mencé le 28 mai. La récolte de maïs, en sep- 
tembre, fait l'objet d'une mention dans le 
rapport annuel du régisseur: «Considérant la 
pauvre condition du sol et la qualité du fumier 
utilisé, la récolte prouve hors de tout doute 
que la région se prête bien à la production de 
cette importante culture». Pendant l'hiver, les 
employés aménagent les cadres des serres 
chaudes, repeignent les fenêtres et fixent de 
nouveaux moustiquaires. 

En février et mars 1915, le régisseur as- 
siste dans les Cantons de l'Est, à plus d'une 
trentaine de réunions. Ces réunions lui per- 
mettent de mieux connaître les agriculteurs 
et de constater l'intérêt qu'ils portent aux tra- 
vaux de la nouvelle station. 



18 



The pioneers 



John Andrew McClary (1866-1944), of 
Irish descent and a native of West Clifton, 
a village located several kilometres from 
the American border, became superinten- 
dent of the station in 1914. After complet- 
ing primary school, Mr McClary had 
devoted himself to farming and had oper- 
ated a farm at Compton until his appoint- 
ment. He remained superintendent of the 
station until 1937. 

During the first year of its existence, the 
Lennoxville Research Station paid out 
$13 345 in salaries. There were 13 full-time 
employees; five horsemen, three laborers, 
a herdsman, a gardener, an assistant 
foreman, a foreman, and a secretary. At 
the time, the average hourly wage was 
$0.18. The superintendent's annual salary 
was $1800, the foreman's was $840, and 
the secretary was paid $420. 

As is still true today there was a greater 
need for manpower during the summer 
months because of the seasonal nature of 
the work. In the summer of 1914, there 
were 43 employees. There were 13 Italian 
laborers in this group from July to Novem- 
ber who were assigned to drainage work. 
During October alone, each of them 
worked 296 hours at an hourly wage of 
$0,175. 



The first activities 

Once possession was taken of the 
farms, no time was lost in painting the 
buildings, papering the intenor walls, 
installing electricity and supplying water to 
the boardinghouse and the houses of the 
superintendent and the foreman. 

In April, a great number of fence posts 
were made from trees cut throughout the 
farm. Construction began in September 
1914, and several weeks later there were 

6 km of fencing marking the boundaries of 
the station. 

During the summer, the staff installed 

7 km of drains in the fields bordering the 
river Some 2.5 km of ditches were dug. 
Silos 5.5 m in diameter and 9 m in height 
were added to two existing barns. Manure 
was brought from Montreal to fertilize an 
old timothy field that was to be sown on 
28 May to corn. The following September, 
the superintendent wrote in his report that 
"Considering the poor condition of the soil 
and the quality of the manure used, the 
harvest proves beyond all doubt that the 
area is well-suited to the production of this 
important crop. " During the winter, the 
employees built hotbed frames, repainted 
windows, and prepared new door and 
window screens. 



In February and March 1915, the super- 
intendent attended more than 30 meet- 
ings throughout the Eastern Townships. 
At these meetings he became better ac- 
quainted with the farmers and noted the 
interest that they showed in the activities of 
the new station. 



During the summer of 1914, the staff took 
advantage of the favorable weather to Install 
drains. Durant l'été de 1914, on profite de la 
belle saison pour effectuer des travaux de 
drainage. 




19 



CHAPITRE 3 
Développement de la ferme: 1915—1930 



Même si la renommée de la station de 
recherches de Lennoxville n'est plus à faire, il 
ne faut pas pour autant oublier les premières 
années au cours desquelles les pionniers 
travaillent d'arrache-pied pour bâtir une sta- 
tion expérimentale et pour lui donner, plus 
tard, sa véritable vocation de station de 
recherches. 

Une fois l'étape de l'amélioration physique 
réalisée, la ferme est prête à recevoir dans 
son sol les premières espèces végétales et 
dans ses étables, les premières espèces ani- 
males. 

Au fil des ans, les expériences gagnent en 
efficacité et perdent peu à peu leur caractère 
rudimentaire. Toutefois, on est encore loin du 
haut niveau scientifique atteint aujourd'hui. 

Améliorations physiques 

On consacre les 1 premières années de la 
période 1915-1 930 presque exclusivement à 
la construction, à l'aménagement et à la 
rénovation de la ferme. Les travaux de drai- 
nage du sol, de pose de clôtures et de 
défrichage, commencés l'année précédente, 
se poursuivent au cours de l'année 
1915-1916. 

On procède au forage d'un puits de 120 
mètres de profondeur et d'une capacité de 



9 000 litres d'eau à l'heure. Les travaux de 
canalisation nécessaires à l'alimentation en 
eau des différents bâtiments sont également 
entrepris. Aussitôt ces travaux terminés, on 
construit une laiterie. Dans la cave, on amé- 
nage un autre système d'approvisionnement 
en eau composé de deux grands réservoirs, 
d'un moteur électrique et d'une pompe. Le 
rez-de-chaussée se divise comme suit: une 
chambre pour la baratte et l'ècrémeuse, une 
salle de lavage, une chambre pour la bouil- 
loire et une chambre froide. 

En novembre, on ajoute un deuxième silo â 
retable laitière, construite en septembre 
1916. Au cours de l'automne, on construit un 
chemin à la limite est de la ferme, chemin qui 
facilite non seulement le passage des em- 
ployés de la ferme, mais surtout celui des 
élèves et des professeurs de l'école 
«Consolidated Ascot School» construite en 
1918 sur le coin nord-est de la station. 

Pendant les mois de février et mars 1918, 
on construit le poulailler qui peut contenir 
cent poules pondeuses et un centre d'admi- 
nistration où le responsable dispose d'un 
bureau et d'une chambre à coucher au rez- 
de-chaussée, tandis que la cave sert de salle 
d'incubation et de salle de mirage des oeufs. 
On bâtit un deuxième poulailler l'année sui- 
vante. On y installe un incubateur Mammoth 
d'une capacité de 200 douzaines d'oeufs. 



Au tout début de 1919, les autorités 
envisagent d'acheter la ferme Ward dont les 
terrains possèdent une superficie de 62 ha. 
Un extrait du rapport du Conseil privé, daté 
du 1 1 janvier 1919, nous fait part de l'utilisa- 
tion qu'on entend y faire: 

En plus d'être utile à la Ferme expérimen- 
tale, cette propriété peut servir aux travaux 
reliés à l'entraînement des vétérans qui pro- 
jettent de s'établir en agriculture. Les bâti- 
ments seront utiles et nécessaires aux 
travaux proposés à ces gens. Une des 
meilleures façons d'entraîner les vétérans 
serait de leur faire mettre la ferme elle-même 
en état de produire de bonnes cultures. 

Avec l'accord de Joseph H. Grisdale, direc- 
teur des fermes expérimentales, on l'achète 
le 18 février 191 9. Le programme d'entraîne- 
ment des vétérans est mis sur pied mais ne 
dure pas. 



Maison appartenant à la ferme Ward, devenue 
la maison du directeur de la station. The 
farmhouse on the Ward property is now used 
as the station director's house. 




20 



CHAPTER 3 
Development of the station: 1915—1930 




Although the reputation of the Lennox- 
ville Research Station is now well recog- 
nized, it should be realized that the early 
pioneers expended much effort in estab- 
lishing this institution. It was upon their 
endeavors that the foundations of the 
station were made. 

After the land and building improve- 
ments had been completed, plants and 
animals were introduced. Over the years, 
the experiments became less demon- 
strative in nature and more research 
orientated. However, they were still far less 
sophisticated than the research conducted 
today 

Physical improvements 

The first 10 years of the period from 
1915 to 1930 were devoted almost entirely 
to construction, development, and renova- 
tion of the farm. The work that had begun 
the preceding year on installing drainage 
tile, building fences, and clearing land 
continued throughout the year 1915-1916. 

An artesian well 120 m deep, with a 
capacity of 9000 L per hour was dug. In 
addition, pipes were installed to supply 
water to the various buildings. Once this 
work was completed, a milk-house was 
constructed. The basement housed an 
independent water supply system consist- 
ing of two large tanks, an electric motor. 



and a pump. The main floor was divided 
into a room for the churn and separator, a 
washroom, a boiler room, and a 
refrigerator room. 

In November 1917, a second silo was 
built adjoining the dairy barn and silo 
constructed in September 1916. During the 
autumn, a road was built along the eastern 
boundary of the farm. Although used by 
the station it was constructed mainly to 
provide students and teachers living south 
of the station with a short-cut to the Ascot 
Consolidated School, which was con- 
structed in 1918 at the northeast corner of 
the farm. 

During February and March 1918, a 
poultry house was built to accommodate 
100 layers. This building had an office and 
sleeping quarters on the main floor for the 
person in charge. In the basement there 
was an incubation room and an egg- 
candling room. The following year another 
poultry house was built and equipped with 
a 200-dozen Mammoth incubator. 

At the beginning of 1919, the proposed 
purchase of the 62-ha Ward farm was 
discussed. An excerpt from the Privy 
Council report of 11 January 1919 explains 
how the property was to be used: 

In addition to being useful to the Experi- 
mental Farm, this property may be used 



The sheep barn was constructed in 1920. 
La bergerie construite en 1920. 



for projects relating to the training of 
veterans wishing to go into farming. The 
buildings will be useful and necessary for 
the projects proposed for these people. 
One of the best ways of training veterans 
would be to have them make the farm 
itself capable of producing good crops. 

With the agreement of Dr. Joseph H. 
Grisdale, Director of Experimental Farms 
Service, the property was purchased on 
18 February 1919. The training program for 
veterans was launched, but it did not last 
long. 

In 1920, a sheep barn was constructed 
which measured 9 m by 23 m and in- 
cluded separate rooms for lambing and 
feeding. The following year, the Ward farm 
house was renovated with the intention of 
integrating it into the research complex. 
The last major construction project during 
this period was a poultry house built to 
accommodate layers for the Western 
Ouebec egg laying contest. In 1929 a 
small Lord and Burnham greenhouse was 
constructed, which was linked by a head- 
erhouse to the Horticulture Building. 



21 



1915 — Vue d'ensemble du verger. 
the orchard. 



A view of 




Fred T. Ritchie est le premier horticulteur de la 
station, de 1914 à 1921. Fred T. Ritchie was 
the first horticulturist at the station from 1914 to 
1921. 




En 1 920, on construit une bergerie de 9 m 
sur 23 m, comprenant une salle d'agnelage 
et une salle d'alimentation. L'année suivante, 
on rénove la ferme Ward en vue de son inté- 
gration au complexe de recherches. Comme 
dernière construction d'envergure, pour la 
période concernée, un autre poulailler est 
bâti pour accueillir cette fois-ci les volailles du 
concours de ponte de Québec-Ouest. Puis 
en 1929, on procède à l'aménagement de la 
serre Lord et Burnham de dimension mo- 
deste; elle relie une salle attenante au 
pavillon d'horticulture. 

Introduction des espèces 

Espèces végétales 

En 1915, les mois de mai, juin et juillet sont 
principalement consacrés à la préparation de 
deux vergers, celui de la production et celui 
descuitivars^ Le premier compte 109 pom- 
miers appartenant aux 16 meilleurs cultivars 
et le second, 364 appartenant à 109 cultivars 
différents. Quelques poiriers, des pruniers et 
des ceps de vignes longent le verger des 
cultivars de pommiers. Bien entendu, pour 
connaître le pourcentage de viabilité de ces 
arbres dans les Cantons, on entreprend des 
expériences d'adaptation et de croissance. 

En 1922, après 7 années de culture 
d'arbres fruitiers, on constate que la région 
est peu propice à la plupart des variétés régu- 
lières de pommiers, incluant les plus rusti- 
ques. Même chose pour les pruniers, les 
poiriers et les vignes. En dépit de ces insuc- 
cès, on poursuit tout de même l'expérience 
afin d'évaluer l'ampleur des dommages qui 



peuvent être causés à ce type de culture. En 
1925, l'hiver particulièrement rigoureux 
( - 44 °C) le 28 janvier fournit un élément de 
réponse: 35 % des arbres sont détruits, y 
compris les variétés Melba et Pedro, pourtant 
reconnues pour leur résistance. 

Finalement, vers 1927, la question est pra- 
tiquement réglée. Les conclusions du régis- 
seur sur l'avenir de la culture de la pomme 
sont très claires. Son rapport constate que 
les températures extrêmement basses de 
l'hiver et le temps variable du printemps ren- 
dent la pomiculture impossible à Lennoxville 
et dans une bonne partie de la région des 
Cantons de l'Est. On décide de continuer 
quand même les recherches avec de nou- 
veaux cultivars et les résultats démontrent 
que les espèces Galetta, Melba, Joyce, 
Lobo, Winton et Donald possèdent davan- 
tage d'endurance et produisent des fruits de 
meilleure qualité. En 1930, pour la première 
fois, le verger est touché par une maladie 
fongique appelée le mildiou. 



1 Un cultivar c'est une espèce ou une variété 
horticole qui a été obtenue et qui peut se 
reproduire par des méthodes culturales sans 
faire nécessairement partie d'une espèce 
botanique. 



22 



1927 — Sunflowers were found to be a viable 
crop for the region. La culture du tournesol 
rend bien dans la région. 




fruit. In 1930, the orchard was affected by 
mildew for the first time. 

By 1927, sunflowers had been suffi- 
ciently tested to demonstrate that they had 
a higher yield than corn. Despite higher 
production costs, the increased yield 
greatly reduced the cost per ton of green 
or dry matter. 

One disadvantage remained: growers 
were reluctant to grow sunflowers because 
of their height and weak stalks. 

During the 1920s the station conducted 
flax and hemp evaluation trials for fiber 
production. Mr fVlcClary reported that: 

We have always obtained excellent yields 
of fine tow in eacfi of the 3 years that 
hemp was cultivated at Lennoxville. It 
appears that the relatively cool weather 
and the frequent rains which have charac- 
terized the past three seasons are very 
good for this crop, for it reached a height 
of 10 to 12 feet in well-worked soil of 
average fertility. 



Introduction of plants and 
animals 

Plant species 

The months of May, June, and July 1915 
were mainly devoted to the preparation of 
two orchards, one for commercial produc- 
tion and the other for the evaluation of 
cultivars.i The first contained 109 apple 
trees of the 16 best cultivars, and the 
second, 363 trees consisting of 109 dif- 
ferent cultivars. Several pear and plum 
trees and grape vines were planted next to 
the apple cultivar orchard. These experi- 
ments were conducted to evaluate the 
adaptability of these plants to the region. 

In 1922, after 7 years of growing fruit 
trees, it was concluded that the region was 
ill-suited for most of the regular varieties of 
apples, including the hardiest. The same 
was true for plums, pears, and grapes. 
However, the experiments were continued 
in order to evaluate the extent of the 
damage that these crops might suffer The 
especially harsh winter of 1925 (-44°C) on 
28 January provided a partial answer: 35% 
of the trees died, including the Melba and 
Pedro varieties, which were known for their 
hardiness. 

By 1927, the evaluation of the first cul- 
tivars was conclusive. The superintendent 
reported that the extremely cold winters 
and the variable spring temperatures made 
it impossible to grow apples at Lennoxville 




and in many other regions in the Eastern 
Townships. For this reason, research was 
continued, but only with new cultivars. The 
results showed that the cultivars Galetta, 
Melba, Joyce, Lobo, Winton, and Donald 
were hardier and produced better quality 



^A cultivar is a horticultural variety or species 
that has originated and persisted under cul- 
tivation and does not necessarily refer to a 
botanical species. 



1924 — Harvesting corn. La récolte du maïs. 



23 



Vers 1 927, on a suffisamment expérimenté 
sur le tournesol pour affirmer que son rende- 
ment est supérieur à celui du maïs. En dépit 
d'un coût de production plus élevé, le haut 
rendement du tournesol diminue de beau- 
coup le coût par tonne de matière verte et 
sèche. Un inconvénient subsiste: la longueur 
et la fragilité de la tige du tournesol rendent 
difficile son adoption par les agriculteurs. 

Enfin, durant les années 1920, laferme 
s'intéresse à la culture du lin et du chanvre 
pour en faire de la filasse. Voici un commen- 
taire du régisseur, John Andrew McClary, à 
ce sujet: 

Nous avons toujours obtenu d'excellents 
rendements de bonne filasse à chacune des 
trois années que le chanvre a été cultivé à 
Lennoxville. Il semble que le temps relative- 
ment frais et les pluies fréquentes qui ont 
caractérisé ces trois dernières saisons sont 
très bons pour cette récolte, car celle-ci 
atteignit une hauteur de 10 à 12 pieds sur les 
sols bien ameublis et de fertilité moyenne. 

Espèces animales 

Bovins Le premier troupeau qui est intro- 
duit sur la ferme au printemps 1918 est de 
race Ayrshire. Le taureau Gardrum Bold Boy 
est à ia tête de ce troupeau composé d'une 
trentaine de bêtes. La progéniture de notre 
taureau est très satisfaisante tant au niveau 
de la production laitière que de la conforma- 
tion et de la taille des sujets. Quatre ans plus 
tard, le troupeau est entièrement accrédité. 

L'année suivante, en 1919, on fait l'acquisi- 
tion de cinq vaches et d'un taureau Shorthorn 
dans le but de pratiquer l'élevage des bovins 
de boucherie et ainsi satisfaire les éleveurs 
des Cantons de l'Est désireux de fournir une 
viande à bas prix et d'excellente qualité. 

Au printemps 1922, la race Jersey étant 
devenue très recherchée, on fait l'acquisition 
de six femelles d'une généalogie et d'un type 
excellents. 

L'année 1929 revêt une importance par- 
ticulière en raison des changements sur- 
venus dans le domaine de la zootechnie. 
Suite à une décision du Service des fermes 
expérimentales visant à limiter à deux le 
nombre de races de bovins gardées dans les 
stations expérimentales, à Lennoxville, on 
choisit la Shorthorn comme race de bou- 
cherie et la Jersey comme race laitière. En 
second lieu, une nouvelle loi oblige les fer- 
mes expènmentales à soumettre leurs 
troupeaux de bovins à l'épreuve d'agglutina- 
tion et de fixation complète, comme moyen 
de détecter toutes traces de maladie génitale 
infectieuse. À Lennoxville, les résultats de 
l'épreuve révèlent que 30 % des animaux ont 




réagi positivement. Comme mesure cor- 
rectrice, on procède à l'isolement des réac- 
teurs et on les loge dans une autre étable. De 
plus, on procède au bain et à la désinfection 
des veaux nouveau-nés que l'on transporte 
en lieu sûr pour les alimenter au lait prove- 
nant de vaches saines. 

Autresespèces En 1914-1915, on hiverne 
six juments Clydesdale enregistrées et 19 
chevaux de travail de la même race. De plus, 
mentionnons les deux étalons Snelston Top- 
per de race Shire et Sandy Mac de race 
Clydesdale qui ont fait un court séjour à la 
stationde1923à1926. 

Le premier élevage de porcs voit le jour en 
juin 1 918 avec un groupe de sujets Yorkshire. 
La performance est excellente. L'année 1928 
est particulièrement révélatrice à cet effet: 
trois truies donnent naissance à 87 porce- 
lets, une moyenne de 29 petits par mère. La 
même année, on se porte acquéreur de pou- 
les Barred Plymouth Rock. 

Du côté des bergeries, il y a du nouveau. 
En 1 927, on essaie des croisements entre les 



1922 — Des employés de la ferme s'apprêtent à 
brayer le lin. Farm employees breaking flax. 



races Shropshire, Cheviot et Oxford Down 
dans le but d'évaluer la qualité des agneaux 
croisés mis en marché. 

Enfin, deux colonies d'abeilles fournies 
par la ferme expérimentale de La Pocatière 
permettent la formation d'un rucher en mai 
1918. Les colonies se multiplient à un rythme 
effarant. En 1929, la production de miel 
atteint un record sans précédent. Depuis 
l'établissement du rucher jamais la station 
n'a obtenu pareille récolte, soit une moyenne 
de 55,7 kg de miel par ruche. 



Des colonies d'abeilles fournies par la ferme 
expérimentale de La Pocatière permettent la 
formation d'un rucher See colonies pro- 
vided by the La Pocatière Experimental Farm 
were the basis for an apiary. 




24 



Animal species 




At the time, hemp was cultivated, not for its 
mood-altering effects, but in order to obtain 
tow. Â l'époque, on cultivait le chanvre non 
pas pour ses effets euphonsants, mais pour en 
obtenir de la filasse. 



Cattle In the spring of 1918, 30 Ayrshires 
including the bull Gardrum Bold Boy were 
brought to the station. The offspring of this 
bull became well known for their milk 
output, conformation, and size. Within 4 
years the whole herd was certified. 

In 1919, five Shorthorn cows and a bull 
were brought to the station to begin 
breeding work with beef cattle in order to 
improve the quality and economics of red 
meat production in the Townships. 

In the spring of 1922, as a result of 
growing popularity six Jersey cows of 
excellent breeding and type were brought 
to the station. 

In 1929 the Experimental Farms Service 
decided to limit to two the number of 
breeds of cattle to be kept at the experi- 
mental stations. Accordingly, the Lennox- 
ville Experimental Station retained the 
Shorthorn as its beef breed and the Jersey 
as its dairy breed. 

New legislation obliged the blood testing 
(agglutination and fixation) of all cattle for 
sexually transmitted diseases. At the Len- 
noxville Experimental Station the test 
results revealed that 30% of the animals 
responded positively. These were isolated 
and kept in another barn. In addition, new- 
born calves were bathed, disinfected, and 
removed to separate quarters where they 
were fed milk from healthy cows. 

Other species In the winter of 
1914-1915, six registered Clydesdale 
mares and 19 draught horses of the same 
breed were housed at the station. Two 
stallions, Snelston Topper, a Shire, and 
Sandy Mac, a Clydesdale, were kept at the 
station from 1923 to 1926. 

Swine breeding first began in June 1918 
with a group of Yorkshires. Results were 
excellent. For example in 1928, three sows 
gave birth to 87 piglets, an average of 29 
per sow. In the same year the station 
acquired a flock of Barred Plymouth Rock 
hens. 

In 1927, the Shropshire, Cheviot, and 
Oxford Down sheep breeds were crossed 
in order to assess the market quality of the 
crossbred lambs. 



An apiary was established in May 1918 
with two colonies of bees obtained from 
the La Pocatière Experimental Farm. The 
colonies grew at a startling rate. In 1929, 
honey production averaged 55.7 kg per 
hive, a level unprecedented since the 
establishment of the apiary. 

25 




-^^W^m^i 





^-44^ 



Des les débuts de la station (de 1915 à 1920), 
on compare des cultivars de céréales. From 
the earliest days of the station (1915-1921), 
cereal variety trials have been conducted. 



La recherche 

En recherche, en plus des essais d'évalua- 
tion de cultivars, d'autres expériences inté- 
ressantes sont en cours à la ferme. Dans 
cette période de 1 91 5 à 1 930, le protocole de 
recherche zootechnique est des plus simples 
et le succès se mesure en terme de dollars. 
De façon méthodique, les recherches s'effec- 
tuent sur deux groupes: les espèces ani- 
males et les espèces végétales. 



Recherches en productions animales 

Au niveau de la recherche en productions 
animales, les secteurs de l'alimentation et de 
l'engraissement sont ceux qui retiennent le 
plus l'attention des chercheurs, bien que la 
stabulation et la sélection des espèces aient 
aussi son importance. 

Alimentation et engraissement La pre- 
mière expérience sur les moutons remonte à 
la fin de février 1916 où 33 agneaux sont 
hivernes, puis vendus 0,22 $ le kilo. Le coût 
d'engraissement total s'élève à 321, 16 $etla 
vente rapporte 330 $. 

Par ailleurs, les agriculteurs locaux s'inter- 
rogent sur la façon de nourrir les chevaux 
pendant l'hiver. À leur demande, des expéri- 
ences sont aussitôt entreprises. On prépare 
deux régimes différents: 



1. 9 kg de rutabaga 
12 kg de foin 

2. 2 kg d'avoine 

I kg de son de blé 
12 kg de foin 

Le rapport du régisseur mentionne que le 
premier semble plus économique; par con- 
tre, le second favorise davantage le gain de 
poids. 

En aviculture, on s'intéresse aux coûts de 
la production du poulet. Au terme de la pého- 
de d'observation (de juin à octobre), ces 
coûts diminuent de 0,10$. Déplus, une rela- 
tion s'établit entre le coût de production et la 
courbe de croissance des gallinacés. 

Toujours dans le secteur des expériences 
d'engraissement, vers 1925, on calcule le 
coût d'engraissement d'une génisse Short- 
horn, de la naissance à deux ans, d'un tau- 
reau Ayrshire pendant un an et d'une génisse 
Jersey, de la naissance à un an. 

À l'automne 1 926, comme à tous les au- 
tomnes antérieurs, on achète des bouvillons 
Shorthorn appartenant à des producteurs 
locaux. Le poids moyen par tète se chiffre 
aux environs de 415 kg au moment de 
l'achat. Lors de la vente en mai 1927, les 
bétes ne pèsent pas moins de 565 kg, le gain 
de poids quotidien s'élève à 0,86 kg par tête. 



26 



Research 

From 1915 to 1920, basic plant and 
animal research was conducted with the 
evaluation of different treatments being 
made in dollars. 

Animal research 

In animal research the emphasis was on 
feeding and fattening, although housing 
and breeding were also important. 

Feeding and fattening The first sheep 
experiment began at the end of February 
1916. The 33 lambs that had been win- 
tered were sold for $0.22 per kilogram. 
The total feeding cost was $321.16, and 
the sale realized $330. 




Ayrshire bull for 1 year, and a Jersey heifer 
from birth to 1 year 

In the fall of 1926, as in all preceding 
autumns, Shorthorn steers were bought 
from local producers. At the time of 
purchase, the average weight per animal 
was 415 kg. When sold in May 1927, the 
animals weighed no less than 565 kg, for 
a daily weight gain of 0.86 kg per head. By 
compiling relevant data, researchers deter- 
mined that the cost of fattening per kilo- 
gram of weight gain was between $0.157 
and $0.269, depending on the feeding 
regime. 

Other experiments Other experiments 
were conducted, particularly in the area of 
winter housing. In 1915, the economics of 
two systems were compared: one with 
animals in loose housing and the other 
with animals in tie-stalls. In each case, the 
animals were divided into two groups: one 
group received a ration with high-energy 
content, and the other, a low-energy ration. 
For several years, this experiment showed 
that the loose animals performed better. 
However, during the winter of 1925-1926, 
the results were reversed with the tied 
animals gaining more weight than the 
other group. 

Poultry experiments were conducted with 
the objective of increasing the productivity 
of poor layers, some of which were only 
laying at 11 -day intervals. 



1926 — Shorthorn steers in feeding experi- 
ments. Des bouvillons Shorthorn sent 
soumis à des expériences en alimentation. 



In response to questions from local 
farmers, research was initiated on the 
feeding of horses during the winter Two 
different diets were evaluated. The first 
consisted of 9 kg of rutabagas and 12 kg 
of hay daily and the second included 2 kg 
of oats, 1 kg of wheat bran, and 12 kg of 
hay. The superintendent's report noted that 
the first diet was more economical, but that 
the second was more conducive to weight 
gain. 

The costs of chicken production were 
also examined. At the end of the experi- 
mental period (June to October), these 
costs were reduced by $0.10/kg. Further- 
more, a correlation was noted between the 
cost of production and the birds' growth 
curve. 

In 1925, another feeding experiment 
determined the costs of feeding a Short- 
horn heifer from birth to 2 years old, an 



27 




P.O. Ripley, responsable de la recherche en 
grandes cultures, 1926-1931. P.O. Ripley 
was responsible for research on field crops, 
1926-1331. 



La compilation des données pertinentes per- 
met d'établir le coût d'engraissement par 
kilogramme de gain de poids entre 0,157 $ et 
0,269 $, selon le régime alimentaire utilisé. 

Autres Des expériences diverses sont 
menées notamment au niveau du mode de 
stabulation. En 1915, on compare le degré de 
rentabilité de deux systèmes de stabulation : 
celui des animaux gardés en liberté dans des 
cases et celui des animaux attachés. Dans 
chacun des cas, les animaux sont divisés en 
deux groupes; l'un reçoit une ration à haute 
teneur énergétique et l'autre une ration à 
basse teneur. Pendant plusieurs années, 
cette expérience a permis de démontrer le 
rendement supérieur des animaux dans les 
loges. Cependant, au cours de l'hiver 
1925-1926, les résultats sont inversés: le 
gain de poids des animaux attachés est 
supérieur à celui de l'autre groupe cible. 

Chez les volailles, les expériences tentées 
visent à accroître la productivité des mau- 
vaises pondeuses, dont certaines ne pon- 
dent qu'à tous les 1 1 jours. 

En ce qui a trait aux moutons, ce sont les 
croisements qui retiennent l'attention. Des 
croisements Shropshire x Oxford Down, 
58 % des agneaux se sont classés dans la 
catégorie «Choix» comparativement à 39 % 




Août 1925 — La «Journée de l'aghculteur» attire 
de nombreux visiteurs chaque année. Far- 
mers' Day attracted numerous visitors. 



chez les agneaux Cheviot x Oxford Down, 
et seulement 1 8 % chez les agneaux Oxford 
Down pur-sang. 



Recherches en productions végétales 

Les recherches en productions végétales 
portent principalement sur l'enrichissement 
des sols, l'assolement et le chaulage. 

Vers 1917, les premières recherches sur 
les engrais consistent à comparer les diffé- 
rentes sources d'azote et d'acide phosphori- 
que; ces engrais sont destinés au maïs, aux 
céréales et au foin cultivés en rotation de 3 
ans. De plus, on évalue un engrais potassi- 
que tiré du goémon. 

Vers la fin des années 1920, on expéri- 
mente de nouveaux procédés culturaux en 
ce qui a trait au ma'i's, à l'avoine, au trèfle et au 
mil. On cherche à déterminer, entre autres 
choses, le moment propice à l'èpandage du 
fumier et au labour d'un chaume de mil. 
Après 6 années de culture du maïs, on con- 
clut qu'il est préférable d'épandre le fumier en 
hiver ou tard au printemps et de labourer au 
printemps. Cette pratique produit, en 
moyenne, 2 076 tonnes métriques de maïs 
de plus à l'hectare. 

La comparaison de divers assolements fait 
encore partie du programme en 1923. Les 
buts à atteindre se résument comme suit: 
conserver au sol sa fertilité, lutter contre les 
mauvaises herbes et produire des quantités 
suffisantes d'aliments nécessaires pour le 
bétail. 

Dans le domaine de la grande culture, les 
essais sur le chaulage aboutissent à des 
résultats concluants. En 4 ans d'expérience, 
l'usage de la chaux permet un bénéfice 
moyen par hectare de 28,56 $. À la lumière 
de ce qui précède, le chaulage devient une 
nécessité pour corriger l'acidité des sols de 
la région. 

Les activités d'information 

La station expérimentale de Lennoxville 
joue un rôle d'avant-garde au sein de la po- 
pulation agricole. Très tôt, les dirigeants pres- 
sentent la nécessité d'établir une commu- 
nication avec les éleveurs d'abord, puis avec 
un public de plus en plus grand. La solution 
se trouve dans les activités à caractère 
social. On s'efforce donc d'en organiser. 

Selon un ordre chronologique, la première 
d'entre elles eut lieu le 12 août 1915. Il s'agit 
delà «Journée de l'agriculteur», reprise par 
la suite chaque année vers la mi-août. Cet 
événement, d'ailleurs souligné par le Shier- 
brooke Daily Record, vise essentiellement à 
mieux faire connaître les projets et les réali- 



28 



Sheep research focused on crossbreed- 
ing, Shropshire x Oxford Down lambs 
classed 58% as "choice, " in comparison 
with 39% for Cheviot x Oxford Down, and 
only 18% for purebred Oxford Down lambs. 

Crop research 

In crop research, the primary areas of 
interest were soil fertility, crop rotation, and 
the use of lime. 

In 1917, the first fertilizer experiments 
compared different sources of nitrogen 
and phosphorus for corn, cereal, and hay 
crops in a 3-year rotation. In addition, a 
potassium-rich fertilizer derived from sea- 
weed was evaluated. 



Toward the end of the 1920s new cul- 
tural methods for corn, oats, clover, and 
timothy were tested. The research was 
designed to determine when to spread 
manure and when to plow under a field of 
timothy stubble. After 6 years of corn 
experiments, it was found that the best 
time to spread manure was in winter or 
late spring whereas spring was the best 
time to plow. This practice yielded an 
average increase of 2.076 tonnes of corn 
per hectare. 

The comparison of various rotation sys- 
tems was part of the program in 1923. The 
goals of the research were to maintain soil 
fertility, to control weeds, and to produce 
sufficient quantities of feed required for 
cattle. 

Tests conducted on the acid soils of the 
Townships demonstrated the value of lim- 
ing. In 4 years of experiments, the use of 
lime resulted in an average profit of 
$28.56/ha. As a result of these findings, 
lime was considered a necessity in correct- 
ing the acidity of the soils in the region. 

Extension activities 

The need to establish communication 
with the producers and with the public-at- 
large was recognized very early by the 
station personnel. Subsequently the Len- 
noxville Experimental Station played a 
leading role in the extension of new 
information to the farm population. To 
achieve this goal, it organized activities of 
a social nature, at which time the informa- 
tion was transmitted by illustrated talks and 
demonstrations. 

The first of these was held on 12 August 
1915. It was called "Farmers' Day," which 
was to be repeated every year in mid 
August. This event, which incidentally was 



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reported by the Sherbrooke Daily Record, 
was intended to increase awareness of the 
farm's projects and accomplishments. Dur- 
ing the year 1915-1916, the staff made 
exceptional efforts to participate in various 
agricultural exhibitions. At the one held at 
Valleyfield, on 17-20 August, the staff 
provided plans for a barn and a piggery, 
demonstrated poultry barn equipment, and 
exhibited cereals, vegetables, and flowers. 
Three hundred visitors to the exhibition 
requested information by return mail. 

The staff of the farm also participated in 
the agricultural exhibitions at Ayer's Cliff, 
Scotstown, Richmond, and Marbleton. The 
largest of these (and indeed in Eastern 
Canada) was the Sherbrooke Exhibition. At 
this exhibition, 722 visitors, most of them 
farmers, requested additional information. 

On 12 August 1916, the Honorable 
Martin Burrel, Dominion Minister of Agri- 
culture, attended the annual Farmers' Day, 
which attracted more than 1000 visitors. 
With each passing year, this event aroused 
more interest. It was an opportunity for 
many people to learn of the progress that 
had been made in the field of agriculture 
and to obtain advice concerning the choice 
of seed and livestock, cultural systems for 
crops, methods of raising animals, and the 
various types of government aid available. 



Exhibitions were essential to the station; they 
provided a means of disseminating the results of 
experiments conducted during the year 
Les expositions étaient essentielles à la station; 
elles permettaient la diffusion des résultats des 
expériences entrepnses pendant l'année. 



29 




1929 — Le ministre de l'Agriculture, l'honorable 
William Richard Motherwell (à gauche), visite la 
station expérimentale en compagnie du député 
de Sherbrooke, Charles Benjamin Howard (à 
droite). The Honorable William Richard 
Motherwell, Minister of Agriculture (left), visiting 
the Experimental Station with the Member of 
Parliament for Sherbrooke, Charles Benjamin 
Howard. 



sations de la ferme. Au cours de l'année 
1915-1916, le personnel fournit des efforts 
peu connmuns pour participer aux diverses 
expositions agricoles. À celle de Valleyfield, 
quiaeu lieudu 17au20août, il a été possible 
de fournir des plans de grange et de por- 
cherie, de l'équipement de poulailler, des 
céréales, des légumes et des fleurs. Cent 
trois visiteurs demandent de l'information par 
retour du courrier. 

La ferme participe également aux exposi- 
tions agricoles d'Ayer's Cliff, de Scotstown, 
de Richmond et de Marbleton. La plus impor- 
tante, toutefois, demeure celle de Sher- 
brooke, reconnue comme étant la grande 
exposition de l'est du Canada. Cette fois, 722 
visiteurs, en majorité des agriculteurs, lais- 
sent leurs noms afin d'obtenir de l'informa- 
tion supplémentaire. 

Le 12 août 1916, l'honorable Martin Burrel, 
ministre de l'Agriculture du Canada, assiste à 
la «Journée de l'agriculteur» qui attire plus de 
mille visiteurs. Avec les années, cette activité 
suscite de plus en plus d'intérêt. C'est l'occa- 
sion pour plusieurs de prendre connaissance 
des progrès accomplis dans le domaine agri- 
cole et de bénéficier de conseils concernant 
le choix des semences et des sujets d'éle- 
vage, les façons de cultiver la terre ou d'éle- 
ver les animaux et les types d'aide 
gouvernementale. 

En 1 920, nous honorent de leur présence à 
la «Journée de l'agriculteur» l'honorable 
Simon Fraser Tolmie, ministre de l'Agri- 
culture, accompagné de Joseph H. Grisdale, 
son sous-ministre, A. F. Charron du ministère 
de l'Agriculture du Québec et madame Chute 
du département de sciences domestiques au 
Collège Macdonald, pour ne nommer que 
ceux-là. 

Enjanvier 1923, comme autre activité 
d'information, on inaugure les cours abrégés 
(3 jours) pour jeunes garçons et jeunes filles, 
à l'hôtel de ville de Lennoxville. Les cours 
sont dirigés par Edgar Spinney Archibald, 
directeur des fermes expérimentales, et par 
le professeur Barton du Collège Macdonald. 
Une visite de la ferme et un concours 
d'appréciation de bovins sont prévus à l'inté- 
rieur des 3 jours. La station fournit les 
agneaux, les porcs et les chevaux néces- 
saires aux cours de démonstration et 
d'appréciation. 



contre pour les pomiculteurs de la région 
chez Arthur Buzzell, propriétaire d'un verger 
à Abbotsford. Il est question, entre autres 
choses, de fertilisation des vergers. Les 
dirigeants du service d'horticulture d'Ottawa, 
du Collège Macdonald, de la station expéri- 
mentale de l'Université de Bristol en 
Angleterre et de la station de Lennoxville 
émettent des recommandations fondées sur 
les résultats d'expériences obtenus des 
fermes expérimentales et des producteurs 
de pommes régionaux. 

La même année, la station de Lennoxville 
participe à l'exposition d'aviculture de Sher- 
brooke et à six autres expositions dans les 
Cantons de l'Est. 

Les derniers paragraphes du rapport de 
1927 nous livrent une note révélatrice de 
l'impact de la station sur la population agri- 
cole de la région: 

Nous avons envoyé 7 269 lettres et en avons 
reçu 5 028 au cours de l'année, ce qui cons- 
titue une augmentation importante par rap- 
port à l'année précédente. Ceci n 'inclut pas 
les rapports annuels, les recommandations 
saisonnières, niles autres bulletins. 

La liste d'adresses comprend 2 370 noms 
anglais et 2 260 noms français, un total de 
4 630. Les correspondances anglaises et 
françaises sont à peu près égales à cette 
station. 

La seizième «Journée de l'agriculteur», en 
1930, attire une foule de 2 000 personnes. 
Plusieurs conférenciers de marque sont invi- 
tés. Parmi ceux-ci, signalons la présence de 
E.S. Archibald, directeur des fermes expéri- 
mentales et de William Henderson Black, 
ministre intérimaire de l'Agriculture et de 
l'Immigration, des chemins de fer et des 
canaux. En 1930, la station expérimentale, 
de concert avec la compagnie des chemins 
de fer nationaux canadiens et le ministère de 
l'Agriculture du Québec, réalise la concep- 
tion d'un train éducatif. Ce dernier parcourt la 
province afin de conseiller les agriculteurs en 
matière d'amélioration des sols. 



En 1925, le programme d'information fonc- 
tionne sur une base d'activités diversifiées: 
cours abrégés. Journée de l'agriculteur, cin- 
quième jubilé annuel des éleveurs de Jersey 
cours d'appréciation de bovins d'exposition. 

Le 8 septembre 1926, la station expéri- 
mentale de Lennoxville organise une ren- 



30 



In 1920, among the guests at Farmers' 
Day were the Honorable Simon Fraser 
Tolmies, Minister of Agriculture; Dr. Joseph 
H. Grisdale, Deputy Minister of Agriculture; 
Mr. A. F Charron, Quebec Ministry of 
Agriculture; and Mrs. Chute of the Depart- 
ment of Home Economics at Macdonald 
College. 

In January 1923, as another extension 
activity, 3-day courses were offered to 
young people, both boys and girls at the 
Lennoxville town hall. The courses were 
taught by Dr. E.S. Archibald, Director of 
the Experimental Farms Service, and by 
Professor Barton of Macdonald College. A 
visit to the station and a cattle-judging 
competition were included in the 3-day 
program. The station provided the lambs, 
pigs, and horses needed for the demon- 
stration and judging activities. 

In 1925, the extension program was 
based on various activities: short courses. 
Fifth Annual Jubilee of Jersey Producers, 
exhibition cattle judging course, and the 
11th annual Farmers' Day 

On 8 September 1926, the Lennoxville 
Experimental Station organized a meeting 
of local fruit growers at the home of Mr. 
Arthur Buzzell, owner of an orchard at 
Abbotsford. One of the subjects under 
discussion was the fertilization of orchards. 
Officials from the Horticulture Division in 
Ottawa, Macdonald College, the experi- 
mental station at the University of Bristol in 
England, and the Lennoxville Experimental 
Station made recommendations based on 
results obtained from experimental farms 
and local apple growers. 

The same year, the station participated 
in the Sherbrooke Poultry Farming Exhibi- 
tion and in six other exhibitions in the 
Eastern Townships. 

The final paragraphs of the 1927 report 
offer a revealing comment on the station's 
impact on the local farm population: 

There were 7269 letters sent out from the 
office and 5028 received during the year 
of 1927, which is quite an increase over 
the previous year This does not include 
annual reports, seasonable hints, and 
other bulletins distributed. 

The mailing list contains 2370 English and 
2260 French names, a total of 4630. The 
correspondence in English and French is 
about equal at this station. 




The 16th annual Farmers' Day, in 1930, 
attracted a crowd of 2000 people. Several 
speakers of note were invited including Dr 
E.S. Archibald, Director of the Experimen- 
tal Farms Service; Dr. William Henderson 
Black, Director of Agriculture and Immigra- 
tion (CNR); and S.J. Chagnon from the 
Quebec Department of Agriculture. In 
1930, the Lennoxville Experimental Station, 
in cooperation with the CNR and the 
Quebec Department of Agriculture, initi- 
ated an educational train which traveled 
throughout the province giving people 
advice on soil improvement. 



1930 — A vehicle used to disseminate Information 
on livestock management. Voiture utilisée 
pour diffuser l'information en matière de zoo- 
technie. 



31 



Bilan sommaire pour la 
période 1915-1930 

Au niveau des espèces animales, le 
troupeau Shorthorn qui ne comptait que six 
têtes à l'origine s'est considérablement 
accru. En 1930, Il ans plus tard, le troupeau 
se compose d'un taureau de 2 ans et de 
quatorze vaches, de quatre taures de 2 ans, 
trois antenaises, de six génisses et de trois 
taurillons. En plus d'être bien considérées 
comme bovins de boucherie, les bêtes de 
race Shorthorn sont recherchées pour la pro- 
duction laitière au Canada et dans les États 
de la Nouvelle-Angleterre. 

À la fin de 1 930, le troupeau Jersey compte 
44 bêtes comparativement à six à son arrivée 
en 1922. Au cours de ces années, il sert sur- 
tout à établir le coût de production du lait 
dans la région, les coûts d'élevage d'une 
génisse de la naissance à des âges déter- 
minés et le coût d'entretien annuel d'un tau- 
reau. 

Depuis l'entrée en vigueur, en 1929, de la 
Loi sur l'avortement contagieux qui oblige à 
isoler les réacteurs, les expériences sur les 
troupeaux Shorthorn et Jersey sont très 
réduites. 

Un passage du rapport de 1 930 semble 
confirmer l'orientation adoptée par la ferme 
dans les années antérieures, concernant 
l'engraissement des bovins: 

Comme cette partie des Cantons de l'Est est 
la seule dans la province de Québec où se 
pratique l'élevage du boeuf, et comme elle 
est bien adaptée à ce genre d'industrie, en 
raison de ses pâturages verts ondulés, de 
ses prairies fertiles et de son excellente eau 
de source, qui font un ensemble de condi- 
tions idéales pour l'engraissement des 
boeufs, nous considérons que cette station 
est dans l'obligation de faire certaines 
rechercties expérimentales sur l'alimenta- 
tion des boeufs d'engraissement. 

Dans ce contexte, les chercheurs accom- 
plissent trois expériences au cours de 
l'année 1930. 



On compare le procédé d'engraissement 
des boeufs à l'étable à celui qui prévoit une 
période de pâturage avant la finition à l'éta- 
ble. On compare des méthodes d'alimenta- 
tion (moulée servie en quantité uniforme ou 
en quantité croissante). On détermine la va- 
leur alimentaire de l'orge moulue et celle d'un 
mélange de grains. Ces expériences font 
suite à des recherches entreprises anté- 
rieurement quant au mode de stabulation et à 
la valeur des criblures et des ensilages. 

En ce qui concerne la grande culture, une 
vingtaine de projets d'importance sont mis 
en application au cours des 10 dernières 
années de la période 1915-1930. On retrou- 
ve parmi les sujets étudiés, l'assolement, les 
engrais, le labour, les dates de semis, le 
chaulage, les observations météorologiques, 
la fertilité des pâturages, l'emploi du tracteur 
comparé à celui du cheval. On tient compte 
des coûts de production et du rendement. 

Après avoir observé pendant 14 ans les 
haies plantées en 1916, on note le peu de 
résistance de certaines espèces à la rigueur 
du froid hivernal. Par contre, le cèdre ou thuya 
occidental s'est montré le plus satisfaisant 
des conifères pour cet usage. 

Ces 1 5 années de la période 1915-1 930 
constituent la première phase de développe- 
ment. Déjà, les expériences effectuées per- 
mettent de faire des choix tant chez les 
espèces animales que végétales. Sans con- 
tredit, au terme de cette période, la station 
entend plus que jamais jouer un rôle actif 
dans la région. 



32 



Summary of the period 
1915-1930 

The Shorthorn herd, which had originally 
consisted of only six animals, by 1930 
some 11 years later had increased in num- 
bers to one 2-year-old bull, 14 cows, four 
2-year-olds, three yearlings, six heifers, 
and three bull calves. In addition to being 
considered as beef cattle. Shorthorns were 
sought for use as dairy animals in Canada 
and the New England states. 

By the end of 1930, the Jersey herd had 
increased from six animals in 1922 to 44. 
During this period, the herd was used 
primarily for determining the costs of dairy 
production in the region, of raising a heifer 
from birth to various ages, and of keeping 
a bull. 

After the legislation on contagious abor- 
tion came into force in 1929, requiring that 
affected animals be isolated from others, 
experiments on the Shorthorn and Jersey 
herds were considerably reduced. 

A passage from the 1930 report appears 
to confirm the approach adopted by the 
station in earlier years concerning the 
fattening of cattle: 

As this part of the Eastern Townships is 
the only area in the province of Quebec 
where there is beef production, and since 
it is well-suited to this type of industry, 
owing to its rolling green pastures, its 
fertile grasslands and its excellent spring 
water, which together constitute ideal 
conditions for fattening cattle we feel that 
this Station has an obligation to carry out 
various experimental research projects in 
the feeding of feeder cattle. 

It was in this context that researchers 
carried out three experiments in 1930. 

• They compared two systems for fatten- 
ing cattle: grazing followed by finishing 
in confinement versus total confinement. 

• They compared feeding methods (feed 
served in equal quantities and in 
increasing quantities). 

• They determined the feed value of 
ground barley and of a mixture of grains. 



These experiments were developed from 
research conducted earlier on housing 
methods and the value of screenings and 
silage. 

In field husbandry, some 20 major 
projects were carried out from 1920 to 
1930. Some of the subjects studied were 
crop rotation, fertilizers, plowing, dates of 
sowing, liming, meteorological observa- 
tions, pasture fertility, and the use of 
tractors rather than horses. Production 
costs and yield were also considered. 

After 14 years of trials it was concluded 
that some of the hedge species planted in 
1916 had little winter hardiness. Western 
cedar was found to be the most satisfac- 
tory conifer for this use. 

The 15-year period from 1915 to 1930 
marked the first span in the station's 
development. The results of the experi- 
ments that had been conducted identified 
the most suitable breeds of livestock and 
species of plants for the region. At the end 
of this period, the station was more than 
ever committed to playing an active role in 
the agricultural development in the region. 



33 



CHAPITRE 4 
Période de changements: 1931—1958 



Les années 1931 à 1 936 représentent, au 
plan des recherches, la continuité des an- 
nées antérieures. Quelques expériences sui- 
vent leur cours, d'autres connaissent leur 
dénouement, conséquence de la crise dont 
le spectre est encore présent à l'esprit. 

Par contre, en 1937, les choses commen- 
cent à bouger Cette année marque le début 
d'un remaniement profond au sein du minis- 
tère de l'Agriculture. Ces bouleversements 
se font ressentir jusqu'à la station. Les re- 
cherches scientifiques connaissent un 
nouvel essor et tendent à s'orienter vers des 
spécialisations. 

Période 1931-1936 

On connaît des températures légèrement 
supérieures à la moyenne, depuis les 21 ans 
d'existence de la station, sauf en ce qui a trait 
à l'hiver 1933-1934 où le mercure descend 
maintes fois sous les - 40°C en janvier et 
février À ce sujet, le rapport annuel, publié 
depuis 1931 sous le titre «Expériences et 
Résultats», souligne que: «Ces tem- 
pératures anormales ont été très nuisibles 
aux vergers de la province, et de grands 
blocs d'arbres ont été endommagés dans la 
forêt». 

En 1933, prend fin l'expérience de 12 ans, 
où l'on comparait l'engraissement des 
bouvillons en loge à celui des bouvillons 
attachés. Les animaux engraissés en liberté 
font des gains plus rapides et plus économi- 
ques que les autres. En outre, ils ont néces- 
sité moins de main-d'oeuvre. 

Pour la cinquième année consécutive, on 
compare les performances des bouvillons 
gardés dans des pâturages fertilisés ou non 
fertilisés et dans des pâturages à paissance 
continue ou alternée. Si la fertilisation a 
démontré son avantage sur la productivité 
des pâturages, on ne peut en dire autant de 
la paissance alternée. 

Depuis l'arrivée du troupeau Shorthorn, on 
se préoccupe de son développement en 
fonction de deux objectifs, le lait et la viande. 
Toutefois, au début des années 1930, on se 
désintéresse progressivement des taureaux 
Shorthorn de lignées laitières pour en sélec- 
tionner d'autres de meilleure conformation 
pour la boucherie. De cette façon, on entend 
donner priorité à la viande et laisser aux éle- 
veurs le soin d'améliorer la production 
laitière. 

En 1935, on construit une écurie à quelque 
10 m au nord de la laiterie pour recevoir les 
chevaux qui, jusque-là, étaient gardés dans 
l'ancienne ferme Rééd. 




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La concentration en un même endroit des 
bâtiments fonctionnels, comme l'écurie, 
retable, la porcherie, la bergerie et l'atelier 
de réparation, permet une économie appré- 
ciable tout en conférant à la station un air 
imposant et un caractère d'efficacité. 

Au début de la crise économique de 1 929, 
la ferme comme tous les établissements de 
recherches a dû réduire ses activités. C'est 
ainsi qu'en 1 930 on limite les recherches hor- 
ticoles à cause d'une nouvelle répartition des 
deniers publics. On abandonne la culture 
des pommes commerciales, mais on main- 
tient les travaux sur les framboisiers, les 
plantes ornementales et les variétés de 
pommes. Le régisseur rapporte que: 
«Pendant la période 1933 à 1935, un arbre 
seulement, sur un total de 683, n'a subi 
aucun dommage. C'était un pommettier de 
Columbia assez grand, qui a porté une 
grosse récolte en 1933». 

Ces décisions d'abandonner les vergers, 
les légumes, les petits fruits et les fleurs mar- 
quent le début d'une phase de réaménage- 
ment. En effet, petit à petit, on réalise que la 
région centrale des Cantons de l'Est n'est 
pas propice à des cultures de ce genre, mais 
plutôt à la production fourragère et à l'éle- 
vage. Les recherches sont donc planifiées en 
fonction de ces nouveaux objectifs. 



Des vaches Shorthorn sont sélectionnées 
pour en faire un troupeau d'animaux de 
boucherie. Shorthorn cows were selected 
for beef production. 



Période 1937-1958 

Au début de cette période, s'amorce la pre- 
mière grande réorganisation du Ministère. 
Les trois Directions (hygiène vétérinaire, 
fermes expérimentales et produits laitiers) 
sont remplacées par les cinq Services sui- 
vants: les marchés, la production, les fermes 
expérimentales, les sciences et l'administra- 
tion. Parallèlement, à la station expérimen- 
tale de Lennoxville, on procède à diverses 
transformations des ressources humaines, 
physiques et scientifiques. 



34 



CHAPTER 4 
A period of change: 1931-1958 




1943 — Lucien L. Matthon trimming hedges with 
yet another of his inventions. Lucien L. 
Matthon taille les haies avec une autre de ses 
inventions. 



1930 — Ornamental horticulture also had its 
place at the farm. Despite the budget cuts of 
1930, this area of study was maintained. 
L'horticulture ornementale avait également son 
importance à la ferme. En dépit des coupures 
budgétaires en 1930, on maintient cette disci- 
pline. 



The research conducted from 1931 to 
1936 was a continuation of earlier years. 
Several experiments were pursued while 
others were terminated as a result of the 
aftermath of the depression. 

By contrast, in 1937 changes began to 
occur This year marked the beginning of a 
fundamental reorganization in the Depart- 
ment of Agriculture, the effects of which 
extended to the station. Scientific research 
was given new impetus with specialization 
becoming more important. 

1931-1936 

The temperatures recorded from 1931 to 
1936 were slightly higher than the average 
for the first 21 years of the station's exis- 
tence, with the exception of the winter of 
1933-1934, when the mercury often dip- 
ped below -40°C in January and February, 
The progress report for the period 
1931-1935 titled "Experiments and 
Results," stated that "the abnormally low 
temperatures were very detrimental to the 
orchards of this province, and even large 
blocks of forest trees were damaged." 

In 1933, the experiment comparing the 
fattening of steers in loose and in tie-stall 
housing was completed. The animals 
allowed freedom of movement gained 
weight faster at less cost than the others. 
Furthermore, they required less manpower. 

For the fifth consecutive year, compari- 
sons were made between the performance 
of steers kept in fertilized or unfertilized 
pastures and on continuous or rotated 
pastures. Fertilization was found to be 
beneficial to pasture productivity, but rota- 
tion was not. 




Since the arrival of the Shorthorn herd 
at the station, interest had focused on this 
breed as a dual-purpose animal. However, 
from the early 1930s onward efforts were 
concentrated on the selection of bulls with 
better conformation for meat production. 
Dairy Shorthorn improvement was left to 
the farm sector. 

In 1935, a horse stable was constructed 
about 10 m north of the dairy barn to 
accommodate horses previously kept at 
the former Reed farm. 

The more modern buildings (such as the 
horse stable, cattle barn, piggery sheep 
barn, and repair shop), concentrated in 
one area, permitted the station to reduce 
maintenance costs and manpower require- 
ments. They also gave the station an 
impressive air. 

Following the stock market crash of 
1929, the station, like all other research 
institutions, had to reduce its activities. 
Accordingly, in 1930 horticultural research 
activities were reduced because of budget 
cuts. Commercial apple production was 
abandoned, but work on ornamental plants 
and apple cultivars continued. The super- 
intendent reported, "Over the period 
1933-1935, only one tree, out of a total of 
683, escaped injury of any kind, and this 
was a fairly large Columbia crab that had 
borne a heavy crop in 1933." 

The decision to abandon the orchards, 
vegetables, small fruits, and flowers 
marked the beginning of a reorganization 
phase. Little by little, it was becoming clear 
that the central part of the Eastern Town- 
ships was not well-suited to these crops, 
but rather to forage and livestock produc- 
tion. Research was therefore planned with 
these new objectives in mind. 

1937-1958 

At the beginning of this period the first 
major reorganization of the department 
was undertaken. The three branches 
(Health of Animals, Experimental Farms, 
and Dairy Products) were replaced by the 
following five services: marketing, produc- 
tion, experimental farms, science, and 
administration. Similarly at the Lennoxville 
Experimental Station various changes were 
made in the institution's human, physical, 
and scientific resources. 



35 




^::^^^^mM 



fK 



1939 — Paul Gervais dirige la recherche en 
plantes fourragères de 1939 à 1962. Paul 
Gervais directed research or) forage crops from 
1939 to 1962. 



Ressources humaines 

Le 14 septembre 1 937, John Andrew Mc- 
Clary, régisseur, cède sa place à Joseph- 
Antonio Sainte-Marie. Auparavant, celui-ci 
avait assumé plusieurs fonctions: adjoint 
dans le Service de production de 1 91 6 à 
1920, superviseur de la Division des bestiaux 
à Ottawa en 1 920 et 1 921 et régisseur de la 
station expérimentale de La Pocatière 
jusqu'en 1937. 

En 1937, Fred S. Browne, préposé aux 
recherches sur les céréales et sur les plantes 
fourragères, est muté à la Ferme centrale 
d'Ottawa. Paul Gervais le remplace dans ses 
fonctions en 1939. Ce dernier accepte, plus 
tard, la responsabilité de la Section des 
légumineuses et des pâturages. En 1937, 
D. A. Finlayson devient adjoint à la division de 
zootechnie. Il quitte cet emploi en 1942 et 
Henri A. Lessard le remplace. En 1946, celui- 
ci va occuper un poste à l'extérieur. Gaspard 
A. Laiande comble ce poste jusqu'à sa 
retraite le 17 décembre 1981 . En 1938, Orner 
Allard accède à un poste nouvellement créé 
soit celui de superviseur des stations de 
démonstration dans la région. En 1946, 
Bazile J. Finn quitte la Ferme expérimentale 
d'Ottawa pour occuper à Lennoxville un 
poste d'adjoint responsable des études sur 
la fertilité des sols. 

En 1950, on embauche Ernest IVIercier 
comme adjoint responsable à la division de 
zootechnie. Auparavant, il était directeur du 
Centre d'insémination artificielle du Québec 
à Saint-Hyacinthe. Le 12 février 1952, il prend 
la relève de Joseph-Antonio Sainte-IVIarie au 
poste de régisseur. On recrute quatre cher- 



1963 — Lionel Lachance, préposé aux recher- 
ches en phytotechnie 1955-1969, travaille au 
dosage de la matière sèche du maïs four- 
rager. Lionel Lachance, plant scientist, 
1955-1969, is determining the amount of dry 
matter in forage corn. 




cheurs détenteurs de maîtrise ou de doc- 
torat: en 1953, Camille S. Bernard, généti- 
cien en reproduction animale; en 1955, 
Lionel Lachance, responsable de la section 
des graminées et de la phytotechnie; la 
même année, Jean-Louis Dionne, accepte la 
responsabilité de la section fertilité du sol en 
remplacement de Bazile Finn; en août 1959, 
Taft Cameron, nutritionniste, se joint à nous. 
Ces quatre nouveaux venus s'ajoutent à 
l'équipe déjà en place composée de Went- 
worth S. Richardson, adjoint d'abord en 
grande culture, puis en régie du sol de 1932 à 
1962; Emile A. Ouellette, adjoint en plantes 
fourragères et céréales de 1937 à 1955, 
jusqu'à l'arrivée de Lionel Lachance, et en 
céréales de 1955 à 1970, année de son 
départ. Quant à Lionel Lachance, il quitte la 
station en 1969. 

Au secrétariat, travaillent E.G. Taylor et 
Lucille Sévigny, auxquelles s'ajoutent, à par- 
tir de 1947, Georgette Vanier et Thérèse 
Thibault. En 1950, on remplace Georgette 
Vanier par Louisette Michaud. Enfin, L.A. 
Gnaedinger, arrivé à la station en 1935 pour 
remplacer J.D. Lang, aviculteur, devient com- 
mis en 1956 et ce, jusqu'à sa mort en 1957. 

Outre le personnel scientifique et celui du 
bureau, d'autres employés contribuent au 
bon fonctionnement de la station. Comme ce 
noyau de techniciens dont Stanislas Rola- 
Pleszczynski est responsable. Il est secondé 
en 1 957 par Normand Bolduc et, en 1958, par 
Lucien Saint-Laurent. Au cours des années 
1940, parmi les responsables des étables et 
les préposés aux travaux extérieurs, on re- 
trouve Robert IVIcKinven, responsable des 
troupeaux, ses assistants, Pierre-Paul Cas- 
sidy et André Demers, Rupert Atto, respon- 
sable des travaux généraux de la ferme, 
Rufus Dunn et Candide Bellerose, préposés 
à la réparation de la machinerie. En 1953, on 
subdivise la Division de la zootechnie en 
quatre sections. Pierre-Paul Cassidy prend la 
direction du secteur des bovins laitiers. 
Thornton Cleveland, celle du troupeau de 
bovins de boucherie et des moutons, tandis 
que f\/larcel Morissette. succédant à Patrick 
Arsenault, devient préposé aux porcs. En 
1954, Laurent Lajoie se joint à l'équipe de la 
section des bovins laitiers et Garret Chap- 
man prend charge des ovins. 

Au cours de ces années, les sections des 
plantes et des sols fonctionnent de façon 
indépendante, ce qui occasionne des pro- 
blèmes de distribution de main-d'oeuvre. On 
remédie à cette situation dans les années 
1960 en fusionnant les deux sections. Entre 
1944 et 1958, l'équipe accueille Lucien IVlat- 
thon, Leopold Labbé, Louis Demers, 
Leopold Cloutier, Jean-Nil Roy, Gaston 
Dionne, Jean-Charles Gagnon et Jean-Paul 
Bourque. 



36 



Human resources 

On 14 September 1937, the Superinten- 
dent, Mr. McClary, resigned and was 
succeeded by Joseph Antonio Sainte- 
Marie, who previously had held various 
positions: assistant in the Production 
Branch from 1916 to 1920, supervisor of 
the Livestock Division in Ottawa from 1920 
to 1921, and director of the La Pocatière 
Experimental Farm until 1937, 

In 1937, Fred S. Browne, officer in 
charge of research on cereals and forage 
crops at Lennoxville, was transferred to the 
Central Experimental Farm in Ottawa. Paul 
Gervais, who replaced him in 1939, later 
became head of the legumes and pastures 
section. In 1937, D.A. Finlayson was 
appointed assistant in the Animal Husban- 
dry Division. He left this position in 1942 
and was replaced by Henri A. Lessard, 
who in turn resigned in 1946. Gaspard A. 
Lalande filled the position until his retire- 
ment on 17 December 1981. In 1938, Omer 
Allard was appointed to a newly created 
position, that of supervisor of the region's 
illustration stations. In 1946, Basil J. Finn 
left the Ottawa Experimental Farm to take 
up a position at Lennoxville as assistant 
responsible for soil fertility studies. 

In 1950, Ernest Mercier was hired as 
assistant responsible for the Animal Sci- 
ence Division. Formerly he had been 
director of the Quebec Artificial Insemina- 
tion Centre at Saint-Hyacinthe. On 12 
February 1952, he replaced Mr. Sainte- 
Marie as superintendent. Four researchers 
with either a master's degree or a Ph.D. 
were recruited: in 1953, Camille S. Ber- 
nard, a geneticist in animal reproduction; 
in 1955, Lionel Lachance, who became 
head of the Plant Science Section; in the 
same year, Jean-Louis Dionne, who 
replaced Basil J. Finn as head of the Soil 
Fertility Section; and in August 1959, Taft 
Cameron, a nutritionist. These four new 
arrivals joined the existing team, com- 
posed of Wentworth S. Richardson, initially 
a research assistant in field husbandry and 
then in soil management from 1932 to 
1962; Emile A. Ouellette, research 
assistant in forage crops and cereals from 
1937 to 1955 until the arrival of Lionel 

1957— The research team at the Lennoxville 
Experimental Farm (left to right): Lionel La- 
chance, Jean-Louis Dionne, Omer Allard, Paul 
Gervais, Ernest Mercier, superintendent, Went- 
worth S. Richardson, Camille S. Bernard, Emile 
Ouellette, and Gaspard Lalande. Équipe de 
chercheurs de la station expérimentale de 
Lennoxville. De gauche à droite: Lionel La- 
chance, Jean-Louis Dionne, Omer Allard. Paul 
Gen/als, Ernest Mercier, régisseur, Wentworth 
S. Richardson, Camille S. Bernard, Emile 
Ouellette et Gaspard A. Lalande. 



Lachance, and in cereals from 1955 to 
1970, the year of his retirement. Mr 
Lachance left the station in 1969. 

The secretarial staff was composed of 
Misses E.G. Taylor and Lucille Sévigny 
who were joined in 1947 by Misses 
Georgette Vanier and Thérèse Thibault. 
In 1950, Miss Vanier was replaced by 
Miss Louisette Michaud. Finally L.A. 
Gnaedinger, who came to the station in 
1935 to replace J.D. Lang, poultryman, 
became a clerk in 1956 and stayed in this 
position until his death in 1957. 

In addition to scientific personnel and 
office staff, other employees contributed to 
the efficient operation of the station. 
Among them were the group of technical 
employees headed by Stanislas Rola- 
Pleszczynski, who was assisted in 1957 by 
Normand Bolduc and in 1958 by Lucien 
Saint-Laurent. During the 1940s, among 
those responsible for the barns and those 
assigned to outside work were Robert 
McKinven, herdsman; and his assistants, 
Pierre-Paul Cassidy and André Demers; 
Rupert Atto, foreman of the field crew; and 
Rufus Dunn and Candide Bellerose, equip- 
ment repairmen. In 1953, the Animal 
Husbandry Division was subdivided into 
four sections: Pierre-Paul Cassidy took 
charge of the Dairy Cattle Section; Thorn- 
ton Cleveland became head of the Beef 
Cattle and Sheep sections; and Marcel 
Morissette, who succeeded Patrick Arse- 
nault, assumed responsibility for the Swine 
Section. In 1954, Laurent Lajoie joined the 
Dairy Cattle Section and Garret Chapman 
took charge of sheep. 



Over the years, the two sections Plants 
and Soils functioned independently and 
this led to manpower distribution problems. 
The situation was remedied in the 1960s 
when the two sections were merged. 
Between 1944 and 1958, the staff was 
joined by Lucien Matthon, Leopold Labbé, 
Louis Demers, Leopold Cloutier, Jean-Nil 
Roy, Gaston Dionne, Jean-Charles 
Gagnon, and Jean-Paul Bourque. 



1952 — Ernest Mercier (right) replaced Joseph- 
Antonio Sainte-Marie (left) as superintendent of 
the experimental farm. Ernest Mercier (à 
droite) prend la relève de Joseph-Antonio 
Sainte-Marie (à gauche), régisseur de la station 
expérimentale. 





37 



Aménagement physique 

En 1938, commence à Lennoxville la pé- 
riode des stations de démonstration sous la 
responsabilité d'OmerAllard. En 1946, on en 
compte 1 1 réparties dans les comtés sui- 
vants: Beauce, Bellechasse, Compton, Dor- 
chester, Frontenac, Levis, Lotbinière, 
Mégantic et Wolfe. Leur rôle consiste d'abord 
à promouvoir les pratiques de productions 
végétales et animales aptes à accroître, à la 
fois, le rendement financier de l'entreprise 
agricole et l'attrait de la vie à la campagne. 
On favorise également la production des vari- 
étés recommandées de céréales et de 
plantes fourragères. 

Au cours de l'année 1955, la station expéri- 
mentale de Lennoxville élargit son territoire 
en incluant les comtés de Saint-Hyacinthie, 
Bagot, Rouville et Iberville alors que ceux de 
Bellechasse, Dorchester et Levis reviennent 
à la ferme de Sainte-Anne de La Pocatière. 
Dès lors, le territoire desservi se trouve entre 
la rivière Chaudière, à l'est, et la rivière 
Richelieu, à l'ouest. Trois ans plus tard, on 
retrouve des stations de démonstration dans 
les comtés de Drummond, Missisquoi, Nico- 
letetShefford. 



A ces changements physiques de limites 
territoriales s'ajoute celui, non moins impor- 
tant, de l'aménagement physique de la ferme 
expérimentale de Lennoxville. L'augmenta- 
tion du nombre des chercheurs et du person- 
nel de soutien rend nécessaire l'agrandis- 
sement et la rénovation du bureau adminis- 
tratif. Après avoir fait le tour de la question, on 
opte plutôt pour la construction d'un nouveau 
bureau. Cette décision marque le début 
d'une phase de réaménagement et de déve- 
loppement. En décembre 1951, les cher- 
cheurs et le personnel de soutien 
emménagent dans leurs nouveaux locaux. 
Pour la première fois, le laboratoire situé au 
rez-de-chaussée permet de faire des analy- 
ses chimiques élémentaires de sols et de 
plantes. La mise en fonction du laboratoire 
est l'oeuvre de Jean-Louis Dionne, Lionel 
Lachance et Stanislas Rola-Pleszczynski. 

Parmi les constructions importantes de la 
période 1937-1958, mentionnons celles de 
l'élévateur à grain et de la bergerie en 
1945-1946, puis celles des premières éta- 
bles à stabulation libre et des premiers silos- 
fosses ou silos hohzontaux dans les années 
1950, 1951 et1955. 






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Omer Allard (à gauche) prend la responsabilité 
de travaux de recherches aux stations de 
démonstration. On le voit ici accompagné de 
René Deschesne (à droite). Omer Allard 
(left) was responsible for researcfi activities at 
ttie illustration stations. René Desctiesne is 
sfiown at the right. 



se situe aux limites nord de la ferme Ward, 
acquise en 1919, et la seconde, aux limites 
sud de la ferme d'Edward Rééd. Elle accroît 
de 75,9 ha la superficie déjà exploitée. 

En 1937, on retourne le rucher à la ferme 
de Sainte-Anne de La Pocatière et, en 1955, 
on abandonne l'aviculture. Joseph-Antonio 
Sainte-Marie remplace les chevaux de race 
Clydesdale par d'autres de race Belge en 
1939. En 1956, on remplace ces derniers par 
de l'outillage mécanique. Avec l'effacement 
du rôle des chevaux, une partie de l'histoire 
tombe dans l'oubli. 





L'équipe des services administratifs: 1^"^^ rangée. 
Lise Côté: 2^ rangée de gauche à droite. 
Andrée Boisvert, Monique Pare-Blanchette, 
Louise Boisvert, Jacques de Léséleuc: 3^ 
rangée de gauche à droite. Gaétanne Fortin. 
Mario Dion. The administrative services 
team: first row. Use Côté: second row (left to 
right). Andrée Boisvert. f\Aonique Paré- 
Blanchette. Louise Boisvert. Jacques de 
Léséleuc: third row (left to nght). Gaétanne 
Fortin, !\Aario Dion. 



Au moment même où le processus 
d'extension s'engage, l'idée d'accroître la 
superficie de la station fait son chemin, si 
bien que l'achat des fermes d'Albert 
Raquette et d'Albert R. Parsons se concrétise 
respectivement en 1 940 et 1 958. La première 



38 







Physical development 

In 1938 illustration stations were estab- 
lished under the responsibility of Omer 
Allard. By 1946, there were 11 such 
stations throughout the counties of 
Beauce, Bellechasse, Compton, Dor- 
chester, Frontenac, Levis, Lotbinière, 
Mégantic, and Wolfe. Their role was to 
promote the best plant and animal man- 
agement and production practices. These 
stations also encouraged farmers to pro- 
duce recommended varieties of cereals 
and forage crops. 

In 1955, the Lennoxville Experimental 
Farm expanded its illustration farm system 
to include the counties of Saint-Hyacinthe, 
Bagot, Rouville, and Iberville, while Belle- 
chasse, Dorchester, and Levis counties 
were transferred to the Sainte-Anne de La 
Pocatière Farm. Thus, Lennoxville served 
the area bounded by the Chaudière River 



1939 — Clydesdale horses were replaced by 
Belgians. On remplace les chevaux de race 
Clydesdale par des chevaux de race Belge. 



on the east and the Richelieu River on the 
west. Three years later illustration stations 
in Drummond, Missisquoi, Nicolet, and 
Shefford counties were added. 

Along with these changes in the ter- 
ritorial boundaries, there were equally 
important changes in the physical makeup 
of the Lennoxville Experimental Farm. 
Because of the increase in the number of 
researchers and support staff, it became 
necessary to expand and renovate the 
administration office. After much delibera- 
tion, it was decided to build a new office. 
This decision marked the beginning of a 
further reorganization and development 
phase. In December 1951, the researchers 
and support staff moved to the new 



In December 1951, researchers and support 
staff moved to new quarters. En décembre 
1951, les chercheurs et le personnel de soutien 
emménagent dans leurs nouveaux locaux. 



above right 

The grain elevator built in 1945-1946. 
Élévateur à grains bâti en 1945-1946. 



quarters. On the ground floor was a 
laboratory, permitting researchers to make 
basic chemical analyses of soils and 
plants for the first time. The laboratory was 
put into operation by Jean-Louis Dionne, 
Lionel Lachance, and Stanislas Rola- 
Pleszczynski. 

Among the major construction projects 
from 1937 to 1958 were the grain elevator 
and the sheep barn in 1945-1946, followed 
by the first loose-housing cattle barns and 
the first trench or horizontal silos in 1950, 
1951, and 1955. 

Further expansion of the farm resulted 
from the purchase of the Albert Raquette 
and Albert R. Parsons farms in 1940 and 
1958, respectively. The former was located 
on the northern boundary of the Ward farm 
which had been acquired in 1919, and the 
latter on the southern boundary of the 
Reed farm. These farms added 75.9 ha to 
the existing area of the farm. 

In 1937, the apiary was returned to the 
Sainte-Anne de La Pocatière Farm, and in 
1955, poultry research was discontinued. 
In 1939, Mr Sainte-Marie replaced the 
Clydesdale horses with Belgians, and in 
1956 the latter were replaced by mechan- 
ical equipment. When the horses ceased 
to be used, a page of history had turned. 



39 




Au cours de la période 1931-1958, la station 
expérimentale de Lennoxville se signale par 
ses travaux de recherches sur les 
pâturages. From 1931 to 1958, the Lennox- 
ville Experimental Station distinguished itself by 
its research on pasture crops. 



Orientation scientifique 

La disparition d'un certain nombre de dis- 
ciplines (horticulture, arbres fruitiers) ne s'est 
pas faite au hasard, comme le mentionne un 
extrait du rapport de Paul-Émile Sylvestre, 
directeur de recherches de la station de 1 962 
à 1968: 

// devenait de plus en plus évident que l'agri- 
culture des Cantons de l'Est devait être à 
base de productions animales et que, de 
plus en plus, on devait intensifier les produc- 
tions fourragères pour nourrir le bétail et cor- 
riger les déficiences d'un sol déjà pas trop 
fertile. 

Pendant la période de 1 936-1 958, la sta- 
tion s'oriente donc lentement, mais sûre- 
ment, vers la spécialisation dans le but de 
solutionner les problèmes spécifiques à la 
région. Parmi ceux-ci, mentionnons la ferti- 
lisation des sols destinés à la grande culture, 
la rénovation des pâturages, la conservation 
de la valeur nutritive des fourrages par l'en- 
silage et, enfin, la réduction des coûts de la 
construction des étables et des frais d'exploi- 
tation des troupeaux de bovins par l'utilisa- 
tion d'étables à stabulation libre. 



En 1950, en raison de l'intérêt croissant en 
faveur de la stabulation libre, on intensifie nos 
recherches sur ce procédé. Ces travaux con- 
tribuent à populariser ce mode de stabulation 
surtout pour les bovins de boucherie. 

Pendant les années 1950, la station effec- 
tue des essais sur le silo-fosse ou silo- 
tranchée, précurseur du silo horizontal. De 
plus, au cours de cette période, on entre- 
prend la recherche sur l'utilisation des 
pâturages pour l'engraissement du bouvillon 
de boucherie. Enfin, en 1955, la station 
expérimentale de Lennoxville consent à par- 
ticiper à un projet national de génétique 
dirigé par la Ferme expérimentale centrale à 
Ottawa. Il consiste à faire des études généti- 
ques sur les bovins laitiers de races Ayrshire, 
Holstein et Jersey à partir desquels on effec- 
tue une sélection pour le rendement en 
solides totaux. 

Pour clore cette partie de l'orientation 
scientifique, l'introduction du Rapport d'acti- 
vités 1953-1958 mentionne que: 

Les principales expériences ont surtout rap- 
port: 1) à la génétique, à l'alimentation et à la 
régie des animaux de ferme; 2) à l'adapta- 
tion et à la régie des plantes fourragères; 
3) à l'essai des variétés des principales 
céréales; 4) à la fertilité des sols, en vue de 
l'agriculture herbagère. 

La période 1931-1 958 foisonne donc en 
changements de toutes sortes: augmenta- 
tion et spécialisation du personnel, expan- 
sion physique de la station, orientation 
scientifique désormais axée vers la spé- 
cialisation. Cette tendance de plus en plus 
marquée vers la spécialisation n'est toutefois 
pas l'apanage de la station expérimentale de 
Lennoxville, si bien que les structures minis- 
térielles en place ne parviennent plus à 
refléter les priorités de cette période. Une 
deuxième grande restructuration du minis- 
tère de l'Agriculture s'impose. 



Au cours de cette même période, la station 
expérimentale de Lennoxville se signale par 
ses travaux de recherches sur les pâturages 
et, en particulier, sur le trèfle Ladino. Ces 
dernières recherches, dont le crédit revient à 
Paul Gervais, permettent de mieux faire con- 
naître la valeur nutritive, les façons culturales 
et les exigences de cette légumineuse. 



40 



Scientific emphasis 

The decision to abandon certain disci- 
plines (horticulture, fruit trees) was not 
made on a random basis, as may be seen 
in the following excerpt from a report by 
Paul-Émile Sylvestre, director of research 
at the station from 1962 to 1968: 

It became Increasingly obvious that agri- 
culture in the Eastern Townships had to 
be based on livestock production, and 
that increasingly, It was necessary to 
intensify the production of forage crops in 
order to provide feed for the cattle and 
correct the deficiencies of a soil that was 
by nature not particularly fertile. 

From 1936 to 1958, the station moved 
slowly but surely toward specialization as it 
devoted greater effort to solving problems 
specific to the region. Among the chal- 
lenges to be faced were the fertilization of 
land to be used for field crops, pasture 
renewal, preservation of the nutritional 
value of forages by means of ensiling, and 
reduction of the costs of barn construction 
and cattle herd maintenance through the 
use of loose-housing barns. 

During the same period, the Lennoxville 
Experimental Station distinguished itself by 
its research on pasture crops in general 
and Ladino clover in particular It was the 
Ladino clover research of Dn Paul Gervais 
which demonstrated the nutritional value, 
growth habits, and requirements of this 
legume. 

In 1950, because of the growing interest 
in loose-housing, research on this subject 
was intensified. This work helped to popu- 
larize loose-housing, particularly for beef 
cattle. 




their feeding and management; (2) the 
adaptation and management of forage 
crops; (3) the testing of varieties of the 
main cereals; (4) soil fertility in the context 
of field husbandry. 

Hence the period 1931-1958 included 
many changes: growth and diversification 
of the staff, physical expansion of the 
station, and the shift in scientific research 
towards specialization. However, this grow- 
ing trend toward specialization was not 
confined to the Lennoxville Experimental 
Station. Because the existing departmental 
structures no longer reflected the current 
priorities, another major reorganization of 
the Department of Agriculture was immi- 
nent. 



Testing was conducted on the trench silo in 
1950. En 1950, on effectue des essais sur le 
silo-fosse. 



During the 1950s, the station conducted 
tests on the trench silo, the forerunner of 
the horizontal silo. Also during this period, 
it directed research on the use of pasture 
crops for fattening beef steers. Finally, in 
1955, the specialists at the Lennoxville 
Experimental Farm agreed to participate in 
a national genetics project directed by a 
team from the Central Experimental Farm 
in Ottawa. The principal objective was to 
select for total milk solids yield in the 
Ayrshire, Holstein, and Jersey dairy cattle 
breeds. 

An appropriate conclusion to this section 
on scientific emphasis is provided by the 
introduction to the 1953-1958 activities 
report, which noted that: 

The main experiments deal in particular 
with: (1) the genetics of farm animals and 



41 



CHAPITRE 5 



Période d'expansion: 1959—1984 




Le nouveau directeur, J.C. St-Pierre, est entré 
en fonction le 23 juillet 1984. The new 
director, J.C. St-Pierre, arrived at the station to 
take up his duties on 23 July 1984. 



Le tournant scientifique amorcé dans les 
années antérieures s'accentue au cours de 
cette période et permet d'envisager une 
expansion encore plus marquée pour 
l'avenir. 

Restructuration 

En avril 1959, un deuxième remaniement 
s'effectue au sein du ministère de l'Agricul- 
ture et provoque des ciiangements à travers 
tout le pays. Des cinq Services déjà existant, 
on passe à trois: la Direction générale de la 
recherche, la Direction de la production et 
des marchés et la Direction de l'administra- 
tion. On met sur pied un système de 
recherches par programmes comportant des 
objectifs bien précis. Ceci entraîne la fer- 
meture de certaines fermes expérimentales 
et la disparition des activités de vulgarisation 
exercées par les stations de démonstrations. 
La même année, on remplace les noms de 
STATION EXPÉRIMENTALE et RÉGIS- 
SEUR par ceux de STATION DE RECHER- 
CHES et DIRECTEUR. La structure 
scientifique en vigueur aujourd'hui demeure 
essentiellement la même depuis 1 959. Par 
contre, en octobre 1975, par souci de 
décentralisation, on crée trois nouvelles 
Directions générales, une pour l'Est, une 
pour le Centre et une pour l'Ouest du 
Canada. En 1 980, la région de l'Est est 
divisée en deux: la région de l'Atlantique et la 
région du Québec et la Région centrale est 
rebaptisée Région de l'Ontario. En 1983, la 
Région de l'Ouest est divisée en deux 
Régions, celle des Prairies et celle du Pacifi- 
que. En 1985, donc la Direction générale de 
la recherche comprend cinq directeurs gé- 
néraux et cinq Régions. 



Les directeurs 

Au cours de la période 1959-1984, six per- 
sonnes se succèdent au poste de directeur 
de la station de recherches de Lennoxville. 
Le premier en liste, Ernest Mercier, accède à 
ce poste le 1 1 février 1 952 et démissionne le 
^^'^ août 1 960 pour devenir sous-ministre 
adjoint au ministère de l'Agriculture du 
Québec. Germain Brisson assume la direc- 
tion de la station du 6 septembre 1960 au 16 
octobre 1962. Par la suite, il se consacre à 
l'enseignement de la nutrition à l'Université 
Laval. Son successeur, Paul-Émile Sylvestre, 
quitte la station de recherches d'Ottawa le 26 
novembre 1 962 pour venir diriger la station de 
Lennoxvillejusqu'au 27 mai 1968. Camille S. 
Bernard prend la relève et demeure en poste 
jusqu'au 27 juillet 1979, date à laquelle il 
prend la direction de la station de Frédéric- 
ton, N.-B. Yvon Martel lui succède le 15 
février 1 980 et reste en poste jusqu'au 31 mai 
1984. Le l^'^juin, il va remplacer Camille S. 
Bernard comme directeur de la station de 
Frédéricton. Le nouveau directeur, Jean- 
Claude Saint-Pierre, est entré en fonction le 
23juillet1984. 



Le personnel 



Au cours de la période 1959-1984, le 
nombre de chercheurs a plus que doublé. Il 
est passé de 1 1 à 23. L'évolution des pro- 
grammes de recherches requiert le recrute- 
ment de chercheurs dans les disciplines 
suivantes: génétique, nutrition, physiologie 
de la lactation, physiologie de la reproduc- 
tion, éthologie, fertilité des sols, physique 
des sols et phytotechnie. 



1963 — Paul-Émile Sylvestre, directeur de la 
station de 1962 à 1968, dans un champ de 
fraises, près de Frelighsburg en compagnie du 
propriétaire Jean Godbout, fils d'Adélard God- 
bout, ancien Premier ministre et sénateur. 
Paul-Émile Sylvestre (right), director of the 
station, 1962-1968, in a strawberry field near 
Frelighsburg with owner Jean Godbout, son of 
former Premier and Senator Adélard Godbout. 




42 



CHAPTER 5 



A period of expansion: 1959—1984 



The scientific trends that had begun to 
tal<e shape in the preceding period 
became more pronounced from 1959 to 
1984. These point to an even greater 
expansion in the future. 



Reorganization 



In April 1959, the second major reorgani- 
zation within the Department of Agriculture 
led to changes throughout the country. The 
original five branches were reorganized 
into three; the Research Branch, the Pro- 
duction and Marketing Branch, and the 
Administration Branch. A system of 
research programs was established with 
specific goals and objectives. This resulted 
in the closure of various experimental 
farms and the discontinuation of the 
extension activities conducted by the 
illustration stations. The same year, the 
names "experimental farm" and "superin- 
tendent" were replaced by "research sta- 
tion" and "director." The scientific structure 
established in 1959 remains substantially 
unchanged to this day In October 1975, in 
the interests of decentralization three new 
administrative regions were created: East- 
ern, Central, and Western. In 1980, the 
Eastern Region was divided in two, 
becoming the Atlantic Region and the 
Quebec Region. The Central Region was 
renamed the Ontario Region. In 1983 the 
Western Region was divided into the 
Prairie Region and the Pacific Region. 
Therefore, the Research Branch in 1985 is 
composed of five regions, each with its 
own administration. 



Directors 

During the period 1959-1984, six people 
served as Director of the Lennoxville 
Research Station. The first, Dn Ernest 
Mercier, accepted the position on 11 Feb- 
ruary 1952 and resigned on 1 August 1960 
to become Assistant Deputy Minister in the 
Quebec Department of Agriculture. Dr 
Germain Brisson was Director of the 
station from 6 September 1960 to 16 Octo- 
ber 1962, after which he became professor 
of nutrition at Laval University. His suc- 
cessor, Mr Paul-Émile Sylvestre, left the 
Ottawa Research Station on 26 November 
1962 to come to Lennoxville where he 
remained until 27 May 1968. He was 
replaced by Dr Camille S. Bernard, who 
held the position until 27 July 1979, at 
which time he became Director of the 
Fredericton Research Station. Dr Yvon 
Martel took charge of the Lennoxville 
Research Station on 15 February 1980 and 
remained in the position until 31 May 1984. 
On 1 June, he replaced Dr Bernard as 
Director of the Fredericton Research Sta- 
tion. Dr Jean-Claude St-Pierre became 
Director at Lennoxville on 23 July 1984. 

Research scientists 

Duhng the period 1959-1984, the 
number of researchers more than doubled, 
rising from 11 to 23. As research programs 
developed, it was necessary to recruit 
researchers in the following disciplines: 
genetics, nutrition, lactation physiology 
reproductive physiology ethology soil fertil- 
ity and plant science. 





Paul-Émile Sylvestre, Director of the Station, 
1962-1968. Paul-Émile Sylvestre, directeur 
de la Station de 1962 à 1968. 



below 

1956— Stanislas Rola-Pleszczynski, a techni- 
cian, at work in the first soil chemistry laboratory 
at the Lennoxville Experimental Farm. 
Stanislas Rola-Pleszczynski, technicien, travaille 
au premier laboratoire de chimie des sols à la 
station expérimentale de Lennoxville. 




left 

The foremen at the station in 1984: Douglas 
Pitman (seated), beef cattle; standing (left to 
right), Frank Loomis (field crew), Leopold 
Cloutier (research plots), Robert Suitor (calves), 
André Lemaire (dairy cattle). L'équipe des 
contremaîtres de 1984, responsable de l'exécu- 
tion des travaux à la station: Douglas Pitman, 
assis (bovins de boucherie): debout de gauche 
à droite, Frank Loomis (grande culture), 
Leopold Cloutier (parcelles), Robert Suitor 
(veaux), André Lemaire (bovins laitiers). 



43 



Dix-sept chercheurs quittent la station au 
cours de cette période, soit pour prendre leur 
retraite, soit pour occuper d'autres fonctions 
ailleurs, en voici la liste: 



Nom 


Spécialisé 


Date de départ 


W.S. Richardson 


Grande culture 


1962 


P. Gervais 


Phytotechnie 


1962 


P.O. Roy 


Pomologie 


1962 


H. Knutti 


Phytotechnie 


1963 


M. Daoust 


Fertilité des sols 


1966 


0. Allard 


Station de démonstration 


1967 


W. Holtman 


Zootechnie-génétique 


1967 


L. Lachance 


Phytotechnie 


1969 


H. Gasser 


Phytotechnie 


1970 


E.A. Ouellette 


Céréales 


1971 


C.D.T. Cameron 


Zootechnie — nutrition 


1972 


S.A. Rola-Pleszczynski 


Laboratoire 


1972 


L. Laflamme 


Zootechnie — nutrition 


1974 


J. Genest 


Phytotechnie 


1976 


R. Bouchard 


Zootechnie — nutrition 


1980 


G.A. Lalande 


Zootechnie 


1981 


J.J. Dufour 


Physiologie de la reproduction 


1984 



Ces départs sont comblés par l'arrivée 
d'autres chercheurs ou professionnels dont 
voici la liste: 



Nom 


Spécialité 


Date d'arrivée 


A.R. Pesant 


Sols-physique 


1967 


J.J. Dufour 


Physiologie de la reproduction 


1967 


M. H. Fahmy 


Zootechnie-génétique 


1968 


RM. Flipot 


Zootechnie-nutrition 


1970 


W.N. Mason 


Phytotechnie 


1970 


G.L. Roy 


Zootechnie-génétique 


1972 


G. Pelletier 


Zootechnie-physiologie 


1972 


C. Fernet 


Phytotechnie 


1972 


B. Lachance 


Zootechnie-nutrition 


1975 


D. Petitclerc 


Physiologie de la lactation 


1978 


L.A.Guilbault 


Physiologie de la reproduction 


1978 


G. M. Barnett 


Sols-fertilité 


1978 


A.M.B. dePassillé 


Éthologie-porc 


1979 


S. Pommier 


Spécialiste en viande 


1979 


S. Gagné-Giguère 


Bibliothécaire 


1979 


C. Vinette 


Zootechnie-nutrition 


1981 


J. Bernier 


Zootechnie-régie du boeuf 


1981 


C. Farmer 


Zootechnie-régie du porc 


1981 


C. Girard 


Nutrition-jeune ruminant 


1981 


J. Matte 


Nutntionduporc 


1981 


N. Saint-Pierre 


Analyse des systèmes 


1982 


J, Chiquette 


Microbiologie du rumen 


1982 


R. Simard 


Sols-fertilité 


1983 


D. Savage 


Agronome de ferme 


1984 


H. Lapierre 


Nutrition animale 


1984 


J. Lussier 


Physiologie de la reproduction 


1984 



On note également de nombreux change- 
ments chez les secrétaires, les techniciens et 
les ouvriers agricoles. La liste complète des 
employés de la station de recherches, pu- 
bliée en appendice, illustre le roulement 
effectué au sein du personnel de 1914 
jusqu'à ce jour. 



44 



Seventeen researchers left the station 
during this period, either to retire or to take 
up other duties elsewhere. They are listed 
below: 







Date of 


Name 


Specialization 


departure 


W.S. Richardson 


Field husbandry 


1962 


P. Gervais 


Plant science 


1962 


P.O. Roy 


Pomology 


1962 


H. Knutti 


Plant science 


1963 


M. Daoust 


Soil fertility 


1966 


0. Allard 


Illustration stations 


1967 


W. Holtman 


Animal genetics 


1967 


L. Lachance 


Plant science 


1969 


H. Gasser 


Plant science 


1970 


E.A. Ouellette 


Cereals 


1971 


C.D.T. Cameron 


Animal nutrition 


1972 


S.A. Rola-Pleszczynski 


Laboratory 


1972 


L. Laflamme 


Animal nutrition 


1974 


J. Genest 


Plant science 


1976 


R. Bouchard 


Animal nutrition 


1980 


G.A. Lalande 


Animal science 


1981 


J.J. Dufour 


Physiology 


1984 



These departures were compensated for 
by the arrival of other researchers or 
professionals as listed below: 







Date of 


Name 


Specialization 


arrival 


A.R. Pesant 


Soil physics 


1967 


J.J. Dufour 


Reproductive physiology 


1967 


M.H. Fahmy 


Animal genetics 


1968 


PM. Flipot 


Animal nutrition 


1970 


W.N. Mason 


Plant science 


1970 


G.L. Roy 


Animal genetics 


1972 


G. Pelletier 


Animal physiology 


1972 


C. Fernet 


Plant science 


1972 


B. Lachance 


Animal nutrition 


1975 


D. Petitclerc 


Lactation physiology 


1978 


L.A. Guilbault 


Reproductive physiology 


1978 


G.M. Barnett 


Soil fertility 


1978 


A.M. B. de Passillé 


Ethology swine 


1979 


S. Pommier 


Meat science 


1979 


S. Gagné-Giguère 


Librarian 


1979 


C. Vinet 


Animal nutrition 


1981 


J. Bernier 


Cattle management 


1981 


C. Farmer 


Swine management 


1981 


C. Girard 


Nutrition, young ruminant 


1981 


J. Matte 


Swine nutrition 


1981 


N. St-Pierre 


Systems analysis 


1982 


J. Chiquette 


Microbiology of the rumen 


1982 


R. Simard 


Soil fertility 


1983 


D. Savage 


Farm manager 


1984 


H. Lapierre 


Animal nutrition 


1984 


J. Lussier 


Reproductive physiology 


1984 



There were also numerous changes 
within the secretarial, technical, and 
laborer pools. A more complete list of 
research station employees (see Appen- 
dix 1) indicates the personnel turnover 
from 1914 to the present. 



45 



Candide Bellerose et Jean-Marc Cantin réparent 
la machinerie dans la nouvelle boutique cons- 
truite en 1970. Candide Bellerose and 
Jean-Marc Cantin repairing machinery in the 
new shop constructed in 1970. 




Cette magnifique horloge florale, oeuvre de 
Lucien f\/latthon, ornementait les pelouses de 
l'édifice administratif de 1967 à 1981. This 
magnificent floral clock, the work of Lucien 
f\/latthon, graced the lawns of the administration 
building from 1967 to 1981. 



Changement de l'aspect 
physique de la station 

Le 26 avril 1964, la station de recherches 
fait l'acquisition de la ferme de Lionel Jac- 
ques (142 ha) et vend, l'année suivante, 
47,7 ha de terrain à l'Université Bishop. On 
évalue aujourd'hui la superficie de la station 
à environ 425 ha. 

En 1966, le Pavillon des productions végé- 
tales remplace la vieille grange de céréales. 
La construction du Centre laitier se termine 
l'année suivante. En 1966, on transforme les 
étables laitières de la ferme Jacques en éta- 
bles à stabulation libre. Quatre ans plus tard, 
deux autres vieilles étables subissent le 
même sort. Comme autres aménagements 
physiques, notons la construction de deux 
porcheries sur poteaux et l'agrandissement 
de la bergerie. 

En 1970, on construit un bâtiment pour 
abriter les ateliers de réparations de machi- 




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neries et la menuiserie. En 1 971 , on construit 
une porcherie de gestation et une étable en 
vue d'y garder des bouvillons. En 1975, une 
étable est complètement réaménagée pour 
permettre l'hébergement d'un troupeau 
laitier destiné à servir aux expériences en 
nutrition de la vache laitière. La même année, 
l'étable où l'on gardait des taureaux est 
transformée en laboratoire pour gros ani- 
maux. En 1977, l'étable où l'on gardait une 
partie du troupeau laitier est convertie en éta- 
ble destinée aux veaux et autres jeunes rumi- 
nants. 

Au cours des années 1 975 et 1 976, le 
garage des tracteurs et automobiles est 
transformé à son tour en un pavillon destiné 
aux visiteurs. C'est là que se déroulent les 
activités agricoles et sociales. Les grandes 
pelouses situées tout à côté servent à ces 
activités les jours de beau temps. 

Parmi ces activités, mentionnons les 
«Méchoui à l'agneau» dont la popularité au 
Québec revient à la station de recherches de 
Lennoxville et spécialement à Leopold 
Cloutier et son équipe. En voici l'histoire. Un 
soir d'automne 1958, un groupe d'employés 
de la station organise une petite rencontre 
amicale sur les bords de la rivière Saint-Fran- 
çois. On s'asseoit autour d'un petit feu pour y 
voir rôtir une moitié d'agneau. Un peu plus 
tard, dans la soirée, on va chercher du blé 
d'Inde dans les jardins pour compléter, avec 
du pain et du beurre, le repas à l'agneau. Le 
tout est arrosé de vin, comme il se doit! Si 
bien, que certains sont ravis de la délicieuse 
saveur du mets principal, alors que les plus 
sobres le trouvent affreusement dur. C'est 
une découverte, qui donne le coup d'envoi 
d'une suite de B.B.Q. à l'agneau. Ces B.B.Q. 
prennent, en 1970, le nom de «Méchoui». 
L'Association des éleveurs de moutons en 
fait la publicité par la distribution d'un bulletin 
intitulé L'Agneau canadien, dans lequel on 
trouve des recettes de B.B.Q. à l'agneau. 
Venant des Arabes, en passant par la station 
de recherches de Lennoxville, le Méchoui est 
maintenant connu et couru partout au 
Québec. 

La fin de 1 983 coïncide avec le début de la 
construction de deux nouvelles étables, une 
pour les génisses et les vaches taries et 
l'autre pour les bovins de boucherie à 
l'engraissement. De 1972à 1983, après 
l'agrandissement du centre administratif, le 
personnel assigné à la recherche augmente 
considérablement si bien qu'aujourd'hui 
encore, nous accusons un manque d'es- 
pace. Les plans d'un nouvel édifice sont 
tracés; il réunira sous un même toit les ser- 
vices administratifs, les bureaux, les labora- 
toires, les serres, etc. La construction 
commence à l'été 1984. 



46 



Building and land changes 
at the station 

On 26 April 1964, the research station 
acquired the Lionel Jacques farm (142 ha) 
and sold 47.7 ha of land to Bishop's 
University in the following year This left 
the station with a total area of 425 ha. 

In 1966, the crops building was erected 
to replace the old cereals barn. Construc- 
tion of the dairy center was completed the 
following year In 1966, the dairy barns on 
the Jacques farm were converted to loose- 
housing barns. Four years later, two other 
old barns were also transformed into 
loose-housing units. Other physical 
improvements included the construction of 
two pole-barn piggeries and the enlarge- 
ment of the sheep barn. 

In 1970 a building was constructed to 
accommodate the machinery repair and 
carpentry shops. In 1971, barns for gestat- 
ing sows and beef steers were built. In 
1975, a barn was completely renovated to 
accommodate a dairy herd to be used in 
experiments on dairy cow nutrition. In the 
same year, the bull barn was converted 
into a laboratory for large animals. In 1977, 
the barn where part of the dairy herd was 
housed was converted into housing for 
calves and other young ruminants. 

During the years 1975 and 1976, the 
tractor and automobile garage was con- 



verted into a visitors' center. This building 
and the extensive lawns around it are used 
for agricultural and social events. 

Noteworthy among these events is the 
"Méchoui à l'agneau," a lamb barbecue 
that has become a popular activity. Credit 
for its popularity goes to the Lennoxville 
Research Station, and particularly to 
Leopold Cloutier and his team. Its origin 
can be traced to one evening in the fall of 
1958 when a group of employees at the 
station organized a get-together on the 
banks of the Saint-Francis River They sat 
around a small fire roasting a side of lamb. 
Later on they picked corn from the 
gardens to accompany the lamb, bread, 
and butter Naturally, all this was accom- 
panied with plenty of wine. Some of the 
participants were delighted with the deli- 
cious flavor of the main dish, while the 
more sober ones found it dreadfully tough. 
In any case, the success of the event gave 
rise to a series of lamb barbecues, which 
in 1970 were given the Arabic name 
"Méchoui." These were publicized by the 
Eastern Townships Sheep Breeders' Asso- 
ciation via the Agriculture Canada publica- 
tion entitled Canadian Lamb, which 
contains recipes for barbecuing. After 
having been promoted by the Lennoxville 
Research Station, this Arabic custom or 
Méchoui is now known and enjoyed 
throughout Quebec. 



At the end of 1983, construction began 
on two new barns: one for heifers and dry 
milk cows and the other for feeder cattle. 
From 1972 to 1983, the research staff 
increased considerably to the point that 
there is once again a shortage of space. 
The new building with three times the floor 
space of the old building will bring together 
under one roof the station's administrative 
services, offices, laboratories, and green- 
houses. Construction began in the sum- 
mer of 1984 with completion scheduled for 
late 1985. 



The building housing the offices and laborato- 
ries of the Lennoxville Research Station was 
enlarged and renovated in 1972. L'édifice 
des bureaux et des laboratoires de la station de 
rechercties de Lennoxville agrandi et rénové en 
1972. 




47 




1981 — Suzanne Gagné-Giguère, bibliothécaire 
professionnelle de la station. Suzanne 
Gagné-Giguère, the station's librarian. 



La bibliothèque 

Beaucoup de modifications s'effectuent au 
cours des années avant qu'on ne puisse 
s'enorgueillir de la bibliothèque actuelle. En 
1946, une toute petite pièce tient lieu de bi- 
bliothèque où s'empilent les rapports 
annuels de quelques fermes expérimen- 
tales, les rapports de contrôles laitiers et 
d'enregistrements du bétail domestique ainsi 
qu'un nombre restreint de volumes et de pé- 
riodiques spécialisés. En 1951 , la venue de 
chercheurs contribue beaucoup au dévelop- 
pement de la bibliothèque de sorte qu'en 
1955, la nécessité d'instaurer un système de 
classification se fait sentir. La tâche est alors 
confiée à un membre de soutien adminis- 
tratif. En 1972, à la suite de l'agrandissement 
du bâtiment administratif, on déménage la 
bibliothèque dans une pièce plus spacieuse 
qui servaitjusque-là de salle de conférence. 
Au début de 1978, on engage Diane Turcotte, 
une bibliothécaire professionnelle, dans le 
cadre d'un programme de travaux d'hiver. De 
janvier à août 1 978, celle-ci achète les rayon- 
nages et les présentoirs, procède à l'inven- 
taire des documents, classe les catalogues, 
bref, elle organise la bibliothèque. 

Après le départ de Diane Turcotte, la biblio- 
thèque est laissée sans responsable jusqu'à 
ce que la station de recherches engage à mi- 
temps Suzanne Gagné-Giguère, en avril 
1979, une autre bibliothécaire profession- 
nelle. Les chercheurs ont de plus en plus 
besoin de livres de références; les services 
offerts par la bibliothèque doivent donc se 
spécialiser. La Division des bibliothèques de 
la Direction générale des Affaires financières 
et administratives du ministère de l'Agri- 
culture du Canada accepte en 1981 de doter 
la station de recherches d'une bibliothécaire 
professionnelle à temps plein, poste qu'oc- 



cupe encore aujourd'hui Suzanne Gagné- 
Giguère. La bibliothèque s'inscrit alors dans 
le réseau national des bibliothèques spé- 
cialisées du ministère de l'Agriculture du 
Canada réparties sur l'ensemble du territoire 
canadien. Les services offerts aux cher- 
cheurs, soit par la bibliothèque elle-même, 
soit par l'entremise de la bibliothèque cen- 
trale située à Ottawa, vont du catalogage des 
documents à la recherche et au transfert de 
l'information, des services bibliothécaires 
traditionnels aux services informatisés et 
spécialisés. Actuellement, la collection de la 
bibliothèque se compose de près de 3 000 
monographies et documents officiels et de 
près de 5 000 volumes de publications en 
série. 

Informatique 

Avant même que le terme «informatique» 
existe, la station de recherches de Lennox- 
ville utilise différentes calculatrices mécani- 
ques pour répondre aux besoins en calcul 
biométrique et statistique. Le travail de com- 
pilation des données expérimentales est 
alors une tâche longue et fastidieuse. En 
1968, la station acquiert la première cal- 
culatrice programmable munie de cartes 
magnétiques. 

L'année suivante, la station signe une pre- 
mière entente avec le Centre de service infor- 
matique de l'Université de Sherbrooke. Cette 
entente marque l'entrée de la station dans le 
domaine de l'informatique. Depuis, l'équipe 
s'efforce d'améliorer le matériel logiciel et 
statistique et ce, conjointement avec le Ser- 
vice des techniques et statistiques d'Agri- 
culture Canada à Ottawa. En 1972, la station 
acquiert son premier appareil de télé-traite- 
ment relié à un ordinateur du ministère de 
l'Agriculture à Ottawa. En 1974, on engage 
une première personne au poste de commis 
en statistiques. Jusqu'en 1980, le traitement 
informatique se fait en grande partie à l'Uni- 
versité de Sherbrooke, alors qu'à la station 
on se limite encore aux projets de moindre 
envergure. 

Grâce â l'implantation du système AGRI- 
NET qui donne accès aux plus puissants 
ordinateurs du pays et à l'amélioration des 
moyens de communication, la station s'in- 
tègre davantage au réseau d'Agriculture 
Canada délaissant progressivement l'utilisa- 
tion du service informatique de l'Université 
de Sherbrooke. 

En 1982, on crée un poste d'analyste pro- 
grammeur afin de gérer le Service d'infor- 
matique et d'en planifier son évolution. Ce 
poste est occupé par André Belleau. En 
1984, la station acquiert un micro-ordinateur 
ainsi que différents terminaux afin d'informa- 
tiser le Service de gestion et la bibliothèque. 



48 



The library 

The development of the library to its 
current state took many years. In 1946, the 
library was a tiny room piled high with 
annual reports from several experimental 
farms, reports on dairy improvement pro- 
grams, domestic cattle registrations, and a 
few specialized periodicals and books. In 
1951, more research workers were hired 
and they contributed to the development of 
the library. By 1955 a classification system 
was necessary and the task was assigned 
to a member of the administrative support 
staff. In 1972, after the administration 
building had been enlarged the library was 
moved to a bigger room, which had pre- 
viously been used as a conference room. 
Early in 1978, a professional librarian was 
hired within the context of a winter works 
program. From January to August 1978, 
Mrs. Diane Turcotte ordered shelves and 
display racks, inventoried and cataloged 
documents, books, and journals, and orga- 
nized the library. 

With Mrs. Turcotte's departure, the 
library was unattended until April 1979, 
when the station hired another professional 
librarian, Mrs. Suzanne Gagné-Giguère, on 
a part-time basis. As research staff num- 
bers increased, the need for documenta- 
tion and for specialized services grew. In 
1981, the Libraries Division of the Finance 
and Administration Branch of Agriculture 
Canada agreed to provide the research 
station with a full-time professional librar- 
ian. Mrs. Gagné-Giguère was appointed 
and continues to occupy this position. The 
library was then incorporated into the 
national system of specialized Agriculture 
Canada libraries, which extends through- 
out the country. The services provided to 
scientific staff, either by the station library 
or through the central library in Ottawa, 
range from locating and obtaining docu- 
ments and other sources of information to 
the transmission of information by tradi- 
tional library documents and computer 
Currently the library's collection consists of 
nearly 3000 books and official documents 
and about 5000 volumes of scientific 
journals. 

Computer services 

Before the expression "data processing " 
even existed, the staff at the Lennoxville 
Research Station was using various 
mechanical calculators for biométrie and 
statistical work. At that time, compiling 
experimental data was a long and tedious 
task. In 1968, the station acquired its first 
programmable calculator equipped with 
magnetic cards. 



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The following year, the station signed a 
first agreement with the University of 
Sherbrooke marking the station's entry into 
the computer field. Since then, the staff 
has been intensifying its efforts to improve 
its software, hardware, and statistical 
capability in collaboration with Technical 
and Statistical Services of Agriculture 
Canada in Ottawa. In 1972, the station 
acquired its first terminal linked to an 
Agriculture Canada computer in Ottawa. In 
1974, the station hired its first data pro- 
cessor Until 1980, most of the data 
processing was done at the University of 
Sherbrooke, with only the smaller projects 
being statistically analyzed at the station. 

With the installation of the AgriNet 
system, which gave access to some of the 
most powerful computers in the country 
and led to the improvement of communica- 
tions, the station became more fully inte- 
grated into the Agriculture Canada 
computer network and gradually lessened 
its reliance on the computer services of 
the University of Sherbrooke. 

In 1982, the station hired André Belleau 
as programmer-analyst to manage the 
computer service and plan its develop- 
ment. In 1984, the station acquired a 
microprocessor and several more terminals 
permitting the computerization of adminis- 
trative services and the library. 



André Belleau, assisted by Nicole Perreault, 
operate the computer services section. 
André Belleau et son adjointe, Nicole Perreault, 
assurent le bon fonctionnement de la Section 
de l'informatique. 



49 



Orientation des recherches 

Avec l'arrivée de nombreux chercheurs, 
dont la plupart sont des zootechniciens, la 
recherche en zootechnie s'intensifie et se 
diversifie, appuyée par les travaux en phy- 
tologie et en pédologie. 

Recherches en zootechnie 

Les recherches en zootechnie visent deux 
objectifs bien précis; elles tendent à améliorer 
la production laitière et la production de 
viande. 

Production laitière 

La production laitière constitue la prin- 
cipale source de revenus des agriculteurs et 
représente environ 40 % des revenus agri- 
coles du Québec. La station de recherches 
de Lennoxville déploie un grand effort pour 
améliorer cette production. 

En 1959, selon la ligne de spécialisation 
des stations et selon le regroupement des 
effectifs, on ajoute au troupeau Jersey exis- 
tant un troupeau de race Holstein destiné à 
servir au projet national de génétique. En 
1967, on se défait du troupeau Jersey On 
poursuit quand même, jusqu'en 1970, le pre- 
mier projet national de génétique de la vache 
laitière. 

La Direction générale de la recherche 
d'Agriculture Canada met sur pied, en 1971 , 
un second projet de recherches dans le but 
d'étudier simultanément la sélection et 
l'hybridation chez le bovin laitier. Quatre sta- 
tions de recherches situées à Lennoxville et 
Normandin (Quebec), à Lethbridge (Alb.) et à 
Charlottetown (Î.-P.-É.), ainsi que l'Institut de 
recherches zootechniques à Ottawa collabo- 
rent au projet national coopératif d'améliora- 
tion génétique des bovins laitiers. Ce projet 
compte 900 vaches en lactation ou environ 
1 600 bovins laitiers de tout âge. 

Dans un premier temps, la lignée H à base 
de Holstein et la lignée A à base d'Ayrshire 
reçoivent de nouveaux gènes. Dans un 
deuxième temps, des croisements simples 
ont été formés à partir des lignées H et A. La 
troisième phase consiste à propager les 
croisements par l'utilisation de taureaux 
croisés. Tout en évaluant et comparant les 



On travaille à l'utilisation optimale de l'ensilage 
dans le régime alimentaire du troupeau laitier 
Jean Vallières prépare un repas d'ensilage 
d'tierbe pour les bovins laitiers. One area of 
endeavor is the optimum use of silage in the 
diet of the dairy herd. The photo shows Jean 
Vallières preparing silage for dairy cattle. 



croisements, on sélectionne, pour le rende- 
ment en protéine du lait, des vaches de li- 
gnées H et A. 

La nutrition de la vache laitière occupe une 
place importante dans le programme de la 
station depuis 1 957. On travaille à l'utilisation 
optimale du foin et de l'ensilage dans le 
régime alimentaire du troupeau laitier 

Au cours des années 1975 à 1977, on 
détermine la valeur de la fléole des prés pour 
la production du lait et on tient compte de la 
date de coupe de la fléole et de la proportion 



de concentré incluse dans la ration. A la 
même période, l'effet de la date de coupe du 
maïs ainsi que celui du gel est évalué en utili- 
sant, comme paramètre, la quantité de lait 
produite. 




50 



Present research goals 

With an increase in the number of 
research scientists nearly all of whom are 
specialists in animal science, research in 
this field is expanding and diversifying at 
the station. Plant and soil research con- 
tinue to complement it. 

Animal research 

The research objectives in animal sci- 
ence are to improve dairy and meat 
production. 

Dairy production 

Dairy production accounts for approxi- 
mately 40% of Quebec's agricultural reve- 
nue, the Lennoxville Research Station is 
therefore devoting significant resources to 
dairy research. 

In 1959, a herd of Holsteins for use in a 
nationwide genetics project was added to 
the stations existing Jersey herd. In 1967 
the Jersey herd was dispersed. The first 
national genetics project on dairy cattle 
continued until 1970. 

In 1971, the Research Branch of Agri- 
culture Canada initiated a second genetics 
research project designed to examine both 
selection and cross-breeding in dairy cat- 
tle. Four research institutions, Lennoxville, 
and Normandin in Quebec, Lethbridge in 
Alberta, and Charlottetown in Prince 
Edward Island, as well as the Animal 
Research Institute in Ottawa, collaborated 
in this "National Dairy Cattle Breeding 



Project." The project currently involves 900 
lactating cows and about 1600 animals of 
all ages. It is essentially the evaluation of 
several breeding systems. 

In the first phase, the genetic spectra of 
the purebred H (Holstein-based) and A 
(Ayrshire-based) lines were widened with 
the incorporation of new blood. In the 
second phase, simple crosses were made 
between the H and A lines. The third 
phase consisted of maintaining the cross- 
bred lines by the use of crossbred bulls. 
The crossbreds are evaluated and com- 
pared with the cows from the H and A 
lines that are simultaneously selected for 
their milk protein yield. 

Dairy cattle nutrition has occupied an 
important place in the station's program 
since 1957. Work has been conducted on 
the optimum use of hay and silage in the 
diet of the dairy herd. 

For instance during the years from 1975 
to 1977, a milk production study was made 
involving the date of harvesting timothy 
and level of concentrate in the ration. Dur- 
ing the same period, researchers exam- 
ined the effects of feeding silage corn that 
had been frozen and/or harvested at 
different dates of milk production. 

Also during the years 1975-1977, 
researchers compared the effectiveness of 
various forage systems for milk production. 
Four groups of 10 Holstein cows were fed 
different rations over three consecutive 
years. During the summer, two groups 
were pastured while the other two groups 



remained in the barn. Pasture crops proved 
to be an excellent source of feed for dairy 
cows, particularly if they contained more 
than 30% Ladino clover One of the barn 
groups, which received a complete ration 
consisting of alfalfa and corn silage mixed 
with meal, produced much more milk (on a 
per-hectare basis) than those on the other 
feeding systems. During the same period, 
experiments were also conducted on the 
various sources of protein and "protected" 
versus "unprotected" protein on milk out- 
put. The results indicated that horse beans 
and peas as protein sources could be 
substituted in whole or in part for soybean 
meal in a ration for dairy cows whose 
average output was 6000 kg of milk per 
year Protein supplements treated with 
formaldehyde (i.e. "protected") increased 
the milk protein content but did not affect 
the digestibility of the ration or milk 
production. 




The Lennoxville Research Station strives to 
improve production by dairy cows. Here André 
Biais is shown attaching the milker La 
station de recherches de Lennoxville déploie un 
grand effort pour améliorer la production de la 
vache laitière. André Biais s'affaire à la traite 
des vaches. 



51 



Au cours de la même période, on compare 
l'efficacité de divers systèmes fourragers 
pour la production de lait. Quatre groupes de 
10 vaches Holstein reçoivent quatre diffé- 
rentes rations pendant 3 années consécu- 
tives. En été, deux groupes sont envoyés aux 
pâturages, tandis que les deux autres 
demeurent à ! etable. Un des systèmes d'ali- 
mentation comporte une ration complète. 
Les pâturages s'avèrent une excellente 
source d'alimentation pour la vache laitière 
surtout s'ils contiennent plus de 30 % de trè- 
fle ladino. La ration complète, constituée 
d'ensilage de luzerne et de maïs mélangé à 
de la moulée permet aux vaches de produire 
beaucoup plus de lait à l'hectare que les 
autres systèmes d'alimentation. On a aussi 
évalué l'effet de différentes sources de pro- 
téines sur la production laitière. Les résultats 
indiquent que la féverole et le pois peuvent 
être, en partie ou en totalité, substitués au 
tourteau de soya dans une ration pour 
vaches laitières dont la moyenne de produc- 
tion est de 6 000 kg de lait par année. Le trai- 
tement à la formaldehyde des suppléments 
protéiques a eu un effet bénéfique sur la te- 
neur en protéines du lait, mais n'a pas affecté 
la digestibilité de la ration ni la production 
laitière. 

Une partie de la recherche porte sur les 
jeunes bovins laitiers. Au début des années 
1970, par souci d'une meilleure utilisation du 
veau mâle de race laitière, la station de 
recherches de Lennoxville a développé une 
technologie grâce à laquelle on arrive à pro- 
duire un veau plus pesant que la normale, en 
l'alimentant au grain au lieu des succédanés 
du lait qui sont trop chers. Ces veaux sont 
sevrés des succédanés du lait à l'âge de 5 ou 
6 semaines. On les soumet alors à une ration 
faite de grains et de suppléments protéiques. 
La viande de ces veaux possède une couleur 
plus foncée, mais quand même attrayante. 
Les test de dégustation ont établi que la 
viande des «veaux de grain» se comparait au 
point de vue saveur et tendreté à celle des 
veaux de lait. Aujourd'hui, la technique de 
production des veaux de grain est bien 
répandue. 

En 1 975, la nutrition de la génisse fait par- 
tie du programme de recherches; on mesure 
la valeur de différents fourrages (luzerne, 
fléole des prés, etc.) comme composante de 
la ration de la jeune génisse. De 1976 à 1980, 
on détermine l'effet de l'âge de la génisse à 
son premier accouplement sur sa production 
laitière durant ses trois premières lactations. 

À partir des années 1 970, la physiologie de 
la reproduction favorise les recherches sur 
les bovins laitiers. On cherche à mieux con- 
naître les dysfonctionnements ovariens de la 
vache au cours de sa lactation, à déterminer 
le temps de reprises de l'activité ovarienne 




\ 



\ 



après le vêlage et à décrire la folliculogénèse 
durant la période de post-partum. 

Production de viande 

Les recherches en production de viande por- 
tent sur le boeuf, le porc et le mouton. 

Production de bovins L hybridation est 
reconnue pour améliorer l'efficacité d'une 
production. La première recherche effectuée 
en ce sens remonte à 1963. Des taureaux de 
race Angus, Charolais, Hereford et Short- 
horn sont accouplés à des vaches de race 
Shorthorn. On compare le produit de trois 
croisements à celui de race pur-sang en 
fonction du poids des veaux sevrés jusqu'à 
l'âge de 1 80 jours. Le croisement Charolais 
X Shorthorn domine tous les autres et sou- 
lève l'enthousiasme d'un bon nombre d'agri- 
culteurs partout au Canada. Le troupeau de 
Shorthorn pur-sang disparaît graduellement 
de la station au cours de 1 967 à 1 969. 

Le nombre imposant de troupeaux laitiers 
dans l'est du Canada incite les chercheurs à 
se livrer à des expériences qui visent à valo- 
riser les races laitières dans la production de 
viande. Les croisements entre races laitières 
et de boucherie s'avèrent importants. 

En 1970, de concert avec l'Université 
Laval, on lance un projet de grande 
envergure. Des vaches laitières Holstein et 
Ayrshire sont accouplées à des taureaux 
Charolais, Hereford, Limousin et Maine- 
Anjou. Les femelles issues de ces huit 
croisements sont par la suite accouplées à 
un taureau appartenant à chacune des races 



Jacques Dufour a dirigé les expériences en 
physiologie de la reproduction de la vache 
laitière de 1970 à 1984. Jacques Dufour 
conducted experiments in dairy cattle 
reproductive physiology from 1970 to 1984. 



Angus, Limousin, Chianina et Simmental. 
Les veaux qui en résultent représentent un 
échantillonnage des différentes tailles sus- 
ceptibles d'être obtenues. Les difficultés au 
vêlage et la croissance des veaux ont permis 
d'évaluer les femelles issues de ces croise- 
ments comme vaches allaitantes. L'ouver- 
ture pelvienne et la grosseur du veau aident à 
caractériser les difficultés au vêlage. On 
poursuit des recherches en retenant les 
croisements Limousin x Holstein et Here- 
ford X Holstein. La vache Hereford sert de 
témoin. Ces trois génotypes de vaches sont 
accouplés à des taureaux appartenant aux 
races les plus populaires au Canada. La pro- 
géniture est évaluée jusqu'à l'abattage. 



52 



Part of the research dealt with veal calf 
production from surplus dairy males. At 
the beginning of the 1970s the Lennoxville 
Research Station developed a method of 
producing grain-fed veal calves instead of 
feeding them expensive milk substitutes. 
These calves were weaned from milk 
replacers at 5 or 6 weeks of age. They 
were then given a ration consisting of grain 
and protein supplements. The meat of 
these calves was darker in color but 
nonetheless attractive. Taste panel tests 
showed that the meat of these grain-fed 
calves was comparable in flavor and 
tenderness to that of milk-fed calves. 
Today, the practice of producing grain-fed 
calves is well accepted. 

In 1975, heifer nutrition was an important 
aspect of the research program. Experi- 
ments were conducted on the value of 
alfalfa, timothy, and a grass-legume mix- 
ture as a component of the ration given to 
young heifers. In addition, from 1976 to 
1980, researchers evaluated the effect of 
the heifer's age at the time of first mating 
on her milk output during her first three 
lactations. 

Beginning in the 1970s reproductive 
physiology became an important aspect of 
research in dairy cattle. Researchers 
sought to learn more about ovarian dys- 
functions in the lactating cow, to determine 
how long it took for the ovaries to resume 



functioning after calving, and to describe 
folliculogenesis during the postpartum 
period. 

Meat production 

Besides the dairy veal calf program, 
meat production research focuses on beef 
cattle, swine, and sheep. 

Beef production Cross-breeding is a 
recognized means of improving the effi- 
ciency of meat production. The first 
research conducted in this area dates to 
1963. Angus, Charolais, Hereford, and 
Shorthorn bulls were mated with Shorthorn 
cows. The three crossbreds were com- 
pared with purebreds in terms of the 
weight of the calves weaned up to the age 
of 180 days. The Charolais-Shorthorn 
cross dominated all the others and 
aroused the interest of numerous pro- 
ducers throughout Canada. The purebred 
Shorthorn herd gradually disappeared from 
the station between 1967 and 1969. 

Because of the large number of dairy 
herds in Eastern Canada and the practice 
of breeding a first calf heifer or low grade 
cow to a beef bull, researchers were 
motivated to evaluate these beef-dairy 
crosses for meat production. 

In 1970, a major project was undertaken 
in collaboration with Laval University Hol- 



stein and Ayrshire dairy cows were mated 
with Charolais, Hereford, Limousin, and 
Maine-Anjou bulls. The females born of 
these eight crossbreedings were subse- 
quently each mated with Angus, Limousin, 
Chianina, and Simmental bulls and re- 
sulted in calves of many different sizes 
and conformation. The females generated 
in these crosses were evaluated as brood 
cows on the basis of calving problems and 
the growth of their calves. The pelvic 
opening and the size of the calf were used 
to characterize difficulties in calving. Con- 
tinuing research was conducted on Lim- 
ousin X Holstein and Hereford x Holstein 
crossbreeds. The Hereford served as a 
control. Cows of these three genotypes 
were mated with bulls belonging to the 
most popular breeds in Canada. Their 
offspring were evaluated from birth until 
slaughter 




Serge Pommier and Yves Vilandré assess meat 
quality Serge Pommier et Yves Vilandré 
déterminent la qualité de la viande. 



53 



Les bouvillons nés des croisements entre 
les races laitières et les races de boucherie 
sont soumis à un régime d'engraissement 
rapide ou modéré d'après la teneur énergéti- 
que des rations. Le régime rapide, auquel 
sont soumis les bouvillons dont le poids doit 
atteindre 500 kg à l'abattage, s'avère le plus 
économique. 

Plusieurs projets de recherches apportent 
des informations sur la nutrition des bouvil- 
lons et des vaches de boucherie. De 1 961 à 
1963, la valeur alimentaire de la fléole des 
prés fertilisée à l'azote est déterminée en ali- 
mentant des bouvillons Hereford avec ce 
foin. De 1964 à 1966, on veut savoir si l'ali- 
mentation des bouvillons au cours de l'hiver 
affecte leur performance lors de la saison de 
pâture suivante. 

En 1 966 et en 1 967, on précise la quantité 
et la qualité de viande de boeuf produite par 
des bouvillons mis en pâturage. Le maïs 
ensilage y est aussi étudié de près. Au cours 
des années 1966 â 1968, différents cultivars 
de maïs dont on a fait varier le degré de matu- 
rité sont évalués comme aliments pour les 
bouvillons Hereford et Angus. Dans une 
autre expérience, en 1977-1978, on étudie 
l'effet de la densité du semis de maïs et des 
doses d'engrais azotés sur la performance 
des bouvillons qui le consomment. De 1980 à 
1982, on constate que la luzerne ensilée avec 
le maïs peut remplacer le soya comme 
apport protéique. Actuellement, on est à 
expérimenter si la pulpe de betterave peut 
être substituée à l'ensilage de maïs dans l'ali- 
mentation des bouvillons. 

De 1 978 à 1 980, on met sur pied une vaste 
expérience dont les buts s'énoncent ainsi: 
vérifier l'influence du développement hâtif 
sur la précocité de mise en marché, la qualité 
de la carcasse et l'économie de production 
du taurillon Holstein, et trouver les régimes 
alimentaires aptes â atteindre ce but. 

Depuis 1975, de grands efforts de re- 
cherches sont déployés afin d'augmenter les 
connaissances en physiologie de la repro- 
duction des vaches de boucherie issues des 
croisements entre les races laitières et les 
races de boucherie. Ils visent à mieux com- 
prendre les mécanismes du développement 
folliculaire dans le but d'obtenir des nais- 
sances gémellaires. On y étudie également 
le taux d'ovulation en relation avec l'énergie 
de la ration. 

Comme technique nouvelle (1982), signa- 
lons l'utilisation de l'eau lourde pour vérifier 
dans quelles proportions le gain de poids des 
bouvillons est attribuable à l'augmentation 
de la quantité de muscles et à celle de la 
quantité de gras. 



Production de porcs La recherche sur le 
porc connaît son véritable essor en 1 955 
grâce à la construction d'une porcherie mo- 
derne pour la mise bas et l'élevage. Peu 
après, on entreprend une expérience d'amé- 
lioration génétique de la race Yorkshire. Trois 
lignées sont soumises au processus de 
sélection pendant 1 générations suc- 
cessives. Les deux premières sont sélection- 
nées en vue, soit d'une meilleure conversion 
alimentaire, soit d'une meilleure qualité de la 
carcasse, tandis que la troisième lignée est 
sélectionnée pour les deux caractères à la 
fois. Il y a amélioration chez les trois lignées. 
La lignée sélectionnée simultanément pour 
les deux caractères enregistre la plus grande 
amélioration. En 1965, on mesure l'effet 
d'hétérose chez les croisements de trois li- 
gnées. Cette expérience démontre l'impor- 
tance d'une sélection soutenue. 

De 1 962 à 1 965, une autre expérience de 
sélection consiste à développer une lignée 
de porc dont le métabolisme du fer permet- 
trait aux porcelets de maintenir leur niveau 
d'hémoglobine afin d'éviter l'anémie néo- 
natale. Les résultats démontrent la possibilité 
de développer une telle lignée puisqu'on a 
observé une différence marquée entre la 
lignée améliorée et la lignée témoin. 

En 1968, on lance un vaste projet de 
croisement de porcs mené en collaboration 
avec l'Université Laval, le Collège Mac- 
donald, la ferme expérimentale de Nappan et 
l'Institut de technologie agricole de Kentville. 
Huit races, dont quelques-unes d'origine 
américaine font partie de l'expérience. On 
compare la productivité des truies de 28 
croisements totalisant plus de 1000 truies, de 
leur naissance jusqu'à leur seconde portée. 



Dans un premier temps, on compare les 
races originelles, puis on évalue les 28 
croisements. Dans une troisième phase, les 
truies issues des six meilleurs croisements 
de la phase précédente sont accouplées à 
cinq verrats de races afin de trouver les trois 
meilleurs triples croisements parmi une pos- 
sibilité de 20. Finalement, les truies des six 
croisements sont accouplées à des verrats 
de races et à des verrats hybrides. Cette 
expérience de croisements se termine en 
1 975. Les recommandations données aux 
éleveurs de porcs du Ouébec et des autres 
régions du Canada s'appuient sur les 
résultats de cette étude. 

D'autres études sont effectuées parallèle- 
ment à ce grand projet génétique, f^armi cel- 
les-ci mentionnons l'expérience où on étudie 
l'élevage de jeunes truies dans une porche- 
rie non chauffée. Les résultats démontrent 
que sauf pour une légère augmentation de la 
quantité de nourriture consommée, les per- 
formances de ces truies ne diffèrent pas de 
celles élevées dans les porcheries main- 
tenues à une température confortable. 



En 1966 et 1967, on détermine la quantité et la 
qualité de viande de boeuf produite par des 
bouvillons mis en pâturage. In 1966 and 
1967, tests were conducted on the quantity and 
quality of beef produced by pasture-fed steers. 




54 



Steers from crosses between dairy and 
beef breeds were fed to slaugfiter (500 kg) 
on normal or hiighi-energy rations. Thie 
hiigfi-energy ration proved to be thie most 
economical. 

Information on the nutrition of beef cows 
and steers was realized from various 
research) projects. From 1961 to 1963 the 
feed value to Hereford steers of timothy 
fertilized with nitrogen was measured. 
From 1964 to 1966, the effect of different 
rations fed to steers during the winter was 
evaluated on their subsequent perfor- 
mance during the following grazing sea- 
son. 

In 1966 and 1967, tests were conducted 
on the quantity and quality of beef pro- 
duced by pasture-fed steers. Corn silage 
was also studied. From 1966 to 1968, 
several corn hybrids of different maturity 
were evaluated as feeds for Hereford and 
Angus steers. Another experiment con- 
ducted in 1977-1978 studied the perfor- 
mance of steers fed silage made from corn 
grown at several population densities in 
combination with two rates of nitrogen 
fertilizer An experiment under way from 
1980 to 1982 found that alfalfa ensiled with 
corn could be substituted for soybean 
meal as a source of protein. Currently 
experiments are being conducted to deter- 
mine whether beet pulp can be substituted 
for corn silage in the feeding of steers. 

From 1978 to 1980, experimental work 
with Holstein bull calves was initiated to 
develop economical feeding programs per- 
mitting rapid growth and earlier marketing 
while maintaining a high quality carcass. 

Since 1975 a major study has been 
conducted on the reproductive physiology 
of beef cows produced from dairy-beef 
crosses. The goal is to attain a better 
understanding of the mechanisms of fol- 
licular development with the objective of 
obtaining twin births. Research is also 
being conducted on the rate of ovulation in 
relation to the energy level of the ration. 

A new technique initiated in 1982 is the 
use of heavy water to determine what 
proportion of the weight gain in steers is 
attributable to increases in the quantity of 
muscle and fat. 

Swine production Swine research 
began in earnest in 1955 with the con- 
struction of a modern barn for the farrow- 
ing and breeding of pigs. Soon afterward, 
work was launched to genetically improve 
the Yorkshire breed. Three lines were 
subjected to selection over 10 successive 
generations. The first two were selected 





1968 — Major projects at Lennoxville involved the 
crossbreeding of swine. A Lennoxville. on a 
poursuivi de vastes expériences de croise- 
ments des races porcines. 

for either a better feed conversion rate or 
a better quality carcass, whereas the 
third was selected for both these traits. 
Although improvement occurred in all three 
lines, the line selected for both traits 
registered the greatest improvement. By 
1965, the importance of sustained selec- 
tion and the phenomenon of heterosis in 
the crosses of the three lines was evident. 

Another selection experiment, conducted 
from 1962 to 1965, consisted of developing 
a swine strain that would produce piglets 
with a higher hemoglobin level thereby 
avoiding anemia of the newborn. The 
results showed that it was possible to 
develop such a line, because a marked 
difference was observed between the 
improved and the control strains. 



Swine research began in earnest in 1955. 

La recherche sur le porc connaît son véritable 

essor en 1955. 



In 1968 a vast swine crossbreeding 
project was begun in collaboration with 
Laval University, Macdonald College, the 
Nappan Experimental Farm, and the Kent- 
ville Institute of Agricultural Technology. 
Eight breeds, including several of Amer- 
ican origin, were involved. Productivity 
comparisons from birth to second litter 
were made of 28 crossings involving more 
than 1000 sows. The initial comparisons of 
the original breeds were followed with the 
subsequent evaluation of the 28 crosses. 
In the third phase, sows born of the six 
best crosses were mated with boars of five 
breeds in order to find the three best triple 
crosses from a range of 20. Finally, the 
sows from the six crossings were mated 
with both purebred and hybrid boars. This 
crossbreeding experiment, which ended in 
1975, provided the basis for the recom- 
mendations made to swine breeders in 
Quebec and other parts of Canada. 

Other studies were conducted simul- 
taneously with this major genetic study. 
Noteworthy among them was an experi- 
ment to examine the effects of raising 
young sows in an unhealed pig barn. The 
results showed that except for a slight 
increase in the amount of feed consumed, 
the performance of these sows did not 
differ from that of sows raised in pig barns 
maintained at a comfortable temperature. 



55 




André Bouchard et Denis Fournier procèdent à 
l'examen microscopique des coupes d'ovaires à 
l'intérieur d'une expérience axée sur la repro- 
duction chez le porc. André Bouchard and 
Denis Fournier examining ovarian sections 
under tlie microscope as part of an experiment 
on swine reproduction. 



Depuis 5 ans, le programme de recher- 
ches sur les porcs a pour objectif principal 
l'amélioration de la productivité de la truie. 
On recherche la solution aux problèmes sui- 
vants: la mortalité pré-natale et post-natale 
des porcelets, le retard de la croissance des 
porcelets, le retard de la puberté, l'infertilité 
et un intervalle trop prolongé entre le sevrage 
des petits et la prochaine conception. 

À partir de 1 972, plusieurs expériences 
s'effectuent en physiologie de la reproduction 
des truies. En 1974, on examine les effets 
des méthodes de rationnement sur les per- 
formances et la qualité des carcasses de 
porcs destinées au marché. Depuis 1 979, 
des études de comportement des porcelets 
se font dans l'espoir de réduire leur pourcen- 



tage de mortalité. Ces études ont permis de 
compléter la description des comportements 
de la truie et du porcelet à la naissance. On a 
pu également préciser la relation de ces com- 
portements avec le taux d'anoxie à la nais- 
sance, ainsi qu'avec le taux d'immunoglo- 
bulines dans le sang du jeune porcelet. Le 
comportement alimentaire du porcelet avant 
et après le sevrage fait aussi partie des 
études en cours. 

Récemment (1982), on a évalué l'effet de la 
substitution du tourteau de soya par celui de 
canola dans l'alimentation des truies. On a 
aussi étudié l'effet du nombre de porcelets à 
la naissance sur certains paramètres san- 
guins. On s'est également préoccupé des 
facteurs qui influencent le développement du 
tube digestif de la truie pendant son cycle de 
reproduction. 

Production de moutons Au cours des 
années soixante, on entreprend une étude 
comparative des races Southdown cana- 
diennes et néo-zélandaises; la race Suffolk 
sert de témoin. L'objectif principal est de 
déterminer la meilleure lignée de Southdown 
dans les catégories d'agneaux légers et 
lourds. La lignée Southdown de Nouvelle- 
Zélande s'avère meilleure dans la catégorie 
d'agneaux légers tandis que la race Suffolk 
produit les meilleurs agneaux lourds. 

Les années soixante marquent également 
le début d'un travail portant sur l'alimentation 
des animaux élevés artificiellement puis mis 
au pâturage. La station de recherches de 
Frédéricton et la terme expérimentale de La 
Pocatière collaborent de très près à ces 
recherches. On établit les méthodes d'éle- 
vage artificiel des agneaux et on informe les 
éleveurs des avantages qu'ils peuvent retirer 
de ces nouvelles méthodes. Des études sont 



De 1967 à 1970 Taft Cameron et Mohamed 
Fahmy unissent leurs efforts pour améliorer la 
production de viande ovine. From 1967 to 
1970 Taft Cameron and t\/lohamed Fatimy 
pooled their efforts to improve lamb production. 




56 



For the past 5 years, the main objective 
of the swine program has been to improve 
sow productivity. Solutions are being 
sought to pre- and post-natal piglet mor- 
tality retarded growth in piglets, delayed 
puberty, infertility, and an excessively long 
interval between weaning and the next 
conception. 

Since 1972, a number of experiments 
have been conducted on the reproductive 
physiology of sows. In 1974, researchers 
examined the effects of feeding methods 
on feeder hog performance and carcass 
quality Since 1979, studies have been 
conducted on piglet behavior with the 
objective of reducing their mortality rate. 
These studies have provided a more 
complete picture of sow and piglet behav- 
ior at birth. They have also shed light on 
the relationship between such behavior, the 
rate of anoxia at birth, and the level of 
immunoglobulins in the blood of young 
piglets. The feeding behavior of piglets 
both before and after weaning is also 
being studied. 

Recent (1982) tests have been con- 
ducted to determine the effect of substitut- 
ing canola meal for soybean meal in sow 
rations. Studies have also been carried out 
on the relationship of the number of piglets 
born and the levels of various blood 
parameters. In addition, researchers have 
examined the factors that influence the 
development of a sow's digestive tract 
during her reproductive cycle. 

Sheep production During the 1960s, a 
comparative study was conducted on the 
Canadian and New Zealand Southdown 
sheep breeds with the Suffolk breed being 




used as a control. The main objective was 
to determine the best Southdown line in 
the light and heavy lamb categories. The 
New Zealand Southdowns were found to 
be superior in the light lamb category, 
whereas the Suffolks produced better 
heavy lambs. 

The 1960s also marked the beginning of 
a study on the feeding of lambs weaned 
early and then put on pasture. The Freder- 
icton Research Station and the La 
Pocatière Experimental Farm collaborated 
very closely in this research. New methods 
of raising lambs artificially were developed 
and producers were informed of the advan- 
tages that could be derived from these 



Since 1979 Anne Marie B. de Passillé (left), first 
woman researcher at Lennoxville, has been 
conducting studies on piglet behavior. She is 
assisted by technician Louise Thibault (center) 
and herdsman Marcel Morissette (right). 
Depuis 1979, Anne Marie B. de Passillé (à 
gauche), première femme chercheure, effectue 
des recherches en éthologie (comportement 
animal) des porcelets. La technicienne Louise 
Thibault (au centre) et l'éleveur Marcel 
Morissette (à droite) participent à ses 
recherches. 




In the 1960s, studies were carried out on the 
use of forage crops by lambs. Here Garret 
Chapman is looking after a lamb in a metabo- 
lism cage. Vers les années 1960, la station 
mène une recherche sur l'utilisation des four- 
rages dans l'alimentation des agneaux. Garret 
Chapman s'occupe d'un agneau en cage de 
métabolisme. 



57 




Des moutons de la race Romanov sont 
importés de France et amenés à la station de 
recherches de Lennoxville en 1981. In 1981. 
Romanov sheep were imported from France 
and brought to the Lennoxville Research Sta- 
tion. 



également entreprises pour démontrer l'in- 
teraction entre la fertilisation des pâturages 
et la consommation et l'utilisation des four- 
rages par les agneaux. Les risques de cette 
régie, comme l'infection parasitaire, sont 
également à l'étude. 

Depuis 1966, un projet porte sur le déve- 
loppement d'une nouvelle race. Pour 
résoudre le problème de saisonnalité de 
reproduction chez les races ovines cana- 
diennes, la recherche a pour objet de pro- 
duire une race capable de se reproduire à 
longueur d'année. À cette fin, on importe la 
race Dorset d'Australie que l'on croise avec 
les races Leicester et Suffolk. Les moutons 
issus de ces croisements sont accouplés à 
leur tour pour produire la race DLS. Depuis 
1971 , les DLS sont sélectionnés pour 
l'agnelage d'automne résultant de l'accou- 
plement d'été, la saison la moins active 
sexuellement. Les pourcentages de brebis 
qui démontrent une activité sexuelle pendant 
les mois d'été augmentent continuellement. 
Les agneaux issus de brebis DLS ont une 
bonne conformation, se développent rapide- 
ment et les éleveurs aiment les produire. Pré- 
sentement, on retrouve la race DLS dans une 
dizaine de fermes à travers le Québec. 

En 1976, pour mieux connaître les effets 
de la prolificité chez le mouton, on met sur 
pied un programme de croisement avec une 
race prolifique, la Finnoise. Les deux races 
DLS et Finnoise et sept combinaisons de ces 
deux races sont comparées pour mesurer 
certains caractères d'importance économi- 
que. Fertilité, taux d'ovulation, prolificité, 
mortalité des agneaux, taux de croissance, 
qualité des carcasses, production et qualité 
de la laine sont parmi les caractères à l'étude 
pour déterminer la meilleure combinaison 
entre les deux races. 

Pour contribuer à l'amélioration de l'éle- 
vage ovin, la Romanov, une race prolifique, 
est importée de France et amenée à Lennox- 
ville en 1 981 . Cependant, on doit garder les 
animaux en quarantaine pendant 5 ans, pé- 
riode au cours de laquelle des recherches 
sur le taux d'ovulation, la prolificité et la pro- 
duction d'agneaux sont en cours. 

En 1982, par le biais de la recherche à con- 
trat, on oriente nos efforts vers la conception 
d'un système d'agnelage accéléré sans avoir 
recours aux hormones. Le contrôle de la 
lumière, l'utilisation des béliers vasectomisés 
et le choix de races particulières ont réussi à 
produire trois agnelages en 2 ans, c'est-à- 
dire un agnelage et demi par année. Les 
modifications récentes de ce système per- 
mettent de produire vraisemblablement plus, 
soit cinq agnelages en 3 ans ou 1 ,7 par année. 



58 



new techniques. Studies were also con- 
ducted on the relationship between the 
fertilization of pasture crops and the con- 
sumption and use of forages by lambs. 
Parasite infection and other problems were 
also studied. 

Since 1966, a project has been under 
way to develop a new breed. The object of 
the research is to solve the problem of 
reproductive seasonality in Canadian 
sheep by developing a breed capable of 
reproducing year-round. For this purpose, 
the Dorset breed has been imported from 
Australia and crossed with the Leicester 
and Suffolk breeds. The sheep born of 
these crossings are in turn mated to pro- 
duce the DLS breed. Since 1971, the DLS 
crosses have been selected for autumn 
lambing, which results from mating in 
summer, the season of least sexual 
activity The percentage of ewes exhibiting 
sexual activity during the summer months 
has been steadily increasing. Lambs born 
of DLS ewes have good conformation, 
develop quickly, and are popular with 
producers. At present, the DLS breed is to 
be found on some 10 farms throughout 
Quebec. 

In order to gain a better understanding 
of the effects of multiple lambing in sheep, 
a crossbreeding program was established 
in 1976 with a prolific breed, the Finnish 
Landrace. The DLS and Finnish breeds, 
and seven combinations of the two were 
compared for economically significant 
characteristics. Fertility ovulation rate, pro- 
lificacy, lamb mortality, growth rate, car- 
cass quality wool quality and wool yield 
were among the characteristics studied in 
order to determine the best combination of 
the two breeds. 

To further improve sheep production, the 
Romanov, another prolific breed, was im- 
ported from France and brought to Len- 
noxville in 1981. During the 5-year 
quarantine period, research is being con- 
ducted on ovulation rate, prolificacy, and 
lamb production. 

Through research conducted under con- 
tract in 1982, efforts were directed toward 
designing an accelerated nonhormone 
lambing system. The control of light, the 
use of vasectomized rams, and the choice 
of particular breeds resulted in the produc- 
tion of three lambs in 2 years (1.5 lambs 
per year). Recent changes to this system 
appear to be resulting in a higher rate: five 
lambs in 3 years or 1.7 lambs per year. 




In research conducted from 1966 to 1975, 
Mohamed Fahmy, N.G. Bennett, and Robert 
Suitor studied sheep of the DLS breed. De 
1966 à 1975 Mohamed Fahmy, N.G. Bennett et 
Robert Suitor ont fait des observations sur les 
moutons de la race DLS. 



59 



Recherches en sols et en 
productions végétales 

Au cours des 25 dernières années, la 
recherche en sols et en productions végé- 
tales a évolué grâce à l'apparition de tech- 
niques nouvelles et au développement de la 
section des laboratoires de la station de 
recherches de Lennoxville. 

Productions végétales 

Essais de cultivars Des essais de cul- 
tivars de céréales et de plantes fourragères 
s'effectuent à la station depuis 1915. Ces 
essais sont toujours d'actualité puisque les 
généticiens et les améliorateurs de plantes 
travaillent sans relâche à la création de 
nouveaux cultivars à haut rendement et y 
introduisent des caractères désirables 
comme le pourcentage élevé de protéines, la 
résistance aux maladies et une meilleure 
adaptation au milieu. La liste des cultivars 
recommandés change du tout au tout au 
moins une fois par 10 ans. C'est pourquoi la 
station de recherches doit constamment 
évaluer les cultivars à mesure que les généti- 
ciens et les améliorateurs les sortent de leurs 
institutions. 

Régie et qualité des plantes fourragères 

En plus de mesurer les rendements des 
plantes fourragères, les chercheurs en phy- 
totechnie commencent, depuis 1 958, à en 
déterminer la qualité biologique et à en défi- 
nir la régie la plus appropriée. On évalue 
l'effet des associations des légumineuses 






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avec les graminées. Les efforts ont surtout 
porté sur le trèfle ladino, la luzerne et le lotier 

De 1 969 à 1 971 , on s'applique à obtenir les 
courbes de croissance de la fléole des prés, 
de la fétuque élevée, de l'alpiste roseau et du 
pâturin du Kentucky. Ces courbes permet- 
tent de relier la productivité, la digestibilité et 
la teneur en protéines de ces graminées à 
leurs divers stades végétatifs. On obtient 




De 1935 à 1970 A. Emile Ouellette était respon- 
sable des essais de cultivars de céréales 
pendant de nombreuses années. A. Emile 
Ouellette was in charge of tests on cereal 
cultivars from 1935 to 1970. 



ainsi de solides bases scientifiques sur les- 
quelles s'appuient les recommandations de 
régie des graminées. 

Rénovation des prairies À chaque 
printemps, on constate un fort pourcentage 
de destruction des légumineuses dans les 
prairies. Depuis 1960, des techniques de 
resemis de la luzerne et du trèfle rouge sont à 
l'essai dans le but de rénover les prairies et 
d'augmenter le pourcentage de légumi- 
neuses dans les champs partiellement en- 
dommagés par l'hiver 



Micheline Pelletier, technicienne, détermine la 
teneur en NPK du maïs. Micheline Pelletier, 
technician, determining the NPK content of 
corn. 



60 




Jean-Charles Gagnon and Raymond Morissette, 
experimental plot crew, harvesting grasses. 
Jean-Charles Gagnon et Raymond Morissette, 
préposés à la production végétale, font la 
récolte des graminées. 



Soil and crop research 

During the past 25 years, research on 
crop production and soils has benefited 
from new techniques and the development 
of the Laboratory Section at the Lennox- 
ville Research Station. 

Crop production 

Cultivar testing Cereal and forage 
cultivar evaluation tests have been con- 
ducted continuously at the station since 
1915. Because geneticists and plant 
breeders continually strive to develop new, 
high-yielding cultivars with desirable 
characteristics such as high protein con- 
tent, resistance to disease, and better 
adaptation to the environment, testing is a 
continuous process. The list of recom- 
mended cultivars changes entirely at least 
once every 10 years. 

Forage crop quality and management 

In addition to cultivar testing, plant science 
researchers began work in 1958 to assess 
the quality of these crops and to identify 



the most appropriate management pro- 
grams. For instance, competition effects in 
grass-legume mixtures were studied. 
Much effort was focused on Ladino clover, 
alfalfa, and bird's-foot trefoil. 

From 1969 to 1971, researchers con- 
ducted studies that defined the growth 
curves for timothy meadow fescue, reed 
canarygrass, and Kentucky bluegrass. 
These curves permitted the determination 
of the productivity digestibility and protein 
content of these grasses at their various 
stages of growth. This information formed 
the scientific basis for grass management 
recommendations. 

Legume reestablishment A high legume 
loss often occurs each spring in pasture 
and hay stands. Since 1960, research has 
been conducted to evaluate techniques for 
reestablishing alfalfa and red clover in 
damaged fields and pastures. 



61 




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Jean-Louis Dionne (au centre) livre à des 
collègues les observations qu'il a faites sur des 
parcelles servant à déterminer l'effet du pH des 
sols sur la luzerne. Jean-Louis Dionne (cen- 
ter) informs liis colleagues of results obtained 
from plots used to determine the effect of soil 
pH on alfalfa. 



Productivité des pâturages De 1957 à 
1977, une série d'expériences sur la produc- 
tivité des pâturages sont effectuées. On 
compare des pâturages de trèfle ladino à des 
pâturages de fléole des prés et de pâturin du 
Kentucky. On détermine l'effet de la fumure 
azotée sur ces pâturages ainsi que la pro- 
duction de viande des bouvillons sur ces 
pâturages. Lors d'une de ces expériences, 
on compare les quantités de lait produites 
par des vaches paissant dans des pâturages 
de ladino ou de fléole des prés à celles 
obtenues de vaches alimentées à l'intérieur 
avec de l'ensilage de maïs et de luzerne- 
fléole. On est maintenant en mesure de ren- 
seigner les agriculteurs sur la quantité de 
viande et de lait qu'ils peuvent obtenir des 
pâturages. 

Culture du maïs Le maïs constitue un élé- 
ment clé dans l'alimentation des bovins au 
Québec. Dés les débuts de son existence, la 
station de recherches de Lennoxville évalue 
des dizaines de cultivars de maïs destinés à 
l'ensilage. Ce n'est que vers le milieu des 
années 1960 que les essais de cultivars de 
maïs grain ont commencé à Highwater, 
Notre-Dame-du-Bon-Conseil et, en 1972, à 
Saint-Grégoire de Nicolet. 

On s'efforce également de définir quelle 
régie et quelle fumure doivent être appli- 
quées au maïs. De 1971 à 1974, on effectue 



une expérience dans le but de mesurer l'effet 
de la précocité des hybrides, de la densité du 
peuplement et de la fumure N P K sur la pro- 
duction de l'ensilage de maïs. En 1977, on 
détermine aussi l'effet des cultivars et des 
dates de coupes sur la production, la teneur 
enN P K et le pourcentage de digestibilité in 
vitro du maïs. 

Depuis 1979, on tente d'établir si la 
digestibilité et la teneur en minéraux du maïs 
varient selon les cultivars et les régions où le 
maïs est cultivé au Québec. 

Au cours des étés 1 975 et 1976, des biolo- 
gistes de l'Université de Sherbrooke, en col- 
laboration avec la station de recherches, 
comparent quatre méthodes de lutte contre 
les oiseaux qui s'attaquent au maïs fourrager 
soit l'Avitrol 200, le Metiocarb, le canon à 
acétylène et l'Av-Alarm. À la période des 
récoltes, seul le Metiocarb n'a pas été 
efficace. La réduction des dommages a varié 
entre 54 et 93 % même si les voiliers de 
carouges et de mainates atteignent, à la pé- 
riode des récoltes, des populations d'au 
moins 3 400 oiseaux. 



62 



Pasture productivity From 1957 to 1977, 
a series of experiments was conducted on 
the productivity of pastures. Beef produc- 
tion and nitrogen fertilization experiments 
were executed on Ladino clover, timothiy, 
and Kentucky bluegrass pastures. In one 
of these experiments, researchers com- 
pared the quantities of milk produced by 
cows grazing Ladino clover or timothy 
pastures with the amount produced by 
cows fed in confinement on a diet of corn 
and alfalfa-timothy silage. 

Corn production Corn is a key element 
in cattle feeding in Quebec. From its 
beginning, the Lennoxville Research Sta- 
tion has evaluated dozens of silage corn 
hybrids. Grain corn hybrid testing began in 
the mid-1960s with trials at Highwater and 
Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Saint-Gré- 
goire de Nicolet became the grain corn 
hybrid test site in 1972. 

Much effort has been devoted to deter- 
mining what type of management program 
and what sort of fertilization regime is 
appropriate for corn. From 1971 to 1974, 
an experiment was conducted to determine 
the effects of hybrid maturity population 
density and NPK fertilization on silage 
corn yield. In 1977, tests were conducted 
to determine how different hybrids and the 
date of harvesting affected yield, NPK 
content, and the digestible nutrients of 
corn in vitro. 

Since 1979, researchers have been 
attempting to determine whether the 
choice of hybrid and region where corn is 
grown influence digestibility and the min- 
eral content. 



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From 1965 to 1975 pasture productivity experi- 
ments required the collaboration of researchers 
from various disciplines. From left to right, 
Gaspard Lalande (cattle management), Jean- 
Louis Dionne (soil fertility), and Wesley Mason 
(plant science). De 7965 à 7975 des expéri- 
ences sur la productivité des pâturages néces- 
sitent la collaboration des chercheurs de 
diverses disciplines. De gauche à droite, 
Gaspard Lalande (régie du boeuf), Jean-Louis 
Dionne (fertilité des sols) et Wesley Mason 
(phytotechnie). 



During the summers of 1975 and 1976, 
biologists from the University of Sher- 
brooke, in cooperation with the research 
station, compared various methods of 
controlling birds that attack feed corn. Four 
methods were tested: Avitrol 200, 
Metiocarb, acetylene gun, and Av-Alarm. 
By harvest time, only Metiocarb had 
demonstrated no effect. Losses were 
reduced by between 54% and 93%, even 
though blackbirds and grackles had 
reached populations of at least 3400 birds 
by harvest time. 



63 



Louis Demers se consacre à une expérience 
concernant l'effet du pH des sols et des régimes 
hydriques sur la luzerne en serre. Louis 
Demers at work on an experiment designed to 
evaluate the effect of soil pH and water regimes 
on alfalfa grown in a greenhouse. 



Fertilité des sols 

pH des sols L'acidité, alliée au bas niveau 
de fertilité des sols, cause des problèmes de 
croissance et de productivité des céréales et 
des plantes fourragères. Aussi depuis 1960, 
nous entreprenons de déterminer l'effet du 
pH des sols sur leur teneur en éléments 
nutritifs et sur la composition chimique des 
céréales et des plantes fourragères. L'inter- 
action du pH et des éléments majeurs et 
mineurs fait l'objet d'un examen attentif. 

Calibration des méthodes d'analyse de 
sols À partir de 1971 , la station de recher- 
ches de Lennoxville est l'instigatrice d'un 
projet de recherches d'envergure provin- 
ciale. Il s'agit de calibrer les méthodes d'ana- 
lyse de sols selon les cultures. Grâce à ce 
projet, les recommandations de doses 
d'engrais chimiques peuvent se formuler en 
tenant compte du niveau de fertilité des sols 
et des exigences des cultures. Les produc- 
teurs agricoles économisent beaucoup 
d'argent en suivant ces recommandations. 

Recherches sur les fumiers L intérêt con- 
cernant l'utilisation des fumiers s'est ravivé. 
En 1982, la station de recherches de Lennox- 
ville entreprend un programme de recher- 
ches sur la qualité et l'utilisation des fumiers. 
On veut obtenir des réponses aux questions 
suivantes: «Sur quelles cultures le fumier 
doit-il être employé? Quelle est la dose 
optimale? Quelle est la quantité maximale 



qu'on peut épandre sur un hectare de sol? 
Quel est le taux de minéralisation du fumier? 
Quel est l'effet du fumier sur l'environne- 
ment?» Voilà autant de questions auxquelles 
le programme sur les fumiers essaie de 
répondre. 

Physique des sols Avec l'arrivée, en 
1967, d'un spécialiste en physique des sols, 
les facteurs comme la texture, la structure, 
l'eau et la température sont mis à contribu- 
tion dans l'élaboration des projets sur la ferti- 
lité du sol. L'effet des régimes hydriques sur 
l'assimilabilité des éléments majeurs et 
mineurs a été déterminé. On met en relief le 
rôle des engrais sur l'efficacité de l'utilisation 
de l'eau. Le rôle de la température, de l'humi- 
dité du sol et de l'épaisseur de la neige, dans 
la survie de légumineuses à l'hiver, est pré- 
cisé. L'érosion des sols est mesurée sur les 
pentes de l'Estrie. L'influence des cultures et 
de l'utilisation du fumier sur la quantité de sol 
érodé et de minéraux délavés sont claire- 
ment démontrées. Un projet vise à évaluer 
des caractéristiques physiques de différents 
types de sols dans l'Estrie. Enfin, on mesure 
l'effet du passage des motoneiges sur la den- 
sité de la neige, la pénétration du gel dans le 
sol et la survie des plantes sur les sentiers de 
motoneiges. 




64 




^^'"^l 



Soil fertility 

Soil pH The low fertility and high acidity 
of Townships soils cause numerous growth 
and productivity problems in cereals and 
forage crops. Therefore the interaction of 
soil acidity and soil fertility nutrient reac- 
tions in the soil, and the subsequent 
effects on the nutrient content of cereal 
and forage plants have been the subject of 
numerous studies since 1960. The interac- 
tion between the pH and the major and 
minor elements is currently under study. 

Soil test calibration In 1971, the Len- 
noxville Research Station was instrumental 
in initiating a province-wide research proj- 
ect on soil test calibration for various 
crops. This project provided the informa- 
tion necessary to calibrate fertilizer require- 
ments based on soil test and crop need. 
By following these recommendations deter- 
mined for Quebec crops and soils, more 
effective fertilization schemes are available 
to the producer 

Manure research There has been 
renewed interest in the use of manure. In 
1982, the Lennoxville Research Station 
undertook a research program on the 
quality and use of manure. Answers were 
sought to the following questions: On what 
types of crops should manure be used? 



What is the optimum amount? What is the 
maximum quantity that can be spread on a 
hectare of soil? What is the rate of nutrient 
mineralization of manure? What is the 
effect of manure on the environment? 
These are all questions that this research 
program is seel<ing to answer 

Soil physics With the arrival of a soil 
physicist in 1967, studies involving soil 
fertility and factors such as texture, struc- 
ture, water, and temperature were initiated. 
For instance, researchers determined the 
effect of water regimes on the availability 
of major and minor elements and the role 
of fertilizers in the efficiency of water 
utilization. The relationship of temperature, 
soil water content, and the depth of snow 
to the winter survival of legumes was 
studied. Erosion studies to evaluate soil 
loss from the slopes in the Eastern Town- 
ships were made. This work demonstrated 
how various crops and the use of manure 
affected the quantity of soil eroded and 
nutrients lost. One project was designed to 
determine the physical characteristics of 
the various soil types in the Eastern 
Townships. Another assessed the effect of 
snowmobile use on snow density, frost 
penetration into the soil, and plant survival. 



Alain Pesant and Clément Côté observe the 
influence of soil water content on the growth 
and survival of plants. Alain Pesant et 
Clément Côté observent les effets de l'fiumiclité 
du sol sur la croissance et la survie des 
plantes. 



65 



Fêtes du 70^ anniversaire 

de la station de recherches 

de Lennoxville 




Le 9 mai 1984, on organise une cérémonie 
toute simple pour souligner le 70^ anniver- 
saire de la station de recherches de Lennox- 
ville. E.J. LeRoux, sous-ministre adjoint à la 
Recherche de la Direction générale de la 
recherche, nous offre ses félicitations et nous 
encourage à continuer une recherche de 
qualité. Le Directeur général de la région du 
Québec, Jean-Jacques Jasmin, nous rap- 
pelle que Lennoxville a le mandat de pour- 
suivre la recherche en zootechnie au 
Québec. «L'équipe des chercheurs de Len- 
noxville devrait en être fière, affirme-t-il, et 
devrait assumer le leadership de cette 
recherche par la qualité et l'originalité de ses 
travaux et par l'excellence et la quantité de 



ses publications». Yvon Martel, directeur de 
la station de recherches de Lennoxville, 
résume l'histoire de la station. Il montre 
qu'elle a toujours su s'adapter à l'histoire de 
l'agriculture de l'Estrie et à mener une 
recherche répondant aux besoins agricoles 
qui n'ont cessé de changer au fil des ans. À la 
fin des allocutions, on dévoile le drapeau 
dessiné pour le 70^ anniversaire de la station 
de recherches de Lennoxville. 



E.J. LeRoux, Sous-ministre adjoint à la Rechier- 
che, Direction générale de la rechierche, nous 
livre son message de félicitations, le 9 mai 
1984, lors de la fête du 70® anniversaire de la 
station de rechercfies de Lennoxville. Il est 
accompagné de Jean-Jacques Jasmin, Direc- 
teur général de la région du Québec (à gauche) 
et d'Yvon Martel, Directeur de la station (à 
droite). E.J. LeRoux. Assistant Deputy Minister 
of Agnculture, Research, delivering his message 
of congratulations on 9 l\Âay 1984. during the 
celebration of the 70th anniversary of the 
Lennoxville Research Station. He is accom- 
panied by J. -J. Jasmin (left). Director General of 
the Quebec Region, and Yvon t^artel (right), 
Director of the station. 



66 



Celebration of the 70th anniversary 

of the 
Lennoxville Research Station 



On 9 May 1984, a simple ceremony was 
held in observance of the 70th anniversary 
of the Lennoxville Research Station. Dr 
E.J. LeRoux, Assistant Deputy Minister, 
Research, of Agriculture Canada, delivered 
a message of congratulations and encour- 
agement, urging the staff to continue its 
high-quality research. Mr Jean-Jacques 
Jasmin, Director General of the Quebec 
Region, recalled that responsibility for 
conducting animal research in Quebec 
resided with Lennoxville. He added that 
the station's research team should be 
proud of its efforts and should assume the 
leadership in the area of research through 
the quality and originality of its work and 
the excellence and quantity of its publica- 
tions. Dr. Yvon Martel, Director of the 
Lennoxville Research Station, summarized 
the history of the station. He declared that 
it had always been capable of adapting to 
the evolution of agriculture in the Eastern 
Townships and of conducting research 
responsive to agricultural needs as they 
changed over the years. When the 
speeches were over, a flag was unveiled 
commemorating the 70th anniversary of 
the Lennoxville Research Station. 



67 



Résumé 




L'édifice qui abritera les bureaux et laboratoires 
de la station de recherches de Lennoxville dont 
la construction a commencé en 1984: Delorme 
et Morin, architectes. This building will 
house the offices and laboratories of the 
Lennoxville Research Station. Construction 
began in 1984 with completion scheduled for 
late 1985: Delorme and t\Aorin, architects. 



La station de recherches de Lennoxville a 
toujours apporté une contribution valable à 
l'agriculture de la région. De 1914 à 1984, elle 
a grandement évolué et a su s'adapter aux 
situations nouvelles. 

Au cours de la période de 1914 à 1935, 
alors que la production sur la ferme com- 
prenait fruits, légumes, céréales et plantes 
fourragères et qu'on y élevait un grand nom- 
bre d'espèces domestiques, les cultivateurs 
recherchaient des renseignements géné- 
raux dans tous ces domaines. La station joue 
alors un rôle d'éducation et de démonstra- 
tion. Elle enseigne, par la parole et l'exemple, 
les techniques susceptibles d'assurer une 
production agricole abondante et rentable. À 
cette époque, on retrouve toutes les espèces 
végétales et animales à la station expérimen- 
tale de Lennoxville. Les agronomes de la sta- 
tion participent aux expositions agricoles, 
organisent la «Journée de l'agriculteur» et 
des cours à l'intention des agriculteurs. Ils se 
font missionnaires agricoles. 

Puis, au fil des ans, le fermier aux produc- 
tions diversifiées tend de plus en plus vers la 
spécialisation. Dans les Cantons de l'Est, il 
est éleveur de bovins laitiers, ou producteur 
de boeuf, de porcs ou de moutons. La recher- 
che doit alors viser à la solution des problè- 
mes les plus urgents de ce producteur 
spécialisé. Le programme de recherches de 
la station se spécialise lui aussi. On arrête les 
expériences en horticulture (1935) afin de 
mettre au point une technologie susceptible 
de garantir des méthodes de production de 
céréales et de plantes fourragères de qualité. 
Les expériences de génétique, de régie et 
d'alimentation débouchent sur des tech- 



niques d'élevage assurant qualité et rentabi- 
lité aux éleveurs de bovins, de porcs et de 
moutons. 

Enfin, au cours de la dernière décennie, il 
devient évident que le progrès de l'agricul- 
ture de la région exige une recherche plus en 
profondeur. La station de recherches de Len- 
noxville relève ce nouveau défi. Au cours des 
1 5 dernières années, elle recrute une équipe 
de spécialistes en phytotechnie, en fertilité et 
en physique des sols, des généticiens, des 
nutritionnistes, des physiologistes et des 
éthologistes. Elle est en train de mettre à leur 
disposition des équipements modernes et 
des laboratoires hautement spécialisés. Elle 
n'hésitera pas à utiliser des techniques de 
pointe comme le transfert d'embryons, la 
culture de tissus et la laparoscopie. Tout cela 
dans le but de contribuer à faire avancer les 
frontières de la science agricole et d'apporter 
à l'agriculteur moderne des connaissances 
et des techniques qui en feront un producteur 
compétent et efficace. 

La mission est difficile, mais nos jeunes 
chercheurs en sont emballés et leur motiva- 
tion en assure le succès. Une nouvelle page 
d'histoire est en train de s'écrire à la station 
de recherches de Lennoxville. 



68 



Summary 



The Lennoxville Research Station has 
always made a significant contribution to 
agriculture in the region. From 1914 to 
1984, it has undergone major changes and 
adapted to new situations. 

During the period from 1914 to 1935, 
when farm production was very diversified, 
producers sought information on fruits, 
vegetables, cereals, forage crops, and a 
great number of livestock species. At that 
time, the staff at the station was responsi- 
ble for educating the producers and 
demonstrating the best known methods of 
farming. By word and example, they taught 
the farmers techniques for improving pro- 
ductivity and profitability. During these 
years the Lennoxville Research Station 
maintained a wide range of plant and 
animal species. The researchers at the 
station participated in agricultural exhibi- 
tions and organized "farmers' days" and 
courses for producers. They were agri- 
cultural missionaries. 

Over the years, farmers who had raised 
a variety of crops and livestock species 
evolved into specialized producers. In the 
Eastern Townships, the dairy, beef, swine, 
and sheep industries became important. 
Research efforts then had to be directed 
toward solving the problems of these 
specialized producers. The station's 
research program, in turn, became more 
specialized. Horticultural experiments were 
discontinued in 1935 in order to concen- 
trate on the development of more efficient 
techniques and methods of producing 



quality cereals and forage crops. Experi- 
ments in the fields of genetics, livestock 
management, and nutrition identified pro- 
duction techniques that assured cattle, 
swine, and sheep growers of a high- 
quality, profitable product. 

Finally, during the past decade, it has 
become clear that the advancement of 
agriculture in the region requires more 
fundamental research. To meet this chal- 
lenge, the Lennoxville Research Station 
has recruited plant scientists, soil fertility 
specialists, a soil physicist, geneticists, 
nutntionists, physiologists, and ethologists 
during the last 15 years. It has provided 
them with modern equipment and highly 
specialized laboratories permitting the use 
of state-of-the-art techniques such as 
embryo transfers, tissue cultures, and 
laparoscopy. The objective, as always, is to 
advance the frontiers of agricultural sci- 
ence and provide the modern producer 
with knowledge and techniques that will 
make him more competent and efficient. 

The task is a difficult one, but the 
enthusiasm and strong motivation of the 
research scientists hold the promise of 
success. A new page is being written in 
the history of the Lennoxville Research 
Station. 



69 



Annexe I: 
Personnel de la station de recherches de Lennoxville 



Directeurs 



J.A. McClary 
J.-A. Sainte-Marie 
J.E. Mercier 
G. Brisson 
RÉ. Sylvestre 
es. Bernard 
Y. Martel 
J.C. St-Pierre 



1914-1937 
1 937-1 952 
1952-1960 
1960-1962 
1962-1968 
1968-1979 
1980-1984 
1984- 



Chercheurs et autres professionnels 

F.T. Ritchie, horticulture 1 91 4-1 921 

D. MacCharles, grande culture 1 921 -1 925 
P.O. Ripley, grande culture 1 926-1 931 
F.S. Browne, céréales et plantes 
fourragères 1922-1937 
D.A. Finlayson, zootechnie 1 937-1 942 
H.A. Lessard, zootechnie 1 942-1 945 
W.S. Richardson, grande culture 1 932-1 962 
P Gervais, phytotechnie 1 939-1 962 
É.A. Ouellette, céréales 1 935-1 971 
O. Allard, station de 
démonstration 
G. A. Lalande, zootechnie 
B.J. Finn, sols 

E. Mercier, zootechnie 
C. Bernard, zootechnie 



1938- 
1946- 
1946- 
1950- 
1953- 
1964- 
1955- 



1967 
1981 
1955 
1952 
1962 
1968 
1969 



L. Lachance, phytotechnie 

C. D.T.Cameron, 

zootechnie-nutrition 1959-1972 

H. Gasser, phytotechnie 1 964-1 970 

W. Holtman, 

zootechnie-génétique 1966-1967 

J. Genest, phytotechnie 1 972-1 976 

R. Bouchard, 

zootechnie-nutrition 1972-1980 

L. Laflamme, 

zootechnie-nutrition 1972-1974 

PO. Roy, pomologie 1 959-1 962 

S.A. Rola-Pleszczynski, 

laboratoire 1948-1972 

H. Knutti, phytotechnie 1 962-1 963 

M. Daoust, fertilité des sols 1 965-1 966 

J.-L. Dionne, sols-fertilité 1955- 

A.R. Pesant, sols-physique 1967- 

J.J. Dufour, physiologie de la 

reproduction 1967-1984 

RM. Flipot, zootechnie-nutrition 1970- 

M.H. Fahmy 

zootechnie-génétique 1968- 

W.N. Mason, phytotechnie 1 970- 

G.L. Roy, 

zootechnie-génétique 1 972- 

G. Pelletier, 

zootechnie-physiologie 1972- 

C. Fernet, phytotechnie 1 972- 
B. Lachance, 
zootechnie-nutrition 1975- 

D. Petitclerc, physiologie 

de la lactation 1 978- 

L.A. Guilbault, physiologie de la 
reproduction 1978- 

G.M. Barnett, sols-fertilité 1 978- 



A.M.B.dePassillé, 

éthologie-porc 1979- 

S. Pommier, spécialiste en 

viande 1979- 

S. Gagné-Giguére, 

bibliothécaire 1979- 

C. Vinette, zootechnie-nutrition 1981- 

J. Bernier, 

zootechnie-régie du boeuf 1981- 

C. Farmer, 

zootechnie-régie du porc 1981- 

C. Girard, nutrition-jeune 

ruminant 1981- 

J. Matte, nutrition du porc 1 981 - 
N. Saint-Pierre, analyse des 

systèmes 1 982- 
J. Chiquette, microbiologie du 

rumen 1982- 

R. Simard, sols-fertilité 1 983- 

D. Savage, agronome de ferme 1 984- 
H. Lapierre, nutrition animale 1 984- 
J. Lussier, physiologie de la 
reproduction 1984- 

Administrateurs 



Techniciens 



L. Sévigny 
H. Rouleau 
J. de Léséleuc 



1969-1977 
1979-1981 
1981- 



Secrétariat et personnel 
de soutien administratif 



B. Stevenson 
E.G. Taylor 
E. Brisette 
A. Timmons 
L. Sévigny 
R. Lacombe 
PE. Laliberté 
G. Vanier 

L. Michaud 
T Thibault 
J.P Boulé 
R. Delorme 
L.A. Gnaedinger 

C. Codère 
M. Brochu 
B.Châtelin 
R. Killeen 
A. Boisvert 

D. Labbé-Vachon 
J. Dubois 

J. de Léséleuc 

P Roy 

M. Paré-Blanchette 

C. MacPherson 

G. Fortin 

C. Kirouac 

L. Létourneau 

J. Binette 

L. Côté 

L. Boisvert 

M. Dion 



1914-1916 

1916-1950 

1929-1932 

1932-1941 

1 942-1 969 

1946-1946 

1946-1952 

1947-1950 

1950-1963 

1951-1963 

1 953-1 954 

1954-1956 

1956-1957 

1961-1968 

1964-1970 

1 966-1 972 

1966-1968 

1968- 

1968-1976 

1971-1973 

1972-1981 

1972-1974 

1973- 

1974-1976 

1976- 

1976-1977 

1977-1981 

1980-1981 

1980- 

1981- 

1984- 



N. Bolduc 

L.R. Saint-Laurent 

S. Grenier 

Y. Vilandré 

D. Fournier 

R. Gagné 

Y. Perron 
C. Fernet 
A. Bouchard 
M. Pelletier 
J.F. Biais 
R Clavet 
L. England 
N. Ouellet 
C. Saint-Antoine 
R. Magny 
G. Gilbert 
J.R. Larivière 
C. Corriveau 
L. Saint-James 
L. Thibault 



Informaticiens 



A. Belleau 
N. Perreault 



1957-1966 

1958-1963 

1962-1975 

1966-1979 

1966- 

1967-1970 

1972- 

1968-1970 

1966-1970 

1970- 

1971- 

1973- 

1974- 

1974-1975 

1974-1975 

1975-1979 

1975- 

1977- 

1979- 

1981- 

1981- 

1981- 



1973- 
1983- 



Manoeuvres et hommes de métier 



F Dawson 

R.Dunn 

A. Gilby 

J.H.A. Beaudoin 

R. Atto 

R. McKinven 

A. Beaudoin 
L.A. Gnaedinger 
A.J. Beaulieu 
J.G.P Vanier 
J.R. Boisvert 

G. Doyon 
R.P Woodbury 
E.C. Bastonnais 
L. Matthon 
H.E. Armstrong 
W. Lafond 
J.R. Lemay 
J.A. Martel 
J.D. Gosselin 
J.A. Lemay 
R. Lafond 
S.W. Reed 

B. Routhier 
H. Fouquet 
L. Viens 

L. Labbé 
E. Lallier 
W. Beaupré 
A. Demers 
J. Trudel 
P-P Cassidy 
A. Demers 
L. Demers 



1914-1923 

1914-1954 
1919-1948 
1921-1962 
1923-1959 
1924-1950 
1925-1944 
1935-1957 
1936-1944 
1936-1951 
1938-1955 
1939-1943 
1939-1944 
1940-1943 
1940-1972 
1941-1946 
1941-1946 
1941-1943 
1942-1943 
1942-1948 
1943-1944 
1943-1947 
1943-1944 
1944-1945 
1944-1945 
1944-1945 
1944-1975 
1944-1945 
1945-1950 
1945-1980 
1945-1946 
1946-1982 
1947-1948 
1947-1984 



70 



Appendix I: 
Personnel of the Lennoxville Research Station 



Directors 






J. Bernier, beef cattle manage 


'- 


Y Perron 


1968-1970 








ment 


1981- 


C. Fernet 


1966-1970 


J.A. McClary 


1914- 


-1937 


C. Farmer, swine management 1981- 


A. Bouchard 


1970- 


J.-A. Sainte-Marie 


1937- 


-1952 


C. Girard, nutrition — young 




M. Pelletier 


1971- 


J.E. Mercier 


1952- 


-1960 


ruminant 


1981- 


J.F Biais 


1973- 


G. Brisson 


1960- 


-1962 


J. Matte, swine nutrition 


1981- 


F. Clavet 


1974- 


P.-E. Sylvestre 


1962- 


-1968 


N. Saint-Pierre, systems analy- 


L. England 


1974-1975 


es. Bernard 


1968- 


-1979 


sis 


1982- 


N. Ouellet 


1974-1975 


Y. Martel 


1980- 


-1984 


J. Chiquette, rumen micro- 




C. Saint-Antoine 


1975-1979 


J.C. St-Pierre 


1984- 




biology 


1982- 


R. Magny 


1975- 








R. Simard, soil fertility 


1983- 


G. Gilbert 


1977- 


Researchers and other professionals 




D. Savage, farm manager 


1984- 


J.R. Larivière 


1979- 








H. Lapierre, animal nutrition 


1984- 


C. Corriveau 


1981- 


FT. Ritchie, horticulture 


1914- 


-1921 


J. Lussier, reproductive phys- 




L. St-James 


1981- 


D. MacCharles, field husban- 






iology 


1984- 


L. Thibault 


1981- 


dry 


1921- 


-1925 










P.O. Ripley, field husbandry 


1926- 


-1931 


Administrators 




Computer personnel 




F.S. Browne, cereals and for- 














age crops 


1922- 


-1937 


L. Sévigny 


1969-1977 


A. Belleau 


1973- 


D.A. Finlayson, animal science 1937- 


-1942 


H. Rouleau 


1979-1981 


N. Perreault 


1983- 


H.A. Lessard, animal science 


1942- 


-1945 


J. de Léséleuc 


1981- 






W.S. Richardson, field husban 


- 








Laborers and tradesmen 




dry 


1932- 


-1962 


Secretarial and administrative 


support per- 






P. Gervais, plant science 


1939- 


-1962 


sonnel 




F. Dawson 


1914-1923 


É.A. Ouellette, cereals 


1935- 


-1971 






R. Dunn 


1914-1954 


0. Allard, illustration stations 


1938- 


-1967 


B. Stevenson 


1914-1916 


A. Gilby 


1919-1948 


G.A. Lalande, animal science 


1946- 


-1981 


E.G. Taylor 


1916-1950 


J.O. Lang 


1920-1935 


B.J. Finn, soils 


1946- 


-1955 


E. Brisette 


1929-1932 


J.H.A. Beaudoin 


1921-1962 


J.E. Mercier, animal science 


1950- 


-1952 


A. Timmons 


1932-1941 


R. Atto 


1923-1959 


C. Bernard, animal genetics 


1953- 


-1962 


L. Sévigny 


1942-1969 


R. McKinven 


1924-1950 




and 




R. Lacombe 


1946-1946 


A. Beaudoin 


1925-1944 




1964- 


-1968 


P.E. Laliberté 


1946-1952 


L.A. Gnaedinger 


1935-1957 


L. Lachance, plant science 


1955- 


-1969 


G. Vanier 


1947-1950 


A.J. Beaulieu 


1936-1944 


C.D.T. Cameron, animal nutri- 






L. Michaud 


1950-1963 


J.G.P Vanier 


1936-1951 


tion 


1959- 


-1972 


T. Thibault 


1951-1963 


J.R. Boisvert 


1938-1955 


H. Gasser, plant science 


1964- 


-1970 


J.P Boulé 


1953-1954 


G. Doyon 


1939-1943 


W. Holtman, animal genetics 


1966- 


-1967 


R. Delorme 


1954-1956 


R.R Woodbury 


1939-1944 


J. Genest, plant science 


1972- 


-1976 


L.A. Gnaedinger 


1956-1957 


E.C. Bastonnais 


1940-1943 


R. Bouchard, animal nutrition 


1972- 


-1980 


C. Codère 


1961-1968 


L. Matthon 


1940-1972 


L. Laflamme, animal nutrition 


1972- 


-1974 


M. Brochu 


1964-1970 


H.E. Armstrong 


1941-1946 


PO. Roy, pomology 


1959- 


-1962 


B. Châtelain 


1966-1972 


W. Lafond 


1941-1946 


S.A. Rola-Pleszczynski, labo- 






R. Killeen 


1966-1968 


J.R. Lemay 


1941-1943 


ratory 


1948- 


-1972 


A. Boisvert 


1968- 


J.A. Martel 


1942-1943 


H. Knutti, plant science 


1962- 


-1963 


D. Labbé-Vachon 


1968-1976 


J.D. Gosselin 


1942-1948 


M. Daoust, soil fertility 


1965- 


-1966 


J. Dubois 


1971-1973 


J.A. Lemay 


1943-1944 


J.-L. Dionne, soil fertility 


1955- 




J. de Léséleuc 


1972-1981 


R. Lafond 


1943-1947 


A.R. Pesant, soil physics 


1967- 




P Roy 


1972-1974 


S.W. Reed 


1943-1944 


J.J. Dufour, reproductive phys- 






M. Paré-Blanchette 


1973- 


B. Routhier 


1944-1945 


iology 


1967- 


-1984 


C. MacPherson 


1974-1976 


H. Fousquet 


1944-1945 


P.M. Flipot, animal nutrition 


1970- 




G. Fortin 


1976- 


L. Viens 


1944-1945 


M.H. Fahmy, animal genetics 


1968- 




C. Kirouac 


1976-1977 


L. Labbé 


1944-1975 


W.N. Mason, plant science 


1970- 




L. Létourneau 


1977-1981 


E. Lallier 


1944-1945 


G.L. Roy, animal genetics 


1972- 




J. Binette 


1980-1981 


W. Beaupré 


1945-1950 


G. Pelletier, animal physiology 


1972- 




L. Côté 


1980- 


A. Demers 


1945-1980 


C. Fernet, plant science 


1972- 




L. Boisvert 


1981- 


J. Trudel 


1945-1946 


B. Lachance, animal nutrition 


1975- 




M. Dion 


1984- 


P.-P. Cassidy 


1946-1982 


D. Petitclerc, lactation phys- 










A. Demers 


1947-1948 


iology 


1978- 




Technicians 




L. Demers 


1947-1984 


L.A. Guilbault, reproductive 










N. Lemieux 


1947-1948 


physiology 


1978- 




N. Bolduc 


1957-1966 


N. Soulard 


1947-1965 


G.M. Barnett, soil fertility 


1978- 




L.R. Saint-Laurent 


1958-1963 


E. Busqué 


1948-1965 


A.M. B. de Passillé, ethology- 


- 




S. Grenier 


1962-1978 


L. Garneau 


1948-1950 


swine 


1979- 




Y. Vilandré 


1966-1979 


R. Gagné 


1948-1950 


S. Pommier, meat scientist 


1979- 




D. Fournier 


1966- 


C. Labrecque 


1948-1955 


S. Gagné-Giguère, librarian 


1979- 




R. Gagné 


1967-1970 


0. Vallières 


1948-1955 


C. Vinet, animal nutrition 


1981- 






1972- 


R. Caron 


1949-1984 



71 



N. Lemieux 


1 947-1 948 


A. Vachon 


N. Soulard 


1947-1965 


J.-M. Cantin 


E. Busqué 


1948-1965 


M. Labbé 


L. Gameau 


1948-1950 


P. Lessard 


R. Gagné 


1948-1950 


R. Arsenault 


C. Labrecque 


1948-1955 


G. Poirier 


0. Vallières 


1948-1951 


J.M. Turgeon 


R. Caron 


1 949-1 984 


M. Barbeau 


B. Brulotte 


1950-1951 


R. Charest 


B. Benoit 


1950-1951 


J. Inkel 


HT. Cleveland 


1950-1978 


R. Trépanier 


W.F. Paré 


1950-1951 


A. Hodebert 


J.R. Labbé 


1950-1951 


C. Godin 


G. Pou Ilot 


1951-1954 


B. Paradis 


W. Vallières 


1951-1954 


D. Thibault 


P. Arsenault 


1952-1967 


M. Perreault 


L. Cloutier 


1952- 


A. Lemaire 


J. Gagné 


1952-1963 


R. Grimard 


L. Roy 


1952-1959 


R. Bolduc 


C. Bellerose 


1953-1983 


A. Dubreuil 


E. Goodhue 


1953-1956 


C. Gosselin 


L. Langevin 


1953-1977 


B. Talbot 


M. Morissette 


1953- 


Y. Lussier 


J.-P. Bourque 


1959- 


D. Gagnon 


G.E. Chapman 


1954-1965 


J. Vallières 


L. Lajoie 


1954-1980 




P Charland 


1955-1972 




A. Côté 


1955-1962 




G. Lake 


1955-1963 




F. Loomis 


1955- 




W. Portier 


1956-1976 




J.-C. Gagnon 


1956- 




R. Nadeau 


1956-1959 




J.-N. Roy 


1956-1964 




1. Kirby 


1957- 




G. Dionne 


1958- 




J.P. Gosselin 


1958- 




B. Bisson 


1959-1962 




J.R. Larivière 


1960-1979 




M. Simard 


1960-1966 




J.L. Aube 


1960-1976 




L. Beauchemin 


1960- 




G. Doyon 


1960-1963 




0. Thibault 


1960-1970 




R. Deschesne 


1961-1975 




L. Forgrave 


1962-1968 




P. Pariseau 


1962- 




R. Suitor 


1962- 




C. Bouchard 


1963-1978 




D. Drouin 


1963-1981 




G. Allard 


1964- 




A. Biais 


1964- 




C. Côté 


1964-1977 




G. Delisle 


1964-1966 




G. Larivière 


1964- 




J. Marceau 


1964- 




D.W. Pitman 


1964- 




L. Corriveau 


1965-1968 




H. Grondin 


1965-1983 




J.B. Hivert 


1965-1969 




J.B. Rochette 


1965-1977 




L. Varin 


1965- 




N.G. Bennett 


1966-1975 




J.P. Dumas 


1966- 




P Gaulin 


1966-1973 




J. Lachance 


1966- 





-1974 
-1973 

-1983 

-1980 
-1973 



1966 

1969 

1969 

1969 

1970 

1970- 

1970- 

1971- 

1972- 

1972- 

1972- 

1973-1973 

1973- 

1973- 

1973- 

1974- 

1975- 

1976-1984 

1976- 

1976- 

1978- 

1978- 

1980-1984 

1984- 

1984- 



72 



B. Brulotte 

B. Benoit 
HT. Cleveland 
W.F. Paré 

J.R. Labbé 
G. Pou Not 
W. Vallières 
P. Arsenault 
L. Cloutier 
J. Gagné 
L.Roy 

C. Bellerose 
E.Godhue 
L. Langevin 
M. Morissette 
J.-P. Bourque 
G.E. Chapman 
L. Lajoie 

P Charland 

A. Côté 
G. Lake 

F. Loom is 
W. Portier 
J.-C. Gagnon 
R. Nadeau 
J.-N. Roy 

I. Kirby 

G. Dionne 
J.P Gosselin 

B. Bisson 
J.R. Larivière 
M.Simard 
J.L. Aube 

L. Beauchemin 
G. Doyon 
0. Thibault 
R. Deschesne 
L. Forgrave 
P. Pariseau 
R. Suitor 

C. Bouchard 

D. Drouin 
G. Allard 
A. Biais 
C. Côté 
G. Delisle 
G. Larivière 
J. Marceau 
D.W. Pitman 
L. Corriveau 
H. Grondin 
J.B. Hivert 
J.B. Rochette 
L. Varin 
N.G. Bennet 
J.P. Dumas 

P Gaulin 
J. Lachance 
A. Vachon 
J.-M. Cantin 
M. Labbé 
P. Lessard 
R. Arsenault 
G. Poirier 
J. M. Turgeon 
M. Barbeau 



1950-1951 

1950-1951 

1950-1978 

1950-1951 

1950-1951 

1951-1954 

1951-1954 

1952-1967 

1952- 

1952-1963 

1952-1959 

1953-1983 

1953-1956 

1953-1977 

1953- 

1959- 

1954-1965 

1 954-1 980 

1955-1972 

1955-1962 

1955-1963 

1955-1984 

1956-1976 

1956- 

1956-1959 

1956-1964 

1957- 

1958- 

1958- 

1959-1962 

1960-1979 

1960-1966 

1960-1976 

1960- 

1960-1963 

1960-1970 

1961-1975 

1962-1968 

1962- 

1962- 

1963-1978 

1963-1981 

1964- 

1964- 

1964-1977 

1964-1966 

1964- 

1964- 

1964- 

1965-1968 

1965-1983 

1965-1969 

1965-1977 

1965- 

1966-1975 

1966- 

1966-1973 

196&- 

1966- 

1969- 

1 969-1 974 

1969-1973 

1970-1984 

1970-1983 

1970- 

1971-1980 



R. Charest 

J. Inkel 

R. Trépanier 

A. Hodebert 

C. Godin 

B. Paradis 

D. Thibault 
M. Perreau It 
A. Lemaire 
R. Grimard 
R. Bolduc 

A. Dubreuil 

C. Gosselin 

B. Talbot 
Y. Lussier 
R. Poulin 

D. Gagnon 
J. Vallières 



1972-1973 

1972- 

1972- 

1973-1973 

1973- 

1973- 

1973- 

1974- 

1975- 

1976-1984 

1976- 

1976-1984 

1978- 

1978- 

1980- 

1981- 

1984- 

1984- 



73 



Annexe II: 
Plan de la station 




74 



Appendix II: 
Plan of the station 



Ian de la station de recherches 

Plan of Research Station 

Lennoxville 




75 



Canada