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Full text of "Leçons d'anatomie comparée"

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t^. 



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L E ^-O N S 

UANATOMIElCOMPAilÉE. 



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c 

On a déposé I confonaënieiit à la Loi| deux ezeiiu; 



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a.2C5.ion 



LEÇONS 

D'ANATOMIE COMPARÉE 

DE G. C U V I E R, 

SECRBTAIKE PERPiiTTrEL DE l'iNSTITUT NAtlOHAty 

' Professeur an Collège de France et au Muséum 
dlSstoire naturelle, etc. 

Récueillies et publiées sous ses yeux par 
Cl. DtrrERNor, D. M., membre-adjoint de 
la Société de ^ École de Médecine de Paris , 
membre de la Société philomatiçue , etc,, 

TOME IIL 

QtïïTiirujrr LÀ PREMIERE PARTIE DES ORGANES 
DE LA DIGESTION. 




^t''*^''-'''^>\ 



, -:u:^■î^. ■■ 



CROCHARD, Libraire, rue de PÉcoIe de Médecine, a« 8. 
^iMTIN, Libraire, quai des Augustins , n" 55. 



BAUDOUIN, IMPRIMEUR DE L'INSTITUT. 
AN XIY. — »8o5. 



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c' 'T 









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TABLE 

DES MATIÈRES 
Contenues dans ce troisième 




y^iTTRE à M, de Lacépède. 

Iki organes de la digestion en général^ P^S* ^i 

SEIZIÈME LEÇON. Des mâchoires et de leurs mou- 
démens dans les animaux vertébrés^ il 

AiTicLE !• De la forme et de la composition de la 
mâchoire inférieure , 12 

A. Du nombre d^os qui la composent ,' i3 

B. De r angle antérieur formé par les deux branches y 

16 

C. De la branche montante y 22 

D. Des rapports de Vapophyse coronoïde et du 
condyle y nS 

AincLB n. Des mouvemens de la mâchoire inférieure 

âans r homme et les mammifères y ^ . aj^ 

L De la forme du çondyle et de la Gtivité glénoïde , 

et des mx>uvemens qu'elle permet ^^^ 3l 

n. De P arcade zygomatique et du muscle masséter ^ 3& 

5 a 



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r 



T A È L B 13 

A» De f arcade considérée relativement à sa t:om^^ 

position , P^g* So'^ 

B. De r arcade considérée relativement à sa cour» 

bure verticale ^ ^3 



C. D^i muscle masséter'm 



46 




D. De rarcade considérée relativement à sa cour'- 
ure dans le sens horizontal y A7 

'J^]^^fa fosse temporale j des crêtes occipitales ^ 
et dtl mkgcle crotaphite ^ ifi \ 

AI Pas Jvsse9^t des crêtes ^ ibid, 

^^ ^. Du piuscl^j 5t 

'^f^^'D^ Jca^es et, des muscles ptérygoïdes y 5a 

A.UBsrtff^y il>id. 

B* Des muscles y 55 

y. Du muscle digastrique et de ses attaches y 56 1 
Vl. Des muscles qui agissent médiatement sur la 
mâchoire inférieure y 60 

Ârticlb m. Des mouvemens des mâchoires dans les 
. oiseaux ^ ibîd. 

I. Des os y ibid. 

a. Description générale y ibid. 

' ' b. Arcades palatines y 63 

c. Arcades zygomatiques 66 

d. Os omoîdes y ibid. 

e. Os quarrés y 67 
' II. Des muscles , 68 

A. Muscles de la mâchoim inférieure ^ 69 

B. Musclés de Pas quàrré > l 7a 

AnTiCLB IVf Des ikouPeniens des mâchoires d<ins les 

> ' " - ^ ^ ' ■ ^- ■ ^ . ... 

reptiles y 77 



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A. JDans les quadrupèdes ovipares p P^S* 77 

'& DaTÈS les serpens ^ 80 

I. £Xes os ^ Si 
ZI. Des muscles f 87 

iiTicui V. Des mowfèmene des mâchoires dans les 
fWSOTtS y • po 

DE^-SEFTIÈME LEÇON. Des dents , io3 

AxTici.B I. />e ifit structure des dents et de leur dé» 
nhppement y \o\ 

A* Structure des dents y ibid. 

1 I. Dans tes mammifères y ibid. 

\ 1^. Suhs tante osseuse | lo5 

I a®. Émad y 107 

S^. Cément y 10^ 

4^* Pulpe centrale , x\o 

II. 2^a/r^ /?tf reptiles y ibid* 
m. ' Dxins les poissons y ibkl« 

B. Développement des dents 9 . ^ ^4 

I. Accroissement de la dent considérée isolé* 
ment y ibid» 

II. Action récipro^e des den^ les w$es sur les 
autres y .119! 
10. Par la mastication y ibid. 
ao. Pur la succession des dents nouvelles ^121 

m. Action des dents sur les mâchoires y i3i 

IV. Epoque des successions des dents y i3S 
■ ■ ■ ■ . ,' • 

AtTXGLB II. Examen particulier des dents des mam-^ 

mifères y l3^ 

a ij 



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ÎV T'^B LE 

i^. De^sortes^. de dents et dé leurs combinaisons y 

pag. i3^ 

a^é Nombre des dents de chaque sorte dans le^ 

mammifères y ^4^ 

3^« Formes de chaque sorte de dcTtt dans le^ 

mammifères j i54 

A- Incisives ^ ibid. 

B., Canines y * . \S6 

C. Molaires y i58 

Ajlticle m. Examen particulier des dents des rep^ 

tiles ^ / i6j 

1^. IJents des sauriens j 170 

a^. Dents des batraciens ,^ 17a 

3^. JDents des ophidiens y i^i 

Article XV. Examen particulier des dents des pois^ 

Sons y ^ 17C> 

I. -De la forme des dents y 176 

H. I)e la position des dents , 177 

III. Rapport de ces formes et dé ces^ positions 

avec' l* ordre naturel y ' '' ** 178 

A. Chondroptérygiens y 179 

B. Branchiostèges y 181 

C. apodes y ' 18a 

D. Jugulaires y ' * i83 
' ' . E. Thorachiques f 184 

F. Abdominaux y ' ' l85 

Article V. De la substajtce qui remplace les dents dans 

les oiseaux et les tortues y et de quelques autres parties 

. qui font Pof^^e des dents y ija 



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DBS Matières. t 

DII-HUmÉME LEÇON. Des otganes de PinsalU 
vatûm e/ de la déglutition ^ P^P* ^^^ 

AimoE I. Des fondes salivaires ^ ao3 

A. Dans Vhomme y aoy 

B» Dans les autres mammi/ères j 009 

C. Dans les oiseaux y 2ao 

D. Dans les reptiles ^ 223 

E. Dans les poissons y 225 

A&TicLB IL De l'os hyoïde et de ses muscles | 226 

A. Dans l'homme et les mammifères y ibid* 

a. X'o^ Hyoïde ^ ibid* 

b. Muscles de Vos hyoïde ^ 287 

B. Dans les oiseaux. y '243 
a* I/os hyoïde ^ ibid* 
b. Ses muscles y 245 

C. Dans les reptiles y 248 

a. i W hyoïde , ibid» 

b. Ses muscles y 252 

D. Dans, les poissons y 258 

iincLE m. .Z>fe /a langue 'considérée comme organe 

mobile y 260 

A* Dans les- mammifères p 261 

B. Dans les oiseaux y 267 

C. Dans les reptiles y 270 

D. Dans les poissons f 277 

ixTicLE IV. -De Vépiglotte et des OMtres couvertures 
iu larynaf en général y 278 

-'lincLE V. Du voile du palais y et des autres couver» 
tures d^s ^rrière'narines y 281 



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Yj T A fi L B 

AB.TICÏ.B VI. Du pharynx et de ses muscles^ pagf a85 

DIX-NEUVIÈME LEÇON. Des organes de la masti^ 

.' cation j de l^insabvation et de la dégluàiUon dans les 

animaux sans vertèbres ^ , ^ ao^ 

FRBSiiàRB Section. Organes de la mastication ^ ibid. 

AatiCLE I. Des organes de la mastication dans les 
mollusques I ibid» 

AB.TICI.B n. Des organes de la mastication dans les 

' crustacés et entomostracés y et dans les insectes à mi^ 

chaires y apjt 

• I. Examen particulier des mâchoireà' des crus^ 

tacés y \ 3oa 

A. Des mâchoires elles-mêmes y * ibid* 

B. Des muscles y 3oS 
II. Examen particulier des mâchoires des in^ 

sectes y ' ' ' 3il 

A. Des mâchoires elles-mêmes y îbid» 

i^. Jj)ans les gnathaptères y ibid.. 

a^. Dans les névroptères y «3ia 

3^. Dans les hyménoptères y 3l4 

4^. Dans les coléoptères y 3 17 

5*^. Dans les orthoptères y , 3i^ 

6^4 Dans les larves d'insectes y 3aa 

B.. Des tnuscles y 324 

Article HI. Des organes de la mastication, dans les 

vers y 3a6 

Article IV. Des organes de la mastication dans les 

échinodermes y 3aç 

PBUXiâHB Sbctiqh. Organcs de Pinsalisat^n^ 3^ 



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^TiCiB I. Dajis Ut moUusqué9 ^ pag* 33$ 

AiTioB H. Dans les crustacés et les insectes | 338 

iiTKxs III« Dans les échinodermes ^ 34o 

Ijloisiâmb action. Organes de la déglutitkm^ ibid« 

AtncLs I. Dans les mollusques i^ ibi<L 

A. Lèvres ^ 34 1 
1^. Lèvres proprement dites ^ ibid« 
a**. Trompe | 34* 

B. Langue | 344 
AftTicLB II. Dans les insectes â mâchoires ^ 347 
AincLB III. Dans les insectes sans mâchoires^ 348 

TMffnÈME LEÇON. De Pcssophage ^ de testO" 
mac tt de la digtstion stomacale dans les animaux 
vertébrés y 352 

AiTiCLE I. Notions préliminaires sur les tuniques du 
canal intestinal 353 

àiTici^ II. Du suc gastrique et de son action sur 
les alimens ^ 36a 

AxTiCLB m. De Pœsophage de Phomme et des mam- 
mifères ^ 366 

ARTICLE IV. De Pestomaè de^ Phomme et des mam» 
mifères , 369 

A. De Phomme^ Zjo 

B. Des autres mammifères j 3^1 
^CLx Y. De Pœsophage et de Pestomac des oiseaux^ 

404 

A1TICÏ.E Vt. De Pmsophage et de Pestomac des rep- 
tiles ^ • ^ 4^^ 

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yîij Table pes Matières. 

ARTICLE VII »^ De ^V œsophage et de V estomac des pais* 
sons , * pag. 4^-^ 

VINGT-UNIÈME LEÇON. Des intestins dans les 
animaux vertébrés^ 44^ 

AiiTiCLE I. Proportion de la longueur des intestins à 
celle du cbrps y ibid* 

Article II. Proportion de la longueur du canal intes^ 
tinal à sa circonférence ^ . 4^® 

Article III. Division des intestins en gros et petits 
et en appendices ^ et proportion des petips intestins 
aux gros ^ ^6S 

I. Division des intestins en gros et petits et en 

appendices^ . - ■ ibid. 

A. Dans les mammifères ^ - ibid. 

B. Dans les oiseaux ^ t 4^9 
G. Dans les reptiles^ : 4?^ 

' D. Dans les poissons ^ ibid. 

II. Proportion des petits intestins aux gros , 4?^ 
Article IV. Description particulière du canal intes^ 

^ tinal dans les différentes espèces y 477^ 

A. Dans l^ homme et les mammifères y ibid. 

B. Dans les oiseaux ^ 5oj 

C. Dans les reptiles y 5 il 

D. Dans les poissons y ' Siy 

a. Les chondroptérygiens y 5x8 

b. Les brafichiostèges , Sip 

• c. Les apodes y -^ Say . 

d. Les jugulaires , 528 



Fin de la'Tabl». 



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LE'J'TRE 

DEM. C U V I E R, , 

A M. DE LA CÉPÈDE, 

Sénateur ^ Grùnd- Càancelier de la 
Légion d^ honneur^ Membre de V Institut 
national^ Professeur de Zoologie au 
Muséum d^ Histoire naturelle. 

MOW CHER ET ILLUSTRE CO^FRiRB^' 

Y otr S aye2 montré tâtit d'indulgence pourries 
premier^ volumes de mes Leçons ^ «et : vous en 
a?ez dit tant de bien danjs i?p8 Oii^yjaaûgesV que 
c'est à la fois un :4^VQir et un plaisir pour 
moi de faiife parpStr^ les autres souë TOS $d2S* 
plces. 

Peut-être portereps-yous Tintérât aiU;):)ointde 
me demander les raisons de la lenfeur qu^ej'ai 
mise à lès publier; et en effet » je sej(;L8.qi|ie j'ai 
l)esoîn à cet égard de q;uelque justification, et 
qae l'accueil honorable que le public ayoit fait 
âa comniencement de celiyre semibloit exiger que 
je me hâtasse dayantjige d'en faire paroître la fin. 
Les occupations multipliées dont nous avons 
3 . b • 

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é Lettre â M. de la Cépède; — - - - . 

été chargés M. Damérîl et moi| ont seule» 
causé ce retard i celles de mon -ami sur -tout 
ont: été si nombreuses , qu'il s'est vu, obligé de 
renoncer à un travail que son intérêt pour les 
sciences et son attachement pour moi lui ren- 
dolent doubleinejlt.chen , 

Occupé , comme je le suis moi-même sans re- 
lâche^ par mes fonctions publiques ot jpàrlé soin 
dp préparer les matériaux en tout genre dev inon 
gi:and ouvrage sur l'anatomîe comparée, je n*au- 
rois pu achever celui-ci, qu'avec beaucoupt plus 
de lenteur encore que je n'y en ai mis, sans 
la complaisance de l' habile anatomiste qui a 
bien youïu remplacer M. Duméril. 

M. Duvernoy, mon parent et mon amî, qui 
porte u;n nom déjà icélèbi-e dans les fastfes de 
Tanatomie, et q^i^est fait connoître lui-nîèm^ 
depuis ^9£- anè p^r ^ëa considérations sur^ 1er 
corps ï)rganisé$^ éfe par d'autres écrits pleins dd 
vues élevées et de ft^its Aeufs et intérëssans, 
ayant suivi mes cours pendant plusie'UFs années , 
ayant réua&îà ses notes celles qu'avoit précédem- 
ment recueillies M. Duméril, et ayant fciit^ soit 
«.vec moi^ soit seul, mais d'après le plan et les 
Vues ' de mon ouvrage , un très-grand nombre 
de dissections d'animaux de tous les genres, 
â*e8t vu parfaitement en état de rédiger la suite 
de .mes leçons. 

Je lui ai remis ^ comme je l'avois fait k M. Du- 



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Lettre à M. de la Cépède. xf 

m&ôly ^118 les eanneyas de ces leçons; je lui 
«i communique toutes les prépara£ion&que j'ai 
raaeinbléesy tous les dessins, toutes les des- 
Gnçûxms qui serviront de matériaux à mon grand 
ouvrage; nous en arons extrait ensemble ce 
qui nous a paru le plus propre à entrer dans 
celui-ci;j j'ai revu son ms^uscrit partout; j'ai 
rédigé nsLoi^même quelques leçons en entier , et 
j*ai inséré des morceaux de moi dans presque 
toutes; en un mot , j'avoue cet ouvrage comme 
le mien , tout en reconnaissant qu'il appartient 
anstt à Mt Duvernoy, non seulement par la 
rédaction, mais encore par beaucoup de faits 
curieux dont je lui dois la connoissancei et qui 
xaWoient probablement échappé sans Jes dis- 
sections pénibles dont il a bien voulu se charger, 
et sans les indications qu'il m'a ieouvent sug- 
gérées à mesuise qu'elles se présentaient à son 
esprit dans le cours de son travail. 

ML Duméril, en renonçant à la coopération 
principale, ne nous en a pas moins aidés de ses 
conseils et de fa main ; il a travaillé avec noua 
à plusieurs dissections majeures, et ntféCs a 
communiqué divers faits qu'il a observés dé ôon 
côté. 

Au reste , le retard occasionné par ce chan* 
gement de rédacteur , a eu cet avantage , que 
pendant les cinq années qui se sont écoulée^ 
depuis l'impreâsion dès deux premiers volumes, 

b ij 

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s^ij Lettre à M. de la Cépède. 

les occasions de disséquer des animaux rares 
et de découvrir des faits nouveaux ont été fort 
fréquentes, et que nos volumes actuels eussent 
été bien éloignés d'être aussi complets si nous 
les avions fait paroitre à> la même époque que 
les deux premiers. 

C'est une chose véritablement admirable que 
le concoure d'objets précieux d'histoire natu- 
relle dont notre établissement s'enrichit cha- 
que jour ^ et l'on peut dire qu'il n'est nulle part 
au monde une position plus favorable à celui 
qui déaire étendre le dpmaine de cette belle 
science. 

Depuis le court intervalle dont je viens de 
parler, j'ai eu le bonheur d'avoir à disséquer 
de la ménagerie du Muséum ou des envois faits 
par ses çorrespondans ou par les natiiralistes 
voyageurs, deux élépbans, un tigre, plusieurs 
lions ou lionnes de tous les âges , des ours, des 
panthères , beaucoup d'espèces de singes , trois 
espèces de Kanguroos , le phascolome , l'orni- 
tharinque et l'échidné , animaux à peine conmus 
des naturalistes , sans parler d'une infinité d'au- 
tres espèces rares dont plusieurs n'avoient jamais 
été disséquées. 

S. M. l'Impératrice adalgné me faire remettre 
tous les animaux qui ont péri dans son bel éta^ 
blissement de Malmaison, et parmi lesquels je 
n% citerai qu'un très-grand kanguroo, et un 



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Ijettre à M. de la Cépède. xiij 

jeime lama , deux espèces également dignes de 
Vattendon des anatomistes pai- leur rareté et 
}>ar les singularités de lenr organisation. 

Je me trouve heureux d'avoir à exprimer ici 
la reconnoissance respectueuse des naturalistes 
pour l'intérêt noble et si digne de son rang avec 
lequel cette princesse seconde leurs efforts pour 
l'agrandissement de la science qu'ils cultivent. 

Les soins que notre ami et collègue M. Geof- 
firoy s'est donnés pendant l'expédition d'Egypte 
pour recueillir xlans la liqueur tous les animaux 
du pays 9 ainsi que ceux du Nil et de la Mer 
^ouge y et la générosité qu'il a mise à me com* 
muniquer ses collections ^ ont soumis à mon 
5calpel des poissons de tous les genres, dont 
plusieurs , comme les Mofmyres^ n'avoient pas 
encore été vus en Europe, et dont quelques-uns , 
comme le JBicAir, n'étoient pas même connus 
de nom par les naturalistes. 

Pendant la même expédition , M. Savigny re* 
coeilloit les coquillages avec leurs animaux, 
et m'a fait connoître ainsi un grand nombre 
de ces derniers , qui ne l'étoient pas même à 
l'extérieur. - 

M. Péron^ envoyé par l'Institut national 

avec Je capitaine Baudîn dans la mer des 

Indes et à la Nouvelle-Hollande, en a rapporté 

la plus belle ooUeetion d'animaux marins sans 

vertèbres, tant mollusques que vers et zoophytesj 

» ••• 



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xiv Lettre à M. de la Cépède* 

qui ait jamais été faite , et m'a encore mis h 
même de connoître les §triiçtures intérieures 
d'une foule d'espèces nouyelles, §âns parler de 
celles qui , connues à T^xtérieur par les natura- 
listes , n'avoient point été disséquées. 

J'ai observé ou recueilli moi-in^me , à Mar- 
seille , une partie des poissons et des mol- 
lusques , crustacés , ou zoophytes de la Médi- 
terranée } pendant qu'un ami savant et^ zélé, 
que je viens d'avoir le malheur de perdre^ 
M. Théodore Honiberg, du Havre , me ras- 
semblqit ceux de la Manche , et que M* Fleu-^ 
riau de B elle vue ^ài^ la Rochelle , vouloit bien 
m'en envoyer quelques-uns des côtes de l'Océan. 
Les recherches dont je m'occupe sur les . os 
fossiles , et dans lesquelles je dois dire que je 
suis secondé avec le zèle le plus noble par tous 
les naturalistes de l'Europe, m'ont donné oc- 
casion de reconnoître beaucoup de faits nou- 
veaux relatifs à la dentition , qui sont entrés 
dans ce volume. ^ 

Enfin , M. Humboldt ^ qui vient , comme 
savent tous leç amis des sciences , de terminer 
avec M. Bonpland , l'un des voyages les plus 
courageux , ef les pl^s riches en résultats pré- 
cieux , a bien voulu ausçi contribuer à mon 
travail } et outre les belles observations qu'il 
a faites par lui-même, et qu'il publie dans son 
ouvraj^e « U a rdppQi^fjpQnir imon examen et 



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Lettre à M. de la Cépède. x9 

pour la collecticm du Muséum , diyerseâ pré^ 
pantions importantes qu'il' a faites sur les 

Ces secours matériels n'ont pas été les seuls. 
il a paru sur TAnatomie comparée plusieurs 
ouvrages, dont nous avons cherché à profiter, 
conune nous J*avîons fait dans ^es premiers 
Tolomes , non pas en employant dans le nôtre , 
sans autre examen, les faits qu'ils contiennent, 
mais en les vérifiant auparavant, autant qu'il 
BOUS a été possible. 

Je n'ai presque pas besoin de vous dire com* 
^n nous a été utile en ce genre le beau travail 
de notre respectable confrère M. Tenon, sur 
ie» dents du pheval. 

Noua avons cherché à l'étendre à toutes les 
classes , en consultant aussi les travaiix de 
MM. Blake et Everard Home y sur le même 
sujet. 

Nous avons employé de même les idées fé- 
condes et ingénieuses de notre confrère Pinel^ 
sur l'articulation de la mâchoire inférieure. 

Les observations de MM. Hedvvig et RudoU 
fJii sur les papilles des intestins , celles de 
M. Moreschi sur la rate, celles de MM. To^nson 
et Rafn, sur la respiration des reptiles, ont 
servi en partie de base à nos recherches sur ces 
fflatières. * ' . 

£n «général bous ayons parcoure atec soin 

b iv 



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xvj Lettre à M. de la Cépède* 

les divers mémoires de MM, Wiedemann^ Bbi^ 
menbaçhj Everard Honys f Albers^ Fischer^ 
Rosenmuïler ^ Lordat^ et de tous les autres 
ai3at(!>mistes qui ont pu parvenir à notre connoîs- 
sance, et nous avons profité de leurs rema|:ques 
toutes les fois que nous les avons jugées impor- 
tantes , ou que nous avons pu les vérifiier. 

Nous avons également confié les observa- 
tions ajoutées à notre ouvrage par nos divers tra- 
ducteurp , et les remarques des jotimalîstes tant 
sur l'édition originale que sur les traductions ^ et 
toutes les fois qu'elles nous ont paru justes , nous 
nous y sommes conformés. 

Il est encore de notre devoir de dire que la 
physiologie de M. Autenrieth nousf a fotunî 
des vues nouvelles et importantes, qui nouspnt 
dirigés dans plusieurs de nos diss,ections. 

Le Manuel d*Anatomie comparée de M. Blu^ 
menbach est le secours le plus nouveau , et l'un 
des plus intéressaiis que nous ayons eus; mal- 
heureusement cet ouvrage n'a paru que lorsque 
presque tout le nôtre étoit imiprimé, et nous 
3î*avons pu le conaiilter que relativement à nos 
dernières Leçons^ 

,Si l'on compare nos résultats avec ceux des 
auteurs les^çaables que nous venons de citer ^ 
€t de$ auteurs/plus anciens y dont j'ai parlé à 
la tête de mon premier volume, on pourra mieux 
jpgcgr e^fpr^ de.Pimpçyt^Sîe^dççinjçyertiimaié- 



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Lettre à M^ de la Cêpède. xvij 

riels que j*ai menfionnés d'abord. Nous osons 
affin&er &i effet , que malgré les. traraux de 
tons ces hcnunes célèbres, une partie considé* 
rabledes faits particuliers que nous rapportons 
est encore nouyelle pour la science , et c'est uni- 
quement au bonheur de notre position que nous 
devons cet avantage. 

Je ne puis me rappeler tons les secours dont 
nous ayons )Oui, sans être pénétré de la recon- 
noissance la plus vive pour un gouvernement , 
qni n'a pas cessé , dans des temps si orageux ^ et 
parmi tant de révolutions et de guerres, de pro- 
téger les sciences plus qu'aucun autre ne l'a 
fait aux époques les plus prospères ; et sans me 
croire oh^Qé de rendre une justice éclatante aux 
administrateurs de tous les ordres , qui ont tou- 
jours rempli ses vues avec autant de zèle que 
d'intelligence. 

Mais je ne puis m'empêcber ctussi d'être péné-> 

tré d'un sentiment profond de crainte ^ et da 

prévoir le reproche de n'avoir point tiré encore 

de moyens aussi abondans, tout ce que la science 

avoit droit d'en attendre. 

J'espère du moins que l'on fendra justice à 

^efforts, et que $i l'on trouyé que mes forces 

Prunelles n'ont pas répondu à mon zèle, on 

^^ pardonnera de n^avoîr pu tout faire, en 

^^Dâdération de ce que j'ai réussi à effectuer* 

Sans ayoîr eptièrement fait connoîtré la struc* 



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XV H j Lettre à M. de la Cépè^e. 

ture propre à chacun des animaux, je < 
avoir peu laissé à désirer pour tin syatème gi 
rai» On peut voir maintenant quel ordn 
dégradations suit la nature dans toutes les t 
ses I dans toutes les familles ^ et par rappoi 
tous les orjganes. Il y a des détails à ajont 
mais des détails seulement : le fond dutabL 
est dessiné avec sûreté. 

Sans prétendre non plus avoir apporté 
grandes lumières à la physiologie , je crois 
moins Tavoir servie , en restreignant plnsiei 
de ses propositions, en montrant que.be«ucoi] 
de fonctions peuvent s'exercer sans tout Tappan 
d'organes qui leur est consacré dans Thomt 
et les animaux voisins deThomme ^ en dédnisa 
delà des notions plus précises sur les parties v 
ritablement essentielles des organes. 

Je ne puis douter que la physiologie ne preni 
bientôtune marche plus élevée, en essayant d'ex 
brasser la théorie de tous les corps vivans, é 
s'attachant sur-totit à chercher dans les plus sifl 
pies de ces corps la solution de ses prîncîpau 
problèmes, portés à leur expression la plus géii^ 
raie. 

J'espère aUssî, et c*est un autre service »o 
Bicins grand que je crois avoir rendu à la pi] 
âiologie, j*espère aussi , dis^je, que la facilité d 
méditer sur des faits positifs, et celle d'en de 
couvrir de nouveaux en partant de cfeux ^ 



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Lettre à M\ de la Cépède. - xix 

idatoomiHSy détourneront les bons esprits àm 
o^ie méthode b^zari^ de philosopher j qni con* 
QiteÀTOuloir tout créer par le raisonnement, 
à {Bodoire ^priori ^ et à faire sortir toute armée 
âf «on cerveau tine science qui ne peut jioua 
arma- que par les sens extérieurs puisqu'elle 
Hf peut ayoâr.de réalité qtLe dans rexperience, 
xoéthode qui n'a mené jusqu'à présent ses sec- 
tuteurs qu'à desréstdtats inutiles lorsqu'ils n'ont 
fis été absurdes": car je yeux bien ne pas mettre 
4)(IS .derniers Sur le compte de la méthode elt^ 
oÉpie, qui, toute insuffisante qu'elle est, ne 
4iàtfas absolument répondre des rêveries de 
€Mx qm ont essayé d'aller {dus loin qu'elle ne 
pouvait les conduire. 

itlais j'ose me flatter d'avoir été plus utile 
eocore ^ l'Histoire naturelle qu'à la Physiolo- 
gie y, en donnant à la pi^mière de ces sciences 
les moyens d'airiver à sdki vérkable but, ^ 
^enx de perfectionne!: toute sa marche; en lui 
{muvant sur-toilt , nsalgr^ la résistance inté^ 
^Bssée d'un^ partie de ceux qui la cultivent, 
^ ces perfectio^nçmens lui sont d'nne néces- 
tké indispensable. 

Permettez-^moi, mon cher et illustre confrère, 

lit^rer à cet égard dans quelques détails avec 

K^. A ^ui exposerois*je mes idéœ avec plus 

de ccmfiance, qu'à celui qui les a toujours a«- 

toeiUies. avec tant d'indulgence dans nos cob* 



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XX Lettre à M. de la Cépède. 

Tersatians particulières y et dans les ouyragi 
auquel j'en ai puisé une partie | ainsi que dax 
ceux du grand homme don,t il est le digne anc 
cèsseur? 

En e£fet, Bujfon , à l^aîcle àeDaubentôn , e^ 
le premier qui ait uni d'une manière condnu 
FAnatomie à l'Histoire naturelle* Pallas a Sox\ 
son exemple I mais il n'a point été imité par le 
naturalistes de l'école linnéenne. 

lainnaeusy si grand, si plein de génie ^ si cap^ 
Ue ^e sentir la nécessité de la connoissance in 
térieure des animaux, a cependant été involon 
tairement cause qu'elle a été négligée par se 
élèves; parce que n'ayant point eu pour obJ€ 
d'écrire une Histoire naturelle complette, mai 
s^étant attaché seulement à réformer la parti 
de la science qui en avoit le plus besoin alors 
/la nomenclature, l'Anatomîe n'étoit en effe 
point absoluiàent nécessaire à son but.' 

Mais c'est contre son intention expresse ^ € 
manifestée en plusieurs endroits, que ses imita 
teurs, se bornant pendant long^temps à marche 
•erviiement sur ses traces, ne se sont occupa 
que de descriptions et de caractères extérieurs 

Je crois ijue leur négligence a tenu souven 

à ce qu'ils avoient commencé leurs études pa 

la-botanique, : et à ce que les végétaux doiven 

-«n effet être étudiés prihcipaleilient à l'extérieur 

attendu quepresque tou^ leursorganes sont exté 



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Lettre à M. de la Cépède. xœj 

riears; et cepeoidsmt les belles observations 
àe M. Desfbntaines ^ etTaïUe emploi, fait par 
M. de Jussieu de la structure interne de la 
sentence ^ prouvent cbmbîen Tanatomie des 
peintes peut encore apporter de lunûère dans 
hur histoire. 

Mais y quoi qu*il en soit par rapport aux yégé^ 
taux, cette anatomie est indispensable dans 
rUstoire des animaux ^ où les organes les plus 
importans sont à l'intérieur^ et où ceux mêmes 
^ Ton aperçoit au-dehors, sont essentielle- 
me&t gouvernée et modifiés par leurs rapports 
mvacceux du dedans. 

fl y a d'abord une branche de la science ^ à Té- 
ganlcfeJaquelleéiOn assertion paroitra sans dop^te 
évidente à tout le monde } c'est l'explication des 
phénomènes que les animaux nous présentent* 
Comment prendre une connoissance rationnelle 
des degrés de leurs foi*ces> des variétés de leurs 
adresses ^ de l'espèce de mouvement propre à 
aïKmn d'eux , de l'énergie , de la délicatesse -de 
chacun de leurs sens^ du «caractère particulier de 
knr tempérament , sans tma étude, approfondie^ 
tzès*détailfée n:iême, de.leur structure intime ? 

Pourquoi tel animal ne se çiaurrit-il que de 
4âr, tel autre que de végétaux f D'où celui-ci 
tb-t-il la finesse de son odorat ou celle de soA 
unie ? Quelle est la source de> la force prodi^ 
gîeuse d^ muscles des oiseaux P Comment cette 
force est^elle employée à produire ce mouve- 



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xxij Lettre à M. de la Cépèd^. 

ment si étonnant du vol? D'où vient que rbises 
voit également bien à des distances si différez 
tes ? Quelles sont les causes de retendue et déi 
variété de sa voix? Pourquoi tel reptile est-îlr 
engourdi ? Pourquoi tel ver conserve-t-il dô h 
vie long -temps après être divisé? Pourquoi w 
zoopl^yte peut-il vivre également bien , quelqA 
partie de son corps que l'on en retranche fSn^; 
pose-t-on qu'il puisse exister une histoire naXWi 
relie, sans que ces questions, et des mîllierti 
d'autres semblables, y soient traitées , etcrdit-i 
on pouvoir y répondre sans une Anatomîé coai'^i 
parée profonde? L'histoire naturelle d'un anî*d 
mal est la connoissance de tout l'animal. Sée 
structure interne est à lui autajit, et peut être f 
plus, que sa forme extérieure. Ainsi je ne pensas 
pas qu'on cherche à me contester la nécessitai, 
3è Panatomie dans l'histoire détaillée d'un^:{ 
espèce. ' ^ 

Màîsfe vais plus loin j j'affirme que le simple ^ 
échafaudage dé l'Histoire naturelle , ce que rôn :i 
nomme ses méthodes , ne peut se passer d'aua- \\ 
tomie , pmir peu qu'on veuille donner à ces ni^- i 
thodes toute l'utilité dont elles sont susceptibles: j 

Sans doute on peut, à la rigueur, arriver 
à la détermination particulière du nom de ^ 
chaque espèce , par les méthodes lès' plu$ àr- ij 
bitraires, dans quelque partie du corps qu'on \ 
en prenne les bases. 



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Lettre à M. de la C^pède. xxikj 

is notre science seroit- elle donc condamnée 

de se3 méthodes un u^age aussi borné ^ 

^ne , dans toutes les autres , ce nom de 

ne $'acc<»*de qu'à l'ordonnance la plus 

et la plus féconde; tandisqu'onyexigé 

méthode réduise la science à son exprès- 

i plus brièye et la plus générale ^ et 

en développe toutes les propositions dans 

n naturelle^ et en donnant à cha^ 

llMtjtoute rétendue qui kd appartient f 

Comment obtenir un pareil résultat^ dl'oh 

Bftf^d les bases de. sa méthode dans la na- 

^iiàme des êtres , et cette nature n'est- 

W|Hi8 déterminée par leur organisation en- 

^tt\ Qae dire de génial sur ime famille , 

*wime. classe formée au hasard^ et d'^irès 

î^elqne caractère arbitrairemeià choisi,, dans 

Çielque partie qui n'exerce, aucune influence 

^'^ks autres f ]&t où sera la science ^ si le$ 

^***e8 et les familles» p'^t de commun que 

^ caractère ^ et si l'on ne peut s'élever au* 

^ des: faits ^ndividu^els P . 

^ f^onnemené ^ qu'il seroit ^isé de dé^ 

^dopper bien davantage , sont complettémMtt 

'^"^éa par l'expérieaci^; elle nous montre 

^«8 seules boiines divisions d'histoire na<« 

"^8ont celles qui s'accordent aisec l'anàto* 

^1 8oit que leurs auteurs aient connu cet 

•^fif soit, qu'ils n'aient été conduits que 

^^ heureux tâtoimement. 



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œxiv Lettre à M. de la Ct^ède. 

On dirise àe^xn^Aristote les animaux yi 
tébrés à-pea*près en quadrupèdes , oiseau 
reptiles et poissons , et cependant ce n'est ^ 
lÀnngeus qui à trouvé ^ par ce tact délicat q 
le caractérisoit , les limites rigonr^enses et ^ 
juste définition nominale de ces quatre classef 
mais leur définition réale et génétique , les y< 
ritables causes de toutes les différences qne Vo 
remarque entre elles , c'est l'anatoniie seule çt? 
les fait connoitre ; c'est de la quantité respec 
tivé de leurs respîrat^ns qtiè toutes' leurs qua- 
lités dérivent, et que l'on peut les d^dair^' 
par un raisona^ment presque matbén^ tique. • 

Si leij dents ont été si utiles pbur divisô*^ 
les quadrupèdes y c'est par leur -accord néce^ 
saire avec les oi^anes intérieurs de la dige^^^ 
tîon > et par les- rapports de ceux-<:i avec totti» 
le système de Téconomie j ^etsi LirifioBUS nVi 
pas été exempt d'erreurs ' dahs"^ Vieiiif)loi q«'^^ 
a fait de cette partie ^ c'est uni^uétil^it pour^ 
avoir voulu s'en tenir aux incisives > côiû^û^I 
plus extérieures : les molaires , plus profondes,, 
•sont aussi plus importantes j si le graaid nt^ \ 
turaiiste dont je parle les eût prises en con-j 
sidéradon, il n'auroit pas réuni la cliaure^t 
souris à Thomme , le rhinocéros et Véléç^^^h 
au fourmilier, le morse au lamantin. - i 

Mais c'est sur-tout dans la dispo^tion des^. 

classes d'animaux sans vertèbres, que Y^ i 

tome 



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ïjettre à M. de la Cépèdê. . œxv 

Xotoie me sepible ayoir le mieux prouvé dans 
ces derniers temps son utilité en histoire na- 
turelle : Aristote , ce génie , l'un des plus 
étonnans dont s'honore l'humanité , avoit, aussi 
mtrevu la vraie division de ces animaux | 
seulement l'enveloppe pierreuse des coquillages 
lai avoit fait illusion , et aux quatre classe^ 
naturelles des mollusques , des crustacés, des 
insectes et des zoophytes , il avoit ajouté mal- 
à*propos celle des testacés» Unnaeus ^ em« 
barrasse de trouver à ces classes de bonS: C^*' 
ractères extérieurs , les réunît en deux , et 
confondit sur*tout da,ns celle des yers les ani« 
maux les plus étrangement disparates. 

L'ascendant naturel d'un si grand homme a 
retenu pendant cinquante années la science 
dans une espèce d'enfance à l'égard de cette 
partie du règne animal , et j'ose dire que la 
liberté que j'ai prise de m*affranchîr des en» 
traves d'une autorité d'ailleurs si respectable ^ 
me paroît un des plus grands services que l'a- 
natomie ait pu rendre à l'histoire naturelle. 

Les limites que j'ai fixées à la classe dêd 
mollusques » la réunion des mollusques nuds 
aux testacés » le placement des Uns et des 
autres à la tête des animaux sans vertjèbres j 
et immédiatement après les poissons , leur sé- 
paration complette des zoophytes , les limites 
tracées à ceux-ci^ leur rélégation à la fin du 
5 c 



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^xvj Lettre à M. de ta CépèlÉe., 

règne animal , enfin la définition particciliére 
de la petite classe des vers à sang rouge ^ soni 
des^basefs désôrâiaîs iiiébranlables ^ qui àttes- 
tefôni à jamais Timportancie des considération^ 
aiîatbmiques j et le bonheilr d'y avoir attacha 
înon nom , me paroît unte récompense plus que 
suffisante des peines qu'elles m'ont coûté de* 
puis' quinze ans. 

Je jouis d'un bonheur non moins rare j celui 
de ïes'yoir adoptées généralement par mes com- _ 
patriotes , de les voir employées par les plus : 
habiles naturalistes comme fondement de ieurô ^ 
travaux sur ces animaux. ,^ 

Notre respectable confrère , M. deLamarck, ,, 
a établi en grande partie sur elles son sys- ,^ 
tème des anîmaiix sans vertèbres } feu jD/vz- .^ 
pamauâ a écrit , sous le titre de mollusques , ,^ 
l'hiistoire particulière des espèces de cette classe ^ 
qui ce trouvent en France. M. de Roîssy l'em- ^^ 
J)loie également dans sa continuation de Bujfon. , 
Quelques-uns ont fait même à mes divisions le 
plus jgrand honneur que puissent recevoir àQ^ 
découvertes nouvelles, car ils les ont traitées T 
comme déjà Vulgaires , comme si connues et ^ ,, 
si répandues , qu'il devenoit inutile d'en rap- 
pelisr Tauteur. 

Quelques étrangers , et, ce qui est plus ^v^^ \ 
gulier » des anatômistes , n'ayant peut-être pas 
eu d'occasions suffisantes d'étttdier ces animaux^ . 



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Lettre h M. de la Cépède. xxv^ 
ont encore conserré cette classe générale des 
7et% dans des ouvrages tout récens; mais lei 
embarras où ils se sont jetés suffiront pour lei 
tainener bientôt à la yéritable méthode^ ou 
da moins pour détourner les autres de suivre 
lalenr. Ils n*ont rien pu dire de général qui ne soit 
ftnxy iii rien de particulier à certains genres 
qui ne soit opposé à ce qu'ils ont eu à dire 
des genres difïérens. Autant eût valu ne point 
£dre de classes du tout. 

Tout s'accorde donc, et les raîsonnemens 
généraux y et les exemples des divisions ancien-* 
nement établies, et ceux des divisions nou- 
velles, pour montrer qu'il est impossible d'ob- 
tenir une bonne méthode dans l'histoire na* 
tnrelle des animaux , sans consulter , sans étu« 
dier profondément leur structure intérieure. 

Pardonnez-moi , mon cher et illustre confrère , 
d'avoir insisté si long-temps sur une doctrine 
qui devroit paroître si évidente j mais il faut 
bien qu'elle ait encore besoin d'être rappelée , 
puisqu'elle est si peu suivie dans les ouvra- 
ges qui paroissent encore dans certaines 
parties de l'Europe} et comment pourrois-je 
mieux la soutenir, qu'en l'appuyant de votre 
autorité , et en vous montrant pour ainsi dire 
6n tête de ceux qui en défendent les prin-« 
cipes ? 

Je me trouve heureux d'ailleurs que vous 



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ù:xviij Lettre à M.' de ta Cépède. 

in*ayéz bien, voulu accorder cette occasioa;^ 
TOUS rendre un témoignage public de ni 
tendre dévouement , et de ma vive reconnfl 
sance pour l'amitié dont vous m'avez doif 
tant de sensibles preuves. 

Au jardin des Plantes ) le 3o messidor an û 



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L E Ç N S 

•^î'ANATOMl 



Des torganes. 

Uknê HofTéprefmler n 

Ctmmal coràmé lute iHàthme ùbtikpéié^ de ëirers 

lenen, et ra^epl^te êë divers lÉlocrvé^étts ; iféÉî^ 

i*t, qae non» y âteiis traifé â&Yosftéàlo^é éf de 

^a/ok^. Dans h ^^Md^ kièu^ âvétts éjtamiiié 

les organes des 8l^tf8Ati((^s , resséi^ éHx agérr^ pri- 

nritifs sfliis )^(}Mlé Aul «àb^yémefiC B-âuroit }it\x 

Ans rêtk-e animé. ^ 

Ces detis ord^^es d^orgaàes et les f(Mctioiis^ qui 
« dérireat oottstitueAt ptopremenl FanittiM! dans 
^\ et Cfai est essétifiél à sa na^fe , et suffi*- 
ïwnt A sotî existence nHem^ntanée; ihaSé Féxrt:*- 
**cte ces foticlîoné eittraîoè uft tfàitspôM? c6nlî« 
*rclde particules dtrdedisLns au dehors, et Vètat 
^ organes est sané' cés^ altéré par fetir action 
•w», puis4^® ^^^ action n^est* pâBS unie drfiple 
'•^Wto , n^ats qu'elle cbtfsiWfe- eis^eàttèHéttient 
**ïm cHatfgemfeWt cfiitûîqute de cbnipB^itîôtf ^ ainsi 
^tetrous- Fairc^^ siiffiéàmmetit pfôufê efii fraltàttt "^ 
*ïmtigde»' « d^ iierft etf gëAétàt. H falfë^ déM 
I 5 A 

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s De lu digestion 

que l'animal eût des moyens de reprendre , dala« 
i«c ^/^,.r>« ««: ^environnent , cequ'ilperd par Teacer- 
\ et de rétablir dans chacun de ses or- 
position de repos que l'action altère ^ 
sndant nécessaire pour fournir de noa* 
Lction* 

sèment de masse et de con^position da« 
aussi continuel que les causes qui le 
c'est<à-dire ^ que les sensations et le 
c'est luique l'on nomme )a nutrition y 
une fonction très-générale , laquelle^ 
dans les animaux élevés dans l'échelle ^ se com* 
pliqne d'un grand nombre dé fonctiohs particulières* 
Nous allons jeter ici un coup d'oeil général sur 
les m^tér^ux de la nutrition , et aur les fonctions 
particulières dont elle se compose» 

Les matériaux de la nutritipn des animaux sont 
l'air et les divers fluides élastiques qui s'y trouvent 
mêlés, l'eau et une partie des substances qui s'y 
trouvent diasoutes , mais sur-tout lés corps déjà or- 
ganisés, soit animaux, soit végétaux , lesquels sont 
eux-mêmes composés, dansleur plus grande partie, 
de substances susceptibles de prendre la forme de 
fluides élastiques , soit en se dégageant de certaines 
Combinaisons , soit en y entrant. 
, On sait aujourd'hui , par lesi découvertes de la 
chimie moderne, avec quelle facilité ces diverses 
substances s'unissent ou se séparent , et quelle pro-, 
digieuse variété offrent les propriétés des diiférens 
G<\mposés qu'elles formant. Cetl;» connoissancenous. 



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* m générât ^ 

^nomirne idtëe générale de tout le jeu dé là nutri-! 
^, et novLS fait concevoir comment , avec si peu 
{démens , cette fonction pfeut «cans cesse repro-, 
inre et entretenir des organes dont la compositioa 
etf si différente. 

Cependant son pouvoir n'est pas indéfini ^ et il 
^ resserra dans des 1)orï}es dont il est difficile de 
concevoir la raison ; il semble qu'il n'y ait que la 
matière qui a déjà été organisée qui puisse servir do 
bse a la nourrilure d'une autre organisation* t^e^ 
▼égëtaus: eux-mêmes ne se nourrissent guère que 
èfi lulïstance végétale décomposée , et il n^ en a 
<{Qetrès*pea qui puissent prospérer , par exemple y 
àm da sable ^ur et arrosé seulement avec de Teau 
parcj c'e^-à-dire, qui puissent former de toutes 
pièces leurs matérraux immédiats , en absorbant 
séparément du dehors le carbone , l'hydrogène et 
les antres matériaux dont ils ont besoin. Les autres 
Aoîveoft recevoir ces niatières déjà en partie corn* 
Knées ^ préparées à entrer dans cette nouvelle 
économie , et il leur faut ce que les agriculteurs 
nomment du fumier ou de l'humus. 

Cette condition est encore plus absolue pour les 
animaux : tous ceux dont nous connoissoirs les aU«-i 
i&ens , Tivent ou de végétaux , ou d'animaux , ou 
les sucs , ou du détritus des uns et des autres. Si 
<|tie1ques-uns prennent des matières minérales , 
^^ ou comme simple assaisonnement ^ ainsi que 
110US fesons du sel , ou parce qu'elles sont mè^ 
léei ds matière quia été organique^ comme, pat; 

A a 

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4 De la étigealion 

exemple , lorsque le* vers de terr^ aralent do 
rhumus. 

On conçoit en général que l'aninial herbivore a 
besoin de plus de fprce digestive que le Carnivore ^ 
puisqu'il a-çlus de cbangemens à opérer dans la 
matière, de .ses alimens ^ avant de la convertir dans 
la sienne propre ; mais aucun aliment , eût-il fait 
partie d'un animal de même espèce que celui dans 
lequel il passe , n^est employé en entier à la nutri- 
tion de celui-ci , et il y a toujours u» résidu qui se 
transmet hors du corps après la digestion. Les 
sub^ances particulières ne passeï^ pas non plus 
telles qu^elles sont pour se réunir et s'intercaîer 

avec les substaMces de même nature. Ainsi ce ne 

> 

8ont pas des parcelles de chair qui vont nourrir la 
chair , ni des parcelles d'os qui vont nourrir les os ; 
mais t( les alimens se décomposent et se confon- 
dent , ] l'acte de la digestion , en un fluide homo- 
gène , il chaque partie reçoit les élémens qui 
dpiven nourrir , les attire à elle par une espèce 
ùp ch(HX 9 et les combine entre eux dans les propor- 
tiens convenables. 

C'est l'emploi de ce fluide nourricier qui constitue 
la nutrition proprement dite ,• les opérations qui 
ne servent qu'à le préparer constituent la c/i- 
gestion. 

La digestion et la nutrition sont donc les deux 
parties essentielles , les deux termes de la grande 
fonction générale du renouvellement de Fanimal ; 
aucune espèce ne manque ni de Tune ni de l'autre ; 



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en général. B 

mais H y a entre elles deux quelque$ antres opéra* 
^ons moins essentielles à ranimalitq^ <]uoi(}ue fort 
importantes dans les animaux qui les ont. Il s'agit 
dePabsorption du chyle , de la production du sapg^i 
de la drculation et de la respiration ,' c'est-à-dire , 
de sa combinaison avec Foxi^ne. Ce^ diverses^ 
fondions n'ont lieu que dans les animaux supé« 
rieurs y et disparaissent successivement dans ceux 
des dernières classes» 

Nous n'arons à nous occuperdans ce volumeque 
de la digestion proprement dite , c^est-à-dire ^ der 
tout ce qui est nécessaire pour changer l^s alimens 
tafiuide nourricier ; et ]a mul^tude des opérations 
^ se rapportent à ce changement est encore assa^ 
conâdérable pour donner lîçu à des recherches 
^assi étendues que celles qui ont ks sens ou les mou- 
Temens pçur objet.. ' 

Ainsi y un grand nombre cPanimàùx- prend des 
tlimens^ solides , et doit les divise|r çt Içs ré^u^re f^n 
une espèce de pâte avant de Wfaîre pénétrer dan^ 
ses intestins ; SI leur faut des organes de mastication^ 
et d'insalivation appropriés à c^s alinjens^ les pre- 
aiiers îsont aussi variables que les espèces d^alimens 
ellesriùâFnes , et cela tant par rapport à la fores des 
iriâc^oires^ qu'au nombre et à la forme 4^^ depta 
dont elles sont armées. 

D'autres animaux avalent leur nourriture , qpoî^ 
fxe solide , sans la mâchel* aucunement : ils n-ônt 
donc que les organes de la déglutition,, qni dans 
Ifordreprècédent se trouventregorlés au second rang*. 

A. 5^ 



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' lïe. ta digestion 

D'autres animaux encore ne yivent qne ^ ma^ 
tière liquide ; il leur feut des suçoirs pour la pom- 
per , qui sont de vrais organes de déglutition, maîa 
qui varient encore considérablement selon que-l'ani^ 
înai pompe simpIenVent deis liquides à uud ^, ou bieife 
^u'il est obligé d'entamer les vaisseaux des ani-, 
maux oudès plantes dont il veut tirer les sucs. Pana 
ce dernier cas^ la nature ajoute à son suçoir dea 
ïnstrumens tranchans de différentes formes^ 

La déglutition , ou le transport dans l'estomae de- 
Fa pâte alimentaire produite par l^a mastication ^^ 
s^opêre par le concours de plusieurs organes mus- 
culaire» : là langue , l'os hyoïde^ le voile du palais ^ 
Je pharynx, Fépîglotte y jouent chacun un rôle 
ctifférent dans les quadrupèdes ; et outre les varia- 
lions que chacune de ces parties subit dans cette 
première classe , leur disparition successive dana 
fes autres classes dbnne Heu à des cousidéraiions. 
importante^* 

De la bouche  FanUs s'étend un longrC^nalibrmé 
des mêmes tuniques que la peau extérieure ^ et qui 
dans la plupart des zoophyles est remplacé pa*^ un 
simple sac. C'est le réceptacle dans lequel les ali-» 
mens sont contenus pendant, tqut le temps qu'ils 
peuvent fournir des élémens propres à la nutritiojQ. 

On doit considérer ce canal^ par rapport à son 
étendue proporlioiineBe > qui détermine la quan^té 
d'alimens que l'animal peut prendre à-la-fois y e^ 
par suite l'espèce de ces alimens ; par rappmrt à $e(^ 
replis, qui accélèrent ou ralentissent la marche dc« 



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Anem ; par rapport aux dilatations de qiieTqtie9- 
msds de ses parties ^ oa aux cuk-de-iacs qm com^ 
m^mqnefit avec lui , et qui sont autant de lieux da 
tijoar y cm ks alimj^ns réaident plus long-temps que 
^Qs le rente de sa longueur , et où: ils peuvent étca 
loumis à Faction particulière db œrtains agens ; 
enfin y par mipport à la composition de ses parois s 
aa plus tni moins de force de chacune de ^s funi* 
^oes et aux variations de leur structure ^ soit dans 
t^le canaly soit dans quelques endroits seufementr 
car toutes ces droanstances uiflùent sur l'action da 
canal 9 dont les causes principales ^aident évidem-- 
aient dans ta nature organique de ses parois. 

Cette action y que le^^nal intestinkllait subir aux 
matières alimentaires , conéiste r dans leur séjbur 
floB OU moins long en un lieu chaud et humide ; 

Dans le mouvement doux que lieur imprime Vit'^ 
ritahUité de la tunique charnue ; 

Dans la pression plus où moins forte qu'ils éprou- 
vent de cette même tunique j 

Dans Fimbibition et Faction^ chimique des sucs 
qui sont versés sur eux, soit par le tissu secrétoire 
des parois roéniesdu canal ^ soit par des glandes 
dont ]es canaux excréteurs 7 aboutissent ; 

Enfin > dans la succion des petites racines des 
vaisseaux chylifères , qui prennent naissance de 
la paroi interne des mtestins. 

Il faut donc examiner le canarsous tous ces points 
de^ vue j il faut considérer les glandes extérieures- 
qui y versent les fluides qu^^es produisent, telle»: 



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Jf De I0 Sige^on 

piçnjt ia yein^portçj iî f^ut r.eipArquer par quel» 
^oyens l'aDiijpiaJe^ttlfetefMfJtt fip» «iluia^n^y la 

le^ autres yoi^ «çjtcr^ipWtili^U^. j il fMftt eitfii 
traîtçf ^ç^ mqypïis p^r legqii^îs Içi sature T^fwtà^ 
|e cp^n^l iiitçstiaal coptre je^ ^fjcidew , c^e^l-i-d^Wf 
4^ 8(^ ^p^eiwion et 4e ftç^ eeypjojq^ ^ ôiti «Ees té^H 

|| P;^|: pa^ m^ j^ ces cIio$f|s qi»j ne varie oomc*» 

d^r^)E^çji?ien|: 4?^^ le^ d^TOjij|^ c?Uft3es , at dont lit -^ 
variatioiîfir ii'iîi^^^pi^gjl^Sji çaoi^a $uir loftrta TiéOT ^j 

]Pj^ ai^j^yjç ç}^,la flptrjiUojr^ s^;fftit de I» wa^àhm 
la pKlf^^ïip|e^ ^OfiÇ (5^iaa.p9p^f{BdKt fes p^lypas? il*, 
ayaleiit simplei^nenl imç ;i^€wirîtm9 spUda ^ quC^e 
fond et sldentifie eitpiçfi f|p t$^pft4 la.pUipi géia^^ 

Dans tes méduses et le^ ^I^î^^t^pt^ ott "VOÎA qiitl^^ . , 

^f^ p\m^ ^p pjfj^^ j 1^ pflff ryitqçf f^^mp^Q pur un& , 

oji pjbasiçiir^ îwuckejs^i^ Pf *«P dg»§ 1^^ e^oia^Q qui ise . 

d^vi^ eip ppj& ^ultita^e ^ çftn»^> ïs«q#etei porteaa* ^ 

le fluide produit p^r t^ 4%e#tm 4 tojf^fea^wits A» ^ 

LçjS éc}linQd6r.^);e^ oç^ fpcqre qti^^De oImiso d» 
plus : un véritable intesU^ » noi^ , com»^ Ictf» piéoéi: 
dens, çr^uâé dan$ I4 ^fi^se du iporps y mais flcrttant 
<Jans uqç cavité intérîeçrf , çt dfEiva^ fwrfe ^anssur 
der le fluide |^ol:^•riçier 4^ pgs p^iyp^ j^ pwr J^ lais^ 



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Vr çTùs^a^ baagnçr cette cavité (M imbiber tontot 
lespariids; quelques-um d'entre enqc oot toute l^mr 
SQTface garnie da Buçoir« qui aljtirmt êftns doiild 
le ilmde ambiant ^ et la foiyt pénétrer 4am l'iolé^ 
rieur pppr qu'il s^j cpmbi^airec 1^ fluide nourri- 
der. C'est «n preapier conuMmemeot da re^pînT 
Hon , et voilà déjà la wxtrkioa ^i^pUquie A» deui^ 

ioOGlioBÇ. 

E^le^ |i|im(9i4^ii8lef ii^actef: néiiit fpriiie d*' 
FintestiQ^ ^éip? li'anssHdgl^oii dt^ ^de j méuift 
péDétraiipp dp J'élémen^ ^apbi^i^ par des oav^r^ 
tare$ ^xtérli^urafif $eulçMi«pt o'|9^ :d^. Tair et nmi 
4e l'çau c||ii :f e^f cpnduit , ^| Ifs vmi^eaui^ aérif Of 
«otft^rsnwftéô y qu'il n'est a^jQg^ pçûiiUdtl QWRpp oà 

iljQ'ena^Utîssç qp^i^ l;)r#pç^Pf, 0» camrnpWÇf 
ju^sîijQbs^rfçjr de^ orpwfi^ wcrétoir^ «ttiç» bor» 
du canal digeistif, mais qui versent dans 900 itltérr 
rlcîir f wlq^ps J^qu^ii^'^ «If <itai#w oti diy^solvwrtti. 

JUj? çrwtftçé^ «fi^t a^issi i;^^^rga«^8 secr^oirof , 
inais î)^ QDt di^|)Ji43 WW g{)so||3<twp ^ ebyle. u»^ 
fois préparé par la digestion y dans un système VA«« 
çulaire , go^iy^rné ptur up qç^ur m^wleviK ^t pur- 
ent par-tQu):,lf ^id^ iH^Mrricîer. tià (oommeoc» 
encore J'ej^t^^Rf pwrtÎpuUè^re 4'«Wi9rgaBa respîniir 
loire ^ispl^ , i^m. qui paroU ^eglçment ftbsorbtar 
qQelq^e éléwcwf d^ de^W»* 
Lçf 9ioIl|i9q¥Lpa p^t Îçuir5^st©me,sde làrcubitifvi 

«tde r^pirçltiop plw complets enççpr^ et plu» ftk^Q- 

îûs dans l§^r^ effets que ^es farHi>t^é^ , et ;fie»' «A 
loanciue à leur outrition pour égaler en complica- 



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^o He la digestion en génêràL 

lion celle des animaux rertébrés, si ce n'est pertff^ 
être qu'ils n'ont pas autant de glandes exférieax-es 
qui versent leur liqueur dans le cahal : le pancrécàs 
leur manque , mais ils sont amplement dédommagée 
par la grandeur de leurs glandes salivaires ; il ne 
paroit pas non plus qu'ils aient des vaisseaux ly xx&^ 
{Viatiques distincts des sanguins. ' ' 

Enfin, c'est dans les animaux vertébrés que Ts^ 
nutrition se compose de plus de fonctions particu- 
lières , et s'opère par plus d'organes : leiârs quatre 
classes ne diffèrent en rien à ces deux égards 5 elles 
ont toutes une complication parfaiteiiftent la même j 
parmi les classes d'animaux sans f ertèbres ^ il 
n'en est presque point dont une partie ne man- 
que, par exemple, des instrumens de la masti- 
eation , tandis que l'autre partie en est amplement 
pourvue. 

Nous plions donc faire des organes des animaux 
vertébrés, le type d'après lequel nous traiterons 
des organes à^s attires , lorsqu'ils offriront quelque 
analogie. r ; . 

^ Nous parlerons dèsdifféréntesfdnctîons partielle» 
ffelon l'ordre ^u'^H©» suivent dans leur activité : 1» 
mastication , l'iwsaîivâtion , la déglutition , la diges- 
tion stomachale , le passage au travers de rînîestin y 
la production des fluides qui y pénètrent pour agir 
MT les alimens, faction des muscles de Fabdomen^ 
et des autres enveloppes et annexes des intestins,^ 
feront le sujet dea différentes leçond de ce volume. 



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SEIZIÈME LEÇON. 

Defntdcàoires^ et de leurs mouvemensdans 
les animaua: vertébrés. 

. 1 ous les animaux vertébrés ont deax mâchoires^ 
«ocon n'en est dépourvu , et aucun n'en a plus ds 
deax ; eMes sont dans tous placées Tune au-dessus 
de Taptre. I/inférieure est. seule mobile dans les 
lisiDmiferes ^ la ^supérieure l'est plus ou moins dans 
Hplopart deSi genres des autres classes. 

Les diosçs ne sont pas aussi constantes dai^ les 

nàmaux sai^. vertèbres. ^ , r 

Fourni les mollusques, les céphalopodeé ont deux 

naoboires inobUes y situées dcms Ta^e du corps , 

et dont la position n'est point fixe par rapport au 

dos et aa ventre. 

Quelques gastéropodes , connile le limaçon y n'ont 
qu'une mâchoire supérieure j d'autres^ dbminf la 
(ritonie y en ont deux latérales } d'autres en man* 
quent taut'à-fait, comme le buccin, etc. 

Touf les acéphales, sans exception^ en sont ab* 
iqlnment dépeurvus. 

Une partie des vers en a. de latérales, teb spnl 
les nérëTdes; une autre partie en a trois,, les sang* 
laes; le plus grand nombre en manque, comme les 
lombrics. I^es crustacés en ont tous plusieurs paires 
9e latérales* 
Une moitié environ des-insectes en a deux p^r^s 



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lU XVr Leç.oi*. Des mâchoires^ 

de latérid^^ ce fpi^t les gnnAoptèrca, les.iiévrop*^ 
re«, les coléoptères, les orthoptères , et les hyrKX^ 
popiçr^^i Tautr/e moitié, savoir, l^l^dftpt^rae» 
les hémiptères y le$ dlptèf ç$ p et 1^3 aptères , ea nmaa 
que absolument. 

Qael(|ues échiuodennes ont cinq mâchoire«'pl&^ 
cées en rayons; ce sont les oursins et les astéries ^ 1& 
autres en manquent, ainsi que tou5 les* zoopliy^tea 
sans exception. 

Nous avons suffisamment parlé de la forme gêné^ 
xale de la mâchoire supérieure, et de sa composi- 
tion, lorsque nous avons traité de la fëce dans nôtre 
VHP ïeçon , et nous pourons paésér îni^éâtËle- 
ment à celles de la mâchoire inférieure. 

ARTICLE FRBMÏEH-,'-^' 

De Informe ei de la composition 4^ f^:n^4ohoir0^ 

^ •. ■ , ' • . 

La mâchoire inférieure ^es aniniaux vertébré» ^ 
généralement la fprm^ d'un arc, ou 4e deù:ç bran- 
ches plus ou m^ins épaisses , réunies à angle aj^u^^. 
dont le contour ou le bord supérieur est ordinaire- 
ment ^embl^blç^ ^aps sa plus grande çtenduo, a0 
bord inférieur de la mâchoire opposée: salongjueur^ 
relativement à ceïle-ci^ ésjt beaucoup plus firand©^ 
dâçs les oiseapx, et la plupart des reptijes, ou ellf 
s'articule très en arriére*, et se prolonge Xfïème aiH 
delà de sop articulfition, que dans les mammifère»' 
et leB poissons où cette arliculatioxi se fait plus en^ 



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Art. L Z)« làform^ de la mAoht, mf. iS 

aTaut Elle s'alonge d^aîllears ou se raccourcit avea 
lemua^u, et son épaisseur dépend beaucoup du non'* 
bre , de la forme et de la grandeur des dents qu'elle 
suj^rte y ou de l'absence de celles-ci« La rnâchoir|i, 
xslk^ésax^ dé Vèchidna , des fourmiliers propre* 
Mot dits y et des phatagina ^ qui manquent de. 
ieal^f est très-gréle » tandis que dans l'éléphant son 
épàasmr devient énorme ayx endroits où elle loge 
les molaires. 

Al Du nmnlre d^ù^qtd la compùseiii. 

Celle de l'homme y eomposée de deux pièces 
àans\e fœtus et dans l'enfance^ ne présente plus> 
dai^Fadulte^ qu'un seul os^ formant une lame 
épaisse^ courbée en arc dans sén milieu j et dont les 
extrémités sont repliées de bas en haut. Chaque 
moitié de cet arc est parfaitement semblable k 
l'autre : ce sont proprement les branches de la 
mâchoire ^ quoique l'on donne aussi ce nom à la por- 
tion-montante de celle-ci. Chacune de ces branches 
n'e^ jamais formée , dans les autres mammifères , 
que d'une seule pièce j elles restent presque cons- 
taioment distinctes dans la plupart d'entr'eux y tels 
qot les malis^ tous les carnassiers (les chauve- 
«wris exceptées), les rongeurs , la plupart des^ 
^fBxtés^ les, ruminana;^ les phoques, le dugon , 
pumi les amphibies ,'. léB, cétacés^ et l'on y voit fa- 
cilement là suture qui unit leurs extrémités anté- 
rieures. Cette, suture s'eiBace de très-bonne heure 
^sles singea ^l&i chaupe-aouris y et particulière- 



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i4 XVI* Leçon. Des mâchoîres^ 

ment les roussettes , les phatagins parmi lés éSè 
tes , les éléphans ^ chez lesquels les deux moitiés 
confonclenl ai^sitôt que dans Phomme. JSUes se sa 
dent aussi de bonne heure dans lespachydermel 
les soUpècles , le morse et le lamantin parmi .1 
amphihîes ,• de sort€ que l'on ne peut assigner i 
rapport physiologique entre Funè oi:^ Vautre de» 
circonstances et la forme particulière de la mâcbol 
inférieure. i 

Les branches de cette mâchoire se prolongeante^ 
arrière, dans les oiseaux^ beaucoup au'^dcMdaJ^ 
supérieure , présentent ordinairement des sutnrd 
ris-à-vis de la basé de cette dernière , mais elles n'q 
ont point à. l'angle de leur réunion. Leur enserablj 
est donc composé de trois pièces , une moyenne e 
deux latérales, qui alongent en arrière les brani 
ches de Tare ou les côtés de l'angle que forme 1^ 
première. Dans la plupart des passereaux y dans Ici 
pics y la plupart des oiseaux de proie diurnes, on n^ 
voit aucune trace de suture , et la mâchoire inférieur^ 
ne paroît formée que d'une pièce. 

Nulle part sa composition ne paroît aussi compB'i 
quéeque dans les reptiles. Celle de la tortue- 
franche a sept pièces distinctes} une moyenne (pv 
forme Tare , et trois autres de chaque côté a/ontées 
à içes branches , dont la plus reculée s'engrène 
comme un coin entre les deux autres et forme en 
grande partie la cavité articulaire. 

Ce nombre augmente encore dans beaucoup à^ 
sauriens. On compte dans la mâchoire inférieure 



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Art. 1. Dje fa forme de lamâch. inf. i5 

da crocodile du Nil, et dans celle <îu caïman ^ 
ym^ douze pièces osseuses , dont yoici la disposi^t 
tkii» Les deux branches sont distinctes et réanies 
MÉnent par une suture; chacune est composée 
eMqueniizient de six pièces; i^. une formant toute: 
l|t|Étion dans^laquelle les dents spnt implantées; 
/t'me autre doublant la face interne de la pre- 
rài^^ sans s'étendre jusqu'à son extrémité anté- 
tm^\ 3^. et 4°. deux autres articulées arec leê pre^ 
mières^ dont une inférieure se prolpnge jusques à 
restrémité postérieure de chaque branche , l'autre 
tD^é^ure aussi étendue en arrière que la première ^ ■• 
kmkk crocodile du Nilj ou moins reculée qu'elle 
àmh caïman. La plus grande partie de la cavité 
aj&mhire est creusée dans une qnqiaième pièce qui 
est en dedans des deujc précédentes , et forme la 
partie interne et supérieure de la portion qui est au- 
dtlà de cette cavité. Enfin une sixlèipe pièce borde 
co avant et en dedans l'orifice du canal dentaire. 
La mâchoire inférieure des tupinambis est com- 
posée de même dje douze pièces ^ dont deux pour- 
les apophyses coronoïdes , et les dix. autres ana-^ 
logues à celles décrites dans les crocodiles ^ ex- 
cepté celle indiqtiée la dernière. Nous en avomf 
troavé huit ou dix dans la plupart des autres sau- 
riens. Il y en a quatre à chaque branche j dans les 
otPtis , dont une antérieure unie par son extrémité 
aiitérieure à sa pareille , et trois autres postérieures 
i la première. On n'en compte que quatre en tout 
iam les amphisbénes. Ce sont, avec les précédons,. 



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i8 XVt* htiçc^. Des màchoiré9. 

Ie9 »etik ôpfaiidkiAé doM Ids branches n6 ^iernt pâ 
paré^ paHteivàdA. t)ftils tom 1^ autres où éetti 
paratiôfi a lieu , chaijufef Iw'artche n'a qxie SetxiL pi 
distinctes; une ftntéirieure^ dans laquelle les d 
«ftïtittipJantées, é«raiiftfepofitéîrîetire, foîïrfé«foj 
deox pàf des? ô^iirë^, et dont la lôngti^tu* i'elal 
Tarie suiTânt le n^nibte dés dents. ' , 

L'are fréé-<3ftrvétf que foitifi'e la mâcftofo^in 
rreurë des hair^ciéfié eï^ comf^oi^é de six prèa 
ikxtX les dent ntoyén fties^ sfc>tir les plcrs ^êfes. . 

Celle d'urf âïÉseai gi^atid rtottfefe de poÎ56r(a*iï| 
qu'une éeule pièce pouf cliatjué branche j c*esl d 
qu'on ob»erte daiiis les rdies^ lefe squales, lés fcati 
<ip*, leê syngPiàêés , les tetrodoris ^ les mufémi 
fes clupH^* les» MurHfyn^. Datos plusieurs cartîM^ 
neusCy tels ^e la. baudroie ^ danà Xè^horaàliiqueà 
lesjuguktiréê, et beaucoup d'àbdortiïnaux, ïesrfôul 
braniehes ^t éhacnine deux pièces réunies par 51/ 
ture. n y éi¥ a^ m^ihè ti'ôîs dans le poîyptère bictiir 
«ne pour les dénfe , iine sécoiidé doublani: celf é-ci à^ 
dedan* e€ fornianl une apèphys^e coronoïde, etûiïè 
toiMème postérîenre , ayant lâ fossette aillcuRtire» 

B. De r angle antérieur fotmé par lés àên^ 
tranches. 

Lài forme ée cet angle dépend jàsques â- un ceY- 
lain point dé Talongeilient du muséàù en général, 
et ééS b^anche^ de la mdcMre infe]?iéuf e , éri par- 
€<*uliér : elle pr obtient aussi du nombre et (té là g?^Hn- 
deurdes^ incisives, ej^nïémédés cârunes,-6u JéTaB* 



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Art. I. De la forme de la mdch. inf. 17 
lençe d'anç partie ou de la totalité de ces dents. Elle 
peat encore varier suivant que les deux branches 
s(mt unies dans un long espace j ou ne sont rappro- 
chées que par leur bout. 

Dans l'homme l'angle des deux branches, ou Parc 
la menton, est absolument arrondi } son bord infé- 
rieur, plus avancé que le bord alvéolaire, présente 
dans le milieu de sa face externe une éminence 
triangulaire, qui contribue^ avec la saillîé^de ce 
bord , à faire celle du menton particulière à Fhomme, 
et qui le distingue de tous les autres mammifères. 
Cette.saiilie, plus marquée dans les individus de la 
x«ce caucasique , que dans ceux des autres races , 

cai&sience à s'effacer dans le nègre , chez lequel le 

bord alvéolaire plus développé forme et grossit le 
museau. 

Ce bord est oblique ea avant dans les orangs , 
ainsi que les dents qui y sont implantées, et la face 
externe de l'arc du menton va en fuyant en arrière 
de haut en bas, sans^résenter la moindre éminence. 
A mesure que l'on descend l'échelle des quadru^ 
nianes , ces caractères semblent devenir plus frap- 
pans; en même temps l'arc du menton se fermô, et 
les branches de la mâchoire inférieure forment un 
angle plus aigu et plus alon^é. La même chose s'ob« 
8erve en parcourant la -série des carnassiers j de la 

pbpart des pachydermes ^ des ruminans^ des soli- 
pèdes , et des rongeurs. Dans ces derniers Tangle du 
menton semble tiré en deux prolongemens dèmi- 
cylindriques accolés Von à l'autre , de l'extrémité 
5 B 

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i8 XVP Leçon. Des mâchoires. 

desquels sortent les deux incisives, de manière que 
le bord inférieur de cet angle est plutôt postérieur 
et très-loin dû bord alvéolaire, et que sa face ex- 
terne regarde «presque entièrement en bas ; elle a 
absolument celte dernière direction dans les soUpè- 
des^ où le bord de Tangle des branchée, qui répond 
au bord inférieur chez l'homme , est dans le même 
plan que le bord alvéolaire. Les fortes défenses du 
sanglier de Madagascar y celles du sanglier d^i- 
ihiopiey 'en déterminant un plus grand développe- 
ment du bord alvéolaire , élargissent un peu l'angle 
des branches de la mâchoire inférieure. Les deux 
grosses incisives de cette mâchoire produisent un 
effet semblable dans le rhinocéros. Dans V hippo- 
potame ^ cet angle est tput-à-fait tronqué j la mâ- 
choire présente en avant un large bord, d'où s'avan- 
cent, dans une directîoft très-oblique et presque 
horizontale, les quatre incisives, et qui est terminé, 
de chaque côté, par deux grosses boursoufflures 
encore plus saillantes que le reste , où sont logées 
les canines. Le défaut de ces deux sortes de dents 
permet , dans les éléphans , une conformation tout- 
à-fait contraire. Les branches de la mâchoire , très- 
épaisses dans la plus grande partie de leur étendue, 
s'amincissent beaucoup vers leur angle de réunion, 
où elles forment une espèce de canal en dessus , et 
se terminent par une pointe aiguë. Dans le paresseux 
didactyle^ cet angle fait une saillie analogue^ tandis 
qu*il est tronqué dans le trîdactyle. Il est très-aigu , 
et creusé en canal , en dessus, dans le» tatous et les 



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orme de la mdch. inf. 19 

fiquels les branches de la 
mt dans un asses long espace, 
ceax-ciy un peu en-deça, et 
ur extrémité^ une apophy^o 
figure de fer de lance i l'angle 
ins les fourmiliers ^ les deux 
réunissent que par leur bout ^ 
s ouvert que dans les précé- 
e fait au contraire en-deça de 
\Vornithorinque , et celles-ci 
;e point et bifurquent en avant 
^e. Ces extrémités se joignent 
hidina\ elles sont minces , ap- 
it donnent à l'angle de la ma- 
) spatule. 

^et angle conformé comme les 
est aigu dans le morse ^ et son 
nférîeur est presque a^issi re- 
^ngeurs. U est de même assez 
tirij et présente en dessus une^ 
;èrement en canal , qui va un 
«^. X* arrière en avant , et recouvre 
postérieurement une fosse arrondie y située derrière 
cet angle. Sa conformation est bien singulière dans 
le dugon. La mâchoire supérieure de cet animal est 
Tepliée de haut en bas^ à-peu -près dans son milieu , 
et forme un angle presque droit ^ dont la branchq 
ascendante se place au-devant de la mâchoire infôr 
rieure. L'angle de celle-ci lui oppose une surfaœ 
applatie^ qui descend dans une direction très-peu yl >y 



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so XVr Lbçon. Des mâchoires. 

oblique , et fait un angle obtus , semblable au pré'^ 
cèdent , avec le bord alvéolaire des branches. 

Dans les cétacés l'angle de réunion des brarichea 
de la mâchoire inférieure est d'autant plus aigu 
qu'elles sont plus longues et rapprochées dans un 
plus grand espace j il l'est moins dans Vépaulard 
que dans le marsouin et le dauphin. On le trouve 
extrêmement alongé dans les cachalots , diez les- 
quels ses branches sont rapprochées dans la plus 
grande partie de leur étendue. Il est par contre 
obtus et arrondi dans les haleines^ et forme 1'^- 
trémité d'un ovale , que tracent les deux branches 
de la mâchoire, semblables à deux énormes côtes, 
et rapprochées seulement par leur bout. 

L'angle de la mandibule inférieure des oiseaux 
varie avec la forme du bec, et présente toujours 
une figure semblable , puisque c'est sur lui que se 
moule la moitié inférieure de la substance comee 
que forme celui-ci. H est trop bien connu des natu- 
ralistes pour nous arrêter à le décrire. 

Cet angle est arrondi et très-ouvert dans les rep- 
tlles ché Ioniens ; il l'est encore plus dans les batfOr 
viens ^ il change de figure dans \ts ophidiens j ({^ 
ont les branches cjcs mâchoires mobiles , suivant 
que leur extrémité se rapproche ou s'écarte : on 
sent même t[u'il n'existe proprement que dans le 
premier cas. On le trouve arrondi dans les amphis- 
hènes ; un peu plus formé dans les orvets; encore 
très-obtus dans les geckos^ dont les mâchoires sont 
:Jarge8, et les branches de l'inférieure courbée» 



^4, 



V \ 



, ^ DigitizedbyVjOOQlC 



Art, I. De la forme de la mâch. inf. ix\ 

seulement dans le sens horizontal ; il Test déjà moins 

^ffls les caméléons et les stelKons^ les acinques et 

\^ lézards y quoique dans tous, les deux branches 

i»4oient téuniea que par leur bout. Il est aigu dans 

fci iupinambis et les iguanes , chez lesquels ces 

Innclies , un peu courbées dans le sens vertical , se 

Itfiprocheiit l'une de l'autre dans un plus long 

Qspace. Le crocodile du îfil^ et celui du Gange , 

iffèrent beaucoup l'un de l'autre à cef égard. 

Bans le dernier ces deux branches sont réunies 

dans la plus ^ande partie de leur étendue , comme 

dans les cachalots , et forment par conséquent un 

Vh^ bec^ sur le$ bords duquel sont implantés les 

à«a séries de dents. Au contraire ces branches 

re^nl écartées dans le premier , et ne se rappro- 

cieitf que vers leur extrémité en augmentant un 

peu d'épaisseur à l'endrpit de leiir symphise. 

Les branches de la mâchoire s'amincissent ordi- 
nairement dans les poissons y à mesure qu'elles se 
rapprochent, et forment un arc ordinairement très- 
oavert. Il l'est extrêmement dans les raies et la 
plupart des squales , tandis qu'on le trouve très-, 
fermé dans V alose ^ et les autres espèces de ce 
genre , le saumon {salmo salar)^ où il est recourbé 
on une espèce de crochet, etc. Dans V orphie (esox 
Mlone) et V espadon ( esox brasiliensis) y les deux 
blanches de la mâchoire inférieure sont extréme«- 
nent alongées et rapprochées l'une de l'autre , et 
f^amentun long bec aigu, à«peu^près comme celles 
do gavial ou des caohalots» , 

B 3 



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53 XVr Leçoîj. Des mâchoires^ 

I 

C. De la branche montante. 

Dans la plupart des mammifères , les branches 
de la mâchoire inférieure se recourbent de bas en 
haut 9 pour aller chercher leur point d'appui à la 
base du crâne, et présentent une portion verti- 
cale ou oblique , que nous appelons ici branche 
montante^ et une portion horizontale j dans laquelle 
sont implantées les dents. C'est à la première que 
viennent se fixer les muscles releveurs de la mâ- 
choire. Elle est généralement comprimée sur les 
côtés , et surmontée par deux apophyses, dont Tiffle 
antérieure , terminée en pointe , porte le nom de 
corono/de , et l'autre phis ou moins épaisse , grosss- 
sant vers le bout y présente une surface articulaire .* 
c'est le condylede la mâchoire. 

La branche montante est d'autant.plus haute que 
la portion de la base du crâne , où elle doit arriver, 
est plus élevée au-dessus de la voûte du palais. 
Beaucoup plus longue dans V homme ^ dans les ^fVi- 
ges , et sur* tout àonsYalouaie y qne dans tes car 
nassiers^ y elle est presquie nuHe dans quelques 
rongeurs ytel^ que lepaca^ le castor y leparcépiCf 
et dans les tatous ; parmi les édentés j mais 
dans le lièpre , V écureuil , le phàscolome , et 
plus encore les ianguroos , dans Véléphant y les 
pachydermes y le lamantin y \e morse y le dugon^ 
sa hauteur excède celle qu'elle a dans les carnas- 
siers j les ruminans et les solipèdes Font à-peu-pre» 



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Art. xàch. inf. ^Z 

égale à ce] 9 celle circons* 

tance influt II n'en est pas 

àe même d _ ;he est d'autant 

plus large , et son apophyse coronoïde phis éten- 
iae, que les musclas qui s'y fixent sont plus gros, 
et que les puissances y en général , qui produisent 
k mastication doivent être plus énergiques. Dans 
les carnassiers , si remarquables par la grande 
ferce des muscles reieveurs de la mâchoire infé- 
rieure, l'apophyse coronoïde forme une grande 
partie de la bj*anche montante j cette branche pré- 
sente à sa face externe une fosse profonde , où se 
loge la portion inférieure dû zygomuto - maxiU 
Wre, et dont on ne retrouve presque plus de 

^ces dans les autres [mammifères; car celle qui 
^ voit dans quelques rongeurs , tels que le 
phascoloTne et les hanguroos , n'est pas destinée 
au même usage. 

L'angle que fait la branche ascendante avec la 
portion horizontale n'est pas toujours droit , ou 
àpeu-près , comme dans l'homme adulte. Il est 
trèsouvert dans les carnassiers , et dans cpielques 
rongeurs, tels que le lièçre, V écureuil, ce qui faci- 
lite l'action du masséter ^ dont la direction, relative- 
ment au leviôr qu'elle doit mouvoir , est alors plus 
perpendiculaire. Arrondi en arrière dans V homme ^ 
\^dnges, la plupart des pachy dermes ^ V éléphant ^ 
les ruminons, les solipède» , les amphibies j cet 
*Dgle présente dans les makis, les carnassiers , la 
ptapart des rongeurs, les iardigrades , une apo- 

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34 xvr 

physe plus oit ne saillie 

très-remarquab astrique. 

Dans les Jsang^ ibercule, 

creux en dedans, Fapophyse est beaucoup plu» 
interne que le condyle ; il en est de même dans le 
phascolome , chez lequel la mâchoire inférieure 
présente dans le même endroit une large surface 
.plate, au lieu d'un bord étroit. On voit quelque chose 
de semblable dans le sarigue , où la même sur- 
face est à la véritélîeaucoup moins large , et Fapo- 
physe plus petite. 

Dans les carnassiers, chez lesquels la branche 
jnintante et le condyle sont très-obliques , cette 
branche semble terminée par trois apophyse^, diri- 
gées en arrière } celle de l'angle , l'apophyse coro- 
noïde , et le condyle. Dans V hippopotame ^ le 
morse et le dugong l'angle de la branche mon- 
tante descend plus bas que le bprd inférieur de 
la branche horizontale , et présente une saillie en 
avant. 

II, n'existe pas de branche montante dans les 
tatous et Yorniihorinque y dont les branches pro- 
prement dites de la mâchoire inférieure, sont légè- 
rement courbées vers le haut, à commencer en deçà 
des dents. Les mêmes Branches sont absolument 
droites dans les fourmi tiers , les phatagins , Yéchi" 
dna , les cétacés , ne présentant aucune portion 
montante. Les ciseaux et les reptiles "n'ofirent de 
même plus rien de semblable. On peut en .dire 
autant de la généralité des poissons, quoique dans 



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Art. I. De la forme de la mdch. inf. aS 

les raies et les squales la mâchoire inférieure ait 
son articulation en dessus de son extrémité. 

D. Des rapports d^ Vapopfiyse coronoïdè et du 

confie. * 

Pour saisir Timportance de cette dernière considé- 
ration, il faut se rappeler que chaque branche de la 
mâchoire inférieure peut être considérée comme 
un levier du troisième genre , dont le point d'appui 
répond au condyle , la force à Tapophyse coro- 
noïdè, et dont la résistance est au-delà de celle-ci 
entre les dents. Il s'ensuit que cette résistance sera 
ïaulant plus facilement vaincue , toutes choses 

ig^es d'ailleurs , que l'apophyse coronoïdè en sera 
J>iu5 rapprochée , et en même temps plus éloignée 
rfa point d'appui. 

Ajoutons quHÏ ne suflBt pas , pour bien apprécier 
cesdifférens points, de considérer en général l'apo- 
physe coronoïdè , mais qu^il faut avoir égard y lors- 
qu'elle est fort étendue , à l'endroit de cette apo- 
physe où le crotaphite s'attache particulièrement. 
Comme la direction de la foi'ce change avec l'ou- 
verture de la bouche, et se rapproche d'autant 
plus du point résistant que la branche montante est 
plus longue et fait un angle plus fermé avec la bran- 
le horizontale , il s'ensuit aussi qu'il est essentiel 
^ faire entrer cette circonstance dans le calcul de 
celles qui favorisent la mastication. Au reste ce n'est 
pas ici le lieu d'en présenter l'aperçu.: nous avons 
«euiement à nous occuper de la situation relative de 



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^ XVF Leçon. Des mâchoires» 

l'apophyse coronôïde, et de ses rapports, soit a(' 
le condyle , soit arec les dernières molaires. ' 

Dans Vhomme et dans les singes Fapophysoî 
ronoïde , généralement petite, sur-tout dans Fa/* 
te, ne s'élève pas, ou guère plus que lui; eVé 
est plus éloignée que la perpendiculaire abaisséeé 
sa pointe ne le seroit de la dernière molaire. \ 

Dans les makis, elle commence à se rapprcxl 
du condyle , comme dans les carnassiers. Tm 
ceux-ci , elle s'élève obliquement en arrière daiîl| 
fosse temporale , où son extrémité dépasse Tarcil 
zygomatique , et parvient sur la même ligne qa©t 
condyle j ce dernier est très-court, eu comparaiif; 
de celte apophyse, et beaucoup plus bas qu«* 
pointe* Il en résulte qu'une grande jjartie de 
force qui agît sur elle se trouve éloignée de la r 
sistance , et que ces animaux ne sont pas aussi m 
partagés , à cet égard, que d'autres, çlont la mast 
cation est cependant moins énergique , mais il f 
des compensations nombreuses que nous verrou 
bientôt. 

La plupart des rongeurs fournissent l'exemp'' 
d'un autre extrême : l'apophyse coronôïde , qwji 
ont généralement très- petite , est ordânairemenl 
très- éloignée du condyle et très - rapprochée d^ 
la résistance. Dans plusieurs même, tels q«^ '• 
jporC'épic y le cabiai , le paca , le castor, elle s * 
vance au-delà de la dernière molaire, de sorte q^^ 
la nature du levier change à cet égard , lorsqi^' 
la résistance est sur cette dent seulement j pl^^^ 



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Art^ I, De la forme de la màch. inf. tj 

ce cas, entre la force qui est en avant y et le 
d'appui qui .est en arrière , il s'ensuit que le 
passe du troisième genre au second. Mais on 
si la puissance est plus avancée dans ces 
que dans les autres mammifères , c'est 
^ résistance , ordinairement très-*forte y est 
iouveirt à l'endroit des incisives qu'à celui des 
Le lièvre, Y écureuil, les ianguroos, 
point cet avantage; i-peu-près à égale dis- 
I du ccMidyle et de la dernière molaire , l'apo- 
coronoïde se porte dans les deux premiers 
l^fm obliquement en arrière , jnsques au niveau 
i-d. Dans les ianguroos l'ordonnée abaissée 
^ ||mi pointe tomberoit à-peu-près à égale distance 
^ ibkdemière molaire et du condyle. Large et tron- 
ismV éléphant y cette apophyse est assez éloi- 
du ccmdyle , et s'avance en dehors de la mo-. 
9 dont elle dépasse le tiers postérieur. Elle est 
igtte et eflSIée dans les rhinocéros y et à-peu-près 
égale distance de la dernière molaire et du cou- 

^^\Axes pachydermes l'ont généralement ( ou 

|i^son (Mrd<mnée ) plus près de la molaire que du 

c^yle : loin de la dernière molaire dans les rumi- 

•«»> très-rapprochée du condyle, s'élevant même 

••^ssusde lui dans la fosse temporale , elle est plus 

■*nte du bord alvéolaire. H en est à-peu près de 

■^ dans les solipèdes , ok cependant elle est 

^ et ne se recourbe pas en arrière. A-peu-près à 

ôgale dist^-nce de la molaire et du condyle dans les 



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28 XVP Lbçon. Des mâchoires. 

tardi grades y elle est fort loin de la première dan 
les tatous j qui l'ont même très-longue et un ^ei 
courbée en arrière. , 

Les amphibies différent beaucoup entre eux^ i 
cel égard, comme àbeaucoi^p d'autres. Les />Aoyi^#a 
Qnt l'apophyse coronoïde, ainsi que le condyle, dis- 
posés comme les carnassiers. Le morse s^en éloigne 
' peu : le condyle est court dans cet animal , et oblique 
en arrière, et Tapophyse coronoïde très-rappro^ 
chée de ce point, dirigée même au-dessus, et trè^ 
loin de la dernière molaire. Dans le lamantin Va- 
pophyse coronoïde se porte au contraire d'arrière 
en ayant , de sorte qu'une ordonnée abaissée de son 
extrémité toraberoit sur la quatrième molaire , et 
par conséquent très-loin du point d'appui, et aur 
delà d'une partie de la résistance. DansVle dugong 
elle s'élève à-peu-près, "vi^-à-vis de la dernière, 
molaire, en dehors de cette dent. Les autres ani- 
maux, où nous devons observer cette, apophyse, 
manquent de portion montante à la mâchoire 
inférieure. La résistance, l'endroit où agit la for- 
ce, le point d'appui se trouvent à-peu-près sur la 
^ même ligne , et leur influence peut être plus juste- 
ment indiquée par le simple énoncé de leur dis- 
tance respective. L^apophyse coronoïde dirigée en 
dehors , au lieu de monter , datis Yéchidina et les 
fourmiliers y est assez distante de l'articulation. 

On n'en voit pas de trace dans lesphataginsf les 
cachalots , parmi les cétacés , n'en ont pas davan* 
tage. Dans le dauphin et le marsouin elle est très- 



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Art. n. Des màuvemens de la mâch. inf. 29 

rapprochée dq condyle; dans les baleines de même y 

au point que Ton pent à peine concevoir la force 

énorme que les releveùrs doivent employer pour 

nosroir TeiCrémité d'un levier aussi long et aussi 

•Ifnis renvoyons aux articles snivans ce que nous 
mm à dire" sur cette apophyse, ou sur le point 
d'«ttai&e des muscles qui répondent au crotaphite 
WkUmporo^ntaxillaire j dans les oiseaux y les rep- 
iiles et les poissons. 

ARTICLE II. 

De» moui^emens de la mâchoire inférieure dans 
Phomme et dans les autres mammifères. 

L^ouvERTURE de la boucho dans lesmammi- 
féres est principalement due au déplacement de la 
mâchoireinférieure, ou de Fos sous-maxillaire qui est 
le seolmobile. Outre ce déplacement de haut en bas y 
Fos sous-maxillaire peut éprouver un mouvement 
de devant en arrière, et un autre de droite à gau- 
che, ou réciproquement. La disposition particulière 
ie son articulation permet en effet ces trois sortes de 
Hjouvemens souvent combinés. C^est ce que nous 
iSteïs faire ensorte d'exposer. 

îtt général Tarticulaiion de la mâchoire infé- 
rienre dans les mammifères est un ginglyme angu- 
laire produit par un^etite tête osseuse reçue dans 
une cavité peu prof^de , maintenue par une cap-<^ 
suie lâche dans laquelle est renfermé un cartilagç 



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5o XVP Leçon. Des mâchoires. 

inter-articulaîre qui suit la tête osseuse ©t lui fo 
nit par-tout un point d'appui lisse et adapté à 
surface. 

Mais comme le genre de vie de cjwque ami 
est toujours en rapport avec les mouremem d 
sa mâchoire est susceptible , on retrouve, coin 
nous le verrons dans la conformation des surfa 
destinées ^l'articulation, les particularités qui ae 
blent le déterminer d'avance. Ainsi dans les ai 
mau3^ qui vivent de chairs , substances filamente 
ses qui ne peuvent être écrasées , mais seufeine 
coupées et déchirées , le mouvement de la m.' 
choire inférieure ne peut s'exécuter que de W 
en bas. Dans les herbivores , les frugivores 
les granivores, comme le principal mouvement 
celui du broiement pour écrasçr, comprimer 
herbes et les fruits ; pour briser , pulvériser \ 
grains et les réduire en pâte; le mouvement a 
mâchoires se fait de droite à gauche, ou en meff 
temps de Rêvant en, arrière , ou dans les deux «e 
à-la fois ; en un mot, dans un plan horizontal ai 
tant que dans un vertical : les uns représentent à 
ciseaux , les autres des meules de moulin. 

Ainsi pour bien connoître les mouveibens que I 
mâchoire inférieure peut exécuter , nous étutlieroJ 
' successivement les formes et la position des facett 
sur lesquelles elle se meut , comme la iosse gll 
noïde du temporal et le* condvle qu^elle est àestin\ 
à recevoir : car ce sont ces |Srties qui détermin^ 
rétendue et les directions des mouvemens. EnsuJ 



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Art. il Des mouvemens de la mdch. inf. 5i 
s ferons connoîtreles fosses et les éminences qui 
aent attache aux muscles et qui déterminent la 

5 et la rigueur de ces mouyemens. 

De la forme du condyle, de la capiié glé^ 
et des niouvemens qu^ elle permet. 



s V homme j le condyle est une éminence 

idie y orale , articulaire qui termine en arrière 

iohaut chacune des branches de la mâchoire in- 

Cette apophyse est supportée par une por- 

de l'os, un peu rétrécîe, qu'on a nommé le col. 

Ia,]^ grande largeur du cîondyle est presque 

.Iqprersale j* cependant reitrémité externe est un 

.jpti&ngée en ayant, de sorte que les deux con- 

jd^, au lieu d'être dans une ligne droite , sont 

IB peu tournés en dedans, ou l'un yers l'autre par 

Jw face antérieure. En arrière ils sont arrondis 

^^ conrexes ; en devant ils ont au-dessous d'eux 

,VI9 concarité qui donne attache au tendon d'un 

.jRsde. 

La fosse glénoïde , qui reçoit le condyle , est 

«tnée au-derant et un peu ai^-dessous du conduit 

aufitif de l'os temporal. Deux émîi^nces la bor- 

lient: l'une située en devant, est arrondie, lisse et 

î4e, et sert aussi à l'articulation. C'est de cette 

teience transverse que paroît provenir l'apo- 

^ zygômatique. L'autre éminence est en ar- 

rièrç^ c'est le rebord osseux du conduit auditif. La 

carité glénoïde correspond en creux au relief du 

condyle. Quoiqu'ayant à-peu-près la même obli- 



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52 XVr Leçon. Des mâchoires* 

quité , elle est cependant un peu plus large en tout 
sens. Dans sa partie la plus profonde on remarque 
une scissure qui fait suite à la suture de Fos sphé- 
noïde ,avec le rocher du temporal. C'est cette fente 
que les anatomistes ont désigné sous lé nom de scis- 
sure de Glaser. 

L'articulation de la mâchoire inférieure est affer- 
mie par des ligament très-forts ; la capsule lâche 
qui l'enveloppe est produite par des fibres qui vie»- i 
nent de tout le pourtour des surfaces articulaires , 
auxquelles elles sont très-adhérentes. Il y a en 
outre un ligament latéral interne très-long et très- 
solide qui s'attache d'une part dans la fosse articu- 
laire du temporal , et qui de l'autre vient se fixer 
à une épine osseuse placée au-dessus du canal den- 
taire à la face interne de la mâchore; un cartilage 
inter> articulaire facilite lesmouvemens deJa mâ- 
choire inférieure sur les os temporaux. C'est une 
lame cartilagineuse , concave sur ses deux faces , 
renfermée dans l'intérieur de la capsule j en dessus 
elle est moulée sur l'éminence articulaire antérieure 
de la cavité glénoïde ; en dessous elle s'adapte et se 
meut sur la convexité du condyle j en sorte que par- 
tout où se porte cette apophyse , elle rencontre une 
surface lisse et articulaire qu'elle entraîne avec elle. 
Souvent , dans les vieillards , cette lame cartilagi- 
nease est percée dans son milieu par suite des frot- 
temens ; elle figure alors un anneau elliptique. 

On vdît , d'après ces dispositions , que la mâchoire 
de l'homme peut se mouvoir, x*^, de haut en bas , 

en 



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Ajct. h. Des mouwmem de la màeh. inf. 9t 

M sopposant qtre lo cmidyW, sarochang^tl^placay 
teume'conoinesiirMUiaxe. a^.Dedei^ant^n arrière^ 
])iiisque le covidy te peut , à l'akle dit cartilage inter- 
articalaire, se porlar sur l^éminenee ^aosTertô 
«ntérieure* S^. Enfin de dreito à gauche et réeipro« 
qoemeat ^ puis^oe le coiMiyle n'est refefiQ que^d'uiie 
immère Mdie dans ea capsule et daaa les eavîtéê 
esseaaea articulaires. 

. Dans les quadrumanes , le condyle est à^peu-f>rèé 
€e mécRe forsie que dans i^homme ; cependant il 
ne perle pcrifi! en devant ceUe fossette qui donne 
^Mcbe à nn muscle. Le eot en rétrdngtofrœnt qoi 
\t mpfMTte n'est point «uest prencncé , et4& surface 
articolaire est un peu applafieu La fosse 0|éa<nde 
éoferung œ diSereide oeâle de iliomme que parce 
que Féminence articulaire aotèrieuM est presque 
éflacée ^ mats dans tons les autres singes le conduit 
auditif ne borne plus celte fosse en arrière ; une 
àmnoioe i^rticnlière en tient lieu ets^oppese à un# 
trop f^rande rétractren de la mâchoire inférieure* 
Cette éminenceesl très-loi^ue, receurbéeendeTant 
dan^ Vnlouaiei elle frette snr te condyle , qui pat 
qi^ porte en arrière une feoette articulni^. Dan# 
tous la £Dsse est presque plate, et il ne re^ plue 
éà trace de réminence articulaire antérieure. 

La reusseUê et le hériêêon ont le condyle «p^^ 

Jiiaâ et un peu porté en arrière $ leur fossette glé«^ 

AcSdeest {date y elle occupe entièrement la base de 

Vapof^yse aygemallqne. 

Tons les antres genres de earaaisiafB ont lei<mi^ 

5 C 

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S4 - XVP Leçok. Des mâchoire^: / 
dylès alongéâ transversalemetit , arrondis , prêsqeie 
dans une même ligne ; mais I« fosse glénoïde, au lieu 
d^êlre plané^ est creuse et enfoncée. En arrière , elle 
^Bi bornée par une apophyse particulière , semblable 
À celiç quq nous avons JHidiquée dans TabuatOy et pai* 
une ^utre en devant .^uî dwient plus saillante dans 
certaines espèces que dans d'autres. Dans le blai^ 
reaUy par exemple , ces deux éminences antérieure 
/et postérieure embrassiept tellement la condyie, 
que ^ même 4^ns le squelette , il est retenu dans la 
fosse glénoide , et qu'il ne peut en sortir. i 

. Il résulte- de ces confprmations que le4^ anj-» 
maux, qui ont le condyie reça dans une fossette 
glénoïde moins jM'ofonde , ont le$ mouvemens de 
protractionj de rétritotion et de lutéralité un peu 
plus facile^ que ceux danâ lesquels cettei fosse est 
Ir^s-jBnfojlcée , et quç le blaireau est fcelui de tous 
^<;airnafisiers qui peut le moins porter en avant la 
mâchoire inférieure;; çlle ^st serrée dapsson «arti- 
culation de manière à ne se mouvoir qne dâ,ns un 
feul sdns y iciomnie deux lamesde ciseaux , par eicem^ 
pie ; et c'est4à , de toutes les dispositions , la plu9 
pt-opre^ pour couper^ seule façon de diviser qu€^ 
l/L chair admette. 

' Les rongeurs ont une forme de condyie tout^ 
opposée et qui leur est particulière ^ son grand dia- 
mètre est en longueur au lieu d'être en travers ; lé 
plus oi^dinairement il est ov^Ie. Lear fosse glénoïde 
est éloignée du conduit auditif , elle est située au- 
dea^s $t autdevantfl^rlabasederapophysezyga^ 



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Art, II. Des mouvem^s de la mâch. inf. 35 ' 

nà'tique ; ellee^ plus large que le condyle. Sa plut 
grande longueur est de devant en arrière , et rien 
se la borne dans ce setisw On voit, d'après celte dis- 
position ,'qaele condyle delà mâchoire des rongeurs 
iAi avoir un mourenient op|>osé à c^lui des camas- * 
acrs.Sa plus grande étendue étant de devant en ai- 
lière ^ il a aussi une grande facilité à se mouvoir 
^ans le s«ns de la longueur de la tête , de manière 
que les dents inférieures avancent et reculent alter- 
nativement sur celles de devant. Nous verrons pat 
la suite , ^n traitant des dents, que c'étoit^la le mou- 
vement nécessaire pour limer et user , au moyen 
4e leurs incisives , les substances plus où moins 
^res qui font leurs principaux alimens. 

Les fourmiliers ont pour condyle une facette 
flane articidaire , située k Fextrémîté de chacune 
^es l»rancl^a. Ils n^oiiî pas' de fosse glénoïde , mais 
seulement une facette correspondante sur l'origine 
4a ttibercule zygomatique. Dans Yoryctérope et 
les tatous ^ le condyle est une apophyse distincte^ 
\ plane à wsa portion supérieure, qui est reçue sur 
une facette <:orrespondante de la hase de l'apophys# 
2ygomatique,, et qui tient lieu de la fosse glénoïde. 

Dans les tardigradesy le condyle est aussi fort 
que dans les carnassiers. Son grand diamètre est ea 
travers ; il est reçu dans une fosse creusée aurdevarit 
de la base des tubercules zygomatiques. Cette fosso 
est oblique , elle n'^esl bornée qu'en arrière* 

Yà éléphant a un condyle arrondi , court , con- 
voite ^ qui a quelque analogie ave« celui des ron* 



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56 XVl'' Leç^k. Deè mâchoireê. 

geurs. La faeette articulaire sur laquelle il ae meut 
n'est point une fosse ; au ûontriiire ^ ôa partie 
ttaoyenne est plus saillante. C'est un autre condyle 
formé par là l)ase de l'apophyse zygoinalîque. 
C'est à cause de cette conformation que cet animal 
porte facilement la mâchoire en devant et eu ar- 
rière comme par sopbresaui. 

Uhippopotame a le condyle tronqué oblique- 
inçnt en.devant; la fosse glénoïde qui le reçoit est 
située derrière la base de l'apophyse zygomatîque ; 
de sorte que les mouvemens de protractioh ne p^- 
roissent pas pouvoir s'exécuter.* 

Dans le Thinocéros , le condyle est excessive- 
ment large de dedans en dehors; mais la fosse glé- 
noïde est presque plane : elle est bornée en arriére 
et en dedans par une longue apophyse, qui doit fort 
gêner son mouvement horizontal. 

Le tapir a aussi le condyle très-large j mais la 
fosse qui le reçoit est bornée en arrière par une apo- 
physe oblique qui s'oppose à ses mouvemens laté- 
raux. 

Le babirousca et le sanglier d^ Ethiopie ont 1 e con- 
dyle presque triangnlaîre,dont la plus grande largeur 
est en travers. Le sanglier ordinaire est à-^eu-près 
conformé de même : cependant le triangle étant 
moins large de dedans en dehors, Fanimal se rap- 
proche un peu des rongeurs. 

Dans les ruminansy le condyle est foible, obli- 
quement situé en arrière. Sa plus grande largeur 
est de dedans en dehors. Son sommet porte une 



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Art» n. De9 moupemens de ici m4ch. inf. 87 

&oett6 plate qui laisse sur la base d'une apof^yse 
sjgomatîqiiequi est trè^-large ; aussi les mouvemené- 
Ikorixontaux sont trés-fadles. Dam le ehmm0au^ 
le condyle est plus arrondi et la fosse plus pra^ 
faiide et inteux marquée. 

Le condjle du chepol est Â-peu<jprès le méiae^ 
que celui des ruBmans: sa portion articulaire est 
plus convexe et un peu plus dirigée en bas. La fpsse^ 
glénoîde est conime dans le chameau. 

Pam>i les amphibies y tes phoques et le morée 

dft le ocNudyle t^-large de dedans en dehors , efr 

très-convexe sur la sommité. Le lamantin et-le 

^gong Vota plus arrondi et appkti sur sea lôni- 

tttt; (le sorte que les premiers parcdstentserappco- 

tberdea carnassiers, et les seeonds desrumiaaniL 

£nfii» les cétacés ont un condyle plat, anrondi ^ 

qoi est reçu sur une facdlle plane ,* beaucoup plus 

large et obliq^uement dirigée en «yantde la^base àfi- 

t'apopb^rse sygomatiqtte*^ 

Le résultat géa4ral de eetbr eemparaisott n^^ 
qne tes earrmêHfrè mft «me artieula&ni serrée , 
qui ne permet à leur mAciMàrç qtie de m flUNrrair 
dans le sens vertical seuleinent, et conuneii 1^ faut 
pour couper la chair ; que les rongeurs en ont une 
qm^ permet de plus un^ «louiv^smeBt iionionlml d'an» 
rière en avant, pn^jte* A Knnor les substances dluineS' 
entre les inciflives, et A les Imiyer ent^ ks* nu^ 
Iftires ;; que tous les mfkve% frugivores ont une arti- 
enlati<nr lâche qui leur permet plus ou moins touto 
^arte de mouvement j nMÛs qpe les r^mirum^ 

C5 



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38 XVP Leçoîj. Ses mdc&ocré^^ 

trouvant fiur-tout clans l'applatissement de ïeuT» 
fleux facettes artdcul^res la, plus grande facilité 
pour le mouvement horisonial y si nécessaire^ à la 
trituration^ Nous vevrons dans la leçon suivante^ 
raccord admirable des structures des dents de ce» 
Aivejrs àmmaux ^ avec les Éioaveœens que le.urs ' 
mâchoires exécutent- ^ 

IL De, rarcàde zygomatifpie et du nm^lé 
masséter^ 

L^apopKysejogateouzygomâitique est une avatie» 
ÂitVos des tempes y sit^j^ entre la portioii é«ailleuse 
€t ceUe qu'on nomme le rochjer. Dans Fhonune et 
dans le plus grand noml^e des quadrupèdes , elle 
tm dirige en ayant pouris'unir à l'angle postérieur 
.ie Vo% de lar ppmmeite. Cette suture est oblique ^ 
de sprte que c'pst sur l^c» jugal que s'appuie l'apo* 
physe zygomatique^ 

Dans l'homme, l'arcade jaglile est non-seulement 
arquée dans le sens vertical d<^ manière à c^ que sa 
convexité soit en dessus , mais encore dans le sens^ 
horisontal et en dehors > cie sorte que l'espace 
comprie entr'elle et la ponction écaiUeuse est plus* 
, étendue. 

Dans tes masmniSères , l'étude de l'apophyse 
zygomatique eonufaiit à des considérations^ très-imf- 
portanles f car le nombre et la disposition variable 
des o» qui la composept déte]rminpnt son étendue et 
sa soUdité.Sa courbure dans le sens vertical indique^ 
selon qu'elle est ^lus convexe en dessus et plus conr 



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Art. il D€f$ moupêmens de la tnach. inf. 5y 

cave en desdoos , une plu» grande résistance et par 
Gonééquent un point d'appui plus solide pour le- 
muscle maçaéter f enfin* sa courbure dans le ^en». 
borizontdl , laissant plus ba moins d'espace à Tin- 
tervallecompris entre Tarcade et ht portion écail- 
Icuse , est un iitdice éà ht force ou du volume du 
muwscle cTofapIiire. Nous allons denc étudier ici 
l'apophyse zygoma tique sous ces troîs^ points de yne*~ 

A. De l^arcixde zygomaiiqiu connidépée rela^ 
livernent d sa ccmposiiion. 

Le plus grand nombre dfes quadrumanes onf 
l'arcade zygomtitique formée à-pcu-près comme 
celle de l'homme. If paroit cependant que quelqueV 
espèces , comme le calti triche^ ont un os partîcu- 
Êer q\ii remplace Pangte «ygomatique de Fosde la* 
pommette} il forme presque tout le bord inféi(ieur 
de Varcade qu^H paroîfc doubler en d\e6ors. Les su»- 
tnres de cet os s'effacent de bonne heurci 

Dans les carnassiers Tarcade zygomatique esf 
j^esqùe entièrement formée en dessous par ITbs de- 
là pommette ^ et en^dessus par le temporal'; desôrte' 
que la suture pai^coart obliquement l'arcade dans 
presque toute sa longueur; 

Les pédimanes , qui sont remarquables par la^ 
largeur de l'arcade zygomatique , présentent anssi 
une particularité par rapport à sa composition. 
L'os de la pommette est trèsétendti en longueur et 
paroît spécialement consacré à former Vàrcade zy- 
gomatique j par son bord postérieur- il embrasser 

C 4 



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4c 

et {«^ 

îau- 
ce Fo» 

de la pommette a son bord supérieur replié pres^ 
qu'à angif droit pour former | d'aune part ^ le plaa-^ 
dier de TorbîM , et de l'autre, pour donner attadie' 
au masséter. De plus , l'angle malaire de la mâ- 
choire supérieure se prolonge en-dessous en une 
apophyse qui donne probablement encore attache 
à ce même masséter ^ dont les traces sont de tontes- 
paris imprimées sur cette arcade. 

Lq. composition de l'arcade à&ygomatique est très- 
rèmarquable dans les rongeurs. L'apophyse lîja- 
laire de l'os de là mâchoire supérieure est extrême- 
ment saiUante, et comme séparée du coi p» de l'os^ 
par le grand trou sousH>rbitaire dont elle est percée*. 
Elle est extrêmement prolongée en arrière ^ oii 
elle forme près de la moitié de l'afrcade zygohiati* 
que. JL^'os jugiàl est situé au milieu de cette arcade^ 
qu'il poroît doubla en arrière et intérieurement^ 
Cettedîvpositiony qui est à-peut-{M*ès la même pour 
tous lea rongeurs , présente cependant quelques va^ 
riétés selon les espèces. Dans l^paca ^ par exem^ 
pie 9 l'arcade ^ygomatique est excessivement dila^ 
tée^ recouverte extérieurement de rugosités etd'eoî 
foncement. Du coté isÉerne elle est lisse^ mai» 
comme reniée ; de sorte qu'elle représente des es- 
pèces d'abajoues oiseuses qui logent en effet un sac 
ibrmé par la peau extérieure. L>'apo|)Iiyse jugale d» 



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Art. il Deé momvemtnê fte ta màch. inf. 4t 

1\)8 des tempes n'entre presque pour rien dann cette 

ffligulière conformation. £Ue ite fournit qu'un pmul 

d'appui. Dans le grand çabimy Tapc^hyse ma*^ 

kire , qui forme le tiers, aneérieur de Tarcade f 

est très applatie dans le sens horiaontal , ou ello 

parolt donner attache au muscle masséter, . Im 

castor a l'arcade tronquée obliquement en dé« 

Tant par une large facette de l'apophyse malaire ^ 

)ui donna probableinent attache à oe même musde 

nasséter. 

Parmi les édentés , les fourmilière n^oni point 
â'apo[Ays9 xy^omatique ; on yçk aeulement es 
arrière un tul;^rcule temporal , et en devanl u« 

MAn tubercule produit par Vos tuamaxillaire et 
;Mr ceiiH de la pommette qui donne attache au nn*^ 
s^. Ikus le pangolin ^ Im Uibereules zygonuif- 
tiques ^onoBcéis sont très-rapiâ*och駫 £afin , daiia 
let iatoHê et Voryciéropé, Tarcade est complÀte. 

Qocique les forpies et lea cottrbur.6s 4fi Taroade 
tygomatique soient très-différentes dans lef divtrffla 
c^»èces de pachydermes y la oom^iUen est à-peu* 
}rà la même dans toutes. L'os jugal trèa-éfeM^n 
et l'apophyse sygomatique du temporal la eompo*- 
KQt « enti^u* ; leur suture est obUqoe^ et toujoum 
l'o» temporal appuie sur le )ugal. Le dmman «oui 
litciit s'élc^gner un peli de cette coofbrmalJipQ potir 

^prêcher des rongeiurs^ et prio^ipaieiMiit du 



Dans les ruminans et les solipèdes^ l'arcade est 
presqu'enlièremenl formée par Fos de la pommette^ 



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4a XVI* Leçon. Des mâchoires', 

qui est excessivement alongé ; maiscetfe arc^le faîl 
presque corps avec les parties latérales de la m& 
chaire , comme nous Findiquerona par la suite, 
. Parmi les amphibies , les -phoques et te morsi 
ont la majeure pat-tie de Tarca^ formée par oi 
très-grand os <|e )a pommette y dont rexlrémité ante 
rieure^émboite , en queue d^aronde , une apophyse 
malaire très-considérable j la suture avec le tempo 
r^l est longue et trèsK)bliqtte. En générât Farcad^ 
sygomatique a beaucoup 4e ressemblance avec celli 
des carnassiers. Dans le dugong et le famantin 
»u contraire, Tarcade isygomatiqne, excessivemen 
épaisse et solide , ressemble beaucoup phis a cell< 
des pacliydcrines f la portion du temporal est trèi 
grosse et comme posée seulement sur l'os de lapôm 
mette , sans aucune eispèce de suture où de péné 
tratîon réciproque dés os f l'os jugal est appuyé lui 
même sur une très-large apophyse malaire qui sor 
presque faoriwntalemeBt du corps de* T'os maxîtlairi 
supérieur. ^ 

' Dans le dauphin et le- marsouin , Fiu^cade 23^ 
■gomaiique eslun simple stylet osseux qui, dans Téta 
frais , forme le bord inférieur de Torbite : cette poi 
tion osseuse s'unit en devant à une apophyse poiij 
tue dfe^ l?bs sus-maxillaire qui doubla la paroi sup« 
rieure de Forbite ; de l'autre elle se fixe à l'angle d 
réunioa de Fapophyse du temporal avec la pein* 
postérieure de l'os MpdUaire supérieur». 



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Akt. II. Des mouifemeitê de ta mdch. înf. 45 

B. De Varcade zygomatique considérée rskt-* 
iivemeni à sa courbure dan» le sens verticaL 

La Goarbure de l'arcade Isygpmatique dans le 

aen&Tertioal est un très-bon indice de la plus oa 

teins grande résistance qu'elle pourroit opposer à 

radian du muscle masséter ^ Tun des releveurs de 

h mâchcHre. Lorsque la conrexité de cette arcade 

^ en haut et la concayité en bas ^ elle figuue 

iriie espèce de voûte , qui présente au muscle une 

«Uache très- solide» Lorsqa^au contraire la conr* 

Texité de l'arcade est en bas et la concavité en 

â«9«Q&^ elle perd beaucoup de sa force. Entre ces 

deax extrêmes il se trouve beaucoup de courbures 

ip/ermédiaires , et même la ligne droite. CTest ce 

^ue nous allons examiner eo étudiant chacune 

ies familles. 

Dans rhomme et dans la plupart des quadruma* 

mânes, , l'arcade zygomatique est presque droite 

horizontalement; cependant elle estuii peu échan* 

irée en dessous dans la parUe qui correspond au 

temporal : mais sa convexité en-dessus est k peine 

indiquée. Les singes à museau alongé ont l'arcade 

* on pea plus inclinée en devant vers la facette ; 

ians cette extrémité elle est un p^u concave en-ded- 

tOQs et convexe en-dessus. Uahuate a même la 

/o^lité de l'arcade convexe en dessus. 

Tous les carnassiers ont , sans, exception , l'arcade 
concave en dessous et convexe dans l'autre sens^j. 



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44 XVr LeçoiîT. Ihs mdchoires^, 

et plus l'animal est Carnivore , plus cette conrl 
augmente. Il est à remarquer cependant qu< 
vermîformes ont Tarcade très- grêle. 

Parmi lesédentés, Yoryciérope^ a rarcadej 
quement dirigée en devant, mais sax» aucune 
pèce de courbure; dans les tatous^ aux contrd 
Tarcade a deux courbures différentes, IêA , 
formée par le temporal est presque droite eo j 
sous et un peu concave en dessus; et .celle < 
formée par Tos jugal est excessivement cOtf* 
tranchante et un peu portée en dehors , en de 
trèsi-concave en dessous. Les ianguroos^ çtÊj^ 
Tarcadé un peu cpncave en arrière et en 
mais en devant elle est convexe et se Tprolo^of^ 
bas en une apophyse qui donne probablement H 
che au masséter 

Parmi les rong^nrs , dont la convextle de i 4 
cade dans le sens vertical est toujours en ba*/^ 
cabiaieile paca ont cette convexité prolongp^ 
même au-dessous des dents molaiâ^es» j{ 

ht$ paresse&jt ^ doxil IVcad» n'est jpowt^ 
plette^ alfrçnt cependant viie particularilé tsi^^ti 
pior%ufijble dans ]a forme de l'os jty^aL Cet ossp** 
2nine ep «rrière par àmix angles , Tup ^up^rfc^i 
moi. M porte au-dessus de l'apophyse du tM^^^ 
Vautre înCérieury %aisd dir;îge x^bliqueme^i^^ '^ 
où il reste lihre« . 

JDiaaB le rhmocéros^ YJkippopciume ^ le àûif^^' 
et i» çwhon$^ l'arcade est con,vexe .e|^ dessous ^ 



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iar. IL Des ^nomwnenê d0 bf^ màcà. inf. |A 

lent échancrée en dessus ^ d'ane part par 

, et de l'autre par la foise temporale. Ler 

d'Ethiopie présente une variété de con- ^ 

toute particulière : l'arcade est excessive* 

^ épaisse et presque horizontale; elle 

ite la partie large et inclinée de la joue au- 

au-devant des yeux* 

iphiênt f l'arcade «st aussi convexe en 
iftsis l>eaiKX)op moins ^ue dans les FMhy«4 

nans , qui ont l'arcade presque transe 
dessous ^ offreM oependafit en dessus une 

xité |>rod«rite 'par une lame qui sembla 

bord es^eme. 

des préserttènt là même disposition , 
fcwucoup* plus prononcée ; et cette arcade , 
V) peu tranchante en dessous dans sa partie 
e, eàt aussi urt peu échancrée. 

orse et le phoque ont l'arcade comme les 

lera, cependant un peu moins échancrée, en 

Le dugong et le lamantin l'ont extrême-» 

exe en dessous dans la partie antérieure , 

produite par l'os jugal , et très-échancré^ 

dans la portion temporale. ^ 

■i^wde des cétacés est presque 4roite. 



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18 ' XVr Iéeçon. Des mâchaîr^n. 
C. Du musclé màsséten 

Dans rhomme ^ le muscle massétér {jugo-ma 
xîllien ) est le plus extérieur de ceux de la ma 
c*hoire ; H s'attache en haut sur Fos de la ponimett 
par un grand nombre de fibres charnues et tend| 
neuses entremêlées , qui se portent obliquement ei 
arrière vers la mâdioire inférieure ^ où elles s'is 
gèrent sur toute la face externe de ia partie quarré 
et verticale. 

X>ans tous les autres mammifères^ le masséfe 
exi/$te comme clans l'homme } seulement il dévies 
d -autant plus fort , que la mâchoire doit a^ir ^ur di 
alimens plus difficiles à mâcher. La^ direction de 
pbres est aussi d'autant plus oblique , que la distanq 
entre la mâchoire et l'arcade zygomatique estmoii 
dre. C'est sur-tout ce qui est trèfi-remarquable dai 
le3 rongeurs. Dans le fourmilier, le tubercule forni 
jpafl'osdelapommétteet'le sus-maxillaire, auquel ( 
muscle est fixé parnn tendon plat et mince, élai 
beaucoup plus en avant que la portion de la mî 
ehoire inférieure où il s'attache , il en résulte qu' 
a une fbrme alongée et une direction très-obliqu 
d'avant en arrière. Cette disposition doit afToibl 
«on action ; mais elle n'avoit pas besoin d'être pli 
forte dans le fourmilier , qui ne mâche pas fi< 
alimens. 



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Akt. IJ, Deè moupêfn^ns delà mAch. inf. 47 

D. De r arcade zygamatique considérée reia^ 
Imment à sa courbure dans le sens horizontal 

Le musde crotaphiti» , dont le tendon doit passer 
ilm^oetle arcade^ a d'autant plus de yolunie' 
«tfur conséquent de force ^ que Fartade est plus 
9i^ en dehors» Aussi , dans les carnassiers ,'. 
<i^ courbure dans le sens horîzonlal est trés-pro« 
QCl»^ j t^uidis que dans les animaux qui ne ma*» * 
AtEi pas , tm qui inâchent très-peu y Tarcade est 
{tre^ue drtnte. 

Dans lliom^^y Tarcade zygomalique est tûri peu : 
twtbèeefi dehors, de sorte que Tespace compris : 

€Mre #|t e^ la. portion éeailleufie est un peu plus 
^ftiîAi foç m l'arcade se ifùt portép. directement de ? 
<ferajtf en «urrière. 

Les singes se rapprochent beaucoup de Vhomme 
jwr la conformation que nous étudions ici. Les es- 
pèces à museau aloilgé , comme le cynocéphale , 
îes babouins y Font cependant un peu plus arquée 
CD dehors. Il en est de même dans l^louate, 

Farmi le« ca^^ssiers ,^ui'pnttoufi l'arcade trQl- 
cottfbée ep 4®hprs, le ^^ure des chats est celui : 
àsos lequel cette saillie est la pins remarquable, 

•Dans les rongeurs, l'arcade est quelquefois aussi 

^portée en dehors, comme daniî plusieurs espèces - 
iàrats ; cependant elle est plus généralement ap- . 
pfatie , comni^ dans les lièvres , les cabiais, etc. 

Parmi les édentés, ceux qui ont une arcade zy» . 
Jpmatique complète^ l'ont en général très-peiji sail-» 



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4ii XVI' Leçon. Des mâchoires. 

lante ; elle est même tovt-à-iait dr<Hte daoa V^ 
térope. ^. 

La courbure de Tarcade dans le sens horia 
Tftrie beauoonp dans les pachydermes. Le \ 
ordinaire et le cochon^ceff ou 'babirouss 
très^peu saiUante ; elle Test un peu piua 
tç^pir .* on la roit sur-^toul très prononcée d« 
sanglier d* Ethiopie et dans le iajaçu ; mais-l 
disposition paroit tenir à une sorte de tors 
IVurcade smr elle-même. 

Dans les ruminans et les solipèdes, crelte k 
res est â-peu-pris la même que i^stns \iiè\ 
reussa ; eHe paroSt tenir aussi à sa grafxie \ 

Toua Wa amphibies ont Tarcade aussi ar 
dehors que les eamafiisiiers'j mais tes cétacés! 
droite et sans aucune espèce de courboire. 

III. Ife l^ fos^e i^mpQr^^e ^ des frétée oc 

taies et du /imsale erotaphite. 

M 
A. Des fosses et des crêtes» 

Les enioncemens ^ui eidstent snr les parties la 
, râles du orâne , demère les arcadeë^ygomaâj 
se nommentyîM^^* temporales. 

'Dans l'homme , ^les sont homées suf 
ment par «me ligne sémÎMîirculaire qui naft ' 
Tangle ei4>ftaire externe de Vo^ frontal , se n»f(i^^ 
sur leherd inférieur du pariétal et se fermma ver 
l'oiigine de Papephyse ntastoYde. Ainsi cette fcs« 
comprend tout Fespœe qui est derrière l'es Î^P^ 



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Art. II. Des mouvemens de la mAch. inf. 4^ 
et l'apophyse zygomatique ^ c^est-à-dîre, les por- 
tions écailleuses du temporal , du sphénoïde, et la 
hibérosité postérieure de Vos sus-maxillaire. Son 
étendtie détermine la grandeur du muscle crota- 
flûte , et par conséquent la force de mastication 
de Fanimal. 

Aussi est-elle plus grande dans les carnassiers 
^ne 4ans tous le^ autres ordres; elle y occupa 
tpotes les parties latérales et postérieures du crâne ; 
elle y est même encore étendue par des arêtes sail- 
kfites , plus ou moins avancées selon les espèces : 
<mles nomme crêtes frontales j pariétales et occi* 
^^oies , selon les os sur lesquels ces arêtes ossen- 
^ sont situées. 

Dàm presque tous les singes les crêtes occipitale»^ 
sont très-prononcées ; et dans ceux qui ont le mu • 
seau alongé, celles des pariétaux sont déjà indi-* 
quées. Dans plusieurs espèces , comme le jnagot , 
k macaque ^ Valouate y ces crêtes ne se touchent 
pas; elles sont confondues en une seule dans l^ 
bonnet^ chinois. 

^ Tous les quadrupèdes carna3siers , sans excep- 
tbn 9 ont la fosse temporale plus étendue que les 
quadrumanes; elle se confond arec la cavité des 
irbites y ainsi que nous l'avons indiqué dans la hui- 
tème leçon , page 82. Le zibeth , Vhyène et Topo- 
mm de P^irginie ont les crêtes les plus larges qt 
les plus saillantes. 

(Dans les rongeuré , les crêtes sont peu marquées. 
CeUe de» pariétau^C so»t toujours :très- éloignées 

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5o XVP LeçoîJ. Des^ mâchoires. 

l'une de l'autre : les occipitales sont , il est vraî , 
plus saillantes , mais elles ne sont plus destinées 
qu'à recevoir les muscles du col. En général la fosse 
temporale est peu profonde. 

Il n'y a plus du tout de crêtes sur les bords de la 
fosse temporale dans les édentés. 

Les pachydermes au contraii'e ont ce même en- 
foncement étendu par des saillies très-marquées , 
dont la disposition varie d'après les formes du crâne ^ 
si différentes dans les diverses espèces. Dans le' 
cochon , le sanglier d^ Ethiopie et le tajaçu^ elles 
sont portées en arrière et plus ou moins séparées 
Tune de l'autre selon les espèces. C*est dans le 
cochon d^Ethiopie que l'espace intermédiaire çst 
proportionnellement plus large , et dans le tajaçu 
qu'il est plus étroit. U hippopotame et le rhinocé^ 
ros ont encore l'espace intermédiaire plus large 
que le cochon d'Ethiopie. Enfin dans Véléphant 
il n'y a plus de crête du tout^ quoique la fosse 
soit très - profonde , mais les bords en sont ar- 
rondis. 

Les ruminans ont la fosse temporale analogue à 
t^elle des rongeurs; elle communique avec les or- 
bites , et n'en est distincte au-dehors que par un 
cercle osseux ; mais les solipèdes se rapprochent 
beaucoup plus des pachydermes i cet égard. 

Parmi les amphibies , les crêtes qui bornent les 
fosses temporales sont très-marquées dans le pho^ 
que et dans le lamantin, quoiqu'elles le soient peu 
dâxis le niorse^ 



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Art. II. Des moUvèmenè de la mAck. inf. 5i 

iBans les cétacés^ les crêtes occipitales et:parié«* 
«sont assez marquées, et indiquent bien Fexca*^ 
D des fosses temporales. 

Bu muscle temporal. 

l'homme y tout l'espace compris par la fosso 

iporale est occupé par le muscle temporal oa 

ibite ( temporo-maxillien ). Les fîbrea char- 

de ce muscle sont recouvertes par une forte et 

aponévrose, k la face interne de laquelle elles 

lièrent dans la partie supérieure. De tout 1# 

tur de l'arcade temporale ou des bords de la 
les fibres viennent se rendre à un tendoa 
l^jÀn qui s'attache à l'apophyse coronoïde de la 
.■iiûire inférieure. 

\^ û supposant , comme il le paroit possible, qua 

différentes portions de. la masse de ce muscla 

<wmant puissent se contracter partiellement , ou 

lu» d'un côté que d'un autre , elles doivent agir 

nifférenles manières, quoique toutes soient pro- 

» a serrer ou rapprocher les deux mâchoires. 

/^«ffet, les fibres rayonnantes qui s'attachent sur 

"frontal, en agissant plus directement, doivent 

Wer la mâchoire inférieure un peu en avant; 

%»^ui s'attachent au-dessus de l'apophyse mai- 

•*•/? l'entraîner un peu en arrière : enfin le» 

|î ^moyennes, ou celles qui s'attachent au pa- 

■ 'l^» doivent tendre à ramener la mâchoire iur 

■^re directement en haut, ou dans sa situation 

■ Im ordinaire lorsque la bauche est fermeté» 



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Su ' XVr Leçon. Des mâchoires. 

Dans lès autres mammifères , la force du muscle 
temporal dépend de Tétendue de la fosse temporale 
et de Pespace compris entre Parcade zygomatique. 
" Parmi les quadrumanes , les babouins et \qs cy- 
nocéphales sont ceux qui Vont plus étendue, 
f Dans les carnassiers , le crotaphite s^attache sur 
toutes led crêtes saillantes qui cernent la fosse teui- 
J)orale ; c'est ce qui fait que lorsqu'on enlève la peau 
4e la tête dans ces animaux, on n'aperçoit , au lieu 
du crâne , qu'une masse de ifibres charnues et apo- 
ïiévrotiques. • 

Dans les rongeurs ^ en général , le muscle cro- 
taphite est petit , par«e que^la fosse est peu étendue. 
Cependant dans le zemmi ( miis typhlus ), ce mus- 
cle est très-fort , il se confond presque avec celui 
du <^té opposé sur le sommet de la tête. Dans les 
lièvîfes il est mince comme un fiL 

En général l'étendue de ht fosse , temporale dé- 
termine la force et là position du crotaphite. 

IV^Dé^ fosses et des muscles ptérygoïdiens-- 

A. Des os. 

. La portion la plus inférieure et la plus profonde 
de la fosse temporale a été nommée p té rygoïdienne , 
parce que l'aile du sphénoïdp , désignée sous cette 
fnéme dénomination , en forme la paroi la plus in- 
férieure, 

* D^ns l'homme, cette fosse est comme. échancrée 
o;i arrière } mais dans les singes elle est presque 



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Art. il Des mouvemens de la mdch. inf. 53 

complette , parce que la lame externe de Tapo-r 
pbyse est très-large et semble se récourber UQ pieii 
de bas en haut et en dehors, « 

Dans les carnassiers, à peioe l'aiïe externe es(-^ 
elle marquée : /elle est arrondie et ne pftroit àmiin 
née qu'à prolonger la cayité des narines en arrière. 

Les rongeurs varient beaucoup par la dispMlioik 
de la fosse ptérygoïdiemie j cela tient à- l'alqngen 
ment excessif des os interînaxfittaires qm xêeA t<k 
poussé très en arrière ceux de la màdioire : de««Ét0 
que les apof^yses ptérygoîdes^sont situées dans 1% 
fo6se gutturale. C'est ce qu'on voit dans le gftanA 
tahiai y le paca , et même dans le poroépic^ ' - 

Ikns les édenlés et les tardigrades , les apoph^^ 

ses plàrygoïdes sont tout»à-fait efikcées ^.arrpi^diea;. -. 

Les pachydermes ont tous une lame/ptérQrgéiN 
dienne extef ne très-large j mais elle varie beau^ 
coup de forme , comme nous l'indiquerons plus basi 

La lame ptérygoïde exter^ie desTuminans et4ea 
solipedes est à-^peu-près semblable à celle des pai^ 
diydermes. :;>'*: . , 

Parmi les ampihibies , le morse et le lamantin 
se rapprochent beaucoup des rongeurs par la situa-* 
tien de l'apophyse ptérygoïde j i^i lieu que le/Mo4 
que et le dugong paroissent lenir davantage des 
carnassiers. ; ' , ' • - . 

Dans les cétacés, la lamé ptérygoôfdiennefEnfmo 
le bord antérieur de la cavité dés narines , quî^est 
presque verticale. 

Entre les lames des apophyses ptérygoïdiss , il y 

DS 



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54 « XVI* Leçon. Des mdchoirex. . 

a, dans l'homme , un enfoncement qu'on a nommé 
kt petite fosse ptérygoïdienne. La lame interner ou 
nasale se termine inférieurement par un petit cro- 
ehet, Sûr lequel se contourne le tendon d'un muscle 
que nous ferons conceoitrepat la suite. 
• Dand quelques singes, la petite fosse ptérygoj-^ 
iienn^esl moins profonde ; Taile interne est près de 
qillilrè'fois plus courte que l'externe ; die se ter- 
^sinérsuasi par un petit crochet ; sotivent même , 
ebttime dans le bonnet chinois ^ il n'y a pour aile 
htterne que le crochet qui la termi^ inférieure- 
isenh I • 

Dans les carnassiers en général ^ la petife fosse 
pl^rygoïdienne s'efface d'autant plus que l'animal 
se Ittpproche davantage des carnivores ; de «orte 
qu'on en vmt encore quelques traces dans le héris- 
son y les ours , mais qu'il n'y en a plus du toutdaa^ 
\th chiens^ \q^ chais ^ les loutres, l^ disettes* 
<. Les rongeurs ont la petite fosse ptérygoïde exôes^ 
ahrement profonde ; mais cette disposition patbil 
due , ainsi que nous l'avons déjà indiqué*, à. l'ar(i-r 
êolation de la màdioire supérieure avec l^os des 
tempos. Dans le grand cabiai, cette fosse est sur* 
tout remarquable par sa profondeur et son évase* 
ment en forme d'entonnoir. 

Les édentés et les tardîgrades n'ont point du tout 
de petite fosse ptérygoïdienne. 

Dans ]es pachydermes y plusieurs espèces en ont 

une très-marquée : tels sont le sanglier erdinaire 9 

f i^ul è! Ethiopie et le babiroussçt £ d'autres ^ 



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Art. II. Des moupemens de la mâch. inf. 65 

comme le tapir et le tajaçu^n^eti ont même pas de 
vestige : ces derniers semblent se rapprocher par- 
là des mminaiis et des sôlipédes , chez lesquels on ne 
voit pas non plus de traces de la petite fosse ptéry« 
goïdienne. 

Quoique cet enfoncement soit disliiiot dans le 
^go^g^ 9 1^ autres amphibies , comme- le morse ^ 
le phoque et le lamantin , n en porteot pas la moin- 
dre impression. 

Enfin y les cétacés, comme le dauphin^ le mar* 

souin €it Vorcay ont une petite fosse ptérygoïde 

trè8-n[iarquée, et qui semble produite par m^dédosê^ 

hlément de la lame osseuscKantérienre des narines^ 

' <{Qi tient lieu des apophyses ptérygoïdes. 

B. Des muscles. 

Deux muscles destinés k mouyoir la m&cboire 
inférieure, ont leur attache fixe sur les apophyses. 

L'un y appelé ptérygoïdien interne ou grand 
(sphéno^maxillien j y vient de llntérieur de ta pe- 
tile fosse ptérygoïde , où il s'attache pai^ des fibrea 
toutes charnues sur la face interne de la lame «« 
terne des apophyses ptérygoïdes j ses fibresdescèn-- 
dent un peu en arrière vers l'angle de la mâcboiM ^ 
sur laquelle elle s^insère du côté in(eme dans une 
assez large étendue. C^est en raison de cette dispo- , 
sition que Winslow avoît proposé de. le nommer 
Tîiasséter interne. Lorsque ce muscle agit seul ^ il 
porte obliquement la mâchoire dans le sens opposé 
à sa direction : lorsqu'il se contracte avec celui dû 

D4 



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66 XVP Lhç'on. Des mâchoires. 

l'autre coté , il devient un rele veur très-puissant de' 
la mâchoire. 

L'antre muscle , nommé ptérygoïdien, externe ou .1 
petit {sphéni-maxillien ), provient de fibres ten« 
dineuses insérées à presque toute la face externe 
* de Fapophyise ptérygoïdè , et se porte obliquement ] 
eu amère , ©t un peu eh haut vers lé col du condylo , 
de la mâehmre inférieure , où il s'insère en four* 
Hissant même quelques fibres à la capsule arlicu-' 
lair^ et à là lame cartilagineuse qu'elle contient» 
Ce pelit muscle est très-important dans l'étude' do 
la mdatiealion; car non-seulement il sert à relever 
xm peu la mâchoire^ à la porter en devant en même- 
teinps que. son cartilage interrarticulaire ; mais dtf 
plus il opère le mouvement oblique qui produit le 
broiement, lorsque l'un ou l'autre se contracte sépa^ 
r^m0Qt ©t alternativement.' ^ ^ 

. Dans les autres mammifères , les musclés ptéry- 
goîdiens ne varient que par leur étendue en lon- 
^ ^ gueux et en largeur , et par la plus ou moins grande 
obliquité de leurs fibres, qui donnent auxmouve- 
mens qu'ils impriment à la mâchore , des directions 
qui dépendent de leur situation respective. On les 
retrouve dans presque toutes leè familles où nous 
avons eu occasion dé les étudier. 

' V. Du muselé di gastrique et de ses attaches. 

On a nommé digastrique y dans l'homme (mas-^ 
to^maxitlien ) , un muscle très singulier formé de 
deux ventres cliarnus , qui s'étend de Tapophy^o 



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Art, II. Des mouvement de la màcK. inf. 67 
tnastoide du temporal , à tme petite fosse creusée 
dans Ja concavité de la mâchoire inférieure , der- 
rière le menton. Le tendon est placé au milieu du 
muscle , et c'est ce qui lui a valu le nom de ^- 
gastrique ç il paroit traverser réj>aisseur du mus- 
de styio-hyoîïdien , ainsi qu'une aponévrose qui* 
provient de^ muscles stemo-scapulo j stylo et mylo- 
lijoidiens j et qui s'insère à l'os hyoïde. Dans ce* 
trajet, le tendon est retenu dans une capsule mu* 
queuis; de sorte que le muscle dans toute sa Ion- 
gaear est courbé en arc^ et que les'deux extrémi- 
tés oa ventres sont beaucoup plus relevées qu« 
la portion moyenne et tendineuse, " ^ 

U position de ce muscle dontribue beaucoup aux 
wages divers qu'il paroit destiné à produire. D'a- 
hordïl fsft, indubitable qu'il abaisse la mâchoir# 
Inférieure , et que quand cet os est retenu fixém^it 
parses releveurs, il agit sur l'os hyoïde et sert 
ainsi à la déglutition , ou même â porter ce petit os 
et tout le larynx en devant ou en. arrière , selon 
que l'un eu Fautredes ventres agit séparément. Il 
est encore très-naturel de penser que , lorsque la 
inâchoire inférieure est retçnue par un corps 'solide 
qui rempêclïe de s'abaisser, il produit un petit 
Tenversert^ut 4e la tête en arrière, ce qui relève 
t mâchoire supérieure. 

11 n'y a que les singes ; parmi les autres mam- 
nûeres , chea lesquels le digasti ique conserve deux 
rentres bien distincts , et uniendon moyen qui tra- 
verse le êtylo^hyoïdtefu Dans le mandril {sim* 



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ôS XVI® Leçon. Des tndchoiraà. 

ntaimon)^ les tendons des portions mastoïdiennes 
des deux côtés se reconti'ent et se confoi^dent devant 
Vos hyoïde en formant un arc , dont la convexité est 
iiirigée ett avant , de sorte qu'elles semblent plutôt 
former ensemble un muscle digastrique , que cha- 
ciune d'elles avec la portion maxillaire de son coté. 
Les deux secondes portions sont contigtiës Tune à 
Vautre y et tiennent à la convexité du tendon par ders 
fibres aponévrotiques qui se répandent en rayonnant 
, sur leur surface. Leur extrémité antérieure va ga- 
gner l'arc du menton. Cette structure du digastriquci 
4oit favoriser beaucoup son action pour abaisser la 
mâchoire inférieure. 

Dans les mammifères carnassiers il n'y a jamais 
qu'un seul ventre sans aponévrose moy^ttie-et su- 
perficielle , et son extrémité n'atteint |)as Tare du 
menton 9 mais s'attache a Papophyse qui esta l'angle 
postérieur de chaque branche, et s'étend un peu 
au-delà de cet angle» 

Dans les rongeurs , il se prolonge jusques der- 
rière l'arc du menton auquel il se fix«. Oivpeut de 
nouveau y reconnoitre deux portions a^ssez dîstinc- 
teis par l'ammcissement de sa partie moyenne , et 
par l'aponévrose qui recouvre celle-ci. 

Nous n'avons pas trouvé de digastrique dans les 
fourmiliers et les tatous^ il semble être remplacé, 
dans ces aniipaux , par un sterno^jnaxilUen , 
muscle , long et grêle , qui est fixé au sternum entra 
les sterno-hyoïdiens et mastoïdiens , de chaque 
côté , s'étend sur les côtés et à l'extérieur du mylo* 



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Art. n. Des rhouvemens de la mdch. inf. 69 

hyoïdien^ et s'attache en ayant, à-peu-près aa mi- 
lieu des branches de la mâchoire , à leur bord in- 
férieur. 

Le digastrique se retrouve dans les paresseux , 
nais il y présente une disposition qui doit le faire 
tjir d'une manière analogue au muscle précédent. 
Sa portion maxillaire s'attache au bord inférieur ' 
de l'arc du menton ; elle est jointe en arrière un 
pea au-devant du bord postérieur du mylo-hyoï- 
Êen , par l'analogue du sterno^hyoîdien , dont il 
96 détache une très-petite langtiette qui va à. l'os 
hyoïde. 
Dans V éléphant ^\e digastrique est a un seul ven- 
tre , et s'attache en avant au bord postérieur de la 
roâchoirç , et en arrière , à la partie latérale et exté- 
rieure du condyle occipital , et au bord postérieur 
de la plus grosse portion de l'os styloïde. 

Dans le cçchon , il lient par un tendon très-fort 
à l'extrémité de l'apoph]^ mastoïde; sa partie 
<;hamue ne va guère au-delà de Tangle postérieur 
de la mâchoire : elle est renforcée par une portiqn 
qui vient à^it stylo-hyoidien. 

Dans les ruminons ^ il s'étend jusqu'au milieu 
de la longueur des branches de la mâchoire ; sa par- 
fie moyenne est recouverte dans le 6û^2^en dessus 
fl sur .son bord interne par me aponévrose <pu 
&>nne attache à un muscle quarré , dont les fibres 
Tont d'un digastrique à l'autre* 



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6o XVP Leçon. Des mâchoires. 

VI. Des muscles qui agissent médiatemeni si 
la mâchoire inférieure. 

Nous avons indiqué les quatre musdes prî 
paux qui meuvent la mâchoire inférieure dans 
mammifères. Il en est quelques autres qui , sa 
iavoir une action aussi exclusive sur cet os , peuY« 
cependant , dans quelques circonstances ^ arrêl 
ou favoriser ses mouvemens. Mais comme ces m\ 
des appartiennent à d'autres fonctions qu'à cellel 
la mastication , nous nous contenterons ^e Içs I 
diquer id. ,; 

Nous avons déjà faitconnoitr^le musde pi 
à l'article du pânnicule charnu, dans la teçoB 
toucher. Nous décrirons les autres en traitant de 
déglutition. Ce sont les mylo-hyoïdiens , les géni 
hyoïdiens , et par suite presque tous les muscles 
larynx, . ' 

ARTICLE m. 

Du moupement des mâchoires dans les oiseaux» 

Le bec des oiseaux est sufeceptîble^àe mouve- 
mens beaucoup plus compliqués que lesé^àcl^ïïes 
des quadrupèdes ; puisque non Seulement le bec 
supérieur fee meut plus ou moins sur la' tête , m^ 
que ' les parties de ce b^c se meuvent lès unW «^ 
lés aulreSé 

I. Des os. 

, Quand on considère par la base une tête de sgue* 



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Art, inl Mdchoirees dea oiseaux. 6i 

lëtte d'oiseau, dont on a désarticolé et enleyé la 
mâchoire inférieure, on voit que le bec supérieur 
s'articule avec le crâne par quatre branches ou 
latnes osseuses. Les deux internes, larges, forment 
layoute du palais, et les deux externes étroites, 
fbs longues , peuvent être comparées aux arcades 
i^gomatiques. ^ 

Ces lames , où arcs-boutans , n'appuient pas im- 
ifiédiatement sur le crâne. Les palatines s'articu- 
lât chacune sur un petit os oblong, dont la figure 
, ^rarie beaucoup y mais que Hérissant a comparé à 
^un omoplate , et qu'il a nommé omoïde. Ce petit os 
oDwïde se porte en dehors et en arrière où il se 
tneol dans une petite'cayité particulière, pratiquée 
sarun troisième os qui tient la place de l'apophyse 
montante de l'os maxillaire, qu'on désigne sous le 
■nom d'o^ quarré , et que nous décrirons bientôt. 
. Les lames, ou arcades zygomatiques, se termi^ 
nent sur une autre facette^articulaire et plus externe 
de ce même os quarré , qui devient ainsi le point 
central du mouvement des deux mâchoires. 

On a nommé quatre ^ Vos sur lequel les deux 
inâchoires s'articulent, parce qu'il a, en général , 
quatre angles principaux ; deux supérieurs et deux 
iiderieurs. Le supérieur externe est en arrière : il 
ttt reçu dans la cavité glénoïde du temporal. Le 
supérieur interne est tourné y ers l'orbite : il est 
libre, et danne seulement attache a des muscles. 
Les deux angles inférieurs sont souvent sur le même 
J^siiTy et sont reçus tous deux dans urie cavité de la 



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6« XVP Leçon. Des ntdchoires. 

mâchoire inférieure. Snr Texteme, ou postérieur, 
est la fossette articulaire qui reçoit rexlrémîté de 
Farcade zygomalique; au-dessus de Finterne, ou 
postérieur , est au autre enfoncement dans lequel 
s^articule Fextrémité postérieure de Tos omoïde. . 

La figure de Fos omoïde varie beaucoup dans les 
diverses espèces. II est en général alongé^ applati^ 
avec une crête saillante en dessus. Son extrémité an- 
térieure est articulée avec les arcades palatines , et 
rapprochée de celle de Fautrecoté. L^extrémité pos- 
térieure est reçue sur Fos quarré, et est très-dis- 
tante de celle du coté opposé , les dieux os formant 
ensemble un angle dont la pointe est en avant. 

Il résulte de cet assemblage de pièces osseuses iin 
levier brisé très-singulier, et disposé de manière 
que le bec inférieur ne peut s'abaisser que le supé- 
rieur ne soit forcé de s'élever par un mouvement 
de bascule. 

Pour bien entendre ce mécanisme il faut se 
rappeler comment les os de la face sont articulés 
avec le crâne, ainsi que nous Favons fait connoîtrp 
dans la VHP Leçon , page 70. Le bec supérieur 
s'unit avec le frontal d'une manière particulière., 
^t dont nous ne connoissons encore d'autre exemple 
que dansla portion inférieure du péroné des oiseaux- 
Ce sont une ou plusieurs lames osseuses, minces>, 
très-^élastiques , qui se courbent sur elles-mêmesi, 
oomme le feroit un morceau de baleine. Dans quel- 
ques espèces , comme dans \e pélican, le cormoran , 
l%s perroquets ^ les chouettes^ etc. , le mouvement 



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Art. III. Mâchoires des oiseaux, 65 

li^opére sur une seule lame et sur un même plan in- 
diqué par une rainure très-sensible, et tantôt sur 
trois ou cinq lames qui se pénètrent réciproque^ 
meut , .€x>nime dans Vauiruche , les gallinacés , les 
édtassiers à bec pointu > les oiseaux'^de proie , etc. 

Tous les becs d'oiseaux sont ainsi plus ou moins 
mobiles par la flexion d'une ou plusieurs lameft 
osseuses , même ceux des calaos , qui portent des 
éminences osseuses très-considérables séparées du 
crâne. C'est sur cette articulation que le bec su- 
périeur s'élève lorsque l'os quarré fait la bascule 
ea ayant , et qu'il s'abaisse quand cet os fait la 
bascde en arrière.' 

Ârant de traiter des muscles qui meuvent les di-- 

Terses pairies , ou la masse totale du bec supérieur , 

nous allons faire connoitre les variétés de forme 

que présentent les arcades palatines et zygoraati-^ 

ques, les osomoïdes et les os quarrés. 

Les arcades palatines varient considérablement 
pour la forme ; elles paroissent en général remplir 
l\>ffice des apophyses ptérygoïdes. Dans les oiseaux 
de proie diurnes, elles sont larges , minces, séparées 
entr'elles , creusées en gouttière du côté du palais; 
Dans les nyctériens elles ont à-peu-près la mên» 
&rme , mais elles sont infiniment moins larges. 

Celles àes perroquets ont une conformation toute 
jvrticulière ; elles sont larges , épaisses y et au Hem 
de former une voûte ptesque plate , elles sont dé- 
jetées sur le côté très-obliqupment , et dirigées en 
arrière et en bas, où elks ofireut une large lam« 



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64 XVF Leçon. Des mâchoires. 

presque quarrée libre. Ces arcades palatines se rèti^ 
.Hissent cependant entr'elles , et appuient sur la. 
.cloison orbitaîre. C^est a;i point de leur réunion en 
arrière que s'articuleiït les os omoïdes. Dans lea 
passereaux ) en général, les arcades palatines, d'à- 
J)ord grêles, et ne formant presque ^^'un stylet 
.osseux , deviennent ensuite plus larges, s'amincis- 
sent considérablement , ,et présentent en arrière ui^ 
bord libre échancré* Elles forment cependant dans 
la ligne moyenne , et par leur réunion , un. canal^ 
presqije cylindrique pour les arrière - narines* 
Celles du cqlqo , au lieu d'êfre disposées en une . 
espèce de voûte, forment au contraire- une saillie 
considérable ; elles se rétrécissent considérablement 
en arrière , au point où elles reçoivent les os omoïdes j 
elles sont aussi percées par le conduit des narines y 
qui, dans cejs oiseaux et dans les toucans j remonte 
presque perpendiculairement au-dessus de Toeil. 
Daps le crapaud-isolant , elles sont minces conune 
du papier , excessivement larges en arrière , où elles 
se terminent par un lobe libre singulièrement arrondi. 
fjts pigeons y les perdrix ^ et le^plus grand nombre 
des oiseaux gallinacés, ont ces arcades formées de 
deux os grêles , minces,, très-longs , très-écartés en 
devant et rapprochés en arrière, où. ils reçoivent 
les os omoïdes. 

. Les arcades palatines dans les hérons , les grèbes f 
les pingoins^ la, spatule ^ les phœnicoptères y les 
ça/iarefe, etc.^, sont grêles en devant, et séparées 
entre elles par la fente de^s narines : en arrière elles 

sont 



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Art, nr» Mâchoires des y>iseaux. 65 

sc^t larges et terminées par deux pointes. Celles du 
pélican; ei da cormoran nous ont offert une dispoÂ-' 
tion particulière. Séparée > en devant par le ttôu à^^'^ 
arrière -narines, elles se soudent bientôt eh une 
large lame, portant une crête longitudinale très-re- 
marquable par sa hauteur dans le pélican. 

\/albatrose présente dès formes analogues, mais* 
leslames ne sont point soudées. Dans V autruche les 
arcades palatines sont deux longs stylets osseux ap* 
ptatis , éloignés entre eux par un intervalle qui 
(ait près dé moitié de la largeur totale de la base du 
bec, et au milieu duquel est situé le bord inférieur 
¥bte, gonflé , et arrondi, de la cloison des orbites; 
Enanrière, ces mêmes arcades s'unissent par un 
espèce de biseau avec les os omoïdes , qui ont une 
forme toute particulière , comme nous le -dirons 
plus bas. 

Edifin nous trouvons dans le easoar un exemple 
tout particulier de structure dÀns les arcades^ palati- 
nes. £Ues sont formées chacune de deux pièces, une 
moyennq étroite , plue ^apf»'ocbée de si cërrespon- 
dante en devant qu'en arrière , où elle s'érticule ' 
par une longue siiture oblique avec 1 extrémité anté- 
rieure des Qsomoïdes; Tautrepièce est large ^ trian- 
gulaire, très^mini^ : son bord atitérieur efit dentelé 
Q)re; l^extérieur est convexe àtrondi; il s'àbît en * 
durant et obliquement avec : Yé» maxillaire ^ su]^« 
moF : le bord postérieur est entièrement uni avec ^ 
)es trois quarts de la longueur de l'os omoïdéy 
k sature pn est encore bien 4i^ti]|Qte. 

5 JS 



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€8 XVÏ* Leçon. Des mâchoires^ 

prolongement.ou le racconrclssement des énânence* 
q-iri les supportent, et dans ceux de rapo{Ayse libre. 

Dans les pics , l'angle libre , ou antérieur supé^ 
rieur , est près du tiers de la longueur de Vos 
omoïde , sur Tapophyse grêle duquel il ap^Juie, 
et avec laquelle il semlile feîre continuité. Dans 
les perroquets , Fangle poslérieut supérieur qui 
s'articule avec le crâne est très-alongé , et fort 
élevé au-dessus de i'angle Kbre qui est eoart, 
poifntu , dirigé en avant : les angles inférieurs «Mit 
confondus. Ils forment un condyle ovale ,* aloofé, 
semblable àxeliii de la mâdloire înférieuirt^ 
rongeurs. CPest à s(m& bord antérieur qu'est WÇ* 
l'os omoïde, et en dehors et plus en arrièrt H*r- 
cade zygômatique. 

Leis pies y les corbeaux ^ les passerecmxM l^ 
^chassiersy ont l'apophyspr Kl*e de l'os quarrètrès- 
ilongue, applatie, diafigée eu dedans et «a deytnt 
«ur' la. t^loiè^n '<les/ orbites^ ' . 

< Dans, lea pigeons , Içs pnuiee ^ l^s gàAliw^^"^ 
en gépéral,, les deux ai^^s. supérieurs sont à-p^û- 
près aussi élevés; ils forment une sorte de T. 
L'os ©moïde,e^t reçu sur l'intervalle compris entre 
le^ detix angles antérieurs;. Il en ^st 4e même dans 
Va^niùha et la cmpaf , mais l'a^^le libre est beau- 
coup plus large etplus^ arrondi, 4 son extrémité* 

2®. Des piuêcles» ^ 

; Cwupé lç^ #eux bee$ 4^ oiseaux sont mobiles y 
l'isi^p^j^ jn^L6pu}ç^ej[m 1^ leurs mâcboires 



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AbtT, m. MâçJmireê dafi oheaux. 6§ 
€€^ plus oQmpofié q^e donc les mammifères. Diaprés 
les détaib daB« lesquels «noua somi^es entréa^-^sup 
les pièces osseuses qui les constituent ^ nous avons 
pu voir que noa-seulement la mâchoire inférieure 
pouvoir être séparément et isolément abaissée et 
reïevée , se mouyoir ainsi sur Tos, quarré, consi^ 
déré comme point d'appui ; mais encore que l'os 
quarré lui-même^ servant ainsi de centre de mou- 
vement , pouvoit changer de position ^ déterminer 
rabaissement et ^élévation; du bec supérieur ^ et 
les. nao»yemens 4e devant, en arrière de la mâ« 
dunre inférieure.^ 

Nous étudijerons d'abord les^ muscles qui s'iob* 
fièrent à la mâchoire inférieure y et ensuite ceux 
jd meuveiU particulièrement l'os quarré. Cette 
description sera fa^te d'après le canctrdy en indi* 
^^uantles diJOTérences que présentent d'antres oiseaux* 

A. Muscles de la mâchoire inférieure. 

Dans le canard il y a de chaque côté trois 
muscles pour abaisser la mâchoire injSérieure ; ils 
tiennent lieu du digqsirique Çmastoïdo-génien). 
L'un, plus grand 9 occupe toutes les parles latérales 
de l'occiput , et vient envelopper l'apophyse en 
forme cde secpelte y par laquelle la mâchoire infé- 
rieure se termine en arrière j^ il aà-pen-près la forme 
d'une pyramide , dont la pointe seroit «a bas. C'est 
pourquoi Hérissent l'a nommé grand pyramidal. 

Le second muscjfd .abaisseur est plus petit , et 
xecouvert par lé j^^cédçnt :. il prend naissance 

' ' ES 



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90 XVF Leçok. Des mâchoires. 

sur l'apophyse mastoïde, et s6r porte dans \à petite 
fosseite qui se voit derlièîpe Pârtii^lis^lon de la ma* 
clioîre ifîfévjeure où il s'insère. . ^ ' 

Le troisième est dans une direction prescjue 
horizontale. Il provient de la face interne dé Papo- 
physe mastoïde , et s'insère à la mâchoire infé- 
rieure dans tout Hnlervalle <5omprîs entre l'apo- 
physe interne et celle en forme de serpette. H 
est séparé du précédent par un petit ligament. 

On conçoit que ces trois muscles s'insérant à la 
mâchoire inférieure du-delà et eri arrière de ^ift 
centre de mouvement , doivent non seulement agit' 
comme sur un levier intermobiîe : c'est-à-dire qu'en 
même temps qu'ils l'élèvent en arrière , ils l'àhaissèiit 
en devant, du font ouvrir lie bec; mais encore, 
qu'en* raison de leur position et de la grande mo- 
bilité du bec inférieur sur. Fos quarré , ils doivent 
tendre à ramener lamâdioire inférieure en arrière , 
et même à la fah^e mouvoir àe droite à gaudie , 
quand ils agissent isoléhient où d'un seul côté. - 

Ces trois muscles n'existent pas généralenfént. Le 
oo^, le dindon n'éii ont qu^uii seul qui en tient lieu. 
Le second mlmque dans la chouette ^ etc. 

Pour Tirfever là mâchoire inférieure ou pour 
'fcfrm^r lé bec , il y a trcâs autres paires de 
muscles «b^ le canard. 

L'un , cfiH est le plus extérieur, le pîné consi- 
dérable , et qui paroit teHir lieu du masséter et 
du cro^i^te, est divisé en quatre portions par 
des aponévroses 4 et parla dîtectkm d0 sesfibre^ 



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Art. in. Mâchoires des oiseaux^ 71 

Ces portions sont assee fôiblement unies par de la 
cellalodité en certains endroits ^ mois elles le sont 
beaucoup en d'autres y et tellement qn^on ne peut 
les séparer sans les endommager. Toutes passent 
fious l'arcade %gomatique sans s^ attaclier : Irtns 
de ces portions sont externes, et une interne. Là 
première , ou portion temporale y est vraiment 
analogue au crotaphite. Elle pirend son origine par 
des fibres charnues tout le long du bord inférieur ' 
de l'apophyse orhitaire postérieure : ces fibres se 
portent en bas et en av^nt, et aboutissent à un tendon 
pointa qui s'attache à la petite éminence ou a^ 
crochet de la mandibule inférieure y qui parolt 
tenk* lieu à& l'apophyse coronoïde. La seconde 
por&m eommence par un tendon, étroit ^ attacli^ , 
i la pointe méufie de l'apophyse orhitaire postée 
rieure t elle marche au-devant du précédent^ et 
s'attadbe par des fibres charnues étalées à la face 
extçnie de la mandibule ^ au - devant du crochet 
dont nous venons de parler. La troisième poitioa 
a son origine à la même pointe ^. en av^mt de la 
précédente^ .par un tendon. fort court Elle est 
ventrue ^ et attache' ses fibres à la jface externe 
de la mandibule ^ au-dessus du trou par lequel; 
sort le rameau externe du nerf sous-jnaxillaire. 
La quatrième portion est interne ou orbitaire^i. 
intimement unie à la précédente vers le bas j^ 
où elle s'attache au bord supérieur de la mai|i« 
^ule qui feit là un angle obtus. Vers le haut , ces 
deux portioâs sont séparées pa^ le nerf maxillaire 



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^3 ,XVF Lbço^. Des mdckpj^nes:. 

supérieur qui marche çntr^ çUes^ X^^tf^ Jejursfiferrt 
muscujaires tendent par leur raccotxrcâsseineiit a 
rapprocher le bec inférieur du supérieur ^ e» Jf 
portant cependant un peu en arrièjfe. ^ 

Les deux autres muscles , qui servent à reJevei|] 
îe bec inférieur , sont internes ou en dedans dg ./^ 
ihâchoîre inférieure : ib tiennent lieu de pté# 
rygoïdiens. Tous deux s'attachent à l'^rçacjle 
latiùe , et vont s'insérer à la face ijitprue. de 
mandibule inférieure,. L'externe ou supérieQjr 
un ,peu moins avancé^ et ses fibres vont plus 
quemént en arrière que l'interne ou .infér 
On ne peut pas toujours les distinguer ainsi > 
Iç dindon , pai^ exemple , les deux pfcçrygoï<J^w*f 
fiO|it confondus en un. seul. Ces muscles ^ qpoiqua 
d0stinés à. relever le bec inférieur ^ paroissent Bjmf ^ f^ 
pouvoir le ramener 'en devant de manière à. contre-- ^^ 
balancer l'action du crotaphite. En outj:e , à, raison ; ^^ 
de ïeur position oblique de dedans ea= dehors 9 ii* L 
doivent opérer lé mouvement de va et f'j^/ï^^laléral. ^ 

* 'R Muscles de r&s y narré. ' ' , ' 

• . . . ...1 ! • : '^ '^ ■ . ^ 

ii^os quarré de chaque côté est , ra^^ par . trois ^^ 

paires de muscles^ qu'on peut distinguer enex» 

ternes et en internes. 

Les muscles externes de l'os quarré sont .cachés 

ious les analogues du masséter et du crotaphite^ 

L'un provient de la mâchoire inférieure par des 

fibres toutes charnues qui occupent tout ^on, bord 

supérieur , depuis l'angle qtii^tient lieu d'apophyse 



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Art, ÏIH. MAcImirea des oisêoux. 75 

«Hronoxdej'paqxi'à l'ariiculatibn. Ses fibras se ra- 

mas^nt en un tendon qui. s'implante à ja partie 

inférieiHre de Fangje libre de Vos qparré. :]Pâr 4fi 

I contraction ^ ce muscle doit abaisser cet. angle ou 

I porta: en arrière I^angje inférieur } mouremwt 

faxlequel les deux becs se trouvent portés en arrière, 

etle supérieur en particulier abaissé : mais lorsque 

Tos ({oarré est fixé, le^rincipal usage de ce mufde 

estd*Âevèr.la mandibule. 

Les deux autres muscles externe^ sont situés 
au-dessos de Fos quarré. ^^antérieur prend nais- 
sance mr la çloisbn • n^p^enne, des orbites ; il se 
çoïle ^ pei| obliq^uemept ça arrière , et en bap 
ï foHDe un tendon qi\i s^însère à l'angle libre. 
Bi^ààr que par sa çpn^action il ramène en 
àetaiith. partie inférieure . de l'os quarré , ce qui 
podoit en même temps l'éléyatioh du bec jsupér 
tienr et Ja protraction- dubep inférieur. 
Le troisième muscle externe de l'os quarré es^ 
I court, n est inséré sur la base du crâne w*et des-^ 
; œnd presque perpendiculairement sur l'os quarré , 
<^il8'attache dans tout l'intervalle compris ei^tre 
1» deux, angles supérieurs. Ce dernier ne paroijt 
h6né qu'à fixer l'os quarré dans sa situation 
Marelle, pi:îur que le bec inférieur puisse a'éle- 
^et s'abaisser libremenl:. 
Ui muscles internes de l'os quarré sont aussi 
^Diiombre de trois. Xe plus inférieur et le p^us 
long est dans une situation presque horizontale. U 
û«t sur l'angle antérieur-injférieur par des fibres 



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*]% XVP Leçon. Dés mâchoires^ 

toutes charnues qtii forment une petite pyraraîd 
et 8Q poHent en devant, ou elles aboutissent à a 
tekidcm grêle qui vient se perdre dans lès chah 
du palais y vers la commissure des becs. Il paro 
avoir pour fonction de s'opposer à ce que W 
quarré ne soit trop porté en arrière , lorsque 1 
bec supérieur est fortement relevé. ^ 1 

Les deux autres muMes internes pourroien 
être regardés comme deux plans de fibres. Us wà^ 
situés en dedans des os omoïdes , dont as siaived 
à-peu-près la directiôà. * L'un , plus supei^eli 
j>aroît pk'oveîiir de là ftcè interne de Ya^tj^ys 
libre ; il se termine pa^ un tendon très- grêlé sQ{ 
rextlrémité postérieure et libre de l'àrc^de p^ 
latine. L'abtre plan, éaché soùs les fibres au grl, 
cédéÉt i éét un peu plus éôhf t , mais il a la màtt^ 
direction et la mènie terminaison. Daiisle àoq i 
le dindon j ces trt>î^ iniiscles sonl reinplacés pa| 
lin SéM frès^doh^détàbre , dont les artacbesssij 
semblables à telles âék deux derniers. | 

Qtt tettouvë à-péti-|)lrès les mêmeë muscles di 
le pèft6^uet Ils sônf cependant en général. pi 
vohnhîiièux let pfus forfs. Les Inùsclefe qui fermeî'j 
le bec ^ntiur-but plus nombreux- Ils fotinentffl^ 
plans asse» distincts , que nous allons faire cxh^ 
noître en considérant la têle extérieurement. 

Le premier Irîent de l'apophyse orbîtaîre-inf^ 
rîeure, et du poùttotir dé raircâde zygpmaûque 
H se dirige oblRjuemènl^ en avant vers la part* 
moyenne de la face externe 4e la mâchoire ift 



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Art, m. Mâchoires âéê oisèaiÂX. 75 
Irieare. Ses fibres sont trés-cibliqaes ; aussi en 
même temps ^u^elies relèrent la mâchoire , elles 
la portent m arrière. 

Le second occupe toute la fosse temporale et 
kçartiepostérîeûre de Torbite ; le tendon qu'elles 
fcnBtitest en scrrière. La portion charnue se coii- 
faeca devant fàsques sur le bord tranchant de 
kifiâàoire inférieure, sur lequel le muscle se 
Mane. D'après la direction de ses fibres il pro-' 
Wfemême niiouvement que le précédent. 

Ulroisième plan ne peut èirt bieiif distingué 
qwlhqae Tori a enlevé le dercle osseux de Tor- 
^«Sleglobe deToeil. ïlparpît composé de deux 
I»ife»j raaîs^ Si unies dans la ligne de jonction^ 
îBWzwpeut les sépareï*' sanà les endommager, 
ï'toî'àftache sous^ Far cadè que forme l'apophyse 
^îéïfeure dé Forbite ave<î le septum. L'autf e vient 
^loplaiond de l'orbite et du septum derrière cette 
*pçhyse. Celle- cl a inférieurëment un tendon 
«^ marqué. "Toutes deui s'insèrent à la face in- 
tene de la branche de la mâchoire inférieure au- 
^*^»u» de son angle coronoïde. Ce" muscle relève 
TOiBént la mâchoire inférieure ; il applique di- 
ornent les deux becs l'un contre Tautre. 

J* quatrième tient à la paroi postérieure de 
'^ , derrière le trou optique. Il descend obli- 
f^l^ en avant , et vient s'insérer , par un 
^hi argenté , à la face interne de la mâchoire 
'''ftrieure entre l'échancrure condyloîde et l'angle 
<*onoïde. H agit comme les deux premières por- 



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^§ XVP liÇçoN, Des mâchoires, 

tiçns, H doit tirer le bec inférieur cm a 
mesure qu'il le relève. 

Le cinquième muscle vient du tranchai 
jieur de la grande apophyse de Farcade 
et de Tangle de sa réunion avec cette pu 
çade î il se dirige obliquement en arrière 
terminer à-peu-près au même point que 
cèdent , avec lequel il forme ainsi uHe sort 
dont la pointe est sur la mâchoire. Quoi 
tinê aussi à fermer la ipâcheire ,. il agît 
contraire, puisqu'il la tire en avants 

Enfin le sixième ^ q^i, provient de 
terne de la mâchoire inférieure^ où il 
le tranchant de l'épine saillante qui s^^ X^i 
se porte obliquement en haut ver^ la pc 
périeure de la grande apophyçe de l'aroi 
Jatîne , et il s'y insère. Ses fibres- sont r 
comme la barbe d'une plume, autour d'un 
qui en occupe la partie moyenne. Il feriD< 
en tirant aussi l'inférieur en avants L«s 
muscles sont en même nombre que dans le 
ils ne diffèrent que par leur grpsseur. Le, 
trique et le ptérygoïdien interne sur- tout so 
volumineux^ 

Il résulte de la disposition articulaire de 
choire inférieure dans les oiseaux , qu'elle 
un véritable levier coudé} que l'os quari 
sente le condyle et la partie montante de 
choire } que cet os inter-artîçulaire ireLtisp^ 
centre de mouvement en différents pointe > et 



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AftT. IV. JkTàchoires des reptiles. 77 

âcune des positions où il se trouve il agiC 
comme une bascule qui détermine Tou- 
iû la fermeture du bec. 



A R TIC L E I V. 

%vepiens des mâchoires dans les reptiles. 

voulcât diviser les^ reptiles d'après la 
ion des as de leurs mâchoires et l'espèce 
kreinimt dont elles sont susceptibles, on 
en 'fonner deux ordres. Dans le premier 
Bités ceux qui ont la mâohoîre inférieure 
^e., comme les crocodiles , les lézards, 
\^ les grenouilles' ^i les salamandres ^ 
serpeas , les on^etsMi les amphisbènes^ 
second seroient raiagées les couleuvres 
les espèces' de serpens venimeux qui 
'' mouvoir l'une et l'autre mâchoires, 
fc disposition générale de l'articulation est à- 
la mêncie dans ,les reptiles que dans les 
n n'y a point de condyle à l'extrémité 
re de la mâchoire , mais une facette ar- 
pire creusée pour recevoir une éminence qui 
ap d'analogie avec l'os quajré , et dont 
^Mèpre que parce qu'elle n'est pas aussi mo- 
libre^ et que spu vent .elfe n'est qu'un 
prolongement de l'os des tw^pes. 
tous les quadrupèdes ovipares . c'c9t n4ï 
|î*xt le plus, inférieur du crâne, et «ut une 



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^8 XVP. Leçon. 2)^5 mâchoires. 

facette articulaire presque fransverse et en. 
de condyle, que vient s'articuler la mâcbâl 
férieure par une cavité glénoïdale , • dont 1 
moyenne présente quelquefois une ligne 
qui en fait une sorte de pouÇe. EIn arrière 
cavité articulaire il y a souvent une apoph 
prolongement osseux plus ou moins long y 
donner attache au muscle analogue du dij 

Les différences les plus notables que ttoi 
detoir indiquer ici , résident dans la 
de cette éminence saillante du temporal^ 
sorte de condyle ; dans le plus ou 1 
prolongement de Tapophyse située en 
rarticulation de la mâchoire inférieure ; 
tendue et la situation dé la fosse tém 
^nfin dans l'existence ou le défaut dei l'é. 
qui tient lieu d'apophyse > coronbïde; 

Plus l'éminence temporale en forme de cW 
est portée en arrière ,' ,]^lus les mâchoires s^ 
prochent dans leur longueur. C'est ce qu'ot 
serve dans le crocodile , la grenouille , tel 
lamcmdres y les tortues. Quand au <^niraire| 
descend presque verticalement ou très-obliqueil 
et qu'elle est trèi^longée , comme dans le cain^i^ 
les igrutiies , elle forme^une sorte de pédîcttte 
mâchoire inférieure qui^ en Féloignant dtr cr^ 
produit UB écftirtenfent reîsipectif heàiKX)u^ 
çonsidjérable. Plwietïrs espèces de lézards^ti^' 
l'faoteÉtiiédiftiii^îenlr^ ée^ideux extrêmes j tek m 
le lézard agiU , le* dragon , etc* - . 



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Art. IV. Mâchoires des reptiles. 7^ 
. Le crocodile est celui de tous les quadrupèdes 
ovipares dans lequel Fapophyse qui donne aUadie 
an muacle digastrique est la piijis longue. On la 
foît sensiblement diminuer dans le caméléon , le 
f/^ j le tupinambis , les tortues ; enfin on n'en 
^ plus dtt tout dons le pipa 9 la chélonée , l^ 
^^udy la grenouille j ia salanumdre* 

^lei^ fossea temporales sont toujours trés*|Kro* 
^Dcks dans les reptiles à quatre pieds. Dans 
tous elles sont réunies ayec la cavité de l'orbite. 
^Daiis quelques espèces ^ ces deux fosses sont se- 
parées en devant par un cerde osseux ^ comme 
dans les tortues , }e crocodile , le dragon et les 
autres lézards j mais dans le pipa^ les grenouilles , 
ks salasffpndres , il n'y a plus de cercle orbitcdre. 

Xi'apc^hysç coronoïde dç la mâchoire inférieure 
\iesA, paS)gEÛllante daj^ la plupart des animaux qui 
JWs oQicv^jGni. Oa en voit seulement une esquisse 
dans \e^, tortue^ , le caméléon^ et quelques /^ 
zardsj comme V iguane; mais il n'y en a. plus da 
toat de trace dans le crocodile y les grenouilles 
et les salamandres. 

Les mqsclesqjui meuvent les mâchoires dans les 
(pidrupèdes ovipares sont en mêw^ nombre et 
oalggues à cpux dea mammifères. 

Le masséter est trèârgros et trèt*4iatinct dans le 
f^inantbi^ \l çcçupe jk>uit l'espi^cQ^ ^^mp^ eatr» 
le bord postérieu;r de Torbite elb 1q trou auditif. 
Sa direction est obJîqui^ de 4efiÂèr^ i^iv àtftvait , 
de sorte qu'en, relevant la, mâcbgîpiie il la» 9()iiM 



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So. XVr Leçon. Des mâchoires. 

en arrière. Ce tnêrae muscle est petit dans Vagan%^ 
marbré ^t dans la tortue. W est si mince qu'à 
peine pen^oil le distinguer de la partie inférieixre 
dû tem|K)raL 

. Le crolaphjte est très- volumineux dans la ior/i/^^ 
il occupe toute la^ fosse temporale , et foi^me eori 
arrière la cavîté de Torbile. Il est beaucoup pli:t3 
petit dans le tupinambis et dans le lézard brdi-^ 
mtire j animaux chei lesquels il est presqu'entière— 
ment caché par- lé masséter. 

Les ptérygoïdiens sont en général peu distincte 
Fun de l'autre. Datls le tupinambts ih enveloppent 
tbute la branche de îà mâchoire vers son extré— 
mité. Les fibres en sont comme torses. En même 
temps qu'elles relèvent la mâchoire par Ifiur rac- 
courcissement , elles doivent là porter eiSf^vant ol 
agir par conséquent ç^n sens opposé des deux pré* 
cédens. Dans la tortue les mêmes mùëcles sont 
plats et minces, et leurs fibres sont ptes^ue trans- 
versales, de sorte qu'elles peuvent plus directe- 
lisent porter la mâchoire inférieure aïternativemenl 
de droite a gauche. 

Dans tous ces reptiles ^analogue du di^astrique 
es! un muscle i^t^ triangulaire , dont la partie large 
vient s'implanter au ligament cervical derrière 
Focdput, et dont là pointé se terrùine à la der- * 
mère extrémité de la mâchoire , derrière son 
articulation , et auprès des musclés ptérygoïdiens. 
f Tous )es «erpews n^on^ pas les deux mâchoires 
m^Mtpsi On pwf* à 6et iégard les divisesr en trois 

ordres. 



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Art. rV. Mdchoir$ê. des reptiles. 3t 

t^rires. Ceux qui ool Jes branches de la mÂchoire 

inférieure soudée) et qt|i ^ pur 'celte seule disposi>- 

lioa, n'ont aucun mouTement de protractionnî de 

latéralité dans la supérieure f secoadenient,lét.aei> 

pens qui ont les branches de la mâchoire ' Bis^ 

toes ^ réunies dans Tétai frais par un ligament 

éhatique. Ceux-là ont seuleteent la possibilité d'é- 

^r les deux n^achoires 9 ou bien il* peuFeht em 

même'. tei|ip8 écarter les mâchoireaj efc>porter «n 

trai^ uuf) partie o^ I# .m^s$û^ totale de la mâr 

Mvfi supérieure. . ' 

C^est dftps cet .<)jxlre que .aoua plions étudier 
ie moa^enji^nt des mâchoire, en traitant. A abord 
<I^ 08) et. ensuite des muscles. . «m:. 

i. Des .os. 

Les ëerpens i madhoiré inférieure soudeie pot 
k\èie donfoinxiée i^pëu-prés comuie ''ceUei dea 
lézards; Tels sont Vorueù et Vampfwsbène^y' la 
t(tcUie , Vdcrochorde. et les fcydropAidesi ' 

La taie :de IWf^ei.a i^^idas grattât importe 
>vec belle de l'iguane. X-forcadb de Ma ttiâchoire 
^périeute est continue' , et correspond ^"ia^t^ofar* 
bore dé IHnférieurè ; 4à route du palais est presque 
(ompletle'^^n devanit Les arcades -palàtikies ^ d>« 
rigent «SI lUrrière ^ et s'anôssent au pédîcide dw** 
ifloide du temporal. Ce pédicule est c(Mitt^y 
H dans une direction presque' verticale. Il 'est 
^Ù8é en arrière pdur l'attache du mus^O' di^ 
g&striqu^. La mâchbire ipfiitieare pôiit^ #n aii^iéH» 
5 F 



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89 ' XVï* Lbçok. toes mâchmres. 
de son articolation une peôte apophyse pour Fa^ 
tadie des muscles propres à rabaisser y et vers 
son tiers poetérieur une autre analogue à la co« 
ronoïde'^ devinée aux muscles releveurs. 

Dans Vantphisbène , quoique la configuration 
générale soit un peu cl^angéé , où, retrouve à-peu- 
près la mém^ disposition/ Là, masse totale de la 
mâbhoire sujpériéure est moins éloignée du crâne ; 
la vcfute du palais est presque complette. Les ar- 
cades îpalatiriès sont beaucoup plus larges. Le pé- 
dicule condyloïde du temporal, au lîéa d'être 
veitical , se porte presque faiorizontateinënt ender 
Vftni. La mâchoire 'inférieure edt bea4yK)oup plus 
courte à proportion du crâtie^ E31e s'ariicufo avec 
le condjle par son point le plus postérieur. Elle 
est extrêmement évasée en arrière pour produira 
i'apQpbyse eoronoide. Lés fosses temporales et W- 
Inftairës «sont entièrement confondues^ Elles sont 
bornées ^)ar des crêtes osseuses , saillantes , comme 
dans lea mammifères carnassiers j aussi au premier 
abord .la tête, de l^an^phisbénEepourroît étreiprise 
pour, celle d'un diéiroptère >oo d'un vermiforme^ 

lies sér^ens du second ordre qui ont là mâ-p 
^b^ire jnférkiure formée de * deux: branches dis^ 
tinctes ^ et Ici supérieure susceptible cb s'éétuiler et 
non; da.se porter en avant , sont toutes ks cou^ 
leui^res non ? onimeusesLet Jes boaa. Dans ceux-ci 
la c^bfQrâialÎQn des os de la mâchoire. :supérieurQ 
est ti}è$'*difiérentQ,,de ceUei.des lézards ^. quoique 
ki0.Qtnea^f3ft^t àrpeur près les. mêmes.; comme 



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AïLT. IV. Mâchoires des reptiles. 83 

nous rayons déjà indiqué datis Tarticle cinquième 
de la leçon sur Yostéologie de la tête. 

Les os incistfs ne portent pas toujours des deids ; 

quelquefois même, comme dans les boas ^ ils ne 

réunissent pas les os maxillaires supérieurs. Tous 

leè autres os de la mâchoire sont mobiles sur le 

crâne, et y sont seulement supportés. 

Les os sus-maxillaires sont deux longues branches 
osseuses ,.dans lesquelles les dents sont implantées) 
ils font le bord extérieur de la fosse du palais. 
Us sont articulés par deux points ; d'abord Tera 
leur partie moyenne , comme un levier du premier 
genre, sur un petit os analogue au jugal qui 
forme le bord antérieur de l'orbite; à-peu-jnrèf 
vers ce même point , mais du côté interne , Vos 
vas - maxillaire porte encore une apophyse qui 
glisse en coulisse , et appuie sur l'arcade palatine. 
Cest sur ces deux facettes que Vos se meut, et 
joue comme une bascule* L'extrémité antérieure^ 
de cet os sus-maxillaire est libre : la postérieure 
reçoit rêxtrémîlé d'un os particulier qui sert i 
Funir aux arcades palatines. , 

Nous nommons arcades palatines les . 4^U3| ' 
branèhes osseuses intérieures. Elles sont ellest 
mêmes formées de deux ptgrties : ui^e ant4riei|re , 
libre en devant , et articulée p^r trois points ; en 
arrière , avec une braa:iche ossçuse qui se^gort^ 
vers rextrémité de la mâchoire ^pfcriep)?tii çn de^ 
dans* de son articulation , et.qpi ^emble en faire 
la continuation ; en dejiprsi^yoç l,'<>sjB^ï'f^<^.H?T.im^ 

• ' " ' F 2 

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84 XVI* Lkçon, Des mâchoires* * 

l'unit à rarcade maxîtlaire , et en dessas sur la 
base du crâne au-devant des orbites. 

La portion postérieure de Tarcade palatine est 
analogue aux lames ou ai^es ptérygoïdiennéô. Elle 
s'articule par trois points j i^, en devant avec Tex- 
trémité postérieure dé la première portion j b^ «n 
arrière avec la. mâchoire inférieure du côlè in- 
terne; 5^ en dehors, et vers son tiers antérieur^ 
avec Fos qui l'unit à l'arcade maxillaire. 

Enfin, le troisième os palato-maxillaire est unç 
|K>rti(m osseuse â*peu-prés cylindrique dans son 
toilieu ^ appknie et élargie à ses deiTX extrémités 
par lesquelles elle appuie, et s'articule en dehors 
arec l'extrémité postérieure de l'arcade maxillaire ; 
en ^ dedans , vers le tiers ou la partie moyenne 
et exleriie.de la pdi-tion ptérygoïdienne de l'arcade 
palatine. 

Il résulte dé cette singulière conformaaon , que 
toute la mâdioire supérieure est comme suspendue 
et distincte du crâne, et subordonnée aux mou- 
vement de la mâchoire inférieure j éar. par Fé- 
cartement des extrémités postérieures de célle-cî , 
tes arcades ptérygoïdieriries s'éloignent ; elles en- 
traînent en dehors les extrémités postérieures des 
arcades palatines et maxillaires, en même temps, 
qu'elles pfortettt eiidèdans leur extrémité antérieure* 
Quand ad contraire les cl'eiix liords'întei'nçs des 
lamfe»^ pléiygoïdiehnès viehnent à se toucher, ou , 
ce qui ifevidnt au meule ^ quand les extrémités 
articulaires de la mâchoire înférieuxe tendent à se 



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Art. IV* Mâchoires des reptiles. 85 
rajpp^ocher ^ les e^itrénaités antérieures des arcades 
paktoiés et maxillaires se portent en dehors et 
i'éloignent l'une de l'autre. 

Les serpens du troisième ordre qui ont les 
nâchoires susceptibles de s'écarter y et qui peuvent 
en méroe temps porter en avant les os sus-maxil-^ 
Wes proprement dits , n'offrent qu'une petite mo« 
d&ation de là structure de ceux de l'ordre pré- 
cédent. Lieîirs arcades ptérygc>idiennes s'articulent 
wrec la mâchoire inférieure vers son extrémité , 
du coté de la face gutturale* E^les reçoivent aussi 
Vos qui doiè les joindre aux arcades palatines; 
maià celles-ci sont très-courtes ^ entièrement d>- 
Ti^èes en- avant , et ne contiennent que les dents 
mm&JiBeSé. Cet os intermédiaire fie porte donc 
MU^ssvxs du maxillaire supérieur , qui -est articulé 
iu-méme au -^devant de Torbite sur l'os de la 
commette court et mobile f de sorte que , par le* 
mouvenaent de la mâchoire inférieure en avant , 
l'arcade. palatine y entraînée dans cette direction^ 
chasse devant elle l'os qui l'unit à la maxillaire ; 
eellê-ci , extrêmement mobile , se redresse aussitôt ^ 
eu se pointe en avant en jouant sur l'os de la 
pommeite y ce qui produit une suite de mouve- 
mens trè»<ompliqnés.. 

Quant à l'articulation ttela mâchoire inférieure , 
elle est la même dans toute' celte famille. Les^ 
apophyses teinporates se prolongent en arrière r 
elles reçoivent un <» int6Ermédiaire analogue k 
c^ qu^op dés%ne «ous le'iK>ttt de qtuirré éà^ 

F S 



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86 XVr Leçon. Dès mdchùirel. 

les oiseaux. Cet os est très-court et peu mobile 
dan3 les espèces à mâchoires supérieures^* &x es , 
et à inférieure sotidée. 

Dans Varhphisbène il se porte en avant vers la 
mâchoire inférieure , qui est de près d'un tiers 
moins longue que le crâne ; particularité que tiotis 
n'avons observée que dans cette espèce. Dan« 
V orvet y l'os analogue du quarré descend beau- 
cQup plijs obliquement en devant» 

Dans toutes les autres espèces , l'os quarré est 
(xeaucoup plus long. U descend q\ieIquefoi» per- 
pendièulâiremeoit ^ comme dans les hoa& ; Oi^i» le 
plus ordinairement en arrière j comme dans la/ 
plupart des couleufvres. Son extrémité temporale 
est ordinairement élargie et creusée d'une petite 
fosse, ti'inférieure est arrondie en forme de con- 
dyle, et reçue dans une fossette dé l'eictrémité 
postérieure de la branche correspondante de l'os 
sous-maxillaire. 

P'après la nature* de son articulation , la mâ« 
choire inférieure de l'itn et de l'autre côté peut 
non seulement s'élever et s'abaisser , ouvrir et 
fermer la bpuche ^ en jouant sur l'os analogue de 
l'os quarré .9 comme cela est seulement possible 
dans Vamphisbène et éàns.V orvet; meti&^ encore 
elle peut se porter, eti dehors y et entraîner dans 
cette direction l'os qi^^ré , comme cela arrive dans 
les couleuvres et les serpems venimeux y toutes 
jiesr fofs que l'arci^f». ptéitygoïdienne se porte en 
^hors : ou 9 ce qui revient au mèAe ^ toutes les 



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Aux. ÏV. Mâchoires des. reptiles. 87 

Mb que la mâchoire supérieure s'élargit , Tinfé- 
rieure ê/gl^ suivre sa dilatation , parce que les ex- 
trémités ^j^térieures des arcades ptérygoïdiennes 
étant articulées avec la partie interne de la mâ- 
dioire inférieure , elles doivent les entraîner dans 
leurs moavemens. Aussi la direction des muscles 
^accc«de-l-elle très-bien avec cette conformation , 
comme nous allons le faire eonnoitre. 

IL Des muscles. 

Les muscles des mâchoires de Vorvet et de 
Yamphisbène y et probablement de tous les serpens 
à idkdioire inférieure soudée , sont semblables à 
cecK du lésàrd orc&naire ; mais ils sont très-dif- 
férens dans les serpéns à mâchoire inférieure , 
fom&er de deux pièces distinctes : nous allons 
prendre pour exemple le serpent d sonnettes. 

Id les muscles de la mâchoire inféri^re sont 
cachés dans l'épaisseur des lèvres , et font de 
cfasEqae cété le tour de la bouche. Celui qui forme 
le boril antérieui* de^Ia commissure des lèvres est 
le plus fort, et paroit tenir lieu du masseter. H 
prend naissance , par des aponévroses h*és-8olides y 
sur la bourse tendineuse qui contient la glande 
rèàkmevtse. Ses fibres forment un gros cordon qui 
eUBtitue toute l'épaisseur de la lèvre inférieure y 
et s'inrèrent au bord supérieur de la branche sous* 
maxillaire y sur presque les deux tiers de sa lon- 
gueur. 
Celui qn*(m trouve immédiatement derrière est 

' F4 



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Çî^ XVr Leçom. D0ê Michaîres. ' 

analogue au crota|>}^ite. Il ei^t beaucoup plus gréle^ 
que le précédent.^ C'est une ib^B4el€^tt*i«ï>awiiie,^ 
dont rextréniité wpérii^ure pî^vîent de: Pédian-i- 
crpre texnporale.qu^ se voît derrière Vorbke , et 
dont l'extrémité inférieure , après s'être porté» 
en arrière -derrière la conuQÎssqre , vient se eon- 
{bndre„ avec l'insertion du précédent. . 

Il est facile de concevoir que ces deux. muscles 
en se contractant tendent à rapprocher leç d^ux 
anâchoires l'une de l'autre , et à fermer entière- 
ment la bouche. 

On retrouve en. outre dans l'épaisseur de celle 
con^issure, en arrière des précédens , un muscla 
beaucoup plus court , mais de mémo foiTue qu'eux* 
D occupe toute la partie inférieure de l'os quarré y 
cl à- peu-près. I9 tiers poetérieur de la majchoire 
, au bord externe du canal dentaire. C'est un bjc^ 
cessoire itiu. tei^poral et du masséter. 

L'analogue du mu^le digastrique oœupe tout^ 
la longueur de la partie pasté/ieure de Fos quarré^ 
et se termine de chaque coté a l'angle oa apo* 
physe.la plus postérieure de la branche de la mâ^ 
choire , au*delà et en arrière 4e son articulation. 

Les midscles qui meuvent la mâchoire supérieure 
sont en plus grand iion^bre. 

U en est un très-ch^rpu qui ptend naissance^ 
par des fibres aponévrotiques , sur la capsule qui 
recouvre l'articulation de la^ branche de la ma? 
choire avec Fos quarré , et qui se porte en deraol 
et en hîwt vers la bourse dee deuta Tfnimeules 



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Art. IV. Mdchoirêê des reptiles. 9§ 

sur laquelle il s^épancmit «n partie y et rar Tapo- 
pby«e pos\éTima9m/d»-V6& Bus-maxillaire. L'usagé 
de ce iDUicle est Mderiiment de porter en en* 
bas les dente venîàseuses lorsqu'elles ont été re^ 
dressées. 

DeiK antres mnscles agissent ensuite sur les 
Wnches ptérygoîdiennes et pafotines. La direction 
de leura.fihi'es est en sens inverse. Tous deux 
sont dtoés entre la ligne moyenne de la base da 
crâne et les arcades palatines. Le plos inférieur y 
placé immédiatement au-dessous de la peau dans 
la fosse palatine , est un plan de fibres alongées 
«pd occupe toute la ligne moyenne du crâne , et 
se porte en arrière sur la face interne de la lame 
osscBse ptérygoïde qu'il doit en même temps porter 
eo (fedans et en ayant , de manière i produire la 
proiraction de Fos sus-maxillairè ou le relève- 
ment des crochets venimeux , et le rétrécissement 
de la bouche par le rapprochement des deux* ar- 
cades intérieures. 

L^autre mnscle, pins mince, et situé au-dessus 
du précédent, du côté de la base du crâne ,. s'é- 
tend depuis la portion la plus antérieure de l^ar- 
cade paldtine et toute la longueur de cette arcade , 
jusqu'à la ligne moyenne de la base du crâne , en 
croisant la direction du muscle précédent sur lequel 
il se trouve placé. Par sa contraction il ramène en 
arriéré toute la masse de la mâdioire supérieure , 
en produisant eft même temps le rapprochement 
des deux branches qui h, forment. 



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9«t XVr Leçon,. Des màchoireÉ. 

C'est à Taide de ce mécanisnie qœ les serpei 
peuvent tordpe Ieur« bouches en lanrdant les corp 
qu'ils les dilatent extraordfaïaîrement en avisant d 
luiimaux plus gros que leur corps même. 

Leurs dents^seryent seulement à retenir la proi 
les muscles destinés à mouyoir les pièces ^ni \ 
supportent, ne sont plus propres à broyer, ntf 
seulement à opérer des mouvemens <l'âbaÎB^metf 
décélération , d'écartem^nt , dç ra^>rocheinent;jf 
protracticm et de rétraction. '] 

A R ï I C L E ¥• 
IDes mouvemens des mâchoires dtms /es pois90Êt,\ 

Nous ^Tops fait connoitre avec assez de délai i 
les os qui composent la face , dans la haitiéme leçfl 
Nous n'ajouterons ici que la description des m] 
çhoires dans les poissons cartilagineux:. 

Dans les squales^ les deux mâchoires ^ 
très f mobiles* La supérieure est priiicipaleniai|j 
formée de deux grands cartilages , dans lesqua 
sont implantées plusieurs rangées 4e,deirfs- ™ 
reçoit aussi quelques cartilages , que nous ferofl( 
connoîlre par la suitç. EUe est retenue en op 
rière et en haut par deux très -forts ligapiens * 
forme conique , dont la pointe vient s'insérer aa»^ 
la partie la plus pro^nde de l'orbite* En arrière*; 
et par son extrénjité , la mâchoire supérieure s ^* 
ticule bUT l'infçrieure par deux faoçttes çw^ylon. 



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Art.^ V. îffdchoireê dêê poiasonê. gt 

diennea , séparées entre elles par un petit disque 
cartilagiiieux inter-articulaîre. 

L^s cartilages accessoires de la inâchcnre supé- 
rieure sont d'alK»*d deux petites lames attachées 
seulement par l'une de leurs «ctrémitésj qui est 
plate et ronée vers le tiers antérieur de chacune 
des brandie^} elles sent libr«| dans !e reste de 
leur étendue : elles sont comprises dans Tépaisseur 
^ lèvres. 

, Un peu plus en arrière on en trouve deux 
autres qui se portant en bas et en arrière en ren- 
contrent deux .semblables qui proviennent de la 
mâchoire inférieure , dt avec leëquels ils s'arti* 
Golent en foroiant ainsi une arcade complette qui 

enloYure la bouche. Lkngle produit par leur réti« 

mon est rentrant en devant, il est mobile dans 
ie point de la commi$3nre des lèvres, et c'est à 
son plus ou moins d'évasement qu'est dû Técar* 
tement des deux lèvres ou le rapprochement. 

La mâchoire inférieure est aussi composée de 
deux branches mobiles ^dons U symphyse. Sa 
hauteur et son évaseuifei^t -sont soixvent plus con** 
ddéraUes que dans* la ilaÂchoire sut)érieurè, et 
ell3 s'articule en arrière avec trois cartilages. 
L'un est une plaoue très*épaisse , un - peu coi^« 
tournée çur elle-même , ^ui descend presqne ver^ 
ti^leilient du crâne nxxj:^ lequel elle s'articule , et 
çjpk tient lieu d'os quajré. Le second edt la OMh- 
choire* supérieure , el le troisième un cartilage <|m 
soutient lea bi:«achiei. 



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à» s XVr Leçon. Des mâchoires. 

Ed général Ie$, ipoaVemens de$ mâchoires dar» 
les squales se bornent à ceux d'élévation et Â'a- 
baissemeftt j 1^ latéraux scmt très-^nés. 

Dans Vssturgeon , dont la bouche paroît a» 
premier aperçu ilifférer beai»coup de celle de» 
aquales , on retrouve cependant une ftmiiitade qui 
n'est marquée qile par les. propoi^lions divises de». 
parties qui la icomposent. ■ 

Dans ce poisson la face prolongée en pointe 
aiguë recouvre complétemeirt la bouche à-peu près, 
comme dans les raies^ lies cartilttges qui renv- 
placent les os maxillaires supérieur» sont très* 
étroits en devant; mais ils se prdlongeiit en ar- 
rière et en haut y où ils s'étendent et s'u^issetit en^ 
une large plaque qiri forme la -^at^e du palais.. 
H paroit m^e qu'ils reçoivent là des laines acces- 
soires qui peut-être sont analogues aux os' palatins. 

La màch|oire inférieure est formée dé deux 
branches plates presques transverses , qui s'artî* 
culent en arrière avec la mâchoire supérieure^ 
et avec un gros cartilage inter* articulaire. 

Ce troisième cartilage , dont nous avons indiqué-, 
le rudiment dans les squales , est fort alongé ; il 
soutient la pièce qui sert d'opercule aux branchies^ 
et il s'articule en même temps avec le cartilage 
lUialogue à l'os quarré. 

C'est à t'aide dé ce cartilage înt©r-articuTmre> 
q«ii sert comme de bascule, que la bouche de* 
l'esturgeon peut s'avancer él reculer pai Tactioa 
des muscles que nous ferons ccmnotlrè par la suite.. 



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AnT* y. Mtich&ires cfc» poissons. 95 

lies muscles des m&choires dans les poissons oftr-> 

tilagineux y sont en plus, grand nombre que dttfli 

ceux qui ont le squ^itQ osseux. 

, ILia mâchoire iiiférieure dé la raie , par exemple ^ 

est abaissée par ui) grand musclé quatre long A 

Ibres' ^toiles ]et parallèles , dont Fattache fixe est 

on cartilage iri^nsyerse qui soutient les nageoires 

de devatit ^ et celle qui est mobile Ters ]§. partie 

moyenne de la mâchoire inférieure. 

Deux petits muscles , un de cli£iqué.oô4é, bon- 
triboent énoore à rabaissement de la mâchoire iU'^ 
férieure. Ceux-ci sont fixés en avant vers lacom^ 

masure des lèvres, et viennent presque se croiser 

soQs le mpscle impair précédent , où ils s^atta<3ieni 
^0 partie à la. peauj , et en partie an cartilage trans«> 
verse. 

.Les muscle^ releyeurs de la knâchoire inférieure 
agissent aussi sur la supérieure. > • 

JLi'un slnsère à sa partie latérale , et passant par-^ 
dessus la mâchoire supérienre comme sur une 
poulie de renvoi, il vient s'attacher à la base ex- 
terne du crâne , immédiatement au-dessus dt la 
mâchoire supérieure. 

Un second est large et court. Ses fibres sont 
droôies et jwurallèles, toutes charnues; elles ^ s'at- 
tachent ou s'insèrent au bord Bupérîeur de ïa ma-» 
choîre supérieure , et à l'inférieur de Tàutre. 

Le troisième est très - singulier j il a quelqueÉ 
rapports avec les musdesque nous avons décrit* 
dans la queue de l'écreyisse. ]Lies fibres ^ khiI 



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'{^ XVr Leçon* Des mdchoireâi 

Da&sV esturgeon les muscles pirotrafctenrs et re- 
tracteurs de la bouche sont très-amples. Il y a 
d^abord un muscle très- fort et très^long ^î vient 
de la partie postérieure de la hure , derrière Toeil , 
et se porte en arrière sur le gros cartilage "qui 
tient lieu de Tos quarré. En tirant en devant cet 
os, il fait faire la bascule aux autres cartilages de 
la bouche ^ qu'il soutient et qu'il porte ainsi en 
-avant par un mouvement de <^ et viéiïi. 

Celui qui ramène la bouche en arrière est beau-x 
coup^ plus petit ; il eM; situé etitre le cîiâ^ et Ta 
pûi^e supérieure du cartilage analogue à l'os 
qiuirré. Les fibres sont un peji obliques de haut 
:îcn bas, et ea aririère; par 4eur contraction elles 
-fendent à ramener en devant la partie postérieure 
de ros qùai^é, b^ qui produit la /rétraction tié la 
• boiïche. - ■ "' ' ■ ■ -*'■ • '" ^ 

: liôs^ muscles dfes lévites où de la 'bouche pro^- 
prement dite , ceux qui servent a Fouvrir bu â- lli 
fermer, sont à-petj-près les .Én^&aés que* dans là 
*raie et dans les squales. ...» 

t; Dans les batistes , les tétrodens , les diodons^ 
et surtout les syngnates , les os de la fktîè sont eaci- 
irémement prolongés , et forment utt longf itius^u» 
^àùs lequel s'avancent les os quartés y qui sonjt 
très- grands. C'est au. bout de ce mosdau que s'ar^ 
ticuletit et se meuvent les deux mâehpires. La 
^supérieure foritie , dans les batistes , un aire de 
cer^Èle applati , ,d^nt les4$uxbran^s 4^9ccndei)t 
«ur les côtés et à Texténeur de la mAchuîré in* 

férieure^ 



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Ajlt. V. Mâchoires des poissons» 97 

férieiiK , et s^articalent , par le milieu de leur bord 
postérieuf 9 sur un pelit os qui tient lui-même i 
t'exlréniitè du mii^eau. L'inférieure forme de même 
un arc de cercle applati , courbé en sens interse ^ 
d articulé sur les extrémités antérieures des deux 
«squarrés, sur lesquels cette mâchoire exécute des 
iBouyemens de bascule opposés à ceux de la su- 
périeure. \oici les muscles qui les déterminent 
dans Tune et l'autre. U y en a deux fort consi- 
dérables qui remplissent la grande fosse qui régne 
sur tout le côté du museau, 4^puis l'orbite jus^ 
qa'aux^^mâchoires. i^« L'un est attaché en arrière 
à un ligament qui complôtte le bord antérieur de 
ferfaite ; ses libres charnues , dirigées d'arrière en 
filmt , s'arrêtent en par.tie au bord postérieur de 
la branche descendante de la mâchoire supérieure, 
et dégénèrent près des mâchoires , pour la plupart, 
en un tendon qui enreloppe l'extrémité de celte 
branche , et se porte à la mâchoire inférieure , sur 
laquelle il se termine au-dessus d^ son articula- 
tion. Ce muscle meut les deux mâchoires en sens 
opposé , et les rapproche Fune de l'autre. En tirant 
en arrière et en haut l'extrémité de là branche 
descendante de la mâchoire supérieure, il abaisser 
la portion de cette mâchoire qui est au-delà du 
jpmnt d'appui. On yoit qu'elle forme ainsi un levier 
^fllu premier genre , le plus avantageux des trois, 
et dont on trouve rarement des exemples dans^ 
l'économie animale. Le même muscle relève la 
mâchoire supérieure et la rapproche de la pre- 
S G 

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gft XVP Leçon.. 2?^* mâchoires. 

mîère. Cet effet est encore produit par le suivaï 
2®. 11 remplit la portion inférieure de la mên 
fosse , au plant lier de laquelle se^ fibres sont lixée 
elles se portent obliquenieat en avant et endedai 
à une aponévrose qui règne sur son bord interne 
et dont l'extrémité va se fixer à la face intern 
de la mâchoire inférieure. 3**. Ce muscle en n 
couvre un troisième beaucoup moins fort , don 
les fibres charnues tiennent aussi au plancher d( 
la même fosse , et dont le tendon grêle va presque 
au bord postérieur de la branche descendante i^ 
la mâchoire supérieure. Il aide le premier daw 
son action. 

La mâchoire inférieure est abaissée : i^ pa< 
un muscle impair qui s'attache en arrière di 
chaque côté de l'os hyoïde , entre les rayons de 
ro|)ercule, et dont les fibres convergent en avantj 
pour «e fixer au bord inférieur de celte mâchoirej 
c'e.<t l'analogue du mylo - hyoïdien , qui existe 
dans Jes autres poi«ïsons : ^^. et 3®. par deux petiW 
muscles fixés dans une fosse qui est sous l'orbitej 
et dont les tendons s'insèrent au bord postérieur 
d'une plaque cartilagineuse qui s'articule à la base 
du crâne, en arrière de l'os quarré. Cette plaque 
tient à un long filet cartilagineux qui s'avance, 
en dedans de l'os quarré , jusqu'à la partie in^ 
férieure et interne de cette mâchoire. En tirant 
la plaque en arrière et en haut , ces muscles 
tirent le filet en arrière , et abaissent ainsi î* 
mâchoire inférieure. Ils ont la place du crola-» 



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Art. V. Mâchoires *des poissons» 99 

phite , mais lenr action est y comme on voit ^ tout- 
à-fait contraire. 

Dans le poisson lune , tetrapdon mola, au liea 
de ces deux petits muscles, nous en avons trouvé 
trois, et c'est par Pinlermède d'une seconde plaque^ 
placée derrière la première , et qui la dépasse en 
avant et en bas, que celle-ci tient au filet cartila- 
^eux. 

Enfin , les batistes ont un dernier muscle qui 
appartient à Fos quarré , et sert à le soulever et 
à le tirer un peu en arrière. Ses fibres sWtachent 
tfun côté au bord inférieur du vomer , ou à la 
lovLle du palais, et descendent obliquement en 
ayant pour se fixer ^ au bord supérieur de Fos 
quarré. Son analogue existe dans les autres pois- 
sons : mais la plus grande partie du mécanisme' 
qae nous venons de décrire est particulière aux 
balistes et aux autres genres de la même famille. 
Les muscles des mâchoires dans le^ poissons* 
osseux ont quelques rapports avec ceui des ser«« 
pens à mâchoires protractileset dilatables. 

Ceux qui meuvent la mâchoire ihférieure sont ' 
d'abord un crotaphite très-volumineux , qui oc- 
cupe la partie latérale et extérieure dû crâne , * 
au-delà des yeux.' Il est partagé ordinairement dans * 
son milieu , par une ligne tendinedse*, et se ter- 
mine sur la mâchoire inférieure vers sa paitîe 
interne , et au-devant de son articulation. Ce' 
muscle est três-cbnsidérabie dam la truite et le'' 
saumon ; il* n'est partagé d^s son milieu'' ^iai* ' 



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loo XVi* Leçon, De^ mâchoires^ 

aucun plan tiendineux , et ses fibres vont en rayon- 
nant vers le tendon qui l'unit à la mâchoire in- 
férieure. 

V Dans V anguille 6xl trouve au-desspus du précé- 
dent deux plans de fibres charnues , qui s^insèrent 
à.- peu-près au même point de la mâchoire infé- 
rieure. Ils s'attachent dans la fosse orbitaire par. 
deux languettes I dont l'antérieure a les fibres un 
peu moins obliques que. la postérieure. On ne 
trouve pas ce muscle dans le brochet y la truite 
<Bt le saumofi. On le rencontre dans, la carpe y 
maïs il est là situé très-profondément , et croisé 
par deux muscles sur lesquels nous reviendrons 
tout à l'heure. 

Voilà les deux muscles qui servent à relever 
I9, mâchoire inférieure.. H en est un impair ^ qui 
sert en même temp^ à rabaisser et à la tirer en 
ai:rière : c'e^t un mylo-hyoïdien , dont les fibres , 
étenduea en fprjfte de lame, occupent toute la 
concavité de \% mâchoire y et viennent se terminer 
en arrière sur 1^& de la langue y et sur la piècQ 
^i soutient le^ branchies. 

Onr^etrouve dans presque tous les poissons os- 
seux les mêmes oiuscles que nous avons indiqués 
dftns* rçstw:geon> et qui sont destinas à porter la 
mâçhoirq en avant ou ed arrière, en agissant sur 
Toa ai^logue du qnarré. On les voit très- bien dans 
XangVfiUe et dans la truite. Dans la car^e c^est 
sçusje i:ebord,o£us^ux et inférieur de Torbite que 
8^ tfoi^ve situp Le mi4$cle protracteqr.' Il s'insère 



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Art. V, Mâchoires des poissons. lot 

à Tangle postérieur de Torbite^ et tient épanouir 
ses fibres sur Tos analogue au quarré vers son 
liera supérieur. Le rétracteur est un peu plus 
œurt , et il est situé au-dessus du précédent ; il 
s'attache à Tangle su])érieur - antérieur de ToU 
quarré ^ fiu-dessu9 de son articulatioù. 

Mais , comme la carpe a de plus la faculté de 
porter le^ lèvres en *vant et de les retirer ea 
arrière?, nous allons indiquer les muscles qui sont 
particulièrement destinés à cet usage. 

Toute la partie antérieure do la bouche est 
formée de l'assemblage de plusieurs o$ extrême*- 
Kent mobiles , et retenus par de^ ligamerts élas- 
tiques. Leur disposition est telle , que les uns ne 
peuirent se mouvoir , sans que Jeè mxires se trouvent 
egtminés comme par une sorte de bascule. 

La mâchoire inférieure , tirée en bas et un peu 
en arrière par les muscles mylo- hyoïdiens , en- 
traîne en avant la lèvre supérieure et les os qui 
sont cachéa dans son épaisseur. Deux muscles sont 
destinés à ramener la bouche dans son état or- 
dinaire comme lorsqu'elle est fermée. Tous deux 
se trouvent situés au-dessus du crotaphite , et beau- 
coup plus antérieurement. Le premier est ayssi le 
plus court. Il Vatlache en partie sur Textrémité 
antérieure de l'os quarré , et en partie sur la pos^ 
térieure de l'os sous-maxillaire, et monte un peu 
obliquement s'insérer sur le point le plus élevé 
de l'os analogue au maxillaire supérieur , en croi- 
sant son tendon grêle et arrondi avec celui du 

G 5 



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102 XVr Leçon. Akt. V. Des mâch. -despoîss. 

muscle suivant, au-devant duquel il passe» Le s( 
cond muscle rctracteur des lèvres est beaucoi 
plus gros ; il est situé presque horîzontaleme: 
dans l'espace compris entre le bord inférieur 
l'orbite et la concavité de Tos quarré sur leq 
il s'insère. Il s'insère en devant , par un tenil 
plat et long, àFapophyse moyenne et postérieu 
de l'os sus-maxillaire, qu'il tire directement 
arriére. 

On retrouve dans tous les poissons osseux , 
côté de la basé du crâne , des muscles qui serve; 
à rapprocher les os des mâchoires et des hm 
chies les uns des autres , à-peu-près comme dai 
les serpens i bouche dilatable ; nous les décrirons 
à l'article de la déglutition , et dans la leçon de 
Ift respiration. 



^^ O 



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DIX-SEPTIÈME LEÇON. 
Des dents. 



f 



jJjA dent est un corps osseux implanté dans ]a 
liichoire sans faire corps avec elle, du moins 
^u'à une certaine époque. 

On peut la distinguer par là des dentelures de 

la mâchoire elle-même , ou de certains corps 

AttrSjmais non osseux , qui revêtent les mâchoiies 

«ns y être implantés , comme les becs , etc. 

Us dents proprement dites ne se trouvent 

^lans trois classes d'animaux , savoir; les mam- 

^118, les reptiles et les 'poissons ; encore toutes 

^«espèces de ces classes n'en sont-elles point 

pourvues ; les fourmiliers , les pangolins , les 

^ohidnés et les baleinées parmi les mammifères, 

^^^ tortues parmi les reptiles, Y esturgeon parmi 

1 l"s poissons , en manquent fout- à- fait. 

Toutes les autres clauses n'ont à leurs mâchoires , 
wrsqu'elles en ont , que des dentelures plus ou moins 
nombreuses , si l'on excepte les éclmiodermes qui 
j Qût de vraies dents , mais implantées dans un ap- 
pareil mécanique très- différent des mâchoires or- 
'Wires. 




G 4 



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ïo4 XVir Leçon. Des dents. 

ARTICLE PREMIER. 

De la structure des dents et de leur dépelop^ 
pement. 

A, Structure, des dents. 
J. Dans les mammifères. 

Nous» appelons dent composée celle dont fel 
différentes substances forment des replis tellem^ 
profonds , que dans quelque sens qu^on coupe b 
dent , on coupe plusieurs fois chacune des «jh- 
lances qui la composent j telles sont les denU 
molaires de Téléphant. 

La dent simple est celle dont la substance in- 
terne , enveloppée de toute part de Texterne , n'en 
est point pénétrée ; telles sont les dents dç l'homme. 

Il y a des dents demi - composées \ dont les 
replis ne pénètrent qvie jusqu'à une certaine pro- 
fondeur , et dont la base est siqiple ; telles sont 
les depts molçiires des animausp ruminans. 

Une dent simple quelconque , se divise par raj> 
port à sa forme en deux parties j la couronne qui 
est hors de la gencive, la racine qui s'enfonce 
dans l'alvéole j elles sont séparées par un sillon 
j)lus ou moins sensible , nommé le collet. Par 
lapport à la structure , la dent simple se divise 
en deux substances , Vosseuse et Vémailleuse. 



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Art. I. Structure et développement. io5 

1®. Substance osseuse. 

La substance osseuse est en effet semblable k 
celle des os ordinaires y par sa composition chy- 
mique. Elle forme la partie interne de la couronne, 
et tonte la racine. Sa cassure a ordinairement 
\»i aspect soyeuic comme du satin , et un peu 
changeant. On croît y voir des fibres qui se con- 
toornent à-peu- près paraUèlementà la surface *ex' 
térieare de ta dent. Ce sont les coupes des couches 
(j^ la composent. 

Dans le milieu de la substance osseuse est une 
caTité qui a en petit une forme à-peu-près pareille 

à aile de la dent elle-même ; un petit canal tra- 

yerse chaque racine pour arriver à cette cavité, 
ef j conduire des vaisseaux et des nerfs. Dans 
Téfat frais cette cavité est remplie par ^ine pulpe 
gélatineuse enveloppée d'une membraiie très-fine. 
Fias ranimai vieillit 3 plus la cavité et ses tuyaoïc 
diraiwient. 

Il y à parmi les animaux des yarîétés consi- 
éèrables dans le tissu de la substance osseuse des 
dents } pwrmi les mammifères c'est sur-tout dans 
les dents. canines qu^on en remarque. L'Aomm^, 
les singes et les carnassiers n'en présenttnt point ; 
mais les pachydermes ont ces dents beaucoup plus 
dbres que \es autres , et on a donné à leur subs- 
tance osseuse le nom iVipoire. 

Llvcdre de Vèiéphani est le plus tendre et celui 
qui jaunit le plus vite à Tair. Il se distingue sur^ 



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io6 XVIP Leçon. Des dents. 

le-champ de tous les autres par des lignes courl 
qui partent du centre , vont à la circonfére^ 
dans plusieurs directions, et forment en se ci 
sant des losanges curviligaes très-régulièrem 
disposés. 

L^ivoire de Thippopoiame est beaucoup plas < 
et plus blanc : aussi est-ce lui qu'on emploie 
préférence pour les fausses dents. On aperg 
sur sa coupe transyerse des stries d'une fina 
et d'une régularité admirable } les incisives i 
l'hippopotame sont composées de la xnéme sah 
tance que se& canines. 

Les défenses da sanglier d^ Ethiopie mA d'à 
ivoire à- peu-près semblable à celui de rW^p 
potame. Dans le sanglier ordinaire on ne t( 
point de stries ; il y a quelquefois un mélan 
de substance brune disposée par couches. 

L'ivoi{*e des défenses du morse est compac 
susceptible d'un poli presque aussi beau que cel 
de rhippopotame ,. mais sans stries : la part 
moyenne de la dent est formée de petits gra^i 
ronds placés pêle-ijiêle;, comme les caîUoux 
la pierre appelée poudingue ; c'est ce qui le 
ractérjse. Les dents molaires de cet animal ont 
axe composé des mêmes petits grains que celui à 
défenses. Elles n'ont aucune cavité dans, leur n 
térieur. 

Le dugong a un ivoire homogène. 

Celui des dents de ùqchalot ressemble par 
aspect satiné à celui des dents de l'homme. CeW 



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Art. I. Structure et développement. 107 

de la défense du narval est Irès^ompact , et paroit 
homogène. 

La stfqclnre de dents la plus extraordinaire 

parmi les quadrupèdes , est <;eUe de Voryctérope , 

ou fourmilier du Cap. Se» dents ont la forme de 

deox cylindres adossés , et sont entièrement for-> 

mèes d'une infinité de petits tubes drcnts et pa-, 

. laflèlcs , de manière que leur coupe trans^erse 

rosemble absolument a celle d'un jonc à canne* 

Cet tubes ne sont fermés , et le tissu de la dent 

sPe^t absolument compact qu'a la surface triturante. 

H n y a point de grande cavité dans l'intérieur de 

la dent : la même structure a lieu dans Vornitho^ 

rhynque. Nous en retrouverons U|ï9 analogue d^ns 

l\ies poissons. 



2^. Email. 

La substance émailleuse ou vitrée revêt toute 
h surface de la couronne ; elle est plus dure et 
plus compacte que l'osseuse y et va quelquefois 
jusqu'à faire feu avec le briquet. Elle contient 
beaucoup mpins de gélatine ; aussi ne noircit*elle 
pas au. feu, et se dissout-elle presque complétiez 
ment dans Ips acides. Elle est plus mince vers le 
collet de la dejit , et plus épaisse dans la partie 
qui sert à la mastication. Les racines n'en sont 
point revêtues pour l'ordinaire 5 on ne voit sur 
leur substance osseuse qu'une légère, couche jaur 
nâtre, qu'on a nommée substance cornée. Mais 
il y a d©* animaux où l'émail enveloppe 4a dent 



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loB XVir Leçon. Z?^5 dents. 

de toute part 5 tel est le morse. L'émail ^X même 
plus épais sous la racine de ses dents molaires 
qu^à sa couronne ; il est vrai qu'il n'y a aucune 
cavilé daps l'intérieur de la dent. Les vieilles dents 
de cachalot y lorsque toute leur 'cavité est rem- 
plie par la substance osseuse , se garnissent aussi 
d'émail e^-dessous« ' 

La cassure de l'émail présente des fibres beau- 
coup plus niarquées que celle de la substance os- 
seuse , et qui ont une direction contraire. Ellei 
sont de toute part perpendiculaires à la surface 
de la dent, ou à-peu-près. 

L^émail ne_présente guère de différences dans 
les dents, des mammifères, que par rapport à son 
épaisseur ; on remarque que les défenses qui 
sortent de la bouche Font en général moins blanc, 
moins dur , et plus approchant de la substance 
osseuse que les autres. On en a nié Inexistence 
dans les défenses de Vélép/mnt ; cependant lenir 
couche la plus extérieure a des fibres rayonnantes, 
mais il est vrai qu'elle n'a nullement la dureté ni 
le grain de l'énoail des autres dents. Cette sabs- 
tance est plus apparente, quoique beaucoup pi»* 
' tnincé , dans les défenses du morse , du dugong 
et des sangliers. JJ hippopotame l'a à ses défenses 
comme les autres dents* 

Les dents qui montrent le mieux la textui*6 de 
leur émail , sont les molaires de Véléphant : s* 
icoupe dans Je germe représente des fibres se»»- 
blableef à çejles de Fasbeste , ou à un beau VeioHrfc 



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Art. L Structure et dévebppementm 109 
Ces fibres ne sont pas toujours rectilignes ; le 
plus souvent elles décrivent des courbes dont la 
convexité regarde le coté de la couronne, et la 
concavité celui de la racine : c'est ainsi qu'on les 
Tttt dans les ruminans. 

L'émail des dents de cachalot , qui est fort épais , 
fie montre sur sa coupe que des stries parallèles 
ik sorface de la substance osseuse.' 

La séparation de l'émail et de la substance 
oi^ose est marquée d'une ligne plus grise , et 
ensuite d'une autre plus blanche , qui appartient 
i la seconde de ces substances* 

5^. Cernent. 

Les dents composées 9 et une partie des demi« 
composées , ont une troisième substance qui re- 
couvre l'émail ^ et qui finit , en s'épaSssissant tou- 
jours y par remplir tous les intervalles des lobes 
qm composent la dent générale , et par les souder 
ensemble , quelquefois même avant que leurs subs- 
tances osseuses soient réunies par le bas. Elle est 
la moins dure des trois , mais elle se dissout plus 
difficilement 4ans les acides, * et noircit au feu 
eacore plus vite que la substance osseuse. Il y a 
des dents dont elle forme près de moitié de la 
masse ; telles sont celles de Véléphant et du cabiai. 

Dans la plupart des espèces elle n'a point d'or- 
ganisation apparente , et ressemble à une sorte de 
tartre qui se seroit cristalliié sur la dent. Cepen* 



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ijo XVIP Leçon. Des dents. 

dant je lui trouve dans le cabîai une multitude 
de pores disposés fort régulièrement. 

M, Tenon , qui la nomme cortical osseux y 
pense qu'elle est produite par l'ossification de la 
membrane qui a enveloppé la dent j mais R. Blake 
la regarde comme sin^plement déposée par la face 
de cette membrane opposée à celle qui a déposé 
rémail. 

Je mè suis assuré qu'elle est déposée par la 
même membrane et par la même face que Fémail, 

4^. Pulpe centrale. / 

La cavité qui est au centre de la dent, tant 
qu'elle n'a point été effacée par l'accumulation 
de la matière osseuse , contient une pulpe géla- 
tineuse , reste de celle qui a donné l'origine à 
la dent, et richement fournie de vaisseaux et de 
nerfs qui y pénètrent par les canaux dont les 
racines sont percées; elle est contenue dans une 
membrane très-fine. Elle durcit et devient opaque-, 
et blanchit dans l'espritde-vin. 

II. Dans les reptiles. 

La structure des dents n'a rien de particulier j 
la substance osseuse y est dure et . compacte ; l'é- 
mail peu épais , et comme leurs dents sont tou- 
jours simples, ils n'ont jamais de cément. 

lu. Dans les poissons. 

La classe des poi6tf{>ns varie plu[9 que toutes les 



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Art. I. Structure et dét^eloppement. m 

autres par tout ce qui concerne les dents. Elle en 
présente de trois structures différentes. Les com- 
posées, qui sont formées d'une infinité de tubes ^ 
toas unis , et terminés par une couche commune 
tfemail^ telles sont les dents, en fbrme de payé^ 
dès raies» 

les simples , qui ne tiennent qu'à la gencive , 
comme celles des squales , et les simples qui 
naissent dans un alvéole. Elles font le plus grand 
Bombre; on en voit de telles dans le brochet , la 
dorade , etc. etc. * 

Les dents de poisson simples sont toutes formées 
ic substance osseuse et de substance émailleusè, 
dispMèes comme dans celles des quadrupèdes. 

CeRes qui tiennent dans des alvéoles osseux ne 
tardent point à s'y souder entièrement par leur 
radne si-tôt que leur couronne est sortie : alors 
on ne- peut plus séparer la dent de l'os qui la 
porte , sans la casser , ,et l'une est absolument 
continue à l'autre. Cependant en sciant l'os on 
Toit des vestiges de la racine qui s'y est unie^ 
lesquels se font remarquer Ipng-temps par leur 
couleur , leur dureté , et surtout par la cavité qui 
traverse la racine et se termine à la couronne. 
Cette racine et sa cavité pénètrent d'autant plus 
profondément en dedans de l'os maxillaire , que 
Ja couronne est- elle-mépie plus longue et plus 
pcintue , mais les dents mousses n'ont presque pas 
de racine. La substance osseuse des dénis est tou- 
jours dure , et ne croît , comme celle des qua- 



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xi2 XVIP Lbçon. Ues dents. 

drupèdes , que par des déyeloppemens de couches 
intérieures. 

Mais les dents qui ne tiennent qu'à la gencive scur- 
lement , comme celles des squales , croissent à Icl 
manière des épiphyses des os , c'est-à-dire que 
toute leur substance osseuse est d'abord teiidre et 
poreuse, et qu'elle se durcit uniformément^ , et 
finit par devenir entièrement dure comme de 
l'ivoire. 

Les dents de poissons , que je nommé composées , 
forment ^'ordinaire des plaques plus ou moins 
grandes , qui n'adhèrent aux os des madbodres ou 
du palais , que par une membEtp^ne intermédiaire ; 
quelquefois elles sont disposées en ^^uinconce ; 
d'autres fois elles occupent toute la largeur de l'es- 
pace , qu'elles couvrent comme autant de bandes. 
Le^ raies à dents plates , comme la raie bomiée , etc. y 
nous en offrent un exemple en petit} maison trouve 
dans plusieurs cabinet^ d'histoire naturelle, des 
mâchoires ou des palais de poiësons qui portent 
des dents d'une structure pareille , beaucoup plus 
grandes j les unes sont en bandes transversales 
droites ; les autres en arcs de cercle , ou en che-- 
vrons : la raie aigle a les dénis de la partie 
moyenne seulement etx bandes , et ceUes des cotés 
en petits losanges. 

Quelle que soit la figure de cette espèee de dents , 
leur épaisseur est toujours divisée en deux coiidies^ 
une supérieure , dense ^ qsseuse , couverte d'une 
légère couche d'émail , et une iaférieure , qu'on 

peut 



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Art. 1. Structure et développement. 1 13 

peut considérer comme la racine. Cette dernière 
partie est marquée en arrière et en dessous de 
sillons très-réguliers et trèâ'-rapprochés. Son inté- 
rieur est irrégulièrenjient poreux } les pores com- 
muniquent par de petits tro\is au-dehors^ et re- 
çurent sans doute par-la des yaisseaux et des 
B6r& , qui se portent jusques dans. la couche su- 
périeure. Celle-ci y quoique plus dense , est uni- 
qaement formée de tubes parallèles, et qui vont* 
directement se terminer à la surface émailleuse. 

n y a un poisson dont les dents paroissent au 
prunier coup*d'oeil 3e rapprocher jusqu'à un cer- 
Vùa point de la structure des précédentes ; c'est 
le loup maxïn {anarrhichaê lupus). Ses mâ« 
iàoires aonl rerétues d'éminences formées de âbres 
ou de tubes qui vont de là base à tous les points 
de la superficie. Sous la base est un vide y et son 
contour seul adhère à la mâchoire. Ce contour 
est percé de plusieurs trous, qui donnent* sans 
doute le passage aux vaisseaux qui vont dans Fétat 
frais aux tubes intérieurs. Toutes ces éminences 
sont posées sur une substance beaucoup plus spon- 
gieuse que le reste de l'os maxillaire, et qui sert 
de moyen d'union. Elles tombent par «me rupttire 
assez semblable à celle des bois de cerf* Dans 
l'anarrhichas adulte on ne trouve pcnnt autre chose , 
et on est porté à croire que ce sont là ses dents ; 
mais dans le jeune on voit sur le milieu de chaque 
éminence une très-petite dent simple , et semblable 
en tout aux autres dentis de cette sorte. Elle s'use 
S H 



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ii4 XVn* Leçon. Des dents. 

. très- vite > et ne laisse à sa place que réminence 
osseuse qui la portoit. 

La partie triturante dés mâchoires des diodons 
et des iétraodàns doit aussi être regardée comme 
une dent composée} tue à l'intérieur , elle rie pré- 
sente que des sillons . transverses j mais sciée ou 
brisée , on voit qu'elle est formée de lames , dont 
les tranchans sont soudés par l'émail à la super- 
ficie , mais qui restent long-temps distinctes à la 
partie profonde. 

B. Développement des dents. 

I. Accroissement de la dent considérée iso^ 
lément. 

Les dents se forment dans des «apsules mem« 
brapeuses, contenues dans les alvéoles. Les alvéoles 
sont d'abprd des cavités arrondies , tapissées d'un 
périoste qui n'est que la continuation de celui qui 
revêt les ;mâchoires par débets. Dans les premiers 
mois du foetus , les cloisons qui doivent séparer les 
alvéoles ne sont pas encore ossifiées , et ils repré- 
sentent dans le squelette un sillon continu; petit 
à petit ces cloisons se forment , et ne laissent 
qu'une cavité pour chaque dent. Les alvéoles qui 
doivent contjBnir les dents les plus voisines du fond 
de la bouche n'étoient pas visibles d'abord» Ils ne 
se creusent dans les os que long-temps après. Il 
en est de même de ceux qui doivent contenir le* 
dents de r^mplacein^nt» 



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Art. L Structure et développement. ii5 

La capsule de chaque dent est attachée par sa 
base au fond de Falvéole, au moyen des perfs 
et iti vaisseaux qui s'y rendent du canal den- 
taire; et par son sommet à la gencive qui r^vêt 
k mâchoire au moyen d'une ceIJuIosité serrée» 
ûi reste elle est absolument fermée de toute part. 

Ciaque dent a sa capsule propre et distincte. 

Celte capsule se divise eu deu:ip membraiifs., 
dont Feitérieure. est plus, forte ©t plus sèche., e^, 
l'intérieure plus moHe. Celle-ci prend absplymetqt 
les mêmes cparbares que, la dent , et lorsque la^ 

dent doit êtr^- composée , cette njçmb^rane in té-. 

tiwtte pénètre dans tous ses replis, et garnit; tous. 

sesâlwis. , ., • )...'■ 

roûtPintérîeur de cette capsule est rempli d'uni?., 
puipe gélatineuse qui formç^ le rudiment de ladeçt 
Um, Elle pe, tiçqt à la capsule, que par sa base ^,^ 
au moyen des mêmes va.iG^e^i;i:i^ ^i^ji^Y^s dont je . 
Tiens de parler. Le reste de sa çurface , quoique 
coaligu à la capsule^ n'y est point /jijfaché,, et iji 
y a entre la Ispne interne <le la cs^psple et la sur- 
face externe du i;ioyau pulpeuse «pe solution de 
tt)Dtinuité souvent très-compliquée , lorsque la 
^ent doit être formée de beaucoup de parties sail- 
lîtes et rentrantes. ' 

L'ossification, commence au sànrmet de ce gterme 
Mpeux : ainsi c^eJst le sommet de la couronné 
î^î se forme le premier ; aussi est-ce à cet en- ' 
^roil que les vaisseaux sont plus abondans- Lors^ 
^ue cette couronne ne doit avoir qu'une éminence , 



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iiÇ XVII* Leçon. Des dents. 

il n^ ^ qu'un seul point d'ossification ; il y a en 
général autant de ces points que d^éminencesj 
ainsi on en voit trois ou quatre aux molaires de 
l'homme , etc. 

L'ossification se fait par couches , et devroit éhre 
plutôt appelée transsudation , car la partie ossifiée 
adhère très-peu à la pulpe située derrière , et qui 
l'a produite y et les vaisseaux ne paroissent point 
y pénétrer (i) j et lorsqu'on fait prendre par in- 
tervalle de la garance k un animal qui pousse de$ 
dents y on voit dans leur intérieur des couches 
rouges interposées aux 'autres , et qui ont été 
fermées dans les înbmens* où Tànimal scnour- 
rissoit de garance. Ces couches ne s'effacent point 
lorsque ce régime cesse. 

Chaque couche est ûû peu plus étendue que la 
ptécédente ; ainsi les différens points d'ossification 
»é réunissent par degrés; la couronne se forme; 
les lames osseuses descendent jusqu'au collet j 
enfin la racine s'ossifie la dei*ïiîère , et reste aussi' 
toujours de beaucoup la plus mince. Cette ossifi-*| 
cation de la racine ne commence dans l'homme 
ét^dans les animaux à dents simples, sur- tout lesj 

i}\J^ me sul^ assuré récemment sur des germes de dents 
dMIéplians qu^ils n'y pénètrent point du tout | et que k 
substance osseuse de la dent se forme^ comme les. coquilI^s«.i 
Cependant on a trouré des balles dans les défenses d élé- 
phant , enveloppées d'ivoire de toute part. Elles avoies^ 
peut-être pénétré jusqu'au noyau pulpeux. 



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Art. I. Structure et dé peloppemenU ,117 
carnassiers , qu'à l'instant où la dent est prête à 
sortir de Falvéole j on peut i|iéme dire qu'elle est 
une des causes de cette éruption , la dent qui 
s'alonge devant naturellement se porter du côté 
où il y a le moins de résistance. 

Mais dans les animaux herbivores à dents com- 
posées , dont la couronne doit s'user y et où il faut 
qu'elle soit par conséquent beaucoup plus longue ^ 
Tossifits&tion de la racine ne commence que long- 
temps après l'éruption , et lorsqu'une bonne partie 
de la hauteur de la couronne a déjà été usée. 

Aussi ces animaux n'ont-ils jamais de dents en- 
tières , et composées de toutes leurs parties ; car 
loi^ue la couronne n'est pas çntamée^ il n^y a 
pas encore de racine , et lorsque la racine y est^ 
h denX est déjà vieille et aux trois quarts usée. 

Les dents composées dont les lobes sont séparés 
par des sillons très-profonds , restent aussi long* 
temps divisées en plusieurs pièces y parce que Fos- 
sification ra toujours du sommet vers les racines ; 
ainsi les portions des germes des dents d'éléphant 
restent distinctes y même dans le squelette d'indi* 
vidus déjà %és, lorsque les membranes qui les 
retiennent ensemble dans l'état frais ont été dé- 
truites. 

Ce n'est qu'au moment de l'éruption qu'elles se 

soudent d'une manière durable y et cela encore 

plus par la formation du cément ou de la troi- 

^ème substance qui les colle ensemble , que par 

. H3 



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ii8 XVIP Leçon. Des dents. 

Vossification de leur partie radicale , qui oe 
fait , comme nous Favons dit , que^ lorsque 1 
sommet est déjà usé. 

La j^roduction des racines est due à ce que 
noyau pulpeux n^adhère pas au fond de la o 
suie par la totalité de sa base , mais seulemi 
par certains* endroits qui peuvent être dès-li 
considérés comme des pédicules très-courts. I 
lames osseuses , arrivées au bas du no^u , 
glissent entre ces pédicules , et les entourent ed 
meines d'une enceinte tubuleuse qui, s'alongeai 
toujours, force aussi les pédicules pulpeux ist 
longer , et produit ainsi les racines. 
* L'értiail ne couvre point celles-ci, parce que 
lame mlerne de la capsule , qui peut seule le pi 
duîre , ne s'étend pas jusqueslà. 

JJéif\ù.\\ en effet est déposé sur la substance o 
'seus'e par la lame interne de la capsule, parai 
transsudation inverse de celle qui fait sortir 
substance osseuse du noyau pulpeux. Au moyc 
de cette forme de petites fibres , ou plutôt de peb 
cristaux que nous avons mentionnés plus W 
réiôail forme ddris les premiers temps une soi* 
de velours à brins fins. 

Dans les animaux dont les dents doivent avff 
tine troisième substance ou un cément , quand ^ 
membrane interne de la capsule a déposé Vkxm 
elle change de tissu : elle devient épaisse , ^^ 
'gieuse , bpaque et roùgeâtre ', pour donner ce c^ 
ment. Celui-ci n'est point en naissant dispose p« 



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Art. l. Structure et développement. .119 

filets , mais comme par gouttes qu'on auroit jetées 
au hasard (i). 

II. Action réciproque des dents les unes 9Ut 
les autres. 

Les accroissemens que l'accumulation conti- 
nuelle des nouvelles coudées de substance os- 
seuses et la déposition successive de rémail ^cn-- 
droient à donner au germe de la dent, sont contre- 
balancés par ceux des germes voisins , tt par \% 
développement imprimé à l'os qui les contient tous j 
ces diverses parties exercent les unes sur les autres 
une actîoA qui modifie leurs formes réciproques. 

Voyons ces divers changemens. 

i^. Par la mastication. 

La dent éprouve d'abord les changemens de 
forme qui sont les suites immédiates des progi os 
de son ossification ; ainsi ^ lorsqu'elle n'est plus dans 
Falvéole , on doit toujours soigneusement remar- 
quer l'âge de l'individu dont on veut déterminer 
la vraie forme des dents. Toutes les fois qu'il n'y 
a point de racine, on peut dire qu'une dent n'a 
pas pris son entier accroissement j excepté dans 
les poissoâs , où la racine existante est au con- 
traire une preuve de jeunesse , puisque , après un 

(1) Ce fait de la naissance du cément et de sa forme pri- 
mitive , a été découvert récemment par moi 9 sur les germas 
des dents d^éléphant. 

H 4* 



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î!io XVir Leçon, Des dents. 

certain temps , la racine se soude à la mâdioire , 
tandis que la couronne s'en sépare comme un bois 
de cerf du front qui Va porté. 

La dent une fois formée conserre à-peu-prèa sa 
figure y dans les animaux carnassiers , l'homme , 
les singes , etc. Les éminences de ces dernières 
espèces deviennent seulement un peu moins poiii- 
tues avec le temps , parce qu'ils ont un régime 
en partie végétal ; mais dans les purs carnassiers 
les dents ne s'usent presque pas , et conservent , 
tant que l'animal se porte bien , leurs pointes et 
leur tranchant. 

Dans les herbivores au contraire , la Traie forme 
de la couronne ne se conserve qu'autant qu'elle reste 
couverte par les gencives j a peine en est- elle sortie 4 
qu'elle commence à s'user, et à devenir plate; 
mais, comme les parties saillantes sont entamées ^ 
on voit sur cette surface plate différentes lignes qui 
sont les coupes de l'émail , de la substance osseuse 
et du cément , et qui représentent des figures dif- 
férentes , selon les espèces , ainsi que nous le 
verrons. dans la suite. Plus la dent s'use, et plus 
on approche de la base de ses diverses éminences 
ou de ses divers lobes , plus les espaces enfermés 
dans des lignes d'émail s'élargisseùt et se con- 
fondent , et on arrive enfin , si l'animal vit assez 
long-temps pour cela , à un point où la couronne 
ne présente plus qu'un seul espace osseux entouré 
d'émail , comme si la dent avoit été simple , parce 
qu'alqrs ses différentes éminences sont toutes dé- 
truites jusqu'à leur base. 



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Art. L Structure et développement. 121 

Comme Pémail est plus dur que Tos et que le 
cément , les lignes qne forment ses coupes s'usent 
moins vite , et restent saillantes sur le reste de la 
Surface , ce qui rend les couronnes des dents iné- 
gales y raboteuses y et par conséquent plus propres 
à broyer les alimens ; comme les meules de moulin 
sont meilleures lorsqu'il y a des cailloux mêlés 
dans leur pâte y et s'usant moins vite que le reste ; 
ces dents sont pour ainsi dire des meules qui se re- 
piquent continuellement elles-m^es. 

3^. Par la succession des dents nouvelles. 

Pendant que la couronne s'use y la racine qui 
le développe la pousse toujours en dehors y et 
chaque dent a d'autant plut long de racine qu'elle 
a moins^de couronne } lorsque la racine est en- 
tièrement développée 9 la dent cesse d'agir par 
sa propre force sur l^os maxillaire , et celui-ci se 
développant à son tour, pousse toujours la dent 
en dehors pour suppléer à la partie qui s'use. U 
finit par ne rester que les bouts des racines qui 
eux-mêmes ne tardent pas à être cliassés; alors 
l'alvéole se ferme entièrement, à moins qu'une 
dent nouvelle ne vienne remplir la place de l'autre , 
soit verticalement en la soulevant par la racine y 
soit en la poussant par le côté« * 

Les dents qui viennent par le côté ne sont pas^ 

à proprement parler ^ des dents de remplacement; 

. ce sont des dents qui se développent plus tard : 

maïs comme la mâdioire ne peut contenir à la fois 



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122 XVir Leçon. Des dents. 

celles qui y viennent successivement, les plus an- 
ciennes tombent , et leurs alvéoles» sont efïacés à 
mesure que les nouvelles s'étendent. 

Cette éruption de dents nouvelles qui chassent 
ainsi les autres piar le côté , peut se faire en ar- 
rière , ou «en avant , ou latéralementé 

Il n'y a que la première manière qui ait lieu 
parmi les quadrupèdes^ et cela dans un petit nombre 
'seulement} savoir , V éléphant , le cochon fTi/thio^ 
pie , et un peu plus obscurément dans Vhippopo^ 
tamey enfin , il y a quelque chose d'approchant 
dans les chevaux et les ruminans. 

\J éléphant et le cochon d^ Ethiopie ont lès par- 
ties saillantes de leurs dents posées obliquement à 
l'horizon, de manière que, si elles sortoient en- 
semble de la gencive, la partie antérieure seroit 
bien plus saillante que la postérieure ; et cepeadaBt 
ces parties s'usent nécessairement par une ligne 
horizontale : il en résulte que les parties antérieures 
des dents sont détruites jusqu'à la racine, et dispa- 
roissent plutôt que les postérieures. Ainsi, la dent 
s'étrécit d'avant en arrière dans la même propor- 
tion qu'elle se raccourcit dans le sens vertical. La 
dent de derrière qui se développe à mesure , trouve 
donc toujours autant de place qu'il lui en faut ; 
lorsque les dernières portions de la dent antérieure 
sont usées jusqu'à la racine, cette dent a aussi 
perdu toute sa largeur } elle est presque réduite à 
rien en tous sens, elle tombe, et celle qui la suit 
achève de remplir sa place. Ge n'est d<mc peint > 



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Art. Ï. Structure et développement. laS 

<;omme on Fa cru, par absorption que ces dents 
disparoissent y mais par une destruction purement 
mécanique. 

Cette dent qui vient après est toujours plus grande 
que la précédente, parce que l'animal lui-même a 
cru dans cet intervalle, et que les os de la mâ- 
choire se sont aussi développés en arrière , comme 
il seroit arrivé à un animal à dents simples. 

JJ éléphant Q. ainsi sept à huit dents qui se suc- 
cèdent , de chaque côté de ses deux mâchoires, 
par conséquent vingt -huit ou trente - deux (i)j et 
cependant, au moyen de cette chute successive des 
antérieures , il n'en a jamais plus de deux à lA 
fois de visibles hors de la gencive de chaque côté, 
kit en tout ^ fort souvent même on ne lui en voit 
ça'une seule à la fois. Chacune de ces dents est 
composée de plus de lames que celle qui Ta immé- 
diatement précédée, et a besoin d'un temps plu* 
long -pour se développer. 

Dans les autres herbivores à sabots où il y a 
plusieurs dents molaires à la fois, les premières 
ne tombant que parce qu'elles s'usent tout-à faît^ 
et la pression des dents postérieures n'y a pas d'eflet 
aussi sensible. Cependant il arrive rarement que 
les dernières sorlent de l'alvéole avant que leç 
premières soient tombées ; c'est ce ^ju'on observe 
dans V hippopotame y le rhinocéros y et ce qui avoit 

(i) Corse, sur la dentition de IVléphant , trans. phil. 
pour 1799. 



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124 XVIP Leçon. Des dents. 

lieu dans Tanimal fossile-de l'Ohio et de Sîmore : 
on doit aroir égard à cette remarque, lorsqu'il 
s'agit de déterminer le yéritable nombre des dents 
d'un animal. 

Le déplacement des dents antérieures par d'au- 
tres qui se développent en arrière j a encore lieu 
dans les dents venimeuses des serpens. 

Ces dents sont attachées à un os mobile qui fait 
partie de la mâchoire supérieure j il n'y en a 
qu'une de visible de chaque côté , mais les gernies 
des autres sont cachés en assez grand nombre 
dans une large bourse qui forme la gencive. 

Les capsules dans lesquelles chacune de ces 
dents se forme sont membraneuses , et comm^ 
l'ossification ne va pas jusqu'à la base , les dents 
y sont simplement suspendues , et peuvent se cou- 
cher dans toute sorte de sens. Lorsque la dent 
visible est tombée , celle qui est la plus voisine , 
achevant de s'ossifier , se soude par sa base avec 
l'os , a l'endroit même où tenbit la précédente j 
elle prend par-là une situation fixe , plus verti- 
cale , et sort nécessairement de la bourse , où il 
auroit fallu qu'elle restât couchée parallèlement à 
Tos. 

Les capsules de ces dents leur servent àp pé- 
dicules tant que leur jonction à l'os n'est pas faite , 
et c'est au travers de l'espèce de tige qu'elles 
forment , que passent les nerfs et les vaisseaux. 

Toutes^ les deçts des requins , des milandres 
et des autres squales à dents tranchante^ y se rem- 



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Art. h Structure et développement. laS 

placent à«»peu-près comme celles des serpens ve- 
nimeux* Il y a sur le bord de la mâchoire un 
premier rang de dents dans une situation vertir 
cale ; et par derrière , plusieurs autres rangs cou- 
chés et la pointe vers la bouche , mais non ren- 
fermés dans la gencive. Lorsqu'une dent du pre- 
mier rang vieitf à tomber, celle qui est derrière 
n'étant plus gênée dans son développement, se 
relève et prend sa place. 

Ainsi c«s deux sortes de dents ne se forment point 
comme les autres dans des alvéoles osseux. 

C'est encore par derrière que se succèdent les 
lames qui servent de dents au^ diodons et aux 
Utraodons. 

Leur structure est si singulière qu'elle mérite 
d'être décrite au long. 

Une mâchoire de diodon présente deux émî- 
nences servant à la mastication ; savoir, son bord 
qui est parabolique , et un disque arrondi , à la 
place où seroit à-peu près la langue de l'homme. 

Un large canal règne dans ^intérieur de l'os , 
et sépare la masse du disque de celle du bord j 
il transmet à l'une et à l'autre les nerfs et les 
vaisseaux* La surface triturante du disque présente 
des stries transiverses et parallèles j en le coupant 
verticalement, on yoit que chaque strie est l'ex-* 
trémité d'une lame, qui va en montant un peu 
en arrière -du canal au disque* Ces lames sont 
toutes couchées les unes sur les autres , et par 
leur position les supérieures sont les plus courtes 



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128 XVIP Leçon. Des dents. 

hercules disposés en quinconce serré j qui sont 
les restes des anciennes dents successivement usées; 
mais ce qui frappe Ip plus , c'est quand on fend 
les os des mâchoires; on trouve dans l'intervalle 
de^ deux lames qui les forment une multitude in- 
nombrable de germes de dents ^ tous prêts à >suc- 
céder à celles qui occupent actuellement le bord 
de la mâchoire ,. et à en percer pour cet eflEet la 
lame interne tout près de ce bord. 

Je n'ai encot*e reconnu la succession par^devant, 
que dans un palais d'un poisson dont l'espèce ^ à 
c% que je crois y est inconnue des naturalistes ; ce 
palais est conservé dans quelques cabinets comme, 
curiosité : il est presque rectangulaire y et tout pavé 
de dents verticales , dont la forme est presque celle 
de nos incisives. Les postérieures s'usant, présenteot, 
au lieu d'un tranchant , un ovale bordé d'ém^ y 
qui devient de plus en plus large y et finissent par 
disparoître. Pendant ce temps il en naît toujours 
de nouvelles qui percent l'os en avant ; l'inter- 
valle des parois db l'os est aussi tout rempli des 
germes qui doivent percer successivement son bord 
antériem*. 

' Le remplacenient le plus ordinaire, le seul raêrn^ 
qu'on puisse appeler un remplacement proprement 
dit", c'est celui qui a lieu dans le sens vertical y et 
où la dent nouvelle prend immédiatement la place 
de celle qui tombe : c'est celui qu'on observe dans 
la plupart des quadrupèdes çt des poissons. 

Dans les quadrupèdes , la dent nouvelle se 

forme 



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Art, h Structure et déi^eloppetnent. 129 

ferme dans l'épaisseur de Tos de la mâchoire ^ 
entre ou devant les racines de Tandenne. Une 
petite bulle ^ qui nait au milieu des cellules os- 
seuses , est le premier yesdge de la capsule ; elle 
Ta se dilatant ; au bout de peu de temps la dent 
s'y forme comme à l'ordinaire » et son dévelop- 
pement se fesant en tout sens ^ elle pousse aude- 
lors la dent qu'elle doit remplacer , après avoir 
diangé la direction , la forme ^ et réduit par degrés 
presque à rien la masse des racines de cette dent. 
Cest sans doute la compression qu'elle exerce sur 
ces racines qui les diminue ainsi y comme il %rrive 
dans une foule d'autres cas de Fécohomie animale. 
Ainà le sommet de la dent de lait s'use par la 
nasiîcation) du moins dans les herbivores } sa racine 
se détruit par la compression , et le tronc inter^ 
médiaire tombe quand la racine ne 4e retient plus. 
Les dents de remplacement n'éprouvant point de 
compression sur leurs racines y ne les perdent pas^ 
et ne tombent point par cette cause. 

Dans les poissons , lorsque la racine dé la vieille 
dent s^est soudée avec Tos , elle est nourrie comme 
le reste de cet os , di elle prend par degrés une 
structure xelluleuse qu'elle n'a voit pas d^abord. 
La substance de l'os maxillaire dans ^ laquelle 
die plonge s'élève à mesure qu'elle est poussée 
par ' le développement de la dent nouvelle , et 
remplit la cavité de la racine jusqu'au niveau 
de la couronna celle-^ci alors, se sépare de ce 
qui reste de sa racine^ par une rupture tréa- 
5 I 



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i5o XVir Leçon. Des dents. 

régulière , et où Ton remarque des lignes &posl 
en rayons. 

Lie lieu de la dent ancienne se trouve ai 
occupé par la plaque de substance celluleuse ( 
a monté dans la cavité de Ici racine , et qui 
bientôt percée par la dent noarelte.. 

On a donc eu grand tort de nier dans un 4 
ipoire très-nouveau , que les poissons eussent i 
dents de remplacement; ils en ont tous ^ de qnew 
nianière.que leur succession ait lieu. Le genre i 
Succession que je viens de décrire est comtf*! 
toutes les espèces à dents simples et raoùamità 
lamment à beaucoup de sparëê y et i plnàw 
genres voisins. ' 

Mais les grandes dents pointues , conraie cefli 
dés btockeiè j etc. , sont ordinâsl^ement rempla<3!j 
par le côté ^ 6*efit*à-dire que la dent nouvelle pen 
6tt côté de Tancienné , qm n'en tomhe pa» ^M 
en se brisant, et fen Ittls^a^t Bk racine dtfns' 
mâchoire , comme font leâ dei^ld mcrosses* 

Uanarrhichas est le seul péi^son ^ et lniw»j 
4eul aàîmal que je sache , dÉnrtè' léKjuéfl , ofttrW 
deitt, il tôrtibe uàé pttttié de ros J Bdvôil^) lô» ** 
nenees dentiforihes dofttfai p*rlé plushaôt. lA 
chute est, comiAe je Fai dit , ànttfogtté à celfe *| 
boîi de cerf, et sans doute qtie la repWttc*® 
6e fafît aussi de mêmfe; séulèWiêM la nouvelle éfl* 
henre déntifère né nak pas pfèciëémètit i fe 1^ 
dfe Tatufre^, niais à doté, et ce h'éÊ. qu'ôfl P^ 
isaiit que là nouvelle i^m^ It vîAî W^ ^ 



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Akt. I. Structure et dèçeloppemenU i3i 
-Fanoieiiiie. C'est pourquoi il y a toujours quelque 
irrégularité dans la disposition des dents de ce' 
poisson. 

Au reste 9 même dans les animaux où lefif^.défit» 
fie s'usent paaf, et où toutes peurent tenir en- 
semble dans les mâchoires, et dans ceux où tous 
kl rettijdaceifiens sont effectués à Tinstant où les 
JenCs sont entièrement développées , Faccroisse- 
aient de la inâchoire continuant sans que le leur 
kii fasse équilibre, tend à Fes pousser toujours 
hers de leurs alvéoles , à'^les déchausser , et i 
les faire tomber j c'eçt ce qui arrive dans les 
^liards j c'est pourquoi les yitxxx anihiatik gnt 
• les detitîj longues, etc. 

La dent une fois tombée , l'alvéole e^oblitète , 
et Ybè de la mâchoire devient aussi tbri que s'il 
a'AVôit jamais eu de àetiijà. 

IH. Action de^ éehis ëur leé mâchoires.. 

L^acdroîssemeirt des dents agît aVèfc fWéé sur 
Pos qui les contiont , pour l^étendre dari^ le sëittf 
où se fait cet accrôi^séiïïent^ Il eti résiilfe que W 
mâchoire prend, selon l'âge de l'animal , de^ééti^ 
garatitJlis assei différentes pour mél^itei* d'éfre 
notées. 

D'abord , en généi*al , les mâchoires sont ^ù§ 
ccfui^és a proporlioA dans les jeuiés éiiiÉiaùsÈ qrf 
tfont paé cticoré tbùfes leûi-s délits y et stir-touf ' 
dans ceux où les dent^ canines n^oiit pias encore 

I n 



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x$j^ XVIP LisçoN. De^ denU. 

pris leur grosseur , quie dans les aniihâux adultes; 
cela influe considérablement sur l'inclinaison de 
la ligne faciale , et c'est une des causes de !& 
beaul4 des petits enfans. 

Xies changemens en hauteur ne sont pas moins 
considérables^ C'est quand les dents sont les plus 
longues y que les mâchoires sont les plus hautes* 
Dans Fenfant qui vient de naître , la hauteur de 
la mâchoire inférieure est le septiènie de celle 
de la têtej à trente et quarante ans elle fait ua 
peu moins du cinquième y en retranchant la hau- 
teut des dents. 

A soixante ans^ lorsque les racines des dents 
comihencent à être chassées Jiors de leurs alvéoles , 
là mâchoire diminue un peu de hauteur, et quand 
tes dents sont tombées tout-à-fait , toute la pojrticm 
de la mâchoire qui foi^moit les alvéoles dlsparoit 
par degrés , et la mâchoire elle-même finit par 
n'avoir pas la moitié de la hauteur qu'elle avoit 
dans l'adulte. 

On observe des changemens semblables, quoiqpie 
moins grands , dans la mâchoire supérieure , ea 
prenant sa hauteur depuis l'épine nasale anté-- 
rieure. 

r Cet^e distance est plus grande i proportion dans 
l'adulte que dans l'enfant et le vieillard j et c'est 
ce qui , joint à l'absence des dents , produit cette 
ressemblance singulière qu'on remarque au pre-^ 
9iiejr coup - d'oeil entre ^e squelette du crame de 
l'enfant et celui du vieillard. 



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s. 



. Akt. I. Structure et âêvtloppement^ i35 

lies mâchoires Aes ommaux présentent àes c&an» 
gemens pareils ; mais ils ne vont pas aussi Ibin ^ 
parce que les animaux périssent d^dinaire ayant 
d'avoir perdu toutes leurs dents. 

Dans le cheval les molaires , dans Fétat de leur 
plus grand alongement , rendent le bord inférieur 
àcla mâchoire convexe , en le poussant avec leur» 
racines ^ tandis que dans le poulain il est presque 
rectiligne. 

Comme le condyle de la mâchoire inférieure est 
toujours attaché à la supérieure , soit quHl y ait 
dés^ents^ soit qu'il n^y en ait pas, il faut que la 
llauteur de la branche montante varie pour quelles 
portions masticantes puissent toujours se toucher , 
9&el que soit leur état par rapport aux dents. C'est 
ce qui fait que la partie postérieure de la mâchoire 
éprouve des changemens très- grands dans sa figure 
générale, * • 

Dans Fenfant qui vient de naître , le condyle 
n'est pas plus élevé que le bord alvéolaire , et 
l'apophyse coronoïde se relève au-dessus de lui 
de toute sa longueur. A mesure que les dents 
paissent . Fangle postérieur de' la mâchoire est re- 
poussé en- arrière , et devient plus approchant d'un 
angle droit f le bordpostérfeur de la branche mon- 
tante , qui était d'abord fort oblique , se redrtsse y 
et le condyle se relève ; à sept aps il est encore 
un peu inférieur à Fapophyse coronoïde-i il lui 
est égal à dix , et un peu supérieur à trente. 

Quand les dents tombent , l'angle postérieur 

13 



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i54 i XVir Leçon. Des dents; 
reijevjçnt plus obtus, parce qu'il n'eat plus repoussé 
en arrière par les dents , et le cqndyle se ral>aisse 
par rapport à l'apophyse ; ce^ derniers changemeu» 
sont une grande source d'incommodité } ils porteiit 
I3. partie aMérieure de la mâchoire si avant , qu'elle 
ne peut plus rencontrer la supérieure , et c'est 1» 
qui produit le raejiton de galoche des vieillards. 

. La direction de l'apophyse coronoïde change 
aussi ; à mesure que l'angle postérieur se porto 
en arrière , elle se dirige- plus en avant. 

Enfin il se fait dans l'intérieur même des ma* 
choires, des changeméns notables, par suit0 ûe 
l'aceroissement des dents ; ils sont sor-tc^t prelatU^ 
au canal dentaire inférieur. 

Dans les animaux dont les racines descen(}ént 
à une certaine époque jusque contre le borçl inr 
férieur de la mâchoire , ce canal éprouve un dé- 
placegient singulier j tant que la dent est jeune , 
ï\ passe sur ce bord et jçous la racine ; lorsque 
celle-ci vient à le toucher, il se porte, à la foce 
ipterne de Pos 4e la iiiâchoire , de manière à 
raipper çntre cette face et celle . des racines de* 
dçnts ; et quand la dent usée est poussée Qn dehors ^ 
^t que les racines lui laisisent: de nouveau une pl^ce 
sQVis elle , il reprend sa première situation. Ce 
changement est très-sensible ^^^s les çh^viLUX , et 
ri^pinrae Ijii-mçme n'en est pas e;8:empt,. 



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Art. I. Structure et déçèloppemenîà i55 

IV. Epoques des successions des. dents. 

On ne connoîl bien ces époques que dans le» 
animaux domestiques 5 mais on peut les conclure 
par analogie pour les autres. 

En général l'éruption commence par les an- 
teneur es. . 

Dans l'homme les incisives paroissent entre huit 
^ douze mois; les mitoyennes d'pn bas^e montrent 
les premières , puîs les mitoyennes d'en haut ; 
%XL suite les latérales d'en bas , et celles d'en haut. 
Les canines suivent les incisives , et à deux ans 
les deux premières molaires de chaque côté ont 
para. Elles sont suivies à sept ans par une troî- 
aèroe molaire ^ et à neuf ans et demi par une 
9&atrième j la cinquième , qui est la dernière de 
toutes , ne paroît que fort tard , à dix-huit ou vingt 
ans , ou même à trente ans. 

Les trois dernières molaires, o\i arrière-molaires ^ 
douze en tout , restent .toute la vie ; mais les vingt 
autres dents tombent successivement vers l'âge de 
sept ans , pour être remplacées par d'autres , qui 
doivent aussi rester. licur chute se fait dans le 
même ordre que leur éruption. Lés dents de rem- 
plc^cement sont plus grosses que les dents de lait ; 
les deux premières molaires qui avoient quatre 
tubercules sont remplacées par des dents qui n'en 
ont que deux , et qu'on, nomme bicuspides. 

C'est une règle assez générale , que les molaires 
de remplacement ont une couronne moins com- 

14 



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i36 ^ XVir Leçon. Des dents. 

pliquéeliue celles auxquelles elles succèdent ; mais 
cette couronne compliquée se trouve reportée sur 
les molles permanentes qui viennent plus en 
arrière* 

Dans V éléphant des Indes y les défenses de lait 
tombent le douzième ou le treizième mois ; celles 
qui leur succèdent croissent toute la vie. 

Lies molaires de lait paroissent huit ou dix joiirs 
après la naissance. Elles ne sont bien forojiécis 
qu'au bout de six semaines , et ce n'est qu'à trois 
mois qu'elles sont complettement sorties. Les se- 
.condfis molcires sont bien sorties à deux ans ; les 
troisièmes commencenl alors à se développer* Elles 
font tomber les secondes à six ans y et sont à leur 
tour poussées par les quatrièmes, ^ui les foi^ 
tomber à neuf ans. XI y a encore d'autres succes* 
sions semblables , mais on n'en connoît pas bien 
les époques : on croit que chaque dent a besoin 
d'un an de plus ^ue la précédente poi^r être par- 
faite. 

Les premières dents sont composées de, quatre 
lames y ou dents partielles ^ les seconde^ de huit 
ou neuf, les troisièmes de treize ou quatorze, 
les quatrièmes de quinze, et. ainsi de suite, jus- 
qu'aux sept ou huitièmes, qui en ont vingt- deux 
ou vingtrtrois , ce qui est le plus ^rand nombre 
qu'on ait encore observé. 

Dans les ruminans il y a trois molairôs de lait 
qui sont remplacées par trois autres ^ et trois mo- 
laires permanentes. 



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Art. I. Structure et dêi^eloppement. - \Z*f 

Les molaires de lait se distinguent de celles de 
remplacement) parce qu'elles sont plus longues 
d'avant en arrière à proportion de leur largeur 
tnosyerse ; la troisième de lait de la mâchoire 
B^rk^re a de plus trois doubles croissans , comme 
la dernière àés permanentes ^ tandis que celle dé 
Yemjdacehient ^ qui succède à cette troisième de 
Ul , n'en a que deux. A la mâchoire supérieure 
c'est la seconde de lait qui se fait remarquer par 
ce plus grand nombre de parties. 

Les remplacçmens des incisives aident à con^* 
Boftre l'âge éts moutons. Leurs incisives de lait 
sont étroites et pointues; celles de remplacement 
«»t élargies yers leur tranchant ; les deux incî- 
ffiyeg du iiiilieu sont remplacée^ la seconde année 
de ia vie j les deux suivantes la troisième , les deux 
pénultièmes la quatrième , et les deux plus ex- 
térieures la dnquiéiite seulement. 

On ne connoît les changemens de dettts d'aucun 
animal aussi bien que du cfievaL L^intérét avoit 
depuis long-temps fait observer ceux des incisives , 
et M. Tenon vient de completter le travail rela- 
tivement aux molaires. 

Les incisives de lai^ se montrent au bout de 
quinze jours j les quatre du milieu , ou les pinces , 
tombent à trente mois ; les quatre suivantes à 
quarante- deux , et les quatre externes , ou les 
cains , à cinquante-quatre. Les coins de, rempla* 
eemeni ne croissent pas aussi vite que les autres 
iucislYes ^ et c'est surtout par elles qu'on connoîjt 



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i38 XVir LeçoK* Des dents. 

l'âge duchevaL Elles ne débordent d'abord presql 
pas la mâchoire. Il y 9. à le^r milieu un cr 
rempli d'nn tartr^ noirâtre ; ses bords s'useï 
mesure que la deqt sort de la gencive et fi 
contre son opposée; il va donc toujours en i 
minuant , 4^ppis cinquante- quatre mois jusqi 
}\mi ans , 01^ il s'efi^ce entièremenf. J^e creux i 
autres Incisives s'efface beaucoup plus lot que en 
4es coins } on ne jnge plus alors de l'âge qued 
la longueiu* des incisives qui croît toujours. .1 

Quant aux molaires, les deux premièmi 
chaque mâchoire et de .chaque côté paroi^seat I 
huit jours ; \% suivante i vingt ; la compléofll 
taire , ou petite moUire^ itntérieure , à m\^ 
six mois^ ■ 

La première arrière-molaire paroît à on^e in(fl( 
et la seconde à vingt; à trente et â trente-de^ 
mois les deux premières molaires de lait tombei* 
la troisième tombe à trois ans ; et cç n'est qa* 
cinq ou si:i^ ai|s que la dernière arrièrç-moUire K 
montre. . 

Lfs molaires de lait «ont plus longues d'aval 
en arrière que celles de remplapement, etcelleii 
perdent elles-mêmes de leur dimension dans* 
sens , à mesure que les arriére^molaires sort^i 
et les presisent } de façon <iue les dçpts des ^^ 
jeunes chevaux ont une couronne oblongu© > ^^ 
que celles des vieux spnt quarées. 

Il ç-n est de même des q-utres solipèdes* 



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ARTi II, Dent$ des mammifères. 109 

ARTICLE IL 

MxameA particulier des dents des mam?nifères. 

L'ES dents des mammiEères jouent un rôle très- 
la^rtaHt dans réccmomi^ de ceê animaux ; leur 
gÊere de rie , et particulièrement l'espèce de leur 
Hfforritore , dépend en grande partie de la form^ 
st de la position de leurs dents; aussi les natu* 
ndi^es oiot-ils donné depuis longf-temps beaucpup 
^attention k ces organes , et leur histoire est assez 
Mim ccmnue. 

On considère dans ces dents leurs espèces et 
les combinaisons de ces espèces , leur forme et 
kûr nombre. 

1®. Desi sortes de dents et de leurs combi^ 
Maisons^ 

Oh divise les dente dans l'homme en incisives, 
canines et molaires. Les incisives sent les (|uatre 
du milieu à chaque mâchoire ; elles ont évidem- 
ment une forme tranchante. Les canines sont les 
quatre qui suivent les incisives , une de chaque 
côté à chaque mâchoire } leur forme est cDnique , 
d montre quelque analqgie aVec les crochets du 
chien : de-là leur nom, 

• Les molaires sont^ les vingt arrière- dénis qtd 
ne servent qu'à broyer. 

Les Jiuit premièréd jportent en particulier I^ 



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i4o • XVIF Leçon. Des dénis. 

nom de bicuspides , parce qu'elles n'ont que deux 
tubercules dans l'adulte , et que les autres en ont 
quatre. 

Cette division peut s'appliquer aux dents dà 
plus grand nombre des animaux; cependant comme 
dans quelques-uns les dents analogues aux inci- 
sives, n'ont point une forme, tranchante ^ et que 
dans d'autres il seroit trèsdifficile de tracer une 
limite fixe entre le^ incisives et les canines , ou 
entre celles-ci et les molaires, on a été obligé 
d'itablir des caractères indépendans des formes. 

Ainsi nous nommerons incisives les dents im- 
plantées dans l'os inter-maxillaire de la mâchoire 
supérieure , ei celles qui leur répondent dansJa 
mâdbioire inférieui;^;ou, lorsqu'il n'y a poinj d'in- 
cisives en haut y les dents d'en bas qui répondent i 
l'os inter-maxillaire : canines celles qui suivent 
immédiatement les încisîtes sans laisser entre elles 
de grand espace vide , et molaires toutes celles 
du fond de la bouche. Lorsque les dents se pî^o- 
longent hors de la bouche , elles se nomment dé- 
fenses. 

Les mammifères n'ont jamais , comme d'autres 
animaux , des dents linguales , palatines y etc. y 
toutes leurs dents sont implantées dans les bords 
des mâchoires. Il n'y a que le dauphin-butshopf 
dont on dit qu'il fait exception à cette règle. Nous 
ne Ta vous pas vu, mais nous présumons qu'il aura 
seulement, comme Véchidné^ de petites écailles 
pointues adhérentes au pîjlais. , 



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Art. n. Denis des mammifères. i4i 

Ces teois sortes de dents présentent un grand 
nombre de combinaisons relatives â leur coexis- 
tence , ou à l'absence de quelqu'une d'elles , ou 
à leur rapprochement et leur éloignenient. 

Les trois sortes de dents , ' incisives ^ canines et 
iBoIaires, se trouvent à-la-fois 

Dans V homme. 

Dans tous les quadrumanes. 

Dans tous les carnassiers , 

Dans tous les pachydermes ( excepté le rhino« 
céros- bicorne et l'éléphant ) , 

Dans les chameaux et les solipèdes , et dans 
les ruminons sans corne ; ( ceux qui ont des cornes . 
manquent tous de canines, excepté le cerf y qid 
en a des vestiges. ) 

• Mais dans ce grand nombre il n'y a que l'homme 
seul qui ait ces trois sortes de dents disposées en 
série continue , sans înterruptiont , et telle que 
toutes celles d'une mâchoire frappent contre celles 
de l'autre. Un genre d'animal dont on ne trouve 
les os que dans l'état fossile , celui que j'ai nommé 
'ànoplotherium , ressemble a Thomme en ce point , 
quoiqu'il en diffère beaucoup d'ailleurs. 

Dans les singes et les carnassiers , et tous ceux 
qui ont les canines plus longues que les autres 
dents ^ il y a au moins une lacuiie à chaque mâ- 
choire pour loger la canine de la mâchoire o^pposée. 
- Dans les ours il y a mêipe un grand espace 
vide derrière phaque canine* 

Dans les hérissQns , les musaraignes ^ lespha^^ 



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i43 XVIP Leçon. Des dents, 

langer $ et le tarsier , qui out les canines plus 
courtes que les autres dents, ces canines laissent 
\Xti espace entre-' elles et celles qui leur scmt op- 
jposées. 

Dans les mahis { le tarsier excepta ) , les chauve' 
souris proprement dites , le galéopithègue et les 
chameaux , il y a un grand espace vidé entre les 
incisives supérieures. 

Enfin , les ruminans manquent absolument d'in- 
dôives à la mâchoire supérieure , et le morse à 
rinférieure. " 

Quelques animaux qui ont* les trcnitf sortes de 
dents , perdent leurs incisives à un certain âge ; tels 
i^nt certaines chauve- souris , sur-tôut les phyllo- 
stotnes , et le cochon d^Éthiôpie. 

D'diitrès intimthifètès n'ont ^ue deux sortes de 
dents ; savoir , 

Dés iiicisives et dès molaires séparées par un 
espace vide , sans canines j tels sont : 

Le pha^colome et tous les rongeurs , où les 
îridsivés sont au ntymbre de deux seolement à 
chaque iriâôhoiré , dôiit les supérieures sont ce- 
pendant doubles darfs le lièvre j 

Le hangiiroo , qui eu a deili en ba# , et six 
feu huit en haut j 

Et l6 dafnan , qui ei^i à deux eiV bàrft 6t quatre 
éù bas* 

Véléphatèi a des ttiôlaîrés , et déuX défeif^ im- 
plantées dans l'os incisif supérieur , trtais il iMUqu^ 
d'^îtrcidvfes inférieures et de daniticSi 



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Art. II* Dents des mammifères. i43 

Ou des ^molaires et des canines sans incisives; 

hds paresseux et le dugong. 

Les molaires ^ani les plus essentielles des dents ^ 
ne iQai»}uent que les dernières de toutes ^ excepté 
dans le narval. Ainsi lorsqu'il n'y a qu'une sorte 
fc dent ,, ce sont toujours des molaires. C'est le cas 
^tatous , de Vornithorkinque , de Voryctérope^ 
k rhinocéros bicorne, et du lamantin. 

On peut aussi ranger dans cette classe les dau^ 
^fUrts y qui ont tout autour des deux mâchoires 
des dents uniformes et coniques , et les cacTialots^ 
qui en ont de telles à la mâchoire inférieure seu- 
lement. 

Enfin le narval n'a pour toutes dents que deux 
(léfenses implantées dans l'os incisif, et dont Tune 
tofflbie le plus souvent ' 

îics mammifères absolument êans dents sont les 
fourmiliers , les pangolins , les échidnés , et les 
haleines; ces dernières les dut remplacées pat àks 
lames de corne. 



f 

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144 XVn« Leçon- Des denU. 

a<>. Ncmbre des dents de i 


NOMS. 


Incisires 
supén 


1 

Incisires 
infér. 


Canines 

super. 

d'un côté 

seulement. 


5 51 

c 

sed 


Homme. » 




4 


1 


Singes , Guenans , * 
Magots , etc. 


Id. 




- 




Sapajous et Alouattes. 




4 


1 




Makis et Lorii. 




6 


« 


4 


Indris. 




4 
6 




Galago. 






. à 


Tarsier. 




a 




"■^ 


Chauve -Souris* 




6 




_J 


Rhînolophes. 




6 




Roussett^. 




4 




Phyllostomes. 




4 




— 


Noctilions. 




a 




Galéopithèque, 




4 




— 


Hérissqp. 


6 

- 


(J 


"■- 










Tarn 



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Mt. h. Dènu d0ê kiammipre». ,45 

i»«* les mammifères. 




' i*cê inciaiTcs 011 pri'jp lires et" tootes reS 
icanînet ressenableiit à des molaires & 
plusieurs pointes. 



IkCs inciftiyes intermédiaires plusT loti-f 
fiues ; les caniaes plus «Mutes ^ne/les 
incisives. 



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,46 XVU' LBgpN. i5«» dents. '■ 




N o M, s: 


Incmifcs 

super. 


c — — •— r -v .. i ■ 

Canines 
fncisïves snpér. 
infér. td'ttmçôté 

senlemeat. i^ 


, 


Tanrec. 


6 


6 


a 


' 


Musaraignes de France. 


6 


.- 4 


1 . _ . i 
— 1« 




Desman. 


a 


• 4 


1 


f ' , 


Scalope. 


d 


' 4- 






Chryso-Clore#^ 


a • 


4 . 


3 . 




Taupe. 


6 


8 


1 


î 


Ours. 


6 


6 


1 




Blaireau. 


6 


. 6 


1 




Glouton. 


6 


6 


i . . ' 




Coati. 


6 


6 


.1 - ■ 




Raton. 


6 


6 ^ 


1 




JVIarte. 


6 


; 6 


1 




Chien , Loup , Benard. 


.^ . - 


6 - 




Hyène. * * ' 


■ 6 \ ,; 


; 6 


1 




Chat. 


6 


6 


1 




Civette. 


6 


6 


1 

1 1 j 



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Art- II. Dênh âe^ niainmij^res. 

b"Mi^ ---1— - — 



i4^ 



Molaires 
infér. 

seal^entk 



5 • 



31 a8 



TOTAÏ.. 



REMARQUÉS. 



Les incisÎTesfiupérieures crochties-^lans 
le tenr. deipi-epin : 




!- 4^:- 



'6 



' 5 



Lp première mélaire trèa-pêtite, \m» dés 
autres et près de la canine. 



Coup. 7 



4^ 



34 



&8oa3o 



Le^pl^mières molaires tomlienjL Aisé- 
ment ; il faut prendre garde que le& 
^ /- dents usées jusqu^aux racmes^y ne-mitl- 
I tiplient le 'nombre apparent des 



dents. 



K. a 



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XVII* IiBÇOH. -JP^ âefitsé 




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Art. Il* Dents des rhammifirês. 'j4^ 



I*" 



7" 



iafér. 



5o 



36 



R£JlfjiRQV£g. 



les incisives supérieures eztërieuret 
ressemblent & des canines ; \té cnàoMê 
inférieures ant. sont très-petites. 



r s 



4 



Nc:l(/. 



k 



»4 



26 



_( 



- \ 



Jta preoiîère molaire d*en haut extré- 
roemeirt petite. 



« a . i i. 



i6 



i6 



K3 



-Hll 



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fiS0 



, X VIP Leçon. Des denU* 



U'on.^^: . 


Incisives 
super. 


Incisires 
infér. 


Canines . 
super, i 
d'un côté 
seulement» 


Gauinei 

ini'ér. 

-tt'ttncôt 

seulemei 


Hamsler. 


a 


a 


o - 





Rait-Taupe. 


2 


a 


o 





Gerboise. 


a 


a 


o ., 





Loir. 


a 


a 


o 





Fourmilier Pangol : 
etc. 





o_ 


o 





Ornithorinque, 








o 





Oryctérope. 








o • 


•o 


Tatou. 


o 


o 


o 




Paresseux. 





. o 


1 


1 


Éléphant. 


a • 


o 


o 


• 


Rhinocéros*. 


Bic. o 
Unie: a 


Q 

4 


, o 
o 







Diunatt. 


ft 


4 


o 





HipfiopotaQie. 


4 


4 


l 
r- 


1 

; 



< yl 



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Art. il Dents des mammifères. 



\5i 











1 Molaires 

infér. 
, d'un côté 
seulement. 


Total. 


R E Mui R Q U E s: 




3 


i6 






1 
3 


i6 






k 4 

1 


20 


\ 




4 


2 


20 


**" 




O 


- 




8 






5 OU 6 


30 OU 24 


Les antérieures tombent de bonne 
heure. 




r 

8 


. 3o 






a 

' 1 ou a 

7 
7 


i8 

) • 


• • 






Il en a suecessiy^inetit-hitit de chaque 
coté k chaque inà<:lioire. 




34 


Les încîsivês* infcrreureâ ne passent 
pas lu gueule. 




7 


34 






6 

r — 


., 


Il y en a quatre , quelquefois sept 
ipolaires; mais les antérieures tom- 
Ijent aisément. 








K 4 


■* 



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ïS^ XVIP JjBçoj,. Des êenis. 



^ a is 9. 



Tapiir. 



8npér. 



IUcisiYes 
hifér.- 



Cochon. 



Codion d*£di. 



Cliameau. 



Lama. 



Chevrotain , Musc, 
Cerf commun et 
xlsime. 



Autres Cerfs , Giraffe , 
et ruminaus à cornes 
creuses. 



.6 



. 6 



Casioe» 

super. 

d'oncAté' 

seulement. 




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u. n. Dents des mammifères, 16$ 



tires 

* icô.é 
■* aent. 


TOTAI. 


R E M A R QV S S. 




44 





2 K 

< 

6 
40.5 

< 


44 


Im mttlair» mfiM««re d« 4efoii est 

distante des autres. 




Les îfidsfves et les molaires tombent 


34Qu3i6 


■ 


ao 




34 




33 




f M 








tS 


lA9 iocIsÎT^ ixsssemblent à des sno- 
taires. 


S 


»4 




^ 


40 


.* 



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i$4 Xyn' Leçon. Dis dénis. '• ^ 

5°. Formes de chaque sorte de dents ^ dan^ 
les mammifères. 

A. Incisives. 

Les incisives varient peu pour la forme ; celles, 
de V homme y des singes et de la plupart des car- 
nassiers sont en coins y à basé . épaisse ^et arron- 
die. La face interne est taillée en biseau. Dans 
les momies de jeunes Egyptiens , le tranchant de 
la dent étoit plus mince et comme perpendicu- 
laire sur une base ronde. Voilà comment on 
explique que les incisives des momies soient 
foutes tronquées et à couronne plate. 

Les makis ont leurs incisives inférieures siii- 
gulièrement couchées en avant. 

Les chiens et les ours ont les latérales d'en 
bas échaiicrée&.au côté externe, et les supérieures 
souvent à trois pointes. Dans le lion elles le sont 
aussi ; mais pas toujours dans les autres chats^ 

Les chauve ^ souris les ont quelquefois den- 
telées ; mais aucun animalne les. a aussi singu- 
lières q«« le galéopithèque ; elles sont profondé- 
ment divisées en lanières étroites et parallèles, 
abso^ume^^ pareilles à des dents de peigne.' - 

Les phoques ont leurs incisives tout à-fait co- 
niquÊS^xcipû, conixufîacê à noua conduire aux 
dauphins et aux autres cétacés où toutes les dents 
ont o^te fomie, et sont à peu près de même gran* 
deur. - 



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Art. n. Denté des mammifères. * i55 

I L^ iiici5îir68 des rongeurs sont des -prismes ou 
cylindres courribés en arcs de cercle et usés obli- 
quement par le bout ; celles d'en haut font sou- 
vent plus d^ûn demi-cercle. Leur face antérieure 
estqoelquefois sillonnée longitudinalement comme 
daas les lièvres y ou striées en travers. Il arrive 
Muyent qu'elte est seule garnie d'un émail épais , 
q« s'usànt inoins vite x^ae le reste de la dent, 
maintient toujours en avant un tranchant acéré. 
CeOes d'en bas se terminent tantôt en pointe 
comme dans les mis , tantôt en coin comme dans 
la plupart des autres; celles ies écureuils sont 
cwnprimées latéralement , et celles de Vaye-c^ye 
h sont si fort que leur diamèlre d'avant en ar- 
riére est trois fois plus grand que le transverse. 

Aucune classe n'a les incisives aussi variées que 
\^ pachydermes , et pour les formes et pour le 
nombre , sans parler des deux énormes défenses 
on incisives supérieures de. V éléphant* Uhippo^ 
potame a toutes les siennes conîquea ; , celles '. d'eç 
hascouchéeseumvant, celles d'en haut recourbées 
eo dessous. Cell^ des cachons ont à peu^nrés.les 
mêmes direc^ons y mais elles sont prismatiques et 
mousses.; H y* en a tou«jonrs:8ix en bas;. mais en 
liant tantôt siX) comme dans nôtres cochon y ou 
quatre comme) dans le pé tari et le^ babiroussa , ou 
^nxisomme.âans le'.sanglier d^ Ethiopie. Ijd dft- 
man en a en haut deux triângulaîrea, arquées^ 
poratùès j 'eVen .bas quatret en coins- dentdhb. 
Le rAiÀoc<frae]0îW^^en a enhaut àm\ grandes 



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i56r XVIP ïiqgQK. Des dmis. ^ 

^n Qom et daux -pelilea lat^r^e» ^ ((ai ton^ont'de 
bonne heura; en bas ^ieuxL^randeftc^liadjriqiieset 
deux Irés-petit^^s .^ intfarmédiBÛi^ , ooapiques. hà 
rhinùeéro» d'Afrique il'ea a point àxL tonka 

£n général les padhydérsies sont anjet» à perdro 
^na remplacement toQt bu partie de leuéri iaci- 
fiives A certaines époques de leur. vie. 

Le morse ^ qui pourroit à plnsieura égards pssèer 
pour un pafchyderme ^ a ^ entre ses deux .éndrÉM» 
défènsea, et dans l'os intermaxillaire ^ deux petiteâ 
dents treoquées semblable» a ses mç^aires pcwr k 
forme I mais que leur position décide imânvei. 

Les ruminons ont des incisiTes inférieures en 
coins bien tranohims» Lea solipèdea ont d'abor4 
leur* latérales à tranchunt double f ce qui pr9dùil 
ces* creux qui iadk|ueDl r%Q des chevaux^ 

S. Canines, 

Les canÙÊtSy. mieux appelées lamaires^ psrce 
ipi'elles serrent oordniairement à déchirer^ ont 
tou^onrs mm ibmier coiiiqme , et ne - yacient ^ 
Ift pinptrt que dans lenr Toltime. 

Celles* de) V homme sont tsiltées en biseau eomntf 
les iadBBvrtêi «eulement etie» simt uUi peu fdof 
fortes^ ef plms akoigéea qi» ces derntisres ^ et i 
couroane pli» épaisse. Siles ont comme celles^ 
ei^ dans k^ momies d'Egée, le traaiehast osé 
cl apploti. boriacmtalenleHt* 

Lear Ibtme ^ dané ks Ji/t^* , «t décidéinciit 
c^iq^ae^etpiar 4cméqoent beaucoup plo* ^V 



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Art* n. Denté des màmrniffres. iSy 
mte àe celle des incteiTes que dans Hiomime 

Vorang-roux lef a courtes j épaisses , et ne 
^i^Éswntgoères 1^ incirites; maiii dans la plnpa/ê 
des aotres singes, elles forment de longs crochets 
fcfatus^ recourbés ep arrière, ayant de ce côté une 
miAà tranohante et longitudinale. Lorsque les 
tsiàmte^ sont fermées , les <^nines supérieures 
8âft toi:^aax^ pbcées derrièie les inférieures , de 
«ne que le tranchant de celles-ci agit comme 
ittélame de ciseaux sur la face antérieure des 
fàÉikttén.ï^nmahiêQfni c^ dents crdchues et 

cm^rimées sur les côtés. On les retrouve' Ion-- 

gséet coniques dansjes loris. Elles ne, s'écartent 
pss it cette forme générale dans tous les camaa^ 
mny^excepLé le galéopithèjfùe qui lés a courtes, 
^ges et dentelées en soie , ci les hérisêonê et mu-' 
Htraigne^ qui les ont courtes et bicust^der. Gelle« 
deé^pacbytbrmes^ qui en soïlt pourvus^ ^ isbfit re« 
mirquables par leur Candeur* Les supéfieurés , 
imA Ifs ei^ces de oechoii , sont recouirbééisi en 
bot et in arrière comme les inférieures. Gcâlesni 
«nt piaa ksigués que les premières dans It 6&n-^ 
Î&T/ fe <:entraire a Jieu datis le hahitoùsaa. 
Bn» foHis elles sont^^ï4sinatiques et & trc^ fa^s. 
Oaconso^le vtdume ôotisidél^able des défenses de 
^ éléphant ^ ci^>/friy«tf. •Celte prôportidn est beau-i 
tsm^ ihmn^e dans ceQes de' Vélépktmt d'Aaie^ 
è parikulâèremeat dan^ la fetnêU^. ' ^ 

Les deux lanialres supérieures des cerfs ^ celles 



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j58 " XVIP LççQîî. Des dentsy ; A 

deç c1u^Xneaux.j des dromadaires et des lamas ^ 
parmi les ruminans .celles des soUpèdeé y n'ont çlus 
cegr«nd volume quiles (ail appeler défenses dans 
\(Q^ pachydermes. Elles ont une pointe motiase dans 
le cerf. Celles du dromadaire sont coniques. 

Dans \e,chei^al y çù ieillea portent \é nopi par- 
ticulier de crocheU , leur pointe .A^émwsse et 
s'applatit avec l'âge. La jument n'en a \io\ïA. 

Dans lo mo^se ^t \». dugong y les grandes dé.' 
fenses de la mâchoire: supérieure > cylindriques 
comme dans Téléphant , ont une direction oppo- 
sée y c'est-à-dire , qu'elle^i sont recQUJlbées .enbas 
et ^' arrière. , . .■■■■> .; . •.:•,. — {.^^ 

C. Molaires. / ' , 

Les -molaires de l'iionime'se divisent en^petKes 
2no/ai>M^oa bicu^des^i^m n'ont que-déttx.ta- 
bet:aale^.,.;0t en gro^est qui en onti.quatre; il y 
en a dou^e de celles-ci qui' sont en màriërta^s ^ 
^utj^..$^t au nonibre.de i^uit. t ^ / /Jou^' ' 
: Les dnges proprep[)ent dits ei les^)^uenoné sont 
^,qej égiurd à peii pïè^ cQxnme rhottme.ftDàns; les' 
magota^ les cynocéphales^ les babouîm f>ià;âer' 
nière nyplaire est plus longue que les *aufre$ et a 
undnqni^me tubercule -^î^mère. lia iirekmére 
d'en ba^ est.tranch^nte et coupée trèsroUiqaement , 
parce qu'elle s'use .epntse ki çanln^vd'en:»haut. ' 

LcsL ' sapajous , ijlii ent : Vingt-quaère' .molaires , 
ont douze bicuspidef^ ; leur dernièse jaohuU'a \^^ 
U idijs petite^ ^ _- ,1:,.::. . .1 :. : -^--jL ? ' 



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Art. n, Dênû déê mammifères. \%^ 

1m makis ooniméiDeeHt à avoir les molaires 
antérieures d'en haut un peu tranchantes; les 
lom ks ^ont pointues* çbnmie :acitant de ^tites 
caBîfiei/ ^ tèûrè mc^ires poslérîenres^ sont ar- 
méesi de* tcdi^ert^ules 'i^ointas. Il en est de même 
dtttem>r^ei à\k,galag&. ^^ 

Vùuîê£ti et le >wiûr^md' parmi les sagouins» 
(«tdéjà k^b' fCÈcme he' molaires ; 'àUs^itous ces 
aÉnaux sont- ils pins ott mdins insectivotés. 

les molaires- des carnassiers se dîvîbent en «o- 
éptesy tWtràTK^idhtèa a> plusieuri pàinleSjét 
^fktes ^d plu^ieUrà'tùtércuîes. -Celtes-oi sont 
^tore situées en arriéré des' âuti»e^ ; ' Ifioins il 

y<itia, et plus Fanimal est exdusiisèment ' ca|^ 
mm, ' • *^ - ' '"P * . ' ' ' ' ; î . : ï . 

i^ genre ^es êkat$'n^0L\qvL^une sente 'dieiftpa* 
reille, petite et située en travers, tont en arriéré 
fe h mâchoire siipérifeui^e*: Elle ne i:ép<in<|îà au- 
îBi^dent de l'inférieure, ^ et tombe souvent' saâa 
««tté^ùeiitéw - &^' - r-r-.'^ -. ..'U:r^ib{:n.: r^ 

leorprwnière molaire supérieure est* ti*âBféhanté 
inae seoTe pointe et foH: ;|[)etîte ; là sedoniàe a* troi»^ 
pointes, dont celle du tnîWetrest plus grande; la: 
toisièmé ^^W trois pointes^ presque ^égrflës-er- xxit 
petit tafldn^'en avant et' en dedans y la quatrième 
«^ la petite indiquée *)ûl' à J'heujffe. En^ftas ' il 
y a^ troi» dents toutes ti^atfchàntes^ etsan^ lalon , 
te à »trois pointe? , 'deut ^^^lle du- mâieU plus 
granaé%t^fe dérnîèi*è à ^ui-poititeà égalesv Quel- 
quefois il y en a.êné<ire 'Sn avaiit'Wcf 'pc^ô 
wni^ue. 



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ito XVir Imç^nt» J}es dénis. 

Le» martes et bel0tt09AwKlB g0aF6 le plus tol« 
•ta des ehati» pour cet article* ISUeir n'eol eommt 
eux qu'une dent plate et> tranp^rer^ eu arrière; 
mais elle eat beaucoup plus grande et répond k 
Ufie pareille et toute petite dp la màoboini inf^eaNi 
La grosse tranchante d'en bàs^ qui a'a que deux 
pointes dans les ohats^ ea a trois icu /£dfin il J 
a souvent en avant une ou deux nAolaire^ ^(oniqaei 
qui manquent dans plusieurs «Jiats; 
. Le glouton du nord { ursus gulo. Lin. ) » et cmt 
d'Amérique ( vwerra fasck^^ et musiela iar* 
bara. Lin. ) y ont les denta oemme les maites. 

Les molaires de VhyàriB ne différent de odks 
des chats q^e parce qup Ifnur^^ pQintes sont plu» 
grosses et plus rondes , et que la dernière d'^ 
bas a ttn petk talon qui répond à Jfca tr#pftf«i^> 
ft plate. d'en haut. ; 

DlOP l0B çhisns il j ft d'aboi^d^ tant en If&iA 
qu'en bfis^^)es ^ua|re dents tranchantes analogues 
aux tranchantes des chats ; enipite il y f^pi a W^^ 
tast «Il hatft qu'en baa^ deux plates à*pIo»eiu*s 
taberoulea) dont celles ^^ea haut sont tra^verse^ 
et f<^ grfindw > pur-ta(d }a. pren^ère 4^s deux; 
et la dernière des tranchantes a y cc^me daos 
l'hyàne^ un tnlon en arrière qui répond en partii9 
à la première dee plates d'en haut On doit aussi 
remarquer qve les tranchantes antérienres^ ont ea 
arrière dieux ou trois pelite^ pointes , en avant 
ucbe frès-peMitef €* au milieu une fort* grmide» 
et que k quetnème molaire supérieure a le wièm^ 

petit 



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Art. n. Dents des mammifères. 161 

f^ talon intéjkieur en ayant y ^ue dans les genreb 
]iliécéden& 

Lorsque les cb'ens mangent de Therbe y iU 
r^oncent jusque dans rarrière-bouche pour la 
Sûre broyer par leurs molaires plates. 

Les cipeties tiennent en quelque façon le mi* 
fieu ^ entre les chiens et les autres g^res. Elles 
n'ont qu'une dent pl^te en bas et deux en haut^ 
ésftA la dernière fort petite* Le talon de la der-^ 
àèeç tranchante est fort grand. 

Les ratons et les cotitis ont trois molaires à 
l^ereules en haut et deux en bas ^ trois dents 
-H^ue coniques en haut et quatre en bas; les 
«llîquea sont on ayant. 

• Les oum o^ une très- petite dent derrière la 
tanine ; puis en yiennent quatre autres , tant en 
taot qu'en bas, qui sont toutes plates et à tuber-« 
cales, 

,, Bans les blaireaux on obserye la même très- 
|$tite AtfOï en atant ; les trois suiyantes sont co- 
_,^ttes et trandiantes j puis viennent en haut une 
^^ès-gmndo dent à tubercules ^ large et presque 
^rrée, et en.i>as deux dont la première est 
oblongue et a deux pointes un peu tranchantes k 
«a partie antérieure. . 

Enfin dans les phoques toutes les molaires sont 
coniques* 

Le morse a les dents cylindriques terminées, 
far une troncature simple. 

Le dugong a les premières aussi cylindriques. 

s I — ^._. ^ 

^'^^hiAQjj^ I gitized by GoOglC 



%t A 



iSa XVir L^çoK. Î>BS âenîs. 

Ijes dermères sontcQxaprûnées avep un sillon de 
chaq^ue côté. Elles se terminenl toutes par une 
troncature simple. / . 

Les petits plantigrades , tels -que te hérisson^ 
la taupe , la mu^amlgne^ et parmi les p^imams^ 
les sarigues , les dasiures , les péramèles et les 
phalangers , ont beaucoup de rapport entre eux 
par les tuberciiles aigus â'une partie de leurs dents, 
tubercules qui en font d^ animaux inseotiy^r^. 

Dans le hérisson les trois premières sont coi 
niques, les trois suivantes à trois, quatre ou cinq 
tubercules, et la dernière à deux en bas et simple- 
ment tranchante en haut. C'est une r%le générale 
commune à ces animaux insectivores , que leurs 
dents du haut sont plus larges transversalement 
que les autres. 

Dans le tanrec semi - spinosus , les molaires 
d'en bas sont toutes trandiantes et tricuspides. 

La taupe a quatre dents coniques et tranchantes 
en avant , puis quatre à tubercules en haut et tnâs 
en bas. 11 n'y en a point de petite en arrière. , 

La <ihrysoclore a des dents molaires très- jolies,^ 
comprimées fortement d'avant ^n arrive .et ter- 
minées par trois pointes aiguës , deux eiii dedans ^ 
une en dehors. 

Parmi les pédimanes , les sarigues ont daps cha- 
que mâchoire trois molaires tranchantes et quatre a 
tnbercules pointus. La couronne de ces dernières 
a son plan triangulaire. en haut , oblong en bas. 
Les phalangers ont leurs premières molaires d'efl 



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Kkt. 11. DetUs^^s îkammif ères. i63 
haut coniques ou tranchante» y celles d^en bas 
très-petites et rondes ; les postérieures cmt des tu«- 
bercules transverses. 

Dans le languroo géant toutes les dents sont à 
tubercules , et dans celles de derrière les tuber- 
cules sont réunis par des collines transverses , qui 
changent absolument œs dents en dents d'herbi- 
vores y semblables a celles du tapir. Aussi le kan- 
goroo ne se nourrit iL que de végétaux^ et' le 
phascotome qui , quoique animal a poche ^ est 
cependant un vrai rongeur par les dents^ a ses 
iBolaires toutes composées de crilines transverses ^ 
comme les cabiais ^ etc. 

Lies molaires des rongeurs se divisent en deux 
classes : celles dont les tubercules restent saillans , et 
ne s'usent point entièrement ; elles appartiennent à 
des espèces omnivores ; et celles dont la courctone 
s'tœe, devimit plate ^ et est traversée par des lignes 
d'éteail^ les animaux qui les ont sont entièrement 
herbivores. 

Lia marmoiiêy le rat^ appartiennent à la pre* 
mière de ces classés. 

Les molaires supérieures de la marmotte ont en 
dedans un gros tubercule ^ d'où partent deu:^ lignes 
saillantes, qui.vont aboutir à deux tubercules du 
bord externe. Les inférieures ont aussi trois tnber- 
culea, mais FiMeme est en avant , et il n'y a point 
de lignes de réunion. Ces dents vont en augmentant 
d'avant en arrière. 

Les molair» des rats ont plusieurs tubercules 

La 



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i€4 XyiP LEçoy, Des petits. 

mousse», disposés irrégulièrement. La première esl 
la plus grande^ la dernière la plus petite. > 

Le rat' taupe ne diffère du rat que parce que leê 
tubercules de ses molaires sont usés plus vite,' ou 
qu'il est plus complètemeiit herbivore* . \ 

Les autres rongeurs appartiennent k la seocmâft 
classe j ils se subdivisent eux-mêmes en deux : 

Ceux qui ont leurs molaires entièrement compo* .j 
sées de lames transyerses et verticale»; tek aont 1^ * 
cabiai^ ses molaires soQt composées, savoir : la pre- 
mière supérieure d'une , la deuxième de deux^ ii 
troisième de trois, la quatrième de quatre^ etii 
cinquième de six lames ; les troi^ premières înférie» 
l^es, chacune de deux ,^t la dernière de onze lames: 
plusieurs de ces lames , surtout en avant y sont bifar*- 
quées; la surface triturante est parfaitement plane, 
et monte obliquement de dedans en dehors. 

Le cochon^d^Inde , dont les molaires sont côropo^ 
sées chacune de deux lames, dont la postérieure est 
bifurquée en dehors dans les supérieures , en dedans 
«Mms les inférieures. 

Les lièçres et lapins ^ dont toutes^ les molaires 
sont formées de deux lames simples. 

La seconde division de cette seconde classe est 
celle dont les dents ^e peuvent se diviser entière- 
ment en dents partielles, mais où l'émail ne forme 
«ur U couronne que des angles rentrahs , et de^ 
cercles, ou autres figures. 

Tels sont: 
/ Lie castor, où il y a à chaque dent unangle ren- 



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Art. II. Denis des mammifères. , i65 

trant au côté externe d'eu bas et à Tinterne d*ea 
kfeut, et trois autres plus profonds au côté opposé. 
Lorsque là dent sr'use davantage, les derniers ne 
finrment que è.^^ ellipses allongées et transversales 
«ar la couronne. Ce degré d'usure arrive plutôt 
4ans leporC'épic, qui a du reste des dents arr^n- 
^es presque de même. 

La gerboise du Cap n^a à ses dents qu^un seul 
Wgle rentrant, au côté interne en bas, k Texterse 



En général on doit remarquer que dans tous les 
llâmaux dont les molaires s'usent , lorsquTI y a 
i^ielqu'analogié entre le dessin des molaires supé- 
■ . fteires et inférieures , ce dessin est toujours placé 
.♦sens inverse, et que les piirties situées d'un côté 
îBtis les unes de ces dents le âont du côlé opposé 
cbns les autres. 

Dans Véléphantj les molaires sont composées de- 
femes transversales et parallèles , réunies par le cé- 
ment. Dentelées lorsqu'elles sont entières, elles pré^ 
sentent, quand elles sont ulsées, des losanges ^dans 
l'éléphant d'Afrique , des rubans étroits et festontiés 
•dans l'élépliant des Indes.. 

Ces molaires se succèdent de manière qu'il n'/eti 
a jamais plus dèdeux de chaque côté ; là première 
a quatre lames, là deuxième huit ou neuf, la troi- 
sième douze ou treize , la quatrième quinze , et 
ainsi de suite , jusqu'à la septième , qui en a vingt- 
deux ou vingt- trois, ce qui est le plus grand nombre^ 
^u'on ait encore observé. 

' L 5^ 



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i66 XVir Leçon. iSes dents, 

Les lames montent obliquement en arrière dani 
les inférieures.) et descendent de même dans les sa 
pérîeuresj le côté externe de chaque molaire 
plus convexe que Tinterne. La face triturante 
convexe dans les supérieures et concave dans lesiiK 

I, 

Ces molaires sont énormes. 

Dans Y hippopotame les molaires intermédiaires 
tarit supérieures qu'inférieures, ont deux paires 
cônes,, adossés et marqués à leur face opposée à Fa* 
dossement de deux sillons j de sorte qu'en s'usant& 
figureitt chacun un trèfle : le caractère de ces derft 
est donc de présenter chacune deux doubles trèfl«% 

Dans les postérieures il y a un cône de plus , impait ' v 
et formant derrière les autres une sorte de talc^*^ 

Les deux ou trois molaires antérieures de Fhippd^ 
potame ne représentent qu'une simple pyramide 
conique^ lorsqu'elles s'usent, elles n'ont point de des- 
«n sur leur couronne* 

Dans V animal fossile de rOhio, les molaires pré- 
sentent de grosses saillies coniques mousses , et quel- 
quefois anguleuses, disposées par paires; quatre 
dans les antérieures, six dans les intermédiaires, 
et huit ou dix dans les postérieures. Lorsqu'elles 
s'usent , elles forment des losanges irréguliers. 

Dans V animal fossile de Simore et du Pérou, j 
qui se trouve aussi en Italie , les^ cônes des molaires r 
étant un peu sillonnés , leur coupe présent^ des figu- i 
res trilohées, mais moins profondément^ que dans \ 
] 'hîppopotairie. La dent antérieure a quatre pointes} 
les suivantes six et douze. 



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Art, h. Dents des nutTumifêrês. 167 

Les molaires de ces deux animaux sont les plu» 
grandes eonnpes après celles de l'éléphant» 
- Dans le sanglier d' Ethiopie y les dents sont for- 
mées de plusieurs cylindres ou prismes^ unis par lé 
cément j leur coupe présente dès orales ou des figu- 
res anguleuses rangées trois à trois. Les postérieures^ 
qui sont très-longues y en ont huit ou neuf rangs ^ 
les intermédiaires trois, les antérieure^ deux. 

Les autres sangliers ont des dents plus nombreu- 
ses, et dont chacune est moins grande. Elles pré- 
sentent des pointes mousses et sillonnées ou suMiyi* 
sées; une dans les deux premières, deux dans les 
deux suivantes, quatre dans les cinq[ et sixième , et 
sept dans la dernière. Dans l'âge avancé ces pointes 
s'usent , et présentent des figures correspondcuites ^ 
jni ont quelque rapport avec celles de ITiippopo- 
tame; mais elles sont toujours plus mammelonnées 
que ces dernières. 

Dans les tapirs communs et fossiles , les molaires 
ont deux collines transverses rectilignes , et dente- 
lées lorsqu'elles ne sont point encoire usées; la der- 
nière a trois de ces collii^s. 

Les dents du laînantin ont la même conformation. 

Dans le rhinocéros^ lé daman^ et V animal fossile 
de Montmartre , les molaired inférieures sont for- 
mées de deux croissans, placés à la file, et un peu 
obliquement. La postérieure a trois croissans, Fan- 
térieure un seul. 

Les molaires supérieures sont carrées , ont' une 
ligne saillante parallèle au côté externe, et deux 

L4 



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i6$ XVIF Leçon. Des âenis. 

îititres transversales , allant un peu obliquement. La 

seconde ^ ces lignes transversales ddnne dans le 

rbinooéros un grand crochet qui va. en ayant, Dana 

le daman elles en ont chacune un petit. - 

. La molaire postérieure d'en haut s'appro^e plus 

ou moins de la forme triangulaire. L'antérieure n'a 

gu'une ligne transverse. 

Dans les solipèdes la saillie de la couronne re- 
présente dans le germe une ligne serpentante ^ dont 
les concavités ont l'entrée plus étroite que le fc«id , 
et sont alternatives. Leurs dents sont plus oblongues 
dans la jeunesse lorsqu'il y en a moins; ttrecl'âge 
éllçs se rapprochent de la ligure carrée. 
. Dans tous les rwninans, sans exception , même 
^ans les chameaux, les molaires intermédiaires sont 
formées de deux doubles croissans parallèles. Dans 
celles d'en bas la convexité est tournée en dehors; 
dans celles d'en haut, en dedans» 

Les postélrieurès d'en bas ont trois doubles crois- 
sans; celles d'en haut ressemblent aux autres. 

Les- deux antérieures d'en bas n'ont que deux 
croissans simples, plaqës à la file, et non parallèle- 
ment. Dans les deux ^intérieures d'en haut il 7 ^ 
deux croissans simples placés parallèlement. 
. Les molaires supérieures sont plus larges que 
oelles d'en bas , et le plan de rencontre des unes et 
des autres est obliquement descendant de dedans en 
dehors. 

Nous avons tu que les phoques , animaux arophi* 
l?ies , n'ont que des molaires coniques : ceux des c^ 



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Art. m. Dents des reptiles. 169 

iacés, qui ont des denf^r^ les ont toutes^ sans excep- 
tîoiï, de eette former là pointe en est seulement plus 
ou moins aiguë , et le corps plus ou moins renflé. 

Le diigêng a des molaires en cône tronqué, marqué 
de chaque coté d'un sillon longitudinal et profond. 

A R T I C L E I I I. 

Examen particulier des dents des reptiles. 

Les oiseaux et les reptiles chéloniens n'ayant 
point de dents proprepaent dites , nous renvoyons 
à h fin de eette leçon ce que nous ayons â dire 
de la substance qui arme leurs mâchoires, et nous 
l^aascms immédiatement aux trois derniers ordres 

deteptiles. 

Le» reptiles sauriens , ophidiens et^ batraciens 
sont à-peu-près dans le cas des cétacés j ils ne 
ffiach»t guère leur proie , et leurs dents ne servent 
^a^à la xetenir et non à la diviser; aussi ont-elles 
beaucoup moins d'influence sur leur économie que 
cdles des quadrupèdes vivipares; elles s'accordent 
cependairf assez avec les genres et sous-genres 
naturels. 

Ces dents sont presque toujours semblables dans 
lei diflTércntes parties dé la mâchoire , et ne peuvent 
être divisées en diverses sortes, quant à la confi- 
guration, que dans un petit nombre d'espèces. 

Elles sotit tantôt attachées aux deux mâchoires 
seulement , comme dans les mamnùfères ; c'est le 
cas des sauriens {\xù se ulgonre^ excepté, celui, 



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170 XVII* Leçon, Des dents. 

des iguanes, qui a aussi àes dents palatines); et 
tantôt il y en a aussi au palais 5 ce qui arrive dans 
presque tous les serpcns , les an^phisbènes seuls 
en étant privés* • 

Leur nombre est moins impottant^à observer; 
d'une part, parce qu'il est considérable et peu dé- 
terminé ; de l'autre , parce qu'elles tombent sans 
régularité , ni par rapport à la situation , ni par 
rapport au temps, 

1**. Denis deJs sauriens. 

Les crocodiles n'ont que des dents coniques , 
creuses , 1^ plus souvent un peu * crochues , et 
ayant des lignes longitudinales saillantes. 

Le caïman y ou crocodile à tête mousse d'Amé- 
rique , en a dîx-neuf en haut et dix-neuf en bas 
de chaque côté. Il y en a cinq înter-maxillaires. 
La troisième , la quatrième et la cinquième ma^-. 
laires sont les plus longues. Les quatre dernières* 
sont mousses. En bas , la première et la quatrième 
saut les plus longues ; elles entrent dans des Irous 
de la mâchoire supérieure. La onzième vient après 
ces deuxJà pour la grosseur. Les quatre der-v 
nières sont mousses. 

Il y en a dix-neuf en haut et quinze en hâs 
seulement dans le crocodile du Nii; la première 
et la quatrième d'en bas sont aussi les plus longues ;. 
mais la quatrième se place dans une échancrure, 
et non pas dans un trou de la mâchoire d'en 
l^aut. 



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Art. m. Denis de H repiifes. 171 

Le gavial y ou crocodile du Gange , en a 
Tiogtsept en haut > dont cinq inter-maxillaires , 
tiogt-dnq en bas , tontes presque égales , excepté 
la quatrième d'en bas y qui se loge aussi dans une 
éc&ncrure de la mâchoire supérieure^ 

Dans le tupinambis du Nil on en trouve seise 
eA haut y dont cinq inter-maxillaires y treize en 
las; tontes coniques, légèrement . arquées en ar- 
riére ; les postérieures sont plus grosses , plus 
renflées et plus mousses. Un iupinapibis des Mo- 
hques ne nous en a montré que six en haut et 
iqften bas, toutes comprimées et pointues. 

Lis lézards ordinfiires , les iguanes y les agamee 

onldes dents tranchantes, et plus ou moins den- 

teléei sur lenr tranchant ; elles le sont toutes dans 
Vigm^ , où plusieurs ont six ou huit dentelures y 
etqoi en a vingt ou vingt et une de chaque coté. Le 
léiard ordinaire en a de vingt et une à vingt- deux ; 
mais les antérieures ne sont pas sensiblement den- 
telées , et les autres n'ont guère qu'une échan- 
crare. JJ'agame en a dix-neuf ou vingt , toutes a 
trois dentelures. 

Dans ces trois genres elles vont en augmentant 
de grandeur d'avant en arrière. 

Dans le stellion elles sont triangulaires , avec 
one petite dentelure en avant et en arrière j il 
y en a seize ou. dix-sept de telles de chaque 
côté , et deux canines grosses et coniques. Il y a 
de plus en haut deux petites iîiter-maxillaires co- 
»i(^ues ^ auxquelles rien ne répQud en bas. 



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173 XVIP Leçon, Des dents. 

lie dragon ressemble au stellion par lés dents ^ 
esLcepté que ses canines sont plus longues à ^rt>- 
portion que ses incisives : le nombre est le même. 

Dans le gecko , les dents sont toutes égales , 
serrées , simples , grêles et pointues , au tioriiBre 
de trente-cinq à trente-six de chaque côté. Le 
gecko d tête plaie en a soixante-dix ou soixante- 
quatorze de chaque côté. ' 

D^ns 1^ scinque on en compte vingt-deux de 
chaque côté , tant en Haut qu'en bas, toutes vo^ 
•niques , courtes , serrées et égales. ^ 

Dans le caméléon il y en 9- dix-*hmt en haut 
et dix-neuf en bas , de chaque côté , dont les an- 
térieures sont extrêmement fines , et les posté- 
rieures beaucoup plus grandes ^ et a trois pintes* 

«^. Dents des batraciens. 

Les batraciens ont tous des dents an paliâs; 
quant aux mâchoires , les salamandres en ont è 
toutes les deux, les grenouilles à la supérieure 
seulement ^ les crapauds ni à l'une ni à Pautre. 

Les dents palatines forment dans les crapauds 
elles grenouilles une ligne trans verse interrompue 
dans son milieu; Elles sont implantées dans les os 
palatins. Dans la salamandre elles sont sur deux 
longues lignes parallèles. 

Les dfents maxillaires sont grêles , pointues, 
fines et feerré^s ; la grenouille en a environ qua- 
rante- en haut de* chaque coté , dont teût iater- 



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AttT. IIï. Denis des reptiles. 178 

QpôU^res ; la salamandre soixanto , tant en haut . 
, f(^f. h^8 f et trexile de chaque côté au palais. 

l^jk^DenU d0$ ophidiens. ; 

; lies serpens se divisent d'abord en deux fa- 
iffles l ceux qm peuvent écarter le^deux moitiés 
4l^ fat mâchoire supérieure; ils n'ont jamais' d'in- 
ému j mais ils ont des maxillaires ^ des palatines 
et ies mandibulaires : et oenx qui ne peuvent 
lÉiéeart^ ces: deux moitié , et qui ^ ayant tout 
]ft|OBrtoar de la mâchoire supérieure garni de 
«^ ont par conséquent aussi des espèces d'in*- 

CkUe seconde famille se réduit aux orvets et 
wx amphisbèn^. Les orvets-, outre les dents co- 
nifoes nn peu crochues , égales , qu'ils ont aux 
deox mâchoires ( dix- huit ou vingt en haut , et 
fritee ou seize en bas , et chaque côté ) /'en ont 
w Ja moitié postérieure' de chaque arcade pa- 
'bâ^^'^de très- petites et tràs-courtes ^ rangées sur 

I/aulre famille se subdivise elle-même en deux 
k^us, les venimeux et les non- venimeux ; dans 
l^luc^ci il y a des dents coniques , crochues ^ 
très - pointues , dirigées en arrière ^ tout le long 
de diaque arcade maxillaire palatine et mandi» 
bakire} il y en a par conséquent quatre rangées 
à la mâchoire supérieure, et deux à l'inférieure j 
toutes les quatre à-pou-prè^ longitudl^iales^. 



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17* XVir Leçon. Des dents. , 

Mais dans les yenimeux il n'y a à la 
maxillaire que les dénis creuses , attadiées â so^ 
extrémité antérieure seulement , et par conséquen 
il n'y a dans la plus grande partie de la bouchi 
que les deux rangées palatines et les deux de 1 
mâchoife inférieure. 

On sait que les dents yeilimeuses se disdogueii 
des autres par le canal qui les traverse, et q^ 
donne issue à une liqueur dont tious décriron 
ailleurs l'orgiane séoréuûre. 

Voici une table des nombres de chaque c6t& 





NOMS. 


Incisives. 


Maxillaires. 


Palatines.. 


_ 




Boa devin. 
{.Boa constrictor.) 


9 


i8 


4 






Couleuvre molure. 
( Col, molurus, ) 


O 


i3 


H 


1 




Couleuvre nasiqué. 





i6 
dont les anté- 
rieures plus 
grandes* 


«5 

égales, 
très-petites 


Jontl 
rieutt 


) 


Couleuvre ordinaire. 
( Col, nairix. ) 





i8 
les postérieu- 
res plus 
grandes. 


98 

















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Art. m. Dents des reptiles. 



175 











1 II III 1 


» M S. 


lacisives. 


Maxiitairea. 


Palatines. 


Mandibulaires. 


btt à sonnettes. 
fÊiM korridus. ) 





1 

et plusieurs 

germes non 

Bxés. 


»4 


5 ou 6 


p|K|%n>te, 

( — - t_ 





Id. 


a5 
et une 

rangée pa- 
rallèle de 
petites. 


u à 14 







Id. 


Id. 




ri. 




1 ' • • 


• 






3 

de chaque 

<;ôté,etune 

impaire. 


6 


- 
« 


8 



ARTICLE IV, 

Examen particulier des dents des poissons» 

k Lk» AGRtB des poissons peuvent être divisées pnx 
des caractères pris de leurs formes, et par d'autres 
pris de leurs positions. Leur nombre est en même 
temps trop, considérable y et trop variable y pour 

, %u^D puisse «n éouixev d^iS ti^bles. 



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176 XVIP Leçon. Des ûentè. 

I. De la forme des dents. 

Ces formes, qiioiq»eT«Tiées presqu'à l'infini , se 
réduisent cependant à quatre principaieà. 
. Les dents en crochet^ c'est-à-dire coniques, ai- 
guës y et plus ou moins courbées en arrière. Ce sont 
celles qui forment le plus grand nombre; presque 
tous les poissons en ont de telles, au moins dus» 
quelques-UQes c[es parties de leur bouche. 

Les dents en côney qui sont beaucoup moins ai- 
guëis que les précédentes , et dont la pointe est à- 
peu-près mousse. Telles spnt les deqts anlérieares de 
l'anarrhique. 

Les dents à couronne plaie y tantAt absolument 
comme œlles du pharynx de la carpe y ou tantôt 
simplement arrondie , comme les postérieures du 
spore dorade y et de beaucoup d'autres spores. 

Enfin les dents tranchantes y ou en forme de 
coin. Leur tranchant est tantôt simple, comme dans 
les dents maxillaires de la plie , tantôt dentelé , 
comme dans celles des tkeuties. 

Le plus grand nombre de^ poissons n'a que des 
dents en crochets^ tels sont les murènes ^ les i^ipes, 
les uranoscopesy les gades , \e9 perce --pierres y les 
cottes y le^ Mscassesy presque tous les triglesj les 
Bucets , quelques phuronéctes , les Écom^resy les 
perches y les zéesy les harengSy les saumoné'^ les 
htocheîéy plusieurs silures y etc. 
* Il y cri a qui ont des dents en crochets, réunies & 
des dents d'une ou de plusieurs imtres espèces j 

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Art. IV. Dents des poissons» 177 

Par exemple , 

Des dents en crochet en arrière, et des tranchantes 
en avanf^ les theuthiesy les ostracions y les balistes. 

"Des dents en crochet en arrière, des plates au 
milieu, des coniques en ayant; les anarrhiques , 
^elques spores. 

Les mêmes combinaisons, excepté que les dents 
àià devant sont tranchantes^ le sparus sargOy et 
qoelques-autres. 

Quelques poissons n'«nt point de dents en crochet , 

itaais seulement des plates^ et des incisives,' telle 

'eil la plie { pleur onectes platessa ). Elle a des in- 

mves aux deux mâchoires , des plates au pha^ 

1^ , et point ailleurs. 

. . D'autres en ont de . plates seulement ; telle est 
Il carpe (cyprinus carpio) , qui n'en a qu'au 
pharynx. "Le barbeau (cyprinus barbus) , et la 
brème {cyprinus brama) y ont au même endroit des 
dents tranchantes seulement. . 

n. De la position des dents\ 

Par rapport à la position , les dent? des poisson* 
peuvent être implantées j ou dans les os inter-rna^ 
sillaires y ou dans ]a mâchoire inférieure , bu os 
mandibulaire ( ces deux sortes de dents se répon- 
dent d'ordinaire comme celles deno;^ deux mâchoir 
tes) : ou dans les os qui représentent les arcades pa- 
latines des oiseaux*; nous les nômmcws pùlatlfiies : 
ou dans l'os qui descend perjpendiculalrement du 
erâne pour Xqppie^r 1? partie pioyenne du^paU^isj 



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178 XVIF Leçon. Des dents. 

nous les nommons pomériennesi ou sur Tos qui scm- 
tient la langue; ce sont les //7?^i/a/^^: ou surles osse- 
lets qui supportent les branchies j ce sont les bran^ 
chiales : ou enfin sur des ps placés en arrière des 
branchies, à Torigine de l'œsophage, et que nou» 
nommons pharyngiens; ce sont les dents phary ri' 
giennes. 

Il y a des poissons qui ont des dents dans tous les 
endroits de la bouche où il peut y en avoir ; tels 
sont le saumon , le brochet. 

D^autres en manquent à la langue seulement; tels 
sont la vwey la percha. 

D'autres aux branchies et à la langue seulement; 
Yuranoscope. 

Il y en a qui ne manquent que des dents palatines 
et linguale^ j les gades , les trigles , ,( excepté le i^o- 
Ittans), les anguilles ^ le turbot , la sole , Xb^ dorée. 

Dans quelques-uns îl manque trois sortes de dentsf 
les palatines , les linguales et les romérîennes , 
comme dans les lutjans. 

Le malarmat ( trigla cataphrada) n'en a qu'au 
pharynx et aux branchies; les carpes^ rien qu'au 
pharynx. 

Les raies et les squales n^en ont qu'aux mâ- 
choires. 

Xm esturgeon n'en a nulle part. 

m. ïlapports de ces formée et de cespositionê 
at^ec Tordre naturel. 

" Ces formes et ces positions des dents poorroient 

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Art. rV. Dents des^poissahs. 179 

sefrir.âe base à des dlvieiom méthodUqnes de pcïb« 
semai majsm Fan ni l'afdre de ce» caractères ne donf 
neroit dea familles naturelles : on en a, deux soiiea 
depreuTes} dqs poissons trèsr-seiDblabiesQnt des dents 
fort différentes, et des poisons! très-difiSàrens ont 
des dents fort semblables; c'est ce qu'on verra danse 
la f eyue que nous idlons &ire des * principaux 
getires de^poissons , et dans la descriptionisOBimairo 

ifate nous allons doimer de leurs dents 

Nous les parcourrons simplement dans IWdre 
reçu jus^^id par les naturalistes , quoique nous 
ae le regardions pas comme le pins naturel 1 ainsi 
^2K»is l'avons dé;a dit, et que cette deseripticm 
4t leurs dents va encore le confirmer* 

À. Chondropiérygiens* 

Les rmiea en général ont leurs deux mâdîoires 
garnies de dents disposées comme des pavés j-quel- 
quefôis chicane d'elles va son milieu relevé d'une 
épine, comme dans la ierpille; d'autrefois toutes 
sont plates ^ le plus souvent toutes ces dents sont 
petites et à-peu-près égales ; d'autres fois celles du 
milieu sont plus- grandes, et en fe^me de bandes 
Iransverses , les latérales seules sont en carreaux ; 
c'est le cas de laj r^ie aigle^ et sans doute encore 
de plusieurs raies étitangères. Ces dernières espèces 
ont aussi leur palivé dentaire prolongé ;usqu'assea 
avant sur le palais. 

Les «çrua/e5,cea général, ont plusieurs rangées 
de dents tranohààttiS; dont une seule sert, et les 

Ma 



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îèù XYir la^K. Bis denté. ^ 

aubres' sont recourfoée8 «n dedans ile la bbudbei Le 
nombre des rangées reoonr bées est Tairiable dans la 
ntéme espéice* . '. 

i ' Lé requin {sguabis carcharias) a ses dents en 
triangle isocèle , un peu plus longues^que larges^ et 
finement crénelées au b(H*d. 

L»e marteau (squalas s^gena) les a.presqu^iéo- 
cèles en bas , oblii}ûes. en haut, snr-^toqt Vers'lei 
côtés, plus longue que larges, et très^finementcré* 
HeléesJ 'K' î ■ . - ','■.- 

^ Le milandre ( squalus galeûs ) les a^ pins laitgef 
que. longues, et \a, pointe inclinée sur le c^é, de 
manière a iai^er une large édiancruresbus elle au 
bord externe xle la dent^ jLescrénelures sont un peu 
moins fines et moins égales qu'au requip. 

Le squatua musieluê fcéà obliques comme lé mi* 
lendrê, mais presque sans ci:énelares au bord.In* 

terne.; -'--n^^' ■ •■* > ■ -*■ ■ --' ' ^ 

• he.perhmÇsqUâhiSiCiwrejib) lésa Jt:kjnâcitotre 
•upérieure.beaucoup plus Jar^s que longues, a six 
fortes deiltelares au côté externe , et , autant de très- 
petites à>Finteme, toutes dkîgées en deliors. Vers 
l'aïigleide'la bouche sont de petites dents simples et 
trainoh^At^s. à Ifi mâchoire iïVférietire: Les dental 
devant sont en aim^ pointe aiguë, avec. une dent 
de.ùhaquecôté à la racine 5 le&laCérales ont des den- 
tiftlur^ comme en hfuit» et J-on l'etroave aux ongi^ 
. les petites dénis simples. .î 

> Une autre espèce de squale , dont les mâcbotfes 
Mal pointues ,. a en avajrt de petites d^otsrwdei. 



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Art» IV. J^ffniê ii$s\p€é9fqftê. %$% 

r^yéeti ^u nvi^eu d^açe petite; p^Jaote ^ pt «?i arrière 
des rangées transirersalçs.^e grandes dcn^ «a P^^y^t 
pboées &Ja spite les-pnjB» (J^esautMn, ptiepiçéfiefltant 
imer espèce de deim-<5pqiiille spîpale* j , , 

en longue pointe, fivec}iuai« 8^1e,dento#r^ d^ cImu 
que côté de la base. 

h^ nez ( squafus^ naêus ) kai a de même ^orme , 
mak en biçn moindre nombre. . , . , . 

Vange ( sgualm squatina ) n'a qo'uife «implff 
pœnte, à liase élargie, sans dentelure. . . .; . 

lies squalus maximm eX glaucu» ont les df(i|s à 
tnmdiant absolu^ej^ simple ^ et sans depjt^Ii^e«, > 

B. Sranchiostègea. 

Les batistes ont à chaqne mâchojbrê huit depts 
en coins ^ larges , plates , à tranchant oblique j et 
au pharynx , des dents cbxiiques , grêles i' serrées , 
très-régulièrement placées sur deiix rangs , tant 
en haut qu'en bas. 

Les coffres (o5fr«c/p/?)', qui ont d'ailleurs peu 
de rapport avec les bàlïstes pour le squél«tte,^ por- 
tent aussi huit dents 4 chaque mâchoire ,' maïs com- 
primées pOT les côtés, . 

Npus avons déjà* isulnsariinie^t décrit lés mâ- 
dioires des diodons et dès iëtrodbns.' 

Dans la cAzm^r^ la inâçrioire înférîënré pré- 
lenté , à' nu deux pièces saiflantes , tranchantes ^ 
striées j la supérieure en a deux autres presque 

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i8a 'XVIFIiKçoH. JDe« dents. 

carrées qtii répondit au± pi^emièrea , et la pabos 
offre deux plaque» osseuses triangulaires. ' 

ïlà esturgeon n'a , comme nous ï^avons dît, 6^ 
dents nulle part ; mais le polyodùn a lés deux 
hiâchoires et deux bandes làtéiràles ait palais hé- 
rissées de très -petites dents, comme belles d'une 
râpe, 

' Dans -le tycîoptère lump , les mâchoires ont 
une ou deux rangées dé petite^ df nts pointues ; 
de pareilles hérissent le pharynl , il n'y en a point 
ailleurs. 

La bauctroye (tâpRiùs piscatorius) a deux ran- 
gées à chaque mâchmre, une petite de chaque 
coté du palais , et les quatre plaques du pharynx 
garnies de dents crochues srssez fortes. 

^ C jipodes: " ' ' 

Dans le loup marin {anarrhichas lupus) , les 
[dents maxillaires et celles des mandibulaires qui 
leur répondent, sont grosses et coniques j les man- 
^dibulaires latérales et les yomériennes forment de 
jpos tubercules hémisphériques } la rangée inteirne^ 
de chaque arcade palatine est semblat>le aux se- 
condes et rexterne aux premières. Le pharynx esX 
hérissé de petites denfs coniques* 

U anguille et la, congre (murœna anguilla et 
conger) ont les deux mâchoires et le vomer hérîsr 
ses de petites dents droites, fortes, mousses, serrées. 
Le congre n'a presque qu'une rangée aux mâchoires. 

La murène ( mur. helena ) n'a que des dents 



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Art. IV. Dents des poissons. i83 

comprimées, tramiiantes et très • pointues ; une 
pn^ée à chaque mâchoire , une impaire au vomer, 
iJont la première denl, fort éloignée des autres ^ 
Kt aussi beaucoup plus grande. Les plaques da 
iharynx sont linéaiies et garnies de deux rangée» 
uiâcune^ 

D. Jugulaires^ 

^. Leè gades ont des denb en crochet, nombreuses 
Mtt fortes par-tout y excepté à la langue et aux ar- 
nAdes palatines* Leur vomer n'en a qu'une bande 
Iransverse ei^ ayant. La molue ( gadus molua ) 
I te distingue des autres parce qu'elle en a une 
•Mgèe de coniques et très- fortes à la mâchoire 
Idsrieure , et une ail vomer. Celles du merlus 
Igadus mertuccius ) sont plus droites et terminées 
^une pointe applatie plus blanche et plus opaque 
que le reste. 

Le blenmus superciliosus porte à chaque mâ- 
choire une rangée bien régulière de dents longues , 
«troiles et serrées. Le blennius ocellaris a de phis 
«ne forte dent en-crochet à chaque mâchoire , en 
arrière de toutes les autres j quatre en tout. 

La vive ( trachinus draco ) n'en manque qu^à 
la langue. Elles sont toutes petites et serrées pres- 
que comme du velours! Chaque os palatin en porte 
deux bandes longitudinales, et le vomer une trans- 
ïerse en avant. 

, Le rapeçàn ( uranoscopus scàber ) n'a que 
douze ou quatorze dents en crochet à la mâchoire 

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i84 XVIP LeÇon. Des dents. 

inférieure} la supérieure en est hérissée de petites , 
ainsi que le pharynx ; et deux petites plaques 
latérales en avant du vom^r. 

Le dragonneau {callionymus dracunculus) a . 
les deux mâchoires et le pharynx hérissés de pe- 
tites dents en soie* 

E. Thorachiques» 

Le trigle votant a des dents maxillaires et man- 
dibulajres en forme de petits tubercules mousses , 
et poiut d'autres. 

Le trigle cuirassé ou malarmat a des dents 
branchiales , et les vomériennes fines et serrées 
comme du velours, et rien en avant. 

Les trigles ordinaires en ont de telles , rmais 
un pea plus fortes, non seulement à ces endroits, 
niais aux deux ^mâchoires , et une petite plfique 
vooiérienne.çn avant. 

^N le cottus scorpiuê on voit les deux mâ- 
:ne bande transverse en avant du vomer, 
* U'i: . job des branchies, et le pharynx hé- 
ribâïs d(; i^elitt'S dents pointues. 

Le cottusjàuidiator et le cottus grunniens ont 
dfi pli. s une jangce aux arcades palatines et au 
Tcnier, qui ne fkit qu'une ^ule courbe avec celle 
du devant du vomerj leurs dents sont moins nom- 
breuses et plus fortes. 

La rascasse (scorpœna perçus) a la bande du 
vomer et celles des arcades toutes hérissées, comme 
le rcite, de très^petiles dents. 



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Art. rV. Dents des poissons. iSiT 

Dam les echeneis , le Tomer entier forme une 
longue et large plaque toute hérissée de petites' 
dents serrées, rases comme du velours; la limgue 
eèt de même. Le bord antérieur du vomer, les 
deux mâchoires et le pharynx sont hérissés de 
dents en crochet* 

Le zeûs vomer n'a qu'à la mâchoire inférieure 
une rangée de dents à peine sensibles au tact. Le 
zeus faber porte à toutes deux des dents en cro-i 
chet, petites et ^eu nombreuses. 

Les. plies ( pleuronecies platessa , flesus , 
hippoglossus ) ont aux deux mâchoires des incisives 
en coins , trcs^régulièrement placée;^ sur un rang^ 
d au pharynx des tubercules plats y amoucelés 
wmme des pavés. Les dentelures de leurs bran^ 
àûes n'ont point de dentb , non plus que la langue 
et le palais. 

Les soles (pleuronecies solea, lineatus^ etc.) 
oQt aux mâchoires et au pharynx des dents en 
soie, comme veloutées. 

Le turbot {pleuronecies maximus ) a de pe- 
tites dents en crochet nombreuses , aux mâchoires , 
au pharinx, sur les dentelures de ses branchies , 
et un très-petil groupe en avant du palais, 

Les chœtodons ont aux deux mâchoires des dentà 
en soies longues et serrées comme les soies d'une 



Dans les theuihis ou acanihures , il n'y en à 
qu^me rangée de tranchantes à tranchant dentelé. 
Les uns et les autres ont celles du pharynx en 

crochet. - 



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i86 XVir Leçon. Des âeni&^ 

Les labres ont des dents; pharyngiennes bien re»- 
Daarquables; U y a en haut deux os et en bas un 
fîeul , formant des plaques qui broyent ^ï qui sont 
garnies de dents hémisphériques , larges^ absolu* 
ment disposées comme des pavés , beaucoiip mieux 
formées et plus régulièrement J)lacées que celles de 
la plie : les antérieures varient» Dans qrelques-un» 
elles sont en coin^ à peu près égales et sur une seule 
rangée ; dans d'autres en crochet ou sur deux 
rangs ; quelquefois celles de devant sont plus 
longues que les autres, comme dans la girelt& 
( lahrus julis ) , qui a les maxillaires latérales 
mousses et sur deux rangs y et dans le labrus^ 
virens qui les a pointues sur un seul. 

Ils n'en ont point dans Kntérieur de la bouche» 

Le lahrus niloticus paroît très- différent ies 
autres. Il a aux mâchoires plusieurs rangées de 
dents longues , étroites , à pointes fourchues ou 
tridentées , et son pharynx est hérissé de dents^ 
droites , très-élevées , minces et pointue^ 

Plusieurs /^/^*a/2^ ont une grande ressemblance 
avec les lahres. 

Les spares ont les dents latérales de leurs deux 
mâchoires , celles qui , par leur position , répon- 
dent à nos molaires , en forme de pavés et ran- 
gées sur deux où plusieurs rangs , selon les espèces» 
Dans . quelques - unes d'elles , où deux de ce» 
dents se distinguent des autres par leur grandeur 
et quelquefois par leur forme plus ovale et plus 
flate ^ les. dents de devant' de ces deux mémeS) 



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Abt* IV. Dents des poissons. 187 

nachtires Tarient beaucoup pour la forme. Par 
exemple 9 la dorade en a six en haut et aix en 
bas en forme de cône. Les sparus erithrmus , 
ançhorago, etc. , ont ces mêmes dents plus lon- 
guet et plue pointues. Le spinifer a^en a en bas 
que quatre. Le sargo en a huit en haut et six 
«1 ba^ en forme de coins j tranchantes et presque 
pareilles aux îneisiyes de lliomme. Le pagre a un 
rang de dou^e à quinze dents en crochet ^ et der^ 
rière elles une multitude de petites formant Te- 
kurs ; les dents en payés ^ sont plus petites 
tt plus égales que dans les précédens. Quel* 
fuea sptBres manquent cependant de ces dentren 
fiTés. La saupe n^en a qu'une rangée de ying^ à 
liagt-deuac toutes en coins ; celles d'en haut à tran« 
cbant édumcré , celles >d'en bas pointues. Une les* 
pèce yoisine a &qs dents du milieu seulement échan* 
crées , mais, aux deux mâchoires; et ]es latérales 
petites, et pointues. Le sparus dentex a à chaque 
mâchoire une rangée de petites dents en cône ^ 
les quatre antérieures d'en haut et les six d'en bas 
beaucoup plus longues que les autres ; derrière 
cette rangée, il j en « formant yelours* 

Les peluches ordinaires ( perça flupiatilis , /a- 
hrax^ punciaiq, niiotica > etc. ) , ont de petites 
dents en croehet , formant râpe ou yplours , aux 
deux mâchoirM^ a i^ne plaque en ayant du y orner ^ 
i une de chaque eoté du palais, à quelques-ux^es 
de la langue et au ji^ryixxs 

Lès holocuUres sont comme les perchcis. 



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l88 . XVirLBÇON. 2J^^ J^/2//.: 

Le maquereau (scombfr êhotnbruê) m%fVio0 
«impie rangée de petites en crochet a chaque mâ- 
choire , une de plus petites encore de chaque cèté 
du palais/ quelques-unes d'éparses sur la Iat)ga# 
et le vomer , et le pharynx garni do très-longuet 
soies formant velours^ , , 

^Le saurel { scombérdrachurus) n?en a que dto- 
presqu 'imperceptibles aux deux màchoireB^de ym 
loutées au pharynx et point ailleurs. 

'Le scombêr samunen a une rangée de coni- 
ques à chaque mâchoire^ une petite plaque.de 
velours sur la langue , une a dioque arcade • ppisa* 
tine^ et le pharynx en ^ de to'herculeusea oueil 
■ pavé.. ' • : - ; -■ ..- •-; ^ ' =•* - : 
Les gobies ont les deux mâchoites-et le ph»^ 
rynx hérissés de plusieurs rangs de dents minces 
et, pointues, ^ .. :> ;: .\, ' f 

Les cépoles nfen ont aux mâchoire» qa^mne sente 
rapgée, et. celles dfen bas ^ sont. sM^Rèrement 
étalées. ' . * f > — r :n;i •>'. 

F. Abdojninaux. 

Les Silures ar^uilla^i^^ bagré^ fjp^siuêi^ ba^ 
fad<, doèrnaCy etc*> ont les detox mâèhoircs et le 
pharynx garnisr de pçetites dents en^^ieipetil y eii * 
Jia>patai^ une plaque en ar« de ceréle parallèle ^^ 
coi^-'tiguëàrarc4ielamâdioàresupécktire«^ . ' 

: > I^ns Velectriçus ces^ideùx bwides^se confondent 
et représentent un large cnnssant. - ' ' . ^ 

Le silurus clarias en a iJapjâdwMre' inférieure' 



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Art, F\r, Denis deè poUsons. 189 

d£trè8^singuUères,compiinii^s^très-longùea,reGQiu> 
bées en 00 italique renversée , et terminées en pointe; 
le milieu seul en &s\ garni. En haut leur répondent 
des dents grêles, droites et pointues. Le pharynx eu 
a en crochet. 

hegaleatus a dés dents droites et un peu mousses 
fux deux mâchoires et au pharynx ; son palais 
offre deux larges plaques de dents en tubercules^ 
ime à droite y l'autre à gauche. 

JJaspredo a des dents en soie au milieu de Ia.mâ« 
.<^ioire inférieure, et deiqc petites plaques à la supé- 
rieure. Le pharynx en est aussi g&rni , mais nonié 

Le loricaria^ caiaphracia porte, à la mâchoire 
iB|érieure une pelite plaque carrée de longues 
dmts en soie, asdez fortes, et deux à Finférieure. 
Au pharynx sont deux larges plaques triangulaires 
«^edepta serrées , les antérieures en soies, les posté* 
rieures grossissant tellement qu'elles représenteUt 
ï!P vrai pavé. 

Le pharynx de Yanableps est assesç sembl^le à 
celui de la loricaire ; les dents y sont seulement un peu 
plus petite^» Les deux mâchoires sont gcHnies de soies^ 

Le genre sal/no , tel qu'il est établi par Linnseus , 
^présente des différences ; énormes dan^ les dents , 
des différences telles que parra^ les mammifères 
elles suffiroient pour établir des ordres. 

J^ saumon ordinaire et les truites ont des 
.dantfi en crochet, aux deux mâchoires, sur la lan* 
^e , sLtt^ aroades palatines ^ au vomer , au pharynjr^ 



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îgo XVII* Leçon. Des dents^ 

et même dans tin endroU où les poissons n'en ont 
presque jamais, c'est-à-dire aux os' qui représen- 
tent les arcades zygomatiques , et qui dans les pois- 
sons forment ce qu'on nomme les mystaces ^ ou la 
lèvre extensible. 

Le salmo dentex a à chaque mâchoire dix ou 
douze longues et grosses dents en crocnct j son pha- 
rynx est velouté^et voilà tout. 

Dans le salmo nefasch les deux mâchoires sont 
garnies de dents , presqu^aussi fines et aussi serrées 
que dans les choetodons, mais se terminant en foor- 
die. Ensuite 1© pharynx est velouté. 

Le salmo niloticus a aux deux mâchoires des 
dents grosses , tronquées , à couronne armée de 
deux ou trois tubercules coniques', comme les mo- 
laires de certains quadrupèdes* 

Le serrasalme (Lacép. ) a aux deux mâchoires 
des dents en coin tranchantes, a trois ou cinq den- 
telures au tranchant , dont celle du milieu est 
plus saillante. Chaque mâchoire porte dix pu dou20 
de ces dents. 

Dans le salmo rhomboïde (Lin. ) les deux 
inâchoire ssont garnies de très-petites dents en soies 
courtes et flexibles* 

Aucun de ces cinq n'a de dents dans l'intérieur de 
la bouche , comme les saunions ordinaires. 

Les cyprinus , quoiqu'aussi nombreux que les 

salmo , ie ressemblent davantage. Aucun d'eux n a 

de dents excepté au pharynx. L'os supérieur du phâ- 

"iTTix présente une plaque unique , et les deux înft- 



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Art. ly. Dents des poissons. igi 

]ieurs sont armés chacun dW certain nombre de 
très-giosses dents, qui frottent en partie contre celle 
de l'os analogue , en partie contre Tos supérieur. 

La carpe en a quatre et quelquefois ciAq ; les 
trois ou quatre postérieures et supérieures sont à 
couronne plate , et sillonnées en travers ; Tante* 
rieure et inférieure est ronde , avec une petite pointe 
au milieu. ^ 

La petite dorade de la Chine {cyprinus auxtus) 
en a quatre , comprimées et tranchantes. 

Le cyprinus bipunctatus en a cinq pareilles. 

La brème {cyprinus brama) tn a cinq, égale- 
i&ent comprimées , et dont le tranchant s'use obli* 
^iiement contre l'os supérieur. 

La tanche ( cyprinus tiuca ) ne diffère de la 
brème que parce que ses dents ^ont plus grosses , 
et que la première est ronde et mousse. 

La rosse ( cyprinus rutilas ) les a comme la 
tanche , et encore plus grosses à proportion. 

Le barbeau en a neuf^ placées sur trois rangs , 
quatre en bas , trois au milieu j deux au-dessus , 
en forme de massues , terminées par une pointe 
un peu crochue. 

Tjà meunier ( cyprinus dobula ) en a sept sur 
deux rangs; deux en haut /cinq en bas, toutes 
pointues et un peu crochues. ^ 

Le nez ( cyprinusnasus ) en a uiie vingtaine, 
tcmtes comprimées , et qui vont en diminuant vers 
le haut ; les inférieures seules sont un peu grosses. 

Et la carpe du Nil ( cyprinus niloticus ) en a 



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igj XVÏÏ* Leçon. Des dents, 

onze , placées sur trois rangs en un groupe a! 
rondi , toutes comprimées , et à pointe tromid 
par. le frottement contre la plaque supérieure. 
. . Le» genre des harengs n'a que de très - petitt 
dents en crochet sur le devant des deux mâchoirei 
le hareng ordinaire en a de plus un grand grouj 
au Tomer et un sur la langue. Ils sont presd| 
insensibles dans Vdlôse. 

Les mormyres ont à chaque mâchoire une sinfl 
rangée de petites dents plates et échancrées. 

Les brochets spnt .au ,riombre des poissoi» çsf 
ont le plus de dents. L'espèce ordinaire ffl 
lucius) en a de très-grandes en crochet; sali 
gue , ses deux os palatins en sont hérissée otew 
multitude dont les palatines sont plus grandes; » 
■vomer est tuberculeux comme une râpe. Uorplm 
( esox belone ) en a à chacune de ses longues rm 
çhpires une rangée de grandes en crochet , et o* 
multitude de petites ; mais point sur la langae, 
tX seulement une petite plaque vomérienne. 

A R T I C L E V. 

î)e la substance gui remplace les dents , àam 
les oiseaux et les tortues , et de queUp^ 
\ autres parties gid font l'office de dents. . 

. Cette substance est, dans les oiseaux , uQe com« 
fibreuse^ absolument semblable à celle qui hrm^ 
li5s ongles et les cornes proprement dites, c'est-a- 
dire , les cornes creuses j ^\le se moule sur ks 



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Art. y* Substances qui les remplacent x^ 

deux mandibules osseuses du bec. Ses divers de- 
grés de dureté et lés configurations qu'elle prend ^ 
influent autant sur la nature des oiseaux , que le' 
nombre et la figure des dents sur celle des qua- 
drupèdes. 

^ La dureté du bec est extrême dans les oiseaux 
qui déchirent leur proie , comme les aigles et les 
faucons, ou qui brisent des fruits durs, comme les 
perroquets , les gros- becs , ou enfin qui percent lei 
écorces , comme les pics. 

. ^e diminue par degrés dans ceux qui prennent 

des mnmitures moins solides , ou qui avaient leurs 

^ybao^iis sans les mâcher ; et elle se change en une 

èqple peau presque molle dans ceux qui ne se 

IMsrrissent que de choses tendres , et sur-tout daps 

çeip: qui ont besoin de sensibilité pour aller cher-- 

cber leur nourriture dans la vase y ou au fond 

dfts . eaux ^ comme les canards , les courlis , les 

bécasMç 9^:^c. , ' 

Div^s oiseaux, nètamment ceux de proie et 

quelques gallinacés , ont la b^se du bec couverte 

d'une peau molle , nonmiée cire, dont on ignore 

l'usage; {leut-rêtre supplée-t-elle à l'insensibilité 

du reste du bec. 

.; Le bec servant à la fois à Foiseau d'organe de 
^éhensipn et de manducation , influe sur la tota- 
Uté de ses habitudes; aussi doit on sur- tout avoir 
égard au beç dans la formation des genres des 

oiseaux. ■ ^ . : - ^ 

' Toutes choses égales d'ailleurs , un bec cpurt 

S N 



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194 XVÏI*- Leçon. Des dents. 

est plus fort qu\in bec long , un épais plus qu'un 

mince , un solide plus qu'un flexible ; maïs la forme 

générale fait varier à rinfini rapplîcatîon de la 

force. 

Un bec comprimé^ à bords tranchans, à pointe 
formant lin crochet aigu, caractérise les oiseaux 
qui vivent de proie , soît d^oiseaux et de petib 
quadrupèdes, comme les oiseaux dé prbîe propre- 
ment dits , soit de poisson , comme les frégalfes , 
les albatrosses, les pétfels, eîc. Les premiers bnt 
le' bec plus court , delà leur plus grande fotce 
proportionnelle. Une dent de chaque coté ajotte 
beaucoup à la force d'un tel bec. C^esf pouri^oî 
l6b faucons , cresserelles et hobereaux passent pbùr 
des oiseaux nobles et plus couragètik -que* les 
QÏséaùx de proie qui nVnt pas cette dent. Les 
pies-grîêcliès , qui en sont pourvues , ïie le cèdent 
guérès en courage- âu± oiseaux de prbîe ordinaires, 
nialgré leur petitesse et la foiblesse dé leurs ailes 
et de leurs pieds.' Lorsque le Ifec crochu s'amin- 
cit^ il s'approche du beô en couteau , pl'opre aux 
demi biseaux de proie , aux 'oiseaux Tâches et vo- 
races , corbeaux , corneilles , piçs , etc. te' milan, 
qui a un de ces becs crochus amintiis , s'approche 
plus des corbeaux par ses moeurs que des Trai^ 
oiseaux de proie. Le bec en couteau annonce 
des moeurs semblables dans les oiseaux d^eau ; les 
groëlands > mouettes , etc. en sont la preuve. 

Une autre espèce de bec fort et ti anchaiit , mais 
d^une forme albngée et sans crochet , sùxt k coaper 



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Art, V, Substances qui les remplacent 196 
«là briser^ et non à déchirer. Cest celle des oiseaux 
qui vont chercher dans les eaux des animaux de résis- 
tance comme reptiles y poissons y etc. H y a de cet 
becs abscdument droits , comme dans les hérons j les 
cigognes , les fous /il y en a de courbés Ter» 

^le bas y comme dans les tantales y ou rers le 

^ut y colline dans le jabiru. 

. Certains becs tranchans ont leurs côtés tellement 
lapprodiés qu'ils ressemblent à des lames de cou- 

.tmix, et ne peuvent servir qu'à saisir de petites 
dioses pour les avaler promptement ; tels ils sont 
inm les pingouins et autres alques, dans les ma^ 

\ tlfreux ( où. le bec a de plus la singularité d'être 
•jlisi haut que long), dans les becs en ciseaux y 

: é l'on remarque cette autre singularité que la 
Wadibule supérieure est plus courte que l'autre , 

- 4^ manière que l'oiseau ne peut saisir qu^en effleu- 
rant l'eau et en poussant les objets en avant de 
'ui« II y a enfin des becs tranchans qui sont ap*> 
pbiis horizontalement 3 ils servent à saisir des pois- 
sons , Ao& reptiles et d'autres objets de grande 
dimension. Le savacou a un tel bec , qui même 
^$t armé de dents à ses côtés. Quelques gobe^ 
^nouolies et quelques todiers approchent assez en 
prtt de cette forme. 

Parmi les becs non trani'^ans on doit remarquer 
^Vbord ceux qui sont applatis horizontalement. 
Wflqu'ils sont longs et forts comme dans le pélù 
^^^ ils servent a avaler une forte proie, mais 
^ peu de résistance y cotnme des poissons. Longs e£ 

N 2 



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igfi X VU** Leçon. Des dents. 

fbibles comme dansla spaUde^ où l'extrémité s'élar* 
gît et méritejce nom à l'oiseau j ils ne servent qu'à pal- 
per dans la vase ou dans l'eau, de très-petits obj^s. 

Les becs plus ou moins applatis des canards^ 
ceux plus coniques des oies et des cygnes, et celui 
du flamand-dont la mandibule inférieure estplôyée 
en longueur et la supérieure en travers, ont tous 
des lames transversales rangées le long de leur» 
bords , qui, lorsque roiseau a saisi quelque chose' 
dans l'eau,' laissent écouler l'eau superflue, t Aussi 
tous ces oiseaux sont'- ils aquatique/i. Dans to 
harles , genre d'ailleurs voisin des canards , m 
lames se thangetit en petites dents coniques , (^' 
servent très -bien à retenir les poissons dont iei. 
harles détruisent beaucoup. 
, D'une to,ute autre nature sont les becs longB, 
minces , foiUes et tendi:es par le bout, des oiseaux 
qui sondent la vase et les bords des eaux-dor- 
mantes. Les bécasses les ont droits , les courlis 
recourbés vers le bas , les avocettes et mielqoes 
barges vers le haut. Des oiseaux voisins, les pla- 
yers et les vanneaux , font un usage à* peu près 
pareil, mais dans la terre seulement , d'un bec 
droit , court , ferme et renflé par le bout. . 

Les becs àes toucans et des 4^aos sont.remar^ 
quables par^ leur excessive grandeur , qui égale 
quelquefois celle de l'oiseau. La substance osseuse 
de ces bec^ n'est qu'une cellulosité extrémemait 
légère, sans ^ quoi ils auroient détruit tout équilibra 
dans le vol. La corne qui les fevét est elle-m^^ 



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Akt. Y; Substances qui tes remplacent. 197 

si ibinee qu'elle se dentelé irrégolièreiiient sur 
nés bords par l'usage que l'oiseaù en fak. Les 
calaos^ ont encore , sur leur énorme bec, des proé- 
minences de même substance et de formes variées 
donl Tutilité est inconnue. Le plus remarquable & 
cet égard est le calao rhinocéros qui semble avoir 
deux énormes becs l'un sur l'autre.^ Les coi/ro m- 
cous , les touracos , les musophages , les barbus ^ 
les tamatiasj lés barbicans y tiennent une sorte de 
milieu entre le grand ,et, foible bec des toucans , 
et le bec renflé , dur et gros des perroquets ; celMÎ* 
ci est trés-robûste y et ila s'en servent pour grim^ 
per comme d^uD troisième pied. 
< D'autres grimpeurs ^ les pics^ ont un bec pris- 
matique ^ long j fort , et termine par une compres^ 
sion , qui leur sert à fendre et à percer les écorces 
des arbres. Celui des roartins-pécheurs est presque 
pareils , mais beaucoup plus long propôrtionneHe- 
ment à l'oiseau , il ne pourroit servir au même 
' usage : la langue, qui est fort importante pour 
détern)iiier l'emploi du bec, ^ est d'aMleurs toute 
diSfêrente . 

Le bec court , conique et yoûté des gallinacés 
ne leur sert qu^à avaler le grain, si rapidement 
que beaucoup de petits cailloux passent avec. 

Ces oiseaux , dans leur état libre , se noui'rissênt 
autant d'insectes que de^grains ; les peëts même ne 
mangent que des ^lseêtes, dans plusieurs espèèès, 
pendant les premiers jours de leur vie. 

Les petits oiseau^ , nommés en général passe^ 

N5 



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198 XVir Leçon. Des dents. : 

reauKy nous offrent toutes les nuances de la forme 
conique^ depuis le cône à base large des gros-becs j 
jusqu'au cône presqu'en forme de fil des oiseaux- 
mouches et des colibris 9 et chacune de tts formes 
a la même influence que dans les grands oiseaux» 
Les oiseaux à bec court et fort vivent de graines } 
ceux à bec long et mince , d'insecles. Si ce foible bec 
est court, plat et fendu très- avant, comme dans les 
hirondelles et Içs engoulevens ^ Poiseau engloutit 
en volant les mouches et les papillons ; sll est long 
et arqué et qu'il conserve quelque force , comme 
dans les hupes , il ira fouiller la terre et les fumiers 
pour y chercher des vers. La langue tubuleuse et 
alongeablç du colibri lui permettra de faire usage 
du sien po^r sUcer le miel dans le calice des fleurs. 

De tous les becs , le f>lus extraordinaire sans 
idoute est celui du bec-croisé^ o\x les pointes des 
deiux mandibules se dépassent et se croisent ; car 
cette disposition semble directement contraire à la 
destination naturelle de tout bec. Cependant Toî- 
aeau trouve encore moyen de remployer pour 
arracher les graines des cônes des sapins ^ aussi 
est-il réduit à cette nourriture. . 

L'enveloppe cornée qui revêt les mâchoires des 
tortues^ ne diffère point essentiellement de celle 
du becî des oiseaux j seulement elle est appliquée 
«ur un organe susceptible de beaucoup moins de 
mouvement : car la, mâchoire supérieure est tou- 
jours fixe dans ce genre. Celte substance y eçt 
encore sensiblement .fibreuse , et tantôt homogène 



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Art. V. Substances qui les remplacent. 19^ 
et comme fondue. Les bordb en sont tantôt à simple 
tranchant , tantôt à petites dentelures^ comme celles 
d'une scîe , tantôt découpés en grosses dents iné- 
gales : rextrémîté est tantôt entière et arrondie , 
«anlôt échancrée , tantôt aiguisée en pointe. Ces 
dîfierens caractères pourrment être utiles dans la 
distribution des genres des cbéloniens en petites 
familles. 

C'est ici le lieu de dire un mot âes fanons des 
baleines ; on nomme ainsi des lames de corne 
implantées dans leur palais, et descendant yer- 
tîcalement dans la bouche. Les os maxillaires et 
palatins forment à leur face inférieure deux plans 
inclinés qui donnent au palais l'air d'un toit ren- 
versé j les deux faces en sont concaves : c'est sur 
elles que les fanons s'attachent f ils sont tous pa^ 
Tallèles entre eux, et leur direction est transrerse 
à l'axe du corps. On en compte plusieurs centaines 
sur chaque face , et dans la grande baleine il y 
en a qui ont plus de dix pieds de haut. 

Ils sont fixés sur l'os par une substance plus 
charnue , qui se change par degrés dans la leur. 
Chaque fanon présente intérieurement une couche 
de fibres cornées revêtue de deux lamm ct>rnécs 
aussi , mais plus minces , plus serrées et dont les 
fibres sont moins apparentes j les fibres sortent 
d'entre les lames , et forment une frange libre sur 
tout le bord inférieur du fanon 5 d'où il résulte qu# 
ces franges garnissent toute la partie du palais qui 

N4 



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joo XVn* Leçon* Des dents. 

est au-dessus de la langue '^ et qui se troure par^ 
là entièrement yelue, ^ - : . 

Ces fibres ne sont pas égales dans toutes les es^ 
pèces. Le rorqual^ par exemple , les a beaucoup 
plus grosses que la haleine franche , quoique 
celle-ci ait les fanons bien plus longs. 



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DIX-HUITIÈME LEÇON. ' 

Des organes de V insalivation et de la 
déglutition. 

Les alimens se réduiroient, par la seule masti- 
cation , en une poudre diflFicile à avaler / s'ils 
lisent hmneclés par la salive, et transformés 
en une espèce de bol d^une pâte plus ou moins 
iBoUe, par l'action simultanée de toutes les par- 
ade la bouche. ^ 
Ainsi, à mesure que les mâchoires se meuvent , 
1^ muscles compriment des glandes qui font 
i^iîfr diverse» liqueurs dans la bouche. La langue 
J^wwssesans cesse de petites parcelles qui échappent 
•ni dents, et les ramène dessous ces instrument 
ie trituration ; les lèvres en se fermant à propos 
^pèchent que rien ne tombe de la bouche. Quand 
1* petite boule est formée , la langue en se soulevant 
Importe dans Farrière - bouche , où le voile du 
P^ais se relève pour fermer les arrière 7 narines , 
^ empêcher l'aliment d'entrer dans le nez j l'épi- 
^ottr s'abaisse en même temps pour l'empêcher 
* pénétrer dans le larynx. Alors le bol alimen- 
te est saisi par les muscles du pharynx et con- 
^ par leurs contractions successives dans l'œso- 
P% , d'où il tombe dans l'estomac. Ce n'est 
î^a cet instant queja déglutition est consommée. 
Voilà de quelles opératK^as la déglutition se com-^ 



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202 XVIII' Leçon. InsalwaU et dèglut 

pose dans l'homme ; mais on n'en trouve { 
tant dans tous les animaux. 

Il y en a qui n'ont point de lèvres; les oisei 
par exemple. 

II y en a qui n'ont point de salive ; les poi 
Dans plusieurs la langue n'a point de mobiliti 
n'existe pas du tout ; beaucoup n'ont ni voi 
palais y ni épiglotte y et ne peuvent en avoir , ^| 
ni arrière «narines, ni larjrnx. j 

Dans ceux même où ces pitiés âiveji 
trouvent , elles sont susceptibles de variété^ 
leur composition ; l'os qui suspend la ]v^ 
qu'on appelle hyoïde , a des formes trèsJp 
et ses muscles y ainsi que ceux de la lap^lft 
même , diSerent en nombre , en inserlioi^ ^ 
étendue. Beaucoup d'animaux se servent 4 
langue , non- seulement pour faire passe^ 
nourriture de la bouche dans l'œsppbagey 
encore pour prendre ceiie nourriture au-à 
et la mener dans la bouche. Tels sont les qm 
pédes fourmiliers, les pics, les caméléons, e^ 
ont dû naturellement avoir une structure pi 
culière. 

De même la quantité et la nature de U s' 
ont dû être en rapport avec l'espèce des aHin< 
la manière dont l'animal les broie , et l**^ 
sourjccs qu^il peut avoir d'ailleurs pour k*»^' 
ter : les animaux aquatiques s'en passerez* 
que les autres., etc. 
. Les moyens de déglutition dépeadeat de l» 



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Art. L Glandes salivairês. so3 

le ranimai qtiand il mange ; ceux qui laissent 
tï leurs alimens dans le sens de la pesanteur , 
pas besoin de tant de force, que ceux iqui 
géant la tête en bas , doivent les faire re* 
fer contre cette pesanteur, 
defniers ont aussi besoin d'un Toile da 
plus étendu et plus fort , puisqulk courent 
risque de laisser leurs alimens pénétrer 
t narines. 

i animaux qui doivent pomper une nourri*- 

Bide, dans quelque vaisseau fermé , soit d'un 

j comme les taons, les punadsea, soit 

pliante y comme le» cigales , ont dû avoir 

ans leurs organes de déglutition une dispo-* 

Dul îère ; il a fallu qu^ils fussent accompa^ 

trumens ptppres à entamer ces vaisseaux, 

«8 de lanpetltes , etc. Mais ceux qui n'a voient 

leur nourriture que dans des vaisseaux 

î, conune les papillons j les abeilles ^ pou- 

M passer de tels instrumens. 

ARTICLE PREMIEH. 

Des glandes salivaires. 

PotJa parlerons, dans cet article, des glandes 
Mersent dans la cavité de la bouche une hu- 
r^ particulière qui se inêle aux alimens pôn- 
^leur ip^stication, pour les préparer à être 
m% et faciliter leur action sur Torgane du 



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ào4 XVnP Leçon. Insalwat et déglut 

goût , en Tes dissolvant et en maintenant d 
gane humecté. Nous réseryerons pour un 
article Phistoi^a des glandes analogues , telh 
le pancréas et autres, dont le lifqfiiide, qui'T 
îîéparé , coule immédiatement dans un dc$l 
du canal alimentaire ; mais nous comprel 
dans celui-ci celle des glandes dont II 
gluante ensuit la langue de certains aninHi 
sert à agglutiner à cette langue les sut 
»dont ils se nourrissent. Nous y joindfoîw 
rhistoire des glandes yenimeuses qui dis^Ife 
yenin dans la bouche de plusieurs replÉMS 
• Les glandes salivaires n existent pasii 
les animaux vertébrés ; la classe Aes polii 
est à peu près dépourvue. On les trouve A 
reptiles et dans les oiseaux , mais dans T 
l'autre de ces classes elles ont une sti'ucfirf 
ticuliére qui les distingue de celle des manM 
Ce n'est que dans ces derniers qu'elles sol 
la nature des glandes conglomérées, c'é8<-* 
qu'elles sont composées de grains g 
réunis par un tissu cellulaire plus ou moii» 
en lobules et même en lobes et ^en masses (fe 
rentes grandeurs. Il sort, de diacun de ces loi 
de petits canaux excréteurs qui , kprès un 
court trajet , versent Wiùmeur de la glande I 
la cavité de la bouche; ou bien ces petits com 
se réunissent pour en former de plus gfands] 
ensuite' s'abouchent endore entre eux > poi^j 
plus composer qu'un ou plusieurs canaux prf» 



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ÂKT. I. Glandes salwaire^. 9o5 

lus, qui parcourent un ehemia plus laoiiis long, 
attein4re, I4 même cayité. Ce dernier ca^ a 
Dr^ue la ^lajade est réunie en masse ;;]e pre^ 
ier arrive avi contraire lorsqu'elle n'est formée 
de lobules séparés. De petites artères pénètrent 
^.4^8 , en .grand, nombre ^ et des injectiops, 
!s do ces vaisseaux ont fait voir qu'ils, 
lient, en très-grand partie, les grains glan- 
Le^ yeines qui en sortent sont dans une 
e proportion relativement aux artères, que; 
|w)m atitr^ organes. ËIIqs reçoivent égaleine^t- 
i&jMf^ grand nombre de filets nerveux qui le« 
19^ sensibles. 

vâ|^ encore à désirer une analyse comparée 
4|piKur que ces glandes séparent. Il n'y a quo 
iilliede l'biomme dont la nature chimiqiie soit> 
jfeafcsmie; Oô sait, qu'elle est composée d'une 
:i^e proportion d'eau ^ d'un peu de muriate 
h phosjpi}iate de soude , d'ammoniaque ^ de 
) de.màws très^peu dissoluble dans l'eau ^ 
.<l'#upiine en petite quantité. , 

es les usages que doit avoir ce liquide, il 
icile de prévoir qu'il n'est pas aussi nécessaire 
lu animaux ^Qnt les alimens ne séjournent point 
P» la cavité de la bouche > pour y être mâçhé^^ 
ïN sont; avalés de raitef et qu'il perd une partie 
4p.Bbn utilité çh^z ceux dont la langue osseuse 
^^t pas.pi^opre à goûter ces alimens* Aussi les^ 
^odçs salivaires manquent- elles généralement 
^'^'^ les poissomj celles que l'on pirésumede cette. 



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2o6 XVIIP Leçon. InsalivaU et déglat. 

nature dans les raies, indiquenl , par lenr^ 
tesse, leur peu dMmporfance.Ces glandes seira 
par la même raison , être mœns essentieliai 
reptiles et aux. oiseaux ; et parmi les nuH 
fères elles doitent avoir moins d'mnpcNrtascti 
4:eax qui vivent dans Teau , et cfaes ceux 
nourrissent de substances animales , qu'ils 
que déchirer et qu'ils avalent goukiment 
paroissent avoir été plus nécessaires k 
l'espèce de nourriture demandoit à être 
pénétrée de liquide , et réduite y pour aM 
en pâte avant d'être avalée» Aussi obseï 
nous, dans les détails où nous allons eiftflfl 
les glandes salivaires sont plus grandes 
animaux qui vivent de végétaux , que da» 
qui se nourrissent de parties animales. 

En suivant la même idée sur les usages 
salive, il est aisé de prévoir que rendroà 
bouche où /parvient ce liquide , ne doit pa* 
absbhnnent indifférent, et que la sittiaticm des 
des. principaux canaux excréteurs doit af< 
certain rapport avec la manière dcmt l'ali 
soumis à l'action des dents. Les orifices des 
principales sont, d'une part, vis-à-vis des 
molaires supérieures j de l'autre , au-dcvi 
frein de la langue , ou sur les cotés de ce 
un peu en arrière des incisives et des cainD^ 
quelquefois au niveau de ces dernières. L'h« 
des premières se mêle particulièrement an* 
mens mâchés pat les molaires; cèHédes 



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Akt. I. Glandes saîiv aires. S07 

laxxm&de oeux qui ont été coupés par les incisives ou 
défjiiré» par les laiiiaires. Dana les animaux chez 
ksqa^s tes incisives et les canines exercent la fonc. 
lion fmncîpale de la masticaticm , nous trmiverons 
1 ^oe la proportkm des glandes qui versent leur liquide 
près des incisives augmente , et que celle des glandes 
iMt les cananx dirigent cette humeur près des 

- mÀores supérieures diminue. Nous ne connois- 
^^fBO^ très-peu d'exceptions k cette règle , qui 

[lie sur-tout aux carnassiers j,e\ semble aussi 
talTcr son application dans les rongeurs. 

\i^ Hans les mammifères. 

hÙêm Vhomme y les glandes salivaires peuvent 

Ars séparées en deux sections. Les unes forment 

là simples lobules rouges , applatis , lenticulaires , 

• lignés dans l'épaisseur des lèvres et des joues , 

*e8tso les muscler de ces parties et la membrane 

yii tapisse la cavité de la bouche. Quelques-unes 

- Kmt dans l'épaisseur de ces muscles ; elles portent 
laanoms de labiales et de buccales : on a donné 

•^xà%à»' molaires à un groupe particulier de ces 
^nde& qui se trouve vis-à-vis des dernières mo- 
lijres supérieures. Les glandes de cette première 
action (HOt de très -petits canaux excréteurs qui 
ptroent la membrane palatine par un stssez grand 
nombre dWifîces. 

Quelques anatomisfes. ont mis en doute si elles 
^KÂfirt QtM placées AU nombre des glandes 



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ao8 XVnr Leçon. Insalipat. et déglut. 

saliyaires , et s'il ne falloit pas plutôt les ranger 
avec les cryptes n;iuqueuses. Ce doute est bientôt 
levés, lorsqu'on les observe dans les animaux où 
elles sont plus apparentes que chez l'homnie. Leur 
structure paroît évidemment la méme^ pour Fes- 
sentiel) que celle des autres glandes salivaires. 
Les glandes de la deuxième section fm^ment Vies 
masses conglomérées assez considérables , foirtes 
situées dans le Voisinage de la mâchoire infi^îeuro*. 
La plus grande de ces masses porte le nom fc 
parotide. Elle est placée dans la fosse que bomenl 
en arrière le conduit auditif et les apc^yses mas- 
toïde et styloïde^ et en avant la brandie mondante de 
la mâchoire inférieure et son condyle. Elle remplit 
exactement cette fosse, descend jusqu'à l'angle de 
la mâchoire , à la rencontre de la^ glande .BMi^il- 
laire , et déborde en avant le massé ter , sur ]e<|uel 
elle envoie un , rarement deux prolongemens. Un 
de ces prolongemens , le supérieur , est quelqme- 
fois séparé et porte le nom Ae parotide accessoire^ 
Cette glande est formée de lobes de couleur rouge , 
réunis par un tissu cellulaire peu dense* Les petits* 
canaux excréteurs qui en sortent se réunissent en 
un seul canal qui traverse le masséter vers le 
milieu de sa hauteur , atteint le buccinateur , pé* 
nètre entre ses fibres et perce la membrane pala* 
tine, par un orifice sans papille, vis-à-vis de la 
deuxième ou de la troisième des grosses molairea* 
supérieures. C'est le conduit de Stenon. ' 
Les inaxillaires y qui vi^nent après les parc- 

, tides 



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' Art. I. Glandes salipairea, 909 

ttdes 9 pout la grandeur y sont placées derrièro 
Fangte de la mâchoire^ en dedans du ptérygoï* 
dien interne , à l'extérieur et sous le tendon du digas- 
triqfiet, et immédiatement sous le peauciei*. Leur 
forme est oyale et leur structure semblable à celle 
é» précédentes. Elles n'ont jamais qu'on canal 
^ccrétei^ ^ le' canal de fF'artôn, qui s'introduit 
Sûr le mylo*hyoïdien , et est quelquefois accom- 
pagné , sur ce muscle , par un prolongement de la 
{lande, puis entre les géûio-hyoïdien et stylo-glosse; 
1} gagne ensuite la membrane interne de la bouche, 
€i traverse cette membrane vers la base du frein dé 
M langue; son orifice est percé au centre d'une lé- 
ghte papille» 

lie canal excréteur de la maxillaire rencontre ^ 
dans son trajet , une autre glande plus albngée^ 
plus petite , et quelquefois contiguë à cette der-» 
fnére , et paroissant alors en être la continuation» 
Ctette glande, que l'on appelle sub ^ linguale ^ est 
placée immédiatement sous la membrane interne de 
la boudie et sur les côtés de la langue. Elle est en 
dehors du canal excréteur de la maxillaire ; le sien 
se joint quelquefois à ce dernier près de soif orifice , 
ou bien il en a un partiréuUer-, à peu de distancé 
de ce dernier. D'antres fois il existe plu^urs ca- 
naux excréteurs qui ont > une rangée d'orifices sur 
les cotés de la langue. 

. 33. Dans, les autres mammifères. 

Ces glandes ei^stènt dans presque tous les mam- 
5 O 

. fDigitizedby Google 



^ixi XVIIP Leçon. InsalivaU et dèglnt. 

mifères, et n^offrent ^ères de différence que pcfuf 
- leur forme , leur couleur p leur grandeur relative 
et la direction de leurs canaux excréteurs* Xieur 
situation est d'ailleurs à peu près la même 5 et 
leur structure paroit absolument semblable. 

Les labiales et\ les bua:ales sont presqu'insea* 
sibles dans un grand nombre d'entre eux. ^s /tui^ 
laires forment ordinairement une série très-dis- 
tincte yis-à vis des dents du même nom« Les ^2^6*- 
linguales manquent quelquefois , quoique cela ikni 
très-rare, et lorsqu'il n'y a point de parotides^ 
comme cela a lieu d^ns Vechidna - hiatrix et le 
Jourmilier^ la proportion des maxillaires augmente 
considérablement. Ce changement n'a pas lieu dcf 
même dans lespjioques y où les parotides manquent 
aussi. Ce sont les trois seuls exemples connus du 
défaut de parotides. 

Il existe dans un petit nombre d'espèces, foutra 
-ces glandes communes à l'bomme , un groupe de 
glandeà semblables quelquefois aux molaires , qui 
en paroit être la continua^on , remonte le long de 
l'os sus- maxillaire , sous l'arcade zygomatique^ 
jusque derrière le globe de l'œil , et dont les 
canaux excréteurs percent la membrane palatina 
àl'es^trémilédubord alvéolaire supérieur. D'autres 
ù>i» c^est une Irlande dont l'apparenca est semblable 
àr celle des maxillaires , et dontte canal excréteur 
perce la membrane palatine au même endroit : c'est 
ce qui a lieu dans le chien. Le bœuf, le mouton et 
le chepol offrent des exemples du premier cas. . 



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Art. I. Glandes salhaires. tii 

Dans les singes ^ la parotide est extrêmement 

{mnde et forme une masse épaisse ^ de figure 

qoarrée, qui s'étend en arrière bien au-delà d^ 

canal auditif, jusqu'à la rencontre de la porticm 

occipitale du trapèze , et sur le sterno-mastoïdiem 

fies maxillaire et sub - linguale ont chacune uil 

l^al unique qui s'ouvre sur les côtés d'une longue 

|Bpille que porte le frein de la langue. Dans la 

(ueaon-patas {simia patas ) y cette papille est 

^que, et les deux canaux s'ouvrent sur les x^tés 

^ sfi base , celui de Jf^artpn BSk côté interne , et le 

ttnal de la sub-linguale au côté opposé. Dans le boif^ 

[ fem à museau à^chien ( shma fyamadryas* Lin. ) ^ 

; ttfe même pfipille est a|^la|îe horizontalement^ 

: ^ Torifice du canal de Warton est à sa suiface 

iopérieure ^ près de sa base^,. tandis que celui du 

canal d^ la sub-linguale est à la^iuface infériemre| 

plus près de l'extrémité. . 

Dans les a^massiers^ les parotides ne -sont pas 
ordinairement pk^ grande que te^ majûtiâires^ 
tréa^soavent même elles sont plus petites ; leur 
&sa parent plus serré et leur oouleut plus rouge 
que dans l^ herbiçores. . . ' 

Les maxillaires sont plus; grandes que les parof- 
iidea dans les chaupe^souris / elles ont une ferme 
Anwdie, et leur, substance est plus ferme. Elles 
Mnt également {dus grandes dans le chien ^"^Adk 
sarigue manicou {didelphis pirginiana ) , fXCm 
pans cette dernière , les maxillaires aont au 
msins une fois plus côn^dérables que les paro* 

a 

I - 

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a 1 2 XVIIP Leçon. însalipat. et déglui. 

tides ; l'orifice de leur caiial est plctcé à là basi 
du palàÎB , un peu en arrière de la caiiine. On n'y 
A I«i8 observé de papille. 

Les parotides forment dans le chien et le chaf 
une sorte de croissant , dont la concavité embrass^ 
ïa ccmque de roreilleen dessous, et dont les cor- 
nes se prolongent en arrière et en avant de cette 
conque. Elles s'étendent infériëuremcnt jnsqut 
la rencontre des maxillaires. Là portion inférieure 
est, dans le chien ^ distincte du reste de la masse, 
et c'est à l'endroil? de sa réunion avec la stlpérieïrf 
que viennent rayonner les petits canau:it excrcte«t^ 
pour se réunir en un seul , qui perce la membraufi 
palatine vis-à-vîs de 'la troisième* molaire supé- 
rieure. • . / .. i - - /• '.■>.'• 

: ' Les sub'linguaies ihanquent dànsle^chaU Dai» 
le chien elles nè^sëifiblèilit être qu'un prolongement 

des maxillaires. !. . ^ . ' 

V Les molaires fojpnleîit dans lé chien Une série, 
non interrompt^e ^ ' qui s'étend vîs-À-vis des denl^ 
inférieures du même nom , depuis là première jos^ 
qu'à la dei'nière ; elles touehent'immédiatement 1» 
membrane du palais , et percent^ cette membrane 
par une quantité de petits orifices. Dans le chat elle^ 
f(Mrment une masse ovale serrée, située égalemenl 
vis-à-vis des molaires inférieures. ' ' • ' ^ 
: > Le chien a de plus une glatïàe Aéihêm^ apP*' 
rence que la maxillaire ^ qui peut égalt^r la moitié 
de sa masse , et quelquefois n'en fait pas le qu^^^» 
Cette glande est placée dan« la £qs99 zygomati^ii^l 

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Art. L Glandes saîivaîreê. ùiH 

immédiatement sous Tarcade de ce nom; 'elle re-. 
monte jusque sous le globe de l'œil , et déborde un. 
peu cette arcade en bas. On en découvre l'extrémitâ, 
inférieure dès que l'on a euleVé le masséter. 3oni 
canal ^ dont. le diamètre est plus considérable que. 
celui des canaux de Stenon et de ff^arton^ des-, 
cend derrière l'os sus-maxillaire , et s'ouvre a l'ex* 
trémité du bord alvéolaire de cet os. 

Dans les rongeurs les glandes- salivaires sont 
plus considérables que dans les carnassiers» Ijds pa^* 
rotides embrassent inférieurement, danç le ictpin y 
la conque de l'oreille , et descendent ^qu^à la. 
rencontre des maxillaires; leur portion inférieure 
est grande et arrondie f leur canal trayerse le haut 
h masséter^ et perce la memB^aiie palatine vis-4«, 
yis la dernière molaire sapérieure» 

Les maxillaires sont arrondies ; l'orifice de leur 
Canal, placé sur le côté du frein de la langue, n'a 
point de papille. Les sub-linguales sont minces et, 
alongées. Les molaires sont rapprochées en massa 
yis-â-vis des dents du même nom. > 

Dans fe sur -mulot les maxillaires sont plu» 
grandes que les parotides^ Dans le paca celles-ci 
forment une masse très - épaisse , d'un tissu plush 
serré, plus rouge, et composé de lobes plus petita 
^ue cela n'a lieu ordinairement dans les herbivores..) 
Les sous-maxillaires sont également très-grandes ^ 
mais un peu moindres.. Lea sub - linguales sont. 
larges et applaties. 
Le iahguroo -^ géant a un système salivair% 

3 



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ai4 XVIir liEçov.Insalii^at et dêglut. 

encore plus considérable que celui des rongeurs y 
él ressemblant en cela au système salivaire des 
tuminanSé Les {parotides, formées de lobes peu 
jarres , se prolongent en arrière sur les côtés du 
cou , jusqu'au tiers postérieur de cette partie. Les 
maxillaires , plus ramassées y mais également très- 
grandes ^ ont la situation ordinaiire. Les sublin- 
guales sont alongées , et de grandeur médiocre. 

Dans les édentés les glandes salivaires offirent pla< 
sieui^ particularités y qui méritent d'être notées. 

1^ parotides sont plus petites que les maxillaires 
flans les tatous et les paresseux. Dans les premiers 
le canal de Stenon règne le long du bord inférieur 
du masséter , et perce la lèvre supérieure près de la 
commissure» Les maxillaires se portent en arrière, 
au-delà du larynx, le long du muscle stemo-génien^ 
et leur portion antérieure prend la forme de Fangle 
de la mâchoire qu'elle embrasse. Dans le paresseux 
diâactyle ces glandes se prolongent sur le. mylo- 
hyoïdien, jusqu'aux sub-linguales y qui so^it min- 
ces , alongées, et se portent en ayant jusque vis-A- 
vis du frein de la langue. 

Dans le fourmilier didadtyle , les glandes qui 
semblent répondre aux sous-maxillaires y forment 
une masse conique , qui recouvre )e haut de la poi- 
trine et le devant du cou j elle s'enfonce comme un 
ooin entre les glandes mammaires , vis-à vis du ster- 
num , et s'étend en avant jusqu'au larynx y puis se 
porte ^ur les côtés du cou , en remontant autour 
des oreilles , et fournit un prolongement étroit^ qui 



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Art, I. Glandes aalivaires. iiS 

s'ayance entre le tnasséter et le mylo- hyoïdien. 
Quoique réunie en apparence en une seule masse ^ 
cette glande nous a paru avoir deux canaux excré- 
teurs principaux y qui s'insinuent sur le bord posté-^ 
rieur du myto-hyoïdien et smyent ce muscle de 
chaque côté f jusque derrière Tare du menton , ou 
ils vont s'ouvrir. Cette description a besoin au reste 
d'être confirmée par des recherches ultérieures^ 
faites sur des individus plus grands et mieux con- 
servés que celuLqui a été à notre disposition» 

Les molairea sont réunies en une masse alongée^ 
recouverte par le buccinateur. Elles s'étendent sur 
la face externe des branches de la mâchoire infé^ 
rieure, depuis le bord antérieur du masséter jus-^ 
^'à l'angle dès lèvres. 

Les sub-linguates sont formées de grains glaiK 
duleux , disposés en série sous la membrane pala^ 
tine , le long des génio-glosses. 

Les parotides paroissent être remplacées par la 
masse glanduleuse , que nous avons dit être ana-* 
logue aux maxillaires^ à cause de la direction de 
665 canaux excréteurs. 

. \Jne autre glande^ qui parent de même nature , 
remplit une grande partie de la fosse commune 
(qui tiait lieu des fosses temporale, zygomatique et 
orbitaire ). Elle est contiguë , en bas , au bord supé- 
rieur du masséter; en arrière et en haut elle ré- 
pond au crotaphite^ et elle embrasse en avant le 
glpbe de l'œil. Sa substance est plus compacte que 
celle de la parotide ^ qui est d'ailleurs formée de 



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Iti6 XVIIP làEçojs.. Insaiipat et dégluL 

grands lobes polygones > qui ne s'observent pas 
dans celle-ci. Il paroît que son canal excréteur va 
s'ouvrir derrière Fos sus-maxillaire. 

Enfin nousavons observé une dernière glande , qui 
sert probablement à enduire la langue de ces anrmâti^ 
de la viscosité nécessaire pour çetenir les fourmis. 
Elle est ovale et applatie , et descend au-devant da 
tendon du masséter, derrière l'angle des lèvres, 
puis le long du bord de la lèvre inférieure , jusque 
vers lemiliep de cette lèvre. Son capal s'ouvre exté* 
rïeurement dans une rainure , qui est à la commis- 
sure des lèvres. En pressant la glande , il sort de 
cet orifice une matière blanche , épaisse , gluante ^ 
, qui remplit les cellules dont la glande est formée. 

Dans Vechidna-histrix^ les sous-maxillaires sonl 
très-grandes; elles se portent très- loin en arrière , 
jusqu'au devant des clavicules. Les lobes, dont elles 
sont formées , sont très - distincts , et leurs petits 
canaux excréteurs se déchargent dans le principal 
par une quantité d'embouchures visibles. Le dia- 
mètre de celui-ci est très-grand; il se porte dans la 
direction de l'axe de la glande sur les muscles qui 
vont à la langue, et perce la membrane palatine 
très-près de l'arc du menton. Il y a ; dans le ihême 
animal, deux sub^linguales , de forme ovale , plus 
petites que les sous-maxillaires, composées de lobes 
plus serrés , situées sous la membrane palatine , de 
chaque côté de la base de la langue^, et dont l'hu- 
meur paroît s'échapper par plusieurs petites ouver* 
tures placées à cet endroit. 



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Art, I. Glandes salivaires. 317 

Parmi les pachydermes le cochon a deux sub' 
linguales. L'une très-étroite, fort alongée, accom- 
pagne, en dehors, le canal excréteur de la maxil- 
laire , depuis Fangle de la mâchoire jusqu'à lift 
deuxième sub-linguale. Elle est composée de petits 
lobes d'un rouge pâle. Son canal excréteur en sort 
près du tiers postérieur , et marche à coté et en de-- 
hors de celui de la sous-maxillaire. Il se termine à 
quelques millimètres de l'orifice de ce dernier, par 
une plus petite ouverture ; son diamètre cfst égale-, 
ment plus petit. La deuxième sub-linguale est pla- 
cée au-devant de la première ; sa forme est carrée 
ctapplatîe, et les lobes, dont elle est comiK>sée, 
sont plus rouges et plus grands. Elle a huit a dix 
canaux excréteurs, qui percent la membrane pala- 
ce sur une rangée. 

Le canal de la parotide suit le bord inférieur du 
masséter , et forme un arc dont la convexité est en 
bas. Il perce la membrane palatine vis-à-vis de la 
troisième molaire , sur le côté d'un grand tubercule 
qui existe à cet endroit. Les molaires forment 
deux masses alongées , qui s'étendenL le long de» 
dents molaires supérieures etânférieures , jusque 
vis-à-vis des canines. Leurs canaux excréteurs sont 
nombreux j et percent la membrane palatine par 
un assez grand nombre d'orifices. Ces glandes ont, 
pour la forme des lobes et leur couleur , l'apparence 
des secondes sub-linguales. 

Dans les ruminans et les solipèdes les glandes 
salivaires sont plus grandes que dans tous les autres 



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aiS XVïli* LiBçoJf. Tnsalivat ^tdégtuL 

mammifères. Elles ont une couleur pâle y et sort 
formées de grands lobes peu serrés entre eux. 

loLpaPotide a, dans le boeufs à sa partie anté- 
rieure et supérieure ,' un lobe arrondi , qui repose 
sur le masséter. Le canal de Stenon sort de sa por- 
tion inférieure y qui descend plus bas que l'angle 
de la mâchoire j il suit, comme dans le coclion, le 
bord inférieur du masséter y en formant un arc 
dont la convexité est en bas, et va percer la mem- 
brane palatine vis-à^vis de la deuxième molaire* 
Ce canal a la même direction dans le mouton. S 
perce la membrane palatine vis-à-vis. de la troi- 
sième molaire. 

Les maxiltait€9 sont très-longues dans le bo^f 
et le mouton. Elles remontent en arrière sur les 
côtés du larynx et du pharynx , jusque derrière 
celui-d^ et se portent en avant jusqu'au milieu des 
brimches de la mâchoire inférieure. Leur canal 
excréteur sort de ces glandes vis â-vis de l'angle de 
la mâchoire. Il perce la base du palais au-devant 
du frein de la langue, à la face inférieure d'une 
papille dure, qui remplit en guise de valvule une 
fossette du palais. Les sub-linguales sont aussi très- 
longues datis ces animaux. Leur canal excréteur 
marche à côté de celui de Warton, et f erce la pa- 
pille tout près de l'orifice de ce dernier. Les buccales 
forment dans le mouton une couche très-épaisse 
entre le bucicinatéur et la membrane palatine. Les 
molaires sont rapprochées en un groupe de glan- 
des lenticulaires ^ en dehors du bucdnateur, et au- 



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Art. I. Glandes salipaires. S19 

derant du masséter , vis-à-ris des dernières dents 
molaires supérieures. 

Dans le bœuf et le mouton il existe derrière Vos 
ras-maxillaire, et dans la fosse zygomatique ^ un 
groupe de glandes semblables aux molaires y qui 
s'étend en haut jusqu'au globe de l'œil , et déborde 
en bas Tarcade zygomatique sous le masséter. Ses 
canaux excréteurs, qui sont très*apparens , percent 
la membrane palatine, yis-à-yis du bord alvéolaire , 
en arrière de la dernière molaire. Il est rare de 
rencontrer cette glande. On en a trouvé une «ana- 
kgae dans le serval, nous ne l'avons pas vue dans 
le chat y mais nous l'avons déjà indiquée plus haut 
dans le chien et lé fourmilier. 

Bans le cheval cette glande n'est qu'un prolonge- 
Aient des molaires , qui remonte derrière Vos sus-^ 
maxillaire jusqu'à quelque distance de l'abducteur 
de l'œil j ses parotides sont très-grandes j elles s'é^ 
tendent en haut derrière la conque de l'oreille , et 
se prolongent en bas au-delà de l'angle de la mâ« 
choire. On peut y distinguer trois portions princi- 
pales, ^ont les trois canaux excréteurs se réunissent 
bientôt en un seul , qiu suit la même marche que 
dans les ruminans. Il s'ouvre au centre d'un tuber- 
cule, placé vis-à-vis de la quatrième molaire supé* 
xieure , très-près de la cinquième. 

Les maxillaires s'enfoncent en arrière sur let 
côtés du larynx et du pharynx , comme dans led 
ruminans. Leur canal excréteur s'ouvre au centre 
d'une papille ronde placée sur lin des replis de 



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320 XVIir Leçon. Insalwat. et dêgîuU 

la membrane palatine y qui forme le f jfein de 
langue. 

Les suhMnguàlês ojQt beaucoup de petits ce 
duits excréteurs, dont ks orifices , rangés sur p 
j^ieurs lignes , se voient sur les côtés de la languei 

Dans les mammifères amphibie» le systéi 
salivaire est beaucoup moins grand que dans 
ordres précédens. Il n'y a point de parotides y i 
sub-linguales , ni de glande zygorhatique di 
le phoque commun ; on n'y trouve que de 
maxillaires , une. grande et une petite , dont 
canal excréleOr çonunun va s'ouvrir , conuDô 
Fordînaire , à côté d.u frein dé la langue. , 

Dans les cétacés, le système salivâire pflî 
manquer entièrement. 

C. Dans les oiseaux. 

Les glandes salivaires ne se rencontrent (fan 
eette classe que sous la langue j elles répondei 
par leur position aux sub-linguales des mammi 
fères , mais leur structure n'est pas la même, û 
sont dès amas de petits grains ronds creux, don 
l'humeur parvient dans la bouche par plusieurs on 
fices. Celle-ci est ordinairement épaisse, et presque* 
gluante. Elle a cette qualité à un haut degré da/3*| 
les pics. 

- Dans Vépierillon la glande saKvaîre estformée*. 
Ô'une. série de grains réunis en une petite ma^ 
aiongée y placée sous la membrane pal^tiçe» ^^. 

: 

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'Art. I. Glandes salipaires. ait 

diaqtre côté de la langue , en arriére de la portion 
cornée. 

Dans les gallinacés ces glandes paroissent con« 
âdérables. Il y en a deux paires dans le dindon* 
Celles de la première paire ont la forme d'un cône , 
dont la pointe est dirigée vers celle du bec ; elles 
se touchent dans i presque toute leur . étendue , et 
remplissent en avant l'angle de la mâchoire in- 
lerieure. Elles sont placées immédiatement sous 
k jeau , et il n'y a que leur portion antérîeura 
)ui touche la membrane palatine. En arrière 
dks sont recouvertes par une autre paire da 
^es et par les serpi-hyoïdiens. C'est un amaa 
^{rtins ronds, colorés en jaune comme Thu- 
neor qu'ils contiennent. Celle-ci parvient dans 
la bouche par plusieurs prifices, La deuxième 
pai^e, plus petite, de forme alongée, repose sur 
le tiers postérieur des premières ; elle est recou- 
verte immédiatement par la membrane interne de 
la bouche. 

Dans Yaùtruche les glandes salîvaires sont ra- 
massées en une masse en forme de croissant, qui 
Wde la langue , et en forme la plus grande partie. 
Leur humeur s'échappe par une foule d'orifices 
percés à la face inférieure de cet organe. 

Deux autres masses glanduleuses , larges et 
^ppWes , séparant une humeur analogue , sont 
suspeiidues à la voûte du palais, à l'entrée du 
I^i'ynx. Leur surface est percée par des miliers 
d'orifices très^yisibles. 



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223 XVIIP Leçon. IhaaUvat. et déglut. 

Ces glandes fournissent , dans le perroquet y nite 
matière gluante de couleur grise ; elles sont éga^ 
lement aux deux côtés de la base de la langue. 

JLa glande qui sépare Thumeur qui enduit la 
langue deRfics est très-considérable. Eljle déborde 
en dessous la mâchoire inférieure , et se porte 
jusqu'à l'occiput y les grainis qui la composent sont 
gros y blancs , et remplis d'une humeur très-gluante 
de même couleur y qui se décharge dans la bouche 
par un seul canal percé sous la pointe de la langue. 
Cette glande est contiguë en ayant à une autre 
glandé de couleur rouge ^ qui s'étend jusqu'à la 
sym.phise des branches de lik mâchoire. 
. Dans les oiseaux d'eau en général y iln'y a-qu'une 
ipaire de glandes saliyaires, qui semble même iisaa 
plusieurs réunie en une seule masse y séparée en deux 
lobes en arrière. Cette masse est très-petite dans 
Voie y placée d'ailleurs sous la membrane palatine , 
derrière l'angle des branches de. la mâchoire in* 
férieure. L'humeur épaisse y blanchâtre ^ yisqueuae 
que renferment ses petits grains y s'en échappe par 
un assez grand nombre d'orifices rangés prin- 
cipalement sur la ligne moyenne qui répond aux 
deux glandes. 



^mP® 



D. Dans les reptiles» 

Les glandes salii^aires des reptiles , com« 
rées à celles des mammifères , offrent égaler 
ment des différences frappantes. .Dans quelques* 
uns la langue est composée ^ en graaâe partie > 

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Art. I. Glandes saliiHiires. M25 

ti^une masse glanduleuse épaisse y formée d'une 
foule de petits tuyaux réunis par leur base ^ et 
qui se séparent vers la surface de la langue. Ce 
sont autant de papilles qui hérissent cette surface , 
ou qui la rendent veloutée lol*squ'elles sont très- 
fines. Les côtés de la, masse sont percés d'une 
foule de pores qui laissent passer la liqueur que 
sépare cette glande. Elle repose immédiatement 
sur les muscles de la langue , et suit les mouvez 
m^ens que ces muscles impriment à l'os qui la 
soutient. Cette glande existe dans les chéloniens, 
La structure que nous venons d^indiquer est très», 
lapparente dans la tortue grecque. Elle existe 
i^ement dans plusieurs sauriens. Nous l'avons 
observée dans le gecho à tête plate {g.fimbriaius)^ 
Viguane ordinaire ^ le scingue schneidérien. 

I^ns Vagarne umbra elle est surmontée en 
avant , au lieu de papilles , de feuillets tranaverses 
pressés les uns contre les autres. Ces feuillet^ 
s'observent sur toute la surface de ^^elle du ça^ 
méléon. 

La langue des batraciens parott couverte d'us« 
substance glanduleuse analogue. 

Dans les reptiles qui ont une langue écailleuse , 
ou lisse et couverte d'une simple membrane ^ 
cette glande paroit être remplacée par deux antre) 
alongées granuleuses > située^ sous la peau le long 
de la face externe des branches de la mâchoire 
inférieure, et dont l'huçieur est versée an cèté 
e^^terne des 4$JQit^ âq k même loàchoire. Wfiê 



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224 XVIIÏ® Leçon. In&aUvat. et déglùL 

touchent immédiatement de ce coté la membrrâe 
palatine. 

Ces glandes sont très-marquées dans les tupU 
nambis^y les couleuvres ^ les boas. 
* Les amphisbèries ' ne les ont pas situées aa 
même endroit , quoiqu'elles aient la même str^c* 
ture apparente. Elles sont chez ces dernières im- 
médiatement sous la langue, entre les muscles 
génichglosses et génio-hyoïdiens. 

Outre ces glandes , quelques ophidiens en ont 
d'autres qu'il est important de connoître à cause 
du venin qu'elles séparent. Elles existent dans 
tous les animaux de cet ordre , dont les mâchoires 
supérieures sont armées de crochets , et sont y 
comme leis saliyaires dès mammifères y de la na- 
ture des glandes conglomérées. On les trouve 
placées sur les côtés de chaque branche de la 
mâchoire supérieure, en arrière de l'orbite, et 
presque immédiatement sous la peau. Deux muscles 
destinés k redresser les crochets , et à abaisser ces 
branches, ou les os sus-maxillaires, conséquemment 
à fermer la bouche , les traversent d'avant en ar- 
rière , Pun extérieurement , et l'autre du cote infé- 
lieur , de sorte qu'ils ne peuvent agir sans compri- 
mer la glande et chasser le venin dans son canal ex- 
créteur. Celui-ci conduit l'humeur ^venimeuse à la 
base des crochets , où elle pénètre par uiie fente, ou* 
verte en avant , dans un canal qui règne dans toute 
leur étendue , et s'ouvre vers leur pointe , du côté 
Antérieur, par tme autre ouve:ifture o^blique. - 

^ E. Dana 

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AîiT. I. Glandes salipaire^ ^25 

E. Dans les poissons. ; 

Les poissons manquent généralement de glandes 
fidlivaires. Elles paroissent remplacées dans la carpe 
par une substance gland.uleuse placée sous la base 
au crâne, et, ce qui est remarquable , précisément, 
devant les dents mâchelières , propres à ce poisson , 
recouvrant à cet endroit l'articulation supérieure 
des os branchiaux , s*avauçant même sous la voûte 
à\x palais , où elle cache ^plusieurs muscles de Fos 
quarré. Cette substance adhère fortement à la mem- 
brane muqueuse qui la.revct. Elle est d'ua gris 
lale , rougeâtre , d'une apparence homogène» 
iFautres glandes formant des couches plus ou 
moins élendues , plus ou rnoins épaisses dans des 
points difFérens du canal alimentaire, suivant le^ 
espèces , mais particulièrement à son origiqe , et 
que nous décrirons plus en détail avec ce canal, 
suppléent probablement , dans ces animaux , 
au défaut de glandes salivaires. Il y a cependant 
dans les raies ^ et sans dôùle dans les squales ^ un 
amas de gralnsglànduleux situés immédiatement sous 
la membrane du palais , sur le grand rnuscle abais- 
seur de la mâchoire inférieure. Ces grains sont de 
la grosseur* d'un petit grain de navet , composés de 
plusieurs petites cavités ; ils paroissent dégorger 
une humeur muqueuse à la base du palais. Nous 
nkvon^pu nous en assurer , quoique nous ayons 
comprimé fortement la glande* Les autres poissons 
2i^o|rr«Qt.rieii de Bex);iblabler 

5 P 

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a^û XVIII* Leçoii. Tnsalipat et déglut. 

ARTICLE II. 

De Vos hyoïde et de ses muscles* 

La langue des trois premières classes d'am*. 
xùaux vertébrés prend son principal appui sur uni 
espèce d« chaîne ou de demi-ceinture , composé 
d^urî nombre d'os yariable 3eIon les espèces, 
suspendue par ses deux bouts à la partie postd^ 
rieure et inférieure du crâne , derrière Tarticuj 
iation de la mâchoire inférieure , et en ayant (&[ \\ 
cou. Cette ceinture a des appendices , soit uw "^ ' 
culées j soit faisant partie des pièces transvet^s^ 
qui se portent , soit en ayant , soit en arrière ; 1 
celles-ci servent à porter le larynx ; les autre* j 
pénètrent plus ou moins dans le corps de la langue , ' 
et en font quelquefois la. plus grande partie. II y 
en a qui ne servent qu^à Fînsertion de cerlaias 
xnuscles ou de certains ligamens. Cette chaîne d^os 
se nomme Vos hyoïde. Ses mouvemens influent 
puissamment j^mt ceux de la langue et dur ceux 
du* larynx , souvent même sur cçux de la mâ- 
choire. 

A. Dûns Vhonvfne et les niammiféfeà. 

a. De Vos hyoïde^ 

Lft partie principale de cet os fbrn^ei datw' 
VhoTwne y un peu plus d'un deiçi* anneau* ,^ placé 
hori^oiilalement entre la ho^^^ de la l^ïigua et te 



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Art. II. Os hyoïde* «37 

larynx , et ayant sa convexité, dirigée en avant^ 
II tient à la première par les muscles qWil lui 
envole , et par un prolongement de la membrane 
palatine qui se fixe à son bord supérieur* D^ 
son bord inférieur descend une substance liga- 
menteuse , qui s^attache au bord supérieur du 
cartilage thyroïde. Les deux extrémités reposent 
sur les cornes ou apophyses supérieures (Je ce> 
cartilage , et leur sont unies par des ligamens. Les 
anatomistes distinguent dans cet os un corps et 
quatre cornes, deux grandes et deux petites. Le 
corps situé en avant fornie à-peu-près le tiers do 
• la convexité du demi-anneau } sa fece concavcr 
présente une petite cavité , que nou^ verrons aug- 
menter beaucpup dan? plusieurs singes. Ces ex- 
trémités s'articulent avec les grandes cornes , q^ui 
sont plus minces et moins courbées que lui y et 
prolongent sur les côtés Tare qu'il foi>me en avant. 
Les petites cornes ont la forme et la grandeui^ 
d'un graïn d'orge j elles sont posées sur J'É^rticu- 
lation des grandes avec le corps, de nianière quQ 
kur extrémité supérieure est dirigée en arrière < 
De celle-ci remonte un hgataent qui se porte ^ 
l'extrémité de l'apophyse styloïde , et suspend l'os 
hyoïde au crâne. 

Dans tous les autres mammifères , Pos hyoïd<^ 
présente à peu près les mêmes rapports j seulemen) 
il faut observer, pour l'intejiligence des dç*crîpti|)na 
que nous en allons donner, que si^ position abso- 
lue change avec celle de l'animal, et que tout cf 

P ^ 



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22$ XVIIP Leçon. Insaliuat. et dègîuU 

qui est antérieur chez riiorame , devient înfériecd 
dans les mammifères et ainsi de suite. II peut étri 
semblablement divisé , dans ces animaux, en corpi 
et en cornes ; mais dans plusieurs d'entre eux }A 
cornes qui répondent aux grandes de Thomme se 
soudent avec le corps et n*en peuvent plus 
distinguées , et celles qui répondent aux petîti 
sont plus grandes que les autres, aussi ne pei 
ou plus leur conserver cette dénomination. Conu 
felles s'articulent constamment en avant de cei 
qui répondent aux grandes chez Phomme , VsA . 
les appellerons cornes antérieures , et les autiwl.V 
cornes postérieures. Les premières sont toujmâ 
suspendues à l'extrémité de l'apophyse styloïdèj 
ou de Vos qui remplace cette apophyse j celle -et 
ne paroît exister que dans les singes. Dans l«f 
autres mammifères elle est remplacée par un os, 
ordinairement très- long, qui est articulé dans une \ 
cavité située au même endroit du crâne , ou jbos- 5 
pendu à cette partie lorsqu'il lie s'élève pas jus- ■ 
que -là. Il offre quelques particularités que nous \ 
indiquerons dans les détails sur l'os hyoïde. La ' 
corne qui s'articule avec lui pourroit encore porter 
le noih de corne styloïde y et Ton appelleroit, 
par la même r^son , corne thyroïde celle que 
cous sommes déjà, convenus de nommer corne 
postérieure, _ 1 

' Dans les orangs , cet os est à peu près comme ■ 
tlans l'homme. Qn n'a même remarqué aucune dif- 
férence dans celui du chimpanse. Le corps de foi 



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f 



Art. II. 0$ hyoïde» 259 

hyoïde du gibbon présente à-peu-près la forme de 
la même pièce chez l'homme , seulement son bord 
inférieur ou postérieur a ulie échancrure dans le 
nHlieu , qui le partage en ;leux larges apophyses ; 
la cavité de la face supérieure est plus profonde 
et moins évasée : les grandes cornes sont propor- 
tionnellement plus longues; les petites n^existent 
pas. Il n'y en avoit du moins aucune trace dans 
l'individu que nous avons observé. 

L'os hyoïde des sapajous s'écarte déjà de ce 
modèle. Le corps a une forme quarrée' dans I9 
tamarin ; il est mince , convexe en bas et concave 
en haut. Son bord antérieur est épais et porte de 
petites cprnes à ses angles ; le postérieur est mince 
et échancré au milieu. Les grandes cornes sont 
frès- larges et amincies comme des lames ; elles 
«'articulent plus en dedans que les petites. 

Dan^ les guenons et les macaques , le corps 
de cet os a une forme triangulaire , anguleuse et 
bombée à sa face inférieure y présentant une cavité 
de même forme à la face opposée. Les grandes et 
les petites cornes s'articulent aux deux angles an- 
térieurs , les grandes plus en dedans que les pe- 
tites. L'angle postérieur est tronqué et échancré f 
il se prolonge sous le cartilage thyroïde. 

Les petites cornes sont plus grêles que les 
grandes ; mais elles égalent presque en longueur 
ces dernières , au devant desquelles elles sont 
articulées j elles forment ensemble un angle très- 
aigu, 

PS 



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23o XVnr Leçon. Insaîlvàt. et dégluU 

L^bs hyoïde des bàboins a la forme de celai dcf 
guenons et des macaques. , 

Mais dans les alouattes y cet os offre une parlî- 
cularité extrêmement remarquable , parce qu'elle 
sert à expliquer les hurlemens que .produisent ces 
animaux. Le corps est comme soufflé pour former 
une caisse osseuse à parois très-minces et t^ès- 
élastiques, dont le diamètrb excède quélqueToi» 
0.06 mètres, de forme irrégulière, très-bombée en 
dessous y applatie en dessus , présentant en arrière 
iine grande ouverture dont le diamètre est presque 
égal à. celui de la cavité. ÎDeux petites apophj'-ses, 
qui répondent aux petites cornes , s'élèvent de 
chaque côté de cette ouverture. Les grandes cornes 
sont articulées un peu plus haut; elles sont droites, 
minces et médiocremeni longues. L'intérieur de la 
caisse présente quelques crêtes osseuses près de 
l'ouverture. Celle-ci communique avec la cavité 
droite du sac ihyro- hyoïdien qui s'ouvre dans le 
larynx , derrière la face externe du cartilage thy- 
roïde. Nous reviendrons sur cette organisation en 
traitant de la voix. 

L'os hyoïde des mahis a plusieurs caractère» 
qui le distinguent de celui des singes. Les petites 
cornes sont formées de deux os grêles ; elles ont 
les deux tiers de la longueur des grandes , et 
forment avec elles un angle très aigu. Elles sont sup- 
portées par l'os stylûïde , qui est long et grêle. Lé» 
grandes s'articulent en arrière :îes petites. Le corp» 
a l'apparence d'un bouclier convexe inférieurémeût 



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Art. II. Os kyoïde. iSi 

«t copcaTe i sa face supérieare , dans les lori$ ; 
mais dans les makis proprement dits , il . a sim- 
plement la formé d'une I^ranche courbée en arc. 

Dans les carnassiers y l'os hyoïde est fôrmé ^ 
cen générfi} , de parties grêles et alongées. Le corps 
est cylindrique et à peu près droit , sa courbure 
•est tràs-peu marquée. Les cornes antérieures sont 
plus longues que les postérieures ; elles sont for^ 
mées de deux pièces y dont la seconde y toujours 
plus longue que la première , est portée par l'os sty- 
loïde. Ceiyii-ci est ordinairement plus grand que 
toutes les pièces précédentes ; son extrémité tem« 
porale est élargb et présente une facette articulaire. 
Il n'y a gaères de différience que dans la îon^ 
gueur et la grosseur relatives de ces pièces , qui 
varient d^ailleurs très- peu, et dans l'ouverture des 
angles qu'elles forment en s'artioulant entre elles* 
En général la première pièce des petites cornés 
est^lii^igée en avant, et. la seconde s'élève presque 
perpendiculauremei^ sur celle-ci. 

ttems le hérisson cepeiKlanjt les pièces de Tos 
kyoïde sont larges et appUties. Les grandes cornes 
sont légèrement recourbées en avant ; elles le sont 
égal^nent dans le blaireau , mais d'une manière 
plus s^sibie. 

Dans les sarigues , l'os hyoïde s'écarte aussi du 
type qufil ^re généralement ^iàms les carnassiers. 
Son eofps est plat et presque qoarréi les cornes 
s'articulent à s^ ângfes qui sovA tronqués ])Our cda. 
'Les grandes sont très-larges à leur base et se 

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9^9 XVIir liEçoK. ImaliPaU et dégluti 

recourbent en avant en s'amincissant en pointe ; let 
^tites sont plus longues, de formé cylindrique ^ 
dirigées en ayant et un peu en haut, élargies vers 
leur ^xtrémité^postérieiire. Nous ignorons si l'os 
'dont elleî^ sont forméçs s'articule avec Fos styloïde, 
<ou s'il y a un second os intermédiaire. 

L'os hyoïde varie davantage dans les rongeurs* 
Cqlui du cochon d!Inde b, le corps triangulaire^ 
. et offre en avant une surface plate , en arrière et 
-^n hapt une surface concave. Les cornes anté- 
îrioures sont grêles et s'élèvent perpendiculaire- 
',ment de chaque angle supérieur ^ les cornes pos- 
térieures sont peu mai^quées. L'os hyoïde du lièvre 
A beaucoup de ressemblance avec le précédent; 
,8on corps est épais., spongieux et ii peu près de 
.inêipe forme. Les cornes antérieures sont longues, 
grêles et recourbées en arcsj les postérieures sont 
4.rès- petites. Dans le j!7Qrc-e/?ic , le corps de l'os 
hyoïde formp une petite portion d'amieau qui offre 
en arrière une protubérance au milieu de son 
.;bord. Les cornes postérieures sont largesLi platts 
-et longues ; les antérieures, sont composées de deiix 
" pièces , dont la première est presque quarrée et 
îila seconde fort longue et grêle. Toutes ces parties 
sont minces et alongées dans ïécuretUi. Le corps 
f forme, avec les cornes postérieures , un arq très- 
. courbé ; les cornes antérieures sont composées de 
; trois pièces dont l'intermédiaire est la plus longue, 
. -et celle qui s'articule avcic le\:orps , la plus épaisse, 
t > Dans le ca^^or, le 'corps de Vos hyoïde a^une 



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\ Art. JL Os hyoïde. sSS 

longue et f(Mrte apophyse ovale j^ qui descend per- 
pendiculairement du milieu de son bord inférieur. 
Les cornes postérieures sont au iiioins aussi fortes: 
et prolongent Tare de ce corps \ les aniérieureç 
sont petites .et cartilagineuses. 

Dans la marmotte , les cornes pc térieures sont 
longues et grêles ; elles se continuent avec le corps , 
^«i est très-courbé ; du milieu de sa convexité des- 
^qd une large apophyse. Les cornes antérie&res 
sont formées de troi§ os ; les deux premiers sont 
îcourts, gros et bosselé^ ; les troisièmes sont longs ^ 
grêles et cylindriques, et s'articulent sur le corps,, 
qai fwrme ûo un arc très ouvert. 

Dans le rat vulgaire , le rat d'eau, \ ondatra y 
le corps forme également un arc très -court, et 
présente une pointe plus ou moins marquée dans 
fc milieu de son bord inférieur. Ce sont les cornes 
antérieures qui semblent continuer cet arc plutôt 
que les postérieures. Celles-ci sont très- courtes , 
larges et plates ùiOiXïsX ondatra; il n'en existe qu'un 
rudiment dtms le rat vulgaire y\t campagnol, 
le rat^ d'eau. I-ies premières sont au contrairp 
longues et grêles dans toutes ces espèces , et formées 
d un seul os. li y en a deux dans celles- du loir 
el du lé rot ^ dont le premier descend obliquement 
en dehors. Le corps , dans ces derniers , n'offre 
pas de courbure sensible 5 les cornes postérieure^ 
forment avec lui un angle très-ouvert» Toutes ces 
pièces sont très-grêles et cylindriques, à l'exception 
des deux premières des cornes antérie^ures ^ qui 
sont courtes et applades. 



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fl54 XVin* Leçon. Insalivat et dégluî. 

Dans une partie iJes édentés ^ les cornes anté- 
rieures sont coudîées le long du bord antériear 
du corps, et se réunissent par leur extrémité infé- 
rieure ; elles sont courtes et s'articuleot avec Tos 
styloïde , qui est beaucoup plus long. 

Dans Vechidna- hiatrix y Tos hyoïde aune struc- 
iure, toute particulière. 'Le corps est formé d'une 
branche plate et droite ; les extrémités de son 
i>ord antérieur supportent les cornes du naçme 
-cjoté , qui sont cylindriques , dirigées en avant et 
formées d'une seule pièce. L'os styloïde descend 
presque perpendiculairement à leur rencontre. Les 
cornes postérieures sont arquées en avant, larges, 
.plates, articulées sur les côtés du corps; leur ex- 
trémité , dont le bord postérieur est convexe, tient 
à une seconde pièce qui descend parallèlement » 
la première , jiTsque derrière le corps , où elle 
est jointe à celle du côté opposé. Deux autres 
pièces sont soudées à celles-ci vers l'endroit de leur 
jonction , et s'en séparent sur les côtés. 

Dans Véléphani , le corps est soudé avec les 
tîornes postérieures ; il a la forme d'une lame ap- 
platie , un peu arquée de bas, en haut. Ces der- 
nières forment deux branches également appla- 
lîes, qui remontent obliquement en arrière et se 
recourbent légèrement en dedans. L'os styloïde 
côt bifurqué : la branche postérieure est arquée, 
longue et terminée en pointe; l'antérieure , moins 
longue et droite , s'articule avec les oomeè an- 
téri^res. 



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AiiT. II. Os hyoïde. 535 

Parmi les pachydermes ^ l'os hyoïde du cochon 
a ses cornes postérieures soudées avec le corps , 
et Tonnent ensemble un os applatli, courbé en 
arc ; les cornes antérieures sont très - courtes , 
plates et dirigées 'en ayant : l'os styloïdé e^t grêle 
et alongé. 

Dans le rhinocéros j Fos hyoïde est semblable 
à celui des ruminans à cornes. Dans ceux-ci , 
les cornes postérieures forment un arc avec lo 
corps y qui présente une tubérosité au milieu de 
son bord inférieur , et sont ordinairement soudées 
arec lui ^ les cornes antérieures ont deux pièces , 
Ami la première est toujours la plus longue , qùoi- 
(^a'elle le soit moins que les postérieures : elle se 
porte toujours directement en av^ant. La seconde 
|Mece , qui est très -courte , sWticule avec Fos sty- 
loîde ; celui-ci est fort long , élargi % son extré- 
mité supérieure , qui présente antérieurement une 
facette articulaire. 

ÏHins le chameau le corps est épais et à-peu- 
prés quarré ; il n'a point de tubérosité. Les cornes 
postérieures sont lotigties èl grêles , et s'élèvent 
en arc de ses angles postérieurs 5 les antérieures 
sont articulées aux angles du même côté ; la pre- 
mière pièce , qui est dirigée en avant, est beaucoup 
plus courte que la seconde ; celle-ci s'élève presque 
perpendiculairement à la rencontre del'os styloïdé , 
qui est plus court à proportion que" dans les rw- 
minans à cornes. 

Les cornes postérieures sont peu distinctes du 



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!i56 XVIIP Leçon. ïnsaîipat. ci dégîut. 

corps dans les solipèdeè. Elles formeiU avec lui 
un arc plus ouvert dans le zèbre que dans Vâne 
et le cheval. Du milieu de cet arc descend une 
longue apophyse \ elle égale dans le cheval la 
portion qui répond aux cornes postérieures ; elle 
est plus courte que cette portion dans. le zèhTe^ 
et çlus longue dans Y âne. Les cornes antérieures 
sont formées d'une seule pièce qui est très-courte, 
dirigée en avant , et s'articule à angle droit avec 
i'os styloïde, La forme de ce dernier os est à-peu- 
près la même que dans les ruminans à cornes. 

Dans les mammifères am^phibies le corps est 
mince, alongë, peu courbé en arc , sans tubé- 
rosilé ni apophyse. Les cornes postérieures pro- 
longent l'arc du corps ; elles ont à- peu-près la 
même épaisseur. Les antérieures sont formées de 
trois os, dont le premier est très-court, le deuxième 
est plus long. 

Dans les cétacés l'os hyoïde b. une position et 
une forme particulières. L'os styloïde est long; il 
se porte très-obliquement en avant et en dedans, 
sous la base de la langue , où il se joint à la 
corne antérieure de son côté. Celle-ci est courte j 
elle va directement en arrière s'articuler au mi- 
lieu de la convexité du corps, qui est applati, 
soudé aux cornes postérieures , et représente la- 
figure d'un croissant, dont les pointes sont tournées 
en arrière. Celles-ci sont libres , et ne tiennent pas 
par des ligamens au cartilage thyroïde. 



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Art. II. Os hyoïde. oSj 

b. Des muscles de Vos hyoïde. 

Il y a beaucoup de muscles qui viennent se rpndre 
à l'os hyoïde j nous ne décrirons ici que ceux qui 
semblent appartenir plus particulièrement a cet 
os^ en ce qu'ils partent de points plus fixes que 
Im , qui sont immobiles , ou qu^ils ne peuvent 
mouvoir que d'tme manière insignifiante. 

Ces rnusdes sont , dans Vhomrne , au nombre de 
quatre paires. 

i®. Les sierno-hyoldiens , qui s'élèvent de des- 
sous Tangle clavîculaire du sternum au-devant de 
k trachée- artère ^ entre les sterno-ihyroïdiens^ 
et Tiennent se fixer au bord inférieur du corp^ 
it Pos hyoïde. 

2^ Les omo-hyoïdiens , décrits dans la qua- 
trième leçon , page 204. ' 

3®. Les stylo-hyoïdiens , qui sont fixés d^un côté 
à la racine et au bord postérieur de Tapophysc 
styloïde , et de Fautfe à l'extrémité antérieure du 
corps de l'os hyoïde ; ils descendent obliquement 
en aivant et en dedans pour gagner cette seconde 
attache , et sont traversés dans leur portion in- 
férieure par le tendon du digastrique. 

4**. Les génio-hyoïdiens , dont le tendon est fixé 
en ^vant à l'émînence géniy derrière le menton j 
ils se portent à l'os hyoïde en dessous et en de- 
dans des génio^glosses , et en dessus du mylo^ 
hyoïdien^ et s'attachent à la convexité du corps 
de cet os. 



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258 XVIIP Leçon. Insalii^at. et clêgluî. 

6®, Outre ces quatre paires de muscles il en i 
existe un impair, X^mylo^- hyoïdien ^ dont le» 
iibres .transversales se portent du bord inférieur 
de la mâchoire inférieure à une ligne moyenne, 
qui le partage d'avant en arrière en deiux por- 
tions égales. Le bord postérieur de ce muscle 
tient au corps, de l'os hyoïde , mais il est clair, 
d'après la. 4ii*eetion de ses fibres , qu'il doit agir 
très-faiblement sur cet os; il sert plutôt de sou- 
tien aux parties qui sont au-dessus de lui ^ nous , 
verrons vcièxsci^ des . animaux où il peut les sou- 
lever d'une manière très-marquée , et che^ les- , 
quels il n'a évidemment pas le prenlîer usage. 

La première et la seconde paire abaissent Fo» ; 
hyoïde , la deuxième le porte en même - temps 
de côté 9 la troisième paire l'élève et le porte de 
côté lorsque l'un des. deux agit seul ; la qua- 
trième le porte en avant et le fait un peu re- 
monter. 

Il y a peu de remarques à faire sur ces muscles 
dans les autrqs mammifères. La conformation de 
l'os hyoïde variant assez, il en résulte de légères 
différences dans, la disposition des muscles qui s y 
fixent , mais elles ne, sont pas assez importantes - 
pour i|Ous, y arrêter beaucoup. 

Dans les alouaites y \qs sterno-hyoïdiens sont 
fixés au bord inférieur de Touverture que pre* 
sente eh. arrière la c$.isse hyoïde. Les géni-hyoï- 
diens tiennent en basi à la convexité, de la v^^^ 
caisse» v , ' 



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Art. II. Oê hyoïde* 209 

Les ppemier» se prolongent , dans le lion ^ en 
dedans de la poitrine y suivent le sternum jusqu^à 
Vt&irémité postérieure de ]a troisième pièce , et 
86 fixent dans foute l'étendue de la même pièce« 
C^le pardcularité , qui paroit due en partie à 
Fétroîtcsse du sternum , n'est pas commune à loua 
les mammifères qui ont cQt os semblablement con- 
tmaL Ainéi dans le phoque ^ dont le siernuat 
est tertniné en avant par une pointe grêle , qui 
dépasse de beaucoup la première côte, et se 
Irmtve trop fmble. pour donner attache à des 
B&scles^leà sterno- hyoïdiens sont fixés à la pre-^ 
bA^ cote. Ils sont renforcés par une languette qui 
itode la p^^tubérosité de l'humérus , et ne tarde 
jmà se joindre à eux ; elle remplace le çoraço^ 
fyoïdi^n. Les muscles dont nous parlons sont 
confondus dans le dauphin "en un seul musde 
impair ^ singulier pi^r sa largeur et par son 
épaisseur. r 

A Fexcepti^ des singes ^ \q stylo-hyoïdien n'est 
p^'cé dans ancun mammifère pour donner {las^ 
lage ait digastrique , même lorsque ce muscle a 
un tendon* moyen. Le premier a un t^ïndon commun» 
^iVétéphant y ayec le stylo-pharyngien , qui es^. 
fixé à la branche postérieure de la bifurcation de 
l'oi stylôVde : ces deux muscles sont même réunîf 
jusqu'à la Toute du pharyniE* 

Dans lé cqùhony \q même muscle donne une 
portioti qui va derrière l'angle de la mâchoire se 
Mollir au digastrique. Dans les tumin^ms il vient 



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34ô XVIIP Leçon. InsalipaL et déglut. 

de la pointe ou de Tangle poslérieur et supéri 
de l'os styloïde. 

Dans le paca , chez lequel Tos styloïde tt'altt 
pas jusqu'au*crâne, il lî'jr a point de stylo^hyoïcik 
mais la partie moyenne du digastrique adhère l» 
fortement au corps de l^os hyoïde. 

L#e stylo-hyoïdien est , dans le dauphin^ tt 
large ej court ; ses^ fibres se portent du bord fi 
térieur de Tus styloïde au corps de Tos hyoïde. 

Le mylo'hyoïdien a ses fibres postérieures i 

Hgées obliquement en arrière et en dedius ?ei 

Fos hyoïde , lorsque celui-ci est feculé et tjne h 

^ mâchoires sont alongées. Dans ce cas il cobIiSm 

essentiellement à porter cet os en avant* 

Dans Yélèphant il se continue avec le stem 
hyoïdien ; ses fibres se dirigent pour cela d*ai^ 
fen arrière avec très peu d'obliquité. 

Outrejces muscles , communs à l'homme et aï 
niîtmmifères , on trouve dans ceux ci un petit musc 
qui de la face externe de l'apophyse mastoi* 
se porte à la face interne de l'extrémfifé temporf 
de l'os styloïde: c'est un stylo-mastoïdien ;Iot^^ 
cette extrémité a un angle prolongé en arrière 
comme dans les ruminans , auquel se fixe le ^/f Û 
Mastoïdien , alors ce muscle agit àur l'os styl^'" 
comme sur un léviér , et tend à porter son es 
trémité inférieure en haut et en dehors. 
* Lorsque l'os styloïde n'atteint pas jusqu'au crafl^ 
le stylo-mastoïdien sejrt pour ainsi dire à le su» 
jjendre. Dans le paca ce muscle s^attàche derrieï' 



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ARt. U. Os hyoïde^ ^ a4i 

le digastrique , dont il aembte former une portion ; 
il descend le long de ce dernier jusqu'à l'extré* 
anké de Voa styloîde , s'attache à la moitié supé- 
rieur de cet 06 , se prolonge sur les côtés du 
pharynx , tt remplace aînai le stylo*pharyngien. 
Nous allons voir que dans le fourmilier le même 
muscla sœt également à suspendre au crâne l'os 
ityloadev 

Quelques maihmifàret ( les carnassiers ) ont 
de plus un musde mince et plat , dont les libres 
remplissent une partie de l'intervalle dea deux 
cornes hyoïdes du même côté. 

Dans les fourmiliers le larynx tk . l'os hyoïde 
lont peu éloignés du sternum , et conséquemment 
très en arriére des mâchoires* Il en résulte dea 
particularitéa remarquables dans lesmuaclesr de l'os 
hyoïde et de la langue. Nous n'indiquerons, dans 
c^ article que oeUea qui concernent le premier. 

L'analogue du s^ld*ky.oïdien est un très^petit 
iBuscle fixé à la partie moyenne et antérieure de 
l'os styloîde ; il descend obliquement en arrière 
et en dedans pour s'unir au bord an génio-ityoU 
dien , près de son extrémité postérieure; 

I/analc^e du stylo-mastoïdien est encore un 
très-petit muscle , qui descend de l'eadrc^ du 
crâne où seroit fixé l'os styloîde , s'il y «itt^npit ^ 
jusqu'à l'extrémité de cet os , qu'il dpit rapprocher 
du crâne et porter en avant. 

Le mylo-hyoïdien est fort long. Il ne s'unit pas 
à l'os hyoïde , et se termine à quelquiis milli- 
s Q 



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séa XVIIP Leçok. InsalwaL et dégluU 

mètres du corpa de -cet o» ; mais ses âemiéres 
fibres montent jusqu'à la base de Tos. stjloade^ 
à laquelle elles se fixent : plus en avant^ quett 
ques*unes de ses fibres s'élèvent .encore plus bout ^ 
pour s'attacher aux apophyses transverses des 
•vertèbres cervicales moyennes* Celles qui pré* 
cèdent ces dernières s'ajttacbeiit plus/en dedans 
a la membrane de la base de la bouche , et il 
n'y a que la portion qui répond aux deux tiers 
antérieurs de la mâchoire inférieure^ qtfise fixe 
au bord de ses branches. Toutes les fibres de 
ce muscle sont transversales, et ne sont point «dî^ 
visées par une ligne tendineuse médiane. 

Il n'y a, proprement, qu'un génio-hyoïdien^ 
fixé à l'angle du menton , par un tendon extré^ 
moment gréie , qni s'élend jnsque vis«à-vîs des 
angles de ia mâchoire in£érieurè , en suivant le 
milieu du ihytlo-'hyoidiên ^ là commence sa paitie 
charnue , très-nrince dans toute sa longueur , d'a- 
bord étroite, puis s'élargissaiit' et par oissafit* alors 
composée de deux portions. Elle se rétrécit ensuite 
avafnt de se fixer à la fo«e inf^eure du corps 
de l'os hyoïde. 

Les sierno* hyoïdiens paroissent d'abord tris- 
«ourto , mais ils se prolongent en arrière , sur le 

\ atemum jusqu'au milieu de sa longueur; ilssont l'un 
a côté deFautre , entre les sterno-glosses. 

/ "Dans Véchidna y le mylo^hydidien est fixé, en 
bonne partie , à la membrane palatine ; sa portion 
la pluf .reculée remonte sur les côtés de l'occiput» 



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Akt. il Oi? hyoïde. «43 

Xidosn^V omiihùrinqu^ ce mciscle a une ligne mé^ 
diane tendiiveufle \ de chaque c6té de Jaquelle par- 
tent ses fibres, dirigées obliquement d'arrière- en 
avant, et s'attechant de ce cofé au bord inférieur 
des bréuichea de la ntâchoire , jusqu'à leur angle de 
réunion. , ^ . ' . . 

Une seconde portion du t^me muscle pourrorl 
aussi être regardée comme l'analogue du ^^io^oï^ 
dieny gui mancfue , oi!i bien appelée hyo-mèixiUhm' 
Ses libres* partent de Thyoïde et de la bfise de ia^ 
langue, et s'avancent plus obliquement en dehors y 
jusqu'à la portion la plus reculée des brânbhé^ de^ 
k mâchoire y au bord inférieur desquelles elles se 
feent.', • ■■>': . ' ■' 

l^e»' omo'-^ hyoïdbm^ ef%xisiiftti\. dans le mém# 
animal, et les sterno-kyoîdimis se prolongent en 
arrière, sur le sternum j ooinnie dans le* /a/^/»î- 
liers, jusqu'au milieu de la léngileur dé cet xm en- 
viron , y compris l'o» dai^kulaire. IlsP se^fix^iut à la» 
seconde pièoe* Lamêmechôëe a lifeu dsinslléchidna^' 
où elle facilite les grands moùvemeus de la k»gue:^ 
mais pourquoi se trouve^t^Ue dajis VorniihorîAr 
que, àovki la langue n^'est pas prèpt^ à ees g|[«tnds 
mouvemens? 

B. Dana tés oiseaux. 

a. De Vos hyoïde. 

Cet os peut être divisé dans lés oiseaux , corato^ 
daos les mammifèires, eii corps et en c<HFnes/L<i 



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*44 iVnP Leçon. In$alhat. etdêglut 

premier a ordioaireioeat use forme alon^e et cy^^^ 
li|idrique; maia, au Jieu d'être situé, comme dai» 
\^ cIas^ç préeéc}|»p(a,,|triuisyersalemeiit au cou de 
l'ankiml , il pi^i^d .U ^ême direction que celui -d. 
Spn exti'jéimlé àntériei^i:^ ptéaente quj&lquefois une 
facette articulaire , qui est reçue dans une cavité 
âe^ l'o») p^ du cartiiâgj^ de \^ lan^e, lorsque Vnn 
0U Vautre i^ûste. Cejite fa,G^tto,e$t arrondie de droite 
i gaucJbe > et ne permet g««irea. que des mouyemena 
4ans l'un .pu l'autre de ces ^ens. S'autires fois , il 
j^\y. a au^W^o facette articulaire , et l'os .ou le ar* 
t^lag^liyoïde eA^iplAment soudé avec celui de la 
iaiign^t Sqh ^trémité postérieure a, de chaque 
coté \ une cavité aa ticulaire arrondie , dirigée ea 
ariiére y j^ui sert à unir le corps à la base des cornes. 
Au-delà. d€{ ces deux. cavités , la même extrémité se 
prolonge jeu une p^^vatf^plu^ïOu^moins^étfndue , qui 
fif» pp^t^^uyentauTd^vantdu larynx supérieur et 
do latpai^tie.adïawitfQi4e Ja* trachée-aitère. Cette 
4ertiiè):^,porti0u,i3f0iyt presque jamais entièrement 
<^sai£éi&/ Qu pour^i^itj'appeler corne moyenne, ou 
qi^eue.4^ l'os by/^jid^*; Ilell^ esjt la fqjrme générale 
4u corps de l'o^j;ijfpïd^ jdat^s les qiseauxf mais 
dins quelques-uns il s'écarte de cette focme. Dam 
le pélican il est plat et pentagone ^ l'angle qui 
se présente en avant n'a point de facetté articu- 
laire , et le coté qui regarde en arrière en a deux 
qui se touchent' et ne laissent point d'intervalle 
pour la corn,e moyezuie, qui n'existe pas. en efifet. 
I[ a , à-" peu- près ^ la uigme forme dans la spatule, 



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Art. n. Os hyoïde. a45i 

mais les fàdettes articulaires sont moins rapprochées , 
e| les deux angles latéraux s'alongent en crochets ^ 
recourbés en arrière. * ' • 

Les cornes ne sont qu'an nombre de deo*, de 
figure cylindrique ) grêles, plus ou moins alongées^ 
s^amincissant vers le bout, dirigées en arrière et 
eu dehors, et se recourbant de bas en haut pour 
s'adapter à la tête , derrière laquelle elles re» 
montent Leur base regarde en avant , et présente 
une facette arrondie , qui entre dans la cavité ar^ 
ticulaire du corps. Chacune de ces cornes est 
formée de deux portions articulées ensemble , à Pen- 
droit où le tiers postérieur touche au tiers moyen: 
C'est de leur longueur que dépend la sortie plus ou 
moins grande de la langue hors du bec. Dans le 
pic , dont la langue peut être portée au-dehprs , de 
la longueur de huit pouces , ces os ont une grandeur 
proportionnée à cet effet. Us descendent sur les 
côtés du cou, puis se recourbent sur la té te et se 
prolongent jusqu'à la racine du bec; là, ils se 
détournent à droite , et pénètrent dans une cavité 
de la mandibule supérieure,, qui est- mi dedans dé 
la narine droite, et qui règne daife les deux tie» 
de la longueur de cette mandibule. Ils ont plus <lo 
huit pouces de long. 

b. Des muscles. 

Le dindon nous servira d'exemple pour la des» 
cription de ces muscles. 
On trouve d'abord , i?. l'analogue du mylo-hyolh 

Q3 



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«46 XVnr hiziço^: fnaaifi^at. et déglut. 

dien , le génio^iyôïdién dé Vicq-d'Azyr , formé 
d'une couche très- mince de fibres fixées a:» bord 
inférieur et à la face interne de la mandibule ; 
kur direction est transversale ; elles éiont partagées 
par une ligne tendineuse , qui s^étend jusque sous 
la queue de Pos hyoïde. Ce muscle relève Vos 
hyoïde et la langue , et les rapproche du palais. 
. 5^. L'analogue des siylo-hyoïdiénti styh-giosse y 
ou serpi- hyoïdien y le mylù-hyoïdien de. Vicq- 
li^A^yr; il vient de Fapophyse serpi-forme dé la 
mâchoire inférieure, et se divine en plusieurs por- 
tions. La postérieure descend obliquement en avant, 
et s'insère à la ligne blanche qui lui est commune 
avec le mu9(^ précédent ; la portion moyenne s'in- 
sère à la queue de Fos hyoïde ; celle qui esttinté- 
rieiire passe sur le ndlieu du cérato-gtosse , et s'in- 
aère au côté Ai corps de Tos hyoïde \ sur le hyo- 
glosse transverse. L'usage de ces différentes portions 
doit varier comme leur insertion. Là première et la 
secondj», en relevant la queue de l'os hyoïde, a bais- 
ae)at la pointe de la langue. La dernière relève Toi 
hyojdé eJt la langue ,^ et les porte de son coté lors- 
qu'elle agit seule. 

:. 5^^ Le miêécle conique de l'o^ hyoïde de Vicq- 
d'Azyr , analogue des génio-hyoïdiens , prend son 
origine de deux bandes charnues, dont l'une, plus 
petite , s'attache au bord inférieur de la mâchoire , 
derrière le mylo^hyoïdien , et en dehors de ce 
muscle; l'autre , plus large, vient de la foce interne 
de ce même os, en dedans du mylo hyoïdien* Ces 



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Art., n. O.t hyoïde. 247 

deux portions se réuoissent et se contournent autour 
jrle ]a co;*ne de Tos hyoïde qu'elles enveloppent en- 
liérement C'est lé muscle qui , en portant en avant 
Tos hyoïde , fait sortir I4 langue du bec 

/y\ Le céraiQ-J^oïdiea se porte du hord interne 
du premier os de chaque corne à la queue de Tos 
\ hyoïde. Il rapproche la queue de la corne , et porte 
ainsi la langue du coté opposé. 

Les aiernO' hyoïdiens sont remplacés par une 
languette qui descend du muscle hyo-laryngien au 
êterno laryngien. Nous verrons cejs muscles en par- 
lant du larynx. , 

Ces muscles existent ^néralement^ et ne présent 
tent que quelques vcu^étés. Ainsi , dans le canard, 
le premier ne s'étend pas sous la queue de. Tos 
hyoïde ; il s'attache à la face interne et posté- 
rieure des .branches de la mâchoire et à la mem- 
brane palatine. Le second- n'a que deux portions , 
dont la deuxième se fixe à la base de la corne* 
de Fos hyoïde. Le troisième n'en a qu'une , au lieu 
de deux. 

Dans le cogr , le premier n'existe pas ; le deuxième 
est comme dans le canard ; 'le troisième comme 
dans le dindon. 

Dans la chouette ces muscles sont comme dans 
le canard y mais plus foiMes à proportion. 

Dans le pic les muscles coniques de l'os hyoïde 

ont une longueur proportionnée à celle des cornes 

. auxquelles ils s'aitachei^. H y a de plus dans cet 

(Âseau une si^cième paire de musclea^ ce sont les 

Q4 



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fl48 XVIir Leçon. Ihsalii^aU et déglut. 
cératO'trachéens. Ils s'attachent i la base des cor* 
nés, gagnent le haut de la trachée-artère, et fonti 
autour d'elle quatre tours de spirale « avant de s'y 
fixer y huit ou neuf lignes plus bas que le larynxj 
C^est le droit qui croise sur le gauche. Ce muscio 
fait rentrer la lang^e dans le bec, lorsqu'elle en 
est sortie. 

C. Dans les reptiles. 

^ a. De F os hyoïde^ 

L'os hyoïde varie dans les differens ordres de 
cette classe; mais en général il se rapproche bera- 
coup de celui des oiseaux: celui des sauriens ^l 
des ophidiens n'en diffère pas essentiellement Ses ^ 
rapports avec le larynx se réduisent à très-pea de' 
chose ^ comme dans la classe précédente. 11 n'y & 
pas de muscle qui passe de l'un à l'autre ; une 
simple membrane est leur moyen d'union. II se 

• trouve même des genres de sauriens où ils soot 
tout-à-fait séparés, celui, par exemple, à\x caméléon. 
Ils le sont encore dans tous les ophidiens , à langue 
enfermée dans une gaiijie. Cette observation achève 
de prouver que la fonction essentielle de cet os est 
de servir de base à la langue , et de contribuer à 
ses mouvemens. 

Dans les chéloniens la forme de l'os hyoïde varié 
beaucoup. Quelquefois celle du corps est à-pei»- 
près quàrrée , mince 9 et applatie. Alors les cornes 
postérieures sont droites , articulées aux angles du 

rfliêjçno côté, s'çc^stant l'unç de l'autre en se por- 



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ARté II. Os hyoïde. ség 

tant en arr^re , et ayant le larynx placé dans leur . 
intervalle ; et les cornes antérieures , soudées au 
corps , un peU en^-deça des angles antérieurs ; elles 
se dirigent en arrière, et se. recourbent en haiil 
derrière l'occippt* En ayant, le corps se prolonge 
en pointe 3 scmis la langue qu'il soutient Telle- est 
entre antres la forme de Thyoïde dans la tortue 
grecque; mais dans la matamata le corps de cett« 
partie est très-solide, osseux, et de figure pyrami- 
dale , ayant la base dirigée en avant. Les cornes 
antérieures , coudées en avant , viennent s'articuler 
en arrière [de chaque angle qui termine cette base , 
tandis que les cornes postérieures , plus grêles , et 
courbées en arc, sont fixées à coté l'une de Faubre ' 
an sommet de cette pyramide. 

Dans les sauriens l'os hyoïde n'est ordinairement 
que cartilagineux, comme dans la plupart des autres 
rep^i/e^; toutes ses parties sont le plus souvent grêles^ 
alongées, et soudées ei^semble. Cependant celui des 
crocodiles conserve cette figure applatie , en forme 
de large bouclier , que qous venons d'observer 
dans les chéloniensy et que nous retrouverons dans 
les batraciens. Il n'y a que deux cornes qui sont 
articulées, a-peu-près ai;i milieu des côtés de cette 
plaque cartilagineuse. Elles semblent formées de 
deux portions soudées ensemble , mais distinctes 
par une espèce de coude, qu'elles présentent en 
arrière» 

Dans Viguane ordinaire ( J. (lelicatissima) le 
corps n'est j pour ainsi dire, que la réunion des 



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a5o XVIIP liEçoN. Insalipai. et âéglut. 
sept cornes qiii forment le cctrtilage kyoide. H y 
en a une en itrant qui se porte sous la langue , 
sans 8^ fixer. Les six autres sont en arrière. Les 
deux inférieures sont les plus longues ; elles sont 
contiguës, un peu courbées en arc, et s'inèrodui- 
$ent dans le goitre , sans y dônper attache à des 
muscles ou à des Hgaraens. IL^es quatre qui restent 
tout les \raies cornes du cartilage hyoïde. Deux se 
portent d'abord en avant , mais elles se recourbent 
bientôt en arrière , puis eu haut , pour gagner l'oc-t 
ci put. Cîelles qui leur sont postérieures, sont recour- 
bées en arrière et en haut, de manière à Jeur 
rester à-peu-près parallèles. Ces cornes sont sem- 
blables , pour la formé et pour les usages, à celles 
de 1*08 hyoïde des oiseaux* 

Les cornes du goitre se trouvent encore dans les 
êcinques , les agames , les dragons. Dans le dra- 
gon roj^^ leur extrémité tient au fond du grand 
«ac qui forme le goître , et doit le tirer en dedans , 
lorsque la langue sort de la bouche. Ces corne» 
manquent dans les autres sauriens. Il n'y a quel- 
quefois que deux cornes hyoïdes : nous n'en avons 
trouvé que deux dans le gecko à tête plate ( Gr.jim- 
hriatus ). Elles sont toujours pêurfaitement ana- 
logues à celles des oiseaux. 

Dans le caméléon il y en a quatre, dont deux sont 
droites et dirigées obliquement en avant. Les deux 
postérieures se portent derrière la tête. Le corps 
se prolonge jusque vcfrs le tiers antérieur de la 
langue , lorsque celle-ci- est dans l'état de repos \ 



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Art. II. Os 7iyoï(h^ ' «5i 

il est cylindrique et grcle dnns toute cette partie > 
qui a trois à quatre centimètres de long. 

Dans les lézards et les iupinambis ces cornes 
sont également aa nombre de quatre. Les anté- 
rieures sont formées de deux pièces ^ soudées en« 
semble , ou mobiles l'une sur l'autre^ dont la pre- 
mière est dirigée en avant , et la seconde se porte 
en arrière et se recourbe sur Focciput. 

Dans les ophidiens , dont la langue est enfermée 
dans un fourreau , le cartilage hyoïde est composé 
de deux filets parallèles, dirigés d'ayant en arrière y 
tr^rapprochés l'un de l'autre, et séparés dans 
leur moitié antérieure par la gaine de la langue, et 

daiis le reste de leur étendue par les deux muscles 

fyo-glosses. Ces deux filets se réunissent en ayant , 
ifenpr es entre l'extrémité postérieure des branches 
delamâchoire , en se recourbant en demi-cercle sous 
le fourreau de la langue ^ de leur convexité sort una 
courte pointe qui s'avance sous celle-ci. .Dans lea 
autres ophidiens, tels que les amphisbènes ^ etc. , 
le cartilage hyoïde a une figure triangulaire. Les 
deux angles postérieurs s'alongent pour former les 
cornes. 

Dans les batraciens^ les salamandres exceptées , 
le cartilage hyoïde forme une large plaque i-peu-< 
près quarrée, appliquée immédiatement aux parois 
inférieures du palais et de Tarrière-bouche. Se^ 
cornes antérieures partent de ses angles du mêm© 
côté , s'étendent en avant , s'élargissent avant de se 
courber en arrière, puis se portent vers l'angle dp 



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a5a XVin® Leçon, Insalhat et dégluî. 

la mâchaire, et se recourbent de bas en haut, au- 
deivant de cet angle^ pour aller se fixer à la partio^ 
postérieure du crâné. Les cornes postérieures sont 
droites , fortes , osseuseâ, non soudées à la plaque, 
aux angles postérieurs de laquelle elles sont articu- 
lées et dirigées obliquement en arrière et en dehors. 
Le larynx est placé entre elles. Dans les salaman- 
dres le cartilage hyoïde a une forme triangulaire. 
Les cornes partent des angles postérieurs , et re- 
montent sur les côtés du cou. Leur bord postérieur 
est soudé à un filet de même nature , icourbé en 
anse , et dont Textrémité antérieure se réunit avec 
celle de l'anse opposée , au milieu de la concavité 
que présente le cartilage hyoïde en arrièrre. 11 y a 
de chaque côté dès branches de ce cartilage, et en 
avant, une large plaque cartilagineuse, qui leur est 
à-peu- près parallèle , et ne leur est unie que par 
des muscles qui vont de Tune à Tautre. Elle tient 
Keu de corne antérieure. 

b. Des muscles de Vos hyoïde* 

Dans les sauriens, qui ont une langue plus on 
moins protraciile , ces muscles contribuent beau- 
coup à l'alongement de la fi^ngue^ en -portant Toi 
hyoïde en ayant. 

On retrouve, dans les reptiles, i*. Fanalogiie du 
mylo^hyoïdien. Ce muscle est composé , dans le» 
deux premiers ordres , de plusieurs portions , une 
inier^maxillaire qui se fixe au bord inférieur et 



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Arï. II. Os kyoïdeé ai65 

i la fa<^e "Hiterzie des branches de la mâchoire in* 
férieare ; une seconde q ai remonte derrière chaque 
angle de la mâchoire y sur l'analogue du digastri* 
qoe^ et Rattache à Focciput; elle est très-épAisse '; 
une treizième qui s'étend plus ou moins le long du 
coa, à la peau duquel elle se fixe en dessus, et 
qu'Ole etobraslBe comme une sangle* Cette dernière 
est platot l'analogue du peaucier. Eïle embrasse 
tonte rétei^due du qou dans les chéloniehs. Dans 
ricane ordinaire la portion inter-maxillaire ne 
s'étend pas jusqu'à l'arc du menton. Dans le gecto 
fln'y a qu^une aponévrose très -mince qui atteigne 
cet arc. Mais , en général , 4e injlo<hyoïdîen se 
hit k Vos hyoïde dans les deux ordres dont il est 
qoesùon. : jce qui n'a pas lien dans les batraciens* 
Une semble eociater, dans ceux-ci, que pour rem-* 
jër l'écartement considérable, des branches de la/ 
aiâchoire inférieure , et soutenir et même soulerer 
les parties qui sont au* dessus de lui« Ses fibres sont 
dirigées transvers^alement d'une branche à l'autre ; 
^s «ont divisées dans plusieurs espèces par une 
"Kgne médiane 9 et s'attachent à la face interne de 
ces brancheS', ce qui leur donlDè la faculté de sou-« 
lever davantage le^s parties subj^centes. Datas là 
grenouille ocellée le bord postérieur se sépare de 
chaque coté , pour remonter en dedans de l'aéglè' 
de la œâohdire inférieure , jusqu'à la partie de lA 
membrane palatine qui est au-dessus. / 

a**. L'analogue du sterno ^ hyoïdien s'attadie,. 
dans les chéloniens ^ entre les deux cornes du 



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a54 XVnr I>BçoN. Insalivat. et déglul 

même côté, et à la corne postérieure; 3 A\ 
le long du cou^ passe en. dedans du premier 
Fépaule , et s'insère au coté interne du 
second os. Il est appliqué, dans ce trajet, m 
côtés de l'œsophage , et tient fortement aa phftf 
yers son extrémité antérieure. 

Dims les sauriens le même muscle s'attach 
dehors du sternum , entre les analogues de^ aM 
moâioïdîens , et se fixe aux cornes postérièi 
cartilage hyoïde» Dans V iguane ordinaire il 
presque tout le bord postérieur dala premièEe/'i 
de ces cornes. Dans le gecia à tête plate ili9i| 
la partie moyenne cte ce bord. Dans le ci 
après ûTmr touché à Pos hyoïde, il se codk 
jusqu'à, là mâchoire inférieure^ au bordinSW 
de laquelle il s'insère très en. airière. 
; Dana le caméUén il e^ très-alotigé , et se 
fort loin en arrière, en dehors du sternum 
formant une pointe dirigée du même oâlé. 
muscle en recouvre un autre plus mince d 
large , mais aussi long , également oontigu a 
semblable dans ses deux tiers postérieurs , q^ 
porte à l'extrémité des cornes postérieures à» 
iiyoïde. Il pourroit être nommé sierno-^cératom 
Dana Vagâme-umbra le même muscle se pro^ 
également très-en arrière en dehors du ^ernoi 
Dans les crocodiles le sterno^hyoidien a 
portions qui se séparent seulement au -delà 
sternum; l'interne , plus mince, s'insère au bord 
la plaque hyoïde j l'externe, plus large rfp 



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Aat. IL Os kyoïdê. 258 

^, Yp, gagner le bord postérieur de 1^ corne 
Blême côté , et après une légère intersection 
Ineuse , f^ni lui sert d'attache' à cette corne , se 
linue dans la fnénie direction jusqu'à la mâ« 
k^y et forme la première couche du cèrato*- 
f illien. 

fim les ophidieus ce muscle est remplacé pat 
^toUO'inaxillien y qui s'étend des première^ 
b à la mâchoire inférieure , et dont les fibres 
^las internes vont de la mâdioire et des côtes ait 
filage hyoïde :- c^est en n*ême temps un génio^ 
Men, ou un cérato-maxillien. 
ftuw les batraciens, les salartiandres exceptées^ 
J* prolonge en dedans du sternum jusqu'à la 
■fcla plus reculée de cet os, on il se fixe, ou 
fini! n'atteint que sa partie moyenne. Pludeur» 
kws fibres s'épanouîsserit (»ur la pierre. En avant 
«c divise en plusieurs lahgueltes, qui s'insèrent 
"««essivement au bord externe de la plaqu^ 
Me. Une d'elles va jusqu'aux cornes anté- 
^res, et s'y fixe par un tendon gréle. Dans les 
W^fnandres le sterno-hyoïdien se continue avec 
'*usde droit du bas-ventre , et participe i ses 
'^vemens. 

5^. VomO'hyùïdien n'existe pas dws les ophi-^ 
fetîs, , 

^ns les ckéloniens il vient gagner la gaine duf 
y foAjoïrfi^/i, qui enveloppe l'extrémité des cornes 
**térietires de l'os hyoïde. Ce muscle est quelque- 
^ ^ès- considérable dans les saurions. Dans lt> 



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*6© XVIir LsçonI In$aîwat. et déght 

g^cio y par exemple , il s'élargît beaucoup pour 8^ 
fix;er à la plus grande partie des oornes postérieures) 
^ recouvre , en avant, le sUrno^hyoïdien. 

Dans Viguane ordinaire il çst ccmtigu à un nms^ 
c^e, qui. a la même direction , et s'attache, ei^ 
arrière, à la clavicule ^ et en avant, au-dessus dfl 
XUDirps du cartilage hyoïde, où il touche son sem^ 
jblable. 

D^ns Je caïman il e^t composé de deui poriiomi 
comme le précédent. JL'exteme., qui se détachi^ 
de bonne heure de la. suivanle, ré s'insérer à U 
membrane pa^tîn^., près de la inacAoire inférieure, 
^'interne se fixe^j^ureoudâ de la corïie hyoïde du 
même eôté, 

i Dans le caméléon ij est long et grêle; il passe en 
dehors du stern^o^érQioïdiœn , et va se fixer an 
corps de Tos hyoïde, en dehors de Finsertion de^ 
sterno" hyoïdiens. Noua l'avons indiqué dans 1^ 
^r^7îo«i/fe5,. Leç. II, pag. a64* 

é"". L'analogue du stylo-hyoïdien. Nous n'ayonj 
trouvé ce muscle. qu^e dans les grenouilles ^\^ 
rainettes et les crapauds. Il vient de la part» 
fost^rieurfe de la tête, derrière Foreille, où? 
s'attache à côté du muscle analogue au siern(y 
mastoïdien. Dans ia grenouille occellé^ , il ^ 
divise en deux portions ; il en a trois dans 1^ 
grenouille commune. La plus reculée s'attache i 
l'extrémité des cornes postérieures , c'est la pW 
/ forte 5 la moyenne s'attache à peu près à la partie 

moyenne 



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Art. h. Os hyoïde» ^Sj 

moyenne du bord de cette même corne , et la plus 
antérieure un peu plus en avant. 

5**. Le génio-hyoïdien. Dans les chéloniens y il 
v!j eu a proprement qu'un , dont le tendon s'in- 
sère â Farc du menton. Les deux portions char- 
nues s'écartent Tune de l'autre en se portant en 
arrière j et ront se fixer à la base des cornes pos« 
tériéures de Tos hyoïde. Dans plusieurs sauriens , 
ce muscle est à peu près semblable. Dans V iguane 
ordinaire , il'se fixe à l'arc du menton par un 
tendon grêle , et se divise en arrière pour se porter 
sur les côtés du cartilage hyoïde , et s'insérer à la 
ktôé de ses cornes postérieures. Dans le^caïmaiij 
E se porte au milieu de la plaque hyoïde , où il 
m fixe. 

Dans le caméléon ^ c*e muscle a deux portions j 
une intérieure , longue , grêle, qui s'insère au corps 
de Fos hyoïde : l'autre extérieure, contiguë à la 
première , -plus large et plus forte , qui s'attache 
à toute la longueur des cornes postérieures de cet 
os. Elle tient aussi aux cornes antérieures. 

Dans les ophidiens ,\es génio-hyoïdiens se con- 
tinuent en arrière avec les costo- hyoïdiens* Ils 
ne s'observent que dans ceux qui n'ont peint la 
langue enfermée dans un fourreau. 

Ces muscles , dans les batraciens , se divisent 
en arrière en deux portions. L'externe plus courte 
B^insère au coté de la plaque hyoïde au-dcvssus 
de son bord ; l'interne se prolonge sur les cornes 
postérieures et fournit uije gaine au lûuscle hyo- 
5 R 

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a58 ^ VHP Leçon. Insalwat. et dégtuL 

glosse. Le sterno'hyoïdien pénètre entre ces deux 
portions pour se fixer à la plaque. 

6°. Les cérato^maxilliens. Ces muscles sont 
analogues , par leur fonction et leurs altaches , aux 
muscles coniques de Fos hyoïde des oiseaux. Us 
n'en diffèrent qu'en ce qu^ils ne sont point contpur- 
n<és autour des cornes auxquelles ils se rendent. 
Us n'existent pas dans les batraciens ; mais ils sci 
trouvent dans les trois premiers ordres^ Lew alta- 
chp y en avant , est à la face interne des brandies 
de la mâchoire inférieure , ^u tierp postériwr de 
ces branches , d'où il3 se portent en arpère et 
en dedans , à la rencontre des cornes postérieures , 
auxquelles ils s'insèrent. Il y en a deux de jcïnMiuç 
côté dans V iguane ordinaire , qui s'attachent aux 
^ii[atrç coi-neç. Jl y a de plujs, dans ce dernier ani- 
n^al , i;n nmsçle iransv0rse des cornes , dont les 
fibrçs sg portent pbliquepient ep dehors , do U 
çorpe antérieure à l^ corne postérieure du mémo 
côté. 

Dans Va^ama umhra y ce dernier muscle est 
lojig et grêle , et va de l'extirémilé. de la corne 
postérieure à l'angle dç la co?*nç antérieure. 

Dans le^, chéloniens , c'e^t à l'ei^irémité des 
cornes antérieures que s'insèrent les cérato-ma- 
sçillien^^ 

D. Dans les poissons^ 

Xà^ hyoïde est forjrné de 4eu* brancha^ qui s'ap- 
puiejir 4e chaque çôlé , çn dedans do Tça analogue 



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AiT. II. Os hyoïde. $5g 

au quarré des oiseaux , descendent oblîquôtneilt 
en ayant , en se rapprochant Tune do l'autre , et 
se joignent par leur extrémité antérieure. Cha- 
cune d'elles est composée ordinairement de trois 
pièces réunies d'une manière fixe , de forme variée , 
dont la moyenne est généralement la plus grande y 
«t rantérieure la plus petite ; mais, quelquefois le 
nombre de cet pièces est plus considérable. On 
en troùre deux en ayant, placées au-dessus Tune 
de Tantre , dans les pteuranectea , les zées , plu- 
siears silures , etc. Il y eti a quatre à la partie 
moyenne dans le turbot. L'articulation supérieure 
de ces branches , qui a lieu & la face interne et 
postérieure de Tos analogue au quarré des oiseaux ^ 
êit comparable a celle qui existe entre l'apophyse 
su Fos styloïde et les cornes antérieures de l'hyotde 
des mammifères, en ce qn^elle suspend A la tête 
l'hyoïde de ces animaiâc. EUe permet en paiticu- 
lier à celui des poissons, d'exécuter v sur ce point 
des mouvemeiis d'élévation et d'abaissement , qui 
le rapprochent ou Téloignent de la voûte du pa- 
Im. I^et deux branches qui le composent se meu* 
vent l'une sur l'autre par leur articulation infé- 
nef ire, et même sur les côtés de l'os Ungual, lors- 
qu'il existô. Elles tiennent en arrière et en dessus, 
soit au moyen de l'os lingual /soit immédiatement ^^ 
Wsque cet os manque j à l'extrémité de la chaîne 
d'os qui réimit antérieurement les arcs branchiaux , 
et elles sont fixées du même côté , mais en-dessous ,. 
par deux forts ligamens a l'os sur lequel s'attachent 

R a 

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26o XVinr Leçon. InsathaU et dégluU . 

les analogues des ^ierno-hyoïdiens ( poy. leçon /^, 
pag^ ^35 ) / ou , si elles ne tiennent pas à cet os 
immédiatement , elles lui sont unies du moins par le 
.>]noyen de l'os lingual , comme cela a lieu dans la 
morue. 

Les branches hyoïdes existent dans tous les pois* 
fscms , les raies seules exceptées. Dans \^ squales y 
elles descendent de Fangle des mâchoires , où elles 
s'articulent avec l'os quarré jusqu'au cartilage 
lingual j avec lequel elles sont unies peur leur autre 
4^xtrémité. Les deux premiers arcs des branchies 
^ iQunent s'appuyer coiitre leur portion inférieure. 
Nous reviendrons sur V hyoïde et ses connexions ^ 
^n parlant des organes de la respiraticm dans les 
pcÂasons. Il n'a{)oiut de muscles propres, et n'est 
pas susceptible de beaucoup de mouvemens. C^lni 
qui lui est imprimé lui est eon^nuniqué par les 
parties avec lesquelles il. a •des connexions. 

A R T I C L E I I L 

De ia langue^ considérée comme organe 
mobile. 

Il ne reste, pour compléter l'histoire de la 
langue , commei»3ée dans notre XV* Leçon , 
art. II , que de parler des^ moyens qu'elle a de 
6e mouvoir en (UfTérens sens , et de servir ainsi à 
la déglutitiou. 



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Art. m. Langue. sfi* 

A. Dans les mammifères. 

Dans Vhomme et les autres mammifères la 

lâbetance de la langue , comme nous Favons déjà 

tu, est absolument charnue , et ne contient au- 

cim os. C^est une masse composée de muscles sus- 

iiéptibles de lui donner différentes figures j de 

fatonger^ de la raccourcir , de la courber en arc, 

le la creuf'er en - canal , et de faire passer sa 

^ihte sur toutes les parties de la bouche où: la 

mastication disperse les alimens. 

Ces muscles sont, 

1®. Les stylo'glosses , qui sont grêles , et Tiennent 
ie Fextrémité et du bord antérieur de Tapophyse 
ii)rIoïde , descendent sur les côtés de la langue y 
et se prolongent jusqu'à sa pointe. 

2**. Les génio'glosses , qui s'attadhent au menton 
aa-dessusdesgénio-hyoïdiens. Us augmentent beau- 
coup' d^épaisseur et de largeur à mesure qu'ils se 
portent en arrière. La couche inférieure de leurs 
libres atteint la convexité du corps de Tos hyoïde , 
auquel elle se fiixe; la couche supérieure se re- 
courbe en haut et en avant, et se porte de la basè- 
Ters la pointe de la langue ; la couche hioyenn^ 
se disperse sur les côtés de cet organe. 

3®. Le lingual. C'est également un muscle pair,, 
de forme alongée , qui va de la base de la langue à 
sa pointe sans avoir aucune connexiort avec d'autres 
parties. Son extrémité postérieure tient à la mem*- 

R 5 



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!i6a XVin* LiççoN. ïfisalipat êtdégluU 

brane qui s^ porte de la langue à l'épiglotte et aa 
corps de Vos hyoïde. 11 marche à-peu*prè$ parallè- 
lement au stylo-glossBy dont il est séparé par le 
suivant. . 

4**. Uhyà-glo&se a une base large, fixée au 
bord inférieur du corps de Tos hyoïde y pois à celui 
de la grande corne } il^ se rétrécit c'n montant vers 
la base de la langue , qu'il pénètre qntre le stylo-* 
glosse et le lingual. La portion de ce muscle , 
qui Tient de la grande corne ^ a été distinguée par 
plusieurs anatomistés sous le nom de muscle cérato^ 
glosse y et celle qui vient du corps a élé appelée 
basio'glossq. Elles sont en effet séparées par un 
petit intervalle , rempli de tissu cellulaire , et let^rs 
^bres ont des directions un* peu d^ér entes. 

b^. On a encore distingué un pelit muscle qui 
vient des petites cornes , et monte à la base de 
la langue, dans laquelle U se perd : c'est le 
chqndro'glosse. 

6^. Enfin quelques anatomistés ont indiqué dans 
l'homme une sixième paire de muscles , les Jf^ylo-- 
glqsses : ce sont de petits musclas fixés au-dessous de 
l'extrémité du bord alvéolaire, et qui se portent, 
sur les cotés de la b^se de la langue : oi^ ne leë, 
rencontre que fort rarement. 

Ces muselas existent dans la plupart des mammi- 
fères ^ à-peii-près tels qu'ils sont dans l'homme. 
On n'a observé dans le plus grand nombre qqe de 
ti:ès-petiles différences, qui méritent à peine d'être 
indiquées. Comme l'os styloïdq descend pl^s bas 



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Art. m. Lahgué. 96? 

que l'apophjse styloïde, il en résulte qae, dans 
les animaux qui ont cet os, le atylo^gloêse^ qui 
tient ordinairement de son extrémité inférieure , a 
également son attache postérieure plus bas , et ne 
peut plus servir à reterei* la langue. 

n y a , dans Véléphani , un mylo-glossê qui 
vient de tout le pourtour de la conrexité de la mâ« 
ehoire inférieure; il forme pn plan nnnce, com« 
posé de trousseaux distincts, qui se rendent sur 
les parties latérales de la langue, et lui serrent 
comme de gatne. Les stylo - glosses croisent là 
ba^ de la langue en manière de san;gle* Les hyo* 
glosées y proprement dits, sont très-distin<As dés 
cérato^glosses. 

Dans le dauphin, les siyU>glesê€ë'^\tnxi»ntàvi 
bord antérieur et supérieur de Tos styloïde. UhyO'- 
glosse vient du milieu de la convexité du corps 
de Tos hyoïde. Il y a un mylo-glossê j dontlea 
fibres se portent obliquement en arriére et en 
dedans du pourtour aniérienr de la mâdioire infé«* 
rieure vers la langue. / 

De tous les animaux compris dans la dasse 
dont nous parlons, \t» fourmiliers et les espèces 
Sechidna sont ceui£ dont la langue s'écarte le plue 
de cette conformation. On sait que, dans ces animaux, 
elle est fort longue et effilée , susceptible de s'étendre 
beaucoup hors de la bouche , et d'y rentrer en se 
raccourcissant considérablement. Ces grands mou-- 
vemens de contraction et d'extension ne sont pas 
dus , comme none fe Vevrona dans la suite , dans 

R 4 



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«64 XVnr Lpçon, Insalivati et dèglui. 

quelques oiseaux et dans plusieurs reptiles,' h k 
conformation particulière de l'os hyoïde , et par 
conséquent aux muscles qt^i .'agissent sur lui. H'y 
a , dans les animaux dont nous parlons^ un autre 
mécanisme qui sert à la même fin. 
; La langue de Vechvdna kistrix s'amincit tout-à- 
coup à l'endroit où elle se détache du palais. Alors 
elle ne paroît plus composée que de deux cônes 
musculeux adossés l'un à l'autre , très-petits et 
très-alonjgés ; leur pointe forme celle de la langue» 
Ces deux cônes sont composés chacun de deux 
muscles , l'un extérieur , composé d'une foule 
de petits trousseaux fibreux distincts, envelopp<£ot 
le muscle intérieur circulairemeut , et fornwnt 
autour de hii une quantité de. petits anneaux, dont 
le diamètre diminue à mesure qu'ils s'approchent 
de l'exti'émîté de la langue. Les premiers tiennent 
au muscle génio^glcsse du n>eme jcoiè. Le muscle 
intérieur est fort long et cylindrique. Il vient de 
la partie moyenne et supérieure du sternum , à la- 
quelle il s'attache, se porte en avant le long du cou, 
pénètre entre deux feuillets û.\x mylo-glosse y'çxà& 
entre deux bandes de la petite portion du génio- 
glossèj et s'introduit, peu de temps après,; dans Je 
muscle annulaire. Il est compk>sé de faisceaux dis** 
lincis , roulés sur eux-mêmes en spire alongée. Les 
plus extérieurs se terminent aux premiers anneaux. 
Ceux qu'ils reeouvroient atteignent les anneaux 
qui suivent , et aitisi des autres. Les plus intérieurs 
vont jusqu'à l'extrénûté de la langue. Le diamètre 



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Art, IH. Langue » s65 

de celle-ci diminue à mesure que ces faisceaux 
panrîennent à Pendroit de leur terminaison. On 
conçoit fecilement qu'ils peuvent raccourcir cet 
organe d'une grande partie de sa longueur, et le 
courber en diil*érens sens. Le muscle annulaire 
sert au contraire a Fàlonger. 

Dans le même animal les génio-glosses (br- 
ment la plus grande partie de la base de la lan- 
gue , mais n'entrent pas dans la composition de la 
longue portion qui est détachée du palais. Il y a 
une espèce de mylo-glosse^ qui a la même direc- 
tion que Iç mylo'hyoïdien j et les mêmes attaches à ^ 
la membrane palatine , sur les côtés de la langue , 
yift^-vis de sa base. Il fournit un feuillet qui 
monte à celle-ci. Il n'y a point de stylo-glosse. 

La langue des fourmiliers présente à-peu-pros 
le même mécanisme que celle de Vechidna. Nous 
ayons vu, dans l'article précédent^ que l'os hyoïde 
étoit placé très en arrière ; il en résulte que la base 
de la langue est également très en arrière , quoique 
celle-ci ne tienne pas , pour ainsi dire , à l'os 
hyoïde. Elle ne, semble composée que des fsterno- 
glosses^ et d'un muscle annulaire^ et les autres 
muscles accessoires en sont encore plus isolés que 
dans Vechidna; ils ne forment pas, comme dans ce 
dernier , une base large et épaisse à la langue. 

làhyO'glosae est un très-petit muscle plut, qui 
vient du corps de l'os hyoïde, et se porte àja base 
de la langue. Il est recouvert immédiatement par 
la membrane de la bouche. 



llKlOTtC» 

•llftlIlTIlU 

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306 XVIir Leçon. Insalipat. et dégluU 

Les cératù-gtosses sont aussi de très-petits mus- 
cles , qui Tiennent des cfôrnes antérieures , et se 
portent sur^ les côtés de la membrane qui forme le^ 
parois latérale^ de rarrière-boudie. Ce. sont plalôt 
des céraio-pàUttins/ 

Le génio^glosse forme trois portions dis- 
tinctes ; une moyenne et deux latérales j fixées 
toutes trois à Tare du menton. La première e«t, 
dans son tiers antérieur , an - dessous des deux 
autres j plus en arrière, cellés-ci s'écartent ; elfe 
touche alors immédiatement à la membrane pah- 
tine , et son extrémité postérieure unît sf s fibre» à 
la base de la langue ; il n'y en a point qui aiJte 
jusqu'à l'os hyoïde. Quelques-unes s'unissent à cèfeè 
des portions latérales. Celles-ci sont d'abord supé- 
rieures a la portion moyenne j elles s'écartent en- 
suite , et se portent sur les côtés de la base de la 
langue, où elles fournissent une gaine tendineuse, 
qui enveloppe les ^terno-glossef j et se continaenl 
avec eux sur le sternum. 

Ces derniers viennent de la partie la plus re- 
culée du sternum ou de son appendice xiphoïde, 
qui est large et plate , pour Jenr donner attache; 
ils se fixent à saYace inférieure , passent en dedans 
de la poitrine , se portent de cette cavité sûr Ici 
côtés du larynx et de l'os hyoïde , puis se rap- 
prochent au-devant de cet os pour s'^unîr au muscle 
annulaire de la langue, et ne paroissent pas se 
prolonger dans l'intérieur de ce musde , comme 
cela a lieu pour Vechidna. 

'-*-*««.»-^^ ., ;^_ : DigitizedbyLjOOgle 



Amt. m. ^Langue. 367 

liO i^ascle annulaire ne paroît paa double non 
i^Sy comme dans Vechidna ; cela n'e^ da moins pas 
si évident. 11 forme a lui seul presque toute la aaba« 
tance de la langue j voilà pourquoi il est très- facile 
de la rompre , n'ayant point de fibres lon^todi- 
qak^ Ce muscle doit singulièrement alonger la 
langue. Le génio-glosse la porte au-dehors. Elle 
reotre dans la bouche par le simple relâche- 
Boeat du muscle annulaire y ^etfpar l'action det 
ékrno-glQsâes. ^ 

B. Dan9 les oiseaux» 

Sous avons vu, dans notre quinzième leçon , que 
klangue des oiseaux est toujours soutenue par un 
05 ou un cartilage qui a la même direction. Quel* 
^oefois cet os n'est qu'un prolongement du corps de 
Tos hyoïde; mais, le plus ordinairement, il e^ 
distinct de ce dernier, et s'articule avec lui par 
ginglyme , de sorte qu'il n'y a guères que les mou- 
Temens de côté qu'il puisse exécuter : ceux d'abais^» 
temast-scHut cependant uh peu Kbres, mais les mou- 
iffmens d'élévation sont toui-àrfait empêchés. C'est 
ce qui a lieu dans l'oie, le canard, le perro* 
guet, etc. 

Dans le vautour, le cartilage de la langue est plié 
€n canal composé de deux pièces réunie» dans leur 
longueur. 'Elles sont profondément échanciées en 
trrière, et l'échancn^re e^ remplie par le corps 
de l'os hyoïde qui s'y introduit, et sur le bput * 



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byCoogk 



268^ Xyiir Leçok. Insalivat. et déglut. 

duquel les deux pièces scmt articulées. Leur bord 
supérieur se prolonge en arrière au-delà de cette 
articulation, qui permet des iQouTemens de bas- 
cule. Les deux pièces peuvent encore se rappro- 
cher par leur bord supérieur et rétrécir le canal. 
- Au reste, ce ne sont pas là, à beaucoup près,^ 
les seuls mouyemens dont la langue des oiseaux soit 
susceptible. Nous avons vu, à l'article de l'os hyoïde, 
que les plus étendus et les plus nombreux de ces 
mouvemens dépendoient de Ic^ conformation de 
cet os et des muscles qui agissent sur lui. U ne 
nous reste plus.à décrire que ceux qui appartiennent 
plus particulièrement à Fos de la langue. Ces mus- 
cles.ne sont jamais assez gros pour ne former qu'une 
masse charnue, de la langue des oiseaux; et, lors- 
que cette dernière a une apparence semblable , elle 
ne la doit , en très-granide partie , qu'aux membranes 
qui la recouvrent et au tissu cellulaire graisseux 
qui remplit les cavités formées par celles-ci. 

Les muscle^ propres de la langue des oiseaux 
se réduisfsnt à trois paires. 

I °. Les céràtO'glosseSj muscles alongés et ventrus 
qui descendent de l'extrémité postérieure de la pre- 
mière pièce djBS cornés , à laquelle ils sont fixés par 
un tendon court j leurs fibres charniies régnent le 
long du bord externe et supérieur des cornes et se 
changent en un tendon grêle, vis-à-vis de leur 
base ou un peu au-delà, selon les espèces; le ten- 
don s'étend sur les cotés de l'os hyoïde, et va se 
fixer à ce^ux de l'os de la langue. 



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Art. III. Langue, 269 

. Ces muscles abaissent la langue^ ou la portent de 
côté lorsque Fun des deux agit seul. 

2'. Les kyorglosses transi^erses. 

Petits muscles couchés sur les côtés de l'os hyoïde, 
auxquels ils sont fixés d'une part; ils tiennent, 
d'autre part, à l'apophyse qui se trouve à la base 
àl'os de la langue. Us portent cet organe de côté. 

3**. Les hyO'glosses droits. 

Autres petits muscles alongé», qui viennent de 
rextrémité antérieure de l'os hytfîde, en dessous, 
régnent sous l'os de la langue et fournissent un 
tendoji grêle, ou une aponévrose, qui se prolonge 
jusqu'à l'extrémité de la langue. Comme celle-ci 
«I ordinairement flexiblô, ils doivent la plier en 
ias : ils servent aussi à l'abaissement de la langue. 

Ces muscles ne se rencontrent pas toujours , du 
moins les deux dernières paires. Cela a lieu lorsque 
le corps de l'os hyoïde forme , en même temps , 
celui de la langue. Alors il n'y a que les céraio^ 
glosses^ qui se prolongent jusqu'à Textrémité car- 
tilagineuse de ce corps , cotnme cela se voit dans 
hutruche et la cigogne : dans celle-ci , le cartilage 
en lame d'épée ,^ui forme la substance de la langue, 
est soudé à la pointe de Tos hyoïde. Dans la pre- 
inière, le même cartilage ne semble être que la 
continuation de cet os. U n'y a pas non plus de 
ouiscles hyo-glosses droits et transverses dans le 
iou et le pélican j mais il n'y a que les derniers 
^ manquent dans le héron et Valbalrosse. Les 
^yo-gloss^s droits sont très-longs dan$ le premier , 



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ttyo XVIII^ Leçon. îusalivat, et dêgîuù 

ainsi que le cartilage de la langue , qui est edSI 
flexible et soudé à Tos hyoïde* ^ 

Dans le vautour^ les céraio-glosses et les hyo 
glossês droits sont très- forts ; il n'y a point d'A/( 
glosse transverse» Le tendon des premiers I 
prolonge ju^u'à l'extrémité du cartilage de la Iil 
gue j Vhyo • glosse droit s'élar^t à mesure m 
avance sous la langue. Ses fibres extérieumfl 
contournent sous la face du cartilage et reiocm 
jusqu'à son bord , en arriére. Les fibres inter^ 
vont directemeirt à la portion de ce cartilage frf 
est dans le même sens. Les premières , en m 
tractant , doivent ouvrir le canaf que forme* H| 
deux cartilages, et élever la pointe de la lanfl 
en abaissant les angles postérieurs. La porti| 
interne abaisse la pointe de la langue , ce|Qi 
font aussi les cérato-glosses. ' 

C. Dans les reptiles. 

Parmi les animaux de cette classe , une granà 
partie des sauriens et des ophidiens oiri une langitf 
susceptible de s'alonger considérablement. Le »«• 
canisme qui prodiiit ces mouvemeni tient à la i^ 
de celui que nous avons observé dans queiqii^ 
mammifères (les echidua et lesfowyniliers),^ 
de celui que nous venons d'indiquer dans les oi- 
seaux, n dépend des mnscles qui agissent suri o5 
hyoïde, et en même temps des muscles àeUhrtff^^ 

Dans les chiloHÎsns ^ qui n'ont pas une 



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Art, III. Langue. «71 

alongeable , les muscles de cet organe nWt rien ' 
de jbien particulier. Ils se réduisent à deux paires* 

1*. Les hyo-glosses y qui Tiennent de là moitié 
antérieure des cornes postérieures, et pénètrent 
dans la langue sur les côtés de sa base. 

a**. Les génio^glosses y qui sont très-forts et très- 
larges dans le sens rertical , viennent de l'angle du 
menton y et s'introduisent dans la langue plus en 
dehors et plus en ayant que les précédens , avec 
lesquels s'çntrelacent leurs trousseaux de fibres. 
Cest fsntre eux que pénètre la pointe du cartilage 
hyoïde ; ils sont encore séparés par un petit car- 
tilage cylindrique , auquel chaque muscle se fixe ^ 
qai se prolonge en arrière sous le corps du car- 
(liage hyuïdoj et s'étend en avant jusqu^à la ppinte 
de la langue. 

Dans les sauriens il y a , en général y trois pairet 
démuselés qui se rendent à la langue de l'os hyoïde 
ou de l'arc du menton , et un muscle propre qui 
ne tient qu'à cet organe. 

i^. UhyQ'glosse vient des cornes du cartilage 
hyoïde. Dans V iguane ordinaire , il s'attache aux 
cornes postérieures vis-à-vis de Vomo hyoïdien. Dans 
le gecko à tête plate y il se fixe à la partie moyenne 
des cornes à côté et en dedans du cérato-maxiU 
lien : il forme , avec le génio - glosse droit , la 
base dé la langue et confond ses fibres avec celles 
du muscle propre. 

Dans les lézards et les tupinambis , ce muscle 
est fort long et de ferme cylindrique. Il vient de 



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a 7^ XVIir Leçon. Insalipat. et dégluU 
l'extrémité des cornes postérieures, s'approche de 
son semblable à mesure qu'il se porte en ayant, 
lui devient cpntigu dès la base de la langue , vers 
l'extrémilé de laquelle il se termine et forme les 
deux portions de cylindres dont cette lanj^e paroît 
composée. 

Dans le caméléon , il est fixé à tout le bord an- 
térieur des cornes postérieures et fort épais dans 
cette partie. Passé l'angle que forment les deux 
cornes du même côté , il se recourbe et se porte 
directement en avant. Les trousseaux de fibres qui 
le composent ^insèrent à la moitié postérieure du 
fourrettu de la langue* C'est précisément celle qui 
se regrimpe au moyen de ce muscle. 
' 2^. Les géniO'glosses droits viennent du bord 
inférieur de l'arc du menton , et se portent à la 
base de la langue , où ils rencontrent les hyo-glosses 
avec lesquels leurs fibres se- confondent. 
' 3^. Les génio ^ glosses transperses s'attachent 
à l'arc du menton et à l'extrémité antérieure des 
branches de la mâchoire en dehors des précédens. 
Au lieu d'être étroits et alongés , ils sont larges et 
courte. Leurs fibres se portent obliquement de 
dehors en dedans et en arrière sur la membrane de 
la bouche , jusqu^aux côtés de la langue , qu'ils doi- 
vent tirer en dehors et en avant. Ces deux dernière* 
paires de muscle n'existent pas dans le caméléon. 

4°. Le muscle propre ne se trouve que dans 
les sauriens dont la langue est alongeable par elle* 
riieme. Il est composé , en général , de fibres an- 
nulaires. 



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Art. IIL Langue. 2^5 

nulaires. Dans le geclto k tête plate ^ dont la 
langue est large , ce muscle est divisé en ayant 
en six ou huit p^tes branches qui se réunissent , 
rers le tiers moyen de la langue ^ en deux ra* 
meaux , puis en un seul tronc , de chaque coté , 
qai forment les deux cuisses de la base de la 
langue* 

Dans le caméléon ^ le muscle annulaire est 
brès-épais; il forme un cylindre charnu qui en- 
Ti^loppe les trois quarts antérieurs de la partie 
de Fos hyoïde qui pénètre dans la langue. En 
trant y il est fendu sur les côtés et divisé en deux 
knguettes ^ une supérieure et l'autre inférieure ; 
celle-ci se replie vers le fourreau de la langue , 
auquel elle adhère. Il y a, de plus, un muscle 
propre à ce fourreau, que l'on pourroit appeler 
réiracteur. Ce muscle vient de dessous la partie 
glanduleuse, et se porte, de chaque côté , jusqu'à 
la partie qui se regrimpe. Lorsque Fhyo - glosse 
fronce cette dernière parlie et la raccourcit , et 
que Tos hyoïde est porté en arrière par les stemo- 
byoïdiens et cératoïdiens , le muscle réiracteur 
&it que le bout d)i fourreau reste appliqué à Veik* 
trémité du muscle annulaire qui recule , parce 
jp'alors ses attaches postérieures sont les plus fixes* 
Au contraire, lorsque l'extrémité de l'os hyoïde etl^ 
i&uscle annulaire poussent le fourreau en avant, les 
attaches antérieures ont un point d'appui ; les por- 
tions postérieures du rétracteur tirent en avant 
le fourreau et le déplissent. 

S S 



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^7^ XVIIP Leçon. Insalivat, et degluf^ 

En se rappelant ce que nous avons dit sar^ los 
hyoïde et ses muscles dans le caméléon , et ce que 
ftous venons de dire sur les muscles de la langue 
de cet animal , on concevra facilement comment 
îl peut alonger cet organe et le retirer dans sa 
touche. Le muscle annulaire avec les cérato- 
maxilliens et les génio-fvyoïdiens ont ce premier 
usage. Les sterno-cératoïdlens et hyoïdiens re* 
portent en arrière l'os hyoïde , en même temps 
que r%^o-^/o55^ raccourcit le fourreau et le re^ 
grimpe. 

Dans la plupart des ophidiens la langue est ^- 
fermée dans une gaine membraneuse, qui s'ouvre 
derrière Tmlervalle des branches de la mâchoire 
inférieure , et se prolonge en arrière entre celles 
du cartilage hyoïde , sous la trachée -artère. La 
membrane de la bouche la tapisse intérieurement. 
Ce fourreau est porté en avant par une paire de 
muscles , qui «ont les analogues des génio-glosses. 
Ils tirent leur origine de deux languettes y dont 
Tune vient de l'intervalle des branches de la mâ- 
choire, Tautre de leur extrémité, se rapprochent 
l^une de Tautre , et se portent sur les côtés du 
fourreau jusqu'à son extrémité la plus reculée. 

Les hyO'glosses sont deux muscles alongés cdn» 
Ugifs , et même réunis par quelques lames de 
tissu cellulaire. Ils remplissent exactement Finter- 
valle des cornes du cartilage hyoïde , et se re- 
doublent même en arrière autour de leur extré- 
mité. Ces muscles vont jusqu'à la base du fourreau. 



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AitT. III. Langue. aj5 

Ds le retirent en arrière, lorsqu'il a été porté eu 
ayant par les deux premières paires. 

Ijeinnscle propre est formé de deux cylindres, 
accolés l'un à l'autre , qui se séparent vers,|p^ tiçrej 
antérieur de la langue.,» et s'amincissent cppsidé- 
rablement dans cette partie, dont l'extrémité, n'est 
plus qu'un filet. 

C'est au moyen de ce simple appareil, combiné 

avec celui que forment l'hyoïde et ses muscles, q^uç la 

langue de la plupart des ophidiens sort de son fout- 

reau et y rentre , avec une pro^nptitude .qui. Ipi a, 

fait donner le nom de dard. Dégagée par les génio- 

vaginier^s ^ ou les analogue^ des géniç-glossES ^ 

l^andie par les muscles propres , elle rentre dan9 

|g fourreau par l'élasticité des filets hyoïdes , quj 

fendent à se redresser, et par l'action des ^p^ 

phases. L'ui^e pu l'autre de ces actions est aidée 

par les çosie-maxilliens , suivant que la portion 

de ces derniers, qui répond au sterno^hyoïdUf^^ 

se contracte , ou que c'est cell^ analogue au cérato^ 

maxillien ;,et l'alongement de la langue , hors dç 

la bouche, lest d'autant plos grand, qu'elle jso^ 

par un orifice qui est très^pr es de l'extrémité df 

museau , et que sa base peut être transportée jU3q)2f 

çrès de ^ cet endroit, „, \; 

Dans les amphisbènes qui ont une langue, ap^ 

platie, non enfermée dans un fourreau, et » peu 

susceptible de moutemens un peu étendu^, il y a 

1°. deux géniQ-glosses qui s'attachent à l'arc du 

menton, plus en dedans, que les génio-hyoïdiens ; 

Sa' 



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t|;B XVUP Leçon. Insalhat et déglut, 

9^, deux muscles hyo-glosses , et 3®. deux cératL 
glossesy qui n'offrent d'ailleurs rien de partknilid 

Les batraciens ont la langue «fîxéo en ayante 
l'arc du menton^ et libre en arriére» Elle sort dl 
la bouche y et elle y rentre en tournant , potit 
ajYisi dire y sur ce point fixe. Ces mouyemens dé- 
pendent de deux paires de muscles , les génio^ 
classes ei les hyo-glosses. 

1®. Les hyo^glosses forment, dans la greîiouSÊ 
occeltéej deux masses cylindriques , couchées sofl 
les cornes postérieures , et attachées à ces cornet! 
elles se réunissent bientôt en une seule masse , q4 
^''appuie à la plaque hyoïde, et pénètre dansk 
langue , au-deyant de cette plaque, en se séparait 
ten faisceaux successivement plus petits, quiyontsi 
txét au bord libre de la langue. 

2**. Les génio^glosses forment d'abord deiï, 
petites masses sphériques, placées a l'arc du me&* 
|oàj silr le petit muscle transyerse j ils s'along(rf 
fmsuite en deux cylindres contigus, dont les trous- 
«efaûx fibreux se séparent l'un de Tautre , s'entre* 
troisënt ayec ceux du muscle précédent , et se 
fibcént particulièrement au bord libre de la langui' 
Isorsque cet organe est dans la bouche , VfvfO' 
glôsse est replié sur lui-mêmç, et le génio^gloss^ 
a la même direction dans toute son étendue. Ce^t 
W contraire ce dernier muscle qui est replié sar 
lui-même , lorsque la langue à été renyerséc en 
dehors. 

Dans la grenouille yulgaire ces deux paires df 



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Art. ni. Langue. «77 

muscles n'cmt pas d^aussi nombreuses di?isions y et 
les génio-hyoïdiens ne sont pas ramassés en corps 
^hériques vers Varc du menton; mais ifs sont 
d'ailleurs semblables. 

D. Dans les poissons* 

La langue est assez généralement soutenue ^ 
comme dans les oiseaux , par un os , ou un cartilage ^ . 
qui T\[en forme quelquefois qu^ime petite partie ^ 
fX ne s^ayance que très-peu dans la substance de 
sa bêise ^ comme cela a lieu dans la morue y ou 
qui la traverse dans toute son étendue d'avant 
en arrière , comme cela se voit dans le congre^ 
La portion postérieure de cet os s'articule y par scm 
extrémité , avec Fextrémité antérieure du premier 
08 intermédiaire , auquel viennent s'unir inférieur 
rement les premiers arcs des branchies , et sur 
ses cotés entre les deux branches hyoïdes. Quel-^ 
quefois même sa surface inférieure se joint d'uqe 
manière très-serrée avec l'os auquel se fixent les 
analogues des stefno-hyaidiens {voy. Lb^. IV, 
pag, 335 )• La morue en présente un exemple.^ 
Ces différentes articulations ne lui permetteiït que 
très'peu de mouvemens , et la plupart de ceux 
que la langue exécute dépendent des muscles 
qui agissent sur les branchies. Aussi cet organe 
manque-t-il généralement de muscles propres* 
Dans le congre cependant y dont la langue est très* 
grcmde, il y a une sorte à^hyo-glosse y dont les 
iibrea viennwtde l'extrémité des branches hyoïdes^ 

S 5 



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^8 XVin* Leçon. ItisaîwaU et déglut. 

et se portent en avant sur les côtés de Fos linguaL 
Lorsque les deux muscles n'agissent pas simultané- 
ment, chacun d'eux peut tirer cet os et toute la 
langue de son côté. Elle est rétrécie par des fibres 
transversales y qui vont de son bord libre à sa par- 
tie moyenne. 

t Dans les batistes y les icorpènesy les trigles, les 
§iluresy Vos lingual paroît manquer entièrement, 
^t la substance de^ la langue s'appuie sur les deux 
premières pièces des branches hyoïdes , qui s'alon- 
gent quelquefois en pointe , à cet effet. Dans ce cas , 
plus encore que dans le premier, la langue ne peut 
exécuter aucun mouvement propre, ' 
; On trouve dans les raies^ un cartilage grêle , 
Mispendu aux deux premiers arcs branchiaux , et 
qui traverse la base du palais parallèlement à la 
mâchoire inférieure; il soutient la membrane qui 
4kpitée.cette^base, et lorsque la mâchoire se porte 
«n arrive, au moment où la bouche s^ouvre, U 
iîût faire une sa.illie à cette membrane , que Ton 
fN^endroit , au premier covip-d^ϔl , pour la langue 
ile ces animaux , quoiqu'ils en soient absolument 
^pourvus. 

A R T I C L E I y. 

De F épi glotte et des autres couvertures du larynx 
en général. 

L'épiglotte est une valvule fibrp-çartilagineuse 
placée, sur l'ouverture de la glotte,. pour «i dé- 



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Art. IV. ÉpigtoUe , etc. 2jc^ 

fendre l'entrée aux substances alimentaires qui 
passent de la bouche dans iç pharynx. 

Dans r homme , elle a une forme à-peurprès ovale ; 
son extrémité inférieure tient à la lasgue par trois 
ligamens , et répond en dedans de Tare que forme 
l'os hyoïde. La moijtié inférieure de ses côtés donne 
attache à une autre substance ligamenteuse qui se 
rend aux cartilages aryténordes. La membrane qui 
tapisse l'arrière.- bouche ^.la recouvre de toutes part» 
et est pourvue de nombreuses follicules , qui sé^ 
parent d'abondantes mucosités. 

Cette valvule est particulière aux m>am.mifères y 
à très-peu > d'exceptions près. Elle a dans^ beau- 
coup de ces derniers un muscle propre , qui ne 
se voit pas dans l'homme. C'est un hyo-épiglotUen^ 
Il est cylindrique , s'attache d'une part au milieu 
^e la f£^ce externe de l'épiglotte , s'enSoiice entre 
la base de la langjue et le corps de l'hyoïde , s'y 
partage en deux faisceaux ^qui s'écartent l'un dé 
l'autre , et vont se fixer à la base des cornes anté- 
rieures de l'hyoïde. Aussi lorsqu'on découvre cette 
dernière portion, par- dessous la base de la langue y 
elle semble un digastrique destiné à rapprocher 
cp$ deux cornes l'une de l'autre. Ce muscle existe 
•dans le chien y Je lion > Voura , Y éléphant , le 
c^aZ/etc. i son. action est de découvrir la glotte 
:cn tirant l'épiglotte en avant. 

La grandeur de Vépiglçtie excède ordinairemeiit^ 
A^ les mammifères^ la proportion qu'elle al dan» 

-Si 



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2i8o XVUI* Leçon. Insalwai. et déglut. 

l'homme. Sa figure varie beaucoup ; mais ce n'est 
guères que dans les cétacés qu'elle offre une struc- 
ture qui mérite de nous arrêter r-elle forme, dans 
ces animaux , les parois antérieures d'une pyra* 
mide à quatre faces , dont les^ cartilages aryté- 
noïdes composent les parois latérales, et qui élève 
la glotte jusqu'à la hauteur des ouvertures posté- 
rieures des narines. /^ Nous reviendrons sur celte 
organisation à l'article du larynx. 

Il faut encore remarquer que , dans V éléphant , 
elle est très-alongée, et que son bord libre remonte 
jusqu'aux arrière -narines, au-dessus du voilç dn 
palais. Sa base est réunie dans une assez grande 
étendue avec les cartilages ary ténoïdes j entre eux 
et la face interne du cartilage thyroïde, il y a, de 
chaque côté , une fosse profonde , où passent les 
alimens liquides et solides, pendant que la glotte, 
reste ouverte et que Fanimal souffle même ces li- 
quides dans sa bouche , après les avoir pompés avec 
sa trompe. 

Les oiseaux n'ont point d'épiglotte. On a voula 
en attribuer une a V autruche , mais ^ c'étoit la 
langue même qu'on prenoit pour épîglotte. La glotte 
des oiseaux s'ouvre dans Tarrière-bouche par une 
iente longitudinale , dont les bords sont ordinaire- 
ment hérissés de papilles dures , presque cartilagi- 
neuses, inclinées en arrière. Elles ont reçu le nom 
de papilles récurrentes. Ces papilles manquent 
quelquefois; on ne les trouve paa dans l^fou, le 
pélican, la cigogne ^ le héron y eta 



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Atvt. V. f^oi2ê du palais , etc. a8i 
D'épaisses mucosités qui se remarquent sur Tou* 
Terture de la glotte y doivent servir également à la 
garantir de l'accès des corps liquides. 

Dans la plupart des reptiles , l'ouverture de la 
glotte n'est pas réouverte d'une valvule, comme 
dans les mammifères , ni armée de papilles , comme 
dans les oiseaux. Cependant nous avons observé 
une sorte d'épiglotte dans Viguane ordinaire , et 
dans le acinqué schneïdérien. II y en a un rudi- 
ment dans les crocodiles ; nous ne l'avons pas re- 
trouvée dans plusieurs antres aniniaux du même 
ordre , non plus que dans les chéloniensj les opAf- 
diens et les batraciens^ 

A R T ï C LE V. 

Du voile du palais et des autres couvertures 
des arrière-narines» 

Dans Vhomme et dans les autres mammifères , 
le voile du palais forme une sorte de valvule mus- 
culo-membraneuse , suspendue au bord postérieur 
de la voûte du même nom, et se relevant vers les 
ouvertures des arrière-narines , au moment du pas- 
sage des alimens de la bouche dans le pharynx. 
Son bord libre se prolonge , dans son milieu, en 
une languette qui porte le nom particulier de 
luette. 

Liorsque le voile du palais est descendu sur la 
base de la langue, ce qui est sa position ordipaire, 
la luette divise l'isthme du gosier en deux arcades , 



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î282 XVIir Léço^^. Insalipat. ei dégluti 

qui se continuent extérieurement avec les piliers^ 
de ce Yoile. Ceux-ci, au nombre de deux , de chaque 
côté, placés Tun devant l'autre , sont formés par 
autant de muscles j le pilier extérieur peur le frlosso- 
palatin , que nous allons décrire , le postérieur 
par lepalatO'pharyngien, dont il sera questiondaDs 
rhistoire du pharynx. 1/un et l'autre de ces mus- 
cles ôont recouverts par la membrane palatine; 
celle-ci et la mémfcrane pituitaire se prolongent en 
dessous et en dessus du voile du palais pour enve- 
lopper les glandes et les muscles qui le composent. 
/Les premières sont des follicules muqueuses placées 
immédiatement souà les membranes du voile, et 
dont le plus grand nombre se trouve dans l'épais- 
seur de la luette. Les derniers sont destinés à re- 
lever le voile, à l'abaisser et à l'élargir. Ce sont: 

i^. Les pétrO'SalpingO'Stavhylins ou rehveun 
du voile du palais, fixés supérieurement à la sur- 
face inférieure de la pointe du rocher et à la parlie 
adjacente de là trompe d'Eustache. Ils descendent 
vers le voile , où ils épanouissent leurs fibres, et ils 
y sont réunis par un feuillet aponévrotique. fo 
muscles portent encore le nom de péristaphyUm 
internes, par opposition aux suivans qui sont jJu» 
extérieurs. 

2°. Les sphéno^salpingo^staphylins ou pérista- 
phylins externes , vieiment de la base de. l'épine 
sphénoïdale de la partie ad;acente de la trgjnpe 
d'Eustache, et de la face externe de l'aile interne 
de l'apophyse ptérygoïde j ils' se coïitinuent le lofl| 



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Art. Vé f^oile du palais , etc. aSJ 

de cetto apophyse , deviennent tendineux pour se 
contourner gur son bec^ et vont se fixer sur les 
côtés du Voile du palais. 

5**. iies glosso'palatins s'élèvent des côtés de la 
base de la langue au voile du palais^ dont ils par- 
courent le bord libre jusqu'à la luette où ils se 
rencontrent. 

4^ Le muscle azj^^o* ou patato-staphy lin, fixé à 
Fépine postérieure des narines , d'où il s'étend dans 
répaisseur de la luette jusqu'à son extrémité. Les 
deux faisceaux qui le composent ont été considérés 
GomiMe deux muscles par plusieurs anatomistes. 
D relève la luette et la raccourcit. Le glosso- 
palatin abaisse le voile du palais; la première 
paire le relève, et la seconde l'élargîL 

Le voile du palais ne présente pas de différence 
remarquable dans les autres mammifères ^^ si ce 
n*e8l dans son étendue , qui est généralement plus 
considérable. Nous observerons seulement que , a 
f exception des singes', son bord libre ne se pn>- 
longe pas en pointe pour former la luette- Dans 
^éléphant cependant , il descend sous l'épiglotte , 
et c'est par 5on moyen qu'il est possible à cet 
animal de souffler des liqueurs de sa trompe dansi 
sa bouche , et de les avaler en même t^mps sans 
en faire entrer dans le larynx. 

Dans les cétacés, le voile du palais est changé en 
un canal niusculeux qui prolonge les narines en 
arrière et en bas , entoure la pyramide du larynx , 
et dont la partie supérieure se continue avec le 



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$84 XVIII* Leçon. lasalii/at et dégluU 
pharynx. Cette différence en a. produit d'autrei 
dans sa composition. ( Voyez ce que nous en avons 
dit, Leç. V, Sect. H, pag. 672.) 

Les ouvertures intérieures des narines ne sont 
plus couvertes dans les oiseaux par une seinblable 
valvule; mais elles sont entourées, comme la glotte, 
de papilles récurrentes. , 

Ces ouvertures sont très en avant dans les rq?- 
tilea y chez lesquels elles n'ont pas ordinairement 
de couverture. . Nous avons cependant observé une 
sortç de valvule immobile, sur celles du gecko à 
tête plate. Elle tient à leur bord antérieur, etjaisse 
béant en arrière l'orifice de la narine. 

Dans le crocodile, il y a quelque chose d'analogae 
au voile du palais. Les ouvertures internes de» na- 
rines sont très en arrière dans cet animal, contre 
l'ordinaire des autres reptiles. Elles forment un trou 
rond à la partie la plus reculée de la voûte du palais. 
La membrane qui revêt cette voûte s^en détache 
un peu avant l'ouverture en question, et forme une 
portion libre, qui descend sur les côtés en s'élarg^ssaet 
un peu , jusqu'à la rencontre d'une autre crête qui 
se remarque derrière la base de la langue.. V\iSR 
et l'autre réunies forment > par leur bord libre 1 
l'isthme du gosier. La première garantit un pec 
l'ouverture des narines , mais elle ne peut la bou- 
cher entièrement. La dernière contribue à voiler 
la glotte avec le rudiment d'épiglotte dont noui 
avons déjà parlé. 



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Art. VI. Pharynx. ^ «W 

ARTICLE VI. 

Du pharynx et de ses muscles. 

Ham tons les animaux vertébrés y le canal ali- 
mentaire commence par une cavité en forme de 
saC) doht les parois formées par la continuation de 
la membrane de rarrière^bouche y sont suspendues 
en arrière à la base du crâne. L'ourerture anté^ 
rieore est coupée plus ou moins obliquement d'ayant 
en arrière et de haut en bas. 

JhxïsV homme et dans les autres m>ammifères^ 
die aboutit en haut aux ouvertures des arrière- 
narines y en bas à celle de la bouche y et plus eii 
arrière à Pourerture du laryiix. 

Ses rapports dans les oiseaux, sont à-pçu-près 
les mêmes : mais dans les reptiles y dont les ouver- 
tures des narines sont en avant de la voûte pala- 
tme , il n'y a qtke la cavké de la bouche et celle 
du larynx qui y répondent inférieurementj celle 
4^tislache est remplacée, dans les poissons, par 
le» ouvertures des branchies. 

Cette première portion du canal alimentaire est 
phi» ou moins distincte du reste dans les différentes 
dasfiies d'onimaux vertébrés, par sa plus grande 
dUatation et par les muscles qui l'entourent. Dans 
llomme et dans les autres mammifères , ces mus^ 
des sont nombreux et ont leur attache fixe aux 
parties.environnantesj le diamètre du pharynx est 



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»86 XVIIP Leçon. Insalhat et dèglut. 

d'ailleurs beaucoup plus considérable que celui de 
l'œsophage , îjv^c lequel il se continue. Dans les 
oiseaux, ce dernier caractère existe encore , mais il 
n'y a plus de inusçlp particulier qui s*y rende ; on n'y 
voit guères d'autres fibres musculaires que celles qui 
s'élèvent de la membrane de même nature y qui 
enveloppe l'oesophage. 

Dans les reptiles, son diamètre n'est ordinaire- 
ment qu'un peu plus grand que celui de l'œso: 
phage , et il n'y a pas non plus de muscle extrin- 
sèque destiné à le^jnouvoir ou à lui faire ch^Dger 
de forme. * U; 

Enfin dî^ns les poissons , le pliàrynx i;ie pput 
plus être distingué de l'œsophage ^ quant à son 
jdiamètre et à sa structure propre ^ que par un 
sphincter qui l'entoure et semble mém^^ appartenir 
autant ^u. commencement de ce dernier caqâfl f mais 
il est fixé en partie à des os que nous. déç3|iroDS 
bientôt sous le nom de pharyngiens ^ et qu(ç mea- 
vent des muscles qui tie^ent lieu des moscle^ ex^ 
jtrin^èques du pharynx des mammifère^ 
^ C'est dans Yhomîm, et les mammifères quç k 
pharynx , ' comme nous venoi^s de le dire y peot 
être le mieux, distingué de Voriginp du canal ali- 
jmentaSre , par, les mincies nombreux qui V^- 
tourent et par sa plus grande dilatation. C^s muscles 
l»'étendent, dans V homme ^ depuis la base du. crâne 
en arrière , jusqu'au bas du larynx 9 ils embrassent, 
dans différentes directions , les parois latéraJe« et 
postérieures du sac membraneux qu'ils tapissent, 



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Art. VI. Pharynx. 287 

€t servent presque tous à rétrécir ce sac ou à Té- 
lever* Ils peuvent être réduits à troia constricteurs 
et à un releveur. 

1®. Le constricteur supérieur, dont les fibres, 
wmient , 1°. des^arties latérales de la base de la 
langue , et en particulier du génio-glosse (le glosso- 
pharyngien ) , 2*^. de la ligne oblique qui se trouve 
sor chaque branche.de la mâchoire inférieure près 
da ligament ptérygo-maxillaire et du buccinateur* 
(le mylo'pharyngien ) , 5*^. de la face interne de 
l'aile interne de Fapophyse ptérygoïde /du crochet 
dé cette apophyse et du tendon du circonflexe du 
palais ( le ptéry go-pharyngien ). Toutes ces fibres 
te-ment un large muscle qui entoure le haut du 
pharynx, en se portant transversalement sur ses 
côtés, puis sur sa face postérieure. 

2^. Le constricteur moyen oxi Phyo-pharyngîen , 
qui vient du bord supérieur des grandes cornes 
de Vos hyoïde et des petites cornes de cet os. Les 
fibres supérieures montent très -obliquement vers 
l'apophyse bàsilaire de l'occipital en formant une 
|K)iQle ; elles tecouvronl les muscles précédens. 
tes fibres inférieures ont une direction contraire ; 
les deux tiers inférieurs de ce muscle sont' recou- 
verts par le stiivant. v 

5**. Le constricteur inférieur , le pluà épais des 
trois , qui vient des parties latérales des cartilages 
thyroïde ( le thyro-pharyn^ien ) , et cricoïde ( le 
vrîco-pharyngien ) et du ligament qui meut les 
grandes cornes de l'os hyoïde avec les~ cornes 



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t88 XVIIP Leçon. Imaliçat. et dégîut 

supérieures du cartilage thyroïde (le syndesmo- 
pharyngien) ; ses fibres se portent en arrière et en 
haut ) les supérieures dans une direction beaucoup 
plus oblique que les inférieures. 

4®. Le releveur du pharynx, muscle pair ^ 
composé de trois portions. L'une , qui vient de la 
base de l'apophyse styloïde y descend sur les côtés 
du pharynx et s'unit en partie au bord postérieur 
du cartilage thyroïde ; ses fibres intérieures se con- 
fondent avec celles de la portion suivante ( c'est le 
^é^lo'pharyngien). LêA seconde portion {lepalaUh- 
pharyngien ) vient du voile du palais ; elle est 
renforcée par une troisième portion fixée à Tex- 
trémité cartilagineuse de la trompe d'Eustaclie 
( c'est le salpingo-pharyngien ). Toutes deux ne 
tardent pas à se réunir j elles forment ensemble. 
les piliers postérieurs des arcades palatines. Leurs 
fibres descendent obliquement sur la membrane 
du pharynx qu'elles recouvrent immédiatement en 
arrière , ce que font celles du stylo - pharyngien 
sur les cotés. Comme ce dernier a son attachée 
fixe plus en dehors que la portion qui tient au 
pharynx , il doit , en relevant ce dernier , le di- 
later un peu. 

Dans les autres mammifères y le pharynx est 
généralement composé des mêmes muscles; mais 
sa position horisontale rend leur action plus né- 
cessaire ) aussi sont-i-ils plus forts que dans l'homme. 
Plusieurs, tels que Véléphant , Y ours , etc. , ont 
méme^ d'une manière très-marquée^ nn pharyngien 

\ propre 



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Art. VI. Pharynx. 289 

propre , qui n'est autre chose qufe la continuation 
des fibres drculaire3 et longitudinales de l'œso- 
phage. Cette position fait également varier la direc- 
tion , et conséquemment l'action du stylo-pharyn-- 
gien; il descend presque perpendiculaire du milieu 
de ^apophyse on ^e Vos styloïde , sur les cptés ou la 
firce supérieure du pharynx , et ce n'est qu'après 
s^être introduit sous les muscles constricteurs , qu'il 
fié prolonge en' arrière , suivant la longueur de 
ce sac; son action principale ne doit plus être de 
le porter en avant, mais bien do le dilater. 

Dans V éléphant y ce muscle est uni au atylo^ 
hyoïdien jusqu'à la hauteur du pharynx. Dans le 
pdca ^' il semble n*être qu'une continuation du 
stylo-mastoïdien. Nous ne nous arrêterons paà 
davantage sur ces petites diflférences qui n'influent 
pas d'une manière importante sûr les fonctions. 

Le pharynx des cétacSs en oflTre une bien essen- 
tielle. Le larynx , qui s'élève enr pyràriiîde au- 
devant de son ouverture jusqu'à la hauteur des 
arrière -narines , la partage en deux; et c'est de 
chaque côté de cette pyramide que passent les ali- 
mens. Il y a , de plus^ un canal particulier qi 
s'élève du pharynx jusqu'à l'orifice postérieur des 
narines , et is'attache au bord de cet orifice. Il ett 
part des fibres musculaires qui se dirigent suivant 
la longueur de ses parois ; d'autres foraient un 
sphincter autour d elles , qui se resserre sur la pyra- 
mide du larynlc , et intercepte ainsi toute cottiraun*- 
cation entre les narines, la bouche e^ lepharynx^ 
3 * T 



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2flo XVIu* Leçon. ïnsalipat. et dégîuî. 

Le pharynx des oiseaux n'a plus c^ lonsdei 
extrinsèques^ qui soulèvent, resserrenl; ou diblent 
celjui des mammifères» On remarque à peine , dans ' 
tm grimd nombre^ quelques fibres musculaires 
longitudinales, qui se continuent avec celles de 
Fœsophage , et forment autour du pharynx une 
couche beaucoup moins marquée que celle ^ M ; i 
canal. Celui de V autruche a , sous les fibres l<m9' S 
tudinales, une autre couche de fibres circidaires. \ 

Cependant, comme les muscles coniques de fos | 
hyoïde , et le mylo^hyoïdien , s'attachent ï\k \ 
membrane de l'arrière - bouche , et même à«e \ 
assez grande portion de celie membrane , peÉ* \ 
être servent^ ils un peu à la déglutition, en s^ j 
couantia portion des parois de l'arrière - bouche, 
à ïaqudle.ils s'insèrent. Le mylo-hyoïdien doitjr. 
contribuer davantage en soulevant ces parois. 
.. Dan^ les reptiles le pharynx ne peut guè» 
être distingué du, commencement de l'œsophage. 
Leur diamètre est ordinairement le raèrne^ elb 
membrane qui forme leurs, parois internes pré- 
sente absolument, le. même aspect. Elle offre ordi- 
nairement une foule de plis , longitudinaux , qui 
s'cfiacent lorsque l'animal avale une proie tfan 
grand diamètre. Il n'y a d'ailleurs, le; plus onli- 
aiairement, aucun muscle^ extrinsèque, qui eare- 
loppe Feutrée de ce canal 

La déglutition peut être aicïée dans les chéloniins 
par l'action des sierno-thyroïdiens , qui s'appli- 
quent tout le long du cou sur l'œsophage, et sont 
* - • 



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^ Art. VI. Pharynx. agi 

»iéme adhérjeos k ses parois antérieurement , et à 
la portion qui^ poorroit être considérée comme 
faisant partie du pharynx. L'os hyoïde peut aussi 
contribuer i la déglutition > au moyen des muscles 
qui le soulèyent. 

. Cet usage, est sur-tout , évident dans les batra- 
ciens y et particulièrement dans les grenouilles^ 
les rainettes et les crc^auds. La plaque^ hyoïde y ' 
qui. soutient dans .ces animaux les larges parois* 
de l'arrière -bouche et du palt^is^ n'est misé en 
^outement par le mylo-hyoidîen , et les ai^lo- 
guçs . du siylo^hyoïdien , que pour soulever ce» 
parois , et les appliquer à la voûte du palais. l\ 
y a de plus y dans ces trois derniers genres y un 
muscle qui vient d,es parties postérieures et su^ 
périeures de la tête y. aurdevjwt ,d6 l'analogue 
du stylo-hyoïdien ; il est d'abord étrcHt, mais il 
s'élargit ensuite à mesure qu'il fSe porte en^ ^ant 
et en bas, et qu'il .reconjvre la portion de l'ftrrière- 
boudie, qui fait saillie ep arrière. Il 3^ prolonge 
jusqu'au bord de la plaque hyoïde, à laquelle il 
â'in^e. Ses fibres, par^âs^nt ,éga]^«ment adhé;^ 
reot^ à la membrane de l'arrière - bouçhte^c .S^^iP 
laquelle elles sont couchées. ËUç)^; df^vent ^..p^iT 
l$qi; action > appliquer cetjte membftflpjç à 1^'payoî 
opposée., et soulever fuossf^la'j^qijie hyoïde. 

Iie|i fi[)res lon^udii^eA,.jgpQ^<^4 au pharypx^ 
jpomme, , è r|[)ç^p|]^(ip y . sçaplL qujjquefojis très-^mar'^ 
quées ;. d!autres f<g^ ellej^l le 80|U bi^ ^oins. 
i. ^^aiis^les poi^sçm \^ pharynx; ^'attfi^e si;iypç]j>eij{* 



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2^^ XVIir Leçon. ïnsaltvat. et dègluU 

rçment sous la base du crâne , et sur les côtés et 
en dessous , soît au bord postëirîeur des os pharyn- 
giens, soit â celui des deux derniers arcs des 
branchies, lorsque les premiers os manquent, 
ou qu'ils lie s'élèvent pas jusqu'au crâne. Les fibreè 
circulaires qui Tentourent forment un sphincter 
plus ou moins large*, ordinkîreiîietit très-^épaîs ) 
. qiii doit rétrédîr d'autant plus facileihent la cavité 
du pharynx , et fermer son entrée , que les tA 
' ph'ar'y-ngiéns sont plus mBbltesJu'est ici le lieu tfë 
décrire ces os , comme servant particulièrement I 
la déglutition. Ils existent dans la plupart d€É 
poîèsons. N6ÛS ne cotinoisâons que les raie$ et loi 
àquàlës*o\i ils ne se rencotitrent pas. lia support 
tent des dents , dont la fioitoe varie beaucoup J 
comme oh f à vu daiis la description que lïôîitf 
en avbnà faîte ( Leç. '!X?V7I*). Ces os sont tiés- 
grands et très^forls dans les àjprinà^ cdurbés en 
arcs , et situés para;îîélement aux derniers arcà 
tiranehîaux} ïis i/b rapprb^enff par leur extrémité 
intérieure , tandis^ que leiir eitrémîté «ujpérièirf* 
tîerit'*â là bMse du cràiré'pkf'dès ïntis.des qttenûuè 
décrirons ailleurs. Leur j^orfion moyenne*, bèiài 
coup plus épaisse queîe resté, ibrmel, eii dedans) 
lui cmgte siâKant, qui supporte lés dents '][)hkry«* 
gienûes, dé manière quMIe^ ojiposenf leur èiii^ 
fîà' trituî^ànté à là base flri crâne. H y ^i à^W 
tréittitê pôstértëui^ d€?;c^^ ^M'e^ 

physé, qôl ôfe prtfïéii^ fnéiàé «ôtfs lès j^tfflèi^ . 
te*tèfc[r&^;%ki{s Tihè • éâVîié^^de iaqueÛe^e*^ Vtçu 



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Art. VI, Pharynxp agS 

QO os large^ applati^ triangulaire ^ seryani de dent 
pharyngienne supérieure ^ contre leqjuel viennent 
frotter les dents pharyngiennes inférieures^^ comme 
sur une espèce d'enclume. Dans Vorphie ( esox 
belone) ^Vespadon{esox braailiensis) , les labres^ 
les chœtodons y au lieu des deux os pharyngiens 
inférieurs^ il n'y en a qu'un pour les deux côtés ^ de 
forme triangulaire , ayant sa surface supérieure 
hérissée de dents ^ frottant ^ dans la plupart , contre 
une surface semblable que lui présente la base du 
crâne > opposée dans les Içibrea à deux plaques 
osseuses ,, également hérissées de dents semblables ^ 
et collées contre les extrémités supérieures des 
derniers arcs branchiaux. Dans la murène ( mu* 
rœna helena ) les os pharyngiens sont deux 
arcs j beaucoup plus forts ^ue ceux des branches; 
ils remontent jusqu'à un os^ sî^ué longitudinalenient 
30US Ifi; base du crâne, auqael ils; se joignpnt crains! 
que l'extrémité supéripiire de ces arcs. Mais dans 
V anguille ces os ont ia . fo^me et la disposition 
qu'ils présentent dans 1^ plps grand nombrf; dfi^ 
poissons osseux ou cart^ag^leux , , tels, q^e \^ 
digdons^ les cyclopières ^ \ps godes ^ le^ RO^ies^ 
les ecorpèneà^ les pleurof^ectes^ lesp^rclf^^leè 
acombrea, les silures y les èro<^/^>. proprement 
ditsi e(c*9 c'est-à-dire qu'il.yen a deux iniÇérieiure^ 
ment rap{»:ochéf. pa^.le^ extrémité aiiléjrieiure 
dans l'fingle rentrant , que préseiM^nt en arrî^vQ 1^ 
deux derniers aros branchî^n^, rem^ntjantle.ioi^ 
du bord postérieur, d^ qes arcs^ en, sj&}ot)£iiAJ|t 

ï 3l 



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394 . XVIII* Leçon . Insalwàt et déglut. 

l'on de Vautre^ et ne dépassant pas leur pièce k^ 
férieure. Ils sont généralement larges et forts, 
et leur surface supérieure , dé laquelle s'élèvent un 
grand nombre de dents ^ forme une bonne partie du 
pavé de l'arxière-bouche. Ils tiennent à la masse 
des branchies, et particulièrement aux deux der- 
niers arcs de celle&<i , par des membranes , des 
ligamens et des muscles. 

Ce^ os répondent à des plaques osseuses, situées 
sous la base du crâne, au nombre dé deux, de 
quatre , ou de six, et dans lesquelles sont itrifplaii- 
tées des dents semblables. Ces plaques^ pha^- 
giennes tiennent quelquefois à Fextrémité supé- 
rieure des deux derniers arcs branchiaux, lorsque 
n'y en a qu^ne de ehaique côté , ou, ce qui est le 
plus ordinaire , elles sont collées contre un os Ion-- 
gitudinal , auquel s^attscutént les extrémités supé- 
riem-es des arcs branchiaux, et sur Thistoire du- 
quel nous serons obligés dé revenir en parlant 
des branchies. C'est ehbdre k là description de ces 
dernières que nous resavoyons celle de tous les 
idouvémens que peuvent exécuter les os pharyn-: 
gieiis^ parce qu'étant dûs en partie à <»ux*les 
branèffi^es, on ne ponrroit en donner ici qu'un dé- 
tail imp^ait, et que d^aiUeurs ceux qui dépendent 
de- leurs muscles propres, quoique servant puis- 
saammeht à la déglutition^ ont également une 
patt in^i^quée datts ks làiouvémens de la respira- 
.tion. C'e3t donc comme faisant partie du raéca- 
tiiâùiè de' celle-ci que mous les décrirons. Diseos 



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Art. VI. Pharynx. agS 

^seulement ipie les os pharyngiens doivent être re- 
^ gardés comme de vraies mâchoires intérieures, 
qui frottent quelquefois sur une surface immo- 
bile , comme dans les carpes y et exécutent , 
dans ce cas ,. une véritable mastication. DVutres 
fois, et o^est ce qui a lieu le pllis souvent, ils 
jouissent tous (tant les plaques supérieures que 
' les os pharyngiens inférieurs ) de plus ou moins 
de mobilité, se rapprochent les uns des autres, 
serrent de tous côtés la proie qu'avale le pois- 
son , l'accrochent avec les dents nombreuses qui 
hérissent leur surface , servent à l'enfoncer dans 
l'œsophage, ou l'empêchent d'en ressortir, de 
même que les dents maxillaires , palatines et lin*- 
guales l'ont accrochée dans la bouche. 



Ti 



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JblX-NEUVlÊME LEÇOK t 

!Des organes de la mastication y de Vin^ 
sahvation et de la déglutition dans 
les animaux sans vertèbres^ 



X c I , comme dans tout ce qtiî concerne cette moïtiS' 
du règne animal , nous sommes obligés de reprendre 
l'ordre des classes, pa^ce que ces organes n'y w(A 
pas plus que les autres disposés sur un plan cotnnntti 



I 



P RE M I E R E S E G T 1 O N- " 

Organes de la mastication. 

ARTICLE PREMIER. 

Des organes de la rnastication dans les 
mollusques^ 

Lfs mollusques n'ayant presque jamais de têtes 
osseuses y on pouryues d'une solidité quelconque / 
leurs mâchoires , lorsqu'ils en ont , ne peuvent pas 
prendre de point d'appui sur le crâne. 

Les céphalopodes , quoiqu'ayanl une espèce de 
crâne , ne font point exception à la règle ; la masse 
de leur bouche est suspendue dans l'anneau ^e 
ce crâne forme. 

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S£€r« L AaT« hMdch. des mollusques. 397 

Les mâchoires des mollusques Aout des > pièpes 
de substance cornée ou quelquefois pierreuse , qui 
loot.poiir ainsi dire incrustées ou fichées dans wçi9 
masse charnue ^ de forme ovale ^ qui enveloppe la 
bouche , et qui se compose, tant des muscles des 
mâchoires , que de ceux de la d^glutitioii. 

Les fibres qui composent cette masse sont peu 
distinctes, quoiqu'on y fqierçoive difiTérentés di- 
rections qui les pendent propres à écarter les ma- 
.choires et à les rapprocher* 

L^ mâchoires çUes-mémes diffèrent beaucoup 
jx)or la 4brme» 

Dans tous les céphalopodes elles sont au nombre 
de deux , e% représentent un bec de perroquet ; 
elles sont y l'une et l'autre, bombées , crochues , et 
leurs pointes soiri: très-acérées } elles sont composées 
d'ane douUa lame d'une véritable comç , très- 
épaisse, et d'un brun foncé, dont les bo^rds, op- 
posés à la partie triturante , s'amincissent et se 
perdent dans la masse charnue que nous yenon^ 
de mentionner. C'est au moyen 4e ce vigpureu^c 
instrument que ces animaux brisent les crabes et 
les coquillages dont ils se nourrissent^ 

La forme et le nombre des mâchoires ne sont 
pas aussi constans dans les gastéropodes. 

Dans les colimaçons originaires et dans' les 
limaces il n'y en a qu'une , qui est la sup^riepre j 
elle forme un croiasant , dont le bord concave est 
découpé en dentelures nmnbcçuacis. i ; 

Dans les iriionies la forme des mâchoires nç 



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N 



2qB XIX* Leçon. Bouche des an. sans vert 

peut être iméux comparée qu'à celle dès ciseaux 
avec lesquels on fond les moutons ; seulement, aa 
lieu de jouer sur un ressort commun , les deux 
lames jouent sur une articulation , et au Beu d'être 
planes elles sont un peu eourbes ; ces mâchoires 
sont latérales , leur mouvement se fait de irciit 
à gauche ;* le tranchant de Tune glisse sur celai 
de l'autre , et ^les sont toutes èeux fort acérées. 

Pans Yapfysie , il n'y a pour toute mâchoire 
qu'une plaque mince , légèrement cornée , gar< 
nissant Fintérieur de cliaque coté de la boôdie: 
on ne voit pas même ce l^er durcissement datf 
Vonchidie. 

Les gastéropodes^ pourvus d'une trompe longue 
ou courte , n'ont point de mâchoires du tout j teb 
sont 'les buccins ^ les murex , les volutes ^ les 
èuHées^y etc. / et parmi tes gaétéropodes nuds , les 
êarisy les scyllèés\ etc. On leur trouve seulement 
quelquefois les* côtés du fond de la trémpe^revétus 
de plaqqes un peu cartilagineuses j îl y en a de 
telles dans les doris. 

Les oscahrions xi'ont également point d'or^c 
ikiasticatoirê. 

Les ptéropodes y comme hyales , clios , pneu* 
modermes , etc. , n'en ont pas non plus. 

Aiicim acéphale n^ec de mâchoire^ , ni rien qui 
serve a la înàsticatioii proprement dite.' Les i»f^to> 
qui percent les bois , emploient pour cela le* 
valves de leurèl ëb^uilles,-' qui ont été riomméc^ 
mâcHmtes ouf «feMi^^r quelques naturalistes ;j 



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Sect. I. Art; II. Mâch. des înàectes^ etc. 399 

mais sur la nature desquelles on ne peut consenrer 
de doute , lorsqu'on compare le tarei à la pho-- 
kdê y son analogue le plus prochain. Les valves 
du taret ne semblent qu'un diminutif de celles 
de la pholade , ainsi qu'Adanson l'a observé de- 
puis long temps. 

Les acéphales nuds , comme hiphores , asci^ 
S^^ etc. , n'ont aussi rien qui puisse servir à 
^ftîscr les aliroens. 

Les cyrrhopodes ,' ou halanes et anatifes'y 
dont nous avons déjà remarqué plusieurs fois Pa- 
nalope avec les entomostracés ^ ont des vestiges 
de mâchoires disposées par paires. Il y en a , par 
etemple , dans Vanatife deux paires dentelées y et 
^e mince simplement arrondie. 

ARTICLE IL 

Dîè organes de la mastication dans les crustacés 
et eniomostracés y et dans les insectes à md- 

chaires. 

Tous ces •animaux ont xm système' d'organes 
masticatoires semblable , et d<mt le caractère con- 
siste à être formé de deux ou plusieurs paires de 
mâcfhoires latérales, placées les unes en avant tles 
autres , ou les unes sur lès autres. ' . 

Lesïhâchoifes se meuvent de dehors en dedans ^ 
et de dedans en dehors , par conséquent' tbùt-à?- 
«it en sens contraire 'de celles des animaux ver* 



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5oo XIX*. Leçon. Bouche des an. eam verh 

tébrés, qui se meuvent de haut en bas et del 
en haut. 

La première paire ou V antérieure qui, à 
ques exceptions près, est la plus robusie, 
le nom de man^ibule^ ( mandibulœ). 

La seconde paire et les suivantes ^ lorsqu'il 
a plus de deuXi conservent te nom de mâa 
(maxillœ). 

Ces organes, sur-tout les mâchoires , 
souvent deafilsunens , ordinairement articulés, 
rinsecte se sert pour palper sa nourriture, 
sure qu'il la mâche. On les nomme palp^if 
tennide^y ou barbillons ;^ et d'après la 
Jes porte ^ on les distingue en palpes mai 
laires et en palpes maxillaires. 

Les lèvres sont des pièces impaires, dont li 
est située en a^ant ou au-dessus des mandibi 
et se nomme lèpre supérieure ; l'autre est 
en arrière des mâchoires ou au-dessous, rt 
nomme lèvre inférieure. Celle-ci est beaucoup 
compliquée que l'autre : elle porte ordinairemi 
aussi des palpes , nommés palpes labiaux; 
Jorsq^'il y a dans ,les insecte^ à mâchoires bi 
langue prolongée QVL upe trotnpe^ c'est à Isièfi 
inférieure qu'elle est altachée. 

Les crustqcés et eniomostracés sont les sei 
animaux qUl aient plusieurs paires de mâchoi 
outre les mandibules. Les insectes f ropr^/^'* 
dits n'en ont jamfii^ qu'une paire» 

Les premier» ^ont. aussi les seuls qui aieû^ 



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I S£CT. I. Art. II. Mdch. des insectes , etc. 5oi 
i^lpes mandibutaires > en même temps que des 
kaxillaires. Lea insectes proprement dits n'onC 
jamais de palpes qu'aux mâchoires et à* la lèrrô 
inférieure. . ' ^ 

Dtfy a que quelques èntomostracés ( le limulê 
géant), qui aient des palpes à la lèyre stipé- 
rieûre ; tous les autres en njanquent 

Les crustàcéi'y et parmi les insectes la famille des 
arachnides , Mût les seuls qui manquent de livre 
inférieure j tous les autres eh ont. La lèrre supé- 
rieure au contraire manque très-souvent ^ ou* bien 
»c sèude à la tête. 
Qb sait que les insectes à mâchoires sont c 
Les gnathoptèrés , * * 

IjC9 néproptères^ , * .« 

Les hyménoptères, ^ 

Les coléoptères ' * . 

Elles orthoptères. 

Il ny a dans dés cinq ordres; que la familt^ 
I ^es agnathes, de Tordre des hA^roptèreSy ipn 
'nasque de mandibules ; ipais ces organes ^ont 
très - rapetisses dans quelques genres d'autres fa- 
^illes^comxne'^cétoinespa.rmilescoléoptères,elc. 
Le Bondbri^ordinairç des palpes est de quatre, 
^eux maxillaires et deux labiaux , et tous sont 
conunuiréiiient articulés} maïs là làiiilUB dei Car- 
'^o^Weréf pâmâ'lëë 'èolêoptêréè en à' quatre maxil- 
laires j rfi en toùt'j tous articulés. Le genre /ôi^- 
^lion^ parmi leé néproptêre$ ,*-e8t 4attslé xilémB 
tas»i ■'*. .là ...(... ' :f^ : . ■ » çw ".:i) 



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3oâ XIX^ Leçon. JBvuche des un. san^ perL 

L'ordre des orthoptères , outre les quatre pji^ 
articulés ordinaires, eu a deux ^ luaxilUires non 
articulés , que l'on çl n^ommés gqlea ou galète, 
et dont on a voulu faire le caractère de c^ ordr^, 
par rapport aux organes de la manducationjraais 
il y a quelque chose detrès^serabl^bledançquelffies 
coléoptères, comme les mèlqé, les chjysomèlesj^eic, 
La- famille des odonates , panui les ifévrogtères, 
n'a^ppini d'articulations à ses palpes^ jii ^.i^x loaiii- 
laîresy ni aux labiaux. 

^ Jje^ genre jule^ dç l'ordre des gaathopfè/eSf est 
peut-être le seul d'insectes à mâchoires^ q^i^^ 
point de palpes .du tout^ et le genre scolopendre 
du même ordre , le seul où il y. ^ des palpes.au- 
dessous des mâchoires , sans êti;e attachés à ces 
organes. ^ 

Après ces observations générales ^,bou^ allons 
passer à la considération particulière de^ circpDs- 
tances propres à chaque or4re, .et jtiitOiUt quHI sera 
possible à chaque iaji^lle. ^ , 

L Examen particulier des jndchpires des 

^ . . ■-.■».. * 

crustacés. 

A. Dés mâchoires êlleÉ^hiêrties.' ' 

, . ha plupart de» gmres démQipbré%.49 ;q9li4 ^^ 
Jcrevisèes ^ otA à leiv^^bonchç .^9(t9VI f^ ,P^ 
d'organes, q^i, se .i^ip^^yaçt latj^^jiefiieii^daiii o» 
^)fux5 horizontal , doÎ9«nt^ V9f^^. iP9W.^ des^ m*^ 
choires; ils se recouyrent tous les uns les autre»! 



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SfîCT. L Â&T. n. Màch. des insectes^ etc. 3o3 

et le plus extérieur a été nommé lèvre par quel- 
ques naturalistes 9 mais à tort^ car il n'est point 
impair, et les deux parties dont il se compose se 
neavent latéralement comme les autres. 
' Ces mâchoires sont toutes articulées sous le thorax^ 
en ayant, des pieds ^ dont elles semblent continuer 
la série en ayant , et portent chacune , sur le coté 
intérieur de leur racine » une lame membraneuse 
qui, sertissant sous le rebord latéral du thorax | 
entre les branchies antérieures, sert à séparer ies 
lobes de celles-ci et a les comprimer dans )!acte 
de la respiration. Les pieds ont aussi de.|pareilles 
lames, pour les branchies postérieures, inais elles 
manquent dai^s les espèces qui ont les branchies sou^ 
la qnene ^.cpmme les THOff tes- de-mer {squilla. Fab.) 
Ces mâchoires sont. en ot^tre, excepté peut être 
une 0^. deux paires les {^us,. intérieures, formées 
de deijipLdiyisions j l'une qu^on peut appeler {nro:- 
présent Va niàèhoire, çt l'autre son palpe dçrsal. 
Celle-ci est plus alongée , et se termine par ua 
filet articulé ^ pointu ; l'autre porte anssi, maî^ 
dans les deux premières paires seulement , à son 
extrémité , un palpe terminal , qui ne finit pas 
en soie pq^ntue comme Taubre. Ce que je viens 
de dire est commun aux crabes, aux écrerisses, 
aux paires ,^ et en général aux crustacés décct- 
podes de -JLatreiUe. Dans les premiers ou dans lés 
écrepisses d courte queue rèplfée, la mâçhoir? la 
plus extérieure est applatie, se joint si l^iç^ à^^ 
correspondante et à son palpe dorsal | ^lae les 



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864 XIX' Leçoî^. Bouche des an. sans vert. 

^atre pièces ensemble en se repliai* ibrineDt une 
espèce de bouclier, ^cd f eeouvre toutes les antres 
mâchoires. C^est ce quia pu liii valoir le nom do 
lèpre inférieure 'y "et ce qui a fondé Fordré des 
ilmstagnathes de Fabricius , qui répond aux crm- 
tacés^ décapodes- hracJtyuVes de LatreiUe. Mais 
il ri^en est pas ailisi dans les écrepisses â longue 
giieue. iLa. mâchoire extérieure, est prismatique, 
forte , et les divisions de son palpe terminal étant 
presque aussi grosses que son cor{>s , l'ensemble 
représente plutôt «n pied que toute autre cBôiîe, 
et a «dnvent été décrit comme un vrai pied par 
les anciens naturalistes. CTest sur cette particularité 
que Fabricius a fondé son orcfre des exochnales, 
qui répond en grande partie aux cruàtàcés- déca- 
pt>deS'macroures de Latrëîlle. 

Dans les crustacés-décapodes yY^secctnSk rsA- 
didre , en commençant à compter par la pic» exté- 
rieure , ressemble à la pi^emiére , quelle que soit la 
forme de celie-ci , excepté qu^ellé esfc plus petite, 
et ^e son bord interné s'anfiindt^èt est rffié au 
Heu de dentelé. ^ . ' 

La troisième a son corps divisé en deûX lobes; 
la quatrième en quAf^e , la cinquième dé nouveau 
en deux ; elles sont toutes les trois, minces et ciliées. 
Les palpes de ces deux dernières u^ont, le plus 
souvent , qu'une simple pointe au Keu de iUet. 

La sixième est une simple petite plaque raem- 
branense, oyaïe, sané cils, et qui manque de palpe 
dorsal. 

Quelques uns 

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SçGT. I. Art. n* Mdck. dès insectes, elc. 3o5 

Quelques-uns des genres de crustacés offrent 
des différences dans le nombre et la ccmfiguration 
de leurs mâchoires» 

Ainsi , dans les décapodes mêmes > les scyliarus 
n'ont aucun filet à la pièce dorsale de leurs deux 
premières mâchoires y la troisième est indivise , et 
h quatrième bifle seulement y sans pièce dorsale 
dans Fune ni dans Tautre. La cinquième et der- 
nière .est la petite plaque <y vale ordinaire. 

Parmi les branchiopodes , il y a des différencies 
pIusfor|es5 les mantes de mer, p€ur exemple {squilla^ 
Fabr. }, ont leurs deux premières mâchoires extrê- 
mement grêles et alongées , en forine de pied , et 
terminées par une articulation dilatée , arrondie , 
et par un crochet moMe. Elles font réellement 
l'office de pieds et non de mâchoires , et n'ont 
aucun palpe dorsal. La troisième est une longue 
plaque > édiancrée trois fois à son bord interne. 
La quatrième est bifide ; le lobe intérieur est cîlié; 
l'externe est pointu et porte siir le dos un petit palpe 
ovale d'une seule articulation. La cinquième et 
dernière est une simple plaque , etc. 

Malgré toutes ces yariétés , il n'eu reste ^pas 
moins vrai que tous les crustacés ont plusieurs 
paires de mâchoires , très-différentes entre elles 
pour les fonctions , et qui doivent agir sur les ali- 
mens , et les préparer à la vraie mastication d'une 
façon toute particulière. , 

En effet, sur tous ces organes se trouvent les 
Traies mandibules y extrêmement robustes dans 
5 V 



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3o6 XIX* JjBçoji. Êouche des an. sans vert. 

tous les genres. La partie triturante varie en con* 
figuration sekm c^ genres* 

Dans les homars , etc. ( astacus F. } ^ il y a et 
dedans une surface mousse etyraiment molaire* 
et en dehors un bord tranchant ou incisif ^ diviié 
en trois dentelures arrondies* 

Dans les hermites (pagurus F. ) , les denteliop. 
sont aiguës et éloignées. ^ 

Dans les crabes, etc. il n'y a qu'un traiichiitl 
égal. ' i 

Dans les scyllarus , il y a deux dentelures sii^ ] 
rées ; une pointue en avant , une mousse en aifMék \ 

Dans les sguilUs ou manies de mer , la aHm» \ 
iure de la mandibule est la plus singulièiie 41 «i 
toutes. Elle se divise en deux parties , une 9i^ 
rieure cachée sous^ la lèvre, dirigée selon Vé 
du corps , pointue et portait deux rangéet^ ' 
petites dentelures ; une postérieure transv^MlL 
dont le tranchant va de bas en haut ( l'aniflii 
étaoi sur lé ventre ) , et porte une rangée de d» 
fêlures plus fcnrtes. 

Toutes ces mandibules portent un palpe ; il «â ^^ 
triarticulé , et dilaté au bout dans les homard y ; 
les crabes , etc. ; triarticulé et pointu dans li^ .^ 
mantes ; d'un seul article dans les scyllar^j etc. 

Les entomostracés varient plus que les cru$^ 
iacès ordinaires. 

Le Umule géant (ou crabe de^ Mokiqaes) 
{monoculus pofyphemus. Lin.) a cinq paire» de 
œâchcÂres, courtes , con^rin^ées , hérissées de | 



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Sect. I, Art. IL Mdch. des insectes ^ etc. Soy 

petites épines , portant dbacune un très- grand palpa 
en forrne de pied , à quatre articulations , ter- 
miné par une serre semblable à celles des pieds 
de devant des écrevîsses. Les -serres de la pre- 
mière paire sont très-gonflées dans le mâle. Celles 
àe la dernière sont petites , et accompagnées dé 
ipielques lames écailleuses. En avant de ces mâ«> 
choires est la lèvre supérieure , prismatique , por- 
tant deux palpes biarticulés, terminés en serre. 
La lèvre inférieure est en arrière de la dernière 
^ire de mâchoires y et formée de deux lames 
dentelées. ^ 

Bans Vapus ( monocuïus apus. Lin. ) on trouve 
deux mandibules robustes et dentées , puis deux 
paires de petites mâchoires sans palpes , et ensuite 
vingt-six autres paires de larges feuillets qui res- 
semblent à des mâchoires par leur base , et à des 
I)ranchie5 par le reste de leur étendue , et dont la 
première porte quatre palpes en forme de soies 
articulées , dont trois fort longs , que quelques-uns 
ont pris pour des antennes. Ces vingt-six paires de 
ieuiUets occupent presque tout le dessous du corps. 
Les petits entomostracés sont encore peu exa- 
finnés à l'égard des organes de la bouche. 

La famille des cloportes ^ dont j'ai fait mes 
gnathaptères potygnathes y et M. Latreille ses 
aptères iétracères y ressemble aux crustacés par 
la multiplicité de ses mâchoires , conime par ses 
quatre antennes; si même elle ne doit leur être 
entièrement associée. 

Y 2 



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5o8 XIX*^ Leçon. Bxyuche des an. sans pert» 

La première paire, quW a nommée aussi lèifr$ 
infétieure , quoiqu'elle se divise bien clairement 
en deux mcntiés, est plane et couvre toutes le» 
autres j elle porte un très -petit palpe sur son 
angle extérieur. Il en vient ensuite deux ou trois 
paires minces , oblongues , dont la deuxième est 
dentelée au bout j elle n'ont pas de palpes. La 
mandibule est forte , dentelée et porte un petit 
palpe conique. 

Ces organes se rappetissent excessivement dans 
les espèces parasites , comme les çyTnothoès , où 
il n'y a que deux paires de mâchoires semblables à 
de petites écailles minces ; des mandibules petj^» 
coniques, mousses et, sans depts^ et au milieu da 
tout unQ petite langue conique. 

Les cyames ( pyonogonum cétL Fab. ) n'ont 
plus de mâchoires visibles , quoiqu'on y voie en- 
core deux palpes articulés. Nous, n'oserions leur 
assigner de place certaine, non plus qu'aux autres 
pycnogonum.. 

Mais nous nous sommes assurés que certains 
insectes parasites, qu'on rangeoit avec les ento* 
mostracés , n'y appartiennent pas , ont un suçoir 
comme les pous. Tels sont les nombreux cafyges 
qui sucent les' branchies des poissons , etc. 

B. Des muscles. 

Deux muscles sont destinés à faire mouvoir la 
mandibule sur la poitrine. L'un fort et long rapprocha 
le bord libre de celui de la mandibulo du côté 



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Se€T. L Art. IL Mach, de^ insectes, etc. 3pg 

opposé , en même temps qu'il la relève. Il s'atta- 
die par deux portions charnues distinctes sur la 
Biiemhrane qui revét le corcelet intérieurement au- 
dessus et sur les côtés de l^estomac. L^une dei 
portions est antérieure et plus gr'osse. Celle-ci est 
cotïiposée de fibres rayônnées courtes qiii se ren- 
dent sur uïi tendon osseux gr^e , articulé sur 
^extrémité du tendon de la premièi^e portion , 
dont il seml^le être un prolongement coudé. Lia 
çlus grosse portion est. moins oblique ; elle est 
située entre le foie et Testomac ; ses fibres, plus 
nombreuses et rnyonnées aussi, se terminent à 
Textrémité et feur le îbord atitérieur du tendon 
commun osseux, qui est lui-%iême articulé en même 
temps que fixé sur la partie moyenne _dii bord 
fibte de la mandibule , qii^il tend à relever en 
baut , en la rapprochant de <*feUe du côté'bp'^sé. 

I^^autre nluscJe de Ja mandibule s'îtisèré vers la 
partie moyenne dii bord opposé ou fixe, sut une 
éminence particulière. Ses fibres sont courlès ^ 
quoique nombreuses; elles se portent en bas et en 
arrière, où elles se' fixent vers la ligne moyeimé 
de la cage osseuse du thorax : elles soW propres;, 
par leur contraction, à agir en sens eôntrarre du 
précédent , c'est-à-dire , à éloigner le bord de la 
mandibule de l'ouverture de la bouche et de celle 
du côté opposé. 

Il paroît qu'il y à dans le crahe deux autres 
muscles qiû ont les même& fonctions | mais tous 

. . V5 



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Sio XIX* Leçon. Bouche des dn. sans verL 

deux sont sUaés k Textrénûlé wtîculée d# )a 
dibplç. 

Cbacmie* des articulafiona dp. palpe e^ éajmia 
întérieuromept de d^ux moscles , Tun entenaeiur) 
Vautre fléchisseur ; celui * di est le plus gros. \a 
prepfiier est situé dans la partie la plus large et la 
plus solide dç la coi^cavité de la mandibule; il 
3!in$ère à i^p petit tendon osseux situé au bord le 
plus antémur de l'articulation. L'extenseur wt 
plus grêle , attaché le long du bord fixe de k 
mandibule ; il ce teriuine , par un tendon plus long 
et^ plus grêje encore , au board postérieur de Far* 
ticulatioQ de la première pièce. 

Il en esi à peu près d$ mâme des musdes h 
chacune des deux aqtres pi&èc^ du palpe. 

Les n^choires sont mues de dedaas erï dehors^ 
et réeiproi^uenaent ^ par des muscles aua}ogMed k 
ceux que nou^ venoios de décrire pour U n^ildi* 
buje j et le» pièces. qui les forment^ ^uapd ellei 
^ont compotées de pluMeur^ articulations , con- 
itiennent dans leuf intérieur deux muscles , l'ua 
propre à les étendre ^ Fautre à les fléchir, à peu 
près comme dans chacune des pièces àe^ patei. . 

De plus, chacune des mâchoires, et sur-tort 
des plus inféi'ieures , porte, sur TarticulaliMi 
qui correspond à la hanche dans les pâtes , une ^ 
deux et quelquefois trois lames ou feuilles qo* 
, «ont dirigées intérieurement dans la cayité des 
branchies ^ et que nous ferons connoîlre à Tar^d^ 
de bi Inspiration! 



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Sect. I. Art. II. Mâch. dea insecteè^ etc. 5i 1 

II. Examen particulier dea mâchoirea dea 
inaectea» 

a« Dea mâchoirea ellea-mémea. 

1^. Dans les gnathaptères. 

Cet ordre ne suit aucune loi commune , comme 
tous ceux qui ne sont fondés que sur des carac* 
tères négatifs; il faut le diviser en familles pour 
obtenir quelques règles générales. 

JLa première, celle des millepieda^ û^en demie 
même point j car/ les Jules n'ont que de petites 
mandibules sous lesquelles est une pièce conique 
composée, à ce qu'il faut -croire, de la lèvre infé- 
rieure et des mâchoires soudées ensemble , sans 
«aucun palpe. Les scolopendres ont de petites man- 
dibules, des mâchoires plus grandes, sans palpe, 
une paire de palpes sous elles , ^t une grande 
lèvre inférieure dont les palpes articulés et pointue 
forment ensemble une forte pince. 

La deuiième, celle des arachnides^ a de fortes 
mandibules ne pouvant servir à trancher , maif 
armées à leur extrémité d'un crochet mobile , fai « 
sant souvent la pince , avec une proéminence de 
leur corps qui est percée pour sucer. Les mâchoiref 
sont à peine visibles , et ne servent qu'à porter de« 
palpes toujours trèjs- longs et en forme de pieds , 
et quelquefois énormes comme dans les scorpions ^ 
où il ressemblent aux pâtes d'écrevi^ses ; et dan» 
' l^phrjynésoii ils forment une arme redoutable, ijl 

V 4 



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3i2 XIX' Lêçok. Bouche des an. s^ns vefL 

n'y a ni lèvre inférienre, ni palpes, labiaux. On 
pourroît fcontester à ces organes la qualité do^ man- 
dibules , puisqu'ils servent à sucer et non à mâcher, 
liiais leur position et Tapalogie ne permettent pas 
de la. leur refuser. C^est sur le petit crochet mo- 
bile qui les termine, que M. Fabricius. a fondé le 
caractère de sa classe des unogateày dans laquelle 
il les range. ^ 

La troisième, celle des ricins o^ poux d^ oiseaux y 
n'a que des mandibules entre lesquelles est lin petit 
suçoir , et pàroît manquer de mâchoires et do 
lèvres. • . • 

Nous n'avons pas assez examiné celles des lê^ 
pismes et des podures: : ' ': 

3^. Dans les né vr opter es. , 

Cet ordrç-ci n'a gii ères plus de constance que 
le précédent dans les formes de bouchés des in-i 
«ectes qui le composent. 

Il y a d'abord la jolie famille des agnatheèy 
insectes destinés à vivre à peine quelques instans 
danè l'état parfait, et seulentent ce qu'il faut pour 
s^accoupler et pondre j ils n'ont pas besoin de 
manger, et n'ont reçu tju'une bouche imparfàrfe, 
sans aucune mandibule , et dont les mâchoires sont 
membraneuses et attachées tout du long à la Içvre 
inférieure. - 

' D'une natiire bien opposée est la famille des 
odoîiates ou demoiselles , l'une des mieux années 
et des plus éruelles parmi les insectes. 



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SfiCT. I. Art* II. Mach. des insectes, etd 3i3 

Leurs mandibules ont une partfe antérieure cro- 
chue et "Comme laniaire , et une postérieure vrai- 
jnmt molaire a quatre tubercules pointus. Il est 
curieux de retrouver dans ces insectirores le même 
caractère que dans les quadrupèdes qui prennent 
une nourriture semblable. Leurs mâchoires se divi- 
sent ep longues dentelures pointues comme des 
i aiguilles y et portent un palpe sans articulation. 
Une énorme lèvre inférieur© enveloppe comme un 
masque tout cet appareil j elle est divisée en trois 
ou quatre lobes , dont les latéraux sont eux-mêmes 
quelquefois terminés en pince. 

Les autres néproptères sont moins caractérisés. 
Ils ont ^1 général : 

Des mandibules plus ou moins fortes. 

Des mâchoires portant des palpes artpiculés^ aU 
nombre de deux pour chacune daiis les fourmi*^ 
lions et les ascalaphes ; solitaires dans les antres.^ 

Une lèvre inférieure terminée par une langue 
simple dans la plupart, divisée en quatre dans les 
iherméê ^Aes psoçues , et portant ' aussi deux 
palpes articulés, très -grands et en massue dans 
les fouFWiiUons , n'ayant rien de particulier dans 
les autres. 

La bouche la plus curieuse de cet ordre est celle 
MB,panorpe, Ses mandibules sont petites et portées 
au bout d'un long museau , dont tout le dessous 
tst rempli par une lèvre et des mâchoires très- 
alongées, soudées ensemble. 

Cest ici que commence la subdivision de la 



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5 14 XK* Leçon, Bouche des arti. sans pfitt. 

lèvre inférieure en ganache qa pièce eomée do 
ça base , qui porte le», palpes labiaux ; et en langue 
ou pièce membraneuse placée à l'extrémité entre 
les palper labiaux. 

3®* Dans les hyménoptères. 

Cette famille naturelle , la plus intéressante 
parmi les insectes y ^ar les industi les nombreosea 
et varies dpnt ses diyers^es espèces ont été douées, 
|K>rte à la structure de ^a bonche un caractère àaaï 
les panorp0s viennent de ^nous indi(}uer le pre- 
naier voltige* 

La partie de la base dq la mâchoire, et la f^ 
nache de la lèvre inférieure , y sont réunies par 
une membrane, et se meuvent toujoass ^ensembk. 
La partie de ki machoir.e, située au-delà du palpe, 
recouvre plus ou moins la langue, et lui sert d'un 
étui, quelquefois très-complet. 

Lea hyménoptèrm , qui sucent le nectar des 
fleurs^ sont reconnoissables au prolongement de 
leurs mâchoirtes et de lenr lèvre inférieure,. qui 
•ont souvent bi^ucoup plus longs qj^ la tête , 
i^Rais qui se retirent néanmoins sous la protection 
des mandibtdes, en se repliant. Cette aorte de 
trompe est quelquefois portée sur un pédicule 
qui peut se replier en arrière, ou se déployer et 
pousser la trompe en avant, et par conséquent 
Talonger beaucoup. C'est ce qu'ion vcwt dans 
l'abeille et dans les genres voisins. 

Dans ces trompes alongées , q'est la langue qui 
forme la partie essentielle , le vrai tube suceur^ 



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SwoT. h A&T. n. MAch. dêê inêêctêSy tte^ SiS 

xms elle n'eal iou^oors i{ne roulée en dèmi-tube ^ 
et a'oaYre l<mgitiKiiiiaIeineiit en de^ous. 

Dans Vabeilte un des articles des palpes Ia« 
faiaux se prolonge , et forme à la langue un pre» 
BÛer étui : la partie extérieure de la mâchoire se 
{relonge également^ pour en former un second; 
cStst ce que Eabricius à nommé lingua guinque'- 
ji^-Ilans Yeucère, deux écailles de la base de 
|i^teague, ^'on yoit bien dans Tabeilie, mais 
qm y restent très^petites, se prolongent autant 
que la langue ^ et la trompe devient sepiem-fidiM. 
n y a d'entrés genres, où les palpes labiaux ne 
leryent point d'étms , et oà la trompe reste iri^ 
fiâf; tel eA le êphex arenaria^ etc. 

Même dans ceux où la langue ne se prolonge 
pas ^1 trompe 1^ elle s'oui^e toujours en dessous, 
et c'est encore là un caractère propre aux bymé- 
no^èrés, d'où il rémike que leurs manfiHbuIes 
leur seryent peu pour se nourrir, mais seule- 
ment amin^ armure et comme itistramfent d'îa- 
dostrie^ Ce qu'elles âuroîwt mâché iroit difficile^ 
ment trouver le dessous de la langue pour ^e 
avalé;^ mak celle-ci pompe «ne nourriture liquide , 
OQdé)à très- divisée, comme le pollen, etd. 

Ces genres, à langue courte , présentent dès dif- 
férences très-intére$santes dans la forme de leur 
laugue; . 

Tantôt simple et conique , comme dans Vépanie, 
ou eo cuiller ovale , comme datis le sirex , la 
mutille et le crabrorij ou dilatée et échancrée^ 



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3i6 XIX* Leçon. Bouche des an. sans vert. 

comme dans le teucopsis, ou dirisée en trois lamère^i 
comme dans le tenihrèdè, ou en trois soies coni- 
ques et relues , comme dans le scolîa y oû {dos 
ou moins également et plus ou moins profondé- 
ment divisée en trois ou en quatre lobes, comme 
dans les guêpes y et la plupart des gmires i^ujour^ 
d'htti démembrés de celui des sphex , ^c. 

Ces différentes configurations doivent détemt^ 
ner îa nature des substances que l'insecte preod, 
et le6 lieux où il peut les chercher*^ t 

La mâchoire en fournit de moins imfportantes; 
fJle n'est guère à^sa partie antérieure qu'une pièce 
écailleude , recouvrant la langue par-dessus y et 
réglant sa longueur su^ celle de la languer. ^ 

Les palpes varient davantage par leur longaeor 
absolue tt respective y la forme et, le nombre de 
leurs artiôulations. 

U abeille a les. maxillaires exoessiveinefil p^» 
Dans le sirex également; mais les labiaux y so^t 
grands et ^i màâsuQ. La plupart dea.eirtres les 
ont en fil ou en soie, ^ d'un assez\g^and munbrè 
d'articles. ^ 

La l^vre supérieure )oue quelquefois un rôle 
intéressant. Dans Içs abeilles coupemes defet^Ul^f 
par exemple, elle forme un bouclier écailleux, 
qui protège la trompe sur laquelle elle se replié 
en avant , pour qu'elle ne soit pas entaïQée pa^ 
]e tranchant de la feuille que lés mandibules 
coupent. 



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Sbct. I. Art» U. Mdch. des insectes y etc. iij 

4*^. Dans les coléoptères. 

Ceux-ci forment encore un ordre naturel , quoi-^ 
que excesnvement nombreux. Leur lèvre infé* 
rieure n^e5t pas placée entre le» mâchoires commd 
dans les précédons, mais réellement dessous, et 
en cache une partie , quand on regarde la bouclie 
par sa face inférieure; aussi sont-elles articulées 
entre la lèvre et les mandibules , et non suspen- 
dues avec la lèvre dans une membrane commune , 
comme cela a lieu dans les hyménoptères. L^ou- 
rerture du pharynx est aussi percée sur la lan- 
gue, et non dessous, comme dans les hyménop* 
tères, de façon que le résultat de la mastication 
1^ porte naturellement. Voilà les vrais carac- 
tères des bouches de cet ordre ; mais celui d'avoir 
la mâchoire libre d'adhérence à la lèvre , n'est 
point exclfisif , comma a semblé le croire M. Fa- 
brtcitis , en fondant sur cette idée la dénomina- 
tion à^eleutherata , qu'il a donnée à ces insectes. 

Il n'y a guère qu'une famille dans cet ordre , 
dont le caractère soit déterminé d'une manière 
frappante par l'organisation de sa bouche ; c'est 
celle des carnassiers. Us ont tous les mandibules 
elles mâchoires proérninenteis, crochues et tran- 
chantes, et quatre palpes maxillaires, et deux la- 
biaux, six en tout; aussi sont-ils des ennemis 
terribles pour les autres insectes. ) 

Us ne différent guère , entre eux , que par 
les figures de leur ganache et de leur langue. 



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Si8 XIX* Lbçok. Bouche des an. sans vert. 

plus ou maina lobéç^, ou par. quelque ai 
peu important ^ comme des épines aux mi 
res, etc. ' 

Une autre famille , aussi naturelle que la 
eédente, par toute son oi^nisation intérieure 
extéiieure^ celle des lamellicornes^ n'a pn 
rien de commun dans les parties de sa booi 
Les uns ont des mandibules énormes et p 
nentes^ plus ou moins semblables à des cornes o« 
des bcns de cerfs (les lucanes); d'autres n'ont 
des mandibules courtes , mais robustes ( les 
trupes ou stercoraires) y etc. ; d'autres n'oot^ 
des mandibules membraneuses , etâ peine affi^' 
Tentes (les cétoines , les scarabés, les copris)^ ete»| 

Il j en a qui ont des mâchoires vigoureuses 
bien armées de dents ( les hannetons ) ; d'aï 
les ont simplement ciliées (les cétoines), on 
forme de pinceau ( les lucanes). 

Les mêmes variations ont lieu pour les lè^ 
et les palf^y et ce n'est pas seulement d'un g< 
à l'autre qu'on ^n observe ^ jnobab quelque 
qu^on ait prise de subdiviser cette famille 
genres nombreux ^ on n'a pu encore en ôbJesir 
qui eussent une conformation de boudhe parfiûie* 
Bient semblable. 

Rien ne prouve mieux combien le projet, « 
op^tiiâtrémenl suivi depuis trente ans par M' ^ 
bricius , d'établir , sur la ocmfosïifiation des bouche» 
seulement y une méftode d'insectolpgie ^ était im^ 
praticable. 



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Sêct. h Art. II. Mdoh. des inaeciesy etc. Sig 

Une troisième famille naturelle de coléoptères j 
celle des rostricornesj a pour caractère de por* 
ter sa bouche au bout d'un long museau. 

Quant aux autres , déjà bien déterminées , celles 
ies lignipores j des herbii^oresy etc. , elles n'ont 
rien de tranchant qui soit commun à tous leurs 
genres y quoiqu'elles aient une certaine^ ressem* 
blance dans tous. 

Les différentes configurations des palpes, de la 
^nache , de la langue , des mâchoires , etc. , ont 
été soigneusement déorites par les naturalistes , 
sais on n'a acquis encore à ce sujet aucune gêné* 
tàkà utile à notre f^an. 

5**. Dans les orthoptères. ' , 

Cet ordre-ci est le plus uniforme par rapport 
à la bouche; il a toujours des mandibules fortes 
et des mâchoires , sous lesquelles est la lèvre in* 
ftrieure. Une lèvre supérieure mobile recouvre 
toujours plus ou moins les mandibules. Les ma* 
dioires sont fortement dentées, et portent ton-t* 
jours un palpe articulé, et un autre non articulé , 
qui s'élargit quelquefois au point de pouvoir sef^ 
vùr à couvrir et protéger la mâchoire , d'où vient 
qu'on l'a nommé galea ; mais souvent auc^i il est 
grêle cotnme un fil. Xol lèvre inférieure porte 
toujours deux palpes articulés , entre lesquels est 
one langue pluà ou moins divisée. Le pharynx 
Vpuvre sur la langue , comme dans les coléoptè-' 
^<w , el non dessous , comme dans les hytnénop^ 



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520 XIX!* Leçon. Bouthe des an. sfim vert 

' tèreé j ce qui fait que ces insectes sont vraiment 
masticateurs. 

Les principales différences des geftres tiennent 
à la division de la partie nommée langue, et à 
l'égalité ou à ^inégalité de ses laciniures. 

Ainsi dans les mantes (mantis) elle en a quatre, 
pointues et, égales. Dans les spectres (phasma) 
les deux du milieu sont beaucoup plus courtes» 

Les achetables locusta^ et les acridium^ en 
ont deux extérieures larges et arrondies , et deux 
intermédiaires courtes et pointues. 

Les blattes et lesforficules deux oblongues, etc. 

Lés truxalesj les gryllus, et les pneumora 
n'en ont que deux arrondies. 

6^. Dans les larpes dHnsectes. 

Ces organes ne sout pas répartis dans les larye» 
comme dans les insectes parfaits ; beaucoup de larves 
qui ont des mâchoires donnent des insectes parfaits 
qui n'en ont point; telles sont toutes les larves 
de papillons j ou les chenilles y et plusieurs larves 
de diptères. Des larves 4oïit les insectes ont des 
organes très- différens en ont de semblables; telles 
sont toutes les larves de la famille des lamelli- 
cornes. 

En général les larves des. insectes à demi*nié- 
tamorpbose , ont la même bouche que ceux-ci , à 
quelques modifications près , qui ont quelquefois 
Heu dans les proportions; ainsi tous les orthop- 
tères ont la mêj^ie bouche dans les trois états. 

CVst 



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Skt. L Art. II. Màch. des insectes , etc. 3^i 

Ces! dans les névroptères odonatesj cm demoi- 
selieSy que le changement 4e proportions^ dont 
je viens de parler ^ produit les effets les- (^iis 
séosiUes. .. ^ . 

Leurs mandibules et leurs mâchoires sont les 
mêmes dans l'état de larve que dims l'état par-» 
fait. Leur lèvre inférieure présente aussi les mêm^ 
dimions ^ mais elle est portée sur im pédUiouI^ 
fort long y et coudé dans son milieu ^ de sorte 
qu'elle reste ordinairement à sa place souiS }^ 
mâdioires^ mais ^jue l'insecte peut aussi , en 4é- 
{doyant le double pédicule, la porter subitement 
fort en avant; et cpraïae les lacînkires qui la, {er- 
iwsnt kii permettent de fsire l'office de pinee:^ 
la larve s'ep sert pour saisir les petitas bêles qui 
passent À 6a portée* Un^ fois ailée la 4emoi^elle 
n'avoit pas bes<na d'un tel .artilice« Sa lèvre se 
racconroît ^ et se borne à ses fondîoiis ordinaires 

Les larves d^hyménopières ont des otgiines de 
Hiasticàtîén trés-sitifiples^consisftant prinoipeleeient 
en petites mandibules fortes et courtes. 

La boudie des larves de coléopières. offre los 
mêmes parties que celles de ces insectee^ mai^ toiat 
autifemefit configurées. 

Aimii lesluùanes ', qui dans l'état parfit l^iit ces 
énormes mandibules y et ces màcbcnres en pinceau 
H partîeulîères , ont dei^s l'état de larvA %iî)e lèvre 
sapérieure presque orineulaire, articulée iintuédie^ 
tement avec le front ; les ,inaitdibules courtes, fortes ^ 
épaisses^pointue^ lé^rementarquée^ea dehors et 
3 ' X " 



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522 X1X5 Leçon. Bouche des q^n. sans vert., 

du c^e interne} vers rexlrémité libre , elles offrent 
trois dentelures sur un plan, et vers leur base^ 
une. surface molaire plane et striée; on voit que 
celle bouche a^ de quoi couper le bois et le broyer. 
Les mâchoires se terminent par deux petits cro- 
chète, dont il y en a un de mobile ^ chose fort 
singulière , et portent un palpe de quatre articles. 
La lèvre inférieure , large , et comme tronquée, 
portant deux palpes très-courts , cliacun de deux 
articles. 

Les scarabées, qui diflfèrent tant de» lucanes 
pouf ^a boucJie, leur ressemblent presqu'absota- 
ineixt pour celle de leur^ larves; il en estdemémt 
Am^hunneians et des oéioine& qm , eux-jnêitieS) sufi 
encore si différens. 

'Ce *petit ^crodiet mobile peut être considéré 
comme un seoond palpe lùaxillaire ; cies larves 
«n auroient ckinc six ^ tandis, quel leurs ipçj^tcis par- 
ibit^r n^Qir'oni que quatce. 

H est à remarquer encore que tant les larves 
des lucanes que celles dea iscaràbéa ont d^iï fortes 
<leiltsà> la face supérieure de la lièvre inférieure 
près' du pharynx. x. 

Tiàtb priones qui ont, comme les lucanes y àe& 
'mandibules alongées^.n^ont;riea de tel dans leurs 
larves. C^y voit une lèvre supérieure très-grande, 
lobée ) arrondie, velue , supportée par une lanie 
membraneuse', ensaitè deux mandibules fortes, 
courbées , tranchantes ^ .garnies à. la l^se de deux 
^}pe9 coni^es^ dont Ifi ànàeaux rentrent les uns 



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Sect, I. Aat. II. ^ISAch. des inaecteè , Hc* Ztfi 

dans les autres ^ comme les tubes d'uae lunette , et 
qui soQt probablement lea rudiniens d^es anleni:>eft«f 
Une masse molle trilobée située d^rri^e Içsman* 
dibales , représente par sdn lobe du miUei^> la ièyr# . 
iofériemre avec deux rudimens très-Courts de palpes 
l^^aux , et pat. chacun des lobes latéraiiic,.la. mâ^ 
chràre p^opirement dite avec ses palpes propre^ 9. 
composés de quatre ttrtieitlfl^ns de forme conique ^ 
dont la dernière est la plu» petite* 
. Au cotitmice , les 4ytisquea^ àoni^tè maodîbales 
sûQt peu proéminentes dan^ Tétat parfait, les on£ 
fô«l^)0ngues dans l;'étfitdje;Iarve» Elles représentent 
deux crochets aigus et percés par le hout^. <||iî 
servent à sucera U n'y a point de mâchoires visi- 
bles y mais seulement deux longs palpes filiforme^ 
de cinq articles , ' tandis qu'il y a quatre palpes 
niaxillaireadans^ Vinsççt^ pa^r&it. C'est précisément 
rjnve^rse de ce que tious ven^cHis de voir dans les 
IfodlÎQçrnes. U y a poiir toute lèvre inférieure ^ 
deux tubercules .p^rtc^nt çl^cun un palpa de deux. 

X^,lajr:f1B. d'^t&ppAf/d, ^m^qoe de même à% 
inàc^oiroy^mais a ses, ^qu^i:9 palpes; les mandl^ 
b^ess y: spn( courtes ^ trànchanf^ , et non percées. 
. Pe ,toi||i^Jes larv^y ce sçtnt.celles d^aMpiciop-: 
tèfga,, 01^ les chenille^ y quir diffèrent le pluf de 
leui^^jinseç^'^, parfaits 41 J^'égard de la bouche, et 
ce q|)i.;^^, singulier, y est iji^e leur appfireil oral 
est ^pnst;^t sur le plan des insectes à machoireg , 
V'^^^'PBi^i'jÇïitT^tr^^T^. ai>cua« tr^pej d^n^ lea 



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5i4 XIX* Leçôk» Bouche deè an. sans 9ert. 
papiltoM. Sons une lévtô supérieure demî-orlrioa- 
laire, et sons deux f<Htcf^ m&choires trauchanfes et 
dciftiées , sont "trois tubercules qui représentent k 
lèvre iitCorieure et les mâchoires J celles-ci semblent 
cémpoiées d'articulations qui rentrent pins on moiiil 
les unes dans les^ autres , et se teitalnent par denc 
petits tubereules , dont Mnteme^ armé de è^x 
soles reides ou dents , est la mftcboire propremeit 
dite , l'autre le palpe. La lèvre inférieure po* 
^fussi deux très ^ petits palpes , et an milieu if» 
pointe €peuse, qui est la filière an trav<^s de h* 
qti^le sort là soie dont la chenille fait la eoqirtià 
éNè^ se raétamoï^hose. . 

^ b. Des muscles. 

liorsquè la lèvre supérieur est mdbifo , elfe st 
Retirée en arrière par deux trou^èeaux de fibrsk 
dhamnes situés au -^dedans du crâne ^ ef^qni ssM 
eux-iùêmés dtrîsés en d'eux plans. 

Les mandibules ont un mouvement analogM k 
celui des bahchés des î^sécte». On Toftàlêor base, 
«fit côté qûf correspon*âieto.ciD«vexi!éj*nfrserteds 
condylé ou d'émînence convexe, arrondie y qui est 
reçue dans une peKte cavité ootyloidè, cretiséedans 
l*épaî6seur même de l*êcaîlle temporale au devant 
o\i au-dessous dfeî'dôîl. Du côté qui correspondaa 
tranchant de la *mandïbuîe , 6n observe' ordinafrè- 
xfiént, au moins dans' les gros insectes , comme te 
«càlrab^e mxmpcéror, 1^ prîone, le capriéome, It 



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Sect, h AjiT. JL Mâch. des insectes^ etc. -5t5 

cerf-yolant , la locuste , une sorte de lame tendi- 
neuse, splidei qui semble se prolonger dd^s l'ja- 
térieur des parois solides , 0t qui donne attache, à 
des libres ijfiqsculaires qui s'y implantent ^téx^- 
lement y comme les barbes d'une plume siur la tige 
qcii leur eet. commune. 

Ces muscles sont destinés à rapprocher l'une de 
r«iutrû Jes m^choir^s.ou à fermer la bouche. Cei|x 
qui doiirent l'ouvrir ou écarter ces mandibules sont 
beaucoup plus courts, et n'ont pa$ le dixième de la 
grosseur des précédens ; ils spnt insérés 4 une peti^ 
apophyse , qui correspond à la lij^M con^exa ^t 
ejUerna de ]a mandidule en r dehors du ci^yle. 
Lyonnet a décrit et figuré ces musclas dan^ la gJi#- 
BÎDe du cossus qui ronge le bois da saule* Il lei^r 
a donné les noms d'ctdducteurs et à^abducfeurs,^ 
mm il a considéré ^ comme autaqt d'organes dis* 
tiaot^^ Im &isceaux de fibres qui se ran4^ aa 
liE»)4^n commun ; da sorte qu'il 4 fli^tingué à jpeu. 
jurés wuG mustles, ou trousseaox liestiii^ a (wismc 
la bouche ^ et trois plaw principaux pr^fi^eis À 
IWvrin Ces plans fibreux £e retrouvent 4dii^ tous 
les autres ihsectea; mais leur isomhia et. leur ^s- 
pofitîon, respective présentait Jes plu$ f ny^es m^- 
-riatioos.' 

Mais ces différences dépende^ avideni€a<^t 
4'abprd de rinsertîon très^ivarae dçs laine», ten- 
seuses qui doivent étrex;9n^dé.'ée comoie des 
pn^PQjgemens des nui^clas; ensuite eU,ç^ paroiesenÈ 
«Ufpi 4tpe modifiées pw la, Ip^ueur ^Xh,gfQm^m 

X5 ' 



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526 XIX* Leçon. Bouche des an. sans vert 
de ces lames. Celles-ci sont , en effet, toujours en 
rapport avec la forme et Vétendue que fournissent 
à leurs attaches les parois intérieures de la man- 
dibule , et les parois intérieures du crâne, 

A RT I C L E I I r. 

Des organes de la mastication détns les vers. 

Il y a des vers à mâchoires latérales aussi fortes 
que celles d'aucun insecte ou ciHistacé , et naême 
assez rapprochées des leurs pour la forme. 
. Dans une grande espèce de néréides^ par^exenl- 
ple , l\)uverture de Fœsophagè est garnie de huit 
pièces calcaires qui paroissent tenir lieu de man- 
dibules , de mâchoires et de' lèvre inférieure. 

L#es deux pièces supérieures sont deux crochets 
applatis , arqués , pointus, disposés comme les deux 
branches d'un forceps, unis en arrière et articulés 
sur une lame cornée, élastique , sémilunaire , qui 
est située au-dessus de Foesophage. 

Les deux suivantes sont plus larges, mais moins 
longues. Elles portent en dedans six dentelures re- 
dressées; elles sont articulées vers le tiers postériear 
et audessous des crochets qu'elles reçoivent sur toute 
leur longueur. 

La troisième mâchoire de Fun et de loutre côté 
est placée en dessous , et plus extérieurement ^e 
est plus courte et embrasse les premières mâchoires 
fi» manière dê^çuillerou. Lorsqu'on rexauiin^artfO 



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Sect, I. Art. III. Mach. des pers. 627 

attention , on reconnoît qu'elle est composée de 
trois petites pièces juxta - posées. La plus interne 
est dentelée sur son bord d'une douzaine de petites 
pointes triangulaires, comme celles d'une scie. L^in- 
termédiaire est placée en devant et fait le bord 
postérieur d'une éminence saillante , arrondie ,. 
placée à l'ouverture de la bouche. La dernière est 
externe , et terminée par une seule pointe. 

Les deux pièces inférieures qui paroissent tenir 
lieu de lèvre inférieure sont les plus longues, ap- 
platies horizontalement^ amollies par leur bord 
interne au moyen d'une substance cornée, peu 
flexible. Le bord externe est adhérent à la mem- 
brane de l'œsophage. L'extrémité antérieui'e est 
libre , et fait saillie au-delà de la bouche. 

Toutes ces parties sont entourées d'une couche 
de fibres' musculaires qui doivent leur imprimer 
le mouvement. L'individu sur lequel nous avons 
fait cette description, n'étoit pas assez bien con- 
servé , pour que nous ayons pu reconnoître la 
directton et Fusage des fibres. 

Dans d^autres espèces de petites^ néréides , l'ou- 
verture de l'œsophage est très-musculeuse, garnie 
de rides et de points cornes , solides., disposés 
circulairement et sur plusieurs lignes qui peuvent 
frotter les unes sur les autres. Deux rides prin- 
cipales , situées y^TS la partie supérieure , sup- 
portent deux pièces cornées plus grosses et taillées 
en rondache. Dans la partie inférieure et beau- 
coup plus en arrière sont deux crochets arqués ^ 

- X4 



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5a8 XIX' Leçon, Bouche des an. sans pert. 
poiirtus , qui se réunissetit comme les brandtei; 
d'une tenaille. . 

Dans d'autres espèces, <m trouve aussi les deux 
croehets ; mais les points cornés ne sont plus disposé»^ 
de la même manière^ On les trouve ramassés es' 
^i^ groupes sur des éminences musculeuses^ dont 
trois sont antérieures et trois postérieures. 

Il parott que Fanimal peut vomir on renf'erser 
cet œsophage y pour faire sortir au^dehors les àtux 
crochets qui , comme une pnce , vont chercht 
l'aliment. Lorsqu'il est saisi, ils l'entraînent ^ d 
alors H partie nmsculeuse de l'œsopliage Jg» 
saat sur cette matière par les oontractiona et li 
moyen des papilles cornées > la divise , la hsà^ 
et la prépcure ainsi à l'action digestive dlu cami 
intestinal. 

Les autres vers marins, voi«ns des Béréides^ 
tels que les arénicoles ^ les afnphinbfîves j, lésa/»* 
^hiirites , les iérébelles et les serpules , n^cA 
^i mâchoires ni dents. 

On ne peut du moins guères donner eô aom 
4iux peignes des amphitrites. Ce sont des pWces 
éoEÛlieuses, pointues , d'une couleur btillarAe d'or, 
, rangées en deux séries , qui représentent deux ^ 
gnes, miais situées hors de la bouche, à la surface 
de la tête , et servant à l'animal à se crampooncf 
ou à accrocher divers objets, mais non pas aman- 
dier ni a diviser ses alimens. 

Les apkrodites ont quatre petites dents au forf 
.d'une trompe > qu'elles font à vdonté sortir d6 leur 
«corps ©a y rentrer. 



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Sbct. I. AllT, IV. Mâfih. 4^8 écJUnodtrmes. S19 

Les sangsues ont trois petUes saillies demi-«ir- 
culaires daos Tinlérieur de Jeur bouche ; le bor4 
6D est tranchait et finement dentelé en scij^ ; c'est 
avec cet instrument qu'elles entament la peau. 

Le lombric n'a point de mâchoires. 

ARTICLE IV. 

Des orgqs^s de la mastication dans Us 
échinodermes. . 

LEé oursins sont peut * élre , de tous les ani- 
maux sans vertèbres , ceux qui ont ces organes 
coortruits de la manière la plus admirable. 

Leur enveloppe extérieure, qui est, comme on 
sait, osseuse et d'une seule pièce , présente un grand 
trou que ferme la masse de la bouche , attachée 
contre par des ligamens et des muscles , mais mo- 
bile jusqu'à un certain point. 

La charpente osseuse de cette masse a quelque 
ressemblance avec une lanterne à cinq pans. Cette 
comparaison a déjà été saisie par Arîstote. * 

Le but de 'tout l'appareil est de maintenir et 
de mouvoii* cinq dents qui entourent la petite ouver- 
ture ronde par où les aKmens entrent ; ces dents qui 
s'usent par la mastication à leur partie extérieure , 
sont , comme les incisives des quadrupèdes ron- 
geurs, excessivement longues, et d'abord molles 
en arrière , mais s^y durcissant à mesure qu'elles 
se détruisent en avant. 

L'îippareil qui porte ëes dents est composé de 
pièces B«s et mobiles. 



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S3o XIX*' Lbçon* Bouche dès an. sans i^ert. 

Les pièces fixes sont adhérentes au^&dans d# 
la coquille , tout autour du trou contre lequel est 
attachée la masse de la bouche. 

Elles consistent en une ceinture circulaire , sail- 
lante en dedans avec cinq élévations plusrsaillaoles 
encore , et percées de manière qu'on peut les com- 
parer à des arches de pont ou 4© portes. 

Les principales pièces mobiles, cdles* qui for- 
ment le corps de la masse orale , sont cinq pyra- 
mides triangulaires , qui divisent la grande pyra- 
mide ou lanterne pentagonale de la bouche. 

Deux faces de chaque pyramide répondcpt à 
celles des deux pyramides voisines. Ces faces sont 
finement striées en travers. Leurs bords internes 
ne se toudient pœnt, de manière que Tarête qu'ils 
devroient former , est remplacée par une solution 
de continuité. 

La face dorsale ou externe de chaque pyramide 
est bombée , épaisse et percée vers sa base d'une 
ouverture triangulaire ou circulaire , plus ou moins 
grande selon les espèces. Son côté* interne perle 
une rainure dans laquelle passe le corps de la 
dent, et il s'y peut mouvoir longitndinalement , 
mais non dans un autre sens. Son extrémité sort 
par la pointe de la pyramide ; et les cinq pointes 
étant rapprochées autour de l'ouverture de la bou- 
che , c'est aussi là que le^ cinq dents aboutissent. 

Du reste , les pyramides sont creuses , et leurs 
faces ne touchent j[ms exactement celles des py- 
ramides voisines j mais elles sont réunies par une 



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Sect.I; Akt. IV. MAch. des éckino^ermes. S3i 

masse^ ckarnufe , qui peut les rapprocher. Son effet 
est de faire serrer les cinq dents les unes contre 
les autres et de rétrécir Fouverture de la bouche. 

Le canaL oesophagien passe entre les cinq py- 
ramides. Les côtés des bases de celles-ci, par les- 
quelles elle^ se louchent , sont réunis deux à deux 
par cinq pièces ou poutres o^euses , disposée^ 
eomine des rayons , et qui ae rapprochent vers 
l'ee^ophage , comme rers leur centre. Chacune de 
ces pOQtres réunit les côtés adjteicens des bases des 
deux pyramides , en sWticulant avec elles d'une 
manière lâche. 

Le troisième côté de la base ^ de chaque pyra- 
mide y celui qui fait la base de sa face dorsale 
ta externe , forme pour sa part «n de^ pans de 
la l>ase de la pyramide générale ou pentagone» 
Dans la position naturelle, ces côtés répondent 
aux infervaUes des arches de la ceinture ûie. 
Ces arches répondent par conséquent anx angles 
de la pyramide pentagonale. 

Vingt muscles agissent de la ceinture fixe sur^cette 
pyramide pentagonale , et peuvent la mouvoir en 
totalité , ou faire mouvoir , les \incs sur les autres., 
les cinq pyramides triangulaires qui la composent 

Dix de ces muscles vont d^ intervalles des 
arches aux bases externe» êles cinq pyramides. 
Lorsqu'ils agissent tous ensemble , et qu'en même 
temps ks chairs, qui joignent fe» pyramides le» 
unes aux autres ; se contracliM^ ^ la masse entiers 
de la bouche e^ portée . ea avant ou ver» la de- 
hors du corps. 



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55a XIX* Leçon. Bouàhe âê9 ah. sans veri.\ 

S'ik agissent séparément , ils incliifteBt 
«ftsse, et rendeot son axe oblique en fakau 
verger l'extréimié interne de cet axe du 
muscles qui agissent. Si l'un d'eax a^» 
Jles muscles particuliers qui joignent sa pyr 
9X0, deux voisines y se rel&clwnl , lA. poste la i 
«ette pyramide plus en dedans que I«s atrtrei,^ 

Les dix autres muscles partent tie^ arefa 
lantos de la ceinture osseuse , eè vont es 
aboutir aux poântes des pyramides ; de 
4Sfà» chaque pointe reçoit des muscles de dent a 
voisines. 

. Comme les arches éaillefft en dedaoe, coi 
<jes sont inclinés vers l'extérieur de la 
ainsi leur effet , lorsqu'ils agissent lt>us ei 
isst de faire un peu rentrer en ^eéBLns h" 
de la bouche. Quand lài agissent séparén 
jque les mns<!;les qui feignent les pyramid 
jresserrent , ils mdiinent la masse de la 
faisant conveirger Textrénuté extorne de «ofll 
do cédé du nrosote qui agit. 
;• Quand les muscles qui jmgnent la py 
partielle à ses veiiifles , se relâchent ^ VeSd ^ 
muscles dont nous paiioes à préâeM, est de taj 
reculer la dent de cette pyramide , ei: de 1 ec 
de l'ouverture de Ik bouche. 

Aînst, eou$ ces trois rapporlf^ ceis m««clcf 
viennent des aniies sont les antagqnitles de i 
fqui viennent dé iMi^ intervalles. 

6i les uns et l^ autres agisseflofc eosesibte; 



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^ ^ Sect. I. jfaiT. rV. Mâch. des^ohinodermes, 355 

IllMP^niient en contiAun aBingonistes de ceùl qui' 
IHgiiiiiif eMemMe les fyrMtnÛes^ et leur effet est' 
tif4«aFfer oeHes-ci les unes des autres, et d'élargir, 
jlHÏM^uletneiit Feutrée. éeli bouche, mais tout 
^If^passage hmsé à Fœsophage au travers de l'axe 
âlf la ^^raade pyramide peutagonàle. • 

. ^Chitre ces ^Hgt-duq ihuscles qm agissent immé-^ 
i^PAexaeot sur la pyramide pentâgonale et sur ses 
Ifpflîes^ il j en a dix autres qui agissent sur etle 
1^ le moyen de cinq osselet» qu'il est temps dei 
' décrire. 

Ils ^ont fkits en demi-cercle et très*grêles; ils sont 
plaeés chacun dans le même plan que l'une des cinq 
poutres dont nous avons parlé. Une des extrémité» 
ddfdiaque arc s^articule avec l'extrémité interne [de 
h poiitre^ oorreflfpondanfe. L'autre vient au-dessuf 
elen âeliors de son extrémité externe, se bifûr^ 
qner comme un Y. Une membrane pentagonale 
uBÎt et affermit leurs extrémités voisines du centre» 
Les deux branches de l'Y reçoivent chacune un 
muselé veniint du milieu de TinterTalle Je pluf 
i&mn! de la ceinture fixe , de manière que chacun 
des cinq intervaHés donne un muscle aux deux Y 
hé plus voisins. 

On ^^dnçoit aisément la force qne doivent avoW 
ces lâuséléâ, agissant par dé tels leviers, pour in« 
<^er kl masse de la booche dans tous les sens. 

CEbaque dent peut être considérée comme un 
hifg prisme triangntaite> dont les deux pans^ pos^ 
iériears f#Fèi«rt des ailles irentrans* La parlia 



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334 XIX* Leçok. Bouche des an. sans vert, 
qui sort de la poiate <1^ la pyramide est très^ 
4ure } m9à^ elle se. raipolik de pki^ en plus en 
arrière , et; elle forpie une longue qwue molle, 
flexible, qui re^fiort «Pc^trrière dç 1* base delà 
pyramide, et se r^pUe cofQme un ruban. Cette fiàrtii 
moUt^a un éclat trifs-^qy eux., et n^éi^e métallique. 
ëU9'/50 décbire par le moîiidre eSotxU . 

lia (brnieide denl& que je viens d'indiquer est 
oeHe de Xechimn»^ esculentus. Df^is d'autres es- 
pèce», connue Veçhinus cîdarisy au lieu d'être en 
prisme , elles sont en demi-tube , et leur extrémité 
u;^ obliquement forme le cuilleron j . etc. . 

.Tous les oursins , proprement dita (ecJmuB 
Lam») , et à ce qu'il paroît tous les sousrgenres 
qu^.ofit le corps bombé et la boucha centrale, 
0)}t l'appareil de I4. louche semblable à celui que 
je vic<ns de décrire. Quaot à ceux qui ont la bouche 
centrale ej le, eqrps très-déprimé, jBs.cUpeasires 
de Lam. , ils oi^t aussi une masse ovale, coinpo-' 
»^e * 4^ cinq pièces çsseuses , dejBtjipées à porter 
chacune uue dent j jiîais cette n^tô^e est très- 
dépiimée, comme un > gâteau di)^é en cinq sec* 
leurs. Les faces par lesquelles les seottjwrs se tou- 
chent ne sont point striées, Quoiqu'ilry- w^ ^'^^ 
des Éibres pour l^e^ unir, icjles «sont seuleinept per- 
cées de pore* tim eti.r-éguliers. J^eur fece op- 
posée à l'ouveitiare j-est relevé(^ à *w «^*^ 
lames saillantes et fine^î l'autre face l'est quelque- 
fois aussi. Leurs deiqLtfi ne gMs^at point dans ««* 
raimwes, mui$^^iit attachées fîs^ç^Ql)^ ^^ 



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Sect. L Aat. rv. S^âeh^ <fe< échinodermen. 9S* 

forme d'un ^cylindre compriiiié'^ usé obliquement 
au boqt.qui ^rt. lie bout opposé est mou, comme 
dans les précédens, mais ne se prolonge pas en 
forma t(ie ruban^ I^es muscles extérieurs, qui 
agirent sur Fappareil , se réduisent à-peu prèf à 
rien. ... 

Ceux des : oursins,, qui ont la bouche oblique , 
et garnie d'une lame de la coquille avançant sous 
elle , comme les spatangues et les cassidules 
(Lara.) , n'ont pc^nt de dents ni de masse osseuse 
propre à Içjs porter. Il y a seulement autour de 
l'ouverture de leur bouche une peau garnie de 
petites pièces /écl^lleuses , ^^emblables à celles de 
la coquille , mais non assez sellées pour priver 
de flexibilité cette partie , qui peut , jusqu'à un 
certain point , rentrer et sortir , en se déroulant 
comme >u&e trompe au gré de l'animal. 

L^s 4tQil^9 de mer n'ont pcmt de dents j I^r 
bougie, n'e^ït qn^'une ouvelrture ronde et membra- 
neuse:, j^ conduit à Testomac par un oesepfaage 
. trps-co|upt ,, lequel peut qitelquefoîs se renverser 
en d«&(>rs^ mr^-Uimt .quaivl l'animal a fi^im. 

li^ épiB^ d» la surface externe du corps, Ips 
j^ vjoisines.da la 'bouche, peuvent bien, en ^in- 
clinant vers celte^ci ,' sertir à retenir la psoie , 
mais c§ Utei.^ont pas^ poar^ celi>. 4©s dent» propre- 
luent .dites* . ; . 

, he^ /içloihuries ont bien l'ouverture de la bouche 
^e»tQUré> d'iHl anneau , for^né de dix pièces demi- 
ossiQuses, maî^ elles servent seulement de point 



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5S6 Xl5t* lîeçoN. Éi^uche de» an» sansverU 

â*âpptii aux miistdesi longitudinaux du corps, et 
aux tentacules ; retouvertea par fe peau intc- 
Heure de la bouche , et ne eonlenaût aucune 
dent^ tWes ne éenrént point à la itiastlcation. 
- Le^. siponcha n'ont aucune partie dure à la 
bouche ni ailleurs , non plus qu'aucun des xoo- 
phy tes , qui suirent ceu^È-^îi dans Féèhelle. 

DEUXIÈME SECTION. 

: Organes de l'insalwatiûn. 

A R T 1 CL E PREMIER. 
Dans k^ mollusque^* 

Les glandes salivÂîres des mcdIttM|i|M cé^ialo- 
'|H>cles et gastéropodes sont tr^coosidéraMes^ plus 
ihéme que^ celtes^ de tons les autres animacm. 

Dans }eè céphalopodes il y en - a de«^ .paires. 
X.a première y qbi est la plt|s pejtito ^ est sito^ 
contre la masse diarmie qui fcirme la boacbe; 
<:;haque gUnde donne un canal ekcrét^ur court, 
1^1 perce cette mass0 de chaque c^é^ un peu tto 
cii'irfft de la naissance de Foeso|^ge. 

L'autre paire $ qui est beaucpdp plna grande, 
est située sous le cou , derrière le foie, vis^â-vis 
Ile jâbof. Leé» catoauat excr^eurs des <£eux ^andes 
M réunissent en un seul , 4^i raontd derrière Foeèd- 
pliage ^ et perce la niass^ de 1a boudie, ters k 

pointe 

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H 



Sect. II. Art. I. Glandes sal. deè moL Zorj 

pointe postérieure du petit cartilage, qui tient lieu 

de langue. Ces glandes sont blanchâtres , applaties , 

peu grenues. Leur contour est anguleux , et des 

sillons les partagent en lobules. Elles reçoivent 

de grosses^ branches de la principale artère. 

' Les gastéropodes n'ont généralement qu'une \ 

paire de ces glandes. 

Dans le colimaçon ordinaire ( hélix pçmatia ) elles 
sont dblongues , collées à la naissance de Festo* 
mac, et produisent deux longs canaux , qui s'élar- 
gissent en s'in^érant à la masse de la bouche en 
dessus. Dans la limace des jardins ( Umax rufus ) 
cdles sont moindres, et ne forment qu'un collier 
autour de la naissance de l'estomac. 

Celles des aplysia sont deux rubans étroits et 
très longs, flottans aux cotés de l'œsophage. Elles 
s'insèrent dans la bouche, prèis de là naissance de 
l'estomac , sans laisser aucune partie de leur c^nal 
excréteur à nu. Leur extrémité postérieure est 
fixée au second estomac , par les vaisseaux qu'elle 
wçoit de l'artère stomachique. 

Les doris ont de même les glandes salivaires 
^ long ruban étroit, attaché par derrière à l'es- 
tomac. Celles de quelques espèces sont si minces, 
qu'on les prendroit pour des tierfs^ quand elles 
ont passé au travers du collier nerveux du cer- 
veau. 

Les butlœa , quoique fort ressemblantes aux 
aplysia^ n'ont que deux courtes glandes grêles ; 
mais le clio borealis les a presque comm^V aplysia. 
5 Y 

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858 XIX* Leçon. BiMcIte des an. sans vert. 
, Le pneumo-^ermt k» a alongées et étraogléek 
à l'endroit où elles passent sous le cerveau; car 
dwa tous ces aniiaaux , saas excepti<»i , ou i% 
^glande, ou au moins soa canal excréteur, passent 
avec l'œsophage daas l'anneau cérébral. 

GeUes des tritonia sont très^grandes , multilobées , 
placées aux deux côtés de l'œsophage , et asses 
larges dans leur nûUeu: U en est de même dsnà 
les ofichidies. Les coquillages univaWeS aquati* 
ques paroissent les avoir généralement considéra- 
ibles% Elles aont telles, et de forme ovale, dans 
les bulime^y les murex et les buccins , ce quitst 
digne de remarque, car dans les animaux ver- 
tébrés aquatiques elles sont petites on nulles. 

L^ hufyiàtis les ont petites. 

ARTICLE IL 

^ lians les crustacés et les insectes. 

Je n'ai pu voir énonce d'organe particulier d'ifl- 
i^livatioa dans les ^ crustacés ;' mais ils sont sup* 
pléés par la circonstance que voici : leurs braji^ 
chies, situées aux côtés du corps, sous les j:eb(»ds 
de leur cuirasse, y &ont comprimées et agitées 
par des feuillets cartilagineux qui tiesment aux ma* 
choires et aux pieds ; et lors de la compression , l'eao 
qui abreuvoit ces broBchie^ , coule le îo9^ de t^ 
feuillets, et vient sortir aux deux iy^és iJe te 
bouche ; ainsi j Ic^squ'o» tire un crabe^ou vtn^éer^ 



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Smct. Ué Art. U. Glandes saii^. desimf. 33g 

Triwf de Heau^ on kii voit rendra b^aucaiip é^é- 
cume par ces deux endroits -là. II est dooc pro» 
bable que cette eau, quoîqu'étrangère au corps, 
peut servir à humecter les alimeas , quand le 
crustacé mange hors de Teau. Quand il mange dans 
Feau , il n*a pas besoin de salive , et est dans" le 
même cas que les cétacés et les poissons. 

Beaucoup d'insectes répandent en mâchant des 
liqueurs plus ou moins abondantes, souvent âcres^ 
et d'une odeur pénétrante , qui leur tiennent lieu de 
lalive. Telle est celle des carabes y qui est noire et 
fétide j celle da certaines sauterelles, qui est assez 
coTTôsive pour détruire sans retour les verrues 
que ces insectes ont une fois mordues; celle de 
la chenille du saule, qui ramollit et dissout en 
pvtie le bois de ^et arbre., etc. 

Les sources de ces liqueurs ne sont pas connues 
encore dans toutes ces espèces, mais il est pro- 
bable qu'elles sc^it produites par des organes ana- 
logues les uns aux autres , et que ceux d'une 
espèce peuvent donner «ne idée des autres 

La chenille du bois de saule (phal. cossus) a. y 
par exiemple^ deux longs veisseaux s^i^gieux, 
comme tous les organes sécrétoir es des insectes, fort 
entortillés sur.ettx-mênn^., 4ébouch<int chacun dans 
on grand réservoir, qui se décharge lui même dans 
}& bmiche pw un ca^al rétréci, il patr^îl^i^e K^et 
^ga»ftè ^^âftit J&nt (liqueur tiéoessaire à oéUe obe«* 
nille pour ramollir le b/sàs dont leUe «e 3ioiiiri:4t^ 

Y 2 



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34o XIX* Leçon. Bouche des an. sans vert, 

La plupart des autres chenilles en manquent , 
ou Font très-petit. 

ARTICLE I I I. 

Dans les échinodermes. 

Les holothuries ont tout autour de leur bouche 
des sacs oblongs et aveugles, qui débouchent dans 
cette cavité , et qui ne peuvent manquer d^ verser 
quelque liqueur analogue à la salive j Vholothuria 
tremula en a vingt de longueur inégale. Le p«ff- 
tactes n'en a que deux beaucoup plus grandes. le 
n'ai rien trouvé de semblable dans les oursins 
ni dans les étoiles^ 

Les méduses et autres radiaires , et les zoo- 
phytes proprement dits , ne m^ont aussi montré 
aucua organe saliyaire. 

TROISIÈME SECTION. 

Organes de la déglutition. 

ARTICLE PREMIER. 

Dcf^nà les Mollusques. 

Os doit distiâguer dans les mollusques les or- 
ganes de déglutition extérieurs ou les lèvres^ et 
les intérieurs ou la langue. 



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Sect. IIL Art. L Déglut. des moUusqu^. 34i 
A. Lèpres. 

Les lèvres elles-mêmes se divisent en deux es« 
pèces, lèvres courtes et véeWem&nl labiées^ et 
lèpres iubuleuses ou s'alongeant en trompes. 

i^ lièvres proprement dites. 

Dans les céphalopodes , l'ouverture de la bou- 
che est entourée d'un cercle charnu et dentelé ^ 
qi4 recouvre et cache entièrement, quand rani-* 
mal le veut , les deux mandibules du bec. 

Dans les gastéropodes , qui n'ont pas de trompe , 
la bouche est généralement une fente longitudi- 
nale dont les rebords charnus tiennent lieu de 
lèvres; quelquefois, comme dans les tritonies et 
les onchidies , ces lèvres s'étendent en forme de 
feuillets , souvent fort laciniés , comme dans le 
triionia arborescens ,• les tentacules inférieurs de 
Vaplysia peuvent aussi être considérés comme des 
replis de ses lèvres. 

Les bivalves ordinaires ont tous autour de l'ou- 
verture de leur bouche quatre feuillets membra- 
neux , ordinairement triangulaires et plus ou moins 
alpngés , qui doivent servir par leur mouvement 
à amener l'aliment vers la bouche. 

Une de leurs faces est de phis tellement vascu- 
leuse , que l'on peut leur croire quelque rapport 
avec la respiration. Quelquefois ces feu^lets sont 
réunis deux à deux dans une partie de leur lon- 
gueur , comme dans le jambonneau. D'autres fois 

y 3 * 



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Si'i XIX* Leçon. Bauùh0 deé an. êc^^ vêff. 

Touverture propre de la bouche est encore enton- 
rée d'un cercle de franges charnues plus ou moiBs 
divisées , comme dans le spondyte. 

Les acéphales sans cocj^uiïles, hiphùres , tha-- 
lides , ascidies y etc. n'ont nî les feuillets, tri fe^ 
franges j la bouche dea biphores n'a qu'lfti seul 
rebord cîrctilaire et charnu. 

Dans les hrackiopades ( têrêbratutes et /?«- 
gules) , les lèvres n'existent pas j mais e\\t9 scmt 
avantageusement remplacée» par \es deux loiïgfil 
bras ciliés. 

sP. Trompe. 

Plusieurs mollusques nuds , comme les doris , et 
peut-être le plus grand nombre des lestacés> 
comme lç5 buccins y Its murex y, les volutes , eta 
ont une trompe charnue , cylindrig.ue ou conique 
qui leur est très- utile pour saisir leurs alimens 
au loin. 

Ellp n^est pas simplement pourvue des mouve- 
mens de flexion et d'un alongement borné , coiume 
celle de l'éléphant j mais elle peut rentrer dans 
le corps , en se repliant au-dedans d'elle-même , 
et en sortir en se développant , comme un doigt 
de gant ou comme lea cornes du lim^çou ^ et tant 
d'autres parties des mpllusques qui se meuvent d» 
la même manière. 

Nous l'avons sur-tout obciervée dans le îmcci- 
num undaium. On peut se la représqntei: comme 
un cylindre replié en lui-même ^ ou comme deux 



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^ Siex, SI. Art. I. Dèglui. de^mallusqu^. 343| 

cylindre» qui s'enveloppent^ et dont les bords supé- 
. rieurs sont iinîs , de manière qu'en tirant en de-» 
hors le cylindre iotévieur on l'alonge aux dépens 
de l'autre , et qu'en le repoussant on le raccourcit 
et on alonge l'extérieur , n^is du coté interne ^ 
parce que ce cylindre extérieur est ^i aux pa- 
rois de la tête par son bord inférieur. 

Qu'on se représente maintenant une multitude 
de muscles longitudinaux^ tous très-* divisée pat' 
leurs deux extrémités. Les. lanières de leurs ex- 
trémités internes se fixent aux parois du corps ; 
les autres aux parois internes du cylindre inté- 
rieur de la trompe dans toute sa longueur , et 
jusqn^à son extrémité. 

On ccmçœt que leur action doit foire rentrer 
ce cylindre et toute la tromipe en dedans. 

Lorsqu'elle y est , une grande partie de la sur^ 
face interne du cylindre intérieur vient à faire 
partie de rextenae ducyKndre extérieJur j et o'ei^ 
le contraire lorsque la trompe est aJongéè et ^sottie t 
les insertions des muscles varient de la • même 
manière. 

L'alongement du cylindre intérieur , par le dé- 
roulement en dehors de l'extérieur, est produit 
par les muscles intrinsèques et annulaires de la 
trompe. Ils entourent toute sa longueur j et c'est 
ea se contractant successivement y qu'ils )a chassent 
en dehors. Il y en ^ sur-toul un près de l'enkdrcHt 
oà le cylindre extérieur s'attache aux par^ris dsb 
la tête^ qui est plos robuste que tous les autres.. 

Y 4 



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544 XIX* LflEÇôN. Bouche des an. sans vert 

Lorsque la trompe est alongée^ ses muscles ré« 
tracteurs y en n'agissant pas tous à la fois^ servent 
à la fléchir de côté et d'autre , se servant réci- 
proquement d'antagonistes pour cet office. 

Cette description peut servir aussi pour le mu^ 
rex iritonis. Seulement la trompe y est beaucoup 
plus courte à proportion. 

Dans ces mollusques à trompe , l'œsophage est 
très- long, et se replie en ondulations pour pou- 
voir siîivre tous les déplacemens de la trompe/ 
dans laquelle.il forme lui-même un troisième cy- 
lindre concentrique aux deux autres. 

Aucim céphalopode , lii ptéropode ni acéphak 
n'a de trompe. Ce qu'on a nommé ainsi dans Idi 
cirrhopodes ou anatifes et balanes , n'est que 
leur rectum; la prétendue trompe que quelques 
auteurs ont ci'u voir dans beaucoup de coquillages 
bivalves, est le canal par où l'eau arrive dans 
leur coquiHe ^ mais qui est situé à l'opposite de la 
' véritaUe bouche. C'^st un ot-gane de respiration 
et non de déglutition. 

- B. Langue. 

La langue des céphalopodes et des gastéropodes 
' est un organe très -singulier, et qui n'a poin( de 
pareil dans le reste du règne animal. 

C'est une membrane revêtue d'épines ou de 
^ côtes saillantes, dirigées en arrière j cette mem- 
brane est disposée dé manière à exercer une sorte 
de mouvement péristaltique qui alterûalivemeiit 



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Sbct. III. Art. I. Déglui. des mollusques. 345 
redresse ses épines ^ ou les recourbe .en arrière , 
et qui pousse insensiblemeiri: les masses alimen- 
taires dans l'oes<^age. 

Les céphahpodes ont leur langue entre les deux 
mandibules de leur bec; ceux des gastéropodes qui 
ont des Jttiâchoif es > ont la langue derrière elles. Cela 
est sur-tout sensible dans la tritonie^ où la langue 
reçoit sur* le-champ ce qui traverse le tranchant 
des mâchoires. Les autres Font tout près de Fou* 
yertore de la bouche , et ceux qui ont une trompe . 
ont leur langue à l'extrémité antérieui^o de cet or- 
gane. Elle sert alors jusqu'à un certain pcnnt d'or- 
gane de mastication ; car, en l'appliquant ;aux corps, 
IWmal peut les entamer plus ou moina.,- au moyen 
des crochets dont elle est armée. 

Cette langue varie singulièrement -pour la lon- 
gueur, et il y a des espèces où ronu!ne conçoit pas 
à quoi peut servir son extension.: 

Dans V oreille de mer^ par exemple , elle égale 
la moitié de la lonigueur du corps ; dans la. patelle ^ 
dans le turbo pica , elle l'égale presque tout en- 
tier, et se replie comme les intestins j et ce qui est 
remarquable , ces genres n'ont pas de trompe. Dans 
ceux qui en ont , la langue est courte* H est im<»- 
possihte', par l'arrangement même de l'organe , que 
l'animal se serve d'autre chose que de la partie 
antérieure ; mais il est probable qu^il eh est comme 
des dents ordinaires, et que la partie postérieure 
doit succéder à Fautre et la remplacer à mesure 
qu'elle> se détruit par l'Usage. Cette conjecture se 



0TBCI [ 
ISiriBU 

lAdAl 



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IIIIIOTECI 
fflITItSITItU 

FAR1-: 

M A U RXP 

byGoOgl 



3-i€ XIX^ I^oir. Bauçhe de» an. mhs PitL 

Gûfnfirme par cetto oonsîdérttâon , <}cie la paràepoi- 
téricttre est toujoiin^ rwMe , et presque géiflititteiise j 
c'est qu'elle ne s'affermira qu^aa Biomeâl oà clk 
weta, prâte à servir y comme les dents de recaplace- 
ment de» quadrupèdes* Toute cette partie psslé* 
rieure est roulée longifu€linalemettt conme un 
comel« 

Dans les céphalopodes , la langue est oUoogae 
et se prolonge en arrière en un long cornet Dam 
Yapfysia , elle est trésriarge y en forme de cGCvr^ 
et placée sur deux éhiinences arrondies , séparées 
par un sitlon* Dans la bullée^ elle forme kd petit 
tubercule sur le fond de la bouche , ^:c. 

I/armnre de cette espèce de langue ^ tsH iàspoMt 
d'une façon régulière et constante ponr diaquc 
espèce. Dans les céphalopcdea , il y a des épines 
crodbaes, égales , placées sur deux lignes latérales, 
et au milieu une rangée d'éeaille& à cinq pointes. 

Dens> Voscabrian ^ il y a de chaque coté aoe 
suite d^écailles crochues à trois pointes , et uns de 
longues épines aiguës tt crocbaea , mais simples. 
JLe milieu est gariii de petita tubercules. . ' 

ihin» le turbo pica j ce sont des lamea transrer- 
salesi , tranchantes et denteléea* 

Ceâe de Vapfysia^ eiï garoîe de tai^ part d'an 
quisiconce uniforme de pelitea épiaes en crediet. 
Datais Vonckidium ^ ce sont de& siUons trais^aress 
très- fins^ marqués: eux-mêmea de strieft ensQ^ 
plue fmee , et d'une direetian! efsfioaéé; CPeitàpea 
près la même chose dms le dmris. Dtea les Uêbûc^ 






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Sbct. IH. Arï. II. Dégl. des htê. à mâcK 347 

et les colimaçons, on relrôtive aussi cette stroe- 
ttire, ma» teUement déliée, qu'il faut une forte 
lonpe pour FaperceToir. ' 

Les acéphales n'ont point de langue proprement 
dite , mais il y a quelquefois à Fentrée de lenr œso- 
phage, une valvule circulaire dirigée vers l'esfo* 
mac, et qui doit puissamment contribuer à la dé- 
glutition. Nous l'avons tue tiès-sensiblement dans 
Fhuîlre. 

Le plus souvent il n'y a que de simples pKs transe 
versaux qui dirigent Taliment par leur mouve- 
ment péristaltîque. 

ARTICLE II. 
Dans les inseçUs à mâchoires. 

Cb qu^on a nommé langue dans les coléoptères 
et les orthoptères , ou Fextrémit^ membraneuse de 
la lèvre'inférieure , en mérite à peine le rtom j maîd 
il y a sur celle de la seconde de ces familles une 
Traie langue charnue , libre par sa pointe seule- 
ment , et qui rappelle la figuré de là langue dèà 
quadrupèdes. Les odonates^ pai-mi les néproptèresy 
offrent aussi quelque chose d'analc^e ; mais la 
langue des hyménoptères n'est, coïfime nous l'avons 
^û, qu'un tube membraneux, souvent ouvert par- 
dessous , et qui forme l'extrémité de la lèvre infé- 
rieure. 

Dans les guépés , et tous les hyménoptères sans 
frompe, elle est en forme de voûte , oûveîrte ^ 



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548 XIX^ Leçon. Bouche des an. sans verL 

œncave en dessous, et plus ou moins fendue 
lanières. Dans les abeilles et tous les hyménop^ b 
tères à longue trompe^ c'est un tube complet, 
les parois sont revêtues de fibres annulaires, 
la succion s'y fait par la contraction gradadle à ^ 
ces fibres. 



ARTICLE III. 

Dans les insectes sans mâchoires, .y/^^ 



i 



Dans ces insectes, la dé^utition étant le preallf 
acte de la nutrition^ la forme de l'organe pnfA 
i sucer détermine l'espècede sncque l'animal |flA 
pomper, et par suite une grande ))artie de 
genre de vie ; les rapports des familles nakirdkl 
de ces animaux avec leurs organes de succion, 
beaucoup plus constans que dans l'autre mcâiièi 
la classe, ils ne le sont avec ceux de la ms» 
tication. . 

Ces ordres A^ insectes sans mâchoires sont»; 
nombre de quatre j savoir : 

Les hémiptères , 

Les lépidoptères y 

Les diptères y 

Et les aptères. 

Et il y a aussi pour les trois premiers de eci 
ordres , trois sortes de succion qui leur sont affectées. 

Les premiers ont un bec roîde , enveloppé d'une 
§aine j les seconds, une trompe membraneuse rour 



i 



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Sect.III. ART.in, Dégl. des ins. sans mach. 349 
lée en spirale ; les troisièmes , une trompe terminée 
par deux lèvres charnues. De-Ià les noms de rhyn^ 
gota, de glosaata et de antliata que M. Fabridus 
a imposé!» à ces trois ordres , qu'il a omservés tels 
que Linnaeusles avoit établis, et que bien d'autres 
les avoient présentés auparavant. 

Celui de ces ordres qui offre le plus de variétés^ 
est celui des diptères. L^organe j consiste essen- 
tiellement en une trompe charnue, divisée en bas 
en deux lèvres , plus ou moins prolongées , et qui 
s'appliquent sur l'objet à sucer ; à la racine de 
ckte trompe , sont attachés deux tentaailes ; et 
entre eux est une écaille pointue, qui peut servir 
a entamer les vaisseaux dont il faut sucer les li- 
queurs , mais ^ui souvent ne fait que recouvrir 
d'autres pièces bien plus tranchantes et plus appro^ 
priées à cette fonction* 

Dans les stratyomys y les mouches communes, 
il n'y a qu'une seule pointe courte sous l'écailIe. ^ 

^Les syrphus^ les rhyngies ont de' plus ime soie 
roide sous chaque palpe. 

Dans les rhagions , il y a sous l'écaillé trois soies ^ 
dont celle du milieu plus forte. 

Les taons y en ont quatre , toutes pointues et 
tranchantes comme dès lames de lancettes ; aussi 
flont^ce les mouchés qui entament le plus cruelle- 
ment la peau. 

, Dans les empis et les bomhilies toutes les parties 
s'alongent beaucoup, mais la trompe plus que les 
soies dans les hQmVtUes^ qui d'ailleurs n'ont qu'une 



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56o XVi^ Leçon, JSvuche des an,, s an» veri. - 
^oia soufi récai^le« Da];is les empis tout se prolonge 
j^eih&axwtj et il y. 9. trois soies, 

ïh^ les rnyopay la trompe s'alon^eentLiitaibe 
joince et coudé à son milieu ; il n'y a qu'une courte 
icaille sans soie. Dans les asiles et les stomoxes^ 
la trompe durcit ^ et devient cornée^ au point de 
servir ejle*mêjne à entamer* Les stomoxes n'y ont 
<^u'une soie en dessus ; les asiles y en ont trois. 
Dans les hippobosqueis , la trompe est presque ré- 
duite à rien 9 et la soie unique est longue et 
flexible. 

Toijs ces genres ont des palpes d'une seigle pèce. 
Les tipules et les cousins ea ont d'articulés, souvent 
très- longs; la trompe des tipules est courte^ « 
larges lèvres ^ «t sao^s isoie ; ceUe des cjousins est 
longue, mince^ et Ugç une iôie fine« 

Les œstres ont tous les xu^anes* extérieurs ifi 
la bouche rentrés dans la tête oju oblitérés , et ne 
laissant Voir auxXehors que Crois points un feu 
Millans, 

Les hémiptères [rhyngoUi^ Fahr. ^ offrent |rfn» 
d'^ïniformité que les diptères^ ils ont en général 
un tube composé de quelques pièces jnlioiilées ea- 
^tc^le ^ et feodu en dessus tdans toute sa Jongucur. 
Ce tube recèle treis soies fines^ .à.{)eu près 9xm 
longues que lui ( il ne vaiîe ^uères ^fiM jpar ^ 
position et ses inflexions où courbures. f, 

JX o'y a p9>s vmoôns d'utiiforpoité jdaAS les ^<* 
4»pière^ (glûssaUi , Fabr. ) j leur laitue est for- 
née de «deux iAuxcs Aembrane»it&s ^ courbées tidos- 



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SfiCT^iii. Akt. ni. Dégl. des ins. sans mdch. 5Si 

yersalement sur toute leur longueur pour former 
un tuyau ^ et que Tinsecfce roule en spirale, quand 
il ne s'en yeut pas servir , et loge entre deux 
ptlpe^ plats 9 velus, et composés 4'cMrdtnaire de 
trois articles. Les différences dépendent de la lon- 
gueur de cet organe , qui est quelquefois presque 
réduit à rien , et de la figure des palpes :~ ^lles 
importent peu à notre objet. 

Parmi les aptères , le poa n'a qu'an «uçoir 
simple et court , renfermé dans un petit raam* 
meloa ; la puce en a un de deux soies , ren- 
fermé dans un étui de trois articles, fendu Ion- 
^tudinalement ei^ dessus. 



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VINGTIÈME LEÇON, 

JDe V œsophage y de V estomac ^ et de la 
digestion stomacale dans les animaux 
vertébrés. 

ARTICLE PREMIER. 

Notions préliminaires sur les tuniques du acml 
alimentaire. 

JLiE caiial alimentaire des animaux ordinaires , 
et le 8ac des animaux inférieurs , c'està-dire des 
derniers ordres de zoophytes, n'est essentielle- 
ment qu'une duplicature de la peau eltérieure du 
corps. Ses tuniques essentielles sont les mêmes; 
ses tuniques accessoires sont semblables^ et il y ^ 
de grands rapports entre leurs fonctions , comme 
il y a continuité entre leurs parties. 

La tunique principale de ce canal est en effet 
celle que Ton nomme improprement nerveuse ^^ 
qui se continue au travers du nez , de la bouche 
et de Fanus, avec le cuir ou derme , (fîi W^ 
aussi de son côté la lame principale de la peau. 
Le tissu de Tune et de l'autre est égalem^t une 
cellulosité serrée , qui , en se développant par la 
macération et le souffle, montre une sorte à» 
feutre 9 dont les lames sont entrelacées de toutes 

les 



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ART. !• Tuniques intestinales. 553 

les manières. Cependant le derme intestinal est plus 
mou^ plus lâche que celui de la peau; dans quel- 
ques endroits il se réduit presque à une cellulosité or- 
dinaire , et quelquefois il est si mince qu'on a 
peine à en reconnoître Fexistence. 

Mais, encore en ce point, il ne manque pM 
d'objet de comparaison dans la peau extérieure j 
car le derme cntané du porc-épic, par exemple, 
est d'une minceur et d'une mollesse également 
excessire^. 

La tunique la plus intérieure, qui double par* 
tout en dedans la tunique nerveuse, et que l'on à 
nommée tout aussi in^proprement veloutée y se 
contlinue également avec l'épiderme , ou la lame 
extérieure de la peau. EUe participe de sa minceur 
et de sa transparence , et se regénère aussi aisé- 
ment lorsqu'elle a été enlevée. 

Les papilles que l'on remarque à la surface 
externe du cuir, et sur lesquelles -l'épiderme se 
moule si exactement, se retrouvent, et souvent 
bien plus marquées et plus variées à la face in- 
terne de la membrane nerveuse» L'épiderme les y* 
enveloppe d'une manière toute aussi serrée. On 
peut souvent l'enlever tout aussi aisément que sur 
la peau , et mettrQ les papilles à nud ; c'est , entre 
autres exemples , ce qu'on voit tous les jours dans 
les estomacs d'animaux ruminans. II paroît que 
dans l'animal vivant cet état produit les mêmes 
effets fâcheux dans les deux organes , et que les 
âeis nerveux qui entrent dans la composition dev 
5 Z 



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S54 XX^ Leçon. Estomac. 

papilles , dénués de leur membrane préservatrice , 
et exposés trop immédiatement à Faction des corp» 
extérieurs , y font éprouver de même une douleur 
insupportable. / . 

Ces filets pénètrent en effet, de la même ma- 
nière, et presque aussi aboudamment dans les 
papilles de l'intestin que dans celles de la peau. 

Ç'^st à ces papilles seulemept que Ton devroit 
réserver le nom de veloutée^ ainsi que paroissent 
le faire ceux qui décrivent la veloutée comme 
hérissée de petits , filamens ; mais ceux qui attri- 
buent à cette membrane la faculté de se régéné- 
rer, n'ont sans doute appliqué ce nom qu'à l'épi- 
derme. 

La veloutée, prise dans cette dernière accep- 
tion, se durcit, et devient calleuse, comme Tépi- 
derme ordinaire, dans les endroits où elle est 
exposée à de violens frottemens mécaniques; 
par exemple^ dans le gésier des oiseaux grani- 
vores. 

Une différence assez notable entre le corps pa- 
pillaire intestinal et celui de la peau , c'est que 
le premier 9 dans certaines espèces , se sépare 
plus aisément du, derme qui le porte, c'est-à-dire 
de la membrane dite nerveuse , et peut éti^e 
considéré à plus juste titre conm^ie une membrane 
^ part. 

Les fonctions du canal intestinal, comme celles 
4e Ja peau , consistent essentiellement dans l'ab- 
éorpUon Qt dans la traospiratioM ; mais la première e»t 



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Art. I. Tuniques intestinales^ 555 

plus abondante dans. le canai, et Taulre parott 
r^tre davantage à la peau, plutôt a cause de la 
position respective 'des deux organes qu'à cause 
d'une différence de nature. 

La transpiration et la transsudation du canal 
sont même beaucoup plus considérables qu'elles 
ne le paroissent d'abord« On en a la preuve dans 
la quantité de substances trouvées dans les excré- 
mms des animaux y dans leurs bésoars , etc. , qui 
ne leur étoient point immédiatement venues des 
alimens , mais qui dévoient avoir été fournies 
par 'leur corps ménie. 

Les fonctions de la peau et du canal alternent 
et se suppléent l'une à l'autre jusqu^à un certain 
point. La chaleur qui augmente la transpiration 
cutanée , diminue celle des iufiestins y et resserre ; 
le, froid , qui diminue la ^première , augmenta 
l'wtre, et relâche. D en est de même pour Fab* 
sorption. Les personnes qui vivent dans une at^ 
mo&pfaère riche ea élémens nutritifs y engraissent 
sans beaucoup manger ^ etc. > 

indépendamment de la tranispiration on trans- 
sudation que la peau, et les parois du* canal i>a« 
roissetit produire par leur rânple tissu , par lea 
simples extrémités exhalantes de leurs artères, il 
y a dans L'une et dans l'autre dés sécrétioin plua 
particulières^ produites par de petite * follicules ^ 
ou de petits grains glanduleux enphâssés < dans 
leiir tissu. On sait que dans les animaux qui 
vivent dans l'ai^ sec, ces excrétions sont d'un» 

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55fi XX' liEçon. Estomac. 

nature plus ou moins grasse , et que dans les pob^ 
sons elles sont plutôt muqueuses; c'est de ce der« 
nier gemre que sont celles du canal alimentaire; 
et il n'est pas étonnant ^ qu'étant continuellement 
rempli . d'humidité , sa membrane se comporte 
comme la peau des animaux aquatiques. En re- 
Tanche , lorsque sa £ace interqe est exposée à 
l'air, comme il arrive dans les anus artificiels , etc., 
il prend de la consistance , deyient plus sec y moins 
coloré; en un mot, 41 prend les apparences de la 
peauo rdinïûre* 

La troisième tunique des. intestins , ou la qna^ 
trième, en comptant Fépiderme et la papillaire 
pour deux, celle* qui embrasse leur tunique ne^ 
veifôe, et lui sert d'adjutrice, ou d'excitante ex- 
térieure, est la tunique musculaire. Elle a tout- 
ànfàit son analogue dans le pannicule charnu de$ 
animaux. Elle est comme lui plus variable d'un 
animal à l'autre, et d'une partie à Tautre. du 
canal d'up même animal , que ne le sont les autres 
tuniques. Son action sur le canal est du mémo 
genre que celle du pannicule charnu sur la peau; 
mais il y a cette différence , qu'aucune partie da 
l'intestin n'est dépourvue de cette tunique, tandis 
que dans bien des animaux la peau n'en est pas 
généralement garnie. Il y a encore cette difié* 
rence , que le muscle intestinal n'est point soumis 
à la volonté , excepté dans l'œsophage et au rec- 
tum , tandis que la plupart des parties du panni* 
Qple le sont. Les fonctions vitales ne dévoient 



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Art. L Tuniques intestinales. SUj 

pas être laissées aux caprices de l'animal; aussi 
les nerfs de la portion non- volontaire du canal, 
viennent-ils des ganglions particuliers et non du 
cerveau. Cette règle est générale, et on Tobserve 
clairjement jusque dans les mollusques. 

La dernière tunique, la moins essentielle, celle 
qui ne règne pas sur tout le canal , et qui nu 
«e trouve pas dans tous les animaux , est <^lle 
que fournit le mésentère en se dédoublant pour 
embrasser le canal , et qui vient du péritoine : 
elle ne couvre que la partie du canal c*ontenu6 
dans l'abdomen. La tunique charnue y est doi^i^ 
blée , par celle-ci , en dehors , comme les musclea 
de Tabdomen le sont eux-mêmes par dedans. 

Cette membrane est, comme le péritoine et !• 
mésentère qu^elle continue , purement séreuse ^ 
mince , transparente , sans glandes propres , ni 
autres complications organiques. Les vaisseaux 
arrivés au travers du mésentère , s'y partagent en 
deux couches , la plus extérieure se répand sous 
cette membrane même , ou dans son épaisseur , 
et fournit aussi à la tunique charnue qu'elle . lui 
attache intimement par-là ; l'autre couche de vais» 
seaux se répand sur la tunique dite nerpeuse, qui 
porte , à cause de cela , dans certains auteurs , le 
n<mi de vasculaire^ et ses râmuscules la traversent 
pour pénétrer dans le corps papillaire , et former 
tm réseau infiniment délié, et très-serré à sa sur»- 
face , immédiatQiTiept sous répidernie. Ce réseau 
etjt aisé à remplir d^njection* C'est, lui qui (xAxx^ 

Z 5 



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558 XX* Leçon. Esioiitac. 

en rouge là surface interne du canal , <out comme 
un réseau semblable colore certaines parties delà 
peau; dans les enfans qui viennent de naître, la 
peau a celte rougeur par-tout j et si elle ne reste 
pas telle dans les adultes , on doit l'attribuer peut- 
être a Faction de |^air quien dessèche la surface , 
^ y contracte les petits vaisseaux. 
' Les vaisseaux lymphatiques se distribuent comme 
les sanguins. 

On a prétendu que les papilles avoient des ou- 
Tertures visibles , et formoient des espèces d'am- 
poules où le chyle étoit déposé et enlevé par les 
•vaisseaux lactés ; les récherches les plus exactes 
ont prouvé .qu'il n'y a rien de semblable; les 
(origines des vfiisseaux ]3rmphatiques sont auateî in- 
visibles dans Fin testin que dans le reste du corps , 
et que celles des vaisseaux satiguins ; lef fond de 
la niasse des 'papilles ne paroit être qu'une celln- 
losité spongieuse. On n'y voit au microstope qu'une 
gelée, transparente remplie de petits grainsglo* 
buleuxplus opaques. C'est sans doute cette masse 
qui y sOTt d'appiii ou de soutien aux derniers 
lacis des ramuscules d'artères , de veines , de nerfs 
et de vaisseaux lactés. 

- On a de même pensé que ces papilles sont sus- 
eepttbles d'une sorte d'érection lorsqu'elles sont 
excitées par la présence des alimens, et l'on a 
aHribué cette propriété à celles de la peau , de la 
langue y etc. ; mais nous ne voyohis pas que la 
chose ait été prouvée directement. 



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Art. I. Tuniques intestinales. 55g 

On a aussi , relativement aux glandes du canal ^ 
plus d'idées hypothétiques que de faits bien avérés. 
On en admet de deux espèces , celles de Lieher- 
hiihn^€^m doivent être extraordinairement petites , 
et entourer les bases des papilles ; et celles àt 
Peyer et de Brunner ^ qui sont rondes , éparses ,' 
isolées > et plus ou moins écartées , selon les di-' 
verses régions du canal. Les premières nous ont' 
paru une pure supposition. Les autres sont au 
moins difficiles à voir dans l'homme ; mais il est 
certain que plusieurs animaux en ont de telles , 
très-visibles, et formant eu certains endroits une 
couche continue que l'on pourroit mettre au nombre 
des tuniques des intestins. 

La tunique papillaire est généralement plus 
ample que celles qui l'enveloppent , ce qui lui 
fait faire des plis de diverses figures et directions, 
selon les espèces j ces plis sont plus ou moins 
variables , selon l'état de répléfion du canaï. Il 
y en a d'autres plus constétns , parce que la tu- 
nique nerveuse ou vasculaire entre dans leur com« 
positiop. 

Quant à la tunique musculaire, c'est elle or- 
dinairement qui maintient les deux intérieures ,* 
et elle s'enfonce rarement avec elles dans les plis. 
Dans ce cas cependant elle est elle-mênie main*» 
tenue par une cellt;ilosité serrée. 

Il est aisé d'attribuer à chaque tunique ses fonc- 
tions propres , d'après la cônnoissance que nous 
avons de leur nature. La cellulaire n'est ;là qua 

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36o XX* Leçon. Estomac. 

pour donner la forme y lier les deux autre$ en- 
semble y et conduire à la papillaire les vaisseaux 
de tout ordre. La musculaire a pour ofSœ de 
4:ontracter le canal , et de lui imprimer son mou- 
vement vermiforme. C'est \^ papillaire qui est la 
tunique intestinale et digestive par excellence^ 
puisque c^est elle qui donne ses sucs , et qui ab* 
sorbe ceux que les alimens fournissent. 

Pour juger de ses différentes actions dans les 
diverses régions du canal et 5ians les divers anir 
maux , il faudroit conuoître les différences de tissu 
intime de ses papilles j et nous sommes bien loin 
de là , puisque nous en avons à peine quelques 
notions générales. A C9 défaut^ nous devons i^ous 
contenter d'étudier leur figure extérieure. 

On verra , par ce qui suit , à quel point elles 
varient. Tantôt on les aperçoit à peine , et la sur- 
face interne de l'intestin semble entièrement lisse; 
ti^autres fois elles sont éparses , et en forme de 
petits grains^ arrondis , ou de filamens coniques 
plus ou moins aigus; ou bien elles grossissent par 
le bout , et deviennent semblables à de petites 
Qiassues; d^autres fois, avec ces diverses formes, 
elles sont serrées comme les poils du velours. 

JJhomme les a comme de petites écailles trans- 
versales , comprimées et tranchantes. 

Le rhinocéros les a si grandes qu'on n'ose plus 
leur donner le nom de papilles. 

Il y a des animaux où\, au lieu de particules 
ainsi saillantes , la face interne de l'intestin est 



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AiiT. I. Tuniques intesUnalea. 56 1 

mmke d'une infinité de petites fossettes ; c*est la 
cas de Vesiurgeon et de certaines tortues. Il y en 
a d'autres où Ton voit seulement des lignes ou 
sillons légèrement creux , et serpentant de diffi6-« 
rentes manières j tels sont le crocodile , la gre-^ 
nouille. On trouvera à ce jBujel tous les détails 
nécessaires dans les articles suivans« 

On y trouvera égalemeni les prodigieuses dif- 
férences de la tunique diarnue , tantôt réduite à 
une simple membrane dont les fibres sont à peina 
visibles , et tantôt formant àts muscles très-épais, 
j aussi rouges , et pourvus de tendons aussi fermes 
[ et aussi brillans que ceux du mouvement volon-* 
t taire J tel est le gésier des oiseaux granivores. 
On observe dans les animaux toutes les nuances 
intermédiaires entre ces deux états extrêmes , et 
chacune de ces nuances Correspond à un certain 
degré de force compressive et mécanique , em- 
ployée dans Facte général de la digestion j ainsi 
cette force mécanique entre pour beaucoup dans 
la digestion stomacale du coq ^ du canard ^ etc.j 
elle leur permet /de réduire en poudre dans leur 
estomac les corps les plus durs , etc. , tandis qu'elle 
Centre presque pour rien dans celle de Vhomme 
et des autres ahimaux à estomac membraneux. 

L'autre élément de la force digeslive , l'action 
j Qissolvanle des liqueurs, est beaucoup plus gé- 
rerai; il a toujours lien , et ses degrés sont en 
rapport avec Paotion secréloire du canal. Celle-ci 
P^ut , dans bien des cas , se juger par l'abondance' 



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562 XX*' Leçon. E^tomnc. 

et la grosseur des organes glanduleux qui entrent 
dans la composition des tuniques. Nous avons déjà 
dit qu^elles ferment une (unique- propre dans 
quelques endroits , comme dans le rcntricule suo 
centurié des oiseaux , dans l'œsophage des raies, etc. 
Nous en verrons beaucoup d'autres exemples dans 
cette leçon et «dans la suivante. Quant aux liqueurs 
elles-mêmes, on n'a fait encore d'observalioifôiin 
pçu exactes que sur celle de l'estomac. Spallanzani 
est , comme on sait , celui qui a poussé ces ob- 
servations le plus loin : nous allons donner un 
résumé succinct de ses découvertes , • sur la voie 
desquelles Réaumur l'avoit mis par les siennes. 

A R T I C L E I I. 

Du suc gastrique y et de son action sur les 
' aLiinens. 

Le suc gastrique est la liqueur qui baigne plus 
ou moins les alimens dans l'estomaa Ses sources 
ne sont pas toutes bien connues , et ilest probable 
qu'elle en a plusieurs ; ainsi l'on doit trouver 
réunis dans l'estomac de l'homme, non-seulement 
le liquide qui suinte des parois de ce viscefe, 
mais encore celui que produit l'oesophage , auquel 
«e mêlent les parties de salive que l'on avale con^ 
tinuéllement. 

Dans d'autres animaux ont voit des couches 
glanduleuses, sources. plus évidentes > au moins de 



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Art« n. Suc gastrique^ 563 

queîqnes p^irties de ce fluide. Telles sont celles 
du ventricule succeriturié des oiseaux. Lorsque 
Festomac est compliqué ^ les sues varient selon les 
différens sacs dont ce viscère se compose. Ainsi 
le bonnet des niminans produit y à la moindre con« 
tracticm y une grande abondance d'un fluide aqueux 
qui imbibe la pélbtte que l'animal doit faire re-- 
mmiter dans sa bouche ; la panse avoit auparavant 
homéclé d'un autre fluide l'herbe à demi-mâchée 
qni fournit: cette pelotte. Ce n'est que dans la cail- 
lette qu'est le véritable suc dissolvant et digestif. 

n y a des animaux dans lesquels la bile se 
jnéle aux sucs gastriques , en rentrant dii duodé- 
num dans l'estomac j il est probable qu'alors la 
liqueur pancréatique l'y accompagne aussi. 

Oa ne peut faire d'expérimices sur l'action du 
sac gastrique , qu'en faisant avaler diverses subs- 
tances aux animaux , ou en leur faisant vomir 
ce suc et en y faisant ensuite macérer les subs- 
tances sur lesquelles on veut essayer son effet. 

Comme l'action de l'estomac dépend aussi de la 
compression mécanique de ses parois , du moine 
dans certàinefs espèces , lorsqu'on veut essayer , 
dans l'estomac même ^ l'action du suc gastrique 
seulement ^ en la distinguant de celle de la coin- 
pression , on fait avaler les substances- envelop- 
pées dans des boules de nîétal creuses et percée» 
en tout sens. 

H y a des animaux où ces boules ont besoin 
^'être bien fortes pour résirter à la compression j 



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364 XX*' Lbçot?. Esiomac. 

ainsi le gésier des oiseaux gallinaoées comprini 
et applatit des tubes et des boules de ferblaiM 
il brise et réduit en poudre des boules solides J 
eristal , il émousse des fragmens anguleux de yd 
et des aiguilles d'acier , etc. 

Pour obtenir le suc hors de VeBiom&c, on peut 
tuer et ouvrir Tanimal , ou lui faire avaler 
éponges quM vomit, ou que Pon retire , par le 
d'un fil, remplies de suc. Ce dernier moyen esl 
tout commode avec les corneilles et d^autres 

La première qualité essentielle du suc gastriqii 
est d'être un dissolvant pour une infinité desnh- 
tances , de les réduire toutes en une bouillienwfeî 
homogène et grisâtre , que Ton appelle cJyiWj 
et qui est l'objet et le résultat de la digeaw 
(tbmacab , et la matière sur laquelle s'exerce B 
digestion intestinale* j 

Une seconde qualité , peut-être moins générai 
que la première, c'est d'être anti-6eptiqii€,d*aj| 
rêter dans beaucoup de substances la putréfacfiH 
déjà commencée , et d'empêcher de se pourrir dfi 
substances qui auroient infiiilliblement éprouti 
cette fermentation , si elles n'eussent été plongée» 
dans ce suc. 

Sa qualité dissolvante , qui est la principale) 
varie selon les animaux, de manière à être toujour» 
en raison inverse de la somme des autres for*^ 
qui peuvent ^gir sur les alimens , et à produire 
seulement avec le concours'de ces forces, 1'^^^ 
requis pour la digeâtton. 



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Art. II. Suc gastrique. ' 555 

Airiî)i , parmi les oiseaux , ceux qui ont un gé- 
ftier très-musculeux , n'ont pas un suc aussi actif 
que les autres; ils ne dissolvent que des alimens 
triturés , tandis que ceux dont l'estomac est menv» 
braneux dissolvent les alimens sans trituration 
préalable. Parmi les animaux , ceux qui ont deg 
organes de mastication plus parfaits y ont un suc 
gastrique plus foible , etc. 

Quant aux substances sur lesquelles il agit, le 
suc gastrique est disposé de manière à ne dissoudre 
que tîelles dont le reste de l'organisation force rani- 
mai de se noufrir. 

Ainsi le suc gastrique des animaux carnassiers 
ne dissout point les matières végétales ; et l'on peut 
très -bien juger du degré de digestibîlité des di- 
verses substances relativement à un animal déter^ 
miné, d'après l'action qu'a sur elles, le suc gas- 
trique de celui-ci. 

Quant au tetnps, l'action du suc gastrique est 
assez en raison de sa force ; mais elle est puis- 
samment excitée par la chaleur; et les animaux 
à sang froid l'ont bien plus lent à agir que lea 
autres. C'est par l'intermède de la chaleur que s'é- 
tablit , relativement à ces deux sortes d'animaqx, 
la proportion entre la force digestive et la quan- 
tité de respiration que nous avons annoncée dans 
notre première leçon. 

Au reste , l'actjon dissolvante du suc gastrique 
est purement chymiqué. Considérée isolément j 
tïe u*a rien d$î vital , puisqu'elle s'exerce hors d» 



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566 XX* Leçon. Estomac. 

restoiiiac comme dedans. Après la mort le 8qc 
ga^ique dissout même les membranes de l'esto* 
mac. La digestion stomacale des alimens se con- 
tinue à plus forte raison après la mort, sur-toat 
si elle est aidée d'une chaleur extérieure ; mais 
'elle se fait toujours avec plus de lenteur que pen- 
dant la vie. 

L^analyse du suc gastrique est encore impar- 
faite, etTsa principale difficulté consiste à se pro- 
curer ce suc bien pur. Celui des animaux herbi- 
vores contient d'ordinaire un acide; mais il est 
douteux que c'en soit une partie essentielle. Gelai 
de la corneille s'est trouvé au contraire un peu 
alcalin. MM. Macquart et Vauquelin ont trouvé 
dans celui du bœuf et du mouton j de l'acide phos- 
phorique. lis ne lui ont point reconnu de qualité 
anti-septique ; mais il faut remarquer que c'est le 
suc de la panse qu'ils ont pris pour sujet d'expé- 
riences y et que ce n'est peut-être pas là qu^e$t le 
véritable analogue du suc des estomacs simples. 
Peut-être aussi les animaux herbivores , dont les 
alimens ne sont pas exposés à une putréfaction si 
prompte , ont-ils un suc moins anti-septique que 
les carnassiers. 

A RT I CLE IIL 

D^ l'œsophage des mammifères. 

Dans tous les mammifères , le pharynx se con- 
tmue en un canal à peu prés cylindrique ^ qui 



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Art. IIL Œsophage des mammif. S67 

traverse la poitrine , adoçsé au corps des ver- 
tèbres , et , après avoir pénétré dans l'abdomen , 
eqtre les piliers du diaphragme y s'ouvre dans la 
cavité de i^estomac, où il conduit les. alimens qu'il 
a reçus de la bouche. Il est , en général , long 
et étroit dans toute cette cla6$e , et forme la jmrtie 
la, plus rétrécie du canal alimentaire y à l'exception 
des cétacés^ où il est large et court. Nous verrons 
pk^ieurs autres classes où cette proportion change 
et devient absolument inverse, 

La plu^ extérieure de ses membranes est formée , 
daas, Vhomme , de deux couches de fibres mijis- . 
culaires , transversales dans la couche interne , 
et longitudinales dans celle qui la recouvre. 

Mais dans la plupart des aulres mammif ères , les 
fibres de l'une et l'autre couches sont spirales , et 
contournées dans deux directions opposées, les 
externes d'avant en arrière , jet les internes d'ar- 
rière en avant. Il est remcurquable que cette dit- 
position n'est pas particulièf e aux ruminans , chez 
lesquels on a voit cru qu'elle servoit à expliquer 
la rumination. Nous l'avons trouvée entre autres 
dans les chats , les chiens , le^ ours , le phoquê 
commun y etc. Dans le ianguroo-géant y les fibres 
de la membrane musculaire ont la même direc- 
tion que dans l'homme. Pans ce dernier , cette 
membrane est plus épaisse que celle y de même 
nature , qui enveloppe le reste du canal intestinal. 
Dans plusieurs autres Tnammifèrest y il n'y a que 
celle de l'estomac qui ayoisine Iç pylore , qui 1^ 
surpasse en épaisseur* 



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568 XX^ Leçok, Estomac. 

La membrane qui vient après n'est composée que 
d'un tissu cellulaire as3ez lâche, d'un grand nombre 
de vaisseaux sanguins , qui forment un réseau très- 
remarquable y et d'un grand nombre de follicules 
muqueux, dont l'humeur passe dans la cavité de 
l'œsophage, et lubréfie sa membrane interne. Celle- 
ci est analogue à la membrane muqueuse qui tapisse 
la cavité de la bouche et du pharynx , et n'en est 
que la continuation. Elle est revêtue intérieurement 
d'une sorte d'épidermo. L'une et l'autre ont plus 
d'étendue que la membrane musculeuse , et forment 
des plis longitudinaux d'autant plus prononcés , que 
la couche interne dea fibres musculaires s'est plus 
fortement contractée* 

Outre ces plis, ordinairement peu nombreux, 
que présente la membrane interne , et qui s'ef- 
facent lorsque l'œsophage est très-distendu , quel- 
ques mammifères en offrent de transversaux, dans 
^iviron la moitié postérieure de ce canal. Ils sont 
très- rapprochés les uns des autres , et ne s'étendent 
pas dans toute la circonférence de l'œsophage; 
maisâl y en a ordinairement deux ou trois qui 
•e réunissent , à angle très-aigu , pour compléter 
le tour. Nous n'avons encore vu cette struduro 
que dans le tigre ^ le lion ^ le lynx, le sarigue- 
manicou , dans lesquels les plis sont très-larges, 
et semblent former . autant de valvules , et dans 
la civette et le couguary où ils le sont beaucoup 
moins. On voit que tous ces animaux sont tres- 
«arnassiers. 

ARTICLE IV. 



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Art. IV. Estomac des mammif. 369 

ARTICLE IV. 

^e Vestomac de Vhomme et des mammifères. 

A. De Vhomme. 

U ressemble , dans l'homme adulte , à un cône 
[pi àuroit été plié dans sa longueur , tronqué à 
on sommet et arrondi à sa base. Il est placé en 
rayers dans ITiypocondre gauche et Tépigastre, 
le manière que sa base est à gauche , en haut et 
5n arrière , et touche au diaphragme ^ et son som- 
met à droite ^ en avant et en bas , sous le foie, 
[i'œsopha^ 'sToùvre dans sa cavité , un peu à 
iroite de la basé , et le pylore , ou Torifice qui . 
répond au .canal intestinal , est à l'extrémité op- 
posée« Depuis le côté droit de l'œsophage, jus^ 
îu'au pylore , l'estomac présente une concavité 
qui porte le nom de sa petite courbure. La grande 
courbure est la convexité qui commence au bord 
gauche de l'œsophage, et se continue en bas et en 
*vant jusqu'au coté opposé du pylore. La portion 
|ûe la cavité qui répond à la base , forme le grand 
il-de-sac ; et celle qui est près du pylore , le petit 
i-dé-sac : le premier est pî^u profond , et le der- 
fter l^est encore moins. Les parois de l'estomac 
*nt formées de quatre membranes distinctes. L'ex» 
rnèest composée de deux lames du péritoine qui 
^^nnenl du foie , s'écartent l'une de l'autre pour 
j^ntenir l'estomac, et se rapprochent ensuite pour 
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$j0 XX* Leçok. Estomac. 

former le grand épîploon ; la seconde memBrant 
est composée de trois couches de fibres muscn- 
laîres qui suivent, dans chacune, des directions 
différentes. Les plus extérieures proviennent des 
fibres longitudinales de Toesophage j elles se dis- 
persent dans la longueur de l'estomac et vont jus- 
qu'au pylore : les moyennes forment des cerdes 
qui entourent l'estomac depuis sa hase jusqu'au py* 
îore. Les plus interne» règneiij: particulièrement 
autour du cardia et sur le grand cul-dc^sap ; elles 
Tiennent des fibres annulaires de l'œsophage. Li 
troisième membrane est une contiûuaticm de 1* 
tunique vasculeuse de l'œsophage. C'est elle qni 
^é^ermine proprement la forn^e de l'estomac; elle 
p'eatcK^»! posée qi*e de mailles de tissu cellulaire 
et 'd'^n ^<$sez grand noinbre de vaisseaux sanguins. 
Elle recouvre la quàtnénie ou la plus interne, qui 
s'en distingue par «a coukcir plus rongeâtre , dont 
te «yrfe ce iniériiîure lest tapissée d'une »orte d'épi- 
derme .mou et trftiisparent, enduit continuellement 
ôe tBUcdsilés^ et percé de pores par ^ù celles-ci 
•'écha^^perit. Celle même surface «st remarquable 
par um fm^le de petits iplis exU-êralement fins , qtri 
lui doaaijent une apparence yeloutée , et qui be 
•oiït presqu'enliéremsent composés que de vaisseaux 
sanguins , oomme l'ont prûuvé des injections hx^* 
jreuges- La membrane interne forme , dans k ^ 
talité ée son épaisseur , d'autres plis plus conwdé- 
Tables, analogues à ceux de l'œsophage, ^wit 1^ 
tms partent du cardia en divergeant > les autres 



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• Art. IV. Estomac des mammif. Syi 

suifént à peu près fa longueur de Testomac , et 
qpdques autres convergetit vers le pylore,. Des 
plis plus petits réunissent les plus grands en ser* 
pentant de l'un à l'autre. Hieur largeur varie , comme 
dans l'œsophage , avec le degré de contraction des 
fibres musculaires de Festomac. Les orifices qui 
l'observent dans leur intervalle , et qui sont plus 
masqués aux ^environs du pylore y sont ceux des 
caQaux excréteurs des follicules muqueux^ que la 
meml^rane cellulaire renferme dans son épaisseur. 
Les substances qui arrivent dans Testomac par 
Tûesophage , y sont retenues par un repli circu- 
laire ou à peu près, qui rétrécit l'orifice pylo- 
riqiie de ce sacj c'est la valvule du même nom. 
}jà& trois tuniques internes de l'estomac contribuent 
à en former Tépaisseur. - 

B. Dans les autres mammifères. 

Oans les autres mammifères nous trouverons des 
différences de nombre , de forme, et m^e^ jus- 
qu'ià un certain point, de structure. Dans les uns, 
l'sstomac est alongé ; dans d'autres , il est plus ou 
moins ramassé en globe. I^ oul-de-sac gauche n'est 
pas toujours le plus grand , et augmente en étendue et 
en prc^ondeur à mesure que l'œsophage s'insère plus 
près du pylore ; alors la petite courbure diminue 
et la grande augmente à proportion. La première 
n'oifre plus, dans plusieurs mammifères , un simple 
arc ; mais elle forme un angle rentrant plus ou 
moins aigu ; ce qui a lieu lorsque la portion qui 

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372 XX* Leçon. Estomac. • 

est comprise entre le pctk cul-de-sac et le pylore, 
se repHe font à coup du côté de l'œsophage, et 
s'alonge plus ou moins en boyau. La petite cour- 
bure n'est alors proprement que le côté gauche de 
l'angle en question. La cavité de Festomac est 
partagée quelquefois en plusieurs poches par au- 
tant de rétrécissemens. Lorsque les inembranes 
conservent la même apparence, nous regarderons 
ces dillérens sacs comme faisant partie d'un même 
estomac, que nous appellerons compliqué. Il sera 
composé^ c'est-à-dire , double ou multiple , lorsque 
ces mêmes membranes , et particulièrement 1^ 
terne , auront une apparence diflFérente dans les 
difierentes poches , et que celles-ci :peront tellement 
séparées ) que les mêmes matières alimentaires 
devront séjourner successivement dans chacune. 

On retrouve dans tous les mammifères autant 
de membranes que dans l'homme. Il y en a ce- 
pendant dans lesquels la mnsculeuse est très-peu 
évidente ; dans d'autres elle acquiert une épaisseur 
considérable , mais jamais as^ez pour faire sortir 
l'estomac , auquel elle appartient , de la classe des 
estomacs membraneux. La direction de ses fibres 
yjaxïe dans les estomacs compliqués j elle est à peu 
près la même que dans l'homme , dans le? esto- 
macs simples. Dans plusieurs , la membrane cellu- 
laire est réduite à une couche très-foible de tissu 
cellulaire , qui sert de moyen d'union entre la 
membrane interne et la rausculeuse. 
. Nous allons comparer l'estomac des mammifères 
tsous ces différens points de yue. 

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' Art, IV. Estomac des mammif. /S73 

Dans les singes , il diffère peu , en général y de 
celui de Thommej et par;mi les animaux de cette 
famille , c'est celui des orangs qui lui ressemble 
le plus. Il est seulement , dans Vorang-chimpansé ^ 
d'une proportion un peu plus grande que dans 
Thomme , plus musculeux aux environs du pylore , 
plus alongé et moins développé dans cette der- 
nière partie. 

. Dans le sapajou - coaita , il a la forme d'une 
poire dont le petit bout répond au pylore y et la 
jportion la plus grosse reçoit l'œsophage. La petite 
courbure , au lieu d*être concave , est légèrement 
convexe dans la plus grande partie de son étendue. 
Dans le sajou- brun y il semble composé de deux 
grosses vessies arrondies , dont la plus grande répond 
au grand cul -de -sac, et reçoit l'œsophage très à 
droite ; l'angle rentrant que forme la petite cour- 
bure indique à son point la réunion des deux vessies. 
Dans le sàimiri , il est de même forme ; mai» 
l'œsophage s'insère pluà loin du pylore. 

Dans le sagoin-ouisiti , l'œ.sophage s'insère à 
peu près au milieu de Teslomac; le grand cul-de- 
sac est très-profond et de forme conique , et la petite . 
oourbure très -courte. Dans le pinchey il y a uu 
renflement entre le fonâ du grand cul-de-sac et 
l'œsophage. 

Dans les guenons yYesiàma.c est globuleux, l'œso- 
phage s'insère très-près du pylore , et le grand cul- 
de-sac est fort étendu. Ses membranes sont gêné- ' 
i^leinent minces et presque transparentes. 

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S'j^k XX* Leçon. Esiofnac. 

Dans \e papion, yi est pyriforme ; la partie gaa- 
che 9 oa le grand cul-de-sac , est assez étendue ; la 
petite courbure est presque droite ^ jusqu'à un pli 
qui est à peu de distance du pylore y d'où com* 
menceun renflement qui va jusqu'à cette extré-^ 
mité. Dans le magot, il s'écarte peu de cette forme ^ 
mais il n'y a pas de renflement en deçà du pylore* 

Dans le singe {hasna drias), il a une forme 
alongée; la partie droite, après ^'étre recourbée , 
se prolonge en boyau jusqu'au pylore et présente 
deux bosselures. L'œsophage s'insère à peu prèi 
a l'endroit de réunion des tiers moyen et gaudie du 
bord supérieur. 

Dans Valouatte^ il est arrondi, globuleux; le 
grand cul- de-sac est très-ample , la partie gaudie 
s'amincit en boyau et se replie vers l'œsophage, 
qui ne s'insère pas très à gauche. La membrane 
musculaire est très-épeûsse» 
« Dans les mai&i^ , l'estomac a généralement une 
forme globuleuse j l^insertion de l'œsophage est trcsi- 
rapprochée du pylore* 

Dans le maki-mococo , la membrane musct^euse 
forme un bourrelet épais et dur dans cette der* 
mîère partie. 

Dans le tarsier j il est plus alongé, le cul-de* 
sac gauche est très-ample, la partie droite va>eti 
se rétrécissant jusqu'au pylore. 

Parmi les carnassiers-chéiroptères , la famille 
des chc{uve-souris a généralement l'estomac glo- 
buleux } le grand cul-de-sac est fort ample et le 



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Art. rV. Estomac des mammif. SyS 

cardia rapproché du pylore. A droite de celui-d , 
il y a dans la nodule' un petit renflement. 

Il a cependant une forme particulière dans la 
roussette , chez laquelle l'œsophage donne dans 
une poche arrondie , séparée du cul- de- sac gauche 
et du droit par un sillon profond. Le premier est 
cyhndrique et se termine en une pointe mousse 
recourbée en arrière , il est même revêtu de 
fibres charnues très-épaisses. La partie drcwte est 
deux fois et demie aussi longue que la précé- 
dente; elle forme un gros boyau ^ k parois minces, 
^yant plusieurs étranglemens qui lui donnent 
quelque ressemblance avec un gros intestin d^her^ 
bivore. Le pylore a une valvule qui ne laisse pas - 
même passer le soufflé. Ces caractères sont re^ 
niarquables , parce que la roussette est plus fru- 
givore que les autres chauve-souris. 

Dans le galéopithèque , l'œsophage s'insère 
très-loin du pylore. La partie de l'estomac , qui 
est à gauche du cardia , est demi - ovale ; celle 
qui est à droite forme un long boyau , replié vers 
le diaphragme. Il y a un élranglemçnt considérable 
au pylore. ^ 

. Parmi les plantigrades , le raton l'a globuleux* 
L'œsophage s'ineore très à droite, la p<Mrtion de 
ce coté s'unit à l'autre à angle aigu ; elle s'en dis^ 
tîngue par sa forme conique et par l'épaisseur de 
fies parois. L'estomac de Vours brun est à peu près 
de même j on peut y distinguer une portion droite 
et une gauclie^ réunies à angle aigu : la pre« 

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576 XX* Leçon. Estomac. 

mière petite et àlongée en boyau , à parois très- 
épaisses, ayant le pylore à son extrémité 5 la se^ 
çonde globuleuse , à parois beaucoup plus minces : 
leur surface interne est lisse dans le raton ,t\ ïi^y 
a que celle de la portion droite qui présente des 
rides longitudinales. L'estomac de Verinaceus seto- 
8US a la même forme. 

Dans la taupe , ses membranes sont transpa- 
rentes. L'œsophage s'insère à peu près au milieu 
de son bord supérieur ; la petite courbure est prea^ 
que droite jusqu'au pylore. La portion droite ne 
se replie pas vers la gauche et n'est pas distincte 
du reste , comme dans le genre précédent. 

Parmi les carnivores , la loutre a la portion 
gauche très- ample et presque globuleuse.; elle s'unit 
à la portion droite , qui est d'abord cylindrique, 
puis se renfle pour former le cul- de-sac du même 
côté, se replie ensuite vers l'œsophage, et va en 
se rétrécissant jusqu'au pylore. La membrane in- 
terne a des plis qui forment des ondulations ûoni- 
breuses. 

Dans les martes , l'estomac est généralement 
alongé et cylindrique ; les culs - de - sac sont peu 
distincts , la portion droite s'amincit encore jusqu'au 
pylore. 

Dans la. fouine cependant, il y a un renflement 
globuleux , à gauche du cardia , qui forme propre- 
ment le cul-de-sac du même côté, et dont les parois 
sont ui;i peu plus minces que dans le reste de l'es- 
tomac. La membrane musculeuse est très-épaisse 



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J 



Art. IV. Estomac des niammif. 377 

près du pylore : rinterne forme de larges plis 
longitudinaux et à peu près parallèle9, ceux de la 
bosselure exceptés ^ dont la direclioa est mc^s 
régulière. 

Dans le chat domestique^ l'estomac a la forme 
d'une poire , dont lé petit bout seroit très-alongé «t 
replié vers la base; Toesophage s'unit à celle-ci 
très-près de son bord droit. 

Dans le tigre, la portion gauche, qui est de 
beaucoup plus grandes/est fort alongée; l'œsophage 
s'insère au bord droit de sa base. La portion droite 
forme en avant avec la première un angle rentrant 
très-aigu j elle est conique et la membrane mus- 
culeuse est. très-épaisse à cet endroit. La membrane 
interne forme des circonvolutions nombreuses. Il 
en est de même dans le lion y dont Testomac a une 
forme un peu différente , en ce que le cardia paroit 
plus rapproché du pylore. La membrane muiscu^ 
leuse est aussi très-épaisse dans cet estomac. Dans 
le couguar (felis discolQr)^ la portion droite qui 
se recourbe en avant , ne forme qu'un boyau étroit, 
à là base duquel il y a un renflement en dehors, 
qui fait partie du petit cul-de-sac. 

Dans V hyène , l'estomac est gros et court ; ses 
deux orifices sont à chaque extrémité du bord an- 
térieur; la petite courbure est fort étendue. 

La forme de celui de la civette est à peu près 
celle de l'estomac du chat domestique ; seulement 
Je cardia , dans la première, est plus rapproché du 
pylore. 



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578 XX* liBçonr. Estamae. 

Parmi les pédimanes , Testomac du sariguê 
manicou a le cardia tout près du pylore; kmsà. 
son grand cul-de-sac fornie-t*d plus des trois quarts 
de sa cavité. La membrane interne n'a point de 
1^ proprement , mais sa surface est sillonnée par 
i|pe foule de cannelures îrrégulières , qui la ren- 
dent inégale et comme bosselée. Le rétrécissement 
du pylore est dû à un anneau ou bourrelet glao- 
dnleuXy formé de plusieurs séries de follicules len- i 
ticulaires, ayant chacun un enfoncement au mitien. 1 
La couche des fibres musculaires longitudinales est j 
épaisse et très-marquée. i 

Dans la marmose et le cayopoUin Toesi^hage ^ 
s'insère également très-près du pylore , mais Teéto* ] 
mac a une forme plus arrondie. j 

Dans lepkaianger brun, Teslomao est globaleflX} \ 
le petit cul-de-sac est fort peu étendu , mais le grand \ 
Test beaucoup. La membrane musculeuse est très- ] 
épaisse, particulièrement à Tentour du pylore,! 
m, elle forme un bourreiet , qui fait saillie dans b 4 
duodénum. ' 

L'estomac des rùngêun s'éloigne déjà de cidai \ 
des carnassiers 5 en ce qu'il est plus fréquente y 1 
rencontrer des^ étranglemens, qui divisent sa ca« 
vite en plusieurs poches. I 

Dans le kanguroo-rat , l'estomac ^t partagé ^ 
deux poches en forme de boyau , boorsoufBées, 
cojnme les gros intestins de quelque» herbtrorerf, 
et réunies à peu près à angle droit , dont les catitei 
communiquent entre elles par une ouverture assc* 



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Art. rV. Eêtàmac des mammif. 579 

large. Le cardia^ percé à l'endnnt de réunion de 
ces deux poches , répond cependant particulière^ 
meiJt à la première ; mais il y a un repli qui se 
{»*olonge de l'œsophage dans la seconde 9 et y dé- 
termine p^it-étre y dans certaines circonstances , le 
passage direct des alimens. Celle-là forme un long 
cQl*de-sac, comparable ati cul de-sac gauche des 
estomacs ordinaires, divisé en plusieurs autres plus 
p^ts, par les étranglemens de ses paroi». Son bord 
droéty qui est plus épais et plusco^irt que le reste ^ 
retient; ces étrangl^nens à la manière des rubans 
musculeux des gros intestins de plusieurs herbirores; 
Une semblable bande sert à plisser les parois de 
la poch^ droite. Il y a le long de la première une 
glande longue et étroite qui verse l'humeur qu^ella 
^pare^9 P^^ '^^ quantité de petits orifices très- 
appareils^ sur les parois internes de l'estomac* 
Celles-ci présentent de grosses rides longiUidînales 
^ans la moitié postérieure de la poche gauche, et 
seulement de légers replis, mlerceptant des aires 
polygone)i , dans Tautre moitié de cette podie^ et 
^na le commencement de la seconde : les mêmes 
parois sont lisses et saijts rides âans la plus grande 
partie de celles-ci y en sorte que l'on pourroit peut^* 
être r<^arder k bon droit les jd^ux poches comme 
deus estomacs différons. Car il y a entre aies non- 
seulement distinction de cavité, loais encore de struc- 
ture. La membrane musculeuse n'est bien sensible 
qu'autour du pylore, ou elle forièe un anneao 
assez bien marqué ^ui indique, arec l'étranglement 



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58â/ XX** Leçon. Estomac. 

léger qui existe au même endroit y les limites de 

Peçtomac et du duodénum. 

Dans le kanguroo- géant , l'estomac n'a qu'âne 
s0ule cavité. C'est un long et large boyau replié 
6n,diflerens sens dans l'abdomen, dont il remplit 
une grande partie* Sbn aspect est asse^ ressem- 
blant à celui du commencement da colon , daas le 
eheval. Comme cet intestin , il a pinceurs larges 
bandes niusculeuses , qui régnent dans toute son 
étendue et bonrsoufflent ses pardisv Comme lirf) il 
a deux appendices recourbés en crosses à la pÉotie 
de cet eslomac qui esi, à gauche du cardia, et n'a 
pas la sixième partie de la longueur de celle qui 
est à droite 9 proportion qui est inverse de celle 
observée dans le ianguroo- rat.- Ge cul-de-sac 
gauche est terminé par deux très-petits culs-de-sac 
ou appendices , qfui le rendent comme fourchu. L'un 
d'eux , l'externe , a ses parois intérieures épaisses 
de plusieurs millimètres et glanduleuses , tandisqu^ 
l'autre appendice a sa membrane interne comme 
le re3te du cul-de-sac gauche, c'est à-dire, lisse, 
blanchâtre , et ridée de petits plis irréguliers. Celle 
apparence de la membrane interne se conserve 
autour du cardia, et dans une partie de la portion 
clroite , où elle forme deux longues bandes trian- 
gulaires. Dans le reste de cette portion, la mem- 
brane interne est plus grisâtre , muqueuse , deni^* 
transparente , unie et sans rides. La membra^»^ 
musculeuse forme un^ bourrelet épais autour du 
pylore, et l'interne ^ présente à cet endroit, qui ^ 



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Art. IV. Estomac des mammif. 58 1 
Fort réfréci , un bourrelet glanduleux , semblable 
à celui que nous avons décrit dans le sarigue^ma- 
nicou. Il est remarquable que la première , qui a 
extérieurement des fibres transversales allant d'une 
bande à Fautre, dans la partie droite de l'esto- 
niap , ne présente qtie des libres longitudinales 
dans la partie gauche. 

Sa membrane interne a de nombreuses circon- 
ToIutioQs ; entre la cellulaire et la musculeuse il y 
a une coucheglanduleuse , très-épaisse vers le py- 
lore, et qui diminue d'épaisseur à m^ure qu'elle 
«pproche du grand cul -de-sac. Cette couche adhère 
i la musculeuse , elle s'en dis^tingue par une sorta 
de demi-transparence ; elle est également remar- 
quable dans le genre des chats. 

On peut compter trois poches dans i^estoroao du 
prc-épic. Celle qui est à gaiiche est la plus étendue ; 
elle se prolonge beaucoup plus en avant que les 
autres , et répond au grand ci;|l-4^-sac i elle reç^t. 
l'oesophage dans l'angle , qu'^e forme avec li^ 
Oïoyemie. Celle - ci parott en dehors comme un 
petit renQeinent globuleux,' situé en dessus et en 
avant entre l'œsophage et le. pylore ; les fibres 
extéiieures de la membrane musculaire l'embras- 
ait eil travers , et ses membranes sont plus minces 
que celles des deux autres poches, La troisième 
^'«pond a\i cul-desac droit : elle est distincte de la 
première ^ en arrière, par une écluancrure assez 
profonde. Sa forme est également globuleuse ; le 
pylore est percé dans sa portion la plus interne. 



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282 XX* Leçok. Estomac. 

Celle-d a du côtéde la petite poche un bourrelet gfen- 
duleiix seoii- lunaire : mtérienrement il y a , à drmte 
du cardia , un pli de raéme forme qui se porte en 
arrière, en dessus et en dessous , et sépare le 
grand cul-de-sac des deux autres poches* La mem- 
brane interne a par-tout la même apparence. 

Dans le lapin , l'estomac est fort alongé , parti* 
culièrement la portion qui est à droite du cardia; 
celle-ci forme un boyau dont la membrane nras- 
culeusè est plus épaisse qu'ailleurs , snr-tout antoor 
du pylore où elle est renflée en bourrelet. Dm* 
le reste de Testomac, cette membrane esta pdae 
sensible. Le grand cul-de-sac est très-profond et 
lé crardia conséquemment très a droite. 

Dans le piha , la forme de l'estomaïc approche 
é'un croissant , dont la concavité répondroit à la 
petite couibure. Le cardia est percé au miliea de 
cette concavité , et lé grand cul^de-sac, qui est très- 
ample, se porte «1 avant à côté de l'oesc^hage. Il 
jr a une ride intérieure , qui se rémarque da cHi 
dé la petite courbure, et divise en quelque sorte 
sa cavké en deux poches latérales. 
• Dans les cabiais, le grand ctd-de-sac est géné- 
ralement très-ample , et la portion qui est à droile 
du cardia assez petite. Celui An cochon d^indeti 
en paca , a un renflement globuleux en dehors de 
la portion droite. La membrane interne de Toeso- 
phage forme autour du cardia, dans If un et dans 
l'autre, un rebord blanc très-marqi:^< 

Dans le phascolome, Testomae est pyrifoi»^; 



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Art. IV* Féêtomac des mammif. S88 

laparlîe droite est rétréci© et repliée Ters le cardia , 
de gorte que la petite courbure est peu ouverte» Cet 
orifice laisse k %sl gauiiie un profond cul-de-sac. 
Les membranes sont épaisses : Finteme forme des 
rides irré^lières. 

Celui du castor est très^alc^gé. Le grairà cul- 
de «ac est peu profond ; a quelque diUanoe du 
pylore , l'estoniac est renflé et distinct de la poHion 
quiçst à* gauche, par un étranglement qui divise , 
en avant et en arrière , la grande et la petite cour- 
bure. A droite du cardia se trouve une glande 
très-épaisse et composét» d'une foule de follicules , 
qui versent dans l'estomac une humeur nmdlagi* 
. Jjeuse. 

Dans les écui^emh l'estomac est en général 
pyHformç, le grand cul-de-sac très- profond II est 
d'un petit diamètre dans. V écureuil palmiste , et 
très-large dans le poiaiouche de Ru^^sie. Dans le 
premier, la partie droite ne forme points d'angle* 
Dans toutes les espèces de cette famille sa cavité 
n'est point divisée. • 

Elle Veft souvent dans la nombreuse fcmiHe 
des m/*. Ainsi l'estomac est partagé en deux poches 
âam V ondatra , le rat taupe du Gap, le hameter , 
le rat ordinaire^ le surmulot^ le rat^d^èau , le 
campagnol , le lagure , le lemming , etc. Il en 
a trois dans hifegoule ( Tims œconomus)y le zokor 
{mus €Ufpalax)j etc. Sa cavké est simple dana 
la souris. £Sle V^si: également dans le genre des 
^utrmoites^ dont Testomac est de fojrme alongée^ 



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384 XX* Leçon- Estomac. 

et a des membranes médiocrement épaisses. Si 
division est très-marquée dans le rat-ifeau , ptf 
\m étranglement qui est un peu à droite du caN^ 
dia ; celui-ci est percé très-près de la partie moyefflil' 
de l'estomac. Le velouté de la membrane intêâM 
est beaucoup plus sensible dans la poche Ârolte, 
dont le» parois sont épaisses , tandis qu^elles 8(# 
tl?an$parentes dans la poche gauche^ La premlft 
a* un renflement en avant, près du pylcJre: fjT 
a un rebord frangé à Fendroit de la cavité |É 
répond à l'étranglement. L'estomac du câr^ 
gnol est semblable k celui du rat-d'eau. Ilfltei | 
de même de celui du lemming et du lagure [mM^ 
gurus Pal. ) , et dans ce dernier les deux pote* 
sont séparées intérieui^ement par tm repli très- 
épais, dont le bord est également "frangé, L'esto- 
. mac du zoior {mus aspatax) est divisé intérieu- 
rement en trois cavités, par deux replis , qiii par- 
tent de : chaque coté du cardia. Celui qui est à 
droite règne dans toute la circonférence de Te*- 
tomac ; son bord est dentelé. Il y a une glalide 
arrondie dans la partie la plus saillante de la 
grande courbure. 

. Dans les rats proprement dits , la portion 
droite de l'estomac est toujours distincte de te 
gauche par la plus grande épaisseur de st^ F' 
rois , et par un repli circulaire , que forme te 
membrane interne à l'endroit de leur séparation. 
Il y a, dans le rat ordinaire ^ le sur^mulot} te 
fégoule ( mu$ oeconomué Pal. ) , deux étrangle- 



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Akt. IV. Estomac des mammîf. 985 

menS) qui partent de chaque côté du cardipt^ et 
semblent dinser Testomac en trois poches j mais 
il n'y en a réellement trois que dans la dernière 
espèce. Dans ia souris les deux poches ne ^nt 
pas distinctes à Fintérieur par un étranglement , 
elles ne sont indiquées que par l'épaisseur diffé- 
rente des parois de diaqtM portion. L'estomac est 
aloBgé, et la petite courbure presque droite. Dans 
toutes ces espèces le grand cuMe-sae est irès-proc* 
fond. Cej[iendant la portion droite est plus gmnde 
que la gauche dans le mulot (m; sylpaticus}. 

L'estomac du hamster ( m. cricetus ) est igale«- 
ment divisé en deux poches par un étranglement 
qui .est un peu à droite du cardia. La podie qui 
répond au grand cul-de-sac, est séparée de l'autre 
intérieurement par un rebord frangé; sa forme est 
très-alongée , et courbée en demi«lune ; celle dé 
la poche droite est arnmdie. 

Dans le zemmi ( m. typhlus)\, l'estomac est trè»- 
courbé sur lui-même ^ i'œsofàiage trè»-près du py«> 
lore , le grand cul-de^«ac alongé et conique , et moine 
étendu que le cul*de-sac gaiK^^ qui est très^rei^Ié. 

Dans le rat'4aupe du Cap ( mas-Capènsis ) 
l'estomac est également très*courbé, et séparé eu 
deux sacs par un étranglem^it «t par un repU 
semi4unaire , que forme la manbrane interne eu 
arrière. La portion droite est très-ample et airon- 
die 9 et la gauche plus alongée.. L'œsophage s'in-* 
sére presque au fond de l'èchancrure que forme 
5 Bb 



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e86 XX* l2i:çoN. Estomac. 

l^tmnglemeDt en ^V9^. Le cai>dîa est très-rap* 
proche du pylore. 

Dans les loira Fe^tomiuo n'a qu'mle a§i)l9 poche. 
Il est alongé dons le loir ordinaire. l\ Qst glo* 
Jbtikm dans le hrot et le mu^cc^rdm y àm^ 
lesquels Ttèsophage s'infère trèa pires du pylore. 
Dana r^a^alM rpakopiac ei^ divî«f en cbux 
podhes par iw «ète^QÎaseiueat qui fst'à;^ pcMlie 
fQoyeiiBe* 

• Ffif pH l^s édeniés:, il n'y p. que Ifivs pare^^ux 
qui aient plUsietpra çstanukcs ; tous les autres n'eu ont 
^ii'ti9^ Dn^nairemenl a une* seule cavité. Ses patois 
iMUfit ti^^épaissfis éx^s^MfaumniUer'didi^^^y ^ 
jBi^ ferme est glotmleusë. Le ciardia eatem arsnti 
ct^ très a drcdte , et ie p)rlore > du jn^m^ cotéy 
maift An" aniè)pef lai petite eouiibu]:» .qui kta aé- 
]kre foripe wie eonyeyiîlé» 

Dans Vechidna l^ttemac Mt trèA-^m^e^ de 
^notoi^ x>vaie, rétréci en J^a, ai/û « ecoi ^xtréitité 
droite, À parois iiifafeea, gtendiilêuieii vers k 
^^y^evey où elles acâiteU^cuJbirês et par faisceaux 
^^dràa^ et rey^tuèa «d^iuie eMcbe )]Jus ép^ûi^ 
de -fibltça m]i6ai^ire& quVilteura. ha ^emtone 
tetertfici forme ^f rides .Irtèfi-finâa aïi jcardiA ) il T 
«Il a 4le plqs t latget 4 ; phia ]h>m}>rettfeiy et pte» 
3'égfitièi^eB parés dn pylore ^ oJi elles .apdtfcdQg^ 
et iront en ffAyonnant. Cb d^rnûâr mii» n% ^ 
tle repK ; maïa l'.extirénûté 4bfs piuropip de. J'^MOr 
tnac^ qui, sont plua épaissei ;que. ceii0# dii. 490? 



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Art, IV. Estomac des mammif. 687 

dénum^ forme un bourrelet saillant dan3 cet in* 
testin. Le cardia en est très-éloigné. 

Dans Vqrnithorinque ( ornithorinchus^para-^ 
doxus) la forme de Testomac n'a pas de rapport 
avec celles qui se trouvent généralement dans 
cette classe. Comme dj^n^ beaucoup de poissons^ 
il n'a qu'un seul cul-de^sac très-profond, et sa 
figure peut être assea bien compfirée à celle d'une 
pannetière. Plus large «^ns s^on fondi , il se rétrécit 
peu-àpeu en a vaut , et se change en un canal étroit, 
dont il seroit difficile d'fissigner la terminaison dans 
rpesophage. Le pylore est percé à droite^ et très en 
avant. Cet estomac .e;$t.e3^trêmement petft^ propor- 
.tionnellement au volunie de l'animal et i celui 
de$ intestins. Ses p^cis , qui sont n^écjUocrement 
^j^seç, sont compo^é^e^dçs membranes ordinaires, 
La musculeuse est tré^mA;rqu^c. L'interne est lîsse, 
4'un |)lanc ^gentéy e^t a quelques petits plis i^ré- 
^guliers. 1 ,. - 

, Dans le pangolin {m. pei^tadactjria] le qarc^a es(; 
lassez Ipin du pylpre; la petite eoujrbprç .y^ fin 
serpentant de l'un à l'autr< 
^^lien ) il y a , intérieuren] 
|](are la cavité dis l'eçtomac 
^uçhe,,^ à parois minces ^ 1 
jtrès-épaisses. Celle-ci va en 
l^ylprej.^a parti^e pçstérieur 
j^enr dç ses parois w^e gjb 
jçpie nousi avons déjà ol^ser 
castor^ composée d'un ami 



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58â XX* LsçoH. Eatomae. 

laires. Non; n'avons pas tronvé cette glande daol 
l'estomac du phatagin {rn, lotigicauda). 

Celui àe Voryctérope tsi globuleux; U a, en 
«Tant et à droite, un prolongement conique, qui 
Aboutit au pylore, dont les parois sont formées 
en grande partie d'une couche trés-épaisse de 
fibres musculaires. Celles du reste de Festomac 
ont une épaisseur médiocre. 

L'estomac du tatou à dix bandes a une forme 
analogue. H se rétrécit et forme un petit prolon- 
gement conique, qui se termine au pylore, et 
dont ht direction est en ayant comme celle da 
cardia, qui est assez éloigné de ce dernier orifice. ' 

JJunaUy on paresseux didactyle^ a un estomac 
d'une structure très-singulière, que nous allcmt 
décrire, pour cela, un peu en détail. C^ estomac 
est double. Le premier est très-ample et arrondi; 
il se rétrédt en arrière , et se prolonge çn tm 
appendice conique, qui se replie de gauche à 
droite. La cavité de cet appendice est séparée 
du reste par un repli semi-lunaire, qui est a sa 
base. Le cardia est percé très à droite, et laisse 
à sa gauche un vaste cul-de-sac j il donne dans un 
canal , qui suit d'abord d'ayant en ajfrière la paroi 
droite du premier estomac^ dans la longueur d'an 
centimètre environ. Son bord droit se porte beau- 
coup plus loîn dans la même direction , en s'élar^ 
gîssant considérablement, et sépare le cul*de-sao 
gaùclie de la cavité qui est entre lui et celle do 
^appendice, de sorte que le premier estomac est 



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Art. ly. Eftomac des mammif. S8^ 

divisé en trois loges. Ce canal se recourbe ensuite 
de gauche à droite, et pénètre dans le second 
estomac par un orifice fort étroit , qui répond à 
]a parue la plus avancée du bord droit du pre« 
mîer estomac. Sa membrane interne est blanche 
et comme tendineuse , et plissée dans sa longueur. 
Xe second estomac a la forme d'un boyau ; il 
est beaucoup plus petit que le premier, et se re- 
courbe sous lui de droite à gauche. Sa première 
moitié a des parois très-miiices ; elles sont beau- 
coup plus épaisses dans la dernière moitié , parli- 
culièrement autour du pylore , dont l'ouverture 
est très-rélrécîe^ Ces deux moitiés sont séparées 
par un repli semi-lunaire. La premièi:e semble 
divisée elle-même en deux portions, par un petit 
pli joliment dentelé , et dont les dentelures sont 
dirigées vers l'orifice du canal. La membrane in- 
terne paroît un peu différente dans ces deux por- 
tions; elle est lisse dans la seconde, et comme 
fendillée dans la première. Celle-ci donne dans 
un petit cul-de-sac qui se voit en avant, sur le 
côté droit du premier estomac, entre deux antres 
qui s'ouvrent dans celui-ci , par un seul orifico^ 
situé en arrière du canal. 1 

culs«de-sac polygones paroi ' 

membrane interne est liss< 
macs , et ne paroît pas v 
une apparence tendineuse 
ihières poches du grand eslw..,^^. 
Dans l'ai', ou paresseux tridactyle y^y^ij^^w^ 

; lîb'3 



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3^6 XX*, Leçon. Estomac. 

dice du second estomac est beaucoup plus pro* 
longé, et divisé en trois logiçs par deux cloisons 
longitudifiales. La présence de ce canal , analogue 
à celui que nous allons décrire dans l'estomac 
des ruminans, et qui permet aux alimens de 
passer de suite de l'œsophage dans le second 
estomac , ne doit-^elle pas faire présumer que les 
paresseux sont également sujets à une sorte de 
rumination? Au reste, nous avons trouvé -ces deux 
estomacs également remplis de matières ligneuses, 
aemblables a du terreau. 

L'estomac de Yéléphant a une forme trèsalon- 

gèe ^ et fort étroite. Son plus grand diamètre , 

pris vis-à-vis du cardia , n*a que le quart de sa 

Iongueur-5 de- là il va, en se rétrécissant à droite, 

vers le pylore , et à gauche , vers le fond da 

cul-^de-sac de ce côté , dont l^éloignement du cardia 

ne Surpasse guère le tiers de la longueur totale de 

restotnac. La membrane interne y forme des rides 

épaisses, et cinq larges replis dirigés en travers, 

dont le premier pari de très-près du cardia. Cette 

membrane est lisse et unie dans la partie moyenne 

de l'estomac, et n'a que quelques grosses rides 

îs vers le pylore , et beaucoup de petites 

se croisent et interceptent une foule 

ifoncemens. La mi^sculeuse est par-tout 

, mais particulièrement dans les envi- 

jylore , où elle n. jusqu'à 0,0 lÔ d'é- 

paisseiuc. Lfi valvule de cet orifice forme un pli 

peu milattt 



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Art. rV. Eêiàmuc des niammif. Sgi 

Ifctfis le daman YestmàBsc a deux |yodbet Men 
ftépctréei^ pAr rniis doidQfi mîltoyeiine^ percéd datnè 
son nliltBU d'an orifice , ddnt les rebords soni 
irrégUlièrenyeAt «(meoumés , et qti étaUit la, mtèn 
I&ùnit3aiîôh dé Tune k VM^tte, Cfaa(|ue podié ié^ 
pond aul eiSfè^e-satc g&nôhe et droit des eàUmi&cê 
ordinetirés. La clofecm conmea^ee à droite dto cardia 
(qui est percé erilièréiMilt dftfls la pocUe gBoatèÊè)î 
et se porte un peu dbii^dettléflt à drmW et eîi 
arrière , où sa plate eA VniEif quée à Textétieur par 
une écissure. La poc^ gauche est la» plus Tasèe ) 
elle se prolonge en aratrt le long de rceso^htge^ 
Sa membrane interne e^ blâinehàtre f lisse , et 
ridée irrégulièrermêfnt. Cette membrane est sanst 
ride dans la poche droite , et veloutée dam la plus 
gratidè' partie de cette poche ^ particuMreteent à 
l'entour du pylore. La mtémbranè ttvÉksctitoast m 
des fibres circulai^s très^fiÉJarqUées. Lé» parois du 
cet éstbniaç scmt eti général tfiédiofcreiÉient épaisses ; 
elles le deviiennenft béaudoup Jmtonr du pyldre ^ 
qui est étroit et dirigé en aviuit. ' ^ . 

Parmi les autres puchydêfwés , le ootAm a l-'ès^ 
kfmac. globuleux. Le gràiftt oul'^de-sats^ qiÉii gSê 
ffés^tnplè, estsuriAc^^ Mr artot d^an^ appcuâîéi» 
en manière de eapùchtOÉ. Lat partis ^otté eé 
àlo^gée, «qui abcdrtid au pylcktef m presque syftt- 
faétrique à cet app&ndié^. ]H)rft ëeun replis tl*ansi* 
1^»sauit de chaque éédé du catàkl Cetei-ei «*, 
â-peu^spiâi^, 4 égale dMwnciie^ én pylé^é^ U à& 

Bb 4 



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5gt y\ XX^ Leçon. Estomac. 

Dans le pécari la partie moyenne de Feâtemac, 
dans laquelle domie Fœsoi^^e ^ est séparée de 
la partie droite et de la gauche par der étran- 
^mens. La partiei gauche , qui répond au graod 
cul-de^c, est la plus ample; elle a deux graB& 
appmidioes oontqûes recourbés en bas, un anté" 
rieur, et l'autre postérieur. La partie droite, plus 
petite et plus s^piarée , n'a point d'appendice , à 
l'ezcej^on d'un petit tubercule au pylore. 

Celui du rhinocéros est très-alongé. La portioii 
qui répond au pylore est globuleuse, et diilincie 
du r^ate par un rétrécissement Le cardia est tréa* 
loin de ce dernier orifice, quoiqu'il y ait, â«i 
gauche, une assez grande portiez qui forme lo 
cul^de-sac du même c^é. . 

L'estomac de ïhippopoi^me a une fonna et 
une s^ucture très^inguljiéres. Le cardia conunu- 
xiique dans trois poches, dont, deux s^ilement 
parcnsseitt à l'extérieur , et dans un longboy^iu, 
dont la caillé est diyisée en travers par plusieurs 
replis, en forme de yal^uleis. Au-delà de ha, d^- 
nière TidVuIe le, boyau se prolonge encore, et 
se termine en un appendice plus étroit, qui .est 
replié sousfe loi, et ^^boutit au pyl^ve. I^ niem* 
brane inienie est to^te £eiidiUée| dure et ^anu- 
lejise dans les deux plus grandes poch^ et -dons le 
boy^U, >u6qu'a la d^r^ière ralvule. Plus loin nAh 
e4 li|9e : et plissée. Elle n'a point *de p^ dam 
rapp#ndiue , jdoot la m««lilMrane m^sçiileuiie est 
très>épaiss9 r ptrt&mlièremeiil; autour du pylorei 



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Art. IV. Eatomae des mammf. SgS 

Noos T€»ci jurrirés aux citoinacs i pea *prè8 les 
plus comjdiqaés que nous obnnoisrfoiis , c'est-à-dire f 
ceux des ruminana» Ils se ressemblent , à de petites 
différences {Mrès , dans les ruininans à cornes , qui 
ont quatre estomacs bien distincts. Le premier de 
ces estomacs est très yaste^ appelé la, panse , Y lier* 
hier ou la double; il occupe luie grande partie de 
Fabdomen, particulièrement du côté gauche. A 
droite de l'œsophage et de la partie antérieure de 
la panse , se trouve le second estomac^ ou le bon^ 
nei^ le plus petit dés quatre ^ et qui ne paroit, au 
premier coup-d'œil ^ qu'un af^pendice du premier ; 
il touche en ayant au centre nerveux an dia« 
phragme. Vient ensuite \t feuillet, qui est le trcn- 
sième pour la situation et pour la grandeur : il est 
placé au coté droit de la panse en arrière du foie. 
y œsophage s'insère sur la partie de la panse qui 
est le plus a droite, et communique, en même 
temps j au moyen d'une gouttière , que nous dé- 
crirons plus bas, avec le bonnet et le feuiflet.LA 
innsième estpmac est distinct du second et du qua- 
trième , par des rétrécissemeps très - sensibles ; il 
M globuleux , tandis que le dernier çst alongé, 
Celui-ci , nommé la caillette , est le second pour la 
grandeur ; sa sîtuaticm est également à droite de la 
P^^nse^ et pour une petite portion sous le feuilleta U 
<^<mmunique avec ce dernier par une ouverture 
^s^ez étroite , et s'ouvre dans le duodénum par un 
second orifice, qui répond au pylore des estomacs 
*^ple$. Les membranes de ces quatre estomacs pré- 



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5^4 XX* LlBçOK. Estemàc^ 

éditent d^ft diAërencés remarquitbles , ]particQfière- 
medt FiiAérne. Celie<j , dans la panse du bœuf ^ a » 
rârfikce interne ooui^erte , etï^ grande partie , de pa- 
pilles larges et plates ^ dont la grandefur est très* 
différente^ Plus grandes dans le fond dès euU-de- 
sac, elles diminuent 6fi s'^ipprochaàt de leur bord, 
et éisparoissent snr les replis qui les sépai^eol et 
Sur toute )a face opposée , qui est fendillée par des 
Sillons fins , idteréeptànt dés espèces de lo2atiges. 
Par-tout cette surfaèé^ sttns en exiiepter les pa- 
{ailles, est técenyérte d*un épiderme mince, qui 
s'enlèTe fàdlement pâf gi^ands lambeaux , en con- 
servant les moules des papilles, et se distingue par 
sa oouléâi* jaunâtre > de la tnembrane intefiie,qQi 
est blàdchë , conforidue avec la cellulaire^ et adhé- 
rente à là musculeuse.' Ceïle-ci est très -épaisse, 
|>articulièrément dans les plis qui divisent la panse 
fen culs-de-sac. 

Dans le bomiet^ la membrane inteirne a desre- 
]^ cannelés sur leurs cotés, dentelés à leur bord, 
formant d^ maillés polygones , dont lés aires sod( 
hérissées de papilles 5 plus fines , mats analogues à 
celles de la panse; Cette membrane est blanchâtre, 
èotnmé dans le pi^emier estomac , recouVerfe d'un 
èemblâble épiderme, confmidué avec kl éelArfaA^t 
fortement adhét^t^te à la musculeuse , stftis feMî- 
bulés muqttemc appareils , et sans mûcosilés à m 
Irurface iaterne. La membrane musculeuse eaft gé- 
tiéraïement plus épaisse dans le bonàet que darw 
]a panée j soh épaisseur est cependant plus cotiô*^ 
dérable dans quelques endroits de celle-ci» 



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Art. IV. Estomac âûs iftammif. 5g5 

Ijc feuillet ^^ comme son nom Findiqûe, sa 
cavité partagée par de larges feuillets , formés pat* 
la membrane interne , dont la surface est Jiaf-toué 
hérissée de petites papilles, semblables à des grain^^ 
de millet, et recouverte d^on épîdenhô tfès- sen- 
sible y et qui s'enlève par grands lambeaux , comme 
dans les deux premiers estomacs. Là membrane 
celluleuse est très-mince -, la milsculeuse est beâu^' 
coup moins épaisse que dans là pansé et le bbrfnet , 
et composée pdrticulièreiiient de fibres transver^ 
sales. Les parois de cet estomac sont beaucoup' 
moins épaisses que celles des deujc premiers. 

Ce n^est que dans la cf^illeite que la meitibrane 
interne paroît de nature muqueuse , et lubréfiée 
d'abondantes mucosités. Elle a de largeà replis 
d'abord longitudinaux , puis irréguliers, après un 
premier étranglement , séparant la partie la ptus^ 
large d une sorte de boyau qui termine ce qua- 
trième estomac, et dans lequel cette membrane aug- 
mente d'épaisseur, ainsi ^ue la mùsculeuse. Cette 
dernière est d'ailleurs encore plus titince dans là 
caillette que dans le feuillet. L'orifice qui donne dii 
feuillet dans la caillette a un rebord valtulaîre ; celui 
du pylore eïi ininque. ' 

Le canal que nous avons déjà indiqué^ et qui 
conduit dé l'œsophage dànà le fèuiîlet , est formé 
par deux colonnes èhàrnués, cjûï partent de chaque 
côté du cardia j celle qui est à droite s'étend lé 
long de la faôe supérieure du bonnet; la colonne 
gatiché bordé lé/ détroit (Jûi sépare là cavité d(i 



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$g^ XX* Lbçôk. Estontae. 

bonnet de celle de la. panse, et se prolonge ^rla 
face gauche dii prenner. L'une et l'autre entoui^nt 
les côtés et le bord pbstérieur de l'orifice du ^nnet 
dans le feuillet, et se oroisent en dedans de cet 
orifice. Ces deux muscles sont recouyerts par k 
membrane interne, qui est épaisse et plissée. régu- 
lièrement en travers, de sorte qu'ils ont l'air, dam 
quelques espèce , de deux cylindres joliment caH-> 
nelés en travers. La même membrane est très- 
mince dans l'intervalle des deux rebords ; elfe a 
quelques j^s longitudinaux , et tapisse une couche 
de fibre^ musculaires qui vont d'un rebord à l'aulre. 
!l|^ se contractant, le muscle du rebord rapprodw 
le bord postérieur del'orificedu/^£^i//^/dubor4iirté- 
rieur , empêche par-là que la pelotte du jboonel, 
qui doit revenir par le canal dans ToBsophage , ne 
s'engouffre par cet orifice dans le tiroîsième eûcy- 
maë; en même temps il se gonfle et rçnd plus 
saiïlans les côtés du canal , ce qui arrête le passage 
de cette même pelotte dans la panse. Le mito» 
canal conduit la pelotte remâchée directement dam 
ïe feuillet. 

Telle est la structure des estomacs du bœuf; 
eÙè est très-peu différente dans ceux des aufrw 
rumifians à corners» Dans le cerf, la panse présente 
à l'extérieur trois convexités , qui répondent k au- 
tant de poches; il n'y en a que deux dans le bcBW' 
Ses papilles, celles des autres estemacs, les dot- 
ons du bonnet «ont moins élevées , les repli» i^ 
la caillette sont plus étroits et moins nombreux* W 



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Art, IV. Estomac deê mammif. 897 

même différence se remarque, pour Pélévaficmdea 
papilles , entre le bœuf et le mouton. 

TkLDA V antilope corine, la panse n'a que deux 
bosselures* LeB replis et les papilles sont d'ail- 
leurs plus petits que d^is les autres ruminans à 
cornes. 

Dans tous ces animaux , la proportion des esto- 
macs Tarie ayec l'âge. C'est la caillette qui est le 
plus grand des quatre , dans les petits de ces ani- 
maux , qui ne se nourrissent encore que de hit» 
On la trouve ordinairement remplie , à cet âge ^ 
de lait caillé , tandis qu'il n'y en a que très-peu dans 
les antres estomacs. 

Dans le dromadaire , le chameau , le lama , 
on retrouve les quatre estomacs des ruminans à 
cornes y mais avec une structure différente. ' 

lia panse , dans un petit lama , mort en venant 
au monde , étoit^e forme irrégulièrement globu- 
leuse f sa capacité excédoit à elle seule celle des 
trois autres estomacs , pris ensemble , et son dia» 
mètre avoit à peu près huit centim^ètres de lon- 
gueur. Elle avoit deux poches en dessous j-Pune 
^ui s^étendoit en arrière depuis le bonnet le long 
de la circonférence postérieure ^ jusqu^au côté gau- 
che, avoit seize rangs, composés chacun de douze 
paires envinm de cellules cubiques , sensibles à 
l'extérieur par un plus petit nombre de bosselures ; 
l'autre placée en avant, moins étendue, maisplc^ 
profonde que la première , avoit quinze rangées ^ 
•Qiaposéet chacune de. cinq cellules semblaUeë». 



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59^ XX* LlsçoN, ^Estomac. 

^Btr0 cette podie et Ip cardia on en yoyoU 
troisième beaucoup plus petite ^ ayajit dçsplis 
aur&cp interne, maifi point de cellules. Toute 
^ur£^e , danç Je r/este de la panse ^ avoit deç 
nssez irréguliers ^ dont la plupart cependant étoii 
dirigés d'ayant en arrière. 

X^ 6o7Zi?^i placé au'côté droit et ep ayant 
paQ«e s entre elle et le feuiilet , de forme oyaIô| 
de yiQgt-«iept millimètres^ large de vingt mi! 
ayoit aqi cavité partagée en travers , par huit 
principaux de cellules .9 .divisés en cdlule» 
petites , et se terminant chacun en • une 
cannelée en travers y qui se prolonge et A 
dans la panse. La gouttière ^ décrite dans le^ 
^uminans , éb^^t marquée ici par un large pbi 
commençoit au cardia ^ régnoit le long de la 
fmtéri/Bure de }a, panse , qui est a droite de cet 
fic0 y et suivoit le bprd antérieur d^. bonnet y. 
daps le feuillet. 

Ce troisième estomac ^ alongé en boyau 9 a 
à peu près i^epi centimètres de Jong^ sur ^eaXj 
Iwge* 3a surface interne présentoit 4e« p^I^' 
4u4ini(ui( réunis par d'autres plis transversaux 9 
diffuajTQÎssQiept yer» la fin. 
. l^ G€HHett^ 9U le qui^trième estomac n'en 
Hépwé pa^ auciAn étranglement. Pl,u^ large ^ ^< 
jf09g %W |e juillet 9 il étpit dirigé dai^ un 
PPPOffé» ye^tT^di^re^ dVvaii^ ex^ arrière « et rej 
cp dw94-€^c^ % iffirface paroisf^pit veloutée 
Wisiams^ 9n,m^P «^elqW» cisconyplutjoç*' 



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Art. JV. EHomac dés matnmif. ^99 

^lièrei et quelques {^ kmgitAdinaux du côté di| 
fxylore. Cet orifice, de figure semi-lonaire, éloii 
fermé par une valvule singulière , formant ua 
bcîurrelet glanduleux trés^^saiUaiit , qui s'ap[dique 
laxacbement dessus. 

On doit remarquer datis ceMe description , qu6 Id 
volume de la panse relativement à la <^Ue<te , étoit 
«usiù grand que dans les autres rumkialis adultes f 
œ qpin'est pas dans oei;x-><âioraqu'ilâ se nourrissent 
racore de lait, ^le ae rapporte beaucoup à celle* 
^fise Perrault a publiée des estxmiacs du chameau ^ 
et dans laquelle il ne décrit pas, comme on l'a 
itàt depuis, souale nom purticulier de réservoir^ 
ou de cinquième estomac, une des poches de la 
patise. 

^Ijern^ s&IipidBs 01^ un estomac simple, où l'on 
liÉMuve la forme ordinaire. L'œsophage s'insère 
tré&-oi)Siqqement près du milieu de scm arc anté* 
n&o^ qui est très-courfaé , de aorte que les deux 
ctils-detsac sont à peu près égaux. La membrane 
interne du gauche est lisse, comme dans l'œso* 
phage , tandis qu'elle paroît veloutée dans le reste 
4âe i^estomac. La ligne qui semble séparer ces deux 
ybrtîons est marquée d'un pli dentelé* La uiemi> 
Ivane n\usooleuse a ptusieurs couches de fibres 
dirigëe^ en dil^érens sais ; il y en a qui scmt diSf- 
fosées en bandes qvà se portent d^ Fœsopjiage , 
en traversant dbliquement le cardia, à la grande 
eeurbnre de Festomac^ et Gontribt|enl sans doute 
à iefaer oelni»ci , iori des centraokicma de c0 w« 



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4oo XX® LfiçoK. Eétomae% 

gane , et à rendre le vomissement impossible ; effet 
qui est enc^t>re empêché par l'insertion oblique de 
l'œsophage. 

Les mammifèteê amfMhleB nous Fournissent des 
exemples d'estomacs simples et d'estemaià dmibles» 
Celui des phoques n'a qu'un seul culrde-sac , et 
te rapproche en cela de celui de la plupart des 
poiMons. U est alcmgé d'avant en arrière , et se 
recourbe ensuite en avant y puis se rétrécîl .pour 
* 8e termina au pylcwre. La portion recourbée est 
trés*couite eh comparaison de l'aigre. Le coud» 
qu'elles font en arrière forme'^ùhe sorte de cul-de*' 
Mc commun à toutes deur. La membrane hdenie 
est épaisse et veloutée ; elle semble composée de 
fibres placées verticalement sur la seconde : celle- 
ci est blanchâtre et^ êê consistence fiencfiiEieuse. La 
nmsculeuae e^t épaisse dans léa enviràns du^ cardia 
et du cul-de-sac, et dans la seconde poitmi de 
l'estomac. La nierabrîme inttone est moins épaisse 
qu'ailleurs ; dans le cuUde-sac , il y a e^atre elle 
et la me^ibrane celluleuse une coudié ^andu« 
leuse. 

L'estomac du rnorse ressemble beaucoup à cdUi 
des phoques ; mai» celui du lamantin de la 
Guyane ( irichevus manatus jaustralis y L. ) M 
différé esi^entiellément .Il en a proprement deux^ 
l'un globuleux qui reçoit Feesophage dans le miliea 
de sofi bord antérieur; l^etutre plus petit, idongéi 
qui tient à la partie antérieure et droite du pre- 
mier, et se replie sur lui d'ayant en arnése; son 

canal 



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Art. rV. Estomac dês mammif. 4oi 
canal se recourbe en bas et se rétrécit pour former 
le pylore : la membrane interne est légèrement 
veloutée et ridée transversalement. H communique 
à son origine dans denx petits ai^)endices ^ dont Tnit 
fc$t supérieur et l'autre inférieur. Il y a nnfroisièraé 
petit cul-de-sac semblable situé k gauche du grand 
estomac , qui s'ouvre également dans sa cavité ^ par 
un très-petit orifice trop étroit pour laisser passer 
les alimens dans cette espèce de cul^de-sac , d'ailleurs 
trop petit lui-même pour les recevoir, mais assez 
large pour donner issue à l'humeur ^ue séparent pro- 
bablement las parois de Fappendice. La membrane 
interne du grand estomac est veloutée , et il a sa 
cavité divisée en deux , dans la partie antérieure , 
par un pli qui est â droite du cardia. ^ 

On n'a point trouvé daqs le lamantin du nord 
( i,richecu8 manatus 9 B. > borealis ) d'èstômac 
compliqué. C'est un vaste sac i parois ^épaisses de 
six millimètres, à membrane interne , blanchâtre^, 
lisse, sans rides. ni villiisités. Entre ^s tuniques 
celluleuse et neireuse étoît , non lofti de Fœso- 
phage , une glande ovale de la grandeur d'une 
tête humaine , dont l'humeur semblable au suc 
pancréatique pour la consistance et la conlelir blan* 
châtre , couloit abondamment dans l'èstomae par 
une foule de pores percés dans la tunique intéitife. 
Ne pourroit-on pas comparer cette glande aux ap- 
pendices de l'espèce précédente? 

L'estomac des cétacés offre de nouveau une 
aussi grande complication que celui des ^minaiiS£ 
3 , 1, - . ' , Ce 



IIBMOTECA 
! MITMSITAXU 

M A r- ^' ' '' 



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4q3 ^ XX* Leçon. Estomac. 
Il est quadruple dana le dauphin et le marsoin , 
connue dans, ces animaux ,. arTec cette différence 
que les quatre eston^acs sont placés à la suite 
l'un de Tautre. L'œsophage ^ qui est dHin grand 
diamètre^ s'ouvre, dans le premier, par un très- 
grand orifice* Cet estomac est de forme oyale , 
et le plus étendu des quatre j son second orifice 
est très^près d^ cardia. Sa cavité a d'épaisses cir- 
convolutions dans toute son étendue , et des crêtes 
élevées autoiur de son second orifice y qui doivent 
en^pécher le çetoùr des alimens du second au pre- 
mier estomac. Le deuxième çstomac est aussi 
ovale, et un peu moins grand que le premier. 
Sa sortie est opposée à son entrée j on y voit in- 
térieur ementdes cannelures longitudinales» épaisses 
et arrondies, réunies par des cannelures transver-* 
sales- plus ' petites , qui s'entrelacent comme les 
.do^^ de deux mains jointe^. Entre le premier et 
le seçcmd estomac , comme, entre celui-ci et le troi- 
sième, il y a un canal court ^ qui forme un pas- 
^•1^ étroit de l'un dans l'autre. 1^ membrane 
, iaternç du premier estons se continue dans le 
premier de ces conduits , comme celle du second 
^ se prdkmge dans le dernier. Les étranglemens qui 
, sont à l'enjtrée et à la. sortie de chacun d'eux pour- 
jnDÎent , à la rigueur , \es faire considérer comme 
autant d^estomacs , si leur peu de capacité n'em- 
pêchoit le séjour ^es alimens. Le troisième estomac 
r: est alongé en boyau ^ et courbé en forme d' os ; ses 
^ f^JTois sont beaucoup plus minces que celles àss 



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Art. rV. Estomac des mammij. 4o3 

deux précédens. Leiir'surface iutern(^estUs;»ej mpllo 
et sans rides. Sa sortie,, dans le quatrième^ qui^est. 
opposée à son enlréç, est rétrécie par un bourrelet, 
formé par les trois jTiembranes. Lequatriéme^esto- 
niac est aussi le . moindre pour la capacité ; il est 
court et petit, et sa structure paroît absolument 
la même que celle du troisième* Son. second ori- 
fice est marqué par un rétrécissement sans bourre- 
let ni repli valvulaire. 

Les membranes de ces quatre estomacs offrent des 
différences remarquables. Celles du premier sont 
les mêmes que dans l'œsophage. Dans l'un «.t dans 
Pautre il y a une. couche de vaisseaux sanguins 
extrêmement nombreux à l'intérieur de la cellu- 
laire. Celle-ci est très -épaisse et forme avec la 
suivante les circonvolutions que l'on voit dans cet 
estomac. L'interne , ou muqueuse , est beaucoup plus 
mince , consistante et recouverte d'unépidéroie très* 
marqué. La cellulaire est au contraire très-peu sen» 
sible dans les trois autres estomacs. Les circoi^voluf- 
tions du deuxième ne pafoissent formées que par la 
membrane interne. Celle*cî est composée en grande 
partie de fibreçs perpendiculaires aux deux surfaces,, 
très-rserrées les unes près des autres , qui sont peut- 
être de nature glanduleuse. Ces fibres sont placées 
entre deux feuillets membraneux extrêmement 
inincesj elles semblent exister 
mçmbrane interne du qûatrièn 
d'ailleurs sans rides ni circonvol 
quatre fois moins épaisse que cell 



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4o4 XX* Leçon. Estomac. 

dans celle du troisième on nt^Jiistingue rien de sem- 
blable. Cette membrane y est mince, molle et in- 
timement unie à la cellulaire par sa face externe. 
La musculeuse très-épaisse dans le premier , moins 
dans le second , est assez mince dans les deux 
autres, comme le reste de leurs parois. La directioD 
de ses fibres varie dans ces quatre estomacs. 

ARTICLE IV. 

De Vûesophage et de Veatomac des oiseaux. 

Les alimens que prennent les oiseaux passent 
successivement , avant de parvenir dans le com- 
mencement du canal intestinal , par trois poches 
différentes , dont les deux premières sont de 
simples dilatations de l'œsophage , et la dernière 
forme l'estomac proprement dit , ou le gésier. 

Ije Jabot, ou la première de ces poches, s^aper- 
Çoit très- bien au-dehors , au bas du cou , lors- 
qu'elle est distendue par la nourriture. Elle est 
sur-tout remarquable dans les granivores , chez 
lesquels elle est renflée en vessie globuleuse. Les 
alimens y séjournent avant de passer plus loin* 
L'œsophage se resserre au-dessous de cette poche, 
et forme ensuite ^ à quelque distance du gésier , 
une seconde dilatation , ordinairement moindre 
que la première , qui est remarquable par les 
glandes considérables contenues dans l'épaisseur 
de «es parcx^ ; c'est le ventricule aucceniurié, oa 



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Art. V. Mitomac des oUeaux. A^ 

le jabot glanduleux* Enfîa il 7 a un deinier 
étranglement très^oourt entre le gésier et la se- 
conde poche. Celle-ci est située , avec fe gésier ^ 
dans la cavité abdominale. 

L'œsophage et %e^ dilatations ont deux mem« 
branea très-distinctes : une externe • muscùlëusèr, 
composée en grande partie de fibres circu}airei^) 
et en moindre partie de fibres longitudinales^ ^ûi 
(onnent une couche plus mince sous /célle-d. Il 
y a seulement i l'extrémité postérieur^ de ce canal 
une troisième couche de fibres dirigées dans te 
même ,sens ^ qui vont & l'extérieur des deux 
autres du ventricule succenturié au césier. L'autre ' 
membrane est recouverte par la première y et 
tapisse l'intérieur àe ce canaL Elle est analogue ^ 
pour sa structure ^ à la mem|)rane correspondante 
que nous avons décrite dans les mammifères. 
Bans les endroits où l'œsophage n'est pas di« 
laté y elle présente des plis lopgitudinaux. Ces plû» 
s'efiacent dans le jabot. Sa surface interne est 
constamment enduite de mucosités qui s'échappent 
par une foule de petites ouvertures très-visiblçs 
à l'œil ntu Ce sont les orifices des nombreux 
follicules qui tapissent sa surface externe. Les yais« 
seaux sanguins qui viennent à l'œsophage , for-' 
nient , entre les deux membranes , un réseau très- 
remarquable; il y a de plus une couche de tissu 
cellulaire qui unit toutes ces parties , et forme 
^avec ce réseau , ce qu'on appelle , dans les man^« 
mifères ^ la membrane vasculaire ^ mais qui wT 

Ce S 



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«)6 *XX* Leçon. Estomac. 

de membratae dans les 
îUcoup d'espèces de la 
are ,du jàboi îî'est pas 
îous venons d'indiquer 
lï , seulement ses parois 
es;, mais celle du ven* 
pcore des pai^ticularités 
È ehyeloppê, comme le 
tnbrane qui lui yient du 
second lieu,' entre ses 
rhe une couche dé petits 
eux , perpendiculaires à 
rs lés autres comme des 
pîeur est arrondi , fait 
è^tricule , et est percé 
5 qui' s'ouvre dans cette 
eaux sanguins que nous 
^;vons vu former un réseau dans la partie de 
l'œsophage , qui est 9U-de35U3 du ventricule suc- 
centurie, s'entrelacent avec ces glandes, et pé- 
nètrent dans leurs intervalles. La membrane in- 

recouvre léiir extrémité 

îgulîéremént bosselée , et 

qu'iî y a de glandes ; on 

it aucun pli ni ride. 

c proprement dit, est ir- 

obuleox , et un peu com« 

sophage s'insère à droite 

e\ au-dessus sur son bord antérieur, et le pylore 

8*ouvre du même éôlé^ très-près du carttîa, mai^ 



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Art. V. Estomac des oiseaux. 407 

au dessous et flùs en arrière. La membrane ex- 
terne du gésier vient du péritoine. La seconde est 
•formée proprement de deux musclés plus ou moins 
épais , dont les fibres vont rayonner autour de deux 
tendons arrondis et applatis qui s^ôbservent aux 
surfaces latérales de cet estomac. Us recouvrent 
la troiéième membrane , qui est composée d^in 
tissu cellulaire très-serré , et filamenteux à la sur- 
face interne. On voit à cette surface les ramifi- 
cations nombreuses des vaisseaux sanguins; elle 
oflOre ordinairement quelques plis ou rides îrré- 
gulièresy qui s'impriment sur la dernière mem- 
brane. Celle-ci a été décrite par quelques zooto- 
tniites y conmtie la quatrième membrane du gésier : 
mais ce n'est réellement qu'une sorte d^épiderme, 
ordtnaii*ement très-dur et très-épais, et qui semble, 
è cause de cela , ne pas se continuer avec celui 
de Fœsophage. On n'y découvre aucune organi- 
sation , et il ne ' paroît formé que d'une gelée 
durcie comme de la corne qui a trànssudé de la 
membrane interne. Le pylore n'a point de val- 
vule , il est resserré par des fibres circulaires 
qui viennent du muscle droit ou iîiferieur. 

La description précédente convient à la plupart 
des oiseaux : maïs outre cette conformation' gé- 
nérale , le jabot , le ventricule succenturié et le 
gésier , ofirent des différences qu'il est important 
de faire connoîlre. 

C'est particulièrement dans les granivores que 
l'œsophage présente la première dilatation , ou le 

Ce 4 



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4q8 XX* Jjxçojg. Estomac, v 

jabai membraneux ; il manque cependant ilaiu 
Vautruche. On le trouve dans les oiseaux de proie 
diurnes et nocturnes^ La plupart des piscivores i^ 
ceux de Tordre des échassiers en pcuiiculier, en 
sont privés. Lorsque ce jabot manque^ le yeor 
tricule succenturié est beaucoup plus grand i{M 
lorsque le premier existe , et supplée à son défaut. 
Alors il est beaucoup moins glanduleux } les glandes, 
au lieu d'être serrées les unes prés des autres y 
semblent dispersées dans Tépaisseur de ^es parois y 
comme si ce^ parois se fussent fondues avec celles 
du jabot membraneux. . 

Dans ce dernier cas. le ventricule succenturié 
est toujours plus grand qu^ le gésier , tandis qp'il 
est plus pçtit toutes les, {bÎ!^, qu'il est purement 
glanduleux et distinct .du. jabot membraneux* 

Ce ventricule est 4^^ fois aussi grand que le gé- 
sier y dans \es pics ; quatre à cinq fois aussi gran4 
dans V autruche j six fois aussi grand dans les 
pétrels; de même diamètre quejie gésier, mais 
bien quatre foia aussi long, dans les pingoi^s. La 
membrane interne de ce ventricule ne présente 
pas dans tous le même aspect. Elle ^,.dans ces 
derniers oiseaux , de larges plijs^ longitudinaux qui 
de l'œsophage vont au gésier. 

Dans le cygne , les mammelons que présente la 
surface interne de ce ventricule , sont entourés de 
lames perpendiculaires , qui vont en serpentant.de 
Tun à Pautre , et offrent un très - beau coup- 
d'oeil. 



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Aat. y» Matomac des oiseaux. 4o^ 

ïkaish, cigogne j cette surface est fendillée ejt 
comme yeloutée ; dans les courlis , elle offre co 
dernier aspect.. 

Dans V autruche, le ventricule snccenturié sem* 
Me divisé en 46ux par nna échancrure peu pro« 
fonde. La. partie qui est en avant , plus petite 
que l'autre ^ de forçie pyramidale , renferme 1^ 
plupart des glandes , dausTépaîsseur de ses parois^ 
qui sont fort grandes , peu nombreuses , plus ap^- 
platies qu'à l'ordinaire^ et situées particulièrement 
du côté inférieur, La portion qui est entre l'échan- 
crure et le gésier est beaucoup plus grande , do 
forme globuleuse^ et n'a que très-peu de glandes. 

Le géeier présente à peu prés la même forma 
dans tousJe^ oiseaux; mais sa grandeur relative ^ 
sa capacité et l'épaisseur de ses parois varient , 
quoiqu'elles soient toujours composées des mêmes 
parties. Cette 4^raiière différence vient principa* 
lement de celle ^ui existe dans l'épaisseur des deux 
muscles. 

Ce sont les oiseaux de proie diurnes^ don|; 
l'estomAC a les parois à peu près les plus minces^ 
Les deux muscles ont très-peu d'épaisseur, leurs 
faisceaux forment à l'extérieur des cannelures qui^ 
convergent vers lestendoilis. C«s espèces de colonnes 
charnues, qui vont d'un tendon à l'autre , sont en- 
core plus marquées dans les oiseaux de proie noc:- 
tur^es^ et les muscles de leur gésier paroissentun 
peu plus épais que dans les précédens. 

Dans le héron ^ les musdes du gésier sont exlré- 



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f . 



'4io ' XX® LEçofK. Estomac. 

inement minces. Cet estomac ne forme d'ailleurs, 
'avec lé ventricule succentnrié , qu'un seul sac d'oi^e 
grande capacité ; de sorte que cet oiseau semble 
au prertiier coup-d'œil manquer de gésier et n'avoir 
qu'un estomac membraneux. Cet estomac s'ouvre 
dans un petit appendice globuleux dont la cavilé i 
tîeux imminences longitudinales dures et dentelées^ 
entre le'squelleis doivent passer les alîmens pour ar- 
river au pylore. Cet àpjièndice se retrouve dans plu- 
sieurs palmipèdes ,ieh que Vds pingoins^ les plork 
geons , qui ont au reste un gésier bien distinct , et 
dans lesquels sa cavité n'a point* ces émînences. 

L'épaisseur des deux muscles est sur-tout re- 
marquable dans lesgranwores. Lorsque l'on coope 
l'estomac de ces oiseaux par un plan parallèle 
aux deux tendons , la partie charnue de ces mus- 
cles présente la figure d'une massue courbée en 
arc , dont la concavité répond aux parois inté- 
rieures de l'estomac, et dont le gros bout de celui 
qui est antérieur ou inférieur, touche au pylore, 
tandis que le petit bout de l'autre muscle est placé 
également en avant, mais autour du cardia. 

Dans le cygne ^ les deux muscles forment an 
moins les quatre cinquièmes du volume de l'eslo- 
mac. Les deux tendons sont comme séparés dn 
gésier, et traversent comme un pont le milieu de ses 
surfaces latérales. Les parois propres de l'estomacdé- 
bordent ces tendcms en avant et en arrière. Cette 
grande épaisseur des muscles du gésier n'est pa^ 
générale dans tous lespalmipèâesi ils sont peu épais> 



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Art." VI. Estomac des oiseaux. 4ii 

par exemple, dans les pétrels. Et. parmi les gra-; 
Tiiporesy le casoar ne les a pas très^fortsj ils le 
sont un peu plus dans Vaiétruche. L'épiderme offre 
dans celle-ci une structure trés-remarquable ; il ne 
semble composé que de' petites aiguilles cylindri- ' 
ques , pressées les unes vers les autres , et perpen- 
diculaires aux parois de l'estomac : elles se sépa- 
rent très-facilement Tune de l'autre^ et se détachent 
de ces parois avec la même facilité. 

Ce même épiderme varie aussi en épaisseur ; il 
est un peu moins épais dans la famille des oiseaux 
de proie diurnes ; il l'est déjà plus dans celle dea 
oiseaux de proie nocturnes , mais il présente tou* 
jours cette apparence cornée et inorganique dont 
nous avons déjà parlé, * ^ 

A R t I C L E VI. 

De ,1^ œsophage et de V estomac des reptiles. 

L'dsôFHAGÈ des reptiles ne présente pas ces 
dilatations que nous venons d'observer dans les 
oiseaux ; il conserve à peu près le même diamètre 
dans toute son étendue, ou^ s'il en change^ c^eA 
insensiblement et non d'une manière subite. Mais 
ce diamètre est ordinairement Ibeaucoup plus grand, 
relativement à l'estomac , que dans les deux classes 
précédentes. Il est même plus dilaté que ce der* 
nier dans l'ordre des ophidiens , dans certaines cir- 
constances j lorsque celui-ci, par exemple , n'est 



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4i9 XX^ I^çoK.* Estomac. 

pas renflé par les aliipens , ce qai vient de ce qae 
ses parois reviennent bien plutôt sur elles-mêmes, 
que celles de l'œsophage ; ses membranes loot 
d^ailleurs lei| mêmes , et lorsqu'il augmente insen- 
siblement de volume jusqu'à l'estomac ^ ildeTiedt 
souvent très-dîfEcile d'assigner les limites de Fan 
et de l'autre , et conséquemment la situation da 
cardia^ L'estomac est presque généralement sau 
cul-de-sac, de forme ovale et très-alongée : ses 
parois sont ordinairement minces et transparentes. 
La membrane musculeuse est alors très-peu sen- 
sible, du moins dans une partie de son étendue , 
et la celluleuse est confondue avec la muqueuse oa 
l'interne, de manière qu'on ne peut plus lare- 
connoître. Le pylore est ordinairement sans yal 
vule; il est marqué par un simple rétrécîsiiémeDfi 
par la plus grande épaisseur des parois de Testo- 
mac , et par la différence de structure des mem- 
branes de l'intestin. 

Dans les chéloniena , la surface interne de 
l'œsophage est hérissée quelquefois (dans les W- 
tues de mer) de longues jpapilles dures. et co- 
niques , dont la pointe dirigée en arrière em- 
pêche , sans doute , le retour vers l'arrière- 
bouche , des substances alimentaires que l'aiiimal 
avale. L'estomac va en se rétrécissant depuis 
le cardia jusqu'au pylore ; il est recourbé ^ 
lui- même , et la portion ,qui est au-delà de » 
courbure a des parois plus épaisses que le rcst«j 
par la plus grande épaisseur de la membrane ©o^ 



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Art. VI. Estomac des reptiles. 4i5 

caleuse. L'interne â des plis longitudinaux dans 
cette partie ; elle en a peu dans Fautre. La place 
du cardia est bien marquée et l'œsophage est bifen 
distinct de Testoinac , par la dilatation que forme 
brusquehient le dernier ; le pylore n'a point de 
valrule. 

Parmi le§ sauriens, le crocodile a un estomac 
d'une forme particulière ; il est très - distinct de 
l'œsophage par sa figure globuleuse. Très près de 
l'insertion dé ce canal, il s'en sépare en dessous , un 
petit cul- de-sac, qui s'ouvre dans l'intestin par 
un très-petit orifice , et dont la cavité est séparée 
de la grande par une sorte de détroit* Cette der- 
nière est conséquemment qn grand culrde-sac, dont 
les parois sont très-épaisses. La membrane interne 
y iforme de larges rides qui vont en serpentant ^ 
comme les circonvolutions du c*erveau. Lacelluleuse,' 
qui n'est pas bien distincte dans l'œsophage ^ le 
devient dans l'estomac. La musculeuse égale près- 
qu'en épaisseur les deux précédentes : elles sont 
toutes trois moins épaisses dans le petit cul-de-sàc^^ 

Dans les autres sauriens ^ il n'y a point de cul- 
de sac. L'estomac de Yiguane a une figure ovale 
et très • alongée , sans courbure ; l'œsophage se 
dilate insensiblement pour le former. On ^ne peut 
assigner la place du cardia que par la cessation 
des plis longitudinaux de la membrane interne qui 
ftppartient à ce caiial. L'estomac se rétrécit tout k 
coup avant .d« se terminer au pylore , et se recourbé 
uà peu. Ses ^ai^ois s'épaississent et deviennent 



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4i4 XX* IjEçov[. Estomac. 

opaques à quelques lignes de cet orifice , par Ji| 
plus grande consistance de la membrane mpi^ 
leuse y dont les fibres transversales sont trè 
quées à cet endroit. L'interne ne forme aucoB 
.ni vide. Il n^ & pets de valvule au pylore , 
Torifice est d'ailleurs très-petit. 

Dans le iupinambia sauvegarde y Vi 
forme un long boyau courbé en un cerdeâ 
près complet. 

Dans le scinque schnéidérien ^ onremar^t 
même forme alongée j les mêmes parois 
rentes^ la même difficulté de les distinguer dtf Fi 
sophage, si ce n'est par les plis longitudinauxè 
membrane interne de ce canal et l'épaisseur 
membrane musculeuseu Mais la partie posté 
de l'estomac se rétrécit tout d'un coup^ et se 
courbe à droite pour s'alonger encore avant 
se terminer* Cette dernière portion a des pan 
plus épaisses et opaques » sa membrane ioten 
présente des plis longitudinaux. i 

Dans le caméléon l'estomac^ conimence par f 
petit renflement^ puis il prend une forme cyM 
drique et alongée , et se recourbe sur lui-mém^ 
il se rétrécît beaucoup ayant de se terminer,? 
forme comme un petit boyau , dont la membm 
interne a àes plis longitudinaux. La rnsscoleoi 
est jplus épaisse en-deçà du rétrécissement ^ 
par-tout ailleurs. Elle forme un bourrelet ai 
é\x pylore. 

Dans le c/ra^on l'estomac a la fopne d'i 



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Art. VI. Eéîomac t/fe* reptiles. 4i5 

re dont le gros bout répondroit aa cardia.; il 
point de , çpui^bure ; , ses parois jBont transpa^ 
Les; elles deviennent plus épmsses et opaques 
8 du pylore, et ce n'est que par ces caractères 
elles se distinguent du commencement du canal 
^stinal j dont les parois sont minces et trans- 
rentes. 

Dans le gecko Festomac a aussi la figure d'une 
jre ; l'œsophage ne s'insère pas au milieu de sa 
je, mais à côté , et forme une courbure avant 
se terminer. Il est étroit , à parois épaisses , sa 
^inbrane musculeuse est forte , l'interne a de 
eges plis longitudinaux. Les parois de l'estomac 
Dt plus épaisses à ses extrémités 5 celle qui 
«utit au pylore est un peu recourbée. La mem-: 
Aile interne et lisse et sans plis. 
Bans les ophidiens l'estomac a simplement la 
rme d'un boyau un peu plus largp que le rçste 
1 canal y et sans courbure. I^orsque ses pai;ois 
»nt contractées , la membi'ane interne forme des 
^longitudinaux qui ne s'observent pas toujours 
iHs l'œsophage j elles sont plus, épaisses que celles 
ft ce canal. 

Dans les grenouilles , les crapauds et les rai-- 
^ttes , il a à peu près la forme de l'estomac des 
^éloniens. D'abord assez dilaté , en comparaison 
ô l'œsophage , il se rétrécit petit à petit ,, puis 
(( recourbe et ne forme plus qu'un boyau étroit, 
[parois plus épaisses que le reste, qui aboutit 
p pylore, 



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4ifi XX* Leçow. Estomac. 

Dans les nalamandrts il n'est un peu courbé 
que tré6-prè$ de son extrémité postérieure. Sa 
figure est très alongée et peu renflée ^ ses paroif 
sont épaisses ; la membrane interne a une surface 
inégale , et forme de petites rides. Il y a un pli 
près du pylore, à Fendroît de la courbure. 

ARTICLE VIL 

De r œsophage et de V estomac des poissons. 

Dans la plupart des poissons Toesopliage a te 
même diamètre? que la partie de Testomac arec 
laquelle il se continue, et souvent la mêmesiruc- 
ture , de sorte qu'il est très - diflBcile d'awigner 
les limites de l'un et de l'autre. Nous serons donc 
obligés de confondre leur histoire dans les détails 
que nous allons donner. 

Ce grand diamètre âtx canal qui conduit à l'es* 
tomac, dans les poissons, deyenoit nécessaire, 
d'après leur manière d^ayaler leur proie. : ib 1'^' 
gouffrent rapidement de la bouche dans l'estomac 
Souvent celui-ci ne peut la contenir toute entière, 
et, pendant que la partie qu'il renferme y auM 
la première digestion , l'autre partie reste dam 
l'œsophage, où elle n'éprouve presque aucui»j 
altération. D'ailleurs la première partie du can 
alimentaire , qui répond à l'œsophage , est preaqû 
toujours très-courte, à cause du peu de 
qui se trouve entre rarrîère-bouche et la cayil 
abdominale. 



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Art. VII. Estomac dès poissons* 417 

' n n*y a peut-être pas de clause où Festomac pré- 
sente autant de différences dans sa forme et dans 
m structure; Dans plusdeurà poissons il est très- 
^ftcile de le distinguer du resté du canal aKmen- 
taire^ dont il ne di^re pas pour It diamètre. Sa mem- 
brane interne ^ et là musculeuse , offrent seulement 
quelques différemces , qui n'existent pas même sen- 
siblement dans certains poissons. Les variétés de 
forme se trouvent quelquefois dans les e^èces du- 
même genre. 

'La' figure qu'il présente le plus soutent peut 
être assess justement comparée à celle d'un diapi-î 
teaa d'alambic, qui seroit renversé , et un peu 
alongé« Le bec répondroit à la portion rétréde , 
qui aboutit au pylore , le £bnd, au cul-de-^ac 
iffîique que forme Testomac/ et Fouverture supé- 
rieure à l'œsophage; mais sa forme ne peut pas 
toujours être ainsi comparée. Au reste , quelle qu'elle 
soit, l'estomac des poissons n'a jamais plus d'un 
cul-de*sac, dont la profondeur varie, suivant que' 
la partie qui répond au pylore est plus ou moins 
éloignpe du fond. Lorsque les limites de l'œso-* 
phage et de l'estomac ne peuvent être assignées^ 
la place du cardia ne peut pas l'être davairtàge* 
Pour oe qui est de la structure, la membrane 
etUuleuse est souvent confondue avec l'interne , 
I eomme dans les reptiles. L'épaisseur, la cousis- 
I tance, /les replis et les rides de celle*ci Varient 
1'^ beaucoup; l'épaisseur de la mu^uleuse est aussi 
! trèa-'variable ; quelquefois elle n'est sensible que 



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4i8 XX* liEçoN. Estomac. 

dans les environs du oardi^ et du pylore |, d'autres 
fois elle a plusisura millimètres d'épaisseur dam 
toule retendue des parois de reçtomac. Entre elle 
et la précédente on obserye quelquefois une couche 
glanduleuse de cryptes muquejix y qui est plus 
ou moins épaisse. Enfin il y a des cas, comme 
nous l'avons déjà dit, où l'estomac ne peut plus. 
être distingué du reste du canal, ni par la strao- 
ture des |iarois, ni par leur dilatation. 

Parmi les chondroptérygièns, les raies et les 
squales ont le canal alimentaire , et l'estomac en 
particulier, parfaitement semblable pour l'essentiel j 
seulement il est un peu plus alongé dans ceuxrd 
Sa figure est dans sa premièi^e portion.; car on 
peut en distinguer deux , celle d'un ovale al<»igé; 
elle est beaucoup plus longue et plus large que la 
seconde. L'estomac se coude en arrière , pour for- 
mer celle-ci, qui est plud étroite que l'autre, et a 
l'air . d'une sorte de boyau. Les deux portiom 
communiquent entre elles par une petite ouv^- 
ture, qui ne doit permettre le passage, dans le 
boyau stomacal, qu'aux alimens réduits en pâte. 
Les membranes ont la même apparence que dans 
Foe&ophage , qui est large et court , et dcmt l'esté- 
mac nç paroit être qu'un prolongement. L'interne 
est blanche, lisse, molle, et recouverte de muco- 
sités. Dans l'œsophage elle est plus sèche et a plus 
de consistance. ËU^ n^a que quelques plis longitu-* 
dinaux, peu marqués, dans le boyau stomacal, 
tandis qu'elle en forjçie de larges dans le sao qui 
le précède* 



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Art. VII. Estomac deê poissons. éig 

Les fibres de la musculeuse paroissent longitu». 
dinales^ pour la plupart; elles sont nombreuses 
dans les environs du pylore et à Forigine de l'es^ 
tomac, et peu marquées ailleurs. Ces fibres s'é* 
tendent en avant sur des parois de Tœsophage ; 
mais elles sont enveloppées , dans le commence- 
ment de ce canal , par une couche épaisse de Cbres 
circulaire», qui forment une sorte de sphincter 
plus ou m«ins large. Cela a lieu dans tous les 
poissons. Il y a un rebord circulaire y au pylore , 
qui fait saillie dans le canal intestinal. Cette des- 
cription faite sur Festoinac du squale roussette 
( sq. canicula ou catulus ) ne se rapfK>t^te pas 
tout^a-fait, pour l'épaisseur des membran/es, aux 
autres espèces. Ainsi dans le squale rochier 
[sq, stellaris) Testomac est beaucoup plus muscu- 
leax que dans plusieurs autres espèces. La mem« 
brane mu^culéuse est forte et épaisse dans toute 
l'étendue des deux portions; les fibres en scHit Ion? 
^tudinales. La membrane interne forme des replis 
lai^s et nombreux, dirigés en dîfférens siens. 
Entre ces deux membranes se trouve une coirçhe 
glanduleuse , grisâtre , épaisse de j^usieuirs milli- 
mètres , -qui n'est plus sensible dans la petite por- 
tion de Testomac. 

Bans le squale nez les plis de la membrane in* 
terne sont de ^ux sortes dans le sac stomacal ; 
Its uns parallèles et longitudinaux , les autres 
transverses et perpendiculaires aux premii^s. 

Dans le squale èoie la membrane interne forint 

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420 XX* Leços. Estomac. 

douze à quatorze grands plis parallèles etlong^a-*^ 
finaux, sillonnés en travers, qui n'existent^que 
dans le sac stomacal; la deuxième portion de Fes- 
tomac est fort rétrécie, et tout-à*fait lisse inté- 
rieurement. 

Dans les raies Festomac est plus large et plni 
court, et le coude, qu'il forme en arrière, est plus 
arrondi , et moins aigu. Sa structure est d^aillecirt 
la même. 

< Dans les lamproies le canal alimentaire va droit 
de la boucKe à l'anus, sans que Ton puisse distin- 
guer l'estomac, à moins qu^ l'on n'appelle ainsi une 
première portion d'un plus petit diamètre que le 
reste. Elle s'étend aussi Idn que le foie, et ce 
n'est qu'au-delà que le canal hépatique s'unit à 
l'intestin. 

On trouve dans l'estomac des branchiosièges 
de grandes différences poar la forme et la struo 
ture. <3elui de Veslurgeon est - sur-^tout singiilien 
lia membrane interne de Fœsophagè est blanche 
et hérissée de fortes crêtes; observée de préS) 
elle présente des mailles ou une sorte de réseau 
très-fin. Cette structure , et Ja présence des crêtes, 
dis&iguent Fœsophagè de l'estomac, qui n'est pas 
plus dilaté; il se prolonge, comme un simpte 
boyau ,• et se recourbe de manière à former un 
tour complet. Il se rétrécît, un peu en-deçà îdà 
pylore , puis grossit de nouveau jusqu'à cette ou- 
verture ^ de manière à présenter un renflement 
pyiiforme^ dont la base répond à çelle^« I^ 



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Art. YI|; Estomac des paissons. 43 x 

meml^r&iie muèculeuse.est mince j Fintemé parott 
lisse y sans pli ni rides, et npn Veliutée. A Fen-^' 
droit qui rëpond au renflement, elle à trois lon^ 
gués ridés^^en forme de pyramide, dont la basa 
touche au pylore j et présente un réseau fin ,' assez 
semblable à celui de l'œsophage. Le renflement 
est dû à un npisclè très- épais , dont les libres sont 
obliques de dehors en dedans. L'orifice pylorique 
est Ibrt étroit, et bordé d'un repli circulaire. 
^ Dans le pofyodon feuille l'estomac est très** 
amjde, et remplit une gttinde partie de la cayité 
abdominale. Il a une figure arrondie; l'œsophage 
et le canal intestinal/ qui en sont 1res* distincts, 
viennent y aboutir à drcote, très- près l'un de l'autre, 
le premier plus en arrière que le dernier. Sa ca-^ 
vite forme ainsi un grand cul-^de^sac ^ et n'est 
pas simplement une continuation du canal de 
l'œsophage, comme dans le précédent. Les parois 
de l'estomac sont lisses intérieurement , celles- de , 
l'œsophage ont trois fortes rides longitudinales , et 
quelques autres plus petites. Le pylore est fort 
étroit, et bordé d'une valvule circulaire. 

Dans le tuyau de plume ( syngnaius pelagi^ 
€ius) le canal alimentaire^ va droit dé la bouche à 
Fanus, en conservant presque par*toul le même 
diamètre. L'œsophage, confondu peu tr être avec 
Festcmiac , ferme une première parlion de ce 
canal ,' fadle à distinguer du resté par lès deux 
couches de fibres musculaires qui l'enveloppent; 
«es fibres, sont droilaires dans la coudbe externe^, 

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4m XX* Leçon. E4iomac. 

et lon^todindea ûanB Fmterne. La ' membrane 
inleme a de larges plis longitudklaux. Cette pre<« 
mière partie peut faire le septième ou le huitième 
de la longueur totale du canal alimentaire. Au« 
éelk il n'est plus possible de séparer ce canal en 
tme seconde partie , qui puisse être regardée oômme 
l^stomac. Nous le décnroxis plus en détail dans 
la leçon suivante. 

Dana les batistes le canal alimentaire présente 
une prennère section , parfaitement analogue à 
celle que lîious Tenons de décrire dans les sjrn- 
gnates. Ses parois soi^ opaques , épaisses. La mem- 
brane musculeuse est très-marqtiée ; Fintt^ne a 
des plis longitudinaux ramifiés. Cette première 
partie est séparée du reste par une valvule den- 
telée. Son diamètre est le même. 

Les coffrés (ùsiracion) ressemblent beaucoup, 
â cet égard ^ aux syngnaies et aux batistes. Dans 
le coffre pq,ralléiipipède (ostracion cubicus) il 
y a cependant quelques caractères qui indiquent 
restotnac; L^œsophage a de^ parois consistantes 
comme tendineuses, qui, avec un repli circulaire, 
le i£istinguent de l'estomac. Il étoit long de o,od 
dans l'individu que nous avons observé y et 
la partie qui suivait, et que nous prenons pour 
l'estomac , avoit o^od. Ses. parois, étoient minces, 
transparente»^ et plus dilatées que le reste du 
canal. Sa membrane interne étoit. lisse;, excepté 
;au cardia ,'f mi elle ibrjnoit . quelques plis ondulés. 
Au-delà^ de: cette portkvn le. c^al intestinal va en 



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Akt. Vn. Estomac dès poissona. 4^3 

se rétrécissant. Ses parois s'épaississent , deviemient 
opaques , et sa membrane inlenie est plissée et 
reloutée. * 

Dans le tettoiâon oblongy dès que Toesûphagé 
est parvenu dans la cavité abdommale, il se dilata 
considérablement pour fôtmer Testomac. Celui-ci 
est un sac 1rès-am|)le, globuleux, à parois asse« 
minces , flasques , sans fibres muscalaires appa^ 
rentes y sans rides intérieures , dont les deux ori- 
fices sont opposés^ Tun en arrière et l'autre en 
avant, et n'ont point de valvule. 

Dans la baudroye {lophius piscaioriiis) l'œso- 
phage est vaste et court. Sa membrane interne 
est blandie , tendineuse, peu ridée j la muscu* 
leuse a des fi^Dres circulaires très-nombreuses: 

L'estomac est un grand cul-de-sa<5 oblong, de la 
longueur, à- peu-près, de la cavité abdominale. 
Sa membrane interne, confondue avec la cellu- 
lose, est blanche^ molle, semblable à une pulpe 
très- épaisse, rougeàtré seulement à sa surface in- 
terne, et présentant à cette même surface un 
grand nombre de crêtes et de rides épaisses et 
irrégulîères. Les premières sont sur-tout très- 
marquées autour du cardia, où elles semblent 
former plusieurs masses glanduleuses, dont quel- 
ques-unes avancent dans l'œsophage. On y ré- 
marque aussi quelques petits orifices, des,cuk*de- 
sac également petits , qui sont dans l'épaisseur de 
"Celte hiembrane, dont la structure semble faite 
pour verser dans la cavité de l'estomac une trèsi- 

Dd 4 



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4^4 'XX^ tiEçoN. MstormCé 

gràitde quantité de sucs inuqueux« La membrame 
musculeuse est aussi très^épaisse dans toute son 
/étendue. Ses fibres sont longitudinales. L^ouYtsr- 
ture* du pylore est fort rétréde; elle est plai^ée 
au cplé droit de l'estomac , vers son quart supé- 
rieur, et entourée d'un rebord circulaire très- 
épais^ qui fait une ,|iailUe, dans l'intestin, de plu; 
siieur^ milliiiiètres. 

D^s le lump {cyclopierua lumpusyV œsophage 
est court comme à l'ordinaire, et plus étroit que 
l'estomac. Sa membrane interne forme des plis 
longitudinaux , qui se prolongent jusque dans 
celui-ci. La figure de ce dernier est celle de 
deux , ovales , ^ui serpient réunis à angle aigu , 
et dont l'un^ se continue avec l'intestin , et l'autre 
reçoit l'oesophage , également a son extrémité. Ces 
deuJL portions forment conséquemment un cul-de- 
sac à l'endroit de leur réunion. La seconde est 
un peu étranglée à quelque, distance. du pylorç, 
et sa membrane interne, a des plis qui vont aboutir 
à cet endroit. Cette membrane est sans pli ni 
rides dans le reste de son étendue. Elle est toute 
paipsemée de taches opaques , formées par une 
réunion de très-jietites cryptes lenticulaires, pla- 
cées ejntre la, membrane musculeuse et l'interne , 
fl percées au centre d'un. orifice. Dans l'intervalle 
de ces taches les parois dé l'estomac sont transpa* 
rentes, à l'exception d'une très-grande partie du 
seccmd ovale , ojii elles sont revêtues d'une coucdie 
plu3 épaisse de fibrea mu^culaireç, et dans leaqa? 



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AKt. vil Estomac des poissons. éaS 

ipî&à$ du cardiity où. la même chose a lieu. L'ori* 
fice du pylcffe eet très-étroit 

Parmi les apodes y lé loup (anarrkichas lupus) 
a l'estomac eu forme de «ac plus long que large y 
qui se confond en avant avec Fœsophage , et va 
en s'édargissant un peu jusqu'au fond. Ses parois 
sont épaisses. La membrahe interne forme des 
rides qui suivent dans le fond les aufràctuosités 
qu'on; y remarque. A peu de dislance de celui-ci, 
il y a un boyau trèl-court et étroit , à parois épaisses , 
qui s'ouvre danal l'intestin , et dont l'orifice est 
bordé d'uît repli. ' 

Dans V anguille {murœna anguilla) l'estomac 
présente un oûl-de-aac profond , et très-alongé^ 
qui va en se rétrécissant vers son f<md. Il semble 
se divi^r, en avant, en deux boyaux, dont le 
gauche est l'œsophage, et le droit un prolonge- 
ment "de l'ei^totnac, qui est beaucoup plus court, 
et sait :1a même direction, puis se recourbe à son 
extrémité , pour aboutir à l'intestin: L'un et l'autrô 
forment un coude eu avant , au milieu duquel on 
remarque un léger étranglement, qui indique la 
place du pylore. L'oesophage se distingue de l'es- 
tomac par la direction différente des fibres mus- 
culaires, qui scmt longitudinales dans ce canal, 
et circulaires dans Festomao, et par lésais Ion- 
gitadiiiaux de sa membrane interne. Il y a de 
semblables plis qui descendant du pylore jusqu'à 
1 entrée du cul-de-sac, et de petits plis ondulés 
daas le fond de celoî-di» La membrane mUsculeuse 



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426 XX*^ Leçon. Estomac. 

est beaucoup plus épaisse dans le boyau. 'EsAit 
elle et l'interne on observe une couche de cryptes 
muquéux. Le pylore a un bourrelet qui fait saillie 
dans l'intestin. • 

Dans le congre ( mUrcena conger ) c'est à- 
peu-près la même forme ; cependant la partie qm 
répond à l'œsophage est proportioi^nellement plm 
large, ainsi que cellôde restomac, qui se cou* 
fond avec elle. Le diamètre de celui-ci ne com- 
mence à diminuer que depuis l'endroit où il est 
joint au boyau stomacal. Ce dernier , dont les 
parois sont enlourées de nombreuses fibres mos- 
culaires, est plus courbé que dans l'anguille^ et 
il ne s'unit à l'intestin que lorsqu'il est tcHit-À4ût 
dirigé en ariière. Le pylore est bordé d'un large 
pli , formé par k membrane interne. Cette mem- 
brane est blanche et consistante, et forme de 
longs plis, peu nombreux, qui s'étendent depms 
le commencement de l'œsophage jusqu'au fond 
du cul-de*8ac. Il y a de semblables pUs' dans le 
boyau, mais plus rapprochés. 

Dans les jugulaires , on retrouve fréquenunent 
la forme que nous avons indiquée , dans le cwn- 
mencement de cet article , comme la plus commune, 
c'est-à-dire, que l'estomac est un cul-de-sac plus 
ou moins large , qui se confond en avant avec 
l'oesophage , et dont la cavité s'ouvre , du côté drrit, 
i une distan(:e plus ou moins éloignée du fond, 
dans un boyau court et étroit qui se termine au 
pylore. Dans le vive ( traeàinus draco) le boyau 



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Art. vil Estomac dés poissons. 437 
t au tiers postérieur du cul-desac, l'intérieur 
l'estomac est très-ridé y et ses parois sont assex 
isses. Lie fond en est obtus. 
)ans le» gades^ Testomac présente absolument 
néme figure. Il n'y a que le sphincter qui en- 
re l'œsophage à son origine j qui distingue ce 
ta] ayec qnehjties rugosités que forme , dans le 
me endroit , la membrane interne. Elle prend 
îuite l'aspect qu'elle conserve dans l'estomac, 
elle «st lisse et couverte de mucosités ; sa sur- 
e a quelques rides longitudinales dans le cul*« 
sac; elles^ sont plus nombreuses vers le pylore, 
nt Tourerture est très^-élroite. La membrane mus^ 
Wre a plusieurs millimètres d'épaisseur dans 
ne l'étendue des parois de l'estomac , où ses 
res sont longitudinales ; c'est dans les environ^ 
t pylore qu'elle est la plus épaisse. Dans un in-* 
vidu dont l'estomac et l'œsophage avoient o,o69 
»'long, le pylore s'ouvroit à 0,12 du commen- 
cent de ce canal. 

Dans la merluche ( g. merluccius ) , le boyan , 
tt aboutit au pylore , est plus en avant ; il est 
«si très-court. Il est très en avant dans le merlan 
S' Merlangus ). ' . 

Dans la morue (g. morrhua), le boyau est un 
^^ plus alongé.. Dans tous^ il est tellement rétréci , 
» il ne doit donner passage qu'aux alimens réduits 
" pâte. Sa nlembrane musculeuse a une grande 
Nsseuf ; et l'interne , des plis longitudinaux. Le 

ylore présente un rebord circulaire saillant dan3 

intestin. 



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42&. XX* I^çoK. Estomac. . * 

Dans Vuranoscope ( uranoscopiia^ êcaber ) y 
le canal alimentoire ne forme point de dilatation par- 
ticulière qui distingue l'œsophage et l'estomac. 

On ne peut pas plus déterminer, pour les Mo- 
rachiques que pour les ordres: préoédens , qne 
forme générale qui convienne aux estomacs.de 
tous. Cependant il est très- fréquent de rencon- 
trer celle que nous avons détcrite comme la pfa» 
commune. 

Dans les chabots ( coitus ) , l'estonHic > fwme 
im grand cul-de-sal a patois épaisses, trés-profcod 
par la situation tres-ayancée du boyau qui se ter- 
mine au pylore. C'est du moin^ ce qui a Ikia.dans 
* ^ le. scorpion de mer ( coitus scorpiua) , et dans le 

chabot proprement dit ( cottus gobius ) ; mais 
dans le chabot du Nil ( coitus Niloticus ) y Je 
boyau est plus en arrière et [dus long , le sac 
est également étroit et fort alpngé. Sa surface in- 
terne a de larges plis longitudinaux qui ont la 
même direction, mais scmt beaucoup plus étrcîts 
dans le boyau. L'orifice du pylore , qui est fort 
étroit, a un repli yalvulaire. 

Dans le scqrpène r horrible (scorpœna horrida)j 
il présente une figure analogue. Le boyau sto- 
macal est court, fort étroit, et assez en, arrière, 
ce qui diminue la profondeur du cuMesac La 
membrane musculeuse est très-épaisse', l'interne 
l'est également; elle est blanche , consistante, et 
plissée Iqisg^udinalement dans la partie qui pountnt 
être regardée comme l'oasoij^bage } eUe a des plis 



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Art. .VII. ]$st6mac des poissons. 429 

«n diSiêi^^Eia sens dans le cGil-;de-sac proprement 
dit. - 

Dans la fyre { callionymus lyra ) , l'œsophage se 
renfle tout-à-coup pour former le cul-de*sao de 
^estomac, qui est d'alxnd globuleux, et se ré- 
trécit en arrière en un appendice, dont le dia«> 
m^e est i peu près le même que celui de ce 
premier canal ; du côté droit de la partie renflée 
il y a en ayant un boyau court , dont Textrémité 
fait une saillie dans Fintestin en forme de mam- 
melon : c'est la valvule dii pylore. Les parois de 
cet estomac sont épaisses et jnusculeuses. La mem- 
brane interne a beaucoup de consistance. 

Dans le rémora ( echeneis^t^fnora ) , la partie 
droite de l'estomac n'est pas, comme dans les 
précédens, un boyau éti-oît qui tîeùt au c^é du 
cul-de-sac, mais un court prolongement de celui-ci^ 
qui se recourbe en avant , et forme un coude en 
arrière. D'ailleurs l'estomac présente à peu près 
la même figure. Sa membrane musculeuse est très- 
forte , Tînterne a des rides longitudinales tres- 
saillantes. 

La forme de l'estomac varie dans le genre 
pleuronecte. Ceux du turbot ( pleurvnectes 
maximus ) , du pleuronecte rayé {pi, lineatus ) , 
et de la sole ( pi. sôlea ) , offrent une sorte de cul- 
de-sac , quoique peu profond. Il n'y en a pas dans 
ïe picaud (p.fles&s), ni dans la plie (p.platessa ). 
/ Dans lé pTenii^, l'estomac^ l'œsophage, réunis 
et confondus comme à l'ordinjdre^ forment un 



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,45o XX^ Leçon. EslorkM. 

très grand «ac, qui se recourbe en ^yant près de 
son extrémité postérieure , et se rétrécit beaucoup 
pour fwmer un boyau court. La membrane in- 
terne a de larges plis longitudinaux dans toute 
son étendue; elle forme un repli valyujaîre aa 
pylore. Sa surface interpe est comme granuleuse : 
les fibres de la musculeuse \ qui est épaisse ^ sont 
aussi longitudinales. 

Dans la sole y Testomac est courbé en S ; la partie 
qui répond à la seconde courbure est plus renflée , 
et forme le x^ul^e sac. Il n'y â. aucun rétrédsser 
ment à l^ndroit du pylore , dont la place dW 
marquée , à Textérieur y que par un ^rde blano, 
et , à l'intérieur y ^par" le changement de structore 
de la membrane interne. Celle-ci est li^e dan$ 
le eul-de-sac ; près du pylore elle a de petites 
rides ramifiées , mais au-delà elle forme y d'une 
manière tranchée , un grand nombre de petits plis 
$erpentans dans le sens de la longueur de Tin- 
teséin. 

Dans le pleuronecte rayé ( pi. lineatm)^ 
l'estomac forme un vaste cul-de-sac arrondira 
membranes minces y à, surface i|ateme lisse. Le 
pylore, qui est très-étroit , est percé du cot^ aa- 
térieur et droit de ce cul-de-sac, et bordé d'an 
léger repli. On ne remarque de fibres musca* 
laires qu'autour de l'origine de l'œsophage. 

Dans la plie , l'œsophage et l'estomac forment 
un canal continu avec l'intestin. L'estomac ne se 
4^trécit presque pas ayant d'aboutir au pylore, 



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Art. yil. Estomac des poissons, 45i 

qui a une yalvule en entonnoir , très^saîllante 
dans le canal intestinal , dont la largeur et la * 
diredion sont les mêmes, à son origine^ que celles 
de l'estomac. 

La même éhose a lieu (tons lepicaud ( p.flesus); 
mais l'estomac se rétrécit davantage jusqu'au py* 
lore , et prend une figure conique. Cet orifice a 
une valvule , comme dans la plie* 

Dans la dorée {zeus faber)^ le cul de sac de 
Testoinç^ est vaste , et de forme gidbuleuse. La 
partie moyenne de son côlé droit tient à un boyau 
court , qui se termii|a au. pylore , en formant un 
rebord sablant dans l'intestin. La membrane in-» 
terne, a quelqu^es rides irréguUères. 

L'estomap du^ zèbre {choeiodon zebrâ)^ a une 
forme particulière. Il suit la même direction ^ d'à-* 
yant en arrière ^ que l'œsophage , mais il s'en dis« 
tiogue par un plus grand diamètre. Il se dilate 
brusquement > et présente à côté du cardia un 
petit cul de sac très-court , dont le fond re^rde 
^n avant y et, dont la cavité est séparée de Fori* 
fioe cardiaque par une sorte d'éperon. Un peu 
avant de se terminer , l'estomac, éprouve un léger 
étrangl^mexit ; ses membranes , qui étoient aupa- 
ravant minces^ et transparente^ , s'épaississent beau^ 
coup , particulièrement la musculeuse , et son exr 
trémité , qu^ est fort rétrécie , forme une saillie 
dans l'intestin, La mèmbrajue interne e$t lisse et 
«ns plia. 

Dans le chœtodon ciliaris, l'estomac est large ^ 
grand , et courbé en arc. p--^ — .^ w: ...., 



4Ss . XX^ Leçon. Estomac. 

Dans le chœtodon arcuatuê Toeseph^ge et Tes^ 
tomac formait d'abord un large eanal, qui se 
coude ensuite de gauche à droite , et se dilate en 
un sac ovale , dont l'extrémité opposée s'ouvre 
dans Fintestin par un orifice fort étroit* La mem- 
brane musculeuse est plus marquée dans le sac ^ qui 
pourroit être pris seul pour reétomac» L'intOTne 
est sans plis dans les deux portions; Les parois 
dé la première sont transparentes. 

Dans les iheuthies ( iheutia ) ï\ y a d'abord pn 
long canal à parois êpai$ses, à surface interae, 
plissée dans sa locigueur y qui répond à l'oeso}rfiige; 
son extrémité se recQurbe d'arrière en annt) 
pour se joindre à ime seconde portion , ^i» dila- 
tée, à parois minces et transparentes ^ dans la pins 
grande piartie de son éte.ndue , ^ deviennent 
opaques et plus consistantes vers l'extrémité pos- 
térieure. Celle-ci se termina au. pylore. Cette 
seconde portion répond par conséquent à l'estomac. 

Dans Vholocentrus eogo rjëstomàc a la figure ' 
d'un sac alongé , dont le fond est rétréd , à pa- 
rois médiocrement épaisses, à membrane interne 
forte, tendineuse, ayant sept à huit larges rides 
longitudinales. On n'en voit pas dans l'intéricor 
du boyau stomacal, qui se joint au sac, très- 
près de son fond , et peut avoir le tiers de la 
longueur du sac, et la moitié de son diamètre. 

Dans les* spares la forme de l'estomac vane 
suivant les espèciss, comme dans beaucoup d'antres 
genres. Celui du sparus spinifer est très-ample j 



d 



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Art. VII. Estomac des poissons. 433 

€t reiDpfit une très-grande paf lie de la cavité ab^ 
dominale. Il a la figure d'une bouteille d'osier, 
dont le cou, très-court et large, répondront à 
Fœsophage. Le pylore , qui est fort élroit, est 
percé très^près de la réunion de celui-ci avec le 
corps. Ses inembranes sont minces, et presque 
transparentes. L'interne est lisse, saiis velouté ni 
rides. Dans le spams siganus l'œsophage, qui 
est distinct , forme un assez long canal. A l'en- 
droit où, il se joint k l'estomac il y forme un 
cttl^de^-sac conique , dont le fond est dirigé en 
avant. Celui-ci , plus large que l'œsophage , va 
d'abord d'avant en arriére, puis se rtcourbe 
d'arrière en avftnt. La partie qui répond au coude 
forme un cul-de-«ac assez large; celle qui suit est 
pitis longue et plus étroite que 1à première. La 
membrane ititeme a de9 pKs larges qui suivent 
la longueur lie l'œsophage, et de petites ridera 
dans l'estomac , dont la direction est irrégulière: 
Les parois sont partout médiocrement épaisses. 
Z^ns les /a5r^9, l'estomac forme ordinairement 
un cul-de-sac arrondi , dont la pâ 
jointe, i droite , par un boyau e [ 

ou pylore : celui*ci a des parois j ) 

I le s^c. 

l Dans les perches ( perça ) > on 

I ï»ent la ferme commune , c/est-é l 

^^de-^sac , qui tient , é droite , à |] t 

étroit. Le boyau part , datw l'«ste! ? 

fiuviaiile {perça Jluviatilis)^ de 1 > 

S Ee 



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434 XX* Leçon^ BstoTàac. 

du dol* de-sac. L^duyerttrre du pylore est rânpk* 
meut rétrécîe , stfnà valvule ou bourrelet. Lamem- 
l)rane musculeuse est épaisse et composée de:H)res 
longitudinales : l'interne est également -épaisse et 
consistante ; elle forme de larges pHslongitudinanX) 
et tient à la musculeuse par un tissu cellulaire Huée , 
^t liumecté de mucosités. 

Dans la perche du Nil {p. Nihtica), le «I- 
de-sac de l'estomac, qui. a une figure -ccmique, aboatit 
en avant à deux canauac : l'un plus large et (b 
long répond à l'œsophage ; l'autre plus court ,pte 
étroit y à parois plus épaisses , est le boyaa éih 
macai , dont l'e3£trémité s'ouvre dans l'intestit^it 
membrane interne a des plis longitudinaux dun 
l'œsophage y elle est unie dans l'estomac. 

Dans la. perche de mer (grn. labrax Sciœna) y fe 
boyau sort du eul-de-sac plus en avant que dans 11 
perche flupiatile , ce qui augmente la profonSeor 
de celui-ci. 

Il en est de même dans les sciènee^ dont l'esto- 
mac a des parois épaisses et de larges plis lott^ 
tudinaus; dans sa surface intime. 

Dans Vépinoche {gasleroteus pungitius)yVexto^ 
mac est ovale j il augmente de volume depuis l'œso- 
phage , et se rétrécit ensuite jusqu'au pylore : iln't 
.point de çourbure>. 

Dans le rouget ( trigla cuculus ) , il forme ua 
large cul-de-sac y dont le boyau y qui se temûiie 
au pylore , est aussi large, court et peu éloigDé 
du fond. 



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Aut. vil FéStomac des poissons. 45lJ 

:Dansle maquereau {scomber-scombrus) ^Yes^ 
tomac a un cul-de-sac alongé et cylindrique; le 
milieu de so^ bord droit tient à un boyau sl&^% 
long, dirigé/ en fiyant ) d'un diamètre au moins 
aussi grand ^ qui se^ termine au pylore. La meini- 
brane interne forme partout" dé larges plis lon- 
gitudinaux. La musculeuse est plus épaisse dans le 
boyau qu'ailleurs. 

Dans le sçomber^sansun y le sac que forme Vé^ 
tomac est alongé et arrondi à son fond. Le boyau 
qui lui est joint au -tiers postérieur du côté droit 
est ovale, ses parois sont très-musculeuses et fort . 
épaissesi. La membrane interne a des plis longi- 
tudinaux dans l'oesopliage , qui s'effacent en ayan- 
çant dans le cul-de-sac. Ld boyau en a de très- 
épais. . ; 

Enfin , le^ abdorninaum offrent les mêmes Ta- 
riétés, poi^ leur estôn^c, que les ordreâ pré^ 
cédens. ^ ' \- 

Dans les carpes ^ on ne peut la distinglier du 
reste du canal alimentaire , que nous décrirons 
dans la leçon suivante. 

Il en est de même dans Yorphie (^êS0x beione) ; 
mais dans le brochet ^ l'estomac est bien distinct. 
C'est un long sac qui a presque l'étendue de la 
moitié du canal intestinal , et dont le diamètre 
excède de trois fois celui de ce dernier. Il se rér 
trécit un peu près du pylore , dont Fouverture est 
comme celle de l'intestin ; ses parois sont très- 
épaisses. Sa mçmbrane musculeuse , tres4brte , n 

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45^ XX® Leçon. Estomac. 

£ed iibreUôngUudiaalea. L'inleriie ^ li^a^ el.blantiie^ 
4iyant de larges^ plis loqgitudiBa,uK dfipis le çeH»- 
mencement du sac^ n\^ flixs lQÎ|),,qiie den rid^ 
épaiâse» dans leioérneBens, et'j^éa^Me d^ légères 
|>apU}ea qui héris«ent sa surfacq, Lq f^ylore fit 
entouré d'un re|iK okcttlake» . 

I>a3s les «otres f eures^ il e^ à jcid-de-^sac. Uesr 
tomac du hareng ( clupea hareng^é$)\ à k oulde- 
.Mc: Gûaique et fort ' é{poil ^ aboulk d'im . ^é à ua 
JoBg.tKxymu à |ti|ri9«sé{)^i^9a&yà^8^rface interne pIÎ9«ép 
«dans sa }9i|^eur , qui se ^^EKfbsd avec rqe6cq>Iiag^; 
«t^d^ raufere^ « wi second boyau |^u«^ large ^ 
..^plus icoûrt y k parais |^ii$ ^Moees, à surfiico inten» 
sans, pli, qui estuH insUHrt divisé â droite ,. p^ « 
.x<eq«urbe en avanl pour ge^gi^er le ^sanal intestiaiL 
Le pylore est fort étroit. 

L^^sMroae des êq.nm0m «st égiâmaeiit^à.tul-^ 

sac« GéhA du saumqm ppaqpvemexit 4it {salnuh 

êaletr) , forme un long sac assez étroit, dont l'extrér 

^mité se rdl)OH|*be «n^ tin iboyau d'ua dtamétre 

;heAVie00p^xmmérey q»i. peut «iFoir le tiers de b. 

longueur de la première partie. Sw |iar«is sont 

g^lus i(phissa# )qme oeliës du .sae^osimiaie oek^i lieu 

imliaiinMMii^:^ La. membrane muscULeuse ai^ 

alieiKe4>ëaiiA€nû|) d'^paésseur^ l'iBlerne.y farvne des 

«tiiaa ^é^ftateen «I aerretas :: loeileei e dea pl«s Ion- 

.^itdîiliux^ et^eiques tnjgû^îtés dans la pttlie qui 

«répond à Vctibf^lAgp^i Ibs rides «ènt ^u pronenr 

«ées dans lesao$ obsernée de itèa^è»^ «lie par<nt 

ir çkniâs» ftf^:^è^^é«âÉé 4iii bojwi terme Mb bonri^kt 



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Art. VÏI. Eaîomats êtes poissons. iSf 

trSs-saîIlant dans Tîntestîn. Celui (te là^wuàif& oom^ 
fnune{satmo-fario)y a la ménfe (bime et la méÉae 
structure. Mais dans Véperlarij te boyaur sfeomcical 
est très en avant etje cul-de-sac profond , eofâque 
et terminé en pointe , ce qui rapprocKe oét' eslcv 
mac j pour la forme , de celui dn hareng. 

EJansIe bichir {polypterus geaffl}^ e^esi un cul^ 
dé-sac , également ' très-profond , ai*rondî à ^ori ex- 
trémité postérieure. H s'eurré très en avant dans un 
boyau étroit, à parois épaisses , qtà se recourbe 
d'avant en arrière, après tiir court trajet j ponr se 
joindre au caiiatl intestiflaL Léè membranes du cul- 
<9e-sac sont minces et transparentes, la membrane 
interne a quelques pHs longitudinaux qui vieini^ii 
's^y perdre dès l'œsophage. Il en a de semblables 
dans le boyau, où cette membrane paroît d'un 
blanc argenté j elle borde d\nl te^i Fouverturé^ 
du pylore, qui est très-rétrécîe. 

Dans les fnorftvyres (mormyrus) ,\e cui-de-sac 
de l'estOnîac est large et court j dansée rrishi^re^ 
herse ^ il a une figure à peu près carrée. Les 
deux angtes postérieurs sont tronqués et arrondis j 
tes deux antérieurs tiennent à deux boyaux courts ^ 
dont l'un se termine au pylore , et Tautre se con- 
fond avec Fœsopbage.' Les parois de cet e^omac 
sont médiocrement épaisses \ la membrane interne 
à quelques rides dans lé boyau de Foesbphagè y 
felle est presque Esse et urne dans" le testé de «on 
étendue. Dans le morrrtyre à lèpre , le eul-de-sac 
fie f estomac à une fig,ure irrégulièrement arrottdîe j 

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43B XX* LȍoN. Estomac. 

îl s'ouvre, #^un côté, dans un boyau court , qui 
s'unit à l'intestin , et de l'autre il est joint par un 
boyau beaucoup plus long qui répond à l'œsophage. 
La surface interne de celui--ci a des plis longitu- 
dina^ux^, on n'en voit pas dans le cul-de-sac : la 
membrandmusculeuseestgénéralenienttrès-épaîsse. 
Dn voit que dans ces deux espèces l'estomac n'a pas 
If même forme et varie un peu pour la structure. 
Il en est de même dans les mu^ils. L'estomac 
du mugil cephalus a le cul-de-sac étroit, alongé et 
conique ji comme celui du hareng. II s'ouvre a la 
fois dans deux larges boyaux , dont l'un va .droit 
en ayant et se confond avec l'oesophage, et l'antre 
aç. porte obliquement de coté ; son canal est fort 
étroit dans sa. seconde moitié» qui présente unren- 
fleurent. très- considérable, formé par un muscte 
épais de cinq à six millimètres. Les parois de 
cet estomac sont médiocrement épaisses j la mem- 
brane interne est lisse dans le cul -de -sac, elle 
a des plis, longitudinaux dans les deux boyaux. 
pans le mugit aïbula , le cul-de-sac a la forme 
d'im vr^i sac , plus long que large , à parois 
minces ^ transparentes , lisses intérieurement. Il 
s'ouvre en avant dans le boyau de l'œsophage, 
dont les parois sont plus épaisses , et dans celui 
du pylore , qui est court et enveloppé totale- 
ment par un muscle de forme globuleuse, dis- 
tingué de celui qui s'observe dans l'estomac du 
mugil cephcdua , parce que celui-ci va en s'épais- 
sissant vers sa partie moyenne, de manière à 



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Art. VII. Estomac des poissons. 43g 

former une arête très-relevée dans toute retendue 
de celle-ci* 

Dans les anableps^ la forme en cul-de-sac dis» 
paroît» L'estomac du ^œil ( anableps ^-oph- 
thabnus y^n^esi qu'uii boyau assez long», recourbe 
sur lui-même ,. un peu plus dilaté que le reste du 
canal alimentaire, dont il est d'ailleurs^ sépapé par 
un léger étranglement et par un rebord valvu- 
laire : le côté gauche des parois de ce boyau pré^ 
sente intérieurement des replis épais, formant un 
réseau d'une apparence glanduleuse ; le reste est 
finemenlt velouté* 

Dans le. silnre bàgre, reslomac est composé- 
d'un cul-de-sac ovale , à parois dures , fortes , con- 
sistantes. L'œsophage , qui est au moins aussi large, 
$9 confond avec son extrénûté antérieure \ il en 
est distinct par un léger étranglement et par le 
changement de direction des plis de la membrane- 
iaterne , qui sont longitudinaux dans ce canal, et 
vont en serpentant dans l'estonfftc. 
. Le pylore est percé à l'extrémité d'un boyau court 
et étroit qui tient au tiers postérieur et gauche du 
cul-de-sac : il est entouré d'un bourrelet sail- 
lant dans l'intestin» Les fibres de la membrane 
musculeuse , qui est médiocrement épaisse , ainsi' 
que^' l'interne , sont circulaires autour de l'œsot-^ 
I^iaga et longitudinales dans le cul-de-sac. 



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VINGT-UNIÈME LEÇON. 
Des intestins, 

ARTICLE PREMIER. 

Proportion de la longueur des intestine à eeUé* 
du corpSé Y- 

JLN ous avons vu que Faclion du oan^ intestinal 
sur le» «ubatftnces aliuie^taîres , devoit avoir néces- 
sairement d^autwt plus d'effet, qu'elle duroit d»^« 
vantage et qu'elle s'exerçoit sur une plus granii^. 
sia face , qu'elle dépendoit par conséquent de It^- 
longueur «de œ oaxial^ des inégalités de sa cavilé^ 
de feiea étr^ngl^mèns et tie ses valvules. Toutes ces 
causes peuvent ctsister à la fois et avoir, unç »* 
fluence relative pluff cm moins iliârquée. Pladeim. 
peuvent mcukquer ; leur d^aui est alors compensé , 
lorsque cela est nécessaire^ par la plw |^ande 
énergie de eelles %pA subôstent. 
' Ainaî tHms Verrons qiie daàs ^dsiears animafix 
l^s ^lâvuleà qui retar^leslU marche des sdbstaiœes 
alimcttaities^ et xnêtne les/étraxiglemeas du caoflil 
intestinal , 0up}>léent à la briév^ de celui-ci. Daais 
d'autrea circonstances , où la longueur des intestins 
paroit moindre que cela n'a liea ordinairement 
chez les animaux qui se nourrissent de substances 



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A|iT, 1; Longueur proportionnelle. 44t 

igétâles , la proportion de leur -diamètre est aug- 
entée. Dans d'autres ca$ enfin ce diamètre est 
b-petît , et diminue par-là Teffet d'une plu« 
ande proportion dans là longnear, comme nous 

I verrons des exemples dans plusieurs carnassiers. 

II ne faudroit censéquemment pas négliger , dans 
ppréciation des forces dîgestîres , Tune ou l'autre 

ces causes , et n'avoir égard , par exemple , 
'à la longueur proportiomielle du canal pour 
yst du genre de nourriture auquel l'animal est 
Teint. Il est aussi très- essentiel de faire entrer 
lis le calcul la istructure de Testomac. 
On vierra dans les tables ci-après combien cette 
igueur varie. Elle est cependant en rapport, 
lies chdsés égales d^ailleurs , avec le genre de 
arrituré. On la trouve , en général , beaucoup 
as grailde dans les animaux qui se nourrissent 
: sijÉistances végétales^ que dans les carnassiers.^ 
ans ceux qui sont omnivores , elle tient une 
rte de milieu. 

Cette longueur est généralement plus grande 
ins les mammifères que dans les autres classes , 
elle diminue successivement , toujours relative- 
ent à celle du corps , dans les oiseaux , Içs reptiles 
le» poiêsons. Dans plusieurs de ces derniers , 
canal intestinal, et même tout le canal alimen*' 
ire y est plus court que le corps , oe qui n'a 
mais iieu dans les trois premières classes (a)^ 

(i) U ifiaitt ns^f^oer à la vérité , qfie , chms nos tables ^ 



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442 XXl^léEçoyi. Jntesiins. 

Dans Thomme y la proportion de la longoeur 
des intestins à celle du corps y est de six ou de 
sept à un- 
Cette longueur Tarie, dans les singes^ de cinq 
à huit, c*est-à-(Ure , qu'elle peut^^tre de dnq à 
huit fois aussi grande que celle du cotps. 
, Dans les makis , les loris exceptés, elle Tajie 
de quatre à six; çt qupique celte quantité paroisse 
moindre que Itans les singes , elle est compensée 
par la plus grande proportion du cύum, qui est 
fort ^and dans les premiers. Elle est encore moia^ 
dre dans les loris y dont les intestins ne sontqaa 
trois fois aussi longs que le corps ; mais cebi-â 
est extrêmement grêle. 

Parmi les chéiroptères , le nodule est celai de 
tous les mammifères dont le ca^al întes^nal est 
le plus court ^ il ne surpasse qu'une, ùm 1^ ^ 
gueur du corps. M. 

Celui de la roussette, , au contraire , qui se.imnit 
de végétaux , est au moin^ sept fois aussi long que 
le corps. Nous avons déjà vu des différences re- 
marquables dans la description de son estcMuac, 
qui dépendoient de la même circonstance. Elles 
suppléent au cœcum qui manque h cet animal 
Dans la plupart des plantigrades , cette pwr 

nous n'ayons pas compris la qu^eue dans les /nesures ^^ 
nous avans^donaées du corps dea reptiles., des oiseaux et 
des mammifères , tandis que , les raies seules exceptées y 
nous n'avons pu Tomettre daps celles des poissons^ 



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Art. I. Longueur ,ptopor{i(mnelle, 445 

portion est très-considérable ; elle l'est même da« 
vanlage que dans les singes y mais Teffet qu'elle 
poarroit- produire est détruit en très-gtande partie 
par le manque de cœcum et de gros intestins , la 
surface égale et le peu de diamètre de tout le ca« 
nal. On sait que plusieurs de cas animaux peuvent 
Irès-bien se nourrir de substances végétales. C'est 
la nourriture habituelle de Voursrbrun; le hérisson 
s^en trouve bien. 

Dans les musaraignes , les intestins ont la même 
brièveté que ceux des camipores y chez lesquela 
on trouve réumes toutes les circonstances qui dimi- 
nuent le séjour des matières alimentaires , le peu 
de longueur du canal intestinal , qui varie de frois 
à cinq, le défaut de cœcum dans quelques-uns^' 
de valvutes^ d'inégalités dans Içs parois intérieures , 
et le peu de diamètre. Dans V/^ène et dans les 
phalangersy la proportion des intestins augmente 



Cette proportion est généralement très -grande 
dans les rongeurs , qui joignent à cela un cœcum 
très - considérable dont la cavité est fort inégale. 
D^s le gonre des rats cependant , elle ne surpasse 
pas, pour la plupart, celle qu'on observe dan» les 
singes ; aussi plusieurs espèces de ce genre se 
nobrrissent - elles volontiers de substances ani- 
males. 

Dans les édentésy dont la nourriture est tantôt 
végétale, tantôt animale, la longueur du canal intes- 
tinal est généralement petite. Cette brièveté eât 



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444 XXP Leçon. Intestine. 

remarquable dans les iardi grades , qui manquent 
de cœcum et vivent , malgré cela , de végétaux. 
Sans doute qoe plusieurs des circonstances physique» 
qui nous ont paru, dans les autrds animaux, être 
nécessaires à la digestion des substances végétales, 
sont compensées chez eux par des circon^ances 
chimiques , qui donnent aux sues !dîgestî(s une plus 
grande activité. Ils ont d^aîlleurs un estomac corn- 
pli que y qui doit suppléer, en frès-grande partie, 
au peu de longueur du canal lÀestinal , et au 
manque de cœcum, Ijes fouf'miliers , an contraire, 
dont les intestins sont aussi longs , bu quelquefois 
beaucoup plus ( car ceux de Yéchldrta égalent sept 
fois la longueur du corps ) , n'ont ^û'un estomac 
à càv^ simple, et les alimens n'y pârvfeinenl 
pas tout mâchés , puisqu'ils n'ont pas àe dents. 
Le canal intestinal est également court dam les 
tatous i il excède à peine cinq fois la longueur 
du corps : ce peu d'étendue n'est pas conipepsé 
par la complication des cavités stomacales; aosa 
est - il probable , comme le pense d^Azara , quib 
se nourrissent de substances animales. 

Dans Vélàphant , ce canal n'est que sept ftis 
aussi long que le corps , mais il a un très-grand 
diamètre. ' 

Dans Vhippopotame , il excède de plus de neuf 
fois la longueur du coi^ps. 

Dans le daman , il n'est guère moins long. 

Dans le V^rra/, il excède de beaucoup la lon- 
gueur proportionnelle qu'il a dans le sanglier. On 



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Art. l. Langueur proporiUnnette. 449 

peut rûir^daw les. tables I une différence analogue 
entre le chai saui^age et le chat domestiguey 
dont le dernier a ^ à la véi,ité , des intestins d'un 
plus petit, diamètre. Cette différence est inverse 
enire le lapin saÈvage et le lapin domestique,^ 
c'est-à-dire , que le canal intestinal est proportion- 
neHement plus court dans le dernier que dans le 
])remier. Son étendue en longueur excède dans 
le cochon de Siam celle de plusieurs ruminans. 
Les animaux de cet ordre sont généralement ceux 
de tous les mammifères, chez lesquels le canal 
intestinal est le plus long | et y parmi eux , c'est 
daQ« le bélier qu'il a offert la plus grande lon- 
gueur : iUexcède, dans ^t animal ^ vingt-sept foi^ 
la longueur du corps« Celui du bijfle est remar^ 
qusJble en «e qu'il est beaucoup plus court que 
€eltti du taureau. 

Cette grande étendue du canal intestinal , dans 
H ruminons ^^ doit suppléer au défaut de bour- 
^ufflure dans Içs gros intestins et au peu de vo- 
lume du cœcum* Elle est beaucoup moindre dan$ 
les ioiipèdes^ dont les gros intestins sont énormes 
et bouTMiuffl^s , et qui ont d'ailleurs un énorme 
<^œcum. 'ÏÉLe diminue successivement de dix à huit 
dans le cheval y Varie et le zèbre. , 

Parmi lè^ mammifères amphibies. , le phoque 
l'a viS^huU fois aussi long que le corps, taj&dis 
qu'il est à peine six fois Aussi long dans le la* 
fnaniiM austral {tricheçus mofiatus australis)^^ 
qm passf |K>ur se nourrir de végétaux. C^ 



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446 XXI*^ L«çoN. Intestins. 

dernier a un estomac à cavité compliquée, tandis 
que celui du premier n'a qu*une cavité simple. 
Dans les cétaâés , il y a un eanal intestinal passa- 
blement long y réuni à un estomac très compliqué. 
C'est du moins ce qui a li^u %ns le dauphin et 
le marsouin* 

Dans les oiseaux ^ le canal intestinal est géné- 
ralement très-court et semblable en cela , comme 
pour son diamètre , Mlit) et à pqu près égal par- 
tout , à celui des mammifères caraassiers : sa lon- 
gueur varie de deux à cinq dans la plupart. Les 
gallinacés et ceux de Tordre des passereau» y ({Và 
se nourrissent exclusivement de gi*ain , Font ordi- 
nairement plus grand que ceux qui se ftourrisscnt 
de matières animales ; lorsque cela n'a pas lien , 
^ conune dans le casoar, il a des étranglemens qui 
le partagent en, plusieurs poches , et compensent 
ainsi sa grande brièveté. Plusieurs oiseaux qui ne 
se nqurrissent qqe de poissons , TonC aussi long pro- 
portionnellement que ceux qui ne se nourrissent que 
de grains. Cette proportion n'est guères moindre 
dans les oiseaux qui peuvent vivre à la fois de 
matières animales et de substances vég^toles. 

Dans les reptiles y le canal intestins^ est encore 
plus court , proportionnellement au corps , que dans 
les oiseaux j très-souvent il est à peine deux fi»s 
aussi long que celùi-d. Mais les /^torcfeoflûrent,» 
ce sujet, une différence bien singulière. Le canal 
intestinal d'un têtard de grenouille , est près de 
dix fois aussi grand que l'espace compris entre 



Digitized by VjOOQIC 



Art. L Longueur proporiiûnnelle. 447 

l'anus et le bout du museau , tandis -^e dans la 
]grenouiIIe^ cet espace n'est que la moitié moins 
long que les intestins. Il y a d'ailleurs d'autres 
différences importantes dans la structure du canal 
intestinal de l'un et de l'autre , que nous indique- 
rons dans les articles suivans. 

Cette brièveté du canal intestinal dans les rep- 
tiles , se rapporte très-bien à leur genre de nour- 
riture. €'est aussi ce qui a lieu dans les poisions y 
dont la plupart se nourrissent de proie^ Tous ceux- 
ci ont un canal sntèstind^ort court , et organisé 
de manière à accélérer lamhrcfae des matières qu'il 
contient. Mais dans le peu de poissons qui peuvent 
vivre de végétaux V la portion de ce caoal augmenta 
beancoup : elle est , par exemple , prés de six fois 
laussi longue que le corps dans quelqqes thœtodçns. 
n est loin d'atteindre à cette proportion dans quel- 
ques cyprins y quoique dans certaines espèces il soit 
dix à douze fois aussi long quo le corps (i) ; mais 
d'autres circonstances, comme nous le verrons^ 
8U]f>pléent à sa longueur^ 

(1) Suivant GueUensAiedt , le canal intestinal est dix 
à douze fois aussi long que le corps dans le cyprini^'capœta y 
et seulement une fois aussi long dans le cyprinus^murssu 



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448 



XXI^ Leçon. Iniestin$. 



^TAB LE des longueurs du canal irUe^ûnày 
les mammifères. 













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0,459'- 


1,190 


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0,594 


1,946 


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0,540 


2,164 


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Art. I. Longueur proportionnelle. 


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1,352 

1,244 
0,817 
0,594 
0,486 
o,258 
0,081 
0,128 

o,i35 

0,470 
0,324 


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0,087 


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o,556 


1,223 

1,785 

o,i6îi 
0,622 
0,189 

10,700 
12,664 
4,221 
4,221 
2,92a 

0,256 

0,996 

^0,622 

0,566 
1,207 


à peu près. 
: : 1 : 6 
: : 1 : 7,3 

: : 1 : 3 
::i:6 
: : 1 : a,i 

: : 1 : 8 
: : 1 : 10 
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: : 1': 6 
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:: i:3 
: : 1 : 8 

: : 1 : 5 

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:: 1:3^8 




ertilio sori- 

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Cephalotes. 

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XXP Leçon. Inteêtins. 



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Loutre. . 
Fouine. . 
Macte . . 
Pi^oi9. . 
Beletre. . 
Hennine. 
Chat sauvage 
Cl^tdotnestique. 
Idoii* . . 
Panthère 
Couguar . 
Ocelot. . 
[î-ynx. . . 
Chien mâtin 
Loup . . 
Kenard . 
Loup noir 
Hyène. . 
Civette • 
Genette . 
Zib^t. . . 



Sarfgn# . 
IVIarmose. 



CARNIVORES. 



0,594 
0,4*3 
0,459 

.0,43a 
0,175 

,0,256 
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1,758 
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0,784 

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0,297 


1,866 


0,216 


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6,656 


0,067 


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4,îto 


0,087 


0,974/ 


3,355 


0,040 


6,703 


2,137 


0,045 


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2,327 


0,022 


o,4o5 


4,708 


0,162 


0,771 


4,870 


0,297 


0,649 


2,597 


0,108 


0,34a 


4,546 


0,189 


0,546 


7,468 


0,243 


0,974 


2,381 


0,018 


1 0,229 


1,271 


0,018 


0,148 


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0,022 


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0,239 



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0,143 

0,045 



3,463 

1,785 
1,920 
2,354 
0^59 

0,974 
1,460 
2,406 
6,859 
^444 

4,098 
2,492 

a,754 

5,641 
5,816 
3,047 
5,281 

8,685 
2,628 
1,437 
3,810 

4,541 

0,287 



Digitized by VjOOQIC 



Art. I. Longueur proportionnelle. 



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0,048 
0,396 



0,144 



0,397 


0,974 


1,298 


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2,000 


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3,976 


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^,567 







à peu prèi. 

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16,8 

8,6 

13,6 

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11,7 
11^4 

9,3 

5,8 

6,3 
8^3 



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Digitized by VjOOQ le 



453 



XXF Leçon. Intestins. 



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Art. I. Longueur prcfporiiohnelle. 



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loas. . . . 
«aai». selon 
Pallas . . . 
ppopotame 
.fœtus). . . 
cari. . , . 
nglier. . . 
?rrat. . . . 
tchon de Siam. 



«fomadaîre 
•lurcau. , 
«fie. . , 
cîier. . 
loufilon. 
'onquetin 
'bcvrcuil 

imilope cervi 
• ^apra. . . , . 



0,247 

0,408 

0,420* 
6,838 
3,866 
1,487 
i}9o3 



8,409 

2,475 
2,191 

2,65l 
1,001 

1,180 

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1,122 

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1,257 



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1,189. 


1,866 


très-court. 


1,948 


6,169 


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2,597 


16,722 


0,216 


4,221 


14,937 


0,189 


4,870 


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3^572 



2,825 

3,814 

4,383 
8,847 
16,959 
19^996 
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à 'peu pr^s. 

: :'i : 15^4 



9,3 



RU M LN A ft S. 



23,o55 
14,288 
37,018 
22,730 

2i,i3i 

^21,593 
i3,3i4 
7,468 
12,339 

i3,638 



Oj974 
0,540 
0,811 
o,4o5 
0,243 
0,270 
0,270 
0,189 
0,43* 

0,243 



18,184 


42^213 


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i3,638 


38j456 


: : 


11,040 


48^869 




9>74i 


32,876 


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6,494 


28,168 


: : 


5^57 


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4*870 


i^ÀSi 


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4,546 


>2,203 


: : 


8,767. 


21,538 


V- 


4,870 


i8,75i 


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1 : 10,4 
1 : 10,5 
1 : 9 
r : i3,5 
1:16 



1 : i?î,3 
1 ; i5,5 
1 :2S 
1 : 12,5 
1 :28 
i:a3 
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1 ; 12,5 

1 :i5 



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Digitized by VjOOQIC 



454 


XXr liBçoN. Intestins. 




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SOLIPÉDES. 








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0,811 


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35,489 


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Ane. • • • • • 


1j7o4 


10^1 


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4,546 


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Zèbre 1 


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0,784 


6^1 


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::i:8 




AMPHIBIES. 




Ph«qne presque 














adulte. • • . 


0,700 


19,5 


0,060 


0,450 


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Morse (fœtus).. 


0,148. 


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Uèa-petit, 
comme nu 


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tubercule. 


0,108 


0,919 


: : 1 : é 


Iiflpffu^tiff ( ips - 




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tus)* * • . • 


o,a83 


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très-court. 


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1,595 


: : 1 : 2 


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Marsouin. • . • ^ 


IÎ1 








i4,i5o 


: : 1 : 1^ 



































Digitized by VjOOQIC 



Art. L Longueur proportionnelle^ 



455 



B là £l des longueurs du canal intestinal dan$^ 
les oiseaux. 





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§51 

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§35 








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0,96a 


acœc. deb,oii 


0,01 a 


o>99^ 


::i:3,6 




«erle. . . . 
ilourneaa. , 


o,i35 


0,304 


2 cœc. de 0,006 


0,020 


0,336 


:: 1:2,5 




o,i8« 


0,385 


a cύ. de 0,006 


0,020 


0,41a 


::i:a,3 




"«son des Ar- 






, 










«leanes. . . 


0,108 


0,3^ 


a cœc. de 0,006 


0,018 


0,390 


::i:3,6 




Pinson . . . 


o,o85 


o,3d4 


a cœc. de 0,004 


0,010 


o,33a 


::i:3,9 




fouette. . . 


o,o8l 


0,189 




^ 


0,189 


::i:3,4 




Socco 

■artin pé- 


0,810 




a cœc. de 0,162 


.... 


3,896 


::i:5 


















cheur . . . 


0,148 








0,297 


:: i:a 






' 




- 







Ff 4 



Digitized by VjOOQIC 





456 


XXI^ Leçon. Intestins. 






■ 


NOMS. 


• M ' 

h) j. S 
Sis 

Si! 

gi2 

g-:? 

'A 


LONGUEUR DU CANAL INTESTINAL 

Jusqu'à 

L'IVSVBTICB DBS C«001I8. 


t> 
M V 

i \ . 

u 


|§ 

H 
S * 

iil 
il' 

as (0 

S ^ 


>j - . 

S:! 


2 


» 


Grimpereau • 

Autruche . • 
Catoar . . • 
Poule. . . . 
Raie d'eau. . 
Butor. . . . 
Héron. . . . 
Grand pluvier 
Huîtrior. . . 
Cormoran. . . 
Mouette grise 
Sarcelle de la 
Chine ... 
Piette. . . . 
Casragneux . 
Bernache . . 

Oir 

Alca tetracula 


0,060 

1^8 
i,i36 
o,a9o 
0,189 
0,621 
, o,653 
0,270 
0,220 
0,595 
o,a63 

0,320 
o,35i 
0,189 
o,568 
0^703 
0,195 


0,108 

1,406 
1,180 

o,5a8 
1,406 
2,029 
0,418 
1,750 


a coecums, 

à peine o,ooa 
a cœc. de 0,649 
a cœc. de 0,148 

0,170 
a cœc. de 0,040 
1 cœc. de o,oi3 
1 cœc. de 0,009 

0,061 

0,100 


0,01 3 

0,276 
o,i65 
0,040 
0,108 
o,o8i 
0,020 
0,090 


0,ia5 

14,937 
1,980 
»,635 
0,648 
1,527 
2,119 
o,56o 
1,840 
2,373 
0,710. 

1,785 

2,314 
1,824 
0,860 


::i: 

::i.' 
: •• »'• 
.•;i* 




0,657 
i,i7o 


a cœc. de 0,006 
a cœc. ie t>,co9 


0,040 
0,01 3 




599 
1,785 
i,o58 
• • . • 


a cœc. de 0,040 
a cœc. de 0,297 

0,297 
a cœc. de o,«o4 


0,027 
o,i35 
0,16a 


F 


- ■ ■ 












J 



Digitized by VjOOQIC 



Art. !• hongmur proportionnelle. 



457 



L lE éies longueurs du canal intestinal dans 

les reptile; s. -^ 



OMS. 



r-ONGUEUR 
du 

C o A F s. 



le grecque. 
iàiVeduNil 
iuhe). . , 
odWftàuNil 
Jnne). . . . 

ia\ 

léléon . . . 
Ito à goutte- 
ttes .... 
iqne schnéï-i^ 
kien .... 
ae ardoisé. 
Weordin^ire. 
ïard gris. . . 
ttleune à col- 
ler 

^aud. , , , 
tnouille . . , 
^^tard de Gre- 
nouille. . . . 



o,aio 



1.ONGUEUR 

des 

INTESTINS 

grélç*. 



O9680 



1,690 


5,384 


0,240 

o,36o 
0,1 3o 


o,7ip 
i,35o 
0,180 


0,125 


o,i&o 


0,1 5o 
0,180 

0,320 
0,088 


o,23o 

0,175 

0,400 

.o,o5o 


0,^00 

o,o65 


oJ55o 
0,110 


0,070 


0,100 


o,o35 
0,040 


o,3oo 
0,080 



LONGUEUR 

des gros 

I«TEftTIVS. 



0,014 

0^4^ 

o,o36 
0,0^0 
0,040 

o,o53 

0,171 

0,062 

. o,23o 

0,017 

o,o5o ' 

0,028 

0,034 

o,o3o 
0,022 



LONGUEUR 

TOTA LE 



0^694 

5,750 

0,986 
1,390 
0,220 

0,173 

' 0,401 
0,237 

o,63o 

0,067 

o,58o 
o,i38 
o,i34 

o,33o 

0,1 02" 



RAPPORT 
aveo 

J.k LOMOUBUR. 

du corps 



: ; 1 ; 3,3 

::i:3,4 

: : 1 : 4,1 [ 
1:1: 1,1 I 

: I \ X 1,7 j 

: : i : i,3 



: : 1 : 2,8 
: : ^ : i,j 
: ; 1 : 3 

: : i,3 : i 

: : l : 1,2 
: : 1 : a 
: : I ; à^ 

: : 1 :9>7 
: : z : 2,5 






Digitized 



le 



4ôS 


XXT Leçon*. Mniestins. 


1 


TA BLE des longueurs du canal intestinal i 
• les poissons. 


KOMS. 


LONGUEUR 

DU COUPS 

depuû le bout 

du muteau 

iuaqu'à 

VnitémUi de 

la qtieue, 

non rompris 

la nageoire. 


LONGUEUR 

du 

CAVAI. 

iatestiaal 

depuis 

le pylore 

A la valvule 

du 

rectum. 


IfONGUEUR 

du 

ESC T DM 
OU 

Eroainteaiio. 


1' f ' ^ 

BAPIO 

TOTAL *< 

de ^X^M»f^ 

LA LOMoinn irM 

du canal ' »««■ 

iAteitiiuL iiiJ 


Lamprojon , . 

Raie 

Squale. .... 

BsturgeoA. . . 

Polyodonl'emllc. 

BaUrte 

TëtraodoninoU. 

Tétraodoii ob- 
long 

Muraena heleiuh 

Anguille .... 

Medan. . '. . , 

CottH^iAai^tor. 

Pléuronectc (li- 
mande) • . . 


o,,48 

o,3oo(b) 

2,759 

2,973 

0,114 (c) 

o,i3o 

1,000 

0,140 




y 


0,080 (t) 

0,200 

0,540 

1,200 

0,024 

0,270 

3,57a 

0,090 
0,230 

0,254 
0,240 
0,339 

0,200 


:-4 
r.ii 

:: 3: 






0,35l 


0,189 (d) 






















0,726 
0,290 
o,36o 

o,i5o 










0,279 


0,060 








(a) Mesure du canal alimentaire depuis rarriôre-bouche jasqa'è 

(b) Longueur mesurée depuis le bord de la mâchoire inlérieii 
l'anus. 

(c) Longueur prise depuis le bout du museau, non compris la 

(d) Longueur mesurée depuis la lin de la vahule spirale jusqu'à 


l'ffïS. 

fc* 
'anus. 




- • 











Digitized by VjOOQIC 



Ak't.' I. Longueur propurthnnelle. 



459 



>HS. 


I.ÛNGUCUR 

DO COAPS 

depuis le bout 

du mtueau 

jusqu'à 

i'eztttfmiti de 
U queue , 

U nageoire. 


LONGUEUR 
du 

GailAL 

iutestinal 

depuis 

le pylore 

à U ralTule 

du 

rectum. 


LONGUEUR 

du 

BSCTOM 
OU 

gros intestin. 


TOTAL 
de 

LA LOMOOBOm 

du canal 
intestinal. 


RAPPORT 
de 

la 1.0JIC17K0X 

du corps 
avec celle 

^ canal 
intestinal. 


doBftrciui» 
• • ■ • • 


o,io5 

0,210 
0,923 
0,190 
0,390 
0,210 
0,290 
0,380 

o,i3o 
0,840 

o,5io 
0,260 
o,25o 
o,32p 


0,545 


0,055 


0,600 
0,160 
0,703 
0,730 
i,oi5 
0^6(5 
0,400 
0,340 

0,090 
0,820 

0,275 
0,160 

0,956 
0,800 


: : 1 : Syj 
: : 1 : i,3 
: s 1,3 : I 
: : i : 3,8 
: : 1 : 2,6 
: : 1 : i3 
: : * t 1,4 
: : 1 : x,a 

s : 1,3 : 1 
: : 1 : 1,4 

: ! i : I 
: : 1,6 : 1 
: : 1 : 3,8 
: : i : 2,5 


labrax . , 






LB~. 4. 






gle.. . . 
e, . , . , 










»e. . . . 
hrasilieBsis 
ispadon) . 
et ... . 
• (Polypte- 
«ilotîciis ). 
lyreàlèyre. 






0,680 


0,140 


1 cephalus. 




• 


«bagrc . . 


0,^20 


0,080 



Digitized by VjOOQIC 



J 



46o XXP Leçon. Intestins.. 

A R T I C L E I L 

Proportion de la longueur du canal intestu 
à sa circonférence. 

Notre but n'est ^s de comparer en détail, 
cet article , la circonférence oa le diamètre dcf 
testins avec leur longueur. Nous nous 
à citer quelques exemples pris dans les 
fères, pour prouver l'assertion avancée ^ daniT 
tide précédent , que y, lorsque la longuew da i 
intestinal s'écarte beaucoup dans uû animal de 
observée dans les aniniatix voisins, dontkj 
de vie est à peu près le même , le diamètltaft 
même canal augmente ou diminue souvent âa 
maniéré inverse , et détruit , en partie , l'effet ai 
5emblable diminution ou augmentation dans la 
gueur ; sinon le genre de vie de Faniinal en 
inodifié. ' 

pins les animaux dont le camU intestinal pi 
être divisé en gros et petits intestins, sondianiel 
diffère beaucoup dans l'une ou Tautre de ces 
visions. 

Dans le gibbon ^ la longueur des intesùnsgr^i 
est à leur circonférence : : 3i : i ; celle du c 
cam : : 1 : 4 , et celle du rectum et du colon re« 
li nis : : 3 : i. 

I; Dans le coaïta , la même proportion p^^^ 

i intestins grêles est : : 46 r i , pour le cœcum : '^'"^ 



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Art. II. Circonférence proportionnelle. 46r 
pour^e colon et lô rectum :\ 5: t^ Dans lepatas a 
landeatt noir ^ la longueur des intestins grêles esta 
lenrdrconfMnence : : 4o : i j celle du cœcum : : 5: 6, 
etcelieducolonet du rectum pris ensemble : : ii : i. 
Dans le mandril, ces différentes proportions sont. 
:;6i : I , : : i8 : 5, : :8: 1. 

On Toit , dans ces quatre exemples , que c'est 
le mandril qui a les plus petits intestins grêles , et 
le gibbon les plus gros, et que ceux du codita et 
du ^atas ont une grossei^r moyenne entre les 
inlestiBs des deux premiers. Cette remarque «er- 
rira à empêcher les rapprochemens que Ton pour- 
roit faire , en ne considérant que la longueur re- 
latiye du canal intestinal <te ceux-ci. 

Les gros intestins , le cœcum excepté, ont aussi 
un plus grand diamètre dans le gibbon et le 
tmiia^ mais ce diamètre est moindre dans le 
^Q-ias que dans le mandril. < 

Dans le maki mococo ^ la longueur des intes- 
tins grêles est à leur circonférence : : 4i : ij celle* 
an cœcum :: 2 : i (ce qui suppose cet intestin très- 
gros, car il est, fort 1<^)9 et celle enfin du rec-<. 
Ui/n et du colon : : J : i. 

Dans la noxitule, dont le canal intestinal est fort 
court , sa circonférence* est à sa longueur : :.i : 28 j 
ce ^ui indique une proportion assez grande dan^ 
1a preiïiière dimension. Dans Y ours brun^ÏQ mèm^ 
rapport est : : i : 37. .Dans le hérisson : ;, 1 : 58, 
dans le blaireau : : 1 : 80, dans le raton ::: i : 78 , 
d^ns la taupe, : : 1 : 82} d^apa la musaraigne d^ea^ 



Digitized by VjOOQIC 



461 XXP Lbçon. Intestins. 

t : 1 : ig. On voit par-là , que, dans ce dernier ani 
mal, le diamètre proportionnel du canal intestina 
eat beaucoup plus grand , que dans les autres plan 
tigrades , et compense ainsi l'extrême brièveté d| 
ce canal, toujours comparée aux animaux de 
même famille. Par contre , ce diamètre est 
petit dans la taupe ^ relativement à la longaei 
des intestins, qui est très-grande. Mais dans Vom 
brùnj la longueur et le diamètre semblent contri 
buer à la fois à rendre cet animal frugivore. 

Dans les carnivores , le canal intestinal a ordi- 
nairement un très-petit diamètre ; la circ<»féreBce 
est à la longueur des intestins : : i : 64, daosla 
loutre : : 1 : 66 , dans la fouine : : i !i5 , daoi U 
belette ^Ûxmi lé canal intestinal est plus coart rela- 
tivement au corps , que dans les deux premienb 

Dans le lion, où l'on retrouvé les intestins diti- 
ses en gros et petits , la longueur des damiers est 
à leur circonférence : : 3o : i ; celle du cqecum : : 5 :6; 
celle du colon et du recâun : : 7 : i. Dans le loup^ 
ces proportions sont : : 65 : 1 , pour les intestins 
grêles : : 26 : 1 ^ pour le cœcum et pour le rectum 
et le colon : : 7 : t. Mais dans V hyène y dont lecanal 
intestinal a une longueur beaucoup^ |^& consHé- 
rajble que celle des autres carnassiers digitigrades , 
la. drco^férenee des intestins grêles est très-petite^ 
iiUe eit a \ew Icnaguéur : : 1 : iioj. celle du ceecom 
: : 4 : g ,; et cette d» colon et du rectum pris en- 
semble ?: i( : 6L 
'^Paos letsarig^e^em rapports sont: > 1 rsg, : : 6î^ 



Digitized by Vji'O0QIC 



ARTé II. Circonférence proportionnelle. 463 

: : 1 : 3, 6 ; aussi ses intestins sont-ils trèsHX>urts, 
relativement au corps. 

Dans les rongeurs , les intestins sont ordinaire- 
ment très - longs , comme nous l'ayons déjà vu ^ 
loais leur grosseur proportionnelle n'est pas consi- 
dérable , à l'exception de celle du cœcum. Dans 
Yécureuilj on trouve pour cet intestin la même 
proportion que dans le mahimococoy c'est-à-dire, 
que sa longueur est à sa circonférence : : 2 : i. Dans 
les intestins grêles , ces quantités sont : : laS : i ; 
et daps lei^ gros ,.non compris Le cœcum : : soi !• 

Dans le polatouche j ces rapports sont, pour le 
coecum :; : i m , pour les intestins grêles : : 6o : i , 
pour la cdbn et le rectum : : la : i.. Si l'on fait 
attenlioa à la longueur des intestins de Vécureuit 
eldnpolatouche ^ comparée à celle du corps, on 
verra que, dans ce dernier, si la. longueur est 
moindre, le diamètre relatif est plus grand* 

Dans le cochon d^Inde ^ ces niêmes rapporta 
sont : : 8 : 5,5,: : 85 : i, : : 66 • i. Dans le /^a/ :.:3:4, 
: : 6i : x , : •: i3^5 : i. On voit que dans ce dernier 9 
le diamètre des intestins n'a pas diminué en pro- 
portion de sa longueur, comparée à celle des autrea 
congeurs qt^i est beaucoup j>lus considérable. Aussi 
le naturel de cet animal difiere-tril de celui dea 
lutres rongeurs^ il peut très -bien se nourrir de 
::hair , comme nous l'avons déjà dit dans l'article 
précédent. 

Dans les loirs, la circonférence du canal intes- 
iaal , est à sa longueur^ poor 1q loir proprement 



Digitized by VjOOQIC 



464 XXI** Leçon. Intestins. 

At : : 1 : 8d, pour le lérot r : i : a5, pour le mi«- 
cardin : m : 66 ; ce qui indique un plus grand dia- 
mètre dans le lérot que dans les deux autres. 

Dans le fourmilier la même proportion, pour les 
intestins grêles, est : : i : 26 5 pour les gros : : 1 : 2. 

Dans le tatou à neuf bandes : : 1 : 18, : : i :5. 

Dans V éléphant , dont le canal iniestmal n'a pas 
la longueur relative de la plupart des autres her- 
bivores, èette proportion indique un trés-gnuid 
diamètre ;elle est, pour les intestins grêles : : 1 : 18, 
pour le cœcum : : 3 : 1 , pour le colon et lerectam 
r r 1 r 4* 

Dans le sanglier^ ces rapports ëont : : ï.'T^j 
: : 1 : 1 , : : 1 : 26. Us sont' beaucoufp Jjilns éWgpéà 
dans le taureau, dont la longueur ides hitestins 
grêles est à leur cii'conférence : : 271 : 1, celle du 
cœcum: :6: i,etcelledurectumet duc!ok)ii>:5i:ï. 
Dans le bufle^eux contraire, dont la longueur rdatire 
du canal intestinal est moindre, on trouve ces rap- 
ports : : 186 : 1 , : : 1 : 1 , : : 4o : 1. 

Ils sont , dans \e cheval, dont le canal intestinal 
est court , comparé à celui de la plupart des ruini- 
nans, : : xii: 1, : r-a: 5, : : i4 : i.Ces rapports in- 
diquent que la proportion du diamètre des gn» 
intestins est beaucoup augmentée; celle des int^ 
tins grêles Test également un peu. 



ARTICLE ni 

Digitized by VjOOQIC 



. Art. III. Division des intestins. 465 

ARTICLE III. 

Division des intestins en gros et petits et en 
appendices , ,et proportion des petits intestins 
aux gros. 

L Division des intestins en ^ gros et petits 
et en appendices. 

Daks la plupart des aniinaux vertébrés, le canal 
intestinal peut être divisé en deux portions bien 
diâtinctes. I/une , (H*dinairement plus longue , d'un 
calibre plus petit, à surEsice interne, trè»-seuvent 
Teloutée , eommenoe au pylore, et.se termine à la 
seconde ; celle-ci , pi Uis grosse et plus courte, à sur- 
face interne , très-rarement veloutée , à parois ti*ès- 
souyent plus fortes et plus épaisses, aboutit à 
Fanus. 

A. Dans tes mammifères. 

Dans les mammifères où cette distinction peut 
avoir lien ,• la séparation des deux portions est in- 
diquée par un ou plusieurs appendices , qui portent 
le nom de cœcum lorsqu'ils sont gros et larges , ou 
d'appendices vermiformes lorsqu'ils sont longs et 
grêles. \J homme y les orangs et X^phascolome sont 
les seuls qui aient à la fois un cœcum et un appendice 
vermiforrae bien distincts.* Dans Véchidna, il n'y 
^qa'un appendice yermiforme. Mais dans les >autr es 
genres de la famille des singes et dans les makis; 
5 Gg 

Digitized by VjOOQiC 



466 XXP LfiçôN. Intestins. 

dans les galéopitàèçues^ pai^ni les chéiroptères} 
àansïes mangoustes, parmi les plantigrades ^ dans 
les carnassiers digitigrades, les martes exceptées; 
dans les pédimanes ; dans les rongeurs y les loirs 
exceptés ; dans Voryctérope , parmi les édentés; 
dans les pachydermes y le daman excepté , où il 
y a, outre lecœcum ordinaire, deux appendices co< 
niques au commencement du rectum ; dans les r»- 
minansy les solipèdesyles mammifères amphibies^ 
il n'y a qu'un eoecum- sans appendice rermifonne. 
On en compte deux très-petits dans les fourmiliers 
proprement dits; H- n^y en ar pas , non plus qne 
d'appendice Teîrmifortne^dans les autres édenl/is^ 
teb que les fourmiliers écaitteux et les tatous* 
On n'en tirouve pas dans les tardigrades ; les 
chaupe-souris y parmi lès chéiroptères ; les plan- 
tigrades y à l'etceptiob diqs mangoustes; les mar- 
tes y parmi les carnivores ; les loirs , parmi les 
rongeurs; et les cétacés en manquent également 
Mais la présence d'un cœcum y ou d'un appendice 
vermiforme, n'est pas néce^aire pour pouvoir rs- 
bonnc^re deux portions distinctes dans le canal 
intestinal. Les oaratCèl^es qtte nous avons indiqués 
plusc haut peuvent déjà les di^nguér. Il en est 
encwe un* aussi général ; c'est nn rebord drcalàire 
plus ou moins large qnl' entoiâre> en partie on en 
totalité , l'orifice de l'intestin grêle dans le gros. 
Ainsi , dan» le/s paresseux , il n^y a que la dîfie- 
rence de diamètre ef un léget^ f epli en forBse de 
V^lrule I q[ui indiquent les lim&es et la différenc? 



DigitizedbyVjOOQlC . 



Art. m. Division des intestins. 467. 

du gros et du petit iatestin*. U en est à peu prè^ 
de même dans les tatous. 

Dans tous les autres mammifères qui manquei^t^ 
decœcum, le canal intestinal est tout d'une reuue^ 
conservait par-tout un diamètre à peu près égal^ 
diminuant même un peu quijquefois, en ajlgnt 
vers l'anus. La division de ce canal eq gros et 
petit intestin , n'est donc plus marquée chea^ eu^; 
cependant la dernière pprtion de Fiotestin , qiM sf^Lt* 
les vertèbres sacrées et se termine k IVnu^ , CQn^ 
serve toujours des caractères qui la distingiieiit d» 
reste : la plus grande épaisseur des membranes 
interne et musculeuse^ le défaut de velouté danf 
la première , une couche extérieure trèsrfofte de 
fibres longitudinales dans la seconde. 

Dans tous les mammifères qui n'ont qu'un coer 
curo^ celui-ci^ ne semble qu'un prolongement du 
gros intestin , que le grêle laisse en 4eça de son 
insertion dans ce dernier. Ce prolongement varif 
beaucoup pour la grosseur, la forme et la strucr 
tare; mais on peut dire que pour celle-^ci, elle est 
ordinairement*la même, que celle de la partie du 
gros intestin avec laquelle le copcura se continue^ 
Quelquefois ce n'est que dam im très -court es^ap^ 
que le gros intestin conserve la même structure et 1^ 
même dilatation que le. ùçB^umy comme dausles^or 
iéQpithèqu0s. , le phalanger brun y la plupart de# 
rongeurs et Ifis^ruminaus; d'autres fois, c'est d^s 1^ 
plus grande partie deson éteudue , comme d^ns to^s 

W mixu mamixvfèi^cN oà 1^ coffum ^^^^« Q^ 

g a 

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468 XXl^ Leçon. Intestins. 

festin est fort grand et généralement boursoufflépar 
des bandes tendineuses , dans les animaux qui se 
nourrissent de substances végétales , et même dans 
ceux qui sont omnivores, tels que les singes jhs 
' mahiSy etc. j cependant celte loi souffre des excep- 
tions. Dans les ruminans^ dont l'estomac est très- 
compliqué , ie cœcum est médiocre et sans bour- 
soufflure ; il en manque également dans les ra^^ pro- 
prement dits. Il est petit et sans boursoufflure dans 
le tanguroo-rat et le phascolome ; au contraire, 
il est très-grand et boursoufflé dans les galéopi- 
ihèqiies et \e phalanger brun y qui passent poursc 
nourrir en grande partie de matières animales. 

Dans les autres animaux qui vivent de chair, le 
cœcum est toujours très-^petit , à cavité unie , sans 
boursoufflure. Ces caractères sont communs aux 
gros intestins : ceux-ci ont généralement, dans les 
animaux carnassiers , une cavité égale , connue les 
intestins grêles , et il n'y a guères de différence 
entre eux , que te plus ^and diamètre des 
gros. La même cavité est au contraire très-îné- 
gale dans les animaux qui vivent de végétaux. Elle 
est généralement divisée , dans une partie , Ou dans 
la presque-totalité de sa longueur , en un grand 
nombre de petites cellules , par des bandes ten- 
dineuses qui plissent et boursoufflent ses parois, et 
son diamètre est plus grand proportionnellement à 
celui des petits intestins , que dans les carnassiers. 
n faut encore excepter ici le phascolome ^ dont la 
partie de Fintéstia en 4eça du ooecum , est presque 



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Art. III. Dii^is^on des intestins. 469 

aussi dilatée que celle au-^elà ; le hanguroo , où 
les mêmes difiérences ne sont pas plus marquées^ 
el; tous les ruminans dont le colon et le rectum . 
ont un diamètre uniforme, el à peu près de même 
grandeur dans la plus grande partie de leur éten- 
due. Dans les rdngeurs , ces différences n'ont lieu • 
que dans le commencement du gros intestin. 

B. Dans les oiseaux. 

Les oiseaux ont généralement de^x cœcums qui 
s'insèrent de chaque côté du canal intestinal , à peu 
de distance de l'anus. Dans les oiseaux omnivores 
et dans \^s granivores , ils sont généralement longs 
et d'un assez grand diamètre : ils manquent dans 
la plupart des oiseaux dB proie diurnes, ou ils y 
sont réduits à très-peu de chose. La picvert, parmi 
les grimpeurs; V alouette , parmi les pctssereaux; 
le cormoran ^ parmi les palmipèdes y en manquent 
également ; il n'y en a qu'un très - petit dans le 
héron, le butoTy le grèbe. Il y en a deux très^grêles 
dans le casùar; ils sont gros et courte danjs les 
harles, les plongeurs , etc. Les oiseaux de proie 
nocturnes en t)nt deux fort grands. 

Dans tous les oiseaux y la courte portion qui est 
entre l'insertion des cœcums et le cloaque y est un 
peu plus grosse que celle qui est entre cette în;- 
sertion et le pylore. Ge caractère indique donc 
aussi dans cette classe y la division du canal intes-^ 
tînal en gros et petit intestin j il est même enr 
core marqué lorsque les cœcums n'existent pas.. 

GgS 



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470 XXP Leçok. Intestins. 

C. Dans les reptiles. 

Le casai intestinal des teptiles n'a générale- 
ment rpoînt d'appendi^ qui marque la division en 
gros et petit ititestin; mais celle-ci n'en eidste pas 
moins dans la plupart. Tôtis IcS chéloniens , la 
plus ^ande partie des Sauriens y\es ophidiens , 
les batraciens^ à l'exception du f^rren lacer tina^ 
ont un intestin long et grêle , qui s'insère à l'ex- 
trémité dHm ûltestin gros et court, et se prolonge 
ordinairem(9nt dans la-davîté, pour y former un 
rebord circulaire , en forme de valvule. Les pa- 
rois du gros intestin sont presque toujours plm 
fortea, plus épaisses que celles du grêle. Ses mem- 
branes en diffèrent d'aitteurs, la musculeuse par 
ees fibres longitudinales , let l'interne par des plis, 
t)u généntlementpàrtme apparence différente. 

U iguane est le ^ul des animaux de cette classe' 
-où nous ayons obsei^vé ua véritable coDcum. 

H. Dans les poissons. 

La distinction du canal intestinal en gros e( 
))etit intestin est bien moins générale que dans les 
teptiles. Quelquefois la di9ëï*ence de grossear est 
inverse, c'est-à-dire que la portion qui se termine 
à l'anus, distincte de celle qui la précède, par 
d'autres caractères, a un diamètre j^ltfs petat, 
quelquefois même des parois pfus mirfôés que 
celle qui la précède. C'est ce qui ti ^lieti dans les 



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Art. ill. Division des intestins. 471 
raies ^ les squales y V esturgeon, «t même le bickir^ 
parmi ceux dont la première portioa da canal 
intestinal a une valyule spirale; dans les syngna^ 
tes y les cqffres y les halistes ,^^xm\ les poidsons 
qui ont cette première partie séparée de la seconde 
par une valyule circulaire. D'autres fois le dia^ 
mètre des deux portions n'est pas différent. Seule- 
ment elles n'ont pas .touta^ait la même structure» . 
Jjeur membrane interne n'a ,pas le mrâie aspect; 
l^a mqsculeuse présente des libres qui ont une 
autre direiftion dans le gras intestin que dans le 
petit y et ces fUfférences mkxA, conQrmées le plus 
.souvent par la présence sd'ane yal vole circulaire ^ 
qui, sépare les deux ^cavités., et quelquefois par 
un étranglement phis <ou ^moins apparent. Ainsi 
dam 1^ (étrodQns^lmdîo^nsj parmi les bran* 
chioslçges j Je loup {tmorrichas lupus ) ^parmi les 
AigxAe^il^Mcorpènes^ Im-xàes, parnii-les thera- 
€Ï3àX!gam;^}iO',grosyeiu6 Çanableps ^ph^al/nue), 
les harengs j les saumons , 'le broehei^ pavnÉi 
jes, aJWominaux , la devmépe «portion du candi in« 
^testiml , sépacée de la première par un ^epli 
ou iun Boui^let circulaire ^ ,nWst pas -^lu^ «grosse 
que celte«^ci. Enfin la seo^ide partie du eandl 
inteitinal ^^t rééllemmt^lus dilatée que la pre- 
jQ^ettiaasi'lasitfiixin^^ (plufieurs/i^^^r^j; et ^/ijar^^^ 
le iheUtis .^hepatus ^ . les . ^ho^todons , les perches ^ 
}es.v«OJ^nM> les Mombves , -çkuûevnrs pleuronectes^ 
( tels que li^p/i^j, la sole^ leHurboiet la limande ) > 
U^-ifiglMp.l^ ecàemiis^^plûMeuia chabots, les 



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473 . XXP Leçon, Intestins, 
gfitdes y plusieord murènes ( le congre entte autres ) , 
le lump* Mais dans la limande ^ parmi les pleu^ 
ronectes y le theatis hêputus^ plusieurs labres et 
spc&esy la cavité des deux intestins n'est pas sé- 
parée par une valvule. 

Dans les lamproies ^ la. baudroie, le rat (ura- 
noacopus scalmr) ^l^pleuronecte rayé, lepicaud, 
le sogo {holocer^m sogo), les carpes ^ les mor^ 
myresy les mugilesy on ne peut éfë^blir la distinc- 
tion du canal intestinal en gros et petit intestin. 

Ck^mme presque tous les^r»|f/i7^^, les poissons 
n'ont point d'appendice à 1-enéroit d^ ia réunion du 
jgros et du petit intestin. Cehii-ci s^insère ordinaire- 
ment au bout du premier , et ne laisse pas , en deçà 
yde son orifice , de cul-de-sac assez marqué pour âtro 
distingué 80US un m>m particulier. En revancll» le 
canal intestinal est le plus souvent entouré ^ à sm ori- 
gine ^ d'un nombretrès-variaWe de coecum^ , tantôt 
.Icmgs et grêles , d'autres fois courts et gros , simples 
,ou ramifiés y dont les parois sont semblables a c^esde 
,e^ canaL Nous nousborperoàs ici à donner une idée 
. de leiii:! nombre^ et des poissons 011 on les rencontre^ 
nous réservant d'en parler plus en détail dans l'ar- 
ticle suivait. Ils manquent dans le$ ckondroptéry* 
giens; dans la plupart d%8^hranckiosièges{iQh(\f» 
Jes syngnatesy les i^ffres, les balisieify les téir(h 
dons y les diodom\$ dans les apodes,* dans Its 
urano9copes et les perce-pierres ( blennit^}p 
parmi les jugulaire^ j da/is quelques pleufWtectBS 
(le rayé y par e^temple)} dans quelques ^<»^^^ 



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Art.. m. Division dês intestins. 478 

\\e spinifir , par exemple), parmi les thoradû*- 
ques; dans le gros-yeux (anableps) , plusieurs 
brochets, les carpes ^ les silures, parmi les abdo- 
minaux. Mafe les autres poissons de ce dernier 
ordre en sont tous pourms. On en compte ua 
dans le mugil albula ; six dans le mugil cephh* 
lus; un d^ns le mormyrus herse; deux dans le 
mormyre à lèpre ( mormyrus labiatus geoffr. ). 
Leur ncmibre est très-yariable dans les saumons. 
A nV ^>^ ^ 9^^ ^î^ Aahb Véperlan ; soixante* 
huit daiis le salmo. lacustris , et soixante-dix en- 
viron dans le saumon ordinaire. Il y en a dix-huit 
dans Ycmchois y yingt-quatre dans le hareng , 
quatre^TÎH^ dans IWo^e. On en compte quatre 
dan» V^éêGX sphyrœna. Parmi les thorachiques y 
les e^^earea eu ont ordinairement de trois â citiq» 
n y «1 a quatre dans la soupe ( sparus salpa); 
trois dans la dorade ( sparus auraia ) ; trois dans 
le sp. sargus; quatre dans le pagre ( sp. pagrus ); 
un même nombre dans les sp. marna et sp. 6ra- 
Tzay cinq dans le sp* annularis. Nous en avons 
iru huit ^ns une espèce de labre indéterminée. 
II y en a de six à douze dans ie soga (holoce^ 
'rus sogo); quatre dans le then^is kepatus ; 
rente dans J a bandouillère en are 4 cheétodon 
zrcuaias) ; cinq dans le zèbre ( choeiod. zébra) ; 
in grand nombre dans \^ dorée {zeus faber); 
rois dans la perça zingal et daas la^ p. fluvia-- 
ilisf quatre dans la p. nilotica; six dans la/>. lur- 
ia perçai sept à huit dans la sciène noire {scia^na 



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474 XXI*" I^çoK. Intestms. . 

•Tl^ra); cinq dans le loup {svi(ie^a,lahrax); kx 
idans la «e, cirrosa, et un TOmbre faeaticoop ^110 
grand dans d'autres espèces de ce g^fire. On en 
compte trois dans le soKmtk^r sansun / yingt-dnq 
d^ns le se. duetoTi un très*grand nombre dans le 
maquereau {ac. scombrus ) ; doute à breize dans le 
maquereau bâtard {se. iraçikurus), et deux 
divisés en seize rameaux dans le thon (se. thynr 
nus ). Il y en a deux seulement dat» fe .plupart 
des pieuronectes , tels que lejurbot, Hplie^iÊ, 
Um€^mley le flez y I9, barbue ^ y picaudj rt on 
çeul dans le flét€m. Dans le malarmai: ( tr» ca- 
f^^pkraaia ) , ^il y en a six,) et huit à<dix daas la 
ifrre_ ( tr, lyva )>• six dans le. rénmra {^echuiêU 
remûray,^ymgUsbidAnsle.surrnuiet (mmU^à^ur- 
jmtietus) ; six dm». le jnullus Asirbatmef i^puOre 
^àmle*.swrpéne Vb&rrible^mBy)i jdmo» l».)^b«6o< 
.du. Mil ; quatre daiw ie scorpion, de mer ( eottuê 
scorpius). ^ . 

•fajrmi^les jogukirw, on en'COQipteflmik(d«as.k 
^ipeXtrxzobimts draco) ;h\jitàsx^\0Lmusiele(^^g(ar 
jdusimusÈela); Utmteyd^ux dans Iti JoieX.g. Iota); 
teente-quialre xlansla Mg^e (g. mokm); quatie 
troncs .^Ramifies dans Je m^/ao; six, troncs rami- 
dEcés dans la^Mxime;, un seul sônple dm» «la its^t- 
^hmb» ;;cfe Benftarenx eoeeuma mnBfiéaidaittkle./Jw 
\{\g. tpolackius^ ) . Jl y ea a aussi un. trèsiCliwd tHMr 
4nre«ian&ie Itf/np^.pavmilesliraBcliiqfsti^esf oiaîsen 
ni^en oomple qa^-deux ûmûslsL bai§^raiÊ^ JSlaps h 
pQfymhn-^fmille y ibiSQBt.1Si111u0A.iepr.be4e «0 



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Art. IIL Diviêion des intestins. 4j5 
16 seule masae. «Bsiis Vesiurgeon y ils ne forment 
i^une masse dans toute leur étendue , parce qu*ib 
•nt unis ensemble par une cellulosilé serrée. 
On voit 9 par ces exemples, combien le nombre 
3 ces appendices est 'variabie y même dans les 
;pèces d'uft même genre , dont plusieurs en man- 
ient quelquefois , tandis que les autres en ont 
lus ou moins. 

II. Proportion des petits intestins aux gros. 

Diins les mammifères y la dffierence de longueur 
Qtre les gros intestins et les petits y est beaucoup 
aoindre que dans les animaux de§ autres classes, 
tù cette division peut av(^ lieu ; et parmi eux y 
e sont en général les animaux qui se nourrisseitt 
le substances végétales, où cette ^différence est ht 
ilus petite. Btie se réduit à trèa-peu de chose dans 
^auix>up de rongeurs -y quelquefcns même elle 
sst à Favantage des gro» intestins , comme dans le 
mcay où la. longueur des grêles est à celle des 
;ros. :: i : i^ ; et dans le rai d^eau , où cette 
OQgueur est : : 1 : 1,3. Dans 1 Vceér^zii/, la même 
)rop<nrticNi est : : i,«? t 1 -^ dans ie poiatouche , 
: 3 : 1 } dans le phascolome > : : 1 : 1 ; dans le 
?oûhon d^Inde , :: 1^7 : 1 ; dans le castor y le 
Uèi^re y là ^rat ^9U 
lans le hamster i 
îurmuloi ;et )Ia 7sê 
ieira|»procbe de en 
tes juiimaux omiai 



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A76 XXr liBçoN. Ir^estins. 

les ruminans ci les soUpèdé^^ ces différence» ne 
$ont pas encore considéra^lel^.. Ainsi les intestins 
grêles sont aux gros : : 1,7.: 1 i dsLU^ l^éléphaU; 
: : 2,9 : i j dans le pécari ; : : 5^8 : 1 , dans le 
sanglier y : : 3 : 1 , .dans le verrat ; :: 1 ,2 : 1 
dans le chameau ; : ^ 3 : i , dam le taureau 
: : 3^4 : 1 , dans le hufle; : : i,3 : 1, dans le c9ff\ 
: : 3 : 1 , dans le bélier ; de même dans le ehâPûL 

Mais , dans les carnassiers j . ces différences 
sont généralement plus grandes. Ainsi la même 
prc^^tion est dans\le lion et le jaguar , :: 6 : i ; 
dam le lynx , : : 5,S : i } dans le ohierh^X le hup^ 
: : 5 : 1 ; dans Vhy-ène.^ : : 6^2 : 1 5 dans k/?a5»- 
' ihèretii le sarigue ^ on ne Fa trouvée que ;: 4 ? 1 ,* 
dans le chat domespgue , : : 5,5 : 1 j et dans le 
chat saupage , :: 9,4 : i* 

Cette proportion redevient trèsi*peliie «hns 1» 
makis et djains plusieurs; ^'72^5. Elle est :: a : 1, 
dans le lorijs ,\ : : 1,6 : 1 , dans ;Ie mongous; 
. : î 2 : 1 , dans le moooco ,* à peu prés : : 3>i î ï> 
dans le paias ;. : :, 3 : 1 , dans le -tuacaque ; ten- 
dît qu'elle est : : 5 ; 1 , dfu^ le mandrùl; :; 5,7 : 1^ 
dans le sajou /et dans le gibbon y :.' A : ij rap- 
port qui est le même que daœ l%oàune , où il 
est aussi quelquefois : : 5 : i. 

Dans les oiseaux^ ç^ito différence est Wen plo* 
grande , et elle est à peu près la même dans cetu 
; qui se nourrissçnt de substances végtoWs, et ceox . 
qui vivent de matières animales. NoôsJie coniotf" ! 
^ €Pns que le casoar où, le riypport du gros ai*»*'' '' 



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Art. ni., Dipisian des intestins. 47"/;' 

gréle soit semblAble à celui de beaucoup del 
%mmifère8; il est à peu près :: i : 5. 
La même différence est également très-grande 
m les reptiles et les poissons , à très -peu. d'ex- 
ptions iH*ès. Nous ne lious arrêterons pas à la dé- 
lier; on pourra en prendre une idée en jetant 
I coup-d'oeil sur les tables des longueurs du canal 
testinal dans ces deux classes d'animaux. 

ARTICLE IV. 

description particulière du canal intestinal 
dans les diperses espèces. 

Nous ayons donné > dans la Leçon XX, une 
^e générale de la structure 'du canal intestinal 
de ses membranes; dans celle-ci , nous a\ons 
ja vu plusieurs parties importantes de la des- 
îption de ce canal. Il ne nous reste donc qu'a 
i*e connoitre plus particulièreraent les formes 
la structure qu'il présente dans les diverses 
)èces* 

k. Dans Vhomme et les mammifères. 

Dans V homme , le canal intestinal peut être dî- 
é, comme il a déjà été dit, en gros et petit 
estin j celui - ci , d'un moindre diamètre que 
utre , s'en distingue encore par sa plus grande 
iguear et par une structin'e différente. On donne 
Qom particulier de duodénum à sa prenaèire 



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J 



4^8 XXr Leçon. Intestins, 

portion 9 parce qu'elle s'étend dài ie pylore jt»^ 
environ douze travers de doigtt au-dda; ékm 
recourbe trois (bis dans ce court espaos', et pré- 
sente un calibre un peu jAns grand que k i«M 
de l'intestin grêle y et une figure nioins tiffXkh 
ment cylindrique. Le duodémim est d'aiUsurspU 
rouge de vaisseaux , et plus abondant en ajim 
muqueuses. La suite de l'intestin grèlèkmi 
peu près un cylindre égal , dont les replb «»• 
breux et irréguliers, fixés pisqu'à un certam^ 
par le mésentère , remplissent en partie te Sf- 
férentes régions de b cavité abdominak^fv^ 
culièrement la région ombilicale et les fiwes ilia- 
ques ; son extrémité s'insère au gros intrfiû a«- 
dessus de la fosse iliaque ânAte. Les paroi» sont 
en général minces , déUcate^ et presqœ trasp 
rentes. La membrane interne , qui n'offre ^ 
quelques rides irrégulièrea' dans le dnodétoot 
présente des plis transversaux plus nombreux el 
plus- prononcés dans la plus grande partie ^^ 
l'intestin grêle j ils deviennent' plus rares et hkW 
marqués vers la fin. Ils sont permanens, et porto»* 
le nom de valvules conniventes. Cette inein« 
membrane a sa surface hérissée d'une forfe «e 
petites villosités at forme d'écaiUes plus W 
que hautes^ dent le nombre et 1» grandenr^ 
minuent à mesure qitt'on les^ observe pto P'^/j 
cœeum^ La membEane misculensB a dsuatcofïci^ 
de fibres^^ lôo^twfinafes et pkit> iÔB^vsskes^^^ 
OMuAktQSteniet^ dacukîwirebpluigegtfagwsfly*^ 



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Art. IY. Deacr. du canal înte^t. éj'g 

ViSÉbstn^: eUes aont plus sensibles dans le daodé«i 
num , et s'aperçoivent quelquefois très*- difficile** 
ment dans la plus grande partie de l'intestin grêle. 
L'autre portion du can^l intestinal, l'intestin gros^ 
part de la fosse iliaque droite , remonte daurPhy* 
pocondre du même q6té , passe dans l'hypocotadre 
gauche, descend , en se courbant en S, dans le 
bassin^, traverse celui-ci en apiraM lés vertèbres 
sacrées , et se termine à l'anus. Il reçoit l'intes^ 
dn grêle à quelques pouces au*delà de sa pre-^ 
mière extrémité ; cette partie , qui se trouve aimi 
séparée du reste , et dont la cavité forme un sac, 
porte fe nom de cœcum. On appelle reeium 
l'autre extrémité du gros intestin , qui corameiHm 
à peu près vis*à*vis de la dernière vertèbre de» 
bmbes , et se continue jusqu^à l'anus* La portion 
intermédiiûre est désignée par les anatomistes sous • 
le nom de colon. Son apparence et sa structure 
(ont les mêmes que celles du cœcuni. Trois ru^ 
)ans musculeux qui partent du sommet' conique 
)btus et arrondi de ce dernier intestin , se cou-* 
inuent dans toute l'étendue du colon. Us en plissent 
es parois y les rendent boursoufHées , et divisent 
linsi la cavité de ces intestins en une quantité de 
letites ceHules. Ces rubans sont rapprochés dans^ 
e rectMSf , et recouvrent toute fei drccmférence der 
et infeslinr, qui n^a pkis de^ ftoursouffîîire. Le 
œeâm esf encore remarquable^ par un appendica 
'ertmforme , dont la longuear vdrie de deus 
^ phB de hdt oentisnètrea ^ et dont lea paMi^ 



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48o \ XXr Le^io* Intestins. 

recèlent une quantité de follicules muqueux. Ildenf 
au côté gauche de cet intestin. Entre l'arifice de 
l'intestin grêle et le colon , la membrane interne 
forme un large pli , dont Fusage est d'empedber 
le retour des matières fécales des gros intestins 
dans l'intestin grêle. La même membrane pré- 
sente un grand nombre d'autres plisirrég^lier8, 
mais qui sont cepen4â^nt plus généralement tram- 
versaux dans le cœcum et le colon, et se di- 
dirigent particulièrement suivant la longueur dans 
le rectum. Cette membrane n'a point de Tillosité. 
lia membrane musculeuse y outre les rubaBs dé/a 
décrits, présente encore quelques fibres longitu- 
dinales , comme dispersées sur le cœcum et le 
colon , et un grand nombre de fibres circulaires. 
Elle est plus forte dans le rectum que dans le 

t reste du gros intestin ; les fibres longitudinales y 
sont d'ailleurs plus nombreuses y et plus égale- 
ment distribuées. 

Dans les singes , le canal intestinal est en gé- 
néral très ressemblant à celui de l'honoune. II n'offre 

' ordinairement , dans ces animaux , que de très- 
petites différences, a peine dignes d'être remarquées. 
Cependant l'appendice vermiforme du cœcum dc 
se trouve que dans les orangs; les autres genres 
de cette famille en manquent. Le duodénum ^ 
généralement fort court , et quelquefois d'un plo^ 
petit diamètre que le reste de l'intestin grêle, dont 
la partie la plus étroite est celle qui s'insère ^Q 

* gros intestin. Le cœcum est plus court dans le 

gibbon 

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Art. IV. Descr. du canal intest. - 48 1 

gibbon que dans l'homme j dans les guenons il 
est quelquefois plus long , mais il est toujours gros ^ 
court , et de figure conique , celui des sagouins et 
des sapajous excepté, qui est long, cylindrique, 
recourbé à son extrémité , et quelquefois d'un 
diamètre plus petit que la suite du gros intestin : 
c'est ce qui a lieu, par exemple, AaxisXe sajou^ 
brun , où il augmente de grosseur yers son ex- 
tréipité. 

Les makis ont tous le cœcum plus long que 
les singes. II diminue insensiblement d^ns le maki- 
mococo , et devient plus petit que l'iléon , à quel- 
ques cen^fiE|ètres de sa terminaison. L'endroit où 
il se continue avec le colon est la partie la plus 
grosse de tout le canal intestinal. De-là, jusqu'à 
la distance de douze à treize centimètres , le colon 
diminue peu à peu de grosseur , devient plus petit 
que l'iléon , et conserve ensuite le même diamètre. 
Les boursouflures des gros intestins , ainsi que les 
bandes tendineuses qui les forment , ne sont mar- 
quées que dans la partie conique du colon et 
dans le cœcuin. Dans le mongous, cette partie 
conique et boursouflée du colon est beaucoup plus 
longue. Dans le vari le cœcum est encore plus 
long , mais en même temps d'un plus petit dia- 
mètre que dans les précédens. Dans les loris le 
caHal intestinal a des parois minces, transparentes , 
et un îtilibre inégal , dilaté par intervalle, for^ 
mant des bosselures , et très raccourci par le mé- 
seQtère j le cœcum est* alongé et peu boursouflé. 
3 Hh 



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482 XXP Leçon. Intestins. 

Dans plusieurs endroits des gros intestins , leur 
diamètre n'excède pas celui des grêles. 

Dans le, tarsier le canal. intestinal n'a ni bandes 
ligamenteuses ni boursouflures. Le caecum est fort 
long et très- dilaté. La partie du canal intestinal ^ 
comprise entre son insertion et l'anus , n'a que 
quelques millimètres de plus en longueur , et un 
diamètre à-peu-près égal à celui de Tihlestiii 
grêle. 

Parmi les chéiroptères ^ les galéopiihèques se. 
distinguent des chauve^ souris , et se rappro» 
chent des précédens par la présence d'un très- 
grand cœcum^ et la division du cs^nqJL intestinal 
en gros et petit intestiq. Le cœcum est raccoard 
par trois bandes musculeuses/, qui forment un 
grand nombre de boursouflures. La partie du 
gros intestin ^ qui est au delà de l'insertion de 
Filéon, conserve le même diamètre et la même 
structure boursouflée jusqu'à la distance de six à 
sept centimètres y de sorte qu'elle ne semble for- 
mer avec le cœcum qu'un même intestin , au 
milieu duquel l'iléon yiendroit se joindre. Nous 
yerrons quelque chose de semblable dans les 
rongeurs. Après cet espace, le gros intestin diminue 
de diamètre , perd ses boursouflures, et pi:end 
la même apparence que l'intestin grêle. 

Dans les chauve-souris le canal intestinal con- 
serve à-peu-prcs paivtout le même diamètre, et 
sa membrane intérim est sans rides transversales. 
Cependant celui des roussettes est ^us dilaté dans 



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Art. IV. Deacr. du canal intest. 483 

le commencemait que dans la suite, et présente 
quelques bosselures sans bâisdes ligamenteuses^ Ses 
membranes sont aussi très-minces dans cette partie 
dilatée ; elles augmentent d'épaisseur dans la partie 
qui répond au rectum , où l'interne présente qctel- 
qae^pliis longitudiimux. Cette membrane ne forme 
point de plis dans le reste de son étenÂué^^mais 
sa surface est hérissée de papilles. :. . 

^ans le^oapnassiers planiigtades le canal in- 
testinal cdîîserve à-peu-près^ le même diaiHètre 
dans toute son étendue.^ Sa dernière porlitoytqui 
suit fof sacrum, et aboutit à l'anus, pettt'étrc, 
malgré cela , distingtloe du f çfste par la plus jgèéinde 
épaisrseuï^'dè ses pâï-dis, et j^- quelques ride^ km- 
^tuàinïti^ de sa membrane interne. Celle-ci n'a 
i)ôint de rides lii de pRs dans le reste dii tJfefiàï ; 
eflle offire seulement un velouté , partîculièr^ttfent 
dans le commencement de Thitestiiï*, fô^nié /^ôi&î* 
^ttefois de fîlamens tj^n^s-apparens j et ide forme 
cylindrique. Il faîiï ^epetidafnt exèe^te^ de xet!6 
tàbfôrmation générale les ichnéumënê]* dànS?lesr- 
quels on retrouve un petit cdecum, qui sèpërè lé 
canal intestinal en deux pôï' lions distîncteà. Élins 
ViéhneuJHon d'Egypte riiitè^in grêk cûtlékëfê tè 
même diàiirètrfe dans toute soÀ étendue j il e^'de 
tncffié ^ plus ■ petit que ; celui . du gros^ intestfri. ^ Le 
tobcum, fjUî les sépare^ ù'à'iqûe 8 mtllîméti*e#Vïè 
dîamèfre ,' tandis qiiè^ Wtité^in grêle' en à ri ; il 
î*esèenlbîe d'ailleurs , pour là fo^me , au -ceecïim 
de la ciretté, que notis allons dëcrii'e , x'<!àtâ-aké 

Hh a 



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484 XXI* Leçon. Intestins. 

qu'il est. aloiig^ cylindrique, et un pea plus 
mince vers son extrémité jusqu'à sa base. La sur- 
face^interne de l'intestin grêle a des yillosités nom- 
breuse 5 qui paroissent cylindriques ;. celle da 
gros» intestin a des rides irrégulières. Il n'y a ni 
pli ni ride à l'endroit ordinaire de la yalirule de 
JBaubJQ* . L^s parois du canal intestinal sont mé- 
diocrement épaisses. 

On retrouve, dans les martes y les mêmes or- 
coflOstanoes de forme et de structure que dans la 
plupart des plantigrades. Cette structure est enooro 
à*pjëiii?près {semblable dans les autres carno^^î^' 
digitigrades , c'eslià-dire que les. intestins n'ait 
généralement point de bos$eIares, et' présestoot 
intéi^ieure^mçnt une surface lisse et égalp, très- 
fiuçgient veloutée dans l'intestin grêle; mais leur 
dii^ç(iétrç .est: toujours pl^S; grand dans le gros in- 
teatip.' Çf^Itti-ci est .etîcore r^çmarquable , comme 
dan^ ,les* précédent, «pe^* la, plus grande épaisseur 
des parois du rectum , doz^t la membrane muscu- 
leus0 et^. é3^téci^Vi^^^¥§iit 4^^ fibres longitudinales 
trèjî-fort^Sj.qui la repouvr^nt de tous cotés. 

Clans la civette le çoecum est très-court, étroit, 
et s^i^iblable , pour la forme et la grandeur , au petit 
dçigt^de l'hpmme. L^inJtes^in grêle vient se joindre 
très> obliquement au gfos intestin. Celui-ci. a, amsi 
que le coecum, des par^çis^^rès-épaiss^s. La mem- 
brarie int^i^e y forou^îde] fortes rides épaisses et 
longiti|dinales. Dan^'le zif^et et la genette c'est à^ 
{>§it--prè^ Ja. me^e j^^tu^e. L'insertion de l'iléon^ 



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Art. IV. Descr* du canal intest. 485 

dans le sgros intestin , est marquée par un re- 
bord circulaire , qui forme la valvule de Bauhin. 

Dans les chats le cœcum est également très- 
court, et terminé en cône obtus, dont le sommet 
a des parois plus fortes, qui renferment dans 
leur épaisseur beaucoup de cryptes muqueuses. 
Les gros intestins ont un diamètre beaucoup plus 
grand que les grêles. Dans ceux-ci la membrane 
interne offre un velouté , composé de filamens 
très^fins et courts , sans rides ni plis. La même 
membrane a des rides irrégulières vers la fin du 
colon et dans le rectum; elle est lisse et percée 
visiblement dans le tigre des orifices nombreux , 
des follicules renfermés dans son épaisseur ou 
dans celle de la cellulaire. 

Dans les chiens le cœcum est recourbé plu- 
sieurs fois sur lui-même, et repose sur Tiléon, 
auquel il adhère par du tissu cellulaire. Ce tissu 
lie aussi entre eux les tours du cœcum , qui va- 
rient suivant les espèces. Les gros intestins n'ont 
guères plus de diaonèlre que les grêles. La val-^ 
vule de Bauhin est , comme dans la civette , un 
rebord circulaire qui entoure l'orifice de l'inteétin 
grêle dans le gros. La membrane interne forme , 
dans celui-ci, quelques plis longitudinaux. Elle 
est légèrement veloutée dans les intestins grêles , 
et gonflée ordinairement de mucosités. La mus- 
culeuse est moins épaisse que dans l'estomac. 

Dans Vhyme les intestins grêles vont en grossis- 
sant, du pylore au cœcum. Celui-ci est long et 

Hh3 



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486 XXr Leçov. IntéHinè. 

étroit , obtus à son extrémité. Les parois du canal 
int^estinûl sont minces^ et preisque transparentes, 
tandis qu'on peut généralement les dire épaisses 
dans les autres animaux du même ordre. 

Parii^i les pédimanes , les sarigues , la mar- 
mose et le cayopolin ont aussi un canal intestipal 
à membrane peu épaisses. On n'y voit pas de 
boursouflures produites par des bandes musca- 
leuses qui le raccourciroient, mais seulement qiid- 
ques bosselures, qui sont dues à des renflemens 
irréguliers de ses parois. ^ 

Dans le êarigue manicou l'intestin grêle est da 
tiers moins volumineux que le gros. Celui-ci a 
un diamètre uniforme dans toute son étendue. 
Le cœcum, qui est cylindrique et un peu plus 
long, proportionnellement , que dans les chats, ne 
semble en être qu'un prolongement Dand l'un et 
l'autre la membrane musculeuse a une couche ex- 
térieure de fibres longitudinales. L'interne est par- 
tout «ans ride ni pli, à l'exception d'un pli léger 
^qu'elle forme autcHir de l'orifice de l'iléon dans 
le colon. Elle est finement veloutée dans les in- 
testins grêles. Dans la marmose les intestins grêles 
ne diffèrent pas autant des grès, pour le diamètre; 
ils ont quelques étranglemens. Dans le cayopolin le 
duodénum est plus, dilaté que le reste de l'intes- 
tin :grêlé. Le cœcum est Imig , étroit, et tourné 
en spirale, et le colon plus dilaté dans les corn- 
miencemens que dans la suite. 

I^s le phàlanger brun il y a un très-grand 



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Art, ïV. Descr. du cariai intest. 48«7 

cœcum, dont le fond s'amincit en une espèce 
d'appendioe vermiforme. Deux larges bandes mus- 
ci^leuses le plissent et forment des boursouflures 
d'un côté. L'intestin grêle est d'un tiers moins 
volumineux que le gros. Ni l'un ni l'autre n'ont 
d'étranglemens. 

Dans le kanguroo-rat le canal intestinal né 
présente aucune boursouflure. Ses parois minces 
et transparentes offrent quelques dilatations par 
intervalle. Le cœcum est court, gros et arrondi* 
La membrane interne est lisse, sans velouté sen- 
àble. Elle a , dans l'intestin grêle , des rides 
extrêmement fines , formant des zigzags en tra- 
vers. 

Dans le hanguroo-géant le canal intestinal dif- 
fère peut-être encore plus de celui du kanguroo- 
rat que les estomacs de ces deux espèces. Le 
cœcum est proportionnellement plus long. Il est gros 
en même temps , et boursouflé par deux bandes 
tendineuses, qui se prolongent sur le colon dan? 
Ja longueur de 7 à 8 décimètres, et rendent ce 
dernier intestin semblablement boursouflé dans 
cet espace. Son diamètre, qui égale celui du coecum 
dans le commencement, n'est plus que la moitié 
aussi grand dans tout le reste du gros intestin , et 
varie comme celui de l'intestin grêle, de 0,0a 5 à 
o,o35. Celte portion de l'intestin gros ressemble 
d'ailleurs au grêle par le défaut de boursou- 
flures. Le diamètre de celui - ci va en diminuant 
du duodénum jusqu'à l'insertion de l'iléon. La 



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488 XXr Leçon. Intestins. 

membrane interne y est veloutée , sans pli m 
ride. Elle ne l'est pas dans le gros intestin , ou 
elle présente des rides irrégulières dans la partie 
boursouflée y et des rides légères longitudinales 
dans le reste de son étendue, La membrane uya^- 
culeuse est beaucoup plus foHe dans le gros intes- 
tin que dans le grêle. En général il y a \mt 
grande ressemblance entre le canal intestinal ^ 
cette espèce da hanguroo et celui de la plupaïC 
des rongeurs. 

Dans le phascolome les gros intestins ne sont 
guères plus volumineux que les petits. L^extré* 
mité de ceux-ci s^unit, presque à angle droit, au 
colon, très près de son commencement, de ma- 
nière que le cœcum est fort court et de même 
diamètre que la partie du colon avec laquelle il 
se continue. A l'angle qu^il forme avec Tintestin 
grêle , il y a un petit appendice vermiforme, loDg 
de trois centimètres, large de quatre millimètres, 
qui se prolonge sur les parois du cœcum , et 
s'ouvre par un très-petit orifice , à côté de celai 
de Tintestin grêle , qpi est bordé d'un repli. 
Le colon a d'abord .deux larges bandes mus- 
culeuses non interrompues dans un assez long es- 
pace ; elles plissent cet intestin et boursouflent 
ses parois. Plus loin, il y a trois de ces bandes,, 
moins larges, et n'existant que de distance en 
distance \ ensuite, elles disparoissent entièrement. 
La membrane interne a des plis longitudinaux 
dans le rectum. 



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Art. IV. Descr. du canal intest. 48g 

Le cand intestinal des rongeurs a, dans la 
plus grande partie de son étendue, des parois 
minces et peu dilatées , exceptés le cfiecum, qui 
est généralement très- volumineux , et ren(iplit une 
grande partie de la cavité abdominale , et le colon , 
qui présente souvent y dès son origine , la même 
apparence que le cœcum ; mais ce n'est jamais que 
dans tin très-court espace. 

Dans le porc-épic le duodénum est très- dilaté. 
Le reste de Tintestin grêle* est fort étroit, parti- 
culièrement près de sa terminaison. Le cœcum 
est IcHîg, conique, et d'un grand diamètre. Trois 
bandes musculeuses forment dans sa longueur 
autant de rangs de boursouflures. Il n'y en a 
quW fteul rang daiis^ à-peu-près, le premier 
quart du colon. Elles occupent le tiers de la cir- 
conférence de cet intestin. Sa cavité est unie 
^ns le teste de sa longueur. ]lies parois, de tout 
le canal intestinal sont fort minces. Les Tillosités 
rfe la membrane interne scmt eii forme d'écaillés 
alongées pyramidales, plus étroites et plus hautes 
que celles de l'homme, mais leur ressemblent d'ail- 
leurs beaucoup. Elles sont, comme à l'ordinaire, 
l>eaucoup moini grandes vers la fin de l'iléon 
lue jdans le duodénum. 

Dans le cochon d'Inde , V agouti et le paca , 
'G dernier intestin est extrêmement grand et bour- 
ouflé par deux bandes charnues dans les deux 
lerniers j il y en a trois dans le premier. Dans 
0U8 le colon conserve le diamètre du cœcum pen- 



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é^o XXr Leçon. Intestins. 

dant un très-court espace ^ puis il se rétrécit peu 
à peu , et ne conserre guères plus de grosseur 
que rinteslîn grêle y dans la {dus grande partie 
de son étfendue. Dans le paca cet intestin présente , 
sur un côté de ses parois, un large réseau glanda% 
leux, qui se réunit bientôt en une niasse épaisse 
et étroite , allant en zigzag jusqu'à la distance de 
5 décimètres, où elle disparoit : on en trouve des 
traces dans VagouiL Les parois de cet inteilin 
sont d'ailleurs fibement striées dans ]ç sem de 
leur longueur. L'instestin grêle , très-étroit à son 
insertion , s'ouvre dans le cœcum , et celui-ci dans 
le colon. Les deux orifices sont bordés d'un large 
repli en forme de valvule. La même chose a lieu 
dans Vdgouti. Le coecum n'a rien de fixe dans sa 
position. Le ^lon de l'agouti forme den^i^ le 
foie plusieurs petites circonvolutions concentriques , 
puis il^ porte en arrière pour s'unir au rectum. 
Dans le lièvre et le lapin , l'intestin grêle con- 
serve à peu près partout le même diamètre* Le 
cœcum est ausâ très - considérable ; il forme un 
cône très-alongé , ayant, de distance en distance, 
des étranglemens , jusqu'à quelques centimètres de 
son extrémité ; ces étranglemens répondent à une 
valvule spirale qui divise sa cavité. L'intestinale 
forme , au moment de se terminer dans le gros, 
un petit cul-de-sac à parois épaisses et glandoleoses* 
Le colon est un instant aussi dilaté que le coeoam» 
mais il se rétrécit bientôt» Il a d'abord trois rangs 
de boursouflures à peu près égales et autant de 



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Art. rV. De$cr. au cernai intest. 491 

indes muscdenses ^ plus loin il n'en a plus qu'une ; 
ifîn elle disparoît ainsi que les boursouflures, cl 
n'en voit plus dans le rectum qui est dilaté, par 
terTaUe, par les excrémens moulés dans les 
sseJures du colon. l#a membrane interne est ve- 
itée et Sans plis dans le commencement de Tintes- 
g îlej dans le reste de cet intestin elle forme 
liques plis longitudinaux : il y en a de sèm* 
blés dans le rectum. Cette membrane est lisse 
is le cœcum , mais sa surface est papilleuse daps 
KMtîon du colon , qui a trois rangs de bour« 
ïures, 

SLunV écureuil y le duodénum se prolonge jusqu'à 
gion iliaque droite, sous Fintestin grêle, qui a k 
près le n^éma diamètre. Le cœcum^ qui est lopg^ 
idrique , et terminé en [jçinte mousse , n'a pas 
3ine situation dans les différons sujets. Le coloU: 
dans un très-court espace , presque aussi dilaté 
[e cœcum ; il n'est ensuite guères plus gros que 
stin gréle. Dans le polatouche , le cœcum est 
né par une pointe courte et en forme d'alêne, 
^te du canal intestinal çst à peu près le même 
lana récureuil. 

is le cu^tor^ le duodénum commence par un 
reofl^ment; la mite des intestins grêles con- 
]e même diamètre jusque près de leur in* 
i au coloa, où ce diamètre e^ un peu di^ 
«. ]L#e gros ii@i4estin ^ beaucoup d'étraugle^ 
)t derhouraouflures ; il y a deux de ceîles-ci , 
origine , remat'quables par leur grosseur» 



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4ga XXP Leçon. Intestins. 

L'e cœcum est très-volumîneux, de forme icowji 
et alengée. 

Dans le marmota bobac , l'intestin grêle est fràl 
étroit , le cœcum Irès-voliunineux , et divisé \ 
étranglemens à Fextérieur, et àTintérieurpar 
autant de plis annulaires. La première porà 
du gros intestin est large ^ il se rétrécit 
Le canal intestinal de la marmote des Alpes ot 
peu près semblable., L^nne et Tautre de ces 
se distinguent , ainsi que les loirs y de totti 
autres animaux qui faisoient partie du gcDrti 
rats de Linnœus ^ par le défaut dès pli»olJ%* 
du colon , que nous allons décrire dans c*» 
niers. 

Dans Vondatra , le coecum est très- volouàaMi 
il passe de la région ombilicale dans la *^ 
iliaque gauche, puis dans la droite, êis6f^ 
longe jusqu'à l'hypocondre du même côté. Le«ob 
est tourné en spirale dans sa première p«^ 
Le canal intestinal des campagnols est conlbrtl 
de même. 

Dans le rat dre^u , les intestins grêles ont par* 
tout le même diamètre j ils sont très- étroits , «fl« 
que la plus grande partie des intestins. Le co®' 
mencement du colon seulement est très-Y.olwBi- 
neux , il diminue ensuite de diamètre , ^^ 
tourne en spirale très -serrée dans une gf^fl» 
partie de sa longueur. Le coecum est grosetlo^gj 
avec des étranglemens de distance en distance. 
Toutes les^ parois du canal intestinal sopt mifl<^ 



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Art. IV. Degcr. du canal intest. 4g3 

t (raospar^itesa Dans lec^ammenoement du oalon^ 
L membrane inteine fûipie des plis réguliers qui 
croissent au-debors à travers les autres mem-^ 
*anes,^:et Gemblent autant de fibres spirales. Le 
iDâl intestinal est parfaitement semblable dans le 
mpagnoi proprement dit. ^ 
Dans le», rais propremens dits , il n'y a guères 
!ele<^99ciun qui -varie pour la farme. Il est large , 
urt) tt un peu courbé en archet sans étran-< 
iment dans le rat vulgaire et le surmulot y 
\s long et plus étroU dans là souris , également 
»ngé.d«|is le timlot , aminci à son extrémité ^ 
dii^î^ pftT deft^ étranglemens. Dans tous , le 
lal intestinal ^a des parm^ minces , délicates ^ 
ti^pai^les ; Finfcei^n grêle conserve par-tout le 
afte/dsfl3liètre<; le gros^ d'abord. étroit dans le 
e{ lis eur^mutoty et à parois é|)ai8ses, ayant 
îriepjTCPQfient des plis . longitudinaux , se dilate 
uite 9 . a|i>rèà : uni trés*of>urt espace , et présente ^ 
s Fé]l^ndaè de quelques centimètres^ ces traces 
quea et spîi'ales décrites dans les campagnols ; 
} il se rétt^qit une seconde fois y et n'a p|ua 
in. pjetit calibre dans la plus-grande partie de 
éf^adffK!^ Dans la souris et le mulot , le colon 
k 80i3v$rigîne aussi volumineux que le cœoum^ 
» ap^^ qii^lques millimètres il se rétrécit beau<^ 
> r ^^ y*. remarque aU$si les ^tjries obliques 
lées par les plis de la membrane interne, 
aii^ le hamster^ le coQcum est long et bour-*^ 
[é pftFjiw^ bfi^dçL umsQuleus9* l^ coipnence^ 



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49* XXP Lbçon. Intestins. 

ment du gros intestin est également ^cos^ et toalué 
en spirale j le reste n'a pas plus de (Uamètre que 
Tintes tin grêle. 

Dans les rats-taupes en général, le coecum est 
gtand , long , aminci à son extréaiité y eT^Uomié 
en travers par des étranglen^ns. I^e cojon est 
tourné en spirale dans Wplus grande part^ on 
dans la totalité de son-étendue. On y Têmarqôe 
aussi les stries obliques observées dans les genres 
précédens. . 

Dans le souslic (mus eiiellusJjlQ codeoia <est 
court , très-large , et non divisé en cellules pisar des 
étrangiemens : mais il y en a dans le comatcnce-» 
meut du colon 9 qui esttrès-dilailé. 

On retrouve encore dans les ^«r&Q»é». les «tries 
obliques du colon. Dan$le,zàd:(7n^'Jtmsgr^fês)y 
le colon est alongé, iiepliéen demi*^eerdè , et "à 
cavité simple. Dans le mongul {in. pituites.) ^ 
le coecum est contpurnéen trèi» Bpiratod.r 

Cet intestin raailqne dans les ioits ^ ^hez les- 
quels le canal internai conserve ki^^èé partout 
la même apparence^ c'est'^à^^dîre , ^les- membranes 
milices et transparentes , et un diamètre^ à peu près 
«emHable , sauf quelque» dihitatio&s In^gaUères. 

Le canal intestinal pent être atisdi diviéé dans 
les édentés , en gros et petit intestins, quelque les 
limites de Tun et de l'autre nesoietit^paS^oujourâ 
indiquées par un appendice. > ^-' ^ - 

Dans le fourmi ti&r ^ les deiïx pétttS' ajlpëfl^es 
ei^ forme de èœeum pai^ ifltesy&al 



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Art. IV* Descr. du canal intest. 4^5 

n deux portions très-inégales^ doat celle qui est 
(itre ce9 appendices et Tanus , est beaucoup 
lus courte , et d^un diamètre plus grand que 
lutre. L'orifiee de ces petits appendices est tel- 
ment resserré , qu'il ne peut y entrer des n|a- 
res fécales. Le passage de l'intestin grêle dans 
gros est aussi fort étroit. Le premier est très- 
xourci par le mésentère, et son calibre très- 
égulier. 

Dans Yéchidna , l'appendice unique qui rem^ 
ce le cœcum a vingt-deux millimètres de long 
trois millimètres de diamètre. Celui des gros 
istins est à peu près double du diamètre des 
ts. On n'observe aucun pli dans toute l'étendue 
lear niembrane interne. Cette membrane est 
ment veloutée dans les intestins grêles. Dans 
et l'autre elle préseiile par intervalle des 
es noirâtres qui sont des amas de foUiculea 
duleux 9 ayant chaomi un enfoncement an 
rej les petits espaces qu'ils laissent entre eux 
blanchâtres. La dernière portion de l'iléon 
if nie une fort grande de ces taches. Les parois 
appendice sont égalemtôt garnies de ces fol-- 
^s. La mcnibrane mnsculmise est plus épaisse 
le rectum qu'ailleurs^ 

canal intestinal de Yornithoringue est bien 
ent de celui de Yéchidna ^ comme l'estomao 
Lfti et de l'autre* Le duodénum est la por- 
[a plus large de l'intestin grélè ; celui-ci di-* ^ 
3 peu à peu de diamètro ^'usqu'au cœcum, 



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496 XXr Leçon. Intestins. 

qui est plus long , mais aussi étrûit que dans 
Féchidna ^ et ressemble à un appendice. Le dia- 
mètre de rintèstin gros ya au contraire en aug* 
mentant depuis le cœcum jusqu^au rectum , qui 
en^est la portion la plus large. Cet intestin a 
plu^eurs sinuosités dans l'hypocondre droit , passe 
sous le duodénum et Testomac , en traversant 
' la région épigastrique ^ et se replie en arrière 
pour pénétrer dans le bassin* La meml»rane in- 
terne (présente au commencement quelques jdis 
longitudinaux et parallèles, qui disparoissent en- 
suite, ibans l'intestin grêle ^ cette membrane 
forme une foule de lames circulaires et parallèles , 
serrées les unes sur les autres , ,qui dimsKoent 
beaucoup le diamètre de son canal. Les lamulfont 
moins nombreuses et moins larges en approchant 
du cœcum , et s^efiacent k quelques centimètres en 
deçà de cette partie. On ne retrouve des exemples 
d'une pareille organisation que dans les poissons. 

Dans lephatagin (manis longicauda ) , le canal 
intestinal augmente de volume, et ses par«MS de 
consistance dans la dernière portion qui répond 
au gros intestin; mais les limités de celui-ci, qui n'é- 
toienJ^ indiquées par aucun apjœndice cœcal , ne 
nous, ont pas semblé bien déterminées dans le 
sujet unique , assez mal ccmservé , que nous avons 
eu sous, les yeux. 

Dans le tatou à dix bandes, la dernière por- 
tion du canal intestinal , qui va de dessous l'e^ 
tomac i l'anus > est distincte de celle qui la pré^ 

cède 



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AftT. rV, Desct. du canal intest. 497 

cède par un plus grand diamètre ^ par un étran- 
glement qui les sépare , et par des parois plus 
épaisses. L'une et l'autre ont un calibre fort irré- 
gulier. L'intestin grêle est singulièrement plissé 
par le mésentère. 
Dans Voryctérope le cœcum est court et oyale. 
Dans les paresseux l'intestin grêle, dont le dîa* 
mèlre est beaucoup moindre que celui du gros , 
s'en distingue par la dilatation brusque que forme 
celui-ci. Il y a un léger repK qui sépare leur 
canal. Le premier fait un grand nombre de cir- 
convolutions , retenues par le mésentère, qui le 
raccourcît beaucoup , tandis que le gros intestin 
Ta di*oit à l'anus. 

Dans Véléphant le colon forme en travers deui 
circonvolutions , ayant l'air d'autant de poches , 
qui se présentent à l'ouverture de l'abdomen dans 
les régions ombilicales et hypogastriques , et re^ 
couvrant presque tous' les autres intestins. Il part 
du rein gauche, se porte en arrière dans l'hypo- 
gastre, qu'il traverse, se rétrécit et se replie de 
droite à gauche, en s'élargissaitt de nouveau, et 
se recourbe une troisième fois de gauche à droite, 
pour toucher au duodénum près dti pyTore; làj 
il se retourne en arrière , suit la colonne verte- 
Ivraie, et se change en rectum. Lfe cœcum if èt^à 
du rein gauche dans la région ombilicate; Les cir^ 
couvolutions des petits intestins sbnt ïrréguHères.> 
Ces intestins conservent à-peu-près un diamètfô 
^al , sans boursouflure, dans toute leur étenduew 
i li 



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ig^ XXP Leçon. Iniestin.f. 

Ils semblent se prolonger dans rintérieur du 
colon pour. y former une valyule circulaire mus- 
cnlo-membraneuse, longue de plusieurs centimètres. 
Leur largeur égale à peine celle du pins petit 
diamètre de cet intestin. Leurs parois sont épaisses 
de 6 à 5o millimètres. Les membranes périto* 
néale et mùsculeuse font les deux tiers de cette 
épaisseur^ Celle-ci est formée de deux couches de 
fibres y , séparées par une couche légère de tissu 
cellulaire. Ces fibres sont longitudinales dans la 
couche externe , et circulaires daps l'interne. Dans 
l'une et dans Fautre, elles recouvrent là suriac? 
entière de Tîntestin. La membrane interne ne 
présente d'autres villosités que des papilles fines 
et courtes. Elle est mince et plissée irrégulière- 
ment, mais principalement en travers. II y a 
même, dans ce sens^ d'assez longs plis, qui for* 
meni autant de valvules. La couche du tissu cella- 
laire , qui est entre cette membrane, et la mùs- 
culeuse y est épaisse et blanchâtre. Le cœcum est 
court , extrêmement large , conique et bour- 
souflé par trois bandes musculeuses. Le colon 
présente également des boursouflures rangées sur 
deux rangs de chaque côté. Les fibres de la 
membrane mùsculeuse ne sont longitudinales, 
dans les gros intestins , que dans les bandes ten- 
dineuses , c^est'àdire du côté de l'attache du mé- 
senlè^e* Ailleurs elles sont circulaires. La mem- 
i^rfu^e interpe a^ à-peu-près, le même aspect que 
(dans l'intestin ^rêle. Ses ncmibreux replis sont 



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Art. IV*. Descr. du canal ir^test. 499 

irréguUers; cependant ib forment de larges val- 
Tutes en travers, dans quelques portions du colon ^ 
et sont dirigés dans le sens de la longueur, dans 
le rectum. 

Dans le rhinocéros unicome adulte , le cœcum 
a plus de 0^649 de long sur o,4o5 de diamètre. 
U se présente en travers à IWverture de l'ab- 
domen , derrière deux courbures du colon. Il a , 
à sa face antérieure , une bande tendineuse , qui 
le boursoufle. On ne voit pas de bandes tendi- 
neuses ni de boursouflures , d'une manière bien 
marquée, dans les deux premiers arcs du colon, 
que nous venons dHndiquer, et qui ont plus de 
0^34 de diamètre; mais les unes et les autres sont 
plus sensibles dans la suite de cet infestin , dont le 
diamètre est moindre. La surface interne du canal 
intestinal a un aspect très- varié et extrêmement in- 
téressant. Dans le premier tiers de la partie du 
duodénum comprise entre le pylore et l'insertion 
des canaux hépatique et pancréatique , la mem- 
brane interne forme de petits replis longitudinaux 
et s^llans ,^ en forme de segmens de cercle. Vers 
le dernier tiers de cet intervalle ces replis ap- 
prochent davantage de la direction transversale, et 
prennent une figure triangulaire ; ils se^ changent 
en espèces de papilles pyramidales. A 0,162 au* 
^elà de l'insertion des canaux hépatique et pan- 
foréatique, ces lames sont plus nombreuses, com« 
giriniées, et irrégulièrement lobées. Au-delà ce 
|K>iit des espèces de papilles , alongées en filaraens ^ 
' li a 



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5oo XXI* IjEçon. Intestins. 

pressées les unes contre les autres, particulièrement 
|Eiu milieu de la longueur de Fintestin grêle. Quel- 
ques-unes ont jusqu'à o,o33 de longueur* Il y en 
a qui ont 0,022 de largeur. Leur extrémité est quel- 
quefois fourchue. La yalyule du cœcum est cir- 
culaire. La surface interne de cet intestin n'a que 
les rides qui répondent aux bosselures; mais l'in- 
térieur du colon a de nouveau ces replis , formant 
des lames saillantes et transversales, qui augmen- 
tent en largeur à mesure qu'ils s'approchait du 
rectum. Le dernier, qui est le plus grand, sépare 
la cavité du colon de celle de cet intestip , où l'on 
ne trouve presque pas de semblables replis; 

Dans le daman l'intestin grêle a un diamètre 
inégal , plus petit cependant vers la fin. Ses pa- 
rois sont médiocrement épaisses , et veloutées in- 
térieurement. Le cœcum est gros, court, et par- 
tagé en cellules par deux bandes musculeuses, 
qui plissent ses parois. Sa membrane interne est 
mince, lisse, et plissée irrégulièrement. L'orifice 
de l'iléon , dans cet intestin, est fort étroit, et 
entouré d'un bourrelet. Près de cet ori^^ se 
trouve celui du cœcum dans le colon qui, êa 
côté du premier, est bordé d'un large pli, afin 
d'empêcher les matières de passer directement 
de l'iléon dans le colon. La première portion de 
ce^ intestin forme une poche large de 0,020 en- 
viron , et longue de 0,027 9 ^^"^ ^^ parois res- 
semblent à celles duV.œcum. Au-delà de la poche 
le colon devient fort étroit, à parbîs épaisses, à 



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Aux. VI. Descr. du canal iniest. 5di 

tnembraiie interne , ayant des plis ondulés , 
d'abord longitudinaux , puis en travers, dans la 
longueur de 0,080. Au-delà de cet espace , le colon 
s'élargit de nouveau. Son diamètre devient inégal , 
et sa membrane interne présente de larges plis Ion* 
^tudinaux. A o,486 de la poche il a deux appen* 
dices coniques , longs dp 0,074 , larges à leur base 
de 0,020,. dont les parois, un peu plus épaisses 
vers leur sommet , sont aussi minces , dans le 
reste de leur étendue, que celles du coloui, et qui 
s'ouvrent de chaque côté , dans sa cavité , par deux 
larges orifices. Elles sont assez comparables aux^ 
cœcums des oiseaux. Entre elles ^t le re<^tum le 
colon fait plusieurs tours de spire. Depuis les ap* 
pendices , endroit où il est très- large , il se porte 
en avant , passe de l'hypocondre droit dans l'hy po- 
condre gauche, en traversant derrière l'estomac la 
ré^on épigastrique , se dirige en arriére , puis se 
replie en avant, et se recourbe une seconde foi» 
en arrière pour se changer en rectum. Les limites 
de celui-ci sont peu marquées. Il commence à peu 
près à 0,343 de , l'anus , endroit où il n'a que 
0,006 de dlsmnètre , tandis que y^rs la fin il en 
a o,Qi). Ses parois, plus épaisses que celles du 
colon, ont intérieurement de larges plis longitu- 
dinaux et parallèles. La membrane musculeuse j 
est trés-forte vers la fin , et composée d'qtie coucbe^ 
extérieure très-marquée de fibres longitudinales. 
Ces fibriss sont circulaires dans les appendices.^ 
A l'exception du cœcum et de la poche du colon,. 

Ii5 



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5o2 XXI*' Leçon, Intestins. 

le gros intestin m^a point de^ bandes nEtnscciIeoseft 
qui partagent sa cavité en cellules. Ses parois 
sont généralement assez minces. 

Dans lé cochon Fintestin grêle a un diamètre 
égal dans toute son étendue. Ses parois sont unies. 
Sa membrane interne né montre ^que des papilles 
peu apparentes. Le Goecum.est d'une grosseur mé- 
diocre , boursouflé par trois bandes tendineuses. 
Tout le reste du gros intestin est boursouflé de 
même y mais seulement par deux bandes de mêoie 
nature. 

Dans le pécari le diamètre des intestins grélçs 
est par-tout à-J)eu-près le même. Le cœcum est 
Tolumineux , court ^ et de forme conique. Le colop 
est d'abord aussi gros que celui-ci} il diminue 
ensuite de volume jusqu'au rectum^ dont le dia- 
mètre ne change pas dans toute son étendue. 

Dans Yhippopotame le canal iiatestinal am- 
serve à- peu-près le même diamètre, dans les jf de 
sa longueur ; mais il devient presque douUe dans 
le reste de son étendue. 

Ces parties présentent très - peu de différences 
dans les ruminans. Le cœcum est conique , peu 
volumineux et sans boursouflure. Le colon con- 
serve dans son commencement le même diaçnèlre, 
puis se rétrécit bientôt, et ne surpasse plus celui 
des intestins grêles. Une grande portion de ces 
intestins forme plusieurs tours concentriques et 
en différens sens 9 réunis , sur un même feuillet de 
mésentère , en un seul paquet , qui est comme 



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Art. IV. Descr. du canal intest. 5o5 

flottant dans rabdom^n. Nulle parf il n'a de bouf« 
souflure non plus que le rectum. 

Les membranes. d^ l'intestin gréle.sontimiiices. 
L'interne est sans rides , excepté dansl© duodénum^ 
où. il y en a de transversales j ses yiUositéâ sont 
comme des écailles extrêmeme»t fines. La muscu* 
léUse a une couche extérieure de fibres longitu^ 
dinales , qui recouvrent des fibres circulaires. 

Les membranes des gros intestins sont généra- 
lement plus épaisses. Dans le s.bœufj Ife *cœcum 
éprouve un étranglement , puis il se renfle et est 
terminé en massue. Sa membrane interne, est Kssè 
et sans plis, excepté à l'endroit étraîiglé où- ihy 
a des rides Longitudinales* J^lle e^ plus épaisse et 
plus muqueuse depuis cet endroit jusque fond. 
La musculeuse a une couche interne de fibres km -^ 
gitudinales très-marquées. Dçi«s le colon y. les fibcea 
longitudinales de celte membrane sont dispèràteB^ 
par larges bandes , qui laiâ^ent de petits inteiu 
valles, où paroissent les libres circulaiiies de la* 
seconde couche , dont les faisceaux sont plus ftxrts j 
Fiuternç y est lisse çt sans rides. Vera.la findiv 
rectum , dont les parois sont encore plus fortes, 
que celles, du colon, la membrane interne a 7lffi$> 
pîis longitudinaux et parallèles , eî très-près dé 
l'anus,, des rides circulaires et concentriques. . '^ 
\ Le canal intestinal du chameau^ d^ dromadaire 
et du lama , ne difiere pas essentietleraent de cette 
description faite d'après celui du bœuf; seulement 
te duodénum dan» ce dernier est d'abord laorge > 

li 4 



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5ô4 XXP Leçon., Inieêtins. 

€t forme comirife une poche ovale et courte ayant 
sa première courbure. L^intestin grêle , extrême- 
ment' raècourcî par le mésentère , a quelques plis 
en travers , intérieurement , et le colon des plis 
longitudinaux et parallèles. Le cœcum forme un 
cane régulier , sans étranglement. 
- Dans le bouc y le cœcum est long et cylindrique , et 
beaucoup plus grand à proportion que dans le bœuf. 

Dans les soHpèdêê^ le duodénum est un peu 
plus renflé que le reste de l'intestin grêle y dont 
tout le canal a des étranglemens que Ton peut faire 
disparc^tre en le gonflant de souffle. Le cœcum est 
tr^ volumineux ; il a presque autant de circonfé* 
Tence à l'endroit le plus gros , que de longueur ; 
son extrémité est conique et terminée en pointe. 
Jut colon commence par im cul-de-sac recourbé en 
crosse et séparé du reste par un étranglement. Les 
intestins forment d'abord un arc étendu depuis le 
flanc droit jusqu'au diaphragme, et de celui-ci à 
la région iliaque gauche. Cet arc est séparé par 
un étranglement en deux portions, dont la seconde 
va en diminuant de grosseur. Le colon forme en- 
auite im second arc , dont la portion droite , beau- 
coup plus large que la gauche , formé une troisième 
dilatation remarquable. Pins loin , l'intestin n'a que 
de petits renflemens où se moulent les matières 
fécales. Les grès intestins du chevid ont la cavité 
partagée en cellules par trois bandes musculeuses 
qui plissent leurs parois. 

Parmi les mammifères amphibies , le phoqu$ 



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' Art. IV. Descr. du canal intest. 6o5 

îommim a les intestins grêles à peu près de même 
grosseur dans toute leur étendue ; ils vont un peu 
en diminuant du pylore au cœcum : celui-ci est 
très-court , arrondi à son extrémité. Le diamètra 
dti colon est double de celui de l'intestin grêle ; 
il diminue un peu en approchant du rectum , qui 
est plus dilaté près de l'anus q^ue dans le reste de 
son étendue. La surface interne des intestins grêles 
est veloutée ; celle des gros test lisse , n'ayant que 
quelques replis transversaux y dans les endroits où 
Pinfestii» se recourbe. 

Dans le jnorse , le canal intestinal a cela de part- 
iculier , dans sa position , que Tintestin grêle 
aboutit au cœcum dans Thypocondre gauche. Le 
lemier n'a l'apparence que d'un tubercule ; les 
leux portions du canal intestinal qu'il sépare y ont 
i peu près le même diamètre. 

Dans le lamantin de la Guyane ( trichecuê Yna^ 
latusy australis) y l'intestin grêle a un diamètre 
gai dans toute son étendue. Le dœcum est court 
i divisé en branches ; le colon est gros et bour- 
ouflé dans une première partie , qui est trè^-peu 
tendue, ensuite il diminue de diamètre; puis il 
éprend du volume près du rectum, qui est plus 
ros que le colon : l'un et l'autre surpassent en 
rosseur l'intestin grêlé. 

Parmi les cétacés , le marsouin a le canal intés^ 
nal uni , sans boursoufflure y à parois très-épaisses^ 
iminuant un peu de diamètre du pylore ^ l'anus; 
L membrane interne , hérissée de villosités fines 



r 



^'^•.î.Goo^e 



5o6 XXF Leçon. Intestine. 

et serrées, forme quatre ou cinq larges pïî» qtiî 
régnent dans foute l'étendue du canal : ces plis 
sont plus nombretîx et moins réguliers dans «la 
(Jernière portion qui répond au rectum ; la men^ 
brane interne y présente d'ailleurs plus d'épais* 
seur y et une structure presque toute glanduleuse , 
et n'a aucune villosité. 

B. Dans les oiseaux. 

Le canal intestinal des oiseaux est loin de présen- 
ter des différences aussi nombreuses que celui- des 
mammifères. Les plus importantes ont déj^ été 
indiquées aux articles sur la longueur proportion- 
nelle de ce canal , et sur l'absence ou la présence 
des cœcums. Ses formes , sa structure , sa po»^ 
tiilMi même dans l'abdomen, sont semblables dans 
la plus grande partie des espèces. Lorsque non» 
en aurons donné une idée générale , il nous res- 
tera très^peu de particularités à décrirew 

La première portion de l'intestin grêle, con^ 
prise entre l'insertion des canaux pancréatique et 
hépatique et le pylore , se porte d'abord d'avant 
en arrière , puis revient d'arrière en avant jus- 
que vis-à-vis du pylore . : en.suite le can^-l intes- 
tinal fait un nombre plus ou moins grand de àr^ 
convolulions en spirale , et finit par se diviser 
vers l'anus. Cette portion qui se détache du paquet 
des circonvolutions pour longer la colonne verté- 
brale <st se terminer à l'anus , reçoit ordinairement 
à son origine deux cœcuais, rarejoïeat un aettl. 



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Art. TV. Descr. du canal iniesi. Boj 

dont lés orifices s'ouvrent à cet endroit. Elle est 
toujours plus dilatée que toute la partie du canal 
intestinal qui la précède ; elle augmente même de 
liamétre en approchant de sa terminaison. C'est 
lar ce caractère , d'être plus large que le reste 
e Tintestin, qu'elle peut ^encore être reconnue,, 
léme lorsque les cœcums n'existent pas. La forme 
? ceux ci varie un peu; rarement sont-ils coni^ 
les, plus souvent en forme de fuseau, c'est-à- 
re , qu'As sont plus minces â leur base , et 
atés prés de leur extrémité, qui s'amincit en 
inte. D'autres , fois , et c'est le plus ordinaire , 
ont la forme d'une massue j leur extrémité 
grosse et arr(xidie , tandis que leur base est 
)ite. Ils soht ordinairement parallèles à la partie 
['intestin grêle qui précède le rectum. Poùr^ce 
est de Tintestin grêle , son diamètre est à peu 
le même , dans toute son étendue ; cependant 
iminue par degrés depuis son commencement' 
n'a sa fin. Letube intestinal présente généra- 
nt une cavité unie, sans boursouflure. L'aw-. 
^e est le seul oiseau connu qui fasse exception 
t égard# La membrane interne est souvent 
îrte , à sa ^irface , d'un beau velouté , dont 
âmens sont toujours plus longs et plus fins 
Je duotlénum que vers la fin de l'intestin 

ou dans le rectum^ Il est remarquable 
st intestin n'en soit pas privé dans les oi«- 
^ comme tous les gros intestins desmammi* 

mais elles y sont toujours beaucoup moins 



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SqS XXr Leçon. Intestins. 

6ms j ou .plus grossières , s'il est permis de s'ex- 
primer ainsi 9 que dans l'intestin grêle. Elles man« 
qoent dans les cœcums. Dans le duodénum de 
Vaigle y les villosités sont toujours et fines et dres- 
sées comme les soies d'une brosse ; vers la fin de 
Viléon elles, sont beaucoup plus grosses et plus 
courtes. Elles sont longues^ pyramidales, extrê- 
mement fines à leur «pointe dans la hernache^ 
au commencement de l'intestin gréle ; plus grosses, 
plus courtes et presque cylindriques vers la fin de 
Q^t intestin , nombr/eusesy grossières dans le rectqm* 
Celles de V autruche sont de même très-grossières 
dans le duodénum. Elles sont longues et cyliD- 
driques dans le duodénum du harle hupé (mergus 
serratorjy plus rares et moins prononcées à la fin de 
Pinfestin gréle, rares et grossières dans le rectum, 
etc. La fnusculeuse est quelquefois peu marquée , 
la celluleuse de même : toutes trois sont ordinai- 
rement très-minces. 

Mous n'avons que très-peu de chose à ajouter 
à cette description générale. Les cœcums man- 
quent, comme nous l'avons déjà vu, dans la plu- 
part des oiseaux de proie diurnes ;*oi\ lorsqu'ils 
existent, ce quia lieu quelquefois dans les aigles, 
ils sont réduits à deux très petits culs-de-sac , qui 
ont l'air de tubercules arrondis. Dans' les oiseaux 
de proie nocturnes ^ ils sont au contraire très- 
grands et beaucoup plus larges à leur extrémité qu'à 
leur base. 

Dans la spatule^ l^ deux coecums sont deaX' 



bigitf^edby Google 



Art. IV. Deâcr. du canal intest. 5og 

petits culs- de-sac courts comme dans quelques oi* 
seaux de proie diurnes. Dans les pingouins , les 
harles , les plongeons , ils sont courts et de forme 
pvale } et comme la longueur du rectum est généra» 
lemént proportionnée à celle des cœcums, cet intestiil 
est très-court dans tous ces genres. 

Dans le casoar , les cœcums sont «n forme de 
fuseau, très -étroits en ccmiparaison de la partie 
du canal intestinal où il se rendent , et dans la- 
quelle ils débouchent par une ouverture trop p6^ 
tite pour permettre Ventrée 'des matières fécales 
dans ces intestins. Leurs parois sont nnnces et dé- 
licates , tandis que celles du canal intestinal sont 
très -fortes. 

Dans Y autruche ^ les deux cœcums sont très- 
longs ; d'abord larges , ils vont en s'amincissaht den 
puis le commencement du dernier tiers jusqu'à leur 
extrémité , de manière à ne former , dans cette 
partie, qu'une espèce d'appendice vermiforme. La 
cayilé de cet appendice est lisse et sans pli ; tnais 
dans le reste du cœcum règne une valvule spi- 
rale , dont les tours sont d'autant phis rapprochés 
jBtJes plis moins larges , qu'ils s'éloi^ent davan- 
tage de la base. Les plis sont formés par ka mem- 
branes . interne et cellulaire , et même par unç 
lame de fibres musculaires qui se glisse entra les 
deux feuillets du pli et les soutient. 

La partie du canal intestinal qui est entre le 
.cloaque et l'insertion, des cœcums, offre, dans le 
J»eme animal, plusieurs particularités» Rétrécîe 



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6iQ XXI* Leçon, Intestins. 

au commencement , ^t ayant une cavité lissé 
et. sans pli y elle augmente beaucoup de largeui^ 
a|^ès o,oô4 y et est paftagée , dans la longueur de . 
0)95 environ 9 par une quantité de valvules trans- 
versales^ très -rapprochées les unes des antres , 
dont chacuùe ne parcourt que la moitié de la 
câroonférence de Fintestin , et qui alternent pour 
ccwpléjLer le tout* Dans toute <^lte étendue , et 
même huit centimètres plus loin, c^est-à-dire jus- 
qu'à cinq centimètres du cloaque, cet intestin e^ 
Gourbé'en arc par le mésocolon ou le mésoréctum, 
raccourci de ce côté et boursouflé. Cette structure 
n'a encore été obseryée dans aucun aiitré oiseau. 

Dans le casoar , le^canal intestinal offre égale- 
ment plusieurs circonstances remarquables. Le 
gésier s'ouvre dans une première poche longue 
seulement de 0,027 y séparée de la seconde par 
un bourrelet circulaire , cannelé en travers. Celle- 
ci,, longue de 0^12, à parois minces, sans rides, 
veloutée intérieurement , dirigée' d^avant en ar- 
rière , s'étend jusqu'à l'endroit où la partie sui- 
vante du canal intestinal , dont elle n'est distincte 
que par un étranglement , se recourbe d'arrière 
0n ayant. A mesure que l'intestin se rapproche 
du. foie, ses. parois s'épaissisent jusqu^à ce qu'il 
se replie encore pour se porter, une seconde fois 
en arrière. Alors son canal se dilate brusquement 
et forme une sorte de vessie ovale, à parois minces , 
à surfacp interne lisse ,,sép£^rée par des élranglé- 
ïUefls de la portion, du canal intestinal qui la pré- 



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Art. IV» Desct. du ôafial intest 5it 

«ède et de celle qui la sviiU Nous l'aTOfis trouvée 
remplie de biîe verte , tandis que la cavité du 
canal intestinal , entre elle et le pylore , ne con- 
lenoit que des matières jaunâtres. Au delà de cette 
partie , l^inteslin se rétrécit, et ses parois repreilnent 
leur épaisseur , leur velouté et leurs rides. Le com- 
mencement du reclum est marqué intérieurement 
par un bourrelet circulaire , cannelé en travers , 
qui forme une sorte de valvule. Les cœcums s'ou- 
trent en- deçà de ce bourrelet, mais très-près de 
lui Le rectum est encore remarquable par un 
diamètre presque double de l'intestin grêle , des 
parois plu^ minces , et les rides irrégulières que 
forme sa membrane interne , dont la surface est 
veloutée. 

Dans V agami (psophia crepitans^ L.) , il y a , 
suivant JP allas ^ à seize centimètres du gésier un 
pelit cœcum de treize millimètres de long. Le 
canal intestinal est resserré à cet endroit , il se 
dilate ensuite , ,et reçoit deux autres cœcums de 
huit centimètres de longueur à six millimètres de 
sa terminaison. Ce petit cœcum surnuméraire se 
rencontre aussi dans d'autres oiseaux , mais son 
existence ne paroît pas constante dans tous les 
individus d'une même espèce* 

C. Dans les reptiles. 

Nous avons déjà dit qulls avoient tous un canal 
intestinal fort court , dont la plus grande partie , 
d'un diamètre beaucoup plu^ petit que le reste ^ 



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5i^ XXI* Leçon, Intestins. 

répond à Fintestîn grêle des mammifères , et 
dont l'autre , généralement très-dilatée en compa- 
raison de la première , peut être comparée au 
gros intestin de ces mêmes animaux. L'une et 
l'autre sont presque toujours séparées par une 
valvule circulaire y plus ou moins saillante dans 
la cavité du gros intestin j cette valvule n'est qu'un 
prolongement de l'intestin grêle , qui se dilate et 
s'étend quelquefois au point de se changer en une 
sorte de sac, qui double intérieurement une partie 
du gros intestin. Cela est ainsi, par exemple, dans 
le scinque^schneidérien. 

Dans les tortues , le diamètre de l'intestin grêle 
va en diminuant un peu depuis le pylore jusqu'à 
son autre extrémité. Celle-ci s'insère dans le gros 
intestin, dont le diamètre est quatre fois aussi 
grand , et dont les parois sont plus épaisses. Au 
reste , dans tout le canal elles le sont plus que 
dans la plupart des autres reptiles. On n'y voit au- 
cune boursouflure. La membrane interne a des 
plis plus ou moins larges et membraneux suivant les 
espèces , réunis quelquefois en une sorte de ré- 
seau dans le commencement de l'intestin grêle, 
puis longitudinaux et parallèles dans la suite de cet 
intestin ; enfin , p)us ou moins irréguliers dans le 
gros. Celui-ci va presque droit à l'anus , tandis 
que le premier fait des tours irréguliers. 

L'intestin grêle , dans le crocodile du Nil, peut 
être distingué en deux portions j l'une pHis dilatée, 
a parois plus minces, courbée quatre fois de ma- 
nière 



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Akt, ÎV. Descr. du canal intesi. 61^ 

laîère à former autant de coudes permaûeâs, éga-» 
lant à peu près les o,4 d^ la totalité de cet intes-- 
lin ; Paûtre plus serrée , à parpis plus épaisses , 
renferme , entre sa membrane interne et la mus* 
culeuse , une couche de substance glanduleuse sem« 
blable à une pulpe grisâtre , demi - transparente ^ 
qui a environ 0,001 d'épaisseur. La membrane 
interne , qui revêt cette couche intérieurement , a 
des zigzags longitudinaux réunis par de petits 
plis qui vont de Fun à Fautre , et forment un ré- 
seau fin. Ces zigzags sont remplacés par des 
villosités fines dans la première pc^tion de l'in- 
testin grêle , où. la couche glanduleuse n^e^t pas 
sensible. Vers la fin de Fintestin grêle , ce ne sont 
plus que des plis ondulés y rarement réunis par 
des plis transversaux. Ils se changent , dans le 
gros intestin , en plis irréguli«rs qui forment une 
sorte âe velouté, ' . 

La forme du rectum ( c'est ainsi que nous ap- 
pellerons indifféremment le gros intestin, dans les 
reptiles et les poissons ) , est cylindrique dans le 
crocodile du Nil, et l'intestin grêle qui s'y insère 
a presque une grosseur égale dans cette partie. 
Dans le gavial , au contraire , cet intestin a la 
Forme d'une poire, dont la base. est percée au 
milieu par l'extrémité de l'intestin grêle. 
- Dans les lézarda , le rectum est cylindrique et 
beaucoup plus large que l'intestin grêle qui s'y in- 
sère. Celui-ci , après s'être courbé en avant dès Je 
pylore , se replie en arrière et ya en serpentant 
3 Kk . 



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0i4 XXI* Leçok. Intestins. 

jusqu'au rectum, qui se continue directement i 
V anus. Les parois du canal intestinal sont minces 
et transparentes. La membrane interne est plissée 
en zigzag. 

. Dans le caméléon , ces parois sont également 
minces et transparentes. L'intestin grçle n'est pas 
moins large que l^estomao et l'int^tin gros dans 
la plus grande partie* de son étendue j mais il ^e 
resserre beaucoup , un peu ayant de se joindre i 
celui-ci, dont il n'est point séparé par une yal- 
Tule. La membrane interne forme des plis ondulés , 
à bord libre frangé, dirigés suivant la longueur^ 
qui se réUrécissent a mesure qu'ils approchent du 
rectum , et disparoissent à quelque distance de cet 
intestin , où la membrane interne est lisse et sans 
pli. La membrane musculeuse est d'ailleurs, plus 
épaisse dans le rectum que dans l'intestin grêle , 
ok elle est peu marquée. La celluleuse n'est pas 
sensible; 

Dans le dragon , le canal intestinal fait deux 
târconvolutiôns et demie avant de parvenir à 
l'anus. Son commencement n'est marqué que par 
l'apparence différente de ses parois ^ qui sont beau* 
coup plus minces que celles de l'estomac. 

Dans Yiguane les parois du canal intestinal 
sont minces^ , transparentes , et vont en se r^é* 
cissant depuis le pylore jusqu'à l'insertion de l'in- 
testin grêle dons le rectum. Celui-ci est alongé, 
•t comme partagé par un étranglement «a deux 
l^ortioxis à-peu près cylindriques. La membran^ 



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ARt. W. ï)e^ct. du canal iniest. SïH 

interne a quelques plis longitudinaux dans l'intestin 
grêle. 

Dans V iguane ordinaire y dont le eanal intestin 
nal est long et fort gros ^ il y a un véritable cœcum ^ 
distinct de Finiestin gros par la plus grande épais^ 
seur de ses parois^ et par une cloison qui sépare 
leur cavité , de sorte que cW à travers un orifice 
assez étroit que les matières fécales passent du 
cœeum dans la partie suivante du gros intestin» 
L'Intestin grêle s^însère dans le ptemier, i-peu- 
t>rèa vers le milieu de sa longueur. Les paroia 
du cœcum sont un peu bourisouflées. Leur sur- 
face interiie est Ksse et sans plis. Dans le gros înr 
testin elles sont également listes et sans pKs, à 
Fexception dti commencement^ où Ton observe 
environ six valvules transversales, qui ne font 
pas tout le tour de Tinteslin. Elles ont des plis 
longitudinaux dans l'intestirt grêle. La poche que 
forme le cœcum a s centimètres de long , et 
autant de plus grande largeur. ^ 

Dans le geclo à gouttelettes ces parois sont 
aussi ftranspàrentes. L'intestin grêle a un petit 
diamètre , mais trèsinégaL II s'insère au »i%lieu 
de la première partie de Pintestin gros y qui ests 
b*ès-renflée , et comme globuleuse. Elle est se»-- 
parée par un étranglement de la seocmde por^ 
tion, qui forme un ovale alongé, dont le petit 
bout répond à l'anus. ' f 

Dana le scingue ^hneidérien les parois minée»* 
et délicates du canal intestinal sont très*dilartéee- 

Kk a 

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3i6 XXr LdBçojj. Intestins. 

dans le commencement de l'intestin grêle, et 
resserrées à l'endroit où cet intestin s'introduit 
dians le gros. Nous nvons déjà dit qu'il s'y pro- 
longeoit en une sorte de vessie, enveloppée par 
la première partie du gros intestin semblable- 
ment renflée. Les excrémens qui débouchent par 
la petite ouverture, dont est percée la vessie de 
l'intestin grêle , sont refoulés , en petite partie , 
entre celle-ci et les parois intérieures du gros. 
Au-delà de cette première partie le rectum de- 
vient cylindrique. L'intestin grêle est comme par- 
tagé en plusieurs podies par des étrangl émeus 
qui répondent à-peu-près à se|B courbures. 

Dans les ophidiens le canal intestinal va en 
serpentant jusqu'au rectum , et conserve à-peu- 
près le même diamètre dans cettp étendue; mais 
il se dilate un peu dans le gros intestin. La 
membrane interne forme, dans le grêle , de larges 
feuillets longitudihaux , plissés comine des man- 
chettes. Elle^est hérissée de rugosités, et forme 
des plis épais et irréguliers dans le rectum , qui 
va , sans détour, à l'anus. 

Dans les salamandres l'intestin grêle est fort 
étroit en comparaison du rectum. Sa surface in* 
terne est vdoutée dans le" commencement , puis 
elle devient lisse jusqu'au rectum , ou la mera^ 
bi ane interne a des plis épais et frangés. 

Dans les. crapauds, et les grenouilles on re- 
trouve à-peu-près les mêmes circonstances de 
forme et de structure. Il n'y a , dans ce^ animaux, 



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Art. rV. Descr. du cançil iniesU 5i7 

que lia figure du rectum qui varie un^peu, tantôt 
cylindrique y comine dans les crapauds , tantôt 
plus ou moins cohique, ou pyriforme, comme 
dans plusieurs grenouilles. Mais dans les tétarts 
des uns on des autres le canal intestinal est tout- 
à-fail différent de celui du itaâme animal parvenu 
à son dernier état. Long et étroit, et d'un dia- 
mètre assez égal dans l'intestin grêle, «yarit dés 
cireonvolutions irrégulières , il augmente un peu 
de volume dans le rectum , devient inégal et comme 
boursouflé , et fait deux tours de spirale sur lui- 
même avant de se diriger vers Tanus. La cavité 
de ces deux intestins n'a pas -de valvule qui la 
partage. ^ 

Dans le s^ren-lacertina le canal intestinal va 
presque directement du pylore à l^nus. Il ne 
fait qu'une petite circonvolution en forme d'anse^ 
à-peu-près vers le milieu de son étendue, et re- 
prend de suite son chemin direct. Ses parpis 
sont transparentes , et son diamètre à- peu-près 
égal y sans qu'on puisse le distinguer en gros et 
en petit intestin ,^ comme nous l'avons déjà dit. 

D. Dans les poissons^ 

Le canal intestinal dçs poissons offre encore 
plus de différences que celui des animaux des 
classes précédentes. Aussi nous sera-t il impossi- 
ble, comme cela nous est déjà arrivé pour Tes* 
lomac, de nous en tenir à des généralités dans 
sa description. Il faudra^ pour en donner une 

Kk3 



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ii^ XXP Leçok, Iniestins^. 

idée Juste ^ le décrire particulièrement dans îttf 
principaux genred. Nous aurons même quelque- 
fois des différences remarquables à indiquer eotre 
dea espèces d'uij même genre. 

a. Les chondropièrygiensi 

Dans les lamproies le canal intestinal va direc- 
tement à Fanus , sans faire presque aucune siouo- 
slté. Ses membranes sont minces et transpa- 
rentes. 

Dans les raies et les squales le canal intes- 
tinal va aussi , sans détour ^ du pylore à Tamis. 
Il est d'abord étroit , mais il ne tarde pas a grossir 
beaucoup, et ne diminue de nouveau qu'à quel- 
que distance de sa terminaison. Très-près de la 
valvule du pylore sa membrane interne corn* 
menée à former un large pli , qui tourne en spi- 
rale dans les trois quarts de la longueur du canal, 
et ralentit beaucoup la marche des substances 
alimentaires , en les forçant de prendre la même 
direction. Au-delà de cette valvule spirale, dont 
les tours sont plus ou moîn.^ nombreux, et rap- 
prochés suivant les espèces, la membrane interne 
ne forme plus que quelques plis Ipngitwdinaux. 
Elle est d'ailleurs lisse et sans velouté à cet en- 
droit, qui répond au rectum, tandis qu'elle pré' 
éenle une sorte de velouté dans la première 
partie du canal. Les parois de celle-ci ont , dans 
leur épaisseur, entre la membrane interne et la 
TOUSculçuse, xxmi couche de substance glandu- 



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Art. rV. Descr. da banal intest Stg 
leuse. 9 grisâtre, qui a^amincit beaucoup au-delà 
de la valvule spirale, et n'atteint pas Jusqu'à T^nus; 

b. [je$ branckiostèges. 

Parmi les branchiestèges y V esturgeon a un 
canal intestinal d'une structure si particulière , 
qu^on nous pardonnera de le décrire un, peu en 
détail. II ne forme que deux courbures dans toute» 
son étendue , et conserve partout à peu près le 
même diamètre. A o,5 du pylore ( je suppose que 
le canal est long de 1,9, comme l'étoit en effet 
celui d'après lequel cette description e^t faite}, 
commence une valvule spirale , dont les tours sont 
très-distans ( de o,o5) , qui se prolonge jusqu'à 0,07 
de l'anus. 

Touf l'intérieur de l'intestin , jusqu'à l'extrémité 
postérieure de la valvule, présente un réseau dont 
Iqft^ailles forment plusieurs couches, et sont plus 
i^tk et plus nombreuses .à mesure qu'elles sont 
plds profondes. Les couches de mailles ont o,oo5 
d'épaisseur; elles recouvrent une substance glan- 
duleuse d'un tissu serré , grisâtre , dans laquelle 
on yoit de petites ramifications blanchâtres , et qui 
forme nue couche de 0,007 d'épaisseur. Elle est 
enveloppée par la membrane musculeuse qui peut 
être épaisse de o,oo3 environ , de sorte que l'é- 
paisseur totale des parois de l'intestin est de o^oiS. 
Au-delà de la valvule , les parois du canal intes^ 
tinal sont minces, sans couche glanduleuse dan^ 

Kk4 



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ôao XXr liEÇOK. InUstinÈ. 

leur épaisseur^ et leur surface interne est li^se et 
sans réseau. Cette dernière partie , sembljable k 
celle que nous venons de décrire dans les raies et 
les squales , peut très^bien être distinguée du 
reste de l'intestin et comparée au rectum , que nous 
trouverons dans la plupart des poissons. 

L'arc que forme réstomac en arrière , re- 
pose sur une masse glanduleuse , de forme ovale j 
dont le plus grand diamètre peut avoir o^iS dd 
longueur. Cette masse est fixée à l'intestin immé- 
diatement au-^là du pylore, et sa substance se 
confond avec celle de ce canal. Elle présente, 
(quand on la coupe), une matière ^rise ^ sem- 
blable à la couche glanduleuse du canal intestinal, 
qui forme la plus grande partie de la masse de^ 
ce corps et en occupe l'extérieur. L'intérieur n'est 
qu'un réseau semblable à celui quWfre la surface 
interne de l'intestin, d'autant plus fin, qu'il ap- 
proche plus de l'extérieur j et partageant en g|«^^ 
melons la substance glanduleuse , il tapisse pai>^t 
les culs-de-sac dont celte substance est percée : 
ceux-ci deviennent plus grbs et moins nombreux 
à mesure qu'ils sont plus prés de l'axe de la glande, 
et s'ouvrent enfin dans les trois plus grands, dont 
les oriJBces donnent immédiatemwrt dims le com- 
mencement du canal intestinal. Celte espèce de 
glande , qui est sans doute comparable au pan- 
créas, à cause de Fhumeur qu'elle sépare, de voit 
cependant être décrite ici , parce que sa structure 
est parfaitement semblable à celle des parois du 



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ArTw IV» Descr. du canal iniest. 6ai 

canal intestinal, et qu'elle peut très^bien être com-^ 
parée aux appendices pyloriques, qull est si fré- 
quent de rencontrer dans les poissons. Ici ces 
appendices sont réunis en une seule masse. Dans 
h polyodon feuille , que nous allons décrire, ils 
sQfht déjà plus distincts ^ enfin , on les trouva tou-r 
jours séparés dans les autres poissons , dont nous 
aurons l'occasion de parler. Quant à la structure 
des pai^ois de leurs culs-de>6ac et de la membrane 
interfle de l'intestin, elle se retrouve dans plusieurs 
poissons, dont le canal intestinal 
épaisses et glanduleuses qi^^versent 
une quantité abondante d'Jijiineurs v 
sans doute , propres à fayoriser la < 
Dai^s le polyodon feuille , le c« 
est très-court, mais disposé de manière à ralentir 
la marche des matières alimeataires , comme cela 
a lieu dans les raies , les squales et les estur^ 
geons'y très dilaté dans les f de son él 
ensuite brusquement étranglé en un 
long à peu près de o,9o3 (i). Après 
une seconde fois dans la longueur di 
près, et forme une poche ovale, dont la cavité 
est partagée par six valvules circulaires, remar- 
quables à l'extérieur par autant de bosses et d'étran- 
glemens^ Elle s'ouvre dans un dernier petit canal 



(i) Voyez les dimensions cdmpàrëes du canal intestinal 
et de Paniinal , d^ùs la table des longueur» de ce canal. 



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Sti XXI^ Leçon. Intestins. ! 

cylindrique et court ^ à parois épaisses, à surfooe 
interne plissée longitudinalement , où la n^embram 
musculaire est très*évidente ,* tandis qu'elle n'est 
pas sensible dans la poche a valvules , dont les 
parois sont transparentes. Celles de la première 
partie du canal ont plus d'épaisseur, et présenteni 
intérieurement un réseau semblable à celui que 
nous venons de décrire dans Testurgeon, mais il 
n'est bien remarquable que dans les deux preiaieiv 
tiers de sa surface interne. De petits appendices 
v^ placés sous le cul- de-sac que formd 
, formant des ramifications, qui se joi* 
X à deux , jet rassemblées en sept bran^ 
npales, réunies eniin en un seul tronc ^ 
e confondre , par ce tronc , avec le cafial 
intestinal, a gauche de son origine, et s'ouvrent 
dans sa cavité, par environ sept orifices. La sur- 
face interne de ces petits eœcums est un réseaa 

['autant plus fines et plus 
>bserve plus près de Telti^é- 
lifications 9 dont le sommet 
is semblent être une subs-^ 
tanoe glanduleuse, semblable à celle de l'estur- 
geon. Il; n'y a point de différence entre la masse 
que nous venons de décrire dans ce dernier, et celle 
que forme la réunion de ces petits appendices , si 
ce n'est la séparation de ceux-ci dans le polyodon, 
et le rapport plus grand de la cavité à la masse 
glanduleuse. 
Dans le tuyau déplume (^yngnaîuspelagicuSjLi.), 



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Art. IV. Dentr. du canal intest. 99$ 

le^canal alimentaire va droit de la bouche à l'anus ^ 
sans former de sinuosité. Sa première portion , qui 
^eut égaler le \ de son étendue et répond à Testo- 
xnac, est cylindrique et il^a qu'un très- léger étran- 
glement y qui la distingue du reste ; mais la plus 
grande épaisseur de ses parois, les deux eouches 
bien évidentes des fibres de sa membrane muscu- 
leuse, les plis larges, parallèle^, longitudinaux et 
sans ondulation de sa membrane interne , la carac- ' 
térisent' très-bien. Les | suivans ont des parois plus 
dilatées , pkis miîiees ^ transparentes 
pendant un cylindre k peu près éga 
souflure. La membrane musculeuse 
siUe ; l'interne y forme de petits plis 1< 
ondulés et ramifiés. Enfin , le demiei 
ce qui précède pai* une valyule ciixrulaire , plus 
rétréci d'ailleurs , et à parois plus épaisses , ayant 
à sa surface interne des rides épaisses , longitu- 
dinales , serrées , ondulées , s'envoyant des rami- 
fications, doit être considéré comme le rectum. 

Dans le coffre parallélipipède (osiraciort cu^ 
bicus), le canal alimentaire forme également un 
tube continu depuis la bouche jusqu'à l'anus , où 
la structure des membranes et de légers étrangle- 
mens, même des valvules, indiqueut les limites 
de l'œsophage , de l'estomac , de l'intestin grêle 
et du rectum. Le premier, à parois consistantes, 
long de 0,02 y est la partie la plus dilatée de tout 
le canal. Elle est séparée de celte qui suit, par 
un léger pli circulaire : celle-ci , qui répond à 



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524 XXr Leçon, intestins. 

l'estomac, à parois miaces, transparentes eton^ 
bée en S, Ya en se rétrécissant jusqu'à ceqo'cik 
aboutisse au canal intestinal , dont le diamètre pi» 
étroit, est à peu près te même dans toute so& 
étendue. îl n'a qu'un léger étrangleraenl à o,ooS 
de Tanus , qui indique une valvule drcdake, 
servant à séparer le rectum de l'intestin grêle. Li 
membrane interne , veloutée et formant de peûi 
plis ondulés autour du cardia , redevient lis«^<i>2y 
le reste de l'estomac , puis reprend ses peùiîl» 
îs jusqu'au rectum. Dans celui-ci eW» 
\ que quelques plis longitudînauï et ji- 
Jus prononcés que dans le reste do Aw 
B. Xfis parois du rectum sont S&m 
\ î la musculeuse y est très-distiDcte* 
Dans les balistes , Testomac, qui n'est pasplû^ 
dilaté que la partie suivante du canal intefiliBa'j 
s'en distingue par des parœs plus épaisses, jto 
musculeuses , ayant un repli circulaire et «n- 
telé k l'endroit du pylore- Celles du canal intcs' 
tinal sont minces , trtmsparentes , lisses intérieart- 
ment , dans la plus grande partie de le«r étendue, 
présentant quelques boursouflures dans le com- 
mencement de leur dernier tiers, se dilatant beau- 
coup vers la fin. A Tendroit de cette portion di- 
latée , qui est séparée du rectum par un wfl^ 
gjiement el une valvule en forme de bourrelet oî- 
culaire , la membrane interne prend un velouc 
charmant. Cette membrane n'a que des pu '^^ 
gitudinaux dans le rectum y d'ailleurs très-court. 



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A.RT. IV. Descr. du canâî intesL 6^5 

'Dans les éétrodons , le canal intestinal, qui est 
ordinairement fort court , ne formant que deux 
ou trois courbures , a par-tout à peu près le même 
fliamètre. A quelques centimètres de l'anus il y 
a un repli plus ou moins marqué , qui indique 
le commencement du rœtûm , dont les parois sont 
plus épaisses qu'ailleurs, où elles sont cependant 
opaques et médiocrement épaisses. La membrane 
kitenie a des plis longitudinaux et ondulés, plus 
prononcés dans le rectum. 

Danà le poisson tune {t. mola ) , dont le canal 
intestinal est proportionnellement plus long , ce 
canal forme des circonvolutions plu^ nonibreuses, 
La portion qui paroît répondre à l'estomac se dis- 
tingue dut reste par des parois plus minces et par 
les plis longitudinaux de sa membrane interne 5 
mais il n'y a pas de yalynle qui la séparé, comme 
dans les balistes. L'intestin est d'abord, large et 
à parois très-grosses ; mais il diminue de diamètre , 
et ses parois diminuent d'épaisseur en avançant 
vers le rectum. La membrane musculeûse est très- 
/orte , et composée à l'extéri^ir de faisceaux Ion: 
gitudinaux très-distincts. Entre elle et l'interne , 
se remarque une couche glanduleuse épaisse, 
blanche^ consistante. Celte dernière présente d'a- 
bord un velouté grpssier qui devient plus fin eh 
s^approchant du rectum. La couche glanduleuse 
disparoit à quelque distance en-deça de cet intes- 
tin , et la membrane interne ne présente plus qu'un 
réseau fia à mailles polygones. Au-delà de la val- 



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âs6 XXr Leçon. InlestirtSé 

irule du rectum le yelouté et la oouKhe glanda- 
leuse repapoîssent jusqu'à l'anuf^ 

Dans la baudroie y ce canal conserve à peu prés 
le même diamètre dans toute 8on éitendcie. La 
^lembrane interne y forme des rides en losanges* 
Il y a deux petits appeg^ces pyloriqoes , à pea 
près en forme de poire , dont la structure est la 
même que celle des parois de Tinte^n. 
* Celui ci conserve , dans le lump ( éyclapierué 
lumpus ) y le même diim^re et la même slrae^ 
fure jusqu'au rectum, qui est beaucoup plus gros, 
et dont il e^t séparé par UI10 ralrul0 drcnlaïrey 
«aillante dans ce dernier , qui a d'ailleurs des pa-» 
rois plus épaisses et des fibres Ipn^itodîiiales très« 
inarquées à. l'extérieur de sa membrane mus^ 
çulense , tandis qu'elles paroissent circulaires et 
moins nombreuses éi^rm Tiûtestin grêle. La mem«' 
brape interne de celui-ci formée des plis j^arallèletf 
çt longitudinaux; ce sont des rides plus grossières^ 
«inoins régulières , rami6ées dana le gros intoslin; 
Immédiatement au delà de la valvule du pylore | 
spnt les orifices d'u«e quantité de pejdts appen-^ 
diceft pyloriques ^ qui se réunissent «t s'aboucbeat 
entre eux à mesure qu'ils .approdient de l'intestin, 
autour duquel ils formetit environ six rayon* 
ramifiés. Leurs parois ont la n^me slrucSxure que 
celles àvL canal intestinjt]. ^ 



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Akt. IV. De$cr^ du canal intesU 627 
c. Ijcs apodes. 

' Parmi les poissons de cet ordre , le canal in* 
testinal du loup {anarrichas lupus )^ peut être 
•Mssiv distingué en gros et petit intestins, séparés 
piar une valvule circulaire, et distincts par la plus 
grande épaiss^ir des parois de ce dernier , qui a 
une couche de fibres musculaires longitudinales 
bien marquées. La membrape interne de tout le 
eanal.a une foule de plis frangés , allant en dif« 
férenss sens , et se réunissant en losanges. Il n'y a 
point d'appendices pyloriques. 

Ce» jappendices manquent aussi dans l«s mw- 
rmês , dont le canal intestinal va presque san« 
détour dxi pylore à Taitus. Il ne forme que quelque» 
ftinuosités fort courtes k quelquies centimètres en* 
deçà du rectum , et conserve à peu près partout 
le. même diamètre. Dans le congre cependant le 
rectum est plus gros que Tintestin grêle. Dans tons j 
ces deux intestins sotA séparés par un idi citcu- 
la^ire. Daqs Vanguille , la membrane interne a 
dès plis: qui se réunissent en divers sens , et in- 
terceptent des losanges ; ils deviennent moins 
inf^rqués à mesure qu'ils s'approchent du rectum , 
où ils ne forment plu^ que ^elques ramifications. 
Dans la murène propremei^ ^te(mur€enahelena)f 
ce spnt des rides légères, formant aussi des losanges^ 
Dans le congre , la marne membrane présente à sa 
surface intjerne uq réseau glanduleux ^ analogue à 



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6a8 iXXr Leçok. Intestins. 

celui décrit dans l'esturgeon. Il est sur-tout évi- 
dent au commencement du canal intestinaL 

Dans V espadon ( xiphias gladius ) y le canal in- 
testinal est long y et forme beaucoup de sinuo- 
sités. 

Dans le lançon ( ammodytes-iobianus ) ^ ce 
canal a également beaucoup de sinuosités^ 

d. Les jugulaires. • 

Les gades , parmi \e% jugulaires y ont tous un 
canal intestinal asse^ court ^ dont le nombre des 
sinuosités varie selon le^ espèces, et' un rectum 
séparé par une valvule de la première partie de 
l'intestin , distinct d'ailleurs par la plus gralpfcde 
épaisseur de ses parois y l'apparence différente de. 
sa membrane interne , et un diamètre im peu plus 
grand. Le nombre des appendices pyloriques va- 
rie , mais il est ordinairement très grand; ils sont 
ramifiés, et forment un cercle autour de l'intestin , 
dans la cavité duquel ils s'ouvrent par plusieurs 
orifices , au nombre de quatre dans le merlan y 
de six dans la morue , etc. Leurs ^parois sont 
minces, et leur surface interne présente la même 
structure que celle de l'intestin, près du pylore. 
Dans la merluche cependant , il n'y a , au lieu 
de ces nombreux appendices, qu'un assez grand 
cul-de-sac , dont le fond est dirigé en ayant , et 
qui débouche par une large ouverture dans le com- 
mencement du canal intestinal. La surface interne 
4e ce dernier présente ^ à cet endroit, de larges 

plis 



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Art. IV* Descr. du canal intèsL 5^29 

plis frangés qui se rétrécissent à piesure qu'ils s^ 
prolongetit vers le rectum , où l'on ne voit plus 
que des rides ^ mais également réunies en losanges. 

Dans la morue ^ le canal intestinal n'a que> 
quelques rides aux endroits où il se courbe j I0 
reste de sa suilac^ interne est lis^e. La mem^ 
brane musculeuse à des fibres circulaires bien, éyir 
dentés } elles sont longitudinales dans le recti^y 
comme cela a lieu généralement. 

Dans Vuranoscope { uranoscopua scaber^)^ la 
canal alimentaire est d'abord étroit, et à parois 
musculeuses y , à niembrane interne forte , pliseée 
longitudinalement : !mais ^ après un trèë-court es-* 
pace , il se diktç beaucoup , ses parois s'amin« 
cissent , deviennent transparentes , et conservent 
cette délicatesse dans presque tout le reste de leur^ 
étendue ; il n'y ft qtie la partie qui avoisina 
l'anus , où elles reprennent un peu d'épaisseur* 
Ge canal forme plusieurs circonvolutipns con-^ 
centriques , et diminue beaucoup de diamètre 
au-delà du premier tour. Il n'a aucune valvule^ 
Sa membrane interne forn^e de jolis plis en zig^ 
zags longitudiniaux dans les premières circodavo- 
lutions. Ces rides s'effacent plus loin. Dans la 
dernière partie on retrouve des plis longitudinaux 
et parallèles 9 avec Je ^ petites rides latérales qui 
alternent. . 

Dans la i>ive ( trachinus draco ) , Je canal in- 
testinal est court ^ à membranes milices, entouré 
3 Ll 



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é5o XXP Leçon. Iniesiiiu^ 

dans son commencement de huit appendices longi^ 

et grêles. 

Dans les perce-pierres ( hlennius ) , le canal 
intestinal est ordinairement fort long , et fait dif- 
férentes drconyolutions irrégulières. Il excède danSi 
le hlenniiM gaitorugine deux fois la longueur 
du corps. Cependant celui du percepierre propre-, 
ment dit ( hlennius p ho lis) y est court ^ et ne forme 
que deux sinuosités* 

e« L/€s thorachiques. , . 

Dans les chabots ( cottas ) , le canal intestinal 
est court, et divisé par une valvule en gros et 
petit intestins, ayant de quatre à neuf appendices 
a son origine. Dans le chabot du Nil ( cottus NilO' 
,iicus ) , ce canal a trois courbures ; près du pylore , 
jusqu'à quelque distance au-del4 i son diamètre 
est beaucoup plus grand que dans le reste de son 
' étendue , et ses parois sont plus épaisses , à cause 
d'une couche de substance glanduleuse, placée 
entro la membrane musculeuse et Fînterne. Depuis 
cette première partie , qui finit à la première cour- 
bure, jusqu'au rectum, le diamètre de l'intestin 
grêle est le même : celui du rectum est une fois 
aussi grand, et sa longueur, le sixième environ de 
celle de tout le canal. Le^ cœcums sont au nombre 
de neuf. La membrane interne a des replis fins^ 
formant un réseau à mailles profondes , qui sub- 
siste encore au-delà de la valvule du reètum, où 
les mailles sont plus grandes et moins profondes» 



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Art* J\r.- Deècr. du canal intest. SSt 

Cet mailles sont plus fines daœ les appendices jiyld^' 
riques que partout ailleurs ^ et reposent sur une 
fobstance glanduleuse^ semblable à celle indiquée! 
dans le commenoement du c^nal intestinal. La 
membrane musculeuse est remarquable dans le 
rectum par ses fibres longitudinales ; elle esttiës- 
nuBce'dn^s toute son. étendue* * 

Dans^ les acorpènes , c'est auaéi un canal court ^ 
i parois mincea, délicates, un peu plus dilaté 
d^s le pi^tit intervalle qui est entre le pylore et 
sa première courbure, divisé par une valvule en 
gros et petit intestin. Dans le acorpène l'horrible 
{soorpjoetia hortida ) , il y a quatre appendices au 
pylore La membrane interne est légèrement' plissée 
et veloutée j et la mii^culeuse peu marquée dans 
rintestin. grêle. Dans le rectum, cette membrane 
est un peu plus sensible, l'interne a des plis ioài 
gitudiriaux ondulés. Cet intestin est d'ailleurs un 
peu^iiâ;dilaté'qu^ le grêle : ils forment enseipble 
troid pour)^çes. ' , , » 

Da^g les irigles^ le canal intestinal est égald'- 
ment j^fiirU. d'appendices pyloriques , dont le 
noiiib|:*e el. là grandeur varient suivant les espèces, 
à parois gpif^s et transparentes , divisé. paç> une 
valvule en ffoèi et petit intestin, . /:i 

JDans ie rouget (trigla cuculua) , les appendice» 
pylopîqpes. sput très*long$i et , au nombre dérdnq- ^ 
de chaque coté du pylore. Dans la lyre {t.ëyrah^ 
if»' sont en pp^me nombre , ipiaîsirèsHxmriUet três*^ 
petits. Daqa:çelairÇii k reolim commence :pttrni^ 

Lia 

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SSi XXV Leçon. Intestins. 

cal-de-aac de même longueui" que lui , mais pea 
profond j il est séparé de l'intestin grêle par un 
pli semi-lunaire. La membrane interne y forme 
quelques plis longitudinaux peu prononcés ; elle 
est unie dans |e reste de l'intestin* 

'Dfin& le^ rémora ( echeneis rémora), le canal 
intestinal est fort court et a membranes médiocre^ 
xyietA épaisses*. L'intestin gréle , un peu moindre 
que le rectum y reçoit dès son commencement les 
six orifices des cœcums ; sa surface interné est 
liérissée de rugosités : œtte surface est li«^ dans 
le rectum. 

Dans les pleuronectes , le canal intestinal yarie 
pourl^ien de5 choses^ suivant lei espèces. Les ap« 
pendicea pylorique^ sont ordinairement deux culs* 
de-^sac coniques ou arrondis, larges et peu pro« 
fonds. Us sont très-^oôurts et arrondis datis la. plie, 
la barbue y lepicaud^ le fiez y \a limande y plus 
longs et coniques dan^ le tij^rboi. Dans le flétan 
{fl. hippoglossus ) , il n'y en a qu'un , qui est long 
et grêle. On n'en trouve padd^ns la ^so/^?, ni dans 
le pleuronecte rc^é (P/. lineatus). La longueur 
du canal intestinal ^st quelquefois beaucoup mmn- 
dre que celle d^' eorpe,; comme daijfis le flétan} 
d'autrefois elle lui est à'peu près égale, et même 
elle la «urpasse un peu^ ooiïtkne dans la linUznde. 
Dans d'autres espèces , elle êist une fois aussi longue , 
çonrnie dans Jla sole, toutes les espèces n'ont pas 
évidemment un reetwn«épàré de finfestin grêle 
for uqe yaltule > et distmci i l'extériecÉr par un 



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Art. rV. Descr. du canal intest. 535 

|dc» grand diamètre. Dans le turbot et la plie ^ 
le rectum a un diamètre beaucoup plus grand que 
rîntestiii grêle , dont il est séparé par une yalvulè 
dreulaire^ trèa- saillante dains sa cavité. Dans la 
lêoUy le rectum n^est sensible à Peltérieur que par 
un ^amètre un peu pltis grande il y a «ne valvule 
ciroulaire qui indique ses limites à llinférieur. Bans 
là, limande, le canal intestinal augmente un peu 
de volume avant de se terminer } mais cette partie 
n'est point distinguée par uiie jalvule ^ de celle qui 
la précède. 

Déns le picaud et le pleutonecte rayé , la fin 
du canal intestinal est xnème ^lu^ petite que sbn 
comnlencement, et on n'y trouve pas d'indice d'un 
j:^ectuni. 

Dans le turbot ^ le canal intestinal n'a que deux 
icourbures ; il se porte d'abord ^ avant ^ puis se 
recourbe en arrière et se r^lie vers l'anut. âon 
dianpiètre diminue depuis là. première courbure 
jusqu'au rectum. La longueur dé celui-ci égale le 
.cinquième de l'intestin grêle, il est beaucoup plus 
dilaté et semble un sac qui le termine. La mem- 
brane intente forme y dans l'intestin grêle , un 
grand nombre de lames fines et frangées ^ pres^ 
sées les unes près dés autres , qui ont l'air d'être 
i^mposées d'un nombre infini de vaisseaux san* 
^uins. Ces lames diminuent beaucoup de largeur 
au " delà de la première courbura , où elles sont 
au^ moins nmnbreuses et ne forment plus que d^ 
jramifiicatîoQs.Dans le rectuth^ on retrouve de larges 



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554 XXV Ij&^v. Intestins. 

JÀÎ9 épais y à surface K^se ^ «induite àe mucDskér* 
La membrane; musculeuse est plus marquée entre 
la première cqùrburé et le pylore ; elle est très- 
mince dans le reste de Tintestin grêle , et reprend 
4e répaisseor dans le rectum. Dans la plie^ dont 
Festomao n'est pas à cul-de-sac, comme dai» le 
turbot y et dont l'intestin ne forme avec le pre- 
mier qu'un canal continu, cet intestin est aussi 
large à son origine qtle l'estomac; il ya en se ré- 
trécissant, et ses parois s'amincissent jusqu'aiu reo- 
tum. Celui-ci a le double de diamètre de l'extré- 
Biité de l'intestin grêle qui s'y insère. La memlnrane 
interne a la même apparence que dans le iurAôi. 
Dans la sole y^^lle présente de petits plis ridés et 
serpentant dans le sens de la longueur , dont ht 
direction est moins smueuse à mesure qu'ils ap- 
proiébent du rectum, près duquel ils ne forment 
plus que quelques rides parallèles et longitudinales. 
XjOs parois du canal intestinal de la sole y sont 
d'ailleurs très-minces , ce qui a lieu aussi dima la 
limande ^ le pleuronect^ Tayé y le pieaudy etc. 
Dans la limande , l'intestin est très- large au com- 
mencement , comme dans la sole^ et dimkine beau- 
coup en s'éloignant du pylore ^ près de Faims il 
reprend un peu de yolume. Sa membrane interne, 
a des rides légères, formant dea losanges dans sa 
première moitié; plus loin elle est unie et sai^ 
rides. Dans, toutes les espèces qui ont des cœcumt 
«u pylore, les parois.de ceux-ci scmt semblables 
à celles, de la partie du canal intestinal a laquelle, 
ils sont joints. 



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Art. IV, Descr. du eanal intest. b^S 

l^ans \^ scombresy les appendices pyloiiqùes 
9ont quelquefois très -nombreux^ comme dans le 
maquereau y où ils s^ouvrent dans le commencement 
du canal intestinal sur plusieurs rangs y depuis le 
pylore jusqu'à plusieurs centimètres plus^loin. Dans 
le scomber sansun , ils sont en petit nombre; dans 
le thorif il y en a seulement deux qui se divisent 
Iroia fois , de manière qu'ils forment seize vaisseaux. 
Dans le pilote (se. ductor)^ onentrouve vingt-cinq, et 
dans le maquereau bâtard (se, trachurus) , douze 
011 treize. Us sont toujours longs , grêles et à parois 
minces. Le canal intestinal est généralement court 
dans les espèces de ce genre ^ et divise en intestin 
grêle et en rectum. Dans le maquereau y ee canal 
est replié deux fois sur lui-même. Sa surface in- 
terne est presque lisse , mais elle a dans le reetinn 
des plis en zigzag. Celui • ci est un peu plus gros 
et a des parois plus fortes , comme d'ordiaaire^ 

Le canal intestinal est très - court dans les épi^ 
mxches ( gasterosteus ). Dans Vépihoche, propre- 
ment dite (g. aculeatus), il est courbé en 5en{rer 
les deux ovaires j très- dilaté à son origine ^ il se 
rétrécit bien vite y et conserve un petit diamètre 
jusqu'à l'anus. Il a deux petits appendices «ituéa 
fàe chaque côté du pylore^ 

Dans les perches et les sciènes y ce c£uial a éga^^ 
lement très-peu de longueur j les appendices pylo- 
riques sont peu nombreux dans la plupart des 
espèces et fort petits. Ils varient de cinq a dix dans 
ïa perche de mer ( sçiœna labrax ). Dans d'autres 
^ - L14 



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5S6 XXI* Leçon* Intestins. 

sciènes y il y en a bien darantage. Il n'y eu a 
que sept k huit dans le corbeau de mer { eciœna 
nigra)\ six dans le sandre {perça lucio perça) , 
et quatre dans \sl perche du Nil (perça Nilotica ) ^ 
le nombre est réduit à tr<M8 dans la perche ordi- 
naire {perça flupiatilis ) , dsuis laquelle ils sont 
gro6, alongés et coniques. Leur diamètre est à 
peu près celui que le canal conserve à quelques 
centimètres du pylore. Un peu dilaté d^abord , il 
se rétrécit ensuite et présente la même grosseur 
jusqu'au rectum , dont le diamètre est une fois plus 
grand que celui de l'intestin grêle à son extrémité 
postérieure , mais moindre que cet intestin près 
du pylore. La longueur du rectum égale le cin- 
quième de celle de l'intestin grêle. La membrane 
interne forme , dans ce dernier, des plis nombreux, 
interceptant des aréoles polygones, ondulés à letxr 
bord , ne tardant pas à prendre une direction pa- 
rallèle et longitudinale , qu'ils conservent jusqu'à 
la valvule du rectum. Celle-ci est elle-même recou- 
verte de ces plis , qui rendent son bord élégam- 
ment dentelé. La même membrane forme des 
zigzags en travers , dans le rectum j l'angle de 
ces zigzags , qui est dirigé vers l'anus, a son pli 
plus lai'ge et creusé en cuillère. La membrane 
musculeuse est médiocrement épaisse} elle a des 
fibres longitudinales tlans les coeeums et le rectum ,' 
et circulaires dans l'intestin grêle. L^ valvule du rec- 
tum est saillante de o^ooff, et formée en entonnoir. 
Dans la dcrée { zeus faber) ^Ae canal intestinal 



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Art. IV. Descr. du canal întest. 537 

t court •! sans renflement. Le rectain en est 
paré peur une valviile conique y comme dans les 
écédens ; i) a un peu plus du cinquièfne de la 
Dgueur de l'intestin grêle. Le pyloie est entouré 
un grand nombre de petits appendices, qui s'ou- 
cent par plusieurs orifices dans le commencement 
3 la cavité intestinale , et dont les parois sont les 
êmes que celles du connpencement de l'intestitK 
•a membrane interne a une foule de petits plis 
imifiés comme des yaisseaux^ qui ^nt moins 
rononcés, à mesure qti^to s'approcheM du rectum; 
Dans plusieurs bandouillères ( cJiœtodon ) la 
roportion du canal încestinal est phis grande que 
3lle de tous les thorachiques que nous venons 
e nommer. Dans la handouillère en arc (chce- 
^don arcuatus) ce canal a «des parois minces^ 
élicates^ transparentes, dilatées aux endroits où 
lies contiennent des matières fécales , un peu 
•lus consistantes dans le redmn , oii elles sont 
oursouflées* Cet intestin n'a que la onzième 
partie de la longueor de Tintestin grêle. La mem- 
brane interne de celui-ci est plissée en zigzag. Il est 
'iitouré au commencement d'environ trente cœcums 
poêles et alongés. Il il'y en a que cinq dans le zèhr^ 
cft. zébra) plus courts et plus larges. Les membranes 
Ju canal intestinal » dans cette espèce, sont également 
ninces* et transparentes. L'interne est aussi plissée 
^n zigzag. Ces membranes s'épcdssissent à quel- 
îues centimètres de Fanus, où là surface de Iflt 
cavité intestinale est térissée d'aspérités. 



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^8 XXI* Leçon. Intestins. 

DaDS la theutkie ( theUtia hepatus ) le caiial 
intestinal est très- long. Il est eiltonré, à ^n on- 
gine , de quatre petits cœcums. A peu de distance de 
Vanus son (^amètre augmente de plus du double, 
puis il diminue de nouveau avant de se terminer. 
Il n'y a point de valvule qui le divise en rectnm 
et intestin grêle. Ses membranes sont minces et 
transparentes. L'interne est légèrement veloutée. 

Cette membrane paroît lisse dans le canal in- 
testinal du sogo ( hàlocentrus sogo ) y dont les 
parois sont également minoss et transparentes^ et 
le diamètre plus grand dans la prenrière moitié 
que dans la seconde. Ce canal est k»n d'ai/ieur» 
d'avoir la longueur proportionnelle de celui des 
bandouillères. 

Dans les labres et les spares la pr&ence et 
le nombre des appendices pyloriques , la lon- 
gueur du canal intestinal , sa division en gros et 
petit inte^in , varient comme dans beaucoup d'autres 
genres. Cependant les cœcums sont générale- 
ment ^ lorsqu'ils existent y peu nombreux , le canal 
eourt dans \m labres, plus long dans les spares, 
et le rectum marqué par son plus grand vo* 
lume et par uiae valvule tjirculaire. Celui du 
labrus melops est si gros qu'il semble être nn 
tac y dans lequel s'insère l'intestin grêle. Celuid 
fait denx -circoiwolutions avant de s'y nrar. L'on 
et l'autre sont séparés par une valvule. Dans 
d'autres cfspèces cette valvule manque , mais la 
dilatation bruâ^ue que forme le cemàl^ et Fap- 



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Art. IV. Deser. du canal intest. S5g 

iMTOficè diflfêrente de sa membrane interne , i 
cet endroit , indiquent suflisamment les limites du 
reduoi» 

Dans le sparus spinifer les membranes de l'in-» 
testin sontminoes, transparentes. L^jnterne est lisse , , 
sans velouté ni rides. Il n'y a point d'appendices 
pyloriques* Ces appendices manquent aussi dans la 
girelle {labrus julis). 

Dans la saispe ( sparus salpa ) le canal in* 
testinal est très-long, et entouré à son origine de 
quatre appendices pyloriques. 

il' Les abdominaux é 

Dans les cyprins ^ doqt la plupart des espèces se 
nourrissent , en grande partie , de substances végé- 
tales, te canal alimentaire ne présente cependant 
ttucnne dilatation ni yalvule qui puisse retarder la 
mari^he dès matières qu-il contient. Mais ses parois 
renferment dans leur épaisseur une couche glandu- 
leuse assez épaisse , qui remplit sa cavité de muco- 
sités abondantes. Ce canal fait plus ou moins de si- 
nuosités, selon sa longueur^ qui varie dans les diflTé* 
^ rentes espèces. Dans la carpe et le barbeau il a trois 
lârconvolutions et demie , tandis qu'on n'en compte 
qu'une et demie dans la dobule et la tanche. Son 
diamètre diminue ordinairement depuis l'arrière- 
bouche jusqu'à l'anus , desorte qu'il n'a , près de cette 
dernière ouverture , que la moitié de l'étendue qu'il 
présente vers la première. Ses parois ^ également 



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54o ; XXP Leçon. Intestine. 

plus épaisses dans le premier tour^ lé deviemicsit 
beaucoup luoins e^ s'éloignant datontage de Far* 
tière-bouche. Sa membrane interne n W pas sem- 
blable dans toutes \e$ espèces. Le plus ordînai- 
l*ement elle est veloutée et plissée en aigsagS4 
Mais dans la carpe oette membrane présente en 
petit y dans la première partie de l'intestin qui est 
près de l'arrière bouc he et dans sa première cour* 
bure, la structure que nous ayons décrite dans 
Yesturgeon. C'est un réseau de mailles très-fines 
qui forment les trois quarts de répaksaur des 
parois du canal. Ce réseau subsiste dans le reste 
de l'intestin , mais ses mailles deyiennent plus 
fines et moins profondes à mesure qu'il s'approche 
de lanus, près duquel cependant elles grosnssent 
de nouveau. 

Dans le barbeau }a. même membrane est fine- 
ment veloutée dans toute son étendue , et frfîssée 
en zigzags longitudinaux. Le velouté est beau* 
coup plus épais dans son premier tiers , et les 
zigzags plus rapprochés vers la fin ^ ou ils ont 
l'air do caqelures , ayant des dents latérales qm 
s'engrènent alternativement. 

Dans le rotangle cette membrane forme jmr- 
tout de jolis plis en zigzags transversaux ^ plus 
pressés, plus larges dans le commencement , plus 
grossiers et moins réguliers près de l'anos, où 
leur bord libre semble frangé. 

Dans πL dobule la membrane interne est par- 
tout veloutée^ sans zigzag 



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Art, TV". Descr. du canal intesL 64 1 

• Dati8 la tancÊe les zigzags sont îrrégulîers, 
à bor4 libre frangé , plus longs dans le premier 
tters du canal , plus courts dans le second tie^s y 
pins tran^rersaux dans la dernière portion. Ces 
J^is en aigzag se voyent également dans le cyprin 
du Nil {cyprinus Niloiicus). ' 

Dans Vorphie ( esox belone) le canal alimen-' 
taire n'a, comme dans les carpes, ni dilatation ^ 
ni appendices; mais il ya- droit de la bouche à 
Tanus sans former de sinuosité, et présente a- 
peii-près le ipême diamètre et la même struc- 
ture dans tout© son étendue. Ses parois sont trans- 
parentes, et- sa surfaèé interne paroît lîsse, sans 
velouté sensible. Dans ïe brochet ^ dont Testomac 
forme uiie partie bien distincte du canal alimen^ 
taire, FJntestin parcourt d'abord rrarrière en 
urant la cavité abdominale, puis se replie en ar- 
rière pour aboutir à l'anus, et conserve à-peu-^ 
près le même diamètre. Au commencement du 
dernier sixième de son étendue, il y a une val- 
vule circulaire , qui indique de ce côté les limites 
du rectum. Ses parois sont épaisses. Sa surface 
interne est veloutée , hérissée de sinuosités, tnais 
Sans pli. Dans le rectum ïe velouté est fort long, 
et comme frangé. 

' Dans les harengs le canal intestinal est géné- 
ralement fort court , d'un dianiètre à- peu-près 
égal par-tbut , à paTrois minces , délicates , trans- 
parentes. Il ne forme ancime sinuosité dan» le 
hareng proprement dit et le pilchard. Il en a 



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54* XXT L«çow* IhUstinè. 

deax dans V anchois. Dans celui-c^ il est enfôùré 
de dix-huit appendices pyIori()ue8 longs et grêles. 
On en compte Tingt*quatre dans le hareng y qm 
s'ouvrent dans Tinstestin par douze <mfice8 ran- 
gés sur une même ligne. Il y en a quatre-vingt 
dans Valose. 

Dans les saumons le canal intestinal est aussi 
fort court, et n'atteint pas la longueur du corps 
dans plusieurs espèces. Les appendices pyloriques 
varient beaucoup pour le nombre. Il n'y en a 
que six dané Véperlan , tandis qu'on en c(»np(e 
jusqu'à cent cinquante dans la gi'ande rnarène 
(saimo marœnay. Dans le saumon il y en a 
environ soixante«dix , placés sur plusieurs rang^» 
d'un coté de l'intestin , depuis le pylore jusqu'à 
quelques centimètres plus loin. Le canal intestinal 
forme plusieurs circonvolutions dans cette espèce. 
Dans Véperlan il n'a que quelques légères sinuo- 
sités , et va presque droit ^ l'anus. Le canal dimi- 
nue un peu de diamètre dans le sawnçn , au- 
delà du lieu où sont les cœcums. Sa membrane 
interne est, à cet endroit, veloutée de longs fila- 
mens. La musculeuse est très-épaisse. Elle est peu 
marquée dans les cœcmms, dont la surface in- 
terne est également veloutée. Le velouté continue 
jusqu'à l'anus^ mais les filamens deviennent moins 
loi^s et plus rares à mesure qu'ils s'apprçdient 
de cette ouverture. Dans la dernière moitié de ce 
canal il y ^^ de distance en dislance, de larges 
plis en travers^ formant autant de valvules^ qui 



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Art* IV« Deècr. du canal intest 545 

flènt d'autant moins larges et plus él^gnées l'une 
de l'autre y qu'elles soiït plus près de l'anus. Dans 
la truite le velouté n'est pas sensible, mais les 
plis en Jrayer» existent , et sont placés .régulière- 
ment de distance en (distance. 

Dans le bichir {polypterus niloiicus) le canal 
intestinal ya sans détour du pylore à l'anus» Sa 
structure ressemble beaucoup à celle du canal in^ 
testinal de l'esturgeon. Il a de même une valvule 
spirale, qui commence immédiatement au-delà du 
pylore , et forme huit tours de spire , qui se rap* 
prochent en se prolongeant en arrière. Elle ne 
s'étend pas jusqu'à l'anus , et l'intervalle qu'elle 
laisse entre celte ouverture pourroit être pris 
pour le rectum, comme dans Vesturgeoh. Entre 
la membrane musculeuse et Tipterne il y a, au 
commencement du canal, une couche glandu-» 
leuse, qui double l'épaisseur des parois de Tintes^ 
tin, jusqu'à la distance d'un décimètre , où ellô 
n'est presque plus sensible. Dans cet espace la 
membrane internd formé un réseau , comme dana 
V esturgeon , dont les mailles deviennent moins 
profondes en s'éloignant du pylore , et s'effacent 
presque entièrement au-delà de la glande. Ce ne 
sont plus que de fines ramifications après le pre- 
mier tour de la valvule et sur celle-ci. Les pa- . 
rois du rectum sont très-minces. Sa membrane , 
interne forme quelques rides légères, dans le sen»^ 
de la longueur. 
Dans le gros-yeux ( anableps tetroplitalmus ) 



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544 XXI* Lbçon. Inùsiim. 

le canal alimentaire forme , depuis la ralvnle 
du pylore jusqu^à l'anus, une circonvolution et 
demie. Il conserye à-peu -près le même diamètre 
dans cet espace. A quelques centimètres de l^anos . 
il y a une valvule circulaire, quî indique le 
commencement du rectum, dont les paréis sont 
plus épaisses , et dont la membrane interne est 
plissée longitudinalement. La surface de celle^ 
présente , dans l'intestin grêle , un réseau sem- 
blable à celui que nous avons vu dans le com- 
mencement de l'estomac, mais à mailles beutr* 
coup plus fines. 

Dans les momiyret le canal intestinal est court ^ 
à parois médiocrement épaisses, a diamètre égal^ 
sans valvule, lisse intérieurement. Dans le mor^ 
dntyre herse et le n^rmyre à lèvre il a deuic 
appendices pyloriques long^ et grêles. 

Dans les muleta { mugit ) , le canal est Icmg , 
formant plusieurs circonvolutions concentriques, 
à men^>ranes très*minces, transparentes, ayant le 
même diamètre dans presque toute sa longueur. Il 
a six appendices pyloriques dans le mulet propre- 
ment dit ( mugit cephalus ). Nous n'en avons 
trouvé qu'un seul dans le piugil albula ,- la partie 
du canal dans laquelle il s'ouvre est renflée en 
; vessie. 

K Dans les silures y le canal intestinal est long, 

î^f faisant des drconvolotions irrégulièree , à parois 

minces extrêmement dilatables par les cxcrémens. 

pans le silure bagre > la première portion , qui 

p^^se 



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ÂRt. tV. Deiipr. du canot intest BAS 

passe soua restomac de gauche à drmte^ est dV 
bord large et va en diminiuMt^e-griMèûjr } ènséito 
le canal intestUial oonaerye uii dîarnètFesembJia^ey 
jusqu'à environ la moitié .de sa longueur^ A ce,t 
endroit il grossit tout à coup ^ 89s parcis s'andi^- 
cîssenty et il y a une. sorte d'insertion de l'e|:tf;^r: 
mité de la première moitié , <jui s'ouvre dmi It 
seconde par un très-petit oriUce bordé d'une ^i^ 
Tule circulaire. Environ huit cçntimètres plus loin^ 
ses parois s'épaississent et. jsa cavité s.ç^ Vé^r^K^.^ 
^ comme auparavant. Kniin>. à huit om^timètres do 
l'anus l'intestin grêle s'insère dans 1^ rectmn^ qui 
est beaucoup pies gros et coinme renfl^ i cet e^ 
droit. La. valvule de çet^ intestin fait une saillie de 
plusieurs miilimètr^ç. Ses parois sont plu|}^fQrteS;j^ 
plus .musculeuses ; sa tDembi:ane interne y forqiQ 
des plia longitjcidinaux. Il y en a de seml^labl^ 
yers Iji fin de l'intestin grêle ; ils soUt ramifiés pîu^ 
pr^ du pylore* 

ARTICLE V. 

De Vanuê et de ses muscles. 

Lbs' animaux pourvus d'un canal alimentaire 
ont y camme nous Savons vu , deux orifices aux 
extrémités de ce canal; l'un pour l'entrée des 
alknens, l'autre pour la sortie des excréjmens» C'est 
à ce ^mier , dont il va être question ^ qu'on a 
àaanè le nom à^ojius. 

3 — — -^-m Mm 

I* ^ M ^^ igitizedby Google 



546 •' ' XXFIiEçoN. Intestins. 

AmJ^^^iU^i et rappûrfs. de Vanu^. 

^l^^risloiisTes animaux fértéferés , quelques pois- 
otHs excfepiés, Vatius' est piacé à Textrémité posté- 
riééhhW&M ,4mitî'éilîàteàient sous Torig^rie de la 
qVièlfié et '<Satis une direction généralement opposée 
4'cëMte^dé^là' bouche. " 

*^^eRiî de l^hommé ëV^d^e presque tous les antres 
lAahiiSHij^rës he doiiiib ' isSiie' ^qu^aux eitcrémens 
sJlîtfes y lés urîheSj^îes' liqueurs séminales , ou 
I^ 'fêt^l^,'^^*ëbliàj^^^^ ouvertures 

îii&ééfe'*^ftï^ bàs^aîiVûfsf^ .^n àtànt. Noos parlerons 
"^éêÙÈ dfes'l-èlatîo'ns (de celles ci avec l'ànùs, en 
iiiftai¥îiai''ir^àhéS ^ïtë' W|éiiération;' tjù'h noo* 
«i!M^ë^tfè''èkvliir- à pféfeek qùë rori^ du va^n 
ek^ï6\x\om^ êe dernier, et que 

cémi'au prépuce %n ^^^^^^ souvent éloigné. Ce 

âiiriiiei*''par(iît au-dfetant dii1)àssin , danîs les qua- 
drumanes y la plupart des car/za^^f^/^s et plusieoTi 
édentés , les p^chyderm^es ,Ae^ ruminans ^ les 
solipèdesylesmarrimijères amphibies y\es cétacés^ 
tandis que dan^ la pl^up^irt jiçs rongeurs et dans 
les pédimanes , le prépuce s'ouvre très -près de 
fàmi^j ék arrière du bassin. Ces différences en 
délèrminétlt quelques autres dans la connexion des 
tJàUséle^'de^^cés parties. Ld portion ei' la direodon 
de Tanlis- y telles qiïê nous les avons indiquées 
plus haut > n'en présentent ' que de fort légères. 
II est presque dirigé en haut dans quelqties ainges^ 
le mandril par fTxÇrùple' -^--dôpt le bassin a s^m 

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. AnT. V* Anuê. S47 

détroit. postérieur ouy^t à peu près dans la même 
direction* Le rectiim se prolonge un peu , daiis Ik 
marmotte et la plupart des autres espèces de ia 
famille des rats ^ sous la. queue et auridela'da 
bassin.;II s'ouvre dans Vichneumon €ui cefit;re d'une 
pool^ glanduleuse,, que noua décrirons à l'iartickr 
des sécrétion);^* JNous réservons > pour le même ar^ 
ticle, jKhistoire des glandes <xv^le$ que l'ont trouv» 
de obaque coté du rectum dans un grand i^ombre 
de carnassiers, el da^s pluràeurs rmigeitrs , tiA 
dont l'kunseur passe ordinairement danif l'esftré- 
mité d& cet intestin, un peu en«>deçà dé liions.* ; 
. Dans VJc&idné et Vbrrtithorinquey L'anw a^èst 
plus simplement l'orifiçednxectttm et l'issue desex» 
oréqienksolides^L'ex^ilémité du-rectnmdu dernier^ 
une foia parvenue hors du bassin , seid^ale en 
line poche ovale, dans lakjnellis. viennent 1^ rendre^ 
par un seul orifice peivoé à la partie .inférieure \ 
l'urine, et ht semence; du mâle i ou les p^odnîtto dii 
la' géii^ration de la femetié^ CoUe poche à dans de 
premier^ da même ^&té,tefûs plus près^^e^ l'anas ^ 
une «econdç ouvertui^ Xdus laxge qi^ la ipqécâ* 
dente, par laquelle la verge débauche pducisôrtir 
ensuite jwr 'ranua^ Oelûi^ sert donc d'isshe' aux 
exorémeos s6Udes,'aux urines qui s'amassent dans 
la yessîe , et -sont . amenéeà dans le doaqne par 
le canal de l'urètre ^ à la irerge et à la semenef 
dans 1er mâle, aux prodbiits de la génération de 
la feindle,;et donne entrée , dans cellen^i^ à M 
edmenee et à la verge du. mâle. La membrane 

Mm 21 

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64S XX^ Lbçok. Intestins. 

interne da rectum se prolonge dans cette sorte 
de doaque poar le tapisser : il est entouré par 
des muscles que nous décrirons bientôt. 

L'anus des oiseaux est percé de même ^ à Tex^, 
trémité, ^'une dilatation du rectum , suspendue 
•ous les vertèbres du coccyx , et dans laquelle 
Tiennent s'aboucher les uretères , les oviductns 
dans la femelle, et les canaux déférensi^ns le 
m&\t. La yerge de celui* d , lorsqu'il en est p<mrYU| 
a'j retire aussi dans quelques cas» 

Le cloaque des oiseaux (car c'est ainsi que 
l'on appelle cette dilatation } ne diffère donc de 
edui que nous yenona de décrire ^ qu^en ce qn^. 
sert de véritable réservoir aux urines et aux ex- 
crémenày qui s'y mélangent, tandis que les pre- 
mières , amassées d'abord dans la vessie , ne smit 
versées que par intervalle dans le oloaqne de 
Yéchidné et de Vomithorinque , et né font que le 
traverser pour sortir par l'anus* Biais dans ce cas , 
comme dans l'autre , l^nns est la seule issue ex- 
térieure par ou j^uvent entrer ou aàtljur toutes 
les parties que nous avons indiquées plus haut 

Tous les oiseaux ont uur semblable cloaque. Ce* 
}ui de Vautruche cépendai^ présente qbdqiies p^rti- 
cuiarités qui méritent d!être décrites^ Il forme une 
trés-gratHle poche de figure ovale* Le^ rectum , un 
peu dilaté jdans sa dernière portion et à parois plus 
épaisses que dans le r^te de son étendue ^ se ré^ 
trécit beaucoup avant d'y déboucher par un petit 
i^ce^ autour duquel la membrane interne de 



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Art. V. ^Anun. S4g 

eette cavité est plissée et redoublée en yalvale. 
L'ouvertore extérieure du cloaque , opposée à la 
première , donne sur la base de la yerge qui est 
fixée un peu plus en arrière , et se replie contre 
elle» dans l'état de repos ^ de manière à la bou- 
clier entièrement. Par cette disposition, les matières 
fécales ne passent du rectum dans le cloaque qu'au 
gré de l'animal j et les urines amassées continuel- 
lement dans ce dernier; qui leur sert exclusive* 
ment de réservoir , n'en sont de même expulsées 
que lorsque l'animal fait effort pour cela , et dé^ 
bouche l'anus interne en déployant sa verge en 
dehors. L'anus proprement dit^ ou l'anus externe, 
est une large ouverture qui répond non-seulement 
à la première , mais encore à celle d'un sac placé 
entre le cloaque et le sacrum , et dans lequel se 
replie une partie de la verge. 

Les reptiles ont un cloaque semblable à celui 
de l'échidné , c'est- à«dire , que l'extrémité du rec- 
tum offre une dilatation plus ou moins marquée , 
dans laquelle se rendent les liqueurs ou les pro- 
duits de la génération , les urines qui se sont amas^ 
sées daas la vessie , et les excrémens solides. Toutes 
ces parties sortent par l'anus. Cette dernière ou- 
verture est placée 5 dans les crapaiiJ^ et les gre^ 
notfi//e«y à l'extrémité du dos, et par conséquent en 
dessns de l'animal j disposition singnlière qui tient 
i celle du bassin ^ dont le second détroit regarde 
en haut. L^anus des tortues est quelquefois soios 
l'extrémité de la queue, le long de laquelle 1# 

Mm3 



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55o XXP lêÈço^^ Intestine. 

rectum se prolonge. Dans les batraciens et les ché^ 
Ioniens j cette ouverture est ovale ou arrondie; 
dans^la plupart Ae^ sauriens et des ophidiens y elle 
forme une fente transversale ^ placée sous l'origine 
de la queue. 

La position de l'anus, dans les poissons , varie 
avec celle des nagemres ventrales. Elle est gêné- 
ralemcoit bien indiquée par la nageoire dite anale , 
au-devant de laquelle cçt brifice est toujours percé, 
n n'y a que les raies et les squales dans lesquels 
il donne issue aux excrémens solides et liquides , 
et où il y ait par conséquent une sorte de cloaque 
où viennent aboutir les œufs ou la laite , les urines 
et les excrémens solides* Dans les autres poissons, 
il n'y a que ces derniers qui sortent par l'anus , 
tandis que les urines , les œufs et la laite ont une 
issue distincte de celle-là , et placée imnaédiatemeht 
après elle. 

B. Des muscles de Vanus. 

Ces muscles sont , dans Vhomjne^ i®. un sphinc^ 
ter cutané, dont les fibres elliptiques, placées 
immédiatement sous la peau,' entoureni' l'anus de 
chaque côté , et se réunissent en pointe en arrière' 
et en avant ; il s'unit de ce côté au bulbo - caver- 
neux et au transverse du périnée, ou auconstric- 
tôiir de la vulve dans la femelle , et tient , en 
arrière^ auiè dernières vertèbres du coccyx. Il 
fronce , en se contractant , ïes bords de l'anus, et 
ferme cette ouverture, aidé par un second anneau 



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charnu 9^ plus inlérieur elt pli^f prof^^nd.i qitç q,u6l- 
ques anatomistes distinguent du premiw^ 6ous 1q 
nom de sphincter inierne^y : , 

.3*'. Deux relepeurs de ranus ^joatascies paira^ 
larges et minœs , qui viennent de l'intpriçHjr d^ 
bassin , où ils sont fixés par une aponévrose , 
depuis la symphisef du pubis jusqu'à répipç.d|ç 
l'ischion y et dont les fibres charnues d^cendei^ 
obliquement , d'avant en f^rrière y contournent lie 
rectum^ Tembrassent^et s'y perdent en partie , eu 
dessus du sphincter de l'anus», yne autre p^xtiq, 
les postérieures , viennent, se fixer aux. c^tpf rfijA 
coccyx , et quelques-unes des plus antérieures 
ç'anj'êtent sur le col de la vessie çt sur 1% prostate, 
pans la femme, une boQUi^ partie d^ pea:fib^6ç 
s'atta.che. ^aux côtés du vagin.., Ce muscl/e' x^if^ 
primé l'extrémité du- rectum ^^ .^n la, tirant oblir 
quement en haut et en avant, et sert aî^si^ 4 
l'expulsion des mati^r^^. fécales. Jl sou,lève,«en 
général, et S9utientjea parties qu'il e^njibrii^seu ^ 
3®. Deux transyerses du périnée , .^xé^ (III 
périnée au-devant^ d^ Ifanus ^ et y ^ayant dfV 
connexions entre eux et;fiv,ec le, sp]^nqter , Ijp ;X07 
leveur et le bulbo-caverpeu?i; ils tramjSViers^at 
cette partie de dedans ea dehors^ çt s'insèrj^nt^pai^ 
leur autre extrémité , à la branche asç^^aiU^ ^ 
y ischion. Dans la femme $ ï\% se jpign6ittatt5>Qj6|k 
tricteur de la vulve j. ils aident un peu à l'e:icpy)t 
fiion des matières fépales , en . comprimant l^è-». 

. Mm 4 . ... 



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55îi XX* Ueços. Intestins. 

rement l'ànns d Waitt en arrière , lorsquHs agissent 

de coticerL » ^ 

Les moscles de Tanus sont assez variables dans 
les mammifères; ce qui dépend des variétés qui 
existent chez ces animaux, dans la positioii dea^ 
organes de la génération. Nous ne ferons quMn- 
diquer les principales , parce que nous serons obli- 
gés d'y revenir en traitant de ces derniers organes. 
Le sphincter et les rèlei^eurs sont ceux des mus* 
des que nous venons d'indiquer, qui s'y retrouvent 
le i^us communément. Le tfansverse du périnée 
parott manquer dans la plupart des cas. 

Le sphincter de Vanus , de Vichneumân , re- 
ixmvre en même temps la pocbe au milieu de 
laquelle cet oriBce est percé , et sert à la fermer. 
Dans l'a civette, il envoie des fibres a la poche, 
qui est plus bas que l'anus , et i) en reçoit du bidbo^ 
tapemeux. 

Dans le lapin, le musc|e qui sert de sphincter^ 
aune disposition particulière qui le rend commun 
Mo rectum, au canal de l'uréthre et aux parties 
de la génération. Nous le décrirons avec les mus-^ 
des de celles-oL Celui de V écureuil n'est, pour 
iiinsi dire , qu'un demi • anneau , formé par des 
^Ubteis'da bulbo - caverneux , qui passent d?avant 
•il arHèfè autofur du rectum , et ramènent le bord 
postérieur de l'anus d'arrière en avant On re- 
trouve une disposition analogue dans le lérotf mais 
Fanalogué du sphincter est bien distinct de èes 
muscles , da^s la plupart d^s autres espèces de la 



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Art, V. Anus. 565 

£umlle des raU j dont le rectum s'étend sons la. 
queue, jusqu'à quelque distance du bassin. La 
partie de cet intestin, prolongée sous la queue, 
dans . le rat d^eau , est embrassée par un large 
muscle , dont les fibres transversales descendefat de 
chaque côté des premières vertèbres coccygpeDnes ^ 
passent sous le rectum et le compriment de bas 
en haut; elles servent puissamment à en expulser 
les matières fécales. Outre ce muscle, quelques 
fibres die même nature entourent le bord de l'anus 
et répondent au sphincter interne. Les mêmes 
fibres se retrouvent dans le surmulot et le rat 
vulgaire^ dans lesquels l'analogue du premier est 
assez différent. C'est un large muscle dont les 
attadies sont de chaque côté aux angles du bulbe 
et au bassin , et dont les fibres se glissent entre la 
queue et le rectum, et compriment cette partie de 
haut en bas , en sens opposé de ce que nous venons 
de dire dans le rat j mais il est clair que l'effet pour 
l'expulsion des matières fécales en est le même. 

Dana le phciscolome et les autres animaux à 
boursêj chez lesquels le prépuce ou la vulv« 
s'ouvrent immédiatement en avant de l'anus , le 
sphincter cutané embrasse et ferme à la fois les 
deux ouvertures. 

Les cétacés n'ont d'autre muscle qu'un sphincter» 

Dans Véchidne, le cloaque est maintenu dans 

sa position par deux bandes musculeuses asse^ 

étroites , qui descendent du coccyx sur ses calés ^ 

et viennent »'auir par de» fibres tendineoies i sa 



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554 XXP Leçon. Intestins. 

partie inférieure* Un autre muscle , dont l'aponé- 
mroèe couvre ht même partie , et dont les fibres 
charnues partent de chaque coté , pour faire le tour 
de cette partie, sert, avec les premiers, à en con- 
tracter la cavité et à en expulser les corps qu'elle 
renferme. 

Dans Vornitkorinque yce n^est pas tout*à-faitla 
même chose. L'analogue du suspenseur du cloaque 
est simplement une languette qui se sépare du 
eaudo'tibien , et se fixe à la peau qui recouvre 
ce réservoir en dessous. Le même caudo-iibien 
Axé d'un coté au tibia , et de l'autre aux premières 
vertèbres du coccyx , fournit la plus grande partie 
des fibres qui recouvrent le cloaque en travers. U 
suit de cette disposition , que celui-ci doit être com- 
primé toutes les fois que la queue * ou la )anibe 
sont mises en mouvement. Les fibres transver- 
sales ^u cloaque sont recouvertes elles-mêmes par 
nn muscle fort mince, qui vient de l'arcade du 
pubis et se porte jusqu'à l'anus. En ramenant cet 
erifice vers le bassin, il doit resserrer en même 
.temps le cloaque dans ce sens, et aider le muscle 
transverse à en expulser tout ce qu'il contient. 

Lesmusdes du cloaque des oiseaux ^ que nous 
devons ranger ici parmi ceux qui appartiennent 
à l'anus, ne sont pas non plus uniformes dans 
toM. Uauiruchê et le casoar les ont asses com- 
pKqnés , tandk que la plupart des autres cnseaux 
n^ont qu'un sphincter pour resserrer l'anus , et dei 
languettes qui se séparent de Yischio-coccygien, 



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AaTt V. jfnUsf. . 655 

et se fixent sur les cofés du cloaque^ qu^ls tiraillent 
d'arrière en avant. Au reste , les abcussêura du 
coccyx qui descendent en s'avançant jusqu'au, pubis^ 
en comprimant la partie la plus reculée, du rec-^ 
tum , doivent servir puissamment à l'expulsion des 
matières fécales. 

Les parois du cloaqile dé| Vauiruche sont en- 
tièrement enveloppées de faisceaux musculeux y 
qui suivent plus ou moins obliquement le sens dd^ 
la longueur. Ils sont renforcés par plusieurs mus-» 
des, dont les fibres s'épanouissent sur celles-ci : 
l'un impair s'attache en arrière sous les vertèbre» 
du coccyx , et se porte en avant à la partie supé- 
rieure elt moyenne du cloaque j ce» fibres se prov 
longent même jusqu'au rectum. Il est épais et fort, 
et sert à suspendre le cloaque, à le ramener d'avant 
en arriére et à le resserrer dans ce sens. Le cloaque 
est encore comprimé de bas en laaut dans sa partie 
la plus postérieure par un muscle pair, qui s'atta«^ 
che aux apophyses transverses des vertèbres dU' 
coccyx , .et dont les fibres • descendent oblique- 
ment en avant et . en arrière sur les cotés du 
cloaque , et s'y dispersent Ce niu«;le paroît des- 
tiné particulièrement à en fakve sortir la verge du 
mâle. , , . 

Il y a l'analoguç du releveur de l'anus des mam- 
mifères , qui vient de l'intérieur -du bassin , etdonir 
l'aponévrose soutient la porticm du dbaque qui e*t 
daQs réchancrure du pubis, ^ndis que ses fibi*es> 
•harnues pa|:*tent des ischions potir.envelojp|yecW 



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656 XX* Leçok. Intestine. 

parois de ce réservoir. Il les soulère en les com- 
primant de bas en haut , et d'avant en arrière. 
Ënfio « l'anus externe est entouré par nn cercle 
épais et fort de fibres musculaires, qei reçoit en 
haut et sur les côtés beaucoup de fibres attachées 
au coccyx. 

Le même muscle dans le casoar forme un an- 
neau beaucoup plus large , mais moins épais, qui 
enveloppe une bonne partie du cloaque. H a àeê 
connexions avec plusieurs autres muscles qui ap* 
partiennent à ce réservoir, et servent à le suqpen* 
dre ou à le tirailler en diff(^ren$ sens. 

Un d'eux, fixé au coccyx, à l'intérieur des nuis- 
cles de la cuisse , descend en arrière sur les cotés 
du cloaque, et se partage en deux portions , dont 
la postérieure croise les fibres du sphincter et se 
confond avec elles , et l'antérieure se porte parallèle- 
ment i ce muscle, k la rencontre de celle du côté 
opposé. EUe est précédée d'un autre muscle, qui 
a la même direction que le précédent , recouvre 
et croise, comme lui, Vischio-cocqygieny mais s'at- 
tadie plus en avant au sacrum. Il y en a un troi- 
sième plus étroit , {dus foible que les précédens^ 
qui se glisse sous eux , de Favant-demière ver- 
tèbre de la queue , et dont les fibres se perdent 
•or les côtés du cloaque. Les trois musoles res- 
aerrent cette cavité en tirant ses parois de bas en 
baut et d'arrière en avant. Elles sont tiraillées dans 
ce demi» sens, majs en même temps de haut en 
bas , par nn quatrième muscle ^ qui remcmte dt 



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Art. V. Anus. S5j 

l^aponévrose du bas ventre et se glisse entre le 
•phincter et le cloaque , sur les côtés duquel ses 
fibres se perdent^ en se confondant avec celles da 
sphincter. 

Les muscles de Tanus présentent dans les rep^ 
tiies des différences essentielles, suivant que l'anut 
n'est qo^une fimte transversale j ou forme un* 
anneau complet. Dans lé premier cas , cet orifice 
a deux lèvres , dont Vnne se meut contre Fautre 
et (erme Touverture à la manière d'un couverde 
i charnière. Ce jeu est exécuté par plusieurs mus-^ 
^es très-distincts et très-remarquables dans V iguane 
ordinaire. C'est dans cet animal >Ja lèvre postée' 
rieure qui est mobile. Elle est bbrdéopàr un anneau 
musculeux , sur lequel la peau se redouble , et dont 
I^ extrémités vont s'attacher dans Pangle que fait 
la cuisse avec la queue. Il applique cette lèvre 
contre rantérièure et ferme Fanus. Quatre autres 
muscles rendent cette ouvettUre béante en ramec^ 
nant la niênàe lèvre ^^n arrière. Ils sont "fixés à ses 
mnf^i ks deux internes se rajqpirochent l'un de 
l'autre à mesure qu'ils se pcnrtent en arrière^ de«^ 
viennent contigus ^ et s'attachent d'autrepart sous 
la ligne moyenne de la qneué. Les deux externes 
remontent obUquement^sur les oôtés de la queue, 
et s'étendent plus loin que les premiers. Enfin y 
il y a un dernier muscle qui n'appartient pas pro^ 
prementau cloaque ^ mais qui doit beaucoup con« 
tribuer à en faire sortir ce qu'il contient. Ce muscle 
m son bord antérieur fixé à l'arcade du pub^ ; ses 



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558 XX* Leçon. înîestins. 

fibres vont en travei*s (depuis une apophyse qui se 
prolonge de la symphîse de cet endroit jusqu'à 
l'anus } , et se changent sur les côtés du cloaque eu 
un tendon très -fort qui s'unit uux adducteurs de 
la ouissfi. Les deux "muscles embrassent ainsi l'extré- 
ipité. du rectum et le doaque, qu'ils doivent for- 
tement, pressev de bas enimût; oe sdât d^aillenrs 
4e véri^bles adducteur^ db la cuisse. Ils envoient 
dans Je lézard i^i?rfiune lanjgutette^qiriTemontèsar 
l^ootés. du doaqùe,' et doit le bâiller en sens 
contraire y c'est^^i^^direy de haut en bàs^ ' 

. Deux {)etit8 mùsdm^^ vont du pli de la caisse 
v6ra la commissoii^ du cloaque , servent à Vwrrir. 
Ces animaux ont d'aillenrs un rélevenr de l'am» 
analogue à celui des mammifèresj 

: L^..6afraci>A9. n'ont qu'un sphincter^ dont le 
bord aQttérîeur.sëjointau.oocc3nx; 

lios tAéhmenai i oiit .Paoalûgue idè ce > dernier 
musid^ extrémerti^it krge , lors(j(ne l'ouverture 
d9 l'anXis eil: plai^ée sous l'extrémité de la qu^ie. 
Il s'étendidubasaiii i cette ouVertur-e^ et ses fibres 
reipçutent «n trairers»sujr les cçtés-da-oloaqfue et 
se fixent' à lai qideii^*.. '..:>■' > ,y^'^''*'' ' ''• 

P^ns lespai^iron^yiesniisclesde l'anus parussent 
se «réduire à in;! .seuli sphincter , qui f^rme* cette 
Quvprture^ . .- j i. * i 

Fin du troisième vowdiE.' 



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ERRATA. 

. . n 

AG£ 12, Kgné . 1 9 gnàthoptères ; lisez : gnathaptères* . 
3g« îd. j L T*., Ce'jsont les. oursiixs.et les astéries 5 liseç*i 

Ce sont les oursins ^ 
ag. 19»'!'. i3,réchidna; lisez: l'édûdné. 
ag. id, y 1. 28 9 ascendante ^ lisez t descendante, 
ag. dO 9 L a8^, formé; lisez: fermé, 
ag. 24 9 ^«^ 29a laquelle se £xe -le digas trique ;' lisez 9 

à laquelle se fixe quelquefois .le digastrique^ mais 

plus souvent une portion du zy^gomato-fmaxiilaire. 
'ag. 3o 9 1. 7 , nous le Teirons dans y lisez: nous le verrons , 

dans. ' / ' . 

'ag. 32.9 \. 5 j désigné ; lisez « désignée^ > 
'ag. id», 1. 169 mâcliore ; lisez : mâchoire, 
'ag. 33 I 1. 4 9 81^ 7 /i^6z r> sou8« < 
^ag. 40 9 1. 26 et 27 9 4'enfoncement ; lisez : d'enfonceiliens* 
'ag. 4^ 9 ^* 1^9 d'apophyse 5. //s^ez :'d?aTtade.' . : ' ' 
'ag. id, 9 1. 179 prononcés; //y ez r plus prononcés* '^ • 
'ag.- 45 9 !• a3 , facette ; Itsez : face. - . ' /^ 

'ag. 58 <, 1. 29 se recohtveut; lisez: se < rencontrent^ 
'ag. id.^ 1. 17 9 ma^s s'attache, à l'apophyse ; \lisèz : n^iis 

s'attache 9 dans la plupart 9 au bord infériettr de la 

ïnàckoire 9 immédiatement au'^delà du «lasséter^ Daii^ 

le phoque il se fixe à l'apophyse, , i 

Pag. 6^ 9 titre ^ Mdchoirees ^ lisez :' Mâchoires f ■ 
Pag. /é/. 9 1. 169 maxillaîre ; lisez : mandibulaire. 
Pag. 62 9 1. 4 9 postérieur ; lisez : antérieur* - ; * 

Pag. 63 9 après la ligne 18; mettez en titre i h* Arcades 

palatines. ' ' . ' 

Pag. 66^ au^dessQs de la première ligne y mettez en titre : 

c. Arcades zygamatiques, 
Pag. id. ^ après la ligne 5 9 mettez en titre s d. Os 

omoïdes, . . : t ^ ' ' . 

Pag. id, 9 après la ligne 27 9 mettez en titre : e. Os 

quarrés, 
Pag. 68 9 1. 27 , 2^. Des muscles ; lisez : II. Des 

muscles, 
I*ag. 76 9 1. 27 , présente ; lisez : représente. » ^ 

Pag. 77 9 au-dessus de l'ayant dernière ligne 9 mettez çn. Ç 

titre : A. Dans l^ quadrupèdes ovipares. 



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Pag. 80 , aunlessus de Pavant-dernière ligne ^ mettez m 

titre : B* Dans les serpM»s. 
Pag. 81 , lig. a et 3| par cette seule disposition ; lisent 

même temps. 
Pag. io3 I !• ly dans la; /Âseri dans <m surh. 
Pag* i08| L 16 1 comme le» autres ( lisez i comme ans 

autref* 
Pag. 145, case des molaires 8U|N^iettres dans les chu^^ 

souris. Museau ; lisez s mutinus» 
Pag. i50| première <»sey hamsler | lisez » hamster. 
Pag. 167, 1. a^ , de Aîomtmanre} lisez : de Montmartn 

ou paksoiherium. 
Pag. 169 > i. I , martiné \ lismz. / marquées. 
Pag. 191 9 1* 9> muxtus ^ lisez i aumtus* 
Pag. i97> 1* 18, pareils } lisez s pareil. 
Pag. 207, A. Dms Us mammifires} lisez : A« Dsm 

Phonime. 
Pag. 3oi , K 1^9 les gnoAoptères^ lisez ; les gnaiisp* 

ièfvs» 
Pag. 369 , A. 2>r Pipmme ; /i^«s •* Z7ajM ^h(Mme, 
Pag. 3^1 I 1* 8 I masqués ^ /lÊitis s marqués. 
Fag7 374 9 1. 8 I le singe {Ikasna drias ) ; lisez : le io- 

^0^1 à museeu de chien | BttfiP. ( s* àamadryas y t* }• 
Fàg« 376 y 1. 6 1 Vermaceus setosus $ Usez .: le tmdne 

iennaceus seiosus). 
Pûg^ 393 y L 6 y Le premier de ces estomacs est trèi- 

▼aste I appelé hijfHmse ^Vheriier, 6u la douhhj Usnt 

Le premier de ces estomacs.^ appelé hipanss^ Vkr* 

bim' on la éowhle , êèt très-^yaste. 
Pag. 40 li 9 Art. IV} /«ez .• Aki. V. 
Pag« 4^9» 1* 7 et 8 y tenfermaia plupart des glandes to 

Tépaisseur de ses parois 5 Usez t renferme Jaas W" 

paisseur de ses pàroia la plupart des glandes. 
Pag. 447 I 1. 14 9 p<»rtioH ;. Usez : proportion. 
Pag. 470 I 1. a^ la division.; lisez t sa divisioa» 
^^6' 47^1 L s8| ningal} lisez s zingeL 




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