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Full text of "Le parler bourbonnais aux 13e et 14e siecles, étude philologique de textes inédits"







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Archiviste- Paléographe 



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Xlir et XIV^ Siècles 



— ÉTUDE PHILOLOGIQUE DE TEXTES INÉDITS — 




TARIS 

Honoré CHAMPION 

Libraire-Editeur 
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BOULINS 
Louis GRÉGOIRE 

Libraire-Editeur 
2, Rue François-Péron 



1909 



LE PARLER BOURBONNAIS 



GÉRAUD LAVERGNE 

Archiviste- Paléographe 



Parler bourbonnais 



AUX 



Xlir et XIV^ Siècles 



ETUDE PHILOLOGIQUE DE TEXTES INÉDITS — 




"PARIS 

Honoré CHAMPION 

Libraire-Editeur 
■;, Quai Maiaquais 



S^OULINS 
Louis GRÉGOI R E 

Libraire-Editeur 
2, Rue François-Péron 



1909 



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Table des Matières 



Bibliographie ?-^ 

Avant-Propos 9 

Introduction 1 3-16 

Les textes originaux (1245-1 325) 21-106 

Phonétique 1 09-1 28 

Morphologie 1 31-134 

Les résultats et la question des patois 1 37-142 

Appendice : les aveux au point de vue diplomatique 145-147 

Table des noms de personnes et des noms de lieux 15 1-175 



Bibliographie 



Allier (Achille). — V Ancien Bourbonnais, continué par A. Michel et 
L. Batissier. Moulins, Desrosiers fils, 18^3-1838, 2 vol. et i atlas 
in-fol. 

Archives historiques du Bourbonnais, recueil mensuel publ. par 
A. Vayssière, archiviste de TAllier. Moulins, Durond, 1890 et sq., 
in-8°. 

Bétencourt (Dom). — Noms féodaux, ou noms de ceux qui ont tenu 
fiefs en France depuis le XIP siècle jusqu'au milieu du xni\ extraits 
des Archives du royaume^ 2" éd. Paris, Bachelin-Deflorenne, 1867-68, 
4 vol. in-8°. 

Brunot (Ferdinand). — ■ Histoire de la langue française, des origines 
à içoo, t. I. Paris, Armand Colin, 1905, in-8°. 

[Chantelauze (de)]. — De la langue vulgaire parlée au moyen âge dans 
le Lyonnois, d'après les documents inédits publiés dans les Pièces 
supplémentaires et documents inédits de La Mure (J.-M. de), Histoire 
des ducs de Bourbon et des comtes de Fore\, t. m. Paris, Potier, 
1868, in-4°. 

Chazaud (M. -A.). — Dictionnaire des noms de lieux habités du dépar- 
tement de VAllier, publié par G. Grassoreille. Moulins, C. Desro- 
siers, 1881, in-i6. 

— Etude sur la chronologie des sires de Bourbon (x''-xiii''s.) Moulins, 
C. Desrosiers, i865,in-8°. 

— Quelques traits de mœurs féodales en Bourbonnais (xiii''-xv'' s.), 
extrait du Bulletin de la Société d'Emulation. Moulins, C. Desrosiers, 
1875, in-8''. 



4 LE PARLER BOURBONNAIS 

Chazaud (M. -A.). — Les pilles franches du Bourbonnais (xi'^-xv'' s.), 
publ. dans les Archives historiques du Bourbonnais, t. i, 1890, 
p. 165 et sq. 

Clairefond. — Quelles étaient les limites et divisions du département 
de l'Allier, publ. dans Congrès archéologique de France (Moulins, 
1854). Paris, 1855, in-8°. 

Dauzat (A.) — Etudes linguistiques de la Basse-Auvergne, publ. dans 
Université de Paris (Bibl. de la Faculté des Lettres), fasc. iv, Paris, 
F. Alcan, 1897, in-8°. 

Giry(A.). — Manuel de diplomatique . Paris, Hachette et C", 1894, in-8°. 

Gœrlich (E.). — Die siidivestlichen Dialekte der Langue d'Oil [Poitou, 
Aunis, Saintonge et Angoumois), publ. dans les Fran\œsische Studien, 
de Kœrting et Kochwitz, t. m, fasc. 2, Heilbronn, Henniger, 
1882, in-8°. 

— Die nordwestlichen Dialekte der Langue d'Oil (Bretagne, Anjou, 
Maine, Touraine), publ. ibid., t. v, fasc. 3, 1886. 

— Der burgundische Dialekt im xiii et xiv. lahrhundert, publ. ibid., 
t. VII, fasc. I, 1889. 

Grassoreille (G.). — Le fonds des aveux et hommages du Bourbonnais 
aux Archives nationales [xnf et xiv^ s.), publ. dans Revue bourbon- 
naise, t. IV, 1887, p. 225. 

Herzog. — Untersuchungen \u Macé de la Charilé's altfran^. Ueberset- 
:{ung des alten Testamentes, publ. dans Sit\ungsberichte der kaiserl. 
Akademie der Wissenschaften, histor. Classe, t. cxlii (1900). Wien, 
1900, in-8°. 

Hœlscher (M.). — Die mit dem Suff. acum, iacum gebildeten fran\. 
Ortsnamen. Inaug. Dissert. Strasbourg, 1890, in-8°. 

Huillard-Bréolles. — Titres de la maison ducale de Bourbon, continué 
par M. Lecoy de la Marche, publ. dans Inventaires et documents 
publiés par la direction générale des Archives nationales. Paris, 
E. Pion. 1867-1Ô74, 2 vol. in-4°. 



BIBLIOGRAPHIE 5 

La Mure (J.-M. de). — Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de 
Fore^. Paris, Potier et Picard, 1860-1897, 4 vol. in-4°. 

Metzke (C). — Der Dialekt von Isle-de- France im xiii et xiv. lahrhun- 
dert (1" part.). Inaug. Dissert. Bresslau, 1880, in-8°. 

— Der Dialekt von Isle-de-France (fin), publ. dans Archiv fur das Stu- 
dium der neueren Sprache und Litt., de L. Herrig, t. lxiv, 1880, 
et t. Lxv, 1881. Braunschweig, G. Westermann, in-8". 

Meyer (P.). — Compte rendu de Dauzat (A.), Etudes linguistiques 
de la Basse-Auvergne, publ. dans Romania, t. xxviii. Paris, 1899, 
p. 141 et sq., in-8°. 

Paris (G.). — Compte rendu de Franiœsisches Oi, de P. Rossmann, 
publ. dans Romania, t. xi, 1882, p. 604 et sq. 

Philippon(E.). — Les parlers du Fore:{cis-ligérien aux xiir et xrv^ siècles, 
publ. dans Romania, t. xxii, 1893, p. i et sq. 

Raynouard. — Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des Trou- 
badours. Paris, Sylvestre, 184^, 6 vol. in-8°. 

Revue bourbonnaise, historique, artistique et archéologique, publ. sous 
la direction de G. Grassoreille, archiviste de l'Allier. Moulins, 
Auclaire, et Paris, Chamerot, 1883 et sq., in-8°. 

Staaf (E.). — Le suffixe arius dans les langues romanes. Upsal, 1896, 
in-8°. 

Sucrier [N.]. — Die fran^. und proven^. Sprache und ihre Mundarten, 
publ. dans le Grundriss der roman. Philologie, de G. Grœber, i'' éd., 
t. I. Strassburg, K. J. Truebner, 1904-1906, in-4". 

Thomas (A.) — JHerec de Beaujeu, maréchal de France, et les derniers 
vicomtes d'Aubusson, publ. dans Beitrœge \ur roman, und engl. Phi- 
lologie. Festgabe fiir W. Fœrster (1901). Halle, Niemeyer, 1902, 
in-8°. 

VisiNG (J.). — Lamuïssement de Vr finale en français, publ. dans 
Romania, t. xxviii, 1899, p. 579 et sq. 



Avant-Propos 



Le Bourbonnais, comme la plupart des provinces de formation 
artificielle, emprunte un grand nombre de ses traits distinctifs aux 
pays qui l'avoisinent. On a abusé de la remarque depuis qu'on a 
fait du Bourbonnais l'objet d'études rétrospectives de droit, de 
folk-lore ou d'archéologie. Il est inutile d'y insister. 

Au point de vue linguistique, les auteurs qui ont effleuré l'étude 
du parler local, considérant surtout la situation physique intermé- 
diaire du Bourbonnais, n'ont pas manqué de signaler le passage 
insensible qui s'opère de la langue d'oïl à la langue d'oc, à partir 
de la frontière méridionale du département de l'Allier. Dans ce 
dégradé de dialectes à dialectes, ils ont vu, à'juste titre, l'originalité 
du parler bourbonnais, et de l'état le plus récent ils ont conclu à 
l'état ancien de l'idiome provincial. Le livre de M. E. Gœrlich sur 
le Dialecte bourguignon (Heilbronn, 1889) a légitimé cette corré- 
lation dans tout ce qu'elle a de général et de vague, et l'histoire 
linguistique du Bourbonnais a pu sembler écrite. 

Les preuves suivantes en ranimeront sans doute l'intérêt, parti- 
culièrement sur ce qui touche aux xiii° et xiv» siècles. 



Introduction 



Les documents qui peuvent servir à l'étude de la langue parlée 
en Bourbonnais au Moyen Age, et plus particulièrement aux xiii® 
et xiv° siècles, appartiennent à la catégorie des documents d'archives, 
la région semblant dépourvue de textes littéraires avant l'époque 
moderne (i). Assez peu nombreux dans les dépôts, ces actes dont 
on ne sait exactement pourquoi, après avoir apparu un certain temps 
dans l'usage des chancelleries, ils en disparaissent à un moment 
donné pour reparaître un peu plus tard, forment trois groupes prin- 
cipaux, du milieu du xm^ siècle au premier quart du xiv". Dès lors, 
s'ils sont plus fréquents, leur intérêt philologique se fait moindre : 
leur langue ne diffère plus notablement de celle de Paris et les 
traces dialectales ne s'y relèvent qu'en très petit nombre. 

Le premier groupe qui coïncide avec des établissements de 
villes tranches en Bourbonnais par Archambaud VI (12 16-1242) et 
Archambaud Vil, son fils (1242-1249), sires de Bourbon, se com- 
pose de quatre textes. Ce sont les privilèges de Moulins (1232), de 
Gannat (novembre 1236), de Montluçon (décembre 1242) et de 
Charroux (124^) (2), précieux avant tout par leur date, qui est celle 
de l'apparition de la langue vulgaire dans les actes du pays (3). 

(i) Cf. R. de Quirielle, Bio-bibliographie des écrivains anciens du Bourbonnais. 

(2) Ces chartes de franchises ont été étudiées au point de vue historique par 
Chazaud, Les villes franches du Bourbonnais (.xi^-xv* s.), dans Archives historiques 
du Bourbonnais, publiées par A. Vayssière, Moulins, 1890, t. i, p. 257, 261, 262, 264. 

(5) Même en faisant la part des pertes inévitables et des destructions d'archives, 
il en serait donc pour le Bourbonnais comme pour la majorité des provinces de 
France, où l'emploi de la langue vulgaire ne se généralise pas avant le milieu 
du xiii" siècle. (Cf. Giry, Manuel de diplomatique, Paris, 1894, p. 467 et sq.'i 



14 LE PARLER BOURBONNAIS 

Par malheur, ils ne nous sont pas conservés dans leur forme primi- 
tive et originale et nous n'en pouvons juger que par des vidimus ou 
confirmations postérieurs au plus tôt d'une quarantaine d'années à 
leur date réelle, et échelonnés jusqu'au xv" siècle. Cette constatation, 
tout en leur enlevant une partie de leur valeur au point de vue 
linguistique, ne saurait cependant les faire négliger complètement. 
Si le philologue ne doit les utiliser qu'avec une extrême prudence, 
lorsqu'il s'agit de caractériser la langue bourbonnaise parlée entre 
1230 et 12^0, il peut en tirer un certain profit, quand, les considé- 
rant comme des documents de la fin du xiii'' siècle, il est parvenu, 
par comparaison et critique de textes, à leur rendre une physionomie 
exacte. Conservés aux Archives nationales (série P), aux Archives 
de l'Allier, dans le ms. 69 de la Bibliothèque de Moulins (xv" siècle), 
et dans les copies d'un carme du xvii*" siècle, le P. André de Saint- 
Nicolas (Bibliothèque de Besançon, ms. 893), ces documents ont 
été plus ou moins consciencieusement publiés par les auteurs de 
V Ancien Bourbonnais (1838) et le rééditeur de La Mure, de Chan- 
telauze (i). Ajoutons qu'ils ont servi au seul travail qui, avant le 

(i) Voici un aperçu critique des formes sous lesquelles ces privilèges nous ont 
été conservés : 

I. Moulins i'iap;, et remaniements de 1241;, 1257. Originaux perdus, j^ Vidimus 
et confirmation d'Agnès, dame de Bourbon, en mars 1268. Original perdu, jadis 
copié par le P. André en 1679, dont la transcription (Besançon, ms. 895, p. 2) est 
imprimée dans La Mure, t. m, p. 86 et sq. — 2J Vidimus de la confirmation de 
Louis 1"" en i'i40, de décembre 1542, conservé dans le ms. 69 de la Bibliothèque de 
Moulins, fol. 15'°, et publié dans V Ancien Bourbonnais, 1. 11, p. 140, d'après ce ms. — 
et dans un vidimus inédit de 1582, Arch. nat., P 1276-, c. 2731. 

H. Gannat (novembre 1536} original perdu, i) Copie du xiv« (?) s., connue par 
une transcription du wiii* s. trouvée par Vannaire chez un antiquaire de Cler- 
mont et publiée par lui, sans indications plus précises, dans ses Origines et déve- 
loppements de la ville de Gannat, p. 77-79. — 2) Vidimus de Louis H en septembre 
1567, copié et publié dans La Mure, t. lu, p. 91 et sq., d'après l'original conservé 
aux Arch. nat., P 1 5 1;6' , c. 194 ; — fragments du même dans le ms. 69 de la Biblio- 
thèque de Moulins, fol. 7. — j) Vidimus du précédent du 24 novembre 1482, 

in. MoNTLUÇON (1242) original perdu, i) Confirmation d'Agnès, dame de 
Bourbon, du 5 mars 1268 ; original perdu mais copié après 1525 (date de Huillard- 



INTRODUCTION I 5 

nôtre, ait touché indirectement à la langue du Bourbonnais au 
Moyen Age, le Biirgiindische Dialekt, de M. E. Gœrlich (1889). 

Le deuxième groupe est formé par une série importante de 
pièces : vidimus des précédentes franchises, inféodations, compromis, 
permissions diverses et quittances, émanant d'Agnès, dame de 
Bourbon (1262-septembre 1287), ^^ ^^ ses principaux vassaux, Jean 
de Vallière, Guillaume de Saint Gérand-le-Puy, Jean du Chatel, 
Guillaume de Varennes, Barthélémy des Noix, Guillaume de Chou- 
vigny et Gauvain de Blot. Ces documents, écrits entre 126^ et 
127^, reflètent à coup sûr une forte influence bourguignonne, qui a 
dû s'exercer alors en Bourbonnais par l'intermédiaire de Jean, fils 
de Hugues IV de Bourgogne et mari d'Agnès. Elles sont conservées 
aux Archives nationales, dans la série P, et n'ont été jusqu'à 
présent qu'analysées, dans l'inventaire des Titres de la Maison de 
Bourbon, d'Huillard-Bréolles. On trouvera aux pièces justificatives 

Bréolles, Titres de la maison de Bourbon, n° 461) par le notaire Jean Guogue, 
dont la transcription est aux Arch. nat , P. 13^7', c. 5U, et est publiée par La 
Mure, t. III, p. 94 ; — autre copie du ms. 69 de la Bibliothèque de Moulins, fol. lo"", 
publiée par VAncien Bourbonnais, t. i, p. 404 et 405. — 2J Vidimus de Louis II, 
d'avril 1567, conservé par un vidimus du 29 mars 1569, aux Arch. nat., P 1351', 
c. 352. — y) Vidimus de la confirmation de Charles I, du 6 janvier 141 3, Arch. de 
l'Allier, C 30. 

IV. Charroux(i245). Original perdu, i) copié par le P. André (16791, dont la 
transcription est publiée par La Mure, t. 111, p. 97.— 2) Confirmation du 2 septem- 
bre 1366 dans le ms. 69, fol. 7". — ^) Vidimus parchemin d'août 1382, quantième du 
mois illisible. — 4) Ratification par le duc Charles l^"", en juin 143^ à Moulins, 
tous deux aux Arch. de l'Allier, E. fonds Charroux. — 5; Vidimus de Jean II, 
i486, aux Arch. nat., inédit, sous la cote P 1586-, c. 237. 

De Chantelauze a cru devoir ajouter à ces quatre textes celui des privilèges 
de Bourbon-l'Archambault, octroyés par Gaucher de Chatillon et Mahaut, sa 
femme, en 1182 (et non 1282, comme le prétend la Bibliothcque des Coutumes, 
p. 90- Mais le texte qu'il publie, t. m, p. 101-102, est un vidimus et confirmation 
de Pierre K"", duc de Bourbonnais, daté de mai 1343, où il ne faut voir qu'une 
adaptation dn xiv« siècle des franchises primitives qui étaient rédigées vraisembla- 
blement en latin. L'original de ce vidimus, revisé par Pierre II, en février 1470, 
est aux Arch. nat. (P 1376-, c. 2709I. L'Ancien Bourbonnais le publie, t. 11, p. 19^, 
et Huillard-BréoUes, dans les Titres, t. i, p. 402-404. 



l6 LE PARLER BOURBONNAIS 

celles dont l'état de conservation et d'authenticité a semblé. compa- 
tible avec les exigences de la méthode philologique (i). 

Le troisième groupe, qui se place entre les années 1300 et 152^, 
se compose des aveux et dénombrements, rendus pour les années 
1300- 1502 à Robert, comte de Clermont et seigneur de Bourbon 
(par son mariage avec Béatrix, fille d'Agnès, dame de Bourbon, 
en 1288), et, postérieurement à 1318, des pièces de même nature, 
baillées à Louis I"^'', duc de Bourbonnais, fils du précédent. Ces docu- 
ments, de tous ceux qu'il est permis de consulter pour l'histoire de 
l'idiome local, tant par leur nombre considérable que par les parti- 
cularités linguistiques qu'ils révèlent, sont de beaucoup plus 
précieux, s'ils ne sont pas toujours suffisants (par exemple en ce 
qui concerne l'étude de la syntaxe). Conservés à l'état d'originaux, 
sur parchemin et jadis scellés, aux Archives nationales, dans la 
série P (registres 4^2 à 473), où ils sont numérotés et classés 
dans l'ordre des châtellenies, telles qu'elles existaient en Bourbon- 
nais au début du xv'' siècle, ils étaient restés jusqu'à ce jour inédits, 
dans un fonds qui, malgré son intérêt, n'a jamais beaucoup 
attiré l'attention des savants ou des érudits locaux (2). Nous en 

(i) La permission donnée par Agnès, dame de Bourbon, aux Frères de Saint- 
Jean de Jérusalem des maisons de la Racherie et de Saint-Gérand, d'acquérir 
jusqu'à 100 livres de rente dans ses fiefs, etc., de novembre 1265, conservée dans 
un vidimus du 14 octobre 1414 (Arch. nat., P 1377', c. 2866), a été publiée par 
Vayssière, dans son étude sur l'ordre de Malte, Archives historiques du Bourbon- 
nais, t. I, 1890, p. 518. 

Diverses autres pièces de la même époque n'ont pas été utilisées dans la 
présente étude : 1° Charte de franchises de Bessay (1260), publiée dans VAncien 
Bourbonnais, t. 11, 1858, p. 267, et dans les Archives historiques, t. 11, 1891, p. 200, 
d'après le ms. 65 de la Bibliothèque de Moulins. Elle a servi à Gœrlich ; 

2" Charte de Guillaume de Chouvigny (1268], citée par Chazaud, Chronologie, 
p. 257, et analysée dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 462 ; 

5" Charte de Gauvain de Blot (1276), inédite aux Arch. nat., P 455', c. 290. 

4° Le ms. français 11511 de la Bibl. nat , écrit entre 1266 et 1277, si intéressant 
pour l'histoire bourbonnaise de la fin du xiii« siècle, et qui doit faire l'objet d'une 
publication postérieure. 

(2) On le connaît surtout, et très mal, par le travail de dom Bétencourt, Noms 



INTRODUCTION I7 

publions une centaine en vue du présent travail, extraits des 
registres P 4^4-^ à P 469- (i). 

Rédigés directement par les intéressés, ou sur leurs indications, 
par des scribes vraisemblablement bourbonnais d'origine, authen- 
tiqués dans la plupart des cas par la juridiction la plus proche des 
fiefs qu'ils concernent, ces aveux, une fois géographiquement 
groupés et datés, présentent toutes les garanties requises pour une 
étude philologique (2). On doit les priser d'autant plus qu'ils n'ont 

féodaux ou Noms de ceux qui ont tenu fief en France depuis le xn« siècle, 2« éd., 
4 vol., Paris, Schlesinger, 1867. H en existe aussi aux Arch. nat. un inventaire 
officiel sous la cote PP jôa et PP 360. Notons cependant qu'en 1887 M. Grasso- 
reille, archiviste de l'Allier, dans un article intitulé le Fonds des aveux et hommages 
du Bourbonnais aux Archives nationales [Revue Bourbonnaise, t. iv, p. 225-239) en faisait 
ressortir l'importance générale. Puis i! indiquait plus spécialement tous les actes 
du xiii^ siècle se rapportant à la châtellenie de Moulins, en analysait quelques- 
uns, et reproduisait, comme « spécimen du formulaire employé dans ces actes » 
et du vieux français parlé dans la contrée, trois aveux de l'an 1300 (Guyot Meihés, 
Denison du Puy et Jean Bonneton). — Divers savants ont très bien compris l'intérêt 
linguistique de ces aveux. Ainsi Raynouard, qui dans son Lexique, t. i, p. xxr, a 
cité des extraits de l'acte de Béatrice de Verneuil qu'on trouvera plus loin ; dom 
Bétencourt, qui a transcrit dans ses Noms féodaux, 2« éd., t. m, p. 1^9, un acte de 
Bernard de Murât passé à Verneuil; et dernièrement M. Thomas, qui a publié 
un acte d'Hérec de Beaujeu, écrit sur les confins du Bourbonnais et emprunté 
à ce fonds (Hérec de Beaujeu, dans Fcstgabe fi'tr W. Fœrster, Halle, 1902). Enfin, 
il n'est pas inutile de faire connaître que Chazaud a puisé là, en ce qui concerne 
la toponomastique de l'ancien Bourbonnais, la plupart des éléments primitifs de 
son Dictionnaire des lieux habités. Diverses notes sans indication de provenance, 
réunies par l'averti érudit en vue de la publication d'un Glossaire bourbonnais (187c), 
émanent évidemment des pièces que nous avons consultées. (Cf. Arch. de l'Allier, 
papiers Chazaud, liasse Glossaire.) 

(i) Détail du dépouillement desdits registres : P 454', c. 141, i6r. — P 455', 
c- Î7-— P 455'. c. 231.— P 456', c. 21. — P 456-, c. 87, 90, 93. — P 457-, c. 144. 
149, iii7, 163. — P 4575, c. 199. — P 458', c. 58, 59. — P 4i9', c. 48, 63, 91. — 
P 459^ c. 146, 157. — P 460', c. 24. — P 460-. c. 241, 253, 277. — P 461', c. 8[. 

— P 461% c. 19, 95, 97, loo, 101, 104. — P. 461', c. 251. — P 462', c. 7, 14, 17, 21, 

22, 23, 26, 39, 43, 121, 122, 177. — P 4622, c. 2ÎI, 308, 312, 313, 321. — p 463', c. 

46, Ç2, 56, 70, 72. — p 463^ c. 97, 167. — P 464', c. 33. — P 464', c. 317,424.— 
P 465-, c. 128, 136, 166. ■— P 465% c. 209. — P 467', c. 157. — P 467', c. 174, 195, 
209, 215, 220, 234, 236, 259, 240, 241, 245, 248 — P 468', c. 68. — P 468-, c. 149. 

— P 468', c. 183. — P 468', c. 322, 328, 332.— P 469-, c. 86, 119. 
(2) Voir VAppendice sur les aveux au point de vue diplomatique. 



10 LE PARLER BOURBONNAIS 

pas d'équivalents dans l'ensemble des archives de la maison ducale 
de Bourbon, puisqu'ils se répartissent sur la totalité de ses domaines 
et reflètent, sous des formules sèches en apparence, l'extrême com- 
plexité du parler populaire bourbonnais au début du xiV' siècle. 

On peut enfin joindre à ces trois groupes de pièces divers actes 
inédits, provenant de la même série P aux Archives nationales. 
La traduction française d'une pièce latine rédigée à Souvigny en 
124^, un acte de Guillaume de Bessay de 1283 et un compte de 
recettes et dépenses du châtelain de Rochefort pour 1 3 1 1 , extrê- 
mement précieux, complètent le tableau de la situation linguistique 
du Bourbonnais, depuis le milieu du xiii'' siècle jusqu'à l'érection 
de la seigneurie des Archambauts en duché-pairie (i 327). 

(i) Analysé dans les Titres sous le n" 1508. M. Tiersonnier en a parlé dans le 
Bulletin de la Société d'émulation, t. xiii, 1905, p. 59. 



Les Textes originaux 

— i24rï32j — 



1245, août (Souvjgny). — Transaction et accord entre Gui de Dampierre, 
s' de Saint-Just et de Jenzat, d'une part, et la communauté des habitants 
de Jenzat, de l'autre, stipulant que lesdits habitants, durant la vie dudit 
seigneur, prêteront deux fois l'an leurs bêtes de somme et chars pour 
faire les corvées et conduire les récoltes à la maison du seigneur de 
Jenzat, qui s'engage à ne demander à ses hommes aucune autre « queste ». 
et à respecter les coutumes d'Escurolles. 

Gie Jehanz, arcediacres de Souvegni (i), faz savoir a tous caus qui 
ces lettres verront que, corn il aut discorde antre monsengneur Guion 
de Danpiere (2), seinneur de Seint-Just (3), de l'une part, et les honmes 
de Janzac (4}, de l'autre, seur ce que il leur demandoit sa queste, pour ce 
que il estoit nouviaus sires, et seur lou charroi de bues et de ânes, que 
il leur demandoit a ses ovres et a ses besoingnes ; an laparfin fu acordé 
an ceste manière que, tant com il vivrolt, deus foiz an l'an, a sa requeste 
ou la requeste de son conmandemant, li doivefnjt prester deus foiz an l'an 
leur bues et leur charrouses et leur ânes, a charroier et amener ce que 
mestiers sera, a ses maisons et a ses moulins et a ses autres besoingnes 
de Janzac et an la seingnourie de Janzac ; et avec ce il li doivei n]t char- 
roiier son fein et ses rasins an sa granche et an sa maison de Janzac. 
Et ce faisant il viaut et otroie que, tant com il vivra, charroi ne autre 
chose par nom de queste doran avant ne leur puise demander, ne mes 
que lou charroi, si com il est devisé desus es letres, sauves ses fran- 
chises et toutes ses autres choses qui ne sunt nonmées an ces lettres 

(ij Souvigny, chef-lieu de canton, arrondissement de Moulins. 
(2) Fils de Guy de Dampierre, sire de Bourbon par son mariage avec Mathilde 
de Bourbon, petite-fille d'Archambaut V. Mort en 1276. 
^5) Saint-Just, cant. d'Anglure, arr. d'Epernay (Marne). 
(4) Jenzat, commune, arr. de Gannat. 



22 LE PARLER BOURBONNAIS 

que il li doive'njt. Et est a savoir que il est tenuz a ses devant diz honmes 
de Janzac a tenir et a garder aus us et au contumes d'Escurolles (i). Et 
pour ce que ce soit ferm et estable tant com il vivra, gie a la requeste 
d'une partie des omnes de Janzac qui por touz (2) les autres i fure[^n]t, 
ai saellées ces lettres de mon seel et randues monsengneur Guion 
devant dit. Ce fu fait an l'an Nostre Sengneur mil deus cenz quarante 
cinc, ou mois d'août. 

P 1377', c. 2788. 

Original parchemin. 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 251. 



1268 n. st., février. — Quittance de Jean, s' de Vallière, à Agnès, 
dame de Bourbon, d'une somme de 3oo 1. t. que ladite dame lui devait 
à raison de la vente à elle faite par ledit seigneur des villages de Mon- 
teignet et de Semeautre. 

Je Johanz, sires de Valeri (3), fais a savoir a tous ceaus qui verront 
cestes présentes lestres que je ai vendu et otreié et quitté pardurable- 
ment a noble dame, a Agnes dame de Borbon et a ses hers, por trois 
cenz livres de torneys, des quex je ai eu et receu de ladite dame plenere 
paye et entière, en deniers contez, la ville de Symeaustre (4) et la ville 
de Monteignit (5) et les apertenances, tel droiture cum je i avoie ne 
poee avoir et toutes les choses que je avoie entre Aler et Seoule (6), 
lesquex choses sunt dou fié a ladite dame de Borbon, et toute justise 
grant et petite des choses devant dites. Et ai promis et juré a tenir et 
garder ladite vende et que je n'irai encontre por moi ne por autrui, 
encois garentire et deffendre a ladite dame et a ses hers les dites choses 
vers touz homes. Et de celles choses desus devisées je me suis desvestiz 
et en ai vesti ladite dame et ai obligé en la main a ladite dame de 

(i) Chef-lieu de cant., arr. de Gannat. 

(2) Qui por tou\ est répété dans l'original. 

(îl Vallière, comm.de Saint-Rémy-en-Rollat, cant. d'Escurolles, arr. de Gannat. 

(4) Semeautre, village, comm. de Monteignet. 

(çj Monteignet, comm., arr. de Gannat. 

(6) L'Allier et la Sioule, rivières. 



LES TEXTES ORIGINAUX 2} 

Borbon touz mes biens moubles et non moubles a tenir ladite vende. 
Ou tesmoig de laquel chose, je ai seelées ces présentes lestres de mon 
seaul, et ai requis a noble baron, a Hugue(i) duc de Bergoigne, que il 
metet son seaul en cestes présentes lestres, aviaul lou mien seaul. Et 
nos Hugues, duc de Bergoigne, a la requeste doudit segnor de Valeri, 
avons mis nostre seau! en cestes présentes lestres. Ce fu fait en l'an de 
grâce mil et duex cenz et sexante et sept, ou mois de fevrer. 
P 1377', c. 2780. 

Orig. parch. 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n" 460. 

Cité par Chazaud, Elude sur la chronologie des sires de Bourbon, 
p. 23^ 

1268, îTiai. — Engagement par Guillaume, s' de Saint-Gérand-le-Puy, à 
Agnès, dame de Bourbon, du château de Pierremont et de la terre de 
l'Abbaye contre mille livres de viennois et sous la garantie du château 
de Saint-Gérand mis en la main de ladite Agnès. 

Ce Guillaumes, sires de Seint-Girant le Pui (2), fais assavoir a touz 
ceus qui verront ces présentes lettres que, corne ge haie baillé an 
gaiges et an non de gaigere a ma chère dame Agnes, dame de Borbon, 
mon chastel de Peremont (3), lequel ge tien en fié de li jurauble et ren- 
dauble, et toutes les apartenances qui sont an la seignorie qui apartient 
audit chastel, en cens, en tailles, en honmes, en bois, en rivières, en 
prez, en jotise et segnorie grant et petite, et toutes autres choses, quex 
que eles soient, et quanque ge i puis avoir e doi, et la terre de l'Abbaye 
et toutes les apartenances, et quanque ge puis avoir et doi en celi terre, 
an queque manière que ce soit, lesquex choses devant dites ge tien en 
fyé de madite dame por mil livres de vienois, lesquex mil Ib. ge hai 
eues et receues en deniers contez et mises en mon prue, et m'en tien 

(i) Saint-Gérand-le-Puy, comm., cant. de Varennes, arr. de Lapalisse. 

(2) Hugues IV, fils d'Eudes III et d'Alix de Vergi (1212-1272]. 

(5) Chazaud, dans sa Chronologie, parle deux fois de Pieremont, p. 209 et 257, 
sans localiser ce château. 11 en est de même pour la terre de l'Abbaye, p. 237. 
L'identification de la table des Titres d'Huillard-Bréolles paraît sans valeur. 



24 



LE PARLER BOURBONNAIS 



por paiez anterinement. Et voil et otroi que se il avient que ge muire 
sanz hoir de mon cors et de ma fenme espousée, avant que ge haie reant 
ledit chasteal et lesdites choses de madite dame ou des siens, que 11 
chasteaus devant diz et toutes les choses dessus dites demuerent pardu- 
rablement a madite dame et a ses hoirs ; et don et otroi et quite a ma 
dite dame et a ses hoirs a touz jors, pardurablement, ledit chasteal et 
toutes les choses devant dites, si come il est dessus devisé. Et promet, 
par mon sairement doné sur seinz Euvangiles, toutes les choses devant 
dites a garantir e a défendre a ma dite dame, vers toutes genz pardu- 
raublement, et an oblige apecialment mon chastel de Seint-Girant, an la 
main de ma dame dessus nonmée, et touz mes autres biens por ladite 
garantie. Et se madite dame faisoit perdes ou mises, ou sostenoit 
domaiches, par défaut de ladite garantie, ge et mi hoyr li som.es tenu 
de rendre et de restorer anterinement ; et seroit ma dame creue des 
perdes, des mises et des domaiches por sa foy, sans charge d'autre prueve. 
Et promet, par mon sairement dessus donné, a garder et a tenir toutes 
ces choses dessus nonmées, sanz jamais ancontre venir par moi ne par 
autrui ; et doi doner a madite dame les lettres pendanz mon honorable 
père et seigneur Gui (i), par la grâce de Dieu evesque de Clermont, 
des contenances dessus nonmées. Ou tesmoing de laquel chose, je hai 
doné a madite dame et a ses hoirs cestes présentes lettres, seelées de 
mon seel. Ce fu fait an Tan de grâce m. ce. et lxviii, ou mois de may. 
P 4^7% c. 174. 
Orig. parch. jadis scellé. 

1268, mai. — Engagement fait par Guillaume, seigneur de Saint-Gérand- 
le-Puy, à Agnès dame de Bourbon, de son château de Pierremont et 
dépendances, que ledit seigneur promet de faire valoir 120 1. de rente, 
monnaie courante, assises à l'usage du pays par deux prud hommes, Tun 
choisi par ledit Guillaume et l'autre par ladite Agnès, le château de 
Saint-Gérand étant la garantie de cet accord. 

Gie Guillaumes, sires de Sent-Giram le Puy, fais a savoer a toz 

(i) Guy de la Tour, évêque de Clermont ;'i2ic-i286j. Cf. Gallia Christ., éd. 
Piolin, t. lî, 1875, col. 277-280. 



LES TEXTES ORIGINAUX 2^ 

ceaux qui verrunt ces présentes letres que gie, por mon grara bexoig, 
hay balhé en guaiges e por raison de guagiere a ma chiere dame Agnes, 
dame de Borbun, mon cliatel de Peremunt, loquel gie tien en fyé jurable 
et rendable de madite dame e totes les apartinances, qui sunt en la 
segnorie qui apartient audit chastel,en cens, en tailles, en homes, en 
boys, en rivières, en prez, en jotise, en segnorie e en totes autres 
choses, quex que eles soient, et quan que ge i puis avoir e doy, e la 
terre de l'Abaye et totes les apartinences, et quan que gie puis avoir 
e doy en celé tere, e aux apartinences, en queque manière que ce 
soit ; les quex choses devan dites gie tien en fyé de madite dame por 
mil livres de vienoys, que gie hay eues et receues en deniers contanz 
entièrement de madite dame, por raeson des devan dites choses e mises 
en mon preu, e m'en tien por payez. Lesquex dites choses gie doy faire 
. valoer a madite dame sis vinz livres de rente de la monoye corrant ou 
pais, asisses a l'usaige do pais por dues preudomes, qui serunt eslit de 
par madite dame e de par moy. E doit tenir ma dame on li sien lodit 
chatel e le devam dites apartinences et les devam dites choses, si come 
eles li serunt asisses por les dues pruedomes, jusque a tant que gie on 
mi heretier de mon propre corps, qui serunt de ma feme eposée, ayonx 
payé a madite dame ou es siens lesdites mil livres. E gie et mi heretier 
de mon propre cors e de mi feme eposée pounx avoir e renbre lodit 
chatel e les choses devam dites de marz en marz de madite dame e des 
siens, paianz lesdites mil livres a li on aux siens ; e gie e mi hoyr de 
mon propre cors et de ma feme eposée ne pounx renbre lodit chatel ne 
les devam dites choses por ballier en autruy main. E promet por mon 
sairement doné sur seinz Evangiles totes les choses davam dites a gua- 
rentir et a défendre a ma dame devam dite vers totes genz pardurable- 
ment, e en oblige especialment mon chatel de Seint-Girant en la main 
de madite dame e touz mes autres biens por ladite guarentie. E si ma 
dite dame faisoit perdes on mises, por défaut de ladite guarentie, gie e 
mi hoyr li somens tenu de rendre e de restorer entièrement ; e seroit 
creue madite dame des perdes e des mises por sa foy, senz autre preuve. 
E si madite dame batissoit es devam dites choses endementres que ele 
les tendra en sa main, gie ne mi hoyr ne li en somes tenu de riens 

4 



26 LE PARLER BOURBONNAIS 

rendre, se n'estoit de nostre volunté ; e ne puet vendre ma dame ne li 
sien les forez qui sunt en cez choses qui m'unt esté autrefoyz vendues, 
for que enssi corne elles li seront asisses ; e des ces convenences desur 
nomées gie doy doner a madite dame les letres monseignor l'avesque de 
Clarmont (i), e elle moy aussi. Ou tesmoyg de laquel chose, gie hay 
doné a madite dame devam dite ces présentes letres seelées de mon 
seel e hay prié e requis honorable père en Nostre Seignor Jeham, par 
la grâce de Deu arcevesque de Borges e primat d'Aquitaine, que il 
metet son scel en ces présentes letres en tesmoig de vérité. E noux, 
li devam diz Johanz (2), arcevesques de Borges par la grâce de Deu e 
primaz d'Aquitaine, i avonx mis nostre seel, a la prière e a la requeste 
dodit Guillaume, segnor de Sein-Girant. E ce fu fait et doné en l'an de 
grâce mil cc.lxviii, on moys de may. 
P 4i7\ c. 171. 

Orig. parch. jadis scellé. 

Copie postérieure aux Arch. nat., M 348. 

Cité par Chazaud, Elude sur la chronologie des sires de Bourbon, 



1268, septembre. — Donation faite par Agnès, dame de Bourbon, à 
Huguenin Le Morguat, des mas de « Molera », de Mazières et de 
« Bert», en accroissement du fief qu'il tient de ladite dame, et de l'usage 
du bois sec en la forêt de Tronçais. 

Je Agnes, dame de Borbon ' , faz assavoyr ^ a toz ceaux ^ qui verront 
cetes présentes letres^ que je hay doné^ et autrée a mon amé et mon 
féal, a Huganin*^ Le Morguat, en accroyssement '^ de l'autre fié^ que il 
tient de moy, et es hoyrs ^ desendens de son cors, perdurablement, a toz 

Variantes du vidimus de 1 5> i : 1. Bourbon. — 2. assavoir. — 5. touz ceaus. — 
4. lettres. — 5. dunné. — 6. Hugonin. — 7. acroyssement. — 8. fief. — 9. hoirs. 

(i) Cf. p. 24, note I. 

(2; Jean de Sully, archevêque de Bourges (1261-1271). Cf. G.illia Christ., éd. 
Piolin, t. II, Paris, 1875, col. 69-71. 



LES TEXTES ORIGINAUX ^^J 

jors *", le mas de la Molera et le mas de Mazeres ( i ) et le mas de Bert (2), 
en les appertenences desdiz mas, co est" assavoyer'- de talles'^ des 
cens, de blé et de deners, d'autant que'^Aymonez Datret, homcle 
audit Hugonin, tiendra et portera *% tant com il vivra, les choses 
davant dites. Et dogn et autrey audit Hugonin et à ses hoyrs, aysint 
com il est devant ^^ dit, en ma forest '^ de Troncoe (3) son usaige '* au 
boys sec, co est '^ assavoyer -° a la mayson ^* que lidiz Aymonez tient. 
Et vueyl et autroy -- que lidiz Hugonins et si hoyr -^ si com il est davant 
dit, tiegnent et portent toz jors -^ mes lesdites choses paysiblement, 
senz contredit, de moy et de mes hoyrs. Et por -^ ce que cetes choses 
soent fermes et estables toz jors -'^ mes, je ay cetes donées au dit 
Hugonin, saelées de mon sael, en temognage de vérité. Ce fu fet 
et saelê, l'an de Nostre Segnor m. ce. et sexante et huyt, au moys de 
setenbre "^^ 

P4632, c. 95. 

Vidimus orig. parch. jadis scellés, du 20 juin 1 305 et du 22 mai 1 3 5 1 . 

Analysés dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 469. 

'1268; J9 octobre. — Quittance de Guillaume, s' de Saint-Gérand, à 
Agnès, dame de Bourbon, d'une somme de 592 1. 5 s. viennois, que 
ladite dame lui devait à raison de la « gaigère » du château de Pierre- 
mont. 

Je Guillaumes, sire de Saint-Giram, fais a savoir a tou ceaus qui ces 
letres verrunt que je ay heu et receu de ma très chiere dame lige Agnes, 

— 10. louz jours. — II. ce est. — 12. assavoir. — 15. talhes. — 14. sauf tout 
ce que. — 15. pourtera. — 16. davant. — 17. fourest. — 18. usage. — 19. ce est. 

— 20. assavoier. — 21. meson. — 22. Et vuelh et autrey. — 23. hoir. — 24. jorz. 

— 25. pour. — 26. a tes jorz. — 27. setembre. 

(i) Peut-être Mazières, château, comm. du Brethon, cant. d'Hérisson, arr. de 
Montluçon. 

(2) Il est difficile d'identifier la Molera et Bert. Le nom de Mouillère se ren- 
contre assez fréquemment dans les cantons de Bourbon, Cérilly et Hérisson. 

(3) Actuellement forêt de Tronçais, au nord-est de Cérilly. 



28 LE PARLER BOURBONNAIS 

dame de Borbon, cin cenz quatre vinz et doze livres et cinc sos 
de bons viennois bien contez et bien nombrez, lesquez ele me devoit 
pour la raison de la gagiere de mon chatel de Peremont et des 
apfarltenences, et des quex je me tien pour paiez, et quit lui et ses 
hers pardurablement. Et en tesmoig de ceste chose, je ay saelées ces 
présentes letres de mon propre sael. Ce fu fait et doné lou venredi 
empres la feste saint Luc l'evangelistre, en l'an de grâce mil et deus 
cenz sezante et huit, 

P 1377', c. 2789. 

Orig. parch. jadis scellé. 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n°47i. 

1269, mai. — Procuration donnée par Jean du Chatel et Marguerite, sa 
femme, à Jean de Melanfroy, leur féal, de se présenter en leur nom 
devant Agnès, dame de Bourbon, et lui rendre l'hommage et l'aveu du 
fief qu'ils tiennent de ladite dame. 

A très noble dame et sage, a Agnes, dame de Borbom, Johans dou 
Chastel, damesias, ses feas et Marguarite, dameisele, sa feme, salut et 
emsenble honor et révérence, lor servise aparelié a ses volomtez. Nostre 
chiere dame, sache vostre nobilitez que nos avons estaubli et envoyons 
a vos"Symon de Melanfroi, notre féal, chevalier, porteor des présentes 
letres, por nos essonier por devant vos ; et avons et tenons por fert et 
por estauble totes les choses que il vos dira de part nos por raisom dou 
fyé que nos tenons de vos ; et li donons pleniere puissance de dire, de 
faire totes les choses que nos porrons faire ne dire si nos estions por 
devant vos en vostre présence, et le prometons a tenir suz touz nos 
biens. En laquel chose de reraenbrance et de guarentie, je Johans 
devanz diz et je Marguarite devant dite avons mis nos seaz es présentes 
letres. Ce fu doné en Tam de Nostre Segnor m.cc.lx.ix., ou mois 
de may. 

P 463-, c. 9^ 

Orig. parch. jadis scellé. 



LES TEXTES ORIGINAUX ^9 

1271, septembre. - Donation faite par Agnès, dame de Bourbon, à 
Huguenin Le Morguat. son chambellan, de la métairie des Gouttes, 
sise à Saint-Sornin, avec les droits d'usage, de pannage et de pacage 
dans la forêt de Tronçais. 

Nos Agnes, "dame de Bourbon, faisons assavoir a touz ceaus qui 
verront ces présentes letres que nos, pensé et regardé diligenment 
lou servise de nostre amé Huguenin Le Morgat, notre chambellein, 
que il a fet moût diligenment et moût feaument a nos et a noz davan- 
tiers et en recompensacion dou servise li donnons, a lui et a ses hoirs 
de son cors ou aus hoirs qui naistront de ceaux, et lui octroions perdura- 
blement, en acroissement dou fié que il tient de nous la mictenene des 
Cotes a toutes les appartenances, laquelle mictenerie est assise en la 
parroche de Saint-Saulninz (.) ; et li donnons au dit Huguenin et a ses 
de son cors et aus hoirs qui naistront de ceaus usaige en notre forest de 
Troncoie au bois mort et au bois sec, a son chaufer, quant à cel e 
maison de Mazeres, qui est orendroit, et lou paquier a dis pors et le 
pasturace a ses bestes. Et de toutes ces choses dessus nonmées nos 
ofctlreions audit Huguenin et a ses hoirs de son cors, et a ceaus qu, 
naistront de ceaus, en bone foi, franchement et quittement, sanz nulle 
coustume; et de ces autres choses et des autres choses que il tient de 
nous, nous l'avons receu a home lige. Et toutes cestes choses nous pro- 
mettons audit Huguenin et a ses hoirs dessus diz a garent.r et deffendre 
paisiblement, encontre toutes genz par nos et par noz hoirs en bone foi, 
ne encontre ne viendrons de ci en avant, et en oblijons nos et nos hoirs. 
En tesmong de laquex chose, nous avons saelées ces présentes letres de 
notre sael. Ce fut doné en Tan de grâce m.cc. sexante et unze, au mois 
de septembre. 

Vidimus orig. parch. jadis scellé, du 22 mai 15^1- H débute par la 
donation faite par Agnès, dame de Bourbon, au même Huguenin 
Le Morguat, des mas de la « Molera », de Mazières et de . Bert .., 
publ. p. 2b et 27. avec les variantes du présent vidimus. 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n" 469- 

(i) Saint-Sornin, comm,, canton du Montet. 



30 LE PARLER BOURBONNAIS 

i273« 2 1 novembre. — Guillaume de Varennes, chevalier, se déclare 
satisfait de l'assiette qui lui est faite par la dame de Bourbon, de 40 s. 
de rente que Raymond de Meage, chevalier, percevait sur les tailles de 
Billy et lui avait transférés. 

Ge Guilleaumes de Varenes (i), chavalers, faz assavoir a toz ceaus 
qui verront cetes présentes letres que ge suy tenuz de tenir em paez ma 
dame de Borbon et ses hoyrs, pardurablement a toz jorz, de monsegnor 
Raymont de Meage (2), chavaler, et de ses hoyrs, pardurablement a 
toz jorz, de quarante souz de rente, lesquiés li diz Raymonz avoit es 
talles de Billi (3). Et lidiz Raymonz ha vosu et autrée que ma dame les 
me rendit, et ma dame, la soe merci, les me ha assis autre part. De 
laquiele assise ge me tien appaez, et quant a cete chose ge oblige 
moy et mes hoyrs et mes biens vers madite dame et vers ses hoyrs. 
En tesmognage de cete chose, ge ay cetes letres donées a ma très 
chère dame, saelées de mon sael, en Tan de l'incarnacion Notre 
Segnor mil ce. septante et trois, le mardi empres l'uiteve de la fête 
saingt Martin d'iver. 

P 1 377', c. 2812. 

Orig. parch. jadis scellé. 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 567. 



'1274', octobre. — Renonciation de Jean de La Palisse, moine de Cluni, à 
sa part d'héritage, sur promesse à lui faite par ses frères Pierre et Aimon 
de lui payer une somme de 3o livres, pendant quatre ans qu'il sera aux 
écoles. 

Nos Agnes, dame de Borbon, faisons savoir a touz ceaus qui verrunt 
ces présentes letres que devant nos establiz frères Jehanz de la Palice (4), 
moignes de le aurdre de Cligni (5), quita a touz jours mais, sens venir 

(ly Varennes-sur-Allier, chef-lieu de cant., arr. de Lapalisse. 
(2) Château, comm. de Rongères, cant. de Varennes. 
(5) Billy, comm., cant. de Varennes. 
(4) Lapalisse, chef-lieu d'arr. 
(îJ Cluny, en Saône-et-Loire. 



LES TEXTES ORIGINAUX -» 3I 

encontre, mon seignour Pierre de la Palice (i), chevalier, et Aymon, 
frère de celui Pierre, de toute porcion de père et de mère et de touz 
droiz de heritaige que lidiz Johanz avoit ou pooit avoir ensemble lesdiz 
frères desuz diz, en queque meniere que ceu fust, et de toutes aucions 
qui li poissent avenir de ci en avent. Por laquele quitance lidiz Pierre, 
chevaliers, por soi et por son frère, promist en bone foy a icelui frère 
Joham et dona trentes livres de tornois touz les anz jusque a quatre 
anz, a conter de la date de ces présentes letres. Lesquex trentes livres li 
diz Pierres de la Palice, chevalier, promet a paier touz les anz, ce est 
a savoir quinze livres en la feste de Touz Sainz et les autres quince 
livres en la feste de Pâques mentenent ensugant. Et en tel meniere 
donent lesdiz frères desus diz audit frère Joham jusque a quatre anz trentes 
livres tant cum il seroit demoranz aus escoles ; et se lidiz Johanz n'estoit 
demoranz es escoles, lidiz frères desus diz ne serent tenu de rendre les 
deniers desus diz audit Joham ne a son conmendement. En tesmoignaige 
de laquel chose, nos avons ces présentes seellées de nostre seel. Ce fu 
doné en Tan de grâce mil ce. et sexante et quatorze, ou mois de optobre. 
Arch. de l'Allier, E 185, pièce 7. 

Orig. parch. 

Analysé dans Vlnventaire sommaire, série E, p. 124, col. 2. 

Cité, sans références, par Aubert de la Faige et Roger de la Bou- 
tresse, Les fiefs du Bourbonnais, La Palisse. Paris, 1896, p. 229. 



'1274', 28 décembre. — Agnès, dame de Bourbon, pour satisfaire aux 
réclamations de Guy, évêque de Clermont, son père, au sujet de la terre 
de Besson, qui avait été donnée en fief à la famille des Noix, reconnaît 
tenir cette terre de l'évêque en arrière-fief, et y ajoute en accroissement 
de fief Chasaul-Gilbert et ses appartenances ou 20 livrées de terre de 
son domaine, ce qui est ratifié par Barthélémy des Noix, de Souvigny, 
le 3 1 décembre suivant. 

A touz ceaus qui verront ces présentes letres Bartholomers des 

(i) Le dernier des anciens seigneurs de la Palisse, fils de Guillaume, mort en 
1295. Cf. Aubert de la Faige et R. de la Boutresse, Les Jiefs du Bourbonnais, 
La Palisse, Paris, 1896, p. 229. 



32 LE PARLER BOURBONNAIS 

Noys (i), burgois de Sovegni, salut en Notre Segnor. Sachoiz que nos 
avons eues et receues les letres pendanz de noble dame madame Agnes, 
dame de Borbon, en cete forme. Nos Agnes, noble dame, dame de 
Borbon, fesons a savoir a touz ceaus qui verront cetes présentes letres 
que, de la demande que notre chiers cosins e notre très chiers sires, frère 
Guis, par la grâce de Deu (2) evesque de Clarmont, fasoit de la terre de 
Besson (3), laqué notre très chiers frères Huedes, fi le duc de Ber- 
goigne, ca en ariers sires de Borbon, mit en la mein sire Pierre des 
Noys. por l'eschamge de la terre de Beaumont, laquel chose lidiz 
evesque disoit que il ne poet pas fayre, et por ce que li hereter doudit 
Pierre tegnant e porteint pardurablement en paiz ladite terre de nos en 
fié, e nos la tegnons doudit evesque en rerefié, nos volons e prometons 
a tenir doudit evesque en acressement doudit fié Chasaul Gilbert e les 
apartinences, lequel notre très chiers sires Jehanz, fi le duc de Borgogne, 
ca en ariers sire de Borbon, conquist de la mère Franconin dou Plays, 
e en tout ce vint livrées de notre terre de notre domeine. E por ce que 
cete chose soit ferme e estable, nous avons cetes présentes letres saelées 
de notre seaul. Ce fut fet le vendredi enpres la nativité de Notre Segnor 
mil e deux cenz e sexante e quatorze. Et ge Bartholomiers des Noys 
promet en bone foy ma dame Agnes, dame de Borbon, rendre e ballier 
les letres pendanz de le evesque de Clarmont et dou chapistre, saelées 
de lor seaus,de la quittance et de la convenance dou fié de Besson, en 
la forme desus dite des letres de ma dame, si lesdites letres ma dame 
balhe a l'esvesque de Clermont ; ou si ce non, promet madame de 
Borbon rendre les dîtes letres saelés de son seaul, a sa requeste. Ce 
fut fet le lundi en la veille de an neuf, en l'am de Notre Segnor mil 
doux cenz sexante e quatorze. 
P 467-, c. 185. 

Vidimus orig. parch. jadis scellé. 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n" 884. 

(i) Les Noix, domaine, comm. de Souvigny, arr. de Moulins. 

(2) Cf. p. 24, note I. 

(?) Comm., cant. de Souvigny. 



LES TEXTES ORIGINAUX 35 

1275 n. st., 18 février. — Confirmation par Agnès, dame de Bourbon, 
des acquisitions en fiefs, arrière-fiefs et ccnsives faites dans sa terre et 
baronie par les doyen et chapitre d'Hérisson, qui sont autorisés à y 
acquérir en outre jusqu'à 100 1. de rente, sauf les hommages et les cens 
dus à ladite dame. 

Nos Angnes, dame de Bourbon, faisons assavoir a toz ceaulx qui 
verront cetes présentes letres que, por le remède de notre arme et de 
celé a noz davanters, tôt ce que li deayns et li chapitres et li servitor de 
notre église de Hericon (i) ont acquis et se sont acreu dedans notre 
terre et dedans notre baronie, soit en fiez, en rerefiez(2), en censis ou en 
autres choses, quieusque eles soent, nos volons, autreons et confermons 
a ladicte église, pardurablement, a toz jour maiz. Dechié, por ce que li 
servises en ladicte église soit des hor en avant plus honnorement feiz 
a lo honnor et au louange de Notre Seignor, et meauz puissent estre 
soustenus li servitor de ladite église qui le servise Notre Seignor font et 
feront, nos volons et octreons, et lor donnons especial comandement et 
plener poyr, que ilz se puissent accroistre et puissent aquerre et retenir, 
en nom de l'église devant dicte, toz jors mais, perdurablement, dedans 
notre terre et dans notre baronie et en noz fiez et en noz rerefiez et en 
noz censis et en autres choses, quiesque elles soient, tant que a cent 
livres de rende des orez en avant, en tel menere que il n'en aquirent 
tant en un fié, por quoy nos ou notre hoyr perdissons tôt le homenage 
de ceaus de cui il acquerront, et sau notre cens que nos avons esdicts 
censis. Et promectons par notre fey, por nos et por nos hoirs, que 
encontre cetes choses ne aucune de cetes, nos ne viendrons des hor en 
avant, nous obligons nos et nos hoirs et toz nos biens au ttenir et au 
garder cetes choses et chacunes por sey pardurablement, a toz jour 
maiz. En tesmognage de lesquiés choses, porceque elle ne puissent estre 
brisées, nous avons cetes letres donées au deayn et au chapistre, saellées 
de notre sael. Ce fut fait etsaelé le lundi ampres la quizayne de la puri- 
ficacion de Notre Dame, en l'an de grâce mil ce. septante et quatre. 
P 1376-, c. 26973 bis. 

(i) Hérisson, chef-lieu de cant., arr. de Montiuçon. 
(2) Le ms. porte rererefiei. 



34 LE PARLER BOURBONNAIS 

Copie papier du 22 novembre 1447, intitulée « la fondacion et ad- 
mortissement de Hiricon », contenant en outre la fondation d'Archam- 
baud VI de 1221, citée par Chazaud, Chronologie, p. 208, et la confir- 
mation de Louis I" en 1 321 , 

Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 545. 

1276, 21 juin. — Constitution par Agnès de Bourbon de Pierre de Lapa- 
lisse, comme garant du paiement d'une somme d'argent due par ladite 
dame à Berthomier des Noix, de Souvigny. 

Nos Agnes, dame de Borbon, faisons a savoir a touz ceaus qui 
verront cetes présentes letres que, cum nos deussens a Berthomer des 
Noys, de Sovigni, trois mile cinc cenz sexante et set livres quinze soz 
et six deners, lesquex il nos avoit prestez en deners nonbrez, por les- 
quex nos li avons baillé [le] chastel et la chastelenie de Molins et totes 
les issues de la chastelenie, quex qu'eles soient, nos por lez diz deners 
paier audit Berthomer, einsi cum il est contenu en noz letres que il a de 
nos, avons mis et establi pleige et arendeor vers le dit Berthomer des 
deners desus diz notre amé et notre féal, notre seignor de la Palice, 
por la dizenne partie et por le tôt, et l'en prometons en bone foi a garder 
de tôt domaige et ses hoirs, et totes les perdes et touz les domaiges 
que il ou si hoir feroient por raison de cete plegerie, nos lor prometons 
a rendre et a restorer entérinement : des quex nos les croirons par lor 
sairement, sanz autre prove, et quant a ce nos obligons nos et noz hoirs 
et touz noz biens mobles et non mobles, en quexque leu qu'il soient, et 
renuncons a totes excepcions et a totes barres qui pourroient estre dites 
contre cette letre. En tesmoing de laquex chose, nos li avons donées 
cetes letres saelées de notre seal. Ce fut doné l'an de grâce m. ce. 
sexante et seze, lou diemenche davant la Nativité Saint Johan Baptiste. 

Arch. de l'Allier, E 18), pièce 8. 
Orig. parch. 
Analysé dans V Inventaire sommaire, série E, p. 124, col. 2. 



LES TEXTES ORIGINAUX 3) 

1283 n. st., i5 mars. — Donation faite par Guillaume de Bourbon, sei- 
gneur de Bessay, à Raymondin Chenet, son vassal pour la maison de 
Semeborse, de 40 s. de rente perpétuelle, à prendre sur divers ténements. 

Nous Guillaumes de Borbon, sires de Becay (i), damayseaus, 
foymes a savoer a touz que nos, por nostre profit et por ce que Ray- 
mondins Chenez, escuyers, a pris de nostre fié sa mayson de Semaborse 
et diz livres de rente, nos avons doné a celuy Raymondin et a siens a 
touz jorz quarante soz de rente, por lesqués quarante soz nos li avons 
rendues les choses desouz nommées, c'est assavoyr troys soz sus le 
tenement Beroer qui est assis coste la mayson as moines de Lusinay (2), 
la rivere entemi devers bise, et le chemin qui mayne de la forest a la 
vile franche de Semeborsse devers midi ; derechief une eminée de terre 
por une emine de seygle, laquel terre est assise coste ledit chemin 
devers bize et la terre as Chambaluz devers soleil levant. Derechief une 
eminée de terre por une emine de saygle, laquele est assise en celuy 
terrage coste le pré dodit Raymondin devers soleylh levant, et la terre 
Charabolet devers nuyt ; derrechief un pré por xii deniers qui est apelez 
le pré de Bornât et est assis coste la grange dodit Raymondin devers 
nuyt et la guarene audit Raymondin Chanet devers midi ; derrechief le 
tenement aus Ferroz et Bone Perraude que il tienent de nous por sept 
soz de talle et por une emine de saygle et por demie quarte de avoyne; 
derrechief le tenement Hugue le Rous et aus enfanz Durant Sayve, 
lequel il portent de nous por vu soz de talle et por une quarte de saygle ; 
derrechief dous prez que portent Huguonet Barons et la fenme Perreau 
Baron por x copes de froment de cens ; liquel pré sunt assis as ayses 
do tenement davant dit, et li autre tenement que portent Nugues le 
Rous et li anfant Durant Sayve et li Ferrot et Bone Perraude sunt 
assis aus ayses deGotemorte coste la rivere de Saune (3) devers midi et 
la terre au segneur de Escole (4) et Girardin de Guoyze (t) devers 

(i) Bessay, comm., cant. de Neuilly-le-Réal, arr. de Moulins. 

(2) Lusigny, comm., cant. de Chevagnes. 

(?) La Sonnante, rivière qui passe à Neuiliy-le-Réal. 

(4) Hameau, comm. de Broût-Vernet, cant. d'Escurolles, arr. de Gannat. 

(5) Gouise, comm., cant. de Neuilly-le-Réal. 



36 LE PARLER BOURBONNAIS 

soleyl levant et le chemin qui vient de Guoyze a Becay et se fiert au 
chemin Chapeleys devers bise et la terre dodit Raymondin, laquel il ot 
de Jehan Aimcri, devers nuyt : et est assavoyr que toutes les terres et 
li pré qui sunt dedanz cez confinacions que li home davant dit les portent 
por leur tenemenz, excepté le boys de Guotemorte ; derrechief le tene- 
ment Plegnot por ix soz, qui est assis as ayses de Vilars. Et volons et 
otroyons que lidiz Raymondins et li sien puyssent croystre leur garenne 
por notre fié et prometons en bone foy pour nos et pour le nostres ceste 
donacion, et les choses davant dites atendre et tenir et encontre non 
venir et deflfendre a luy et as siens les choses desus nommées por lesdiz 
quarante soz de rente de touz homes que y mestrient empaycement et 
renuncions a toute chose que nos porroyt aydier a venir enco"n]tre. En 
temognage de ceste chose, nos avons donées audit Raymondin cestes 
letres scellées de notre seaul. Et furent donées en l'an de Nostre 
Segneur m. ce. quatre vinz et deus, le lundi après la Saynt Gregoyre. 
P 4Vy,c. 232. 
Orig. parch. 

1301} 29 mai. — Mandement de Guiart de la Porte, bailli de Bourbon- 
nais, à tous les châtelains d'apporter à Moulins aux prochains comptes 
les aveux des fiefs de leurs châtellenies tenus du s"" de Bourbon et de 
saisir pour défaut d'aveu les fiefs des vassaux qui ne se seraient pas 
conformés à cette formalité. 

Transcriptum. 
Guiarz de la Porte, balif de Borbonois, a touz les chastelains (i) de 
Borbonois qui ces présentes lettres verront, salut. Nous vos mandons 
et conmandons a touz et a un chaqun de vos que vos, sanz nule faute, 
nos aportoiz es procheins comptes a Molins touz les escrizque vos avez 
receuz, chasquns en voz chatelenies, des fyez qui sunt tenu de mon- 
segnor ; et si auquns en y a qui ne les aient renduz, si sasissiez les fiez 
e motez en la maen monsegnor, a ce qu'il rendoient les escriz dedanz 

(i) Cf. Chazaud, Etudie sur la chronologie des sires de Bourbon, p. 112 et 115, et 
H. Gaillard, Recherches géographiques sur la formation du fief de Bourbon, dans 
les Annales bourbonnaises, t. vi, p. 144 et sq. 



LES TEXTES ORIGINAUX 



3: 



les comptes, et pour le deffaut ; et ce faites si diligenment que vos n'en 
puissoiz estre repris de négligence. Donné souz nostre sael, l'an de 
grâce mil iii'= et i, le lundi ampres les octaves de Penthecote. 
P 469', n° 32. 



1300 (Moulins). — Aveu de Perrin de Pouzeux, pour ce qu'il tient en 
fief du s"^ de Bourbon dans la châtellenie de Moulins. 

Ce est li fyez que tient Perrins de Pozoux (i) de monsegnor de 
Borbon en la chatelenie de fvlolins : sa maissun de Pozoux et l'estan, 
la guaregne, les prez, les vignes, terres arables, bordelages, cens de 
deners qui sunt sus messuns et terres a Molins, et ce que il ha en la 
loyde de Molins, et les quierpoteres (2) que il ha entour Molins en 
vernoez, qui sunt envoerun la maissun audit Perrin de Pozoux. 
P 4^^ c. 161. 



1300, 17 octobre (Moulins). — Aveu de Perronin Gauterin, pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon à Saint-Martin-des-Laids. 

Nos Jehans, arceprestres de Molins, a touz ceaus qui verront cestes 
présentes letres, saluit en Noire Segnour. Sachent tuit que pardevant 
nos establiz Perronins Gauterins recognuit se tenir de monsef^nor de 
Clarmont, segnour de Bourbon, en fié toutes les choses que il ha en 
parroche de Saint-Martin de Lays (3), que moent de part le chiez son 
père, excepté le tenement au Pataners. En tesmoin de ceste chouse, 
nous avons mis, a la requeste doudit Perronin, notre seaul en cest 
escript. Doné le lundi avant la saint Luc evangelitres, l'an de grâce 
nrJl iii^. 

P 4t5S c- 57 

(0 Pouzeux, chat., comm. d'Yzeure, cant. et arr. de Moulins, dépendance au 
xviie siècle du collège des Jésuites. 

(21 Forme curieuse du mot careport ou carpot qui désignait en Bourbonnais 
une redevance, généralement égale au quart de la vendange. (Cf. Godefroy, 
Dictionnaire de l'ancienne langue française, t. i, p. 787, coi. 2.) 

(;) Saint-Martin-des-Laids, comm.. cant. de Chevagnes, arr. de Moulins. 



38 LE PARLER BOURBONNAIS 

"1300, 27 octobre (Moulins). — Aveu de Guillaume de BrcssoUes, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon dans les châtellenies 
de Moulins, Bourbon et Belleperche. 

Nos Jehans, arceprestres de Molins, faisons a savoir a touz ceaus 
qui cetes lettres verront que presenz pardavant nos Guillaumes de Bro- 
celée (i), domeseaus, reconut se tenir en fié licge, par raison de Beatriz 
sa feme, fille fut Guillemin de La Mote, dameseau, mort, de très noble 
prince monsegnor de Borbon, les chouses desouz nomées : c'est a savoir 
sa maison de Molins (2) et lo verger dereres asis et le vergier devers 
la fayola de Molins, laquele maison est asise delez les murs de 
Molins, et part aveax les hers Perreau de La Mote, et la grange 
qui se tient a la maison Pierre Obrevit ; item le molin de Monz ; 
item, en la chastelanie de Beleperche (3), le dime de Vilers (4), que 
part aveax le curé de Lucenay sur Aler (5) et aveax la prioresse de 
Bosloet (6), et les homes talables que il a a Limaise (7) ; item en 
la chastelanie de Borbon (8), le dime de Limaise de blé et de vin, 
que part aveax monsegnor Guillaume de Bosctureau (9), chivaler, 
et le dime de Graon (10), que part aveax monsegnor Jaufray de 
Bosctureau, chevalier, et toutes les autres chouses que il portet par 
la raison de sa feme es chatelanies desus dites. Et fit retenue lidiz 
Guillaumes par davant nos de conoitre dou dit fieu, si plus i avet dom il 
s'avisast, quant que il seret avisez. En tesmogn de laquele chouse, 
nos avons mis notre sael, douquel nos usons quant es causes, a la 

(i) Bressolles, comm., cant. et arr. de Moulins. 

(2) Chef-lieu du département. 

(5j Belleperche, comm. de Bagneux, cant. et arr. de Moulins. Cf. C. Grégoire, 
la ChâieUenic de Belleperche, dans la Revue bourbonnaise, 1884, t. 1°'', p. 325. 

(4) Petit-Villiers, comm. de Neure, cant. de Lurcy-Lévy, arr. de Moulins. 

(ïj Ancienne paroisse dédiée à saint Martin, actuellement réunie à celle de 
Villeneuve-sur- A Hier. 

(b'j Prieuré de Bouloi, paroisse de Tresnay (Nièvre), dépendant de Saint-Pierre 
d'Yzeure, près Moulins. 

(7J Limoise, comm., cant. de Lurcy-Lévy. 

(8) Bourbon-l'Archambault, chef-lieu de cant., arr. de Moulins. 

(9) Bouquetraud, seigneurie près Couzon, comm., cant. de Lurcy-Lévy. 
(10) Non retrouvé. 



LES TEXTES ORIGINAUX 



39 



requeste doudit Guillaume, le Jeudi davant la feste de Touz sainz, l'an 
de grâce mil et trois cenz. 
P 4543, c. 141. 



1300, 14 décembre (Moulins). — Aveu de Guict de Pléjay, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Aurouër et Lucenay-sur- 
Allier, dans la chàtellenie de Belleperche. 

Nos Johenz, arceprestre de Molins, a touz ceaus qui verront et orront 
ces pressentes letres, salut. Sacheint tuit que par devant nos establiz 
Guioz de Plejay ( 1 ), damoyseaux, cognut soy tenir de très noble home, de 
monsegnor le conte de Clarmont et segnor de Borbon totes les choses 
que il ha en la parroche d'Oreor (2) et en la parroche de Lucenay sus 
Aller, en la chatelenie de Belleperche : c'est assavoir sa meson de la 
Note et les apartinances, soint boys, garenes, soint pré, vignes, soint 
chaumes, bruyères, vernoiz et bossons, terres gagnies et non gagnies, 
dimes, champars, homes, talles, cens et totes autres costumes, que 
part que elles soint an la chatelenie de Bleperche ; item le fié que tient 
Johenz Jordins doudit Guot. Et totes ces (3) chose poent valoir xl Ib., 
po plus om po meins. En tesmoin de laquel chose, a la requête doudit 
Guiot, avons mis nostre seaul en cet escript. Doné l'an de grâce mil et 
iii*^, le mescredi empres la saynte Luce, virge. 
P 465', c. 128. 



1300, 14 décembre (Moulins). — • Aveu de Jean du Cornier, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Aurouër, dans la chàtel- 
lenie de Belleperche. 

A touz ceaux qui verront et orront ces presenz escrip, nos Johans, 
archeprestre de Molins, salut en Notre Segneur. Sachoint tuit que 
pour devant nos establiz Johans dou Corner, dameseaux, cognuit soy 

(i) Les Noms féodaux donnent les lectures Plcny, Plexy, Pleray. 
12) Aurouër, comm., cant. et arr. de Moulins. 
(3) Ces est répété. 



40 



l.E PARLER BOURBONNAIS 



tenir en fié lige de très noble home de monsegnor le conte de Clermont, 
se^neur de Bourbon, ces chouses desos nomées en la chastellenie de Bele- 
perche : c'est a savoir ce que il a Hedon (i), en la parroche de Oreour, 
et ou deme de TAveschet, et ses cens qui sunt a paier lou dymenche 
avant Noaul, et toutes les chouses, lesqués il ha en la parroche desus 
dites, soint homes, cens, près, fousez, garenes, boys, terres gagnables 
et non gagnables, excepté ce que an tient de Guitart de Champfroit (2), 
et pont valoir ces chouses dessus dites es amvirons de ... s., ou po plus 
ou po meins. En tesmoing de laquel chouse, nos avons mis notre seaul 
en cest escrip, a la requisiciondoudit Johan. Doné l'an de grâce mil 111'=, 
le mecredi ampres Tuitave saint Nicholax d'yver. 
P 465-, c. 209. 

1301, 3 septembre (Moulins). — Aveu de Jean de Laugère, pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon à Bagneux et à Montilly, dans la chàtel- 
lenie de Belleperche. 

A touz ceaus qui verront et orront ces presens letres, nos arce- 
prestres de Molins, salut. Sachaint tuit que par devant nous est venuz 
Johans de Laugere {3), damiseaus, qui recognoit a tenir em fié lige de 
très haut home noble prince, de monsegnor le comte, segniour de 
Borbon, toutes les chouses que il a en la parroche de Bagniox, de 
Monthellix (4), asises em la chathellenie de Belleperche, c'est assavoir 
sa mayson de Laugere et les appartinences de celle maysom, c'est 
assavoir prez, bois, terres gagniables, non gagniables, estans, garennes, 
homes, talles, et cens et aygues et molins et toutes austres chouses, 
queque part que elles soyent ne cornent que elles soyent ne coment que 
elles soyent appellées, et les fiez que tinent de lui li hereter dou Cha- 
theller et Perrins de La Fae et li hereter Perronin Bodin et li hereter 
de Ternam et li hereter Claveaul et li hereter Giraudet de Rez et li 

(1) Ou selon les Noms féodaux Liédon, non retrouvé. 

(2) Champfroid, dom,, comm. d'Auroucr. 

(5) La Petite-Augère, dom., comm. de Bagneux, cant. et. arr. de Moulins. 
(4) Montilly, comm., cant. et arr. de Moulins. 



LES TEXTES ORIGINAUX 4I 

hereter Perronnin de Rez et Guioz de Rez et Johan de Rive et Morin 
Priverat et Guillaurr.es ses fis, esceté des chouses dessus dites un pré 
qui est appeliez la noe Bercharde et un cham qui est appeliez cham 
Perion, liqueus chans mot dou censif à l'abaasse de Sain-Menoux ( i ). Et 
puent valoir ces chouses desus dis de rente chaun an xxx Ib. de remte. 
Em thamoing de laquel chouse, nous, a la requeste doudit Joban, avons 
mis notre seaul. Donné l'an de grâce mil iii*^'^'^ et i, le diemanche avant 
la Notre Dame de setembre. 
P 465*, c. 136. 

1326, i5 août. — Aveu d'Isabeau, femme de feu Guillaume des Ais, 
damoiseau, et d'Agnès, sa fille, pour le quart de la dime de Vauvre, 
assis sur Saulzet, Semeautre et Gannat, qu'elle tient en fief du s' de 
Bourbon. 

A toz ceux qui verrunt ces présentes lettres, Pierres de Vaux, cha- 
noynes d'Ostun, chancelliers de Borbonnois, sàlut en Notre Segnor. 
Sacheynt tuyt que davant Pierres Oler, prestre, notre juré avent de 
nous sur ce comandement especiaul, extablies personeement Ysabeaux, 
famé fu Guillaume des Ays, jadis damaysel, et Agnes, filhe desdiz 
Guillaume et Ysabel, por say et por son frère et ses sereurs, cognurent 
a tenir en fyé liège de très aut et très poyssant et noble home monsse- 
gnor Loys, comte de Clermont, segnor de Borbonoys, chambarier de 
France, et des siens, les choses qui s'en sievent, asises en la chastel- 
lenie de Gannat (2). C'est asavoer la quarte partie d'une dime, liquieux 
dîmes est apelez publiaument la dime de Vauvre, Hquieux est asis es 
parroches qui s'en sievent ; c'est asavoer es perroches de Sauzet (3), de 
Saint-Meautre (4) et de Gannat, et puet valoer par leaul extimacion com- 
muneme[njt cent sozde rente assis pour la cotume, ou poc plus ou poc 
meys, et si plus y avoyent, c'est a savoer en ladite chastellenie es dites 

[i] Saint-Menoux, comm., cant. de Souvigny. Cf. sur l'abbaye bénédictine qui 
s'y trouvait, Moret (abbé), Histoire de Saint-Menoux, Moulins, 1907. 
(2) Gannat, chef-lieu d'arr. 
(î) Saulzet, comm., cant. et arr. de Gannat. 
(4) Cf. p. 22, note 4. 

6 



42 LE PARLER BOURBONNAIS 

parroches ou es apartenances, ou plus valoet lediz dimes, tôt en cognis- 
sent lesdites famés, c'est a savoer ladite Ysabeaul et Agnes sa filhe, 
pour eles et pour le frère et les seurs de ladite Agnes, a tenir en fyé 
liège de très aut et très poyssent segnor monssegnor dessus dit. Au 
tesmoyng de laquel chose, a la relacion dudit juré auquel sur ce nous 
avons donée playne foy, nous avons mis lou seel de la cort de Borbon- 
nois et a la requeste desdites Ysabeaul et Agnes, damaysele. Tesmoyng 
apelez a ce dudit juré Pierres Maumin de Bochet, de la parroche de 
Deux Chieses (i) et Duranz Forner, de Mauderes (2). Doné l'an de 
Notre Segnor mil ccc vint et six, le vendredi jour feste de l'Asumpcion 
Notre Dame. Je Pierres Olers prestres. 

P458SC. 59. 

ISOl, 19 juillet. — Aveu de Hugue, s' de Chantemerle, chevalier, pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Monétay-sur-Loire, le Pin, 
Coulanges et Saligny. 

Ge Hugues, sire de Chantamerle (3), chevaliers, fois assavoer a toz 
ceaus qui verront et orront cetes présentes letres que ge tien en fié lige 
de très haut et très noble prince monsegnor Robert, conte de Cler- 
mont et segneur de Borbon, les choses que eci s'enseguent. C'est 
assavoer la meson fort de Chantamerle, aveuc le recet et aveuc le plai- 
saiz darieres ladite mote, et Testanc assis desouz les garennes, et les 
gahanhages et les prez et les vignes de ladite meson ; item la ville qui 
est desus ladite meson, que est appellea boix-Davant, aveuc les apar- 
tenences ; item font Genaus et les apartenences ; item Geverdu et les 
apartenences ; item Fraici et les apartenences ; item Villeverdre aveuc 
les apertenences ; item boix Pépin et les apartenences ; item Villete et 
les apartenences, aveuc le boix qui siet desus ladite ville, qui est appeliez 

(i) Le Bouchet, hameau, comni. de Deux-Chaises, cant. du Montet, arr. de 
Moulins. 

(2] Modère, doni., comm. de Deux-Chaises. 

(3) Chantemerle, comm. de Monétay-sur-Loire, cant. de Dompierre, arr. de 
Moulins. 



LES TEXTES ORIGINAUX 4J 

Ro... ; item a mont Gengluy troys tenemens : c'est assavoer le tenement 
Châtrer et le tenement Symonet et tenement Hugue Mazoer ; item le 
tenement des Chieses, aveuc le boix et aveuc leur apartenences ; item 
la prevosté de Chantamerle, c'est assavoer le domeine. Lesquex choses 
sunt en value, par estimacion, de quarante livres de rente, ou plus ou 
meinz, et si plusvalont, le plus aveuc les choses desus dites en conoisse 
a tenir, et si meinz valont les choses desus dites, ge ne me oblio pas a 
parfere le meinz. Item conoisse a tenir doudit monsegnor le conte de 
Clermont en fié lige le ffiés que tinent de moi mu[n] sire Guillaumes de 
Varrignes (i) et Guillaumes Ornites ; item le fié que tient de moi la 
Ruyllarde et Fuilhou ; item le fié que tient de moi li Loranz a mont 
Gengluy ; item la justice grand et petite et la blaerie en tote ma terre, 
soit en la parroche de Monestoi, dou Pin (2), de Colonges (3) ou 
de Seilligny (4). E[n] stemoing de laquel chose, ge ay scellé cestes 
présentes lettres dou seel douquel ge huso. Doné le mercredi davant la 
feste de la Magdaleine, en l'an mil iii*^ et i. 

P 468^ c. 332. 

1303. — Aveu de Guillaume de l'Espinasse, pour ce qu'il tient en fief du 
s' de Bourbon à Pierrefitte, Coulanges, Saint-Agnan-sur-Loire et Perri- 
gny-sur-Loire, mouvant du château de Chavroche. 

A tous ceaus qui verront et orront ces présentes letres je Guillaumes 
de l'Espinace (5), chevaliers, fais a savoir que je tienz en fiez et doy 
tenir de noble prince monseingnor le comte de Clermont toute la terre 
toutes les possessions, tant en justice, en seignorie, en fiez, en rirefiez, 
que j'ay ni puis avoir es villes et es parrochages cy desouz nonmez : 
c'est a savoir ce que j'ay achaté de Johan de Chastelud (6) et de ma 

(1) Cf. p. 30, note I. 

(2) Le Pin, comm., cant. du Donjon, arr. de Lapalisse. 

(3) Coulanges, comm., cant. de Dompierre. 

(4) Saligny, comm., cant. de Dompierre. 

(t,) L'Espinasse, comm. de Saint-Germain-l'Espinasse (Loire). 
(6) Châteius, comm., arr. et cant. de Lapalisse. 



44 LE PARLER BOURBONNAIS 

dame Ysebiaul, sa mère, tant seulement en la ville et en la parroche de 
Pierreficte (i), en la ville et en la parroche de Colunges (2), en la 
parroche de Saint-Aignim (3) et en celi de Perregny (4), et tout quant 
que j'ay achaté desdiz Johan et de ma dame Ysebiaul, avecques l'achat 
de Pierreficte, et oudit achat excepté le fiez que tient Guillaumins de 
Perrigny, damoyseaus, et le fiez et la terre que tient ou soloit tenir 
Pichart de Saint-Aubin (5), et excepté les dues diemes de Colonges, 
lesquex chouses exceptées ne sunt pas dou fiez ni dou rirefiez doudit 
monseingnor le conte. Et cognois ledit fiez movoir et estre apartenant 
au chasteaul de Chaveroche (6). Et si aucunes chouses qui ne foussient 
pas ci nonmées se trovient ou estient dou fiez doudit monseingnor le 
conte, je dit chevaliers seroie touz jours prest et appareillé dou cognoistre 
et de faire mon devoir, si se trovoit, vers ledit monseingneur le conte et 
vers ses genz. Ou tesmoinz de laquel chouse, je hai mis mon seaul, de 
quoy je use, en ces présentes letres, faites et douées le mercredi empres 
la feste Saint Earnabé l'apostre, l'am de grâce mil trois cenz et trois. 
P 468s G. 328. 



1300, 27 septembre (Lapah'sse). — Aveu de Philippe de Maleval, s' de 
Lapalisse, chevalier, pour ce qu'il tient en fief et arrière-fief du s' de 
Bourbon, à cause du château de Billy. 

A toz ceas qui verront et orront cetes pressentes letres, Philupes de 
Maleval, sire de la Palice (7), chivaller, salut hen Nostre Seignor. 
Sachent tuit que nos connoissons a tenir en fié lige de très honnorable 
honme monseignor lou conte de Clermon, seignor de Borbonoeis, por 

(i) Pierrefilte, comm., cant. de Dompierre. 
(2j Cf. p. 4î, note 4. 

(5) Saint-Agnan, comm., cant. de Digoin, arr. de Charolles (Saône-et-Loire). 
(4} Perrigny-sur-Lpire, comm., cant. de Bourbon-Lancy, arr. de Charolles. 
(5] Saint-Aubin-sur-Loire, comm., cant. de Bourbon-Lancy. 

(6) Chavroche, comm., cant. de Jaligny, arr. de Lapalisse. 

(7} Philippe de Maleval succéda à Pierre, s"" de Lapalisse, mort en 129?, dont 
il avait épousé la veuve, Isabelle de Ternant. Cf. de la Faige et de la Boutresse,. 
Les fiefs du Bourbonnais, I.a Pa/i's.sY, Paris, 1896, p. 229. 



LES TEXTES ORIGINAUX 



45 



raisson de la baronnie de Borboneis, lou chatel de la Palice et les 
apartinences doudit chatel, et tôt lou droit et l'acion que nos i poons 
avoer ne devons por dame Issabea de Ternant, dame de la Palice, ne 
por ses anfant, soit en seignorie, honeu, justisse, grant et petite, hen 
terres gaines et non ganes et boes et garenes et prés et pâturas et 
honmes tallables et non tallable et toz les estans et les molins et les 
riveres, hen la manière que messires Pieres, cay en arieres sires de la 
Palice, les solet tenir et por raisson dou chatea de Bile (i); liquel 
chateas de la Palice et les apartinences sunt possées hen la parroche de 
Lubié (2); derechié hen la parroche de Buissoles (3) ; derechié hen la 
parroche de Sain-Priet ;4) et dou Bruel (5), de Billizés (6) et de Tres- 
sail (7) et de Varennes sus Techi (8) et de Bar (9) et de Barreis (10) et 
de Loude(ii) et d'Ande (12) et de Dreiturais ^i5)et de Chalmes (14) : 
lesquel chosses sunt a lavalor de set vint livres de rante et lou plus, s'il 
hi est, et lou moins. Derechié les fié et le rerefié qui s'ensegont, que l'on 
tient dou chatea de la Palice : premeriment lou fié que tint de nos mossi 
W. de Montjournal (i 5), chivallers ; derechié lou fié monseignor Haudin 
deGlené(i6);itemlou fié de Hugonin de Glené ; item lou fiédeStevenin 
Chatart ; item lou fié de monseignor Guichart de la Grelle ; item lou fié 
de monsi Perron Tais (17), chivaller ; item lou fié de Rougier de Ma- 

[i] Cf. p. 50, note 5. 

(2) Lubié, ham., comm. de Lapalisse. 

(5) Bussolles, act. Barrais-Bussolles, comm., cant. et arr.de Lapalisse. 
(4) Saint-Prix, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 

(c) Le Breuil, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 

(6) Biilezois, comm.. cant. et arr. de Lapalisse. 

(7) Trezelles, comm., cant. de Jaligny. 

(8) Varennes-sur-Tèche, comm., cant. de Jaligny. 
(0) Bert, comm., cant. de Jaligny. 

(lOj Cf. note 1. 

(11) Loddes, comm., cant. du Donjon. 
J2) Andelaroche, comm., cant. et arr. de l^apalisse. 
(13) Droiturier, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 

(14; 11 y a des lieux de ce nom sur Billy, Saint-Gerand-le-Puy et Boucé. 
(15) Montjournal, dom.. comm. de Barrais-Bussolles. Cf. Fiefs, p. 42. 
(i6^ Gléné, chat., comm. d'Andelaroche. Cf. Fiefs, p. 22. 

(17) Les Fiefs indiquent un certain Audin Tays, damoiseau, comme possédant 
en fief sur Varennessur-Allier l'hûtel de Vouroux (1Î55), p. ;6o. 



46 LE PARLER BOURBONNAIS 

riol(i) et de Margot sa serorge ; item lou fié Hugonin Coulon, damois- 
sel ; item lou fié Hugonin de Lâchai (2) ; item lou fié des hereters mon- 
seignorHaudin de Bos(3),chivaller; item lou fiédeJohannin de Lubié(4), 
damoissel ; item lou fié das hereters N'Aymon de la Manne, sire de 
Nouiers ; item lou fié das hereters N'Esteve de la Crot ; item lou fié 
das hereters Raymondin de Varenes ; item lou fié de N'Aymon de Mon- 
palein (5), damoissel ; item lou fié as hereters as Martineins ; item lou 
fié as Houbberteins, de Buissoles ; item lou fié de Johannin Sardou ; 
item lou fié das hereters N'Aymon d'Abrié (6), damoissel ; item lou fié 
de Stevenin de les Broces (7) et de sos frares ; item lou fié as Luqua- 
deins devés Huemon ; item lou fié monseignor Hugon de Bos, chivaller, 
et de Guiot de Buffevent (8), son filatre ; item lou fié de Aymonin 
Estef et de S. son frare ; item lou fié Peret Bellin et de sos parers ; 
item lou fié as hereters de Perrin Chalvot ; item lou fié as hereters 
Guillarmin Arnat ; item lou fié Peret et Hugonin Ver et Perrat Ver 
frares; item lou fié Aymonin de Martre; item lou fié de Vezian de 
Vilete (9) ; item lou fié Guillaume Pegior ; item lou fié de Perrin Aynart ; 
item lou fié Yssabel a la femne Aymonin d'Abrié ; item lou fié de Houdin 
de Bos ; item lou fié de la dame de Lavaire ; item lou fié de Stevenin 
de Vinoles (10) ; item lou fié Alis Loulere ; item lou fié Guillonnin Anser ; 
item lou fié de Perrin de Bos ; item lou fié as hereters Perron Prot de 
Salvellis ( n ) ; item lou fié as hereters Perron Ver de Salvellis ; item lou 
fié a l'opitaler de Barreys,damoisseas ; item lou fié Guionet Parlelevre, 
sire de Chareine ; item lou fié Stevenin de Bar ; item lou fié au fil Ste- 
venin Safelon de Lengié (12); item lou fié hau fils Houdin de Bos de 

(i) Mariol, comm., cant. de Cusset, arr. de Lapalisse 
(2) Peut-être Lâchât, lieu, comm. de Lapalisse. 

(5) Bost, comm., cant. de Cusset. 

(4) Motte près du passage de Lubié. Cf. Fiefs, p. 229. 

(s) Montpalein, chat, ruiné, comm. de Lapalisse. Cf. Fiefs, p. 242. 

(6) Abrest, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 

(7) Les Brosses, vill., comm. du Breuil. 

(8, Buffevent, co.-nm. de Saint-Voir. Cf. Fiefs, p. 50;. 
(Qj La Villette, sur Barrais-Bussolles ou Billezois. 

(10) Vignolles, comm. de Cusset. 

(11) Servilly, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 
{12} Lsngy, comm., cant. de Varennes. 



LES TEXTES ORIGINAUX 



47 



Crechié (i); item lou fié Guiot de Buffevent ; item lou fié de Perron 
Pellou ; item lou fié dou petit Hugonin de Barreis ; item lou fié mon- 
seignor Phelupe dou Mas, chivaller ; item lou fié de Guillot Bardon de 
Ruiz ; item lou fié de Guillonnin de Luminet (2) ; et lou plus hou lou 
moins, s'il hi estoet, hen la manière que nostre davanter hont acoudumé 
a tenir, hesceté lou fié dau seignor de Sain-Giran. Au tesmoin de 
laquel chosse, nous avons possé nostre seel hen cetes lettres pressentes, 
donés et de nostre sea seelés lou mart anpres la saint Matiés, hen Tan 
de Nostre Seignor mil ccc°. 

P 456', c. 23. 
Copie de 1 71 5, aux Arch. de l'Allier, E 186, pièce i. 
Analysé dans YInveniaire sommaire, série E, p. 125, col. 1. 



1301, n. st., 10 mars (Lapalisse). — Aveu de Philippe de Maleval, s' de 
Lapalisse, chevalier, pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à 
Trezelles, mouvant du château de Chavroche. 

A tozceas qui verront et orront cetes pressentes letres, Phelupes de 
Maleval, sires de la Palice, chivallers, salut hen Notre Seignor. Sachent 
tuit que nos conoeschons a tenir et tenons, et por les hereters de la 
Palice, hen fié de noble baron monseignor lou conte de Clermont, 
seignor de Borbonoes, et por raisson dou chatea de Chaveroche ce 
est a savoer la terre et les houmes et les vines que nos avons hen la 
parroche de Tressail au terrage dou Puey, set de coté la terre as 
Chateneis d'une part, et la terre as Himberteins d'atre, et tôt lou droit 
que nos avons hou povons avoer au terage desus dit ; lesqués choses 
sunt a la valor de cent sot de rente, hou plus hou moins, et lou plus hou 
lou moins connoissons a tenir. Au tesmoin de laquel chosse nos avons 
possé notre sel hen cetes pressentes letres, données lou vendres davant 
la Mige Quaresme, Tan de grâce mil ccc. 

P 468^, c. 322. 

(1} Créchy, comm., cant. de Varennes. 

(2) Luminet, ham , comm. d'Arfeuilles, arr. de Lapalisse. 



48 LE PARLER BOURBONNAIS 

1301, n. st., 7 janvier (Lapalisse). — Aveu de Hugues de Lapalisse, 
chevalier, pour ce qu'il tient en fief du s'' de Bourbon à Saint-Prix, 
Lapalisse, Arfeuilles, au Breuil et à Saint-Bonnet-des-Quarts (Loire). 

Nos Hugues de la Palice, chivalier, faysons assavoir a toz ceaus qui 
verunt cestes presenz lettres que nos tenons et conuyssons a tenir en fé 
legi et franc de noble baron monsegnor le conte de Clermont, seygnor 
de Borbun, cetes choses qui ci sunt contenues : ce est assavoir notre 
mayson dou Chastelar (i) au les apartinences, posée an la parroche de 
Say-Priet, et ce que nos avons ni povons avoir an la chatelenie de 
Bilhi, ni an celé de la Palice, ni an la parroche de Libié, ni an celé 
d'Arfuelhe ^2), ni an celé dou Brulh (3), ni an celé de Say-Bonet (4), 
et tôt ce puet valoir a tant que a la valor de c Ibr. , et si plus valet, le 
plus an conuysons a tenir. Hou temoyn de laqué chose, nos hy avons 
posé notre seel. Donée le semadi après l'Aparicion an l'an de Notre 
Seygnor mil et ccc°. 

P 4^6-, c. 90. 



1300, 24 décembre (Cusset). — Aveu de Roussln de Sône, clerc, pour ce 
qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Tréteau. 

Je Hugues, arceprestre de Cucei, foes assavoer a touz que pour 
devant mai a reconeu Rossins de Saona (5), clerz, a tenir an fié de 
monseigneur le comité de Clermont la soe part de la Mareschere, 
tam soet an guarenes, boes, prez, terres cotivées et non cotivées, 
blaerie et amandes et toutes autres chosses qu'il hi a ne puet 
avoir ; lesquex chosses devant dites sunt assises déliez la terre es 
Tardiveins et Guillemin de Veccei (6) d'une part, et les prez de 

(i) Le Châtelard, ham., comm. de Saint-Prix. 
(2) Arfeuilles, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 
(5} Le Breuil. 

(4) Saint-Bonnet-des-Quarts, comm., cant. de La Pacaudière, arr. de Roanne 
(Loire). 

(5) Selon les Fiefs, p. 581, la famille de Sône était possessionnée sur Boucé, 
comm., cant. de Varennes, arr. de Lapalisse. 

(6) Vessay, ou la Motte-Vesset, chat., comm. de Tréteau, cant. de Jaligny. 



LES TEXTES ORIGINAUX 49 

Quottans (i) et la partie de la mareschere Tassin d'autre part, et 
dallez le boes es seigneurs de Boccey (2) d'autre part. A tesmoin de 
laqueil chose, je lidiz arceprestre, alla requestre dodit Jehan de Saona, 
€s presantes lettres hei mis mon sea. Ce fut fet et doné le semadi 
devant la Nativité Nostre Seigneur Jhesu Christ, an l'an de grâce mil 
et troex cenz. 

P 468^, c. 149. 



iSOl^ n. st., 10 janvier (Cusset). — Aveu de Guillaume de Nevers, 
écuyer, s' de Saint-Didier-en-Donjon, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de 
Bourbon à Andelaroche, Loddes et Saint-Pierre-Laval (Loire), dans la 
châtellenie de Billy. 

A touz ceauz qui verront ces presenz letres nos Hugues, chapeleins 
et archeprete de Cucy, faisons a savoir que Guillaume de Neverz, 
escuers, sire de Sant-Dider (3), ha cogneu per devant nos a tenir en fié 
de très noble home monseignor le conte de Clermont, seignor de 
Borbon, en la chatelanie de Billi les choses que s'en seguent ci. Cet a 
savoir en la perouche d'Ande la tere de Froumont, laqué tere part 
a la ville franche d'Ande devers bize, et de la tere Hugue de Glener 
devers hocidet, et de la tere de Sant Piere lou vous (4} qui moût d'Am- 
bierle (5), et fiert a la tere monseignor Guichart, seignor de Chatel- 
Mourant et fiert a la terre Hugue de Bous, chevalier, et fiert a la 
rivière d'Ande ; item de la parouche de Loude i tenement que l'on 
apelle de l'Oiseteris (6), liqués tenement part a la tere Hugue de 
Bareys, escuier, devers hocidet, et part a la tere de Bur (7) devers 
horient, et les apertenences doudit tenement ; item los fiez qui sont en 
la parouche de Loude, lesqués tenent Johan, Houdiz, Guillaume et 

(i) Coûtant, vill., comm. de Tréteau. 

(2) Cf. 48, note 5. 

(?) Saint-Didier-en-Donjon, comm , cant. du Donjon. 

(4) Saint-Pierre-Laval, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 

(ç) Ambierle, comm., cant. de Saint-Haon-le-Châtel, arr. de Roanne (Loire). 

(6) Lustière, lieu, comm. de Loddes, 

(7j Bor, siège d'une prévôté en i^co, sur Andelaroche. Cf. Fic/s, p. 27. 



<,0 LE PARLER BOURBONNAIS 

Hugue, freire, de Rondepiere (i) ; item cou que tenent li eretier Guil- 
laume Sauge, set a savoir Johans d'Aglers et Johan de Chaney (2), ce 
que il tenet de moi dou terage de Rondepiere ; item lou teraige que je 
tien en la parouche de Lavau (3) et d'Ande, set a savoir en Chafau- 
dieres, lequés terrages part hou chamin que l'on moût de Froumons et 
se veit a Chateluz (4) et fiert hou chamin Roumaret et de qui s'en veit 
lou chamin que l'on veit a Sant-Martin d'Estrau (5), de qui s'en veit 
l'on lo chamin que veit Ande jusquez au trêve de Fougeris (6). Et 
toutes les choses que sunt dedenz lesdites bournes je ties de vos, et 
vant (sic) cou xl Ib. de rente sen les fiez. En tesmoingde laquel chouse, 
a la requête doudit Guillaume, nos avos mis nostre seaul en ces présentes 
letres, données et faites l'an de grâce mil et trois cenz, le mardi enpres 
l'Apareciun. 

P4572, c. 144. 



1301, n. st., 16 fcvrifr (Cussct). — Aveu de Pcvrin de Cincé, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Tréteau et à Trezelles. 

Je Hugues, arceprestre de Cucé, foes assavoer a touz que pour 
devant mai a recogneu Perrins de Cincei, damaisseaus, a tenir an fié de 
monseigneur le comtte de Clermont, seignour de Borbonoes, toutes 
les choses que il a ne puet avoer es aisses e a terragi de Veccei, en la 
parroche de Trestiaus (7), tam soet am boes et am prez, an terres 
cotivées et non cotivées, cens et cotumes, justiss[e et sei]gnorie et 
toutes autres chosses qu'il hi a ne puet avoer, lesquex chosses partent 
aveo Aymonin de Doeville (8) et la feme Perraut de Berre et partent 

(i) Rondepierre, lieu, comm. de Loddes. 

(2) Chenay-le-Châtel, comm., cant. de Marcigny, arr. de Charolles (Saône- 
et-Loire). 

(5) Nun identifié. 
(4} Cf. p. 45, note 6. 

(5) Saint-Martin-d'Estreaux, comm., cant. de La Pacaudière, arr. de Roanne 
(Loire''. 

(6) Les Fougères, lieu, comm. d'Andelaroche. 

(7) Cf. p 48, note 6. 

(8' Deux-Villes, dom., comm. de Thionne, cant. de Jaligny. 



LES TEXTES ORIGINAUX 5 I 

aveo les autres seigneurs de Veccei. Derechief cognut a tenir lediz 
Perrins de Cincei dodit mon seigneurie comité le fié que tenent de lui 
Challemeaus et Hugonins de Vernuces de par leurs femes, et siet an 
la parroche de Tressail. Lesquex choses dessus dittes, nonmées et 
comfinées sunt alla vallour de dis et huit livres de rande, ho ail' environ. 
A tesmoin de laqueil chose, je lidiz arceprestre, alla requeste dodit 
Perrin de Cincé, es présentes lettres Hei mis mon sea. Ce fu fet et 
doné le jeodi devant la diomeny des Brandons, en l'an de grâce mil et 
troex cenz. 

P45)'.c. 231. 

1301 9 8 avril (Cusset). — Aveu de Jean d'isserpent, damoiseau, s"^ de 
Servjlly, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Servilly. 

Nos Hugues, archeprestre de Cucet, a tôt ceausqui verront cestes 
presemtes letres, salut en Nostre Seygnor. Sacheis tuit que por davant 
nos a reconeu Johant d'Issarpant (i), dalmayseaus, sire de Salvelis, 
se a tenir hen fié lige de honorable barom de monseignor lo comte de 
Clermont, seignor de Borboneis, totes les choses que se seguent ; 
lesquel choses sont posées hén la chatellanie de Bilié et en la par- 
roche de Salvelis, exceptée la mota de l'iglise et les fosez lesquels je 
tine de monseignor de Clermont do fié de Charoche (sic). Dereché je 
tine quant je hay en la parroche de Florié (2) et de Libié et de Per- 
renié (3) et de Vit (4), en les parroches desus dites, de noble baron, de 
monseignor de Clermont, seignor de Borbonois, do fié de Bilié, et tôt 
lo droit et l'aciom que li dit Johant ha ho pot avoir per se ho per lo 
partage de ses frères : ce est asavoir sa maissom de Salvelis et les apar- 
tinences de ladite maissom, en quelconque manere que ce soit, en 
terres gainées et non ganées, en bois et en prêt et en garennes et en 
[pa]quers et en homes talables et non talables et en justise et en sey- 

(1) Isserpent, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 

(2) Floret, ham., comm. de Trezelles. 

(5) Perrigny, comm., cant. et arr. de Lapalisse. 
(4) Non identifié. 



52 LE PARLER BOURBONNAIS 

gnorie grant et petite ; iesquel choses sunt a la valor ... o plus ho meint. 
Item lo fié Bernart de Vilars, dalmaisel ; item lo fié Aymode Monpalen, 
donzel ; item [lo] fié G... de la Fay ; item lo fié Perat Neir ; item lo fié 
Hugue Neir; item lo fié Joanni Pot ; item lo fié Bona Luquada ; item 
lo fié Guilimi lo Peleter ; item lo fié Joanni Neir; item lo fié Audin 
Luquat ; item lo fié Père Luquat ; item lo fié Juan Mechins ; item lo 
fié Hugilo Luquat ; item lo fié Galmin Luquat ; item lo fié Agnes 
Luquada ; item lo fié Audin Deome ; item lo fié Aymo Deome ; item 
lo fié dictas Ferant ; item lo fié Slephanus Chatar ; item lo fié Bona 
Chatarda ; item lo fié Estena Chatarda ; item lo fié Bernart de Bort ; 
item lo fié P. Pot ; item la balle Guillelmus Peygiors ; item lo fié Aymo 
Chalvin ; item lo fié Guillarma Chatarda ; item lo fié Juan Salvellis ; 
item lo fié Agnes Chatarda ; item lo fié Popinat ; item lo fié Alis Luqua- 
da ; item lo fié Alis Monere; item lo fié Durant Chatar; item lo fié 
Thomas Chatar. O témoin de laquelle chose, nos avons mis nostre seal 
en cetes presenz letres. Doné Tam de grâce mil et troes cent et i, am 
lo samadi après Pâques. 
P4572, c. 157. 



130i« n. st., i5 février, — Aveu de Hugues de Putay, chevalier, pour 
ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon au Breuil et dans la châtellenie de 
Billy. 

Je Hugues de Putoy (i), chevaliers, fays assavoer a toz ceaus qui 
verront et orront ce presenz letres que je tyens et conusse a tenir par 
rayson de ma famé en feu legi de noble barom monsegnor le conte de 
Clermont, seygnor de Borbun, cetes choses qui ci sunt contenues. Ce 
est assavoer ma mayson de Beauperer (2), au les apartinences, posé an 
la parrochi dou Bruelh, et quam que je hay ni puis avoer an la cha- 
telenie de Bilhi ni an la devan dite parroche dou Brueylh, soynt terres^ 
blez, deners, boes, riveres, justise, seygnorie grant et petite. Et ce puet 
valoer a l'estimance de xxx Ib. de rande,' hou antoryqui ; et si plus y a,. 

(i) Putai, ham., comm. de Diou, cant. de Dompierre, arr. de Moulins. 
(2j Beaupoirier, comm. du Breuil. Cf. Fiefs, p. 224. 



LES TEXTES ORIGINAUX ^ J 

le plus an conusse a tenir. Hou témoin de vérité, je hay mon seau posé 
en lé presanz letres, donées le mecredi devant lé Brandons, en l'an de 
Notre [Segnor] mil et m cenz. 
P 457-, c. 149. 



1301, n. st., janvier. — Aveu de Geoffroy de Noyers, pour ce qu'il tient 
en fief du s"^ de Bourbon à Lapalisse, Saint-Prix, Droiturier et Bille- 
zois. 

Je Jofroy de Noiers ( 1 ) fais asavoir a touz ceaus [qui] veront ces pré- 
sentes leteres que je conui a tenir de monseignor lou conte de Clarmont 
seignor de Borbom, an fiez lige, ma messom de la Monte et toutes les 
apertinances, ce que j'ait an la perroche de Lubié et de Seint-Prietz 
et de Dereturés et de Bilhizés, a[n] prez, an terres, an boes, an garenes, 
an estans, an riveres et an jutisses, an se voiras. .Some xl s. v Ib. puet 
valler de randez de la monet corant ce que je tien de monseignor Te 
conte. Et si an conuit a tenir ce que Mirotz tin an fiez moi et ce que an 
porte li fiz monsé Houdy de Glanner (2) et ce que an porte Huguenin 
de Seint-Girant et ce que an porte li fanz Bernardet de Gongeom (3) 
et li Redmondotz. Ce fut doné an l'an de grâce M.iii'^, a mes de janvier. 
P 4^7», c. 199. 



1301, n, st., 10 janvier. — Aveu d'Hugues, s'" de Montmorillon, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Arfeuilles, dans la 
châtellenie de Billy. 

Je Hugues, sires de Montmorlon ^4), damayseuz, a toz les veyenz 
lé presenz letres fois assaveir que je tine a feu franc et lige le chastel 

(1} C'était une famille originaire des Noyers, comm. de Saint-Christophe-en- 
Brionnais. « Une branche donna son nom à une motte par elle élevée près du 
passage de Lubié. » Cf. Fiefs, p. 22g. 

(2) Cf. p. 45, note 16. 

(5) Peut-être Congés, comm. de Billezois. 

(4I Montmorillon, comm. d'Arfeuilles. Ses seigneurs étaient de la famille de 
Châtel-Montagne. Hugues, dès 1270, était fils de Guillaume. Cf. Fiefs, p. 58. 



54 LE PARLER BOURBONNAIS 

de Montmorlon et les apartenences en cestes letres continées de noble 
baron monsegnor le conte de Clarmont, segnor de Borbon. Ce est 
assavoir tôt lo dreyt et la accion que je ay, seit en terre herme... bos, 
pras, cens et condimes, feu et rerefeu, justise et segnorie dedenz cetes 
confinacions : ce est assavoir si quant vait le chimins del chastel de 
Montmorlon al Chasalet, etd'iqui s'an vait allacroys dou Mery,et delà 
croys dou Mery alla planchi de Mandeys, et de la planchi de Mandeys 
si quant la riveri de Mandeys s'en vait au pont de Duesmes, et del pont 
de Duésmes si quant veit Berbe tant que al pont Clavel (i), et de pont 
Clavel le grant chimin a Peyre Cheva, et de PeyreChava si quant vait al 
teyllo, et del teyllo si quant vait li chim[ijns a Peyre Ocha,et de Peyre 
Ocha (2) si quant vait li ciiimins a Montmorlon. Et ces chasteus et 
cestes confinacions sont de chastellanie de Bile. El testimoin de laquai 
chose, je a posu mon sayel. Doné en Tan de Nostre Segnor mil et ccc, 
le jor del marz devant la Saint Alayre (3). 
P 4^7-, c. 163. 



1323, 2 juin. — Aveu d'Harembour de Lapalisse, dame de Changy, pour 
ce qu'elle tient du s'^ de Bourbon en la châtellenie de Billy. 

Nous Harembourz de la Palice, dame de Changié (4), tuerris leaux 
de ses effanz heus de noble home monseygnour Jehan Miglet, chivalier, 
seygnour de Changié cza en arriers, faisons a savoir a touz ceaux qui 
orront e verront cetes presenz letres que nous tenons et volons tenir e 
confessons a tenir en fieu lige avecque homage de très aut e puissent 
baron monseygnour Loys de Clermont, seygnour de Borbon, par ray- 
son dou château e de la châtellenie de Bille, la terre ci nonmée e 
confinée e les cens, reddes, taylles e contumes que deivent li honme 
qui tinent e portent laditte terre ; liquels terre se confine si comen l'on 

(i) Pont-Clavel, comm. du Breuil, sur la Besbre, affluent de gauche de la 
Loire. 

(2) Peut-être faut-il voir dans Pcyrc Chava Chavroches, et dans Peyre Ocha 
Perichon, comm. d'Arfeuilles, aux environs de Montmorillon. 

(5) Forme locale d'Hilaire (Alarij. 

(4j Changy, comm,, cant. de La Pacaudière, arr. de Roanne (Loire) 



LES TEXTES ORIGINAUX 55 

vait de la pierre qui est très la mayson Martin de Blanzié vers lo mes- 
plier,e ensi corne l'on vait del mesplier vers la seygne de les Noes, e si 
comè l'on vait de laditte seygnhe vers lo Charatz, e ensi corne l'on vait 
del Charatz vers la rivière dou molin de Blanzié, le Ion de la rivière 
jusques audit molin, e si corne l'on vait dreitement par une vie doudit 
molin vers laditte pierre. E faite leyalment estimacion, laditte terre 
puet valoirenviron cent sous de rende ; e si estoit ensi que laditte terre 
vausise plus ho meyns desditz cent souz de rende, nous ledit plus ho 
meins volons tenir e confessons a tenir doudit fieu monseygnour de 
Borbon e protestons que a nous ni es hereters de Changié ou temps a 
venir ne puisse venir donmage. Item nous confessons que nous tenons 
en fieu doudit monseygnour de Borbon cent souz de rende, lesquels 
nous et notre dava[njtier ont acontumé de persivre sus la lide de 
Charrouz (i) et lesquels leditz messires de Borbon e ses gens nous ont 
acontumé rendre e paier checun an paisiblement le jour de la feste 
Sent Cirant. Ou temoygn de laquel chose, nous dicte dame de Changié 
avons mis notre scel a cetes presenz letres, e faisons protestacion que 
si mesditz sires de Borbon ne se tenoit a payetz de notre scel, que nous 
ledit fieu li rendrons e envierons scellé de seel attentit, de quoy il se 
porra tenir p... Donné l'an de grâce mil iii*= xxiii, le juesdi en l'uytave 
de la Feste Dieu. 

P 456-, c. 93. 

iSOOt — Aveu de Guillaume de Chéry, pour ce qu'il tient en fief du s' 
de Bourbon en la châtellenic de Souvigny. 

Ce sunt li fiez que portet Guillames de Cherié en la chatelenye de 
Souvegny de monseignor de Borbon. Primeremant la mayson de Che- 
ry (2) et les apartinences jusque au tiert de la terre de Chery ; et l'autre 
tiert de la terre de Chery portet Bertholomer de Chery, ses frères ; 
item l'autre tiert portet la feme doudit Guillimin, por eschange de la 
terre que la suer audist Guillames fit a la feme dou[dijt Guillames, 

(i) Comm., cant. de Chantelle, arr. de Gannat. 
(2) Chery, chat., comm. de Souvigny. 



56 



LE PARLER BOURBONNAIS 



quant lidit Guillames mariet Ysebeaul, sa suer, ce est a savoer prez, 
vignes, terres cotivables. 

P 467-, C. 220. 

1300. — Aveu de Huguenin du Treuil, pour ce qu'il tient en fief du s' 
de Bourbon à Besson et à Bresnay, dans la châtellenie de Souvigny ; à 
Cérilly et à Isle-et-Bardais, dans la châtellenie d'Ainay-le-Château. 

Ce sont H fiez que portet Hugonin de Troyl (i) de monseignour de 
Borbon. Premeremant la maison de Troyl, qui est en la parroche de 
Besson et est de la chastelenie de Souvegny ; item prez, vignes, terres, 
homes talables et guarene, exceptet un prez qui siez en la prerie de 
Broil (2) et une pece de terre que l'en clamet l'oche Gevry, que lidiz 
Hugonin portet a cens de sire Bertholomié des Noyés (3) ; item exceptet 
la mitié dou cinqueyn de la terre Guyot de la Tor, qui est en la 
parroche de Besson, que lidit Hugonin portet a cens des hereters Per- 
ronin de Murât (4) ; item portet lidist Hugonin en la parroche de 
Branay ['-,) emine d'avene et 11 d. de cens de monsegnor de Borbon en 
fiez ; item portet lidit Hugonin en la chatelenie de Ainay (6) le deme de 
la Chasseigne (7) qui est de blé ; item deners de cens et i sest. de 
seigle, qui est en la parroche de Cerely (8) ; item ou mas de Monceaus, 
VI sest. de seigle rasuz et 11 sest. en la parroche de Cerily ; item portet 
lidit Hugonin en la parroche d'Yle (0) le four et l'usage do boes et la 
terre que il i a et i prez que l'en apelet lou prez de la Sale, excepté une 
pece de prez qui est coté ledit prez de la Sale, que lidit Hugonin 
portet a cens de monseignor de Borbon ; item portet lidit Hugonin lou 
prez des Planchâtes, qui est en la parroche d'Yle, excepté une partie 
que lidit Hugonin portet a cens de monsegnor de Borbon, et exceptet 

(i) Le Treuil, comm. de Besson. 

(2) Le Breuil, dom., comm. du Theil, cant. du Montet. 

(5) Cf. p. 31 et 54- 

(4) Comm., cant. de Montmaraud, arr. de Montluçon. 
{(,) Bresnay, comm., cant. de Souvigny. 

(6) Ainay-le-Château, comm., cant. de Cérilly, arr. de Montluçon. 

(7) Dom., comm. de Couleuvre, cant. de Lurcy-Lévy. 

(8) Cérilly. 

(9) Isle-et-Bardais, comm., cant. de Cérilly. 



LES TEXTES ORIGINAUX ^7 

lou prez dou Foui que lidit Hugonin portet a cens de monseignor de 
Borbon ; item portet lidit Hugonin x s. de cens sus la terre qui est hes 
ereters Guyonet Besson, de Cerely ; item lou four de Besson. 
P 467^, c. 209. 

1300. — Aveu de Guillemin du Treuil, pour ce qu'il tient en fief du s' de 
Bourbon à Besson, dans la châtellenie de Souvigny. 

Ce sont li fiez que porte Guillemin dou Truel de monsignor de 
Bourbon en la chatelenie de Soveignei. Premièrement, en la parroche 
de Besson, maison, prez, vignes, terres, homes taillables, garene et 
molin, excepfez le fiez que lidiz Guillaumes porte en la parroche de 
Brecoles (i) "^^ monseignor Aymé Bechart, et excepté la meitié dou 
cinquein que lidiz Guillaumes porte de la terre qui fu as heretiers Per- 
ronin de Murât, qui est an la parroche de Besson, et exceptez le bois 
de Jarriz (2), que lidiz Guillemins porte de segnor Bertelemeu des Noes 
a cens, et exceptez x s. que lidiz Guillemins reçoit a la voille de Noël 
dé moines de Souvegnei sus les maisiaux viez. Derechief lidiz Guillaumes 
tient en fief un clous de vigne desus l'esten au moines, que on apele le 
clous au Boutellier, franchement, que dou deime il fait sa volenté, et 
est frans lidiz clous de toutes servitutes, et tient ce dit clous dou sei- 
gnor de Bourbon (3). 

P 467», c. 157. 

1301, 19 mai (Verneuil). — Aveu de Guillemin du Treuil pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon à Besson, dans la châtellenie de Souvigny. 

A toz ceaus qui verront et horrunt ces présentes letres. Pierres de 
la Porte, diens de Vernuhel et arcepretres de Souvegny, salut en Notre 
Segnor. Sachant tuit que presenz par devant nous Guillemins dou Truhel, 

(i) Cf. p. }8, note i. 

(2) Dom., comm. de Châtillon, cant. du Montet. 

(5) Cette pièce est à rapprocher de la suivante pour montrer les modifications 
qu'elle a subies de la part du doyen de Verneuil chargé de l'authentiquer. 
(Cf. VAppendice.) 

8 



^8 LE PARLER BOURBONNAIS 

damaeseaus, a reconou sey tenir en fié lige de très haut prince monse- 

gnor le conte de Clermont et segnor de Borbonoys, en la chatelenie et 

en la parrochi de Souvagny et en la parrochi de Besson, sa meson dou 

Truhel et les apartinances ; dereché ses talhes et ses cens en blé et en 

deners, vignes, prez et terres cotivées et non cotivées et totes autres 

choses, qués qu'eles soint, que il ha au parroches desus dites; item le 

clos au Botelhers et diz soz de cens que il ha sur la meson que portet 

Margoz de Mazeas, de Souvagny; et puant valoir cetes choses viron 

doze livres de rente. Au témoignage de laquel chose nos avons seelées 

ces présentes letres de notre seel, à la requête doudit Guillemin. Doné 

le jour dou vendredi avant Penthecote, en l'an de Notre Segnor mil trois^ 

cenz et un. 

P 4672, c. 245. 

1300, 14 septembre (Verneuil). — Aveu de Guillaume de Paray, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Paray-sous-Briailles 
et dans la châtellenie de Billy. 

A toz ceas qui verront et orront ces pressentes letres, Pierres de la 
Porte, diens de Vernuil et arcepretra de Sovanni, salut en Nostre 
Seignor. Sacheint tuit que Guillames de Parey (i), damoisseas, a reco- 
neu par davant nos a tenir en fié lige de honnorable honme, de monsei- 
gnor lou conte de Clermont, seignor de Borbonoes, par raisson de la 
baronie de Borboneis, totes les chosse que il ha en la chatellanie de 
Bilhé et en la parroche de Parey, des la rivere d'Andalo (2) envers 
Aler et envers midi, quelque chosses que ce soient, soient pré, soient 
pâturas, aegues, boes, terres coutivées et non coutivées et la seignourie 
grant et petite desdit lues, et atres chosses, quelque elles soient. Et sont 
a la valor de c soz, et lou plou hou lou moins si il hi et. An tesmoin de 
laquel chosse, a la requête doudit Guillame, nos avons mis nostre seel 
en ces pressentes lettres. Donné et de notre seel seelé, l'an de Nostre 
Seignor mil ccc, lou mercredi avant la Saint Mathié. 
P 4562, c. 87. 

(1) Paray-sous-Briailles, comm., cant. de Saini-Pourçain-sur-SiouIe, arr. de 
Gannat. 

(2 L'Andelot, affluent de gauche de l'Allier. 



LES TEXTES ORIGINAUX Çç 

'1300, 2 3 novembre (Verneuil). — Aveu de Bietris de Verneui], dame des 
Guénégauds, pour ce qu'elle tient en fief du s"^ de Bourbon à Saint- 
Pourçain-sur-Sioule, Louchy-Montfand, La Ferlé-Hauterive, Saint- 
Gérand-de-Vaux, Barberier, Saulcet, dans la châtellenie de Verneuil. 

A tous ceaus qui verront cetes présentes letres je Biatrizde Vernuil, 
dama de Guineguas (i), ffais assavoir a touz que je tieins de mon chier 
seignior Robert, conte de Clermont, seignior de Borbonois, en ffié ligie 
ceteis chosseis qui s'ein[se]guent : ce est assavoir ma mota de Guinegas, 
posséea en la chatellania de Vernuil et en la parroche de Soytes(2), et 
totes leis chosses qui s'enseguent si quant est desouz excrit. Leis quels 
chosseis seeont dix le pont aux meunes (3) de Sein-Porczan an juque 
a lia gota Sein-Laurant, ensi conme vait ly coranz de la rivere de Siolle, 
et ensi conme s'ein monta vers lo pui de la Roa, et en juque au pont de 
Vernulhiet (4), et s'ein devalleit la rivieyre desouz Soytes, et s'ein vait 
lo grant chemin a lia grangie qui fut dou Gui Sirvent, et s'ein devallet 
lo Ion de la rivere do etan et droit au mollin de Auple sur la meyson- 
Dey (5) de Sein-Porczan, et s'ein monta droit a lia rue Loberecze, et 
s'eint vait droit au vergier deis frères Meynors de Sein-Pourczan, et 
s'ein retournet ariers au pont dediz frères desus diz, conmant que 
sohient apellées leis chosses qui sont dins cetes fins, leisqués Je tiens et 
ssont tenues de moy, soit en cens, soit en tallies, soit en prez, soit en 
bois, soit en egues, soit en pechiries, soit en teres cotivées et non 
cotivées, et la jutissie grant et petite dedins cetes fins, quui que la terre 
soit. Item ma meysson de Lochis (6), lo vergier et les apertinances et 
ma meysson deis Echiroles (7) en la parroche de Sein-Loup (8) et de 

(i) Les Guénégauds, dom., comm. de Saint-Pourçain-sur-Sioule. 
(2) Souitte, vill., comm. de Saint-Pourçain-sur-Sioule. 

(3j Existait près du couvent des Cordeiiers, sur un bras de la Siouie aujour- 
d'iiui tari, près du faubourg Saint-Nicolas. 

(4) Sur la route de Saint-Pourçain à Louchy, sur la rivière Vernouillette, au- 
jourd'hui Ris-Vrenouille. 

(5) L'hôpital actuel de Saint-Pourçain, qui remonte au xiii'= siècle ; cf. Moli- 
nier A., Correspondance administraiiue d'Alfonse de Poitiers, t. i, Paris, 1894, 
n" 1165, p. 768. 

(6) Louchy-Montfand, comm., cant. de Saint-Pourçain. 

(7) Les Echerolles, chat., comm. de La Ferlé-Hauterive, cant. de Neuilly- 
Je-Réal. 

(8) Saint-Loup, comm., cant. de Neuiily-le-Rdal. 



6o LE PARLER BOURBONNAIS 

Sein-Giran de Vaus(i) en les vignihies et aczans et atalhes et acotumes 
qui sont possées dins la vilhe deis Echirolles ; item raeis cens de Bar- 
bariet (2) et de Saucey (?) et totes cetes chosseis desus dictes aU'eisti- 
macion de l libr. de rende ; item un ffié lequel tint Chtarz fsicj do Pechin» 
posé an la rue et aux aysses de Sein-Nicolas (4) et en la parroche de 
Soytes,a Ha valour de 11 st. de froment ; item un fié que tint Guigonet 
Machebuez au terous de Mondongion, a lia valour et Teistimacion de 
demi (?) muy de vin ; item 11 st. de blé ; item lo fié que tint en celluy 
même leu li fillye qui fut cay en ariers monsseignior Hugue de la 
Porta, femma Odonin Chos, a ll'eistimacion de 11 st. de blé ; item un fié 
loquel thint Steph. de Teche, aux eisses deix Echirolles, a lia valor de 
trois st. de blé ; item la terra de Grousbous pour quassa de d'oille, a 
H'eistimacion de xx Ib. de rande. An stemoinz de laquel chossa, je 
Pieres de la Porta, diens de Veirnuil et arczeprestres de Sovany, a lia 
requesta e a lia prière de ladicte Biatriz desus dicte, avons mis nostre 
dit seal. [Donné] en l'an de grayce m°ccc°, Io jor de la festa de Sein 
Clément. 

P 460% c. 24. 

1300, 22 décembre (Verneuil). — Aveu de Guiot de la Tour, pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon à Besson, dans la châtellenie de Souvigny» 

A tout ceax qui veront cetes présentes letres, Guiot de la Tour, 
damesseax, salu. Ge faies a savoir a tout que ge tien en fé lige de très 
noble honme, de monsegnour Robert, comte de Clerrnont et segnour 
de Borbon, ma messon de Besson, en la chatelanie de Sovagni, 
enbes totes les apartinences de ladite messon, et toutes autres chosses 
qui peont apartenir a ladicte messon, aTestimacion de xiilb. — Au tes- 
mogn desquiés chossse, ge hay selhédou seel monsegnour le diande Ver- 
nulh... (Dalum die Jovis anic Nalivitalcm Domini anno Domini m°ccc°.) 
P 467-, c. 248. 

(i) Saint-Gérand-de-Vaux, comm., caot. de Neuilly-le-Réal. 
(2) Barberier, comm., cant. de Chantelle, arr. de Gannat. 
(5) Saulcet, comm., cant. de Saint-Pcurçain. 
(4) Le faubourg Saint-Nicolas, à Saint-Pourçain. 



LES TEXTES ORIGINAUX 6l 

"ISOi, n. st., 7 février (Verneuil). — Aveu de Pierre, viguier de Ver- 
neuil, damoiseau, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Meillard, 
au Tbeil, à Lafeline, à Bransat, à Saulcet, à Magnet, à Châtel-de-Neuvre 
et à Verneuil. 

A toz ceaus qui verront cetes présentes letres, ge Pierres, vigiers 
de Vernuelh, damayseaus, focs a savoer que ge tien de mon chier segnor 
Robert, conte de Clermont, segnor de Borbonnois, en fié lige, cetes 
choses qui s'enseguent : cho est assavoer mamayson de Grosboes, assise 
en la chateleynie de Vernuelh, en la parroche de Melhars (i ), e^nlbes 
tûtes les apartinences de ladite mayson,boes,cens, talhes, prez, guarenes, 
guahnages, estans, molins, escluses, colunbers, terres cotiviées et non 
cotivées ; derechef totes les choses que ge tine en la parroche do 
Teylh (2), cens, talhes, prez, boes, terres cotivées et non cotivées ; 
derechef quant que g'ay en la parroche de la Phelina (3), escetées lé 
noces que je tien de l'abé de Tornuz (4) : cho est assavoer un d. de 
chacunes noces ; derechef quantque g'ay en la parroche de Branchac (5), 
sauve les noces ; derechef quanque g'ay en la parroche de Sauci, 
sauves les noces ; dechef quanque g'ey en la parroche de Magnet (6) 
et de Monesteyr (7), sauve les noces; dechef quanque je tine en la 
parroche de Chatel de Nore (8), de Seynt-Girmayn d'Entrevaus (9) et 
de Brenay (10), soyent cens, talhes, boes, guarenes, prez, redevances, 
terres cotivés et non cotivés ; derechef mé messons de Vernuelh ; de- 
rechef ma vigirie et totes les choses qui s'apartinent a ladite vigirie : cho 
est assavoer trosses avaynans sans tierz deniers, espaves, la crie, lo 
magnan, lo cartage de Vernuelh et quanque a la vigerie puet apartenir ; 
et totes cetes choses poent estre estimées a la valeur de lx livres ou 

(i) Meillard, comm., cant. du Montet. 

(2) Le Theil. 

(5) Lafeline, comm., cant. de Saint-Pourçain. 

(4) Le prieuré de Saint-Pourçain dépendait de l'abbaye de Tournus (S.-et-L.). 

(ç) Bransat, comm., cant. de Saint-Pourçain. 

(6; Magnet, comm., cant. de Varennes-sur-AUier. 

(7) Monétay-sur-Allier, comm., cant. du Montet. 

(8) Châtel-de-Neuvre, comm., cant. du Montet. 

(9) Saint-Germain, ham., comm. de Châtel-de-Neuvre. 
^10) Cf. p. 56, note ■^. 



62 LE PARLER BOURBONNAIS 

plus. O tesmoing de cetes choses, ge Pierres, dyens de Vernuelh, et 
arcepretres de Sovagni, a la requeste dodit Perrin, vigier de Vernuelh, 
mis mon seau es dites présentes letres, donées a Vernuelh lo mardi 
enpres la Seynt Marquet d'iver, en Tan de grâce mil ccc. 
P 4^9^, c. 157. 

•■ 
1301 4 n. st., 12 janvier (Verneuil). — Aveu de Perrin Maréchal, de 
Cressanges, pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Besson, dans 
la chàtellenie de Souvigny. 

A touz ceaus qui verront cetes présentes letres je Perrins Marechaus, 
deCressa[n]ges (i),foes assavoir que tiens de mon cher sengnor Robert, 
conte de Clarmont et sengnor de Borbon, en fié lige, totes les choses 
qui s'enseguent. Ce est assavoir cens, prez, terres, vinghes et totes 
autres choses que je ay en la chatellannye de Sovanhi, en la parroche de 
Besson, excepté le boes et la terra des Aiees. Lesqués choses desus 
dites poent estre a la valeur de lxx s. de rente. Au tesmoynz de laquel 
chose, nos Pierres de la Porte, diens de Vernuylh et arceprestres de 
Sovanhi, a la requeste dodit, nos avons posé notre seau. Doné à Ver- 
nuylh, le joudi empres l'Aparicionz, l'an de Notre Sengnor mil iii*^. 
P 467-, c. 239. 

1301, 12 avril (Verneuil). — - Aveu de Guillaume de Peray, de Besson, 
pour ce qu'il tient en fief au nom de sa femme du s"^ de Bourbon à 
Besson. 

A toz ceaus qui veront ces présentes letres. Pères de la Porte, deans 
de Vernoil et arceprestres de Soveni, salut en Nostre Senor. Saichant 
tuit que Guillames de Peray, de la parroche de Besson, a coneu por 
devant nos a tenir en fey, por rayson de sa feme, de très noble home, 
de monsenor de Borbon, toz les cans et totes les tailles que il a en la 
parroche de Besson, soent dener o blez, a la valor et a l'estimacion de 
iiii Ib., o lo pluis o lo meins.O tesmoin de laquel chose, a preires dodict 

(1) Cressanges, comm.. cent, du Montet. 



LES TEXTES ORIGINAUX 6} 

Guillames, noFs] i avons mis nostre seau. Doné lo mescredi enpres Tui- 
tave de Pâques, l'an de grece mil et iii'^ et un. 
P 4672, c. 234. 

1301, 3 mai (Verneuil). — Aveu de Pierre de Chenillet, damoiseau, pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Buxières, Saint-Caprais, Vallon 
et Bizeneuille, dans la chàtellenie d'Hérisson. 

A touz ceaus qui orront et verrunt cetes présentes letres, nos Pierres 
de la Porte, diens de Vernuelh et archipretres de Sovagni, salut en Nostre 
Segnour. Sachent tuit que por davant nos establiz Pierres de Cha- 
nilhat (i), apellez autremant Pierres des Aées, damayseaus, a recognou 
soy a tenir en fyé lige de très noble home Robert, conte de Clermont, 
segnour de Borbonoys, ce que ilh a en la chatelleynie de Herichon, ce 
est assaveer en la perroeche de Chateley (2), de Seint-Chivrés (3), 
d'Avalon (4), de Bugenuelhe (^), soyent cens, costumes, talhes, déniés, 
charnages, clutages an blé ou en arjant, meysons, vignes, sauzeys, 
fossés, terres cotivées ou non cotivées, a l'estimance de xviii livres de 
rante, ou plus ou meins. Et ou tesmoygnage de cetes choses, nos, a la 
requette dodit Pierre de Chanilhat, avons mis nostre seau en cetes pré- 
sentes letres. Donné a Vernuelh le mecresdi davant la Seint Nicholas 
d'esté, en l'an de grâce mil et trois cenz et i. 
P 462*, c. 122. 

1301, 19 mai (Verneuil). — Aveu de Perrin de Boucé, damoiseau, pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Boucé, Saint-Loup, La Ferté- 
Hauterive, Monétay-sur-Allier, Paray-sous-Briailles et Saint-Pourçain- 
sur-Sioule. 

A toz ceas qui verront et orront ces présentes letres, Pieres de la 
Porte, diens de Verneuil et arceprestres de Sovangni, salut en Nostre 

(1} Chenillet, ham., comm. de Saint-Caprais, cant. d'Hérisson. 

(2) Châtelet, ham., comm. de Buxières-les-Mines, cant. de Bourbon. 

(1) Saint-Caprais. 

('4) Vallon, comm., cant. d'Hérisson. 

(5) Bizeneuille, comm., cant. d'Hérisson. 



64 I-E PARLER BOURBONNAIS 

Seignor. Sacheint tuit que Perrins de Boucé (i), damoisseas, ha conneu 
par davant nos a tenir en fié lige de très haut honme et honnorable, 
monseignor lou conte de Clermont, seignor de Borbonois, por raisson 
de la baronnie de Borbonois, sa meson et sa justisse et sa garene et les 
apartinances de ladite messon, queux que elles soins (sic), et toutes les 
chosse que lidit Perrayns ha ou pot avoer hen ladite parroche de Saint 
Loup (2), et en la parroche de la Ferté (3) et de Monnestey (4), de 
Parey (5) et de Saint-Porcan ; item les terceries de Guzcha que parthont 
hou lous anfant de Monnoistey ; item lous quart pot de Baisse, que 
parthont hou lous anfant de Monoistey, hen la parroche de Parey ; item 
la messon de Saint-Porcan, que tinet et portet Guillot de Boucé, possée 
en la parroche de Saint-George (6), de coté la messon Perron Jabot 
devés soulea levant et la messon as anfant Johan Morin devés midi ; 
item lous cens de la messon as anfant Johan Morin ; item toz lous cens 
que el ha que partiont hou lous anfant de Monnestey et tout lou droit 
que el ha hou pot avoer hen les davant dites parroches, seint pré, terres 
coutivées et non coutivées, vines, aegues, cens, talhes ou atres chosses 
qués que elles soient ; et sont les choses desus dites a la valor de trante 
livres de rante, hou plus hou moins, hou iqui anviron. An tesmoin de 
laquel chosse, a la requeste doudit Perrin, nos avons possé notre sel en 
cetes pressentes letres. Doné et de nostre sel scellé, l'an de Notre Segnor 
mil et troes cenz et hun an, le vendredi avant la fête de Pente[côte]. 
P 460-, c. 277. 

1301, 23 mai (Verneuil). — Aveu d'Huguenin Vigier, damoiseau, pour 
ce qu'il tient un fief du s'^ de Bourbon à Contigny. 

A toz ceaus qui verront ces présentes letres Pierres de la Porte, 
diens de Vernuilh et arcepretre de Sovagni, salut en Notre Segnor. 

(1) Cf. p. 48, note 5. 

(2) Cf. p. S9, note 8. 
(?) La Ferté-Hauterive. 
{4) Cf. p. 61, note 7. 

(0 Cf. p. 58, note I. 

(6) Ancienne paroisse de Saint-Pourçain. L'église, sur l'emplacement de la 
place de la Halle actuelle, a été démolie en 1820. 



LES TEXTES ORIGINAUX 6) 

Sachent tuit que Hugonins Vigiers, damayseaus, de la parroche de 
Contigni (i), a coneu par devant nos a tenir en fié lige de très haut 
home et honorable monsegnor le conte de Clermont, segnor de Bor- 
bonois, par raeson de la baronie de Borbonois, totes les choses qui 
s'ensegant : c'et a savoer sa meson et sa garenedou chambon de Siole (2) 
et les apartenances de ladite meson, ecetea une pièce de terra que il 
tient a cens des .... de Vernuilh ; derechep son saliz de Siole et tote la 
terra que il ha ou pueut avoer dis lo chimin par ou l'on vet dou gué de 
Siole a Seint-Porcan, envers la rivera de Siole ; et puant valeir les 
choses desus dites diz livres de rente, ou plus ou meinz, ou iqui environ. 
Ou tesmoin de laquele chose, a la requête doudit damayseaul, nos 
avons mis notre seel en cetes présentes letres. Doné et de notre seel 
seelé, l'an de notre Segnor mil et troez cenz et un, le mardi enpres la 
fête de Pentechote. 

P 46o^ c. 241. 



1301 9 î3 mai (Verneuil). — Aveu de Perrin de Vallière, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s'^ de Bourbon à Contigny, au Theil, à 
Lafeline, à Treban, à Verneuil, à Saint-Pourçain et à Rodes. 

A toz ceaus qui verront ces présentes letres. Pierres de la Porte, 
diens de Vernuilh et arcepretre de Sovagni, salut en notre Segnor. 
Sacheant tuit que Perrins de Valleris (3), damayseaus, a coneu par 
devant nos a tenir en fié lige de très haut home et honorable monsegnor 
le conte de Clermont, segnor de Borbon, par reson de la baronie de 
Borbon, totes les choses que s'en segant : c'et a savoer sa meson et sa 
garena dou Chanbon de Siole et les apartenences de ladite meson, et 
totes les choses que il ha ou pueut avoer es parroches de Continhi, dou 
Telh, de la Felina, ecetea la terra Martrey, soynt cens, talhes, terres 
cotivées et non cotivées, pré, aegues, ou autres choses, queux que eles 
soint, et totes les choses que il pueut avoer en la parroche de Tre- 

(i) Contigny, comm., cant. du Montet. 

(2) 1-es Noms féodaux lisent Chambon de Mole. 

(5j Vallière, chat., comm. de Neuvy, cant. Ouest et arr. de Moulins. 

9 



66 LE PARLER BOURBONNAIS 

bent (i) ; derechep sa meson de Vernuilh aveaus les apartenences ; 
derechep sa meson de Seint-Porcan aveaus les apartenences, loqueux 
mesons est asisse en la gravere de Seint-Porcan, jote la meson qui fu 
cay arrers Compayn de Seint-Porcan, mort, devers le soleh levant, et 
la meson Girardon devers midi, et le chimin par lequel l'en vet de la 
bochirie de Seint-Porcan au pont de Paluel(2) devers la bise et devers 
le soleh cuchant ; derechep totes les choses que il ha ou puout avoeren 
la parroche de Rocles (3), queux que eles seint ; et sont les choses 
desus dites en la valur de vint livres de rente, ou plus ou meinz, ou iqui 
environ. Au tesmoin de laquele chose, a la requête doudit Perrins, nos 
avons mis notre seel en ces présentes letres. Doné et de notre seel 
selé l'an de Notre Segnour mil et trez cenz et un, le mardi enpres la 
fête de Pentechoute. 

P 459^ c. 146. 



130i, 3 juin (Verneuil). — Aveu de Hugues de Vendat, pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon dans la châtellenie de Chantelle. 

Nos Pierres de la Porte, deyns de Vernuylh et arceprestres de 
Sovanhi, a touz ceaus qui verront ces présentes letres, salut en Notre 
Segnor. Sachent tuit que pour davant nous ha confessé Hugue de 
Vendat (4), damaysel, a tenir en fié lige de très aut home Robert, conte 
de Clarraont, segnor de Borbonnois, totes les choses que s'en seguent: 

se est assavoir ses et garene de Crituylhe (5), terres cotivées et 

non cotivées, ambes les apartinences des choses dessus dites ; derechef 
les cens, parceres, vignes, terres cotivées et non cotivées, assisses au 
terrons de Chessinhet (6); et totes ces chose sunt assisses dedant les 
fins de la châtellenie de Chantelha, et sont ad la valeur de diz livres de 

(ij Treban, comm., cant. du Montet. 
(2j Paluet, faubourg de Saint-Pourçain. 

(3) Comm., cant. du Montet. 

(4) Comm., cant. d'Escurolles. 
C)) Non identifié. 

(6) Chassignet, vill., comm. de Chareil-Cintrat, cant. de Chantelle, arr. de 
Gannat. 



LES TEXTES ORIGINAUX 67 

rente, om plus, si plus y a, on meys, si meys y a. An tesmoyn desqués, 

nos, alarequestedodit Hugue, avons mis notre seau. Doné ad Vernuylh, 

le senmadi empres les hutaves de Penthecosle, l'an de Notre Segnour 

M. ceci. 

P 4^91,0.63. 



1301, 4 juin (Verneuil). — Aveu d'Estevenin Abellicr, damoiseau, pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Besson, dans la châtellenie de 
Souvigny. 

Nous Pierres de la Porta, deyns de Vernuylh et arceprestres de 
Sovanhi, a touz ceaus qui verront cetes présentes letres, salut en notre 
Segnor. Sacheitz tuit que pour davant nous ha confessé Stevenins 
Abelhiers, damayseaus, a tenir en fié lege mon très chier segnor Robert, 
conte de Cla[r]mont, segnor de Borbonois, totes les choses qui s'ent- 
seguent : ce est assavoir ma messon de Besson embes les apartinances, 
terres cotivées et non cotivées, vignes, prez, cens et talhes, assises en 
la parroche de Besson, de la châtellenie de Sovanhi, lesqués choses ilh 
portet e tienz pour rayson de sa feme, qui fu filhe ce n'arrés Giraut de 
Murât (i), damayseau ; et sont ad la valeur de vu Ib. de rente, om plus 
si plus y a, on meis si meys y a. An tesmoyn desqués choses, a la re- 
queste dodit Stevenin, nos avons mis notre seau. Doné ad Vernuylh, le 
diminche davant la Sent Barnabe, l'an de grece mil iii'^i. 
P 467-, c, 236. 



1301, 9 juin (Verneuil). — Aveu de Perronin de Virlobier, damoiseau, 
pour ce qu'il tient du s"" de Bourbon à Saint-Pourçain-sur-Sioule, Paray- 
sous-Briailles et au Theil. 

A toz ceaus qui verront et horront cetes présentes letres. Pierres, 
dyens de Vernuhel et arcepretre de Souvagni, salut en Notre Segnor. 
Sachent tuit que par devant nous Perronins de Villa Lobet (2), damay- 

(i) Pour ça en arricrs ; lu par les Noms féodaux fille de Varrcs Giraut de Murât. 
(2) Virlobier, ham., conim. de Saint-Priest-en-Murat, cant. de Montmaraud, 
arr. de Montluçon. 



68 LE PARLER BOURBONNAIS 

seaus, a recogneu soy tenir en fié lige de très haut prince monsegnor le 
conte de Clermont, segnor de Borbonays,en la chatelenie de Vernuhel 
au parrochis de Saint-Porcan, de Briahlis et dou Thel, toz ses cens de 
blé et dedeners et ses talhes,que il ha oupuet avoir au parrochis desus 
dites, et totes autres choses que il ha audites parrochis. Au temognage 
de laquel chose, a la requête audit Perronin, nous havons posé notre 
seaul en cetes présentes letres. Doné lou jour dou vendredi avant la 
saynt Barnabe apôtre, en l'an de Notre Segnor mil trois cenz et un. Et 
est assavoir que cetes choses desus dites puant valoir doze livres de 
rente, ou pou plus ou pou meins. Doné si comme dessus. 
P 4602, c. 253. 

1301, i5 septembre (Souvigny). — Authentication mise par Jean de 
Cintrât, doyen de Souvigny, à la suite de l'aveu de Jeanne des Noix, 
femme de Barthélémy des Noix le jeune. 

Et nous frères Jehanz de Syntrat ( i ), humiles dyens de Soveigny, en 
tesmoignage des chosses desus dites, a la prière de ladite Johanne et a 
sa requeste, qui sus ce nous enn'a requis, avons fet mestre notre sehel» 
a celle fyn que les chosses desus dites et ces présentes letteres ayeynt 
plus grant force. Donné et de notre sehel sehelé en l'an de grâce Notre 
Seignor rail troes cens et hum, le venredi en l'uyteve de la feste Notre 
Dame de septembre. 

P 4672, c. 241. 

1300 et 1301, V. le 29 septembre (Vcrneuil). — Aveux de Tartarin de 
Neuville pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Coulandon et à 
Bransat. 

Tarterins de Neuvile tient totes les choses qui sont en la parroche 
de Colendon (2), en fié lige de monsegnor de Borbon, par raison de 

(i) Vill., comm. de Chareil-Cintrat. 

(2) Coulandon, comm., arr. de Moulins. 



LES TEXTES ORIGINAUX 69 

l'escheoite de monseignor Hugue de Buixeres (i), chevalier, et par 
raison de conquest fait de Hugonin de la Gote. 
P 1 369\ c. 1689. 
Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n" 1045. 

A touz ceaus qui ces présentes letres verront, Pierre de la Porte, 
deyans de Vernuelh, archeprestres de Sauvagné, salu[t] en Nostre 
Segnour. Sachent tuyt que davant nos establis personaument Tartha- 
reins de Nueuvile (2), doraayzeaus, confessa et reconut soy a tenir en 
fié lige dou très noble prince nostre senhor le conte de Clermont, senhor 
de Borbon, lo setieyme dou disme qui est apelé lo disme de Branscat, que 
part ambes monssengnor Jehan de la Mossa et ambes les enfans de 
Valencon, a l'estimance de cent solz de rente ; derechef et plus xx s. 
de rente assis et gizans en la parroche . . . quels chouzes movent de part 
Ysebeau, sa fama, si corne . . . devant nous et sont les chouzes desus dites 
a la v[alor] ... ou entour. En tesmognh de laquel chouse, a la reques 
te doudit .... nous pouzé nos seyau es présent letres. Doné a Ver- 
nuelh . . . [l]a feste de Saynt Micheau, en l'an de grâce mil et ccc et [un]. 
P 468^ c. 183. 

1300» — Aveux de Jean Touquin et d'Estevenin de la Jarrie. 

Ces choses tient Johenz Thoquins, donzeas, en fé lege, de monse- 
gnor de Borbon : la meson de TAgli et totes les apartinences, et la 
mitié des forz de Montagu (3), por soe et por son frère. 
P 1369*, c. 1689. 

Ces choses teant an fé de monsegnor de Borbon Stevenins de la 
Jarrie (4), donzeas : les choses que il ha ou mas de [Touchebœuf], qui 
partent avec Archinbau de Langi, et séant en la chatelenie de Billec. 
Ibid. 

Analysés dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 1294, 

(i) Buxières-les-Mines, comm., cant. de Bourbon-l'Archambault. 

(2) Comm., cant. d'Hérisson. 

(?y Montaigut-en-Combrailles, chef-lieu de cant., arr. de Riom (Puy-de-Dûme). 

(4) Ham., comm. de Rongères. 



70 LE PARLER BOURBONNAIS 

1300-1301. — Liste des vassaux du s' de Bourbon dans la châtellenie 
de Jenzat et de Rochefort, ayant ou non fait aveu de leurs fiefs. 

Ce sont li non des fés de Genzac et de Rochefort (i) : P. de Vila 
Lobier ; Bartranst de la Mota ; P. Exinarst ; Perot, senher de Mar- 
silhac (2) ; W. de Maovize (3) ; D. de Nodot ; Armans de Mazeyres (4) ; 
W. de Chanbeyrac ; W. Botelhîer ; Bigiers Botelhier. 

Ce sont cil qui ne les hant pas baeylés : Guyonet de Bègues (^) ; 
Leluei de Bègues. 

P 469', c. 29. 

1322, 7 décembre. — Aveu de Guillaume de Chouvigny, s"^ de Nades, 
pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Nades, Lalizolle, Belle- 
naves et Saint-Bonnet-de-Rochefort, dans la châtellenie de Chantelle. 

A touz ceaus qui verront ces presens letres Guillaumes de Chau- 
vinhiet chevaliers, sires de Nades, et Rogiers de Chauvinhyet, damay- 
seaus, sis fereres, salut. Sacheent tuit que nos confessons et conoyssons 
a tenir en fief et homanage frant et lige, et notre devantier hant acon- 
tumé a tenir, de très haut noble et poyssant monssegnor le conte de 
Clarmont, seygnor de Borbon et charabarier de France, notre meyson 
et la vile de Nasde (6) et tote la parroche de Nade et totz les homes et 
les femes habitans en la dita parroche et toutz lé boyes et les garenes 
et lé prés et les eystans et les peyscheryes, terres ganhies et non ganhies, 
thalhes, cens, rendes de blé et d'argent, parceres et jutices haute et 
bace et grant et petite, mère et mixte, empere, et tote la juridisiom que 
nos havons en la vile et en la parroche et hau mas dau Chanbaron (7) ; 
item l'usage planier que nos avons a l'at de nostra mayson et de nos 
fors et de nos molyns apartenens a la mayson de Nasde, et les pasquier 

([) Vill., comm. de Saint-Bonnet-de-Rochefort, arr. de Gannat. 

(2) Marcillai, comm., arr. de Montluçon. 

{}) Il y a des lieux-dits Mauvisc sur Chavenon et Deneuille, arr. de Montluçon. 

(4) Masere, comm. de Saint-Bonnet-de-Rochefort. 

{(,) Comm., arr. de Gannat. 

(6) Nades, comm , cant. d'Ebreuil, arr. de Gannat. 

(7) Le Chamberon, comm. de Nades. 



LES TEXTES ORIGINAUX 7I 

et le pasturagede nos beystes au boyes et en la foretz de Tranceont(i), 
a arder et chaufier et bastir et rebâtir, clorre et totes nôtres hautes 
necesité fere, eceté vendre ; item la terce partietz de la vile de la Gli- 
sole (2) et de mas et de boes et de cens et de talhes et déniés et de 
parcieres et de rendes apartenens a ladita vile et adit mas et la tercia 
partie de la justise de ladita vila et de mas desus dit ney que s'apartene 
a ladita vila ; item totz le boyes et les homes et les rendes que nos avos 
en ladita parroche de la Glisole, et la juridision aute et bace que nos 
avons audit boyes et audit home, ni en lor tenemens, exceté le boys 
mor dau boyes de Baynetz (3) ; item la juridicion aute et bace que nos 
avos au mas de la Faya (4), au botz de la Bigoarda, et totes cetes 
choses sunt de la parroche de la Glisole ; item totz les cens et les rendes 
que nos avons en la parroche de Balanava (5) et de Sein-Bonnet et de 
Tison (6) ; lesquel choses desus dites sunt asises en la chatelenie de 
Cha[n]thella, et podon valer checun anc por leal extimansiun un"* li- 
bras de renda, et si plus valent, le plus connesons a tenir de notre senhor 
desus dit. Au tesmoing de ce, nos avons mis nos ceaus en sses presens 
letres. Doné le mardit après la feste de ceynz Nicholauz d'ivers, l'an de 
grâce M.ccc et xxii. 

P 4^9', G. 48. 

1301, 20 avril. — Aveux de Guillaume Blanc, écuyer, pour ce qu'il tient 
en fief du s"^ de Bourbon à Saulzet et à Montaigut-en-Combraille. 

A totz ces qui verront ces présentes letres, Guilhaims Blancs, 
escuers, salut. Sapchon tutz que je reconoys a tenir en ffé lege de très 
aut prince monsenhor le conpte de Clarmon, senhor de Borbon, par 
reson de la baronia de Borbonnois, c'est assavor ma meyson fort de 
Salzet et la justise et la senhoria apertenant a ladite mayson ; derecheff 

(1) Semble avoir fait partie de la forêt des Coiettes. 

(2) LalizoUe, comm., cant. d"Ebreuil. 
(?J Boenat, vill., comm. de Lalizolle. 

(4) Les Fayes, comm. de Coutansouze, cant. d'Ebreuil. 
(1;) Bellenaves, comm., cant. d'Ebreuil. 
16) Ham., comm. de Bellenaves. 



72 LE PARLER BOURBONNAIS 

VI sexters de blé de renta, qui furon aquis de Phelipon, ffilh monsen 
Jhoan Borbon, chivaler, mort ; dereché le ffé lequel tient de moy mesire 
Guilheumes de-Monceaus, prestres. On tesmohn de laquel chouse, ge 
ay saylea cesta letra de mon saeau. Donea l'an de grâce mil et ccc e i, 
le geudi avant la saynt Jourge. 
P458',c. 58. 

A totz ces qui verront ces présentes letres Guilhaims Blancs, 
escuers, saluz. Sapchon tut que ge reconoys a tenir en ffé lige de très 
aut prince monsenhor le conte de Clarmon, senhor de Borbon, par 
rayson de la baronia de Borbon, c'est assavor les fforns de Montagut 
e le molin am les apartenenses dou molin e l'usatge de chaufar les 
forns et de bastir ou boys dou Quarteyr (i), par rayson de ma ffema, 
ffilha fu monsen Hugue Touqui, chivaleyr, mort, e cant que ge ay ne 
porroyt avor por rason de Ihi en ladite chastelanie. On tesmohn de 
laquel chouse, je ay saylea cesta letra de mon saeau. Doné es l'an de 
grâce mil ccc et i, le geudi avant la S. Jorge. 
P 467-, c. 209. 



1322, 14 décembre. — Aveu de Guillaume de Murât, écuyer, pour ce 
qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Taxat-Senat et à Saint-Germain-de- 
Salles, dans la châtellenie de Chantelle. 

A tout ceus qui veront ces prezentes letres, je Guillaumes de Murât, 
escuers, foes assavoer que je tens et pourte en fié lige de très haut et 
poyssant monsseygneur le conpte de Clermont et seygneur de Bour- 
bon les chosses qui s'en seguent: c'est assavoer fromant et soylhe et 
fèves et orge et avoyne et vin et deners et jaux, ho autre blé, quéque 
je puisse avoer en la parroche de Sénat (2), et i fié qui est ou la par- 
roche de Sent-German de Sales (3) queJohan, filh Guillaume de Bana- 
lave (4), tent de moy ; lesqués chosses sunt en la chastellanie de Chan- 

(i) Bois du Quartier, au Sud de Montaigut-en-Combraille. 
(2) Taxat-Senat, comm., cant. de Chantelle. 
(?) Saint-Germain-de- Salles, comm., cant. de Chantelle. 
(4) Bellenaves. 



LES TEXTES ORIGINAUX 75 

telle. Lesqués choses desus dites puent bien valloer par estimacion vint 
soz de rante, pou plus pou moyns, loquel plus et loquel moyns je avoe 
tenir de monsseygneur desus dit. En tesmoyn de laquel chosse, je ay 
mis mon seel en cetes lettres. Doné lo mardi enpres feste seynte Luce, 
l'am M.ccc° et vint et deux. 
P459', c. 91. 



1300. — Aveu de Jean Troussebois, s' de la Roche, pour ce qu'il tient en 
fief du s"^ de Bourbon à Hérisson. 

A toz ceas qui verunt cetes présentes letres Johans Troseboys, 
sire de la Roche (i), salut en Notre Segnor. Sachiant tuit que je 
reconoysse tenir de très noble home eccelant, de munsegnor de Bor- 
bun, an fé lige la Roche et les apertinences co est a savoir en messuns, 
an vignes, an prêt, en terres et an homes et an dimes, an cans et an 
garenes et an co que je ay a Fremegnet (2) et au Rit et lo don que 
messires de Borbun fit a mun huncle, a mun sire Hudes Troseboys, co 
est a savoir lo boys des Ays et trente sexters d'avayne de rande sur la 
baglie Gigant : lo toz an la valor de cinquante Ib. de rende, poy plus o 
poy mains ; et si plus y a, je n'en soys an despit ne an mesprissent 
vers (3) munsegnor, mes solemant por obli, et an sopli au genz mun- 
segnor que il ne Tain an ... An tesmoin de laqué chose, je ay douées 
cetes letres, scellées de mun seel. Douées l'an de grece m.ccc. 

P 462', c. 21. 



i300, 16 décembre (Hérisson). — Aveu de Marguerite, dame de Bour 
de Chandenay, pour ce qu'elle tient du s"^ de Bourbon dans la châtellenie 
d'Hérisson. 

A touz ceaus qui verrunt cetes présentes letres, Rahous, arcepretres 
de Hyricon, salu en Nostre Segnor. Sachoyz que presenz pour davant 

(i) Chat., comm. d'Hérisson. 

(2) Fremagnet, comm. d'Hérisson. 

(5) Sic pour en mcspris envers. 



74 LE PARLER BOURBONNAIS 

nous Jahans de Azay (i), chapelayns de Nostre-Dame de Molucon, pro 
curerres Margarite, dame de Bour de Chandenay (2), eynsi com nous 
avons veu contenir en les letres de la court de la chancelerie de Bour- 
bonoys, recognust en lieu et en nom de la dite dame de Bour, tenir en 
fieu litge de très noble prince monssegnor de Bourbon la mayson et le 
chasal de Bour, avec la jutise, boys, [gar]enes, prez, pasturaus, terres 
gagnies et non gagnies, cens, blez et deners, estancs, homes et totes les 
apartenances, quieus que eles soient ; lesqueles chouses totes sunt 
assises en la chatelanie de Hyricon. Some de rente lx Ib. En temoyng 

de laquieu chouse, a la requeste doudit procureour Doné l'an de 

grâce mil et troys cens, le vendredi avant lafeste S. Thomas, apoustre. 
P 462*, c. 177. 

1301 (Hérisson). — Aveu de Jean de Chatignoux, damoiseau, pour ce 
qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Montluçon, Domérat, Désertines 
et Saint-Marcel-en-Murat, dans la chàtellenie de Montluçon. 

A totz ceaus qui verrunt cetes présentes letres, Rahoz, arcepretres 
de Hyrizon, salut en Nostre Segnor. Sachent tuit que presenz por 
davant noz Johanz de Chategnol (3), demeseaus, recognout soy a tenir 
en fié liège de haut home monsegnor Robert, comte de Clermont, 
segnor de Borbonoes, totes les choses que il a on parroefes de Mon- 
luzon, de Désertines (4), de Blanzaî {'■,), de Givretes (6), de Saint- 
Marcel (7), et quant que il a en tote la chatelenie de Monluzon, soyant 
terres cotivées et non cotivées, prez, boes, guarenes, vignes, aegues, 
molins, cens en deniers, en blez, en homes, en femes, en quéques 

(i) Azay, sur Doyet ou Montvicq. 

(2) Chandenay, vill. et bois, près de Montluçon. Cf. Huillard-BréoUes, 
Titres, n° 452. 

(3) Chatignoux, comm. de Murât. 

(4J Désertines, comm., cant. Est et arr. de Montluçon. 
(5j Bianzat, vill., comm. de Montluçon. 

(6) Givrette, vill., comm. de Domérat, cant. Ouest et arr. de Montluçon. 

(7) Peut-être Saint-Marcel-en-Murat. (L'arrondissement de Montluçon compte 
aussi Saint-Marcel-en-Marcillat, cant. de Marcillat.) 



LES TEXTES ORIGINAUX ' 75 

choses que ce soyant ; lesqueles choses puent valoer trente livres de 
rente ; et se plus hi a, il auvoet a tenir le plus dou devant dit segnor. 
Au temoyng delaquele chose, nos avons donées cetes letres, seelées de 
nostre seau, l'an de grâce Notre Segnor mil et troez cenz et un an. 
P 461-, c. lOI. 

1301 n. st., 5 mars (Hérisson). — Aveu de Renaudin de Gençay, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s"" de Bourbon à Maillet, dans la 
châtellenie d'Hérisson. 

Nos Raox Rivere, arceprestres d'Iricon, a touz ceaus qui verront 

cetes présentes letres, salut en Notre Seygnor. Establiz por devant nos 

Regnaudins de Gyncay (i), domeseas, rocognot se a tenir en fié liège 

de très noble home monsegnor de Borbon, en la chatelanie d'Iricon, le 

mas de la Bruere, aveaus les talhes et les autres cosdumes pertinentz 

audit mas ; item les quarpoz de la Vora ; et sunt cetes choses en la 

parroche de Maglet (2), en la value de viii libr. tur., o poc plus o poc 

moyns. On tesmoing de laquel chose nos avons donée cete letre saelée 

de notre propre seaul. Doné le dimanche en quel l'en chante Oculi mei, 

a la requeste dodit domaesal, en l'an de Notre Segnor mil et [trois] 

cenz. 

P 462», c. 39. 



1301, n. st., 7 mars (Hérisson). — Aveu de Renaud de Moulins, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Louroux-Hodement, 
Bizeneuille, Sauvagny, Venas, Ygrande et Le Vilhain, dans la châtel- 
lenie d'Hérisson. 

A toutz ceaus qui verront cetes présentes letres, li arceprestres 
d'Iricon, salut en Notre Seignour. Sachent tuit que devant nos establiz 
certeyns, provent et conseilhet, si corn il disoet, Regnaut de Molins, 
domasel, cogneut se tenir en fyé liège de excellant prince noble baron 

(i) Gençay, vill., comm. de Theneuille, cant. de Cérilly. 

(2) Maillet, comm., cant. d'Hérisson. , 



76 LE PARLER BOURBONNAIS 

monseigneur Robert, conpte de Clarmont, seignour de Borbonoys, 
c'est assavoir en la chastelenie d'Iricon son chasal de Syvrai (i), aveoz 
totes les apertinences et totes ses renptes, quéque eles soent en ladite 
chatelenie, soet en maesons, garenes, fossez, prez, boes, vignes, terres 
gagnées et non gagnées, paturaus, cens,deners et blé,talhes de homes, 
costumes, redevences, et son usage en la foret de l'Espinace (2) an bot 
sec et mort, et son pasquer en ladite foret, a totes bestes, et especiau- 
ment ad doze pors engresser ; dechief recogneu se tenir en dit fyé dou 
devant dit seignour de Borbonoys touz ses cens assis en parroches de 
Bigenolhe (3), de TOreour Hodoment, de Silvigni le Contaut (4), et de 
Venaz (5), pertinens a la devant dite maeson, et totes les choses que il 
ha ou puet avoer en la dite chatelenie : c'est assavoir en vilhage de 
Line (6), et en la parroche dou Vilheyn (7), soet, si com il est dit por 
desus, en talhes de homes, costumes, reddevences, cens, deners, blé, 
charnages, egues, garenes, boes et autres choses, quéque eles soent, 
en la chatelenie devant dite ; dechief quatre seters de avene de renpte, 
a la mesure dou grener d'Irizon, sur la balhie que tient Vincenz de 
Sent-Cler ; et poei valoir les choses devant dites... extimacion sessante 
livres de renpte, ou entour tant. En temoyngt de laquel chose, a la 
requeste doudit domasel, nos avons selées cetes présentes letres de 
notre seal. Doné l'an de grâce de Notre Seignor mil et troez centz, le 
mardy enpres le dimene que re[n] chante Oculi mei. Et poent valoir les 
choses devant dites pour extimacio[n] sexante livres de renpte, ou entour 
tant. Doné si com desus. 
P 462", c. 251. 

(i) Civray, chat., comm. de Louroux-Hodement, cant. d'Hérisson. 

(2) La forêt de FEspinasse se trouve dans le canton d'Hérisson, entre Louroux- 
Hodement, Sauvagny et Venas. 

(3) Bizeneuille, comm., cant, d'Hérisson. 

(4) Sauvagny-le-Comtal, comm., cant. d'Hérisson. 

(5) Venas, comm., cant. d'Hérisson. 

(6) La Ligne, ham., comm. d'Ygrande, cant. de Bourbon-l'Archambault. 
{7) Le Yilhain, comm., cant. de Cérilly. 



LES TEXTES ORIGINAUX 77 

1301 n. st., 12 mars (Hérisson). — Aveu de Pierre de Vaux, chanoine 
d'Hérisson, pour diverses rentes qu'il tient en fief du s' de Bourbon 
dans la châtellenie d'Hérisson. 

A touz ceaus qui verront cetes présentes lettres Rahous Rivere, 
arceprestres d'Irizon, salut en Notre Seignour. Sachent tuyt que pre- 
senz pour devant Pyerres de Vaus (i), chenoenes d'Irizon, recognuit 
se tenir en fyé liège de très noble home monseignour de Borbon vyg 
seters de selhe de renpte, les qués li devant toz les anz li hereter mon- 
seignour Guy Asalhy, chenoene d'Irizon, mort, sur les biens dou dit 
mort ; dechief quatre seters de selhe de cens, assis a Magnet (2); de 
chief seter de forment de renpte sur la megté dou dime de Magnet ; de 
chief sen pré de Fayole ; et sunt totes ces choses assises en la chate- 
lenie d'Irizon et poent valoir sexante quinze soz de renpte. En temoyng 
de laquel chose, a la requête doudit chenoene, nos avons selées cetes 
présentes letres de notre seal. Doné Tan de grâce Notre Seignour mil 
et très cent, le vendredy devant le dymene que re[n] chante Lœiare 
Jherusalem. 

P 462', c. 26. 



1301 n. st., 14 mars (Hérisson). — Aveu de Guillaume Avenas, prêtre, 
pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Hérisson et à Maillet, 
dans la châtellenie d'Hérisson. 

Raoux Rivere, arceprestres d'Iricom, a touz ceaus qui verront cetes 
présentes letres, salut en Notre Seignour. Sachent tuist que en notre 
présence establiz Guilhames Avenaz, prestres, recognust soe tenir en 
fié lige de très home et de très noble, de monseignour de Bourbom,en 
la chatellanie d'Iricom et en la parrochie d'Iricom, quant qu'il a a 
Fermagnet (3) et en apartenances doudit leu, soet en homes, en cens 
de deners ou de blé, en vignes, en prez, en boes, en guarenes, en 
en aegues, en terres cotivées et non cotivées ; deché la dozanne partie 

(i) Peut-être Vaux, comm., cant. et arr. de Montluçon. 

(2) Magnet, comm. de Cosne-sur-l'Œil, cant. d'Hérisson. 

(3) Fremagnet, comm. d'Hérisson. 



78 LE PARLER BOURBONNAIS 

dou molin d'Iricon qui est assis coté le pont, et la dozanne partie de la 
vigne de Châtres et i fié lequel Johannez de Sazeret (i) tient de luy, en 
la ville de Chodray, en la parroche de Mailhi (2), et i autre fié que tient 
Guillames de Perrose, demiseas, en celuy moemes leu ; léqués choses- 
desus dites poent valoer diz livres de rente, senz le fié, li quel poent 
valoer diz sesters de blé. Et si tant est que je ae riens oblié a mètre en 
cest escrip, il le cognuet tôt a tenir de monseignour de Bourbon. En 
tesmoing de f&quel chose, a la requeste doudit Guillame, nos avons cete 
présente letre saelée de notre propre seal. Donée le mardi enpres 
Letare Jherusalem, an l'an de gracce Notre Seignour mil troes cenz. 
P 462', c. 16. 



1301 n. st., 19 mars (Hérisson). — Aveu de Raoul d'Ancinay, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Doyet, Montvicq, 
Chamblet et Bizeneuille. 

A toz ceaus qui verron cetes présentes letres, Tarceprestres de 
Hyricon, salut en Nostre Segnor. Sachent tuyt que presentz por davant 
nos Raophez d'Ancinay (3), damaeseaus, recognoeut se tenir en ffé 
lige de noble baron monssegnor le conte de Clermont, segnor de Bour- 
bonoys, ce est a savoyr la mayson d'Ancinay et sa garene et les prés et 
les terres pertinenz ; derachep six sotiers et quarta de segle, au dyme 
de Doet, de rende toz les anz ; derechep un soter de segle de rende 
sur les molins Boneyton et sur le molin Cotanz : tôt ce est asis en la 
parroche de Monvic (4) ; et sur le mas d'Athoys et de la vile, viii seters 
de segle et hun seter d'avone de rende toz les ans ; derechep en la 
parroche de Chanblet (5) xxiiii s. de rende tos les ans et troys seters 
d'avoyne et une quarta ; derechep en la parroche de Bugenolle cinq 
seters d'avoyne ; et tôt ce puost estre ou la value de trente livres de 

(i) Sazeret, comm., cant. de Montmaraud. 

(2) Soudray, comm. de Maillet. 

(3) Ancinay, comm. de Doyet, cant. de Montmaraud. 

(4) Montvicq, comm., cant. de Montmaraud. La ville est une ferme de cette 
commune. 

(5) Chamblet, comm., cant. et arr. de Montluçon. 



LES TEXTES ORIGINAUX 79 

rende. En tesn:iayn delaquele chose nos, arceprestres desus dyz, avons 
possé ci nostre seel, a la requeste dodit Raophet, damaysel, l'an de 
grâce Nostre Segnor mil et iii*^, le judi avant le dimonche que l'en 
chanta Judica me. 

P 462', c. 14. 



1301 n. st., 26 mars (Hérisson). — Aveu d'Aimonin du Mas, damoiseau, 
pour ce qu'il | tient en fief du s" de Bourbon dans la châtellenie 
d'Hérisson. 

Raos, arceprestres d'Iricon, a touz ceaus qui veront cetes présentes 
letres, salut en Nostre Seignor. Sachent cuit que en nostre présence 
establiz Aemonins do Mas, damaeseaus, recognuet se tenir en fié lige 
de très aut home et noble, de monsegneur de Borbon, en la chatelenie 
d'Iricon, quant que il a en la chateleneie do devant dit leu, soet en 
maesons, en guarenes, en homes, en femes, en talhes, en cens, en 
costumes, en dimes, en boes, en egues, en prez, en terres cotivées et 
non cotivées, exceptées ses vignes Saeme (?), léqueles il tient a cens ; 
et tôt ce pout valoer vint et cinc livers (sic) de rente, tôt a tenir de 
monsegnour de Borbon; et un fié que sire Roberz de l'Estanc, 
chevalers, tient de li, a la valor de diz livres de rente, et un autre 
fié que tenent li hereter d'Arfeugle, en la valour de sixante soz 
.... otrela some desus dite. En tesmoen de laquel chose, a la requeste 
dodit damaeseau, nos avons saelée cete présente letre de notre seel. 
Donée en l'an de grâce Nostre Segnor mil troez cenz, le dimanche 
de Ranpeaus. 

P 461-, c. 19. 



1301 9 7 juin (Hérisson). — Aveu de Jean de la Garde, chevalier, pour ce 
qu'il tient en fief du s*^ de Bourbon à Nassigny, Saint-Victor, Maillet, 
Aude et Reugny. 

A toz ceaus qui verront et orront cetes présentes letres Rahos, arci- 
pretres de Hiricon, salut en Notre Segnor. Sachent tuyt que Johan de 



80 LE PARLER BOURBONNAIS 

la Guarda, chevaler, a reconeu davant nos tenir en fié lige de très noble 
home monsegnor de Borbon les does parties de la mayson de la Guer- 
ca (i), asisa en la chatelania de Hiricon, en totes les apertinences de la 
dita mayson, soyt en vignes et terres guagnies et non guagnies, en 
priés, en boys, en guarenes : laquella chose en la aymance de xx Ib. de 
renta ; dereché tiant le mas de la Palice (2), en la aymance de c s. de 
renta ; dereché en lavila de Maguanos (3) en homes talhabes et en cens 
de blé, en la aymance de lx s. de renta ; dereché en la parroches de 
Nassignié (4) et de Saynt-Vitor {'-,) et de Malhé et de Perulhs (6) en 
homes talhabes et en cens de blé, et le molin d'Arney (7), et en deniers 
de menuz cens et autres choses, en la aymance de xxv Ib. et xii s. ; 
dereché une partie de la riviera de Chier (8), des gué Fanives en 
queque au gué Saunier, en la aymance de xx s.; dereché lo peaje de 
Rugniet (9), dou quieu péage le fins sont tieles : de le chamin par loquiel 
Ton vayt de Valon a la croy de la Pierra et des la croys de la Pierra a 
la mota des Patoure de Malhet, et de la mota au chamin per la quieu 
l'en vait de Hiricon à Mohlicon, juques a la riviera de Tizon (10), et de 
la riviera si quant s'en desant en la riviera de Chier, en la aymance de 
1111°^ Ib. La some de cetes choses lix Ib. et vi s., et puet valeyr l Ib. 
levé et receu. An tesmoyn de laquieu chose, et a la requeta daudit 
chavalier, nos avons saylées cetes letres de notre seau. Doné le mardi 
enpres la quinzeyna de Pantecote, l'an de la grayce mil et ccc et i an. 
P 462*, c. 43. 

(1) La Guierche, chat., comm. de Nassigny, cant. d'Hérisson. 

(2) Le Palice, comm. de Nassigny. 

(5) Non identifié. 
(4; Nassigny. 

(<i) Saint-Victor, vill., cant. Est et arr. de Montluçon. 

(6) Preuille, chat., comm. d'Aude, cant. d'Hérisson. 

(7) Renet, comm. de Reugny, cant. d'Hérisson. 

(8) Le Cher qui entre dans l'Alliera Saint-Marcel et traverse l'arrondissement 
de Montluçon. 

(9} Reugny. 
(10) Tizon, comm. d'Estivareilles, cant. d'Hérisson. 



LES TEXTES ORIGINAUX 01 

1301, 2 1 juin (Hérisson). — Aveu de Jean de Gençay pour ce qu'il tient 
en fief du s"" de Bourbon à Maillet, Meaulne, Theneuille et Le Vilhain, 
dans la châtellenie d'Hérisson. 

Nos arceprestres d'Iricon, a touz ceaus qui verrunt cetes présentes 
letres, salut en Notre Seygnor. Sachent tuit establiz pour devant nos 
certain et ben conseilhez, si com il disoit, Johanz de Gincay recognust 
soe tenir en fié lige de très noble home et de très aut, de monseygnor 
de Bourbon, en la chatelenie de Hiricon ses homes de Villene (i) et 
deu Pies (2) et de la Garde (3) et de Dagoroes (4) et de Meanne et de 
la Vore et les tailhes et les cens de blé et deners que l'on li doyt en dis 
lues ; dechef recognust a tenir du dit seygnor le pré de Meanne et les 
vignes de Virignet [<,) et tôt ce que il a en la parroche dou Villein, 
soet en cens de blé hou deners, soet en péage ; dechef avoet a tenir 
deu dit seygnor tôt ce que il a en ladite chatelenie, quéconque chose 
ce soit, soet en pretz, et terres cotivées et non cotivées, en bos, en 
vignes, en tailhes, en cens de blé et de deners. Lesquelles choses puent 
valoer ix livres de rante ; et si plus y voet, il recognut et avoet a tenir 
tôt de mon seygnor. En tesmoing de laquele chose, nous, a la requeste 
doudit Johan, avons saelé cetes présentes letres de notre propre sael. 
Doné le mescredi davant la nativité de sain Johan, l'an de grâce mil 
très centz et un. 

P 462*, c. 17. 



1301, 2 3 juin (Hérisson). — Aveu de Guillaume de Chitaing, chevalier, 
pour ce qu'il tient en fief du s*^ de Bourbon dans la châtellenie de Mont- 
luçon. 

A toz ceaus qui veront cetes présentes, letres Raox Rivere, arce- 
preste de Hiriccon, salut en Nostre Segnor. Sachant tuit que sire 

(i) La Villaine, dom., comm. de Maillet. 

(2) Le Plaix, ham., comm. de Meaulne, cant. de Cérilly. 

i^î) La Garde, ham., comm. de Theneuille. 

(4) Les Dagourets, ham., comm. de Meaulne. 

(çj Vérigny, ham., comm. de Maillet. 



02 LE PARLER BOURBONNAIS 

Guillaumes de Chitayg (i), chevaliers, tent en fié lige et em rerefié de 
aute baron nostre segnor conte de Clermont maysong, cens, vignes, 
terres por la rayson de dame Agnes, fille de monsegnor Gilles lo dé- 
niant, chevalier, sa famé, ad la valor de xi Ibr., si plus vaut lo plus, si 
meyns vaut lo meyns. Ho temoyg de laqué chose, nos possons nostre 
seau, a la requeste dodit monsegnor Guillaume de Chitayg. Lequés 
choses asises sont en la chatellenie de Moluccon. Ce fut doné en l'an 
de grece m.iii'^ et i, lo jor do vendres, en la vigille de Sen Joharv 

Batiste. 

P 4692, c. 86. 

i301, I*' août (Hérisson). — Aveu de Giraut de la Souche, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s"" de Bourbon à Doyet, dans la chatellenie 
d'Hérisson. 

A touz ceaus qui verront cetes présentes lettres Rahous, arceprestres 
d'Irizon, salut en Notre Seignour. Sachent tuit que presenz pour devant 
nous Girauz de la Zoche (2), demasel, recognu se tenir en fyé lige de 
très noble home monseignour Rolbert, conpte de Clarmont, seignour 
de Borbonoys, totes les choses que il ha on pueut avoer, pour soe ne 
pour autre, en la parroche de Doyez, en la chatelenie d'Iricon, soeî en 
dymes, en cens, en costumes, en deners, en talhes, en prez, en vignes, 
en boes, en estanz, en terres gangnées et non gangnées, en mesons, en 
estanz, en garenes et autres choses, quéque eles soent, et en quécum- 
que manere elles soent nonmées ; et poent valoer les choses desus dites 
diz livres de renptes. En tesmoengt de laquel chose, nos avons selées 
cetes présentes de notre seal. Doné l'an de grâce mil et très cent et un, 
le mardy en la feste de Saynt Père d'ahout. 

P 462^ c. 23. 

(i) Chitaing, dom., conim. de Saint-Christophe, arr. de Lapalisse. 
I2) La Souche, comm. de Doyet. 



LES TEXTES ORIGINAUX 85 

"1301 (Montluçon). — Aveu de Robevt Baile, damoiseau, pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon à Montluçon et à Saint-Genest, dans la 
châtellenie de Montluçon. 

A toz ceos qui verront cetes présentes lettres, Estenes, arceprestres 
de Monlucon, salut. Sachent tuyt que Robert Baeles, damieseos, 
reconuit par devant nos a tenir en fié lige, en la chatelenie de Monlu- 
con, de très aut home et puissent Rober, fil le Roi de France, conte de 
Clermont et segnor de Borbon : premerement tôt co que il ha a 
Blanzat(i), soet en vignes ou en terres cotivées ou non cotivées, en 
homes et en thaïes et en deners de renta et en blé de rente ; derechef 
les vignes qui sunt apelées les Matacones ; dereché tôt co que il ha 
Molucon, soet en deners de rente ou en blé; dereché tôt co que il ha 
en la paroche de Saynt-Genees (2), escepté lo chasau dou Molins et les 
esamenz doudit chasau ; dereché lo blé de renta que il a sau ; dereché 
quaranta soz de renta que il ha en Argentia (3). Lesqués choses devant 
-dites sunt en l'estimacion de vint livres de renta. Ou tesmoyn de laqué 
chosa, nos avos posé nostre seaus. 
P 461^, c. 104. 



1301 5 «4 juin (Montluçon). — Aveu de Gui de Chaveroche, chapelain de 
Pe'raclos, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Chamblet et à 
Saint-Angel. 

A toz ceou qui verront ces presanz letres, Estenes, arcepretres de 
Monlucon, saluz. Sachent tuyt que presanz devant moy Guiz de Cha- 
varroche (4), chapeleyn de Peracot (5), confessa que il tenoyt en fé 
lige de très noble prince, de mon segnor le comte de Clermont, sa 
meyson de Chavarroche en totes les apartinances de ladite mayson, 
soyent terres cotiveys et non cotiveys, prez, bois, molin, cens, rentes, 

fi) Vill., cant. et arr. de Montluçon. 
(2) Saint-Genest, comm., cant. de Marcillat. 
(5) Non identifié. 

(4) Chavroche, ham., comm. de Chamblet, arr. de Montluçon. 
{'1] Selon la lecture des Noms féodaux. Sans doute Péraclos, vill., comm. de 
Chouvigny, cant. d'Ebreuil, arr. de Gannat. 



.84 LE PARLER BOURBONNAIS 

lesqués choses son assises entre la rivere de Huyl (1), d'une part, et le 
ri....venceon, d'autre ; derrechefles costes de Amaron et la tierce partie 
de ce que ge tien en la terre de Faye. Lesqués choses devant dites sunt 
asises en parroesses de Chanblet et de Saynt-Angeou (2), et valent des 
et huyt livres de rente ho entort. En temoyng de laqué chose g'é mys 
mon seau en ces presanz letres. Doné en l'an de grâce mil et trois cenz 
et hun, le mercresdi enpres la saint Barnabe, apôtre. 
P 462*, c. 22. 

1301, 12 juin (Montluçon). — Aveu de Matéron de Nafour pour ce qu'il 
tient en fief du s"^ de Bourbon à Saint-Victor, dans la châtellenie 
d'Hérisson. 

A touz ceaus qui verrunt cetes présentes letres, Estenes, arceprestres 
de Molucon, salu en Noustre Segnor. Sachoyz que presenz pour davant 
nous Matharons de Naffourz (3) recognust a tenir en fié litge de très 
noble prince monssegnor Rotbert, comte de Clermont et segnor de 
Bourbon, en la chatelanie de Hyricon, sa mayson de Naffourz et les 
apartenences, soyt en houmes, soit em blié, en deners ; item sa garene 
et toutes les autres chouses que il a et tient en la dicte chatelanie, 
excepté la moytié de la dime de blié et de vin de la paroyfe de Sansat... 
En temoing de la quieu chouse, nous davant diz arceprestres, a la 
requeste dou dist Matharon, avons seyelé cetes letres de noustre seyel. 
Doné l'an de grâce mil in*= et un, le judi avant la feste de la nessence de 
S. Jahan Baptiste. 

P 462*, c. 121. 

1301 (Huriel). — Aveux de Guillemin de Passât, damoiseau, pour les fiefs 
et cens qu'il tient du s' de Bourbon dans les châtellenies d'Hérisson et 
de Montluçon. 

Pieres, arcepretres de Huriet (4), a toz ceaus qui verrpnt cetes pres- 

(i) L'Œil, riv , affl. de l'Aumance. 

(2) Saint-Angel, comm., arr. de Montluçon. 

(3J Nafour, comm. de Saint-Victor, arr. de Montluçon. 

(4) Huriel, chef-lieu de cant., arr. de Montluçon. 



LES TEXTES ORIGINAUX 8^ 

senz letres, salut en Notre Seynor. Sacez tui que presse[n]z por davant 
nos Guillimins de Paccat (i), damasseau, cognot que il tent ligement 
de aut prince monssenor de Borbon ce que il a e[n] la chatellanie de 
'Hericon : c'est a savoer sa mayson de Paccat en les apartinences de 
ladite mayson, en terres cotiviés et n[on] cotiviés, en vignes, en priés, 
en boys, en dime, en cens, en homes, some de blé o pris de lx et x 
sexters, a la messure de Hericon, en talles de homes et de cens c sol. 
En temonaeje de co, a la requesta dodit Guillimin, nos seylons cetes 
letres de nostre seel. Doné en l'an de Notre Seynor mil très cenz et un. 
Et totes e equetes chosses davant dites il tient ligement de aut prince 
monssenor de Borbon. 

P 462», c. 7. 

Pierres, arcepretres de Huret, a toz ceaus qui verront cetes presenz 
letres, salut en Notre Segnor. Sachez tui que pressenz por davant nos 
Guillimins de Paccat, damasseau, cognot que il tent ligement de aut 
prince monssenor de Borbon ce que il a en la chastellania de Mollicon : 
c'est assavoer en cens de blé, o pris de quinza sexters, a la messura de 
Mollicon, i en cens de deniers, o pris de quaranta sol. En temonage de 
co, a la requesta dodit Guillimin, nos seylons cetes letres de notre seel. 
Doné en l'an de Notre Segnor mil et très cenz et un. 
P 461^, c. 100. 



1301, 3i juillet. — Aveu d'Aimé du Mas, chevalier, s"" de la Coudre, 
pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon, dans la châtellenie de Mont- 
luçon. 

Je Aymes dou Mas, chevaliers, sire de la Coudre (2), fois assaver a 
touz ceaus qui verront cetes présentes lettres que je tieng en fyé franc 
e liège de très excellent prince monsegnor le conte de Clarmont, 
seignor de Bourbonnois, ma maeson de la Coudre, en toutes ses appar- 

(1) Passât, ham., comm. de Saint-Victor. 

(2) La Coudre, ham., comm. de Colombier, csnt de Commentry, arr. de 
Montluçon. 



86 LE PARLER BOURBONNAIS 

tenances, e les boes, les guarenes, les estangs e les poecheries, qui sont 
entor ladite maeson de la Coudre ; item le boeys de Fourest (i), assis 
en la paroisse de Colunber ; item e ce que ay e porte ou diesme de la 
Celle (2) ; item e la quarte partie dou diesme de Maupertuis ; item e 
sept quartiers de vignes, assis ou terreor dou puy de Chastellar (3) ; 
item e la quarte partie dou pré qui fu jadis sire Estiene Ogier, e toutes 
les autres choses, prez, terres guaaignées et non guaagnées, tailhes, 
cens, costumes, servises, arbanz (4) et toutes les autres choses que je 
tieng en la chastellanie de Monluzcon. Lesquiés choses desus dites 
valent a loyel estimacion entor cinquante Ibr. de rente ; e si plus valent 
ou meins, ce que plus vaut au meins je tieng doudit monssegnor de 
Borbon, par rayson de la baronie de Borbonnois, e des dites choses je 
ay fait bornage a monssegnor desus dit. Ou tesmoing de laquele chose, 
je ay seelée cete letre de mon propre seel. Doné le lundi enpres les 
octeves de la Magdalaine, l'an de graice mil e ccc. e i. 
P 461*^, c. 251. 



1301, 23 mars (Huriel). — Aveu de Jean de Crevant, damoiseau, pour 
ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon dans la chàtellenie d'Hérisson et 
de Montluçon. 

A tous ceus qui ces présentes lettres verront ou orront. Pierres, 
arceprestres de Hurit, fai asavoir que par devant moy a reconneu 
Johan de Crèvent (15), demoisiauz, fîex monseignor Guillaume de 
Crèvent, chevaliers, a tenir de monseignor de Clermont, de noble 
prince seignor de Bourbon, tout ce que je tienz de fié en la chastelerie 
de Monlicon et de Hericon : c'est a savoir eni bief, en vin, en terre, 
en prés, en homes, en famés et en rentes dé quelconques choses que 
ce soit ; et est a savoir viii muis de vin a Desertines ; item xl setiers de 

(i) Forêt, ham., comm. de Commentry. 

(:; La Celle, cant. de Marcillat. 

<i) Chatelard, ham., comm. de Montluçon. 

(4) Pour arriire-bans. Sur ce mot, cf. Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne 
langue française, t. i, p. 577, col. 2, n° 2. 

(5) Crevant, chat., comm. de Domérat. 



LES TEXTES ORIGINAUX 87 

soigle et c s. de monseignor de Clermont, prins ou chastel de Monli- 
con, a pa[i]er au jour de feste saint Michiau ; item xlxi setiers de bief 
de cens, que soigle que forment que avaine que orge, en la chastelerie 
de Monlicon et de Hericon ; item xxvii homes et femes, aus leur terres 
et leur yritiers et leur yritages, en la chatelerie de Monlicon et de 
Hericon. Et por ce que li devant dis Johan de Crèvent, demoisiax, n'a 
point de propre seel, je ay ceste lettre scellée de mon seel. Donné l'an 
de grâce mil ccc. et i, le samedi après la feste saint Bonet. 
P4612, c. 95. 



1301, 27 juillet (Huri'el). — Aveu de Pierre de Pierre-Buffière, damoiseau 
et seigneur deChâteauneuf, pour ce qu'il tient du s'" de Bourbon dans la 
châtellenie de Montluçon. 

Nos Père, archiprestres de Huriet, fazons assavoir a toz ceaus qui 
verront cetes presentz letres que por devant nos extablitz Père de Pera- 
bufiera (i), donzeaus et segnur de Chateaunuf (2) a recogneut a tenir 
en fief lige de très noble home et poissant, de monsegnur de Borbon, 
les chosses qui s'ensseguont en cet excrit. Cet a savoir, en la chatelania 
de Molicon : primierament, la villa de Quincanes (3) en tota jutiza et 
totes autres qu'il i puit avoir ; derechiep lo vilage de Bobignat (4) en la 
parrocha de Thelhet en totes les chousses qu'il i puit avoir en la chate- 
lenia de Molicon ; derechiep les homes de la Barra, et tôt quant que il 
y ha ni puit avoir ; derechiep les Malavaus ; derechiep les homes qu'il ha 
a Domayrat.(5) i a Flurietz (6), i a Ricros (7), et a la Peyrela (8), et a 
Crèvent, et a la Crossa (9), a la Genebriera (10), et aus Montelgyt ; 

(i) Pierre- Buflière, chef-lieu de cant., arr. de Limoges (Haute-Vienne). 
(2) Châteauneuf-sur-Cher, chef-lieu de cant., arr. de Saint-Amand (Cher. 

(5) Quinssaines, comm., cant. et arr. de Montluçon. 
(4) Bobignat, sur la comm. de Teillet. 

(Ç) Domérat. 

(6) Fleuriel, vill., comm. d'Huriel. 

(7) Vill., comm. de Domérat. 

(8) La Perelle, ham., même commune, 
fç) La Crose, comm. d'Huriel. 

(loj La Genebrière, comm. de Domérat. 



88 LE PARLER BOURBONNAIS 

derechiep Argentiera (i); derechiep les homes qu'il ha Croant et a 
Domayrat ; derechiep vignes et mayssons qui sunt a Croant ; derechiep 
prat Broccart ; derechiep cinquanta liuvres, les quiés li sires de Cha- 
teaunuf prent sur monsegnur de Borbon ; derechiep vint et cint liuvres, 
lesquiés li sires de Huriet doit chaqun an au segnur de Chateaunuf, et 
li dit sires de Chateaunuf les tient de monsegnur de Borbon ; derechiep 
bot de Huriet (2); derechiep tôt quant il ha Prunet (3); derechiep 
tôt co que monsegnur Hugues de Vergatz, chavalier, tient dou segnur 
de Chateaunuf et Guillaumins Jordans, damaysseaus ; derechiep totes 
les chosses que la Petita de Crohant et ses fiz tenontde luy. An temong 
de laquiel chossa, nos, a la requeta daudit segnur de Chateaunuf, avons 
pausié notre seau en cetes presentz letres. Doniet l'an de grâce mil et 
treis cent et un, lo judiu enpres la Magdalena. 
P 461-, c. 97. 



1 soi) 3 juin. — Aveu de Renous de Culan, chevalier, pour ce qu'il tient 
en fief du s"" de Bourbon à Saint-Amand-Montrond. 

Ce est li fiez que je Regnous, sires de Cullant (4), chevalers, tiens 
et avoe a tenir de haut prince monsegnor le conte de Clarmont, sain- 
gnor de Borbonaes : ma chatellannie de Saint-Amen, en jotise et en 
seignorie, saent bois, terres, prez, vignes, dimes, homes et femes et 
toutes autres meneres de rantes et de choses, queles que elles soent, 
apartenent a la dite chatellannie, saent fié, rerefié, et puist valloir mis 
domaennes anviron iii*^ libr. torn. exprissement ; lou fié. que Henrris, 
sires de Seuil ()), tient de moi assis antre Chier et Horron, et lou fié 
dou conte de Sancerre (6\ assis dedenz ces boues ; moemes lou fié de 
Guillaume lou Piquart, lou fié de Tenin de la Grange, lou fié Philippe 

(i) Argentière, comm. de Vaux, arr. de Montluçon. 
(2; Le bois d'Huriel, au Nord-Est de cette commune. 
{3) Vill., comm. de Domérat. 

(4) Culan, comm., cant. de Châteaumeillant, arr. de Saint-Amand-Montrond 
(Cher). 

($) Sully-la-Tour, comm., cant. de Pouilly-sur-Loire, arr. de Cosne (Nièvre). 
(6) Chef-lieu d'arr. (Cher). 



LES TEXTES ORIGINAUX 8-9 

de Brullés, lou fié Perrin Morné, lou fié des anfanz Perrin Accer. Et 
se plus y avoit, sire, dont vous fussez certains, ge vous requier que vous 
m'en avisez conme votre home : quer se he en estoe avisez de plus, je 
lou declareroe. Ou temoig de laquelle chose, je hé faite cette nomée, 
seelée de mon petit seel, l'an iii'^ et i, lou semadi anpres la Trinité. 
P 4622, c. 313. 



1322, 22 novembre. — Aveu de Robin de Culan, damoiseau, pour ce 
qu'il tient en fief du s' de Bourbon dans la châtellenie de Murât. 

Sachant tuit que je Robin de Culent, domesaus, cognois a tenir en 
fié lege de trois haust prince mossegnor Loys' conpte de Clermont, 
chanbarer de France, sire de Borbon, les chosses qui s'en segent ; c'e 
est a savoir la messon de Senmur en totes les apartinences, soiant prez, 
terres costivées et non costivées, cens de blé et de deners, bois, bois- 
sons, guarenes, estans, fossez, pescheries ; les quels chosses poont 
valeir xv libr. de rende, et son assises en la chathelenie de Murât. Et, 
si plus valiant les chosses desus dictes, celuy plus je cognuees a tenir 
de monssegnor desus dit. En sîesmoing de la quel chosse, je ai cetes 
letres saelées de mon seel. Doné l'an mill ccc. et vint et deux, le lundy 
avant la Seint Clément. 
P 461s c. 81. 



1301 n. st., 22 mars (Charenton-sur-Cher). — Aveu d'Agnès, femme de 
feu Achard de Mornay, damoiseau, dame du Breuil, pour ce qu'elle 
tient en fief du s' de Bourbon. 

A toz cez qui ces presenz letres verront, li arceprestres de Charen- 
ton (i), salut an Nostre Segnor. Sachent tuyt que presenz davent nos 
Agnes, dame de Breul, famé fu feu Achart de Mornay (2), dameisea, 
conoit a tenir an fié liège de aute parsonne et noble, de mon segnor le 
conte de Clermont, segnor de Borboneys, ce est a savoir prez, terres, 

(i) Charenton-sur-Cher, chef-lieu de cant., arr. de Saint-Amand. 

(2) Mornay-sur-Allier, comm., cant. de Sancoins, arr. de Saint-Amand. 



90 LE PARLER BOURBONNAIS 

bois, homes, blez de rente, an les parroisses de Banegon (i) et de 
"Vernay(2) ; derechef ce que ele a an la terre de Limigni, an la parroisse 

de ; derecheff justise et segnorie an cez diz leus ; some de la 

terre et de la justise et de tout : vint livres de parisis. pou plus ou pou 
mains, fors ce que aie tient en son doere an la terre de Banegon et de 
Monfaucon. Et, sire, si voux plus en teniez, ou voux ou voz gen, je 
requer que vos mi aseuz, et je conois a tenir a si conme les choses desus 
dites. Doné l'an de Nostre Segnor mil treis cenz, le mercredi avent 
Pasques flories. 

P 462-, c. 308. 



1301 n. st., 2 3 mars (Charenton-sur-Cher). — Aveu de Guy de Mont- 
garnaud, chevalier, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Ainay- 
le-Château, Isle-et-Bardais, Saint-Bonnet-le-Désert et Saint-Benin, dans 
la châtellenie d'Ainay. 

Ce sont les choses que Guis de Mongarnaut (3), chevalers, tient en 
fié de très aut home et noble monsenor de Clermont, senor de Bor- 
bonnois, en la chatelerie d'Ainai, por raeson de dame Emeline de Pon- 
cheraud (4), sa famé : c'est a savoer sa meson de Poncherraut et troes 
etans joste ladite messon, desus et desoz, et les boes qui partent ou mon- 
senor Jehan de Poncherraut et les boes de la Pomerae (^) et toz les 
prez qui sont asis en la parroche Seint-Berin (6) ; item i pré asis en la 
parroche de Bardae (7), et les homes de la Fae (8), en la parroche de 
Bardae, et lor teneures, et x quartes de blé de cens sus le molin de la 
Fae, et 11 setiers de blé de cens asis en Arcae, et xx boiseaus de blé 
de cens asis a Grandvaul (9), en la parrochi Saint-Berin, et le chaume 

(i) Bannegon. comm., cant. de Charenton. 

(2) Vernais, comm., cant. de Charenton. 

{]] Montgarnaud, comm. de Neuvy. 

(4) Pontcharraud, comm. d'Ainay-le-Château. 

(i;) La Pommeraie, comm. d'Isle-et-Bardais. 

(6) Saint-Benin, comm. d'Ainay-le-Château. 

(7) Bardais, ham. réuni à Isle en 1844. 

(8) La Faix, comm. d'Isle-et-Bardais. Le moulin existe encore. 

(9) Grandvaux, sur Saint-Benin. 



LES TEXTES ORIGINAUX 9I 

Delome de Charnot (i) ; item i quarte d'avene,asise a Seint-Bonet (2), 
•de cens, et les cens d'Ainay; item les cens que l'on recet a la mi aot a 
Seint-Berin ; item les cens que l'on recept a la Chandelose ; et puent 
bien valoir totes cetes choses de rente chacun an xxx Ibr. tornoes, 
petit plus o petit moens. Et plus n'on cet lidit chevalers, et si ren avet 
oblié, requert monsenor de Borbon et ses genz que l'en asevent, et il 
entendra. O tesmoen de laqué chose, nos arcepretre de Charenton 
avon salée cete letre de notre seau a la requeste dodit chevalier, presenz 
î'otiler de la rivere Guillaumin do Vernoe. Ce fut doné et salé Tan de 
Nostre Senor m.ccc", lo geudi enpres Judica me. 
P 462-, c. 321. 

1301, 8 juin (Charenton). — Aveu de Renous Berchart, s"^ de Bonand, 
pour ce qu'il tient du s"^ de Bourbon dans la châtellenie d'Ainay. 

Ce sunt li ffé que Regnos Berchart, sires de Bonan (3), tent de 
monssegnor de Borbon : co est assavoer Bonan et les apartenances, 
jutize, segnorie cens, talles, garenes, vignes, terres, ecetées m pièces 
de pré que il tent a cens de la dame de Boi et de Johan de Barnon (4), en 
la value de xx Ib. de paresis de rente, o po plus o po meins. E requiert 
lidit Regnos Berchart que messires do plus, si plus i avoet, o ses genz, 
l'en enferment, et il est prez d'obéir o de tenir de li, quar il n'est de 
plus sachantz a maintenant. O tesmoing de laqué chose, nos avons 
saelées ces letres, nos Regnos... arcepretre de Charenton, de nostre 
seel, en la requeste dodit Regnos Berchart... Doné l'an m. 111*^1, lo 
juedi avant la Saint Barnabe. 
P463i,c. 72. 

1301 n. st., 2 février (Bannegon). — Aveu de Guillaume du Marais pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon dans la châtellenie d'Ainay. 

Sachent tuyt que présent moe Ymbaut Alliger, prestre, tenent 

(i) Charneux, sur Saint-Benin. 

(2) Saint-Bonnet-le-Désert, comm., cant. de Cérilly. 

(3) Bonand, comm. de Luneau, cant. du Donjon, arr. de Lapalisse. 

(4) Bernon, comm. de Bessais-le-Fromental, cant. de Charenton (Cher;. 



92 LE PARLER BOURBONNAIS 

Torden au prestre de Bengon (i), que Guillaumes dou Maroes connuyt 
a tenir am phié liège de noble persone et poysent, de monsegnor de 
Borbom, ces chose qui s'en segant : com est a savoer som chesaul do 
Maroes et m pyeces de prez, qui sunt am la preorge dou Mares, alla 
value de xxx s. de rente, ou poe plus ou poe mains ; item une pyce de 
terre quy [est] ou terreur dou Vyaul ; item ii pyeces de terre qui sunt 
ou terreur dou Vernay, alla value de viii s. de remte, ou poe plus ou 
poe mayns. Et si plus y a, que il non est cy contenu, requyert lediz 
Guillaumes loudit monsengnorde Borbom conmea son bon segnor, ou 
a son leutenent, que il l'en avissent, quar il est proez d'avoer lou plus. 
Ou tesmoyn de laquel chosse, je lidiz Ymbautz, a la requeste dou dit 
Guillaume, ae mys mon seau, présent Johan, lou fy Sarazin de Bengon, 
et Pynot de Bengon, l'am de la grâce Notre Segnor m et 000"=, lou 
jeudi am la feste de la Chamdeleur. 
P 462^, c. 312. 



1300 (Ainay-le-Château). — Aveu de Huguenet Bardais, pour ce qu'il 
tient en fief du s'^de Bourbon à Bannegon et Bessais-le-Fromental (Cher), 
dans la châtellenie d'Ainay. 

Ce est ceu que Huguenez Bardois tient en fié de monsegnor de 
Clermont : c'est assavoir la maison de Bardoi en la parroiche de Bene- 
gon, et quatre pièces de pré en la rivere d'Arron, et une autre pièce en 
Charloit ; item les terres qui sont deçà Harun, en la chastelerie de 
Aignay ; item les fiez que il tient en la parroiche de Becay, que Quatre- 
solz tient de li, et le fié que la femme Perrin Popant tient de luy en 
ladite parroiche ; item gelines et deniers de cens que il ha en ces diz 
leux. Some de ladite terre de value : six livres tor[n]. Et se vous plus en 
troverez, sire, le plus il requiert a tenir, ansit comme les autres choses. 
Et ceste lestre nous donons seellée dou seel dou prestre d'Aignail. 
P 4631, c. 46. 

(1} Bannegon. 



LES TEXTES ORIGINAUX 95 

1300; 6 décembre (Ainay-le-Château). —Aveu d'Agnès, femme d'Achart 
de Mornay, damoiseau, pour ce qu'il tient en fief du s'" de Bourbon 
dans la châtellenîe d'Ainay. 

Ce sunt les choses que Agnes, jadis feme Achars de Mornae, 
damesea, tient en fié de noble home monsenor de Borbon en la chate- 
lanie d'Ainay: premereinent xxv Ib. en deners, asises decei Haurron, 
tant sus homes quant sus terres et sus autres choses, que qu'eles soent, 
et soet an jutisse et en setiorie. Et plus n'en set, et si plus y a, requiert 
lodit monsenor et ses genz que l'en asevent, et ele entendra. O tes- 
moen de laquele chose, a la requête de ladite damesele, ge Nicholas, 
chapelein d'Ainay, ay mis lo seel de m'iglise en ce présente letre, pré- 
sent a ce Guillaume... et Johan de Monmeraut (i), prêtre, le jor de la 
fête saint Nicholas d'iver, l'an de Notre Senor m°ccc°. 
P463\c. 56. 



1300, 19 novembre (Bourbon). — Aveu de Jean du Fontenoil, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient du s'^ de Bourbon en la châtellenie de 
Souvigny. 

A touz ceas qui verront et orrent ces letres lire, li arceprestres de 
Borbon, salut en Notre Seignor. 'Vos ayez cogneu que presenz por 
devant nos Johanz dou Fontenoil, damoyseal, recognut a tenir de 
aute et noble home [mojnseignor de Borbon, en fié, les choses qui sont 
cy escriptes ; premerement, en la châtellenie de Souvigni,cinzsepters de 
soygle et xxx s. sus les terres et sur le pré de Chever ; item une quarte 
de soygle et la char de viii monton sur la grange de la Mayson-Dieu (2). 
Ou tesmoing de laquel chose, nos avons seelées ces letres dou seaul de 
notre cort, l'an de grâce mil et troys cenz, le semadi devant la Saint 
Clément. 

P 467^ c. 174. 

(i) Montmaraud, chef lieu de cant., arr. de Montiuçon. 
(2) L'hûpital de Souvigny. 



94 LE PARLER BOURBONNAIS 

i300, 9 décembre (Bourbon). — Aveu de Guillemin Chinart pour ce qu'il 
tient en fief du s' de Bourbon à Besson. 

A toz ceus qui voyrunt ces présentes lesstres, l'arceprestre de Bor- 
bon, salut en Nostre Signor. Sechins tuit presens par devent nous se 
est atabliz Guillemins, fil Hunbaut Chinart ; recognoit a tenir en fié lige 
de très noble prince, de monsignor de Clermont, quarenie s. de rente 
asis en la parroche de Besson. On témoin de laquele chosse, nous avons 
seelés ces lestres de nostre siaul. Doné le dimenge enpres la Sint 
Nicholas d'iver mil et lu'^. 
P 467", c. 240, 

1300, 1 1 décembre (Bourbon). — Aveu de Dreux de Luçay, pour ce 
quil tient en fief du s"^ de Bourbon dans la châtellenie de Bourbon. 

Ce sont les choses que Dreux de Lucey (i), escuers, recognut a 
tenir en fié lige de très haut home et poyssant, monsegnor de Clermont, 
segnour de Borbon : premerement sa meson de Lucey et les aparte- 
nences, et les prez et les terres gangnables et non gangnables, et sa 
garenne, et la moytyé dou molin de Gabereaul, et la moytié dou droit 
de Taygue et de la pesche ; item le fyé que tenent li hereter de testure 
doudit Dreux, et toutes autres choses que il a ne puet avoir dedanz la 
chastellenie de Borbon, soit en terres, en boys, en cens, en homes et 
an autres choses, quéque aies soyent ; et puent bien valoir lesdites 
choses XX Ibr. de rente, ou environ. Ou tesmoin de laquelle chose, nous 
arceprestres de Borbon, a la requeste doudit Dreux, avons scellées ces 
letres dou seaul de nostre cort. Tan de grâce mil et troys cenz, le 
dimanche ampres feste Sein Nicholas d'iver. 
P 463-, c. 97. 

(i) Luçay, comm. d'Agofiges. 



LES TtXTES ORIGINAUX 95 

1300, Il décembre (Bourbon). — Aveu d'Estevenin, fils de Jeannin de 
Barniris, pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Buxières-les- 
Mines et à Ygrande. 

A toz ceaus qui voyrunt ces présentes lestres, li arceprestre de Bor- 
bon, salut en Nostre Signor. Sechins tuit que par devant nous s'et 
estabriz Stevenins, fiz Johannin de Barniris (i) ; recognoit a tenir par 
rayson de sa famme, en fié liège de très noble prince, de monsignor de 
Borbon, ix seliers d'avene resse de cens, assis en la parroche de 
Buxieres ; dereschié i setier de sagle et xx s. de cens, asis en ladite 
parroche, et une garenne que l'en apelle la garenne de Garsaut ; item 
i dime qui est asis en la parroche d'Igrande, et est apellé le petit dime 
dou Vigniau. Lesquelles chosses pount bien valoyr viron un Ib., ou 
environ iqui. Ou témoin de laquele chosse, nous avount seelés ces 
lestres de nostre siaul. Doné le dimenge enpres la Sint Nicholas d'yver 
mil et iii*=. 

P 4643, c. 317. 

1300, 12 décembre (Bourbon). — Aveu de Jean de Mons, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Bessais-le-Fromental et à 
Saint-Aignan-des-Noyers (Cher), dans la châtellenie d'Ainay. 

A toz ceaus qui voyrunt ces présentes letres li arceprestre de Bor- 
bon, salut en Nostre Signor. Sachint tuit que par devent nous vint 
Johan de Mons (2), damoiseaul ; recognoit a tenir en fié lige de très noble 
home, de monsignor de Borbon, totes les chosses que il ha en la par- 
roche de Becay et de Saint-Hynin (3), terres coytivées, non coytivées, 
blez, noyez. Lesquelles chosses sunt asisses aus parroches desus dites 
et en la chatelleniez d'Eynay, et pount bien valoyr c. s. de rente, ou 
environ iqui. Ou témoin de laqué chosse, nous avouns saylées ces 

(i) Non identifié. 

(2) Il existe des lieux dits Mont, sur Franchesse et Yf.rànde, dans le canton 
de Bourbon. 

(}j Saint-Aignan-des-Noyers, comm., cant. de Sancoins, arr. de Saim-Amand, 



C)6 LE PARLER BOURBONNAIS 

lestres de nostre seaul. Donez le lundi enpres la Sint Nicholas d'iver, 
Fan mil et iii*=. 

P463',c. 52. 

1300, 12 décembre (Bourbon). — Aveu d'isabeau, femme de Jean de la 
Faye, et de Perrin, son fils, pour ce qu'ils tiennent en fief du s"^ de 
Bourbon à Agonges, Saint-Plaisir et Ygrande, dans la châtellenie de 
Bourbon. 

A touz ceaux qui verront ces présentes letres l'arceprestres de 
Borbon, salut. Sacheint tuit que por devant nous vint Ysabeaux, famé 
de Johan de la Ffaye en Congés (i), mort, et Perrins ses ffis ; reco- 
gnurent eaux et por eaux, et por les autres de ses enffanz de la dite 
Ysabeaul, tenir en ffyé de monsegnor de Borbon les choses dessoz non- 
mées, assises en la châtellenie de Borbon : premerement honmes, 
tailles, cens, prez, terres, vignes et autres choses qui lidit honme 
tienent de ladite Ysabeaul et de ses enffanz, assises au Monceaul (2), 
en la parroiche d'Agonge et en ladite parroiche ; item en la parroiche 
de Saint-Plazoir (3) la terre de Roerie et i pré que l'en apelle le pré de 
[....]chazet v s. de cens et i champ qui est apellé chanp Paisson, 
II reses d'avoine et 11 s. assis en la parroiche d'Yguerande ; item le ffié 
que tient Perrins Rogers de ladite Ysabeaul. Et se plus y avoit, il ne 
renuncent pas au plus, ainz en serviroit conme des choses dessus dites, 
lesquelles valent xviii Ib. ou plus ou mains. Ou tesmoing de laquel 
chose, nous avons scellées ces lettres dou seaul de . . . arcepriuerel. 
Doné a Borbon le lundi enpres la Saint Nicholas d'iver l'an mil et troiz 
cenz. 

P 464', c. 3 3- 

(i) Agonges. 

(2) II y a actuellement sur Agonges le Grand et le Petit Monceau. 

(î) Saint-Plaisir, comm., cant. de Bourbon. 



LES TEXTES ORIGINAUX 97 

1300, 14 décembre (Bourbon). — Aveu de Jeannin de Neure, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s"" de Bourbon à Sancoins, Château-sur- 
Allier et Mornay-Berry (Cher), dans la châtellenie de Bourbon. 

A touz ceaus qui verront cetes présentes letres, li arceprestres de 
Borbon, salut. Sacheint tuit que Johannin de Nurre (i), ûz Hudonet 
de Nurre, damoiseas, cognoit tenir frenchement de fyé de noble prince 
monseignor de Clarmont, seygnor de Borbonoys, cestes choses qui 
sunt a Boys Berruet (2), en la chaslelerie de Borbon : c'est asavoir boys 
et terres, prez et estan, et molin, et garenes qui sunt en la parroche de 
Cenquoinz (3) ; item une vigne qui set ou vinoble de Chateas sus 
Aler (4) ; item une pièce de pré, qui set au Maroys sus Aler, en la 
parroche de Mornay ; lesqués choses desus dites poent bien valoir 
diz livres de rente. Item Jehan la Rêve cognoit a tenir de Johannin de 
Nurre le chisaul qui est appelé au Soillaz et ses terres et boys et vignes 
et prez et garenes ; item le dime de Puy Ruai, qui part aveas Johan la 
Rêve ; liqués chisaus et les apartenances poent bien valoir huyt livres 
de rente. Item Jordins Buchepot cognoit a tenir doudit Johannin de 
Nurre sa partie de vin .... de Puy Real, qui set en la parroche de 
Coluvre (5), et peut bien valoir xl s. de rente. Ou testimoin de laquele 
chose, nous havons mis notre seaul en cest présent escrit. Doné Tan 
de grece mil ccc, le mecredi devant la feste de Saint Ladre. 
P 464^, c. 424. 



1300, 16 décembre (Bourbon). — Aveu de Jean de Chavigny, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s' de Bourbon à Coulandon, Marigny et 
Agonges, dans la châtellenie de Bourbon. 

A touz ceaus qui verront ces présentes letres li arceprestres de 
Borbom, salut en Notre Segnor. Sachent tuit que en notre présence 

(1) Neure, comm., cant. de Lurcy-Lévy. 

(2; Non identifié. 

(î) Sancoins, chef-lieu de cant., arr. de Saint-Amand. 

(4) Château-sur-Allier, comm., cant. de Lurcy-Lévy. 

(Sj Couleuvre. 



98 LE PARLER BOURBONNAIS 

establiz Jehanz de Chavegni (i), damoyseaus, a recognou a tenir em fié 
lige, franchement, de très aut home et sage monsegnor le comte de 
Clermont, segniour de Borbun som dime des Vevres, movent dou 
chief doudit Jehan, qui peut valoir entour quarante souz de remte, et ne 
se restraint ne au plus ne au moins, qui siet en la parroche'de Colem- 
dom et en la chatellenie de Borbom ; derechief toutes les chouses que 
il a aus parroches de Maregni (2) et de Colemdom, de par dame Arme- 
jart, sa feme, fille feu monsegnor Hinbaut du Bois, chevallier, soit en 
terres gagnies, non gagnies et en austres chouses, queus que elles 
soient, ne coment que elles soient appellées ; derechief toutes les 
chouses que il a de par ladite dame sa feme em la parroche d'Agomge, 
c'est assavoir a Fomciaul, au Monceaul (3) et en la ville des Four- 
ches (4), et lesqueus chouses sont assises aus parroches et em la cha- 
thellenie desus dites, et lesqueus chouses, movent dou chief de ladite 
dame, puent valoir entour seze livres de remte, et ne s'estraint ne ou 
plus ne au moins ; item le fié que tinent Ol. de la Praelle ; item les fiez 
que tinent li Mierolh, et tuit cil fié desus nomé movent dou chief de 
ladite dame ; item le fié que tinent li hereter Perrin de la Praelle, qui 
mot dou chef doudit Johan, damiseaul, et generaument toutes les 
chouses qui lidiz Johanz, damiseaus, a ne put avoir ne doit aus par- 
roches et en la chathellenie desus dites, soit em terres gaygnies, non 
gagnies, en prez, en pasturaus, en bois, en buissons, en garennes, en 
talles, en censis, en costumes, en aygues,enmolins et en austres chouses 
qués que elles soient ne coment que elles soient appellées, esceté le fié 
que lidiz Johans tient dou segniour de la Ferté Chauderon (5), qui siet 
en la parroche de Maregni de Colemdom. Em tamoing de laqueul 
chouse, nous avons mis nostre seaul em castes présentes letres. Donné 
l'an de grâce mil et trois cent, le vendredi ampres la sainte Luce. 
P 463', c. 167. 

(i) Chavigny, comm. de Montilly. 
(2) Marigny, comm., cant. de Souvigny. 
(5) Le Monceau, comm. d'Agonges. 
(4; Les Fourches, comm. d'Agonges. 
(5; La Ferté-Chauderon, dans la Nièvre. 



LES TEXTES ORIGINAUX 99 

1300) 20 décembre (Bourbon). — Aveu de Pierre deChateaurcnaud pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Bcssais-le-Fromental (Cher). 

A toz ceaus qui verront ces présentes lestres, li arceprestre de Bor- 
bon, salut en Notre Segnor. Sachent tuit que presenz devant nous 
Pierres de Chateaul Régnant (i) recognoit tenir en fié de monsegnor 
de Borbon, très noble home, totes ces choses qui s'ensigant : premeri- 
ment vu sestiers d'orge a la mesure de Charenton et un s. de cens, 
assis sus lou chesaul et sus lou molin aus enfanz fu Régnant Toreaul, 
en la parroche de Becay ; derechié sum disme et sun cens de Corne- 
roy (2), assis en ladite parroche de Becay ; et montet tôt ce a la valor 
de cen soz, et ne s'estrent ne au plus ne au mayns. En tesmoin de 
laquele chose, nos avons mis notre seel en ces présentes lestres. Doné 
en Tan de Notre Segnour mil m cenz, le jor de mardi devant Nativité 
Notre Segnor. 

P 468', c. 68. 



1301 n. st., 5 mars (Bourbon). — Aycu de Guiliemin de Gençay, damoi- 
seau, pour ce qu'il tient du s^ de Bourbon à Cérilly, dans la chàtellcnie 
d'Ainay. 

Nos arceprestres de Borbon, a touz ceaus qui verrent cetes pré- 
sentes letres, salut en Notre Seygnor. Establiz pour davant nos certein 
et porveables et bien conseilletz, si com il disoetz, Guiliemin de Gin- 
cay (3), demiseas, recognoyt se a tenir an fié lige a très noble home, de 
monseygnor de Borbon, an la chatellenie de Aynay, les homes de 
Clos (4) et totes les codumes que devant liditz home doditz leuf, soet 
an blé, an deners, an gellines, an trosses et an autres redeacens [sic); 
item teant xxv s. de cens sus les pretz et le terres de la Villene (5) ; 

j) Chateaurenaud, comm. de Franchesse, cant. de Bourbon-l'Archambault. 
(2) Corneret, comm. de Bessais-le-Fromental. Les Noms féodaux ont lu 
Tornecey. 

(5) Gençay, comm. de Theneuille. 
(4) Les Clous, comm. de Cérilly. 
(^) La Villaine, comm.de Cérilly. 



100 " LE PARLER BOURBONNAIS 

lesqués choses puent valoer iiii Ib., hou po plus hou po meins. An 
tesmoin de laquelle, alla requeste doditz demaysel, nous avons cetes 
présentes letres de notre propre sael sellées. Donées le diemanche que 
l'on chantetz Occulli mei, en l'an de grâce mil et troes cenz. 
P 463», c. 70. 

1301, 16 juin (Bourbon), — Aveu d'Archambaut de Jaligny, damoiseau, 
pour ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Bagneux et à Montilly, en 
la châtcllenie de Belleperche. 

A toz ceaus qui verront ces presenz letres l'arcepretres de Borbon, 
salut en Notre Segnor. Sachent tuit que presenz par devant nos Archem- 
bauz de Jaligni, domeseaus, recognuit a tenir en fié lige de monsegnor 
de Borbon, par reson de sa feme et de ses fillatres, qui furent fil Jofroy 
de Rez, la mote de Rez et le pressor, si corne li ries de Viellée porte 
envers Beleperche ; item prez, vignes, terres guaignables et non guai- 
gnables, qui sienî des le rié de Planche Berrer juque en Aler, et de 
Planche Berrer juque au quarrage Liger, et d'iqui a la Crevée ; item 
pré Troing ; item le chan de Font de Sauze ; item totes les vignes et les 
terres guaignables qu'il hout des l'orme aus Bofarz et la rue de Chaingni, 
jusque en Aler, e de chés les Bofarz juque a chés les Rossez ; item le fié 
que tient Bufins et Jehans de Rive ; e sont totes ces choses assises en 
la chatelenie de Belleperche, en la perroche de Baigneux et de Mon- 
teglis, et puent valer ces choses antor cent soz de rante chacun an. En 
tesmoing de laqué choses, nos, a la requeste doudit Archenbaut, havons 
mis notre seau en ces letres. Doné l'an de grâce m. ni*' eti, le vandredi 
anpres la saint Barnabe. 
P 465 s c. 166. 

1301) 17 juin (Bourbon). — Aveu de Perrin de Murât, damoiseau, pour 
ce qu'il tient en fief du s"^ de Bourbon à Besson, dans la châtcllenie de 
Souvigny. 

A toz ceaus qui voyrunt cestes présentes lestres li arceprestres de 
Borbon, salut. Sachint tuit que par devent nous vint Perrin de Murât, 



LES TEXTES ORIGINAUX lOI 

damaysiaus ; recognut a tenir en fyé lige, de très haut home monsegnor 
de Clermont, sire de Borbon, par rayson dou doere a sa famé, sa messon 
de Besson, que n'en apelle au Chaviaul, et sa grange, qui est assise 
defours lé mours de ladite messon, et les prez et lé vignes qui espar- 
tiennez a ladite messon ; item talles, coustumes, cens, blés, gelines, 
homes et austres chosse, queles que elles saint ne cornent que elle 
saint nomez. Lesquelles chosses sunt assisses en la parroche de Besson 
et en la chatelenie de Souvigni. Lesquelles chosses pount bien valoyr 
L livres par en. Ou tesmoin de laquele chosse, nous avouns seeléez ces 
lestres de nostre seaul. Donné le semadi enpres la Saint Barnabe, l'an 
de grâce mil et iii'= et i. 
P 4672, c. 195. 



1311) 16 juillet, Moulins. — Compte des recettes et dépenses de la châ- 
tellenie et justice de Rochefort , depuis le 2 5 de'cembre i3io au 
24 juin i3i I, dressé par Giraut Bossart, châtelain dudit Rochefort. 

[R°j Ce est li conte Giralt Bossart, chastellain de Rochefort, dé 
rendes et des yssues de la dite chastelenie et de la remanence, de la 
Nativité Notre Senhour passée juques a la Nativité Sen Johan Batiste, 
l'an M. CGC et unze, fez a Molins par devant nobles homes monsegnor 
Pierre, segnor de Fonconaz (i) et monsegnor Raoux Chalhou, cheva- 
lier, ballif de Borbonois, et maetre Nichola de Nuysi (2), dien d'Yricon, 
le vendredi amont la Magdelaine, l'an desus dit. 

Recepte de deners. 
De la remanence dodit conte de Noël deut lidit chastellain a mon- 
segnor XXXVIII Ibr. un s. vu d. 

Novele recepte. 
Pour deus muys de fromant vendu, le sestier vendu xiii sj^ols] 

IX d XVI Ibr. X s. 

Itempordeusmuysdefromentvendu,lesestiervenduxvis. xix Ib. iv s. 

(i) Non identifié. 

(2; Nusy, vill., comm. de Saint-Menoux. 



102 LE PARLER BOURBONNAIS 

Item pour xviii sestiers, quarte, iiii copes de fromant vendu, le setiers 
vendu xviii s xvi Ibr. x s. ix d. 

Item pour deus muys, v sestiers, emine de selhe vielhe vendue, le ses- 
tier vendu x s • xviii Ibr. xv s. 

Item pour xvi sestiers, quarte, iiii copes de selhe vendue, le sestier 
vendu xii s. ix Ibr. xvi s. 

Item pour xxii sestiers, emine de fèves vielhe vendues, le sestier ven- 
du ix s X Ibr. II s. VI d. 

Item pour .... sestier, quarte de vin vendu, le sestier vendu 
VI s XXV s. VI d. 

Item pour XII gellines et quart vendues, la gelline vendue iiiid. . iiis.id. 

Summa iiii^^ vi Ibr. xix s. m d. 

Item pour un chivrel d'épave vendu ii s. 

Item pour une livre et dimée de cire d'abelh d'épave vendue. . . m s. 

Summa totalis vi" vi Ibr. xviii s. v d. 

Recepte de gros eypleyt : Johan Archinbaut, quar brizet la mayson 

Batier de Neuvile et entra dedenz a force vi Ibr. 

Recepte d'epleyt dé queuz lé parties sunt derers (i) vu Ibr. 

Summa tota d'eypleyt xiii Ibr. 

Summa tote vi"xix Ibr. xviii s. ix d. 

Recepte nouvelle c Ibr. xxxiiii s. ii d. 

Recepte vielle xxxviii Ibr. un s. vi d. 

Summa toute vi"xix Ibr. xviii s. ix d. 

Recepte de blés. 
Recepte de frumant : de la remanance dodit conte deut lidit chastel- 

lain a monsegnor, v muys, vi sestiers, quarte, m copes. 
Recepte de fèves : de la remanance dodit conte deut lidit chastellain 

a monsegnor, xxii sestiers, emine. 
Recepte de selhe : de la remanance dodit conte deut lidit chastellain a 

monsegnor iiii muys, m quartes, un copes. 
Recepte d'orge : de la remanance dodit conte deut lidit chastellain a 

monsegnor m muys, x sestiers, deus quartes, cope. 

(i) Voir p. 104, au paragraphe [v]. 



LES TEXTES ORIGINAUX IO3 

Recepte de vin : deut lidit chastellain a monsegnor de la remanance 

dodit conte un sestiers, quarte. 
Item deut gellines xii et quart de gelline. 
Item deut vuele de la remanance dodit conte iiii''^ xiiii livres. 

Despens de deners. 

Balhé au trezaurier lx Ib. 

Item por la main Richart Pilloin xiii Ib. iiii s. vu d. 

Menus dépens. 
Premièrement un Ibr., a Guillaume Forner, por un muy de vin rebatu 

que l'on li avoyt trop conté do temps Pierre Agulhon. 
Item XL s. a Robert do Temple, por rebricher l'enqueste 

de Colonges, fayte do débat de la justice dodit luec entre monse- 
gnor d'une part et le procureour do Temple (i) d'outra. 
Item XL s., délivrés a Guionet de Bègues, que messire 

ha doné en aumône pour sa letre pendant, por une ffoiz. 
Item XL s., délivrés a monsé Robert d'Arson, prestre, 

lequeus messires li a doné en aumône por une flfoiz, si corne il 

s'apert sa letre pendant. 
Item XVI s. , au chapelain que siert la chapele, pour la 

maynté de l'an. 
Item pour deus jornées d'un masson qui adobaz le crot do chatel de 

Rochefort us. 

Item pour vu jornées d'ovrers que curèrent lodit crot et ayderent au 

masson, vi d. par jor m s. v d. 

Ilem pour i melher de tiole achaté por recrovit les mayzons do 

chatel XVI s. 

Item pour un jornées d'un masson qui recrovit les dites mayzons, 

xviii d. par jor. vi s. 

Item pour viii jornées d'omes qui ayderent au dit masson, vi d. par 

jor ni s. 

(i) La commanderie du Mayet-d'EcoIe, non loin de Jenzat ; cf. Vayssière A., 
l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Bourbonnais, dans Arch. hist., t. i, p. 245 et sq. 



104 LE PARLER BOURBONNAIS 

Item pourles dépens au procureour que fu does foes a Rion (i) pour le 
débat de la justice de la chapele d'Andalau (2) : quar li priour li avoit 
fet ajorner devant lebalhi d'Auvernhe, pour ledit débat xi s. iiii d. 

Item pour le celeyre au procureour pour la maynté, de l'an es. 

Summa toute un" xii Ib. m s. v d. 

Summa de menut despens xviii Ib. xviii s. x d. 

Dépens de blés. 
Dépens de froment : v muys, vi sestiers, quarte, m copes de vendu et 

conté en deners desus. 
Dépens de selhe : m muys, ix sestiers, iiii quartes, iiii copes, de vendue 

et contée en deners desus. 
Item III sestiers au pourtier pour la minté de l'an. 
Dépens de fèves : xxii sestiers, emine, de vendues et contées en deners 

desus. 
Dépens d'orge pour la livreycon au chastellain pour la minté de l'an : 

m muys, ix sestiers, m quartes. 
Dépens de vin : un sestiers, quarte, de vendu et conté en deners desus. 
Dépens de gellines: xii et quart de vendues et contées en deners desus. 
Dépens d'uele : xxvi livres, pour la lanpe do chatel de Rochefort 

servir por la minté de l'an. 

Compte fait, dut lidiz Girauz par cest fin compte a monsegnor, xlv 1. 
XV s. un d., desquiex deners sont a paier a la Saint Michel pour 
blé vendu et pour une amende xxxi 1. x s. 

Ainsi demeure a maintenant xvi 1. v s. nii d. 

Item orge : ni quartes, une cope, valet vu s. xi d. 

Item deust lxviii Ib. pour lesquelles pour les lxxxxv s. qu'il doit et 
VIII Ib. d'uylle qu'il doit. 

[V"] Momins Meye nn s., quar ferit Ganhart ; Coquar vi s., contra 
Pierre Bout, Guillaume Auzel et Guillaume Borrel ; St. Deyners m s., 
por loy contra le priour de la Chapele ; Guinel xx d. , pour clamor contra 

(i) Chef-lieu d'arr. du Puy-de-Dôme. 

(2) Saint-Priest-d'Andelot, comm., cant. et arr. de Gannat. 



LES TEXTES ORIGINAUX 10) 

le priour de la Chapele ; la molher Robin ii s., pour deffaut contra 
Pinpin ; Johans Valet xx d., pour clamor contra Porsan ; Peyronele 
BanafFache xx d., pour clamor contra Guillaume Morel ; la Béguine 
XX, por clamTor] contra Monin Meye ; Petrus de Chatas m s., pour 
deffaut contra Vayron le tissier ; Johans d'Ossot (i) x s., pour amandes 
contra Estiene Montagut ; Estienes Montagut et Massit, checuns ii s., 
pour amandes ; Guillaumes Julians, ii s., pour deffaut contra Estiene 
Montagut; Estiene Montagut v s., pour amande contra ledit Huge ; 
la molher Estiene Orvet xxx s., quar gardet ces betes en la garena 
monsegnor, et enportet du boyes monsegnor, et en fit ses crepches ; 
Chapelet xx d., por clamor contra Petit de Lalhac ; Estiene Dayners 
XII d., pour clamor ; Johans le Filh v s., pour amande contra Johan de 
la Chapele; Bernars Lomoners vi s., por troes deffautz ; item vu s., 
pour amande contra Grapilhaut ; Durans, fîlh Pierre Batart et Johans 
Bout, checuns v s., por amande l'un contra l'autre ; Guionet le tissier 
V s., pour amande contra Durant Julhac ; Durans Balbon m s., pour 
amande, quar se beufz furent pris en la garena monsegnor ; Johans 
Meye xii d., por clamor ; Guillaume Farramiana xii d., pour clamor ; 
Godars Raynaus xii d., pour clamor; Hugue do Molin xii d., pour 
clamor; Momins Meye xii d., por clamour; Giraut Leychiera xii d., 
por clamor; Durans Pelât m s., pour deffaut contra Brun Valet; 
Pierre Pinh... m s., pour amande contra Guillaume Armant; Johans 
Jarret m s., pour amande contra Pierre Baderan ; Pierre Baderans 
VII s., por amande contra Johan Jarret; Durans Pelatz xii d., pour 

clamour. Summa vu Ibr. viii d. 

P 13782, c. 3093. 
Analysé dans Huillard-Bréolles, Titres, n° 1308, 

(i) Le Sou, comm. de Saint-Bonnet-de-Rochefort. 



14 



ERRATA 



p. 22, charte de 1268, il s'agit du sire de Vallery (Yonne, cant. de Chéroy), 
à qui Louis IX avait donné des terres en augmentation de fief dans la région du 
Mayet-d'Ecole et d'EscuroUes. Elles furent depuis par lui cédées en partie à 
l'ordre de Cluny. (Cf. Bruel, Recueil des chartes de Cluny, t. vi, n°« 4594, 5068, 
5069, 5071.) L'identification ValUcre est donc insignifiante. 

P. 26, ligne 9, lire seel au lieu de scel. 

P. 51, charte de 1274, ligne 2 de l'analyse, supprimer son pire. 

P. 56, ligne 14, lire seellées au lieu de scellées. 

P. 5^, ligne 18, lire scel au lieu de scel. 

P. 65, note 2, remplacer par Chateloy, ham., com. d'Hérisson. 

P. 78, ligne 5, lire le au lieu de lé; ligne 25, il faut une majuscule à Vile. 

P. 80, ligne 16, lire per lo quieu. 

P. 87, ligne 4, virgule après aus ; ligne 7, lire seelée pour scelée. 

P. 89, ligne 5, lire je au lieu de he. 

P. 92, ligne 4, lire preoryc pour preorge. 

N. B. — On n'a pas toujours régulièrement séparé les groupes : lo dit, les 
dits, lo quel, les quels, quel que, quant que, etc. 



Phonétique 



VOYELLES 

VOYELLES TONIQUES 



A tonique en position se conserve. Le suffixe -aticum donne 
-atge, -âge : usatge 72, pasturage 29, et deux fois -aige : usaige 29, 
teraige yo. — Devant le groupe bl, a passe à au, comme en Bour- 
gogne : jurauble, rendauble 23, estaiibli 28. — Sachent devient 
sechins 94, 9^, à Bourbon-l'Archambault. Le mot demi-savant 
grâce apparaît sous la forme graice 60, 6 y, 73, 80, 86. 

A tonique libre passe généralement à e (i), bien qu'il se ren- 
contre sporadiquement conservé, comme en provençal, à Arfeuilles : 
pras 54; à Rochefort et ses environs : mas 71, Pelatz loj ; à Mon- 
taigut-en-Combraille : chaufar, Clarmont 72, et à Huriel prat 
[^Broccart] 88. A tonique libre se diphtongue aussi en ié, comme 
en Bourgogne et en Berry, dans la région Hérisson-Montluçon- 
Huriel : blié 84, priés S$, 88, et les formes verbales cotmées 61, 
chaufier 71, pausiet, doniet 88. 

Dans le suffixe -acwn, a reste conservé dans la région Gannat- 
Chantelle-Montmaraud-Montluçon, même dans la toponomastique 
actuelle : Archignat, Biozat, Bransat, Briigheas, Cliareil-Cintrat, 
Chirat-V Eglise, Cognât-Lionne, Domérat, Dardât, Etroussat, 
Gannat, Jenzat, Marcenat, Marcillat, Mazirat, Murât, Poezat, 
Premilhat, Sanssat, Sussat, Taxat-Senat , Terjat, Treignat, Vali- 
gnat, Vendat, Voussac. Plusieurs de ces noms se trouvent dans 

(i) Remarquer à Montluçon terres cotiveys 85. Freire 50 à Lapalisse est une 
graphie méridionale. 



110 LE PARLER BOURBONNAIS 

nos textes. Whut y joindre Chanbeyracjo, et deux noms d'hommes : 
Lalhac, Jiilhac, lo^. 

Dans la région intermédiaire et méridionale qui a pour limites, 
au Nord, la ligne Huriel-Souvigny-Changié (i), et au Sud, la ligne 
Cusset-Monteignet-Ghouvigny-Huriel, l'a de acum s'affaiblit en 
€ (2) : Barbener, Bavet, Bézenet, Boucé, Cesset, Chamblet, Cin- 
drè, Creuzier, Cusset, Fleuriel, Huriel, Lubié, Magnet, Maillet, 
Maserier, Ronnet (?), Saint-Sauvier, Sazeret, Seuillet, Target, 
Tronget (3). A ces mots s'ajoutent les noms de lieux qui ont pris, 
dès le dernier quart du xiii'^ siècle, la terminaison i du Nord : Bilié 
51, Billet 6g, Bille ^4, Bilhé j8, Crechié^'j, Lengié 46, Perrenié 
51, Cherié ^7, Sauvagné 69, Nassignié 80, Virignet 81 (4). 

La diphtongue ai, aussi écrite ae, ei, provenant de a tonique 
sous l'influence de yod, se réduit au son è, comme l'indiquent les 
nombreuses graphies par e : mes f;nagisj 21, /ef 27, 32, 51,68, 104, 
egues 76. 

Précédé d'une palatale, a tonique libre passe à ié, comme en 
francien. Mais on observe déjà la réduction à e après ch à Verneuil : 
Cher 62, dereché j8, derechep 6j, 66, derechef 6g; à Hérisson : 
dechè 77, dereché 80, dechef Si ; à Montluçon : dereché 83, dere- 
chef 84 ; à Charenton-sur-Cher : derechef go. De même après t pala- 
talisé : minté 104. 

Le suffixe -ariiim, -ariam, qui donne en Bourbonnais, comme en 
francien, -ier, -lève, se présente souvent sous la forme -er, -ère 
dans toute la région. Sur la frontière méridionale, on relève quel- 

(i) Dans la Loire. 

(2) Ecrit quelquefois ei dans la région de Lapalisse, sous l'influence du bour- 
guignon : Cucei, Veccci 48, Boccey 48, Cincei 50, Soveignei 57. (Cf. Gœrlich, Der 
burg. Dialekt, Heilbronn, 1889, p. 9.) 

(5) On remarquera l'inconstance des graphies actuelles. 

(4) Naturellement, on retrouve aussi en Bourbonnais les étapes al et i du 
développement de -acum. (Cf. Clairefond, Quelles élaient les limites et divisions de 
l'Allier... Paris, 185?, p. 270, et Hœlscher, Die mit Suff -acum, -iacum gebild. 
fran\. Ortsnamen, Strasbourg, 1890.) 



PHONETIQUE I I I 

ques exemples de la graphie -e/r, -eire, courante dans les documents 
auvergnats : rivieyre ^9, à Verneuil ; chivaleyr 72, à Montaigut-en- 
Combraille. Ailleurs on a fevrer, gaigere 23, Molera 27, Mazeres 
27, 29, chavalers 30, hereter 32, davanters , pleaer , menere 33, 
deners 34, nVere 3^ à Moulins : deners, Pataners 37, chivaler 38, 
Corner 39, Augere, hereter 40, 0/er 41, Forner 42 ; à Lapalisse : 
Châtrer 43, chivaller 44, riveres 45, hereters, opitaler ^6, davanter 
47, mareschere 48, escuers 49, paquers y i, deners ^2 ; à Verneuil : 
deners y 8, nVere y 9, ^ener 62, nVem 6y, gravere 66 ; dans le Sud : 
parceres 70, chivaler, sexters, deners 72, escuers 71, 72, deners, 
ovrers io^,Lonioncrs loy ; à Hérisson : Bruere']'^ , grener ']6,rivere, 
seter 77, sesters 78, chevaler 80, deners 81, manere 82 ; à Montlu- 
çon : nVere 84 ; à Bourbon et Ainay : chevalers 90, otilercfi, septers 
93, 94, escuers 94 (i). 

A Verneuil, sous l'influence d'un yod précédent, ariani passe à 
ir'ie : pechirie 59, vigirie 61, bochirie 66. 

Al passé à ^7lî, écrit souvent ^a/, est conservé par la graphie 
surtout cà Lapalisse et à Verneuil, dans les noms propres : apecial- 
nient 24, Chalmes 4)", Chalvot, Chalvin 46, Galmin 52, di/ ^4, 
leyalment j^, Salzet 71. Le groupe au se réduit cà a dans rtfrc5 47, 
ç8, 64, pâturas j8, Guineguas ^9, acfzï 71. — Que/ et ses compo- 
sés, lequel, quelque, quelconque, outre les nombreuses formes régu- 
lières (2), présentent la forme vocalisée eu, ieu : liqueus 41, queux 
que 64, 6^, 66, lesqueux 98, quieusque 74, laquieu 80, 84. Elle se 
réduit à ié dans lesquiés 30, 88, desquiés 60. Par analogie, fe/ 
donne fi>/es 80. 

(i) Ce développement de -ariuin en -er est attesté dans les noms propres de 
la région bourbonnaise dès 1240. On lit dans un texte latin d'alors Rcgners, Ogcrs 
U Foreters, Pogues li Chareters, Perronins Leders, Tibaudus H Panctcrs, Stephanus 
Boers, Giraudus Bouclers. (Cf. Chazaud, Quelques traits de mœurs féodales en Bour- 
bonnais, Moulins, 1875, P- Mf I7i 20, 21, 27.) 

L'opinion de Gœrlich sur le développement -er de -ariuni en Bourgogne est 
discutée dans Staaf, le Suffixe -arius dans les langues romanes, Upsal, 1896, p. 151. 

(2) Sauf à Lapalisse: laquai 54. 



112 LE PARLER BOURBONNAIS 

A tonique suivi d'une nasale libre finale ou devant le groupe 
ne, comme dans saint, passe à ain. Ce son est le plus souvent rendu 
comme en Bourgogne par ein, eyn : chaniheUein 29, chapeleins 49, 
certeyns y^, Vilheyn 76, chapeleyn 83, sein ^9. Quelquefois, il 
apparaît sous la forme in, sur la limite de la Bourgogne et à Bour- 
bon : Saint-Aignini 44, Saint-Hynin 9^, sint 94, 9^, 96, Jordins 97. 
Il semble y avoir eu assimilation entre le son ain el le son de i 
suivi de n, comme dans vin. On trouve Pcrrins écrit Perrayns 
64(1). 

Dans la région méridionale, a devant n s'est conservé, surtout 
lorsqu'il était précédé d'une palatale : Saint-German 72, ansit 92, 
Julians loç, sant ^<^, ço, Saint-Porcan 6^^, 66, Sein-Porczan ^9, 
Porsan loy, dozanne 77, Quincanes 87. 

Dans doyen, le son en est passé à an à Verneuil : dian 60, 
deans 62, deyans 69. Par contre, il est généralement conservé dans 
les formes verbales : mestrient 36, trovient, estient, foassient 44, 
sauf dans valiant 89. 

E ouvert 

En Bourbonnais, è tonique entravé se conserve et libre passe à 
iè, comme en, français commun. Mais cette diphtongue apparaît 
comme très instable et se réduit à è dans le cas de è devant tr 
à Lapalisse : Père 52, Peyre 94 ; à Verneuil : Pères 62 ; à Huriel : 
Pères 82, 87, Père Bufiera 87 ; dereres 38, arrers 66, arrès 67, 
derers 102, et les composés rerefiè 32, 33, rerefeu 54, une fois 
rirefiez 43. De même devant n: Estena y2, Estene 83, ben 81, 
ren 91. /è est réduit aussi dans les formes verbales : set 98, requert 
91, tens 72, tent 82, 8ç, 91, tenent 94, sans doute par un fait 
d'analogie morphologique. 

En hiatus avec n final, è se conserve parfois : Deu 26, ^2, feu 

(i) Le mot châtcHcnie offre deux aspects : chastcllania 85 et chatdlcynic 6}. 



PHONÉTIQUE 113 

52, J3, rerefeii ^4, Bertelemeu ^7. Souvent aussi il se diphtongue : 
fief, fié, très fréquents, Bartholomiers 32, BertJiolomier '^6,Matiés 
47, Mathié 58. Mais, dans ce dernier cas, le groupe ie se réduit 
souvent à e : fé 48, 60, 73, 83, fés 70, ffé 78, Bartholomers 31, 
Berthomer 34. Remarquer les graphies /cy 62 et Dey 59. 

E suivi d'un yod passe," selon les cas, à ie ou à /ei qui, en bour- 
bonnais comme en francien, se réduit à /. Certains mots isolés ou 
demi-savants sont intéressants. Pièce passe à pece <j6 et à pyce 92. 
Dime, fréquent, se rencontre aussi sous les formes dieme 44, diesme 
86, deme 40, j6, deime 57. Lige donne //"ege 41, 74, 7J, 77, 8ç, 
89, 9^, lege 71, 89, /egi 48, 52, 67. Le verbe sequere se subit pas 
l'influence du groupe qu. On ne trouve qu'une fois s'ensievent, 41, 
en 1323. 

El passe à e<au, eaul, réduit fréquemment à g<3: ; Issabea, chatea 
4^, sea 47, 49, dameisa 89. 

Eau devient iaii dans la région de Bourbon et du Nord-Ouest : 
nouviaus 21, maisiaax ^7, sevaiiôc), S. Michimi 87, swu/ 94, 9^, 
Chaviaid, damaysiaus 10 1. 

On remarquera, à Arfeuilles : damayseuz et chasteiis 53, et à 
Montluçon : S. A/igeou 84 (i). 

Il y a confusion des noms nasaux an et en dans les formes ver- 
bales teant 69, 99, tiant 80, à côté de tieins ^9. 

E fermé 

Pour ce qui est de ê tonique libre, la diphtongue éi, qui repré- 
sente le développement primitif de cette voyelle, s'est maintenue 

(i) L'influence de l'analogie a fait traiter le pronom démonstratif pluriel cels, 
où e était é, comme cl. La forme ceus est rare, tandis que la forme ccaus (ceos 
8); est courante. On trouve ceas 47, $8, 65, 8?, et une fois, à Montluçon, ceou 85. 

L'analogie s'exerce également sur els, passé à eaux 96, mieux passé à meau:{ 22, 
et d'une façon plus obscure sur l'adverbe avec, qui a comme formes: aveax }8, 
avcaus 66, avco^ 76, aucas 97, et aussi ai'iaul 23. 

15 



114 LE PARLER BOURBONNAIS 

sporadiquement dans les textes antérieurs h 1500, ainsi que l'avait 
remarqué Gœrlich. On trouve: torneys 22, fey 33; devant yod : 
otreié 22, et devant les nasales : fein 21, mdn 32, domeine 32. 

Après 1 300, éi se retrouve surtout dans la région de Lapalisse, 
à côté de IV provençal conservé dans Bilhizès 4^, se ^ i, Beau pérer 
y I, monét j j, vallér ^3, mes ^3. On a ainsi Borboneis 4^, Barreis 
4^, Nèir ^2, seit ^4, deivent ^y ; devant j'Otf : Dreiturais/^*^, 
dreyt ^4, drcytement 5 y, ?e)'//o ^4, et devant nasale: domeine ^^, 
me'mz 43, meint j2, meyns ç^. — Eypleyt 102 à Rochefort, et 
j'f^/dr 65, 80, 89 à Verneuil, à Hérisson et à Culan, sont les seuls 
autres exemples de la conservation de la diphtongue, s'il faut se fier 
à la graphie. 

Partout ailleurs en Bourbonnais, et surtout dans la région de 
Verneuil, d'Hérisson et de Bourbon, la graphie atteste le passage 
de èi à oi, sauf devant / et n mouillées. Mais oi n'était déjà plus 
prononcé accentué sur et était devenu oè, comme le prouvent les 
nombreuses graphies en oie, oe : valoer 2^, ^i, 52, 7^, 78, 81, 
valloer 73, valoet 42, assavoyer 27, assavoer 43, 48, ^2, 61, 72, 
8y, 91, savoer 3c, 47, 6), 92, avoer 4^, 47, ^2, 64, 6y, avoet 91, 
estoet ^y, soet 76, 77, 79, 81, 93, disoet 7^, roet 81 ; soe Si, moe 
91 ; Troncoe 27, Troncoie 29, vernoez 37, Bosloet 38, Borbonoes 
47, ç8, 74, troex ^c), troes 90, loy, troez jG, Vernoe 91, Maroes 
92(1). 

Ce développement eut lieu partout, sauf devant les nasales et / 
mouillée comme dans l'Ile-de-France, où ei se conserva (2). D'après 
les graphies, ei semble alors correspondre au son simple c. Ainsi 
avene ^6, 76, 91, 9^, selhe 77, segle 78. Le fait de trouver les 
orthographes mayne 35, avayne 73, mains 73, domaennes 88, 

(i) Il faut joindre à ces formes les premières personnes du singulier de l'impar- 
fait et de l'indicatif : estoe, dcclarcroe 89, où e final s'était déjà smuï. 

(2) Dans la région Nord-Ouest, on trouve cependant uoille 57, soylhc, avoyne 
72, 78, moyns 73, 75, soigle 87, 95. 



PHONÉTIQUE 115 

maynsc)2, 99, prouve que <?/ avait été assimilé à (2z, depuis longtemps 
passé ixe dans la région, comme on l'a vu au paragraphe de Va. 

Un troisième développement du son oi se produit à la même 
époque en Bourbonnais. L'o de oi, prononcé fermé, se consonnise, 
puis tend à disparaître, et passe à ai (è), dans les formes verbales : 
poet (imparf.) 32, avet 38, 91, seret 38, solet 4^, connesons 71, 
recet (ind.) 91, et dans certains mots : Mares 92, Limaise 38, Jau- 
frav 38, Borbonays 68, Vernay 92. 

O ouvert 

O tonique entravé, dès le début du xiv° siècle, a une tendance 
remarquable, en Bourbonnais, à devenir ou. On trouve sporadi- 
quement bournes ^0, courte 72, pourtier 104, Pentechoute 66, 
apoustre 74, noustre 84, Grousbous 60, houmes 47. 

O tonique libre se diphtongua en ue, qui, à l'époque de nos 
textes, se réduit déjà au son simple b (eu). Les deux graphies se 
rencontrent: bues 21, demuerent 24, prueve 24, pruedomes 2y, 
suer <) ^ , Machebuez 60, Nueuville 69, — preudomes 2ç, Neuvile 
68, ^eu/z^ 105. 

Mais il apparaît réduit à un son simple dans Hudes 73, Nurre 
97, Coluvre 97. Il faut remarquer aussi ovres 21, et les troisièmes 
personnes singulier et pluriel de l'indicatif présent des verbes pou- 
voir et mouvoir, qui ne sont pas diphtonguées par suite de l'ana- 
logie morphologique : pot 64, mot 41. 

devant c passe à ue : lues j8, 81, luec 103, ou à eu : leu 77, 
79, leus 90, leuf c)C), et le composé leutenant 93. Une fois lieu 74. 

tonique entravé passe à ue ou à ('u devant / mouillée : Bruel 
4^,Arfuelhe^S, Truel, Truhel 57, Vernuhclô}, Arfeugle 79, Breul 
89. Mais aussi ô dans cette position se conserve dans les graphies 
méridionales oi, ui, u: Broil ^6, Troyl ^6, oille 60, Vernoil 62, 
Brulh 48, Vermdl j8, ^9, Vermilh 60, Vernuylh 62, /:^u)'/ 84. 



Il6 LE PARLER BOURBONNAIS 

Libre devant yod, il passe à la triphtongue iioi, uci : puey 47, 
à Lapalisse. 

La forme générale du mot demi-savant paroisse est parroche ou 
pcrroche 41, ^3, 100, perouche 49 ; on trouve aussi parroiche 92, 
96 ; et à Hérisson et Montluçon : parroefes 74, paroyfe 84. 

fermé 

Comme en Bourgogne et dans la France de l'Ouest, 6 libre 
tonique se diphtongue en ou. Ses exemples en eu, rarement ren- 
contrés, sont d'apport francien : seinneur, 21, seigneur 48, valeur 
62. Le son ou est rendu graphiquement tantôt par 0, tantôt par ou. 
On remarquera à Rochefort : senher 70. 

On observe une évolution analogue de dans le suffixe -atorem 
qui, confondu avec le suffixe -orem, donne ou : arendeor 34, 
priour 104, procureour 74, 103, 104. Le mot oratorium, conservé 
dans la toponomastique, a subi la même assimilation : Oreor 39, 
40, Oreour 76. Enfin, territorium donne terous 60, terreur 92. 
Remarquer pressor 100. 

O tonique devant le groupe palatal se passa le plus souvent, 
comme en français, à oi, oe: boyes 70; la graphie boues 88, à 
Saint-Amand, indique la prononciation de la diphtongue. Mais 
dans la même position ô résiste à l'influence palatale et passe à 0, 
ou : Bos Loet 38, Bosc Tureau 38, Bous 46, 49, bos ^4, Grousbous 
60, botz 71, bot 76, 88. 

Devant n, est orthographié indifféremment par ou u : 
Aparecium ^0, colunbers p, extimansiun 71, etc. 

Dans tous les autres cas, la phonétique de Vô est conforme à 
celle de l'Ile-de-France. 

U long 

(7 long tonique libre passe à ou dans mours loi. Plus se ren- 
contre sous les formes plou 58 et pluis 62. 



PHONÉTIQUE 117 



Au 



An latin ne se conserve en Bourbonnais que dans la graphie de 
la région méridionale : aatrey 27, pausié 88, trezaiirier 103, Aiizel 
10^. Partout ailleurs, au s'était réduit à à puis à ou, comme l'in- 
diquent hou 63, clous jj, pou 68, 73, chouzes 69, 74, 84, 98, 
pouzé 69. 

Sous l'influence de c final, paucum passe cà ;;ov 73, /7oe 93. 

TONIQUES SECONDAIRES 

Les voyelles de la syllabe initiale non toniques se comportent 
généralement comme en français. 

A initial tombe dans le nom de lieu Agonges : Gonges 96. Suivi 
de vod, il passe à la diphtongue ai, déjà réduite à è, comme le 
montrent les graphies: reson 6^, 71, messuns 73, engresser 76. 
Mais aussi, sous une influence provençale ou par réduction posté- 
rieure, a se conserve dans rasins 21, Mazères 27, paez 30, sasissiez 
36, Mazeas 58, rason 72, Montagu 69, 72, 10^, Agulhon lO). 

A antétonique libre, précédé de c, passe généralement à e, 
comme dans chevalier. On rencontre en outre le développement chi : 
chivallcr 44, chivallers 47, chimlier 48, à Lapalisse ; chiralevr 72, 
à Montaigut-en-Combraillô ; chimin ^4, 6y, 66, à Lapalisse et h. 
Verneuil ; chisaul 98, à Bourbon. Le même fait se produit pour a 
initial entravé: S. Chivrés (Caprasius) 63, chivrel 102. Enfin, a 
précédé de c se conserve devant v : chavalers 30, chavalier 80, 
Chaveroche ^4, 47, Chavarroche 8^, Peyre Chava ^4, et devant 
les nasales ;?i et /zf: c/!m7î/;i ^o, 80, Chanel 3^, Chancv )0. Dans 
ce dernier cas, il faut sans doute ne voir qu'une influence de la 
confusion des sons nasalisés an el en. A Lapalisse, Chasalct ^4 
montre l'influence provençale. 



Il8 LE PARLER BOURBONNAIS 

Devant / ou / mouillée, a initial passe à e : Seilligny (auj. Sali- 
gny) 43, celeyre (auj. salaire) 104. 

A Bourbon, le préfixe ad passe à e dans espartiennez loi. 

On remarque un a prosthétique, comme dans le patois actuel, 
à Verneuil dans : aczans, atalhes, acotiimes 60. 

È initial tend à disparaître entre une consonne initiale labiale 
et / ; Bleperche (auj. Belleperche) 39. — Il passe à a devant v, 
comme en Bourgogne : aveschet 40. — En hiatus avec a, il donne 
i par dissimilation : piage (P 460-, c. 2yo), Biatris 60. 

Devant yod, il passe à ei dans deyans 69. Mais à Verneuil et à 
Rochefort, ce mot oflFre la réduction de ei à i : diens ^7, 58, 60, 62, 
63, 64, 6j, 10 1, <i)'5/is 67, 68, <iùi/z 60. 

E initial passe à / devant n mouillée à Bourbon : signor y 7, 94, 
95. De même devant le groupe gl : iglise ji, 93. 

Le préfixe per tantôt est conservé, tantôt passe à par. Mais il est 
difficile de savoir laquelle des deux formes prévalait, à cause de 
l'abréviation qui les représente le plus souvent. 

E initial devant r passe à / dans S. Cirant 26, 5. Girmayn 61, 
Sirvent ^9. Il en est de même dans yritiers, yritages. — Devant /, 
il passe à au, puis à ou, dans le nom de lieu Souvigny (Silvinia- 
cum). — Le mot seaus, seel se présente sous les formes sael 37, 38, 
100, sayel ^4, saeau 72. On trouve les participes correspondants : 
saellées 22, 28, 29, 30, saelé 27, 33, saelèes 89, salé 91. 

/ long initial passe à e dans melher 103. 

ouvert initial se conserve dans le prénom Jehan: Johenz 39, 
Johant ) I, Jhoan 72, et son dïm'inuûï Joliannin 46, Joanni y 2 (i). 

(/long initial passe à e dans re&r/c/ier 103, et à /dans les noms de 
lieux : Bigenolhe (Buginolium, 1 147) 76 et Cligni (Cluniacum) 30. 

(i) Les traitements de o ouvert et de o fermé initiaux entravés ou libres, devant 
yod, n mouillée ou /, sont conformes à ceux du français commun. On remarquera 
toutefois la forme coytivées 95. 



PHONÉTIQUE 119 

VOYELLES ATONES 

Prétoniques. — A placé entre l'initiale et la tonique se conserve 
quelquefois : Margarite 74, Barhariet 60. Toutes les autres voyelles 
prétoniques se comportent comme en français. 11 faut signaler ici 
le mot damoiseaiis, damoisel (qui se trouve une fois sous la forme 
réduite donzeas 69), où e prétonique tend à passer à / : damiseaus 
40, demiseas 78, damiseaul 98 ; remarquer 2iViSS\ damieseos 83. 

Posttoniques. — A atone final passe a e sourd comme en fran- 
çais (1). Ce son est rendu à Verneuil par ei: chosseis ^9. Cette 
graphie, qui est appliquée aussi aux formes atones ceteis, leis, deis, 
semble répondre à une articulation appuyée (2). 11 est curieux de 
remarquer que le curé Farge, quia traduit pour la région d'Ebreuil 
la Parabole de V Enfant prodigue en 1808, lors de l'enquête sur le 
patois, applique h Ve sourd la graphie ai : que sont a voirais 
gageais (3). 

A atone final est également conservé ; les exemples sont nom- 
breux, bien que les textes rédigés dans le Nord du Bourbonnais, 
avant et après 1300, n'offrent cet a que dans les noms de lieux : 
Molera 27, Sema Borse 3^, Fayola 38, Chanta Merle 42. On peut 
citer à Lapalisse : Saona 48, mota yi, Bona, Luquada, Chatarda, 
Estena, Guillarma ^2, Peyre Chava, Peyre Ocha ^4; cà Verneuil : 
arcepretra j8, dama, mota, chatellania gota, Roa, monta 59, 
temma, chossa, requesta, Porta 60, Phelina 61, terra 62, 6j, 
garena, ecetea, Felina, Chantelha 66, Villa Lobet 67, fama, 

(i) Au Sud, il tombe f?) dans monet (,] et abelh 102. 

(2) II se produit un fait analogue d'allongement dans les désinences verbales 
en e sourd suivi de nt ; l'accent est reporté sur la posttonique comme l'indiquent 
les graphies: tcgnant 32, séant 69, priant 58, 6^, 68, s'cnseguant 6^, s'ensig;uant, 
devant 99. 

(5) Le résultat de cette enquête pour l'Allier occupe dans le ms. fr. 5910 de 
la Bibliothèque nationale les f°' 24 à 45. La citation en question est au f° 29. 



120 LE PARLER BOURBONNAIS 

Mossa 69 ; dans la région méridionale : Vila Lobier, Mota, dita 
70, dita, Fava, Balanava, Chanthclla, Bigoarda, renda, baronia 
yi,ffema, saylea, renta, cesta, letra, donca 72, Mazeyras, garena, 
Farramiana lO) ; à Hérisson, Montluçon et Huriel : Vora 7^, 
qixarta 78, toute la pièce 80, renta, Argentia, Chavarroche 83, 
requesta, quaranta, chastellania 8y. C'est là la notation locale de 
Ve sourd, prononcé encore en Bourbonnais approximativement a^. 

A atone final, précédé de yod, passe sporadiquement de e à i, 
sous une influence forézienne ; ainsi : Techi 4^, parrochi J2, j8, 
68, 90, Planchi ^4. De même dans le suffixe -aria, à Lapalisse 
eri, comme dans le Forez et la Bresse: Oiseteri(s) 49, Fougeri(s) 
rivcri 54. 

A Lapalisse, e atone final s'affaiblit en i après j'Otf ; legi 48, ^2, 
ter agi jo. 

O atone final se conserve, comme dans le moyen-rhodanien, 
dans la même région de Lapalisse, à Monétay-sur-Loire : oblio, 
iiso 43, et à Arfeuilles : teyllo ^4. 

Enfin l'atone finale u, en hiatus avec è tonique, reste réguliè- 
rement : Deu 26, 32, rcrefeii ^2, s^, Bertelemea ^7. 

En hiatus avec i long, u passe à ie: ries 100. 



CONSONNES 

LABIALES 
(p, b, f, V) 



P intervocalique devient b à Verneuil, dans Loherecze (*Liipa- 
ricia). Certains noms de la topographie actuelle présentent le même 
phénomène: Loiibatière, Loubière (i). 

P tombe dans le groupe pt : setembre 41, recet 42, set 4^, 
hesceté 46, excrit ^9, escetées 61, ecetea 6j, eceté 71, Batiste 82. 
Pourtant, il est généralement rétabli dans les graphies, même dans 
des mots où, étymologiquement, il manque; ainsi: conpte 72 pour 
comte, renpte 76, septers 93 pour setier. 

B 

B devant r se conserve sous l'influence provençale dans Gene- 
briera 87, qui existe encore dans la toponomastique locale. 



Cette consonne, écrite parfois Ph à l'initiale des mots : Phelina 
61, phïé 92 et souvent redoublée par recherche calligraphique: 
ffié 59, ffilh 72, /ois 103, cnfanz 96, derechef 90, disparaissait 
devant l's flexionnel. Elle est tombée également à la fin des mots 
au cas régime singulier, comme le montrent les nombreux fie, fè, 
dereché, attentit n, ^^^^/»' i04- Bief S6 est amené par le type bla- 
vum. Dans leuf ç)(), il y a l'influence analogique de aleuf (alodium) , 
Parroefes 74, à Hérisson, est à remarquer. 

Il) Cf. Chazaud, Dictionnaire des noms de lieux, 1881, p. 120. 



122 LE PARLER BOURBONNAIS 



A Rochefort, v initial devient B dans Bigiers 70. Il est prosthé- 
tique dans viiele 103, où l'initiale est une semi-consonne. 
Il y a dédoublement de v dans Euvangiles 24 et aiivoet 7^. 



DENTA LES 
(t, d, s) 



A l'initiale, t est souvent écrit par th : thamoing 41, thint 60, 
thaïes 70, et aussi à l'intérieur des mots : Tarthareins 69, Chan- 
thella 7 1 . 

Medial, il passe à d dans acomiumé 47, condimes 54, cosdumes 
75, codâmes 99. Final, il se conserve à Verneuil à la troisième 
personne singulier présent indicatif des verbes faibles de la classe 
-a : portet<j'),^6, 57, 58, 64, 6y,clamet s7,cipelet y6, devallet 59, 
retournet 59. Dans ce cas, la graphie devalleit 59 semble bien 
indiquer que le t se faisait sentir dans la prononciation locale, en 
provoquant l'allongement de la dernière syllabe. T se conserve 
encore, à Verneuil et à Rochefort, à la troisième personne singulier 
des parfaits faibles, comme en provençal: mariet 56, gardet, en- 
portet loy, et dans le participe passé conseilhet 75. 

Dans la même position finale, t tombe généralement lorsqu'il 
est précédé de u: fu 72, 86, 89, 99, recogmi 82, salu 84; de n: 
Sain 41, 45, 47, 81, sein 59, 60, 71, sen 57, 82, loi, S. Giran 47, 
5. Amen 88, Clermon 45, Clarmon 71, Monpalein 46, Monhicon 
83, devan 52, tin 53, verron 87, 50/1.89 ; de r ; mor 71. 

Quant à t final suivi de Vs de flexion, on sait qu'il était passé à 
z, qui déjà a perdu la valeur qu'il avait au siècle précédent. Dans 
les documents de la région méridionale et du Centre, on rencontre 



, PHONETIQUE 12^ 

fréquemment la graphie tz pour z. Son emploi souvent injustifié 
prouve qu'elle n'était plus qu'une élégance de scribe : S. Prietz, 
Mirotz, Redmondotz J3, Charatz, leditz, payetz j^, totz 70, 
Baynetz y i , pertinentz 7^, pretz 81, centz 81, Vergatz 88, conseil- 
letz 99. 

On remarquera st pour ts (z) dans Bertranst, Exinarst 70, à 
Rochetort. 

D 

D intervocalique se conserve dans les documents antérieurs à 
1300 et postérieurement, d'une manière sporadique, qui atteste 
l'influence provençale : vende 22, perdes 24, 2j, 34, arendeor 34, 
rande ji, 52, randez 53, jj, reddes 54, à Lapalisse; re/i^e 60, à 
Verneuil ; rfln<ie 73, 78, rende 78, 89, à Hérisson ; renda 71 à 
Chouvigny et rendes 140 à Rochefort. 

Final, il tombe dans Chatar p ; mais la graphie le rétablit à 
Verneuil dans la préposition à : ad 67, 68, 76. 

D épenthétique manque dans venredi 68, voiras 53. 



Les graphies sont confondues pour les sons différents de s 
sonore et de s sourde intervocaliques (s, ss, z, c, ce, cz). On trouve 
rmsson4j, Yssabel 46, messuns 73 et par contre : fosez ji, vau- 
sise ^^y boiseaiis go. Ce fait, signalé par Gœrlich, répondrait non 
pas à une confusion de sons, mais à une fantaisie graphique (i). 
Il faut remarquer toutefois que dans la prononciation locale actuelle, 
le son s tend à prédominer sur celui de z. 

S sourde en groupe disparaît devant les consonnes sonores, 
mais aussi devant les sourdes p, t et k (qu) : paquers ^i, jaque 59, 
80 ; jutisses <j}, jutissie ^çf, jutisse 93, opitaler 46, pâturas 4^, 88, 
apôtre 68, paturaus 76, Patoure 80, et les mots si fréquents est, 

(i) Cf. Brunot, Histoire de la langue française, t. i, p. 498. 



124 LE PARLER BOURBONNAIS 

notre, requête, scticr, témoin, archepretre, chatel, chatellenie. Dans 
bevstes, peysclierics 7 1 , malgré la graphie, l'allongement de e en ei 
montre que la chute de Ys s'était déjà produite (i). 

Au milieu d'un mot, s sourde passe quelquefois à ch. Gœrlich 
avait déjà relevé piiiche pour puisse. On trouve encore en 1300: 
conoesclions 47, Branchât 61, Hérichon, perroeche 63. 

Dans les monosyllabes, s finale est souvent omise : lé <)}, dé ^j, 
dèdiz J9, mè 61, sen 50. On observe l'équivalence de s et de z 
finaux, mis ou non pour l'ancien ts, ce qui dénote l'affaissement des 
règles de la déclinaison dans la langue : jusquez jo. 

Les scribes introduisent s dans des mots qui ne la comportent 
pas originairement par une préoccupation d'élégance ; ainsi : lestres 
23, esvesque 32, chapistre 32, tuist 77, costivées 89, dereschié^^y 
austres 98, 

PALATALES 
(C, qu, g) 



C initial devant a passe toujours à ch. On n'a pas d'exemple, 
même dans la région méridionale, du c restant intact comme dans 
le Midi : chaufar 72, Chapelle 10 j. 

Dans le superlatif archi, ch passe souvent au son de s sourde : 
arcipretres 79. De même dans empaycement 36, et sacez 8y. 

Médial devant t, c tombe généralement: acion 4J, aciom ji, 
accion ^4, S. Vitor 80. On remarquera optobre 31. 

Final, c se conserve dans luec 103. 

Pour le suffixe -acum, le cartulaire de Bonlieu (Creuse) (2), donne 

^'ij II en est de même dans le cas où i suivi de consonne fut précédé de Ve 
prosthétique ; ainsi : etan ^9, eystans 71, aymance 80, et établi, une fois sous la 
formé atabli:^ 94, où l'allongement de la première syllabe a amené a pour e; de 
même dans apecialment 24. 

(2) Bibl. nat., ms. lat. 9196, p. 128, 157, 287. 



PHONÉTIQUE 125 

des formes en -ac pour la région montluçonnaise jusqu'en 1242 : 
Mazeirac (1209), Premilliac (1242), Domairac (1206). — Deux 
pièces des Archives de l'Allier, de 121^ et 12 17, donnent Tacac, 
Volcac, Brancac (i). 

A partir de cette date, et bien qu'il soit assez difficile de se pro- 
noncer à cause de la similitude graphique de c et de t, -ac tend à 
passer à -at (2). C'est la forme générale dans nos textes, sauf pour 
Genzac, Chanheyrac, Marsilhac 70, et Lalhac et Jiilhac loy, à 
Rochefort. 

La même observation s'applique au développement de -aciim 
en -ec. En 12 17, on trouve dans des chartes Lochec, Changée (3) ; 
un texte de 1240 donne encore Nuillec (4). Mais dans la suite, -ec 
devint -et, puis -è. 

On sait que c final s'amuïssait devant l's de flexion. On ren- 
contre cinz 93 pour cinq, et une fois cin 28. 

Qu 

Qii initial est écrit par c dans cant 72. 

Qu intervocalique devient gu dans egues, et s'enseguent 49, 61, 
62, 66, 72, ensLigant 3 1 . Il est conservé dans le pronom equetes 8 j , 
à Montluçon, qui rappelle le provençal aquestas. 



G initial devant a passe à ; : jaux 72 et gelUnes 102, dans la 
région méridionale. 

Il en est de même de g initial et intervocalique devant e et i, 
écrit indifféremment g ou j : arjant 63, peajc 80. 

Le son de / f^fz) passe quelquefois à cli : grandie 2 1 ,domaicIies 24. 

(1) Arch. de rAllier, D 45 et D 40. 

(2) Cf. Dauzat (A.), Etudes linguistiques sur la Basse-Auvergne, if^Ç?, P- 9- 
(5) Arch. de l'Allier, toc. cit. 

i4j Cf. Chazaud, Quelques traits de mœurs féodales en Bourbonnais, 1871, p. 25. 



26 LE PARLER BOURBONNAIS 



G final passé à c tombait devant Vs flexionnel. On trouve aussi 
au cas régime esten y 7. 

NASALES 
(m, n) 

M 

Dans la position médiale, le redoublement de m indique la 
nasalisation de la voyelle précédente : famme. Mais on écrit de 
préférence feiime ou simplement famé. Remarquer à Lapalisse 
femne 46. 

N 

Le son de n à la finale est fréquemment rendu sur la frontière 
bourguignonne et dans le nord du Bourbonnais par m : maisom 40, 
am 44, barom yi, Boiirbom 77, som 92. A'' en est de même du 
groupe nt final : Ternam 40, qiiam que $2. Cette graphie apparaît 
à la médiale également : homcle 27, eschamge 32, preseintes, com- 
finées ^ I, reinte 92, Fomciaal 98. 

TV, dans le groupe ni, tend à passer à /, puis à disparaître. Ainsi 
dans le nom de lieu Montluçon : Mohlicon 80, Molucon 83, 84, 
Mollicon 8) . On trouve encore e la 8j pour en la. 

Le phénomène d'/î final instable, commun dans les pays de 
langue d'oc, apparaît sporadiquement en Bourbonnais, à Lapalisse 
et à Montaigut-en-Combraille, dans les noms propres: Aymo ^2, 
Gailimi j i, Joanni ^2, Houdy '53, Touqui 72. A^ tombe aussi dans 
moins à Verneuil : meys 67. 

1\ mouillée médiale est notée à la française par gn ou ign, ren- 
forcée quelquefois en ngn ou ingn, et à la provençale par nh. Cette 
graphie se rencontre dans tout le Bourbonnais méridional, et même 
au centre: Sovanhi 62, senhor 69, Chauvïnliyet yo, senJioria 71, 
senhour 10 1, Auvernhe, GanJiart 104. Quelquefois elle est sous 



PHONÉTIQUE 127 

la forme hn: guahnages 61. Remarquer les graphies curieuses: 
seygnhe jj, vinghes 62 et vignihies ^9. Les mêmes graphies se 
retrouvent pour n mouillée finale, marquée encore par ig: tesmoig 
26, tesmoyg 82, 89. 

iV mouillée est souvent remplacée dans la prononciation par n, 
et réciproquement: ganes 4^, vines 47, Vinoles 46, à Lapalisse ; 
seinneur 21, Sovanni y 8, Sovani 60, Soveni 62, vines 64, à Ver- 
neuil et à Souvigny ; senor, tesmonage 8j à Montluçon ; v'moble 
97 à Bourbon. On trouve par contre: moignes 30, giiaregne 37, 
Varrignes 43, Aignail 92, et à la finale maysong 82. 

LIQUIDES 
(1, r) 



L initiale se change en n dans /l'en apelle ici. 

Médiale, elle tombe dans ble : talhabes 80. Dans Berbe 54, qui 
dérive du latin Belbena, il y a dissimilation. Le passage ara éga- 
lement lieu dans estabrizç)^. 

L finale tombe généralement devant Vs de flexion, mais aussi 
au cas régime singulier. Quel offre du fait de nombreux exemples, 
ainsi que fi 32, fy 92. A propos de al et de el, on sait que les formes 
vocalisées au et eau sont souvent écrites aul, eaul. Ces formes sont 
le fait de la restitution étymologique de / qu'on rencontre à la 
même époque chez le scribe de Joinville, par exemple. On l'écrivit 
même dans des mots où il n'a jamais existé ; ainsi dans Huriel (i) 
et AignaiU)2. 

L mouillée médiale se rend, comme en français, par //, /// ou 
m : tailles 59, fillye 60. Mais on trouve beaucoup plus fréquemment 

(i) Prononcé Hurié. Cf. Chazaud, Fragments du carlulalrc de la Chapclaude, 
1860, p. 187. 



120 LE PARLER BOURBONNAIS 



à Verneuil et Hérisson la graphie provençale Ih (parfois hl : Briah- 
lis 68, Mohlicon 80), ou ilh : Bilhé j8, talJies 61, ChanteUia 66, 
filha 72. On rencontre encore la graphie gl : Miglet ^4, baglie 73, 
Maglet y s, Arfeugle 79. 

A la finale, on trouve le plus souvent Ih. Soleil est orthographié 
soulea 64 et soleh 66. 

Comme n mouillée, / mouillée devient souvent / et réciproque- 
ment : balif }6, Salvelis, talables ^ i , Guilimi, balle ^2, à Lapalisse ; 
Cerily ^6, à Verneuil ; au contraire : selhè, vilhe 60. 



R médial tombe dans le voisinage du groupe cr ou d'un autre 
r : mecredi ^3, mescredl 63, Bechart (pour Berchart) ^7. 11 tombe 
dans le groupe tr : entemi 3^, archepreste 81. 11 s'intercale dans 
evangelitres 37. 

On relève des métathèses ââns forment 77 et recrovit 103. La 
dissimilation d'ren /a lieu dans Salvelis (auj. Servilly) ^ i et S. Saul- 
ninz (Saturninus) 29. 

A la finale, r est écrit dans Bartholomiers, probablement sous 
l'influence analogique du suffixe -ariiim. — On a cru pouvoir rele- 
ver divers cas d'amuïssement d'r final dans honeu 45, dei^és 46, 
Monestoi 43, Monnestey 64, terous 60, déniés 63, 71, arrés 67, 
noyez ç)j, et l'infinitif recrovit 1 03 , où le ^ est purement fantaisiste ( i ). 

(i) Pour M. Vising, l'Amuïssement d'r final. Remania, t. xxxui, p. 580, r n'est 
pas à proprement parler final, lorsqu'il est suivi de s. Mais s final ne se pronon- 
çait pas comme le montre son emploi souvent inorganique. Si r disparaît devant 
l's de flexion, c'est qu'il a dii s'amuïr. 



Morphologie 



DÉCLINAISON DES SUBSTANTIFS ET DES ADJECTIFS 

Comme tous les documents du début du xiv" siècle, les textes 
bourbonnais montrent l'indifférence des scribes à respecter les 
règles de l'ancienne déclinaison française. « Partout des vestiges, 
nulle part un usage régulier » (i) pour les noms comme pour les 
adjectifs. Dans nombre de cas, les anciens adjectifs à forme unique 
reçoivent au féminin un e analogique : présentes, telles, quelles, etc. 

ARTICLE 

Avant 1300 et à Moulins, l'article masculin singulier régime 
est le plus souvent le ou Ion 21, 23, 29, 34, 40, 42 (quelquefois lo 
25, 38). Il en est de même dans tout le Bourbonnais, où la graphie 
lo reste rare, sauf à Verneuil et à Hérisson. L'article masculin 
pluriel régime apparaît comme los 49, lous 64, à Lapalisse et à 
Verneuil. — L'article féminin singulier sujet est H à Lapalisse et à 
Verneuil : liquels terre ^4, lifillye 60. On remarquera aussi à Ver- 
neuil leis 59 pour les. 

De le devient régulièrement don, do, bien qu'on rencontre à 
Lapalisse la forme non vocalisée del 54, y y, et les formes dau 47, 
70, 71, 80, et deii 81, sporadiquement. Devant voyelle, on trouve 
les formes non élidées : de le aurdre 30, de le evesqae 32. Au 
pluriel, de les se rencontre deux fois 46, 55. Remarquer deis J9, à 
Verneuil. 

A le donne généralement au, en le ou, mais on trouve, devant 

(i) Brunot, loc. cit., p. 412. 



ip LE PARLER BOURBONNAIS 

voyelle, a lo hoiinor 33, et <?/ ^4, à Lapalisse (i). A les donne ans 
ou as, en les es. Fréquemment il y a confusion entre eux : on a aus 
pour es, et surtout es pour as : es siens 2^, es hoirs 26, 49, j j, çy. 

NOMS DE NOMBRE 

On remarquera seulement l'emploi de la forme cardinale fémi- 
nine de *ambi, dans le sens de avec, à Souvigny et à Verneuil : 
enhes 60, 61 , anibes 66, 69. 

PRONOMS 

Pronoms personnels. — Ego est généralement ge ou je, mais 
on trouve aussi la forme tonique gie 21, 22, 24, 2j, 26, dans les 
textes les plus anciens. 

Le pronom de la première personne singulier régime apparaît 
comme moe 91 (mis pour ye) ; pour les pronoms de la troisième 
personne, on trouve généralement // pour lui. Eux devient aus 87, 
eaux 96. 

Au féminin, lui pour la se rencontre dans l'expression : et quit 
lui 28. A Montaigut-en-Combraille, on trouve la forme provençale 
Ihi 72 conservée. Quant au pronom réfléchi, la forme tonique 
domine : say 41 , soe 77, 82. 

Pronoms et adjectifs possessifs. — Les formes toniques sont 
rares: lou mien 23, /a soe 30. Parmi les formes atones, il faut 
signaler dans la région ouest mis 88 et sis 70 au possessif masculin 
singulier sujet. — La forme en position atone de notre est conservée 
dans notre devantier 70. 

Pronoms démonstratifs. — On emploie plutôt au démonstratif 
masculin singulier régime indirect la forme ce/uique la forme cest : 

(l'j On trouve à Lapalisse a pour au, dans les expressions a terragi 50, a mes 
1)3 ; h Hérisson, ou la parroclic 72. 



MORPHOLOGIE I35 

a icelui frère, frère de celui 31, a celuy R., en celuy ferrage 3^, 
en celuy leu 60, 78. , 

Au féminin singulier régime indirect subsiste celi : en celi terre 
23, e/z celi de P. 44. La forme du masculin pluriel régime est ceaux 
(ceos, ceou 83), ceux restant rare ; celle du féminin pluriel régime 
est généralement cestes, plutôt que la forme cez. A Montluçon, 
on trouve equetes 85. Les formes du démonstratif neutre sont co, 
cou {cho 91, com 92) et ceu 31, 92. 

Pronoms relatifs et interrogatifs. — La forme masculin 
régime indirect de qui est conservée dans les expressions de cui 33, 
quai que la terre soit ^9, à Verneuil. On remarquera l'emploi de 
quoi 44 après un antécédent masculin. 1 

Pronoms indéfinis. — Chacun apparaît comme checun'ji. — 
La forme générale de tout est tuit, mais à Montaigut-en-Combraille 
tutz 71 et tut 72. 

CONJUGAISONS 

Les textes boiarbonnais montrent l'extension de Ve analogique à 
la première personne de l'indicatif présent de la première conju- 
gaison, malgré la résistance des anciennes iormes : fotroi 2^, je 
don 24, je dogn 27, je quit 28, je sopli 7^. 

11 en est de même pour l'application de s analogique à la pre- 
mière personne de l'indicatif présent dans toutes les conjugaisons 
qui n'avaient pas 5 originairement ; mais on trouve encore : je tien 
23, 30, ^3, 84, je tieng 8c, je doi 23, je voil 24,76' suy 30, je fai 
86, je requier, requer 89, 90. 

Enfin, il faut signaler l'extension des parfaits en u dans vosu 
30 et posu ^-4. Ces trois faits se produisent généralement dans le 
moyen-français. 

En ce qui concerne les flexions, on trouve à Verneuil à la troi- 
sième personne de l'indicatif présent de nombreuses formes où s'est 



1 54 LE PARLER BOURBONNAIS 

conservé le t étymologique: portet ^^, ^6, ^7, j8, 64, 67, clamet 
^7, apelet j6, dei'aUet, retournet 59, ^'(^/eif 100. De même au sub- 
jonctif : metet 23, 26. 

A la troisième personne du pluriel du même temps, à côté de la 
désinence -6'7Z^ souvent orthographiée -(i/if par suite de la confusion 
des nasales, apparaissent des formes en -ont : valant ^^, s'ensegont 
45, seeont ^9, peont 60, parthont 64, s'cnsseguont 87, tenont 88, 
poont S(), poiint ()<;, 10 1. 

Sapchon 71, 72, podon 71, fiiron 72, à Montaigut-en-Com- 
braille, sont purement provençaux. 

A Souvigny et à Rochefort, on rencontre les troisièmes per- 
sonnes du parfait faible : mariet j6, gardet et emportet 10^. 

A la deuxième personne du pluriel du subjonctif présent, la 
désinence -eiz, -oiz se conserve : aportoiz 36, puissoiz 37, sachoyz 
73, 84, sacheis j i, sacheitz 67. Pourtant on a déjà de nombreuses 
formes en iez et ez par réduction : sacez 8^, avisez 89. 

A la troisième personne du pluriel du même temps, on trouve 
la désinence eint, oint : porteint 32, rendaient 36, sachaint 39, 40, 
sachoint 39, sacheint ()6, 97, sechins 94, 9^, sachint 9^. Une fois 
sachiant 73. 

Remarquer à l'imparfait du subjonctif : perdissons 33, deussens 
34; au conditionnel : mestrient 36 ; au participe présent: a^^enf 41. 



Les Résultats 
et la Question des Patois 



En choisissant le mot parler pour l'inscrire en tête de ce livre, 
on n'a pas voulu indiquer qu'au xiii® siècle il y avait en Bourbonnais 
une langue spéciale, s'opposant d'une manière absolue à celle des 
régions voisines. On a voulu déterminer simplement l'aire des 
phénomènes communs au français et au provençal dans l'espace 
arbitrairement limité de l'ancienne province du Bourbonnais (i). 
Pour parler comme M. Paul Meyer, nous ne faisons pas un « parler 
défini » du parler bourbonnais : nous le constituons d'après la géo- 
graphie politique, pour la commodité de nos études (2). 

On voit dès lors quelle est l'exacte portée de l'ouvrage. Il est 
peut-être moins utile à la linguistique bourbonnaise qu'à la linguis- 
tique générale de la France, puisqu'il permet d'étudier dans un 
domaine mal exploré jusqu'à ce jour l'évolution phonétique et mor- 
phologique du langage (3). 

Même, le problème de la langue parlée en Bourbonnais au 
Moyen Age reste à peu près intact. Nos constatations portent, il ne 
faut pas l'oublier, sur la langue écrite officielle, dont l'orthographe 
déjà fixée, compliquée de fausses élégances et modelée sur le latin 
des clercs, supprime déjà la spontanéité de la langue parlée. Si elle 
se trahit parfois au profit de cette dernière, elle ne donne pas le 
moyen de discuter à coup siàr sur la valeur et l'intensité des phéno- 

(i) Sur ce point, cf. Chazaud, Etude sur la chronologie des sires de Bourbon, 
p. 112. 

(2) L'exposé de la théorie en question est dans Brunot (F.), Histoire de la 
langue française, t. :, p. 296 et sq. 

(5) Il a paru prématuré de donner un aperçu de la syntaxe en Bourbonnais, 
vu la sécheresse des documents et le manque d'œuvres littéraires. 

18 



1^8 LE PARLER BOURBONNAIS 

mènes du langage local. Le français régional qui apparaît dans nos 
textes n'évoquerait, pris à la lettre, qu'une langue artificielle et 
pauvre. On ne juge pas d'une langue sur une phrase : la matière 
linguistique se diversifie à l'infini, varie de commune à commune, 
sans transitions apparentes. Une généralisation que n'a pas précédé 
une minutieuse analyse des sons, de la syntaxe et du vocabulaire 
d'un pays déterminé a toutes les chances d'être fausse. Et l'on sait 
que cette analyse est presque impossible pour le Moyen Age, si l'on 
en juge par les difficultés qu'il y a actuellement à étudier les patois. 

Le seul moyen d'arriver à un résultat étant de constater les faits 
en leur place, sans n'y jamais voir qu'un indice isolé, on ne saurait 
nier, d'après ce qui précède, l'intérêt que présentent pour l'histoire 
de la langue certains des résultats de cette étude. Les exemples 
sporadiques qui montrent en Bourbonnais l'extension septentrionale 
extrême de phénomènes propres au domaine provençal ou franco- 
provençal, comme la conservation de a et de é toniques libres, celle 
de a et de atones, la présence des troisièmes personnes singulier 
des parfaits faibles en -iet, etc., reculent assez haut les limites 
posées à ces faits dans les cartes de Suchier (i). 

La résistance des dialectes d'oc devant le francien auquel tenait 
tant la maison de Bourbon pour des raisons politiques a dû être 
plus vive en Bourbonnais que ne le ferait supposer l'uniformité 
apparente des textes utilisés. Ici, comme en Saintonge, on retrouve 
une ligne centrale de noms de lieu en -at noyée dans des pays 
francisés et qui atteste un état antérieur différent (2). 

(t) Dans le Grundiss der roman. Philologie, de Grœber, 2« éd., t. i. 

(2) A ce propos, il est regrettable qu'on n'ait pu faire une étude plus poussée 
du vocabulaire en Bourbonnais. La plupart de nos pièces tiennent dans une for- 
mule où les mêmes mots reviennent généralement pour désigner les conditions, 
partout les mêmes, du contrat féodal. Pourtant, que d'indices précieux nous 
donnent d'abord les noms propres (p. 44-47, 52, 105), les noms des jours : dic- 
menche 34, diomeny ^i, dlmene 77, mart 47, mar:{ 54, vendres 82, la présence de la 
particule honorifique N' à Lapalisse et les mots at 70, fforns 72, molher 105, 
enchâssés dans le texte français. On y trouve parfois des formules entières pro- 
vençales : sapchon tut 72, et podon valcr 71. 



LES RÉSULTATS ET LA. QUESTION DES PATOIS 1^9 

C'est ici qu'intervient la question du patois bourbonnais, qu'on 
sera peut-être étonné de ne pas voir soulevée plus tôt. Le point 
précédent ne pourrait-il pas être précisé à l'aide des renseignements 
que fournit le langage régional actuel, étant donné la valeur com- 
parative des patois ? 

Avant de répondre, on peut se aemander s'il y a encore, en 
Bourbonnais, un ensemble de parlers assez différent du français 
commun pour qu'il reçoive le nom de patois. 

La question, posée la première fois en 1808, lors de la traduc- 
tion officielle de la Parabole de l'Enfant prodigue, fut alors résolue 
par l'affirmative. Seul, l'arrondissement de Moulins parlait « la 
langue française sans dialecte, même dans les communes rurales »( i ). 

Partout ailleurs, les réponses des curés ou des maires indi- 
quaient des patois encore vivaces, surtout dans les arrondissements 
de Montluçon, Gannat et Lapalisse, où ils s'apparentent de fort 
près au provençal (2). 

On pouvait donc considérer deux zones distinctes en Bourbon- 
nais : la partie méridionale patoisante, formant transition entre 
langue d'oui et langue d'oc; la partie septentrionale, parlant un 
français plus ou moins pur, plus ou moins dialectal. Cette remarque 
a passé dans tous les livres depuis Raynouard jusqu'à Suchier, 
par Diez, Jaubert et Meyer-Lubke (3). 

(i) Lettre de Pougeard du Limbert, préfet de rAllier, au ministre de l'Intérieur, 
du 2^ octobre 1809. On y apprend encore que « la tâciie n'a pas été facile à 
remplir. Il a fallu recourir à d'anciens ecclésiastiques dans les cantons ; il s'est 
aussi heureusement trouvé dans les sous-préfectures des personnes assez familières 
avec le patois de l'arrondissement pour traduire dans le dialecte la parabole 
donnée pour échantillon ». Cf. Bibl. nat., n. a. fr. 5910, p. 26. 

(2) On y remarque la conservation de a tonique libre, de a tonique libre 
devant nasale, les trois personnes singulier et pluriel des imparfaits de l'indicatif 
en -auo, avon, l'allongement d't' obscur à la finale, la persistance du son nasalisé 
in où il était devenu ailleurs an, etc. 

(}) Cf. [de Chantelauze], De la langue vulgaire parlée au Moyen A^e dans le 
Lyonnais, le Fore^ et le Beaujolais, dans La Mure, Histoire des ducs de Bourbon, 
t. III, Pièces supplémentaires, p. 151, 167, 174-17-', 179. Il y résume les travaux anté- 
rieurs à 1868. 



140 LE PARLER BOURBONNAIS 

Mais c'est là une affirmation — à vrai dire extrêmement natu- 
relle et plausible — que les études entreprises parles érudits locaux 
n'ont pas permis de renforcer en temps convenable. Actuellement, 
les progrès de l'instruction, des communications et des échanges 
commerciaux semblent avoir réduit cà bien peu de chose ce qu'on 
est convenu d'appeler le « patois bourbonnais » : on n'en saura peut- 
être jamais plus que ce que nous en apprend V Atlas linguistique de 
MM. Gilliéron et Edmond (i). 

Tous les autres travaux sur la matière sont d'un maniement peu 
sur pour le philologue, ayant été entrepris en dehors de toute 
méthode scientifique. Ici comme ailleurs, les travailleurs locaux 
sont « pleins de zèle et de bonne volonté ». Mais « ils embrassent 
un horizon trop vaste ». « Aussi nous donnent-ils des ouvrages 
superficiels, pleins d'erreurs grossières » et d'idées fausses (2). 

(1) En cours de publication chez Champion, à Paris. 

(;) M. Dauzat, dont je cite les termes propres, indique dans son dernier livre 
{la Langue française d'aujourd'hui, Paris, A. Colin, 1908, p. 198 à 202) les « hérésies 
linguistiques » des travailleurs locaux : croyance à l'Influence directe du celtique 
(et du grec) et à l'existence du « dialecte », opposée à celle du « français cor- 
rompu », recherche fantaisiste de l'étymologie ; compilation par correspondance 
sans vérification personnelle ; transcription arbitraire des sons. etc. 

Pour le Bourbonnais, la littérature des patois est assez chargée, et sur ce 
point, l'ouvrage de D. Behrens, Bibliographie des patois gallo-romans, 2« éd., irad. 
par E. Rabiet, Berlin, 1895, n'est plus tout à fait complet. Voici la liste de ces 
travaux, pour simple mémoire : 

I. Glossaires ou grammaires : 

1° Imprimés : Tixier (V.), Vestiges de l'époque romane, langue et peinture, dans le 
Bourbonnais, dans Assises scientifiques du Bourbonnais, f* session. Moulins, 1866, 
p. 445 à îoo. 

— Lexique patois du canton d'Escurollcs (Bourbonnais) comparé aux langues 
anciennes et modernes de l'Europe occidentale [A à Bat], dans Bulletin de la Société 
d'émulation, t. xi, 1870, p. 9 à 80, et 195 à 210. 

Pierre-Encise [abbé G. Pérol], Ferrières à vol d'oiseau de 13^9 à /j^p (Remar- 
ques sur le palois), dans les Annales bourbonnaises, t. iv, 1890, p. 326 à 556. 

— Le patois de Ferricrcs (étude comparative). Moulins, E. Auclaire, 189^. 
Duchon (P.;. Grammaire et dictionnaire du patois bourbonnais (canton de Varcnncs). 

Moulins, Crépin-Leblond, 1904. 

Choussy (E.). Simple essai étymologique du patois bourbonnais. Moulins, Impr. 



LES RÉSULTATS ET LA QUESTION DES PATOIS I4I 

A l'heure actuelle, il est difficile de démentir preuves en main 
M. Dauzat qui, très informé de toutes les questions linguistiques 
qui touchent à la Basse-Auvergne, a pu écrire : « Un paysan des 
environs de Moulins parle une langue très voisine de celle du culti- 
vateur des environs de Paris. Un habitant de Saint-Pourçain (Allier) 
ne comprend pas le patois d'Aigueperse » (i). On ne saurait indi- 
quer plus clairement que le français règne en maître en Bourbon- 
nais et qu'il n'existe plus, dans la pratique courante, entre langue 
française et dialectes d'oc, cette continuité par laquelle s'opérait 
autrefois le passage de l'une à l'autre langue signalé par Raynouard. 

En réalité, si M. Dauzat indique d'une manière saisissante la 
décadence et la disparition rapide des patois en Bourbonnais, il ne 
s'ensuit pas qu'ils soient partout absolument éteints : seulement, le 

bourbonnaise, igo^. Cet ouvrage, où l'auteur ramène le patois bourbonnais à l'éty- 
mologie grecque ou italienne, a été réédité, augmenté, en 1907, à la même 
imprimerie, sous le titre : le Patois bourbonnais. 

2° Manuscrits : Notes grammaticales sur les patois usités dans le canton de Lapa- 
lisse (18101. Bibl. nat. n. a. fr. ^910, f" 58. 

Plusieurs petits ^/ossa/res émanant d'instituteurs ou d'érudits ruraux se trouvent 
dans les papiers Cha^aud aux Arch. de l'Allier. La Société d'émulation de l'Allier 
avait eu en 1875 l'idée d'en faire un travail important sur la question. — Le 
ms. 9} de la Bibl. de Moulins contient un « Dictionnaire du langage vicieux et 
populaire de lliabitant du Bourbonnais et particulièrement de celui de l'arrondisse- 
mcnt de Moulins »,dû à M. Conny, ancien bibliothécaire de la ville (xix« s.). 

II. Textes en langage local: 

Quelques chansons dans VAncien Bourbonnais, t. 11, p. 19 et sq. La Chanson de 
Saint-Jean a été republiée par J. des Molières dans les Annales bourbonnaises, 
t. IV, i8qo, p. 74-79; le Noël montluçonnais de Gilbert Cheville, dit Bia, de la 
fin du xviiie siècle, dans la Rei^ue lyonnaise de 1884. p. 525. (Cf. Grundriss, de 
Grœber, 2* éd., t. i, p. 762.) 

Plusieurs légendes ont été éditées par Tixier (V.), Etudes bourbonnaises [publ. 
dans le Journal de Gannat). Cannât, impr. Didier-Daubourg, 1869; Malley, Les 
légendes de la montagne : la croix des Chabannes, légende en patois, dans la Repue 
bourbonnaise, t. i, 1884, p. 265-268; et Pierre-Encise, Fcrricres..., dans les Annales 
bourbonnaises, t. iv, p. 5^5 à 562 et t. v, 1891, p. 69375. 

La Parabole de VEnfant prodigue, déjà signalée, est manuscrite : Bibl. nat. 
n. a fr., ')9io, p. 24 à 4c. 

(i)*Cf. Dauzat ;A.\ Essai de méthodologie linguistique, Paris, I9f6, p. 224. 



I-|2 



LE PARLER BOURBONNAIS 



philologue les ignore. D'Aigueperse à Saint-Pourçain, la distance 
est grande et la frontière sud du Bourbonnais est assez étendue, du 
Cher aux monts de la Madeleine, pour qu'elle réserve des surprises 
au chercheur. 

Il faudrait scientifiquement relever les points où les parlers 
locaux manifestent encore des signes d'activité ralentie : les environs 
de Montluçon, le pays de Marcillat, Gannat, EscuroUes, Vendat, 
Saint-Pont et la région de Ferrières et de Laprugne, la « Montagne » 
si curieuse par son folk-lore. C'est là une longue entreprise, qui 
demande de l'acquit, de l'enthousiasme et de la patience. Au moins 
est-il permis d'en attendre la réalisation, en souhaitant que cet essai 
trop imparfait serve un jour à comparer entre eux les faits linguis- 
tiques constatés au xiii® siècle et ceux des derniers patois locaux. 



Appendice 



LES AVEUX AU POINT DE VUE DIPLOMATIQUE 

En ce qui concerne les aveux bourbonnais, tels qu'ils nous sont 
parvenus pour la fin du xiii*^ siècle, on peut dire qu'ils sont l'adap- 
tation, sinon la traduction, d'une formule latine qui, très simple 
primitivement, se développe de 1213 à 1235 et se fixe vers 1240. 
Le sens général de l'évolution de l'aveu-acte en Bourbonnais est 
donc tel queGiry l'avait déjà remarqué pour d'autres provinces (i). 

Matériellement, et sous leur forme originale, ils sont écrits sur 
des pièces oblongues de parchemin, dans une minuscule générale- 
ment élégante, mais quelquefois influencée par l'écriture plus carrée 
des pays du Sud. On les désigne généralement par le mot écrit 37, 
39, 40, écrits des fiefs 36 (c'est l'expression du bailli de Bourbon- 
nais), ou par le mot nommée 89, rencontré une fois, et qui s'est 
conservé, pour caractériser ces actes, pendant les xiv« et xv^ siècles. 
Le verbe avouer 73, 7 y, 81, 88, dont ils devaient prendre plus 
tard leur nom actuel se rencontre quelquefois dans la région du 
Nord-Ouest. On lui préfère encore le verbe connoitre, reconnoitre. 

Quant à leur rédaction, les aveux diffèrent en formules selon le 
mode de tradition employé. En effet, les aveux, devant être rédigés 
en forme authentique et probante étaient, ou bien rédigés et scellés 
directement par le vassal (c'est le cas des chevaliers et autres nobles 
ayant un sceau), ou indirectement et sur sa demande, par une juri- 
diction officieuse (c'est le cas de tous ceux qui n'ont pas de sceau) : 

(i) Giry, Manuel de diplomatique, 1895, p. 821. — Voir aussi Grassoreille, Le 
fonds des aveux..., Revue bourbonnaise, 1887, p. 22'; et sq. Les plus anciens ne 
nous sont connus que par quelques extraits de Ducange et de Brussel. 

■ 19 



146 LE PARLER BOURBONNAIS 

archiprêtres, prieurs ou chapelains, qui paraissent avoir eu depuis 
le xiii^ siècle, dans la région bourbonnaise, une compétence parti- 
culière en matière d'aveu, à une époque où les châtelains n'avaient 
peut-être encore qu'un rôle subalterne de fermier et de collecteur ( i). 

Ainsi on doit distinguer parmi les aveux : 

1° a) L'aveu en forme personnelle. Tel tait savoir qu'il tient en 
tief du sire de Bourbon telles terres et telles rentes. En témoin de 
quoi il appose son propre sceau et date (2). 

b) Tel fait savoir qu'il tient en fiet du sire de Bourbon telles 
terres et telles rentes ; mais n'ayant pas de sceau, il s'adresse à une 
juridiction qui scelle et date son aveu (3). 

2" a) L'aveu en forme impersonnelle. L'archiprêtre de tel endroit 
notifie que tel a reconnu tenir du sire de Bourbon telles terres et 
telles rentes. En toi de quoi, il appose le sceau de sa juridiction et 
date. 

Dans ce cas, qui est le plus général, l'intéressé fournissait à la 
juridiction à laquelle il s'adressait une notice minutée de ce qu'il 
reconnaissait être ses fiefs et qui, destinée à être recopiée et authen- 
tiquée, ne portait ni date ni sceau. Elle commence généralement 

(i) En 1500-1501,3 Moulins, Jean, archiprêtre (p. 57 à 40); à Cusset, Hugues, 
chapelain et archiprêtre (p. 48 à Ç2) ; à Verneuil, Pierre de la Porte, doyen de 
Verneuil et archiprêtre de Souvigny (p. s7 à 67 et 69) ; à Souvigny, Jean de 
Cintrât, doyen (p. 68) ; à Hérisson, Raous Rivière, archiprêtre 175 à 82); à Mont- 
luçon, Etienne, archiprêtre (p. 85-84) ; à Huriel, Pierre, archiprêtre ''p. 84 à 87) ; 
à Charenton, Renoux, archiprêtre (p. 80 à 91) ; à Bannegon, Imbaut Alliger 
(p. 91) ; à Ainay, Nicolas, chapelain (p. 92 à 95) ; à Bourbon, l'archiprêtre (p. 95 
à 100). En 1526, Pierre de Vaux, chancelier de Bourbonnais (p. 41). 

Grassoreille, loc. cit., p. 258, avait déjà remarqué le fait pour l'archiprêtre de 
Moulins en 1259. Mais la dénomination de fonctionnaires dont, il qualifie à ce 
propos les doyens qui authentiquaient gracieusement les actes est un anachro- 
nisme fâcheux. Si les doyens prêtaient leur sceau, ce n'était probablement pas en 
vertu d'ordres seigneuriaux. On sait d'ailleurs par un mandement du bailli de 
Bourbonnais, Guiart de la Porîe (p. 56), que les châtelains centralisaient eux- 
même les aveux, pour les porter à Moulins lors des comptes. 

(2) Cf. p. 42, 45, 44, S5. 70, 71, 72, 7?, «5> 88, 89. 

(5j Le fait se passe souvent à Verneuil, p. $9, 61, 62. 



APPENDICE 147 

par: Ce sont les fiefs..., ce sont les choses..., c'est ce que... tient 
un tel (i). 

b) Cette minute, très souvent recopiée sans être précédée de 
formules d'adresse et de notification, et simplement datée et scellée 
par la juridiction, forme la troisième espèce d'aveux (2). 

C'est dans ces cadres que sont énumérés avec plus ou moins de 
précision les fiets, justices, domaines, rentes, censives, acquisitions, 
charges, servitudes, droits attachés et arrière-fiets que le vassal tient 
de son seigneur. La situation du fief est donnée par le nom de la 
châtellenie ou de la paroisse la plus voisine, quoiqu'on prenne déjcà 
l'habitude, qui sera courante au xiv^ siècle, d'indiquer des limites 
plus précises ; enfin chaque aveu contient une évaluation approxima- 
tive et entourée de diverses réserves de la valeur du fiet pour un an. 

Notons enfin que le même seigneur pouvait rédiger autant 
d'aveux que de fiefs tenus par lui dans des châtellenies différentes. 
Mais l'usage que devait généraliser plus tard la coutume d'Artois 
de ne donner qu'un seul aveu pour plusieurs fiefs est déjà répandue 
en Bourbonnais (3). 

Il y avait un certain intérêt à connaître le mode de rédaction et 
d'expédition des aveux. Dans l'étude philologique que nous avons 
faite, nous avens souvent tenu compte de ce fait qu'ils avaient pu 
subir des modifications plus ou moins considérables (4), chaque fois 
qu'ils avaient passé par les mains d'un scribe officieux. — De 
même dans le classement que nous avons adopté pour nos Textes 
originaux, nous avons préféré à un ordre purement géographique 
par châtellenie ou par communes celui qui réunissait autant que 
possible les pièces émanées d'une même juridiction. 

^1) p. ç;, 56, <,■/. C'est la formule qu'on trouve en Champagne sous la régence 
de Blanche d'Artois (1274-127^). Cf. Longnon (A.), Documents relatifs au comté 
de Champagne et de Brie (1172-1561), t. 1. Paris, 1901, p. 509 et sq. 

'2; P. 90, 91, 9î, 94. Il est à noter que tous les sceaux ont disparu des pièces 
de la série P. 

.'5) Cf. p. c6. 
4) Cf. p. -. 



Table des Noms de Personnes 
et des Noms de Lieux 



A 



Aalis, Alis. 

— Loulère, 46. 

— Luquada, )2. . 

— Monere, 52. 

Abaye (terre de 1'), 23, 25. 
Abbé de Tournus, 61. 
Abbesse de Saint-Menoux, 41. 
x\belhiers (Stevenins), 67. 
Abresl, Abrié (Allier, cant. de 
Lapalisseï ; — (Aymon d'), 46. 
Accer (Perrin), 89. 
Achartde Mornay, damoiseau, 89, 

Aglers ' Johans d'), ^o. 
Agli (maison de V), 69. 
Agnès, Angnès. 

— fille de Guillaume des Ays, 41. 

— dame de Bourbon, 14 note, 1 5, 
16 et note, 22, 23, 2), 26, 27, 
28, 29, 30, :;2, 33, 14- 

— Chatarda, 52. 

— fille de Gilles le Clemant, 02. 

— Luquada, ^2. 

— femme d'Achart de Mornay, 
dame du Breul, 89, 93. 

Agonges, A^s^onge, Gonge l'Allier, 
cant. de Bourbon -l' Archam- 
baulti, 96, ()o. 

Aees ou Aiees (terre des), C)2 ; — 

(Pierre desj, 63. 
Agulhon (Pierre), 103. 



Aimeri (Jehanl, 35. 
Aimes, Aymes, Aymo. 

— d'Abrié, damoiseau, 46. 

— Bechart, 57. 

— Chalvin, )2. 
-— Deome, )2. 

— de la Manne, s' de Nouiers, 46. 

— de Lapalisse, 31. 

^~ du Mas, s"" de la Coudre, 85. 
- — de Monpalein, damoiseau, 46, 

Aimonetz Datret, 27. 
Aimonin, Aemonins, Aymonin. 

— de Doeville, 50. 

— Estef, 46. 

— de Martre, 46. 

— du Mas, damoiseau, 79. 
Ainay-le-Château, Ainai, Aignay, 

Aignail, Eynay (Allier, cant. de 
Çérilly^ ; • — (chapelain d'), 93 ; 
— (châtellenie d'), ^6, 90, 92, 
93> 95, 99; — (cens d'), 91 ; — 
(prêtre d'), 92. 

Aynart (Perrin i, 46. 
Ays (bois des), 73. 

— (Guillaume desi, 41. 

Allier, Alcr, rivière, 22, 38, ^8, 100. 
Alliger (Imbaut), 91. 
Amaron (côtes d'), 84. 
Ambierle (Loire, cant. de Saint- 
Haon-le-Chàtel), 49. 



i';2 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Ancinay (Allier, comm. de Doyet, 

cant. de Montmaraud) ; — (Rao- 

phez d'), 78. 
Aiidelaroche, Andc (Allier, cant. 

de Lapalisse), 45, 49, 50. 
Andelot, dans la châtellenie de Ro- 

chefort (Allier, cant. d'Ebreuil) ; 

— (chapelle d'), 104. 
Andelot, Andalo, rivière, affluent 

de l'Allier, ^8. 
Anser (Guillonnin), 46. 
Arcae (cens à), 90. 
Archambaut, Archembauz. 

— VI de Bourbon, 1 3. 

— VII de Bourbon, 1 3. 

— de Jaligny, damoiseau, 100. 

— de Langy, 69. 
Archinbaut (Johan), 102. 
Arfeugle (héritiers d'), 79. 
Arfeuilles, Arfuelhe (Allier, cant. 

de Lapalisse), 48. 
Argentia, dans la châtellenie de 
Montluçon (Allier), 83. 

Argentière (Allier, cant. de Mont- 
luçon, comm. de Vaux), 88. 

Armans de Mazeyres, 70. 



Armant (Guillaume), 105. 
Armejart, fille d'Hinbaut du Bois, 

98. 
Arnat (Guillarmin), 46. 
Arney. V. Renet. 
Auron, Arron, Harun, Haurron, 

Horrun, rivière, affl. du Cher, 

88, 92, 93. 
Arson (Robert d'), 103. 
Asalhy (Guy), 77. 
Athois (mas d'),'78. 
Audin. V. Houdoins. 
Augère (Allier, cant. de Moulins, 

comm.de Bagneux) ; — (Jehans 

de F), 40. 
Auple (moulin de), 159. 
Aurouër, Oreor, Oreour (Allier, 

cant. de Moulins), 39, 40. 
Autun, 05iun(Saône-et- Loire) ; — 

(chanoine d'), 41. 
Auvergne (bailli d'), 104. 
Auzel (Guillaume), 104, 
Avalon. V. Vallon. 
Avenaz (Guillaumes), 77. 
Aveschet (dîme de F), 40. 



B 



Baderans (Pierre), 105. 
Bailes, Baeles (Robert), 83. 
Bagneux, Ba^^niox, Baigneux 

(Allier, cant. de Moulins), 40, 

100. 
Baynetz. V. Boënat. 
Baisse (quart-pot de), 64. 
Balbon (Durans), 105. 
Banaffache (Peyronele), lO). 



Banalave. V. Bellenaves. 

Bannegon, Banegon, Benegon, 
Bengon (Cher, cant. de Charen- 
ton-sur-Cher) ; — - (paroisse de^, 
90, 92 ; — (Pinot de), 92 ; — (prê- 
tre de), 92 ; — (Sarazin de), 92. 

Bar. V. Bert. 

Barberier, Barbariet (Allier, cant. 
de Chantelle), 60. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



^V) 



Bardae. V. Isle-et-Bardais. 

Bardoi îCher, paroisse de Banne- 
goni, 92. 

Bardois 1 Huguenez), 92. 

Bardon (Guillot), 47. 

Baron (Huguonet), y-,. 

Barra (hommes de la), 87. 

Barrais, Bareys, Barreis, Barreys 
[-Bussolles] (Allier, cant . de 
Lapalisse), 4^, 46, 47, 49. 

Barniris (Estevenin, Jehannin de), 

95- 
Baron (Perreau), 35. 

Barthélémy, Bartholomiers, Bar- 
tholomers, Bertholomié, Berte- 
lemeu, Berthomer. 

— de Chéry, 5 5. 

— des Noix, bourgeois de Souvi- 
gny, 31, 34, =;6, 57. 

— des Noix le jeune, 68. 
Batart (Pierre), 10^. 
Batier de Neuvile, 102. 
Beatris, Biatris. 

— de Bressolles, fille de Guille- 
min de la Motte, 38. 

— de Verneuil, dame des Guéné- 
gauds, 17 note, 59. 

Beaujeu (Hérec de), 17 note. 
Beaumont (terre de), 32. 
Beaupoirier, Beauperer (Allier, 

cant. de Lapalisse, comm, du 

Breuil), 52. 
Bechart. V. Berchart. 
Bègues (Allier, cant. de Cannât) ; 

— (Guyonet de), 70, 103 ; — 

(Leluei de), 70. 
Béguine, de Rochefort (la), 10^. 
Bellenaves, Balanava, Banalave 

(Allier, cant. d'Ebreuil) ; — 

(Guillaume, Jehans de), 72; — 

(paroisse de), 71. 



Belleperche, Beleperchc, Blepcr- 
che (Allier, cant. de Moulins, 
comm. de Bagneux), 38, 39, 40, 
100. 

Bellin (Peret), 46. 

Bercharde (noue), 41. 

Berchart (Aime), 57 ; — CRenou), 
91. 

Bernars, Bernart. 

— de Bort, 52. 

— de Murât, 7 note. 

— Lomoners, de Rochefort, 105. 

— de Vilars, damoiseau, 5 1 . 
Bernardet de Gongeom, 53. 
Bernon, Banion (Cher, cant. de 

Charenton, comm. de Bessais- 
le-Fromental) ; — (Jehan de), 
91. 

Beroer (tènement), 35. 

Berre (Perraut de), 50. 

Bert, Bar (Allier, cant. de Jaligny), 
45- 

Bert (mas de), 27. 

Bertranz de la Mota, 70. 

Bessais - le - Fromental , Becay 
(Cher, cant. de Charenton) ; — 
(paroisse de), 92, 95, 99. 

Bessay, Becay (Allier, cant. de 
Neuilly-le-Réal) ; — Guillaume 
de Bourbon, sire de), 3^; — 
(franchises de), 16 note. 

Besson (Allier, cant. de Souvigny) ; 
— (four de), 57 ; — (maisons à), 
60, 67 ; — (paroisse de), 56, ^7, 
158, 62, 94, loi ; — (terre de), 

37- 
Bigiers. V. Vigiers. 
Bigoarda (bois de la), 71. 
Billezois, Billiiés, Bilhi^és (Allier, 

cant. de Lapalisse), 45, 53. 



'M 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Billy. Rillu, Bilhé, Bilié, Bile 
(Allier, cant. de Varennes) ; — 
(chatellenie de\ 48, ^i, 52, 54, 
58, 69 ; — (tailles de), 30. 

Bizeneuille, Bigcnolhe, Bugenolle, 
Bugcnuelhc (Allier, cant. d'Hé- 
risson), 63, 76, 78. 

Blanzat (Allier, cant. de Montlu- 
çon). 74, 83. 

Blanzié (^Martin de), 5 5 ; — (mou- 
lin de), y^. 

Bobignat (Allier, cant. de Mont- 
luçon, comm. de Teillet-Argen- 

ty), 87. 

Boënat (Allier, cant. d'Ebreuil, 

comm. de Lalizolle), 71. 
Bofarz (ormes aus), 100. 
Boi (dame de), 91. 
Bois (Hinbaut du), 98. 
Bois Berruet, 97. 

— Davant. 42. 

— Pépin, 42. 

Bonand (Allier, cant. du Donjon, 

comm. de Luneau), 91. 
Boneyton (moulin), 78. 
Bonne, Bona. 

— Chatarda, 52. 

— Luquada, 52. 

— Perraude, 35. 
Bonneton (Jehan), 17. 
Borbon, chevalier (Jehan), 72. 
Bornât (pré de), 35. 

Borrel (Guillaume), 104. 

Bort I Bernart de), p. 

Bossart, châtelain de Rochefort 

(Giraut), loi. 
Bost, fîo5 (Allier, cant. de Cusset); 

— fHaudin dej ; — i Hugon dei ; 

— (Perrin dei, 46. 
Botheller (pré au), 57, )8. 



Bothelhier (W.), 70 ; — (Vigiers), 
70. 

Boucé, Bocccy (Allier, cant. de 
Varennes) ; — (Guiot de), 64 ; 

— (Perrins de), 64 ; — (sei- 
gneurs de), 49. 

Bouchet (Allier, cant. du Montet, 
comm.de Deux-Chaises), 42. 

Bouloi, Bosloet (Nièvre, cant. de 
Dornes, comm. de Tresnay) ; — 
(prieuré de), 38. 

Bouquetraud, Bosclureau (Allier, 
cant. de Lurcy-Lévy, comm. de 
Couzon) ; — (Guillaume de), 38 ; 

— (Jaufray de), 38. 
Bour (dame de), 74. 

Bourbon -l'Archambault (Allier, 
cant.); — (archiprêtre de), 93, 
94, 9^, 96, 97, 99, 100; — 
(châtellenie de), 38, 94, 96, 97, 
98 ; — (privilèges de), i > note ; 

— (seigneurs de), 14, i^, 16. 

Bourbonnois, Borbonois, Borbo- 
noeis, Borboneis, Borbonays ; — 
(baillis de), 36,101; — (chancelier 
de), 41 ; — (châtelains de), 36 ; 

— (cour de), 42. 
Bourgogne , Borgogne , Bergoi- 

gne ; — (Eudes dei, 32; - — ■ 
(Hugues de), 15, 32; — Jehan 
de), 32. 

Bous iHuguede), 49. 

Bout, de Rochefort (Jehansi ; — 
(Pierre 1, 104. 

Boutellier. V. Bothelher. 

Bransat, Branscat, Branchac (Al- 
lier, cant. de Saint-Pourçaini ; 

— (dîme de), 69; — (paroisse 
de), 61. 

Bresnay, Brenay, Branay 1 Allier, 
cant. de Souvigny) ; — (paroisse 
de), 56, 61. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



'5) 



Bressolles , Brecolcs , Brocelée 
(Allier, cant. de Moulins) ; — 
(Guillaumes de), 38 ; — (paroisse 
de), =;7. 

Breuil, Bnieyl, Bruelh, Bruel, 
Brulh (Allier, cant. de Lapa- 
lisse);— (paroisse du), 4^,48, 52. 

Breul (dame du), 89. 

Brialhis. V. Paray-sous-Briailles. 

Broil (prairie de), ^6. 

Brosses, Broces (Allier, cant. de 

Lapalisse, comm. du Breuil) ; — 

(Stevenin des), 46. 
Bruère (mas de la), 7^. 
Brullés (Philippe de), 89. 



Brun Valet, de Rochefort, lo^. 
Buchepot I Jordains), 97. 
Bufins de Rive, 100. 
Buffevent (Allier, cant. de Neuil- 

ly-le-Réal, comm. de Saint- 

Voir) ; — (Guiot de), 46. 
Buixeres (Hugues de), 69. 
Bur (terre de), 49. 
Bussolles, Buissoles (Allier, cant. 

de Lapalisse, comm. de Barrais) ; 

— (Houbberteins de), 46 ; — 

(paroisse de), 43. 
Buxières-les- Mines (Allier, cant. 

de Bourbon-l'Archambault) ; — 

(paroisse de), 95. 



Celle (Allier, cant. de Marcillat) ; 

— (dîme de la), 86. 
Cérilly, Cerily, Ccrely (Allier, 

cant.) ; — (paroisse de), ^6, ^7. 
Chafaudières, sur Andelaroche 

(terre de), )0. 
Chaingni (rue de), 100. 
Chalhou, bailli de Bourbonnais 

(Raoul), loi. 
Challemeaus de Vernuces, )i. 
Chalmes (paroisse de), 45. 
Chalvin (Aymon), 52. 
Chalvot (Perrin), 46. 
Chambaluz (terre as), }'•). 
Chambéron, Chambaron (Allier, 

cant. d'Ebreuil, comm. de Na- 

des) ; — (mas du), 70. 
Chamblet, Chanblel (Allier, cant. 

de Montluçon) ; — (paroisse de), 

7«, 84. 
Chambolet (terre), }^. 



Chambon de Sioule, 65. 
Champfroit (Guitart de), 40. 
Champ Paisson, sur Ygrande, 96. 
Champ Périon,du censif de Saint- 

Menoux, 41. 
Chanbeyrac (W. de), 70. 
Chandenay, près Montluçon (dame 

de), 74. 
Changy, Changié {Lo\re, cant.de 

La Pacaudière), S4- 
Chantelle, Cliantelha, Chanthella 

(Allier, cant.) ; — (châtellenie 

de), 66, 71, 72. 
Chantemerlefcant. de Dompierre, 

comm. de Monétay-sur-Loire), 

42, 43- 
Chapele, de Rochefort (Jehan de 

la), 10 V 
Chapeleys (chemin), 36. 
Chapelet, de Rochefort, lO). 
Charatz (le), )). 



M6 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Chareine (sire de"), 46. 
Charenton-sur-Cheri;Cher,cant.) ; 

— (^archiprètre dei 89, 91-; — 
(mesure de), 99. 

Charneux.(.?/jcir«o/ (Allier, cant.de 
Cérilly, comm. d"Ainay-le-Châ- 
teau);— (chaume Delomede),9i . 

Charoche. V. Chavroches. 

Charroux (Allier, cant. de Chan- 
telle) ; — (leyde de), ^^ ; — 
(privilèges de), 15 et i ^ note. 

Chasalet (al), 54. 
Chasaul Gilbert (fief de), 32. 
Chasseigne (Allier, cant. de Lur- 
cy-Lévy, comm. de Couleuvre) ; 

— (dîme de lai, ^6. 
Chassignet, Chessinhct (Allier, 

cant. de Chantelle, comm. de 

Chareil-Cintrat), 66. 
Chastel 'Jehans du), 28. 
Chatarz, Chatart et au féminin 

Chatarda. 

— (Agnès), t2. 

— (Bona), t2. 

— (Durant), 152. 

— (Estenai, ^2. 

— (Estienne), =;2. 

— (Guillerme), =;2. 

— (Thomas), 52. 

— (Stevenin), 4v 

— (du Pechinj, 60. 
Chatas (Pierre de), lO). 
Château-sur-Allier (Allier, cant. de 

Lurcy-Lévy); — (vignoble de), 97. 

Châteauneuf-sur-Cher, Chateau- 
nuf (Cher, cant.), 87. 

Château - Renaud, Chateaul Re- 
gnaul [Allier, cant. de Bourbon- 
l'Archambaut, comm. de Fran- 
chesseï : — ^'Pierres del, 99. 



Chategnol. V. Chatignoux. 
Chatelard, Chastclar (Allier, cant. 

de Lapalisse, comm. de Saint- 
Prix), 48. 
Châtelard, Chastellar (Allier, cant. 

et comm. de Montluçon); — 

(puy de), 86. 
Chatel Mourant ( Guichart de), 

49. 
Châtel-de-Neuvre, deNore (^Allier, 

cant. du Montet), 61. 
Chateloy, Chateley (Allier, cant. 

et comm. d'Hérisson), 63. 
Châtelus, Chastelud (Allier, cant. 

de Lapalisse) ; — (Jehans de), 

43- 
Chateneis (terre as), 47. 
Chatheller (hoirs duj, 40. 
Chatignoux, Chategnol (Allier, 

cant. de Montmaraud, comm. de 

Murât) ; — (Jehans de), 74. 
Châtrer (tènementj, 43. 
Châtres (vigne de), 77. 
Chaviaul, sur Besson (au), 101. 
Chavigny, Chave^^ni (Allier, cant. 

de Moulins, comm. deMontilly); 

— (Jehan de), 98. 
Chavroche, Chaparroche (Allier. 

cant. de Montluçon, comm. de 
Chamblet) ; — (Guiz de), 83. 

Chavroches, Chaveroche, Charoche 
(Allier, cant. _de Jaligny) ; — 
(châtellenie de), 44, 47, ^i. 

Chenay-le-Châtel, Chanej' {Saone- 
et-Loire, cant. de Marcigny) ; 

— (Jehans de), ^o. 

Chenet, C/iane/ (Raymondin), 3=;. 

Chenillet, Chanilhat (Allier, cant. 
d'Hérisson, comm. de Saint- 
Caprais) ; — (Pierre de), 63. 

Cher. Chicr, rivière, 80, 88. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



Chéry, Cherid (Allier, cant. de 
Moulins, comm. de Souvigny) ; 

— (Berthelomier de), ^5 ; — 
(Guillaumes de), =; ^ ; — (Isa- 
beau de), 56. 

Chever, dans la châtellenie de Sou- 
vigny (pré de), 9^ 

Chieses (tènement des), 43. 

ChinartfGuilleminet Hunbaut),94. 

Chitaing (Allier, cant. de Lapa- 
lisse, comm. de Saint-Christo- 
phe ; — (Guillaume de), 82. 

Chodray. V. Soudray. 

Chos (Odonin), 60. 

Chouvigny, Chauvinhyei (Allier, 
cant. d'Ebreuil) ; — (Guillaume 
de), 16 note, 70 ; — (Rogiers 
de), 70. 

Cincei (Perrins de), ^o. 

Cintrât, Synlral (Allier, cant. de 
Chantelle, comm. de Chareil- 
Cintrat) ; — (Jehan de), 68. 

Civray, S/irai (Allier, cant. d'Hé- 
risson, comm. de Louroux-Ho- 
dement) ; — (chasal de), 76. 

Claveaul (hoirs), 40. 

Clément (Gilles lei, 82. 

Clermont (Oise); — (Robertde),i6. 

Clos (hommes de), 99. 

Cluny, Cligni (Saône-et-Loirej ; 

— (^ordre de), ]o. 
Colombier, Colunber (Allier, cant. 

de Commentry), 86. 
Compain, de Saint-Pourçain, 66. 
Contigny, Continhi (Allier, cant. 

du Montet), 6^. 
Coquar, de Rochefort, 104. 
Corneret, Corneroy (Cher, cant. 

de Charenton, comm.de Bessais- 

le-Fromental); — (cens de), 99. 



Cornier, Cor/îcT (Jehan du), 39. 
Cotanz (moulin), 78. 
Coudre (Allier, cant. de Com- 
mentry, comm. de Colombier) ; 

— (sire de la), 8v 
Coulandon , Colcmdon ( Allier , 

cant. de Moulins), 68, 98. 
Coulanges., Colonies, Colunges 

(Allier, cant. de Dompierre), 

4}, 44- 
Couleuvre, Coluvre (Allier, cant. 

de Lurcy-Lévy), 97. 
Coulon (Hugonin), 46. 
Coûtant, Quottans (Allier, cant. 

de Jaligny, comm. de Tréteau), 

49- 
Créchy, Crechié (Allier, cant. de 

Varennes) ; — (Houdin de Bos, 

de), 47. 
Cressanges (Allier, cant. du Mon- 
tet), 62. 
Crevant, Crèvent, Crohant [AlWer, 

cant. de Montluçon, comm. de 

Domérat), 87 ; — (Guillaume 

et Jehan de), 86 ; — (la Petita 

de), 88. 
Crevée (la), 100. 
Crituylhe (garenne de), 66. 
Croix de la Pierra, 80. 
Croix du Mery, 54. 
Crose, Crossa (Allier, cant. et 

comm. d'Huriel), 87. 
Crot (Estève de la), 46. 
Culan, Cullant (Cher, cant.) ; — 

(Regnous de) , 88 ; — (Robins 

de), 89. 
Cusset, Cucet, Cucé, Cucey, Cucy 

(Allier, cant.) ; — larchiprêtre 

de), 48, 49, <;o, > I . 



1 f <•' 



LE PARLER BOURBONNAIS 



D 



D. de Nodot, 70. 
Dagourets, Djçorocs (Allier, cant. 
de Cérilly, comm. de Meaulne) ; 

— (hommes de), 81. 
Datret (Aymonez), 27. 
Deyners, de Rochefort (St.), 104. 
Deome i Aymon et Audin), «12. 
Delome de Charnot, 91. 
Denison du Puy. 17. 
Désertines (Allier, cant. de Mont- 

luçon), 74, 86. 
Deux-Chaises, D. Chiescs (Allier, 

cant. du Montet), 42. 
Deux-Villes, Doevilh (Allier, cant. 

de Jaligny, comm. de Thionne) ; 

— ( Aymonin de), 50. 



Domérat, Domayral (Allier, cant. 
d'Hurieli, 87. 

Doyet, Doye:^, Doel (Allier, cant. 
de Montmaraudj ; — (dîme de), 
78; — (paroisse de), 82. 

Dreux de Lucay, écuyer, 94. 

Droiturier, Dreilurais, Derelurés 
(Allier, cant.de Lapalisse),45,T 3. 
Duesmes (pont de), 54. 
Durans, Durant. 

— Balbon, de Rochefort, lOv 

— fils de Pierre Batart, de Roche- 
fort, 105. 

— Chatar, ^2. 

— Julhac, de Rochefort, 10^. 

— Pelât, de Rochefort, loî. 

— Sayve, y-,. 



Echerolles, Echirolles (Allier, cant. 
de Neuilly-le-Réal, comm. de 
La Ferté-Hauterive), ^9, 60. 

Escole (terre du seigneur d'), 35. 

Escurolles (Allier, cant.) ; — (cou- 
tumes d'), 22. 

Espinasse, Espinace 1 Loire, cant. 
deSaint-Haon-le-Châtel, comm. 
de Saint-Germain-l'Espinasse) ; 

• — (Guillaumes de), 43. 

Espinasse, Espinace (forêt de 1'), 
76. 

Estanc ( Roberz de l'i, 79. 

Estef I Aymonin et S.), 46. 

Esteve de la Crot (N'), 46. 

Estevenins, Stevenins. 



— Abelhiers, damoiseau 67. 

— de Bar, 46. 

— fils de Johannin de Barniris, 9^. 

— des Broces, 46. 

— Chatart, 4^. 

— de la Jarrie, damoiseau. 69. 

— Safelon, 46. 

— de Vinoles, 46. 
Estiennes, Estenes, Stephaniis. 

— Deyners, de Rochefort, 104, 

Ï0^. 

— Chatar, 52. 

— archiprêtre de Montluçon, 83, 
84. 

— Ogier (sire), 86. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



•59 



— Montagut, de Rochefort, 105. 

— Orvet, de Rochefort (la mo- 
Iher), 10^. 

— de Teche, 60. 



Eudes, Hudes. 

— de Bourgogne, s'de Bourbon, 32. 

— Troseboys (messîre), 73. 
Exinarst (P.), 70. 



Fae (Perrin de la), 40. 

Fay (G. de la), ^2. 

Paya (mas de la), 71. 

Paye (Jehan et Perrin de la), 96. 

— (terre de), 84. 

Payole (pré de), 77. 

Faix, Fae (Allier, cant. de Cériily, 
comm. d'Isle-et-Bardais) ; — 
(hommes et moulin de lai, 90. 

Fanites (gué), 80. 

Farramiana, de Rochefort (Guil- 
laume), 10 V 

Felina (la). V. Lafeline. 

Perant (fief), 52. 

Permagnet. V. Fremagnet. 

Ferroz (tènement aus), 3^. 

Ferté-Chauderon, dans la Nièvre 
(sire de la), 98. 

Pilh, de Rochefort (Jehan lo), lO) . 

Pleuriel, Pluriel^ (Allier, cant. 
d'Huriel), 87. 

Floret, Florié (Allier, cant. de Ja- 
ligny, comm. de Trezelles), 51. 



Ponciaul, 98. 

Fonconaz (Pierre de), loi. 

Font de Sauze, 100. 

Fontenoil (Jehan du), 93. 

Pont Genaus, 42. 

Forner, de Rochefort (Guillaume), 
103. 

Fougères, Fougeris (x-Mlier, cant. 
de Lapalisse, comm. d'Andela- 
roche) ; — (trêve de), 50. 

Foui (pré du), 56. 

Fourches (Allier, cant. de Bour- 
bon-l'Archambault, comm. d'A- 
gonges) ; — (ville des), 98. 

Fraici, lieu-dit, 42. 

Franconin du Plais, 32. 

Fremagnet, Fcrmcgnet, Ferma- 
gnet (Allier, cant. et comm. 
d'Hérisson), 73, 77. 

Froumont, sur Andelaroche (fief 
de), 49. 

Fuilhou, tenancier de Chante- 
merle, 43. 



G 



G. de la Fay, 52. 
Gabereaul (moulin de), 94. 
Gagnart, de Rochefort, 104. 



Galmin Luquat, 52. 

Gannat (Allien ; — 1 chàtellenie 

de"), 41 ; — ^privilèges dei, n 

et 14 note). 



IhO 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Garde (Allier, cant. de Cérilly, 
comm. de Theneuilie) ; — (hom- 
mes de la), 8i. 

Garsaut, sur Buxières (garenne 
de), 9',. 

Gauvain de Blot, chevalier, i^ et 
16, note. 

Gcnçay, Gincay (Allier, cant. de 
Cérilly. comm. de Theneuille) ; 
— (Jehans de), 81 ; — (Renau- 
dins de), 75 ; — (Guillemins de), 
99. 

Genebrière (Allier, cant. de Mont- 
luçon, comm. de Domérat), 87. 

Genzat. V. Jenzat. 

Geverdu, lieu-dit, 42. 

Gevry (ouche), 56. 

Gigant (baillie), 7^ 

Gilles le Clément, chevalier, 82. 

Girardin de Gouise, 3^. 

Giraudet de Rez (hoirs de), 40. 

Girauz, Giraut, Cirait. 

— Bossart, châtelain de Roche- 
fort, lOI. 

— Leychiera, de Rochefort, \0y. 

— de Murât, damoiseau ifille de), 
67. 

— de la Souche, damoiseau, 82. 
Givrette, GiVre^es (Allier, cant.de 

Montluçon, comm. de Domé- 
rat) ; — (paroisse de), 74. 
Glené, Glener, Glanner (Allier, 
cant. de Lapalisse, comm. d'An- 
delarochej ; — (Haudin, Houdy 
de), 43, ^3 ; — (fils de Houdy 
de), 5 3 ; — (Hugue de), 4t ; — 
(Hugonin de), 43. 

Glisole (la). V. Lalizolle. 
Godars Raynaus, de Rochefort, 

105. 
Gongeom (Bernardet de), '-,}. 



Congés. V. Agonges. 
Cote (^Hugonin de la), 69. 
Cote morte (aises de), 3^, 36. 
Cotes (mictenerie des), 29. 
Gouise, Guoy-c (Allier, cant. 



de 



Neuilly-le-Rëal) ; — (Girardin 

de), 3v 
Grand vaux, Grandi'dul (Allier, 

cant. de Cérilly, comm. d'Ainay- 

le-Château), 90. 
Grange (Tenin de la), 88. 
Graon (dîme dei, 38. 
Crapilhaut, de Rochefort, lO). 
Grelle (Guichart de la), 4^. 

Gros boes, . Grous bous (terre et 

maison de), 60, 61. 
Guarda (Jehan de la), 80. 

Guénégauds, Guinegiias (Allier, 
cant. et comm. de Saint-Pour- 
çain-sur-Sioule) ; — (dame des), 

Guerca. V. Guierche. 
Guiart delà Porte, bailli de Bour- 
bonnais, 36. 
Guichart. 

— s' de Chatel-Mourant, 49. 

— de la Grelle, 4^. 

Guierche, Guerca (Allier, cant. 
d'Hérisson, comm. de Nassi- 
gny ; — (maison de la), 80. 

Guigonet Machebuez, 60. 

Guillaumes, Cuillames, Guilhains. 

— des Ays, damoiseau, 41. 

— Armant, de Rochefort, 10 v 

— Auzel, de Rochefort. 104. 

— Avenaz, prêtre. 77. 

— de Bellenaves, 72. 

— Blancs, écuyer, 71, 72. 

— Borrel, de Rochefort, 104. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



l6l 



— de Bosctureau, chevalier, 38. 

— de Bourbon, s' de Bessay, da- 
moiseau, 18, y-,. 

— de Brocelée, damoiseau, ]8. 

— de Chery, 5 5. 

— de Chitaing, 82. 

— de Chouvigny, chevalier, 1 =; et 
16 note, 70. 

— de Crevant, chevalier, 86. 

— de l'Espinasse, chevalier, 43. 

— Farramiana, de Rochefort, 105. 

— Forner, 103. 

— Julians, de Rochefort, lo^. 

— du Marais, 92. 

— de Monceaus, prêtre, 72. 

— Morel, de Rochefort, 103. 

— de Murât, écuyer, 72. 

— de Nevers, s' de Saint-Didier, 
écuyer, 49. 

— Ornites, 43. 

— de Paccat, damoiseau, 85. 

— Pegior, Peygiors, 46, 152. 

— de Paray, damoiseau, 58. 

— de Peray, de Besson, 62. 

— de Perrose, damoiseau, 78. 

— lou Piquart, 88. 

— Priverat, 41 . 

— de Rondepierre, 49. 

— de Saint-Gérand-le-Puy, che- 
valier, i^, 23, 24, 25, 27, 47. 

— de Varennes, chevalier, i^, 30, 
4>- 

Guillarme Chatarda, )2. 
Guillarmin Arnat. 46. 
Guillaumins, Guillemins, Guilimi. 

— de Gencay, damoiseau, 99. 



— Jordans, damoiseau, 88. 

— de la Mote, damoiseau, 38. 

— lo Peleter, 5 1. 

■ — de Perrigny, damoiseau, 44. 

— du Treuil, 57. 

— de Veccei, 48. 

• — du Vernais, outiller de la ri- 
vière, 71 . 
Guillonnin. 

— Anser, 46. 

— de Luminet, 47. 
Guillot. 

— Bardon, de Ruiz, 47. 

— de Boucé, 64. 
Guinel, de Rochefort, 104. 
Guiz, Guis, Gui, Guy. 

— Asalhy, chanoined'Hérisson,77. 

— de Chaveroche, chapelain de 
Peracot, 83. 

— de Dampierre, s'' de Saint-Just 
et de Jenzat, 21. 

— de Montgarnaud, chevalier, 90. 

— Sirvent, 59. 

— de la Tour, évêque de Cler- 
mont, 24, 26, 32. 

Guionet, Guyonet. 

— de Bègues, 70, 103. 

— Parlelevre, s"" de Chareine, 46. 

— Tissier, de Rochefort, 105. 
Guiot, Guyot, Guot. 

— de BufTevent, 46. 

— Melhés, 17. 

— de Plejay, damoiseau, 39. 

— de la Tour, damoiseau, )6, 60. 
Guitart de Champfroit, 40. 
Guscha (terceries de), 64. 



102 



LE PARLER BOURBONNAIS 



H 



Harembourz de Lapalisse, dame 
de Changié, ^4. 

Hedon ? sur Aurouër, 40. 

Henri,s'deSully-la-Tour(Nièvre), 
88. 

Hérisson, Hericon, Herichon, Hy- 
ricon, Hyri\on, Iricon, Iricom, 
Iri\on. (Allier, cant.) ; — (cha- 
noine d'), T] ; — (chapitre d'), 
33 ; — (châtellenie d'), 63, 73, 
74, 7=i, 76, 77^ 78, 79< 80, 82, 
84, 85, 86 ; — (doyen d'), loi ; 
— (grenier d'), 76. 

Himbaut, Ymbaut. 

— Alliger, prêtre, 91 . 

— du Bois, chevalier, 98. 
Himberteins (terre as), 47. 
Houbberteins (fief as), 46. 
Houdoins, Houdin, Houdiz, Hou- 

dy, Haudin, Audin. 

— de Bos, chevalier, 4). 

— de Bos, de Créchy (fils d'), 46. 

— Deome, 52. 

— de Glené, 45 ; — (fils d'), 53. 

— Luquat, 52. 

— de Rondepierre, )9. 
Hudonetde Neurre, 97. 
Huemon, lieu-dit, 46. 
Hugilo Luquat, 52. 
Hugues, Hugon. 

— de Barreys, écuyer, 49. 

— de Bosou Bous, chevalier, 46, 49. 

— IV de Bourgogne, 23. 

— de Buixères, chevalier, 69. 

— de Chantemerle, chevalier, 42. 

— archiprêtre et chapelain de Cus- 
set, 48, 49, 50, 31. 



— de Glener, 49. 

— de Lapalisse, chevalier, 48. 

— Mazoer, 43. 

— du Molin, de Rochefort, 10=;. 

— de Montmorillon, damoiseau, T 3. 

— Neir, ^2. 

— de la Porte, 60. 

— de Putai, chevalier, S2. 

— de Rondepierre, )0. 

— de Vendat, damoiseau, 66. 

— de Rochefort, 10^. 

— le Roux, 35. 

— Touquin, chevalier, 72. 

— de Vergatz, chevalier, 88. 
Hugonins, Huguenins, Huganins. 

— de Barreis, 47. 

— Coulon, damoiseau, 46. 

— de Glené, 45. 

— de la Gote, 69. 

— de Lâchai, 46. 

— le Morguat, chambellan d'Agnès 
de Bourbon, 26, 29. 

— de Saint-Girant, 33. 

— du Treuil, 56. 

— Ver, 46. 

— de Vernuces, ) i. 

— Vigiers, damoiseau, 6^. 
Hugonez, Huguenez. 

— Bardois, 92. 

— Baron, 35. 
Huyl. V. Œil. 
Hunbaut Chinart, 94. 

Huriel, huriet, Huret, Muril (Al- 
lier, cant.) ; — (archiprêtre d'), 
84, 85, 86,87,88; — (boisd'), 
88 ; — (seigneur d'), 88. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



163 



I 



Ygrande , I grande , Yguerande 
(Allier, cant. de Bourbon), 9=;, 
96. 

Ymbaut. V. Himbaut. 

Isabeaux, Ysabeaul, Yssabel, Ysa- 
bel, Ysebeaul. 

— femme d'Aimonin d'Abrié, 46. 

— femme de Guillaume des Ays, 

41- 

— de Chatelus, 44. 



— de Chery, 56. 

— ■ femme de Jehan de Faye, 96. 

— de Neuvile, 69. 

— deTernant, dame de Lapalisse, 
4'^- 

Isle-et-Bardais, Yle, Bardae (Al- 
lier, cant. de Cérilly), )6, 90. 

Isserpent, Issarperd (Ailier, cant. 
de Lapalisse) ; — (Jehan d'), 5 1 . 



Jabot (Perron). 64. 
Jaligny(Allier, cant.) ; — (Archim- 

baut de), 100. 
Jarret, de Rochefort (Jehans), lO). 
Jarrie (Stevenins de la), 69. 
Jarriz (bois de), 57. 
Jaufray. V. Jofroy. 
Jehans, Johan, Jhoan, Jahan, Juan. 

— d'Aglers, 50. 

— Aimeri, 36. 

— Archinbaut, 102. 

— de l'Augère, damoiseau, 40. 

— d'Azay, chapelain de N.-D. de 
Montluon, 74. 

— fils de Guillaume de Bellena- 
ves, 72. 

— de Bernon, 91 . 

— Bonneton, 17. 

— Borbon, chevalier, 72. 

— de Bourgogne, 32. 

— Bout, de Rochefort, 103. 

— delaChapele,de Rochefort, 105. 



— du Chastel, damoiseau, i^, 28. 

— de Chategnol, damoiseau, 74. 

— de Chât.elus, 4';. 

— de Chavigny, damoiseau, 98. 

— de Chaney, <^o. 

— de Cintrât, doyen de Souvigny, 
68. 

— du Corner, damoiseau, 39. 

— de Crèvent, damoiseau, 86. 

— de la Faye, 96. 

— lo Filh, de Rochefort, 10^. 

— du Fontenoil, damoiseau, 93. 

— de Ginçay, 81 . 

— de la Guarda, chevalier, 80. 

— d'Isserpent, damoiseau, U. 

— Jarret, de Rochefort, lov 

— Jordins, 39. 

— Mechins, ^2. 

— Meye, de Rochefort, lOv 

— Miglet, chevalier, s' de Chan- 
gié, =;4- 

— de Mons, damoiseau, 95. 



164 



LE PARLER BOURBONNAIS 



de Montmeraut, prêtre, 9^ 
• Morin, 64. 

■ de la Mossa (monseigneur), 69. 

- archiprêtre de Moulins. 37, 38, 
39, 40. 

- d'Ossot, de Rochefort, lo^;. 

- de la Palice, moine de Cluny, 

30- 

■ de Pontcherraut, 90. 

- la Rêve, 97, 

- de Rive, 41, 100. 

■ de Rondepierre, 49. 
Salvellis, <,2. 

- fils de Sarazin de Bannegon, 92. 

- archidiacre de Souvigny, 21. 

- de Sully, archevêque de Bour- 
ges, 26. 

- Thoquins, damoiseau, 69. 

- Troseboys, s' de la Roche, 73. 

- Valet, de Rochefort, lo^. 
-seigneur de Vallery, 15, 22, 

106. 



Jehanne des Noix, 68. 
Jehannezde Sazeret, 78. 
Jehannins, Johannins, Joanni. 

— de Barniris, 9^. 

— de Lubié, damoiseau, 46. 

— Neir, ^2. 

— de Neure, damoiseau, 97. 

— Pot, ^2. 

— Sardou, 46. 

Jenzat, Jan-{ac (Allier, cant. de 
Gannat) ; — (seigneur de), 21 ; 
(fiefs de), 70. 

Jofroy, Jaufray. 

— de Bosctureau, chevalier, 38. 

— de Noiers, ^ 3. 

— de Rez, 100. 
Jordans (Guillaumin), 88. 
Jordins Buchepot, 97. 
Jordins (Jehans), 39. 
Julhac (Durant), lo^. 
Julians (Guillaume), lo^. 



L 



Lâchât, Lâchai (Allier, comm.et 

cant. de Lapalisse) ; — (Huguo- 

nin de), 46. 
Lafeline, la Phelina (Allier, cant. 

de Saint-Pourçain), 61, 6^). 
La Ferté-[Hauterive] (Allier, cant. 

de Neuilly-le-Réal), 64. 
Lalizolle, la Glisole (Allier, cant. 

d'Ebreuil), 71. 
Langy, Langi, Lengié (Allier, cant. 

deVarennes) ; — ( Archinbau de), 

69 ; — (Stevenin Safelon de). 

46. 
Lalhac (Petit de\ 103. 



Lapalisse, La Palice (Allier, cant.), 
— (Aymon de), 31 ; — (château 
et châtellenie), 4^, 48 ; — (Ha- 
rembourz de), ^4; — (Hugues 
de), 48 ; — (Jehans de), 30 ; — 
Philippe de), 44, 47 ; — (Pierre 
de), 31, 34, 44 note. 

Lavaire (dame de), 46. 

Lavau (paroisse de), ^o. 

Leychiera, de Rochefort (Giraut), 
10^. 

Leluei de Bègues, 70. 

Lespinasse. V. Espinasse. 

Libié. V. Lubié. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX l6$ 



Liger (carrage), loo. 
Ligne, Une (Allier, cant. de Bour- 
bon-l'Archambault, comm. d'Y- 

grande), 76. 
Limigni (terre de), 90. 
Limoise, Limaise (Allier, cant. de 

Lurcy-Lévy), 38. 
Loberecze à St-Pourçain(rue), 59. 
Lochis. V. Louchy-Monlfand. 
Loddes, Loude (Allier, cant. du 

Donjon), 45, 49. 
Lomoners (Bernartl, 10 v 
Loranz (li), 43. 
Louchy-Montfand, Lochis (Allier, 

cant. de Saint-Pourçain), ^9. 
Loude. V. Loddes. 
Louis I de Bourbon, 16, 41, )4, 

70, 89. 
Loulere (Alis), 46. 
Louroux-Hodement, VOreor-Ho- 

domenl (Allier, cant. d'Héris- 
son), 76. 



Lubié, Libié (Allier, cant. de La- 
palisse), 45, 46, 48, 7I, ^3. 

Luçay, Luce/ (Allier, cant. de 
Souvigny, comm. d'Agonges) ; 
— (Dreux de), 94. 

Lucenay-sur-Allier (curé de), 38, 

39- 

Luminet (Allier, cant. de Lapa- 
lisse, comm. d'Arfeuilles) ; — 
(Guillonnin de), 47. 

Luquat, Luquada au fém. 

— (Alis), '-,2. 

— (Agnes), 52. 

— (Audin), t2. 

— (Bona), 52. 

— (Galmin), )2. 

— (Hugilo), ',2. 

— (Père), '^2. 
Luquadeins (fief aux), 46. 
Lusigny, Luslnay (Allier, cant. de 

Chevagnes) ; — (maison aux 
moines de), 3). 



M 



Machebuez (Guigonet), 60. 

Maglet. V. Maillet. 

Magnet( Allier, cant.de Varennes), 

61, 77. 
Maguanos (ville de), 80. 
Maillet, Malhé, Maglet, Ma'dhi 
(Allier, cant. d'Hérisson), 7^, 
78, 80. 
Malavaus, dans la châtellenie de 

Montluçon (les), 87. 
Maleval (Philippes de), 47. 
Mandeys (planche de), 54. 
Manne (Aymon de la), 46. 
Maovize (W. de), 70. 



Maroes, Mares (Guillaume du), 92, 
Maroys-sur-AUier, en la paroisse 

de Mornay, 97. 
Marcillat,Marsf7/iac( Allier, cant.); 

— (Perot, s"" de), 70. 
Marechaus (Perrins), 62. 
Mareschere (fief de la), 48. 
Mareschere Tassin, 49. 
Margot, belle-sœur de Rougier de 

Mariol, 46. 
Margoz de Mazeas, ^8, 
Marguerite, Margarite. 

— damede BourdeChandenay,74. 

— du Chastel, 28. 



i66 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Marigny, Moiri?_^n! (Allier, cant. de 

Souvigny), f>Ù. 
Mariol (Allier, cant. de Cusset) ; 

— (Margot de), 46; — (Rou- 

gier de), 4^. 
Marsilhac. V. Marcillat. 
Martin de Blanzié, 51. 
Martineins i^fief aux), 46. 
Martre (Aymonin de), 46. 
Martrey (terre), 6^. 
Mas (Aymes du), 85 ; — (Aymo- 

ninsdu),79; — (Philippe du), 47. 
M assit, de Rochefort, 105. 
Matacones (les), 83. 
Matharons de Naffourz, 84. 
Mauderes. V. Modère. 
Maumins (Pierre), 41 . 
Maupertuis (dîme de), 86. 
Mazeas de Souvigny, 58. 
Mazeres (^mas de), 27, 29. 
Mazeyres (Armans de), 70. 
Mazoer (Hugue), 43. 
Meage (Allier, cant. de Varennes, 

comm. de Rongères) ; — (Ray- 
mont du), 30. 
Meaulne, M eanne {Allier, cant. de 

Cérilly), 81. 
Mechins (Juan), 52. 
Meye, de Rochefort (Jehans et 

Momins), 104, lo^. 
Meillard, Melhars (Allier, cant. du 

Montet), 61. 
Melanfroi (Simon de), 28. 
Melhés (Guiot), 17 note. 
Mery (^croix du), ^4. 
Mesplier (lo), ^5. 
Mierolh (fief des),' 98. 
Miglet (Jehan), 54. 
Mirotz. V). 



Modère, Mauderes (Allier, cant. 
du Montet, comm. de Deux- 
Chaises), 42. 

Molera (mas de), 27. 

Molicon, Mohlicon, Mollicon.V. 
Montluçon. 

Molin (Hugue do), 105. 

Molins (Chasau du), 83. 

Momins Meye, de Rochefort, 

104, 10). 

Monceau, Monceaul (Allier, cant. 

de Souvigny, comm. d'Agonges), 

96, 98. 
Monceaus (Guillaume de), 72. 

— (mas de), 156. 
Mondongion (terroir de), 60. 
Monere (Alis), 52. 
Monétay-sur-Allier , Monesleyr , 

Monnohiey (Allier, cant. de 
Saint-Pourçain), 61, 64. 

— sur- Loire, Monestoi (Allier, 
cant. de Dompierre), 43. 

Monfaucon (terre de), 90. 
Mons (Jehan de), 95. 
Montagu (Estienne), lOi). 

Montaigut-en-Combraille, Mon- 
tagu (Puy-de-Dôme, cant.) ; — 
(fours dej, 69, 72 ; — (moulin 
de), 72. 

Monte. V. Motte. 

Monteignet, Monteignit (Allier, 
cant. de Gannat), 22. 

Montelgyi (aus), 87. 

Montgarnaud, TWo.^^arnaw/ (Allier, 
cant. de Moulins, comm. de 
Neuvy) ; — (Guis de), 90. 

Mont Gengluy (fief de), 43. 
Montilly, MoniheUlx, MoniegUs 

(Allier, cant. de Moulins), 40, 

100. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



167 



Montjournal, Monjournal (Allier, 
cant. de Lapalisse, comm. de 
Barrais-Bussolles); — (W. de), 

45- 

Montluçon, Monlu^con, Montlu- 
lon, Monlicon, Mohlicon, Moli- 
con, Mollicon, Moliiccon, Molu- 
con (Allier, cant.); — (chapelain 
de N.-D. de). 74; — (châtel- 
leniede), 74,80, 82,83, 8',, 86, 
87 ; — (mesure de), S^î ; — (pri- 
' vilèges de), 13 et 14 note. 

Montmaraud, Monmeraui (Allier, 
cant.); — (Jehan de), 93. 

Montmorillon , Montmorlon (Al- 
lier, cant. de Lapalisse, comm. 
d'Arfeuillesi; — (Hugues de), ,3. 

Montpalein, Monpalcin, Moapa- 
len (Allier, cant. de Lapalisse) ;' 
— (Aymon de), 46. 

Montvicq, Monvic (Allier, cant. 
de Montmaraud), 78. 

Monz (moulin dei, 38. 

Morel (Guillaume), ic^. 



Morin (Jehan), 64. 

— Priverat, 41. 

M ornay-sur- Allier, Mornae (Cher, 

cant. de Sancoins), 97 ;— ( Achart 

de), 87, 93. 

Morné (Perrin), 89. 

Mossa (Jehan de la), 69. 

Mota (Bertrand de la), 70. 

Mote (Guillemin et Perreau de la), 
38. 

Motte près Lubié, ^3. 

Moulins, Molins (Allier, chef- 
lieu) ; — (archiprêtre de), 37, 38, 
39, 40; — (châtellenie de), 34, 
36, 38, 39, 40 ; — (comptes 
rendus à), 27, loi ; — (leyde 
de), 37 ; — (privilèges de), 13, 
14 note ; — (Régnant de), 7"). 

Murât (Allier, cant. de Montma- 
raud); - — (châtellenie de), 89; 
(Bernarlde), 17 ; — (Girautde), 
67 ; — (Guillaumes de), 72 ; — 
(Perrin de), 100; — (Perronin 
de), '.6. 



N 



Naffour, Naffour^ (Allier, cant.de 
Montluçon, comm. de Saint- 
Victor) ; — (Matharons de), 84. 

Naddes, Nasde, Nade (Allier, 
cant. d'Ebreuil), 70. 

Nassigny, Nassignié (Allier, cant. 
d'Hérisson), 80. 

Neir (Hugue), 51; — (Joanni, 52 ; 
— (Perat), ^i. 

Neure, Narre (Allier, cant. de 
Lurcy-Lévy) ; — (Hudonet et 
Jehannin de), 96. 

Neuvile (Batier de), 102. 



— (Tartarins de), 68. 

Nicolas, chapelain d'Ainay, 93. 
— de Nuysi, doyen d'Héris- 
son, lOI. 

Nodot (D. de), 70. 

Noes (seigne des), y-,. 

Noiers (Jofroy de), 5 3. 

Noix, Noys, Noyés, Noes (Allier, 
cant. et comm. de Souvigny) ; — 
t^Barthelemy des), 32, 34, ^6, 
57 ; — (Jehanne des), 68. 

Nouiers (sire de), 46. 



168 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Notei^maison de la), 39. 
Nueuvile. V. Neuvile. 
Nu<;ues le Roux, y-,. 



Nusy, Nuysi (Allier, cant. de Sou- 
vigny, comm. de Saint- Me- 
noux) ; — (Nicolas de), 101. 



o 



Obreuit (Pierre), 38. 
Odonin Chos, 60. 
Oeil, Huyl, rivière, 84. 
Oiseteris (tènèment de F), 49. 
01. de la Praelle, 98. 
Oler (Pierre), 41. 



Opitaler de Barrais, damoiseau, 

46. 
Oreor. V. Aurouer et Louroux. 
Ornites (Guillaume), 43. 
Orvet (la molher Estienne), 103. 
Ossot (Jehans d'), 105. 



P. Exinarst, 70. 

P. Pot, ^2. 

P. de Vila Lobier, 70. 

Palice (hoirs de la), 80. 

— V. Lapalisse. 

Paluet, Paluel (Allier, cant. de 
Saint-Pourçain), 66. 

Paray-sous-Briailles, Parc/ (Al- 
lier, cant. de Saint-Pourçain), 
58, 64 ; — (Guillaumes de), 58. 

Parlelevre (Guionet), 46. 

Passât, Paccat (Allier, cant. de 
Montluçon, comm. de Saint- 
Victor; — (Guillaume de), 85. 

Pataners (tènèment au), 37. 

Patoure (motte des), 80. 

Pechin (Chatarz du), 60. 

Pegior, Peygiors (Guillaume), 46, 

Peyre Chava, Cheva, 54. 

— Ocha, 54. 



Peyronele Banaffache, lO). 
Pelât (Durans), 105. 
Peleter (Guilimi lo), 5 1. 
Pellou (Perron), 47. 
Peracot (chapelain de), 83. 
Peray (Guillaume de), 62. 
Père. V. Pierres. 
Perelle, Peyrela (Allier, cant. de 

Montluçon, comm. de Domé- 

rat) (la), 87. 
Peremont, Peremunt (château de), 

23, 25, 28. 
Perrat, Perat. 

— Neir, 52. 

— Ver, 46. 
Perraude (Bone), 35. 
Perraut, Perot, Perreau. 

— Baron, 35. 

— de Berre, 50. 

— de Marsilhac, 70. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



169 



— de la Mote, 38. 
Perret, Peret. 

— Bellin, 46. 

— Ver, 46. 

Perrigny, Perrenic (Allier, cant. 

de Lapalisse), 5 1 . 
sur-Loire, Perregny (Saône- 

et- Loire, cant. de Bourbon- 

Lancy), 44. 
Perrins, Perrin. 

— Accer, 89. 

— Aynart, 46. 

— de Bos, 46. 

— de Boucé, damoiseau, 64. 

— Chalvot, 46. 

— de Cincei, damoiseau, ^o. 

— de la Fae (hoirs de), 40. 

— de la Faye, 96. 

— Marechaus, 62. 

— Morné, 89. 

— de Murât, 100. 

— Popant (femme de), 92. 

— de la Praelle, 98. 

— de Pouzeux, 37. 

— Rogers, 96. 

— de Valleris, damoiseau, 65. 
Perron Jabot, 64. 

— Pellou, 47. 

— Prot,46. 

— Tais, chevalier, 45 . 
Perronins Bodin (hoirs de), 40. 

— Gauterins, 37. 

— de Murât, 56, 57. 

— de Rez, 40. 

— de Villalobet, damoiseau, 67, 
70. 

Perrose (Guillaumes de), 78. 
Perulhe. V. Preuille. 



Phelina (la). V. Lafeline. 
Petit de Lalhac, 105. 
Petita de Crohant ^la), 88. 
Philippes, Philupes. 

— de Brullés, 89. 

— de Maleval, chevalier, 44, 47. 

— du Mas, chevalier, 47. 
Philippon, Phelipûn, fils de Jehan 

Borbon, 72. 
Pichart de Saint-Aubin, 44. 
Pierra (croix de la), 80. 
Pierre Buffière , Perabuffiera 

(Haute- Vienne , cant.) ; — 

(Pierre de), 87. 
Pierrefitte, Pierre Jicle (Allier, cant. 

de Dompierre). 44. 
Pierres, Pierre, Père. 

— Agulhon, 103. 

— des Aiees, 63. 

— Baderans, de Rochefort, 10^. 

— Batart, de Rochefort, 105. 

— Bout, de Rochefort, 104. 

— de Chatas, de Rochefort, 10^. 

— de Chateaul Regnaut, 99. 

— deChanilhat, damoiseau, 63. 

— de Fonconaz, chevalier, loi. 

— archiprêtre d'Huriel, 84, 85, 
86, 87. 

— de Lapalisse, chevalier, 31, 4^. 

— Luquat, 52. 

— Maumins, 42. 

— des Nois, 32. 

— Obreuit, 38. 

— Oler, prêtre, de la chancellerie 
de Bourbonnais, 41, 42. 

— de Pera Bufiera, damoiseau, 
87. 

— Pinh..., de Rochefort, 105. 



170 



LE PARLER BOURBONNAIS 



— de la Porte, doyen de Verneuil, 
S/i ')^> i9, (JO, 6i, 62, 63, 64, 
6^, 66, 67, 69. 

— de Vaus, chanoine d'Hérisson 
puis d'Autun, chancelier de 
Bourbonnais, 41, 77. 

— Viguier de Verneuil, 61 . 
Pilloin (Richart), 103. 

Pin (Allier, cant. du Donjon) 
(le), 43- 

Pinh... (Pierre), lo,. 

Pinot de Bannegon, 92. 

Pinpin, de Rochefort, 105. 

Piquart (Guil'aume lou), 88. 

Plais (le), 32. 

Planche Berrer (ris de), 100. 

Planchetes (pré des), ^6. 

Plegnot (tènement), 36. 

Pléjay (Guiot de), 39. 

Plès (hommes du), 81 . 

Pommeraie, Pomerae (Allier, cant. 
de Cérilly, comm. d'Isle-et- 
Bardais) ; — (bois de la), 90. 

Pontcharraud, Poncherraut, Pon- 
cheraud (Allier, cant. de Cérilly, 
comm. d'Ainay); — (Emeline 
de), 90; — (Jehan de), 90. 



Pont Clavel, lieu-dit, 54. 
Popant (Perrin), 92. 
Popinat (fief), 52. 
Porsan, de Rochefort, 105. 
Porte (Guiart de la), 36. 

— (Hugue de la), 60. 

— (Pierre de la), 57, 58, 59, 60, 
61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 69. 

Pot (Johannin), 52. 

-(P.), 52. 

Pouzeux, Po\oux (Allier, cant. de 

Moulins, comm. d'Yzeure) ; — 

(Perrins de), 37. 
Prat Broccart, 88. 
Praelle (Ol. et Perrin de la), 98. 
Pré Troing, 100. 
Preuille, Perulhe (Allier, cant. 

d'Hérisson, comm. d'Aude), 80. 
Priverat (Guillaume et Morin), 41 . 
Prunet (Allier, cant. de Montlu- 

çon, comm. de Domérat), 88. 
Puey (terrage du), 47. 
Puy Real, Ruai (dîme de), 97. 
Putay, Putoi (Allier, cant. de 

Dompierre, comm. de Diou) ; 

— (Hugues de), ^2. 



Q 



Quartier, Quarle/r (bois du), 72. 
Quatresolz, 92. 



Quinssaines , Quincanes (Allier, 

cant. de Montluçon), 87. 
Quottans. V. Coûtant. 



R 



Rahoux. V. Raous. 
Raymondin Chenet ou Chanet, 
écuyer, 46. 



— de Varenes, 46. 

Raymont de Meage, chevalier, 30. 

Raynaus (Godart), 105. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



171 



Raophez d'Ancinay, damoiseau, 

78. 
Raous, Rahous, Raos, Rahoz, 

Raox. 

— Rivière, archiprêtre d'Héris- 
son, 73, 74, 75, 77, 79, 81, 82. 

Redmondotz (li), î ]. 

Renaudins de Gincay, damoiseau, 

7 )• 
Renaut deMolins, damoiseau, 7). 

Renaut Toreaul, 99. 
Renet, Arnef (Allier, cant. d'Hé- 
risson, comm. de Reugny), 80. 
Renous, Régnas, Regnous. 

— Berchart, sire de Bonand, 91. 

— de Culan, chevalier, 08. 
Reugny, Riigniet (Allier, cant. 

d'Hérisson) ; — (péage de), 80. 
Rêve (Jehan la), 97. 
Rez (Jofroy de), 100. 

— (Perronnin de), 41. 
Richart Pilloin, 103. 

Ricros (Allier, cant. de Montlu- 
çon, comm. de Domérat), 87. 
Riom, Rion (Puy-de-Dôme), 104. 
Rit (le), 73- 
Rive (Bufins de), 100. 

— (Jehans de), 41 . 

— (Jehans de), 100. 

Rivière (Raous), 73, 74, 75, 77, 

79,81,82. 
Roa (pui de la), ^9. 
Roberz, Robert. 



— d'Arson, prêtre, 103. 

— Baeles, damoiseau, 83. 

— de Clermont, sire de Bourbon, 16. 

— de l'Estanc, chevalier, 79. 

— du Temple, 103. 

Robin de Culan, damoiseau, 87. 

— de Rochefort (la molher), 105. 
Roche (la), 73. 

Rochefort (Allier, cant. d'Ebreuil, 
comm. de Saint-Bonnet-de-Ro- 
chefort) ; — (chapelle de), 103; 
— (château de), 10} ; — (châte- 
lain de), 18, loi ; — (châtellenie 
de), 70, loi ; — (lampe de), 104. 

Rocles (Allier, cant. du Montet), 
66. 

Roerie (terre de la), 96. 

Rogers, Rogiers. 

— de Chouvigny, 70. 

— (Perrins), 96. 

Rondepierre (Allier, cant. du Don- 
jon , comm. de Loddes) ; — 
(Guillaume de), 49; — (Hou- 
diz de), 49 ; — (Hugue de), 
1)0 ; — (Jehan de), 49. 

Rossez (chés les), 100. 
Rossins de Saona, clerc, 48. 
Rougiers de Mariol, 4=;. 
Roumaret (chemin), 50. 
Roux (Hugue le), 35. 
Rugniet. V. Reugny. 
Ruyllarde (la), 43. 
Ruiz, lieu dit, 47. 



S. Estef, 46. 
Safelon (Stevenin), 46. 
Saint-Agnan, Aignini (Saône-et- 
Loire), 44. 



— Aignan-des-Noyers (Cher), 95. 

— Amand (Cher, cant.), 88. 

— Angel, Angeou (Allier, cant. de 
Montluçon), 84. 



172 



LE PARLER BOURBONNAIS 



- Aubin (Pichart de), 44. 

■ Bénin, Bcrin (Allier, cant. de 
Cérilly, comm. d'Ainay), 90, 91. 

- Bonnet-le-Désert (Allier, cant. 
de Cérilly), 91 . 

- Bonnet-des-Quarts (Loire), 48. 

- Bonnet-de-Rochefort (Allier, 
cant. d'Ebreuil), 71 . 

- Caprais, Chivrés (Allier, cant. 
d'Hérisson), 63. 

- Cler (Vincent de), 76. 

- Didier-en-Donjon (Allier, cant. 
du Donjon), 49. 

- Genest, Genees (Allier, cant. 
de Marcillat), 83. 

- George. V. Saint-Pourçain. 

- Geran-de-Vaux, Giran (Allier, 
cant. de Neuilly-le-Réal), 6q. 

- Gérand-le-Puy, G'irant, Giram, 
Gfra7i( Allier, cant . deVarennes), 
16 note; — (Guillaume, sire de), 
15, 23, 24, 25, 27, 47; — (Hu- 
gueninde), ^3. 

- Germain-d'Entrevaus (Allier, 
cant. du Montet, comm. de 
Châtel-de-Neuvre) ; — (paroisse 
de), 61. 

- Germain-de-Salles (Allier, cant. 
de Chantelle), 72. 

- Just (Marne), 21. 

- Laurent (goutte), 59. 

- Loup (Allier, cant. de Neuilly- 
le-Réal), 59, 64. 

- Marcel (Allier, cant. de Mont- 
maraud), 74. 

- Martin-des-Laids (Allier, cant. 
de Chevagnes), 37. 

- Martin-d'Estreaux (Loire), 50. 

- Menoux (Allier, cant. de Sou- 
vigny) ; — (abbesse de), 41. 

- Nicolas (aises de), 60. 



— Pierre lou vous (terre de), 49. 

— Plaisir, P/a:(Oir( Allier, cant. de 
Bourbon), 96. 

— Pourçain-sur-Sioule, Porcan, 
Porc\an (Allier, ch.-l. de cant.), 

59, 64, 65, 68; — (boucherie 
de), 66 ; — (frères mineurs de), 
59; — (maison-dieu de), 59; 
— (paroisse Saint-Georges de), 
64 ; — (pont de), 59 ; — (Com- 
pain de), 66. 

— Prix, Priei\, Priet (Allier, cant. 
de Lapalisse), 4^, ^3. 

— Sornin, Saulnii^ (Allier, cant. 
du Montet), 29. 

— Victor, Vitor (Allier, cant. de 
de Montluçon), 80. 

Sayve (Durant), 35. 
Sale (pré de la), 56. 
Saligny, Sei7//^/rr (Allier, cant. de 

Dompierre), 43. 
Salvelis. V. Servilly. 
Salzet. V. Saulcet. 
Sancoins, Ccncoin:{ (Cher), 97. 
Sanssat (Allier, cant. deVarennes), 

84. 
Saona (Rossins de), 48. 
Sarazin de Bengon, 92. 
Sardou (Johannin), 46. 
Sauge (Guillaume), )0. 
Saulcet, Sal:{et, Saucey, Sauci 

(Allier, cant. de Saint-Pourçain), 

60, 71. 

Saulzet (Allier, cant. de Gannat), 
41. 

Saune (rivière de), 35. 

Saunier (gué), 80. 

Sauvagni-le-Comtal, Silvigny le 
Conlaui (Allier, cant. d'Héris- 
son), 76. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



173 



Sazeret (Allier, cant. de Montma- 
raud) ; — (Johannez de), 78. 

Semeautre, Symeaustre , Saint- 
Mjaa/r(3(Allier,cant.de Gannat, 
comm. de Monteignet), 12, 41. 

Semeborse, Semeborsse (maison et 
ville franche de), ^^. 

Sénat (Allier, cant. de Chantelle, 
comm. de Taxat-Senat), 72. 

Senmur (maison de), 89. 

Servilly, Salvelis (Allier, cant. de 
Lapalisse) ; — (Jean d'Isser- 
pent, sire de), 5 1 ; — (Perron 
Prot de), 46 ; — (Perron Ver 
de), 46. 

Silvigni. V. Sauvagni. 

Simon de Melanfroi, chevalier, 18. 

Simonet (tènement), 43. 

Syntrat. V. Cintrât. 

Sioule, Seoule, Siole, Siollc, ri- 
vière, 21, 59, 65. 

Sirvent (Gui), "59. 



Syvrai (chasal de), 76. 

Soillaz (chasau au), 97. 

Soytes. V. Souitte. 

Souche (Giraus de la), 82. 

Soudray. V. Chodray (Allier, cant. 
d'Hérisson, comm.de Maillet), 
78. 

Souitte, Soytes (Allier, cant. et 
comm. de Saint-Pourçain) ; — 
(paroisse de), 59. 

Souvigny, Sauvagné, Souvegny, 
Souvagni, Sovcignei, Souvegnei, 
Sovanni (Allier, ch.-l. de cant.) ; 
— (archidiacre de), 21 ; — (ar- 
chiprêtre de). V. Pierre de la 
Porte ; — (châtellenie de), 32, 
34, 5^, 56, 57, 58, 60, 62, 67, 
93, loi ; — (doyen de), 68 ; — 
i^maison-dieu de), 93 ; — (moi- 
nes de), 57. 

Steph. de Teche, 60. 

Sully-la-Tour (Nièvre, cant. de 
PouiUy); — (Henri de), 88. 



Tais (Perron), 45. 

Tardiveins (terre as), 48. 

Tartareins de Neuville, damoiseau, 
69. 

Tassin (mareschère), 49. 

Teche (Steph. de), 60. 

Tèche, Techi^ rivière, 45. 

Teyl. V. Theil. 

Teillet, Thellet (Allier, cant. de 
Montluçon), 87. 

Teyllo (le), ^4. 

Temple du Mayet-d'École (procu- 
reur du), 103. 



Temple fRobert du), 103. 

Tenin de la Grange, 88. 

Ternam (hoirs de), 40. 

Ternant (Puy-de-Dôme) ; — (^Isa- 
beau de), 4=;. 

Theil, Thel, Teylh, Telh (Allier, 
cant. du Montet), 61, 6^, 68. 

Thomas Chatar, ^2. 

Thoquins (Jehans), 69. 

— (Hugue), 72. 

Tison (Allier, cant. d'Ebreuil, 
comm. de Bellenaves), 71. 

Tizon (le), rivière, 80. 



•74 



LE PARLER BOURBONNAIS 



Tor(Guiot de la), ^6. 

Touchebœuf (mas de), 69. 

Touqui. V. Thoquins. 

Tournus, TornUy (Saône-et-Loire); 
— (abbé de), 61 . 

Tranceont (forêt de), 71. 

Treban, Trebeiit (Allier, cant. du 
Montet), 66. 

Tréteau, Tresliaus (Allier, cant. 
de Jaligny), <jo. 

Treuil, Troyl, Truel, Truhel (Al- 
lier, cant. de Souvigny, comm. 



de Besson) ; — (Hugonin du), 
56; — (Guillemin du), 57. 

Trezelles, Tressait (Allier, cant. de 
Jaligny), 4^, 47, 51. 

Troyl. V. Treuil. 

Troing (pré), 100. 

Tronçais, Troncoie, Troncoe (fo- 
rêt de), 27, 29. 

Troseboys (Eudes), 73. 

— (Jehans), 73. 

Truhel. V. Treuil. 



V 



Vayron, tissier, de Rochefort, 105. 

Valençon (enfants de), 69. 

Valet (Brun), 105. 

— (Jehan), 10^. 

Vallery (Yonne, cant. de Che- 

roy) ; — (Jehans, sire de), 22, 

106. 
Valleris (Perrins de), 6^ 
Vallon, Villon, Avalon (Allier, 

cant. d'Hérisson), 63, 83. 
Varennes-sur-AUier, Varenes, Var- 

rignes (Allier, ch.-l. de cant.) ; 

— (Guillaumes de), i^, 30, 43 ; 

— (Raymondin de), 46. 
Varennes-sur-Tèche (Allier, cant. 

de Jaligny), 45. 
Vau (paroisse de la), 50. 
Vauvre 'dime de), 41. 
Vaux (Allier, cant. de Montlu- 

çon),87; — (Pierres de), 41, 77. 
Veccey. V. Vesset. 
Venas (Allier, cant. d'Hérisson), 

76. 



Vendat (Allier, cant. de Cannât) ; 

— (Hugues de"), 66. 
Ver (Hugonin), 46. 

— (Peret), 46. 

— (Perrat), 46. 
Vergatz (Hugues de), 88. 
Verigny, Virif^net (Allier, cant. 

d'Hérisson, comm. de Maillet), 
81. 

Vernay, Vcrnay, Vernoe (Cher), 
91, 92. 

Verneuil , Vernuelh , Veniuhcl , 
Vernoil , Vernuil , Vernujdh , 
Verniilh (Allier, cant. de Saint- 
Pourçain) ; — (archiprêtre de). 
V. Pierre de la Porte ; — (Bea- 
tris de), ^ç ; — (chàtellenie de), 
59, 61, 68 ; — (viguier de), 61. 

Vernuces (Challemeaus et Hugo- 
nins de), ^ 1. 

Vernulhiet (pont de), ^9. 

Vesset, Veccey (Allier, cant. de 
Jaligny, comm. de Tréteau), 
50, U. 



TABLE DES NOMS DE PERSONNES ET DES NOMS DE LIEUX 



175 



Vevres (dime de), 98. 

Vezian de Vilete, 46. 

Viaul (terroir du), 92. 

Viellée (ris de), 100. 

Vie, V'i/(Allier, cant.d'Ebreuil),) i. 

Vigiers, Botelhier, 70. 

— (Hugonins), 6^ 
Vigniau (dime du), 95. 
Vignolles, Vinoles (Allier, cant. de 

Cusset), 46. 
Vilalobier. V. Virlobier. 
Vilars (aises de), 36. 

— (Bernart de), 51 . 
Vilers (dime de), 58. 



Vilete (Vezian de), 46. 

Vilhain, Vilheyn, Villein (Allier, 
cant. de Cérilly), 76, 81. 

Villene (la), 81, 99. 

Villete (la), 42. 

Villeverdre (la), 42. 

Vincenz de Saint-Cler, 66. 

Virignet. V. Verigny. 

Virlobier, Vilalobier, Villalobet 
(Allier, cant. de Montmaraud, 
comm. de Saint-Priest) ; — 
(Perronnin de), 67, 70. 

Vore, Vora (hommes et quart-pot 
de la), 75, 81. 



w 



W. Bothelhier, 70. 

W. de Chambayrac, 70. 



W. de Maovise, 70. 

W. de Montjournal, chevalier, 4'^. 



Zoche. V. Souche. 



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ACHEVE D'IMPRIMER 
le 
Il Octobre 



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par 
Crcpin- 
Leblond 



MOULINS-SUR-ALLIER 



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2997 Le parler bourbonnais 

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