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Full text of "Leçons d'anatomie comparée de Georges Cuvier"

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ANATOMIE 

COMPARÉE. 
TOMEIY. — Ile PARTIE. 



IMPRIMERIE DHIPPOLTTETILLIARD, 

Ri:EST--ÏITlCilTHE-»T.-MlCHEL, n« 3o. 



LEÇONS 

D ANATOMIE COMPARÉE 

GEORGES G VYIER ^ 

KEGUClLLIKt ET FUBLlicS 

l^Aft G. !.. BUVSaWOT. 

SECONDE ÉDITION, 

ÇORBIGis VI ÀVGMEITTÉE. 

TOME IV. — DEUXIÈME PARTIE. 

COSTSHAST LA SUXTB BS L'ArrAABIL »B CHTLinOATIOJK 
BES AIVZMAUX VEATÉBRÉS , 

REYU PAR G. L. DUVERNOY. 



ÎPam , 



ÇROCHARD ET C", LIBRAIRES, 

nUE ET PLACE DE L^XOOLE DEMéOEClREy 1%. 

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LEÇONS 

* 

B'ANATOMIE COMPARÉE. 



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DIX-NBVyiÈMB lifiÇON. 



DE L'OESOPHAGE , DE L'ESTOMAC ET DE LA 
DIGESTION STOMACALE DANS LES ANIMAUX 
VERTÉBRÉS. 



ARTICLE 1er. 

NOTIONS PltÉLIMINAIRES STTR LES TUNIQUES DU CiJf AL 
ALIBIENTÀIRE» 

Le canal alimentaire des animaux ordinaires , et le 
sac des animaux inférieurs , c'est-à-dire des derniers 
ordres de zoophy tes , n^est essentiellement qu'une du- 
plicature de la peau extérieure du corps. Ses tuniques 
essentielles sont les mêmes ; ses tuniques accessoires 
sont semblables^ et il y a de grands rapports entre leurs 
fonctions^ comme il y a une continuité entre leurs 
parties. ' ' ' : . 

La tunique principale de ce caûaf est en effet cçHè qu^ 
IV. 9.^ Part. I 



2 XIX^ LEÇON. DE t' OESOPHAGE. 

l'on nomme muqueuse y qui àe Continue au travers du 
nez, de la bouche et de l'anus^ avec le cuir ou derme, qui 
fait ^ussi^ de son côté^ la partie principale de la peau. 
U tUpil Hq V^^ «t ^ f|utrt «t é^mcnt i}|fce ç 4|j^ 
losité serrée, qui , en se développant pÀ la matétatioti 
et le souifle, montre une sorte de feutre, dont les 
lames sont entrelacées de toutes les manières. 

Cependant , le derme intestinal est plus ^ou , plus 
lâche quQ c^ui 4e |a p^ji , i{u^}m)^i$ il ^t si mince, 
qu'on a peine i le distinguer de la couché cèUuleuse, 
qui revêt sa face extérieure. 

Mais, encore en ce point, il ne manque pas d'objets 
4e comparaison dans la pç^u extérieure; cat le derme 
cutané du porc-épicy par exemple , est d^uigie mioçetir 
et d'une mollesse également excessives. 

La tunique muqueuse revêtue par-tout, en dehors, 
par la couche celluleuse tjtfèn a appellée improprement 
tunique nerveuse , se continue également avec l'épi- 
derme ou la lame la plus dk^f)iié6Uire de la peau , et sa 
surface libre ou intérieure est recouverte, en partie, 

d'un épiàwiï^?^ pgrtJ^P^ 4? W ffiiïïPÇfV ^4?Sft |4^ft9s- 
parence, et se régénèr^,||\!i^yi ^çipent lorsqu'elle a été 
enlevée. 

Cette Vf^^^^W *^P|31^^ '^J^gP^'^fi^.^l^^l'*? auvent Ju- 
J>^^fiée pay "^'éjp^s^e^ mucosités q^i remplacent l'épi- 
diç^mç d€(|î3 Ji'uçag^ de jprése;;vcr la p^eaji intérieure de 
y^f:^n des corp^ é.trapgep?, njpis g^ui n^pn émoussent 
pos a^tapt la §emibilité. ^ ( ' f ; ? 

. Les papilles ùue ï'^in remarque à la su^faç^ externe 
du cnir^ ç)t sur lesquelles Vépidetme se moule si exac- 
tement, se retrouvent, et souvent bien plus marquées 
0i plus variées, 4 ^ surface interne de la membrane mu- 



A»T. !«*•. TtJNIQUES PU CANAL AtlHIENTAmE. 3 

Sueuse. L'épiderme les y enveloppe, dans (quelques cas^ 
^nne manière tout aussi serrée. On peut souvent Fen- 
lever tout aussi aisément que snrla peau^ et mettre les 
papîHes à nu; c'est, entre autres exemples, ce qu'on 
voit tous les jours dans les estomacs des animaux ru- 
mînans. H paraît que , dans Fanimal vivant, cet état 
produit tes ralêmes effets ftcheux dans les deux organes, 
et que les fliïets netVeux qur entrent dans la composw 
tien des pa|)fllés dénuées de leur membrane préserva* 
trfce, et exposées trop immécKatement a Faction des 
corps extérieurs , y font éproi^ ver de i^ème une douleur 
îtisapportsibte. 

dés ûlets pénètrent en effet de la même manière, et 
presque aitôsi abotidlammeat dans les papilles de Fin- 
testin que dans céllfes de la peau. 

C'est à la meïnt>fane muqueuse seulement , dont 
ces pàfpfflès sont ilne: production., que ton devrait 
réserver lef ttom dte veloaté'é, ainsi que paraîssetftt ïe 
ftîrfe cetut qtri décrivent Ïr vefoutée comme hérissée 
^ petite frlkments ; maïs ceux qui attribuent à cette 
jriemh tatfe la ficuh^ de se régénérer, n^ont sans doute 
appliqué ce nom qù'l fiSpiderme qui revêt sa sur&ce 
libre. ^ 

L'épiderme du canal alimentaire se durcit et devient 
épaîé^et^ oalUm, eoauQèVépkkrme entamé, dànVles 
eftifrotfs où il est exposië â dé vioîents jrpis&e^mentâ! 
mé<x^xiqjQues^,.p9r exe^^^v^^nstb géaisf> è^ çiseàiê»^ 
gramvorôs. 

Btee dîffôténcfe assez notable entre le corps papillaire. 
iotestjnal et c^ui de k peau, c'est que k pMoiier^ 
daas^eertmiits espèces, se sépare phis aisément du der- 
nier tjuî te porte, c*est-à-dîre delà membrane dite 



4 XlX^ LEÇON. DE lWopHACË. 

nerveuse ; et peut. être considéré à juste titre comniô 
une membrane a part (i). 

Les fonctions du canal intestinal ^ comme celles de 
la peau^ consistent essentiellement dans l'absorption et 
dansTexhalation ; mais la première est plus abondante 
dans le canal ^ et l'autre paraît l'être davantage à la 
peau y plutôt à cause de la position respective des deux 
organes qu'à cause d'une différence de nature. 

La transpiration et la transsudation du canal sont 
même beaucoup plus considérables qu'elles ne le pa- 
raissent d'abord. On en a la preuve dans la quantité de 
substances trouvées dans les excréments des animaux, 
dans leurs bésoards^ etc. y qui ne leur étaient point im- 
médiatement venues des aliments, mais qui devaient 
avoir été fournies par leur corps même. 

Les fonctions de la peau et du canal alternent et se 
suppléent l'une et l'autre jusqu'à un certain point* 

La chaleur qui augniente la transpiration cutanée 
diminue celle des intestins, et resserre ; le froid qui 
diminue la première , augmente l'autre et relâche. IL 
en est de même pour l'absorption. Les personnes <]ui 



. (i^ILy a ici ceafîitioa de mots. on èeienr acceptioa. lia iiieiiil>rftii6 
appelée nérveu$e par les anciens anatomistei , n'est pas Panalq^ue dn 
derme , mais nne simpla cooche' de Ussu cellulaire pour les uns , une 
mpmbrane/ibfeuie po«r les antres , qui constituerait la charpente do ca- 
nal alimentaire. ( Voir VAnatomie detcripUue , par M. J« CrureiUiier , 
tom. IX , pag. 470. Paris , i834.) Qa. conçoit que^ dans la dernière snppo- 
ntion , lu corps papillaire, qui ne serait que la muqueuse amincie dans sa 
partie laoïidleuse, dëvalopéé dans ses papilles, peut et doit s^en séparer 
plps eu moins facilem«»iL |Aais encof« iei il n'y ao&ait pus de différence 
entre la membrane papiliaire on muqueuse et le derme qui se s^re aisé- 
ment dn 1ÎSSU cellulaire sous> cutané. ■ 



ART. l^^. TUNIQUES OU CANAL ALIMENTAIRE. 5 

vivent dans une atmosphère riche en éléments nutri- 
tifi;^ engraissent sans beaucoup manger, etc. 

Indépendamment de la transpiration ou transsu- 
dation , que la peau et les parois du canal paraissent 
produire par leur simple tissu , par. les simples eztré- 
mités exhalantes de leurs artëres , il y a^ dans Tune et 
dans L'autre^ des sécrétions plus particulières produites 
par de petites follicules , ou de petits grains glanduleux^ 
enchâssés dans leur tissu. 

On sait que dans les animaux qui vivent dans Tair 
sec , ces excrétions sont d'une nature plus ou moins 
grasse, et que dans les poissons, elles sont plutôt mu- 
queuses; c'est de ce deVnier genre que sont celles du 
canal alimentaire, et il n'est pas étonnant, qu'étant 
continuellement rempli d'humidité, sa membrane se 
comporte comme la peau des animaux aquatiques. En 
revanche , lorsque sa face interne est exposée à l'air , 
comme il arrive dans les anus artificiels, etc. , il prend 
de Ja consistance, devient plus sec , moins coloï^é, en 
un mot, il prend les apparences de la peau ordinaire. 

La troisième tunique des intestins, ou la quatrième 
en comptant Yépiderme et la papUlaire {\dL muqueuse) 
pour deux , celle qui embrasse leur tunique nerveuse 
( \di fibreuse) et lui sert d'adjutrice ou d'excitante exté- 
rieure , est la tunique musculaire. 

Celle-ci a tout-à-fait son analogue dans les muscles 
catanés ou le pannicule charnu des animaux. Elle est, 
comme lui , plus variable d'un animal à l'autre, et peut- 
être même d'une partie à l'autre du canal d'un même 
animal, que ne l'est, le derme, intérieur. Son action 
sur le canal est du même genre que celle du pannicule 
charnu sur la peau ; mais il y a cette différcqc^i qu'au- 



6 XIXC LEÇOis. DE l'oesophage. 

^ûne fartîe de rintéstiii n*esl dépourvue de cette tu- 
nique, tandis que, dans bien des anîmavix^ ïa jp^au 
n*eil est ^as généralement garnie. îl y a encore cette 
dîfférfeûcè, que le muscle intestinal nW point sou- 
mis â là volonté, excepté dans Tcesophage et au rectum, 
tandîà qùè la plupart des parties du paunicule le sont. 
' Les ïonctions vitales ne devaient pas être laissées aux 
caprices de Tanimal ; aussi les nerhi dç la portion non 
volontaire du canal viennent-ils de ganglions parti- 
culiers , et tiQn du cerveau. Cette règle est çénéral^ et 
on Tobserve clairement jusque dans les mollusques. 

La dernière tunique , la moins essentielle, celle qui 
ne régné pas sur tout le canal, et qui ne se trouve pai 
dans tous les animaux^ est celle que fournit le mésen- 
tère, en se dédoublant pour embrasser le canal, et 
qiïi Vient du péritoine; elle ne couvre que la partie 
du câhàl contenue dans Tabdomen. La tunique charnue 
"^ est doublée, par celle-ci , en dehors , comme les mus-f 
clés de Tabdomen le sont ,eux-mêmes par dedans. 

Cette menjibrane est , comme le péritoine et le me- 
seùtëré qtfeUe continue , purement séreuse , mince , 
transparente, sans glandes propres, ni autres com- 
pTîdations organiques. Les vaîsseaui arrivés au travers 
du mésentère s'y partagent en deux couches ; la plus 
extérieure se répand sous cette meéibrane même ou 
dans son épaisseur , et fournit aussi à la tunique char- 
nue qu'elle lui attache intimement par li ; l'autre 
couche de vaisseaux se répand dans la couche de tissu 
cellulaire sous-muqueux ou prétendue tunique ner- 
veuse , qui porte , à causé de cela , dans certains au- 
teurs , le nom de vasculaire , et ses ramuscules la 
traversent pour pénétrer dans la tunique muqueuse 



ART. !•'. TUNIQUES DU CANAL AUMÊNTAlRe. 7 

et former im roseau iufinirnent délié , et très ^erré à sa 
surface , immédiatement sous Tépiderme , quatld ce- 
iui-ci eliste. Ce réseau est aisé à remplir d'injeôtiotls. 
C'est lui (|ui colore en rouge la sur&ce interne du cauàl^ 
tout comme un réseau semblable colore t^ertâities 
parties de la peau. Dans les eùfiants qui vitonent de 
naître la peau a cette rougeur partout ; et si elle ne 
reste pas telle dans les adultes^ on doit l'attribuer peut- 
être à l'action de Tair qui en dessèche la surfict , et 
y contracte les petits vai^eaux. 

Les vaisseaux lympliatiques se distribuent commeles 
sanguins. On a prétendu que leé papilleé avaient dét 
ouvertures visibles , et renfermaient une espèce d'âm*- 
poules à leur base, où le chyle était déposé et enlevé pat 
les vaisseaux lactés J les recherches les plus exactes ont 
prouvé qu'il n'y a rien dé semblable (ï); les origines 
des vaisseaiix lymphatiques Sont àxx&û invisibles dâti$ 
rintestin que dans le reste du î;orp$ , et i|tle telles de$ 
vaisseaux sanguins : le fend de ta ïnasse dés papilles île 
paraît ètrequ une cellulôsité spong;létise. Où n'y voit àti 
microscope qu'une gelée transparente remplie de petite 
graîhs globuleux puis opaques. Ce^t è^nà rtôutte cette 
masse qbî y sert d'applii Ôu de soutien abt défriiéri» 
lacis des ramusculès d^artèrcS , de veîties, dfe iierfe et 
de vaiÀseau^ lactés. 

On a dé m^e pensé que ces p^pilléâ sôtit suscepti- 
bles d^une sorte à^êrèction ^ lorsqu'elles sont excitéesi 

(i) M. Craveilhier, ouvrage cite , tom. II, pag. 5oo. Cite ane obscrva- 
tion et uoe expérience qoi seraient Fane et r«ntre çjçk faveur de F^pinioii 
deLicberliûhn , sur la structure despapilies inicstioales. 



8 XlX^ LEÇON. DE l'oESOFHAGE. 

par la présence des aliments (i), et Ton a attribué 
cette propriété a celles de la peau , de la langue^ etc. ; 
mais nous ne voyons pas que la chose ait été prouvée 
directement. 

On a aussi^ relativement aux glandes du canal y plus 
d'idées hypothétiques que de faits avérés. On en admet 
de deux espèces^ celles de Lieberkûhn, qui doivent 
être extraordinairement petites ^ et entourer les bases 
des papilles ; et celles dePejreretdeBrunner,qm sont 
rondes^ éparses , isolées , et plus ou moins écartées ^ 
selon les diverses régions du canal ou réunies par 
plaques. Les premières nous ont paru une pure sup- 
position. Les autres sont au moins difficiles à voir dans 
rhomme ; mais il est certain que plusieurs animaux 
en ont de telles trës visibles; [ les glandes de Brunner^ 
qui sont isolées^ se voyent dans le commencement de 
l'intestin grêle; les plaques de Pejrer vers la fin de cet 
intestin et même dans le second intestin^ ] et forment 
des amas très remarquables que nous aurons l'occa- 
sion de décrire dans l'histoire particulière du canal 
intestinal. 

La txïvSx]^ muqueuse y ou la peau intérieure pro- 
prement dite^ est généralement plus ample que 
celle qui Tenveloppe , ce qui lui fait faire des plis 
de diverses figures et directions , selon les espèces : 
ces plis SQUt plus ou moins variables , selon l'état de 
réplétion du canaL II y en a d'autres plus constants , 
parce que la couche cellulaire^ dite aussi tunique ner« 



(i) Bcclard ailribtie celte disposition creclile oux Teinules seulement. 
Eléments iVanatomk ^tntfraU, pag. a5i. Paris, iSaS. 



AJIT. l**. TUNIQUES DU CANAL ALIMENTAUIB. 9 

veuse ou vasculaire , réunit et fixe plus ou moins ibr^ 
tement les replis de la peau intérieure. 

Quant à la tunique musculaire , c'est elle ordinai- 
rement qui maintient les deux(i) intérieures^ et elle 
s'enfonce rarement avec elles dans les plis. Dans ce 
cas cependant elle est elle-même maintenue par une 
eellulosité serrée. 

Il est aisé d'attribuer à chaque tuniqpie ses fonctions 
propres^ d'après la connaissance que nous avons de 
leur nature. La couche cellulaire n'est là que pour don* 
ner la forme, lier les deux autres ensemble, et conduire 
à la muqueuse oupapillaire les vaisseaux de tout ordre. 
La musculaire a pour office de contracter le canal et 
de lui imprimer son mouvement vermifbrme. C'est la 
muqueuse ou papiUaire qui est la tunique intestinale 
et digestive par excellence^ puisque c'est elle qui 
donne ses sucs , et qui absorbe ceux que les aliments 
fournissent. Pour juger de ses difiérentes actions dans 
les diverses régions des animaux , il faudrait connaître 
les difïSérences de tissu intime de ses papilles ; et nous 
sommes bien loin de là , puisque nous en avons à peine 
quelques notions générales. Â ce défaut, nous devons 
nous contenter d'étudier leur figure extérieure. 

On verra, par ce qui suit , à quel point elles varient. 
Tantôt on les aperçoit à peine ; et la sur&ce interne 
de l'intestin semble entièrement lisse; d'autres fois 
elles sont éparses, et en forme de petits grains arrondis^ 
ou de filaments coniques plus ou moins aigus; ou bien 
elles grossissent par le bout , et deviennent semblables 



(1) Deux... quand on cooiple la couche oclltikipe toue-maqoevte pour 
une tun'Kfuc. 



10 XIX« LEÇON, DE L^OESOPHAÔE. 

à de petites massUes; d'autres fols, avec ces diverses 
formes , elles sont serrées comrtie les poils du velours. 

Ukomme les a comme de petites écailles transver- 
sales , comprimées et tranchantes. 

Le rhinocêtos les a si grandes (ju on n'ose plus leur 
donner le nom de papilles. 

Il y a des animaux où , au lieu de papiles ainsi 
saillantes, là Éicé iiitérne de Fintestin est creusée d'une 
ihfiiiile de petites fossettes ; c'est le cas de Y esturgeon 
et de certaines tortues. Il y en a d'autres ou l'on voit 
âéùleiheîît dès lignes où sillons lègëremeht creux, et 
§érpetitant de différentes manières^ tels soni lé cro- 
codÈè^ là gT^eriouitte. Ôh trouvera â ce sujet tous les 
détàilà néôéssaîrés dans les articles suivants. 

Oh y trouvera également lés prodîgietises difFérencës 
delà tuniqùë cnatnué, tantôt réduite a tine éimple 
mêmbràrié dont lés fîbrés sont â pèifië visioles , et 
tantôt formant des muscles très 4pais , aussi rouges , 
et pourvus de tendon^àussî rermes et aussi brillaùts que 
ceux du knouvfeiïlent volontaire ; tel est le gesîèr des 
oîsectux granis^ores. 

On observe dans (es animaux toutes lés nuancés in- 
termédiaires entre ceè deux états extrêmes , et cbaçunè 
dé ces nuancés coi'resjlond à un certain degré de force 
cômpréssîvé et mécanique, employée dans l'acte géné- 
ral de là digestion ; ainsi, cette force mécanique eiitrè 
bôùr beaucoup dans la digestion stomacale du coq^ 
du càndrây etc.j elle leur permet de réduire en pou- 
dre dans leur estomac les corps les plus* durs, etc., 
tandis qu^elle n'eûtre presque pour rien dans celle de 
l'homme et des autres animaux à estomac membra- 
neux. 



AfeT. II. Ï)U SUC GASTRIQUE* II 

L^âîîlre eîçment de la force digestîve, Taction clis- 
solvârité âes liqueurs , est beaucoup plus général ; il â 
toujôuî-s lieu , et ses degrés sont en rapport avçc Fac- 
tion sêcrétbîrè du canal. Celle-ci peut, dans bien de^ 
ciàs, sèjùffèr par TaLondance et la grosseur des orga- 
nes glanduiétix qui entrent dans la composition des 
tutiiques. î^ous avons déjSi dit qu'elles forment un# 
coùcne particulière dans quelques endroits, comme 
dans le ventricule succenturiè des oiseaux , dans Toeso- 
pbâge des raies ^ etc. Nous en verrons beaucoup d*au- 
tres exemples dans cette leçon et dans la suivante. 

Quant aux liqueurs elles-mêmes , on n'a fait encore 
d'observation un peu exactes que sur celles de l'esto- 
mac. $pallanzani est, comme on sait, celui qui a 
poussé c6^ observations le plus toinj nous allons don* 
ner un résumé suecinct de ses découvertes, sur la 
voie desquelles Réaumur Tavâit mis par les siennes. 



AËTtCLÉ tl. 

tft Sue èAStltïQtfÉ , ET 6fe SON ACtiÔN Su& tÉS ALIMENTS. 

Le feue gastrite èsll îâ lîquetir qtii baigne plus ou 
mohàs ièé âlîmefits dans Féstbfnaci. Ses Sources ne sont 
pds tdutéàbiéfa conûtiés , et il. est probable qrfelle en 
à ^tlèieiirS ; âittsi rèiï doit trotîver réunis dans l'esto- 
mac de rhomme, non-seulehlent lé liquide qui suinte 
des pslrôi^ de tè viscère , ftiais eùcôre cdar que pi?o- 
duit l'œsopfcage , auquel se mêlent les parties de salivé 
que l'on avale ôôntîdueltément. 

Baris d'âu'fres âtiîmaùx on voit dés couches glandu- 



12 X1X« LBÇON. DE I4'OBSOPIUGE. 

leuses^ sources plus évidentes ^ au moins de quelques 
parties de ce fluide. Telles sont celles du ventricule 
succenturié des oiseaux. Lorsque l'estomac est com- 
pliqué, les sucs varient selon les différents sacs dont 
ce viscère se conipose. Ainsi le bonnet des ruminans 
produit, à la moindre contraction , une gratade abon- 
dance d'un fluide aqueux qui imbibe la pelotte que 
l'animal doit faire remonter dans sa bouche ; la panse 
avait auparavant bumecté d'un autre fluide l'herbe à 
demi-mâchéc qui fournit cette pelotte. Ce n'est que 
dans la caillette qu'est le véritable suc dissolvant et 
digestif. 

Il y a des animaux dans lesquels la bile se mêle aux 
sucs gastriques, en rentrant du duodénum dans l'esto- 
mac; il est probable qu^alors la liqueur pancréatique 
l'y accompagne aussi. 

On ne peut faire d'expériences sur Faction du suc 
gastrique, qu'en faisant avaler diverses substances aux 
animaux, ou en leur faisant vomir ce suc et en y fai- 
sant ensuite macérer les substances sur lesquelles on 
veut essayer son effet. 

Comme l'action de l'estomac dépend aussi de la 
compression mécanique de ses parois, du moins dans 
certaines espèces , lorsqu'on veut essayer , dans l'esto- 
mac même, l'action du suc gastrique seulement, en la 
distinguant de celle de la compression , on fait avaler 
les substances enveloppées dans des boules de métal 
creuses et percées en tous sens. 

Il y a des animaux où ces boules ontbesoin d'être bien 
fortes pour résister à la compression ; ainsi le gésier des 
oiseaux gallinacés comprime et aplatit des tubes et des 
boules de fer-blanc ; il brise et réduit en poudi^e des 



AKT. II. OU SUC GASTHIQUE. I^ 

boules solides de cristal ; il émousse des fragments an- 
guleux de verre et des aiguilles d^acier, etc. ^ 

Pour obtenir le suc gastrique hors de l'estomac , on 
peut ou tuer et ouvrir ranimai, ou lui faire avaler des 
éponges qu'il vomit ^ ou que Ton retire , par le moyen 
d'an fil, remplies de ce suc. Ce dernier moyen e^ suiw 
tout commode avec les corneilles et d autres oiseaux* 

La première qualité essentielle du suc gastrique^ est 
d'être un dissolvant pour une infinité de substances^ 
de les réduires toutes en une bouillie moUe^ homogène 
et gnsàtre , que Ton appelé chyme, et qui est l'objet 
et le résultat de la digestion stomacale^ et la matière 
sur laquelle s'exerce la digestion intestinale. 

Une seconde qualité, peut-être moins générale que 
la première, c'est d'être antiseptique , d'arrêter dans 
beaucoup de substances la putréfaction déjà commen- 
cée ^ et d'empêcher de se pourrir des substances qui . 
auraient infailliblement éprouvé cette fermentation, si. 
elles n'eussent été plongées dans ce suc. 

Sa qualité dissolvante, qui .est la principale^ varie 
selon les animaux , de manière à être tpajoar^ em rai^- 
son inverse de la somme des autifjça f^r^^es qpjk peuvent^, 
agir sur les aliments , et à pro4uire^u^^en| . aviâ^ le. 
concours de ses forces , Teffet requis ppur la ^igestkm^i 

Ainsi, parmi les oiseaux, ceux qui :0^t i^Qi gésier 
très musculeux n'ont pas. un suc aUssîf aotif que lea 
autres; ils ne dissolvent que dfis alimenta triturés, 
tandis que ceux dont Festoinaç.fiAt i^embraneiM^ âà^^ 
solvent les aliments sans triturftiaft préalable^. /Parmi 
les animaipc , ceufs qui ont 46| prganes de^ mastication 
plus parfaits^ ont un $nc gastrique pkis ieuble, etc. 
Quant aux sub^ances sur lesquelles il agit, le suc 



l4 Xixe LEÇON. DE l'ûCSOPHAGE. 

gastrique est composé de manière à ne dissoudre que 
celles dont le reste de l'organisation force l'anin^al 
de se nourrir. 

Ainsi le suc gastrique des animaux carnassiers ne 
dtssoHt point les matières végétales , et Vojjl peut très. 
}mu juger du degré de diffestibîlité des diverses, sub- 
slanees relativement à un animal déterminé, d*après 
l'acticia <^*a sur elles le suô gastrique de celui-ci. 

Quanf au temps , l'action du sue gastrîque est assezi 
ejtt raiMn de sa force; mais elle est puîssamipent ^-. 
citéf^pat k chaleur, et les animaux | sang froid font 
ïmt^ plue lent à agir que les autt es. CTést par Hiitermî^e 
^ la oliakur que s^aUit , relativement à ces ({eux 
sortes d'anknaux , lat proportion entre la force dîgçs- 
tivqet ta cpiaÊrtritê' de respiration que nous avons an-, 
iwiieée cfemfr notre première leçon. 

Au^re^e, IVictiott dissolvante du suc gâstjrtque est 
piUjemeM chftoique. 'Cfonsidéréè isoléinei:it , eue n*à 
rien dé-tîtel", jpuisqtf'eMë sNcxerce hôH âé Téstomaç 
comme dedans. Après fe mort, le suc gastrîq[up dissout 
jnèmé leis i^mbranes dé l'eBtodiac. La dfgèstîôi^ sto- 
mBCfitle cbËS 'dRtneËts se contiuftte à plus forte rai'son 
aprës kt niwrt , 'sfuJr-^-tdut* éi elle est aidée d'une^ châletir 
estérte^re; mêSà eHe"^ fait toujours avec plus tfe 
letttekirqfaepièttdiiiït ta vie.' ' ' 
; L^at^e>éii 'Mtb gafstrique est ent^ore impaffôite, 
et sa pfiiioipafe dîffibtdté consiste â se procorer ce suc 
l^en 9pxti C^lui^^^ anfimaux herbivotîés contient d\)r- 
dxDaiM u» aekto ; 'DËai# il est dbuteux^qtie c^eû soit 
un© jj^àrtife edséntî^le^. Getui de la cdi'néffle s'est ttouvtf' 
au cooîfam on fe» ^«àlà^. MM'. Hacquart et l^uque- 
Im omdiéûôuv<étit dèms é^r du bœuFét du mouton , 



AIIT. III. BB li'ûESOPHAGE DES MAMMIFÈRES. |5 

4e IVci^ç phosphori(]ue. Ils ne lui ont point reconnu 
de qnaUté qptîseptîcjue • mais il f^ut remarquer que 
c'est le suc cle 1^ panse qu'ils ont pris pour sujet d'ex- 
périences , et que cç n'est peut-être pas là qu'est le 
véritable analog[ue du suc des estomacs simples. Peut- 
être aussi Icjs animaux herbivores , dont les aliments 
ne soqt pas exposés à tine putréfaction si prompte ^ 
ont-ils un suc moins antiseptique quelesc9rnassiers(ï). 



i^RTICLÇIII. 

DE l'oesophage DES MAMMIFÈRES. 

Dans tous les mamtni/ères , le pharynx se eûntinue 
en un canal à peu prés cylindrique^ qui traversé la 
poitrine^ adossé au corps des vert^res^ et, aprës qvoîp 
pénétré dans l%bdomen , etttre les pilieps du âhi- 
pbTagme, VouVie 4ans^la cavité de restontao, oàil 
conduit les aHm^ts qu^l a reçtHi Ae la bouche j cecattai 
est Fcesophage. Il est en général lon^ et étroit dans 
tente cette ctasse^ et'formelapartîejapkisrétréeieda 



'(i)C^ airiicl^^fif «ft pjafàèT^^i^^t de la r^4»cUoA 4^ ^- ^M^^t Çst oii 
court expose ainsi qu^il a soin de le dire à la fin de l'article précèdent , des 
rësoltats obtenus par Spaflanzâùi sur fârction da suc gastrique,' «t , ea 
géitfnd y àçs f h^nottèael chioii^et «I ipteAûi^t» de U dîf^lioQ ^^ 
nnfcale > c^vf f^VAitaf^^fVW^"^ ve^jéb^^^^ 4^ffi^eiiues c^^es çt de diffe-^ 
rents ^rdres. Il comprend encore quelques mois çur la composition chi- 
mique dn tdo gastrique, d'après lei recheixhes ftites jasquW ido4* l^otM 
reriendront tuf oê «â^t itaéruêàùi , dan» «m rétunué qui jéods. ûfmttft^m 
kh êf^4^ rcafPWt^ Qfffif^ïqiif, 4e \offt Uf^^til 4f Ç^^J^^^^^Q^ <)«». . 
ammauz yerlébrës, autant toutefois que cela p^ut poBTenir au plan et à 1^ 
nuKière du preVent ouvrage , qui est essentiellement dnatomîqtie. D. ' 



|6 XIX* LEÇON. DE l'oESOPHAGB. 

canal alimentaire y à Texception cies cétacés, ou il est 
large et court. [ Sa longueur proportionnelle a quelque 
rapport avec le régime. Ainsi , les herbivores à sabois 
(ruminans, solipèdes), Tout généralement plus long 
que les carnassiers , parce que leur côu est toujours 
proportionné à la ba\|teur des jambes de devant , afin 
de pouvoir atteindre, à la surface du sol> les herbes 
qu'il doivent brouter. 

L'œsophage est, au contraire, plus dilatable dans ces 
derniers^ chez lesquels il devait être assez extensible 
pour livrer passage , au besoin, à une proie relative- 
ment très considérable. \ 

La plus extérieure de ses membranes est formée , 
d^nsVhomme, de deux couches de fibres musculaires ; 
transversales d^ns la couche interne, et longitudinales 
dans celle qui la recouvre. 

Mais, dans la plupart des mammifères , les fibres de 
Tune et Uautre couche sont spirales ^ et contournées 
()aiis deux directions opposées^ les externes, 4'avaQt en / 
arrière , et les internes , d'arrière en avant. Elles par- 
tent, dans ce$ deux directions, de la ligne moyenne 
de la face supérieure de ce canal. H est remarquable 
que cette disposition n'est pas particuliëre aux ru-- 
rhinans , cheE lesquels on avait cru qu'elle servait à 
la rumination. Nousî l'avons trouvée , entré autres , 
dans le cheual , lâchai , le chien , Vours , le phoque 
cpmmufi , etc. Dans le kànguroo géaût , les fibres de la 
membrane muscul^^ ont la même direction que dans 
l^mme. Dans ce dernier, cette membrane est plu$ 
épaisse que celle de même nataire, qui enveloppe lerieste 
du canal iptestinal. ])ans la plupart des autres mammi- 
fères^ il n'y a que la portion de la tunique musculaire 



ART. 111. DE l'oesophage DES MAM&f IFÈRES. 1 7 

qui aToisine le pylore, qui surpasse en épaisseur celle 
de l'œsophage. 

[Cette deruiëre se distingue par sa grande épaisseur^ 
Jans les rummans ychez lesquels les contractions très ra* 
pides de ses faisceaux, qui sesuccëdent alternativement 
de bas en haut et de haut en bas, poussent le bol ali- 
mentaire dans ces deux directions. 

La tunique musculaire parait aussi très fente dans les 
carnassiers, lorsque l'œsophage n'est pas dilaté.] 

La couche qui vient après, n'est composée que d'un 
tissu cellulaire , assez lâche et d'un grand nombre de 
vaisseaux sanguins , qui forment un réseau très remar- 
quable; elle renferme aussi un grand nombre de folli- 
cules muqueux, dont l'humeur passe dans le canal de 
l'œsophage , et lubréfie sa membrane interne. Celle-ci 
est analogue à la membrane muqueuse qui tapisse 
la cavité de la bouche et du pharynx , et n'en est 
qv\e\a continuation. Elle est revêtue intérieurement 
d'un épîâerme plus ou moins épais^ f plus ou moins 
évident; qui se prolonge quelquefois dans l'estomac , 
ou se termine brusquement autour du cardia. ] 

La membrane muqueuse et la couche celluleuse qui 
la double, ont plus d'étendue que la membrane mus- 
culeuse, du moins quand celle-ci est contractée; il en 
résulte qu'elles forment des plis longitudinaux,d'autant 
plus prononcés, que la couche interne des fibres mus- 
culaires s'est plus fortement contractée. Outre ces plis, 
ordinairement peu nombreux , que présente la mem- 
brane interne , et qui s'effacent lorsque l'œsophage est 
très distendu, quelques mammifères en offrent de 
transverses , dans environ la moitié postérieure de ce 
canal, qui font l'effet de valvules conniventes. 
IV. 2* Part. 2 



l8 ^ XIX^ LEÇON. Pfi L'ofiSOVHAGe. 

Ils sont très rapprochés les uns des autres , et ne 
s'étendent pas dans toute la circonférence de Fœsopliage^ 
mais il y en a ordinairement deux ou trois qui se réu« 
nissent , à angle très aigu y pour compléter le tour. 
Nous n'avons encore vu cette structure que dans le 
Ugi'e , le Uon , le Ijrnx , le soiigue à oreilles bicolores , 
dans lesquels les plis sont très larges , et semblent for- 
mer autant de valvules ^ et dans la ais/eUe et le couguar 
où ils le sont beaucoup moins. On voit que tous ces ani- 
maux sont carnassiers. 

[Une autre singularité que présente l'oesophage dans 
la classe des mammifères^ singularité que nous retrou- 
verons dans les tortues de mer (chélone)^ ce sont des 
pointes dirigées en arrière^ dont les plus grandes ont 
jusqu'à un demi-pouce de longueur^ revêtues d'un 
épiderme corné^ qui se voient dans la partie postérieure 
de l'ûBsophage du castor. Ces proéminences par leur 
direction en arrière^ empêchent le retour des aliments 
de l'estomac dans l'œsophage, sans gêner leur passage 
dans l'estomac. 

Home a vu des proéminences analogues > mais plus 
petites dans l'œsophage de V ornUhorinque (i). 

Stelfer en décrit de triangulaires dans le cétaeé 
herbivore auquel on a donné son nom; Meckel remair- 
que , avec raison y que cette particularité n'a été obser- 
vée que chez des animaux aquatiques. 

Le mode d'insertion de l'œsophage dans l'estomac 
varie beaucoup suivant la forme de ce viscère ^ sa po- 
sition transversale , oblique ou longitudinale et celle 



(i) Transactions plillosopliiqaes de 1802, pag, 3i5a. 



ART. III. DE l'0CSOPHAG£ DES MAMlflFÈAES. I9 

de Forifice cardiaque ou œsophagien , qui peut être 
très avancé oa très reculé. Bans le premier cas , l'œso^ 
phage se tennine immédiatement après avoir traversé 
]e diaphragfkie ; dans \t dernier cas^ au contraire ^ 
il se prolonge encore assez loin dans la cavité abdo-» 
^Hiinale avant" des^insérérdansFestomac. Cette dernière 
disposition est sur-tout remarquable dans les ro»- 
geursy principalement chez ceux de la famille des 
rats. 

Ainsi que nousPavoiis dit en commençant cet article^ 
l'œsophage pénètre dans la câvi«é abdominale entre 
les deux gros faisceaux charnus du diaphragme qu'on 
appelle ses piliers et dont Técartement donne passage 
entre autres à ce canal. Le contour de cette ouverture 
est complété^ en arrière et en bas , par deUx lancettes 
charnues qui se détachent de chacun de ces piliers 
et se portent en descendant vers le pilier opposé ^ en 
s'enire-croisant , de manière que la gauche est ordi- 
nairement l'antérieure. Il eu résulte que Tœsophage 
tsraverse un anneau entièrement musculeux , contrac- 
tile j ponvaùt gêner , dans Faction générale du dia- 
phragme^ le passage des aliments de Fœsophage dans 
Testomae, ou leut retour de Testomac dans ce canal ^ 
et consiéquemment les vomissements. 

A la ^rérité, cet effet ne s'observe pas dans l'homme, 
on les languettes postérieures ne sont pas fortes. Mais 
nous avons lieu de supposer que , dans j^nsieurs mam- 
mifères^ chez lesquels le diaphragme envoie autour 
de l'œsophage des faisceaux charnus plus forts et 
mieux disposés encore pout l'embrasser en anneau et 
le resserrer dans leurs contractions , les vomissements 
pourraient bien être tout-à-feit empêchés. 

2. 



âo xa^ LEÇON. DE l^oesophage; 

Ainsi 9 dans Vénielle (i) il y a un anneau charnu | 
un véritable sphincter 9 qui est incomplet seulement 
du c6té droit et en avant, où il commence au dia- 
phragme par deux branches très rapprochées l'une de 
l'autre. J'ai encore trouvé et dessiné cette disposition 
àsiXk% \e papion {S. sphynx j L., et dans \q saL S. 
capucina , L. ) (a). ] 



ARTICLE IV. 

de l'estomac db l'^homme et des mammifèees. 

A. Dans Fhomme. 

Il ressemble, dans l'homme adulte ^ à un cône qui 
aurait été plié dans sa longueun, tronqué à son sommet 
et arrondi à sa base. Il est placé en travers dans Thy- 
pochondre gauche et répigastre , de manière que sa 
base est à gauche , en haut et en arrière , et touche au 
diaphragme, et son soitimet à droite, en avant et en 
bas , sous le foie. L'œsophage s'ouvre dans sa cavité , 
un peu à droite delà base, et le pylore, ou l'orifice 
qui répond au canal intestinal, est à l'extrémité op- 
posée. Depuis le côté droit de l'œsophage, jusqu'au 
pylore, l'estomac présente à l'extérieur une concavité 



[i)SemnopUhecus^ntdlus,F.Car. 

(a) Voir mon Mémoire tnr l'estomac des semnopiûièques et le sphinc-m 
ter oesophagien de plosieors singes , la à la Société d'histoire naturelle de 
>Strasboiir^ et inséré, par extrait, dans)e journal indtnléPInstitot^ tom. 1IT. 



ART. IV. QESOPH A.6E ET ESTOMAC DES M AMMUF . a I 

qui porte lé nom de sa petite courbure. La grande 
(courbure est la convexité qui commence au bord gau^ 
che de Tœsopbage , et se continue en bas et en avant 
jusqu'au côté opposé du pylore. La portion de la cavité 
qui réponde la base^ forme le grand cul-de-sac; et celle 
qui est près du pylore , le petit cul-de-sac ; le premier 
est peu profond y et le dernier Test encore moins. Les 
parois de Festomac sont formées de trois membra- 
nes distinctes. L'externe est composée de deux lames 
du péritoine qui viennent du foie , s'écartent l'une de 
l'autre pour contenir l'estomac, et se rapprochent 
ensuite pour former le grand épiploon ; la seconde 
membrane est composée de trois couches de 6bres 
musculaires qui suivent dans chacune y des directions 
différentes. Les plus extérieures proviennent des fi- 
bres longitudinales de l'œsophage ; elles se dispersent 
dans la longueur de l'estomac et vont jusqu'au pylore* 
Les moyennes forment des cercles qui entourent l'es- 
tomac depuis sa base jusqu'au pylore. Les plus internes 
sont obliques, elles régnent particulièrement autour 
du cardia et sur le grand cul» de-sac , et semblent pro- 
venir des fibres annulaires de; l'œsophage. 

[Une couche de tissu cellnîaire , pénétrée de beau- 
coup de vaisseaux, que les anciens anatomistes appel- 
laient tunique nerveuse ou vasculaire , à laquelle on a , 
tout récemment^ donné lenom de membrane^reuse(i) 
détermine proprement la forme de l'estomac; die unit, 
commedans l'œsophage^ la tunique musculeuse à la tu- 
nique interne. Celle-ci connue sous le nom de tunique 



(i) M. Cruvcilhicr, ourragc ciic, 



fi2 XIX^ LSÇOM. DE l'oBSOPHA^GB ET DB l'e$T01I4C. 

villeuse on veloutée y mieux désignée par celui d» memn 
brane muqueuse ou papUlaire y est la oontiuuation de 
celle de l'œsophage et conséquemment de la peai]^ mais 
elle est modifiée dans sa structure y pour la fonetioii 
de la digestion , et diffère , d^une maniare tranchée , de 
celle de l'œsophage. Plus molle , très épaisse , i surfoee 
moins unie, isses inégalement colorée ou marbrée de 
rouge y sur un fond blanc jaunâtre , montrant par^d | 
/ p8r*^lâ les orlÊees dps eryptea muqueilx dont son tisso 
est pénétré y ou qui soht placés i sa fioe etldrne^ 
sur^-tout nux environs du cardia et du pylore et le 
long^des ceurbureade resÉemae, elle o^ enduite d'abon** 
datâtes mucosités , qui semblent tenit lieu d'épiderme. 
En effet celui-ci est tellement camc^i et tranaparent > 
que son existence dans l'estcmiac est mise ea doute 
^T plusieurs anatomistes (i), que d^utres la con* 
ciuent seulement par analogie , ou qu'ils l'admettent^ 
tfiaiB en convenani qu'il y est très mince (a)* 

La tunique interne de l'esDeiqae a des plis ou des 
rides irréguliferes , dans l'état c^ vacuité de ce viscère ^ 
qui di^pamksènty pour la plupart^ loorsqu'il est die^ 
tendu par les alimente. ] 

- Les substâiice^ qui arrivent dans l'estomac par 
Fœaophage y sont reieniies par up repli oircnlaire ou 
à-peu-près , q«i rétrécit rt)rî£ce pylofîqiiHî de ce sac ; 
c'ôst la valvule du même nom^ hm trois tuniques in* 
ternes ide Feslemao contrilmeât à eo former l'épais-- 
seur. ' 



(i) E. A. I<auth , Nouveau manuel de PAnatomiste. 

(3) Soemmering, von Baue des mensclichea koerp.tom. V, pi. II, § 140. 



ART. IV. OESOPHAGB ET ESTOMAC DES MAMBIUN ^3 

fi. Dans les autres mammifères. 

Daos les autres mammifères qchis irouverons des 
différences de nombre , de forme , et même, jusqu'à 
un certain point, de structure* Dans les uns, restomaç 
est aloQgé ; dans d'autres il est plus ou moins ramassé 
en globst Le culnle^sac gauche n'est pas toujours le 
plus grand; il augmente en étendue et en profondeur 
à mesure que Tosophage s'insère plus près du pylore ; 
alors la petite courbure diminue et la grande s'étend 
à proportion. La première n'offire plus > dans plusieurs 
mammifères un simple arc, mais elle forme un angle 
reiitra9t plus ou moins eigu> ce qui a lieu lorsque la 
portion qui est comprise entre le petit cul-denmc et le 
pylore , ^ replie tout-à^coup du côté de l'œsophage , 
et V^loi^ge plus ou moins en boyau. La petite courbure 
n'est alors paroprement que le côté gauche de l'angle 
en question. La cavité de l'estomac est partagée quelp- 
quefois en plusieurs poches par autant de rétrécisse^ 
ment9* Lorsque les membranes conservent la même 
apparence, nous regarderons ces différents sacs comme 
faisant partie d'un même estomac, que nous appelerons 
compliqué, n sera composé ^ c'est-à-dire double ou 
mwlUple, lorsque ce^ mêmes membranes, et parti- 
culièrement l'interne, auront une apparence différente 
dans les différentes poches > et que çelles-<;i serout 
tellement séparées, que les mêmes nfiatières alimeU' 
taires devront séjourner successivement dans chacune. 

On retrouve dans tous les mammifères autant de 
membranes que dans l'homme. Il y en a cependai^t 
dans lesquels la musculeuse est très peu évidei^te ; dans 



24 XIX* LEÇON. DE L'ceSOPHAGE ET DE l'esTOMÀC. 

d'autres elle acquiert une épaisseur considérable, mais 
jamais assez pour faire sortir l'estomac , auquel elle 
appartient , de la classe des estomacs membraneux. 
La direction de ses fibres varie dans les estomacs com- 
pliqués ; elle est à peu près la même que dans l'homme, 
dans les estomacs simples. Dans plusieurs, la préten- 
due membrane celluleuse est réduite à une couche très 
feible de tissu cellulaire ^ qui sert de moyen d'union 
entre la membrane interne et la musculeuse. 

Nous allons comp^r l'estomac des mammifères 
sous tous ces points de vue* 

[Nous verrons quelles différences il présente en 
suivant la série des ordres , des familles et des genres , 
et même entre plusieurs espèces congénères. Elles 
sont telles qu'elles pourraient servir à caractériser ces 
groupes, tout aussi bien que les caractères exté- 
rieurs. Elles se rapportent, en général, aux différences 
qui existent dans les dents et qu'on pourrait considérer 
comme indiquant le plus souvent celles correspon- 
dantes dans les autres organes d'alimentation. 

Voilà pour l'application de cette étude à l'histoire 
naturelle systématique. 

Quant aux conséquences qu'on peut en tirer pour 
l'histoire naturelle physiologique , disons que les ani- 
'maux les plus carnassiers ont un estomac petit, alongé, 
à parois épaisses, se rapprochant de la forme d'un ca- 
iial, ayant sa principale dilatation près du cardia. Dans 
les insectivores /dont la plupart peuvent aussi s'ac- 
commoder de substances végétales , c'est un sac plutôt 
qu'un canal , divisé en deux cîils- de-sac , le cardiaque 
*èt le pylorique, qui peuvent même être confondus en un 
seul. Dans ce cas l'orifice cardiaque est très rapproché 



ART. IV . OESOPHAGE ET ESTOMAC DES HAMMIF. 2 5 

du pylore.Cette forme doit entrainer un plus long séjour 
des aliments ; leur sortie devenant par là plus difficile. 
Les irug^ivores s'en rapprochent beaucoup. Tandis 
que les herbivores^ ou les rhizivores peuvent Tavoir 
simple^ divisé en plusieurs poches ou en appendices^ 
ou multiple y c'est-à-dire composé de plusieurs esto* 
macs ou dilatations successives^ distinctes Tune de 
l'autre par leur forme et leur structure. Cette dernière 
complication se voit même dans une division entière 
de mammifères ( les cétacés proprement dits ) qui ne 
se nourrissent que de proie. 

I** Les quadrumanes. 

Dans l'ordre dçs quadrumanes , l'estomac nous a 
offert plusieurs types, qu'il est important de distin- 
guer. Parmi les animaux de la famille des singes de 
l'ancien continent^ celui du chimpanséet de V orange 
roux , se rapprochent davantage de l'estomac de 
Vhomme. ] 

Dans Vorang chimpansé , on l'a vu d'une propor- 
tion un peu plus grande que dansj'homme, plus mus- 
culeux au::: environs du pylore, plus alongé et moins 
développé dans cette dernière partie. 

[Ttous avons trouvé sa forme dans Vorang-roux , 
plus courte et plus globuleuse que dans l'homme, et 
lecul-d^-sac pylorique plus développé que le cul-de- 
sac cardiaque. Le premier aboutissait à une portion 
-étroite, en forme de boyau, se terminant au pylore, 
ayant ses parois plus épaisses que le reste de l'estomac. 
Cette portion pylorique , longue d'un centimètre avait 
son canal séparé de la cavité de l'estomac par un 
repli bifurqué, et de la capacité de l'intestin, par un 
bourrelet circulaire. 



l6 X»* liBOOH . OB l'oBSOPHAOB ET DE L'BnrOM AC. 

La membrane interne présentait des rides longitu- 
dinales dans cette portion pyioriqne^ son aspect était 
velouté partout. La musculeuse était plus épaisseàe,or 
du pylore et dans les environs du cardia qu'ailleurs. 

Les espëoes du genre guenon nous ont présenté deux 
formes générales. Uascagne et la mone, ont l'estomac 
courte globuleux 3 plus longitudinal eependant que 
transversal , c'est-à-dire que le cardia s'y trouve placé 
bien au-devant du pylwe. Ce viscëre, est au contraire 
ilongé et transversal dans la guenon hoôheur et la 
guenon rHoustac , de sorte que le cardia et le pylore ae 
rapprochent de la même ligne transversale. 

Dans la guenon patas y sa forme paraît intermédiaire 
entre ces deux types. Dans tout<$s on pourrait distin- 
guer un cylindre pylorique court à ps^rois plus épaisses y 
museiileiises y ayant des plis longitudinaux intérieurs y 
«t se terminant dans l'intestin par un bourrelet plus 
ou moins saillant. Le pylore et le cardia sont très rap- 
prochés dans ce second type y et le cul-de-sac cardiaque 
beaucoup plus développé que le pylorique ; tandis que 
dans le premier type y ils présentent à peu près une 
égale capacité. 

Les follicules muqueux étaient très développés dans 
Vasea^iey autour de lorifice cardiaque. 

Les ssmnopùhèquea ( F. Cuv. ) préseptent une ferioe 
d'estomac eqtiërepoient différente de celle de toits les 
autres raammiferes y les kanguroos et les potoroos ex- 
ceptés y qui oonfiitne l'établissement de ce groupe géné- 
rique. M. OUo (i)avait; déjà décrit, dans son Cercopi^ 



(i) J\fém(^dçP4cuàémw d^ê Ctifhujç delà iV^aloff , toin. %lh iM* 



AUT. ir* OBMPHAGE ET ESTOMAC DBS MAMMIF* 27 

thecus leuooprjrmnus y cette sîngnlière strneture , mai» 
comme une exception an type cle Testomac du genre 
gfuenon et qui pourrait bien appartenir au genre sem- 
nopitbèqqe , auquel il rapportait celte espèce avec 
tloute. Dans des recherches faites en 1829^ j'aîdécoa* 
vert qu'elle était particulière aux scmnopitheques , du 
moins Tai-je vue sur trois espèces de ce genre (i). 

L'estomac^ dans ces animaux y a l'aspect d'un gros 
intestin de cheval ^ plissé en plusieurs vastes boursoaf* 
flures I par deux rubans tendineux qui suivent ses deux 
courbures. Ces boursouiîflures sont plus développées 
dans le grand eul*de-sae^ tandis que la portion qui 
est â droite du cardia est beaucoup plus longue y se 
replie sur elle-même comme un intestin^ et va en 
diminuant de diamètre jusqu'au pylore.] 

Les parois en sont minces^ sauf dans les régions pyw 
lorique et cardiaque où elles s'épaississent un peu. On 
voit , dans cette dernière y les fibres longitudinales de 
J'cBsopfaage se porter en rayonnant sur Testomac, et la 
muqueuse y revAtue d^une sorte d'épiderme. 

Les macaque» rentrent dans le type commun y ce^ 
pendant le cul de sac cardiaque est le plus développé 
et la partie pylorique repliée en avant, forme^ du moins 
dans le macaque proprement dit (2) , 4ftmme une poche 
séparée. Elle est moins grande dans Vaigp0ite(^S. ay- 



(i) TJn semnopUlièque qui portait pour étiquette S. à calotte rousse, àe^ 
kl cètt de Malabar , qui pourrait bîeu être Tespëce que M. Ift» .Qeolkay- 
Saiot-Hilaire a nomme le semnopithèque â capuchon j le doue ( S, nemœui. 
L.) et Ventellcj voyage de Bellauger, partie zoologique, pag. 34 où M. Isid, 
Geoffroy-Saînt-Hilaire , a bien -voulu annoncer ma dëcouwta. M. Owen i 
a Ta encore celle organùatioo daas itéra, (S. comatreë. Dm.) 

(a) Simia cynomolgos et t^nocephalus, L. 



28 XIX^ LEÇON. DE l'oBSOPHAGB ET I>E l'eSTOMAC. 

gula ^ L. ) de forme conique dans Fane et l'autre es- 
pèce y elle était cylindrique , assez longue ^ dans 
Vouanderou(^S. sUenus et leonina. L. et Gm.), et 
bornée en dedans à son origiQe par un repli circu- 
laire^ qui recule l'embouchure de cette partie daûs la 
cavité de l'estomac. ] 

C'est encore à peu près le même type dans les mo- 
gotSy Cuv., les cynocéphales y Cuv., et les mandrilsAjà 
cul de sac cardiaque forme la principale cavité de l'es^- 
tomac ; tandis que le pylorique n'est plus que cette 
portion cylindrique ou conique repliée en avant j à 
parois plus épaisses et plus musculeuses. Dans un très 
grand drill^ l'estomac était petit, arrondi^ à parois 
épaisses, musculeuses; la couche cellulaire et la tunique 
incarne^ y formaient des bourrelets épais longitudi- 
naux. Les orifices cardiaque et pylorique étaient 
étroits. En deçà de ce dernier la portion cylipdrique 
présentait deux culs-^e-sacs intérieurement et deux 
bosselures à l'extérieur , que j'ai vu de même dans 
l'estomac du tartariti (i) {Simia hamcdryas , L.)« 

Les singes àxi Nouveau Continent nous ont présenté, 
dans les formes et la structure de l'estomac , des modi- 
fications également variées , qui se rapportent cepen- 
dant aux différences déjà indiquées. 

Celui des alouattes a des parois épaisses et muscu- 
leuses au cardia et au pylore ^ une forme globuleuse 
dans son grand cul-de-sac et cylindrique dans sa partie 
pylorique. J'ai même trouvé dans une espèce (a) quel- 

(i) Première ëdidon , tom. III , pag. 374. 

(1) L'ëiiquetcé da bocal était, sùtgehurieur de la Mana. Goyane , iS34* 
Voyage de M. Lescbenaalt. 



ART. tV. ŒSOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 29 

ques traces de boursoufflures le long de la grande cour- 
bure, qui le rapprochent un peu de celui des semno- 
pithëques. 

Dans Yatèle (i), sa forme est transversale^ le 
grand cul-de-sac est vaste et disposé a se boursouf- 
fler^ etla partie pylorique est extrêmement musculeuse 
sur-tout dans sa dernière moitié. 

La portion pylorique est moins longue dans le lago- 
trix et ia cavité principale plus alongée. Il y a au py- 
lore un bourrelet saillant. 

Dans hs sapajous (2) (^cebus Geoffr.), l'estomac 
forme une grande poche membraneuse à parois minces^ 
qui le sont nn peu moins et plus musculeuses vers le 
pylore. 

Dans le^fli'm/r/ {^simia sciurea. L.), j'ai trouvé le cy- 
lindre pylorique court , précédé d'un cul-de-sac pylo- 
rique assez grand. Sa forme était alongée^ et sa position 
un peu longitudinale ; tandis qu'elle est transversale 
dans le douroucouli nocthore ( Fréd. Cuv.) , et que le 
cardia est rapproché du pylore et laisse à gauche un 
vaste cul-de-sac. La partie pylorique est sensiblement 
musculeuse. 

Cette forme alongée et cette position transversale se 
rencontrent encore dans la famille des ouistitis. Le car- 
dia s'y trouve très rapproché du pylore ('3) , et la par- 
tie qui forme la plus grande partie de ce sac , est à 
gauche du premier orifice. C'est ce qu'on voit dans 



(i) Vatèle coaUa et l'atèUfawe. 

(a) Le sajou» simia apeUa ^ L. elle sal, S» oapuctna ^ L. 

(3) Ibid. pag. 573. 



3o XIX* LEÇON. I>B l'oCSOPHAGE CT DE L^ESTOBf AG. 

VouïstUi ordinaire {sinùa /aockuSf L.) et dans le 
marikina ( S% rosalia , L. )• 

Dans le tamarin , (simia midas , L. ) , et plus encore 
dans le /7i/ï^Àe les deux orifices sont moins rapprochés. 
Dans tous, on peut distinguer un cul- de-sac pylorique, 
qui précède le cylindre pylorique toujours plus mus^^ 
culeux que le reste. Quelquefois encore ce cul-de-sac 
se confond avec le cardiaque ^ et Testomac prend itne 
forme globuleuse , quand il a été distendu par les 
aliments.] 

Dans les makis ^ l'estomac a généralement une forme 
globuleuse ; l'insertion de l'oesophage est très rapro- 
chée du pylore. Dans le makimococo^ la membrane 
musculeuse forme Un bourrelet épais et dur dans cette 
dernière partie. 

[ En général les lémuriens dont plusieurs genres 
peuvent vivre de proie ( d'insectes, de petits oiseaux ), 
ont Testomac de forme globuleuse. Le cardia et le py- 
lore sont rapprochés , le cul-de-sac cardiaque se con- 
fond avec le pylorique, et le cylindre pylorique qui en 
est distinct est court et musculeux; malgré les carac- 
tères communs , on peut encore y trouver des diffé- 
rences d'un genre à l'autre. Ainsi , dans le lori grêle 
{lemur gracilis , L.), l'estomac est un peu plus large 
que long , avec la portion pylorique très développée; 
tandis que dans legalago du sénégal, Çgalago senega^ 
lensis , Geoffir.) il avait la forme d'une bourse à pas- 
teur. ] 

" Dans le tarsier , il est transversal , c'est-à-dire plus 
large que profond, le cul-de-sac gauche est très ample ^ 
et la partie droite va «n se rétrécissant jtÉSqn'aa pylore. 



A^T. IV. OBSOPHAG ET ESTOGMAG DES MAHMIF. 3 1 

20 Les carnassiers* 

[Dans les chéiroptères ^ l'estomac a trois formes pria*- 
cipales qui sont en rapport avec leur régime varié. 
L'une en boyau transversal : elle se voit dans les cb&« 
roptëres qui peuvent se nourrir de fruits f l'autre glo- 
buleuse y ayant l'orifice cardiaque «et le pylorique très 
rapprochés ; ce sont les vrais insectivores* La troisième 
longitudinale ^ conique, avec un petit cul-de-sac pylo- 
rique ; elle existe cbeft les chéiroptères qui sucent le 
sang des animaux* ] ' 

Âinsi^ l'estomac des galéopithèifues est transversal, très 
alongé dans ce sens , ayant un renflement à Tendroit 
de l'insertion de l'œsophage qui se fait très loin du py- 
lore, un peu plus à droite qu'à gauche. La partie del'es- 
tomac, qui esta gauche du cardia, est demi-ovale; celle 
qui est à droite , forme un long boyau , replié vers le 
diaphragme. Il y a un étranglement considérable au 
pylore. Les parois^en sont épaisses et musuleuses. 

Dans Jes roussettes , l'œsophage parait donner aussi 
quelquefois (i) dans une poche arrondie , séparée du 
cul-de-sac gauche et du droit par un sillon profDnd, 
son insertion est très loin du pylore. Il n'y a qu'un seul 
cul-de-sac , le cardiaque , dont les parois sont revêtues 
de fibres charnues très épaisses. La partie droite est 
deux fois et demie aussi longue que la précédente; elle 
forme un gros boyau , à parois minces , deux fois replié 
sur lui-même , ayant plusieurs étranglements qui lui 
donnent quelque ressemblance avec un gros intestin 



(i)Cest sur la rousMette cTEdwards, que j'avais fait cette première descrip- 
tion. Je n'ai pas trouvé cette poche rc^pondant k FinserUon de Tcsioplia^ 
liant la &« à orâlles bordées , P, margimous. 



32 XIXe LEÇON. 0E L'oESOPHAGE ET DE l'eSTOMAC- 

d'herbivore. Le pylore est bien fermé par une valvule. 

[Cette première forme d'estomac explique le régime 
frugivore que suivent les galéopithèques et les rous- 
settes^ Les autres chéiroptères , qui sont insectivores ^ 
ou qui sont portés à un régime encore plus substantiel , 
à sucer le sang des animaux^ ont, ainsi que nous ve- 
nons de le dire^ Testomac globuleux dans le premier 
cas, ou plus ou moins étroit et alongé, et se rappro- 
chant, dans sa forme et sa structure , de l'estomac des 
carnivores. Mais il y a, dans ces deux formes générales, 
des différences d'un genre à l'autre , ou même d'une 
section de genre à l'autre, qu'il est difficile de faire 
bien saisir par des descriptions. 

Dans le molosse châtain ( Geoff.) , la partie py- 
lorique. de figure ovale , se réunissait à angle avec la 
partie cardiaque, et formait, en arrière, un cul-de-sac 
commun. La forme était un peu alongée et la position 
longitudinale. 

Dans un dinops{i) , la forme de l'estomac était trans- 
versale. Il y avait un cul-de-sac cardiaque court et ar- 
rondi. 

Dans plusieurs nyctinomes, l'œsophage était rap- 
proché du pylore, la forme de l'estomac était alongée, sa 
position oblique, le boyau pylorique court ( Njctinome 
de timorovi nul ( Nyctinome noir) ('2)j et la éavité de 
l'estomac était ^partagée en deux culs-de-sac , le car- 
diaque et le pylorique, par un étranglement mitoyen, 
sensible dans sa grande courbure. 

Les noctilions ont une forme d'estomac analogue. Il 



( i) Z>mo;i4cejtom. Savî. 

(i) De la Mana, par M. LesclienatiU , 1824 



ART, IT. ŒSOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 33 

y a aussi deux culs-de-sac et un court boyau pylorique 
rapproché de l'orifice cardiaque ^ du moins cela est évi- 
dent dans un noctUion à ventre blanc (i), et dans un 
unicolor (2) ; tandis que dans le N. leporinus , Cuv.^ 
les deux cnls-de-sac sont confondus en une poche 
globuleuse. 

Dans les phjrllostomes j l'estomac présente deux 
formes principales. Le groupe, à incisives moyennes bi- 
lobées, l'a de forme alongée^ sans cul-de-sac pylorique, 
mais avec un assez long boyau pylorique , et le pylore 
et le cardia au sommet et à la base de ce long cône 
recourbé (3). 

C'est encore cette forme alongée qui rappelle celle 
des carnassiers les plus voraces dans une espèce à in- 
cisives moyennes^ simples , anomales (4)» 

Dans le vampire ( V. spectrum , L. ) , l'eatomac 
était plus ample et s'approchait de là forme arrondie , 
ayant le pylore et le cardia assez rapprochés^ montrant 
cependant un court boyau pylorique. 

Dans deux espèces de phjrllostomes , à incisives 
moyennes simples^ il est tout-à-fait globuleux, avec les 
deux orifices rapprochés et les culs-de-sac confondus 
en une seule cavité f 5). 



(1) De la Gojane, par M. Lechenault , 18a 4* 
(a) De Gayenne. 

(3) Phjllostome à indsives moyennes, bilobëes. Gayane. ParLeschenault 
et Doumerc, 1834. PLyUostome mâle de la Caroline daSud, par M. Lher* 
minier, à incisives moyennes bilobées. La poche deFestomacest plos dilata 
que dans Texemplaire pre'cëdent. 

(4) Pfayllostome de la Guadeloupe , par Lherminier, novembre 18 90. 

(5) Pbyllostome de Sorinam , par LescbenanU et Domaerc. Pbyllottome 
femelle de la Caroline da Sud , par M. Uierminier. 1 8a i • 

IV. a* Part. 3 



34 XIX* LEÇON, DE L^ÛESOPHAGE ET DE L^ESTOMAC. 

Dans les glossophages (i) , c'est de noiiveaula forme 
étroite et alongée des premiers phyllostomes^ tandis que 
la forme globuleuse reparaît dans les mégadermes (2). 

Les rhinolophes(3)y l'ont un peu alongé avec un cul- 
de-sac cardiaque , et la partie droite conique. 
|/ Les rhinopomes (4) l'ont globuleux avec le cardia 
rapproché du pylore. 

Dans les taphiens, c'est une bourse arrondie, profonde, 
dont les deux orifices sont tout près l'un de l'autre. 

La forme gloÎDuleuse • avec les orifices plus ou moins 
rapprochés, distingue 1 estomac des vespestilions (5). 

?Ious avons examiné Testomac d'une espèce, au 
moins^ de presque tous les genres àHnsectwores carac- 
térisés dans le rhgne animal. La forme et la structure 
de leur estomac ont , dans la plupart ^ beaucoup de 
rapports. Il est généralement disposé en travers, plus 
ou moins alongé dans ce sens, avec les orièces distants; 
le plus souvent il n'a qu'un seul cul-de-sac bien pro- 
noncé; la cardiaque, lequel est arrondi^ tandis que la 
partie pj/ brique est en cône, et Sans poche particulière, 

Daus le hérisson , Festomac est pyriforme , ayant un 
cul- de-sac cardiaque médiocre , par suite de l'insertion 
de l'œsophage qui est assez rapprochée du pylore. I^ 
boyau pj^lorique est court, conique, à parois très mus- 
culeuses. Les parois de cet estomac sont médiocrement 
épaisses partout, et sa membrane interne y forme des 
rides et des plis ondulés. 



(i) Gl, amplexicaudaia , Geoffroy. 

(2) Mégaderme de la côte de Malabar, par M. Dusaumier; 1^37. 

{^%) Rhinolophebiferf Qeo&voy, 

(4) Rhinopomé microphylle d'Egypte. 

(5) P^, noctula et murinus. 



ART. rV. œSOPHÂCB BT BSTOMAC DES MAMMtF. 35 

Dans le tenrec y il est un peu transversal ^ élargi an 
pylore ^ arrondi en arriëre^ de manière que les deux 
poches cardiaque et pjlorique n'en font qu'une. Ses 
orifices sont distants^ et ses parois mnsculenses. 

Dans le tendrac , il est plus alongé, et sa position 
plus d'avant en arrière. La partie pyloriqne forme un 
eonde avec le reste^ comme dans beaucoup de carnivo* 
res; nouvelle preuve que les différences dans les dents en 
indiquent dans quelque partie du canal alimentaire. 

J'ai trouvé l'estomac du cladobate {cladobates Java-^ 
nica , F. C. ) de forme globuleuse. 

Il est alongé, transversal dans la musaraigne de 
rinde, ayant la partie pylorique conique , médiocre^ le 
cul-de-sac cardiaque arrondi^ et les deux orifices dis- 
tants. C'est Ken à peu près cette forme dans Xe&soiex 
araneus et l&ieodcmy sauf que le cul-de-sac pylori<jue 
peut être développé et distinct du cul-de-sac cardiaque. 
Dans nos kjrdro^sorex (sorex fodieks, L. ettetragonu- 
rus, U.), le boyau' pylorique est tellement alongé, que 
leur estomac participe sensiblement par là à la forme 
qu'il présente dans les rousseltes.il est globuleux, à un 
seul cul-de^ac, sans boyau pylorique^ dstnsVamphi-' 
sbrex hermanniy Nob. ] 

Dans la taupe comrmmey ses membranes sont trans- 
parentes. L'œsophage s'insère à peu près an milieu de > 
son bord antérieur 5 la petite courbure est presque 
droite jusqu'au pylore. La portion droite ne se replie 
pas vers la gauche et n'est pas distinctedu restc,^omme 
dans le tendrac. 

[C'est donc la forme type que nous avons d'abord in-' 
diquée pour la plupart des insectivores , et qui se voit 
encore dans la chrysochlore du Cap; daiis le condylure, 

3. 



l 



36 X\X' LEÇON. DE L^OESOPHAGE ET DE l'eSTOHAC. 

dont l'estomac rappelle absolument la forme de celui 
des galéopithëques ^ mais non l'épaisseur des parois^ 
puisqu'elles sont minces et transparentes ; et dans le 
scalope du Canada, où sa forme est plus courte et plus 
arrondie. 

La forme générale de l'estomac^ dans les carnwores, 
est longitudinale au lieu d'être transversale^ c'est-à-dire 
que sa plus grande dimension est d'avant en arrière. 
C'est un cône alongé^ plus ou moins coudé ou replié sur 
lui-même^ un peu en deçà de son sommet^ où se trouve 
le pylore. Ce coude répond au cul-de-sac pylorique^ qui 
est petite tandis que le cardiaque qui est à la base du 
cône^ à droite de laquelle s'insëre l'œsophage ^ est le 
plus grand. 

En général^ la capacité de ce type d'estomac est 
petite ; ses parois sont épaisses , assez musculeuses^ et 
présentent intérieurement des plis longitudinaux dans 
l'état de vacuité^ qui indiquent que les fibres muscu- 
laires sont contractées , mais en même temps la possi- 
bilité d'une grande extension de la muqueuse. Tout 
est donc arrangé pour le passage rapide des aliments 
à travers cette cavité, dont la forme se rapproche da- 
vantage de celle d^un canal. 

Il y a peu de différences importantes à indiquer ; 
celles qui existent ont rapport aux modifications de 
réginie dont ces animaux sont susceptibles. 

Ainsi 9 dans Vours brun, la portion pylorique est 
plus dévelpppée,le cul-de-sac de ce nom plus prononcé 
que dans la forme type, et le pylore plus rapproché du 
cardia ; la position de l'estomac est plus transversale 
et a la forme plus élargie , ses parois sont d'ailleurs 



ABT. IV. 0BSOPHA6E ET ESTOMAC DES MAMMIF. 87 

fortes , musculeases , surtout vers le pylore (i), où les 
fibres de cette nature forment un anneau trës marqué. 
Dans les ratons^ il a la figure conique alongée et la 
position longitudinale du type. Celui des coatis (2) 
rappelle l'estomac des insectivores par sa forme 
conique et sa position transversale. L'une et l'autre 
sont longitudinales dans le potto , mais le boyau 
pylorique est replié en avant et commence dans un 
large cul-de«-sac^ qui forme le fond de l'estomac , en 
arrière. 

Dans le grison , il est comme dans les coatis. 
Sa figure est en poire dans les putois (3), avec la 
portion pylorique courte, en cône , replié en avant, et 
un petit cul-de-sac à l'endroit de son coude. Les 
parois en sont d'ailleurs très minces , excepté près du 
pylore (4). Le coude est plus large, le cul-de-sac plus 
développé et la portion pyfdrique plus longue dans 
le zorûle (5) . 

Je le retrouve plus large , ayant son cul-de-sac 
profond en arrière et se confondant avec le pylorique 
dans les movffeites (G). ] 

La loutre a la portion gauche très ample et presque 
globuleuse ^ elle s'unit à la portion droite , qui est 
d'abord cylindrique , puis se renfle pour former le cul- 
de-sac du même côté, se replie ensuite vers l'oBsophage^ 
et va en se rétrécissant jusqu'au pylore. La membrane 



(i) Première e'dUion , pa^. SyS». 
(a) Le coail roux , le coati brun, 

(3) Uhermine, 

(4) Première editioD , pag. 576. 

(5) Putois àv\ Cap, Cuvicr. 

(6) Mouffette de Ncxr-YorcL , |?aF M. Miiberl., 



38 Xix" LEÇON. DE l'qESOPHAGE £T DfiX'ESTOMiX:.' 

interne a des plis qui forment des ondulations Romrr 
breuses. 

La forme de celui de la civette et des geneites est 
à peu près celle de l'estomac du chat domotique , seu- 
lement le cardia est plus rapprc^^hé du pylore. 

[ Les> mangoustes (i) Vont un peu transversal, ave^ 
la portion pylorique et le cul-de<--sac de ,ce mom 
plus développé. Mais dans le surikate^ il se rapprocher 
dût du type décrit pour les insectivores. 

Les hyènes et les chats Font tout-à-fait comme le 
tjpe le plus commun 4aiis cette division. Gepëstdant 
il est plus court et moins alongé dans les premières.] 

Dans Vhjrene rayée , Testomac est gros et court ; 
^es deux oriâ^^es sont à chaque extrémité du bord anté* 
rieur j sa petite courbure est fort étendue. 

Dans le dkat domestique , l'estomac a la forme d'une 
poire , dont le petit bout eerait très alongé et ref^é 
vers sa base ; l'œsophage s'unit à celle-ci très près de 
son bord droit. 

Dans le tigre , la portion gauche , qui est de beau- 
coup plus grande , est fort alongée j l'qesophage s'in- 
sère au bord droit de sa base. La portion droite forme 
en avant, avec la première^ un angle rentrant très aigu; 
elle est cooique et la njiembrane musculeuse est très 
épaisse à cet endroit. La membrane interne forme des 
iCireonvolu tiens nombreuses. Il m est de même dans 
le lion, dont l'estomac a une forme un peu différente, 
en ce que le cardia paraît plus rapproché du pylore. 
La membrane musculeuse est aussi très épaisse dans 



(i) Mangouste du C«p. 



ART. IV. aBS<>»RAC« ET ESTOMAC DES MAMMIF. 3g 

cet estomaic. Dans le eouguar {felis eonoohr. L.), la 
portion droite, qui se recourbe en avant, ne forpiequ^na 
l>oyau étroit , k la base daquel il y a un renflement en 
dehors, qui £iit partie da petit cul-de^sac. 

[ Les carnassiers amphibies , qui vivent de poissons, 
ont, comme les carnivores les plus carnassiers^ la fbrmQ 
d'estooMo que nous avons décrite pour type de cette 
dividoo.] 

Celui des phoques n'a qu'un seul cul^^de-^sac , et se 
rapproche en oda de celui de la plupart des poissons. U 
est a}ongé d^avant en arrière , et se recourbe ensuite ea 
avant, pms se rétrécit pour se tenpiner au pylore* Li 
portion recourbée est très courte en comparaison da 
Fautes* Le coade qu^pUes font en arrière forme le cuir* 
de-sac commun à toutes deux. La membrfitie iqtero^ 
est épaisse et glanduleuse ; h couche calluleuse <)[ui 
Funit à la muscnJeuse est blanchâtre e)t «oosi^taut^. 
CeUi^*ci est éppisse dans les environs du pwdia ^t 4v 
cul-de-sac , et dans ^ seconde portion de Te^toing^, 
La Qoeoibrane interne e3t moins épaisse qu'ailleors ; 
dap$ le eulndt^Hiae, il y a eMre elli^ ^t la i^^mbr^np 
mnscttbufi^utt^AfHfibodeoFypt^Sf L'estomac du wwîg 
r.^aemble bea^çoiip à odui de$ phoqu^ » et ne pir^ili 
pas en <^i;6mr essenriQUeme»}:, qaoiqgi'pn diéeqs^'U 
se nourrit en partie de |u<;«i^ ( i ). ^ 

3o Le^ mof'Sf^piqif^oc. 
[Chez les marsupiaux^ qui ont toute sorte de régime , 

(i)Buffon, Lom. X]U, pa^, 4^? c' Home, Transactions philosoplùqiiesj 
i8a^^, lom. VI. 



40 XIX^ LEÇON. DE l'oBSOPHÀGE ET DE Ii'eSTOMA€. 

l'estomac présente aussi des formes appropriées à ces 
différents g;enres de vie. Les uns ont un estomac de 
Carnivore et surtout d'insectivore, les autres d'her- 
bivore , avec de singulières complications.] 

Celui du sarigue à oreilles bicolores a le cardia tout 
près du pylore ; aussi son cul-de^-sac forme-t-il plus 
des trois quarts de sa cavité. La membrane interne n'a 
proprement point de plis , pais sa surface est sillonnée 
par une foule de canelures irréguliëres , qui la rendent 
inégale et comme bosselée. Le rétrécissement du py- 
lore est dû en partie à un atineau ou bourrelet glan- 
duleux 9 formé de plusieurs séries de follicules lenti- 
culaires ayant chacun un enfoncement au milieu. La 
couche des fibres musculaires longitudinales est épaisse 
et très marquée. 

[Dans le S. crabier^ le touan,] la marmose et le cayo^ 
^o//m / l'œsophage s'insère également très près du 
pylore, mais l'estomac a une forme plus arrondie , 
ayant l'air d'une bourse sphérique. 

[Je retrouve encore cette forme globuleuse, mais les 
orifices un peu plus écartés, dans les dasjrures (i), les 
péramèles (a); ici il y a une portion pylorique muscn- 
leuse, cylindrique, qui se porte de gauche à droite^ 
et se trouve bien séparée du grand cul-de-sac, dont 
la membrane interne est comme veloutée. 

Dans les phalangers, c'est absolumentle même type 
de structure et de forme que dans les péramèles : des 
membre nés épaisses , une forme globuleuse, une por- 



(^i) Le dasyurc de M auge , morl à la Ménagerie en iSî^}* 
(î) PerameUs nasutus , Geoffroy. 



ART. IV* OESOPHAGE ET ESTOBIAC DES MAMMIF. ^l 

tîon pylorique cylindrique (i) ou conique (2)* Il y a au 
pylore un bourrelet saillant très prononcé (3) ; ainsi 
ces animaux n'ont pas l'estomac d'un autre type que 
les marsupiaux précédents ^ et leur régime frugivore 
parait plus essentiellement déterminé par la structure 
de leurs intestin^ que par celle de ce viscère : ils sont 
encore insectivores par leur estomac. 

[Les p(^roosqui ont des canines^ elles kanguroos 
qui en manquent, et qui sont frugivores, phytivores 
ou même herbivores, se font remarquer parmi les mar- 
supiaux , par leur estomac multiple ou compliqué.] 

Dans le kanguroo rat y l'estomac est partagé en deux 
poches en forme de boyau, boursoufflées, comme les 
gros intestins de quelques herbivores, et réunies à peu 
prés à angle droit, dont les cavités conununiquent 
entre elles par une ouverture assez large. Le cardia^ 
percé à Tendroit de réunion de ces deux poches, répond 
cependant particulièrement à la première ; mais il y a 
un repli qui se prolonge de l'œsophage dans la seconde^ 
et y détermine peut-être, dans certaines circonstances^ 
le passage direct des aliments. Celle-ci forme un long 
cul-de-sac, comparable au cul-de-sac gauche des 
estomacs ordinaires , divisé en plusieurs autres plus 
petits, par les étranglements de ses parois. Son bord 
droit , qui est plus épais et plus court que le reste , re- 
tient ces étranglements à la manière des rubans mus- 
culeux des gros intestins de plusieurs herbivores. Une 
semblable bande sert à plisser les parois de la poche 



(i) Le grand phalanger volant à longue queoe. 
(3) Les phalangers proprement dits. 
(5) Première édition , pag. Z^S, 



43 XIX^ LEÇOK. DE l'oESOPHAGC ET DE L'eSTOMAC. 

droite. Il y a le long de la première upe glande longue 
et étroite qui verse l^humeur qu'elle sépare , par ua^ 
quantité de petits orifices très apparents, surlesparoU 
internes de Uest^mac. Celles-ci préseijitent de grosses 
rides longitudinales dans la moitié postérieure de I4 
poche gauche, et seulement de légers replis/intercep* 
tant les aires polygones, dans FaiUire moitié de cette 
poche et dans le commencement de la seconde : les 
mêmes parois sont lisses et sans rides dans la plus 
grande partie de celles-ci ; en sorte que l'on pourrait 
peul-étre regarder à bon droit les deux pod^es comme 
deux estomacs différents. Car il y a entre elles^ non- 
seulement distinction de cavité , mais encore de struc-r 
ture. La membrane musculeuse n'est bien sensible 
qu'autour du pylore , pu elle forme un anneau assesi 
bien marqué qui indique, avec Tétranglement léger 
qui existe au même endroit, les limites de l'estomac et 
du duodénum (i). 

Dans le kanguroo géant, l'estomac n'a qu'une seule 
cavité. C'est un long et large boyau replié en différents 
sens dans l'abdomen ^ dont il remplit une grande par- 
tie. Son aspect est assez ressemblant à celui du commen- 



( 1 ) Cesi sur Testomac d'an indiyida rapporte ppr mes aip,\$ Péron et Lesueur 
f^ue j'avais fek oette detcription ea 1 904» et le dêsim 4e te pi *• X^H^ VQyf< 9. 
âfi f)9lre (uri^i^rç ^^^ion. I)908 qi» potoroo dp vçyage de F Astrolabe , j^ai 
tropye' la n^eiuVane interne iQoins différente dans les deqz pocLes.Il y 
a^ait partout des rides transversales et des pli« pins on moins prononcés 
daas un sens oppose. Le cardia s'ouvrait évidemment dans k portion 
droite , entre deux plis qui doivent y diriger les aliments et qui peuvent 
aiisn contribuer à fermer cette ouverture. Ces différences dans Festomac 
ét^ deux individus observffs, et celles que j'indiqueiai dans la raie, me font 
penser que ces deux potoroos appartenaient à deux e^pèces distinctes* 



1 

1 



ART. rV. CeSOPRÂGE ET ESTOMAC DES WMUW. 4' 

cément du colon dans le cheval; Gomme cet intestin , 
il a plusieurs larges bandes musculeuses , qui régnent 
dans toute son étendue et boursoufflent ses parois* 
Gomme lui y il a deuK appendices recourbés en crosse 
à là partie qui est à droite du cardia , et dont la par- 
tie gauche n^a pas la sixième partie de la longueur : 
propoTtion qui est inverse de celle observée dans le 
potoroo. Le cul-de-sac gauche est terminé par deux 
très petites appendices , qui le rendent comme four- 
chu. L'externe a ses parois intérieures épaisses de 
plusieurs millimètres, et glanduleuses ; tandis cpie 
l'autre appendice a sa membrane interne^ comme le 
reste du cul-de-sac cardiaque, lisse, blanchâtre, et 
ridée de petits plis irréguliers. Cette apparence delà 
membrane interne se conserve autour du cardia et 
dans une partie de la portion droite, où elle forme 
deux longues bandes triangulaires. Dans le reste de , 
cette portion, la membrane interne est plus grisâtre, 
muqueuse, demi-transparente, unie et sans rides. 

La membranemusculeuse forme un bourrelet épais 
autour du pylore, et l'interne présente à cet endroit, 
qui est fort rétréci, un bourrelet glanduleux semblable 
à celui que nous avons décrit dans le sarigue. Il est 
remarquable que la musculeuse , qui a extérieurement 
des fibres transversales allant d'une bande à l'autre 
dans la partie droite de l'estomac, ne présente que des 
fibres longitudinales dans la partie gauche. La mem- 
brane interne a de nombreuses circonvolutions. Entre 
elle et la musculeuse il y a une couche glandu- 
leuse , très épaisse vers le pylore , et qui diminue d'é- 
paisseur à mesure qu'elle approche du grand cul- 
de-sac. Cette co.uche adhère à la musculeuse, elle s'en 



44 XIX« LEÇON. DE l'œsophage ET DE l'eSTOMÀC 

distingue par une sorte de demi- transparence; elle, est 
également remarquable dans le genre.des chats. 

[La structure générale de l'estomac est bien la même 
dans le K. thetySy Fréd. Cuv.; cependant le cul-de-sac 
cardiaque est plus court ^ à peine fourchu. Le cardia 
s'y trouve percé au milieu d^un bourrelet saillant, qui 
sépare du boyau ou de la portion droite un repli qui 
doit d'abord diriger les aliments dans la première par- 
tie. Dans celle-ci et dans le commencement de la par- 
tie gauche seulement, la membrane interne a de fines 
rides longitudinales, qui croisent les plis transverses 
apparents dans toute l'étendue de cet estomac. 

Le boyau n'a pas les deux appendices qui se voient 
dans l'estomac du kanguroo-géant ; les rubans mus- 
culeux n'y sont pas aussi prononcés, ni les boursouf- 
flures aussi déterminée^ ; le pylore est garni d'un repli 
circulaire.] , 

Dans le phascolome ^ l'estomac est pyriforme; la 
partie droite est rétrécie et repliée vers le cardia, de 
sorte que la petite courbure est peu ouverte. Cet orifice 
laisse à sa gauche un profond cul-de-sac. Les mem- 
branes sont épaisses; l'interne forme des rides irré- 
gulières. 

4** Les Rongeurs. 

[ L'ordre des rong^ewr^ comprend des animaux qui 
peuvent vivre de toute espèce d'aliments, qui mêlent 
des substances animales, en plus ou moins grande pro- 
portion, aux substances végétales; et d^autres animaux 
qui se nourrissent exclusivement de fruits , de feuilles , 
d'écorces ou d'herbes tendres, Ce^x-ci , nous l'avons 



ABT. IV. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 45 

déjà va (i), ont des molaires sans racines^ qui croissent 
indéfiniment par le bas y à mesure que la trituration 
use leur couronne. Nous démontrerons qu'il existe 
des différences non moins grandes dans l'estomac et le 
canal intestinal de ces animaux ^ qui sont non-seule- 
ment en rapport avec les régimes divers auxquels leur 
organisation les astreint , mais encore avec toutes lei^ 
différences dans les dents , sur lesquelles on a fondé 
récemment les coupes génériques. 

Le type le plus commun de cet ordre es^; un estomac 
formé dedeux poches distinctes, plus ou moins séparées^ 
Vune à gauche du cardia, longitudinale, cylindrique ou 
conique, souvent plus grande que la droite y revêtue en 
dedans d'un épiderme épais , qui se termine brusque* 
mentaux limites de cette poche et les indique nettement; 
l'autre adroite, plus transversale , plus reculée , finit 
en cône au pylore. Plus musculeuse;i à parois plus 
épaisses que la première, sa muqueuse est dénuée d'épi- 
derme et montre l'aspect ordinaire. Un étranglement 
distingue d'ailleurs ces deux parties à l'extérieur. Le 
cardia est percé dans la première poche tout près de 
la seconde. 

£n passant rapidement en revue les familles de cet 
ordre nombreux , nous indiquerons jusqu'à quel point 
leur estomac se rapproche ou s'écarte de ce type.] 

Dans les espèces de la famille des eczirei^iZ;, l'es-' 
tomac n'est généralement pas divisé en plusieqrs po-* 
ches distinctes. Pjriforme (2) ou conique dans sa 



(i) Le^on XVII âor les dents» 

(a) Se, maximui e% macrourus , Geoffroy. 



46 XIX* I.EÇON. DE l'œsophage BT M L^ESTOttAC. 

partie principal, tf autres fois ovale (i)^ il s'en détache 
w»e portion cylindriqneonconiqnequi se termine an py« 
lore et qni est plus marquée encore dans le capistrate (2) 
que dânsi le g^arid écureuil des Indes et le vulgaire. 

[Dans les guerlinguets, en peut distinguer le cul-de- 
SQC pylorîque qui est petit , du cul-de*-sac cardi^ue 
qui forme les trois quarts de I2 capacité de Festonaac^ 
et se divise en^ deiux poches à son sommet (3). 

Dans les pteromys^ Fr. Cuv. (4)^ l'estomac est ph» 
transversal^ les deux euk-de-sae plue distincts, le 
droit pltis grand k proportioi^^ se coti^tinuent avec le 
g^che dans la même direction^ ayant une portion py- 
lorique courte et conique^ feisant un ang^e avec lui ; le 
cardia rapproché du pylore. 

Dans Ustscàtropières F.Cuvy l'estomac ressemble da- 
vantage^ pour la forme g^éra-le , à cehii des guerlin-- 
guets. Il est arrondi^ profond d^avant en arrière ^ ayant 
le fond du euUde-sac cardiaque formant une petite 
poche qui dépasse un peu le cardia , et une p(»*tion 
p^orique^syiliétrique à ceUe-ci, conique^ très musw 
culeuse^ revêtue intérieurement d'une muqueuse 
jaunâtre^ tandis que la membrane interne est Manche 
partout ailleurs y avec des plis formant des arcs parai-- 
lUes aux courbures* Deux autres plis dans le sens de 
la longueur^ à droite et à gauche du cardi»^ mais qui ne 
paraissent pas subsister quand Fesiomsc est bien dis- 



{i) Se, vul^ûrii , L, 
(a) Se, capioratuê, Bosc, 

. (3) Guerlinguet toupàie, Macroxus toupaï , F, C. 
(4) L'étiquette da bocal portait : écureuil- vohtnt 6e Hih. Diard, i8a6. 
C'est sans doute le ptëromys ^clatam. Ptenmtfr^Hidai ^ OH^iffoy, 



ART* IV* OESOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 4? 

tendu ; sembleraient indiquer des traces de division 
de la cavité en trois poches. 

Dans les marmottes, la cavité de l'estomac est égale- 
ment simple^ et ses parois sont médiocrement épaisses; 
sa forme est alongée. Je trouve dans une marmotte 
du Canada (i), l'estomac ayant la £Qrme et l'épais- 
seur des membranes de celui des carnassiers; le cardia 
éloigné du pylore; sa portion cardiaque longue 
et longitudinale^ se réunissant à angle avec la por- 
tion pylorique , qui est courte et dirigée obliquement 
en avant. 

n est plus large^ assez transversal dans les spermo- 
phileSj ayant son cul-de-sac cardiaque très développé à 
gaucfae ; son angle postérieur arrondi^ et une portion 
pylorique cylindrique, et très distincte de la cavité 
principale, ses parois muscùleuses. 

La fomille dés Zo/r^ présente, dans la forme et la 
structure de l'estomac , des différences qui sont en rap- 
port avec la nature des appétits des différentes 
espèces. [l\ est alongédans le /o/r, conique, avec une pe- 
tite portion pylorique dirigée en avant. Ses membranes 
sont épaisses et muscùleuses: c'est le type de l'estomac 
des carnassiers. Au contraire il est globuleux et à une 
àeuie poche, avec l'œsophage très rapproché du pylore, 
dans Je lérot [et le graphlurcy Fr. Cuv.] 

Dans le muscardin , l'estomac offre une singularité 
qui le distingue non-seulement de celui des espèces de 
ce genre y mais encore de tous les autres mammifères* 



(i) Marmotte an Canada, eovojëe de New-Torck » par M. MUhert. 
jirctomyt monax. 



48 XIX'' LEÇON. DE l'oeSOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

L'œsophage aboutit, immédiatement sous le diaphrag- 
me, dans unepoche globuleuse, à parois épaisses, glan- 
duleuses, percées intérieurement de beaucoup d'orifices 
de cryptes, séparée par un étranglement , et par cette 
structure, de Festomac proprement dit. Celui»ci forme 
un cul de-sac plus grand, large, un peu ovale, qui abou- 
tit en avant et à droite dans un court boyau pylorique 
de forme cylindrique. Il y a donc ici deux estomacs^ 
dont Fun répond à Festomac glanduleux des oiseaux. 
TNous verrons bientôt que le castor a des traces de cette 
organisation . 

[Dans le capromjrs (i), les deux culs-de-sacs sont 
bien distincts ; le gauche est une fois plus grand que 
le droit j Fœsophage s'insère sur le bord droit du pre- 
mier ; la position de Festomac est d'ailleurs transver- 
sale ^ ses parois sont médiocrement épaisses et muscu- 
leuses, et sa cavité conique. 

Dans un échimys très jeune , j'ai trouvé Festomac 
transversal ayant le cul-de-sac gauche court, la partie 
pylorique grande et le cardia percé au milieu du bor(l 
antérieur. 

Le genre rat montre évidemment la forme type que 
nous avons décrite en premier lieu. Dans ïe surmulot, 
Festomac est séparé en deux poches par un étrangle- 
ment, la droite plus niusculeuse, la gauche revêtue 
d'un épiderme. Dans le mulot, il n'y a pas d'étrangle- 
ment. Dans la souris (2) , il n'y en a pas davantage j 
mais Fépiderme épais de la première poche indique 



(1) Capromys FoumieH, Destn . 

(i) Première ëdidon, pag. 384 et 385. 



ART. lY. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 49 

sa séparation d'avec la seconde , ainsi que dans le mt. 

Le rat pjrlori n'a pas non plus d'étranglement exté- 
rieur ; son estomac est profond d'avant en arrière ; son 
girand cul-de sac large , arrondi s'avancant au-delà du 
cardia , qui s'ouvre dans l'angle rentrant que lait cette 
portion avec la droite. 

Dans les gerbilles l'estomac a' la forme type. C'est 
un boyau replié sur lui-même ayant en avant un pro- 
fond cul-de-sac gauche^ cerclé de faisceaux muscu- 
laires^ et le cardia dans Tangle rentrant que forment 
les deux portions (i). 

Dans la gerbille des sables (2) , suivant P allas ^ la 
membrane interne forme un rebord semi-lunaire , 
comme frangé y qui sépare la portion droite de la 
gauche. 

Dans un mérion (3) l'estomac s'écartait de ce type ; 
sa forme était globuleuse y ayant le coude à peu près au 
milieu du bord antérieur , un seul cul-de-sac profond 
et une portion pjlorique courte et unique. 

IVous retrouvons le type commun dans le /^â/7/^fer (4) 
qui a l'estomac divisé en deux poches ^ séparées par uu 
étranglement profond^ la gauche cylindrique^ la droite 
globuleuse (2). Le cardia est percé dans la première ^ 
à droite de sa base y dans l'étranglement niême^ de ma- 
nière que les aliments peuvent passer immédiatement 
dans la seconde au moyen d'un repli qui se prolonge 
du cardia dans cette poche. On peut distinguer dans 



(1) GtrhilU des Inde?. 

(a) Gtrbiibu meridiofou^ Desm. {Dipu$ longipes ^VùLIm,) 

(3) Dipus améiicanus^ Barton, envojé de New-Yorck, par M* Lewur* 

(4) Première édition , pag. 385. 

IV. 2* Part. 4 



I 



5o XIX* LEÇON. DE l'oESO^BAGE ÊT DÉ L'eSTOMAC. 

celle-ci une portion pylorique conique et plus mus- 
culeuse^ qui se termine dans l'intestiii par un bourrelet 
un peu saillant. ^ 

La première poche est revêtue intérieurement d'uii 
épiderme épais , qui forrtie deux lëvres orales , Se 
prolongeant autour de son embouchure dans là se- 
conde^ et coùséquemment en dedans de celle-ci y dont 
la tunique interne est lubréfléé de mucosités ^ et sans 
épiderme apparent , dans le reste de son étendue. 

Uondatra a une forme d'estomac analogue aVeô uu 
léger étranglement dans sa grande courbure qui indi- 
que la réparation des deux poches. 

Dans les campagnols ordinaires, la structure et la 
composition de l'estomac se rapprochent de celles du 
hamster. Je l'ai vérifié pour le C. rat-d'eau , le C. 
scherrmauSfle C. des champs(r>ius drvalisy ti.)(i), PaU 
/û^ l'apprend pour le C. des près ( mus œconomus) et 
pour le mus socialîs. Il décrit même une troisième 
poche. 

Les lemmings ont encore ce type, et les deux poches, 
d^^après Pallas , y sont plus ou moins distinctes suivant 
les espaces. Quelquefois même il y aurait une appa- 
rence de troisième poche ; dans le zocor^ par exemple, 
qui a une gla ade arrondie dans la parti 3 là plus saillante 
de la grande courbure de son estomac. 

Dans le hmming deia baie d'Jffudson ( mus hudso^ 
ninSy GmeL^^ I Vstomac s^écarte de ce type: il est trans- 
versal , trës aiongé dans ce sens , sans division ; le 
cardia est percé au tiers supérieur de son bord anté- 



(i) Première ëdition , pag. 383. 

(a) Voir notre première ëdiUoD, pag. 385. 



nmvy ie btil-dë-iWlc gàuché, cy Undriqné , méêàùèfe, 
là |)CttîdD droite dé même fbrtné , àvéé tmé ^rtie |^ 
lôrîqné rfecottrbéè th aVâtit et à gôiiéhé(l). 

n s'^ea écarté dâùs liéà gerboises Vjuî Tout jgkbu^ 
leudb (n) et dàiis Vhdamys du Càp , ^til Ta p^riibrme^ 
lotigitudinàl, avecnh eul-dë-sâccatdiaqilte plus gvafid^ 
€iirîgé éû avant , tiû chl-de-sac pylotiqtie dlHgé en 
arrière et utïe portion pyiôrîqué coarté > icylindriqtiè ^ 
fléùBiè cii aVaût. 

Les ràis-taupiês (3) ( spalax, Ould.) se tapprôbhèiit 
6es lemmîngs , et des campagnols par kûr «istomad 
âiviâé en dëtix poches^ et pat* rinâërttofa de roés6- 
l^iiage à la Basé de la prettiièrè. 

Cest encore le type précédent dâiis le bathfèi^ê 
du Càp } la poché gaucjie est éùorme , alangéé , péf céfe 
â sa basa jJar le cardia } la poché dtcfrté thdins grande, 
globtiléuèé^ e!rt sépatéé*dé Tâutre par tîii étrâhglement 
èttéttew et par nù repli intérieur. On ëti voit mfiihë 
âëùi ûrittes phis prës dti pylore, c(nl forftieràièrii uhë 
troisième sépàï^ation. 

Vôhfètèrè des Puriéi à réstdmac titi peii dffigréntj 
sS pddiioû est plùâ lon^itadinàlè, dé ïàanïêt^ que 
le cul-de-sac gauche est antérieur et îé âMt pôsfèê- 
riétit ; le càidtà est ^rcé aumlfieu de son bord drdit; 
là pôftîôtt pylorî^ué è«t tourte , cylindrique et dirigée 
en dtânt. 



(i) Cette èsj^ pèôrriît lâên né pa« àppànetitr à éè ^éAté y k èà jogér 
pa^ cette différence dans la stractnre de son estomac. 
{diy Gerboise deBarbarie, mus sagiUaylu 

(3) Mus i/phlus. Première ëdiUon , pa^. 385. 

(4) Mus capensis. Pallas. Première édition , pag. 385. 

( 4. 



Su XÛL^ LBÇœf • DE L'oBSOPttÀGË ET DE l'eSTCIMAC. 

Dans le castor , Pestomac est transversal , alongé 
dans ce sens^ ayant la portion droite plus grande que 
celle qui est à gauche du cardia. L^œsophage s'insère 
au premier tiers de son bord antérieur ', par une 
ouverture étroite garnie de pointes qui sont analogues 
aux franges que forme l'épiderme dans plusieurs autres 
rongeurs ^ en se terminant autour de l'orifice de la 
première poche dans la seconde. Des cryptes nom- 
breux très développés, dont les orifices s'ouvrent dans 
la cavité de l'estomac^ forment un disque épais vers 
le cardia (i). Ces cryptes isont évidemment de petits 
cuk-de-sac formés par la muqueuse et la couche cellu- 
laire qui la double^ qui y paraissent repliés sur elles- 
mêmes en festons irréguliers , quand on observe la 
coupe de ce disque glanduleux. Les substances ligneu- 
ses dont se nourrissent les castors, ont nécessité cette 
surabondance de sécrétions dont cette glande est Tor- 
gane. Un étranglement sépare la portion pylorique 
du reste de la partie droite de cet estomac. Le pylore 
forme un bourrelet Piaillant dans l'intestin. 

Dans la famille des porcs-epics , nous trouvons 
un nouvel exemple des différences que présente l'es- 
$omac selon les genres. 

Le coëndouy l'a comme Poryctère des Dunes, 
alopgé y longitudinal , avec un cul-de-sac en avant et 
en arrière; l'oesophage inséré sur le côté droit, le cardia 
est reculé et assez rapproché du pylore ; une portion 
pylorique courte, cylindrique, dirigée en avant, se 
termine par un bourrelet qui fait saillie dans Tintes- 



(a) Première ëdiiîon , paç. 383. 



AAT. ly • OESOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 53 

tin. Dans le porc-épic d'Europe , restomac est glo- 
buleux y formant d^'avant en arrière une bourse pro- 
fonde et large , dans Ia(]uelle on peut distinguer uu 
cul-de-sac gauche» dont le fond s'avance plus ou moins, 
suivant les individus , au-delà du cardia*. A droite de 
cet orifice, se voit la portion pylorique, qui se termine 
au pylore par un étranglement extérieur, et, intérieur 
rement , par un bourrelet épais , qui rétrécit cet 
orifice , d'ailleurs trës rapproché du cardia. Cette 
portion pylorique , plus musculeuse que le reste , est 
quelquefois dilatée en une poche distincte, qu'un 
étranglement sépare du cul-de-sac de ce nom. Il se 
forme encore d'autres fois , je crois accidentdlemeat , 
une petite poche arrondie au-dessus du cardia (i). 
La membrane interne présente partout la même appa- 
rence , sauf dans la portion pylorique où elle parait 
plus unie et où ses plis ont une direction différente. 
Adroite du cardia, un pli très épais sépare la poche 
gauche de la droite. ] 

Dans le lapin et le lièvre y l'estomac est fort alongé^ 
particulièrement la portion qui est à droite du cardia ; 
celle-ci forme un boyau, dont la membrane musculeuse 
est plus épaisse qu'ailleurs, sur-tout autour du pylore, 
où elle est renflée en bourrelet. Dans le reste de l'esto- 
mac, cette membrane est à peine sensible. Le grand 
cul-'de-sac est très profond, et le cardia conséquem- 
ment très à droite. 

Les lagomySy Cuv. (a), présentent de nouveau le type 



(i) Première édilioo , pag. 38 1 . 

(a) Lepus pusiUiu, P. L. Ogotonna, P.L. uélpinus^V, Cette description 
est d'après Pallat , IVowœ species quadrupedum eglirium ordine Eiian§m^ 

1778. 



1^ gJusçom mun de l'ordre. Leur estomac a deç^ pQche^i 
la ^a^che cylmdrlqMe, longitudinale ^ fterçéç à 9a Ji^se 
p^F le çarcÛa, ^ )|t droite qui est trao^vçr^ale | pli)$ 
çeprt? dai» ie hgom/s ogqtQmM , plu3 JiQBgi?i? dims 
\^ lagomyrs n^n. Un repU iiit^riçi^* t|xdiqu$ h $4p4r 
tÎQfi de G^ 4eux ppçbes.. 

*7Pe> tw^verwle d^ps ^posjitioû, ayapt Jgplu&gr^pde 
Âip^n^OP d^^8 qe ^ep^, iiii Q|il.<le^?^ç Q^fjiaqnç pev 
profoiMl) tfi^tràrrhit igauç]^ du cardia ^ çt nqu çp 
l^9Rt; W pyl^r« eiin «v^nt, la pprtiôn pylojfqije 9ya#.t 
un r^jeA^mwt 4 droite , plp^ ^ airripre } le cul-dp-s^c 
Pf iQr^qii^ ^ prwpjQi(^ ^us çhi moin^. Vépi^iç^^ (|^ 
jp^B8qpb9g^ 8»riti% le pourtour du eardia. 

ï)9m h Çoçho^ 4'ind^ (ftmerm, F. Cviv, ) , Tfîstor 
1B«<5 e«î glgbulçw, j^tpç formant propre^nent qu'ici 
%9\à çiil-4e-WP } l* portipn pyloriquç petite , py^le, ^t 
iséparéft 4e U prière par un repli ^e(ni-r)uiiairç de 
la membrane interne qui va en se pédant d'avant en 
arnère; en ^vant à^ ce repli , pli|3 pr^$ du cardi^ , les 
parois de l'ostMfiac 90m; glandiUeai^s. 

fin rimmit \w genres qui «'ép^^rt^^nt le plp^delfi 
forme générale ^ r^aiariqu9)>l§ qci^affeict^nt la plupart 
des rongwrs^ «oftï les fi^i^isy les puças, le gewe 
Uè/r^ > les porçs-^éjàk^ y le ç^tor, l^n^armoftes , les 
sp^mQphilesi , lie^ fe/r# et li^ écw^Us proprement 
dits. Les anoëmas , les lagomjs^ le$ t^CHirpptères ^ les 
ptéromjr^ , uppartc^aiM; fiepf^ndçint 4 l'une ou à l'^^tre 
des familles qui comprennent les genres que je viens de 
nommer, ont déjà une partie des caractères de forme 
ei: de structure qui çont propres 90^ antres ^milles de 
cei. ordre singulier.] 



M7.IV.<«S0P|U6IIBTEST01UGDESIU1IMIF. 55 
4"" L^ édentés. 

Pairmi les édeulés , il n'y a qua les paressai» qui aiaiit 
plpsiaurs a^tomacs, to^s les autres Q'an ont qu'un ^ or- 
diuairanieii^ à une seule pocha. 

[ Les tardigrade^ se rapprochent ainguli^eniieiit 
dea ruminans par leur estopaac multiple. ISous an 
distinguarons quatre ^ comme difms cas derniers ^ que 
l'on pour^^ I à la rigueur ^ réduire à deuit (i)^ lesquels 
seraient pu¥«-ii|èmas sou^-divisés en plusieurs pochas. 
Jiom l^ décrirons en détail dans les deux genrai, à 
cause de leur singulière organisation. 

Dans le genre achoms (a) y {ïm) y la cayité du pror 
mier estomac est très compliquée* Il f a d'ahord 
une poche iniSérieure^ qui s'étend en arrièi?e, à parois 
épaisses > rw êtue d'un fort épiderme \ puis \xn9 poche 
supérieure arrondiei a parois plus minces^ séparée du la 
promîère^ du coté gauche, par une cloison semi-lunaire, 
qui ne iaîase Je paisage libre qu'à droite , sa memhirane 
intet^oe est également sèche et revêtue d'uA épidarme« 

C^Qst oatte seçQode poche qui ahoutît daM Wk long 
appsndiaa ^vale , dont la m^ishrane inierna^ molle ct^ 
sans épiderme > a de la9ges pUsi qui doive»! g&nei! la 
marche des matières alimentaires , et midtipliar la snv- 
&c^ de cette tunique et son action digesiive. 

Un cordon musoulaux très épais qui cercle le bord 
de la poche inférieure , se prolonge sur le boni de Pap- 



(i) CoiwnQ nous rdVQiis frît dto» nûtre <ieM2ripliea de iSd4. 
C?) îrei^içrç édîHqïi , ^. ?8g. 



56 XIX« LEÇON. DE l'qESOPHAGE ET DE l'eSTOMAG. 

pendice ; d'autres cordons partent en rayonnant du 
cardia, et se portent le long des parois de cette 
poche, jusqu'à son bord postérieur. Ils doivent^ par 
leurs contractions, la resserrer comme les cordons 
d'une bourse. Deux replis saillants , qui interceptent un 
canal, descendent de l'œsophage dans un second esto- 
mac qui répond au bonnet des ruminans : c'est une 
poche ronde, dont l'intérieur est aussi revêtu d'é- 
piderme ; son embouchure dans la première a deux 
rebords y dont l'un antérieur est garni de nième^ d'un 
épais cordon mu^uleux. Cet estomac, ainsi que la pre- 
mière poche de la panse, doivent pouvoir prendre les 
aliments de la deuxième poche de cette même panse 
et de l'appendice cœcal, et les reporter dan^ l'œso- 
phage. C'est à cet usage que servent sans doute les forts 
cordons musculeux qui rayonnent dans les parois de 
la première poche ^ à partir du cardia. La gouttière qui 
conduit à ce second estomac se prolonge jusqu'au troi- 
sième, et peut y conduire directement les aliments. 
Celui-ci est petit, cylindrique, séparé du bonnet et du 
quatrième estomac , par deux étranglements marqués. 
Il est situé en travers^ au-dessus de la panse et du bon- 
net , et ne semble former, par ses petites dimensions , 
qu'un couloir pour arriver au dernier estomac. Cepen- 
dant, on le trouve plein de matières, ainsi que le qua- 
trième, qui a la même forme, la même position, et 
dont les parois sont encore plus musculeuses, sui^tout 
près du pylore, où sa cavité n'est plus qu'un canal étroit 
dont la membrane interne a des rides longitudinales. 
Dans l'autre genre des tardigrades , les paresseux ^ 
proprement dits (bradypuSy F. Cuv.) , la panse est plus 
grande à proportion, et remplit une partie de la 



AliT. TV. OESOPHAGE ET ESTOMAC DBS MAMMIF. 5j 

cavhé abdominale. Elle a y tout à fait i gauche , une 
corne analogue à l'appendice décrit dans Vaï. 

Le bonnet est en avant de la panse, à gauche du car^-^ 
dia ; sa forme est ronde^ et sa cavité divisée par des plis 
on rides qui vont en rayonnant ; elle est séparée de la 
panse par un bourrelet. Sa membrane interne est sëche. 

I3n canal très court, formé de deux replis musculo- 
membraneux, conduit, comme dans lesruminans, 
directement de l'oesophage dans le troisième estomac* 
Les matières alimentaires peuvent encore y arriver da 
bonnet ou de la panse; son entrée est resserrée. Ce troi- 
sième estomac, placé sur la panse , est plus long que 
celui de l'ai , en forme de boyau , et dirigé de gauche i 
droite. Sa membrane interne est lisse, percée par les 
orifices de cryptes évidents. 

Le quatrième estomac est un canal étroit , à parois 
très musculeuses/dont la membrane interne forme 
des plis longitudinaux. Ce n'est proprement que la 
partie pylorique des estomacs simples. ] 

La présence d'un canal analogue à celui que nous 
allons décrire dans l'estomac des ruminans^ et qui per- 
met aux aliments de passer immédiatement , de l'oeso- 
phage dans le second (i) estomac, ne doit-elle pas faire 
présumer que les tardigrades sont également sujets à 
une sorte de rumination? Au reste, nous avons trouvé 
leurs estomacs également remplis de matières ligneuses, 
semblables à du terreau (a). 

[ Les édentés ordinaires ont un estomac simple. 

Sa forme est globuleuse dans les tatous{3i) et à un seul 



(i) Le tioitième d'après notre nouvelle description, 
(a) Dans notre prenûère observation qui date de 1804. 
(3) Prendèce édition , pag. 38B. Genre cachkamt* 



S3 xixfi LEçoif • PE rJam^PukQt et pç ï^'estom^ç. 

çul-de-saiq j 1q oacdia s'y trouve tr es rapproché du py- 
lore ; la pç^rtiop pylorique est un pçtit çôae ou mi 
pejjt cyliadre qui se détache d» )a pochç unique fui 
forme 1^ '^iscèrQ. ] 

Celui de Xorjrçtéropei est aussi à peu prfeç ^ohuleux 
et présente > de même à droite ^ uu proiwgeuient cy*** 
lindrique^ qui aboutit au pylore i dout le^ parois spnt 
formées > en grande partie ^ d'uue coucha très épaisse 
de libres musculaires. G^ies du reste de l'estamac ont 
une épaisseur médiocr^^» 

[ La forme et la structure de Tei^on^afi §ont emcara 
semblables dans le fourmilier t^mmdjM ; mais celui . 
dix fourmiUer taommir , présente dans Tiiisertioa da 
l'œsophage en avant et sur la droite , et da^s h forme 
arrondie de son grand cul-de^sap cardiiique^ le type 
des cfirna^sierfif. Uo bourrelet intérieur $épai>e cette 
partie de la portion pylorique, La ea¥ité de cdle^rçi 
est un canal étroit dont les parois sont très museu- 
leuses et présentent en ayanl; une saillie qui fieiît l'effet 
d'une endume miiscuLo - tendineuse , destinée à 
broyer les matières alimentaires macérées dans la 
première partie» 

Celui àf&ffmrtmiieri à dmoo doigts {i)[si une forme 
alongée , nm» {»|sitiQu traii#¥^rsale 9 T^^^pbage in^ 
séréau milieu du bord antérieur^ un grand cul^der^sac 
à gauche du cardia fit une forme conique dans la {^r 
tloQ qui est à droite de ce^ ori&Qe}, ses parois sont 
très épaisses* 

[D^hslegeiir«/?«f^//^(?),uoi*«trQuyfrpnsdfisdiftîé-- 



(1) Genre didactyle j F. CuYÎcr. 
(3) Première ëditipn , pag. 387. 



▲air. nr . obsophâ^s m Btnoukc oift Màimir . ⧠

noces spéi$ifique9 aiy^i iparquées qu^ dsioA la flf^pre 
pvéfiédent. } Âîasi ^tns 1^ pangolin & qpeœ courte 9 
le cardia 0^1: as^» loîn du pylore. A pe^ pièf vers 1» 
milieu de la petite cimcbura > il y ^ » i^témurtiMiit 
tm repli qui sépale la €a?ité de Teatoaiao ea deiiï 
parties, Time ^whe, h paw^ mipces, Vautre droite^ à 
pavois Irai épi^sai^. Gelle-ci^ ou la portion pylortque , 
va eu te i^tré(^smt jusqu'au pylore , et o^otîeat ^ 
daus répaiaseuir de ^es paroû» » une glande analogue 
à celle que bous avous déjà obseryie dans l'estomac 
du castor^ eocnpo^ie d'un amas de Iplliciiles lenti- 
eolaires* iHUus n^avons pas trouvé cette glande daB6 
Testemac du j^atagm [ qu d^ pmgoim à longue 
qu0ue, qui est de forme très alongée avec le cardia en 
avant , lé pylore au second ti^rs du bord antérieur ^ 
un grand cûl-de-^sao pylorique à droite de cette issue, 
laquelle est fermée par im bojirrelçt intérieur très 
saiUant. Les parois en sont extrêmement épaisses et 
très musculepses. Cette structure et les grains de sable 
mêles aux fourmis dx»nt je l'ai trouvé pl^ , semblent 
indiquer que la digestion s'y lait aussi par trituration. 

Les monotrèmeSy dont les deux seuls genres eon- 
nus sont si différents par les caractères extérieurs^ ne 
le sont ps moins par leur organisation intérieure. ] 

Bans VéMdné, l'estomac est très ample ^ de forme 
ovftle. {U y a un petit cylindre pylorique, à parois 
museuleuses, qui se détacbe du corps principal et dont 
la cavité est hérissée de papilles dures et presque déna- 
ture cornée^ tandis que la muqueuse est lisse dans tout 



(i) Freimèr^ éiàû^n , pag. 166. 



6o XlX^ LEÇON. DE l'oESOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

le reste de Testoinac, dont les parois sont ininces. ] Le 
pylore n'a pas de repli , mais Textrémité des parois 
de Festomac^ qui sont plus épaisses que celles du 
duo(Mnum , forme un bourrelet saillant dans cet in- 
testin. Le cardia en est très éloigné. 

Dans ïoniilhorhinquey la forme de l'estomac n'a pas 
de rapport avec celle qui se voit généralement dans 
les mammifères. Comme dans beaucoup de poissons^ il 
n'a qu'un seul cul-de-sac très profond , et sa figure 
peut être assez bien comparée à celle d'une pannetiëre. 
Cependant elle varie suivant que ce viscëre est con-> 
tracté ou dilaté i dans ce dernier cas il est plus arrondi^ 
plus large dans son fond ^ il se rétrécit peu à peu en' 
avant ^ et se change en un canal étroit^ dont il serait 
difficile d'assigner la terminaison dans l'œsophage. [Le 
pylore est percé à l'extrémité d'un petit canal py- 
lorique qui forme une bifurcation avec l'œsophage 
et qui se distingue du duodénum par l'épaisseur de ses 
parois^ ses faisceaux de fibres musculaires, et parle repli 
en manchette que sa membrane interne faitdans l'in^ 
testin. ]Cet estomac est extrêmement pelit^ proportion- 
nément au volume de Tanimal et à celui des intestins. 
Ses parois qui sont médiocrement épaisses • sont com- 
posées des membranes ordinaires. La musculeuse est 
très marquée. L^interne est lisse , d'un blanc argenté , 
et a quelques petitsplis [qui sont transverses en-dessous 
et longitudinaux en dessus quand la musculeuse est 
contractée. 

VII. Les pachydermes. 

[ Les animaux compris parmi les pachydermes^ si 



ART. tV. OBSOPHAGE ET ESTOMAC DES liAMMlF. Ol 

Ton en excepte les éléphants ^ les rhinocérps et les 
chevauœy ont un estomac plus on moins compliqué, 
dont la cavité se sous-divise en plusieurs poches ou en 
plusieurs petits culs-de-sacs. 

Nous allons les décrire en suivant y comme a l'ordi«- 
naire, Vordre systématique du Règne animal.^ 

Celui de Vélephant a une forme très alongée et 
fort étroite. Son plus grand diamètre , pris vis«à-vi8 
du cardia, n^'a que le quart de sa longueur; de là il va^' 
en se rétrécissant à droite , vers le pylore, et à gauche^ 
vers le fond du cui-de-sac de ce coté, dont l'éloigné- 
ment du cardia ne surpasse guëre le tiers de la longueur 
totale de Festomac. La membrane interne y forme des 
rides épaisses , et cinq larges replis dirigés en travers , 
dont le premier part de très près du cardia. Cette 
membrane est lisse et unie dans la partie moyenne de 
Festomac ^ et n'a que quelques grosses rides transver- 
sales vers le pylore , et beaucoup de petites rides qui 
se croisent et interceptent une foule de petits enfon- 
cements. La musculeuse est partout fort épaisse , mais 
particulièrement dans les environs du pylore , où elle 
a jusqu^à o, oi8 d'épaisseur. La valvule de cet orifice 
forme un pli peu saillant. 

[Le premier des pachydermes ordinaires, VhippopO'^ 
tame est pourvu d'un estomac compliqué , composé de 
plusieurs poches dont on ne coupait pas encore bien la 
grandeur relative, dans l'état adulte , puisque la pre- 
mière description originale connue est celle que Da;u^ 
henton a faite sur celui d'un fSœtus, qui a servi également 
à la nôtre. Le long boyau, qui en formait la cavité prin- 
cipale, pourrait bien avoir eu^ à cet âge, et durant 
l'allaitement, l'importance et le développement pro- 



pôrtionnel de la caiUettè ou dfî qilatriëlne estomac de^ 
rbiniiians} tandis que leé pebes qdi stot à droite et 
à gaucbe dti cardîsli répondant à la ]>ansë et àU bonnet 
se développeraient comme èé§ éstotUâés^ Idt^qtié VéHu 
ntàl prend nne ndttïtitnré beaucoup moins substan- 
tielle que le kit. Voici d'ailleurs la stf^ticture sitf* 
^lière de cet éstomac< ] 

Le eardia communique dan» trois po&bés^ à<mi 
deux feulement paraissent à Feîiérieur , et dans ntt 
long boyau , dont la eartté est divisée en ttahrers pat 
plusieurs replis^ en forme devâlvùles« Âu^elà delà 
dernière valvale, le boyau se prolonge eiitoté, et ^ 
termine en un appendice plus éiroit ^ qui est replié 
souô Itiî ^ et abdutit ati pylore. Là membrane ihtérilè 
est tbute fendillée , dure et gi*anuléuàë dâriè les deux 
pins grandes pochés et dans le boyaû, jusqu'à la 
dêrtiière valvule. Plus loin elle est Hssè et plîsséé. 
Elle n'a point de plis dans ^appendice , dont là mem- 
brane rauSculeusé ^t très épaisse , fiaHîcûlîèt'énSetft 
autour dn pylore. 

Le coùhon a Festômac globtiléiii [ rinsertiôti de 
rœsophagé ^t éèpéndant plds à ^ilèbe ^it'à di^6îtè 
et la partie de l'estomac qui est dé de t^Ôté; ^Ids din^Ië 
que celle dtl cul-dé ^sac cs^diaqué. Le èttl-de'-isae 
pyloriqueadèspâroîs plûS rnùsculetiises que le cardia- 
que j mais c'est sui^tout dans le hô^iiût où 1 appendice 
pyloriqtiè qui teMîne ce cul-de*-sac , que la tunique 
musculeuse est ti'ës épaisse; Là ménibranè muqùeu^te 
y formé déS plis, dëS rides dirigfés en différèûtà 



(i) ÙEàif^i ât Bliflbtt , tom. XI! /pi. V. 



AET. IV. OESOPHAGE IT ISTOMAG BÇS M AMMli^. 63 

sens ^ pois un hourrelet cyliildrique qui boucb^ 
le passage de l'estomac dans l'intestin. L'appendice 
en capuchon^ qui ternaine le eul-*de-*sào cardiaque à Sflf 
eavité distincte du reste par un large repli circu- 
laire 9 qui règne dans les trois quarts de la eircohiié^ 
renée de son entrée ^ en haut^ en bas et dm côté dé 
Foesoplialge. Ses parois d'ailleurs sont plus épai^es 
que dans la plus grande partie du eul-de-^ac cardiaque 
où eUés sont très mitioes , blsnches et unies intérieu- 
rement^ tandis que la membrane interne de cette 
poche pré^nte des rides et des plis ondulés et ué 
aspect glanduleux y comme dans k poche pf brique. 
Le eardîa s'ouvre dans une bande blanche de la mu- 
queuse stomacale , qui ressemble a celle de la portioii 
cardiaque} les plis longitudinaux de l'œsophage s'y 
continuante et cet orifice présent» un rebord saillant 
qui le sépare du cul-de-^c pylorique* 

L'estomac est beaucoup plus compliqué dans les 
deux espèces connues de pécari^ Cuv. 

Le tajas^u {l){/)icotjrleslabiaUiS , Cuv.) l'a trans- 
vcrsel^ large et profond, composé comme celui àt da* 
man deSyrie/dedeux grands culs-de-sacsbiend^ncté, 
Fun gauche cardiaque et l'autre pylorique. Une échaii^ 
crurey de la grande courbure indique extérièurefifient et 
en arrière ^ette aéparatioû; tandis qu'elle e^ nia rquée, 
éiidedauspât*uu bourrelet saillant et par l'aspect de fo 
membrane interne qui est sèche et pHssée dans la prin- 
cij^le pUché cardiaque ; plus épaisse , glanduleuse et 
percée d'une quantité d'orifices de cryptes dans le cul de- 



^i) PreiÉ^ire ^tk>n , pa0. 39a. 



64 XIX« LEÇON. DE l'oKSOPHAGE ET DEX'eSTOBIÀC. 

sac pylorîque. Ce cul de sac est profond , arrondi en 
arrière et conique vers le pylore où il devient plus 
musculeux. En dessous et en dessus delà grande poche 
cardiaque, celle-ci s'ouvre dans deux plus petites 
poches coniques, dont les parois sont minces et la 
membrane interne enduite de mucosités. 

Dans le pécari à collier , dicotyles torquatus , Cuv. 
la structure et la forme de Testomac sont assez con- 
formes à cette description , sauf que Fétranglement 
extérieur qui sépare les deux culs-de-sac gauche et 
droit , est encore plus profond , et le repli de la mem- 
brane interne encore plus marqué. 

Il y a plus de différence , pour l'estomac , entre les 
deux espèces de daman (hyrax) (i).] 

Dans le daman de Syrie , Testomac a deux poches 
bien séparées par une cloison mitoyenne, percée dans 
son milieu d'un orifice , dont les rebords sont irré- 
gulièrement contournés^ et qui établit la communia 
cation de Tun à Fautre, Chaque poche répond , comme 
dans le pécari, aux culs-de-sac gauche et droit des 
estomacs ordinaires* La cloison commence à droite 
du cardia , qui est percé entièrement dans la poche 
gauche , et se porte un peu obliquement à droite et en 
arrière , où sa place est marquée à Textérieur par une 
scissure profonde. La poche gauche est la plus vaste j 
elle se prolonge en avant le lonç de Fœsophage. Sa 
membrane interne est blanchâtre , lisse et ridée irré- 
gulièrement. Cette membrane est sans rides dans la 



(i) M. Cuvier, Rèf^né animal, tom. I, pag. a49 , ne trouve pas dans les 
caraclères extérieurs , iie différences certaines entre ces deux espèces. Ce 
que nous dirons de leur estomac , et de leurs intestins pourra y suppléer. 



ART.iy. OBSOPHÀGE ET ESTOMAC DES MAMMIF. 65 

poche droite et veloutée y particulièrement à l'entour 
du pylore (i). La membrane musculeuse a àe& fibres 
circulaires trës marquées. Les parois de cet estomac 
sont en général médiocrement épaisses ^ elles le de- 
viennent beaucoup autour du pylore y qui est étroit 
et dirigé en avant. 

[L'estomac du daman du Cap diffère du précédent 
par une forme et une position longitudixiale. Sa por- 
tion cardiaque , après avoir formé un cul-de-sac en 
avant et à gauche du cardia y se prolonge d'avant en 
arrière en une portion alongée cylindrique^ jusqu'à une 
scissure^ plus ou moins marquée suivant les individus^ 
qui se voit en arrière et la sépare du sac pyloriquel 
Celui-ci est court y arrondi et se termine par un boyau 
pylorique très musculeux y un repli circulaire inté- 
rieur^ mais beaucoup moins marqué <que dans l'espèce 
précédente, sépare un peu les deux poches, qui se 
distinguent encore par l'aspect différent de la membrane 
interne, laquelle^ dans la portion cardiaque, est revêtue 
d^un épiderme qui s'en détache facilement , tandis que 
la droite a un aspect glanduleux. 

L'estomac du tapir (2) est formé sur le type de celui 
du cochon, du pécari et du daman deiSyrie. Sa cavité 
est divisée en deux poches par un proloùgement 
membraneux très épais à la face inférieure, plus mince 
à la paroi supérieure. La poche gauche, plus grande 
que la droite y est longitudinale , elle a son fond en 



(i) M. le profetseur Bapp 9. également troayë la membrane interne ve- 
loutée dans la partie pyloriqne de l'estomac da daman do Cap. Mono^a^ 
phia hyracis, Stattgardiœ. iSBo. Ild(eckel n'a pas va ces yjUHosîtés. . 

(a) Le tapir d'Amérique, Cavier. 

IV. !• Part. 5 



65 xtt* lÉÇo^. DÉ h'ëÊiO¥ïikùE Et it t^isrtmAti 
àvëtit die fi^ùfë 6oiik|ue; le eittâî^ est percé tAen en 
rffiêfe , (faris î«Wt bord df6il. €o*rtôié daui^ beaucoup 
dé i^^ùgeuf s, là pothë droite est beîâùéoup plu^ mtisdti- 
hme i stf po9TtlêD e$t trartfâ^èi'si^Ié , ^uf la portié^tt 
|^)6fiqti0 tftli %st ett dtfàùt. Ld nattlfe^ de bf meùiri 
brane interne ne m'a pas paru dififéretité datfâf les deux 



Dàiwf lé f^i;?//' rf^ Sumatra^ Féstômâ^ r'es^emMô 
bi^âééxip à éeltri dû rhinoeéros (f ). ] 

Ifettis le rhin&ùêt^s umèùftBé, Yeswmtit à là fornie 
alèft^ éC %f^tà^tttk\ë , ^né ïtôus aTona décrite dans 
Téléphant.Le efwdia s'ytrotfVe trts loin dm pylofré, 
€{riôic[tte le cnl*'de-«aft gaûébesoit encore ass6:& profond. 
Là portion pyloriqttef ti&t disfinete du teste par un 
éôF^ngleificmt • 

[Le cttl-de?^irc gaûcbéet la portion droite la ptùs 
tapptocbée du dardia, sont revêtus d^épidetme dans 
lé rhiriocért)^ dëSumalrçt (i^). ] 

Lés solipèdes dnt nn é^oKbaé simple^ chà Fon retrouve 
tefottoeordiiilfir^. 

[ Cependant il mérité*^ d*Wte èittSik àms lesrdif- 
lêl^es eépècés du genre cfieml, (jùi coh^tue à 
Itàâféul cette fàiilillé. 

Dttltsrle chei^at^sa(^ÉVitêtsi ^inple, sa fornié an'ondie 
et ék capacité petite relattiVetnétit arrVoïamédeFanir 
ittàh } Ucteopfhafgé s'itrsSre ttës oMîqttéittent pï^ès dû 
iûiKétt dé sorf arc antériéoi* qui è^ ti^ês fermé, dé sorte 
que le$ deux portions à droite et à gauchedu cardia sont 



1 T ^^'•" ' ' ■"" ' ••• t 1L1 •■ '■*' ""^ ' 



(i) SmwmÊt ta. Boa/t,phihm>f^ùltriMsaH. y iSiÊ^ pag. S^. 
( I ) Home^ eomp. anat. 



Ah'r. IT. OESOi^HAGÉ ET ËStOMAC DES MiWMtf . 6^ 

k peu pi*èB éâ[ale^. La nlembtane intetM ducul-de-flac 
gÈxxàht ëàtlisoê, blâttdhâtreet séché comme dans Toeso- 
phage; ta ndisqu^eUe paraît veloutée danô le reste de Tei*- 
tomao. Le lignecjui semble séparer ces deux portions est 
marquée d^un pli déùtdé. La membrane musculeuse d 
plurietirséouchfeà de fibres dirigées en différents sens J 
il y eti a qui sont disposées en bandés qui se portétit de 
Féèso|)hâgô, en traversant ôMiqùéttent le cardia, 4 la 
^tidé èburburedeFestomat, H contribuent sans doute 
i fe!*itier*cëkiî-ci, lors des contractions de cet organe et 
à rendre le vomissement impossible; effet qui est 
encore ettipéché pat l'insertion oblique de Toesophage. 

VIII. Lès rumirtttns. 

I^ous àrlknls décrire ^es estomacs, à peii prB, les p\ûH 
cônfrplïijûés que nous connaissions, c'e^t-à-dire ceol 
déi rUfnlndHÉ. Ih se ressemblent, à de|petïtës différences 
près, dans les ruhiinans à cornes ^ qui ont quatte? 
estomacs bien distincts. Le premiéf de ces estomacs , 
appelé te panse y Y herbier ou Ist double , cet trfes vaste; 
il occupé Une grande partie de Fabdéfibeii, pârticu- 
liferement du côté gauche. A droite de Tdesophâge et de 
la partie antérieure de la panse, se trouve le second 
estomac Ou le bontiët , le plus petit dés quatre , et 
^tti m përîËlt j au premitt" coup d'ôeii, qti'un appendice 
du pféllïîëf' ; il touché en rivàiit âU éeûtré aponévrotl- 
qué ÙA diaphragmé. Vietit ensuite Ufèàiilét , qui est 
le troisième pour la Situation et pôUt k gtandéuf : il 
e^ plftcé au côté droit de (â pdilsd ea arrière du foie. 
L'éMOfiiag@ is'insèrrd suf k p^ni^de k panse qui éist te 
pkis i érmte^ et cottftitini^âè en inétné temps, ati 

5. 



68 XIX^ LEÇON. DE L^OBSOPHAGE ET DE L^ESTOMAC. 

moyen d'une gouttière que nous décrirons plus bas ^ 
avec le bonnet et le feuillet. Le troisième, estomac est 
distinct du second et du quatrième ^^ par des rétrécis- 
sements très sensibles, il est globuleux^ tandis que le 
dernier estalongé. Celui-ci , nommé la caillette^ est le 
second pour la grandeur ; sa situation est également 
à droite de la panse ^«t^ pour une petite portion sous 
le feuillet. Il communique avec ce dernier par une 
ouverture assez étroite / et s'ouvre dans le duodénuni 
par un second orifice^ qui répondau pylore des estomacs 
simples. 

Les membranes de ces quatre estomacs présentent 
des diflférences remarquables , particulièrement Tex- 
terne. Celle-ci dans la panse du bœuf^ a sa surface in- 
terne couverte, en grande partie, de papilles larges et 
plates, dont la grandeur est très différente. Plus 
grandes dans le fond des culs-de-sacs, elles diminuent 
en s^approchant de leur bord ^ et disparaissent sur les 
replis qui les séparent et sur toute la face opposée, qui 
est fendillée par des sillons fins^ interceptant des es- 
pèces de losanges. Partout cette surface , sans en 
excepter les paj^illes, esc recouverte d'un épiderme 
mince, qui s'enlève facilement par grands lambeaux , 
en conservant les moules des papilles^ et se distingue 
par sa couleur jaunâtre, de la membrane interne , qui 
est blanche , confondue avec la couche celluleuse , et 
adhérente par sou moyen à la membrane muscpleuse. 
Celle-ci est très épaisse , particulièrement dans les plis 
qui divisent la panse en culs-de-«acs. 

Dans le bonnet^ la membrane interne a des replis 
cannelés sur leurs côtés, d^entelésà leur bord, formant 
des mailla polygones, dent les aires sont hérissées àp 



ART. ly. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMMIF; 69 

papilles , plas fines y mais analogues à celle de la pause. 
Cette membrane est blanchâtre^ comme dans le premier 
estomac^ recouverte d'un semblable épiderme^ 
confondue avec la cdlulaire^ fortement adhérente à la 
musculeuse^ sans follicules muqueux apparents, et 
sans mucosités à sa surface interne. La membrane 
mifôculeuse est généralement plus épaisse dans le 
bonnet que dans la panse ; son épaisseur est cependant 
plus considérable dans quelques endroits de celle-ci 
que dans le reste de son étendue. 

he feuillet a , comme son nom l'indique, sa cavité 
partagéepar de larges feuillets, formés par la mem- 
brane interne, dont la surface est partout hérissée de 
petites papilles, semblables à des grains de millet, et 
recouverte d'un épiderme trës sensible , qui s'enlève 
par grands lambeaux, comme dans les deux premiers 
estomacs. La membrane cellulaire est très mince ; la 
mnsculeuse est beaucoup moins épaisse que dans la 
panse et le bonnet, et composée particulièrement de 
fibres transversales. Les parois de cet estomac sont 
beaucoup moins épaisses que celles des deux premiers. 

Ce n^est que dans la caillette ^ que la membrane 
interne parait dénature muqueuse, et lubréfiée d'a- 
bondantes mucosités. Elle a de larges replis d'abord 
longitudinaux, puis irréguliers, après un premier 
étranglement, séparant la partie la plus large d'une 
sorte de boyau qui termine ce quatrième estomac , 
et dans lequel cette membrane augmente d'épaisseur 
ainsi que la musculeuse. Cette dernière est d'ailleurs 
encore plus mince dans la caillette que dans le feuillet. 
L'orifice qui donne du feuillet dans la caillette a un 
rebord valvulaire ; eelui du pylore en manque. 



Le canal que dous avons déjà indiqué» et qui C0D4nî(^ 
de roB^opbfige dans le JeuiUH, est formé pair deux 
colonne^ charnues qui partent de chaque cêté du 
cardia; c§Ue qui est à droite s'étend le Wg de la ftiee 
supérieure du boniietf la colonne gauche borde le 
délii^it q^i ^paj^e la cavité da bonnet de celle de la 
paQse> e% se prolonge sur la face gauche du ppemier. 
y une §t Tantre entoiireat les oèt^s et 1« bord poster 
rieur de TpriSce du bpn»^ dans U feuillet, et ^ 
croisent en dedans de e&t orifice. Ces deux musdes. 
smt re^Quvçrts par la meofibrane iolerae, qui est 
épaisse ^t plissée régulièrement ^n travers^ de sort^ 
qpHIsont l'air y dan§ quelques espèces, dçdeux cyliudres 
jolifuiQUt oanRflés entravers. La même membrane est 
tr^s minpe dans rinter¥alle des cj^^ux rebords; elle a 
q^elq^^ plis iQngîUidiMux, et tapisse une couche de 
ijbres fiu«sculaires qui voot d'un rebord a Tautre. En 
se iirflptraçtant , 1^ muscle du r^rd rapprocha le 
bord postérieur de l'orifioe du feuillet du bord ««te- 
neur, empêcha par 14 q^ie la pelotte du bonnet, qui 
doit; roveuir par le can#I dan? Tcasopb^e, ne 
seugpuffreparc^t orifiise dans le ti¥)isièiDe egtoinac^ 
en même t4mj^ i) m gopfle et ri«nd plus saiHaPt las 
côtés du canal , ce qui arrête If passage de cette même 
peloO^ dans la panse. Le ni$me canai conduit la pelpllle 
^■^mâchée dir#ctewie§tdans k feuUtet (i). 



(i) î^8 aliofternsgromeri otr i^9»r#M(^9l«Pl trUi;rei» par UI19 pr»i9%e 
rtti^fitkatipn , cjup coiilienneipi I9 paiise pt le fepqnet , portds vers ce caaal 
et^Ttis l^eotrée du feuillet, par les contractions des deux premiers eslon^açs, 
escitent celles des muscles dû canal et dePorifice du feuille^, qui se ferme. 
Jf vu rcïulif vp fificiM bf9Dkri)^â<^c ihi» l«s|iAei i'&o&i^ ei se ni«dio pue ' 



Tdfe ei8t la strastuMies eaCooMcs chi i'^^^ll^ SUi iit 
très peu dîâéwiitQ daas muk de» (ratrici rfynÎMi» à 
emrnes. 

Dans le ^ii^^ la pa^pe pnéimto k )'Bit4rÛMr trptf 
eoBvrâîtAi, qui vëpen^mt à antontdfi p^be$ i il ft'y 
an a q»ede«z dantlis iâsu/I Ses papitt^ et adk» 4ee 
autres estomacs^ les cloisons du bonnet sont xnMil# 
^e^ées y les fiçplis du {tmilkf; iet di$ l^i ouille^ KUt plus 
étroits ^ moifts o^m^rmii:» Ia aièmo 4îfi^ea<ie ## r)^ 
loarque » pour t^lévftîon des papille « $t fQUf h 
mmiôdre nomhp» des «epU# d« fmùU^ , es^^ U k^^ 

{Oansk renn09 kis œHdtes polygoiiAt d^ bpnuM 
sont très piM pupfendes et pnosque ^lo&as d»M^ w» 
panift de sea étendeie* La mei9ibni9^ in(0rj»e est |;ros- 
siinement velosuté»^ aîn^t qm la p^ins». Les pli« 
longitudÎBAVizda/eifi/iitf sont larges» La ûaiUMêi^ de^ 
rides traBSTersalas. 

Dans Yélarty la panse est hérissée de peintes dbres 
et fortes. EUes sont plll^ fines dans le bonnet^ dopt ks 



d'un pouce ^ diamètre , qnï soffisammeQt liupiectëe par ane salire abon- 
daDte remonte facilement de fœsopliage dans la bouche. Vue seconde mas- 
cioatbn Tafant enœra ftat amollie a rendae mm% îrrilWite» l^h^rd» dp 
canal s'écartent y sans ae contracter , et serrent mén^ç h la 4^fr vcan^^ 
diatement dans le troisième eslon\Eic. ( J^oir les expériences de . Flou- 
rens sur le mécanisme de la rumination. Annalet des sciences n^tutdles , 
ton. XXVII, pg. !i§At«iilf. 

(i) D%i>J)entoçi ^ 9 «^^ qujtfjç-yjpg^iiei^ 4#ns k -^<p^, delargfçr très 
différente, qu'il classe sou^ ce rapport en ^^nds, moyens et petits. Suivant 
le même aatear , leur nombre Tarte de soixante k quatre-vingt dans le 
mouton tt la ckéwê saiûii les lii4lTiâ«s. Met proftu eksenmions ioft y 
capfor«ieft à cejlç» fie çei autour. 



7^ xix^ UBçon* D£ l'cbsophage et de x^'estomac. 

cellules polygones sont peu prononcées. On en voit 
encore sur les lames du feuillet , qui est court. La 
caillette se distingue par des parois glanduleuses^ des 
replis longitudinaux moins larges et moins nombreux 
que dans le feuillet^ et pat quelques rides transversales 
vers la fin. Il y a un tubercule au pjlore^ comme dans 
le lama. 

Dans la grimme, (antilope grimmiay L.) les trois pre- 
miers estomacs ont leurs parois et leur replis intérieurs 
hàrissés de papilles ; elles sont petitiBS dans le bonnet , 
dont le réseau polygone est très prononcé y excepté 
vers l'entrée de la panse où il s'eiïsice et où les papilles 
sont plus grandes; elles sont fortes dans la panse et re- 
couvrent toutes les lames du feuillet qui est très petit.] 

Dans V antilope corinne , la panse n'a que deux bos- 
sdures. Ses replis et les papilles sont d'ailleurs plus 
petites que dans les antres ruminans à cornes. 

Dans tous ces animaux y la proportion des estomacs 
varie avec l'âge. Cest la caillette qui est le plus grand 
des quatre estomacs^ dans les petits de ces animaux y 
qui ne se nourrissent encore que de lait« On la trouve 
ordinairement remplie, à cet âge ^ de lait caillé, tandis 
qu'il n'y en a que très peu dans les autres estomacs. 

Le dromadaire y le chameau y le lama y ont les quatre 
estomacs des ruminans à cornes , mais avec une struc* 
ture différente. 

La panse y dans un petit lama mort en venant au 
monde, était de forme irrégulièrement globuleuse 5 
sa capacité excédait à elle seule celle des trois autres 
estomacs pris ensemble^ et son diamètre avait à peu 
près huit centimètres de longueur. Elle avait deux 
poches en dessous; l'une, qui s'étendait en arriére 



ART. IV. CBSOPHAGB £T 88TOMAC DES MAMMIF. 7^ 

depuis le bonnet ^ le long de la circonférence posté* 
rieure , jusqu'au côté gauche , avait seize rangs com- 
posés chacun de douze paires environ de cellules 
cubiques , sensibles à l'extérieur par un plus petit 
nombre de bosselures ; l'autre placée en avant ^ moins 
étendue, mais plus profonde que la première, en avait 
quinze rangées , composées chacune de cinq cellules 
semblables. Entre cette poche et le cardia^ on en voyait 
une troisième beaucoup plus petite , ayant des plis 
à sa surface interne^ mais point de cellules* Toute 
cette sur&ce, dans le reste de la panse , avait dfes plis 
assez irréguliers ^ dont la plupart cependant étaient 
dirigés d'avant en arrière. 

Le bonnet i^lhcè au côté droit et en avant de la 
panse , entre elle et le feuillet , de forme ovale , long 
de vingt-sept millimètres , large de vingt millimètres, 
avait sa cavité partagée en travers , par huit rangs 
principaux de cellules, divisées en cellules plus petites, 
et se terminant chacun en une gouttière cannelée en 
travers , qui se prolonge et s'effece dans la panse. La 
gouttière^ décrite dans les autres ruminans^ était 
marquée ici par un large pli^ qui commençait au 
cardia] régnait le long de la partie antérieure de la 
panse, qui est à droite de cet orifice , et suivait le bord 
antérieur du bonnet jusque dans le feuillet. 

Ce troisième estomac , alongé en boyau , avait à peu 
près neuf centimètres de long, sbr deux de large. Sa 
surface interne présentait des plis longitudinaux ré- 
unis par d'autres plis transversaux qui disparaissaient 
vers la fin. 

La caillette, ou le quatrième estomac, n'en était sé- 
parée par aucun étranglement. Plus large et moins 



long (quye la (euiUet^ il étaU dirige 4?^ u^ ^^^ 

en 4eii^i-^|Bxc]ie, Sa 9^r^ç^ par^û;^it vçlp^t^ ^t pr/^ 
sentait , eipi ?mfer# qu^^Jq^^ ^ircoi^yolutiops irréguUès 
ries et quejqji^ p)i§ lQQ^^i|ifiu:[^ 4^ vÇ9Jl;é 4l^ pyÏPr^ • 
Gç derfiier wifice, dp %ur^ sçfp^î-Juftpire ^ ^^if fe^mé 
par im€ ^alvulf siwgx^ièrç fripant un fc^xirriçlet ]tfçs 
9ail)aQt, qui s'i^pp^^e es^actçxuei^t^ ,deçs^«• 

P^ (Joiç ri^a!aEqi;Mer ;, îJ?»? c^tt>^ 4e.çprîpjtip9i ^ que Iç 
vojijujie ^ 1§L pan^ rç^açiviewjçnt .4 ^ji ^îjl^tte, ^if 
aaspigpafi4 quedafl* lei? ajUirp^ rttqjiiispp adMlj^c;?/ cçqiw 
n^t paç fîans ^jejo^^ çi^ , lorsqu'ils ^ fw.mris^»^!: 
encore de lait. Elle se rapporjte jbçajwîoijip ^ ç^lU qm 
P enroua ^ pu)^ljiée dçs ^tofî^aps 4u^/^^^^^, #t 4iins 
laquelle il i^^edeicr^t ^s, GQmm# op l'a fe^t ^pfiis, sp^ 
)e iu)i}i p^rtiiÇji^lier .d^ i^seiryojix oi^ 4^ dpq|L|iièi^ 
ieçtpflfiaq, «n^ 4es ppp}^^ <}e U pa^se. 

[ I^ ^6toI^aça d'un a^ulta , q^p j'ai $u rpcpa$i99 
d'ob$erv«F d^pui^ la prefl^iëre édi^jioi; d^ €^t ofivr^gQ , 
HQ wlQU% P^s offert dj^ 4iffépei»ceï5 tw se»:sible# d^fts 
leur striipt^rt^;. I^ bonnet n'était cop^posé q^§ 4^ 
odluie^^ dpH^ le l>ord est ^uten^ par d^s p^ul^î^^ 
iBU3i::u][oTte|idifî.€ux qi^i o^t san« doute }a &wlté 4§ s^ 
cofitFacjL^. JLea pli<e du feuillet n'étaient pj»s qi^i'isa 
travers. Le q^^jtfîème «stoipaç étaijt «çpjUFt, p^|4t^^ 
m^Dû^m^ i^frne Ji§^ , nnie et gland^d^WÇ- 

Leç 4^s0jpipjipn§ piiblîéï^ jusque» içjdi^^tpwac^ 4«8 
diffirwtfil^ ^à^s 45 chajn^moo ue difjEè^^J^^ p^ ^ep^ 
siblei^e^t d^ callp-gi , ^inop ppir le noi^^e 4e6 c^Uu- 
les et leurs rangées. Observons encore que 1q§ estoi^açs 
des Apiiuaint d^ pette fapiiH^ 4ii^r^|lt 4e,s auçres ru- 
m\nm^, par J'^tsepep de papilles da«is leç trois fVQmm^; 



ii#t; e£ pav #dl«6 8u moins w$8i profopd^ qii^ )€»^^ 
luJoR du hopfiet, d9f|spl»$i^r9 pdr4î#s ^ la pans0.] 

rX. Ze^ cétacés. 

[L'ordre des cétacés sesous-divise^ d'aprfesle régime, 
en deux sections, les cétacés herbivores et les cétacés 
carnassiers : les animaux de ces deux sections diffèrent 
beaucoup dans l'ensemble de leur appareil alimentaire. 

|[* Les cétacés herbivores. 

I^ limc^ntins eit }e$ dugongs , qfii fopt partie 4e 1^ 
pfèw^èrpde c^ ^Qiis^djiyisiops, ppit uq e^to^paç uj;iiqii§, 
lirais çpiijipli(|^, assez çomp^n^b^Q h i^^l^^ d^ la plupart 
das pgehy4çrm^ , pjirticuUëremeiijt di* geare pécari, 

]L'e9toi9a£ du fçm^^^i^ dç /^ Q^yçfie^ est très alongjB 
)Lraus¥e^cta^Ve|aeut : oia peut y 4isting|ji^r dem^ poebQ^ 
principale!^ ^ la ggup}i§» q«i ripond au cuMa-rsac car- 
liX^^m f e^t ^rvon^ie et surmontée , §n avant » d'un 
pejtip appei^^î^ çœca) ] qui s'ouvre dans sa f^avité, par 
un trè# pejtit priijfse , trop étrpit poar laiisser passer les 
aliipieatfi daps eçtte espèce île cul-rde-^ai^ , mais a6sez 
large pour doaof^r is^iiç^ l'bumem: qqe séparent l^s 
jprypt^ floi»i)«^$l^ 4b sgs paroi*. 

Cette première poche est sous-divisée en deux par 
)xu pli de sa paroi antérieure qui est à droite du cardia. 
E|ile reçoit l'œsopha^je èi p.eu près dans le milieu 4e son 
bçr4 miéi^wnr. 

[ Lia pocha droite distincte de la première par un 
léger étranglement, forme comme un |;)pyau replié 
d'avant en arrière, qui se rétrécit pow se i&^miuev 



7^ XIX* LEÇON. JiE L OESOPHAGE ET DE L'eSTOMAC. 

au pylore j elle porte, à son origine , deux appendices 
cœcaux qui répondent à ses iaces supérieure et infé- 
rieure y et dont les orifices sont percés très près Tun 
de l'autre, dans sa cavité. 

La membrane interne de la première poche est unie 
et glanduleuse. Elle le paraît moins dans la seconde 
et présente des rides transversales (i). 

Dans le dugong, l'appendice cœcal de la poche 
gauche , dont les parois sont aussi essentiellement 
glanduleuses et dont les cryptes forment un amas 
arrondi , s'ouvre largement dans cette poche (2) . Les 
appendices de la poche gauche sont plus longs , à 
proportion , que dans le lamantin. Leurs orifices sont 
immédiatement au-delà de l'étranglement qui sépare 
les deux poches, et ne laissent qu'un passage étroit, que 
M. If orne a trouvé de trois quarts de pouce de diamètre. 
L^appendice antérieur avait trois pouces de long, et le 
postérieur le double de cette mesure. IKailleurs , la 
poche droite ou la portion pyloriqueétait plus courte que 
la poche cardiaque. Cette différence entre le lamantin 
et le dugong pourrait venir, au reste, de ce qu'on n^a 
observé jusqu'ici qu'un estomac de fœtus du premier.] 

Dans la seule espèce de steUère,Cuy. (3) cpnnue, l'es- 
mac forme un vaste sac , à parois épaisses de six milli- 
mètres^ à membrane interne blanchâtre, lisse sans 



( i) Première édition , pag. 4<^i- 

(a) Home , tect. ia4 » tom. IV, tab. XLIV, fig. a. Vqjr. encore HisL 
nJiL det mammifères de MM. Geoffroy et F. Guyier , où sont rapporU^es 
les observations faites par MM. Diard et Dovancel , RaQes et Home. 

(3) Sieller, Noy. comment. Petrop: tom. II. » Ventricnlas stapendos 

it molis «ex pedes longns , qoinqne latut , cibîs è fucis repletas tunicœ 

V rentricoli très lineas crassitie œqoant, etc. » 



ART. ly. OBSOPHAQE ET ESTOMAC DBS MAMBflP. 77 

rides ni villosités. Entre ses tuniques musculeuse et 
muqueuse^ était, non loin de ToBSophage , une glande 
ovale de la grandeur d'une tète humaine y dont Thu- 
nieur semblable au suc pancréatique pour la consis- 
tance et la couleur blanchâtre, coulait abondamment 
dans Festoroac par une foule de pores percés dans la 
tunique interne. Ne pourrait-on pas comparer cette 
glande aux appendices cœcaux des genres précédents, 
[sur-tout à Tappendice de la poche gauche ? De nou- 
velles observations seront nécessaires pour décider jus- 
qu'à quel point cet estomac , qui paraît répondre à la 
cavité cardiaque des lamantins et des dugongs , en 
diffère cependant. 

%o Les cétacés carnassiers. 

Il parait que tous les cétacés ordinaires ^ qui se 
nourrissent de proie , ont ^rois , quatre ou cinq esto- 
macs, à en juger par ce que FF'illughbjr (i) et Bun-' 
ter (a) ont dit de plusieurs espèces de baleines , Mecfcel 
du Narwal (3), et par ce que j'ai vu dans quatre es- 
pèces des genres marsouin , delphinorhinque et 
dauphin. Je ne connais pas d'observations sur le genre 
cachalot. On peut ajouter que cette différence dans 
le nombre de ces estomacs, suivant les auteurs^ tient 
plutôt a leurs différentes manières de déterminer ces 



(1) Hût, pisetum. Il en a compte trois dans la bottine, 

(3) PhUos, trans,^ vol. 77. Haoter en compte cinq dans la halè nop^ 

tènjubaric. Bal. boops, L. 
(3) Ouv. cité y pag. 517. M. Meckel pense que Pestomac da narwal 

qa'il a TU, est entièrement conforme à celui dt\ajuharie dëcrit par Hanter. 



ôrgabeè, qu'à là natiiw. Pour ceux qai reèonttûisâént 
cinq êstomacsl, le troièièlrie^ qui est toujours le plUi 
petit , n'est pas considéré comme un simple (îouldir , 
qui vient dti secôild au troisième, ainsi que lé Yettlent 
ceux qni n'en Comptent que quatre , ôti même tt»oié. 
Dans cette dèfrûière suppOsitioii , le quatrième eitomae 
est pris potlr le commeûcement dilaté de rimëitift. 
C?é§t, entre atitres, là maniëi*e de Voir de M. Mëc^ 
fcêt{ll 

Selôft toute apparéiice , les estomacs soût Cdtistruifà 
(l'aprëé lé même type. Il y a d'abord uh premier estfp- 
mac afialcêfoe à celui des poîssonis , fbtshûïii ntt cul* 
de^sac ovale, qui se continue par un lâifge Orificîé car- 
diaque et se confond avec Toesophage. 

Puis un second e^oritac y formant, eomme le pre- 
mier, un cul-de-sac profond, dont l'entrée et la sortie 
sont con^équemment éti avant, et pld^ ùu t^tis Itip- 
prochéés. 

Les parois de ces deux estomacs ^nt ttèà fof^e^. 
Le troisic^me cù capacité, qui a la forme d'utï boyau > 
les a beâticotïf plus minces. Il communique k^ec k 
deuxième, par l'intermédiaire d'une pdishe qui j Stti- 
vâùt qu'elle est plus ou moins développée ^ peut être 
elle-même considérée pour un estomac ^ ee serait le 
troisième paf sa position. Enfttr , te dwuier, qui iief»ait 
je cinquième, eU st&ûettâtit eêtfé déÊéf minffltoii dû a^oi* 
sième, serait une dernière dilatation à parois encore as- 
j&ez fortes, pour ne pas pouvoir être considérée comme le 
commencement du duodénum, qui^e diètîUgUe tou- 



(1) OoT. cit^, pag. Sa5. 



^(mts pkt îé Vêlùtité de sa» meiïibrsrûe intertié , et )e pîfa 
dTépaiissétfï^ dé* sa niniculeuse. Si le canal chôtédoqtle 
versé la bï!e, dans (Quelques espèces, à la fin de ces es- 
tdiîi^cs^ céht n^'aorait rien de plus singuKer ^tie datis 
le porc-épic , qui n'a qu'un estomaô. lyàilletiM , c«te 
^rtiétifarîté est seulement propre à éertâines espè- 
ces, jyttptk^ îétxt structure*, le préitoiét'* éSt pltis 
muscUlèùx^ le ^écoiîd contient plus dé ôtypté^, il est 
plus glattduleiut^ le troisième et le quatriëmé sont 
memhtartëuob , et ïe cinquiètrie musculo-^an(tuleux. 

Cest Tifïïé circonstance bien rématquabte, qti'ufle 
aussi grande conipKcation d'oî*gàtiisatîoW pour des 
animaux càtriassiers; elle feit sans dôùte excefptio^ à 
la règle , ^tfè l'a^ppareil digestif est plus simple dans 
les aniinatil qôî se troitrrisSent àt chair, et se trouve 
6onstammétrt arrangé de matiîèré à accélérer, et non à 
retatder , le séjour des matières alimentaires dans le 
canal digestif on ses dilatations. 

Dans lé dauphin vulgaire ^ le premier estomac est 
en forme dfe coeur, de manière que la pointe Serait en 
arrière, et ïa basé où se trouvent le cardia et le pylore, 
ou Forificé qtïi conduit dans le deuxième estomac , en 
avaùt. S^s patois ^ont très épaisses , très musculétises, 
et recôtitertcfe d'un épidermé; c'est une sorte de 
gfésier. 

Le deuxième estomac est plus petit , de forme ovâfle, 
à parois glanduleuses , dont la membrdùe kiterùe ferme 
la plùi^ grâîicfé^ épaisseur et pféséûte des plis épais, 
en forme de circonvoltrtidns , comme un Cerveau. 

La communication du premier au deuxième est 
étroite et courte. Celle , entre le deuxième et le troi- 
sième , est^ au eonrtratre , un lot^ canal , qui longe la 



ft 



8o XIXC lEÇON. DE l'œISOPHAGE ÈT DE l'eSTOMAC. 

partie droite du second estomac , pour conduire au 
troisième. L'entrée et l'issue du deuxième estomac sont 
aussi très rapprochées et situées très en avant ^ de ma- 
nière que sa cavité, comme celle du premier, forme 
un grand cul-de-sac. 

Le troisième estomac est très petit, en demi-cercle, 
à parois minces et glanduleuses , avec quelques rides 
en différents sensj deux orifices sont également en 
avant, assez rapprochés Tun deTautre, pour que sa 
cavité forme également un cul-de-sac. Son entrée dans 
le quatrième y produit une saillie très sensible. Celui- 
ci est un long boyau , à parois minces , à membrane 
interne lisse, avec quelques rides longitudinales. 

Enfin , le cinquième est une poche ovale, dans la- 
quelle la tunique musculeuse prend beaucoup d'épais- 
seur, et la couche celluleuse avec la tunique interne 
forment des anfractuosités. On ne distingue, à la vé- 
rité , les limites de ces estomacs , avec l'intestin , par 
aucun repli valvulaire, mais par un changement de 
structure des tuniques de l'un et de l'autre ; l'interne 
devenant subiteuiput mince et prenant des plis lon- 
gitudinaux dans le duodénum. C'est vers la fin de cet 
estomac, que le canal hépato-pancréatique, après avoir 
formé une. grosse ampoule dans l'épaisseur de ses 
parois , porte le mélange de la bile et du suc pancréa- 
tique (i). 

Dans le quatrième et le cinquième estomacs, les deux 
orifices sont aux deux extrémités opposées. Leur cavité 
forme dope un canal continu. 



(i) Voy« notre description da foie et du pancrëat. 



ATIT. IV. OBSOPHAGE ET ESTOMAC DES MAMItlF. 8l 

Dans le delphinorhinque du Gange , le troisième 
estomac n'était qa'un petit cul-de-sac; le quatrième 
un boyati, ayant un orifice étroit dans le cinquième , 
qui était court y à parois un peu plissées intérieurement; 
il recevait^ par un seul orifice à rebord valvuleux , les 
sucs pancréatique et biliaire. Un étranglement ne lais^ 
sant qu'un^ passage étroit, le séparait de l'intestin^ 
dontla cavi0 était immédiatement compliquée par un 
grand nombre de valvules conniventes transversales. 

Dans le grand dauphin de Saint-Brieuc , qui est 
proprement une espèce de marsouin (phocœna globi^ 
ceps. CviY.), j'ai trouvé, comme dans le dauphin vul- 
gaire, le premier estomac en dessus du second , de 
même figure , ayant des parois moins épaisses. Le troi- 
sième formait une poche, à proportion plus déve- 
loppée. Le quatrième était un long boyau , avec un 
court cul-de-'Sac en deçà de son eatuée, et ayant son 
issue , dans le cinquième , assez resserrée. Ses parois 
étaient beaucoup moins épaisses que celles des deux 
premiers. 

Le cinquième^ d'abord dilaté en forme d'ampoule^ 
se rétrécit en canal avant de se terminer. Ses limites 
sont indiquées par la cessation des plis transverses ou 
des valvules conniventes, qui remplissent le duodénum, 
et au milieu desquelles s'ouvre le canal hépato-pan- 
créatique. 

Dans le marsouin commun(phocœnavulgaris, Cuv.), 
nous n'avons décrit , lors de notre première édition , 
que quatre estomacs , parce que le cinquième s'y trouve 
confondu avec le commencement du quatrième ^ qui 
n'est ici que le troisième. 

Le quatrième ou le dernier reçoit aussi ^ comme le 
lY. a« Part. G 



9^ Xa^ LEÇON. DE L'oBSOraAOE IT D« I.'sST01f A€* 

oinquiëme dans le itauphin vulgaire et dans le delphi- 
norhinque du Gange , le canal hépatOrpancréatique. 
L'orifice de oe canal est ouvert tout près du pylore (^). 

Tous ce» détails proiiv^t comhiei^ les cétacés ord>^ 
naires s'éloignent^ à cet égards des autres inammifères, 
laème de ceu2| qui ont aussi des estomacs multipltm^ 
JLeuF premier estomac > doa( la Sprnae, l'appa<É*ence 
dss iQemWaa^ om xmt àe «apport a^ec celui cks 
poiawtts> semUe avoir ^ ntodifié, comme leur peau ^ 
par Iç séjour de ces animau3( dans Teau. On dirait 
qa'il est destiit^ a remplacer le défaut de maaticat^n. 
le deuxième > plua glanduleux^ à parois encore trës 
«ép^isaea^ supplée, par ses sucs abondants, au manq^ie 
à& g^ndes aativaires) les» autres répondent assez biea 
au feuillet et à la caillette des mminans. 

Mais poupquoi des différences si r^Goarquables, entre 
ks pho4]uès.ffai se tiennent aussi dansTeau, qui y 
reoli(efdient de même leur proie, qui s^ nourrissent 
également de poissons , et les 4^tacés carnassiers? Est^ 
ce parce que leurs organes de mastication sont ph|s 
appopriés à cet usage? ] 



ARTICLES. 

DE l'oesophage ET DES ESTOMACS DES OISBAUX. 

Les aliments que prennent les oiseaux, avant de 

parvenir dans le commencement du canal intestinale 

passent successivement à travws Fœsopbage^ dan&une 



iJtT. Y. OSSOPHAOB m ESTOMAC PES OISEAUX. 83 

première poche^ qui n'en est qu'cme simple dilatation^ 
et qu'on appelle jabot, à cause de sa position au bas 
du cou ; puis^ par une seconde et une troisième qu'on 
distingue principalement Tune de l'autre par les déno- 
BÛnations di estomac glanduleux et à^ estomac muscu^ 
Jeux y parce que les parois en sont glanduleuses dans 
celle-là ^ etmnsculeuses dans la dernière. 

Le jabot ou la première de ces poches ^ quand elle 
existe > s'aperçoit très bien au dehors, au bas du coa^ 
lorsqu'elle est distendue par la nourriture. Elle est 
sur-tout remarquable dans les granivores j chez les- 
qneb elle est^ dans ce cas, renflée en vessie globuleuse. 
Les aliments y séjournent avant de passer plus loin. 
JL'oQSopbage se resserre et reprend son diamètre ordi- 
naire au dessous de cette poche , et il aboutit a quel- 
que distance du gésier, dans une seconde poche ^ 
remarquable par les glandes considéraUes cont^Eïues 
dans l'épaisseur de ses parois ; c'est le ventricule 
succenturii ou le jabot ^anduleux que nous appelle- 
rons plus justement encore V estomac glanduleux. 

En&Q Yestomac musculeux ou le gésier, vient 
immédiatement après Te^iomac glanduleux, et n'en 
est séparé^ au plus, que par un léger étranglement; 
tous dwx sont situés dans la cavité abdominale. 

L'(]9Sophage est formé , ainsi que le jabot, de deux 
ltte»branes très distinctes : une externe musculeuse y 
i^omposeve j eu grande partie , de filn*es circulaires y 
lA en moindre partie de fibres longitudinales, qui 
fotment une couche plus mince sous celle-ci. Il y a 
senlemeint , à Feactrémité postérieure de ce canal , une 
tf#isîèiiie couche de filages dirigées dans le même sens^ 
qui v<mt à Textérieur des deux autres, du ventricule 

6. 



84 Xi^e LEÇON. DE l'oESOPHACE ET DE t'ESTOMAC. 

succenturié au f^ésier. Uautre membrane est recouverte 
par la première^ et tapisse l'intérieur de ce canal. Elle 
est analogue, pour sa structure y à la membrane corres- 
pondante que nous avons décrite dans les mammifères. 
Dans les endroits où Fœsophage n'est pas dilaté y elle 
présente des plis longitudinaux. Ces plis s'effacent 
dans le jabot. Sa surface interne est constamment 
enduite de mucosités qui s'échappent par une foule de 
petites ouvertures très visibles à l'œil nu. Ce sont les 
orifices des nombreux follicules dont sa substance est 
pénétrée ou qui tapissent sa surface adhérente qui 
est l'externe. Les vaisseaux sanguins qui viennent a 
l'œsophage , forment , entre les deux membranes , un 
réseau très remarquable. Il y a^ de plus, une couche de 
tissu cellulaire qui unit toutes ces parties y et forme 
avec ce réseau y ce qu^on a appelé très improprement y 
dans les^ mammifères y tantôt la membrane vasculaire , 
tantôt la membrane nerveuse , mais qui mérite encore 
iiioins le nom de membrane dans les oiseaux , que 
dans la (première classe. 

La structure An jabot n^est pas dii^rente de celle 
que nous venons d'indiquer pour l'œsophage en géné-» 
raji , seulement ses parois sont un peu moins épaisses. 

Celle de Y estomac glanduleux offre des particula» 
rites importantes. D'abord y il est envelpppé , comme 
le gésier, d'une troisième membrane qui lui vient 
du péritoine ; ou trouve , en second lieu , entre ses 
membranes interne et externe, et conséquemment dans 
la couche celluleuse qui eu est comme pénétrée , ua 
grand nombre de petits cylindres glanduleux et creux, 
perpendiculaires à celles-ci , serrées les uns vers les 
autres comme des pavés^ dontle bout intérieur arrondi 



ART. y. ŒSOPHAGE ET ESTOMAC DES OISEAUX. 85 

fait saillie dans la cavité du ventricule^ et est percé 
an milieu d'un petit orifice qui s^ouvre dans cette 
cavité. Les nombreux vaisseaux sanguins que nous 
avons vu former un réseau dans la partie de l'œsophage^ 
qui est au-dessus de cet estomac, s'entrelacent avec 
ces glandes, et pénètrent dans leurs intervalles. La 
membrane interne du ventricule , qui recouvre leur 
extrémité du même coté , paraît régulièrement bos- 
selée , et percée d'autant de trous qu'ail y a de glandes. 
[^Ce n^est, à la vérité, qu'une faussé apparence, puisque 
cette membrane se replie pour former chacun de ces 
petits sacs glanduleux , et change en même temps de 
nature pour devenir ainsi un organe essentiellement 
sécréteur. ] 

Le gésier , ou l'estomac musculeux , est irrégulifere- 
ment arrondi , globuleux et un peu comprimé sur 
les côtés. L^'estomac glanduleux s'ouvre directement 
dans sa cavité par son bord antérieur et supérieur, et 
le pylore est percé du côté droit très près du cardia , 
mais un peu en bas et en arrière. La membrane 
externe du gésier vient du péritoine. La seconde est 
formée proprement de deux muscles plus ou moins 
épais, dont les fibres vont rayonnfer autour de deux 
tendons arrondis et aplatis, qui s'observent aux 
surfaces latérales de cet estomac. Ils recouvrent la 
troisième membrane, qui, confondue ici avec la couche 
celluleuse qui les unit , est composée d'un tissu cel- 
lulaire très serré et filamenteux à la suria^^e interne. 
On voit à cette surface , les ramificatiéns nombreuses 
des vaisseaux sanguins } elle offi-e ordinairement quel- 
ques plis ou rides îrrégulières , qui s'impriment sur 
son feuillet intérieur. Celui-ci a été décrit par quelques 



96 XIX* uçoN. DE l'obsophage et de l'estomac* 

zootomistes^ comme la quatrième membrane du gisiez: 
mais ce n'est réellement qu'un véritable épiderme^ 
ordinairement très dur et trfes épais , et qm semble , 
à cause de cela , ne pas se continuer avee celui dt 
Fe^x)mac glanduleux^ quand il existe. On n'y découvre 
aucune organisation y et il ne parait formé que d'une 
gelée durcie comme de la corne qui a transudé de la 
membrane interne. Le pylore a rarement une valvule ; 
il est resserré par des fibres circulaii>es qui viennent 
du muscle droit on inférieur. 

La description précédente convient à la plupart des 
oiseaux ; mais^ outre cette conformation générale , le 
jabot y le ventricule succenturié et le gésier , oiïrent 
des différences qu'il est important de foire connaître. 

A. Du jabot. 

Cest paiticulièrement dans les gallinacés^ quel'csso- 
phage présente cette dilatation , que nous appelons 
le Jabot ; on la trouve également dans les oiseaucp de 
proie diurnes ; [ elle manque dans les nocturnes, sui- 
vant Tobservation de M. Tiedemann. 

Dans l'ordre si nombreux des passereaux y où l'on 
trouve toute espèce de régime y il est rare cependant 
de rencontrer c^ttè dilatation de l'œsophage. Outre 
les genres de passereaux d'Europe les plus communs , 
où eUe n'existe pas y nous citerons entre autres , parmi 
les espèces ou les genres étrangers où nous ne l'avons 
pas trouvée y une espèce de cassioan (i) le bonibjrcUla 



(t) Be l'île Waigioo. Voyage de VJstrolaàêf commande par le eapi<- 
taiôe Damoat d'UryUle. 



AÉf • T. (iSSO/HÀ&fi ET ^StOlfÀG DES OlM^ÂUX. â^ 

ceàrorum (f7e/ï/.),le moqueur de Saint-Donûttgoe 
{^îurdus dominicus) ; le maiuate de JàTa (éulakèi 
Jauânus y Cnr.); Veurylaimus kùrsfielda y qm tLppàt** 
^etMeht tous à k divisbn des dentirosttes. 

hesJissirosÙ*es , c'est*-à-dire les hitortdeUèlSy les fnàr^ 
tinets et les engoulevents en manquent égaleintent. 

Parmi les conirostres^ les tisserins (i), les glàià^ 
capes (2) et temia , le ùassenoix. Le tàdiét de Sàint^ 
Dèntingue, pairmi les syudactiles ^ etc. 

En général, te n*est t[Oe par exception qu'on ren- 
contre, dans cet ordre , des espèces qui ont un jabbt i 
tels seraient plusieurs conirostres tel que les tnoineauàc 
et les bruatUs^ et les ùolibris , Suivant MeckeL 

Les perroquets y dans Tordre des grimpeurs y eii 
sont pourvus^ tandis que je n'en ai pas trouvé dans 
les touracos. 

L'ordre des échassiers (3) eu manque entièrement , 
ainsi que la plupart des palmipèdes , le grand genre 
anas excepté. 

En général, cette faculté d'accumuler une provision 
de nourriture dans la partie de l'œsophage qui se 
trouve au bas du cou et n'a pas encore pénétré dakïs 
la poitrine, paraît appartenir, parmi les oiseauk de 
proie , à ceux qui ne l'avalent pas tout entière , maïs 
qui la dépècent et la prennent par morceaux ; et y 
parmi les frugivores, à ceux qui se nourrissent de 
graines dures. Il serait possible que cette dilatation 
dépendit encore de la quantité de nourriture que leur 



(i) PloceusaUeto , oryzwonts. 
(3) Glaucopis cinereas, 
(3) Première édii., p. 408. 



88 XIX* LBÇOJN. DE l'ûESOPHAGE ET DE l'eSTOMIC. 

appétit^, OU l^s circonstances, leur permettent de pren- 
dre à la fois ; et que l'œsophage se dilatât en jabot ^ mo- 
mentanément chez les uns ^ jiabituellement chez les 
autres^ suivant les circonstances variables ou durables 
qui leur fourniraient l'occasion de se nourrir plus ou 
moins copieusement. 

Les oiseaux qui vivent d'insectes^ de reptiles, de 
poissons (i) f n'ont pas de jabot. 

Les pigeons se distinguent des autres oiseaux par 
1in jabot divisé en deux poches latérales et en ce que 
l'embouchure commune inférieure de ces poches dans 
l'œsophage est garnie d'éminences glanduleuses. Il 
éprouve d'ailleurs de singuliers changements dans 
la structure apparente de ses parois, chez le mâle 
comme chez la fomelle , pendant l'incubation oa 
pendant les premières semaines aprës la naissance 
des petits (2). À cette époque, les membranes du jabot 
s'épaississent; les vaisseaux plus nombreux, plus 
apparents les rougissent ; les glandes s'y développent 
davantage. La surface interne se divise par des plis 
ou des rides qui s'entre-croisent en s'unissant ea 
mailles triangulaires. Une humeur laiteuse , en appa- 
rence, sort en abondance des pores sécréteurs de ces 
parois et est versée dans la cavité du jabot. Les pi- 
geons en nourrissent exclusivement leurs petits^ du- 
rant les trois premiers jours de leur naissance. ] 



(i) Première ëdit, , pa(Ç. 4 08. 

(a) Cesi à Hanter quW en doil la première observation. Obi, on cera 
tain parts of the animât œconomy, London* 179 a. 



JLBT. Y. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES OISEAUX. 69 

B. De V estomac glanduleux. 

[\J estomac glanduleux existe dans tous les oiseaux. 
Il précède toujours immédiatement le gésier, lorsqu'il 
n'est pas entremêlé , pour ainsi dire y avec cet estomac. 

Quand il en reste distinct et bien séparé , sa gran* 
deur relative peut varier beaucoup. 

Dans la plupart des cas , nous croyons pouvoir affir-* 
mer que sa capacité semble moins fbite pour contenir 
des aliments , que sa structure pour séparer unehumeur 
abondante^ qui doit servir à leur ramollissement^ et 
faciliter par là l'action mécanique du gésier. C^est ce 
qui se voit, entr'autres^ dans les passereaux ^ dont 
l'estomac glanduleux est généralement très petit ^ et 
beaucoup moins volumineux que le gésier. 

Remarquons ici que ces mêmes passereaux n'ont 
pas de jabot ^ tandis que les oiseaux de proie diurnes y 
qui en ont un y ont cependant un estomac glanduleux^ 
dont Ja capacité excède^ de beaucoup, celle de leur 
gésier. 

Ce n'est que dans V autruche de V ancien continent y 
quelques échassiers et €iue\que& palmipèdes, qu'on peut 
dire , ainsi que nous avons cru devoir l'établir dans 
notre première édition , sur un nombre d'observations 
trop restreint, que] lorsque le jabot manque, le 
ventricule succenturié est plus grand ^ et supplée à son 
défaut y et qu'il est alors beaucoup moins glanduleux; 
les glandes , au lieu d'être serrées les unes près des 
autres^ étant dispersées dans l'épaisseur de ses parois^ 
comme si elles se fussent fondues avec celles des œso- 
phages. 



Q^ XI)t* LBÇÔN. DE t!0BSOPttÂGE ET DE L'ESTOltÀt!. 

' Dans ce dernier cas, la capacité du ventricule suc^ 
centurie excède toojoars celle du gésier ; tandis qu'il 
est souvent plus petit , lorsqu'il est purementr glandu- 
leux. 

Ce Ventricule est deux fois aussi grand que le gésier^ 
dans les pies ; quatre à cinq fois aussi grand dans Yau- 
truche; six fois aussi grand dans les pétrels; il est de 
même diamètre que le gésier, mais bien quatre fois 
aussi long , dans les pingouins. 

L^estomac glanduleux est réduit dans le martin" 
pêcheur Ç^lcedo ispida, L.), à un simple anneau glan« 
duleux percé des orifices ordinaires des glandes qui 
forment une couronne autour de ses parois. Les plis 
longitudinaux de l'œsophage s'arrêtent à ce cercle 
glanduleux, qui sépare évidemment cette portion ainsi 
plissée de l'estomac musculeux , et tient lieu , quoique 
faiblement; par sa structure, d'estomac glanduleux (i). 
Dans le vautour hrun^ il est presque aussi large et 
une fois aussi long que le gésier, séparé de lui par uH 
étranglement , et se continuant avec l'œsophage sans 
séparation évidente. 

Dâûs le vautour Jaui^e^ je l'ai trouvé de même. Ses 
parois avaient intérieurement , dans les deux espaces y 
des cannelures longitudinales, épaisses, formées par 
les plis des membranes muqueuses et celluleuses , 
preuve évidente qu'elle étaient contractées par les 
fibres circulaires qui les entourent. 

Il est grand dans le sarcoramphe royal. 

Il est long dans Y aigle batteleur, le pjg^rgue. 

(i) liieckel n'a pas vu ces glandes et ij^'accorde pas d'estomac glanda* 
leoxà cet oiseau. Oav. cite', pag. 4^4* 



AHT. ▼• CBBOraâGB BT BBTCMUC DBg OmÂtHC. 9I 

Parmi les échassiefs^ nous Tavons trouvé petit dans 
Vœdicnèpie ordinaire; de forme ovale dans Vhœmé^ 
topus ostralegus , la spatule; long daoê Vaganii; de la 
forme et de la proportion des gallinacés^ dans le mr* 
gapode; petite cylindriqae dans le courlis ùrdifmire ; 
oblong) médiocre^ ayant ses parois lisses intérieure- 
ment > et présentant des saiUies tuberculeuses » percées 
d'an trou au centre , dans ïtftammant. 

Dans \e& palmipèdes , il pvend souvent beaucoup de 
développement; c'est ce que nous avons trouvé dans 
le gudlemot (uria iroUe, Guv.) : lêpingouihf où il a 
des plis longitudinaux intérieurs, qui indiquent le 
resserrement de son diamètre , par les fibres circulaires 
delà membrane musculeuse , et la &culté extensible de 
ses parois. 

Dans le pélican , sa cavité est tout d'une venue avec 
celle du gésier, comaeie c'est , en général, le cas des oi- 
seaux piscivores,] 

La membrane interne de ce ventricule ne présente 
pas dans tous les oiseaux le même aspect [ ni l'appa- 
reil glanduleux contenu dans l'épaisseur de ses parois, 
le même développement. Ordinairement , toute l'éten- 
due de ces parois est pénétrée de glandes. Ce sont 
même les orifices dont elles sont percées qui indiquent 
intérieurement le^ limites entre l'œsophage , le gésier et 
l'estomac glanduleux , et l'on n'a pas d'autre moyen de 
distinguer où commence et où finit cet estomac. La 
surface interne de ses parois peut être unie et lisse , 
plissée en long ; ce qui est rare elle peut présenter 
autant de mamelons que d'orifices de glandes, être di- 
visée par de nombreux feuillets plissés, ondulés et con^ 



g2 .XIX* XiEÇON« DE L^CESOPHAGE ET DE L'eSTOMAC 

totirnéé autour des orifices , et même frangés , ce qui 
donne à ces parois l'aspect velouté. 

Dans le perroquet vasa^ ces parois sont médiocre- 
ment épaisses, et leur surface interne pa pilleuse et 
comme veloutée. 

Dans la salangane , suivant M. Home(i)^ chaque 
fblliculea un canal, dont l'orifice se divise en franges.] 

Dans Y autruche de V ancien continent , nous avons 
trouvé le ventricule succenturié, comme divisé en deux 
portions;» par une échancrure peu profonde. La par- 
tie qui était en avant, plus petite que l'autre, de forme 
pyramidale , renfermait dans l'épaisseur de ses parois, 
la plupart des glandes, qui étaient fort grandes , moins 
^nombreuses, plus aplaties qu'à l'ordinaire, et situées 
particulièrement du côté inférieur. La portion de ce 
ventricule , entre l'échancrure et le gésier, était beau- 
coup plus grande , de forme globuleuse , et n'avait que 
très peu de glandes. 

[ Dans le nandou ou Vautruclw cPAmériciue , l'esto- 
mac glanduleux est bien distinct du gésier , beaucoup 
plus petit que lui ; ses parois ont de huit à dix lignes 
d'épaisseur, et sont percées de grands trous , qui sont 
les orifices des poches glanduleuses dont elles sont com-* 
posées en grande partie. 

Il est également distinct du gésier, grand , ovale, à 
parois peu glanduleuses, percées, du côté interne, de 
petits orifices, dans le casoar à casque^ et dans celui 
de la Nouvelle Hollande.] 

Dans la cigogne, cette surface est fendillée, et 



(i) Trans, phiL de 1817, tom. II, pi. XVI. 

(2) Fiyr- notre fig, S , pi. XXXXIV. Première ëdii. 



ART» T. OESOPHAGE ET ESTOMAC DÉS OISEAUX. ^3 

comme veloutée; dans les courlis , elle offre ce dernier 
aspect. 

[Dans le héron ^ les orifices des glandes se voient 
déjà dans les intervalles des derniers plis de l'œso** 
phage. Immédiatement après ces plis , la surCsice in* 
terne de l'estomac glanduleux présente un velouté très 
fin. Cest la même organisation dans le butor. 

Dans la grue y des lames très fines de la membrane 
interne et un peu frangées^ forment des circonvolutions 
autour des orifices des follicules glanduleuses. ] 

Dans le grand plongeon y les mêmes parois ont une 
apparence veloutée par les feuillets extrêmement fins 
de la membrane interne^ qui forme un reseau à mailles 
de différentes grandeurs, orifices nombreux des cryptes 
de cet estomac. Tout près du gésier^ il y a même un 
cercle où Ton ne voit qu'un velouté grossier, composé 
de feuillets ondulés et frangés^ sans apparence de 
mailles ni d'orifices de cryptes. 

Dans le castagnéuxy les orifices des cryptes sont 
disposés assez régulièrement en quinconce, et des feuil- 
lets très fins de la membrane interne les contournent 
et forment une espèce d'ampoule autour de chacune de 
ces ouvertures. ] 

Dans les pingouins , elle a de larges plis longi- 
tudinaux qui , de l'œsophage , vont au gésier. 

[Les goélands en ont de fins et de contournés dans 
les intervalles des orifices glanduleux. 

Dans les sternes y l'appareil glanduleux est très peu 
développé , et les orifices des glandes ne sont visibles 
qu'à la coupe. ] 

Dans le cygne y les mammelons que présente la 
surface interne de ces parois, sont entourés de lames 



94 X1X« UBQONf DE X^'OESOPHAOB ET DU l.*ES701f AC. 

perpendiculaires, qm vont en serpentant de l'un à 
Pautre et offrent un trës beau coup d^œil. 

[ Dans la macreuse^ ces même parois sont trës poreu- 
ses dans les intervalles des orifices» des cryptes ordi- 
aaires. 

Daos le aanard mus^é , les mêmes intervalles 
forment ui> péseau releva, dcmt les branches présentent 
^la liwpft à^ pores non^req^^. 

Les parois dei ce m^nae estomac sont comme veloutées 
dans le harle ; on y voit de Q<Hnbreux orifices épars et 
de grandeurs diffêrentes. ] 

C. Du gésier. 

ht gésier yd^vit dans sa grandeur relative, dans sa 
capacité et Fépaisseur de ses parois : cette dernière 
dinérence vient principalement de celle qui existe 
dans l'épaisseur et dans la disposition des muscles 
[qui entrent dans sa structure. Il varie encore en ce 
qu'il peut rester assez bien séparé de Fçstomac glandu- 
leux, par un étranglement, ou^que leurs cavités peuvent 
se confondre, pour ne former qu^un seul cul-de-sac. 

Ce dernier cas a lieu dans le pélican , parmi les 
palmipèdes totipalmes , chez lequel le gésier - ne se 
distingue du ventricule succenturié que par des parois 
plus musculeuses (i); dans lespétrels, parmi les grands 
voiliers î] dans le héron, parmi les échassiers , dont 
les muscles du gésier sont extrêmement minces, et 
chez lequel cet estomac forme avec le ventricule 



(t) V^UwKfé leur caiil# oofiiBtiiie remplie de poissons rëduiu en 



M'Ç. y. OESOPHAGE ET ESTQMAC 9£$ QISEAUX. qQ 

succçnturié , 130 sac d'une grande capcité, de sorte 
quecQt oiseau semble^ au premier coup d'œil; manquer 
de gésier et n'avoir qu'un estomac membraneux. Il 
s'ouvre, dans un petit appendice globuleux dojqt la 
cavité conduit au pylore. Cet appendice se retrouve 
dan^ plusieurs palmipèdes ^^ tels que les pingouins les 
pl<^eQns, qui ont^ au re«e, un gésier bieq distinct/ 
danç lesquels sa cavité ii'a ppînt ce^ éminences. 

[hegésiev àeVautriu^he et du nandou, difiKrent 
conoime Iç^irs ventricules suçcenturiés. Plus grand à 
parpiç moinsi épaisses dans ce dernier oiseau; sa cavité 
dansi Iç premier ji est assea; largçment oi\verte ver$ 
Testomac glanduleux , pour ne paraître former, dans 
Tétat de relâcbement, qu'une seule ppche^ dont les 
trois quarts de la çurfece interne sont revêtus d'épi- 
derao^^. Ckîlui du gésier proprement dit est cçpçndant 
plus épjaia qiie l'épiderrae de Teston^iç glandj^lçnx. 

Dans le casoar à casque , le gésier comi^jç^oe par 
une partie cylindrique qui se continue avec l'estomac 
glanduleux ;, mais, qui s'en distingue en ce q^u'il n'a pa$ * 
de g|ançle$ semblables. Vient ensuite un gran^d cul-de- 
sac arrQi]^di ^ ^ont les parois intérieures qm des plis 
C^dul^.^ l^ couche musculaire de cette pajrtie est à 
peu prî?s d'égale épaisseur partout. De la moitié de 1^ 
hauteur de iq» rebord inférieur, part un boya^ pylori- 
qpe.y comm^ ^a^is l'estomac des poissons, ^^^i appar^ 
tient efl/çore au gésier par sa structure , et dont la mem^ 
brane interne se termine dans Iç duodénum par im 
pli circulaire très saillant. 

pans Je héron , l'œsophage, l'estomac glanduleux et 
I^ gésier nje forment^ comme dans les serpents, qu'un 
M€ unique dont l'issue donne dans une petite cavité 



q6 xix« leçon, de l'oesophage et de l'estom^. 
distincte de la grande, où se trouve le pylore. C^tte 
partie pourrait encore être comparée au boyau pylori- 
que des ophidiens. 

La comparaison , déjà faite par M. le professeur 
Betzius, à Toccasion de l'estomac du pithon ^ entre 
les estomacs des oiseaux et les différentes parties de 
celui des ophidiens, est surtout frappante, lorsqu'on 
considère les parois intérieures de ces trois parties 
dans ce dernier oiseau : les plis réguliers parallèles, 
droits, peu nombreux , longitudinaux de l'oesophage ; 
les plis, beaucoup plus fins , plus nombreux, ondulés, 
affectant encore une direction longitudinale, de l'esto- 
mac glanduleux ;enfin les plis plus prononcés , ondulés, 
ramifiés, plus transverses de l'estomac musculeux; les 
parois minces , unies de la petite poche. 

Sous le rapport de la composition musculeuse, je 
pense qu'on devrait distinguer \e gésier en simple ou 
compliqué. 

J'appelle un gésier simple celui dont la forme est 
arrondie ou ovale, très aplatie sur les côtés qui 
présentent dans leur milieu une surface ronde, ovale 
ou semi-lunaire de nature tendineuse. Des fibres ou 
des faisceaux musculeux partent en rayonnant de 
toute la circonférence de ce tendon, et contournent , 
en se rencontrant avec celle du côté opposé, le pour- 
tour du gésier. Chaque faisceau est donc un petit 
muscle dont les deux extrémités aboutissent aux deax 
côtés tendineux du gésier. 

Mais l'ensemble de ces faisceaux ne forme à l'esto-* 
mac qu'une simple enveloppe , une simple couche 
musculeuse, dont la coupe épaisse d'une, deuxpu trois 
lignes, au plus, est à peu près égale partout, sans qu'on 



ART. V. œSOraAGE ET ESTOMAC DBS OISEAUX. g7 

puisse dire dans ce cas que le gésier est armé de muscles 
particuliers. 

Tout l'ordre des rapaces appartient à cette catégo* 
rie de gésiers simples. 

Les bréifipennes , parmi les échassiers, les ardeap 
les cigognes qui appartiennent à ce même ordre ^ plu- 
sieurs palmipèdes, tels que le grèbe hupé, \e» sternes, 
etc., ont de même un g^ier à parois musculeuses tris 
minces^ dont la coupe n'indique qu'une tunique 
musculeuse et non des muscles sur-ajoutés. 

Dansles gésiers compliqués on peut fecilementrecon- 
naître la structure précédente; c'est-à-dire qu'on y 
voit très bien en arrière, dans le fond du cul-de-sac, 
les faisceaux musculeux qui contournent le gésier d'une 
Ëice à l'autre. On les aperçoit encore dans la partie 
cylindrique qui se continue avec l'estomac glanduleux. 
Biais il y a de plus deux muscles qui sont comme sm>* 
ajoutés à la structure ordinaire, du moins cela peut se 
dire positivement dans le cygne, etc., du tendon com- 
mun auquel ils aboutissent sur chaque face de ce 
puissant instrument de trituration. ] - 

Lorsque l'on coupe le gésier de ces oiseaux par un 
plan parallèle aux deux tendons, la partie charnue 
de ces muscles présente la figure d'une massue cour- 
bée en arc, dont la concavité répond aux parois 
iut^érieuresderestomac/ et dont le gros bout de celui 
quieit antérieur ou inférieur touche au pylore, tandis 
quelepetit bout de l'autre muscle est placé également 
en avant, mais autour du cardia. [Cette même coupe 
présente des lignes blanches parallèles qui se croisent 
avec d'autres lignes également parallèles et distantes^ 
de manière à former une quantité de rhombes à peu 
nr. or Piurt, 7 



g8 XIIC^ liSÇOIl. DB L^ÛiSOPHAGE BT DB l.'BiTOMAe« 

près de même grandeur , lesquels sont partagés encore 
en deux triangles par des diagonales. Les points d'in- 
terjection de ces différentes lignes présentent de 
petits ronds de grandeur égale. On peut en conclure 
que les faisceaux museuleux de cette partie du gésier^ 
sont prismatiques et séparés par des lamfs celluleusai 
indiquées par ces lignes falani^es.] 

Vaiîfe de la cofupe de ces deux mosclea forme au 
oiqins y les quatre daqui^mes du volume de l'estomac. 
Leurs deux tenidoiis sont comme séparés du gésier ^ et 
traversent y comme uq pont y^ le milieu de ses faces la- 
térales^ Les parois propres de Teslomac dâ)ordent ces 
tendons en a^ant^ en arrière. 

[ La coupe de ces deux n^nseies et Faire de cette 
Mupei^ comparées à l'étençtue de la cavité du gésier y 
donnent une idée juste de la force da trittt ration 
de ces gédiers oomp^qués. 

Il est remarquable que celte coupe présente le plus» 
ordmairement la figupe d'une massue on d*un côjBtô 
recourbé y et qye le gros bout du musdle inférieur est 
toujours du côté du pylore > tandis que le muscle 
supérieur a toujours le sien tourné vers le fond du 
cul-de-sac, et^on petit bout vers le cardia. Cette dis- 
position constante prouve que la plus gtande force des 
muscles du gésier devait ^re exercée pour empêcher 
là sortie dès aliments, ou pour les broyer dans le fond 
du cul-de«sac^ 

ftîen de plus fecile que de juger ^ la force relative 
des diffiéWtïts gésiers, par l'épaisseur relative des^ 
liiuscles en massue. A mesure qu^ls s'affaiblissent, la 
figure de la massue s'alonge, son renflement devient 
^eins semiUe^ Cette figure se ehas^ mtême entière- 



AftT. V. <«SOi>KAGÈ ET ÉSTOltrAC hE§ OÎSEkVX. 99 

meut et prend celle d'un faseau. Elle peut changer 
ainsi dans les deux muscles ou dans un seul ; nous en 
citerons quelques exemples. 

Dans la pie^ le muscle supérieur est en massue^ 
Finfërieur en fuseau : ils sont d'ailleurs peu épais. 
Dans les perroquets y les deux muscles sont minces , 
alongés en fbi^me de fuseau ou de navette. 

La grue et la cigogne présentent à cet égard de 
gi^andes différences. Le gésier de celle-ci est simple et 
sans musdie paiiiiculier , ainsi que nous l'avons déjà 
dit ; tandis que celui de la grue a deux muscles en 
massue^ comme celui de tous les granivores^ dont 
l'épaisseur de chacun est plus grande qiie la largeur de 
la cavité du gésier. 

Ces muscleis sont en massue^ mais d'épaisseur mé- 
diocre d^tïis le gésier du râle d'eau. 

ParM les' palmipèdes , les hrachfptères ont, en 
général, le gésier peu musculeux. 

Geluf du grèbe huppé y nous l'avons déjà dit, a des 
parois musculeuses, simples, trës minces. 

Dans une espèce voisine de même genre, le casta^ 
gneuXy on y reconnait deux muscles, dont le supé- 
rieur est en navette, ayant le gros bout en arrière, et 
rinfërîeur en massue à deux noeuds , avec le plus gros 
en avant. Cest la mên»s chose dans le grand pion-- 
geori. 

Parmi lès grands voiliers , les goélands (G. à man^ 
téau noir) ont un gésier musculeux. La coupe des 
muscles dessine une massue étroite et alongée. Dans la 
Frtouette rieuse y les muscles étaient dé même forme, 
mais un peu plus forts. Nous avons déjà vu que dans 
\^ sternes y ces mêmes muscles ont disparu, et que la 

7- 



too XIX* LBçcm. DB lVcsopsage st 0ë l'estomac. 
coape du gésier n'indique qu'une simple tunique 
musculeuse. 

Les palmipèdes sont tous dans le cas du cjrgne, 
c'est-à-dire qu'ils ont des muscles en massue , et con- 
séquemment un gésier compliqué. Mais l'épaisseur de 
ces muscles peut varier. Ceux du harle ont une force 
bien moindre; leur épaisseur est comparativement 
très médiocre. 

En résumé , on peut dire que tous les granivores 
ont un gésier compliqué^ et que ses deux muscles y 
présentent la forme en massue et une grand épa^s*- 
seur. ] 

Elle est sur^tout considérable dans les gallinacés. 

[ Elle se voit encore dans le plus grand nombre des 
passereaux. Les rapacessont^ au contraire, des oiseaux 
à gésier simple^ à parois minces. Dans les autres ordres^ 
on trouve des différences dans sa structure qui sont 
en rapport avec le régime* • 

Le gésier est constamment revêtu d'un épiderme y 
dont l'épaisseur et la consistance sont en rapport 
avec la force de trituration de cet estomac , et la ré- 
sistance que ses parois pourront éprouver de la part 
de substances alimentaires plus ou moins dures. Ainsi^ 
il est beaucoup moins épais dans les estomacs simples 
que dans les estomacs compliqués ; plus mou y moins 
résistant dans les gésiers des oiseaux de proie ^ que 
dans celui des granivores ou même des herbivores. 
Sa substance est toujours de nature cornée et sa 
structure évidemment inorganique.] 

Elle est très remarquable dans VaMiiiche. L'épî- 
derme n'y semble composé que de petites aiguilles 
cylindriques , pressée^ les unes contre les autres^ ou 



AXr. VI. ÛBSOPIUGE BT tOlTOUAC DBS ftSPTlLBS* lOl 

perpendiculaires aux parois de Festomac : elles 
se séparent très fiacilement l'une de l'autre, et se dé- 
tachent de ces parois avec la même fecilité. 

[L'épiderme du gésier, dans les perroquets y est, de 
même y formé évidemment d'aiguilles appliquées les 
unes contre les autres , mais elles y paraissent incli- 
nées en avant ou en arrière , ou perpendiculaires, 
suivant les ondulations ou les plis que forment les 
parois de cet estomac, et dles sont détachées et libres 
à la sur£atce interne de ce viscère qu'elles rendent 
inégale et hérissé de papilles (i) •] 



ARTIOJE VI. 

DE l'œsophage et B£ l'bsTOMAC DES REPTILES. 

L'oesophage des reptiles ne présente pas de dila- 
tation comme celui des oiseaux ; il conserve à peu près 
le même diamètre dans toute sou étendue, ou, s'il 
en change, c'est insensiblement et non d'une manière 
subite. Mais ce diamètre est ordinairement beaucoup 
plus grand , relativement à l'estomac , que dans les 
deux classes précédentes. Il est même plus dilaté que 
ce dernier dans l'ordre des ophidiens, du moins lors- 
que celui--ci n'est pas distendu par les aliments : ce qui 
vient de ce que ses parois sont plus musculeuses et 



(i) Meckel ( ouv. dlé , pag. 474) > ^Milt ceUe mrfiuse paf^eiiM da 
gë^r , mais en rattribaiit yagaerneat à sa membrane intérieure » sane 
iodiqoer que oe soAt lu pointes clés a^nîUeé abat Pépldenat cet compote* 



revienaent bien plutôt sur elles-mêmes , que cottes 
de l'œsophage. Lorsque ce dernier caoal augmente 
peu à peu de volupoie jusqu'à Testomac, il devient 
souvent difficile d'assigner les limites de l'un et de 
l'autre^ et conséquemment la situation du cardi^. 
{i'estomac esjt presque généralement sans cul-de-sac 
et de forme très alp^gée. 

[Ïj^ plupart de$ reptile^ vivant de proie ont tous 
l'appareil de chyli^çation^ et Tes^omac ep particulier, 
des anin^aux carnassiers. Ce viscère s'y trot^ye toujours 
unique et non multiples ^ à cavité simple et noçi com- 
pliquée. 

Lorsque le reptile déroge, si je puis m'exprimer 
ainsi , de ce régime de la classe et se nourrit de sub- 
stances végétales , on ne trouve pas dans la structure 
et dans la forme de son estomac , des différences aussi 
marquées que dans les mammifères. C'est toujours le 
même plan d'organisation , très peu modifié par cetle 
habitude si opposée. 

A. De Vcesophage et de V estomac clés chéloniens. 

Une première observation remarquable, au sujet 
de l'œsophage et deTestomac d^ chéloniens ^^ c'est 
que parmi les animaux de cet ordre} la surface interne 
de l'œsophage est hérissée , dans les ohélonés ou les 
tortues de met*, de longues papilles dures et coniques 
dont la pointe dirigée en arrière empêche , sans doute , 
le retour vers l'arrière-bouche, des substances ali- 
mentaires que l'animal avale. 

[Ces papilles sont form^ par la ce]luleus,e et la 
muqueuse , sur lesquelles se moule un étui d'épiderme, 



AKt, VU OËSÔMàGE et ESTOMAC DES UPT1LB9U lo3 

de natnre cornée. Dans la tortue franche ( tsêtudo 
mjrdas,L. ), elles vontendimfaïaant delongaeur à m^ 
êûte qu'on les observe plus en arrière ^ et disparaissent 
vers la fin de l'œsophage où l'on ne voit plus ^e des 
plis. Ces mêmes pointes sont beaucoup pins longues 
dans le luih{dermocheIis ùoriacea, Letneur ) ; dans b 
caret {i)y elles sont de même longueur. 

Dans les autres genres de cel ordie y l'oesophage ne 
présence plus (|ne des plis longitnctintnx y et de nom- 
breux orifices de cryptes (a), sut'-toiit au comraenee*- 
ttentv La muscukuse est généralement tr^s épal^e, 

Uêwtomac est généralement déforme alonf^ée^ cy-i- 
Hndfi^ue, dirigé ea ari^iëte dâns^ sa plus longue portion^ 
piiia se covrhant en aree^ se coudaaibniscpiénienit poiir 
se porter en avant. S» seconde portiony q» setermîùe 
au pylore^ est toujours plus courte ({ue la première. 
Elle diminue de diamètre^ depuis le coude que (ait l'es- 
tomac jn«qu'aiï pylore. Sa ine^afatabe wuschileusé est 
plus épaisse que dans la portion cardiaque^ et l'interne 
J* forjfne des plis longituairiâu* plus ùombretnt et ^lus 
prononcés. Le pylore e^t tiiar^tié pâi^ un boun^elet ciif- 
eulaire , quelquefois très épais (3), otï par un repli (4). 

En géttéral^ les parois de Testomac des tortues sont 
épaisses ; ce qui est dû en partie , à la force de la 
tunique musculaire ^ en partie à l'épaisseur de la mu- 



(n) Meckel en a trouve dans cette espèce , qnHI dit vingt fois plas longues 
qne dans la T, mydas^ et se distinguant par plus de dureté et une formû 
an^nlease. 

(3) Teatuâo raâiâUhJj, 

(3) La grande tortue des Indes, 

(4) Le cota , testudo raéUata. 



I04 XIX^ LEÇON. DE l'oCSOPHAGE ET DE l'eSTOICAC 

queuse et de la cellaleuse qui la double , lesquelles 
sont pénétrées de cryptes et forment partout des plis 
longitudinaux^ quoique plus prononcés, dans la partie 
pylorique^ ainsi que nous l'avons déjà observé. La 
surfece interne de ces parois^ est g;énéraleme|it lisse ; 
cependant elle nous a paru un peu veloutée dans 
le caret. 

Les rapports deTestomac avec le foie, la manière 
dont il est enchâssé quelquefois dans ce viscère (i), 
méritent rattention des physiologistes. 

n y a d'ailleurs , d'un genre à l'autre y des nuances 
de formes^ plus faciles à dessiner qu'à] exprimer par 
des paroles. Ces difiérences de forme ou de structure 
devraient être assez marquées pour distinguer l'estomac 
d'une tortue herbivore , de celui d'une tortue qui se 
nourrit de proie* 

B. De V œsophage et de V estomac des croeodiliens. 

Les crocodiliens diffèrent de tous les autres sauriens 
par la forme de leur oesophage et de leur. estomac. 

L'œsophage est un canal étroit qui se distingue 
facilement de l'estomac par la forme globuleuse de 
celui-ci ^ et par la différence de structure de la mu- 
queuse et de la celiuleuse^ la première étant plissée eu 
large et comme veloutée dans l'œsophage (p), et la cel- 
luleuse formant une couche très mince^ à peine sensible. 

L'estomac est un grand cul-de-sac arrondi^ glo- 



(i) Bans Vemys tioncma^ Leconte. NoaTelle espèce de New-York, 
(a) Le caïman à lunettes. 



ART. n* ŒSOPHAGE ET flSTOilAC BBS BBPTII^ H>5 

buknx dans lequel rœsophag;e vient s'insérer non 
\om du pylore (i).] 

Très près de cette insertion^ en dessous, il s'en 
détache souvent un petit cul-de-sac , dont la cavité 
est séparée du grand cul-de-sac par une sorte de 
détroit, et({ui conduit dans l'intestin par un orifice 
très resserré. 

[ n Êiut que les matières alimentaires entrent par 
ce détroit dans le cul-de-sac pylorique , pour sortir 
de l^estomac. Cette structure répond évidemment à 
la portion pylorique que nous distinguerons dans les 
ophidiens, et dont nous exposerons les usages pré^ 
sûmes. 

J'ai trouvé la poche pylorique dans le crocodile du 
Nil y Guv. (a) ; dans le C. à museau effilé y Guv. ; dans 
le gavial du Gange y Guv. ; elle manquait dans le 
caïman à lunettes, Guv. Mais l'orifice du pylore^ très 
rapproché du cardia, était fort étroit, et la moitié 
droite de l'estomac , répondant à cet orifice, avait des 
parois beaucoup plus musculeuses que la gauche. 

En général, les parois de l'estomac sont très fortes 
dans les crocodiliens. La muqueuse est unie, épaisse 
et très glanduleuse , formant parfois de ] larges rides 
qui vont en serpentant comme les circonvolutions du 
cerveau. La ceUuleuse, qui n'est pas bien distincte 
dans l'œsophage, le devient dans l'estomac. La mu$- 
coleuse ^;ale presque en épaisseur la couche celluleuse 
et la muqueuse réunies. [ Elle se compose principa- 
lement de faisceaux qui vont en rayonnant de la cir- 



(i) Première ëdiiion y pag. 4i3* 

(a) Voy. U plt XU, %. lo, ^t noire première édition. 



106 XU^ liBÇOK. DE L'CBSeFHAGE BT DB I^'eSTOKAC. 

conférence vers le centre. Mous avons vérifié (i) que 
ces faisceaux aboutissent , dans le crocodile à deux 
ârétes y k VM disque aponévrotique qui se voit aux 
deux faces abdominale et dorsale de l'estomac , ain4 
que rîndiqiie Meckel (à), mais sans désignation de 
Fesp^M^e ni dm g^nre (3)« Cet estomac p|*^nte une 
grande ressemblance avec le gésier des oiseaux^ en 
général* L^analogîe «t plus frappante eneoM si on le 
oompare avec celui du béren en particulier^ dont les 
|iarois sont minosaft qui s'ouvre aussi da»s un petit 
appendioQ^ 

G. De V œsophage et de F estomac des sait^iem 
proprement dits. 

Dans les autres familles dé sauriens , la forme et 
la structure de l'estomac peruvent être Rapportées à un 
typé commun , qne nous avons déjà vtt dans les ché- 
lôniens et que nous retrouverons encore dans les ophi- 
diens et dans les batraciens. L'œsophage est large ^ 
à parois extensibles , ce qu'annoncent les plis lon-^ 
gitudinaux de sa membi'ane interne. Il est le plus 
ordinairement tout d'une vefnne avec l'estomac , qui 
fojhne conséquemment un boyau cylindrique ou co- 



(i) Sur un ifiooeintfè'iiEi.. ^ 

Ca)Ou¥. cit., p^g, aQÎet 3^. 

(3) Cette dispositioQ des faisceaax mascaleax est la même dans les autres 
espèces et ^nt k la ibtnie gflobnieuse de Testomac. H n'y a que ceax qni 
eB^droonenl le eardia, qnîsent lotigfiuidiBanTi et vont deroMophaged'aranf 
en arrière. Mais ce double disqae aponëyrotiqoe me parait particalier à 
r espèce indiquée. Je Tai va pour la première fois sur une préparation da 
cabmet de M. Tiedemann , aaquel on àxAï , en premier Htn ^ cette obser- 
vation. 



Inique difi^ 4'^vAiit en arriére , ccndé U plus «asveo^ 
on arqué \er^ h 4rQite près de sa teriuîniisaa ; 4e 
manière qu'op peut y distiugu», depuis ]b coude jo»- 
ga'au pyloi^e ^ une courte portion pylorique^ dont la 
longueur est tr^ variable et dont 1^ paroisse dtstin- 
gueut de l'autre parue de c^ visoère que j'appelle le sac 
stojns^caU par Mne plus fr«nde épaisseur j aussi for- 
ment-ejyfôs^dans V<>v4|^i^ du duodénum, un bourrelet 
saillant qui tient li^u de vnWule pylprique ^ au milieu 
duqu^est le petit orifice d« ce ^Wl. 

Ce type général est cependant plus ou n^oios mo- 
difié^ suivant les famille^ ou même les genres, demaniëre 
à présenter d^ di^rences dont nons allons exposer 
les principales. 

La séparation de l'œsophage et de restomao^ qu'on 
no distingue ^uveut que par les parois plus épaisses 
de ce dçrniar viscère , les plis plus pr<moncés de sa 
membrane interne et les Êiisoeaux jj^ua forts de la 
muscul^use, est d'autres fois tm marquée par le 
petit diamètre de l'ûQâOpbage , et la grande dilatation 
de Testomac au cardia. 

Le diamètre de l'estomao , au lieu d'aller en aug- 
mentant du cardia jusqu'au coude , et en diminuant 
de celui-ci au pylore, diminue du cardia au pylore, 
et figure un c6ne droit ^ sans ou avec un léger crochet 
à son sommet , où se tr€mve le pylore. 

Le coude, souvent plus dilaté que le reste du sac, se 
prolonge, quoique rarement, en un petit cul-de-ssKî (i). 

Parmi les lacertiens, la portion pylorique est à p^ne 



(i) Daot le momê^ chJtfë. 



I08 XIX^ LfiÇON. DE X4*0BSOPHAG£ ET DE l'eSTOMAC. 

marquée dans les monitors, tandis qu'elle est très 
longue dans \^ sauve-gardes. Le pylore^ dans les uiis 
«t les autres, est un orifice très étroit^ percé au milieu 
d'un bourrelet saillant et aiWndi. La tunique péri* 
tonéale avait un aspect argenté dans le monitjor du NiL 
Dans tous 9 la membrane interne avait des plis longi- 
tudinaux et la musculeuse était très prononcée. Cette 
épaisseur des parois de l'estomac , le distinguait de 
Toesophage qui les avait plus minces. 

Dans la grande division des iguaniens , la forme et 
la structure de l'estomac varient. 

Dans le cord^le, la portion pylorique est courte; elle 
est longue dans le steUion du Lestant. Les agames (i) 
l'ont de longueur médiocre; die est courte dans les 
galéotes (2); die est très courte dans le Ijrriocéphale 
perlé (3), et très longue dans Xepkysigaathe cocinci' 
nuSyCkXiy. , qui vit de fruits et de noyaux. (4)* ] 

Dans le dragon, l'estomac a la forme d'une poire 
dont le gros bout répondrait au cardia ; il n'a point de 
4X>urbure ; ses parois sont transparentes; elles devien- 
nent plus épaisses et opaques près du pylore. 

[Dans deux espèces d^JguaneSy (V ordinaire et 1'^. 
à queue armée ) l'estomac était un long boyau cylin- 
drique, terminé, en arriére, par un arc très ouvert et 
une longue portion pylorique ; aussi les iguanes pas- 
sent-*ils pour se nourrir de fruits. (5) 



(1) Vagame disçiformt^ c[ai avait la taniqae pcritonéiale argentée. Vm 

(a) Laceita calotit, L. 

(3) Il est remarquable qoe ceUe espèce vit de grains. 

(4) Govicr, Règne animal^ tom* il, yag. 4i* 

(5) Ia figure et la deitriptioa que non» atoat f idiUéet da canal alimeii- 



AHT. TI. ceSOPBÀÛB ET BSTÛVÀC DBS ftEPTILSS. log 

Le basilic , qui a le même régime , a une forme d^es-* 
tomac semblable. 

Tandis que dans le marbré, la portion pylorique est 
très courte^ et ne forme qu'un crochet. CSependant 
nous avons trouvé cet estomac plein de feuilles^ et tout 
le reste du canal alimentaire rempli de résidu terreux^ 
et de débris ligneux de Tégétaux% 

Dans la femille d^ geckotiens, nous avions observé^ 
dans notre première édition^ \e platjrdactjrle à goutte^ 
lettes], dontrestomacnousa^fiert, comme dans le dra- 
gon, la figure d'une poire; l'oesophage très étroit ne 
s'insëre pas au milieu de sa base , mais à côté^ et forme 
une courbure avant de se terminer. Cet estomac est 
étroit^ à parois épaisses; surtout à ses extrémités; celle 
qui aboutit au 'pylore est un peu recourbée , sa mem- 
brane musculeuse est forte , l'interne a de larges plis 
longitudinaux* La membrane interne est lisse et sans 
pli s. 

Dans le caméléon ^ l'estomac commence par un petit 
renflement, puis il prend une forme cylindrique et 
alongée , et se recourbe sur lui-même ; il se rétrécît 
beaucoup avant de se terminer, et forme comme un 
petit boyau dont la meoibrane interne a des plis lon- 
gitudinaux. 

La musculeuse est plt» épaisse en deçà du rétrécis- 



une deV iguane, dans le texte, tom. lil, pag. 4x3* ^ de Viguane ardoiu^ 
dans la pi. XXXIX, fig. 5, de notre première ëditioa , se rapportent à nn 
autre genre. Cette erreur de notre part tient à nne fausse étiquette du bocal 
qui en renfermait les viscères. Nous auribuerions oett» figure et cette des. 
cripUon au canal atuaentaire du marbré dt la Gu jane y si le dessin original 
de x8o4» qae nous ayons conservé , ne portait pas pour inscription que 
l'exemplaire venait des Indes orientales. 



lia xn^mç&lUé m i'qb^phage et de i^ëstomâc. 

sèment, que pattout afillenrs. Le pylore est en forme 
de bourrelet. 

[ Les scinûùïdîens ont généralement Festomac tout 
<f une venue avec Tœsophage , de forme cylindrique , 
et préëentâiit , en arrière , une portion pylorique, for- 
mant un cotrrtÉrochet^ on se terminant saiis changer 
de direction. ^ 

Parmi' les espèces de scinques , le scknéidérien 
(^scirtcus cfpriïfSj Cuv.)] a la partie postérieure dé 
r^stomac, rétrécic tottt*-à-coup , et se recouAant à 
droite 9 pour s'alonger encore, avant de se terminer. 
Cette dernière portion , quî est la pylorfqne , a des pa- 
rois plus épaisses et opaques ; sa mcmbran)Ei interne 
présente des plis longitudiMUx. 

[Dans le scincus crotaphomelas , Pérou , et le va" 
tatuSy Bonfnelli (i), sa portion pylorique est plus 
courte. 

L'estomac des seps (a) est on ne peut plus simple ; 
tout d'une tenue avec l'œsophage , sans courbure au 
pylore; il est cylindrique , conique ou bosselé, suivant 
les ditârtatâons accidentelles produites par les aliments, 
dans telle Où telle de ses portions. 

Dans le bimane cannelé^ l'estomac est également un 
boyau droit. 

Dans les bipèdes {S), il se réftrécit et se recourbe un 
peu vers le pylore^ 



(i) Rapporte de Sicile par M» Biberon. 

(a) Le seps strié àt Montpellier. Le UinUkcty-ius deoresiensû,Véroa. 

(3j Le bipèdûl^idope ^ Lac., et It^arioooeca , Spix. 



AAT. ru CSSOraAGB ET BSVOMAG 0B8 KemiJC8« 1 1 f 

D. Œsophage et estomac des ophidiens (i). 

En général , dans les ophidiens , ToBsophage et l'es- 
tomac ne forment qu'un canal continu ^ plus ou moins 
long^ dont il serait^ le plus souvent^ difficile d*indi- 
quer les limites précises , maïquant la fin de l'un et le 
commencement de l'autre. 

Cependant^ on peut dire que les parois de l'œso- 
pbage sont assez minces , que les plis longitudinaux de 
sa membrane interne sont plus petits et moins nom- 
breux, et que le commencement de l'estomac est marqué 
extérieurement par des feisceaux musculeux , plus ap- 
parents, et, intérieurement, par les pUs plus épais et 
plus nombreux, longitudinaux, souvent onduleux, par*< 
oi par-là irréguliers de la tunique interne. CespHs ne 
se voient que dans Fétat de vacuité de l'estomac et 
sTeffeicent lorsqu'il est dilaté par une proie. Quelque- 
fois aussi le cardia est marqwfepar une sorte de cul- 
àe^sac. 

L'esfmnac est remarquablement court relativement 
à la longueur totale de Panimal et à celle de l'œso-^ 
pbage(2), et sa positioi!! est ordinairement très reculée, 
a£n que la proie que l'ammal est susceptible d'avder, 
puisse être contenue en^ même temps dans ce sac et 
dans l'cesopfaage. 



(i) Cet article est extrait de mon Mëmoire intitule : Fra§menttetAtUf 
tome surPorganisaUonde» Serpents , In ii F Académie des Sciences , dans 
se* séances du i8 joiit^et snî?. iSSa. Anm* dee Scienaes mai,, tom. XXX. 
Paris, i833. D 

(3) Dans nn pi^n tigris^ L«, Pcesophage avait i'>i>65o de long, et fes- 
tomac o,aa5 , dont o»o4o ponr la partie pyloriqoe , €fr â,i8i poar le 9àm 
fUmacal proprennou dit. D^ 



I la XIX* LEÇON. DE l'OESOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

On peut toujours reconnaître dans Testomac des 
ophidiens y deux portions ^ Fune que j'appelle le sac, 
et l'autre, qui est sa partie pylorique. Le sac présente 
un aspect bien différent^ suivant qu'il est vide ou 
dilaté par une proie. Dans le premier cas^ ses parois 
paraissent épaisses et les plis longitudinaux de la mu- 
queuse , larges et plus ou moins nombreux. Dans le 
second, ces plis disparaissent, ces mêmes parois qui 
sont très extensibles s'amincissent beaucoup, et le 
diamètre de l'estomac augmente plus où moins , sui- 
yant le volume de la proie. 

J'ai trouvé quelquefois le sac stomacal subitement 
dilaté au cardia {i) , qui était marqué par cette difië- 
rence de forme , comme par la structure différente de 
sesmembranesj déjà indiquée en général. D'autres fois, 
il m'a présenté un petit ci:d-de-sac à son origine (2). 

Le plus souvent il ne partit commencer qu'un 
peu avant l'extrémité postérieure du foie. 

Avant de se terminer dans l'intestin, Testomac 
éprouve une diminution plus ou moins considérable 
dans son diamètre , et devient un boyau étroit , dont la 
longueur relative varie suivant les genres et même les 
espèces, qui est peu susceptible de dilatation, et dans 
lequel la proie ne pénètre que lorsqu'elle a été préala- 
blement dissoute dans la première partie de l'estomac. 

Cette seconde partie , que j'appelle boyau pylorique, 
peut se continuer avec Faxe de la première; d'autres 
fois , c'est tout-à-fait de côté qu'elle se prolonge avec 
elle. Elle peut être plus ou moins coudée, former même 

Il ■— i— ■ III» M i H i I - ■ — ^|W^— Il i» ■ I i m ■ ■ I . 

(i) Dans le coluberplicatiUt, 

(2) Dans le trigonocéphalc à hzangp. 



AIIT. VI. oeSOPAÀGË ET CSTOBIÀC D^ REPTILES. il3 

plusieurs courbures en différents sens ( le boa cons^ 
trictovy L. ), on s^avance sans détour vers l'intestin • 
Elle se distin(;uedu sac stomacal^ lorsqu'on observe 
ce viscère dans l'état de vacuité y par des parois plus 
minces et l'absence de ces replis épais de la muqueuse^ 
qui régnent dans la longueur de l'estomac, et qui ne sont 
plus que des rides dans le boyau pylorlque^ qui vont 
même en s'eflBaçant peu à peu jusques aux pylore. Vers 
la fin ^ cette portion se confond quelquefois extérieu- 
rement avec le commencement de l'intestin par la 
transparence de ses parois et un même diamètre. Mais 
le plus souvent les parois de l'intestin sont plus trans- 
parentes^ plus minces, et son diamètre sensiblement 
plus grand. Intérieurement , il y a toujours une diffé- 
rence bien évidente dans la structure de la muqueuse^ 
qui est lisse, avec des rides longitudinales ou de petits 
plis dans la portion pylorique de l'estotnac, et sou- 
vent frangée ou veloutée dans le duodénum. Enfiti 
il y a presque toujours une valvule ou un repli circu- 
laire qui sépare l'estomac de l'intestin, (i) Quelquefois 
ce n'est qu'un bourrelet saillant formé par la muqueuse 
et la celluleuse de l'estomac (ti). Très ra^rement les rides 
longitudinales de celui-ci , qui finissent brusquement, 
indiquent aussi sa terminaison sans qu'il y ait ni vaU 
vule ni bourrelet circulaire (3). 



(i) J'ai troDTé ceUe val?iile sVançant plus ou moias dan» Pîatesiki , 
dans V orvet (angutsfragiiis , L.)^ Véunphisbœnajuliffncsa^ le ci<aalus liar- 
nàuê « L., où ce repli est très saillant , daiu le triganocephalw lance^faUtt , 
li.y le trigà losange , la vipère commune, où il csl^très pronoiiBe' ; le naja 
à lunettes , le hungarus semicinetus, le pelamis bicolorm . ' ,, . 

(a) Dans le typhlops lumhriçaUs , le pithon tigris, ,, ^. 

(3) Le scïieltopusick de Fallas. Le scjrtale coronata^ Merrem. 

IV. ae Part. 8 



Il4 XIX« IBÇpN. DE L'cCSOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

La portion de Festomac que j'appelle le sac , est ceUe 
où se digère la proie. La portion pylorique forme un 
premier obstacle pour arrêter cette proie qui s'avance 
jusqu'au fond du sac stomacal, où elle subit avec le 
plus d'activité, l'action des forces digestives, puisque 
c'est toujours là qu'elle commence à se dissoudre. Ce 
n'est qu'à mesure de cette dissolution^ que le boyau py- 
lorique , dont le diamètre reste toujours petit, en per- 
met successivement le passage dans l'intestin. 

Je crois avoir remarqué que ce boyau pylorique est 
en général plus Ipng dans les animaux qui avalant 
une proie tout entière, sans la dépecer, comme s'il 
avait pour emploi de l'arrêter plus ou moins loin de 
l'intestin , dont elle aurait pu blesser la structure dé- 
licate. 

Il était essentiel de le bien distinguer et d'en recon- 
naître les limites précises, qui sont celles de l'estomac 
du côté de l'intestin (i)« ] 

E. De V œsophage et de f estomac des batraciens. 

LLes batraciens sont des animaux de proie, du moins 
à Tétat parfait. Aussi leur canal alimentaire a-t-il 
l'organisation des animaux carnassiers.] 

Dans les grenouilles^ les rainettes , et les crapauds , 



(i) Je soupçonne qae M. Meckel les a mëconnaes qneiqaefoU» paisquH|, 
>Di6 Pezisteiice d'tine valrnle p]floriqae dans la vipère commune {yipera 
btrus, Cuy.) et dan^ lès genres tortrix et tjrphlopt. Je D^ai trouve', k la véritë^ 
qu'un simple bourrelet dans le tortrix Iwnhrkalis ; mais dans le tortrix: 
êcytak , il y avait un- pli en manchette circulaire très marque , comnae k 
l^ordinaire, à ia hauteur du pancréai. Il était encore plus marqué dans la 
vipère commune. 



ART. VI. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES REPTILES. Il5 

l'estomac présente à peu près la même forme que celui 
des chéloniens. D'abord assez dilaté, en comparaison de 
Foesophage , il se rétrécit peu à peu , ne forme plus 
qu'un boyau étroit, à parois plus épaisses que le reste, 
qui se termine au pjlore , apr^s avoir fait un crochet 
du côté droit,[ Celui-ci ne se distingue pas par une val- 
vule, mais seulement par un étranglement et par la dif- 
férence de structure de l'intestin , dont les parois 3ont 
minces , tandis que celles de l'estomac sont épaisses et 
musculeuses. La membrane interne y forme des plis 
longitudinaux ou de simples ondulations , lorsque les 
parois p'en sont pas distendues. 

Le pipa a U membrane interne de son estomac, 
comme celle de l'œsophage , plissée en longueur] 

Dansles salamandres y il n'est un peu courbé que 
très près de son extrémité postérieure. Sa forme est 
très alongée et peu renflée j ses parois sont épaisses ; 
la membrane interne a une surface inégale, et forme de 
petites rides. Il y a un pli près du pylore , à l'endroit 
de la courbure. 

[Dans les tritons (T. crislatus , Schn.) , l'estomac se 
porte très en arrière au-delà du foie, se coude et s'a- 
vance vers ce viscère jusque près de sonbord postérieur, 
où se trouve le pylore. 

Les menopoma CM. alleghanensis , Harlan) ont un 
estomac très long dépassant de beaucoup le foie, en 
arrière , et se recourbant en un court crochet, avant le 
pylore. 

Dans Vamphiuma means (Harlan), ce viscère est 
cylindrique, peu distinct de l'œsophage, si ce n'est par 
des plis longitudinaux moins nombreux , moins régu- 
liers et plus épais. Il se rétrécit sans se courber, n'a 

8. 



1 16 XlX^ LBÇON. DE l'oCSOPHÀGE ET DE l'eSTOMAC, 

pas de valvule pjlorique et ses parois prennent insensi- 
blement le caractère de celles des intestins. Il se ter- 
mine cependant bien en deçà du fbie. 

L'estomac du menobranchus lateralisy H. ^ est de 
même tout droit : mais sa forme est ovale et sa partie 
pylorique^ qui est très étroite , se distingue mieux de 
l'intestin par l'épaisseur de ses parois. 

Dans les protées, ce viscère n'est qu'une portion un 
peu plus large du canal alimentaire , qui ne s'en dis- 
tingue par aucun étranglement. 

Enfin , celui des sirènes {S. lacertind)^ est un cylin- 
dre court (i), continu avec l'œsopbage et l'intestin^ 
qui commence un peu après le foie y et se distingué de 
l'œsopbage par un plus grand diamètre et la cessation 
subite des plis longitudinaux y larges et serrés de la 
membrane interne de ce dernier canal; celle de l'esto- 
mac est lisse. Il se rétrécit un peu au pylore > qui n'a 
d'ailleurs pas de valvule'^ mails dont la place est mar- 
quée par le changement dQ structure des parois de 
l'intestin ^ celles de l'estomac étant plus épaisses.] 



ARTiaE VII. 

de l'oesophage et de l'estomac des poissons. 

Dans la plupart des poissons, l'œsophage a le même 
diamètre que la partie de l'estomac avec laquelle il se 



(i) Il n'avait que o,o3$ mill. de long dans un exemplaire qui arait 
depuis la booclieà l'anus o,363 mill. de long. Je l'ai trouve farci de débris 
de feoillcs t^dres^ ainsi que le canal intestinal et surtout le gros inteslin. 



ART. VII. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES POISSONS. II 7 

continue; et souvent la même structure, de sorte quMl 
est très difficile d'assigner les limites de l'un et de 
l'antre. Nous serons donc obligé de confondre leur 
histoire dans les détails que nous allons donner. 

[Les poissons étant des animaux de proie ^ pour 
l'immense majorité^ ont un œsophage large et court 
formant un canal très dilatable pour la laisser passer^ 
lequel est d'ailleurs tout d'une venue avec l'estomac ^ 
afin d^en contenir une partie^ aubesoin.jPendantque la 
portion que l'estomac renferme subit la première diges- 
tion y l'autre partie reste dans l'œsophage y où elle 
n'éprouve presque aucune altération. D'ailleurs l'œso- 
phage est presque toujours très court , à cause du 
peu de distance qui se trouve entre l'arrière-bouche 
et la cavité abdominale. 

[Je ne l'ai trouvé qu'une seule fois formant un canal 
long y étroit et se prolongeant très avant dans cette ca- 
vité. D'autres fois il est tellement courte qu'il est rédnit 
en un anneau j^ssé servant à la fois de rudiment pour 
l'cesophage et l'estomac^ (lesc^rw^). 

Un cercle de fibres musculaires distingue très bien , 
au-dehors^ ce canal de l'estomac, lorsqu'aucun étran- 
glement ne les sépare, ce qui est le cas le plus ordinaire. 
En dedans , la séparation de l'un et l'autre organe^ est 
marquée par les plis longitudinaux ordinairement plus 
larges, plus réguliers, delà membrane interne , et par 
son aspect plus blanc et plus sec , parce que l'épiderme 
s'y trouve plus évident; mais tr^ souvent cette dé- 
marcation est difficile à reconnaître. 

Dans quelques cas rares, il y a des papilles charnues, 
des pointes cartilagineuses ou même osseuses (les ^^ro- 



J l8 XIX« LEÇON. DE l'oëSOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

maiésy les rhombes^ et les tétragonurus) , qui hérissent 
rintérieur de son canal. 

L'estomac a une forme que nous n'avons pas encore 
trouvée dans lès Irois classesprécédentes, celle d'une 
aiguière , c'est-à-dire qu'il a une partie princi- 
pale que nous appelons son sac, qui se confond avec 
l'œsophage, présente une figure cylindWque ou 
conique^ et se termine en un cul^de-sac pointu ou ar- 
rondi. Du milieu de sa longueur » ou plus près, ou plus 
loin du cardia , il s'en détache une branche contenant 
un canal étroit destiné à conduire dans l'intestin les 
aliments digérés dans le sac .-c'est comme le bec de 
J aiguiere. 

Chaque ordre de cette classe comprenant des pois- 
sons dont le régime peut varier , puisque les caractères 
de ces groupes rie sont pas tirés dés organes qui déter- 
minent la nature de l'alimentation ; il en résulte que 
la forme et la ètructuré du canal alimentaire ne sont 
pas nfécessairement semblables, pas même pour l'es- 
sentiel , dans tous W animaux qui y sont réunis. 
Nous trouveroBs même, ça et là , des différences très 
grandes sous ce rapport d'une fâiliille à l'autre; mais 
les modifications de la forme type sont moins impor- 
tantes , lorsque l'on compare les genres d'une même 
famille , ou les espèces d'un même genre; quoiqu'elles 
soient encore , dans ce cas , assez sensibles quelquefois. 
Cette fermé, qui est la plus commune, caractérise 
essentiellement le plan d'organisation de cette classe* 
Tous les poissons qui vivent d'une proie un pea 
considérable ont ainsi un sac stomacal pour la digérer; 
mais ceux qui se contentent d'une petite proie peuvent 
n'avoir qu'un canal pour estomac, qui se resserre 



J 



ART. VII. œSoi^HAGE ET ESTOMAC DES POISSONS. 1 IQ 

sur les aliments , à sa terminaison ^ et dont ce simple 
mécanisme suffît |)our empêclier leur passage dans 
Tîntestîn avant leur digestion. Ënfin^ quelques pois- 
sons (^\es' cjrprinSy etc.) qui se nourrissent de végétaux, 
n'ont pas même de sac stomacal, et c'est dans l'intestin 
et par le concours de la bile que se £ait , chez eux , la 
première digestion. 

Si de la forme nous passons à la structure, nous 
verrons que lès parois de l'estomac différent très peu 
de celles de l'œsophage 5 mais qu^ellessont toujours 
bien plus épaisses et plus consistantes que celles du ca- 
nali ntestinal. La membrane musculeuse composée de 
fibres circulaires ou longitudinales , est toujours assez 
forte. L'interne bu la muqueuse est, de même, aiàsez 
épaisse et pénétrée de cryptes qui versent dans la 
cavité de l'estomac les sucs nécessaires à la digestion. 
Sa surface est le plus ordinairement unie ; rarement 
forme-t-elle un réseau, plus rarement encore montré- 
t-elie des papilles. 

La branche pylorique , les environs du pylore, sont 
toujours renforcés par une couche plus épaisse de fibres 
musculaires, qui formentquelqùefoisunmusclepuissaht 
(les mugUs). Les plis longitudinaux où plus ou moins 
îrréguliers de la muqueuse du sac et du boyau stoma- 
cal^ et ceux de l'cêsophagè, sont déterminés par la 
contraction des fibres musculaires^ maïs un bon 
nombre de ces plis disparaissent lorsque les parois dé 
ces différentes parties sont dilatées par les aliments ; 
c'est que l'adhérence de la musculeuse et de la mem- 
brane interne, au moyen de la couche celluleuse 
intermédiaire est assez lâché, J)ôur permettre cette 



1 20 XIX^' LEÇON. DE t'OESOPHAGË ET DE h ESTOMAC. 

sorte de glissement de ces deux membranes l'une sur 
Fautre. 

Il y a toujours un bourrelet ou une valvule au pylore 
pour empêcher le retour des matières alimentaires 
dans la cavité de Testomac. 

Lorsque cest un bourrelet , il est formé d'anneaux 
museuleux qui sont la continuation de la membrane 
de €Gtte nature j appartenante la branche pylorique^ 
lesquels sont recouverts parla membrane interne qui 
se prolonge sur ce bourrelet, de Tintérieur de cette 
branche. Lorsqu'il n'y a qu'une valvule, elle est formée 
par une extension de cette dernière membrane. 

Concluons de ces généralités^ 

10 Que l'estomac , dans la classe des poissons^ pré- 
sente le plus souvent une forme qui caractérise cette 
classe et qui forait distinguer un estomac de poisson 
d'un estomac de tout autre animal vertâ>ré. L'esto* 
mac de Vornithorhjmque est le seul des autres classes 
construit d'après ce type. 

2"" Que sa forme est propre , dans ce cas , à contenir 
une grande proie et à la forcer de séjourner dans ce 
sac musculo-membraneux jusqu'à sa dissolution ou 
complète digestion. 

3^ Que la structure glanduleuse de la membrane 
interne qui est pénétrée de cryptes , ou qui est doublée 
extérieurement par une couche glanduleuse^ est faite 
pour verser dans la cavité de l'estomac des sucs diges^ 
tifs abondants. 

4<> Que les J)li8 qu'elle présente sont rarement 
permanents et ne servent qu'à l'extension des parois 
de l'estomac , extension qui les fait disparaître. 

5® Que très rarement on y observe des rides perma* 



A.RT. VU. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES POISSOMS. 121 

nentes formant un réseau^ ou des papilles destinées^ 
comme dans l'intestin ^ à multiplier l'action des 
puissances digestives en augmentant ses points de 
contact avec les substances alimentaires. 

&> Que cette classe est la seule , des animaux 
vertébrés dans laquelle l'estomac peut manquer^ 
et la première digestion se faire dans l'intestin.] 

I. Les acanthoptérygiens. 

On ne peut pas plus déterminer pour les acantho'» 
ptérygiens que pour les ordres suivants^ une forme 
générale qui convienne aux estomacs de tous. Ce- 
pendant il est très fréquent de rencontrer celle que 
BOUS avons décrite comme la plus commune. 

[C'est ce dont il sera facile de se convaincre en 
passant en revue lesdiffîrentes familles de cet ordre. J 

A. Dans les percoïdes. 

Dans les percoides,en général on trouve un estomac 
ayant une forme commune^ c'est-à-dire un grand cul- 
de-sac terminé en cône ou arrondi^ qui tient par sa face 
inférieure ou par le côté^ à un boyau pylorique dont 
les dimensions varient beaucoup^ ainsi que sa position 
avancée ou reculée. 

Ce boyau pylorique, dans l'estomac de la perche 
Jluviatile , part du tiers moyen de la longueur totale de 
Tcesophage et de l'estomac réunis. L'ouverture du 
pylore est marquée par un rétrécissement et par une 
valvule circulaire. La membrane musculeuse est épaisse 
et composée extérieurement de faisceaux longitudi- 



1 122 XIX^ LEÇON. DE l'oESOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

Haux. L'interne est également épaisse consistante j elle 
forme de larges plis longitudinaux. 

Dans la variole du Nil ^ le cul-de-sac de l'estomac, 
est très profond etj de Ègure conique ; le boyau pylori- 
que s'en détache tout près du cardia; il est court, co- 
ïiiqueet dirige un peu en avant. La membrane interne 
a des plis longitudinaux dansl'œsopliage; elle est unie 
dans l'estomac. 

Dans le bar commun(^labrax lupiiSy Cuv. ), le toyau 
est court et sort du cul-de-sacplus en avant que dans la 
perche Auviatilé , ce qui augmente k plfofondeiir de 
celiïi-ci. [Le pylore est marqué de même, par un 
étranglement et par une valvule très saillante. 

Cet estomac se prolonge très en arrière. Ses parois 
sont épaisses est très musculéuses. Là membrane 
interne y forme , quand il est contracté , des plis lon- 
gitudinaux très larges, réunis par d'autres pïîs oùduléai 
moins larges. Dans l'intérieur du boyau pylorique , la 
surface interne est ridée irrégulièrement et montre une 
structure plus glanduleuse. 

En continuant ïa revue des genres nombreux de la 
division des percoïdes^ nous verrons que l'estomac varié 
d'un genre à l'autre, et quelquefois d'une espèce à 
l'autre , par la profondeur et la forme du cul-de-sae , 
par les dimerisions du boyau pylorique qui s'en sé- 
pare très près du cardia , ou plus ou moins en arrière , 
et par Tépai^seùr de ses parois, qui pefut àù^si varier 
beaucoup. 

^insi j dans Vénoplose (i) {enoplose wilhe, Làcép.), 
- ' 

(i)i?ïf<. nat, dm pdrf«0Ff#y par le baron Gavief, et par M. VàlendéniieSy 
tom. n et III. Nous en avons exirait U119 grande partie des détails quenoos 
ayons ajoutés sur Festomac despereoïdes, k ceux de notre première édition. 



ART. VIl.OESOMAGE f.T ESTOMAC DES POISSOHS. 1^3 

le cul - de - sac est arrondi et peu profond. I^ boyau 
pylorique, qui part presque du fond , a ses parois amin- 
cies vers le pylore. 

Uapogon (A. rex mulloruiriy Cuv.) a Festômac 
charnu , court et arrondi. 

Dans Yambasse de Commerson , Cuv. , Testomac est 
en forme de bourse ; le boyau pylorique soft du milieu 
de sa fece intérieure. 

Celui de Vatnhasse de Dussumier^ Cuv. , forme un 
cul- de-sac très court. 

Dans \q cingle (aspro zingel y Cuv.), ce viscère est 
charnu^ assez petit, à pointe obtuse. Le boyau pylo- 
rique est pfèadu cardia. Dans Yaptôn proprement dit, 
(A. vulgarisy Cùv.), le boyau pylorique a son embou- 
chure plus rapprochée dti fond de Festomac. Il est court, 
et à parois minces , ayant , intérieurement , des plis 
longitudinaux qu(î se pt^olongent jusque sur la valvule 
pylorique, qtie Ton trouve pKssée eil manchette. 

Dans les grammistes ( le g. oriental y Bl. ) , Fœ^o- 
phagfe est large et l'estomac se prolongé en arrière de 
Tabdomcn, par un cul-de-sac pointu. 

C'est un grand ctil-de«sac obtus, à parois épaisses 
et charnues dans Vetelis carbunculus y Cuv. 

Dans \e sandre (lucio^perca sandra, Cuv.) , Testo^ 
mac a la forme de celui de la perche , sauf qu'il est plus 
a longé , et son boyau pylorique plus court. 

Dans l'tf cerne de Scbreitzer, l'estomac a , comme 
dans la perche, un boyau pylorique de forme cylin-* 
drique. 

Xi'estomac de la gremille commune, est aussi, comme 
celui des perches, un cul-de-sac profond^ qui se con- 
tinue avec rœsophage. La branche pylorique s'en dé- 



1^4 XIX^ LEÇON. D£ l'oESOPHAGE ET DE l'eSTOMAG. 

tache très en arrière ^ et un peu à gauche de sa face 
inférieure ^ de manière à ne laisser derrière elle que le 
f^uart de la longueur totale de l'œsophage et de l'esto- 
mac. Cette branche est arquée en avant^ et cylindrique* 

Le serran écriture y Cuv. , et le s. hépate, Cuv., 
ont l'estomac en forme de grand cul-de-sac , arrondi 
à son extrémité dans le premier , plus alongé dans 
le second ; la partie pylorique naît assez haut dans 
celui-ci ^ plus en arrière dans Vautre j elle est courte 
dans les deux. 

Dans les barbiers {anthias,) la branche pylorique est 
presque aussi grande que l'œsophage. Le cul-de-sac qui* 
forme l'estomac est d'ailleurs court et pointu. 

L'estomac des mérous forme un cul-de-sac court, 
gros^ obtus , à parois fort épaisses , à plis intérieurs très 
gros. 

Les plectropomes ont de même l'œsopliage et l'es- 
tomac à parois fort épaisses , et la branche pylorique 
courte et étroite (i). 

Le myriprislis jacobus (2) a l'estomac à parois 
épaisses j et le pylore près du cardia. ' 

Dans le spet {sphyrœna vulgaris, Cuv.), l'œsophage 
est court; l'estomac forme un long.sac conique dont 
Tissue dans le boyau pylorique est en-deçà du milieu 
de ce sac, dans lequel j a comprends l'œsophage. 

L'estomac du pêche bicout {sillago acuta^ Cuv.) est 
un sac conique , de largeur médiocre , ayant son fond 
obtus , et une branche pylorique très courte , qui s'en 
détache assez en avant. 



(i) Oav. cUc , ion. U^ pag. $96 et 401. 
(9) Tome m pa^. i69. 



ART VII . OESOPHAGE Et ESTOMAC DES POISSONS. 1 2 5 

Dans le surmulet (mullus surmuletus, L.)> i'œso^ 
phage et restomac forment un canal cylindrique , à 
parois musculeuses , qui se dilate et se replie vers le 
fbie^ et prends dans cette partie^ des parois encore plus 
musculeuses. Le cul-de-sac communique dans l'intes- 
tin par un boyau pylorique très court et trfes resserré , 
qui s'en détache près du cardia y en se terminant par 
une saillie circulaire dans le duodénum. 

Le rouget (mullus ruber, Risso. ) a un estomac de 
forme analogue ^ sauf qu'il est dilaté avant son coude ^ 
après lequel il devient de même très mnsculeux.] 

Dans Yholocentrus sogho , Bl. , l'estomac a la figure 
d'un sac alongé, dont le fond est rétréci ^ à parois mé« 
diocrement Caisses ^ à membrane interne forte, ayant 
sept à huit larges rides longitudinales. On n^en voit 
pas dans l'intérieur du boyau stomacal , qui se joint au 
sac, très près de son fond, et peut avoir le tiers de la 
longueur du sac et la moitié de son diamètre. 

[Dans la vii^e, l'estomac forme une bourse presque 
aussi large qae longue, arrondie en arrière, à parois 
médiocrement musculeuses, ayant peu de plis longi- 
tudinaux. Le boyau pylorique , qui s'en détache vers le 
milieu de sa longueur, est grêle et court , et à parois 
épaisses. Il fait une saillie en mammelon dans l'iu'- 
testin. 

Dans les perch ( P. nicthemera, Cuv.) , l'estomac 
est large , peu long , à parois très épaisses , avec de 
grosses rides intérieures. Le pylore s'ouvre à la partie 
inférieure du sac. 

Dans Vuranoscope scaber (i) , Toesophage est étroit, 

(i) Var suite d'anefanssé etiqnctte du bocal qui renfermait les pr^tendui 



ï aS^ xjx« LEÇOif. UE ï-'gbsophaije et de 1,'bstomac. 

rétréci au cardia^ avec beaucoup de plis intérieurs. 
L'estomac est un grand sac oval , arrondi en arrière , 
sans plis intérieurs, ayant le pylore près du cardia. 

B. Les Joues cuirassées, 

jDans la deuxième famille des acanthoptérjgiens , 
l'estomac a , le plus souvent, la forme type. 

Le gepre épinoçhe s'écarte seul de cette forme , à 
notre connaissance ; sou estomac est un simple <ianai 
qui se continue avec l'intestin , sans avoir de pôch/e 
latérale ou de cql-de-sac. 

L'estomac du trigle lyre (t. lyra, Bl.) est très muscu- 
leux, surtout vers sa partie postérieure , qui se con- 
fond avec le boyau pylorique, lequel est très court, 
conique et très musculeux. Le fond du cul--d^sac forme 
un crpchet diri^ du côté opposé à ce boyau» La mem^ 
brane interne forme dans toute la capacité de l'estomac, 
de larges plis ondulés, proportionnés même toujours à 
la force et à l'étemlue de contraction de la musculeusa. 
Il y a une large yalvule au pylore.] 

Dans le grondin { trigla cucuïus , L.), l'c^omac a 
m» large çul-de-sac ayant un boyau pyloriqqe large, 
court et peu éloigné du fond (i). [Op pourrait m^hpùa 
dire que tout le sac stomacal est replié en avant pow 
former cette branche. 



viscères de Xuranoscope^ nous avions sous les yeux, selon toute apparence, 
lorsque nous avons cru les décrire dans notre première édition , les vis- 
cères d'un cyprin , à en juger par un dessin que nous avons conservé de- 
puis 1804. 

(1) Cuvier, ouvrage ciië, tome IV, pag. 32. 



ART. Vn. OpSOPWiGE £T ESTOBUC DES P0I3SQNS. 137 

Dans le rouget camard (trigla lincata^ L.) (i), 
c'est la même forme large du cul-de-sac ; on voit au 
pylore une valvule épaisse. 

Dans le trigle gumaud^ le fond du cul*de-sac stcr 
macal y qui est aussi un peu en pointe ^ est dans la lignt 
moyenne. Le pylore se rapproche du cardia , parce que 
l'embouchure du boyau pylorique est plus en avant* 
La face gauche de Testomac est beaucoup plus muscu^ 
leuse que la droite. Je suppose le boyau pylorique 
dirigé en bas. 

Le prionote ponctué, Cuv. (p.) a l'œsophage long et 
assez dilaté. Au-dessous du cardia^ il y a un étrangle- 
ment considérable^ aprës lequel l'estomac forme une 
poche cylindrique. La branche pylorique est presque 
aussi longue et aussi grosse que l'œsophage. 

Dans le malarmat (3), l'œsophage est court et large,, 
plissé intérieurement^ ainsi que l'estomac. Le pylore a 
un étranglement. La l^ranche pylorique est grosse , 
musculense , cQiirte , et se détache de l'estomac près 
du cardia. I^e s^c stomacal est profond et obtus. 

Le dactyloptere çommun\{^ a l'estomac comprimé, 
sans plis intérieurs. Le pylore est près du c^dia* J 

Dans les ch^bqfSy l'estomac forme un cul-Kie-sac, 
large et arropdi en arrière, à parois épaisses, ridées in- 
térieurement. [Je trouve l'œsophage médiocrement large 
et assez long dans le chabot de rwière. Mais sa capa- 
cité peut être agrandie par deux muscles^ en forme de 



(i) Première édition, tom. IV, pag. 36* 
(a) Ihîd, pag. 98. 
(3) Ihid,^ pag. 106. 
(4)iiMÎ.,pag. i«9. 



l!l8 XIX* LtCON. DE L^OESOPHAGE ET DE L'eSTOMAC. 

petits rubans^ dont l'attache fixe est en arrière et en 
dehors y sons ]a première côte, et l'attache mobile aux 
parois latérales de ce canal (i) : un léger étrangle-- 
ment m'a paru distinguer l'œsophage de l'estomac , et 
indiquer le cardia. L'estomac forme un cul-de-sac 
assez profond, de la face inférieure duquel se détache 
un très court boyau pylorique, un peu plus près du 
fond que du cardia. 

Dans le coUus scorpiusy Bl. , c'est tout en arrière que 
se détache la branche pylorique (2).] 

Dans le chabot duNil{cottusNiloticus) ,1e boyau 
est plus en arriére et plus long , le sac est également 
étroit et fort alongé. Sa surface interne a de larges plis 
longitudinaux, qui ont la même direction , mais sont 
beaucoup plus étroits dans le boyau. L'orifice du 
pylore, qui est fort étroit, a un repli valvulaire. 

[ Dans les platycéphales ( platjrcephahis insidia^ 
tory Bl.), l'estomac est très ^andj sa forme est celle 
d'une vessie alongée. La branche pylorique, qui est 
presque aussi longue que l'estomac se détache de son 
fond , et s'avance vers le diaphragme (3). ] 

Dans les scorpènes {scorpœha porcus, et se. scrofa^ 
L.), le boyau stomacal est court, fort étroit, et assez en 
arrière , ce qui diminue la profondeur du cul-de-sac. 
La membrane musculeuse est très épaisse, l'interne 



( î) Tai vërifie dans le coitus gobio , cette siogolière organbalion dëcrile 
poor la première fois par M. Raihke et observée par Cet anatomiste dans le 
c, scorpiusf L. 

(a) Première édition, tom. IV , pag. 149. 

(3) Hist. nat, des poissons, tom. IV, pag. îi35. 



AllT. yil. aSSOFH4wGB ET ESTOMAC DES POIStOMS. 1 S9 

Test paiement; elle est blanche^ consistante ^ et plis- 
sée longitudinalemeut dans la partie qui pourrait être 
regardée comme Foesophage ; elle a des plis en diffé- 
rens sens dans le cul-de-sac proprement dit. 

[Dans les petites scorpenesy Festomac forme un 
grand sac ovale , comprimé sur les côtés y posé de 
champ dans la cavité abdominale qu'il remplit en 
grande partie. Le boyau pylorique n'est qu'un petit 
mamelon , qui fait saillie sur le flanc gauche du sac 
près du boi^ inférieur. 

L'estomac des ptéroïs (pteroïs volitanSy Cuv.) (i) 
est arrondi en arrière^ plus large que l'œsophage, avec 
une branche pylorique grosse et courte, ] 

Dans les épinoches , ce viscère est un sac droit , de 
forme ovale, c'est-à-dire qu'il augmente de volume, 
depuis l'oesophage, jqsqu'a sa partie moyenne, et se 
rétrécit ensuite jusqu'au pylore : il n'a point de cour- 
bure , ^ni de branche pylorique. Ses parois sont asse^ 
épaisses et ridées longitudinalement (2). 

Voici donc la première forme d'estomac de poisson 
qui s'écarte du type général. ] 

G. Les sciénoïdes. 

Dans les scierieB proprement dites l'estomac a des 
parois épaisses et de larges plis longitudinaux dans 
sa membrane interne. 

[ Le type àts sciénoïdes y le maigre d^ Europe (sciœna 
aquila, Cuv. ) a l'œsophage large, le pylore près du 



(1) Ibid tom. IV, pag. 358. 

(i) Ibid,, pag. 497* Vouvlt gasterosicus leiurus, Cuv. 

IV. îî* Part. 



cardia et conséquemmeni le cul-de-sac stomacal trts 
profond, à membranes épaisses, ridées en dedans (!)• 

Dans VûtoUlhe roy^al, c'est la même forme à peu 
près (2). Dans les corbs , de même (3). Lejohnius œillé 
[corviîia occeliata^ Cuv.) (4} a pour estomac un vaste 
sac à fond arrondi , dont la branche pylorique se dé*- 
tache près du cardia ; elle est courte et très musculeaM. 

Les ombrines (5) ont encore cette forme d'eslomae^ 
Les parois en sont peu musculeuses. 

Dans les latiles (latilus dolîalUSy Cuv. ) l'estoniaG Ht 
courte étranglé vers le fbud ; ses parois sont épaisses 
ettrèsplisséc8(6). 

JNous ne ferions que répéter à peu près la même 
chose f en continuant de compiler ce que Ton trouve 
dans Vhisloii'e naturelle des poissons y sur Testomâc 
des différents genres de cette famille^ dont la forme 
et la structure ont les plus grands rapports y puisqu'il 
y a toujours une branche pylorique qui se détache 
près du cardia d'un sac plus ou moins profond qui en 
forme la cavité principale. 

D. Les sparoides. 

Dans les sparoïdes qui prennent toutes sortes d'ali- 
Bients y même des fucus , Testomac ne s'écarte pas 
davantage du type général. La branche pylorique sort 



(i) Bist, nat, des Poissons^ tom'. V, pag. 49* 
(a) 76/a.,paç. 69. 

(3) Ibid., pag. 90. 

(4) nid.,T^ag. i36. 

(5) iiW.. pag. 176. 

(6) 7^i</.,pag. 376. 



âM. ttl« dElSÔPHÀGË Et ÉStOHiAC DES l^OiSSOKS. 1 3 1 

du sac stomacal^ taiitôt plus pr^s, tantôt plus loin 
du cardia; le plus souvent c'est du milieu de sa fece 
inférieure qu'elle s'en détache. 

Dans les sargues Testomac est petit ou de grandeur 
médiocre et à parois minces. La branche |>yloriqùe, 
dans le sàrgue imimaculéy Cuv., se renfle tclielïient 
entre ses deux extrémités^ qu'on dirait être un secotid 
estomac (i). La daurade a Pestomac petite asset 
court, renflé par le côté. ] 

Parmi les pagres , Cuv., l'estomac du spams spi-- 
nifery Fork., est très ample et remplit une trës grande 
partie de la cavité abdominale. Il a la figure d'une 
bouteille d'osier, dont le cou trës court et large ré-^ 
pondrait à l'œsophage. Le pylore , qui est fort étroit , 
est percé trës près de la réunion de celui-ci avec le 
corps. Ses membranes sont minces ^ et presque trans- 
parentes. L'interne est lisse , sans velouté ni rides. 

[ Le hogae commun a son œsophage long et large , 
à parois épaisses et charnues. Il a intérieurement 
plusieurs rangées de tubercules charnus, groé, arrondis^ 
qui forment vers le cardia deux arêtes saillantes à là 
face supérieure. L'estomac est fort petit, à parois 
Iftinces et transparentes. Le boyau pylorique est 

l0flg(3). 

E. Les ménides. 

Les ménides offrent quelques particularités , quoi- 
que leur estomac ait la forme type de la classe. 



(i ) Hiit, nài, âeê PwUtôm , tom. YI, fii|p. 67. 
Ça) Ooy. ciU, pa^. 354- 



l32 XIX* LEÇON. DE L^OESOPHAGE ET 0E l'eSTOMAC. 

La mendole commune a l'estomac dilaté et arrondi 
en arrière. La branche pylorique est courte (i). 

Dans le cœsio tilé^ Cuv. , ily a des papilles charnues 
qui s^étendent tout le long de l'œsophage. L'estomac 
forme on petit sac pointu \ sa branche montante est 
renflée en une forte boule musculeuse^ n'ayant 
qu'un canal étroit (2). Dans le cœsio à croissant la 
branche pylorique est cylindrique, 

F. Les squammipennes. 

La famille des ^quammipennes nous fournit une 
nouvelle preuve de la grande variété qui existe dans 
les formes intérieures comme dans les formes exté- 
rieures des anipiaux. On y trouve des estomacs à forme 
type, c'est-à-dire qu'ils se composent d'un sac plus ou 
moins distinct de l'œsophage, et d'un boyau pylorique 
qui feit un ^ngle avec ce sac en se portant d'arrière 
en avant (3). , . 

D'autres fois l'estomac n'est qu'un simple sac y sans 
branche pylorique , dont les parois sont percées par 
le pylore, soit près du cardia, soit plus en arrière (4). 

Enfin, l'estomac peut être un boyau cylindrique ou 
ovale, droit ou replié, qui se distingue, entre autres, de 



(1) Histoire naturelle des poissons , t. Yî^ pag. SgS. 

(2) iAtJ , i)ag/43^. 

(3) lapemph^ided'oua/an, ouvrage cile, t. VII,p9g. 3o3. V archer sagit- 
taire, Ihid,, pag. 3a i, qui appartiennent à la troisième triba. hedipterodon 
pensis, ibid.^ pag. a8i , de la deuxième tribu, l^epseltus rhombeus ^ ibid.^ 
pag. a4^- 1^^ drépane peigne^ ibid.^ pag. i35. 

(4) Le chœtodon barrtf, ibid,, pag, 16. lia casta^oie de la Méditerranée, 
ibid., pag. 790, 



ART. VII. OBSOPHAGE ET ESTOMAC DES POISSONS. l33 

l'œsophage et de l'intestin^ par un plus grand diamètre^ 
et dont la sortie est à Textréniité opposée à Ten* 
trée(i). 

Nous décrirons ces différences dans quelques es- 
pèces. 

La forme type se rencontre, entre autres, dans 
la drépane peigne, dont l'œsophage est court, Teste- 
mac globuleux, ayant une branche montante courte 
et épaisse (a). 

La seconde forme, sans branche pylorique, se voit 
à?iiïs\e chœtodon barré dont le pylore s'ouvre sur la 
face dorsale de l'estomac au-dessus du cardia (3). 

Cest à la troisième forme qu'appartiennent les 
descriptions suivantes. ] 

Dans le pomacanthe arqué Fœsophage et l'estomac 
forment d'abord un large canal , ^^i se coude ensuite 
de gauche à droite , et se dilate en un sac ovale , 
dont l^'extrémité opposée s'ouvre dans l'intestin par 
un orifice fort étroit. La membrane musculeuse est 
plus marquée dans lesac^ qui pourrait être pris seul 
pour l'estomac. L'interne est sans plis dans les deux 
portion^i Les parois de la première sont transparentes. 

Dans le chœtodon ciliaris , L. et BU i Testomac est 
large, grand , et courbé en arc. 



(]) Les genres Iranc^îr, i6â/. , pag. 109. Scatopkagfs y ihid.^ p. i4i. 
Vholacantfte tricolore ^ ibid., pag. i66y et dans Fespccè que nous avons 
ft[^elcecteto^/izè6r0,{dftns notre première édition. ' 

(a) Ouvrage cité, pag. i33. 

(3) /^f«/., pag. 16. 



l34 XIX' LEÇOBI. PË L'Qfi;$OPIIAOB ET W I^'eSTOMAC* 

G. Les pharyngiens labjrinthif ormes. 

[ Dans la femille des pharjngiens labyrinthif ormes ^ 
restomac a constamment la forme type. 

Uanabas a l'œsophage court et Testomac arrondi, 
avec une courte branche pyloricjue qui naît près du'' 
cardia (i). L'estomac de rAe7o5/o/ne de Temminck {pk) 
est remarquable par la positiqa verticale du sac et par 
l'épaisseur de ses parois ; il a d*ailleur$ une petite 
branche pylorique. Dans le polj-acanthe de Hasselt^ 
le macropode vert dore\ Vosphromène gouramiy c'est U 
même position et la même forme (3). 

//. Les scombéroïdes. 

La grande famille des scombéroîdes , a le plus sou- 
vent un estomac de forme type. ] Ainsi, dans le wa» 
quereau ( scomber-scombrus , L. ) > qui peut servir 
d'exemple, Tcstomac est un cul-de-sac alongé et cylin- 
drique; le milieu^deson bord droit tient à un boyau assez 
long, dirigé en avant;^ d'un diamètre au moins aussi 
grand, qui ?e termine aupylore. La membrane interne 
forme partout de légers plis longitudinaux. La muscu- 
leuseest plus épaisse dans le boyau qu'ailleurs. 

[ La branche pyloriquç ççpeadant^ peut manquer 
ou exister dans les espèces d'un même genre. Le 
thon commun (4) n'en a pas , tandis qu'on ep trouve 

(i) Ouvrage cite, pag. 338 Anaàas scaïuUnsy Gav. 
(a) Ibid., pag. 347. 

(3) Jdid,, pag. 356, 3;$ cl 38a. 

(4) Ouyrai^ cite , tom. VIII , pag. 65. 



ART. VII. CBSOPHAG ET BSTOCMAC DES POISSONS. l35 

une dans h germon (i). Le fyenre liche présente dan$ 
ses espèces de semblables différences. 

Il n'y a pas de branche pylorique dans le lépidop$ 
argenté {là) dont Testomac forme un long sac, percé 
par le pylore vers le milieu de sa longueur ; ni dans 
le trichiure de V atlantique j qui a son sac stomacal 
ouvert pour le pylore , dans son quart antérieur (3). 

Uespadon a la branche pylorique de son estomac 
très courte ettrfes près du cardia. Ce viscère y forme 
iw cu|«de-sac conique très profond. 

Dans le saurd ( caranx trachums ) , la branche 
pylorique est plus considérable que le sac stomacal (4)*] 

Dans le scomber sansun (5), Forsk. , le sac que 
forme l'estomac est alongé et arrondi à son fond. Le 
boyau qui lui est joint au tiers postérieur, du côté 
droit, est ovale ; ses parois sont très musculeuses et 
fort épaisses. La membrane interne a des plis longitu- 
dinaux dans l'œsophage, qui s'effacent en avançant 
dans le cul-de-sac. Le boyau en a de 1res épais. 

Jians la dorée {zeusjaber) y le cul-de-sac de Tes* 
tomac est vaste, et de forme globuleuse. Lu partie 
moyenne de son côté droit tient à un boyau court, 
qui se termine au pylore, en formant un rebord sail- 
lant dans l'intestin- La membrane interne a quelques 
rides irrégnlières. 

[Nous pourrions multiplier les exemples sans trou» 

(i) T?tynnus alahnga^ iftû^.,pag. laSet ia6. 
(a) Ouvrage cite , pag. Qa8. 

(3) Jbid., pag. a44. 

(4) Oaviage cité, tom. IX , pag. 24. 

(5) M. Cavi«r rapporta cette «ipèce «vec doote « »<m Carams per^mii. 
Tavais fais cette observatipn $ur us iodividu proTeotot de la «ler Honfa 
aiosi qae le desseio de la fig. 5, pi. XJLUI» première éditÎMI. 



1 36 XIX* LEÇON . DE l'oESOPHAOE ET DE l'ESTOMAC. 

ver de différences bien importantes dans la forme et la 
structure de l'estomac des nombreux genres de cette 
famille. Cependant les slfvmatées (i) ^ les rkombes, 
et les sésérins ont un estomac en forme de boyau, replié 
sur lui-même. M. Cuvier a vu dans plusieurs espèces de 
ces trois genres, une autre particularité très remarqua- 
blej c'est un œsophage en forme de bourse armé de dents 
conîrjucs ou cylindriques osseuses ou cartilagineuses, 
de différentes dimensions ; elles sont plus grandes que 
les pharyngiennes et disposées en quatre grands es- 
paces ovales dans le rhombus ûcantkurus,Aans la siro-- 
matée Jiatole 'j leur surface parait à la loupe toute 
hérissée de petites soie^s. 

!• Les theutjes^ 

Parmi les genres de la petite famille des theutyeSy 
nous avons trouvé des formes d'estomac assez inso- 
lites.] 

Dans Vacanthure hépate (theutjs hepatus, L.)(2), 
il y a d'abord un long canal à parois épaisses, à surface 
interne plissée dans sa longueur , qui répond à l'œso- 
phage; son extrémité se recourbe d'arrière en avant, 
pour se joindre à une seconde portion, plus dilatée, 
à parois minces et transparentes dans la plus grande 
partie de son étendue , qui deviennent opaques et plus 
consistantes vers l'extrémité supérieure. Celle-ci se 
termine au pylore. Cette seconde portion répond par 
conséquent à lestomac. 



(i) La stfomitée fiatole , ibîd,, pa». 38 1 et 38a , le rhombus xanthurus, 
ibid,^ pajj. 4^^m et le scserinm mickochirui^ ibid,^ paj. 4*9 
(a) Pi. XLIII , %. 7, première éditîoo. 



AKT. Vn. OESOPHAGE ET ESTOMAC DES POISSOl^S. l37 

Vacanthure zèbre présente dans son estomac 
i^ine disposition analogue : ce viscère suit la même 
direction que l'œsophage ^ mais il s'en distingue par 
un plus grand diamètre. Il se dilate brusquement 
et présente, à côté du cardia, un petit cul-de-sac très 
court dont le fond regarde en avant , et dont la cavité 
est séparée de Torifice cardiaque par une sorte d'épe- 
ron. Un peu avant de se terminer, l'estomac éprouve 
un léger étranglement; ses membranes, qui étaient 
auparavant minces et transparentes, s'épaississent 
beaucoup, particulièrement la musculeuse, et son 
extrémité, qui est fort rétrécie, fomne une saillie dans 
l'intestin. La membrane interne est lisse et sans plis. 

Nous avons vu dans un amphacanthe {scarus rim- , 
lotus, Forsk.)(i), que l'œsophage, est un assez long 
canal. A l'endroit où il se joint à l'estomac, il y forme 
un cul-de-sac conique, dont le fond est dirigé en avant. 
Celui-ci, plus large que l'œsophage, va d'abord d'avant 
en arrière, puis se recourbe d'arrière en avant. La partie 
qui répond au coude forme un cul-de-sac assez large ; 
celle qui suit est plus longue et plus étroite que la 
première. La membrane interne a des plis larges cjui 
suivent la longueur de l'œsophage, et de petites rides 
dausl'estomac, dont la direction est irrégulière. Les 
parois sont partout médiocrement épaisses. 

K. Les mugiloïdes • 

[Les mugiloïdes nous ont offert une structure d'es- 
tomac toute particulière, ] Celui du mugil cephakiSy 

- .... 

(i)CaTieret Valenciennes , PoUsont, tom. X, pag. i5a. 



]38 XIX* LBÇOH • DB Ii'oBSOPHAGE UT OE I^'ESTQMiC* « 

a le cuUde-^-sac étroit, alongé et conique* Il s'ouvre 
à la fois dans deux larges boyaux , dont l'un va droit 
m avaot et se confopd avecTœsophage, etTautrese 
porte obliquement de côté; c'est la branche pylori- 
que, dont le canal est fort étroit dans sa seconde moitié, 
qui présente un renflement très considérable formé 
par un muscle épais de cinq à six miUimêtreSt Les 
parois de cet estomac sont médiocrement épaisses; la 
membrane interne est lisse dans le cul- de-sac; elle a 
des plis longitudinaux dans les deux boyaux. Dans le 
mugilalbula, le cul*de*^sac a la forme d'un vrai sac, 
plus long que large; à parois minces ^ transparentes ^ 
lisses intérieurement* Il se continue en avant avec le 
canal de l'œsopbage, dont les parois sont plus épaisses^ 
et s'ouvre sur le côté mais aussi très en avant dans le 
boyau pylorique qui est court et enveloppé totalement 
par un muscle de forme globuleuse qui se distingue de 
celui du mugil cephalu$y parce que ce dernier va en 
s'épaississant verssa partie moyenne , de manière à y 
former une arête très relevée. 

[On dirait que le boyau pylorique forme, dans ces 
deux espèces I une sorte de gésier, plus propre cepen- 
dant à empêcher le passage des aliments qu'à les 
broyer^ puisque le vide qu'il renferme n'est qu'un 
étroit canal. 

Dans les tetragonurus ^ Risso, il y a une autre 
particularité : la paroi intérieure de l'œsophage est 
hérissée de papilles dures et pointues (i), analogues à 
celles que nous avons déjà indiquées dans les rhombes. 



(i) Règne aif^mal^ U)m. ÎI , pa|;. a33. 



▲ET. VHf f»SQP«AG«: ET tfSSOtiAC DR» fÇliSO»». 1 ^^ 

L. l^es gobioïdes. 

Les gobioïdes forment une petite famille naturetlf 
qui présente une grande conformité d^organi$atioa 
dans tout le canal alimentaire. L'estomac n'est qu'un 
canal courte confondu avec l'œsophage sans cul-de- 
sac^ V anarrhique excepté, dont les parois un peu plus 
épaisses que celles du canal intestinal ^ ont une surface 
lisse intérieurement et des plis longitudinauiL. Ici la 
digestion doit se faire principalement dans la première 
anse de l'intestin. 

Dans les g'o^/e^ proprement dits, le canal alimen- 
taire est tout d'une venue ^ sans cul-de-sac pour 
l'estomac. Celui-ci est court et cylindrique. Une autre 
structure dé ses membranes^ dont l'interne est lisse et 
plisséeenlong, et une valvule circulaire, le distinguent 
de l'intestin (i). 

C'est la même chose pour l'estomac, dans le callio^ 
njrme lyre\ c'est-à-dire que ce viscëre est sans cul-dç- 
sac. Il forme avec l'œsophage un très court boyau, 
dont la membrane interne est lisse et a des plis longitu- 
dinaux assez nombreux. Ils se rapprochent en se ter- 
minant à un étranglement circulaire qui marque le 
pylore. 

C'est encore à peu près le même plan dans les 
blennies. A peine y a-t-i) un estomac dans le blennie 
à bandes ^ tant est court le canal qu'il forme avec l'oe- 
sophage, qui se continue, presque immédiatement 



( i) Espace cBvoyée de Marseille tous le non de fel/iu mmswiUtmm, par 
M. Po^doff Rqux. 



l4o XIX' LEÇON. DE l'ûESOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

après'son entrée dans la cavité abdominale , en for- 
jnant le canal intestinal^ puisque des cette entrée, le 
canal alimentaire m^a paru présenter la structure de 
rintesiin. 

Cela n'est pas de même dans le clinus superciliosus y 
dont l'œsophage et l'estomac ont la même organisa- 
tion que dans \ecallionjme lyre. Ils forment un court 
canal à larges plis, lisses, longitudinaux, qui se rappro- 
chent autour d'un cercle ligamenteux qui entoure le 
pylore. ] 

Vanarrhi'que rentre, à cet égard, dans la règle com- 
mune. Son estomac, en forme de sac beaucoup plus long 
que large, se confond en avant avec l'œsophage , et va 
en s'élargissant un peu jusqu'au fond. Ses parois sont 
épaisses et musculeuses. La membrane interne forme 
des rides qui suivent, dans le fond, les anfractuosités 
qu'on y remarque. A peu de distance de celui-ci, il y a 
un boyau pylorique très court et étroit , à parois épais- 
ses, qui 3'ouvre dans l'intestin, et dont l'orifice est 
bordé d'un repli. [ Toute cette structure indique un 
animal vorace, qui a la faculté d'avaler une grande proie 
et le moyen de la dissoudre par un séjour prolongé 
dans ce premier sac alimentaire. 

M. Les pectorales pédiculées. 

Les pectorales pédicules forment une autre petite 
famille naturelle qui a aussi dansson canal alimentaire^ 
des caractères communs, mais tout-à-fait opposés, 
pour Testomac, à ceux delà famille précédente, où 
nous l'avons vu très petit. Ici, ce viscère forme un 
grand cul-de*sac, distinctde l'intestin, remplissant une 



ART. VII. OESOPHAGE ET BSTOMAC DBS POISSONS. l4l 

bonne partie de la cavité abdominale y ayant quelque- 
fois une énorme capacité (dans les chironectes) , que 
ranimai peut remplir d'air ; il gonfle ainsi son ventre , 
comme un balon^ à la manière des tétvodons (i). 

Dans les batracoïdes , l'estomac est un grand sac 
oblong (2).] 

Dans la baudrojrey l'œsophage est large et court; sa 
membrane interne est blanche et plissée régulièrement 
en long; la musculeuse a des fibres circulaires très nom- 
breuses, [Ce canal perce la paroi supérieure et antérieure 
de la cavité abdominale qui forme le plancher de l'arrière 
bouche au de-là du commencement de cette cavité^ et 
dépasse le bord moyen et postérieur du foie avant de s'in-* 
sérer dans l'estomac qui peut présenter une forme bien 
différente, suivant qu'il est développé ou contracté.] 
Dans le premier cas nous l'avons décrit comme un grand 
cul- de-sac oblong^ de la longueur à peu près delà cavité 
abdominale. [ Au contraire, dans une jeune baudroyey 
où ses parois étaient fortement contractées^ il avait une 
forme large et il occupait en travers le tiers , au plus^ 
de la cavité abdominale au-delà du foie, ayant à gauche 
et à droite un cuUde-sac arrondi, qu'on pouvait dis- 
tinguer en cardiaque et pylorique , comme dans les 
mammifères. Mais la forme d'estomac de poisson repa- 
rait dans le boyOrU pylorique , qui est médiocrement 
long, conique, ayant à la fin un plus petit calibre que 
le commencement de l'intestin, et qui se détache de 
l'estomac tout près du cardia , dans l'angle que forme 
l'œsophage avec le cul-de-sac droit. En dedans de son 



(1) Règne animal^ toro. îî , îi5i 



embouchure^ danscecul*de-sac, il y a une large valvule 
qui le sépare de rœsopbage. ] L'ouverture du pylore 
est fort rétrécic. É^le est entom^e d'un rebord cir- 
culaire très épais qui fait une saillie très marquée 
dans Tintestin. Sa membrane interne , confondue avec 
la celluleuse, est blanche^ molle , semblable à une 
pulpe très épai^e y rougeâtre seulement à ^a surface 
interne , et présentant à eette même surface , un grand 
nombre de crêtes et de rides épaisses et irrégulières. 
Les premières sont%urtout très marquées autour du 
cardia, où elles semblent former plusieurs masses 
glanduleuses^ dont quelques-^nnes avancent dan^ 
Tcesophâge. On y remarque aussi quelques petits ori- 
fices de cryptes qui sont dans l'épaisseur de eette 
membrane , dont la structure semble feite pour vetser 
dans la cavité de l'estomac une très grande quantité de 
sucs muqueuJL« La membt^ne musculeuse est aussi 
très épaisse dans toute son étendue. Ses fibres ks plus 
eaitérieures sont longitudinales. 

N. Leslabroïdes. 

[Le canal alimentaire des Ubi^s proprement dits^ 
esc extrêmement simple. Il n'y a, comme nous le 
verrons dans les cyprins^ aucune pôcbe^ aucune p^r- 
tid distincte^ par sa structure^ du r^te du canal ali- 
mentaire^ qu'on puisse considérer comme l'estomac. Ce 
Canal commence immédiatement après la partie courte 
qui appartient au pbarynx et à rdesophage, par le 
premier intestin. C'est la même chose dans les gz- 
relies y dans les crénilabres, dans les subletsÇcoricusLa'- 
markiiy Risso), dans les rasons. Mais il y a^ par ex-* 



Èkt. lr]t/<fcMFRA0È ET tStdMAC Ml fOISSOliS. t43 

ceptioïi , dans les chromisy un estomac de forme type. 

Cette derniène famille des acanthoptérjgiens est orga^ 
nisée comme les gobioïdes et les labroïde^^ c'est-4-dire 
qn'on n'j trouve pas un estomac à cul-]de-*sac. Le canal 
alimentaire semble tout d'une venue; à peine peut-on 
y reconnaître une première partie distincte qui serait 
l'estomac. 

Dans le centriscus scolopax^ c'est la première 
branche du canal alimentaire , dont le calibre est un 
peu plus gros que le reste. Elle forme un canal droit 
qui se termine dans le canal intestinal en iaisant un 
coude avec lui. Ony voit> à la vérité^ quelques papilles 
oblongues , dont il y a un grand nombre dans Tintes * 
tin.] 

II. Les mcdacopterygiens abdominaux. 

[Nous trouverons^ dans les cinq principales familles 
de cet ordre ^ deë différences caractéristi^es^ relati- 
vetnent à lent cânâlt alimentaire. 

\. Les cyprins. 

Dans cette famille , la portion du canal alimentaire 
qui répond à lœsophage et à l'estomac , n'est , comme 
dans beaucoup At gobioïdes et dans les labroïdes, qu'un 
court passage pour conduire les matières alimentaires 
dans l'intestin. On distingue cette portion, à Tinté-* 
rieur|, par les plis longitudinaux de sa membrane in-< 
terne^ et par l'absence du réseau, ou des plis en zigzags 



^44 ^1^^ LEÇON. DE l'gESOPUAGE £T DE l'eSTOMÀC. 

qui se voient clans le canal intestinal. L'une et l'antre 
structure se terminent dans un cercle qui limite ces 
deux parties. Ici^ l'œsophage et l'estomac sont à l'état 
rudimentaire^ et la première digestion se fait dans 
l'intestin. * 

Les loches n'ont , comme les cyprins , qu'un esto- 
mac en rudiment, c'est-à-dire que le commencement 
du canal alimentaire ne forme qu'un court canal 
pour le passage des aliments dans l'intestin. Mais sa 
membrane interne^ épaisse et blanche, plissée en long^ 
se terminant brusquement en un bourrelet circulaire, 
indique, par sa structure^ qu'elle appartient à ce vis- 
cère. Au-delà commence l'intestin. 

Vanableps a son canal alimentaire organisé comme 
celui des cyprins ; c'est-à-dire que la première partie 
que nous avions prise pour l'estomac (i), est le com- 
mencement du canal intestinal. On en trouvera la 
description dans la leçon suivante. 

B. Les esoces. 

La famille des esoces n'a pa^ , dans sou canal ali- 
mentaire, l'uniformité qui caractérise une famille na- 
turelle. Nous y trouverons des genres qui ont l'estomac 
de forme type, c'est-â-dire à cul-de-sac. D'autres qui 
l'ont organisé comme les cyprins , tels sont les exocets 
{exoceius éxiliens^ M.), les orphies et les demi-becs 
( hemirampllis hrasiliensis , Cuv.) . ] 

Dans les autres genres, il est à cul-de-sac. 

L'estomac du brochet forme un long sac qui a pres- 



te) dernière édition, tûm. IH, pa^. 4^9. 



▲aX. vu. Q^OPHAGE ET ESTOMAC DES POISSONS. l45 

que rétendue de la moitié du canal intestinal , et dont 
le diamètre excède trois fois celui de ce dernier. 

Il se rétrécit un peu près du pylore , dont l'ouverture 
a le diamètre de l'intestin ; ses parois sont très épaisses. 
Sa membrane musculeuse ^ très forte ^ a extérieurement 
ses fibres longitudinales. L'interne, lisse et blanche^ 
ayant de larges plis longitudinaux dans le commence 
ment du sac, n'a, plus loin, que des rides épaisses 
dans le même sens, et présente de légères papilles qui 
hérissent sa surface. Le pylore est entouré d'un repli 
circulaire. 

Les mormyres ont le cuUde-sal de l'estomac large et 
court ; dans le mormjrre hersé, il a une figure à peu près 
carrée. Les deux^ angles postérieurs sont tronqués et 
arrondis ; les deux antérieurs tiennent à deux boyaux 
courts, dont l'un se termine au pjlore, et l'autre se 
continue avec l'œsophage. Les parois de cet estomac 
sont médiocrement épaisses ; la membrane interne t 
quelques rides dans le boyau de Toesophage; elle est 
presque lisse et unie dans le reste de son étendue. 

Dans le raormyre à lèvres , le cul-de-sac de l'esto^ 
mac a une figure irrégulièrement arrondie; il s'ouvre 
de côté dans un court boyau pylorique^ et de l'autre^ 
il est joint par un canal beaucoup plus long, qui est 
l'œsophage. La surface interne de celui-ci a des plis 
longitudinaux : on n'en voit pas dans le cul-de-sac; la 
membrane musculeuse est généralement très épaisse. 

On voit que, dans ces deux espèces, Testomac n'a 
pas la même forme , et varie un peu pour la structure^ 

C. Les siluroïdes. 

[ Dans la grande famille des siluroïdes , l'estomac est 
IV. a* Part. iq 



gién^ralement un sac large et profond, sépàté de TioéSOfc* 
phage par un resserrement sensible , duquel se détaché, 
en-dessous ou sur le côté , et plil^ en âvâût ou plu^ en 
arrière, une branche pyloriquè cylindrique ou conique. 
Nous retrouvons donc dans cette famille la forme type 
de la classe. 

Les silures proprement dit$ siluruS gldHis\ ôiJt le 
sac stomacal arrondi, et là branche pjloriqûe ie détà- 
cliant de sa ^ace inférieure et moyenne.] 

Jbaus le hagrej Testomac est composé dVn (îul-dé- 
sac ovale, à parois dures^ fortes, consistantes. L*oèsô^ 
phâge, qui est au moins ailSsl large, se tonfond avec 
son exil émiiê ântéHetire : il en est distinct pat* un léger 
étranglement, et pâi' le dhangement de direction dés 
plis dé la membiané intet^ne, qui sont longitudinaux 
clans ce canal , et vont en serpentant dans Fèstomac. 

Lé pylore est percé à l'extrémité d'Uû boyau court 6t 
étroit, qui tient iù tiers postèrieut et gauche du cti^ 
âé-sàc; il est èntdilré d'uù bourrelet saillant dans l'i^-^ 
testin. Les Ëbrès dé la membrane inusculeuse qui est 
médiocrement épaisse , ainsi que Finterne , sont dt*eu- 
lâires autour de Tœsophagé , et longitudinales dans le 
éul-de-sâc. 

[Dans une é^pèfce de piniêlode y qui nous tient àt 
ï^énsylvâniè (1) , Testomac fornié uù grand sàc distinct 
de Fdêiophage, par un resserrement sensible. La bralti- 
thé pyloriquè s'en détache très près du fond du côté 
gauche, se porte à droite et en avant sous le sac, et 
se termine au pylore, peu après avoir dépassé l'axe de 
ce sac» 

il) Pimêlodes oetocirrhus , Guy. 



Aài. ^li. «ÉSOPHAGE ET ktitOMAC DES POISSOWS. 1:^7 

^ Cette forme d'èstomàc en sac large, arrondi en ar- 
riére , un peu rèàserré à son origine , ayant une branclhè 
pytôriquè ààsêiB reculée, se retrouvé, je pense, dans 
Ja plupart des genres de fcette femille naturelle , et tient 
eii partie, à là formé du corps et de la cavité abdominale 
en particulier. Ûans Vaspredo tœvii , la branche pylo- 
ri^Ué esttôut-â-foit à gauche , et plus avancée que dank 
I^p^idëftté ; courte et gi-éle, elle se porté encore plus 
i ^ûéhe et en avant, de manière que le pylore est de 
ce côté, position qu'il affecte rarement. 

D. iM saltnpAes. 

Véitûtûàc àé& êàlirhdnS est également à cuj-de-sac. 
Celui du saumon proprement dit, est un sac long et 
étroit, qni se distingue de l'àesoph^ge, par la cessation 
des plis longitudinaux qui appartiennent à ïa mem- 
brane interqe de ce dernier canal, et qui viennent se 
Êerdre dans le cardia. ÏI y a , à ce dernier endroit, 
eàucoùp dé petite! rides ondulées et transversales. 

(?eJt a ia partie inférieure droite, et tdut-à- fait au 
îènd du sac stomacal , que se trouve l'embouchure du 
boyau pyiorique qui s'avance, en perdant de son 
diamètre , jusqu'à la mbitié de la longueur du sac. 
Cette branche se termine par un bourrelet et une 
valvule circulaire, qui fait saillie dans l'intestin , et 
^ractfirîsé le pylore. Les parois de ceite partie de 
réstomac sont plus épaisses et plus musculeuses que 
éèliesdu sac. Leur surface interne, qui paraît unie à 
i*œil nn, présente à la loupe un réseau de mailles très 
fines. ] 

Celui dé la tuàe commune a la même forme et la 



l48 XIX* LEÇON. DE L^OBSOPHAOÇ ET DE l'ëSTOHAG,. 

même structure; mais dans Yéperlan, le boyau sto- 
macal est très en avant , et le cul-de-sac profond , cot 
nique et terminé en pointe ; ce qui rapproche cet es- 
tomac^ pour la forme , de celui du hareng. 

[Vombre a ToBSophage long et étroit, et le sac sto- 
macal moins dilaté que le boyau pylorique. Celui-ci 
qui n'est que la continuation du sac de l'estomac replié 
sur lui-même, est remarquable par son plus ^rand 
diamètre et par sa longueur, puisquHl «'avance jusques 
près du cardia. 

Dans les lazarets Çcorregonus marœnula), l'esto- 
mac présente ia même singularité de forme : le sac (est 
long et étroit y replié sur lui-même; après ce coude, 
le boyau offre un plus grand diamètre j usques au pylore, 
qui est très en avant* 

E. Les dupés. 

La famille des dupés, coipme celle des ^Uutvides 
et des sahnoneSf mpntre la plus grande ressemblance 
dans la forme et dans la structure de son estomac, quia 
la forme type, et dont le sac stomacal produit, debonnç 
heure, une branche pylorique, en arrière de laquelle il 
se prolonge en pointe. Nous l'avons ainsi trouvé dans 
les genres Afl5re/^g■ proprement dit, ulose et anchois.^ 

L'estomac de V alose que nous prenons pour type de 
la iamille^ est un assez long sac qui devient conique, 
dès qu'il a dépassé la branche pylorique et se termitie 
par une pointe mince, effilée, laquelle se prolonge en un 
icanal qui s'ouvre dans la partie moyenne de la vessiç 
natatoire. L*œsophage et l6 pharynx se distinguent (îfj 
ce viscère par djss cannelures longitiidinales qui cessent 



À&T« Vil. CeSOPflAGE ET ESTOMAC DES POISSONS. l49 

tont-a-€Oupau cardia. ESlessont entrecoapées^ papiU 
lenses; elles indiquent, par celte structure ^ la conti* 
nuation de celle de la membrane palatine, qui est 
hérissée y dans ce poisson , dé nombreuses papilles. 

La branche pjlorique , qui se détache du sac immé- 
diatement après la partie moyenne , est longue, cylin- 
drique, à parois plus épaisses, de plus en plus muscu- 
leiises, à mesure qu'on Tobserve plus près du pylore. 
£lle se coude, avant de s'y terminer. Toute la mem- 
i>ran& interne de l'estomac , montre un admirable réseau, 
composé dé mailles polygones , qui en renferment de 
plus petites. Telle est du moins leur apparence dans le 
sac stomacal. Celles du boyau sont plus égales et plus 
profondes. Elles y sont recouvertes danë les deux der-* 
niers tiers, d'un épiderme épais> ^alogues à celui du> 
gésier des oiseau?^ qui joint à la grande épaisseur de 
la couche musculeuse de cette partie, lui donne en 
effet l'organisation et la fonction d'un gésier. 

Bans ïepilchardf qui appartient aus harengs pro- 
prement dits^ c'est la même forme d'estomac ^ sauf que 
la partie conique du sac, au-delà de la bmnche pylo- 
rique, est encore plus longue. Cette branche est grosse 
et cylindrique.] 

L'estomac du hareng a le cul-de-sac conique et fort 
étroit ; il aboutit , d'un côté , à un long canal , à parois 
épaisses , à surface interne plissée dans sa longueur , 
qui se continue avec l'œsophage; et de l'autre , à tin 
boyau plus large et plus court, à parois plus minces, 
à surface interne sans plis, qui est un instant dirigé i 
droite , puis se recourbe en avant, pour se terminer au 
pylore, dont Touverture est lort étroite* 

[Dans V anchois, l'estomac a la foripe type^de la h-^ 
mille des c/w/;r5.] 



I)ans ]p biçhir ( poljpterus, Geoff. ), ç*eç}; ^^ 9V\t^ 
»|P également très profond , arrondi ^ son pf tçéwU(^ 
postérieure. Jl §'ouvr§, très ea av^n^^ ^aiîf ur ^p^fty 
étroit j ? parois épaisses ^^ qui sç çoqrbç ^^ sfrij^ff^ 
après un çpurt trajet^ pour se joindre av^ jQ?q;|1 ip[tgj{tii|al. 

]!^es membrai^es du cu|-dg-saç 80Q( SIÎQQe^ $^P tfflBft^ 
p^ircRtes ^ la meqatraçe interne a qiteiquçç plis ÎQ«^i- 
tudipau ^< qui vieiinent s'y perdre d(^ l'çBspphage. ][| 
y en a dç §en|iblabifs dans le boyau, ou cette m§^kr 
brane p^|r^it d'^p blaoç argenté j c^lle borde d'ufi vp^ 
rpuTerturç du pylore , qui ^t;^r<^3 r^trécje. 

Ifl. Ze^ maHmcoptérygiens sub'^hracliiens. 

Dans les poiswns de cet ordre , qui ne se cettipôst 
que de quatre ftimilles , on retrouve le plus souvent la 
forme que nous avons indiquée dn^s le commence- 
ment de cet article, comme la plus commune ; c'est^ 
à-dire que l'estomac est un cul-de-sac phis ou moins 
large , qui se confond en avant avec l'œsophage , et 
dont la cavité s'ouvre à une distance rapprochée on 
éloignée du fend , dans un boyau court et étreit qui 
se termine au pylore. 

[Une de ces familles cependant, celle d^ pleutonec^ 
tes nous rnooirert , dans plusieurs genres , une forme 
aMormale.] 

fi. Lc^ gadoides. 

Dans les godes , l'oesophage et ^estomac présentent 
absolument cette forme type. Il n'y a que le sphincter 
qui entoure l'œsophage à son origine^ qui distingue ce 
canal, avec quelques rugosités de I$i membrane int^f ni. 
Cette membrane prend ensuite l'aspect blanc et Ifnt 



AWt ?|I. GiSQ|»]||AGB ET I^^TOMAC DES POX$SOff$. f $( 

PHi qu'elle conserve dans la plus grande partie de Tes- 
tomac ; [ au fond de ce viscère, vers le bojau pylorjquç 
etd|m^ l^eboy^u, elle présente pn réseau fin et un as- 
pect glanduleux. Ce boyau se détache, lepUis souvent^ 
de la partie postérieure dp sja^ç et s'avance peu. Il ^e ter- 
flaip? daRS rîp^eslin par un rebord circplair^ très 
saU)apt. On irpiivp , d'un genrç à Ffutrp , rjuçlqujs^ 
^odificatipns ^ cette description gépé^^le, Nous cberr 
cberons à les exprimer en prenant pour exemplç iinj 
Mpèce de chaque g^nrie- 

L'œsophage ^ dans I9 petite fnorjie { gg.dus çall^^ 
fias , |m. ), ^ des canpejures longitudinales fraqgéç^ et 
cpfpme papilleuses qui le ^parent dssez biep 4^ l'es* 
tQpiaç ; oi:^tre les faisceaux m^spulAires très ppoi^oncés 
q^i Je ceigpent ei^téri^prement. 

La f^rme du s^c stpupacal est alopgée , cylipdriqi^^ç ^ 
av?pudie en arrière» Le boyau pylprique s'ep détftçbp 
à pçu de distancç du fond ; il est court et pe s'ayapjf^f 
(luf^ très peu. Les parois de l'estomaci surtopt dans \^ 
fqnà et dans la briinche pylorique, sput très oîusgu- 
leuses. Léa membrane interne lisse et unie dans la pl^ 
grande ps^rtie de son étendue , présente quelques pides 
transver^^le^ et des papilles dans le Jboyau ; elle y 
inqptre^ putre cela, ainsi qp'autour de rembpuchure 
de cett^ brapche dans le ^ap stomacal , un réseau fin , 
fprpiiê de maille^ apguleuse^ ^ irrégujières ^ qui indi- 
quent dans cçtte partie la présence d'un appareil de 
sécrétion particulier. 

L'estomac de la morue a une forme et une structure 
semblables ; sauf que le boy^iu pylorique a des plis 
longitudinaux ds^ns ^^ fx^ogHl^v^jïfi interne* Çt^t cp qiji 
se voit généralement. 



1 5» XIX* VECOH . DE L^OESOPHAGE ET DE l'eSTOMAC. 

Dans les merlans (le //ew ), l'œsophage a bien de^ 
cannelures longitudinales ; mais elles sont entières 
et non frangées. Le sac stomacal a la même forme et 
la même structure que dans les morues. Le boyau en 
est plus séparé, son embouchure est plus avancée^ 
plus étroite y bordée de cannelures longitudinales qui 
se prolongent dans son intérieur jusques au pylore. 
La surface interne est un peu papilleuse , sans réseau 
apparent.] 

Le boyau pylorique se détache du sac plus en avant 
dans le merlan ( G. mer/angus.). 

Dans les merluches ( G. merluccius, L.), ce boyau est 
très en avant , il est aussi très court , [de manière que 
son embouchure est percée un peu en arrière du car-* 
dia , et le pylore placé sous le diaphragme vis-à-vis 
des limites de l'estomac et de l'œsophage. Les parois 
intérieures de ce dernier canal so«t noirâtres , canne-- 
lées en long et présentent des rides ramifiées. Celles 
de Testomac sont lisses et sans rides, et beaucoup plus 
minces vers le haut qu'à sa face inférieure et dans son 
fond. 

Dans la lotte , l'estomac et l'œsophage forment un 
assez long boyau , plissé en long intérieurement dans 
sa membrane interne qui est lisse et blanche , mais 
papilleuse dans les cannelures de lœsophage. Le boyau 
pylorique se détache du fond et ne s'avance pas même 
jusqu'à la moitié delà hauteur de leur longueur totale. 
Lesacstomacal est peut-être un peu plus large, un peu 
plus arrondi à son fond dans la motelle commune^ 
mais le bjau pylorique s'en détache aussi en arrière , 
comme dans les lottes et les morues. ] 



AKT* VU. €B80FHAGB ET BSTOJIAC DBS POlSftOilS. 1 53 

B. Les poissons plais. 

La forme de Festomac varie dans la famille des pieu- 
ronectes. 

[Les rhombes {\q turbot), ont ce viscère de forme 
type 9 c'esM-dire à cul-de-sac ^ avec une branche 
py lorique qui se détache tout à fait du fond* Les achires 
Ql achwefasc^y ontaiissi uo estomac à cul-d<^-sac^ percé 
latéralement ^ sans boyau pylorique. Dans les soles , 
c'est un simple canal un peu recourbé avant sa terminai* 
son.Eufin^ dans les ;7/f>^^ c'estun canal droit qui se con- 
tinue directement avec l'intestin. Nous allons donner 
de ces différentes formes une description plus détaillée^ 
en suivant l'ordre zqologique des genres. 

Les plies ont un estomac droit , sans courbure ni 
cul-de-sac , court, de forme ovale , conique ou cylin- 
drique se terminant au pylore par un rebord circulaire 
mssez saillant^ et montrant intérieurement des plis lon- 
gitudinaux ondulés. ] 

Dans la plie y l'cssophage et l'estomac forment un 
canal continu avec l'intestin. L^estomac ne se rétrécit 
presque pas avant d'aboutir au pylore. La même chose 
a lieu dans \epicaud{ P.flesuSy L.) ; mais l'estomac se 
rétrécit davantage jusqu'au pylore, et prend une fi- 
gure conique 

Hiinsl^ turbot y l'estomac et l'œsophage^ réunis et 
confondus comme à l'ordinaire, forment un très 
grand sac duquel se détache une courte branche pylo- 
rique près de son extrémité postérieure. La membrane 
interne a de larges plis longitudinaux dans toute son 
étendue; elle se prolonge en un repli valvulaire au 



1 54 XIXlP IiBÇOHé DE l'gBMPHAOE B9 M hBS^Ulii^* 

pylore. Sa surface interne est comme granuleuse : leé 
fibres de la musculeuse^ qui esi épaisse , sont aussi 
longitudinales extérieurement. 

[ La sole a son estomac un peu recourbé a«raat sa 
terminaison ; mais à peine s'est-il fléchi , qu'il s^at^ltt 
iu pylore, sans qu'il y ait d'étranglesïeat entre luj et 
l'intestin. Une valvule circulaire et le changement 4t 
structure indiquent cependant tr^s bîea les limlef 
des <|eux organes. La membrane interné de l'estomac 
est tout ynîe , blanche ariçc quelques plis hmfptxidho' 
na^x dans la partie droite et ^es plis oodflés dans la 
partie courbée. Sans doute il y a ici très peu de diffé«* 
rtnce avee l'estomac à foraie droite des plies.] 

Dans ïaekM^ fi^f^oé, Lac. (VU linealus )y ffostomae 
forme un vaste cul--do<-sac arri^odi^ à menabraoes mi»» 
ces j à surface interne lisse. Le pylore , qui est très 
étroit , est pisrcé du côté antérieur et droit de oe cul-» 
de-sac^ et bordé d'un léger rjepli. Les fibres mufoo** 
laires ne sont manifestes qu'autour de i'c»rigine et 
l'œsophage. 

D^ftS la pptite (aipille des discoboles , npji^ %yi?m 
eiaminé l'estoniLac àt^Jumpsijoycloppems lumpif^, (!,.), 
l'œsophage est court, comme à l'ordina^pç, ^% f^u^ 
étroit qi»e l'^tpi^^c. Sa m^branf i^^uf ioi^vp» des 
pUs lopgim^jin^ux , qui se prolongent ju^qiMB dmf 
celui-ci. L^ tigqrç de ce dernier ^t celle de çl^mç ^acs 
ovales , qui siéraient réunis a angle -aigu, et dont l'un 
recevrait l'jq^opbagç y et l'^ptris se çonîiuBerait §v#p 
Vinfceglip^ Çe ciçriiier e^t un pfîu ét|raflf|é 4 |p|^ 



9^ di§$iin€g 49 pylpiî# , et $a nt^o^^lP? iptprpp 3 des 
plis qui vont ^iMHîtif' k <^ eojiroit. C^Ue pçBibtr^i^ 
e^t $ai^$ p|i fiî ipide^ dans j^ra»!:^ d^ CiOa ^a^M?* St^e 
lest tpHO garsppaée da taches (tiques, fopfpé^f PftT 
«ne Çf SiflP^ <ÎÇ îrès petite crypte^ JpptiçHl?irp> , ^^r 
^ putre U mepibr#«P pàijftCu^ftjMi ^ rjoterne , ^apf 
^Q c^trç iw pripqe. û^ps riptçrvalle de çfis f^çhf^ , 
les parois de Festomae sont transpafapt^^ à Tfiif c^}()i^ 

d'uuiK trfs gi^de pftptia 4» î?ey«*i pylsriîw^ p^ rf*^ 

soRt r^i&luçs d'ppç CûWîhç plu? ^paij^ <jle ^b^e^ U|J^ 
feul^^'ç^, ^% 4?p§ lej epyirppji du çaT4î?i ^^ ï* m*flf*f 
çhoie 9 liçp, yprifice du py)'?rp est tri^ 4iWf;. 

[Dfms 1^ écfie^eis{ ççhç^efs remQr^, |L.. ), Test^m^ç 
a tout-àt'^if la ^ipe type de U ola^^e ; c'iest un sac %^f!^ 
prof^4j afTQudj §u arrièri^, ï parois épai$s^, i^y^i^t 
flâjff plis lQqgi(udi(|9ux daps la partî^ qui répond g 
Toe^ophaga; ppis un boyau pyloriqpe de forme çylinr 
drique, ipédiocrepiept long^ k parois p|us muscpleu^aSi 
doQt Teipbouchura çians le s^c est as§ez éirojtj^ et 
pterc^ç à la pp du sieçpnd tiers de la lopgpf^i^r totale 4jt 
ce saç. 

ly. Les mfilacoptérjrgiens apodes. 

Dans l'ordre des malacoptérygiens apodes y nous 
trouverons presque toujours un estomac de forme type, 
composé d'un sac a1ong;é ou arrondie suivant les di- 
mensions de la cavité abdominale qui le renferme^ et 
d'un boyau pylorlque qui s'en détache assea en avant. 



t56 XIX« LEÇON. DE l'oBSOPHAGB ET DE L*ESTO&lAd. 

Nous ne connaissons qu'une seule exce{^tion à cette 
Thg\e, fournie par le genre sjnbranche. 

L'estomac de la ^Eimille dés anguilles est toujours un 
sac très alongé , comme le corps de ces animaux et 
leur cavité abdominale en particulier, a^ant une grande 
capacité et supportant une courte branche pyloriquè 
qui s'en détache, comme le bec d*une aiguière, de son 
col ou de son ventre. ] 

Dans VanguUle (^murœna angàilla, L.),restomac 
forme avec l'œsophage un sac profond et très alon« 
gé, qui est plus large en arrière du boyau pyloriquè et 
plusétroit en avant. Ce boyau se détache à peu près du 
milieu de la longueur du sac; il se porte d'abord 
d'arrière en avant , puis se recourbe à son extrémité 
pour aboutir à l'intestin. L'un et l'autre forment un 
coude, au milieu duquel on remarque un léger étran- 
glement^ qui indique la place du pylore. L'oasophagé 
se distingue de l'estomac parla direction différente 
des 6bres musculaires , dont les plus extérieures sont 
longitudinales dans ce canal, et circulaires dans 
l'estomac, et par quelques plis longitudinaux de sa 
membrane interne. Il y a de semblables plis dans la 
branche pyloriquè et de petits plis ondulés dans le 
fond du cul--de'sac. La membrane musculeuse est 
beaucoup plus épaisse dans le boyau. Entre elle et 
l'interne, on observe une couche de cryptes muqueu- 
ses. Le pylore a un pli circulaire qui fait saillie dans 
l'intestin. 

D^ns\e congre commun y c est à peu près la même 
forme, cependant la partie du sac stomacal qui est en 
avant de la branche pyloriquè est proportionnément 
plus large , ainsi que celle de l'estomac , qui se confond 



aat; nu ^ssophage et estomac dis poissons, jl5^ 

avec elle. Le diamètre de celuip-ci ne coin menée à 
diminuer que depuis l'endroit où il est joint a\\ boyau 
stomacal : ce dernier, dont les parois sont entourées de 
nombreuses fibres musculaires , est plus avancé et pluf 
courbé que dans l'anguille , et il ne s'unit à Tintestin 
que k>rsqu'il est tout-à-fait dirigé en arrière.Le pylorç, 
est bordé, comme dans Tanguille, d'un large pli, foropté 
par la membrane interne. Cette membrane est blanche 
et consistante, et présente de longs plis, peunombreux, 
qui s'étendent depuis le commencement de l'œsophage 
jusqu'au fond du cul-de-sac. Il y a de semblables plis 
dans le boyau pylorique, mais plus rapprochés. 

[ Le congre noir, Risso^ a le sac de l'estomac encore 
plus grand à proportion , et la branche pylorique trë^ 
avancée, gi^le, recourbée, à parois trës musculeuses. 
L'estomac de Yophisure serpent de mer y ressemble 
à celui du congre, pour la position avancée de la brah* 
ebe pylorique. Sa forme est très alongée^ comme la 
forme générale de ce poisson et celle de sa cavité 
abdominale. 

On en distingue très bien la partie œsophagienne^ 
laquelle se prolonge dans la cavitédes viscèresjusqu'aur 
delà du plus court lobe du foie. Elle a intérieurement 
des plis longitudinaux plus larges et plus épais, 
extérieurement des fibres musculaires plus prononcées, 
et entre les deux, un appareil glanduleux. On voit que 
cette partie est susceptible d'une grande dilatation. 

Dans les murènes {gymnothorax afer^ Bloch, 4*7)> 
l'estomac ressemble à celui des genres précédents. 
Cest toujours un profond cul-de-sac^ cylindrique d'à*- 
bord, puis conique dans sa portion la plu$ reculée^ 



iâè Xi^ lEÇÔM. DE i^àÉSOPHÀGÈ ET DE L^ÈSTOSlAe. 

duquel se dètaclie, plus en avantque la partie moyenqe^ 
ÙJQ court boyau pylôrîque. / 

Les sphagéoranches (sphagehranchus rostratiis^ 
Bi. ) ônf un estomac de forme type avec un sac beau- 
coup fnôins long à proportion que dans les murënes 
et la bfàtichê pyloriqoe courte et grêle et très rappro- 
6lii^èdiicardîà. 

Il^È Éjnbràrtches {sjrnhranchus immacutatus ^ ^.^ 
sôiit lès sédls jjoissons de cet ordre, dont l'estomac n^a 
pég là fo^Iile type de Id classe. Il forme, avec Foeso^ 
|ibàge, titi canal droit , é'un (calibre uniibrme et petit, 
ayant intérieurement , quand ses parois sont contrac- 
tées, des plis parallèles et longitudinaux. Il se termine 
dàiis rihtestin par un bourrelet saillant perce dé 
réHficë du pjfloré. 

Pàfmî les gjmnotes ^ Festômac du caràpe a tort' 
giie tjUeuèy fbrhié liîi grâtid cul-dè-sâc globuleux i 
pardU êpâisëés et fortes. L^tesophage qui est cylindrique 
^ éôùrt s'y termine en haut et eh avant, tandis qùè 
le boyau pylorique , qui n'est qu'une sorte de mame- 
lon , se toit en a^ënt et en bas , tout près An cardia. 
. Les dôfiièllëÉ se distinguent par plusieurs circôn- 
stâtteèscVorgatiisatioti de leur canal alimentaire. L^œ- 
sopbage ès<; coliire l'ordinaire de ce qui se volt dans 
te clëôSê , nn bofàtl long et grêle, qui se porte très en 
flrriètë Aàbh là (iâVité abdominale, où il rencontre la 
poché de l'festomàc. Celle-ci est ronde , à parois très 
musëuletises; elle fdrmé dn cuUde-sac profond dont les 
âehi ouvertures , le câi'dia et le pylore , sont eh avant; 
l'une fl gàiiehe, le câfdîa, et l'autre 6 droite, le pylore- 
Lorsque l'èî^tomac éH Vide, cette poché paraît un peu 
alongée; il y a évidemment un court boyau pylorique. 



Etifiti iés éffuiltes {ammbdytes lobmnti^j L.) i^nt ua 
èstômàc èntiërétnent cdmt)aràble ft celui dé l'éperlan 
ëtdes ôltipés. Sa figuré éèt cylindrique en àVànt de la 
bfàhthèp^lévlqvie, conique et pointue ati-nlelà de cette 
branéhë, qui s'éil (iétàché au milieu de sa lotigoeur^ 
y compris Toesophage. ] 

V. Èestophoaranches. 

Vious avons particulièrement examiné dans le petit 
ordre des lophobranches , l'estomac des syngnathes. 

Leur canal alimentaire va droit de la bouche à Ta- 
ûQS^^n conservant prebque partout le même diamètre. 
L*œsophage et l'estomac forment une première portion 
de ce canal , facile à distinguer^ du reste, par un léger 
étranglement, par les deux couches de fibres musculai- 
res bien apparentes qui l'enveloppent, et par sa 
membrane interne qui a de larges plis longitudinaux. 
Cette première partie peut faire le septième ou le 
huitième de la longueur totale du canal alimentaire. 

[Le syngnathus ophidioriy L. nous a présenté la 
plupartde ces circonstances organiques dans nos nou- 
velles recherches. La membrane interne du canal 
commun appartenant à Tœsophage et à l'estomac , y 
formait dix à douze plis principaux parallèles, dirigés 
dans le sens de la longueur, et des plis plus petits ou 
des papilles dans leurs intervalles. La musculeuse n'y 
était pas aussi prononcée que dans les sujets de nos 
précédentes observations. 

VI. Les piectognathes. 

Les piectognathes ressemblent aux lophobranches 
pour l'organisation de leur canal aUmenlaire^ ea eeque 



ni les uns ni le$ autr^ n'ont un estomac â cul-^de-sac. 

I^ première famille de cet ordre , celle des gymno^ 
doutes y comprend y entre autres, deux genres^ les 
téirodons et \esdiodons /qui ont une particularité très 
remarquable dans la structure et l'usage d'une partie 
de ce canal. Il commence par une grande dilatation^ 
sorte de jabot intérieur, dont les parois molles et comme 
gélatineuses adhèrentintimement au péri toine(i). L'a- 
nimal peut remplir de l'àir qu'il avale cette poche 
d'une grande capacité et , par ce moyen , dilater son 
corps comme un ballon. Alors les piquants dont ^a peau 
est armée se redressent et se hérissent de toutes parts.] 

Ainsi, dans le tétrodon oblongy dès que l'oesophage 
est parvenu dans la cavité abdominale , il se dilate 
considérablement pour former le jabot. Celui-ci est 
un sac très ample, globuleux, à parois assez minces , 
fiasques, sans fibres musculaires apparentes, sans 
rides intérieures , dont l'entrée^ et l'issue sont oppo- 
sées, l'une en avant et l'autre en arrière, et n'ont point 
de valvule. 

[C'est au-delà de cette première dilatation que se 
trouve l'estomac proprement dit , canal court et cy- 
lindrique , un peu plus dilaté que le canal intestinal 
ayant extérieurement des fibres musculaires longitu- 
dinales évidentes.] 

Dans les môles {le poisson lune) y la portion qui 
parait répondre à Testomacse distingue du reste, par 
des parois plus minces et par I.es plis longitudinaux 
de sa membrane interne ; mais il n'^y a pas de valvule 



(i) Règne animal, tom. II, pâg. 366. et M. Geoffroj Saint Hilaire, dans 
k grand oaTrage sar l'Egypte. 



AAT. y II. OBSOPHAOE ET SeTOMAC DES JPOIISOl^S. l6l 

qui la sépare de rintestin. [Elle avait 0,08, de .long 
dans nn imlivida dont tout le canal alimentaire était 
de 1 , 720.] 

Ce canal , dans les baUsies j présente une première 
section y parfaitement analogue i celle que nous venons 
de décrire dans les môles et que nous avons £ait con- 
naître dans les sjrngnaies, laquelle forme leur estomac» 
Ses parois sont opaques et épaisses; la membrane mus* 
caleuse en est tr&s marquée, et Tinterne a .des plis 
longitudinaux ramifiés. Celte première partie est s^ 
parée de Tintestin par une vdvule dentelée ou par un 
bourrelet arrondi , suivant les genres ou les espèces de 
cette fomille : le ^liamètre de Tune et de Tautre est à 
peu près le même. 

Les coffi*e$ ressemblent beaucoup , pour l.'orga^ 
nisation de leur canal alimentaire , aux syngnathes et 
aux balistes. Dans le ccfffre parallélipipède \osiracion 
cubicus^ Bl.), Tœsophage et l'estomac réunis ont des 
parois consistantes comme tendineuses, qui, avec un 
repli circulaire, les distinguent de Tintestin. Cette pre* 
mière partie était longue de 0,0a dans Tindividu que 
nous avons observé (i) , et la partie qui, suivait et que 
noAS prenons pour l'estomac , avait o, o5. Ses parois 
étaient minces, transparentes, et plus dilatées que le 
reste du canal, sa membrane interne était lisse, excepté 
m cardia , où elle formait quelques plis ondulés. 

VII. Les chondroptérjrgiens à branchies libres. 

On trouve dans l'estomac des chondroptér/giens 



(i) VesUmiac est Bssngraad. Carier» Mègne animai, M^m. U, |>fig» 3^5, 

IV. ^^ Parf . 1 1 



è kmnéhiéi HbPm de grande d^r«ic€$ pour la feraïf 
et k strueiurc^ 

Dans les esturgeons (accipefiser slurio y h.), [r(9s^ 
pkafge et l'estomac forment onsemblo un long canal 
feplié sur lui-même et sans cul^^de-sac. ] la membrane 
interne de Tossopliage est bkinche et hérîsaée de forte» 
erfttes ; observée de ptès^ elle jnréaente^ des mailles ou 
an0 sorte de réseau uè» fin. Cette structure et la 
présence dos crêtes^ distingueiU Fœsopba^ de l'es-* 
temacy^iii n'est pat plus dilaté } ce dernier visc^e sq 
cOûtinue de l'œsophage^ comme un simple boyau , et 
se recourbe de manière à former un tour complet. Il 
se rétrécit un peu en deçà du pjlore^ puis grossit 
jusqu'à cette ouverture^ de manière à présenter un 
renflement pjriforme , dont la base répond à sa ter- 
minaison dans l'intestin. Sa membrane musouleuse 
est mince ; rinlerne parait lisse ^ sans plis ni ridesf , et 
âon veloutée; à l'endroit qui répond au renflement 
que nous comparons a la brancbe pybrique des esto^ 
mttos à (orme normale, pour la classe, elle a trois Ion* 
^és rides , en ficurme de pyramide , dont la ba^ touche 
au pylcHPe, et elle présente un réseau fin^asee^semblabla 
i celui de Fcssof^age. Ce renflement est dâ à un moaf» 
die très épais , analogue à celui que noua avons d^it 
dtfnéles mugik y dont les fibres sont obliques de dehora 
en dédans* L'orifice est {(xct étroit, et bordé d'uja 
repli circulaire. 

Dans les poljrodons Qe polj-odonjeuilley Lac), l'es- 
tomac est très ample^ et remplit une grande paitie 
de la cavité addomiuale. L'œsophage et le canal in-* 
testinal , qui ne sont très distincts , viennent y abou* 
tir i droite^ très près l'nn da l'autre^ le premier plus 



m arrière qae le dernier. Sa catité forme ainsi un 
grand cnl-de-sac , et n'est pas simplement une con- 
tinuation du canal de l'œsophage^ comme ^ns les es^ 
torgeons. Il résulte encore de cette conformation^ que 
la partie pylorique qui a des parois très épaisses et très 
mùsouleuses , est un court boyau recourbé /distinct 
du sac stomacal y comme dans la grande généralité des 
poissons. Les parois de l'estomac sont lisses intérieu- 
rement ; cellçs de l'œsophage ont trois fon^ rides 
iMrgittidinales^ et quelques autres plus petitesw Le 
plfltee est fort étfoit, et bordé d'une vâivule circnk» è. 

Vm. Les chondropiérjrgiens à branchies Jixes. 

A. Les sélaciens. 

Parmi les chondroptérjgiens à branchies fixes , les 
p^ciens ont Je canal alimentaire et l'estomac en parti* 
cuUer, fiiarfeitement^ semblable pour l'essentiel; seu- 
lement il est un peu plus alongé dans ïes: squales que 
dans les raies, [ ce qui tient évidemment à la forme 
générale de leur corps. 

Dans les roussettes, l'œsophage est conrl et large. U 
^distingue de l'estomac non-secdement par les fibres 
drenlaires de sa membrane museuleuse^ marâ encore 
par les pflis plus nombreux de sa membrane interne, 
ayant une direction longitudinale et cessant brusque^ 
ment au cardia.] * 

La figure de l'estomac est , dans sa première portion , 
car on pent en distinguer deux^ comme dans la généra* 
lité des poissons , celle d^un ovale alongé , [ parce 
qu'elle va un peu en se dilatant Ue Toesophage jusqu'à 
sa partie moyenne ; ensuite elle se rétrécit insensible- 

II. 



l64 ^IX« JLBÇOiS, 0B j/OBSOPHAGE BT DE l'eSTOMAC. 

nient jusque» au fond du cul-de-sac. Cest très peu en 
deçà de ce fond que commence la seconde partie, qui 
a là forme d'un boyau étroit , comparativement au sac 
stomacal et se porte d'arrière en avant, parallélenDent 
à cette première partie, jusqu'à la hauteur du cardia, 
où elle rencontre l'intestin. ] Toutes deux communi-* 
quent entre elles par une petite ouverture, qui ne doit 
permettre te passage dans le boyau stomacal , qu'aux 
aliments réduits en pâte. 

Les membranes ont à peu prés la même apparence 
dans le sâc stomacal que dans l'œsophage, qui est 
large et court , et dont l'estomac ne parait être qu'un 
prolongement. L'interne est blanche, lisse , molle , et 
recouverte de mucosités. Dans l'œsophage, elle est plus 
sèche et elle a plus de consistance. Elle n'a que quelques 
plis longitudinaux, peu marques, dans le boyau sto* 
macal y tandis q<u'elle en forme de larges dans le ^c 
qui le précède^ qui s'eiïacent cependant lorsque ce sac 
est dilaté par les aliments. 

Les fibres de la musculeuse paraissent longitudi- 
nales , pour la plupart. Elles sont nombreuses dans les 
environs du p^lose et à Forigine de l'estomac , et moins 
marquées ailleurs. Ges fibj*es s'étendent en avant sur 
les parois de l'œsophfge^ mais elles y sont recouvertes/ 
dans le commencement de ce canal, ainsi que nous 
l'avons «ma dit, par une couche épaisse de fibres 
circulaires, qtft forment tkne sorte de'sphyncter plus 
où moins large , comme cela a lieu au reste dans tous 
les poissq^s. li y a un bourrelet circulaire au pylore. 
Cette description faite sur l'estomac de la grande rous^ 
selte{Sq. canicula , L.) ne se rapporte pas tout-à-feit, 
pour Tépaisseur dès membranes, aux autres espèces. 



ABT. VII. OESOPHAGE ST BSTOMÀC DBS POISSONS. l65 

Ainsi, dans le rochier {Sq. stellaris , L. ) nous avons 
trouvé l'estomac beaucoup plus musculeux. La mem- 
brane de ce nom était forte et épaisse dans toute Té- 
tendiie des deux portions ; les fibres extérieures avaient 
une direction longitudinale. 1^ membrane interne 
formait des replis larges et nombreux , dirigés en 
différents sens. Entre ces deux membranes il y avait 
une couche glanduleuse, grisâtre, épaisse de plusieurs 
millimifres , qui n'était plus sensible dans la branche 
pylorique. 

* [Les squales proprement dits, n'ont pas un «sto* 
mac <\m diffère essentiellement de cette (orme type, i 
l'exception peut-^tre des ^e/m/z^. C'est toujours un sac 
profond , à parois épaisses ^ dirigé d'avant en arrière, 
tenant par sa portion la plus reculée à une longue et 
étroite branche pylorique , qui se porte plus ou moins 
obliquement d'arrière en avant , pour s'unir à l'in- 
testin « 

Nous n'aurons donc à indiquer qnç quelques modifi- 
cations peu importantes de forme ou de structure, 
suivant lés petits genres de cette division. ] 

Dans les lamies (le squale nez.)^ les plis de la 
membrane interne sont de deux sortes dans le sac 
stomacal ; les uns parallèles et longitudinaux, les autres 
transverses et perpendiculaires aux premiers. 

[ Une espèce nouvelle (i), que nous rangeons parmi 
Xe&rmlandreSy a son sac stomacal à parois très épaisses , 
ce qui est du sur^tout à la musculeuse dont les fiais- 



(i) Celle espèce ayait les cfloleart dit sq gktuctt^ I^ç niaU Hf ^vaoU 
el rexisleoce d*unc anale la rapprocbçni du groqpe des milaodres. M» 
YalenêiecDC se propose de la dccrtrc 50oa lo ntsm do g^iefiê U^Umsù 



I^ XIX* LEÇ05* DE L'œSOPHAOE BT XHS |.*EST0M4(;« 

eeaux sont dirigés en travers. La muqueuse pt la 
celluleuse y forment de larges plis arrondis comme 1^ 
circonvolutions du cerveau et dirigés sur*-tout dans le 
sens de la longueur. Le boyau stomacal extrèmer 
ment étroit 9 a le huitième du diamëtre du sac; ^es 
parois plus minces dans la plus grande partie de S(^ 
étendue et la même longueur que ce sac* 

Vers le pylore, la muscvileu3e s'^épaissit (beaucoup; 
«lie cesse tout i cwp Qn faisant une saillie dansViatieSf* 
tin que la muqueuse de celui-ci et celle de restppi^ 
recouvrent en se rencontrant au bord libre de la 
valvule. La membrane interne de cçtte braiiche pylo^ 
rique a cinq plis longitudinaux. 

Les pèlerins {^squalus maxLmus,\A.)Mnt\es $eul$ 
sélaciens qui paraîtraient s'écarter^ ainsi que nous 
l'avons déjà dit, d^ autres genres de cet ordre, et même 
de tous les poissons connus par une structure d'estomac 
toute particulière, en ce qu'il serait multiple (i). 
Nous pensons cependant pouvoir ramener cette o^- 
nisation au type ordinaire. L'cesoph^ge (a) eét une 
première pocbe de forme globuleuse, dont 1 entrée 
et ri$sue sont étroites. Uh réseau à mailles polygo- 
nes et profondes que présente sa menibrane interne , 
et qui ne se prolonge que très peu dans le sac stonaa- 
cal , achève de distinguer l'œsophage de ce sac. CeluU 
ci, ou l'estomac proprement dit, est plus long, 
cylindrique et garni intérieurement de feuillets l#ngi- 
tu^ioaùx, noD^reux, rapprochés, qui sont de larges 



(i) MiSnrnH htt Ustjwale pèlerin, parM. Henrj de BKainville. Arm. 
eu Humim dhiaï. fuA.^Xnm* XYHI , pag. $8 et ^oiv. 
(n) ll.% », fil* IV, dl#-mëmeire éxé. 



[ 



/ 

àM. VU. «I0P1IÀ6E Sf BftfOMAC DBS tOISSOn. t&J 

Mplisdê sa membrane interne (i). Ce sac s'oayre par 
son fond , comme chez tous \& sélaciens , dans un 
boyau pylorique à petit calibre (a), apnt aussi in* 
térieurement dfis plis longitudinaux, dans un première 
partie de son étendue , et se terminant dans Tintes» 
tin , par un orifice étroit. 

Les marteaux, ont un OBSOphage trës court ^ à parois 
épaisses jayant intérieurement des plis nombreui 
longitudinaux, qui se prolongent sur un gros bourrelet 
qni entoure Hssue de ce canal dans Testomac et y 
fait saillie. -^ 

Le sac stomacal assez large, alongé , se termine par 
un petit eul-de-sacy rembouchure du boyau pylorique 
étant percée un peu en-de^ du fond. Ce boyau est 
long et étroit; son entrée est petite et son issue dans 
Tin lestin ^trémement resserrée. ] 

Dans les scies , c'est cacore cette même forme , la 
membrane interne y présente douise i quatorze grands 
plis parallèles et longitiidrhaux avec des rides tuber- 
ctilenses dans leurs intervalles qui n'existent que dans 
le sac stomacal; la deuxième portion de Testomae est 
fort rétréeie, de longueur médiocre^ et tout-^à-fait lisie 
intérieurement. 

[Enfin les anges se distUigaent des genres préoé^ 
dents par un sac stômaeal pins large et plus court, 
et par un boyau pylorique moins disproportionné av#c 
ce sac , pour le diamètre , et moins long ; «n cela , 
comme pour leur .forme générale ^ ils se rapprochent 
des raies. 



(i) Iiid.,C. a. 
(a) Jbid. D. etF. 



X6S XtX« LEÇONS DE L'dBSOPMAGE BT DE l'eSTOMAC* 

Le grand f^nre des raies, dont nons avons examiné 
la plupart des sous-genres , a Testomac plus large et 
plus court, et le coude qu'il forme en arrière , plus 
arrondi^ et moins aigu que celui <ies squales. Sa struc- 
ture esc d'ailleurs la même. [Cependant, le boyau 
pyloriiiue n'y est pas aussi séparé, aussi distinct du 
sac stomacal. C'est ce que f ai vu , entre autres, dans 
lerhinobate de la MédUerranée, dont Tentômac replié 
sur^ui-même , formait presque un cercle. Dans un au- 
tre individu (i), appartenant peut-être à une autre es- 
pèce , le sac stomacal était plus large. Le pylore est en-* 
touré d'une valvule circulaire. 

Les torpilles ont le sac stomacal très large, et la 
branche pylorique très courte, et médiocrement large. 

Parmi les raies proprement dites, nousavons examiné 
l'estomac de la raie ronce. L'œsophage s'en distingue 
très bien extérieurement par les iaisceaux musculeux 
dont i\ est cerclé, intérieuremmt par sa membrane in- 
tiernequi est blanche^ sèche, miuce et uniformément 
plissée en long par de petits plis parallèles. Le sac 
stomacal est cylindrique, se terminant par un fond qui 
conduit ^âr une large embouchure dans la branche 
pylorique. Celle-ci a un petit diamètre et une longueur 
niédiocre'(les deux tiers 4e celle du cul-de-sac). 

La membrane interne dans celui-ci est épaisse , rou- 
geâtre , glanduleuse , muqueuse à sa surface , ayant 
quelques gros plis longitudinaux ramifiés, qui dispa- 
raissent dans le euUde-sac. La branche est marquée 
dès son embouchure^ par des plis plus petits, paral- 



(i) Rtpporié de Gorce par M. Ran^. 



ÀXT. yu« GBSOPHAGE ET BSTOBfAC DBS POISSQHS. I69 

Mes, qui suivent sa longueur, et eessent dans sa se- 
conde moitié 9 qui est tout unie. L'orifice du pylore 
n'est entouré d'aucune saillie dans l'intestin. Dàas la 
raie à petit museau, le sac stomacal est plus large à 
proportion, et le boyau plus court. 

Dans les pastenagues^ l'œsophage a des plis circu- 
laires distants. L'estomac a une grande ressemblance 
avec celui des mourines. Dans celles-ci, la branche pj- 
lorique est courte, et le sac présente , intérieurement , 
comme à lordinaire, des plis longitudinaux ondulés. 
Le pylore a deux valvules , dont la disposition est sin^ 
gulière. Nous les décrirons avec le canal intestinal. 

B. Les suceurs. 

Cette dernière ^Eimille de la classe des poissons est 
remarquable par l'extrême simplicité du canal alimen- 
taire. Il n'y a plus d'estomac proprement dit , c'est-à- 
dire de partie distincte, dont la forme faciliterait le 
si^jour des matières alimentaires dans sa capacité, et 
dont la structure favoriserait l'action de ses parois sur 
ces matières.] 

Dans les lamproies , tout le canal alimentaire va 
droit de la bouche à Tan us. 

[Une première portion, qui est l'ossophage, com- 
mence dans l'arrière bouche où «son embouchure, dans 
cette cavité, est au-dessus de celle du canal des bran- 
chies. Elle se prolonge, au-dessus de ce canal, dans tout 
l'espace qu'occupe les organes de la respiration. Ce n'est 
qu'au-delà, que l'œsophage arrive dans la cavitéabdo- 
min'ale, où il se continue immédiatement avec l'intestin, 
sans qu'il y ait rien qui iudique même un rudiment de 



f^e jai^MÇ0ll«]>BIi'OB80PMAOCCTDCX«'SiTOIfie« 

foche dîfestiye^ qui serait placé entre ce canal etlW 
tubage. 

Vammocètôn^aqu^un caoal étroit^ que Ton doit plu»» 
tôt comparer a ToBsophage qu'à Testomac y puisqu'il nt 
doit servir, par sa forme et par sa faible capacité y qnf 
de conduit pour les matières alimentaires. Son calibre 
tst plus petit que celui de l'intestin ; ses parois sont 
très consistantes 9 blancbes, comme tendineuses* D st 
continiie dans l'abdomen jusqu'au<-^eli de la partie 
moytone du foie^ où se trouve le pylore ; mais il n'ad«> 
bàre pas à ce viscère. Il y tient seulement par la veint 
mésentérique qui s'y rend , et par le canal biliaire. 

Les gastrobranches sont ceux de tous les poissons 
qui ont le canal alimentaire le plus simple. Lepbafynx 
se continue dans la profondeur des branchies , ainsi que 
nous l'avons déjà dit. Presque immédiatement après 
que le canal alimentaire est art'ivé dans la cavité abdo« 
minale^ il reçoit la bile^ et devient canal intestinal. De 
sorte que l'œsophage et l'estomac ne sont guère qu'un 
anneau court, comme dans les cyprins , etc., qui sert 
de passage aux matières alimentaires do l'arrière bouche 
ou du pharynx dans l'intestin. Cet anneau se voit ixès 
en arrière, au-deli de Tembouchure intérieure du 
court canal qui conduit au dehors l'eau des brandiies, 
par l'orifice externe , unique et très reculé, qui a fait 
donner le nom de gastrobranche à ces animaim. Les 
parois intérieures du canal alimentaire sont plissées 
en long , après cet orifice , comme l'est toujours l'oeso- 
phage. Mais ces plis deviennent peu après moins nom- 
breux; etào,oio, de cette embouchure, se voit une 
paptHe qui est percée de l'orifice du canal biliaire. 



](x' Li(foii' ms iM^STim^ 171 

VINGTIÈME I.X:Ç0H. 

DES INTESTINS DANS LES ANIMAUX VERTÉBRÉS. 
ARTICLE 1er. 

PROPORTION DB LA LONGUEUR DES INTESTINS A CUlE 
DU CORPS. 

pions avons dit que Taction du tfiual intestinal sur 
les substances alimentaires devait avoir nécessaire- 
ment d'autant plus d'effet» q^'elle durait davantage et 
qu'elle s'exerçait sUr une plus grande surface; qu'elle 
dépendait par conséquent de la longueur de ce canal , 
des inégalités de sa cavité , de ses étranglemens et de 
ses valvules. Toutes ces causes peuvent exister à la foiii 
et avoir une influence relative plus ou moins marquée. 

Plusieurs peuvent manquer; leur défaut est alors 
compensé 9 lorsque cela est nécessaire, par la plus 
grande énergie de celles qui subsistent. 

Ainsi nous verrons que dans plusieurs animaux le» 
valvules qui retardent la marche des substances ^ali-^ 
mentaires^ et même les étranglements du canal intesti- 
nal ^ suppléent à la brièveté de celui-ci. Dans d'autres 
circonstances» où la longueur des intestins paraît moin- 
dre que cela n'a lieu ordinairement chez les animaux 
qui se nourrissent de substances végétales, la propor-. 
tien de leur diamètre est augmentée. Daas d'aMres 
c^s enfin ce diamètre est trfes petit , et diminue par là 



17^ XX' LEÇON. DES II9TESTIMS. 

Tefifet d'une plus grande proportion dans la longnenr ^ 
comme nous en verrons des exemples dans plusieurs 
carnassiers. 

Il ne faudrait conséquemment pfis négliger, dans 
l'appréciation dçs forces digestives, l'une ou l'autre 
de ces causes, et n'avoir égard , par exemple, qu'à la 
longueur proportionnelle du canal pour juger du genre 
de nourriture auquel l'animal est astreint. Il est aussi 
très essentiel de faire entrer dans le calcul la struct&re 
de l'estomac. 

On verra dans les tables ci-après combien«e( te lon- 
gueur varie. Elle est cependant en rapport, toutes 
choses égales d'ailleurs, avec le genre de nourriture. 
On la trouve en général , beaucoup plus grande dans 
les animaux qui se nourrissent de substances végétales^ 
que dans les carnassiers. Dans ceux qui sont omni* 
vores, elle tient une sorte de milieu. 

Cette longueur est généralement plus grande dans 
les mammifères que dans les autres classes et elledimi- 
nue successivement toujours relativetnent à celles du 
corps, dans les oiseaux y les reptiles ei les poissons. 
Dans plusieurs de ces derniers, le canal intestinal et 
même tout le canal alimentaire , est plus court que le 
corps, ce qui n'a jamais lieu dans les trois premières 
classes, (i). 



(i) Il îstnt remarquer à la vérité', que, dans nos tables , inous D*avons 
pas compris la queue dans les mesures «|ue nous avons données du corfis 
des reptiles^ des oimoux el des mammifères ^ tandis que, les mef seules 
exceptées, nous nWons pu romeiire dans celles des poissons, [Dfoude ta 
première édition,) 



ART. l"*. LOKGlîEDB PAOPOATiOlilifiLLB. l'ji 

k. Dans Thomme et les mammifères. 

Dans y homme y la proportion de la lonj^iieur des 
intestins h celle du corps ^ est de six ou de sept à un. 

Cette longueur varie, dans les singes deVancien 
continent de cinq à huit, c'est à dire qu'elle peut être 
de cinq à huit fois, aussi grande que celle du corps. 
[Je Tal même trouvée près de dix fois aussi (grande dans 
le doue. 

Dans les singes du nouveau continent dont plusieurs 
paraissent disposés à se nourrir d'insectes , de petits 
oiseaux et de leurs œufs , cette proportion n'est souf- 
rent que de quatre ou même de trois. ] 

Dans les makis j elle varie de quatre à six ; et quoi- 
que cette quantité paraisse moindre que dans les sin- 
ges , elle est compensée par la plus grande proportion 
da cœcnm; celle des intestins peut encore être au 
dessous de ce terme. ,^ 

Ici la brièveté du canal intestinal indique y comme 
dans les singes d'Amérique, une nature disposée à mé- 
langer de substances animales, une nourriture vé- 
gétale. 

Parmiles chéiroptères ^ [c'est dans les chauve-souris, 
insectivores qu'on trouve les plus courts intestins; ils 
n'ont tout au plus que quatre fois et demi la longueur 
du corps; dans la /locr/^^/e, ils ne surpassent qu'une 
fois cette longueur. Ils ne l'excèdent pas même une 
fois dans le taphien des Indes et dans la chauve-- 
souris commune, (vespertilio murinus. L.) 

Le canal intestinal des roussettes , au contraire, qui 
se Dourissent de végétaux > est six ou sept fois aussi 



1^4 ^ tnço». DES tirrESTiHs. 

long que le corps. Nous avons déjà vu des différences 
remarquables dans la description de leur estomac^ 
qui dépendent de la même circonstance. Elles sup- 
pléent au cœcum qui manque à ces animaux. 

[Dans les ^a/eo/>/^Àè^ae5) les intestins ont la même 
proportion que dans les roussettes , avec une plus 
grande complication. 

Les insectivores sont dans le cas dès vraies chauve- 
souris. La plupart n^ontquedecourts intestins etlorsque 
ceux-ci excèdent six fois la longueur du corps, comme 
dans la taupe y qui est cependant très carnassière ^ c'est 
que leur diamètre est très petit. Lorsque cette compen- 
sation n'ia pas lieu , Finsectivore a de la disposition k 
se nourrir de fruits ; tel est le hérisson. 

Dans les ows ^ parmi les carnivores plantigrades 
dont la plupart des espèces se contentent de substances 
végétales, la proportion des intestins est très grande 
et forme une exception à la règle qui régit les carnas- 
siers. Le blaireau est dans le même cas. 

Dans les carnivores ^ on trouve réunies toutes les 
circonstances qui diminuent le séjour des matières 
alimentaires, le peu de longueur du canal intestinal, 
qui varie de i ,3 à 5; le défaut de cœcum dans quelques- 
lins, de valvules, d'inégalités dans les parois intérieu- 
res, et le peu de diamètre de Tintestin. 

[En jetant un coup d'œil sur nos tables, on verra 
combien cette proportion est petite dans ceux de ces 
animaux qui sont les plus sanguinaires. ] 

Dans Vhfène rajée, la proportion des intestins aug- 
mente beuucoup. [Cette espèce semble, ainsi que les 
ours tt le blaireau, faire exception à la règle des car- 
nivores. 



▲AT. 1^. MUMtftlIil 9ti^wm$lOMWhh%. 17a 

Lm amphibks y quoique tous piscivore»^ s'écarteM 
encore davantage de ce type^ par Textréiae lonfpi^t»' 
dei intestins de quelques espèces^ dont le diamètre^ à 
la vérité^ diminue à mesure de leur alongemeot. 

La longueur des intestins varie dans les marsupiaux, 
suivant leur régime.] Les phalangers les ont très longs. 
[Ils sont courts dans les sarigues, etc. ] 

Cette proportion est géuéralement très grande dans 
les rongeurs , qui joignent à cela un coacum très con- 
sidërabia dont la cavité est fort inégale. Dans le genre 
àesratSy cependant^ elle ne surpasse pas^ pour la plur- 
parti celle qu'on observe dans les siuges; et plusieurs 
espèces ont ces intestins au^si courts que les carni- 
vores. Aussi se nourrissent-elles volontiers de subs- 
tances animales. 

[ Parmi les loirs, on remarquera le muscardin et le 
graphiure, qui ont le canal iutestinal très court, et 
comme les espèces de ce genre manquent de cœcuoi, 
on trouverait ici le type des carnivores les plus exclu- 
sifs, si Je diamètre de Fiatestin n'excédait un peu la 
proportion de celui. qu'il a dans ces derniers. 

Dans les édentés, dont la nourriture est tantôt végé- 
tale, tantôt animale, suivant les familles, la longueur 
da canal intestinal est généralement petite. Cette briè- 
veté est remarquable dans les tardigradeSy qui maor 
qnent de cœcum et vivent , malgré cela , de végétaux. 
Sans doute que plusieurs des circoxi^tances physiques 
qui nous ont paru, dans les autres animaux, è(re néces- 
saires à la digestion des substances végétales, sont com- 
pensées chez eux p^r des circonstances chimiques, qui 
donnent aux sucs digestifs une plus grande activité. 

Us ont d'ailleurs un estomac compliqué, qui doit 



1^6 XX» LEÇON. DES INTESTINS. 

suppléer, en très grande partie^ au peu de longueur du 
canal intestinal, et au manque de cœcum. 

Les Jour miliers, au contraire^ dont les intestins sont 
aussi longs, ou quelquefois beaucoup plus (car ceux de 
Véchidné qui ont le même régime égalent sept fois la 
longueur du corps), n'ont qu'un estomac à cavité sim- 
ple, et les aliments n^y parviennent pas tout mâchés^ 
puisqu'ils n'ont pas de dents. 

Le canal intestinal est de longueur médiocre ou 
court dans les tatous adultes; il excëcle à peine quatre 
fois la longueur du corps; ce peu d'étendue n'est pas 
compensé par la complication des cavités stomacales; 
aussi comme le rapporté d'Âzara^ se nourrissent-ils 
de substances animales. 

Dans les élépJiants^ ce canal est sept ou dix (bis aussi 
long que le corps, cette différence serait-elle constante 
suivant les espèces? , 

Dans V hippopotame, il excède de plus de neuf fois 
la longueur du corps. 

Dans le daman du Cap, il n'est guères moins long, 
[suivant P allas , dont l'observation est confirmée 
par une des nôtres ; tandis qu'une autre fois nous ne 
l'avons trouvé que six fois aussi long que le corps, il 
n'avait pas même cette longueur dans le daman de 
Syrie. ] 

Dans le verrat^ il surpasse de beaucoup la longueur 
proportionnelle qu'il ^ dans le sarfglier. On peut voir 
dans les tables, une différence analogue entre le chat 
sauvage et le chat domestique, dont le dernier a, à la 
vérité, des intestins d'un plus petit diamètre; cette dif- 
férence est encore un peu sensible entre le lapin sau* 
mg^ et le lapin domestique. Son étendue en.longuenr 



▲HT. 1^. LOtiGUEUR PA0MIT109MBLL£. ^77 

excède^ dans le cochon deSiam^ celle de plusieaars ru^ 
minans. Les animaur de cet ordre sont généralemait 
ceux de tous les mammifères chez lesquels le canal in*» 
testinal est le plus long^ et^ parmi enx^ c'est dans le 
bélier qu'il a ofiert la plus grande longueur; il oxcëde^ 
dans cet animal^ vingt-sept fois la longueur du corps. 
Celui du buffleest reinarquable en ce qu'il éstbeaucoup 
plus court que celtftf'da taureau. 

Cette grande étendue du canal intestinal^ dan^ les 
nsminans, doit supplfer au défaut de boursoufflure 
dans les gros intestins et au peu de volume du cœcum. 
£lle est beaucoup moindre dans les solipèdes^ dont les 
gros intestins sont énormes et boursoufflés, et qui ont 
d'ailleurs un très grand cœcum. Elle diminue successi- 
vement^ de dix à huit^ danslecAepa/^ Yâneeilt zèbre. ^ 
Parmi les cétacés herbii^res, le canal intestinal est 
à peine six fois aussi long que le corps dans le laman^ 
tin, qui passe pour se nourrir de végétaux» 

I>ans les cétacés ordinaires il y a un canal intestinal 
passablement long, réuni à un estomac très compliqué. 
Cest du moins ce qui a lieu dans le dauphin et le 
marsouin. 

B* Dans les oiêeauûc^ 

Dans les oiséouà:, le eanal intestinal est générale-^ 
xoent très court et semblable en cda, comme pour son 
petit diamètre, à peu près: é^l partout , à celui des 
mammifères carnassiers : àa longueur varie de deux à 
cinif dans la plupart. « 

Les gallinacées et ceuxde l'ordve des passereaux^ qui 
se nourrissent exclusivement de graines, Font ordioai- 
IV. a'Part. i% 



4ftns le çmoary il a ^e^ étf^^nsl^^f^ q^\ 1^ paytageïit 
en fiusi wriipqHQbp% «< i;Sii^ea*fi«f ^i $4 gç^çfjri^- 

]K)ifis9i^> Ymt ^^s« long nrppQf ^ioftjçi4le»^q^ W? 

portion n'est guferes mqîndçe ^fts 1^ p^g^^g^ pçp,- 
y^nt vivre è h feip ^ 9i«Î^kç^ ^ip54wi.S<»4s.»*t^s- 
t«ne§fi végét^le^^ 

lin CQçcix^ 1«A iîé*Hltiïi|s §Qa^ j^ ^^^ 9j^j S*W=*» 

{iï\ c«m et ç^U« du hep y feal; ^r^f r t^qçi ^ay^nt^g^ 
çWtetft9i¥r«, «t la r^n^t^ ]^a% f^îçqH pS^W ^^^^ 
r^Uvemeirt **« wJe^tii^., ^op 1^^ \q^ cjjçQ^i^an-r 
ces du régime aji^nt çhfMf^* V^lilà pourqopji I9, p;ççtpar- 
fion dos 2%test|n^ e^t si faiU^ ^s le ^jg^^ ^ Vf^^^ 
Ijuoiqu^. cest oi^c^i^a; épient gr^mix^rç^. Pftw cpmpea^ 
ac r ces va^j^iatioqs d^as I4 lopgue^r 4 9 ÇPi'pSft ï^i 129 
tiennent qu'à l'extension du cou ou du beç, ^ l^'^Ur 
drait comparer aussi le poids des intestins avec celui 
du corps. Nous préparons de nojy^^fJJi^tft t%l4w ^tsesfliées 
diaprés ce plan. En attendant, nous ^vons été forcés 
d«i aiiivar»l«,plMl «i4mir$ pp)»v liç? W3^W»»iett9^fb- 
^«i^y^tîaiis^ à<{fi^»di« 1% pet«ii^4d^i^. C^i^ffidgiM^ 

Hefnai, àm^t^mUki^ qQ'99 gé^4kl>?i^^ 4^ c%t 
nal ou sa longueur^ indiquent bieq 1^ i^^i^f^ le 4^ 
gç4 d<? YOw4té dg Vçmm % «l iRWjitw^rt i^^^ çeHe-cî est 
tiMl^QPm W t^piKWl^ a»v?s I9 F^p^ditd ^«^ Vm m«tièr^ 



ART. i«. MiHMpni ppskfiêfmtiKiJJi' (fi9 

.- ■ ,-.1' • • ■ .' ■ ■■ ■ • . ■'•''; 

oiseaux; très souvent il ^èpMM Irlii fiiii|iMm1i Iwmj 

4iâ<âMM;f )>ie^ swglili^ Xe» 4»9li WrtwiMi ai d'in 
t6M^^#|ri';^M«i{4^f«tiffw.4«id»> icNiliMMtt.fnMd-fikei 

se rapporte encore très bien à leur genre de nourri- 
ture. I 

[Pour en bien juger, il faut ^ifiâ mettre en ligne 
Ai èM p r<^ laifai M iibilt>r ,ii i iyt. !; M 

Lç» larfcifiv lafe gii < l « É7iÉij ite»Wi)»gitege» li» ^^i 

ne doivent pas, tontes choses ég^es d'aîilMrst^^v^jfi< 
l«KMPt«ÉÎW anifi caiÉÉureliÉiv«Héit iTiiiion^ar 

tflûllljji. l)M|fto|e»;i|0i^^ Ml*laKMÉ91^9^qMi9Cf 

îiourrissefit^e proie , l'intestin est enc(Ms»*d^lil« bi^fc*- 

12. 



106 xx« iBçoiii DES imsftrxNs. 

T^ Tdathf« bien remarquable^ piittfqii*â a^'atUtôii 
pa$ le dool^ dak loagiiear da COTps ; excepté daiis 1^ 
crocodiles i où il a quatre ibis eeICe dioieii^mi. Ibis 
cee proportions soBt di£fi§reiites lorsqu'il y a de lardis^ 
pMlioiiàaenowrirdewlistancesv^élile^, du bien 
kdianiètre du canal intestilal^ sur loàt cdiui du §rMr 
ilMitm oiiiiroMMebittiicosp. 

On leflMrqaera dma nos tables k briéveti <k Fintes-^ 
tin des gr omm il leif des raàteUes et des crapauds^ k 
réaat padhit ^ malgré lear forme ramassée. Il y a cepen- 
dant k gr&%oiÊMe tmiJtêémy oà ks proportions des in«- 
testîms excèdent de beancotip celks des antres espèces 
de ce genre. Etteseont prësqne awsrgrandeijqné éhn» 
ks cmydes et les <é^onés, et pins grandes que dans 
les 4or§ues /fki se «mnissent généralement de végê^ 
tans et mélangent tont an pk» de qnc^cies inseeted ^ 

ott deqMlqoes taoUnaques , •ce genre de notrrritare. } 

I . . . j 

D. Dans hs poissons* 

La plupart <ks poissomâ^ m néùmn^msùt dé praie« 
Tout cetoMi ont Hi^ ^Mml ÎMteatinal fwt courte et 
organisé dtmanièc^â^icioéUlc» des matièesa 

qu'il conikttt. 

[ Oa verra dans ità «dbèes qne nons avons 
dtessées doœs prc^Mirtîons^ qsetifes stovoM il n'^k 
pas mAmsk loa^;mar<lB eovps et q«ie les diiférencis 
qu'il présmte.icjrtégwd^tisttnnts dans beaucosp 
jàM casy àla jorme d» Fanîmid. Toutes choses d'aiHeors 
égales ^ quand cdk^ est alongée^ le canal intestinal 
se tr<Nive rdaliven^eM plus ooarl> que krsqu'il est de 
fonm raipnsèéfi. ^ 



i 



Le pkis généralement^ le canul intestinal <to pois- 
MMiscamassiers de forme type ou plus on moins alongée^ 
n'atteint-pas la longpaenr du eorpd, on ne la surpasse 
^«èrest Qoand il exeëde pins d'nne fois cette longnenr^ 
on peut supposer ^e le poisson n'est plus esdusive* 
smit nn animal de proie. ] 

Bans le peu de poissons ^i peuvent vivre de v%é- 
tenz^ la proportion de ce canal aupnente parfois 
beaucoup^ elle est par exemple , près de six fois aussi* 
Icmgue que le corps dans quelques chéiodons^ et dix i 
dôme fo4s dans le ejrprmus capoéià y $^vant Guldens- 
tosdt ; qudique dans la plupart des espèces de ce genre, 
die soit loin d'atteindreà cette dimension, qui peut être 
craapensée, comme nous le verrons^ par d'autres cir- 
^ensCances organiques, iinfi, d'après ce même auteur, 
le canal intestinal n'excède qu'une fois la Imgneur du 
corps dans le cjrprinus mursa. Cest aussi ce qui a lieu 
dansla carpe. No3taUes montrent que cette proportioa 
peot être un peu surpassée ou diminuée , suivant les 
gnures ou les ei3>èces de cette fomille« 



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Longvear d« HolMlio 



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du rrclum. 



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Vt^rimx^ de la ^iie^f 
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nul ;dr|iQt« U pjtore i li. 
TBlvuic da neium. 



Le^fCUMlr du rtirpi(!rtiui« 
le bpui du miiifiiu iDj^ifà 
VxirerniiÉ de la ^uou 
n«n CamprJ^l la iilfHBQi're. 



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AKT. 11. tÙWVtVK M CàJH^h lNTt:m»At« M$ 

ARTICLE IL 



pnofORTieNs ra hk'xonavËvn mx cahax iNTSSTiAAt à 

SA ClftCONVÉABHGK. 

Ffotre but n'ait pas èe compairer «a d^étail , dans cet 
article y la circonférentt on le diamètre des intestii^ê 
avec leur longaeur. Nons noos bornerons à citer qnel« 
qaes exemples ^is dans les mammiferes pour prouTer 
Vassertion avancée dans Tarticle précédent y que lors^ 
ijne la longueur du canal intestinal s'écarre beaucoup^ 
dans un animal^ de celle observée dans les animaux 
voisinas y dont le genre de vie est a peu près le même ^ 
le diamètre de ce même canal augmente ou diminua 
souvent d'une manière inverse ^ et détruit en partie^ 
Veffet d'une semblable diminution ou augmentatUn 
dans la longueur i sinon le genre de vie de l'animal en 
est modifié. * 

Dans les animaax dont le canal intestinal peut ètrt 
divisé en gros et petits intesitins, son diamètre diffèta 
beaucoup dans l'une ou l'antre de ces divisions^ 

. Dans le gibbon , la longo^ir des in^tins grêles est 
a leur circonférence :: 5i : i ; celle du cœciun :: i ; 
4. ^ et edUe du rectum et dn colon réunft :: 3 : i. 

Dans le caaïta, la même proportion pour les iùtes4» 
tins grêles est ::4 6^ i> Vour le cœcum :; 4*3^ pour 
le colon et le rectum :: 5 : i. Dans le paéas à bandeum 
noir y la loaguenr des intestins (^rMes est à leur drçon^» 
férence :: 4o : i ; celle du cœcum ;: 5 : 6^ et celle du 
, e^on et du rectum fHrts ensenjable :: itM^DansIe 
ïv. s* Part. i4 



mandrill^ ces différentes proportions sont:: 6 1 : i, 
:: 18: 5, :: 8 : !• 

On voit , dans ces quatre exemples , que c'est le 
mandrill qui a les plus petits intestins grêles^ et le gibbon 
les plus ^OS;, et-quecêtit A^eoûXa et du palm ^ omt 
une grosseur moyenne entre les intestins des deux 
premiers. Cette remarque servira à empêcher les rsq)- 
procbe&ietàts que l'on pCM^rrait fm^ m V^ cpp^id^rant 
ique la longueur ri^l^iive ^^ caofd înte^ipal 4? çe^i^^i. 
Les gro^ iQte§tin§ y le çiO^vm excepté, oQt aussi ua 
plua grand di^aiH^Ire da<i» le gibbçm et W (foeOa, 
m%i$ ce diamètre est moiq^tedans lepaù^ qup daii$ 
}^ mandrill. 

. Dans le maki miwûûOf h longnetu* dm intestins 
gréks est à leur circoafénaDee •: ^i : f ; celle da cca^ 
enm t: ai i ^ (ce qui suppose cet intestin tires gros y 
car il est fort long) et celle enfin du rectum ^^ du 
flobn :: i : i« 

i Dann la nooude ^ dont le canal intestinal e^ fort 
court ^ sa circonférence est à sa longueur :: i ; 9a ; ce 
qui indîf de une iMToporiion aasea gtande daQs la pre- 
«Élire diincttsion* Da/iâiWi^ hrm^ 1 le me^e rapport 
est :: i : 87. Dans leJwtùson c; i « 98, dans le èlui^ 
reauti I s 80^ dans le mloa h i :,j6, dm^hi impe 
;m : Sd, dans la musaraigne d-eau:; i : 19* Oa voit 
par là*, qiie,. dtais œ demicv animal, le diaufetee pro- 
|>artioBiiel du canal infmlyBal «at bÈaoAûup pkis graind, 
tpm dans' les autres inseesivorcs on carftiirarts plaati^ 
gndes, et oMdpease aitisi FexCrème brëiTeté de. ce ca- 
fial, toujotti» coin^ree.anz animaus: de la même 
famille. - Paf contre , ee diiamîrtre est très, petit dans 
la kmffe, relativement à la longueur des intestins, qui 



ART. II. LONGtEUR DU CANAt INTESTINAL* ^11 

est très grande. Mais clans Voiirs brun , la louQUÇf^r et 
le diamètre semblent contribuer h h fpîs à rendre cet 
animal frugivore. 

Dans les çarnivore^y ie çangl intestinal ^ ardinaira* 
ment ^^ trè$ petit diamètre ; la circonférence çst» \a 
longueur ^s intestiiM 1*1* 64f diauB la loutre %; i ; 6(î, 
dans \àfoumff ;j I ; a5^ diûs la belette ^ do^t le cajwl 
intestinal est plus court relativement au corp$ , qfXA 
dans les deux pemiçjs» 

D^ns le lion^ oij^ Tpa retrouve les intestins divisés 
en grof et petit^^ la longueur 4es dwni^rs est à leur cir- 
conférence :: $0 : I ; celle du coecum i: 5 : 6 f celle du 
colon et du rectum :; 7 : i ? Pans le loup « c^s ppp9?«> 
tions sont :; 65 : ij ppur les intestins grêles :a 2^x1 , 
pour le cœcum ^ et pour le rectuip et le colpn :; j : i. 
Mais dans Vhyène^ dftirt b canal iatestipal a une lou^ 
gûeur beaucoup plus copf idé^abU qu^ celle des autre? 
carnassiers digitigrades t la circç>nférenee 4^9 intestins 
grêles est très petite^ elle est à leur long^eu^ ;: 1 ; | \0i 
celle du cœcum : : 4 ^ 9» et celle du cojon ^t du i^ctum 
pris ensemble :? i ; §^ 

I)ans le sarigue, ces rapports sont :: { ; 39; ;: Qi 5 ; 
:: 1 : 3^ 6; aus^ ses intçiuÉM^ spnt^il^très cofirts, rela- 
tivement au corps. 

Dans les rongeur^ , les intestins sont ordisairement 
trblongs^ içpmme noiu Vavons déjà vu; piais }eur 
grosseur proportionnoUtf n'est pi$ considérable, à 
Vexception de celle du coecum- 

Dans VéçureuU^ oq troufe poof cet intestin la mèmue 
proportion que dans U maii mççùco, c'e8t<^*4ir^ que 
sa longueur est i sa ciroonfiSrimoe :t a : i 
Dans If f imestjins Ç^Mi^p cMqmmiiii&wnt : : i ^3 : 1 ; 



ai a XX« LEÇON. DÉS INTESTINS. 

et dans les gros ^ non compris le cœcum :: ao : r. 

Dans le /70&iroi^/ie^ ces rapports sont^ pour le cœcum 
:: I : l^ pour les intestins grêles :: 5o: i, pour le colon 
et pour le rectum :: la : i« Si Ton hit attention à la 
longueur des intestins de Y écureuil et du polatouche, 
comparée à celle du corps , on verra que , dans ce der- 
nier^ si la longueur est moindre^ le diamètre relatif est 
plus grand. 

Dans le cochon d'Inde^ ce^ mêmes rapports sont 
:: 8 : 5,5, :: 85 : I ^ :: 56 : t ; dans le rat :: 3 : 4 ^ 
:: 5i ; i, :: i3 : 5, 1. On voit que dans ce dernier, 
le diamètre des intestins n'a pas diminué en proportion 
de sa longueur y comparée à cetle des autres rongeurs 
qui est beaucoup plus considérable. Aussi le naturel de 
cet animal diffère-t-il de celui dès autres rongeurs ; 
il peut très bien se nourrir de chair, comme nousVavoas 
déjà dît dans Farticle précédent. 

Dans les loirs , la circonférence du canal intestinal; 
est à sa longueur, pour le /oÂr proprement dit :: i : 8o; 
pour le lérot :: i ; 25 ; pour le muscardin :: i : 66; ce 
qui indique un plus grand diamètre dans le lérot que 
lîans les deux; autres. 

Dans \e fourmilier la même proportion/ pour les 
intestins grêles, est :: i : 26 ; pour les gi*os :: i : 2. 

Dans le tatou à neuf bandes :: 1 : 18 ^ :: i : 3. 

Dans M éléphant, dont le canal intestinal n'a pas la 
longueur relative de la plupart des autres herbivores , 
cette proportion indique un très grand diamètre ; elle 
est , pôtir les intestins grêles :: t : 18, pour le cœcum 
:: 3 : I , pour le colon et le rectum :: i : 4* 

Dans le sanglier, ces rapports sorit :: i : 5^6, :: i : i, 
;: I : a6. Ils sont beaucoup plus ék^gnés dans le tau^ 



ART. 111. DIVISION DES II«T£STI^S• ai3 

reau^ dont la longueur des intestins grêles est à leur 
circonférence :: 271 : i^ celle du cœcum :: 6 : i ^ et 
celle du rectum et du colon :: 5i : i« Dans le huffle, 
au contraire 9 dont la longi;ieur relative du canal intes- 
tinal est moindre y on trouve ces rapports :: 186 : i , 
;: 1 : I y :: 4o : I* Us sont, dans le cheval^ dont le 
CdJQoii intestinal est court, comparera celui de la plupart 
desruminans ;: lia : i, :: a : 3, :: i4 : !• Ces rap-^ 
ports indiquent que la proportion^ du diamkre des gros 
intestins est l^ucoup augmentée^ celle des intestins 
|;rèles l'est égalmnent un peu. 



ARTICLE in. 
i^nmiON ras iHTssTiHs BN Gmos 1ÎT rarrrs, et ev 

APPENDICES^ ET mOPOETUmS DES PETITS IHTBSTINS AUX 
610S. 

i^ \Dipision dès iniesÛM en gros êi petits, et en appen^ 



Dans la plupart des animaux vertébrés^ le canal 
intestinal peut être divisé en deux portions bien dis- 
tinctes. L'une, ordinairement plus longue^ d'un calibre 
plus petite à surface interne, le plus souvent veloutée, 
ôa papilleuse, commence au pylore, et se termine à la 
seconde; celle-ci , plus grosse et plus courte , à surface 
interne, trës rarement veloutée, à parois trfes souvent 
*^plus fortes et plus épaisses , aboutit à Tanu^* 



2l4 XX* LEÇON. DES IKTBSTINS. 

A. Dam les màmmifèives. 

Batas I« mammifères o& crtte dfecïiïcliôii petit avoif^ 
Kéu , k séparaltfM dés dètrï porddus est iûdîqâé^pai' 
tib on plusieurs appto^kes, qui pottèïit fé nom de 
Uôttnîtas lotS(jtt*ils Salit gt-os e«lirt^, dti d^àppttiijfcW 
TWmifortnés kirSqii'rlè sont Ibii^ et grêles^ 

ïshoffitnâ, }h orangs et les gibbons et le phMtoloMè 
Étfùt les setib qtif ilieirt à là Mè ufl càscom et ûfi èrppetï-^ 
dice vermiforme bien distiâati. BànS Véthidhëy il tt^ 
a qu'un appendice vermifdrme. 

On ne trouve ni cœcnfïî , m appendice vermiforme , 
dans les chéiroptères^ les gfUéapjithèques tTceptés} dans 
les insectii^ores , excepté àaitié lèé cladobates? dans les 
carnivores plantigrades; dans les martes y parmi \t%car^ 
niverfs digi¥gradm; idans les dayruresy jmwk tas «ft- 
ielf)he0i1^Vi% les htrê^ pMnii iM^rongeicrs/ AniÉ les 
tardigrades; dans la plupart des tatous. [J'en ai oqxn- 
dant trouvé un dans Vencoubert à six bandes. Il y en 
a aussi «n très w«iç( d«ii6 Jk^^^iArmiZi'^ (umémHé,] et 
dans Voryctérope; tandis ^Ue \e fourmilier tamandua 
en manque. Les pangolins en sont aussi dépourvus. 
Parmi les cétacés ^ on n'eu trouve pas dans les g^res 
marsouin, dauphin et narwdU {Tàndîscjué j*âi constaté 
la présence d!^un côèéuni dans le àeîphihorrfi^nque du 
Cange. ] 

ïl y a con^éi^uemment un eœcum , au moins ^ dads 
ious les autres mammif^es. 

[ Certains ordres tels que fes quadrumanes, lés pa^ 
chjrdermes et les mminans ne souffrent point d'ex cep* 
tions.lies rongeurs ne nous en ont offert qu'une^ cwe 



ART. Ht. mvtstow OES intestins. h5 

des hirs; les didelphes qu'une, celle des dusjuteié 
Elles sont au contraire assez riombreuse?s pàrlînî les câ^^ 
nassierSj les édentés , et les cétacés ordinaires^ ] 

Le daman parmi \é% pdchf dermes ^ outre le cœcnto 
ordinaire, en A tliîet)âtîre Jflus fàpfï^chée deTanus, 
comme cela se Voit datis^lS classe dès^ ôifeeaitix. Il y en à 
deux petits rudîmentaîres, également rap|>rochés dfe 
Tanus , dans îé fourniûiër didactjde. 

Màîs la pfé^encé d'Un ^ crtituiii , oti t^uâf appendice 
vermiforme , n'est pas nécessaire pour pouvoir recon- 
naître deux {jortîons distinctes dans le canal itteWlûal. , 
Les câf actèi^es ^ué ùtmsi aVWié Ihtfi^ïiésf fîîl* hatit fètt^- 
vent déjà les dîstîtïgtièf . B êtt êrst ^ti«>re tin aûsa 
général : c'est u il ftebdrd cil^èttlâh* plii^ et moins lartt 
qui entoure œ ^^ût oti éù m.iÛMM, roélflfce dêf l'iiriesHa 
grêle dâtis le g^os. Aihsl, «aft* teàf/Hï/*eiteft*> il û*j ti 
que la dkflî^énce dé diâihHre eÉ un lé^^ tepli eô forme 
de vàHdfe , (jiîî indîqUèïit lès limite* et lé dilference 
du grès et du petit îtlîertirirll éfe est â p«« p^ dé liéMÉe 
dans le^ ii!^fc?/i. 

Ûâfis tbtis les autres ftiàm/jHfh^é ifiri ItiSfif^eiit <te 
cœcbm, lé camàl intestinal est font d'ïinè teiiUc> eon** 
servant partout un (iiamitrë fl peu prt*§ égérï, diminuant 
inéme un peu ^elqùéfôiii, èh âftâhl vei^ l'àntl»; La 
division de ce cariai eri gro^tt pètitiftteétiii, tfest donc 
plus marquée cîiei eui. f W*ns ▼ei'roiïs d'aîHeuirs, eti 
parlant des attaches du cahàl intestinal , qiie M le« 
limites dû gros et du petit iiitestfto rie *ôtït pâ* t6tijotrt*s 
bien tracées , en ne cotisMéi^iit que les difKrènces dfe 
struefure, on peut toujoui^S^ trouver dans la disposition 
ou Varrangement du canal îtitèstinal, détènniné par la 
fornre des tnésèûièî^§> tes tratrt w iftès^ifctix tt^testitts* 



^l6 XX* LEÇON. DES 11IT£STI>'S* . 

Iloas pourrons même toujours distinguer dans rin-* 
ttfttio grêla une première partie aous le nom de 
duodénum. ] La derni&re portion de l'intestin , qui 
suit les vertèbres sacrées et se termine i l'anuft, a 
d'ailleurs des caractères qui la distinguent du reste : 
la plus grande épaisseur des membranes interne et 
musculeuse; assez généralement^ le défeut de velouté 
dans la première de ces membranes ; une couche ex- 
térieure très forte de fibres longitudinales dans^ la 
seconde. 

Dans tons les niarmiiiferes qui n'ont qu'un cœcom, 
oalui-ci ne semble qu'un prolongement du gros intes-^ 
tin^ que le grêle laissa en deçà de i#n insertion dans 
ce dernier» [Cette mainère d'envisagé la formation 
d« cQBcooi 5 fera concevoir comment il peut montrer 
encore quelque trace de ma existence ou manquer 
entièrement dans deux espèces congénères (lesybor- 
mÂ&e/t$), suivant que l'intestin grêle s^insète bout-à- 
bont dans le gros ou un peu de côté» Nouvelle preuve 
que quand un organe est devenu rudimentairci il n'a 
phis d'importance pour distinguer les gronpes supé- 
rieurs^ non plus que pour le rôle qn'il joue dans la 
Ibnctioa à laquelle il appartint* ] 

Le cGScum varié beaucoup pour la grosseur^ ja forme 
et la structure ; mais on peut dire que pour celle-ci^ 
elle est ordinairement la même que celle de la partie 
du gros intestin avec laqudle il se continue. Quelque- 
fois ce n'est que dans un très court espace que le gros 
intestin conserve la même structure et la même dila^- 
lationque le cœcum p comme dans les galéopithèques , 
le phalaager brun, la jdupart des rongeurs et les 
mmioëMS} d'antras feiSf c'est dans la (^grande partie 



/ 



ARJ* UÏ4 DIVISION DES INTESTINS. Si? 

de son étendue > comme dans tous les aptres mammi- 
fères où le cœcom existe. Cet intestin est fort grand et 
généralement boursoufflé par des bandes tendineuses^ 
dans les animaux qui se nourrissent de substances vé- 
gétales^ et même dans ceux qui sont omnivores^ tels 
que le& singes, ks makis, etc. Cependant cette loi 
aonffre des exceptions. Dans \ei ruminons, doutTesto*» 
mac est très compliqué , le coocum est médiocre et sans 
bonrsoufflure ; il en manque également dans les nOs 
proprement dits. H est petit et sans boursouffluredans 
le potoroo^rat et le phascolame; au contraire , il est 
très grand et boursoufflé dans les gaUopithèques et 
Itphalanger brun, qui passent^ sans doute à tort^ pour 
se nourrir I en grande partie , de matières animales (i)* 

Dans les autres animaux qui vivent de chair ^ le 
oQKum est toujours très petite i cavité unie sans bour-- 
smfflure; ces caractères sont communs aux gros in- 
testins; ceux-ci ont i^éralement, dans les animaux 
carnassiers, une cavité ^le, comme les intestins 
grêles^ et il n'y a guères de différence entre eux, que 
le pli» grand diamètre des gros intestins. 

La m^e cavité est au contraire très inhale dans 
les animaux qui vivent de végéuux. Elle est généi'ale- 
ment divisée , dans une partie > ou dans la presque 
totalité de sa longueur, en un grand nombre de petites 
ceUules, par des bandes tendineuses qui plissent et 
boursoufilent ses parois; et son diamètre est plus grand, 
proportionnellement è celui des petits intestins, que 



(i) Noua a¥daa trovr^ rcaiomao et le« UiCesUas d'un gM^Mi^ 



2 1 8 XXC htÇOy . DES INTESTINS. 

dans les carnassiers» Ilfaat encore excepter ici UphaS'^ 
colomcj dont la partie de Fintestin en deçà du cœcum, 
est presque aussi dilatée que celle au**delà ; le kangtê" 
rooy où les mêmes dififêrènced ne sont pi^ plus marquées, 
et tous le^ ruminanSj dcMlt le colon et I^ fectutnont un 
diamètre unlfcrrmc, et & peu près de même grandenr 
dans la plds grande partie de lent- étondtie. ïhtké le» 
rongeurs, (*eÈ diffiSrence* tl'ont lien ^tte dan* le è6ÉH 
mencement du gros iâteslin. 

B. Dans lëê àHëauas. 

[Im GDocnins 5<mt tcUMMal acoMsôire» an ^iiaà 
d'otgaBiêation de l&uf canal inteattasl qu'ils ae ferrent 
plus essentiellement , sftivtiDt bmw»^ i limitnf lasdlvi^ 
sions de cette partie^ Ptou» irsrrocU/tlanftki descfiptMD 
particulière de d«€ânal> qw] les ooecmois manquent « 
sont rndimêntffires dans ks oiéemat deptmBdiMmes\ 
tandis que les okmmx de pf^i^ nocturnes, on ont dam 
forts §ninda. 

[Ils manqttsnt sourwt oti soét vttdim«Biaifti»> et 
même réduits à ud scal^ ààn%\m passm^mmaif surttout 
^n6\n9piÈciw}resy 0aÏKsinseetiuores^ oudaaaeeuxqtii, 
&^mmeleé pie^grièches^ rivent d'one proie plus coasi* 
dérable* On ca trouve plus généralomefit deui petits 
dans les granivores d« cet ordre i mais ctctla règle aou^ 
fre encote des exceptions ; il n^y en pas dans rorêolany 
et ValouttUè. Les grimpeurs ai manquent* 

Les gallinacés ordinaires en ont tous de bien déve- 
loppés. Les pigeons n'en ont que de rudimentairés^ ou 
bien ils en sont privés. 

Parmi les éch^H^)ê y ncms ne eoniHUsaoïla i|iia la 



ARr. III. DIVISION DES INTEStinS. aî<) 

phalaropcj où Fon n'en trouvcpas. Les espèces du genre 
ardea n'en ont qu'un. Les autres en ont deux longs et 
^éles^ quand îls sont granivores (les grues); petits, 
courts, même rudimentaires, quand ils vivent de proie; 
et c'est le cas le plus ordinaire desoiseaux de cet ordre* 
Cest aussi ^ dans cet ordre principalement qu'il existe 
quelquefois (V agamis le courlis , le corlieu ^ la bécasse , 
le râle âfeau) un premier cœcum surnuméraire , avec 
les deux antres cœcîims , qui sembiei*àit remplacer 
le coDcum des' mammifères. On le trouvera décrit dans 
l'article^uivant. 

Ij^ palmipèdes sont généralement pourvus de deux 
ccecumsi à trèé peu d'exceptions pris; mais ils sont 
courts, ou grands suivant ie$ genres. Les goélands , par 
exemple^ les ont grands; ils sont petits dans les 
mouettes i ils sont rudimeiitaires dans les sternes. Le 
pélican en a deux, courts» j le cormoran en manque, le 
grèbe n'en a qu^un petit ; le canard en a un troisième 
rudimentaire. ] 

Dans tous les oiseaujb , la éourte portion dix canal 
intestinal qui est entre î^insertion des cœcums et le 
cloaque , est un peu pi as grosse que celle qui est entre 
cette insertion et le p^loreJ Çe^câractere îndiqp^ donc 
aussi 4âBs c^ttëidasse la divisioki du canal intestinal 
en gros et petit intestin; il est jnéme encore marqité 
lorsque les cœcums n'existent pas. jfMais ce plu^ grand 
diamètre et surtout la position des^ cœcums pairs, 
montrent tout au plus dans cette classe, le com- 
mencement du reçtunj^ j et nous pensons qu'il raut y 
chercher avant l'insertion des cœcums pairs, ou du cçô- 
cum unique qui les remplace quelquefois^ la portion 
de l'intestin comparable au colon des marmmifëres. 

Oa verra d'ailleurs dans Tarticle suivant, en tête de 



aaO XX* LEÇON. DES INTESTINS. 

]a description particulière du canal intestinal des oi- 
seaux f la division que nous proposons de ce viscère , 
laquelle nous parait plus comparative que celle adoptée 
jusques ici. ] 

C. Dans les reptiles. 

Le canal intestinal des reptiles ii'a généralement point 
d'appendice qui marque sa division en gros et petit 
intestin ; mais celle-ci n'en existe pas pioins dans la 
plupart. Tous les che'loniens, la plus grande partie des 
sauriens, les ophidiens, les batraciens , à l'exception de la 
sjrrène laeertine, on jt un intestin gréle^ qui se continue le 
plusordinairement bout i bout, i l'extrémité<l'un intes- 
tin plus gros^ [ cependant il s^insèreaussi quelquefois sur 
les côtés^ de manière à laisser en-deçi, une poche cœ- 
caie plus ou moins prononcée^ ainsi que nous le Terrons 
dans la description particulière du canal intestinal des 
reptiles. ] L'intestin grêle se prolonge ordinairement 
dans la cavité du gros, pour y £(Mrmer un rebord circu- 
laire^ en forme de valvule; [mais cette valvule peut 
manquer et les limites ne sont plus indiquées que par la 
difSérenpe du diamètre ou par 1 es différences de struc- 
ture.] L^ parois du gros intestin sont presque toujours 
plus mrtes^ plus épaisses qde celles du grêle. Ses mem* 
branes en difféi'ent d'ailleurs, la musculeuse par ses 
fibres longitudinales, et l'interne par des plis, où géné- 
ralement par une apparence différente. 

[L'intestin grêle des reptiles, et leur gros intestin , 
peut encore être sous-divisé dans plusieurs de ces ani- 
maux. Ainsi il est possible de distinguer de la suivante, 
la première portion du grêle, d^ns plusieurs cAe/omV/25, 



A^T. m, DIVISION DES INTESTINS. lit 

et de la comparer au duodénum des mammifères^ non- 
seulement par sa position relative et par ses attaches^ 
mais encore par sa forme plus dilatée (dans le luth par 
exemple). 

Dans les crocodUiens, cette même portion^ qui est 
très longue^ forme une ou plusieurs anses^ tout- à-fait 
analogues à l'anse duodénale décrite dans les oiseaux. 

De même le gros intestin des ophidiens est divisé 
souvent en deux ou trois poches^ qui répondent au 
cœcum et au colon des nfiammifëres et dont la dernière 
seulement est compai^able au rectum.] 

D. Dans les poissons. 

[Le canal intestinal des poissons est remarquable, 
non-seulement par son peu de longueur^ ainsi que nous 
Ta vous déjà dit> mais encore par la grande simplicité , 
de sa forme et même de sa structure. 

La distinction en gros et petit intestin est bien moins 
générale que dans les reptiles, [et, quand on peutla feîre, 
la sous-division du premier en plusieurs portions, et la 
distinction duduodépum, n'y est générdement plus pos^ 
sible, excepté dans les chondrôptérjrgiens qui ont une 
valvule spirale dans l'intestin grêle. Le second intestin, 
auquel il ne serait pas exact, le plus souvent^ de donnet 
l'épithètede gros intestin, n'y correspond plus qu'an 
tectum des mammifères, de sorte que le colon et le 
cœcum manquent dans cette dasse.] 

La difitSrence de grosseuir du premier et du second in- 
testin est quelquefois inverse ; c'est-à-dire que la portion 
qui se termine à l'anus, distincte de celle qui la précède, 
par des caractères déstructure, a un diamètre plus 



222 3ÇX« LEÇON. DES INTESTINS. 

petit y quelquefois même des parois plus mincc$« C'e^t 
ce qui a lieu dans les raiesy les $quales ,W esturgeon i 
et mèfne le bichù' , parmi oeux dopt la première por- 
tion du canal intestinal a une valvule spirale $ dan$ les 
fjngnçite^y \f^ coffrer ^ les balistes f parmi les poissons 
qui OQt cette première partie séparée de la seconde 
par une valvule circulaire. 

D'autres fois le diamjbtre des d^tw^ portions n'est pas 
différept. Seulement leur structure varie. Leur mem- 
brane interne n'a pas le même aspect. La musculeuse 
présente des fibres qui ont une autre directipQ 4aû? k 
gros intestin que dans le petit, et ces différences sont 
confirmées , le plus souvent , par 1^ présence d'une val- 
vule circulaire, qui sépare les deux^cavités, et quelque- 
fois par un étranglçmentplusou moins apparent. AÎBsi, 
dans les tétrodons, les diodonSj parmi lespiectognathèSf 
le loup ( anarriçhas lupus ) , les scorpènes , parmi le« 
acanthoptérjgiens ; les gros yeux {^anableps ^"Ophtalr 
mus), les luirengs , les saumons, le brochet, parmi les 
malacoptérjgiens abdominaux, la dernière portion du 
canal intestinal , séparée de la première par un repli ou 
.unbourrelet circulaire, n'est pas plus grosse que celle- 
ci. Enfin la seconde partie du canal intestinal est réel- 
lement p^us dilatée que la première dans les perches, les 
trigles , les scieurs, 1^ spares, les scombres ^ les chào' 
donsp \^^ theuties , les chabots, les labres , parmi les 
acantbqptçrygiç^s ; dans les pleuronectes , les gades , 
les lumps , Véchçne^ , parmi les malacoptérygieus 
8ubbrancbienS| 1^ silure^ e%c^, parmi les abdominaux; 
le congre ^tç., parmi le$ apodes. 

[Nqi|s verçpi^ da^l'articlesuivant que, daiis un cet- 
p^m nombre /Iç poissons de tous les ordre^^ la y^lYvAe 



ART* III. DIVISION? DES INTBSTJfNS. 2a3 

qui devrait limiter les deux intestins manque^ et qu'on 
ne peut pluft les di^tingi^er que fu h di(ïérftfice de 
structure ou de diamètre. Ces deux caractères peuvent 
XQéme di^r^ttrçi l'^it^tip, dans ce cas^ va $ç t^iyni- 
nst à l'anusi $iins qu'on pqiai^e, dau? spn trajet^ trouver 
de traces d'une prepiÎ9*e ^t d'wpe $ep(mde pertip. C'est 
ce qui se voit, eqtreautreS| daus le^ cyprins, les loches, 
\e& orphies^ les mormyresi, p^rmiJeu mahcoptérgjriens 
akdominmuç\ et sur-taut dai» les Janiprpies , parmi 
les chpadroptérygi^ni» i branchies fixe3 ; tandi3 que les 
autres ppissoQS cartilagineux ont proprement trois in- 
testins^ dont 1^ prq^nier qui répond gu duodénum et 
je second y qui répond au rectum , sQut ^ la vérité^ 
très courts. Cç n'est pas le seul exemple d'upe plus 
graqde complicatiçn d'orgapisatiop qqç donnent les 
séLacieaSf 

Les poissons n'ont pas d'appendice en cul-de-sac ou 
4eca$çam, proprement dit^ coinparable à celui des 
classes précédentes, à l'endroit de la réunion du premier 
et dp second 4ntescip« Celui-ci s'insëre ordinairement 
an bout du ppemier^ ei^ n/s laisse pas, ^a*desà de son 
orifice, db cul^de-^ac a3sea& marqué popr être di^itip'- 
gué sous un no^ particulier. En revanche le cansd 
intestinal est le plu^ souvent entouré, à son ori^e, 
d'un nombre très variable de cœcums, taptôt Iqng^ et 
grêles, d autres fois çou;'ts et gros, simples oi; ramifiési, 
dont les parois soqt semblables à celles de ce canal. 

Nous ne£aps9ps quelesfpdiquer ici, devant les Récrire 
«n détail dans l'article suivant, et consid^er leur 
existence , leur nombre, leur forme, leur struçturt^, à 
la sqitç de la deicr^ption du pancréas qu'ils remplacent 
danf beauça up de ppissops« 



9S4 . ^^* LIÇOM. DBS IMTBmMS. 

%o Proportions des petits intestins aux gros. 

Dans les mammifères, la différence de longueur entre 
les gros inte^ins et les petits^ çst beaucoup moindre 
que dans les animaux des autres cksses^ où cette di* 
vision peut avoir lieu; et parmi euz> ce sont ea géné^ 
rai les animaux qui se nourrissent de substances yégé« 
taies f où cette différence est la plus petite. EUeser^ 
duit à très peu de chose dans beaucoup- de rongeurs; 
quelquefois f^is même elle est à l'avantage des gros 
intestins^ comme dans le paca y où la longueur dei 
grêles est à celles des gros :: i : i^ 3; et dans le ratd'eaa 
où cette longueur est :: i : i^ 2; Dans l'écureuil ^ la 
même proportion est :: i ^ 3 : i ; dan$ le polatouche 
:: 3 : i; dans lepbascolome :: 1 : 1 ; dans le cocbon 
dinde ;: 1^7:1} dans le castor, le lièvre^ le ratvul<- 
gaire^ à peu près de même; dans le hamster et le 
mulot :: a : i ; dans le surmulot et la souris;: 4* ^) 
proportion qui se rapproche de celle que nous albas 
donner pour les animaux omnivores. Dans les pachy** 
dermes , les ruminans et les solipëdes^ ces dififérencei 
ne sont pas encore considéi*ables. Ainsi les intestins 
grêles sont aux gros :: 1^7: i ^ dans l'éléphant; 
:: 3^ a : i> dans le pécari; :: 3^ 8 : r^ dans le sanglier^ 
:: 3 : 1 9 dans le verrat; :: i^ a : i (dans le chameau; 
:: 3 : I ; dans le taureau :: a, 4 • ^i ^^^n» ^ ^^^^ 
:: I, 3 : i, dans le cerf; :: 5 : i , dans le bélier; de 
même dans le cheval. Mais dans lès carnassiers^ ces 
différences sont généralement plus grandes. Ainsi 
la même proportion est dans le lion et le Jaguar:: 6 : 1 ; 
dans le lynx^ : : 5^ 5 : i ; dans le chien et le hup, : : 5 ; U 



Airr. m» Dinsiûv dm hitbstins. asS 

àànsYhxène :: 6^ 2 : i; dans la panthèi^ et \q sarigue 
on ne Ta trouvée que :: 4 : '9 dans le chat domestique 
:: 5^ 5 : I ; et dans le chatsauvage :: a, 4 • !• 

Cette proportion redevient très petite dans les 
makis et dans plusieurs singes. Elle est :: a : i dans le 
loris*y :: 1,6 : I dans le mongous; y. az i dans le mo* 
cocoy à peu prés :: a, 1 : i Azx\%\t palas; :: 3 : 1 dans 
le macaque; tandis qu'elle est :: 5 : i dans le mandrill^ 
;: 5, 7 : i;, dans le sajou, et dans le gibbon :: 4 • ï; 
rapport qui est le même dansThomme^ où il est aussi 
quelquefois:: 5 t 1. 

Danâ les oiseaux , cette différence est bien plus 
grande, et elle est à peu près la même dans ceux 
qui se nourrissent de substances végétales et ceux qui 
vivent de matières animales, Nous ne connaissons que 
le casoar , où le rapport du gros intestin au grêle 
soit semblable à celui de beaucoup de mammifères ; il 
est à peu près :: i : 3, dansTautruche^le gros intestin 
est le plus long. 

La même différence est également très grande dans 
la. proportion du premier et du second intestin , les 
reptiles et les poissons , à très peu d'exceptions près, 
qui ont toujours rapport a quelque changement dans 
le régime. 

Mous ne nous arrêterons pas à en donner les détails. 
On pourra en prendre une idée, si l'on jette un coup^ 
d'oeil sur les tables des longueurs du canal intestinal^ 
dans ces deux classes d'animaux. 



IV. a* Part. i5 



m6 xi^^ usçon. Plis iifTEsrjriNSN 

ARTICLE IV, 

PESCmpTlON DU CANAi;, INTESTINAL DANS LES DIVERSES 
ESPÈCES. 

Nous avons dobnê, dans la tiCçon XIX;|Une idée 
générale de la structure du canal intestinal et de ses 
membranes; dans celle-ci, nous avons déjà vu plu- 
sieurs parties importantes delà description de ce canal. 
Il ne nous reste donc qu^à faire connaître plus parti- 
culièrement les formes et la structure qull présente 
dans les diverses espèces. 

A. Dans T Homme et lès Mammifères. 

1* Dans r Homme. 

Le canal intesitinal p^ut Mrs divisé^ conuoae il a 
déjà été dit, en gros et petit intestin; celui-ci, 
d'un moindre diamètre que l'autre, s'en distingue 
encore par sa plus grande longueur et par upe struc- 
ture différente. On dontK^ le nom particulier à^dùo-- 
dénum à sa première portioa^ parce qu'elle s*étend 
dès le pylore jusqu'à environ douze travers de doigt 
au-delà ; elle se recourbe trois fois dans ce court es- 
pace, et présente un calibre un peu plus grand que 
le reste de l'intestin grêle y et une figure moins réguliè- 
rement cylindrique. Le duodénum est d'ailleurs plu^ 
rouge de vaisseaux, et plus abondant en cryptes mu- 
queuses (les glandes de Brunner). Il se distingue encore 
par la fixité de ses replis hors du mésentère, et parce 
qu'il reçoit dans sa cavité le suc pancréatique et la bile. 



ART. lY. DEaOMtPTlOlf DU CtkHkéa^ iJITESTINAL. %%y 

La guite de TiaUfttia grêle Sojam» a peu pr^ qh 
i^lindre égal, dont les repH» notobi^eiiK et irr^^ 
1^^^ suspeadusà la cqIqUii^ Vertébrale par le itiéseï^ 
tèFe,,reqip}i«Btnt w part4â ^n diltéreittaa répons de 
h oavité abd^^mibalo^ p^tieuUffeotettt la ri^on 
cM^^i^i^k et lee foa^ea iliaqne^i itra eii^trémîté Vine^ 
au grw intestin a^r^âsaus delà fots^ iliaque diHitta» 

See parois «ont en général miAaes> délicate^ ^ pre^*^ 
<^iia tcansparenlo^* 

10^ membrane interne, qui n'oftre^ne qiAelqtiea rides 
û?fAg^è^^ dans la eomtneneewmii da ducidénan»^ pi^ 
eente des i^lis transve? tes plti» n(tNEBbrau:i et plus pror 
B^neés dans la i«ite et surtout à la fin de oH inteatin» 
et dans le grêle ^i^ù ils deviennent plus raves et nloÎM 
marqués vers la fin. Ces plis sont p^imaAents^ et psvf- 
tent le nom de valf^mles wnmvmUm. Cette même mem- 
lurane a sa snrfaca béfi^aée d'une Ipule de petites i^ilr 
iQsitésen formp d'éoaill^^^ foU^o&esi dont le nombre 
1^ Ja grandeur diminuisnt i mesure qn'om Isa obsifve 
l^us prés du cfi^pm 9 ^'est y«rs la fin de f mtestipr^réle 
qu'on voit lesprinfiîpales plaques de 0E>/(rteaq^i porr- 
«ent le nom de glattdes de Pe^r% 

Ia membrane mnaoulei»» a art» eo«icim de ift*- 
ibres longitodinalen et pAus dispersées dans la «^uche 
^tamei circulaires et i^usnoifafarenses dantrintarae^ 
ailes sont plus aeniiUei dans le doodéuom^ ers'apor^ 
«vivent quelquefois tiribs difficilement dana.ila. plus 
gp^âe partie de rinteatin.gcéio. : . l. , . 

. L'autxe pc^pndii ealialiMrstittal^l!in«ea<ingvas^ 
jg^gt ^ la fosse iliaque drofcte.i arepe'lita dtni'rhypeenn^- 
4re du même <)oté> paa$d dana Thypoeoudre ga«dia^ 
ilesnend , ense co^rbAM dn S f dan* le bafi$i«i^ traverse 



i5. 



2^8 XX LBÇON. DBS IKTESTlKS. 

celui*ci en suivant les vertèbres sacrées , et se l^nniae à 
Fanus. H reçoit Fintestin grêle à qadques ponces au* 
delà de sa première extrémité; cette partie^ qoi se trouve 
ainsi séparée du reste, et dont la cavité forme un sac ^ 
porte le nom de cœcunu On appelle rectum Fautre ei- 
trémité du gros intestin , qui commence à peu prés vis* 
i-vis de la dernière vertèbre des lombes , et se continue 
jusqu'à l'anus. La portion intermédiaire est désignée par 
les anatomistes sous le nom de colon. Son apparence et 
sa structure sont les mêmes que celles du cœcwn. Trois 
rubans tendineuxi qui partent du sommet conique obtus 
et arrondi de ce dernier intestin y se continuent dans 
toute l'étendue du colon. Ils en plissent les parois, ks 
Tendent boorsoufflées, et divisent ainsi la cavité de ces 
intestins en une quantité de petites cellulea. Cesrubaas 
sont rapprochés dans le rectum , et recouvrent toute h 
tm*conférence de cet intestin , qui n'a plus de btfor- 
soufflure. Le coecum est encore remarquable par un 
a{^pendice varmiforme^ do^it la longueur varié de deiii 
à plus de buft centimètres , et dont les parois recèlent 
une quantité de follicules muqueux. Il tient au câté 
gauche de cet intestin. Entre l'orifice de l'intestin grêle 
etle oolouy kmembrane interne formeun large pli, dont 
l'usage est d'en^cher le retour des matières fécales 
des gros intestins dans l'intestin grêle. La même mem- 
brane présente un grand nomln^ d'autres plis irréga** 
liers, mais qui sont cependant plus généralement 
transverses y dans» le ccécum et le colon, et se dirigent 
particulièrement suivant la longueur^ dans le rectam. 
Cette membrane n'a point de villosités* Ëa membrane 
ansculeuse , outre les rubans déjà décrits^ présente 
encore quelques fibres longitudinales, comme disper^ 



ART • IV . D£SaUPTIOK DU CANAL iMTSSTIIi AL* a^f) 

sées sur le cœcum et le coIod^ et on grand nombre de 
ûbre» circulaires. Elle est: plus forte dansle rectum que 
daas le r^e du gros intestin ; les fibres longitudinales 
j sont d'ailleurs ^us nombrei^sesy et pins paiement 
^aOribnées. 

2^ Dans les Quadrumanes. 

Le canal intestinal des ^m^e^^ est^ en général^ trës 
ressemblant à celai del^omme. Il n'offre ordinaire- 
ment que de très petites différences^ à peine dignes 
d'être remarquées. Cependant l^appendice vermifotme 
du cœcum ne se trouve que dans les orangs, [et les 
g^iûns^ (i); les autres genres de cette fiamille en 
manquent. 

Le duodénum est généralement fort court y plus 
^laté, très rarement d'un plus petit diamètre que le 
reste de l'intestin grêle ^ dont la partie la plus étroite 
est celle qoi s'insère au gros intestin •- Le cœcum est 
pins court dans les gibbons qi;ie dans l'homme; dans les 
guenons il est rarement plus long^ comme dans la 
guenon hoc?ieur; mais il est le plus souvent court« gros, 
de figuré conique [et plissé en cellules dans une partie 
de sa longueur. On observe la même structure et les 
mêmes proportions danslcs macaques. Celuide Vouan^ 
dérou qui était très court^ nous a présenté une extré- 
mité rétrécie en une sorte d'appendice, â parms plus 
épaisses^ et non distendues^ comme le reste ^ par les 



(i) Exemple, fœtus de gStbon giamanSf par Dnmocel. Cet appendice a 
«B^tit méÊeatàre qviïe tient coariië à angle droit. Lortqn'il ett âen- 
do i on toit lexQKum le oontinuer ^fidemment ayec lui. 



s3o XX* LEÇON. DÈS INTESTINS. 

matières féèales. Dans lés semhopiiheques^ les tnât^ 
âriUs y lé ccÈâum libUs 6 paru f(d peu pluslemgf i pf»' 
pottiM^ et snrtt^ot plus œiluleux daus les pteâii«Wf 
ce qui ccâAcide.aVeok forme de leur estomaê.] ' 

Les sapajous et les sagouins ont un cœcum pluslèiÉg 
que les singes de l'ancien continent ^ cylindrique ^ 
recourbé à son extrémité , et quelquefois d'un diamè- 
tre pl^s petit <|ue U suite du gros intestin : c'est ce ^i 
a ïiey^ p^t ^c^mple ^ dans le ^^014 brun çt dans Iç 
saJQU prppremen): dit {$. appella, L.) et 4ans le saï (»?, 
capuoinap ^) ou il augmente de grosseur vers toia »t 
trémité* 

[Je l'ai trouva a^ez court, trèçgros 1 mais ^i\$ cel- 
lules, dans un alouaUe\ long, d'un trës grdpd dia- 
mètre à peine pel^ul^ux dans le lagotrix} moins lovg» 
replié syr lui-n^ème et plus gros relativement à l'intes^ 
tin grêle, sans cellule? cjan^ le^aïmiri {cdlitrixy Çcoff.); 
encore moinf Ipng et plus gros dans }t doi^rouco^U ; 
plus court encorei gros et tQujqur^isaQS cellules dan^ \^ 
QUïsiUis.] 

l^es makis et les ^xUres lémuriens ont le cœcum plus 
long que les singes* Il diminue ins^psiblemcnt dans k 
^u$ki mocQço et <|eviept plus, pçtit qii^ Viléon à queU 
quçs centimètres dq sa tcf mi wisom. L'endrqit où Use 
continue avec le colon^ est la partie la plus grosse 
de, tout le eanal intestinal. De là, jusqu'à la dis- 
tance (^e 4ouze i treize, centimètres, le colon dimi^ 
nue peu à peu de grosseur, devient plus petit qoe 
niéon, et conserve ensuite le même diamètre. Lesboot- 
souffiuresdes gros intestins, ainsi que les bandes t^ndi-* 
neuses qui les forment, ne sont marquées que dans ki 
partie conique dû dolon et dans le cœcum. Dans le 



ART. lY. DESOUPTIOll DU CANAI. IHTESTINAL* dSl 

fnangousy cette partie coniqoe et boarsoufflUe du eolon 
estbeacmiapptœiosgiie. [LecoMam n'apts deoellule, 
non pltti que daus le maki àfrùnê blmnc.] Dans k 
Am , le ciMom est euœri p^t^ long , mais en même 
tenpt d'un plus pi^t diamètre ^ dai» les précédenlSé 

[Celui du maki nain est ocmrt et §rot et s'écarte oon^ 
séquemmMt ^ par sa forme, des autres espèces de ce 
genre. Dans les loris ^ le canal intestinal a des parois 
minces, transparentes et un calibre inégal^ dilaté par 
intervalle 5 formant des bosselures minces; il est très 
raccourci par le mésentère ; le cœcum est alaiigé et peu 
boursoufflé. Dans plusieurs endroits des gros intestins^ 
lenr diamètre n^cxeède pas celui des ^r^es. 

[Les^it/a^oj^ont le canal intestinal des makiê ttdt^ 
loris.] 

IhiTïsle tarsier y ce canal n'a ni bandes ligamen<- 
teuses ni bourso«i(flures. Leooscium est fort long et très 
dilaté ; la partie du canal intestinal comprise entre son 
insertioii et ]'anus> n'a que quelques millimètres de plus 
en longueur ^ue Tintestin gr^, et un diamètre i peu 
près égal. 

3® Les Carnassiers. 

a. PamiUe desCkeiropières. 

htsgaléopiihèques se distinguent des autres oheirop^ 
tères y et se tappf ocbent des lémuriens par la présence 
d^un très grand ccecum , et la division du canal intes^ 
tinal en gros et petit iotestln. Le ccscum est rac^ 
courci par trois bandes teudineuses , qui forment un 
grand nombre de boursoufllmres ou de eellnles. La 



l33 XX* UÇOIf . DES IMTfiSTUIS. -^ 

partie du g;ros intestin^ qui est au-4e*lii de l'uM^y 
tion de Filéon^ conserve le méq^ie diaioètre et It 
même structure boursoufflée jusqu'à la distaace de 
jAus d'un déctmëtre , de sorte qu'elle ne semble former 
avec le coecum qu'un même intestin^ au milieu du- 
quel l'iléon viendrait se joindre. Nous verrons quelque 
chose de semblable dans les rongeurs^ avec lesquels cet 
animal a beaucoup de rapports pour toute la structure 
du canal alimentaire. Après cet espace ^ le fxos iules- 
tin diminue de diamètre^ perd ses boursoufflures, et 
prend la même apparence que Pintestin grêie.Ilest 
extraordinairement long. 

Dans les chaw^s-^ouris , le canal internai, un peu 
plus dilaté dans la partie qui répond au duodénum, 
conserve à peu près le même diamëtre dans le reste 
de son étendue. Cependant celui des roussettes présente 
quelques bosselures sans bandes ligamenteuses. Ses 
membranes très minces^ surto|it dans le duodénum, 
augmentent d'épaisseur dans 3a partie qui répond au 
rectum^ où l'interne présente quelques plis longitudi- 
naux. Cette membrane ne forme point de plis dans le 
reste de son étendue^ mais sa surface est hérissée de 
papilles. 

[Daps le rhinolophebifery l'intestin est court et d'un 
très petit diamëtre qui diminue dans sa dernière 
portion. Ses parois sont très épaisses ^ ce qui est du à 
la force de la tunique musculeuse et aux plis trans- 
verses nombreux et très serrés de la tun^ue interne, 
qui forme ainsi une sorte de velouté. Ces plis cessent 
dans le rectum où il n'y a que quelques rides longitu- 
dinales. 

La chauve-^oufis ordinaire ( vespeiiilio murinus, L.) 



ART. iy« 0ESGIUPT1OK DU CÂHAL UITESTi5AL. !l33 

nous a o£Fert quelques différences dans le velouté de la 
tuoique interne^ qui est formée de papilles foliacées 
très sefroos» 

b. Les Insectii^oreSé 

Les autres camasssiers insectivore», tels qae les Aeri- 
sons y les tenrecs, les musaraignes, les ekrysoohlores, les 
tempes, les condyiures , \es sciilopes , ont le canal in- 
testinal tout d'une venue et saas^ooeenm , comme cdoi 
é» ckaus^es^souris. 

J'ai trouvé cependant la dernière portion de celui 
d'une espèce de tenrec qui répondrait au gros intestin^ 
beaucoup plus dilatée que le reste. 

La surface interne de l'intestin dans le hérisson y est 
garnie de papilles plates^ coniques, nombreuses, qui 
vont en diminuant dé longueur a ^mesure ipi'elks sont 
plus près du rectum, où l'on ne voit plus que <ks 
points enfoncés qui sont comme autiuit d'ori&ces de 
crjptes, etfbnnent on admirable réseau. 

La taupe et tes chrjrsochlores , se distinguât des 
autres insectivores par l'absence ^ toute espèce de 
papilles dans te canal inte^inal et par des plis km^ 
gitudinaux très rapprochés.] 

c. Les Camtmres* 

Dans les carnivores plarUigmdes , [parmi lesquels 
il faut comprendre seulement les genres oiiry, raion, 
coati, potto, blaireau, ghuton y] le canal intestinal 
conserve à peu près le même diamètre dans toute son 
étendue, comme dans les insectivores. Sa dernière 
fortion, qui suit l'os sacrum, et aboutit k l'anus peut 



*34 XX* UÇON . DES INTBSTTKft. 

et doit être dfstîfiguie de celle qui la précède ^ 
par Id plus ^dnde épaisseur de ses parois^ et pat 
quelques rides longitudinales de sa roembrafie ittt#ni6« 
Celle-ci n'a point de rides ni de plis dans le reste da 
canal ^ elle offre seulement un velouté, particulière- 
ment ibos. le comiBtiK^aïQDt de Tiii^estiii > hnmé 
qttelqaefcji» dt filammutrèa apptfests^ d^ fonnecjUu* 
dvique, [ oa de peûleâ £iuiUes aplaliet. IHôas avom 
tnmvé la premn^forme dtna les papilles intettinalai 
de Vours noir d'Europe, dont le duodénum avjiit toutl 
sa surlioe interne bérisiiée de filaments tvès serves ; 
loBg» de é&n% à mm hffM9^ ] 

On retrouve dans Ua matées , le$ mdltoes eiroeos^ 
tattces de forme et de atrocture que dfina le^ plami" 
gr^doa^ àinm que noua Pavons déjà dit ^ Iwr <woal 
întcsiiMl manque de ome«Hiié Lamuquewèadespsr 
pilles fbliaicéfs ( dans le putoiê) « 

Lea autres Mtmwres^gîtigrades^ oM «b petit «osr 
cum qui sépare rintestift gvMe dm gf9tii {mais cé»\rà 
estcoupt et' sans bosseluivea axtérie«|brea ou sanstel- 
Ittles int&iMres^] et d^ini diamètre teujoiira {dus grand 
que oeltii de rmteacià:0rife4 Le groa intestip est eneûf^ 
remarquable^ comme dans les pré^eMs^j^r la plp^ 
grande épaisseur des parois du rectum^ dont la mem- 
brane muscnleuse a extérieurement dee fibres longitu- 
dinales trës fortes, qui la recouvrent de tous côtés ; et 
le grêlfe parle velouté dé la muqueuse otade sa sttfface 
interne. / 

[La ioutre commune, par exemple, a tout i'inté^iwr 
du canal îtitestînal jusqu'au rectum, velouté par d'in" 
nontbrablcspapHles, en partie foliacées,^» partie cylin* 
drives.] 



AHT. IV. DË«€lllPTIOI* DU CANAX^ INTESTINAL. aSS 

Dans les chiens y le odeeum a^t t^cdurbé plasieiiiv foii 
8ur Ifit-'inème^ et repose itir iHléoiij auquel il adhère 
par da dssu cellulaire. Ce tiasu lie aussi entité eux les 
tours du éœcum ; qui varient sui Vaut ksespëcès. Les 
gMs hitesfiHs nVût génères ^s 4e diasiètre que k» 
grêlés. La valvule de Ebuhin est^ eMfirma dk«al« dvétCe^ 
un i9^>Md riroalaire'quiéutoure lV)rifioe de l'itiiestia 
gv^le âanè le gros. Là Biéatbrane iâtei^q forme daus 
cdlni-^î^ quelles pMs IdBgitudiiiaiau £lle est légère-^ 
mém «#akrMée d«rtts ks^iqMstips gttie^ La musoukuse 
est nt^ins épttiàSQ que dans l'estmMO. 

Dans la civette , le coiBriwn Mt Sfës c9n«^ itfoit^ ei 
seiaUal^e^ pour la hstsfà» m la j^odatir^ àa petit 
doigt 4e FkMcitM. LHntosiitt gsMé \nan^at joindre ttëa 
oUkftleimfit aii gms tntéstÛEi4 Cduinci a, ^mA que le 
cmcum^ d»parMSArki:ëpusses« La meml^frane interne 
y fsrme de lottes rides épuissaa.elioBgitadiocles. Dans 
bs mbei et la gênme ^ émt k psêu près ia ménK eboée. 
L'kisertioB de FiMea , dans le gros intestni ^^«t friar*' 
qifée pai( nu rebord nircalaite , qnl fsrsM k vmknledn 
Banfain* 

Dans la tmuègousied^ Egypte^ IHutestio grMe oonscsrve 
le mèitta^iaiii^Cfie dna toute ami étendue ; ee diàmëtrë 
est de moitié plus petit que celui du grée îtitostia* Le 
eescym qui les eépat e n^a qne&iiiilli]Éi)rti«èdedîââièit*0^ 
tandis que l'inâtstin grêle ei| a 1 1 , il ressemble d'aile 
lenre^ piAir la forme^ ati tsednm de la dvétte, e^'est^^ 
dire^'ileet alengé^ cylindrique, et un peu ^us ninee 
vers eeaextrànitéqu^A sa baseï {il oëcupe l'hypoeou'- 
dre droit; dans la mangeuse des It^esy et se dirige 
parallèlement à TiléOD/de dfokea gandle^ cottfne pcMx* 
former ensemble le gros intestin , qui commeiice s<ii^* 



lemeot sous le duodénum.] La surface interne de Tin- 
testin grêle a des villosités nombreuses » qui paraissent 
cylindriqiies; celle du gros intestin a àos rides irr^u- 
lières. Il n'y a ni pli ni ride à T^idroit ordinaire de la 
valvule de Baolûn. Les parois du canal iiitestinal sont 
médiocreniewt épaisses. 

Daes V hyène rajrfie, l'intestin grêle va . w gros^ 
sissaat, du p^M^ au coscam. Celui-ci est kmg^et 
étroit^ dbtus à apn extrémité. Les parois du capi 
intestinal soiM;: minces^ et prévue transparenAeS) tandis 
qn'on peut généralement les dire épaissM dans IfS 
aatres animaux du même cordi^e. 

Dans les cA^si^^lecoocum est généralemepttrës courte 
et terminé en cène obtus y dont lé sotomet a des jparoîs 
plus fortes^ qui renfermyent dans leor épaisMur beaiH 
ooup de, cryptes muqueuses. Le -gros intestin a ua 
diamètre sensiblement plus grand que ie ^râe. Dais 
celui-ci la ma]^)rane interne .^ilfre un velouté composé 
de filaments tràs fins et courts ^ sans ridea ni plis. La 
mèmem^anbrane a^des ride^ irrégoliëres vers la fin da 
^ colon et dans le rectum ; elle est lisse et percée visi- 
blement dans, le tigre , des orifices nambreux des 
fidUicules renfermés dans son épaisseur, ou dans celle 
de la cellulaire. [ Ces orifices s'apei:çoivent très biea 
à la loupe, dan» toute la snr&ce dn gros intestin da 
chat. Leur boid est un.peu relevé, de manière ffk^ 
l'ensembte de ces innombrables enfonoeoieats, forme 
comme un réseau à mailles très fines. Cette striM^re 
contraste avec le velouté qni se voit dans tout Fia-* 
te^in grêle et vpi garnit n^&me la longue ^ande de 
Peyer qui existe i la fin de Ti^n.] 



ART. IT. MSGMrrKMC W CAKAL IHTESTIKALt 937 

e. Les Amphibies* 

Parmi les amphibies, le phoque commun a les iiH 
tesdns grêles à pea près ^j^ même diimkre dans 
toute kur étendue^ ce diamètre est d'ailleurs très 
petit ; il ya un peu en diminuant du pylore an 
cœcum,* cdui*ci est très court, arrondi à son «trémité. 
Le diamètre du colon est double de celui de l'intestin 
gf^e ; il diminue nn pen en approchant du rectum , 
qui est plias dilaté près de l'anus que dans le reste de 
ton étMdoe. La suÀce int«me des inte^ns grêles est 
vdoutée; celle du gros est lisse ^ n'ayant que quelques 
rqriis transverses y dans les endroits où Fintestin se 
recourbe. 

Dans leiTior^^, le canal intestinal a cela de par^ 
ticuUer^ que l'intestin grêle aboutit aucœcumdans 
l'hypocondre gauche. Le dernier n'a l'apparence que 
d'un tubercule j les deux portions du canal intestinal 
qu'il sépare^ ont k peu piès le même diamètre. 

4? ^^ MarsupiauXé 

[Les marsupiaux usant de toutes sortes d'aliments^ 
et leur nourriture étantdifTérente suivan tlet familles on 
les genres de cet ordre^ ils montrent des difSérences cor^ 
respondantes, ainsi que nous l'avons déjà dit plusieurs 
fois 9 dans toutes les parties de leur appareil de chyli* 
fication , entre autres dans leurs intestins. Ceux qui 
sont insectivores ou carnivores^ ont les intestins des 
autres mammifères de ce régime; feur coecum est petite 
il en est même qui en manquent (les dasjrures); le 
reste de leur gros intestin est courte d'un plus grand 



diamètre que Tintestio grêle et sans véritables cellules.] 
Âiusi les sarigues ont un canalintestinal à parois peu 
épaisMs f on n'y voit pas àû bom^ouflurai produites 
par des btttdts tmiilîneiisea qui las raoQMoiraieat ; 
acepié, quoique raremealy daos le aCBcuai; nulia tau^ 
kment quelques ixissainnss ^ qui sçnt ducs à de$ mbh* 
flCTittPta irrégoliara de aes parota. 

Dans le sarigue à x^rmlleê bicolores ^ l'inteatm 
grAle est du tiers moûia' voluminenz que le |^os. Celui* 
ci a un diamètre uniforme dans toute seil étendue. Ls 
cxeoum qui est cylindrique > ne semUe an él^e qu'une 
proionfeoient) il est un peu plus kmjy, prppeMîoni» 
nément^ que dans le xakài* Dans Tua jst Vautre ia^ 
testiu'^ la membrane musculeuse a une coiadie as^ 
térieure bien nuH^ifeste de fibres knigitndiuèies. 
L'interne est pajrtout tans ride ni pli^ i Vexee^tiou 
d'un pli lé^er qu'elle foFme autour de 1 W6«e de Vi-^ 
léon dans leeoloa, £Ue est fineuient vdoutéf dans 
les inteatiue grêles (i)« [Dana le àarigtie er^bief^, le 
cœcum est plus courte ainsi que le reste du gros 
intestin; mais ils sont aussi plue larges à propor- 
tion.] Dans la marmose, les intestins grêles ne diffè- 
rent pa$ auteut des grus^ pour le 4i%iu#tjP6{ Us ont 
quelques élraoglemeate« Dauale c^jrapQilif^^]^ ocsouui 
est long, uu peu bour#oufflé et tourué en cirait» et le 
colon plus dilaté dans U coipmenoeiuant que dans la 
euitedeeon ét^due. 



(i] Je nVi pM irpoT^ çp^ ^reUuiié cUia* mes dernièrei feçberclies (i834)i 
allais bien le rcseaa a maillet très fines dans le gros inteslia , tel qae je 
Tai ik^à slgoalë k la Èû du e^àl intestinal da héHaan, daes U grot 
IttCêitte du dluc, daiff7t/«ra^, aïo. 



ART. IV. mmmfrioti pu oâiiàL iinESTiNAL. idg 

[Dans }e péramèie à museau pointu, la oœcttinwt im 
pou aloagé, eyUodriqae, élroit^ et ic reste do gros 
intestin très court; sec cliMiiètre txcèdetrës peu ûelai 
de Tintestin grMe. 

Dans le àmptre, Vwêm iatoitiiiald (jui se ports vers 
TMComtc, avant de se replier en arrière^ pour se termi- 
ner à Taous, fl»t plus étroite que tonte la portion de 
riatestîn qui la précède* Las <teux portions de Tintettin 
tt'y sont point séparées par un oosoum* ] 

Les mofsapUmx frugivores présentent an tout ati'- 
tre arrangement. 

\izn%\ephuUmgerbiwty il y a un très grand cœeum 
dont le fond s'amincit en une espèce d'appendioe vei^- 
niforme. Deox larges bandes ttndiuenses le plissent 
et forment des boursonfBut'es d'un e6té. L'intestin 
grêle est d'un tiers moins volumineux que le gros. Ni 
l'un ni l'antre n'ont d'éûranglemeni;/ 

^1>ant le phalangèr volant à longue t/aeue ^ le canal 
intestinal est irës long ; on peut le dire sur^tout de la 
proportion du gros intestin , dont le diamètre est 
d'ailleurs petit. Par contre; les dimensions du cescBm, 
en largeor comme en longueur» sont extraordinaires. 
Cet intestin est d'aiHeors divisé en cellules par des 
bandes {ongttodiûales on par des étran^ements. ] 

Daitô lepûtoroo ^ le ranal intestinal ne présente auF> 
eone boorsonffiure. Ses parois minces et transparentes 
offrent quelques dilatations par intervalle. Le cœcu^ 
est courte gros et arrondi* La membrane intente est 
lisse , sans yeloRitéjsensible. Elle a dansTinteatin grèl^ 
^ks rides extrémoibent fines^ formfint des zîgaigs en 
travers* 

(Bans wi individu m^forté par MM* Qnpy et 



S40 ^* LSÇOir. DES UfTEâlTIKS. 

GaUttard? en i8ag,j'ai trouvé toat l'intestin petiti 
la portion an-delà du oœcum de longueur médiocre^ et 
ce dernier étroit, p«i alongé et sans boursouffloreii 
comme tout le reste du canal intestinal. ] 

Le oinal intestinal du kanffuroo géant, diffère peut- 

toe encore plus de c^ui du ppioroo que les estomacs 

de ces^uz espèces. Le cœcunrcst proportionnellemeat 

plus long : il est gros eti même temps , et boursoiifflé 

par deux bandes tendineuses^ qui se prolongent siu* 

le colon dans la longueur de 7 à8 décimètires, et rendent 

ce dernier intestin semblablement bourscmfflé dans cet 

espace. Son diamètre , qui égale celui du coecum daos 

le commencement^ n'est plus que la moitié aussi 

grand dans tout le reste du gros ' intestin , et varie 

comme celui de l'intestin grèle^ de o,oa5 à o,o35. 

Cette porâop del'inteëtin gros, ressemble d'ailleurs au 

grêle par le dé&ut de boursou£Elures. Le diamètre de 

celui-ci va endimiouant du duodénum jusqu'à Tinser- 

tion de l'iléon. La membrane y est veloutée , sans^i 

ni ride. Elle ne l'est pas dans le gros intestin , où elle 

présente des rides irrégulières dans la partie boursoo^ 

fiée , et des rides légères longitudinales dans, le reste de 

son étendue. La membrane musculeuse est beaucoup 

plus forte dans le gros intestin que dans le g^le. £a 

général^ il y a unegrànde ressemblance entre le canal 

int^tinal de cette espèce de kanguroo et celui de la 

plupart des rongeurs. 

Dans le phascohme, le# gros intestins ne sont 
guère plus volumineux que les petits. L'extrémité 
de ceux-KÂ s'unit presque i angle droite au colon ^ très 
près de son commencement^ de manière que le co&« 
cum est fort court et de même diamètre que la partie 



ART. IV. DBSOIIPTION PU GàN AL INTESTINAL. ^4^ 

du colon avec laquelle il se continue. A l'angle qnil 
fbnne avec l'intestin grêle, il y a un petit appen- 
dice vermiforme^ long de trois centimètres^ lai^ de 
quatre millimëtres ^ qui se prolonge sur les parois du 
coecum , et s'ouvre par un très petit oriBce , à côté de 
Fwifice de l'intestin grêle, lequel est bordé d'un repli. 
Le colon a d'abord deux larges bandes musculeusesnon 
interrompues dan^ un asseâ^ long espace ; elles plissent 
cet intestin et boursoufflent ses parois. Plus loin , il y 
a trois de ces bandes, moins larges, et n'existant que 
de distance en distance; ensuite, elles disparaissent 
entièrement. 

5* Les Rongeurs. 

Le canal intestinal des rongeurs a , dans la plus 
grande partie de son étendue, des parois minces et 
peu dilatées > excepté le coecum , qui est généralement 
très volumineux et remplit une grande partie de la ca- 
vité abdominale; et le commencement du colon, qui 
présente ordinairement la même apparence que le 
cœcum; mais ce n'est le plus souvent que dans un 
très Goart espace. 

[ Le plus ou moins de développement du cœcum , 
qui ne manque que dans le seul genre des loirs y^e&t en 
rapport avec la nourriture* Les rongeurs qui se nour- 
rissent d'herbes^ tels que les lièvres, paraissent avoir le 
coecum le plus long et le plus grand. Pariai ceux qui 
vivent de graines, les campagnols y les hamsters, les 
/emmmg^, qui sont très voraces, oniaussiun très grand 
ccecum. 

C'eat dansle rat noir, parmi les rongeurs omnivores^ 
IV. a* Part. 16 



24ai XX* lEÇOÎT. DES lirrESTINS. 

qu*il nous a présenté les moindres proportions. Nom 
en avons ainsi jugé^ du moins en cherchant à les dé- 
terminer, d'une manière absolue. Si Ton comparaît la 
capacité du cœcum avec celle de Testomac, on aurait 
un moyen de les mesurer, d'une manière relative/ qoi 
ne serait pas dénué d'intérêt physiologique, mais nous 
manquons, à cet égard, dé données positives, malgré 
les premiers aperçus que fournit Meckel^ pour qael- 
ques-uns d'entré eux. Il apprécie, entrte autres^ la ca^ 
pacité du cœcum, dans le lièvre , à dix fois au tnoiûs 
celle de l'estomac. Mais c'est à tort qu'il confond , dan» 
cette comparaison, le genre mus avec les campagnols y 
les hamsters j les lemmings^ les rats^-taupes qui ont, 
suivant lui, un cœcum ^ comme celui de Vanoëmay 
aussi large et quatre fois aussi long que l'estomac. 

La capacité du cœcum paraît être la même que cdle 
de ce dernier viscère , dans les genres marmotte et 
spermophile. 

Une autre différence que présente le cœcum des ron- 
geuj's , est celle de la division de sa cavité en cellules 
fixes ^ régulières , arrangées sur plusieurs rangs ^ ou sur 
un seul rang, par des rubans tendineux, ou dilatées 
asr^ez irrégulièrement , seulement parce que le cœcom 
est replié et arqué d'un côté par un mésentère plus 
<o art que lui. Quelquefois sa cavité est encore divisée, 
comme dans les lièvreSy par une valvule spirale, ou, 
comme dans les marmottes^ par des replis circmlaires» 
Knfin ses parois peuvent être unies et sa cavité simple 
et sans division , sans aucune anfractuositë , comme 
cela a lieu dans les spermophiles , les gerboises , etc. 
Toutes ces différences sont plus ou moins en rapport 
ftVec les genres d'appétit de ces animauE, ou avec 



ART, IV. DESCKTPTION DtJ CANil INTESTINAL. 14' 

d'autres circonstances organiques de leur canal ali- 
mentaire. Généralement l'insertion de Filéon semble 
se faire au milieu d'un même boyau , tant il y a de 
ressemblance entre le cœcum et le commencement du 
colon. Après un court intervalle, celui-ci se rétrécit ^ 
prend un calibre égal et se contourne sur lui-même en 
plusieurs tours de spirale, qui se distinguent encore par 
des plis obliques delà membrane interne. Cette singu- 
lière organisation se fait sur-tout remarquer dans les 
genres hamster, campagnol, lemming, spalax, baihjrer^ 
gue. D'autres ont une partie du colon comme le cœ- 
cum, divisé par plusieurs rangs de cellules régulières; 
tels sont les genres lièi^re et lagomjrs. 

La longueur proportionnelle de ^intestin grêle rela- 
tivement au gros, est souvent l'inverse de ce que l'on 
voit dans les carnassiers. Mais le diamètre de ce der- 
nier, qui n'excède guère celui du grêle, sauf le cœcum 
et cette première et courte portion dilatée du colon 
que nous venons d'indiquer , ne lui mériterait plus, 
dans la plupart des animaux de cet ordre, le nom de 
gros intestin. 

Les papilles intestinales sont en forme de feuilles ou 
de lames frangées , ou de filaments très fins. Toute la 
surface de l'intestin grêle en est généralement garnie 
ou veloutée , tandis que celle du gros intestin est tout 
unie. Il faut en excepter le genre lièvre, dans le colon 
duquel nous avons trouvé des papilles , que Pallas 
décrit également dans les lagomys, où il en a vu même 
dans le cœcum. 

Nous remarquerons enfin que les espèces ch^% les- 
quelles le cœcum paraît jouer le rôle le plus important 
dans la digestion, ont des appendices glanduleuses très 

i6. 



S44 ^^* LBÇO]^. DES INTESTINS. 

remarquables^ qui appartiennent à cet intestin ou qui 
sont placées dans son voisinage y tels sont ceux qui se 
remarquent dans les lièvres et les lagomjrs. 

Les glandes de Peyer sont généralement petites^ peu 
développées et séparées. Meckel pense que cette cir-^ 
constance organique peut être compensée par la lon- 
gueur de tout le canal intestinal , ou par le plus grand 
développement du cœcum. ] 

jy^n^V écureuil commun^ le duodénum s'unit par sou 
troisième et dernier coude au premier coude du colon j 
il a à peu près le même diamètre que le reste de Tin- 
testin grêle, sauf vers la fin de celui-ci où il devient 
plus étroit. Le cœcum ^ qui est médiocrement long, 
conique^ sans cellules, n'a pas la même position dans 
les différents sujets. Le colon est, dans un très court 
espace, presque aussi. dilaté que le cœcum ^ mais dès 
tvant son premier cou^e , vers le duodénum et dans 
tout le reste de son étendue, il n'est guères plus gros 
que Tintestin grêle, [ Il forme deux anses, la première 
plus longue gue la seconde, qui se joignent en avant au 
duodénum et sont flottantes en arrière et dont les deux 
branches tiennent ensemble par un mésocolon étroit. 
Aucune portion du gros intestin n'a de cellules. 

Les papilles intestinales sont des lamelles dont le 
bord libre est filamenteux ou frangé. On les voit dans 
toute l'étendue de l'intestin grêle , seulement elles sont 
beaucoup plus courtes vers la fin. 

Dans un toupajre de Hlnde^ le cœcum formait ua 
long sac, en forme de boyau, à parois inégalement 
dilatées , ayant son extrémité obtuse. Le commen- 
cement du colon {)arlicipait de cette structure; tan- 
dis que le reste avait un petit diamètre , un même ca- 



AAT. IV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. ^5 

libre et formait deux anses^en arrière du duodénum. 

Pallas (i) a trouvé le cœcum grand ^ divisé par 
des étranglements circulaires et contourné en spirale 
dans le polatouche gris (sciurus volans^ L.). Le colon 
était d'abord replié et aggloméré en deux paquets ^ 
séparés par un étranglement, puis il formait une 
anse avant de se porter vers le rectum. ] 

Dans le petit polatouche (se. volncella,L.),le coBCum 
est terminé par un pointe courte y en forme d'alêne. 
Le reste du canal intestinal est à peu près le même 
que dans Fëcureuil commun. 

[ Dans «le taguan (pteromys, P. Cuv.) , le cœcum a 
son extrémité de même forme. Il est d'ailleurs long 
et divisé en cellules. Le colon , qui n'excède pas le 
diamètre du duodénum et présente le même calibre 
partout^ forme deux anses avant d'aboutir au rectum. ] 

Dans la marmotte bobac, l'intestin grêle est très 
étroit^ le cœcum très volumineux ^ en forme de sac 
court et large replié ou arqué ^ et divisé par des étran*- 
glcments^ à l'extérieur et à l'intérieur , par autant de 
plis annulaires. La première portion du gros intestin 
est large , il se rétrécit ensuite. Le canal intestinal de 
la marmotte des Alpes est à peu près semblable. Les 
espèces de ce genre se distinguent , ainsi que les sper- 
mophiles et les loirs, des autres rongeurs qui faisaient 
partie dû grand genre mus de Linné , par le défaut 
des plis obliques du colon , que nous allons décrire 
dans ces derniers. 



(i) Tfovœ species guadrupedum e glitium 0rdme, etc.,pl. XVy fis* ^' 
ii.4*, Erlanga., 1778. 



1 



S46 XX^ LEÇON. DES INTESTIKS. 

Dans le spermophile souslic, le cœcuai [forme une 
poche ovale ou ronde , qui a plus de capacité que 
Testomac et qui] n'est pas divisée en cellules par des 
étranglements; mais le commencement du colon est 
dilaté inégalement dans sa première partie; [plus loin 
il présente à peu près le diamètre de l'intestin grêle 
et partout le même calibre; il ne forme qu*une seule 
anse avant de se porter vers l'anus.] 

Le cœcum manque dans les lows, chez lesqueb 
le canal intestinal conserve partout la mêmeappa*- 
rence, c'est-à-dire des membranes minces et traas- 
parentes, et un diamètre à peu près semblable ^ sauf 
quelques dilatations irréguiières. 

[ Le graphiure (F. Cuv.), espèce de loir du cap 
de Bonûe-Èspérance ^ présente absolument la même 
conformation^ qui est une singulière anomalie, dans 
l'ordre si nombreux des rongeurs. 

L'Aoi^/â5 (capromys^ Desm.) a un intestin grêle très 
long et d'un petit dianoètre ; le colon de même ^ ne 
faisant cependant qu'une a use en arrière du duodéuum 
etprenant ce petit diamètre peu après Tinsertion deFi" 
léon. Par contre le oœcum est un très ^rand et trèsgros 
sac divisé en cellules poi* des bandes ligamenteuses. ] 
Dans les rcUs proprement dits ^ il n'y a guères que le 
cœcum qui varie pour la forme. Il est large , coure et 
un peu courbé en arc par son mésentère^ et sans étran- 
glement dans le rat vulgaire et le surmulot^ et ressem- 
blant plutôt à un estomac qu'à un boyau; plus long 
et plus étroit dans la souris; bien plus long dans le mulot, 
aminci à son extrémité^ et divisé par des étranglements. 
Dans tous^ le canal intestinal a des parois minces ^ 
délicates^ transparentes; l'intestin grêle copsérvepar- 



ART. IT. PBSCIUPTION DU CJLSKh INTESTINAL. ^^J 

tout le même diamëtre; le gros^ d'abord étroit dans le 
nx£ et le surmulot ^ et à parois épaisses ^ ayant inté* 
rieurement des plis longitudinaux ^ se dilate ensuite y 
après un très court espace^ et présente dans l'étendue 
de quelques centimètres^ ces traces obliques et spirales 
que Aous décrirons dans les campagnols; puis il se 
rétrécit une seconde fois ^ et n'a plus qu'un petit 
calibre dans la plus grande partie de son étendue. 
Dans la souris et le mulot , le colon est à son origine 
aussi volumineux que le cœcum ; mais après quelques 
millimètres il se rétrécit beaucoup; on ^ remarque 
aussi les stries obliques formées par les plis de la mem- 
brane interne. [ Un peu contourné à son origine , il 
ne fait qu'un coude vejps le duodénum avant de se 
porter en arrière ; il est conséquemment assez court* 

Dans la souris d^ avoine, le cœcum est très consi- 
dérable par sa longueur proportionnelle et par sou 
diamètre. Il n'a cependant pas de cellules et se termine 
en pointe. Le commencement du colon est également 
gros^ un peu contourné^ diminuant promptement de 
diamjetre jusqu'à celui de l'intestin grêle , avec un 
calibre égal et ne faisant qu'un coude vers le duodé- 
num avant de se porter vers l'anus. 

Dans pn mulot d'Alger, j'ai trouvé le cœcum très 
petit €n comparaison^ et le colon faisant une anse 
courte en arrière^avant de se couder vers le duodénum; 
d^aiUeurs pas de boursouflures dans aucune partie 
du gros intestin. 

ha gerbille du Sénégal a un canal intestinal court, 
le grêle à proportion, comme le gros intestin. Le cœcum 
est un peu gros et court , à parois inégales. Le colon 
conserve le même diamètre que le cœcum, îusqu'au 



«40 XX' I-BÇON. DES INTESTINS. 

seul coude qu'il forme vers le daodéaum , avant de se 
porter en arrière. Dans la gerbûle des Indes ^ j'ai 
trouvé des différences ; le ccecum seul est boursouflié; 
il est long et forme à la fin une large poche. Le colon, 
rétréci dès le principe, est d'abord tourné en spirale, 
puis il se porte sur le bord du mésentère vers le 
duodénum et Testoniac, et forme un seul coude pour 
se terminer au rectum. 

Dans la gerbille du Tamarix , Pallas (i) figure un 
cœcum gra^ , à cavité simple , replié sur lui«>même 
et le commencement du colon d'abord un peu contour- 
né, puis droit et montrant des plis obliques intérieure- 
ment. 

Il y a encore des différences dans la gerbiile des 
sables j en ce que le cœcum, qui est également à 
cavité non compliquée, est simplement arqué , et que 
le commencement du colon, au lieu d'être contourné en 
spirale, présente une dilatation oi^ une ampoule, avanot 
la portion striée obliquement. (2) 

Les menons (3) se rapprocheraient davantage de la 
' gerbille du Sénégal, en ce que le colon, n'e^t pas tourné 
en spirale; mais son diamètre n'est guère plus grand 
que celui de l'intestin grêle. Il en est de même du 
cœcum, qui est très long. Tout le gros intestin manque 
de boursoufflure , et tout le canal intestinal a de mé- 
diocres proportions^ 3 
Dans le hamstery le cœcum est long et boursoufflé on 



(î) Outrage cite , pi. XV, %. lo. 

(a) Pallas, i^/i/., pi. X,fi^ 7. 

(3) Dipus Amtricanm , de Boulon, «urojc de Ncv-Yorck par M. Lc- 

sucor. 



AAT. IV. DESCRIPTION DU CÀNAl INtîSSTlNAL. 249 

plissé par son mésentère. Le commencement du gros in- 
testin est également gros et tourné en spirale; le reste 
n'a guère plus de diamètre quePintestin grêle. [Il forme 
une anse assez longue^ en arrière du duodénum^ puis une 
plus petite après s'être coudé vers ce dernier intestin son 
calibre est égal partout. Les papilles intestinales sont fo* 
liacées dans le duodénum et filamenteuses vers la fin de 
Fintestîn grêle ; il n'y en a pas dans l'anse du colon.] 

Dans Vondaira, le cœcum est très vcJumineuxj il 
passe de la région ombilicale dans la région iliaque 
gauche^ puis dans la droite^ et se prolonge jusqu'à 
rhypocondre du même côté. Le colon est contourné en 
spirale dans sa première portion. Le canal intestinal 
des campagnols est conformé de même. 

Dans le rat d'eau , les intestins grêles ont partout le 
même diamètre ; ils sont très étroits ^ ainsi que la plus 
grande partie des gros intestins. Le commencement du 
colon seulement est très volumineux^ il diminue en- 
suite de diamètre^ et se contourne en spirale très serrée 
dans mte bonne partie de sa longueur. Le coecum est 
gros et long, avec des étranglements de distance en 
distance. Toutes les parois du canal intestinal sont 
minces et transparentes. Dans le commencement du 
colon ^ la membrane interne forme des plis réguliers 
qui paraissent au-dehors à travée les autres membra- 
nes^ et semblent autant de fibres spirales. [Je ne vois 
pas de différence dans le canal intestinal du scherr^ 
maus. j II est semblablement conformé et disposé^ 
dans le campagnol proprement dit. 

[Les lemmings ont de méme^ suivant Pallas (i) le 

(0 Ouyrage cite , pi. XXII, fig, S cl i3. 



%6o xx® hzçon. OBS ii«tk$tik6. 

ccecum très grand et cellaleux^ terminé en pointe et 
le colon contourné en spirale avec des plis intérieurs 
obliques.] 

Les gerboises (i) ont aussi ce type d'organisation ; 
c'est-à-dire que le colon est replié sur lui-même et 
présente intérieurement des plis dbliques^ et que le 
cœcnm est très long; mais il n'a pas de cellules et U 
est contourné en trois spirales*. 

\Vhelamjrs a un canalintestinallongetétroit^ même 
le gros intestin^ qui est très long ^ quoiqu'il ne forme 
que deux courtes anses en arrière du duodénum. Le 
commencement de cet intestin est cependant ^os et 
boursoufïlé et participe de la structure du cœcum^ qui 
forme un sac court, mais large> inégalement dilaté* j 

Dans les rats-taupes en général, le cœcum est grande 
long, aminci à son extrémité, et sillonné en travers 
par des étranglements. Le colon est tourné en spirale 
dans la plus grande partie de son étendue. On y xe- 
marque aussi les stries obliques observées dans tous les 
genres qui sont ainsi confckTDoiéSé'f TQut le canal intes- 
tinal et même l'estomac a beaucoup de ressen^lance 
avec celui des campagnols et du bathjrergue que noi|S 
allons décrire. 

V orfctère des dunes ^ etl'or^ctèraàtadfes blanches^ 
{mus* capensis dePallas) qui appartient au genre 
hath/ergue ^ présentent dans leur appareil alimentaire^ 
des différences importantes qui confirme9t cette dis- 
tinction g&iérique due à M. F. Cuvier. Da^isFor^-irtére, 
le cœcum est cou^t , à parois celluleuses maintenues 



(i) Pallas, ouvrage cite , pi. XV^fig. a, pour le dipusjaeuita ^ G. 



ABT. IV. OSScâlPTJON DU CANAL IHTESTINÂL. aSl ' 

par des bande» tendineuses. Le colon commence par 
ime large poche } il forme ensuite une anse ferme, lon- 
gue^ et conserve dans toute cette étendue un grand 
diamètre et des parois boursoufQées. Ce n'est qu'après 
le second coude qu'il fiait ^^vant de se porter vers 
l'anus 9 qjDi'il se rétrécit et prend un calibre égal. 

Dans le bathyergue ^ le cœcum est bien plus long y à 
proportion ^ et d'un diamètre plus égal ^ quoique bour- 
soufflé de même et très gros^ à proportion de l'intestin 
fpt^^i le commencement du colon conserve d'abord le 
même diamètre^ puis il se rétrécit beaucoup et se con- 
tourne en spirale > comme dans les rats et montre les 
plis oUiques de la muqueuse à travers ses parois trans- 
parentes. Il ne forme ensuite qu'un seul coude vers le 
duodénum.] 

Dans le castor y le duodénum commence par un 
court renflement; la suite d^ intestins grêles conserve 
le même diamètre jusque près' de leur io^sertion au 
colon y où ce diamètre est un peu diminué^ conune à 
l'ordinaire. Legros intestin ? beaucoup d'étranglements 
et de boursoufflures ; il y a deux de celles-ci y à son 
origine^ remarquables parleur grosseur. Le cœcum est 
très volumineux ^ de formexonique etalongée. 

Dans le porc-^pic le duodénum est très dilaté. Le 
reste de l'intestin grêle est fort étroit y particulièrement 
|M*ès de sa terminaison. Le cœcum est long , conique y 
et d'oa grand diamètre. Trois bandes tendineuses 
forment dans sa longueur autant de rangs de boursouf- 
flure&« U n'y en a qu'un seul rang dans à peu près le 
premier quar^du colon; elles occupent le tiçrs de la 
circonféreace de cet intestin; sa cavité est unie dans 
le .reste de sa longueur. Les parois de tout le canal in- 
testinal sont fort minces. Le^ yUlosités de la membrane 



2l52 XX* LEÇON. DES INTESTINS. 

interne sont en forme d'écaillés alongées^ pyramidales, 
plus étroites et plus hautes que celle de Thomme^ mais 
leur ressemblant d'ailleurs beaucoup. Ellessont comme 
à l'ordinaire^ beaucoup moins grandes vers la fin de 
l'iléon que dans le duodénum. 

[Dans le coêndou ylecœcnm est long, conique, ter- 
miné en pointe ^dilaté à son origine et contourné en 
spirale. Le commencement du colon est également 
dilaté^ à calibre inégal. Il forme une premiëre anse 
très courte en ariiëre, puis une seconde assez longue, 
dont le diamètre est moins gros. ] 

Dans le lièi^re et le lapin , l'intestin grêle conserve 
à peu près partout le même diamètre. Le cœcum est 
aussi très considérable, il forme un cône très alongé , 
ajant de distance en distance, des étranglement», 
jusqu'à quelques centimètres de son extrémité; ces 
étranglements répondent à une valvule spirale qui di- 
vise sa cavité. LHntestin grêle fdrme, au moment de 
se terminer d^ns le gros, un petit cul- de-sac à parcMS 
épaisses et glanduleuses. Le colon est uti instant aussi 
dilaté que le cœcum y mais il se rétrécit bientôt. Il a 
d'abord trois rangs de boursoufBures à peu près égales 
et autant de bandés tendineuses j plus loin il n'en a 
plus qu'une ; enfin elle disparaît ainsi quelesboursouf- 
flures, et on n'en voit plus dans le rectum qui est di- 
laté, par intervalle^ parles excréments moulés dans les 
bosselures du colon. La membrane interne est veloutée 
et sans plis dans le commencement de l'intestin grêle ; 
dans le reste de cet intestin elle forme quelques plis 
longitudinaux : il y en a de semblabtes^ans le rectum. 
Cette membrane est lisse dans le coocum , mais sa sur- 
face est papilleuse dans la portion du colon qui* a 
trois rangs de boursoufflures. 



ART* IV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. 253 

[Les lagomjrs (1)^ suivant Pallas, ont comme les 
espèces du genre précédent^ le cœcum ^ qui est fort 
long, et le commencement du colon divisés par des ru* 
bans tendineux en plusieurs rangs de cellules; leur 
int^tin grêle a de même un petit diamëtre et un cali- 
bre égal. Mais le cœcum se termine par un appendice 
vermiforme à parois glanduleuses^ et, à l'endroit de 
nnsertion de l'iléon dans le cœcum^, se trouve encore 
un autre petit appendice glanduleux. Il y a même , 
àajisVogotonnay à côté de cet appendice, une cellule 
alongée^ dans cette dernière espèce, et arrrondie dans 
YalpinuSy dont les parois son C aussi toutes glanduleuses.] 

Dans Vànoëma^ V agouti et le Paca^ le cœcum est 
extrêmement grand et boursoufflé par deux bandes 
ligamenteuses. Dans tous, le colon conserve le dia- 
n^ètre du cœcum pendant un très court espace , puis 
il se réu*écit peu à peu > et prend le calibre à peu 
près de l'intestin grêle. Dans \e paca^ cet intestin 
pr^ente , sur un côté de ses parois , un large réseau 
glanduleux^ qui se réunit bientôt en une masse épaisse 
et étroite, allant en zigzag jusqu'à la distance de cinq 
décimètres, où elle disparaît : on en trouve des traces 
dans VagouU. Les parois de cet intestin sont d'ail- 
leurs finement striées dai^s le sens de leur longueur. 
L'intestin grêle , très étroit à son insertion , s'ouvre 
dans le cœcum, et celui-ci dans le colon. Les deux 
orifices sont bordés d'qn large repli en forme de 
valvule. La même chose a lieu dans V agouti. Le cœcum 
n'a rien de fixe dans sa position. [Cependant je l'ai 



(t) LépiU pùsiMuSf'alpinust ogùiomm* Wbçct $ptc, ifuëdtupcâumy cgH^ 



a54 XX« LEÇON. DES lOTËSTms; 

trouvé clans Vanoëma et V agouti, étendu d'avant en 
arrière de ITiypocondre droit , dans la région iliaque, 
son fond en avant. Cette extrémité était libre j mais 
la plus grande partie du cœcum tenait au mésentère 
de Tintestin grêle. Le colon se replie d'arrière en 
avant ^ le long de sa face supérieure, forme deux 
coudes en avant qui tiennent au duodénum^ et une 
anse en arriëre , dont le bout est sin^plement replié 
à droite, dans Vanoëma y et contourné sui^ lui-même 
en spirale dans Y agouti. Audelà de cette anse, le colon 
est encore assez long , plus dans Vanoëma (jue dans 
V agouti , et armant des replis flottants , le mésentère 
particulier auquel ils tiennent étant trës développé. 

Dans Vanoëma y les papilles intestinales sont de 
petites lames transversales, très finement frangées, 
encore très sensibles, mais plus rares à la fin de 
Filéon, où Ton voit aussi une plaque ovale de glandes 
de Peyer. Le commencement du colon en présente 
encore une. Cette partie dilatée a , dans Vanoëma et 
dans r^g^oM^/ , des plis longitudinaux parallèles, qui 
«ont comme dps cordons dans ce dernier. Entre eux 
et sur eux, la membrane interne est si finement 
plissée en .travers, qu'elle paraît veloutée. Ces plis, 
dans V agouti y examinés à la loupe, présentent, dans 
leurs intervalles, des séries d'orifices. 

60 Ze^ Edentés. 

à. Les Tardigrades , 

[Qui se distingueiiC des autres édemés par lôur 
régime phytivore et par leur estomac compliqué, 



AHT. ÎY. DESCRIPTION DU CANAl IKTSSTINAI. Îl55 

ont cependant un canal intestinal qui les en rap- 
proche ; du moins manque-t-il de cœcum , comme 
celai de plusieurs autres genres de cet ordre , dans 
lesquels au reste ^ quand cet intestin existe , il est 
tires petit ou même à Fétat rudimentaire. Il n'y a 
dans cette famille, qu'un seul mésentère^ très peu 
développé pour' la longueur de Fintastîn^ de sorte 
qu'il eslextrêmemenC plissé autour de cette membrane^. 
Û en résulte que l'intestin présente dans sa cavité ^ 
du côté de son attache , une quantité de plis qu; 
la rendent anfractueuse* La forme du mésentère est 
oblongue. Le duodénum se fixe immédiatement smr 
son bord droit ; ce, n'est que vers la fin de ce côté que 
l'intestin commence à se remplir de véritables excré- 
ments et que ceux-ci conunencent à se mouler; mais 
aussi dans cet endroit et le long du bord opposé du 
mésentëre^ la cavité de l'intestin devient«^lle de plus 
en plut anfractueuse par des plis semi-^lunaires ou 
même des plis drculaires y qui se voyent à peu de 
distance de l'anus, comme dans les ophidiens. La 
dernière portion du canal intestinal^ celle qui répond 
au rectum, est très dilatée dans l'exemplaire de l'ai' que 
nous avons sous les yeux. On voit que, dans sa dispoai- 
tion^ cet intestin forme une seule anse extrêmement plis* 
sée autoar du mésentère^ flottant librement dans la cavi- 
té abdominale; et que sa dernière portion se rapprodie 
comme à Fordinaire du d^odénum^ avant de se porter 
définitivement en arriére. Il n'y a d ailleurs aucune 
limite précise, bien distincte, entre le grps intestin et 
le grêle ^ de sorte que la division en gros et petit in- 
testin n'est pas évidmiteici. Un velouté, composé de 
filaments rares , était assce apparent dans la partie 
moy^ine de l'intestin^ surtout sur les Mfiis^ ver» la IL. 



a56 xr* lbçoji . des intestins^ 

gne ligamenteuse dumésenlëre^ où Ton voyait quelques 
orifices de cryptes ; tandis qu'au commencement du 
canal intestinal la surface de la muqueuse ne présentait/ 
à une forte loupe^ que quelques replis foliacés très fins. 

b. Les Tatous. 

Parmi les autres édentés , la famille des tatous mons- 
tre dans Forganisation du canal intestinal quelques 
différences suivant les genres. Ainsi^ celui des cachi-' 
cames ^ Cuv. y manque de coocum.] Dans le tatou à dix 
handeSy qui fait partie de cegenre^ le gros intestin y qui 
est très court, se distingue de l'intestin grêle , avec 
lequel il se continue directement sans l'intermédiaire 
d'nncœcum, pair un plus grand diamètre, par un 
étranglement qui les sépare^ et par des parois plus 
épaisses. L'un et l'autre ont un calibre fort irrégulier* 
L'intestin grêle est singulièrement plissé par le nié* 
sentère. [ Long et étroit dans presque toute son éten-^ 
due, il s'élargit un peu vers la fin , où l'on' voit comme 
un cercle ligamenteux qui le sépare du colon. Gelui^^ci 
ne £ait qu'un coude avant de se porter à l'anus. 

Mais dans le tatou à six bandes, espèce du genre 
encouherty l'intestin grêle s'insère dans le gros aa delà 
de soi^ extrémité , et laisse en deçà un cul-Tle-sac s^i- 
sibleou uncœcum,qui est large relativement à l'iléon. 
Le colon en est la continuation et ne £ait qu'un eoude 
sous le pylore, avant de se porter en arrière. La strnc» 
tureet les proportions des deux intestins se rapprochent 
d'ailleurs beaucoup dans les; deux genres. ] 

On trouve un petit cœcum court et ovale dans 
Voryctéropcy [placé sous le pylore, où il est attaché* 
D'ailleurs les deux intestins sont longs; le gros dont 
fai diamètre n'est guère plus grand que celui du grêle ^ 



AIT. Vf. IWSCWFnON DU CANAl INTESTINAL. û6j 

forme plusieurs anses avant le dernier coude ^ d'où il 
se dirige vers Fanus. 

c. Les Fourmiliers. 

La femille des fourmiliers se distingue aussi sous ce 
rapport , par quelques caractères. — Le tamanoir a 
l'intestin grêle, petit et d'un dkmëtre assez uniforme. 
n s'insère dans le gros sur le côté , et laisse en deçà 
de son orifice^ bordé d'un pli intérieur du côté du co- 
lon 9 aae podie ou un cul-de-sac peu profond. Le 
gros intestin forme un coude en avant , après lequel 
ses parois s'épaississent et présentent des rides lon- 
gitudinales un peu obliques, qui s'enchevêtrent. 
Entre ces rides extérieures^ on voit intérieurement 
des plis tiransverses^ permanents. La dernière portion^ 
qui répond au reetum , n'en a que de longitudinaux. 

Dans le tamandua , l'intestin grêle se joint bout 
à bout avec le colon, et leur séparation n'est indiquée 
que par uu étranglement ; le plus grand diamètre de 
celui-ci qui est gros et coxurt est sans boursoufflures. Il 
ne forme qu'un coude sous l'estomac. D'ailleurs le 
duodénum n'est pas distinct par ses attaches et il n'y 
a qu'un seul mésentère pour tout l'intestin. ] 

Enfin , dans le didactyle (F. Cuv.), troisième genre 
de cette funilW, deux petites appendices en forme de 
cœeam^ marquent les deux parties de l'intestin, dont 
la première ou Tintestin grêle, est beaucoup plus lon- 
gue que la seconde^ qui est encore plus courte à propor- 
tion que dans les deux genres précédents. Le passage de 
l'intestin grêle dans le gros est fort étroit, et l'orifice 
de ces rudiments decœcum dans l'intestin, analogues à 
ceux que nous verrons dans certains oiseaux, est 
IV. a«Part. 17 



a58 XX* M^. Ml nmnrrtffi. 

telleaieutre&$«rré|qu*U oe pmit plus donner acsces aoïc 
matières fécales. 

[hes pangolins n'ont pas de cœcum. Un étnngle- 
ment^ dans \e pangolin à longue queue, et une valvule 
circulaire séparent l'intestin ^rMe du grOd> ^ «st 
court et d'un plus grand dîamktre^ et pvéleate iiaté- 
rieurement des plis lon^tndinaut ; U commencé sous 
l'eslomac. Bans le pangolin à longue ^ueue, rint^itt 
grêle est Idng j e( le grœ , qui ne commence de mêlAe 
que sous res^ooia^^^ foraieulieanaeenamereettiucoadfi 
sous ce dernier viscère avant de ee pereèr vére Tàûtts. 

4. Les MonoU'êmes. 

Les monotréin^s ont dam Idur canal inteetînal des 
différences d'organîsati^ii remarqualileB. 

L'intestin grêle ^ daiis Xéchidné épin^éjô^ est loof 
et son mésentère développé* Comme Àne Udiddcêfle, 
le ccBCum est rudiméiuaire) ]il n'a que iringt^^^ 
miilimèues de long et trois millimètres de diasoètrc» 
C2elui des gros intestins e^t à peu prèa double du dis^ 
mètre des petits* Le cdIoo ne fait qu'un seul cbude 
vers le duodénum avant de se porter définiti<vement 
en arrière. On n^oteerve aucun pli dans toute l'teudae 
de sa membraùe interne. Cette membrane est tinemtnt 
velouiée dans l'intestin grêle» Dans l'un et l'antre, 
elle [présente , par intervalle, des taches noirâtres qo* 
sont cîes amas de follicule» glanduleux , ayant <iacuB 
un erifouccment au centre ; ie$ petits espaces qû'i» 
laissent entre eux sont bjanchâtres. La dernière portion 
de l'ilcou présente une fortgraude de ces taches, qai 
sont les glandes de Pejrer. Les parois de l'appendice 
sont également garnies de ces follicqles. La membrane 



ART. IV. DSdnnwioN m eàftàt iNtËsTiNAL. aSg 

musculease est plus épaisse dansle rectom qB'aiUeurs. 
Dans Yomiïhorhjrnque y le duodénum est la portion 
la plus brge de l'imostin grNé ; telui^ci diminue peu 
à pto de diamtoe jUiqB'àu ^iescuuà , <jui m, pln^ làm^^ 
mais alun étroit qM daM Véchidtaé^ et retoèmblê de 
nàmm à un appendice ye^miformë. Le dhtittëtf^ dé 
rkite»tia gios Vâ aa «oUttitifé en atigfmentftnt depuis le 
cmcutà jWiu'au tfM:iaMy tftti en est h pt^Hidii là pléÈ 
laifa« Citt intestin feit ^lusieut^sinùositis daniirh^po^ 
cBddre di^it> passe sous le duodénum et festotnaf^, «n 
traiv^iapit k fégjiotl éplj^ascri^^ et sé retiHe en aififtte 
peiar pénétrer dans 1^ bëësin. Là métobnin« intèilie 
présenitt^ «n eômmeno^âiaH, quelques plis longitttdi'^ 
nans^ «|tit 4hiparâisseài èttouit^. Dans rintéstiii gfr&le^ 
oette mtttibrane forme «ne foule de kmes dretdâires 
et pa^yi^es ^ serrée^ les ianei^ près des autres , qui 
dii^ttënt beaucoup le diamètre dé son canal. €es 
vail^rul«s eonniventtâ sont litoins nombrétises et moins 
httgëè enapptû^^ht du <*àeciim , et s^effeiient à quel- 
ques éeiitimëtres en deçà de cette partie , ou Von voit 
d'abord des plis (>bliques , puis longitudinaux. On ne 
retrouvé des exemples d'tiné pareille organisation que 
dans les poissons <i). 

7** Les Pachjrdermes. 

[L'ordre de» pachydermes ma oonpi^d que ddsani- 
mam: destinés à se nourrir «sàemtdUment de substàn^ 
oes végétales de tàote espèce. Il en résulte queléur oanai 
intestinal est bng>et preaqttô toujours divisé en gros 

et petit intestin ) avec un ottcam grand ou médioa?e. ] 

"■--■■ .-..----.■-.... ^ 1 , ■ 

(ipK. Medul àéarit oet kmes ^omm^ #yffil unt directtsn h^jiMmii^ 
niiteoa oblique , oorrage cUi^ ton. IV» p«|. 6si. 

17. 



a6o XX* LEÇOlî. DES INTESTINS» 

a. Les Proboscidiens. 

Dans V éléphant, le colon forme eo travers deux 
circonvolutioDS^ ayant l'air d'autant de poches, qui se 
présentent à l'ouverture de l'abdomen dans les r^ion» 
onibilicale et hypogastrique , et recouvrent presque 
tous les autres intestins. D part du rein gaudie, se 
porte en arrière dans l'hypogastre , qu'il traverse , se 
rétrécit et se replie de droite à gaudie , en s'éiargissant 
de nouveau et se recourbe une troisièine fois degauc^e^ 
à droite, pour toucher au duodénum pyès du pylore;* 
li il se retourne en arrière , suit la colonne v^tébnde, 
et se change en rectum. Le ccecuin s'étend du rein 
gauche dans la région ombilicale. Les circonvolutions 
des petits intestins sont irrégulières. Ces int^ins com^^ 
servent à peu près un diamètre égal, sans bpursoufifilure, 
dan^ toute leur étendue. Ils semblent se prolonger 
dans l'intérieur du colon pour y former une valvule 
circulaire musculo-membraneuse, longue de plusieurs 
centimètres. Leur largeur égale à peine celle dnplus 
petit diamètre de cet inte3tin. Leurs parois sont épaisses 
de 6 à 5o millimètres. Les membranes péritonéale et 
musculeuse font les deux tiers de cette épaisseur. Celle-*^ 
ci est formée de deux couches de fibres séparées par 
une lame légère de tissu cellulaire. Ces fibres sont lon- 
gitudinales dans la couche externe, et circulaires dans 
l'interne. Dans l'une et dans l'autre^ elles recouvrent 
la surfeioe entière de l'intestin • La membrane intime ne 
présente d'autres villosités que des papilles fines et 
courtes. EUe est mince et plissée irrégulièrement, mais 
principalement en travers. Il y a même, dans ce sens, 
d'assez longs plis , qui forment autant de valvules. La 
couche du tissu cellulaire, qui est entre cette membrane 



1 



ART. IT« DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. 2l6l 

et k musculeuse , est épaisse et blanchâtre. Le cœcum 
est court , extrêmement large, conique et boursoufflé 
parfois bandes musculeuses. Le colon présente égale^ 
Hient des boursbufSures rangées sur deux rangs de 
diacpe côté. Les fibres de la membrane mnsculeuse 
Be sont longitudinales y dans les gros intestins, que 
dans ^bandes tendineuses, c'est-à-dire du câté de 
l'attache du mésentère. Ailleurs elles sont circulaires* 
La membrane interne a à peu prés le même aspect que 
dans rintesftin grêle. Ses nombreux replis sont irrégu- 
liers ; cependant ils ibrmentxle larges valvules en tra- 
vers, dans quelques portions du colon , et sont dirigés 
dans le sens de la longueur, dans le rectum. 

b. Les Pachjrdermes , proprement dits. 

Dans Y hippopotame, le canal intestinal conserve à peu 
presle même dianiétre dans les*o,8 de sa longueur; mais 
il devient presque double dans le reste de son étendue. 

Jkms le cochon, l'intestin g^êle a un diamètre égal 
dans toute son étendue. Ses parois sont unies. Sa mem- 
brane interne a des papilles courtes, très fines^, peu 
apparente». Le cœcum est d'une grosseur médiocre^ 
boursoufifié par trois bandés tendineuses. Tout le reste 
du ^os intestin est boursoufflé de même, mais seule-- 
ment par deux bandes de même nature. [Dians Yiléon, 
il y a une longue bande glanduleuse , largie de 0,0 1 à 
0,016 mètres. Elle est formée de grandes de Peyer dont 
on voit encore des plaques, au commencementdu colon, 
surtout prés de l'orifice de l'iléon. L'intérieur du co- 
lon parait peircé partout d'orifices extrêmement petits^ 
viables seulement à la loupe, mais innombrables. 
Cet appareil que nous avons «goalé déjà pUisîflaf$ 



^2 in«|iEQO]l. 9Sft)l|T«fTIlfS4 

^îs^ dans le gp<>» iatestioi et qui le caractérise, nous 
pap^U a^^legue i eelui de^ glandes de Peyer^ 1 

Di^na I4 jpe^m, U dîamètcQ des iptesUBS gfâl«s ^ 
far^ttt à peu près le iqèiQd. Le çoioiim est voluw^ 
uf^Wf couit e^de forme oonique, Le colou est d'absrd 
llVtssi grQ^qn? 6eltti->cî, U dlmipu^ flOMoH^ de y^\im 
jusqu'au reetum 1 doii« le diaouiire ne €kmB§d pas èm 
^ute son éteiidue. 

Daus le rkiaçcérm umçarne a4ulte» le Mmm a 
plusdeQ>649 4# l^ng $w o>4<Kâ de diasatoa* U le 
présente en ti^v«w à V^uv^ora de Tabda^ieii 1 de^ 
^àre deux çourho? es du coleos. Il e^ à sa face ant^nesie 
une bande tendineuse > qui le divise en edlules* Oa 
ne voit pas de bandes tendineuses ni de boursoufflures^ 
d'une maniera bien marqoée ^ dans lee denx premiers 
arcs da colon , que nous venons d'indiquer ^ et qui 
0iit plna de éi,3ft4 de diam^re) mais les vaM et 
Ito aulfea sont plua Sensibles dans la suite de est iat 
tealin > dont le diamètre est moLadve^ La sulfite in* 
terae dà canal intestinal a no aqieet très varié' et 
extfAmement intéressant. ]>ans le premier li^s éo h 
partie du duedénum eemprise œtre le pyloi^ et Fii* 
sertion des canaux hépatique et pancréatique f )* 
membtane interne forme de pertie rcptts kfngitudiasat 
et sailIantB^ en aegnents ite eerelej twa le deenier %^ 
de cet intarv^lle^ ces replis approchent davanlii^^ 
h direction transvereale. A a>i6aau«iî(dà deFiaseï^ 
tion do canaux hépatique et pancréatique ^ ees lan0 
sont ptoa nombreuses^ ooRiprii»4es> et Irréguiièrsaiettt 
lobéei!^ Au-*deià ce s^nt des espëeee de pap^le^.. ^ioa* 
gées en iilamenta, pressées les unee contre les au^rsS; 
pardeuUèroment au miUctu de la longueur de l'inissun 
gièb^ Qqe)ques^une»#nt jusqu'à o,033 ée longut^r. U 



ART. IV. fifiSOUPTIOll DV CANAL INTESTINAL» k63 

y «pi a qui oat 0|0S|3 de largeur. Leur extrémité est 
quelquefois fourchue. La valvule du cœcum est circu-- 
laire. La surface interne^ dans oetinlestin^ n'a que les 
rid^ qui répondent aux bosselure», mais Tintérieur 
du colon a de nçuveau des replis ^ formant des lames 
saillantes et transversales , qui atsgmentent en lai^ur 
à mesura qu'ils s^approokent du rectum. Le dernier , 
qui est le plus grand , sépare la cavité du c<4on de celle 
de cet intestin , où l'on ne i^pouve presque pas de sem- 
UaJbies repUs. 

Dans le daman f l'int^in grêle a un diamètre iné- 
gal, plus petit cependant vers la ^n. Ses parois sont 
médiocrement épaisses, etveloutéesiïitérieurement(i). 
Lecesoum estgros, conrt^ et partagé en cellules par deux 
mbans ligamenteux. Sa mwibrane interne est miuoe, 
hsêe y et plissée irréguli^r^ent. L'oriBce de Filéon , 
dans cet intestin , est fort étroit^ et ^touré d^un bour- 
relet. Prte de cet orifice se trouve celui du cœcum 
dans le colon ^ qui, du cdté du premier, est bordé d'un 
lai^ pli y a6n d'empêcher les matières de passer di- 
rectement de filéon dans le colon, La premiëre por-i- 
tîoB de cet intestlii forme une poche large de a,O30 
environ^ ^ longue de 0,027, dont les parois ressem- 
blent à celles du cœcum. Après oette poche , le colon 
devient fort étroit , à parois épaisses y à membrane in- 
terne ayant des plis ondulés , d'abord lougitudinaux y 
puis en travers , dans la longueur dq o>o8o. Au-delà de 
cet espace, le colon s'élargit de nouveau. Son dia- 
mètre devient inégal, et sa membrane interne présente 
de larges plis longitudinaux. A 0,486 de la poche, il a 



(1) On voit que c*cst à tort que Meckel nous reproche de n'avoir pas 
fùl mention des papilles de cet inteslin. 



i^4 XX* LiIÇON. DES INTESTIN. 

deux appendices coniques , longs de 0,0749 larges à 
leur base de 0|020^.dont les parois^ un peu plus épais- 
ses vers leur sommet^ sont aussi minces, dans le reste 
de leur étendue , que celles du colon , et qui s'ouvrent 
de chaque côté , dans sa cavité ^ par <lettx larges 
orifices. Elles sont assez comparables aux cœcums des 
oiseaux. Entre elles et le rectum, le colon £siit plusieurs 
tours de spire. ;D^uis les appendices , endroit où. il 
est très large , il se porte en avant , pass^ de Thypo- 
condre droit dans Thypocondre gauche , en travwsant 
derrière l'estomac la région épigastrique ^ se dirige en 
arrière , puis se replie en avant , et se recourl)e une 
seconde fois en arrière pour se changer en rectum. 
Les limites de celui-ci sont peu marquées. Il commence 
à peu près à o^a43 de Tanus^ endrqit où il n'a que 
0^006 de diamètre^ tandis que vers la fin il y en a 
0^01 1 . Ses parois^ plus épaisses que celles du colon^ ont 
intérieurement de larges plis longitudinaux et paral- 
lèles. La membrane musculeusey est très forte vers 
la 6n , et composée d'une couche extérieure très mar- 
quée de fibres longitudinales. Ces filnres sont circu- 
laires dans les appendices. Â l'exception du coacom et 
de la poche du colon , le gros intestin n'a point de 
bandes tendineuses qui partagent sa cavité en cellules. 
Ses parois sont généralement assez minces. 

c. Les Solipèdes. 

Dans le chei^al, le duodénum est un peu plus renflé 
que le reste (de l'intestin grêle^ dont tout le canal a 
un calibre uniforme^ qui diminue un peu vers la 
fin. Le cœcum est très volumineux (i), il a presque 

(1) Mcckel a pu y faire entrer dix-huit mesure* , dont cinq teoleraeat 
ont sufG pour remplir iVsiomac. 



AET. VI. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. 265 

autant de circonférence à l'endroit le plus gros 
que de longueur; son extrémité est conique. Le co- 
Icm commence par un cul-de-sac recourbé en crosse 
et séparé du reste par un étranglement; [c'est comme 
un rudiment de second coecum. Cet intestin forme en- 
suite une anse très longue dont les branches sont rap- 
prochées^ par un mesocolon fort étroit. La première 
branche conserve^ dans sa plus grande partie, un dia- 
mètre plus considérable et des cellules plus dévelop- 
pées; le reste du gros intestin qui est encore très étendu, 
prend un plus petit calibre et présente des cellules plus 
ou moins marquées maintenues par une, deux ou trois 
bandes tendineuses. 

La disposition du canal intestinal, au moyen des mé- 
sentères, est d'ailleurs ainsi qu'il suit : l'axe que forme 
le duodénum, a son mésentère particulier, qui le lie 
ai foie d'un côté et au colon de l'autre; il se termine 
derrière la base du mésentère proprement dit. Celui- 
ci est grand, très développé et proportionné à la lon- 
gueur de l'intestin grêle. Le cœcum et la première anse 
du colon tiennent à la fin de ce feuillet ligamenteux. 
Mais au-delà de cette anse, après le coude que forme 
sa seconde branche , il y a un mesocolon très dëvdoppé 
proportionné à la longueur de cette dernière portion 
du colon et qui se continue avec le mesorectum , le- 
quel est peu étendu. 

L^intestin grêle a sa snriace interne garnie de pa- 
pilles nombreuses, dont la longueur diminue, comme 
à l'ordinaire, vers la fin de ^cet intestin. 

Les glandes de Peyer sont extrêmement dévelop- 
pées. On en trouve à l'entrée du cœcum et au commen- 
cement du. colon. ] 



80 Les Ruminans. 

I^ canal iatestinal des ruminans est organisé sur ua 
plan uniforme comme leurs estomacs et présente trè« 
peu de difîérçncçs. Lo cœcun^ est co^ique, peu volu- 
mineux et sans cellules* Le colon couserve dans soa 
conunencemQnt le même diamètre , puis il *e réurécit 
bientôt^ et ue surps^sse plu$ guère celui des ^i4te$ûu& 
grêles, Uue gnmde portiop de «et intestin forme plu^ 
sieura tours concentriques et indifférent» ^^s, râuuUi 
sur un m^me feuillet de m^^eatère^ en un^ul paquet j 
qui e^t comme flottant d^s T^bdomen, ^uUq p^rt U 
n'a de boursoufQure non plus que le rectum « 

I^es membranes dq Viu^^tin gr^e sont miuces» L'in- 
terne est ^u^ rideg^ excepta dau» ie duodénum^i où il 
y on II de transversales; se^ villosités sqnt CQmm« àB% 
écailles ex^tr^inemeut fiue^, La musculeuse a uue «out 
cbe extérieure de fibres lopgitudiualeai qui reeouvi^Ml; 
des fibçes çirçul^iFe».. 

[H y a un a^^e^ grand nombre 4t pUq^iee 4e 
Pejw % de plu^wrî^ centimètres de kmgetd'eoviiron 
uu centimètre de lai^e.] 

Iffsmembrimtti desgroa intestins sont géaénd^sneot 
plus épaisses* 

Dînait iasaf^ le oœeum éprouve un ét^Bglttoient^ 
puis il se renfle et est terminé en massue* Se nem- 
braq e interne Mt lisse et sans plis^ excepté à Ten- 
droit étranglé où il y a des rides longitudinales; «lie 
est plus épaisse et plus glanduleuse depuis œl endroit 
jusqu'au fond. La musculeuse a une couche externe de 
fibres longitudinales très marquées» Dans le colon , le» 
fibres longitudinales de cette membrane sontdispfMéM 
par larges bandes, qui laissent de petits intervalles, entre 



ART. IV. OiWIMfTlOIi 9V C4NAT4 IWESTINAL. 1|6j 

l«qiiel9 ptnitMiii les fibres circoUirot à» laa^CQQdQ 
eeneha, doDtle&&i8eeai]Z amit plus fort»; Tioterne y est 
lisse et sans rides. Vers la fin du rectum^ dont les paroia 
sont eoooreplasforteBcpe oeltetdaeoloD,^ la membrane 
interne a des plis l^mgitudinattx el parall^es^ et^ trèflir 
prës de 1 anus, des rides eûrcnlairea et ooncentriques» 

DeiM le bouc, leoeM^nm mt long et cylindrique^ et 
beaucoup plus grand à proportion qqe dans le bœuf» 

[Oanf le mouêên, Tintietin grêle a sa sur&ce interne 
toute veloutée par des filaments ^oyeux^ qui sevoieiit 
encore dans le eoseum^ oà ile ibnnent eomme un feu* 
tte. On y aperçoit ei) outte beanoenp d^euverturta de 
cryptes» j # 

Le canal inteitinal du ehamemu, an dramadmire et 
du iam^, ne diffb« pas essentiellement de cette des» 
cription faite d'après celui du besuf; seRilement leduo«< 
déntun dans ce dernier^ est d'abord large^ et forme une 
poche OTale et courte avant sa premièpe courbure. 

L^nteftingféle> extrèmctaientraniasfié perle mésen*^ 
Ûftê, a quelques plis en travers^ întéfieuremenl^ et le 
colon des pus longitudinaux et parallèles. Le cœcum 
fef me un cône régulier^ sans étran^ment. 

i^^ Les Céimcés. 

[Lea trois garée de cétMoéê hfrhè^éi^ ôifS^fWt pw 
les proportions ou la forme de leur coemim.} 

ïkm^l^hmimtmdmhQmymnèy rintwtîn grêle eun 
diamètre égal dans toute son étendue. Le cœcum est 
court et divisé en deux brauches; le colon est gros et 
boti?9ou^é dans uuQ première partie» qui est trça peu 
étendue^ ensuite il diminue de diamètre^ puis il re-» 



2)68 XX« liEÇON. DES INTESTINS. 

prend du volume prës du rectum^ qui est plus gros que 
le colon : Tun et l'autre surpassent en grosseur Tin- 
testin grêle. 

[ Le dugongs a un cœcum médiocre ou même petit 
relativement à tout l'intestin^ puisqu'il n'avait que dix 
pouces de longueur et six pouces de largeur^ dans un 
individu dont tout le gros intestin avait S5 pieds de 
long et celle du petit 4^ 1/2 (i). 

Le cœcum du steller est au contraire trës grand et 
à parois celluleuses. ] 

Parmi les cétacés ordinaires^ le marsouin a le canal in- 
testinal uni^ sansboursouCBure, à parois trèsépaisses^ di- 
minuant unipeu de diamètre du pylore à l'anus; la mem- 
brane interne, hérissée de villosités fines et serrées, dans 
la première moitié, au moins, de l'intestin, fbrmequatre 
ou cinq larges plis qui rëgnent dans toute l'étendue 
du canal : ces plis ^ont plus nombreux et moins réguliers 
dans la dernière portion qui répond au rectum; la mem- 
brane interne, y présente d'ailleurs plus d'épaisseur^ 
et une structure presque toute glanduleuse, et n'a au- 
cune villosité. Au lieu de celles-ci on voit, danslagrande 
moitié du canal intestinal, comme un réseau dont les 
mailles sont les orifices de nombreux follicules. 

[Les dauphins proprement dits, ne paraissent pas 
s'écarter de ce type; Ton n'y trouve pas de cœcum, 
ni de marque précise pour distinguer le canal intesti- 
nal en gros et petit intestin. 

Mais, dans le delphinorhynque du Gange ^ qui ap- 

(i) V. La lettre de M. ledoctear Rûppel, impiim<^een allemand dans le 
cahierdes mëm. d^hîtt. nat. delà todëtë SÔDclieiiberg. Francfort, i834, et 
le Hém, de M. E. Home(Tnint. phil. de iSao^p. 174» Si5,et pi. a6, 3i. 



ART. IV. BESCKlVTlOJi DV CANAL INTESTINAL. !k6g 

panient à un genre diffiSrent^ j*ai découvert un cœcum 
court ovale^ ayant à peu près le diamètre du colon^ le- 
quel est beaucoup plus grand que celui de Tiléon. 

Le narvcd ( i ) manque de cœcum^ comme le marsouin 
et le dauphin ordinaire. 

Les balémoptères paraissent en avoir un petit (2)^ 
analogue pour la forme à celui que je viens d'indiquer 
dans le dauphin du Gange. ] 

Lds baleines en manquent (3j. 

B. Dans les Oiseaux. 

Le canal intestinal des oiseaux est loin de présenter 
I des différences aussi nombreuses^ d'une espèce^ d'un 
genre ou d'une femille à l'autre , que celui des mam- 
mifères. Une partie des plus importantes a déjà été in- 
diquée aux articles sur la longueur proportionnelle de 
ce canal , et sur l'absence et la présence des cœcums. 
Ses formes ou le calibre qu'il présente dans ses di£B£- 
rentes portions, sa structure, sa position ou la manière 
dont il est arrangé dans l'abdomen, peuvent varier 
dans beaucoup d'espèces; mais ces différences sont 
limitées, jusqu'à un certain point. Lorsque nous au- 
\ rons donné une idée générale des circonstances orga- 
I niques qui, sous ce rapport, sont communes à toute 
la classe , il nous restera à décrire les particularités qui 
distinguent certains genres ou certaines espèces , en 
suivant l'ordre zoologique. 
I [Ce canal , si l'on considère la manière dont il est 

(i) Sidyant Meckel , ouvrage cité , pag. 5i8. 

(3) SaiTont Hanter dans la halomti rastrata (PliU« trant. t. 77. p. $7 1»). 

(3) Je prdrame da moins , que le foetus examiné par H. Roussel de 
Vanzème, appartenait à ce genre. F", Annales des sciences naturelles , se- 
conde série, t. U, Zoologie, p. 1 25, Paris» 1834. 



^ 



ârfràHg* d&M Tabdùm^a, le^ thpporte, la fôttàé et la 
facture àt s« différentes portions , p^t être dî^iàé 
en ciiiq parties, qttatPe qui ^ Auiv«it, et k dnqttièmc 
qui estconitoe ajoutée ktéralemeiit , et qui comprend 
un, deux ou trois cœcums. 

La ptetniéte^ e^t formée de Yame dUôdénak , qal i'é- 
tetid du pylore au second toude quefait Hutesiâiîi Isêi 
deux branches en sont rapprochées pat* tiià liièJetitèfepàiv 
ticulier qui renferme eiitrfcsës Ittmes les^dlffêrétites per- 
lions du pancréas. Cest dans c^ttoaose^b^ yî^atnt 
aboutir les canaux pancréatique, hépatique, cystique 
ou hèpato-cystique. 

La seconde partie est tantôt composée d'une anse 
simple, ou redoublée, ou repliée sur *elle-méme , 
ou contournée en spirale, ou sous-dîvîsée en plusieurs 
autres , suivant la longueur des intestins et ies dis- 
positions du mésentète auquel elle est fixée ; car-cett^ 
seconde partie, que j^âppelle Vanse moyenne^ et qui 
répond au Jéjunum et à Tiléon des mammifères, se 
distingue des trois autres, en ce qu'elle est aUadhée 
au mésentère proprement dit. 

Une troi$ième partie^ à laquelle je donne la dé- 
nomination à' anse colique, est formée des deux 
derniers coudes que £aiit l'in testai avant de se por^ 
tei* déànitivemeUt vers le cloaque. Cette portion est 
toujours adhérente à l'anse duodénale , de même 
que le oolon^ dans Ie$ macnmifères, et elle a son 
mésentëre particulier. Elle peut être également simple, 
redoublée, ou compliquée. Ses limites semblent indi- 
quées quelquefois, du oâté de Tanse moyenne, par un 
cœcum impair (Vagami^ h bécasse, le courlis , le cour^ 
lieu d^ Europe). , ^ 



AÎIT. IV* DESCàti^tlÔIt tttJ CAîtAt ïîftESTINAL. ^^^t 

ËnSn la quatrième panie de Tintestift tst telle 
qui ie porte de Tanse colique au cloaque. Elle peut 
litre tares courte, ou bien avoir une étendue plu§ 
grande que rinterVâlle qu'elle doit franchir. Elle con- 
tinue au-delà des ececums, dont l'insertion é&t plus on 
moiûd près du cloaque, ou plus ràpprodiée du pi^èmiet 
eoude deTintestln qui est en avant; âu^èlàde leur 
ètobduchure , l'intestin prend ordiiiaîrettièttt tm plus 
gros calibre jusqu'à sa terminalsoti, et cette partie dii 
canal intestinal des Oiseaux répond exactement âti 
i^ctum des mammifères. ] C'est par ce dârâctëré que 
cette dernière portion petit encore être reconnue, 
même lorsque lés ecEK!umà n^éxisteut patf. 

[Ceux^éi, au nombre de deux , ou marne dé trois, 
ou réduits à un seul, forment la cinquième pâii;ie de 
l'intesftin.des oiseaux, laquelle étant latérale, acces- 
soire et comme surajoutée, peut devenir rudîmeutaire 
ou manquer entièrement. ] 

Le tube intestinal présente généralement une eavité 
unie, sans boursôumurè. L'rfï^^ri/t?il^ est à peu près lé 
seul oiseau connu qui fasfse exception à cette règle. Lé 
^mëtre de intestin grWe est à pen prfes le même 
dans toute son éteuduè; cependant il diminue pat 
de^és depuis ioU commencement jusqu'à sa fitt. 
[ Ç'ést-à-dire que l'anse duodénale a presque tdujouiis 
un plus gros calibre que le reste , et que cette pltl^ 
grande dimension se voit encore souvent dans une 
partie de l'anse moyenne. 

La forme et les dimensions des caecums varient 
beaucoup ; rarement sont-ils coniques , plus souvei^; 
en fuseau , c'est-à-dlré qu'ils sont plus minces à leur 
base, et dilatés pr6« de leur extrémité, qui s^'amîncit en 



fi^S XX« LEÇON. DES INTESTINS. 

pointe. D'aatres fbis^ et c'est le cas le plus ordinaire, 
ils ont la forme d'une massue ; leur extrémité est grosse 
et arrondie , tandis que leur base est étroite. Fiz^ par 
du tissu cellulaire contre la portion de l'intestin qui 
précède le rectum^ ik se prolongent, lorsqu'ils sont 
grands , le long de l'anse colique ou sous l'anse duo- 
dénale, en suivant une partie de leurs plis. Lorsqu'ils 
sont rudimentaites , il faut ordinairement les chercher 
tout près du cloaque; tandis que leur embouchure est 
rapprochée du dernier coude intestinal, lorsqu'ils sont 
très développés. Leur existence est assez générale; ils ne 
manquent que par exception; mais»ces exceptions sont 
cependant fréquentes, ainsi que leur état rudimenlaire. 
Ils sont presque toujours pairs; c'est aussi par exception 
qu'on en trouve trois , ou qu'il n'y en a qu'un seul. 
Quanta leur développement,, on peut dire qu'ils sont 
ordinairement plus grands dans les granivores, et plus 
petits dans ceux qui vivent de proie . CepjBndant les 
pigeons , parmi les premiers , en sont privés ou n'en 
ont que de rudimèntaires ; et les rapaces nocturne 
en ont de très grands. Â côté des espèces qui les ont 
rudimèntaires, il y a des espèces voisines qui en 
manquent. Au reste cette dernière di£Eérence, entre 
des espèces d'un même genre ou de genres très rap- 
prochés, n'est pas importante. Toutes les fois qu'un 
organe est devenu rudimentaire , il peut manquer 
entièrement, sans qu'il en résulte des changements 
importants dans l'organisme. 

Pallas avait indiqué le premier, àd^n^V agami, un 
petit cœcum surnuméraire. Meckel le considère comme 
mi reste du canal par où le jaune s'introduit dans 
l'intestin, durant la vie fœtale. Nous avons constaté 



ART. ly. DBSCIUFTION ÙV CANAL INTESTINAL. ^^3 

Texistence de cet appendice^ dans la Inème espèce dan$ 
le courlis , dans le corlieu d'Europe , dans la bécasse 
le raie (teau et le canard.) 

On a fait toutes sortes de conjectures sur là déter- 
minati^oa des cœcums dans les o/>^ai^jr, c'ej»t-*à-<lire sur 
les organes auxquels Us devraient être comparés dans 
les autres i^lasses. Il suffit d'énoncer ces différentes 
opinions pour en foire sentir le peu de fondement ; aussi 
nonsiie nous arrêterons pas à les réfuter sérieusementi 
comme Meckel b'en est donné la peine (i). On les a 
'Comparés à la vessie urinaire , à la x^essie à encre des 
«idies^ Ou à la glande qui se voit à la fin de rintestid 
dans les poissons cartilagineux , aux canaux biliaires 
des insectes. Lear structure^ la circonstance qu'on les 
trouve remplis d'excréments quand leur développement 
le permet, prouve qu'ils sont destinés aux mêmes fonc-** 
tionsqaela portion du canal intestinale laquelle je les 
compare dans la classe précédente; mais au lieu de ré- 
pondre au commencement du colon , comme dans les 
mammifères, leur insertion , dans les oiseaux, marque 
assez bien la fin de ce même intestin et le commen- 
cement du rectum . Ce n'est que dans les oiseaux où il y a^ 
en même temps^ un cœcum impair, que celui^-ci, qui 
précède les cœcums pairs, semblerait devoir indiquer 
les limites de l'intestin grêle et le commencement 
du gros intestin ; c'est ce qu'on voit évidemment dans 
la bécasse f le courlis , le corlieu d'Europe et le raie 
(teau i mais , dans Vagami y il appartient à l'anse 
moyeiHie. Quelques mammifères , tels que le didac^ 



(i) OitTras^ cite, pag. 416 

IV. 2*Part* 18 



^k, , p«iriQi Im fourmiliers, «t h daman y ont k^%- 
]9«iit deax coiÇUBaf qui répondant , par kur ûtiutîon 
comme par leur nombre^ au^ cH^cums paiif des oisMui. 
Açmarqaoas encare^ pour justifier n<)tre opinion sur la 
détermination du ccocum impair des oiseaux y que ee 
d^t^ier mammifère a y en outre , le çcioum impair de 
«a dusse indiquant i^omme i l'ordinaire le commence^ 
ment du gros intestin et limitant la fin de l'inte^ 
frêle. 

Les parois intérieures de l'intestin ne sont jamais 
imies*] Tauiôtla membrane interne est couverte^. i sa 
fur£«çej d'un beau velouté^ composé de filaments [ ayli«<- 
driques ou aplatis^ que je distingue dans ce cas sous 
Vépithète de foliacés ,] qui sont toujours plus longs et 
plus déliés dans le duodénum que vers la fin de l'intestin 
gr^le^ ou dans le rectum* [D'autres fois> le yeloi^ n'est 
que le bord frangé de lames très fines , qui forment un 
r^eau de mailles^; ou de cellules polygonesi assez pre» 
fondeSf Oi^dinairemçnt alors ce velouté disparaît dai^ 
l'anse coli<£ue et même plus tôt. Alors les r^lis de la 
membrane interne forment des zigzags réguliers, 
disposés en long, laissant entre eux de petits intervalles y 
(jtu moyen de brides transverses y qui se voient de dis* 
tance en distance. Enfin ces replis en réseam et eu 
lâg^gs peuvent pister dans toute l'éteudue de l'iu"- 
l^n sans que leur bord libre soit fraugé et forme un 
yelouté par leur réunion* ] 

Il est remarquable que le rectum ne soit pas privé, 
daù^ les oiseaux, de cette sorte de velouté filâmes- 
teux ou des plis qui en tiennent lieu^ comme cela se 
voit généralement dans les gros intestins des mammi^ 
fores ; mais les papilles intestinales , quand elles evis- 



ART. IV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. ^75 

tent^ y sont toujours beaucoup moins fines et plus 
rares que dans l'intestin grêle. [Si elles étaient foliacées 
dans celui-^i^ dans le rectum elles ont l'air de petites 
valvules cdhiiiventes^ disposées en travers et figurant 
assez bien lés dents d'une râpe. Quand le velouté de 
rintestin grèle a été composé de filaments cylindri- 
ques 9 dans l'intestin rectum^ ce ne sont plus que de 
courtes papilles arrondies. Enfin^ quand il n'y a dçns 
l'intestin grêle qu'un réseau^ ou des plis longitudi- 
naux en zigzags, dans le rectum ces mêmes plis ont 
plus sotivent une direction transversale. C'est un rap-^ 
port avec ce qui se voit dans les ophidiens. ] Le ve- 
louté manque souvent dans les cœcuras, [sauf à leur 
embouchure et Quelquefois dans le premier tiers ott 
dans le premier quart de leur étendue, où il ressemble 
alors à celui de Tintestin rectum. Les parois de l'in- 
testin des oiseaux sont toujours plus épaisses dans 
le rectum, dans la portion du canal intestinal qui 
dépasse le dernier coude, et même dans l'anse coli- 
que, que dans le reste de son étendue. Cette plus grande 
épaisseur a lieu non- seulement dans la membrane 
interne, etelleyfeitcompirendrela forme moins déliée 
des papilles de cette portion intestinale, qui ne sont au 
(ond que des replis , que des productions de . cette 
membrane; elle est surtout remarquable dans la tuni- 
que musculaire, et prouve la nécessité d'une plus grande 
force pour faire avancer à travers les dernières portions 
du tube intestinal les matières alimentaires ou leurs 
résidus , à mesure qu^ils^ deviennent plus épais , plus 
abondants et conséquemmentplus difficiles à mouvoir. 
Après cette description générale, dans laquelle nous 
avonéeherché à réunir les circonstances organiques qui 

18. 



a^Ô X^X' LEÇON. DES JNTfiSTlNS. 

caractérisent généralement le canal intestinal des 
oiseaux^ nous allons le considérer encore dans chaque 
ordre de cette classe^ afin de faire mieux saisir les diffé- 
rences qui pourraient exister, sous ce rapport, entre le» 
groupes naturels. 

i^ Les rapaces* 

L'ordre des oiseaux de proie présente xxv^ différence 
très remarquable suivant qu'ils sont diurnes ou noc^ 
lûmes. Les premiers n'ont que des cœcums rudimen- 
taires^ ou bien ils en manquent absolument; les der- 
niers en ont d'extrêmement développés. 

La famille des vautours se distingue par l'ampleur 
et la longueur de ses intestins. On pourra en prendre 
une idée d'après l'indication de leur arrangement dans 
l'abdomen. 

Dans le vautour brun y l'anse duodénale est grande^ 
à parois épaisses, veloutée intérieurement par de nom- 
breuses papilles longues et très fines. Le rectum est 
hérissé de papilles plus saillantes dans son dernier 
tiers que celles des deux autres tiers antérieurS| où elles 
sont en forme de feuillets ou de petits plis transvcrscs 
irréguliers. L'intestin grêle forme neuf anses de diff^ 
rentes grandeurs, réunies par un même mésentère; 
viennent^nsuite deux anses coliques, qui ont chacune 
un mésentère : ces anses tiennent au duodénum par 
leurs attaches. 

Dans le vautour fauve ^ l'anse duodénale est longue 
et tournée en spirale sur elle-même. L'anse moyenne 
se sous-divise eu huitanses plus petites^ dont le calibre 
est petite et l'anse colique est double. 

Dans le sarcoramphe ro^^i/ ^ Tanse moyeolBa^ est 



AET. iy« DESCRIPTION DU CANAL INTESTIHAL. 277 

compliquée par de petits replis inégaux^ plus courts 
que dans le vautour brun. 

Le percnoptère tTÉgy^ptea Tintestin plus long; il y 
a neuf anses moyennes et deux anses coliques longues. 
Parmi le^ oiseaux de cette famille^ je n'ai pas trouvé 
de cœcum dans le sarcoramphe rojalj dans le caiharte 
aura , ni dans le vautour brun (1) ; tandis que dans 
le vautour faui^e et dans le percnoptère d'Egypte , il 
y en avait deux rudimentaires^ tout à la fin de Tintes- 
tin y semblables à de simples tubercules. C'est aussi 
non loin du cloaque qu'il y en a deux un peu plus 
marqués , dans le vautour chincou • " 

Ifens \e faucon commun, l'intestin se dilate assez su- 
bitementy aprës son dernier coude , et ce n'est qu'après 
un intervalle de plus d'un pouce de long , qu^on 
observe un seul cœcum rudimentaire adhérent 
mais composé de deux petites caVités, ayant chacune 
un orifice dans le dernier boyau. J'en ai trouvé deux 
distincts^ également rudiitientaires dans upe autre 
espèce de iaucon. Le duodénum y était aussi gros que 
le rectum et l'intestin grêle plus petit. L'anse moyenne 
était très grande , tournée en spirale ; il y avait ensuite 
deux an^es coliques. 

L'existence de deux cœcums rudimentaires paraît 
assez générale dans la famille des aigles; du moins nous 
avons constaté leur existence dans V aigle commun , 
^^pXgurgue ^ le circaète bateleur y la bondrée com^ 
mune , la buse commune. 



(i) SuîTant Meckel , M. Nitzsck en a vu de très petits dans ceue espèce. 
Ouvrage clic , pa^. 4^9* Cet auteur présume qu^on doU en trouver dans 
tons les vaalonrs. Nos observations ne coufirment pas cette opinion. 



^78 XX^ LEÇON. DBS IMTBSTINS. 

Quanta la longueur proportionnelle desinte^m^ 
elle varie d'un genre et même d'une espèce à Fautre. 

Dans V aigle y l'anse moyenne est repliée en spirale. 
L'anse colique est à branches rapprochées comme la 
duodénale. 

Dans le pj'gargue , il y a seize anses moyennes , 
une anse duodénale longue^ repliée^ et une seule anse 
colique. Dans^la bondrée j'ai compté vingt-sept anses 
moyennes*] 

Dans le duodénum de Vaigle commun^ les villosités 
se composent des filaments fins et dressés comme las 
soies d'une brosse; vers la fin de l'iléon elles sont 
beaucoup plus grosses et plus courtes. « 

[Dans le rectum elles sont foUiacées et ressemblent 
aux dents d'une râpe. Cet intestin a de plus quelques 
petits tubercules saillants^ arrondis et glanduleux»^ 

Dans les oiseaux de proie noeturnes^ les cœcums 
sont très grands et beaucoup plus larges à leur extré- 
mité qu'à leur base. 

[ Le reste du canal intestinal est moins long et d^un 
calibre proportionnel plus grand que celui des rapaces 
diurnes. 

Voici sa disposition dans le grand^uc z L'anse 
duodénale est très grande ^ les deux branches en sont 
maintenues assez rapprochées par un mésentère qui se 
prolonge pour servir de ligament aux deux coBCums 
et a l'anse de l'intestin y de laquelle les deux jcœcums 
se détachent ^ peu après le coude que fait en avant la 
seconde branche de l'anse que j'appelle colique. 

Le reste de l'intestin grêle a son mésentère parti- 
culier^ qui reçoit l'artère mésentérique et doût le 
mesorectum est une dépendance ou une division. 

- / 



UT. IV. DE«C»lWlÔ» 611 CàHAl. lUTfcSTWAL. »7§ 

Les papiUés Intestinales sontd» fiUittètttt extrême- 
ment déliés, difficUes k voir à la vn« simple, dans te 
duodénum et les anses moff ennes. Dans les coMums et 
diDi le rectnm, le velouté est formé de plis tris ftn» , 
dfidalés Ott en agtags. 

Je ne puis assez faire observer que l'mtewm des ra» 
paees iiume» a une longueur proportionnelle urki 
grande, qai compense la brièveté ou l'absenci de* 
ornant et qne les tapàca nocmrMS biUneent, par 
iMfs kmgs «oscums, la moindre dimension en longnei» 
de leurs intestins. 

a" Les passereaux. 

L'ordre des passereaux comprend des animaux de 
toutes sortes de régimes, chezlesquels, par cette raison, 
l'appareU de chylification ne peut pas présenter beau- 
coup de caractères communs. On peut dire cependant 
que leur canal intestinal est généralement court, que 
]es cœcums y sont petits, même rudimentaires, ou 
qu'il n'y en a qu'un , ou qu'ils manquent entiërementj 
ce dernier cas est assez fréquent. 

Les pîe-grièches proprement dites n eu ont pas (1 e- 
corcAei/r, par exemple). 

Les cassicans (ï) en ont deux petits. Les trois anses 
duodénâle, coUque et moyenne, étaient simples dan* 
l'espèce que notts avons examinée; la dernière, assez 
longue, se replie en spire sur elle-même. Les viUositéS 
de la membrane interne étaient plus grandes dans 
Tanse moyenne, plus courtes dans la première branche 



<i) CasMCTO mil© 4« rWe*> W»i|S«». 



38q XX' LEÇON. DBS INTESTINS. 

de Tanse daodénale et dans Fanse colique. Elles n'é- 
taient plus sensibles vers la fin du rectum. 

Dans la iamille des cotingasy une espèce de /Weur 
hombjcilla cedrorum (Vieillot), m'a présenté nn canal 
intestinal très courte n'ayant que Tanse duodénale et 
uu seul cœcum rudimentai^etout à la fin. Le diamètre 
de cet intestin était assez grand et^son velouté intérieur 
peu sensible* 

Parmi les tangara^^ le tricolpr a trois courtes anses 
intestinales: la duodénale sous la colique et la moyenne 
à droite j il n'j a qu'un très petit cœcum vers la fin du 
rectum. Le diamètre relatif du canal intestinal m'a 
paru grand. 

Parmi les merles , le commun a l'intestin gros et 
court et les trois anses distinctes : la moyenne se sous- 
divise en deux petites, l'anse colique est grande, la 
duodénale de même. Les cœcums sont petits, grêles, 
courts et adhérents. 

Le velouté est composé de lames frangées y dont 
la direction est plutôt transversale dans le duodé- 
num, longitudinale et en zigzag dans l'anse colique,* 
les lames sont cachées sous les filaments dans l'anse 
moyenne. 

Le moqueur de Saint-Domingue y autre espèce de ce 
genre, a la dernière portion de l'intestin longue et sans 
cœcum. Tout le canal intestinal est également gros et 
court. 

Le martin de Java présente des caractères analo* 
gués : l'intestin a trois anses petites, surtout l'anse 
colique; il est gros et court, et montre quelques bour- 
soufllures, mais aucun cœcum dans sa dernièreporlion. 

Dans le loriot, l'anse duodénale est grande. 



AKT. lY. PBSCaiPTION DU CANAL HfTESTINÂL. aSi 

Je l'ai trouvée très petite dans Yeuiylaime d^IIors^ 
Jield; l'anse moyenne était assez gprande, la colique 
courte^ pour la première branche seulement; il y avait 
deux petits cœcum$« 

Dans la fam^eile^ Fanse duodénale est médiocre , à 
gros calibre; la moyenne et Tanse colique n'en font 
qu'une. Après le dernier coude^ l'intestin est encore 
assez long. Il a vers la fin deux petits cœcums. Dans 
le rouge-^ueucy espèce du même genre rubiette, il n'y 
a pas de cœcum. Le velouté de l'intestin se compose 
d'un réseau de cellules à bord^ frangés , lesquels se 
changent en plis longitudinaux qui vont en zigzags 
vers la fin de l'intestin. 

La bergeronette grise a la même organisation. 

Parmi lesJîssirostreSy l'intestin du martinet n*a que 
deux anses ^ la duodénale et la moyenne, sànscœcum. 
Le dernier coude de celle-ci est adhérent au duodé- 
num. Le calibre de l^ntestin est grand partout et à 
parois minces. \Jhirondelle a deux petits cœcums et 
une anse colique avec les anses moyenne et duodénale, 
qoi sont un peu plus amples que dans le martinet. 

Le velouté du martinet est foliacé et long dans le 
duodénum. A la fin de l'intestin^ c'est un réseau a 
mailles très fines, composé de plis transverses et lon- 
gitudinaux en zigzags. Dans Ykirondelle^ c'est la même 
organisation ; mais le velouté est moins long. 

Voilà donc plusieurs différences plus ou moins im- 
portantes entre deux genres voisins qui ont cependant 
le même régime. 

HeLUsVengouIeî^ent, l'intestin est plus long; il y a 
une anse duodénale à diamètre large, une anse moyenne 
courte et double, puis une anse colique plus longue. 



dSB XX^ IfBCOH . INES IKTE^UfSé 

Sur le dernier coude que fait l'intestin^ s'attaehe un 
cœcum qui se replie au-devant de la deuxième branche 
de l'anse oolique et dont le volume rdatif est asses 
grand. 

Parmi les conii'ostresy le gros bec commun'^ le ca- 
nal intestinal médiocrement long. L'anse duodénale 
est longue^ l'anse colique, qui est située dessus, a un 
bien plus petit diamètre. Il y a deux anses moyennes ; 
l'une courte et simple, l'autre longue, repliée sur 
elle-mâme. 

Cest à peu près la même chose dans le gros bec car^ 
dinal, dont les cœcums sont petits et assez distants de 
l'anus. 

Dans Vortolany parmi les bruants y l'anse duodénale 
est médiocre, la moyenne^ est grande et repliée^ après 
son dernier coude, l'intestin se dirige vers l'anus «ans 
plus former d'anses. Il n'y a pas de cœcum. 

Une espèce du même genre, le bruant {emberim 
cUrinella, L.), a les trois anses intestinales bien dis- 
tinctes : la duodénale, à très fort calibre; la moyenne, 
courte ; l'anse colique, plus grande; peu après son der- 
nier coude, lorsque l'intestin est encore rapproché du 
gésier, on y observe deux petits coacums. 

Oans le proyer (emberiza miUaria^ L.), l'anse duo- 
dénale est petite^ la colique plus grande , la moyenne 
repliée %\\^ elle-même. Il y a deux petits cœcums. Le 
rectum a un grand diamètre. 

Dans Us tisserins (i), l'anse duodénale est longue, 
la moyenne repliée sur elle-même et conséquemment 



(f) PlotenêàUcto? Piae0 ofyniiforuê, Caf. 



ART. IV. DlflCftimON mS GâlfAL INTESTINAL. 28S 

doablée. Il y a dans petits cœcums vers le tiers posté- 
rieur de la pwtion rectale qui est longue. 

Les troupiedes ont le canal intestiqal des tisserins. 

Dans les étdurneauXf l'anse colique est repliée 
comme l'anse moyenne ; la duodënale est grande , i 
gros calibre. L^ cœcums sont grêles et médiocres^ 

Parmi les corvidés, nous avons examiné le glaucope 
(glaucopis cinereay Lath.), dont le canal intestinal 
avait un gros calibre^ une anse duodénaie médiocre^ 
la moyenne doublée ^ la colique grande et deux petits 
cœcums vers la fin de la portion rectale. 

C'est vers le milieu de cette portion qu'on les voit 
dans le temia (Yaill.)^ dont le canal intestinal est d'ail- 
leurs comme dans le précédent. 

Dans le casse-noix ^ Y dins^ duodénaie est médiocre > 
l'anse moyenne est double^ l'anse colique grande; peu 
après son dernier coude^ se voient deux petits cœcums 
en massue. 

L'intestin de la corneille présente une anse duodé- 
naie médiocre, tenant à une anse colique dont la pre- 
mière branche est très courte ; Fanse moyenne est très 
longue et repliée sur elle-même en spirale. Il y a deut 
petits cœcums près du cloaque. 

Le velouté est extrêmement fin et comme laineux 
dans l'anse moyenne, plus court en apparence dans 
l'anse duodénaie , il disparait avant les cœcums , où il 
n'y a plus que des cellules formées par des plis en zig- 
zags qui se rencontrent. 

La pie présente à. peu près la même organisation 
pour l'arrangement du canal intestinal. Les cœcum«^y 
sont petits et attachés au commencement du dernier 
tiers de la portion droite. 



!l84 XX« LEÇON. DBS INTESTINS. 

Il n'y a pas de cœcum dans les oiseaux de paradis* 
L'anse duodénale est assez longue^ la moyenne est 
courte, un peu repliée de manière à paraître double, et 
la colique, comme à l'ordinaire, située sur l'anse Buo- 
dénale et y tenant par son mésentère. 

, La huppe , parmi les tenuirostres , manque aussi de 
coecum. L'anse duodénale est repliée et comme double^ 
la moyenne est courte. ^ . 

Hansle promerops du Cap ( merops eaffei\^dSX.), 
l'anse duodénale «st grande, i diamètre large, la 
moyenne^ longue, un peu repliée eh spirale. Il y a 
deux très petits cœcums rapprochés du cloaque. 

Les colibris [le c. grenat)^ ont lé canal intestinal 
court. Les trois anses sont simples, mais la duodénale 
est élargie comme une poche, ainsi que la première 
branche de la moyenne. Le reste du canal intestinal a 
un petit calibre sans cœcum. 

Dans le todier de Saint-Domingue y l'intestin a de 
même trois anses sans cœcum. 

Les martins- pécheurs paraissent aussi manquer de 
cœcum ; du moins il ne s'en trouve pas dans celui 
d'Europe (alcedo ispida , L.). 

3o Les grimpeurs. 

L'ordre des grimpeurs, ayant un régime très diffé- 
rent, doit présenter des différences. correspondantes 
dans son appareil decbyliBcation. 

Les pics manquent de cœcun^s. Les trois anses in- 
testinales y sont distinctes. J'ai trouvé la moyenne re- 
doublée dans le pic-^ertet dans Vépeicke. 

Les cœcums manquent encore dans la plupart des 



ART. ly. DESCRiPTlOM DU CANAL INTESTINAL* a85 

genres de cet ordre, tels que les torcols, les toucans y 
\espen*oquets, \e%touracos;ms\& les coucous en ont de 
considérables. 

L'anse duodénale, dans le coucpu d'Europe^ est de 
longueur médiocre; la moyenne est longue, redoublée, 
et la colique grande. 

Dans les perroquets, l'intestin se compose de l'anto 
/dûpdénale, dans laquelle son calibre est beaucoup plus 
gros que dans tout le reste de sa longueur. La partie 
moyenne forme d'abord une prernière anse à branches 
rapprochées, qui conserve à peu près le même dia- 
mètre que dans le duodénum, puis quatre autres toutes 
collées ensemble par du tissu cellulaire, ou libres dans 
une partie de leur longueur. L'anse colique est fort 
longue. La dernière partie de l'int^tin qui la suit a un 
calibre d'une petitesse remarquable. Il n'y a pas de 
ccecuni. 

Le velouté des intestins est foliacé , long et fin dans 
Je duodénum. Dans l'anse colique, on ne voit plus que 
de très petites valvules transverses, rares , dispersées, 
ayant l'apparence des dents d'une râpe» 

Le touraco a l'intestin court; il se compose des trois 
anses ordinaires, simples. A quelque distance du cloa- 
que, rin\.estin se renfle tout à coup et prend un plus 
gros calibrot Des papilles nombreuses, serr^ comme 
des franges sur plusieurs i^angs longitudinaux , rem- 
plissent en partie la cavité intestinale. 

4** Les gallinacés . 

Les gallinacés se distinguent par leurs très longs 
cœcums, qui paraissent jouer un [rôle important dans 



386 XX* LBÇON. DBS INTESTIlft: 

lêQTs ibfictioiis de chylification. Les pigeons %t\A% foM 
exception ; ils n'en ont que de rudimentaires ou même 
ils en manquent enti<brement. 

Les dimensions da can^l intestinal des oiseaux de 
cet ordre y sont assez grandes , soit en diamtoe, sbit en 
longueur. Il est remarquable ^ue la longueur de Tintes- 
tin est inverse de celle des eoecums. C'est par exemple ^ 
dans les tétras y qu^on trouve les plus longs'cœcnms, et 
cette longueur coïncide avec l'existence de papittesia- 
testinales qui rëgnent jusque près de leur extrémité, 
tandis qu'on n'en voit que dans une portion plus eu 
mbins courte de leur origine , dans les autres gallina- 
cés. Ces papilles sont généralement des filaments dont 
les dimensions varient. Quant a la disposition du 
canal intestinal , voici les observations que nous avons 
ftiites. 

Dans le hocco à casque y Fanse duodénale ert d'nne 
énorme proportion. La moyenne est longue et plissée 
autour d'un large mésentère. Elle se coude en arrière 
pour former le gros intestin. Les cœcums sont longs 
et d'un petit diamètre^ le droit se porte vers TintestiB 
grêle et le gauche vers l'anse duodénale. 

Les intestins des pénétopes présentent les mêmes 
arrangements; leur partie moyenne est moins longue. 

Dans lés Jnisans y on voit encore une semblable dîsi- 
position. Le dernier coude de l'intestin est fixé à l'anse 
duodénale. Les ccecums sont dilatés en massue à leur 
extrémité et admettent des matières fécales. 

Dans le coq y le vdouté est formé des plis innombra- 
bles en manchettes^ de la membrane interne, pressés les 
UPS vers les autres, sans bords frangés. Vers la fin, ces 
pUs se détedbent^ se divisent ^ t ferment uii velouté f^ 



ART. IVMMSClUirrtON PU CkVkh IMTESTIXAt. 287 ' 

liacé qui n% voit dans le premier tiers des coeoome, 
tandis que le reste perd peu à peu ces irrégularités^ 
0t derieiit tout uni. Pour le rectum^ il présente encore 
le velonté loliacé des coecums et de la fin de l'intestin 
grêle- 

Dans le féusun doré, le duodénum présente un ré- 
seau à mailles plus distinctes. 

Dans le piton , la feoe interne du duodénum montre 
un Jbeau réseau à mailles polygones y dont les bords 
$oiit frangés. Ce réseau se continue dans toute Té-- 
tendue de ^intestin grêle ^ mais les lames qui le 
forment deviennent plus épaisses ^ se rapprochent et 
se joignent sans régularité , et n'ont plus leur bord 
frangé; c'est encore la même structure à Forigine des 
cœcums ^ et dans une partie du rectum. Dans l'autre 
partie , il n'y a plus que des papilles en feuilles 
détachées qui s'arrondissent même tout à la fin ; c'est 
aussi cette forme arrondie et conique qu'elles ont, dans 
les cœcums , où l'on voit d'ailleurs un réseau graisseuse 
remarquable; 

Dans le eoij de bru/ère, l'anse duodénale est mé- 
diocre. L'intestin moyen est moins long que dans les 
autres gallinacés, quoiqu'arrangé de même. Les co9^ 
cums soiit tellement longs, que chacun d'eux Test da- 
vantage que tout l'intestin qui précède leur insertion ; 
le rectum est court. 

Les ^/z72^^^ présentent un autre arrangement: l'anse 
duodénale est courte; il y a une anse moyenne redou- 
blée^ mais courte , et une anse colique , grande, à gros 
calibre, à laquelle sont fixés deux longs cœcums ^ et 
qui adhèrent de même à la première anse. 

Dans un francolin perlé de Pondickéry^ le eanal 



Dt88 ART. lY . DBSCIUPTION OU CAMAL IMTESTUiÂIr. 

intestinal se rapportait assez bien à cette dernière des- 
cription. 

Le pigeon couronné a les trois anses intestinales or** 
dinaires : la moyenne contournée en spire sur elle- 
méme et conséquepiment assez longue. Cette espèce^ 
qui appartient au genre des columbi-gallines^ (Vaill.); 
n'a pas même de cœcum rudimentaire. 

Il n'y en a pas non plus dans la tourterelle j dont 
l'intestin présente un velouté foliacé très serré dans le 
duodéûum^ et des plis en zigzags dans la dernière 
partie de l'intestin ; ils deviennent plus long^ et plus 
nombreux tout à la fin de ce canal. 

5^ Les échassiers* 

Dans l'ordre des écAassiers, nonstvonyevons d'abord 
que ceux qui sont essentiellement granivqres ou même 
herbivores^ ont un canal intestinal plus ample; tels 
^ftont les brévipennes et les outardes^ parmi les pre^i* 
rostres. 

Les grues devraient encore être réunies à cette ca- 
tégorie^ quoique leur can^l intestinal soit moiùs long 
que celui de plusieurs échassiers qui se nourrissent de 
proie, mais qui l'ont d'un plus petit calibre. Les oi- 
seaux de cet ordre qui ont un régime animal, ont gé- 
néralement deux petits cœcums et quelquefois ufl 
seul. ] 

Dans l'autruche ^ le duodénum a un diamètre égal; 
sa membrane interne est grossièrement veloutée. I^s 
deux çcecums sont très longs ; d'abord larges [ ^^ 
réunis par leur base de manière à n'avoir qu'une em- 
Ji>ouchure commune dans l'intestin, ] ils yont en s'a« 



ÂKT. U DESCRIPTION DIT CANAL INTESTINAL. %B^ 

miiieiM2^t depuis le commencement du dernier tiers 
jusqu'à leur extrémité^ de sorte que chaque coacum 
n'est plbs^ dans cette partie , qu'une, espèce d'appen-. 
dice v^m^Eormo* La cavité de cet appendice en lisse et 
sani» pii > mais dans le reste du cœcum règne une 
valTule spirale , dont les toors sont d'autant plus^ 
rapprochés et les {^s moins larges , qu'ils s'éloignent 
d'avantage de la base.^ Ces plis som fc^rmës par les 
membranes interne et cellulaire, et même par une 
lame de.Bbrea musculaires qui se glisse entre les deux 
i^ûllets du pli et les soutk&t. 

La partie du canal intestinal qui esùentre k cloaque 
^l'insertion des coecums y offre dans le même aninml^ 
jdusîeors particidarités. Réirécie.au commencement^ 
et^ ayant une cavité lisse < et sans pli , ette augmente 
beancet^ de largeur après o»54omë^res^ et elleest partat- 
gée par une quaptité de valvules transversales^ très ra|^ 
procrées les unes des i^ntfes> dont chacune neparcoart 
que la moitié de la circQi^érence de l'intestin^ et ^ui 
alternent pow compléter le tour. Elllesne disparaisseiu 
qu^à Oy tsK> mibtres du cjbaqiie. Bans toute son étendue^ 
cet iotâ^in est pjiasé et boursoufflé parle mésocolon et 
le. mésorectum ^ qui ocit cependant plus de dévdope?> 
ment que le méses^t^; mais cela tient à la plus grande 
Jcmguenr du gros intestin , r<^lativanent à l'iatestie 
grêle* Les pa{N^es intestifiales sont très grossières dans 
le duodénum. 

[Dans le nanidou,]e canal intestinal présente^ immé- 
diatement après le pylore , une poche ou une première 
dilatation ^ms laquelle la membrane interne a des plis 
{msmatiqees^trèsg^iiduleux en apparence. Plus loin 
elle fbvme un réseau de petites, cellules^ qui se voyeitt 
IV. 2* Part. 19 



$gOf . , ICX« LBÇON4 SCS fnTBS71N9* . 

Jtnqti'à remboUchare des cosoums. Au-delà oa dans le 
motmii, ot|;tt9 membrane n'a que quelques .plis Tare»,> 
longitudinaux;; >niais dans let-CDeoùms iW a dè$ vA*i 
'vules transTei^ses 4e distaseé en distknoe f cpii comrU 
Iment 9 avec les aitaidkee-dn përitiHiiey à rejààt^ leur 
4MLvité inégale et) bmirvouffléet' UftiSont >d?ai)^ui^ ttés 
grands ; tandis f ue le rectum i et k; ti^liti 'du caqal 
intestinal sont d'une bien plus |ii^e ^re^poirtioii tpîé 
ilaos l'â^/mc^Ae. ] 

. Dans le castmry le canal inteatinal offre égalemaat 
plusieurs circonstances retoaf quablet. Le gésier 6e €ciy 
mine par«n boyau pylprtijiitif lottgieutetnenitie 0^027 
lAëtreB^ séparé de l'anse dudriétiate pat on boutrélêt 
circulaire 9 eamseié en tro^îréts^ qui est la ifaltttkdo 
]^3ploK^ âkirlà fint de Isrpretniéfe brandi d<â teHê&ftsè^ 
0evoî|;unedilatseticm en ampoûlej^i reçoit l^ eMs^i 
Id^ireSi Le commencement du rectum: est maïqtdi 
iMérimirement pair un botittëlét i^it^laii^ , ^nài 
en travers, qtfi lertne «Hie Mtm de vàlviile. LéseoM^u^ 
^^tm^rent en^eçà de èë hùMPélu^ ittais^ trM 1^ ^^ 
Jmé Ils sont en forme de fU^Ur^ très ikMîts ëa c6iâ^ 
^raison ^ k ppriie diï lîantA iiitefctiittl «^^^k^^ 
Tendent, et daii«t laquelleiits débëd^M^^f lâfâefrèk 
]^etite ouverture. L<ùrs parois «ont Mltioe» fà àk\iut^ 
tandis que celles du canal intestinal s^m très ^ferd^* 
iiO rectum esc enicetie r^OiNRrqfuable pa¥ upr diamètre 
presque double de Tintestin grêle, et leapiàiloBgittt- 
idinanx que 'fof ilie sa meàilHooe interne. |[lMlis le 
«raunencement de Fanse duod&iaie^ jé:n''&ii-^<Wi P^^ 
iimt yekmté que d^ plis enizigsEags; 'Nns% ia- in àe 
cette anse, à l'endroit de l^mpoule , le vebMté était 
iriiacé et IHamentèux. Oss oiè^es papilles étaient plus 



ART. IV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. H^l 

fortes^ plutôt de forme cylindrique vers la fin deTTOr: 
testin grêle et dans le rectum, où ellçft él^^exit ^rtfiwe 
bien nombreuses. 

Bans le casoar de Ur Nouif^Heri^oUafièiil^^ ^ T ^ 
une anse duo^n^t comme à.l'otd<Qair^; au-^deH y 
rinte»tin grêle tient à iiq large m^Dtâve^, «ntom* 
duquel il est plissé. Il se ^approche, enfin du féêler 
pour former un dernier coudç^ 9près lequel.i) y.a nn 
CGscum unique de longueur ordinaire^ de htm^ cy- 
lindrîque, dont Tamboachure estasseiï grimde.pot^r 
admettre les matières £écales, dPQJt je l'ai trô|iyê/r]E|npH« 
Tout Tintestin grêle a la meoid^rEme'jatej^ne finemeoi! 
veloutée. ._ »; 'j 

Dans la graqde ou^rW^ y l^iC^tffal.ifxtffltîn^^ une 
lougueur médiocre ; m,ai^ so^^cs^Ubnq est coiwd4rable^ 
dans le gros intestin. LescœcnmS(yMntgrQ$ e\ lobgn^ 
Le velouté présente, 2iu commençepijççt 4q .l^p(estin 
grêle, un réseau de cellules doptlcis bords aon(.fra<i|[é$ 
par de longs filamen^s^ 4}ui se raecourcîssftQt plpsftlQio^ 
Ce r&eau se change , vers la ^n , en simpl^^ pli<| 
longitudinaux qui se divisent x^i^pfiÉr ep 2)ajM^^s io^iar fX 

pkeSp frangées i a la fin de riptesûa gr,êlç;et^:a^£0^^ 
mencement du rectup;i et d(çaca»cif^, Y^^ jL'ei^éfni^ 
dn gros intestin^ i^»'y ^ qji'vifl: ï:4?e*u siçopllf^ 4# 

Cependant , oa tyouye çj'asçqzi fgy jisjf^upfts^ d^ç I9 
tamiUe des plïwiers^ <|p;. se PH?1iiVRswP«.i4^:,vç^.t,4ç 
l^oU^$quesJ etc. Vd^ic^^rpe ordinnir^.çt^^ dçjfltj f;onsir 
déral^es en massue^ dpntle Ga)ib]rj?j:4 Jfip* e,]^3^vfi;i1^g 
excëde celui du cœcum. Ils sont en forme de fuseau 
dftitd le pbtiner ncoMwr. fc^ anse du o dénal e est f m l lun - 
gae^ la moyenne redoublée^ Vanse^çoliqijie de n^ème. 

19. 



aga xx« leçois. des intestins. 

Les cœcums de Vliuîtrier à^ Europe sont coniques, 
termiiiés en pointe , plus long^ à proportion ; ayant 
une base comme ceux de Vœdicnème assez éloignée du 
cloaq^. Lititestin grêle a intérieurement dïs plis en 
zigzags, qui s'abaissent Vers la fiû. Cette sorte de 
velouté se voit encdre/dàns les cœcums et le rectum. 

Dans V agami y ^tmiX^s grues y nous avons trouvé, 
comme Vavait déjà vu P allas (i) \ un petit cceoum: 
surnuméraire , formant un appendice vermiforme, 
iniimédiatement aplrès lé coude qui suit Tanse duodé- 
nale. ïty à d'ailleurs deux cœcums ordinaires, grands, 
en massue^ dont l'embouchure dans l'intestin estasses 
étroite. 

Le^ villosités dé ia membrane interne sont grandes 
et nombreuses. Il en a encore mais de plus courtes 
au delà des coèctims. ' 

Les ciœcums sont médiocres dans la grue couronnée. 

La grue commune a le canal intestinal de longueur 
moyenne* L'anse duodénale d'tin calibre plus gros qoe 
le reste. L'anse moyenne longue , sous-divisée en trois 
aiitres dont lés branches sont rapprochées par des 
sous^ivisions du mésentère. L'anse colique redoublée 
en àèxxt autreà , dont la première est la plus grande; 
les (Jeiix cœcums' l6ngs et grêles se détachent de la 
partie droite de l'intestin peu après son dernier coude 
etti^s en avant du cloaque. L'extrémité du gauche 
aboutit iiu milieu de Tare ouvert en arrière, formé par 
la portîën redoublée de Tanse cdlique. La base du 
di'Oît' lient a Torigine du mésentère moyen , et sou 



'4 ' 



AKT. IV. OE^CUlPliO.N DU CANÂli IMESTlI^AL; :;tgi 

extrémité au mésodaodénum y lequel d'ailleurs est 
en rapport avec le mésocolon. 

Le velouté se coiupose, daus Faose: duodénale^ d'ua 
jréseau de cellules polygoaes , dont le bord librçest 
jrangé par des filaments très fins. Daus le milieu de 
Tanse moyenne, h. membrane intense forme des lames 
tr^ fines longitudinalcjs , plissées en zigzags réguliers 
et mettant entre elles d'étroits intervalles ; leur bord 
libre n'est plus frangé. Cette structure continue jus- 
qu'à Tembouchure des ccBcums. Le rectum a des plis 
transverses très serrés ; tout à la fin ils prennent des 
directions variées, se réunissant par intervaUes et 
forment alors des cellules irréguliëres. L'intérieur des 
cœcums est lisse ^.^ni, niéme vu à une forte loupe. 

Dans la cigogne blanche^ le canal intestinal est long 

et très replié. L'anse dviodénale est. compliquée ; elle 

en forme d'abord une très courte y qui ne dépasse pas 

le gésier en arrière^ puis que fort longue, dont :le$ 

deux brsfflcbes sont repliées deux fois sur elles-mêmes 

dans leur dernieir tiers. £lles . ne font qu'un paquet; 

avec upe autre anse presqu'aussi longue , . également 

repliée à son extrémité, que je suis forcé de compter^ 

avec l'an^ duodénale, puisqu'elle tient au même mé-^ 

sentëre^ dans lequel se trouve d'ailleurs la plus. grande 

portion du panctéas. L'anse moyenne et l'anse coliquç 

se sous-divisent en une grande et une petite; la petite 

est la dernière dans l'une et l'autre. Les cœcums, qui 

soAt très petits , se vojent assez Ipln du cloaque* t. 

Le velouté se cpmpuse de papilles foliacées consi- 
dérables et innombrables, diminuant de longueur , 
comme à l'ordinaire , à mesure cri^'op |i^ observe plus* 
près de la fin de l'intestin t 



ag4 3CX* LEÇON, des intestins. 

• Datïs le butor , parmi les ardea^ le velouté de Tîn- 
testin est très fin. Il se compose cVun réseau de cellules 
dans le héron. Les espèces de ce genre ont le canal 
intestinal long et d'un petit calibre , elles n'ont quW 
seul coeeum , de feibles dimensions, après leqaelk 
rectum présente un assez gros diam^re. ] 

Dans la spatule ^ les deux coecums sont deux petite 
cnls-de-îiae courts, l'udimeniaires , comme dans quel- 
ques oiseaux de proie diurnes^ [ne renfermant plus 
que des erypies. L'anse dnodénale est médiocre^ â' 
gros calibre. La moyenne est très longue , tournée en 
spifalê. L'anse colique est plus longue que la première, 
mais avec un petit calibre. 

Le vùurtfs d'Europe et \t oorlieu ou petit courlis 
ont, comme V agami y un petit cœcum surnuméraire. 
Mais il y est plus éloigné do pylore,^ et tient à fc 
seconde branche de l'anse moyenne qui est longue et 
redoublée dans la ptemiëre espèce. L'anse duodéûâle 
et l'anse colique sont de même assez longues dans cette 
espèce, et les cœcums vermîforines et médiocres pour 
l'étendue et le- diam^re. Dans le corlieu ik sont grbs 
. et en massue. 

Dans ia bécasse , l'anse duodénale est médiocre; 
l'anse moyenne est tt'ès grande, contournée en spirale 
et maintenue ainsi par les plis du mésentère. Ûanse 
colique est limitée du côté de l'intestin grêle par «n 
petit cœcum conique, contourné dé même en spirale, 
et, du côté du rectum, par les deux cœeums ordinaires, 
qui sont plus courts que l'impair et de forme cylin- 
drique. 

Le phalarope rouge manqne de cœcuni. 

Dans le mégapode, l'anse duodénale a sa surfece 



ART. IV« DESCRIPTION DU CANAL INi-ESTINAL. 29S 

iotêrne veloutée^ Fanse moyenne est un peu compli^ 
quée^ l'anse colique courte. D y a ^eux grands coBcums 
en massue. 

Dans le Jlammant^ l'anM linodénale est lon^e; 
famé C€flH]>ae dé^ttiéÉEiè. La ^kionintestipale moyenne 
est très eompliqfuée. Le|> Cttcdit)^ 'ëofjt médiocres <t 
repliés ^siM» Taifse dubdéfiâl^ei s^H^-l'anse colique. 

herâlê^d^enu rèssemMéaWi e^e^/^&^t ft Vàganti-çoxït 
tm ccectrm sttniuD^éraSre. Il à lihé larise* duodénale 
courte; une grande anse mô^'enne àkirge mésentère, 
ayant ntiffètH cceèum, 4^g de 0,01*5 J= dans le milieu 
de ^ longueui^^yansé^eoliqtie courte, fié rattom.com^ 
mence â^ez en avant ^^oà^ue par. dt^ cœcums 
phs petits ^ diamèfire^t^ rintesttn ^ longs et ^;é4^ 
mètres. 

oore desdiifémncesTemaiiqoaUesV soitqaenousiuinti*- 
d^'on» l'ampleur wdcs iiit«M)inf,>cette dat ecMiinis ^eh 
poriiculiei^yieur existence: bu l«ur a^ncê, l^avranfff^ 
ment du «anal intestinal et «i stracfure* ] 

Dans les gaâlemotSy les pingouins .]e6 plongeons', 
les coBcum^ sont co«Hrts , et de forme ovale; et comme 
la longenréui l*ectuiii ont àaae« généralement propor^ 
tionnée à celle des cœcums, cet intestin est très court 
dans ces divers genres/f Ils sont plus longs, en massuci 
^d'un fki^ petit calibre que l'intestin auquel ils ad^ 
hèrentdqDsle$ grèbes (le grèbe huppé y le coêtagneuxy, 

L'in!;^stitl n^a pas tiii 'œlibre égal dans le grèbe 
huppé^t présente quelques bosseluresdansl'an^coli'- 



!»9G XX^ LEÇON. PES INTE$TINS. 

que* Celui du duodénum n'est pas le plus gros^ comme 
fioU a lieu généralement. Le velouté de rintestio se 
compdsc de plis en zigzags, plus fins et à bords 
&angés au-delà du €09cuoi» 

Dans. Je casiiigneux, Tinte^n a une ansa duodéaaie 
4we^ grande. \a mayami^> qui a le même diamètre est 
grande et redotiblée. L'anse colique eiM: courte et un 
^u redoublée.. Le» cobcupm sont attachés à l'anse ico- 
lique et à la duodénale. Le doodénow y pi^ése&te an 
velouté fin comqi^ ^ns le plongeon. Les autres panûes 
de l'intestin ^ ipème le rectum offir^^t encore le même 
aspect que dans ce dernier. J'en excepte les parois des 
ccecoms qoi paraissent junies et dans les^pielles oa 
n'iippetfçoit qu'à ia loupe quelque» plis rare9 1 eitré* 
mement fins. 

Dans le grand plongeon , le yelwté du duodénum 
est fin et laineux , plus épais dans la secpnde brandie 
que dans la première. Plus rare et moins long dans 
l'anse moyenne > ou voit qu'il tient à des plis extri- 
œementfins^ formant des «igst^ ou même des cdloks. 
Imatédiatement e»^eçà des eôecums on ne voit j^QS 
^pie des zigzags , qui sont plfiQ ^idêots , et les plis qai 
les forment so^t plus larges. DaOs les coocueis ce sont 
des plis ondulés plutôt tranéverses, dont la fiiiessc et 
-la largeur vdnt en diminuant de la base au sommet. Ils 
OAt la même disposition > mais U» sont plus forts dans 
lerectum. 

Le pùUemoi (urià troïle. Briss^)^ a l'anse duodénale 
d'un très gros calibre. L'anse cblique est plM longue. 
La moyenne est sous<-dî visée en trois [dus petites* 

Parmi les longipemies y nous indiqôeroils particu- 
lièrement \^ goélands (G.k m^uUem fwr) ^ dont l'anse 



ART. IVâ PESCaiPi'JOM DU CANAL INTESTINAL 297 

duodénaie est courte^ à gros calibre , la moyeune Ion- 
goe, repliée eu spirale sur elle-même. La colique longue 
. et à gro« calibre* U y deux gros et longs cœcums 
en fuseau^ que nous avons trouvés pleins d'excré- 
ments. 

Les mouettes (la M* à pieds rouges) , ont un arran- 
genoient un peu dififiéreat. L'anse duodénaie est conune 
dans les précédents; mais l'anse moyenne est plissée 
oaredoublée plusieurs fois ant^or d'unkrge mésentère. 
Les cœcums sont petits et le rectum un peu plus gros 
qoe l'intestin qui le précède. Le velouté est formé de 
replis très fins et frangés. Il se continue dans toute 
l'étendue de l'intestin y même dans le rectum. 

Les sternes (stema hirundo y L.)^ présentent encore 
d'antres diflérences. Ce même velouté se compose de 
cellules profondes/polygones dans le duodénum; de plis 
enxigzags^ ensuite longitudinaux dans Tanse moyenne^ 
enfin transviersia dans le rectum. H y a deux cœcums 
rodimentairea fixés asses loin du cloaque^ immédia- 
tement après le dernier coude de Tintestin. L'anse 
duodénaie est grande. La moyenne est grande et redoui- 
l>lée. L*anse colique est encore plus grande que Fanse 
duodénaie sur laquelle elle est attachée^' 

Parmi les totipalmeSy l'anse duodénaie et l'anse co- 
Jique sont simples et assez amples dans le pélican. Lot 
moyenne est sous^divisée en plusieurs autres. Les 
cœcums sont courts, coniques^ assez gros. Le rectum 
est également court. 

Les lamellirostres ont généralement de grands cœ- 
cums et un canal intestinal ample. 

Dans le cigne , le pylore est percé dans la partie 
cylindrique du gésier qui est en avant. L'anse duodé- 



^. 



ag9 xx' LEÇON, des intestins. * 

nale est simple mais trës longue. La paA:ie moyenius 
de l'intestin se compose de trois anses^ dont la moyenne 
est inégalement redoublée. Le mésentère est profbn*** 
dément lobé à cet effet. Enfin 11 y a trois longaci 
anses coliques collées en paquet les unes contre les 
autres et avec les deux cœcums , dont le calibre est au 
moins aussi gros que celui du duodénum H le dépassé 
même. Le rectum est assez long, sou diamëtre exf^t 
celui du reste de Tiritesthi. Chaque 6oecuià forrùe A^ 
bord un cariai trôs étroit, djfhs lédnqniéuiedc sa lon- 
gueur; puisîl prend tout à coup un grapd diamètre qui 
va en diminuant peu à peu jusqu'à Textrémité, qui est 
en pointe recourbée par le mésentère. Le velouté se 
compose d'^uti duvet, ou dèfllamèhtëtrè^ilîtié, dau^ies 
deux brandies de Fanse duôdéuale; a la fin de Via^ 
testin grêle , c^est encore la structure filamenteuse, 
excepté dans quelques |)lacés où Ton voit des j»& 
se divisant en papilles. Le même veteuié existe dans 
toute rétendue de Fin testin grête , y compris les 
anses coliques. Dans le rectuni ce sont des feuillets 
terminés en pointe , aflBoctant une direction tfatlsve^ 
sale, nombreux, pressés lesfuns vers les «ntres.La par- 
tie étroite des cœcums montre de même des pHs en 
feuillets , maïs moins nombreux. Au-delà de cet étroit 
boyau , les parois des cœcutns sont tcmt unies. ] ' * 

Les papilles intestinales sont longues, pyramidale) 
extrêmement fines à leur pointe, dans les bernachés 
(JLa bernache du Nord) y au commencement deKntestîû 
grêle; plus grosses, plus courtes et presque cylindriques 
vers la fin de cet intestin ; nombreuses, grossières dans 
le rectum. 

[Dans nn tcrcopsis\ j'ai trouvé une anse duodénale 



ART. ÏV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. 299 

médiocre et deux cœcums en massue^ trbs longs et tr^ 
g^ros^ remplis de matières fécales. 

Dans les macreuses (la M. commune), le velouté est 
lainenx et très fin dans la ][>remiëre branche de Vanse 
duodénale; on voit même dans la seconde que ce sont 
des femUets (rangés. Il y a la iinème apparence dans le 
milieu de Tansc moyenne. Vers la fin de Fintestin 
grâe^ les feuillets sont courts^ moins nombreux^ épais^ 
papilleux, sans franges ; dans le cœcum^ ils sont encore 
pluseffecés; ceux du rectum redeviennent épais, lar- 
ges, nombreux, rapprochés; leur bord n'est pas 
frangé. 

Quant à l'arrangement du canal intestinal dans 
cette mém^ espèce, Tanse duodéuale est médiocre; la 
moyenne se compose de cin<j petites anses plissées au- 
tour d'un large mésentère ; l'anse colique est double, 
et chacune de ces anses est plus longue ou aussj longue 
que la duodénale. Au-delà du dernier coude, Tintestin 
est encore très long. Les cœcums s'y abouchent à une 
distance bien plus rapprochée du cloaque. Ils sont en 
massue et médiocrement longs. 

Parmi les tadornes y nous décrirons, en détail, le 
velouté du canard musqué. Il se compose, dans l'anse 
duodénale, d'un réseau lamellcux extrêmement fin, 
formant des cellules polygones. Dans le milieu de 
l'intestm, les plis sont plus larges, plus épais, ils 
semblent détachés, par intervalle, et former des la- 
mes isolées, ou s'ils sont continus pendant un court 
intervalle , soit en long, soit dans une direction 
transversale, ils sont très plissés. Ceux qui sont isolés, 
alternent, dans leur obliquité, comme des zigzags in- 
terrompus. A la fin de l'intestin grêle, ce sont comme 



3oO XXC LËÇOiS. DES ^^TESTii!<î>. 

des feuilles rangées régulièrement en quinconce^ tpi 
seraient imbriquées si elles étaient inclinées. Daas la 
partie étroite des cœcums, conséquemment dans leur 
premier cinquiëme, il y a encore des papilles grossier» 
et en feuilles, mais un peu moins régulières. AiH-delà^ 
c'est un réseau dont les mailles sont d'autant plus pe- 
tites qu'oa les observe plus près du fopd de chaque coe- 
cum. Le rectum a des cannelures longitudinales plis- 
sées en travers. 

Les hurles ( le ha^^e hupé)y se distinguent des autres 
lamellirostres par des cœcums plus courts ; ils sonteo 
fuseau.] 

Les papilles intestinales sont longues et cylindriques 
dans le duodénum ; "plus rares et moins prononcées 
à la fin de l'intestin grêle ^ rares et grossières dans le 
rectum, etc. _ 

[ Dans le harle vulgaire, je les aï trouvées nombreu- 
ses, rapprochées, un peu foliacées dans le rectum; plus 
rares, mais aussi de forme aplatie dans le premier 
quart des cœcums ; le reste m'a paru tout uni. ] 

G. Vhns les reptiles. 

Nous avpns déjà dit qu'ils avaient généralement un 
canal intestinal fort court, dont la plus grande partie^ 
d'un diamètre beaucoup plus petit que le reste, répond 
à l'intestin grêle des mammifères, et dont l'autre, gé- 
néralement assez dilatée, en com|^raison de la prer 
mière, peut être comparée au gros intestin de ces me- 
nues animaux. L'une et l'autre sont presque toujours 
séparées par une valvule circulaire, plus ou moin^s^il- 
lante dans la cavité du gros intestin ; cette valvule 



A RT. IV. DESCRIPTION DIT CANAL INTESTINAL. 3oi 

n^est qu'un prolongement de Tintestin grêle > qui se 
dilate et s'étend quelquefois au point de se changer en 
une sorte de sac^ qui double intérieurement une partie 
du gros intestin. Cela est ainsi , par exemple ^ dans le 
scinque^schneidérien. 

[Le gros intestin est celui qui varie leplus^^lans sa 
longueur et dans son diamètre^ avec le régime dû rep-* 
tile. Ceux qui se nourrissent de substances végétales, 
l'ont toujours augmenté dans l'une et l'autre de ces 
dimensions, sinon dans les deux ; quelquefois même il 
y est divisé en plusieurs poches. Cette divisfon en plu-- 
sieurs poches se voit même dans les ophidiens qui vi- 
vent de proie. Nous croyons en avoir expliqué les* 
raisons* ] 

!• Dans les chéhniens. 

Le diamètre de l'intestin grêle des chéhniens , va 
en diminuant un peu depuis le pylore jusqu'à soi» 
autre extrémité. Celle-ci se joint au gros intestin, 
dont le calibre est plus gtand et dont les parois lont 
plus fisses. Au reste^ celles de tout le canal le sont 
plds que dans la plupart des autres reptiles. On n'y 
voit aucune bonrsoufflure. La membrane interne a 
des plis plus ou moins larges^ suivant les espè^, rén<À 
nis ordinairement en une sorte de réseau dans le com- 
mencement de l'intestin grêle, puis longitudinaux 61 
parallèles dans la suite de cet intestin ; enfin^ plus ^oo 
moins îrréguliers dans le gros. ^ 

[Ajoutons à cettedescription générale que le canal in« 
testinal des reptiles de cet ordre présente des différen- 
ces dans chaque genre^ et même dans quelques* espèces 



3oa XX* LEÇON. I>ES INTESTINS. 

d'un même genre ^ qui s'accordent avec des différeiiees 
correspondautes dan&ies habitudes du régime. Les /i^r^ 
tu^ et;ka chélonés^ qui vivfeut priDcipalement d'herbes 
ou defuc^s^ o]»t le cjEinal intestinal long ; legroéintestio 
plus que le grêle , s'insère toujours de côté danslegràs^ 
de manière i lailsser un p^it oœcum en deçà de cettetin- 
sertiQi9k4 Dans les i^f^^^sdkémjrdes^ qui pai^aissentplua 
carna^iers et dans lea trionix^ l'intestin est plus court ^ 
4u moins le gros^ qui n'excëde plus la longueur du 
grêle i celui-4ci se continue avec le gros^ sans qu'il y ait 
une y4i;itable insertion de l'un d^nsT^utre* 

L^arrangement des int^tinsdans l'abdomen estt^» 
que le gros intestin est toujours ^Xk rapport^ par son 
mésentère^ avec l'estomac. 

Voici quelques détails qui convaincront de la néces- 
sité de ces descriptions partieUe$^ pote avoir uûe i4ée 
juste des nombreuses différences d'organisation que 
jj^sente l'a^pltreil dig^itif, et combien il est difficile 
de faiiTQdèsgénéilalités applicables à toutes lesespèces. 

Dap^ la grande tm^tue des Indes y nous avons trente 
W^fTos intestin de a,»8o mètres , et le grdle de 1^380 
«ifitre8i!;:Qon^^emnieni: plus court. \Jx plus grtmde 
Jjfïgeoacje tJQlpi^cii^rtdfe 0,070 et la pjk(s p^t«4e 
•>Q44>JAndis^qae fô plul grandq lai^geur du, gros û»^ 
t^^.étaM^ deo>iî,$ 4t|a plus petite de o,Q75iaètr6«. 
.. yirri^stin griHei très p^fcit à l'endroit de sa Iwmi- 
aaiso» <fens le gro0, ^'y î^séraii jan;^ei) 4^0^^^ 
imnièt'f k laisser i» €nl-d^sa<^ peti.piKjfo»^ oç^ tiû t^^ 
court cœcum en deçà di^i^ton insei^on.D'attJew? b 
gros intestin foisfaif ^ti ci^nde ep arrière > pui« se por- 
tait en hvailt çomOfie ni^e çolod as(^nd«nt> passait 
^4^oite. à. gauche >eoiMne notice oolon iraDSVerfe 



ART. IV. DESCRIPTION DU CANiUi INTESTINAL, 3o3 

puis se portait &^ arrière en faisant encore un pit, 
Après^ l'épais bourrdet dn pylore, la membrane in- 
time de Fititeatki ^ finm^aît par sas plia^ m» réseau à 
Hiaittc» profoodes ^ <iaiis tint loo^éar.cdô Q;l5o. Aju- 
d^ eHe ne pvéraiitail; |>]ii8 qu'un reUiité^ composé do 
f9p^Bûu loroie.de fenillat^ Le gpoaint^tjil: avait des 
pu» lonf^todisiatix, a 

LecomisffnoénMntde l'iiiléttié giréjt^.^tHS la tortue 
ttnti^ a de mAmes sm parois. intérieuXBSr divisées en un 
réseau admifaUe de petites (teUtdescontenuQs dans de 
pkis grandeflf^ toutes persîstantôlr Cette .disposition 
disparait bientôt , et Fon ne voit ,,d{itt^lerr|eslc de cet 
îsftestîn^ que des {>Hs loaçttudipaux , liarges^ propor- 
tion^i cosiiine les. feuillet du troisième f estomac des 
mmiauiSi Le .gros intsctto;, séparé da grêle par une 
valvule y a ses parois internes lisses^ U coa^m^nce par 
tta cttlMle-^BOGu un^oimt ceeo¥iii;b Sa Ipngeur excédait 
aussi celle du grêle, dans wn individu.obse;nréen i83o. 
^le était :^npectfBoindr6 dan^ celui doqit 4K>us don- 
fiODS les fuesutea* 

• Les mvydBi se ^tioguent des tof^^^^ un jgros 
iv^Bân ploB eaurt qiM le ^r^e^ G^e po^i^ propoi^tiou 
àm wàx^smà^mâm&ax, ebt tr^ nemarquat>U d^n^ Vem^$ 
pwêai Elfei'est JBsatir^jiana Yemyé europceap où jcaj^uir- 
«i armt 0^336 fhâines^.t^Bdis que le gros n'avait que 
x>^afl6'infaii}ea« Sa menibraitie. interne était plissée en 
loag. AuiK6tt> ces plis di^pai^ais^ent Jorsqu'Âlest dis^ 
tendo^ o«se forment ({utod il^tconifraoté^ ainsi que je 
l'ai vu dans le gros intestin de Yémjsinju^a, dont les 
deux premiers tiers étaient dilatés par les excréments 
et sans plis, et le dernier tiers très resserré et présen- 
tant des plis longitudinaux. 



3ol XXC tBÇOH. ORS INTESTINS 

L'intestin grêle s'insire bout-à-bout, dana le gros et 
s'y ouvre par un très petit oriBce entouré d'un repli 
formant vaWule. Il n'y a pas proprement de cwcnm. 

C'est la même àïmedataVemjrssçripta (Sohoepf.)- 
La membrane interne y forme un réseau dan» le com- 
mencement, ety présente des pli» ondulé» dansUrtste 
de son étendue. Dans Vemjrs cenùata et dans Icmy* 
concinna (Lbcohte), la dirtinction de l'intettingrêleet 
du gros est peu déterminée. Seulement il y a une ib- 
terruptioù dans le» plis longitudinaux,. pour la der- 
nière , et ils deriennent plus rare» dans le gw» intes- 
tin de la première. ' . . 

C'est d'ailleurs toujours à 1 endroit oa linte«tui 
prêle se replie vers le pylore, qu'il faut chercher le 
commencement du gros intestin^ qu'il soitmaïquéou 
non par une valvule. 

Je trouve , au contraire , un petit cœcnm daa» mw 
tortue à boîte de la Caroline{\). 

Les intestins sont de nouveau assez; longs "*"*7 
chélonés, de manière que le grêle est même cpA- 
quefois un peu moins long que le gros. Au commence- 
ment , la surface interne de l'intestin est en rése»», 
comme à l'ordinaire; il présente de» pi» lon^^tudinaax 
dan» le re»te de sa longueur, n y a «n court coMoin. 
Outre se» pUs longitudinaux, la membrane interne du 
gros intestin en a de transverses , extrêmement fias, 
qui la rendent comme veloutée. C^tte structure se voit 
du moins dans le caret-, mai» la tortue franche oa 
point ce velouté. 

V (,) Envoyée par M. Lberminier cl morle 4 la ménagerie dn Ïafdi«-«J«- 
plantet. 



A&T. ir. DESCaiPTION DU CANAL Ii'ïTESTlNAL. 3o5 

Le luth a le cornoxencement de son canal intestinal 
dilaté en vessie > dans Tare que forme Testomac. Cette ^ 
sorte de duodénum se rétrécit ensuite ^ forme deux 
anses snr Ji*esto^nac et ne reçoit le canal cholédo^e^ 
qu'après s'être encore replié et pprté w^s ^e foie. Le 
reste de l'intestin grêle est long;. lie gros^ dilaté d'abord^ 
se rétrécit ensuite et forme deux anses avapt de se ter- 
miner au rectum. 

, Le genre trionjrpcq^i comprend des espèces carnas- 
siéres^tandis qjue les chélqnés, encore plus que les tortues, 
vivent de viégétaux , Tprésente des différences corres- 
pondantes dans son canal intestinid. L'intestin grêle 
est. plus étendu que le. gros, qui /est cpurt et n'en est 
pas distinct par une, valvule, ms^s parce qu'il n'a pas 
autant deplisJ[ongitudinaux. Il y en a quelques-uns 
de traQSverses au con^menc^ment. D'ailleurs les deux 
intestins se suivent, de sorte qu^il n'y a pas de cœcum • 
Les piurcHs intenies dvi grêle présentent, au commence- 
ment, unrésean ^n et au-delà quelques plis longitudi- 
naux. IXous avons^ obsa^vé cette structure dans une 
espèce du Gaqge.] , 

H. Dans hs sauriensié . 
a. Dmislfiscrocpàiliens* 

[ Les cracodilims , qui diff^^t sou5 tant de rap- 
ports des autres sauriens, présentent^ suivant les g^nres^ 
des modifications remarquables dans la disposition et la 
strncturedel^nj canal intestinal.] L'intestin grêle, dans 
lecrocodile duNily peut-être distingué en deux portions; 
l'une plus dilatée, à pantois plus minces, courbée quatre 
IV. a« Part. 20 .; 



foîâ d^e manièi*6 à 6)rmer aittâût de coudes petmânéAti^ 
égâlaût à pea près tes o^4 de la totalité de cet intestin, 
répond au ditodénum des oiseaux; Vautre, j^lus seri'ée , 
à parois plus épaisses , i^enferme , entre sa mémbtane 
îiltërhe et musculeuse^ une couche de substance glan- 
duleuse^ semblable à ube pulpe grisâtre^ demi-tran^ 
parente^ qui a environ ô,oot d^épaisséur. Là memtraûe 
interne ) qui revêt cette couche inténeuremetit, a dés 
zigzags longitudinaux, réunis ps(( de petits ptis (jui^bnt 
de fun à Taûtre , et forment un réseau fin, Ces:sîg^g^ 
sont remplacés par dès; viUosit^ fines dans la pretoiéte 
portion de Tintéstin ^rélè, où là couc'ftfe glanàuîéàîi 
n'est pas sensible. Vers là fin de l^înfe^tîn grèïe, ée ne 
sont plus que des pfis obdulès^ rarement rétiniè pat 
des plis tràiisversési fife se changent, Aâilsflë gros in- 
testin, eii plis irré^ùliers qùî foraient* tiné sorte dé 
velouté. 

l J*aî observé la liiêmè chose dans fe duôdëntîtti Ai 
crocodile à musëàti éf/tlê Çfcu^.), dbtif f étetïdàe ISit 
réiharqûable , et qùifelsaît deux cdiideë éii alrriâ^ct 
nn en avant, jusqu'à Finsertion du batial dnoïédoqne. 
Bans le reste de son étendue l'intestin grêle présentait 
des plis en zigzags d'une manière t^ proiïdticèe^ jtis- 
qu'à sa terminaison. ] 

La forme du gros intestin est cyUridttque danS le 
crocodiie du NU, et l'intestin grêle, qui s'y insère, a 
presque une gtosseàr ég^âlé dans cette pftàrtîê. 

f l)ans les caïmans ( lé caïman it turietteÉ^ CàV.) k 
duodénum formé dedx iânseë; le reste dé l'itiiestîn 
grêle se plisse autour du mésentère* Son diamètre, 
â peu prés égaï, vai uii peu cri dîfaiînuant jusqu'au rec- 
i(ûm. Celui-ci se distingué par ijn plus grâild diamètre 



ART* IV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. %y 

et des parois plus épaisses. Le grêle s'ouvre dansje 
gros pariin orifice étroit. La membrane interne a des 
plis pwmteeoits^ téipriiitrt^ fermant nm réseau à maifles 
i^mkîM^ plw profondes qu^^ les abser ve plus près 
âa pflorç; Vers le deroitf iieifs âe^rûnestia grêla les 
«if^es di^r^ôsfiteKt ttecM lemptacéetpar mx Telomé 
et des plis longitudinaux; 

, XI y * fHcÂfifèk dîfCéreaora^^ <iat égard y dans le 
c^imaa i^mmeét/U d^ 6/W^^C!e»'esei^edaffisleipreM 
nier tm%^ det l'intesdA^ 4^ie la membrane îritenié forme 
un véseau à o^iltes polygones^ en ooiitieiiaot.de ples^ 
liStÂles^ èbotd^ttioins larges.' Uiie coeebeglandd^aue 
double cette portion de l'intestin^ dont laarqitiliraBe- 
lKmpvQulûUse eet très milice» ÂHrdetà dècetteipntie/.la 
Bf^^ibraue interne n'offre plus ^uedea.plisfotigitiidîr 

%ai}X «n il^g^ . :-;':.;(.: 

. Ji^^ h §0%^ du p^tffge f Fmtaitf n -giAe fonoe' 
éflWlovfves anse^pourledaidémièi. Au«»delày Fin« 
tV^ ^èU^ tient eu JMésmière prdpcemcne dît.r II est 
«%iaré do gro^inteftin par n». pli circnkirê intérieur^ 
ecfume.dana k cropodiWdu Kil^, Gèlei»^ deaae davr 
uiM{ grwde vessie» Aorte de eloa^fee pstérifur j àfseois 
minces^ dans lequel son orifice est percé au milieu i^utl 
ji<ai^iiKfen> l'aidédvi»^àtkMf âanlaf ffamiireédlîtiôà^ 
(^« él3 )^Mtftédîlâtaibefi5;eiÉiM>4p^^diknt ù^reo- 
tum. Nous y reviendrons à l'article dè*la'.¥«$iie"dirii^' 
natwi GeclcNqeeîiKitieweViiral^pbv^i^ 
4ea li^jff.krt&nenrem^iity daûSrsnicfoa^M «ttârieu».- *^ 



(i) J'ai Iroayë celle vessie remplie cle înallère teq^euse , $a appa^ 
nnce 5 probaWeinent de Tacide ariquc. 

UO. 



3o8 :XX* LEÇON. DES INTESTINS. 

b. Dans les lacertiens. 

Les mam'tors ont ua petit easmm, tandis cpie les 
sauvegardes e« AM^iquent ordinairemeite. Cependant 
à peine ^st*il marqné dans le moniiér du JYily tandis 
^'il est prononcé aVfC son fimd dîri^ en avai^ dans 
le monitor élégant {l)f 

\]nsauve''gM^e de Cof aiiiie(2>atatt imepocheqœcale 
arron^e avec i^ie emboudinfe dans le reetnntf tr^ré^ 
larécie. Mais le sauve^^garde ordiiuUte (téîus moni^r) et 
les omeiMs {félm ameïi^a et cyanefts, Merrem), en man- 
quttent. L'inl^estin gttle s^y abouchait beat à bont 
aveclei^ros. 

L'intsa^n grèlê de ces animaux est court et qaél^ 
quefèia très ainple ( c'est le cas dn momtor éléganty;^ 
dans la première moitié de cet intestin ; l'autre QM^lié 
a des bandes ligamenteuses epk y produisent des boàr^ 
soufflures et des énrang^ttnents^ auxquels répondent 
iniérieunemMt des bonrrdets transverses^^ que coopént 
des j^s (Cliques de la membvane interne. Qet^ n^ème 
membrane > dans le gros intcstini y forme des] ]|^ 
tmnaveiMs qui sépaxfnt sa carité en plusieurs, po^ 
cbes«. . , ' -, - ' '^ ' . ^: 

On AeTcntpaadebonfsoiifilureadans rnatestf» pM» 
àamonkar ^Nd^émA les parois inférieures ojl&e^ti 
un beau velouté* 

lias sauve-^^fOfsi^sifÊius numiior) ont im teand ittMH 
tinal.eourti et k ffeoê intestin {tfoportkmnénMi^^ 



(i) Étiquette da hocalMtplnamhùJoo(Site''quewf4 
(û) ti^^tfqoette àû bocal n'ctatt paii {(lus ezf Ucile/ 



AATf IV. DESCRIPTlOfi DU CANAL INTESTINAL. SoQ 

long. L'un et l'autre sont fixés par un seul mésentère^ 
excepté la portion de l'intestin qui prolonge l'arc de 
Testomac, qui tient à un épiploon gastro-duodénal. 

Dans un sauue^garde de Cayenne^ qui avait un petit 
ccecnm et un rectum très courte avec des plis longitu- 
dinaux intérieurement^ Tintestin grêle était aussi très 
courte mais d^un très grand diamètre^ et sa cavité avait 
de larges valvules transverses moins saillantes vers la 

Ijes ameïua ( têtus ameïûa et ûjraneusy Merrem ) ont 
FintestiB grêle a abord assez dilaté y puis se rétrécissant 

Ciqn'à sa terminaison^ où je n'ai pas vii de valvule ( i). 
gros intestin commence très en avant sur le fbie^ 
et se pcMTte directement en arrière. ] 

Dans les lézards , le rectum est cylindrique on co- 
nique et beaucoup plus large que Fintestin grêle qui 
s^Y insère bout à bout et sans kisser de cul-de-sac ou de 
oœcum. Celui-ci ^ après s'être courbé en avant dès le 
pylore^ se replie en arrière et va en serpentant jusqu^au 
rectnm. Les parois du canal intestinal sont minces 
et transparentes : la membrane interne est plissée en 
râgzags. [Le duodénum continue ^ en avant , l'arc de 
l'estomac y et est attaché à un mésentère particulier. Le 
reste du canal intestinal tient au même mésentère^ 
dont la forme est telle que le rectum est maintenu un 
peu rapproché de Testomac* 

c. Les îgaanimn. , 

Nous trouverons parmi les iraniens y coxkmt dans 



(t) Do uuniM daiuk feûn c/tfucf», 



3lO XX* LEÇOJ». DES INXpSTlKS, 

la famille précédente, des espèces qui irmpc^eut^ 
çœcuin, d*autres c|ui en ont un, mais toujouff rudi^ 
mpniaire, ou peu développé. Le corc^le en ni^pqffç «^ 
le gros intestin y est peu distinct du grêle. T^indi^gue 
AdiW^X^ stellion du leuant, le canal intçs^ipal es); p^g^ 
long , surtout le grêle, qui s^iis^re bout à bput d^R^Iç 
gros^ le diamètre de celui-ci excède, de bi^uçoi^p>.S^ui 
^du premier intestin; il se distingue ençor^ par un v^i}i 
appendice cœcal dirigé en arrière, comme une oreillette, 

Les ^^i^f/j^t^i présentent des dififér^pces, suivant* les 
espèce^j <]ui pourraient |)ien conduire i d'autres uiviff 
sîbns gépériques. ' 

' * t^agame umbra (D.), n'a pas de cœçum , Jion câna^ 
'intestinal ressembla à celui des lézards. 

Uagame hérissé {A g. aculeata^ M.) a un cœcuf|^ en 
oreillette à côté d^ûn gros intestin dilaté d'abord ejj^ 
yiessie y qui devient ensuite cylindrique. 

ï)ans Tagame (Uscosome.^ le commencement de l'in- 
testin fprme un cul-de-sac à Tendroit de rinseriion du 
'canal ckblédoque. Il y 9 de même un cœcupi en oreil- 
lette, dont le fond est dirigé en arrière, tenant à un 
jyà os intestin ayant un Ues grand diamètre. 

Legaléote tj-pe a de même un cçecum en oreillette; 




sure qu'il se porte en arrière. 

Les deux intestins sont aussi bi^eipt 4?^Ui^^ ^aof ^^ 
lyriocéphale perlé. Il y a un cœcum dirigé en avant à 
f;Qt^4fi]L'^jerjt^a 4tt pejtijl iff^^a. l^fmm^f^^ 
de l'intestin grêle , pri^entie un velouté très grand , jui 
disparaît vers la fin d[e cet intestin. 



ART. IV. DESCIUPTION DU CANiLL UNTÇSTIMÀL. 3 1 1 

Dans Uphysignal^ çociminw (C^v.), kduo^énqn^ 
est large et commence par uo petit cœcum, qommç 
dans le g^fUeoie Ç0rinfltissi(nf(4'* ^ ff^ff^ intestifi^ séparé 
du ^êle par une v^vi^Ie^ porte un court coecum è son 
origine. Sa cayit^ a d'aitleui*s plusieurs repUs. ] 

Dans U diu^spHp Ip c^pal intestinal foitdei» cit- 
copvolutiQi^ çt denfie avaçi; d^ parvenir à Tapys. Soi| 
commeqq^ent n^est ni^rqné gue par l'apparence dif- 
férente 4^ ses parois^ qui sçnt beiWÇPMp plîis ipinpçs 
^ue celles dç l'eston^Çr 

[te ^Uoife.de Pondkhéfj (Qjy t ) . ^ le canal ii>te$ii|ijal 
dç8 léa^rds, saps ço^çuni ^ aveq un§ j»^rtiofi distin^^tç 
dç J'injtestîn gpëe 4aD^ legpis* 

tes igu^ie^s p^rpprefnwNt dita , fj^i. ^rjneç^ ^ 
de^xiè^le ^ecti^^ç c^te fCf^nà^isiV^\\\fi^ çofa|ffen^^t} 
)>çauçQap djç saurions qui se noiiriîssent 4e fruits ^ ^c 
graines^ de feuilles. Ils n'ont pas de oœoum propr^f^^nîe 
dit;^ sçryant d^e ^ractère indiçi^i^tir de ce r^n^ê i iPfiis 
c^n^ (jui \^ suiy^tjont un gros int^tin très çl^yelopp^^^ 
dont la çavit^ çst apfiractuense^pardesreplis {ntérieurs 
de Ja inem})rane interne, |1 y 9 ip4?ie quelqi^efois unf 
pf*içi^çre ppcbp^ qui ft'est p»? nn boya^ aveç^e pu 
up ço^un) , pvfsqu'elljç? W«e p*trée^ un^ç is^jie : c'est 

Dans Y iguane ardoisé y les parois du canal intestinal 
so^t wixipejç , t??i^S(^rent^s , et vont en se rétrécissant 
depuis le pyJore jusqu'à J'insertign (Je l'iptestiii grêle 
dan^ le reptum. Celui-ci est alopgfé , et comme p^rta^^é 
par un étranglement; ep dew portions à peu près cy- 
lindriques. Lamenfl^rane interpe a quelques plis lon- 
gitudinaux dans l'iptestin g^rêle* 

DdîJfx^yigfiane ordin^ire^ dont le capal if^testii^al est 



3f 3 XX« LEÇONé DES INTESTINS. 

long et dilaté^ le gros intestin commence par une pre- 
mière poche qui peut étire considérée comme une sorte 
de cœcum^ distinct du reste de cet intestin par la plus 
grande épaisseur de ses parois^ et par une cloison qui 
sépare leur cavitéj de sorte que c'est à travers un orifice 
assez étroit que les matière fécales passent de Tintestia 
grêle dans le cœcum , ou de celui-ci dans la partie sui- 
vante du gros intestin. La membrane interne de l'in- 
testin grêle est finement veloutée et plissée en longueur. 
lies parois du cœcum sont un peu boursoufflées. Leur 
surface interne est lisse et sans plis. Dans la suite du 
gros intestin^ elles sont également lisses et sans plis^ 
à Texception du commenceitient'^ où Ton observe en- 
viron six valvules transversales ^ qui ne font pas tout 
le tour de l'intestin. La poche que forme le cœcum à 
deux centimètres de loog^ et autant de plus grande 
lairgeur. ^ 

.[Bans Viguanç à queue ainnéé y'IX y a de même 
unepocHe cœcale au commencement du gros intestin ^ 
mais moins fermée veri le colon que dans Figùane or- 
dinaire. Au-delà, la cavité de l'intestin a cinq larges 
valvules disposées en travers, qui semblent faire Feftt 
de la valvule spirale du cœcum de Cjertains rongeurs 
auquel cet intestin ressemble d'ailleurs par ses énormes 
proportions. 

IJ iguane à col nud a le gros iintestin encore plus 
long. Il conainence de même par' une poche cœcale, 
autant fermée Vers le colon que dans Figuane ordinaire; 
le colon a des valvules transverses très prononcées. 
Tous ces iguanes se nourrissent de végé'taùx. 
Le canal intestinal du basilic âHAmhoifiey qui est 
pbytivore , est remarquable par les grandes proportion» 



XWT. IT. DESCRIPTION VV CAtiAIi INTESTINAL. 3l3 

du gros intestin / qui est plus grand que le grêle et 
d'un très grand diamètre, surtout au commencement 
oà il fbrme\in énorme podie^ mais sans cloison qui la 
séparerait de la suite de cet intestin. L'intestin grêle , 
krge d'abord ^ va ensuite en se resserrant avant de se 
terminer dans le gros. Il n'y a pas de cœcum. 

Dans le marbré de la Guyane^ également phytivore, 
le ooaeum manque aussi. Le gros intestin est court et 
pyrifbnne. Lcgrtie n'a gufares que la long^ieur du 
corps, n a un assez gros calibre. Vecf^imotes (Fit*), 
manque aussi de cœcum. 

Parmi les geckotiens^ il y a des espèces qui ont un 
petit cœcum et d'autres qui en manquent. Leur canal 
intestinal commence prés du bassin où st porte l'ex* 
trémité pylorique du canal intestinal. } 

Dans le platj-dact/le à gouHeleUes, l'intestin grêle 
a un petit diamètre / mais très inégal. Il s'insère au 
milieu de la première partie du gros intestin^ qui est 
très renflée et comme globuleuse. Elle est séparée par 
nn étranglement de la seconde portion, qui foitne un 
ovale alongé, dont le petit bout répond àl'anus. [D'au- 
tres fois cette seconde portion est toute cylindrique. 
L'intestin grêle commence dans le bassin, où se trouve 
Textréinité pjflorique de restomac, et le gros intestin 
a son origine, très en avant, sur le foie. Dans le gecko 
des murailles ce dernier intestin est gros et long ; l'une 
etl'antreespècen'a pas de cœcum. 

Il y en a un petit dans une espèce ^kemi^dactyle 
( le gecko tuberculeux y D. ) (r ). 
- Les caméléon^ns , qui sont exclusivement insecti- 

———'"'— '^^ ' * ' " " ' I * ■ I I " i n . I I I I ■— ^i^ ,1 | j ,|| „ I ,1 II 

(i) Bapport^ de Siam , par M. Boageîftville. 



3l4 ^X^ Ï^JBÇPAI. DES I^TE^TIKS. 

yor^, o{||; U canal intc$Urml comme la plupart 4» 
^mieo^^ 9aii^ poche çc^pàle, avec ua iptestm g;isàle di- 
lata daQ9 la prçmiéra p^rti^fi , «e ritr^cisWAt liwii^iip 
avanl: de ^ joindre bout ^ bpuf au rectum , q^i a vp 
diamètre ^fm i^ousifléra^e^ Mirtoi^t au ^çofpm^îcv^ 
ment. ] 

Âin9i^4AQa hcaméléajfi Qr4ûwre, Yifitmw grUen'^^ 
p^s moin^ l3rge qm l'e^map ^t riucwtiagrof, dM^«ll 
plus gi^pdis partie ^e açp éteii4oe; mais il si^v^^fê^:^ 
b^WQOup, w» peu qvaat jtjpse joijjdre à c§lui-ff î , do»* 
il n'est point séparé par une vf^lyi^« hn igiémhf^f^fi ÎQ** 
teruQ fc^me des plis ood^ilés^ à l>Ord li^ fy^f^é, 
dirî^9 suiv^cu fo laip^i^epri qui f§ t^tsé(immiê à imt 
ft^re qu'i^ tppradl^epf d^ r^i^na , i^ dif^i^ipy^MM il 
quelque distancç de cet int^atifi , où q^HamM^ailf 
est Usm et saps p)i. I4 mei^F^n^ fOfj^c^ilo^Aft est 
d'aiUeups plus épai^e daps le fectum qf^ 4m^V'm^ 
festin gvé^, qA /elle est p«u i|Mrfttéi;« 

D^B# h'^mque fçh^ei4prm^ p^rm les ^c^gç^i^mh 
Ws parisiîiMi^^e^ (^ 4élic9|;/9^du c^al inf^nal woê trp» 
dilatéi^ 4^ns h c^mm^nfî^^me^ 4e l'mte§tiu g^êle» f^ 
re$«çrfl^ • f» re^4roit ou ççt.içi^estt» ^'intr^^ji^t 4w? b 
gr<», N«uft Avqus4^à ^it qu'il s'y pypla^^e^iit iep jRm 
^prte dp ¥fl^i*i, ppy^l^ppée pajr la pr^mii^re f^ptie 4* 
gros iut^i^fiia se(p}>l9bleme|i^ J:^uflee» (^eç i9xçf^mf^t§ 
qm i^Um^m^t^v )a |Metit6,^u^ertm!e doiMf ^ percée 
la vessie de l'intestj^ gr^e^ ^pat i:e£(Hil4^ ^ f|pti|§ 
par^e , eotre e^lle^ci pt le^ parois iutérieu^es di^ gr^s. 
Au-delà de cette première part|e^ le i^tum devient cy-* 
lindrjqu^, I^'iutestfiQ gr^ est comme part9^eopla- 
sieuto poches, par des étranglements qui répondent 4 
peu près à ses courbui^es^. 



[ Dafjs up grajid fçingaç da la Noui^^lle-HoUarule 
(hscincu^ protflphom€Î(is,VeTOu etLaç» ),j'ai trouve 
l'ijQtestîn^yfêle petit, Sf^rré et coun, et le gros le rçc&t 
VdDtdirectejnçBt^ fof|iiant4'abor4 u»e grande dilata* 
ijQn, dii^s Ja^uell^ le £réle s^oifvre par un orifice détroit ^ 
et qui va en diminuant jusqu'à l'anus. 

C'est à pçu près Us mêmes proportions (les deu^ in- 
testine^ dans le scinçus bwittamsJ^nàM'^ ntmis Tintestin 
grêle s'y in^ëre dans le gfos sur le ç^té^ et laisse ^n de^ 
un véritable cœçuin. 

Les autres scirwoïdiens^ dont le corpss'alongeet prend 
la loripede p€luiidesserpçnt$, pnt un cana) intestinal 
qui a, par se» dimensions, sa structure et son arrange- 
ment dayas l'abdomen, beaucoup de Rapports avec celui 
des opbidieps. J'^i pu l'observer dans trois espèces de 
bipèdes y le lépidopodeÇLàcép.)^ le Uneatusipjgopus ca^ 
riococca, Spix) et raifguineus (Merr.). Dans toutes, l'in- 
testin gr^le se dirige en -arriére en feisant cp^lques 
Testons ^^joiqt de côté au rectum, de manière à 
laîj^r un petit çœçum en deçà ae spn insertion. Le 
gros intestin est court et droit, et se distingue du grêle 
par un. plus grand diamètre. C'est encore la même 
chose clans le bimane cannelé (Cny.)' dont Fintestin 
çrêJe est inégalement dilaté ou resserre. 

Le çaqal intestinal des seps n'en difFère pas essen- 
tiellement. Je ïai vérifié dans le seps iridaçtyle^ 
dans 1/B telror-dactyle et dans le S. peronii. 

C. JBans les ophidiens. 

Le canal itit«stisàl des ophidiens j Ta en ser^ 
pentant jusqu'au rectum , et conserve à peu prés le 



3l6 XX« LEÇON. DES INTESTIKS. 

même diambtre dans cette étendae^ sauf qii*il se diUte 
un peu pour le gros intestin. La membrane interne de 
Fintestîn g^le, forme de larges feuillets longitudinaux^ 
plissés comme des manchettes. 191e a des plis épais et 
irréguliers dans le gros intestin^ qui se porte sans 
détour jusqu'au cloaque. 

[ Â cette description abrégée et beaucoup trop géné- 
rale^ faite d'après la couleuvre à collier, nous sommes 
forcé d'ajouter d'autres généralités , et les détails né- 
cessaires pour donner une idée plus juste de l'or- 
ganisation des animaux de cet ordre (i). 

Parmi les espèces de la dernière famille^ celle des 
cécilies, l'intestin ne forme pas un seul pli^ du pylore 
au cloaque ^ dans la cécilie hmbricoïde , tandis qu'il 
dessine des festons peu étendus dans les autres espèces 
de ce genre. Cette dernière disposition se voit encore 
dans la première famille de cet oifdre^ celle des anguis. 
Dans l'une et l'autre familles^ l'intestin est fixé par 
un mésentère pluâ ou moins large ^ suivant l'étendue 
de ses replis et flotte librement dans la cavité abdo« 
minale. 

Gela n'est pas akisi dans les vrais serpens: la pre* 
miére portion de l'intestin y forme des festons plus oo 
inoins nombreux , plus ou moins étendus ^ dans ooe 
partie ou dans presque toute son étendue, serrés les uns 
près des autres et retenus par des brides du péritoine 
qui Tont de l'un i l'autre ; leur ensemble est enveloppé 

(i) lU iODt eztraiu de notre mëmoire inlHolë : FrmgKum$ â^amaiomh 
sur Vitrg^woÊiondeê Hrptm» Amialet dw Smwnn^ natvelkf » l9«. XXX, 
1893. 



ART. IV. DESCRIPTION D0 C4NÀL IMTESTIN At. 3iy 

dans ane longue cellule^ cylindrique comme ce paquet 
d'intestin , que lui fournit le péritoine- 
Cette disposition d^une partie du canal alimentaire 
des yrais serpens ^ les distingue de tous les autres ver- 
tébrés. Elle parait avoir été nécessitée par leurs mou- 
yements sur le ventre et les désordres qui auraient pu 
en résulter 9 sans cette précaution ^ dans leur canal 
intestinal. Mais elle doit en ralentir les mouvements 
péristaltiques et contribuer à l'extrême lenteur de toutes 
leurs fonctions digestives. 

La nécessité que nous signalons est encore fondée 
sur l'observation que les serpents d'eau (les hydres, 
Issplaiures, les chersjrdres) ont un gros intestin à 
cavité continue ^ et non divisée en plusieurs poches ; 
cette dernière organisation n'étant plus nécessaire pour 
les mouvements de ces serpéns dans l'eau qu'ilshabitent. 
On peut toujours reconnaître, dans les ophidiens y un 
g;ros et un petit intestin. Celui-ci s^insère le plus sou-^ 
vent bout à bout dans le gros intestin. Il est rare qu'il 
bisse en deçà nn cul- de-sac ou im cœcum. L^intestin 
grêle a un diamëtre assez égal y qui se distingue de la 
partie pylorique de l'estomac, par sa plus grande 
dimension, des parois plus minces, etpar lel)Ourrelet 
ou la valvule du pjloro et du gros intestin , par de 
plus petites proportions et par la saillie circulaire en 
bourrelet ou en manchette, qu'il £ait dans sa cavité. 
Le gros intestin, toujours plus court qat legrêle^ peut 
avoir sa cavité continue. Plus souvent elle est séparée 
en deux poches, plus rarement en trois), par une ou 
plusieurs valvules, oumêmepar uneou deux cloisons 
qui no pe fa aet fnt 4e eommaucation &.L'une d^n» 
l'antre, qu'à travers une ouverture étroite. La première 



3l8 îtxe LEÇON. DES INl'ÊStmS. > 

poclle est ordinairement lisse ou ne présente que pèa 
de plis ou de simples rides intérieurement j tandis que 
la derniëre^ ou le rectum proprement dit^ à sa cavité 
divisée par des plis irréguliers, diri^^s eh travers ou 
même par des Valvules connive^tes et trè^ saillantes* 
Quand il y a une poche intermédiaire^ ses parois sont 
unies ou à peu ^r^^ comme dans la pre^iëre; mais 
la commaniçation avec celle-ci et la troisième est tou- 
jours très étroite. En général^ tout semble arrogé pour 
retarder la marche des matières alimentaires et leur 
résidu , ou du moins, pour empêcher qu^elles ne soit 
ttop accélérée par le ramper ^ et Ifes contractions des 
parois abdominales qu^il nécessite. La membrane in- 
terne de ^intestin grêle a des plis longitudinaux plus 
ou rafoins larges, plœ ou moins épais eï nombreux , qui 
régnent clans toute son étendue , mais qui se joignent 
queTquefois par des bànc^s tranverse^ pour ft>rmer 
comme dès ceifules, ou qui présentent des dndnlations 
piusf où moins irrégulières. D'autres fois ces plis sont fi- 
nement frangés dans la première portion de rintestin 
grêle, è£ donnent à là muqueuse intestinale un aspect 
velouté. Jfe fes ai trouvés tout blancs^ patîé cliyié qui 
miectaîl leurs ^aîs^aux lactés, ^àns un cas remarqua- 

m(ti.r''\ ■ '^ ':'^^ ■• 

'^ Nous allons à présent exposer quelques pafticulsJrîtés 
en suivant f ordre des Éirailles, ,. / ^ j 

Là derpîèjrft dès sauriens • celle des êcincoidlens ( et 
sùrtott les, seps, les cliatc^ides, les bimariés et' les 
Èipèdes) reisèmWe â' cet égard^ a la première des ophl- 

^i) Dans un tri^onocéplMle à lozange (Cuv.). 



en 



ART. IV. tfiSCftlI^tlÔN bir CAtTAL lOTESTINÂL. 3f 9 

âiens. V^rt^et, qni fait panie de celle-ci, a son canal 
intestinal court et peu plissé. Il n'a gnètes qoe les 
a/3 de là longueur de l'anus au museau. Son premier 
tiers présente plusieurs eotiHôs Inflexions, après ^oi 
Rtitestin va. directement se terminer aii è)o»qae« Le 
i^ectiïnGiL est séparé de Vintestin grète par un rebord 
^é fbrm^ celur-ci dans sa eavké. S^n diamètre elit 
^néralemrât petit, ce qui frit qu'il pre^ peu de 
^laèe danaf Pabdomén. 

Dans les autres genres de eeCte i^miUe (ophùaurep 
sckeUopusick^ acontms) , fintestin grdle esc très court 
et ne forme que peu d'ondulations en ^e pwtant veri 
légMs. Dàiis ïaéoHtias fnéleëgpw (L.y seuîemelit, feur 
jdbiition laisse en avant une peti^ podie €QRuile« Elle 
se (ait bètti! à bout dans les dent autres gemm, comme 
.dans Vof^et. 

Yûtrtn les i^rais serpcMSy ^cfynànîmoiSàitù^opki^ 
'diènèy les dotSles-^marcheur^ qtri ôtt forfÉfent hi préniière 
tribn, ont des caractères intermédiaires. Ainsi dansl'dOff»^ 
phébèhe enfitrhé leur* canal intestinai est attâdièà un 
ample mésentère, étsesrep}tifsofit«ontenifsxlaBri fneod^ 
Iule du péritoine, sans y être attadbés par dèsfarîdéi. Lç 
éï*os hrtestîn commence prfr un pfetît cœcttmy et fbilne 
dlibord une pVemî^ poche, ft parois nrhye^y sans 
yiltinûé dti ^é de TiM^sth} gipëe } pvis iwe ^eebnde à 
patois plusépliiésés, à'vàlvules cmiiivf!»l«sy;sdpiffA4de 
la première par un i*eph «ir^laire. 

Daiis le lepostemonmiôrwephabis (Spbi)y l'ioÉestin 
gr^ est trëi) court ^ peti plissé. Li^ gros oomnieftoe par 
nne pOéhecœeale'rudimMtaiivc et reçoit éhi eârté opposé 
Fembouchure éËtcèthtmmi étroits du preÉMpct intèsCî^é 
Il h intérieurement des pMs longitudimiia oocluléft* 



3aO XX* LEÇON. DES INTESTINS. 

Les typhlops ( T. bimbricalis) ont Tintotin grék 
étroit et saos repli . Le gros reçoit à sou origine remboa- 
chure étroite d^un petit cœcum. Il ne se cçmpoae ^ 
d'une seulepoche^ avec des plis en travers. . 

Danstonslest/ncu^^^r^tfn^^les prinçipalesdifiérences 
que présente le canal intestinal , outre celles qui pro- 
viennent de son étendue relativement à Ja longueur 
du corps , ti^nent aux proportions du gros et du petit 
intestin^ à la division de celui-ci en deux ou trois 
poches ^ et à quelques particularités de structure de 
la membrane interne ^ que présentent certains g^u^ 
{\es pythons, X^érix): . 

Les tortria:{anguissc)rialey L.) ont rintestin^gréle très 
plissé comme celui des couleuvres. Son insertion dans 
le gros laisse^ ^i-deçà> une poche cœcale oonsidécaUe^ 
laquelle est séparée par un bourrelet circulaire ^ di| 
rectum pr^ement dit. Les parois de la première poche 
sont lisses^ cdUos de la seconde sont pUi^es en tra- 
vws. 

Dans les boa (boa ceitchris^ L.), l'intestin grMe a 
des repUsy.comme dans les couleuvres. Sa première 
portion est très dilatée. 

Le gros intestin est long et peu séparé. On pourrait 
cependant y distinguer une premijere poche courte. Le 
reste du gros intestin pcésente des plis longitudînaax. 
lhja%\^soptdeoormata()i.)y Fintestin estcourt^ très 
peu replié^ à parois très minces. Le gros ne se divise 
pas en plusieurs podies. Il a des valvules transverses. 
l}nxè\^érix(^.turcicus^wdicus)X^^tM^ grêle 
est peu repue. La membrane interne est garnie de 
grandes papiUes plates en ibitiie de feuilleai^ qui per- 
dent de kurs dimensions à mesure qu'elles s'approchent 



ÂMT. 1Y« DESCRIPTION tV ÇÂXfJkïl lKTESTfNAL# Boil 

dtt gros intestiti et finissent par ne plus être qit0 des 
'filets. Le grosfQtestm est divisé en trois poches, à 
parob lisses^ mais dont les communications avec l'in- 
testin grêle, ou de Ftlne dansFautre, sont très étroites* 

Les pythons {Pi tigtis et biçiuàms y Kuhl .) , ont une 
autre structure, non m^ins remarquable, non moins 
xmômalé dafns cette grande iamille. Le canal intestinal 
^t toèi court i mais son calibre est con^dérable. Une 
}>rem}ère portion de l'intestin grêle a des parois minces 
'toutes conrértes intérieurement ^ villorîtésoudeplis 
franges très fins (le jP. <^m). Dans la seconde por- 
'tion, ces parois deviennent Caisses, plus n\uscu- 
leuses et garnies en dedans de plir traHsverses pressés 
des uns contre les autres. Cette même structure se voit 
'racore dans thue portion du gros mtetôin^ dont. le 
commençaient n^est indii|ué qtie p»r un «petit cc»cum 
et pat tin léger étranglement^ et dont le diamètre est 
'mcnùdre en gétiéral j cp;ie celui du igeomer intestin. 
Ily a)dQsl<Mn d^p4is Icmgttudinaux, puis des plis 
eu travers. • l r. 

X)aas la eouléutfrè à collier ^ Pintesti^ grêk se porte 

#d'abOTd directement en amère jjour furmer une pre*- 

sniëre aiisé<|ui est longue* La seconde Test moins. 

Les suivantes sont arrangées de manière que ^ux r^lis 

se^toûi^ént ou3drapprpchent alternativement en de- 

daitis et en dehors. Use valvule, circulaire le sépare du 

' gros intestin. 6eluîwûi a une premi^e poche qout^, 

sans plis iniéH^urs. EUe cominumqite;dans le rectum 

për "an court icai^K Ce dernier intesda a des valvules 

coastivéntes, piîssées^ circulaires, qui soas-*di visent sda 

canal vers la fin* * î 

^ La coidemrè Imii a Qiême le gros intestin divisé 

IV. 2cPart. y 21 



3Sa XX* IfÇCHf. ^E$.IVTB9fUI9. 

«a àmx poches^ dont la première a sa cavité Usse^ «t 
dont la seconde oommance par un rudyjuentde codcum^ 
^ finit par avoir des viàvules conniventas qui apg^i^eor 
tent d'épftisamir, de tôilUo ^ d'éuiudue^. à mçwjDe 
M^'eUes ^af^ochmt de ransip ' , . » 

Dai|s le cobêkersMkw (M^r*.) ^ Jle canal intestinal$e 
dktiagiie des autres e^pèces^ en ^çe i^u'^ pV p^s de 
replis, ètôcmséqiienameâtpar sa brî^vetéf Le pfcmi^ 
sîntesda est grêle, <ieiirt, à pai^çis juince^ Le ^os in- 
testin commence par «n ét8an4;}etMiM^.iHMMà duquel 
ilyanm benBpdet> La première portion a sa mqrebrâqp 
inte^QM pliesée en.ré^ean} ily ades Yideatrsmsverse^^ 
pnr intervBUefri 4aiis la dero«^ portion. 

Lesi;o&i^Ma&«&9*/6«M/i ÇSebe) e^£^^ 
<»nt de nonvMa riatestinçrèle eyi fe$t(oos, Dm^ le deiv 
iiifaree$^«e>ilm'a pera pins plissé^ pl«ie long q»'â 
l'ordiiiaire. La pecmière partkm du frps itttestii^ a des 
plistettgtt ni l Mpi » ntM^un^us £Qris>|>l|iaproi»4)Âçé^ 
qu'à la fin du^qguêk. La deilxième porào^ l«rn»e une 
large pocbe ave<)rdes plis transverses très fin^ 

Oes esevples pmc^ettt que i dane le ^pmoà ^nre 
i^mdenvre, Acm ponrira ûr^uver desdiâiK\etioea 4^^ 
ie canal alimentain^ asseai importâmes pour des ^ons- 
divisions , «pi corpespendroiit sans dooie i qoelfues 
déférences «xtérieores^ en appareoicepeuimpartwitM* 

Les genres ëuivancs, démeflôbeéi àf^c^ anci^i fiàtad 
^nre cobièerie Linné, qui se dlsthlgiient p{ir des 
^vodiets pestéiienis eâ fiant le passif «entra les pre-» 
niers et ks vrais v^enimens, ne zttOiitveBt p^PtWpins 
•tiedî€Gârenoes.Le d^tsas TienosusfLjmxGcà^am^fff^^t 
long qui commence par tIu cœcum doi4 la cavité ae 
ont&omwù^Umjme^Uophi^ (Mgbt)^ n'a 



i 



ART. IV . MSÇmPTiOK pV'jOkHALVXfESTinkh. p^ 

0P^»iia> daM IfiqqeUf grê}e sa t^nnûae par unç. l^^Yj^^ 

qoe nous rangeonsaussi parmi les opkis^^^/y%^^gLi\p 
«^UTea;^ deux, pbehea d^octes t do^t U seqo^^pré- 
$eate dçs Tfilvji^? ço^D^Temeft, tr4Q&yei7sa)e$,ï>?i^j|^ 

Fintestin grèlfi<^i>rtgtiM>ftfW^ 
4«> Pl»' *Wgitndiaawt. iwt^ 

serrés^ Iair««», t% ub légei:;?^^ W^fc rWWi^T^^ 
annoAçent la fia d^^jçt iiçt^ft^in^. J^eTgRO?. m'a qft'iipjçjjff- 
che, dont la pr^a4èi;e »ft^ti4ia.qH€^[ttf^i,deis. qp^ ib^y 

^nisla d«rpiâre.^D9(MK.]^ 4^flffijjidm m^^^^^^yàf 
Ktntestia grêle a pep d^. IçstOBS éx wu^^Cf nopf c<9f rts. 
L» jpros hitest)in a^loi^ e; divî^^ «p fix>i$;^cbes^ ^çi^t 
.Jadi^rojèreConu^ pj^ppr^mwtlp j^tW^iJoiîi^el.f^ court 
et n'a dep)îs^tra¥«ra qvia4fo«#Mr49Cpnd|f x^Qi^ 

La troisi&me.&n^iUe dcQ Qphi4ke^l qui partit gi^me 
trair auxbatraciyeQSi GQipra^ la pr^v^ière a^j^i^i^i)^^ 
et ne 9e çoippoae que du genv^cée^ie , a^na^ (ff^ ^çs 
ai^is etplu^ienrs di^deiriuiil^geiir^^d^atnpuj^ Y^^^^ 
d^parkr, un.T^otiufi^ cavité, ^ntiu wi.q^î sa ^^s^i;!- 
gue de l'intestin gréjle pair ime valvii^ çjorciilaîre et par 
vm pliiagcf^iddwwètpj # wpi|ï^diços/&aiufçroièire 
jiartie. Le grêle varie en longueur et en diamètre ^' sui- 
vant Jles eipèce^. J^C^hmk^if^ià^ l'a t^^J^^^ etitr^ 
CQiurt sans le plus peiit replu II est très court et (4us 
gros dans Pin^terr^pff^.h^ (7, glufiiifx?sa J'a gf êle^tjçpplié.î 
DaiM la C Àenmay. i^ est eî^t|:êwiçfljiem gro?: , j. 



ai. 



39i4 X3te IiEÇOH.feBSlKttSTlNS. » 

Si nùàs passéhsàux serpents vènùneuxà ùwchets 
antérieiirs , suivis de plus ieurs dents max^aires ordi^ 
nairesi bous trouTerons qu'ils ont tous un gros intes^ 
â cavkî simple. 

Sbns le bungarus semicùictus, TiAt^tin gréle e^ 
iifoit an commencement et i là fin^ et réplié en nom- 
Ireux festons^ dans là plus grande partie de son éteïn- 
due. Hse termine dans le gros par tin bourrelet^iliant. 
€Se3ni-ci n'excëde guire lepremiery eh calibre; le grêlé 
est vdôtitéà qudqtaé distance du pylore. 

I^rmi XtAhjrârùphistfidV.)^ le dkteyreeerclêij^cé^ 
dé)/ a l'intestin grêle trè^ festonné^ se terminantboat4- 
bout dans un court rèc<bm,à cavité continue^ qtiis'en 
distingue par son p^ùs gros calibre et une Valvule cir* 
culaire; les plis intérieurs longittidinàtn: deyiènneut 
ondulés à la fin du premier quart de' l^intestin grêle. 

Dans Vhjrdrophiè nigro'^cmctus (JDaub.), le premier 
intestin^ qui est très grêlé ^ sltisëre dans le secmid 
qui est très gros i pro|>ortion^ au-i-delâ dé son com- 
mencement y lequel forme un court ccecum» 

tmpMamidesiVjXky.) et les chersydres {Cxit. ), ont 
un rectum à cavité simple, comme les genres précé- 
dents. Lepremier intestin est très répKé dans hipéla^ 
midebicolore (Cuv.), et se termine dans le gi'os par une 
valvule circulaire. Celui-ci est renïarquablement long. 

Dans \e ckersydre à bandes {Cny.), tout le caoal 
intestinal avartun diamètre proportionnel extrêmement 
petit. ', ' .■.-'';•' <•:■.. 

Les autres serpents appartiennent à là tribu d^ ^ve^ 
nimeux à cPochetsisotés. tlsse'distinguent de la précé- 
dente par un plus grarid développement et une plus 
grande complîcaf ton dà gros intestin. Cette coroitft- 



ART. IV. DlSSCmpTlON BU ÇANAt IKTESTINAL. 3a5 

cation est $urtout extraordinaire dans les genres Uigo* 
liocéphaley n^a et élaps^ 

Dans la vipère commune du midi {C. aspis et C reiif 
L.-:-*Gm.), l'intestin grêle fbrme^ cqmme dans les cou- 
lenvces ^ de courtes anses en festons y et présente intè- 
riepremrat des plis longitudiaaux. Le gros est court et 
commence oùcessentœsplis, sans qu^iî y ait de valvule 
circulaire pour séparer sa cavité de celle du premier 
intestin, li y a dans sa première portion , des plis 
ondnlés^ dirjg^s aussi dans le sens de la longueur, et, 
dans la secoi^de, des valvules circulaires. 

Ces valvules manquent dans la grande vipère rouge, 
ou la vipè^ commune du Nqrd (C chersea , herus et 
;ire^tor^ L.—Gm.). Mais la, seconde poché du gros 
intestin s*y prouve séparée , par un épais bourrelet, 
delà première qui est plus petite. L'intestin grêle se 
joint à celle-ci un peu de côté. Les deu;K intestins ne 
sont pas distingués par une valvule, mais pav une struc- 
tiire différente de l^i» membranes et un autre calibre* 
. Jpe sepedon hçemachates (lier.), présente aussi quel-* 
qi^es difîéi'ences. L'intestin grêle joint le gros à angle 
droit et s^y termine par un bofirrelet citH:uIaire« Le 
j^eoond inte^ a une premi^ poche longue, «t divisée 
par des didphj^agjm^ iftoomplets, ea airtant de petites 
nocher qui ne lakseiit qu'un tooit passage de î'im à 
l'antre* Un In^urrelet circulaire ^is «épare cette poche 
ditt rectiqn proprement dit^ qui a dçs i^lyules conni* 
v^tes plus ou moinsprononcées, suivaip^les ii^dividus* 
, h^j^otalus horridus^ Qit*)^ a la muqueuse du.premier 
intestin plissie çn long, comme à Tordinaire* mais ces 
plis y sont ondulés. Le gros ialiesti^ est remàrquwle 
.|»r son 4év4o]^m(9pf. t/fl)^. Y«lvu)gf ^^i%|pe et un 



3aÔ , XX^ LEÇON. DES INTESTINS. , 

plM^raûd diamètre sé{iare , de llntestîii grêle , um 
première poche à parois mitillkes^ qui se joint à angle 
droit à la seconde. Un repli intérieur^ à Fangle de leur. 
r?uni6n, divise leur cavité. 

Dans les trigùnocéphales, legro$ intestin a ^ cavité 
encore plus compliquée et divisée en trois poches. 
La communication ne peut même se foire , dans lé 
ir. a losanges (Cuv.), de la seconde poche dans le 
troisième^, qu'à travers un canal étroit et contourné 
en spirale, l^e rectum d'abord trè^ large se rétrécit^ % 
commencer du milieu 4^ sa longueur^ qui est remar* 
^uable. ^ ■ ' ^ 

Cétt^cîon^plîéàtîon 4e la cavité du gr<>s intestin s'ob- 
serve éhicpre datis les deux genres suîvanlsl 

Dans le naja (ripudiahs (M.), l'intestin crèle est 
très rçplfé sur lui-même.^ forme, dans les trois quarts 
dé Tespace qu'il occupe , un double rang de circon- 
volutions. H se joint, de côté^ au gros intestin, qui com- 
mence par unculAîe-^sac et dont le diamètre est bjeû 
plùë^'^rand. "yné première fortîôn^ séparée par une 
vglvùle, delà 'secpnde, pourrait passer pour ùh cœcura. 
^tfne seconde portiQu plus longue que le téctùm, se 
ïéiréyîtpoui'iè terminer* par un cànàt étroit^ dans ce 
'd'^fnl^r ihtfeâb ;^ ^i aïoirtît lui même au! eloaque. 
^J^ini[fétàps}lémnî!scàùi^i^^^ Phitesfân gî^ 
"l^t tieti* dé replié, lHàîè W ^ô's est plus lon^'l fr(^ 
p^rliojfl^^ ^deàe-femïflè. 

è? ca;dtt^^^st Âî^îséfe /de^dètâgace «n distance , par d^ 
étranèTements ou âèéctoiéoris percées d^ùii canal étroit. 
Ç^st VÎ|5^â-Vîs'duVeïn succénturié qùç se trouVe'îé re- 
pu^ vëlvulàfrè^* qui ^n^^ prolôhgciïiènt dé k 
ikiu^eu^ dàTÎnteètfti gréft el'dans lequel o»' rema^- 



ART* IV. BÊSaUPfiON Ml CÈMàli TVttBSTltfkhé 3^7 

que les plis tongitnâinaux que cette membrwe pré*^ 
sente dans tout Tintestiii. Ce repli sépare ^ comme k^ 
l'ordinaire ^ l^ntestin 0rèle du gros. Une première por-r 
tion de celui^ est eneore plus séparée d'une seconde 
portion^ par une cli^son oomplkte^ sauf une ouverture 
étroite qui communique de Tune dans l'autre. Cette 
prem!^ portion est aussi longue que le reste du gros 
intestin. ^le a pltisieut^ étrang^râients et de^ plis 
iMgiCQd&iaux intérieurenentr^ daas^ les parties con* 
tractéefc^ 

La se^ide portion est courte; elle est dwthicte 
du rectum^ qui est long, dilaté dans m premi^aip 
moitié y par une autre èloison/ traversé ^ar un petJLt 
canal ^ ^i s'y pnoklnge ^ iHle papille sailk^tft. 
Cette structure sihgulièi^ dois prdtetngp^ le séjour dos 
matières alimentaires et partieidiéretMUt d^ lew 
vésldti. '.'»>, 

D. Dans les Batraciens. 

Le casai intetiinaL.des batt^^w^k l'état par£^it e^t 
SinétBkment ooiH?t et sar première fwUon^^w le gréla> 
if^n petit eriâite. fia seconde^ portion be^conp plus 
Ifmsse a tt^ peu de: longueur^] 

Dans les grenouille» et les cmpm$ds, m^ retrouve 
-è peu prë$ ks mâMei circomstànoss de fotiDe ^et de 
structure que dans les salamandres.. • 

(L^àtestin grêW (ait deux ou trois coudes avant de 
se terostner bout à }>Me dMs le gros intestin^ i^veo |a 
longueur propottfonntille du canal intestinal^ qui peut 
différer, quoique feiUemettt y <iftni0 espèce à l'aoto^] 
il i/y a j éstm ëes animaqit, que la lonse ém rectufti 



3aé ■ XXe LEÇON. DES IMTESTINS. 

qui varie un peu; tantôt cylindrique ^ comme dans \ë^ 
crapauds^ tantôt plus, ou Hioins coaique>oa pyri- 
forme , comme dans plusieurs grenouilles. 

[ L'intérieur de Hutestiu gi^le a , dans sa prennib^ 
partie des pHs^en BigjBags(fo gr^^muUe commune, etc.) 
où efh thevron , qui ae recouvrent çQUime des taili^^ 
lysftitrêâ fois cette mombraue est finefneiit veUipt^ (^ 
crapaud à n}ehtrejauney etOt ) » ^^mjte elle n'a plusqœ 
de^ plid longitudiaftiiz. Un ^mjf^ boprre)et^pare le^ 
deux intestins. ] 

Dans les fée^^^^ lecaaallnjtesMna} e«t toutr-à^it 
afférent de oelui du mlmç ammsd parvenu à son deiy 
nier état. Long et étroit ^ ed d'un diamètre assez é^ 
dans l'intestin gr^, ayant des cir copyolutions irré- 
gulières^ il augmraite un peiu de volun^ 4ans le rectun^ 
devient inégal^ est comme bo^rsoufflé, et Sait deux 
tours de spirale sur lui-«méme avant de se diriger vers 
l'anus. La cavité de ces deux intestins n'a pas de valvule 
qui la partage. 

Dans les ^a/iû^m^m^re;^ l'intestin gréle est fort étroit 
en comparaison du rectum^ Sa sùr&œinterae^t ve- 
loutée dans lé compoieiK^emeiit^ puisidle d«irient lisse 
jusqu'au rectum,* où Ja .membrane ittterae.a .des plis 
épais et frangés. [ Le gros intestin i^t court et com- 
mencé seulement yis-è-vis le coude de l'estomac et 
même un peu au-ddi* Le gréle neforme que det.fes- 
tons autour du mésentère. 

Dans les tritons {\e T.àcrêié^y je le. trouve^ plus 
long à propof^oD.n jScH^Die uo^ipreinièfeaQae en ar- 
rière y une seconde a droite qui est^ même redoublée 
: et une troisième asoei grande eno^lredkîCf^ en jarriëre. 
Le seeond ioÉestki^ dent le plâsgi^and diamètre D^'est 



ART. iV. DESCRIPTION DU CANAL INTESTINAL. 829 

pas plus grand que celui du premier^ mais qui s'en dis* 
tingue par un étranglement qui les sépare^ et par des 
parois plus épaisses ^ conunence déjà vis-à-vis le pylore 
ou à peu près* Il est plus long que dans les salaman^ 
dres. 

Les menopoma ont plusieurs replis assez étendus 
dans leur intestin grêle. Lejgros est long et conique. 

Le canal intestinal de Vamphiuma means a sa pre- 
mièâre partie grêle et faisant quelques replis (i)^ avant 
ijbse terminer bout à bout dans le rectum^ qui est court 
proportionnellement^ et béHncoup plus gros^ lorsque 
]a)t4er«Kre portion du premier intestin n'a pas été 
dilatée par les excréments. On voit des plis en long 
dans toutes les parties du canal alimentaire^ dans leur 
éùit de contraction» 

Les ménohranches ont un canal intestinal long^ rem- 
plie, et se terminant par une portion plus dilatée qui 
est le rectum. J 

Dans la sirène lacertùie, le canal intestinal va pres- 
que dir^ement du pylore à l'anus. Il ne feit qu'une 
petite circonvolution en forme d'anse à peu près vers 
le milieu de son étendue^ et reprend.de suite son che--^ 
min direct. [ Le duodénum se distingue de l'estomac 
*par des parois plus minces et des valvules conniventes, 
ou de larges plis transverses de sa membrane interne. 
Ces plis se voyent dans une étendue de 0^022 mètres^ 
et cessent tout à coup, immédiatement après l'insertion 
du canal cystique. L'intestin grêle se continue sans 



(1) Qaatre oa cinq tairant M. Cuvier. Sorte gedre de reptiles batracicût 
DOBÉitië amphiuma , ttx.MémQire ht n l'Ataêén^ eu Sùîeneeê, le^3 no- 
Tcminre 1S9&. 



■i 



3So XX<5 tEçON. DES INTESTINS. 

détôor dans une longueur de 0^060 y et après avoir 
dépassé un peu le foie et le gro^ intestin y il forme la 
petite anse ^i vient d'être décrite pour s'insérer la* 
téralement à l'extrémité dû gros intestin. Sa mem- 
brane interne a l'air veloutée^ quoiqu'on n'y distingoe 
ni filaments^ ni papîHes. Son oalibfe devient très petit 
à l'endroit où il se coude. Le secondintestins'éu distin- 
gue par un plus grand diamètre et par des parois plus 
épaisses. Il es( remarquable par sa longueur (o,o8o.)> 
qui excède celle de rintestin grêle. &)n calibre e* 
d'aîlleurs égal^ sauf deux om trois boursoufSures ool 
sont à o^oai mitres de sa terminaison ed**^^^^ 
étranglement^ après lequel commence le rectum pro- 
prement dit. On voit quelqueé papilles vers cet en- 
droit f le reste des parois intérieures du gros intestia 
m*a paru lisse. 

Chi remarqrora dans cette description lâ brièveté 
du canal intestinal ^ ne Êdsant pas de repfis^ qucn({tiè 
la sirène paraisse se nourrir, comme les têtards, de 
substances végétales; mais en même temps la grande 
proportion du gros intestin , qui caractérise générale 
ment le canal intestinal des reptiles heri)ivores. 

• 
D. Dàïis tçs Poissons. 

Le canal intestinal de^ poissons , 6ffre encore plus 
de différences que celui des anil^iaux des classes pré- 
cédentes. Aussi, nous sera-t-îl impossible^ comme cela 

uOUo eS€ xWjMI"€HHHnr©"©OIHP"« '^MfvffiAO , de HOU8 vv WH** • 

des généralité» dans ^ description. Il fiaudra , pour en 
doaMr uae îdéa Juite, Uk dWiffe parûculiëreai^t 
dans les principaux genres. Nous aurons même sen- 



u^ 



ÀET. IV. DË^AIPTION DU CANAt INTESTINAL. 33f 

vent des dlffétenc^ remarquables à indiquer entre des 
espèces d'un même genre. 

[ Cependant lious allons tâcher de saisir quelques 
circonstance^ organiques^ que présente ce viscère 
dans la généralité des poissons, et qui le distinguent 
deTuite^n àéi autres cesses. 

Il est généi^lement très courte comme cela alleu 
dans les animaux de proie. Mais il s'alonge plus ou 
moins dans lès poissons herbivores. 

La classe des poissons est là seule du type des ver- 
tébrés^ où Testomac ^eut manquer entièrement^ et 
dans laquelle là première altération des aliments se £ak 
dans l'intestin. CTest ce que nous verrons dans les cjT" 
prias y qui sfe nourrissent cependant desubstances végé- 
tales^ et conséqueinment d'aliments difficiles à assimiler* 

Le canal intestinal s'y divise presque toujours ^ du 
moins dans la première séricy en deux portions séparées 
par wnevalvide, et distinctes par leur structure. La 
première répbnd à notre intestin gr^ ; elle forme les 
4/5, les 5/6, les 7/8 de la longueur totale ' de l'in- 
testin. Ses parois sont généralement trè$ minces , pou 
muscoleuses en apparence, présentant intérieurement 
des plis en zigzags loQgitudina^x , dont le bord libre 
est rarement frangé, lesquels se réunissent souvent par 
des brides transverses et interceptent des ^cellules. 
])*àutres 'fois cellçs-ci sont formées par un cordon 
cbmposaiit |in réseau compliqué, dont les mailles 
concentriques , polygones, put différentes grandeurs. 
Cet intestin est ordinairement plus gros à son origine 
étf plus petit à sa terminàisout ' , 

Les ptîsdela membrane interne,* le réseau, ouïes 
papilles , sll y en a , ce qui est rare, vont constamment 



33d XX^ LEÇON. PES INTESTINS. 

en s'effaçant plus ou moins > à mesure qu'elles appro« 
cfaent du second intestin. 

Celui-ci est court , généralement séparé du premier 
par une valvule circulaire^ à parois plus épaisses à 
membrane interne moins compliquée dans sa structure 
apparente. On voit qu'il est plutôt, chargé .d'expul- 
ser des matières que de les altérer, 1} répond au rec- 
tum des mammifères. , « 

Il n'y a jamais ^ dans cette classe ^ de poche cœcal^ 
du moins entre le premier et le second intestin. Ees 
deuxintestins se joignent toujours bout*à-l>out, sauf 
peut-être un ou deux exemples contraires» . 

Mous allons parcourir successivement les ordres et 
les familles de cette classe^ afin de faire mieux saisir 
les rapports des différences ou des ressemblanoél or- 
ganiques que nous indiquerons^ avec les mœurs de ces 
familles. 

La première série ^ celle des poissons osseux^ a le 
canal intestinal généralement conformé comoie nous 
venons de le dire. 

I. Parmi les Acanthoptérjrgiens. 
|o Les Percoïdes. 

Ont presque toujours un canal intestinal court > 
faisant peu. de replis du pjlore à l'anus ^ dans le- 
quel on distiiDguele premier du second intestin au 
moyen d'upe valvule qui les sépare^ et qui est con^ 
tamment garni ^ à son origine^ de deux au moins et 
quelquefois déplus de vingt appendices pyloriques.1 

Le nombre en est réduit â trois iSans la perche 



ARt« lY. DESCRIPTIOM DU CAlfAL INTESTINAL. 333 

ftuviatûe y dans laquelle ils sont gros , allongés et 
coniques. Letir diamètre est i peu près celui que le 
canal conserve a quelques centimëtres dn pylore. 
Un peu dilaté d'abord , il se rétrécit ensuite et pré-* 
Mnte la même grosseur jusqu'au rectum^ dont le 
diamètre est une fois plus grand que celui de Tintestia 
grêle à son extrémité postérieure^ mais moindre que 
cet intestin prés du pylore. La longueur du rectum 
^le la cinquième partie de celle de l'intestin grêle 
La membrane interne forme; dans ce dernier^ des 
plis nond:)reux^ interceptant des aréoles polygones, 
ondulées à leur bord, ne tardant pas à prendre une 
direction parallèle et longitudinale , qu'ils conservent 
jusqu'à la Valvule du rectum. Celle-ci est elle-même 
reeouTerte de ces plis , qui rendent son bord élégam-- 
ment dentelé. La même membrane forme des zigzags 
en travers, dans le rectum; l'angle de ceszigisags^ qui 
est dirigé vers l'anus , a' son pli plus lai^e et creusé 
en cuiHère. La membrane musculeuse est médiocre- 
ment épaisse; elle a des fibres longitudinales dans les 
cœcums et le rectu^, et circulaires dans l'intestin 
grêle. La valvule du rectum disposée en entonnoir est 
saillante de o,oo3 milî. ' ' 

[Dans le bar , le canal intestinal est court et forme 
ttne seule anse qui se prolonge au fond de l'abdopien , 
se <x>tide en avant, sous le pytore et se porte ensuite di- 
rectement i l'anus. Apres son dernier coude nneval*» 
Tuk circulaire assez épaisse sépare le premier intestin 
du McoDd:(i)« Le diaqitto^ àê cAvàAà, grand daés le 



(i) Dans «g uemi^aire ^ai avait p,44o mill. da Ixmt da nmtaa à 

tnn» ' 



ruant. 



!^ . . XX^ IXÇQJi. JDE& IRTESTim^ 

priacipe^ clîmiuue sensiblemeiUau-ddà du coude c^u'il 
ftit €R arfière i jusqu'à sa terxnijaabQn» Celui, du di^* 
niai! iuUstin u'e«t pa$ plu& grand (pi'à l^a fiu du pre- 
mi^ , tie$ parois d^ l'iutestîp mrêle saot minces et pea 
musculeusea* Celles du secoua iatestm sout épaisses et 
];4us mnscu}ease3< 

La membrai^e interne forme , dajas ie premier iu- 
testiuj, de larges tamea lougitudînalesA (de q^oq?) 
.j^sséea en manchette^ à bord libre^ ondu|éi au pojcnbre 
de seize principales* Ces lames perdei^t subitement 
leur grande laj;geur vers la 6n du premier coude et ne 
sont plus guères p au-delà de co coudç | que des nàes 
très prononcéeSf 

Dans le sjsçond întustin» là membrane interne à nk 
autre aspects Ce sont d'^J>ard de» rides ijçrégulièrës w 
guleu^es ae rapprochait pOur foRmerles «if^illes d'un 
Té^eau. ^lus loift| leur bor^lU^^^e est frangé et les fiU- 
ments qui forment ces franges sont très longs. lUse 
voient d4^« les trois qùa^rts de la largeur de.cec int^ 
tin. JUs rides ouïes jre[^ auxquels i]& tienM)Pj(^ af^ 
lectept d'ailleurs une dijrection Imigitud^paji^. 

m y ^ cinq app#ndicf^ pyloriquea (^ grand^ir mi^ 
diocre. Leurs orifices dans Tinteptin .sicmt bordes 
d'un^ valvuky et leiirs. pairqis intérieures pxiè$im^^^ 
succenfiveipeAt; 4'autres {dis. circulaires 4^ Uw mmr 
facane ii^rnçi et» dans leurs inieryalleSf d4^{dlawoios 
krgai^.«s.fâfiws»awt pou?* former un r40f^ii4^ maiU^ 
P^dygflnpn, . ^ -M 

I^ pka Avandéè 4fh <)ès cHifq af^dirott 
son embouchure tout près d'une papille dans laquelle 
se trouvé celle du canal hépatique^ aussi la valvule 
qui borde la sienne est-elte plus large ({tie Sans les 



AET* lY. P^SCmPTIOU PU CAJUI^ INTESTINAL. 33$ 

autres f comme .pour mieux présef ver ^ cavité de 
l'entrée dèk bile, 

Dims les cènbvpome$ (C. màtcimêU^^ Çuv*)» ^'Wr 
testio est otwt^ il ne iiaitjque deux repUs jpeu éteuduf • 
Les appendices pylpriques SQptûu.jftpmbre de quatre 
de la lon^euf du boyau stomajoal. Le canal intes^nal 
de ,1a sandre vuig^ii'e a d^ <]iiatre ^ sçp^ cœpuuis pylo-- 
ricjues ^fm. lopgs et cepçpdant pas trop grêles (i). Cet 
intestin est court et d'un calibrq é^ jst pgtit;. 

Dans ]e dipiopriQn Viptestin hi% 4epx f^plis. Il 
a trois cœojws pyloriqiftesçrèles de ..longueur mé- 
diocre (a), 

l)ans Xapogon commi(np il y a qufitrQ jErppendicqs 
.pyloriques et deux replis , à riiitestiur .^ . . 

que d'appmdice cœçaL i|l uait du o^%u' 4^ la..Êu)e 
intérieure de Ve^tQii^ç^.icrine.une preutière anse en 
avant sur le fbie^ puis une seconde^ et s<9 porte v^ecs 
i'apus api^ s'être diU^jK^ur^fora^): le reçtoixi P). 

Le cauai iAte^ftii)^ in.Vw^^i {ff9F^^wt ^t» 
est courte à paro^ minifCM, et ^'jun z§^^ pm cilibm^ 
qui y^rie^ peu« dirigé d'abprd Uft.Jwstaçt ^ g^ofae 
vers le foie, il forme une anse, en amsfe» et» i^ès 
Vétre CQU^é' ^ avaut vers )fi &Ma4 de l'e$^i)g^€» U se 
p^te dii^eçteme»!^ À Faimst La rectum. est «épave du 
premier îjatest^ par ufi rfpU cirouliir» .ft i) s'qq dis- 
tio^e par des parois plus épaisses* 



t( llttl III Ml H > > ^ H ■ I 11 ift' I llil I 



(i) BIocK en indique six* M. Guvier^ quatre tenlenent, Hi$t, naU des 
poissons, tom. III, pa^, 114. J^en ai compié sc^pt bien di^ cM. 
(a) OoTrage clte\ tom, II| pa^. i4o. 
(3) /^îrf,, pag. 179. 



336 Tt^ llÇœi. DES INtB^lKS* 

La membrane interne de I^ntestin gt^e hune, par 
tes plia , un réaeau à maMftes polygones^ qui r^ne dans 
toute aôn étendue. li y a une valvule circulaire au py- 
lore^ et au-del&, deux courts cœcuma. Dans le cin^ 
Çasprù zingely Guv.), il y en a trois. 

Dans le grammiste oriental (Bl.), l'intestin forme 
deux replis assez courts et se porte vers Fanus au-delà 
du cardia^ sa dernière portion est divisée par un étran- 
Qflement et une valvule (i). 

Dans les serrans y le canal intestinal commence par 
plusieurs appendices pyloriques assez longs ^ dont le 
nombre varie suivant les espèces. H y en a sept dans 
le S* écriture; le S* hépaie, en a seulement dnq. Dans 
cette espëoe l'intestin formé une anse en arrière^ se 
coude prës du cul-de-sac de l'estonaac et se porte £- 
redement en arriëre. Les plis^n réseau polygone de la 
membrane interne se remartjuent' dans toute Fétendae 
deTinteslin. 

Les pketrôpomes ont de Jtnéme tm nombre variable 
d'apptndicesccacales^ suivant les espèces. Le PL ponc- 
tué esi a sept ; le PI. du Brésil neuf/Il y en a huit dans 
\tPL seie y autant dans le PL rouge et noir, quatre 
seulement dans le PL à caudale Jaunef 

Les parois de l'intestin sont ntnnces ëc lé iiombr^de 
ses replis et sa longueur p^portionnelle varient m* 
vaut les espèces. Il y a deux réplis ou une anse dans le 
PL du Brésil. Il y en a cinq dans le PL à Sùie; sept au 
moins dans le PL rouge et noir; il ne forme qa'a&o^ 
anse , mais à branches sinueuses , dans le PL à cau^ 



(i) Oarr^S^ cMi P^S* 907. 



A&oc. lY. MflCttmrioii jou çaiui. iwestinau .^ 

duiefmuRe. Le «nâum «t iMUqni par «w valimlc 
et par un plus grattd diamitre ^ou pi^r une vakub 
4eiileBietit(i). 
' Basa leii^(wo/i^ 4j(^ iÇ«(a ^J!iiitBitm£ame-uBaiaiae 
tt an^te, puiaaa.qatt^eiiklMittt^tirfEla pjlcrefMMMr 
te ériger Ytrs Tanva. n y a omq appandicea ooscâles ; 
M en oompleiqaalre deai le D^ Hm^oior^ (Ciiv«), mua 
lUnteada eat I0Ô9 ^fetaie de^mmlmux replis. Leiwo- 
tua \8e diatîiigM d« premier inteatifi par: nn pbif 
grand diamètre. 

Le canal imaatiaalde4We>:4|^<7 d^Sc^rtitMèr (Cuv.)^ 
wtconrt etgooa* Leprepiariateaitmada%pareîa mii|ioie^ 
apat dea plis en ràaa« fin mtinfmr^mmt. Il y.a uae 
vâlmle drenlaire qui le sépai^é du 0eûond> qui art très 
jconrt. On eailiipie4r0i9 jqpf>ekidtoaa oœeales. Dana la 
grémUle {A. Pt^ff^ififGB^*), k^NiMl ktaatiiMj cam* 
mencepartrob coBciuna pyloriqnea^dont Tantérietir est 
le plus grand. Il aeieonde preafue itipiiMiataHieiit pmr 
êB porter an arrière^ formeunealMe aasa0€iii|vte^ ae jre^ 
plie sons le premier eonde et se^mge vers Tanas, -en 
biaant quelques oaflnlations> Dans l^A. noàsica, k oar 
nal intestinal n'a qn'on replia et laa Jjms ^coM^naolf py^ 
loriques ne sont qnr des papiileëd'antirotttr^ li^lMe 
de Imigydansnniiidividndsan aflapaii{d).. , 

Le cemier Imm :a riateatin :long fiisant sir replis 
•dont le dernier est le plus grandi il y a demi ompaai 
dic-«soales(3). 

Dana Itgfiowkr sakioUde (Cknp;)^ PiateMïînpe fbnp 



(i) Owm$ê di^, pnf. 3^6 ei Mtfaftkt. 

(a) /Wrf, ton. III, pag. %o, 

(3) Ibid. pag. 97 1 1 %S. r 

IV. a« Part. sa 



^%itie Mie tués l0i($tte. U û qamtmie Mf/pé^t^km 
eitt^és, de lomgutHi» et dm y êts m i médiopr «( t]k 

Le canal intestinal ^ du sai^orUer commuft fiiîfe dMK 
kngtMpiii. Le iè0Clim*a(Mt itfpef4d« fnvmkr MMitin 

: Bms k ciwkif4 pmihéf^ (CmJ)j Fûitetlifi gr4k 
^ lonurt <x>iMM €«lul^^ ta petaha; Lt nctnm fW 
^oamieaes/att ttiiliaii de ^jèmlw |mi|^ a^ea 4èilinf- 
fua pMP un ylu»saaiid cMîmètiie «t parima «mWula* 1 
y a quatre appendices cœcales. 
' fiaDs kl prm&ài^e i^gFMJf^VM fViMù^lkk m fiorte 
ans pan an â/HÊM, pata:«a jdàm§ê'wptê^ l^aoys. Il a^»^ 
iiypao4icastis»< aid » gra aaè ommm^ > v 

iBteèltaal liirfiMuMaétfl«#«ae{ il Atfj y <fca Q 'yfaérd^ i 
parois miwm.'Oitj éaai^ ifMtra ap^amdia^ eoMMlai, 

IJholoêêntrè àlonffiès Hé^geMmê fmmgka^ IL daat 
l!4É|ilis4i'totaiCm«aaa»i|HnfCite;qitt«at irk diiali|iai; 
par «qa ^atnrir aîroaittM. La faraipièfe matftié àmVi90^ 
aasiiiti apkia d'ai|ipit«ir qae Fratra. Partout ka pnoii^ 
^B aa^t mittoes^^ei tmAipamataè. Ua YW^aupan^ieff 
^pm^\m^ ^pMâf et an pa^is asMf laa^;iias» U y esa 
4m^|Mm^dafnT^^das /^ 

Dans la .ti£>d^<r(a#Aûiitô le&raâa^ L;)^ Ir" niiàn| îmtHrir 
aéljttttfèsaaisfèy jî membaaaM tnâuMa^ «ntawséasâlans 
mm ffifamBUcmv^aL 4a «n| au l|uit appaiidâeèa kiuwai 
et grêles. [ Sa petitesse et sa brièveté ^|it taba i 
yMlMwrpfflir ki^ 4(iMô4^fi* da radàiid. 



(i) Onvrage cite, pag. 57. . : . ^\ ^ t 

(îï)CWYrasecitë,p*S. 64. . .■ » ;. \ 



ART. rv. MCCIItm€^]^l^(^Ji»it HCfTËSTINAL. 3^9 

B à^ a ^e qmtrQ ocecnimclaiit l«^^iV m^uhtisc^i 
dbqt fit fort aourfc. L'iateidtt fôît àewÊL rtplk^ mm 
calibre augmente vers Tanus» Dans té f^« mair etèhhp'p 
ilja df mêfna qu^a mpp6iidt66i ocptales. L^nUitin 

fmîs6eiconlK 4in fois & àti|^ 4nKi mtb l^épina «t 

BnsFfiotiiiaeMo/e loi^wra , h pnoBer mtestifi est 
tris jfrêle ^ relatînFsmeiit atses loôg. H a usa pramière 
anse qui cègnp dam tavte Tétandue àa k oavité ab* 
doBUBale et sf usplie nr eUa»«iènia m avriëre. La 
asoHi^ braBehe qui est aqisii avaacée que le pjjwe ^ 
aaaeode po^r foimer me datiinènia ansenioms longue , 
dont la seeaadç braiielia, b^uoasqp f^os oeurîe qita 
la pnaaière, wimt 'akMitiv au vçetam. Celui<*ei se fidt 
«aasasqua» par uu plus ^s eaKbte et de la faidenr dam 
ses parois, qui sont plus épaisses et plti^ auiseulaosca. 
Chacune des anses du premier intestin a un mésentère 
particulier qui tîttaà.à raateiiiaa et an foie (i). 

J^ai compté treize cœcums pyloriques, à peu près sur 

Ma #aogét m à^mm }à. Q^^'mf mm fb^fSMitt (a). 
1# nombM dai f^s dé yî»liitis> calui et» 9ppMr 

4km MMftles» )#i||P di«posi|ioi| l^^OQ^tqdiml^, h^ 4i\9r 

miUfm d» raptuM: q«i'»4iq«i? Mt C»yi^ popr l'J7. 
^ grps harbiUon (3) 9 ne Hf^^omMUm hnÇf^re^-^ 
afippoodeFesi^Qaii^timMQt ,. 

On retrouve dans le spel {sphyrϞak W^MT^t!^'^^ 

^x^ fuyais Sût la descriptioa de notre prëîbieré ^Stidâ sot des l^ictres 
d^Qn cyprin ? Par sake d'ime firnste étlq«t|iai/l|^ h^<f4! ffoî |m .^m%Ff *^^* 
(a) l**rf.,pag.a97. \ 

2â. 



^ XX* UÇOH. DBS IHTBiTIHS. 

celle dispo^tkm des coscams mr un seul mg, ik sont 
MMnhcMXi Le otnel intestiatl ne iait aucun replii da 
pf knre à Ymmas (î). 

Dans le mllttgo béeu (S. acuim^ €uv«)^ il y a deux 
appendices aoseaias senlement. L^o^testÎQMrcî^deitt 
lois. Le rectum est préèédé d'un étnnfflement el d'âne 
valvule circulaire (a). Dans le S. domina il y a quatre 
appendices ccecales. L'intestin îsàt aussi deux r^lis. 

Dans les mulles (muUus surnudetus, L., et ruher^ 
Risso}^ le canal intestinal ne fcMrme qu'une anse ea 
m rière^ avant de se couder pour se dir^jer sans plus de 
tour , vers l'anus. Dans le premier; le réseau de plis de 
la membrane iirterne est très fin ^ trës peu mm^sé 
^aas le commeucementi et ne se voit plus dansk suite 
deFintestin. H a vingt-*deux cœcums pylorkpessui*- 
vant H. Gttvi^ (3). Il sont aussi très nombÉreoxdsM 
le nndh rougetà^ 

fto Les Joues cuifoisées. , 

Lh' seconde ftunitte de ce premier ordre> celle dm 
fûut» cuwassées a de mime que la première^ un eaail 
intestinal court à diamètre plus grand au coÉaimetice- 
ment et dans sa dernière portion^ Des cœcuttis pylori- 
quesi dont le nombre varie de deux à trente , ea- 
tourent son origine j un seul genre cp manque^ c'est 

le^re^/ep^-î 

Dans les trigles^ le canal intestinal est également 



(0 Ol^Vrai«cl*,pisi^N' 
(a) i*W., pag. 4o5. 
(5) Ihid., p«g. 44o* 



A&T. IV. DASCRIPTIOII DU CAHAL IllYËSTITCAL. 34l 

pourva d^appendices pyferiqu^, dont le nomfare et la 
gradi^Qr Yment smtai|t les ei^èeeft ; tm piroit MM 
lomoes et traaspareoiet, et hûusm taKiite le di^ritfe en 
grœ «t petit intes^;' 

Dans le rouget comnmw^Qmf.)^ \mnf ljf mn âiius pylo« 
mptes scovt très longs étaiiiiè«Âm^>doq|d^^ 
eAtè du pylore ^ eo tiiirtdkr. <^ 

n'y ena que hnit dans le rouget grû9iidkÈ^(Gar%)f On en 
tnxnm nettfdaos k«N^è de Pénm (&iv.)y sept dktts le 
^mMi</(OerT*^ ^^i^^ciidtipwt dinscl^^ 
(Gdvi)(i). |i n^en^^^ ^x d«M-k lyre, égedentent 
tAs k»gs. Dams le gnm&ud {ingU gumahkiSylà.), le 
cairà intestinal tovÉe d#«fx «mw en anrièfe^ airaiit die 
se éSaiffét ters Tannàv St^ paM)^ minctes) infnspauMMa:^ 
la ii aeî it rmt k tiiivei^ le fésean*^ orikles pcSjgenes 
^fneteitli»]^dekii|eMri^aneint)i^îie^ ( 

[l^ffrkmôiëp9^iti^%)Ax^03iÉmàê9às» lu^ffi. Le 
canal intesdbal «i«^6ntr s«>«pMde.iîft^y il aa^-^ 
tnepte beanieeap^ de fllanièere vèv»H ift' (^^ 

heh$aicifmatijmyia0dim,hÊet^}i aaepc a|^<»idice$ 
py)iri){oeSiesinlDie^^ de long), 

comiques. Le canal intestiuMil assee gros avs^ d^^pw- 
-an»^ eèmàey peBdptva li^ de mn caUbre; Il y à un 
te«ligleniei|t et ; uni repli ipit(^^ 
aaenoelagvoâiiiitiatbii Oé toit aa^féatâutte deedMes 
^i|sr èea :pann}« Mtikien>es Ai^idnriMnipi Au^^Mi 
celles de Fintesdn paraissent linc»s 1^3). 

(x) OoTTftge cite, ton. IV, pa^. 3« et tuiTsatet. . 

(a) /*«/., paç. 98. / :, -; ^-î i 

(3) Cett pn^blcmest d'aa malmnmH que prmmwîmt;iç»Vip|fe»f» q«f 



il est proportionnellement assez loriflptt.^ttfei mèiitcif 
U)|i9^^syf tM|lf;a0blo«i0«étir» }^ ' 
^, ril^»^ Jg^]idUte<i ( piiW i ff) >^ It méaJi mttitîoil iM 
courte et divisé par une .^lvi4«^e»^p:M.èlpBiifÏA» 
H^3ftii V.n^Htti A» futttré à Uehf .ft|iptii4iiM à |oq 
f^^itle^saî^JUli Iteespecst*. . ,.. 

Muml^ ]^née t^mià tti anpW ptu. épxh} Mù^ 
Mi\^ ân9% ^imm\mui$ iAirtatio^f ,««( «« JepMM «e 

,p#rMft;à l'iifiii3»IJi!4MM;i(i^iofdttkdi!ea«9-4e,V 

<<»Mfl6iifU»'létidi#4iio;^i^^ 

che. âon di^inètirffitQl j^ .|ta»|vàd là ôl^ati piMi 

Ja îgate^;.»fe^ftpK p» yëqwit4i p »4 riw rit 3 ^ . :£ ^ 
Dans lei(î^^f^g^€<^rifca>g<t^ 

s. Ùai|rsi]le-^«6iifeo#.«fa.(i\£îl'^-; Mi<pM ^ iiMft w»- 
-JMKKi^'^* Biibélidtt >p ytMt4 ^ - fuiyriài : itfimhp»» » %iM^ 

nous avoni attribaës a la fyre^ dans notrt prtmîèrt ^ditioB* ^of^ '* 
pi. XL1II , fig. 1 3y> . jK. .;'- ; ..,.vl .<uiu •:. » i. 

(i) OavragecU^; 1^. 159, -^ ;. - ' 



ART. Vf. oatdMMioi m màMà^ mMTivAL. 343 

lense , placée entre la membrane mu^guj^im et Yis^ 
toÉMi Di^iiii MÉto.fretoîhrt .{iwtif, qui fifût à: la 
première coarbure jusqu'au rectitAi la ibti^ètre de 
riiiUrtii* fNie mt leiitièqucr^ isém ^ sectiun est une 
bel ratoî gtanâ^ el 4t lfMigi«mr^ U rà^me çoviron 
deoèlUdetesb laeioali Lii^oicnnsseiit aunombr^ 
de neuf. La membrane interne a des rj^dis .fins j for-^ 
immt uB^résseM 4 aiaîMmtprofc»ABS|^.q^i subsiste encore 
TO ^ ^ e iè !d« lu -viUitilltdjctra^WVj fiu 1^ mailles sont 
f^^M grande» #fr «oîttl prùfimdes. Cas mailles sont plus 
ièeè ^4Mis km ftpptd tfi aeii pflQriqA^i • fliu^ -partout ail-- 
I0WS1 et MpcMDttltùr «no Si|)>MW9^ gÛtoduleuse^ 
semblable à celle indiquée dans le conmiencement 6x1 
mmA kntmtiMk^ L« omabniise ittuscul^iue cet renar- 
fMdble daM k reotim |taf^ ae» fibres longritudinales; 
eUe esitrb ndaee 4«ila JiPMl« l^g^ 

Dm» les tç0^pmi0$$ ^'est a^asi en cenal oourti à 
jpertje it»Qe8t>4âi<atel i^iWi peupliia^iUti dans le 
petit intervalle qui est entre U ^Iweet^.sa première 
ecmtbiiveyditMé ftaïKiipelrid^le^l^seipetitintestin. 
Ses» le àc^rpènë §fâm Aetoa evoiNeons les yeux {scoi^ 
pœna porcus ou scrofaf Gt^s^ ^ïXj^ Iwit appendioff 
au pyl&rè. JUi matebrene iMei ae est légkenseftt plissée 
et Velottléoy et le asuMAkiMe pfeu^ marquée diins Tîik 
tetftni gtélof dent }é|fecftite| eette iMinfaraiie e^ un 
peophrifceôaibléi l'ittteme-ft 4ea plfS loOfi^iK^inai^L 
ondidés. Cet intestin est d'ailleurs un peu plus dilaté 
que le grèle : Ils {ormeûr ensemble trois courbùfêë , 

[La sébaste septentrionale a neirfa p p oild iaaa g aa ca les; 
celle de la Méditerranée en a six. I>iïis Yiin et àms 



344 «• «^*9<*- »" " 

râufre^ nnttatin fome une aine) 16iif««]svaiit de se* 

rencîrc à Fanns. ^ \ 

Le /^e^ofo votUgeiMU a trob cfM«lw «i dmx lepfe 
à son canal intcstiiiàl.' < ; î- * 

Vagriùpe i^mufUMX (i) n^a pdiat d*a|ipeadKea 
pylbriqnes 9 ttceptioa ramii^able^daM co^e luaifie; 
Les parois de Wntesd* sont mkiois^et plînéea^ai long 
întérienremeût. ' .. : . • 

Vapisteùmian0te (s) a qtMtM cœotttts et' 4sax: 
courts replis dans sën itdéstita / et le feetem d'ÉfÂlm 
gros calibre. L'ct/9iér^ mi^^^^'a scTctocumstrisc^rts 
et étroits, et l^tentin ti^ iM^i iiateetiiâs^^ de 
premier intestiti t^utt itfMrVtttte; «si foccrêmeaiest 
dilaté. . : 

Dans le pèlùreà^tMats';'^^ a quàttie appendkes 
pyloriques , grosses' et peu longfâés. L'intei^n lovme 
une anse dont la prèxiiiè^6lM'aÉMAié> ewla^,€ta dat 
parois itiiilces ; elfes stint é|^ssés et le cHankètie très 
resserré datM k'secimde bitadie. Le i^eotem a le BiéMe 
calïbréî^e leduodénntti (3). 
• Vfiûphstèthe delaÂfédkêtmânéâ (4) a enviroQ 
trente cœéiims gîpêtes et alottgéqi autour du pyfere. 
L*intestift ftyritie nue swle aaàe^] 

Le canal intei^tinal est tràft couri <dans les épinecltes 
(^gasterostem). Banal i'épiféoÎEà^jm^premeiU dke ( G. 
aculetUOk, L. ), ft est courbé* en S ektre 1^ deipc orai* 
tes; ttès dilate à son eriçhie, Hee rétrécit Imnvîle, 



(3) Uid., pag. 433. 

(4) /Wrf.,pa8.476cM77* 



ÀAT. nr • MicufTioif du câjhâl ixtestual. 345 

«r cosfcrfe «D pcdt HëtpaklM jusqu'à Faons. Il a deux 
pMitat appeikBoas çoscaks ssûiAes de oliaqve côté du 
pyïore. 

(Les sciénoïdes nous ofïriront queloues genres dont 
le canal intestinal s'alonge; ce qui les dispose à se 
pourrir de substances végétales. Dansces genres , les 
oiscnms pancréatiques sont entrés petit nombre. ïln 
génénd cependant^ les espèces de c^te famille ont un 
canal intestinal analogue à celui des percoïdes. La 
muqu4|||^ 3^>i^ente quelquefois des papilles au lien 
depiis^ 

JLe mai^e J^Èurope^ adix.cœcums pyloriques. 
L'intestin forme deux replis^ perd de son diamètre 
en s'éloignant du pylore ^ et prend vers la fin des pa- 
rois plus épaisses (i). 

Bacs Votolithe rojràl^ îl n^y a que quatre coecmns 
pancréatiques. L'intestip ne formé de même qu^une 
seple anse et va en se rétrécissant jusqu'à sa termi- 
naison (a) 

n y a six petits cœcums dans le corb grognant cinq 
dans le corb acoupa -, quatre assez courts daps le corb 
Fourcroyi neuf dans le corb à aisselle noire (3). L'in- 
testin est court; il pe forme qu'une petite anse avant 
de se tenniner à Fanus. 

Dans les fohniùs ^ il 7 a de quatre à huit cœcums 
l^ncréatiques^ selon les espèces (4). 



(i; Oarnige dtë^ tom. V, pag. 49* 
(a) /WA, pag. 70. 

(3) /Mef.y pag. joS tt siÛTantet. 

(4) IM.f pag. ia4 ^ ralranlcf. 



346 ' m^ UfMi DM iMniiiiiib : 

longueur médiocre. Le premier intestin est séparé ^pt 
un étranglement c* ^îéviMm 'ViftIVafe circulaire du se- 
cond intestin. Ses plis intérieurs sont en zigzags Iqn- 
Çitudihàu± irréguliefrs^' se joignaQt par infèrvâUè ^ièuic 
rormer des cellule^. Touteàses parois sont îuincés et 
tradspareàtes. Le second intestin lés a beaucoup plliî 
épaisses^ surtout plus musculeuse^ « et les blis iiifô^ 
riçurs plus irréguliers et plue nuancés, " * 

Dans le po^niùs à handes j on trouvé six ccecuins 
pancréatique^ ^ ayant la moitié de ta loi^îieur aé Tes- 
tomaa L^'intestin foriide une anse courte atanl âk se 
diriger vei*s Pànus ; la première Ibranclie èW fâi*geit^ 
parois musculeuses (<)• 

t^armi les pristipomdSy le nomBrë dés àj^eadicës 

{pancréatiques est de cinq d^nsle P. de ytoger, et dans 
e P. Simméniè / dé quatre dans le P* nono^ de sept 
dans le P. Èodo. L^ntestin ferme une seule anse. Lé 
rectum court et charnu est séparé du premiej înt^tin 
par une valvule. La membrane interne est velouté 
par de noniDi'euses papilles (2). 

Ûans \e toboie dormeur (Cov.)^ cette membrane 
forme àil contraire partout des rides assez gro^es. L^în- 
testin a trois ap{)endicés pancréatiques grosses et peu 
longues; il Sonne deux courts replis avant d^aUer di- 
rectement à l'anus (3^. 

Le latilus cerclé lie parÂit avoir qu'hn éœcum feit 



(1) Ouvrage cité» pag. ai a. 
(a) Ibid,^ pag. a56 et tuiriiitet. 
(3) Ibid., pag. 3a6. 



ART. ir. ^nféôftifrioÉ flv tAjfÀL Mcf estinàl. §4^ 

e»mi II à^Cttk #efl& Asie* t^rkii l'tott d« l'âtltM, et 'un 
rM^ttiai ^HMitM èiJt fMfèttriei' iftteitiil paft iès ^ét^^flR 

chrfsogaster, il n'y a que déhk tti^Afm pëaMcêtê^véil 

ihmm^ wf 4 t>*>^i^ t>^ mme^ ému «§ d<^âi«^ ) et 

feffii« ^f#é CM «li^ rëiHH». dit lèo^iif Mi f ftf^HI 
iâë» au i^«6'«la ]M{MOtt ^ lit €tifi«f «ytiftl iitKifi 
fëBMiga^det i 'itH«lif iâ {deki» (i%«l^(k)i f )«è« })»€a>«I^ 

cinq replis inégaux, suit le même ié^iâh{dî)t Siifl» Il 

tef\af «t.eapenitftttl'èMètBMé'ifettii» pfei» #e«Mtti^iiii 

■' ta ftiiitltë ûà spârofdk à: fàiibtil'â d^' àpfi^n^i^ 
pancréîitique», majs en petit ùoMBÎfé. Sôà?ë«t i*ïfiteS-i 
Mité kit ^ifë siëUi rè^is ; plus i'àï'ètïiéflt; ft mhû^ et 
i#65 i^i^ (daiiè liï i4it;^ê); ëVét ÎÔiHJqUe le JJoiSSôâ 
tîtiftSéfléartif dé SUtiStïricés ♦estâtes'. " 
' tfôdë l[^*ar^«è,îry à cinq appéfi^cés jyytdriqlles. 
Le éiliiél {miiSsiiMX m% une âMé éé Va droit â l^à- 



(i) Oarrage dtc , pa(j. 37Ô. 
(a) IbiéL, pag. 4o3. 

(3) /*«!., pag.4'i* 

(4) Ibid.^ pag. 439. 

(5) Ihid,, , tom. VI, pig. 19. 



349 XX^IJSÇDK.OESIMTBSTIIIS. 

L(e. sar^ie de Sdinen n^a que quatre txBcams paa-* 
eré^tiiqiias. Il y eq ? cy[iq dans le. sargue, vieille , 
4oiit PinUittin ne &it qtie 4epx. coudes. Maie daoftle 
le Sf wdmaçuléy le a^pal i nt eetiii d > fogne. bewtooi^ 
4e ^wioeifée, et se itpUe ^ms. Icms^. Ily a #ept ip- 
pendie^Mi panoréatiqaei (l)v 

Paits le punêa^OQ oammfmj il y a^sept appwâîôel 
pençréaliqqet* Llutesitm eM; d'abf^ tvèslwrge.et esm- 
«enre a peu près le mèoie dîaïaètre , en «e tepUant wk 
fois. Le rectum est séparé pw uue/fdvole* Il y a âéi 
papilles très fineedaiis le premier imeslln^ plus grosMi 
dans lekseo(mâ(a).] 

La i^oiim&a quktrtappttdîees. eoseeles. Llàtesâi 
ne fovwe que deux r«p)îi>. Le reotuAi commence 4a- 
deli d'nnirvalyule cpii est à h: mmùé. de la ki^pànr 
de la darniëre portion. Ce second intestin est bien pins 
gros que le premier. La 0. iaehet^ de bleu a quatre 
cœcums pancréatiques. Son intestin a beaucoup d'am- 
pleur par son grand diamètre et ^longueur; il&it 
beaucoup de sinuosités (3% j. 

Dans le p^gre spinifer, les membranes de Tii^testm 
^Àt minces, transparentes. L'int^erne est)i8S(;^ sim$ 
velouté ni rides. Il n y a point d'appendices pyloriquei. 

[Le pfsre à eoulteleUes a cinq cœcums pyloriques. 
Son intestin a açux replis et grossit au rectnni (4)* . 

n y a quatre cœcums dans le pag^el commun^ cowts 
et pe^ gros (S)^ L'intestin ne feit que deux replis. 



(i) Oavrage dt^» pa§. 67. 

(a) Ibid.^^S' 74- 

(3) /*âl.,pmj. lia. 

(4) /Wrf,p«g. 161. 

(5) /iW.ipag. 17S. 



ART. IT. DBBeiIfTIÛil JDU CàHAL UlVBSTIKÀL. 349 

Dans lé p. à dents aiffiës, ily a de inéme qiiatrecœ*^ 
coaM gros et loûgs. L'intettia &it deœc condet oq tuie 
anse qui va très ta arrière. Le rectam séparé par wck 
valvule, est plu8> gros que le pveiaûer mtettiu» Il y a 
tt&réaeau trët fin dans ka pavok du premier , ecdea 
papilles flottantes dans celles du second. 

Léc denU ordinaire a cinq appe|idices pancréatiques 
à parois minces, ayant un r^eau fin à Tintérieur. L'in- 
testin a deux caudes, le second près du fond deresto- 
mac, où commence le ^rectum , dont la membrane in^ 
terne est finement veloutée. Une valvule le sépare du 
premier intestin (i). 

Jktù% \^ lethiinus bungus Kirenb, il y a trois 
cûscuras pyloriques» LHntéstin ne fait que deux replis^ 
Ses parois sont trës minces, sans villosités dans sa 
membrane muqueuse (2). 

hàlethrinus varié n^Q, que dettx eôecuiois {iyloriques. 
Jj'ûitestin £lit deux re^Ûs^ et n'a qu'un petit calibre. 
Le rectum est une fois plus long que dans l'espèce 
préeédente (3). 

' Dans le canihère âomrmm , il y quatre coâCums au 
ptylore. L'intestin fiait-déut repKs.et se rehfle un peu 

pour le red^m (4)0 

Bans h saupe (box salpii) le canal intestinal est 
mteuré, à son origine, de quatreàppendicés pyloriqu^^s^ 
[U est très long, pAisqu^il excède quatre foisia )<!m'- 



(3) Oarrage dtë , pif. sS3* M. GnHer tèMte oétie àbéé&6e de pa|âlct 
d'autant plot étrange qiM Tiat^ricar de la booclie en etl gmrtÀ de lontet 
ptru. 

(3) lèid., pag. !iS6. ' '*■' 

(4) /*«., paç, 5a5. 



Smmm àmm palili eMSiUDs. Daosl^ éogM eom^Ui^i 
û m^y «p m tiplun i l'arijUie du rattam (i). 

l^m«Mt)a Qi inft i[u# éifx «fifKt arâi^ de «t dÛ(ftr 
vers Tanus (2)* • 

9^ Les^énldes. 

Im mmâm i»m^n% «m petîtç feimlie doit le oaad 
iBte^H^I i|»i a t»«jpun qm^qu^s^ omoma pancréas 

séparé en deux portions par une vâlviilet 

Qai^ I9 nf^n(Me qmmm$ U f II qito^e •(^pundlpes 

m pyi9r# Iqm»i4§ e|; gi4lwt yinwitw ^ ^twnpln 
9$ w W^^SA $ffi4 QPlirt ^ «apsf é p«ir »i|ii mlf iitft (3>. 

Le nombre des appendices pyien^piM art Umftme 
(i»B§lfl#»)|tPW fi»pèoM^ 

1^ fii^^ë ^im^È ^ ^ fl^^« qtlitrt 0Wntt 
{^IfiHquM- î^ pf^«4«t mtmtm |e n^lw d«w Mb ^ i 
tin court intervalle^ et se termine au Iteptiim tE^i^ 

dilatée 9 le reste est grêle. Il a d^^fiep))»» 

à^oissarU en a un même nombre (^t 

^^ .oir .Mw uwmwi 

(3) J6«i.,pag.393. 

(4) -'**^-* P««- 434- 
{5) /6w?.,paff. 444. 



ART. rv* MMfiii»^Km év diîiàt iMestinal. Sftir 

fkê^sle gsrPès sans seie /il n'y a qiie ti^ oœaims 

Bjloncpe^^ aoMrtft ec gros. L'iât^tôiii iite éetSm mnàes 

i^apt 4e si lermiaév au rectam^ qi)i edt é^oft et 

rèsBerré (i). . ^ 

l^ <a^}^^|9«Mii»I« ^w pflîww ^ mm division 

étant très courte et ayant jui pcij^cjpal^ AiSMfii^îoii 
^ hm% m fe««> 9iw» «Wl r4)l>»ÇF*^ M. Cuvi» , |es 
V^çiire? WP$ IM^itt «f n»l»li» »!« Wpli^ qili diios 
Jiiftan$r#«p9iM9Q«, ï)'fli,llèpBi U pfiepttrfiisp du ««ml 

thoptéiygiens que nous venons dç ^^D|q%(|f « . 

L« tranchoir comu a quatorze appen^um Pf }#riit 
ques. Son cana} i/it^tipaj^ £ait beaucçqp dç replis (2). 
Ce canal est trfes long dans le soatophage argus y roulé 
cinq â si]!^ fois sur li^i'^êmç. Il a vin^ ^ppeç^î^es 
pjfîorîques (3). J , 

Qaps le pom(icanthç 0rgug^ sus ps^roi; sQijt niip«, 
^^^ délicat^ I jtran^parentes^ dilatée^ au|: endrQij;§ ojj^ 
elles contiennent des matières fécales, un pcm plys 
ccyisis^ntes dans le reçtuni q^ elles sont i^m^OQffil^s. 
Cet intestin n'a que la onzième partie de la longueur 
de Fintestm ^fèiç. ta menibraiifB interne ne cehiiicresr 



(a) ibid. tom, YII^ pag. 109. 
(3) Ibid»^ pa^. i4i. 



35t SX* UIÇOK* DES IHTUTIM» 

jdistée en zigsag»« Il est entouré an commoicaMnt 
d'environ trente coofoms gréiez et alongis (i)« Il n'y 
en a que cinq dans le eèbre (a) {Ch^ zèbre) ^ tjku 
courts et pins larges. Les membranes du canal intesti- 
nal, dans cette espëce, sont également minces et trans- 
parentes. L'interne est ausid plissée en zigzag. Ces 
membraness'épaississent à quelques centimètres de Va- 
nus ^ oU la suiHfiice de la cavité inte^nile est hérâsée 
d'aspérités ou de papilles. 

f La oasiagnole de la MidàéPànnée a cinq ttppencSccâ^ 
cœcales , dont deux beauMiip plus bngues que les troi^ 
autres. Le canal intestinal^e feit que deui replis. la* 
térimiroEn^t il est velouté par des papilles coniques, 
sétacées, serrées (3). 

Dans ViH^her mgiitaire, \e canal intestinal com- 
mence par neuf appendices cœdales. Il forme quatre ou 
cinq replis et présente plus de dilatation dans sa pr6» 
mière partiie* 

7*> Les Pharjrngiens lahyrinthiformes. 

Dans les pharyngiens labynnthiformes, il est remar" 
quable qu'on ne trouve que deux, appendices pancréa*^ 
tiques, et que la plupart ont le canal intestinal long 
et roulé sur lui-même, comme celui de beaucoup de 
chéiodons. 

Hanabas sennal, a trois appendices cœcales. Le 



(i) M. GoTier n'ea a complu fae db^riepC dasi.iui 90^ indiTMo* ^^ 
Tni^dt^tpag. ai3. 

(3) OvTrafe dl^, pt^. 990. 



ART. nr. DtSCRIPTIOK DU CANAL INTESTINAL. 353 

commeiicement de l'intestin est lar^e ; il diminue en-- 
suite de diamètre Jus^'à l'anus, tl donne attache à un 
épiploon tris fortement chargé de graisse (i). 

Vhelostomede Temming n'a que deux appendices 
pylofiques, courtes mais grosses. Le canal intestinal se 
contourne sur lui-même en spirale , comme dans les 
chétodons, sur la droite de l'estomac ^ et s'y trouve 
enveloppé d'un épiploon graisseux. Le rectum est plus 
éjtroit que la dernière portion de l'intestin grêle. Il 
descend^ le long de l'estomac, droit à l'anus (a). 

Le poljacanthe de Hasselt n'a de même que deux 
appendices pyloriques. L'intestin est très grêle , sauf 
dians son commencement, et à la fin , pour le rectum. 
Il se route en plusieurs paquets et en plusieurs sens 
ayant de se terminer (3). 

Le coUsa vulgaire ressemble beaucoup au poljracan^ 
the, et pour le nombre des coecum^ e^t pour la dispodn 
non de l'intestin (4)« hàmacropodede la Cçchinchine 
n'a de même que deux appendices pyloriques (S). 

Uosphronème gourami en a au^sid^ux. Son canal 
intestinal est fortlong, plusieurs fois roi:^ en spirale, se 
dilatant un peu dans le dernier quarrdesalongueur (6). 

Le spirobranchf du Cap n'a aiisn que deox «œcufis^ 
mais l'intestin est motea tong ^ ne^feit quedeux replis. 
G^est lamêmedboflie dans les opkécéphales (7). 

(i) OavràgecU^^pag.dSSi ' 
(a) iW., pag. âiS. ^ 

(4) iô«^., pag. 364. .. - . 

\^ Ibid.y pag. 375. 

(6) /ô«i., pag. 384. .... 

(7) Ibid.f pag. 4oi. 

IV. a® Firt. a3 



80 Les Sçomiéroïdes. 

Les scomètéroïdesont, m géiié**al, tifacâMlintestîtoàl 
cémtf replié 9 et dttidé par ikne vâlvtsle en liteiirier 
et seeéfad intestin. Le pylore eët toujoàrs entotitêcïè 
plnsieurs c^eeums, stmvent très hômbreux et présen- 
tdtittHie particularité de sttuctnre qtii conduit, par 
aD«log[té, & regarder leur ensemBIë comme tenaût lieti 
de paiietéa». lis seraraifletrt comme le canal èxùtétexit 
d'une glande , et leurs ramificattons sont réunies , par 
un tissu cellulaire dense et serré, en houppes ùvl ea 
paquets plus ou moins nombreux; où bieii fis ne for* 
nient <|u'ane setiU masse , ayatrt toutes les apparences 
tfttne gknde. ] V 

Dans le maquereau, le canal îiitestlùàl est répHé detlt 
foiS^ sur lui-même. 9a ^urfece îhterrie est presque lisse^ 
o^^Ml^^^ire qu't^le présente un vèTontétrès ras et très 
fin , et qa'^ntfé te cttk^am » y à àea'maUtes irré^B^ 
res (>)^ nuus eUâ dî dad&4ert4tuài, dés^i^en tlgzû^ê. 
Qthii^ci^st ua p^gu phte j^ros et a clés jpàrois plus fortes, 
oomUia dfosdisike. ; : ' 

qpM^phMbttf^pfojp^Mâdnc^ dauèles autres es|irébe$. 
Ùftiil sa tf€f4i^ à'vànt'de ip^f^endr^S Tthmi^. 

Le thon;dk ùtùi^çMàt^ ràmiMêltl^Èhs à lééfr'êxèré^' 
mité, se réunissant successivement en lamfaaix^ enJwai;^ 
ches et eu troncs, qui ont cinq embouchures dans rin- 
testin, ces nombreux cœcums sont unis (|]|p^re eu^.^ccbi 
tissu cellulaire et des vaisseaux. Leur eueioble feritte 

(i) Oayrage cité, tom. VUI, pa^. ^. 



ART. IV. DÉ^ÎtlWlbîf bV éXlKkL li<*ESTINÀL. ^ 

hû paqnéi gkûdnledx ^ imâgô g^tossièré dé k ifttnctwë 
dxx pancréas des éla^sesstipévieures.L'intéstifa nefeitqué 
àéax replis et conserve à peu près le Inéaie dkUnëtW^I)/ 

La méihe structure des àppettdiées àë toit 4Mré le tkm 
à peâtàtates toartei (a), dans le gârtnôn (3) , et éâtt4 
tkpélmnlde commune ^ (pxA^iX n'y ait qu'un s^ul tr btîfe 
et une seule anbouchure. L^iitesiin daM tâè déMiii# 
poisson ne fehaticutiréj[>11. ..:..:.. ^sl ^in,:n.' 

Dans le ïh^âité diûn^A f aè»^ à b«i« ë(9(fèëibs. 
ia^ntestlfi ne fttit qu'un côtidëà^ht dëèè dM^ev^v^ir 

Le ^érttpyie cmiUuvt)è k ^èàf Ort «* cttWftffi* {JJ^oJ^* 
ri^ùe^ et on c^nal ihttst&âl MBàtit dit^ettemèÉtâ ^«s^* - 
Batii cTarftrèà espèces il se rëplte pluéieu» foi* (te^,- 
ptvméék^J (5)> et h'à que trcJia êtiBËi^ttts* '• - ' "* 

Le /^M^ô/^e iï^g^ert^ à\vki^M!toS§^(^^ 
Ëpïéé L'intestm ne lirt qt^tifh' côtidef. j&«â# të ttiU 
chkctÉ de l'AfhtniiqUe, il y à ii^gt-^tfâttfe éfeéctUns « 
lin çâïtâl înteétinàl seriitlaMe. ^ 
' ThtûÉTespàdùft {xlpMoê glddtHisl L."^ Kiitëétitt e*€ 
entouré à son origine de cok^ums ramifies^ comniédàn^ 
plttsiéttfé autres genr^ dé Cette IftihîUe. Ih fcfttkléat 
une massé considérable , Minpôséé pfiliftipitteftiëiit de- 
pêiSts boyaux courts, p^ëtséslb^tin^ iét^ie^^i^éet 
lié» fàt du trs9tf céHiâAiré. Ih-i^e réi^i^éâe ëtf lia^ 
meauz et enbràirched, ^^\^érîêëti±tf6Beiptkï^Spa\x% 



(i) Oarrage ciu^, iom. VUI ^ pag.64. 

(a) IBid., pag. loo. ' ' 

(3) i3«î.,pag. ia6. ^ 

(4) /Âid., pag. aoo. ^ , ' " 

(5) Ibid,^ T^$, :à2S, * » : " 

23. 



356. T XX* LEÇON. DES INTESTINS. 

qui s'ouvrent dans le duodénum^ tout près du pylore. 
Les parois des deux troncs paraissent très tnusçuleuseSi^ 
Le canal intestinal forme des ondulations ou dé courts 
replis, dont les tours sont adhérents par du tissu cella- 
la^re, comjme dans les serpens. Le rectum est court et 
d!un duimètreplusgrand. Le premier intestin commu-; 
ijiîque dan^ sa cavi^par un orifice étroit entouré d'une 
valvule. La membrane interne est veloutée. 

I^ns la Uqhe anUe^ les appendices cœcales sont très 
nomlnreus^^ mais réunies en une seule masse. Dan» 
la liche glaycos^ il y en a treize qui sont assez grosses 
et qui res;^nt séparées (i). On trouve des appendices 
courtes réunies en plusieurs paquets, en partie di- 
çbçtpm^^ 4dns le cfiormème danseur (2). L'intestin 
est court, replié dç^ /<¥^^^ s^aréend^uxpar une 
v^lvule^JL^e. second est un peu plus gros que le premier. 
Il.y.a trem i^pendiœs ccecales dans le trachinite glcm^ 
^<?:(3)t On n'en trouve que deux dans la /A/'/ïc/u^- 
bdelle de Coromandel, dont le. canal intestinal est 
court/ ne fait qu'un coude en avant et est ;p9ttni d'ime 
valvmle, diux trois quarts de sa longueur.^ 
^ D^ns le^^^u/*e/pu maquereau bâtard^ l^ç^sà in* 
testinala des piarpis très ipi^ices, est court et ne £iit 
que de»xi¥5plis{4). H y a douze, dix-sept ou. vingt 
appendices çœ<^les,su]ÎYant les races de cette espèce 
qui ont été péchées dans différentes mei^s. 

Les scjrrïs et les blepliaris, les vomers^ ont le pylore 



(]) Oayrage àié, pag. 354 ^ 36o« 
{1) /^ûl.,img. 394. 
(3) /ÔW.,pag.4o5. 



ART. IV. DESCRIPTION D0 CAlf AL INTESTINAL. 357 

entouré d'appendices cœcales^ nombreuses^ et parfois 
ramifiées (i). Le canal intestinal est court et ne forme ^ 
tout au plus qu'une anse. Les sérioles^ les temnodons , 
offrent un nouvel exemple de ces nombreux cœcums 
rameux^ réuhis en palets par du tissu cellulaire et 
qui tiennent àl'intestin par un ou jilusieurs trpncs (2). 

Dans les lactaires (le £. délicat) , il n'y en a que 
sixlongset grêles (3). On les retrouve réunis par houp- 
pes, àznsXos pasteurs (4), les corjphènes y les lam" 
pages , les stromatéesj les rhombes, le seserinus. 

Dans la stromatée Jiatole , le canal intestinal est 
d'ailleurs très long et plusieurs fois replié (5). 1 

Dans la dorée [zeusfaber)^ le canal intestinal est 
court et sans renflement. Le rectum en est séparé par 
une valvule conique^ comme dans les précédents; il a 
un peu plus du cinquième de la longxieur de Fintestin 
grêle. Le pylore est entouré d'un grand nombre de pe- 
tites appendices quiVouvrent par plusieurs orifices 4^ns 
Je commencement de la cavité intestinale, et dont les 
parois ont la même structure que celle du commence-* 
ment de ^intestin ; la membrane interne y montre 
une foule de petits plis ramifiés comme des vaisseaux, 
qui sont moins prononcés à mesure qu'ils s'a0prochent 
4u rectum (6)t 



(1) Oarrage cît^, pag. 49 et smtantes« 1 ' 

(i) /W., pag. iJlSefcaSS'/ . ^ / ^ ^; ^ ,;, : 

(A) f^i^^fV^^^^ .. '., ^ .; ; , 

(S) Ibiâ,^ pag. a65 , 3ai , 38iî 4o7 «* 409J 

(è) Meclelcoét'cdUii^àprdpotVîitte en affirmant qult 

c'est ce qae le texte ne dit pat non plaa< 



Q" Les-TheiUjfcs. 

f Nous aùroiis peu de détails à donner sur la peti^ 
famille dos theutjres. Ils rentrent^ comme poissons her« 
bivores^ dans la rè^le des animaqz de ce régime^ leur 
canal intestinal a beaucoup d'anqipleur. ] 

DansVacanthurehépate (thefifïs bepatus, L.)^ le ca- 
nal intesfmaî est trës lon^ Il est entouré^ à ^n origine^ 
de quatre petits cœcums. A peu de distance de Tanus^ 
son diamètre a\igmentç de plus du double^ puis il di- 
minue 4e UQuveau avapt de se terminer. II nV a point 
de valvule qui le divise en rectum et intestin ^éle. 
Ses membranes sontminces et transparentes. L'interne 
esj; lég^èrenieut yeloutéç. 

,10^ Les J^ugiloîdes. 

ibâns les muges^ le canal est long;, formant plusieurs 
circonvolutions concentriques, à membranes très min- 
ces, transparentes, ayan^ le méiqe diamètre dans pres- 
que tout^ sa longueur. Il a six appendices pylorîques 
dans le céphal^, 

Nï)us n en avons trouvé qu'un seul- dans le mugl^ 
albula , L. La partie du canal dans laquelle il s'ouvre 
estiex^Mê^mi^VMêi^ — ^«-. - - 

[ \] athérine sauclet qui ^ppar^ent à nn jgenre jsp)é 
entre les mugiloïdes et les gobioid» ji ^««i. ça<^ aJ^?ft- 
taire particulier. Ilestd'abord un peu moins goèle, Après 
avoir dépassé le diaphp^mç il §e pprti^ fHrec^e^cp(t 



ART. IV. DESCRIPTION tV CANAL iJitESTINAL. *9Sg 

-l^u»^ eu cf^Mftht de plus efl |4u8 grêle. Thhhtnii ai. 
^tacbe par sa sitrrÊice éxtérieutë à des êpîplobns gtdî^- 
deiMt Oti à d» Tâfiss^Tix qi4i vcrrit ktt ioië, 6t( ù*y dfsritf- 
^ anemri^àngîèmetît qui Wdï^râilila ftndé ï^éétâr 
uae , a» làl iêpktéiion' dés déti< Àitésiihi»; SHl pntoh 
étaieUtpèn^totrïr b^l^èsf, éxecfpfié^^liS^i)^ d«]^^ (f èart 

Dan» Vaiiké^fne prSttey\éétf^'M^cmkt\)»im^ 

Cest d'ailleurs la même d^(o«Hk>â ft)éi«^éAièl?t Win 
fcii9^ qui l'eftvele(^{iedéti(yut!e 

«tt^lè/ fon^m fr»èo« dëîfji .a^^^'dbDtlà prefûiiëi^^ 
^xkmik être C€«flfî!*#éé eoéiiiaë teMift ifeu d'cstoiriàb' 
piiidi^ tesBÉfsMft»^ #K a^ei rtii»e y y ^^tmrftent, ëti^ 
sd^i«|léM le ^tteÉlte t^ ÀiGtion^ dè^ An'efé^ Agésti ves; ces 
mèû ^f m ^a^afttf ftft <|^e tt^àvéké^fe dbtirt passage qtfé 
llHtr Imi^fi^ler t^)^ cétel^«Ai èt'cocii^ dfe l^^ssophagd 
etdef^tiaftiW.7 '- ' _ -: - : ^ '^ ■' ;• '■'"'' '^'-^ 

àoÊOt 4>îs la iéto^éuriidhiGorps'^i^. &è\bà9éVii'httvëàsë 

èmamm^^ktêàn '-' .^..'.-.o.i .^^ • . . .•:.- . -.?. 

[D'ailleurs, les blennies ne montrent pas dedifi^rence 

trâ'ncB'êe entre l'œsôpBage, l^tômacetle canafintes- 

i f , ••* j ■ u tii *.f .':.'.t:.' -^ 'M-r.So * : '5 - '"- ' -*» -Jis'rrt 
. ■ ' i ■■■ .^ i nh il lu .ij w ^ ' iijî i | n w< w< » M w ii •aT J gtjiii t i ul'uii im i f i iutunn lÎB Jy 

\ • -r . î •!►'.! 'vf /î ■'•• . " -i **»j' ' •*► '. • .l.ii'i. •- i'T "T^P'*% 

(i) Prisednboittdamuioftaàftnoa, .t-/ .qic ir -vu. i»m**» 



36o , XX« LEÇON. DES IIÏTESTlIfS. 

nal alimentaire, qui iie présente aucun cul^e-sai) cMs 
toute son étendue^ a intérieurement de gros plis en 
sûg^ags,; dox^t leinurd libre est même im peu coupé en 
papilles. Ges:plis sont manques dans la partie recoa*- 
v^1;e piar le foie. Ils Vefifacent beatacoup.anHlelà de 
cette pai?tie^ et les pai^roi^ de l'intestin de^iennûit très 
minces. Le canal intestinal forme d'ailleurs deux kmgs 
X|9^is (dan« \% hJfiUmeà bandes) y afnrës quoi il se 
t^^wine au recbim» qoi a un diamètre plus petit n% qui^ 
en est itéparé par une valvule (i). 

Dans le cUnu$ s^erciliosus, l'intestin, égaldl^|j^ 
divise en deux, est plus court^ mais encore plus ample 
à proportion. H a au commençemefit de lài^spiis on- 
dulés qui se dirigent dams sa longueur. ] 

J^. canal int^r^a^de Y^narrhiçue hup, peutèïtre 
aussi distingué ei^.gccm et petit intestias^ jsép^rés par \xw 
valvule circulaire, le rectum est 4'amews remarquable 
par la plus grande^paîKynr de ses pari^^t par une cou- 
ci^ de fibres musculaires longitudinales bienimarqiiée. 
La membrane, int^oiadi^ tpqt le qcmal a une foulede 
plis frangés allai^t en di£Eérentssens> et.se réunissant 
en losanges. Il n'y a point d'appendices pyloriques. 

[Pans les gfAksy le canal jntestûial ne forme qu'une 
anse ^qs IçfPgW y dont la. ^çc^nde branche s'avapœ 
au^delaidu pylore et se coude e^ an^^ pour se diri- 
ger jusqu'à l'anus. Le réseau fin desyplîs de la mem-* 



- (i) ^\ itânré iK?|>rêifa]àM éftte fiirdic dé BodUires ÂUmentEi&es non 
altérées y de facai , de peaa blanclie de condU^La fin de la seconde anse 
ëtait^famplte de déhiis eakalres de po l y pi e rs p î crr l we , " odhdtnx, et de 
ifocifs, qai semblaient avoir éli arrêtés là par la yalTuIe da rectnm. Co 
éeénér intestin était yide. . .^f.. & .. i 



ART. IV. DESCIUPTIOH DU CAHAL INTESTINAL. 36l 

brane interne et des parois plus minces^ ontre la 
valvule pylorique^ distinguent Tintestin de Festoniàc, 
dont le calibre est le même que celui de l'intestin. 
Celui-ci est plus étroit à la fin qu'au commencement. 

Dans le gobais niger^ tout le canal alimentaire forme 
deux: coudes^ l'un en arri^ et Tautre en avant ; l'un 
et l'autre appartiennent déjà au canalintestinal. Geluî^ 
ci aedistinguede suite del'egstomac^ non seulement par 
tMrpli circulaire formant la.vadvule pylorique, mais en- 
core par des parois plus rolnces et par le réseau de plisà 
sa m^nbrane interne. L« commencenient de l'intestin 
qui esdls^alMidrd droite cOQserve le grand diamètre de 
l'estomaû. Ce canal ne se rétrécit qu'après son premier 
coude. 

Le caUUmyme Ijrre a^ de mème^ une seule anse assez 
longue à son canal intestinal^ dont le diamètre est 
gros, inégal^ un peu boursouflé y jusques au rectum. 
La seconde branche de cette anse, beaucoup plus 
courte que la première^ se coude en avant, puis se 
porte un instant en arrière, et y forme même un petit 
repli avant de se terminer au rectum. Celui-ci a un 
plus petit diamètre et une valvule qui le sépare du 
premier intestin. La membrane interne a des plis lon- 
gitudinaux ramifiés, puis entre eux de plus petits, for- 
mant des mailles irrégulières. Les uns et les autres 
diminuent, sont moins saillants v^^ la^ fin de l'intestin 
grêle^ et plus prononcés au-delà delà valvule, dans le 
rectum. ] 

la* Les Pectorales pédiculées. 

La haudroye , parmi les poissons qui ont les pecto- 
rales pédiculées, a uu canal iE^e^tîual sttsezi*lottg^ pUé 



d'abdnil ep one anse très dmpk^ qui fbmi6 sur eUe^ 
Iftéme plusieurs petks pUscono^Btriqu^s^ Il tient à tm 
méieiuère traasparent , incolore^ tandi» ^tie là |iartie 
da périimne qui tapisse les parois abdemmales f eat 
noire ^ et^il est séparé en premier et second istestin 
par une large valvule drcôkôre; ] d'sdxNPd large eti 
paréos très épaisses > il diminue de diàm^rt et ses pB«- 
nà» perdent de leur épaisseur en avançant tbts le rec^ 
torn. La mwibiiane mnéeuletiae est &r(e^ et oompMée 
à IV^ifiW defiisçQîHislnngilnAînâiivti^difttînct^ 
Entre elle bt Vtttt«^e , on seniin|ve mîe ccmcfae ^bn» 
dulense épdisee^ l^^mcbe , mmésmiâû. [ ht n^imbruic 
interne a de larges plis eAdisléa et lamiSéa^ dtri^ 
surtout dans le sens de la longueur et interceptait ^ss 
e^uks. îrrégi»libree. Ye«^ la fia de^^^t îp^e;»lUi U n*^ a 
plus f|âe: des plis longit»^mix ett p^ralleles^ 

La eew^e glandulense 4ibp9^tai( à cfiielqiikci dtstwe^ 
en«*deqà) durec^m. Dans o^ui<^ei^ lu so^^fmi^ inl^rM 
ne rpr^entftpks que qudques plis, longku^ifiani qw 
ne s^ priilfflàgeat pas jusq^'àila fi»-; ww^ 1% eo»^ 
gbndi^se rtepwait ju^qu'à^ V^^m. La 4trwt»re dei 
ccecnœtt.^loriques ejst Ife n^e que ç^tte des i>aroi* d^ 
l'inteati» à 4on origine^. 

[ liée ^ipcm^^,% les mçitiké^^^ \e^ ^^mcKAdm^ 
dis^tÂi^^ent de§jb9u4rojes^Q^qQ'iU ii|fti»qiied.td'<q»rr 
penàî«ctâ.p$lQi%Ues. £ie4^a»ial ûM^^i^al àesçhù^Qmtâ0& 

l'i^ Les Labroïdes, i - '^ 

Les labro»^'ùnt'^\xf ^«raèeère c'ŒàmttB d'avoir ua 
canal alimenlaif atout d'une vepue, sans cul-de-sajcpoiir 

I* ml » I \ ^ Il ^1 ifc i.i. É f ■ , fi 1 «J .f 11 • I » ■» I j "i ' f A I I I I I ■ H I ^ I i. il I. I I ' I I ,1 - V I ., 



ART. IV. ftÇÇCWPT^Oij; JUU ÇK^X\> |à?ESTIiNAL. 3S3 

l'estomac etsansqu'oa puisse ieco(inakk^daa^«omx>mT 
jpneuçemçnti h atjructure plus forte qui clistiogui les p9r 
rois de cederijiçr viscère» même lorsqu'il ne forme pa$ 
i^ne poche sépjirée» L'iuteelio n'a pas nop fim d'ap* 
peadice (wcal ; «wi» U eatg^^rfewein divw par ui^ 
valvule, en prçmiw et second ^ltestin• 

I^e premier commence dai^s le^ laJfre^, où il cjst ampW 

et çourt^ dès Feutrée du canal ?lim^tiâre d^ns la ca* 

vite abdominale. Damle^^r^f^ (i^^(Gm.)> Ufb^nne 

ime anse en arrih*e»dont.la s^Qitd«)M^¥iplie est courte et 

^eeoude bie^tô^ pour sa continu^p jusqu'au ireetiiinii* 

Celni-roi est de longueur iiii^dioçre^ et; s(|ft^t remarques 

p^ de$ parois plus minces, contro Uc^inaire, et par ijU| 

g^nddi^mëtrerelatirementi Textr^it^ du {M^eo^i^ 

intestin , qui laisse un çul-Kle-rsac à q^é de ^n yif^^t^on» 

et dont l'orifice dan^ ^cavité, ffitau wi^eA d'im |)»our« 

rdetsaiUa^t. \\ n'y a pas de copqmwf pyloirîqwçi* Xa 

Qieiql^rauç iuterne de tit^ut le canal int^tii^al» Iprsa^ 44 

larges plis pAdiil^s Qu festonna ^ ^ réunis^oi; en cel^ 

lule§ polygones profondes et; ^lyaut leur b^d libr^ 

fr^ugét B xi'y a^ à qçt égard, de dî^rencp exa^v^ leçons 

nciencement dnpremierinjtestin et la fin^ qu'en ce que cesr 

plis sont moins larges et les cellules niipina prafojE>de& 4 

la fin> quoiqu'elles le soient encore be^rucoup, Da.ns le 

gros i^teçtin^ la parpi qui ^ coy^l^inue plijis di^rectei^en^ 

^vçc le grêle en a seule^ le reste (^ de$ cçuijm^lur^ i peu.. 

prë^ lofi^tudinales. Cet app^eil 4* Siécrétipa seixd^l^, 

répQftdrç, daçslç prcmieç iptia^îHi» à iw^ qouçhiigl»^- 

duleuse^ comm? dans lç3^ÇYpri^ç^qui^ren41^.parqî$. 

plus épaisses que celles du reçtHm^ pu, il ,9e paraît p^: 

exister. ' . ' ' *:...- ' . .-j . 

P^ns le labmsvirUi^^ j^ trojçiv^lç iff'osiiflj^^ fljqjps 



364 ^^^ LBÇON. DES INTESTINS. 

subitement dilaté^ relativeme&t au grêle ^ et les cel- 
lules plus rares et beaucoup moins profondes dans tout 
l'intestin } aussi les parois paraissent-elles beaucoup 
plus minces. Âureste^ ces différences pourraient n'être 
qu'individuelles^ comme me le fait soupçonner l'aspect 
d'un second intestin d'un labrus turdus y provenant 
d'un individu de même taille que le L. viridisy lequel 
présente les mêmes apparences que celui de ce dernier.] 

Le rectum du labrus méïops, est si gros qu'il semble 
être un sac^ dans lequel s'insëre l'intestin grêle. Celui- 
ci feit deux circonvolutions avant de s'y réunir. E'nn 
et l'autre sont i^arés par une valvule. Dans d'autres 
espèces^ cette valvule manque; mais la dilatation 
brusque que forme le rectum et l'apparence différente 
de sa membrane interne y à cet endroit^ indiquent suf- 
fisamment les limites du second intestin. 

[Dans les gireflles ( labrus julis , L. ), l'œsopbage et 
l'estomac sont de même à Tétat rudimentaire ; ils ne 
forment qu'un anneau tr%s peu large. Le canal intesti- 
nal est court ^ il se coude une seule fois en avant et^ 
presqu'immédiatement eii arrière^ pour aller se terminer 
à l'aaus. Mais son peu de longueur est compensé par 
son gtos calibre.n se distinguas en premier et second in- 
testin.Gelui-ci n'a guère que le cinquième de la totalité 
de longueur de ce canal. Les parois intérieure ont de 
larges et nombreust plis en zigzags longitudinaux^ qui 
se réunissent par de petites brides transversales. Au- 
delà dt^bourrel^ circulaire qui sépare les deux intes- 
tins , les plis deviennent irréguliers. Il y a, comme 
rbn voit ^ les plus grands rapports entre le canal intes- 
tinal des labres et celui des girelles. 

\jt%crèMlahres ont de même deux replis ^ pour tout 



ART. yi. DBSCRIPTIOM DU CANAL IMTESTIKAL. 365 

le canal alimentaire qui est dans la cavité abdominale^ 
c^est-à-dire qu'il forme une anse en arriére. 

Dans les sublets ( coricus lamarkii, Risso ), le canal, 
alimentaire m'a. paru organisé d'après le même plan. ^ 
D n'y pas d'estomac , point d'appendices pyloriques et 
il forme une seule anse en arrière. Ses parob sont 
mioces comme de la gaze. On yoit^ à travers^ les -fiîs 
en zigzags de la membrane interne. 

IjCs rasons ressemblent aux labres, pour le canal 
intestinal, qui fait de même deux replis et manque de 
cœcums pyloriques. 

Les chronm m^ont paru avoir deux petits cœcums 
avec un estomac distinct, à membranes épaissea* L'in« 
testin et les cœcums ont des plis intérieurs form wt un 
réseau à mailles polygones. 

1^ Les juches en flûte. 

Dans cette petite Camille nous avons examiné le cêu*^ 
trisque bécasse. ^ncan^Xûïmentaïte est long et étroit, 
ayant un calibre plus petit à la fin qu'au commence- 
ment. Il se porte assez en arrière avant de seconder une 
première fois, et reçoit de bonne beure, dans cette pre- 
mière branche, le canal biliaire. Il se cou de une se coude 
fois très en avant , puis de nouveau en arrière ; enfin 
une dernière fois très en avant et se porte de là droit 
à l'anus. 11 est très ^râie dans cette dernière portion. 

Avant l'insertion du canal biliaire qui a lieu a ^cn^ 
viron o^oiS de son origine^ dans un canal dont l^Içn* 
gnenr totale est de o, i;io , et celle du rectum; de a^oao« 
on voit déjà la structure intérieure qu'il présente 
au-delà de cette insettion d^nfi toute l'étçudue de 



dessinant d^ tigtags, comme èî elle* atâieiit été 
fertnées dé pli^^ ayant cette direction^ inais qtti iti- 
ratént été interrompus. Seulèmefit, ces papilles ite^ 
viennent beaucoup plte nombreuses/ plus éèité*, 
plus saillantes aprfeiFîpstttron indiquée, etdabsleii^tô 
de h pi^emiërë anse que fàJt ce canal. Elles dimintleùt 
peu à peu en nombre et en safllîe , jtksqu^â la fis in 
premiei^ intéàtin. Le dernier sixième de tout le cariai, 
appartient au second întestîri ; Ite papille^ y detiéûDCtit 
subitement si fines, qu'on ne les voit plus q^à k Idnpe, 
eïceptê tout à la fin. 

Ici, edfittue dans leè cjpfin^ y Feesophà^é étPesto- 
BÉràc réuni* , sctot Jradhnputii^. 

B. Les Malacoptérygiens abdominaux. 

Les cinq familles de cet ordre nous présenteront de 
grandes dâRréUCés , i crt égard , en râppiok âtcc leur 
régime* j 

!• Les Cyprins. 

Dans les cjrpfinsy dont la plupart des espèces se 
nourrissent , en grande partie , de sutstances vége* 
taies , te canal alimenlaire n*a cépenciant aucune 
dilatation nî cttl - de - sac qui puisse retaraer b 
m^arclre deà matîfete^ qu'îf contient. Mais ^paift)is 
sécrltent des mucosité^ abondante^ qui rempfi^cnt 
sa cavité.^ Ce canal feît phK on mdns &€ sîriàofltfe 
dett» 8^ ItfE^ur, ^tir varie dans les Afférents genres 
et mêiïm ^tsà les dïfffttentes espkesrj Itf pïusgtoé- 
rtifenWttt eepfendâïrt: » tfa que dettx rtpJisr fbrtrtrt 



ART« IV. Wf^llirrKHC I^U OkTXkL IXTESTINAL. Wf 

iMrà 4»ta et demie. Son diamètre dimititiè i^ltiài-^ 
reuMlQt dopuk rarri^pe^boacbe jii8<}u'à TèiMw^ de 99tt& 
quf)#IMPè« de c«tle deraiëre duyeitnre > il fil à peine ht 
moitié, d^ retendue ^'il présente vers la pt emi^rew 
$e^ pa?oig^ igaUracnt plus épiieee» 4aiis le pi«ei|rièi^ 
tour I )e d^vîeaofiat bea^ocoup^moint ett's'éli^ignètit 
4avfti^ti^dô rprflèwhJwiUche. 

J^ membinne iotérnc n^ pas sétnbbble dans fotc^ 
tea les^s{^èfie$«^ Le {dua oqdûiaiyeiiieiit êâe est plisséer 
en^%9Pg^> [iKM tranivverflfiB^ œk kttigttiidt^ 
quefois réunis par des plia plus petits qm^nt une di^ 
rççtîjw ciQiitraii*e. C^ f4i$^ qudqne aok Urne dl r s^ tioft 
et leur fo^m^ , $ont toi^urs plus kUtgw «e pl«si nom^ 
hrâia ayant U prwoiei^ ccmdn et pcn tprësy i|ii« daa» 
la suite dq c^mI^ mî}^ K^nte» sfabaissant jiuqte près 
de l'anu3% !>»»& ctit4 d#tnîère paitao fis Mcl^eftoent 
pl«9 9ri)i9 efi p^^iMi^t.vlaf a»tveidlreatkiii«. 

Oav^jpfwquef^ qu'iU otU.u]iu& difro^^ionkf ghttdmidtf 
dans Voi^/a /ie% qm^? l^fiiMtU ttè&loag^ tandiaqo'eik 
est traiisvei^ale et, qu'ils ^ont plna larges et plsK noln* 
breu:^ pu qoa)pea3atÎQo,^ d^iM Jka espèces ^ ost Ifi»^ 
tesûn coi;frt.] 

ipam.la aarpe^ U va^m^^^ joMttaeîa'jéoMrlé d««fllCQ 
stru9ture'g[én.ér9lej, çlle. pi^f^sen^t^ ^fi.peùti dottts bî pce^. 
mièr0 br$nebe de Vanj^ç intâstinal^^ l[arfai>9eDaeiit 
que nou^ décrirons ddoa r.estuicse!9n.i G,e^ wt. réseau dk 
mailles très fines et très prqloii^d^ qf^iofu^eptles tpim 
c^uarts de ré|iaisseiur(i} d^ pai^QÎsd» caaalyif^t fi^Ml^t 



j if^ M H i|ii*|i#^ ^ M <l l in mtè yà ' UAtà U 



^^Clttfar gfMdé ^h^etv <ftr Iir ttrûqdéiTsé temple fdrmee quelquefois' 
i^o que opm avions adoptée cfiinf)^ réelle ,.4^f MMMpCfpfî^t édkîMi. 



1 



3flB XXP Uiçm. Mi INTBSTIIIS. 

d'innofldlmJ^ orifices de cryptes; ce réseaa subsiste 
dans le reste de l'intestin^ mais ses mailks y deviea^ 
nent. encore plus fines et moins profondes àmesare 
qu'il s'approche de l'anus^ prés duquel cependsint elles 
grossissent de nouveau un peuj ou plutôt on n'y Toit 
que quelques cannelures longitudinales qui içdiqaeiit 
le rectum , sans qu'il y ait de valvule ^fl^ Iftséparer 
du reste. Ici la déniée portion du cwal alimentsôre 
est rudimentaire comme la premih^e. Le canal intesti- 
nal de la carpe forme d^iilleurs trois anses ou r^lis; 
avant de se terminer à l'aqifs. 

[Dansle barbeau, le canal intestinal apr^ s'être couAi 
pour la première fois très en arrière, se replie pour la 
sieconde fois très en ayant, puis il se porte en arrière 
jusqu'à l'anus.Mais l'espèce d'anse que &it le (krnier re- 
pli avecl'avant-dernier^ est pliéesurelle-mèmeet forme 
deux demi-coudes. C'est que cet intestin est proportion- 
ndUbûQtent plus long que dans la plupart des apèces du 
genre leuciscus, où il ne se coude que deux foiS'] 

La mcmlMrane interne montre partout des zigzags^ 
qui paraissent dirigés plutôt dans lesens delà longueur. 
Us sont larges^ épais, pressés les uns vers les autres, a^ 
rondis à leur bord lilH'e et non frang& ou veloutés. Â 
pcfu de <&tance de l'anus, on en distingue quelques- 
uns des principaoïx qui se redressent et présentent sur 
les côtés comme des dents qui se placent alternative^ 
ment entre celles du pli voisin. 

[Le goujon a le canal intestinal court ne fusant qu^uu 
coude en arrière et un en avant, sans autre détour ; h 
membrane interne y présente des plis en zigzags extrê- 
mement fins, à bord libre un peu frangé, devenant <ie 
plus en plus longitudinaux &k approchant de l'anus.] 



kM. IV. mscMPTton tv canài mrESTiN al. 36^ 

Diaâ5 la tanche, le <!aiial intestinal ne feit qu^une 
anse et demie. Les zigMgs principaux de la mem-« 
brane interne sont avant le premier coude et un 
peaau-^elà. Ils sont comme plissés en manchette^ 
à bord libre ondulé et même un peu frangé ; ils se 
rÂmissent par des ramifications latérales qui se sous- 
divisent encore ^ et diminuent delargeqr. Du premier 
au deuiiëme coude ces ramifications disparaissent ^ et 
l'on ne voit plus que des plis en zigzags^ peu larges. Us 
redeviennent plus larges et sont principalement dirigés 
en travers après le second coude. Tout à la fin on voit 
quelques plis en lôn^, i'éunis par des plis transverses 
i^ peu près comme dans le barbeau. CTest la seule trace 
nnpeu marquée du rectum^ qui n'est plus ici qu'en rudi* 
ment^ comme rœso|>lifage et Festomac] Ces plis en sig- 
aags se voient également danâle éjrprin du^il. 

[Le canal intestinal de la brème commune commencele 
ooadoit^ longjseulement de quelques ligneS;^ qui repré^ 
sente à la fois l'oesophage et l'estomac. Il forme^ comme 
' à rârdinaire^ deux coudes ou deux replis et son diamè- 
tre va en diminuant ^ dès son origine à sa terminaison. 
La membrane interne présente un aspect varié; dans la 
première brandie de la première «mse^ c'est un réseau 
dé mailles de différentes grandeurs contenues les unes 
dans les antres , absolument comme dans l'esturgeon. 
Vers le premier coude et au-delà ^ les plis principaux 
fondent des zigaiags^ réunis par des plis jÀus petits. 
hjffth» le second repli et dans le dernier bout^ les zig<- 
ai^ ne sont {dus ^que des pUs onduiés^ dont la direction 
est tranversale et qui n'interce^M^nt plus de cellules^ 
par des intersections de plis plus petits. 
Les es]|^ces du genre able Qeuiiscuà) ^ftonsf^ut par 
lY. a* Part* a4 



les iliiféreiices que présente tetir mna\ 'mtasûtk%\^ikm 
sa longueur proportioDoelle et dans sa stnictarei caiii* 
bien cet organe est sujet i varier , et quelle r4sso«fC4 
on pourrait en tirer pour distinguer le» espèces > ior»* 
que les caractères extérieurs sont iwitffisauts. 

Dans Vable meunier^ le canal intestinal ne lut fse 
deux coudes av^int de se porter vers Tanusf mais il «it 
un peu replié après son second coude. La in?n^Me 
interne forme dans toute l'étendue du pr^ier ifitesti& 
des plis en zigzags trans verses ^ pressés les uns vmb 
autres, très larges au commencement ^ dimino^at peu 
à peu de largeur jusques à la fin de cet intestia. On 
reconnaît Je second iuteBtân qui ^ li^ court , qusi-* 
qu'il XI y ait pas de .yaivule qui le sépwre du grêle ipr 
les plis grossiers^ irréguliero ^rankiSés dontlesprnâ* 
paux a£Eei^^t jduiôt u»e direction loogitudinsW. Ga 
pUs nombreux etlarges du [»nemMir intestin » tyaotQk^c 
direction transversale, sc^mblent exista powcooqHi^ 
ser ce que le canal intestinal n'a p*s ta longueur. 

Dans la rn^s^^ oe.caval e^ un pw plus kng, îly 
a bi^^ deux coudes principaux m>vmie dans le roten- 
^, mais à l'e^idroit du second coude il ieraie 9 ans 
petite iinse. Les pUs de lia membr*06 'wb^n^ (bot p^ 
tout des zigzags tranai?e|^ses EéguUers^ ^edsés^ seiréi 
les utts vers ies autrfPi qui sont me&os tiffakhrea^ 
dyis^és ea approebant 4e l'anus*^ 

Dans la imnéoise^ }e canal ijàtestiiial lait dcuxeoate 
sans aiAre pU» Sop iittériQHi^ «'# qoe des plis nrdS) pea 
prononcés ^ 4iffîcile$^ & apercevoir #pnH le prenne 
çoiid^i les parois f^ pam«lMitump ^od aftuftf^; 
au-delà de ce coude. ♦ 

Dep^M SOI» eiatrée daAsla 4)avité aLd^tniMit jui^^ 



ART. IV.ffifPWff^W AV ft^àl, IKOf^STIMAt. .S^Ji 

0ngiLç ;JU prtaoÂV ^ Bjeâhr^ é^^e flf(çoo.d.çn(Wf%m,i il.^ 

^ntreaousé , rf ifliii lai.doiui£ une ^iWtfW^ff'^p na i^illAnBo. 
■nT^fr V »'nt »w rT*»n^,i^.9 ' 1 vi" »urr riT r. •hbtit T^yr 

^ *WiW* ^^ pr«8f^ ies u^ y^^ les ^^ti^ ^Pf > 

^l9 dfi pef9g4,cpu4e. Il,n'yiiiaacïinedifféjçï;i\«e ^s^oj- 

:^l?4f ^tvnctv^e^ ,gvi.4istÀ^Be,i}.9^Çnie^»t.<5efA'iteft<i? 
en plas\eiii^j)i9i:^if9.1^s^Qnc<^n^,f)^.u|;ife|i étr^uj^ 

tt;e i^^^^fft^in^ .è l'spMon ,dç? suqs dispat^ , yer^i^ 

J»WQ^flîWtre^mfi?Spi>?Qï^t.09i^c^i;i^rig}^e^. ,|^ J>if?ifliè^ 
jJw»o<îbede l^jpijçfnièi^e^psp^e^t %gBp,,flt jil'j^^ jdi^^ 
jtrp,fu ^pins .u|ie,fqi8 j>lj^8,p^_n4^^sur^9uf ^p ,cofl^- 
flW»W»«>*!» flfieJfi,!^^^ du.cai^l jnp^|n,^|^g«!^ j^^U 

j^^j/lfts^c^nd CQH^^ p^u^^Hiemln^.^a^lJiçe^^j^ 

,^jj^gs;lQng|t»dinaux,^YflWt(:e pr^mier.ço||4^j %,fl,ç 

nent moins nombreux, et, après le dernier coude y ils 
n'ont iiiéuic' plus tle suite , et suui inierruiupus de 
jouiière.Bkform«c«Qiiin»eid«» pi|»iU«>.d(kl>iiif«ff. :; . 

■' Dana ' kii 'hcheg lecaoal intmtini) ooraineBce, è'pett 
près, avecla cavité abdominale et la parcourt pr«ss^àe 

ai' 



372 XX' lEÇO!f. DBS IRTBStlN^. 

directement dVvant en arrière jasqù^à Fanus (i)« Une 
première portion qai tient lieu de duodénum et qui 
ibnne à ^éu près k quart de k loK^eur totale de 
Fintestin^ a la paroi intérieure dÎTisée en cellules po^ 
lygones dont les plus grandes en contiennent de pliift 
petites* Ces cellules assez profondes d'abord^ s'effiiceât 
vers la fin de cette pbi*tion. Âunleli > l*iutesti^ forme 
deux courts festons^ puis sa marcfaè est directe jusqu'à 
Fanus* Dans cette seconde partie et à là fin de la pre- 
mière , les cellules ont dispai^^ les parois de rintestin 
sont tout unies , 6t la membrane interne n^y forme au- 
cun pli. n n'y a donc aucune trace dé rectum. 

Le canal intestinal àeYanableps commence âk$ son 
entrée dans l'abdomen y sans qu'ilsoit précédé par une 
jlortion organisée poui^ faire les fonctions d*estoma?c. 
Sa première partie dirigée d'avant en arrièi^ a un ]^tB 
grand diamètre que le reste; à Fendtoit ou c^ se csoude 
en avant^ il y a uii étranglement^ et un pli intérient 
dé la meinbrane interne du c6té opposé au coude. An^ 
delà; l^tèiBtin se pWte en avant ^ forme un second 
pliV plus un troisième^ piûs un quatrième et se dirige 
enfin directement à ranùs. Il figure consêquemment 
deuj^ anses. La première branche de la preinière anse, 
que nous a'vioUs prise pour Testomac (ti), a sa memh 
braùe interUe forttid^nt des niaiUes polygones dont le 
bm'd lOiiré est plissé et frangeai de manière à cadber 
cës'maiUes. Au-delà du premier coude, les rq>lis sont 

■< " I M l III (I f l | ■■ IH Il ■■ l ll ' ■ ■ 

Tandi. , , ^ ., „• .,•-.,,■ ,; 

(•)Prettu%jr^ Àliiiô^ /u^m. II! ; pas. 4^9* 



A&T. IV. pESC&I&TlON DU CÂlfkh INTESTINAL. ^3 

beaucoup plus 6ns^ di^osés en si^^cpgs eit se tiennio^nt 
de même par des franges qoi donnent une apparence 
iidoatée i la sur£ice mtestioale. ; ; 

•^ " 1Ê^ Les ÉS0C0». •• '''iî:>'/ • 

Un caractk'e cbnunun k totis }es genres de cette fk- 
mille et de la précédente^ c'o^ 4^ manquer de coscùms 
]^yloriqnes; c^ les morrfirres mi en ont , ne sont pas 
|NropfteQi^nt àe^ esocçs^ quoiiguç ip}açés à la suite, j ' 

Bans l^çrpîue, le çana) Alin^ntai^e n'a^ comme 4ap9[ 
les carpes^ ni dilatation^ nil appendices! Il va droit 
de la bouche à Fanus^ss^qs former de sinuosité^ et 
conserve à peu près le même diamètre . et la même 
structure danis toute ^qu étendue. Sesparois sont trans- 
parentes^ [et sa suj^ace interne présente un réseau à, 
mailles irrégulifares. <^ns tpute son étendue. Ce réseau 
a son bord ïi^e festonn^ et comme frangé. Aucune 
valvule ne sépaiic^ le dernier intestin du prepiier^ mais 
on pourrit à k .rigueur le distinguer parle» replis 
plus épais de la membrane intente. Ce canal alimen^ 
taire d'une structure si simple , si uniforme^ la montre 
tdle^ aussitôt son eptr^ d»^ JÎ^^^^ abdominale. 

Le canal intestinal des exocets ( eœoeetus exUiens, 
B.)) va dir^tei^ent de l'entrée fie la cavité abdominale 
i l'anus. Un peu plus gros dans son premier tiers ^ 
il diminue de diamètre jusqu'au rectum , qui est 
brpsqument plm dilaté |. et séparé du premier in- 
testin par uoiç valvtde ciDOula|ir«. Celui-ci a sa mem-* 
brano interne forqifnt de larges plis, en zig-zags très 
nonJKeux^ P^^^^^ ^^ ^^^ ^^^^ ^ ^ntres^ dii^inuant 
de largeur vers, la. i^in^ Dans 1^ reptum œs j^^ so^ 



Dans le brochet , Vintimti c^iMAéHëe èàir^i t 
l'extrémité du long hi^vi^^^lA*jivrestoiiiac^ se coude 




âans son mêmiet tfaiët ^âr en ^^^^t, àimîttw 

Ss'îe secôda jusqu'au' rect'iJii^^ q^^^ éét tf^xlbù^eàtitÉi 



la 




li^fla'îre en mAqûe^fe^^ l£tétiévii*^,. Sei fâfd 

son|: épaisses, et sa sumce iniér^è* est pari^ôut éduvèr 
d^un épais vèlôûtè lâineu]^ . chi tient dû bord litre dés 
pîis en.ziffzâçs tôhgifuâîpaux dëîâ Anéaibràile iDtéfncJ 
reqdèf^ét^^^ fiirt Wtt^ttês éttrfe^ftéfi 

itàn^ îe!4 morinjrés y îé canal iùt|ëtfin|it est C^tirf, a 
tJarôis méâSôcrém êp^îssésy t diaîhk^e égal, éA 
làîvulé^'fiské inténcti^^^^ t^tâtk fhdi*rHfri%è^i 

M Ifej'fp^fc^^^ i /^i>/;è , rfa dedi âppénc^cè^ pflctfîltéîf; 
rdhffues et ffrêîei. . " V ' ^'^ -^ 






fa1èâïit=(Tef 6l}tdiï{*o1liti'6iï^"li^l^iÎHèi'^ I t^art»! JflM 
ses parois s'amiàieMM', ^ H y^k mWtlê^nmm 



ART. IV. MMklPttCn 0U CAlfAli IJmSTIN AL. S^S 

de l'extrémité delà première moitié , qui s'ouvre dans 
la ttcdode par un très petit orifice bordé d'une T^lvule 
eirèukiire. Enviltm huit centimètres plus loin , ses pa- 
ra» s'épaississent et sa cavité se rétr^t comme aupa- 
ivrant. Enfin , h bnit centimètres de Panus , Tintestia 
gfèle ^sère dans Je rectum, qui est beaucoup plus 
gros «t eeinme ren^é è cet endroit. La valvule de cet 
ittfestin kk ûtiê siiillie de plusieurs millimètres. Ses 
parois sont plus fortes, plus muscntènsesj sa membrane' 
interne j forme des plis longitudinaux. Il y en a de 
semblables vers la fin de Tîntesiîn gvéle ; ils sont rami- 
fiés plus prés du pylore. 

{ Dmis le pinélodê à huit b»b3Um$ (t) , le canal 
wteafittal est long^ j MsaM è^ ÉMons irréguliere 
antovr dHm mésentère assez dévblc^pqié , mais qui rap-» 
pvecbe de restomao le dernier eoudé. Ses membranes 
SDM mmoés, tt^nspat^aies , et son csalibre très ^nd 
jn«VMt. Çest avant Iq dernière anse , que j'ai cru 
v#iranpli intérienr, qui indiquerait la séparation dn 
premier et du second intestiti y de sotte que celui-^ 
serait proportieuneVraEient trèe long. 

Dans ks asprides ( aspredo Ijpervis, Gov.) , Piniestia 
C9t asses gros, à parois minces ', fermant trois petites 
aiisM avant de se porter directement à l'anus. Le der-^ 
nier coudq est rapproché de Pestomae. Le toiit tient A 
un ns$€» large mésentère. 

Les mhtr€» proprement dits ( stlnrus glanis, L.), se 
dkti^guent des trois genres précédents par un canal 
înteMioal plna ioûrt, tenant à un mésentère complet , 
qtai rapproche aussi de l'estomac son dernier coude. Le 



{f);Dftp«iayhrnl^' 



376 XX* vmcm* DU iiiTEsnw« 

dknlêtre de la première anse de l'intesibi est beau* 
coup plus grand que celui de la seconde , surtout dam 
le couuneacemisnt. La Biembraue întemey foriM d'a- 
bord de larges plis lougiUidinaux ^ dont la sur&ce «at 
couverte de plis ramifiés eC ea réseau^ Plus foin , oes 
plis ne sont plçs^que des cannelures qui se vojeat jas* 
qu'à la fin ^lesquelles scint liées par desplis tjmnnmn 
formant un réseau fio^ par d'autres plis plu^ déliés fà 
vontdn l'un à l'autre* 

Dans cette fismitte le canal intestinal est coait^ ne 
fiiisant qu'un. Qopide y et tant au plus quelques U^stm 
sinuosités pour se rendre à l'anus. Il éat entouré au 
commencement d'un Bomlure variable de oœcumi 9 qoi 
est quelqueficôs considérable (les lai^ar&ts). [ Il n'y en a 
que six dsius Véperian^j tandis qu'on en. compte jusqu'à 
cent-cinquante dati^ la grande murc^e (salmo marœaa, 
BL)«]Dans le samncm, il y en a environ soiùnte, plscét 
sur plusieurs rangs^ d^uncôlé de Tintestîn^ depuis W 
pylore jusqnesà quelques centimètres plus loin* 

[Le oanal intestinal du saumon s'avance depuis le 
pylore jusques au eaïuiia, ae coude à wt endroit et se 
porte de là directement à l'anus y en perdant peu de saa 
diamètre. La partie de l'intestin qi^ s'&end du pylore 
à l'eiidroit. on il se replie, est celle qui est entourée 
de nombreux cœcums. Les parois conservent pres^ 
l'épaisseur de la branche pylorique de l'estomac ; mais 
ici c'eist la membrane interne et la couche ceUaleassi 
et non la musculeuse, qui produisent cette plus grande 
épaisseur^ La tmrfGice interne de cette portion pré- 



•eoie bMffèoQp de caiuMlurc* loogJMMHtiaks ^ tAê 
saillantes, intémMspMM pav ks sériai d'wifiqetdaf. 
MMWws. SiMM aUas :at^ yoi^ itt ijéseaafiade maires 
profondes que forme kii»wihia»e inlivaf ..^^oaïkt a«K 
eoÉcuasyceacinidofietîMJbiopnx cfUnAcii^es^Àparois 
pe« éfaîates, doBtriatémm^ffiee ddsf^^k toofft ud t w 
D«n, de lar^sbr méffû^fC^m^iàhkkm M* 

wimm6é$. Dtns ta #i«i«e 4e LlnteMm» U'n'y a pas 
deTekmti priopteinenit dit, e'j^^iHAm de filaments 
libres ;. niais d^ lame» el)itiq«e( oA lonyHndinales, se 
famifianti s'interrompant da^ leur directilm, inégales 
dans mut lai^tsw^diiqaelles fartent des filets ramifiés 
ou s«pte&» Celte striifîtmre se yoit dans. tontiB l'étendue 
dax^aniJJnteettuial senleipent, après nnet distance de* 
0^340 mètres sur 0,600 de sa longueur uMc^ilpiéee^M^ 
de lar^ taWules transin^^^les , ocuNUYentes, cirou- 
kiree, rétréoissent l>eaue(iiip son ^anal;^ dont k wrfaoo 
effire les mêmes ptis« Ces valvoks sevo^peiit dans un 
ei|Mced6 O1I70» Dans les derniers neuf eentimétres, 
il n'y a plus que k$ replk précédemment décrits^ mais 
affectant une direction plus transviersiak et s'efiaçant 
entièrement vers la fin. £n résumé^ sur une longueur 
tocalede O9600 que présenterait toutk canal intestinal 
d'un saumon^ envnrono^oSo formaQtk portif^n, q^i tient 
aujccoscums^ est un appareil dteécrétion très remarqua-^ 
i>le; après le^ onze vingtièmes jenviroqi dek longueur 
totakysij; vingtièmes présentent une série de valvules 
conniventes^ et les 1ms derniers vingtièmes enraient 
proprement le rectum; de sorte que le premier intes- 
tin aurait onze vingtièmes^ et le second intestin neuf 
vingtièmes d'étendue* DanakM«iiiQMa« du Bhùh j'^ 



frdttvé a iM^liar (k6 cteos kiteitip» ifA^; Mb 

DéM Vé^bm^y il n^ qoe qiiriqcië#)^|lrMis «nnU 
«é», et il Va ptêê^tBteéÊéii èVmùm^ 

rière i iprts «oéi ciMkk ^ il eu dit^slé jin^^à l'iaMi»^ 
II fMit ettnwa ^-biih »<me)i«is ifjdMri^ f* 
sont attaqués d^rtonr dé sMièé^Mlei^^Lê^Tolv 
▼érd€is îie pl^iraiissëfit qfsi'^rèà 6^00 ttèttftt ^i" M4 Itfi>^ 
gfuear totak df^yt 3i . ILy es a mirti^ii Âit^ittiatl» 
un espace àè ù^tf^o* 0'aîitéuw i|i meflibralie'4i^ÛM 
fE>i*fiie Uairàéeaà très filpi dait^ le prêimtet^iiimMi 
devenant plus gfoa dans hr second ; $« couyÉtiicaa* 
delà de» pli^ €niASV«t«ea , ttiU seùlMi^illidaii uni 
paitte*dt3 paî^s. 

Le canal inneacinal des ioiHif^âtSy reasembla l^tlol 
de l'difibre oônamune, tccpiuâi» n()ua avéti^im ktù# 
ëéConia^ éH^ sèmUaMé^^ Seëtenteâg: le n^d^e II 
«GBCtitnd twie* Il yen a lieânëcMip dan^ la petite iiir 
rme, qni èàtonteût et cacheté, tëco^iùnieiifee^iéirt^i 
éanal tntelflind}. Un pea'Avuiit' son cfotd«,-4êt9p 
pamidërédtfit à une mmple »*rîe qni {çaWiT'teoii* 
drëltde la txrtlfbtii^, etàn^ï^lAy jiM^ufe^ Vis* vis*» 
pylore. lA ttiéMbranèîntet*neforàîe de'ëOtt«i»papSk« 
aâ-^délà dei» ^U^ tiràndm^^ ^t entre eilic d«â ^, 
dMë l#nàâiÉie- iseï^ ^ nKàis €#èa fiM. 






ART. IT. BiêUatftiKm Ctiàt iH-ftSTIHàl. i>f§ 

* * * 

DtMsT \tê ùktpëi y lé eàhA ItrtéMtoal «M génétulemeiK 
j^Mié iitiiléé»^ déficârte»; tMa^j^ÀlMi f Li {tlupift 

nombre de cœcums.} Dkii»P^>2^A^^ Mr étt eompCè 
dH^uit Idki^ et gf êléir. H f ^ tt 1i4tigt^qMtt^ dm» le 

rangée Éttt Hitt Éïèhièh^t. H ^ ^ à^atf^^îafegf âlM 
IWâ^^. • ' ' - 

[Pàttiiî les ^dr^'a^g'^, {iWffrëftêMdlWjlé/*^^ 
Mti exilai ifatertfttâl ibriiiâfki v ^M sèn |yriitdp€ ^ m^ 
ûnÉt tàHtiè tti Ètfihtt. ÎA ieboddë bnitiéli* ié (UB«M 
ânsë^ t^l^He èôuè ïéipfloWf p0iAt9ë foftèt, Md0 plui 
éfedétbttf, j*miéèiPMti«!l. '' '^ 

Dans II! ehipêd iprétmi le- CMMl infMriftcl fdraïf 
îTfM^/ dèè le Jlfrnèipè/Smht^hlfleAleilt après «i^i^ir 
(tobné àtta^ê atix «tfeéuiiift pyk>M^s^ detox a^s^nnt* 
èëttWiqtlèé^ dont la st^^ôtftie èét f^ 'Mttfttf; il vli 
M^iihê è^se^ dirèÊt&Oië^^t t-aiiua* Oh rèddntitv tant»* 
hki \itee dlêpbéhidû^ 4^8« «oràn^ qtie «OM V«rr0i|9 
prononcée dans Tanchois. 

i« (^nitl iikMsdaài At^àkmëyU^à |i) r«^i^ tîi coude, 
et¥ft dMit«to |»fl«i« *i'|«éséli Mj^F^^^ lohKttiM» 
pre mier jjuartj un ^rand nombre de coôcams pylqri- 
ques , longs et grêles, et eonserve, a peu près, le même 
calibre dans tout son trajtM;. Jbi ^Mtftn' «pat i<eç^t Iês 
embouchures des cœcums^ades plis irr^qlièreme^tlota- 
gitudinauz un peu ramifiées^ dans les ^fom ip|éMiMi;ps« 



380 5U^ UÇOlf . BCS IKTESraiS. 

Au-deli, cette atraoture diaoge ; on ne voit pins dans 
tout le teste de rintçetm qmete valvules conniventes 
toiDsversales, asses larges et assez rapprochées pour se 
xecoavtk un pta ^foand eUes sont coudiées^ ajant i 
IwrlHlfa oa «ht leppft i^oes^.diM 6)ets ou de petitsplis/ 
tpd V3|itdernaàiraiitre, en traversant lenr^iaterdi-* 
ks. Rîea«M m^ paru distiogiw: le premier intestÂnda 
momàpikmoim fff9^9^^9 ùm^ commencer cduki 
ipnUiatsment après lesiçoBcoms. 

Dan» Vémchois ( mg^nlis mxlffim^ Cwr.), le nomr 
bre des ecB^QWOs est d'envirm vîi^gtp-trois; iU sont 
IdM^s et §rties* Lexwuil înteatinal se porte du pylore 
^ns le fonél de l'abdomen ^ j forme une anse coq** 
tonniée sur elle^mèaift ea spûrale, co^nmele eommen- 
cernent du colon deoertains rongeurs f U seconde 
brandm de eetl^^n^e beancpup pluscourte j^e la pre- 
mière, netardepeidesep^eaarriè^re; Viatestinse 
porte de là directement \ l'apus. La disposition qut 
noM vettoùade décnre^jHt toute particidiëre. 

Les ^pes et Imàutirins ont beaucoup de coh 
cuBM (i). B n'y ai a pfis dims les .cTurùa^Ures (a)* 
n y en a beaucoup dans )e9 éKyàuw^ (3). I^es omi 
en manqnettt^^)* ^ sont nombreux et courts dans les 
lepisosiées, dost le canal internai est mince et w^ 
deux fois.?! < . 

Dans le bib^ ( pdyptenis bidbiri Cîeoff. ) , leouf^ 
iatestiiial va sat|s détodr du pylore à Teniti. Sa struo* 



(3) Jhid., pag. 396. 



ART. IT. MICEIPTIOM UV CkHkti iimSTIlf AL« ^I 

tore ressemMe bêaueotip à celle da eaftal iûteMiiiàlile 
restorgeon* D y a de même une valvule spirale i qui 
commence immédiatement aur^ieli du pylore^ et forme 
huit tours de spire, tjui se rapprochent en se prolon- 
geant en arrière ; elle ne a'étcâid pas jusqu^i t^anus, et 
Pintervalle qu'elle laisse ratre cette ouverture , pour- 
rait être pris pour le rectum > conune dans Festorgeon. 
Entre la meinbrflfne museul^use^etrintame, il y a, au 
commencement du canal intestiiiial , une coodie ^n 
dufeuse qui double l'épaisseur des parois de Hutestm, 
jusqu'à la distance d'un décimètre, où eHe n'est pres- 
qae plus sensible. Dans cet espace, la membrane 
interne forme comme dans l'esturgeon un réseau , dont 
les mailles deviennent moins profendes en s'âoignani 
du pylore, et s'^effiacent presque entièrenolenli au-Mâ 
de la glande. Ce ne sont pins que de fines ramifica- 
tions après le premier toiitr de la valvule, et sur celle- 
ci. Les parois du rectnm sont très minces. Sa mem- 
brane interne forme quelques rides légères daosle sens 
de Ja longueur* 

ni. £e5 Moiacafîérygiens subbrach^ms 

[Prééentent aussi de grtndes âàSSénmom uion h» 
fiuriiiUs.] 1 . * 

lO Les Gadoîdes^ 

Les gadoides ont un canal intestinal, déni le noitt»- 
bre des sinuosités varie sekm lés genres et les'e^pèoeft, 
et un rectum s^aré par une vdvule de la première 
partie de rintestin; distinct, i^aiUéurà , par H pt)ils 
grande épais^eut de ses perdis, l'appirelicé'difiiStMte 



9ftt JiK'MipMi. MU Hmmmi- 

j^MiC ^rfi^U cawU&é»9 et focmw^t un A^^mie ^Mfiv^e 

^ÉiMktQ<ft»pi0fCw^pt^^a,a Jyi«^gto 

dices py toriques sont nombreuses ; l'ifil^iiliQ i#^lM^ 
du pylore jusqu'au niveau du cardia^ se coude et forme 
une anse «Ba^teiOtMéir mi»^ y W ^u )fi'mk iiitoar 
d'un mé^ntëre épais et rétréci^ qui en maintient les 

forme très en avant^ le premier intestin se é(ivji0iimr 
nîtivement en arrière^ et péi^è^re dans le rectum, eu 
s'y prolongeant encore extraordinairement de plusieurs 

^^s«id^#qn^r|g^^e,et.4ay|vsi'ai^^ X«:s]afi» 

^ }fL4mmৠ4WW^ )4e^cçU^-i5i^ ^ftsjuTftu^i^eqtiim; 
,0» afl^ Wîn<ViVi(^ïp,pp js^ipiiis giçcft, JL^ pa^is ,de <;« 
%WM(ltiroitrj^|N4>#ys fconmta^t6»^ ^ jpiif^i^riwe ifir 



ART. IV. MMCftf^TfûN »V€A^^àf. iii^STINAL. 3I$3 

«ae tràs petite ps^portio^ , relaÛTemieat à la longi^eui: 
totale , environ le dixième de cett^ m^wfe^ 

Dans la nBrluche y Yintestin na p2($ de véritable 
appendice cce€ale>iiui«^4}tt^ aous l'ayons déjà observé; 
il n'y a qu'an cul-de-sac conique , que nous avons 
iséf9M^fU>CHiiA pev.pri^lKM^c^ dauf le diprni^r fewpapltire 
tfa^ nm$ i^mift »4o<NimiWt ^ff^mnà ; r«M# iotesùnale 
tscèM^eM^ vmm api»plp> le rectuo^ a environ U ti^s 
de la loagueui^ to(a^^ de l'inte^ÛBî eiifin) ^Sfs parais 
sont plus miiieesei^éswt^ld^larges.plisiiBiniifiiétpar 
dus plis plus petits^ int^ceptant d^ loz^^uges qai disr*- 
parai^e^t.en parue dans le rectuoi^ où les plis longi- 
tudinaux af^^tsiste^t piiiefique seuls* ] 

Dans la lotte , le canal iutipa(i^al suppotie à son 4^if* 
^e vii)glr<{tlai»e cœQ^m^ groupés eu doi^^ paquets ^ 
un s«ipàitor et l'autre inléi^uir. Ils.spu!;<^jiÂdriqii^a^ 
Médàaesep^eat la9^ ^ gréks. Cet iutesiâa iwm àmj^ 
we^iB , MMii^ iw <^}t>i^ A pwi.pi^ ^1^^ a Am par^ 
^p4Ms$«s^ leCMtsucfiiee iâtewe pré$wtfl ui^ xiéseaM fia« 
Le reétun» «|st ^paré diif^te pa? wm y«l¥ul$ cii^su* 
kim. lil a environ Jb 4xième da là Jk)#i^;iiaur total^^ 
{ Ëufidr^ dans la mçt^ l'intasti^ donne atucbê^ dèa 
mm oarigilie, a «e»f (là / iili^^œaiius «ylu»dr^nca* }k 
*t cimck ,pj*sqtti ijp^iMédi^élimil e^ #^ 
■ne 4Mle qui Vétïeod jusquaâ 4aua h êtmà .4^ 4a 4»i4t4 
ibdéaMak y M >éMi(ia aamade ètaMbti, #pr|s is éi^r^ 
^Mvèée jin|i»8«^afs ]i'6it»fiiW|«p m^\Bà9^mtmmv^ m 
niyëMpMr ai^ÉWÉiiMr^ttfiMmMl àntestm. Cb^ii^^ 






(t) Bloch dit huit. 



384 ' ' ^^* lËÇON. MS INTEStlM. 

diéting^ue par dés parois plus épaisses et un f^gm 
caKbre. Il a un peu pins dn quàtt de la loD|[imir 
totale de l'intestin. ]- 

i« Les Poièwnê^fHiM. 

Dans la fSamflle des poissons pkts ou è^^^urtm^^i 
le canal intestinal varie pour bien des dboses^'siiivantles 
espèces. Les appendices pyloriqnes sont ordinair«nent 
deux culs-de-^c coniques ou arrondis , larges et peu 
profonds. Ils sont très courts et arrondis datis la /^/e, 
le picaudy la limande ^ la barbue^ plus longs et pks 
coniques dans le turbot. Dans le fiétan il n'y en a 
qu^un y qui est long et grêle* On n'en troute pas dans 
le pleuronecte rayé ( Fachirefascé). 

La longueur du canal intestinal est quelquefois beau- 
coup moindre que celle du corps ^ comme dânsk/e- 
tan; d'autres fois elle lui est à peu près égale, et même 
elle la surpasse un peo^ comme dans la limande. Dans 
d'autres espèces, elle e$t une fois aussi longue^ comme 
dans la 5ofe.Toutes les espèces n'ont pas évidem- 
ment un rectum distinct de l'intestin grèlci par une 
valvule et par un plus grand* diamètre. Dans le 
fi^r^ -et la plie , le rectum a un calibre beanciHip 
plus grand que rintestin grêle, dont il est séparé 
par une valvule circulaire^ très saiUante dans sa 
cavité. Dans la sole, le rectum est encore marqué par 
un diamètre «n peu plus grand , et par: ime valfale. 
Dans la limande, le canal intestinal augmente un pe« 
en grosseur avant de se terminer ; mais cette partie 
n'est point distinguée par une valvule, de cdie q^ 
la précède. 



ART. iT • OBScaimcm dtj caval intestinal . 385 

ïkkm le pieaud et Vachwe faseé^ k fin du cfttial 
iûteârtinal est même plus petite que sontcommence^ 
ment^ et on n'y trouve pas dlndice tlu rectum. 
' { Entrons à pèsent dans quelques détails <tescripti£i 
Mr les genres de cetteiamille. ] 
' Le canal intestinal des plies (ie/iet) eyt delèngueur 
XDédioci:6> ayant i peu près le même calibre, partout 
dans sa juremière partie , il est un peu plus gros dansla 
seconde ;«cdle«-ci est s^rée de la première^ par une 
Tulvule circulaire^ et s'en distingue encore par.sa struc- 
ture, n y a deux cœcnms courts et lai^, à Torigine 
deriutes^iB^ ayant la mémestructureque lui. La mem« 
brAe interne Corme ctes' plis longitudinaux ^ , plissés 
eux-mêmes en manobette^ à bord libre festonné. et 
même frangé, pressés les lu» vers les autres, larges 
dans le principe; ils perdent beaucoup de l^ir largeur, 
devienaeut moins nombreux, et forment des zigzags 
vers la fin de l'intestin grêle. Dans le rectuni qui a 
environ le neuvième de la longueur totale de l'intestin , 
il n'y a plus que quelques légers plis en travers. ] 

Dstfis k plie y l'intestin .est. aussi large à son origine 
que l'estomac, il va an se rétrécîsfant, et ses parois 
s'amincissent jusqu'au rectum* Celui-ci a le double de 
diamètre de l'extrémké de l'intestin grêle qui s'y insère. 
La memlurane interne a la même apparence que dans 
\q turbot» 

Dansla limande^ l'int^fcin est très lai|^ an commen- 
cement, comme dans la soîe^ et diminue beaucoup ^ 
s'ékM^pifueit du pylore ; près de l'anus il reprend un peu 
de volume. Sa n^iemlHrane interne a des rides légères ^ 
fi^rmaat des losange dans sa première moitié; plus loin 
elle est unie et sans rides. î 

IV. a« Part. a 5 



386 xx^ ucçoiff. DBS rnnsnm* 

Dans le turiot , le canal intestitial ii*a ^œ 4éiix 
courbures ; il se porte d'abord en avant ^ puis se n^ 
courbe en atribre et se replie vers l'anus. Son diamètrs 
diminue depms là première courbure Jusqu'au l'eqluin* 
La longueur de celui-ci égale le cinquième de l'iotestia 
g^le^ il est beaucoup plue dilaté et tessemble4 un feac 
qni terminerait eetiniestin. La membraneinterpeiform 
dans le gréle^ on grand nombre de lamaïfinea et fran- 
gées^ pressées. les unes près des anttesi qui obt l'air 
d'être composées d*un nombre infini de vaisseaux san- 
guins. Ces lames diminnent beainmi^ de Urgeor 
après la première oomrbure^ on eUes^sont auan moins 
Bombreusei et ne feraieat plna que dek ramifioatiwis* 
Dans le rectmsi on retrouve de laides plis épais^ i 
SQi^heelitse^ enduitede mnoositéa^La^nembrtnemns* 
cmleiise est plus marquée entée là premi^ pow- 
bnre et le pylore ; elle ^st très nùnce dans l^lM^e 
de l'intestim ^pcAe^ et reprend de répâiséeur dans U 
rectum. 

[ Dans k soh l'iniiestiii sait ^bord la eomrbure de 
F^tottao i puis ne eottde en arrière et formé aadoes- 
sivement deux longues anses^ enfoncées dans ranfirao» 
tnosité que Mt la cavité abdominale imrs la queneu La 
dwnîkre brandie de la seeondeanie se ti^thine à l'anus* 
Iltt'yaaucunappendiôMdioaLAvmntswi premiercoudt 
l'intestin montre intérieurement des plis longitudtnauz> 
ramiiés et formant dés ^||n|p^; àu-^dela il n'^ a {llus 
(^ de larges plîs longitudhiaai: nnàples et pardlélesi 
sans véseau apparent. Ils sent iken efiÊhcés t^t^s la fia de 
l'intestin grélê. On n'en voit plus aunielà delà valvule 
cirxidaire qui làsépaM du f«otuni.{ Les parois dacaBul 
intestinal de la sole sont d'aiUenrs trbs nânces; ce qtû 



ART. I. MB««ftN^fO^ pV f^àVàfilIfTfiSTlNAt. 9Êf) 

my4i etc. 

D(i»8 toiikt4#lf8 espèiQ^f qui ^nt d^p eoieumi au py^ 
V? j h^ pftr^^tt (le owv*ei i6a« ^emblaUeg f peDeQ 4e 
la partie du canal intestinal à laquelle ils mut joiilto. 

3o tes ÛisOdholes. 

JU canal întf^Un^ opi?#eiîye Ad^^^ U Iwnp (cyclop^ 
tffri$Jtt|»pi|^)^ leiftiâfllt4iMA^t;te et l? mliinç st«?|KJti»^t 
}\i|au'au r($^|u|p^ , ^qui es(; b€|^i|coup p)u8 ^O^i et dçnt 
U içst^i^ri p|ir ^nflva}vK)a circulaire, s^îUaiat^ 4^09 
çç dçrniff;, f ui « 4'afîll.epr» de$ pai^ pitt# épai»e$^ «f 
4i^ ^^fe loit^f^ip^les très marqu4es ^ re^érigur 4# 
sa memj^ran^ |iRUH>9leyf?| tpp4is qu'^Uff p^u?fiiM«l^( 
c|^iih»rei» et m^îM ftom^N^eufes. 4ao» rietiMrtip gr^le. 
I|i men^br^H^ ifttef 9l 4^ pelui-ci (^rn»4 4«« ptb p^ir 
rallèl^ ^jt loii^î#94îpagx j ^ «opt 4e^ wkifi phli g^?Qfrr 
eièf#8> P)oi09 f qg<ii}ièf e3^ tiimfîée^ 4Mi^ le grqui i^te^ 
tm* Imuédiht^mm^&T^^h i^alyulë 4» pfldre^ Aont 
Ips ^ri%2es;4'w^ qjianût^ 4^ petîtps jippêflfMq^a py- 
lûviquef^ qiM 4e .ré^aiateni et ^'pboueb/SnÉ.eptfe e» 
i^^oe$Hr^ q^'ijU Va^^?Q6h^»t4^ ri^K^îci.^ »|it0uir d^- 
foel îM fpr«4n|,ipyiroiidtiijPayW# ramifié** liWff pa^ 
jr^s ^tkji^|ii^etttwl)ir9q#)0edlle4M canii) îMf^oal. 

Bane be^ i^Atenèfîi; (ephanèis rémora^ L.)> letcfinàï 
îoleelwal esf^fortiatinrt^É à membranes médîè ni tfipiltf 
éftaf ssKti II aeforoieqtt'uée saule apse^ peu ^ével^ppéa^ 
avant de se diriger yers Fan^ ii^ièteatJB grékf â'«t 

a5. 



388 Xxe LCÇÔN. DES INTESTINS 

calibre un peu moindre que celui du rectunr^ reçoit 
dès son commencement , les six orifices des cœcums; 
sa sur£sK:e interne est lisse partout, ainsi que celle du 
rectum [qui est séparée du premier intestin par une 
yalvule circulaire. 

rV. Les Malacoptérygiens apodes. 

Les femilles des malacoptérjrgiens apodes présen- 
tent des diffiérences bien marquées dans 4eur canal 
intestinal 9 dont nous ferons connaître les principales. 

Ce canal ne forme aucune anse et tout au pins 
quelques courtejs ondulations, Dans la famiUe des 
anguilles (jgenre murœna, L.), il y est toujours di- 
visé nettement en deux, par une valvule circulaire 
très largue, et ne porte aucun cœcum pylorique. ] 

Dans les anguilles, le canal intestinal va presque 
sans détour du pylore à Tanus. Il ne forme que quel- 
ques sinuosités fort courtes à qudk]ues centimètres 
en-deçà du rectvm^ et c<mserve à peu près partout le 
même dian^tre. Dans le eon^^ cependant^ le rectuffl 
est plus gros que l'intestin grêle. Uunet Vautre intes- 
tins y sont limités par un pli circulaire. Dans Yan^ 
guâle, la membrane interne a des pljis quiseiTéunissent 
en divers sens^ et iqtercepient des maillefe polygones 
concentriques ) c'es^^à-^lire que celles formée parles 
plus larges plis en renferment de plus petites, circons- 
crites par des plis moins larges. Les principaux de ces 
pKs sont très larges dans le commencement de l'intes- 
tin^ ils àsvienneot «moins marqués i mesure qu'ils 
»'ap|Mrodieat du rectum , où les mailles qu'ils ferment 
sont plus grandes y mais ou ell^ «e. semUeni plips 
limitées que par ^ k*ides. 



ART. lY. OESCEU^TION DU CANAL UfTESTINAL. ' 3Sg 

Dans le congre commun, c'est absolument la même 
structure. 

[Le ctmgre noir (Risso)^ a les rubans ou les filets de 
ce réseau moins larges ou moins g^os^ et les parois de 
l'intestin extrêmement minces. 

UopUsure ser/^^U de mer présente aussi la même 
structure; peut être même que le réseau des plis de la 
membraneinterneducanal intestinaly formedesmaiUes 
}4us nomlnreuses ; il y en a de plus petites dans de plus 
grandes^ et ce réseau est encore très prononcé vers la 
fin du premier intestin; après la valvule du rectum^ 
il est formé de rubans longitudinaux plus larges^ réunis 
par des rubans transverses plus étroits^ interceptant des 
mailles carrées* Le canal intestinal de ce poisson va 
sans ondulaUçn et sans ^y du pylore à Tanus; son 
diamètre diminue un peu dans ce trajet. Le rectum a 
un peu plus du sixième de la longueur totale de l'in- 
testin. 

JOans la murène commune , ïe canal intestinal est 
d'abord droit et dilaté^ puis il forme plusieurs ondula- 
tiens dans son trajet et prend un très petit diamètre. 
Le rectum est court et large.Quant au réseau de mail- 
les polygones , il n'est bien prononcé que dans le pre- 
mier tiers de Tintestin grêle; plus loin il ne tarde pas 
à s'efiEacer> et il est remplacé par quelques plis longi* 
tudinaux; il se montre de nouveau dans le rectum. 

Les gymnotes sont organisés sur un autre plan. Le 
canal intestinal des carapes (gymnotus carapo y BL)^ 
est assez long ; il forme plusieurs plis avant de se ter- 
miner a l'anus^ qui est percé très en.avant souslagorge. 
Son diamètre qui est considérable au< commencement 
est déjà plus petit , après le premier C9U4^ ^ npiiis il 



3^ TlX^ iËÇéH. PES INWfttlM. 

diminue ànoort b«âU€<Hip dam la derûiërepoviiofi. Oq 
y voit deux cœcams pyloriques , Tun en avâût fti» 
ééuit 01 plus grw > l'autre en arrière plisis hnç éteins 
gté)^. La mem^Fana incarna ferme dàna le duodfoaa 
un réseau à mailles assae profoàdaa. 

Dans hgfmmùt» ^ptn^^ l'iëteatin prAscma on 
patît califara cbma toute la portiMi ^ûi èat au-daUdi 
e^benmSi II forme quatre coudés en ae eostouMuit 
ëtitmir et au-^aèni du #ao stomacal^ et va ae larAlaéi' 
trb an avant aoua leeoaur; de aorte que le reetv^ a'ea 
est aéparé que par le diaphragme^ <foublé par k ftt^ 
toine d'uti eété^ et le péricarde de f autre. Des coèMoi 
plus nohikreut qM dans le pi^éeédent^ ramlléé> i&i^ 
ihent un paquet enveloppé pat^ un péi^itoine trèsépàiii^ 
Ils s'ouvrent par une sérieii dijt à douze orifiises, àÈÈLi 
une asseî grande étendue du premier intestin. Ld 9^ 
cend intestin n'est distinct de cMoî-^i <}Ue par k» pKi 
longitudinaux delà membrane interne. 

Léà âonzèllès , Rutte femille très distincte de cet or- 
dre y n'ont point d'appendices pyloric(ues.(la /?. eùm* 
mune) Le canal intestinal commetiee très en arrière j 
se porte fort en avant parallèlement à rêesopbage , »* 
replie en arrière, fonne uri^ anse complète de ce cité ^ 
se coude une dernière fois pour se terminer au rectew^ 
qui est beaucoup plus dilaté. Cest à droite qu'il feit 
ses circonvolutions > tandis (Jtie le foie , foasophagé rt 
Tèscomac sont à gaudie. Le premier iutestiti, ëtraiÉglé 
pour ainsi dire à son origine, a un calibre plus ^ràéd 
avant son premier coude, que dans le ^estedé son éteÉ* 
due. Le reetum forme une large p<M;he. Partout les 
pittois de cet intestfaa nont minces et traùsparente^ 
Où É^rçètt^ i travim eis ffkîté\% le féMàû de ptis ^tt 



1 



ART. lY • «nGtimOM MJ Cà^àh t«7fi8TlNÀL. 3^t\ 

hmmh membean^iatarne^ du amis dam la prtUMJkrii 
anse. 

Eaâtt^ dans les équilles, Aêmikte iuiiiUa de oat 0rdr<| 
le canal inttadnal (cdûi du ^nçom, ammodjries tohia^ 
nusy h.) est eoart et tvks pea replié» he pylore est asse« 
en «fantatt bout de la brâicfae pyloriquede TeitOBaee* 
Il se détache de l'origfine du canal âtestioalj êYantqa'il 
se coude en arrière^ un cœcum assez long > dirigé en 
avant comme s'il était la contkiuatioa du boyau fylo- 
rique. Vers la partie moyenne l'intestin forme une 
petite afise , «n pe^ coMoarnée, apska quoi Use f^fie 
dirceteaMit en a#rtkre« EatiAaMmnt gréb p à fmm 
MÉÊM épaisses , il augmiota un peu da.dîamtti^ityai»|^ 
de se terminiM^^ S^m derniaor q«ait AppMtient M 
rectum , qui est s^Ntré du premkr ineaMw p»r iinf 
valvule drèulftire« 

... » ' f 

y^ £ag Lopkoifmiohefi, 

Ce pietit p^re qjui pe poippreu,d qu'une sei^e fapilje^ 
a le canal alimentaire et l'intestin, en particulier^ tr^ 
simplcp Jl forme cependapt plusieurs replis dans les pé-- 
gaseSy doïith cavité abdominale est large et courte(i).] 
Mais daps les syngnathes , il va droit de la bouche à 
l'anu^ , sans former de sinuosité. Sa première portion 

?ui pei^t égaler le septième de son étendue , répond & 
estomac. Les cinq septiënjes suivants ont des parois 
plus dilatées , plus minces ^ transparentes , formant 
cependant un cylindre à peu près égal, sans boursouf- 
flure. La membrane musculeuse y est insensible; l'in- 

' jii" ii wi'f ■*■'■ ■ J l > M * r*m i Mf ,, m ,1 Mj i j .i r , . ^ w i I 



3q2 xx€ uçok. bes nrTBsras. 

terne y forme cle petits plis lo&gitiidii»ux ^ ondulés 
et ramifiés. Enfin le dernier septième ^ séparé de ce 
qui précède par nne vâlvnle circulaire ^ pins réûrécie 
d'ailleurs, et i parois plus épaisses , ayant à sa soi^ 
fkce interne des rid^ épaisses^ longitudinales, serrées, 
ondulées , s'euToyant des ramifications, doit être con- 
sidéré comme le rectum. 

VI. Les PleeiognaiOies. 

\LtsplectogMttkesy oMnmeles lopkobranûhes, n'ont 
jamai$ de<x»cums pyloriques. Mais leurs fimaes rac- 
courcies Àmiiant moins d'étemlue à leur cavité abdo- 
minale, leur intestin, dont la longueur est médiocre , 
y faiit'|dusiiBurs replis. Il est tout d'une venue avee 
l'estomac, qui s'y trouve pour ainsi dire i l'état ru-- 
dimentaire, pas autant cependant que dans les cyprins, 
par sa forme cylindrique et son peu de capaci^* Le 
second intestin est court et séparé du premier par une 
valvule. Un mésentère évidept retient les replis de 
l'intestin. ] 

Dans les téirodons, le canal intestinal qui est ordi- 
nairement fort courte ne formant que deux ou trois 
courbures, a partout à peu près le même diamètre. A 
quelques centimètres de l'anus il y a une valvule trans- 
versale, qui indique le commencement du rectum, 
dont les parois sont plus épaisses qu'ailleurs^ où elles 
sont cependant opaques et médiocrement épaisses. La 
membrane interne a des plis longitudiuatix et ondalés^ 
plus prononcés dans le rectum. 

Dans les moies (le poisson lune), ce canal est propor- 
tionnellement plus long, et forme des circonvoludons 



J 



AET. lY • Mscaimmi su càmal umsTf mal 3g3 

plm norabrtcMes. [H est d'abord large et ses parois sont 
très épaisses; elles vont eosuite en s'ammcissant, et la 
diamètre de l'iatestiâ eo diminuant , dans une lon- 
gueur de 3^53. La membrane musculeuse montre dans 
cet espace^ des fibres longitudinales très prononcées. 
Entre dk^ l'interne il j a une couche glanduleuse 
épaisse^ con^slante^ blanchâtre. La membrane interne 
présente un velouté grossier^ qui devient plus fin en 
avançant jusqu'à Textrémité de cette première partie^ 
après laquelle la coudie glanduleuse disparait , et le 
vdeuté est remplacé par des maiUes polygones. Cette 
dern&ne strucjture se voit diotune Ibngueur de o;io. 
Enstûte une valvule circulaire sépare l'intestin grêle 
du rectum ^ qi4 a o^i5 de long^ et montre de nou- 
veau le velouté et Ja cot^e glanduleuse du premier 
intestin.} 

Bans les ialisteSy il est asses long^ à diamètre un peu 
inégal. Les parois en sont minces, tran^>areBtes9 lissés 
intérieurement , dans la plus grande partie de leur 
étendue, présentant quelques boursoufflures dans le 
comm^Eic^nent de leur dernier tiers, se dilatant beau* 
coup vers la fin. Â l'endroit de cette portion dilatée, 
qui est séparée du rectum par un étranglement et une 
valvule en forme de bourrelet circulaire, k membrane 
interne prend un vdbuté charmant. Cette membrane 
n*aqae des plis long^udiuaux dans le rectum, qui est 
d'ailleurk très court. ' 

[ Les rhonacanthes (Cuv.) (balistespenieilBgerus) 
Pérou*), ont le canal intestinal inégalement dilaté, 
par les matières alimentaires (i). Son diamètre est 

(f ) Noos y âTOM irovré dit éébrli d» iKiM. 



trkt gan4 i «e» pmfoiî sont minde»^ traiis{iaTenles ^ 
tt w nttniirane iaterne M: pMssfa ea lo»f(iiear^ 
de Édanièra ^e tes pi» dmwMût lrb« ftM ver» 

Le Mtidl ifitOBtiiml àcê ^tfffre^ , ( le 0« paraU^ipi^ 
pMe)) tth pe« dilaté datis uiie première pÂti^a^ 6lt à 
peu pvës le méikie datis lé reste de 9&tk étatMkie. H u^m 
qu*ttti Mgfêr Atnifiglesieiit à 0>o65 de Taiatis ^ qcii iadin 
que QDe valvule circiilaire> eerrant à aépf vtr le imtoni 
de l'inteslltt grêle. Là mem^^raiie interne > iw|iNi«èe nt 
formani de pâtita plia ondttléB tof t aa oMmuattcttaent^ 
redevient liêaedam le reate du dttodéii]am> preanèffè 
portioa de l^ntestin que nous avona woMrée ploa dit 
latée que le reate^ puia elle reprebd sas p^titapÛaei sea 
rides jusqu'au rectum. ]}ana0rim-<Â elle ue ferme plus 
que quelques plis longitudinaux et parallèles, plos 
pMDOneéa fue dan$ le reste du canal. Les parois du 
recMm Wût d'aitleura plus forces, fa «iittaiilam f 
est trte disiiâote. 

Il est pénible de saisir quelques rapppvU owi» 
muns 5 entre les poissons de la deoxikme i^rée ^ celle 
deèôhondroptétfgiêHS, dMttle squelette ear. oartilagi^ 
neux relativement à leur canal intestinal. Qe canal eft 
tonjourstrës court et n'y forme que rarement une anse 
(les ^mroniens). Le plus généralement il se^pof«e aaos 
détour, dé pylore à l'anti^v Un seul genre a ui^ taisent 
tère complet (les gastrobranches), ^ans la plupartdes 
autres , cette attache membraneuse est réduite à quel- 
ques âlets ou A quelqueslambeaux qu*on v^t à Tc^gine 
dellnteatin , lequd est libre et flotlâtit dans ia plus 
grande partie de son ét^ïdue. 

Il y a généralettaftt «i«i4lFa(Vttk apimle^è toors 



1 

j 



ART. IV. DE9GiUt>TI01l tfV CA^AL iMfiSTlNiL. S^S 

éloignés ottt^pfrrocliés, ôbM )é partie pritidpale d% 
Tintestin. La portion qui précède cette vaWuie ttt 
édâàpairiiblé àtt dti^âtoiiAi) et oèltequi yiafttsprkt^ au 
reélum. Gm àonè tm^ ot|;aiiietfiMi qui 6*éloigM an 
typ6 oô^mua > du il s'y « qu'tift prmaMr H qo'ua 
si^ceûd ifit«&tia. 

VII. £es Choridroptèrygiem à brarujiies lihf^es. 

Im tfoii ge&res de o« groupe otit ub intestw à vaU 
vttk sprale. Mal» sa airiMtwadiflëro^ à d'autres ^gard^^ 
de Titii â Taotte; ] 

Parmi ka siutoni&ns^ fâsSm^gf^f^ ordUmin a un 
canal intestinal d'un^stracture si partionlièrei qi^on 
noua pardonnera de le décrire tip peu en 4étaU« Il mt 
forme que deux onurburos dans tonle eon étendiiA 9 et 
conserve partout à peu près le mâmedîaihktni» A o^S 
dit pylore, (je suppose que \m oonal osiIm^ do t| 3. 
fsonmo Tétait en ^t tdoi d'apinès lequd cetto deKturîp- 
tifm est faite )> oominettce une valvdle spirale, dont 
les loars oom ttës distsQts { do o^o& ) qoî siS probw^^ 
jiiaqn'à o;o7 de l'anus« 

{^ette Talvule apeu dolai^ur; mais elU est très 
épaâooo'et fomét par deux replis do la «toenibrane interne 
de l'tfitoBtiB, qui no soAt pas immiAi^tmgpmA af^iqnéd 
\ym -contrç l'autre i il y a entre eux , comme un tissu 
oaveriMiiac ou y^sod^O^ omXx^ 1^ tis#u qellulaire qui 
les réask. ] 

Tout rintérîeuf de ilntestid , jusqu'à reïtrémité 
poslé^jiepre de la valvule , présage uft réseau dont les 
BaoUeo fopinMt pksîeiiits cosusbes, ot «01^ {4as i^n^ 



396 XX'' LEÇON. DES INTESTINS. 

et plus nombreuses, à mesure qu'elles sont plus pro- 
fondes (1). 

Ces coudies de mailles ont o^oo5 d^épaisseur , elles 
recouvrent une substance ^ndiUeusfs d'un tissu serré, 
grisâtre, qui forme une couche de 0,007 d'épaisseur, 
et dans laquelle on voit de petites ramifioaUfOns blan^ 
châtres. Elle est enveloppée par la membrane muscu- 
leuse qui peut être épaisse de o,oo3 , environ, de sorte 
que l'épaisseur totale des parois de l'intestin est de 
0,01 5. Après la valvule, les parois du canal intes- 
tinal sont moins épaisses, sans coudbe glanduleuse 
dans leur structure, mais plus musculeùses; leur sur- 
face interne est lisse et sans réseau, dette dernière par- 
tie , semblable à celle que nous verrons dans les raies 
et les squales, peut très bien être distinguée du reste 
de l'intestin , et comparée au rectum, que nous avons 
trouvé dans la plupart des poissons osseux^ bien s^iaré 
du premier intestin. 

L'arc que forme l'estomac en arrière^ repose sur une 
masse glanduleuse ovale , dont le plus grand diamètre 
peut avoir 0,1? de longueur «Cette masse adhère à 
l'intestin immédiatement au-delà du pylore, et sa sidn 
stance se confond avec celle de ce canal. Elle présaite, 
quand on la coupe» une matière grise, semblable à 
la couche glanduleuse du canal intestinal, laquelle 
forme la plus grande partie de la masse de ce corps, et 



(i) La peaa derla tète prëtente une ttructare semblable. Néos en ayons 
fiût la remarque tnr un individa de Vaceipenser sUtn'o, péohéilaBS le RMn 
an mob de jaillet iB35, La concbe glandnlense de TîntesUn ^tait mobis 
ëpaiste que dans le so}et de Tobservation dëcrite dans le texte; la muscu- 
leuse y était au contraire plus épaisse k proportion, excepté dans la très 
eonrleportion qui répond an racloiii, oCila«KidM^aoéiileQseaTaildisFnr«> 



AAT. ly. DÈSCAimOK DIT CANAL INTESTINAL. 3g^ 

en occupe Textérienr. L^intérieur n'est c^u^un réseau 
semblable à celui qu'of&e la surfece interne de Fin-- 
testin, d'autant plus fin^ qu'il approche plus de l'ex** 
tArieur^ et partageant en mammelons la substance 
glanduleuse , il tapisse partout les culs«de-»sac dont 
cette substance est percée : ceux-ci derienn^it plus 
gros et moins nombreux à mesure qu'ils sont plus prës 
de Taxe de la glande > et s'ouvrent enfin dans les trois 
plus grands^ dont les orifices donnent immédiatement 
&ns le commencement du canal intestinal. Cette es- 
pèce de glande, qui est sans doute comparable au pan- 
créas y â caulse de l'humeur qu'elle sépare^ devait 
cependant être décrite ici , parceque sa, structure est 
par&itement semblable à celle ^es parois du canal in« 
testinal, et qu'elle peut très bie» être comparée aux 
app^idices pjlpriques, qu'il est si fréquent de ren- 
contra dans les poiSMiïs. Iqi ces appendices sont 
réunies en unie iseule masses Bsns lepoljrodonJeuUhy 
comme nous le verrons tout-à-l'heure > elles sont 
défâ plns'diÈtàntstesy[d9tïri rêsp€fdony nous les avons 
viies &éparéett]seulement par leur extrémité et se réo» 
Bissant sqccdséivejmiot en rameaux, en brandhes et 
en quelques tnmos principaux ; ] enfin ^ on les trouve 
séparées , depuis leur origine ^ |usqu^à leut* extrémité ^ 
dans ïeëàutté» poissons^ donc ncms'avôns^a l'oecasioii 
de pi^rlei'éïiflliirâti k s«rliotttite dé lèfurs parois inté- 
rieures ) ^ ÙAtis ^ Vjemùpgeonf '- et à télé de la membcane 
interne de l%llesi;in , e^ se retl^o^vé dëos plMiears 
poissons dont le canal inteèPtin^l a ^ss parois épaisses 
et glanduleuses/ qui versentdans'sa^^vité une quantité 
abondante d'humeur visqueuse^ et^ aaztô doute, pro- 
pre à favoriser lai digestion, 'i - ^ ' ' 



Jht^s I0 polyodonfsmU^ , l^ canal înta^tNil eH (m 
c(WtC , pqifqu'U ne Ipût auoun npM d^ pylore li rMini 

pk^S que c^ ^% U#U ^06 Jies eOMTgmnf^ hl^PmH 

prtmiMe répond t^ ëfi^diiiiiiii i alk ^«l aaaeB d^lée^ 
tt préMnte faitérienitmffii dea ditiaktos toceH^» 
doat kl m^f^ 9^fo]$h»t ti§t4é# ptr u m^tii tetf'* 
dtse«x » fc>toiM»^^jMi rém9m 1 à peii prèf^ o^wmeoil^ 

partie qu'wl attiœt^ I» WftW ^^s o^^^Qis pW" 
evéaiîqp«ai q^ Sostm^ ppmi^Q 14^ dif^i â^iHte 
pMrtMT eit diiTiftjr w petties pdeliM» iadîqnmti'm** 
gine d-aiitaot de coeentM^ lie «bimita^eol dao9 w 
▼aece abc ^ dfoia lequel on. trouve lé ^yW^ (^ âoet 
ka pmMë infériew^.^.préeeirtmf 9 eintt que cette 
daa oQâpoma^ im nfeeewiemi^Ue à vCidm (k itp^ 

^ AprkledmdéolN»^ «tpqftitt^Qa r^Mim w canil 
élmt> d'uM lÉrot^re difffa^eittev^ fteîaq«e 9fi9 paroit 
aont riiûioei^ ii'Q]|$ pomtderéettm^^tn^ppé^eaiMt 

dàflis le laowèMiâ ia«ts]Lm« «oiaV teipénaAt^ # 

pitftiedo een»LMte9tiM)tf.»9lu|i.(|ptQ«^ ^ 

mbyt ^pînk èviwit i9f>j|M9clié«^ ma^ llnV^ l4 
aaail ^'iUe4f litfpqptti^ >f» fiii iMip<>p^ 4 Tifte ^e IV 
totttn , a'^mylo di«f k qbetii'e«»e paiti# 44«i)^^» 
qmrépmd a«^ ifcjun^d^i^ ki puDokiMm évW^ 
ment muscukuaes^ plua ifMWqWi^^^iimâ^^^^ 



ART. IV. DBtCnVTHIK M CAHâL tHTESTINAI.: 3^9 

térào à Yftl^ules , et plisséei en long qnàtid d\m itmt 
eontractéM(i).] 

. La «»6rw intcoie do sao pancréatiqM «t des peCtea 
eÊÊcmaaà èïïBÈ ksqnslf il m diviêe vap»tdn disqM> 9m^ 
4f iBiâ ifue nom venons de le dire^ un f4«Nm oompoaé 
de maoUee^ d'imtuit pins fines et plue neoibnnties^ 
ipifcm les<A>eertni ^Ins prè84}eFe]ctrémiié dtedo^nières 
nmifioâdoDS j deôele sonumt et l'épeissem» des parais 
sendilent étf e nné sofastteee {^ndelen^e, seml^Ue 
à ci^e de l'e^ttM^dM.n^y e peântde dilliipenoe en-* 
tse lenÉsMe qâe nons VEenpns de déerirè dans ce der« 
n^^ et e^ qoe&rnie la «énit ion de ees pétises appea** 
dk)es^<siee n^est lâ-iéparation de eelles^èi^ un peu 
flsarqiién dans ïè^^fkdfftkhi^, et 2e tappoet plus grand 
ie l»cavttéà hmasse-gkfldnfeiisâ. 

[ lï'întésisn 4es ehm^rés est eeuti et dr dt . On y *fdit 
nhe valvnlespimle/oemnfe dans les sqnpilél {n). 

ieVaiirati^é tont^âM&dit sens inésittitènre dank le 



YHI. Les Ùhottdrpjftérjçg^ens à brunies fnç^s^ .. 

[Les (ïetix familles .de ce dernier ordre, présentent 
des difFérences remarquables ds^ns leur canaîintestî- 
nal et quoiqiie èa structure , 

ï^ Dans lès Sélaciens ^ 

Soit unifetttte, à bè^iiieisiifl'é'égafcby «n ëtaihén 
MCeiatif et Irien taoÈàpàré; pënt seiptii* î iàhit em^re 

(i)Prèmîëreé<!it.j t. ttij'p. 5ti, ' ' ; " 



40d XX* LXÇOIf . DES tHTUTHIS. 

qudqiied différences ^ d'abord entre les ddttx gnfflib 
genres de cette femille ^ les raies et les squdes^ pm 
entre des p^tts genres^ dont ces grands ^nres se ocMu- 
posent. Ce sont autant de causes qui modi&ijt kmrnt* 
tore^ en modiSant le plan commua de. leur orgarâme.} 
. . Dans les squales et les raies y le cssmi. hp^in^sA va 
sans détx>ur> du pylore à Tani^. Il est (^dbordétrsk 
mais il ne tarde pas à grossir Beaucoup^ et nedimiime 
de nouveau qu'à quelque dittaitce de satermioâiBOo. 
Très près de la valvule du pylore^ sa Bieacd>raQe intierne 
c<»nmence à form^ un large repli^. qui semUemème 
qudqu^ois 0xé à cette valviole j ce repti ^ après s'être 
dirigé le plus souvent^ directement eu arrière, ne taxas 
pas à se contourner en spirale dans une. longuear varia* 
ble du canal^ suivant les genres ouïes espéoeS) et ralentit 
beaucMp.la marphe des suhaatanoes aliment^ie»» en 
les forçant de prendre la mâme direction. Aotdelide 
cette valvule spirale^ dont les^tours sont j^ ou mcuns 
nombreux et rapprochés , suivait les espèces^ la mené 
bcane interne est ordinairement unie^ et ne forme 
tout au plus que quelques plis longitudinaux. Elle est 
d'ailleurs lisse et sans velouté à cet endroit qui répond 
au rectum, tandis qu'elle présente une sprte de velooté 
dans la première partie du canal. Les parois de celle- 
ci^ ont dans leur épaisseur^ entre la membrane interne 
et lamusculeuse, une couche de substance glandu- 
leuse y grisâtre, qui s'amincit beaucoup après la val- 
vule spir^ j et n'atteint pas jusqu'à, l'anus. 

[Pour expliquer cette description g^érale^ noai 
allons entrer dans quelques détails, eà donnant suo- 
cessivement plusieurs descriptions particulières, 
s Nous ne connaissons jusqu'ici que deux excepti(u>s 



ÀliT. IY« raSCKIPTim DU CÀHAL IMTESTIKÀl. 4oi 

à la règle que les sélaciens ont la <^viié moyenne de 
leur caifal intestinal divisée par une Talvale , y feisant 
des détours de spire plus ou moins nombreux ^ plus ou 
moins rapprochés. La première s'est^présentée à nous 
en iSag^ lorsque nous disséquions^ arec M. Yaled^ 
ciennes^ une nouvelle espèce de squale, "tenant de nos 
côtes de l'océan > ayant la couleur et les formes du 
squale ^auque^ mais appartenant au ^nre milandre 
par ses évents (i)« La membrane interne de l'intestin sie 
détachait d'une ligne longitudinale^ égalait presque la 
longueur de cet intestin; ses deux replis s'appliquaient 
Fun contre l'autre, et formaient une valvule ayant une 
grande surfece semi^^roulatre \ lorsque nous l'avons 
vue déployée; cette valvuie était roulée sur elle^méme^ 
et figurait un cylindre ou plutôt un double cône ^ dont 
les bases se touchaient. Son. bord libre présentait un 
boUrr^Kk d'autant plus épais qu'on l'observait plus rap- 
proché du pylore. Lorsque je cherchai àeri découvrir la 
nature, je m'aperçus qu'il renfermait le tronc de la veine 
mésentérique intestinale et de l'artère du même noni. 
Cette veine naît> pour ainsi dire, avtec le bord postée 
rieur de cette valvîstle, et k mesure qu'elle le contourne 
pourse porter en avant> elle reçoit les rameaux succes- 
sifs qui rassemblent desramuscules nombreux , répan- 
dus dans totfte l^èndue de ce mésentère intérieur^. 
J'observai encore,'ét«fe«t la circonstance la pluàréi 
marquable de cette ^ngul^k^ oi^nisation , qùè 
les parois de ce trône devenaient de plus en plus 
épaisses et musculeuses , à mesure qu'elles se rappro- 



(i) M. Valencioiaes te propose de le décrire soûà le nom de galeuf 
tkaltuêinus. 

IV. a" Part 26 



4^2 xTfi làUçon, DBS rrrBSTins. 

(baient du {lylore. Cette straotufe extracMrdinftife ^ qui 
ftiit d& ce itouo yeineux une sorte de cœur potir lesya- 
iéme de la Yciae porte , qo te voit plu» hors de Tintes- 
lin ; ia veine porte ^ qui eo est le contimiation^ n'a ajH 
delà du Canal int^tinal^ qoè dee parois orâinaii^ (i). 

Le mofieau (i^goefna tiidé»| Valsneà), noo$ a offert la 
seconde exception» Son intestin renferme une. valvule 
ekitièrettient #en)blable à ec^ie que nous venons de Air 
. erire^ avec le même bourrât vascnlaire régnant le long 
.4e spn bord libre^ Meckel avait déjà déorit cette val- 
vule (a){ mais, s|as découvrir la oîrconstance la plus re- 
marquable de cette organisettoii^ eelle 4'une veine mé*- 
sçntériquj^porte, à parois lniseêaleuees et^eontractiies. 

P(^usâvoi>«.<ii$ que h cUmI iiitestinal dek ^ihondrop^ 
iérjr^iens se d^ivisaûi en t^ois t Tiàteslin j»oy w qui a 
.une valvule, spirale ou un kirge repli roulé eui^^it- 
jnèniej le prenais intestin ^ foin^atit une ptieuaË^ pD<* 
43he courte ^ntnç le pylore ^ la pren|ière Û0is<Hi ix^t^ 
vers^le que ^it la Valvule qeand ^lle est spirale;. et 
Ig^eçtum qui est an-d^là de |a valvule. Ces irai» parties 
^uy^nt varier jdans leurs dimens^ns ;r€^pe|:^ve$« La 
jH'^unère p0ut nsrèfl^e être à peii;ie ^Biaiiqiiée> Âjnai^ dans 
\ai granMe roms^Ue y la portion du9fién|ile 4e 4'iotpsUn 
j^t courte^ la valvuk in^^û^ale cojpl^Miice ^u bou* 
relet pyloriquej elle prend d'abpfd une dinsction 
longitudinale y m b^vm^^^^^ifi^^^ i^^f^j 

jpoiais qui s'élaxgii lencàvMft en fe iMïtournant da<»e la 

•..' j. ^'^ ' ■■*.» - ■', ■ 1 • 

(i) Vor. ie Mëmcnre qae j'ai lo, sur ce sujet, à raoadémie des Sdi^nct , 
«•-«•is-ci'^œlM^) ^hS^-et pttfetié t Uns les Auiml e i des Sc ic uces ii«TiEl^ 
les de 1&35 tom. III. pag. 374 et snwraii^s. 

(2) Archiyi fur, unat, undphft, Band, I. É. 3. 



ART. IV. BJmWflm^ WP €àîlAît f Mf EST INÀL- 4o3 

mmi^ ^rtiop de Vint^tip. La $uvhQe de oefX^ ^^\r 
Tule présente des plis fins y parallèles , longiti^dil}9W^ 
u|i^s9J^^A( t^^ 9m/Wi|t4ui^- 1^ f^U 4€S parais dç Pin- 
iMt^B ♦ lîw pi» j?<w)h^u? , jrrégiiy^i* , ;;«ixii^é$. |> 
yftkfik m co«fw?f e f^ j^sgp'M )t» fin )^^te ^ Urgp WJ 
elle deyiftBf ^pr^^i^ifvtiH^ Mf^tp. 4;^ j^^ 4^^ djef- 
Jligrs Ipp» Jft f W1?W iwif i3|#iblem«wt m ^Ifipg»^ Wt sa 

^1^ ^.a ff^^p^d%tmm # çtte «f» »»» v^f^vvf 

j^wl^pr^it l^i^é^^iii^i} î^yeçl^ijerpifir inJissit^D q^i 

hère une glanite^ ovale. ' 

fioittbraixet r#pf roulés; ils /ccA^^nt h}w ayimt qi^ 
j^ipteatHi a dép^mé J^ idiii de Vmi»ia%Qi 4« soritp 
qut k pM^e f^ù r^tld JÏP i^^um fi#t a^^ez longue. 

i)(ftm r<r/i^ip, k jj^^m paHÎQ d* Viî«^i« est 
dUK^ém^kftiwt gi;élQ> plfa^ §ntr^ ^ jbojrayt {^l^iq^e 
4e 15itfQ#jtWi etk y#Jtyjid^^ gl^eler^^ J'arme w h cqu4?j 
Ji]^ kqildi ie )Q9AI^ juMes(ind #Q dirjge ^ «^ièr^. 
^'wtfiSlÂQ à lraly#k^pC|||^^10|I^^p<»t<^ iftoi^é 
^ son ik9i»(iki^j&|it{ri«ftc^« m m^P%«» le i;esj^ 
est libre. La dernière portion de l'intestin qui f ép^d 
m^fPmm^Ê^tl^m ^gP««ftP 4aps|^ ^nttesgejçires. 

Dans les rhmobateSf dont le boyau pflQfiqpjLip 4ç 
l'estomac est court $t Ji^.r^ , la première partie de l'in- 
testin est longue et grêle comçîe dans V ange. Ce n'est 
'qn'api^s mi ^^m» hvg trajet d^^ri^re e* ayiint, 
^^^esecwd#ô»45ri^ «l:,^^^^ à J'iat^VV y#lv#- 
laire. Il y a un co»i« »é«W«fiï^^ 9â\^^^H ^ wmg^^- 



4o4 XT^ttçonf.wiivnÊVivs. 

cernent de celui-ci ; ce second intestin est très dikité tt 

assez long. 

La portion dnodénale de l'intestin forme une pte^ 
miëre poche courte et sans yalvule. Le premier tour 
delà Talrule de IHntestin mofsn ferme > en arrière^ 
cette première podie > comme un diaphragmé. 

Dans la raie ronce , la portion duodénale de l'iii- 
testin commence très eu avtfut où se trouve le pylore 
entouré d'un large repli membraneux. Elle est courte 
et déjà un peu divisée , dans sa longueur ^ par le cma^ 
mencement de la valvule de la portion mûvaute. L'a»^ 
pect de sa membrane interne es€ tout uni i la vue 
simple. 

£fons la portion vaivukire qui est la plus hmgne, 
cette membrane ferme de larges pK8> dont les tours de 
spire sont rapprochés et concentriques. Elle est im 
peu pKssée en long ^ c^est^i«dire en trav^» de diaqoe 
repli^ et sa surfece^ vue à la loupe parait c^uleuse. ^ 

La troisième portion de l'intestin , ou le rectum, 
qui commence après le dernier pli de la valvule , t» 
tarde pas â montrer intérieurement un large cal-d^ 
sac ; au fond duquel adhère une glande ovale. L'aspect 
de sa membrane interne 9 d'abord un peu papilleux^ 
devient blanc ^ tout uni , «t ressemblant à eelui de Vw^ 
sophage. . 

La musculeuse est assez mince dans tout le eamal 
intestinal.] • 

ao Les Suceurs. 

« 

Dans les lamproyes^ le canal tnee^inaltva directe^ 
ment à l'anus^ sans faire aucune sinuosité. Les ntem- 
branes so4t minces et transparentes. 



ART. IT. DESCEIPTIOK DU CÀKÀL IKTBSTINÀt. 4o5 

[H adhëre du fqie dans la moitié de la longueur de 
ce viscère, et c'est un peu avant qu'il s'en détache, 
que commence une valvule étroite , à larges toujrs de 
8|^re, qui renfecn^ dans son épaisseur,, la veine et l'ar* 
tire mésentériques,: absolument go^me dans l'espèce 
de milandre et le marteau où nous avons observé une 
valvule roulée sur.elle^ème. D'ailleurs^ cet intestin 
n'apoint de. mésentère ^ cir(x>nstaince qui coïncide avec 
cette 4isposi^on sipgulière de ses> vaisseaux. On n'y 
voit aucune, autre valvule qui leso,u$-diviserait en,pre* 
mer et second intestin , aucun, velouté qui en rendrait 
la sur^ice intérieur^ inégale; ell^. 6st tout unie, et le 
calibre de cet intestin est d'unie proportion extrême- 
ment petite , relativement au diamètre de l'animal. On 
^sait qu'il se nourrit de sang, c'est-à-dire, de. tout ce 
qu'il y a de plus substantif en âtit d'aliments; la çapa- 
^ôté.^ l'intestin u'avajt. pas besoin d'être grande pour 
contenir c^tte uourriture. 

Le canal intestinal de r^/7i/no,cété ressemble jJus i 
celui des lamproyes qu'à celui desgastrobrancbes; il est 
d'un calibre uniforme , comme dans celle-ci. Ce canal 
commence un peu en arrière de la partie moyenne du 
foie > d'où l'on voit se détacl^èr comme un ligament 
qui se rend au canal alin^^ntaire , vis à vis du pylore , 
ce ligament m'a paru composé de la veine porte mé- 
sentérique, et peut être du canal biliaire. L'intestin ren- 
ferme , comme c^ui des lamproyes, uu repli intérieur 
qui sert de mésentère et comprend lui-même la veine 
porte mésentérique. Ce repli règne ^^ns toute l'étendue 
de. l'intestin, dont les parois ne présentent ni réseau, ni 
papiHes , ni valvule dreulaire qui le dîMânguerait en 
gros et petit intestin. 



4ô6 5ckfe ttçbh. ttÉS iS**i««i. 

liébàtïàl ihtèsHhàl dâhè \éi gastrbhrttnchëi { gàètiro- 
BHnchus téëuk, Bl.)j éât bien ^!Us gi»oè, ft pl*6p6rtîoa, 
qaé dàiis lès lafnprofes fet Ifeé ammôcète^; d^Utt dK*» 
hiëtrè égal, d*ttûe structure riiliforiiite , rleà tife le dîi 
Vise eb jn^eiiiiét^ et s'ecbiikâ mtè^ti. lAàtls ê)âm tt^fe^ 
tfecuiè, de fcânal feSé ehcotè â*sei lofa^, qtttt!^^ *è 
ftiè'sè àbcûh tè^lî; Sfej pàrBîS ^oht idihcës et trâlis^^ 
¥hhiës. Is'îtitèiriie iié ift^à Jitésfebt* attcUtré^pillej 
faiâié ^es pi^ otfdtilés du en Hp^gi, M tibtiib¥è)ft 
ti-bb pritttiij^àtfi, ¥àpprbbfeés Véiré sa pattîe *5ùpert€?éS«, 
*èfc èfedrviiàni dkili toixté là brtgàfeiir dferîiité^h |;t). 
té banal est tfàincUrtattàfchë * un tt&éhtèrébxiihjvl*; 
àn^si, fc'ai-Wl^ èë sîft^àlirf WlSséritèl-e îiitAWéW' çltfe 
tiôu^ aVotte défcHk tfàft!» Ifeà antJréi genres dte ùèttë II- 
ttiiWè i ^Vfettë ^làSîèftA àMmèïï^ , qui tti» làaW^ùiÉIt 
a^ ifa^sèàtèî'èMtâ'tëtfi-. L(^ ^isttt^bf alk^h é» diffeèfefii , 
èfôten!!^ IMk Wii, %?èii j^às ilifs fiam]!^o^ i}ttè l«s 
ammocétes^ qui s'en riapprorèhtent *tt teôntttSfë b*W>- 
' cm^, «Aa* â\i"fr^ par ïâ *à-tt«tùrè «è tttat èièmàl 4ili- 
Iftéfattiiife.] 

DE i/aiîtjs et dÏ: ses muscles. 
" tèfe ânîifaàSii {iôùrvttè aM^û éâiial àttihentàtïè fent , 

-y ^^ H 2 : : n . . i— 

(i") ÎTai fait CCS obserraiiôift sur un trcè feel exemplaire que j4'd6Î8 a l^o- 

des Sciencei de Slockholm, 182a — 1824; et Aonales des Sciences naÀi- 
rtllcs, toïD.XIV, pag, 173. 



ART. y. BS Jé'àMJOS Sr DE fitt mSCLES. 4^ 

dç €€ cMuil ; Fnn poitr Tentrée dts atiments , Taiilm 
peor la siifftîa des excrémeiKs. Cette et dernier, do«t 
il Tt étrei{ttefttiaB , qu'on a dduié le aani d^0mui. 

à« Pmiéhfi H rmpfùH de tonus. 

Dans tons les animaux ytrtâwés , qnelqnee poissoni ~ 
exceptés , 1 mus est placé a TeEtréniité postéri^ire du 
troœ^ inmédiatenient sons l'origme de k cpieui^ cC* 
da»s une dâreetâon 9éiiéeal^mdnâ<0ff>osM à ctUe de la 
biHieke* 

Celui de l'homoM et de presque tous les anti^ès mitm- 
mîftras ne donne îeeue qu'ans exeréments^solîdes ; Ins 
urines , les iMpcieurs séMénaks , ou lesioeCns , s'éehap* 
peut par d'auu^s ouvjertorM sntnées plus faes-ou plM^ 
en ETant. Fions parlerons eu déuil des r^^M^s àê 
ùAlm^ irvec l'auus , en ti::aitaint des org^au/eis de la gèrr 
némtion. Qn'il nous sw^e de savoir à-présettt 4fue IW 
rifiee du Tagtn est toujours itn^ rappix>cké de ce jderr 
nôer^ et que celni du pvépuee en ?est aseee eooveut 
éloigné. Ct dernier parait ft»»devnnt du bassin , danf . 
lies quiuù'Kmanes , la j^paK des camifssmn ret i^yiT 
siears tédentés , les pachf^demies , les 0mmin0n^, Jke sç^ 
l^èdesj 1m mamnùferes é^mfffubieSfimc^méSf taïadi^ 
que dansja plnpartdes roBffeiêrs^d»ml9S pedimmu^, 
le prépuce s'ouvre toes près de Ymmui , en v ri^ du 
]saBsia.<]le8diftareaoe$ eu dateranineét^uélques a^tMl 
dttfts la ûcmnesiQu des uinsdesde cas parties. lia<posjU- 
tîuu ^ lajdîreetiou de liaBUs, telles ^ue mms les avoa^ 
indiquées plus haut , u'ee présentent ^e de très lé^ 
g^es. ïlest presfUf^ dirigé en JMUt da^s quelques 4^- 
gGs , 'le numdiiU.'^ par exemple > dont le bassin a sqp 



4jp6 XX« liSÇOM* DES IKTE8TI1IS. 

détroit postérieur ouvert à peu prës dans la même di«- 
rtetton. Le rectum se prolonge un peu -■ dans la mai^ 
motte et la plupart des autres espèces de la iiamittê des 
rats^ sous la queue et au-delà du bassin. Il s'ouvre dans 
Vichneumon au centre d'une podie glanduleuse , que 
nous décrirons à l'article des sécrétions. Nous réser- 
vons pour le même article y l'histoire des glandes 
ovales que l'on, trouve de chaque côté du rectum dans 
UB grand nombre de ctunassiers et dans plusieurs frm^ 
geurs y et dont Thumeur passe ordinairement dans 
l'extrémité de cet intestin , un peu en-deçà de Panus. 
Dans Véchiébié et Yornithorhjrnque, l'anus n^est plus 
simplement l'orifice du rectum et l'issue des excréments 
solides. L'extrémité du rectum du dernier ^ une fois 
parvenue hors du bassin^ se dilate en une poche ovak^ 
dans laquelle viennent se rendre , par un seul orifice 
percé à la partie infériaire , l'urine et la semence du 
mâle ou les produits de la génération de la femelle. 
Cette poche a dans le premier , du même côté ^ mais 
j^lus près de l'anus > une seconde ouverture plus large 
que la précédente^ par laquelle la verge dâ)ouche pour 
sortir ensuite par l'anus. Celui-ci sert donc d'issue aux 
exci'éments solides^ aux urines qui s'amassent dans la 
vessie, et sent am^enées dans le cloaque par le canal de 
Vuièthre, à la verge et à la semence dans le mâle^ aux 
produits de la génération de la femelle et donne entrée^ 
dans celle-ci y à la semence et à la verge du mâle. La 
membrane interne du rectum se prolonge dans cette 
sorte de cloaque pour le tapisser : il est entouré par des 
muscles que nous décrirons bientôt. 
- L'anus des oiseaux est percé de même, à l'extrémité, 
d'une dilatation du rectum , suspendue sous les verte- 



▲ET. Y. BB l'anus ET DE SES MUSCLES. 4^9 

bres du coccyx , et dans laquelk viennent s'aboucher 
les uretères, les oviduolus dans la femelle^ et les canaux 
déféreints dans le mâle. La verge de celui-ci , lorsqu'il 
eu est pourvu , s'y retire aussi dans quelque cas. 

Le cloaque^ des oiseawc (car c'est ainsi que l'on ap- 
pelle cette dilatation ) ne di^&re donc de celui que nous 
venons dp décrire, qu'en ce qu'il sert de véritable réser- 
voir aujç urines et aux excréments qui s'y mélangent^ 
tandis que les premières , amassées d'abord dans la 
vessie^ ne sont versées, que par intervalle dans le cloa- 
que deVéchidnéet de Vomûhorhxnque^ et ne font que 
le traverser pour sortir par l'anus. Mais dans ce cas, 
comme dans l'autre, l'anus atf la seule, ieauee^érieure 
par où peuvent entrer ou sortir toutes les parties que 
nous avons indiquées plus haut. 

Tous les oiseaux ont un semblable cloaque. Celui 
à^Y autruche cependant présente quelqui^s particula- 
rités qui méritent d'être décrites. Il forme une très 
grande *poche de figure ovale. Le rectum , un peu dilaté 
dans sa dernière portion et à parois plus épaisses que 
dans tout le reste de son étendue, se rétrécit beaucoup 
avant d'y déboucher par un petit orifice, autour du- 
quel la membrane interne de cette cavité est plissée et 
redocJblée en valvule. L'ouverture extérieure du cloa- 
que^ opposée à la première, donne sur la base de la 
verge qui es^ fixée un peu plus en arrière, et se replie 
oontr^ cHe » dans l'état de repos ^ de manière à la bou- 
chev entièrement. Par cçt^e^ disposition, les matières 
fécales ne passent du rectum dans le cloaque qu'au gré 
de l'animal; et les urines amassées coutinuellement 
dans ce dernier , qui leur sert exclusivement de réser- 
voir, n'en sont de même expulsées que lorsque l'animal 



4» XK^ UfOH. Des IlSf BSfUIS. 

fnt tfiwt pour «là ^ ec débouche Tanufi iat^^e «n éé>» 
ptoyaat «a f«rf^ en dehors* L^àiius pro^remeât dit, 
ou Tanoè externe , est nm large outttrture ^i répond 
non'^Mnleiiient a la prraiîëre, iiàais encore & celte d'nn 
sac {dacé entre le cloaque et le sacrnai^ etdansle^el 
9t replie une partie de la verge. 

Les mptites ont un cloaque semblable à celui de Té^ 
diidné^ c'est-à«dtre , que l'extrémité du rectum offre 
une dilatation plus ou moins marquée , dans laquée 
se rendent les liqueurs ou les produits de la giénémtk», 
fes urines qui se sont amassées dani la vessie> ^ hf 
ucrémeats solicies. Tontes ces parties sortent par IV 
nos. Cette dernière ouverture est pkoée, <km les ^*a^ 
pauds et kB gr&mmiiles , à Fextr&nité du des^ et ptf 
conséquent en dessus de TaniQiaLj disposition singulière 
qui tient à celle du b«5stn ^ dont \t second détroit re- 
garde en haut. L'anus des î&rlues eist quelquefois sous 
l'extrémité de la quetie , ie long de laquelle le rectuni 
se prolonge. Dsus les batr4€iefns et les ehékmieûs y ce^ 
ouverture est ov^le or arrondie ; dans la plupart des 
sauriens fit des ophidiens , elle forme une fente trans- 
versale, placée sous l'origine de la queue/ 

La position de l'anus , dans ies poiBsans^ VKm avae 
celle des nagemres ventrales. Elle est gésiéralemeat 
bien indiquée par la nageoire dite émah, au-devant 
de laquelle cet orifice est toujiMirs percé. Il n'y a que 
h^ raies et les seules dans lesqwk il donne issoe aux 
^ccmnenis solides <et liqMdes, et où ily ait par con- 
séquent une sorte ife cloaque où Tiennent aboutir les 
esuffeou la laiteries urines et les «xcréments solides. 
Dans les autres poissons^ il n'y a que ces derni^^s qui 
soi*te»t"par >l'»nus , tandis «c^ les urines , les eeii^ et ta 



ART. T« t» L AtlVS iTT «fi MS ttOiCLES. 4^ I 

h^m iMi «ne et qiieli|ui^ob dets3i^ îsib«t dtatioéteâ de 
^cdhtAk y e^ficée tiâinédiatiânent auprès elle^ 

6. J^es muscles Je tanus. 

Cet mij^ks 9Mty Am» fkùmmé , le u« sphincter 
tât«ûé^ ctoiit ke ibris eHiptiqaes^ placées ifnaiédi«4^ 
tiseibiit sTOs la ^Q^ «âtoimmft raavi$ de dki^e c6té\ 
«t se rétt&tsaeiit ett pmnte en atrik^isc tu a^aat $ il s'«h» 
tiit de m câiè a» bélbonsaTerMi» ec au transv^w da 
périnée^ ou au constricteur delà vulve dans k fetra^le^ 
«r Mut , en imvère > aux demièiies vertèbres du ooc- 
isjfx» U fronoé^ en se cdotaœtibt ^ fos bords de Tanus^ 
ck ferme celte otiverittire> aiAé par un second anneavL 
ebài^»u plus bitériefnr et plus fâroisod) <[ue qmkpies 
tmatemis^es distinguent du ^tnmr^ eons le n<Hn ds 
^phinéterifitettte^ 

2"* Deux releveurs de F anus, muscles pairs ^ larges 
et miuces^ qui viennent dei'intérieur du bassin^ ou 
ils 3ont fixés par una aponévrose ^ depuis la symphyse 
du pnbts jusqu'à i'éf^ne de l'i^cliitMi ^ ^ dettit lostibrel 
tbàmues descetidetit obliquement d^avant en arriëte, 
contournant le rectum^ l'embrassent et s'y perdent^ en 
^•fiîe> au»^eswis du spkiiieter de l'aeits; une autre 
|bâirtte, leô fibres postérieures, vienmefnt se fixer atix côtés 
du coccyx, enfin quelques-unes des plus antérieures 
«'arrétetttt eur leool ée ià v^essb^ sur k prwtate; Deûis 
là Itmatte, tifte htm "nùmhté 9t W?s fibres s'attache aiïjc 
c^tës âû vbg^n. Ce muscle comprime ^extrémité du 
rectum ^ en la Wrant obliquement en haut €t at «avant, 
^ s«t ain« à l'^expruîskm és^ toatiferes décales. ïl 
'soulève, en général, et soutient lès pfiartîes qu^ft em- 
brasse. 



4ia ZX« liEÇOH. DES INTESTINS. 

3** Deux muscles transperses du périnée^ y sont fixéi 
au-devant de l'anus; Us ont des eonn^ons * e&tre 
eux et avec le sphincter^ le releveur et le buibo-caver- 
neux ; ils traversent cette région de dedans en dehors ^ 
et s'insërent par lenr autre extrémité^ à la branebe 
ascendante de Y ischion. Dans la femme ^ ilssejoigne&t 
au constricteur de la vulve; ils aident un peu à Tex- 
pulsion des matières fécales > en comprimant Mg^ 
rement l'anus d'avant en arriére, lorsqu'ils agissent ck 
concert (i). 

Les muscles de l'anus sont assM variables dans les 
mammifères; ce qui xdépend des variiëtés qui existent 
cbez ces animaux, dans la position des^ organes de la 
génération. Mous ne ferons qu'indiquer les prindpales, 
parce que nous serons obligés d'y revenir en citant 
de ces derniers organes. Le sphincter et les rdeveurs 



(i)M. Alex. Thomson vient de présenter k T Académie des Scieacesyjdam 
ses séances des 27 jaillet et a4 «o^^ ï8S5 , le%^stimë de *e* recherches uif 
laslractnre intime des organes ranscnlaires, dans lequel il annonce qas ^^ 
aponéyroses da përinëe, sont oonstitoëes par rentrelacement des fibres ten- 
dioeases des muscles des deux côtés de cette région ^ comme celaaiiea, soir 
Trant cet anatomiste, pour tons les mpscles rapprochés de la ligne médiaBCi 
lesquels ne se terminent pas à cette Hgne , ainai qu'on le pense comBU^^ 
ment, mais s'y entre-croiseut , s*)r entre-mèlent et vont se fixer sur Us 0» 
du côté opposé. M. Thomson distingue d'ailleurs, du releveur de l'anns, 
ou des antres muscles dû périnée et de ceux des organes de la géoératiost 
plusieurs autres petits muscles que nous décrirons anrec ces deniers ors*' 
nés. Il a bien voulu itons montrer quelqnes^nes dt$ préparationi f>^i 
Élites a Paris , pour mettre en évidence cette structure , non-scolement 
dans l'homme , mais encore dans les Mammifères. (J^of, le JoamàliDU' 
tulé VInstiti4f numéros 1 16 et lio. Paris , xSifi). Nous avions d^à m «^ 
dessiné en «^3q , et décrit dans le tome IT, première partie, page 576 et 
577 de cet ouvrage y un exemple bien remarquable de l'enuc-crôieffl**' 
des muscles , celui que présentent les faisceaux musculaires des hjo- 
glos tei du crocodile. 



ÀKT. V. DE l'ANDS ET DB SES MUSCLES. ^iZ 

sont ceux des musdes que nous venons d'indiquer^ 
qui s'y retrouvent le plus communément. Le trans-' 
perses du périnée parait manquer dans la plupart des 
cas. 

Le spbmctûr defanus de la mangouste ichneumonv^ 
couvre en même temps la poche au milieu de laquelle cet 
orifiœ est percé> et sert à la fermer. Dans la cwette, il 
envjiûe des fibres à la podie f qui est plus bas que Fanus 
^ il en re^t du bulho^caverneux. 

Dans le lapin ^ le muscle qui sert de sphincter a une 
disposition particulière qui le r^nd commun au reo- 
tum y au canal de l'urèthre et aux parties de la généra- 
tion« Nous le décrirons avec les muscles de celles-ci. 
Celui de V écureuil nle&t, poUr ainsi dire^ qu'un demir 
anneau^ formé par des fibres du bulbo-caverneux; 
qui {mssent d'avant en arrière au tour du rectum^ et 
ranaènent le bord postérieur de[ l'anus, d'arrière en 
avant» On retrouve une disposition analogue dans le 
^rot, nms YavaXogatdvL sphincter est bien distinct 
de ces m^usdes dans h, plupart des autres e^pèc^ de 
la famille des rats, dont le rectum s^écend sous la 
queue jusqu'à quelque distance du bassin. La partie 
de cet intestin, prolongée sous la queue^ dans le rat 
JVâii^ est embrassée par un large .muscle, dont les 
fibres transversales descendent de chaque côté des pre« 
mièuces vertèbres: coccygiennes y passent sous le>rectum 
et le çompiliiBent de bas en haut; elles servent puis- 
sanoplent à en expulser les mati^ères fécales. Out^ ce 
znusçlç^ quelques fibres de mén^e nature entooreut le 
bord de l'anus et répondent au sphincter interne. Lçs 
mêmes fibres, se r^rouv^t. dan^ le swmuht:^ Ici rait 
vulgaire, dansloiqudsVanalegiiedup^pefttîer est^iswE 



4l4 X^* LlSÇOfié DCt l9iVB0hJH$. 

difltépdnt. C'est an larg;e œtiicle dont les attaches «est 
de ohaqne e6té anx angles du bulbe et au basMa, ft 
dont le< fibres se gliaseqt entre la quene et le reetam, 
et compriment cette partie de haut en bas y en msi 
apposé de oe que nous venons de dire dMs len|;aais 
il est eluiv q«e Felht ponr l'^xpnMen des matitreêft^ 
cales en est le m^roo. 

Dans le pfuêêeoiome et les antt es imimaux à heme, 
chez lesquels 1q prépoce ou la ▼ulré s'ouvrent iaiinè* 
diatement en ^vant de l'anus , le sphincter ctdmém» 
brasse et fertoe à la lois les deux ouvortares. 
' Les cétacés n*ont d'antre musde qn^un sphiactef* 

Dans Véohiàné, le cloaque est maintenu dans sa ^^ 
^ion, par deux bandes mtisculeuses assez étrcfkes^ <|ai 
4âescendent du coccyx sûr ses côtés, ^et vîeflneot^amr 
par des fibres tentfineuses à sa partie inférieure, lin ai- 
tre muscle , dont laponérrose couvre la même partie, 
et dont les fflbrescbarnues' partent de cbaqae cMé; 
pour foire le ^!Our de cette partie, ^ert, avec le» pre* 
iniers, ià en eontraeter ia càiilté -et à en «puber te 
eorps qu'die renferme. 

Ûmi^Vomithorhyn^ueyt^^^st pst#nt-à-ftSt|aiatflJ^ 
tâiose. li'analogn^ du èuspenêeur du oioékfue est aim- 
plenient une langue^ qui se oépare ifu eaudo^^ 
et se fcce à ta petn qui recouvre ee réservoir en deaaè»»* 
Le même eemdo^i^^n feé d'un cMé eu 4Sbîa , et ^ 
l'anto'e aux preofières TOrrtfcres du eoeéys^ fowrnîit fc 
pAthS grande partie ^es fibres qirt recomrrent lelf^eaçH 
«itravei^. Il snSt^ celte disposiâdn, que eéé^ 
iWt ttre comprimé , tontes les fois -que 'la queue ea fe 
^^xsÉbe <sofirt édises en «onvèmeM; hés libres «anave^ 
^aies 4tt d bi tqii eioiPt jf*i#ottv erti i Sj <ii es » «ftn iesf^^ 



AKT. T. mS Ïi'aNUI et DB SES HTSCLES. 4'^ 

muscla fort mince y qui vieot de l'arcade du pQbis et 
se porte jusque Tanus. En ramenant cet orifioe vevs le 
bassin^ il doit resserrer en xx^va» temps le cloaque 
dans ce sens, et aider le muscle transverse à en exjml- 
ser tout ce qu'il contient* 

Les muscles du cloaque des omauXf qne m$^ de^ 
vons ranger icji parmi ceux qui^partiennent àl'aaiia^ 
ne sontpa$ non plus uniformes 4anj»toas. h^autmoke 
et le casoc^' les ont assez compliqués, tandis que la 
plupart des ^lutres oiseaux n'ont qu'un sphincter pour 
resserrer i'anqs , et des languettes qui se séparent de 
Vischio-coccjgieriy et se fixent sur les côtés du doa- 
^xe y qu'ils tir^iilleiit d'^rière en avant* Au reste « les. 
abameurs du coccyx , qui descendent eu ^'av^açairt 
jusqu^au pubis , doivent servjir puissamment, isa com^ 
primant La partie la plus reculée du rect^HH^ à ^'empul- 
sioa des matières £éc^les. 

Les parois du cloaque de X autruche sont imtiihre- 
xnent enveloppées de faisceau^ muscçdeux^ qui sui- 
vent pli;i$ ovi moin^çbJiiqjaeme&it le sens dek longiKiir. 
Us sont renforcés par plusieurjs musdea^d^nt les fibres 
;»'épanouîs^^t sur c^lenci : l'un imp^sûr >'ii$tE|ebe«mt 
arrière ;^o VIS les vertèbres -du coccyx, ^«^ perte ta 
avam à la partie supérieure et moyenne du ^o|U{at; 
3es £br0s ^e p^olojigfent même jusqu'au rectima^ Il fis(t 
é|»ais eX fort^ ^t sert à suspendre le doajqup^ à Jb ara-*- 
mener d'avant en arrière et ^ le resserrer da^i^s^^ens* 

jbe cloaque est encore comprimé de bas.eu hautdaci^ 
sa partie la ^us postérieure par un musclç^ paîr^ qw 
s'attdcbe aux £^ophy$es iransverses des vert^^pe^ à^^, 
coccyx y et dont le^ filtres descendant nobliq^eoli^ j^ 
jivadt et en arrière sur Içs c6tés 4^ i^lmgfie,^ 4t $'y 4is9- 



4f6 XX* LEÇON. DES lltTESTINS. 

pm'sent. Ce muscle parait destiné particttUërement à en 
faire sortir la verge da mâle« 

n y a Tanalogue dmreleveur de Tanus des mammi- 
ftres. qui vient de l'intérieur du bassin, et dont Fâ- 
ponévrose soutient la portion du cloaque qui est dans 
récbancrure du pubis, tandis que ses fibres charnues 
partent des ischions poqr envelopper les parois de ce 
réservoir. Il les soulève en les comprimant de bas en 
haut, et d'avant en arrière. Enfin, l'anus externe est 
entouré par un cercle épais et fort de fibres musculaires, 
qui reçoit en haut et sur les côtés beaucoup de fibres 
attachées au coccyx. 

Le même muscle dans le câsoar forme un anneaa 
beaucoup plus large , mais nfioins épais , qui enveloppe 
une bonne partie du cloaque. Il a des connexions avec 
plusieurs autres muscles qui appartiennent à ce réser- 
voir, et servent à le suspendre ou à le tirailler ep dif- 
férents sens. 

Un d'eux, fixé au coccyx, à l'intérieur des muscles 
de la cuisse^ descend en arrière sur les côtés du cloa- 
que, et se partage *en deux portions > dont la posté* 
rieure croise les fibres du sphincter et se confond avec 
elles , et l'antérieure se porte parallèlement à ce mus* 
cle, à la rencontre de celle du côté opposé. Elle est 
précédée d'un autre muscle qui a la même direction 
que le précédent , recouvre et croise, comme lui, Fà- 
chio^coccygien j mais s'attache plus en avant au sa- 
crum. Il y en a un troisième plus étroit , plus faible 
que les précédents, qui se glisse sous eux, de l'avant 
dernière vertèbre de la queue , et dont les fibres se per- 
dent sur lés côtés dii cloaque. lies trois muscles res- 
serrent cette cavité en tirant ses parois de bas en haut 



AHT. V. DE l'anus ET DE SES MUSCLES. ^ly 

etd*amëre en avant. Elles sont tiraillées dans ce der- 
nier sens , mais en même temps de haut en bas^ paiL 
nn^ quatrième muscle, qui remonte de Taponévrose du 
bas^ventre et se gKsse entre le sphincter et le cloaque^ 
sur I^ câtés duquel ses fibres se perdent^ en se confon- 
dant avec celles du sphincter. 

Les musdesde l'anus présentent^ dans les reptiles, des 
différences essentielles/ suivant que l'anus n'est qu'une 
fente transversale, ou qu^il'forme un anneau complet. 
Dans le premier cas, cet orifice a detxx lèvres , dont 
l'une se meul contre l'autre , et ferme l'ouverture à 
la manière d'un couvercle à charnière^ Ce jeu est exé- 
cuté par plusieurs muselés très distincts et très remar- 
quables dans V iguane ordinaire. C'est, danscet animal, 
la lèvre postérieure qui est mobile. Elle est bordée par 
un anneau musculeux , sur lequel la peau se redouble, 
et dont les extrémités vont s'attacher dans l'angle que 
fait la cuisse ayec ta queue. Il applique cette lèvre con- 
tre l'antérieure et ferme l'anus. Quatre autres muscles 
rendent cette ouverture béante en ramenant la même 
lèvre en arrière. Ils sont fixés à ses angles; les deux in- 
ternes se rapprochent l'un de l'autre à mesure qu'ils se 
portent en arrière, deviennent contigus^ et s'attachent 
diantre part sous la ligne moyenne de la queue. Les 
deux externes remontent obliquement sur les <:ôtés de 
laqueue, et s'étendent plus loin que les premiers. Enfin 
il y a un dernier masde qui n'appartient pas propre- 
ment au doaque, mÀtsqui doit beaucoup contribuer 
à en faire sortir ce qu'il contient. Ce muscle a son bord 
antérieur fixé à l'arcade du pubis; ses fibi^s vont en 
travers (depuis une apophyse qui se prolonge de la 
symphise de cet endroit jusqu'à l'anus) , et se changent 
IV. a* Part. 27 



4lS «H' t.SÇQN» M9 miCtlUNS. 

aut* fes côtés da alQa<{ue eo uià teadoo trèa fort qui s'o- 
oit 9ia addttfiteuiis de la cuiA$6» L^ deux muades em- 
liraatatit «iim r#xtréniûé du reotum «t U duaqiie^ 
^'ila doivent fortement pre99er de bas en haitt^ œaeiit 
d'aïUeura de véritahlea^ addueteora de k ouieie^ Us eor 
voient dans le lézard vert une langoetle qui vemonte 
aur les côtés du cloaqM » el ^t le tirailler en ma% cdn- 
traire » c'est-à*<Ul*e y de haut en baa« 

Deux petits musolea^ qui /«ont au pli delà enisie 
Ttrs la commissure du cloaque , servent à Fouvrir. des 
animaux ont d'ailleurs un rekveur de Teans analogue 
à celui des mammifojrtea. n 

Les bàiraeiôns n'ont qu'un sphînelar ^ db^t le becd 
antérieur se joint au coccyx. 

Les cbéhtuBns ont ranalogiaq de ce derniev mifôcle 
extrêmement large ^ lorsque rpmvenùre de l'anus est 
placée sous rextrémisé de la queoé. ils^étend du bàaiin 
i cette ouverture^ et ees fibres teàiittitent en travers 
sur les côtés du d6aque et se fixent à la queue* 

Le cloaque a d aiUeiws^ i<i <kux mbaàseurê ^ni s'é- 
léveat > ei ile^nê du bassin, de Ja syrapbtse du pubis 
sur ses côtés. 

fto lieux reiei^urs, qui descendent plus en aminci 
de la base de la queue aur ces côtés j ila sont bors du 
bassin , 

3e Deux rélmcteursy fongs et grêles, fixés en avant 
de chaque côté deTépiae, en dedans des psoas et. qui se 
portent de là sous lecioaque^qu'ilsdoiTent tirer (^ avant. 

Dans leêpomons, les muscles de l'anua paraissent 
ee réduite i uirseul sphincter ^ qui ferme cette on- 
verture. 



^l* I.EÇ0N, AN VSXiS m «4Mil ÀUIf Mcriitft. 4»^ 






fiilf«#-R|iPf 



) •,;•;! 



^iSENTERIQUES , DANS LES AlfIH4lJX VERTEBRES^ ^ , ; 






Nous avons examiné daos les deux Leçonsipk^Aèé^BOhk 
j^ Je c$m\ iMm/^nw^ m h^ir-mk^e f M nom ai^ns 

^MJ04 powr ppéî^? )>Qte 4? kl 4i9^op i rnsm* il ^sc 
^déy 44PSii[^^c, p^r 4i^ cngaMa «ilués hns île kî ; 
(« wpt CW3Ç qu'il s'agit 4'i^x«mûsier 4 pmeiit* 

Ils ^o^t 4e trpis iiortes; le^ ipii^ k M>i|^tîei^ii^t oa k 
protègçpt cootre l«s cbaçs^^t4riem]|i «t opiitra le 
nroid; les autres y verseot q^elqu^ VqftQU^t.a^yasj 
1^ derpier^ en enlèveiit le çby le uiy^ 1^ pra4i»ît. 
, i^pus traiterpns 4'abaf:d des çiigao^ q^i rer§wk 4cib 
liqueuy^ d^uôrintç^jçift , p^fc^ 4m7i» PQûl^^lWftPt. pfai|s 
ifflffié4f9tpinf$9ti A^P Jt/2litQ{4^ f|l sont; ^vlho^s^ 4^ 
deux seulement; le foîe^ qui produit la bilç^j^.pWr 

27. 



créas ^ qui prodnit une liqueur plus ou moiiis analogue 
à la salive. 

La bile éft ta plus rémarquaUêde toutes les humeurs 
qui se séparent dans le corps ^ et par son importance 
propre , et par la nature de l'organe qui la produit. 

Le foie des animaux vertébrés a en efifet un carac- 
th« qa'il ne partage avec aucune autre glande ; c'est 
que sa sécrétion est alimentée par du sang vmneoXi 
par du sang qui a déjà circulé, et qui n^est pas r^oumé 
au cœur , ni par conséquent au poumon* 

Ciètte circomstance a lien ^ non seulement dans les 
animaux à circulation double^ où tout le sang doit 
repasser par le poumon , avant de se rendre aux par- 
ties; le foie excepté^ mais encore dans les animaux i 
circulation iâmpté (^les reptiles)^ eu ène si grande por- 
tion du sang artériel n^a point retourné au poumon^ 
et tient par conséquent delà nature veineuse; c'est 
presque alors du sang deux fois veineux qui se rend 
an» le foie. '^ < , ^ 

Ainsi i la bile sort d'un sang le moins oxygéné pos^ 
sible, et'le plus abondant en carbone et en faydrogbué; 
aiissi »i^le en grande partie composée de ces deux 
substances ; c'est e^eudîellement un liquide conteiiant 
en grande quantité un savon animal très coloré et tràs 
adorant ^ qui a la soude pour alcali^ et auqiiel se liaé- 
lient des parcdles' de phosphate de soude et de chatix 
et d'hydf d*-chk)fate de potasse et de soude. 

La partie huiletise , qui ' constitue Fun des com- 
pb3aiits du savon biliaire , est d'une nature toute 
particuUère ^ diSérente des huiles ordinaires , des 
graisses^ etc.; elle eft foripée du picromel de cholesté- 
rine, etc. 



- . SBCTim l^^. FOIE i I^AliCR£A& ET EÀTf « 4^1 

Le sang veineux qui entre dans le foie, esl; tijbs abose 
dant ; presque tout celui qui a circulé dasp les parois 
des intestins et dans le pancréas , y ,est conduit par 
le tronc copnu sous le nom de veine poirte , lequd &ît 
),'office d'un cœur pstr rapport au foie^ et le foie ne rend 
fu'une quantité bien moindre de sang a la circulaticm 
générale, preuve de la quantité de ce fluide qui est 
empljpyée àiormer la bile. : -, , « ; 

r Larafe même, qui est souvent un vî#cère. ^MNrme , 
semble n'avoir d'autre fbpctiqn que démultiplier les 
sources -do sang hépatique , et peut-être de suppléer à 
oçiles qui pourraients'obstruer momentiMl^iû^t quand 
le canal est rempli d'aliments. £Ue sepibte donc n'être 
gn^une annexe du foie, et n'ayoinpoint^ par etleHnème, 
d'existence indépendante. 

r, L'action du foie ne doit donc ,pi^ être étudiée 
seulement par rapport au canal iotestmal et.aux ali* 
ments, sur lesquels la bile opëre ; mais il ne peut oMOfi- 
911er d'en, exercer ,une très puissante sur la massa du 
sang ellermèmei en le débarrassant d'urne ipiantité de 
substanjce. coinbustible aussi £cm^ que celle qf^ forme 
l'huile du, savon biliaire* . > 

. Souscejrapporti le foie peut éti^e considéré qomme 
un aide du poumon ; il lui ressemble évi^mmeot^ coi 
cequ'il diminue^ quoique par une voie dififérente de la 
respiration , la quantité proportioundle dp c^bone et 
de l'hydrogëne du sang ; les observations pàt^logi^ 
^es paraissent confirmer ce résultat. 

Indépendamment de la bile qu'il prépare, le paren- 
chyme du foie est d'une nature fo^t huileuse; il y a 
beaucoup de poissons , dont le foie donne , par espresr 
sien f une véritable fauile^ et l'on dit que lespeciples 



fS» ^W m» de im foie ttA6 huilé à brûlèf . 

QttftM t(ilz«fi«ftsde là bt!e, Une fois drrivèë âàni M 
èbéàl; ji» soiiit j[4d« àûbièàAéttteiit apprëéllA; éUé |t«^ 
Mit y KkëMëi'déliM sortes d^Uitiôns, runésat létA^é 

ltfi.tliita»è.OèttédeHliëré «itVtHitkîttlptémènt unèliîHb!* 
tion ordinaire; elle excite dans lé cdnallbs Xttoiif élilëtttS 
s«(»fMM^ <ié'«MitMiétidn, t>i*6pi^à Mi^'faiâ^hèf la 
iSK^ àlitiMMtiite «« ht edllitirilAalit gràdifettdûiiilit i 
k l^tiëft t(è Dife )}Ui pi^tiit: «eite itrit&tidn , h!^ 
kdliétfetitt A'fo'ihâséc! ^ui dtiit èCré aihsl toÉiâtitbf «t 
%ntt<Mt «t -si' hattkcé i elle ikirt fltëc tille ait bd^, è( 
ci'Mt «11» ^Ittbi^ ititt iji(n4iiiteiits letir botiUMr «fc lihë 
partie de leur odeur. Ils mani^titit de ruttéét êë l*àté^ 
Ct«d« des ^alïMs, t^utifad là sdci^étioii dé là V&èVbi ion 
iiifrdiaâc^loti dafiS'SécilÉàidt; sàni arrêtés {>âr tthè«^tlSé 

' >Himfàét}bii ^ ià Vie linr I« chyilie kltlïkètaflM 
]fMit«9t «IfH'lM pltfs H8»Hiéllé dé tôuteè ië§ fofieâAM , 
«e^ë <;«Hi»AiïToI<i; ^ëslellé <|ui téhiUOifAéptf^ 
à donner da chyle; elle y opéré idiife dieWnfipoèîtibliirti-* 
MH» V ^^ t>^f^ tiuti^iiVé Msté <»i)l^bi)ciéè iltèë ûtié j[k>i^ 
Itoa dé là M6> 6t laissé ^ètpifcë)^ h pimi/û m 
«blé éti petits gfUUkébtlk y i(ul le t)i)^H)ehèlM: « MaiittiM 
^éià pditiôn kit^itfVé ^l khisbibék, et fUitiitlM fii 
it)«ssë éïitréttiëritliSdl^; 

Quant à l'action (Ihip^ dé là iihtiédr pauéfêàtl^é ; 
lâlé «et I peu pi^ Itaednnute: Otl iiétui supposé d^^ 
trK Ùlèt t)xi(r't^liii tle âfflàyërli ïMe éllé-inéttie , ék té 
l^fiic! âRibeiMàtlféVWàiè il è^d)fllbitâdebi>oireqtt'éIlè 
'èMlieJI son.\]i!^<é, drf' lé pancréas eiiste preéi^e 



dàtis autant d'animaux, qae le fbie. H ne commence k 
maùqner absolument que dafas les mollusques. Toii9 
les animaux vertébrés paraissent en avoit au moihs Té** 
quivalent. 

CSés déui glandes versent , dans lliômme et dans la 
plti|>att dë^ quadrupèdes ^ leurs Kquëurs dans le même 
point dè^ intestins ; mais il n'en est pas toujours ainsi^ 
et sbutém chaèune d^les a pliteieors canaux^ qui 
s'insèrent totis âdes points diffi^ntsj c'est \» qu'on 
▼oitt, surtout dans lés oiseaux. Une portion de la bile 
séjëUrtie sôtitétft^hs une vésicule ^ q# n'est qu'une 
dUatèftton lâtéi^alédu canal ou de Vûh 4és canaux hépa-» 
tiquesi il paraît que sa partie ae^uétiéè y est résorbée ^ 
qu'elle y dfiVient plus épaisse^ et que toutes les qualités 
qui iièânentà sapattie extrâctive^ y deviennent plùit 
énergiques. 

Clèpeilidatat ^ il n'art pas possible d'établir une loi 
relàtii^e aux rapports qh'îl J^etit y avoir entre l'jéxis- 
tence ùu le défeut de cette vésicule^ et les besoins de 
la di^péàtSon dans les divers animaux | le cerf en man- 
que^ tandis que lé bdsuf en a une fort grande , etc. 



ÀÏVTÎCLE I«r. 

nu FOIE. 

[La nature et les usages de ce viscère ont été indi- 
qués dans l'introduction qui précède cet article. Nous 
allons ohercbeï"^ en ce moment, à apprécier ce que sa 
pbMtiOn, ses rtpports iavèë les autres organes^ sa forme^ 
son volume y sa couleur^ éa structure orit d'essentidi 



4^4 ^^^"^ LEÇON. AltNEXES DU CA^AL ALIMENTAIAE. 

et d'important , et à le démêler de ce qui est variable^ 
dépendant de circonstances accessoires ou passagères, 
qui n'influent pas d'une manière mai;quée sur les fonc« 
-dons de ce viscère. 

L'anatomie comparée ne servirait-elle qu'à classer 
les détails nombreux , n'ayant souvent auQim bat 
actuel physiologique, que comprennent les descrip- 
tions des anthropotomistes, qu'à leS; grouper d'après 
leur degré d'importance, dont elle juge par leur ezjs- 
teaice plus ou moins générale dans la série deséti^^; 
die rendrait, |^r cela, seul, un grand service à la phy- 
siologie générale, et i celle de l'bomme en particulier, 
en démontrant ce qu'un même organe présente d'es*- 
sentiel et de constant dans son emploi , et ce qui le 
modifie , pour perfectionner ou détériorerCet emploi , 
pour l'augmenter ou l'affaiblir. 

£n suivant ces considérations successives, nous 
nous attacherons à indiquer les di^renc;^ ou les res- 
semblances qui sont propres aux classes , aux ordres, 
ouaux groupes inférieurs* Celles particulières aux clas- 
ses ou aux sous-classes, nous feront.de suite saiùr, 
dans la description du foie, les rapports de cet or- 
gane avec la quantité de respiration ; tandis que celles 
des groupes inférieurs nous démontreront , très parti- 
culièrement/ ses liaisons avec le régime. 

A. Situation et rapports du foie. 

Le foie étant un ann»e de l'appareil si compliqué 
de chylific^tion , et l'action de la bile qu'if s^are, ne 
devant avoir lieu généralement que lorsque les sub- 
stances alimentaires sont parvenues dans le comment 



SECTION 1^«. ART. !«'• DU FO». 4a5 

cemeot de l'intestin ^ c'est toiqoufs dans le voisinage 
de cette portion do canal alimentaire qu'il est situé. 
. Nous verrous ensuite que le foie est constanunent 
lapi^oché du cc^ur; comme si la veine cave avait du 
se d(ébarrasser de suite du sang qu^eUe en reçoit par les 
veines hépatiques ; ou pour pouvoir, dans des cas plus 
rares ^ se déchai^r au besoin , daus ces dernières vei^ 
nés, du sang qui ne peut arriver dans les poumons, 
lorsque la respiration est moaventanément suspendue 
dans les mammifères et les oiseaux, surtout dans ceux 
qm plongent. Ce rapprochement entre le foie et le 
coBur, ti^nt sans doute encore à la circulation du 
fwtus. 

Tels .sont les rapports les plus . constants , Us plus 
esssentiels dans la positioa du foie* Cette position va- 
rie d'aîUeufsjuivani; qi^'il a trouvé de la place dans ce 
Voisinage et dans celtti de l'estomac, de la rate et du 
pancréas ; suivant que la masse intestinale , les reins, 
les orgtnes^ internes d^ la généra^on lui ont permis de 
se développer, ou Tout refoulé dans leur développe- 
ment*] 

i^ Dans les Mammifères. 
a. Dam VH^mnte* 

C'est la plu% v<4uminease des glandes de tout le corps 
ou des organ^ de^sécrétion , et ^irticuliërement de la 
gavité abdominale où il est placé. Situé, en grande 
partie, dans l'hypocondre droit , il s'étend encore dans 
la région épigastique , et se prolonge un peu au-delà 
de cette limite , dans l'hypocondre gauche. Convexe à 
sa £ace supérieure ou dia ji^ragmal^que , qui est unie. 



il t^àdftpte y de ce (côté ^ à la cOùéaVlté da diaphrâgmt^ 
Sa hcé iiiftrieure , ou vhcéraie , qid est très iû^dè^ 
r^Jpttoèà gâtlcbci èur rcstoftiftc , et à droitii , srtrlëféin 
dé ce cdté. 9ôn bord antéHeaf ffairdiaùt, ixiit te1k>H( 
dès fausses c6tes droitéi^jnsqa^i là r^ioii éi^igàstri^é^ 
où le foie n'est plus recotiVert que par la peau et léi 
mii^deé âbdoiliinaux. Sbû bord pbstérient*^ mtàùê 
étetidU, arrondi^ beaucoup j^ttU épârls , ^t appuyé eém*^ 
tre les Vertèbres lombàiVèsvet ëdiàticré à éet ebilN^té 

b. Ihtfts éeÉàùV^eê Mwmnif^s^ 

[ Le foie^ toujours posé contre la voûte dtt âfa^ 
phragme^ §â avautdeja èaViié abdaniiâiAi^ séparé 
î\tt ôrgeiues de la respi#ation et du ccBUr ^ par éeite tioî^ 
sou mobile, et forcé dNîtt sutvi^f les Jtio«iveKièhits^ ssc 
plus à droite qtt^à gauche, lorsqu'il n'est pas oompkt(ty. 
On lé th>uVe placé âUtétH; S ^ùdhe qti'à droite ^ Iws^ 
toutes 'sék parties otat pu se défdopper sàne %llMadfti 
Ainsi y l'estomac simple et peu Volumineux é» camoâ^ 
siêrs y D^ayant pas gêné le développement du foîe,iï^ 
occupe autant j'hyposcoodre gtucbe qu^ l'hypocondre 
droit. C'est encore ce que l'on voit dans les rongeurs y 
les édentésy non compris les tardigtiÈdèê , e^^j tandis 
que dans les ruminans et les autres I^ammifëres à 
éstdmaas multiples, tels k^è'WèëMtéi ètirnsèsiets , la 
place qu'ôccûpè ces estomacè, tt'iiyatit pas pèrffik *u 
foie dé s\é porter ft gaucl^, il y es« petit , et relégué 4âM 
ITiypbcondre droit. 



(i) t^OQs kx^i^uerpns- cette espression en décrivant éa forme. 



i 



Sans doute qu il y a aussi dans ce moindre volume 
une raison physiolô^fique , Hèè ôËUsfe qui tient au plus 
ou moins d'importance de la bile , dans la seconde dî- 
gértidfl,iM; dànèlétdtfWè pMpàvtiotïtiél (S^cët orgâtie, 
' qtie ntMis ne ééSràni t>M èheli^I^ è èp|)Hcié)t* èms «• 
pàtàgtàfiîié. ] ' ' * 

Le foie est placée à peu près , autMt è^dltoké ^'à 
gauche^ dans les deux hypocondres^ sans être gêné 
dans son développement , ttr 'p^ff lé gésier ', qui est 
plus en arrière^ ni par l'estomac glanduleux aui est 
hté du-desèuâ du lôbe gauciië^ et plus et dedans 
que lui. La s&illié que &it lé cœUr sous sa portiOïi 
la plus avancée , y breuse une fossé de nàéine fbtniei 
dân^ laquelle ce Viscère se loge. Le^ poùmotià sont 
séparés du foie par la paroi interne de ta gbaûdë cëU 
Itile latérale vide, laquelle est iortè , él empédhe 
que le foie ûe soît refoulé contre ce5 vî^ckeà , qui sont 
ébtofé protégés pat^ la paroi îttfferieute et postérîfeui* 
de chaque ceBiiîe pûlinoûaitè. Cèst donc entre 16 
édBur qtii lui «st inJFérièur', et les pbumods qu! lui âon^ 
âupèrietirs , mais séparé de çëux-cl pàt tmë tèllblà 
pltis ou Inoiiis dilatée par fair , que le hié dés oi^èâtiî 
Se trdtil^ p\kcè. H s*applîqûè , J)liis en arrière ,' par $à 
fefce tetêfûe, et ixû peu slipérîéure dé ctâcurf dô sfek 
lobés, éoUtré Peâtomac glanduleux; puis, lout-â-tait eH 
artSèrê, cobtrelè gésier, et, de ^06 lobé droit séulé^ 
ment , contré la portioù k plus avancée des intestins^ 
La fiice externe et infét*iém*e deë deut lobes,' touche 
aux parois abdominales. 



438 XXI* lEÇCMf.JUOlEXBS DU CANAL AIilMElITAiaE. 

3o Dans les Reptiles. 

Le foie^ étendu ordinairemMit entre les deux hy« 
ppcondres, se prolonge fort loin en arrière, sonsFes* • 
tomac et les intestins. H est de même toujours rap* 
furoché da cœur, et se trouve placé immédiatement 
après lui , à droite de Toesophn^ et de l'estomac, ou 
sous ce dernier viscère, occupant toute la hi^ieur de la 
cavité commune. 

4'' Dans les Poissons. 

Le foie se trouve placé immédiatement en arrière 
du diaphragme qui le sépare 4u cœur y comme dans 
les mammifères ; mais cette . cloison n'hélant que 
membraneuse et non musculeuse , die ne produit , 
par son voisinage et ses rapports , aucun meuve* 
ment, aucun changement momentai^é de position 
dans ce viscère. L'estomac 9 dans les poissons^ étanf 
situé plus au milieu de la cavité abdominale, par 
suite du grand diamètre de l'cBSophage , et les intes- 
tins plus à droite; il en est résulté. que le foie. s'y 
trouve souvent plus à gauche qu'à droite, au con- 
traire de ce qui se voit dans beaucoup de manuni- 
fères. Cependant, il y a à cet égard bêaïueoqp de va- 
riétés , et, dans un certain nombre de cas, surtout 
qoand l'estomac n'a pas la forme type de la classer, 
ce viscère se trouve de nouveau plus i droite qu'à 
gauche. : Au reste 9 cette dîfiE&rence de position ne 
nous a paru avoir aucune influence sur ses ftmc- 
tions. ] 



SECTION r*. ART. l*', DIT FOIE. 4^9 

B, Moyens qui maintiennent le foie en position. 

\ Dans V Homme, et les Mammifères. 

Le foie de l'homme est maiutenu^ jusqu'à un certain 
point^ dans sa position^ par deux replis triangulaires du 
péritoine^ qui se portentà droite et à gauche de la voûte 
du diaphragme^ sur les parties latérales de sa couvexité; 
par deux autres replis rapprochés de son bord posté- 
rieur^ formant ce qu'on appelle le ligament coronaire ^ 
circonscrivant une espace où le foie adhère immédia- 
tement au diaphragme , par du tissu cellulaire ; enfin^ 
par un quatrième repli du péritoine» le ligament &1- 
ciforme qui enveloppe la veine ombilicale ^ devenue 
aussi un ligament^ et parcourt la partie moyenne du 
foie^ devant en arriéré^ la distingue, sans la diviser^ 
en deux portions inégales, dont celle qui est à gauche, 
moins étendue, porte improprement le nom de lobe 
gauche, et Fautre, plus épaisse et plus large, celui 
de lobe droit. 

[ La situation horizontale de la plupart des mammi^ 
/ères f kit que le'foics'y trouve comme suspendu par sou 
bord postérieur, devenu supérieur > La veine cave qui 
traverse souvent la substance de la base du foie , et 
ses liaisons avec cette veine , doivent beaucoup contri- 
buer à le retenir dans cette position . Ici, le ligament &lci- 
forme s'élëve de bas en haut, au-devant du foie, qui 
a scmvent une scissure vis-à-vis la partie inférieure de 
ce ligament que nous distinguons sous le nom de li- 
gament ombilical, parce que cette partie est formée par 
la veine ombilicale du foetus. Quant aux ligaments 



^3p XXI* LEÇQN. AHHBWS PV.CA8>L 4ï#»!5PNTiiliË. 

triangulaires, on les trouve, dans les foies profon- 
dément divisés en lobes , plutôt en rapport avec, les 
portions latérales du lobe principal , qu^avec les loles 
latéraux. 

a* Dans les Oiseaux. 

Cbaauélobe dufoieest fhcé dans une cdlnle périto- 
néale, de te|le sorte que la doison mitoyenne dei 
<}eux cellules , répond au ligament felcîfbrmedesmamt 
miferes. Les parois de ces cellules nous ont para très 
épaisses dans V autruche^ tandis que la portion da p&« 
Ihitoine qui recouvrait immédiatement le jbie, s'amia-* 
cissait beaucoup. 

yj)amilesRâpiile$, 

E)a général ^ le péritoine ou la membrane séreuse 
qui reipplace à la (bis , la plèvre et le péritoine, divise 
Id cavité cppimune des viscère^ en cellules, dont une 
j^t destinée à chaque moitié longitudinale du foie. 
L'opalogue du ligament felciforme de Thomme, s'y 
trouve ordinairement , et forme comme une sorie de 
Q^ésçptère, qui se porte de la paroi inférieure de la ca- 
vité çonpimune, sur une ligne moyenne de la fececor- 
l*e$pondante du fpie , et la partage en deux moitiés. D 
remonte même , contre la race postérieure et viscérale 
du foie , en j pénétrant à travers la scissure mitoyçnne 
de son bord t^ranchant. . 

Les crocodiles ont , pour contenir leur foie^ des 

cellules péritonéales semblables à celles des oiseux. 

l^à poî'tion^de ces parois qui s'étend depuis la péricarde 

JU3qw'?ubord du foie^ eist composée^ en partie , défibres 

{musculaires qui en ^ntune sorte dJ? diaphragme. 



S^TIOH I^e. AKT. !«•. PU f OIE. / 0t 

4® Dans les Poissons. 

Le ibie est maintenu en positiou contre le dia- 
phragme^ les parois abdominales et le paquet de Tes- 
mac 9 et 4es intestins par les nombreux vaisseaux qu^il 
reçoit de ces organes ^ ou de cftspartied|et parles replis 
du péritoine^ qui ne sont souvent qke dç simples filets, 
parce que dans la plupart dçs poissons^ les mésentères 
ont moins de développement que dans les autres 
classes. 

Ces différentes adhérences^ ces filets compie fibreux 
qui sont souvent en grand nombre y sont très remar- 
quables dans les cyprins. Les adhérences du foie^ par 
diffîrents mésentères incomplets ^ avec Festopiac ^ le 
pancréas^ et le commencement du canal intestinal^ ou 
bien au moyen des vaisseaux isolés , qui vpnt; de ces 
parues au foie^ m^ont paru de même caractéristiques 
dans Vesturgeon. 

C. Forme du foie. , 

Xj^fok étant un organe de sécrétion, un organe 
chimique , «i je puis m'exprimer ainsi , sa forme ne lui 
est pas essentîelte, mais^ seulement, sat structure irn 
tîme. Aussi cette fof me varie-t-elle beaucoup ; il sem- 
ble que ce viscère se moule sur toutes les parties 
TOtsines , et s'adapte à la place qu'elles lui laissent. 

If Dtms les Mammifij'es. 

Il a toujours sa surfece antérieure ou diaphragma^ 
tique unie et convexe | pour rei^p^ir plu^ i>% moins 



43l XZl* LEÇON. ANNEXES DU CANAL ALIMENTAIRE. 

le creux du diaphragme ; tandis que sa face posté* 
rîeure ou viscérale^ est concave ou plane, ou plus ou 
moins inégale^ pour s'adapter aux saillies de l'estomac, 
du rein droit ou des anses intestinales qui sont en con-* 
tact avec lui. 

Les divisions du foie y sont beaucoup moins varia- 
bles qu'on ne le pense communément, et peuvent, 
comme on va le voir, être rapportées à un plan régu- 
lier. Mais, pour cela, il faut considérer le foie de 
Vhomme comme composé d'un seul lobe, que nous 
appelions lobe principal, avec un rudiment de lobule 
droit , celui de Spigelius. Nous verrons successive- 
ment un lobe gauche et un lobe droit s'ajouta à gau- 
che et à droite du lobe principal ^ puis un lobule droit 
et un lobule gauche. Quand tous ces }obes sont dé- 
veloppés, ce qui est le cas de la plupart des mammi-^ 
feras , le foie est alors à son plus haut degré de com- 
position. Il occupe, dans ce cas, l'hypocondre gauche, 
aussi bien que l'hypocondre droit. 

Lorsqu'il est réduit à son lobe principal^ ou à sa 
com'position la plus simple , ce viscère est presque en*- 
tiërement dans l'hypocondre droit. La forme et les 
proportions de ses difEérents lobes , et leur séparation 
plus ou moins profonde, varient d'un mammifère à 
l'autre. Le lobe principal est généralement divisé par 
deux scissures, dont celle qui est à droite, Joge la 
vésicule du fiel, et Fautre reçoit le ligament suspen- 
seur-ombilical(i). De petites scissures peuvent encore 
sous-diviser chacun des lobes accessopes. Remarquons 



(t)Prettiièreéditloiiy tom. tr, pag. lo. 



encore > pour justifier la dénomination de lobes âe^ 
eessoires que nous leur donnons , que ce n'e^t p^ à 
eux mais aux parties droite et gàu^e duJobe princâ^ 
pal , qvt^ s'attadieftl les ligaments latérani: du foie; 

Tdi est le véritable type normal du foie des mam>^ 
miftres^ type que nous arons trouvé à farce de compa*^ 
raisons. Une feis^que nous ravtmaeta découvert , il 
nous a donné la ]^|is grande fedlké pour rendre nos 
descriptions^ précises et oMnpamives; ayant cet 
aperçti^ les âesort^ioBs diffib^cntieHea quà pous avions 
jmbliées sur ]^ forme du foie > dons notre première 
édition (i)^ cdtes^qu'on avaitdonttée^-àvant nous (2) ^ 
ec t)ettès qn'on a publiéosdepuis^ 6»iMa«tres Meel^el (S% 
li^ndiquant que le nombre de ses divisions^ cft ce nom^ 
hre étant calculé sans aucune iNiie^ il s^[ trouve %m 
arï^aîre qfui les fcit pi^sque a^t^nt^ariep^ qu'il y a 
d^mâtomistes qui les Qnt reooBmnes, Avec le principe 
qM aUhas indiquons ^toTut ce va^ue^^ dans k^ descrip^ 
tîoiÉs^ disparait* Nouspou^ronsy d'aiUeun^ enSEirer des 
condiisions remafqnables : i"^ Q«<( le développement 
proportiotmei et h, forme des diffiéreotes parties 
normales du foie peuvent varier • beaucoup ^ d'mi 
ordre à l'autre | mais que Ips anânaux d'un ivtnie^cMv 



noos expliqueront plat bat. 

(ti) A l'occation de la detcriptioâ dn foie du pécari^ Saubenion i^ lat 
accorde qoe troit lobes, en ne pr^MuH poor lobes dUlincts, ajonle-il, qae 
^lU s^parë&des antres juiiqu^à la tac^e d^ foie. 1 

(3) Meckel prend pour point de départ le ligament saspellseur et compte 
les diTiiiont à droite et à gauche de ce Hgament, outre celle qu'il indi- 
que le plaS'totiTant, maU qmest qvelqueCcùs laies peo jnarqnée, conme 
çhêx l^liomne. 

IV. a* Part. 28 



414 X^I* UÇ01I« AWB1CIS eu CAtiAt. AiMBMTàIIl£: 

dffe> 9At 80êvfotu»e font» de £^^cata<itii^tifMd(i 
M ^tip0«.2^ Qv# le foîe de chaque femiUei Ic^u'on 
IrMtreiii(lMgl9>^pe9.deQeIlom9 mtt.genB^^seï^ 
semblait k fkWf oh^eliH de ob*(]W pmt, pviseàti 
vum forjM type, dalui <j|Mwe<it w« ^riiei» fd le 
djistîa^e deç4«i4e^ aMraeJbsiiUeSf 4^ QuAe'eUdiM 
)es e^^m9Wé$ «k les rong^n^ qw céa parties mIûI^ 
teintlâiir plua li«ut d^gpré de déveiappciueltti ^ qn'cU» 
font le plus s^rée». Y^nneat emittlele&maifiVanfs 
moû chéiroptères ^ iH iaiùM et ]»/m^miii^.if Qm 
c'e^t le ioie de rhonlme > œlnl dea AtÊtr^Sy des «e/Tm»* 
pUhèqu^ <t dea ioamluiferesè ettouKUtci mulÂpkl^ 
tels que lee rmnùmn$p les cétààéi eanMtm^f^^ f^ 
imM le plus de cM^artiei i i!^% riidîioeiitfttfdi ^^ 
A'exiftmt pas du toiritipuîaque la Ube pria^f^^^'f 
Irouve seul déYeloppé» et ^'il «'y âst mêape fi^ tAi 
freu divisé; dalà, û nan que je lui ai dmâé^al^ 
indiqué que o^ekt la seule partie qui episte o(H l tl"h 
«aant dai» le foie des mammtfëiesy et to^onni 
un état de développ^hient. refaiarquid^. S" (^k 
nombre vaiîtldié des,ki>es-du£aie fie mnt pas > omne 
#a k qrm&eontnluQéteeiit^auzdivisi^mè plus au m^ 
fiombrewea dTune nulme. ^aMk), maia ^ qu'il est dâ 
principakment à une composition plus ou moins corn* 
pliquée de ce viscère / et consSqùemmént à des addi- 
aîoM'iMii à des Mq^ipreask^Mé^iPertaûiea de ik$ partie* 

à. Dans PHbtnme. 

Le foie (i) est tout d^llle gi%ce,etfaé «le Côtoposequô 



(i) Poar coBiprfladM Us ^«toriptiont Mifanlet ^or ki fonae dt Mi 
d«Àt les maouiiUeret y et pour trOQyer le yentabU-pUn (kc«H^o>^ 



i 



SICTIOM l^e. âRT. X«r« D17F0IG. 33$ 

êfmn lobé principal 9 ftVôc un rudement àe lobule droit* 
Le lobe principal a sa &ce diaphragmâtique, con- 
*rexe et unie, séparée d'ailleurs , par le ligament falci-^ 
forme^ mais non divisée, en deux parties droite et 
jgfauche, qui né sont pas des lobes. La portion de ce 
ligament qui répond à Taïrtfere ombilicale , pa^èé à 
travers une échancrure du bord tranchant dii foie^ 
à sa face inférieure, où elle est reçue dans un silloti 
^ui porte le nom de sillon longitudinal) et se dirige 
d'avant ^n arrifere, jusqu'à k rencontre d'un autre 
ttifoncemeni connu sous le uoni de sillon tr§*isversé. 
Le sillon longitudinal se prolonge enéore au«-delà > 
jusqu'au bord postérieur du ftn«. Cette portion posté- 
rieure renferme^ durant la vie Intrânutérine, le canal 
veineux, de même que la veine ombilicale est logée 
dans la portion antérieure , qu'une sorte de potit<ie 
substancebépatique^ convertit quelquefois en un canal. 

Le sillon transverse , plus profond et plus lai^ , s'é*- 
tend transversalement sous la partie moyenne et pos*- 
térîeure de ce viscère; il renferme le tronc de la veine 
porte, ceux des artlires hépatiques, et les deux bran- 
ches principales des canaux biliairefe. 

Ces différents sillons, joints à la fossette qui se voit 
en avant, et dan3 laquelle s'adapte la Vésîculé du ftel , 
divisent la face inférieure du foie en plusieurs parties , 
tjxîe les anàton^9t<^ distinguent aVec soin. Ils^don^nt 



de ce viscère, U jEaiit le considérer par la £e^e vîscërale , qui est Ta pot- 
léfieare dans les mammUircs k marèhe hor^ofiinle, oti FinfëfieQre <kjat 
ili#aiiiie« lies nmàuêiàx àmém ^e jten.^iaU fnxt , «n^rfîsfpM^ 
4pe vUcèrt reorertë %\tx tf fecg .cp»Ye>e W di^hraynatigiy ^, detmmj^r» 
que le bord U'knchaiit jest en ayant. Toqs les lobes sp montrcim parfaite* 
Vient dans cette posîdoD. 

28. 



436 XXi* LBÇON» AUNEXES du CÀMÀL ÂUMENTilEé. 

particoUirementle nom de lobe deSpigélius iuneproi- 
minence de forme variable , qui est bornée ^ en avant ^ 
par le sillon transverse , et sut les c6tés^ par les fosses 
de la veine cave et du conduit veineux. [ Cette proémi- 
nence répond au lobule droit du type que nous dvoos 
reconnu dans le foie des mammiferes^ lequel est 
toujours placé à droite des vaisseaux qui entrent dans 
le foie^ ou qui en sortent. 

Nous n'ajouterons rien ici à ce que nous avons dit 
dans les généralités de la classe, sur la forme du Ibie 
dans le% autres mammifères ^ en général; sinon ({ue 
le sillon pour le ligament ombilical est plus sou- 
vent ici une scissure profonde^ au fo^d de laquelle la 
veine ombilicale pénétre dans le foi^ dvi^^^^ la vie in- 
tra-utérine ; et que la portion postérieure du sillon an- 
téro -postérieur, est confondue, le plus ordinairementi 
avec le sillon transverse. Celui-ci est un enfoncement 
irrégulier , singulièrement variable , dans leqael se 
voyent tous les vaisseaux qui vont au foie ou qoi en 
reviennent, presque toujours limité ducoté^ucfae 
ou du côté droit par une proéminence ou par un appen* 
dice bien séparé.^ 

b. Les Quadrumanes^ 

Parmi les sin^ de l'ancien continent , nous trott* 
vous d'abord les orangs qui ont cet organe très res- 
semblant à celui de l'homme; [ainsi dans Vorangroux, 
nous n'avons vu qu'un lobe principal, avec unescis* 
isnre assez forte pour le ligament suspenseur, quik 
partage en deux portions inégales, l'uîae à gauche pins 
petite, l^autre à droite plus grande, ^^sôus laquelle b 



i 



SECTION F®. ART. 1^*, UUFOIÉ. 437 

vésicule du fiel se trouve incrustée. La base de la por- 
tion gauche présente une émînence arrondie qui ré- 
pond au lobule gauche du type général delà classe. La 
masse du foie est ronde ^ son bord inférieur est épais 
et non tranchant. La vésicule du fiel est grande, située 
un peu à droite de la scissure et fdrtement adhérente 
au foie. 

Dans le gibbon siamang, le lobe principal a deux 
scissures , une pour le ligament suspenseur et Tautre 
qui répond à la vésicule du fiel. Celle-ci est plus pro- 
fonde. Il y a ^ de plus , un lobe droit terminé en lan- 
guide. Déjà dans ce genre le foie commence à pre||- 
are plud de parties. 

On retrouve ce plan dans le genTe'semnopûkèçue.I^ 
foie de Ventelle se compose d\in lobe principal avec 
ime scissure profonde à l'endroit du ligament suspen- 
seur ; d'un lobe droit , beaucoup plus petit et d'un lo- 
bule droit à la base de celui-ci. La vésicule du fiel est 
incrustée sur la portion droite du lobe principal. Celui 
da doue a de même un lobe droit.Dans ces trois genres^ 
mais principalement dans le dernier ^ le foie est peu 
vcdumineux. 

Cest seulement dans le genre guenon^ que le plan 
delà forme la plus générale qu'afïecte ce viscère dans la 
classe des mammifères ^ commencée se dessiner. Dans 
la mone ^ il y a un lobe principal , assez profondément 
fendu pour le ligament suspenseur. Â gauche du lobe 
moyen se trouve un très grand lobe , qui est détaché^ 
oblong> étroit à la pointe.Jl y a un lobe droit plus plat, 
moins long que le lobe gauche, et un lobule droà en 
iurme de languette. On voit à gauche une proéminence 
qw indique un lobule de cecôtét C'e^ le même plan 



43S XXIC LEÇON. ANNEXES DtT CANÀt ÂIIMENTÀmË. 

dans la guenon hocheur. Dans la guenon moustae^ 
je trouve les trois lobes ^ le principal ^ le droit et le 
gauche , tous trois très grands ; il n'y a pas delo-. 
bulQ. 

Ces trois lobes existent aussi dans le genre «m* 
eùque ( le macaque de BuffoQ | le M. aigrette; k M. 
ouandérou ). Il y a de plus , un lobule droit. Dans U 
magot y le lobe principal représente bien éy^m-* 
ment tout le fDÎe de Vorang^ Il est partagé pmr om 
scissure peu profonde^ pour le ligament omlûtical^ 
eu deux portions inégales, àxmt la droite est de beauf 
cysp la plus grande ; c^est derri^e elle que la viÀvM 
est incrustée. Les lobes latéraux, presqu'aitikeinMi 
séparée du lobe principal, sont cYidkntmmit surajoutés 
à ce visc^e, ainsi que les lobules ^ si on le compare à 
celui de rhomme et des orange; ils sont grands ^ la 
gauche plus que le droit ; celui^i de forme semi^ 
lunaire. Le lobule droit est p^t^ prismatique, situéanr 
la base du lobe de cie nom , comme son appendice; le 
lobe gauche est plus petit , attaché à Fextréme basa 
du lobe principal. Au-^dessous dé lut soTOyent les pnn« 
cipaux vaisseaux du foie qui sont placés oonune dam 
noe sorte d'ûn&metmeuti ou siUon tt^nsvarsal asa- 
lègue à <cekii de l'homme» 

Oest ai^i la même composition dans le genre mm* 
drilL Âtadi, daae le /TuanzdVritfpropxtemeut dit ^ les lobes 
gauche et dnatt, sont très grands; le lobtde drott ,sitai 
à la base du lobe de œ nom est petit. Le Ic^ aïoyea 
^stdiTisé en deux portions inégales par la scissgaredes 
ligtoients. La vësîcule se trouve iacrustée sous \z^^ 
^gxamde«&m fond n'atMiipit pas le bord de cette pornos* 

{)aos!k6 aèzg«£ duMouimm couêinent, lefeiè attm«C 



awoM F#. ART. m. jm rai|« 4?0 

UfB plus haut dfgié de compositi^ et dp diviÉ&n. 

Celui des €tlmmU0s { i )it>7me tt»e mastecoiuîdérsd^ 
composée de cinq Idbeset lobbies* Lesloèes gauche et 
droit sOBt ^ndsy àppotidis^ à peu prës d^ m&tnf fèiniie^ 
Les Mfuk^ drett «tig[ata»hê^ëMrê^}d et priaoUrti^iies) 
le premier beaucoup plus ^and que le dernier .Làfvé^ 
^tvAe du fiel se p^olop^ë jusqti'dti %Ofd ti^âudhâm' du 
ime : die eit plâtrée daibs ùùe sei^Uré du lobe iiio|<ef«. 

Dans lesnéèles le foie a de même trois lob^ et akiià 
Idbides. 8a ' nis^é^ était alonlgéé dàÉf» tm omvIUl 
{simia pamsem^ Ëi^).^Là^q|es^iuif«^dalobe mpf^ 
répondak à la Vésiculeifia poptiétr^aiitftie-die os todo^ 
ainsi divisé ^ était plus largfè ^M Ift-i^k^^léer Le lAp 
ganehe était ^rt g^a|id » s^âgél ïl âTéitft sa baie le 
lobule du mèmtoki'y asiles gtëttd.ârr^dr. .Lelol|e 
droit aTait tout 'tiu plus son Wi!Hne> et était ég^le^ 
ment ammdi^ ttodS» q^ soii lobtde était prisBftatîque. 

BiHis le Qmtècèbug^^ i\ y a aMsi étiiq'tobts ou lebides 
distincts. Le k^vflÉ;o;j*éii a We (le^éçi^') 4}^ déuk 
4peissur8S ( le MinSf ) suivaipli ^le«l espèces; Banil' la 
deroi^e^ les loboigfiiabe etdt>ûit^BéI^«n»qdiSi i^ 
l^d est wninie décbiqumé ei)' fail»0W^»^Le Isbcde 
gaudie n'est cfu^qnt^ttdtmefi^ ;- i 

Dans le ^saintm ( JMf • )> le ibie a' de nbèméia ibrme 
type. Leiobé pàyen. (tt£ftre xla px>écédciii|:^ mr^e^^l 
n'a q«€ lascismire qili r^eiidai^ ligtoient suspeasmr^ 
il WLtati exîstepasià la partie dmieewest U "vétioule. L^s 
lobes g^uebe «tdroit soiitgvailds ettièfcjiqpiapéftJL^lQ- 
bale^roit: e'stjd* gnmdanr «eyeaiie^ ^ ie iebùle gfiuiiile 
plusiâarqtié quelé préqédeal.* -^' 



44ô XX1« LEÇ01I« ANBEXES OU CANAL iULlllKMTA.lRE. 

Dans le genre lugotrix^ le Idbe inoyen a onescissme 
qui répond à sa véakiale; sa portion gancbe est arron- 
die et la droite |)ritffndtîc(ue*lielobe gaoche, un peu plut 
grand que la ^oit ^ a^ ajrrondi oonmie lui. Lelobak 
droit est grand et ppsmatiqut ; ]e gaïudi^ est petit et 
de Qïlme forme. 

; Le foie du noçtio^fl{ F. Guv. ) ^ a de mèmele bbe 
moyea divisé par ime scissure qm répond i la vésicide. 
Gdle^i est tr^ petîtie et se voit soua la bas» de ce lobe 
€t on peu sow oçUe d» lobe droit. Le lobule de ce câté 
#st presque aussi gçand qpe le lobe» Le lobule gauche 
est p^it; le kd>e gwjclba forme à lui seul uae grande 
partie de kmàsse dju foie. 

Ihiù&VQUïsUti, le lobe pcincipal n'a qu'une scissure 
qtù le partage en. deu|L porûons dont k gauche est la 
^plus grande. Les loNs gauche et droit sont égaux; 
je lobule droit est j>etit^ le gaucbe est très petit. 1^ 
vésièule répond an conunencenient de la scissure du 
iobe principal , ou à la base de ce Iqbe. 

DansJe tam^^my daiàs le pinche^ etdans le marikinoj 
4e lobé principal n'a de même qu'une scissure qui ré- 
pond au ligament suspenseur et le diviaeen deux por* 
tiens inégales, dont la gauche estlaploa grande.Lelo- 
bule droit >^ danile tamarin y i3st grand comme un lobe 
et de formç pyramidale. Bans lepinehe^ il est aussi très 
saillant. Le lobnle gauche est très petit ou manque 
( le tamarin )• Dons tons , la vésitule est placée à ta 
base dulobe moyen^ à droite de la sdfasnre, et plusieurs 
fois plissée ou repliée sur dle^tmême, ainsi' que son ca- 
nal. Voilà sans doute- pourquoi Daubenton l'a mf* 
. connue dan& Vomstili. 

Le foie dea mahis a de grandes proportions et la 



SECTION ire. AItT. l^* DU ÏCME. 44l 

forme type ; mais les lobes en sont pea séparés. Le lobe 
principal est très large et divisé en trois portions par 
deux scissures principal^^ une pour le ligament ombi- 
lical et l'autre pour iavésienle ; il est déchiqueté en lo<i* 
bules par des scissures plus petites^ La vésiâile est plu* 
sieurs fois repliée sur elle^-mème^ ainsi que son canal , 
comine nous venons de le voir dans les omstitis. 

Dans le maki à front blanc le lobe principal a sa por-*> 
portion gauche large et festonnée en trois y et les por- 
tions droite et moyenne y entre lesquelles la vésicule est 
endiâssée y moins larges y surtout la droite qui est db 
ferme pyramidale. 

Dans le lorigréley le ld>ule gaudie est en rudiment; 
te droit manque; le lobule principal a une scissure pro- 
ibnde« C'est plus à droite que la vésicule est idcrustée. 
Le lobegauche est grand; le droit est un peu plus petit. 
Dans le tarsier y le lobe {«dncipal a une scissure pour la 
vésicule ; mais il n'y en a pas pour le ligament suspen«- 
seur. Le lobe gauche et le lobule sont l»en séparés. 

c. Les Carnassiers. 

Tons les animaux de cet ordre n'ont pas le foie de 
même £cH:me# Il faut d'abord en séparer : 

1* Les Chéiroptères» 

Et distinguer^ parmi ceux-ci , les galéopithèques et 
les roussettes ^ des chéiroptères insectivores. 

Les galéopitheques ont le foie très large y comme 
les makis^ et très volumineux. Le lobe principal a deux 
scissures peu profondes^ dans l'intervalle desquelles 
se voit une petite vésicule du fiel sur la portion moyenne 
de ce lobe. Le lobe gauche est quadrsngulaire^ le droit 



443 ^^^^ LEÇO0* AlllîEXES DU CANAL AUMINTÀIRE. 

pyraoïidal et lires pen «éparé du lobe moyen, Bt a'Mt 
point ide lofculot. 

Les roumettes ont uq foie atses grand ^ composé 60fif 
tont d'an lobé principal divisé en trais par deux leist 
sures. La portion droite est la pins pedte ; elle a dar» 
riève elle un Ipbe droit, petit, pyramidal ; la moyeane 
porte à sa base nn petit lobnle ganehe; sa forma «t 
arrondie, aîosi cpe la gauche. 

Dans le môiosie càaUim (Geofir.), il n y a qn\in lAf 
principal , aireo nue scissnre poinr la vésicule et orne 
pour le ligament suspeasenr. L4 portion moymine est 
la plus grande ; la droite est terminée en peinte ; ls6 
deoK autreasont partout arrondies. 

Gelai du dinops cestoni opcupe surtout l'bypocondre 
droit , déserte que Testomae est entre le foie et la nrt;e. 
Il n'a de mèn^e qu'un lobe prlndpl avee une scissure 
i Fendroit on se taonve )a vésicule < un lobnle gauobe 
très marqné^ayanoe sur la p^te eourbure de i'esUNnac. 

Dans le jvjreiinofne nmr y le foie n'a de même qu'un 
lobe principal avec une scissure profonde qui répond 
à la vésicule. Dans un njctinome de Timor j il y avsdt 
un M»e priiidpal très grand avec deux édbanemres , 
répondant aux scis sur es ordinaires, et un lobe droit , 
concave du côté des reins et pointu à son extrémité. 

Dans le noctïlion a ventre blanc (i), il y a un lobe 
princîpalavecdeux scissuresprofendes etun lobule gau- 
che de fbrmepyramidale.La vésicule est danslascissure 
droite. On peut décrire de même le nQctilumunieolor{%). 

Dans un pl^yUostôme à incisives moyennes bilo- 



(i) Dç la Guyane, par M. LeschenauU. 
{ii) Be Cayennc^paîlr M. Ridiard^ 



SECtlOn l'^. ART. l^r. Dy f^ilS. 443 

i>ées (i) ^ les deux scissures profondtsdu lobe principal 
le divisent bien en trois portions^ la gauche trës grand«^ 
la droite un peu moindrCi la moyenne petite et pointae« 
C'est sur son bord droit que se trouve )a ¥émeule du 
^L n y a un lobule gaucbQ* 

Deux autres phyliostomes k Incaistree moyennes stm« 
{4es (9)^ noyaient de même que le lobe prmc^pal^ dî«- 
visé en trois par deux scissores. La vésicule testît a« 
bord gauche de la portion droite* Il y arait un lobule 
ga«che. Mais dans ctne quai^àme espb^ (3) la por»- 
tioQ moyenne était mdimenlaire^ 

Le ^â;/72^/r&(vampirusjspeotrum9 Sp.)n'd de même 
4jQ^n lobe principal divisé en deux portions* La vési- 
cok est incrustée derrière celle de droite^ 

Le foie des glosmphages se oompoae^ comme dans 
la plupart des pbyllostomes, d'un lobe prindpal divisé 
en trees par denx sdssmres, dont la drotte, très pro^ 
fonde, renferme la vésicule, celle de ^uche n'est qu'une 
échancrnre. • 

Dans les mégadermes ^4) ^ i^be principal a trois 
pQrtioM. La véèioale ^it attadiée k la mey émue. Il 
y avait de plus denx loboies. 

Les rhinol&phes n'ent ^ue le iBfae principal ^mM m 
deux portions à peu pr^s ég^ales. 

Les U^^ens ont de même un lobe principal séparé 
en denx potf ions entre bsqupUes se veit I9* vésicule. 



. (i)I>elaGfi7aQe,parlfM.IieolMnMli«tIléiitticfC« 
^») Vw»^ prove^aat de U CaroluM du Sud , V^uuç de l|i jQroadeloiipe, 

par M. Lhern^ier. 

(3) Aussi de la Caroline du Sud , ^ar M. Lhermioier. 
<(4)l^pè<è^MpiSfftëeâe la «teedt BfaUUr^iMr if. JMKmvtàÊtm Ji^f • 



444 XXI^ LEÇON. ANNEXES DU CÀNÀL ALlMBNTillllE. 

Mais la portion gauche est trës grande et présente m 
acissare pour le ligament suspenseur. Il y a de plus ua 
lobule gauche. 

Dans Itèvespertûions (ve^rtilio murinus^; L., sero- 
tinusy L.^ noctula^ L., pipistrellus^ Gin.)^il y a de 
même un lobe principal divisé profondément en trois 
portions. La gauche est la plus grande : elle occupe 
lliypocondre gauche et sa forme est arroadie. La 
moyenne et la droite se terminent en pointe. Cest 
entre elles ^ ou à leur base^ que se voit la vésicule. Il 
y a de plus un lobule gauche trës petit y qui quelque- 
fois est divisé en deux ( le V. murinns.). 

V oreillard (plecotus^ G.) a son foie de même forme. 

En résumé, ona pu voir'quelefoie des chauçes-souris 
insectwores était simplifié dans sa composition , et ré- 
duit à trois y ou même quelquefois à deux faibles por- 
tions, comparables aux deux lobes de celui des oiseaux. 

a** lies Insectivores. 

• 

Les autres insectivores ont , le plus souvent^ toutes 
les parties du foie bien développa. Un lobe priudpal 
portant la vésicule^ avec une ou deux scissures ^ au- 
quel répond le ligament suspenseur; un lobe droit et 
un lobe gauch e ; un lobule droit et un lobule gauche. 

Le foie du hérisson a beaucoup de développement. 
Son lobe*principal n'a qu'une scissure pour le ligament 
ombilical et une simple échancrure , qui répond i la 
vésicule^ laqueire adhère au foie par une ligne liga* 
menteuse ou par un mésentère. Celle-ci est grande et 
dépasse par son fond y le bord libre du foie ; aussi est- 
elle soutenue dans cet endroit par une branche dn 
ligament &lciforme^ Les lobes latéraux sont 



SECTION li*«« ART* l^^. DU FOIE. 44^ 

et arrotidiSi Le lobule gauche est fourcha et corn* 
posé de deux parties, une cardiaque^ et l'autre pylori* 
que « comme dans les rongeurs. Le lobule droit est 
fortement échancré par le rein* 
• Le'tenrec n'a dans son lobe principal qu'une légère 
scissure pour le ligament suspenseur. La vésicule est 
incrustée dans la portion droite de ce lobe« Le gauche 
est très grand ; le droit est médiocre^ 

Dans les cladobates , les trois porticms dans lesquelles 
le foie parait divisé^ répondent^ comme dans les chauves^ 
souris/ au lobe principal. Il y a de même un lobule 
gauche. Mais les lobe et lobule droit ^ ainsi que le lobe 
gauche manquent. 

Le foie des musaraignes est grand. Il remplit , à 
droite et à gauche^ la concavité du diaphragme et il se 
compose toujours de cinq lobes et d'une vésicule. Leur 
hit me et leur développement proportionnel varient 
un peu d'un sous-genre ou d'une e^ce i l'autre. Le 
lobule gauche est toujours petit. Le lobule droit *est 
gi*and^ surtout dans les kjrdro^orejc Jbdlens et tetra* 
gonurus (i). 

La taupe a aussi deux échancrures plutôt que deux 
scissures au lobe principal. Les lobes latéraux Bontar* 
rondis ; le droit est le {dus grand. Lelobule gaudiea 
une branche cardiaque et xme pylorique. Le droit est 
aussi fourchu; sa branche supàrienre e^ édiancrée 
par le rein , l'inférieure est terminée en pointe. 

Le scalope du Canada a tous les lobes pronmiçés» 

(i) yoir moQ Mémoire inûtulë : FtagmentstChùtoirô naiunUêy tfMiénuH 
^ifue et physiologique sur les musaraignes.' Imfftbùé paroA ccox^k S«>* 
àîiM au Ifitfévm d'Uitoîre'pi4ar«lk i)e^t6itb(Hirs> i^SS**' 



446 XXie LEÇOK. AlfNlVSS Og CMlt AUSKVYAIRE. 

Le principal a deuE soissunes. Le Icàx droit esl k 
plus jfraiid } le lobole de oe côté est enoore un loki 
poar son difréloppeineat. U est divisé en dealmadifli 
par le rein. Le lobe gauche occt^qperhypDoondfedert 
côté; il y a aa lobule gayidie, proportieniiémentpiid. 

La chrjrsoclorê du Cap a de même les cinqbbesdu 
tjrpedéveloppéi.Le gauche remplit l'hypoooadredeeé 
côté. Le principal a deux scissures profoncb;^ 
droite répond i la vésicule et la gaudie au ligament 
sospenseiir* 

Le condflurô s'écarte un peu du type'^ en €e ^k 
lobe gauche manque. Le lobe principal s'étsnd de ee 
côté et semble confondu avec le gauche. Il y a aiirèt 
peut lobule gauche^ un lobe droit et un lebale. 

y Les Carnivores. 

Les carnivores ont généralement le foie cooflet > 
ayant tmis les lidies développés^ au nombre de ciiu]) et 
bîen séparés ; le principal a deux scissures qui leiotts* 
divisent profondém&at en trois ^ de manière çœ 
ce viscère a , le plus souvent, Tapparence d'étw sé- 
paré en eqpt lobes et même davantage ; ks lobes laté- 
raux étant aussi quelquefois sonsnlivûés. La seidiare 
droite du Uk peincipal reaCÉrme la vésienle^ U p^ 
Uiie est pour le ligament euspenseur ou cmhilical' Si 
aoQS*piisotis en revue «pidques genres > nous auioos 
peu de difiévcnoes A indiquer^ sinon dans la jfortte ^ 
ks pntjpQVtimie de chacune de ces sDiMi-divisioa3. 

Le foie, de Vours brun (variété noire) a deux scissures 
profondes au lobe principal qui le divisent en trois 
pertians.i la moyenne est pointue^ les latérales sont 
ovales. Une profonde cannelure se voit sur celleik 



gftaohe. Le lobé gauohe est h plas graod ; ^oA bôvà 
iraocbant est eu demi4alie ^ et eoa lobule très petit» 
Le lobe dn»t est ua peu moins grand; son idbtde eét 
«o appendioe a pointe Icmgae et effilée* 

Dans le blaireau^ le lobe prioçipal a deux 8^issares( i). 

Dans le eoati roux^ le 1^ gaucbe est plus §i^nd<|ue 
le droite et les dsia lobulee sont très déyeloppés et 
déchiquetés. 

Dans le pàtia (oerc^leples) j le lobe gauc^ et le Ich 
bdle de ce coté sont grands et plaoés l'un derrière Tau** 
tre. Le lobe droit et le lobnle sont aussi très Inarqùés^ 
Ibiis le puâoisy Japottion moyenne du lobe prin- 
cipal est. petite^ ainsi que la gandie; les leboa latéraioi 
sont grande. L^ kbulâ droit est sons^vilé^ lelobule 
gauche est étroit et alongéé 

Dans Vhermney la portion droite^ lobé principal 
est grande et rondéy la moyenne petite^ û gauche 

Dune la moÊJ^^tto ^ les lobules gaucbe et droit sont 
encore trks éévdoppéa) les ssissnres du lôbeprineipal 
eotit profendes^ ^ SDr(b..fue le foie paraît aToir sept 
Icbee. ■ ■»•.-. 1 

D«ns unemoiigfoiifiè éa Gap , le faiaalaiit son lobe 
prkuâpal trèsdÎ¥^é au^ligamentsuspenseulr^ beaucoup 
moins à la yéiicnle. Le lobe droit et le doiràdè étaieilt 
feintmBi 

Hàb^h chat. ddvwsiiçue^ ks bbes du Soie stniA tows 
proooneés et bîien séparés^ Le principal a deux sets*- 
enresydont 1» gauche^ qui répoâd au ÛganHulc omb^ 



(i) b'aj^fès i)aobe;itoo. 



44^ XXI^ LEÇOM. AHUBXKS D0 CÂJUkh ÀlUflMTAlEE. 

cal, s^re jusque vers la base, la portion gauche dek 
moyenneX^autre, moins profonde, renSsrmela'résiciàe 
du fiel. La pwtion droite de ce lobe est beaucoup pins 
grande que les deux autres. Le Iche latéral gaacheest 
de même forme , arrondi, ovale, mais un pea plus 
large. Le lobe droit qui est très petit a aussi cette 
forme. Son lobule qui est aussi grand , plus épais, est 
pyramidal et creux du côté qui répond au reiiiél^ 
lobule gaudie qui est petit et pyramidal ^ feit corps 
avec le lobe et le lobule droit. C'est au-dessous de loi 
qu'aboutissent les principaux vaisseaux du kk, 

Dans Vhjrène rayée^ le lobe principal n'a (pi'mie 
scissure pour le ligament su^nseur et kvénoale; 
sa portion droite est petite et la gauche {dos grande. 
Le lobe gauche est grand. Le lobak du mêmecôté tieos 
au 1<^ principal* li y a no Idbe droit ^un lolm\e(i)* 

Dans la louJtre "vulgaire^ le foie a toutes sesparties 
très divisées* Le lobe principal a deux scissures pour 
k vésicule et le ligament suspenseur, et trois pertkms, 
dont la gauche et la isoyonne sont petites, étroit ^ 
pointues, et la droite est grande et ovale. Les lobeslt^ 
téraux sont grands, le drcHt plus large vers sou bord, 
le gauche plus ovale. Les lobules waat kngs^ éttditS; 
découpés; le droit est plus grand que le gaudie. C» 
deux lobules tiennent à lal>ase du lobe droit 

Quoique notre but ne soit pas de décrire dans eet 
artide les vaisseaux du foie, nous devons dire im,en 
passant^ que les mamnnferes et les oiseaux plougei^ 
offirent, dans les importions des vemes hépatiques^ et 

(i) D'aprètBaobenlon, dont la description est assez détaillée poflJ' 
que j'aie pn ramener 9 ma manière de toir cet AvUloAs du fi^ie. 



èé Upntûe de k teinécâvè oà elles seretidént^ une 
singularité que ûous tfouvons d'abord dans le foie 
àehtiouire. 

La veine cave s'introduit dans le foie en s'attachant 
â la fooB supérieure du lobule droit, vers le milieu de 
sa lon^treur. 231è ferme A la base de ce lobule et entre 
tixî, te base du lobilte gaucbe et celle du îc^ droit, un 
très grtnd sintis , dans la cavité duquel s'ouvrent les 
oriâcés de difl^ntés g^ndeùi^ d^ veines hépatiques. 
. Ce sinus ^-àvanèe hùts du foie, entre^ë bord vertébral 
de ce viscère M lé diaphragme; Mais dès que la veine 
cave a ti^versé eetie jcloîèon , elle n'a plus que ses 
dimen^cms <»rdînÂirès. - 

^ Les Amphib^s. / 

■ ' ' ^ ■ ' ' 
LM/âk)0^> fanai \m €!ama^siefiÊ a^hihiesy ont 
ij^iie wganisoitifin analogue* £eùr Jm^^ a ses Id^es sé- 
l^ju^ pi^r les prini»pates branchas dea veines hépa- 
tique» qiHjEiEMrai^ im grand sinus^ sur^^^m^ à l'endroit 
ou elles o&t l^ur oHpfiaeiiÊdans k v^ne cave. 

U€!taHe O9trsm0rm^ a^son foie divisé profondément 
daas les Idates «mli^^sôiKS, qui soift sow-divi^és en un 
g;i^nd n<HnlH*e de Idbules et de jAm aiUoKinés à leur 

ç. Xécs Videlphes. 

La {orme Axijfbie présente, dans les dideîphes, quel- 
ques difi^rences remarquables en rapport avec les fa- 
milles et le régime. 

\ ' ■ ^^ . 

(i) Strier, âtUitUàm»inh.Moi^,€QminG^,Peitùf. Il, '344. 

IV, ac Part, ag 



Ceifti 4e3 (fidçlphes car^^^rSi «îs^fpWe ^mr 
f9ge ii^a foie des insectivores ordin^îmi ^a'^ qçlniâ^ 
carnivores. 

4'ua lobe principal p'^y^nt çfu'upe SC^SHF^ |«)*V 1^ 
vésicule qui |e divise en deu^ »W^iéP^«lQÎ^«î^^ 

t<^né, e'f^t k pjlus ifwmdi i\ V# p|i».4# .^Crk 
)(4>0 droit b^a^ii^up moindre ^ « loo. \^ ik^^i ^ 
If twi^iiis çn pointe, ain^i qw s»ij l^^iii^Çf 

|^d4mwt é4ï»tt<Mripour Iag«rl» îisiij^Mst J»'a,^ 
même , point de scissure au lig9iÀfyA( H)^BS8$WW* ^ 
lobe est très g;ran4 \ jie ^whç ^t ^i^diocihe et le droit 
petit. Toitô ces lobes sont arrondis* 

D^nsle e^^p^dm^hi tetsiiireviiiiipM» dlfldi^p^* 
eipal eët au ligam«nt suspensoar. H y a 4mxà \^^ 
%érf ux et deuji lobules* DÎans le «fmm l^ sèuls^ ^ifidr; 
du Id^e prîmipat est à Fendroiç 4t:ia Kiépîtidiy 

Cela est ainsi daqs k da^tmià ^0 Miiu^^ii^^ 
lobe prindipal est méd^ere «t bme, klob«|^^e 
0tQnd et; «Fromdi^ W dri^ plus petit ^ pmnta; tflis 
lobules pdîiis ^ s«iif-divi8és« 

Dans le perameles nasutus n^m» ji^mitl^ 1M9^àil^ 
lobes bien sép^és et en partie fest^n^* Le priaci- 
pal était grand et avait d^ux scissures ; le gàùcfie JHait 
^lemeqt grand àjproportion etrojgid| ïedrpitjP^ 
diocr^ et pointu. Le lobule de ce^^c^ ppinlU ^ 
festonnée .. ' 

Dans le grand phalanger volant à Ion gue queue, te 
lobes sont bien séparés. Le pnacipala deux scissures. 
Le lobe drçdt et le lobule soQt petits. Lç lobe jauche 



SBCTioH ire. ^tité i^. iou roiE. 4^1 

est grand et arrondi ; le lobule dj^ ce eôté est ru- 
dimentaire. 

IJkjrpsiprjrfnnus 'n\ qtftme «cî^suré au lobe prin- 
éîpal pour la ^ésiedc; le llïbe droit est médiocre, peu 
ràparé du lobe principal j le lobe gauche est grand , 
arrondi. Le lobule de ce Mtii 6^ pointu et étroit. Le 
Idbciile droit eAal^rondi , grand, et cependant échaa- 
cré par le rein, 

thvii les kanguroos , le lobule droit est |)lus grand 
que le l^be de ce côté. Daâs le kangurao géant j'-ai 
Hstémi le foie gçand*^, trè$ dé^^el^ppé. Le lobe moyen 
«farar in potHon gauche pluîf gra^e que la moyenne 
«ia droite. Le bbie, drbit petit, arrondi ; le lobule du 
mHkne cèté grand, ^chancre ^lar le rein ;^ le lobe gauche 
grand et pôiritu, H n*y avait pas de lobule gauche. 
fkiVii u*i liati^mt&o thêtys > le lobe principal était 
petit avec une seule seissure pour la vésicdle. Le lobe 
droit éfcaîf a^seâ petit, arrondi , peu «éparé du lobule 
wtiiétÉit bien plus grand. ËnBn\ dans une petite es- 
pèée (i) le lo4)e principal était grand, avec ude seule 
smsru|(e( pour k ^icùle. Le lobe gadche était grand 
« po^ùj^ il portait i la base un lobule aloiigé. Le 
tebé droit était petit, et le lobule de ce cÔtét)eaucoup 
jttos grand et pOîfttu. 

©ans le phascohme y^Û y a un lobe principal, 
un peu divisé pour la vésicule en déni latéraux, mais 
MHS lobules. Ces trois lobes sont d'ailleurs si peu sé- 
parés que le foie ne semble fermer qu'une seule 
masse. 

(ly tfcuvellé espèca rapporUe par MM. Qaoy el Gj^jrmard. Voyage du 

29. 



45^^ XXi^ lEÇOtt. AKKBXE8 DU CÀXÀt. kUWLmkM. 

d. Les Rongeurs. 

\j^ Rongeurs oatun Coie trës développé^ ayant ses 
cinq portioas comm9 dans le type normal U ptos 
complet. Mai$| malgré cette uniformité appar^té, on 
peut y reconnaître quelques carâctèr^QS qui le dbtin- 
guent. Le lobe moyen n'a^ le plus souvent^qtt^unesd»- 
sure pour le ligament suspenseur ou ppur la vésicnle, 
qui manque quelquefois. Ses portions sont arrondies , 
ainsi queleslobeslatéraux, dont le gauche estgénéra- 
lemantkien plus gr^d que le droit. ]Lie lobule gancbe 
a deux portions distinctes y une supérieure le pli» son* 
vent alangée^ qui s'étend sur le pylore^; Fa^irtreinfi' 
rieure, arrondie^ qui se porte vers fe. cardia. Toutes 
deux embrassent comme uçe fourche ^la.petite cooi^ 
bure de Testomac. Je les désighe sous lei|omd€|H^ 
tions cardiaque, et pylorique. L'une d'elles manque ra- 
rement; dans ce cas c'est la portion cardiaque. 

Le foie de Véouvmil vulgaire a deux scîssuresaul^ 
principal) daat la droite est pour la vésicule daiel. 
Des trois portions dans lesquelles ce \cA>à se tron^ di^ 
visé, la droite est la plus grande et la gauche^ plus 
petite. Le lobe gauche est très grand, le droit nqtédioore. 
Le lobule gauche est fourchu ; le lobule drdit a U 
forme d'une languette dont la base aurait un large 
bourrelet saillant. 

Dans Y écureuil à mas^pie^ le lobe^ principal a deux 
scissures^ dont la droite pour [a vésicule. Le lobe droit 
est grand , arrondi et le plus épais de tous. 

Dans le grand écureuil de Vlnde le lobe principal 
n'a qu'une scissure très profonde pour le ligament 
suspenseur. Celle de la vésicule manque^ ainsi que ce 



SBCTION l«*e^ AAT. l^r. DU FOIE. 4^3 

réservoir. Ce foie est pouryu d'aiUeors des lobes la- 
téraux et des lobules. 

Usius un toupaïe de F Inde (macroxus toupai) ^ le 
lobe principal a deux scissures; la droite loge une vé- 
sicule* Le lobe droit est beaucoup plus petit que le 
gâucbe qiii e&t carré. Le lobule gaucbe est de même 
plus grand qiie 1& droit. 

Parmvl'ss ptér0mys(fi\kV.)y Vasiujpansk le foie à peu 
près comme celui de Fécureuil commun , pour la di- 
vision^ la forme et les \proportion,s des lobes. Ce- 
pendant la portion moyenne du lobe principal est 
divisée en deux fouillées et le lobule gaucbe est très 
pointu. La vésicule ,est gniode et dépasse de beau- 
coup le bord libre du foie. 

Mais dans le grand écureuil volant de Java y il man- 
que ile v^eule, comme dans le grand écureuil de 
rinde^ quoiqu'il ait deux scissurei et t^ois portions au 
lobe principal. 

Parmi les marmottes y le foie de la M. du Canada a 
nne sdssure pour le ligament et point pour la vé- 
sicule.. Les lobes etleisf lobules sont arrondis. Le gau- 
cbe est grand; le lobule de ce côt^ est prismatique. 

Bans Je spermopïUlè souslick , c'est le même type. 
Le lobe principal n'a qu'une écËançrure pour le liga- 
ment suapenseur et point de scissure pour la vésicule. 
Le^auèfae est très grand , arrondi. Son lobule est pris- 
matique^ un peu fourchu. Le lobe droit est petit et 
son lobule sf^érique très petit* 

Dftnsle Iw*^ le lobe moyen a une $cîssure au ligament 
et une écbançmre pour la vésicule; tandis qne dans les 
léroty gpaphiure tt muscardm^ il n'y a qu'une éeban- 
crure i ^endroit où se voit la vésicule. D'ailleurs il 



454 xxi' LKçm. Aimixtt du cakal axiusmaibe. 

a , dans cette fSennille , les diTisioits ordintireé; lê h* 
bule gauche y est assez grand et séparé en iletix j^* 
tiens. 

Ainsi k lobe principal dans le /nie^c/sWm est ésim 
le diaphragme , danr la partie moyenne et uo peo i 
droite de Fabdomen. Il a nne scissure prcffenèé/ 
moyenne , dans laquelle se trtmVe une vé^^mle dfr 
fiel considérable. Cesc vis-à^vis de cette mén^ êén- 
sure que se voit^ en ayant^ le ligament suspfttéebr.ftl 
arrière de ce lobe se trouTc le lobe gauche^ qtS esitrt* 
grand et remplît une partie de Fépigastre etderkf 
pocondre gauche j plus en arriëre eticow, mai» clt 
même côté , se voit un lobule qui t»ticbé i la petits 
courbure de l'estomac , et' dont un petit appenè^ 
pénètre dans l'anse que hit le pylore âreô le duodéûtn* 
A droite il y a un lobe , puis Un lebule ; m dmi^ «I 
encore assez graqd et se trouve en rarpport nvm UfW 
de ce côté^ sur lequel il se moule. 

Dans un éehîmjrs très jeune, le foie arvafit les formes 
et les divisions des cam^gnots, mais^sans viàtA&^ 
avec d'autres proportions. La seukp seiisème du Wbt 
principal lé divise en deux pis^rts^ dont ^diaecHK^M 
aussi grande que le lobe gauche^ qui a mre oreffl*tte 
en dedans y comme dans ks campagMls. Le lobofo 
de ce c6té est très petit. Le tobe dMrt es« atfssî^ 
et rbnd. Son lobde est pyrates^al tt twomAijm 
le rein. 

Le foie du capromya fourmeri est bieû le fit» n* 
marquable, parmi tous ceux des mammileres^à c«i>sA<lc 
ses divisons nombreuses en très petits lobuAîs. Où y 
reconsak ospetodant tl'ès bien k Ibrme type j ufi M)e 
pf inculpa) prefonééiiieift div^, pour loger la tésicider 



I 



•^^ 



(Si AetïÉ |>ortloD8;qa'utié bride tr^ltisyersaleiformatit un 
pont sur la ▼ésicule , tentât ; <îétix lobes latéraux août 
le gâaclié est médiocre , et le droit assez petit , et deux 
lôbtflës. Wàii oba'cuB de ôes lobes oulobules se composé 
de très petits lobtiles |(f isniatitjueiis , cubiques ou d*au-| 
ttêÈ fermée qui Toiit èû s^aminciséaùt vers le borcf 
du foie, ddtft le trâncHànt 6'éàl: pluS$ foritié que par 
unemétÉbi^ne. Cest stit feift deux fêces dé cette tnem- 
brdné , ayant des divisions qui répondent aux lôbè* 
dti foîe , que sont rangés ces pétît!^ Idbulés, dont le 
stàfstàntë éA molle , jaûné et d'â|)pai^ence hà-^ 
notogëûé. 

Parmi les rats proprement dite , lé foîe du suf^Mii* 
lût à la foriAè type. Le lobé principal û'à qu'une sdis- 
sure -pGiût te ligament suspenseur, il lï^y en a pasi t 
dMifë, h Vésicule n'eiistant pas. Le^ lobes et les Ï6- 
btik* Éoùt trè* grands. Le lobule g^àucbe à àfSiax por-* 
tions^ une cardiaque qui passe sous la portion cardia-' 
que de? Féstômâc; Pautre qui s'aVance sur le pjlore. 
D a une kfitne analogue dans le mulot /)e ratpjrton. 

Thni \ëi gërUlleSy le foîe a de même les cinq lobeé 
distincts* Le lobule gauche est en fer de flêcbe dans 
la ge^kille Kérine ; le prîùcîpaï a une scissure sous 
la Vésîcûîe. Le lobé gauébe è^tg^raùd, rond, lé ïobé 
dl^drt fetit; lé lobule dé ce è6té,poîùtu. Dâiïs déni 
étéinplâit'es A^^erBilte du Séhégat (i), j'ai trouva ïè 
lobéittdfen Sa as icissùre et ^ans vésicule dans \^\m\ 
âfVec ftfié ^réiîétfle dans Vautre. Lé fobûle gauche avait 
d*ut pdrtîonsr, une pylorîqué pointue, et l^autré éaiv- 



(1) Renferniës dans le même bocal et rapporte» du Sénép\ pfr lff> L«~ 



456 XXI* LEÇON. JLNIf£XES DU CANAL ALIMENTilAE. 

diaqae arrondie. Le lobe gaoche Atait {{randi le l<^lé 
droit petit ; le lobule gauche semi-^lunaîre. 

Dans la gerbilU de Shàw (Nob*) , noavelle espèce de 
Barbarie 9 le lobe principal n'a qu'une scissure pro- 
fonde , dans le fond de laquelle se voit la vésicule. Le 
lobe gauche est graind.^ le droit petite ^n lobi^Ioi^ 
et pointu; cduida côté gauche est assez grand. 

Dans un mérion (dipus américanus , Barton), k 
lobe broit et le lobule sont petits. Le lobe gauche est 
grand et arrondi. Le moyen a une scissure pour h vé» 
sicule. Sa portion droite est beaucoup plu3 grande foe 
la gauche. Le lobule gauche a deux portions , uaecs^ 
diaque et l'autre pylortque. 

Dans le hamster, le lobe moyen n'a qu'une sck- 
sure pour le ligament suspenseur ^ la yéskùle n'eti»- 
tant pas. Le lobe gauche est larges le lobe droit rond) 
petit ; le lobule droit pointa ; le lobule gauche n'açMi 
la portion pylorique. 

Dans V ondatra y le lobe moyen a une sds^re pour 
une petite vésicule^. Le lobe gauche e^t grand; hdsét 
petit , arrondi. Le lobule droit petit et pointu. Le gsn- 
che divisé en ^eux portions. 

Dans le campagnol rat d'eau et dans le campagnol 
scherrmaus , le lobe principal est divisé par une seide 
scissure assez profonde , en deux portions dont la gau- 
che est sémi-lunaire^ et la droite, ovale. La vésicule 
plus grande dans le rai ^eau^ plus petite dans le 
scherrmaus y est dans l'angle de cette sossure. Le lobe 
gauche est plus grand que le lobe princjipal^ deiorifte 
arrondie, avec une oreillette qui s'en détache dans son 
bord interne. Le droit est petit, aussi de forme ovale. 
Le lobule de ce côté, pointu , pyramidal, quelquefois 



SSCTI0I9 l". AKT, l^^.BVfOlEi ^5') 

très dévdlôppé. Lé gauche est (dos pait^ également py« 
ramidal^ quelqueMs double dans le scherrmaus, c'est- 
à^-dire^ ayant une pc»rtion cardiaque et une pylo- 
rique, 

Hd^nÏQaamp^tgnol des champs y on trouve, i l'ou- 
verture jàQ l'abdoUften, à gauche, un lobule pointu, 
étroit et long; i dcmte un lidnile pyramidal replié sur 
le rein; au devant de celui-ei, un lobe droit, arrondi, 
peu étendu, mais très épais; plus avant > un énorme 
lobe gatK^ qui s*étei}d del'hypocondre droit, àtravers 
Fépigastre , deui^ toot Thypoeondre gauche. II a une 
oreillette à son bord interne , comme dans le rat d'eau 
et le sdbérrmaus ; enfin , devant odui-ci pour la por- 
tion gauche , et devant le Icèe droit pour la por- 
tion droite, îes deux moitiés du lobe principal sont 
divisées par une scissure,^ au fond de laquelle se trouve 
la védcuk; La première est sémi^-lunaire ^ la seconde 
ovale ^ comme dans les deux espèces précédentes. 

Dans u lemmmg de la haie dUludsony le lobe 
principal est fendu pour recevoir une très petite vési- 
cule ; le hdbe droit est petit> le gauche est très grand , 
le lobule droit est petit , le gauche sémi4unaire. 

Dans le ^hoa ( gerboise de Barbarie ) , le foie a la 
ibraie tjpe. Le lobe principal n'a qu'une scissure a . 
cfaroîte de laquelle la vésicule est attaehée^ qui est la 
adssurt pour le Ugaoïent omlnlicaL Le lobe gauche est 
grand, le droit p^it ; les lobules médiopres. 

Dans Vbélamfs, il n'y a de même qu'une scissure 
au lobe moyen ^ 

0anslei3emm/(mus typhlus, Pallas)^ le lobe moyen 
a une scissure pour une petite vésicule. Le lobe gauche 
est grand; le droit rond; le lobule de ce côté e^t unique; 



45i ZXI« LEÇOtl. AMMUE^ mi CANàli AllMMTAniE. 

le gatiche tftt replié som h petite oomrbtlré de VmtiÊtaMeé 

Vorf^êèr^ dtê dune$ a le lobe prioéipat arroBcU ateo 
ufiè sciaMVe très prafende , dans le fond de laquée h 
voit une très petite vésicule* Le lobe gauche est gitttd/ 
le droit eat médiocre, mrrmidi^ Son lobule est fi^aA^Qt 
anguleux. JLe lobvle gatfobe esi rudiaieiDtaiirc. 

Dans le i«l^ér^ii# k iaêhe bUmehé (mut ^|wi«^ 
Pâl.)^ le lobe priildpal a de siènié mfeesdssore pcmi 
une pmke vésioulti II est plus gra«d à propsrttmÉ, sir 
le lobe gauche plue p^t^ Le \ti» droite é^fej^a^ 
{^us grand ; le lobule de oe o6té » pins petit f le lebelë 
gauche long, étMity trèedércioppé* 

Le foie du cù&tof* a une krge aêiasure p^wr lé vM*^ 
cnlé^ Le lobe gaucbe est gnlnd ^ erale) sonkèade sib 
divisé en une portion caidîa^ne^ séœi^tnoi^e ii^ 
rieuce^ et une portion pyloriqae, ejrUn^n^^ mW*» 
gue# Le lobe droit ^t tonà et petit* Le lebole tsl 
assez grand, écfaancrépsr le rein* > 

Le foie du porc-^pée^éakTtê de la forâne type des 
rongeum^ en ee «(uele fobe pnn^^pal est très fprimi, et a 
deut sdbsuresy pour la vMcuIe eft pour le lig^oi^t sds^ 
penseur; cbadune de ses portions latérales esf^ |âut 
grsnde cfue le lobe gauche* Lekbe droît.est^ieMe fliis 
petit que<^lui«<;i/Le lobufte droit eit p^k. i^egaMbe 
est cerpendântsens divké, consme dan9la,]llupQrt>de# 
ràùgêun^ ^ uiie portMla wpéeieure dttpjîorîcpie, et 
en une inférieurje un eatcfegK][ue* 

Dans le éoff^douy le kbe ^rincipai à vkîe eéittte 

scissure pour le ligament suspenseur ; il ^*a ffoiM â» 

vésicule. Le lobe dr^tèi^ large etépftis; legaoi^, 

, long et pmntu. Le l^bufe droit était pies pÊiài dan» tift 

indivîdtt/fAus^ grânfd déni Fautre^ «fiie le tobedii^iv 



àMTion P*. ART. i^. nv roiÉ. 4% 

Dând le /^;?m le foîe a une scwswt'e ptdfende qui 
répond au ligament. Là vésicule est pbcîée dâhs tmé 
fo«se dé la portion droite du lobe principal et n'atteint 
pas jusqu'à Mn bord. Le lobe et lé lobule gauche né 
tiennent à là masse que par les taisseaut.^ II y d ttné 
traînée de substance hépatique qui He le lobule drtitt 
au lobetle ce côté. 

Le lobe principal du foie de Y agouti a une scisétiré 
i^^éau ligament^ et une plus ptofoiide à fe i^sfcale. 
Le lobe gâtichè est grand, le lobule a seé dent portîéi!ï* 
cardiaque et pylorique. Le bbe droit est le trotsième 
pour lé volume. Le lobulêdroit est pethr, pôîntuy 
triangulaire. C'est à peu prës la même forme, éést 
exactement la même division dàûs \&paca élKaperêor. 

e. L^ E dentés. 

Dans la famiUa des Tari^r^eê y qm dîffl^rs béaq«« 
coup det aii^e»fédenté#, YaJi a le iôie^MB vacille y 
épai», dur, tr^ pect divisé. Son lobe pf ittcipal est 
gratid, large, avec Une légère scfssure pduf le lîga- 
méi^t ombilicdl. Sa jJortion di^oî^e es« plus girarthie que 
la garuéhe. Le lobe droit occupe toute k partie irtfi** 
rieure du foie. Le lobule gauche seul existe. Le lobér 
gaudieetle lobule droit manquent. Htvtis le pa^èssèuJi 
à âo$ hrûM^ il n*y â paé ihème de Idbulè gâfttehe. Daiia» 
YunaUy le lobe principal ressemble au feîe derhonrme^ 
Sa partie droite est épaisse, la gauche est amincîé.Le 
b6rd à une petite scissure, à ^oite dèkqudfeott 
voit la vésicule, sur la face viscérale tïe ée lobe. Lé 
l^olye gdfuehe est bieù détacha, eâ imut àt ilnassué; le 
dréit èstpeël. Les lobaiet^maiiquenc. Ilyé.di^fiéf tfussi 



46d XXI^ LEÇOn • AMNEXË6 DU CàMAt AUUEtiTAlRE. 

quelqae rapport entre le foie des tardigi*ades et cdai 
des ruminans y comme dans leurs estomacs. 

Les vrais édeniés ont le foie complet^ ayant toutes ses 
parties déydoppées et bien distincte». £1 présente même 
ordinairement un caractère que nons avons remar- 
qué dans les rongeurs celui d'avoir lelc^ule gaucbe di- 
visé, en deux parties, une cardiaqaeet l'antre pylo* 
riqoe. 

Les UUaus n'ont qu'une .scissure au lobe principal 
pour le ligament; Vorjrctéi'vpe , les/ourmUiers et les 
pangolins en ont une seconde pour la vésicule. Dans 
le UUou velu (genre encouhert , Cav. ) , il est grand, 
i lobes antmdis. Le principal est large avec une seul 
scissure pour le ligament ombilicaL La vésicule est 
incrustée contre le milieu de la portion droite de 
ce lobe; Le gaud>e est grand , oblong; le droit est 
{dus petit que (a portion correspondante du lobe prin« 
oipal. Leiobule ^e ce côté est , à peu près, comme ce 
lobe; le lobe gauche tient à k ba^ des lobe et lobule 
droits. Dans le tatou à six bandes (du mèofie genre 
encoubert,C.)^U lobule droit est plus long que le 
lobe et le l<^ule gaucbe est divisé. Le reste esta peu 
près semblable à Tespèce précédente* Pans le taiou 
noir d'jàjssiora ( genre eachicame , Cuv. ) tous les 
lobes sont de mteie développés et bien sépara. I^ 
principal est grand, large, ayant une seule scissure 
pour le ligament ombilical^ et la vésicule tncrastée 
dans sa portion diHÛte. Le lobe droit est grand et rond. 
Lelobnîealoi^, prismatique, épais. Le lobe gauche 
mince rond. Le lobnle de ce câté est divisé eu deux 
portions, une prismatique, àlongée et pointi^, etrau- 
tre cardiaque, arrondie, teo^ttà la hn» du lobule 



^ 



leloie de Yùryciè*0pe est trës grand; Le moyen a 
tme scissurq poor le ligament ombilical^ et nne autre 
pour la vésicule. Les lobes latéraux sont grands , sur^ 
tout le gauche 5 peu séparés ^ sémwlunaires; le lobule 
droit médiocre^ étroit^ aloagé;, le lobule gauche divisé 
en dettx portions oirdiàque et pylorique. 

hf» fourmiliers ont de même un très grand foie. 
Dans le ^7)umo^; le lobe principal est entièrement 
séparé des lobes latéraux^ et divisé en trois par deux 
.scissures 9 une pour la vésicule y et l'autre pour le Hga-* 
ment ombilical. Les lobes lia téraux «ont encore très 
grands. Le lobule droit est apparent^ (juoi^ue soudé 
%L soà lobe. Le lobule gaudie n'est pas bien distinct. 
Nous Tavons trouvé arrondi , plus apparent dcmsi le 
t^mamdua adiâUe. d(mt le foie nous a montré de lé« 
gères diffÂ:*ences dan» les form^ seulement ^ et les pro-» 
portions de ses parties. Dans un jeune ^ elles étaient 
moins s^rèes, minces ^ ainsi qae la rate. Le lobule 
gaueheétroit» saiflant y pointa. 

, (Tesit une tottfeautre forme dans le didactjrle, dont 
le foie a son^ ld:>e prinoipaA médioei*e^ divisé en deux 
portio^ très inégales /la droite, beaucoup plus grande 
que la gauche^ ayant la vésicule dans cette scî^mre. 
le lobe gauche^ beaucoup plus gf aiid , sémi-lunaire , 
le droit) comme la portion droite du lobe {Hmcipai ; 
et manquant delobi:des. L'ensemble de ces. lobes laisse 
un grand intervalle en dessus > produit peut être pour 
les mouvements de la colonne épinière^ qui vient de 
ce quele b^)pvinoîpal ne s'avanw p^ du cAté du dos, 
aatftpt que les lobes latéraux. 

Dans les deux pangolins^ à courte et à longue queue^ 
le lobe principal est large et a denx scissures dbitt la 



4f2 XXI*lJiÇM. iklf)llUKIIplUaf4I«AIMENTAIRË. 

plm pffof<iRd9 oit céU pour la Téûcule. U l^g»(i- 
di# ^ ^ra^d et avalât la draît est aoudi af^k Me 
qui n'en ^ diMinet qiia par wa pai»ta ai^siw»* la k- 
JMa gaaclHiff« faiUaat ai^tM Je 6ardîa«t la^Iare^ ï^ 
divisé w nue portion py brique fdo9|és et na$ cardia- 
que arroôdie. 

U 9«t ramarqaableqtte le foia^ des m^mitpérm ne 
f 'écarta daps aucuo détail , de la fanM type de eèii 
4af^iQAimiiiftres. > 

Dans VéGhùhé épimmm, la iobe picfâ^ n'a 
qfi'uiia içiasiua qui réfond Au ligament sa^MW* 
Çi'm n»i peu à droite qu'est fixé la vésîoule, quièsi^ 
l«mH«(Ws«u lies lobas Istétauii: mm, trèb pèuà} k 
gauche remplit rbypocQudreda ce e6té« Lelobuieèolt 
m' (fk jp»a4aur moyease et legaudia est £ftnat, 
quoique jp#t« Twtes ose parties ie»^ lMm«^»ief' 

mies 1^ soQt encore davantage idbi«s Vormàvaè^ 
^^ 9 àqtft U ioif , de mâme > a ^tfis bu p^tisiie 
forme type, et un très grand dévetoppamcM^ awifie 
Ita Tésicula. (le lobe i^oîpallaaeçQdî dans«Be8éjs- 
f f(r«iff4»$(M^df» à gau^de ^pielktl y an^a une see^^ 
4ini î^ffmà a« ligament sutpenseur. O aaat «m^h 
jî^as latéraux <|ui sont tràa grevas. Le gaucbese pro* 
IVW^ 1a ^^^ poHT foifnarson lobule. 1^ lAxk 
àm% m^m4 atbien eépar^ du kbedeM eoté^ 

-' . * '' • - ■■''■''',' 

et plDsieuTS de ses parties, «a de m» bbM a«(eMi(«*) 
. Aiéà , éam lVJif^n(> il n^ a f«'mi lobt priod- 



Mmm ï'*. A»t* f'- w FOI». 46? 

^ 90»y^« est ^ép#çé&ep deu portioiis p4P le Ugam^Kit 
fiMpe^s^w^ Id gpucbe piaf petite qae la 4ro|b»« 

Ce que djt Dmh^mdijk 4^ foie du fijej^is d'^ijippppoN- 
tfim^ » <pHi %it i^at^è^eioeiit 4» <^té drpit et U <^w^ 
pUciltipa dç ^A fifi(omai;;| 91e lait apposer qw m 
YUwre *'y tcQviVffe pçu dîviséi réduit à pfiRprès ^ so^ 

ï)aas le cochon domestiijue, le foie n'a que tiiçi^ 
l0Jbe$, inaw n a quatre divi»io&# ; lea d^u^ moy?Q-< 
l)|f appiarti^neat jE^n lobç pri»qipal| q^i e^t assers 
p^fpûdéi^çAt sé|)^ poq? le U(|^mmti Qwl^jilicajl, l^a 
vésicule es( M» B«H 4 droite 4^ la acisftuir^ , ^AGi^qstée 
^M .IW9 i^^^ 4^ U pwtioo droHQ die qe V>l>i$i li y a 
Wf*Hi;ft 4^W |p^^ Ij^t^rdw^, 4pat If^MHphq pittâ 
WTJHid qKiek droit *s$ 9/m^ loM« »épAvè. Oft ig^'w ¥Pit 
aucune trace à la base du lq|ie g^^cbe, Xiy j9t ttp^pQtitft 
dwiwm qfii ip4}q«0 <»f Iw d« di^o^te. 

JSf9m ^yo«s vu Jeioi^ dq /Jac^/ )(^/«^i^ ^t oel«M 
# ^, j« W/^r^ 0» yTWo»»iM^ tQjit^ |«s divisions de 
^l^me ^pfi* (# 1(^ pittftoip^ dMA li ^remîèm mt 
]i)içf n^oAQ p^^ofoivifl Mîsswd |K}UF le It^mMBt» msfeu-^ 
Mnp^ i^s im^rlMM $pbc jak^> eti«iN»m<)^eHea eet plus 
9Wi«âf ^p»# W 1^ gauidbe. L# 1^ ârfit est «noore 
ntoi^am qw W gauidifh A^a li^uk eM; soudé avee hii 
et n^'est marqué que par un sillon. Le lobule gauche 
est mince y ovale petit et tient à Ulme du IdM dfpit. 
Bans le pécari à collier j le lobule droit est un peu 
|A«f ^p«»i 4a lobe 4e de ^té ^ k Id^ gaiteke #st kng 
«pflMiaM|Ue. ; 

h^fÊàmànkdsmam 4m ûftp » a eottlolM princippl très 
yt^iMomm» mmftmmm^ la cetieiivîM du dkipfaragnie^ 



placé au-Klevant ded autres lobed. Il est profondémeiii 
divisé par une scissure, oà se voit le ligament onibtfical 
et suspenseur, en deux portions inégales, k droite ^us 
grande <juela gaucbe« La portion droite a une scissure 
qui la sous^vise , la gauche de même. Le lôbe]gaQ(^e 
est grand ; le lobe droit ètô petit , son lobule n'est guè- 
res nkoins grand. Tour ces lobes ou lobulesr aont a|^ 
tis y ovales , bien sépsuréa et placés les uns d»rik^les 
autres. 

Le foie du tapir a deux scissures peu séparée au 
lobe principal et ses portions dé forme ovale; le 1<^ 
gauche a aussi cette forme; il est plus grand qne le droit^ 
qui est plus large. Les lobules sont distincts» 

Le foie du rhinocéros n'a ^ contme celui dé l'<^^»hiÉiit 
qu'un lobe principal , divi^ en deux portions pSHTtme 
sci^ure. Il y a un lobule gaudie à la haae de Jâ^portion 
du lobe prindpal de ce c&té. 

Le foie du ^ti?t^^estpli!itÀt festo^nnépardesildhan^ 
ârures que divisé par des scissures. Cependant oâ y rc'- 
connait un lobe principal qui est te pkts petit et 
présente une échancrure oti une scissure à l'endroit du 
ligament suspenseur. Le 1<^ droit et surtout 'le kbe 
gauche sont fort grands. Ce dernier porte à sa basé un 
tr^ petit appendice on l(^ide. On n'en v<Ht pas an 
lobe dsoit^L^ différentes dîviriom sont aritmdies* 

g. LèêRuminéfts. 

Le £»e4«i Ruminons y est bttucoi^ moite iu^«t 
beaucoup moii» divisé quedana la pluparrdes mammt- 
Ares préoédents. On durait que son dévdoppcimat ea 
largeur a été arrêté par le vdume dea estomaoï. àvam 



«ËCtioN 1^ kM. i'\ Dtr poië; 465 

est-îl i*éduit au lobe principal^ ave^ un ou deux tu- 
bercules tout au plus, adhérents à sa face postérieure^ 
près de sa base, qui tiennent Jieu de lobes latéraux ou 
de lobules. ^ 

Vu par sa face diaphragmatique, le foie du bœuf 
présente tine seule masse unie, plus épaisse en haut et 
à droite; allant en s'amincissant rers son bord qui est 
tranchant. Le ligament suspenseur partage cette fece en 
deux portions inégales, dont la droite est beaucoup plus 
grande. En gén&ral la ^rme de ce visc^e, vu par son 
côté convexe, rappelle beaucoup celle de Fhomme. On 
voit une échancrure peu, profonde à l'endroit où leliga- 
•ment suspenseur gagne le bord du foie et par où le li- 
gament <jbibilical pénètre dans sa substance. La face 
viscérale de cet organe présente , tout^à^fait à droite 
et en bas > un lobule pà*ismatique qui répond au lobe 
^it, dont la base d'ailleurs montre une proémi- 
nencie qui semble^un rudinient de lobule! Il n'j a pas 
de lobe gauche; mais on peut reconnaître une trace 
de lobule, dans une papille qui est au-dessus d'un 
sillon transversal, auquel aboutissent les principaux 
vaisseaux. 

Parmi les antilopes ylehie est encore plus ramassé 
dans la grimme que dans le bœuf, sa forme est ar- 
rondie en tous sgns« La face diaphragmatique est 
unie et convexe, sans division qu'à son bord , auquel 
aboutit le ligament ombilical. Mais cette scissure 
est peu profonde ; elle potage le foie en deux parties 
inégales dont li^ droite est beaucoup plus grande. A 
la f5ace viscérale ou postérieure , on voit près de la 
base , deux proéminences adhérentes , l^une à droite 
et l'autre à gauche, qui sont les seules traces de lobes 
IV. 2« Part. 3o 



400 XXI* LEÇOK. ÀmXBS DU CAN A|i AtI)»NtiI&E« 

et de lobules latéraux et dont la gauche est beaucoup 
plus petite que la droite. 

Le foie du rhenne est de même ramassé, épais et très 
pe\i étendu^ de forme triangulaire^ ayant deux scissures 
peu profondes qui festonnent 6on bord* Sa base i un 
tubercule du côté droit qui tipnt lieu de lo^ «;ile lo- 
bule de ce côté. Il n'y a m hh^ » ni lobule gauè^ 

Dam la famille dos Cha,me(mXf if foie ixilam ^ de 
jpièmefi^&Cjediapbir^mat^ue unie^sabMi^épm^iii^ 
.4troite> S0U bord aminci ^pluslm^^^festondéparjtrais 
4ebaacroxf8. Le ligamwt siis^»e^ «ba^titi^Uede 
droite^ la&oeyi$céraLedecet{orgi|nae«t «oos^divisiefia 
un grand nombre de tt è^ petits lobolnn {k4iS|[P12^(^)) 
.qui rdppelltnt k fok du c^prorr^s. Uy a p*s de Ja 
base 9 de cemémeteôlé^d^w tubèrccdes quitieiuieDt 
lieu deiobes et de tabules jbtéri^tii; i comme im h 
grmun^yWtc «ttt# difi^ér^oe quec^$tled)^t(pie$t 
le plus petit. 

h. Les Cétacésm 

Les Cétacés herB libères ont le foîii très simple çtpèq 
divisé. Dansceluidu lamantin 6gurépar DaubeQt0Q(2)j 
il y avait deui lobes^ à peu près égaux, assez séparfe; dont 
le droit portait la vésicule du fiel , laquelle était enga- 
gée dans une scissure de cette partie. Je pense queTau- 
tre séparation beaucoup plus profond i'époaâait au li- 
gament suspenseur^ et que le foie est réduit, dans cet 
animal , à son lobe principal. '^"^ 



^ 
-i^*^ 



(i) Preml^e Mtiimf, toQi. rVy pêg. it. ^ 
.{%) But, mi$. de M^ffon , Vm. %IU^ pi, hYllï. 



RfeCHON 1^^ AW. l*\ DU FÔJUU 4^7 

C^est ce qu'on voit évideminent dans le dugong de 
la mer rongfe , dont M. Rf^ela publié Tanatc^ie. 
Ce yiêcère s'y trouve sous^divisé par deux scissures 
profondes en trois portions^ dont la moyenne est rudi- 
an^nair^ étroite et longue ^ les deux latérales gran- 
derBide forme arrondie. Ijbl droite porte sur sou bord 
Daucke layérâmle du fiel* On voit à sa base un lobule 
dimt^ c'est; la seule partie accessoire au lobe principal 
qwè présenta ce foie ( i )• 

' Le^ eétaoes vrîdinaires y ont de même le foie très peu 
di^sèé Oelui du 4é^uphin vulgaire et celui du mar-- . 
sofdn ressemblent beaucoup à celui desruminans en ce 
qu'il est ramassé ^ peu étendu^ et réduit au lobe prin- 
cipal , un peu séparé par le ligament suspenseur en 
4ûxai portions, dont la droite est plus grande que la 
gàm^e; Je ne puis m'empôcher de faire remarquer 
catte lii^me analogue et cette même proportion dans le 
faie de deux ftimilles qui se ressejnblent par leurs esto- 
maoamiltiples; mais dont le régime est bien différent]. 

n. Dans les 0i$9auap. 

\^ foie ^st g&iéiralement {^kis volumineux à propor- 
tions que dans les mammifères. Sa figure est plus uni- 
forme ; partagé le plus ordinairement en deux lobes 
égaux y ranment très inégaux,, il est placé autant à 
(jinn^ qu'à droite^ et il remplit les deux hypocondres 



(i) L^itt^ 4e M« Bd. RAppel adretttfe dos bords ck la mer Xooge» en 
ji^vift i939 » à W* le dooievr ScAttin«ti|i9 « «^ le 4a$oa« 4e oette mer. 
aUmoirQ de 1« 3ocif$|é do Mut^wn iedcfAberg, vd. I, cah.ll, peg^ 99 et 
Miiy. et tab. Yl, %. 5. Bft All^DMad., 

3o. 



468 XXI* LEÇON. ÀNABXES DU CÂlfAL ÀtlMEKTiaBS. 

et une , g^nde partie de la pordoa de k catitè com- 
mune qui répond i la poitrine des mammifëres. 

Le plus grand volume du foie (i).ponrrait paraître 
eil contradiction avec ce que l'on dit desfbnctioasde 
ce viscëre, et de leur rapport avec celles des poomoitf* 
Il semble qu'il devrait perdre de son importance et 
conséquemment de son volume i mesure qpe l'animal 
respire davantage; mais on peut répondre que^ dieiks 
oiseaux , il ne pouvait y avoir trop de moyens d'ap|- 
monter la proportion de l'oxygëne dans le sang; tant 
le mouvement violent du vol exige di'irritabiiitî dans 
les muscles (i). 

[La figure du foie^ dans les oiseaux^ estunenonveUe 
preuve que la forme de cet organe n!est pas essentielle 
à ses fonctions et qu'il peut se mouler ^ pour ainsi dise 
sur les organes qui Fentourenit sans qu'dles ea soient 
changées. Resserré , en avant ^ entre le cœiBr, qoi 
creuse sa face inférieure^ et l'estomac glanduleux^ fii 
s'enfonce dans sa £ace supérieure^ le côté qzternede 
chacun de ses lobes est convexe^ et uni, parceqn'il 
touche aux parois concaves de la cavité. cottmnne* 
Enfin, la face interne et postérieure du lobe ^chese 
moule sur la saillie que lui présente ie gésier en avant 



(i) Celle propotidou ftur le plas 0rand voïame da foie aurait beisfai 
d^ètre JQStifiëe par an certaia nombre d^expérienee$ ponlivet. Ndoi oMi 
c» QCcupoBtetiioaf m dotinçtons le résulut sott à la fia de ce voM^r 
soU daot le suivant » comme sbpplëment* 

{2) Dans les oUeaaz domefUc|ttes que Toneograitu en anr^antFaç)^ 
musculaire et en ralentissant celle de la respiration , le foie doit receyvir 
moins de san^ par Tartère Mpatiqoe , à cause de TinactiTit^ ^i ralentit 
nëcessairement la dretikttlon. C^est donc celni qae loi fooroit la ^ém- 
porte , toit qu'il lui arrire en plot ^ffande quantité y soit qn^il 8(^ ^ 
propre à le nourrir, qui produit rhypenarcoie de ce yisoère. 



SECTION l**. àaT, l'''. DU FOIE. 4^9 

ei en dehors; tandis que la face correspondante du 
lobe droit est plus ou moins pressée par les intestinis 
qu'elle rencontre. C'est contre celle-ci que se place la 
vésicule du fiel; c^ dans la ligne de rencontre des 
&ces cardiaques (celle qui répond au cœur) et adéno- 
gastrique (celle qui répond à l'estomac glanduleux)^ 
d'un coté 9 et de la face postérieure ou interne de cha- 
que lobe (i) de l'autre^ que se trouve le corps pripcipal 
du foie réduit souvent à unebande de substance hépati- 
que^ plusf ou moins large y plus ou moins épaisse , qui 
en réunit les deux Ich^. C'est dans cet endroit que 
s'introduisent les différents vaisseaux ; c'est par là que 
sortant les vaisseaux excréteurs ; c'est en un mot^ la 
partie du Jbie des oiseaux qui répond à la[ scissure 
transversale de celui des mammifères ^ é^\x foie de 
l'hoiiîmé en particulier. * 

Un ou deux lo}>ules se détadient quelquefois de la 
masse du foie, delà b^se d'un de ses lobes ou de tous 
le^ deux y sur le bord de cette scissure , en avant, et ré- 
pondent au lobule deSpigéliûs ; tandis que les deux 
lobesid^ns lesquels le foie des oiseaux est constamment 
divisé, répondent au lobe principal de celui des mam- 
mifères et partieuli^ement aux portions gauche et 
droite que sépare, dans ces derniers, le ligament fatci- 
formey et très souvent la scissure dans laquelle s'en- 
fonce le ligament ombilieal. Telle est du moins 4a dé* 
termination qne nous croyons devoir donner, potfr les 
pairties du foie des oiseaux comparées à celles des nuitn- 
mifêres. 

(x) On poarrak appeler cette £^eepostérîçare et interne mfO'gtuWi^ue 
pour le lobe , ganche e^ vUàite poor le lobe droit , afin clf ^flter nae pé* 
riphittse. 



470 XXl*LEÇ01fé AlfMCXBS DU CllIAli AtUISMTÀIIlÊ. 

Il résulte de ce que nous venons de dire que les dii« 
férenoes de forme et deyolume^, peu oonsîdërablàà k 
vérité , que ce viscère présente dans les femiUesde cette 
dasse , peuvent s'expUquer^ en g;rand^ partie ^ptr la 
formes variées des organes quiravûisin^Eit^ifœrtoiitpait 
le développement proportionnel et 1^ consistât ^ 
estomacs glanduleux et musculeux^ 

Voilà pourquoi le lobe gauche s^tgénéralemeilplai 
petit que le droit y et même divisé > lomq^ l'estomae 
glandideux et le gésier eont développés etréÀtaotSi 
c<mime dans les gallinacés* VoUi pourquoi dam kiA^ 
rons (dans le genre ardw j L.) » dont Fe^oatsé |^^ 
duleus e^ gnind, mais peu riMstant» etleuMisGiiteqx 
petit et moM ^ les deux lobes ont pà rester wà psr 
unelai^ surfoce et sont beaucoup naoios sépsâeés^qst 
lorsqu'un gésier musculeux très dur s'avanœ eatieei^* 

Toutes les modifications que le foie des oîieaiùi pré« 
sente dans sa forme type se réduiseot donc : 

i^ À k division plus ou. moins pm^fonde de 9e» ^ 
lobes , et à des variations dans leur ftHrnse et daaiskti^ 
proportions.] 

Lorsque leslobes sont inégaux^ c'est presqoetov^OQ^ 
le gaudbe qui est le plus petite Ainsi il Test bsaicsiipi 
comparé au l<â>e droite dans le 00uQQ9ày hJbmnM^f 
Voiseau royal, \tpélic4infetc.Q^ même loBbestplai 
gmnd tpmh droit dam la daiUeé 

0,^ [Cestdtfiéfe«ces proviennes encore decei^l^ 
loi» ganc^ est qudkjuefois divisé %tL deilx ptv ^^ 
scissure<^ commeon le voit dans le coq , lejaiscm dôrit 
le paoTii le caq de bruyère ,] la ûÉnUe; éans Y autruche 
d* Afrique j^ le cormoran; de sorte que ïé foie paraît 
avoir trois lobes^ quand cette scissure est profonde» 



9ÉCfnM !»•• AM** I*'. va »oii. 471 

3^ [Une troisième eirconstènoe qui mocUfie un peu la 
forme type dû foie des oiseanx^ c'est la présence d'n» 
lobule de i^igélias.] 

Notis Fâvioùs observé depuis long^iemps dans lefoi* 
des perroquets. [Ilparait enster dans le foie du nandou 
ou de Yaiithiche d^ Amérique (i) , cfui n'a pas comme 
V autruche d'Afrique , le lobe gauche divisé par ime 
scissure, lïotis Savons rencontré dans jdimeurs palmi- 
pèdes. 

4"" Enin la quatrième différence est relative au vo- 
lume proportionnel de cet organe , plus petit dans les 
ràpaceSf plus grandi dans lès paîfnq^hdeSy médioc^ 
dans les grimpeurs , tths petit dans Yâutfuche dA^ 
friquey sensiblement plus grand dans' Moutarde (a)« 
On sent que beaucoup d'expériences positives^ faites 
avec Fexactitude et la patience qu'y mettait Dauben- 
ton, seraient nécessaires pour appuyer ces proposi^ 
tions. 

Il nous semble avoir observé que le volume du foie 
étiait assez souvent en raison directe de la voracité de 
l'oiseau; ainsi nous Fa vous vu ptoportionnément grand 
dans \eê vautours , lermartin de Jai^a y etCé , dofit la 
voracité est bien connue. 

a. Les Rapaces. 

Nous n'ajouterons que peu de descriptions partîctt-»* 
lièges à cette description générale. 

Parmi les rapaces, les deut lobes nous ont parti cotoJ' 
sidérables dans le vautour fauve ^ à surface unie sMts 

(i) Meckel , ouvrage cite , pag, 43Ô. 



47^ XXI* LEÇOHt AMMBXBS DU CANAL ALnfBlITAIRE. 

décoopore. Va étroit rubaa de même sidistance \ei 
réaobsait à leur base. Ces deux lobes étaient de même 
imis à leur surface, de forme arrondie dans le sarco'^ 
ramphe royal. Le droit nous a paru un peu plus grand 
que le gauche dans le percnoptère aura. 

Dans \t faucon commun^ le lobe gauche est le plas 
grand. 
* Dans la bomirée, les deux lobes sont égaux. 

b. Les Passereaux. 

Parmi les Passereaux, le lobe droit est plus grand 
que le gauche dans le tàngara tricolor. 

Dans le merle commun, il est beaucoup plus grand; 
dans le bombicilla cedrorum de même. 

Dans le martin de Java, les deux lobes sont grands; 
mais le droit est aussi le plus considérable. 

Celui des martinets a deux lobes épais ; le droit plus 
large^ plus arrondi. C'est aussi le plus grand dans Ven- 
goulevent , le gros bec cardinal, le projrer. Ils sont 
alongés dans le tisserin lacté. 

Dans Vétourneau, le lobe droit est plat^ arrondi; le 
lobe gauche est prismatique. 

Dans le glaucope mâle, le foie est petite mou. Son 
lobe droit est le plus grand; il y a un lobule qui passe 
sur l'estomac glanduleux. . 

Il y a deux lobes de même forme^ sans sous*di visions, 
dont le droitest le plus grand, dans les oiseaux de pa^ 
radis. 

Dans la huppe, c'est encore le lobe droit qui est le 
plus grand. 

Dans un colibri grenat , j'ai trouvé le lobe gauche 



SECTION f\ AET* l". DtJ FOIE. 473 

plus longqne le droit > se portant plus loin en arrière* 
Dans le todierde Saint-Domingue y le lobe droit était 
très grand' et le gauche petit. 

c. Les Grimpeurs. 

Le k&e drc»t est le plqa grand dan^ les perroquets. 
Ik sont à peu près d'égale grandeur dans le touraco. 
Ils sont très inégaux dans le coucou ^ \e droit étant de 
beaucoup le ]^us graqd. Ils sont à peu près égaux dans 
It pic^^ert. 

d. Les Gallinacés. 

Parmi les Gallinacés , 1^ deux lobes du foie sont à 
peu près égaux dans le hoccq; ils sont oblongs dans le 
penelope cristatus^ Le droit est le plus grand dans le 
§anga. 

Dans le coq de bruj'èrCy le lobe gauche a une scis- 
sure profDude. Elle se voit encore dans le francolin 
perlé. Il n'y en a pas dans la tourterelle ^ où ce lobe est 
médiocre^ comparativement au droit qui est grand : 
aucun fbié ne prend plus évidemment l'empreinte des 
organeis qui l'entourent. 

e. Les Echassiers. 

Dans la grue, parmi les ÉchassierSy le lobe droit est 
plus large^ le gaudbe plus long^ très concave du côté 
de l'estomac. Les lobes sont égai^ dans la cigogne. Ils 
sont ovales^ inégaux^ le droit plus long que le gauche^ 
peu séparés^ dans le héron et le butor, de manière que 
le corps du foie proprement reste épais et large. L'a- 
garni a ses deux lobes alongés et prismatiques. Ils 



4^4 XXI« LBÇOIV* ÀNHtXEl VU tkVkh AiaMlQITiULE. * 

90Dt égttvtx dand k spatule. Le droit est le f Ifti (|Mûi 
dans la bécasse, dont le gauche a plusieurs sciMuf qi# 
n en a une dans le phalarope rouge. 

f. Les Palmipèdes. 

Parmi l»Palmipède$f l^cmtMgnewzdLH»à&^\Aei 
irréguliers^ le gauche fkm^mncey phîs large) la^oil 
plus 4pais. Il y a 1UI lobukde Spig^ua trb déecN^ 

Bans le grand plongeom, ks Idbea aait à pm prid 
égaux^ à bords décou pés et sillonnés^ comme eaU a lÎM 
souvent dans les animaux plongeurs. Le gaadie est 
aussi plus mince^ le droit plus épais. 

J'ai trouTé^ dans l& pingouin, le lobe dfoit plus pitit 
que le gauche. C^est de nouveau le droit qui est le plus 
grand dans le pélican, le gauche y étant mémQ très pe- 
tit. Ils sont ovales, minces> unis, sans^ découpures et 
très inégaux dans le comiwan, dont le foie a beaucoup 
de rapports dans sa forme, avec celui des ardeo^^ 

Les sternes, les mouettes, ont les deux lobes du foie 
pointus en arrière, entiers, inégaux, lé droit étant tou- 
jours le plus grand. 

Dans le cjrgne, le lobe droit est plus lon^, ppiutUi 
le gauche très court, beaucoup plus petit. Il y a un lo- 
bule, de chaque.côté, qui borde en avant le siHèa trams- 
verse. Ces deux lobules existent dans le canard rms(\u» 
dont les lobes ont la même forme que dans le (?/g^' 
Dans la macreuse ^ il n'y en a qu'un du côté ^uctie. W 
bords du foie y sont découpés. Les lobes sont minces, 
le droit plus grand que le gaudhç j lé sillon traftisverse 
est profond. 

Dansle cravant (anas bernicla,L*), il y a aussi deux 
lobdles^ qui limitent le sillon transverse. 



^ Le lobe droit est encore le plud grand àtmê le foie du 
cereopsis. 

Enfin le harle, se distingue par une singuKI^re forme 
de foie. Le lol>e4roit est le plus krge et le plu^ épais 
en ihramt; il se rétrécît un peu en arriVre. Le gauche 
beaucoup plus large en arriéte^ plus court cjue le droit, 
est pointu et s^avance plus que le droit , de sorte qu'il 
a l'air retourné sens devant derrière. Ces deux lobes 
sont unis par une bande mitoyenne mince. Le foie est 
d'ailleurs compacte et non déchiqueté. ] 

m. Dans leé Reptiles. 

Cet organe est encore moins divisé danâ là plupart 
des Reptiles , surtout dans ceux à ferme longue , que 
dans les oiseaux; î^xuvent il n'est point partagé en lobes, 
mais seulement échanqré irréguliërement à son bord 
libre et tranchant. Sa grandeur rdative est plus cobh 
sidéraUe que dans les deux classes précédentes. Ecendu, 
quand le corps est large , dans les deux hypocondres , 
€m, réduit à n'occuper que l'faypocondre droit et un peu 
de la région moyenne da ventre, quand le eorps jal 
éiroft etalongé, il se prolonge fe>rt loin en avriè4||r 
côté ou sous les intestins, et il est maintenu, dans sa 
position, par des replis du péritoine analogues  ceux 
observés précédemment dans les mammifères et, sin> * 
tout dans kt oiseanz,^i>à ces replis ftmnt nt des cel- 
lules. 

[ Au reste, la fornie dufoie dans les reptiles peut va- 
rier beaucoup d'un ordre à l'autre^ on même d'une î%^ 
mille à l'autre, avec la forme du oorps^ Quand il est 
large et court, comme dans les chéloniens et les 



ijô XX* LEÇON. ANNEXES OU CANAL ALIMBUTAIRB. 

nouilles f parmi lesbatraciensi cet oi^iie est plas large - 
et plus divisé. Au contraire^ il est plus ramassé^ moins 
divisé^ plus alongé^ lorsque le corps a lui-même cette 
lorme qui commande celle des organes intlrieurs. ] 

a* Les Chéloniens. 

Âinsi^ dans les Chélonietis, le foie est partagé en deux 
masses arrondies^ irréguliéres^ dont celle qui est à droite 
occupe rhypocondre de ce côté^ et Tautre tient à la 
petite courbure de Testomac^ et se trouve placée en 
avant et au-dessous de lui dans Vépigastre et Thypo- 
condre gauche. L'une et l'autre ne sont réuni» que 
par deux branches plus ou moins étroites^ de la même 
substance qui interceptent un vide rempli par le pé- 
ritoine et dans lesquelles se glissent les principaux vais- 
seaux. 

[ J^ai trouvé cet organe considérable dans la grande 
tortue des Indes ( testudo indica^ L. ), surtout le lobe 
droit sur lequel la vésicule du fiel était incrustée* 

Les émjrdes (emys luteea et trijuga)^ noAs ont o£fert 
la même forme de foie^ c'est-à-dire deut lobes irré^- 
^^s dont les bords sont inégalement festonnés ou dé- 
^Pl^uetés et qui tiennent entre eux par deux bran- 
ches. 

Dans I Vémjrs ctmcmna (Leçon te), le lobe diroit était 
grand et épais. 

Dans les tortues à boîte y le foie est com^ne dans les 
émydes. • 

Dans \e&trionix (T. du Gange ), le lobe gatiche est 
entiërement sous Festomac et ne remonte pas sur les 
côtés en formant un sillon dans lequel ce viscère sermt 
fdtcé. 



SECTION l'*. ART. l". DU tOïB. 477 

Le caret ÇT. imbricata^ L.)^ parmi les chélonés^ se 
distiDgfae par la di^oportion dé ces deux lobes^ dont 
le droit est énorme comparartÎTement an lobe gaucbe. 
La v^iciile-est placée très à droite et répond à un lo^ 
bule de ce lehe^ 

On voit la même dis|)rop<Nnion des deux lobes^ dans 
la chelonée franche^ I ^ 

b. L^s Sauriens. 

Dansleis CrocodiUetis, dont plusieurs points de ret-* 
semblanceclana les organes de chylification^ les rapprci» 
ckéot delà classe des oiseaux^ te foie a deux lobes bien 
dietinds, réunis par une simple bande demèmesubs- 
tanee. La vésicule est adb^ente au lobe droit. 

[Dans le caïman à lunettes^ le lobe droit est plus 
grand^ on peu fendu en arrii^re^ sa portion droite étant 
plus atongée. Le lobe gaudie est triangulaire^ avec un 
appmdice eh arrière. Ces deux lobes s^écartent en 
avant^ comme dans les oiseaux^ pour recevoir le cœur. 
La vésicule est toujours en rapport de position avec le 
lobe droite plutôt qu'avec le gaucbe; mais elle en est 
Um^è-^stt' détachée et réparée, ce qui a Heu aussi dans 
le ^(^; tandis que dans le croeodilt a museem eJfUé, 
je Tai iMUvée attachée sur \t lobe droit. 

Parmi les laçertieksj le mémtof élégant a aussi deux 
lobes au foiê^ as^ez profondément séparés en àrnëre^ 
à-'peu-prës de même .gi<ândeur^ ayant une forme con- 
vie en des#(^s^ conjcave eu dessàus, au côté de la face 
viseératei On voit de ce ^ié \mé petite vésictd^ qui est 
at)tûdiée4k la fin delà scissure» Le lobe gauche a d'ail- 
leurs un petit lobule. Eu géné^ly la forme de ce foie 
rappelle )â forme type die la classe des oîse?iiix« . 



La scifisnre est beaucoup moins profonde dana les 
foui^e^gardes, de manière que leur fok a Vair d'être à 
un seul k^Mu G'eit an fond de e^tte scitsnre ^ en dessus, 
qne ^ iré«nîiaent les vaisseaux du foie, hkpxm 
droite de cet organe^ se prolonge en arrive sa «a long 
appendice étroit et pointu» 

Cette forme conduit à celle qu'on ^erve Upltts 
généralement dans les antres sauriens. Le foie n'y pré- 
sente plus qu'une seule masse^ ayant rarement dadi- 
Tisions profondesi mais dont 1^ bords» stirtem k pos- 
^ieur, peuvent être plu^ ou fiioins éebMoéi* Cette 
masse d^ forme triangulaire^ qui s'élar^t oa s'i^e 
beaucoup avec la forme du corps^ a son swm^^ 
avant^ du c6té du cœur, et sa base en arrière. CeBe^ 
Hft ordi^mirement échanerée à l'endroit ei se4^ 1^ 
vésicukdli fie^i dont on voit Iç fond débordsrpar cette 
^cbanerure» S^ deux côté», au ecwatîwfre, ee toi*lj 
^ c'est 9\m^ U droite «« prolongmt plus oamem^ 
jurritee, il en résulte encore un ou den^^ apposa 
qui s'étendent quelquefois jusque dans la péitM la ]^^^ 
leQulée de l'abdomen* j 

Ainsi • dans le lémrd y^rt^ les geckos ^ hà d^o^^; 
ke igmws y le foie ne forme qa'tme sevti >i^ 
de figure vari^, plate oti eonvexe m èm/Wf ^' 
^veeigL cUssns, p>ans l^ lé$ard xn^diaaim il ÊtX^^^i 
^^ûoiquç , j'élargîssftni; beaucoup en arrièrei, *p' 
^aon baiî4 fQ^^wmwfc é<iaai«-é au mîjieu, ^ fe»*^^ 
ç^yn écb^crure fendu pour y kg^ |l^|i»««^ 
fiel» qiii est petite, Se^ c6téa s'étendent iidseji1<»» ^ 
lirtièffe,;^n bof d libjDep«4*ente, dans ^ 4r^g^f ^^ 
éçhançRUreSi qui lc[part5ge«t en tïoû loibalas, doatk 
droi$ seiprolAfige mm^ sori» de q4iw0« DiPi i«f ^' 



snctimv^.AKr.i^^.pxiWQm, 479 

ios, il û'a qu'une échancrure, et la partie droite est 
ég«lem^t plus éteudue que la ^uche. Daus V iguane 
m^dinaire^ ellfi se prolonge eu un long appendice* C'est 
ee qu'pn voit aussi dans le cordjrle; tandis qu'il y en a 
deux dans le sfeUiorhàu levant^ dans V agame épmemç. 
Dans legaléote le foie est à un seul lobe^ situé plus à 
droite, et se prolonge plus en arriferç, de ce côté, qu'à 
gauche. Dans une autre espèce {calotes carinatissimm), 
il a dew ap^^endices. ,. 

Dana le Ijriocéphale perlé , il n*a qu'un appendice, 
du c6té droite et ^etnble formé die deux loh&s soudés en- 
<emble« 

Dans le phjrsigrii^e iguanoïde^ il aiioe double échan- 
,&m^ eu arrière ^ dont la droite laisse vpir une grande 
y^inMile an fiel , qui déborde le foie de ce côté, ] 

h^Soieà^^ ûaméléons, est assez ^rpîofldén^ent di- 
visé en deux lobes ^ ou du moins en deu2( portipnsbien 
dîfltbM^çs , par une échancrure mitoyenne; la portion 
,<}roite se prolon^ m^me ^^ arrière m un appendice 
»se»longetgrô^e. 

[Il esi intéressant 4e comparep^ dam Ip^scmcQïdiens 
la tbime du fcne avec celle de leurcorps^ ]ISUes alonge 
4ii^$ Its mêmes proportion») lapointepiiiii^ sommeit du 
triungle s^approcbe toujours plus oumoiw du cour. 

J)aiis ïé ^inque ocellé do»* k corps esc encore 

..HfC^ ^is^lal)i9^e du foie Test aussi. On k trouve 

inélKkO divisée p^ deui; scissures profondes en deux pe-^ 

tits lobes , le gauche et le moyen ^ et un pl^s grand > 

Dans le bimane cannelé^ la bd$e a une scissure prp- 
Igjade au fond de kquÙe 3e voit la yésiqule» 

C'est une écl^nfrure où 1^ vésicule estplus à décou- 



vert^ dans le bipède tépidope ; tandis quedansle^ij^è^ 
strié , le côté droit de Téchancrare ou delà scissure) 
se prolonge beaucoup en arrière, de sorte que la vé^ 
sicule a l'air d'être trës en avant sur le foie , au lieu 
d'être placée prës de son bord postérieur. 

c. Les Ophidiens» 

Le foie n'a pas de lobe danslts Ophidi^îs, dbes les^ 
quels il est lon|( et cylindrique. 

[La forme de ce viscère et ses rapports avec la vé- 
sicule ne difièrent piois , dâna les anguis, de ce qae nous 
venons de voir dans les scincoïdiens. 

Jhtns Vapkisaure ventral, il est grand, alongé, cjfîîn*» 
drique plutôt que conique, par le développement de som 
appendice drmt. La vésicule est placée dans une écbanr 
crure de son bord gaucbe assez en avant. 

Dans le sckeltcpusick , il a une scissure en arrière, 
peu profonde, par où se dégage le canal faépato-cystt-* 
que, et deux appendices ou lobules , dont le gauche est 
le plus grand. La vésicule est à la fece supêrieiire du 
foie, avant la scissure. 

Dans Vofvet, il forme un cône tri» alongé , édian- 
cré en arrière, ayant aussi deu:^ appendices, à droite rt 
à gauche de cette échancrure, dont celui de gauche 
est le plus grand. Ce foie se compose d'un épais raban 
qui est comme replié sur lui-même. La vésicule est sur 
son bord postérieur. 

Les amphisbèrpes y s'éoirtent cependant de te type* 
La scisjsuré postérieure est tellement profonde qu'on 
peut dire que le foie est inégalement bilobé ; le Aroît 
étant le plus çonsidéraUe de ces deux lobes. La vén-* 



SEGTIOir Jt**«. ART. I^**. OO FOIE . 48 1 

cùle est endiâsséedjuots le fpnd detette scissure et con-* 
sé^fii^aiment très eu avant. 

C^te scissure est mains profonde dans le îeposterhon 
Tfd&recéphalus (Sfix). 

Tous jesautries ophidiens^ excepté les cécilies, ont 
la vésicule séparée du foie. 

Dans les typhlops ( T. lumbricalis) , ce viscère est 
divisé en lobules plats^ comme notis le verrons dans 
cette dernière famille. H a aussi cette apparence dans 
lé toririx scytale^j où il est formé dans sa partie 
nloyénûe ^ d'iin ruban ri^plié sur I^i-mème. 
* Cette division ne se voit plus daiisles autres familles. 
Le foie y forme une masse compacte^ concave à sa face 
viscérale, conVexe àsa£ace externe', un peu èchancrée 
en à'rriëre pour l'ehtrée ou la sortie des vaisseaux hépa- 
tîijue^'j ou sans division et un peu aminci à cette ex- 
trémité^ comme en avant. 

' Dans Vacroehordefasciéy je Vai trouvé très court,' 
touchant au cœur en avant ^ un peu moins obtus en 
arrière, sans division, formant un ovale alongé^ de cou- 
leût-fouge. 

Dans toutes les cécilies le foie est long, et s'étend 
dtt cœur au-delà du pahcréàs. Dàûà la cécilte ^îonihi" 
ebide y tïous l'avons trouvé convexe en^dessoùs, partage 
de ce côté par le ligament stâspeiiséfar,* qhi paredurt 
toute sa ligne moyenne et le partage feti deux moitiés 
longitudinales. Cette Ëtée paraît entière àii-deià de la 
vésicule ; mais toute la moitié gauche q^t est en avant , 
«W divisée, par des scissures transverscâ,' en lobilles 
â]^atis, qui se recouvrent comme des ttiiles, et qui sont 
â'aatant plus réparés qù^^m les obsei^ve' ^!us «i atantû 
Dans la cécilie à ventre blanc ^ les scissures --étaient 
IV. 'J^'Part. . 3i 



48a XXI* LEÇQK. ^m^XW pV CJMih i|lUN£NTAlBE. 

plus prû&>ade$etlQs IpbuWspltiB s^gué»» Ik hn^mmtAt 
de même autant de feuillets appliqués les uus/ÇMitit 
les autres dans la C. giutinosa. Ils étaient moins s^painés 
dans la C. derUata* Les deux bords en yr^iQirtaîept 
dans la C.inlerruftai celles du i^dgau^he èi^ïml les 
plus profondes.] 

d« Les Batraciens. 

On ne trouvé également qu'un Iol>e dansïe foie des 
salamandres'^ mais dans les autres batraciens ^ ceux 
du moins de la famiUe des grenouilles, il y en a deux. 
[Ils y sont séparés par une scissure qui répond au li- 
gament suspenseûr et à la vésicule. Le ^auôfae s^ 
trouve même asseî souvent sous-divisé en deux lobu- 
les^ par une autre scissure. Cest ce qui se voit dans la 
grenouille vulgaire, dans la rainette verte (rana tem- 
poria , L.). La rainette réticulaire ( hyla verrucoM , 
Daud.). Dans ces deux genres et dans les crapauds^ k 
lobegâuche est plus grand que le droit^.h^erapaudTHdr 
gaireies a sous-divisés Tun et l'autre^ par unç légère 
scissure. 

Le p^pa de Surinam -a deux io^es latéraux enMèr^ 
ment séparés et quelquefois un moyen beaucoup plus 
feux, suivant les individus. 

Le merioporiia p a un iFoie de saurien, pour la formes 
qui est conique , élargie en arrière , avec une scissure 
où se trouve la vésicule. 

Dans Vampjiiunia means, il ressjomble au foie des 
anguis y en ce qu'il est plus alongà^ sans éGbancrare 
postifirieure et que la vésicule est bi?n en-dieçà de son 
toiitrémité. . • 



ietetMave plus laingeat plus court) de fqrni^ ^9%ii- 
liàrè^ afftDtpliiaieurs ^çissure^ trai^Vier§pl^]ç^.^af 4f 
ton lionigaicehje^ el wp{]K>rtA«t ^m^ U Vmçvip^^f 

. liï ^wxrf^ fiL\^ fiirkm Tfant 4* fwuveft» éf^^M; Sf 

-bbni^éttiËlé ^ laissez fré^MhîttteiM it he fèrm^ qu'^ilËé 

sètilé îéiSii^éy k>trréîit âu^sî il a deux tebeô ^ ^U^ilM^ 

'feis on JjeiVt^ti cétnpteîr Woîs, mais tfèà raneiiMill; 4a- 

^ntegé. [£à pÉiHsiMiiraiit ÉUci?eSSlVèMeiit le^îèii^ea^as 

âmilldi de >c6tte t^la^sé po>!ifr indiquer lè^ dlffiêtiéâMS 

^Mfa^}|K!lé^ ^ie forme et dèin^ttime '^dNf'pi^^BM cHk 

organe, on verra qu'elles paraissent dépendre dé^^B^X 

tiàbsëé ^érâteà: *i f^inie ^atiqtïel le pt>î»»çni é^ es- 

fi^n^ pâl* k fbfitte^è isen %âliâl àlivaeïitàke ^ par ctfl^ 

-dèison èèltofiaftè'ëâ p^rtkàHë^5 ^ 4êl» ^itièfts^Mrs ^ 

^âafastél ed tel sèifs^dè^a^vicâ â^omîiMie^^iii'dé*- 

'^é»detit de iéelle tlW^H ^&^sél du âével<ipp«n^t de 

4tt guetté. • 

a . Les Acanthoptérj'giens . 

"^ "Côlûitii^ii^çbtis pat» l^dMre et lès Jîïwafe^ ù^netm^ 
ihopterjr^îen^ (îf. ^ . ' • ■ 



(i) Nous ayont extrait la plupart des observations sur la forme <lii foie 
'je ces familles /jusqu'à c'eliéii des icombiéi^ôïcles , des netff î^rekàicirs v^« 
llOfilés iié;l'Vlftèrri^>lMlai^e ébk ÔTltlfifns, .'<k MM. Câvief et y^àm* 

3i. 



484 XXt« lEÇOH • AmiXES DU CÀKAL ALNBNTÀIIRE. 

10 Dans les Percoïdes, k foie a qudquefins une forme 
triangnlaire^ sans scissure^ qui le séparerait en lobes. 
Dans ce cas^ il s'étend sous l'œsophage et Testomac, à 
gauche de ce viscère. Plus souvent il a deux lobes dont 
le gauche est généralement beaucoup plus grand. Enfin 
il peut être divisé en trois lobes^ un moyen et deuxla- 
téraux. 

Le foie de la percheftuviatUey forme une seule masse 
qui reaijdit la partie antérieure de U cavité abdomi- 
nale et dont la forme amincie est plus étroite en ar^ 
riëre, convexe en avant^ s'adapte a celle de cette cavité. 
Son bord postérieur est tranchant et présente un lor 
bule gaudbe et inférieuir qui embrasse la base du 
cœcum de ce c6té. Tout-à-fait à droite et à gauche^ 
la lM»e du foie se prolonge en deux lobules prisma* 
tiques. 

Cet oi^^ane a deux Idbes dans le bar (labrax lo^ 
pus j G.^ dont le gauche ^ le [dus grand» Il est p» 
divisé et volumineux dans Vénoplosa. Il a deux scis- 
sures profondes, qui le séparent en trois lobes^ dans la 
variole du Nil et dansVapron cingle, qui Fa d'aile 
leurs petit; tandis que dans Vapron vulgaire, il ne 
forme qu'une seule masse , courte et de consistance 
forme. 

Le foie du grémille perche goujonnière ( acerina cer- 
nua , Cuv.)^ est grande composé de 4^ux lobes bien 
séparés^ ne tenant entre eux que par un mince ruban* 
Le gauche beaucoup plus grande occupant aussi la li- 
gne moyenne de l^abdomen, recouvrant en dessous tout 
Teitomac^ ayant deux portions prin^pales^ qui soitf 
elles-mèQfies un peu sous divisées; le gauche beauccHip 



SEGTXON irc. àRT. l^^. DU FOIB. 4^5 

plus petite comme condé sur lui-même^ sous«-diyisé eu 
plusieurs lobules étroits et pointus. 

Dans le sandre d'Europe^ il est grand , épais à sa 
bise^ aminci à son bord postérieur ^i est divisé du 
côté gauche en une pointe reculée^ et plus à droite en 
deux l<d>es arrondis qui festonnent ce bord^ plutôt 
qù'îk ne divisent b foie. Il a deux lobes inégaux dont 
le droit est le plus large dans le gnmuniste oriental y le 
barbier y le plectroponie du Brésil ^ les diacopes» ] Il a 
deux scissures assez profondes et trois lobes dans l'^o- 
hcentrum sogho(fiL). [Il n'y en a (pi'une et deux lobes 
in^ux dans Yholàcentre oriental et Yhol. hastatum} 
ces lobes sont triangulaires dans le premier; le gauche 
est le double plus grand que le droite dans le dernier. 
Nouvel exemple des variations de forme qu'éprouve 
le foie même dans lès espèces d'un seul genre. 

I^ns le cernier brun , le foie a deux Idbes à peu pr&s 
égaux, n en a deux inégaux dans le droit et beaucoup 
plus petit dans le pentaceros. Cest encore la même di- 
irlsion dans les centropristes. Il est très petite presqu'en- 
tièrement à gauche^ dànslegrowler salmoïde* Il est 
gros et ne forme qu'un,lobe triangulaire^ dans le G. de 
la rivière Maqundre. On en compte de nouveau deux 
dans le datnia argenté y dont le gauche est alongé 
pointu et le droit quadrilatère. Le lobe gauche^ dans 
le myripristis d! Amérique, est replié en V. , 

n a aussi deux Wû&& dans la vive; mais le gauche le 
compose presque en entier* Il a également deux lobes 
inégaux profondément divisés^ dans le percis noir et 
blanc. 

Celui de Vuranoscope commun, est très gros et di- 
visé en deux lobes inégaux^ dont le gauche est de moi- 



XXlC LEÇON. ANNEXES bÙTASAl ALIMBNTAIHE. 

fié plus lotigf. 1\ è^t pla!^ petiîf môittÈ dldtigé et fimil^ 
évidemnient divisé dàn9VurànogûO]^usguii€Uui(Ow»y 

Celui àe là sphfrene du lé Méditerranée y est de 
tùttRé alongée^ è un seul k>bé^ sttoé à gàuebe de Fâl^ 
dômeu. Il esrt presque téduit k tiii seul lobe éttoic 4K 
<iottt^ daiïftlé êiUago aéuta {CuVi)^ «Mis âan#t»è Mt*e 
ëipke de i!^ ëfcmt*«:> ^ i^kgè s0uurna (kfBfpfeï), ce in^ 
^f&â deùtldbés minées, «rîangulàlrei. 

Lé fcie dtt surmulet a deux k^bes inégaux^ bien se* 
parés; dont le ^auôhe est 1« phan grand, êomme diiite 
l'hôloôètikuM ëegho;] On èompte de mèiiie daitt 
lobes inégaux dans te i^m/ef ^a>i^^ ( tniillus bârbâ'* 
tus, L.)* 

[ â" iPai^mi lèR» Jo2^^ tuirasséès^ le foie a deuï lob« 
inégaux dans lô e^/^ r&ugét (fdglÉ pitii^ BL)« [Ûâssle 
trigla lineàêà(LJ), il «st ^it et pi^ës^u'eutièl^ettietif dti 
eôté gaacbe^ e^est encore eétte fo^me dans le T.hirtmdo 
(BL). Il a ailssi deux lobés Moitis inégaux dans le pem^ 
ièdibn Matdfmàî. 

Le ùéphaidcàMhe Ta gfos et a deut Ibbés^ dont le 
dfoît est petit. 

Le chabot de riuiàrè Ta divîsé èb deùi lobes^ Aint le 
gàûtbié e^t tifts gtaiid, plbé large en arHère et remplis- 
sant tout rhypôcondfé dé té cMê; et le dfOit beauéOttp 
pluk contât et sods^divisé en trois lèbûles. ] €ëui éta 
chabot du NU , fest Satis lobe et trîangulaite ^ cekài 
du sMrpidh de tner (cattdi seoi^ins) , en a deiii (i). 

1 I I I, i l I ■ t ■ i~" T r 

(1) l^Iecket, dans rëditioil alhetaiàbdc âè éèt ouvrage , a tracbit, par 
inailyenance sans doate , deux foies, an liea de deux lobes, M. Bâthkea 
(:ra k ir:»4^}^Qa ^«atia et «'ficoi^j, ^ bou dç^U • ^ ^Ue âp^IiM indi- 
cation, f^oyèz la (raduction de sQn me'moire sur le fpie des pplssons. Antu 
dès iiciekcés mUiYètlei > tlè Ubi^, ' ' ' 



[Dam Vaspidophore à^EuPopej WfiHe est encwe sans 
divbmi et situé & ^aoobe. Dan» le platy:céphale ituir 
étiator de mteot y Vhémi^ptère amirioain. Par contre 
il a trdts lobe» dan» VhémilèpidoU^ de Tilési ua. ] 

Le f(Ae ^'es^ pa» dMeédaM ]àsûorpm& rouge (S. hov- 
rida, li.)% 

Celui du séhaHe dé Norvège, a deox lobes alosgM. 
lia sont moins lêngcr et plois cm» dana- le t^. ife la Mé^ 
dUerraÂè&. Il y en a tro» , aloii^s , dans le ^i lA^ 
Cap 4^ 

Onen «ompfedenx è&tk%\tpê^¥^s p<^gean^, à^pteu- 
près égaux, peu volumineux.[ Il est volumin^ix daqts 
1% piér^ mitefmé^ 

IfirjféhrjUaptêmtêiê^Êt a déox gftafda Idb» arrmtdts 
«a amèw^ 4<><^^ le gauebe est le^plqsioog. ] 

JJépm^ehe à qu0H^ nue (^asteMSteua kiuruai, 
Oit.) , et Pépin$âhêmwï\ )e Ibie divisé qn (Mis lobes. 

[ Le moyen ek épai^ et prisAiatiqQe , e'est plutôt p» 
^a position le gaucbe inlMetip ; i} ^ a un lobe gaudie 
aupéi^îèor t^ mince^ et un lobe âi)éi«fle pins la%e est 
cdni tpA Sé" porté le plus en airrfètey tenant de ce c^ 
«€ en avant aui6bemoyen. Tous «t^6 encadrant l'esK^ 
mac. Par contre ce viscère n'a qu'un lobe dans le ^a^i^' 
( gasl^roteùs stmnacbia ; LJ) ^ qui recouvre et entoure 
Fœsophàge (f )• 

3^ Parmi les SeiénoideSy le foie de YùtolUhe guaiUf 
cupa eit petit et a deux lobes d<mt le ganebe eat éèroit «t 
le droit plus large, fl est gros et trilobé^ dans le corbde 



qnî me fait penser qu^il j a , à cet ëgard , des différences individoellft. 
Noas en avons nous-mème décrit quatre , première e'ditîon , %. IV, p. tj. 



488 XXI* LEÇOH. ANNEXES DU CÀNAl. JLUllENTiLlRE; 

Nigriiie.W n'a qàe deux lobes dans le /oAmi<fcoâo/<,k 
fohniusœillé, où il est très considérable. Il est peck et 
saiM division dans le larùne à court museau. Il a deux 
lobes dans le pogonias à handes } le pristipome crocro\ 
ïeP. à bandes f le lobote dohnanl^ VamphiprùmseUe, 
le gljrphisodon saxaùlis. Il est sans division , q^adrî^ 
latéral , daLUêVantphiprion chrjrso^ter* 

On voit que la forme da foie est très variable dam 
cette famille ^ ainsi que dafls cdle des percdides. 

ù^ Les Sparoïdes ont le foie petit et peu divisé. 

Celui du sargue est petit et placé dans lliypoooQdre 
gauche. 

Dans lepuntazzo commun, la daurade vidgaire, ce 
Viscère est aussi peu, vduminenx et placé pr^esqa'eu 
totalité à gaudie.] Il a dénx lobes dans lepagre et dans 
le pagel commun. [ Celui du pagel à dénis aiguës, n'a 
qu'uh lobe placé dans Thypocondre gauche. Il y en a 
denx dans ledenéé ordinaire ; le gauche long et étttit^ 
lé droit plus large et plus court. Il est petit dans le pea^^ 
tapode àj^t, dans le leihràms de VAdantitfue^ l^b^gue 
vulgaire. Voblade e$t presque réduit à un seollobe 
dans les ddux derniers ; tandis que dans le bogue saupe^ 
il en a trois. 

5f* hs9 Ménides, l'ont lé plus souvent petit ^simple. 
La mendole vulgaire , a le foie petit ^ de couleur 
pâle* Dans le picarel ordinaire , il est aussi petit^ 
alongé; ne forma At, presque qu^un seuLlobe de couleur 
ftoirev situé à droite de l'estomac, sous l'orig^e^ de 
l'intestin. Il est très petit dans le picarel à queue noire, 
et à un seul lobe; dans le cœsio , il n'a de même qu^on 
lobe. Il est au contraire grand , à deux lobes alongés^ 
djàXisle gerre {(ans sc^. 



sacTion i^e. juiT. i^^* du foie. 4B9 

60 Les Squammipennes ont le foie plus ott nuHiis di- 
irisé en deux lobes. Ils sont io%aux dans le chœtodon 
harré. On en trouve aussi deux dans le chœtodoncb^ 
lions. Gdui du tranchoir cornu a^ contre Tordinaire^ 
le \cht droit plès graisd qu^ le gancbe et sous-divisé 
en trois Idoles. Le drépane ponctué Fa de même a 
deux lobes^ dont le gauche est plus épais et plus courte 
et le droit prolongé en pointe; celui de Vholacanûie 
tricalor est aussi a deux lobès« Le foie est épais et 
peu divisé dans le pomaeanthe noir. Les deux lobes 
sont alongés dans la castagnole de la Méditerranée. 
Dans V archer soffUmre y le lobe gauche est plus grand 
que le droit. Je ne lui trouve aucune division dans le 
pomaçanÛiHS primmciaàu , qui Fa petit proportion- 
naient à Festomac. 

7* Parmi les Pharyngiens labyrinÙUformes^ Vanabas 
scandens(Qar.), aie foie large^ aminci dans s(m pour- 
tour , avec une scbsure profonde^ arrière. H recoU* 
vre l'estomac et une partie du canal intestinal* Dans 
Vophieephalus striaius (C), le foie a deux l(^es;le gau- 
dieestlongest étroit^ le droit est {dus large et plus court 
au bord interne duquel se voit la vésicule du fiel; 
il a plus près de sa base un lobule qui pourrait passer 
pour un lobe moyen. Uhélostome Fa de grandeur 
moyenne et tout-à-£ait à gauche Le poljracanthe de 
Hasselt Fa. petit et à un- seul lobe. Dans Vosphronème 
gouràmi, il est de grandeur médiocre et divisé en deux 
lobes» Iln^en aqu'un dans lespirobranche du Cap. 

S"* LesScombéroïdes présentent les mêmes différen- 
ces que ks £unilles précédentes dans la forme et la di- 
vision du foie. 

Parmi ceux à ligne latérale non cuirassée^ le foie ^ 



49^ XX1«LEÇCK< AjriBXlSDQ CANAL 4LlMB!ITA.iaE. 

Bflt irisas géfiA^aUment à deux lobes, ckmt h èàÂî est 
soufrent le plM lotig. Cependant il est â on sonl khe 
dans le maquereau, épais à sa base, se prolongeant eo 
pointe da^is l'irjfpocoadre gauche. Il a trois lobes dans 
'fe <A^>it, dont les deti^ latéraux swit trièdres et lenràiè 
en p^te^ Il n'y en a que denx dans le ger^n{àxftr 
nus alalonga, (kv«). 

Dans Vawjùide tommune^ le lobe droit est beaueosf 
plus long que le gauche. Le foie do pàote (naaemtes 
dttctor) a dues) deux lobes.} il es( trëe grand dans ks 
pélamideSy profondément divisé en deait lol^; dontk 
droit est aussi plus recalé <]ttele gano{ie, et plus miaâi 
Cfest dans le ^té droit q«e so tronve la pins graine 
poition da foie de Veêpadén^]^ «foi forme nus anesç 
considérable plus large que longue^ de ccmnâuMS 
molle et non divisée en véritables lobes* [ C^idù voir 
lier des Indês a deux lobes, dent le dr^ ^t b ]^ 
long. Il y en a aueei deux dans la Sebe om», dont b 
gauehe est le plus long. 

Celui du chùrmème danseUr a deux lobes ^ a^pett^ 
prëê égaux. Bans le ttachÙ90te gioiupt^, iegiuiâkeplus 
grand que le droit, est sous-dtvidé eo'dmo. lobolG* 

Le foie du rhjmckùbdeUe à gautuletéas est sass 
scissure, long, conique, {^ns large en arrière où iieit 
un peu éc^anqré pour ree^oir la vésiciile du fiel. 

Dans le iepidopus argemeuSy le foie a df ux lidM, ie 
droit |>las lopg que le gauche, tou^ deux trèscoam, 
relativement à la longueur du pofsseii; sa consialaeee 
est forme. 

Panni les se^nnbéroides à lignf latérale exirs^ée^] 
le foie du saurel ( caranx trachurus , Leoép.) a èesi 
lobes, [ dou le gauelie est le plue j^oug. ïiuk^Uscyris 



iie# In^Sf ce viscère â deax lob«s, dont le droit est 
soQ^divlsè ea lobules. U n'a qa-aû seul lobe, trëe TOt- 
laminéux dans le blepharis des Inde^* Il y en a de ami- 
ireasdeQx aplatis dama lie grand g»/ ifc^îmfâ^. 

Gàm de la 'SérJoU cùsmopolke forme uneseKle masee^ 
dont la partie meyenne ae pditç trëa en arrière^ 

Celai dn loù^ire débofatSi bten deost lobes ^ mais la 
ploé ^iide atasaeest du pâti droitu 

Ïj» ^êwûAq eorjrphme (h h Médiieivaaé^ a le foie 
à deiis lofbt^ dont le gauokje est pomtia et le droit large 
et arrondie Dana le lampuge pélmgique d%tt encore oette 
foi*aie; il n'a de nouteaa qu'un aenl lobe dans le C(M- 
irplêpke pompUe* Il y en a deux dans nneautfe espèee 
de ce genre^ le cen^oiaphe ^smiê* On en compte auâ$i 
deux daoe là stromutéefimtole et k Sir4 paru^ 

Dans Vargirejosusvomer, leflSieestloBg^ pkt, iln>it 
en avant et large en àmére^ recouvrant toute la lon- 
gueur de Festomac^ en dessous et un peu plus à droite 
qu'à ganebe, fourdin ou divisé en deux courlei bran- 
dies en amëre^ dont là gaunhe eat le plus longue* 

Dans le vomer de Brovni le foie est grandi voinm»- 
neox^ e^éteQdpnt en arrière soua Teetoman jusqu'au 
py}Mê« Il a un lobule à dvoite et nn à gaudie^ beau-^ 
coup plus court et plus petit gne le droit» Je n'y troaye 
pas d^ vésicule dn fiel. 

Dtfns le capros asper(f2aTfS), le foie eat grand, 1^S;^> 
»'aiâiadbsàn« en afrièiff > ayai^t son bbtd de œ côté 
cooimm ftetonné et formant qnatre lobules. Il reeouvte 
en âe^ioua^ en grande partie^ la maftse des intestine. 

lo^ Lês TeÊUkfe9oni le foâe à bord ttanobant^ fes- 
tonné 9 à un seul lobe principal; tel est du moitié eebii 
dp Viimpkàiûimikus si^oims. -. -, 



49^ ICXI* LEÇON. ANNEXES DU CÂNÀL ÀUMENTAIRE. 

1 1"* La petite famille des Mugiloïdes a le foie sans 
scisaare et sans ld)es« Cest ainsi que nous l'avons ya 
êMXkslemugilalbuU. 

Dans YaAérine preshfta (Gav.)^ le fine est grande 
compacte, pen divisé, convexe en dessous^ eoncaveen 
dessus et fitMrme denx pointes en avant. 

la* Les Goiioïdes ont le foie très pen divisé. Celui 
de la blenmie à bandes, estgros , trës épais a la base, 
l'amincissant en arrière et ne fermant proprement 
qu'nne seule masse, un peu divisée dans son pour- 
tour en lobules irréguliers. Dans le gobais niger (L.), 
leclinussuperciliosus (Guv.)^ le calUonjrmus Ijrra (L.)^ il 
m'a paru de même à peu près sans lobe, autant que 
j'ai pu le voir sur des sojets conservés dans l'esprit de 
vin.] On en compte cependant deux dans le loup 
(Ânarrbicbas lupus, L.) 

[i3* Parmi les Pectorales pédiculées, la baudroie ViAt 
même le foie peu divisé^ c'est-^à*dire qu'il n'jr présente 
que des scissures peu profondes qui fèstcmnentsa 
masse, plutôt qu'elles ne la divisent. Il est transversal, 
occupant, sous l'œsophage et i c6té| un espace asses 
grand entre l'estomac et le diaphragme, dans toute la 
lai^ur de la cavité abdominale^ mais se portant, à 
gauche , plus en arri^ ] . 

[ify'lj^Labroïdes ont le foie également peu divisé.] 
Il a deux lobes, à la vérité, dans le iabrus mehps, dont 
le gauche est beaucoup phis grand que le droit. Il ti^j 
en a pas dans d'autres labres [qui Vtmt entier et 
•ans division. Ainsi dans le labnis É^rdus , le foie nous 
a paru une masse alongée , située preMjue entièrement 
i droite du canal alimentaire]. 

i5* Parmi les Bouches enJUàe, il est court, large, 



sàction i^^. jUiT. I*^ du foie. 49^ 

dans le centf*iscusscoiopaxet plos à droite qu'à gauche» 
Ce rapport de position est remarquable dans ces deux 
^Eimilles^ en ce qu'il coïncide avec un estiHuac sans cul- 
de-sac et sans broncbe py]orique% 

b. Les Malacoptérjrgiens abdominaux. 

ÇLes cinq Êimilles qui composent cet ordre offrent de 
grandes diffiirences dans leur appareil alimentaire, 
cràiâie dans leur régime* Le foie qui feit partie éssen- 
tielte de cet appareil, doit varier dans ses proportions 
et sa forme, d'une £aimille à l'autre, quand l'alimenta- 
tion est £llérente. 

I* Parmi les Cjrprènoîde$ , les cyprins ea général, 
ont le foie a lobes trës profend^nent divisés , très 
longs, dont le nombre varie smvaptleaMus^genres ^ 
les espèces. l)ans la carpe proprement dkcy ils sont 
tMemefot disposés' qu'ofi ne peut guère le» compter* 
Ik reiàjrtissent tous les intervalles des circcmvohitions 
de Pintéstin , et forment une masse, dont la grandeur 
relative ecrcëde peut-*èlt«e celle de tout autre animal, 
f On peut dire cependant que ce vioire fovme , immé- 
diatement demëre le diapbragaie, uiiej^utièprinoi* 
pale, en avant et autour du ca«al intestiiial, qui se 
pitelonge en ari^re , après Vitore divisée en jdbsiears 
branches; encadrant, les replte' dû caornl mtestînaL Ua 
des lob^ ite foie eontoiîrae le^ intesdna et «replie très 
en avant du côté gaudie. La portion antérieure de œ 
viscère donne aussi desbranÀesduméme côté; mais 
une seule se prolonge ti^s enr, arriàpe et ei^ dessous, 
entre IesJ»ranchefi de l'apse ialérieuBt et moyenne ^ 



httm U barbeau ccmimm » fe fo»« est âivM6 ^ 
Mms nrégiiUjBrt^ à peu près comotô^iwsla iQ»rp9« 

enveloppe de toutes pwHU > il /opq^d?»» ^OiW li^ÎASÎ 4ii^ 
l^nse que forme le canal alimentaire et la portion de 
ce canal qui eu mit Jb4Mtli^ JNt^9«iib^ jwi^'iil tifu- 
teur de Fanse. En dessous se trouvent trois lobes , un 
oioyea ^i/^açn » iw ^^aiiche plw loourt j wi àcoit 
nlusJM^i ;ayiiiK«a a{)fie)ftdic(& içn i^xiàv 4e V^w»^ 
Cm U'oJB lol>o$ 4oÂgé8ii priso^rti^uçsy se ypywt 4« 
isy^# «p 4«ss«g 9t pitrm^t de U base du jpâe, qujl foiriD» 
UB rubisiii tmosversal^ , 

Le foie de la brème commune t^ti^vf^^j^ifffifi^^ 
en 44^011» «t 4 dr^HU d« j)9Kif^«t ii|t|90fin^.^ Ilaiidis 
f ti'on y^tttlAiratoà gflfl(àe« 

Outre k wa#0d ^to«ifii)l^ q«i «t §{i#if9i^t^i)^ 4 
4«m: l0b^s4ui M^.fm^wt ppeAqp? jilllftfïi Ir fATM^ 1| 
piw*imiUéeidiij^li|W 

étraitft^Jbîdaaéliaréfb Le droit Mç^¥Ofrt ^.4#«w« ïk^ 
domikffepMtâon du 4»m1 ^limi^auAfp-i^ >f9aofa§ esl 
fim«<aa.d>finnif. Ueina^^f^at'C^ 4^9s.4fll^ As^ T1^ 
sionle idii fiai eiteQfiw^ . . 

Êsté\B\amègm , d«fit fa i»id|M9f^ pwt0 i^iw^ U vf^^^ 
^^9 QonmetdèM'là p«l;îltibrâm^<» &»,|>}^^p|ind de 
*ees lob» «st ^'«illeimi^^u^b^» 

Daét le jt^< œ vtscfefie iot^mè d'abordj^ rW avaat et 
èfiMdie y 1IIM peikc oBiaiMe, ^i tiimt à l|i f»rd^ 
périme fauiëfc «nttfranide^ passant isous IViesophage. 
Il se prolonge ensuite à droite de la niasse injtmÉiiilfty 



itt«W«!f Tl^:^. ART* >'*^- 0G rOlfi* 4^$ 

plus e4 dfiMos (pi'ea destotis, .a{>rQs 3'to?^ djiyifé «Q 
de¥x braacbes longaet et irr^ulièr^s. ., . , 

Le Idiede la /(Mii^e ^'^to%(çohiiiii £ot$$Ui^|I<^)^ eat 
b*atH>aop {>Utf i dmile qu'à gaii^a^ pl^s «a Â<m\xs 
qi^'^iA dessous». Il te 'èone^pM» d'un gfrai4»l9be dfoit^ 
d'uAtrèsf^tklâbesMfhe et d'iwnibMi l;^«!pisv^^| 
qui k» iMntfi «ft d^iafiuf ^ «n a^aot* 

Gçt colgme joràie om ^ttife.^tiiaa6ft daés ^4^114^1^ 
krtnphkdmus ih). ... : 
, 2^ Banii les Esaats.^ le iroehet a ie loôe sap^ |diyi-« 
ttoa^ de^lbrme étr^ ite'et loagUA ^ uo peu pfistoâdal^ ^ 
plosi^patsseeit p}ii8 lar^feàlubacne^ coimiKeea desious^^ 
•Éucave jon dessus , pfaoé sons l'estomte et Je comoftea-* 
eemeDt àê 4'in«estin^ j «dhéraot ^pacaia niéseatëDef 
Sft couisfir «t d'an ro]|gel)|!cui olahr et 8(mfipaïu)ii« mé* 
dîœre» î .■■.■ 

U orphie l'a de^AèiJsescaadh^nktt^iâe&HEmeNaloiw 
§ée , f3at;é ^ àioit» ^u ^en dessous idu çmaX Alimen- 
tMre.3 I«es 6ix:o<;««5^ >lés mormyre^^, ^oht aussi iè&ie 
SÉD» divkMm. 

9* AMsis Qombrewe-CpmiMlle des MwioïdeSy lé fi»e 
ftoqse pMTtt géti^ral|9iiieiit «tms-^jdiTSsé ai lobes* j Çîelw 
du 4ibmu ^ms (L^-, ;^a èeax. CtAàÂn^ioiFiàaire 
tacheté de même. 

[fiaire «s deuKKeAresfpluésau oommtoeameiit fet à 
la fin delà iJamiUe, qoi sedesipiidileQt pour :les divÎMMIs 
dkutfaie y ;s'éairrQiKVQai;dettx très rapprochés» ^ dij^ 
rent i i^et égard* èjnek le foie éâpimelodês octocir^ 
rhus (C.) , est encore sous-divisé ea deux lobes ^ peu 
différents pour le volume^ réunis par une bande 
étroite > t r aBs r e r sal e-y -qm-^e Toit sotis j' co s ophag e* 

Il y a^ par contre^ trois lobes dans le foie des bajgre 



XXJPLEÇO»0 AimfeXËS DU ÊAHÀL ALtM&KTAJlRB. 

(le sil. bagré, Bl.) , uù moyen, place en travers de l'es^ 
tomac en desson»^ et deux latéranx^ qui fcmnent couine 
deux appendices triangulaires relevés sur celui-^i. 

4^ Dans les Salnumes , nous trouvons d'alxntl le 
saumon, doiit le foie est sans division, (long, prisma*- 
tique^ plus large en avant , phi$ mince en arrière, 
étendu, dans les* tr(HS quarts de la longueur du sac sto* 
macal, sous lui. La vésicule en est détachée. Les éper^^ 
Ions , les ombres y les lavarelSy Font de même a un 
seul ldi>e. Du moins Véperlan (osna^rus ^rlanos^ C), 
Fa-t-ilalongé, étroit, n^alteignant pas laioagveurda 
sac stomacal, sous le o6té gaudie duquel il est plac^. 
n est court , très petit, situé sous le db^ gauche de la 
partie la plus avancée de l'estomac dans V ombre coiiH 
mune ( thymallus vulgaris, G. )• Il est conique et de 
moitié moins long^ au moins que le sac stomacal daiis 
la t/emme ( cor^;onu9 mannnuift, C.)« . 

5o La cinquième famille de cet ordre, celk des 
dupés , a le foie généralement divisé en à^sox lobes« 
[d'est ce qu'on voit, entre autres, dans Vaiose, oe le 
gaudie^ qui est en même temps inférieur, est heanconp 
^us grand que le droit , qui est supérieur et wx lequel 
fa vé^cule du fiel est attadiée. D'autres e^>ëûes ont an 
petit lobe mojen (i)]. 

Le bichirduNila de même le foie divisé en deux 
lobes [ dont le gauche, qui est en même temps in£^ 
rieur, e^ très long et se porte très en arrière sons la 
vessie aérienne gaucàe, et le droit, qui est supérieur et 
beaucoup plus court]* 

(•) RaUAc , Ouvrage ciW. 



section l"*. ART, 1*^, DU FOIE. 497 

t 

c. Les Malacoptérygiens subbrachiens , 

I* Le foie â géDéralement émx ou trois lobes àlott* 
|ét ààt» la fiiiniUe des Godes, { dont le gâuçhe est le 
plas long. Ainsi il y a trots lobes dans la morue et 
deux dans fégri^^^ la peiiie ntorue (gad. barba- 
tus^ Bl«)> ^ merluches (le merlus ordinaire )• Le 
lobegauche^daps cette dernière espèce 9 s'étend jus- 
gués dans le fond de la cavité abdoàiiinale. Dans la 
lote j le foie forme une masse considérable qui recou- 
vre l'estomac et une partie du canal intestinal en dés- 
sous et sur les côtés; elle est un peu^divisée^ de manière 
qu'on peut y distinguer trois lobes y un moyen plus 
large et d^ux latéraux; mais ce ne sont propre- 
ment que des scissures d'une même partie] . 

a"" Ibns les Pléifronectes, dont l'estomac est le plus 
souvent sans branche jpylorique , le foie est aussi le plus 
souvent sans division i [Il a deux lobes dans le turbot. 
n est sans divî^^n dans les jdieSy (la plie, la //- 
mande) hsjiétans (le pi. lîmandoide , Bl.), les soles , 
les achirès (l'archire lascé^ Lac;). [Dans la plie, ce vîs- 
ctee est alongé et présente une petite scissure en ar- 
rive. Gdni de la sole est à droite sous Festomac. 

3*. La troisième femille de cet ordre, celle des Disco. 
boles, comprend, entre autres, le genre cjrcloptère, dont 
le lutnp est un sOus genre. HansV espèce de nos mers, 
le foie est divisé en un très grand lobe gauche qui 
s'étend SQUs restomac, et en un lobule qui se volt à 
droite de l'œsophage.] 

^o Enfin àdiU^Vécheneisy ce viscère est sans division 
Çt d'un médiocre volume proportionnel. 

IV. a* Part^ 3a 



4^9 m* UÇOK* AimBIBS tV CÀKAt iOJIfEHTAlAE. 

d. Les Malacoptérjrgiens apodes. 

La forme conique et alongée que présente le foie dans 
Ja plupart des apodes ^ qui coïncide avec celle do corps 
et de la cavité abdominale, prouve de iiouveauj quç 
sa forme a été commandéci si je puis m'f^primer aipsi, 
par celle de cette cavité^ et qu'il a du s'y mpoler sui- 
vant la place qu'il y atrouvée.]Ile$t sanslobe^ dans le 
plus grand nombre des espèces et conséquemment sans 
aivisions profondes. Quelquefois cependant il estunpeu 
échancré [ vers sa base y ou dans l'un de ses bords. 

Le foie est épais, conique, CQnsistant, aminci en ar- 
rière dans V anguille vulgaire. Il est conique^ aplati en 
forme de langue dans le congre vulgaire. Dans le €onr 
grerioir (Risso), je lui trouve, en général^ la même 
forme conique , amincie à son extrémité, convexe en 
dessous , concave en dessus ; mais il a une scissure à 
sa base, qui est large et partagée en un lobe droit très 
court et en un lobe principal, qui est long.. 

C'est encore la même forme dans Vophisure serpent^ 
seulement son bord droit est fostonné par une scissure 
et une échancrure près de laquelle adhèrç la vésicule 
du fiel. 

Dans le sphagebranchus rostratus^ il est court et 
plus long que large, placé au*devant de U branohe py- 
lorique, qui est cependant très avancée, et divisç par 
urne scissure transversale profonde, en deux portions, 
urne antérieure et l'autre postérieure. 

Dans le carape à grande queue , le foie est plus 
large que long, de forme irrégulière, ayant sa bfi^se pro- 
longée à gauche en un lobule pointu^ sa partie moyenne 
formant un lobe pyramidal et sa partie droite le lobe 



mineipal. La Téiicale du fiel est granda^ ctmiqné, li- 
Jbre, située sur le lobe droit. 

Cdm du gymnote électrique , a deux lobes d)s« 
tiiiets [ le gauche plus large et plus court, le droiiplus 
loD^ xéunis^par uue portioa luoyenne. 

Dins Vaphi^Um béirbatmn^ le foie est très grand , 
aiougé coBime rfestOQUMB, ooniposiiBurtout d*une por- 
^n gtecbe tr^ cousidérikle qui a la forme qui vient 
di'étre indiquée. Sii p^irtiou droite a ua lobule auquel 
jKdhëre ént petite vésicule» 

y Dans Vammodyies iobianus , Iç foie est conique^ 
adfi^^rept à ^estomac, court et ne dépitant pas la 
branche pi^lorique (i),. Je l^ai trouvé composé <rune in-* 
fidité de |ietits lobules globuleu, o^ de grains comme 
a^lomérés , tenant à de petites ramifications du canal 
Ji^atîque qui se rendaient d^^ns le tronc (le celui-ci , 
lequel para^taiit à la p«rtie postétîeure du foie et m tei^ 
xàâiait à la base 4u oœêum unique. 

e. Les Lophobranches. "^ 

. J^Wfui les LùpKohranches j le |pié n^ {lasde division 
èalisïea,^//%^û5eç^(*S'.ophidioa;L., etpeUgieus, Riss.), 
{.^irontalongé, étroity ainsi quiâ. leur corps et leur 
cfeviH abdominale, dépassant to arrière de: plus de 
moitié, la portion courte du/ânél alimentaire qui ré* 
^o|l3l^l'«8tomaQ»] 

f . Lçs plectQgnathes. * 

Dan| Tordre des T^léùtognathes et dans là famille 



^) M. Rathke indique deux lobes pour le Uifi de ce poisson. 

Sa, 



tiOO XXI* LEÇOn* AMMBXES OU CANAL AUilEMTAIRE. 

des GymnodùnteSj le foie n'a pas de lobes dans les to- 
trodons; [il est volumineux , de forme alongée , plos 
à droite qa'à gauche, pointu en arrière, avec un lobule 
du cèté gauche, à la base, portant la vésicule du méoit 
côté. » • • 

Dans les mohây je l'ai U*o«vé tris considérable, 
sans division ^ situéii^lus à gauche qu'à droite. 

Les Sclérodermes ont de iAéme un foie très volnmi-- 
nenz. Il est gros est très huileux dans les^coffres (i). 

g. Dans les Chandroptéry^ens à branchies libres^ 

Les esturgeons y ont deux ou plusieurs Ibbes aafoie^ 
déchiquetés enlobilleset formam une masse considéra- 
ble, [qui enveloppe, e^-dessus et en-dessous, la^çœnde 
courbure de l'estomac et le commencement dé rintes- 
tin. Je distingttejdans ce viscère malgré sa forme M^ap- 
parence très irr^lière, un lobe principal ayant deux 
scissures, la gauche qui répond au ligament stispen- 
seur et aux;veines hépatiques et la droite où se trouve 
la vésicule du fiai .^ La, partie droite de ce lobe principal 
se sotts4di vise ^n dem: lames , que je opmpare au kbç 
et au lobule droit du foie des mammifères, II y a à' 
gauche du lobe principal une scissure î[)rbfonm qui le 
sépare jdu lobe gauche /lequel est long, divisé fim \o^ 
bules^ placé entre lès deux courbures oe l'estomac] 

Le foie a deux lobules dans le poly^odon feuille, 'èotut 
Tun à droite plus long et l'autre à gauche plus court. 

[Tel est le type assez régulier que nous avions ob^ 
serve sur un petit exemplaire pour notre première édi- 
tion. Mais dans un exemplaire beaucoup plus grand 

(i) Règne animai y tom. Il; pa^. S^S. 



SECTIOn VK ART, 1^. BV FOIC 5ai 

que nouft,av0ns^va en i833 , Iefbieétaitiiioa,,decoii>» 
l^ir i^foire y divi^^ en lobes et en lobules d'iifie manière 
iiT^;iiliere; Je pense qu'ils ont appartenu à des indivir 
dus de deux espèces distinctes. 

h. Les Çkondyvptérjrgiens à hranchiesjîxes. 
- . • . i* 

Us présentent un foie divisé au simple^ suivant qu^ou 
Fob^k*?e dans la pfemfik'e faimille ou danf la seuonde. 

I** Le loie à^ Sélaciens , est d'une grande propor- 
tma^ ti:^' huileux et de consistance molle. J Ce viscère 
a trois lobes , bien séparés dans les raies , chez lesquel- 
les M^ s'éàendent dans presque toute la longueur de la 
caviti abdomnale; tandis qu!il n'en a^que deux dans 
les squales j é|^Ieji|ent bien séparés. [Plus iarfi;e dans 
les premières, il est plus é^oit est plus âlongé dans ces 
dénias. Ces 4^f!fepences s'explique^nt très bien par cel- 
I^de la fonne eirtérienre et par celle de la cavité ab« 
doni^ale de^cefi animaux^ oa peut facilement ramener 
au même type de la division en deux lobés que présente 
le fbit des squaiesy le foie plus larjpa et plus divisé des 
rme^ qui n'a pas toujours \fi& trois lobes indiqués plus 
haut. ^ . *^ 

ppmim dans ks squales pm^i^remients dits y je ne lui 
ai trouvé que à&oak lobes étroits et aloogés dans la 
sièie j dont le flpdbeest le plusfpraad. D^ns Y ange y sa 
foimeeatplQsIarye quelcnigot etpirfagéee&deuxlobes 
paf^i^lé^çbsureprofeindç^ le droit plus petit et le gau- 
dbe plus grand ;v€e dernier a «mute son bord posté- 
Sieur ' pN)longé %*dei|x Iglmles. 

Cette %rme est lir]dcis^ gén&rale dans les r^fej^ oè il 
est divisé par mie sicîeimre profonde dans laquelle se 



Sua XX!*" LEÇQK» ARMEXES DU CAKAL ALUOSNTAIU. 

trouve la vésicule da fiel , en deux portions înégaksi 
l'une droite , .moins latye^ l'autre gauche ^ beatteoQp 
plus large et ptns yolumineuse* Quelquefois mémo i 
comme dans les mourineê (mourine de Garée) y il b's 
pas d'autre division. ^ 

Mais le plus souvent le Mx» gauche est sous-divisé, 
comme nous venons de le écrire dans l'ange ^ par uBe 
scissure peu profonde o]ti une simple échancriire en 
deux lobules, dontfintarDe estle plus court; c'est t» 
que î^ai vu dans la raia rosteUata , (Lacép.) Enfin ce 
lobule gauche interne a quelquefois une larg^r pMN' 
portionnelle plus grande que celle du lobule gauche ex- 
terne et même du lobe droit, et devient le ph» gnnà 
par son dével^pement quoiqtte moyen p«r ^ posiltoii ; 
le rfUnoJfate de là Médàértanée, qui ji'a tvés large nWS 
en a fourni «n exemple. 

Dans la raie ronce ^ les deux lobules du lobe gildbe 
sont plus séparés, quoique ee lobule^ioteme , prenant 
la place de lobe moj^en , ^it enèore f4us petit.] 

30 Le foie est sansr division dans les 5iice»r5. [Le pe. 
lit espace qu'il ooeupe dans la cavité abdbminale, ^Hs 
ont si étendue f son peu dcvolnnie, ainsi que o^g|d«i 
canal alimentaire^en rapport ai^ec la nourriture sdl^stan^ 
tielle que prennent cef aoîmanx , laqaeUe doit laissa 
peu de résîcfaiy sont autant deotfoenadaocee ^ui cooir^ 
mentl'opiniati la plusgéywpalemwst g^y^ifcpurjiis asgge» 
dé la b^ da&s la fecoftde d^geatiOB, et ipii straieM eoam^ 
traire» m celle qui voudimt cojMdérerJe foîe, |dyi A 
senttell^emfiit , comme «n er^gane deeanguificatîoii. } 

Ces exemples suf&root piyr ^fftmmiÊ oinliliijn im 
forme et Ibs divisionadu foie sou^vadées ^fciiijjieff.yui* 
tr»chllsei4es «niunwMi ^aérlébréHeâ4e;»jptu:d'îf 



SECTION l^^. ART. l«r. ©tJ FOIE. 5o3 

que ee earactëre doit avoir sur les fonctions de cet or- 
gane. [ Si nous les avons beaucoup multipliés dan^ 
cette nouvelle édition^ c'est que les différentes formes 
qu'affecte le foie , dans les animaux vertébrés , nous 
ont paru avoir dés ra{)ports remarquablesavec les clas-^ 
ses y les ordres et les familles ; nous avons espéré 
démontrer par ces exemples , qu'on pourrait tirer, de 
la connaissance de ces i^apports , un certain nombre 
d'inductions^ sinon pour l'histoire naturelle physiolo- 
gique^ du moins pour l'histoire naturelle systématique 
de ces animaux.] 

D. Couleur^ consistance^ poids relatif, composition 
organique duFoie dans les vertébrés* 

[La couleur du foie, sa consistance, son poids relatif^ 
varient beaucoup dans les quatre classes des animaux 
vertébrés. Ces différentes circonstances mieux appré- 
ciées qu'on ne l'a fait j usqu'ici, serviront sans doute à 
jeter quelque lumière sur les fonctions de ce viscfere, 
quî'ne sont pas encore, à notre avis, toutes appréciées.] 

I. De la couleur du Foie. 

La couleur du foie de Vhommè^ est d'un brun rou-^ 
gdl|re«{Kk pknitdépêlidrê à 1* foi^ d^ VaFi«6eaux san- 
gwoB doift son tÎBSii Ml ffmètti^ «t de k substance co^ 
Icnraote de la bile. Lee propm-tmns variées du sang et 
de.la bile, dans le foie, suivant les individus et l'état 
ds aanté oé dé maladie^ ^wrent t^arttecirs iaire varier 
beaiMXMip les niMiiieoa àt cette ciMiley r et y ^ire prédo- 
ittiner le jaune^m le^tw^. On peut en^ dire autant de la 
c^mWwrdu^foîe deft au^r^ mmmmifèf^s dansles^elson 



5p4 XXl^ LEÇON. ANNEXES D0 CÀNAX AUMEMniRB. 

le trouve d'un rouge pourpre assez yif avec une nuance 
de brun , mais assez généralement moins foncé ^ rare*- 
ment plus intense que celle de la rate^ 

Dans les oiseaux , la couleur du foie est aussi à^m 
rouge-brun^ quelquefois cependant d*un rouge vif, en 
même pâle. 

Dans la plupart des reptiles , cette couleur tire da- 
vantage sur le jaune. [Elle varie d'ailleurs d'une es** 
pèce à l'autre; souvent elle se rapporte à la feible quan- 
tité de respiration et à la prédominance du sang vei- 
neux qui semble être la cause de cette couleur Ueoe 
livide qui caractérise le foie des taruies. D^autres fois 
sa couleur nous a paru avoir quelque rapport avec celle 
delà peau, du moins pour les nuances^ sinon poorleur 
distribution. 

Ainsi dans le triton à crête^ le foie est grisîaunitre 
pointillé de noir, non-seulement à sa surface^ mais 
encore dans toutes les coupes de sa substance. ] 

La couleur du foie des poissons , présente des nuan- 
ces au moins aussi variées et p^ut«-être bien davatntage 
que chez les reptiles; elles'nous ont paru de mêmeavoir 
partout des rapports manifestes avec cejles de la pein. 
Nous ne faisons qu'indiquer ce fait> sans chercher en 
ce moment à l'expliquer. 

Le foie est rouge-brun janaâtre dans la perche pr 
piatile; cette couleur qui est analogue à cdle dxL hki» 
mammifères eAcéle qui est la plus fréquentedauscette 
classe* 

Nous l'avons trouvé d'un rose très clair, danssaplos 
grande épaisseiir, Uaindâtre aor tesbords, daaskf^^ 
mille perche goujonnière (acwnaœrnua , Cuv.). D^ 
d'un la|èau rouge de mîntum ém%ltholocenire m^ 



SECTION V^. ÀXT. !«»". DU FOIE. 5o5 

et d'une belle couleur orangée dans Yholocentrum km'- 
tatum. Celui du pteroïs voltigeant est de couleur noire ; 
il est rougeâtre dans le ptePàîs antenne; jaune gomme* 
gutte dans Vathérinepresbjter (Cuv.)} jaune-brun dans 
la carpe ; blanc jaunâtre dans la lotte ; bleu livide dans 
V esturgeon ; noir dans le pofy-odon^feuille. 

La lamprojre marine a le foie vert de mer^ on vert 
de pté^ jaune ou jaune rongeàtre suivant les individus. 
On a cm qi$B la couleur verte était propre aux mâles et 
la jaune apx femeUes(i); nous avons trouvé le foie ajant 
des nuances of^pqsées^ c'est-^nlire^ vettde pré dans 
nne femdle y et jaune dans un mâle. Ajoutons que 
nous l'avons vu noir dans le mâle de la raie bouclée, 
•c jaune dans la femelle ; de sorte que la couleur de 
ce viscère semblerait varier dans quelques cas , suivant 
le^sexes» 

Gei exemples suffiront pour engager à des recberçhes 
ultérieures^ qui finiront par démontrer^ si notre conjeo- 
tm*e est fondée , qu'il y a un rapport réel entre la cou- 
leur du foieet celle de la peau; et^d^ns le cas de 
Vaffi'rmiitive ^ jusqu'à quel point iacoukur delà peau 
et celle de ses prod^cûo^a^^ poils ^plumes , écmlies ) , 
dépendent des fonctions du foie? 

n. Consistance du Foie. 

Cette circonstance de la structure organique du foie 
n'a pas encore été suffisamment observée* Nous avions 
déjà fait remarquer dans notre première édition }, que 
dans les jpomo/^5 5 sa consistance est moindre que dans 



(i) MM. Mâgendk et Dcsmoulb , JoMmtff th Pkjrthhgte^ tom, II 9 
f»f, ^»4. idVci. 



566 XXI* LEÇON. ANNEXES DU CANAL ALIMENTAIRE. 

la» trois autres classes des vertébrés ^ tellement qns 
son parenchyme se résout facilement dans F^s^mt de 
vin , et laisse à nu les principales rami&cationsTascti- 
laires qui en faisaient partie. [ Ge qui tient peut-tore 
encore à quelque diffiSrencè dans sa structure dont 
nous parlerons dans le paragfraphe snirant. 

L'on peut dire^ en général , que le foie par^ilt plus 
dur dans les oiscawt; qu'il fest encore très semible» 
ment dans les. m/im/ni/ëre^; qu'il se ram(41it dans ks 
reptiles , et plus encore dans les poissons j mni^ il J 
a aussi ^ à cet égard ^ de grandes différences smTaai 
les familles y les genres, les espèces^ et peut-r^tre les 
circonstances individuelles. 

Le foie est plus mou dans les animaux plon^ettf^de 
la classe des mammîlëres ou de celle des iriseàHx, t^ 
que la loutre, les phoques, les^cétacés , le grand pt^ 
geon. Ciette cause tiendràtt^le à la moinâm ^anlité 
de respiration ? Nous en concevrions une autre qui 
pourrait faire varier sa consistance dans le même indi^ 
vidu ; elle dépendi^tt de la quantité variable desubs-^ 
tftnce qui remplirait plus ou moins les petites capsules 
dont se compose le tissu du foie et qui en dwtendfait 
plus ou moins les parois. 

tll. Poids relatif du Foie. 

Ce poids peut être calculé relativement à celui du 
Corps^ à celui de la rate et à celui de toute là partie du 
canal alimentaire contenue dans Tabdomen. 

Le volume du foie est beaucoup plus coii$idérat))e 
dans le fœtus que dans- l'animal qui a respiré. Flous 
a vous vu que les animaux qui respirent b^ucoup l'ont 
plus petit que ceux qui ne respirent guëfiie ettp^'en gé^ 



SEcmm i«*«. ART. !«•. DU FoiB. 5<yj 

néral son volume est éa saison inverse de l'activité des. 
pdomoni.] 

IV. C^mposwmorguniquedfcl^oie* 

DdLUsVhomPw^ la snbs^ce du £pie est camposée^ 
des vaisseanx de différente n«iure que nous allons in« 
diquer, et> en4eîi|ier li^^ de petitt grains. 

JLa veine-porte se ramifie dans le foie à la manière 
<ks «tères. BUe y conduit le sang qu'elle a p»^ dans les 
antres viaçèreiBi du bas-ventce> qui contribuent à la ch^- 
lifk^ationi JLq sang artériel y est apporté du tronc aQr- 
tiqurpar l'artère hépatique y dpnt le calibrç est remar- 
qoabïcwent petit relativement >au volume du foie* Les 
veilles h^tiques versent dans Iai^n$ cave à l'endroit 
deson j^age dmiàre le foie , k^ sang apporté par ces 
dett orâi'es de VAisisea^ ^ et^ qui n'a pas été employé 
soit a nourrir 40^ viscère^ soit à fournir les matériaux 
de la bile* . . 

JiQ»,co|iduits biliaire^ prônent leur origine dans 
tputas ka ^nulâtion« du foie^ et se réunissent enfin 
en deuK troncs , puis«n un #ttl^ appelé cariai hépa<« 
tique, ' î r 

Tons cesi^f aisseau»> commuijéqnent les ûnn dam les. 
autres aprës la mort f de manière tjue les injections té-* 
nues peuvent passer de l'artWe dÉlM les veines porte 
et hépatique, et dans If s conduits biliaires, et i^pro-* 
quementj et, quelqu» soît le vaiaieauqueroiii^eçle, 
les matières pénétreni,dans Icis gfsmnktiow, et ie» d4- 
veloppent. ^ 

Le foie e^ pourvu d*tût grand nombre de vaisseaux 
lymplSatiques^liont lesuQS recouvrwt sa Wfi£u>ad'ttn 



ScS XXI* LBÇON* AIVNBMS DU CAMAti AtlHEMTAUir. 

réseau à mailles irrégulières et très petites , dont les 
autres sortent de sa sabstaace et montrent leur, princi* 
peaux troncs^ qui sont très considérables^ daps la scis- 
sure transverse. Les ganglions lymphatiques se voient 
â sa surface , surtout ailtour des vaisseaux b^tiqnes, 

Lesnerfiidufoie semontrent princîpa]^nent^ttt<Hir 
de ses artères , et ptroviennent desOiets delâp|tepe^a- 
gue et du grand sympathique; oem^i-ci &|raie^ le 
plexus hépatique. . ^ ' 

[Les granulations du foie qui en compqiont Yàrgf" 
nisation intime^ sont séparées par les produc^is tttm- * 
breuses de sa membrane propre^ qui estJfte la i^tufiejes 
membranes libreuses. Cattç-miembrane^ après'arvèir 
fourni une gaînë à tous les vaisseaux qui en^reil^cèdsr^ 
le foie ou qui;en sortent (la capsule dç Glissoa)^ k»Élit: 
dans toute sa ^u1:>stance^ qit^ellç^ soutiéi»^' et'fdMhe4'eW 
veloppe de cha(}ue granulation f, chaque graih d^É^sscu 
de ce viscère peut être considéré comme une ftftitç 
capsule, dansfaquelle«etrouvé/au ceiitre^ unQS^||iouIe 
du canal hépatique^ autôttr de cellbaici les m^S/tiàh de 
là veine hépatique, plus eii-d^ors ^core^ "ceâlil de la 
veine porte et de FartèreTtépatique. . ' ' ' 

Remarqudpsdeplus qwléi injections Ae remplissent 
pas tout le tissu du f«i% et qu^il <J9n^rendl( ocKtre les ' 
radicules des vaisseaux de diffëi^i^tè nature ,. un tiss« 
spongieux qui ne se hrisse pas pénétrer par ces injec- 
tiiais(iV M ' 

Lorsque fKntsdécrircmslesvaisiNi^jS^^ngiiins, nous 
verrons qv^sla veine porte ne sécbmj^sepas i^jours 



(i) jénmmmi^ émi ^lêk i , par M.'crBTdllilT , Hxtàt U , p<s- ^7<^' 



SECTION If «. ART l«r. otj f OIE, HoQ 

Mulement desvaoes de l'estomac^ des wtçstins^ da 
pancréas et de la rate ; que celles des parties de la géné^ 
ration s'y réunissent quelquefois; qa'ellesne se rassem- 
blent pas toujours en un seul tronc, mais qu'iï peut y 
.en avoir deux ou trois^ c'est du moins ce que l'on voit 
dans les poissons (t). ^ < 

Les observations microscopiques sur la ' straeture vé^ 
slcuieuse du foie dans les fetùs des trois classes supé- 
rieures des vertiges (!i)^'cpiâirment^ il nous semble, ce 
que nbus avons dit de la composition dés |franulations^ 
âbn^ousavon«<!onsidléié ph^icuneGoniinè une capsule. 

Ces granulations sont aussi bien évidentes é^ns quel- 
ques cas. Nous avons décrit le foie dé Vammodytes to^ 
bianusy comme composé ainsi de g^ins ronds, blancs 
assez serrés. * * 

Quant à la substance non injéctabfe, vbeaucoup de 
raisons nous font pencher pou)*^^opiiilon.jies anciens , 
et nous sonimesd^posé à la ceasidérer comme un pa-. 
renchyme/,c'est^-dire com«ie tQie substance épanchée, 
sorde des vaisseaux sanguins et qui n'a paë encore 
passé dans les vaisseaux sécfiiéteurs, pu dans len^^ i^ 
sciants. ^ ^ ' 

mus avons vu si souvent4a subjilfttfçe du foie, des 
poiâsanss'épançbereomme une Hqukle, dont le vase 
qui le contenait: aurairété brisé } ^se^ réspuc^ en ' ses 
vaisseaux de toute nature, dont ces '<h$Miièresramifi-* 
cations ne'^ formaient plus que des hoi^pes^ dans la 
grande capsule OH le sac de' la memlkrane frppre du 



(i) Sui^aat M. Raâike; voyez ton^trayall sur le foie det poisions 
j4nn» desuSoienchs /zat., tom. IX « pag. 169. 

(a) JyMnlUr,^ de ghmittlurumpânUio9i9lni<HHra^L^ê^^ i$3a. 



ffrO XXI*UGON. ASnXBS DU CAIIAL ALIlliNt/Ll&E. 

ibîe; qae cette fc^e conaîdératioB «ofBiait èi^ plur 
nonsconyaiocre de l'existence deœ par»ch|me« 

Quant aitt graBulatioiis que l'on regarde comme 
toutes indépendantes les.tmes des autres et <mtm» 
dansraiveloppe pf«fre du fi(>ie,taBsétrp râinîei|^ 
lablement dans des lobules > l'anattaNecompaieéeiiovi 
foimiit des preuves évidentes ^u contraire. 

Parmi les mammilpres nous avants dé^ le kkh 

ei^romfs foumieri, (Oesm.)^ qui est^mi^wÊ/k^ 

posé'de lobolfstrès petîls^ ayant chacun sansdiHttesa 

Aiembrane pit>pre^ formant chaeun un petit foie, tele 

division ee rem^que plus souvent dans les r^rjiigef ^ 

anguis , les cécUies, etc.). Elle décile, à noirea?iSj la 

véritable structure de ce viscër^^ qui doit lij^peniiettre 

de prendre tant de formes variées^ de se moâ^aotour 

des sailli^, dans les creux qui L'avoiein^at^ eu de se 

prêter paîfai| a«L mtnyenienu delà partie du corps 

qu'il occupe ^ sans »voif pour cda. 9^ ^W^î^ 4°^ 

n^etait pas dans sa nal||re« 

C'est donc un oi^ne dont la stiHiçture n« msMp» 
pas d'analogie avec is^ d^ poumons. GontM ce 
dernier visc^, il a des vaisseaux nutritiCi et des^^ 
seaux d«. séçrétîoii. La v#ne porte est pour le wk^ 
oe que l'artère pulmonaire est pceir hs pomnoas. Les 
radicules deé canauv: hépatiques 3qQ|y|(fetiei)t chaque 
granule^ sontiiîen ici eomm^ les culi^^^acs daos lës- 
quelsse terminent 1^ bronches. C'est autonî|i|q cesra- 
^ules qée soiif celles des vaisseaux saagmns ^ de 
méUne que c'est autour àes culs-de^acs M<^^^^[^ 
que sont les dernières ramifications des ^Peres pul- 
monaires et les premières racines des veines de cenom. 
Enfin y pour compléter l'analogie^ nous a^ons Iro^vé; 



S6CTIOM i"*. ART. II. DES CANAUX h£fATIQ9^ 01 1 

dons deux seuls cas à la vérité , celui d'une espace de 
squale, le galeus tfaalassiaus(Yalenc.), et d'une espëce 
de marteau,, iezigoBua tudes^ (Valenc.) , le tronc mé** 
seutériquQ de la veine porte^ ayant des parois très 
musculeuses^ fortement contractiles et devant remplir 
pour le sy^ème de la veine porte , Toffice d'un cœur.] 



/ ARTICLE n. 

DES CANAUX HÉPATIQUES. 

Ils naissent dans le fpie^ par une foule de racines 
exti*émement fines , qui ^grossissent à mesure qu'elles 
se réunissent et se rassemblent enfin en un tronc ou 
dans plusieurs branches principales^ qui sortent <^e cet 
organe p^r un ou par plusieurs points. Ils se distin- 
guent dans V homme et les mammifères, des autres vais* 
seaux qui entrent dans la composition du foie^ par leur 
couleur jaunâtre, la plus grande épaisseur de leurs jja^ 
rois, et par une consistance plus ferme.L'anatomie com- 
parée n'a rien appris, jusqu'à présent, sur les différen- 
ces qu'ils peuvent présenter dans lesdifférentsanimaux, 
pendant qu'ils font partie du foie.; sauf âe que nous 
avons pu dire dans le dernier paragraphe de l'article I^r^ 
sur la structure intime de cet organe ; mais la manière 
dont ils se comportent, une fois parveiius hors de ce 
vicère, soit entre eux , lorsqu'il y en a plusieurs, çQÎt 
avec le canal ou les canaux pancréatiques^ soit avec le 
canal intestinal , varie beaucoup* La bile qu'ils con- 
duisent dans l'intestin^ peut y avoir une action diCfô.- 



5ta Xtfi UÇ05. ANNEXES DU CAKAt ALlMERTAIftE. 

rente 9 taivâiit qu'elle y arrive directement , oo qu'dle 
n'y parvient qu'après avoir été détournée dans un 
f^ervoir particulier^ où elle séjourne {dus ou moins 
pmir subir certaines modifications* Ainsi^ la déposition 
des canaux hépatiques peut être tdle que la très çrandé 
partie de la bue est pwtée dans ce réservoir , ou qM 
oelui-d ne reçoit qu'une petite quantité^e ce fluide. 
Cette dispoMtion est encore différente lorsque ceréser* 
voir n'existe pas. Les qualités de la bile varieront dans 
ces trois cas ; et feront varier son influence dans la 
digestion. L'action de la bile sur le canal intestinal et 
les matikes qu'il contient , pourra varier aussi et s'é- 
tendre sur la digestiçn stomacale^ [suivant que la ImIs 
coulera dans le canal intestinal plus ou moins près du 
pylore , et que son reflux dans l'estomac sera possible. 
Enfin ^ cette action variera encore ^mvant que la bile 
parviendra dansl'intestin , dê^ mélangée avec l'humear 
pancréatique 9 ou séparément de cette humeur. Ces 
considérations servent à indiquer les choses quil est le 
plus imporfiint de remarquer djps laMesbription des 
canaux hépatiques. . . 

A. Dans les Mammifères. 

Le nomore des branches principales du canal hépa* 
tique qui sortent du foie^ varie beaucoup^ sans être 
exactement en rapport aveb celui des lobes de ce 
viscère^ Les différents points d'où elles sortent ne sont 
pas mcans variables et souvent très distants ; tantAt , 
elles se réunissent en un seul tronc qui reçoit le canal 
cystique; d'autrefois ^ ce n'est que successivement 
qti'elki viennent aboutir à ce dernier , plus ou moins 






SltolON ï^^. ART. II. DES CAKAirf vÈnUfi^iHif. 5l3 

ptès du coi de k vésicule et sotr^ dés adgiës plus i0BL 
moins ouverts. Cette réuiiioii a toi^ours lieu lorsque 
ranimai est pourvu d'une vésicule^ et jamais^ dans ce 
cas ^ le canal hépatique ne s'insère dans l'intestin sépa- 
rément du c|sti(]^e j ^ais c'est le canal commun qui 
en i^ésuke^ qm porte 1^ bile dans Iç duodénugii.^.Qe 
caosi) coBj^n^un pu h tronc jluça^lli^tiqu^lqrsq^f 
le cystique p'existe pas.^ pi^ceol4iqwBqeig;ies ii;ief)|j' 
branes de l'intestin , c^trawpe quelque tempç eptre )« 
musculeuse etViijitçr^^ iivanf 4e ç'pgyrjyî^^anpjçe der- 
nier. L'un q}x l'^i^r^ r^çoiv^at très pr^ 4^ dopdénum 
le canal pancréatique ; ou , si leur insertion, n es^ p^s 
cpmmui^e j, ils afriven|;. cepep^ant au canal inteplwial 
a^s^ rapprochés l'ua, de l'aptppe. 11 résulte .de çet^ 
disposition que la^bile,cystique et la bilç hépft^iquç ^ 
coulent dans l'intestin qu'après s'être mélang;ées en- 
semble^ et souvenj^avec l'humeur pancréatique. 

L^orifice dii canal comipun n'est pas^ doÂs tous les 
mammifères, à une même distance proportionnelle du 
pylore. Nous verrons dans les exemples que nous allons' 
citer , qu'il n'est pas constamment d'iautant plus rap- 
proché de ce points quel'animal est plus carnassier^ ainsi 
goe l'assurent plusieurs physiologistesf. Crestparnki les 
rondeurs en général , que nous avons trouvé ôétjoiifice 
le moins éloigné du pylore, et c^e^t èànsltkéinguf^a 
géant y que nous l'avons vu le plus éloigné du mém^ 
point. Les autres classes nous fourniront des exemples 
encore plus frappants, qui témoignent^ qu'il n'y a pas 
toujours un rapport bien évident entre le genre de 
nourriture de l'animal et cette circonsltanete dWgani-* 
sation. [On peut dire cependant que quelque soit le ré- 
gime ^ la voracité ou l'intensité des appétits est assex 
IV. ae Part. 33 



i&tû 111* f fffîMf imBrrrri iwi fii^'iTi iTiifBBTàiii 

««fît ^cvirvwnnvr Tïvmnrr.iiv nt*^TTj Jr i • w w wtfwr 

I r" Dam T Homme. ' ' ' 

Les branehes héputiqnes aa nombre de denz ^ Mt^ 
tent du foie dans ia'Boissare transT^ife^etse r^aîssent 
Inéntdt en un Benl tMiiô. Gétuî-cî^ oo le canal bépa- 
iftjtré^^ doUt le diamitre est beai](^oup plus ^nd que 
delui du cystiqué'y se joint à cfe-'dernier sous an ang^ 
très aigu , pôùr'ne pfhs former qu'un même eanal^qui 
se continue soùs le nom de eanal eboléâoque jasquHm 
dnçdénum. 

' Il perce [es parois extérhiilteS dé cet intestin à o^ i33 
'n!iëtres environ du pylore , rampe dans la longueur 
de o^oaO^ à peu près ^ entre la membrane musculeuse 
etla celluleuse, 'puis entre'la celluleuse et la mu-* 
qi}euse y veçoit le plus souvent le canal pancréatique ^ 
et s'ouvre dti milieu d'une ampoule qui fait saillie dans 
la cfivité au duod^um à o^ 162 mëti^es du pylore. 

^t Les. Q u adi u mam^ 

iwiiw/pUis petit q«*l^ «îttiqiw?. wifflW^.àçriniTçî 

fjMlàt la ç<w»tiniï#twMi d« çîf»t4qw#. I^ i^t, ^e (a(^l 
panpféaliqiie av^nt ^Q ffJmv 44 fm 9)?^mt^^ k^ 
parpii de Tiptastiià , i 9,^9 (ÎH pytw?- 
Dans h fp/mon m9»?f ^. ^^««4 PtfmiW Ç»t 

cfi*iqq«i , 91 , ?ipr« ^yoff ^4Pf ?»4 k ft>W *, 4'«l« ÎWr 



^ i. 



mfm ^« #if vK. m uum «liAfi%iiP- Hx^ 

après avoir parcoara entre les nieml^ji§f.^ 4h^É- 
pancréatique, et avant lui, que le canal cholédoqMji 

Dans l'e«<e//^, , f^^ ^qorftftii^f |ç pbçJ44«^çiift ^ç 

fiftW P%« m^i fi^ ei»)^fl%pçî qj,Q;»fl % RyU^g 
et commune au canal pano'é^tiq^ç Ç^iïf)^ ^if!ff^^^ ] 

bien leurs embouchurç^ spJiVÎ ?W»i^^?î^»» F* m 

qui sort plus grand que le cystiqu» d^tp ç jd^ ^i^^i^l^ 

à côté du pancréatique. [ J'ai vu dans ValoiuMe lé 
canal cholédoque continuer plutôt le cystique que 
Fhépatiquej il s\>nTrait dans l'intestin à o,o4o, du 
pylore , après avoir reçu le panorfiatifli|^. £<'^.( »nssi 

33. 



5l6 TX^ LËÇOlf . ANHEXES DU C&NAL AUMEKTAIItB. 

aprës sa jonction avec le pancréatique , mais très loia 
da pjlore^ à o^i4o mètres^ que se trouve , dansVaièle 
eoaiia , l'emboachare da canal commun. Il semUe b 
oontinoation de Tb^tique qm reçoit le cysttque àt 
bonne heure (i). 

Dans le ^o/rûci 1m canaux hépatiques se rea^t 
de même successivement au ' caiiial cy stique* Cest 
à o^o5o mëtresdu pylore que le canatclK^édoque perce 
le duodénum , un millimètre après le canal pai|cr je- 
tique. 

Dans le saï , le canal hépatique principal se réui^ 
au-delà du ibie aut^anal cystique^ après quoi , le dia- 
mètre du canal cholédoque augmente beaucoup. H 
perce le duodénum à 0^02 du pybre, après avoir reçu 
tm petit et un grand canal pancréatique. 

Dans le seiïmiri, antre espèce de sajou ^ le canal ^0- 
lédoque perce l'intestin très près du pylore^ tm peu 
avant le canal pancréatM{ue. Peut-être leur embou- 
chure est-elle commune? 

Dans le makimongous^ le canal commun qui .résuJce 
de la réunion du canal eystique au canal h^tiqne j 
perce le duodénum i o^o^o du pylore , à c6c('d«l 
canal pancréatique et avant lui. v 

Dans le lorigrde, le canal pancréatique se joint atf 
cholédoque un peu avant que ce dernier perce ta pa- 
rois de l'intestin (a). ] 

Dansie iam^r^ il y a trois canaux hépatiques j un 
qui vient du lobe droit et deux dès lobes gauches ; ces 



{;] M^kela troiiTi^ jes orifices du cholëdoque «(du pancréalî^aei côté 
Tan de Faotre dans tmc ampoiite conudërable. 

(1) Oayroge cite, pag. 739. ^ - ^ 



8ECTI0K ire. iJlT. II. DBS CANAUX b£pATIQ17KS. $17 

canaiti se réunissent avec le cystique ^ trës prës l'on 
de l'autre ', pour former le qanal comimui. 

[Sur quinze exemples de quadrumanes que nous 
venons dé citer ^ il y en a sept dans lesquels le canal 
cholédoque reçoit le pancréatique ayant, sa termi- 
aaison , d'où U résulte un inélange dis la bile et de 
Ffaumeutypancréatique avant qu'diles coulent dans l'in- 
testin, ^ans sept autrۈ exeof pies , la bile arrive dans 
l'intestin séparément de rbwaeur pancréatique , qui 
n^j est versée qu'après elle. Enfin ^ dans un seul cas > 
celui àvi Ic^oirix, c^est Thumettr pancr^tiqae qui 
pénétre la première dans le canal i0te3tinal. 

L'embomcbtnre du canal cholédoque la plus rappro- 
chée du pylore > en était à 0^020 mètres , et la plus 
âoignée à 6^i4o màtres; ce dernier cas était celui de 
Vaièle coMta^ 

3^ liesCamassierJf. 

L'orifice du canal commun est généralonent assez 
rappi^hé du pylore dans les animaux de cet ordre. 
Dans les carnivores en particulier^ on trouve quelque- 
foislâ dernière portion de ce canal dilatée en une am- 
poule qui forme comme un second réservoir de la bile^ 
où elle se mélange toutefois avec Thumeur pancréa- 
ti^e.} 

a. Les Chéiroptères. Dans le galéopithèéfue^ varié, il 
y p aussi plusieurs canaux hépatiques qui viennent se 
joindre au cystiqiie. 

Dans la romsette ^ il n'y a qu'un canal hépatique 
€jm se |oinC au cystique^ ou plutôt au col de la vé- 
sicule. ^ . 

Dans le nocUlion ( N. leporipus^ L.)| le canal com« 



nmti , ^ va ^dà , èii îôhtik ^i^l(iiè eâ ÉÊÊ» 
temps du catfél id^Mi^faë et â« a«iik èÉliiaitt liê^ 

t^mi^Vay Vtl gSàSfalëâiehf; danses Vâ^pà-mm.^ 
lé bariâl hépatique éë joihdrë à\i cfstit^ prN CKi ^1 
de la véèimié, eiïk ^hilèAniànÛ ^é ^tirtér aireetëlfili» 
vfi4 le iio{h}iiëtâiib6tttlë qtiéfiriir lédndaêiiiilitiHfHBli 
il ^kbbè niitëètlii 9 6; iàVi9 iÂUmum du î»y(0i«| 
sùitdDt hê kk^kcék tk \k taillé AéH iii8f^!dâS. 

Br Lëé Ihs^êtMi^si VAûi le /lâiiAiti, le ëââttH^MI-^ 
qdë ésilàf^ë i 11 se jdîM à\i b^stii|uè aésèlf feiti de 188 
origine. Le tÈhàX dbitimdfa se jfhHk m^&tkiA^Êk^tmx 
VMHxkh et reçoit iiti péiit caiiàl ^sWbr^îqlft?,* Iltàs 
qtiè le prifad|)âl à ibtl ëHiboâcblif è %drêë aë cSÉte Àft 
cftëléab^tië ëi liîï |)éti j^kj i^àppf8éÉiéë d|p^l«rg^GIUl 
du cfaolédoqueest à o,oi6 mètres de ce poflrt:] 

Dans la taupe , il y à dètift ââàûx hépatiques , dont 
celui qui sort du lobe moyen auquel la vésicule est fixée^ 
rêçbii lé cândl cysti4[uë , qiii esè très pétîf . Les iJéûx 
càiiâux tiepàtiqûes se réunissent aefHferè la j^^tiS. 
môjfennë dii toîë pôiifrôriner lé canal commiin qîii, 
perce lè aubdénuiii| { pêii près a ô^^biJ du pyldlré. 

[Dans la cnrysocJiiorè auCàpy le canal liepàtiijiiërià^* 
çoit lé câàal cystiqùè sbiis lin àngte tr^ âigii. Le câhâf 
commun qui en résulte aboutit dans Tintestin toxit êr^ 
du pylore. ' 

c. [te canal s8cr^tcërc(*mmûn âe îat biflirécbil lÉ bfii# 
généralement dans les camwores^ le ëâiiâl p^ncrâtuj^tl^ 




entre les membranes de Fintestip^ dans lequel lé m^ 
lange de fa3>îte et <5u sue pîféri^^t^qùè, âoiU*èffècSlfcr 



ptiji tBtiineméiit; ^afc^ti'btiéii j iloiii ai^HiiéS nS^ 
cessairement plas oa moins. de teàipé k'^nt dé bàtdët^ 
dànit lë atiBdfiiEiùm. (}^té ô^itiè&iibh ëiièté dtinii tes 
dïà£^ éi là fbi^ré. Neài la Verrons ëUBèiré d^fai lèi' 

BiHidé a(j/t6'/ Fbrttiiië fié a^âl èKBlëàe^é ékt i 
d»ë38 a« |>yiérèi il kki a^Àfllëtiré cÔâiiiàfld âti cadil 
j^HcPgàfibdë, [qài k'fim^ âU èfaôlédo^ ^ài qâll' 
ak joint rifitëkiii (ï).' - ' " ' 

apfêk âî^ir fëçtt lé iionc ^tÀtàaà IM ûié± dtnà^ 
panëMtttiqiiJâ ^dè'l^ëàiiJl cfibliklôtlii^rJjiiVrëaâàsriBi^ 
tes«ii trfe ftfës dti jjylôl-e.j ' 

màk lek hHrïà^ (M bet'éiik), 11 tfy à IjàMii câàaii 
B^àtiaië^iii ébrt èelk ^àHiè boyëtitië àûfàiêifH 
s'ànii as Bdnné tieiife au c^ëal cptiqtië.' Lé tàkA (M^ 
AM ijàt en rmiïé Hit I(in§ ^ s'ilàim |>rës àa p^l8i%/ 
pïàmJaflë Indf^^e 3!^ JVft^ l^i^ô* , f ki îf«aV8 Ig cai^ 
iiëif«ihëféâ«^U6-|Bb lëcdfiBl eiid(ld6(^e gerçant l'iàm--^ 
tiâj té pfémeî à 6;dl4 ë§lé àeëSâB lrè,-bi9fiîSit^-6tf> 

^eftij.-- ■ •- • ■• ■■•••■■■ '■•''"■ '••••■"•-•> ■ '■- 

Uèifi» b^àliqtit> èoffînlttn dâ c^/^ ; ^Hlkëré dâ'fii' 
l'intestin aveAnef déà bnlticff«9 dd pMHmiM [ît 
e^^fifi'nîl d'abord d'une ^êftlêrebrânéfiè HëfS^e 
qt» jf éfflif âd e^jîàl e^^tiqdéiTfdii; âuti^SlrantSiénil^P^ 
tiqaa V2ëliiiëiit;irf réUdrë i^céeil^vètnén'c; isè^^km 

ébiéè ]i miéàièi n i^e^rè àktii fe amëàm k^M 

s^éfN/ Bilât« ëft dèe àmt/otfNi ôiâlé ijàl èë vdît â d^o'^l? 

{ijtt ^HÀït'qéû kt^tuti i^mLm ma l^iik(<^e^ifôb^« 

del1nteitia.MeclMl,o«mce«iti(;^:<^. ^ ■■■■■'■■-> 



^D XXI* 1(JSÇP^«i,iTOCXBS m CÂNÀL iLIMBOTiJ[BE. 

sop, embouchure, à o,oa$ miètres plus lom^.âan3 une 
^eml^lable.a^poule.J . . ^ 
. ,DaDS,;le (^em;e de$ chats , il y. a toujours plusieurs ca- 
na^ux hépatiques I (jui répondant aux diffîrenta lobes > 
se composent de branches qui en sortent^ oa,eu vien- 
nent, eux-mêmes immédiatement , et s'onisseot au ca- 
H^ çystjiqua qui e^t plus pelitquç les premiers. Le canal 
oi^lédoque perce le dijK^déamn à4> 5 , 6 centiofôtres 
du pylore^ suivant les espèces. Il forme^ au8sito^»'ila 
t|*aversé la memb|rane rausculeuse deri^9j;estiQ;UQe 
a^ez grosse ^mpou^ç (i) , ayant une cloison membra- 
neuse qui la sépare en deux cavités ou loges ^ dans la 
première desquelles s'ouvre le canal pancréatique. 
[C'est du moins ce que nons ^ aurons vu dans le Im. 
J)f^m}fifhat domestique, le canal cholédoque se dilate 
au^i. tr^ sensiblement piçndant les 0,012 mètres de 
long qu'il est, enfermé outre les toniques muscjzleuses 
et muqçiease .du duodénum. Ses parois présentent 
plu|u.epfs .petits çul^^^ersac qui: en rendent la cavité 
ai4n^çti^US(e^^|ç'es^t fl^ps le. fond d'un dê.cescuWe- 
sac, à 0^006 mëtres de la terminaison du canal cholé- 
dciqué) quf/^'ouvre le paual pancréatique ; l'orifice du 
^Ual^qo^fî^i^.ç^tà.9,p3o du pylore. H 
, I^n^ 1^ /(^re,jil..estgros^ etse jointaucystiqnei 
angle aig^. Le cajaal çommfin se dilate en un second ré- 
servoir au .mpuieut où. il touche . au duodénum, à 
o^p2|3 mitres du pylpre et. s'ouvre dans l'intestin à 
o^oj55 mè^tre^ du miiwe point. Cette ampoule a jasquà 
0>Qx4 de.plus graiid diamëtrjB. On voit daus so» der- 

(i) ElU aralt déjà é}é à^cnxe dam le chal^iHui » par J. G. Daverooy, 
Comment. ncademi(B)Félroppli^toiii.I..; . .., 9,: .' . 



u 



SECTION I^. ART. U. DB$ CknkVX HÉPATIQUES. 521 

nier tiers, l'embouchure du canal pancréatique. Ses 
parois intérieures sont réticulées par des replis de sa 
membrane interne.] 

d. Varmiles Amphibies y nous avons vu, iansle phoque 
vulgaire, la première branche hépatique s'unir au ca- 
nal cystique, assez prés de la vésicule^ mais la seconde 
ne s'y rendre que très près de l'intestinj et c'est du 
c^naï cystique que le canal commun paraissait être la 
contin^ation. ti se terminait dans l'intestin à 0^080 
métrés du pylore, [ ii^nmédiatement après avoir reçu le 
canal pancréatique (i). 

Dans le pelage à ventre blanc j les conduits ^épati-' 
qnes, au nombre de jQJnq ou six, joignent successive- 
ment le cystique près de son col, ce qui les a fait nom-- 
met hépaio^cjstiques (2). 

Dan8un^/e/?ïm^tope(F.Cuv.) (phoca mitrata, L.), le 
canal cholédoque s'ouvrait à 0,110 du pylore, après 
s^étre dilaté en une large ampoule^ dans l'épaisseur des 
parois de l'intestin. Il se terminait bien plus près du 
pylore, à o^oi3 jnètres^ dans V otarie ours-^marin y et 
sans se dilater préalablement. 

Ce canal ferme dans le morse y comme dans le stem^ 
matopcy dans l'épaisseur des parois de l'intestin, une 
dilatation oblongue, dont les parois sont intérieurement 
très anfractueuses (3). 



(i) Aeckel Ta-TQ aia^i dans un seol cas ; dans deox autres, Itors ori« 
fices perçaient l'intestin À côte' Fan de Tantre. 

(a) Lobstein obserratioBs sàr le phoque à ventre blanc* Strasbourg , 
i8rS. 

P) Eyr. Ho«., vrantan, philos,, de i8a4 > P* ' <• 



/i^ Les Didelphes. 

Les didelphes ont assez souvent là âérfiiérë iii(^é ; 
ad inoins^ dii cdiial chol^(HJ[iie d'tin (lîaiiié£i*ë trës si^&- 
8ii>iement plus grbs^ 4 parois plu^ épàiè^S^ id^Ilâf^ 
intérieurement et comme réticuléésf ] ' 

l)ans'le sarigue à oreilles bicolore^, lei icaùâùi M- 
pàtiques sortent dii !biè pâi* t:r6is braùcljes prihcipSÏ^' 
qui se réunissent au cystiquë' èi f6f*mênt li càhàl cSiii^ 
mun qui reçoit lé caiiél pancréatique, [ et iH ièrâiikë i 
o^o5o du pylore par un large orifice. îikhi ixtiè êtkhâHk 
dé o,o3o environ, â partir de son embôiicHuèé^ u à ées 
parois épaisses et iiii plus gros càlikfë. Ellè^ édbi i^-^ 
cul^s et plisseés intérieûrëineni, èi môàtfént n^fî^ 
coup de petits enfoncements qiil biit Vài^ d^^ifices ât 
cryptés. Je suis {eiit^ de les cônèid^rér côinâiè' glânaa- 
lëusës. 

Dans lé aasfure de riiaugèy le canal Hépatique ferme^ 
le canal conimun après avoir reçu lé cystîqiié â angle 
très aigU| seulement à la basé du foie, il se joint au paîl-^ 
créatique bien avant l'intestin, pfëna alors ïin gros 
calibre et se termine au duodénum assez près du pylore. 

I)ans le perameles nàsidus (Gëoff.t, c est âiissi très 
rapproche du pylore que lé cariai cofriiifun is unK â i in- 
testin. ] 

Dans le phalanger bruri^ l'insertion du canal com- 
mun esta quatre centimètres à peu près du pylore^ 

[ Èians le grand phatdngér votant a torigiiè quéuts, 
j'ai vu deux branebes hépatiques^ réunies en un tronc 
commun qui se joignait plus loin au cjstiqne, dont te 
diamètre excédait lé âén. Lé cariai koHiàixti, c6nÙ- 
nuation^ en apparence du cystiquë^ ayant on calibre 



côiiSidérâblè , éë Vérinlnâît i i>,d4à mëtréii dû ^ylbhs. 

I)âné lëpotoroô (i) le banal cystioiie reçoit; siicdes- 
siVëiÂëfi^ lel càhàûi hgpaUq«î«&, lè àeriiiël^ Ud péU 
tard. Le canal cholèdo^e, qui en est lacontioaàtioiij 
eèt j6ini Un di^iiier Uéii ;^ài^ le ^facFëatit|ae ètâéië^ 
]^inëâé,6i3dùpffôfë.} 

Dans le kanguroo-géant , lé diifaât cti6lé(ib(jilë ké 
cinîipbsè' d^abdrd 'àhnitôhc dii fcahât hlljjàikiiie fbriiié 
dé deox bràticttés, puis dû canal cyâti<|ùè ; ^éàï Uii iKrgè 
canal ànqiiél vlëfatbientôi se jdîndrê lë^âttci>éâtic[ùë, 
qui reste accolé et confondu a vé'éihlfnii^d'ë piîèi6(6Vih'" 
téi^. Lè ftrëliliefâ dë$ parbià gidbddleiiseâ {à% éph-. 
s& ^ plôsiéùi^ îHillimëtres. !Sà cavité à de Mikà bé- 
Idhhë^ qui II rendent toute càvêf iieûse atrêc {ilUslè'drè ' 
cnis-de-sac (3) très profonds, dont l'ouverture ré^àrdfe' 
rinfê^fôi, celle fltf pàdc^éatiqâè esi àd tbUli^ir'ë li^se 
et unie. L'ôrifiiië âù ëâUat cbihiàûà m përcê à là diJ-' 
t^fîbèdédeùx Ôtf ifoi^ dëèitfiëltrës dd |)jfI6rë êfc ifaèihe. 
plus, suivant les individus, Il est sans ampoulé et ^)cié 
vilvUte. 

5* Les Rongeurs. 

fA kle ài'Hvë is^ëéttVèilt daàil ntiteéfifi sépëFeë' 
d«nt{tMet»r |>3lfaè»ëitiJ^ii9, ë(; dl&i të ëàl; ioi^ott» 
a¥arif ffîC tiè i^ ^t%é dtt {lyhtftti 

-^ • » « * 

(i j^Happortë de Pori^acksd^D, par Mil. Qooj et âtimarcl , ei ob^eiyë 

de^lHeekelft tom. tlIJ , pfg. i^.- Gf qéV iioot trons fia d«àif le cftnid dla- 
lédoqoe du sarigue nous coonrine dant notre opiibon. 

(S) Meckel « vu de même ces cul-de-iacs» À9rragé cite, pâg. ^7. 



5a4 XXI* LSÇON • AVHKXKS DU CAKÂI. AXIMElTTinE. 
est j dans V écureuil vulgaire ^ la cootinuatioii da cy$ti« 
que , auquel les branches hépatiques viendraient «e 
rendre successivement. Il joint Vintestin à o^oGo da 
pylore- 
Dans le guerlinguet toupa/e , le . caiua} hépatique 
principal se joint au cystique ^ quLse termine dans le 
duodénum près en. pylore. 

Dans le polatouche (ptéromys volucella ^ Gav.}, ce 
même canal reçoit de bonne heure le cystique. I^e ca- 
nal commun qui en résulte s'ouvre dans le dyodénom 
à o^oio mètres du pylore. / . 

Dans XeptéromyÈ éclatant ou le taguan , le tconc 
hépatique^ formé de deux branches principales, ser^d 
directement dans l'intestin et s'y termine assez l^da 
pylore.] 

Dans la marmotte des Alpes^ le capal choUdqfae 
est plus près du pylore que le pancréati^e. 

Dans \tbobachy il est distant du pylore de^ivt ni* 
limètres. 

Dans le spermopkile sousUck^ il n'est qu'à ^^ 
milUmëtres du même poi^t. 

^[Dans le capromysfoumieri (Desm.^le canal com- 
mun est la continuation du cy^tiqu^e qui re^it^dèsson 
origine^ unegrosse branche hépatiqueà droite^ pais une 
seconde^ à quelqu^distance une troisième à gauche, et 
se termine au duodécmm ào,G33 mètres du pylore^ U^ 
avant le pancréatique. 

Les rats y proprement dits^ n'ayant généralement pas 
de vésicule , le canal hépatique ne s'y trouve formé 
que des branches qui vienntnt inamédiatement des 
lobes dn foiel II perce l'îtitestin^ danè le surmulot) 
à O9O40 mètres du pylore. 



^ SECtionV^. AKT. !!• DES CANATTX HÉPÀTIQDE^; 5a5 

Dans le castor, le canal cholédoque s'çuvre â o,o5o 
du pylore, bien avant le pancréatique dont l'insertion 
est à o,a6o de ce point (i). 

Dans le porc-épicy le canal commun formé d'un cys- 
tique tris court et de deux canaux hépatiques, qui s'y 
rendent à droite et à gauche, perce en avant Tépais 
bourrelet du pylore, et s'ouvre dans un sillon de celui- 
ci , de manière que la bile parait devoir couler aussi 
bien dans Testomac que dans le duodénum. L'embou- 
cbure du canal pancréatique est tr&s éloignée du pylore» 

Le coëndou n'a pas cette singulière disposition ; son 
canal cholédoque ne perce Tintestin qu'à 0,028 mètres 
du pylore. ] 

Dans le lièvre , ce même orifice est à environ 0,01 7 
mètres du pylore. 

{YJagoutiy a son canal hépatique sorti du lobe prin- 
cipal, se réunissant au cystique à angle très aigu. Le 
canal cholédoque joint bientôt tè duodénum} où Ton 
voit son embouchure à eaviron 0,020 du pylore. [ Elle 
est commune au canal pancréatique, qui aboutit au ca- 
nal cholédoque peu avant sa terminaison. ] La même 
embouchure commune est encore plus rapprochée du 
p]^e dans le ^ôc/^on ^i^^^. 

.60 Les Édentés. 

a. [Parmi les TardigradeSy Y aï mai»qae de vésicule, 
et n'a qi»^un tronc hépatique. Vunauy qui a une vési- 



(x) Suivant Mecltel , un premier canal pancreaUqae plas petit, se join« 
drait an canal biliaire oa s^insèrcrait ayant lui dans IHntestin. Oay. cite, 
pag. 644. 



âafi TTiîïifftii iiiwfTti Pirràwii âiiiiffTtiin 
même point.] 

«fir^îQ» ^?m^^ ^is^wfi jip pyJwfi- ^n^t» ^'i^ 

joint de ^{ine Jiçurç 9^ tfonc 4ej{ ^^^%^f. pjpçpip 

Yençoubeft , p^uf^t }îi goqt^fl|^tjpft # Fpl^l{i 
iç l'hépfitiquç, 

le canal commun^ qui semble aassi la contipi^j^ ^ 

Dans \& fourmilier didactjrle, le cai^j i)épfl|i<]S^ fil 

l'jîwî ?H Pf,»aï «ystiqpp g»>p ti^ iftifl i^ o^\ 4f M-^*- 

^«jul.e et ^ç un ^pgîe feyt jjj^u, ;4'JB3Sf|JW i}i^4 
^Jiolédp^af ^ ^ o^p? 4fj plpfe. [^eV?i ÎF9pé,,4# 

\^^' f'^mnm'i »Frgaftt.rintçstif> ^. Q^o^ç^ i^ ^im* 

simhn avoir rf|« le ça^^ pançr,é,^àque. J^^i^i^lçjip*? 
^î »* *fait pjj» r?iBprpc{ié ^jj pe, Mi^jj, 

se termine dan» les deux pqi^lin^^ ç^{^ A)?0flfî6 8W|f 
et celui à longue queue ; le pancréatique se rendait 
séparément dens ripliAj^ | 9>(iaoi plus loin, suivant 
Meckel(i). 

e> L«s MeM^é$ttes, Obua l^^eUduà, il |( a tssis 
«ànan* hépatite*» p*<^ en pompavaisaa <fai Gffti<i»*> 
qui s'unissent à celui-ci à un centimètre au-delà dn 
col de la vésicule. Le canal commun n'est que u 

(i) Oqvra^ citë,pag. 617. 



toîf^^ { H ^ ]9«g ^ ^v^se ^e pancréai , et ne 
îi OR^re dij^s le (iijgijéap.fli ^ji'? as pu 3 ficiitin^ëtr^ du 
pylore , tandis que Fembouch «rg dtvi pf|pçri^f|t}^^ 
e^^ fi?t 3«jileq[|f9|; à «mç^g^eç n^illipètf^. XI fipfnjp un 
gpl-rderi^f; à t'W^W* P? il Pf'Cfiî^ parois 4g yi^r 

mm 

^?^]'9J^^h^hr^tqm, le? 4eox Jjfïfn^ef RF^ufiipftlœ 
éÇ?»!«"'flMÎ !ï^F*t»i«^,«? 9'HP»»«P»t aï^ Pïftt^ïie tr^ jjpès 
4*» po| 4^ i* ^ésiÇPÏe* ^ng tfpisiwe le J^iijt bIh» IflW? 

i^Wf TfiÇoIli ^? î^9Wîe ^eurp, | o^jQ?^ m^ç^ % si^ jey^ 

,4énw,^ 9^?? «?et(;fis enrifon (Ir By!9Fe:(0 tW ^î 
4'aiUeiJif» IrP0, gr^^ pt (Ji^^. pj- ^ 4^ |j^ tf!f fpii^f i«flfl^ 

jro Ze* ^afhjrdermej. 

Les Pachjrâertnes, qui manquent pour la plupart dç 
vèsîcùl^, ont ùi^ canal nëpatique propordonémént trè§ 
grand, comme si, dans ce cas, la bile était séparée en 
plu^ grande quantité. ïa. bile j est mélangée ayec Iç 
|l}C pancréatique immédiatemebt avant de couler dans 
l'Intestin ÇIl éléphant, le tapi^ pu au momeijt oà elle 
y est versée (lé rhinocéros', le' cheval). Blus rafemenC 
n y a uq intervalle très marqué entré les embouchu- 
res des canaux pancréatique e^ biliaire Cle cochon). 
Quelquefois il paraîtrait que ces canaux s unissent o)i 



5a8 ZXI* LBÇOH. ANNEXES DIT CANAL ALIMENTAIRE. 

restent séparés^ suivant les individus (le daman^,J\e&t 
remarquable que c'est précisément quand la bile est 
plus forte ^ par suite de l'existence d'une vésicule (le 
cochon) qu'elle arrive sans mélange dans rinCe^tin et 
très près du pylore. ] 

IhnBV éléphant, le canal a neuf à dix branches prin- 
cipales , qui sortent du foie par différents points de sa 
partie moyenne^ et se réunissent d'abord en deux troncs 
puis en un seul, d'un grand diamètre^ qiîi joint ledoo- 
dénum à un décimètre environ du pylore. Il se dilate 
entre les parois de cet intestin^ et forme, avant de se 
terminer^ un réservoir de la grosseur d'une grosse noix, 
de forme ovale, dont la cavité, longue de soixante- 
sept millimètres , est divisée irrégulièrement par des 
demi-»cloisons, dont les unes, à peu près transversales, 
sont disposées cependant de manière à foire l'eBet d'une 
valvule spirale j celles-ci interceptent quatre loges 
principales. Deux autres cloisons placées à l'égard des 
premières^ dans le sens de la longueur^ forment encore 
autant de poches. Enfin il y en a une petite qui précède 
les quatre principales^ et dont la cavité s'ouvre dans 
la première de celle-ci. Elle reçoit l'embouchare du 
canal pancréatique de côté, et celle du canal hépatite 
dans la direction de son axe. Ce réservoir s'ouvre dans 
le duodénum par un assez petit orifice. On voit qu'il 
ne remplace pas absolument la vésicule du fiel, caria 
bile y étant mélangée avec l'humeur pancréatique, ne 
peut pas y prendre les mêmes qualités que si ce mé- 
lange n'avait pas lieu. Eoin d'y acquérir plus de force, 
elte y perd sans doute de son activité. • 

[Dans le coc/^o/^, le canal cholédoque est fort gros, 
il perce l'intestin près du pylore (à 0,020 mètres); 



SECTION I**®, ART lî. DBSCAHAtrX BÉPAllQtJE^ Ssg 

et loin du canal pancréatique. Cette circonstance ser- 
virait-elle à expliquer la voracité de cet animai, ou du 
moins y contribuerait^elle ? ] 

Dan» le rhinocéros ^ le canal hépatique qui est 
énorme , est fermé ^a tri^ branches principales, une 
pour la portion droite et deux qui viennent de la 
gauche. Elles se réunirent à la biase du foie ; le tronc 
qui en>ésulte va gagner le duodénum dans lequel il 
s'ouvre à côté de Forifice du pancréatique qui en reste 
séparé (i). 

Dans le daman y les canaux hépatiques , au nombre 
de deux , se réunissent en un seul trojotp , à deux cen- 
timètres de Tinsertion de celui-ci dans Tintestin , qui 
est éloignée du pylore à peu prfes de deux centimètres 
et commune au canal pancréatique (a). 

[ Dans U tapir d'Aménque, le canal hépatique s*ou- 
i^re avec le canal pancréatique à 0,100 mètres du py- 
lore, n y a une fossette dans Tintestin, à Tendroit de 
kar <H*ifice comDiun. 1 

Dans le cheml,\^ canal hépatique qui est fort large, 
comme dans la plupart des mammifères qui manquent 
de vésicule /abputit au duodénum à côté du canal 
pancréatique , à huit centimètres environ du pylore. 
C Ces deux canaux rampent pendant un court espace 
à cètéFun de Tautre, entre les tuniques de Tintestin 
et se réunissent en un seul , avant d'avoir une embou- 
chure commune, large et bordéç A'\xn rebord circu- 



(i) Cette (Aseryatiott eit due à MM. Menrudet Vicq-d'Aaîr «ai ont 
dissèque le rfcîiiobëf os de là ménagerie de Vetsailies , lûort en 1 793 . 

(1) Nous avons tronyë remboochore du canal hepaUqae à 0,007 du py- 
lore et celle du pancréatique à 0,01 1 mètres dan» un daman du Cap. 

IV. %' Parc. 34 



53o xxi' LBCOii. âmmut du caval ALiminrAttÉ. 
laîre. En géaéral , rembouckure da canal hépatique 
ou cholédoque , est asses rapprocliée du pylore dans 
les animaux de cet ordre y surtout danalecoc^n et le 
damoiiM 

9^ Leâ Bmminmni. 

Leur foie , composé de moins de lobes^ et d'mn ^vo- 
lume proportionnel plus petit que dans tes mammi- 
fères à estomacs simples ^ n'a tout au plus que deux 
branches hépatiques dont le tronc s^iinit en entier au 
cystique , quand la vésicule ne manque pas ^ comme 
dans les chameaux et les cerfs ; il reçcHt ensuite le 
pancréatique^ dans la plupart des espèces , avant sa 
terminaison dans l'intestin.] C'est ce qui a Uen> entre 
auti^es^ dans les cerfs (le daim), et dans les chameaux.} 

Le canal hépatique du lama a soa embouciiure 
dans le duodénum assez éloigna du pylore ; rile eB 
était à. 0^060 dans un jeune individu. Ce canad estasses 
ample ; comme celui des mammifères sans vési« 
cuie (i)^ tandis que éelui du chameau est tr^ petit ^ 
à proportion, et n'a que la moitié du diamètre de 
celui de la brebis (2). ] 

Dans la gazelle, le canal commun s'insère p^ès du 
pylore. . ; 

L'embouchure du canal cholédoque çsth o^aoani^ 
très du pylore dans le boue. 

[Celui du bœuf y a son embQuchure dans l!intestin , 
assez loin du pylore ( o, 160 ) , et très distante de celle 



(1) Disseriado inaugurali sistens de lama obsMn^athnêê MuUcmitfms. 
Prdside Rapp.. Auctor C. ChrisUn. Tubingae, 1837. 
{%) Meckcl , ouvrafçc clte% pag. 56î. 



SKe¥l<m 1^9 . AltT. 11. DES GAllJLtrX HÉPATKprEi. 53 1 

<fo pattcrédti^ae^ qui e$t presqu'une fois aussi éloignée 
de ce point ( 0^2180 )• 

^ lies Cétacés* 

Le lamantùi et le dugong ayant une vésicule ^ le 
canal hépatique commun reçoit le canal cystique » et 
en dernier lieu le pancréatique^ avant de se terminer 
dans l'intestin , à peu de distance du pylore (i). 
j^. Dans le genre ^6ê//<?r^ comme dai;^ toi^s les autres 
cétacés , la vésicuk manque ; il en résulte que le canal 
commun ne 9e compose que des branches hépatiques;] 
ce c^nal ea^ d'ailleurs d'un hvl calibre , comme dans 
le cheviAy et il s'unit au pancréatique avant de percer 
le duodénum. 

Dans le le dauphin vulgaire , le tronc hépatî- 
q[ne ^ forno^é de deux branches principales ^ perce le 
cinquième estomac ^^ après s'être réuni au canal pan- 
créatique. [Le canal Jiépatique gauche sort plutôt du 
Ibie 9 dans ce dernier «que le droit. Ils ont un grand 
çtianietreet s'avancent l'un vers l'autre à droite et sur 
le siîius que formfe la veine porte avant de se diviser. 
Ils ne tardent pas à se réunir en un seul tronc qui 
s'approche du cinquième estomac ^ reçoit en dernier 
lieu le canal pancréatique y et forme tout le long de la 
partie antérieure de ce dernier estomac, une assez 
Iqrge ampoule , contenue entre la membrane muscu- 
leuse d'un côté ^ quï est très épaisse^ la celluleuse et la 
muqueuse de l'autre.Il en résulte un canal anfractueuX;, 
caverneux , à parois comme tendineuses , ayant beau- 



(t) Mif, thm^, compm^. m^m,, ton. IV> fom le ^foa^^ 

34. 



53a XXI* LBÇOK, AN»BXe3 DU GANAIi ALlMEKTAUft*^ 

ompde culs^desac. Ce canal s'ouvre dans^cete6t(HnaQ 
tout prës du duodénum ^ dont la limite n'est q^qiiéei 
comme nous l'avons dit , par aucune valvuk* 

Le marsouin épaulard nous a pri$entéy à cet égards 
quelques différences. Le canal hépatique y pint^us 
tard le cinquième estomac ; il n'y iïrme pas dW 
poule^ et s'avance^ au-delà, le long du dùodénuin, dam 
lequel il se termine^ au milieu des valvulesconni^atfes 
de cet intestin* 
Dans le marsouin ordinaire, le camal hépatitpe^ 
. reçoit le canal pancréatique un peu avant d'âtteinàe 
son quatrième et dernier estomac , qu'A perce sans 
détour , tout prés du pylore. Ce canal né forane ici ni 
ampoule^ ni anfractuosité^ il montre paitout lifià' 
libre égal et des paroi» unies. 7 

On voit cffxehs ùétacés prlbentent dé grandes cffiJ- 
rences d'un genre à l'autre, à cet égard , temme pour 
leurs estomacs* Dans le dauphin vulgaire , Tampoule 
que nous avons décrite tiendrait Heu de vésicule dafiel 
et devrait agir d'une manière analogue pour mo^ft^i' 
la bile hépatique, si elle n'an^ivait dans l'intestiii^^ji 
mélangée avec l'humeur pancréatique. .^ ..^M 

Remarquons de nouveau, dans eei mammifères à • 
estomacs multiples , la. petite prx^portioukdu ibie, Faln 
senCe d'un réservoir où toutes les qualités de la bile 
prennent pluifr d'énergie; et conséquemment l'existéâi^K 
de la bile hépatique seulement ^ et spn mélange préar- 
lable avec le suc pancréatique , jquî doit encore en af- 
faiblir les propriétés , avant que cette huineur prisse 
agir sur les subsitoices alimentaires , soit' lâans le der- 
nier estomac , soit dans le duodénum seulcmîient. Ne 
devons^'HOUs pas en conclure que cette cond^ieatiii»! 



SECTION i^e. ART. II. DES CAKÀUX HÉPATIQUES. 533 

d'estomacs rend Ttisag^e de la bile moins nécessaire à la 
digestion ? ] 

B, Dans les Oiseaux. 

n y a ordinairement dans les oiseaux deux branches 
du csmI hépatique qui sortent de chaque lobe ^ et se 
réunissent en un seul trohc qui se continue jusqu'à 
l'intestin^ dans le^ielil s'insère, séparément du cys-* 
tique. Un oii plûsimirs rameaux, Soumis par Fmie ou 
l'autre de ces branches , rarement Tune d'elles tonte 
eaûh^e, ooxnme dans \eflammant, s'insèrent au fond 
de la vésicule du fidl ^ où elles portent une asses 
grande partie dei la bile. L'embouchure de ce canal 
dans le duodétttim>est presque toujours trësâoignée du 
Jiytoi^e ; et n*a lieu que vers la fin du premier tour de 
Fintestin , ou , tout au plutôt dans le milieu de la 
seconde branche dé l'anse duodénale. Les oiseaux les 
p^us Carnassiers ne font pas exception à cette règle. 
Cette insertion est généralement préeédée de celle 
d'un od de plusieurs canaux pancréatiques > qui en 
^nt très rapprochés , ou plus ou moins élcHgnés, et 
^le est suivie de celle du eystiqtie|%ai en est toujours 
très rapprochée. On ne conuah que de rares exceptions 
à cette manière d'ètré générale. 

[ Nous ne citerons que peu d'exemptes , pris de 
quelques |»milles de chacun des ordres de cette classe, 
pgur étayerde détails suffisant», ces propositions géné- 
rales y ou pour en montrer les exceptions. 

JUe i;ai£<oz/rim/^ a cinq canaux excréteurs quipor- 
teitt la bile ou le suc pancréatique à la fin de l'anse 
duodénak, et s^ insérait lapés près l'un de TaiMM. Le 



534 "i^ ubçon. ànnxMs 00 ckwkh vmnwki*^ 

canal hépatique est précédé d'un pancréatique €t sum 
de deux autres , puis du cysiique. 

Dans le faucon ordinaire y le canal hépatique est 
précédé du pancréatique qui le touche , " et suivi du 
cystiqne. 

Nous l'avons vu de m^e précéder le cyets|ue , 
qui en est distant de 0^006 | dans V^ugk commm ; 
tous deux s'insèrent à la fin de l'anse duodéonle* 

Les deux canaux biliaires^ l^i^tiqae d'abord ^ fe 
cystique «n centimètre plus \ûm 9 petcent l'intwtia, 
dans ]egrandHiuo , vers la fin de Fanse diiodéanle ; 
tandis que le premier pancréatique est beaiicoup fim 
rapproché du pylore. Dans le mojrév^-duc, les ^îsw 
canaux biliaires se suivent 4e méjno^ le «ytttiqde est 
à 0^0 10 de l'hépatique.} 

Dans les perroquets y qui ma^queftt d« vésicida aUj , 
a deux canaux h^tiquce^ qui ^e se réagissent p9% kfi 
s'insèrent checuo séparément à la fin de Fanse (|uodér 
nale^ un peu avant son dernier eondeî Fhépatit[œd9#t 
le premittr , vient eas^e le canal pancréatique snrflâ 
de l'hépatique gaoebe* [ Cet anniog^imeiit ^ que j^ens 
lavons vu, enûi^ mtves , 4aos le. perrqquet ama^n^ 9 
à'estcependantp4ltofy0iArsle mâme.iJDsi^ dao^^^ 
bleu, deux branches p^ro^f e^aot de chaqtid lobe dii Ëcxb^ 
forment immédiatement en sortaiit d^^se vfac&re^ un 
seul troQc qui se réiid dans Fint^n. D'aittce» fois, 
Fun des deux canaux qm laait de deux T^ùÉines ^épar 
tiques , se divise de nouveau en de», l^aiigb^ ^ qiu 
se réunissent plus tard (i)« 

Paroi U^galfmacôs^ <Hi.t0iiVKdaAtW<^ un canal 

(1) Msd^» ««rr«ss 4t4 i9<<49t- 



SMC^nm F«< ART. lu mS CABÀtJX HÉPÀTIQTTBS. 535 

h^atîqae , suivi d'un cf stiqne et précédé de deux pan*- 
créatiques qui sont tous quatre très rapprochés. 

Les canaux biliaires sont dkposés de uiéme dans le 
faisan doré ^ dans le paonJ] 

J}hn$le ho0co , l'insenion du canal hépatique est 
après ^àk^ du <qfv^ue , et précédée ^ comme à Tordi^ 
naure 9 d'un ou de f4uiieurs cwnanx pancréatiques. 

Dans VofUruche iï^fii^fae y mi n'a pas de Tési* 
cule^ le. canal hépatique a son embouchure prës du 
pylore j tandis que celle du pancuéatique en est très 
éloignée*^ l^ premier est foi:mé de trois branche {nrin- 
cipales.[La droite fournit qudquefiois un petit canal hé- 
patiq^^ qui s6 rend à la fin de l'anse duodénàle^ après le 
pancréatiqi|e ^ ainsi que cela a liçu généralement pour 
le cystique (i). , 

I>ans V autruche d^ Amérique <m h nandou y q^est 
pourvu d'une fétto^ , le eaaal hépatique se termine 
assez loin du pylore ; vieni; ensuite le canal pancréa- 
tique , qui est sioividtt^^ystîque*] . 

Bans lecam^^ n«^a avons vu le canal hépatique 
forupicr avec le pimçsëatique flK' ^e ej^sjâqne ^ une petite 
poche adhérente au canal intestinal^ à plus de o^o4o 
mètres du pylore ; cette podie était formée des mêmes 
meodiiai^es que les canaux excréteurs , et débouchait 
dans le duôdéniim par un asses petit orifice (s). 

{Dans Voisem roy^ r ^ i^^^ ^^ versée dans l'in^ 
testia qiji'à k^ 6,n deia dixième luanche de l'anse duo- 
dénale j lliép^tiqqcK 4'abûrd , la cystique à un centimkre 

m» I m I .1 1 I I I . 1 I Il 1 1 il 1 I I n i I wmmÉiimmÊmm 

(1) iQbHrv^iiHiée^.iMHlkiPâ. 

(a) Dans on autre exemplaire en très mauvais ëtat à la létiié, que nous 
ayons disséqué rëcembaient, nous n'ayons pas vu de dilatation semblable, 
à \m teptBÎfi^isbn des èanàus bihiiite et pancrëatiqTie. Us avaient dev^ oti" 
ficcs dans rinietttp, à 0^3^ da f/tc»re. 



536 xxj^ iasçoN# ÀNif bxes du cànàl ÀLtHEi^AmE . 
{>lu$ loin ; Thuniettr pancréatique entre elles deux^ pat 
son second canal excréteur > tout près du cystite; 
tandis qu'une autre partie de cette humeur pancréa* 
tique arrive beaucoup plus tàt par un. premier canaL 

La grue présente [une comlMkiaisoa atiai6gtfe« Il y a 
un canal hépatique ^ suivi d'un pancr^tique et dû 
cystique qui se réunimeni ^ ^ précédé d'un |H^fiîet 
pancréatique qui en est rapproché. 

L'hépatîqtte s'insé^e de mém€ tOiit près du ojstique , 
qui le suit ^ dii^ la cigogne. , 

. Daxv Voedicnètné^ le canal hépatique a son embou- 
chure dans Iç duodénum au conamençement du der- 
nier tiçrs de la seconde brandie duodàiale ^ immé^ 
diatement après le pancréatique et avant le cystiqùe* 
Ces trois canaux sont très près l'un de l'autre au 
moment où il# se? tormkient* i 

Dans Vag0xm(i)f cîest enqore'plus pr^du pylore^ 
à la fin du premier tiare de k secoâde iM^cbe dnodé- 
nale^ qu'arrive la bile e^ Thuniëur ^ncréatique. Le 
canal hépaticpieet le cystiqve setoudient^ Lçpra^uer 
pancréa^ue se teemine i quelques millimètre avant 
eux, etl&dmixième immèdi^utemént après. Dans un 
autre exem{^re, j'ai trouvé un arrangement un peu 
différent 9 entré œft canaux» Le premier panœ&tique 
et l'hépatique se terminaieitit près l'un de l'autre > aa 
point que nous venons d^indiquer. Sfids le deuxième 
pancréatique ^t le cj^tique ^ n^avaieût leurs eiiibbu^ 
chures rapproché^ qu'à «in^centimè^phis loin.} 

Dans la eig4?gne ^l&cskual hépatique' sejointqu^que-' 
fois à l'un des pancréatiques; le tronc oommunqui en ré- 
sulte s'insère dans l'intestin^très près duxanalcystique. 

I »i II ■■ M ■■! I II »■■■ _ ! i " ■■ m, I ! _ ■ I III ^ I I I I i^ma^^mamiru^m^tm^^ 

(i) j^gami m^e, mort à la Uén»s^Ji/^ ^ ^ c|^Q|bre i^aat 



SECTION 1^'^« AAT. II. DES CA.NAUX HEPATIQUES. 537 

[Le héron, le butor, et d'autres espèces de ce genre 
ont la dernière portion du canal hépatiq[ue et du canal 
cystique très sensiblement renflée ', sans que ce soit 
seulement une dilatation de i^es canaux; l'épaisseur de 
leurs tuniques est^i mêmeytemps augmentée, celle de 
la céUidetise et de l'interne snitèttt ; cellênn à des plis 
tntnsverses irréguliers et des fossette^ qui pourraient 
bien répondre à des follicules (ï ) i ] 

Le,/S^x7im^7z^a, comme le hqcco^ le canal cystique 
se terminant avant l'bépatique. Ik sont précédés de 
p^usieur^ pfiUicréé^iques. 

[J'ai^ouY&de même ostte di^Kysiéion exceptionnelle 
<m Vinisertion du ejstiqiie ^vant Ffcépatique et le pan* 
oréatiqite ^ dans , le gnmd plongeon , à o^ î8ô mètre» 
du pylore.] / 

Dana le cygne , les ^ox pancrfetiques , lé cystique 
et l'bépatique > s'ouvrent dûtis une pa]!»ile qui est à 
o^5a<> da pylore. L^rs orifices forment un quarré , 
^ 60)^t. placés do^manièBe que les deux pancréatiques 
soao^ «ux deux angles Opposés. 

[Daivs )e can^d, le canal hépatique joint l'intestin , 
coam^e à l'ordinaire, avant le cystique ^ et après lé 
jiancréatique. 

En résumé, la bile cystique, la bile hépatique et Tlhi*^ 
menr pajotGréatiqné arrivent à peu près au même point 
dans l'in^e^n ,ret ce point e^ généralement la fin do 
Taiise d^odénale ou tout au pins son dernier tiers, dans 
lequ^ qes.jiiimwx^ se méle£^ et ajgissen t à la feis sur les 
ppa^4e çQt.iiiCistî«i'et9«rl^substaxices alilnœtaires» 



(i) Mcd^él petite qi^ c'est prhicipi^dnient Wtiiiiit)ae moscalease doat 



538 Xn* UÇOII. AHimES 00 CàHU« ALOÊVÊtASU^ 

Les granivores^ oooime les plus carnassiew , ne présep^ 
, lent a cet égard» le pliu sonvent, aocane différence qui 
poisse indiqqar ceÛe de leur r^pune. ] 

G. Dans les Reptiles. 

Dansles Reptihs, le troaceoflumm des caôavKà^MH 
tiques est parjÊbis séparé da çysdqoe > oonaie dra»iei 
oiseaux, et ne s'insère pas avec loi dans le canal intet- 
tinaL Cependant , cette disposi t ion wgMÛfne n'est 
pas constante* 

Parmi les Chemuens ^ nous avons vn q«^ daàs la 
lortue ^e£?9<i^ 9 le eanal hépMqne^nvoîfr une )»andbe 
de commoniwtîoB an canal ofrtîqçe , non Imn de In 
vésicole ; mais ces deoj^ cananxs'omrrait sépav^Mot 
dans l'intestin » quoique asâez près l'un de Favtre ; le 
jNremi^ avant le «eoêttdf [etèpen pr^àlaniEèflie^s- 
tance du pylore ^ aiiisi qne le pancréatiqne. 
. [D'autres foiset Icf j^os sodviMt, nens avons trouvé 
un canal commun ou cholédoqne » qu pwCo les émoK 
biles dans l'intestin. Ce canal eoouamn y ne eenMe 
m^ne que la nmple ocmâi wtton du Ofstiqoe^ dans la 
plnpartdes cas. Ainsi I damshigmMfAê^iofiuedesImééSy 
après s'être détaché du foie , il longe le duodénum pour 
s'y termiMT à c^ du canal panctéimque ; cette inser- 
tion avait tien a o^o3o mètres du pylore , dana-on in- 
djividndmt toM le oamd intesiiafl avait 3^d6o mètres. 

L'insertaon dn canal di^lédoqae m'a paru plus rap- 
prochée du pf Utte 9 dans Vétf^fsAr hamé^use ( em^s 
ûBîi#^/MM, I^)(i).nne joignaieF 

* 

(i) Dan» 1a figure que Bcjaiui» «i » yi j b tt^t » oa dlnâi^M k vMcule a 
deux caaam; Ton formépic Hoâ lin ia Af i dttc—iil ii < mi q pn yé<ëjqii»t 



SEOyUUf li'^i ART* U. DES CXVÀVX HÉPATIQUES* SSg 

dansT^/wy* cen^a^a(Schoepf.) Son insertion était à 
0^02i5 du pylore , tout-à-feit à droite , dans Yemjrs 
con€inf$a(}j^conte) • Il s'ouvi^it très loin du pylore dans 
Vem/s scripta (Scheepf) j dans la chelone carret ^ 
c'était à la fin de l'anse duodénale.^ 

Dans la famUle des Cm^odifiens y la disposition des 
canabx h^Spatique et cystique , et leurs rapports entre 
eux, paraît différefitte suivant qu^on Fo^sçrve d^tns les 
e$jf)éce» dtt g^nre crocodile , ou d&ns celles des genres 
caïman ûtgauialJ] 

AinM ^ dans le (^eodile du Nil , le canal hépatique 
fournit 4inel>rapche à la vésicule , qui s'insère un peu 
au^Kk^Bsiis de son csl y et s'unit lui-même au canal cys- 
tique, pw loin de l'in^Mw. L^'emboudiure du canal 
commun était distante du pylo?e de Oj%6 , dans un 
çrooodUe dontle canal intjestinal avait un peu plus d'un 
m^e de lèngfueur totale*. 

[D^ns le erocodile à musèmtieffUéy le canal hépa- 
tique gauche se réunit au droit. Cdui^ fournit à la 
védcule deux branches latérales de communication, 
outre la branche principale qui se rend à son col. 
Assez près de i'iiitestîn , le c^al cystiqvie s'unit à l'bé-. 
patique*. 

Dans le caïman à luneUes , une branche du canal 
hépati^pe vifint du lobe gauche^ se renforce d^une pre- 
mière branche proyenant du lobe droit ^ puis se divise 
en deuai rameaux ; l'infiérktiu* reçoit successivement 
trois aujtr^ petits ra^çaux hépatiques du lobe droit et 

au col de la yësicale et se contiau^ , comme dans Ie$ oiseaux, après avoir 
traversé ce col, vers le duodënam. L^aotre est un canal cjstiqoe simple, 
MJiftaiiattomott«yeerit^tiq«t. thâi nVonspaita o«U« dt^éfièM 
dûposttioii. 



54o XXl^ LEÇOJN* ANNEXES DU CANAL AUBIENTAIAE. 

se porte à la vésicule y à laquelle elle fouriât la bile. 
Uautre branche, la supérieure, va difectement au canal 
intestinal, dans lequel elle s^ouvce, au-desateeten 
avant , non loin de rembouchuré. du canal cystique, 
qui a lieu un peu plus loin du pylore ^ en-^dêssous et 
en ayant , après que l'intestin a côtt^piété sa piiemière 
anse , comme cela se voit souvent dans le^ oiseaux. 

TidLXX^XttupinambiSy le canal, hépatique sq réunid* 
sait au cystique ^ et leur canal commun avait sdn em- 
boflaçhure tout près du pylore , avec le pancréatique. 

Dans un sm^ve-garde de Cayerti^e , le^can^lnépa- 
tique s^insëre dans l'intestin tout près du.pylcn^. 

Les lézards ( lacer ta agilis ; L. viridis , etc.) ont leur 
principal conduit hépatique très «court , parce Wilée 
réunit d£ suite au étatique. Le cholédoq^ie gmii^^ 
sommjst du pancréas, et se pooi?te directeotient en 
arriére dans l'épaisseur de "ce^e |;tande , |<tt(^p|0àaa 
pylore , tout près duquel il sç termine dans l'intestin , 
après avoir reçu le canal paticréatique. Sa If^iteur 
est considérable. '•\ '^ 

Daios les stellùms, Tinsertion du canal 450mmuit m'a 
paru se feire généralement près du pylore. 

Elle est à côté du pancréatique et a^ez loin dct py-^ 
lore, dans le lyriocéphalé perlée 

Dans le ph/sig/fuUe iguancade, le canal cholédoque 
joint l'intestin lein du pylore. 

Son insertion en eétplu^ rapprochée dans les ^^u/i-* 
nés ; elle se voit: peu après cdie du canal p&ncréatique. 

Dans les CaméléùnienSy le canal ^^hc^édoque, conti- 
nuation du cjstique,.se porte direct^n^ent en arrière, à 
la reuiQontre du duodénuiia, «Uns lequel 4 $'imi^ à peu 
de distance du pylore* ^ ^ 



SECTKm V^. AIIT. II. DIS CMXVX RéPÀTIQUES. 54f 

Le canal cfabléâoqae s'insérait tout près du pylore 
dans un grand seinque de la Nouvelles-Hollande (scin"^ 
eus erotaphomelaSy Peron et Lesueur)| ain3i>fque dans 
le scmcus vàtatus (Boûelli). 

Dans les Ophidiens, le canal hépatique est fort long, 
à cause de la distance qui exista, dâ moins dans les 
vrais serpents (chesi lesquels la vésjicule est séparée du 
foie «C^i^pprochée du pylore), entre l'extrémité posté- 
rieure de ce visck^e et le commencement de Tintestin. 
Une circonstance remarquable c'est que le canal corn- 
mnts^est toujours plus ou moins enveloppé par le pan- 
créas dans une pai^tie de son trajet. 

En général f la bile hépatique et la bilecystique se 
mâangent avant leur entrée dans Pintestin, dans le-« 
quel dles arrivent en nième temps que I*humeur pan-- 
créatique, très ]^rés du pylore; mais les rapports des 
canaux hépatique et cystique varient, ainsi que les. pro- 
pc»rtions de leurs diamètres respectifs; de sorte qu'après 
leur réunion le canal commun parait être la continua^ 
tion ducystique ou de Thépatiq^ue^ selon que le dia- 
mètre de l'une ou de Faut?» est fe plus grand. 

Dans lafemilledës anguis, celle des amphishènes e( 
dans les céciiiesp le canal commun qui en résulte, sem«* 
ble plutôt la costtinùation du eystique que à^ Ji'hépa*^ 
tique; il traversé \f paiiçréas pour 6e terminer dans 
l'intestin tr^s près du pylore. 

Dans les vrais serpents, }e canal hépatique s'unit gé- 
néralement €kir eystique à angle î%tt, après que celui- 
ci ^é^ replié d'avant en arrière et conséquemment as- 
sez près de son Origine. Quelquefois cependant on trouve 
d'autres arrangements. Ain^i, dans le boa constrictor, 
(L.) le canal hépatique extrêmement long et replié sur 



ku^mèmey donne une brancke ^ectemetat ^Ura» le col 
de la yéticnle^ pnkse oontmiie ▼erel'i&iMdfi à trafen 
le pancréasi sans se rtonir an eanal e}8tii]ne ^oe tvèi 
pea avant sa terminaison 

Dana lee mgçmoeéfJuUes ( le trigMocéphniê km^ 
eéolé et ceiui à losange), he(oie,<f^eUtf^&€^lÊ^ 
k Yésicnle^ a un hm^ canal hépatiqiie dont kt ^mo» 
tore est très partici^ère. H forme, en s^âpprochjmtde 
k Tésicole , nneaeirte de plans dont plnsiètoe Imn- 
ehes cottmnnîqoent i^rec le eanal eystiqfoé, qui se 
rénnitdaM le pancréas à l'Mpatiqué. Cktte or^pnisa*- 
tion a «pour effet de ralentir k marche de k bile. Ausn 
ceUe qne fai trouTée dans k Tééicole était dk épaisse 
comme une pommade; tandis que danj*k^hqiait des 
serpents dvstlesquds ce p^exas n'exiscepas^ k vésicule 
teit généralement vid^ au moment demesrecImfdMsO 

D. Dam les Poissons. 

Il est extrêmement rare que les différentes^ knndies 
des canaux bépatiquet se finissent en m senl^ronc; 
elles s'inabrent succesâveme^k èc k risicnk on à acm 
éanal^ qui conduit ainsi toute k bile èuÊm rm^estis^Le 
diamètre du eanal oys^pie €^ soovent beanccwp pins 
firimd que celui des canaux hépatiques,{et il n^angmeiM 
qnepenàpeaapiéskjoocçiott sueiNe^^ ceux-d. 
Le canal commun qui résulté: de lents anaatomoses 
pounmit être eoÉsidêré comjne la continnadoa éa ca- 
nal cystique. Quant i sa terminaison dans l'ititestin^ 
eu peut affirmer que k eanal <diolédpqae ^insèrtr^ 
nérakment à k base de l'on des ceecnms pf loriqnea ks 
plus a^ramoés et ks pins rapprocbéedu Inie» toMeisks 
fais qoek peâsson est pourvu de cea a{^>endices. 



SBCItOH 1«^. MT. 11. S» CÂHÀITX ntPATIQUCd. fi^^ 

Ce rapport orgaoîqiie est même une pt eave^ i notre 
avis^parmi pluskurs autres^ que les. cœcums pyloriqucs 
liemiettt lien de pancréas. 

Nous ne citerons que qnelqnes^ ^temples pris de tous 
les ordres > et de dî^rentei ^millesy pour ^démontrer 
cespfopositicMis*] 

\, Pàrmiles jàcanthoptérygiens y 

a. Et les Perçoïdeâ en particiidiér y nous ayons Tm 
le canal hépeitique de la perche JbunatUe aboutir an col 
delà vésicule. J[ Le canal çcHiunun qui en résolte perce 
ia base. dncœcumpyloriqtte antérieur et inférieur.] 
Dans la perche de mer y ( Liabnnc lupus^ Gnr. ) y 
les trois branches principales dea canaux hépatiques 
s'unissent soecessivement^ucanal eystique. [ Le canal 
ccnunun joint Tintastift très prës d pylore , oà son 
orifice est peroé au milieu d'une papille. Dana Xaproa 
wdgairè y toutes les branches du canal hépatique fbr-^ 
ment un seul tronc qui ^e termina dans l'inteatin tout 
près du pylore, à la hase du oosouttanêérieurv 

b« Parmi les Joues^euirassées , Us searpènes ont 
l'orifice du canal commun très rapproché du pylore , 
à côté de l'un de$ coçuina. Les chabots y ïepériHé^n 
malurmaty les épinadies de même* 

€• Dans les Squammipennes y les canaux hépatiques 
ferment le plus souvent un seul tronc qui se joint au 
canal cystique y près du col de la vésicule ( dans les 
zanclus cornutM)y/ovi plus ou moins loin de ce col 
( dans Vholacanthus tricolor)^ suivant la place rappro- 
chée ou éliH(|p(iée du foie qu'occupe ce r^ervoir. Cest 
d*ailléura ir^ {urès du pylore ^ oomme i l'ordinaire ^ 
qu'arrive la bile , par l'orifice du caiftal commun. 



544 3tXl* LIÇOH. ANNEXES DÎT CANAL ALIKENTAlRE* 

d. Parmi les Scombéroîdes , le canal commun s'ou- 
vre dans la dorée ( zeus faber ) à la base de l'un des 
coecums pyloriqaes. Dans le vomerlde Bro%vn, c'e^t 
|irès de Tun de ces appendices. 

e. Dans les GpbioïdeSy c'est égalem^t très peu an* 
delà du pylore qne le diolédoqne joint Vintesdn. 

f. Parmi lei Mugiloïdes , nous avons YjmdBusYathé- 
rine preshjtatf^ pnvier. ) ] le canal hépatique se déta- 
cher de la partie moyenne du foie y pour se terminer 
dans le canal intestinal^ à 0^028 mètres du pylore: 

g. Parmi les Pectorales pédiculées , la baudroie a 
ses canaux hépatiques se joignant sucGessivement an 
cystique ; l'un d'eux au commencjement de celui-ci^ 
et les autres quelques centimètres plus loin. 

[h. 'Enûn,éànsïelakrusUirdus, parmi les Léibroîdesy 
les di£^ents rameaux du can^l J^paticpe se réunis* 
sent à quatre branches principales qui ferment un 
tronc confunun très grand , lequel se termine dans 
l'origine du canal intestia^L Dans le lahrus viridis 
( Risso )^ où wms avons trouvé une vésicuTe du fiel, 
ces brondbesse rendait suçQe9sivemçn,t au canal cys- 
tique. 

Le sid^lei ds Lamarçh aie tronc commun des bran** 
ches hépatiquestrèsdilaté et vésiculeux^immédiatement 
avant sa terminaison dans le eommencement du canal 
intestinal. ] 

n. Les Mala(?optérygiens abdominawic. 

Dans la carpe ^ le barbeau et les autres cyprins ^ 
c'est seulement au oinal cystique qâe se rendent les 
canaux hépatiques. 



I 



SECTION 1^*. KM. 11. DES CÀNAtJX HÊPAriQtJES. 54Ô 

[ Dans le brochet , ils vont déjà au corps et au col 
de la vésicule. ] Le canal commun est extrêmement 
long, son insertion se trouvant plus éloignée du py- 
lore que dans la plupart des autres poissons. Elle était 
à 0,075 de cet orifice dans un brochet de o,8o5 de 
long. 

Dans le bagre , parmi les siluroïdes, le canal cystique 
qui est fort dilaté, reçoit successivement, depuis le col 
de la vésicule, huit à dix petites branche des canaux 
hépatiques. 

Dans le bichir ( polypterus niloticus) , le tronc hé-, 
patique s'unit à 0,007 mètres de Fintestin , au canal 
cystique, qui est beaucoup plus gros. Le tronc commun 
perce le boyau , à Fendroit où commence la valvule 
spirale. 

m. Parmi les Malacoptérjrgiens subbrachiens. 

a. Et les Gadoïdes en particulier, nous avons trouvé, 
dans ie merlus ordinmre^ plusieurs petites branches des 
canaux hépatiques qui se réunissaient successivement 
au canal cystique. 

[ Dans la morue ^ j'ai vu deux troncs hépatiques, le 
premier plus grand que le second , se joindre très près 
Tnn de Tautre , au milieu du long trajet du canal 
excréteur de la bile ; la seconde partie de ce canal 
pourrait porter le nom de cholédoque , à cause de sa 
subite augmentation de calibre , après la jonction des 
canaux hépatiques au canal cystique. 

Dans' la lotie y le canal excréteur de la bile conserve 
les dimensions du col de la vésicule jusqu'à Forigine 
' de l'intestin , où il se termine entre les paquets des 
cœcuins.] 

IV. !4* Part. 35 



b. Dans le$ Pleuroncclesy le cao^l commun d# )a pUe 
s'ouvre daos le coQcum droit 9 eprès la réunion succes- 
j^VQ des branche» hépatiques au cystique, Pnos la sde^ 
IfS branches h^pfiiiqttea §e reodeut p9rû)t«uli^eni€z|t 
4 i|jB^ dilaution qut form^ le cau|l cystique^ eQa'ap- 
prochant de l'intestin. Dans le turbot y les Canaan h^ 
p^îq^esd^ lût»e droitsepprt^tàlavésiculQ autérieire^ 
ç^r cç( wim^i ^ 4 devx t If pr^oçipal s'ouyre au col 
4e çe^ véhicule, Cei^ du lobe gf^uche perc^iit I9 vé- 
sicule postérieure près de son col, ou dans différents 
|K]|ints. Cette seconde vésicifle a'est autre chose que le 
Ciip^l cystique qui se dilate considérablement aivaut ^ 
^|[^iua|iso^. Le fond do cette dil^t^tion adossé à Tin- 
testin y s'ouvre àd^v^ sa cavité par im ç^^nal très court 
percé à 0,070 mètres du pylore ; de sorte que pis une 
goutte de bile n'arrive dans le canal intestinal , avaut 
d'avoir séjourné dans Fun ou l'autre de ces réservoirs. 

c* Parmi les iiisc&botes y qn voit entre antres dans 
k iiMfiii^ y qui manque de visipule y les canaux he^ti- 
qwa fiormeD^ <le bonoc heuro, uq $m\ Iroao qm s'ou- 
vre dans l'intestin très près du pylore^ 

f L^ùBOJfUx cbs leaineaux faép^ t;^ques de Véeèwieis, 
•e f eraûne ikûs l'eqaboiMéiure duocMum supcfadmr* 

IV* Les Maiacopéérjgiens apodes. 

VémgmUe a «n canal hépat^ue principal 9 qui naît 
en arrière^ augmente peu à peude di|imè|re^ en rece- 
veiit de (^que côté de petites branches qui vi^uent 
s'y joindre, à mngle «droit , il s^uliit sur la Àa«e du fœe , 
au canal cystique , continue ea direction d'amere en 
avant , reçoit encore plusieurs petites branches h^- 



'SÇGÏ'IPN l^^. ^KT^. l^ DES Cf Î^AU^ HÉPÀTiQXJES. ^7 

tiques €it g^gne Toriginfi du canal inte?tioal , où il se 

V. jtê^ Jjophohranches. \ -' '^ 

Les différentes branche»* du easal héj^tlqtië«ë'r6#* 
Dissent /dans fe tiipzude plurne% sfynghétttis Jiiétagîèuayy 
en un seul troiic, qui^sëjiDÎnt atif'canJâ «yitique. î^'î-^i 

VI, Les Plectognaihes. j .:. j ..j.;: j j,.. 

Les canaux hépatiques -ont trois branches princi- 
pales , dans les tétrof^c^ns , dont la première s'unit à la 
vésicule, un peu en-deçà de ^U' col; la seconde se joint 
au canal, cystîque^ à peu de distance de son origine , 
et la troisième un peu plus loin. ' " ^'^ ' ' * "'"^ 

Vn. Les Chondroptérygiens à branchies lArifs.* 1, 

f Lescanaùx hépatiques nle^iV^^o^ sBomukMi^c- 
eessivemebt dans lec^f^iqm^^i M'itt|»una4^i^^ 
papilk de rinl!esdn',isitti\$& à cé«é dp JioiHr^èkl(î{t|lWr 
lique. Dans le potféilmiJ^tMêii/UiàBinlkt^ht^i^^ 
hépatique se joint ati^iiiil*«yM^iftei:à tl'ûpstai^ti i>it*il 
perce les parois inteétîiiaFW^ ^ffUkésAik teH/ohiAi-i^ 
voient les cœcums pyloriques. ] . )iv- u.j 

vin. ^s <^bonfirçpf^rMWs àiM^^fiH^êJi^^^ 

Plusieurs canaux Bépatîques /fr^'fiifs-,' ierétidSéBt 
dans la vésicule du fiel des raies) |)uïs^e'cabal'lï^- 
tîque jFpurnit unej>ranche principale qui vîe!it*au;lbbe 
mpyen du foie, et se jôînf ai* canal cystlqubjà éèttx ou 
trois centimètres de sbn originiB/fLêcà'riarcdtiïmtib'à^bé- 



548 XXI* LEÇON. ANNEXES DÛ CANAL ALlMENTAmE.' 

vrc dans l'inteslin à o,oao mètres da pylore , vis-^vh 
l'orifice du canal pancréatique ^ à la paroi inférieure* 
Les lamprojres, parmi les Suceurs, ont un foie très 
petit^adhérent au commencement du canal alimentaire, 
qui manque .de vj^cule. Cesti peu près au milieu 
de ia lott^œtir .4e la partie de l'iotestiii qui est adhé- 
i:ente an foie ^ que nous avons trouvé l'orifice du 
canal hépatique , à gauche du bourrelet ou du repli ii^ 
térieur mésentérique* ] 



f^Tiçss m. 

DB LA VéSlCULB 09 FIEL ET DE SES CONDUITS. 

1^ Dé la Vésicule. 

- > Méttft avons déjà dit que la bile sécrétée parle foie^ 
%'dtiit pas toajanit porlée directe«ient daps le canal 
iMCei^lMl; Mail» qn'éiiet[«airàlé plus ou ^loins grande 
'^ os liqitideétmidéUMBrnée dans un réservojp* parti- 
-cidier ^ atKpiàl mi % àmmè 1q nomjde vésicule du fiel» 
Ce^réservoit islmûàti^ pas çUos tous las animaux qni ont 
un foie. f 

Parmi les Mammifères, tous les QuadrumoAeSftous * 
èeui 4ie l'ordre dé% CarnasshrSf tous les Marsupiaux^ 
qinçl<|9esoitlenr ré^ime^ tous les E déniés proprement 
dijt^ c'est-1-dire )es familles des tatous et àes fourmi^ 
« Uers^ en sox^ pourvus. 
, Mai# il manque dans plusieurs Rongeurs* Nous ne 
l'avqns pas trotfvé dans le foie d'iin jeune echim/s. Les 
esp^çea^n gçnre r<if proprement dit; paraissent en man- 



ÂECTt l'% AKT. III. VÉSICULE DU FIEL ET SES CONDUITS. 54q 

q^oer. Cela a été constat;é pour la plupart) par plusieurs 
anatomistes^ pour lera^, le surmulot^ et parPallas, pour 
les mus minutus et agrarius. Le hamster commun n'eu 
apas* Suivant Pallas, quatre autres esjièces de cegenre , 
les mus accedulajpfiœus y areriariusj songarus, en sont 
aussi dépourvues r II n'en a pas trofuvé dans son mus 
talpmus^fl^i Qst un lemmmg. Plusieurs espèces de la 
famille des écureuils ^ telles que le grand écureuil des 
Jndes (sciwrn? maximum L.), et\èta^ian (ptéromys 
tagi:»o) $ Ç[ui C3t «aussi àe% Indes , en manquent , 
d'apr^.i^es,ol>servations* Dans la famille des Porc" 
épies, le^pçre-épics jj^TOprement dits en ont une ^ tan- 
dis qm, Vérethison urson (P.Gnv.), suivant mes pro- 
pres ,oî)^epr^tions ^ ei le syneihere çoèndou (F. Cuv.), 
suivant Mec)jiel^ en 8»nt dépourvus^ 

V^keus aï y pa^i \ei^ Tardigrades en manque; 
[tandis que j^en ai trouvé une dans plusieurs individus 
àaparessews; u^au.'\ ^ ^ 

ÎJMéphaniy le pécari y le tapir y le daman y le rhino^ 
i^roSyles SolipèdeSy parmi les Pachydermes; les espèces 
des genrescer^et chameau , parmi les Ruminaos ; le 
genre steller, parmi les Cétacés Iierbivores ;\es Cétacés 
ordinaires , sauf le? cachalojts sur Ijesqu^ls on ne sait 
encorj^ rîep à cç s^jet , sont tQU5 dépourvus de vésicule 
du fiel. \ , 

Dans la classe d^ Oiseaux y Leç perroquets et les cou* 
couSyfavmi les Grimpeurs ; la pintade y Wgélinot^^ 
\^j»gV>nSy parmi les Gallinacési Y autruche d^JfriquCy 
^pQs:ïïai\e& Echassiers y jûL ont i^oirxt de vésicule du fid. 

Elle existe dans tous les Reptiies (i) et dans Tim- 

(i) Kofi» ^*«n.aYO|^ ^{M^itot pu» uony^ i^i|$ k fç^^ii^ oçeU^. 



55o xxr LEÇON, annexes ou gJLnaIi ktiUitft&ivÉ. 

mense ïQ;^\(^hè' Sei Poissons. [Le nombre âés iès|i§i$i' 

de cette derniëté aas$e qans lesquelles où ne i;roii# 

pas de vèfiçula^, sera peut être encore tien rèS-^ 

trçint, lowqu'on aura pu fiaire le^ recherctièà ûêcè^ 

saires sur des exem|)laires bien conservas, et eii sétkp^ 

pelant que cet orsaoç est pârjbîs V dans cette clïséti 

comme dans lesOpnidiens^ entièrement sëpàtô^étitoiè* 

Parmi les uécanthopteryglens , çt les Percoidéh,^ eà 

particulier . nous n'en avbnis pas réncoiittè dans 14 vâ-^ 

rioleàu JVil f ï'dpron vulgaire. Iffltf. Cu^W et Tâïèfe* 

ciennesn^en décrivent liidans cette (Bspécfehîclifti^tt^iih^ 

gte.Cès auteurs nVn font pas mcntiack dansîa dfelcf iptidft 

dû fèiç des genres ptectropome , cêhitier, cénthopUlsCe^ 

growlepy grjstes , silla^à , fet dés? fe^feçéi ^KàfdéeûXr^ 

sogho , holoc entre orieniatlèt ^spTiyrènë vtilgiai^. VU 

en décriS^feiifc une dans l^ôlàcentrïimh&stamfàX^T.'). 

Quelcïùës espèces d'e tougèti '(THg*à ^Mp; féèkm^ , 

cuculus et lyra), paraissent en maiiqtiiet' ^ àrtidîs <[tfttè 

rouget perloh (7*. Iiirûiiào) eh à tiiie^ Rtl CftiVîit Ta 

cherchée vainement làan^ Ylièmïlëpiàotè dé 'titësnày et 

dans le céphalacaritHè , qui appàrtieniiehl , doMtSK lî^ 

rougets , zux joues cuirassées, ' ' ' ' ; . ' * 

Il n'en parle pas dans îè maigre ^JE^rtro^e^/qiiti!l|\ill 
rîndîque daiié \e malgré iSûbap. >1\ ne l'^ ^V'^Wlfe 
dans le confina dentex , Yamphiprion selle , le gfy^lH^ 
so^oh sax aille , (Jaî sont dè^ Shîeridmès. ' "' ' ' 

L'èîïstetift dé la véîicùîe ri^ ëtë constatée' IJîSfe tîéîSS 
une partie des genres des spaf^oîdës. MBt Gtt^Wè* et 
Vaîebciefanèis faVn indiqùeiit J)ks datti le pH^^k^M'^ 
thuh y Iè pa^l rbttssem; h^Ufhêè y là iffè^eéWif/- 
jiàirBy le péntapodeiijilety le lethrinus bungUTy V obte t de^ 
Ils n'eti fôàt paè l'nèhtbïi dàtl^ (êï^esp^èbes s€ritâl»!éé >de 



SECT. I**. iAT. ili. VÉStCULE bt FlEt ETSBSCtfcNDtTITfi. S5t 

Ménidès , la metidole commune , le ceêsio , le gètrë 
sans scié. Je Taî cherchée vainement dans le Upidop^ 
argenté, \z rfiendole d^osbeck, les làbrotdès, le lump, et 
VeckéneiSy parmi les Malacoptérygiehs subbrachiens } 
àziïsVammodjtestobianuSy parmi les j^podes. Ellepa^ 
raît manquer encore dans quelques Sélaciens , où son 
itnpottanbesëmble dimitiucr, si Ton en juge par lé petit 
volume proportionnel quMle y a souvent , surtout 
dans les raies. Nous ne Favons pas trouvée dani le 
genre marteau (iigtfena), ni dans le genre ^cré (pristii). 
EU^ hotis a paru manquer dans les mourin^s (ràyîio^ 
bàtes) et les rhinobatès, iparmi les finies. Bile manqué 
absolument dans les lamproyes et Vatnmoc'ete , pftt*i 
ItÈSncew*^.^ 

Ainsi y la loi de soti feristent^ n'est pas encore trou- 
vée. Il.Yi'y a, à Ta vérité , dans les mammifères^ à 
Texception dès cétacés cUrnasÈîers , ({ne des ânimau* 
herbivores et frugivores qui en soient privés ; btdâùè 
le petit nombre d!ois)saux dàn* lesqueb on ne la trouve 
pas, que defe oiseaux granivores ou frugivores, les eou^ 
C0W5 exceptés. Rappeloiàs-nous d*aîlleurs quela vésicule 
du lièl existe dans tous les Reptiles, et que ceux-cî vivent^ 
pour VimmenSe majt>rlté , de substances animales j 
qu^dle ne manque etifih que dans un petit nombre de 
Ptoissonà. 

Là bile subît , dans la vésîcufe du fîél ^ dè^èhauge** 
tnènb rèïnatqoablëf.Totites se$ quàlîtésy prennent plu* 
<f é'ne^i^gîe , sa couleur y devient plus intense , son amer* 
tume pins grande , sa consi3taDce plus forte. 

[La composition chimique de la bile est donc sîngu- 
iièMttieiitmi^^âe dlrùs^ t^ftwv^if , qi«i doit èt^e Mssi 
«0h^44ré y kim ^ue^ue Mr^ y •oopnme un wgane et «&- 



55a XXI* LBCOK. AJimXEB DU CAKAL ALIMENTAIRE. 

orétion. Que l'on observe, par exemple, un foie de loUe^ 
sa couleur blanchâtre, à peu près comme une laite, un 
peu rosée à sa surface , est la même dans les différentes 
coupes de sa substance. La couleur jaune de la bile ne 
s'y montre nulle part, pas même dans les vaisseaux fins 
qui l'apportent dans la vésicule. Ek cependant , qe ré- 
servoir renferme une bile vert foncé , Ja seule qui 
arrive dans l'intestin. On dirait que la vésicule en est, 
uni(]iiement Torganc sécréteur «] 

Les exemples cités précédemment ne sont-ils pas 
assez nombreux pour pouvoir en conclure que les qua- 
lités de la bile cy^tique sont plus importantes à la di- 
gestion des matières, animales, qu'à celle des substances 
végétales? La vésicule du fiel n'a-t*elle pas d'ailleurs 
un usage étranger à celui-là , t|:ës bien indiqué par le 
nom de réservoir de la bile qu'on lui a donné? En 
effet, ne semble-t-il pas que, chez les animaux carnas- 
siers , qui ne trouvent ordinairement leur nourriture 
qu'à des intervalles plus ou moins éloignés , la bile 
séparée continuellement par le foie , devait être mise 
en réserve pour les moments où son action devenait né- 
cessaire ? Tandis que dans les herbivores et les grani- 
vores , dpnt la digestion paraît moins souvent inter- 
rompue , ce résejTvoir éta^ moips important. Quoiqu'il 
en soit, la vésicule du fiel présente , dans les i^nimanx 
qui . en sont pourvus , quelques différences dans son 
volume , dans sa fornie et dans sa tituation absolue ou 
relative , que nous allons passer rapidement en i*evue« 

A. Dans les Mammifères. 

. Dans Yhomme^ la véaiccile du fii^, placéo h<^isu>nta- 
lement, de manière cepeiidaotque son fond est plus bas 



5ECT. I^^* A&T.IU. VÉSICULE PU ftfl4ETSI|5 CQlfDJJll^. 55S 

que son col , remplit une petite fossette qui est creusée 
daus le lobe principal droit de ce viscère et dépasse uo 
peu^ par sou fbnd^ le bord tranchant de <:^ljai-ci. Elle 
a > en général ^ la figure d'une poire , mais cette forme 
n'est pas absol|iment la même dans tous les individus. 
Les membranes qui la composent sont au nombre de 
trois. L'extérieure ^ qui ne l'enveloppe pas en totalité 
et ne recouvre que la partie non contîguë au foie , lui 
est fournie par le péritoine. Vient ensuite une mem- 
brane cellulaire , entrelacée d'un grand nombre de 
vaisseaux formant un réseau très fin. La troisième tu- 
nique est de la nature des membranes muqueuses. 
Elle est remarquable par les plis irréguliers qui rendent 
sa sur&ce interne^ très inégale ; ceux de ces plis qui 
sont dans le col de la vésicule^ au nombre de cinq à six 
au plus j sont dirigés en travers , et rendent la sortie 
de la bile moins facile. 

Dans les autres mammifères , la vésicule a ordinal^ 
rement une situation verticale telle ^ que son fond est 
dirigé en bas et son col tourné en baut. Cette position 
doit faciliter beaucoup rentrée de la bile dans ce réser- 
voir. Elle Q'est <?ep(^dant pas ordinaire dans les singes j 
qui se tiennent plus souvent sur leurs pattes de derrière^ 
et dans lesquels la vésicule conàerve â peu près la mèm^ 
position que 4ansl^bomme. Sa situation ^ relativement 
au foie^ né changé pas dans cette classe ; elle est cons- 
tamment à droite du ligament suspenseur^ [adhérente 
dans une fosse creusée dans la partie droite du lobe 
principal du foie^ face viscérale^ ou comme epchassée 
dans une scissure de ce lobe.] . . 

Sa forme et son volume sont assez variables . et dif- 
ficiles à bien caractériser dans chaque espèce*. Le «plus 



ordîiiâirëthehl elle e^ pyriforme , comme ceVLt âê 
Fhomthè. Mais dank quetques-UDà^ tels ^ue le blaireau j 
le ôoàti , la hniré , h fouine , et les autres espfeces du 
genre des martes , le zif>ei , la ^ott^ii , elle est alongéé 
et s'approche de la Forme cylindrique. Dans d'atitreà , 
tels que plusieurs chaui^e^ouris y la taupe , Tours , lé 
raton , le hérisson , elle est plus ou moins arfotidié. 
Elle fort grosse dans l^ours , le hérisson, le coati, tan- 
dis qu'elle parait petite , à proportîbn , dhûS lé pûrc-- 
épie, la taupe , etc. [Au reste , son vblumé peut Varlef 
beaucoup dans le même individu , oii dané les indi- 
vidus d^uhe même espèce, suivant les circonstances, et 
sans doute suivant les époques de la digestion. 

Sa structure peut ahssî varier et présenter plUs ou 
moins d^épaîsseur , une àurfece interne Unie ou tidée , 
lisse ou veloutée. 

Ainsi ^ dans le chien, ses membraUes âbtit épaisses ; 
Pinterne présente un Velouté grossie^. 

Dans le phoque commun, les parois ihtérieuresdêla 
vésicule du l5èl sont aussi veloutées et ridées èû circon- 
volutions. Mais ce velouté disparaît au ôol de la vési- 
fculiè , où il n*y à plus que des plis îbbgîtudihaù^. Au- 
delà du col , les parois du canal cysfiqiie Sont fisses. 
Cette apparence si différente de la mèmpraneînternef, 
dans ces qifférëntes parties , est ùhfe 'd^s pt'e'ùves de 
râctîon des parois dé la vésicule sbr îa bile '<fûé ren- 
ferme ce rëàervoir. 

La structurée de là vésicule , sa rormè et sa position 
ont d^aîlteûrs pour eiïfet d y faciliter Tentréë de la bîlfe 
bépa tique ^ .mais en mêmte-temps d*eh rendre la sortie 
Hors dé la vésicule plus ou moins tïifiîcile.Céstdàiisce 
dferfaiëf bût ^ue la v&îcùlë est pliëe une où plusieurs 



SECT- iï'fe. AhT. iii. ^ÊSlcûtfe ht ^iÉt ËTSÉSii4»iui«. Sfiê 

fois sur elle^méme^ comme dansl^ ouistàiSf h^ma^, 
les coatis y le lion y etc. 

IjBi {)lis i kft VdlTBlês traHsvams on ebUqiieë dt Tin* 
t<é^iéttf*deéi^\u^l}-iiM eMiAreM|)e{fet , qui est proécUt 
ëûhû pàt k |K)^tièii dé k Hàtkh^ b fond diri^ 
étt bas.] ; 

,3^ Dans tes oiseaux. 

Dans les oiseaux j^ dont le foîé est prototldément di- 
visé en deux lobçs , la vésicule, du fîel jparaît tôujout*é 
appartenir plutôtàulobe droit , a la face interne duquel 
eue adnèfè. D^n's beaucoup de cas , elle est flottatite , 
et ne tient au foie que par les vaisseaux bé[>atique^ 
qu'elle en reçoit. [Ces vaisseaux attachent là vésîôûlej^ 
par son col , sous la base du lobe droit où se trouve hi 
scissure transvërsé , tandis qiié son fond peut se porter 
à droite ou se diriger plus oU moins obliquement ëd 
avant ou en arrière.], Son voïûnjje, comparé & celui dtl 
foie, paraît plus grand que ^dans la classé précédehte ; 
CQ.qui fest surtfliui très marqué qaiisJes oiseaûok de proie 
diurnes et nocturnes. Elle variebeaucoup pour la forme, 
qui est très souvent ovale^ et ressemble à une poire f lus 
ou moins. alongée. On la trouve f^bérique à^àusl^aigîe 
convnun y le grand duc , etc* [Loiigue et étroite dans le 
pic-'Vert j alonfi^é^^en boyau dans les calaos (i) (le cor-' 
rnoran^y bblongue dans le cahardj ovale dans \e pélican,' 
Quelle est d^acjkée du foiei aya«t ^on fond dirigé 

en arrière! ' 

c ' . - .. , 

■ t >*.^ tu.. ,. ■ t... * :. *^tt^.M*flW tft^W^. ...--.W. \itJ<r f, . .^ f^ 



(i) Mecket , oayrage cite , pâg, 477. 



^■^■i^ 



55$ Ul< UfOU. ÂI9S1IXESDI7 CAKÀL JU4M£NTA1AE. 

C. Dans les RepiUes. 

Dans les tortms , p««ii lea Chélomensj la vésiciile 
da^d leti^Gove preaqfm entiireoKit cadiée dans le 
lobe droit de ee yîadbcs.* { GsUe de la grandi tortue dfs 
Indes y est incrustée dans la fece supérieure du lobft 
droit 9 non loin de la scissure qui le sépare du gauche. 
Ce même lobe l'enveloppait entièrement dansnne/arfi^ 
CQUÏ ( Tcstudo radiata, L. ) .où elle était remplie d'ime 
matière rougeâtra. £lle était en partie détachée et libre, 
en partie attachée au lobe; droit et d'un volume très 
considérable, dans Vemys çenlrata (Schœpf.) Uemys 
trifuga l'avait incrustée dans le même lobe. Celui de 
Vemjrs eoncinna (Lieconte) en renfermait une énorm^e. 
Elle était en avant de ce lobe , plutôt c[u'Â so^ bord , 
dans Vemysscripia (Schœpf). Son volume était énorme 
dans une espèce de triqnjrx du Gange* Je l'ai trouvée 
petite et libre, ou très peu adhérente au lobe droit, dans 
la cheloné caret. Celle de la cheloné franche était 
grande, placée sur le lobe droit , le débordant. J 

Dans les crocodiles (le C. du Nil , le C. i deux arê^ 
tes, leC. à musisau ëfBIé) on la trouve placée en 
partie sur la portion droite dû foie , dépassant pour la 
plus grande partie , le bord de ce viscère , atteignant 
l'eston^ac par son fond. [Dans le caïman à lunettes , 
elle était grande , entièrement détachée du foie , en 
rapport avec l'estomac , par son fond ; et reçue sous la 
première anse de Hutestin. Sa pos^on était encore 
plus en arrière , dans Iç caïman à museau de brochet^ 
où àX% était également séparée du foie ^ le fond dirigé 
en arrière, sous la première anse intestinale , et posée 



SECt. l**©. ARt. ni, VÉSICXJLE ÙV riÉL ETSËSCONDtJlTS. 55^7 

sur le prolongement des muscles du foie , dont les 
contractions peuvent servira la vuider. Elle était aussi 
détachée du foie dans legai^ialdu Gange. 

Dans les monitors , comme dans les sàui^e^gardes , 
elle adhère au foie près de son bord postérieur et de Té- 
chancrure qui le partage. Elle était plus à gauche qu'à 
droite, contre î^ordinaire, dans un grand soui^e^-garde 
d'jimérique , et d'une petite proportion. 

Les lézards , proprement dits/Tont petite et placée 
dans réchancrare profonde du borà moyen et posté- 
rieur du foie. ïHleyestcomme indrustée dansTori- 
giue de la portion droite du foie* 

Je Fai trouvée très considérable dans Viguanc ordi-' 
nairè\ , où elle se rapproche de la forme cylindrique. 
[Dans V iguane à col nu , elle est attachée oblique- 
ment sur le bord tranchant du foie, le dépasse et 
parait étranglée , de manière à paraître ccmime parta- 
gée dans sa longueur. * 

Dans les Geckotiens (le ptatjrdactjrle à gouttelettes), 
c*est aussi sur le bord tranchant et postérieur du foie , 
un peu à (boite, qu'adhère la vésicule du fiel, où une 
échancrurela laisse à découvert par sa fece inférieure. 

Dans les Camêléoniensy elle est assez grande, placée 
au fond de Téchancrure qui divise le foie en deux por- 
tions, la débordant beaucoup, ayant son fond dirigé en 
bas , attachée contre la face droite du ligament suspen- 
seur. Ce ligament se prolonge en bas et en arrière , et 
forme une cloison qui enferme le lobe droit dans une 
cellule péritonéale particulière* 

La vésicule dû fiel existe dans tous le Ophidiens. La 
famille des anguis^ les amphisbènes,h famille des céci^ 
lies, Font plus ou moins incrustée dans le foie , comme 



dflÇ Tff^f ¥«KÇO|î. ÀHNRXE^DU CANAL Atmp^TAïRE, 

oçla a B^u généralement» Celui de Vorvet la reçoit dans 
HBQ 9cisftnr9 qui divine fpn extrémité en deux lobes ^ 
dont le gaui^bft eft le pltt$ grand. Cel|e de Vophisaure 
est placée dan^ np e^fopcemçnt qpi sç voit au bord 
gaachei biw m-^4#Ç^ du pylore. Vim^, \e fchçltopusffk 
4ei^aJUçi$ , e^e eftincipw^éffdans le fpie bien en-d^à 
d'une sci«$uFe qui permise l'esi^trémité postérieure de 
ce yiscëre en flew job^i» , dppf le g^uphe est bien plus 
grand e|t bien plu^ Joug. ï)^n^ Xarnphi^hène , c'esç au 
.fond d'ijne 3pi83Ufre pfrofopdç, qui va jusqu'au tiers 4e 
la ^Qag^eur di:^ foip , qw'il faut jpherabe^ U vésicule. 
Dans les cécilies , ellç fçat qc^QÎ^s cachée daq^ le foie , 
j^qu4 elle ^e^t Hpie un peu e^-deçà d^ ^ pointe. I>ans 
ces trois familles ; $a position est telle qu^ son fopds est 
dirigé pn i^vf^Qt , et ^op qanal obliqaen^^i^|t ex\ arrii^)^ 
«t en-dediaup. 

I) n'en e$t pa? d^ mèp^ dans tous les vrai$ serpents y 
où son fond regarde en arrière, commQ si la véhicule 
avait ét^ pliée dan3 oe sans à Tendroif de son col. 

Une particularité bijen singulière et bien plus repiar- 
quable, pui^qVçlle pe se j'çnçoptre qge dans ces ani- 
maux et dans quelques poissons, c'est qu'elle y est npn- 
seulemçpt eptiereipent séparée du fpie , mais enpore 
d'autant pl.çs.é^oigQ^e de ce viscère qu'il se (ern^ine plus 
en deçà du pylore,,dpnt la vésicule pçt toujours ti^èsrap- 
prochéç. Dans letjrphtpps lumbricalisAe l'ai égalemept 
trouvée séparée du foie.] 

3a forme )eçt gépéralçment ovoïde. 

[ La vésicule du fiel est ordinairement libre dans les 
J^atraciei^s Qu du moins très peu adjjiérente au &ie. 



Celle des f^enouïlles^ des rainette^ et des crc 
pond à l'in^tervalle que formen t les deux |obi 



crapauds re- 
es et sem- 



SECT. ire« A&'Vf ii|. yi|siçT7LEpu ^mh et S^B^S^^II^Pf s. 9% 

ble teair. plutôt au lobe gauche qu'au drpil;. f^lWi 
trouvée q&peAdai^t^ dana le bom^iM^Vi incrimt^ ^mir;^ 
|es deux lobules du lobe droit, 

lies salàfuandres et lofi mempomç, ^o^t 4$Lnf iWP 
éobanorure 4^ fa p^rfi^ postérieure; t9J^i8^ufl^n^ 
l^^mphiunui, te men^rmçJm lafe^'aG^i ï^Ue ^t pfop4^ 
49Q3 uue éofiauçrur^ dfi tpa bor4 g^ucb?, biw en fk9«t 
4e $00 extirémité, aipsi que oeU 9>e ¥OÎt àms le^ «liguî^. 
C'est encore la même chose dans Uj)PQtç4t^th^èm* 

D. Dans les poissons. 

Sa position et ses rapports ou ses adhérences varient 
aussi beaucoup et plus que dans les autres classes (i). 

Généralement attachée à la face supérieure du foie, et 
particuliërement à celle du lobe droit^ quand il existe, 
incrustée quelquefois dans sa substance; elle eq e^t 
souvent tout-à-fait séparée, comme dans les serpentsi , 
proprement dits , ef elle se rapproche, dans c^ cas, de 
Festomac et tle l'intestin , sur les côtes desquels elle se 
place parallèlement, ayant son fond dirigé en arrière ; 
ses rapports avec le foie n*ont plus lieu alors que par les 
vaisseaux hépatiques qui se joignent au canal cystique. 
Ses dimensions paraissent en général ep rapport avec 
celles du fçie ; lorsque le foie est petit , la vésicule est 
petite. ] 

Il est difficile de comparer, avec précision Qt d^ui^ 
manière générale, sop volume proportiounel.Dans pl^^- 
sieurs des poissons qui passenx pour être très ypraces, 
tels que Vanarrhique lofip^ le brocJuit^ cç vojiun:^ nous 

a ' 4 ^" • ''? . '' . '■' "I ■■■ ' ■■■! I MU I. . I . .> M il I. J .11 y | . ^ LJJJ li «J 

(i)|Ve«illre^iU«i,toiti.lV,pâ9. 4t, 



56o )CXi* leÇOïf • ANUfiXES^Dt CANAL AtltaËHTAlRE. 

a paru ti*s grand. Il Test encore dans le turbot^ (surtow: 
8i l'on vent y comprendre la seconde dilatation que forme 
son canal et que nous décrirons bientôt); fa fignre 
de ce réservoir ne varie pas moins que son volume. 
[ Noos verrons qu'il n'est pas toujours pyrifbrme , 
comme dans l'homme; mais tantôt globuleux, tantôt 
ovale on oblong ; qu'il ressemble quelquefois 4 un cône 
trèsalongé ; qa'il prend enfin la figure d'un tube pres- 
que cylindrique. 

Nottsallons rassembler quelques traits sur sa position^ 

ses rapports ^ sa figure , son volume relatif, en suivant 

la série des ordres et des familles. 

a. Dans les Acanihoptérygiens. 

lo Et parmi les Percoïdes, en particalier^ la vésicule 
du fiel est grande dans la perche fiuviatile, le har ^ 
dans lesquels elle adhère à la (ace concave de la partie 
droite du foie. Elle est oblongue dans Venoplose , elle 
est petite comme le foie dans le grammiste oriental, et 
de forme globuleuse. Elle est de même très petite 
comme le foie, dans le barbier de la Méditerranée^ elle 
est longue et grêle, et située en arrière à côté de l'in- 
testin y dans le diacope deSéba. Elle est petite , très 
alongée , suspendue à un long canal et dépasse l'es- 
tomac sur lequel elle est appuyée , dans lepentaceros^ 
Celle du tai^ernier commun est alongée et très élroite. 
Celle du cirrhite panthérin est très petite^ globuleuse 
et placée derrière le diaphragme , conséquemment , 
très en avant. Elle est petite ^ alongée , étendue au- 
delà de la pointe de l'estomac , dans le datnia argenté. 
Elle a une belle couleur d'argent dans le mjrripristis 



SECT.«*^.AMP.lil. VÉSICULE DU FIEL ET SES CONDUITS. 56i 

jacobus. Elle est longue et grêle dans Vholocentrum 
hastatupi. Elle est oblongue ^ étroite dans^la vive. Elle 
est longue et étroite dans le percis noir et blanc. Son 
volume est très considérable comme celui du foie 
dans les uranoscopes , chez lesqueU il surpasse quel-- 
quefois celui de l'estomac. EUe est obloague et peu 
large^ située sous le lobe droit du foie dans les mulles 
ordinaires i mab dans Vupen^us m^rula ^ elle est 
tellement longiie qu'elle touche presque à la fin du 
rectum > son diamètre a tout au plus une demi ligne. 

ao Parmi l^i^ Joues cuirassées , elle a la forme d'un 
étroit et long cœcum^ dans le rouget perlon ( trigla 
hirundo). Elle est petite et ronde ,dans le prionote 
ponctué. EUe ^t oblongue et assez gr^ande , relative» 
ment au. volume du foie^ dans le perisiedion mu" 
/iir/Tià^. Elle est grande ^ ovale, située à droite dans 
le chabot de rivière ^ le cottus scorpius^ EUe est très petite 
dans Yaspidpphore d'Europe. Elle est médiocre, ronde, 
attachée près du foie ^.dans le platicephale insidiator. 
Elle est oblongue , assez grande dans Vh^màripteius 
americanus. Le sébaste de Norwège Ta petite^ globu- 
leuse, suspendue à un canal fort long. Le pteroïs vobi-- 
géant Ta longue et étroite. JJapiste tœnianote Ta très 
petite , placée à l'angle droit du foie. Le pelor àjila^ 
menis l'a blanche et ronde. Le ^nancée horrible l'a 
globuleuse. Elle est très petite dans Vépinoche demi-' 
cuirassée y excessivement petite dans YépihocheUe. 

3** Parmi les SciénOïdes , le maigre du Cap l'a telle- 
ment alongée , qu elle atteint presque le fond de la 
cavité abdominale. Dans Yotolitfie royal , c'est un long 
tube qui atteint presque la fin du rectum. Dans le 

IV. a* Part. • 36 



SGl XX te LEÇOIf . AmttEft DU CAK A t itTSfimAlKË. 

larinusbrevicppSj elle est obloague et placée 9uf le p^it 
lobe droit du foie, 

4^ Si nous passoaa aux Sp^iroïdes y nous trouverons 
que dans le sargue de Rondelet y elle est longue et 
étroite , et situ^ à droite ) que celle du puntatsato 
commun forme un long tube; que dans Izsaupe^ elle est 
courte et ovale ; que dans le bogue vuigaire ^ espèce de 
même genre que la soupe elle est petite , globu- 
leuse et située tout près du diaphreigme. 

5* Parmi les Ménides , elle esc grande et ovale 
dans iepiearel commun, tandis qu'elle est très longue^ 
attachée sous le lobe droit . dans la P. à queue noire. 

&> Dans les Squammipennes , elle est généralement 
grande et longue ; détachée du foie y et située à droite 
ou même à gauche du paquet intestinal^soià fond dirigé 
en arrière. Dans la castagnole cependant ^ elle adhère 
au lobe droit du foie« 

yo Dans les Labjrrinihi formel y elle est assez grande 
dans Vanabas scandens ; elle est grande dans Vhelos- 
tome; petite, ainsi que le foie , dans le poliacanthe; très 
longue et très grande, adhérente au foie,dans Vosphro» 
nème gourami. 

8^ Les Scombéroides Tout généralement, comme les 
squammipennes , très longue , détachée du (oie et se 
portant eh arrière , jusqu'à la partie la plus reculée de 
rabdomen, à droite du canal intestinal, son fond dirigé 
de ce côté. 

Le maquePeau , le thon , les germons y les auxideSy 
les pelamides , les tassards , les pilotes , Içs llches , 
Font tous étroite et alongée , et conséquemment de la 
forme type , et dans la position que nous venons 



SECT. IT^«. ART. m. VÉSiCtJLE DU ÏTEL ET SES CONDUITS. 363 

d'indiquer comme le caractère le plus général dans 
cette famille. » 

Dans V espadon et le voilier ^ elle est déjà moins alon- 
gée , on peu plus élargie vers son fond , et il n'y a que 
sa dernière moitié^ ou un peuplas, qui dépasse le foie 
e« arriére^ 

Dansle trâchinotmpdmpanusy je Pai trouvée courte, 
ovale , placée à gauche de rintestin , en arrière de Tes- 
tomac. Celle delà rhfnchobdella oceiïata ^ s'écarte en- 
core plus du type , étant petite , ronde et fixée sur le 
Me , trfei en arrière, au-dessus de son bord postérieur, 
dans une échancrure quMie déborde par son fond. 

Var^reïôsevome^^Vz de même petilè, mais ovale, 
attachée sur la portion la plus reculée^ du foie , sans 
la déborder } son fond dirigé en arrière. Ihns le vomer 
de Brown , elle est oblongue et pkcée entre le foie et 
FMtomae^ Elle est petite et argentée dans la sériole 
cosmopolite. Dans le capros aper^ elle se voit à droite, 
entre ISiiace supérieure du feie et l'intérieure de l'es- 
tomac. Elle est petite, ovàle, située a gauehè de l'esto- 
mac , dans Vequula setigerù. 

(]es exceptions, à la règle établie plus haut, prouvem., 
à notre avis, avec beaucoup d'autres circonstances or- 
g^nkjura du'canai alimentaire , que la famille des 
scembéroides devrait éti^e partagée en plusieurs autres, 
pour devenir plus naturellje». 

9** Les TarnioïdeSy ont une vésicule p^ite (la cépole 
rougeâtre ) ou grande (le trach/pière à rajens lisses ) 
«Clivant les proportioils d^i foie, qui est petit et à deux 
lobes, dans le premier genre ,• de moyenne grandeur et 
à urr seul lobe dans le second. 



36. 



564 xxi« LEÇOJK. xmKxzs on canal alimentaire. 

10* Parmi leé TheutyeSy]^ l'ai trouvée petite, ovale, 
attachée au foie , dans Vacanthure zèbre. 

I lo Parmi les Gobîoides , elle est petite, ovale^ atta- 
chée sur le foie dans le clinus superciUoms , le ^c^m 
niger ; un peu en arrière de ce viscère , mais à peu près 
de même forme et proportion , dans leèlennms gatto^ 
rugine , le calljronimus lyra. Elle est grande et située 
entre les deux lobes du foie àKn%Vanarrkfque loup. 

I20 Elle est ronde et petite , en avant du bojraû 
pylorique dans le mugû saliens, parmi les MugUoïde$. 
Elle est oblongue et située sur la partie postérieure du 
foie dans Vathérine presbjrter. * 

1 3o Parmi les Lophioides, je l'ai trouvée ronde, atta- 
chée au foie, dans le chironeotes ptctusyà&taiàïè^Axi foie 
et très en arrière, à droite du canal iotestûtal ^ pedte, 
globuleuse dans la baudroie. 

i4^ Les labres ta manquent , ain^ que nous l'avons 
déjà dit. 

1 5o Enfin , die est petite et rai^>rochée du ioie dans 
le centrisciis scolbpax y qui appartient à la derni^ 
famille des aoanthoptérygiens. 

b. Dans les Malacopiérjgiens abdominaux. ]: 

Les Malacopiérygiens ^abdominaux l'çiût attachée au 
foie, incrustée même dans ce viscère, ou libre et déta- 
chée , suivant les genres et même les espèces. 

I** Dans la carpe ^ parmi les C/ptinoîdes y elle est 
placée du côté droit , eii arrière de la portion la plus 
avancée du foie ou de la masse principale. Dans le 
barbeau , la vésicule du fiel est énorme , èituée à 
droite du paquet intestinal etassezen arrièiie, kfoad 



SECT* i^e. aut. m. yésicxile du fiblet sescoKDmTS« 565 
dirigé de ce côté ; son canal s'ouvre au milieu d'une 
papille qu'on voit à o^o4o.de l'origine de l'intestin , 
celui "-ci ayant 0)i6o de long avant son premier coude» 
Dans la brème commune , cett^ vésicule est sous 
l'oiigû]^ du lobe supérieur. Celle de la petite brème 
est enfoncée dans le lobe moyen du foie« C'est égale- 
ment au lobe moyen que la vésicule est attachée^ mais 
assez librémeût daji^ le rotengle , parmi les ables. 
Elle s'y trouve au contraire incrustée dans le meunier. 
Dans le Vi^te nm > elle estgrande , située à droite , le 
ftrnd dirigé en arrière^ D^ns \e:goujon , la vésicule se 
voit en-dessus ^ à droite-du :canal intestinal; le fond 
dirigé en arrière. 

La vésicule du fiel , dans la loche (P étang, ^t placée 
très en avant , pris dit diaphragme y au-dessus et en 
travers de l'estomac , qui la séfmredu foie. Elle est 
grande et de ferme globuleuse. 

Qans Vanableps tétrophtalmus y elle était de même 
forme, rapprochée delà base dn foie ^ mais détachée 
de ce viscère. 

20 Dans la famille des Esoces^la vésicule dulieldu bro- 
chet est placée sur la moitié ouïe tiers antérieur du foie 
àsms le sens de la longueur, le fond dirigé en avant. 

Daitô ie ntormjrre hersé ^eU/d est petite, de fqrme 
^^dmleuse et fixée de même au foie, mais sur son bord 
postérieur. 

S^^aLTmilesSiluroïdeSy je l'ai trou vée, dans lepimelode 
oc^ocùrrhuSy en partie so^s i'œsopbage ou le commen- 
cement de l'estomac, en arrière de la bande transver- 
sale du foie, de laquelle son fond se détachait pour se 
diriger en arrière. lidXkSi\% silure bagre (Bl.), type du 
sous genre de ce nom, elle affectait la même position; 



SG6 XXl^ LEÇON. ANDmXES DU CANiL ÀUMENTilKE. 

elle était> dans Tud et dans l'autre, rapprochée duicom- 
men^emept de rintestin. 

4'' Parmi les Salmone^, la vésicule du 6^1 est pUcée 
.obliquement eu travers sous Vorigine de Festomac^le 
fond dirigé à droite et son €ol vers le commencement 
de l'intestin , dans le saumon ; elle y est.^ntièreiiieat 
séparée du foie. Dans la truUef ^Ue est grande et o?^; 
son fond est direclement en avaq}; sous Toasophaiaft 
sur b foie ^ elle n'adhère à ce viscèiceque depuis ai)p#u 
en deçà de sou col et par les vaisseaux jiépatfiquésqoil^ 
rendent. Elle ne tient que peu à la base du foiedau^l'p^ 
bre commune. Par contre , dans la 9emme {coft^mi^ 
marœnula), elle est 6zée à la face supérieure du foie. 

50 Dans V alose parmi le» Clupés y la vésic^l^ est 
placée eu travei:^ sur le bord dii lobe droit du foie, 
son fond dirigé à droite et en avani, et son col 4 g^- 
che et aussi en avant ^ par«»e qu'elle était pUée d^^Ç^ 
dernier sens^ au milieu de sa lengui^iir. Son carpif^i*- 
mait ainsi deux ovales séparés par un étrast^me^t 9^ 
toyen. 

c. Dans les Malacopiérrgiens siibhrachiens, 

âo Nous avons d^abord la IsmiUe des Gades , p»mi 
lesqu^ la morrhue a une vésicule du 6d pyrSfomi^» de 
couleur V4»pt pré , situëe'i drotetevtre lalobe lie ea^ 
elle canal intestinal, le fond dirigé en arrière et ast^ 
loin de la fin de son canal exoréteur. Dans le kau oa 
le merlan jaune | cette vésiciife esrt très grande. Dafis 
la late ^ «lie est grande , ovale , posée en tmnfi , 
incru^ée métne dans uii6foss«;le qui ^t dansfasgfle 
du lobe drdi^ et du l^e jnoyen , placée <d'aîUeQfPS m 
avant du boyau fiyloffique^ SÎle y est courbée à aogle 



SECT.IX*^. AaT.III. VÉSICUIiB ÙV FIEL ET SES CONDUITS. 5&J 

droit pour se porter directement en arrière^ vers i'ori*- 
gine de Tintestin. Sa couleur vert foncé contraste avec 
la ooaleor blanc de lait du foie. 

2** Parmi les Pleuronectes, leflet Fa en avant^ entre 
l'estomac et le canal intestinal ^ de forme alongée. La 
soleV^ de même alongée^mais le fond dirigé en arrière. 
Dam le tu^boi , dila e^^ grande, pyriforme , libre y 
placée en traveM au--devant du coude intestinal et 
loin de là termijuaison de son jcanal excréteur, avant 
laquefie d'ailleurs elle scr dilate en un second réservoir, 
comme nous l'exp^querooe en débitant ce canal. 

d. Danêles Apodes. 

IHurmi les ApoÀm , la vésienle est grancfe et ronde 
^rï%X anguMede rwiere y %\ta!k% sur la partie droite 
et pestérieure du foie , ayant soq fond dirigé en 
arrière. On la voit entre le lobule droit et le pylore dans 
le congre noir. Dans h vongre vulgaire, elle est grande 
et j^aoée près de la base du fidie à droite . et au devant 
du pylore. C^est aussi tout près du pylore qu'on la 
trouve adhérente à une échancrure de la partie pos- 
térieure du foie dans Vophisurus Sêrpens, où elle est de 
même très considérable. JeFai trouvée grandeyconiqne, 
adh^ente au \6bt droit du foie , dans le earape à 
grande queue. 

e. Dans les Lophobranches. 

Parmi 1^ Lophobranches, la vésicule dp 6e\ est sur 
la partie moyenne du foit entre ce viscèore et IVigine 
de Tint ^itin dim 1^ syngnathes. 

f. Dans lés Plectognathes. 

TSfile est ovale , pyriforme ou glolmleu^ et plus ou 



568 XXI* LEÇON. ANNEXES DU CXhÂX ALIMENTAIRE; 

moins rapprochée du foie , sans y adhérer que /tout 
au plus^ vers son col. Dans les moles en particulier, 
. elle est très grande et contient une humeur peu épais^ 
d^un jaune gris sale. 

g. Parmi les Chondroptérygiens à branchies libres y 

La vésicule du fiel à&VeUurgeon est &Ql partie iocrns. 
tée dans la base du lobe droit , son fond dirigé en 
avant ^ et son col vers Torigine de llntesrîu. CTest sous 
la pcMTtion droite du foie qu^ou voit la vésicule du/yo- 
IjrodonfeuiUe , ayant une semblable directiou. 

h. Parmi les Chondroptérygiens à branchies fixes ^ 

Lesraies ont la vésicufe placée entre le Idbe moyen et 
lobe droit , et incrustée dans le bord gauche de cdui*- 
ci , elle est petite proporti<Hinéalent au foie y du moins 
nous l'avons vue ainsi dsius la r^iie rùnce. On pent 
dire^ au reste , qu'elle n'a pas ^ <iaas les raies , ub vo- 
Ihme proportionnel et une importance constdéraUes. 
Elle nous a même paru manquer dans Isimourine, 

Iles squales qui n'ont ordinairement que deux lobes 
au foie, longs et bien séparés, ont la vésicule entre ces 
deux lobes. 

Parmi les Suceurs , le genre myœine ^t.k.sed ou 
Ton trouve une vésicule du fiel. Dans l^myxine gfc^ 
nosa^ elle est grande, globuleuse et plaœe entre les 
deux lobes antérieur et pc^térieur du foie. 

On voit que la vésicule du fiel e^ une dépendance 
des canaux excréteurs de la bile , une espèce de «Ëb- 
talion latérale en cul-de-sac , du tronc priûcipaNe 
ces canaux , qui peut être fixée au foie ou détachée de 
ce viscère ; dont la forme et la capacité peuvent varier 
beaucoup; dont la structute est tou[om*s membraneuse, 



SECT. l^e. ABT. III. VÉSICULE DU FIEL ET SES CONDUITS. 56g 

mais qui peut présenter quelquefois, d'une manière 
évidente, une sorte de velouté intérieur, un réseau ou 
des pores qui ^piqueraient que ce n'est pas mi simple 
réservoir , çoHme le prouvent d'ailleurs les change- 
ments que la bile hépatique y subit dans sa couleur , 
dans sa consistante , etc. Cette bile y est toujours 
jauûe, ou verte, ou brun verdâtre. 

II. Des, conduits de la vésicule du fiel. 

La bile hépatique change si évidemment dans sonré- 
servoir et y prend des qualités si diffîrentes de celles 
qa^èlleâvait auparavant qu'il devient important décon- 
sidérer toutes les circonstances organiques qui favo- 
risent cette transformation, de calculer pour ainsi dire^ 
dans quelle proportion la bile séparée par le foie, va 
directeoÈient dans l'intestin , et quelle est la quantité 
relative qui est détournée de cette voie directe et 
transjportéedansla vésicule? Nous ne pouvons que l'in- 
diquer d^une manière gj^nérale , faute d'observations 
exactes dan^Iesquelleson aurait calculé, avec précision, 
les diamëtres respectife de ces différents canaux. La 
bile hépatique peut être versée immédiatement dans 
la vésicule par des vaisseaux plus on moins importants 
par leur nombre ou leur diamètre , qui n'ont que cet 
usage et qu'on appelle hépalo-cysliques. D'autres fois, 
le canal excréteur de la bile se joint au canal excréteur 
de la vésicule , et ce dernier sert en même temps de 
conduit afférent de la bile hépatique et de conduit effé- 
rent pour la bile cystique. Le diamètre proportk>nnel 
dé ces différents vaisseaux varie beaucoup et fait vari^ 
les proportions de la bile cystique , qui dépendent en- 
core du volume de ce réservoir: 

Il y a, à tous ces égards , des différences de classes 



$70 XX1« LEÇON* ANNEXES DU CANAL ALIMENTAIRE. 

et d'autres qui caractérisent les g;roupes ioFérieurs et 
qui sont plus ou moins évidemment en rapport avec le 
régime auquel les animaux sont astreints. ] 

A. Des canaux qui apportentla ^ile dans la vésicule. 
lo Dans les Mammifères. 

Dans Vhomme, la bile entre dans la vésicule par la 
même voie qui lui donne issue, o'est*>à--dire , par le 
canal cystique qui la reçoi); du canal hépatique* 

Dans les autres Mammifères^ fille peut 3uivre d'au- 
tant plus bciiement la notèmn marché que r^iiœtimK>se 
du canal hépfitique ^ ou celle de «es anches avec Iç 
cyclique , se fait sous un angle ordin^ûrem^t plus ou- 
vert dans up point souvent plus rapproché du cpl de 
la vésicule. La situation verticale de ce réservoir , le 
im!^ dingé eu bas y çQptribu($ également à y faciliter 
r«ccU d^ la bile. Dans quelques-uns ^^ le cbeiiûa delà 
bile bépatique dans la véhicule , devient tout-à-fiût 
direct y «u nu^yen dos ram^u^ fins du canal hépMiqap 
qui s^rt^pt diii £E»e ^ ou 4^ U partie de ce capal qui e^ 
hors do foîei el quiaboutissent d^ns différents points dp 
corps de la véhicule > pu à son col* Ces canaux; oqt été 
observa dans le bœ^ftt le bélier par un grand nombre 
d'anatomislesy Un plus petit nombre çp décrivent 
de semblable dans le hup ^ le chien , le hérisson 
et ie lièifre, . 

[Dana U kanguroo , nous dvons yu de petits canaux 
bépato^stiqu^ se rendre ainsi directement de la 
partie du foie où la vésicule est incrustée , soit dans le 
qorp» de la vésicule, soit dans son col ^ 

On doit dire cependant y qu'en général $ c'e^t par la 
même voie qui dmne issue à la bile cy^jûque ^ ou par 



SECT. l»'C. ART. m* VÉSICULE DU FIELET SES CONDUITS. 57 1 

le canal de ce nom , que la bile hépatique arrive dans 
la vésicule^ d'un ou de plusieurs canaux hépatiques qui 
s'anastomosent avec le cystique. 

On peut ajouter que sa marche vers ce réservoir est 
favorisée par la position de la vésicule , le fond en bas^ 
ainsi que nous venons de l'écrire , et que son issue 
hors de la vésicule a son retoiir par le canal cystique , 
est généralemeilt moins facile q^e son entrée, 

20 Dans tes Oiseaux. 

La disposition la plus générale dans cette classe est 
telle que T^me des deux braiid^ h^^iqu^s se rend 
ei» totalité au coté ^nche du col de la vésicule^ tandis 
que h canal jôystiqoe sort de çeaiém< qqI, ^u d^ôté op- 
posé. ^m rhnit0 qtite la tt^tié de la bile hépatique 
se convertit 41^ biJe cyi^tique. 

Quant è Tinsi^rtion d^ c^ej^ncb^ b^p^^ue, êiifi 
peut paraître placée> SQit au fond> soit au col dQ li vésir 
imie > suivant; qu^ çéUe-ci a une forme sph4^iqu^ ou 
alongés» C'est ce qui nous a JMt dire^ dans notre pre- 
mhn édiimiif que dails V0ki^ my^J, h groiftl-^û, h * 
chaude, Wsp^iuk, hjlé^mmimt, la cigogne ^ le can^l 
ou 1^ caMux hépita->Qyi»tîqae§s'iQièr4ienç fiufoind de 
la vésicule^ et que l'entrée delà bile était opposée^^à aa 
sortie $ quedam d'autcQS oiaeaiu^ tek q^e la pie, la cor^ 
neiihy lê,bétcn , la d^rmiselie deJYumi^ie i le vautour 
urubu, le canal hépatQ«*6f stiqi|^ venait aboutir au col 
de la véiianlç, ou très près de cc^ endroit. 

Quelquefois e^^eudant le canal afférent de la vési- 
cule est bien &x defà de spi^ cpL Aipsi^ dans la çm^ 
dçj9ifi0iqu0 ^ (?'09t à 1? ?^M>a di^ jtievs mfvyoQ au dar- 
nier tiers d'uqt^ yésififtil'trt» lopgg^ (pm vipAt.4K>Wliîr 



57^2 XXI* LEÇON. ANNEXES DU CANAL ALIMENTAIRE. 

le canal hépato-cystique. Ce vaisseau est formé, immé- 
diatement avant sa terminaison/ de deux branches dont 
Tune vient du canal hépatique droit , et l'aatre sort 
encore plus à droite de la substance du lobe droit. 

Dans lejlammant, c^est^n contraire bien au«deiàda 
col de la vésicule et conséquemment dans le canal cys- 
tique que se rend le canal hépatique • Ici ^ la vésicale, 
qui est d^ailleurs très petite , ne reçoit la bile que par 
reflux. Mais une telle disposition est très rare dans 
cette classe. 

3o Dans les Reptiles , 

La bile arrive dans son réservoir par les brandies 
du canal hépatique , qui se portent au corps de la vé- 
sicule ou à son col j ou à l^tgine du canal cysdque. 

Une très grande partie de la Kle hépatique m a paru 
devoir passer par la vésicule dtt-^el dans kscAèYoTue/u. 
Les tortues qui ont lé réservoir incrusté dans ie foie, 
ont des canaux hépato-cystiques qui portent directe- 
ment la bile hépatique dans la vésicule , ou la détour- 
nent dans son canal. Dans les ^émyrdes, les branches 
hépatiques se réunissent pour formai le caaal affiareiit 
qui joint la vésicule à son col ou un peu aû-ddi. 
Toute la bile hépatique se transforme iot en Wecys^, 
tique. 

Dans la chéhné caret, dont la vésiicûle esê assi^Kbre 
à la face supérieure du lobe droit, ce réservoir reçoit 
directement les canaux hépatiques. 

Parmi les Crocodiliens , le caïman à lunettes nous a 
présenté une disposition analogue à ceUe des oiseaux. 
La branche b^tique droite perce la vésicule, en deçà 
même de son <îo1, et verse directement dans ce léscrvoir, 
au moins ta moitié de la bile hépatique. 



SKCT.l^*. ART. in. VÉSICULE DU fIEL ET SES CONDUITS. $73 

Dans les autres Sauriens et dans les Ophidiens^ c'est 
le plus souvent par reSux^ c'est-à-dire, par le canal 
cystique qui s'unit à l'hépatique plus ou moins près du 
col de la vésicule j quelquefois à une assez grande dis- 
tance de ce col, que la bile bépatiqvie parvient dans la 
vésicule. Il n'y a ordinairement qu'une seule branche, 
qu'une seule anastomose entre c^ deux canaux ; mais 
il peut aussi en ex^ter plusieurs , ou du moins ^ des 
branches latérales du canal hépatique peuvent s^en 
détacher de bpnne heure ^ comiùe dans \e%trigonoc^ 
phales y pour joindre le canal cystique plus près de 
son col. 

Dans le naia tripudianSy outre l'anastomose ordi- 
naire', entre les canaux Jbépatiques et cystiques , qui 
a lieu assez, loin du col de la xésicale, nous avons 
cru voir une petite branche latérale se détacher du 
canal hépatique , pour porter directement la bile du 
foie au fond de la vésicule. ] 

4^ Dans les Poissons , 

La totalité d» branches du canal hépatique se 
joint, del'une ou Patttredecesmaniëres, au réservoir 
de la bile ou à son canal excréteur , et l'angle de leur 
réunion est ordinairement très ouvert. Cette disposi-^ 
tion rend Taccès de la bile hépatique dans la véûcule , 
très facile. Les aniqEiaux chez lesquels on l'observe, 
sont peut-être ceux cheâs lesquels il se forme le plus de 
bile cystique. 

[ Nous ne citerons qu'Ain exemple, singulièrement en 
rapport avec la voracité du pofoson où nous l'avons 
ol^rvé , de la quantité de rameaux hépatOrC|^ttques, 
qui portent la bile hépatique dans la vésicule. C'est ce- 



574 *X1* MÇON. ANNEXES DÛ CANAL ALIBIENTAIRÊ, 

lui da loup (anarrhichas lupus)^ les cananxhépatiq&es 
du lobe droit sont rassemblés en trois feisceaax dednq 
ou six branches qui ont chacune leur orifice dans la 
yésicnie du fiel. Trois autres feisceaux appartenant an 
lobe gauche , s'insèrent, le premier au col de h vési- 
cule, et les deux suivants au canal cjstique, \t pre- 
mier de ces faisceaux est composé de trois branche^, 
et le second et le troisième de deux seulement. Fias 
près du foie^ ces branches se divisent en un plosg^rand 
nombre de rameaux [aux endroits où ees différents 
faisceaux des petites brandies hépatiques percent la 
vésicule , ses parois intérieures ont Tair d'un arrosoir 
de jardin.] 

B. Du canal epbcréteUr de la hUê cyàtiqut. 



f 1 nous reste peu dé obèses à dire sur ce éànàl. | 
pelons-nous qu'il peut remplir In pHfioiipale fonctioii 
de l'excrétion de la bile, ou la laisser au canal hépatique, 
suivant le développement et la grandeur de layésicale, 
seloti la quantité de bile hépatique qiii est (Mtoiffùée 
du foie dans la vérâe«le, et d'apris son diamètre pro- 
portionneL Toutes ces circonstaiiees or^niqoes peo- 
vent en faire le canal excréteur principal dé la bileoa 
diminuer beau^eoup son importance relative, de sorte 
^pele canal ecmimun , lorsque lés canaux e^iqaeet 
hépatique se réuntssenft, paraît être taii6&t la continiA- 
tion du premier , tantôt celle du dernier , selon le dé- 
veloppement proportionnel de Fun ou de Tàutre.] 
Mous commssons déjà les rapports 4» canal oystiqoe 
ou ses anastomoses avec le canal hépatique dans les 
mammifères , les repUies et les poissons. Nous savons 



SECT. I^^. kM. III. VÉàTCtlEDUFïELÊTSESCONDUl'rS. S^S 

qu'il reste séparé de Tun des deux hépatiques dans les 
oiseaux , et qu'il s'insère rarement avec lui dans le 
duodénum.Nous avons même indiqua dans cette classe 
l'endroit de ^n insertion dans l'intestin ,^ en parlant de 
celle du canal hépatique. 

xo Dans les Mammifères» 

Dans ï homme ^ le canal cystique est plus petit que 
l'hépatique. Il se continue de la vésicule du col , et 
va, en formant quelques sinuosités, se joindre au canal 
hépatique. Sa surfece interne etst remarquable par des 
valvulres transversales ou obliques, qui doivent ralentir 
le passage de la bile dans le canal cholédoque. 

Dans lés autres il/^m/wi/ere5, sa longueur varie beau» 
coup, suivant le lieu de réunion des canaux hépati- 
ques avec lui. Son dtamHre ne varie pas moins. Les 
singes sont les seuls ^ jusqu'à présent , chez lesquels ce 
canal ait présenté des i^lvvles inférieures, eotùme dans 
l'homme. Cette disposition dépendrait-elle de l'habi*- 
tude de ces animaux de se tenir dans un« position ve^^ 
tîcale ? En effet , daûs œ cas , la vésicule se trouve 
située horizOUrtalement , et pourrait se vider avec trop 
de facilité , si la voie de son <:ani|l était moins difficile. 
[ Une autre circonstance organique qui doit empê- 
cher l'écoulement de la bile cystique et la retenir dans 
la vésicule, ce sont les sinuosités que Ibrine la vésicule 
elle-même, comme dans les ouistitis , les makis ,lai 
loutre^ déjà avant $on col ou à son col méme^ ou celles 
de 60n canal excréteur^ ] Dans le maki moeoco , ce 
canal est trës sinueux. Il l'est aussi beaucoup dans le 
^nre des^ cha^s. Il a tr^s légères eourburea dans le 
coati, * 



576 XXI* tfiÇON. ANNEXES DU CANAL ALlMBNTAlAfi. 

ao Dans les Oiseaux y 

Nous Savons déjà que ce canal est généralement sé- 
paré de l'hépatique, et nous connaissons aussi les rap-^ 
ports de son insertion stvec celtes de ce dernier et des 
canaux pancréatiques. 

[ Nous devons ajouter qu'il est quelquefois ( dans le 
cami/*^ entre autres) beaucoupplus long que ne Texige- 
rait le chemin qu^il doit faire pour arrivera Tintestîn. 
Il forme y dans ce trajet y plusieurs plis y plusieurs on- 
dulations y qui doivent tendre plus difficile la sortie de 
la bUe hors de son réservoir. Il y a souvent une dispo- 
sition organique semblable^ ou produisant un effet ana- 
logue, pour retenir cette humeur dans son réservoir. 

3^ Dans les Reptiles. 

Nous c(»inaisson$ déjà, parla description des canaux 
hépatiques , les différence qui existent à cet égard , 
suivant les ordres. 

Ainsi , dans les Cheloniens , le canal cystique reste 
quelquefois séparé de l^épatique , le plus souvent il 
n^y a qu'un canal commun. C'est ce qu'on voit aussi 
dans les Batraciens et dans k plupart des Sauriens ; 
mais dans les crocodUiens y nous avons aussi constaté 
quelquefois la séparation des deux canaux. 

Dans les Ophidiens, le canal cystique part du col de 
la vésicule qui est replié surlui-^méme, et^e porte plus 
ou moins directement en arrière vers le commence- 
ment de Finte^in. Il ne tarde pas à se joindre au canal 
hépatique pour forn^r le canal cholédoque. Cest le 
plus ordinairement par cette seule voie que la bile doit 



SECT. l'«. ART. IV . PANCRÉAS ET SES CONDUITS. ,. 577 

se porter da foie dans la vésicule ou passer de Celle-ci 
dans Fintestin. 3 

4^ Dans les Poissons. 

Ënnn , dans les Poissons y le canal ou la vésicule 
reçoivent , comme nous Tavons dit , toutes les bran- 
ches hépatiques y et c'est ce canal proprement qui se 
continue j usqu^à Tintestin . 

ARTICLE IV. 

DU PANCREAS ET DE SES COJNDUITS. 

A, Dans les Mammifères. 
I. Du Pancréas. 

Oa a donné le nom de pancréas à une glande de la 
nature des salivaires^ située dans la cavité abdominale^ 
et dont l'humeur est versée^ par un ou plusieurs con- 
duits excréteurs^ dans le commencement de l'intestin. 

Elle s'étend, i® chez Vhomme, delà rate au duodé- 
num y en passant derrière l'estomac y recouverte en 
grande partie par les feuillets du péritoine qui vont de 
Testomac au colon tvpmsverse ou au foie. Étroite et 
mince ^ du côté gauche vers la rate , elle devient peu à 
peu plus épaisse, surtout dans les courbures du duodé- 
num qu'elle suit en se réfléchissant sur elle-même et 
en s'élargissant beaucoup. Le feuillet supérieur du mé- 
socolon transverse la recouvre en grande partie , et ne 
laisse libre que sa face postérieure. On n'y trouve point 
IV. 2« Part. 37 



578 XXI* LBÇOR • AlflIBXKS BV CANàL AUMBRTàlBE. 

d'enveloppe propre, ce qui est aussi le caractère des a\ir 
très glandes salivaires. Sa couleur est d'un rouge clair, 
tirant sur le jaune et sa structure semblable à celle de 
ces dernières glandes^ c'est-à-dire qu'elle est composée 
de lobes et de lobules, réunis par des lames de tissu cel- 
lulaire ; les lobules se divisent eux-mêmes en petits 
grains^ qui paraissent formés, après une injection heu- 
reuse^ d'une petite cellule dont les parois sont tapissées 
de vaisseaux sanguins , sorte de cul-de-sac qui semble 
l'origine d'une radicule du canal excréteur (i). 

Dans les autres mammifères, le pancréas présente 
une structure évidemment semblable. 

Ses principales différences sont simplement relatives 
à sa couleur, i sa consistance, à la distinction plus ou 
moins marquée des lobules, à sa forme et à son volume; 
[à sa réunion en une seule masse, ou à sa séparatiou 
en deux parties distinctes, qui ont chacune leur canal 
excréteur; enfin à sa position et à ses rapports avec dif- 
férentes portions du péritoine. 

Sa couleur est toujours plus ou moins rosée, un peu 
jaunâtre, comme celle des autres glandes saUvaires. 
Rarement est-elle d'un rouge plus foncé, si ce n'est ac- 
cidentellement. 

Sa consistance est molle , peu r^istante et plus sem- 
blable, sous ce rapport, aux glandes salivaires buccales^ 
ou sublinguales qu'aux paroticfes et aux sous-^maxil'- 
laires. 

Pai' suite de sa fonction de sécrétion qui est tonte 
chimique, le pancréas peut affecter dijfFérentes formes, 



(i) Vuir ce que nous avons dit de la structure des glandes salivairei 
dans la XVllI* I^çon. 



SKCT. l". ART. IV. PANCRÉAS ET SES CONDUITS. &jg 

sans changer de nature. Celle qu'il prend générale- 
ment dépend évidemment de ses rapports de position^ 
subordonnés à la vérité, à ses rapports de fonction. Lié 
avec le duodénum j parFemploî qu'il a de verser dans 
cet^ntestin l'humeur qu'il secrfete, il se glisse pour ainsi 
dire entre les feuillets du péritoine et se maintient dans 
le voisinage de cet intestin^ et dans celui de l'estomac 
et de la rate. 

Les rapports du pancréas avec le duodénum et Fes- 
tomac ne varient pas^ ses deux extrémités tiennent tou- 
jours à ces ctéùx organes; mais, suivant que l'estomac 
est plein ou vide, il passe au-dessus ou derrière lui, et 
pénètre souvent entre des feuillets de Tépiploon. 

Quant à sa forme, c'est toujours une sorte de ruban 
mince qui se compose généralement de deux partie, 
l'une duodénaley qui suit plus ou moins les circonvolu- 
tions du duodénum, en se contournant en volute dans 
une direction verticale ou oblique; l'autre gastro'-splé^ 
niqucy qui s'étend en travers et conséquemment dans 
une direction opposée à la première, du duodénum 
jusqu'à la rate, vers laquelle elle aboutit toujours. Ces 
derniers rapports de connexion avec la rate qui sont 
constants, méritent donc^ à notre avis, d'être appréciés 
par les physiologistes. La figure et Tétendue de cha- 
cune de ces parties varient beaucoup. La première n'est 
pà5 toujours développée; elle peut être courte et con- 
fondue avec l'extrémité droite de Fautre qu'elle élargit; 
ou bien elle peut se prolonger avec le duodénum, dont 
elle suit les différents contours. Cette première partie 
n'est donc qu'accessoire à la seconde , qui existe tou- 
jours développée et limitée entre le duodénum et la 
rate, allant presque constamment en se rétrécissant 

37. 



58o XXI« LEÇON. ANNEXES DU CANAL ALIMENTAIRE. 

depuis ceC intestin à ce dernier viscère. Le pancréas 
peut être fourchu du côté de la rate , ou présenter 
quelques ramifications dans le reste de son étendue ; 
mais on conçoit que ces différence ne font rien à ses 
fonctions j qu'autant cependant qu'elles augmente- 
raient son volume, et la quantité d'humeur qu'il peut 
fournir à la digfestion duodénale. 

On sait que son volume relatif varie beaucoup dans 
Vhomme , et que son poids y qui est ordinairement de 
deux à trois onces, peut monter jusqu'à six onces sans 
que son état normal soit changé. Quel f^pport ce vo- 
lume a-t*il avec celui des autres glandes salivaires ; 
avec celui du foie, de la rate; avec une structure d'es- 
tomac simple ou compliqué ou multiple; avec l'impor- 
tance de la fonction digestive du duodénum ; enfin avec 
le régime carnassier , frugivore , herbivore, rhizivore, 
ligaivore^ omnivore? Ce sont toutes des questions aux- 
quelles les progrès de la science pourroiU donner des 
réponses satisfaisantes. ] 

ao Les Quadrumanes. 

Le pancréas des orangSy parmi les singes, présente la 
même figure que celui de l'hommç. Dans d'autres es- 
pèces de cette famille^ comme dans le magot, sa forme 
est irrégulière. 

[ Dans les semnopithèques , sa partie principale ou 
la portion gastro^splénique est étroite et alongée.]Dans 
d'autres , son extrémité droite se divise en plusieurs 
brandies, comme dans le coaita. [Sa portion duo- 
dénale est large dans le lagothrix\ la gastro-splénique 
est longue et étroite. Toutes deux se continuent de 
manière que leur réunion forme un cOnc alongé. 



SÊCT. lie. ART. ÏV. PANCRÉAS ET SES CONDUITS. 58 1 

Dans les sajous , le pancréas est épais , développé , 
ayant sa partie duodénale grande, distincte de la partie 
gastro-spléûique par sa direction opposée,] Celui des 
makis ressemble au pancréas du coaïta par la division 
de la portion duodénale. 

3o Les Carnassiers. 

[Le pancréas m'a'paru généralement grand , déve-^ 
loppé dans sa portion duodénale^ comfae dans sa por- 
tion principale. C'est ce développement de la portion 
duodénale qui nous a fait dire ] qu'il avait deux bran- 
ches dans la taupe y dans le hérisson y dans le raton et 
Vours, ou qu'il était partagé en deux lobes inégaux dans 
les chats et les chiens y l'un plus petit qui suit le duo- 
dénum , l'autre plus grand situé en travers j que dans 
la fouine il se repliait sur lui-même, de manière à. 
prendre la figure d'un xj* renvers,é. [C'est d'ailleurs ce 
qui arrive toutes les fois que cette portion duodénale 
existe et qu'elle est longue , ainsi que nous l'avons en- 
' core vue dans le raton et le coati. 

Dans la genette et le zibety le pancréas est une large 
bande épaisse et compacte dans sa portion gastro-splé-* 
nique. J'ai trouvé cette portion également épaisse dans 
la mouffette.'l 

Dans le phoque commun^ ses lobes sont très distincts. 

[ Nous l'avons trouvé très considérable dans la taupe 
et de couleur rosée. Il était épais, large et consîstaat 
dans letenreci] fourchu à son extrémité spléniqUe dans 
les musaraignes. 

4^ Les Didelphes. 
[ Il avait aussi cette formé dans h sarigue crabier , et 



58a xxi' uçoii. akmexes dit canal alihbntaihb. 
l'une des fourches seulement adhérait à la rate. La por^ 
tion duodénale était développée et arquée. Ses lobes 
étaient distants , détachés , dans un phalanger. Je les 
ai trouvés serrés dans le kanguroo géant* 

5^ Les Rongeurs 

Ont aussi le pancréas grande développé. ] 
* Celui du castor est très long et mince« Il accom- 
pagne le duodénum dans ses différents replis. 

[Je l'ai trouvé considérable^ épais^dansle capmmys 
fournieriy^yant sa portion duodénale triangulaire et sa 
portion gastro*splénique^longue et assez large.] 

Celui du rat-^cTeau a trois branches longues et minces. 

[ Le pancréas est très grand dans la feimille desporo- 
épies : celui du porc^épic d'Italie est très long. Les deux 
portions y sont moins distinctes que dans les carnas- 
siers y parce que c'est à l'extrémité duodénale de ce 
viscère que sort leur canal excréteur > et non, comme 
dans ceux-là, de l'angle de réunion de ces deux portions. 

C'est la même chose dans le coëndou, dont le pan- 
créas est moins long, mais plus large que dans le porc- 
épie. Le cochon (TTnde a le pancréas très grand, d'ua 
rouge clair , se prolongeant du côté gauche bien au- 
delà de la rate , du moins quand l'estomac est plein , 
ayant une portion duodénale considérable. 

6* L^ Edmiés. 
-Lé^anéréas est épais , ayant assez de consistance 



dans Vaï. 

Les tatous l'ont de nouveau^ comme les carnassiers ^ 
fourchu , c'estsHdireicompQsé d'une portion dupdé- 



SBCT. li'«. ART. lY . PANCRÉAS ET SES CONDUITS. 583 

nale réunie à angle avec la portion gastro-splénique; 
le canal excréteur de chaque portion sort de cet angle 
de réunion. 

Je l'ai trouvé épais , dense, dans Véchidné, s'élargis- 
sant beaucoup vers le duodénum, renfermé d'ailleurs 
entre les feuillets de l'épiploon. Sa portion duodénale 
est considérable dan^ ïornUhorhjnque. 

70 Les Pachydermes. 

Dans V éléphant , il est étroit et alongé ^ [ celui du 
cocliou de même; son épaisseur est assez remarquable 
et ses lobules distinctes et assez consistants.] 

Dans le cheual, il est irr^ulier. On y compte trois 
branches , [ celle de la portion duodénale et les deux 
fourches de la pwtion gastro-*splénique. 

8® Les Ruminans. 

Le pancréas du bœuf^ une portion duodénale avec 
la portion principale y de là vient qu'on le dit bilobé. 

90 Les Cétacés. 

Le lamantin du Nord Y 'a. fourchu, [c'est-à-dire que 
la portion duodénale y est marquée. ^ 

Le pancréas du dauphin et celui du marsouin est de 
grandeur médiocre et placé , comme cela arrive sou- 
vent dans cette classe^ entre Ic^ lames de l'épiploon.] 

II. Des conduits pancréatiques. 

10 Dans F Homme. 

Il n'y en 9 ordinairement qu'un. Ce canal naît par 
un grand nombre de petites racines , qui forment par 



584 XXi* LEÇON. ANNEXÉS DU (^ANAL AtlMËNTÀlWÊ. 

leur réunion une petite branche pour chaque lobule^ 
laquelle vient se joindre successivement^ et de chaqae 
côté au tronc principal . Celui-ci s'avance en serpentant, 
au milieu du pancréas , de gauche à droite , aug^ 
mente à mesure de diamètre^ rencontre le canal cholé- 
doque^ tout près de l'intestin^ s'introduit avec lui entre 
les deux membranes du duodénum^ et s'y termine par 
un orifice commun au canal biliaire. Ses parois sont 
minces^ lisses intérieurement, et très extensibles. Telle 
est la disposition la plus générale du conduit panci^* 
tique dans l'hommcRarement s'insëre-t4ldans l'intes- 
tin séparément du cholédoque ; quelquefois il existe un 
tronc plus petit , qui appartient à la partie aceessoire 
ou duodénalede la glande et qui perce le canal intesti- 
nal plus près ou plus loin du pylore que le cholédoque, 
au-dessus ou au-dessous de lui y suivant les sujets , on 
se réunit au cholédoque après le pancréatique princi- 
pal. [ Ce dernier et son canal accessoire , quand il 
existe, restent pour ainsi dire enfouis dans la sub- 
stance du pancréas jusque très près de leur termi- 
naison. C'est un caractère de cette glande non-seule- 
ment dans l'homme^ mais dans tous les mammifères ; 
nous le retrouverons même très généralement dans les 
autres classes.] 

Dans les autres Mammifères y il est assez fréquent 
de rencontrer le canal pancréatique , formé de plu- 
sieurs branches y qui répondent à celles du pancréas; 
comme dans l'homme^ il n'a ordinairement qu'un 
seul tronc, et, très rarement, une des branches 
reste-t-elle séparée jusqu'à l'intestin. Nous avons vu , 
dans ce que nous avons déjà dit de son insertion ( arti- 
cle II) , qu'elle se fâh assez fréquemment à quelque 
distance de celle du canal cholédoque. Mais on trouve, 



5ECT, 1^«. ART. IV. PANCRÉAS ET SES CONDUITS. 585 
à cet égard , des variations entre les individus d'une 
même espèce. 

2* Les Quadrumanes. 

Les singes ont les canaux pancréatique et cho- 
lédoque réuùis dans certaines espèces , et même 
dans certains individus d'une même espèce^ et séjparés 
dans d'autres. 

[Dans Vorang rouge y le canal pancréatique se joint 
au cholédoque o^oo5 mètres avant la terminaison de ce 
dernier.Psàtoi les guenons^'^^ a des espèces où il reste 
séparé du cholédoque^ d'autres où il s'y réunit. L'<ï5- 
cagne est dans le premier cas; c'est même après lé cho^ 
lédoque qu'il perce l'intestin. La mone est dans le se- 
cond. \2entelley parmi les sèmnopithèques^ est organisé 
à cet égard comme la guenon ascagne. Dans le magot ^ 
le canal pancréatique perce l'intestin à o,o53 du pylore, 
son embouchure est à o,oi5 au-delà du cholédoque. Le 
macaque , Valouaile , Vatèle coaïta , sont comme la 
nione. Dans le cookla^'^zx reconnu deux branches dis- 
tinctes, une principale ou gastro-splénique , et l'autre 
accessoire ou duodénale. Il y en a aussi deux dans le 
lagoihrix y chez lequel le tronc pancréatique perce 
rintestin o,oo5 mètres plutôt que le cholédoque. 

L^embouchure du canal pancréatique était à o,o6S 
du pylore, à côté de celle du cholédoque, dans le maki 
àjrontblanc*'] 

3* Les Carnassiers. 

' Les canaux pancréatique et cholédoque sont géné- 
ralement réunis dans les Carnassiers [et n'ont qu'un 
orifice commun dans l'intestin duodénum. Souvent 
même le canal cholédoque forme une espèce d'ampoule 



S96 XXI. LEÇON. ÀKNEXES DU CANAL ALIMBNTAIBS. 

OU de réservoir , dans lequel se voit Torifice du canal 
pancréatique et ou le mélange de la bile et du suc pan- 
créatique doit se faire plus iotimement (Fbir Farticle 
n de cette leçon). D'ailleurs , le pancréas ayant dans 
les animaux de cet ordre une partie accessoire ondoo- 
dénale ^ il a de même un canal excréteur accessoire, 
q«î se réunit au principal ou qui peut en rester 
séparé. 

Le hérisson parmi les Insectimres a son canal pan- 
créatique, tantôt séparé , et se terminant avant le cho- 
lédoque y à o,oo3 mètres de ce dernier , et à 0,012 
du pylore ; d^autres fois il se réunit à ce dernier. Dans 
la taupe^ il m*a paru se réunir au cholédoque, immé- 
diatement avant sa terminaison, qui a lieu à 0,021 
métrés du pylore. 

Parmi les Camwores , nous avons constaté qne le 
tronc commun des deux branches pancréatiques , ou 
ces deux branches séparément, se réunissaient au cholé- 
doque dans Xours, le raton, le blaireau , les ntarteSj 
les civettes j la loutre^ les cAâ/;^.]Gependaùt nous avons 
vu quelques variétés d'insertions dans ces derniers. 
Ainsi , dans le //on, les deux branches pancréatiques se 
joignent parfois Tune après l'autre au cholédoque. 
Dans le tigre, tantôt les canaux pancréatique et cholé- 
doque ont un orifice commun; tantôt le premier s'insère 
avant le dernier. Le contraire avait lieu dans h panthère 
lorsqu'onles a trouvés séparés, c'est-à-dire que le cho- 
lédoque s'insérait avant le pancréatique. [Enfin, dans 
le chat ^oniestigue, on rencontre aussi les deux em- 
bouchures des canaux cholédoque et pancréatique sé- 
parées, mais au niveau Fune de l'autre^ à o,o5i mètres 
du pylore. 



SECTi l'«. ART. IV. PANCRÉAS ET SES CONDUITS* 587 

Ces exemples de pareilles variétés dans la même 
espèce suivant les individus y ou dans des espèces d'un 
genre si naturel , prouvent que ces différences n'ont 
aucune influence sur l'emploi de l'humeur pancréati- 
que. Peu importe , en efifet , pour la digestion duodé- 
nale^ que cette humeur se mélange avçc la bile un peu 
avant ou un peu après son entrée dans cet intestin \ le 
mélange n'en a pas moins lieu ^ quand les deux orifices 
restent très rapprochés. 

On a observé , quoique très rareihent , dans le chai 
domestique , un réservoir latéral pour le suc pancréa- 
tique , analogue au réservoir de la bile. Son canal, gros 
comme le cystique , avait tin pouce et demi de long 
avant de se réunir an tronc commun des deux branches 
pancréatiques, principale €t accessoire, et formait avec 
elles un canal commun analogue au cholédoque (l). 

^ C'est aussi après le cholédoque que le pancréatique 
perce le duodénum dans les phoques. Le phoque com^ 
mun^ présenté (â), comme le chat, l'anomalie d'tinr^ 
servoir pancréatique. 

J'ai trouvé le canal de ce nom aboutissant au duodé- 
num avant le cholédoque, dans la mouffette. ] 

' Dans le chien^ les canaux pancréatique et cholédoque 
ont ordinairement leur insertion séparée; celle du pre- 
mier est la plus éloignée du pylore^ quelquefois il y 
a deux caBaux pancréatiqpes, dont un se réunit au cho- 
lédoque , et l'autre s'insère dans l'intestin, à quelques 
centimètres plus loin. [Cela yieat de ce qu'il y a deux 



(i) lia dernière observation a ëtëpabliée par M. A. C. Mayer. V^ les 
ArcMves de physiologie^ de Mieckel» tom.I, pag. !»97. 
(a) A M. le profasseor^Momm»* 



Ô88 XXI* LEÇON* ANNEXES DU CANAt ALIMENTAIRE. 

branches pancréatiques, Tune pour le pancréas prin- 
cipal et l'autre pour la portion accessoire ou duodénale. 
Nous avons vu ces deux branches formées presqu'im- 
médiatement de plusieurs rameaux, se réunir en un 
tronc très court, qui perçait le duodénum 0^02 5 mètres 
au-delà du cholédoque. 

49 Les Didelphes. 

Le mélange delà bilçetde Thumeur pancréatique 
a lieu ordinairement^ dans les DidelpheSy avant que ces 
liquides soient versés dans l'intestin. 

J'ai vu le canal pancréatique se réunir au cholédo- 
que^ dans un dasyurey bien aVàjat la terminaison de ce 
dernier, j pans le kangurqoy cette réunion avait lieu 
plus près de l'intestin. [Nous avons déjà dit qtteVin- 
sertion du canal commun était rapprochée du pylore 
dans les Didelphes carnassiers; qu'elle en était au con- 
traire très éloignée dans le kanguroo géant y qui est her- 
bivore j aussi est-ce par Fextrémité duodénale du pan- 
créas que sort le canal excréteur. 

5* Les Rongeurs. 

Le canal pancréatique atteint le plus souvent Tintes- 
tin sans se réunir au cholédoque j plus rarement, ces 
deux canaux n'ont qu'un orifice commun] comme dans 
le polatouche y parmi les écureuils» ] 

Nous avons déjà vu qu'ils sont séparés dans le porc-* 
épie , où ils ont leur inserjLîon très éloignée l'une de 
l'autre, et dans la marmoUCy où ces iqsertions sont plus 
rapprochées ^ elles sont aussi très éloignées dans le 
lièi^rcy [le capromjrs Jvurnieri (Desm.) et le castor. 



SECT- 1^^. ART. lY. PANCRÉAS ET SES CONDUITS. 58g 

Cette circonstance que l'humeur pancréatique est 
versée dans le duodénum très loin du pylore, ainsi que 
cela a lieu dans le castor y les porcs -épies y le lièi^rCy fait 
que le canal excréteur du pancréas est ordinairement 
unique et qu'il ne sort de cette glande que par son ex- 
trémité duodénale; tandis que, dans la marmotte , de- 
vant arriver dans l'intestin bien plus près du pylore , 
il forme un tronc composé de deux branches , et il 
paraît hors du pancréas , à l'angle de réunion des por- 
tions duodénale et gastro-splénique. A la vérité , nous 
avons trouvé une petite branche accessoire , répon- 
dant à une petite portion pancréatique accessoire et 
latérale ^ dans le capromys fournieru Le canal pan- 
créatique se terminait à o^25o mëtres du pylore ^ 
tandis que le cholédoque, sUnsérait dans le duodé- 
num^ seulement à o^o33 mètres de ce même point. 
Dans le castor , cette dernière insertion avait lieu à 
o,o5o du pylore, et celle du pancréatique à 0,260 
mètres. 

Dans le porc^épic , c'est même au-delà du duodé- 
num à o,Ô2 1 mètres du pylore , que nous avons vu le 
canal pancré^Tdque se terminer dans l'intestin grêle; le 
premier n'ayant que 0,4^0 mètres de long« Ce canal 
était d'ailleurs très grand et répondait au développe- 
ment du pancréas. Il s'en dégageait par son extrémité. 
Si l'on compare l'anomalie de son insertion, avec celle 
du canal biliaire dans le cercle du pylore, on trouvera 
peut-être quelque démonstration de l'influence de l'une 
et l'autre humeur sur la digestion duodénale, sur la 
faim j sur la voracité et sur la nature du régime ali- 
mentaire. Il faudrait observer le, porc^-épic ayec ces 
différentes préoccupations. Dans le coé'ndoUyle canal 



5^0 XXI*lB0ON,AlCNEXESDUCÀlffiI.AIJlfEl!lTAlM. 

pancréatique sMnsëre h o,3o5 da pylore ; tandis qae 
le cholédoque s'j termine déjà à la distance de o^o55. 
Cest vers la fin du duodénum , à 0^20 mètres du 
pylore que nous avons vu^ dans V agouti y l'insertion du 
canal pancréatique* Le cholédoque s'y terminait déjà, à 
o^o5o de distance. Dans le cochon d'Inde^ le canal pan- 
créatique s'ouvre dans l'intestin à 0^068 du pylore i 
tandis que Torifice du cholédoque est très rapproché 
du pylore k 0^0 10 de ce point. 

60 Les Êdentés. 

Nous avons vu les canaux pancréatique et cholédoque 
s^insérer très loin Tuti de l'autre dans Vunau, le pre- 
mier à o^aSb du pylore et le dernier déjà à o^o3o de ce 
point. Ils joignent l'intestin^ rapprochés l'un de l'autre^ 
à environ 0^1 00 mètres du pylore dans le paresseuse aï. 
Ces canaux se réunissent d'autres fois y du moins dans 
ce dernier (i) avant leur terminaison dansle duodénum. 

Dans les tatous, il y a deux branches pancréatiqiies 
qui correspondent aux portions principale et accessoire 
du pancréas^ qui se réunissent au cholédoque^ comme 
cela a lien ordinairement dans les carnassiers. J*y ai 
trouvé de liième Une seule ouverture pour les canaux 
pancréatique et biliaire^ dans le/ourmiiiet tamanoir. 

Us restent séparés et le pancréatique né se termine 
que plusieurs centimètres plus loin^ dans les pango^ 
lifis(j2). 

Mous avons vu dans une femelle de Vornithorhjmque 



(i) Meckely oavrag^ ciU , pag. 617. 
(a) Meckcly oayrage cité, pag. 617. 



SECT. l^^. AHT. IV. PANCRÉAS ET SES CONDriTS. HqÏ 

le canal pancréatique se rendre dans le cholédoque, 
comme dans le dasjrure^ bien avant la terminaison de 
ce dernier; et, dans un mâle, il se terminait un peu 
avant lui. 

Dans Yéchidâé, lecanal pancréatique s'ouvre i quel-* 
ques millimëtres du pylore, avant le cholédoque qui 
en esta o^oao métrés»] 

7*» Les Pachydermes. 

L 

Dans Véléphantj le canal pancréatique a deux troncs 
dont Tun, qui répond â la portion principale du pan- 
créas, s'ouvre dans le commencement de la dilatation 
du canal hépatique, et l'autre aboutit au duodénum^ 
quatre à cinq centimètres plus loin. 

[Dans le cochon et le pécari, c'est après le canal cho- 
lédoque et assez loin de lui (à Q,io, ou o, la -ou o,i5 
mètres du pylore^ suivant lesindividus, dans le cochon) 
que le canal pancréatique s'insère dans le duodénum. 

Cette insertion est aussi distincte dans le rhino'-^ 
céros.^ 

Elle est commune avec celle du cholédoque dans le 
daman. [ Elle a lieu ^iviron o,0!ie plus loiHi suivant 
Pallas(i]etMeckel(2).] 

Dans te cheval les canaux pancréatique et hépati» 
que restent séparés, quoique très rapprochés. [ Quel^ 
qaefois il y a un canal accessoire pour la portion duo^ 
dénale(3). 



(i) Spicileg, Zoolog. 

(a) Ouvrage cite ^pag. $96 

(3) Dans Tàne, suivant Brun-Ntfergard; dans le cheval, suivant MecleU 



5q% XXI* LEÇON. ANNEXKS DU CANAt Alltf EKTAIRC. 

8* Les Ruminans. 

[ Le canal pancréatique réuni toujours en un seul 
tronc dans les animaux de cet ordre ^ s'insère ches les 
uns ( les chameaux ) le bouc , avec lé canal cholé- 
doque ; chez d'autxes ^ il en reste séparé et ne se ter- 
mine qu'après lui i c'est ce qui a lieu dans le bœuf, 
où son embouchure est très éloignée du pylore. 

go Les Cétacés. 

[Dans les Cétacés herbivores ou carnassiers ^ les ob- 
s^ervations^ peu nombreuses à la vérité^ apprennent 
que les humeurs biliaire et pancréatique se mêlent 
avant d'arriver dans l'intestin. ] Steller l'a vu ainsi 
dans l'animal qui porte son nom. 

Nous l'avons déjà indiqué dans l'article précédent^ 
pour le dauphin et le marsouin. 

B. Dans les Oiseaux. 
I. Du Pancréas. 

[Cette glande salivaire abdominale ^ dont l'humeur 
pénètre généralement ^ chez les oiseaux^ par plusieurs 
points^ dans le duodénum ^ et doit servir à la diges- 
tion qui se termine dans cet intestin y est beaucoup 
plus grande à proportion dans cette classe que dans 
les mammifères. Son développement y est inverse de 
celui des glandes salivatres buccales ^ parce que la di- 
gestion duodénalc devaitf suppléer ici à ce que l'altéra- 
tion des substances alimentaires^ ouleur digestion dans 
lescavités buccale et stomacale^ a d'incomplet. 



SBcr; i'*. k^r. iv. panchéastw sfescoiiDùiYâf. 5^3 

On se rappellera que les oiseatnc avaient géné^ale- 
meiit leurs aliments ^ns les mâcher ; que ceux-ci n'é-* 
j^ouYent coDséqnemmeBt l'action des forces mécetirî-i 
qoes qui lesrédoisentenparcefiesqtte^ns'le^fésiêi*; 
c'estÂ^dire inÛD^UaCOMAt avantleor entrée dansjfôi^^ 
Ttté dttodéoalet C'est ^nc dans ^eecte cart^té^ qxjPÊkécHk 
pT0|»reaieatdièB(ni6 parles siK»dî]$;e4rîfr^t)nid%3!«iSt; ââ 
moins ddns les granivores. L'bnmenr pànéréiftiqQre^^ 
rait jouer nnrôle important dans cette foiietiUD; iiVàvt 
enj«genon-^seu1ementparletléyelôppênientde)ag1aridq 
on des glandes de ce nom^ mais encore par la grândeuif 
etki nombre des "CànaOx qcriVersent'cèètié huitteùr^ le 
pins souvent ^ dans plusieurs points dtt duodénum. ^ 

Cependant ce plusr grand développement est îkoîns 
sensible dans les oiseaux de prbie. Cest surtout danè^ 
ceux qui se nourrissent ^ subitaiicèè végétales , part^- 
culikement dans^ les granivores qu'on Tobservè (i). ^ 

Le pancréas des oiseaux est situé d'avatit en àrri^e^ 
dans^ le premier repli du canal intiestinal. [ li ]^arail; 
cmnme enphâssé entre lès deux branches de faiise^ 
duod^ale. Ayant la même direction qiie <^ettè anse y' 
il ensuit les inflexions quand dlës existent. On dirait^ 
que la portion duodénale du pancréas des màmmi-' 
fères est seule dévdoppée dans les oiseaux. En effet" 
cette glande n'a phis^ de rapport, dàn^des derniers; avec 
l'estomac, si ce n'est un peuparrison extrémité anté-^ 
rieure , qui slavattce vers la rate, laquelle est placée à 
droite des estomacs' glanduleux et musçuléux. 






(i) r. rAnatomie et ThUtoire natarelle des oiseaux ^ dans J^.iQoie II». 
de la Zoologiej par M. le professeur Tiedmann^ Heidelbei^. i8a9j|w 474- 
En allemand* . . « * , > .. , 

IV. ae Part* i 38 



lA'^miCfiih» desMae»tts Mt Kigali > 4>^^ <oette pdsi- 
tikpi^ ^ les fefiUlMi de» épipioons gMtHHOoliqii* M 
gMtmt;fcép»^qiit, qai Ml tf^imtM «» ^Mta» et sa dmt 
Mm^^%trtr h» ^wdM» ^ l'a»» dao4i«ak. Qadr 

Mrà»»J?4* ImmitMi â'tm^fm iU M 

mf- W^ iWtt «^«t Prt É B fui h 1mm» ^p peu SetUMia 

coup pliif ^fK^{»9t|B liH» d*kfl» la» ]llni»mifeww, «»V 

raleip^f l9f}av>&.^ ^i(« i>M« %'ad»||t#g à la fiUet^H'tl 

fgMfjeipt ^^ ^^a^ iÀ'i^m î »f» (WB¥«|t , e« «ri 
«^•Pi'i^tfr^ fi^Jm°imk fM^IHfBf éeiw {mot»!^; £48 

hm^rJi^^t h m^ff^ (1)» i'«<4%w4r^ fe l«e«p* ^'*^ 

des portio^?i.fHç^,^|SUFÇ çf iiplir^^ 4» |mBfij#s,, »« 
parait avoir aucaoe inflaence sur sa structure intime, 
eBcere moins "siir sa fbnccion.' Aussf le trouve-t-on 

— '■^—^ • ' ■ "- --H .. " 

(r) Itcckâ en wdiqae même trdt , oaTra(^ iàvé, pag» 477t 



profiNi^foiw^ btfiMrqité , ou 9es deux fdmched ettfdë*- 
Tffm^^t «paréos ^ diU9id }e» individu^ de la méme'^s^ 
pece (î)f sans que, pour cela^ le nombre de ses csl-* 
zvu;)]^ i^(2»é(eiir$> ou léu9s ref^MTCé^ voMnte ch&ngéB. 
. I^Qus D'i))(^teroiieiip<» pottiïa denvipiiotni^rticu--' 
liëresàcette description géné«i4è* . . . > * 

^ . Pafif {^ v4fm¥r hmti(^ le>Monrfii$^ asseir dét«lappé, 
ép^s,; cç^^ipîitîtp;^ p^m^iapait pat joHtfe la ioogfuéur 
de l'anse duodénale. Large et ovale en arrière, il se 
bifurquait en avant ^ ^^iBabràncbf» étroites, dont 
rinférieure était courte et la supérieure beaucoup pins 
la«ptf;r ÀU^mmosçàt hws de l*anse'VMod^nalé, jus- 
^'À }fi Feodonferedefriarate M^^^ttonc de la veiné 
pwtf * Ijea fovtbile kilÉriMrt M sdpëHéute dé dette 
l^iideétofoait sé^miesrîmiedeTàMre; |iaf les féuil-* 
tefl^ dfi.-^&pkiDttie^- *.:^ <• ' ■'• — " • ^'"- ; 

I>aos \^f^mm^tè» tmMy U di§eiA(Ki6d en pancréas 
stipénooRt^ pttK»éM:iâfily^ inarquéé. 

Celhi^denPâfl^^ mj»mxm nktBttiàpib, pétit^ Fourobù en 
avant. • r. ' h .' >î;'Kr ,'.'•-:.-• '^ ^ 

^NQu^ jTMos TU 4bi^' #À o&<?âa de paradis ^ nîne 
pértidaidu^pab^iréa»^ M^()«$md'', 4atis la i*éunidn dés 
ilil$eax4iiaâSo&le et ooHqtiè} ceUé^ei s'atance même 
dans l'anse iipièyedfi^. H y en âf déu* ''atitres portions 
mi dsiiious^B^as Paiise ^nodéâ'âfe , tjîii sont pins pe- 
tjtasy alpi^g^», ^ap^Mles et en massue; 

Dans le coq, il est pWfoÉidétiiedt ïif arqué. La 
buapolie ib^imio e* ferge et couftè, li gaucbé est'éiroïte 
et itaigue , elli^ s^avincè jusqu'au pylore! 



1' 



(i) Dans Vmtarde par ^empl^ soiy^^.per|ra»j(t^ W^W*J><W.^yvir 
à Àislûire tieâ àuidiaàjkf.Yâris/îè;^. ' 

38. 



5g6 XXI* UfON . AlfJfBXEl Ptf âLlUI* AUXEKTAIKB. 

Daoâ le cygne , il y a deu paticréas atangés f 
lobée i leur bord , de couloar jaime bran , d'an ti«ra 
bomogènc. 

CeiUL du eémàrd tmuMnt à de petits ttésent^res. 
L'ini&neiur s'arraBoe davantage <pie le sapérienr, qai se 
porte plus loin en erriire. 

Ce peu ^etemples suffira peur iSxef les idééS| sur 
notre description générale > sinon pour là compléter. 

II. Des c0uum PanerééOiquee^ 

L^hnmeor pancréadqne sort nrement de^^la glankfe 
qui la sécrkte , par un seul canal ,^ pour être versée 
dans le daodénum. Le plusisonvent il y en a deax cm 
même trois. ] Généralement le canal j on les caonteo: 
pancréatiques , s^insërent dans Tintestin iadément et 
sans se réunir aux canaux biliaires. Cette rëg^e a pea 
d'exceptions connues. On a Vtf «pendant loTcanal pian- 
créatique se joindre ^ danaila cigogne , au canal hépa- 
tique^ pour ne former ensuite qu'un seul canal. 

Dans le percnoptère umku^ VmgjLd commmn^ le mar^ 
tinet^ V engoulevent f le hocoa ; la caille, Y autruche, le 
nandoUf leciT^ar^la Cigogne^ Vagami^ \%Jléiimmant,\e 
plongeon , il n'j a qu'un canal pancréatique. 

On en trouve deux dans les panyoquets , 1m muaSy le 
hocco g^icère, lei^pigeonSf Voutandcj Vibis^ le/acana, 
le manclwtf \t cygne , le canards 

n j en a trois dans le vautour brun, Vorfraye, la 

chouette , la eomeiUe , les pics , le ùoq , Vo§aarde p 

les hérons jf leflammant^ h$tgrèbes, les mouettes^ 

leB pétrelsp 

!¥oict Tordre de leur insertion dau$ qnelques^njM 



SECT. l'^ km, IV. PÀNCBÉAS ET SES CONOUlTSé Sgj 

de ces animaux. Nous k présentons en une petite table 
afia que Ton puisse le saisir ^un coup d'osil , en aver- 
tissant que le canal indiqué le premier^ est celui qui a 
son insertion la plus rapprochée du pylore* 

IorApages* 



VimUMir brwi. 
iUgle eommiiii. 
A%le fjti. 

Ghonette. 



Bngoi^efeiit. 
Corneille. 



IKct. 

Pic-VcrU 

]Perroqiict« 

Ara bien. 



Hocco globicère< 
Goq« 
CaUie. 
Pigeon. 



AoUhcIm. 
NaadoQ. 
Cntoar^ 
Ooiarde* 

Orne , DeBôù 

t€Ued«N«mVdle. 

Gmt » OUean 

Togr«l« 

Héron. 

Bntor. 

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Prem. étKl, 
Prem. étttt. 



Meckel. 
Prem. cdii. 
Prem. ëdlt. 



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Perranit. 
Perraul|. 
Duv. 

Prem. Vdit« 
Dot. 



Pemtuh. 
Meckel. 
Perrault. 
Perravll, 
Meckel» 

Pamuik* 

Dttt. 

Prwi.àUt. 

D«T. 

PramiMt. 



Sg^ xu\uçûw«AiiiifiU9MCi4M^Ai«mrràxiBtf 



CQnrIie^ d'£a- 

Agami. 
HâmniMll. 

Ib. 











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Grand 
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Bfancfaot. 
Mooette. 
Vétrtï. 
Cyfne. 
Canard^ 







6* PAI.MIPÈDE9* 




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Dav. 

MeekdL 

Prem.^. 

Meckel. 

Meckel. 



On voit, par cette taU^, qtièk sac pancréatique par- 
vieut ordinairemf nt le prenuier dsins l6 canal intestinat, 
dn moins poui*la plus grande partie des oiseaiix^etla 
bile cystiqoe la derni^e. Si les exceptions queBOQS 
avons observées , à cet égard , existaient constamment 
dans certaines espëceé , on- pourrait sans doate en tirer 
des €Oiiféc|uencea pàysiologiquis ^uf l'usage de céfi 
liqueurs,. * , • 

[A» reste, il ne fauch^aitpals s*èn tenir â cette faite 
pour juger de Tinflueuce que cliaque humeur peut avoir 
successivement sur ht ^é^tiÉtidù tfuodénale. Peu im- 
porte i[tie l'insertion de> canaux tailcrfetiiques «efewç 
avant ou aptes les canaux biliàirei, lorsque les eidbou* 
chure» de des caâaui sont 'tellement* rapprochées qni 
le mélange de ces humours doit avoir lieu immiàiM*' 
ment; et (Jueleur action sur les siibsfancesfâlïnieft- 
tairesetJiiit lesparoiadé ristdstin^eslt à pet près siram^ 
ta-ùéi. Mais lorsque fembôttChurè du casa) biliaire es^ 
coitiine Anm Vautituche,^oM prës du pylore, etquiPt^ 



àm eraal psâcràiéqm C0t i ti^cM fiêds d«distâli^^i}y 
^ toafDk que diaqm iiqiijraf cdtforart êéj^témetit àf 
la âlgi»illè& étfddébàle. AémarqBéit^ ëhfSàH ^ùè totiteèT 
k^fblA ^le pîtttti^^ a ittâi tianàùt èxèréteurs, lé toé 
paîia'étfttifM àri^e dé Bdtiné héntëÛsinÈ Tititt^ih pai^ 
Ftili àë t€S tâûÉtti, et ^liè hn détti àtÊttek oitt léttt 
tmb&ûthûté ith^ tappiodHéé éé télé ^ àkHanx Àl^ 
Uâkmy eeH qVili èmiMt pkéfe âtàlift «ui, 6û ên^ 
tre Ml/ 

C. Pans iesÈepùles. 

I. />a Pançrémi 

Le pâncr^à existe dans tous ïes reptiles, où il est 
généralement tris rapproché Ae la fin de l'estomac et 
du (iomtnencement de Fintéstin^ et ir^ souvent adhë^ 
rent à ce dernier» 

to Dans les Ghéloniens. 

SeÉs pkiaiéart rUpporl» \es éàïmdMA 4ë dèt oréifê 
aoot dào4 les penses odndttioifs (^ét les ô^ati^. Lés^ 
BiâdMÂres y soM wnnUablenyeâl ifrmées^; hn glàfâfdèér 
sabTwrai y ^ofyt attae )l€}tt dételèppééi^ et cotài&ë 
l'impoManca et l« YOlaim ^n paftê^^ ndns à piira 
dame les ematot éo miaov inftcfsè ilM frtoN^nlé de nStafs^ 
tieai^s ^ d'hmiiTQltMii bneéale y iidas ponrrîôtis étir 
eèfttdfre d'irrrinéè ^ ^ ^ €héhmiem êéPftÉi M^ 
avoir un fatnetééê eamkèènhU. Mab il iâm ékéiStftfe 
qna hùn méoknircai t^irnées mmt fiu» pMpre^^ pêt hUif 
feanaei à k lèAftièatîanif cpe k bee dî» oiseaux ; tfpë^ 

(i) M. LaarJllarda vo le canal pancr^atic^ii^ de cet<ûseaa , dilaté en 
ane ampoale pyriforme, avant de se terminer dans rintéstin. Nons pantont 
qoe c^e'taU nue circonstance indhrIdiieUf » comme oi( Ta ohscrfée mieltfie* 



d'tW^iiiCre «eôté ytù Wttt la plupart des tsimaiiz aqaa-^ 
Mqua^ 9 qni preoMM leur noiirricare cbnt Teaa. Ces 
dçuxjdemieres circonstances les éloignent des o^Hidi- 
tionsid existence 4e. la plupart, des piseaux aozqads 
i^Qlis.les avioiis d*ahord comparés. ] La forme du pan- 
cfé^Sf dans ImehéhniefiSy est triangulaire, [assez irré- 
gulière cependant ; étroite et grêle du côté du pylore, 
plus largeetbifunfuée en arriëi^> dans hitoHucgrecifie. 
C'est entre le gros intestin ^ la fin de l'estomac et le 
duodénum^ que se trouve le pancréas^ dàmYémyde 
^Europe. Sa partie la plus reculée adhère à la rate 
et au gros intestin y sa partie moyenne joint le com- , 
mencement du duodénum vis-à-vis des conduits de 
la bile ; eafiu sa portion antérieure a deux brauclies 
qui forment une île et se réunissent dans l'arc de 
Testomac. 

Je l'ai VU| dans une. trionjrx du Gange ^hx^i 
Tendroit de l'insertion de son canal excréteur; qui 
avait lieu loin du pylm*e ; formant ensuite une bran- 
che^ de plus en plus grêle ^ qui se rapprochait de ce 
dernier point ; accollé au duodénum dans toat ce 
trajet ; touchant à la rate dans sa partie la plus large. 
Celui de la chéloné ccu^qf est adhérât au duodéfiw 
à l'endroit ou le canal cy^'que ^ qui le traverse ^ p^ce 
cet intestin^ loin du pylore. Il se bifurque de ce point 
en s^ portant de droite à gaudie. Sa branche posté- 
rieure plus courte, ^a à la rencontre de la raie, qui ^ 
en arrière dans le mésentère; l'antérieitre, extrême- 
ment ^le, s'avance le long du duoc^um jasqse 
près du pylore. 

ao Varis les Sauriens. 
Le pancréas, dans les animaux de c^t^iMbS^^^t^^ 



SEÇ^^l'^MT•.ly• PANCRÉAS ET SES CO1I0UITS« 6ol 

vent appliqué contre la portion pyloriquedeTeiftoiiiac 
et le commeocemept du duodénum; ou bien il a deux 
branches pareilles au sac de rcfi^Comac^ dont Tune ac- 
compagne le canal biliaire et l'autre adhère à la rate^ 
lesquelles se.réunissent et se terminent dans un point 
plus.ou mqius rapproché du pylore; c'est presque tou- 
jours dans le voisinage du canal cholédoque^ qui tra- 
verse souvent le pancréas pour arriver à l'intestin ; 
comme cda.a lieu encore plus généralement dans les 
<^faidiens. 

Son volume nous a paru plus grand dans les sau^ 
riens qui sont disposés à vivre de substances vég&ales 
(lesi iguanes , lephjrsignatlte iffumoidey le lyriooéphaîle 
' perlé). Sqn moindre volume dans ceux qui vivent de 
proie, est évidemnient compensé , comme dans les 
poissons^ par une plus grande puissance de sécrétion 
dp la muqueuse^ intestinale, ei; par^un appareil très dé- 
v^ppé de cryptes, qui dépendent de cette membrane. 
Cest ce que j'ai cru voir : 

a. Parmi les CrocodilienSy dans le caïman à luneiies, 
dont le pancréas est petit, almtgé, contournant la se- 
conde anse dupdénale. Dans le crocodile à museau ef- 
fiUy il est plus grand à proportion que dans lecaîman.} 
Celui du crocodile du Nil est partagé enl(^s. 

[a"" Parmi les Lacêrtiens, le pancréas avait un grand 
développement àeinsnnmonitor élégant: enfermé entre 
les lames de l'épiploon gastro^hépatique, il se portait du 
ibie au commencement du duodénum, où son canal se 
terminait. 

Dans le lézard ocellé , on le trouve à droite du sac 
stomacal/ dans Vépiploon qui renferme aussi le canal 
chdédoque; de ferme étroite et akmgée, il se dirige 
avec lui d'avant en arrière^ jusqu'au commffincemei^t du 



éwAtotiû en §6 Mutent vef9 1« p})di«. t)tt féhkà ffll 
«iiice Vietit de la raté^ qiii têt eà artiiit «• efl 4^ili 
dti SM stomacal} eelôi-^ est dâiiélè nféletitèM. 

b. Les IgUaniens tfni lepàaci^aa «rèà éétdi)|»f4i 

Dans le Ifriocéphakperléy il est grand , t>ristt(atiq^ 
attaebé i la portion fyjflorique de Testoâiàd éf( a« tôtxM 
meiicemeiit da canal itttestittâl^ jnstjti'à nnèèftio#d0 
son canal et dn dbolédofqtiè« Vné àntré porthîn est ftM^ 
tement adhérent i la nié pèt son èxtrértdté ^b^èlféf/ 
tandis que la ganche est dans Tangle que là pértkHit 
p^oficfne de l'estomac hH avée le sac^ 

Dans le phfsigtuUè i^tmndîâej ^iftk detfz ]M>ttiM^y 
nne antérietire ^supék^iettre, cjirf éStd^abordàdliéirèBtè 
àla mteet se ^afftt enCre elle et le sàedè Pèstèùtae^pttii 
le long de sa portion pyloriqué , JnsCîn'à k i-eiioontrâ 
de la seconde^ ^ai s'avaticè de k portion p^l<»rk|ne dêi 
l'estomac sOns le dnodénmri et se bifnrqne ^Wt^ dé Hè 
terminer. La bifdrcation droite va jèindré^IédnedêMrtt/ 
elle enveloppe le canal pancr&tîqùè. 

'ÙBMYiguunè ordinaire, il est mince, <fivi*é^n detix 
branches^ placé au-devant de la cottrbure de fë#^ 
tômaci Dans Yiguàne à queUè arfHéë , il à nftèpo^flto* 
étroite alo/À^ , éollée cenfire la partie pyloriq^e éë 
Testomac J^ùesau p^re, tout prts doqtNil son otf&aJ 
s'eNtvre dans Pirfte#tin i o,aîS du cbotédoqué. 

Ee pancréas est toujours placé contre le commence* 
m^iU et à dfoiteXï) du qaoâl intestinal et de la fin de 
If estomac* T^njtAi^ est alçfngé e t s'éleod le long des 

(i;^mmlfe^dltî6n,iom. Vf^^ 



omduita balkir^ jii$qQQ$ à ettt^ partie du wml oAh^ 
mentaÂrd {dskuê les tuigms et leé eé^ili0s)i tantôt U «tt 
ramassé contre ce canelt aocdU , ed laène temps^ i la 
rate et traversé coii6twu»eiit par le canal choUdoqiM 
(\es vmk serpentsy^ 

Sw vo^iwe varie bemcoQp^ sam ttife pbis jrand^ 4 
proportion dans leS; serpents venimeux (<)• 

. Sa forme plus ramassés <{iie dana lea deux classea 
précédentes^ est souvent globuleuse ou pyramidaleCdaoa 
tqs vrais serpenfs) ; quelquefois à deux Ici^B (le sohi^U 
topusich de PaUas) , ou triaug^aire* Cette forme peut 
même varier d'uoe espèce à i*autre. £n effet , ne us 
l'avons trouvé épais> ramassé^ pyramidal dans la cé-^ 
cilié à ventre blanc; étroit , aloufé^^ un peu fourchu et 
plus épais en arrière dans les ceciUa i^i^'ruplas Ijum*^ 
bricoïdes, et lierUata. 

. Sa substance est rougis avec une teii^te j;tuuê^ moUe^ 
plua rarement forme et consîslante^ souvent divisée m 
lobules distincts ( dans Yelap^ l0mma€aiiàSj,l^$efied0ii 
hwmmha^, Alerrem). £n cda il ne ressemble pas du 
tout aux glandçs^salivaires îles mêmes animaux^ maie 
seqlemei(t i cell^ des mammjfères. Son unio«i intime 
avec la rate est tri^ remarquable dane las o^raiâ ser* 
pems; taudis que dans^ les ahgm et les eéeêieff oe rip- 
procbeiOMnt avec i|dbérenoe uem^e p«i i* ee pcrâl« 
Nqus em palrlerans enoore w déwivafiit la rat^ 

4* Dans les Batraciens. 

Le pancréas nous a para ^lua développé d«rtis les 
batraciens terrestres que dans lesbdtraciens atjuatiqiies; 

■ ■■ Il iii ^ ■ ■ n M ii, ■ 1» m' I 1^ . j I nn pii j i II n.n |i| >m n I I iin î i p i |i || ii i »' 



6o4 XZl' tECOlf. ▲NNBXES OU CAHÀL ÀLlMEirTAIltE. 

dans ceux qui prennent lear nourritorehorsdereau^que 
dans ceux qui la cherchent et l'avalent dans l'eau. 

Dans la grenouille comnume(nneL esculenta) y il çst 
bknc jaunâtre , de constance molle ^ alongé ^ étendu 
depuis la vésicule du fiel dont il enveloppe le col , et 
depuis le lobe gauche du foie jusqu'au premier coude 
que forme l'intestin ; et , de la portion qui précède ce 
coude , le long de laquelle il se colle ^ jusques vers le 
pylore , en se portant en arrière (i). 

Ses rapports sont les mêmes dans les crapauds. 11 
est jaune , étroit y alongé dans le crapaud vulgaire. 

Dans la salamandre commune, cette glande est acco- 
lée contrôla £aice supérieure de l'origine du duodénum^ 
enveloppée par le mésentère , tandis que la rate est 
dans un épiploon (a). 

Celui des tritons est à peine sensible. Il m'a semblé 
le voir dans le mésentère comme un ruban demi-trans- 
parent y envoyant une fourche à la rate et l'autre au 
littodénum^àrendroit de l'insertion des canaux biliaires. 

Dans le ménobranché latéral ^ le panci^éas est étroit 
et long, situé en avant du duodénum. 

Dans le protée , M. Guvier l'a décrit petit , étroit ^ 
attaché à l'intestin y viaf-à-vis la vésicule (3). 

Dans la sirène y il ressemble en petit y à rextérieur^ 
au pancréas de l'esturgeon y et il joint le canal ali- 
mentaire par plusieurs canaux parall^es y biea avant 
le canal cystique. 
'" ■ ' I ■ ■ I ■ ■ ■ ■ I , , I ■ I ■ ■ ■ ■ ■ I . ■ ■ 

{ 1 ) Premiàre Wâoo, lom.. IV, pag. 5o. 

{%) I6id. tom. IV, p«g, 5o. 

(S) Recherohet iMiatomiqiiet sar les Repdlei Tt^tdé* encore comme 
doutecn perles netoralûtet, per G. Coriery Parit, 1 807. pag. 49* Mémoire 
wéré dautja partie zoolc^iqqe 4o reja^ de 11.. de Hnmboldt. 



SBÇT, f % kM. Vf. PitNCRÉàS ET SES COII0UIT8. QoH 

II. Du canal Pancréatique. 

Ce canal est simple , très rarement double^ [ Il est 
sbnple dans les chéloniens ^ et sUasère assez loin du 
pylore^ vîç-à-vîs du x^anal qfstîque ou cholédoque > 
9près être sorti de la partie du panprëas la plus éloignée 
du pylore, 

Moas n'en avons trouvé qu'un dans le caïman à lu^ 
nette y qui se termine <|ansj'iutes^a assez loin du pylore^ 
à côté des canaux de la bile. Nour avons vu un canal 
pancréatique dans le crocodile à museau effilé j se ter-* 
minant dans l'intestin ^ dans la second^ anse duodé-» 
nale ^ et au-delà de l'insertion du canal cholédoque., 
Peut-être un second canal a-tril échappé à nos recher- 
ches }] en ayant trouvé deux dans le crocodile du NU , 
qui s'insèrent dans l'intestin aprës les canaux biliaires. 

[Dans les monitors , il ^agne l'origine de l'intestin ^ 
avec les canaux hépatique et cystique^ et s'ouvre avec 
eux dans le duodénum ^ où ils n'ont qu'une seule em« 
bouchure , très près du pylore. 

Je l'ai trouvé plus éloigné du pylore , mais toujours 
rapproché des canaux biliaires , dans les iguaniens qui 
se nourrissent de substances végétales ( le physignaihe 
iguanoîde ). Il se bifurque e^n .arrière , et c'est de l'une 
des deux branches que sort le canal pancréatique , au 
moment de s'introduire dans l'intestin. Dans V iguane 
ordinaire > il était plus rapproché du pjlore ^ mais 
toujours à côté du canal biliaire; tandîis que dans 
V iguane à queue armée, je l'ai vu immédiatement après 
le pylore et assez distant du canal biliaire. Ces canaux ^ 
restent rapprochés dans \es Scincoïdiens, comme dans 
les Ophidiens. 



On dirait qae^ dans ceux^i^ la bile étaat plus épaif se^ 
eUe avait besoin d'être délayée immédiatement par le 
8QC pancréatique. Aussi , c'est tout près du canal cho- 
lédoque^ ou avec lui^ que le canal pancréatique s'ouvre 
dansrintestin^ tonjoursdàns un point rapproché du p^* 
hire. Les ramifications du canal pàncréadqtié s6 réunis- 
sent ordinairementen un seul^tronc. Rarementen e^ste* 
t-ildeux qui restent séparés îusqu'à leur terminaison, 
•omme dans le crotahts horridusi^.)^ où nous avons va 
ttn des deux canaux percer llntestin trësprës du pjlore, 
et l^autve se rendre dans un cnUde-saç que forme le 
commencement du canal intestinal et qui se trouve 
enveloppé parle pancréas. Plus rarement encore e^ 
trouve-t-on plus de deux , qui percent séparément up 
petit cul-de-sac du comniencement de Fintestii^ ^ 
comme nous Vavons observé dans le distejre cerclé 
(Lacep.), espèce Shydrophis (Cuv.), 

Dans les JPiïfions, la division du païf créas çn lobules 
bien séparés est très remarquable. Le P. h'm'Uatus 
(K.uU)^ les a très peu adhérents entre eux; chacun a 
son canal excréteur qui se dirige vers Tintestîn , de 
manière que leur ensemble forme une espèce de fais- 
ceau de canaux à peu près parallèles^ se réunissant 
successivement tout pr^ de i intestin en branches et 
en plusieurs troncs^ et se terminant aussi dans un sinus 
anfractueux. Nous considérons cette structure comme 
intermédiaire entre la struct^ire otdinaîté et celle da 
pancréas des poissons (ï). 
Bans les J^attaçiens^ |e seul canal pancréatique s^îasère 



(i) ^. DOS fragments d'anatomie sur Forganisation des se^f^ts^jtnn, 
det Science nat,^ lom, XXX^ pag. 44 ^^ 4^* ^'^^^f i9S$, 



^t PFl^ 4f^ ^li^l dMédoqiie^ ^pit avant, spû stprh^* ] 
Il a'y «4 a fie ni^l)^ gu'ua ai^Mi d?P» la ^a/#^am/r# 
f^presfre, dont l'ios^ûop pécj^d» celle du u^uit 4ç 
la bile. 

Les r^ie^ et 1^ squaU^^ sopt les seuls poissons. 
dans lesc^ueis oi^ tpùye un pancréas d^une structure 
analogue à celui des trois class^ précédentes. Il est de 
figure irrégulière) partagé en lobes ^ placé à Porigin^ 
du canal intestli^al^ 4^ substance Manchâtr^^ jaunâtres 
ou compacte^ nuancée de r^uge à Vçxtériefir ^ par les 
va^eaux sanguins j dVne appàrepçe gélatineuse lors- 
qu'on le coupej avant plusieurs branches de canaux 
excréteurs qui se réunii^ent près de Fintestin en ut^ 
seul tronc extrêmement court, lequel s'y termipe visr 
à-vis du cystique. 

[Il £aut aiou^er à cette desqrîjption suçc^ictiQf que 
cette glande salivaire abdominale '4 perdu beaucoup de 
son importance dans ces pois^QS; à çp ^^g^r di^ moins 
par son petit volume. 

Entrons pouir le prouver dans^gu^|que% deuils : 

J)aiïs la roif^ette (^sçjrllâfm cqnicf^q^ G|JV.)^ \^ f.^^^ 
créas ^st ex trémemisnt pçût et collé contreif; duodénumjl 
tQfvchant à U t:)r^nche grële f^ Ip^ue de }a rate^ qu^ 
^e. proJlaçj;e d^ \'ç^p:^té. pç^içuyfi 4^ Vç^tpfftac 
jUsqu'5|ii pylqrpf . . , 

Daw yém^ssoie çjoffipu^j^ ^ Iç Kd(4iT4fl^ f^^^A WW 
de même extri^ï^eînçpii pfu^ d^vplqppé çl; ?ity4 4^W 
Tangle rentrant que £ait l'intestin avec le boyau pyio- 
rique de l'estomac. 

Celui du pèlerin 1 est ^ ptiu pi^bs trifmgttt^e 1 i:^!*' 



6o8 fjt^l^LCÇÔrf. HlHEXfiS I)n CâKÀL ÀlIMÈltTAlIlB. 

furqué, en rapport avec le boyau et le sac stomacal^ 
appliqué sur le canal intestinal. Son tissu est eompaetej 
d'un rouge pâle^ sans apparence aucune de graiiis 
glanduleux (i). 

Le corps que nous avons pris pour le pancréas dans 
Vange, occupait la place de la rate dans les squales. Il 
était attaché au fond du cul«de-sac de Testomac, et re- 
montait un peu le long de son bord droit; la substance 
molle pulpeuse^ s'y trouvait enveloppée d'une mem- 
brane péritonéale épaisse^ on y reconnaissait les rami* 
fications du canal excréteur parleur blancheur et leur 
plus grande consistance. H est vrai que nous ne l'avons 
pas suivi jusqu^i sa terminaison. Mais la rate avec la- 
quelle nous aurions pii confondre le pancréas^ avait la 
forme arrondie et plate^ et la position qu'elle a dans 
les raies. 

Parmi les animaux du grand genre raie, te pancréas 
des liiinohates est petite mou^ situé dans l'angle ren- 
trant que fait le boyaii pylorique avec l'intestin , qu'il 
contourne à som origine. Dans la raiarostellata (Risso)^ 
ce viscère est pyramidal^ à troisfeces^ ayant la base en 
avant , sur Fangle que fiait le boyau avec l'estomac. 
Dans la raie ronce y le^mncréas est de même un corps 
pyramidal placé au-devant de l'origine de l'intestin^ 
enveloppé par un mésentère ifmSy qui le itïe aux vais- 
seaux qifi viennent du foàe ou qui y Vont, et dont une 
bande transversale le lie aussi avec la rate. Dans la 
movltihe ( mjrliobates aquUa y Dum. ) ^ nous l'avons 
trouvé mince^ aplati^ tenant au mésentère. 



(i) Mémoire sur le tqoale pëlerîn , par M. Henri de BlainYiUe, Ann, du 



SBCr# 1». ART. IV. PANCRÉAS BT SES CONDTTITS. 609 

En général^ le pancréas des raies est plus séparé de 
la rate , que celui des squales ; celle-ci s'y trouvant 
placée en avant sur le sac stomacal ^ et n'envoyant pas 
de branches à cette glande.] 

Le canal pancréatique perce l'intestin, dans \e& raies, 
à 0,020 du pylore et du canal mystique* 

lies autres chondroptérygiens à branchies Jixes on les 
suceursy ne présentent aucune ts^ce de pancréas. 

Mais dans la famille des sturoniens, parmi les chon^ 
droptérjrgiens à branchies libres^ il commence à pren- 
dre le t^aractëre qu'il montre dans la sous^'classe des 
poissons osseux. Ce n'est plus une glandé ordinaire, 
dont la ]^s gfrande partie 4e la masse serait compo^ 
sée de vaisseaux sanguins^ finement ramifiés ^ et d'un 
parenchyme particulier ; et dont le canal, sécréteur à 
la fois , et excréteur , semblerait faire la plus faible 
porticm. Ici, cette d^nière partie des éléments d'une 
glande, la partie la plus essentielle, celle qui la consti- 
tue organe sécréteur^ a pris un grand développement en 
diamëtre, et perdu en longueur ce qu'elle a gagné dans 
un autre sens. Des cellules rondes , dont le nombre va 
en^iminu^nt et le diamètre en augmentant, de la sur- 
face vers l'axe de la glande, et des points les plus éloi- 
gnés de l'intastinr, vers celui-ci ^ en composent toute la 
masse. Une hunrëur.abondante découle de leurs parois. 
Telle est la composition du panoréas dans V esturgeon; 
il ne présente encore aucune division à Pextérieùr. 

Dans lepoiyodon, les celltiles deviennent des tubes 

ramifiés dont les divisions intérieures se voient , en 

partie, à l'extérieur. 

♦ On passe ainsi aux cœcums nombreux et ramifiés 

que nous avons décrits dans Jes scombres; et, de 

IV. a' Part. 3g 



6lO XXI« LBÇOH. A.iniBXES DU CA.NAL A.X.IHrarrAlBS. 

ceux-ci^ aux appendices simples, eotiërement séparés 
les uns des autres ^ ayant chacun une embouchure 
distincte dans le commencement de Tiotestin^ tds 
qu'on les trouve dans Timmease majorité des Poissons 
osseux. 

Ilsnous donnent i'iij^e des organes sécréteurs les plus 
simples^ de ces tubespar.exemplequii^emplacemle foie 
dans les insectes.] L'humeur abondante, séparée parles 
parois de ces appendices ou ceecumsi pyloriques ^ et par 
celles du canal intestinal, ou par ces derniers seulement^ 
lorsque les appendices pyloriques manquent^ remplace 
indubitablement I chez eux, le liquide que fc^urait le 
pancréas dans les animaux qui sont pourvus de cette 
glande. 

[Ces abondantes muocisités , qui t^oMmbr^ , pocyr 
ainsi*dire I les intestins des poissons, sont fournies 
par la meiçtbraiie interne qui tapisse lexparois de leur ea- 
nal intestinal, dont réf^isseiu: et la nature glandoleuse 
sont souvent très remarquables ; et dont l'étendue et k 
surfece sont extrêmement miûtipliées par les plis en xif*- 
Mgs longitudinaux qu disposés en trav^^,^ qm^elle ferme 
très souvent; ou par sa disposition en un ràeta à bmliU 
les plus ou moins npmbreuses et de différentes figures. 
Ces plis, ou ce rése^iu k maille$ plus ou mom% profe^des^ 
de la muqueuse iftteitiQali^r »<His «viÂt fait diite qnel 
son usage était ivid^mm^t Je^éfamr, dans ces ani^ 
maux, un suc digestil qui knr est néi^Btisftîre; ear la sé- 
crétion de ce suc y est trop abondante^ pour n'être 
utile qu'à lubréâer les p^roii 4^ ^Â|lt^fititt. Ces parois 
sont beaucoup moins glanduleuses dans certaine» os* 
fèces; mais on pejnt dire qu'il n'y ^ de différence entre 
dles et les premières, que du plua dU mmne. 



SÊCf. !*«• ART, IV- PkVCKtkS ET ÈÈS CONDtîW* 6î t 

Enfin, il y îk quelques poissons dépourvus d'appen- 
dices pyloriques, etchezlesquelsles parois du canal in« 
testinal n'ont pas d'apparence glanduleuse) tels soxrt 
entre autres, le tujrau de plume, plusieurs caffhêêy plu- 
sieurs handouHlètesy le so^ho , le aihite hagre^ etc. On 
ne volt pas ce qui peut ftupplétr^dftns e«uzM)i,à oe qui 
existe dans les premiers ; mais oa n^en pourrait tirer 
d'autre conséquence raisonnable, à ce qu'il nous sem- 
ble, si ce n'est que l'existence du |«noréas, ou de œ qui 
le remplace , est moins géttérAle dans les poissons^ et 
querbumeur pancréatique n'est pas aussi nécessaire à 
leur di^stion intestinale , qu9 chms les autr»i classes 
des animant vertébrés. 

[ Nous* ne devons pas décrire ici €» détail^ le nom- 
bre , la fbirmè jet la structure des oêrcums pyleriques ; 
on trouvera toutes ces circonstances suffisamment in- 
diquées et décrites dans la descriptiôa partœiiUèrt du 
danal intestinal de^poiisote, quifcit partie delà leçon 
pré(^âéntê.¥lousnei^ric^nià^p6résQmer les circonstances 
les plus générales èé leur exiàtenoe, de leur dévelop^ 
pement, dé leur £t^me et de \exm stroettiA. 

Les cdeeûms p jloriques existant dans la plupart des 
femilies ée^j^canthopiérygiens* hespef^oides, Im/oues 
cuirassée^ y les se»iMïdêê^ les ^pm^'ées, les. ménideSy 
les iabpimhiformeêy \e^lhéuitfêSy\mmu^lffSiês\eA ont 
simpk» et en petit nt^nbre, ^^rie cependant d^oa 
genre ou d'une espèce i l'iautrèa Ge nombre est encore 
plus va^bledanâles 5^2i<:vni^M9Mâ$4uedaiisU|laulares 
familles , et peut ^e considérable. Il est i remarqnw 
que tous \e% lahyrmÛUfaimies n'en ont que deux* La 
baudroye seule en est pourvue, parmi les pectorales 
pédicules. 

39. 



6îit XXI* I.fÇON« AUNEXgS DU CÂIffÀl ALIMENTàUE. 

Les gobioïdes en manquent généralement, m^me 
Vanarrhichas , qui a un estomac très développé^ et qm 
passe pour trè» vorace. 

Les lairoïdes et Jes bouches en flûte en manquent ab- 
aoHiment, et cette circonstance est en rapport ayecleor 
estomac rudimentaire. ËUe confirme la p|ï|^ositionéta- 
bliepar M. Rathke^ d'après l'observation d^ cfprms^fp& 
ce développement de Testomac est nécessaire à la pré- 
sence des cœcoms (i). 

Parmi les Malaoopiérjgiens abdominaux /ÛJi!^^ 
que les deux familles de^^salmones et des dupés cpn&i 
soient pourvues. Les cyprins en manquent tous ; les 
siluroides de même, ainsi que les ésocesy sauf les mûr- 
mjrres , qui en ont. 

On les retrouve dians tous les Malacopiérfffjemsub^ 
brachiens. 

Mais les MaUeoptérjrgiens apodes y les Lophohrûn^ 
ches et les Pleciognathes n'en montrent aucuoe trace» 

n est difficile de samr y d'après c^ exposé^ la loi de 
leur existence; on peut dire cependant que la plupart 
des poissons ^ui se nourrissent de substances vestales, 
en manquj&ntf quoique Ton trouve des poissoos très 
carnassiers et. tr^ voraces parmi ceux qui soat dans 
le même cas, ,tels sont la plupart des jépodes» 

Leurdéveloppement on leur grandeur rdlative, leur 
nombre et leur convocation pourrait bien être en rap- 
port avoo radâvîté de la digestion et le promptitude de 
Paccrfinement; lass^Umones^ les dupés et surtout ks 
^omieraï^^ sembleraient l'indiquer. Lescœcumspy*- 



(i) Sur le canal intcstiaal des Poissons, $ 48. Parmi ses mémoires poar 
servir à riiisloire des aiûmaax. IV* Partir. Halle. 18^7. En alietnand» 



■j 



SBCT, !»'«. ART- IV. PANCftÉAS BT SES COMDÛiTS» 6l3 

loriques ont , dans ces derniers y une complioation 
remarquable* . 

. Quant à leur structure, elle est easentiellement la 
même que celle du canal intestinal et ^rticuliërement 
de la partie de ce canal où ils ant irâr emboucbofe^ 
c'est-à-dire de son.commencfment. 

La membrane isterne surtout y {présente un aspect 
analogue , des plk longitudinaux ou en zigzags, ou des 
papilles simples ou frangées , ou un réseau^ sui^^nt 
Jb structure qu'elle a dans l'intestin. 

Il est évident que la présence des cœcums, dont la 
cavité donne tsè» rarement accès aux substances ali- 
mentaires, a pour but essentid, de multiplier la sécré- 
tion des sucs digestife que la muqueuse intestinale sé- 
pare seule lorsqu'ils manquent. Ils en ionrnissent un 
•supplément plus ou moins abondant, mais dont un 
grand nombre de poissons peuvent se passer; soit parce 
que la sécrétion de la muqueuse intestinale est assez 
abondante^ soit parce que les animaux aquatiques ont 
moins besoin d'humecter leurs aliments pour les digé- 
rer , et. que les glandes salivaires buccales ou abdomi- 
nales , leur sont moins nécessaires. 

Une dernière réflexion qui confirme l'analogie que 
nous croyons avoir démcmtrée entre les coseoms pylo- 
riques et le pancréas^ c'est le rapport que nous avons 
déjà signalé entre les cœcums et le canal cystique, dont 
Tembouchure est très généralement à la base de l'un 
d'eux, quand ils existent. Cest le même rapport qu'en- 
tre le canal cholédoque et le canal pancréatique des 
animaux supérieurs. 

Plusieurs anatomistes recoinmandables ont cru re- 
connaître dans quelques poissons, outre les coscums 



6t4 ^tltl* LBÇOH. ANlIBnS DUCÂKALAUlIBlflTÂIll. 

pyloriquês , un corps ylandoleax analog^ pour U 
structure au pancréas des sélaciens ^ ou a odoi da 
dassai iupéri«ur«s« M. Weberradémt^ dans k earpe, 
comma enlacé avec lar kdiea du fcîa y cdnfînida pour 
alMi dira avec cas M^ea, aiaii afant uh canal excré^ 
tenr particulier qui a^owmvsit daaa l'inteaûi , a tsM 
du eyfttique(i). Qpt anatomista a aus emveîr dans 
le brûchêt des traoea d'un canal paneriadque* 

Beaucoup plut réoemmant^ Mé Alessandrini (9) a 
décrit ce même canal cxorêtaur^ ainsi que la valume at 
la portion du pancréas dans le mèma poisaon. 

Dans lêsUare saluA (silurua^anisyL.)^ UUi. ft^ndt 
et Ratxeboui^ (3) ont pris pour un pancréas un corps 
glanduleux da couleur un peu plusdairaqualaMa^dc^ 
la substance a la même apparence > lequd est éiondn 
comme une lame dans las ItuiUels da l'épiploen 91^- 
tro4iépatiqua ^ entra las lobas du Me > an avant , aile 
commencement da Tintastin ^ aa arrière. Il anvel<^ppe 
le canal ^systiqueaftl'aoeonipi^e juiqu'à Tinaastin ^ et 
auHleli de ea canal , toM i dM , il enverrait , suivant 
ces auteurs^ deux canani axoréteurs dans le duodénton* 

Les trois exemples damalacuptérygiMia abdomînuaic 
que je riens de citer^ manquante la vérité da cwenms 
pylartqaas. £n s*écartant dakactriota obsarvaaioa poiff 
aa laisser aller a daa idé^ éiéoriqittaa^ on pâmerait 4tre 



(i) Sac le foie de U oarpe ^ai tient iiea en mèam temps de pencrétt , 
par M. Wthet , Archiva de Physiologie de Meckel, tom* II , pag. 3a4*CB 
allemand. 

(3) Sur le panerais àe» Poissons , par M. Alessaadflid. jânm ées Stearns 
muurelkê^ tom. XXIX, pa^. 193 et ig4- Paris, i833. 

(3) Zoologie wMicaie , par MM. Brandt et Ratzeboorg , etc. En aile* 
mand. &dr]ln, 183% tom. Il, pag. 93» et pi. Tl/fi^. 3, 0. 



SECr. 1*«. ART. IT* PAMCIUSAS ST SES COHODITS. 6lS 

tenté de chercher^ et, avec cette préveution, on pour- 
rait voir trop facilement quelque chose qui devrait les 
remplacer. 

A^is dans V esturgeon , dont les parois du canal in^ 
testinal sont particulièrement glanduleuses , chez le- 
quel la masse des cœcums pancréatiques forme un ap« 
pareil de sécrétion très temarquable , M. Âlessandrini 
décrit aussi un pancréas particulier, avec un canal ex- 
créteur qui sWvrirait dans l'intestin au milieu d'une 
papille tubiforme ^ à un pouce de la valvule pylorique. 

I)ans ce dernier cas ^ le corps indiqué comme le 
pancréas, nous a paru un lobule du foie. La papille tubi- 
forme eûste en efiet^nous en avons même trouvé deux^ 
outre celle qui appartient au cholédoque. Dans im de 
nos exemplaires , elles formaient comme des culs-de- 
sacs de cryptes ; dans un autre , le stylet que nous 
avons introduit dans Tune d'elles^ conduisait dans un 
canal qui se dirigeait vers le foie. 

Nous avons bien vu un canal excréteilr dans un trës 
grand silure saluthj perçant l'intestin à côté du cholé- 
doque i mais ce canalserait, à notre avis, un* canal hépa- 
tique; car la substance glanduleuse ^ prise pour un pan- 
créas , se cocftinue évidemment avec celle du lobe droit 
du foie ; et elle en forme comme le lobe moyen ; son 
apparence est d'ailleurs la même ^ sauf une couleur 
plus claire, parce qu'ici sa substance est moins épaisse. 
lie conduit découvert à^n% le brocliet , à côt^ du cho- 
lédoque , existe bien i d'aprës nos recherches ; mais ce 
serait encore un canal hépatique, car nous n'avons vu 
aucun corps distinct du foie, d'où il tirerait son orgine et 
qui pourrait être considéré comme un pancréas. Nous eu 
dironsautantdela carpe , où Meckel n'a pU trouver ni 



6l6 XXI* LfiÇON. AMUttXBS DC CANAL ÀLIlfeirrAIRE. 

pancréas , ni conduit panoréatiqae y malgré les indi- 
cations de M, Weber. ] 



arugle V. 

mS LA RATE. 

La rate est un organe accessoire .de l'appareil si 
compliqué de chylification abdominale^qui existe dans 
tous les animaux vertébrés j les lamproyes seules ex- 
ceptées. Nous avons dit, dans notre première édi- 
tion, que son importance semblait perdre quelque 
chose à mesure que Ton passait des mammifères aux 
oiseaux , de ceux-ci aux reptiles , et de ces derniers 
^ux poissons } si du moins Ion pouvait juger ainsi, 
d'après son volume, qui paraissait diminuer succes- 
sivement dans ces quatre classes. [Cette proposition 
était déduite particulièrement de la considération de la 
rate des oiseaux, et de celle des reptiles. Mais elle 
n'est peu^êt^e pas applicable à celle des poissons, chez 
lesquels ce viscère nous a paru avoir souvent une pro- 
portion au mqins aussi grande que dansjes mammi- 
fères]. 

I. Position et adhérence de la Rate. 

La position de la rate nous parait une conséquence 
des rapports que devaient avoir ses vaisseaux. Elle est 
généralement très rapprochée de l'estomac ou du canal 
intestinal , et maintenue dans cetfte situation , en 
partie par les vaisseaux sanguins qui se distribuent à 
Tun et l'autre organes , en partie par les prolonge- 



SECTION l^^é ART. V* DE LA RATE. 6l 7 

ments du péritoine qui en viennent et qui la re- 
couvrent. 

A. Dans les Mammifères. 

10 Dans r£fomme,àïe occut)e Thypocondre gauche^ 
où elle est située presque verticalement sous les £ausses 
cotes et con^e l'estomac ^ au-dessous . du diaphragme 
et au-dessus du rein et de la capsule sus-rénale du 
méine côté. Mais ceti» situation varie beaucoup suivant 
lesmouvenients du diaphragme et l'état de vacuité ou 
de plénitude de restomac. 

2** Dans les Mammifères , ses principaux rap- 
ports sont 9 comme dans l'homme^ avec la grande 
courbure de l'estomac , autour de laquelle elle se 
contourne assez souvent , depuis le cul-de-sac car- 
diaque jusque plus ou moins près du pylore ; de sorte 
qu'au lieu d'être placée en long dans l'hypocondre 
gauche y on la trouve quelquefois tellement en travers^ 
que son extrémité droite dépasse la colonne vertébrale. 
Lorsqu'il y a plusijsurs estomacs , c'est le plus souvent 
au premier que la rate est adhérente ; mais nous ver- 
rons^ quand nous décrirons plus en détail ses vais* 
seaux et ceux de l'estomac , que ce n'est pas unique- 
ment à celui-ci que se distribuent^, dans tous les cas, 
les artères qui, dans l'homme, portent lé nom de vais- 
seaux courts. 

Les singes , parmi: les Quadrumanes , l'ont tantôt 
adhérente à la grande courbure de Festomac,tantôt atta- 
chée seulement près du cardia (les semnopithèques) ; 
tantôt plus en arrière (les guenons , lesmacaques , les 
mandrills) j d'autres fois elle est en rapport avec une 



6li XXl^ LEÇOtf . AimiZES DU OkJUkL kUMBWTklEE. 

plu8 graïkle éteada« de œtte gmulft conrburQ (In 
alouaUes , les coaïta ) j formant y dans ses énormes pro* 
portions y un long; arc excentrique , qui embrasse toute 
la suite de cette grande courbure (hsoiiji(tàe>) ; dansua 
lagothrix^eWe traversait l'estomac en-dessus, d'avant en 
arfièrty bien en dedans dew gMade courbure. DaBi le 
soi 9 die kl dépassait en arrttre > dans la même direo* 
tî«m , et dans one poMiiett enoen [dus rapprochée du 
fjlote. Dans le Mjtm ^ elle itah en^niehors de k §pnade 
oottfbnre» Dana le domrouêomliy elle éiait entdedaat 
et là dépassait ea arrière. 

[ Parmi les Lémuriens , la rate des m0kis oonlourne 
cette courbure^ dans une étendue plus ou moins 
grande^ selon sa longueur « 

Lee Chéà^ptkrBi présentent dca dtffiérenoes i cet 
égard | cpii sont sans doute aussi en rapport avec le 
volume de la n^eé h^gatéopithèquu ^ les roassMeê y 
l'ont attaofaée au cuMie^sac cardiaque et tout piis du 
cardia de leur enomac compliqué. Les autres chirop- 
tères l'ont quelquefois , quoique rarement ^ et peùi- 
être pas constamment , attachée au cul-de«sac pjlo- 
rique. Ainsi elle avait celte position dans un nyf^novM 
noir de Lamana y dans un nQciilion à o/enire blanc. 
Je l'ai uwrrée de même riapproc^ée du pylore dans un 
phjUoâtôme y dans un mégaderme , dbii» un tapïUm; 
tandis que dans un ;»^/Home «2e Tlûiior^ dansle nodi* 
lio leporinusydans \e vampire ^à^ antres phyUostamei, 
elle était plus rapprochée dueardia.EIIe contournait la 
grande courbure de l'estomac> en-dessus oucn-dessouS| 
dans les rhinohphe$ y les ve^pertilions. 

Les Insectivores y plantigrades ou digitigrades y l'ont 
de même fixée au grand cul-de-sac del'estomac , elle y 



StGTlOK irc. AKt* V« DE LA pLTE. 6l^ 

6st quelquefois un peu plus libre ^ dana le grand épi« 
ploon j lorsque son volume est cousîdéraUe. 

En eoi^timiant d'observer la position de la mU dani 
la sériedeaimttmifibresAeatomaeaimplai on la trouve 
toujOui)» plus ou mûins rappfôfcbéf df h grande ooufw 
bure^del'estQmaoetdtt wl--4apsapoar^aqw tn particorr 
lier I quand U y a un ^ul-^d^^xsao pyiariqu^ , et que l'ua 
et rautreicanine dans ie ^«^^r^ forment cbfieun une 
p0chediatino(a^la i^ta estrapprodt^ée de tom las deiix* 

Dana ks m^mmifèras^ qiu put plui^ieurs estonaaca > il 
était intéressant d'obterver si elle ^vait des ftdbérenoes 
aveo VuB plutôt qu'avep^ Tautre. 

J}skm les \Edmt^th rate es| pliioée sur le troi- 
aième eitattMie » et s^avapce jusqu'au premier , par utie 
petite languette qui n'est d'abprd que membraneuse 
et se termine par un renflement qui a de nouveau 
un tissu vasculaire. Dans Yunmi y elle tient de même 
au troisième et au quatrième estomac. 

Dans les Bumnans, elle est placée sûr le c6te gau- 
cbe de la panse , elle adhère au diaphragme par des 
replis du péritoine. 

Bans le marsouin y parmi les Cétacés y il y a ^ comme 
nous le verrons plus bas , une rate principale et plu- 
sieurs petites rates accessoires qui sont collées à la face 
supérieure et gauche du premier estomac. On voit de 
même , dans le dauphin vulgaire , la rate principale 
adhérente au côté gauche et un peu reculée du même 
estomac. 

hàpéritoine^ qui vient de la partie cardiaque de Tes- 
tomac et du grand épiploon y enveloppe la rate dans 
toute son étendue , à réception de son bord droit et 
échancré par lequel s'introduisent ses artères et par 
où sorteat ses veines. D'autres prolpngenients qui des- 



6aO XXI* liEÇOH» ASNKXES OD CANJLL AUMBSTÂIAB. 

cendent du diaphragme ou remontent du cc^n^ du rein 
et de la capsule sus-rénale , servent communément à 
l'assujétir. Telles sont ses adhérences dans V homme. 

Dans tons les ancres mammifères, la rate est liée plus 
oa moins étroitement à l'estomac par les lames de Tépi- . 
ploon y qui passent de ce viscère sur elle y et l'envdop* 
pent presque de toutes parts. Elle est encore comme 
suspendue i Testomac y ou à l'un des estomacs y quand 
il y en a plusieurs y par les rameaux artériels qui se dé- 
tachent des branches de fartée splénique, et dont les 
uns vont d'un côté au grand cul-de-^sac de l'estomac 
sous le nom de vaisseaux courts y et les autres vont à la 
rate du côté opposé. Les ramifications de la veine splé- 
nique^ qui suivent la même marche^ continent à lier 
ce viscère à l'estomac. 

B. Dans les Oiseaupc. 

La rate des oiseaux est toujours très rapprochée du 
ventricule succenturié y ou de l'estomac glanduleux. 
Elle s'appuie le plus souvent contre la fece droite et un 
peu supérieure y derrière la base du foie. D'autres fois, 
elle est placée dans la scissure qui sépare les deux esto- 
macs 'y dans d'autres encore, elle se prolonge en arrière, 
contre l'estomac mnsculeux. Elle est maintenue dans 
cefte situation par des replis du péritoine. 

G. Dans les Reptiles. 

Celle des reptiles n'a pas des rapports aussi intimes 
aussi constants ^vec l'estomac. Elle adhère souvent 
au commencement du canal intestinal^ comme dans 
le§,ehéloniens. 

rÂinsi dans les tortues , elle* est fixée au duodénum , 



SECnON I^. ART* V. DE LA ]UTK« 6fàt 

âoti loin dm pylore y en arriére de l'embouchure du 
canal cholédoque^ en partie sur le colon transverse^ et 
rapprochée de la tète du pancréas. Les trionyx l'ont de 
même dana l'épaisseur du mésentère y touchant à la 
tète du pancréas. Dans la chélonée caret novis Tavons 
trouvée dans la preihiëre anse duodénale y près da 
pylore* ] 

Dans le crocodile du Nil y f^le tient au cdté gauche 
de la partie de l'intestin qui vient après la première 
anse; l'estomac la recouvre* Placée entre les lames du 
mésentàre, dans le caïman k lunettes, [die adhère à 
la seconde anse intestinale > très près du pancréas. 

Celles d^l€icerliens est placée à côté de l'estomac* 

Cest aussi y très général^nent', sa position dans les 
iguaniens. Par ex<;eption^ je l'ai vue au milieu du 
mésentère dans Fagame épineux. Mais , dans le phy^ 
signathe iguanoîde y elle touche au pancréas y en 
arrière, et se porte de-là, en avant, le long de l'estomac. 
Elle tient aussi au pancréds .dans le lyriocéphalè 
perléy et elle est déplus adhérente à l'appendioegréle et 
droit que l^ui envoyé le foie. Elle est fixée au côté droit 
de l'estomac dans V iguane ordin,aire. Je l'ai trouvée 
adhérente au côté gauche de ce viscère à^^mV iguane 
à queue armée] ; dans l'arc que forme en avant la por* 
tion pylorique de l'estOmae, chcs les c^m^on/en^f 
tout i^ès du pancréas et du pylore dans les scincm^ 
diens. 

La rate des Ophidiens de la jGunille des Anguis y est 
plutôt en arrière qu'en avant du pancréas , très près 
de celui-ci et de l'origine du canal intestinal. Dans 
les cécilies , on la trouve 4ans cette position ^, ou 
longeant l'estomac. Mais dans t|kus les ^rais serpents 



69« XXie LlÇm. AlINIXBi DW OkîKkL JdLIVBRTAlEE. 

elle est située en avant du pancréas y fortanent ^tdbé** 
rente à ce viscëre, quelquefois même oonune enchâssée 
dans sa substance ; y tenant par des vaisseanx consi- 
dérables ) qui paraissent veineux et feriiient par foâs 
un sinus entre Tun et Tautre organe ) ou par des fila-* 
ments fibreux qui vont du paneféas i la rate^ et récW 
proquement (i)^ recouverts l'un et Fautre ptet les 
mêmes replis du péritoine* 

Sa position varie dans li|s BaitaeieMk] Ainsi dans 
les grenouilles ) on la trouve au centre et Mtre les lamei 
du mésenl^t , àii«^essua oepèndiAt tte l'esKiinae ^ ^ 
asses près du rectnm* [C'est pit^p^sme&t dkms cette 
portion rétréde du n»^ntère qui l*appfodie le duo- 
dénum du àmmïm ime^ki, très pr^ de l'es^Htité 
postérieure du pancréas. ] CiUt èê%^ autnés reptiles de 
Ml ordre est fia^ uux e6ifc de restomae^ 

D. D(ms les Poissons* . 

l Dantf les Poisêùnê q«d eut un éitofilàê , Ift t<âte est 
généralement située à sa preïimité^ âfdii ^n même. 
teinps y ttbn loin du foie et tt^ plrë^ dû premier iutes-^ 
tin ) quelquefois dans la partie la plus étroite du mé» 
sentëré^ càie qui râpprocbei du fond de l'estoMttii et du 
eMimencëibent du canal intestinal, lé commeâc^litot 
dti re^um. Sa poèitioti vàl^é éôâc tin p(îtt^ Miàiè tdu^ 
jours dânsdes HMittès ^Ufe nous venons 'ëlè^nctt. 

V Le^ Pq^si^n^ p§seu». , 

Dans les Aeàrtihoptérjrgièns , on la ttt)iïvé souveût 

(i) ^. nos fragments d'analomiê comparée saî* V Orgtuijitation des Str- 
pms, Aim. 4es S^cncts imttf ioth . %X% , pag; ^t et soitabiM* 



SICnON 1^4 ART. ^4 BB £A MTB« 68$ 

placée dans la première anse de Tintestin , comme dans 
/«)9e7'^^e]ou,comme dans les scorpènes^fvhs du pylwe, 
entre cette extrémité de l'eitomao et Ton des appèni^ 
dices pyloriques. 

[Dans les Mmlacoptérygmits abdominaux sa position 
est différente^ suivant qu'ils ont nn estomac on qu'ils 
en naanquent. 

Les cyprins , qui sont dans or dernier oas^ l'ont plus 
ou moins rapprochéedu foi^et du premier tour de Pintes* 
tin . Dans la carpe ^ elle est ^eée entrola première bran*- 
ohe de l'intestin et sa troisième anse. Celle do la îm^ohe 
adhère au lobe gaucbe du foie e^ se trouve située dans 
le dernier coude que £ait,rintestin^ mais de xîiaiii^e 
â conserver dies rapports avec sa première branche. 
Celle dvtgcfujon estontre le lobule {^ucbe et le lobe 
moyen du foie ; entre la seconde branehe iMUStinale et 
la troisiëmè. 

Dans la loâke, on la trouve eu arrière du lobé gatiche 
du foie , au^essu» du canal intestinàU} 

Dans le iroo^^i^ c^'ess au cOudf quefi^iHeen ar-^ 
rière Testomao et le commenl^emait de l'înteètin^ 
qu'elle est comme suspendue» 

Dans himumonp elle a absolument la mène position. 

Dans Vid9$e^ parmi les Olupés ^ oile est placée à 
droite du iKifum^oeitieiit de ^intestin. 

Parmi les Mahc^iérfrgiênê subbraohiêHê , éie est 
^itre le foie et Te^emac dans la pliây hs&le^ lépleun 
ronecte rafé^ Véchenéis de mtoie. 

Dans le Iwê^^ die Wt enveloppée par le méeèn^ 
tère ) très près de Vor%ine du canal intestinal. 

Parmi les Maiapopt^rygiens apodes, ou la trouve 



6^4 XX1« LBÇOIf . AKlfBXES DU CÂffAL AXlIIBNTiJRE. 

dans V anguille y entre Testomac et le commencement 
du canal intestinal. 

Enfin ^ dans un grand nombre^ elle est placée im* 
médiatement sous la vésicule aérienne, au-dessus et con- 
séquemment toujours dans le voisinage deFestomac , 
ou du commencement du canal alimentaire. Dans tous 
elle est maintenue dans sa situation, par le péritoine 
qui lui vient de l'estomac ou de L'intestin; qu'il soit 
entier ou réduit à.desimplts filets. Son éloignement de 
l'estomac dans qoelquesMins, sa situation alors plus 
rapprochée de l'origioe du canal intestinal , confirme 
peut-être ce que nous avons dû soupçonner de ses • 
rapports avec la sécrétion d'un suc digestif; car dans 
beaucoup de poissons, cette sécrétion paraît souvent 
plus abondante dans le commencement du canal in* 
testinal que dans l'estomac. 

Les Chondroptérygiens ont encore leur rate dans 
les mêmes rapports. Dans V esturgeon ^ les deux bran- 
ches dans lesquelles elle se divise en avant ^ enfour- 
chent la courbure que l'estoniac fait en arrière; elle 
est fixée^ dans ]& poljrodon feuille y au bord droit de 
la première partie du canal intestinal. 

[Les squates Vont, comme l'esturgeon, fourchue en 
avant , et comprenant entre ses deux branches le fond 
du sac stomacal et le boyau pylorique, dans la plus 
grande partie de son ét^due, jusqu^à la rencontre du 
pancréas.] Mais les raies l'ont placée sur le sac sto- 
macal , dont elle dépasse- un peu lé*^ bord droit ; dans 
l'angle qu'il forme avec le boyau du même nom. 

[Le myrxine gliUiriosa a un petit corps ovale^ situé sur 
la base du foie vis à vis de l'origine du canal alimen- 



SECTÎON ï"'. ART. V. DE LA HATE. 6a5 

taire abdominal , que je serais bien tenté de prendre 
pour la rate de ce poisson ?] 

II. Forme et volume relatif de la Rate. Animaux 
qui en ont plusieurs. 

Rien de si varié que la forme de ce viscère dans les 
différents animaux. On pourrrait présumer d'abord 
que cette forme doit avoir quelques rapports avec 
celle de la partie de l'estomac ou du canal alimentaire 
à laquelle la rate est fixée ; mais c'est ce que l'obser- 
vation ne parait pas confirmer [ dans tous les cas. On 
peut du moins conclure de cette grande variété, 
qu'une forme constante, déterminée, n'est pas du tout 
essentielle aux fonctions de la rate. 

Ces différences peuvent aller jusqu'à la division en 
plusieurs rates distinctes ; mais nous avons lieu de 
penser que c'est presque toujours accidentellement et 
que ce n'est le propre d'aucune espèce ^d'avoir plu- 
sieurs rates. 

Je fonde cette opinion sur ce que,dans la famille des 
Dauphins y les seuls vertébrés connus où les rates 
soient habituellement multiples , il n'y en a jamais 
qu'une principale , beaucoup plus grande que toutes 
les autres; et sur ce que celles-ci m'ont paru manquer 
dans plusieurs cas ( le dauphin vulgaire , le delphi-^ 
norhynque du Gange) , ainsi quQ d'autres naturalistes 
(Ray, Rondelet) , l'avaient déjà observé. Les rates ac- 
cessoires ou surnuméraires , semblent produites par 
certaines divisions accidentelles de l'artère spléniqoe, 
et le petit volume de ces rates surnuméraires est en rap- 
port avec les petites ramifications qui les forment: 
IV. 7,* Part. 4o 



67ê XXI® LEfON. ANNEXES DU CANAL ALIMBNTAIKE. 

comme ces ramificatious ^ elles deviennent d'autant 
plus petites^ qu'il y en a davantage. 

J'ai rarement observé des rates surnuméraires dans 
les autres Mammifères. Encore plus rarement dans les 
Reptiles , et , parmi ceux-ci , dans les ophidiens seule- 
ment ; encore ces cas rares n'étaient ils qu'accidentels ^ 
comme ches l'homme. Je n'ai jamais vu plusieurs 
r4Ues dans les Oiaeaêuc^ ni dans itsPomons. 

C'est donc par erreur qu'on a imprimé tout récem- 
ment, dans un ouvrage d'ailleurs trésrecommandable, 
sur Tanatomie humaine, que la rate est constamment 
multiple chez un grand nombre d'animaux. 

Quant au volume de la rate ^ il parait varier beau- 
ooup suivant que l'estomac est plein ou vide d'aL- 
ments, suivant que la digestion est active ou suspea- 
due. Pour apprécier ce volume dans chaque espèce , il 
faudrait donc, en multipliant les observations^ déter-* 
miner ce volumei daus ces demc époques et prendre le 
terme moyen. 

A^ Dans F Homme et tes Mammifères. 

La rate de V