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Full text of "Le parler populaire dans la commune de Thaon (Calvados), phonétique, morphologie, syntaxe, folk-lore suivi d'un lexique alphabétique de tous les mots étudiés"

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BIBLIOTHEQUE 




DE L'iiCOI.E 



DES HAUTES ÉTUDES 



PUBLIKE sors IIS AISPICKS 



DU MINISTERE DE L l.NbTKLCllON l'U13F,IOUE 



SCIENCES HISTORIQUES ET PHILOLOGIQUES 



CENT TRENTE-SIXIEME FASCICULE 

LE PARLER POPULAIRE DANS LA COMMUNE DE THAON (CALVADOS) 
PAR CH. GUERLIN DE GUER 







PARIS (2«) 
LIBRAIRIE EMILE BOUILLON, ÉDITEUR 

RUE DE RICHELIEU, ()7, AU PREMIER 
1901 
TOIS DHOITS UÉSEHVKS 






EN VENTE A LA MEME LIBRAIRIE 



Bibliothèque de l'École des Hautes Études (section des sciences historiques 
et philologiques). Liste des fascicules parus jusqu'à ce jour : 

.- \ La stratification du langage, par Max Millier, traduit par L. Havet. — La chronologie dans la 
formation des langues indo-européennes, par G. Curtius, traduit par A. Bergaigne, membre 
dellnstitiil. 4 fr. 

2 Éludes sur les Pagi de la Gaule, par A. Longnon, membre de l'Institut. 1" partie ; IWstenois, 
le Boulonnais et le Ternois. Avec "2 cartes. (Épuisé.) 

.3 Notes critiques sur CoHulhus, par Éd. Tournier. 1 fr. 50 

4 .Nouvel essai sur la form iiion du pluriel brisé en arabe, par S. Guyard. "2 fr. 

f> Anciens glossaires romans, corrigés et expliqués par F. Diez. Traduit par .A. Bauer. 4 fr. 7-0 

6 Des formes de la conjugaison en égyptien antique, en démotique et en copte, par G. Maspero, 

membre de l'Institut. 10 fr. 

7 La vie de saint \lexis, textes des xi', xii*, xiii' et xiv^ siècles publiés par G. Paris, membre 

de l'Institut, et L. Pannier. 15 fr. 

-8 Études critiques sur les sources de l'bisloire mérovingienne. 1" partie : Introiluction, Grégoire 
de Tours, Marins d'.Vvenches, par G. Monod et par les membres de la Conférence d'histoire 6 fr. 
9 Le Bhâminî-Vilâsa, texte sanscrit publié avec une traduction et des notes, par .\. Bergaigne, 
membre de l'Institut. 8 fr. 

1(1 Lxercices crilii|ues de la onférence de philologie grecque recueillis et rédigés par Éd. Tour- 
nier. 10 fr. 

1 1 Éludes sur les P.igi de la Gaule, par .V. Longnon, membre de l'Institut. 2* partie : Les Pagi du 

diocèse de Beims. .\vec 4 cartes. 7 fr. 50 

12 Du genre épistolaire chez les anciens Égyptiens de l'époque pharaonique, par G. Maspero, 

membre de llnstitut. f^Épuisé.) 

13 La procédure de la Lex Salica. Étude sur le droit frank (la fidejussio dans la législation franke ; 

— les Sacebarons : la glosse malbergique), travaux de R. Sohm, professeur à l'Université 
de Strasbourg, traduits par M. Tbévenin. 7 fr. 

14 Itinéraire des Dix .Mille. Étude topoïraphicjue, par F. Robiou, avec 3 cartes. (Épuisé.) 

15 Étude .sur Pline le Jeune, par T. Mommsen, traduit par G. Morel. (Épuisé.) 

16 Du C dans les langues romanes, par G. .loret. 12 fr. 

17 i^icéron. EpistolaB ad Familiares. .Notice sur un manuscrit du xii" siècle, par C. Thurot, membre 

de llnstitut. 3 fr. 

18 Éludes sur ies comtes et vicomtes de Limoges antérieurs à l'an 1000, par R. de Lasteyrie, 5 fr. 
19. De la formation des mots composés en français, par A. Darmesteter. Deuxième édition, revue, 

corrigée et en partie refondue, avec une préface par G. Paris, membre de l'Institut. 12 fr. 

20 Quintiiien. Institution oratoire, collation d'un manuscrit du x° siècle, par E. Châtelain et J. 

Le Coultre. ^Épuisé). 

21 Hymneà .\mmon-hades papyruségvptiens du muséede Boulaq, traduitet commenté parE. Gré- 

baut. " 22 fr. 

22 Pleurs de Philippe le Solitaire, poème en vers politiques publié dans le texte pour la première 

fois d'après six mss. de la Biblioflièque nationale, par l'abbé F. .\uvray. 3 fr. 75 

23 Haurvatâ^ et Ameretà^ Essai sur la mytholo'^'ie de lAvesta, par J. Darmesteter. 4 fr. 

24 Précis de la déclinaison latine, par M. F. Biiclieler, traduit de l'allemand par L. Havet, enrichi 

d'additions communiquées par l'auteur, avec ime préface du traducteur. (Épuisé.) 

25 .\nis-el- 'Ochchaq, traité des termes figurés relatif< ii la description de la beauté, par Cheref- 

eddin-Ràmi. traduit du persan et annoté par C Huart. 5 fr. 50 

20 Les Tables Fugubines. Texte, traducii m et commentaire, avec une grammaire et une intro- 

rluction historique, par M. Bréal, membre de l'Institut. Accompagné d'un album de 13 pi. pho- 

togravées. 30 fr. 

27 Questions homériques, par F. Robiou. Avec 3 cartes, 6 fr. 

28 Matériaux pour servir à l'bisloire de la philosophie de l'Inde, par P. Regnaud, 1" partie. 

29 Ormazd et Ahriman, leurs origines et leur histoire, par J. Darmesteter. (Épuisé. Il reste 

quelques exemplaires sur papier fort.) 25 fr. 

30 Les métaux ilans les inscriptions égyptiennes. parC.-R. Lepsius, traduit par W. Berend; avec 

des additions de l'auteur et accompagné de 2 pi. 12 fr. 

31 Histoire delà ville de Sainl-Dmer et de ses institutions jusqu'au xiv* siècle, par A. Giry. 20 fr. 

32 Essai sur le règne de Trajan, par i). de la Berge. 12 fr. 

33 Études sur l'industrie et la classe industrielle ii Paris au xin" et auxiv siècle, par G.Fagniez. 12 fr. 
3i .Matériaux pour servir à l'histoire de la philosophie de l'Inde, par P. Regnaud, 2* partie. 10 fr. 

35 Mélanges publiés par la section historique et ()liilologique de l'École des Hautes Études pour le 

dixième anniversaire de sa fondatim. Avec 10 planches gravées. 15 fr. 

36 La religion védique, d'après les hymnes du Big-Veda, par A. Bergaigne, membre de l'Institut. 

Tome I. (Épuisé.) Ne se vend plus qu'avec les Tomes II à IV. 

.37 Histoire critique des règnes de Childerich et de Chlodovech, par M. Junghans traduit par 

(i. Monod, et augmenté d'une introduction et de notes nouvelles. 6 fr. 

38 Les .Monuments égyptiens de la Bibl. nat. par E. Ledrain, l'^'livr. 12 fr. 



BIBLIOTHI^QUE 

DR L'KCOI.R 



DKS HAUTES ÉTUDES 



puBLiivE SOUS m:s auspices 



DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 



SCIENCES HISTORIQUES ET PHILOLOGIQUES 



CENT TRENTE-t^L\IEME FASCICULE 

LE PARI. EH POPULAIRE DANS LA COMMUNE DE THAON (CALVADOS) 
PAR CH. r.UERLIN DE GUEB 




PARIS (■2<') 
.IBHAIKIK EMILE BOUILLON, KDITKUR 

RUE DE RICHELIEU, ()7, AU PREMIER 

190 1 

TOUS DHorrs hkservés 



LE PARLER POPULAIRE 



DANS LA 



COMMUNE DE THAON (Calvados) 



MAÇON, PROTAT FRERES, IMPRIMEURS. 






LE 



PARLER POPULAIRE 

DANS LA 

COMMUNE DE THAON 

(calvados) 
(Phonétique — Morphologie — Syntaxe — Folk-Lore) 

SUIVI D'UN LEXIQ.UE ALPHABÉTIQUE 

DE TOUS LES MOTS ÉTUDIÉS 



PAR 



Ch. GUERLIN DE GUER 

Licencié es Lettres 

Ancien Pensionnaire de la Fondation Thiers 

Elève Diplômé de l'Ecole pratique des Hautes Études. 




PARIS (2O 
LIBRAIRIE EMILE BOUILLON, ÉDITEUR 

67, RUE DE RICHELIEU, 67, AU !<=■■ 
I 9 O I 



TOUS DROITS RESERVES 



1 



f 



b V: 1 . 






A: 



A MON PÈRE 



ALPHABET 



Nous avons adopte, pour la notation du patois, l'alphabet 
de MM. Gilliéron et Roussclot'. 

Rcni. — Les diphtongues nasales ont été notées; à savoir : 
la diphtongue nasale de 1'^ par le signe àw ; la diphtongue 
nasale de Yc par le signe eiu. 

Les graphies f;y, ky, fy, et, en général, cous. -\- y, repré- 
sentent les palatales de ^^, k, /, etc., et non g -{-y, k -\- y, 
/ + }', etc. 



RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPlliaUES 



On trouvera une nomenclature abondante, très suffisante en 
ce qui concerne la Normandie, dans la Bibliographie des Patois 
gallo-romans de M. D. Behrens, traduite sur la 2"^ édition par 
M. E. Rabiet, professeur à l'Université de Fribourg (Suisse). 
Berlin, 1893. 

Le patois de Thaon n'a jamais fait l'objet d'aucune étude 
détaillée. Les parlers populaires de la région de Caen à la mer, 
entre les rivières Orne etSeulles, n'ont pas eu non plus leur histo- 
rien. M. Ch. Joret, toutefois, y a fait allusion, passini, dans son 
travail : Des caractères et de Vexteiision des patois nonnands. Paris, 
Vieweg, 1883. (V' à ce sujet un compte rendu critique de 
de M. J. Gilliéron, in : Roiiuinia, t. XII, p. 393.) Ct. aussi 
Joret, Mélanges de phonétique normande. Paris, Vieweg, 1884. 

Partant d'une lecture attentive de quelques chartes normandes 
du xin*^ siècle, mais sans comparaisons fructueuses avec le 



' Cf. Revue des Pal. gallo-ronuins, 1887-1893 ; — Bulletin 
des parlers nornianils, etc. 



VIII RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 

patois moderne, un élève de M. H. Suchier, M. Kûppers, a 
écrit une courte monographie intitulée : Ueber die Volkssprache 
des I). Jahrhiind. in Calvados u. Orne mit Hin:(uiiehung desheiite 
dort gebrànchlichen Patois. Halle, 1889. 

Je ne connais pas, pour la Normandie, de monographie dia- 
lectologique portant sur un village, et qui soit comparable, par 
exemple, aux études magistrales de M. J. Gilliéron sur le patois 
de Vionnaz (Bas-Valais) et de M. l'abbé Rousselot sur le patois 
de Cellefrouin. 

Le Glossaire et V Essai sur le patois normand du Bessin, de 
M. Ch. Joret, publiés dans les Mémoires de la Société de linguis- 
tique (t. ni et IV), sont les seuls travaux qui traitent de 
patois voisins ou peu éloignés du patois de notre village. Encore 
est-il que le Glossaire de M. Joret et son Essai qui contient 
quelques remarques très générales sur la phonéitique de ces 
parlers, ont le tort d'embrasser une région trop étendue, dans 
les limites de laquelle il est permis de constater de sensibles 
divergences phonétiques. D'ailleurs, de l'aveu même de l'auteur, 
le Glossaire et V Essai se rapportent plus spécialement au canton 
d'Isigny (arrondissement de Bayeux)dont le chef-lieu est distant 
de quelque 48 kilomètres du chef-lieu de canton dont dépend 
la commune de Thaon. 

Les publications antérieures aux recherches de M. Joret sont 
toutes ou presque toutes de caractère lexicologique : la prépa- 
ration scientifique y est notoirement insuffisante. Il suffît de 
citer le Dictionnaire du Patois normand de E. du Méril. Caen, 
Mancel, 1849, et le Glossaire du Patois normand de Dubois, 
augmenté par J. Travers. Caen, Hardel, 1856. 

Le Dictionnaire du Patois normand de H. Moisy, paru plus 
récemment (Caen, Delesques, 1877), est précédé d'une intro- 
duction à la phonétique du normand qui ne peut pas être 
consultée avec fruit. Il constitue, comme ceux qui ont vu le jour 
avant lui, un riche trésor lexicologique, mais rien de plus. 

En matière de morphologie et de syntaxe populaire normandes, 
tout reste à faire. Il faut citer seulement quelques remarques 
de M. Ch. Joret {Romania, VI, 133 sqq.). 



TABLE DES MATIÈKl-S 



Alimiabi;t vu 

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQ.UES VII 

Table des Matières ix 

Position géographique de la commune de thaon. . . xix 

Avant-propos i 

Introduction 13 

Note préliminaire 19 

LIVRE I 

PHONÉTIQUE 
A. — vocalisme 

I. ; latin 21 

I" Tonique 21 

2° Atone 22 

II. ê, î latins 22 

1° I. é' tonique 22 

2. è ton. -|- palat 23 

2° ë atone 23 

3*^ I . ï-\- palat 24 

2. ï libre 24 

4° î atone -|- palat. et / atone libre 25 

5° Réflexions vocaliques 26 

1. g" latin. . 27 

2. î latin 27 

III. c latin 28 

I" ï' libre tonique ... 28 

2" r-j- // 28 

3° Suft". -ellum ; -ellus, -ellos 29 

I. -ellus 29 



X TABLE DES MATIERES 

2. -ellos 29 

3. -cllum 30 

4° ë protonique 32 

1. ë proton, entravé 32 

2. <^ proton, libre 32 

IV. a latin 32 

1° a ton. entravé 32 

2° Réflexions vocaliques 33 

Digression 37 

1° a lat. -^ à 38 

2° a -^ Ô, (voir la note) ' 39 

3° a proton 43 

1. a proton, libre 43 

2. a proton, entravé 43 

3 . Cas isolés 46 

V. ô latin 47 

1° ton. libre 47 

2° ô proton, libre 47 

VI. ô, û latins 48 

1° I. () libre ton 48 

2. Suft'. -torei)i, -atoreni 48 

2° ô -» on -^ norm 51 

3° û libre 52 

4° û entravé 52 

5" ô proton, libre 52 

6° I. // proton, libre 53 

2. // proton, entravé 53 

VIL û lat 54 

1° û libre et entravé ton 54 

2° 7Ï proton 54 



1° (1 ouvert normand 42 « 

2° ^ normand 42 ?z 

1. 6' en syll. atone 42 » 

a) 6' <- i^, / lat 42 « 

3) ^ 4- a lat 43 « 

2. a) groupe -i'/ final 44 ^ 

(i) voy. -|- double cons. finale 44 w 

3. è final normand 45 n 

3° œ long ouvert normand 46 « 



TABLE DES MATIERES XI 

3° a proton. -|- // 54 

4° a proton, -j- // (suivi de /') 54 

MIL Influence des palatales 55 

I. Palatale -f- voy 55 

1. Persistance du son ie 55 

2. ie -^ i 56 

1° gr. pal. -|- -atum 57 

2° gr. pal. -|- -ata 60 

II. Voy. -j- palat 61 

1 . ("^ -|- palat 61 

a) tonique 61 

h) protonique éi 

2. a -[- palat 62 

3. () -j- palat 62 

a) tonique 62 

b) protonique 63 

4. ô, n -\- palat 63 

1° a) (' (au) ton. -j- palat 63 

b) atone 64 

2° a) /"/ ton 64 

b) atone 64 

5. // -j- palat 65 

i^ a Ar palat. -^ / 65 

a) ton 65 

b) atone 65 

2° iï -\- palat. -^ n 65 

III. Palat. -f- voy. -\- palat GG 

1° Suflf. -iacum G6 

2° Sufl". -(i)arium G6 

IX. Influence des nasales. GG 

I. 2 -^ nas GG 

1 . Sufl. -inum GG 

a) /' ou 7 ton 67 

b) atone 68 

2. Suff. -ina -. 68 

\\. e -\- nasale 69 

1. (' -[- nas. entr 69 

2. Influence d'une nasale précédente ou sui- 

vante 70 

III. a -\- nas 70 



i"" a -\- nas. libre -> /■ 70 



XII TABLE DES MATIERES 

2° Influence de la nasale voisine 71 

1. Le groupe a -\- 71 (;;/) reste intact 71 

2. a -{- n -^ à -{- n 71 

3. Phénomène secondaire 72 

4. Diphtongues nasales 73 

1. Son èâ 74 

2. Son ê 74 

3 . Son àiu 75 

4. Son aàiv 76 

5 . Son êàw 76 

6-7. Sons ^àzy et câiv 78 

8. Son èzv 79 

IV. -j- nasale 79 

-{- n -^ ô -\- n 79 

V. û -j- nas 82 

û -\- n -^ œ 82 

û -j- n (suft. -una) -^ fin ei mi 82 

Cas isolés 83 

A. Nasalisation spontanée 83 

B. Dénasalisation 84 

X. Influence des labiales 85 

1° U -^ i 85 

2° e ^ U 85 

3° rt -» tt' 86 

4" Labialisations secondaires 86 

1. Son a 86 

2. Son e 87 

3 . Son è 87 

4. Son ô 89 

5 . Son 89 

I. I . Lat. û entr. ton 89 

2, Lat. û entr. atone 90 

II. I . Lat. () ton 92 

2. Lat. ô atone 92 

III. I . Lat. ô ton 93 

2. Lat. ô atone 93 

XL Influence de / 95 

1. / -|- /(lat. capillum) 95 

2. ^+/ 95 

3- a + l 95 

Diphtongues secondaires 97 



TA BU- DES MATll-RliS XIII 

A- Ô+ 1 99 

)• ''+^ 99 

XII. Influence de r loo 

1. a -=> e I0(j 

2. c ^ a roi 

XIII. Phénomènes secondaires loi 

I" Rem. sur le renforcement de hi voy. atone. . loi 

2° Transposition de voyelles 103 

3° Développement de voyelles 105 

4° Chute des voyelles protoniques 106 

5" Persistance ou production secondaire d'hiatus. 109 

6° Destruction de l'hiatus 109 



B. CONSONANTISiME 

I, Nasales i ro 

N 

V n ^ I iio 

2° n mouillée 1 10 

1. Mouillement no 

2. Démouillement m 

M 

1. /;/ initiale persiste 1 1 1 

2. 1)1 -^ U III 

II. Latérales m 

L 

1 . / -» « III 

2 . / -> r 112 

3. / mouillée 112 

a) / ^ / 112 

b) / -> y II :; 

c) Chute secondaire de/ 114 

III. \'ibrantes 114 

R 

1. /'persiste 114 

2. r ^ l 114 



XIV TABLE DES MATIERES 

IV. Plosives labiales 114 

p 

I. pi -^ l . . ., 114 

^- pl ^ gJ 115 

3- P ^ ^ 115 

V. Plosives dentales 115 

D et T 

1 . ^/ -^ }' 115 

2 . d (du gr . nd) 115 

3 . dy secondaire 115 

T 

1. ly -> ky 116 

2. Chute secondaire de / 116 

VI. Plosives palatales 117 

c et G 

A. i" i. c -{- a initial 117 

2. ,^ -^ n initial 119 

2° I. c -{- a médial ou fmal 119 

2. g -{- a médial ou fmal 121 

1° c -\-e, i initial 121 

2" c -\- e, i médial ou fmal 122 

Palatalisations secondaires 125 

A. Gr.^^l 125 

B. I. Son k 12e 

I" € secondaire -» /c^ {te) 126 

2° k + voy. -> ky (k) -|- voy 129 

II. Son g -\- voy 130 

VII. Fricatives labiales 131 

V et Y 131 

VIII. Fricatives laryngales 132 

H 

1° L'aspiration dans les mots d'origine germanique . 132 

1. /; médiale 132 

2. /; initiale 132 



TAHLK DHS MATIERES XV 

2° L'aspiration dans les mots d'origine latine 133 

1. /; médialc 133 

2. /; initiale 133 

Phénomènes généraux de la physiologie des con- 
sonnes 134 

A. Passage d'une sourde à la sonore correspondante 

ou réciproquement 134 

B. Métathèse 137 

C. Réduction et simplification de groupes de consonnes 137 

D. Adjonction d'une consonne 142 

E. Chute de consonnes finales 143 

LIVRl': II 
REMARQUES MORPHOLOGIQUES 



L Substantif 

1° Genre des noms 

1. Noms qui sont du masculin en patois.. . . 

2. Noms qui sont du féminin en patois. . . . 

3. Formation du féminin 

4. Formation du féminin des noms propres. 
2° Nombre des noms 

1. Mots usités seulement au pluriel 

2. Modes de formation du pluriel 

a) Par allongement de la tînale du sing. 

b) Par abrègement de la tinale du sing. 

3. Pluriel des produits de -ellus (-ellos) et 

de -ellum 

IL Adjectifs 

III. Article 

1 . Article défini 

2. Forme contracte 

3. Agglutination de l'article 

IV. Pronoms 

1° Pronoms personnels 

A) !'■'-■ pers 

B) 2" pers 

C) 3' pers 

2° Pronoms démonstratifs 

I . Lat. ecce hac 



47 
47 
47 
47 
49 
50 
51 
)i 
51 
51 
53 

54 
56 
56 
56 
56 
56 
57 
57 
57 
58 
59 
61 
61 



XVI TABLE DES MATIERES 

2. Lnt. ecciste 

3. Lat. ecce ille 

3° Pronoms indéfinis 

V. Verbes 

1° L'.ilternance vocalique 

A. Formes faibles 

B. Formes fortes 

2" Temps et modes 

A. Indicatif 

1. Présent 

2. Imparfait 

3 . Futur 

4. Passé défini 

5 . Passé indéfini 

B. Subjonctif 

1. Présent 

2. Imparfait 

C. Conditionnel. 

1. Présent 

2. Passé 

D. Infinitif 

E. Participe passé 

Rem. — Conjugaison populaire interrogative. . . 

VI. Adverbes. — Prépositions 

ML Dérivation 

1° Substantifs verbaux 

2° Formation des verbes 

3° Suffixes de dérivation nominale 

4° Composition 

A. Composition nominale 

B. Composition verbale 

LIVRE III 
REMARQUES DE SYNTAXE 

I. Substantifs 189 

II. Noms de nombre 189 

III. Adjectifs 190 

IV. Article 190 



61 
62 
62 
63 
63 
63 
64 
65 
65 
65 
68 
69 

70 
71 
71 

72 
73 
74 
75 

75 

75 
75 
76 
77 
77 
77 
78 
80 

87 
87 
87 



TABLH DliS MATIHRES XVII 

V. Pronoms 191 

1. Pronoms personnels 191 

2. Pronoms démonstratifs 192 

3. Pronoms relatifs 193 

4. Pronoms intcrrogatits 195 

\'I. Verbes 197 

1 . Régime et attribut 197 

2. Emploi de l'auxiliaire avoir avec les verbes 

intransitifs 197 

3. Emploi de l'auxiliaire avoir avec les verbes 

réfléchis 197 

4. Emploi de l'auxiliaire cire avec les formes 

unipersonnelles 198 

5. Verbes unipersonnels 198 

6. \'erbes réfléchis 198 

7. Accord des participes 199 

8. Concordance des temps 199 

9. Personnes 200 

VII. Adverbes 200 

1. Adjectifs pris adverbialement 200 

2. Adverbes de temps 200 

3. Adverbes de lieu 200 

4. Adverbes de quantité 201 

5. Adverbes de manière 201 

6. Négation ; affirmation 201 

7. Locutions adverbiales 201 

Vni. Prépositions 202 

IX. Conjonctions 202 

Appendice a la syntaxe 203 

A. Phonétique syntaxique 203 

B-. Elocution patoise 208 

1° Le patois jugé par le paysan 208 

2° Onomatopées 210 

3" Richesse des produits de la dérivation et de la 

composition 210 

4° Histoire des significations 211 

5° A. Métaphores 217 

B. Comparaisons 217 

C. Proverbes et sentences 217 



XVIII TABLE DES MATIERES 

LITTÉRATURE POPULAIRE 

A. 1° Jeux d'enfants 219 

2° Formulettes 221 

3° Enigmes par épellation 223 

4° Antienne comique 223 

5° Dialogues 223 

6° Coutumes. Refrains populaires 225 

1. Refrains sur les corneilles 225 

2. Refrain de la fête des Rois 225 

3. Refrain de Noël 225 

4. Refrain de Carnaval 226 

5. Coutumes des Jours saints 226 

6. Procession du Saint-Sacrement 226 

7. Sonneries funèbres 226 

B. Chansons et complaintes 227 

C. Légendes 231 

1° Légendes relatives à M"''' Paquette 231 

2° Danses des fées 232 

APPENDICE 

1° Toponomastique 233 

2° Noms de saints 235 

Liste des personnes interrogées 237 

Maniement du Lexique 238 

Abréviations 238 

Lexique. — Index alphabétique di-: tous les mots 

patois étudiés 239 

Index alphabétique des mots latins, italiens, espa- 
gnols, PROVENÇAUX, GERIVIANIQUES ET CELTIQUES 4O l 



Je dois des remerciements cà MM. K. Vincent et P. Baudry 
qui m'ont prêté leur concours dans le travail de correction des 
épreuves. 



POSITION GÉOGRAPHIQUE 



COMMUNE DE THAON 



Mtn 




--/ / -^ StCOUtVlUt / - CÂIROH (viUONS V '"^^, / 

^^ ""--</ ROTS / ^ V / X WWUVIUE 



REMARQ.UE. — La commune dcThaon est située, comme on le voit, 
à peu près au centre de la région de Caen à la mer, entre les 
rivières de SeuUes et d'Orne. • 



AVANT-PROPOS 



Je crois utile, au seuil de ce travail, d'exposer briève- 
ment quelle en a été la genèse et de montrer par quels 
liens étroits il se rattache à une plus vaste entreprise, 
qui comporte le défrichement rationnel de tout le 
domaine dialcctologique normand. 

C'est à l'enseignement de l'École des Hautes-Études 
que je dois l'idée de cette entreprise, l'idée de ce travail, 
où mon souci constant a été d'appliquer les principes 
de méthode que je tenais de mes maîtres, de M. Jules 
Gilliéron en particulier. 

M. J. Gilliéron fut mon initiateur en cet ordre 
d'études : je ne saurais l'oublier. Les premières leçons 
que j'ai eu la joie de l'entendre professer furent pcnir 
moi comme une révélation : j'en garde pieusement le 
souvenir charmé. Une science que je ne soupçonnais 
pas se dévoilait à mes yeux d'étudiant et présentait à 
mon activité un champ vaste, sinon toujours inexploré, 
exploré souvent, du moins, sans méthode et sans préci- 
sion, quelque chose comme une « terra incognita » de 
la linguistique, propre aux voyages de découverte, 
d'où le chercheur patient et tenace ne revenait jamais 
sans un bagage important de faits nouveaux qui le 
payait de ses peines. 

La parole du maître me révéla Tintérét puissant qui 
s'attache à l'étude des langues populaires, l'utilité que 
présentent les recherches de géographie dialcctologique, 

GuEKi.iN ur. GuEK. — Piuhr pcp. tk Thaon. i 



2 AVANT-PROPOS 

enfin la nécessité de monographies linguistiques du 
genre de celle que je me hasarde à soumettre au juge- 
ment de la Faculté. 

Depuis longtemps déjà les langues populaires 
jouissent d'une vogue au moins égale à celle dont les 
langues littéraires avaient été précédemment l'objet. Et 
je l'explique par ce fait, qu'une langue populaire, orga- 
nisme essentiellement ondoyant et divers, offre, à vrai 
dire, le type le plus complet, le plus parfait de la langue 
vivante, dont l'examen nous permet de pénétrer le 
mystère de la constitution physiologique des langues, 
de leurs évolutions, de leur nature profonde. Une 
langue littéraire, c'est-à-dire une langue fixée et qui 
s'écrit, n'est pas, sans doute, précisément assimilable aux 
langues mortes, qui ne s'écrivent plus, ne se parlent 
plus. Et toutefois elle emprunte à celles-ci quelques-uns 
de leurs caractères, puisqu'elle est parvenue au moins à 
une étape de cristallisation relative ; puisque les mouve- 
ments linguistiques s'opèrent en son sein avec la lenteur 
et la gêne qui dénotent un état général voisin de la para- 
lysie phonique, sinon lexicologique. 

Si les parlers populaires nous renseignent comme je 
l'ai dit, sur la nature vraie, sur la marche même et le 
détail des évolutions linguistiques, c'est par leur infinie 
variété. Considérez, par exemple, les divergences que 
présente, d'un bout à l'autre de la France, la langue des 
villes ; considérez, en regard, celles que présente la 
langue populaire sur le territoire gallo-roman : vous 
estimerez les premières non pas négligeables, mais 
à coup sûr peu dignes de mention, au respect des 
secondes qui sont sensibles de canton à canton, voire 
d'un village au village voisin. Un relevé total de ces 
innombrables variantes nous permettrait de restituer, 
dans chaque série phonétique, tous les intermédiaires 
de chacune des évolutions, dont une langue littéraire 



AVANT-PROPOS 3 

se contente de nous oiTrir l'étape d'aboutissement ou 
l'étape de départ, suivant qu'il s'agit d'évolutions 
modernes ou d'évolutions rétrospectives. 

Prenons deux exemples, l'un d'évolution ancienne, 
l'autre d'évolution moderne. 

Du son latin / ou e provient un son français iva ; 
ainsi, scrniii donne siuar \ pisiim donne pwa. Nous pos- 
sédons, de ce fait, les deux chaînons extrêmes. Com- 
ment restituer les chaînons manquants? je réponds : 
par un appel aux langues populaires. 

De la voyelle 6' (f) naît une diphtongue ci, dont l'élé- 
ment (' dut successivement passer d'un son fermé à un 
son ouvert et qui peut se réduire normalement à e 
simple, soit fermé soit ouvert. 

Or, il est tels parlers normands qui nous fournissent 
cet e simple, dans les formes ser ou se; pè ou pè. Plus 
tard, et par le moyen de certains autres intermédiaires 
que nous négligeons, mais dont quelque village, ici ou 
là, aura su garder le souvenir, nous parvenons à un son 
we qui, resté longtemps français, persiste encore dans 
maint parler de la Gaule romane; d'où : les formes 
siuer qX pwe. L'étape française moderne sera-t-elle, un jour 
ou l'autre, dépassée par la langue des villes? il se peut. 
L'étude des parlers nous apprend qu'elle l'est déjà par la 
langue des campagnes, où le son lua, suivant le sens de 
sa destinée naturelle, s'avance jusqu'au son luo, dans des 
formes telles que sivor, pioo, qui nous sont attestées. 

Notre second exemple sera de nature purement dia- 
lectologique. Le point de départ est la forme française pain 
(pe); le point d'aboutissement la forme patoise corres- 
pondante /^îc^. Ces deux formes paraissent n'être séparées 
que par un simple phénomène de labialisation. Toute- 
fois, cette labialisation implique une série d'intermé- 
diaires qui l'éclairent et la légitiment, en nous ache- 
minant insensiblement de l'un à l'autre extrême. II 



4 AVANT-PROPOS 

s'agit ici non point de restitutions hasardées mais bien 
d'une constatation matérielle de faits dont nous pos- 
sédons les preuves authentiques. 

Supposons que le son fondamental se détende et 
s'étire ou, pour user d'une autre métaphore, que ce son 
traîne à sa remorque un petit son adventice de même 
nature que lui, nous obtenons l'intermédiaire immédiat 
pêe, segmentation vocalique du premier degré, qui ouvre 
la porte à des remaniements ultérieurs plus pro fonds. 
Ce son adventice, en effet, peut évoluer pour son propre 
compte et influer sur la combinaison au point d'en 
modifier totalement la teneur. Et voici la série qui s'en 
dégage : 

1. pel 

2. pàe 

3. ptfe 

4. pùè 

pîiè 



5. pwè 



D'autre part, et latéralement, l'étape 2 et l'étape 3 
peuvent respectivement aboutir aux résultats suivants ; 



pSè 

poc 



pày 

pà (chute de l'élément fondamental). 

pôy 

pô (chute de l'élément fondamental). 



Il n'est pas, je le répète, un seul de ces intermédiaires 
dont l'un quelconque des parlers modernes ne présente 
quelque témoignage. Il en est peu, notamment, qui ne 
se rencontrent, à ma connaissance personnelle, sur le 
territoire des communes comprises entre Caen et la mer, 
c'est-à-dire sur une surface restreinte de 15 kilomètres 
de côté. 

Le premier de ces exemples a, sans doute, sa valeur. 



AVANT-PROPOS 5 

qui est surtout d'ordre historique. Il nous permet de 
saisir sur le vif, de prendre sur le fait, au cours même 
de son progrès, une évolution qui se produit de nos 
jours au sein des langues populaires, comme elle a pu 
se produire jadis au sein de la langue dite officielle, au 
sein de la langue des villes, aujourd'hui fixée. L'évolu- 
tion ancienne se précise et s'éclaire à la lumière des évo- 
lutions actuelles qui en sont souvent les très fidèles 
répliques. Cette seule considération, jointe à tant 
d'autres, nous autoriserait à tenir légitimement la dia- 
lectologie pour une science auxiliaire de la philologie 
romane. 

Le second de nos exemples a une autre portée. Il me 
paraît ne nous fournir proprement rien de moins que la 
clef des problèmes relatifs à la nature même des langues 
populaires. 

Toute langue populaire, c'est-à-dire toute langue 
évoluant librement, présente, dans une proportion plus 
ou moins forte, à un degré de développement plus ou 
moins avancé, le phénomène, que je constatais plus 
haut, de la segmentation vocalique, et celui de la diph- 
tongaison, qui en est une variété ; autrement dit il 
obéit à la loi fondamentale de l'emphase ou de l'exten- 
sion phonique. Un regard jeté sur l'état de la diphton- 
gaison ou de la segmentation vocalique d'un patois nous 
renseigne déjà sur sa vitalité propre. Si les sons simples 
y dominent, c'est la marque d'un état morbide ; il a vu 
s'interrompre le cours de ses libres évolutions; il est 
mûr pour la paralysie et la cristallisation le guette. 
Toute langue littéraire est parvenue à ce point ou en 
passe d'y parvenir. Le français nous en fournit des 
preuves topiques. Les diphtongues sorties du latin, 
après avoir, chacune pour sa part, évolué en divers sens, 
se sont peu à peu réduites à des sons simples; aujour- 
d'hui, il n'en survit plus que les moules, — graphies 



AVANT-PROPOS 



sans autre valeur qu'une valeur rétrospective qui per- 
sistent comme les derniers vestiges de l'état ancien d'une 
langue alors en voie d'évolution et de travail. L'orga- 
nisme qu'est une langue littéraire semble ne vivre que 
d'une vie artificielle ; il abandonne, tous les jours, 
quelque chose de son activité propre, quelque chose de 
son indépendance. Ce serait puérilité toutefois que d'en 
négliger l'étude. Mais on conviendra qu'un intérêt plus 
pressant s'attache à ces langues en marche, qui pré- 
sentent comme le libre épanouissement de toutes les 
possibilités linguistiques. 

Pour qui entreprend l'inventaire de ces richesses, une 
première question se pose, à savoir comment se distri- 
buent topographiquement les divers produits d'une 
même série sur un territoire donné. Or, on ne saurait 
répondre à cette question sans s'être préalablement 
enquis des formes patoises qui sont en usage sur chacun 
des points compris dans ce territoire. D'où la nécessité 
d'enquêtes, personnelles autant que possible, entreprises 
dans toutes les communes, sur la valeur phonétique 
présente de quelques centaines de mots choisis parmi 
les plus caractéristiques. 

Une enquête, dis-je, doit porter sur toutes les com- 
munes du domaine choisi, et j'y insiste. Opérer sur 
une unité topographique inférieure, c'est se perdre dans 
le chaos des variations phonétiques individuelles. La 
commune constitue, depuis assez de temps, un centre 
d'activité sociale, pour qu'à ce centre corresponde un 
usage linguistique qui lui appartienne en propre. J'en 
ai mainte fois fait l'expérience. Mais l'inconvénient serait 
plus grave encore si l'enquêteur, prenant la commune 
pour unité, négligeait, au cours de sa recherche, l'exa- 
men d'une seule de ces unités. Il risquerait de passer 
précisément à côté d'un îlot linguistique formé par cette 
seule unité négligée. 



AVANT-PROPOS 7 

Quant aux mots sur lesquels doit porter l'interroga- 
toire, il n'est pas toujours aisé d'en dresser à Tavancc 
une liste définitive. Dételles recherches renferment une 
part d\t priori, mais une part aussi d\i posteriori. Xos 
observations antérieures nous auront déjà renseigné 
sans doute, en gros, sur la nature et le nombre des 
phénomènes vraiment saillants que telle région nous 
promet, et notre questionnaire est composé en consé- 
quence. Mais il faut aussi s'attendre à des surprises. Une 
série sur laquelle nous ne comptions pas peut se pré- 
senter à nous sur le territoire de quelques communes. 
Nous aurons, en ce cas, à improviser sur-le-champ une 
liste de mots applicables à cette série. Nous en serons 
quitte, d'ailleurs, si plus tard cette série nous paraît 
trop maigre en résultats, pour procéder à une informa- 
tion supplémentaire. Quant aux listes de mots dépen- 
dant de chaque série prévue, sans les allonger outre 
mesure nous ferons sagement de ne les pas non plus 
restreindre à l'excès. Le choix portera d'abord — il va sans 
dire — sur les mots de nature populaire, qu'il ne faut 
pas craindre de multiplier. L'action complexe et con- 
stante de l'influence française, la perturbation apportée 
dans la régularité du traitement par la présence de sub- 
stituts lexicologiques, nous peuvent priver, en effet, ici 
ou là, de tel produit escompté. 

Je peux citer, à cette occasion, quelques souvenirs 
personnels. 

Parmi les mots de la série phonétique « c -|- ^"^ » 
réunis en vue d'une enquête dans la région de Falaise 
(Calvados), j'avais naturellement fait figurer sur mes 
listes le type latin vacca. En est-il de plus populaire ? Or, 
plus de quinze communes, sur un total de quatre-vingts, 
me fournirent la forme française. Dans la même région, 
j'avais, témérairement, espéré, dans la série a ellus, 
ellum », tirer un utile parti du type a roliila -\- — ellus. 



AVANT-PROPOS 



— ('/////// ». Sur place, je m'aperçus qu'un changement 
de suffixe devait, dans la plus grande partie du terri- 
toire, me priver d'un produit tel que rtde, par exemple, 
ou r-tilyo, auquel se substituait, sans intérêt pour moi, 
une forme nilô. Toujours dans la même série, mais 
pour une autre région, la région de Pont-l'Évêque- 
Honfleur, j'attendais quelque chose du type capeJlus et 
je ne fus pas trompé, sans doute, en ce sens que son 
descendant patois était bien populaire; mais, alors que 
tous les autres mots de la série parlaient en faveur d'un 
type — cUiis, ce seul produit parlait en faveur d'un type 

— eUiini. 

J'aurais été, en vérité, fort mal renseigné sur l'état 
présent de ces parlers si je m'étais contenté du type 
capclhis, comme représentant de la série — elliis. 

Les remarques de ce genre pourraient être multi- 
pliées. 

Aux mots de nature essentiellement populaire on 
peut joindre quelques mots d'une langue plus relevée. 
Suivant qu'ils obéiront ou non à la loi phonétique, 
nous serons avertis du degré de vitalité du patois. 

Au retour de nos excursions, nous dresserons l'atlas 
dialectologique des produits les plus remarquables. A 
tout produit sera consacrée sa carte. Chacun de ces 
produits pourra, sur l'étendue d'un domaine déterminé, 
se présenter sous deux, sous trois formes distinctes. 
A chacune de ces formes correspondra une couleur, 
bleu, rouge, jaune, par exemple. La teinte bleue témoi- 
gnera d'un produit de la première, la rouge, d'un pro- 
duit de la deuxième, la jaune enfin, d'un produit de la 
troisième de ces formes. 

L'examen de la répartition des teintes ne tardera pas 
à nous mettre au fait de la répartition des variétés de 
formes, pour chaque mot étudié. Nous verrons alors 
souvent ces diverses teintes, distribuées avec une saisis- 



AVANT-PROPOS 9 

santé régularité, se développer suivant des aires pho- 
nétiques très nettement tranchées. Parfois, sous l'action 
de l'inlluence française ou de toute autre cause, qu'il 
nous appartiendra de démêler, d'importantes lacunes 
viendront rompre la belle ordonnance de ces distribu- 
tions symétriques; les teintes chevaucheront; de menus 
îlots sporadiques persisteront comme les derniers témoi- 
gnages d'une aire ancienne autrefois compacte, ou, plus 
rarement, affleurcrontcomme les précurseurs d'une aire 
nouvelle en voie de formation. 

De telles recherches, si, comme il convient, nous les 
étendons à tous les villages, ne doivent pas être entre- 
prises, d'un coup, sur un trop vaste territoire. Si notre 
domaine définitif comprend une province, l'ancienne 
province de Normandie, par exemple, nous diviserons ce 
domaine en un certain nombre de régions convention- 
nelles, qui seront successivement défrichées, et à chacune 
desquelles nous consacrerons, à titre provisoire, un atlas 
fragmentaire. Plus tard, toutes les régions une fois défri- 
chées, il sera temps de fondre ces liasses de documents 
en un Atlas dialectologique général de Normandie. 

Et c'est là le but dernier de mes efforts. 

J'ai déjà dressé l'Atlas de la région de Falaise, ceux 
de la région de Pont-l'Hvêque-Honileur et de la région 
de Troarn, qui demeurent manuscrits. Celui de 
la région de Caen sera publié. Je ne tarderai pas à 
recueillir les matériaux des Atlas de la région de \'ire 
et de celle de Bayeux. Ce dernier formera une transition 
naturelle aux atlas dont seront ultérieurement l'objet 
les patois de la Manche. 

Cette façon de procéder présente, je ne me le cache 
pas, le sérieux inconvénient de restreindre à un strict 
minimum le nombre des mots sur lesquels porte l'en- 
quête. N'oublions pas non plus que l'établissement de 
nos atlas nous oblige à tourner dans le même cercle de 



10 AVANT-PROPOS 

mots. Nous nous privons ainsi de très curieuses variétés 
phonétiques ou lexicologiques qu'une conversation 
sans but défini n'aurait pas manqué de nous fournir. En 
ces matières, l'imprévu souvent a le plus grand prix. 

En vue d'obvier à cet inconvénient, nous nous 
sommes imposé la règle de ne point laisser passer, dans 
les réponses heureusement prolixes du paysan, un seul 
mot, une seule forme intéressante, sans les jeter 
aussitôt sur le papier, ce qui fait qu'en regard du néces- 
saire, c'est-à-dire des produits de l'enquête, nous avons 
rapporté, à chaque excursion, de chaque village, une 
glane suffisante de superflu. 

J'estime, en outre, qu'il serait aisé, qu'il serait utile et 
recommandable, pour chacune des régions parcourues, 
de choisir une commune plus particulièrement digne 
de remarque par la constitution de son parler et, la 
prenant comme type, d'y consacrer une étude de détail, 
où le moindre fait, soit phonétique, soit morpholo- 
gique, soit syntaxique, soit lexicologique, serait relevé, 
dûment étiqueté, puis éclairci dans la mesure du 
possible. 

« Il faudrait, a dit M. Gaston Paris, que chaque 
commune... eût sa monographie purement descriptive, 
faite de première main et tracée avec toute la rigueur 
qu'exigent les sciences naturelles. » 

A chaque commune sa monographie, voilà bien, en 
eflet, l'idéal rêvé. Ce serait peut-être, toutefois, beaucoup 
demander. Une monographie par région rendrait déjà 
quelques services. Ces minutieuses investigations 
auraient l'avantage appréciable de compléter, en ce 
qu'elles ont de nécessairement fragmentaire, les études 
de géographie dialectologique. En outre, portant notam- 
ment sur des matières de syntaxe, elles renseigneraient 
sur les façons de juger et de sentir du paysan ; elles 
permettraient, par des comparaisons judicieuses, 



AVANT-PROPOS II 

d'atteindre jusqu'aux ressorts cachés de l'âme populaire 
et d'en saisir la nature. 

Nous avons étudié ailleurs la distribution topogra- 
phique des produits patois dans la région de Caen à la 
mer. 

Le présent travail est consacré à l'analyse du parler 
de la commune de Thaon, considérée comme le centre 
linguistique de cette région. 



Caen, 28 octobre 1899. 



INTRODUCTION 



La commune de Thaon (anciennement Thaon ou Than ' ; 
— phonét. Ta) est située à 12 kilomètres de Caen, qui est un 
centre français important de 42.000 habitants. 

Sa position en bas-fonds dans un pays de plaine l'isole rela- 
tivement des villages environnants. 

Elle est limitée au nord par les communes de Fontaine- 
Henry et Basly ; à l'est par Colomby-sur-Thaon et Anisy ; au 
sud par Villons-les-Buissons, Cairon et Lasson; à l'ouest, par 
le Fresne-Camillv. 



' i°Archives département, du Calvados (M. Bénet, archi- 
viste) : « Jehan Alain le Jeune demourant à Thaon », etc. 
Pièces datées de 1415, 1432, 1438, cotées H. 628. — Béziers, 
Mém. pour servir à l'état hist. et géogr. du diocèse de Bayeux, 
III, 392, cite une pièce datée de 1164 : « Philippus de Thaon ; 
— ecclesia de Thaon. » Le même, p. 393, donne, toutefois, 
pour 1250 : « Johannes de Than; — ecclesia S'' Pétri de 
Than; » mais, pour 1295, « Jean de Thaon; — Raould de 
Thaon ». 

2° M. le chanoine Deslandes, bibliothécaire du Chapitre de 
Bayeux, a relevé, dans le Livre Pelut (Tabula Benef. civitat. et 
dyoces. Baioc.) pour 1356 environ : « Decanatus de Maletoto. 
Taxatio beneficiorum : XVIII /. maior portio de Thaone. >^ 

3° Les archives départ, de la Manche (fonds de l'abbaye de 
Savigny) renferment, m'a-t-on dit, des pièces anciennes rela- 
tives à Thaon. 

4° C'est, sans nul doute, de notre commune que tire son 
nom Philippe de Thaon ou mieux Tliaùn, suivant la graphie 
la plus fréquente, prêtre anglo-normand, auteur d'un Bestiaire 
et d'un CoiiipHf (premier tiers du xu'' s.). 



14 IXTRODUCTION 

Les communes qui se trouvent en relations naturelles avec 
Tliaon sont Fontaine et Le Fresne, d'une part, Cairon de 
l'autre et enfin Colomby et Basly. Dans toutes ces communes, 
le patois résiste avec assez de succès à l'influence française. 

A Thaon même, chez les femmes surtout, que l'industrie de 
la dentelle obligeait au travail sédentaire, le patois s'est con- 
servé dans un état de pureté assez remarquable. Les femmes de 
30 à 40 ans, sans présenter un patois aussi caractérisé que 
celles de 70 et 80, restent cependant encore fidèles, pour la 
plupart, au parler traînant et au parler emphatique qui sont 
représentatifs de ce groupe linguistique et de quelques autres 
dans la région. 

Les enfants sont là, du reste, pour en perpétuer l'usage. 

L'école n'a pas, à Thaon, plus qu'ailleurs, une réelle influence 
sur l'évolution du patois. 

Le service militaire seul est capable d'en modifier la teneur, 
et surtout l'émigration vers les villes. 

Le français a pu, d'ailleurs, être importé par les hommes 
qui, maçons de profession, partaient jadis « faire la campagne 
d'hiver » à Paris et aujourd'hui encore exercent leur métier à 
la ville (Caen ou environs). Il n'existe pas, dans le voisinage, 
de centre important avec lequel Thaon soit ou ait pu jamais 
être en relations directes et permanentes. Douze kilomètres nous 
y séparent de Caen ; six kilomètres nous y séparent du chemin 
de fer (station de Mathieu, C"= des chemins de fer de Caen à 
la mer). Quant au chef-lieu de canton (Creully), où se tient 
un petit marché, il n'a pas une influence bien profonde sur les 
communes d'alentour. Ce marché n'est d'ailleurs pas très fré- 
quenté par les « Thagnards » qui se déplacent peu et chez qui le 
progrès moderne, sous toutes ses formes, ne pénètre que lente- 
ment. On compte parmi eux bon nombre de mendiants. 

Les personnes que j'ai interrogées et auprès desquelles j'ai 
recueilU les matériaux de cette étude sont toutes originaires 
de Thaon et y ont résidé la plus grande partie de leur vie. 
On en trouvera la liste à la fin de ce travail, en tête du 
lexique. 

Je dois des remerciements à MM. Hodierne, maire de Thaon ; 
Blet, ancien maire; G. Robert, à Courseulles-sur-Mer ; surtout 
à MM. Vintras, instituteur à Verson ; Boitard, instituteur à 
Boulon, et au jeune Joseph Gast, qui m'ont très intelligemment 
secondé au cours de mes recherches. 



lNTK(3l)UCTION' 



Ce travail ccMiiprcnd trois parties : 

Phonétique. 

Remarques de morpholoi^ie. 

Remarques de syntaxe et de style. — Miettes de 1-olk-Lore. 



Les habitants de Thaon {le Tahar) ont, dans la région, la 
réputation de « mal parler ' », de « parler en long ». Cette répu- 
tation se trouve justifiée par les faits. 

Le paysan n'est généralement pas mauvais juge de sa 
propre langue. Sa critique, quoique toujours incomplète et 
gauche, sait du moins tenir compte de certaines particularités 
saillantes. J'ai noté, chez lui, à diverses reprises, de réelles 
aptitudes à décrire le fliit phonétique qui caractérisait son 
langage; aie distinguer aussi de tels autres faits caractéristiques 
des parlers voisins. (V. plus loin, Livre IIL) 

Que veulent donc dire les paysans de la région de Caen, 
lorsqu'ils définissent un « parler long » le parler des 
« Thagnards » ? 

En essayant de démêler la vérité qui se dissimule sous ce 
jugement sommaire, nous serons amené à donner, du parler 
de Thaon dans ses grandes lignes, une première idée d'en- 
semble qui servira d'introduction à ce travail. 

L'expression de « parler long » se réfère d'abord à la valeur 
longue des voyelles dans diverses positions : 

1 . L'/ pour des mots tels que : / arîv, la Isîv, j di^p, le p\jb. 

2. L'a pour des mots tels que : bà^, hrai^^, i s pàrl ; et, par 
extension, l'a tendant vers o dans des mots tels que : aton-, 
ekro::^ae, love. 

3. \Jo pour des mots tels que : àsôsae, doue, oloh. 

4. Ue potu" des mots tels que : feverye, €ervel, ekivèl. 

5. L'a' pour des mots tels que : teyœl, vetiyœ:(. 

Mais ce n'est là qu'un groupe de faits d'importance secon- 
daire et qui sont communs à maint parler de la Gaule 
Romane (v. pi. loin), et ce n'est pas tout. 

On s'accorde à reconnaître l'influence du voisinage des 



' « nô ve byè k ee de Tahar parlùmà » (on voit bien que 
c'est des Thai^nards à leur ùxcon de parler), me disait une femme 
de Fontaine-Henry, commune voisine. 



l6 INTRODUCTION 

labiales dans la production de formes telles que fiuo, venant de 
forn (lat. furniinï) ; bwors, venant de borse (lat. bursa), etc. 
Nous verrons qu'à Thaon ce phénomène a une autre portée, 
•puisqu'il se présente dans des mots tels que iwo, venant de tor 
(lat. turrcui) ; siuord, venant de sordrc (lat. siirgere), etc. Et nous 
serons porté à expliquer cette extension du phénomène par les 
tendances que nous reconnaissons dans ce patois vers l'allonge- 
ment vocalique, — ce son luo pouvant être considéré comme le 
point d'aboutissement d'une évolution oo, îto, wo, c'est-à-dire 
comme le résultat d'une segmentation antérieure. 

Les mêmes remarques s'appliqueraient à des produits ana- 
logues qui présentent un son lue provenant de e secondaire, 
tels que fnwetr (lat. iiiagistrutn) ou un son u'c, provenant de è 
secondaire, tels que mwè (lat. niannui) ; sniwcn (lat. septiinand) 
dans lesquels we est l'aboutissant d'une évolution ee, ae, oc, ne, 
we et wè l'aboutissant d'une évolution èè, àë, ôë, ne, wë. 

Un autre ordre de phénomènes, plus typiques, comprend les 
produits segmentés en ae, qu'ils proviennent de a ou, secon- 
dairement, de l ou de / latins, comme ctae (lat. aestatcni); sac 
(lat. serum^; ortac (lat. *articJiim^. 

Et enfin, pour achever d'éclaircir la locution populaire de 
« parler long », il nous reste à noter la présence, dans le parler 
de Thaon, des diphtongues, soit primitives, soit secondaires, 
orales ou nasales, où l'a entre comme élément générateur. Ce 
sont, en premier lieu, les diphtongues orales primitives prove- 
nant du groupe lat. a + /, après vocalisation de 1'/, comme 
dans kaw (lat. *calduni); kaw€ (lat. *calcia). Ce sont aussi les 
diphtongues orales secondaires analogiques, comme dans bhwtô, 
(lat. *basîoneui), graiu (lat. crassurn), etc. Et, en dernier lieu, les 
diphtongues nasales soit primitives, comme dans àiun (lat. 
aJniDU^, soit secondaires, comme dans àwsyë (lat. *antiaiiuiii) ; 
gràwd (lat. grandcin) ; kàiudcl (lat. candela) ; Idtcàiu (lat. loiigiiin 
-\- tcinpus), etc. 

Nous venons de voir par où le parler de Thaon se différencie 
' de la plupart des groupes linguistiques qui l'avoisinent. Nous 
dirons, en deux mots, pour compléter cette description à 
grands traits, par où il s'y rapporte. 

Thaon connaît le son 7, c'est-à-dire / nasal, provenant d'/ lat. 
dans -inum, ou le son 'm, provenant d'J lat. dans -Ina. Et, de 
même, il connaît le son fui, c'est-à-dire // nas. -f" '^ provenant 
d'/i lat. dans -ûna. 



INTRODUCTION' 



/ 



Thaon connaît le son 3'^, issu de pal. -f- a hit. (sauf excep- 
tions. V. pi. bas). 

Thaon connaît, comme la plupart des parlers de Normandie, 
Ve normand issu d'è ou de ï lat. 

Thaon connaît le son yt' issu de t' -|- / lat. 

Thaon connaît le son yœ issu de è^ + // lat. 

Thaon connaît le son yœ issu de ô -\- pal. lat. 

Thaon connaît le c vélaire norm. issu de ^ -|- ^ lat. 

Thaon connaît le € norm. issu de c -|- e, Hat. 

Mais Thaon ignore les groupes 'gl -\- pal. ; cl -(- pal. issus 
de gl, cl lat. Thaon ignore encore le son ye issu de pal. + a 
lat. comme dans pal. -j- -arr (v. pi. haut). L'aire phonétique 
de ce dernier produit prend naissance à quelque huit kilomètres 
ouest de notre village. 

Après cet aperçu général des caractères phonétiques du parler 
de Thaon, nous en aborderons Tétude détaillée. 



GuiKLiN DE Gui:r. — PiirltT pop. de Thaoïi. 



NOTE PRÉLIMINAIRE 



Pour me conformer à l'une des règles de méthode énoncées 
dans l'avant-propos, je me suis efforcé de multiplier les exemples 
et de joindre à un premier stock de mots qui sont essentielle- 
ment populaires, un grand nombre d'autres qui ne le sont 
peut-être pas ou certainement pas, — d'usage constant toutefois 
et qui m'ont paru devoir rentrer dans chacune de leurs séries 
respectives, quoiqu'ils fussent le résultat d'emprunts faits à la 
langue des villes à une époque qu'il est toujours difficile de 
fixer. Ces mots ne peuvent sans doute pas être présentés 
comme appuyant directement chaque loi de phonétique 
énoncée. Ils viennent, seulement, par surcroît, en renforcer la 
valeur, en étayer la solidité, prouvant, en même temps, la force 
de résistance d'un patois qui n'a pas perdu le secret de façonner 
et de modeler à sa propre image les mots qu'il ne cesse de 
puiser au fonds commun de la langue des villes. 

Il s'ensuit qu'en ce qui touche à leur origine réelle ce n'est 
peut-être pas du prototype latin qu'il convenait de les faire 
précéder, mais du type français dont ils sont, à vrai dire, les 
correspondants, les représentants patois. 

Toutefois, pour opérer de la sorte, je me voyais contraint 
d'établir entre les mots qui sont d'origine populaire et ceux 
qui n'en sont pas, un départ qu'il est toujours très délicat, 
qu'il est souvent impossible de déterminer. Je renonçais, de 
plus, au plan que je m'étais tracé; j'en atténuais la rigueur. 
Il consistait, en effet, prenant successivement toutes les 
voyelles, puis les consonnes latines comme point de départ, 
à examiner les combinaisons phoniques qu'elles avaient engen- 
drées dans un parler populaire moderne, — lui-même héritier 
direct, pour l'ensemble, des parlers latins. C'est en vue de 
me rapprocher de ce plan que je me suis, en général, 
imposé le soin de taire précéder tout mot patois du mot 



20 NOTE PRHLIMIXAIRE 

latin qui pouvait le plus légitimement en être considéré comme 
l'ancêtre médiat ou immédiat, réel ou supposé. 

Il sera donc bien convenu que, pour avoir presque constam- 
ment laissé voisiner le mot patois et le mot latin, je n'en 
conclus pas nécessairement de ce voisinage à une descendance 
rigoureuse, sans intermédiaire. Il ne faudrait pas toujours lire : 

mot lat. -^ mot pat. 

mais, plus précisément, en mainte circonstance, 

mot lat. À RAPPROCHER DU mot pat. 

J'en dirai autant de quelques-unes de mes étymologies ger- 
maniques. 

Le présent essai n'est pas seulement l'étude des modifications 
du latin dans le parler d'une commune normande ; c'est, en 
même temps, l'étude de l'influence de ce parler sur l'apport de 
la langue des villes; et, j'ajoute, en passant, comme on le 
verra, l'étude des modifications purement patoises qui se sont 
produites dans la constitution interne de ce parler. 

Afin de mieux marquer mon intention, j'ai donné, pour les 
mots au sujet desquels on peut douter s'ils sont d'origine popu- 
laire ou non, la traduction française entre parenthèses ou en notes. 
Ces éclaircissements ne font pas double emploi avec le lexique; 
ils sont destinés à fournir l'intermédiaire même dont j'indique 
plus haut la nécessité. 

Pour ce qui est des étymologies, je tiens à dire que la plu- 
part de celles que j'ai proposées ne m'appartiennent pas en 
propre et j'invoque, ici, à l'appui de chacune d'elles, l'autorité 
de Diez (ou, à son défaut, l'autorité de Kôrting) et l'autorité du 
Didionnaire général de MM. Hatzfeld, Darmestetcr et Thomas. 
Si j'ai pu, soit dans le courant de ce travail, soit dans les notes 
jointes au Lexique, avancer, là-dessus, une opinion personnelle, 
j'ai pris soin de le laisser entendre. 



LIVRE I^-- 



PHONÉTIQUE 



A. — VOCALISMl' 

I. t LATIN 

1° 1 ht., tonique, entravé ou libre, persiste, mais se présente 
sous la forme d'f long. 

Ex. : *arripat ' dvà lé n arvv. 

*berbicem hhhï (v. Rem. i et Morphol.). 

? + villa Bobâvil (lieu dit à Thaon). 

captivum €t'nf. 

filia ///. 

*formicem fonmÇy. Rem. i et Morphol.). 

*talcicula fozusil. 

cribrum knb. 

libra Itv. 

lixiva Isiv. 

*cisera std et s'idr. 

vivere vh. 
V. h. ail. grio/ + -icula ,i!^re:{ty. 

Reni. I. Peut-être y a-t-il influence du genre sur la valeur 
de Vi dans bf-rln et dans fornn. Ce dernier produit suppose le 
type *foriinca, comme le premier un tvpe (T)*hcrhica. 



' L'astérisque à la gauche des mots indique soit des produits 
de latinité douteuse, soit des prcxluits latins hypothétiques. 



22 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Rem. 2. Uupsilon grec est assimilé à 1'/ lat. 

Ex. : à'7'j/.sv -^ asylum aw^l. 

2° l protonique donne aussi un /. 

Ex. : dicimus / dt^p. 

pipionem le pijo. 

(?) *pistiare + • ■ • phâlye (pissenlit). 

Rem. Vi du patois, assez fréquent dans les formes du pluriel, 
s'explique par des raisons morphologiques (voy. Livre II). 

Ex. : nidum de ni. 

Ital. radice de rawdi. 

II. — ("■, 7 LATINS 

Les produits de ê et de i lat. seront examinés ensemble, 
1° i. è tonique -^ éi. Cette diphtongue éi se réduit à e. Le 
groupe éi peut aussi évoluer jusqu'à èi, qui se réduit, parallè- 
lement, à e. C'est ainsi que s'expliquent les deux valeurs que 
peut prendre Ve dit « normand ». 

Ex. 



ad -|- credere 


ahrer. 


habere 


ave.. 


debeo 


j II de ; j iè. de. 


debes 


s lit tu de. 


débet 


e de; M ?io de. 


debere 


dve. 


*recipére 
*stêla 


èrchtve; rchéve. 
etel; le^ et cl. 


*flillcre 
candela 


fait. 

kàîudel; kâdel. 


? + -eses 


le herpùne ' . 


*concipére 
credo 
crcdcre 


kosve. 

kè. j kre ; jt n kre pâ 

krer:, kreer. 


mensem 


me; nie d aiu. 



Habitants de la commune de Crépon. 



PHONÉTIdUR 



23 



movere 
*potére 
*Sc'ipére 

sérum 

seta 

te 

tcla 

très 

valere 

videre 

verc 
*volëre 



nmve; rmuve. 

puve. 

save; sève. 

el se. 

se. 

ee te. 

tel. 

trei hbiii ; kalré ve tre^ à. 

vaïe ; vble. 

m ve. 

ver; ver; me ver; à me ver. 

Villt'. 



2. ê ton. 4- pal. ■ -» ci -> c norm. 



Ex. 



in + *drectum 

Mrectum 
*drecta 

feria 

crescit 

crescere 



àdre. — Cf. laàre ; laàwre ; 

pa lèàwdre ; lààwdre. 
dre ; dre nu. 
dret. 
fer. 
€a kre. 
krèt. 



2° ë atone -^ e norm. 



fenum -|- -are 

credere-l--'^t)ilcm 

credebam 

credere-[-habeham 

crescentem 

crescentia 
*serata 
*telarium 

tu + te -f -iarc 



fefïe ; lejenœ. 
keryab. 
j keryè. 
jù n hrere pâ. 
kre sa; hesâw. 
kresâs. 

la sere; la sere. 
tclye. 
tiiteye. 



Rem. I. Dans [piccm -f résina -^\pcni~^in (Pour le traitement 
régulier de Xi, v. pi. loin), la torme rn(in présente une modi- 
fication anormale obscure, où se dissimule peut-être quelque 



V. Intluence des Palatales. 



24 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

étymologie populaire, à moins que nous n'y devions voir 
une influence secondaire du prov. wiQna '. 

Rem. 2. Les mots qui présentent soit un e (e), soit un e (e) 
témoignent d'une force de résistance remarquable, puisque 
cet e et cet e sont les résultats immédiats de la résolution d'une 
diphtongue éi (èi), sortie elle-même directement du latin. 
D'autres ont suivi l'évolution normale sans, d'ailleurs, jamais 
parvenir jusqu'à l'étape lua, qui est celle du français moderne. 
L'étape précédente lue (qui nous reporte au français du 
xvii^ siècle, et qui est constante aujourd'hui dans certains patois) 
n'a, d'ailleurs, dans le nôtre, que de rares représentants. 

Ex. : (?) 



'ardesia 


ardwei. 




habere 


ûvu'tr. 




pensilem 


1 piuel. 




reges 


le Rwe (désigne 
l'Epiphanie). 


la fête de 


très 


trwe\ tîvè. 




tela 


twel. 





vêla vwel. 

3° I. / -f- pal. - ^ ei -^ f norm. 

Ex. : *ditum 4- digitum de; de. 

strictum elre. 

*frïgïdum fre. 

rad. harn -\- -iscum banie. 

nigrum lier; iih (v. plus loin, conso- 

nantisme) ; suker nh (fr. 
réi^lisse^. 

2. / libre -> ei -> e norm. 

ad -)- percipio / aper^œ. 

Rem. Le son œ est analogique : — influence des formes 



' La botanique nous fournit, en efl^et, pour les langues du 
nord de la Loire, des emprunts nombreux aux formes méridio- 
nales. 

' V. Lifluence des Palatales. 



PHONETiaUK ~ ) 

verkiles en -œ {<r- ô lat.) comme « je peux », etc. (Cf., dans 
d'autres patois, / bit.) Et, de même, pour le suivant : 

ad-]- percipére aperavr. 

bibo ; bè; j bebyèœ ht. 

bibere ber ; ber ; béer. 

bibunt / bev. 

bibam lié j bev. 

V i cem hek Je ; kyik Jt ; ti la fi ; ol fi. 

fidem ma fi ; ma fi ver . 

pisum pe;pèd ter (peut-être pour per 

ter; cf. le suivant), fr. 

pommes de terre. 

*pira per; le per ter '. 

recipio jerm' (cf. pi. haut, / apereœ). 

recipere èr-ear; reivr (ci. id.). 

*siam hè j se. 

*siat kî se;se; et. 

via ve ; tir ta d la ve ; lée. 

video ; ve; j i vey; j 11 i ve gut. 

vides la ve tu. 

vident de k e vej. 
videam kù j vej. 

Rem. /, devant une consonne finale, donne aussi un e norm. 

Ex. : quid d kye ; kye ; kektà dî ? kî kt al 

ke k no li dire ? ke ki vye ? 

4° z atone -f- palat. - et ? atone libre -^ e norm. 

Ex. : a) implicare ilpelye (pour la métathèse. v. 

pi. loin), 
nigrum-j- ... nô s ner^i. 

picem -|-prov. rozina perii:{hi. 
*piscionem peso (pesônfir). 

re -|- *frigidum -|- • ■ ■ >'f>'^'di. 
*vïcinum veT^è. 



' Pour per dû. ter, qui a désigné aussi les topinambours, 
concurremment avec teratiif {d. Lexique). 

- V. Intlucncc des Palatales. 



26 PARLER POPULAIRE DE THAOX 



fi) bibitionem d la beeô. 

bibere -\- habco / bcre. 

*bibitorem bevœ. 

bibimus / hevo. 

*pirarium pcrye; perye. 

pisum + -aceus pe:(â (fanes des pois). 

*siamus k j î scyo. 

vide-|- illac H vêla; 1 vêla. 

vide -\- *illoco el velœ. 

vidimus -f- vos la veyo ? î l'eyo ? 

Rem. I. Dans vyâj (4- viaticum) la chute de la protonique 
implique la présence antérieure d'un e norm. régulier. Cf. 
/ €à vni ; U v-eà vni (fr. le voiçà venir), pour : lé ve^à vni. 

Rem. 2. En atone aussi, l'étape 2 a été parfois dépassée. 

Ex. : 



appri VI tiare 


aprivwexe-. 


artemisia 


armwe^. 


*Franciscum 


Frâsiue. 


*Francisca 


Frâswei^. 


pilum 


pîvel. 


*piperem 


pwevr. 



Rem. 3. Piuesô est considéré par les paysans comme la forme 
française actuelle. 

Harnwà est considéré, par contre, comme la forme patoise 
régulière, et ceux-là seuls qui cherchent à « bien parler » disent 
harnè. (Cf., là-dessus, ce qui sera dit de /m', resp. je, au chap. 
de l'Influence des Labiales.) 

5° Réflexions vocaliques. 

I). nous reste à examiner un phénomène important, un des 
phénomènes caractéristiques de notre patois, qui s'applique à des 
mots présentant aussi bien un e qu'un / en latin. Là encore nous 
réunirons les deux voyelles. Il s'applique aussi, d'ailleurs, et 
surtout, à des mots présentant un a lat., et c'est sous la rubrique 
de Va lat. que nous étudierons les conditions physiologiques de 
production de ce phénomène. 

Nous nous contentons ici d'enregistrer nos produits, qu'ils 
proviennent de mots ayant un e ou de mots ayant un t en latin. 

Voici, brièvement, quel est le phénomène : 

Un e, soit français et normand, soit normand, passe au son 
complexe de ou ay. (V. plus loin, IV, 2".) 



PHONÉTIQUE 27 

1. l hit. -> (' norm. -^ a%, ay. 

*stela elae : «- ete, après chute de 1'/. 

me mae; hormi niae\ dd mat; €et à ntae ; 

Çpardône me) '. 
se sac. 

sérum / say. 

ad -j- *eccistum -f sérum èssae (base). 
te teœ tae ; hiver tae ; asye tae ; avœk lae ; tay. 

Analogie. 

■x) è du suff. -ellum : 

caldum -[- -cUum du koda - : <r- kodat «- kode, 

après chute de 17. 
? niakrae^ : ^ makre, après 

chute de 17. 

3) è dans les mots : 

infernum dfay. 

ferrum fae. 

iiibernum ivae; ivay. 

Rem. I. sîvay, dans la locution : ^e siuay , est très forte- 
ment influencé. C'est la forme française à laquelle s'est trouvé 
appliqué le traitement patois. 

Rem. 2. On trouve rarement le son a. 

Ex. : ho€ ta; tir ta d la ve; erkeul ta; kôdà. 

Rem. 3. tey est une analogie dont le point de départ paraît 
être la forme tay, avec influence régressive vers l'r norm. Ex. : 
asye tey. 

Les cas où se rencontre la forme te sont du domaine de la 
phonétique syntaxique. 

Ex. : / te de; pus te d tlœ. 

2. î lat. -^ c -^ at' et ay. 

*ditum cl dae ; nyàii a k a % dae^ ; 

dû y. 

' Les produits présentant un son è figurent entre parenthèses. 

^ Chaudeau (V. Lexique). 

5 Maquereau. 

'» Littéralement : il n'y en a qu'à lèclie-doigt. 



28 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Rem. Le son de présente une évolution de Va secondaire. 
Ex. : / ^ro doe. 



6 ' 



quid d kyae (d kt'). 

Rem. Pour d key, v. pi. haut, rem. 3. 

illum bal lae; don ù m lac. 

*articlum ortae. 

sitim sae ; say. 

*soliclum solae\ sôlay; (êl sole ri). 

*vermiclum vermàe. 

Rem. Les produits du lat. *articliim, *soIicIiiin, *vermicliim 
témoignent de la chute secondaire de 17 finale, c'est-à-dire de 
formes antérieures telles que ortc, sole, vernie. 

IIL — ë LATIN 

1° e libre ton. -^ ie -^ ye. * 

Ex: *assedere asyer;asyer;sasyer. 

Rem. Ce produit provient d'une forme latine accentuée sur 
le radical, à moins qu'il n'y ait eu influence régressive des 
formes de l'ind. prés. sg. I, II, III. 

2° ^" -j- ^'"^ ^'''"• 

Cette triphtongue primitive se fond, dans notre patois, en un 
son yœ. 

Ex. : 

Ane. h. ail. bed -> *bedum / hyœ; el hyœ (bief). 

Ane. h. ail. fëhu /jw/j/ju^l (fief, fieffé). 

' *tégula kyâd; etyœle. 

nebula nœl^ ; d la nyœl; fiœlae. 

*sequere pîirsyœr; pursyœvi; j vive 
l syœr ; tu d sycèt; j té syœ. 

(?) *saevum syœ; du sycr. 

vetula vyd'l; zyœy; la vyœyes. 

' Cf. l Cil ère. 
^ Nuile*^, 



PHON'ETiaUE 29 

Rem. I . y(V -> y^. 

Ex. : pcr dcum pbrdyc. 

Rem. 2. <r -» e. 

Ex. : vetula vyel. 

Rem. 3. kaiiivyd' est d'origine obscure. Cf. le vieux franc. 
chcncviiis. 

3° (^ du suff. -clliiiii, -cl/os. 

1. La forme du nomin.sg. qui donne un produit -^'o ou -3^6', 
encore vivant sur certains points de la Normandie, ne semble 
pas avoir été connue ici. 

Les rares exemples du suff. -yo (jamais -yaw) sont des impor- 
tations ou des produits influencés. 

Ex. : bellus // è hyo;€et ibyo; byo fer (fr. 

beaucoup). 
chorda -|- -ellus œ hrdyo (cf. suff. -elluni). 

Rem. L'uiyo présente, sans doute, un changement de suffixe. 

porcellus porsyô. 

*sitellus syô; 1 syo. 

*vitellus lyô. 

Rem. -ellis, duns pellis, aboutit au même résultat. 

pellis k^âr epyo. (Cf. le verbe epyôse.) 

analog. aqua / yo ; de ! yo ; d 1 yo ; d I yô d r/ . 

2. Le suff. -ellos a persisté dans notre patois, fournissant aux 
produits de -cUuui (v. pi. loin) leurs formes de pluriel, — tantôt 
avec persistance de l'ancienne diphtongaison, tantôt avec réduc- 
tion à -ya. 

agnellos d ^ aha. 

? V. franc, baïvcau balivyà. 

fr. bigarreau bigoryàiu (variété de cerises). 

(?) *ablatarellos de bhvryàiv. 

botellos bii'oxâ. 

bellos b\à. 



30 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



de -|- abantc -] — ellos 

*sturnellos 

*fiisellos 
fossatum -| — ellos 
Fontana -{- -ellos 

Fraxinum -|- -ellos 

canthum -\- -ellos 

? 4- -ellos 

cultellos 

curatum -|- -ellos 
? fr. coupeau 
fr. maquereaux 
monticellos 
morsum-|- -ellos 
*musus -[- -ellos 
napum -|- -ellos 
nasum -|- -ellos 
p 

*porrellos 

pelles (cf. pi. haut) 

germ. raus -|- -ellos 
*cisellos 
*taurcllos 

? + -ellos 
*vitellos 

aucellos 

audire -|- p -| — ellos 



de dvâtyâ (tabliers). 

d ^i elwurnyà. 

jîsyàiu. 

fosyàiu; le fosyow. 

le Fotehà (habitants de Fon- 
taine-Henry). 

le Frenà (habitants du Fresne- 
Camilly). 

de kàiutyà (chanteaux du 
pain). 

le kulbhyà (habitants de 
Colomby-sur-Thaon). 

de kntyâ. 

no kiiryà ; de heurya. 

kwepyàiu. 

maheryà. 

de mosyà ; nin^yà. 

niorsyà. 

le mtiTyâiu. 

le navyàtu. 

le nà^yà. 

pipernà (variété d'anguilles). 

pwwyà ; pworyà ; piuoryaiv ; 
piuuryàw. 

le pyâ. 

de ro:{yoiu (roseaux). 

per de s'i:{yàiu ; vo sî'^yaw. 

tory à ; de toryêaïu. 

tre:(}'à (v. lexique). 

vyà; de vyaiu. 

le:(^ot :^u'è:^}w; d~ -wezya. 

l ;^ luîpyà. (oreillons). 



Rem. Certaines de ces formes peuvent avoir une valeur 
péjorative, comme le Imrya, et, de même, les noms d'habitants 
tels que le hilobyà, etc. 

3. Le suff. -elhim nous fournit toutes ou presque toutes les 
formes du singulier. Il y a eu chute de 1'/ des formes anciennes 
en -el. 

Ex. : annellum àne. 

agnellum àfâ. 



PHONIiTIdUH 




31 


? V. fr. biiïvcau 


balive. 




bcnna -|- -cUum 


bàne. 




angl. sax. bat-[- -ellum 


baie. 




(?)*ablatarclluni 


blœre. 




fr. barre -f- -ellum 


IM. 




p 


btirt' (bourreau). 


bux-j-"^'"'-"" "^ *buxtiellum 


Invosc. 




de -j- abante -|- -clluni 


dvâwle; dvàte. 


*fusellum 


M- 




? -| — ellum 


Ijc^c- ; he^ ; 


hee:(e ' . 


germ. haim -j- -ellum 


/ Home (nom de lieu). 


cappa -j- -ellum 


kape. 




canthum -|- -ellun. 


èl kàte. 




chorda -1- -ellum 


kÔrde. (V. 


3^':i.) 


cultellum 


htle. 




fr. cou peau 


huepe. 




*mantellum 


niàiute. 




monticellum 


niose. 




morsus -| — ellum 


morse. 




*martellum. 


morle. 




*musus -f- -ellum 


mîi~e. 




novum -|- -ellum 


mive. 




pannum -{- -elli 


pane ; de pi 


)iie. 



Rem. Ces deux dernières formes sont des formes de pluriel. 
Cf. pôiiyè, avec influence de paiiariiim. 



? -j- -ellum 

rastellum 

Rac. german. -| — ellum 

? + -ellum 

"rivuscellum 

re -|- novum -|- -ellum 

cerebellum 
*cisellum 

? *tassellum 

? + -ellum 



piper ne. 

rate. 

ride. 

Ro::^' (Rosel, nom de 

commune). 
ruse; rwise. 
l t'r««i'^ (printemps). 
serve. 
st:;;e. 
ta se. 
ter:^; tre:^. 



' \ . Lexique. 



32 



PARLER POPULAIRE DE THAOX 



*taurellum 
tunna -|- -ellum 
bas ail. tûte -\- -ellum 
aucellum 



tore; iiuore. 
iiinc. 

iïue (tuyau 
à' Il ive:(e. 



à lessive). 



Rem. L'c bref du suff. -ellum donne, régulièrement, un e 
ouvert roman. On remarquera que cet e a persisté, avec sa 
valeur primitive, dans le plus grand nombre des produits relevés. 
Cet^ ouvert peut même passer au son œ. Ex. : kàpcv ; kàwtâ 
(rare à Thaon). 



4° e protonique. 
I. e pvot. entr. -^ i. 



Ex. : 

2. e proton. 
Ex. : 



*leviarium 
libre -» /. 
? *o;emare 



lijye\ 



jlinî- (cf. jiiiiord). 



IV. 



a LATIN 



1° a ton. entravé, latin ou roman, persiste régulièrement. Il 
se présente sous la forme d'un a fermé, bref ou long. 



Ex. 



subst. verb. de (?) *attaccare âlâk. 

*damnaticum daiiiâj. 

fi lu m -\ — acea Jihu. 

tr. grimace f^riniâ^. 

bas. ail. hacke hiu. 

fr. Jacques Jâk; se Jak. 

crinem -[- -acea hrinâe. 

*limacea liiiitu. 

*male -j- habitum malad. 

minacia ninâe. 

palea d la pal. 



' Remarquer : La Fol ijtinl, uon\ propre de femme; 
Vaulégearde, femme ^'aulégeard. 



Pleurer, geindre. 



fr. La 



PHONETiaUF. 3 3 

esp. batata -|- ^ de pat†(pomme de icrre). 

*plattia plâe. 

? safàr (gourmand). 

sapiam sav (sache). 

*tripaliuin iravay. 

*operaticum uvrtij. 

vacca la vâk. 

2° Réflexions vocaliques. 

Rem. — Les tendances emphatiques du parler de Thaon 
entrent peut-être pour une certaine part dans la persistance 
qu'on y remarque d'un hiatus de deux voyelles joignantes, très 
anciennement réduites en français; à moins qu'il ne s'agisse, 
dans la plupart des cas, d'un phénomène secondaire de date 
récente. Le fliit se produit notamment pour des mots ayant en 
latin un a ton. ou proton., suivi ou précédé de a. 

Ex. : 
*annata âruâ. 

ital. donna -|--ata donae (« habillée », — avec 

une idée péjorative). 
*caminata aminée. 

*cippum -|- -ata €upèè (rejeton). 

On ne peut ranger sous cette rubrique des formes telles que: 
lâe (fr. laid; ànC. h. ail. laid); le suflae, — qui rentrent dans 
l'étude des réflexions vocaliques d'un e norm. moderne. 



* 

C'est le lieu d'examiner les produits en ae, en tant qu'ils sont 
issus de mots ayant un a en lat. (Pour les réflexions de Ve norm. 
provenant de ^ ou de ï lat., v. pi. haut.) 

Il nous est interdit, par le bon sens d'abord, de voir dans le 
son ae (ay) ou a de notre patois ce qu'on a prétendu être une 
persistance de Va latin. Il nous est interdit aussi de l'y voir 
pour un motif probant qui est la présence, dans notre village, 
de ce même son aè (ay) ou a à la tinalc de mots ayant soit un 
ë, soit un î en lat. (v. pi. haut). 

Nous y constatons une simple évolution de Ve norm. 
moderne. 

GuERLiN DE GuER. — Parler pop. de Thaon. 5 



34 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



Comment peut être marqué le schéma de cette évolution ? 

Par emphase, un e fermé se segmente et, de cette extension 
du son, naît un groupe qui se compose essentiellement de Ve 
fondamental et d'un e adventice secondaire, de même nature 
que le son générateur. 

Cet e adventice a la propriété d'évoluer. Il passe successive- 
ment à e ouvert, puis à a, en même temps qu'il prend dans le 
groupe une valeur sans cesse plus grande, jusqu'au point de 
réduire le son fondamental lui-même au rang de son adventice 
et, finalement, de le faire disparaître. 

D'où le tableau suivant : 



I. 


e. 


2. 


éé. 


3- 


èé. 


4- 


ae. 


5- 


ae -> ay. 



6. a. 

Rem. — L'<? adventice de l'étape 5, ayant conservé nettement 
sa valeur d'^ fermé, peut passer au son i, puis y. 

Quant à Ve ouvert, qui se rencontre parfois dans un domaine 
où dominent les sons aé et ay, il peut s'expliquer par une 
régression secondaire de Va ouvert vers e ouvert. — Les produits 
avec e ouvert figureront entre parenthèses. 

Voici nos témoignages : 



*abesmum -|- -atum 


ahyemae ' ; abyemay. 


*accaptatum 


astae; a4tae. 


ad -\- *ficcatum 


{a fiée). 


ad -|- famem -|- -atum 


afôinae; afwamae. 


? -|- -atum 


ajigornae ^. 


? -|- -atum 


(aJwkeine) ' . 


ad -|- consuetudinem 


+ 


-atum 


akîiiumae. 


*alluminatum 


alumae. 


annuntiatum 


anosae. 


' Abîmé. 




^ Arrangé, ajusté. 




' Acoquiné. 





arripatum 

ad -j- vallem -\- -atum 

n -\- firmatum 

nflatum 

n -|- ? rhcuma -|- -atum 

n -\- salsa -|- -atum 

n -\- volatum 

n -|- venimen -|- -atum 

n -\- via -\- -atum 
ablatum 
anc. h. ail. blanch -|- 

gelatum 
bonitatem 
carnem 



PHONÉTIQUE 

arivae; arivôe. 

tivâlae. 

àjt'rmae. 

âjlae; ûflay. 

àryèmae ; àryemay 

àsosae. 

àvolae. 

àvlimae. 

àvyae; àvyay. 

hlae; blay. 



35 



// e blàjlay;jlae; il a jlây. 

boiay. 

d la €ae; d la €ay. 



Rem. — iàe présente une étape antérieure de l'évolution. 



cantatum 
? 

damnatum 

de -J- buUa -j- -atum 

de -|- ? frac -\- -atum 

de -j- gustum -j- -atum 

de -|- rapina -j — atum 

de-|- V. fr. rober -)- -atum dérobai. 

de -f- V. bas franc, skërran 



eàtcâ. 

dalae (pissé). 

dànây. 

dî'bwolae (déboulé). 

defrahtae (décousu), 

degiuolae; gwotae. 

deravinae (dégravoyé). 



-j- -atum 

onomat. -\- -atum 

donatum 

duplatum 

duratum 

desideratum 

ex -\-ir. boudin -|--atum 

ex -j- granum -j- -atum 
*excaldatum 
*excalfatum 

ex -|- V. nord 
-atum 

ex -|- coxa -j- t -(- 



dkeirae (Rem . èdchira) ' . 
didalae (remué, tremblé). 
dbnae; dônae. 
dublàe. 
durât. 

diirae; (d:(ire). 
€ e ebudinae. 
egernae. 
ekodae. 

ekofae ; i va s kofàe. 
krasa -\- 

tkrœ^ae (écrasé). 
atum ekyœstaf. 



Déchiré. 



36 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



anc. fr. esquipe -|- -atum 

ital. stroppiare -|- -atum 

aestatem 

fossatum 

? -| — atum 

conflatum 

? V. h. ail. gâhi 

(v. franc, gai) 

? -| — atum 

onom. -|- -atum 

germinatum 
*jettatum 

jocatum 

quadratum 

curatum 

crepatum 

clavem 

clarum 
*cocca -|- . . . -| — atum 

fr. café 

quassatum 

costatum 

causatum 

conditionem -j — atum 
*colapum -|- -atum 

curvatum 

cubatum 
*quaestum -|- -atum 

levatum 

mare 

(?) maie -j- vatium -\ — atem 

necatum 

nebula -| — atum 

(v. fr. au beau) 
*ausatum 
*pasmatum 
*passatum 



ekyipae. 

estrupyây (estropié). 

etaè ; eiay. 

fosae (plur. de f osa) ; lfosae;fosay. 

galtae (remué). 

goflae. 

gyae (gai). 

gyay (g)ê) ■ . 

i s a hœriae. 

hûtae (sommeiller). 

jernàe. 

jtae. 

jwae. 

kàwrae. 

k-enrat; keurây; (kjure). 

kérvae. 

kl de; klah, klay ; (IakJe). 

klâf ; klay. 

koeonae. 

kôfae. 

kosae; kosae; kosay. 

kota€; à kotM; (Jiote). 

ko^at. 

kddisyonae. 

kupae. 

kurhay. 

kwae ; (kwey^ [couvé] . 

kyetae. 

Ivae. 

la Diae. 

movèsta'e. 

hae. 

nœlae (nuilé). 

ohaî (aubier). 

b:{fâ. 

pàmae. 

pàsae. 



' D'autres régions,, où les réflexions vocaliques sont ignorées, 
présentent la forme gay (fr. geai). 







PHONÉTIQ.UE 


fr, patrouiller 


+ 


? -f 


-atum 




patronne (touché, caressé) 


plicatum 




pclyae. 


pensatum 




pesae. 


paupertatem 




povértae. 


*piratum 




prâe ; pray (poiré). 


pratum 




prae ; pray. 


re 4" (^) cadere 


^ + 


•••+. 


-atum 




// a rkyèvae (tombé). 


sella -\ — atum 




selâ (sellé). 


satullum -|- -atum 


solae. 


bas ail. supen -|- -atum 


€al a supae (séché). 


sudatum 




sïùae. 


tardatum 




tardât. 


(?) *tumbatum 




tà'bae. 


temperatum 




trâpae. 


triump(h)are 




trbpae. 


? -\- -atum 




trutae (caillé). 


tornatum 




turn^. 


veritatem 




vtritcâ. 


versatum 




j e versât. 


*oblitatum 




êbelyae. 



37 



Rem. I. Les formes vrae (4- veracum), irây rentrent dans 
ce chapitre. Le son ae (ay) y est une évolution de IV norm. 
secondaire et non un souvenir de la diphtongaison provenant 
de a -\- c lat. (cf. pi. haut). 

Rem. 2. On a pu remarquer que, dans cette longue liste, ne 
figuraient comme formes verbales que des produits du lat. 
-ûtiiiii et non du lat. -are. Il est de règle, en effet, que : 

-are -> t (e) ou e. 
-atum -» ae (ay). 

Rem. 3. Digression. — Ce phénomène est, de ceux que 
nous avons étudiés jusqu'ici, celui qui dépeigne le mieux 
notre patois. Il trouve, avec quelques autres, déjà cités (v. 
l'Introduction), son explication dans une tendance de ce patois 
à l'extension vocalique, h l'emphase phonique. 

La segmentation vocalique, étudiée plus haut, la diph':on- 
gaison (soit des voy. orales, soit des nasales) qui nous occupera 



38 PARLER POPULAIRE DE THAON 

plus loin, manifestent clairement cette tendance. Le nombre et 
la variété des sons ouverts en témoignent aussi, s'il est vrai de 
dire que ces multiples sons ouverts sont autant d'achemine- 
ments vers des diphtongaisons ultérieures ou autant d'efforts 
faits vers 'des diphtongaisons qui ne se réalisent pas. C'est 
ainsi que nous devons noter la fréquence d'un son a long très 
ouvert, celle aussi d'un son très ouvert, provenant de 
l'évolution d'un son a fermé ; que Vo fermé subit aussi cette 
poussée vers un son ouvert, et que Vc, surtout final, est 
presque constamment de nature très ouverte, quelquefois 
même se segmente. 

Nous croyons pouvoir ici, — afin d'en avoir fini avec l'étude 
de ce phénomène typique — donner une liste complète de ces 
sons, dans l'échelle de Va ainsi que de Yo et de Ve '. 

1° a lat. a des tendances à prendre la valeur d'à. 





ad 




kiye à po. 




arborem 




àb; àrh; abr. 




allium 




h l àl. 


prov 


. baga 




bàg. 


prov 


. braga 




brâg.^ 




*bragulare -|- • • • 




hràyàr. 




brutalem 




vyœ brutal. 




dégradât 




e degràd. 




fructum -| aticum 


fritàj. 




*gladiolos 




de glàdyœ. 


ital. 


caporal e 




hapzuoràl. 


prov 


. carda 




de kàrd. 


fr. 


casson -|- infl . 


de 






bastonnade 




kastonàd. 




cava 




la kàv. 




lavare -| — aticum 




làvàj. 




maie 




mal. 




passum 




pà. 




se *paraulat 




i s pàrl. 




pro -j- minare -|- 


p 


prbinnàd (jeu d'enfants). 




*rabia 




ràj. 



' Toutefois, pour plus de méthode, nous reporterons en note 
tous les produits présentant les variétés de Yo et de Ye. 



PHONETIQUE 

holl. happcn 

*rasarc -\- -atorem 
sapicim 
fr. timbale 



39 



vaclis 

viaticum -| — at 



; â ràpi yun (de : happer). 

rà:(â. 

kù je l sàv. 

tèbàl. 

kàw ki k tu va rvèni. 

ki vu'oyà€. 



2° Un son a ferme peut aboutir à b, à. 
a) — (1 



fr. almanach 
*animalem 
fr. bavarde 
fr. bec -| — acea 



prov. barri ca 

bracchium -|- . 
fr. bourrache 
*ecceoc illac 
? *scacia 
filum -| — acea 
focacia 
ital. ganascia 
germ. gard -|- -inum 
gâbata 
fr. javelle 
nord, hala 

? * gemare -j — hart 
caballum 
*captiare 

fr. café 

catta -|- pilosa 
qiiarta 
ital. carcassa 
illac 
largum 
maie 



akèboteÇse dit du blé, atteint 

de maladie). 
almmb. 
aniinb. 
bavbrd. 
bf'kos. 
Borbyer (Barbière, nom de 

lieu). 
bbrik. 
bro€ycr. 
bnro€. 
ee eb. 
d :( ekbe. 
filb€. 

fivb£. 

gbna£ (tête). 
gbrdè. 
gbt.^ 
gbvel. 

hbl (haie, tire). 
jiiiibrd (pleurarde), 
yw. 
kbft' (chasser) ; à Zw (en 

chasse). 
kbfae. 
de kbph\. 
kbrt. 
kyerkbs. 

fb ; st OUI Ib ; // te Ni Ib. 
Ibrj. 
nib; mbl. 



40 PARLER POPULAIRE DE THAON 

*niartcllum morte. 

ad Jciye opô. 

ad -|- *eccistum -|- seruni odsc ; bssae. 



? germ. *agalstia.s 


/// ni bgae. 


appressum 


oprœ (après). 


*arripatum 


brive. 


ad -|~ S'^tis 


ose. 


*plattia 


plbe. 


? 


d la pbîwlc (sorte de trèfle). 


a. sax. papig 


du pbpi (coquelicot). 


se *paraulare 


s pbrle. 


*reseda 


re:(edb. 


fr. ric-à-ric 


rikbrah. 


*sapere 


sbve. 


rad. tac 


tbk (tache). 


cf. bas ail. tappe 


tbp (gifle). 


*tractiare 


trb^e (chercher). 


vacca 


vos; vbk. 


valere 


vole. 


P) - 5. ■ 




ad -|- taxare 


ato-ee (prendre à tâche). 


^abbatiale 


basybl (masure). 


fr. bigarrer -\- -elles 


bigoryàw. 


fr. barre -| — ellum 


bore. 


id. + ... 


bôryer. 


*bastonem 


l botô. 


*botulâ 


de bwoy. 


*ecceoc illac 


via €0 vni (litt. voilà ça 




venir). 


calcem 


d la €0. 


*castania 


£oten. 


"castellus 


eoto. 


V. nord, krasa -| — atiim 


ckrôioe. 


falcem 


Jo. 


*gladiolos . 


de glbdyœ. 


*garcio 


gb{g^rs). 


germ. wardon 


gbd le. 


anc. h. ail. waso 


du gbxp. 


? 


hâkbr (hangar). 


fr. hasard 


hb^âr. 



PHONETIQUE 


imaginem 

ital. canaglia 


imoj. 

de knol (enfants). 


cavca 


koj. 


quadrifurcum 
*quadrellus 


korfu'O. 
kbro. 


ital. carroccia 


korhe. 


ital. carriera -{-... 
quassatum 
? (cf. castillier) 


koryœ (carrier). 
kosae\ kosœr. 
du kosi (cassis). 


? prov. cassa -f- ••■ 
} coagulata 
colare -|- -hart 


kosye (étui), 
koyi; la koyi. 
kulor. 


lacertum (cliangement 


de 


suff.). 
lavare 


œ lè:(pr. 

ô lov ; Ibvn ; love. 


*margula 


mol (fumier). 


martem 


mor. 


*matrana 


morïn. 


p 


morô (marron). 


navigare 
arborem 


€a noj ; noje. 
bbr. 


bas franc, aiblor -|-... 


ofrnx- 


*astric -{-... 


oteryè (âtre). 


aprilem 


ovri. 


fr. (^ du prov.) pastcnadc 


de paskhiod (carottes). 


fr. Pâques 
*paraula 


de pokyet (pâquerettes) 
pol (parle, dis). 


*parcum 


l por. 


*patranum 
parochia 
*passare 

id.+... 


pore, 
porwes. 
pas la€e. 
posas. 


palea -| — acea 
rad. poc -| — hart 


poyae. 
gro pîikor. 


rarum 


ror. 


rastellum -|-... 
regalem 
V. fr. safre -|- -hart 


rotélye. 

rèyol. 

safor. 


prov. salada 


salod ; sôlod. 


*sarracinum 


sarb'^è. 


V. h. ail. salo 


sol. 



41 



42 



PARLER POPULAIRE 


DE THAOX 


satullum -| — hart 


solor. 


taliatum 


toyi. 


*tripaliatum 


travoye. 


*villaticum 


vilbj. 



vadis 



tu vô 



' Nous faisons suivre,, comme nous l'avons annoncé, les pro- 
duits en ouvert et e ouvert {ce. ouvert) : 

1° se présente, généralement, sous la forme d'o ouvert. 



Ex. : intenditis -|- vos 


âtàdo. 


? 


la baeol (Jeu, — v. Lex.), 


burra -j- ... 


bu'orè. 


? *ciconiciola 


eenol (manivelle de puits) 


fr. dégringole 


degregol. 


? a. sax. docke 


la dog (rumex oseille). 


dolat 


ki dèl. 


dono 


èj It don. 


ital. donna -[-... 


■ done (habillée). 


dormiunt 


/ dorm. 


p 


d lajifèl (y. Lex.). 


fabrica 


la forj. 


fr. grelots 


gerlo. 


*globa 


glob. 


*gorga 


gorj. ^ 


*gnimellum -| — ottum 


grimlb. 


grossa 


gros. ^ 


foris -|- missum 


hormî. 


in -\- commodum 


Ihnod. 


fr. casserole 


kastrol. 


ligare -|- collum 


likôl. 


hordeum 


d l orj ; €ukrê d orj. 


ulmum 


brm. 



2° Ve secondaire, lui aussi, prend une valeur ouverte. Cet e 
ouvert parfois se diphtongue. 

I. <; en syll. atone. 

à)e 4r- e ou i lat. 



ad -|- licere 



adlexj (tranquille). 



PHONETIQUE 43 

4° a protonique : 

1. a proton, libre -^ e. 

*sapcrc -|- liahco j sfre ; jâ l scre. 

2. a proton, entravé persiste. Cet a a la valeur, soit de a 



in -|- terra -|- ... 

de -|- catena -|~ ••• 

de -|- *misculare 
fr. fêler 

febrarium 
*persica -| — arium 
*piscare 
ital. perruca -| — arium 

picem -|- prov. rozina 
*pisturire 

praedicatum 

petrum -|- . . . 
*serrare 

vitruni-f--.- 
viride -|- jus 

^S) e <^ a lat. 

basiare 
*bassiare 
statu m 
stramen 
aicis' -\-... 
? cadere -j- . . . 

placere 
patella -f-... 
*racimum 
rationem 
re -j- (?) cadere-}-... 



âkyere (y. Le.\.). 

àthi (enterrât). 

dekyene. 

de me le ; demelœ. 

jclœr. 

feverye. 

pPéyt'. 

pf'kye. 

pcrukye. 

peru:(în. 

pétri. 

prèei. 

pyero. 

sert. 

à vere. 

verju. 

be:(e ; / be:^. 

bwese. 

j e ete. 

bot d être. 

e:(î. 

kyetln (pommes tombant 

avant la Toussaint). 
ple:(i. 

pwelyer ; à pwele. 
du rè:(è. 
rezp. 
t'I a rkyevae (tombé). 



2. e long ouvert soit final, soit dans des groupes tels que 
[voy. 4" cons. finale] et, notamment, le gr. -cl final. 



I. V. Thomas, Essais de Phil., p. 207 sqq. 



44 PARLER POPULAIRE DE THAON 

fermé bref, soit, fréquemment, de a long ouvert (v. pi. haut). 
Rem. — Cet a proton, entravé passe à e. Ex. : 

trans -\- *tottos tùrtti (v. fr. trestous). 



a) gr. -el final. 






Ex : 






lamella 




/ alumel (la lame). 


? 




nèi àterzel(y. Lex.). 


germ. banc -\ — ella 




hàsccl ; bàwsel. 


berula 




la bel (cresson sauvage). 


*butticula 




buùy. 


cappa -j- -ella 




eapel. 


cerebella 




eervel. 


dentem -j- r -}- 


-ella 


dàtrel. 


scala 




ekûl. 


*scutella 




ekibel. 


*exvigilat 




no s evel. 


femella 




fiiniel. 


fel 




fyil. 


fr. Gabriel 




gaberyel. 


fr. javelle 




gavèl. 


V. nord, gaddr -| — ella 




de gradèl. 


ail. krausel (beere). 




griuè:(el ; gèruicT^l. 


*crudalem 




keriuel. 


novella 




nuvel. 


fr. pucelle 




pusel. 


erysipelas 




ma resipel. 


rota -f- -ella 




rwel. 


saltare -| — ella 




sotrel. 


germ. sûr -|- -ella 




surel (oseille). 


caelum 




syel. 


tela 




m. 


turturella 




târtrel. 


vascella 




vesel. 


(î) voy. -|- double cons. 


finale. 




*carrica 




€erj. 


capra 




eevr. 


herba 




erb. 



PHONÉTIQ.UE 



45 



Quant à térjii (fr. toujours), il a subi l'influence de tèrlù et 
l'on peut écrire : 

tèrjâ = (tottos -|- diurnos) -|- (trans -)- tottos). 



firmare 
a. h. a. garba 

gantes -|- de -\- arma 
*germina 
*coprire -\- •■• 
virga 

3. e final normand. C'est un c 

fr. allie/ 

arcu ballista 
*assedis 
assedere -{-■.. 
celt. balan 
h. ail. bungo -\- ... 
germ. blâw -{-... 
gcrman. bloch -\- ... 

fr. bonnets 
cf. fr. bosquet 
fr. de -f les 
. . . -|- -ebam 
est 
fr. en -|- les 
?v.fr. gal+... 

gard -|- -inum -|- -ittum 
V. h. ail. grio/ 

insula -|- -ittum 
4~ -ittum 
galbinum -\- -ittum 
quartum -j — arium 
*coccinuni -[--ittum 
copula -|- ... 
V. fr. andier 



le fer) n. 

gyerh. 

jàdenu . 

èl jern. 

hiver t. 

verg (verge de fléau). 

long, parfois diphtongue. 

k vÔ:( âlye. 
d :( arhale. 
tu t asye ; / m asye. 
k vo vo:^ asye:(îsyè. 
de baie. 

de bine (beignets). 
de blâé. 

de blokye (fuseaux de den- 
tellière). 
de bone. 
de bukye. 
de ; dey. 
j démàwdye. 
u k € e; £ e vrây. 
e (aux). 
gale (galets). 
gardine. 
gre (grès). 
(/ ^ ~ile. 

jakye (variété d'écureuil). 
de j à ne. 
de karkye. 

de koeone ; It koeôney ' . 
kuple. 
le làgye. 



I . Fruit de l'nubcpine cpincusc. 



46 PARLER POPULAIRE DE THAON 

3 . Cas isolés. 

a) a entravé passe à e qui peut devenir / comme dans : 

caryophyllon jiruf. 

Et, de même, dans : 

germ. marahscalc maricha. 

3) mtzert't (musaraigne) est le résultat d'une étymologie 
populaire. 



mitto 




kè j me. 


... -|- -etis 




k vo mwojisye. 


napum -|- -ittum 




nave. 


*praestum 




pre. 


pedes 




me pye. 


? 




rvye (fr. Reviers, nom de 
commune). 


*eccistos 




se. 


sufflare + . . . 




sufle. 


subtulare 




sulye. 


van nu m -|- ... 




de vànc (vanneaux). 


■3,° œ long se présente sous 


la forme d'à' ouvert. 


deturbat 




£a 1)1 dhàrb. 


duos 




dœ; l dœ; à dezO. 


ex -|- *pulvus -\- -torem 


î'pustœ. 


anc. h. ail. f al dan -j- stuol 




fôtœl. 


germ. haunita -|- -osum 




hûtœ. 


linteolum 




lesœl. 


plorare -| — osum 




plœrœ. 


solium 




l sœl. 


*tiliolum 




teyœl. 


? vitilia -|- -osa 




vetiyœ::^. 


*volis 




tu vœ. 



Rem. — A noter, les segmentations vocaliques suivantes 

butyrum du byâœr. 

pigritia -|- -osum paresœœ. 

*posteis t pyâœ. 

fr. ramoneur ramonâœ. 



PHONETiaUE 



47 



V. — LATIN 

1° ton. libi'c -> //('. 
Ce son ne, par nictathèsc, passe au son œ. 
Ex. : 

ad -|- *propiat / s apnve ; aprœe tae. 

apud hoc avœk ley; avœ lae; d avœk elye. 

in -|- prope ' àprœ ; àprœ (après). 

*repropiat / m erpnve ; rprœsi. 

*iIloco ilœ ; d ilâ ; pbr ilâ ; pus te d ilâ ; sœ lœ; 

slilœ; stelœ; el velœ. 

*noptias nâs ; à née. 

. . . -|- prope oprâ d H ; ôprœ ; tu prœ (près, auprès). 

*pl6vere plœr. 

*pôtere pœr ; dé s kê j vwe pœr. 

rota rœ; rœ. 

Rem. I. Analogiques, malgré l'entrave : 
*torsum tœr; il e tœr. 



torcere 



lœrd; tœrh (cf. àtœrs). 



Rem. 2. Ecce -f- hoc (fr. ce; — cf. apud hoc -> fr. avec) 
donne un produit sit, avec réduction à ii du gr. ne primitif. 

2° proton, libre subit l'influence de la tonique {ne -> œ). 

Ex. : ad -|- proprium -j — are aprœee. 

? kœveree (fr. C ou v rechef, — 

nom de hameau). 
*plôvere -|- . . . i plœr a. 

probabant prœve. 

*torca -|- ••• tarée ; tœrkye; tœrki. 

Rem. I. Le son u, provenant de d protonique, dans 
*caryophyllata jiruflee, 

est régulier. Mais il y a influence régressive de l'atone sur la 
tonique dans le simple : jirnf. 



' La forme française suppose un type latin ad -\- pressum. 



4^ PARLER POPULAIRE DE THAON 

Rem. 2. Va (pour î^) de €ikamur (sycomore) peut provenir 
d'une dissimilation. Cf. cependant H. Schuchardt {Voc. des viilg. 
Lut., I, 179) et le prov. sicainaur; v. fr. sicaïuor. 

Rem. 3. Va de *cornicla (Jcaney) est peut-être amené par une 
étymologie populaire dont l'origine serait due aux ravages 
causés par cet oiseau (d. canaille). 



VI, — ô (îl) LATINS 

1° I. y libre tonique donne naissance, dans notre patois, à un 
son u (^ on, qui se rencontre déjà dans les mss. norm. du 
xii^ s.) 

sycomorum fikainnr (cL la forme de mûr, dans les 

pays qui ignorent la labialisation; — 
V. pi. loin). 

coda la kû. 

nodum nu. 

2. ô de. la désinence -torem, -atorem. 

Le produit de cet ô est aussi un son ?/, primitif ou analogique, 
avec chute de l'r finale. 



Ex. 



*bataculare -| — atorem /wyw (bailleur, qui baille). 
*buxta -| — torem bu'oln (boiteux). 



excorticare -\- -torem ekoreû (écorcheur). 

onomat. -|- -atorem japû (qui jappe). 

? -| — torem kaliuoyn (chatouilleux). 

? -| — atorem iiiu'orvû (morveux). 

Rem. — Ces produits qui, tous', désignent l'agent, peuvent 
être, légitimement, tirés d'un suff. -torem. Il n'y a rien là qui 
soit en désaccord avec les règles de formation des mots, non 
plus qu'avec les lois de la phonétique. 

La difficulté commence avec les produits suivants, assez 



' Bien qu'encore il soit permis d'hésiter pour tel ou tel 
d'entre eux, comme mivorvti, par exemple, et kaiiuoyu, entre 
un suff. -torem et un suff. -osum. 



PMONKTIQ.UI-; 49 

nombi'L'Ux, qui désignent non plus l'agent, mais soit le lieu où 
se fait une action, soit un instrument. 

Le suff. -oriiiin, -oria (v. pi. loin, Rem. i), rendrait bien 
l'une et l'autre de ces deux nuances de pensée, mais il est 
phonétiquement impossible. Nous en sommes donc réduit à 
supposer une extension analogique dans l'emploi de ce sulî. 
-lorciii. 



*abbiberare -| — torem ahùrvû; ahrèvù (abreuvoir), 

battuere -j- -atorem balû (battoir). 

*exstingere -|- -atorem t'tèhn (éteignoir). 

stringere -[- -atorem /^ elrenu (« étreignoirs », v. 

Lex.). 

? -{--atorem y///w) (juchoir). 

? -|- -atorem hàrti (charrier), 

colare -| — torem kiiJii (couloir à lait), 

lavare -\ — torem Itlv-ù ' (lavoir), 

seminare -|- -torem siDiitt (semoir). 

Rem. I. Pour la majorité de ces mots, le français a adopté, 
de préférence, le suif, -oir ou -oire (lat. -oriinii, -oria) encore 
vivant aujt)urd'hui et qui entre dans la tormation des néolo- 
gismes technologiques. 

Rem. 2. Le suffixe franc, moderne -^rr (descendant lui-même 
d'une désinence -nloreiii), perdant, en patois, et aussi dans le 
franc, du xvii'^ s., sa finale r, a pu exercer, à une époque récente, 
son influence analogique sur un certain nombre des formes 
patoises qui viennent d'être citées et sur quelques autres. La 
forme en -cv se présente tantôt seule, tantôt concurremment 
avec une forme en -u vieillissante. 

Ex. : 



*abbiberare -\- -torem / abrd-vœ (l'abreuvoir). 

*arrosare -j — torem aro:((}i (arrosoir). 

in -|- tunna -|- -torem ^7/(^;/(f' (entonnoir). 



' Cf., dans Godefroy, les anciennes formes laviir, Invotir, 
lavcour, qui sont les ancêtres de notre produit patois et 
attestent bien une désinence -alorcin. 

Gui-Ki IN m (jUEu. — Paih-v pop. de I'Imoh. ^ 



50 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



battuere -|- -atorem batœ (battoir). 

*brustiilare -|- -torem brnld' («. brûloir » à café). 

de -)- *niisculare -j — torem dhiieJœ (démêloir). 
*drectiare -\- -torem dreeœ (dressoir). 

ex -\- V. h. ail. scûm -j- 



-atorem 

ex -|- *pulvus -j- -torem 

colare -|- -torem 
*mirare -| — torem 
*muccare -\ — torem 
*putiare -^| — torem 

*rasare -|- -torem 
seminare -| — torem 
sarculare -| — torem 
(?)*tirare -|- -torem 



t'hiiiiœ (écumoire). 
t'pnstœ (« époussetoir »). 
hihf' (couloir à lait). 
niirœ (miroir), 
luneœ ; imieœ (mouchoir). 
pnm'-; piieœ (« puisoir » à les- 
sive). 
rà^œ (rasoir). 
sèmœ; siiiiuv (semoir). 
serhIâ'Çsàrdow). 
tint' (tiroir). 



Rem. 3. Les mots suivants ne présentent pas autre chose que 
cette même finale française œr, avec chute de Yr finale. 



Ex. : 

*biberatorem 

? -|- -atorem 

*farsa -|- -torem 

facere -\- -atorem 

fenare -|- -torem 
*falcare -|- -torem 

fumare -|- -torem 
? -] — atorem 

causare -|- -torem 

collocare -| — torem 
*coprire -|- -atorem 
*currire -\- -atorem 

laborare -| — torem 

le«;ere -j — atorem 

ligare -\ — torem 
*mentire -] — atorem 
? -| — torem 

pi o rare -| — torem 
*prendere -] — atorem 



hevâ. 

bot ht' (ouvriers botteleurs). 

farsœ. 

fnœ. 

fokyœ. 

fitniœ. 

gwepœ (« gouapeur »). 

haw:^i'. 

ht-eœ. 

kuvrœ. 

hiuorœ. 

lahword'. 

li^œ. 

lyœ (ouvriers lieurs). 

iiiàiœ. 

inokyâ. 

plœrœ. 

le piîsd'. 



phoxi-.ticlL'h 51 

fr. iMiiumcLir ranmnœ. 

} -\- -atorcm ràtisœ. 

rastclhim -f" -^itorcm yitlhv. 

tractiarc -j — atoi'cm Iracà' (mendiant). 

Rcni.4. La lornic /'// (<- paxorcm) est le résultat de la réduc- 
tion d'une triphtongue primitive cw// (-» cou -> ou -» 11). 
Rem. 5. avâ et asye:^n sont des formes françaises : 

avû = ave -\- zni. 

2'' La diphtongue ou, fondue, comme on l'a vu précédem- 
ment, en un son u, peut aussi se réduire à 0. 



Ex 



-|- vos alo. 

-\- \à. 110'^ apwèrtro . 

-\- id. avo. 

-|- id. asye:^o. 

-|- id. âtàdo. 

-|- id. va do. 

-|- id. la veyo. 

-\- id. Ville). 

vos vÔ:(^ ali. 

vÔ:^ ave. 
vo eàû. 
vo^ et. 
avœ vo. 
vos -f-... k no vol (« à qui l'on dit : 

vous »). 
illorum kê j lo di. 

su lo fer. 
dâ la jœnes. 
lo mer. 
d lo iet. 
... -\- nos kopréno. 

... -j- nos vîix_ à vno. 

nos no. 

nô:;^ an aie. 

no pû't i ; no s Icrôk ; k ;/(^^ àtà ; 
no Je::^' ; ;/(^;^ t-kuson ; no^ e ; 
no vâw ; k no di (tr. on). 



52 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

pro por k\i ; por kei. 

par sœr. 

por yœ. 

3° û libre -^ «. 

Ex. : gula à plen i^-ùl. 

4° û entr. -> o. 

Ex. : 

ad -|- germ. kruppa akrol akro le (accroupis- 

toi), 
germ. hruston i brot (il broute), 

crusta krot. 

musca nwk ; ha-e le Diok ; t'sè d mok. 

mùsculum de mol (moules). 

Rem. — Cet fi entravé peut donner aussi un son u. 

germ. *burstia hnis. 

Peut-être y a -t-il là influence de l'atone ; nous serions alors 
en présence du subst. verbal de bnise. 

De même : 

*muccum mak (cf. innkr, dans d'au- 

tres régions) — (moisi, 



5° ô proton, libre -^ -n. 
Ex. : 



humide). 



Columbiacum hilbhye; hilbbi (nom de 

commune). 
*codetta kiutt ; kwhe ; bakiuel. 

Rem. I. Le son ii s'est fondu avec le son c de la tonique en 
un seul son we pour le second de ces deux exemples. 

Rem. 2. La diphtongue on primitive peut se réduire à o. 

? broyt' (brouiller). 

*orulum -|- . . , o/^ (ourlet), 

vos -j- t -| — are vote (dire : vous). 

Rem. 3. c) proton, passe à œ dans : 

dolorosa ditlivrà'y, 

sous l'influence, peut-être, de la torme française. 



PHONETIQUE 5 5 

Rcni. .(. Cet (' peut même passer à //, comme dans : 

pôpulum -| — arium piipêlye, 

par influence de la labiale (?). 

Rem. ). Ve de pertà et de /jm^j^'ô (procession) doit-il être 
considéré comme le résultat de l'évolution d'un a provenant 
lui-même du lat. per, par substitution de suffixe? 

6" I. // proton, libre -» n. 



Ex. : 



,aila+... 



2. /7 proton, cntr. -» o. 
Ex. : 

ad -|- furca -|- -arc 

ad 4" germ. kruppa 
germ. bruston 

ex -j- musca -| — are 
germ. frumjan -{-... 
nutrire 
*pulmonem 

Rem. I. Il y a un son a' dans : 

turturella 



gîile ; rignie; àgulœr (em- 
bouchure). 



âforkyi ; àforkye. (Remar- 
quer la forme francisée 
afitrkyt'.) 

s akropi ; akropi . 

brott'. 

s hubkyc. 

f omise \foniiinr. 

nori te. 

le porno. 



tœrtrel. 



La forme tortrel, d'autre part, est considérée par les paysans 
comme la forme française régulière. 

Rem. 2. Un // entravé peut donner un son //. 

Ex : *butticula bute ; btiteyi ; buteye (nom 

propre : Le Bouteiller). 

Peut-être faut-il voir là une influence du lat. bôja, par réduc- 
tion du gr. iiei (^ o) à u (ci. *trojà). 

Rem. 3. Un u paraît aussi dans : 

sufflare -|- . . . le siifle. 



54 PARLER POPULAIRE DE THAON 

Rem. 4. Un e enfin se présente dans : 
pCDi/uiik ; phiionik, 
sans qu'on puisse affirmer qu'il y ait dissimilation. 

VIL — H LATIN 

1° û libre ton. et entr. ton. -^ fi. 
Ex : 

fustem //). 

cupa kjûv. 

Remarquer la valeur de Vu Çti) dans : 

*rusca riik. 

viride -j- jus verju. 

2° û proton. -» il. 

Ex. : 

ex -|- curare -|- ... ehnre. 

scutarium -[~ • • • ek^nri. 

furlonem ftilô (frelon), 

bas ail. tùte -|- ... tùyo. 

Rem. — M -j- -cntem -> luà dans 

putentem pw^. 

peut-être par influence de « pouah ! » . 

3° (a prot. -j-) il -» ('// -» œ. Ex. : 

sabucum sa (sureau). 

4" (a prot. -}-) /7 suivi de r -^ eilr -» a?r '. Ex. : 

maturum mâr (cf. imvri). 

Et, spécialement, dans le sufl:. -atura. 

Ex. : 

in -\- gula -)- -atura âgulœr. 

in -]- gelare -] — atura àjhîr ; d:^ njhvr. 

' \ . Influence de r. 



PHOXETiaUH 



55 



rad. bal -{- -atum 
*blcttiarc -|- -atura 
*bru,stulare -{- -atura 
bas ail. bord -|- -atura 

capulare -|- -atura 
anc. bas franc, skërran -\- -atura 
dolarc -{- -atura 
excorticarc -\- -atura 
ex -|- ? *piluccarc-|- -atura 
arare -\ — atura 
? -|- -atura 
quassarc -{- -atura 
cofea -|- -atura 
ligare -|- -atura 
rastellum -|- -atura 
*serrare -j — atura 

Analogues : v. b. franc, mordjan 

(?) *piluria 
purgare 

5° (e proton, -f-) û suivi de r -> 

Ex. : 

securuni 



balyd'r. 

blmvr (blessure). 

bràlàr. 

bwordœr (bordure). 

eaplœr. 

dckeirœr. 

dolœr. 

ehorecvr. 

eplukyœr. 

erœr (labourage). 

felœr. 

kosâr. 

kiuefœr. 

lyâr. 

ràtlœr. 



serœr. 



myârtri (meurtri). 

plœr (pelure) ; eplœre. 
s pyàrjè. 



en -> œ. 



sœr ; sœr. 



Vin. 



INFLUENXE DES PALATALES 



I. Palatale -|- voyelle. 

a ton. libre, précédé d'une palatale, aboutit à ù' dans l'an- 
cienne langue. 

I. Le son ic ou )ilutot yt' persiste dans quelques mots tels 



que 



carum 
mercatum 



€ye. 
mareye. 

Rem. — Le mot *casus mérite un examen séparé. Il a donné, 
en français, une forme chics, dont le gr. ic s'est régulièrement 
réduit à c. D'où : chez. 



56 PARLHR POPULAIRE DR THAOX 

Ici, le gr. ie (-> ye) a évolué. Ve, fermé, s'est ouvert et nous 
sommes passés à un son œ. D'oîi les formes : 

kid' ; m- lyt' (chez elle). 

Cet œ a pu, aussi, évoluer jusqu'à ouvert. D'où : 

kfo ; kyô. 

D'autre part, et latéralement, Wv ouvert secondaire s'est 
fermé, pour évoluer même jusqu'à //. D'où : 

keœ ; t€œ lac ; ctk€u. 

2. Quand l'accent porte sur l'élément / de la diphtongue ie, 
cette diphtongue se réduit au son /, non pas pour le gr. pal -|- 
-are, qui subit le traitement du franc, moderne (/V -> c) mais 
pour le groupe pal. -\- -atuni et pal. -] — ata. 

Ainsi nous pouvons écrire : 

pal. -\ — are -^ c. 
pal. -| — atum -> /. 
pal. -\- -ata -» / '. 

Rem. I. Citons, comme anormaux dans notre région : 

*drectiare drhye. 

''adjutare cdyc ; ègye. 



*^ 



Rem. 2. âvolyt' (en parlant d'une cloche en branle) est 
remarquable. Y a-t-il influence de âvye ? 

Nous relèverons d'abord les produits du gr. pal. -|- -atum et les 
formes analogiques ; puis les produits du gr. pal. -\- -ata et les 
formes analogiques. 

Rem. — Auparavant se présentent à notre examen quelques 
exemples de réduction de groupes qu'il est convenable de 
passer en revue sur-le-champ. Ce sont : 

*inviare âvye; àvyae;j e âvyae. 



' Tandis que les régions voisines nous donnent : 



soit : ye — t — / 

soit : / — / ■ — - /. 



PHONETIQUE 5 7 

fr. balai -f- -are balye ; balyar (balayer, 

bal a vu re). 

ht'fiye Q9,X peut-être simplement reformé sur bè^iie. 

? dUye (délayer). 

crassum -]-... (^rtisye (grasseyer). 

necare i^s nye; s îie (se noyer). 

Il y a réduction à / simple dans : 

*inviat no m âvt. 

Voici nos témoignages : 

1° Gr. pal. -\- -aliim. 

Ex : 

*abbadiatum // a akumyi. 

ad -|- dulcem -|- -atum adiui. 

ad -}- furca -^ -atum âforkyi. 

ad -j- manica -\- -atum ainàiuei. 

ital. amoracciare -|- -atum amworaei. 

ad -\~ propium -|- -atum nproei. 

in -\- *rabia-|--atum ârâji. 

ad -f- (?) rad. germ. tacc -f- -atum atakxi. 

in -|- brachium -|- -atum àhraei. 

in -)- germ . *wadi o -\- -atum àgaji. 

in -|- panticem -|- -atum àpà^i. 

in -|- rad. poc -\- -atum àpmkyi. 

in -|- *péjor -\- -atum àpyîri. 

in -\- pugnum -|- -atum àpu'ôni. 

in -^ *tortum + • • • +-atum àt-wortiyi. 

balneatum luifii ; bàni. 

? -atum harbwoyi. 

bajulatum /v?y/ (donné). 

? + -atum bnxiyi (réduit en miettes, 
desséché). 

*blettiatum blhi. 

? -|- -atum boei. 

r + -'^t^i'ii brœliyi (écrasé). 

rad. gaul. brus -^ bris -f- -atum /;;•/-/. 

V. fr. bouse he -f- -atum bufi. 

*bullicatum bnji. 

*bassiatum biucsi. 



58 



bel 



3as 



PARLER POPULAIRE DE THAOX 


basintum 


bwexj. 


*carricatum 


€arji; eerji. 


*cambiatum 


j e £âji; mu'ji. 


h. ail. dansôn -\- -atum 


dàwei. 


? -j — atum 


debroyi. 


? -|- -atum 


defrui. 


; ail. hancke -\- -atum 


dehâkyi. 


de -|- nidum -\- -atum 


deni-ei. 


de -j- pectorale -j—atum 


depetrâyi. 


despoliatum 


depivoyi. 


de--|-germ. hring -\- -atum dcràwji. 


de -f- siccatum 


dt'skyi ; rsekyi; sekyi; ski. 


?-|--atum 


Uliiei (dégourdi). 


-|- V. h. ail. brëcha -|- -atum 


ehrekyi. 


exsaniatum 


emwj'i. 


excorticatum 


tkorei. 


e-|- ?-|- -atum 


eluji (étourdi). 


ex -j- *micca -|- -atum 


eiiiefi. 


exsucatum 


esû'iyi. 


ex -j- strangulatum 


etrâji; etràwji. 


*strigulatum 


etriyi. 


?-|- -atum 


cvâkyi (se dit d'un liquide 




trouble). 


*exvigiliatum 


eveyi. 


*aicis -j- -atum 


e:(i; iiiale:;^i. 


in -j- manica -|- -atum 


emàwei. 


*iidicatum 


figi. 


*falcatum 


fokyi. 


*fortiatum 


ford. 


fabricatum 


fbrji. 


*fodiculatum 


fwbyi. 


^erm. waidanjan -| — atum 


gâni. 


*hirpicatum 


her-ei. 


judicatum 


juji. 


calumniatum 


kalàwji (marchandé). 


crucem -| — atum 


kèrwaii ; kèrwe::i. 


*cuminitiatum 


kmâei; kmèàwei; rkmeàwei. 


*calciatum 


i s a kbei. 


*captiatum 


ko€i. 


? -] — atum 


koyi ; kayi (caillé). 


collocatum 


kuei. 



PHONÉTIQUE 


cofca -|- -atuin 


kwefi. 


a. sax. *lag-|-~'^'^'-i'" 


/(7i,M'/ (agencé, ajusté) 


V. h. ail. Iccchon -|- -atuni 


%/. 


masticatum 


màkyi. 


*mani/atum 


inài'ii. 


*misciilarc -|- -atum 


mt'làivji. 


rad. gcrm. -\ — atum 


uicrkyi. 


fr. mince 


iiilfi. 


minacia -\- -atum 


iiimifi. 


? -| — atum 


i s a inoki. 


*muciatum 


iiiu^i. 


manducatum 


tmuôjl; Dioji; màji. 


*molIiatum 


nnvoyi. 


*nivicatum 


neji. 


nigmm -\- -atum 


nerei. 


peccatum 


phi. 


*pertusiatum 


perd. 


*plattiatum 


plmi. 


praedicatum 


prf'fi. 


pressum 4- -atum 


presi. 


*putiatum 


piiei. 


purgatum 


piirji.^ 


pacatum 


piuoyi . 


pectinatum 


i s a pycni. 


re -\- ad -\- *pittittum -\- -atum 


rapl'm. 


*drectiatum 


su rclre€Î. 


rc -|- fortia -[- -atum 


référé ; nfwor€i. 


? -|- -atum 


rcà \ rlei. 


renuntiatum 


nioéi. 


*rodicatum 


roji. 


*rcpropiatum 


rprœei. 


ru heu m -j- -^itum 


rwoji. 


*rubiculatum 


rwoyi. 


signa tu m 


sini. 


rad. tac -| — atum 


iakyi. 


? -| — atum 


tci^i (toussé). 


*torca -\- -atum 


lâ'rhyi. 


taliatum 


loyi. 


tractiare 


iraei (cherché). 


*tripaliatum 


IravÔxi. 



59 



vitrum -\- glacies -f- -atum vcii^lasi. 



60 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

2" Gr. pal. -j- -ûta (part, passés ou substant.). 
Ex. : 



*habiliata 






abiyL 


affligere -\- ■ 


-ata 




aflîju 


ad -|- linea 


+ -' 


ata 


aie m. 


ad -\- germ. 


hring -\- -ata 


aràiujt. 


*bilancia -)- ■ 


■ata 




haUàivei. 


*bataculata 






bây1 (entrebâillée). 


?+-ata 






brâjt (tachetée). 


*buccata 






bît€î. 


*butticulata 






hiiûyi. 


*carricata 






€ûrji. 


de + rad. i 


:acc 


-|- -ata 


deîakyi. 


ex -)- V. h. ail. brëcha 


-(- -ata 


ebrekyi. 


acucula -|- - 


ata 




d l egïuiyî. 


excorticata 






ekord. 


V. nord, lôkr -}- -ata 






elôrikyt (en loques). 


*araneata 






eràni ; eraùï. 


*furcata 






Jorkyi. 


• +■ 


■ata 




frikast ; frikaa. 


? fr. jalon -|- -ata 




galonî (quantité). 


*caveata 






kaju 


*calceata 






kM. 


minacia -|- 


-ata 




mnaei. 


manducata 






DlU'OJi. 


*nidicata 






ni-ei. 


*uiigulata 






oglu 


? + 


-ata 




pe€Ï;pi€Ï. 


? + 


-ata 




pikyt. 


*pressata 






presi. 


rad. poc -\- -ata 






pukyt. 


*putiata 






pneh 


*pugneata 






pwom ; pwuhi ; pwaîii 


pectinata 






pyefii. 


? . -f 


- -ata 


rèei. 


sanguinata 






sahi. 


*trincata 






tràwei. 


vigilata 






veyi. 



l'iioNiVnciuii 6i 

II. Voy. + palatale. 
I. 6' -|- pal. 

a) Le gr. ë -\- i donne primitivement une triphtongue /V/, 
qui se réduit, dans notre patois, à un son ye. 

Kx. : 

in -|- *pcj()rat // àpxt-r . 

décima la dyciii. 

lectum lye\ le lye; pisâlye; phàlye. 

*peius pye; pye. 

*pectinem pycn\pyeh. 

Rem. I. Le gr. ac-\- pal. aboutit au même résultat. 

Kx. : 

*illhae -|- i lye; avœ lye; d eâ lye; pb 

lye; lye iln. 

Les formes f'/)r, d avœk elye, okât elye présentent une influence 
de la forme française elle. 

Kern. 2. Les formes /jv/?, fy'êbl sont surprenantes, puisque le 
type latin a un e long (v. {r. floihle = fiiible). Et pourtant, on 
rencontre dans l'ancienne langue un ^roàmx. fieible, avec triph- 
tongue, et ce produit ferait supposer un e bref. Existerait-il 
un type primitif *flébilem, avec influence de IV bref de /'/;m, par 
exemple ? 

b)(!^ proton, subit l'influence de Ye tonique. 

Ex. : 

in -|- *péjorare àpyere; àpyeri. 

lectrinum ' lyœrtrè. 

pectinare pyehe; pyefu; i s a pyent. 

Rem. I. Dans lyd'rlre, il y a évolution de l't' du gr. ye. 

Rem. 2. Il V a influence de la forme tonique patoise sur les 
dérivés atones de flchilein dans : 

afyebli; fyebles. 

Rem. 3. Un e, provenant de (7, est régulier dans : 

de -|- ^pectorale -f- -atum dfpctrâyi; sdepetràye; s depe- 

tnîle. 

' Avec (• de le^rere. 



62 PARLER POPULAIRE DE THAON 

médium -|- diem medi; nicdi. 

*medietadaniim inetoyè. 

*sexanta sesât. 

Rem. 4. Il y a influence française dans le produit 

*pectorina d la piut'iriu ; polrhi. 

2. a -\- palatale. 

a ton. -» e, régulièrement. 

faciam k j t Jh ; h jh. 

On constate, non un reste de la diphtongaison primitive 
dans le son complexe ae, de 

placere plac:^i ; pJaer, 

mais une évolution secondaire de Ve norm. moderne. 

3. () -|- palatale. 

2) b -\- palat. donne naissance à la triphtongue iici qui, par 
rnétathèse, passe au son yœ. 

Ex. : 

in -|- hodie ahœ; ànœ. 

de -|- *posteis dèpyœ; edpyœ; dpyœ. 

Rem. — Le son œ -» /) dans dcdpytis, qui est mis, peut-être, 
pour dhpytis (lat. de -|- ipso + *posteis). Cf. le v. franc, despuis. 

(?)*glodium glà. 

Rem. — Le sonyœ se réduit à œ simple dans notre région, où 
le gr. gJ n'est pas palatalisé. 

coctum € e bye keœ; km'. 

*cocere kjœr; k^œr; kyœr. 

*cocit i kyê; kyœ tu; tm's ti. 

Rem. — Il y ^ passage de œ à 11 dans krilr. 

corium ksœr ; kyœ. 

coxa k£:d's; keœs. 

nocitum / m a nyœ. 

*nocere nœr ; nœr;jtùhœ. 

médium -\- noctem m'ihœ; su ùcè; hœ. 

*posteis e pyœ ; pyœ vo:^ et là. 



PHONÉTiaUE 63 

Rcni. - Il y a influence française dans e p'i. 

[Analogie. — l'ormes du \crhe suni. 

*so -> soo -^ suei (intl. de fui) -> syœ; è j syœ; je. n syœ pâ; je 

msyœ.\ 

*'vocitum lycf'ci. 

Rem. — Il y a réduction à // dans : 

^troja /;•//. 

Le gr. //■ a peut-être empêché la persistance du gr. primitif 
yœ. 

De même : 

*in()diat / ;;/ ànn, 

reformé sur Tinlin. s r»/:c'f'(imparf. / m ànive). 
On peut écrire : 

*inodiare 

emmêler 

ennueer 

ennuer 

b) ô -\- pal. proton, donne les mêmes résultats, par influence 
des formes toniques. 

Ex. : 

coxa -|- ••• t'ky(f'stae. 

(?) *glodium -|- ... d la i^IϏ. 

"cocina keœ^tn; hyœ:^in ; h€œ:^im. 

"nocere -}-... nœ:(ïh ; / m nyœ:(i. 

*vocitum -]-••• vycède; vyd'de. 

Rem. — focum donne fœ. Le son œ (ouvert) est une réduc- 
tion de (hi (^ ueii, par métathèse partielle). Cf., dans une 
région voisine, la forme _///. 

De même : 

locum ' de lyâ. 

4. ô (Jî) -\- palatale. 

i^ a) 

t^ (au) ton. -\- palat. -» ()/. L'élément de cette diphtongue 
est fermé. Par dissimilation, Vi passe à c\ d'où : cv, qui se fond 
en un son ive. 



*. 



64 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



Ex. 



germ. scùm -| — orium 
minare -{- -orium 



Le type *adb;iubat, proposé par Diez, rejeté par Kôrting, 
rendrait compte de la forme : // ahwè. 

*boscum hue (Jjfiuâ). 

Rem. — huàè est le résultat d'une évt)lution moderne. 

ekyumwer ; ckyumwer. 

dt vinwor (promeneuses où 
les enfants apprennent à 
marcher). 

Rem. — Cette évolution est en avance sur le français. 

auca de:;^ -we. 

Analogique : armarium ormwer. 

b) Mêmes résultats à l'atone. 

ahivuyi est en avance sur l'évolution française. 

in -|- potionem -j- ••• ^a I 7^ àpiuexpn. 

potionem 

aucellum 

Rem. — ô -\- i -^ ivc -» luc dans 

cofea 



piul^Ô; d la piuc:{ô. 
d'il lucze. 



kivef. 



parochia 




poriues. 


2° a) 






n ton. -> lue. 






Ex. : 






""frustiat 




£a s f nues. 


crucem 




keriue; kênue; £a kènue:{. 


nuces 




de mue. 


b) atone : 






inter -|- crucem 


+... 


àtêrkênue:ie. 


*buxtiellum 




bîuose (en avance sur l'évo- 
lution). 


culcita -["••• 




kweti. 


*mucire 




mwexj; niiuè:;^!. 


*muscionem 




mu'osÔ; mzvnsô (oiseau ; — 



moineau). 



PHONÉTIQUE 65 

Analogiques : 

fr. gouape gwepe; givcpœ (ywnncn). 

ail . k nïusel | bec rc | kérwe:(el ; grwè:(el ; gonue^el ; 

gèrwe^el. 

Rem. — Genuà:(i'l tst en avance sur l'évolution. 

? fr. coupeau de hvepyâw; kwepe. 

5. û -\- palatale. 

fi -\- pal. -> ///. 

I" a) Cette diphtongue, dans notre patois, peut se réduire à 
/ simple. 

Ex. : 

*brugituni du bri. 

fructuni fri. 

conducere kodir; rhodir. 

*lucere lîr ; €a rli^^ ; s k i rli:^. 

*pûtium el pi. 

(?) *sudica SI (suie). 

*sudare -\- ... sa sït (ça suinte). 

Rem. I. Ce même son / peut résulter aussi de la réduction 
d'une diphtongue ni issue du gr. û -\- pal. 

Ex.: 

*illhui //; €6 H ; azî li ; por H ; / li 

de ; éj li don ; / // e di. 

Rem. 2. Analogie. — Le son ///du franc, huître (*ostrea) se 
réduit de même façon à /. D'où : // :( //. 

Rem. 3. bùxum -^ hwi. 

b) Mêmes résultats à l'atone. 

Ex. : 

*lucere-|- ... fer ùrlt::e;frri::^à. 

fructum -\- ... fritàj. 

2° Cette diphtongue, si elle porte l'accent sur l'élément //, 
peut se réduire à 11. 

*acutiare egu-ee; reguée. 

*putiata pu£i (puisée). 

*ustium ti ; klô l li ; Cl kàlni. 

GuERLiN DE GuLR. — Parler pop, de Thaon. j 



l 



66 PARLER POPULAIRE DE THAON 

III. Palat. + voyelle + pahu. 

1° Sutî. toponyniique -iacitui. 

La triphtongue ici, qui en provient, se réduit à ye. 

Ex. : 

? *Anitiacum Ani^xe (Anisy). 

? *Angerniacum àgerne (Anguerny). 

? *Camilliacum Kamiye (Camilly). 

Columbiacum Kulobye (Colomby). 

2° Sous cette rubrique rentrent les produits du suff. -ariiim, 
ou mieux -iarium (^-cariiini), qui présentent en français un son e, 
dans notre patois un son ye. 

Ex. : 

*berbicarium berjye. 

*berbicaria berjyer. 

germ. bukk -| — arium bu£ye. 

*bulengarium bulâjye; bulàwjye. 

*busca -] — arium bù-eye (bûcher), 

germ. wenkjan -| — arium goeye. 

*leviarium ^^j}^', Ujye. 

*leviaria la Lej'yer (M™= Léger). 

*mansionaticarium menajye. 

*persicarium pesye ; pe-eye. 

planca -| — arium plaàiu^ye; plèàweye. 

Rem. — Exceptionnellement, le gr. yè passe à i dans Rvî 
(Reviers), nom de commune importé. 



IX. — INFLUENCE DES NASALES 



I. t -\- nasale. 

I. Suff. -iniiiii (ou analogues). 

Ce gr. passe en français moderne au son?, ou, plus exacte- 
ment, à un ^ nasal ouvert; mais ce n'est là que l'aboutissement 
d'une évolution antérieure dont le point de départ est un 
/nasal (z). 



PHO\ÉTIQ.Ul£ g- 

Ce son î, qui témoigne d'un état ancien de la lan-aie est 
représenté, dans notre patois, par de nombreux produite ' 
^ Nous connaissons aussi l'étape e, c'est-à-dire e nasal fermé 
étape mtermédiaire qui nous achemine vers la forme du fran- 
çais moderne. 

Nous donnerons ci-dessous une liste de tous nos produits 
soit en e soit en i. Les produits en è figureront entre tirets 
dans I ordre alphabétique. 

a) é ou î tonique. 



E.^ 



.X. 



bacchinon 



*i 



/ baé:ï; — hase. — 



*buculare + -inum - di bM - (bruits, cris). 

*^- "^"^ œbn;inmujii brï. 

^ . . ~œ bre— (un brin). 

•'' 4--inum lebîidt. 

? + -inum mbwotï (« sabotin », sur- 

^camminum ^smï; ~Uèml-Jém}~ 

jettare + -inum de ptt ett (rejetons), 

fr. ecosser + -inum / ^Hmm(refait sur : écosse) 

spinula Ipia, ^ 

germ. gard + -inum / aardl; -gardé -. 

Rem. — La forme gardœ est en avance sur l'évolution fran- 
çaise, c est-à-dire sur le son e nasal ouvert. 

*ecce hic + nas. —pè,- i^} _. 

^. *viginti katèr m. 

(forme hypocorist. de Catherine) kati. 

quindecim /^^jr, 

?-f--inum ^%î; ^%î (coquin) 

crinem /| yi. 

*cosinum kuii. 

rad. lapp -f- -inum lapi-, te lapî. 

lectrinum lyœrtrï. 

malignum ,nalî. 

matutinum niatî; à mafi; — mate — 

n^olinum / .„„^/?. ,,j,^jj 

*patranum p^,.j^ 

. -f- nas. tu tn p7s(tu me pinces). 

? + -inum potl (bruit). 



68 



PARLER POPULAIRE DH THAOX 



*pullicinum 
? -| — inum 

revolvere -\- -inum 

sudare -|- ? 

vicinum 
? vitis + . . . 



de pi-eï ; — pusê — . 

— de piipè — (pépins). 
rvoH (revolin de vent). 
sa sït. 

— ve:(é — . 

œ visturï (sorte de bec des- 
tiné à adapter la mèche 
à la lampe à huile). 



b) Atone. 



— €etur — . 

dtdalae (tremblé, remué). 
dl(]i)dàdri (batterie de cui- 
sine). 
eklUe (éclabousser). 
èrnïfle. 

gUe (loucher). 
gnpe (sentier montueux). 
pUÎ; pïeet. 
pîeô. 
si fie. 



Ex. : cinctura 
? on o mat. 
(fr. dinantier^ -\- ? 

V. h. ail. slizan -[-nas. 
V. fr. nifler -j- nas. 
(?) V. h. ail. winting 
bas ail. gripan 

rad. picc -[~ nas. -|- ... 
pincionem 
sifilare -|- nas. 

2. Suff. — ma (et analogues). 

Le gr. i -\- n du suff. -ina passe au son in, dans lequel la 
nasale communique sa nasalité à la voy. précédente, d'où : m. 

L'/ nasal de ce groupe peut, à son tour (cf. l'évolution 
française de Vi du suff. -inimi), passer au son è : d'où le groupe 
en. 

La dénasalisation ultérieure nous écarte du français par la pro- 
duction d'un groupe en ; c'est, d'ailleurs, la première étape In qui 
en est, de toutes, la plus rapprochée. Mais, avant de se confondre 
avec le produit français, notre produit patois In s'arrête parfois 
à l'intermédiaire în, avec / long. 

N. B. — Les produits de la 2" étape (m) sont entre parenthèses; 
ceux de l'étape intermédiaire (m), entre tirets. 



Ex. (ton. ou atones) : 

ad -\- linea -\- -ata 
h. ail. skina 
h. ail. grifan -\- nas. 



(almï), 

lek^ïn. 

i grhn (il griffe). 



h. ail. wihsila -\- nas. 
*cocina 
clementem -| — ina 
nord, kraki -|- -inat 
*cosina 
(?)caclere + (?)... 

maligna 
medicina 
*niatrana 

*narina 

picem -|- prov. 
*pectorina 
*puppina 

radicina 

signum 

surdiim -| — ina 

tina 
*vcrniina 

vicina 



PHOXKTiauK 69 

f;y~in;f;m; — dt' ^jin — . 
ked'iin ; — k€œ:^hi •,kyd':(in — . 
(Jilhnàihï). 
i hra€ln. 

kiuo'(in; (Jauo:^iï). 
itina kyelln (pommes qui tom- 

bentavant laToussaint). 
malin. 

niedsïn; me(r^ eut. 
mbnn — inarin — ; (^niaw- 
rhi). 

— le nortn — . 
r o z i n a peru^Jn ; — peruXtn — . 

— potrht; d la pzvetrhi — . 
pîiphi (poupée). 
raein; — raan — . 
stn; sîh. 

— swordîn — 

— tin — 
vermïn. 

— ve:{m — 



e;r. latm 



Rem. — Ce son /;/ (7;//) peut provenir aussi d'un 
î libre -\- nasale. Ex. : 

animât sa anim 

exprimit ehpnm. 

fr. mince mie; mue. 

thynuim du tt. 

n. j . c -\- nasale. 

Tout e (ou /) -f- nasale entravée donne, comme en français, 
un son à qui a une valeur d'à nasal bref fermé. 

Ex. 



in 


kc k t à di. 


in -j- torsa 


àtors. 


in -|- tornum 


l àtzuo. 


cinere 


eàdr. 


*cadentia -| — osum 


easœ. 


decembrem 


dt'sdbr. 


descendere 


dt'sddr. 


fcmina 


faut. 



70 



PARLER POPULAIRE DE THAOK 



mentha 


mat. 


mendicantem 


inàwdyà. 


pentecosta 

prendere 

centa«rea 


pàtkot. 

pràd. 

d la sàtore. 


semitarium 
'tempula 
vendere 


pti sàtye. 

l tàp (la tempe) 

vàd. 



2. Une nasale, précédente ou suivante, communique sa 
nasalité à la vovelle voisine. 



V. h. ail. alesna 
*halena 
avena 

in -j- catena -| — ata 

(?) sérum -|- . . . 

*diaminica 

*dodecena 

camisia 

*quaresima 

m. rt -|- nasale. 

1° a -\- nas. libre -» é. 

Ex. : 

*demane 
levamen 
canem 
manum 
panem 
re -|- *vuadimen 



al en. 
al en. 
avu/en. 
âkyene. 

€ren (serenne). 
dîmâ£. 
diuo:(en. 
/:;;//;(; kèm\. 
kyerem. 



ednnué; èdmiue; 1 làdmwe. 

1 elwé. 

k-e'e; hy'e. 

niwè; l k£u d la iiiwê. 

pwè. 

œ rge (regain). 

Rem. I. Le gr. aïu (<- a -|- -Imen) peut passer au son à, 
dans : 

trahimen trà; le trâ(j)\s de la vache). 

Rem. 2. ^7 -|- " (suft". -ana et analogues) -» en, par nasalisa- 
tion secondaire. 



Ex. 



caxanum 



*- 



castania 



£În; kyèn. 
fôten . 





PHONETIQUE 


*anteis natum 


Une. 


fontana 


fdten. 


*fraxina 


defren; 1 Fren. 


grana 


gren. 


germana 


jermhi ; jermvJen 


capitanum 


kapitcn. 


(?) crama 


krîm. 


lana 


Un. 


plana 


plen. 


irai, porccllana 


porsUn . 


rana 


rm. 


septimana 


smwen; smen. 


*tragina -|- • • - 


s trene. 



71 



Rem. — £enèl est une étymologie populaire. 
2" Influence de la nasale voisine. 

1. Dans certains cas, le gr. a -{- n ou a -\- ni se maintient 
intact. 

*canapim -|- ... de kanibÔt. 

id. du kanivyœ. 

id . d la kanivyer. 

cramaculum-j- ... kraïuiyt; kraniaye (crémail- 

lère). 

Rem. — Dans // àhinur, il y a peut-être substitution de suffixe. 

2. D'autre part, a -\- u ^ à -\- n. 
Ex 



anc. 



. : amorosum 


aniworœ. 


asinum 


an. 


agnellum 


ane. 


*annata 


àncy ; ànae. 


animât 


sa ânïm. 


annellum 


ânô ; âne. 


balneare 


h bàne; hàhi. 


? *bandonem 


d hànà. 


damnatum 


dânay. 


*araneata 


erâm. 


flammula 


flàh (^ jlàm) 


h. ail. *\vaidanjan 


gâni. 


glenare 


glânt'. 


grammatica -j- ... 


grànier. 



72 PARLER POPULAIRE 

ail. hahn + ... 
*Johanna 
galbinum -{-.■■ 
canna 

canum -|- ••• 
(?) germ. kahn -|- ... 
(?) crama -|- . • • 

illac -|- ad -|- montem 
*manizatum 
fr. Anne -|- . • . 

pannum -f" • • • 

p 

pi a ta nu m 
*sambati diem 
sanguinare 
salin aria 
fr. Thaon -f- ••• 
ptisana 
vannum 
vannum -j- ... 



DE THAOX 

hàntô. 

Jân. 

de jâne. 

la kân (cruche à lait). 

kàtii (moisi). 

kârilô (petit canard). 

krâmyer. 

laànid. 

niàfii. 

Nànô (Nànet); Maryàn. 

pane (panneaux de selle). 

pàîiole (sorte de trèfle). 

platân. 

sàmdi. 

sàhe. 

sànyer. 

le Tànàr. 

tî:(àn. 

i vàn; h vàne. 

de vàne (vanneaux). 



3. Phénomène secondaire. 

Une des tendances de notre patois, avons-nous vu, est le 
passage de a oral à 0. 

Va nasal a aussi une tendance à s'acheminer vers le son de 
nasal (à -^ 0). 



Ex.: 

ad -\- famem -|- . . 

intaminare 
fr. gourgane 

Hispania 

glandem 
germ. haim -| — ellum 
ail. hahn -\- -.■ 

quadraginta 

meridiana 

manducare 

mamilla 

medm -\- matrcm 



afômae. 

àtôme; àtôiinnà. 

burgon (sorte de lève). 

espoh. 

glô. 

l Home (lieu dit). 

le hènto. 

kardt. 

meryon (la sieste). 

môji. 

môniH. 

mônicr. 



PHONETIQ.UE 73 

*mainuiri;i Ja mener. 

indagincni ôdè (andain). 

ad -|- moiitcm omô. 

pannuni -|- ... de pCme {pônye). Cf. pi. 

haut pâiu'. 

cacmciuum s'imô. 

*taboncni to. 

4. Diphtongues nasales. 

a ton. ou proton., suivi d'une nasale entravée, passe en 
français au son à. Dans notre patois apparaît le phénomène 
connu en anglo-normand de l'allongement du son à, et de la 
production d'une diphtongue nasale. Cette diphtongaison se 
rattache, à vrai dire, à la tendance, déjà signalée, de notre patois, 
vers les segmentations vocaliques. 

Une telle segmentation du son nasal, suivie de dipthongaison, 
s'analyse suivant les mêmes principes que les segmentations 
déjà constatées au sein des voyelles orales. 

Soit un son à. — L'instinct d'emphase phonique donne 
naissance, au pied de cette voyelle, et antérieurement, à un son 
minuscule de même valeur; d'où : àà. 

Ce petit son adventice, susceptible lui-même de voir se 
modifier son degré de nasalité, peut passer successivement à è ; 
d'où : èà, et à /' ; d'où : eà. 

Enfin, il est capable, prenant le pas sur la voyelle à laquelle 
il servait d'abord d'appui et de renfort, de la faire disparaître; 
d'où : e. 

D'autre part, ce même son secondaire, par dénasalisation, 
nous met en présence de combinaisons nouvelles, qui se liront, 
respectivement : aà; ùà; eà. 

Mais ce n'est pas tout. A la segmentation peut succéder la 
diphtongaison. C'est ainsi que le gr. aà nous conduit, insensi- 
blement, vers une diphtongue àw. 

Il peut se faire aussi que, par combinaison des deux phéno- 
mènes de segmentation et de diphtongaison, se rencontrent 
des sons complexes tels que ààiu, éàiu, ou, par dénasalisation de 
ce son adventice secondaire, des sons tels que nàw, tàzo. 

Enfin, un son èàw, par réduction, nous amène à la diphtongue 
nasale simple èw. 



74 PARLKK POPULAIRH DH THAOX 

D'où le scliùme : 

à 
àà -^ aâ [àw] -» ààw -> aàw 
èâ -» êà 
à -^ m êàw -» eàw 



l 4, 

è ew 

Nous ferons rentrer sous cette rubrique tous les produits qui 
présentent un son a nasal modifié dans un des sens indiqués 
plus haut, qu'ils soient issus de flt-j- n lat. ou de toute autre ori- 
gine, afin de pouvoir envisager dans son ensemble et ses détails 
ce phénomène de la diphtongaison nasale, qui est une des carac- 
téristiques de notre patois. 

Nous rangerons nos produits en tenant compte du degré plus 
ou moins avancé d'évolution auquel ils sont parvenus, soit de 
segmentation, soit de diphtongaison. Les produits les plus fré- 
quents rentrent d'ailleurs dans la section des produits diphton- 
gues, notamment du type eàw. Les autres sont isolés dans leurs 
séries. 

1. Son là. 

Ex. : 

bullire -j- -entem bwoyèà. 

longum tempus loteà. 

2 . Son è ' . 
Ex. : 

in -|- manicatum Imâwei. 

*prende prl. 

tempus û. 

Rem. I. La segmentation du son e secondaire se produit 
pour : 

stramen d l etrâe (paille) ; 

mais c'est peut-être là un souvenir de l'ancienne diphtongue -ain. 

Rem. 2. Il y a une sorte de segmentation régressive dans : 

cavannum le €iv⣠(Chouans). 

' Cette étape est atteinte, aujourd'hui, par maint patois du 
Bocage (Calvados et Orne). 



PHdXKTiaUK 

3 . Son âzv. 

Ex. : 

in -|- manicatum 
gcrm. h ring -|- ... 

se *abantiarc 

annos 

in 
*anteianum 

... -|- -antcm 
gcrni. banc -| — cilla 
germ. brand -{-... 

branca 

bulengarium 
*cambiare 



cantare 
*cinqiianta 
V. b. ail. danson 

de -[- de -|- in tus 
de -\- gtrm. h ring -\- 
difterentia 
celt. ewiranda 

demande 

de -|- abantc -l--cl]iim 

exsaniatuni 
*stankare 

stantem -\- pertica 
*extraniarium 

strangulatum 

(cf. ammu€Î) 

flammula 
fr. flâner 

trancum 
*calumniarc 
V. h. ail. want 

gamba 

glandula 

erandcm 



75 



amaw€i. 

s aràiojè; arâwji. 

s avâw-ee. 

àw. 

àw. 

àwsyè. 

havolàw (bavolet). 

bàwsel. 

i bràiu; bràiune (branler). 

bràwk. 



bulàwjye. 



€awje. 

mwte; i €àwî. 

€êkàivl. 

(iàiufc; dàwei. 

dèdàw; ùddàw. 

deràwji. 

dijeràws. 

la Dlivrâwd (nom de ha- 
meau). 

/ V'U diiiàwd ; j dèmàwdye ; 
dniâu'dtsyè. 

dvâwte (tablier); dcvàwtle 
(contenu d'un tablier). 

hàtvji. 

etàiukye. 

d ^ etàivptre. 

efràiujc. 

etràwji. 

èmàiuei. 

fiàiub. 
flàiuîà. 
frâiv. 

galàwjî. 

degàw (gants). 

lî' gàivb. 

glàiud. 

i^ràud. 



76 



PARLER POPULAIRE 


DE THAON 


galbinum -{-... 


de jàwne. 


calumniatum 


halàwii. 


quando 


kàw ki kè... 


campos 


le kâw. 


*canapim 


kâiubr ; kàwbre. 


cantionem 


kàw€ô. 


candela 


hàwdel. 


canthum -j- -ellum 


kàwû (chanteau). 


*cuminitiare 


hnàw£e. 


crescentem 


kresâw. 


V. fr. calmant 


kyhuàiu (mendiant). 


illac -{- in + *drectum 


là àwdre; la âwre. 


lingua 


làwg. 


? 


le mâw (vers blancs). 


mendicantes 


niàwdyà. 


*mantellum 


niâiuli'. 


*misculare + . . . 


iiièlàivji. 


planca 


plàwk. 


germ. hring 


le ràw. 


respectantem 


respektàw. 


*sanguem 


sàw. 


salinaria 


snivher. 


sub -\- ridentem 


siiryàiu. 


*trincata 


iràwei. 


4. Son aàvj. 




Ex. : 




cantionem 


kaàiueô. 


planca -j- . • • 


plaàweye. 


5 . Son èâîv. 




Ex. : 




ad -|- longum -j- -antcm 


an alôjèàîv. 


abante 


avèàiu. 


*bilancia 


de halèàwe; hal'eàwé. 


fr. Basly -\- -antes 


le Balyc'ifw (habitants de 




Basly). 


battuere -\- -antcm 


hatèÂiu. 


germ. banc -| — clla 


bèàu'sel. 


h. ail. blanch 


hlmw; bleàwe. 





i'H(jxh'nu.UE 77 




camcra 


sMwbr, 




*cadentia 


d la eèàws. 




cantare 


eeawte; e'eàiui. 




de -|- de -|- intus 


dèdlàw. 




dentés 


dèàvj. 




*damniarium 


dèâwje. 




differentia 


dijereàius. 


?fr, 


, ^uideau 


de digycâtu (formé sur 
d liguer). 




dicentem 


di^èàiu. 


:elt. 


ewiranda 


la Dlivrèàu'd (y . pi. haut). 




de -|- abantc 


dveàw. 




de -\- abante -|- -elluni 


œ dvêàu'te(\\ pi. haut). 




annos 


eâw. 




francum 


freàiu. 




gamba 


geàwb. 




*granica 


grmws ; grèàwj. 




? -|- -andum 


gurmcàw. 


ail. 


haring 


el hareàw. 




galbinum 


jèàwn. 




canthum 


l kèàw (le chant, dans le 
sens de « face étroite d'un 
objet ))). 




quaiido 


kèàiv. 




canipos 


kèàw. 




*Cathomagum 


kèàw. 




*canapim 


keàwbr. 


ail 


. klinke 


klèâwk. 




CLirrentem 


tu kiuorèàw. 




illac-[-in-[-*drcctum 


pa lèàwdre. 




longum tempus 


Ibtèàiu. 




ligantes 


de lyèchu (liens). 




manica 


mèàiue ; mèàw€ô. 




? -|- tantiun 


pertèàîu (pourtant). 


rad 


. pik -| — anteni 


de pikycàiu. 




planca -|- . • • 


plèàweye. 




planta 


pleàwt. 




primum tempus 


prètèâiv. 




purantem 


Hipiircàw (mouille, dégout- 
tant). 




re -|- *cuminitiare 


rkèmèàw€)î. 



78 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



re -|- venientem 


de rvènlàw. 


servientem -{-..• 


servèàwt. 


*sânguem 


seàw. 


sensum 


du bo sèàw. 


cingula -|- ... 


sèàwgle. 


*tabonem 


tt'àiu. 


*tragina 


le treàzf (pis de 


... -\- volantem 


œ ser voleàw. 


vivenda 


vyêàwd. 


6 et 7 . Sons èàiv et eàiv ; — 


- étapes très voisine 


l'autre et qui se confondent aisément. 


Ex. : 




^) 




V. h. ail. blanch 


bkàw€. 


centum 


€éàw. 


*diaminica 


dîmèàwe . 


*flammulare 


flèàwbe. 


fr. flâner 


flèâwne. 


grandem 


grèàw. 


? -j- -andum 


gwurmèâw. 


*Henricum 


Hèàwri. 


bas ail. hancke 


la hωwk. 


ululare -\- -mentum 


hnliiiéàw. 


galbinum 


jêôzvn . 



la V 



ache). 



Rem. — Il y a évolution de atu à oiu, par influence du fran- 
çais, dans ce dernier produit. 



cummitiatum 
ital. lampione 
manica 
*sementia 
b) *franca 

gamba 
*Henricum 
gentes 
planca 
ternpus 
tinca 
... -j- volantem 



kmèàwsi. 
léàwpyô. 
mèàwe. 
sumèàwe. 
freàw€. 
hà d geàwb. 
Heàwri. 
jeàw. 
pleàiu€. 
l teàiu. 
œn teâîvk. 
€er voltàw. 



PnONLTiaUE 



79 



8. Son hu. 



Ex. 

IV. 



dispensare 

-\- NASALE 



dtptwse. 



devant nasale garde, en français, sa valeur de voy. orale. 
Dans notre patois, la nasale communique sa nasalitc à la voy. 
précédente, ce qui nous donne : 

-\- n -^ ô -\- n = on. 

Les exceptions sont rares. Ex. : 

*carduonem -)-. . • kardrorût. 

? -| — oneni -f- . . . koeoncâ (sali). 

*coccinum -\- -ittum ho€one (fruits de l'aubépine 

épineuse). 

Le son intermédiaire entre le son irançais (o oral) et le son 
patois (o nasal) se présente sous la forme d'un o long, suivi de 
la nasale. 

Ex. : 

bullire -|- -onem -|- ... €a biuoyon. 
poma de pom. 

Passons maintenant en revue nos témoignages de produits 
présentant le gr. ô -\- n. 



Ex 



ad -|- bonum -\- ... 

ad -|- donat 

ad -j- famem 

ad -j- longum -|- . . . 
*assedere -|- sumus 

? -|- sumus 

in -\- pugnum -|- -atum 

in -|- tunna -|- . . . 
*bastonem -|- . . . 

? 

bestia -|- -onem-|-... 
bibere -|- sumus 
bona 



ahiuôni. 

s adon. 

afômae. 

alwdhe ; alwdn te. 

kê j no no'^asyexjdin. 

kè j àyom. 

àpiuôhi. 

àtône. 

i té l bàtôni. 

t' bt'rdon (elle murmure). 

/v/()//i^ (s'amuser à des riens). 

ké j bevydni. 

bdn. 



8o 



PARLER POPULAIRK DH THAON 



fr. Buron 



bonum -|- hominem 



bullire -j — onem 
onomatopée 
de -|- furnuni -{-... 
dis -|- nominatum 
donat 
donare 

e -|- *scutum -j — onem 
V. h. ail. sporon -j- ... 

Hispania 
*fantosma 
*frictionem -\- ... 

facere -|- nec -j- *entem 

? *garcionem 

? V. h. ail. winting -|- ••• 

onomatopée 
fr. il jargonne 

*carduonem -{-... 
*quatrinioncm -f- ... 
*caronia 

quomodo 
*communa 
*conoscebat 

computare -f- sumus 
*cuniare 
fr. Cairon 

longum -|- .-. 
*molinariiim 

manducare -|- sumus 
*morire -|- sumus 

nona {d. angl. noon) 

hominem 



hirgon (sorte de fève). 

Burône (habitants de Bu- 
ron). 

biuônoDi (jeu d'enfont ; — 
gros nuages blancs). 

biuorjône (bourgeonner). 

€a biuoyôn. 

ioeôrïe (murmurer). 

dt'fwdne. 

denômc (mal nommé). 

don. 

dont ; dônae ; j dôme. 

nô^ t'kuson. 

epràntr (côtés de la voiture 
à gerbes). 

espoh. 

fâWm . 

no frison ; frieône. 

fiuôhàti^. 

garsôner (fille qui recherche 
les garçons). 

gyichôriey (contenu d'un pot 
de cidre). 

i bon ; bon (cri du porc). 

i jargon. 

kardrônct. 

kâriydnt'. 

harôn ; harem. 

boni . 

kôiirmi. 

e kônt'se. 

ke j té kvlyoni. 

kwôhe. 

le kyerône (habitants de 
Cairon). 

à' font' (homme lent). 

niônyc. 

hù j Diwojisydm. 

bù j iiiiuoryôni . 

)iôn (midi). 

oni ; s n oni . 



PIlONl.TiaUE 



8i 



clecmosyna 

autumnum 
*pcrdonate 
IV. patte -|- r-f--onem 

pei'sona 
*piscioneni -\- ... 

poma 

re-|- ? -f- -on cm 

sonat 

soniare -|- sunnis 
su nuis 
tonat 
tonarc 
V. h. ail. tunna -j- -cllum 



ôinOn. 
otdii. 

par donc me. 
patronne (caressé). 
persan, 
pèsônyer. 
pôni ; pôniye. 

rlâlôjie (chercher son che- 
min dans l'obscurité). 
son . 

j la siuônÔDi. 
j syàiii ti; kvn ù j som. 
i ton. 
iône. 
lônt'. 
i vyoïi Ç\\ bourdonne). 

Rem. - — Un son ô, primitif ou secondaire, a des tendances à 
passer au son n. Cet ?? nasal peut, par la suite, perdre sa nasalité. 

Ex. : 

I. in -[- tunna -|- ••• 



bona mente 
fr. guideau -\- oncm -\- ■■■ 
cattum -| — onem -|- ... 

fr. Crépon -|~ ••• 

fr. Colomby 

*molinarium 
pulmonem -[-..• 



fr. 



poma 

ramoneur 

tonat 

bonum -|- diurnum 

} 

*conosco 
monticellum 

GUF.RLIS BE (jUI.R. — Pilllfr j'OJK llf Tbll 



âtîlnœ (entonnoir). 

lii biuinià. 

dii^'fuic (voy. digyèâii'). 

kalùne (marcher en s'aidant 
des mains). 

le kerpiiiie (habitants de 
Crépon). 

knlnhye (nom de com- 
mune). 

mfinye. 

phnùnik (se dit d'une pom- 
me pourrie ou seulement 
avancée). 

pù)n; pùmye. 

raniîlnœ. 

i tîin . 
hiijn . 

Imnt't (petit bonnet). 
je l hune; kunii ; kunese. 
nm€e; niu€yà. 

6 



82 l^ARLER POPULAIRE DE THAON 

manducat / n mnjii brh 

meûm *seiorem imisyœ. 

non -|- factum mi je. 

pulmonem -|- ... phnniiikÇy. pi. haut). 

pugnum -|- -ata piuuni. 

tunna -| — ellum tûne. 

hominem / um. 

Rem. I. Un son ii ((?) nasal) peut, par contre, passer à ô, 
comme dans : 

*oblitare obelye. 

Rem. 2. De même que à passe à à, de même à passe à à, mais 
exceptionnellement. 

Ex. : 

ad -|~ longum -["••• nz,ahunh(pr\ allonge), 

ail. Wilhelm glàni (Guillaume), 

meiim ma. 

suûm sa. 

V. M -]- nasale. 

i. û -\- n -^ (S, c'est-à-dire œ long nasal. 

Ex. : ... -j- u nu m kyekœ; kyekyœ. 

Rem. — Brœ (bru) semble influencé par brœmà. 

2. û -\- n \ du gr. -luia, passe d'abord au gr. /];/, avec nasa- 
lisation de Vu. Ce produit, assez voisin du produit français 
correspondant, en est séparé toutefois par un produit intermé- 
diaire un. 

Une évolution latérale du gr. un, avec m ouvert, nous conduit 
au son œ, qui, par dénasalisation, passe à œn, puis à œn. 
(V. tout ce qui a été dit de 1'/ du sutf. -ina). Dans la liste 
de nos témoignages, les produits présentant un son un seront 
entre tirets; ceux qui présentent un son œn et œn seront entre 
parenthèses. 

*amaritumina {aniertœni). 

inflare -|- -umina (âflmn) [enflure]. 

' Tout ce qui est dit du gr. /"/ -|- ;/ est vrai du gr. û -\- m. 
Les exemples qui suivent sont choisis parmi des mots pré- 
sentant indifl"éremment l'un ou l'autre de ces groupes. 





PHONETiaUE 83 


*includiiK'ni 




âklùm; — àldum — . 


<j;LTm. hiiin 




bnhi. 


Je -[- pluma 


+ ••• 


(deplœme). 


<;. h. ail. scLini 




il l t'kyiliii. 


for tu n a 




Jorlùn. 


fumât 




no f uni. 


jumentum 




(jd'niâ; je ma). 


*communa 




kmnn; kômùn; (komœn). 


fr. Langrune 


• 


— Là^rùn — (nom de 
commune). 


Icgumen 




li'i^nni. 


luna 




li'ni; klc ci lùn; lân — ; 
(l(vn ; j sôni dà l krcsâ d la 
hhi). 


pluma 




pin ni. 


pruna 




pn'in ; — prnn — . 


*rancura -|- .. 


. umina 


ràkfun (rancune). 


una 




tin — ; {ifn fe; yœn). 



Cas isolés. 

A. Nasalisation spontanée. 

1. La forme 

ad -j- pressum âprd' (après) 

s'explique par une influence du préfixe /.'/-. 

2. Rst-ce, par assimilation, la dentale qui entraîne la nasale 
dans 

*adjutai'e Mye ; t'd ? (Remarquer aussi, 

d'ailleurs, èg\è; eg; 
s cVifi^xe). 

3. Où chercher une intluence nasalisante sur la voy. dans 
brôxi (tr. bro\é)? 

4. Y a-t-il une nasalisation spontanée dans 

*cccc hic d Uè; par ifc; sfiec; sthè? 

et dans 

(? biffe) se rbcflt'} 

5. Y a-t-il influence de /v7//,i,'^ dans l'expression : 

à là d la li^iâj (« à ras de ») ? 



^4 t-ARLËR POPULAIRE DE THAON 

B. Dénasalisation. 

1° ê -^ e et /(yf' -» yc). 

Ex. : 



bene -|- ? 






// e beto nâ. 


bene 






j e pàw bye d kyae; hye sûr 
ke ver; bye ha. 


infantes 






ïvii efà. 


hanc -|- liora 




ekor («- akor). 


manu -\- tenere 


+ .:. 


él mekye (maintien du fléau) . 


punctum 






ki'ryo pe ea (pe <^ pè <r- pwe). 


} 






pipcnie (cf. xvi^ s. pimpi- 
nelle, sorte d'anguille). 


punctionem 






pwesô (poinçon). 


2" â ^ a. 








? ad -|-furca 


+ •• 




afurkyt\ 


? 






akbboîî (blé malade). 


in -|- manie 


:a + 




ainâwei. 


in -|- * rabia 


+ • 




araji. 


intendit 






il atà du. 


praesentare 






s persate. 


re -|- in -|- 


pecia 


+ ••• 


rapycetc (rapiécé). 


re -|- intenc 


1ère 




ratâdr. 


tuùm 






ta per {^ ià <^to). 


3° ô -^ 0. 








m eu m 






mb fi. 


manducare 






iiiojc; Dibji; iiiojawl; nibjar. 


vinea -|- - . . 






vihb (ajonc), présente un 



changement de surt". ', 



4° ^ -» œ. 

unum 
Rem. — c \^<r- è <r- a\ -^ i, dans 

hanc-|- hora 



d œ n yœ. 



ikb. 



Voir, d'ailleurs, A. Thomas, Roman., XXVIII, 212. 



PHONHT1Q.UE 

y^ [^ )rj ->_)'/ ->i, dans : 

vcni vi t à. 



85 



X. — INI-LUENCE DHS LABIALES 



I" La vo}'cllc 7/ se change en / sous l'influence d'une labiale. 
Ex. : 



*fusellos 
*fusata 

*grumellum -^ ... 
huiiKM'em 



fisyàiu (fuseaux). 
fi:^'; f^x^ (fusée). 
grimlô (grumeaux). 
imœ. 



Rem. — ))n~ercl (musaraigne), déjà cité, est une étymologie 
populaire. 

putidum -["••• à' pitn (putois). 

2" Inversement, sous la même influence, e et ('secondaire ou 
primitif-^//. 



Ex. 



lamella 

cippum -\- .-. 

temella 

populum -j — arium 



semmat 

Rem. — Pour 

*casus 
voir plus haut. 



/ alitmU (lame). 

lin €Ùpc (pousse d'arbre). 

fnnû'l. 

piipùlyt'. 

pape (pépins). 

(/ sém^; siiiiuîe; sinne; sii- 

mèàiv-e\ I suiiuv; siiimi; 

s II miner. 



k€œ ■ (chez). 



' « La lornie rl.k'ii'... peut aussi se citer ici, \u que le son 
chuintant se prononce ordinairement les lèvres arrondies ». 
Kr. Nyrop, Grniniii. histor. de la Langue française, I, p. 199. 



86 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

3° ê{<r- Cl lat.)-^(P, SOUS rinfluence de la labiale, dans : 
faba fd'v. 

4° Labialisations secondaires. — Nous abordons l'étude d'un 
phénomène dont l'extension dans notre patois est des plus 
caractéristiques. 

La production d'un son lu devant voyelle est généralement 
considérée comme un phénomène de labialisation, parce qu'en 
etîet, le plus souvent, ce fait se relève dans le voisinage des 
labiales; — • ces consonnes labiales étant alors considérées 
légitimement comme les génératrices d'un son de voyelle labiale. 
C'est pourquoi nous faisons entrer sous cette rubrique tous les 
produits qui se rattachent au dit phénomène. 

Mais il importe de remarquer qu'ici le phénomène ne se 
pi"oduit pas dans les conditions ordinaires. Il s'applique, analo- 
giquement, à des produits où il n'y a pas trace de labiale, partant 
pas d'influence labiale à invoquer. Nous sommes alors ramenés 
à la tendance, déjà mainte fois signalée, de ce patois vers 
l'emphase phonique. Ces produits ne sont, en effet, qu'autant 
de témoignages d'une variété nouvelle de segmentation voca- 
lique. 

Pour plus de clarté, nous étudierons successivement les 
produits présentant des modifications soit du son a (ces produits 
sont rares), soit du son e oral [<- ai] ou c nasal; soit enfin du 
son oral ou o nasal (ces derniers sont les plus fréquents). 

I. Son a. 

Schème de l'évolution. 



Ex. 









I. 


û. 








2. 


aa. 








3- 


àa. 








4- 


oa. 








5- 


lua. 


ad 


+ 


famem 


'4- 





5 afwarnat 



' Les produits patois sont précédés d'un n" d'ordre reportant 
au tableau schématique et indiquant l'étape de l'évolution à 
laquelle ils sont parvenus. 



PHONÉTIQUE 87 

prov. mod. picaioun de pikwàyo. 

vado / viva. 

2. Son e \<r- ai]. 

Schème de l'évolution. 



Ex. 



I. 

2. 

3- 


e. 
êé 
àê. 


{èc). 


4- 
5- 
6. 

7- 


âé. 
dé. 

ôè 
we 


(né) 
{tue). 


vado 




2 j wee. 


magistmm 




3 niaet. 


mansionem 
ad -|~ *bassiare 
ad -f- fascem -\- . 
ad -|- pacem -|- . . 
^bassiare 
basiare 




maexp. 
7 no s ahiues. 
s afwese. 
apzue:(e. 

s bwese ; bwesi. 
biueie; bwe:(t. 


jam magis 
magistmm 




jamwe. 

mwet ; mwet ; la micctres ; 
miuetri^. 


mansionem 
paco 

pastum 
vado 




niwexp ; mwe^ô. 
je Ipwe ; y tèpwere ; lapiuey ; 

lièjpiue. 
il bye piue ; piuelr. 
j vwe ; ej vwe. 



3 . Son è. 



Schème de l'évolution. 



I. 


e 


2. 


èè -> 2 ^'' t'è (êe). 


3- 


àè -^ l *'■' a£. 


4- 


ôè -^ 4 '''' o'e. 


5- 


■fie -^ 5 '"' ne 




5 '" wè. 








tu d mâem. 
pàè. 


3 


bis 


paè. 


5 


ter 


amu'è. 
avive, 
a^whi. 



88 PARLER POPULAIRE DE THAON 

Ex. : *metipsinKi 
panem 

ad -\- manum 
fr. aveindre 
avena 

Rem. — Il est très intéressant de noter l'extension prise par 
notre phénomène, extension telle que, dans les cas assez rares 
où le français connaît ces labialisations, la forme patoise se trouve 
coïncider avec la forme française, et que cette seule et même 
forme est considérée par le paysan comme la vraie forme du pur 
patois. C'est ainsi que la forme aviuen est l'unique forme patoise 
deThaon. Ceux-là seulement qui « cherchent à parler français » 
disent aven, c'est-à-dire qu'ils usent de la forme commune aux 
régions de Normandie où le phénomène étudié présentement 
ne se rencontre pas ; et, en parlant ainsi, ils se figurent parler 
selon la langue des villes puisqu'ils emploient un produit non 
atteint par l'influence labiale, (cf. fivèttje). 

D'autre part, certains sujets nous ont affirmé l'existence 
ancienne, dans le patois, d'une forme aven. S'il n'y a pas erreur, 
s'il ne s'agit pas d'un produit de hasard, importé accidentelle- 
ment, nous en pourrions conclure que la labialisation n'a acquis 
toute son extension qu'à une époque récente. 

*demane dmtul ; edmwé ; / làdmtue. 

fenum fwe ; fwê. 

Mêmes remarques que plus haut pour ce dernier produit : 

a) La forme fe est attestée, mais très ancienne. 

b) Laforme/t' représente, pour le paysan, une forme française ; 
elle n'est employée, actuellement, que par ceux qui tendent à 
déguiser et atténuer leur patois. 

famem fwè; lafwevâl. 

Rem. — La forme /iW6' représente une évolution secondaire 
nouvelle, dont le produit /tcS serait le point de départ. 

facere -|- nec -|- *entem fwenà. 
germanum jennive ; jenuivim . 

levamen du Ivue. 



PHONÉTIQUE 89 

Noter la réduction du gr. ini' à lu dans ce dernier produit et 
d. h forme j tue (je vais). 

manu m lamwe; mwè goch; miue. 

poena pwen. 

septiinana smwhi. 

4. Son ô. 

Schème de l'évolution. 

1. ô 

2. ôà -^ 2 ^'^ 00. 

3. ?7ô -» 3 ^'- lia. 

3 "■■■■ luô. 
Ex. : 

ad -|- bonum -^ ... 3 »" ahumi ; kuônom. 

Noter le son luô secondaire dans 

facere + *entem + . . . fwônàtîi. 
levamen du huô. 



5. Son 0. 



Schème de révolution. 



1. 0. 

2. 00. 

3. no. 

4. IVO -> 5. ÎL'îl. 

Rem. —Nous aurons atiaire, dans cette série d'exemples, à des 
modifications du son 0, soit primitif, soit secondaire, — cet 
provenant de sources latines diverses, pour la grande majorité, 
toutefois, d'un û lat. entravé. L'étape 4 et l'étape 5 sont les 
seules, ou à peu de chose près les seules, que nous ayons 
rencontrées. L'étape 5 figurera à son rang alphabétique, entre 
parenthèses. Nous distinguons entre le son ivo (lai) tonique et 
le même son atone. 

L I. îi lat. entr. tonique. 

ad -f currit // akiubr. 

ad -f *genuclum -\- ... i s ajnu'ox. 

huer (cane). 



90 



PARLER 


POPULAIRE 


DH THAON 




Remarquer 




kior, de l'étape 3 . 




burgum 




biuor ; bwor (bourg). 




bursa 




bwbrs ; hwors. 




? 




bwoT;^ (bouse, fiente 
vaches). 


des 


de + bulla 4- 




m debwol (ça s'éboule). 




de -\- gustum 


+"••• 


degwot. 




de subtus 




dsu'o; dswo; edswo la 


tàb. 


furnum 




fwo; ofwo. 




furca 




fwork. 




Remarquer la forme 


primitive 


fork. 




? -|- -uculat 




gaiyiuoy;^ gaiwol; ga 
(gazouille). 


:^wol 


g-|-*ranucula 




gernwoy. 




gurda 




gwbrd; gword (engoui 


rdi). 


gùstat 




{i g'^'^0- 




diurnum 




jwo; il è jwô; le jwbi\ 




quadrifurcum 




kàrfwo\ horfiuo. 




currit 




i huor. 




curtum 




tu kîi'or. 




cucurbita 




kiuorj; de kworj. 




*lurdum 




liuor; ee Iwor; Iword. 




musculum 




niivôl (moule). 




? 




de pwby (pouilles). 




re -|- surgit 




€a rswor; la rswors; 
stuor; la swors. 


lyo 


rubeum 




rivbj; rwoj; rwoj gorj. 




*rubiculat 




ea rwoy. 




sub -|- currere 




b shubr; du skivbr. 




subtus 




swo (siuii). 




turrem 




two; la tivb. 




*ulma 




de'^ luanii. 




2. /"/ entravé atone. 








ad -|- *genuclum -\- ■■• 


m ajnwbye ; s ajnwoye. 




ad -|- *currire 




akivori. 




ad -|- surdum 


+ ••• 


aswbrdi. 




in -|- gurdum 


+ ••• 


àgu'ordi ; àgwbrdi. 




t'y. barbouillé 




barbwoxi. 




(?) bulla +... 




bvjoll (boulins). 





PHONETIQ.UE 9^ 


burra -|- ... 


(Inutire) [bourrer]. 


id. +... 


hîvoré; bivore (bourrée). 


id. +... 


kuor!e. 


id. + ... 


l huorlye. 


? +... 


bworo; de bworo (petits ca- 




nards). 


*bullarc 


èl a bwoye; bwoyèà. 


id. ■ 


bzuèyt. 


? 


bwo:^ (une flaque de 




« bouse ))). 


fr. débarbouille 


debadnvoye. 


? 


s debroye; rff^ro)'/ (débrouil- 




ler). 


de + bulla +... 


dcbiublae; debwolae (s'ébou- 




ler). 


de -\- burra -\- ■■■ 


debwore. 


de -|- bursa -j- ... 


debwôrse; debwbrse. 


de -\- furnuni -|- ... 


defwme. 


de -|- gustum -j- ... 


degii'otae. 


de -|- *rubiculatum 


deriuoye. 


de -|- turbare 


detu'orbe (dérangé). 


ductile -|- ••• 


dtuô)^ (douillet). 


ex -j- curtum -)- ... 


ehuôrlt'. 


ex -\- turdum -f- ... 


elwordi; ea m ehvordi. 


*sturnellos 


(d'^ himirùà ; d :^ hii'urnya). 


furca -\- ... 


fworeel. 


Remarquer 


foreet ; forkyet;fàrkyi; for- 




m. 


gustum -\- ... 


gwotae; gioote; gwotu. 


fr. gourmand 


(gzuîinnêâ). 


diurnum -{-■■. 


jiuûrne. 


*currire 


kwori ; huonv ; hworèàiv. 


culcita -|- ... 


(Jmmrtè piuct). 


p 


inu'orû (morue). 


nûtrire 


s muori; muorkô {}iivtin€; 




munr'uo). 



' A moins qu'il ne faille partir d'un type bolariutii. (Ci. 
A. Thomas, Essais de Phil. franc.) 



92 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



putrire 

re -|- ad -j- curtum 

re -|- in -|- bursa -{-..■ 

rubeum -\- ... 
*rubiculatum 
*subcurrire 
ital. sordina 

super -|- saltum -|~ ■ • • 

surgere -|- ... 

super -)- fascem -|~ • • • 

Rem. I , Le son o -^ zuo -^ lua -» u'I, 
*bullere 

Rem. 2. bûrricum-}- ... -» 



pwôri. 

rahi'ôiri ; (j-ahivurei). 

râhivôrsé. 

riuoji (du rwuia). 

rwoyî. 

skîvori. 

su'ordhi. 

à sivorsâ. 

se Sworsè (saint Sourcin ?). 

(siuurfe) [surtaix]. 

dans : 

bwed ; hiver ; £a hwe ; sa n hiue 
pâ; a biue. 

InuoriJw ; (bivuriho) [petit 
âne]. 



II. I. 


ô ton. lat. • 




. 


Ex. : 










ad -|- vallem -|- 


-orium 


Ç ûvûliuur) [la bouche]. 




*dodece 




duv:^. 




*cosere 




kwod ; no kwo ; huod; dekwot. 




cohortem 




la kwor (cour de ferme). 




constat 




ku'oi (kiuîit). 




laborat 




i labivor. 




*mora 




mwor; le nnvor; de mivbr 
(mûres, fruits des 




- 




ronces). 




pressum -j- -atorem 


presivô (pressoir). 




*totta 




i-wot. 




vos 




i vwb di. 



2. Ô atone. 
Ex. : 

amorosum 



*dodece -|- 
constare 
*cosina 



amworiv; aiiiwonr; aiinvo- 

/v/';(; anizi'ora^i. 
dwb^èn. 
kwole. 
kwoien; kiiv::iin. 





PHONETiaUK 9 3 


*cosere + . • . 


huoiii. 


*cohortile 


{hwnrti). 


laborarc 


lahwore; lahworœ. 


*soriccm 


siuori; sworisyer; kok swôri 




{smurï). 


*taLirclluin 


twore. 


*tonsarL' 


lwÔ:^e (tondu). 


III. I. ton. latin . 




Ex. : 




in -\- tornum 


/ àhuo; alàtu'o; detwo. 


dévorât 


i dvwor. 


*fodiculat 


fwol. 


fortia 


à fwor€. 


re -|- tornum 


rtwo. 


torta 


twort. 


em. — *rotulat 


•^ i rÔI. 


2. ô atone. 




Ex. : 




in -f- portare 


no^ apwbriro {s àpumrtt). 


in -(- *coraticum 


-\- ... àkworaje; dehuoraje ; dc- 




hworajmà. 


in -\- *tortum -\- 


i s àiworûy; àtivortiyi. 


botellos 


de bwôyo; bwoya. 


? 


€abwoti (Sabotin, — sur- 




nom). 


despoliatum 


depiuoyi. 


dis -|- tornare 


s detiuorne. 


devorare 


edvwore. 


focacia 


fiuèe (fouace). 


Remarquer 


dlaftu. 


t"ollem+... 


fiuôlt't (Follette : nom de 




chienne). 


*formica 


iinfivornn. 


Remarquer 


le foniiî; forniiyer; fornii- 




V!'- 


*fodiculare 


fwôye; fwôyt (J'wùyi). 


*coraticum 


l kworaj. 


corpus -|- ... 


hvorse (jupon). 



94 



PARLER POPULAIRE DE THAON 

coriacea 



morire 



Remarquer 



molliatum 
*potere -j- habeo 
*porrellum -{-■•• 



re -f- accommodare 
Rem. — *rotulare -> 

re -f- fortia -!-••• 
Remarquer la métathèse 

tormentum -|- ... 

tornare 

*torticulare 
volebant 

Rem. — secondaire -» wo. 

i. <r- lat. ail (a -j- h). 

fabrica 
pauperum 

Remarquer 

2. Lat. an -^ à -^ a ^ -^ ivo. 

Ex. : 

manducare 
y a -\- r -^ ai -^ e -^ a -^ fl -» luo. 

Ex. : 

pacare 



kworyàe. 
niwori; i va mwori; kê j 
mivoryôm. 

mori. 

mweyi. 
j piuore. 

Il' pworyo (v. Lex.). 
(piunryâ; piuuryaiu); pivo- 
ryà; pworyàw; (pwuret). 
rakiniuode. 

rôle; le roi et. 

rcjworei. 

refowrsi. 

l'WÔniiâte; IwÔrniàt ; liuor- 

iiiâîyer. 
tiuorne (jiuuruc brôk; twur- 

nè galet; I tiunniikye; 

Huurnircs (tournante). 
tiuortiye. 
i vwole. 



la fworj. 

pwor; le pivôr; pivores; 
(p-Ùr). 

por; por. 



luivoje; mwoji; i iinvojn. 



pu'oye, pwoyi ; èpivoyàb. 



l'HOXETICLUK 95 



XI. — INFLURNCH DK / 



1. ï -\- I (kit. ca pi II mil). 

Une comparaison des formes diverses proVenant de capillus, 
capilliim nous mettra sur la voie de l'explication de nos produits. 

La forme du nom. sg. capillus donnii régulièrement c/;t'i'<f/i, 
puis cheveus, par vocalisation de 17. 

La forme capiUiim donne chevél, puis chevé, par chute de 17. 
Notre domaine, comme on le verra plus loin, connaissant le 
c dur ( <r-c-\-a lat.), nous passerons de chevé à kevé Qt, plus 
exactement encore, par assimilation de consonne, à gvé. Cette 
forme (gve ou gve) existe dans une région voisine de Thaon. 

Quant à gvœ, qui est la forme usitée à Thaon même, elle 
s'explique par une évolution physiologique de 1'^' ouvert. Cette 
forme, d'ailleurs, peut avoir aussi subi l'influence régressive 
de la forme du pluriel, le gvœ(^^ capillos). 

2. e -\- l. 

a) Sous cette rubrique pourrait rentrer l'étude des produits 
de -cl lus; -cl lu m (v. pi. haut). 

h)c -j- cis -^ icls et, par vocalisation de 1'/, -^ icu^. 

Ainsi : *veclus vieil -^ vieu:{. 

Ex. : 

fr. (?) vieillottes avyœybte (mettre en vieil- 

lottes, en tas; — se dit 
du foin). 

3. rt -\- l -^ al. 

Le groupe al, par vocalisation de 1'/, se modifie en un 
groupe an, primitivement diphtongue. Il peut subsister des 
traces de cette ancienne diphtongaison, par exemple dans le 
son aw ou oiu, dont nous avons quelques témoignages. 

D'autre part, 1'/, avant sa vocalisation, peut tomber et le 
groupe se réduire à a simple. 



C|é PARLER POPULAIRK DH THAON 

a) Vocalisation de 17 et diphtongaison. 
Ex. : 

al nu m 

calamum 

dis 4- satullum -|- .•• 



altum 
*caballos 
*caldum ' 

calcem 
*calcia 
*calefare 
germ. krappa -|- -aldum 

murum -|- -aida 

saltum 

satullum 

salicem 



d l âwn. 

de eàiuni. 

de saule. 

hàiu. 

de jvàw. 

kàw; kàw. 

d la kàiv. 

me kaiu€. 

kawf. 

Jcrapâw (crapaud). 

mnràivd (muraille). 

sàw. 

sâiu. 

sàw; œ sàw. 



Analogie. — Persistance de sons diphtongues. 
Lat. an primitif ou secondaire'. 
Ex. : 



*agostum 




mé d àiv. 




causare -j- 




kaw~(r. 




clausum 




//rAiu'(leclos). 




b) al -» à, avant h 


1 vocalisation. 






Ex.: 








falcem 




îiiâ fà. 




altum 




hà d geàwh ; à 


hà. 


galbinum 




jàn. 




*caballos 




de jva. 




olcem 




kà. 




caldum 




kà. 




germ. krappa -\- 


-aldum 


krapà. 




illac -|- in 


+ valle 


lâvà (infl. de 


« en bas »). 


mala 




de ma. 




satullum 




so {a ^ -^ t). 
sblae). 


Ex. : solar; 


salinaria 




la soîier. 




super -|- saltiis 


à sworsà. 





Analogie. 
Ex. : 



PHONÉTIQ.UE 

Lat. a -|- V et lat. an -> o {o). 



97 



gavata 
audis 



Diphtongues secondaires 



jo;jÔ(joô). 

pnli'^UiiQitî. « parle, ouïs- 
tu », — pour héler, pour 
appeler qqu'un). 



Rem. — Bien que les produits suivants soient d'origine assez 
diverse (presque tous, pourtant, provenant de ^ lat.) et de nature 
secondaire, nous pensons qu'ils rentrent naturellement dans 
l'étude du gr. ^zc diphtongue. 

Le son a, primitif ou secondaire, peut, par extension 
vocalique et emphase phonique, passer à un son diphtongue aiu 
(qui même évolue jusqu'à oîc)'. 

La réflexion vocalique, au lieu de se produire antérieurement, 
se produit postérieurement. 

Soit : 

a 

aà 

ao 

au 

aw. 



fr 



anisum 
asylum 
angora 
in -[-pasta -\ — are 
*bastonem 
fr. Lxisly 



fr. barre -j- ... 



k j àwl ; àiulè C^tie j'aille; 
aller). 

àzvni. 

l àiuxil (salle d'asile). 

àgûlàw. 

àpàwte. 

bàwlô. 

ÇBoivli) [nom de com- 
mune]. 

(bowre) [barreau]. 



' Les produits présentant un son oiu seront entre paren- 
thèses. 

GuiiRi.ix DE GuER. — Parler pop. de Thaon. 7 



98 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



fr. brouillas 

*pisaceus 

*castellus 
*fabaceus 
*falcantem 
*falcicula 
fr. Gast 

? 

crassum 

diabolum 

} 

quadratum 
? 

quassare 
*lascare 

lavare 
*margula 

manducare -|- -alla 

onomat. 

passum 

fr. Pâques 
*passatum 
*plastrum 
*ramellos 
ital. radice 
rasus 

*sarracinuni 
trans-f- V'^ssare 
vadit 

vitrum -|- glaciem 
. ail. wallop 



du brœyàw; ^nî^'âw (brouil- 
lard). 

du b^èàiv (pésat = fane 
des pois). 

eàivtb. 

du Jh'âw (fane des fèves). 

Çâ fowkyâ) . 

Çfôwstl). 

Gâw (nom propre). 

gàwlu (intelligent, avisé). 

s;ràw. 

o 

œ gyàiub (insecte ; v. Lex.). 

œ grb bchu (poisson; v. 
Lex.). 

kàzurae. 

kàzvrè (contenu du char- 
rier). 

kàwse. 

làw€e; lawk. 

lâiuve (lowvc). 

maïul ; maiule; (jnowï) [fu- 
mier]. 

mojaiul (mangeaille). 

/ ha wjvrct'/ (miaule). 

je n V(f' paiu; (pou'); € pàw. 

Rema rquer pètvw. 

de pàwkyet (pâquerettes). 

pàwse (seuil de la porte). 

blàwtr. 

1 

{le rainow). 

de ràiudi. 

il et à ràîus (à ras). 

(sarozu^è). 

trepàwse. 

no vâiu. 

verglàiu . 

duvopaio (résidu du grain). 



Rt;m. — Les formes b:{éaiu et pùàiv marquent le début d'une 
nouvelle série de réflexions vocaliques, venant se gretîer sur la 



PHONETIQIJK 99 

prcniicrc. C^t. des iormcs XcWcs qut greâiud, au chapitre de lln- 
fluence des nasales; — diphtongues nasales. 

4. y -j-/ -> ('/. 

a) Le son ainsi obtenu peut, par vocalisation de 17, passer au 
son du. Mais il peut aussi, par suite de la chute de 17, se réduire 
à à ou à. 

Ex. : 

collum el ko; Id'kô; ko. 

Rem. — ()-[-/-> u dans 

*colurum du hûdr. 

b) -[- <:/ (ou /) -> ueL 

Deux étapes à distinguer : 

i" Fusion du son ud en un son icii, avec transposition de 
l'élément mouillé et métathèse du gr. uc. 

2° Chute de l'élément mouillé. D'où : eul (eu). 

D'autre part, la métathèse du gr. uc peut aussi n'être pas 
accompagnée de la transposition de l'élément mouillé, qui reste 
final. D'où œy. 

Ex. : 





*dolium 


dœ (peine, deuil). 




folia 

*gladiolum 
colligit 


fycvl ; defyœl ; Jyay -Jyœyo ; 

t'fyœyc. 
gladyœ; du gladyœ ; de glo- 

dyœ. 
keœl. 




caerefolium 


serfyéy; serfyœl. 




solium 


syœ. 




oculum 


I yœ ; / yœ ; d œn yœ. 


Rem. 


— ? *tôrculum 


Irïi (treuil) 



ne rentre pas aisément dans cette catégorie. 

5. û-\-cl. (sufl. — uculu^. 
-uculus -^ oil~ -> ('/'(-) -^ oc -> wt'. 

*peduculos depwe. 



JOO PARLKR POPULAIRE DE THAOX 

L'évolution est la suivante : 

peoil:^ -^ pfoi~ -^ poi:^ -^ poi\ -> pn'c (pou). 



XII. 



INELUEXCE DE f 



Rem. — C'est Tinfluencede 1 
son œ de la dipht. eu \ <r- il -j- ''] 

L'r exerce une influence sur 1; 

I. û -^ e devant r. 

Ex : 

ad -{- carnem 
*carricatum 
*darvità 
german. warôn 
anc. h.all.sparôn 
*araneata 

habere-|- haheham 
arista 
argentuni 
celt. garr-j- ... 
^d. +... 

rad. harn 

gentem -|-arnia 
*carricare 
carhonem 

id. + ... 
*quaresima 
carrum -|- . . . 
ital. carcassa 
carnem 

carpenta 
carrum -]-••• 
carruca 
(?) lia (rad. celt. lig) 



'/- qui provoque la fusion en un 
(v. plus haut). 

:i vovelle qui précède. 



aeerne. 

eerji ; de-éerje. 

dèrtr. 

egyere. 

epcrnî'. 

erahV; eràhî. 

j l ère ; / n eryom pà . 

î'rè; eret (arête). 

erjà. 

gyere; èl gyere (jarret). 

à' gyertyè; de gyh'kye (jar- 
retières). 

berne. 

jàderm. 

kerye (charrier). 

kyerbô. 

kyerbônye. 

kyerem; kyerèm. 

kferet ; kyerte ; no kyer'i. 

kyerkoch ; d lakyerkae. 

kyern (carne, mauvaise 
viande). 

kyerpàt ; kerpàkyî. 

kyerhi (charretterie). 

la ky'ertt. 

lyer; lyerdye (liard). 



PHONF-TICIUE 10 1 

ail. nicrkcn ' merk ; mt'rkye; rnurkyf. 

*rascularc rekle (ramasser les pom- 

mes). 

Rem. — I/r, dans cet exem})le, précède la voyelle. 

V. h. ail. haring de rcrâ. 

sarcularc serkle; serhhv. 

irai, sassefrica scrsifj. 

2. e -^ a devant r, exceptionnellement. 

Ex : 

ex-|-*radicat il arae, pour erm'. Cf. v. fr. 

rachier; — tr. mod. cra- 
cher. 

*petrosilium parsi. 

brachium -\- ... i baree (marcher en se dan- 

dinant). 



XIII. — pni-x().Mi:xES secondaires 

1° Remarque sur le renforcement de la voyelle atone. 

La voyelle atone latine, non accentuée en français, prend 
souvent, en patois, un accent, c'est-à-dire que le son ù passe 
au son e (r). 

Ce phénomène est, dans certains cas, le résultat d'une assi- 
milation ; mais son extension permet d'y voir plutôt une ten- 
dance générale de la langue populaire à renforcer l'atone. 

Ex : 

*insinnil -[--ameute âstlbli'iiià. 

Rem. — Il \- a ici une iniluence de l'inlinitif du verbe. 

*camminum ^hiic. 

coemeterium uniityer. 

caballum / ee-va. 

capra -|- -onem écvrô. 



\.\' est peut-être étvniologique. 



102 



PARLER POPULAIRE DE THAOX 



fr, 



de 



*degradum 

debere-|-habeo 

ille -|- levamen 

dona-[- ... 

herba -|~ • • • 
*facebat + . . . 
*glodium-|- ... 

g -|- *ranucu.la 

ego+... 

jumentum 
*genuclum 

candela-|-... 

quam 

camisia -|- . . . 
*conucla 

capi-a + ... 
*cavicla 

illum 

levare 

maquereaux 

minare 

meum *seiorem 

mensura 

astric 

per -|- de -\- susum 

*pittittum -}-••• 
pensatum 
rc -|- levare -|~ • • • 

... -|- *ecceoc-|- ... 



bas ail. suppen 



un gut de le su ; o de lyœ ; 

rbs de jvâ ; dii'o^en de vya ; 

dedsiuo. 
degré, 
ej devre. 
l eliuë. 

don t'iyà (donne-lui-en). 
erbe sa (herbe sûre). 
no jÎT^. 
un gelibe. 
le grenul. 
je l kre. 
jhnà. 
l jenn. 

kâdelye (infl. du subst.). 
dvâ ke d vèni ; hye sûr ke ver 

(bien sûr que oui). 
kemi^pl (infl. du simple). 
kenûl. 

kervet (crevette). 
kevtl. 
d'^ahil le. 
s levé, 
makeryâ. 
nâne. 
mî'syœ. 
mexur. 
oierye (âtre). 
par de su. 
lu pekyo ; petyo. 
pesae. 
de rlevd'i (ouvrières qui 

relèvent les gerbes). 
jusk a se ki se pre (jusqu'à 

ce qu'il soit prêt). 
k lasîLpen bwepà. 



Rem. — On pourrait soutenir que ce son s'est dégagé de la 
consonne suivante et lui sert de point d'appui. 

fr. sucre du suker tûe (sucre noir = 

réglisse), 
tornat -[-••■ iiuurtic hrok. 



PHOXETIdUF, 

2° Transposition de voyelles. 

r. Le groupe ;r -^ ùrQr). 

Rem. — On peut hésiter sur le point de savoir si 



103 



'è initial 
la méta- 



secondaire de mots tels que ùrVi:(i' est le résultat de 

thèse re _^ tr, ou s'il n'est pas consécutif à la chute de Ve dugr. 

re et destiné à soutenir les groupes de consonnes qui le suivent. 

Ex : 

*abbiberare aberve; abèrvu. 

in ter duos àûr dœ. 

inter -\- crucem àtèrkèrwe:^. 

inter -[-••• àtèrkupe. 

id. -[-... àterprâd. 

id. -f-... âtèrlèni ; àlùrUnà. 

id. -|-... àter:^ (mettre en trézeaux 

,q- V.). 

*berhicem bcrbi; berbi. 

Rem. — C'est la forme française qui présente une métathèse. 
La forme patoise est régulière. (Cf. bh-wcl .) 

€a bt-rdèdcl(çA son ne étrange- 



onomat. 

(fr. brédaler)+... 

fr. brin -j- ... 

Brittones 
germ. brekan 
? 

? bulgarum 
*cinerarium 
e-|-granum -|---- 
recipio 

re -j- *drectiata 
re -j-^'i-dum -[-••• 
re-[-*croccum -|- 
re -f- *lucare 
*repropiat 
de-[- V. bas franc, 
fr. Ouistreham 
strena -|- ... 



ment). 
è bcrdbn (elle murmure). 
no bcrnot; (f bcrno (petit 

brin). 
de berto (Bretons). 
berye (broyer). 
bhxiyi (desséché). 
la buger dé inckanik. 
eàderye. 
egernae. 

j ereœ ; éreœr ; ér€êve. 
èrdreée. 
îrkeule. 

ùrkrohyi; crkrokye. 
ùrlt:^. 
i m erprâ'€. 
skërran él€Îrc. 

l'tt'rbâ (nom de commune). 
t'ûrne. 



104 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



fr. grelot 

granarium 
fr. je grelotte 

g-|-*ranucula 
h. ail. grioz 

...-^fr. *foutre 

quattuor -j- viginti 
fr. Crépon 

p 

fr. Cresserons 
h. ail. chresso 
*crepatum 
credere -|- . . . 
creta -{-■•. 
fr. Coiivrechef 
contra -j- faccre 
? 

*colurum -\- -arium 
*copri -|- te 
fr. maquereaux 
*mercoris diem 

monstra illum 

nostrum patrem 

in -|- primum -["••• 
*prendebat 

praesentare 

prae -j- (*pro)cessioncm 
? 

praesentem 

paupertatem 
fr. safre-|- ... 

sacramentum 
*cisera 
fr. sucre 

trans -|- v. h. ail. bûh 

trans -|- diurnos 



de pn gcrio (grelots). 

gernî. 

j gernot. 

gernwoy. 

d la gh^il (grésil). 

jàfutèrn. 

katérvi. 

kùrpô (nom de commune). 

kcrsi (morte). 

hcrsô (nom de commune). 

hùrsô ; du kersô. 

kérvae; kerve. 

Têryàb. ^ 

heryone (crayonné). 

k(f'ver€e (nom de hameau). 

s kotcrjcr. 

kôterpâ (v. fr. contrepan, 

V. Lex.). 
kiideryc. 
kuvt'y tac. 
makeryà. 
iiiHri'di. 
nioicr h\ 
noter pcr. 
à pennyt'. 
i pênie; c la pcnic. 
s pcrsàtt'. 
pcrscsyd. 

tilt le pertâthi (v. Lex.). 
a per:;à. 
pbvùrtac ' . 

sajcniiâ (gloutonnement). 
sakêniià. 
sidùr dû. 
siikèr ne€. 

terbiVcxc (trébucher). 
tcrjù. 



' Le gr. tT est étymologique. 



PHONÉTIQ.UE 10 5 

*transt()tt()s Icriti. 

? œ lerie (y. Lcx.). 

Vcncris dics vàderdi; vàdùrdi. 

2. Le gr. le -^ ùl (cl). 
Hx. : 

i m [1 1 i c a rc àpelye ; depelye . 

ille -|- ••• <'^ kàii'le; eJ cryere. 

*glodium -|- • ■ • A^é'M'^ ; (^[èlve. 

probnbili -\- nicntc prohàhehnà. 

sufflare -|- ... de siifôlniâ (oppression). 

3. Le ,tj;r. de -^ (\L 
Hx. : 

de t'd; l dis ed fevhyî; t'd ho; 

èd hàkyi; ed kyae; dàpar 
u ek j â syd'; td te. 
*d e m a n e edniwè; èdinivé . 

de -j- *posteis edpyœ. 

de-|-subtus edswo. 

devorare edviuore. 

4. Legr.yV^<V- 
Ex. : 

ego êj sydm; ej vœ; ùj lie; koui 

èj dt::^o. 

5. Le gr. se -» es. 
Ex. : 

se es mubri; es bôee. 

3° Développement de voyelle. 

Rem. — On ne sait trop s'il convient de voir dans le phéno- 
mène suivant ou un simple développement de voyelle ou une 
vocalisation de consonne. C'est, en tous cas, un exemple 
d'extension et d'emphase phonique. 

I. Le groupe kl se développe en Jù'l ou Irl. 

Ex. : 

? de felyo (coquillage, v . Lex .) 

clavum -|- ••. kelwt' (clouer). 



io6 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



mespilarium 
*oblitare 



plicatum 

populum -|- -arium 
supplicare 
tabula + ... 

2. Legr. kr se développe en kér ou ker 

Ex. : 



nt'fèlye. 

obelye; ubelye. 

pelyae. 

pœpelye; piipèlye. 

supelye. 

tabelye. 



h. lat. astric -j- ••• 

inter -|- crucem -j- 
*brucaria 
fr. brioche 
? 

febrarium 

? 

ail. kmusel(beere) 
crucem 



àtérye. 

àiùrkùrwexf. 

de bery^r. 

bîrybe. 

Jeryolè (sorte de pois, v. 

Lex.). 
fevery'è. 

Gûberyel (Gabriel). 
gèrwe:^l ; ^cni'à~cl ; kcnut'Xe^. 
Remarquer gorwe:yel. 
kêrwe; la kerwe; kérwà^; 

kèrwa'^^i; sa kèrwè:(_; sa 

kèrwez^. 
keribel. 
keryatùr. 

j la keryi ; ktryc ; kérye. 
pt'ryc; peryer. 
re -f- ad -|- proprium -j- . . . rapropcrye (rendu propre), 
truella ûrwcl. 



*crudalem 
creatura 
*critare 
""precare 



operarmm 
\^olere -j- habebatis 



iLverye. 
vu vuderyè. 



4° Chute des voyelles protoniques. 

e proton. (/) secondaire ou primitif en syllabe initiale tombe. 



Ex. 



ad -|- *eccistum -j- sérum âdsc (ce soir). 

ad-|-*eccista-|- hora astœ (en ce moment). 

*camminum œ €iin (cf. / sh)n). 

*caminata aminée. 

*caxanum -|- -aceus enà (plancher de grange). 

*canicula de eniy. 



PI10NETIQ.UE I07 


scrum -\- ... 


£ren (serenne). 


de 


d €œ lye ; d kye ; kre d kÔ ; 




fu d syœt ; pe d ter ; tir 




ta d la ve ; ddàiu ; d^ epïn ; 




d:{ yœ ; œ dgriya ; no dgril 




l lo de koti. 


dcbituin 


dbi. 


de-|-siccatum 


deskyi. 


de -f- foris 


dhor; dbbr. 


V. bas. fr. de-j-skërran 


dkeirae. 


cclt. cwiranda 


le Dlivrâdè ; la Dlivràwd 




(nom de hameau). 


*demanc 


dmè ; dmwl. 


de -|- *posteis 


dpyâ. 


de -f- super 


dsu ; dsiir. 


de -|- subtus 


dstuo. 


de -|-abante 


dvà kè d y aie. 


id. -j-'^l'uiii 


dvàwie. 


dcbere 


dve. 


dévorât 


i dviL'or. 


dis-|-*habiliare 


d^abil le. 


dis-|-(fr. ergot) 


no d:^ergot. (v. Lex.). 


desideratum 


dÂ^irae. 


estis -|- vos 


etyu. 


recipio 


j ereœ. 


in -|- commodare 


eknwde. 


*Philippuni 


Flip (Philippe) 


fenare -|~ • • • 


fne ; U fmv. 


fenestra 


/net. 


p 


gàltyer (tuile à frire). 


V. h. ail. gero-[- ••• 


c^rÔne (contenu d'un ta- 




blier). 


*cavicla 


gvil. 


gelatum 


jlay. 


*genuculum 


jmi . 


qua mente 


kmà (Jièma). 


*cuminitiatum 


kmà^i ; kniâivee. 


camisia 


de kmi^. 


*conuiiuna 


km lin. 


ital. canaglia 


deknàl; de knoJ (enfants). 


*co!nicla 


knûy (cf. ki^m'iv}. 



I08 PARLER POPULAi 

*quaerire 



i]le + 



me -)-... 
minacia 
minare-|- ... 
officium -|- . . . 
*pittittum 

. .. -j- commodum -|- , 
fr. se rebiffer 
re -)- *bragere 
recipere 
re -|- cippum 
re-j-germ. warjan 
p 

re-]-*cuminitiare 

re-|-conducere 

relevare -f- . . . 

relucet 

re -|- movere 

renuntiatum 
*repropiatiiin 

re-|- surgit 

re-|- tornum 

re-|- venientes 
*ecceoc -|- . . . 

se -|- . • • 

*eccistiim 

siccatum 
*sublungum 

septimana 

septembre m -j- ... 

*eccistum (eccista) -|- .. 

te+... 
*tenire 

vide-|-illac 
*venutuni 



RE DE THAOX 

kri. 

l pt'T^a ; l ta; j irtue l syœr ; 

/ ftilô ; l gerhe ; l me; 

l ne ; ^a l:( àpiue^n. 
ea m je; m levé; m mn€e. 
mnae; mna^i. 
miticor. 

ofisra (officiera). 
œ pli iiiyo (petit morceau). 
m k mode, 
sa rbt'Jîe. 
i rbre. 

rm'r ; rm ; r€tw. 
i reûpra (repoussera). 
su rgeri. 

rjhn (pleure, crie). 
rkèmèàwd'.. 
rkddir. 
la rlevœ:!^. 
rlî^. 
rmuve. 
rntm. 
rprœ^i. 
en rsii'or. 
rtiuo. 
de rvènêàw. 

s ki\ 

s iie ; no s dhnu€ ; s lève; 
s pyâ'vje. 

s pwor garsô. 

ski. 

slô. 

svihi. 

slâbrûf (fête de septem- 
bre). 

slhè ; stila ; slela ; si Un' ; 
stelœ ; sle hœ. 

t dîr ; jù t pwere ; i jer. 

lui. 

via ; lé via ; à via ko. 

il a vnu; vni. 



PHONÉT1Q.UE 109 

Rem. I. Dans quelques-uns de ces mots, IV caduc était secon- 
daire, provenant lui-niè-me d'un o protonique. 

r.x. : \-uminitiai-e kmèàiuee. 

Rem. 2. Quelquefois même, un c decetijenre peut provenir 

d'un son a, issu lui-niême d'un son à. 

Ex. : 

hanc-|-hora à via ko; kÔ pu (pour : cko). 

5" Persistance ou production secondaire d'hiatus. 
Ex. : 

ille -|- habet -j- . . . la jlay. 

grossum -|- *articulum /^^^nl orle. 

dicit-|- in -f- . . . k no di à travcr. 

*eccista -|- illa ste ila. 

6" Destruction de l'hiatus. 

L'introduction de lettres de liaison destinées à détruire 
l'hiatus donne lieu presque toujours à un phénomène d'ana- 
logie erronée : 

Ex. : 

grossum -|-*articulum mô f^ro t ortay. 

Rem. — Le / est peut-être dii à l'intluence du / final de liaison 
dans grà. 

? d aie t e d vùni. 

passum-]- ... se pat asc eye. 

Rem. — Lifluence de piue (fr. point), qui, comme formule 
négative, est généralement plus populaire que /)(! (ir, pas). 

octo -|- infantes îvi\efâ. 

Rem. — Lifluence des finales de noms de nt)iubre, dont 
quatre sur dix présentent le son ~ (et, surtout, influence de 
dd' -\- :^ (Ir. deux), dont l'usage est le plus commun.) 

... -j- una / à ràpi y un. 

. . . -|- uiunn no di yœn t l Ôt. 

hanc-f- hora-|-unum t'koyœ; il an a yœ ; ikctyœ. 
de-f-illos a kôte d yœ; €e yœ; â yœ ; 

pà€ ké yœ ; avt yœ. 



no 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



B. — CONSONANTISME 



I. — NASALES 



1° ;/ -^ l. 
Ex. : 

fr. brin -["••• 

ital. numéro 

*venimen -|~ ••• 
2° n mouillée. 
I. Mouillement. 
n -j- }' secondaire -> h. 

Ex. : 

in -\- hodie 
V. h. ail. sporon -[-••• 
*sturnellos 



granarmm 

facit -|- nec -f- *entem 

crinem -|- ■•• 

longe -|- ••• 
*manizatum 

médium -j- noctem 
*molinarium 
*manuaria 

necatum 

noctem 

né bu la 
*nocere 
*nidatum 

ordinem -]-..■ 

panarium 
. *potin + ... 
*prunarium 
*pullicinum -|- ... 



œ herlo. 
luinero. 
vliiiiœ ; vliinœ:^. 



aïicv; âùœ; ànœ. 

t'prônïr. 

d ;( ehu-urùà. 

galohi. 

gyèrùe; gerne. 

fwonà; fiuèfià; fwôùàtii. 

k ri fier. 

œ loue. 

iiiàni. 

iiiïnœ. 

iiiône ; mùhe. 

la iiioFier. 

nae. 

s te nâ. 

nœl; nœlaî. 

hâr; nâ'Zjb\j iè îiœ. 

77^(œufd'appel; — v.Lex.). 

oher. 

païie. 

pbtihee. 

prune. 

la pîi^iùer. 



PHONÉTIQUE III 

re -j- in-f-fr. prôner -|- ... ràproùe. 
salinaria sàiuncr. 



2. Dcmouillcmcnt. 



71 -^ 


■ il. 




Ex. 




attingam 

p 

*castania 


V. h. ; 


;lll. 


sparôn 


V. h. 


ail 


. wihsila 
nialigna 
régnât 
siirnum 



k J al ni. 

boni (borgne). 

eothi. 

epèrn. 

gyïn. 

malin. 

ren. 

s~in. 



1 . /// initiale persiste. 
Ex.: 

mespila œ iiicl. 

2. 1)1 -^ II. 

Ex. : 

gerin i n a t ii m jcnme ; jcrn . 

mespila -j — ariuni nclyt; ucl; œ n'cl. 

centum -j — ina sàùn (centime). 



II. — L.\TÉ RALES 





I. 1 -^ II. 




Ex. : 




tr. grelot 


V 


. h. ail. wihsila 



j gernbt. 
gyiii. 



112 PARLER POPULAIRE DE THAON 

2. / -^ r. 

Ex. : 

V, h. ail. chlctto -> (gleteron) gratrô (par étymologie 

populaire). 
*eccilla a sœr fè. 

3. / mouillée. 

a) Le son d7 mouillée, ou plus exactement d7 -j- v, a tendance 
à passer au son v. Ce son v secondaire se réduit, lui-nicme, à 
/ simple. 

Ex. : 



? 




kjcil; k il cil. 




allium 




h I hl. 




*habiliat 




hà 110 1 alnl. 




*inductile 




àd'tiJ. 




anguilla 




âgiil ; la sot 


àgiil; âgyiil. 


p 




ea hhxil. 




*butticula 




hutel. 




*bovariolum 




buvrâ'l. 




*botula 




d'e hwàl. 




caerefolium 




€erfyà'l. 




capritolium 




eevréfà'l. 




*capriolum 




eevrâ'l. 




*canicula 




de ^nil. 




de -|- pectorale 


+ ••• 


s dcpe traie. 




V. h. ail. glitan + ••• 




no di^ril. 




dis + *habilia 




d~alul le. 




acucula 




égal ; egyiil. 




goth. skalja 




d 1 ekal. 




exsucare 




j eswil (avec 


influence de 






la forme d 


'infinitit). 


Rem. — L7 est ici analogique. 






*exvigilas 




lu t evèl. 




filia' 




ma fil. 




*falcicula 




fosil. 




V. h. ail. faldan -\- stuol 




fotœl. 




*formiceni 




fur mil. 





PHON'HTiaUK I I 3 

Ivcni. — Cette tonne parait refaite suv JoiinniUcrt'. 

*tbdiculat fwôl. 

*folia Jyd'l-Jii'l. 

fr. il gazouille i i^ui^wôl. 

h. ail. grio/ -j- -icula il la ^er:(il. 

crassum -|- -ieulat i i^^ra^^U. 

g-)-*ranucula le formel . 



cavicla 



evil. 



julium -|- ... jibilt. 

*conucla kemil; kiiiil. 

*cavicla k^vil; kevil. 

ital. canaglia de. knal ; pùtit khiâl; deknol. 

conchylium kokV. 

*cornicla konel. 

linteolum lèsœl. 

manducare -(- -alla iiiojaiol. 

m 11 ru m -|- -alia iiiiinil. 

nasum -\- -iculat / mi~//. 

*pariculum parel. 

rad. patt -[- r-j- -ucula /a patn'il; no palnuol. 

palea pot. 

tr. ripaille ripàl. 

solium / sœl. 

sêcale du sel. 

caerefolium serfydd. 

ital. citruolo sitrél. 

superciliuni le snsV. 

taliat kà no tal. 

*tripaliat / Iravâl. 

valere val kè vtiy. 

*vigila à lavel; lavel. 

fr. Versailles Versai. 

vetula la vyel; lyœl. 

Rem. — Dans 

muruni-|-... niuràwd, 
il y a changement de suffixe. 
b) / secondaij-e -> y. 

GuF.RLiN Di; GuiR. — Parler po[). de Tkaon. 8 



114 PARLER POPULAIRE DE THAON 

Ex. : 

argilla -\- ... argiyœ. 

? ké j âyom. 

fr. Asnelles âney (nom de commune). 

*mespilarium neye. 

valere + ... vayahl. 

Rem. — Ce mot est reformé sur vaillant, ou sur des formes 
du verbe valoir telles que subj. prés. sg. I, II, III, etc. 

ligare -["••• "'^ 3''^''» 

c) Chute secondaire de 17. 

Ex. : 

berula d la bc (berle). 

*butticula bute; bute. 

fr. chambranle / i'àbrâ. 

germ. brand-j-... ibràiu. 

*stela îtâe. 

mespila de ne. 

III. — VIBRANTES 



1. r lat. persiste dans : 

cathedra la kyer; kyer; kycér. 

2. r franc. -^ /. 

Ex. : 

fr. angora àf^olaïu. 

onom. pat aida. 

\\ . — PLOSIVHS LABIALES 



I. Gr. pi -> / dans : 

*mespilarium nelyc; ml. 



PHONETIQUE 1 1 5 

2. Gr. pi -> gMms : 

nicspila ne^I, 

où nous remarquons un retour instinctif, mais erroné, à une 
consonne d'appui. 

3. /) lat. -» h dans : 

*canapim-|- ... de kanibbt. 

id. kèàwbr; kàwbre. 

V. PLOSIVES DENTALES 

d 

ud^y. 

a) Ce gr. persiste dans : 

gladiolos du gladyœ; glâdyœ; glodyiv, 

sans doute à la flu'eur d'un emprunt. 

b) Le même gr. passe à/. 
Ex. : 

videam ké j vej ; kè j vêjyôm. 

2. ^ (du gr. w^ tombe dans : 

ponere-j- ••• pônu, 

par assimilation. 
l-dy^gy. 
Ex. : 

inter -|- adjutare s nirîgyf; ki n îg. 

Rem. — Il y a ici dissimilation : élém. nas. -\- d -^ élém. nas. 
-\-g, et cela, par suite d'un changement dans le mode d'anicula- 
tion : la linguale, de dentale qu'elle était, devient prépalatale. 

diabolum gyàbl; œ gyaiub. 

Deum gyœ. 

fr. landiers lâgye. 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



Il6 

mendicantem 
Analog. de -j- oculos 

Rem. —Cf., pour ce dernier mot, la phonétique syntaxique. 



inàgyà. 

kœ hu g yâ. 



I. ty -^ ky. 

Ex. : 

*benedictarium 
coemeterium 
*aquilentarium 
*Stephanum 
fr. galetière 
celt. garr-f- ••• 

quartum -{-... 
*carpenta -|- ■ • • 



chrestianum 
tepidum 
tegula 
tenes 
tùum 
thema 
*misteriuni 

manu-|-te"ere-[- • 

medietatem 

mortarium 
*pittittum -|- ... 

pietatem -\- ••■ 

pietatem 
fr. ragot 
fr. Rots-4-... 

Chute secondaire de /. 



bhiekye. 

mnikyer ; eimllyer. 

eglâkye. 

ekyen. 

gàlkyer. 

gycAye. ^ 

de karkye. 

karpàkye (nom propre); 

kerpàkye. 

krekyè. 

kyU. 
kyœl. 

tu kye. 

du kye. 

œ kyhn. 
l mt'kye. 

l iiirkyt'. 

la iih'li\e. 

mbrkye. 

lit pt'kyo. 

piliyab. 

pi kye ; piliyœ. 

ragoJîye. 

le i^(;^;Y^(habitantsde Ilots). 



2. 

Ex 



arista 
crista 



krè d ko. 



PHONETIQ.UE 



VI. — PLOSI\T,S PAI.ATAI-KS 



117 



Ici prennent place les phénomènes les plus caractéristiques 
du consonantisnie de notre région. 

A. c-\- a conserve sa valeur de r vêla ire. 
Le _<^ normand provenant du 'gr. ^^ 4- a se rencontre aussi, 
parallèlement, sous la forme d'un i^ dur. 

1° 

I. c-\-a initial. 

Ex. : 

^":dcem M ; kaw. 

^"'^Idum kâ;kâiu. 

^"^utum Ika; kat. 

*captiare kad; haei \ ka€œ;\kae le 

nibh. 

germ. kâwa kahiuà; haiià. 

calumniatum kalàivji. 

canum+... kaui; kàni. 

*canapim + . . . de kaui bot. 

id. -{-■•• ci la kanivyer. 

id. -|---- du kaiiivxd'. 

^'-ipP^i kap; Ik'ap a p. 

cappa-|--ellum kâpc. 

*carduoneni de kardô. 

-f- . . . kardrànct ; kardroiût . 

iére (cendre de lessive); œ 
kàrti (charrier). 

*caronia karon; karon. 

capsa un kas. 

castratum kastre. 



id. 



? 



> 



de katiuei . 



cattum^... katùnt'. 

i'v. chatouiller katwoyc. 

CAm\n\n\ kà ; le kàiu. 

*canapim kàlv. 



cantionem kcieô. 



canticana 



kàeyer. 



ii8 



PARLER POPULAIRE DE THAON 



candela 


kâdel; kàdîlye. 


canthum -{-••• 


kàzute. 


canem 


k-eé. 


capra -\- ... 


Jêrvet. 


' capra -\- ... 


kervo. 


*cavicla 


kevil; kèvil. 


canthum 


l keâw. 


camisia 


kmî^; kèm\. 


♦calcia 


ko£\ me kâw£. 


*captiare 


kbee; à kbs. 


*calciare 


s koee. 


id. +... 


koeet. 


*calciata 


la koei. 


*calcia -\- ... 


ko€ô. 


calda 


kod. 


caldaria 


kodyer ; kodyer. 


*calefare 


kofe; kof. 


calva-l-*sorice 


kok Si) ri. 


catta-j- pilosa 


kbph\. 


capsa 


la kos. 


p 


kowre (cendre à lessive) 


*caxanum 


kyen. 


cathedra 


kyer ; kyer. 


carbonem 


kyerbô; kyerbonye. 


carrum -\- ... 


kyer et. 


id. + ... 


no kyeri ; kerye. 


id. + ... 


mi kyer te. 


id. + ... 


kyer tri. 


carruca 


kyer à; keru. 


?cadere-[- ••• 


kyetin (pommes tombant 




avant ht Toussaint). 


canem 4~ • • • 


kyêdà. 


catena 


kyen. 


*casus 


kyœ ; kyb lye (chez). 



Rem. — Un c dur norm. peut s'adoucir en un g, comme 
dans : 



capillos 
*cavicla 



le gvœ ; le gvœ. 
gvV. 



PHOXHTiaUt 



Ily 



2. g-\-(i initial. 
Ex. : 

fr. jalon 
germ. gard 

gabata 
fr. javelle 
*gambita 
gamba 
fr. giron 
fr. geai 
V. h. ail. garba 
celt. garr -[-••• 

Rem. — hyacinthum 

2° 

I. c^a médial ou final. 

Ex. : 

ad-j-furca-j-... 
ad -|-*croccuin 
fr. attacher 
*hrocca -j" • • • 
in -|- catena-|- ... 
fr. empoché 
beccum-|--are 
bis -|- capitium -|- . . . 
germ. blet -|- ? 
branca 
V. h. ail. brëcha 
*broca 
*busca 
? *ciucca 

de -|- bas ail. hancke 
de+ ? 

de -|- *croccum -|- . . . 
de-{- catena -|- ... 
de -\- siccatum 
de+ ? 



galônU 

gardé ; / gard'i ; gbrdè ; le 

gardinc. 
gàt; gk ; gale, 
gavel ; gavle ; gavlœ^. 
gàt ; gàtyî. ^ 
le gàivb ; gcâwb. 
grdne. 

gyae;'gyc\ gey. 
gferb ; gyerb ; gyerbyer.^ 
el gyere; œ gyertye; de 

gyerkyè. 

de gyaset. 



àforkyi ; àforkye. 

akrokye. 

âtalye ; âtâk. 

àbrokyc. 

âkyenè. 

âpiikyî. 

bekye. 

€c bikvaee. 

blt'k; blt'k. 

bràk; brâwk. 

brek. 

brèk ; liuurmbrbk. 

l bùkyc ; biikyet ; de hûkîâ. 

€iik (souche). 

debâkyi. 

dejuke. 

dekrokye. 

dekyene. 

deskyi. 

detakyî ; detakye. 



120 



PARLER POPULAIRE DE THAO\ 



ex-f-v.h. iill. brëcha 

ex -|- cappa -)-... 

ex -[- *carduoiiem 

scala 

id. + ... 

scacia 

ex-l-*caldatum 

ex-|-*caleiatum 
ex-)-? ^'- nord, lôkr 

ex-j-musca -|- ... 
ex -|- V. tr. pelucher 

re -j- *croccum -\- ... 
*stancare 
*ficcare 
*falcare 

furca 

bas ail. hancke 
fr. se jucher 
ail. klinke 
clocca 

*croccum -|- ... 
fr. lâche; — cf. *lascare 
V. h. ail. lisca 
V. h. ail. lecchon 
? moy. h. ail. loger 
masticare 
musca 
*piscare 
pertica 
planca 
fr. poche 

? cadere -{-... 
nord, hrogn 
*rocca 

re -j- siccatum 
*rusca 

siccare -j- ... 
rad. tac -|- ... 
tinca 



ehrehyi. 

ckapt\ 

ekardrone. 

ekeel. 

eklô. 

d i ekb€. 

t'kodae. 

ekofaé. 

eloriky'i. 

s hnoke. 

eplnke; eplukyœr. 

èrkrokyi ; erkrokye. 

etàiukve. 

Jokye ; fôkyœ ; à foiukyâ. 
fwork ; fbrk ; jorkyi ; fôrkyet ; 
forkle. 

la hâ'àiuk; hàk. 

s iiike; s jukye. 

kleàiuk ; klàkye. 

klok; klokye. 

krokyt'. 

lâwk. 

d la lék. 

likye; lekyi. 

di lèk. 

niâkyc; makyi. 

iiiok; h? d niok; kae le viôk. 

pekye ; pck. 

pcrk ; s pcrkyc. 

plàwk; de pliikyer. 

pnk; ijro pukôr; pukyt't ; 

pukyu 
l'I a rkyevae. 
d la rôk. 
rbk ; ùl rokye. 
rsekyi. 
rûk. 

sekrt's ; sekyx. 
takyi; tôk. 
œn icàivk. 



PHONETIQ.UE 121 

trans -\- v. h. ail. bûh terbnkxe. 
*torca -j- ... tdrkyé; Uhk. 

vacca vàk\ vbk; de vâk. 

Rein. - - Le c dur est analogique et résulte d'une dissimilation 
dans : 



inarsisca 

2. ij médial ou Hnal. 

Ex. : 

a -|- longe -[-••• 
in -|- gdbata -|- ... 
ex -\- goth. galga -|- 
*fidicat 
V. h. ail. meisa -| — ing 
germ. h ring 
virira 



fnareek (pour : mariée). 



il alog. 
agate, 
l egojâ. 

mî'yàg {})ie:^âk). 
râgye; tut a la rtigyet. 
lérg. 



B. r + c, i lat. 

Le r lat. suivi de e, i, se modifie, en français, en un son .f. En 
normand, il passe à la chuintante e, 

1° f initial. 



Ex. 



(est) -\- "ecceoc 

eccç hac 

centum 

cinercm 
*eccistos 
*ecceoc -|- est 

coemeterium 

cervum -|- . . . 

caerefolium 
*cerebella 
*cinque 
(?) ciconiola 

cinctura 

caepa -|- ... 

cicuta 

caepa 
*cibaria -|- ... 



€ pcliv. 

ea. 

€àsu\ 07^€à\œ €à. 

€àdr ; eàderye. 

se. 

fe vrây ; u k se. 

semityer ; sœnikyer ; sinikyer 

€%r voleâw. 

éerfyœy ; serfyœl. 

servel. 

sêk; se; sèkàten. 

senol. 

setiir. 

sibo. 

sigti. ^ 

stv ; de sîf. 

sivWr; siirî. 



122 PARLER POPULAIRE DE THAON 

*ceresia de €riz^. 

cîppum -\- ... €upc. 

Rem. I. Le son € est analogique dans les produits : 

€U€e. 

euh. 

€uk; €nkr. 

Rem. 2. Vs de : 

*camminum / sêmè d se jah (voie lactée), 

est régressif et dû, peut-être, à une assimilation syntaxique. 

2° € médial ou final. 
Ex. : 



suctiare 
? *ciucca 
fr. sucre 



ad -f- dulcem -|- ... 


aduei. 


fr. tu m'agaces 


ta m agaé. 


ad -|- percipere 


apermn-; j apcreœ; apheu. 


*abantiare 


avàee ; s avàee. 


*imbrachiare 


àbraee. 


in -|- panticem -\- -atum 


âpâfi. 


bacchinon 


I bael ; haeiiie; œ baeinwar. 


*bilancia + ... 


i s bal as; de balèàiue; 




balèàw€i. 


? fr. bercer 


i bar-ee. 


id. 


i s bh. 


bibitionem 


d la bhô. 


beccum -|- -acea 


bt'kas. 


*blettiare 


blhœr; blhi. 


fr. bosse 


bos; boêi; boeu. 


brachium -j" • • • 


bra-eyer; broeyer. 


*suctiare 


€ii-ee. 


de -|- *captiare 


degàe te. 


de -j- crassum -|- ••• 


dikraé. 


*muciare 


no s demu£. 


de -f- *abantiare 


dèvàee. 


*drectiare 


dreée; drhœ. 


dulci -|- mente 


due ma. 


est -|- *ecceoc + • . . 


e € kè € tè hœ ? 


*acutiare 


egu-ee. 


V. h. ail. slizan 


eklîd. 



PHONÉTiaUE 



V. h. ail 


scacia 
. krcbiz 




rccipio 




*drcctiare 




rumiccni 

focacia 

faciam 

filum -\- -acea 

fortia 


fr. 


*frictionem 
fricassée 




*glacia 


fr. 


crisser 


fr. 


grincer 
p 


rad, 


, grim -(- -acea 




hirpicem 




*hericionem 
altum -| — iarc 
*ecce hic 




*junicia 




*captiat 



?cali -f- "Hmacea -f-, 
? cali-|-*muciarc-[-,, 

cantioncm 
? *glociare 



*cuminitiare 
*calcia 



captiare 

crinem -j- -acea 
co ri acea 
est -f- *ecceoc 
*lacium -|- ••• 
ligarc -j- -acea 
macionem 
*marsisca 
mcdicina 
fr. lîiiiice 



123 

d i ekÔ€. 
tkrevie. 

ier€œ; èreœr; èr€êve. 
5 érdreei; èrdrhe. 
lei eroe (cf. de^ hdj). 
fâe; fwbe. 
fae (ki fè€);fa€d. 
filhe. 

à Jor€ ; àfwbrs ; for se ; / for- 
ons. 
defri€ô;frieône; no frifdn. 
fn'kad';frika£t. 
glâe. 
sa gru. 
grleî. 
grieà. 

grimâe; grimasyîr. 
her-e; hersi. 
herieô. 

ho€ ta; h hoee. 
d ifi; par i^ê. 
jenie. 
no kae ; kad ; kas II pûl ; 

ka^tï' ; mô kaee. 
kaUmaeô. 
la kalimii€et. 
kâeô; kàtu€Ô. 
e klu€. 

hnàivee ; kmeàwêi. 
koe; kot'b\ koeet; s kose; 

k0£l. 

kàee ; à kbs. 

krihâe. 

kworyae. 

n îpor kye€. 

laee; m laee. 

lyae. 

îna€Ô; frà ma^d. 

niareck. 

mt'lryin ; mteè. 

m'i£\ mur; mlei. 



124 



PARLER POPULAIRE DE THAO\ 



minacia 
monticellum 
fr. Moussier 
*muciare 
nigrum-j- ... 
*noptias 

nutrire -|- -tionem 
*neptia 
fr. tu m'agaces 
esp. batata-j-.., 

*pertusiare 
rad. pic-j- ••• 
pincionem 
*plattia 
palea-|--acea 
*pullicinum 

pulicem 
*putiatum 
*pecia 

radicina 

re -[- ^d -|- curtum -\- . . 

re-\-ad-\-*p\mmaTe 

re -|- ad -j- *pecia -\- ■■■ 

recipere 

re -|- cippum -|~" • • •' 

re -j- *fortia + . • . 

re-|-*acutiare 

re -|- *strictiare 
fr. rincer 

re-j-^cumini tiare 

renuntiatum 

septembrem -|- -acea 
*eccistum -|-*ecce hic-)- 

seminare -|- -entia 
(?)hol]. \vase-|- ... 



mnae; nina^i. 
mîi€e; mneya. 

Mîi-eye ; Mil €e(r\om. propre). 
muei \ s mim' \ mu€et. 
nerei. 
à na'€. 

nivorieô; nwttri^ô; mctirie. 
nyc€. 

tu m bga€. 
patâe. 

ph'-ei; pcr-eâ Inuci. 
in m pu ; pu ; phî. 

p'l€Ô. 

plâe; plôe; plafi. 

poyà€. 

pHi-ee ; de pnà ; p-it^ine ; la 

piieiner. 
pue ■,pn€. 
puei ; pueœ. 
pye€. 
raehi . 

?-ahuiir-ei ; rahiuorei. 
rapt i et' ; raptiei. 
râpyt'ftc ; râpyhte. 
reœr ; reu ; reève. 
i reùpra. 
rcjiuorei. 
reguit'. 
retreei. 
rhe; lîei. 
rhùiuèàiufe. 
rnoei. 
la stnhrae. 
. stifè. 
smnàe. 
à' vaeak; ea vaeot. 



Rem. I. c lat. intervocaliqne c 
cissement difficile, dans : 



caliqne donne un d secondaire, d'éclair- 



cicuta 



d I sidu. 



PHOXI-T1Q.UF. 125 

Rem. 2. mcdial persiste peut-être dans : 

mer^uin -|- • . • margole. 

Palatalisations secondaires. 

A. — Groupe^/. 

La palatalisation causée par / n'a aucun eftet sur les formes 
de notre patois, bien que ce patois soit limitrophe d'une aire où 

vivent les produits palatalisés de ,<;/ et mC'me de kl '. 

Rem. I. Glôin (fr. Guillaume), il peut s'expliquer comme 
suit : 

ail. Wilhelm giyôm -> gilôin -» glôin. 

Cette explication est préférable à celle qui ferait intervenir 
une forme palatalisée telle que glyÔm (qui peut exister ailleurs, 
analogique et secondaire), dont l'élément palatal disparaîtrait 
par la suite. 

Rem. 2. — a) Toutefois, on ne peut pas ne pas reconnaître un 
résultat de la palatalisation du gr. g! dans les produits du lat. 
slrangiilare. 

strangulare "^ \etràglye\ 
etrâgye 

A Thaon, le g dur fait place à un son/; d'où etràjyf, où 

' Je peux, à ce propos, citer un exemple intéressant de la 
vitalité persistante d'un patois « déraciné ». Interrogeant une 
vieille femme qu'on m'avait dite être originaire de Thaon, je ne 
remarquais rien d'anormal dans ses réponses, lorsque, parvenu 
à la série des groupes gl, hJ, etc., je fus surpris d'obtenir le 
mouillement, alors qu'aucun de mes sujets précédents ne me 
l'avait fourni. Renseignements pris, cette femme, bien qu'établie 
à Thaon depuis plus de quarante ans, était, en fait, originaire 
d'une commune située à quelque dix kilomètres de là et, pré- 
cisément, dans une aire de mouillements. Malgré ce long séjour, 
elle n'était pas parvenue à se débarrasser de cette particularité 
qui constituait quelque chose C(.)mme son acte de naissance 
linguistique. 



126 PARLER POPULAIRE DE THAON 

nous sommes en droit de reconnaître une influence trançaise, 
provenant d'une analogie erronée. 

^) Le produit du lat. secale, présente, dans notre patois, 
plusieurs étapes de la palatalisation. 

Soit : 

sêcale bh^ "^ bhh'] 

sf'l et seyl. 

l 

sey (dérivé :seyâ), 

y) Enfin, dans bd'Ie, il y a réduction à / du gr. gl. 

Analogie. 

Le mot glèru (v. franc, ierre; — fr. mod. lierre) nous four- 
nit un exemple très curieux d'analogie. 
Nous partons du composé latin 

hedera -|- -utum 
*hederutum 

d'où : ieru. 

et, syntaxiquement, d l ieru (phonét. d lyhiî). 

Le gr. dl est traité comme faisant partie intégrante du mot ; 
d'où : 

du dlyeru. 

Enfin, le passage du gr. dl à un gr. gl nous ramène, par une 
coïncidence étrange, au gr. gl -\- palatale. 
D'où : 

glyèru ; 

et, enfin, dans notre patois, glèru, puisque la palatalisation 
n'y exerce pas ses effets. 

B. — Comme appendice à l'étude des palatales, nous exami- 
nons ici un certain nombre de cas de palatalisation secondaire. 

L — Son k. 

1° € secondaire passe à * 

a) ÂY. 



PHONÉTiaUE 127 

Ex. : 

dc-f-v. bas franc, skërran dkeircà ; dckàrœr. 



V. h. ail. skina 




/ ekeln. 


re -|- gcrni. kinaii 




rkeifâ. 


3) et à U. 






hx. : 

lavare 




làvUine 


2° k -\- voy. -» ky {ke) + ' 


voy. 




x)k-\-a (très rare). 






Ex. : 






? 




d la kyalèi 
Lex.). 


'^)k^œ. 






Ex. : 






ad-|-*colligare 

ex-(-*pilucco-f---- 
*colligare 
cor 
fr. moqueur 




akeœye. 
eplukyœr. 
keâye. 
kyœ ; kyœru 
mokyœ. 


v)^+.^. 






Ex. : 






*alicunum 
quam -|- unum 




d okyœ. 
k yœ. 


l)k-[-i(j) primitif ou secondaire 




I. -^ kyi {kyn). 






Ex. : 







ex-|-v. h. ail. brecha ebrekyl. 

V. tr. esquipe-|-... ekxipae. 

V. nord. lôkr-|-... elorikyi. 

re -|- *croccu m êrkrokyi. 

? evâlcyi. 

*por-|-qui pdr kyi; dé d kyi ; èd kâ 

kyi; kà kyi vb rvyhlrc. 



128 PARLER POPULAIRE DE THAON 

qualem -]-••• kyik Je. 

*quetiare d kyite. 

coc[h]learium kyïy a po. 

fr. coquin kokyi. 

2. -» keKkfi). 

Ex. : 

qui por kei. 

quietum keit ; keiû ; s k^ite. 

coc[h]Iearium k^iye. 

quindecim k£Ï:{. 

e)ki-e. 

I. -» kye. 

Ex. : 

fr. attacher atakye. 

?v. holl.*blok+... dt b'iôkyt'. 

ital. boschetto hikye. 

ex -|- musca -|- . . . s hnokye. 

ex -f- *piluccare eplukye. 

*stancare etàiukye. 

fr. Jacques jakye. 

esp. casco -["••• '^ ^^ kaskyct. 

fr. claquer klakyc ; de klakyë. 

ail . klinke + • • • klâkyet ; klâkye. 

clocca-j-... ieklokyet. 

fr. coquin kôkyè. 

*croccu m -|- . . . krokyï' . 

quid kye ; kyee ; k}rk lu fe 

*alicunum kyekœ. 

? kyeniâiu. 

thema (îkyei)i. 

*caxanum kyen. 



catena 



k\en. 



cathedra kyer ; la kyer. 

car bon em kyerbô; kyer bon fc. 

prov . carda -]-•.. kyerde. 

car r u m -|- . . . kyer et . 

*quaresima kyerèin. 

ital. carcassa k\erko€. 



HII0N1-TIQ.UE 129 

IV. Cairon le kyerône (habitants de 

Cairon). 

carnem ky'cni. 

carpenta hyèrpàl. 

carruca kxcrtt. 

*quaestatum ky'cUii'. 

? cadere -|- ... kycùn. 

quindecim /;)'?;(. 

ail. n ic r k L' n iiiarkye ; incrkye . 

*nuiccai'e s iiiokyc. 

h\ Pâques dt' pâkyl'l ; de pokyît. 

rad. pic -f- ... pikye; de pikyeâw. 

re-|-all. merken rnierkye. 

tornare -|- ... / livuniikye. 

-^ kee. 



Ex. 



scahi i'kecl. 

fr. Cairon keerô. 

carrum -f- ... keertè. 

capra keevr. 

k + //. 

1. -> kyii. 
l-A. : 

V. h. ail. scuin -|- ... d I i'kyi'inr,ekyiiiiic;t'kyiiiiiœ; 

ekyiimwer. 

2. -» kfii. 
\lx. : 

ex -|- culuiii -| — tatum eketilla. 

ex -|- curare ekettrc. 

scutariuni ekeùn. 

calculare karkenle. 

culuin keii ; keii d lu iiiwè. 

cura tu m k£urâ\; de kéuryii. 

curare k^ttre. 

GuERi.iN ui. GuiiR. - Parler pop. de TImcii. 9 



130 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

curiosum huryœ. 

*LUStôrem ,V ke/islô. 

cûpa kéitv; kéâ. 

cùpa+ ... k€nve. 

rc + culiini -j- ... se rhit/ê; rakéiile. 

Rem. I. /;/ -> li (rare). 

Ex. : 

co[n]chylium BtHàj. 

coc[h]learium iiyt>. 

Rem. 2. h -^ /tr ou seulement >tV. 



canem M. 

planca-f... de plâkyer 

II. — Son ^, 

Ex. : 

fr. gueuse ^jy^l;^. 

h) f:+ i ^ gyi- 

Ex. : 



argilla 
viscum 



argyil. 
gyi. 
cf. isl. vikja . gyi^e. 

windica + ... gyieôney. 



V. h. ail. wihsih: 



gym; gyin. 



a.sax. lag -j- ... lagyi 

y) A^ + ^ -^ O'''- 
Ex. : 

de +bulla + ... dclmlêgye. 

fr. guideau digyc ■ de digyeâiu. 

germ. wara egyere. 

V. h. ail. slinga ^AVy^. 

*[]dicare fi^)'^'- 

fr- gai ^j^^. 



l'llO\ETIQ.UH 131 

\c.spa iy^P''- 

h. ail. wci^aro iy^>'- 

graiiarium gycrnh 

wactare gyel. 

? \v i n d i ca / gyt's de Iraver '. 

5)^ + " -^A7"- 



Ex. 



anguilla àgyàl. 

acucula Hy^^- 



VII. — IKICATIVI-S LABIALES 



1° / final secondaire provenant de v lat. persiste lorsqu'il 
figure dans un mot provenant d'une forme d'accusatifen -m/w. 

*apprenditivum apràlif. 

2" 11 y a chute de v secondaire dans : 

cûpa keà. 

3° Un i' latin qui, en français, a subi l'influence du w germa- 
nique, peut rester intact, comme dans : 

vespa œ vep; de vep; vepr. 

Pvitem -\- •■■ visturè. 

? du vopàvj. 

4° Pourtant un son u> se relève là où le français préfère le 
son gu. 

Ex. : 

(?) et. angl. to whine ivinc; a wi)i. 

Rem. I. Le i' secondaire normand, qui se présente dans des 
locutions telles que va k <y, a, bien entendu, inie origine toute 
particulière, de nature moitié phonétique, moitié syntaxique. 
Voici quelle en est Thistoire : 

va k €c [tr. où est-ce] = où est [ce] que c'est. 



132 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Lintcrnicdiairc de ces deux formes extrêmes se rencontre 
dans une modification phonétique du gr. où csl, qui s'écrira •/( c, 
puis wc, par contraction des deux éléments primitifs. 

De là, nous passons, sans difficulté, aux formes nui et, enfin, 
va, qu'il s'agissait d'expliquer. 



L'Y secondaire qui apparaît dans le groupe yu (= fr. où) 
a, sans doute, la même valeur phonétique que dans i'howv (fr. 
encore un) et dans à kote d yœ (fr. à côté d'eux; — v. Destruc- 
tion d'hiatus). 



VIII. FRICATIVE LARYNGALE 



L'aspiration /;, qui n'appartient pas au latin classique mais 
qui a été longtemps trançaisepar suite d'influences germaniques, 
tend à disparaître aujourd'hui de la langue des villes : on ne la 
rencontre plus à Paris. 

Elle a persisté, très pure, dans notre patois. 

Nous l'étudierons successivement dans les mots d'origine 
germanique et dans les mots d'origine latine. 

i" L'aspiration dans les mots d'origine germanique. 

1. /; médiale. 

Ex. : 

... -j- germ. haim eih-l.m (Ouistreham ; — 

nom de commune). 

2. h initiale. 

Ex. : 

scand. hala hûl laé; lyà hiile\ i 1 hal'ir; 

s haie; bôl £a. 







l'HONi; 


TIQUl- 133 


: 






halni'i'kyi'. 


nenn. h.iiin 






haiiiô; 1 Hôiiit'. 


ail. hahn 






hâiitd; II' hôiitô. 


holl. happcn 






ha p. 


?v. h. al!. Iiarcn 






har'ë. 


V. h. ail. Iiarin^î 






el bart'àw. 


} 






harik. 


? 






harikotae ; harikotye. 


} 






harivclye. 


rad. harn 






harnc\ berne. 


r- 






œ grohàiu (soric de poisson). 


rad. <;crm. (fr. heurter) 




hœrtî'. 


ba.s ail. hankc 






la bà'àiuk. 


germ. haga 






he ; le hac. 


ail. Hcinrich 






Heàwri. 


gcrni. haga 






hee.(\vX\c de charrue). 


V. bas franc, hatjaii 






hhi . 


neerl. liées ter 






het. 


germ. haga -|- .. 






œ hè^. 


germ. haunita 






hotœ. 


2" I/aspi ration d; 


.ms 1 


les mots d'origine latine. 



1. /; médiale. 

Hx. : 

*buca -|- ... hiiho. 

de -|- foris dùhùr; lihor; èdho. 

2. h initiale. 
Ex. : 

altum à hâ; hchv; ho\ hoe ta. 

fr. hangar hàkor. 

hinnire hâni. 

herba herb. 

hirpiceni hère; heree; herêi. 

*hericionem herieà. 

herpetem herp. 

^hansta hes. 

ioris (V go d bor pei\ honni. 



134 PARIJiR POPULAIRE DE THAON 

onomat. hôn. 

id. h'H hu. 

id. hûû; 110 but. 

ululare ^a m hu!\ de htiJ)neàw. 

Rem. — L'aspiration /; peut passer à r. 

Ex. : 

ail. hahii de ranlo. 

holl. liappen / à ràpi. 

V. h. ail. ha ring de rcrâ. 

tr. hibou ribu. 



Phénomènes généraux de la physiologie des consonnes. 

A. Passage d'une sourde à la sonore correspondante, ou 
réciproquement. 

Rem. — Ces phénomènes s'expliquent, pour la plupart, par 
des exigences d'assimilation ou de dissimilation. 

1° sourde -» sonore. 

a) t -^ d. 

Ex. : 

fr. Astracan asdragà. 

catechismum mo kadhis. 

b)/r^ g. 

Ex. : 

fr. Astracan nsdragà. 

de -\- *captia degtie. 

a. sax. docke d !ûdog(y. Lexique). 

*ca 1 u m n i a re ga làu'jc . 

fr. crisser sa gi'ie. 

V. h. ail. Iccchon -j- digitum n y â u a h a lig dae. 

*unculum s n agi. 

secretum œ sgre. 

? / %(fr. tousser)'. 

' Cf. la forme tHr, fréquente dans des patois voisins. 



l'HONHTIQUE I 3 5 

C) S -^ i. 
Ex. : 



*buxticllo.s bwt:{yà. 

crassum -{-■■■ i grâitl. 

d) . ^ /. 

Ex. : 

*accaptat m^ a jet . 

*frasea frt'j (aillcur.s : fth). 

collocat -\~ fr. bru htjhrœ (couclic-bru). 

V. h. ail. lisca d h h'j (y. Lexique). 

*rutiare rtije (ruer, lancer). 

2" sonore -^ sourde. 

a) d ^ t. 

Ex. : 

ad -|- cubitum -|- . . . s ahite. 

V. bas franc, skerran èt€ir€. 

cubitum t'I liut; kittr. 

*cosere l{wbi\ dckwot. 

h)g^k. 

Ex. : 

*aboculum avœlî. 

fr. hangar hâkor. 

*glociarc kJiiet. 

Rem. — Le h initial du produit : de kènuc:^l{<r- ail. Krausel- 
beere) est étymologique. 

c) V -» /. 

Ex. : 

caepa de mj. 

febrem fyef. 

Ex. : 

de -|- de -|- *posteis dedpytis à maté. 

? //.vvrtîc (barrière à — ). 



i3é 



PARLF.R POPULAIRE DE THAON 



tr. gaz 


du cras. 


*glitia 


g les. 


h. ail. gris 


grîs^ (grise). 


*giccrium 


jisye. 


fr. *mauvaiseté 


iiiovcslûe. 


pensatum 


pesât'. 


pausa 


pas. 


*passare -|- . . . 


posés. 


*prensuni -|- ... 


prise; le pnsœ. 


rasus 


à rau's. 


erysipelas 


ma resipel. 


t)j ^€. 




Ex. : 




jettare 


£le; i lu €li. 


id. +^ ... 


dé ptî ftl. 


ail. Eulen Spiegel 


espyée. 


fabrica 


for-e. 


*frasea 


de frh. 


*granica 


grèàiuf ; ct^ràee. 



Rem. — Le ^ iinal de ce dernier mot provient bien du gr 

c -\- a àQ *^ranica. Ce produit est régulier. 

hibernum -| — aticum du h'vhiuu. 

*viaticat ki vwoyae. 

Autres exemples d'assimilation : 

*flammula -|- ••• ^^ Jîâhlè byè. 

cal va -|- *sôrice hok sori. 

holl. koolzaad kÔt^a et kÔk::^a. 

ego -|- sapio -|- ... s se €a. 

illae -f- se -\- sunt es so. 

Exemples de dissimilnrion : 

Ex. : 

in -j- *venimen -]-... àvliniae. 

fr. gourgane deburgôn. 

calculare karkeiile. 

*marsisca inareék. 



piioxKTiai'H n7 



mcrcoi'is Jics mekfrdi. 

ad -j-*eccistum-j-.scruin bdse. 

sersifi . 



ital 


. sassefrica 


B. M 


ctathcse. 


I. vr 


-> rv. 


Ex. : 






capra -)- ... 

id. +... 


l.fhl 


^ p. 


Ex. : 






*affibulare -\- 


yks 


-» sk. 


Ex. : 






indicem 


Rem.— 


*hederutuni 



kérvet . 
kervô. 



afl(fbà. 



l Idesk. 
f^reéln, 
est une métathùse pour : filcru (v. pi. haut). 

C. Réduction et simplification de groupes de consonnes. 
1° Réduction d'un groupe de 3 consonnes. 
I. 
• a) rhr -^ br. 
Ex. : 

arbore m àbr ; obr. 

b) rhr -> rb. 

Éx. : 

id. àrb. 

c) rhr -^ b. 

Ex. : 

id. àb. 

2. bsi -^ st. 

Ex. : 

obstina re ôsliiit'. 



138 PARLER POPULAIRE DE THAO\ 

2° Réduction d'un groupe de 2 consonnes. 
a) Chute de la r" consonne du groupe. 
i. dr -^ r. 
Ex. : 

*bullere hu)}r. 

Rem. — kà vo rvyere est régulier. 
2. les -> s. 
Ex. : 

ex -j- positionem espoiisyô. 

Ex. : 

fr. Adolphe adôf. 

4- ^' -^ p- 
Ex. : 

presbiterum -j- ... pètro. 

5- ré -^ £. 
Éx. : 



fr. bercer 
*medicinum 


i s hh. 


6. rd ^ d. 




Ex. : 


' 


*lurda 
fr. tri mer -|-... 


hvbd. 
tremadœ. 


7. ri ^l. 




Ex. : 




berula 

furlonem 
*merulum 
*orulum -f- • • • 
*paraula 


bel (berle). 

œ fàlô. 

mel. 

oie. 

pâl; pale tu. 



8. 


rv 


-> n. 




t,x. 




*corna 
*cornicla 








ordinciii 


9- 


rs 


-^ s. 




Hx, 












supcrcil 


ium 


lO. 


ri 


^ /. 




r.x. 




apporta 




1 1. 


r. 


~ ^ ^-. 




Ex. 












illoruni 


+ • 


12. 


V. 


r -^ r. 




Hx. 




*plovere 





pnoNiVridUH 139 



kbn ; s ekbni. 
kèney. 



le susiy; It sustlÇmfi. desîi). 



apèt. 



dbn lœ^ à; j lœ:{ t di. 



plœr. 

b) Chute delà 2^ consonne du groupe. 
I. /;/ -» /;. 
Ex. : 

duplum / d-tib. 

in -|- pacare -j- -abilem cpiuoyàb. 

*flébilem f\i'h. 

diabolum œ c;yàzvb. 

credere -|- -abilem heryàb. 

convenire -[- -abilem kôvnab. 

cribrum krïb. 

maritare -|- -abilem maryiib. 

*nocere -|- -ibilem nœ:{ib. 

pietatem -j- -abilem pikyàb. 

probabilem probhb. 

tabula tab. 



^4° PARLER POPULAIRE DE THAON 



2.kl -^ k. 




Ex. : 




ungula 


ôk. 


circIiuTi 


serk. 


^.kr ^ k. 




Ex. : 




tr. sucre 


fuk. 


4. dr -^ d. 




Ex. : 




inttT + *pi-endere 
*bu]]erc 


àicrpràd. 
b'wed. 


cinerem 


ۉd. 


de -f- *exstingere 
*cosere 

molere 

ordinem 
*pendere 

perdere 
*prendere 


df'lèyd. 

kwôd; kiuôd 

mttd. 

à n ord. 

pàd. 

perd. 

pràd. 


*cisera 
tendere 


sU. 
lâd. 


*torcere 
*tondere 


tœrd. 
îôd. 


vend ère 


vàd. 


5-/-^/. 




Ex. : 




caryophyllon 
*trifolum 


jiruf. 
trêf. 


b. (^l -» cr. 




Ex. : 




*aboculum 


l avœ^. 


spinula 
ungula 


epjo. 


7- .^r -^ a. 




Ex.: 




vinum -j-acre 


tir.eg. 



PJIONI-TIQ.UE 141 



8. /)/ -^ /). 




l{x. : 




CDjHlla 


œ kiip. 


plus 


pu ; A'() pli . 


*ploia 


pil'i. 


9. rs -> ;■. 




Ex. : 




niartiuni 


niHr ; mar. 


10. sut -» s. 




l'A. : 




catcchismum 


kadt'€is. 


II. tr ^ 1. 




Kx : 




anteccssor 


de\ âset. 


*battuere 


t bât. 


fenestni 


fnét. 


néerl. heester 


het. 


*ostrea 


rf^ hïùit ; (/- // . 


quattiior 


kat. 


crcscere 


krcH. 


t^oth. maurthr 


iiidrl . 


niittcrc 


met. 


ma^istrum 


iinvef. 


nostrum 


Uôt. 


alterum -|-\icem 


ôtfc ; (')/ ; lt\ ot . 


*pasccre 


pli'Ct. 


rc -j- *cssere 


rcl ; kà 110 lie \rl 


\cntrcm 


vàl. 


12. vr -» i'. 




Hx : 




libi'uni 


liv. 


libra 


liv. 


le porcin 


lyév. 


paupcrum 


pii'ôr ; picores. 


\ ivcrc 


■vk>. 



142 PARLER POPULAIRE DE THAON 

D. Adjonction d'une consonne. 

Une consonne s'intercale parfois en vue d'appuyer une 
consonne ou un groupe de consonnes. 

1° Adjonction d'un r. 

Ex : 

in-f-^in^turare clselre. 

Rem. — C'est le produit d'une étymologie populaire. 



dentem -]-... 
ex-|-*carduonem 
germ. fitl\v-[- ... 
(?)v. nord, gaddr -|- ... 



dàtrel. 
ekardrôrie. 
fovret. 
de eradèl. 



*carduonem 
canapim 



Rem. — Peut-être grade! est-il mis, par métathèse, pour 
gadrel (?). 

kardro ; kardrôuet. 

hàu'hr (cf. la forme franc. 

chanvre), 
kutr. 

letrô; le letro. 
pétard, 
œvepr; gyepr. 



cubitum 
lacté -|- ... 
port, pintada 
vespa 

2° Adjonction d'un /. 

Ex. : 

fr. casson 
*cattia -\- ... 
re-j- ad-j- pecia-j- 

3° Adjonction d'un /. 

Ex. : 

V. h. ail. meisa -|- ... 



kasionàd. 

kaslrol. 

ràpyeete. 



me^âgl. 



Rem. — Il faut noter les étranges modiiications relevées pour 
les correspondants du [yauçaIs coquelicot. 

onomat(infl. du cri du coq) de kùrkôlikô; kotkotikô. 



PHONhTiaUK 143 

K. CJuitc d'une Consonne finale. 
1° /. 

Ex. : 

bovcni b(è ; bœ; de bœ. 

*Josephum /(");(?. 

fr. Cou V rechef kiwer^e. 

noveni nœ. 

iiovum ncé. 

*6vum œn à; œ. 

2° Je. 

Ex. : 

fr. almanach alnienè. 

iipud hoc ave tey; avœ. 
bcccum -J- - ■ • ■ ^'' bt'jle. 

bis -j- saccum bisâ. 

germ. bloch blo. 

brocchum bro. 

*cinque €e\ avâ £c nu nul dUè. 

fr. coq ho ; lire d ko. 

*croccum kro. 

*Ludovicuni Ludovi. 

siiccum sa. 

a. sax. vrac à vra. 

3" /. 

Ex. : 

animal anima ; anintb. 

*apriUuni àvri. 

brutahs brulâ. 



> 



/ Bubayd' (nom de Heu). 



caballum / €eva. 

doUum dœ. 

il la k t' se; e khi€ ; e so kôse. 

lilum Ji. 

liliolum fiyœ. 

ille i a; eel i byo ; i dvwôr ; i Je 

ne-e ; / i.nït'/ ; / pèrne ; ; 

rÔl ; / sèni ; / ton ; / va ; 

ieâ's ti. 



144 



PARLER POPULAIRE DE THAOK 





caballuni 


jvâ. 




qiKile -|- quani -\- ■■■ 


kyt'kà-. 




ilhic-j- ad -\- vallcni 


par Icwti. 




malum 


ma; mû. 


i^crni. 


niarahscalc 


marieà . 


fr. 


Michel 


Mue. 




mcl 


iiiyt'. 




natalcm 


mut'. 




^ipi'iliuin 


avri. 




5 


RÔkrœ (nom de 




*luscinioluni 


résina. 




solum 


tu S(L 




sal 


se. 


4° r. 






Ex. : 


• 






ad-j-bonum-|- ... 


abwoni ; ahwôni 




ad -f-licerc 


adlt'~i. 




agonia -j- • . . 


agoni. 




a -\- germ . kruppa -|- - ire 


s akropi. 




ad -\- *currire 


aku'ori. 




ad -j- ista hora 


astœ. 




ad-j-^urdum + -ire 


aswordi. 




habere 


avî'. 




infernum 


àje. 




ingluttire 


âglllli. 




?+-ire 


s àgu'i. 




intcr -|- *tenire 


àtùrtèni. 




bonum-j-*aguriuin 


homV. 




bonum-|- diurnuni 


Imjn . 




calorem 


d la €alœ. 




*captiare + • . . 


msâ. 




*candelorum 


eàdlœ. 




carncni 


mé ; €e. 


?fr. 


chiner 


and'. 




de -[-tornum 


ke delxL'o. 




dis-|-*currire 


diskiiri. 




dormire 


dormi. 




du ru m 


du ; il alà du. 




foris 


èdhè. 



l'IlONhT 


IClUK 


fr. s'éclaircir 




s eklersi. 


hanc-[- iHl-j- hora 




ekoyà'. 


flore m 




fU ; thi' ci blé. 


*rtorirc 




'jld'ri. 


f()ssa-|--orcin 




foseyd'. 


*todirc 




fu'i. 


hiniiirc 




hàni. 


banc -|- ad -j- liora 




iko. 


liunioreni 




iiihr. 


corium 




du keà'. 


*cc)lliij;ii'L' 




kfœyi. 


coc\ h jlcariuiii 




hiye; kiye; kiye l 
kiyc a po . 


clai'Lini 




kit. ' 


hanc-|-ad -\- hora 




té ko byè ; / // c ko pu . 


*quacrirc 




kri. 


*cc)prirc 




kttvri. 


*curi'irc 




kujori. 


cor 




kyœ. 


illorum 




lœ kâ ; lœ ko. 


licere 




lwe\i. 


maturum-|- -ire 




uiœri. 


meliorem 




miyœ . 


*mucirc 




mwex}. 


*morire 




i va mwori ; ;;/(';'/. 


goth. niaurthrian--|- -ire 




myi'rrtri. 


nutrire 




s nivori ; é s iiwôri. 


per-f ... 




pâ là; pa lèàivdrc. 


p lacère 




plae^i. 


*por 




pÔ lye ; pu pdiusr. 


pavorem 




pû. 


pu n ire 




pimi. 


re-j-ad-j-curtum 


+ ■ 


-ire rakworfi. 


re -\- strictum -j- -ire 


retrhi. 


re-|-*frigiduni -[- 


-ire 


rfrt'di. 


re-j-gerni. warjan 


+ 


-ire se ri^t-ri. 


re -j- venire 




rvêiii. 


germ. rotian -|--ire 




rwi. 


sub -|-*currire 




skwori. 


super 




su 1 d kl nui. 


gcrin. sûr -|- -ire 




suri. 


Gur.Rr.iN DK CiuiR. — PiiiJer ho 


/>. ,/<■ 


Tl'iioii. 



M) 



pô; 



1^6 PARLKR POPULAIRE DE THAON 



sudarc -^ -torem 


Sli'd'. 


fr. trcstous-|-diurnos 


terjû; tèrjû 


coc[h]learium 


tiye. 


*tenire 


tni. 


venire 


vni. 


5" '■ 




tx. : 

tîlium -\- s 
V. fr. castillicr 


du kosi. 


6° t. 




Ex. : 




factum 


si je. 


nitiduni 


ne. 



LIVRE II 



REMARQUES MORPHOLOGIQUES 



I. — SUBSTAXTIl- 

1° Genre des noms (subst., adject., et part. pass.). 

1. Noms qui sont du masculin en patois. 
Ex. : 

a) œ ba^inu'àr (changement de sutlixe). 
ekutnœ id. 

œfo; ma fà (?) 

œ ^wrkyt' t . , j rn \ 

,0, j, f. i , (chaniJ-ement de sumxe). 
de gyerkye r v ^ ^ 

œ kup (masculin au moyen âge). 

œ met \ , \ ■ \ 

tô mti'^ik (?) 

œ regi (?) 

/ tàp (genre latin). 

n' vep ( ' r- j • j -1 • 1' 

- /^ i c est 1 idée de maie qui 1 emporte. 

œ vepr i ' - 

œ viper id. 

b) apnVif et €etîv servent tous deux respectivement pour les 
deux genres. 

2. Noms qui sont du féminin en patois. 

Rem. — Darmesteter {Cours de graïuiii. histor., 2" partie, 
p. 53) dit que « le peuple fait aujourd'hui du féminin tous les 
substantifs commençant par une vovelle ». 



14!^ PARLER POPULAIRE DE THAOX 

La remarque est juste. Le fait est peut-être explicable préci- 
sément par la présence de cette voyelle qui modifie la nature 
de la voyelle nasale précédente. Cette explication est, d'ailleurs, 
tout autant du domaine de la phonétique que du domaine de la 
morphologie. 

La prononciation norniale peut se noter : 

d' -j- ;; -j- erbàj (d'il h'bcïj). 
Par dénasalisation (dissimilation), nous obtenons : 
œ -\- n-\- erbàj (an erbaj^ ; 
puis, par évolution de la voyelle œ vers u. 

Il -\- n -\- erbàj (an erbàj^. 

C'est là une prononciation qui est courante à Paris. Les 
acteurs du Théâtre-Français disent de même, pour « un entant » : 
u -)- n -\- àfà, c'est-à-dire, phonétiquement, un à/à \ Et il en 
est ainsi partout où l'article indéfini est suivi de voyelle. 

Par la suite, la prononciation réagit sur le genre. 

Ex. : 

un bel erbàj. 

Rem. — Les deux formes un jiuormt; œn fonnï sont régu- 
lières. Elles proviennent de formica. La forme française une 
foiiniii (i}\'ec i bref) est hybride, féminine par l'article, masculine 
par la désinence. 

la fir. 

Rem. — Est-ce une analogie avec la chaleur} 

iinjyœf; safyâf. 

d la greTjy; d la gerztl ; — par influence de 
la désinence. 

tut l ivèr. 

Rem. — Là encore la prononciation a réagi sur le genre. 
//;/ dcnii-U^ (d'étoffe). 

' Cf. une discussion à ce sujet parue il y a quelques années 
dans le journal le Temps (feuilleton dramatique de Fr. Sarcey). 



RHMARaUKS MOKPHOLOGIQL'KS I49 

Rem. — Il semble qu'à cette forme féminine le hinga^^e 
populaire préfère aujourd'hui la forme masculine œ le. 

d la melé^. 

Rem. — L'influence du genre latin des noms d'arbres est 
encore vivante. 

un onrr. 

Ç\' . ce qui a été dit d' erbcij). 

un plat an. 

(y. pi. haut la rem. sur mf'Jf'::^). 

d la ptutxô (genre latin), 
y e ma rcsipel. 

Rem. — Ce mot est quelquefois du féminin au xvii^ siècle, 

(vn tivrâj . 

(V. ce qui a été dit (.Vrrkîj). 

lin sàthi (un sàthii). 
un su'îiri. 

Rem. — L'/ long est provoqué par une réaction du genre 
(cf. funn'i). 

3. Formation du féminin (subst., adj., part. pass.). 

a) 

masc. blœ. 
fém. hl(r:(^. 

Rem. — Y a-t-il là une influence de « rose »? 

masc. / le vu. 
fém. / If' i '//-;. 

Rem. — Cette forme féminine de part, passé est une dernière 
trace des formations calquées sur un supin en -usiiin (et. la 
conjugaison). 

masc. lu rlevœ. 
fém. la rlevd\. 

(V. le chapitre de la dérivation). 



I)() PAKLHR PC-JPULAIRH DK THAOK 

Lj tcaiinin -a'^ s applique aussi à des masc. en -u, doublets 
de masculins en -œ (y. plus haut, l'étude de Vô latin). 

masc. bàyû. 
fém. bàyd's. 

masc. haiwoyû. 
fém. kûizuôyà'-. 

(^^ le chapitre de la dérivation). 

b) Le son secondaires^, résultat de segmentations vocaliques, 
s'applique aux seules formes du masculin. Les formes du féminin 
présentent régulièrement un son -e ou -é. 

Ex. : masc. gyae. 

■ fém . gyé. 

masc. kèrvae. 
fém. kh'vé. 

c) Le féminin d'un participe en -r, coiwme dhc {ïr . éteint), est 
en -ed, c'est-à-dire dctcd (fr. éteinte), par influence de la torme 
de l'inflnitif. 

d) A une forme de masc. en -o correspond régulièrement 
un féminin -bl, dans : 

masc. œ piko. 
fém. œnpikbt. 

4. Formation du féminin des noms propres. 

La langue populaire use d'une grande liberté dans la for- 
mation du féminin des noms propres et notamment dans la 
désignation et l'appellation de la femme, par rapport au mari. 
L'article précède presque toujours ces formes féminines. 

a) Tout d'abord, une femme peut être désignée par son 
prénom ou son surnom, précédé de l'article. 

Ex. : 

La Raphaële. 

La Cadette. 

La Louise du château. 

La grand Zaïde. 

La grand Maltide. 

La grand Sarcelle. 

La Placide. 

La srand Sidoine. 



KKMARQ.UKS MOKPHOLOGIQUHS I 5 I 

b) La femme mariée est désignée par le nom ou le surnom 
de son mari, rarement de son père ou de son fils, toujours pré- 
cédé de l'article et accompagné d'une désinence féminine. Cette 
désinence varie suivant la forme du mot masculin. 

Kx. : 

La Mahieute (tille dun bossu). 

La Mère Couturière (femme Lecouturier). 

La Julienne (femme Julien). 

La Poularde (femme Poulard). 

La Voligearde (femme Vaulégeard). 

La Gougette (femme Gouget). 

La Pannotte (?). 

La Guilleménotte (mère de Guilleménot). 

La Quignotte (femme Quignot). 

La Boulaise (femme Boulais). 

La Contesse (fille Leconte). 

La Carlissesse(mère du « Carliste »), 

La Perrettresse (femme Perrette). 

(Cf. la " rue à la Perrettresse »). 
2° Nombre des noms. 

1. Mots usités seulement au pluriel. 

Les mots suivants ne sont usités qu'au pluriel. 

de frwitàj. 
de sibiil. 

2. Il existe, dans notre patois, deux modes de formation du 
pluriel par modification de la vovelle finale. 

a) Le plus fréquent consiste dans l'allongement de cette 
voyelle finale, brève au singulier. 

I. (Voy. e) 

Ex. : sing. hnle. 

plur. de haie. 

sing. Innie. 
plur. de houe. 

sing. à' i^\erk\e. 
plur. de o\rrkyt\ 



152 PARLER POPULAIRH DK THAOX 

Rem. — Certains mots, avant déjà, au sing., une voyelle 
longue, conservent cette voyelle au pluriel. 

Ex. : sing. flc. 

plur. de fie. 

sing. iimec. 
plur. de iii-ufé. 

2. (^'oy. (v) 

\l\. ■ sing. !>(}•. 

plur. de bœ. 

sing. / esœ. 
plur. Icy es\(t'. 

Rem. — La vovelle longue du singulier persiste de même au 
pluriel : 

Ex. : sing. œ ?vœ. 

plur. de gvœ. 

sing. / yœ (/ va'), 
plur. /?~ yœ. 



Remarquer cependant 



smg. (i n yœ. 
plur. It\yœ. 



3. (Vov. 0) 

Ex. : sing. fwo. 

plur. le fu'Ô. 

sing. haiiiô. 
plur. le bamô. 

Rem. I. Nous trouvons encore un pluriel par allongement 
dans le produit suivant : le singulier présente un a nasal et le 
pluriel une extension de ce son, par segmentation et diphton- 
gaison. 

sing. œ ta. 

plur. de teàw. 

Rem. 2. Il faut mettre à part l'étrange formation suivante : 

sing. œfornu. 
plur. de foriiul. 



iu:.MAUQri:s moupiioi.ogiquks 153 

h) Le second mode de formation est l'inverse du premier. 
La voyelle finale, longue au singulier, s'abrège au pluriel. 
Si la voyelle est brève au singulier, elle peut aussi conserver sa 
valeur de brève au pluriel. 

1. (\'ov. Il) 

Hx. : plur. le jini. 

2. (Voy. e) 
Rx. : 



plur. 


le nu de de. 


plur. 
plur. 
plur. 
plur. 


le pre. 

de pwe. 

re (fr. rayons) 

le su fie. 


plur. 
plur. 


de ni. 
de ràiudî. 



3. (Voy. /■) 
Ex. : 



Rem. I. Plus spécialement, à un sing. qui présente un son 
ae {ay), résultat de segmentation vocaliquc, correspond un 
plur. en -e. 



sing. iHÔ i^ro t ortily. 
plur. lé^ or te. 

sing. kotne. 
plur. // kote. 

sing. kcitrae. 
plur. dé kiire. 

Rem. — Ce mot, et ce mot seul, est susceptible aussi de 
présenter une désinence de pluriel en -er (de keiirer) ; — dési- 
nence isolée dans notre patois, mais qui, dans certaines autres 
régions du Calvados, (à Fontenay-le-Marmion notamment), 
présente un arsez grand nombre d'exemplaires. Ce pluriel en 
-er (comme pluriel de kiire), est, ici, pris en mauvaise part comme 
l'est d'ailleurs, aussi, le pluriel à désinence en -ya {le heurya). 

Rem. — Il peut y avoir exceptionnellement évolution secon- 
daire de Ve dans des formes de pluriel. 



154 PAFLF.R POPULAIKK DE THAOX 

Ex. : 

sing. œfôsae. 
plur. de fosâ. 

3. Il nous reste à relever une formation particulière de pluriel 
qui s'applique aux mots provenant d'un type latin à suff. -cllus 
(ellos) et -elluni. 

Nous avons vu, dans l'étude de Ve bref latin, que les 
formes en -ellus n'avaient pas eu de descendance dans notre 
patois. Mais il n'en est pas de même des formes en -cllos. Ce sont 
elles qui fournissent le pluriel des produits provenant de dési- 
nences latines en -ellum. 

Rem. — Débarrassons-nous, d'abord, des quelques rares 
produits qui présentent la combinaison : 

sing. -cllus (ou analogues), 
plur. -cllos. 

Ce sont : 

sing. jvb; jvâ. 
plur. dî jvàw. 

sing. i fe byo; via du hyo là. 
plur. / so byii. 

sing. pyo. 
plur. le pyà. 

La liste est plus longue des produits offrant la combinaison : 

sing. -ellum. 
plur. -ellos. 

Les descendants de -ellos affectent quelquefois la forme 
diphtonguée. La diphtongue -y^zc, toutefois, a des tendances, 
dans notre patois, à se réduire à un son -yà simple. 

Ex. : 

sing. ane. 
plur. d ^anà. 

sing. halive. 
plur. halivya. 

sing. bore. 
plur. leboryti. 



KHMAKQUHS MOKPHOLOGiaUKS I55 

sing. hivosè (bwest). 

plur. dé bu'osyà(di bwei\à\ bwosyàii'). 

sing. dvâte. 
plur. de dvâtytî. 

sing. à' fosaî'. 
plur. dé fosyôiu. 

sing. kûpd'. 

plur. de kapyo Çde kape ?) . 

sing. keuray. 
plur. ^è keuryà. 

sing. fe(/^. 
plur. i/ kutyà. 

sing. kivepe. 
plur. dé kwepyâw. 

sing. makrae. 
plur. i/<' makeryâ. 

sing. /;wj-^. 
plur. c?^ mosyà. 

sing. ;;//t:^^. 
plur. // mtix^ycL'w. 

sing. w/î<^g^ 
plur. imieyh. 

smg. pïperm. 
plur. pipt'rnà. 

sing. r^/f''. 
plur. //' /vT/^yI. 

sing. r?/j'^. 
plur. /r nisyaw. 

sing. il:{l. 

plur. /)fr^f* j/'v^iic'. 

sing. /o;r. 

plur. /('/••yvt (if' loiyeMr). 

sing. f<V;^^ (tre:(e). 
plur. /r fer:(j^'â (tre^xii). 



1)6 PARLER POPULAIRF, DH THAOX 

II. — ADJECTIFS 

Les adjectifs qui ont en latin la même forme pour le masculin 
et le féminin ont, rarement, gardé dans les langues modernes 
le souvenir de cette communauté de formes. 

En voici quelques exemples pour le seul adjectif grand. Le 
français dit encore : grand rouie, grand mère, grand messe. Notre 
patois connaît, en outre : 

à grà gule. 
d la grà port. 
€e un grà nii:(^er. 
la grà Zaid. 
la grà Maltid. 
la grà Si dan. 

(V. féminin des noms propres). 

III. — ARTICLF. 

1. L'article défini se présente sous la forme ordinaire : h\ 
LV s'élide devant vovelle et aussi devant consoime. 

Ex. : Ife; etc. 

L7, dans ce cas, peut recevoir l'appui antérieur d'un son e. 

Ex. : 

êl hoirfi. 
H ko. 

2. L'article composé en les peut se contracter en : e. 

Ex. : 

e~ t'phi ner. 
jusk t\ b. 

3. Il v a agglutination de l'article dans : 

du liverna^, 
qui est mis pour « de l'hivernage ». 

(Cl. ce qui a été dit de la forme greln et glern). 



kl:marq.uhs morphologiciues J57 

IV. — PRONOMS 

i" Pronoms personnels. 

A. — Pronoms personnels de la i"' personne. 

I. Sing./f. 

L'e s'élide devant voyelle et aussi devant consonne. 

Ex. : 

y de. 

j gàj. 

j syœ. 
j viuc. 

La consonne, après élision de IV, peut recevoir le soutien d'un 
c prothétique. 

Ex. : 

è j kre. 
(* j syœ. 

Par contre, Ve peut persister normalement et passer d't; muet 
{è) à e aigu Q). 

Ex. : 

je m pie. 
2. Pluriel : 

x) Le type nos \\.\ pas de descendance dans cette fonction. Il 
y est remplacé par la forme du singulier qui est constante. 
(Emploi analogique.) 

Ex. : 

/ alo. 

kù j )io:;^ asye:;j'd. 



é II II avo. 

bevb. 

di::p. 

dùiii. 

mt:^ ekhitiiii. 

n eiyôni. 

iio~â II hv. 
e j tù kdixdiii. 
j iiiii'oj'isy'oin . 



158 PARLER POPULA1R1-: DH THAON 

kc j tnu'cirwiii. 
èj puvyô. 
j syôm . 
èj syôm. 
kè j vèjyôni. 

,i) Dans sa fonction de régime, le type nos a persisté sous la 
forme no. 

Ex. : 

Régime dir. / ald /zo;^ à n aie. 
Régime indir. nox^ apwèrtro. 

B. —Pronoms personnels de la 2*" personne. 

1. Singulier. 

La forme régulière est tu. 

Ex. : 

tu di^e. 

k tu m tut'ey. 

2. Pluriel. 

Dans la fonction sujet et régime, la forme régulière est vo. 

Ex. : 

vox^ aie ; u k t'o:( aie. 

asye:(ë vo. 

vb^ ave. 

vo ۉte. 

vo:(^ et là. 

k vo mwojisye. 

kik vo vule. 

Rem. — - Souvent, dans la conjugaison interrogative, il y a 
agglutination du verbe et du pronom qui le suit. 

Ex. : 

alô. 

no\ apwortro. 

aseyo. 

âiàdo. 

vàdo. 

ï veyô; la veyo. 

vu7^ â vno. 

vulo. 



KEMAKQ.L'HS .\U)RPHOLOGIQ.UES I59 

C. — Pronoms personnels de la 3^ personne. 
I. Singulier, 
a) Cas sujet (masculin). 

La forme du masc. est // (lat. illi), souvent réduit à /, par 
chute de 17 devant consonne. 

Ex. : 

// abrœv. 

i s ajnwoy. 

i beg. 

î mwt. 

i dvwor (à côté de : // devwor). 

i gyœl. 

i va s kofae. 

il e mwoyi. 

i m a nyœ. 

i tra€. 

i sém. 

i roi. 

Spécialement, comme sujet de verbes impersonnels. 

Ex. : 

i /e nh. 
i plœra. 
i va plœr. 
i fdn. 

(V. plus loin, pour le pronom indéfini). 

(Féminin). — La forme du féminin est elle, le plus souvent 
réduit à e devant consonne. 

Ex. : 

e degràd. 
es delô£. 
e klu-e. 
e la perne. 
ke se. 
k e vyen. 
e n vèni pa. 

Rem. — c (^ cl) -> a dans les interrogations : 

Ex. : 

à bernbt i a. 
U môtri t â. 



l60 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

,3) Cas régime. 

1. Singulier. (Masculin.) 

Le régime (lat. illûi), devient //// en français. 
La diphtongue /// primitive passe ici à /. 
Ex. : 

por li. 

(Féminin). — La forme accentuée illac, illci (JlIac-\-i), a 
donné, au moyen-âge, un produit lici, dont la triphtongue s'est 
réduite, ici, à ye\ d'où : lye. Cette forme est, encore aujour- 
d'hui, restreinte à la fonction de pronom-régime féminin. 

pb lye (pour elle). 

Rem. — Une influence secondaire de la forme illa accentuée 
sur / nous vaut un produit mixte t'Iye, elye. 

2. Pluriel. 

a) Cas sujet. (Masculin.) 

La forme // (franc, ils) persiste devant voyelle. 

Ex. : 

// alîr. 
il cilog. 
il àluinrr. 

il byè pwe. 

Mais aussi il y a souvent chute de 1'/ devant consonne. 

Ex. : 

k i s asye:{i. 
i dorm. 
i for eh. 
i gaiwol. 
i moj . 
i vivolè. 

(Féminin). — La forme cl (Iranç. flics) perd sa consonne 
Hnale. 



Ex. 



e degràd. 
k e pâv. 



RHMARQ.UES MORPHOLOGiaUES l6l 

k è se. 
e sa kose. 
de k c vej. 

fi) Cas régime. (Pluriel.) 

Le type illontDi donne une forme primitive lor, qui, par 
chute de 1'/' lînal, pa.sse à A) dans notre patois. 

Hx. : 

k' j la d'i. 

La même tormc existe comme adjectif. 

Lx. : 

sii lo fer. 
dà lô jœncs. 

La forme moderne a d'ailleurs tendance à pénétrer. 

Ex. : 

don lœ:{ à. 

j l(v:{ e di. 

2° Pronoms démonstratifs. 

1. La t. ecce bac. 

A la forme française ça correspond la forme normande £a. 
Ex. : 

€a bive. 

2. Lat. ccciste. 

a) Masculin. 

Du lat. ccceistiii proviennent la forme accentuée (/) ccstui et la 
forme atone (/) cesii. 

cesti, s'étant réduit à sli, nous fournit le premier terme des 
pronoms composés suivants : 

sti -{- la -» slila. 

sti-^ihi' (lat. illoc) -» stilœ. 

sli -\- ici -\- lias. -^ sti^è. 

b) Féminin. 

Du lat. ecceisîei (forme de régime féminin, accentuée) provient 

GuFRLtN DE Gui;r. — Parler pop. de Tbaon. 1 1 



l62 PARLER POPULAIRE DE THAON 

la forme (/) cestei, réduite à stc, qui est le premier terme de 
nos composés : 

stc -\- la -^ stela ; 

et même, iwcc dissociation des deux éléments, ste ila. 

5ii'-\-ilœ -> sicliv. 
ste^ /W-]- nas. -> steee. 

3. Lat. ecce il le. 

C'est au groupe de formes dont ccce il le est le type qu'est 
emprunté le pluriel 

sœ lœ {ecce illos -\- illoc) 

avec vocalisation régulière de 1'/ de illos (ancienne forme cels). 

Rem. — Le pronom possessif peut jouer le rôle de démons- 
tratif. 

Ex. : 

le sye k je vti . 

3'' Pronoms indéfinis. 

1. Remarquer dokyâ', au sens de : « certains ». 

2. Le correspondant patois du pronom indéfini on a donné 
lieu à maint débat. 

Nous ne saurions voir dans la forme normande no {no:() 
autre chose que la i"-' pers. pluriel du pronom personnel, 
appliquée, par analogie régressive, à la 3^' pers. du singulier. 

1° Devant voyelles, il se présente sous la forme //c)~ (//-^). 

Ex. : 

no~ a. 
nÔ~ ajct. 
no:^ aluni. 
n^ alwàn. 
no~ e. 
noi eknson. 

2" Devant consonnes, sous la forme no. 

Ex. : 

no s abwes. 
nô hcrnot. 



REMARQ.UES MORPHOLOGICIUES léj 

kâ no de. 

no s eveJ. 
110 f ri f on. 
nô but. 
no ka€. 
no s lierai. 

Rcni. I. Il V a contamination de on -\- no::^ dans : 

ô;^ aluni. 
Rem. 2. Il V a influence de la nasale dans : 

nô n 6 pà. 



V. — VERBHS. 

I" L'alternance vocalique. 

Suivant qu'elles étaient, soit en latin vulgaire, soit en latin 
classique, accentuées sur le radical ou sur la désinence, les 
formes verbales donnèrent naissance à des produits différents, 
à des doublets, dont l'un a pu persister en français, l'autre 
survivre, isolé, en patois. 

A. Formes accentuées sur la désinence ou conjugaison faible. 
Les exemples dignes d'être mentionnés sont peu intéressants 
ou peu nombreux. 

Les plus remarquables sont les deux suivants : 

1. mandiico / nnvôjii. 
mandûcas In tniuoju. 
mandi'icat / niâjn ; i niuvjti. 
mandiicant / inivojn ; / niàjus ; 

fo h i iiiii'ojtt. 

Rem. — Le part, passé inicoru est reformé sur le modèle des 
part, passés du type -utuni. 

2. ùrkoniài'u ko fa. 

Ce produit est le résultat de la contamination d'une forme 
forte et d'un type imaginé de forme taible où l'accent porterait 
sur un u désinentiel. 



164 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

B. Formes accentuées sur le radical ou conjugaison forte. 

I. ad-j-percipere apereâr; apereœr. 

La forme verbale latine est accentuée sur 1'/ bref, qui donne, 
au xii'^ siècle, une diphtongue ei. C'est ainsi que : 

percipere passe à perce ivre. 

La diphtongue ei se réduit régulièrement, en normand, à e long 
fermé, d'où (avec application de la règle du ^ normand) : 
per£èvr. 

Mais cet e secondaire, devant labiale, se modifie en un son œ, 
par l'intermédiaire d'un e ouvert. D'où, finalement : 

pereevr -> permr -^ pereœr (^^\qc réduction du gr. de cons. ir). 

2. ex-j-nidicare arae ; i va arae; puis : erae 

(fr. cracher^ 

3. bùllere(^ bullire) ^a va bwed ; hiued ; bwed ; 

biued ; huer. 

Vu bref lat. donne naissance à une diphtongue ou qui peut se 
réduire à 0. D'où : 

boire -^ holdre -> boiidre. 

La labialisation s'exerçant, nous passons, successivem.Mit, à : 

biuudr -> bwodr -> biuadr -> bwedr {bvjcd et biu:r^. 

4. figere ilîfi. 

5. plôvere plœr', plœr. 

Le son œ est une modification de l'ancien son ue provenant 
lui-même directement de ô accentué. 
De plus, le groupe vr s'est réduit à /'. 

6. pôtere pœr ; pœr. 
Mêmes remarques que pour le 5, 

7. pâstum il ô byt' pit'è. 

Nous avons ici une forme labialisée provenant d'un e secon- 
daire qui, lui-même, constitue une réduction de l'ancienne 
diphtongue ai. 



REMARQUES MORPHOLOGiaUES l6) 

8. rccipcrc r€œr;érm'r. 

Pour IV'xiilication, \-. plus haut, n" i. 

9. scqucrc syar ; pîirsydr. 

Nous observons ici un traitement analogue à celui du fran- 
çais : la forme forte l'a emporté. (Cf., pour d'autres régions, 
des ex. de la forme faible sya-vi.) 

D'autre part, phonétiquement, on ne peut que relever l'évo- 
lution normande régulière : 

ë -\- u -^ ien. 

La triphtongiie ainsi obtenue se réduit à un son yce. 

10. tôrsum tœr ; ilètœr. 

Passage normal, par métathèse, du son «<'(«- oton.) à un 
son œ. 

11. tracta tret (fr. tirée). 
Cf. pîuè (^ pastum). 

12. ad-|-sédere s nsycr. 

L'e bref latin donne, régulièrement, une diphtongue ie, 
réduite à ye. 

2" Temps et modes. 

A. Indicatif. 

I. Présent. 

Sing. I. — Peu de remarques importantes. 

a) V' plus haut ce qui a été dit de l'alternance vocalique pour 
des formes telles que : / mvjojti. 

b) s asycr donne régulièrement/ iitasye. 

c) L'/ bref latin de bibo passe à ci qui se fond en un e long et 
ouvert et non à un son a', comme dans une région immédiate- 
ment voisine : / bc à côté de/ bit'. 

d) Le verbe ctrc suit le traitement conforme à la règle. 
D'une forme plus ancieiuie siici (provenant elle-même du 

primitif .w/('/, sur l'origine duquel on n'est pas d'accord) prend 



l66 PARLER POPULAIRE DE THAON 

naissance une forme moderne èj syœ, qui s'étend, en Basse- 
Normandie, sur une aire fort étendue. 

e) Le produit : je 1 piue, forme labialisée provenant de pi, ne 
présente pas de particularités et mérite seulement d'être rappro- 
ché de Plur. I (q. v.). 

t) ty va représente un type latin vjdo, en regard du type 
*vadio, auquel nous devons la forme française actuelle. 

Quant à cette autre forme : y vw3 ; êj wï aie, c'est, comme 
pour la forme française, un type vadio qui l'explique. La labia- 
lisation exerce son influence ; puis, par la suite, une accommo- 
dation de consonnes provoque la chute du v devant/. 

Sing. IL 

a) /// mwojii. V'' plus haut : alternance vocalique. 

b) in t asye. 

c) ///- he. 

d) t f. 

e) » 

f) tu vàiu (la diphtongaison secondaire a été étudiée dans le 
livre I"). 

Sing. IIL 

a) / mwjjii; i màju (V'' alternance vocalique). 

b) / s asye. 

c) / bh 

d) // e. 

e) / piue. 

f) / va. 

g) sa n hue pa ; a bwe; ia biue. 

Rem. — Ces derniers produits sont conformes à ce qui a été 
dit plus haut de l'alternance vocalique (lat. /'//////) et en même 
temps conformes à l'évolution française. 

h) ea rlî:{^. (Changement de conjugaison ; v. plus loin : 
Lifinitif.) 



KHMARQUHS M()l<1>ll()I.OGIQ.UES 167 



lui 



a) y mii'ojà. Application des lois de raltcrnancc. 

b) / m\ asyc:^ô. Influence du radie, tonique syc — , des 
formes du sing. 

La présence du son ;^ s'expliquerait, selon nous, non pas tant 
par Tinfluence de produits tels que s asytsP, etc., qui ne .sont, 
d'ailleurs, pas attestés dans notre village, que par une dissimi- 
lation particulière de deux exemplaires du même son, destinés 
à se taire face (dessein d'éviter un produit : y m)-; asyeyo) et 
par une tendance assimilante qui aurait provoqué, en pré.sence 
du son s de la deuxième sN'llabe, un son ;;; dans la fonction de 
lettre euphonique. 

c) (•/ bh'ô. — Traitement normand régulier de l'atone. 

d) t'I s\di)i. 

L'y provient, par analogie, soit du plur. I de l'Imparf. j ctycm, 
soit, plutôt, de l'indicat. prés. sing. I, ;.nvr. 

e) i'j puvyô. 

L'o de la syll. atone est le résultat d'une lahialisation secon- 
daire. 

f) y a /à. 

Plur. II. 

a) vo ;;Mt'(y'r (alternance vocalique). 

b) vfl vo:^ asye^' (même rem. que plus haut). 

c) (■• / hriv (même rem. que plus haut). 

d) » 

e) » 

f) vo~ ait- ; va ۈlc. 

Kern. On eût pu, dans le livre consacré à la phonétique, 
attirer l'attention sur la valeur brève de cette désinence de 
Plur. II. (Cf., cependant, voz^ aie.) 

Plur. III. 

Deux catégt)ries de formes : k)rmes faibles et fortes. 
I" Faibles : / mu'ojn. 

Ivem. / iiuYjici (Inh. d'une autre conjugaison ou de 1'.^- de 
l'Imparf. du subjonctiQ. 



l68 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

2° Fortes. 

a) / mbj. 

b) / .frt.ry'/;( (régulier). 

c) / bcv. 

d) )) 

e) » 

f) / vo. 

g) » 
h) » 

i) J^ /ct^ î'ty. 

Rem. — Ce son /semble être le résultat d'une modification de 
1'/ de la diphtongue ei provenant de Vi accentué. 

vident -> vcient -^ vey -> vej . 

2. Imparfait. 

Sing. I. 

a) j mwûjc. 

b) / bevé. 

c) j ri^^c. 

Rem. Changement de conjugaison. Ct. le dérivé « taire 
risette », avec 1'^ du type ris. 

d) / dhnàzudyt'. Analogie. (Cf. Plur. II.) 

Sing. II. 

a) /// mivoje. 

b) /// ht'i'c. 

Sing. III. 

a) / imvoj'c. 

b) / bcvt'. 

Plur. I. 

a) ù j nnuojyo. 

b) / bi'vyo. 



ki;marqui;s morpiiologiciues 169 

C) >) 

d) / aJyô. 

c) / la siuôntmi. 

Rem. Forme ancienne, reformée, par analoî^ie, sur le 

Plur. I de rind. prés, du verbe être : soms. 

Plur. II. 

a) vo iirwojyè. 

b) vo bevye. 

c) » 

d) vo:{ alye. 
3. Futur. 

Sing. I. 

a) jd l 1ère. (Cf. toutes les autres désinences personnelles de 
ce temps.) 

laxare -|- habeo -> *la\araio. 

Ce t\pc imaginé donne une torme 

laiserai -^ Inisrai, 

où, par assimilation de consonnes, le gr. rs -» rr -> r simple. 
D'où : 

lért. 

b) / ;;/ asYi'ir. Influence des formes accentuées sur les formes 
atones. 

c) j bèrt' (traitement normand régulier). 

d) / ire. 

e) y iiizi'ojre. 

Sing. II. 

a) /// / lerd. 

b) /// / asyérà. 

c) /// hertu 

d) / /;•(). 



lyO PARLF.R POPULAIRE DE THAON 

sing. m. 

a) / / leva. 

b) / s asyera. 

c) / hh-a. 

d) » 

e) » 

f) / phvra. 

Il y a réduction du gr. vr à r. 

g) / / t'hifira. Influence des verbes de la 2^ 

Plur. I. 

a) ji- 1 lero. 

b) / noi asyérô. 

c) / bcro. 

Plur. II. 

a) vo I 1ère. 

b) vo vox^ asyére. 

Rem. — La valeur brève de la voyelle finale a déjà été relevée. 

c) vo bere, 

Plur. m. 

a) / / Jero. 

b) / s asyéro. 

c) / berî). 

d) // hv. 

4. Passé défini. 

Certaines régions de la Gaule romane ont à peu près com- 
plètement abandonné l'usage dupasse défini. Notre patois n'en 
est pas là. Il se rattache, sur ce point, à la majorité des parlers 
de Normandie qui non seulement l'admettent, mais le 
recherchent et vont même jusqu'à l'employer abusivement. 

Ex : 

tj fiim ; / / bùm ; j dmii ; vo fiit\ i fur. 



REMARaUES MORPHOLOGIQ.UES I7I 

Une remarque importante reste à faire : elle a trait à l'emploi 
constant d'un parfait analogique en -/, reformé sur le modèle 
des verbes de la 2". 

Sing. I. 
y dli ; y hi Uryi; je m krakyi ti rîr; j mwoji ; j à rapi y un. 

Sini,^ II. 
/ ali. 

Sing. III. 

il ali ; il âporti ; k av'ï^i ; i It l btitoni ; h' eli ; i dhiiui ; il li 
fiti ; / s maryi ; cl mot ri ta; c prejeri ; e s ràmworaeyi ; ea s 
rapropaji ; en vêni pà;c n vivi pa. 

Plur. I. 

j al'nn ; j iJiii'ojim ; j eklathn. 

Plur. II. 
vo:^ alit ; vo mivofit. 

Plur. m. 

// alir; i niiuojir ; // àiiDiiir. 

5. Passé indéfini. 

Sing. I. 

; fx "• 

Kern. —La lettre de liaison figure ici par analogie régressive 
avec les formes du sing. II, ta :^ 11. 

Sing. III. 

1° y t' li. (Traitement régulier de Vc lat. suivi de palatale; — 
è -\- c -^ ici -» yi -^ /.) 

2" t' 11 pà vi pyh (fr. vécu). 

Rem. - Influence analogique des formes du sing. indicat. 
prés. (v. part, passé). 

B. Subjonctif. 

Peu de remarques importantes. 



172 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

I. Présent. 

Sing. I. 

fo k j al (kj àu'I) ; fô kù j m asyt':;^. 

Rem. — Ci. A. 1° j no^ asyt'iô. Il y a, ici et là, influence 
des formes accentuées et présence du son de liaison :(, qu'on 
explique soit par un retour hypothétique à une forme d'infinit. 
s asyese, soit par une assimilation de consonnes. 

k j afin ; Jo ké j btv (hev) ; kc j dcfrakt. 
kik vo vule k j i fh. 

Rem. — Forme régulière, provenant du gr. a-\-c accentué. 

kè j miuojù. 
Rem. — Forme de la conjugaison faible. V"" indicat. prés. 

p-iir kè je l sàv (^shv). 

Rem. — Influence des formes inaccentuées du Plur. I, II, III 
et de rindicat. prés. 

kc je n se ; kè j se. 

Rem. — Traitement normand régulier de 1'/ latin, 

fb kè j vej (¥"■ plus haut : Indic. prés. Plur. III). 

Sing. IL 

kè t tiy; k in hev ; ktu tnicojn. 

Sing. III. 

k il ây ; fo k i s asyt'i ; ki bev ; jo k i mwojti. 

Plur. I. 

fo kè j 710::^ asye:(yd. 

k j àyoïn. 

Rem. — Le gr. ly -> y par analogie régressive. 

kè j hevyoui ; kè j tè kolyoni. 

Rem. — C'est, comme on l'a vu, la forme normale du Plur. I. 

/'(' j mwojyt) ; k j ^ seyô. 



RE.MARQ.UES MORPHOLOGiaUES I73 

Plur. II. 
fb k vo vo^ asyt^e. 
Rem. Chute du deuxième son }-, par dissimilation. 
k i'()^ dlyt' ; k vo mwojyè. 

Plur. III. 
/• /■/ ûl. 
Rem. — -Passage de y à / par démouillement. 
k i hcv ; ki iiiwojâ. 

2. Impartait. 

Rem. — Nous pouvons dire du subjonctif imparfliit ce que 
nous disions plus haut du passé défini : notre patois en a 
conservé la notion très nette alors que le français et plus d'un 
parler provincial Tout presque complètement laissé tomber en 
désuétude. (V' surtout nos témoignages desubj. imparf. analo- 
giques en -/'.) 

I. — Sing. I. 

fodre ke j syti la {d. Sing. III). 

Rem. — Double influence des tormes de l'indicatif prés, aux- 
quelles ce produit emprunte et sa consonne initiale et le son y 
(cf. notre produit / syd'). Enfin, la finale est refaite sur les formes 
du sing. III. (y. le suivant.) 

fodre kè je I dti . 

Rem. — Ce produit est retormé sur le Sing. III pour la finale. 

Sing. m. 

/;/ su ; j vitdrc b\ë k ea siïjvii (ci. Sing. I). 
Rem. — Ici, l'emprunt est restreint à la consonne initiale. 
Plur. I. 
/iV / 110 110:^ as\i'::;^yoiii. 



174 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Rem. - Influence des formes accentuées sur le radical. — 
Désinence primitive régulière du présent. (\''' Prés. Plur. I.) 

kè j véjyôni €a . 

Mêmes remarques que plus haut. — Pour l'élément vcj — , 
vid. supra. 

Plur. II. 

k vb l'o^ asye^isye. 

Rem. — Mêmes observations que plus haut touchant l'in- 
fluence des formes accentuées sur le radical et de la consonne 
intercalée. 

Plur. m. 

ki s asye^. 

Rem. — Influence des formes du sing. III. 

n. Tout comme le passé défini, le subj. imparf. présente des 
exemples de formes analogiques en -/, avec emprunt à d'autres 
conjugaisons. 

Sing. L 

ke j iiiwojï. 

Sing. II. 
h tii niiuoji. 

Sing. m. 
ki nnuojt ; k on àten ; n s ckapi pa. 

Plur. L 
kè j miuojhydm. 

Plur. IL 
k vo dmàzvdtsyè ; k va^ ekuttsye ; k vo miuomye. 

Plur. III. 
ki iiiwoji. 
C. Conditionnel. 
Peu de remarques. 



REMAUaUES MORPHOLOGiaUES I75 

1° Présent. 

Sini,'. 1. 
j mwojr'c. 

Sin-. III. 
// erî'. 

Plur. I. 
j n cryont pti. 
Rem. — Désinence régulière. 
2° Passé. 

Sing. I. 
j on% Il fini ; j l hc nn'ikyi. 

D. Infinitif. 
Changement de conjugaison. 

a) 2"' conj. -» V conj. 
Ex. : 

/~ akeœye ; bivoye ; keœye. 

b) 4"' conj. -» i"' conj. 
Ex.: 

rli^e ; fer èrlï~è. 

E. Participe passé. 
Changement de conjugaison. 

a) 2'-' conj. -> r^' conj. 
Ex. : 

<'/ a bivoye. 
ebhaise. 
Rem. — Us provient des formes du plur. de l'indicat. présent. 

b) Part. pass. analogique en -// (lat. -utnin). 



176 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Ex. : 

inàtu ; il à n a iirwoni . 
c) Part. pass. analogique en -/ (lat. -ilmii). 
Ex. : 

c n pà vi. 

Rem. — Conjugaison populaire interrogative. 

Cette remarque pouvait figurer aussi sous la rubrique : pro- 
noms interrogatifs. 

L'emploi du pronom personnel à la suite de la forme verbale, 
en conjugaison interrogative, semble avoir, aux yeux du peuple, 
enlevé à ce pronom quelque chose de sa valeur pronominale. 
C'est ainsi que s'explique le phénomène de réduplication du 
pronom qui se rencontre dans la conjugaison interrogative. 
Une forme pronominale y précède le verbe ; uiie autre le suit. 

D'autre part, le gr. / -|- //, devenu //, par chute de 1'/ finale, 
et emprunté aux formes de sing. III et de plur. III, a fini par 
être appliqué, en vertu d'une analogie régressive, aux autres 
personnes du sing. et du plur. ; si bien que les formes verbales, 
précédées respectivement du pronom qu'elles comportent, sont 
suivies, en outre, non pas de ce même pronom, mais d'un 
élément //, fixe, invariable, qui tend à se transformer en une 
véritable particule interrogative. 

Ex. : 

Sing. I. 

y /;/ asyc li ; j iiiàju ti ; y syœ ti. 

Sing. II. 

màJH lu. 
c tu. 

Rem. — Les observations précédentes ne sont pas applicables 
à ces deux exemples. 

Sing. m. 

s asyï.li (plus souvent : va ti s nsycr); viàj ti ; no pœt i ; c ti. 



KEMARaUKS MORPHOLQGiaUES I77 

Plur. I. 
; ?;t):^ asve^o li lô ; j màjô li ; / syôm ti ? 

Plur. II. 
vè^ asye:(u la (et aussi : alô vè^ asyer ?) ; màjo ; et vô. 
CL Kcm. de sing. IL 

Plur. III. 

s asye ti; inàjii ti; sot i; teœs ti? 

Rem. Dans notre patois, on le voit, l'usage de la formule 
interrogative // n'a pas l'extension qu'on lui voit prendre sur 
certains points de la Gaule romane. Elle ne s'applique pas, 
notamment, aux sing. II et III, non plus qu'au plur. II. 

VI. — ADVERBES, PREPOSITIONS. 

Les remarques morphologiques relatives aux mots invariables 
étaient de trop minime importance pour que nous ayons cru 
devoir les faire ligurer ici. Tout ce qui s'y rapporte sera étudié 
dans la partie syntaxique (v. livre III). 

VIL — DÉRIVATION. 

Nous examinerons successivement : 

1° Les substantifs verbaux. 

2° La formation des verbes (infinit, et part, passé). 

3° Les suffixes de dérivation. 

4° La composition. 

I" Substantifs verbaux. 

Quelques substantifs verbaux méritent une mention spéciale. 
Ce sont : 

/ dt'i^ii (de dc^^oiilter). 

edik (de iiidi.qticr). 

œ grtpe (de grimper) ; subst. vcrb. -(- sutl*. 

d la kôf (de kôfe ; — Ir. chauffer). 

id'rk (de tœrkè; — fr. tordre). 

GunRLiN DE GuFR. — l'uvlcr pop. dc Thaoïi. 12 



lyo PARLER POPULAIRE DE THAON 

Rem. I. La trct est un part, passé pris substantivement (du 
verbe traire). Il désigne « le lait tiré ». 

Rem. 2. à' hib (fr. petit bouton) semble refait sur le modèle 
des subst. verbaux. 

2" Formation des verbes, 

a) Suff. -od' ; — marque l'affectation. 

Ex. : 

/ s parJbe, formé sur parler, 
h) Suff. -tie, -ni. 
Ex. : 

abii'ôni, formé sur l>oii Q>wo). 

betône, sur bêle et béto)i. 

erne, sur rein ; — reformé directement, sans le secours de 
la consonne de liaison. Cf. le fr. éreinter. 

€0£Ône ?, onomat. ; — influence de cJjuchoter. 

japine ? ; — • influence de japper. 

hapiine, relormé sur c a pon. 

ka-ùne ?; — influence de tâtons et du précédent. 

Iih'tfine sur laver -|- ?. Remarquer le sens péjoratif « laver 
sans soin », ou « par jeu ». 

rtàtône ?, reformé sur tâtons. 

c) Suft". -le. 
Ex. : 

eniyole, sur myo. Cf. le fr. endetter. 

forkle, sur fork, par analogie avec des produits tels que 
râtle, gavle, etc. 

gavlè, provient directement de i^'a-vel. 

pènle (^= faire des poulains). 

râplé, sur râpe ; — analogie avec des produits tels que peler 
(phon. pie), etc. (v. plus haut). 

reklè ? ; — fréquentatif de rekye. . 

vyble, reformé sur veau, par analogie avec des produits tels 
que i\yle, qui présente un traitement normand plus régulier. 



KKMARdUES MORPHOLOGIQ.UES I79 

d) SufT. -le. 
Ex. : 

baeikôte, formé sur Imrbot 1er -\- vacbot 1er (?}-{- ?. 

710 bernât, sur bernô (— •- petit brin). 

brinote, sur brin -j- grignoter. 

dépote, sur pot. 

t'kyœstae, sur hy(i's-\-\^: I de liaison. 

likîite, sur licou, avec intl. de ^/cf/Z^^. 

/ ^/;w/ ? 

piuète, sur pouite. 

ràpyeete ; râpyhte, sur /'j^^. 

rpihole ? (v"" plus liaut). 

varvote, sur barbotter -\- varvot (?) Cf. baeikôte. 

k no vèt, sur w (fr. w«j) -f- le Z de liaison. 

e) Suff. -_)'^. 

Ex. : 

bekye, sur /'^r. 

brâtïyi, sur bre:{iye Q)-\- ?. 
dhiktâye, sur déchiqueter ~\- tailler, 
patûye, sur patauger -\- patrouiller . 

rôdye, sur T^o/j- (nom de commune) -|- ''o./*?/' [=^ aller à 
Rotsf. 

Suff. -5^. 

Ex. : 

epyose, sur pyo. 

€e H k ofisra, sur office. 

g) Suff. douteux. 

Ex. : 

âsetré est une étymologie populaire (v. la phonétique des 
consonnes). 

tiU epafe ? 

pat are}, onomat. 

// (/ pilakrt' tii (piler -\- massacrery 

r/i^e tormé sur ruer. 



100 PARLER POPULAIRE DE THAON 

Rem, I. De ces suffixes, quelques-uns, appliqués à certains 
radicaux, leur communiquent une valeur péjorative ou fréquen- 
tative; — l'une d'ailleurs, résultant souvent de l'autre. 

Ainsi : 

Suff. -oee : 

i s parloe (=il essaie de bien parler, sans succès). 

Suff. -ne : 

r/(7/J«é (= chercher maladroitement son chemin dans l'obs- 
curité). 

làvtieine (q. v.). 

Suff. -tt : 

baeikote (= barboter par plaisir dans l'eau ou la boue). 

Suff. -yc : 

dhiktàye (^= couper mal, sans soin). 
patûye. 

Suff -?. 

pilahi' (;^ fouler aux pieds brutalement). 

Rem. 2. Comme on l'a pu voir, plusieurs de ces mots pré- 
sentent des exemples intéressants de contamination verbale, 
dont certains s'expliquent malaisément. 

Noter, entre autres : 

baeikote. 
deeiktàye. 
paNlye. 
varvote. 

et la forme non encore enregistrée : 

// a l yœ hoci (= bossue -\~ poché). 

3" Suffixes de dérivation nominale. 

I. Suff. — il (lat. -accus). 



Ex. 



avnà (~^ paille d'avoine ; — de avhî). 
enà (= plancher de grange). 



REMARaUES MORPHOLOGIQ.UES l8l 

à' d^riyà (de : dgriye) ; dé dgriyâ. 

dufmnu ; Jevâ ; fava (= fanes des fèves). 

gurmà (changement de suif., par tendance péjorative). 

krapà (id.). 

orjà (- - paille d'orge). 

du pexà (de : pc -\- Vs du plur. ; : des fanes de pois). 

du riuiijà(de : nuuj). 

styâ (de : sey; — fr. seigle ^=-- paille de seigle). 

œ verâ (cL lèvera = habitarits de \'er-sur-Mer). 

dit vopàiu. 

Rem. Ce suffixe sert surtout, on le voit, à désigner la 

paille des céréales (paille de seigle, d'avoine, d'orge). Cf., dans 
d'autres régions, formata (=^ paille de blé); ou les fanes de 
légumineuses (tanes de pois, de fèves). 

Il peut prendre une valeur péjorative, peut-être par analogie 
toute formelle avec le suffixe -ya (du lat. -ellos), comme dans 
le kfiiryâ, plur. de kiire. 

2. Suff. -âj {ht. -aticiiiii). 
frilaj ; de frivitiij . 

Ce sufiîxe, à valeur collective, donne au mot le sens de 
« diverses sortes de fruits ». Le singulier serait frïbi. (\ . 
formation du plur.) 

3. Suff. -à ; -^7. 

de digyedw. 
/^ etrèfiâ. 
œ kyémâw. 

Rem. I. Ce sont des sortes de substantifs verbaux. Cf., 
pour le deuxième exemple, / ::^etrené. (\ . pi. loin.) 

Rem. 2. Dans Je J\â, il y a changement de suffixe. 

Rem. 3. àtdinmà est retormé sur le substantif verbal, àtiîm. 

4. Suff. -ar; -ard. 

biilar (de : h-iï ; — fr. bouleau'). 

vyâ' eolàr (de : €ole ; — fr. pop. butter, chopper). 

jinièrd (de : jime ; — fr. pleurer). 

k'iilâr ; kiilôr (de : kuJe). 



l82 PARLER POPULAIRE DE THAON 

nibjàr (de : moje; — tr. jjiangçr). 
œn omàr (?) =^ trou dans un mur. 
sajàr ; safor (de : safr^. 
sôlar; sôlor (de : so; st'i; — fr. saoul). 

Rem. — Ce suffixe a une valeur en général dépréciative et, 
notamment, dans les mots : solar, safar, inùjàr, jiiiiôrd ; eolar. 

5. Suff. -are. 

finàrc (de -.fè; - fr. fin). 

6. Suff. tts. 

a la bonàs. 

la kàs (fr. chas = trou d'une aiguille), par substitution du 
suff. féminin au suff. masculin. 

7. Suff. -a y. 

konây ; konay eiiiàtle. 

Rem. — Il y a peut-être là une étymologie populaire, par 
influence de caitailh. 

/:^ osay ( ^— les os). 

Ces deux produits présentent un sens légèrement péjoratif. 

8. Suff. 4(plur. -¥). 

dûye. 

Rem. — La valeur de Vii, dont la longueur tient peut-être 
à l'influence du simple : dn, indiquerait que le radical conserve 
toute sa valeur, jusque dans la dérivation. 

le gardint' (de : garde). 

d ;{ lie (de : //). 

de jàwne (de : jàiun). 

l hèe:s^. 

kokye (de : kok; — fr. petit coq). 

korse (au sens de : corsage). 

rigide. 

de snriih'(scns de : aigreurs d'estomac). 

Rem. - Ce sufiixe a, le plus souvent, une valeur diminu- 
tive. 



ki:mai<q.ui:s mokimiologiciuks 183 

9. SufT. -J, (/). 

(îlcytre (de : kycr } fr. « lont^e d'une vache >->.) 

un àpàdàîc (de : pàdà). 

bràj'i ; — part, passé-adjectif. 

œn biuôic (de : b-wÔ:(^; — fr. hoitse). 

£îvyeré (de : eivycr). 

^ayâsé; — part, passé-adjcctit tonne sur Jayâs. 

nu 1^ al OUI ( -une grande quantité). 

ga!i'(dc : i^ât). 

d la glœé; gèlivé; gélvc; i^^luc (de : f;l(i'). 

Girofle (du fr. giroti). 

kramayc (changement de sutfixe). 

kyerte (de : kyerei). 

pelé (de : pf'l). 

à va ih' (de : lû). 

à vcrc (de : vh-). 

Rem. — Ce suffixe a, surtout, une valeur collective. 

10. Suff. -t'I. 

de gradcl (de : grtid). 
Rem. Suftixe de valeur diminutive. 

11. Sutf. -(■(/). 

de bd'lê ( -■-- grands cris). 

de rvolî (= petits coups de vent). 

12. Sufl". -t's. 

filres ( - tiercelet). 

gratres (-= grattoir du four). 

la luer inelcs (= la femelle du merle). 

la pàsres (de : pasc^. 

pâtres (de : pâtre). 

tiunrmres (de : timirnc). 

Spécialement, les féminins des noms propres. (W plus haut.) 

La Carlisscsse. 
La Perrctlresse. 

Rem. (~e suflixe, que le fran^'ais ne connaît plus, saut 
de rares exceptions — , et qui a été tloiissant dans l'ancieime 



184 PARLER POPULAIRE DE THAON 

langue, semble persister assez victorieusement dans notre 
patois. Il désigne un instrument; il sert à former des féminins. 

13. Suff. -t't. 

de ba-vt't (fr. bavoirs). 

hbret (fr. baratté). 

€et h la ekxl (de : eie; — fr. : c'est peu). 

la ImrdrdHct ; kardrônet (changement de suffixe). 

de katinet (fr. : « frisures » en papier). 

klâhPl (de : klâk). 

de klokyt't {de : klok). 

dekudret (de : kndr). 

kyœlet (de : kyâ'l ; — fr. tuile). 

lihet (de : le). 

m:;erel (étymologie populaire; — fr. musaraigne). 

muct't (de : inne). 

de. ptnukxct. 

pukyî't (au sens de : poche de vêtement). 

p'iilct (fr. ampoule). 

Rem. — La valeur de ce suffixe est diminutive. 

14. Suif. -œr. 
àgulœr (de : gnl^. 

1 5 . Sutf. -in. 

piiphi (changement de suffixe). 

16. Suif. -ly. 

d la gre^iy (changement de suffixe). 

17. Suif. -d'{-(r:0. ; cf. suff. -ii. 

Rem. — La plupart des produits dont suit l'énumération sont 
à demi influencés en ce sens que le suff. -œ qu'ils présentent, 
s'est, généralement, substitué à un suff. -il, plus ancien, et qui 
leur était attaché. (^ lat. -orem). Le suffixe français correspon- 
dant pour presque tous ces mots est en -oir ou -oire. 

l abnh'd'. 

âtfiiin'. 

batœ. 



REMARQUES MORPHOLOGiaUES IÔ5 

drhœ ; dreeœ. 

ekumœ. 

epitstœ. 

jukyœ. 

mira'. 

jnucœ. 

sumœ ('^ tablier à semer). 
tira-. 
et le féni. posés. 

Rem. Ce sullîxe désigne presque toujours l'instrument. 

18. Suff. -ô. 

ci berlo ; hcrno. 
huriko ; hwiin'ko. 
eibb. 
d:;^ î'kalb. 
fyœyÔ. 
de gobla. 
grimlo. 
hato. 
marao. 
miflô. 

Diyo ; d' niyo. 
paya. 

petyô ; tu pekyo. 
dé rûi^o. 
sôtliko. 

vihd (Changement de suffixe. — Cf. la forme vnw, usitée 
dans d'autres régions). 

Rem. - Ce suffixe a une valeur diminutive. 

19. Suff. -b. 

de piuoryù. 
â vàtriyç. 

20. Suff. -be. 

bwbrbe (fr. bourriche'). 



l86 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

21. Suff. -M. 

gleru ; lyeru ; grcclu . 

gwotu. 

kyaru. 

de rbku (= harengs pleins). 

22. Suff. -n (cf. suff. -œ et Remarque). 

batû (cf. /'rt/a'). 

/:( <^/r/;>// (cf. / ;{ etrèhn). 

jukù (cf. jiikyâ'). 

kàrû. 

kraeii. 

hihù. 

làvti. 

sumti (---- tablier à semailles). 

23. Siifl". -r/. 
/rt.jn (de : tnse). 

24. Suff. "3^, -yh-. 

apoiikye (changement de suffixe). 

liosye. 

lyerdyc. 

trhnàrdyé. 

de garsoner (=^ filles qui « courent après les garçons »). 

jestyer (=qui fait des embarras). 

twormàlyer. 

Remarque sur la valeur des suffixes diminutifs. - Certains 
suffixes diminutifs ont perdu leur valeur primitive; d'autres 
tendent à la perdre ; ainsi, le suff. -0 dans les expressions : 

œ pli myo ; 
depft b-worô; 

et, de même, parfois, le suff. -ô, comme dans : ■ 

de pti kànîo. 



Ri;MARaUi;S M0R[M10L0GIQ.UES 187 

4° Composition. 

A. Composition nominale. 
Trois remarques à présenter : 

1. Le produit ^/^?/)<V^ semble provenir du participe ^7^7/// (lat. 
sltiiilctn)-]^pt'r'e. 

Il est influencé quant à la fmale. 

2. Dans kalimaeo nous sommes en présence du préfixe 
obscur souvent étudié auquel Darmesteter prêtait une valeur 
péjorative. Les exemples de ce préfixe sont rares dans notre 
patois. 

3. Dans vcrju, la quafité de Vc est remarquable. La longueur 
de la voyelle semble montrer que l'instinct populaire n'a pas 
complètement perdu, ici, la notion des éléments composants : 

verju -^vt'rt -j- jus. 

B. Composition verbale : 
Préfixes. 

1. Pref. à-. 

âkzuente. 

àmetre. 

àmn:(lt'. 

Rem. — 11 y a un cas de dénasalisation dans amàwei. 

2. Prci'.de-. 

dhiônîc. 
deravinae. 



Rem. I. Le premier et le dernier produit présentent des 

ex. du prélixe dt- (lat. dis), avec valeur péjorative ou dépré- 
ciative. 



l88 PARLER POPULAIRE DE THAON 

3. Préf. f-. 

eberîû'e; €a nn^ebh'ln. 

ebwàyi. 

t'pâdit . 

4. Préf. re-. 

i sa raie, 
rt'gu-ee. 
ret. 
rlure. 
sa rswor. 



LIVRE III 



REMARQUES DE SYNTAXE 



I. — SUBST.WTirS. 

1. Iniînitit employé substantivement. 

Ex. : 

(') parti d la grà port. 

2. Hasard se rencontre dans la locution : « c'est hasard si... » 
et au sens de : « il est bien improbable que... » ou seulement : 
« il n'est pas sûr que... ». 

Ex. : 

se ha~icir si i va v)ii. 
Cf. Lafont., Fablcs^Y, r8 : C'est hasard si je les conserve. 

3. Ci)mplément du substantif. 

J'ai a/ faire de... 
Ex. : 

nôi a ajc'r de mat'. 

Cl. Dancourt, Bourgeoise à la iiiodc,lll, 6 : Allez-lui dire que 
j'ai affaire d'elle. 



II. — NO.MS D 



!■: XO.MBRH. 



I. Pour lixer une date. 
Ex. : 

(/ dhnàeil'il (de dimanche en huit). 



190 PARLER POPL'LAIRK DK THAOX 

2. Distinguer : « la semaine prochaine », — celle qui suit 
immédiatement la semaine en cours, de : « la semaine qui 
vient » ; — une des semaines à venir, c'est-à-dire plus tard, ou 
jamais (par ironie). 

III. — ADJECTIFS. 

1 . Adjectif pris adverbialement déterminant un autre adjectif. 
Ex. : 

/ ft' byô sek. 

2. Adjectif (part, passé) pris substantivement, déterminé par 
un adverbe (ce groupe étant lui-même précédé d'un qualificatif). 

Ex. : 

i'y(t' mal lûgyi. 

3. « C'est douteux si. . ne... -> 

Cette locution s'emploie dans le sens de : « il est à peu près 
certain que... » 

Ex. : 

C'est douteux si i n'vient pas. 

4. Complément d'un adjectif précédé de l'article : « Le pareil 
de... » 

Ex. : 

y c (V lïv : eé hi l parcy du sycti... 

5. Ellipse du substantif. 
Ex. : 

fo kc se dà se btm (sous-entendu : journées). 

IV. — ARTICLE. 

I. Emploi de l'article composé datif, répondant au besoin de 
mieux marquer l'attribution ou de mieux fixer une date. 

Ex. : 

la Juin Près ( — la fennne de M. Leprince). 
edmiuéÔ maté (— demain matin). 



KH.MARaUES DE SYNTAXE I9I 

2. Chute de cet article. 

Ex. : 

Igarsô Pics (-= le fils Lcprince). 

Le nom propre de\ieiu alors une véritable apposition. 

V /<? //'/• eàdlœ { la foire Chandeleur) semble présenter 
ime dernière trace du cas oblique latin. 

\'. PRONOMS. 

I. Pronoms personnels. 

a) Pronom explétif. 

/ li' l hàtôni. 

b) lillipse du pronom // devant les verbes unipersonnels. 

Il faut. 



Hx 



// 



// va. 



fo kè j véj ea. 
Il jô hv kii gyd'. 
l iiÛ'Jd'rdi,fo de eadr. 
Jo kù j m as\('~. 
JÔ kê j piuc nui fi. 
Jo k no ivrnù l fyd'yô. 
jô k e se dà se bon. 
Jale iHi^ ave âsi. 
j y e di k (aie viii. 
fait' k on âler'i. 
Jodre kè j vejyôni ti ea. 
fôdre kè j se. 
fôdre kù j herxô. 



k el\e ki l di. 



va fait sxàr le vcik. 



192 PARLER POPULAIRE DE THAON 

c) Emploi du neutre €a (fr. cela, ça), se substituant au pronom 
personnel masc. de la y personne. 

Ex. : 

£Ï bet à pikye bu d œ kà. 

€% bèt a kyerte. 

€6 bî't à la liv. 

£a pt::^ kom du pi à. 

ea pûsrè de bel?. 

£a rjlm. 

ea roflè kom lé per Ad à. 

Ce pronom neutre s'emploie d'ordinaire dans les proverbes 
et tournures sentencieuses. 

d) Ellipse du pronom régime. 

Ex. : 

don li (= donne-le-lui). 

e) Décomposition du pronom régime : leur. 

Ex. : 

dô)i li à yœ. 

Rem. —Contamination des deux tournures : don l yœ et don 

le à yœ. 

t) V" Ellipse du pronom}'. 

Ex. : 

k\ à)i a (^= qu'il y en a). 

Rem. C'est la tournure traditionnelle. Le vx franc dit : 
« il a », où le français moderne dit : « il y a ». 

2"^ Emploi explétif du pronom ), 

Ex. : . 

nà ni fi giit a eâ. 

2. Pronoms démonstratifs, 
a) Cf. Morphologie. 
I" sie il a; s le ilœ. 

Ex. : 

ste jestyer ilœ. 



REMARQUES DE SYNTAXE I93 

Rem. — L'élément surajouté en vue de renforcer la valeur 
démonstrative est ici mis en pleine lumière, dissocié de l'élé- 
ment primitif dont il est séparé par le substantif qu'il détermine. 

b) 

i" Il y a aussi un cas de mise en valeur d'une forme 
démonstrative dans la j^hrasc : 

ca dt'pà lié s /V fayt' (= cela dépend de ce que ça (y) est.) 

Le son ^ est de natiu'e euphonique (v. livre i"). 

2" De même, dans la phrase : 

juska se ki se pie (= jusqu'à r^ qu'il soit prêt). 

Phonétiquement, la valeur donnée à Ve provient peut-être 
d'une simple assimilation. 

c) La locution « à celle tin » (devenue, par erreur, « à seule 
fin », dans le fr. populaire) se présente sous la forme « a sœr 
fè », influencée par la forme française erronée, avec passage de 

à r. 

Ex. : 

à sœr fe d lï fer save. 

d) Emploi du pronom possessif pour le démonstratif. 
Ex. : 

le sye h j e vu. 

la syën dé d kyi kêj te ko:^ae. 

€% Isyè ed ki vu m ave kosae. 

ee du sye ké j te ko:{e. 

je œ Irv : €é tu l parey du s\e à... 

3. Pronoms relatifs. 

a) Au régime indirect, cjui est employé après une préposition 
avec autant de liberté que dans l'ancienne langue. 

Ex. : 

£e l s)2 ed ki vu m ave kosae. 
la syen de dkyi kè j te kb:{ae. 

Gui:KLiN ui: Gui;r, — Pailn- jo\ de ThaoïK 1; 



194 PARLER POPULAIRE DE THAO\ 

Et, avec une extension plus large encore^ lorsque l'antécédent 
est un nom de chose. 

Ex. : 

dâ ki k no nie la eàdr. 
€e pnrki h j ne. 
par hei ; por hyi. 

Rem. Le produit de dkyi paraît être une contamination des 
deux formes : de k\i et èd hyi. 

b) Emploi du pronom relatif sujet dans une proposition 
dépendant d'une interrogative. 

Ex. : 

hî'l jivo ke 1 pu haiu d l ont'? 

C'est le résultat d'une contamination des deux constructions : 

Quel est le jour qui est le plus haut... 
Quel jour est le plus haut... 

c) Emploi, en proposition relative, de la tournure interro- 
gative « est-ce » et ses dérivés. 



t3 



1° n Ipôr ^j)'f^(= n'importe qu'est-ce; c'est-à-dire : 

n'importe ce que c'est). 

2° îik €e k tu vo Vide. 

u k €6 h €e k le ke vo dveâw. 

Rem. — Dans ces deux exemples, la formule interrogative 
« est-ce M, retournée, et son extension : « est-ce que c'est que » 
s'appliquent à des phrases relatives. Cf. ce qui est dit au para- 
graphe suivant de l'emploi de l'adverbe relatif que. 

d) Emploi de l'adverbe rehtiï que. 

Darmesteter, Cours de granun. histor., l\ , p. 85, voit dans 
cet ad%erbe relatif un pronom neutre, de valeur et d'emploi 
extensits. 

Ex. : 

dà ki k no me la eàdr. 
dà ki k j f nnuoji. ■ 
€e du syè kè j te ko^. 



KEMARaUKS DK SYNTAXli I95 

je n se pti hi k €e. 

la syen de d kyi kè j te ho7^. 

u k ai y t'. 

je n se pti dà par -a k ec ky à n a . 

œ €me u k £e ki n y à n a pti. 

je n se pà dà par n ekj à syœ. 

kè j krt'. 

Rem. Cette dernière tournure pourrait être une tonne 
abrégée de : « à ce que je »... 

Ce relatif ré}X)nd au besoin populaire de renforcer la relation 
par quelque élément d'appui. Cf. le n" suivant, c). 11 peut s'ex- 
pliquer aussi par analogie avec les formes conjonctives : lorsque, 
parce que, dès que, toutes suivies de l'élément que. 

4. Pronoms interrogatifs. 

a) (////' est employé indistinctement pour désigner les cboses 
aussi bien que les personnes. 

Ex. : 

kàw ki k tu va rvèni 1 
kâ ki k nb di €a ? 

ki k va vule k j ~i Jee ? 
ki k tu va' k ea fae ? 

Rem. — Dans : kà kyi vo rvyedre, il y a ellipse de l'adverbe 
relatif. Cf. c), plus bas. 

b) Emploi de quoi (norm. ke ou kyc) comme régime direct. 
Ex. : 

kyèkekrî. 

kyè k ta. 

ke ki vyè. 

ke k t â moji. 

ke k t à a^tàe. 

kekt à di. 

ke k ub U dire b\è. 

Rem. — Comparer dà k\c k tu vxcdrà ni vc ? avec kà kxi. . . etc. 
(v. plus baut, a). 



196 PARLER POPULAIRE DE THAON 

c) Emploi de l'adverbe relatif que dans les phrases interroga- 
tives (cf. pron. relatif, d). 

Ex. : 

d « k lu vyc? 
komâ k tu mwoju ? 
komâ k ea va s aniarî ? 
à ki k tu koT^ ilâ 1 
kèmà k t'I e donc ? 

Rem. — ■ komà vo:(a]e présente une ellipse du relatif. 

ukvo:( aie ? 

n k tu va ; u k no va ? 

Rem. — Dans ces derniers exemples, il semble que l'accent 
seul, l'intonation rende compte de la valeur interrogative de la 
phrase. 

La suppression du que rend, d'autre part, la phrase positive: 
(îi tu va), et telle qu'on pourrait la considérer comme une propo- 
sition relative dont la principale serait sous-entendue, c'est-à-dire, 
par ex. : dis-moi... ou : Je voudrais savoir... 

Cette interrogative elliptique offre comme un raccourci des 
tournures plus développées que nous allons examiner. 

Celles-ci reposent sur l'usage de la locution composée : 
qu est-ce qui et qu'est-ce que, elle-même renforcée ou modifiée 
en : qui que c'est qui, ou : qui que cest que, etc. 



Ex. 



uk €e. 

u k se k lu vœ k j aiul. 

n k eek no va. 

d kcl kè €e. 

a ki k ee. 

vak ee. 

vàk €ê k te. 

vak û k no s me. 

ki k ee ki vye. 

ki k €e k €a kivfe. 

ki k eè ke ste ilâ. 

ki k fe k €a ke via ilœ. 

avek la vak a kye€? 



R1-MARQ.UES DE SYNTAXE 



197 



Rem. — Cette locution composée est un témoignage qui 
vient s'ajouter à tant d'autres de la tendance du langage popu- 
laire à renforcer l'idée par un essai de renlorcenient de l'expres- 
sion. 

Pour vak ce, voir la Phonétique des consonnes. 

VI. — VERBES. 



r. Régime et attribut. 

a) Un exemple intéressant de double accusatif est le suivant, 
relevé dans une lettre de paysan : 

« parce que vous les teurqui les bras ». 

b) Un adjectif pris adverbialement complète, comme en fran- 
çais, l'idée d'un verbe exprimant, par lui-même, une manifesta- 
tion de la sensibilité. 

€a sa piL'â (cf. le tranç. ça seul mauvais^. 
2. Emploi de l'auxiliaire « avoir » avec les verbes intransitifs. 



Ex. 



approcher 
arriver : 
changer : 
entrer : 
mourir : 
partir : 
rester : 
sortir : 
tomber : 
venir : 



y c aproei. 

j e brive. 

ea a mivji. 

il a àtre. 

il àii a niiuont. 

il a parti. 

il a reste. 

j e sorti. 

il a t d'haï'. 

il a vnii ; j e vnn a la fét. 



3. Emploi de l'auxiliaire « avoir » avec les verbes réfléchis. 
Ex. : 



s'abîmer : 
s'arrêter : 
s'asseoir : 
se baigner : 
se bailler : 



/ s a abyetiiac. 
i s a arête, 
j'aie l'u:^ air asi. 
i s a bani. 
i s a ha\i. 



198 PARLER POPULAIRE DE THAON 

se blesser : i s a hlhi. 

se charger : s ave earjyt. 

s'échauffer : i sa ekofae. 

se gonfler : isagoflaî. 

se heurter : i s a hœrtaî. 

se chausser : isa Iwei. 

se coucher : isa hii'i. 

se couper : isa kiipac. 

se moquer : isa môki. 

se passer : sa s a pàsae. 

se purger : isa piirji. 

se peigner : isa pyêhi. 

4. Emploi de l'auxiliaire « être » avec des formes uniperson- 
nelles. 

Ex. : 

// ê hlàjJay. 
il te neji. 

Remarquer encore cet emploi du verbe « être » : 

Mt es sD ete âù d la. 

5. Verbes unipersonnels. 

a) i m ànû ; i m ànû hybfer. 
Et, avec régime indirect : 

/ 7)1 ànù d li. 

b) i va li jer hen apo. 
Et, avec régime indirect : 

/ fil Je apô d li (= je le regrette). 

6. Verbes réfléchis. 

a) Ellipse du pronom réfléchi. 

on mari ph vit. 

b) Dans certains cas, le pronom réfléchi semble n'être joint 
à un verbe intransitif qu'en vue d'insister sur cette idée que 
l'action exprimée par le verbe est bien réellement accomplie 
par le sujet. 



RHMARQUKS DE SYNTAXE 199 

Ex. : 

f s dtbute (= elle débutait). 
/ s a peri{^ il s'est tué)- 

Rcni. — Dans d'autres cas (v. pi. haut, livre II), le pronom 
ajt)ute à l'action exprimée par le verbe une idée dépréciative et 
de critique. 

Ex. : 

/ s pàrlbe. 

On peut encore citer ici : 

/ }iiix_ eklalîm ti rîr. 
yV VI krakyi ti rir. 

7. Accord des participes. 

Il y a souvent accord avec le sens. 

Ex. : 

// / ajt't hiîc. 

Rem. — L'idée de féminin emporte l'accord. 

8. Concordance des temps. 

a) Le verbe principal est à l'indicatif présent. 

a) Affirmât if. 

è j kre ki vy^. 

|3) Négatif. 

je n kre pa ki vye. 
jb kè j m asycx- 
fo k vo vox_ asyt-^. 
jb kt j miuoju. 

b) Le verbe principal est à l'indicatif imparfait. 

y keryé ki vnt'. 

je n keryé pa ki vyêdre. 

je n kerye pâ ki se {sti) vnii. 

fait kôn àterh 



200 PARLER POPULAIRE DE THAON 

c) Le verbe principal est au futur. 

/ sere bye de s kè vo:^ ère. 

d) Le verbe principal est au conditionneL 

fodrek je l du. 
fbdre ht j miuoj'i. 
fodre hèj mworyôm. 
fodre ké j vejyôm a €a . 
fbdre kè j 110 no:^ asye:^ydm. 
fbdre k vb vo^ asye:^tsye. 
fbdre k i s asye^i. 

9. Personnes. 

Emploi de la 3^ personne pour la i'^. 

Ex. : 

€e me lé... 

Rem. — Il y a, ici, influence du sing. II, III. 

VIL — ADVERBES. 

1. Adjectifs pris adverbialement. 

Ex.: 

nu parla grb. 

€a sa pwà. 

tu kiuoreàw (= couramment). 

2. Adverbes de temps. 
Ex. : 

à permye. 

3. Adverbes de lieu (/Ar, Iùdio). 
Ex. : 

/ ne pâ la pâsé d la ilê. 
va tu dsâdr d i îlœ. 
s te jestyer ilœ. 
\ pus te d ilâ. 
lanib. 



RF.MARaUF.S DE SYNTAXE 20 1 

4. Adverbes de quantité (byô fer; ^i^yt-r; me). 

Ex. : 

\ y a byô jér marée. 
f j ejebyô Jer de vytij. 
kel a gyer dur de. 

!j n à ne me gyer. 
no n à mari me k kom €a ti per::à. 
nÎM pÔ n e pti me bye ha. 

5. Adverbes de manière (à dtrytr ; dâ par la; dà par). 

Ex. : 

â deryer. 

€â n é reste dâ par là. 
il l a Jet kyile di% par . 

6. Négation. Affirmation (ivV ; sife; nâm;giit; brl). 

\ ver; bye sur hè ver. 
I sife. 

nàni ; Ô ke nânî Je. 

g-iit (particule négative) '■ i n î ve guî. 

bri (particule négative) : / ti muju brl. 

Rem. I. Suppression de l'élément « ne ». 

es pàiu; € païu. 
y a pâ d t'SpÔxisyô. 
pur pâ k e pâv. 
j e pâ kopre m. 
j epâiu bye d kyae. 

Rem. 2. Négation explétive. 

not pÔ n e pâ me bye hâ. 
u n ïpèrtè pâ. 

7. Locutions adverbiales. 

eeteâ va (= à l'air). 
d lyo à mas. 



202 PARLER POPULAIRE DE THAON 



VIII. - 



PREPOSITIONS. 



1. ohàt t'Iye (== près d'elle). 

2. amo le kâ; amo le heàw. 

3 . aprœ le vak ; / va aie bre aprœ la sup nnvoji ; oprœ mae. 

4. hormi mat'. 

5 . à par de d Ôtr. 

6. hor konésàs; de jà d hor pei. 

7. bssat'; à inatl ; l etiual herje; ca sèn à mbr \ ea rll^ ci œn 

àdre; no s ramas a œ pli blo {a œ pti iimee); €a va dvèni 
à rye; parti d la s^rà port; t'ut a Je H la gros; îiit à la 
houHs ; à la siuordm. 

8. ea m tyè d swè ; k no di à traver. 

9. / dis cdféverye ; j sert byè de s ké vo^iréfe ; j le pàse d hm. 

10. dà mae ;ene pa dâ ta; êj we ait pa dâ su €me là. 

1 1 . rdir su tu ; dû dsu la thb ; dsûr. 

12. edswo la tab. 

13. dvà mae ( = avant). 

14. à deryer de vo; à deryer dé li; aryer tae. 
l'y. d nùtye la kot . 

IX. — CONJONCTIONS. 

1. dvà ke n arvv ; dvà ke dû vni; dvà kù dy aie ; dvà ki vyen. 

2. JNsk a ta ke se vnû. 

3. maigre ke n vyen pa. 

4. me ke vyen, j ïi dire. 

5 . de lyœ ké dé..., olyœ k sa ée... 

6. oparavà ké d véni. 

7. tàdi k il e jlae (= pendant que). 

8. pn k nt)^ nvre la gai gràd, ta pu k ea je:^ byè. 

Il n'entrait pas dans ma pensée de présenter ici un exposé 
détaillé de la syntaxe d'un patois. Une telle étude nécessiterait 
des recherches très longues et devrait faire l'objet d'un travail 
séparé où il serait possible non plus seulement de considérer 
le patois dans sa constitution formelle, non plus seulement 
d'en figurer l'aspect extérieur, mais aussi de pénétrer l'esprit 
du peuple et d'analyser ses habitudes de penser et de sentir. 



KKMARCIUES DH SYNTAXK 203 

Je me suis contenté ici de réunir, en les présentant dans un 
ordre méthodique, les particularités syntaxiques les plus remar- 
quables que j'ai relevées au cours de mon enquête, et je prie le 
lecteur de n'y pas voir autre chose qu'un catalogue de docu- 
ments que j'aurais désiré plus complet. 

A ces notes sur la syntaxe je joindrai quelques observations 
sur le style, autrement dit sur 1' « élocution o paysanne. 
Mais avant de les aborder, j'étudierai de façon sommaire — 
c'en est le lieu — l'intluence exercée sur la valeur physiologique 
du mot par le milieu syntaxique où il se trouve placé, c'est-à- 
dire non plus le mot pour le mot, la phrase pour la phrase, mais 
le mot dans la phrase. 



APPENDICE A LA SYNTAXE 

A. Phonétique syntaxique. 

Les études portant sur la phonétique pure considèrent, en 
principe, le mot isolé, envisagé au point de vue de sa seule 
constitution physiologique. Aussi ne présente-t-on, et l'on a tort 
de ne présenter, à l'appui des règles de transformation des 
sons, que des séries plus ou moins complètes de mots indépen- 
dants et qui parai.ssent, ainsi, soustraits à toute influence de 
voisinage. Cette méthode n'est pas conforme à la réalité des 
faits. Le mot, isolé, n'a qu'une valeur de raison. Il ne prend 
vie qu'à compter du moment où il entre, comme élément com- 
posant, dans la formation d'un organisme homogène, qui est la 
phrase. Il est alors soumis à l'influence des éléments qui le pré- 
cèdent et le suivent ; il est déterminé par eux ou les détermine. 

Les lois de ce déterminisme sont malaisées à établir. Un tait 
indiscutable est le suivant : le mot, selon la place qu'il occupe 
dans la phrase, selon la nature des sons qui l'avoisinent, est sus- 
ceptible de modifications variables d'après cette place et d'après 
la nature de ces sons. Il est à remarquer, notamment, que la 
valeur qualitative d'une fmale dépend de la situation, soit 
médiale, soit flnale, du mot dans la phrase. 

Il fiiut reconnaître, d'ailleurs, que toute langue parlée, comme 
toute langue écrite, obéit aux lois souples et discrètes d'une sorte 
de rythme oratoire, dont .la réalité a été mainte fois constatée. 
C'est l'harmonie de la prose, en regard de l'harmonie du vers. 



204 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Cette harmonie est faite essentiellement de l'intelligente dis- 
tribution et répartition des temps brefs et des temps longs, dans 
le jeu libre et varié des sons ouverts et des sons fermés, le tout 
soumis à l'infinie diversité des influences assimilantes et dissimi- 
lantes. 

Voici quelques observations à ce sujet : 

1° On a déjcà (livre II) attiré l'attention sur un mode particu- 
lier de formation du pluriel, par abrègement de la voyelle finale 
du singulier. Dans cet ordre d'idées, il est utile de remarquer que 
l'article pluriel se présente très fréquemment sous la forme 
brève de ou le; et, au lieu de chercher à voir là un phénomène 
de nature morphologique, nous croyons plus juste d'y recon- 
naître une première application des règles de phonétique 
syntaxique. 

a) Les exemples de formes d'articles offrant un e long au plu- 
riel sont l'exception. 

Ex. : 

dé jvàw. 

de gâw à la set vyerj. 

dé glodyœ ; de glodyœ. 

dé plâMyer. 

de kyetln. 

dé kure (cf. de hurer). 

dé jàwné. 

de pokyet. 

dé kalimaw. 

//- m. 

lé formi née. 

lé rambw. , 

lé sitrtd. 

b) La liste complète des produits analogues en e bref serait 
longue. 

Ex. : 

de bœ. 

le boryà. 
de bukye. 
de biuoyo. 
de eniy. 



KHMARdUES DE SYNTAXE 20< 

de €rtx^. 
le £wàè. 
le fer m. 

dîfle. 

de fd'l. 

le FÔsdc^sc Sîuors?. 

de free. 

de gradel. 

de gravaw. 

le grhml. 

de grimas. 

le gvœ. 

de gyèrkyè. 

de jà k no vèt. 

le jnû. 

le jvàw. 

de kadenis. 

le kâiu. 

de kapyo. 

de hïbl. 

de kôrkôliko. 

de hidret. 

de ku'Ôrj. 

de lôk. 
de lyâ. 
de lyév. 

de mniuor. 

de mok. 

le mvjor. 

de ne. 

de pdskénod. 

de pc. 

de persan. 

le pijo. 

depom. 

le pûl. 

le ptuôr. 

le pyà. 

me pyc. 

de raein. 



206 PARLER POPULAIRE DE THAON 

le ratyà. 
de rlevâ'^. 
de roku. 
le trà. 
de vàk. 
de vep. 

Rem. — Si nous cherchons, pour ces deux séries, les combi- 
naisons les plus fréquentes, nous obtenons : 

/ Pour deux syllabes, le schéma : 



Pour trois syllabes, le schéma : 

- u u 

Pour deux syllabes, le schéma : 
'j - 

Pour trois syllabes, le schéma : 
j 'j 'j - 

I Pour quatre syllabes, le schéma : 

1 u u 'J 

2° Les comparaisons suivantes donnent une idée de la iaçon 
dont se comporte le même mot placé dans des milieux différents. 



2. 



£et à' inêl en regard de : £ey slô. 

et' dJmrae » : €e âkr ; €e œn ice^e ; €e bye keœ. 

il e àryhnay » : 1 ta e nh ; il e nœ. 

Rem. — On ne pourrait formuler une conclusion valable 
qu'en l'appuyant sur un très grand nombre d'exemples. 

3° \Je du pronom personnel (i'" pers.) s'élide ou se maintient 
intact suivant la valeur des éléments phoniques qui l'avoisinent. 



Ex. 



I. j ne hir'e pà. 
j îè bruire. 



REMARQUES DH SYNTAXE 20/ 

y mè syœ p'i€t. 

j dùniàwdyl' . 

vlti kom ('/ d'ï:;p kek je. 

2. je m kitp. 
je t piuere. 
je l kiinf'. 
je 1 kre. 
je n vœ pàw. 
je m i pie byè. 
kù je / s av. 

4" Le mot isolé, obtenu au cours d'iuie enquête patoise^ a 
presque toujours une finale ouverte. Il se modifie souvent s'il 
se trouve placé dans son milieu naturel. 

Ex. : 

pyc mais : elepyé. 

De même, remarquons la valeur qualitative de la voyelle e du 
mot « bête », suivant sa place dans la phrase : 

i so â' dci^ri pli bel kc h'ct. 

Ou encore, de Vc du mot « elle » : 

iib k t'I ht' bon, nie k el agyer diirae. 

5° Voici, pour une succession de 3, 4, 5, 6, 8, 11 syllabes, 
quelques-unes des combinaisons quantitatives et qualitatives les 
plus fréquentes. Elles nous éclairent .sur la nature, dans ce 
patois, de l'harmonie ou rythme oratoire de la prose. 

3 syllabes : 

u 'j -^ i'U Jœ kâ. 

- 'j -^ vàl ké vây. 

u -^ -^ â me ver. 

tJ ^ u (plus rare). cv n tivraj. 

4 syllabes : 

u u 'j ^ pt'ùt kenàl. 

u -^ 'j 'j le sye k je vu. 

id. rii'e œ kâyû. 



208 PARLER POPULAIRE DE THAON 

5 syllabes : 



tu le^ ot ^ we\yà. 
ï bre kdm œn an. 
il V a je de pwèy. 
il a l^ yœ d traver. 



- u - - - 

■i u - - -^ t bre kdm œn an. 

\i u ù ù ii il y a je de pwèy. 

V u u i) b 

6 syllabes : 

u 'j -^ 'j - u frikast d ku d im\o. 

u -^ - u u u vulû k j ày avœ vo. 

u - u u u - ile dublae à dœ. 

u u u u -^ u kik vo znde kjijh. 

id. no dgnl l là de kôtt. 

ù u u 'J 'j 'j e va Ville kuve. 

8 syllabes : 

u ù u u u 'j u -^ no don de ku d pye a la làn. 

II syllabes : 

- û ù 'J u 'J ^ -^ -^ 'J ù ver ; me tlœ le ka n vo pa y aie, va ! 
u u u -^ 'j u 'j ù u -^ h kôm lakat okurèdTâ'.fl Mt é hàp. 

B. — Élocution patoise. 

1° Le patois jugé par le paysan. 

Il serait utile de s'enquérir, pour chaque centre où le patois 
est étudié, de la notion que se fait de sa langue celui qui la 
parle. J'ai déjà constaté à mainte reprise, j'ai noté plus haut la 
surprenante justesse de vue des paysans en ces matières. Dans la 
région sud du Calvados, l'un d'eux, par un essai très méritoire 
d'analyse, distinguait son patois d'un patois voisin en le quali- 
fiant de plus « amer ». 

Ailleurs, un phénomène très particulier de g mouillé secon- 
daire (dans : argyà «- argentum, dans : gye «- ego habeo, etc.) 
est caractérisé par un verbe de création locale et qui dit à mer- 
veille ce qu'il veut dire. Ceux qui emploient cq g mouillé ont, 
partout aux alentours, la réputation de gyctc ou de gyele ; on dit 
d'eux qu'ils gye. 

A Thaon, au cours d'une conversation où il était question, 
mais dans un esprit rien moins que scientifique, — cela 



RKMARQUHS DE SVNTAXh 209 

s'entend — du phé-noniène du c dur normand, un de mes 
interlocuteurs s'etforça de me décrire les limites de la région 
« uk €e k €e k le ke vo dveàiu ». Le « ke » représentait, dans sa 
pensée, le son du k normand. 

De semblables observations pourraient être- multipliées. 

Dans notre village, l'idée de « patois » est rendue de façon 
très diverse. 

Ex. : 

€6 nôt disktir. 

tu €c pat'Uinà la. 

œ kyhn. 

ko^e maeinmà. 

eéhaeik; ^flW/f;;ià (= bizarrement ou « patoisemcnt »). 

i jargon. 

eé grô, sa ! — nu parla gro ; — hit a fe a la gros. 

tu à la hontis. 

tu kwbr kom ea. 

à gros gulcé; — a grà gule. 

€6 tu tu mac. 

Quelqu'un, s'efforçant de me donner une idée de ce qu'était 
le patois de « l'ancien temps », me disait : « pu k nô:^ uvre la 
gulgràd, ta pu k ^afe^e byè. » 

Il ne faut pas se méprendre sur la valeur et la portée de cet 
essai de description qui s'applique, sans aucun doute, dans la 
pensée du paysan, non pas à l'ensemble du patois, mais à un 
seul, peut-être à deux phénomènes caractéristiques. (Réflexions 
vocaliques ; - labialisations.) 

Tout patois, par suite des entreprises de l'influence française, 
se trouve plus ou moins dénaturé. Le besoin de « parler comme 
on parle à la ville », de franciser le patois, donne lieu à des 
créations hybrides, monstrueuses, qui sont, encore, un objet de 
légitime plaisanterie de la part des paysans restés fidèles à un 
patois plus pur. De celui qui s'essaie à bien parler on dit, 
assez dédaigneusement, qu'il « se parle » ou « se parloche ». 
Il parvient, d'ailleurs, à ce seul résultat, de parler un français 
estropié : « /' di œ ma du vyo, l Ôt t\l la vak », et ce français 
estropié est pire que le pur patois : « no don de ku d pye a la lùn : 
ce ko pyt'. » 

Ces formes hybrides ne sont d'ailleurs pas dénuées de toute 

GuERi.iN DU GuER. — Parler pop. de Thtwti. 14 



210 PARLER POPULAIRE DE THAON 

valeur; elles ont, en linguistique, l'intérêt que présente, en 
psychologie, l'étude des cas morbides. 

Ex. : 

/ tcfb êd lyo h puràti bye (patois : « ki pur »). 
y t' du kol:(a a pi^c (pat. « pikye »). 
gyéprÇpui. vi'pr). 

i €asin dâ la cas de sa (pat. : / kraeni dâ la kae de sa [la 
ha€ de ^n = la cache des saules, lieu dit de Thaon]. 

2" Onomatopées. 

Les formations onomatopéiques sont plus fréquentes dans le 
patois que dans les langues littéraires. Tout idiome populaire, 
plus libre et plus vivant, est aussi plus nettement conscient de 
la force concrète du mot. 

Ex. : 

£0€ône (= chuchoter). 

€a herdèdî'l (= ça sonne étrangement). 

€a 11 n a dldalae (== tremblé). 

t'krabivoye (== écrasé). 

710 htiî {= on sommeille). 

hn-hii (=; hibou). 

kyt ke kn (^ imitation du cri du chat-huant). 

hitepaféÇ^ essoufflée). 

palare (= galoper avec bruit). 

ridiône (^^ flâner). 

tatinî, riatine (= bavarder). 

3° Cette liberté d'une langue demeurée jeune et capable 
encore d'évolutions, se remarque dans la richesse et la variété 
des produits de la dérivation et de la composition, dans 
l'aisance avec laquelle s'y créent et y prospèrent les mots nou- 
veaux. Nous en avons déjà relevé un bon nombre au chapitre 
de la dérivation. Nous en rappellerons quelques-uns et nous y 
en joindrons d'autres qui avaient été omis. 

berewor (= supports d'un berceau). 

œn biuo:{ê (iormù siu' « bouse de vache »). 

devàwilé d //ioy'rftf/ (=^ tablier plein d'herbes pour les lapins). 

favà (=^ fanes des pois). 

de garsoùer (= filles qui « courent après » les garçons). 



REMARQUES DE SYNTAXH 211 

gaie (= Contenu d'une jatte). 

grôné (cf. ilk'âwtle). 

gu'0tu{-— qui a du goût, — en parlant dalinients). 

gyieoncy (= plein vase). 

kràmyer (j= instrument pour séparer la crème du lait). 

mb hutr (= mon mari). 

la kujbrœ(= demoiselle d'honneur, dans un mariage). 

tnàlyér (= fumière). 

nia7'€i'k (= fête de mars). 

nimJesiae (= malice). 

inu^et {=^ cachette). 

Z;^ bsày (= tas d'osf). 

la pwelyér (= sorte de poêle). 

du rwujà 0=^ torchis). 

seyà (= paille de seigle). 

la stàhrae (= fête de septembre). 

le Tànâr (= habitants de Thaon). 

tâsrt (= partie de la grange). 

tiret 0= tiroir). 

timirinàlycr (= qui aime à tourmenter les autres). 

twnrmres (= pierre tournante). 

4° Histoire des significations. — Extensions et restrictions 
des sens. 

Ex. : 

hade (^ bouffon). Ex. : C'est toi qui sers de hadè. 
basyol (= chaumière). 

Rem. — On peut voir dans ce mot un correspondant du tr. 
« abbatiale » (?), fort déchu de son ancien prestige. 

bâyù; fém. bayd's (=-= qui a l'air gauche, emprunté). 

/ s bee (=^il se dandine en marchant ; litt. : « il se berce »). 

iH ht'do I. (= le dernier né, en général). 

2. (= le plus petit lapin d'une portée). 
de bejle (^= crabes pris, l'hiver, dans du sable gelé). 
e berdbn {== elle bredouille ; elle parle trop vite). 
bik (= mauvais cheval). 

de brafyèr (= corsages cousus a la jupe). Ex. : / korsc e la 
bra^yer o bu. 



212 PARLER POPULAIRE DE ÏHAON 

brà (= espèce, sorte). Ex. : su l mem brà, c'est-à-dire sur hi 

même ligne. 
la vcik bn'(== meugle). 

Rem. — (( bre » se dit aussi du porc : « ô di làkfc ki hhi ; me 
kàt i bre mai : ùtiî tu komigyœl. » 

/ brot I. (= il broute). 

2. (= il mange). Ex. : brote œn krôt. 
buke (= fleurs). Ex. : un pivonî d buke. 
buket (= branches qui tombent des arbres). 
de buktœ (= bûcherons). 
/ btikye (= petit chemin). 
l bu I. (= le quartier). Ex. : €e l buki s apH... 

2. (= le bout, le haut). Ex. : pa l bu d la tet. 
bwe::j (= se dit du pain dont la croûte est restée blanche 

aux extrémités). Ex. : // e tu bwhi. 
bivorlè (= bourrelet aux lianches pour soutenir les robes). 
biuoyà (^= boue). 

m biuoyon (= ça « gargouille » dans le ventre). 
dore du bycir (= étendre du beurre sur du pain). 
£Opm (== demi-litre). 

£ivyer (= civière pour transporter le fumier, le colza). 
dbi (= élocution). Ex. : kyekœ k a bo dbi, c'est-à-dire : qui 

est bavard. 
du; 0= peine). Ex. : ^a mfe bye dœ. 
t' degràd (= gratte la terre ; — se dit des poules). 
èl dêgu (=eau qui tombe de la gouttière). Ex. : (■/ degu du 

lermye; — / degu lâ'b. 
ko (= biens, fortune, mobilier). Ex. : / deviuor hv ko ; tô ka 

(tes aif aires) ; / nibj lu lœ ka. 
koti (= berme, bas-côté de la route). Ex. : no dgril I Iode 

koli. 
don {= femme). Ex. : sle don la. Cf. k)nà k el e dône 

(== habillée). 
sÔdwer(=sA propriété). Cf. safyd'f; — même sens. 
d^abil le (= déharnache le); — se dit d'un cheval. 
4a m ebel{~ ça m'entête); — au figuré. 
efyxye (= émonder. Ex. : efycvye dt\ ab. 
egojœ (= vérificateur des poids et mesures). 
ekô (= réunion de cinq ouvrières dentellières autour de 

lampes à globe, pendant la veillée). 



RRMARaUES DK SYNTAXF. . 2I3 

ekor€n (^^ cquarrisseur). 

ele^yc (-- lancer). 

/ érmm^ (= le printemps). 

espyée (= fin). Ex. : /;/ n a pâ l er hpyh. 

jer sé:^ e\mà{= ses commodités, ses nécessités). 

fa€ô (= pain, motte). Ex. : faeô d byœr. 

èl je (= chevet). Ex. : èJ fe du lye. 

jid'ri (= joncher les routes de feuillages au passage des pro- 
cessions). Ex. : fid'yi l sùmc. 

ifôréis (= ils grandissent). 

j gnxwol{== je bredouille). 

fût de jiuo (= crépuscule). 

gtit (= eau -de-vie). 

glob (=-■ globes remplis d'eau, destinés à renforcer la 
lumière des lampes). 

bâ'ric (= donner des cornes contre...). Ex. : voh ki hdrt. 

ho I. (= gros, fort). Ex. : fa Inue cihohwoyô. 
2. (= surface). Ex. : t) ha d l yô. 

huit (= bourdonner). Ex. : €a m hùl ; de htilaihliv. 

Jr îlij Ç=^ bosquets d'arbres entourés de fossés). 

kaee (= chasser devant soi). Ex. : ka€ le pûJ ; œ kaeœ d Inv. 

halàwji{=^x'\s par-dessus le marché). Ex. : il a kalàiuji fa. 

kàse (= rompu) ; — se dit d'un mariage. Ex. : ses 
amours étaient « kàse ». 

kàs (= avenue). Ex. : dà se kae la; la kaf dt' sci (lieu dit à 
Thaon). 

kavé (= lieu en contre-bas). Ex. : la kave du ôin ; la kave 
é brunet; la kave du grâ bive; la kave d BitbâvV ; la kave 
d byo ^ anii (lieux-dits). 

kà€ycr. Ex. : ro^ aie fer de kà e de kâ^yer, c'est-à-dire : écrire 
sur une page verticalement, puis horizontalement ; — 
el kiubr le kà e le kâfyer, se dit d'une hlle qui cherche 
un mari. 

kàwbre (== revêtir de chanvre). Ex. : pur kâwhre lua klae. 

kàzilid (= susceptible, délicat). 

kfu I. (= chas d'une aiguille). 
2. (= creux de la main). 

kfure (^ nettoyer les bètes). 

kentil {= enfants). 

nb:^ e kériua:(i (= assis en tailleur). 

/ la kerxi (^=^ je l'appelai, je la hélai). 



214 PARLER POPULAIRE DE THAON 

klakye i. (= instrument pour appeler les fidèles aux 

offices des vendredi et samedi saints). 
2. (= digitale). 
klokyî't (= cloches qui précèdent les processions des Roga- 
tions ou de la Fête-Dieu). 
kliiff (=■ se dit d'une poule quand elle va couver). 
kliikte (= pousser le cri du crapaud). 
/ s e koeonae (= il s'est enivré). 
d la kof {^ bois de colza, pour brûler). 
kbfr I. (=cotfre). Ex. : kofrahrà. 

2. (= cercueil), 
for^^ (= sympathiser). Ex. : i iî korde pà avck. 
korse i. (== corsage). Ex. : œ korse de dsiuo. 

2. (= jupe). 
de kérsér (= douaniers). 
kôrsle (= corset). 
^'cir/(= litre). 

mal kodisyonat' (== mal portant). 
kopali l>2ir(= payer pour). Ex. : les innocents ont « kopati» 

pour les coupables. 
kraiirwà (= tète). Ex. : il y a soie o kramwti. 
de krot (=^ petits morceaux de pain). 
kupe (= châtrer les porcs, les taureaux). 
le rusyàiv kwor (--= l'eau des ruisseaux court, se précipite 

après l'orage). 
kyèl ' (= tuile chauffée, servant de chaufferette) et kyœlet. 
kyœru (j= courageux). 
ta kyâ'^n (= ton dîner, ton repas). Ex. : prt gard de l met 

dâ ta kyâ'^in . 
kyrkàe i . (= charogne). 

2. (:= mauvaise viande). 
à lig dae. Ex. : n an a k a lig due, c'est-à-dire : il n'y en 

a que ce qu'il faut pour se lécher les doigts ; autrement 

dit : très peu. 
lyae (= lien). 

maûn {== méchante). Ex. : vak malin, 
mekanik (= machine à coudre). 



■ Vieilli. Aujourd'hui, populairement, on dirait plutôt 
brique », dans ce sens. 



KI-MARaUES DK SYN'TAXK 215 

fnéxpnel (== logis de garde-barrière aux passages à niveau). 

meàw^ô (= manche de la charrue). 

de mnwor (= entraves où les enfants apprennent à mar- 
cher). Cf. proiiind'i. 

moteé = (escalier). 

/ pye mbltuar d'un cheval ( - antériLur droit et gauche). 

/ pye hor nidiivar (- - postérieur droit et gauche). 

;//or (= lourd, orageux). Hx. : / liic iiiôr. 

œ viwosÔ (= oiseau; — quelquefois et spéc. : moineau). 
Cf. mtuosô ti i^ro bck (-— moineau). 

ne£ (~= noir). Hx. : i Je œ nh d die. 

fièn (= midi). Hx. : via non ki son. 

le nu de de Q= articulations, jointures des doigts). 

/ nu qabh-yd' (= pomme d'Adam). Ex. in n a jiisko nu 
gaberyâ'; — de celui qui a trop mangé. 

de mue d €aval (=; grosses noix). 

sa m Ôfusk (= ça me fait mal; — au physique). 

ort'l (=coutre de la charrue). 

ptil (=dis donc !). Ex. -.pal, Pyer, va k ee k te. 

paleb tu (= id.). Ex. : paît' o lu, Ici. 

pâmae. Ex. : i sopâmae, se dit des enfants qui ont longtemps 
pleuré. 

la paroi {= le discours). Ex. : ^éysldkmà k la paroi et àvye. 

de pàskénbd (= carottes). 

pàyo {=^ lits de paille où s'accroupissent les dentellières, 
pendant l'hiver). 

pe d ter (= pommes de terre). Cf. triie. 

peru^m i. (= sorte de ciment à sceller). 

2. (=: torche de résine). 

3. (t=z mauvaise marchandise). 
du plate (^= pois anglais sans grain). 

prekès (== qui arrive le premier. Ex. : les plus « prekôs » à 

dîner, 
la pueinér (= les pléiades, — constellation). 
pu€tye (= avare). 

pyer (= noyau de pèche, d'abricot). 
pàkjlœr'i (=:=Lcs Kamcaux). 
pemunik (= piqué des vers ; — d'une pomme). 
peret (--= oie femelle). 
a pu pukyet (= en cachette). 
pikyi (== pâture d'une vache autour de sa chaîne). 



21 6 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

prc£e {= parler). Ex. : vi l à prm' H me. 

gro pîikor (cf. en fr. : gros tonneau) = lourdaud. 

.V rabatr (= se radoucir). 

le râw sd tro ho (= les conditions sociales sont trop 

élevées). 
/ rbre (j= il cric encore ; — d'un enfant). 
sa rhi (= c'est en usage). 
résolu (= bien portant). 
€a rigîil (= ça ruisselle). 

ripcil {= festin de fin de moisson). Ex. : no fe:(e ripai, 
rolei. (Ex. : pommes de terre « a la rolet ». 
rsite (~ répéter). 
râ li €a (= lance-lui ça). 
/ solaf ri (= le soleil brille). 
kà l^ etwàl ri (= quand les étoiles scintillent). 
/ serve (= le cerveau). Ex. : va tu pè m hasel serve, 
à seyxp (=en chaleur; — d'une vache). 
de snfùhnà (= oppression). 
du suker ne€ (= réglisse). 
de surine (= aigreurs d'estomac). 

^swè(= attentif, éveillé). Ex. : ^a m iyè a siue; ou : à sive. 
l séml d se Jak (— - la voie lactée). 
s sulèv (= s'éclaircit). Ex. : l la s sulev. 
sîirel (~= oseille). 

s tare{j= se couronner; — se dit d'un cheval). 
tarée (= essuyer la vaisselle). 
de teraliif (== topinambours). 
/ topyè (= garde champêtre). 
traeœ Q== mendiants). 
irap (== piège à oiseaux). 
trà (= habitude). Ex. : / me m trà. 
le trà (= pis de vache). 
/// (= cime). Ex. : la tet àl / ahr. 
la tret (= lait tiré). 

tripye Ç= trépied, — support de marmite). 
triuâpye (=^ pied à cuve). 
tru€ (= pommes de terre). Cf. pe d ter. 
twè^ dé mwalô (=tas de moellons, une fois métré). 
valabl (= qui a de la valeur ; — pr. et fig.). 
€e bye vayâbl (= ça se vaut; c'est la même chose). 
ve (j^ chemin). Ex. : tate vo ve; tir la d la ve. 



REMARQUES DE SYNTAXE 21 7 

vetiyœii^^nc, dclicate). Ex. : m n nvraj n é pu hye vétiyd':^. 
il e byè vnà (= il a bonne mine). 
devyàj(== plusieurs fois). 

5° Métaphores, comparaisons, proverbes, sentences). 

A. Parmi les exemples précédemment cités nous aurions pu 
relever plus d'une métaphore. Hn voici quelques autres : 

€e hct à kyhif' ; €e bel a la l'iv. 

à' gadii (=un être sale). 

ebcrlû'c (= ébloui). 

7h\ à d:;ci\^dt, ùd la fre. 

dégro hwônbm (= gros nuages moutonneux). 

£e ebudinae (= écrasé). 

ebwâyi (= id.). 

y mi:;^ eklaiîm à rir. 

ekone /;( orty. 

shnokye {= s'éveiller). 

byogyt' (= beau gars). 

àfkukyâ (marcher en fauchant). 

frikasî. Ex. : fnkas'i d kû d mù:{o (= embrassades). 

dègâiu à la sît vyerj. 

de pn gcrlo (= grappes de fleurs). 

i s adin à set gyœi dû gut {= ils boivent l'eau-de-vic). 

sa gyerbyer (=^- sa bouche). 

arlpe (= chemin montant). 

F/'o bek (= moineau). 

herp. Ex. : sa m don œn hhp a la gôrj. 

jhtyer (= faiseuse d'embarras). Ex. : ste jestyer ilœ. 

je m krakyi à nr. 

l meiu lâfè; s lâfe ila (= paroles, discours). 

lag (= gueule). Cf. mal lagyi (= mal tourné). 

/ nt'j à piuelè. 

)) à pukyi. 

» à rmuyà. 
jzve ci la sol-àgtil (= à saute-mouton). 

B. Les comparaisons sont encore des métaphores où serait 
exprimée la particule de comparaison. 

Ex. : 

fa pe::^ kom du plô. 



2l8 PARLER POPULAIRE DE THAON 

€a rÔflè kom lé per Adà. 

» kom IV piubr ha du pi pur sa smiven. 
malin kom èl dyab. 
move kom un iàn. 
i hre kom œ n an . 
ijt' klay kom jwo. 
i dbr du kom œ po. 
ea àtâ du kom œ kyen. 

Et aussi : 

€6 bèt â pikye o bu d œ kâ. 
1 sb â; degré pu bet ke bèt. 

C. Proverbes et sentences. 

Les injures, façons de parler sentencieuses, proverbes, 
achèvent de nous renseigner sur les habitudes de l'esprit. 

— te un vyœl eavHt ; un vyœl hu, sont des injures graves 
autant que grossières. 

— • Un homme doit se marier et annonce son prochain 
mariage : « — avek la vak ci kyh, » — lui demande-t-on. 

— / syœ sol ; j ne per ta pa bu. 

Réponse : e ne pa sol d ave lekyi la mural. 

— Vous n'êtes pas montée d'un fren, mais vous êtes montée 
d'un satc, dit-on à une femme dont le mari s'enivre. Noter 
le jeu de mots sur saw (<- satullum) et sàw («- salicem). 

— m n a ni patrô ni fa^ô, dit-on de quelque ouvrage mal 
conditionné. 

— // a bweii sa grâmer se dit de quelqu'un qui a fait une 
chute. 

— edpyœ k il e parti, i n m àvi ni va ni nuiél. 

— ta kel é kom elèe kom e sra, e sra terju d mem. 

Rem. — Tout l'esprit paysan est contenu dans cette phrase 
sentencieuse, si l'on y peut voir et sa prudence native dans 
l'expression du moindre fait et son instinct d'analyse, son 
besoin d'idée courte, mais claire et de conclusion sans réplique. 
Le paysan est un peu gnomique à la manière de Solon. 

— Bonne chance vaut mieux que de bien jouer. 

— V a pu d êàs ké d syàs. 



RFMARaUHS DH SYNTAXE 219 

— le ko hyè »in ku'o:^c>i por kiuod; se dit de quelqu'un qui est 
dépourvu d'intelligence (?). 

— hhi dû kokyî en dur pàw. 

— / va ave hre aprœ la sup miuojl se dit en manière de 
menace. 

— no vwa hyè k k rwa nepas n o^l se dit de quelqu'un qui 
fait des difficultés, des embarras. 

Rem. — Les règles de la phonétique sont rarement observées 
dans les proverbes. Ex. : no vwa. 

— // a l'crji'i d I bi^à pitr la hn'ild-r, ou encore : ... un kévil pu 
Irnee l Iru {= il a un remède, une réponse à tout). 

— €a ne pà de per o enk (= ce n'est rien d'extraordinaire). 
, — kâ no de yet pàda, nô ne pâ hae. 

— fok l erb se bien courte pour qu'on n'y puisse paitre. 

— d hiubn jà â Inuon jâ, pa d jâfnlêrn. 

— pti d kàres de k^è : ea dôu de iik ou de pue. 

— ■ i n a pâ (f po d le il l ar, se dit de quelqu'un qui est peu 
intelligent. 

— in màj pâ l dunâe ; 
né i hua l lâ'di. 

— // é du jivo set lier : 

// em myœ niàje ko d bwer. 

— je de pe a lye ; 

e pâ d td'fk e d fel . 

— De quelque chose qui est laid, mal fait, on dit : 
à kivorà vit, ea n va pâ s ve. 



LITTÉRATURE POPULAIRE 



Nous rangeons sous trois rubriques distinctes les trop rares 
documents que nous possédons, à savoir : 
Jeux d'enfants, rondes, etc. 
Chansons. 
Légendes. 

A. Jeux d'enfants, rondes, refrains, dialogues, formu- 
lettes, énigmes. 

1° jwe é grimh (= aux osselets). 

pêr Loryo ; les enflints disent : o papa loyo. 

per e a la mer. 

à la pnviniàd (= variété de saute-mouton). 

à ni^ }}ium'. 

honbni (= pile ou face). 

é btilet (cf. grimet). 

kà e a la swori. 

a la kaskyet (j= variété de saute-mouton). 

â la koni-e. 

à la ba£ol. 

a la bekyil. 

Jeu de galoche. — Le jeu de galoche ou de godiche se joue 
avec un bouchon planté à terre et des palets de plomb. 

En premier lieu, tous les joueurs « habitent », c'est-à-dire 
visent le but (le bouchon) en vue d'éliminer du jeu celui qui se 
sera montré le plus maladroit. 

Ce dernier, qui sera « de planton », est chargé de relever la 
«godiche », chaque fois qu'elle aura été abattue par les autres 
joueurs. Il peut aussi poursuivre ceux qui s'échapperaient avec 
les palets. 



LI'lTl'.KAlURl. I>C)I>ULA1RH 22 1 

Jeu des Boulets. — Le jcn des boulets est le traditionnel 
« jeude billes -> '. Il en existe deux variétés : i° kl Promenade, 
et 2° la Poje '. 

La promenade consiste à lancer les billes l'une après l'autre. 
Quand la bille d'un joueur en rencontre une autre, cette autre 
lui revient de droit. On ne peut viser une bille sans en être 
distant de la longueur d'un pied. Si cette condition n'est pas 
remplie, le joueur laisse tt)niber sa bille sur celle qu'il vise, ver- 
ticalement, et de toute sa hauteur. 

La poje consiste à lancer la bille dans un trou qui a été creusé 
en terre et qui est dit : poje, — en se tenant à une certaine 
distance du but, suivant une li^ne qui est \^pêk\ Celui qui a 
visé juste a droit à toutes les billes de la poje. Il les prend en 
main et, se plaçant à mi-distance entre la poje et le pek, les 
lance toutes vers le but. Celles qu'il parvient à jeter dans la poje 
sont sa propriété. 

La Kalimuchette. La kaliiniiàl ou kyermiieet est le jeu de 
« cache-cache ». 

Les enfants se placent en demi-cercle autour de celui qui 
« foit » le jeu. Quand le jeu est « dit », tous les joueurs suc- 
cessivement éliminés vont se cacher; un seul reste au but et 
cherchera à découvrir les cachettes des autres. 

Il y a de nombreuses manières de « dire » la kalimiieet, c'est- 
à-dire « d'éliminer » (v' plus bas). 

La Saute-Angule. — Pour le jeu de la Saute- Angiih -^j on 
trace une ligne soit de sable, soit de cailloux, au delà de 
laquelle il s'agit de sauter et le plus loin possible. Celui qui a 
le plus mal sauté courbe le dos et tous les joueurs l'un après 
l'autre, chacun à son rang, doivent sauter par-dessus lui. Le 
joueur courbé se recule alors d'un pied et le même jeu recom- 
mence un nombre de fois déterminé à l'avance. Mais si l'un 
des sauteurs vient à marcher sur 1' « angule », c'est-à-dire sur 

' Ou caiielles, dans le français régional de Caen. 

^ Sur le mot poj, \' le Lexique. 

"' V"" Lexique. 

^ Cette expression de Saute-angule vient de ce que la ligne 
était primitivement marquée par un mouchoir plusieurs lois 
enroulé sur lui-même, ce qui lui donnait quelque ressemblance 
avec une anguille. 



222 PARLER POPULAIRE DE THAOK 

la ligne, il prend aussitôt la place de celui qui est courbé, lequel 
se met au premier rang et le jeu continue. 

La Casquette. — Le jeu de la kaskyet ne s'éloigne pas sensi- 
blement du précédent. Toutefois, celui qui prête son dos ne 
change pas de place. Les joueurs sautent sept fois par-dessus 
lui. Le 2^ saut est le saut du « plombement » ; le y, celui des 
« poings » ; le 4^, celui de « l'assiette » ; le 5% de « l'éperon «; 
au 6% le sauteur laisse tomber sa casquette quand il saute, en 
évitant de mettre le pied sur la casquette, de même que les sui- 
vants éviteront de mettre le pied sur chacune de celles qui sont 
tombées, sous peine de remplacer celui qui a prêté son dos. La 
7'' fois, on « pêche » les casquettes avec la bouche et on les 
rejette en dehors de « l'angule », en prenant les mêmes précau- 
tions que ci-dessus et sans laisser les vêtements toucher terre. 

2° Formulettes ; éliminations. 

1 . ka£ kiu nikolà, 

si tu I à nù le di pà. 

2. Il n'y a qu'un roi qui règne sur la France. 

Il n'y a qu'un Dieu qui règne dans les cieux. 
Belle pomme d'or, passe-nous dehors. 

3 . hyertnu€ci à la grand'rue. 

les ctt'I sont étendues 
du miroir et du mihJà (?). 
€à ' vni la marte k à prô kal ; 
m vm l lu ki gob tu. 

4. une, deux, trois 

je m'en vais au bois, 
quat, cinq, six 
pour cueillir des cerises. 

sept, huit, neuf 
dans mon panier neuf, 
dix, onze, douze 
elles étaient toutes rouges, 
treize, quatorze ^ 
<( posé né dèhbr » 

' V"" Lexique. 

^ Phonétiquement : kalor. 



LITTHRATUKK POPULAIRE 22 3 

5 . La petite souris verte qui trotte dans l'herbe — on 
l'attrape par la queue — on la montre à « se » messieurs — 
une, deux, trois — camarade sauv'toi. 

6 . Petits ciseaux — d'or et d'argent — ta mère t'appelle — 
au bas du pré — pour manger du lait troiité — que les souris 

ont barbotté — pendant « à'it » heure — deux heures — 

« kaci » (au dernier). 

y. Pomme poire — pêche — abricot 
mon ami — tu es — de trop. 

8 . Belle pomme d'or 
à la révérence 

n'y a qu'un Dieu - qui //'existe en France, 
allons mes amis, 
la guerre est il nie. 
Belle pomme d'or, 
passez-nous dehors ' . 

9. A cette section se rattache aussi le jeu suivant : 

En caressant chacun des doigts d'un enfant, successivement, 
on dit : 

pi'ti de — ari dt- jo de pue — jô de sti - - i^ro ^urniti. 

Rem. I . On demande aussi lequel des doigts est le plus 
« saoul » (phonét. sà\ 

Rem. 2. Pour endormir les enfants : 

ee diiiè jd'di arda ^ 
kiio nul j II le pti:^ ejâ. 

no I iiiàjra. 
ee pà me, €e ma frer heja ' . 

3° Enigmes par épellation. 

I. D — O, DO, tu m' dois. 

C — A, CA, quinze francs^. 

' ¥■■ n" 2 plus haut. 
^ V"" Lexique. Jeudi saint. 
' V"^ Lexique. 

'^ Comparer avec la variante suivante, relevée dans une 
région voisine : 



224 PARLER POPULAIRE DE THAON 

2 . hèk tu niwoji pnir tô de j âne ? 

T _ R — I, TRI ; P — E, ]?E...dv]n. 

4° Antienne comique. 

hap a fié. 
pistolè d f'irê. 
sabré dé bwe. 

5° Dialogues. 

I.a) 

— Biijii glbui. 

— nmsw j jok. 

— glom tu n ntâ pà. 

— sa le topinyer, j fokre pu hà. 

— glom histbd (?) 

— si jénfôk pà pur te, j fokre pur œn otr. 

^) 

— Bonjour, Madame, comment vous portez-vous ? 

— Madame, éssb d^ œufs. 

— Et votre mari ? 

— Il est pbnu d'samedi. 

— Et vos enfants ? 

— Vous les paierez six blancs, 

— Vous êtes folle, la femme. 

— Je n'en rabattrai en vérité rien, Madame. 

2. 

Un homme venait de perdre sa femme. Il demande au curé 
quel est le prix d'une messe. — « Vingt sous », répond le curé. 
— « Et pour dire vêpres? » — « On ne prend rien. » - — « Eh 
bien, M. le curé, for^é su vep. » 

Rem. — Martin, auquel on s'adresse, ne sait pas lire. 

C — 0,CO, Marte 
T — U, TU, /// m de 

e pyœ œ M, €a fe t i pe kyé:^ frà ? 

Et Martin répond : 

— k t é ârœ d sai'e lh\ 



LnTEKATL'KI. l'OI'lL.MKh 



225 



6" Coutumes, refrains populaires. 



1. Retrain que crient les enfants en vovant passer des vols 
de corneilles. 

konày t' nuit lé, 

va t à à la valc ; 

ta mer é brûle, 

tô per è pàdii 

a la klâk de t n u (j^ à la clenche de ton uis). 

pur itngul de le su 

k il a dtroba'e 

lu H niesyd' l kenrac. 

Ou encore : 

dernyer hice, 

ih !'/™-. 

( la nuijra. 

2. Refrain de la Fête des Rois. 

gyerb basé; 

pip pouiyé ; 

ta per be bye ; 

ta mer osi byè. 

nu kl soin petyo, 

i bevo dà dé goblô : 

tbto le miilo ; 

si j tè truv dà nià klo 

j le brul la barb juske^ 0. 

Ce retrain se chantait le soir dans les champs, ("haque pavsan 
était armé d'une branche à laquelle était adapté un bouchon de 
paille enflammée. Ce brandon était dit « kulin ». On allait 
« kuline .1 tous les ans à la fête de PHpiphanie. Cette pratique 
paraît avoir eu quelque rapport avec notre moderne échenil- 
la.t^e. 

3. RetVain de Noël. 

adyœ mua 
nwe s à va 
i rvyèdra 
kàt i vadra ; 

GuKRLiN DE GuiiR. — Parler pop. de Tlnwn. 15 



226 PARLER POPULAIRE DE THAON 

si tu vye dà nià klo, 

j tè bruire la barb juske^ o. 

Rem. — Ces derniers vers semblent empruntés au refrain 
des Rois. 

4. Refrain de carnaval. 

mardi grà é mor 

safam an crit 

d un vyd'l kiye a po, 

t d un vyœl marmit. 

krié hô, krie bà, 

mardi grà, on t atàdra pà. 

5. Pendant les trois derniers jours de la semaine sainte, les 
cloches ne sont pas sonnées. C'est un instrument dit « klakye » 
qui appelle les fidèles aux offices. 

Le vendredi saint, celui qui « embrasse le bon Dieu » le der- 
nier ira chercher les cloches à Rome. 

6. Procession du Saint-Sacrement. 

La procession est précédée d'un sonneur de (^ klokyk ». Les 
clochettes disent : 

éè nie h lé men, 
tut le pertâten. 

7. Sonnerie funèbre. 

Quand « €a son a mor, » les cloches disent : 







il e mor 






la ter l atà. 


Ou 


encore 


bi bà 
t é mor 
tu ma 
tu dor 
vi 1 à 
la ter t atà. 



Lirri-KATUKH FOl^ULAlKh 227 

13. Chansons et complaintes. 

I" Cette première chanson est plutôt une psalmodie destinée 
à endormir les entants. Hlle eût été à sa place aussi bien sous la 
rubrique 2°. 

rûli, rûlà 

ma ml et amo lé kâ, 

j e râkotre minet 

ki m a pn ma nVtl . 

je di a mi net 

doit ma ma rulet. 

minet m a di 

tu n erà pà ma ni le! 

ke tu n m e dont- un kn'itet. 

je di a mômà 

dan ma un krûtet. 

momà m a di 

tu n erà pa d kiutet 

ke tun m edone la kle. 

je di à papa 

don me la kle 

papa m a di 

tu n erà pà la kle 

k tu n me done d la hiir de lu. 

je di lu 

/'II, lion mi- d ta hur 

àl lu m a di 

tu n erà pà d ma hiir 

k tu n m é dont d la kivîs de va. 

j e di b va 

vo, don me ed ta kwis. 

i^l vo m a di 

tu n erà pà d ma kwis 

ke tu n mJ donc du ledvae. 

je di à la va€ 

vae, don iniua d td le. 

la va€ m a di 

tu n erà pà d mo le 

kê tu n me dône d l t-rh dô pre. 

j t di pre 

pre, don mvJe d ton erh. 



220 PARLl-R POPULAIRE DE THAON 

Je pre m a di tu n orà pà d mon erh 

kè tu n me dont du va d mer. 

j e di a la mh 

mer, don mzua d io va. 

la mer m a di 

lu n or a pà d mo va 

k tu n me sale. 

par bônœr j ave Irwâ bre d sel dà ma màe. 

j an e sale la mer. 

la mer m a vàte. 

j e vàte lé pre. 

le pre m a erbe. 

j e erbe la va€. 

la vae m a allete. 

j e allete lé vo. 

le vo m a kwise. 

j e kivise le lu. 

le lu m a tire. 

j e ure mo per. 

inôper m a àkleie. 

j e âklete ma mer. 

ma mer m a kréte. 

j e krûte minet. 

e minet m a ràdu ma rtdet. 

2" « Ej' m'en tus keœ ' l'tailleur, brodeur, berlificoteur, — por 
qu' i' m' taillit, m' brodît, m' berlificotk m' n habit. — L' tail- 
leur, brodeur, berlificoteur m'aditqu'i' n' pouvait pas m' tailler, 
m' broder, m' berlificoter m'n habit. — J'ai pris m'n habit éd' 
keœ V tailleur, brodeur, berlificoteur : j'ai taillé, brodé, berli- 
ficoté m'n habit, comme si que 1' tailleur, brodeur, berli- 

fîcoteur m'eût taillé, brodé, berlilicoté m'n habit. 

3 ° Ma kyeret e deridele ^ ; el syê ki m a deridele ma kyeret em la 
ràridelre ti byè ? 

4" Pierre est dans sa granche, qui blancs /)(> ' bat; Pierre bat 
blancs/)^; Pierre blancs /)è bat. 

' Les amusettes verbales de ce genre sont en général débitées 
en français. Parfois y apparaissent quelques formes patoises. 
- Sur le sens du mot « ridel », v"" le Lexique. 
' Pois. 



LITTÉRATURK POPULAIRK 22y 

Pierre est dans sa franche qui ii.r\s pP bat ; bat Pierre i^ris /)<"•; 
Pierre gris pc bat. 

5" Chanson commençant par les mots : 

l'avais des bas « jàii, lit jtiu ». 

} 

6° 

r"" Couplet. 

Quand j'étais tout petit, tout petit paturon, 

On m'envoyait aux « f^àiu » pour garder les moutons. 

Le loup y est venu : il m'a pris le plus beau. 

Refrain 

Je dégring(Me de la montagne 

La faridondaine 

zim zim boum boum 

tra la la 

La montagne grandira t on (?) 

2^ Couplet. 

Pisque t'es si goulu, donne-moi donc sa peau 
Ses quatr' petites pattes pour faire un chalumeau 
je dégring(')le. . . etc. 

y Couplet. 

Et l'petit bout d'sa queue pour mettre à mon chapeau 
Pour fair'danser mes frères « o dû » (?) printemps nouveau. 
je dégringole. . . etc. 

7° 

i'^' Couplet. 

elyn pé du PÔfarsi ? 
par ma fe à vcritt' ivi. 
j loj pye du pivhiler 
par ma Je à vérité ver 
par ma je à veriû ivi. 



230 PARLKR POPULAIRK DF. THAOX 

2^ Couplet. 

inêsyœ l hure iti kone t i ? 
par ma fe à l'ente lui. 
avii pe dt'^ efâ pê li ? 
etc 



3^ Couplet. 

à Jet im kekfe sa li ? 
par ma fe à vérité lui. 

} 

etc 

4^ Couplet. 

mèsyœ 1 k^iire le nwori t i ? 
par via fe à vérité wi. 
il lei^ âvit Ô su miner. 
etc 



I" Couplet'. 

Dis mé, Margot, por que qu' là-bas 
Cette église carillonne ? 
C'est assurément, je n' doute pas, 
Por quelque grand personne. 
On dit qu'ch'est por Parfouoru 
Avec sa chière femme. 
Mordié ! qu'i faut et' bien vêtu 
Por saluer c'té bouonne dame. 

2" Couplet. 

Por li troussQr un compliment 
Qui en vaille bien la pouène, 



' Le I" et le 3 "^ couplet de cette chanson ont paru dans le 
Bulletin des Parlers normands, n" de février 1899. Cf. aussi : 
Bouais-Jan, Revue normande illustrée, n" de mars 1899. 



I.rnHRATl'KK l'OPri.AIKK 2^1 

J'ouais boutrc en m'en allant 

Mon esprit à la quaîne. 

En ch'min faisant, j'ai résolu 

D' li dir : « vos êtes charmante ». 

Dame aussitôt que j' l'aperçus 

J'démeuris la goule baillante. 

y Couplet. 

Hape vu sa où qu' gna d' la Heu 

Et scouo m' le su la tête 

AHn qu' j'aie l'air d'un biau moussieu 

Por aller à c'té fête. 

J' t' en prie, Margot, dépêch' tè donc ; 

Apprêt' mè ma qu' min/e blanche 

Man gilet à trente-six boutons, 

Man habit du dimanche. 

C. Légendes. 

Le pays est pauvre en légendes. 

Les légendes aussi se perdent. Depuis la ruine à peu près 
complète de l'industrie de la dentelle, les « veillées » se font 
plus rares et, partant, les occasions de conter les souvenirs 
d'autrefois. 

1° Légendes relatives à « madame Pakyet ». 

a) Madame Pàkyhy^iw clair de lune, se peignait devant la 
porte du château. 

« Apportez-nous du foin », lui disaient les petits valets. Et 
elle en apportait toujours plus qu'on ne lui en demandait. 

b) Un petit valet, nouveau venu, voulut, un soir, monter à 
la grange sans en demander la permission à Madame Pàkyet. 
Elle le « €ti âforkyi su' » une botte de foin, sans, d'ailleurs, 
lui faire aucun mal. 

c) Un meunier, qui conduisait une charge de sacs de tarine, 
laisse tomber un sac. Il veut le relever, mais ne peut. Il implore 
l'aide de madame Piihct. Ils prennent alors, — elle et lui, — 



Elle le jeta à cheval sur 



232 PARLKK POPULAIRE DK THAOX 

le sac chacun par une extrémité. Mais, peu satisfait de l'aide 
qui lui était apportée^ le meunier s'écrie : « si ptit ed ki n eg ». 
La fée, là-dessus, lâche le sac que, jamais, le meunier ne put 
relever. 

2° Danses des fées. 

1. Entre les « Carrières » et Basly, au Hônie, on disait que 
sur un espace figurant un demi-cercle, l'herbe restait toujours 
verte. Ce lieu était dit le « ro e fe ». Les fées, dit-on, y venaient 
danser. 

2. Les fées dansaient aussi autour de la pierre dite « pyer 
twiirnires ». 



APPHXDICE 



i' Toponomastique. 

On distingue, à Thaon, d'après le cadastre, cinq sections : 

A. du château. 

B. de Barbière. 

C. du Bissonnet. 

D. du Vivier. 

E. du Brécostil. 

Nous donnons ici, avec la prononciation patoisc, une énumé- 
ration des noms de lieux-dits et de délies de Thaon les plus 

remarquables. 

A. Section du château. 

Le parc / par de Ta. 

La vallée la vêle. 

Rocreuil rbkrâ. 

Le Closet (/ m à va e) kh\t'. 

Le Homrhe d hôm. 

La Pérelle la perel. 
Delledelabrèque du parc In hrek du par. 

Clos des murailles / h-n de iiiurihvl. 

? / l)-n du bayé (?). 

Le costil de Camillv / koti d Kainixe. 

Le couleux / kulii. 

Closet l'Orme / klô d / (';■/;/. 

Sur le champ perdu / kâ perdu. 

Chemin aux prêtres €wè de prêt. 

Champs lîra/arde kà /'n7^<7r. 

Les longues salles le % sal. 
Dellede la petite haye(?) la plit hae. 

Champs Ponlins / kà pithl?. 

Longs champs le lo kèà. 



234 



PARLER POPULAIRH DE THAOX 



Val Amphrie 
ou Ampiries 


j / val nfri. 




p 


keu .du par ; la he 


du par 


? 


lé kat fôse. 




? 
? 


l pêti va. 
l abey. 
le hnœn. 




ion de Barbière. 






Sur les rosières 


su le roxyr. 




p 


la kave. 




Le piquet 

? 


êl pikye. 
le gârdine. 




? 


la làvr'i. 




Le mur 


l mu. 




Clos Baudron 


klo bodrô. 




Le long But 


èl la bu. 




Del du cul du val 


su l va. 




Le Franqueret 

? 


frâkre. 

la hé d la Dlivrâd. 




? 


la he d lo bu. 




? 


klo de jne. 




Le marais 


l Dioir. 




Clos de la Herche 


klbdt la her-e. 




Prés Bandes 


le pre bàd. 




Prés Mances (?) 


pre ma se. 




Bois à l'âne 


l pre à l an. 




p 


la eapel. 




:ion du Bissonnet. 






Le mariage 
Délie Duval 


l maryàj. 
del du va. 




Champs Eléazard 


l eà leà:^àr. 




Délie du pendu 


del du pàdu. 




Parc de Lasson 


par di^ Laeô. 




Sur les campagnes 
Les 4 acres 


le kàpàn. 
le kât àkr. 




Long-tison 


l lo ti:(à. 




Fond du Bissonnet 


bùône. 




Hautes pérelles 


la hàt perel. 




Les noires terres 


le nt'r ter. 





TOPONOMASTiaUK 2^5 

Le morandas iiiônniù. 

Four Duval Jo ihi va. 

D. Section du X'ivicr. 

Sente des niouliucaux iiinlifid ; wuùti. 

Sur le cliamp su I kà. 

Bout Banville Imhâu'vil. 

Le torchant \ i , ^ i -. 

ou : tord-champ I 

? / pHi va. 

? la pyh bJàe. 

Délie des (^ubiatix / ^ oM ; / ^ rifô. 

1 mule ci vwâr. 

Moulin à voitre . mule àvwe. 

' muli' ti v-iua. 

E. Section du Brécostil (= Prekdli). 

Laquelle la nyel. 

L'épine / ^Z''"- 

Champ à la haye / kà ti la he. 

Le marché / mar^ye. 

^ ^ la kot h pya. 

\ i^repe ci pya. 

Grimpeux à chats A"'"'/'" '^ ^''^• 

Les Elles le- ttl. 

Rem. — Noms qui ne figurent pas au cadastre. 

? là cl à hà. 

? / pr obi ter. 

? l àkeryd' (y' Lexique). 

? hi^àr. 

? / ormetie. 



2 " Noms de saints. 



Adbf. 

Flip. 

Fra:^t 

Gahervel. 

Glom . 

JÔnvw'v. 

se Kli1e. 



136 PARLER POPULAIRE DE THAOX 

Kolàstik. 

Makyâiv. 

Maftîd. 

se Màr. 

se Medàr. 

MUe. 

Milyâ. 

Natol. 

Rjibber; Repwher. 

se Rbk. 

se Supli. 

Todor. 



LISTF. DHS PHKSOXXHS INTERROGEES 



N. B. Le noin de chaque (lersoiine interrogée est suivi des 
lettres abréviatives qui le représentent et de l'âge de la personne. 

MM. Fiodierne, maire de Thaon (Hod.). — 70. 
Blet, ancien maire (Bl.). — 70. 

Lecarpentier, taillandier — 45, etM""-Lecarpentier(C.). 
Georges Masse — 33, sa femme et sa mère (Gm.). 
I.saïe Fossey et son fils (5.). — 72. 
Mouillard, aubergiste — 3 3,et M""'Mouillard(Mouill.). 
Boitard, instituteur à Boulon, originaire de Thaon 

(Btd). -31. 
Entants de l'école et notamment les jeunes Meurdrac 

— 14 et J. Gast (s.). — 17. 
MM"'"Gast (G.). — 60. 

Leverrier (L.). — 55. 

Gast et Leverrier (Gl.). 

Clémence Violette ('F.). — 75. 

Louise Pavie (-.). — 60. 

Olinda Fauvel (F.). — 30. 

AricieDuval (A.). — 70. 

Alice Henrv. — 45; M"'' Louise Henrv. — 18; 

M"^ Marthe Noël (H.). — 17. 
Melina Leboulanger (Mél.). — 80. 
Gast et Olinda Loucher (Gol.). 
Jules Leboulanger (Bol.). — 50. 
Angélina Lecouturier (Ang.). — 40. 
Laurencia Mauger. — 40; M"*^ Clémence Mauger 

(Mf.). — 22. 
Gast et Maria Lelandais (G. et L.). — 33. 
Marie Noël (N.). — 40. 
Exupère Boullais (St.) '. — 77. 
Olive Pavie (Op.). — 74. 
Ribout (Rt).— 55. 

Laure Basly; Marie Basly ; Malvina Basly (Lm). 
Florida Marie. — 60; Arcélie Boitard (Flar.). — 45. 
Aline Gervais (Alg.). — 45. 



' Originaire de Saint-Manvieu ; habite Thaon depuis plus 
de 40 ans. 



MANIEMENT DU LEXIQUE 



Les locutions patoises et les mots de patois sont immédiate- 
ment suivis d'une ou de plusieurs initiales, entre tirets, qui 
renvoient à la liste ci-dessus et désignent les personnes dans la 
bouche desquelles ont été relevés lesdits mots ou locutions. 

Les chiffres renvoient aux passages où ces mots et locutions 
ont été étudiés. Les mots non suivis de chiffres n'ont pas été 
mentionnés dans le cours du travail. 



ABREVIATIONS 



Dict. gén. := Hatzfeld, Darmesteter et Thomas. Diction- 
naire général de la langue française. 

Dott. = Dottin. Glossaire des Patois du Bas-Maine. 

Jor. = Ch. Joret. Glossaire des Patois du Bessin. 

God. = Godefroy. Dictionnaire de l'ancienne langue 

française. 

Jaub. = Jaubert. Glossaire des Patois du centre de la 

France. 



LEXIQUE 



a-f — 

elle. 
abà d (d'O — g — •• 

des averses. 
âbâ vèâ (d~) — g — . 

contrevents. 
abérvû — ç — 49, 102. 

abreuvoir. Cf. ahrœvi'i, ahnv- 

vâ'. 
aberve — / — (rare) 103. 

abreuver. Cf. abrœvÇil). 
abll (kà no l) — ^ — 112. 

quand on l'habille. 
abiyî — hn — 60. 

habillée. 
abrâv (iï) — / — . 

il abreuve. Cf. aberve. 
abo (via k il) — © — . 

voilà qu'il aboie. Cf. abul 
et abu/e. 
àbr —g!, % ang — . 
àbr — st, H — 38, 137. 

arbre. 
abrœvû — c, ç — 49. 

abreuvoir. Cf. abèrvà, abrœvâ. 
abnrvœ (/) — / — 49. 

l'abreuvoir. Cf. abèrvii, abnr- 
vu. 



abîil - / — . 

aboie. Cf. ahvc, abô. 
abice l — . 

aboie (impérat.). 
abwe {il) — op — 64. 

Cf. ab-i'tl, abô. 
abu'cs (no s) - 'I> — 87. 

on s'abaisse. 
abwoni — 'I> — 79, 89, 144. 

abonnir. Ct. abwôni. 
abzvow — g — • 

aboyer. Cf. abwuyi (il a), 
abwôni — //// — 144. 

améliorer. Cf. abwoni. 
abwuyi (il d) — 9 — 57, 64. 

il a aboyé. Cf. abwoye. 
abyhn (i s) — 5 — . 

il s'abîme. 
abyhnae — 9 — 34. 

abîmé. Ex. : i s a abynnae. 
abyhnay — *î* — 34. 

abîmé. 
abyeme — c, g m, gol, - — . 

abîmer. Ex. : abyeme tn abi. 
aeerm — mél — 100. 

acharné. 
aeiaè — H,f,gl— 34. 

acheté. Ex. : kfk t à a£ta£. 



iibàdb. — Ct. Pluie d'abat (/J/V/. gcn.). 
a^erne. — Influence de : chair. 



240 

adlé:(i (fc) — ang — et adle:!^! 
42, 144. 

ils sont oisifs. (Litt. : c'est 
oisif.) 
Adbf—f— 138. 

Adolphe. 
aduei ^gl, g, i — 57, 122. 

adouci. 
afér — gl —. 

affaire. 
(ifcr dû )nae (;/o:^ a) 

/ — . 

on a besoin de moi. 
afi4 — g—}4. 

afficher. 
ajleji — gol — 60. 

affligée. 
afiâ'ha (dèi) — g — 137. 

des manteaux. 
aforkyi — j:, A — 53, 57. 

enfourché. Cf. afurkye. 



LEXIQUE 



C et 



nfôinae~i\g — 34, 72, 79. 

affamé. Cf. afwamae. 
affite œ kute (Jm^. 

repasser un couteau. 
afurkye — i: — 5 3, 84. 

enfourcher. Cf. aforkyi. 
afwa}}iae — g — 34, 86. 

affamé. Cf. afômac. 
afwese (^s) — gm, 9 — . 

s'affaisser. 
afyèbli — 9 — 61. 

affaibli. Cf. fyebl, et la 
note. 
agaf (jii m) — si, t: — 121. 

tu m'agaces. 
agâsyâ— g—. 

acacia (robinia pseudo aca- 
cia), 
agoni — 9 — 144. 

accabler d'injures. 



adléxi. — Et Charles et Franceis se colchent a leisir. Voyage 
Charl. à Jénis. 445 (xi' s.). — Cf. Bas Maine : Le Intrjiua sô bèn 
lira' d et Hiju adle:(i kôiii t'a (Landivv). 

afer dé mae. - - Quelqu'un aurait-il jamais cru Qu'un 
lion d'un rat eût affaire ? La Font., Fables, II, 11. — Allez lui 
dire que j'ai affaire d'elle. Dancourt, Bourg, à la mode, III, 6. 

afîd'bà. — Cf. franc, affubler. God. Afublail : Un pan de 
sun atublail colpad. (^Rois, p. 93, Ler. de Lincy). — Et puis li 
ont. I. mantel aflunbé. Les Loher., 3143, f" 4''. 

aforkyi. — Cf. aforchier. 

Cil li aconta mot a mot 

Du deable que veu ot 

dui tout le chastel aforchoit. 

{Fie des Pcn's, Ricliel. 231 11, f" 98'^). 

afïite. — Cf. Dict. géit. Spéc, de nos jours, Affûter des 
outils : les mettre en état, et particulièrement : les aiguiser. 
agoni. — Cf. Dict. gên. Franc, pop. * agonir. 



LEXIQ.UE 



241 



135- 

34- 



ajet (nô:() — (^l 

on achète. 
ajigornae — i:;ol 

arrange. 
ajivtw (/ /) — Bld — . 

je t'arrange. Cf. ajvone. 
ajnwoy (/ .v) — «I» — . 

il s'agenouille. 
ajniuoyc (.s) <,^/// — 89, 90. 

s'agenouiller. 
ajniuoye (j)i) — f — 89. 

m'agenouiller. 
ajoksyô — monill — . 

Ex. : / n a pu d ajdksyô a 
ryc (se dit d'un malade 
qui a la tète troublée). 
ajvone — f,»- — . 

mal habillée. Cf. ajivan {/ 1). 
akeœyt (Ji) — rt — 127. 

les accueillir. 
ahMh^re (blé) — - — 39, 84. 

blé avorté, dont les épis et 
les grains sont ratatinés. 
akûkeint' — l))i — 34. 

acoquiné. 



âkdp (il è tut) — op — . 

il est tout enflé. 
akrér — — 22. 

accroire. 
akrô — flar — 52. 

accroupis-toi (se dit tam. 
aux enfants). Cf. nkro te, 
nkivpi. 
akro te — lin — . 

accroupis- toi. Cf. akropi. 
akrokviye (s) — hol — . 

se recoquiller, se recroque- 
viller. 
akrokye — :;; — 119. 

accrocher, 
akropi (s) — 9, /;;/, :: — 53. 

s'accroupir. Cf. akro. Ex. : 
akropi sb nti. 
akropi tac — flar — 53. 
akropi — s — 144. 

accroupi. 
ahit — il — . 

perches pour soutenir les 
branches. 
ahite — *\\g — . 
appuyer, étayer. 



ajbksyô. 



Doit être rare au sens figuré. C'est sous cette 



forme qu'il est employé (proprement) au moyen âge et encore 
au XVI'-' siècle. V' God. et Dict. gén. 

ajvone. — Peut-être dérivé de chiffon. 

akôbole. — Le patois norm. (cf. Jor.) connaît ancahotc dans 
le sens de mettre le foin en caho, c'est-à-dire en petits tas, le 
premier jour de la fenaison. 

akrokviye. — Vowr arkrok..., mis lui-même pour ùrkrok... et 
rekrok... (V"" Dict. gén.). 

akut. — Subst. verb. à^ accoler (ci. Dict. gén. et God.) avec 
influence de coude et accouder, dont l'ancienne forme était 
d'ailleurs accouter. (Rem. kut pour coude). ¥"■ pi. loin, s ahitc. 

akiite. — V' akut, plus haut, et la note. 

Gui.Ri.iN DE Gui;r. — Piiihy pop. de Tbaon. i6 



242 LEXIQ.UE 

aknie {s) — A^ /;;/, 9 — 135. 

s'appuyer; s'accouder. 
akuliiniaè ■ — hn — 34. 

accoutumé. 
akwor Çil) — g — 89. 

il accourt. 
akiuori — 9 — 90 , 144. 

accourir. 
al (àl) — g et L — }S, 112. 

à l'ail. 
al (k j) — ^,g — 112. 

que j'aille. Ex. : fo k j al là. 
alàtwo Qui) — mcl, A — 93. 

tout alentour. 
aïe (;' alb nb^ à 11) — c — . 

nous allons nous en aller. 
Cf. daletedvèni — ang — . 
aie (u k vè:() — z, ^ — . 

où allez-vous. 
alen — g — 70. 

haleine. 
alen — g,< — 70. 

alêne. 
aient (itn') — bol — 60, 68. 

une alignée. 
alnieno — ;; — 39, 143. 

almanach. 
alo — S — 51. 

allez-vous. Ex. : alo vni. 
al or — g — . 

alors. 



alô (/') — î — . 

nous allons. 
alog (il) — <î> — 121. 

ils allongent. Cf. ahvân 
(»;() et alwon (^no^) . 
aldjMw (an) — gl — 76. 

en allongeant. 
aliimae — t — 34. 

allumé. 
aliimel (/) — A — 44, 85. 

la lame. 
alwàh (« ;{) ■ — gl — 82. 

on allonge. Cf. alog (il). 
akvbn (no:^ — *î> — . 

on allonge. Cf. alwàh (n:^) 
et alog (il). 
aliL'ône — g m, ç — 79. 

allonger. 
akuôhe (s) — st — 79. 

s'allonger. Ex. : alwôn te. 
alye^ô (ea n a pàd) — ang. — 

ça n'a pas de consistance. 
amare (koiiià k fa va s) 
— ang —. 

comment ça va s'arranger. 
ainàwei — g — 57, 75, 84. 

emmanché. 
amee — bol, gl, 9 — . 

amer. 
amcrtœni — bol — 82. 

amertume. 



akute (s). — V' akiit, plus haut, et la note. 

alye:(d. — Connu au moyen âge dans le sens d'alliage ou 

d'alliance. Cf. God. 

a))ief. — Cf. Dott. ciênih (et domh) = cerises aigres. Ces 
formes semblent attester la présence ancienne de notre type 
amee dans les parlers gallo. Peut-être en effet dùmee et domee 
sont-ils le résultat d'une agglutination de l'article, dans les 
phrases telles que : c'est « d kye d bnie€ ». 



LEXIQUE 



243 



aniu'è {à m ri) — ^i," — 88. 

bien place. 
amivoraei — c — 92. 

amt)urachc. Ex. : il te amwo- 
raei. 
amworœ — c — 92. 

amoureux. 
amworœ:{ — g ci L — 92. 

amoureuse. Ex. : aniwoni'i 
ko m un kat ; — kom la kat 
kl ire d Ta : el but c htip. 
amworet (J;^) — o^ — . 

camomille puante (Anthémis 
cotula). 
ahà(dx) 29, 30. 

Cf. âne. 
and' — ^l> — 62, iio, 

aujourd'hui. Cf. àfiœ. 
ahc — H — 29, 30. 

agneau. 
amm — g — 69. 

anime. Ex. : sa anliii. 
anima — g — 143. 

animal. 
animé — / — 39, 143. 

animal. 
Anii^ye — gl, g — G6. 

Anisy (commune). 



andsae — g — 34. 

annoncé. 
apd'l {no /) — g — . 

on l'appelle. 
aphrœ (/)— ^, g— 24, 122. 

j'aperçois. 
apercé (/ /) — ang — . 

je l'aperçois. 
apereœr — c, mêl, t — 25, 

122. 

apercevoir. 
aper€ùve (/ ;// à 11) — Jîar — . 

je m'en apercevais. 
apereœr — 5 — . 

apercevoir. 
aperçu — c, C — 122. 

aperçu. 
ape:ie—<i^J—. 

apaiser. 
npô d li (/ m Je) — gm — . 

je le regrette. 
apo (i va lî fer hè) — bl —. 

ça va bien le changer. 
apbt — / — 139. 

apporte. 
apotikye {cv n) — flar — . 

un apothicaire. 



amivè. — On rencontre le mot comme adj. au moyen âge. 
Cf. God. 

En prenant, se tu es aniain, 
Porras bien touchier a sa main. 

Clef d\4viors, p. 55. 

amiwraeL — Remarquer l'emploi de ce mot pris absolument ; 
// / e ûiinvora^i devient ainsi l'équivalent de : il t e aimuord'. 

apo. — Jor. donne les formes apo, apd, apii, dans la même 
locution et explique par ad -\- pavor (J) . 

apolikye. — Très régulier d'après le bas lat. apothecarium. \'' 
Dict. géu., et d. boutiquier. 



244 LEXIQ.UE 

apràtif — st — 131. 

apprenti. 
aprœ — gin — . 

après. 
aprœe tae — niél — . 

approche-toi. 
aprœe te — rt — 47. 

approche-toi. 
apnh(il) — g —47. 

il approche. 
apra'£ Ci s) 47. 

il s'approche. 
aprâ'€e — rt — 47. 

approcher. 
aprivivt\è — - — 26. 

apprivoiser. 
apnm— T.,f—^^. ^ 

approché. Ex. : / e aproei. 
apive:(e — 'l> — 87. 

apaisé. 
apwôriro ? Qio :() — g — 51, 

93- 

nous apporterez-vous. 
arâe — op — ici. 

cracher. Ex. : / va aras; 
i n arae pu (il ne crache 
plus : il va mourir) ; // 
arae du kram. 



^,si 



àraji — s,gi — 57, 84. 

enragé. 
aratinè d âtre (e so) — ang — 

elles veulent entrer à toute 
force. 
aràwje {/) — / — 75. 

s'arranger. 
aràwji — 'î> — 60, 75, 

arrangée. 
arh — g — 137. 

arbre. 
arhalc (d:0 — ;//('/ — 45. 

des arbalètes. 
ardiuc^ — 7nél — 24. 

ardoise. 
arête (J sa) — gol — . 

il s'est arrêté. 
argiyâ — 9 — 114. 

argileux. 
argyil — r. — 130. 

argile. 
artd — g — . 

froid, desséchant. Ex. : ta 
artd. 
arivae — g — 35. 

arrivé. 
arivbe — st — 35. 

arrivé. 



apràtif. — Représente la vraie forme populaire. 

araji. — Forme fréquente, avec le préfixe, au moyen âge. V' 

Godefroy. 

araliné. — Peut-être est-ce une contamination verbale de : 
araje (fr. enrage) -\- obstiné ou ostine (?). 

avhale. — Forme masc. dont nous ne connaissons pas 

d'autre témoignage. 

arui. — artd, servant à qualifier le temps froid, paraît être le 

résultat d'une analyse de l'idée de froid, d'où l'on a abstrait la 
qualité ôi aride. 



LEXiaUE 



245 



arjil — hol — . 

argile. 
armivèi — î? — 26. 

armoise. 
aro^œ — ç — 49. 

arrosoir. 
aryer tac — iiicl — . 

cil arrière de toi. 
asà (^) — mouiU, g — . 

tranquille. Ex. : se pa œ n efâ 
il àsâ ; M m n cièr paiv d 
asà. 
asdragà — g — 134. 

astrakan. 
use — H — . 

assez. Ex. : se pà t a se fye. 

c'est pas assez cher, 
aseyû — Btd — 51. 

asseyez-vous. 
àsi — g — . 

assis. Ex. : fale vu ;^ ave asi. 
astâ — c — 106, 144. 

maintenant; à cette heure. 
àstragô — g — . 

estragon. 
aswordi — gm — 90, 144. 

assourdir. 
asye tae — A, // — -. 

assieds-toi. 
asyt' ti (J vî) — Btd — . 

litt. : je m'assieds-t-il ? 



là? 



s asyê t i. 

s'assied-il ? 
y «^^ asyt'^o ti là ? 

nous asseyons-nous là ? 
vak €c h no s me ? 

litt. : où que c'est que l'on 
se met ? 
alo vbz^asyer? 

allez-vous vous asseoir ? 
V()Z^ asye:;;â là ? 

vous asseyez- vous la 
/ ni asyere — g — . 

je m'asseoirai. 
asyer (5) — niél — . 

s'asseoir. 
asyer — st, Btd, i\,-, g et L, ^, 

/-• 
asseoir. Ex. : doue vîi la pcn 

dé vii^ asyer ; j va m asyer 

28. 

asyese pa {si vb n vo^) — Btd — . 

si vous ne vous asseyez pas. 
asye:^ vo — / — . 

asseyez-vous. 
asfeio — g — ^i.^ 
asy^:{u et asye':(e vè — H — 51. 

asseyez- vous. 
atâ du (il) — <I', ang. — 84. 

il entend dur. 
atakye—gl,^,gy^l^—. 

attacher. 



asà ((/). — Cf. God. sub. voc. asens et asent : 

Car François et Bretons seront bientost d'assent 
De pillicr sur voz biens. 

Ciiv. du Guesdin, var. des v. 3881-3890. Cliarrière. 

De même : Poitou et Aunis, d'assent, loc. adv. ; = d'accord, 
de connivence. Cf. Joret : ya pa d\isan d'aveiic // = il n'y a rien 
à attendre de lui. 



246 LEXiaUE 

atakyi 57, 119, 128. 

attaché. 
âtâk — g — 32, 119. 

attache. 
àtèrye — 9 — 106. 

âtre. 
afin (k /) — fiar — 1 1 1 . 

'que j'atteigne. Ex. : atà k 
j afin m. 
aile — g — . 

attelages. Ex. : kôm è d ■:^ 
atlè. 
atoû — c — 15, 40. 

prendre à tâche. 
àtrie (/ ) — N —. 

l'âtre. 
atu^ pâ (n) — bol — . 

ne touche pas. 
atîi^e (v) — g — . 

y toucher. 
âvâlàe — / — 35. 

avalé. 
avaJwûr — z — 92. 

gorge. Ex. : ta l gœ^yekro^n 
me t à l avalwûr dut. 
avàmftr — g — . 

faîte du mur. 
avàee — gl — 122. 

avancer. 
avàee {/) — iî — 122. 

s'avancer. 
avàwû (j-) — g — . 

s'avancer. 
avœ — H, g— 47, 143 . 

avec. Ex. : l'îdu k j ay avœ 
vb ? vwi ; vi t à si tu vœ. 
— avœ tae, avec toi ; — 
avœ lye, avec elle. 



avœg (/) — gin — 140. 

l'aveugle. 
avœk tey — H — 47 . 

avec toi. 
avâ'k li (d) — ^, gm, ^ — 47. 

avec lui. 
avœk elye (d) . 

avec elle. 
avœk — <ï> — 135. 

aveugle. Ex. : pur avœk. 
ave €Î su pe (J va) — s, ^I>, g, 
A — 22, 144. 

il va avoir chair sur pain. 
(Il va être bien traité). 
ave m, avoir ça. — kik 
tu vœ ave pnir màje ? 
ave li — H — 143. 

avec lui. 
ave yœ — C — 143, 

avec eux. 
aim(dl)— H— S8. 

de l'avoine. Cf. ai-wen. 
aveâw — gl — 76. 

avant . 
avo — ^ et L — 51. 

avez-vous. 
avo (Je n n) — g — . 

nous en avons. 
àvri — c — 143. 

avril. 
avû — gl — 51. 

avez-vous. 
avnâ — A — , 

paille d'avoine. 
avt^i (k) — g — . 

qui avisa. 
aviue — «^ — 88. 

atteins. 



avâ mûr. — Dict. gén. (xV s.). Il désempara les avant-murs. 
J. de Bueil, Jouvencel , dans Del b. Rec. 



avwen — A, '^ — 70, 8J 
avoine. Cf. avhi. 

ainuer — z — 24. 

avoir. 
aw (me d) — g — 96. 

mois d'août. 
àiule (J vêla) — gol — 97 

le voilà aller. 
àwni — g — 97. . 

anis. 
àiv^il — - — 22, 97. 

salle d'asile. 
ayœl — ri — . 

aïeul. 
àyôm (ké y) 1 14. 

que nous allions. 



àbràe (/:() — g — . 

embrasses de rideaux. 
àbraee — gl, *!>, / — . 

embrasser. 
àbraei — % — 57, 122. 

embrassé. 
âbrokye — bol, t — 119- 

embrocher. 
àbrô (su /) — g — . 

sur le moment, à l'instant. 
âbiuèrbe — inél — . 

embourbé. 
âdre — rt, H — 23. 

endroit. Ex. : fa rlî::^ à œn 
âdre, a tel âdre. 



Li-:xiQ.UE 247 

âdûl — — 112. 

andouillc. 
âdïvet — ang — . 
et diùet. 

lieu dit de Thaon. 
àfây — H - 27, et àfe 144. 

enfer. Ex. : // ira à n âfay. 
àfermae — bol — 35. 

enfermé. 
àjlae — / — . 

enflé ; et àflay — H — 35. 
àflœm -- op — 82. 

enflure. 
âforkye œ jvo — bol — 53, 
119. 

enfourcher un cheval. 
àfiui — g — . 

enfoui. Ex. : i a àfivi so 
talà. 

Il s'est mal conduit. 
àfiuone — g m — . 

enfourner. 

àgaji — :î— 57-_ 

engagé. Ex. : i s et àgaji. 
agate — / — 121. 

enjatter. 
âgerne — gl — 66. 

Anguerny (nom de com- 
mune). 
àgluti — gm — 144. 

engloutir. 
âgolàiu — £ — • 97, 114. 

angora. 



âflà-tn. — Cf. God. enfiiimé ^= enflé. Ex. : Les uns avaient 
disentere, les autres avoient fièvre, les autres estoient enflu- 
mez,... Cron.de Saint Denis, t. II, f'' 96 v'% ap. Sainte-Palaye. 

âfîvi. — Allusion à la parabole des talents. Cf. Evang. selon 
saint Math., XXV, 24. 



âgiilœr 



248 

âgrâ^e — gin. — . 

engranger. 
'^^"^ — .?, op — 112. 

anguille. Cf. àgyàl. 

-^-53,54- 
embouchure. 

ijgii'i (€a va s) — gol — 144. 

ça va s'engouffrer. 
âgwordi — g,g'ii, ', «î^ — 90. 

engourdi. 
âgy/ll — e, (D — 112, 131. 

anguille. Cf. âgiV. 
àjlœr (d:0 — bol, ang, A — 

54- 

des engelures. 
âklùm (/ frap su /) — ang, f, 
S— 83. 

il frappe sur l'enclume. 
âkwhite — lin — . 



mettre dans un coin. 
àkworaje — 7: — 93. 

encourager. 
àkyen — gin — . 

antienne. 
àhme — g — 70, 119. 

série, suite. 
àhyerc — rt,% — 43. 

pâture d'une vache autour 



LEXIQ.UH 

de sa corde. Ex. : cl a 
fini s n âkyèré. 
àluimr (il) — <ï> — 71. 

ils allumèrent. 
âiiietre — :: — . 

métrer. Ex. : ô lé:^àinetr. 
àinù^lc — N — . 

emmuseler les porcs. 
àinivorâ' — g — 71, 92. 

amoureux. 
an — g — 71. 

âne. 
ànac — gl — 33, 71. 

année. 
àne — A^ — 30, 71. 

anneau. Cf. âno. 
àney — g et L — 114. 

Asnelles (nom de com- 
mune). 
ànlin (sa) — incl — 71. 

ça anime. 
àno — bol — 71. 

anneau. Cf. àne. 
ànù d li (i ni) — gm — 63. 

il me manque. 
ânu (i ni) — A, /;// — 63. 

je m'ennuie. Ex. : / m ànÙ 
byofer. 



àgu'i . — Cf. God. engouer : Ex. : Encore d'abondant en 

eussent-ils engoué, car ils avoient grand faim. Froissard, 
Chron., 21, 242. 

ilhwhite . — Cf. Dottin, Pat. Bas-Maine, àkiuèntc ou àkiuète = 
acculer dans un coin. 

âkyeré . — Formé sur kyer ou iyer (q. v.). Cf. God. lierre = 
pieu auquel on attache les animaux pour les faire pcâturer. 

àinelre . — Dict. gén.Cî. métrer, techn. Néol. admis en 1878. 

ânti. — Cf. Dict. gén. Vieilli dans cette construction. Ex. : 
Mon Dieu ! qu'il m'ennuie de ne pas vous voir. Scv., 199. 



LEXIQjUE 

ànû'è (^) — hol — 63. 

s'ennuyer. 
âjîwe (i m) — gm — 63. 

je m'ennuyais. 
ânyœ — g — . 

aujourd'hui. Cf. clùa'. 
âne — - — 30, 71. 

agneau. 
âmr — f, g, t,5l, ri — 62. 

aujourd'hui. Ex. : ti l d'y d 
ànœ. Cf. miyœ. 
àpâwte — alg — 97. 

empâter. 
âpâ^i — //// — 57, 122. 

empansé. 

àpàdàîc {lt}l) — hol — . 

une aUgnée. 
àpelye — g)}i — 25, 105. 

employer. 
âporti (il) — g et L —. 

il emporta. 
(!/)(1~^ (;;/ au} — fiar — . 

m'en empêcher. 
^pytr — A, gl, gm — 47, 83. 

après. Ex. : àprœ lye : après 
elle. 
âp'ukyi — ■ //;/ — 57, 119. 

empoché. 
àpwexpn — £ — 64, 108. 

empoisonne. Ex. : ra l ~ 
âpii'c:::^i>ii . 



- 57, 79- 



249 

âpiuôni — gl 

empoigne. 
lipîvurte (^) - 

s'emporter. 
âpyere — fiar — 61 . 

empirer. Ex. : // àpyer : il 
empire. 
àpyer i — mél — 57, 61. 

empirer. 

âryemae — gm — 35. 

enrhumé, àryémay — ^I> — . 
âryemé — :: — . 

enrhumée. 

àsàhlemà — ang — loi. 

ensemble. 
Lise Qi) — / — . 

les anciens. Cf. âivsyê. 
âsf't (de:0 — mtg — 141. 

des ancêtres. 
âsetré — g — 141. 

mise enceinte. 

âsosae — gm — 15, 35. 

ensaucé. 
àtà (k no:0 — <ï> — 42, $ i . 

que l'on entend. 
il àtà dti — î — . 

il entend dur. 
âtâdo. 

entendez-vous. 



àpildrue. — Cf. Bas-Maine, àpàdâse, dans le même sens. 

(îpôyt'. — Contamination verbale = empêcher -f" opposer. 

àprd. — Forme courante (par le préfixe) dans l'ancienne 
langue. Ex. : enpres la messe. Les Loh., 375, f° 16, ap. Gode- 
froy. 

âsâblhiiâ. — Cf. Bas-Maine : àsàhyhnà, dans le même sens. 

àsl-tre. — Cf. Bas-Maine : àseie. 



250 LEXIdUE 

àterî (Jalî h b n) — aiii^ — 43 . 

il fallait qu'on enterrât. 
âtêr dœ 103. 

entre deux. 
àtèrkèriveze — gm — 64^ 103, 
106. 

entrecroisé. 
âtêrkupe — gin — 103. 

entrecoupé. 
àûrpràd — / — 103, 140. 

entreprendre. 
àtirtèni — ■ gm, mél — 103, 

144. 

entretenir. 
âtêrtêjiâ — viél — . 



propriété. 
àter^e — rt — 44, 103. 

mettre en trézeau. Ex. : no^ 
àter:^'! — bol — . V' ter:^, 
et la note. 
àtœrs — ang, A — 47, 69. 

entorse. 
àtne (d \) — g — . 

poulains d'un et deux ans. 
âtôme — c — 72. 

entamer. 
àtàtnmà ^ c — . 

entame du pain. 



àtôiie (/a va) — gol — ^79. 

ça va s'engouffrer. 
âttmœ — c — 49. 

entonnoir. Cf. âtfinœ. 
àtregye (i) — gm — 83, 115. 

s'entr'aider. 
àionû. 

entonnoir. Cf. âtÔnœ. 
niùnœ — ang — -81. 

entonnoir. 
àtre (il a) — g — . 

il est entré. 
àtwtxe — H — . 

entoiser. Ex. : ô It'iàtuuex^. 
àtioo Qui) — ■ ^^'^ — ^9> 93- 

tous les environs. 
âtiuortiyi- — <î>, ang, A — 57, 

93- 

1. entortillé. 

2. entouré de murs, de 
haies. Ex. : âtwôrtiyi d 
he. 

àtwortiy {i s) — 5—93. 

il s'entortille. 
âvi (no 7n) — J — 57. 

on m'envoie. 
âvt (/') — rt — . 

j'envoie. 



âtêrtènâ. — Cf. Joret : anûrtenan, verger attenant à une mai- 
son d'habitation. 

àtne. — Cf. God. : antenois = animal d'un an ou environ. 

àtômmà. — Cf. God. : entamement, action d'entamer, de com- 
mencer. Dict. gén. Franc, mod. : entame et entamure. 

àtwtxe. — Cf. Dict. gén. Appartient, dans ce sens, à la langue 
techn. du franc, mod. 

àtwo. — N'est franc, qu'au plur. et dans les expressions : ahi- 

toiir, etc. 



LEXIdUIÔ 



2SI 



âvlimae 



-/- 35, 
35- 



136. 



envcniinc. 
àvolae — ,i,^ — 

envolé. 
âvolyt' — g — 56. 

elle est envolée (la cloche). 
àvyat(je) — /— 35, 56- 

j'ai envoyé. 
âvye — rt,% — . 

envoyer. 
âvye — st — 56. 

envoyée. Ex. : ^ éy s là kinâ 
k la parti et àvye. 
àvyd'ybtt — //// — 95. 

mettre en « vieillottes » ou 

vyd'ybt. 
àw — £ — 75. 

ans. 
ùiu — s — . 

en. 
âiudre — e — . 

André. 
àwn (d I) — / — 16, 96. 

de l'aune. 
àwsyè — gl — 16, 75, 

ancien. Cf. / z âse. 



Babc — gol — . 

Élizabeth (terme hypoco- 
^ rist.). 
ha^l' — g, N, gl — 67, 122. 

bassin. Cf. baei. 
haeikble — Al g — . 

barbotter. Cf. varvote et la 
note. 
badine — c — 122. 

bassiner. Ex. : baeine sa lye. 
bafinwâr Çœ) — g — 122. 

une bassinoire. 
ban (/) — c, f — 67, 122. 

le bassin ; spéc. : bassin à 
bouillie. Cf. baeé. 
baeol Ça) — /;// — • et 
baeol — g — 42 . 

1 . Barrique défoncée par un 
bout, supportée par deux 
leviers, — pour transpor- 
ter le cidre au tonneau. 

2. Jeu. 
badol — g — . 

cerises sures. 



âvlimae. — Cf. God., sous la {orme enveliiner. 

àvyœyote. — Même forme, dans le même sens, pour le pat. 
du Bessin. (Cf. Joret, qui le donne sans l'expliquer.) 

ba^ikbte. — Peut-être se cache-t-il sous cette forme étrange 
quelque contamination verbale. 

On pourrait admettre comme éléments contaminés : 

barbote -}- vaakote. 

bafol. — Cf. God. : sorte de vase, de hotte. Dans le Bessin, 
le bacbot (cf. Joret) est un filet à écrevisses. Même sens sous la 
forme bà€ dans le Bas-Maine {d. Dott.) et aussi ba^o. 

badol . — Cf. God. badcolier : sorte de cerisier. Ex. : badeo- 
lier, small cherry tree (Du Guez). 



252 LEXiaUE 

% —N— 15, 38. hait 

bague; et Img — bol — , 
hakii — Btd — et 
bat£u. 

palonnier de la herse. 
Rem. — Pour le sens de : 
bakn de charrue, V la 
fig., au mot : lyrA. 
bakivet — <^, H, Alg — 52. 

hoche-queue. 
bal࣠— Btd — ; et somye d ba- 
làe. (V"" la fig., au mot : 
kyïrti. 
parties de la charrue. 
balà€ (is) — bol — 122. 

il se balance. 
baie (de) — <ï> — 45. 

des Salais. 
balèàîu-e (de) — g — 76, 122. 

des balances. 
baleàwu — g — éo, 76, 122. 
balancée. Ex. : / mè sii'i 
balèchua. 



palis. 
balive — ç — 29, 31. 

baliveau; plur. balivya. 
balye— A — 55, 57. 

balayer. 
de balyœr — ang., tt — . 

des balayures. 
bâlyet — g — . 

petit balais pour nettoyer 
les tables. 
Bàlycàiu (le) — rt — . 

habitants de Basly. 
bàne — r. — 31. 

banneau. 
bàhe (s) — mél, A — 57. 

se baigner. 
bani — s — 57. 

baigné. Ex. : i s a baîii. 
et bàni — gl — 71. 
bàno (d) — / — 71. 

(bêtes) non gardées. 



bail . — God. donne balis dans un sens qui se rapproche 
plutôt du fr. mod. balise. 

La vraie forme du fr. mod. (cf. Dict. gén.) est palis, dérivé 
de pieu, d'après la forme primitive pel, pal. Ex. : xii'^ siècle : 
as bretesches et as palis. Eneas, 3157. 

Palis est aussi constant dans la vieille langue (d. God.). 

Le b initial provient-il ici d'une confusion avec balise} 

balive . — D'une forme en -ellmn. God. cite seulement, 
comme exemple, le nom propre norm. Bayvel. 

bâlyet . — Correspond à la forme franc, balayette, archaïque. 
Cf. Dott. balet et baleyet, dans les Patois du Bas-Maine. 

bànô. — Cf. le franc, abandon, formé de à et bandon, au sens 
de pouvoir (Dict. gén.). Ici, nous avons l'expression de bandon où 
l'influence des nasales a provoqué la chute du d. 

La vieille langue (cf. God.) comràhbando)i, employé seul ou 
servant à former de pareilles locutions et aussi bannon, qui est 



hàr — Btd —. 

échafauJ servant à débiter 
le bois. 
barbwoyi (il e tu) — •!• — 

57> 90- 

il est tout barbouillé. 

bard{i) — g — loi, 122. 

il berçait. 
bàri — g — . 

baril. 
bat 141. 

battre. 
hatœ — T. — . 

battoir. Cf. balû. 
bâte — 7:, / — 31. 

bateau . 
batèâiv (d(i') — ^ — 76. 

deux battants. 
bâtdni (/ té /) — gol — 79. 

il (te) le frappa. 
batri (la) —H—. 

partie de la grange où l'on 
bat le blé. 



LEXIQ.UE 

I batn à fo (un) — aug — . 
pour battre 



233 



enclume 

faux. 

batû— c,f, ', gl, ang., - — 

49> 50- 

battoir. Cf. batœ. 

bavet (de) — AI g — . 

des bavettes. 

bavolàiu — c — 75. 

bavolant, coiffure en den- 
telles, à ailes pendantes. 
Ex. : huèf a bavolâiv ; bôtiè 
àbavolèà — g — . 
bavèrd — 9 — 39. 

bavarde. 
bàivtô — / — 16, 97. 
bâton. 

bâyi — 'I' — 57. 

donner; / bayre — g — . je 
donnerai. 



la faculté accordée par la coutume de Normandie, à tous les 
habitants d'une commune, de taire paître leurs bestiaux sur les 
terres dont la récolte était enlevée. D'où les locutions a banon 
et de banon, qui étaient à expliquer. 

bàr. — Cf. Dict. gén. Bard : grande civière sur laquelle on 
porte des pierres, du fumier, et aussi bayar, qui est une autre 
forme du même mot. 

batrî à fo. — Se rattache, en partie, au sens indiqué dans le 
Dict. gâi. à la rubrique techn. de ce mot : « assemblage de 
marteaux... pour battre. « 

baz'ct. — Cf. Dott. bavrcl, dans ce sens. La vieille langue (d. 
God.) disait : baviere, bavere, bauvere, baavere. 

bavolàw. — Cf. Joret : bavolcte, dans le même sens pour les 
patois du Bessin. Le Dict. gén. donne bavolet et l'ex. : sa 
nourrice portait un beau bavolet à queue de morue. Scrcl. 
Francion, 200. 



254 

bàyî — gm — 60. 

entrebâillée. Ex. : la port e 
bàyî. 
bàyu — Btd — 48. 

tige de fer placée à l'avant 
du banneau, derrière le 
cheval et qui sert à relier 
le banneau avec les bras. 
L'ancien bàyu était un 
bâton ou levier à l'aide 
duquel on reliait le ban- 
neau aux bras avec une 
corde. Ex. : no dtkrokè 
l bàyu e l bàne tœb a k€ii. 
bàseel — mf — . 

bancelle. 
bàwsel — g,f — 44, 75- 

Cf. beàwsel. 
bœ — r/, enf., f, A, H,g — 
143. 
bœuf. 
bœ — g — plur. : de bœ. 
bœle — y — . 

beugler. 



LEXIQUE 

bd'Iê(de) — enf. — 6j. 

de grands cris. Ex. : €a 
pûsre de bœlë. 
be(ùj) — <ï>, flar — 25. 

je bois. Ex. : / be byè; ej be 
bye œ hu — ang. — . 
be — g — . bois; i be — i — . 

il boit. 
beeijs) — g — 122. 

il se balance en marchant. 
beed (d la) — st, mél, g — 26, 
122. 

de la boisson; du petit cidre. 
bedo (tî) — bol — . 

le dernier né. 
bUr — A — 25. 

boire. Cf. ber. 
begyé — o, A — 57. 

bégayer, i beg — — . / beg 
— A—. 

il bégaye. 
bekae — c — 39^ 122. 

bécasse et bekos — ^ — . 



bàyî. — Français dans le sensd' « ouvert à demi ». 
Une huître s'était ouverte ; 
Et, bâillant au soleil... 

La Fontaine, Fables, VIII, 9. 

bœle. — Cf.^ en patois du Bas-Maine, les formes bœgye et 
bœye, servant d'intermédiaire entre la forme avec gl et celle de 
notre patois. 

bœle. — Y" le précédent, dont c'est un dérivé régulier. 

bedo. — Cf. (Bas-Maine) bedâo, au sens de niais, et, aussi begao 
et b(^dà, sans doute à rapprocher des formes bedel, bidel, bediel, 
etc. (cf. God.), au sens de soldat de troupes légères, officier 
subalterne. 

begye . — Faut-il rapprocher la forme du Bas-Maine bege : 
« regarder bouche bée » ? Cf. God. — Bégucr, dans l'ancienne 
langue est attesté, au sens de « bégayer ». 



LEXIQUE 



255 



behyx — c — 119. 

becqueter. 
bejle — g— 143. 

crabes gelés. 
bel (d la) — c — 44, 138 
etbè 114. 
faux cresson, berle à feuilles 
étroites (Sium angustifo- 
lium). Hx. : la bel (là le 
José — g — . 
beja —g —. 

jeune, cadet. Ex. : eenwfrer 
bi'ja . 
bhh'he — / — 116. 

bénitier. 
Bhîkyé Qe) — rt — . 

habitants de Bény-sur-Mer. 
benô — ^et L, A — . 

sobriquet. 
bk (aO — A — . 

berceau. 
bér — H, flar — 25. 
boire. 



1. verbe. 

2. subst. 

Ex. : / va à bèr œ bô kû. 
ber — c — . 

Cf. bUr. 
berbi — H — 21, 103. 

brebis et berhl — t.,J, rt — . 
benicdel (m) 103. 

ça sonne étrangement. 
bère (y) — flar — 26. 

je boirai. 
berje (/ eiwal 0) — g — . 

l'étoile du berger. 
bèrjye — f, gl — 66. 

berger. 
berjyer — :; — 66. 

bergère. 
bh-lo (a') — g — 103 , 1 10. 

un peu, un « petit brin. » 
Cf. œ ber no. 
bern — — . 

bas-côtés de la route, en 
général recouverts d'her- 
bes ; berme. 



bel. — Désigne dans la Mayenne, toutes les espèces d'helos- 
ciadium et de sium qu'on y rencontre. Cf. Dicl. gén. : berle 
(lat. berula). 

beja. — Cf. Dott. béja, abrutissement : // é tôbc il à l béja. 

bhh'kx^. — Cf. God.,Coiiipl.,benestier. Ex. tiré d'un mobilier 
des Templiers du Baill. de Caen, 1307. — Cf. Jaub. beiiétier 
(prononcez beiicqiiier), dans le même sens. 

bhiô. — Cf. Jor. qui le rapproche de l'ail. Beiname, alors 

qu'il s'agit ici sans doute du lat. bis -|- nomen. 

ber. — Franc, mod. bers. Vieilli. Cf. Dict. gén. 

bern. — Cf. Dict. gén. Mis pour berme, emprunté du Holl. 
breine, bord de route. Cotgr. donne barvie, et Richel. berme. 
Primitivement, désigne l'espace étroit qui court au pied d'un 
rempart, le long d'un fossé. Cf. Dott., même mot, au même 
sens. 



256 LEXIClUE 

œ berno myé (i va) — L fils — 
103. 

il va un peu mieux, c'est-à- 
dire un « petit brin » 
mieux Cf. berlo. 
bernbt s5 €apïe (t) — g — , 

1. il murmure (son chape- 
let). 

2. il parle beaucoup. 

3. il mange peu. 
Ex. : ^ bhiwt ta ; no bernot 

— Im — . 
bernwol for (/) — bol — . 
il tombe une pluie fine et 
abondante. Cf. / h'ae'in. 
berto (de) — / — 163. 

des Bretons. 
benvet — /, iî — 103. 

brouette et benuet — niél. — . 
beryé — t: — 103. 

broyée. Spéc. : Dentelles. 
Ex. : kâ la kart é berye. 
Quand les épingles ont 
déjà passé plusieurs fois 
par les trous de la « carte » 
à dentelle; — quand la 
« carte » est déjà travail- 
lée. Cf. brie. 



berycr{âe) — j: — loé. 

des bruyères. Éx. -.le beryer 
de Béni, 
bery (fôdre kè j) — g — ■. 

il faudrait que nous bus- 
sions. 
beryb^ — / — 106. 

brioche. 
berztl jea) — bol — 57, 103, 112. 

ça s'émiette. 
ber::iyi — Un, bol — . 

desséché, réduit à rien. 
bestyal (/) — g — . 

l'ensemble des bêtes de la 
ferme; un animal. 
bét -f, gl -. 

bête. 
lui (de) — — . 

beta rapacea. 
bt't (œn) — g — . 

une gifle. 
beto — t, gl — 84. 

bientôt. 
bêtône — /;;/ — 79. 

s'amuser à des riens. . 
betiubn — g — . 

bétoire. 



bernbt. ~~ Cf., plus haut, œ berno, dans le sens de : un peu, 
un « petit brin ». 

berxil . — Cf., Dict. gén.,bresiller, au sens de « se fendiller ». 
Cf. Dott. Supplément, ber^iye, briser en mille pièces. 

bestya l. — Encore employé sous cette forme sing. au xvii^ 
siècle. Cf. Dict. gén. 

betwbn. — Cf., Dict. gén., bétoire et bétonre, appartenant au 

franc, dialectal, au sens de « puisard destiné à absorber les 
eaux d'un jardin, d'une cour. » 



bev œkti {fô kù /) — gol — . 

il faut que je boive un coup. 
/ bcv — A — . 

ils boivent. 
bevœ — '!> — 26, 50. 

buveur. 
bhv (/) — ç, — 26. 

nous buvons. 

partie blanche et non cuite 
de la croûte du pain. 
bji (c) — Im — . 

elle court à travers champs 
(la vache). 
bhnvsel — gl — 76. 

bancelle. Cf. bàseel ; bàwst'l. 
bib — Mou il/ — . 

petit bouton. 
bibct {iic)—Mouill—. 

des petits boutons. 



LEXIQ.UE 257 

bibet (Mari la) — Mouill — . 
surnom donné à une femme 
à moitié folle, pour les 
boutons qui lui couvraient 
le visage. 

bif — bol, g — . 

chèvre. 
bidet à l yœ (^la) — Mouill — . 

sobriquet donné à un hom- 
me couvert de boutons. 
Bigâr (ni il 11) — aiig — . 

lieu dit (à Thaon). 
bigôryâiv — 9 — 29, 40. 

cerasus duracina. 
bi/tiil — g — . 

masure. Ex. : kcl vyœy bi- 
jhd ; Jâl Inuat. 
bikvaee {^ee) — /;;/ — 119. 

mis l'un d'un côté, l'autre 
de l'autre. 



biy^. — Cf. Dici. gcii. où le verbe seul est cité dans 
l'ex. suivant : « deux pains qui se sont baisés dans le four », 
c'est-à-dire effleurés. Le verbe existe dans le Bas-Maine, sous 
la forme /v'^c/c' {d. Dott.). Cf. Dottin bt'-yao, baisure, l'endroit 
par lequel un pain en a touché un autre dans le four. 

be^. — Cf. Jor. qui cite le même mot, au même sens, et 
qui l'explique dans ses Mélanges île phonétique norniaiide. 

bib. — God. donne /'//'('/ et giiibet au sens d'insecte. \'' in : 
Roman., 1899. p. 212, l'art, ivibet de M. Thomas, où le savant 
romaniste indique comme primitif un anglo-saxon ivibba : 
insecte en général. 

bif. — Cf. Diet. gén. Primitivement femelle du cert com- 
mun. Dans le Bas-Maine, bik (cf. Dott.). 

bijûd — Cf. Jor. bijnte, petite cabane, et le lieu dit « La 
Bijiide », prèsCaen. 

bikvaee. — Cf. Jor. bequvhié : mettre sens dessus dessous. 



Gui;ri.in du Gu^r. — Piultr pop. de Thaon. 



258 LEXIQUE 

bine (de) — g — 45. 

des beignets. Cf. de him. 
bisâ — ^ — 143. 

bissac. 
biû — (f — . 

atteindre. 
b'iùc (de) — g 1)1 — . 

des beignets. Cf. de bine, 
blae— gl, l,g—3S. 

blé et blay — H, <I> — . 
blâsi — Btd —. 

terme de charpentier. Blan- 
chir (une planche), c'est la 
débarrasser de l'écorce, la 
raboter. (Franc, technol). 
blâjlay (il e) — Alg — 35. 

il a gelé blanc. 
blœe (de) — mél — 45. 

centaurée bleuet (centaurea 
cyanus). 
blœre — 0, s. — 29, 31. 

blaireau et bla're — I)ol — . 
pi. de blœrytnu. 



bld'i — 5 — . 

bleue. 
blhlw^ — g — 78. 

blanche. Cf. blèàwe. 
blhi (il e) — ang, op, g, H — 
57, 122. 

il est blessé. 
ble-eœr — g — 55, 122. 

blessure. 
blek (pt'i) — gin — 119. 

poire blète et blek — ç — . 
bleàiu — gi — 76. 

blanc. 
blèàwf — gl — 76. 

blanche. Cf. bUàiu€. 
b/o (no s ramàs a it pli) 

— bol — 143. 

on se ratatine. 

blÔd — Oy g . 

blouse. 

Ex. : vàdo de blbd ekale ? 
vendez-vous des blouses 
fendues ? 



Cf. Dicl. gén. bécheveter, mettre à béchevet, c'est-à-dire la tète 
de l'un aux pieds de l'autre. Le subst. appartient à l'ancienne 
langue (cf. God.), mais le verbe paraît être un néolog. Notre 
forme de Thaon est régulière : Cf. Dott. béevele et bejibele. 

bite. — Ne doit pas dériver de bitte (terme de marine), déjà 
donné par Furetière. Cf. Dict. gén. — Cf. God., qui cite un 
ex. du verbe, au sens de toucher, en 1542 (arch. des Côtes- 
du-Nord) et y verrait le même mot que butter (?). Cf. Dott. 
Même mot, au sens de « toucher légèrement ». 

blek . — Cf. Dict. gén., qui donne les deux formes blèche et 
blette. Remarquer (cf. God.) /'/^r/Vr = amollir en frappant. Ex.: 
blecier des olives (xi"' siècle). Glosse de Raschi ap. Darmest., 
Rev. crit., 2 août 1880. 

blod. — Cf. Dict. gén. Le mot Hgure au Dict. de FAcad. 
depuis 1878. Le Dict. gén. en cite un e.xemple de 1564. 



LHXIQ.UE 

blokye {de) — .<,' — 45, 128. 
fuseaux servant à fabriquer 
la dentelle au métier. 

^— ?. ::, •!• — • 

bouleau et btilar. 

Ex. : sg. baie d bo. 

pi. baie d bo. Cf. bu. 
bof — si — 122. 

bosse et : bù^ — î — . 
bofi (te) — Im ,£,:; — 5 7 , 1 22 . 

1. c'est bossue. 

2. c'est poché. 
Ex. : / s e boei ; y U va boei; 

il a l yœ boei. 
bbeii — ï, st, gl — 122. 
bossu. Ex. : / e dublâe a 
dd' : / e bôfii. 
Bokhi (la) z — . 

La « Bosquine », nom propre 
(originaire du <■< Bocage ", 
pays de \'ire). 



2)9 

bdnâ — «I> — . 

banneau. 
bônà' — g — 144. 

bonheur. 
Bôrbycr — 'P — 39. 

Barbière(lieu dit à Thaon). 
bore — / — 31, 40. 

barreau ; plur, le boryà. 
bdrel — A' — . 

baratte. 
bdrik~g — ^<). 

barrique. 
Imrjen — g — . 

bourdaine. 
bbrn — fî> — III. 

borgne. Ex. : boni d œn yœ ; 
et : boni — ç. — . 
boryér — / — 40. 

barrière; et : bôryer — 9 — . 
bosé — :;, — . 

boisseau(x) ? 
bot 1(1' — 9 — 50. 

ouvrier qui bottèle. 



bldkyt '. — God. cite le mot sous la forme bloqiicl, mais aucun 
des ex. qu'il en relève ne paraît s'appliquer au sens que nous 
lui connaissons. 

bb. — God. donne nombre d'exemples des formes boni, booiil, 

boitilly etc., et de bous qui nous intéresse spécialement : « sauz, 
marsauz, boous, coudre ». (1309, Arch. J. J. 45, i'° 81 r°). 

boei. — Reformé sur bbs, ou mieux bbe. Cf. Dott. Même 
forme pour le Bas-Maine. 

hbret. — Cf. Dicl. gén. Le mot a été relevé pour 1549 dans 
Rob. Estienne. Cf. Dott. Le Bas-Maine connaît la forme franc. 
barat et aussi le dim. baratô. Faudrait-il en rapprocher l'exemple 
donné par God. : « un barateau^ 15^ ", et tiré des arch. du 
Finist., 1543. 

bu r jeu. — Cf. Dict. géii., qui cite vers 1200, « la borzaine 
et le genest», dans Roiiiania, 1872, p. 422. — Cf. Dott., burdren. 



260 



botô d la jev (/) — rt — 40. 

le chaume de la fève. 
BozL'li — i — . 

Basly (nom de commune). 
boiure — 5 — 97. 

barreau. 
BÔbàvU — ang — 21. 

hameau de Thaon. 
bdn — g! — 79. 

bonne (adj.) 
bon (Jb ke se dà se) — gol — 

79- 
il faut qu'elle soit dans ses 
bons jours. 
bon (uu) —gol — 79. 
une bonne (subst.). 
bônmà 81. 

bonnement. Ex. : tu bônmà. 

bo sàw (j s a bayî) — g — . 

il s'est donné une bonne 

chute (se dit de quelqu'un 

qui est tombé par terre). 

bdiay—f, H, ^—35. 

bonté. Ex. : // a bye d la 
botay, st om la. 
braeyer — g — 122. 
corsage de femme. 
bràg — st, l — 15, 38. 
brague ; bragi — Bîd — . 
culotté. 



ait 
les 



LEXiaUE 

brâni — g — . 

mélange de son et de 
caillé pour nourrir 
porcs. 
bràyâr (zyœ) — g — 38. 

vieux braillard. 
bràsiye — i — . 

blé humide, mis en meules 
avant d'être sec et qui 
s'échauffe en tas. 
brâyn 



braillard. 
brâ — H~ 

son. 
brâji — gm 



60. 



tachée de rouge et de noir 
(vache). 
bràk — gl — 119. 

branche. Cf. bràwk. 
bràne — mél. A, $ — 75, 114. 

branler, remuer. Ex. : i 
bràw thjil. Cf. brâivne. 
bràwk — i, st, ^P, ^ — 75, 

119. 

branche. Cf. bràk. 
bràwne — $ — 75. 

branler, bouger. Cf. bràne. 
brâ — Btd, gm, ang — . 

pièce de bois qui passe dans 
les « étriers », servant à 



bràg. — S'emploie aussi bien au singulier qu'au pluriel, con- 
trairement à l'usage de la vieille langue {d. Dicl. gén.). 

bràne . — Cf. Dott. Même mot au sens de : « mélange de son 
et de choux pour nourrir les canards. » Cité, comme néolog., 
dans le Dict. gén. Cf. encore Dott., au même sens, brœne. et 
broné. 

bràji. — et. God. « pour un aumeau bringé... » dans : 
Pluquet. Pièces pour servir à l'hist. du Bessin, p. 44. Cf. Dott. 
brâ je. 



I 



LEX 

sceller la charrette sur 
l'essieu. Ct. brœye. 
brœtiyi — ^ — 57. 

écrasé ;et : brœtiyi — ang — . 
brd'ytnu (du) — i,^ et L — 98. 

de la brume. Cf. bràyàiu. 
brdye — ang, gm, lin — . 

1. mettre des « brœ >•. 

2. attacher un essieu à une 
charrette. — Fixer une 
voiture. 

brœ — -, © — 82. 

1. bru. 

2. nouvelle mariée. 
bre (id). 

ça pleure, ça crie. 
brtk — st, <I>, A — 119, 

brèche. 
brt'le ■ — g — . 

habillée; mal habillée. 
bre{œ) — gl — 67. 

un brin. 
bri (du) — //// — 61. 

du bruit. 
brid — Btd — . 

partie de la charrue (v 
fig., au mot : kyerû. 



lauK 261 

brié — ■:: — . 

broyée. Cf. bêryé. 
brikdli — Btd — . 

brocoli, chou d'Italie, et 
aussi, par extension, jeu- 
nes rejetons de choux. 
bro — g — 43. 

broc. 
hrbsyer — «I* — 39, 122. 

(brassière), corsage. 
bri noie — Ah — . 



grignoter. 



bri:(^i 



57- 



brisé. 
brJ (œ pfi) — g, f, bol — 67 . 

un petit peu. 
brôk — g, st — 119. 

broche. Ex. : luoje d ke à la 
brôk ; brbh ti kardo — c — . 
brbskye — g — . 

brodequins. 
brote — ■ 0, rt — 52, 53. 

brouter. 
broyé — gm — 52. 

brouiller. 
broyi — j — 83. 

broyé. 



brd'vdiu. — God. cite les formes brouillas, bretiilla:^, brail- 
las, etc. 

brelé. — Cf. Dott. : bra-l = mauvais habit ; — brclâo = 
dépoitraillé. 

brikiVi. — Cf. Dott. Même forme, au sens de « rejetons », et 
aussi brbkbli. 

brinolc. — Contamination verbale, formée de brin-\- gri- 
gnoter. 

brbskye. — Vient du néerl. brosekin. Cf. God., qui relève les 
formes hroisquiu, bnisqnin, au sens de « sorte de drap qui pre- 
nait son nom de sa couleur ». Cf. Dott. broke. 



202 

Ex. : ki l brby — méJ — . 

qui le broient. 
hrûlœ à kaje — f, g — 50. 

brûloir. 
brùlœr — g — 55. 

brûlure. 
bru ma — o — 82. 

jeune marié; et : brœmà. 
bré (d la) — ang, A — . 

écume de savon, de lait. 
brus — A^ — 52. 

brosse. 
brutal (yyœ) — •!> — 38. 

vieux brutal. Cf. hnitâ. 
biUye — / — 66. 

bûcher. 
brun — A — 83. 

brune. 
brutâ — i — 143. 

brutal. Cf. brutal. 



LEXiaUE 

brijyâw (du) — Alg — 98. 

du brouillard. Cf. brœyàiu. 
btiho — H — 133. 

étui de flmcheur. 
biiktœ — g — 119. 

ramasseur de petites bran- 
ches. 
bâkyé — g — 119. 
petit chemin 
champs. Ex 
pâsre pâ â' kà. 
bhkyet {de) — g — 119. 

petites glanes de bois 
bûchettes. 
bnm (/ /) — g —. 

nous y bûmes. 
bure — \, H, N, ang — 

toit à porcs. 



a travers 
: bûkye ki 



ou 



brumà. — Cf. Dict.gén.*bni)iia)iet *brunien. Ex. : 1521. Nous 
disons la bru et le briinien, au lieu de fiancée et fiancé. Fabri, 
Rhét., dansDelb., Rec. 

brn. — Cotgrave connaît brone au sens de (v petit brouillard 
blanc ». Le franc, bronée (cf. Dict. gén.) en serait dérivé. 

btiho. — Cité comme arch. dans le Dict. gén. et comme 
d'orig. incertaine. Cf. God. qui donne, au sens général de 
conduit, tuyau, gaîne, les formes biihot, biiiot. Il semble bien 
qu'il faille y voir un diminutif de bnie, qui paraît dans les 
Patois du Bas-Maine, (cf. Dott.) sous la forme bue, sans que, 
d'ailleurs, le diminutif y soit en usage ; c'est kuye qui en tient 
lieu. 

bâkye . — Peut-être faut-il le rapprocher de bnschette, cité par 
God., au sens de « petit bois, petit taillis ». 

bhkyet. — La forme normànâiQ buquet te est employée en franc, 
dans un autre sens. Cf. Dict gén. 

bure. — Cf. Dott. burà, au sens de « cabane », et que cite 
aussi le Dict. eén. 



LlvX 1Q.uk 



263 



Bitrône — ri — Ho. 

habitants de Buron (hameau 
de Saint-Contest). 

bute — /— )3, 114- 

bouteille. CJ. hitr, etc. 
biiU'l — ::— . 

bouteille. 
bit tel — c — 44. 

bouteille. 
biitey — ,^^/ — . 

bouteille; ef.biitéy — H — . 

biilh'i (i(n) — A'^^ - — 5?5 

' 60. 

une bouteillée. 
/;//:^M (no) — hn — . 

on s'amuse à des riens. 
Im (baie d) — Al^^ — . 

balais de bouleau. Cf. bo. 
Biibayœ (/) — an<^ — 143. 

lieu dit (à Thaon). 
hiei -^ o — 57. 

bouché. 
bîiet — % — 60. 

bouchée. 
biieye — <^l, ang — 66. 

boucher. 
htid (/) — ang — . 

il boude. 



builï — /, incl — 67. 

boyaux. 
bugcr dt mekanik (la) — JJar 



10 



lac bougresse » de machine 
à coudre. 
hùgr — A — . 

bougre. 
bilj (si tu) — A — . 

si tubouii;es. Fx. : si In bttj, 
j vive I à fui. 
bnji — A — 57. 

bougé . 
bujii — î: — 81, 144. 

bonjour. 
hiikye — st — 45, 128. 

fleurs. Ex. : une plante dû 
hîikyê ; ci : de kikye 
— <I» — ; biikè — gl — . 

bél—f—. 

boule. 
iHihîjye — iiiel — 66, 75. 
boulanger; et : bnlàwjye 

-r:,gi,f-. 

but — Btd — . 

dis; prétends. Ex. : Init kù j 
md. 
biive — Btd — . 

rabot de charpentier, pour 



bù^ok . — Cf. Dott. bu:^iue, s'amuser, et hu::iyole, faire du 
bousillage. Cf. dans God. busser, au sens de <( ravauder », dont 
les précédents pourraient n'être que des diminutifs ou des 
péjoratifs. 

but. — Rare dans le franc, mod. (cf. J)ict. gén.) 

Remarquer ici l'ex. d'emploi au figuré, connu aussi des 
Patois du Bas-Maine. 

buve. — Cité par le Dict. gâi. comme franc, technolog. Ce 
mot existe, dans le Bas Maine, au sens de » pelle de bois creuse ». 



264 



faire les mortaises et les 
languettes. 
bunh — «I> — 81. 

bonnette. 
Piirie — - — . 

bonnet ; plur. : de bone, 
bùnmâ (/?/) — bol — . 

tout bonnement. 
htor — :: — 90. 

cane. 
binî' — bol ■ 

bourreau 
biirf^ou 



LEXiaUK 

hnlo 



31- 

op, iiiél 



70, 80, 



136. 

gourgane; fève de marais. 
buriko — f;J — . 

âne. 
htirbe — bol — 39. 

bourrache officinale (bor- 
rago officinalis) ; et : bwo- 
rak—Btâ — . 
bute — T. — 114. 

bouteille. Cf. butel, etc. 
butel — ç — 1 12. 

bouteille. Cf. butel, etc. 



bourgeons. 
buvrd'l — 9 — 112. 

bouvreuil. 
buyô — s — . 

boyaux . 
biuàl {de) 112. 

boyaux. 
bu'âe (du) — ang — 64. 
du bois; et : biue — gi)i, st, 
H—. 
bwàt — Btd — . 

trou dans le moyeu^ où 
s'adapte la roue, au bout 
de l'essieu de la charrue. 
(Voir figure, au mot : 
kyh-n). 

hwe pa {avo pu k la snpe n) 

— e^ et L — 102. 
avez-vous peur que la soupe 

ne bouille pas ? Cf. : sa 
n biue pâ — flar — .é'a bwe 

— 'I* — . la sup bwe 

— rt — .la sup Inuulra. 



buôr . — Donné par God. sous la forme boiire, bourre, au 
sens de « cane », avec un ex. tiré des Arch. de la Seine-Infé- 
rieure, xv*^ s. Cf. Dott. buri, au sens de canard. 

Imr^tm . — Cf. Dott. burgan. Cf. Dict. gén. 1645 : gobeux 
de gourgane, David Ferr., Muse Norm., dans Delb., /?<r. Admis 
en 1762 dans le Dict. de FAcad. 

bûrbf. — Cf. Dott. burh et buriH\ Cf. Dict. gchi. La forme 
la plus usitée pendant le xvi^ s. et une grande partie du xvir" 
est bourroche. 

bivat . Cf. Dict. gén. « Par ext. : cavité, creux où entre et 
joue une pièce mobile». Cf. Dott. hwè : petite ouverture dans 
un mur; et biuel : lucarne, trou dans un mur. 



LEXIQjUE 

Inwi! — - — 92, 138, 140. 
Lx)uillir ; et : bwPd — A — . 
Ex. : ra va Inved — î^m — ; 
et : bwer — *!• — . 
huhe — rt, %— 43, 57, 87. 
baisser. Ex. : va In t hue se ; 
— gl — . baissé. 

135- 



2(y 



et 



bivesi 
hwese — mél — 
boisseau. 
PI. bîue:(yà. 
huetûr — mél — . 

bouture. 
huexf —T., «I» — 58, 87. 
baiser (verbe et subst.)Ex. : 
/ bwe:^ du pc; et : bu'c:[i 
(part. pass.). 
biui — rt, \, g, ^ — 65. 
buis ; et : hw'i — H — . 
bwolè — t — 90. 

trou dans un mur. 
biudiioni — ,<,•■ — 89. 

bonhomme. 
biuôr (0) — ang — 90. 

au bourg. 



bwôr — C, 'I' — 89. 

cane ; et : biuôr — ang 

(v"" Iniôr). 
biuordd'r ^9 — 5 5 • 

bordure. 
hvordlo — *I>, bol — . 



poires cuites dans la pâte. 
bworè — r. — 42, 91. 

bourrée; et : bivoré — z — . 
biubriko — mél — 92. 

âne. 
biuorjôiie — <s — 80. 

bourgeonner. 
bu'Ôrlye — gm, atig — 91. 

bourrelier. 
bivoro (de pli) — bol, H — 91. 

canards qui commencent à 
aller à l'eau. 
bivorbe" — 9 — . 

bourriche. 
biubrs — ang, j; — 16, 90. 

bourse ; et : bwors — '!> — . 



Invéd. — Cf. God. Boiidre. Ex. : 

Fait chevaliers armes verser, 
Cuers desmentir, cerveles boudre. 

Guiart, Roy. Ligti., 2315. Buchon. 

biuolè. — Cf. Dirt. gén. sub. voc. boulin. « Peut être dérivé de 
boule. Par ex. : trou pratiqué dans un colombier... trou prati- 
qué dans un mur pour un support d'échafaudage ». Cf. Dott. 
buliiie, au même sens. 

biubrdlb. — Cf. God. bourde : tourte aux pommes. Ct. Dott. 
Imrdè : sorte de gâteau dans lequel on met quelquefois des 
pommes et des prunes. 

Inubriho. — Cf. Dict. gén. bourrique et bourriquet. 

bivoro. — Cf. God. bourot : canard, petit canard. 

bivbrbe. — Dict. gén. « Semble être le même mot que bour- 
rache, au 'sens de manne d'osier, écrit tantôt bourrague, tantôt 



266 



LEXIQ.UE 



biuorsnfle — © — . 

boursoufler, 
bwose (œ) — g et L — 31,64. 

un boisseau; et: huose — /, 

plur. : dé bwosyaiu. 
hwosô — N — . 

bouchon de paille. 
bwotu — © — 48. 

boiteux. 
Imjoy (Je) — mcl — 40. 

les boyaux. Cf. le suivant. 
hwoyà — cf — 29, 93. 

boyaux. 
hwoye — 9, flar — 91. 

bouillir. Cf. bwed. 
hiuoyèâ — A — 74, 90. 

bouillant. 
hiuayi — 5 — -. 

bouilli. 
bwèyî — ^, <f, alg — 91. 

bouillie. Ex. : frikaa d 
hwbyi. 
bwbyô — gl — . 

bouillon. 
bwoyô — gl, •!>, / — . 

boue. 
hvbyo {de) — / — 93. 
des boyaux. 



bwoymi (m) — g m — 79, 
80. 

ça bouillonne. 
biuÔ:( ^ de vak (d la) — • ang, 
Im — 90. 
fiente de la vache, du bœuf. 
bioiifô — o — . 

bouchon. 
bwnre — — 91, 

bourrer. 
Inuîiriko — t — . 

âne. 
byâ' — c, niél, mf, g — 28. 

bief. 
byâ'dr — g — 46. 

beurre ; byœr — / — ; et : 
byœr — <î> — . 
byâre — gm, o — . 

beurrer. 
byœré — © — . 

beurrée. 
bye hà (jiôt po n e pa me) — g^ 
st — 84. 
notre pot n'est plus bien 
haut, bien plein. 
by} — H, g — . 

bien. Ex. : ee bye hom fà. 
byo — H, 'I>, S — 29. 

Ex. : i je byo; via du byo ta; 



bouragne ou bon r raque ». Cf. God. qui connaît, dans ce dernier 
sens, les graphies : bourroiche, bonrrouche, bourrache, etc. 

bwoyô . — Cf. Dott. : flaque d'eau, boue. 

Invo^. — Cf. Dict. gén. sub. voc. bouse, xii'-' siècle. Il muert 
corne bues en se bouse. Rend, de Moiliens, Miserere, CCIV, 
12. 

byâ . — Cf. Dict. gcn. Furetière écrit bie:{. Au w" siècle, bied. 
Cf. God. sub. voc. biet, au sens de : lit de rivière, dans le 
Voy. de Charlem, 774, Koschwitz. 



/ s3 hyà ; // c hyo ; f'e byo ; 
€£ t i byo. 
byÔfer — f,gl— 29. 

beaucoup. Ex. : jeft byojer 
de vyàj. 
bieàiu (du) — i^l — 98. 
taïK's de pois. 



f e — *I> — 121. 

c'est. Ex. : fe y œ kê j ve 

— gni — . c'est eux que 
je vois, è! kt'l ké ee? 

— 2 — . lequel est-ce ? 
...uh ea y e — alg — . 
. . .où c'est. € pàw ? — g — 
98, 121. est-ce pas ? 

eh —gl, -,/, /,-, A — 121. 
ça. Ex. : en a... cela a... 
ea 1 ère ça l'aurait, fa depà 
de s kê fa y e — ;•/ — . 
fâ vni (la) — Btd — 26. 
la voilà venir. Cf. fô. 



Li;xiQ.UE 267 

fabô — i:,£, nif.gl, 'ï' — • 

sabots. Ex. : vyœ eabo! (in- 
jure). 
fabiuotî — g — 67, 93. 

surnom d'un curé toujours 
chaussé de sabots. 
fae (d la) — gl — 35. 

de la chair. 
fakide — fiar — . 

bavarder. 
fald' (d la) — // — . 

de la chaleur. 
fanifô — Bld — . 

séneçon vulgaire. 

(senecio vulgaris). 
fapel — -g — 44. 

chapelle. 
fapldr — C — 5 ) . 

chapelure. 
fardrb — c — . 

chardons. Cf. kardro. 
farji — g — 58. 



chargé. 



farjï (i ave) — ang — 60. 



s'était chargée. 



bieku. — Cf. God. : pesac, pesa^, chaume de pois, hachures 
de pailles quelconques. Cf. Dict. gén. sub. voc : pesât. 

ea vni. — La locution complète serait quelque chose comme : 
la vtfti vni, équivalent normand d'un franc. : « la voi(a venir, » 
qui n'est attesté par personne. Ni Littré, ni Godefroy ne 
paraissent l'enregistrer. Ni Dottin. ni joret n'en tout mention. 
Encore très usité à Thaon. 

fakutt'. — Est-il à rapprocher de fakàtt (d. Dott.) au sens 
de chicaner, taquiner? Im tout cas, d. le Pat. du Bas-Maine 
(Oottin) : jagote, parler trop, et jabott-, taire de longues remon- 
trances. Cf. aussi le franc, jacasser (Dict. gén.). Nous sommes ici, 
sans doute, en présence d'une contamination de deux radicaux. 



268 



€11)1)1 (œ) — g — . 

cercle à la lune. Ex. : ta ké 
l mr))i é lîi'e, ta hè lyô é 
p)-œ (dicton). 
€àrô (/) — g — . 

le charron. 
fasœ — st — 144. 

chasseurs. 
eattiye — tc — . 

chatouiller. 
eavat — :; — . 

savates. 
eàîu))) (de) — alg — 96. 

des fanes de pommes de 
terre. 

€âwtO g — 98. 

châteaux. 
€ay (d la) — H —. 

de la chair. Ex. : d la 
mbve^ £ay. 
eà (œ) — c, gl, )nél — 121. 
un cent. Ex. : al su = cent 
sous. 
£àbrà(l) — H — 114. 

le chambranle. Ex. : / €àb)-à 
d la f))iiné. 



LEXIQ.UE 

fàbrih- — ^'/, A — . 

I. bâton fixé par un an- 
neau, sous une char- 



rette, et destiné à la 
maintenir horizontale. 
2. servante (vieilli). 
eàd — st — 121, 140. 

cendre. 
^âdhye — / — 103, 121. 

cendrier. 
€âdlâ' — st - — 144. 

Chandeleur. Fête de la 

Présentation de J, -Christ 

et de la Purification de la 

Vierge. Ex. : la fh- eàdlœ. 

fâdr — c, gl, rt, g, bol — 69. 

cendre ; et : fâd)\ Ex. : dà 

ki h lia nie la ^àdr. 

€àd)-iyô — g — . 

qui se traîne dans la cendre. 
€àji {je) — A — 58. 

j'ai changé; et : / vive 
mwje. 
£nplœr — c — . 
chante-pleure. 



fà)-))i. — Cf. Dict. gén. coiie (du latin circinum) : cercle de 
vapeurs qui apparaît quelquefois autour du disque de la lune. 

Cf. God. cernement, au sens de cercle {cer)ié) magique. Ici, 
fà)-))i est le résultat d'une étymologie populaire. 

€inu))i . — Cf., en Bot. (Dict. gén.), le mot franc, chaume, 
au scns.de tige cylindrique, fistuleuse, des plantes graminées. 

eàbrà. — Cf. Dict. gén. 13 13. Pour tailler les tournanz, et 
les chambranles des arcs, dans Gay, Gloss. airh. 

fàb)-ier. — Cf. La Font., Fables, VII, 11. — Dans God. chain- 
béi'ier, mais au fém. cbaniberine. Cf. Dott, eàbûryh-, au même 
sens. 



eàsœ — g — 69. 

chanceux. 
attat' — H — 3 ) . 

chanté. Ex. : // a byc €àlac. 
câte (vo) — H — . 

vous chantez. 
càlè (tu) — H — . 

tu chantais. 

càii'ji — g — 5^» 75- 
changé. Ex. : ^a a €àiuji. 

t'àivl mb (/) — g — 75- 

il chante mal. 
€inute — gl — 75- 

chanter. 
€œ }yè (d) — g — )6, 107. 

de chez elle. 
€âe (d la) — st — 35, 144- 

chair; et : €c. 
cœmkyer — st — 116, 121. 

cimetière. Cf. émityer. 
à — g — 121. 

ces. 
€e likéjve — g m — . 

c'est lui que je vois. 
d—gl — 2y 

soit. Ex. : lyœ k sa à : 
— que ça soit. 



LKXiaUK 269 

€eàw 78. 
cent. 
àiiie (!) — c, gl — 10 1. 
le chemin ; et : œ cim\ Ex. : 
âj tue aie pa dà su ciiié là. 
€èmi (/) — si, g — . 

le chemin. 
/ €èmc — // — . 
ehnityer — mf — 10 1, 121. 

cimetière. Cf. avmky'er. 
fhiâ (/) — Btd — . 

plancher Je la grange. 
n'iiôl — g — . 

manivelle qui meut la 
chaîne d'un puits. 
fer voleàw — g — 78, 121. 

cerf-volant, lucane. 
eerfyœl — gl, \, g — 112, 
121. 
cerfeuil . 
eerfydy — /;// — 121. 

cerfeuil. 
eerj — 5, flar — 44. 
char":e. 



ehï (ma) — g — . 
ma chérie. 



^f,,ill, —Cf. Dott. fènâ, enà, mauvais lit; et sua, au même 
seiiTcf. God. chenail, au sens de grenier. Haute-Norm., vallée 
d'Hyères : poutres mal dégrossies où l'on entasse du loin. 

^(■',0/. _ Cf. Littré : *signole, dévidoir construit sur l'axe d'un 
treuil ; et : chignolle, dévidoir de passementier. Ct. God. ceoi- 
gnolc, choingnole, au sens de : poulie pour puiser de l'eau au 
puits, manivelle qui meut la chaîne d'un puits; espèce de grue. 
Cf. joret, chouénolc (Bessin) au sens de manivelle, treuil. 
Cf. Dut. gcn. sub. voc. : cigogne (tech.), manivelle d'une 
meule à repasser. Diminutif de ciconia. (Type *ciconiola). \ ' 
A. Thomas, Essais de phil. franc., p. 265. 



270 



€erfê — Jîar — 38, 100. 

charger; et : mji — inél, 
^, H — -. chargé. Ex. : 
€hji su mô db. 
eervel — g — 15, 44, 121. 

cervelle. 
£ettf — / — 21. 

chétif. 
€etiv — si, rt — . 

chétif. 
€evâ (/) — «I> — 1 01, 143. 

le cheval. 
€evr — H — . 

chèvre ; et : eévr — bol, gl, 

a — 

Cf. hftvr. 
ûvrtjœl — g — 112. 

chèvrefeuille. 
€èvrœJ — g — 112. 

chevreuil. 
dvrd — g — loi. 

chevrons. 
€èàivbr (la) — st, gl,g — 77. 

la chambre. 
eèàivs (dJd) — *I^ — 77. 

de la chance. 
ehnute — g — 77. 

chanter. Ex. : / €èàwt — 



LEXiaUE 

eek 



c— 121, 143. 
cinq ; et : f? — c, gl — . 
^èkât — c — 75. 

cinquante ; et : £èkàwt — 
st — . 
eekàten — mil — 121. 

cinquantaine. 
ehi — / — . 

chêne. Cf. kyhi. 
eenbl — rt — 42, 71, 121. 
bras d'une manivelle. Cf. 
eenol (et la note). 
eetûr — st — 68, 121. 

ceinture ; et : eetur — gl — . 
fibo — gl, st — 121. 

plante potagère, du genre 
de l'oignon (v"" note). 
àf{de) — /;// — 121, 135. 

des cives. 
€igu — iiiél — 121. 

ciguë. 
eikanmr (dif) — g — 48. 
sycomore commun (acer 
pseudo-platanus). 

^Jj±— g, gl — • 

laitue romaine. 
fikore — g — . 

chicorée (salade). 



^ibo. — Cf. Joret, Flore. C'est Valliiini cacpa de Linné, ou 
ail oignon. Ce nom se donne surtout aux pousses de l'oignon 
repiqué ou du jeune oignon. 

fikdniilr . — Cf. Jor., flore. — Chicamor dans le Bocage ; — 
chicamo dans la Hague. Cf. God. sigamor, sicavior. 

eikô. — Cf. Dict. ghi., chicon : nom donné à la laitue 
romaine. Kx. : 1700. Les grands chicons rougeàtres. Léger, 
Nouv. Mais. rnsl., dans Delb. Rec. Admis Acad., 1762. 



eiklàye — lui — . 

déchiqueter. 
fitiikyi'r — i'/ — II 6, 121. 

cinicticrc. Cf. avmkyer et 
icniilyer. 
find' (jvvyœ) — J — 144. 

quc-mandeur. 

firaâcl — g — . 

Chirosne (ruisseau). Cf. le 
rikarà — g, Hod — . 
€irdn — g — . 

Lieu dit au Fresne. Ca- 
milly. 
€iv — gl, rt — 121. 

cives. 
eivyêr — / — 121. 

civière à transporter les 
grains. 
eivre — Un — 121. 

porter sur une civière. 
eivyeré — g — . 

contenu d'une civière. 



LliXiaUH 

eimùru' 



271 



pousses de choux. 
€ini — '!> — 67, 106. 

chemin. 
€mime -^ gl — 33, 106. 

cheminée. 
£nà — / — 106. 

plancher de grange (formé 
de perches). Cf. chià et la 
note. 
^iiil (dé) —g — 106, 112. 

des chenilles. 
£)IU — / — . 

bon. 
€0 (d la) —gl— 40- 

de la chaux. 
eb Çee) — mél — 39. 

c'est ça. Cf. €a. 
€0 vni {via) — gm, g — 26, 

4"- . ,,. 

(le) voilà venir. Ct. ea. 

€Ojt't — A — . 
chautferette. 



fiktàyf' . — Contamination de *chiqueter (v Dict. géti.) ou 

déchiqueter et de tailler. 

Wmr. — Cf. Dott. eiiie : demander rauniône a\cc insistance ; 

^inû, chemineau. 

ehn'îinc. — Cf. Jor. chime et chiniclc : pousse d'un chou qui 
a été coupé. Cf. God. chimenée, au sens de : buisson, tourte 
d'arbres. Ct. Dott. suut\ baguette flexible qui termine la ligne 
à pêcher; et simct, petite branche d'un arbuste, petit rejeton. 

Franc, cime. Cf. Dicl. gén. cyme. Bot. : florescence terminale 
de certaines plantes 

i-uii. C'est le franc, chenu, du lat. pop. canutum (ct. Dict. 
gcn.) « Du vieux vin est du \\n chenu, dont la vieillesse est une 
garantie de la qualité. Par ext., se dit de tout ce qui est de qua- 
lité supérieure ». 

côft't. — Cf. God. chiiu/clc, au même sens. 



272 
£olè 



LEXIQUE 



manquer de tomber, faire 
un faux pas. Ex. : no va 
€Ôle. 
eolâr — 9 — . 

qui manque de tomber. 
€0)11 — £, A — . 

fanes de pommes de terre. 
Cf. €aîvni (et la note). 
€opïn — iiiél — . 

chopine; mesure de la con- 
tenance d'un demi-litre. 
£oten — g — 40, 70, III. 

châtaignes. 
€oto — g, f, H — 40. 

château. Ex, : 1 £oto â iimsyœ 
nwje. 
€ren — /, st, N — 70, 107. 
vase en terre, percé dans sa 



partie inférieure, et dans 
lequel on met la crème. 
a-î~ (de) — «I>, gl — 122. 

des cerises. 
€te — /■/ — 136. 

jeter. 
£li (le) — A — 136. 

le jeta. 
€jl(depn) — a> — 67, 136. 

petites repousses, rejetons 
d'arbres. 
€H€e — niél, %, *1» — I22. 

sucer. 
€iik — s\ — 119, 122. 

souche. 
€n\r (du) — ■ g, gl — 122. 

du sucre; et : €iik 140. 



fôlt'. — Cf. Dict. gên. rhopper, au même sens; — et aussi 
dans les parlers du Bas-Maine (cf. Dott.). Cf. Jor. cholé, au sens 
de tourner (?). Cf. God. soiiJer, chonJcr, chohr, primit. : jouera 
la soûle, puis, par ext., frapper, maltraiter, et, aussi, patiner, 
glisser sur la glace. Cf. Remania, 1899, p. 178. Art. de M.Tho- 
mas sur le mot anilc, qui est le primitif d'après lequel a été 
formé le verbe soûler. Norm. chouler et chohr. 

ercn. — Cf. Bescherelle : screnne, vase où l'on sépare le beurre 
de la crème. Cf. God. : seraine, baratte. Ex. : de moudre ses 
vaques et de laver ses cheraines. Dial. franc, flam., f° 16, 
Michelant. Cf. Littré : *séret : lait caillé dont on a séparé le petit 
lait. Et *sérac, espèce de fromage blanc. Saussure. Voy. Alpes, 
VII, 254. Joret, qui cite chrene et srene, donne comme étymo- 
logie(?) le b. a. schrantsen, déchirer. 

eti. — Peut-être faut-il voir là une modification secondaire 
d'une forme yV//5, qui serait l'adj. getcis, getis,jettis (cf. God.) de 
l'ancienne langue, et pris substantivement. Cf., dans God., 
geton, au même sens, et les dérivés getoner, geloncelel. 

€uk. — Cf. Jor. chaque, dans le même sens, et les dérivés 
chuquète, chucar, pour les parlers du Dessin. 



LEXIdUE 



273 



eukri^ d ôrj — / — 42. 

sucre d'orge. 
e-i{pir (un) — ^^ — 33, 85, 
122. 

une pousse d'arbre. 
enpé — st — . 

quantité. 
€iuâc (le) — 'I» — 74. 

les Chouans. 
eiuint' — lin — . 

pleurer. 
€ye — i^l, Bi — 55. 

cher. 
£yè (d la dà d) — 'V — . 

chiendent digité, 
dàe (el) — ,if/ — 27. 

le doigt. 
daldc — //// — 3 5 . 

uriné. 
dam jown — ,i,^ — . 

dame-Jeanne. 
daiiidj — H, ^ — 32. 

donnnage. — Ex. : ee dauiaj 



day — H —. 

cîoigt. 

Hx. : j î ma day. 
j'ai mal au doigt. 
/ ^j;ro day. 
le pouce. 
dà ki k j e iinvùji — :; — . 
dans lequel j'ai mangé. 
dà mat' — i^ et L — . 

en moi ; ex. : /// n dà tae. tu 
ris en toi-même. 
dàtiây — H — 35,71- 

damné. 
dà par — - — . 

en l'état. ]l\. : il l'a J'ai le 
quitter « dà par » (= au 
« beau » milieu de l'ou- 
vrage). 
dà par là (m n e reste) — - g et 
I—. 
ctn est resté en l'état. 
dà par 11 ek j à syœ — .<,''/^/ — . 

105. 
... où j'en suis; ex. : je n se pâ 
dà par il le <y kyàu a — i^ 



fiipèe. — Cf. Dict.gcn., cépée, réunion de jeunes tiges partant 
de la souche d'un arbre ct)upé au ras de terre. Cf. God. cepel, 
chepel, au même sens. 

etipe — Cf. ]oY. jnpée, distance. Cf. God. jnpée, distance de 
laquelle la voix peut s'entendre, de jtip, joiippe, cri. 

ewiiie. — Je ne trouve à rapprocher que (Dott.) -wine, braire, 
crier et (Jor.) oiiiné, gémir, et ses dérivés : oainasê, oiùnchié. 
Cf., dans notre patois, jiine, au sens de pleurer, geindre. 
Peut-être y aurait-il contamination d'une forme tvine et d'une 
forme jime (?). 

dalae. — Ct. I)i)ttin : dale, uriner, et dâle, flaque d'eau, mare 
d'urine. Et aussi : dat = urine. Cf. Joret : (/rt^tv, bouse de 
vache. 

GuERi IN DK GuER. — Parler ^wp. de Thaon. iS 



274 LEXIQUE 

et Z — je ne sais pas où 
en sont les choses. 
dâ Ta (e n e pa) — ang — . 

elle n'est pas à Thaon. 
dâtrèl — ^, f, g — 4j^, 142. 

dentelle. 
dàu'^e — «I> — 58, 75. 

danser. 
dàwH — g — . 

dansé. 
dhi Çka bo) — op — 107. 

qui parle focilement. 
dbite — Btd — ., 

débiter (le bois). 
ddàw — «ï> — 75, 107, 

dedans. 
dâ — g, c —. ^ 

deux. Ex. : àth dœ — or — 
entre deux. 
dd'— rt, £ — 99, 143. 

I. deuil. 



2. peme. 

Ex. : // et à dd'; ea m fc dœ. 
de — A — 102. 

de. 
de — c — 24. 

doigt; et : de — s — . 
de (/ te) — A, *l> — 22. 

je te dois. 

Ex. : kobyè kè j te de ? j l'i de 

Mlg . 



dl — £ — 45. 

des. 
dèbarbiaôye — <!> — 91. 

débarbouillé. 
deberje — Ini — . 

s'ôter la nourriture du bec 
(se dit des pigeons.) 
deberneke Çs) — //// — . 

avoir hâte d'être parti. 
de broyé (s) — Ini, rt — 91. 

se débrouiller. 
debrôyi — /;;/ — 58, 91. 

débrouillé. 
debulegye — /;;/ — 130. 

débouler. 
débute Q s) — ang — . 

elle débutait. 
debîvol (fû) — ^ — 90. 

ça déboule. 
debwolae — y, <I> — 3 5 , 9 1 • 

déboulé. Ex. fa a debivolac. 
debwôle — ■:: — . 

renverser. 
dî'bwore — gin — 91. 

débourrer. 
debiuèrse — atig, % — 91. 

débourser. 
dieerje — ¥lar — 100. 

décharger. 
dhiktâye — bol — . 

découper ; et : dhikle. Cf. 
€iktâye((it la note). 



deberje. ■ — Cf. Dott., même mot, au sens de : faire sortir du 
lit, et : si^ deberje, se presser, se débrouiller. Cf. Jor. : déberjiè, 
donner la pâtée â ses petits ; — de : berje, premier estomac des 
oiseaux. 

deberneke. — Cf. Joret : debernequié, dépêtrer. V' le précédent. 

debulegye. — Cf. Dott. : debuU, dégringoler, et debulhie, dans 



le même sens. 



LEXiaUK 



^n 



dèdâw — gl — 77. 
dedans ; et : dùd'eàw. 

dedpyiis à niàtè — / — 62, 

135- 

depuis ce matin. 

dee (œ) — i,^ . 

base d'un pilier. 
defraktde Qn) — gm — 35. 

tout décousu. Ex. : kè j 

defràkt. que je découds. 

defrUi (kà nÔ:<^ a) — ang — 38. 

quand on a défriché. 
dt'fiudnc — gi)i — 80, 91. 

défourner. 
deghf le — gol — 122, 134. 

dépèche-toi. 
degràd (e) — ri — 38. 

elle dégrade (la terre); se dit 
d'une poule. 
degré gol — chanson — 42. 

dégringole. 
dtgnl (^€0) — gui — . 

ca ruisselle. 



119. 



<y ^ \ I '' 



degwotae — •!* — 35, 90, 91 

dégoûté ; dëgivôt — ' — , 
dégoûte. 
dt'hâkyi — g — 58, 119. 

déhanché. 
dûhèr — Hnf. — 133. 

dehors. 
dejiike (i) — g 

se déjucher. 
dekeirœr 

déchirure. 
dcklcuire — g — . 

déclaré. 

Ex. : sa s e dt'k ladre (se dit 
d'un mariage). 
dckors (la) — lin, Btd — . 

la diarrhée des bêtes. Cf. 
dévweiiià et vavil. 
dekraee — *I> — 122. 

décrasser. 
dehrehd' — fiar — . 

mal coiffé. 
dekrokyt' — //// — 119. 

décrocher; dégrafer. 



dei'. — C'est le mot franc, de, du lat. pop. datum. Cf. Dicl. 
gén. 

dégante . — Ci. Joret : décasé, faire sortir, taire marcher, don- 
ner de l'activité; et : s'décasé, se presser. 

degnl. Cf. Joret : dégoulcr, vomir. 

dejnkf . — et. Joret : déjuqiiier = faire descendre les poules, 
les faire lever. Cf. juc, au sens de perchoir, et déjiic. 

dt'k ladre . — Peut-être y a-t-il contamination des deux mots : 
déclarer et déclencher. Il resterait toutefois à rendre compte 
du d. Cf. Dott. : se dekyàee, dire ce que l'on a sur le cœur; — 
avouer. 

dekors . — Cf. God. : décors, decours, flux, écoulement. Ex. : 
se li décors des humours vicnl des parlics desus. Faut-il rapprocher 
(Dott.) dekorsi^r), rendre souple (?). 



27é 


LEXidUE 


dehuoraje — g m — 93. 




demiie (kci no s) — g — 108, 


découragé. 




122. 


dekworaj)nà — <I» — 93. 




I. quand on sort de sa 


découragement. 




cache. 


dekwot — gin — . 

1 ' 1 




2. demud de m — / — . 
dénicher des nids. Cf. 


découdre. 




inu€e. 


dekyene — g — 43, 119. 




deniei — "^ — 58. 


déchaîné. 




déniché. 


de la se (s) — bol — . 




denônïe — A — 80. 


se défiatiguer. 




défiguré ; mal nommé. 


delo£ (i s) — g, lin — . 




demui l nu (J) — g m — . 


il cherche à bien mar». 


:her ; 


il dénoua le nœud. 


il se balance en marc 


lant. 


depelye — gin — 105. 


delûj — g — . 




déplier. 


déluge. 




depetrâle (s) — bol — 6 r , 112. 


delye — mél — 57. 




se dépoitrailler; et : depe- 


délayer. 




îrâye (s) — gm — . 


dèmàwdye (y) — / — 45, 


75- 


depeiràyi — mél — 58, 61, 


je demandais. 




dépoitraillé. 


) 

deinele (m) — «ï> — 43. 




depewse — <ï> — 79. 
dépensé. 


me peigner. 
demelœ — c,f — 43, 50. 




1 

deplœme — gm — 83. 
déplumer. 


démêloir. 




dépote — Im — . 


demi kle — Bld — . 




déblatérer contre quelqu'un. 


partie de la charrue 


(\-' 


deptiye — 'I' — 58, 93. 


figure au mot : kyerù. 


déshabiller. 


dhiiô — i — . 




depwoyi — rt — . 


diable. 




dépouillé. 



delo€. — Cf. Dott. : dt'lose, ébranler un arbre pour Tar- 
racher; — et le simple elosé, arracher, ébranler. Ct. God. : 
eslochier, elocher, eslocier, etc., disloquer, ébranler, et, particul., 
réfl. : se disloquer, s'ébranler, se disjoindre. Cf. Dict. gên. : 
lochcr, allem. mod. loker; — moy. haut-ail., loger, qui branle 
— branler, secouer. 

denôme. — Je n'ai pas d'autre exemple, dans cet emploi. 



du préfixe de avec valeur dépréciative. 



li;xiq.l;h 



277 



dêpyœ — A — 62. 

depuis. 
deravin {un) — g — . 

une averse d'orage. 
deravinae — bol — 35, 

raviné. 
dcrâwji — :ï — 5'^j l75- 

dérangé. 
derobae — A — 35. 

dérobé. 
dertr — tnéJ — 100. 

dartre. 
denuoye — *I^ — 91. 

dérouiller. 
deryer de vo {a) — t.'^w, t., '^ et 
L—. 

en arrière de vous. 
dcsàbr — g — 69. 

décembre. 
desàdr — gol — 69. 

descendre. Ex. : va tu dsàdr 
d i ilœ. 
deskyi — g — 58, 107, 119. 

desséché. 
dhoîiJe — Im — 96. 

désaouler. 
dêsiuô — gin — . 

dessous. 
delakye — bol — 119. 

détacher; et : dt'lakxî — //// 
— 60, 119. détachée. 



dêlèyd — .^r — . 

éteindre ; cf^/f', éteint; dètcd. 
éteinte. 
dt'tarb (ca m) — rt — 46. 

ca me dérange. Cf. detwor- 
bt. 
delwo (ke) — r. — 93, i-| 4. 

quel détour. 
delivorbc — - — 91. 

déranger. 
dkwbrne (i) — :: — 93. 

se détourner. 
devait — gm — 122. 

devancer. 
dh'ale — gm — . 

descendre. 
dtvni ti rye {^a va) — bol — . 

ça va s'épuiser. 
dévot — g — . 

dévote. 
da^y} (ej) — g — 102. 

je devrai. 
dhu {a) — st — 46. 

en deux. 
dey — lecture — . 

des. 
dèàw — / — 77. 

dents. 
dèàw je — gl — 77. 

danger. 
dgny (/) — 'Il — 107. 

il glisse; no dgril 112. 



deravin. Cf. Dict. gén. : ravine, torrent d'eau. (Vieilli. Hx. 
dans Marot, Vaugelas et dans Pasquier; — cf. God.) Ct. Jor. : 
déravene et degravine, crue subite des eaux. 

dévale. — Cf. Dict. gén. (vieilli) : descendre une pente. 

dgr'iy. — Cf. Dict. gén. Ane. haut-ail. : glitan. Ane. tranç. : 
glider, glier. D'où, par substitution de /' à / : grier. Ci. joret : 



lyœ 



278 LEXiaUE 

dgriyà — A, c, fî> — 107. 

glissoire. 
dgriye — A — . 

glisser. 
dyàwb (rf') — st — . 

sorte de lucane. 

£ . 

Dieu. Ex. : Hhogyœ. 
dhor — A — 107, 133. 

dehors ; et : dhor — ang — 
di (kèj lo) — - ang — . 

que je leur dis; k no di — 
- — . d'après ce qu'on dit 
difcràws — A — -75. 

différence; et : difereàius — 

g— 77- 
digfme — bol— 81. 

piquer, pousser en avant. 
dîgye —t,g— 130. 

piquer. 
digye — :; — . 

bois pointu. 



digyeàiu (de) — g — 81,130. 

des piquants. 
dimâeû'it (d) — rt — 78. 

de dimanche en huit; et : 
dimèâiu€ — g — . 
d'ire hyè ? (keh no li) — H — . 

que lui dirait-on bien ? 
diskuri — •^ — 1 44. 

parler. 
di:;é (tu) — *I> — . 

tu disais. 
di:;èàîv — g — 77. 

disant. 
diio(j) —y— 15,22. 

nous disons ; et : ej di::;d 105, 
dldalae — g — 68. 

remué. 
d) (n) dàdrt — g — 68 . 

batterie de cuisine. 
dlmâf (!) — ■ c — 70. 

le dimanche. 
dkeirae — Im, g — 35, 107. 
127. 

déchiré. 



dègriye, glisser le long d'un coteau; avec l'explication : R. dis, 
craticulum (?). God. connaît : deglise, qui est aussi attesté dans 
les patois de la région de Caen à la mer. — Dans God., de 
même, griller, glisser. 

dgriyà . — Cf. le précédent. 

digiine. — V' les suivants. Cf. Dict. gén. : *digiier, creuser la 
terre, piquer, éperonner. Cotgr. enregistre digonner, piquer, 
comme un mot normand. Cf. digon et digot, tige de fer pour 
retirer les coquillages du sable, ou : fer barbelé adapté à une 
perche, pour harponner le poisson. Cf. God. : digari, éperon ; 
et, dans Joret, ce même mot, au sens de : épinoche. Cf. 
Dott. : digone (fig.)j quereller continuellement. 

di(}!) dàdr). — Cf. Jt)ret : diiidaiulrii', dinandcrie. Cf. God. : 



dinmi, dinandier. 



LI 

Dlivrâwd (la) — t — 75. 

la Dclivrandc; et : la l)li- 

vrèâiud — si — 77, 107. 

le. Dlivràdc — <,'^ et L — 107. 

liubitants de la Délivraiule. 
dmàiud ( / vil) — gl — 75. 

je vous demande. 
dmàwdisyc — gl — 75. 

demandassiez. Ex. : il fau- 
drait k vu — £0. 
dmiuè — A — 88, 107. 

demain. 
dog (la) — g, bol — 42, 134. 

rumex à feuilles crépues. 
dol (kl) — g — 42. 

qui dolent. 
dol<f'r —^,g,ang — ^^. 

copeaux en général. 

dènae — / — . 

donné; et : dÔn(ie 35; ex. : 
<y // don — ^ — 42. je le 
lui donne, don IL donne- 
le-lui. don elyà. donne-lui 
(en parlant d'une femme). 
don — A — 79, 80. 

donne. / dônre — g — . je 
donnerai. 



.\iu.ui; 279 

dont' (khnà k H e) ^ t — 15, 

33,42- 
comment est-elle habillée ! 
mal dônac — hn — . mal 
habillée. 
dormi — c — 42, 144. 

dormir; / dorm — g — . ils 
dorment. 
dpyd' — gl — 62, 107. 

depuis; et : edpyœ 105. 
drt'—f, £—23. 

droit; et : draet — gl — . 
droite. 
drhœ — t., mf — 122. 

dressoir ; et : drhœ — g — . 
Cf. drhivar. 
drhe — gl — 122. 

dresser. 
drhe (s) — bol — . 
dre£ye — s — 56. 

dresser. 
drt'un (nu'c ti) — ang — . 

faire deux nœuds « su ci 
dsH » ; — Jiwc à hlàhyet. 
dresœ — g — 50. 

dressoir. 
drt't —gl —. 
droite. 



Dlivràiud. — Du celt. : ewiranda, limite, d'après M. Lon- 
gnon. On doit donc lire : la Délie Ivrande. 

dolœr. — Cf. Dîct. gén. Ce mot est français dans le sens 
techn. de : rognure de peaux de gants dont on fait de la colle. 

donc. — Cf. God. : donc, jeune dame, opposé quelquefois à 
daiïïë~Cf. Dict. gén. : *donnc (vieilli), et Dial., en mauv. part, 
femme. Ex. : dans Furet : « C'est un débauché qui a toujours 
quelque donne chez lui. » Cf. Jor. (Bessin) : done, femme ridi- 
cule, sorcière. Dans les patois du Lieuvin et du pays d'Auge, 
don a le sens de « poupée ». 

drcnti. — Cf. foret : drcneu, drénou, nivud droit. 



28o 



dsti la làl> (de) — t^^ et L — 
107. 

sur la table. 
dsur — £ — 107. 

dessus. 
dswo — •!>, nif, £ — 90, 102, 

107- 
dessous. Ex. : korse de dswô 
— mf — . jupon de des- 
sous . 
du (Jodre k jèl) — g — . 

il faudrait que je le dusse. 
du — g—. 

dur. Ex. : // alà du ; il en- 
tend terme. 
diim (/) — g —. 

nous dûmes. 
durât — f — 35. 

duré. 
dtihl (êl) — g — 139. 

le double ; et : / d/lh — 
aiig — , 
diieinà Qti) — g — 122. 

tout doucement ; — assez 
bien. Spéc. en parlant de 
la santé. 



LEXIQUE 

dîtlœrd'Z ■ — i^ 



52, 



qui a des douleurs. 
dutœ — g — . 

Ex. : c'est « dntd' « si i n' 
vient pas. 
dûv — g — . 

fossé plein d'eau qui entoure 
une propriété. 
Dnvrc (le) — ^ et Z, — . 

habitants de Douvres. 
duy — Btd — . 

partie de la cliarrue. (Y" 
la figure, au mot kxcrn.) 
duye — rt — . 

douillet. 
dvà hc n ariv — g Qt L — 15, 
21, 102. 

avant qu'elle n'arrive. 
dvà Ici vyen — grn — . 

avant qu'il ne vienne. 
dvàhèdvcni. 

avant de venir. 
dvâ kè d y aie — gm — 107. 

avant d'y aller. 
dvàwtt ' — gl, •!>, ::, 2 — 75- 

tablier. 



diihrrâx- ■ — Cf. God. : doleros, qui souffre, qui éprouve de 
la douleur. Cf. Dict. gén. (xi" s.) : Que deviendrai^ duluruse, 
caitive ? Roi., 2722. 

dûv. — Cf. Dott. : Pièce d'eau, assez large, entourée de 
murs. Cf. Jor. : Fossé plein d'eau. De même, d. Dict. gén., du 
baslat. dôga, au sens de conduit. 

duy. — Cï.Dict. gén. : technol., partie creuse, généralement 
cylindrique, par laquelle certains instruments en fer s'em- 
manchent, s'adaptent à un autre corps. 

dvàwtc. — Cf. Jor. : dvantc ; dvanlléc (q. v.) et dvanûliere, 
espèce de jupon, ouvert et boutonné sur le côté, que prennent 



LKXIQUH 



281 



clvâtt' — bol — . 

Cf. dveàwlc 3 i. 

Plur. dî' dvâtyà 30, roy. 
di'e — s — 22, 107. 

devoir. Y\\. : j va due d k\t' 
à kyt'kâ'.; et : / inca l'i 
dve — A — . 
dveàw — g — 77. 

devant. 
dvcàivtc — op — 3 1, 77. 

tablier. Cf. dvàîulc. 
àvk_{de) — g — . 

cailloux servant de limites. 
dvln — gni — . 

devine. 
dviutrr t'ii s k il a (/) — g, '!> — 

il dévore tout ce qu'il a. 
diuoye — inél — 91. 

douillet. 
dwo:(^ — g, £, c, ang — 92. 

douze. 
dwo~en — e, rt, c — 70, 92, 
102. 

douzaine. Ex. : dîvÔ:(hi de 
vvi'i. 
dyahl — Btd — . 

véhicule destiné au trans- 
port des bois. 



Dieu. 
dyetn (la) — tnél — 61. 

la dîme. 
d~abil le — g — i'()7, 112. 

désiiabille-Ie. 
d^irat'—f— 3), 107. 

désiré; et : ^:^m^ — s — 
J\irè-f-. 

Désiré (prén.). 



œ 

S — g — 143. 

œuf; et é — rt, ang 
Ex. : œn œ d pttl . 
(V n yœ Qï) 84. 

d'un œil. 
à'u — g — 83. 

une ; et yœn. 



e (il) — fiar,^ x, >, <î>, J — . 

il est; t e — i — ; tu es. 
^ è — - — . c'est. 
/• (k) — st — 143. 

qu'elles. 



les femmes pour monter à cheval. Cf. Dott., au même sens que 
dvàtt', — etdêvâkyâ (0), etc. Cf. Dict. gén. : devantot, ou mieux 
*devantmii t^i devant icr. Cf. God. : devantel, etc., et devantail . 

dvJ^. — Cf. Jor. : borne qui sert de limite aux champs. Ct. 
God., au sens, notamment, de séparation. Division, partage. 

dyâbl . — Ct. Dict. gén. : traîneau à deux roues pour trans- 
porter les caisses, les ballots. Littré ajoute avec raison : <* à roues 
ordinairement basses. » 



LEXIQUE 



m-f-. 

la planche à pain. Cf. U. 
à — :: — 45. 

aux, par les. Ex. : tu vas te 
faire/?// de te e jà \ jusk e xo 

— A — 45. jusqu'aux os. 
eberlive — -s — . 

ébloui. Ex. : €a nw^ eberlu 

— %—. 

ehlu€Ï (tu n e gycr) — c^ol — 
58. 
tu n'es guère dégourdi. 
ebluise — f et L — . 

ébloui. Ex. : la bonne- vierge 
m'avait ebhiise. 
ebrekyi — g — 58, 60, 120, 
127. 
ébréché; et : ebrekyi — ^ — . 
ébréchée. 
ebu'ole — gm — . 

ébouler. 
ebwolmà {œn) — g m — . 

un éboulement. 
e£àje — mf — . 

essanger le linge ; et : emwji 

— «ï> — 58, 75.essangé. 
èdeirâ — g — . 

déchirer. 
èdhb — i* — 105, J44. 
dehors. 



èdmiv'e — gl, mél — 70, 88, 
105. 
demain ; et : edmiu'e — g m — . 
tdsiuo la làb — g G^ L — 90, 
105. 
sous la table. 
edvwore — gm — 93 , 105 . 
dévorer. 

'^^(k) — gi—- 

planchers à pain le long des 
murs. Cf. e. 
efâ (;û'i^ — ang — 84, 109. 

huit enfants. 
egernàe — Im — 35, 103. 

égrené. 
eglàkye — gl, 0, ^h — 116. 

églantier. 
egojœ — g— 121. 

vérificateur des poids et 
mesures. Litt. : *éjau- 
geur. 

egr —S —' 
aigre. 

egrèdô — g — . 

édredon. 
église — *t — 65, 122. 

aiguiser. 
eoâl — g, 7:, Ç — 112, 131. 

aiguille ; egùy — fJar — ; et : 
egynl—g—. 
egwiyi — > — . 

aiguillée. 



e. — Cf. Dict. gén. le français ais et ses dérivés : *aisseau, 
*aisselier. Cf. Jaub. aisse, planche à pain. 

éberlué. — - Cf. God. : esberluer, au même sens. Cf. Jaub. : 
éberluter et, aussi, éberluche, éberlutes, éblouissement. 

hâjè . — Cf. Dict. gén. : échanger, forme issue, par assimila- 
tion, de : essanger (seule forme admise par l'Acad.) qui est le 
lat. exsaniare, devenu essangier. Cf. Dott. : t'eàje. 



LKXiaUI 

fgibiyiÇdî) — i — 60. 

faux persil (scandix pecten 
Veneris). 
egyîrï — flar — 100, 130. 
égarée. Hx. : j syœ — . 
Ml{d:^ — o — 112. 

des écailles. 
ekalt' — / — . 

écosser. Ex. : ekale de pê 
— bol — enlever les 
cosses ou les gousses des 
pois. 
t'kalo (d:0 — 9 — . 

des cosses. 
ekapè — bol — 120. 

échapper. Ex. : t'kap^ pti (ji .v) 
— g — . ne s'échappassent 
pas; / s chap — / — . 
ekardrone — gm — 120, 142, 

échardonner. 
tkeel — st, g, gl, bol, i — 44, 
120, 729. 
échelle. 



283 

t'kehi dit dô (/) — op — 68, 
127. 
l'échiné du dos. 
i'keuUa — g — 129. 

(aiguille) dont le chas est 
cassé. 
tk^ure — g — 54, 129. 

écurer ; et : cketire — bol — . 
i'kenr'i — g. A, bol — 54, 129. 

écurie. 
tkiptij (/) — A — . 

l'ensemble du harnais ; le 
harnachement. 
^klersi {s) — - — 145. 

s'éclaircir. 
t'klUe — Un — 60, 122. 

éclabousser. 
eklô — rt, Bld — 120. 

côté de devant dans la 
« voiture à gerbes ». 
me (di) — g — 39, 120, 
123. 
des échasses. 



eka/f'. — Cf. Dict. gén. : écaler, dérivé de écaJe, emprunte du 

haut-ail. skala. 

ekalb. — Cf. Littré : écalol, espèce de noix. Cf. Dict. gén. : 
écahires, pellicules dures qui enveloppent certains fruits ; ex. : 
écalures de café. 

t'kipàj. — Cf. Dott., au même sens : ekipéj. 

eklUe. — Cf. Dict. gni. :. cclisscr, au sens, notamment, de 
fiiire jaillir de l'eau et, par ext., éclabousser. (Emprunté de 
l'ancien haut-ail. sli^an, fendre). Cf. Dot. : t-kli, éclat de bois. 
Cf. God. : esclicier, esclechier, etc., au sens de mettre en 
éclats, démembrer, partager; puis de : lancer au moyen d'une 
seringue et — neutre - jaillir, éclabousser. Ct. Jor. : ccUinchic, 
éclabousser, fiiire sauter de l'eau, et t'cllinchie, éclaboussure. 

t'klô. — Cf. Dott. hlô : panneau mobile et à claire-voie placé 
à l'avant et à l'arrière des voitures de fourratie. 



284 LEXiaUH 

ekodae — mél — 35, 120. 

(blé) mal poussé ; mûri 
avant son entier dévelop- 
pement. 
ekodt' — ^ — . 

échauder, passer à l'eau 
chaude. 
ekofac — ^ — 35, 120. 

échauffé. Ex. : i s a ehojae. 
ehbl — g — , 

école. 
ehone — jf, gm — . 

écorner. Ex. : i va s ckone 
~gol—. 
ekÔr — hn — 84. 

encore. 
ekoreœr — •ï' — 55. 

écorchure. 
ehor-ei — bol, l — 58. 

écorché. 
ehbrei — g — 60. 

écorchée. 
ekor€îi (d — / — 48 . 

écorcheurs; qui écorchent 
les bêtes mortes. 



t'koyd' — gm — 109, 132, 145. 

encore un ; et ekot yà', 109. 
ekrh'ie — g — 123. 

écrevisse ; et : ekrhns — 
bol—, 
t'kroxaî' — Im — 15, 35, 40. 

écrasé. 
eksprîm (s) — A — 69. 

s'exprime. 
ekinnœ — c, ang — 50. 

écumoire. Cf. ekyumœ. 
ekumivor — A^ — . 

écumoire. 
ekuson (no:0 — 'I> — 80. 

on écussonne. 
eknpé — £ — . 

coupée. 
ekutisyé (k vu::;) — mél — . 

que vous écoutassiez. 
ekûfèl — A — 15, 44. 

écuelle. 
ekwbrte — mél — 91. 

écourter. 
i'kwosi (Jz) — bol — 67. 

balles du blé. 



l'kôdae. — Cf. Dict. gén. : blé échaudé, dont le grain, brûlé et 
desséché, donne peu de farine ; — et le dérivé : échaudement, 
état des grains qui se sont échaudés. 

ekivosi. — Cf. Jor. : ècoiiésin, botte composée des herbes et de 
la paille de rebut, après que le glui a été fait. Cf. Dott. : les 
dérivés ckoeô et t'koeiyô, au sens de : balle de blé (c'est-à-dire 
enveloppe du grain de l'épi) et, ce dernier, aussi, au sens de : 
feuilles et poussière de sarrazin après le battage. Cf. Dict. 
gén. : *écoHcher, pour écousser, du lat. pop. *excussart', 
« faire tomber en secouant », devenu cscousser, écoucher (sous 
l'influence de coucher). Dial. (technol.). Frapper (la filasse de 
chanvre, de lin), avec une baguette, pour en f;tire tomber les 



fragments de tige restés adhérents. 
*écoiichoir, *écouchure. 



Cf. 



les ucr. 



* ,'. 



'couche. 



ckye_(lei) — alg — . 

ridelles de la « voiture à 
gerbes ». 
Ekyen — =, lecture — 1 16. 

Etienne. 
ekyœstat' (il e) — lin — 33, 
63. 

il est écuissé. 
ekyipae — g et L — 36, 127. 

équipé. 
ekyùm — g — 83. 

écume. 
ekynmd' — 9 — 129. 

écumoire. Cf. èkumœ. 



64, 



ekyume — rt, 


A - 


- 129. 


écumer. 








ekyumiuer — 


A, 


A' 


— 


129. 








ecu moire. 








ekyùm (</ /) — 


■ «"A^ 


— 


129 


de l'écume 








èlegye — g — 


130. 






lancer. 









LKXiaUK 285 

! elén'kyî {tut) — A — 59, 120, 

127. 

tout en cliitl'cs. 
cliiji (grà) — gol — 58. 

grand étourdi. 
elivê (/) — gm — 70, 102. 

le levain. 
l'hué {ee byb fer) — g — . 

c'est très loin. 
elye — gl,f— 61. 

elle. Ex. : fia k elye ki l di. 
emeei — g — 58. 

éméché. 
hrielei (d i) — Btd — , 

des mélèzes. 
emt — g m — . 

amie. Ex. : bon tmî. 
eminb (de l) — g — . 

dès le matin. 
emoke (s) — 5 — 53,120,128. 

s'émoucher (en parlant 
d'une vache). 
einyole — lin — . 

émietter. 



ekyè. — Cf. Dott. : héké, petite porte, et le simple hek, au 
même sens. Cf. Jor. : hcquel, ridelle de charrette. 

elbrikyi. — Ct. Dott. : lorikar, vieux coureur; — personne 
ridicule. Et, de même, dans God., au sens de fiinfaron, guil- 
leret, qui fait le galant, et quelquefois : qui fait le mauvais. De 
même : loricarder, flâner, vagabonder. Faut-il en rapprocher 
(d. Littré) *lonque, pellicule extérieure des graines ? 

eluji. — Cf. Jor. : élujier, ennuyer, troubler, agacer par son 
bavardage. Et, dans le Bas-Maine (cf. Dott.), eliije, dans le 
même sens. Faut-il rapprocher le vieux franc, eshisier (ci. God.), 
au sens de séduire, tromper, etactiv. de : dépenser futilement ? 

einyole. — De inyo (q. v.), avec une / analogique. 



III. 
éy, 140. 



286 LEXIQUE 

epâdii — A — . 

répandu. 
epe — A — . 

épais. 
epè — Btd — . 

traverses d'une herse, per- 
pendiculaires aux « nifir », 

eperne — Ini — 100. 

épargner. 
epèg — £ — • 

épingle. 
t'phn — «ï» 

épargne. 
epïg — gm 

épingle. 
t'phi (^0 " 

des épines. Ex. : cpin ner 

— Btd — . épines noires. 

l'pIœrf'—f—^S- 
éplucher. 

eplukyœr — ;; — 55, 120,137. 

épluchure ; et : eplukyœr 

— ang — . 
eplukye — g, 9 — ■ 120, 128. 

éplucher. 
eprôhcr — ;/, Btd ■ — , 80, 1 10. 
côtés de derrière de la « voi- 



ture à gerbes ». 



epà (l ^ — g — . 

les époux. 
epîistœ — N — 46, 50. 

plumeau. 
tpyose — bol — . 

débarrasser de sa peau ; écor- 
cher. 
ï'ram — 9,2;, niél — 60. 

araignée ; et : eràhî — gl — 
71, 100. araignée. 

èrb (dl)— g — 44. ^ 

de l'herbe. Ex. : erbe su 

— /;// — 102. 
erbàj (lin) — ang — . 

un herbage. 
créât re — Btd — . 

resserrer les roues d'un 
véhicule. Cf. rtaye. 
èr-eâr — jj, rt, c — 25, 103, 
107, 123. 
recevoir. Ex. :;" erm' — ang — . 
je reçois. 
èr-eèi'c — <ï> — 22, 103. 

recevoir. 
èrdrhe — gU f ■ — 103, 123. 
redresser ; et : èrdrhi (5) 

— c — 103, 123. 
crœr (li baye l ~) — *l* — 55. 

labourer (la terre) trois ou 



e prôner . — Cf. Jor. : éprognere, derrière et devant d'une 
charrette. Cf. God. : esperonne, partie de la charrue à laquelle 
on attelle les chevaux. 

êrfâtre. Cf. Dict. gén. : châtrer une roue, diminuer le cercle 
formé par les jantes pour resserrer l'assemblage des rais lors- 
qu'ils ont trop de jeu; — rtàye,àAns le même sens, s'explique, 
puisqu'au fig., en art vétérin. par ex., tailler et châtrer sont 
synonymes. 

î'rœr. — Cf. Jor. : éreure, premier labour donné à un 



quatre fois. Ex. : no va 
H bayt 1:^ erœr e pi la heree 
kom i Jo. 
ère (;") — g — loo. 

j'aurai. 
eré(j) — g ci L — lOO. 
j'aurais. 

Ex. : // ère — g m — . €a l ère 
— T. — . j n ère pà kru k 
il ère vnn — gm — . el ère 

ère — c — loo, 1 16. 

arête ; et : eret — S ^ — . 
ergô (Itx) — t — . 

apophyse cornée de la vache, 
placée en arrière du bou- 
let chez les mammifères 
qui n'ont qu'un ou deux 
doiiJts. 



erja — gin 
argent. 



erheul ta 

recule-toi. 
t^rkomàfu ko ea 



- lOO. 

bol — 



103. 



g et L — . 
recommence encore ça. 
erkrokyt' — hn — 103, 120, 
127. 
réparer (la vaisselle) ; et : 
èrkrokyi — •!' — . accro- 
ché, retenu. 



LExiauE 287 

erlt:(â — A — 65. 

reluisant. 
èrlî:^e (fer) — t — 65, 103. 

faire reluire. 
ermârk (un) — niél — . 

une marque. 
erne — ri — . 

éreinté. Ex. : // eerne. 
ùrnifle — gm — 68. 

renifler. 
hbeQei) — «I>, s — 123. 

les ronces. 
eroj (le:() — A , fnf — . 

les ronces. 
erpr(V€(i m) — g — 47, 103. 

il me reproche. 
erpriit- (tu ni) — 'I> — . 

tu me reproches. 
eslè — Btd — . 

essieu de charrue (v figure, 
au mot : kyerà). 
esœ (/) — ;■/ — . 

l'essieu. 

pi. le^^^esyœ. 
espyée — g — 136. 

rusé, avisé. 
espÔ:(isyô (va pà ci) — - ang — 
138; 

il n'y a pas de danger. 
espdh(irèÛe d') — gl — 72, 80. 

trèfle d'Espagne. 



champ. Est mis à tort, par Jor., sous la rubrique area, dont il 
n'est pas le dérivé. Il représente une forme « aratura ». 
Cf. God. : aireure, labour, labourage, culture d'un champ, 
d'un jardin. Ex. : quatre jornees d'er retire. Hneas, 6580. 

erne . — Ct. God. : esrcner, dans le même sens. Cf. Dict . gcn. : 
« 1690. esrencr... quelques-uns disent esreinîcr. Furet. ». Admis 
Acad. 1762. 



esînipyây — •!' — 36. 

estropié. 
hiuil (y) — -:: — 1 1 2 . 

j'essuie. 
eswiyi {je) — rt — 58. 

j'ai essuyé. 
hyô — g — . 

barrage servant à maintenir 
le niveau du bief d'un 
moulin. — Plur. : / ;( hya. 
etâe — g — 27, 114. 

étoile. 
etae (/ e) — g — . 

j'ai été. 
etay — z,g— 16, 36. 

été. 
etàivkye — g — 75, 120, 128. 

étancher(un baril). 
hàper-e (d'n) — st — 75. 

montant pour couvrir 
granges. — Plur. : 
hàwpere — bol — , 
èUire — bol— 103, 135. 

déchiré. 



LEXiaUE 

etœrbé 



les 



mstrument servant à emiet- 
ter les mottes de terre. 
ele(jc)— g — 43- 

je suis allé. 
ete dé d la (kât es so) — g — . 

quand elles sont parties d'ici. 
etel — A — 22. 

étoile; plur. : lc~ etcl — 'I^ — . 
eûnn — g — 49 . 

éteignoir. 
Eùrhà — g et L — 103, 132. 

Ouistreham. 
eterne — Flar — 103. 

étrenner. 
etersle — o — . 

tiercelet; — en général, 

mâle d'oiseau de proie (le 

plus souvent du faucon) ; 

et : œn etersle — H — . 

l'trà (œil) — g — . 

sentier dans la neige. 
etrakye — g — . 

balayer la neige. 
etràè (d l) — gl, g — 74. 

de la paille. 



esyo. — Cf. Dott. : esyao, surface en pente permettant 
l'écoulement de l'eau. 

etâpere. — Cf. Jor. : étaiiperque, perche qui sert à appuyer, à 
soutenir. Delà vieille iovmc éter (^ stare) et de perche. 

etd'rbu . — Ce mot semble dérivé directement d'un verbe 
tel <{Vi(jy*ctenrber, *étourber, dont estourbeler, cité par God., 
au sens de casser, briser, paraît le fréquentatif. 

hrà . — Dict. gén. : *étraquer, suivre à la piste (le gibier) sur 

la neige ; — etrtt (pour étrac ou et raque) (^st le subst. verbal de 
etrakye. Cf. Dott. : elrej, cours, issues, chemins, devant les bâti- 
ments de la ferme. 

etràè . — Cf. Dict. gén. élrain. Trév. fait la remarque que le 
mot est hors d'usage. 



etràivje — gl — 75. 

étrangler; elràwji — :^ — ; 
et : t'trâji^f—^S, 125. 
étranglé. 
être — gl, c — 24. 

étroit. 
hreùa (/ () — rt — 49. 

bois qui s'adaptent dans les 
trous du moulinet, pour 
maintenir la charge de la 
voiture; plur. : / :(^etrênâ 
— Btd—. 
etr'e (bôt d') — N, s— 43. 
botte de paille. Cf. etrâè. 
etrive {lu va) — mj — . 

tu vas être disputé. 
etriyi — 'i— 58. 

étrillé. 
etufi — al g — . 

étouffer. Ex. : i va s elnfi ; 
l sa l t'hifira — ■:: — . 



LEXiaUE 289 

elwhl — A — . 
étoile. 

t'iivonli — 'I», /;;/ — 91. 
étourdi. 

etiuordi {fa m) — op — 91 



ça m'étourdit ; et : tu m et- 
iuordi — / — 

ctwurhti (di) — 9, H — 30, 
91, no. 
des étourneaux. 

etyœlt' — Im — 28. 

enlever la gousse d'une noi- 
sette. 

élyn — chanson — 107. 

êtes- vous. 
evâkyî — Bl — 58, 127. 

1 . (liquide) peu clair. 

2. (liquide) répandu. 

evél, tac {tu /) — nif — 42, 
112. 
tu t'éveilles, toi. no s evel 
— Un — on s'éveille. 



hremi. — Cf. Dict.gén. : e'7m«/é (vieilli), boucle de ceinture; 
et aussi : ctreiguoir, (technol.) au sens d'instrument de menui- 
sier, composé de deux morceaux de bois joints par des chevilles 
et pouvant se rapprocher à volonté. 

etrive. — Cf. Dott. à l'actif : ctrivc, contrarier, taquiner; 
et l'adject. i'triv, etrib, contrariant, qui fait mettre en colère. 
Dans Jor. : etrive est expliqué par eiidèver. Ct. Dict. gén. : 
*étrivcr, admis Acad. 1694 et vieilli, au sens de : se quereller, 
mis pour estriver, du germ. strihan. 

etyâ'le . — Probablement formé sur tieule (lat. tegula), fr. 
tuile, ce simple étant, ici, pris dans le sens gén. de « ce qui 
sert à couvrir, à recouvrir ». Je n'en connais pas d'autres 
exemples. 

evàkyi. — Peut-être est-ce un correspondant normand du 
franc, avachir (cf. Dict. gén.), de l'anc. haut-ail. iceichjân, 
énerver, amollir. Cf. God. : s'esvachir, avec un ex. d'Amyot. 

Gui:rlin ni-. Gui;r. — Parler pop. de Thaon. 19 



290 LEXiaUE 

héyi (nè:( é) — Im — 58. 

on est éveillé. 
e:(^{âsn) — g — . 

à son aise. 
è:{às — <I> — . 

aisance. 

ki — g^ — 45-^ 

aisé. Ex. : ^e byen C/^i ; mal 

È^ — ^ —58. 

eâw — gl — 77 . 

ans. 
èd — t: — . 

aide. 
èdesk (/) — rt — 137. 

l'index. 
èdîk — 9 — . 

indication. 
èdîn — c — . 

indigne. 
èdye — J, flar — 56, 83. 

aider. 
eg (kin) — 7: — 83, 115. 

qui n'aide. Ex. : fia si pût cd 
ki n eg. 
egye—flar, 9 — 56, 83. 

aider. 
ekmode — gm ■ — 107. 

incommoder. 
hnâwee — <i> — • 74, 75. 

emmancher, eumw^î — ^ — . 
emmanchée. 
ene (/) — -9 — 71. 

l'aîné. 
epwoyhb — gm — 94, 139. 

impayable. 
eydye — «I> — 83. 

aider. 



/ 



/a — i/ — 96. 

faux. Ex. : pyer à jà ; ma fa 

— '!> — . ma faux; èl fa 

— g — .la faux. 
jtu— /— 93, 123. 

fouace au beurre. 

Ex. : fà€ b byœr. 
fai — £ — 123. 

fuisse. Ex. : ki k tu vœ h ^a 
fa€. 
faeo — / - — 123. 

1. Ex. : faid d byœœr. 
mottes de beurre. 

2. Faire des façons. Cf. jcs- 
tyer. 

fàe — st — 27. 

fer. 
fagotl —z.%, g—. 

1. faire des fagots. 

2. ébrancher un arbre. Ex. : 
i fagot — op ■ — . 

fait' — A, £, o- et L — 22. 
falloir. Ex. : va fale syœr le 

vàk. 
il va falloir suivre les vaches; 

j ye di kfale vni. 
je lui ai dit qu'il fallait 
venir. 
famln — mél — . 

famine. 
farsœ — g — 50. 
farceur. 



edïk . — Ad), verb., formé sur le verbe. 

fa€d. — Dans le premier sens, d.^ {Dict. gén.') : \a façon d'un 



habit; travailler ^/(7fon. 



LEXiaUE 



291 



fayàse — gm — . 

en faïence, ou imitant la 
faïence. 
fàm — «I>, A, /, ^^ ^ — 69. 
femme. Ex. : ste fàm. cette 
femme. 
fàlom — g — 80. 
fantôme. 

fâ — gl,sl —63. 

feu. 
fœl — ::, 'I' — 113. 

feuilles. 
fœv — g — 86. 

fève.' 

/è (/) - •!•, /' -• _ 

le toit. Cf. h filyer — g — . 

fe (ma) — c — . 
ma foi 25. 

fe — c, t — . 

fois. Ex. : à la je. à la fois; 
œn fi — £ — ■. une fois. 

fe (ta) — «{>—. 

tu fais. 

fh — >, st, rang — 62, 123. 
fasse. Ex. : ki k vo vide k j i 
fh. que vouiez-vous que 
j'y fasse, an atàdâ ki fh bd 
fne. en attendant qu'il 
fasse bon faner. Cf. ftu. 



feher — ang —43, 55. 

fêlure. La terre est « filé » 
— g — quand elle se 
fendille ; desséchée. 
fî'lyd (Je) — £ — 105. 

*flions, variété de telline. 
fenœ (le) — c — 23. 

les faneurs. 
fine — aiig — 23. 

faner. 
fer — •!', si, z. — ■ 

foire. Ex. : fer de mue. foire 

de Noël. 
fer (j n an avo k) — g et L 

nous n'en avons que faire. 
ferbalâw — g — . 

volants de jupe. 
fere — <P — . 

ferret ; bout de métal qui 
termine un lacet. 

fhm(le) — g — ^S- 
les fermes. 

ferju — ang — . 
dur. 

fer y oie — Btd — 106. 

« friolets » ; haricots com- 
muns et nains. 

fet -/-. 
fête. 



fe. — Cf. Dict. gén. : *faix,anc. Iranç.yt'j-/, vieilli et passé au 
sens technol. et marit. Ex. : taix de pont; ralingue de f;iix. Cf. 
faîte. 

filyer. — Ci. Dict. gén. La filière est, proprement, la pièce 
de bois qui porte les chevrons d'un toit. 

firbalàiu . — Cf. Dict. gén. : falbala, anciennement : bande 

d'étorte plissée, sorte de volant pour garnir le bas des jupes, des 
rideaux. 



2^2 

fèv 



d 



fève ; et : fèv — ^ — . 
ftvà — £ — 98. 

fane des fèves ; et : ^m fevaw 

féverye — g — 105. 

février. Ex. : l dis ed féverye; 
feverye — e — ; féverye 

— / — 15, 43 ; et -.féverye 

— tt — 106. 
fhœ—g— 50. 

faiseur d'embarras. 
fe^ (nd) — t: — 102. 

on faisait. 
fe jbre êd fer (a la) — ^ et 
L—. 

« à la fin des fins ». 
fen — ç — . 

faîne. 
fî (fno) — c — 84, 146. 

mon fils. 
^ — A, 5/— 143. 

fil. Ex. : file du fi rwe, 
fàio. 
fi (il i) — ang — . 

il lui tire (un coup de revol- 
ver). 



LËXIdOK 

fifbl (d la) — î;, alg — 42. 
primevère vulgaire ou pri- 



mevère a grandes fleurs 
(primula vulgaris ou pri- 
mula grandiflora). 
figut à €(1 (il on /) — tf — . 

on n'y comprend rien, à cela. 
figi— /— 58, 121. 

figé. Ex. : sosfigt; ea a fige; 
€afîg — / — 121. 

f^gf^ — f— 130- 
figer. 

fikyî — i: — 120. 

ficher. Ex. \ fïk et lo. 
fikye. — st — . 

attacher. Ex. : fikye not vâk. 
fil (ma) — f , ang — 21, 112. 

ma fille. 
jilâe — bol — 32, 39, 123. 

filasse; et : filo^ — / — . 
filaeyé — ç — . 

filassier. 
fi ht' s — 5 — . 

tiercelet. 
filtyé (le) — st — . 

braconniers au « filet ». 
finàre — alg — . 

rusé. 



fevà. — Même formation que b^à ou ptifi ; q. v. Cf. Dott. 
Tige desséchée du haricot ou de la fève, et : favrol, au même 
sens. Gf. God. : favat, tige de la fève et favach. Ex. : pesach 
et favacb (1346). De même que les formes en -à représentent 
un suff. masc. -aceiis, les formes en -ae de ce texte semblent 
représenter le suffixe fém. correspondant -acea. 

filres. — Cf. à Isigny (Bessin) : le filres désignant le « vent 
coulis ». 

finàre. — Cf. Dott. finar = fin, finaud ; etfinarde= finassé. 
Cf. Joret : finàre ^= homme habile, avec rétymologie(?) Fiui- 
tus naris. 



fini(j ore:{ u) — gm — . 

j'aurais eu fini. 
fisyàiu (barrière à) — ^l — 85 . 

barrière de jardin. Cf. hce:^. 
fit ~t—. 
flanquer. 
fit{s)-H-. 

se jeter. Ex. : tu va ifitbà. 
i le fiti dhèr — ang — . 
?naî filu — Int — . mal 
conditionné. 
fit de te. (/ vo s) — alg — . 
ils vont se ficher de toi. 
fiyœ — ;■/ — 143. 

filleul ; et : fîyœl — î? — . 
filleule. 
fî:(e — mél — 31, 85. 

fuseau de fileuse; et :fiit' — tc 
— . V' fisyàw (et la note). 
/ï;^â — mél — 85. 

fusée de feu d'artifice. 
flàb— ^ — -ji, 75. 

flamme ; et : flàiub — z — . 
flàhk byè {ea) — alg — 136. 

ça flambe bien. 
flàiune — hii — 75. 

flâner. 
flœ — /, ////, ?, 7nél, z, alg — 
145. 
farine. Ex. : fiœ d ble. fiirine 



LEXIQUE 293 

de blé ; ^ la flâ d Une t. de 
la farine de lin. 
fiœri jon (de s ki) — 2 — 145. 
ce qui fleurit jaune. 

fléau (instrument agricole), 
plur. : défie, 
flèàwbe — g — 78. 

flamber. 
flèàwne — rt — 78. 

flâner. 
flee — g — . 

fléau. CL fie. 
flèàivb — g — . 

flamme. 
Flip — A — 107. 

Philippe. 
fncis (la) —g—. 

mauvais lit. Cf. grabâ. 
piœ (le) — ang — 50, 107. 

les faneurs.' 
fne—f,^, £ — 107. 

faner. 

Ex. :jvwefnednfu'î. 
fnêt — / — 107, 141. 

fenêtre. 
fo ((?') — <I> — ; et : /() — si — 
40. 

une faux. 



fisyàiu. — Cf. God. : fui sel, fuiseau, fisel, etc., au sens de : 

morceau de bois en général. Franc, fuseau. 

linct. — Cf. Dict. gén. : * linette =^ graine de lin. Ex. du 
xV' s. Cf. God. : lignet = ficelle, fil. 

fnàs. — Peut-être : « lit de foin » =: fenum + -acea. 



grâbâ. — Cf. Dict. gén. Deux sens : lit misérable et lit de 



mai: 



alade. 



294 



LEXIQ.UE 



fodre hc j vejyôm a^a — gm — 
Il faudrait que nous voyions 
cela. 

fol— g—. 
foin. 

fbkyâ — c — 50, 120. 
faucheur. 

fokyî— £,/, S— 58, 120.^ 
faucher. Ex. : no va l fokye. 

fore (Ji) — /, bol — 123. 

à force. 
forû — fl> — 58, 123. 

forcer. Ex. : no la for-ei. on 
la força. 

jbreet — Ji, mf- — 91. 

fourchette. 
forei (il a) — 'P — 123. 

il a grandi, pris des forces. 
firj — g— ^2, 136. 

forge ; et : laforj — g — . 
fÔrj(de) — g — . 

grandes cisailles pour tondre 
les haies. 

forji — t, g— 58- 

forgé. 
fork —^, ang, s — 90, 120. 

fourche. 
forklc — Un — 91, 120. 



prendre le fumier avec la 
fourche. 
jbrkyet — 9, £ — 91, 120. 

fourchette. 
forky'i d mol {u7i) — - bol — éo, 
91, 120. 
une fourchée de fumier. 

for m: Qa) —g, e — 21, 93. 
la fourmi. Ex. : le formi 
née. Cf. le fortnil. 

formilyer — e — 93. 

fourmilière; et : fonniyér 

—g—- 
f omise — ayig — 53. 

fournissait. 
fbrjiitùr —g — 53. 

fourniture. 
Jorsle (/) — Btd—. 

partie de la charrue. (¥•■ 
la figure au mot : kyeru. 
fortùn —g — 83. 

fortune. 
Fos dé Se Sworsl (Je) — g — . 
lieu-dit, entre Courseulles 
et Bény-sur-Mer. 
fosaeÇœ) — g, ang— 36. 
fossé ; et : fosay — alg — . 
Plur. : défosâ. 



for-ei. — Cf. God. : forcer, au sens de fortifier; ex. de 1352. 
Cf. Dott. : forsir, dans ce sens. 

fbrj . — Cl. Dict. gén. -.forces (du lat. forfices) ; tcchnol., 
ciseaux dont les deux branches sont réunies par une portion de 
cercle qui fait ressort et permet de les manier d'une seule 
main. Cf. God. : force, forcbe, grand ciseau ; et God. ajoute : 
« La langue mod. a gardé le wiol forces , sorte de grands ciseaux 
pour tondre les draps, pour couper les étoffes et les tailler, pour 
couper les tôles, le laiton, le fer-blanc. 



LEXiaUE 



295 



foseyœ — mél — 145 . 

fossoyeur ; et :foseyœr — î — . 
fôsil — 9 — 112. 

fliucille. 
Jbsyàw — 'i, g — 30. 

fossés ; et : Josyoïu — / — . 
fbtâ'l — mf — 46, 112. 

fauteuil. 
fk'ti (du) — alg — . 

torchis pour charger les 
planchers. 
fffuret —H— 142. 

fauvette. 
fbwkyâ (iT) 98, 120. 

en fauchant. 
fkusîl — *I» — 21, 98. 

faucille. 
fdg (nid) — ^ et L — . 

ma foi. 
fdthi —gl—71. 

fontaine. 
Foâhà (le) — rt — 30. 

les habitants de Fontaine- 
Henry. 
fràpye (lé) — flar — . 

déblais provenant de démo- 
litions. 
jrà iiiaed — gol — 123. 

francs-maçons. 
Fràswt' — £ — 26. 

François. 
Fràs'we:{ — g — 26. 

Françoise. 
friïiv — lecture, s — 75. 

francs. 



I frœle — i, niél — . 

frôler. 
fre — t, op, c — 24. 

froid . 
free — mf, •!> — 135. 

fraises ; et : frej — e — . 
FrcimÇe) — /-/ — 30. 

habitants du Fresne-Ca- 
milly. 
frér — g—. 

frère. 
frcyn—f—. 

frêne. 
frcàio — gl — 77. 

franc, (adj.). Fém. freàiue 
78. 
fren (de) — 'I> — 7 1 . 

des frênes. 

Frm(l) — gl — 7^' 

Le Fresne (commune). 
/;-/-£ -é). 

truit. 
fn€ô(de)— /— 123. 

des frissons. 
fruàne — / — 80, 123. 

frissonner. Ex. : no Jrieon 
— g — . on frissonne. 
frikaee — <^ — 123. 

fricasser. 
frikaei — bol, '1' — 60, 123. 

fricassée. 
frilif — g—- 

fruitier. 
fritàj — s, A — 38, 65. 

fruitage; et : du frit oj — g — . 
fritajyc — Btd — . 

qui aime les truits. 



fovà. - Peut-être à rapprocher de nuuja (q. v.). 
fntaj. Cf. Dicl. gén. : fruitage, vieilli et dialectal. 
fritajye. — Cf. dans God. : le verbe fruitaier, manger des 
fruits. Cf. Dott. : frû'itèje, lieu bien planté d'abres fruitiers. 



296 LEXIQUE 

fromàj — g, f — . 

fromage. 
frUô — Btd — . 

partie de devant de la herse 
frum la port — g — . 

ferme la porte. 
frïues (fa s) — rt — 64. 

ça se froisse. 
frwitcfj (de) — g m — . 

des fruits. 
fu —g— 54. 

tût, tonneau. 
fûld(0-c,^,H 
138. 

le frelon. 
fnDiœ (de) — g — 

des fumeurs. 
fume — c — . 

fumé. Ex. : // a 
fiirnel — /', A, st 

femelle. 
fiky^ê — A, mf—. 

fusil. 
fnm (ej) — g — . 

nous fûmes. 
fùm (no) — g — 83 . 

on fume. 
ftijer — %—. 

fougère. 



54. 108. 



50. 

fiune. 
— 45, 85- 



ftil pà (pu ki fï) — hol — . 

pour qu'il ne fouille pas. 
furmil — — 112. 

fourmi. 
fwè — g — 88. 

faim. Ex. : ; e fn'è. 
fiue—f, A, s, -I»'— 88. 

sainfoin (onobrychis sativa). 
fwenà — ang, f — 88, 1 10. 

fainéant. 
fumMQa) — ^o/ — 88. 

la fringale. 
fwi — "I», î — 145. 

bêcher. 
fiuïn — mél — . 

fouine. 
fwo — \,g,Xr, gl, ang — 16, 

four. Ex. : œ jwo a ka. un 

fourà chaux. Plur. : le fwo. 

fiube — g, st — 39, 93, 123. 

fouace. V"" fa€. 
fwbl — N — 93, 113. 

fouillent. 
fwolh — mf ■ — 93. 

Follette; • — nom de chienne. 
fwoné — Btd — . 

fournée. 
fiuor de pnl(d la) — g — . 

de la fiente de poule. 



fâld. — Cf. Dicl.gén. : frelon pour frul on, furlon, dulat. pop. 

furlonem. 

fu~ye. — Notre forme provient du lat. popul. focile avec 
adjonct. d'un sutf. -iarium. Les formes foisil (God.) et (we^i 
(Dott.) constituent une tout autre famille que celle qui nous 
occupe. Le type lat. en est f^icem -|- -ile. V' là-dessus, 
A. Thomas, Essais de Philol. franc., p. 306. 

fvjcval. — Cf. Dicl. gén. : faim-valle, boulimie des chevaux. 

fiuor. -- Cf. Dict. gén. : /bZ/r (trivial), diarrhée où les éva- 
cuations fécales sont presque liquides. Du latin fôria, devenu 
foric, foire. Cf. Jor. -.foudre eifoure, au même sens. 



LEXIQUE 

fvjor^ (if) — st — 93, 123. 

à force. 
fwêr^et — op — 91. 

fourchette. 
Ju'ôrj {la) — '1' — 94. 

la forge. 
fwork — (ji, 9, i^l, st — 90, 
120. 

fourche. 
fivoriiu {un) — incl — 93. 

une fourmi. 
fivorod {le) — g — . 

mercuriale annuelle (mer- 
curialis annua). 
fiuôye— crm, z, •!> — 58, 93. 

fouiller. 
fifoe — gl — . 

foin. 
fiuoilà {(i) — <I>, / — 89, 1 10. 

un fliinéant. 
fwôhàû:{ — / — 80, 89, no. 

fainéantise. 
fwûyi dà ma pukyct (/ va) — 
alg — 93. 

je vais fouiller dans ma 
poche. 
fyœf {un) — mél — 28. 

propriété à moitié achetée. 
Ex. : safyâ'f — rt — ; et : 



297 

fye — g —■ ^^- •■ (î' fy^^ 

nèbl. 
fyœjt kôkyè — g m — . 

fieffé coquin. 
fyœl—g, 1,-., bol— 99, 113. 

feuille; et -.fyœy — rt, - — . 
fyœyô {fo h no turnè l) — gol — 

99- 

il faut qu'on tourne la 

feuille. 
fyéb— g, g et L, 'I> — 61, 

^39- 

faible ; et : fycbl — 9,3 — . 

fycbles — op — 61. 

faiblesse. 
Jyèf—op — iy^. 

fièvre. 
fyel—rt— 44. 

fiel. 
fyevr — g —. 

fièvre. 



g 

gàb (t'I) — g —• 

pan de mur, pignon. 
Gahcryâ' — gol — . 

Gabriel. 



fyœf. — Cf. Dict. gén. : fief, domaine noble dont le posses- 
seur relève du seigneur d'un autre domaine. Remarquer le 
genre. 

gàb. — Cf. Jor., même forme, même sens. Ct. Dict. f^cn. : 
jable semble signifier chanlatte en anc. Iranç., c'est-à-dire 
planchettes en biseau, supportant le dernier rang de tuiles et 
disposées de façon à empêcher l'eau de couler le long des murs. 
Cf. *enjabler, *enjabliire. Cf. God. : jable, gable, fronton, façade 
d'une maison ; latte bombée. 



298 . LEXIQUE 

Gaheryel — r., gni — 44, loé. 

Gabriel. 
gàj{j)—f--. 

je gage. 
gaJàiuje — st — 75, 134. 

1. couper en deux. 

2. ergoter. 
\' kalâjè et la note. 

gale —gm — 4'^. 

galets. 
galèâdàj — g — . 



cloison construite en briques 
placées de chant. 
galkyer — :;, gl — né. 

tuile; poêle très plate. 
galom (un) — / — 60, no, 119. 

beaucoup. 
galtc —g— 36. 

remuer; trembler. Ex. : sa 
fc gai te ; hi. n n a galtac. 



galtyer — st — 107. 

poêle. V' galkyer. 
garde hœr — g — . 

garde-heurt. 
garde — gl, bl, % — Gj, 119. 

jardin. 
garde (œ) — st — 67, 119. 

un jardin. 
gardine (le) — gl, ang — 45, 
119. 

les Jardinets (lieu dit de 
Thaon). 
garsôner — ^<,'' — 80 . 

fille qui recherche les gar- 
çons. 
gàs (dit) — 7nf — 136. 

de la luciline. 
gât — N — 119. 

iatte. 



galèâdàj. — Cf. Dict. gén. : * galandage, pour garlandage, 
dérivé de garlande, anc. forme de guirlande. Cf. God. : gar- 
lander, entourer d'une guirlande et, parext., orner, parer. Ci. 
garlandais : revêtement, cloison de briques. 

galkyer . — Cf. Dott. : galliver, galtyer, plateau de fer ou de 
fonte pour faire cuire les galettes de sarrazin ; et aussi : pelle 
pour retourner la galette. 

galom. — Cf. Jor. : galtgnie, plein les deux mains. Se rat- 
tache peut-être (cf. God.) à galet, mesure pour les liquides 
(jalaie, galoie, galée) venant de jale (cf. Dict. gén.) qui, 
lui-même, semble avoir le même rad., d'orig. inconnue, que 
gallon. 

galle . — et. Jor. : galle, se choquer en parlant des fenêtres, 
des portes agitées par le vent ; claquer en parlant des dents et, 
par ext., trembler. Cf. Dott. : galte, se tordre dans l'agonie, 
s'agiter convulsivement. Cf. God. : gallel âge, carillon produit 
avec des galets. Et la note : « dans la campagne de Saint-Lô, 
on dit encore galleler, pour carillonner. » 



gavaye — g — . 

Se dit de la vache. Ne pas 
manger toute l'herbe que 
lui permet de tondre la 
longe qui la retient. Ex. : 
e n f^avtiy pa. Le gavâyœr 
sont les parties du pré dont 
la vache n'a pas mangé 
l'herbe. 
gavel —gl— 44, 119. 

javelle. 
gavln'i — Im — 119. 

ouvrières qui mettent le 
blé en javelle. 
gavle — h)i — 119. 
mettre en javelle. 
Gàw — enf — 98. 
Gast (nom propre). 

gàiulii — g — 98. 

peu malin; peu avisé. 
gaxwol (J) — *I* — • 90, 113. 
ils gazouillent ; et : ga^ivoy 

gà à la bon vyerj (dé) — g — . 
primevère officinale (pri- 
mula officinalis). 
gàhi (j kre ave) — g}n — 58, 

71- 
je crois avoir gagné. 



LEXIQUE 299 

gât — /, Btd — 119. 

1. jante. 

2. spéc. partie du rouleau. 
gâtyr. — 9 — 119. 

ais destiné à supporter un 
tonneau. 
gâwb —::,£— 7), 117. 

jambe. 
gœl dé lu — Btd —. 

partie de la charrue. (V' la 
figure, au mot kyerâ). 
gcàiuh (hâ d) — g et L — 78, 
119. 
haut de jambes. 
géld'é — e, N — ou gèlvé 102, 
105. 
paille propre à faire du glui; 
et : gelwé — 'I^ — . 
gerlo 104. 
grelot. 
gernbt{])—f— 104, m. 

je grelotte. 
gcrnwoy — £ — 90, 104. 

grenouille. 
gerhe (/) — ^, fnél — 104, 
107, no. 
le grenier. Ex. : / ghhe à 
fîuè. 



gavâye. — Cf. Dict.gén. : gaver, gorger de notuTiture, gavion; 
gosier. Cf. God. : gavai, gorge. Cf. Jaub. : ^^w, gosier. 
" gawlu . — Cf. V-- Joret, Mél. Phon. norm., p. 29. Gâlu : 
louche, hébété, badaud. « Gà : part, péjor. + luscus._ C'est 
l'équivalent du prov. caluc, curtum habens visum. » Ct. Pat. 
du Bas-Maine : gàohir, lourdaud; gâohrdi:^, balourdise, dans 
Dott. 

gâtye. — Cf. Dict. gén. : *jantier, machine pour assembler les 

jantes. 



300 LEXiaUE 

gtrwà^l — / — 65, I oé . glàdyœ 

épineuses, dites 
maquereau. 



groseilles 
Sfroseilles à 



flar — 44, 6; 



/, 9 — 104, 



gèrijÂ:^l 
106. 

groseille. 
ger^l (d la) 
113. 

du grésil. 
gey — H — 119. 

geai. 
geàwh — gl — 77. 

jambe. 
giyom — Btd — . 

outil de charpentier, rabot 

à fer étroit, échancré, 

pour faire les rainures, 

pousser les moulures, etc. 

g'iiî — Im — 68. 

loucher. 
gm — gl— G<). 

guigne ; et : gj\n — 'I> — . 
gla€—g — 123. 
dace. 



(du) _ c — 38, 99, 



115- 
iris des marais, (iris pseudo- 
acorus). Plur. : de glàdyœ 
— g — et glàgœ — Btd — . 
Glat' — gol — . 

Aglaé. 
Glàm — A — 82. 

Guillaume ; et : Glom. 
glane —gl,- —71. 

glaner. 
glàiud — / — 72. 

tumeur formée dans une 
glande du cou ; goitre. 
glâ'-f—Gi. 

paille. 
glM (d la) — 9 — 63 . 

paille propre à faire du glui. 
gleru — gl, 'I' — 126. 

lierre grimpant (hedera 
helix)^ 
gles—bol,g— 136. 
glaise. 



giyôm . — Cf. Dict. gén. : sub. voc. Guillaume. 

giee. — Cf. God. : guenchier, obliquer, se détourner. Cf. 
Joret : guincbié, regarder de travers en baissant les oreilles, 
comme le font les chevaux qui mordent ; et encore : guinchar 
et guincheu. Le Dict. gén. donne seulement ^«m^/;^ au sens d'outil 
de bois qui sert à polir le talon des chaussures. Et God. donne 
ce même mot pour le pat. lorr. au sens de : fille ou femme 
ayant mauvaise tournure. 

glàdyœ. — Cf. Joret, Flore pop. : les formes glajeul, glagueux 
y sont données pour une commune de la plaine de Caen, ce qui 
me paraît sujet à caution. 

gleru . — Cf. Jor. : liéru. Jor., Flore pop., donne aussi : yêru 
(Cotentin) et, d'autre part, glerre (Corbonnais). Dott. cite : 
geru, couvert de lierre et renvoie à brulu, formé sur bru 
(= lierre en gallo). 



LEXIQ.UE 



301 



glob(l) — ;:— 15, 42. 

globe rempli d'eau [)c)ui' 
renforcer la lumière des 
lampes à huile. 
glodyœ (de) — '!> — 40, 115. 

iris pseudo-acorus. (\'' plus 
haut.) 
glom — g — 125. 

Guillaume. 
glo — gl — . 

gland. 
gliâ (d la) — £ — . 

paille. 
glycie — si —. 

glace. 
goblo (de) — £:, chanson — . 

des gobelets. 
gbelè — s — . 

Gosselin (nom propre). 
goeye — mél, gl — GG. 

gaucher. 
god lé — e?if — 40. 

regarde-le. 
godi€ (la) — s — . 

jeu de bouchon. 
gbkfc~gti L—. 

Gautier (nom propre). 



gbnae — gol — 39. 

tête, allure, physionomie 
gbrdè — c — 39, 119. 

jardin. 
gùrj — g — ^2. 

gorge. Rem. : gros gorj — 
/ — . goitre. 
gorwè:(el — A — 65, 106. 

groseille. 
gèt— st, T.— 39, 119. 

jatte (à cidre). 
gèvel — st — 39. 

javelle. 
goiô (du) — '!> — 40. 

du gazon. 
gradel — /, •!>, î; — 142. 

fruit du groseillier rouge. 
gdfiae—f— ^6. 

gonflé. Ex. : / sa goflae 

grâsiye — gni — 135. 

grasseyer. Ex. : i grâ:{tl ; et : 
grâsye — g — Sl- 
gratô £ . 

grateron (galium aparine). 
gratres — Btd — . 

grattoir à main pour grat- 
ter le pétrin. 



goblb. — Cf. God. : gobelot, gobelet et la note : « On trouve 
dans le Dict. de Rocqitefort : gobelot de gland, petit vase dans 
lequel le fruit du chêne, le gland, est emboîté. Fr. -Comté : 
gonbelot, verre. C'est sur cette torme qu'a été refait le verbe 
franc. * gobeloîer (d. Dict.gén.). 

gbhae. — ■ Cf. Dict. ge'n. : ganache, maxillaire inférieur du 
cheval. Par ext. : un homme qui a la ganache pesante, dont la 
physionomie annonce un esprit lourd. 

gratô. — Étymologie pop. par infl. de gratter sur le primitif. 
Cf. Dott. : glatrô. Cf. Jor., Flor. pop. : gratleron, gletteron, grip- 
pcts, gratte-cul, etc. 



302 



gratro 112. 

galium aparine. (V"" gratô.) 
gravaed (de) — gl, g, 'I', mf, 
alg —. 

fruits du prunier épineux. 
gravaeonye ■ — ■ Btd — . 

prunier épineux. 
gràiu—g— 16, 98. 

gras. 
gràyse — alg — . 

graisser. 
grâmèr (la) — alg — 79. 

la grammaire. 
gnïiud —gl— 16,7-^, 99. 

grande. 
greèlii — rt — 137. 

lierre. Cf. gJeru. 
grhiûl (le) — <ï> — 113. 

les grenouilles. 



LEXiauE 

p'b —g—- 

grille ; greyâj 



lage ; grêyi _ ^ _. gril- 
ler. 
g?rys — £ — . 

graisse . 
greiiy (d la) — rt,% — 21. 

du grésil. 
greàw — £ — 78. 

grand. 
greàw j — gl—q-], 136. 

grange ; et : grèàiu€. 
grèn — gl — 71. 

graine. 
greple —g — . 

grimpereau : certhiafomilia- 
ris. 
gri€ (sa) — g— 123, 134. 
ça crisse (bruit de la lime.) 



gravaehd . — Peut-être ce mot doit-il être ramené à la famille 
d'où dépend la forme effrasyâo (= églantier) du Bas-Maine ; on y 
verra alors un dérivé du lat. acrern. Noter aussi qu'une forme 
telle que *acraceus a donné egra, qui, en patois norm., désigne 
parfois le verjus; et, d'autre part, remarquer que dans la région 
où domine le mot gravachon, on rencontre aussi, de place en 
place, les formes suro et suriné, par lesquelles on veut insister 
sur l'acidité du fruit; nouvelle raison pour prendre acreni 
comme point de départ. 

grey. — Cf. Dkt. gén. : grille, pour greille, graille, du lat. 

pop. *graticula. Cf. Joret : grée, gril. Cf. Dott. : grêlé, faire 
rôtir. 

grcple . — Cf. Jor, : grinplé et gripe-an-hâ. 

grie. — Cf. Dott. : griché, grincer des dents ; grichœ, qui 
grince des dents. Et : grisé, grincer. Cf. Jor. : grinchie, grincer. 
Dans le Bess., grichié signifie : être de mauvaise humeur. Cf. 
Dicl. gén. : crisser, avoir une sorte de crispation qui iait grincer, 
spécialement en parlant des dents ; et : *rrissure (technoL), 
crispation qui se produit à la surflice du fil de fer, lorsque la 
filière est mal ajustée. 



LKXiaUE 



303 



Au fig. -.sa gri€ 
ça sonne mieux, 
if r/V/) — inél — 123. 

qui fait la moue.. 
grijé {de) — ;;// — . 

fronces à la taille d'une 
grimât — -, /, g et L — 

grimace. 
grimaeyer — g — 123. 



myœ. 



|upe. 
123. 



grimacière. 




griiïer. Ex. : / ofim. 



grumeaux. 
gris — flar — 

grise. 
gny {œ) —g — 

un gril. 



68. 
42, 85, 
136. 



gnya] — -k — . 

grillage (point de) techn. 
dentelles. 
gn€% — / — 123. 

grincer. (V"" griee.) 
grlpe — g — 61. 

petit sentier escarpé. 
grôdôè (/) — g — . 

le pouce. 
grosye (Je) — Bld — . 

la cosse du colza; se dit aussi: 
kosct. 
grône — g — 107, 119. 

contenu d'un tablier. 
grwe^l — <I> — 65. 

groseilles. 
gujô — Btd — . 

pièces de bois, grosses che- 



grieu. — Cf. Jor. : grichc, grimace, mauvaise humeur ; 
grichu, grognon. Cf. Dott. : grichmidi, femme acariâtre, gri- 
macière. 

grijé. — Cf. Jor. : grijc, peigne qui sert à teiller le chanvre ; 

grijié, ^XxssQr; grijé, pli fait à une étoffe ; grijoii, espèce de râteau 
à longues dents qui sert à taire le glui. 

grime. — Cf. Jor., même forme, au même sens; et Dottin. 

grinilo. — Cf. Dott. : grimlot, assemblage de grumeaux; 
grimlotu, en grumeaux; grimlœ, gr!»ilu, composé de grumeaux, 
grumeleux, ridé. Cf. Jor. : gnimlo et gruwloté. Ct. Dict. gén. : 
grumeau et les dérivés grume 1er, grumelure, * grumillon, etc. 

griyàj. — Le point de grillage ou de grillé est le même tra- 
vail que le point de mat (v' Malt), seulement les fils ajoutés 
travaillent seuls et forment une trame simple et d'un tissu 
moins épais que le point de mat. 

grlpe. — Cf. Dott. : grèpè, monticule. 

gujà. — Cf. Dict. ^cii. : goujon, dérivé de gouge, broche qui 
unit les deux parties d'une charnière; pièce de métal, de bois, 
qui sert à assembler. 



304 



LEXiaUE 



villes servant à relier les 

jantes entre elles. 
gûl (la) — <I>, st, Btd — . 
la gueule. Ex. :à plen gél — 

bol — . Spéc. : bouche d'un 

four de boulanger. 
gule. — S—. 

ruisseau. 
gulu — S — . 

gourmand. 
gurmcàw — ^ — 77. 

gourmand ; et ; gurmèàiu 78. 
gut (j n i ve) — g Gl L — . 

je n'y vois pas. 

gvœ (œ) — 1, st, g,op — 9S, 
118. 
un cheveu. Plur. : legvœ;et : 
le gvœ — <I> — . 
gvîy — Btd — . 

cheville de charrue. (V' la 
figure, au mot : kjeru) ; 
et : gvil — g — 1 07, 113 
118. 
gwèpœ — g, Un — 50. 

gouapeur ; sot, niais. 
giuepe — Im — 65. 

bavarder. 
gwbrd ■ — g, ang — 90. 

gourdes. Ex. : le mtue gword. 
gwote — ? — 90, 91. 

goûter ; et : gwttte. Ex. : lu 
n cl gwûi pà byè — a?tg — 
Part. pass. gwôtae. Subst. 
gwûte — o" — . collation. 



gîvunnêâ — bol — 91. 

gourmand. 
gyàbl— z~ 98, 115, 139. 

diable; et : gyàwb. 
gyae— rt,f— 36, 130. 

gai. 
gyae —^,gl— 36, 119. 

geai. 
gyaset (de) — 'I> — 119. 

jacinthes. 

ayay—f— 36. 

geai. 
gyœ — g — 11^. 

Dieu. 
gyœl (i)~f, N — 130. 

il gueule. 
gyd'i—^l> — 130. 

gueuse. 
gye — H, 9, r/ — 36, 119. 

geai. 
gyppr — o- _ 1 3 1 . 

guêpe. 
gyer (/ n an e me) — g — 
131. 

je n'en ai plus beaucoup. 
gyerb — /, bol, f,st,':> — ^^, 

119- 
gerbe. Ex. : gyerb ùd blae. 

gyerbyèr—g— 119. 

bouche. 
gyerc (ôl) — /, st — 100, 105, 
119. 

le jarret. 



gule. — Cf. Dict. gén. : goulotte(techn.), rigole sur la cimaise 
d'une corniche pour l'écoulement des eaux. Dans Jor. ^;^^t>«/t'/ est 
cité au sens de : filet en forme de poche, pour prendre les 
lapins. 

giutpœ. — Cf. Jor. : gouape, jaser, plaisanter ; j^omo/jc/^ , mau- 
vais plaisant. 



LEXiaUE 



3'J) 



gyerkye (de) — J, gl — loo, 
I i6, 119. 
des jarretières; et : œ gyerkye 

gyerfie — s — 1 10, 1 3 1 . 

grenier. 
gyet pâ là — rt — 131. 

guette, regarde par là. 
gyh de travcr (/) — op — 131. 

il louche. Cf. gtic. 

U' — r — i3«- 
gui. 

gyiû — jî — 130. 

guichet (de tonneau). 
gyicô — al g — 130. 

pot à cidre. 

gyieôney — g — 80, 130. 

contenu d'un pot. 
gyln—f, g — 69, III, 130. 

guigne (sorte de cerise). 



hà —II, / 96, 133. 

haut ; et : hàw. Ex.:d bye hà. 
fè tro hà. là hà. par là à 
hà — gm — . hàiu — g — . 
hàf — bol — 32. 

hache. 
hae (lé) — gl — 133. 

les haies. 
hait' — Im — 132. 

tirer. // halir — 'I» — . hal 
lac — g — . (Cf. le sui- 
vant). 
haie (lya) — ang — 132. 

lui en donner (de l'argent). 
halmékye — Im — 133. 

faire du bruit, du désordre. 
hamo — ;; — 133. 

hameau. Plur. : le hanio. 
hàp (k à) — / — 133. 

qui en saisit brusquement. 
harè — gm — 133. 

averse d'eau. 
harèàw (él) ~- g — 77, 133. 
le hareng. 



gyichô. — Cf. Jor. : guichon, tasse en bois de la contenance 
d'un tiers de litre; et le dér. giiichonée, plein un guichon. Cf. 
Dott. : gieô, grande cuiller en bois servant à transvaser l'eau. 

haie. — Cf. Dict. gén. N'est employé, en franc., qu'au sens 
propre : haler, tirer à soi au moyen d'une corde. 

halmekyé . — Cf. Jor. : haliiieche, dispute, querelle ; hahiurhié, 
disputer. 

hare. — Cf. Dott. : haré, ondée; — volée (d'oiseaux). Cf. 
jor. : harée (ou horce), ondée, pluie de peu de durée. Cotegr. 
traduit : « agréât showcr of raiii. « Cf. God. : orc', orré, vent, 
orage, tempête, pluie d'orage. 

GuERLiN DE GuER. — Parler pop. de Thaon. 20 



306 LHXIQTJE 

harik {por vyœl) — gol — 133. 

pauvre vieille carcasse. 
harikotae — hn — 133. 

chicané. (V"" le suivant.) 
harikotye — Im — . 

1. chicanier. 

2 . qui marchande — alg — . 
Cf. harivelye. 

harivclye — alg — 133. 

qui marchande. Cf. hari- 
kotye. 
harmvà — f — 26, 133. 



harnais ; et : harnê — mél — . 
24, 133. 
hàw (œ gro) — g — 98^ 133. 

chien de mer. 
JmQI) — g — . 

esprit revenant. Ex. : el hà 
y e (se dit d'une maison 
qu'on croit hantée). 
hântô — A — . 

hanneton. 
hâk — bol — 120. 
hanche. 



harik . — Cf. God. Semble être reformé sur ha ligote, au sens 

de : lambeau, déchirure, chiffon. Remarquer aussi haligoter, au 
sens de mettre en lambeaux, déchirer de coups. 

harikotye. — Cf. Dott. : harikoke, chicanier; — marchand qui 
est mal dans ses affaires. Et : harikote, tergiverser, disputer, tri- 
cher; — faire plusieurs métiers sans gagner grand'chose. Cf. 
Jor. : haricoter et harigachier, marchander, taquiner. Cf. God, : 
haligoté, harigoter, harligoter, halegouter. Pour le sens, V pi. 
haut : harik. 

— Cf. God. : harivel, sans éclaircissement, et 



harivelyt'. 
l'exemple : 



Doit estre son pié si escrit 
En son soulier ou estivel 
Que ne semblés pas harivel. 

(Clc cC amour, p. 15, Tross.). 



Cl. Jor. : harivle, marchander; — harivelye, mauvais marchand 
de bestiaux. Doit-on voir, dans ce mot, comme lèvent Jor., 
le htm vitel lus? c'est douteux. 

hàw. — Cf. Jor. : ha, chien de mer, espèce de squale. « Rac. 
ni. hai, a. hai (?). 

hâ. — Cf. God. : haut, hantise, fréquentation, accointance; 
— endroit où Ton hante. On en doit rapprocher aussi l'article 
han. 3, du même God. avec le sens de « parlera quelqu'un », 
dans l'expression : « chanter à l'han de quelqu'un », traduit par 
Cotegr., éd. 161 1, I hâve spoken with him. Cf. Jor. : haii, 
fantôme, revenant. 



LHXiaUL 

4". '3 3' H) 



W, 



hàkàr — i,'/ 

hangar. 
hàni —^l— 133, 145. 

hennir. 
hàntô ■ — gl — 72 , 133. 

hanneton. 

hotn — g — 133. 

tête ; et : hen. Ex . : pus ta hœn 
delà, 
hâ-rte — g — 36, 133. 

heurter. Ex. : i s a hœrtde 
— gol — la vak hârt 
— gni — . la vache donne 
des coups de corne. 
hœi — Btd —. 



1. grosse tarière )X)ur per- 
cer les moyeux. 

2. cheminée d'avant dans 
un four de boulanger. 

hihhvk (la) - st -78,120,133. 

la hanche. 
he(Ja) — st, \, t — 133. 

la haie; plur. : he. 
Heâwri — *h — 78, 133. 

Henri ; et : Hèàiuri — gl — . 
het' (la) — g, Btd — 133. 

la haie (de la charrue). (V' 
la fig. au mot kycrn). 
ht^kxt' —Bld —. 

côtés de la voiture à gerbes. 
Cf. ber. 



hœti. — Cf. Dict. gén. : 1° Mar. Plate-forme élevée à l'extré- 
mité supérieure d'un bas-mât qui la traverse ; 2° par ext. 
(technol.), grosse poutre terminée par deux tourillons et à 
laquelle une cloche est suspendue. Cf. Jor. : hiiue, tète, partie 
supérieure de la cloche par laquelle elle est suspendue. 

hd'~. — Cf. Dict. gén. : *hi'iisc, et m'iaux *heiisse. Orig. incert. 
Anciennement : cheville en génér. Par ext. (mar.), piston de 
pompe. Cf. God. : hensscs, cheville et coin ; — et l'ex. de Nicot, 
Thrésor, éd. 1606, qui définit : « /^v/i-f^, la cheville de fer, plate et 
large par en haut, et ronde en bas, laquelle passe à travers la 
happe et les bouts de l'aisseul, sortans hors le museau des 
moyens des roues, et les contretient qu'elles ne s'eschappent 
dudit aisseul .» Toutefois, notre sens 2 ne paraît pas se rattacher 
à ce mot. Ane. haut-ail. : bel:;a, garde de l'épée. (V' A. Tho- 
mas, Essais de phil. franc.) 

Me. — Cf. Dict. gén. : /j^iV (technol.), la pièce la plus longue 
de la charrue qui reçoit l'attelage, dite aussi àgc et flèche. 

hekye. — Cf. Dott. : hék et hekè, petite porte. Et aussi héch, 
hèd, ridelles, montants latéraux à claire-voie de la charrette, 
héi, ridelle, barrière mobile. Cf. God. : hcc, porte à clairière, 
barrière d'un champ; hecqiict, porte à clairière; — toit de bois 
au-dessus d'une porte. 



3o8 

IM^ (/) — gl — }i. 

barrière de jardin. (Cf. /- 
syâiu'). Ex. : hé:^âfisyâw — 
g — . barrière faite de bois 
entrelacés. (Cf. Jîsyàw.) 
herb — 'I> — 133. 

herbe. 
hcre — A — 122, ^33. 

herse. 
her€e — *\\ ? — 58, 122, 

133- 

herser. 
herd — <]>, gl — . 

hersé. 
hcrieô — gl, A — 123, 133. 

hérisson. 
berne — :: — 1 00, 133. 

harnais. 
hèt — gl— 133, 141. 

hêtre. Plur. : de het — '1» — . 
hey (dâ la) — alg — . 

dans la haie. 
bè:(e (jr) — o, bol — 31, 133. 



LHXIQIJE 

barrière; et : hé::^e — A — . 
Cf. hèe:(e.) 
hes à fà — Btd — 133. 

manche de faux. 
hibu — H—. 

hibou. 
hb — fl> — , 133. 

hauts. 
ho du tèâ {Ô) — g — . 

au printemps. 
ho€ (de) — Btd —. 

planches pour surélever un 
banneau en avant et en 
arrière. 
hÔ€e (es) — / — 105 , 123. 
se hausser. Ex. : ho^ ta — 
/ — 123, 133. hausse- 
toi. 
hol €a — gl, A — 39, 132. 

tire-ça. 
hontû (le) — g — 72. 
les hannetons. 



Bess. : bec, partie inférieure de la porte d'une grange; — assem- 
blage de planches qu'on pose sur le marc avant de le presser. 

beè^e . — bt\ytm, petite porte à hauteur d'appui que l'on 
place devant la porte ordinaire des maisons de ferme. Cf. 
kdtwi, petite barrière. Cf. God. : baise, be:;e, barrière, clôture 
faite avec des branches entrelacées et servant à fermer les cours 
des métairies, les jardins, les chemins particuliers. Cf. 
baisin. 

bès. — Cf. Dict. gén. : *banse. Technol. : tige de l'épingle, 
non garnie de sa tête (altération de hanste) ; hante, vieilli, et 
dialect. = hampe d'une hallebarde, d'une lance, d'un pinceau. 
Du lat. hasta, devenu de bonne heure, *hausta, sous l'influence 
du germ. band. Cf. God. : haste, broche; viande rôtie; d'où 
hastelet, viande rôtie. Et basi (rare), bois de lance, de pique, 
etc. Cf. Jor. : biiise, manche de la faux. 



LEXIQUE 

hor pet (jv }^'d d) ■ — / — 133. 

un gars étranger. 
bhr kiinhàs — inouill — . 

qui a perdu la tète. 
bôrdr (d) — Btd — . 

cloison séparant les bêtes 
des gens dans Tétable, à 
la veillée. 
Jjornu — (^ — 42, 133. 

hormis. Ex. : honni mat' 

g et L — . sans moi. 

hô~ar {fcbye) — g ei L — 40. 

c'est douteux. Ex. : €e byè 

hb^àr si i vo vni. 

Home (/) — A — 31, 72, 

135- 
le Hamel (lieu dit). 

bon (i) — N — 80, 134. 
ils grognent (onomat. — ; 
se dit surtout du cri du 
porc). 
bbtœ — •!> ^ 46, 133. 
honteux. 



309 

hfilinùitw — g — 78, 1 34. 

gémissements. 
htt — S — . 

instrument servant à enle- 
ver les grosses herbes et 
à déraciner les arbres. 
bii-htt — g — 134. 

ciiat-huant. 
htilt't (la) — _(,' — . 

petite bêche. 
Mtae — A' — 3^^ I34- 

sommeiller. 
hîite — ^ — . 

se servir de la houe. 



ife — £, 
123. 

ikè — an g 
encore. 



lecture — 
ici. : Ex 
par iee — 



67, 83, 

: d ieè 
st — . 



«4, 14 



hbrde. — Cf. God. : /;()//;'/, haiird, retranchement, palissade 
faite avec des claies, garnie de terre par derrière. (Cf. \'iollet- 
le-Duc, Dict. d' arcbéolog . , VI, 122.) Wall. : boùr, échafaudage 
dont se servent les scieurs de long. D'où : hoiirder, boiirdage, 
hordeis, ce dernier au sens, aussi, de palissade, retranchement, 
et en particulier ouvrage en bois, dressé au sommet des cour- 
tines ou des tours et surplombant le pied de la maçonnerie. 
Cf. Dict. gén. : *bourd, emprunté de l'anc. haut-ail. biirt (ail. 
mod. : hïirte, claie). Cf. Dott. : burdP, hiirdiye, battre, frapper ; 
— hîirdnse, taire le gros ouvrage d'une maison; — Ifnrdâse, 
secouer. 

bîilet . — Cf. for. : boulé, hovau, bêche. 

bille. — Ci. IJiit. gén. : houer (techn.), se servir de la 
houe. 



310 

ilce — c — , 

1. là, plus loin, là-bas. 

2. ici. 
Ex. : €e byè pye k par iJœ. 

It via ilœ — i — . j nepà 
la pâsé d là ilœ — gol — . 
plis te d ilœ — g — . 
imœ (d bôtt) — gol — 85, 
145. 
de bonne humeur. 
inioj — g! — 41. 

image. 
^t(d^-) — s - 141. 

des huîtres; et : ^~ -u-//. 
ivae — op — 27. 

hiver; et : / ivay — g — ; 
tut I ivir — ang — . 
idividu (d'il) — ang — , 

un individu. 
Ihnod — 'I> — 42. 

incommode. 
Ipèrtè pà (u ri) — z, ang — . 
ou n'importe, n ïpor kye€ 
— / — . n'importe quoi. 
ttere — •!> — . 
intérêt. 



; 



j'âblê — Btd — . 

rainures où s'adaptent les 
fonds du tonneau; enja- 



LEXIQ.UE 

b'iure. (Cf. gable et la 
note). 
jabote — gm — . 

bavarder. 
Jâk — A — 32. 

Jacques ; et : Jâko. 
jakye — 9—43, 128. 

écureuil. 
jamiuc — <I> — 87. 

jamais. 
japine — alg — , 

bavarder ensemble. 
japû la {su) — bol — 48. 

ce jappeur-là. 
jargon (/) 80. 

il parle. 
jawn — £ — . 

jaune. 
jàderm — A — 100. 

gendarme. 
jàfuttrri 104. 

Jeanfoutrerie. 
Jan — gl—-]!. 

Jeanne. 
jàn — flar — 72, 96. 

jaune. 
de jàne — g, mél — 45, 72. 

renoncule ficaire; et : de 
jâwne — 'I» — 76. 
jœmà — 2 — 83. 

jument. 



j aboie. — Cf. Dott. : jabote, faire de longues remontrances ; 
d'où : jabotmà, jabotrt, puis jabotœ, bavard. Cf. Dict. gén. : 
jaboter, en parlant de certains oiseaux ; pousser des cris en 
secouant le jabot. Par anal. : bavarder. 

japine . — Diminut. de japper. Cf. Jor. : japim, japper sou- 
vent et peu fort; — japete, petit chien qui ne fait qu'aboyer. 
Cf. Dott. : japiyœ, jappeur, criailleur. 



LEXIQUE 



311 



jœne — inél — . 

jeûner. Ex. : no jœne — gm — . 
on jeûnait. 
jœnes (dâ Jd) — ang — . 

dans leur jeunesse. 
jiï'n — rt — . 

jeune. 
;V / — •!» — 102. 

je le. Ex. : ;V / kune. je 1 kre. 
je d kudr (œ) — Btd —. 

une pousse de noisetier. 
jeâw 78. 

gens. 
jhnà — mél, H — 83, 102. 

jument. 
jeni€ — bol — 123. 

génisse. 
jenûQ) — ang, g — 102. 

le genou. Ex. : / e mal 
jnti. 
Jènyœv — gm — . 

Geneviève. 
jhiyév — 'I> — . 

genièvre. 
jeôwn — st — 78. 

jaune. 
Jermen — f — 71. 

Germaine (prénom). 
jermin — s — 88. 

Germaine ; et : jcrmiuèn 

jermwè — / — 88. 

germain. 
jern{ùJ) — ^?— 45, m. 

le germe. 
jernae — g — 36, 1 1 1 . 

germé. 
jt'stver — / — . 

qui tait des façons. Cf. faeD. 
jèâîun — gl — 77. 

jaune. 



jime — c — 32. 

pleurer. 
jhnôrd — / — 39. 

pleurarde. 
jinif—g — 46, 47, 140. 

gérofle. 
jiniflee — g — 47 . 

giroflée. 
jîZje — mél, /, î — 136. 

gésier ; et : jîsyê. 
Jbnvyœv — A — . 

Geneviève. 
jlay — /— 3 5, lo?, 109. 

gelé. Ex. : i a jlay. 
juià — t — . 

jument. 
/;/'/) — ^^— 107. ^ 

genou. Plur. : le jnu — 'î» — . 

jo —^,g, ^^'^— 97- 
joue ; et : joo — gl — . 

joné — Bid — . 

renoncule bulbeuse (ranun- 
culus bulbosus) et renon- 
cule rampante (ranuncu- 
lus repens). 
joyd' — c — . 

joveux. 
M'— A — 143. 

Joseph. 
jo (dit) — «I' — . 

sparte à balai. Ex. : baie d 
jo — al g — . 
jtae — g — 36. 

jeté. 
jnke (s) — st,C — 120. 

se percher, se jucher ; et : 
s jiik)^ — bol — . 
jnkya' (/) — ang — 49. 

le perchoir ; le juchoir ; et : 
juki'i (vieilli). 



312 



jiiji — ^ — 38. 

jugé. 
jusk a ta k e se vnii — gm — 
102. jusqu'à ce qu'elle soit 
venue, jusk e^ Ô — chan- 
son, 5 — . jusqu'aux os. 
juska se ki se prc. 
jvâ — 5 — 96, 144. 

cheval. Plur. : dejvàw — g — . 
jvb — gl — . 

cheval. Plur. : de jvaw. 
jvo — H — - 39. 

cheval ; et : jvh Ex. : j-^ jvo la. 
Plur. : de jvti. 
jiua'e — /- — 36. 

joué. 
jibile — g, f— 113. 

juillet. 
jwo — gol, e, H, 'Il — 90. 
jour. Ex. : kel jiuo kc l pu 
hàw d I ané ? 1 mardi 
grà ; paské l mekerdi, fô 
de eàdr. il e jwo — ang — . 
il fait jour, tu le jiuor 
— H — 90. tous les jours. 
jworne {tut la) — <î> — . 
toute la journée. 



•yœ — / — 127. 
qu'un. Ex. : kâ no :^ e k vJ' 
quand on n'est qu'un. 



LEXIQ.UK 

ka 



chat. 
^à — gl, f,flar — 96, 117. 
chaud. Ex. -.in Je paiu kày 
et : kà — H—. 
kaàweô — op — 76. 

chanson. 
kaberyole — Btd —. 

cabriolet, voiture légère à 
un cheval. 
kabo —Btd — . 

graine de seigle ergoté. 
ka€ pue (d la) — g — . 

origanum vulgare (?) ou 
mentha pulegium. Cette 
plante est dite aussi : 
herbe aux puces. 
kaà — gî — 117, 123. 

chasser devant soi. kaei 
— g — . chassé. ka€œ, 
qui chasse devant soi. 
kadhis (nib) — gm " — 134,141. 

mon catéchisme. 
kaderus (de) — / — . 

des servantes. 
kahwà — 9 — 117. 

chat-huant. 
kajî — î; — 60. 

cagée. 
kalàje. 



prendre par-dessus 
ché. \' . galàwje. 



le mar- 



kadeeis . — Cf. Dict. gén. : (xiv^ siècle) cathécisme, J. du 
Vignay, Mir. hist. Cf. Jaub. : catéchisse. De même Dott. : 
kathis. Cf. Joret : kadéeis. 

kalàje. — Lat. calumniare. Cf. le vieux franc. : chalengier et 
le moderne : challenger, repris à l'anglais, comme terme de sport. 
Ex. : « Je suis prêt à challenger soit X... soit le vainqueur de 
celui-ci ». Journal le Petit Bleu de déc. 1899. 



kalâzvji 58, 76, 117. p. pass. 
halima€o{de) — /, .i,^/, i^ — 12^. 

limaçons. 
kalimnect (la) — enf — . 

cligne-musette (jeu d'en- 
f^mt). 
kâlhi (il la) — ,1,' — . 

temps très chaud. 
kâlis — g — . 

calice; vase sacré. 
kaliHâd — - — . 

étoffe de laine. Ex. : dvàli' 
ci kaliiiâd. Cf. relttr. 
kalôk — g, al g — . 

sinapis arvensis. 
kamiyt' — î — 66. 

Camilly (nom de com- 
mune). 
kamomiy — ^ — . 

camomille. 



Lh.xian; 3 H 

kani — gm — 117. 

moisi. 
kaniht>t {(le) - H, g — 11. 
1 1 



. Il)' "/• 

tiges de lin, chcnevottes. 

kanitâr — g — . 

canicule. 
katiivyd' — r, ^, mcl, H — 29, 
71, 117. 

chènevis. 
kanivyer — g, H — 71, 117. 

chènevière. 
kap — 9 — 117. 

1. partie de la faux. 

2. partie de la charrue. (\'' 
figure, au mot : kyerii.) 

kap a p{l) — g^ii — ■ 

sobriquet (fr. : chape à 
fléau). 



hàlui. — Cf. God. : chalinc, câline, chaleur, éclair de chaleur 
et commencement d'orage. Cf. Dott. : kalè (?). Cf. Jor. : câlin, 
éclair de chaleur. 

kalniàd. — Cf. Dict. gêii. : cal mande {calamande ou cala- 

mandre, Savary, Dict. du conini.). Étoffe de laine au poil lustré 
d'un côté comme le satin. (V' Dupin de \'orrep., J)icl. fr. 
illustré.) 

kani. — Cf. Dicl. gên. : chancir, présenter des traces de moi- 
sissure. Et : chancissure. Cf. Dott. : r/;a«/, se couvrir de fleurs 
ou taches blanches ; — adj. : qui a des fleurs ou des moisissures 
blanches. Cf. God. : chanir, devenir blanc, blanchir. De même 
Joret. 

kanibbt . — Cf. God. : chanevot, et jor. : canhotte. 

kanivyd' . — Cf. Dott. : fenva, eenvœ, ^enve. Cf. God. : chcne- 

veuxe, cheneiuis, canebuise et canevuiic. Cf. Jor. : canvieû, cani- 
vieû et canivû. 
kanivyer. 



Cf. 



or. : can vierc et caniviere. 



kap . — Cf. Dicl. gên. : chape, au sens technol. 



314 

kâpœ — st — 32, 117. 

chapeau. 
kape — ■ t, Btd — 31, 117. 

1. chapeau. 

2. partie de la charrue. Ç\' 
fig. au mot : k\en1.) 

kapitî'n — g — 71. 

capitaine. 
hapltii — A — . 

sorte de chenille. 
kapnne — alg — , 
faire le couard. 
kapworal — g — 38. 
Caporal (surnom). 
kàrd (de) — flar — 38. 

des cardes, planchettes à car- 
der. 
kardb (de) — gl, c — 117, 
142. 
des chardons. Ex : kardo 
lent — îf, st — . carduus 
nutans (chardons pen- 
chés); et : kardro. 



LEXiaUE 

kardrbnet — 
142. 



79= 



I r 



chardonneret ; et : kordrônet 
— H—. 

kâre — bol — 117. 

charrée; cendre lessivée. Cf. 
kârii. 

kàrfwb — ang — 90. 
carrefour. 

kàriyône — gm — 80. 
carillonner. 

karksule — / — 129, 136. 

calculer. 
karkyc (de) — g — 45, ri6. 

termes, quartiers. 

karbn — H — 80, 117. 
charogne; et : karon — -, mél 

karot — < — 72. 

quarante. 
karpàkye — t — 116. 

Le Carpentier (nom propre). 



kaplui. — Du lat. pop. : catta -\- pilosa. Cf. God. : chatepelosc. 
chatepelense, chenille. Et aussi : chatephtc, au même sens. Pic. : 
carphise, capleiise, capehtchc, capinre. Bret. : charpelousc (Côtes- 
du-Nord). Bas-norm. : car pelouse. 

kapùne. — Capogné, donner des coups sur la tête (Bessin, in 
Jor.) et kapifie, se battre, se disputer, polissonner, comme un 
écolier (Bas-Maine, in Dott.) ne sont pas à en rapprocher. Ct. 
Dict. géii. : caponner, flagorner ; se conduire en poltron. 

kàré. — De même, dans Jor. — Cf. Dott. : ^«r, cendres bouil- 
lies pour la lessive ; ti^èrwé, au même sens. Origine inconnue 
pour le Dict. gthi. qui rejette Tétymol. carraia. Remarquer en 
effet la forme limousine avec d médial. 

karkcule. — Cf. Jaub. : carculer et carcul. — De même 
Do'tû 



LEX 

kàrv — :;, /, bol — 117. 

charrier à lessive. Ci. kàré. 
karyœ — g — . 

carriers. 
kàs (la) —g — 117. 

le chas de l'aiguille. Ex. : la 
kàs d un t'giiy- 
ktis {un) — g — . 

morceau de bois en saule; 
fusil d'enfiint. Cf. môkaee, 
au même sens, tiktmpckycr 
hase d âpre — Btd — . 

Ex. : U pè kàs d âpre quand 
on attend trop de temps 
avant d'enfourner. 
kaskyt't — g — 128. 
casquette. 



IQUE 3 1 3 

kàsmolê (du) — g — . 

grémil des champs (Lithos- 
permum arvense). 
kastonàd — / — 38, 142. 

cassonnade. 
kaslre — ang — 117. 

châtrer (les chevaux). 
kastrôl — / — 42, 142. 

casserole. 
kat — A, •!' — 141. 

quatre. 
kat^rvl — mél — 67, 104. 

quatre-vingt. 
kaûl — 7: — . 

Spéc. (dentelles) « point de 
kat il ». 



kàrû. — Cf. Dott. : chéryé, grand morceau de drap ou toile 
que l'on place dans le cuvier à lessive. Cf. Jor. : kàrye et kàrti, 
dans ce sens. Cf. Godefroy : carrieux, dans ce sens. 

kàs. — Cf. Dott. : fàs, enveloppe des grains; — traverse sou- 
tenue par des barres où s'engrave le peigne et servant à trapper 
la duite qui traverse la chaîne (terme de tissage). Ct. Dict. 
gén. : chas, trou d'une aiguille; — plaque de métal percée 
d'un trou par lequel passe le fil à plomb des maçons. Cf. 
God. : chasse, trou d'une aiguille. 

kanpekyer. — Cf. Dott. : kanpeiwer, petit bâton de sureau ou 
d'églantier dont la moelle a été enlevée et avec lequel les 
enfimts lancent, par le moyen d'un piston, de petites balles de 
papier, de filasse. Cf. kanjihuèr. 

kastonàd. — Cf. Dict. gén. Au xvr' s., on dit aussi casto- 
nade, forme amenée par l'influence irréfléchie de bastonnade. 
161 1, Cotgrave. Même forme dans Dott. Cf. Jaub. : kastimad. 

kastrol. — Cf. Dott. : kastrôl. Cf. God. : casscron. 

katil. — C'est le « point de cantille », — matière spéciale 
emplovée dans certaines dentelles pour faire le " point de mat ». 
V' malt et ncj. 



3ié 

katinh (de) — s — 117, 



frisures en papier. 
katir (tu vti t) — al g — . 
tu vas te pelotonner. 
kaû — *I>, A — 67. 

Catherine (forme hypoco- 
rist. sans nuance dépré- 
ciative). 
hato — <!>, g VI, A — . 

Catherine. (VMe précédent.) 
kahlne — hol — 8r, 117. 
marcher en s'aidant des 
mains. 
katwoye — t., mél, st,gm — 
117. 
chatouiller. 
katwoyti — gm — 48, 117. 
chatouilleur; — fém. kat- 
ivoyœi. 
hauà — A, H — 117. 
chat-huant. 



LEXIQUE 

kàiv —st, g — 16, 96, 117. 

chaud. 
kâw (d la) — st — 96, 117. 

de la chaux. 
kâw€ (me) — gl — 6, 196, 
117. 

mes chausses. 
hawf <)G. 

tiges sèches du colza, qui 



servent au chauffage. 
kàiurae — / — 36, 98. 

carré. 
kàiurc (d Ia)—t—ç,8. 

cendre à lessive, une fois 
bouillie. V' kâre. 
kàwse — *l> — 98. 

casser. 
kau':((t' (ki sa hyo fer) — g — 
50, 96. 
qui sont très bavards. 
kâyi — t — 58. 
caillé. 



kaimet . — Cf. au mot suivant, le sens d' « embrouillé », en 
parlant des cheveux, que prend la forme « cati » dans le pat. du 
Lyonn. De même Dott. : katine, soigner attentivement et déli- 
catement. 

katir . — et. Dict. gén., ancien franc. : quatir, quaitir, du lat. 
pop. *coactire, tiré du part, coactus. Le franc, mod. ne connaît 
que le sens fig. : 1° presser le drap; 2° appliquer l'or sur les 
filets d'une pièce à dorer. Cf. God. : quatir, catir, frapper; 
enfoncer; cacher; se blottir, se tapir, se cacher; cati, embrouillé, 
se dit en parlant de cheveux. De même Dott. : kati, caresser, 
traiter avec grand soin. 

katfine . — Cf. jor. : s catoné, se tapir; — à caton, à quatre 
pattes. Cf. Dott. : ealone, grimper à l'arbre en s'aidant des bras 
et des jambes. 

kawf . — Cf. Jor. : bois qui sert à chaufler, particulièrement 
le four. 



Li:x 

kâ:(iOel -- ,i,^ — . 

susceptible, de santé délicate. 
kà — i^ni — . 

Caen. 
kâ(l)— H— iij. 

le champ. Ex. : j we aie amo 
lekà. 
kà ,<^ — 105. 

quand. Ex. : kâ ki k nù di 
€a 1 — ^^ et L — . quand 
dit-on ça ? — kà kye k tu 
vytdrà m ve — op — . 
— kâ kyi vo rvyedre ? — ^ 
et L — . — èd kà kyi? 

kàbr — H, st — 117. 
chanvre. 



IQLH . 317 

kàeô — //, si — 117, 123. 

chanson. Ex. : eàtt' un kàeô. 
kàfxer — g - - 117. 

Ex. : i Je de kà et de kàeyer. 

il va de côté et d'autre. 

kàdel — *{*, i, st — 22, 118. 

1. chandelle. 

2. arum tacheté (arum ma- 
culatum). 

kàdt'lye — f — 102, 118. 

chandelier. 
kàn (Ja) — g — 72. 

canne. 
kàni — bol — 72. 

moisi. (\'' kani.) 
kânô — Btd — . 



kàzil'cl. — N'est pas employé en ce sens en français. Cf. 
Dict. gcn., qui donne : « subordonné à certains cas ». 

kàeycr. — Cf. God. : canchier, au sens de prison (?) (« Et 
puis sera bouté en canchier ». In : Prophéc. de Merlin); — lequel 
semble se rattacher à cancellnm. Une forme canticaria, relevée 
dans une charte du départ, de la Somme, au sens probable 
de territoire, mérite au moins d'être mentionnée, car elle 
aurait cet avantage de nous offrir un type latin d'où provien- 
drait normalement et régulièrement notre mot : kâeyer. V"" 
Dott. : eàsyer, lisière d'un champ ; — sillon fait le long d'une 
haie à l'extrémité et en travers des autres sillons. 

kàn . — Ct. Dott. : kan, tube enfer-blanc, servant à prendre 
un peu de cidre ou de vin dans une barrique par la bonde. Cf. 
Joret, même mot, au sens de : cruche, et aussi : canée, contenu 
d'une cruche. Cf. Dict. gén., qui donne canuette, au sens de 
vase et en fait un diminutif de canne. Cf. God. : cane, chane, 
tuyau, rigole; canet, cruche. Cf. aussi God. : chane, cane, gros 
vase de torme allongée ; cruche, broc, pot. 

kàîiô. — Cf. Dict. gén. : chignon : la jonction du cou avec le 
derrière de la tête. Cf. Dott. : eèùô, anneau d'osier des balais 
de bouleau. Ci. Jor. : câgnon, chaîne qui relie la hee à Véslèe de 
la charrue. 



3i8 

point d'attache de la herse 

et de Téquipage. Pour le 

sens du kàhô de charrue, 

v"" la figure, au mot : kyerti. 

kântô (de ptt) — bol — 72. 

des petits canards. 
kâiu (le) — <P — 76, 117. 

champs. 
kàw ki k lu va rvéni ? — j — 
76. 
quand vas-tu revenir. 



kàwbr — i, / — 76, 142. 

chanvre. 
kàwhre 115. 
chanvrer. 
kàw€Ô — gl — 76, 123. 

chanson. 
kàwdel (syœ d) — /', — 16, 76. 

suif de chandelle. 
kàwû (H) — g,f— 30. 31. 
76, 125, 118. 
le chanteau; pain entamé; 
et : kâwtâ' — st — 32. 
Plur. : de kàiuîya. 
keâ — st,r. — 56, 85. 

chez. Ex. : y kre byè h i n e 
pà keâ H ; keœ scù — 
gl — chez soi. 
keœ (se tro) — Ini, si — 62. 

c'est trop cuit. 
keœ (du) — st, '!> — 62, 145. 
du cuir. Ex. : œ morse d 
keœ. keâr e pyo — g — . 
cuir et peau. 
keœr — 'P — 62. 
cuire. 



LEXIQUE 

keœs(la) — A, niél — 62. 

la cuisse ; et : la keœs — st — . 
keœsô — Btd — . 

cuisson. 

kedye -bol,c— 9% ^^1, M5- 
cueillir; et : keâyc — A — . 
keœyi — rt — . cueilli. 
keœihi — c — 63, 69. 

cuisine ; keâ:(în — •!> — ; 
et : keâ':{in — t — • 
keœ:^ine — gui — . 

cuisiner. 
keerô — e — 129. 

Cairon (nom de commune). 
keerte — e — 129. 

charretée. Ex. : keerte d five. 
keevr — g — 129. 

chèvre. 
keè — £, g et L, Btd — 70, 
118, 130. 
chien; et : keè — ^t,gl — . 
Ex. : ro:(yed — églantier. 
pnse d — violette trico- 
lore (viola tricolor); keè 
d kyèru (l) — ^T — . partie 
de la charrue. (V' la 
figure au mot : kycru.) 
keèblè (/?) — g —. 

sauts périlleux; culbutes. Cf. 
/ pàsliuure. 
kei (pur) — / — 128. 

pour quoi. 
keike — hod — ; et : kikee — 
enfant. — 
pinson. Fringilla.caelebs. 



keèblè. — Cf. Jor. : tchunbllé, cabriole. Faut-il rapproclier 
(God.) le verbe se combler au sens de : trébucher ? 

keike. — Cf. Joret : quinquin. Joret y voit une onomatopée. 



keil — /, ;7 — 128. 

quitte. 
kdte — /, i^in — 128. 

quitter. V' kyitt'. 
keiye — o — 128, 143. 

cuiller. 
ke'ii — I — 67, 128. 

quinze. 
kfo — H — 56. 

chez; et : kyo. Ex. : keôœ tel; 
d u k u k ta vyc?. d kyo 
œ tel. 
ken —st, 'I>, - — 130, 131. 
cuve. Ex. : pye ci keti ^-^ tré- 
pied à lessive. 
ken d la iincc (/) — ,i,% -^ — 
129. 
le creux de la main. 
ken — ^^ol — 129. 

cul. ' 
ken A - 56. 

chez. 
keiir — «I» — 62. 

cuire. 
keurae — js,'', A — 30, 36, 
129. 
curé ; et : kenray — "1> — . 
Plur. : de keurya — 5, 
<^ — ; de kurt; de kenrer. 
heure — g, st — 129. 

curer. 
keuryd' — c — 130. 
curieux. 



LEXIQUE 319 

kensto (èl) — g ci L — 1 30. 

le sacristain. 
ke-àv — gl — 130. 

cuve. Ex. : pyt à keiiv. 
kenve sa vè — gm — 130. 

cuver son vin. 
keyœ (fè bye) — 'I» — 62. 

c'est bien cuit. 
kewl — '!• — . 

cueille. Ex. : // e ta k nô l 
keyœl. il est temps qu'on 
le cueille. 
keyœr — A — 62. 

cuire. Ex. : fer keyœr. faire 
cuire, kecî. cuit. 

kexè {dâ d) — g — . 

cynodon dactylon. 
kd'veree — g — 47, 104, 143. 

Couvrechet (nom de ha- 
meau) . 
ke ki lye — gni — 25. 

qu'est-ce qui vient ? kek t â ? 
— gin — . kek t àdi ? koinà 
k vè^ aie. 
kekfè—c,f— 25. 

quelquefois. 
kehue — rt — 105. 

clouer. 
kênil^ — st — 70, 118. 

chemise. 
kemîiôl — <î> — 102. 

camisole. 
kennl — g — 102, 107, 113. 



kensto. — Lat. eccl. : cnstoreni [dans Du Cange, qui cite 
une forme contour (pour contour (?), au sens de marguillier)]. 
Cf. Littré : custode, religieux qui, dans les couvents de capu- 
cins ou de récollets, fait office de provincial. Littré Aonntcustou 
comme synonyme, en norm., de sacristain. 



320 LEX 

quenouille ; et : hèmty — H, 

"■> • 
}ârir iï ï) — ang — . 

elles le quérirent. 
lârpàkye — •!> — 1 1 6 . 

charpentier. 
kcrpô — g — 104. 

Crépon (commune). 
kcrpùne Ce) — g et L — 22, 
81. 

habitants de Crépon. 
kersi — j; — 104. 

morte. 
kersô — j; — 104. 

Cresserons (commune). 
kersô — £, /, gl, flar — 104. 

cresson de fontaine (nastur- 
tium sisymbrium ; et : 
hèrsô — c — . 
kerte — flar — . 

charretée. 
kerthi (Jà) — g — . 

crue d'une rivière. 



IQUE 

kerù — 'î> — 118. 

charrue. (V., pour la des- 
cription d'une charrue, au 
mot : kyern). 

keri'e — ^, H, — 36, 104. 
crever, kèrve — mél — . 
crevé; et : kèrvae — / — . 
kèrve. crevée. Ex. : fer 
kerve — far — . faire 
crever (du grain). 

kèrvet — iiif — 102, 118, 137. 

crevette franche; et : kêrvet 
— Illél — . 

/-vrw (vieilli) — g — 1 18, 1 37. 

chevrons. 
kêriuà:(e — /, g — 106. 

croisée. Spéc. : là kerwa:;} — 
Btd — . partie de la char- 
rue. ÇW' figure, au mot : 
kyerù.) 
kênue — >, H — 64, 106. 
croix ; et : kerwe — ang, rt — . 



kers'i. — Cf. Joret : quer si, crever, mourir. R.n. kreysta (?), 
écraser. Cf. Dott. : kersi, presser, serrer; — se resserrer ; 
geler ; — crever, mourir. Serait-il à propos de voir un fréquen- 
tatif de ce verbe dans la forme cressùier, donnée par God. au 
sens de grincer ? . 

kertin. — Cf. Jor. : crétine, crue rapide d'une rivière. Cf. 
God. : crestine, crue d'eau, inondation, débordement. « Crétine 
est encore usité à Caen pour désigner une crue, un accroisse- 
ment d'eau, un débordement de rivière. Depuis huit jours on 
ne parle à Caen que de \^ crétine; la crétine est dans nos rues; 
de mémoire d'homme on n'avait vu une crétine aussi forte ; la 
moitié de la ville est encrétinée. » (Sur deux mots du Moy, âge, 
encore en usage à Caen. Extr. de la Rev. du Calvados, Caen, 

1841-) 

kervet. — Cf. Jor. : qiitrvi'te. Cf. Dict. gén. : chevrette et cre- 
vette. 



^), 104, 139. 

- 106. 



laoïi). 



kerû'el i8é. 

cruel. 
kerwci (sa) — •!» — 64, 106 

ça croise ; et : i-akùnui\ — f — 
kêrwciH (de) — î — 6), 106 

des groseilles à maquereau 
kénvLxi — / — 58. 

croisé; et : kcrwà::j 106. 
keryàh — _<,'^ — 23 

croyable. 
keryatûr — 

créature. 
kh-yd' (la) — ain^ — . 

place publique (à 
kerye — fiar, s^ 100, 106. 

crier; et : kèryè — A — . 
kerye — st — 118. 

charrier. Ex. :krr\r du iiiàwl . 
charrier du fumier. 
keryir (la) — a^^ —. 

la carrière. 
keryô pe ^a ? — Btd — . 

croyez- vous pas ça ? 
khyo II) ~ Bld — 84. 

nous croyons. 
kî'iyône — î^m — 104. 

crayonner. 

/crcV/ — }r^ J] al^ op - 

1 13, 1 18. 
cheville ; kùvU — sl,o 
cvil . 
kh (d) — // — . 

de quoi, quelque chose. 



Li:XIQ.UE 

kêâw 



321 



102, 
;et: 



f-77- 
Caen. 

kèâiv — si — 77, I [8. 

champs. Ex. : aniô le k'eàiv. 
kèàîv d la inwê (su l) — ^j^ — 

77- 

sur le côté de la main ; sur 
le « ciiant », c'est-à-dire 
sur la face étroite, par 
opposition avec la face 
large. 
kèâiu — gl — 77. 

quand. 

kèàichr — <% gl — 11 , ii5- 

chanvre. 
kik à ? — H—. 

qu'est-ce que c'est. Ex. : kik 
£e k €a kù via ilœ ? — ee œ 
Il lue:^. je n se pa kik ee 
— t — . aki k €e? — 2 — . 
ki k t'è k ea ki vye ? — "i — . 
kik €e ki vyt' ? — gm — . kik 
tu vd' ? — A — . qu'est-ce 
que tu veux ? — ki kH 
a? — Btd — . qu'a- 
t-elle ? — ki k c la ? — 
Btd — . qui est là ? 
kiyapo — /;//" — 40, 145. 

cuiller à pot ; et : kiye ô pÔ. 
kiye — A, op, g, H— 145. 

cuiller. Ex. : dbn iiiày ii)i 
kiye. — ki)T a pÔ — ', /-- 
38. — kiyt'ô po— N~. 



keryd'. — N'est-il pas permis de le rapprocher de altre, aitrie, 
ait liée et de atrier (ci. God.), espèce de parvis, lieu où, dans 
certaines provinces, on rendait la justice ? (c'est-à-dire / akerya: 
pour akritv et atrid). Vm ce cas, le mot serait à reporter à hi 
lettre a. 



GuFRLiN DE GuTR. — Parler po^, de Thaon. 



3t 



322 LEXiaUF. 

kjâ' — H —. 

cuits. Ex. : de mord kjœ. 
kjœ:^n — si — . 

cuisine. 
kjure — £ — 36, 

curé. 
hjùv (pye a) — ;«/ — 54. 

pied à cuve. 
kjyœrde pe — flar — 62. 

cuire des pois. 
klae — /, si, aug,gl, r — 36. 

1. clef (en général.) 

2. chantepleure. 
klae — g — 36. 

clair. 
klakyé — g — 128. 

digitale. 
klay — ^\ ^ — 36. 

clef. 
klàk — A, H, T., chanson — . 

Ex. : à la klàk de in u. ; 
clenche de ta porte. 
klàkyè — 'i,, bol — 120, I 

clencher. 
kl apport — çp — . 

cloporte; et : klâporl — g — . 
klè —7:, g, 1 — 14^. 

clair. Ex. : kle d liui. Cf. 
klae. 
kleiiiâten — g ^^ L — 69. 

Clémentine. 



.1 la 



28. 



Mer {le pu) — g —. 

clercs (qui servent la messe). 
klèàwk — gl — 77, 120. 

clenche. 
klb (j}iîi) — C, chanson — . 

mon clos. 
klo la port — g — . 

ferme la porte. 
klok — t, T. — 120. 

cloche; et : klok — hol,gl, st — . 
klokye — -i (vieilli) — 120. 

clocher. 
klokyh (Je) — g, alg — 128. 

clochettes de la procession 
de la Fête-Dieu. 
klow (/) — g — 96. 

le clos. 
kliiee — t — 123, 135. 

glousser. Ex. : la pitl kliic; 
è va imle knve — • H — , 
kl-tite — ç> — . 

clouer. 
kniâ — st — 107. 

comment. 
kuiàwce — rt — 58, 76, 78, 
107, 109, 123. 

commencer. 
knuuh 

commencée. 
kinàui — g — . 

commencé. 



klàppbrî — Cf. Dict. gén. Orig. inconnue, xiii'' s. : choplotc. 
Vie des Pères. In : God., Compl. Et aussi : clooportes, cléopertes. 

klii€e. — clnchié, dans Jor., et ■.cllucben:(e, poule qui glousse, 
couveuse. Cf. Dott. : kloke, dans le même sens. 

kl-tite. — Cf. God. : clonsicr. Cf. Dict. gén. : clouer, fixer au 
moyen de clous; — clonter (technol.), garnir de clous (d'orne- 



ment). 



LHXIQ.UI-: 



323 



/v////^ — :;, ////— 70, 107, I I (S. ' /.'-'r — ////, si, <1> — II (S, 123 

chemise ; et : kmi\ — s^l — . bas. 

kinoililt' (li) ~ Bld — . ^ (^de) — A' — ■ 

cabinets d'aisances. Ct. prive 

knii'iu - - A — ■ 83. 

commnne. 
hiâl (de) — 9 — 41, 107, II 3. 

des enflmts; et : knol - g — . 

kitôl (de) f — 107, 113. 

des tenailles. 
kii/V (la) — iuii^ 107, 113. 

laquent)uille;et :/i7/'/'/v — ~ — • 
ko(l)-H,'^- p/ 

le cou ; et : el ko — Jîar — . 
ko — .i^, //— 143. 

coq. Plur. : de kôo. 

chat. Ex. : iiiô par ko. 
ko (eé) — ^^l — 109, 14). 
c'est encore, e ko... — r. - -. 
et encore... e pyd' ko pu 
— A»" — . et puis encore 
plus. 
kbe — r., aiig — . 
truie. 



fruits de l'églantier. l:x. : de 
ptit kCie. 
kÔ€ (a) — .y/ — 3 9, 118, 123. 
en chasse (se dit d'une 
vache). 
lé€e — si — 118, 123. 

chasser. 
kbee (m) — •!•, gl, si — 118, 

123- 
me chausser. Kx. : / vice di 
kbee. je vais me chausser. 
kbdt — mf — 118, 123. 

chaussette. 
Um — :: — 118. 

chaussée (part. p. fém.). 
kb€i — si, bol — 60, 123. 
chaussée (subst.). Kx. : su la 
kôei. 
kbei — i^l — 58. 

chassé, enfoncé (un clou). 
kbei (i sa) — iJ;l — 38. 

il s'est chaussé. 
kodne (de) — <[, f, I' ---79; 
ko€one — Bld — ; kofônp 



kiuoditè. — Cf. Jor. : cmodités, latrines. De mêmi Dott. Ct. 
Dicl. gén. : commodité. Par ext. et spéc. Au plur., lieux d'ai- 
sances. Aller aux commodités. Cf. Dicl. gén. : privé, subst. 
(vieilli). Endroit retiré où sont les lieux d'aisances. Ct. God. : 
privée, latrines. 

kè^. — Cf. Jor. : cocl.'oih's, au même sens. Lat. : *cocca, de 
coccuui, au sens de « baie » en général. 

kbebne. — Résultat possible d'une étymologie populaire _ 
*cocciuuiiu -\--illuiu (-\- étymol. pop.) donne *cosené ^ *cochené, 
puis kochonè. Cf. la torme k-usint- (des marais) pour désigner l'ai- 
relle. Cf. kb€. 



324 LEXIQUE 

— ;;// — 45 ; et ■.ko€diicy — kokhi — Btd 



fruits de l'épine. 
hoeo — t — 118, 123. 

chaussons. 
kod — ^ et m — 118. 

chaude. Ex. : hod koiii œ 
liriyô. 
kod a (du) — al g — 27. 

lait sûr; et : kôdc — <1> — . 
kodic'r — H — . 

chaudière. 
kôdyèr — C, st — 118. 

chaudière; et: kôdycr — ^^i- — -. 
kof (d la) — ^, o, ri — 118. 

1. tiges de colxa. 

2. chaume de pois. (Cf. 
kaivf). 

kofai' — ,i,'' et L — 36, 39. 

café. 
kôjt(s) — i^l, ::, £, //— 3 5, 

118. 
• se chauffer. Ex. : / va s kofae. 
kofr — g-—. 

coffre et cercueil. 
koj —gl — 41. 

cage. 



viorne (viburnus lantania). 
koktl — g — 113. 

coquille ; et : kôtU. 
kôk sii'ôri — H — 93, 118, 
136. 
chauve-souris; kvk siviiri — 
iiii'I — ; et : kok sori — — . 
kokye~f—. 

petit coq. 
kokyér (hi) — ,''■ — . 
extrémité du toit. 
kôkyï — nu'l — 67, 128. 

coquin. 
kok~a — 'I> — 136. 

colza; et : kôk::ia — g — . 
kola — A — . 

Nicolas. 
kolhr (s) — 'I' — . 

se colérer. 
kÔl~a — gl — . 
colza. 
Cf. kok:^a. 
kôin — H — . 

comme. Ex. : via koni cj 
dr4^ — /— . 



kbfr. — Cf. Jaub. : coffin, cercueil. Cf. God. : coffin, au sens 
de cercueil. Le kojl, dans le Bas-Maine, est l'étui du faucheur. 

kok sw ori. — Cf. Joret : œqiicsoiiôri, avec l'étymol. (?) ra/ca- 
soriccDi. Le k final de kok paraît n'être ici qu'une assimilation 
purement physiologique avec le k initial. 

kbkyer. — Cï. Dict. gén. : côliêir, pierre placée de ciiaque cétô 
d'un four de forge, d'imc cheminée dont le tuyau fait saillie. 

kok^a. — Cf. Dicl. géu. Les formes : col sa, cossa sont attestées 
en 1700. Cf. God. : cossars, champs de colza (1433). Cf. Jor. : 
coc^a. 

kolerc. — Cf. Dirl.gni. : se colérer \ vieilli et pop. : se mettre 



LHXIQUE 



kàn — H, g — 139. 

corne. Ex. : km de vtik. 
koiiax — A, — 48, 139. 

corneille. Ex. : konây einàt- 
Ic; et : kbnel — 9 — ; koncy 
— 9, T. — . 
kôpli't:^ (de) — 5/ — 39, I iS. 

chenilles. Cf. kaplti:;^. 
hwbey — c — . 

c(M-beille. 
kbrhl'Qh'kdf) — g—. 

bec de corbin. 
korde — bol, I, Bld — 31. 

cordeau, i. à linge ; 2. de 
jardinier. 
kôrdyt' — / — . 

cordier. 
kordyku (œ) — 9 — - 29. 

un cordeau; et : œ kordc. 
koiju'o — A — 41, 90. 

carrefour. 
korkcUko — £ — 142. 

I. coquelicots; kokoliko; et : 



korkol'iko 
kôrkolikô 



32-) 



2. sau- 
terelles vertes à grandes 
ailes. 
korô — / — 41. 

carreau. 
korôf — g — 41. 

carrosse. 
kùrse — A, iiif, g — . 

jupon court. 
ko r s le — g — . 

corset. 
kôryœ — "l» — 41. 

carriers. Cf. ktiiyv (et la 
note). 
kôs (la)— si — 118. 

léchas d'une aiguille. Cf. le 
kfu.{a.kâs.) 
kosài' — g — 36, 40. 

cassé. Ex. : fekôsay — 'I' — . 
c'est cassé. 
kôsd'r — g — 41, 5 ) . 
cassure. 



en colère, avec un exemple du x\'i'' s. De même dans le Bas- 
Maine (cf. Dott.). 

ko)uh'. — Cf. Dott. : kôniy. Cf. Jor. : conéJe. 

korkcl'ikb. — Ces modifications du nom de coquelicot (s'appli- 
quant, d'ailleurs, seulement à la Heur; v' pupi) et nombre 
d'autres que j'ai recueillies donnent une singulière autorité à 
l'étymologie proposée : onomatopée qui prend le coq et le chant 
du coq pour point de départ. 

kbrse. — Cf. Dici. gcii. Vieilli au sens de corsage de robe, de 
cotte. Cf. Jaub. : corps, vêtement de femme, soutien de la 
taille, et. God. : corsete, sans doute au sens de corsage. Cf. 
God. : corselet, petit corps. 

kbrsle. — Remarquer que le mot corset étant déj.'i particu- 
larisé, dans notre patois, au nu)ment 011 Je « corset » moderne 



326 LEXIQUE 

kosri (In) — 9 — . 

la graiiif du colza, qu'on 
tire de la « kaiaf " (q. v.). 
kosi (du) — :: — 41, 146. 

du cassis. 
kôsyt' — - — 41. 

étui à aiguilles. 
kotat' (à) — <I>, <r — 36. 

àcôté. Plur. : léJéte. les côtes. 
koli — o — . 

talus. 
hbtiJaj — f; — 130. 

coquillage. 
kolkolihb — <I>, cr — 142. 

coquelicots. \' hvkêlikô. 
kotia — si — 136. 

colza. (Cf. Ivk-a.) 
Iwvt't — H —. 

corneille des clochers. 

kbyi — /— 41. 58. 

caillé : et : la koyi — s;m — . 



nom d'une vache blanche 
avec taches. 
hb:^ê ilœ ? (a kik lu). 

à qui parlais-tu là ? ; uo ko:;^ 

li pc ko ~ Btd ~ . 
ne cause-t-on point encore ? 
kôdir — i: — 65. 

conduire. 
kojyt'r — o" — . 

consoude officinale (syni- 
phytum officinale). 
ko m — (^ — 80. 

comme. 
kôiiiùi! — g — 80, 83. 

commune ; et : koinu'ii — z 

kôiu'se (c) — a)ii^ — 80. 

elle connaissait. 
kbpif f(i (je pti) — f; et L — 

51- 
je n'ai pas compris ça ; kb- 



s'est introduit dans la campagne, le paysan a dû se munir 
d'une autre forme pour désigner une chose nouvelle. Il a, très 
heureusement, choisi celle-ci, qui a le double avantage d'être 
pittoresque et d'appartenir à la même famille que son ancêtre, 
comme il convenait. 

kôsël . — Diminutif de kos (q. v.). Franc, cosse, enveloppe à 
deux valves qui renferme les graines des légumineuses. Cf. 
God. : cossctte et cassai, dans le même sens. 

kbsye . — Cf. God. : casscl, au sens de boîte, petit coffret. 

Cf. Dott. : kase, étui à aiguilles. Notre forme semble présenter 
une influence de casier. 

kbti. — Cf. God. : coslil, côte, coteau. 

kbvet. — De même dans for. 

kbyi . — Cf. Dott. : ka\, de couleur pic. ka\e, pommelé. Cf. 
Jor. : càyi, tacheté de noir et de blanc. 

kbfyer. — Cf. Dott. : kôfé et /iùv//(/. 



1 



pré>iÔ ? — «4'' 
nez-vous ? 
kosve — mél — 22. 

concevoir. 
kot H {tu) — i^m — . 

tout près de lui. 
kotcrfcr (5) — mél — 104. 

se contrefiiire. 
kbtt'rpà {porte /) — lin — 104. 
supporter les inconvénients. 
kdln'r êii te (j pas tu /) — g et 
L — . 
je pense tout le contraire 
de ce que tu penses. 
kot ni (t'I) — ang, gl, rt — 65. 
le bas de porte, dans les 
portes s'ouvrant en deux 
parties : celle d'en haut, 
celle d'en bas. 
Wtyoni (ke j tê) — g et Z, — 
80. 
que nous te contions. 
ko vil a h — <I> — 139. 
convenable. 



Li-:xiQ.UE 327 

compre- j kiûf (In) — /, rt — . 

I. crasse. 2. résidu de ter en 
fusion : « kraf » de maré- 
chal. 
kradn (/) — g — 69. 



il tombe une pluie fine. 
kraaï — rt — . 

crasseux. 
kraiiiaye — ;/// — 71. 

crémaillère; et : kramiyï — gl, 
-, A, mél — . 
k ni pli — gl, bol, •!> — 96. 
crapaud ; et : krapaw — t 
— . Ex. : œ byb krapaw. 
kràmyer — g — 72. 

passoire pour la crème. 
kre — A — 22. 

crois. Hx. : n kre pà ea. éj 
kre — *^ — .je l kre — 
*!> — . / kre bye — st — . 
kc j kre — g m — .à ce 
que je crois. 
kré(i'a) — /-/ — 23. 
ca croît. 



kÔtérpà. — Cf. : 

bien t'en rendrai le contrepan 

Eue as, 4340. 

Cf. God. : contrepan, au sens de caution, assurance ; mais : 

contrepaner, = compenser, ce qui nous rapproche de notre sens. 

kot rit. — Cf. Dott. : kôtrêi'i, kôtrwi, kôtrii, moitié de porte 
adossée à une porte entière, à l'extérieur d'une maison de 
ferme. Étym. contra -\- ^nstimn. 

kraf . — Cf. Dici. gén. : crasse (technol.), scorie, écume d'un 
métal en fusion; — écaille, paille qui se détache du fer rouge 
lorsqu'on le bat. De même : crassier, dépôt des crasses d'une 
usine métallurgique. 

kramaxé. — Ci. J)icl. gén. : *créiiiillé, pour craiiiaillée, dérivé 
de cramait. Au xui'' s., crameillie de fer. Cf. jor. -.cramayic. 



328 LEXIQUE 

kre du ko ■ — ^ — 107, 116, 
143. 
crête de coq ; krc d ko — c 
— ;ct: dia kre d ko — g — . 
krh — bol — . 

crèche; asile pour les en- 
fants pauvres. 
kreer — «I> — . 

croire. 
krekye — H — 116. 

chrétien. 
krm Ça) — alg—. 

croûte. 
krer — H, \ — 22, 23. 

croire. Ex. : ti tiikru eà, ûy? 
as-tu cru cela, toi ? ... 
krere — 'I' — ... croirais. 
7 11Ù krerê pti — 'I' — , 
krésà — H — 23. 

croissant. Ex. : ; sbiu dâ I 
krésà d la hhi. 
krésâs — H — 23. 

croissance. Ex. : fc la kré- 
sâs ké la kÔ:{ de sa. 
krésâic — / — 23, 76. 

croissant. 
krét ■ — 9, H, Jlar — 23, 141. 

croître. 
krem — N — 71. 

crème. 
kri — H — 108, 145. 



chercher. Ex. : va tu aie 
kri-gl,t-. 

krib — L — 21, 139. 

crible à passer la cendre. 
krinae — ;;/('/, gl — 32, 123. 

l'ensemble des cheveux. 
krihcr — g — 1 10. 

crinière. 
kri (le)~^ — 67. 

1. crins de cheval. 

2. soies de porc. 
kro — ^i,»- — 143. 

1. croc. 

2. lourchc à deux dents 
pour curer les écuries. 

krôk (kn nô s) — g — . 

quand on s'accroche. 
krokyè — i: — . 

crochet. 
krokye — g, bol — 120, 128. 

accr«.)cher. 
krot — 'I>, ang, ^ — 52. 

croûte. 
km (/■ le) — <I> — . 

je l'ai cru. 
kn'ile — lui — . 

roucouler. Ex. : / krul — S 
— . il roucoule. 
kiirxci(nô) — o- et Z. — 30. 

nos curés. 



kriùtu. — Cf. Dott. : krinàs, chevelure, crinière. Cf. Jor. : 
crigne, cregnc, racines des mauvaises herbes qu'on arrache pour 
les brûler; — crignache, chevelure longue et mêlée. 

krtiJc. — Ci. J)irl. géii. : crouler, secouer; agiter la queue (de 
peur) ; faire des excréments (en parlant du faucon). Cf. dans 
God., le même mot avec divers sens se ramenant à celui de : 
secouer, remuer, bercer. Ct. Jor. : cronôle, roucouler; crouleu, 
éle\eur de pigeons. 



kti — gm — . 

coup. Ex. : n fô h œn kà g 
yœ. il ne faut qu'un coup 
(l'œil, il suffit que deux- 
regards se rencontrent. 
M (la) — // — 48. 

la queue. 
kîtm^ — g — 50. 

coucheur (c'est ainsi que la 
femme désigne familière- 
ment son mari). 
ku-ee (s) — z — . 

se coucher. 
kit fi — gl — 58. 

couché. Ex. : / su kiiei; i 11 t- 
ko pà kuei. 
kiià (/ / c pàse d) — gol — ■. 

j'y ai pensé une fois couchée. 
k'iidt'rye — «I>,/, A, iiicl, Rid — 
104. 
coudrier. 
ktidr (du) — gl — 99. 

coudrier. 
kmlirl (de) —mél, A,/, i — . 

noisettes. 
hij hrœ — g — 135. 

demoiselle d'honneur daits 
un mariage. 
kékn {de) — al g — . 
primula officinalis. 
hnlàr — 5, / — . 

pot servant à mettre le lait 
sortant de la vache et à le 
passer. 



LEXIQUE 

kuhi' 



329 



terrine pour mettre le lait et 
le passer. 

kiild'vr — g, f — . 
couleuvre. 

hilor — st — 41. 

couloir à lait ; et : kulti — 
c — 49 (v kiilàr). 
kl il obi — gl — . 

Colomhy (commune). 
kiilobyâ (le) — ,^ et Z, — 30. 

habitants de Colomby-sur- 
Thaon. 
kulbhye — t — 52, GG, 87. 

Colomby (v"" kulohi). 

kuldbye — / — . 

colombier. 
kuue (je l) — <I> — 81. 

je le connais. 
k-iinese — «î» — 81. 

connaissais. 

kiinil — •!> — 81. 

connue. 
k-iip blàf (la) — Btd—. 

arbre coupé à ras du sol 
(terme de charpentier). 

k'iip dé pijb (à') — g — 141. 
un couple de pigeons, c'est-à- 
dire le m aie et la femelle. 
kiipat' (i se) — g ■ — 36. 

il s'est coupé ; et : i s a 
kiipae; je ni kup — g —• 



kiiUr. — Cf. Jor. : coitloù, passoire. Cl. Dict. geii. : couloir, 
passoire oii l'on filtre le lait qu'on vient de traire, pour arrêter 
le poil tombé de la vache. De même : roiiloire, vase que le ton- 
nelier place sous le robinet du fût pendant qu'il met le vin en 
bouteilles. 



330 

hipJe (la) — 9 — . 

partie de la faux. 
kuple (s) — Ini — . 

s'accoupler. 
kuple — s — 45. 

couplets (de chanson). 
kurhay ■ — '!> — 36. 

courbé. 
hiri — Btd — . 

courir après. Ex. : va 1 à 
kiiri èl féva. 
km {ùl) — %,g, ang — 135- 

le coude. 
kute — H,f, bol, op, e — 30, 

31- 
couteau. Plur. : de knfyà. 

kntle l lèj — bol, Un — . 

1 . plier le linge. 

2. procéder au premier sé- 
chage. 

kûtr — <î> — 135, 142. 

coude. 
kuturyér — / — . 

couturière. Spéc. : la mer 



LEXiaUE 

kuturyér — goJ — . M""-' 
Lecouturier. 
ktiv (/) — gl — . 

il couve. 
kuver — g — . 

couvercle. Cf. kuverinr. 
kuver lac — ï — 104. 

couvre-toi. 
kuvèrt — / — 45. 

couverte (p. pass. fém.). 
kuvrœ— g — 50. 

couvreur. 
kuvri — /, 5f, ï — 145. 

couvrir. 
kive — H, t — 36. 

couver. Ex. : la pul a kive. 
i sa kive — gl — . ils sont 
couvés (des œufs). 
kivef — c, ang — 64. 

coiffe. 
kiucfœr — c — 55. 

coiffure. 
kwefe {s) — flar — 59. 

se coiffer; et •.kivefi — it — • 



kuple. — Cf. Dict. gén. : couple, ce qui sert à attacher par 
deux; — couplet, réunion de deux pièces de fer jointes ensemble 
par des charnières, rivures, etc. Cf. Dott. : kuple, assemblage; 
kupyer et kupêlyer, partie d'un fléau. 

kutlt'. — ■ Cf. Jor. : coutlé, plier (le linge). Faut-il le rappro- 
cher de goutte, gouttelette, *goutter, au sens de laisser tomber des 
gouttes? (cf. Dict. gén.) et de égoutter ? Cf. God. : goutel, goutte, 
qui expliquerait notre verbe en -ele, avec modification de la 
sonore initiale en sourde. Du moins cette explication s'applique- 
t-elle bien au deuxième sens donné, mais non pas au premier. 
Ce premier mériterait qu'on rapprochât : Jaub. : coubler (accou- 
bler) qui est le franc, accoupler, apparier, ensemble, et spéc, en 
parlant du linge, le ranger en nombre pair et, par extens., en 
paquets. 



LEXIQUH 



331 



kivifc — ;;/('/, :; — 31,65. 
copeau. Plur. : de kii'epyàw; 
et : de kiuepyaw — g — . 
kiuei — H — 52. 

petite queue. 
kiuele — hl — 52. 

\\\o\r commerce avec une 
temme. lix. : y a Irwe 
siiieii kè jè)i 1 1' huete. 
kweli— iiiél — 64. 

coutil. 
kwey — H — 36. 

couvé. Ex. : d'il œ he kwey. 
un (ruf qui est couvé. 
kivit — Bld, ri —. 

morceau de bois où s'adap- 
tent les côtés de la voi- 
ture. 
kiubd — A — 92, 140. 

coudre. Ex. : j ed kye kiuod ; 

et : kzi'Ôd — î — . kwo:(u 9 3 . 

cousu, j kwb:^. je cousais. 

no kwo — 'Ij — . on coud. 

kiuor — c, aiig, s — 92. 

cour. 



/ /> 



kzuôr(lîi) — g — 90. 

tout court; et : tukwor — gl, 

kiuôrbyè (/) — g, 'I* — 90 • 

il court bien. 
kworàj (/) — )ii'}l — 93. 

le courage. 
kwonP — r — 50, 91. 

coureur. 
kworèàw (/«) — g et L 

91- 

couramment. 

kwori — //, •!', - — 91, 145 

courir. 
kiuèrj — ang, \, g — 90. 

courge ; et : kivorj — 9, ï — 

kvjorse — •!> — 93. 

jupe (v korse). 
kiubr\†— g, mél — 94, 123 

coriace. 

kivol—g— 92, 135- 
coûte ; et : kwot — :; — . 

Ex. : fa kiubl eye — g m — . 
ca coûte cher. 



hivepe. — Cf. Jor. : coiicpé. Cf. Dict.gén. : copeau, pour cou- 
peau, rognures de bois. *coiipeaii (vieilli), copeau de bois 
(technol.), copeau de métal. Cf., sans en tirer aucune conclu- 
sion, dans God. : coispcl, garniture au bout du manche d'un cou- 
teau, de la poignée d'une épée, et coispeler, piquer. 

kuM. — Cf. Dott. : kwèû, remuer la queue; se sauver à 
toute vitesse en lemuant la queue. Le correspondant franc. 
serait le néologisme queuter \ — terme du jeu de billard. 

kwew — Cf. Dt)tt. : œ kwi, cvutgâté. 

kii'il . — Cf. D/V7. géii. : eoiielle et eoile, pièce de m^tal sur 
laquelle repose et tourne le pivot d'un gond, l'arbre d'une 
machine. — Longue pièce de bois sur laquelle glisse un vais- 
seau qu'on lance. Cf. l)ott. : kwet, traverse de charrette. 



28 



332 

kwot — flar, <I> — . 

coudre. 
hvoie — <I> — 92. 

coûter. 
kti'o^in — y — 69, 92. 

cousine. 
hvCme — st — 80. 

cogner. 
kwurtèpwt't — A^ — 91. 

courte-pointe. 
hiunrû — si — 93. 

courtil. 
hvttt — H — . 

coudre. Ex. : el a kwo~ii 
kyat (M) — t, f, g/ 
105. 

de quoi. 
kyaer — gl — 114. 

chaise. 
kyalok (d la) — inél — 127. 

sinapis arvensis. Cf. kalok. 
kyœ — H, rt, st — 127, 145. 

cœur. Ex. : kyek t a } j 
e mal Ô kyœ — / — . â 
tu vomi? Ex. : je dé ma d 
kyœ tu le jwbr. 
kyœ — H — 62. 

cuir. 
kyè — / — 62. 

cuit. Ex. : ma sitp kyœ. ma 
soupe cuit, kyœ tu — / — . 
cuis-tu ? 



LEXIQUE 

kyœ — •!» — 118. 

chez. 
kyœl — g — 28. 

tuile, à usage de chauffe- 
rette (vieilli). 
kyœl — g — 116. 

tuile. 
kyœr — H — 62. 

cuire. 
kyœ ru — r — 127. 

courageux. 
kyœs — H — 62. 

cuisse. 
kyœTjn — H — 63, 69. 

cuisine. 
ky a t dîr (d) — c — 25, 
107, 128. 

quelque chose à te dire. 
liyed — rt — 116. 

tiède. 
kyektufe — «I> — . 

qu'est-ce que tu fiis ? 
kyeku' — g})! — 128, 144. 

quelqu'un. 
kyéuiâw (œ) — / — 76, 128. 

mendiant. 
kyt'f — st, 0, t — 114, 118, 
128. 

chaise. 
kytr—.H— 128. 

chaire. Ex. : à kycr; kycr a 
prefe — gl — . 
kyèr Ça) — gui — . 



kycuuîw . — Cf. Dict. géu. : ^qucuiaiul (anc. fr. cainuiiid), 
mendiant. Ex. : 

Plus ouc pauvre et quémande on voit la poésie. 

Régn., Sal, 4. 
Cf. Dott. : khuâ, quémandeur, mendiant. Cf. God. : caiuuiut, 
cabyiiiaut, chayuiaul, au même sens. 



LKXIQUE 



333 



(surnom d'un rempailleur 
de chaise). 
kyerbonye — :: — loo, inS, 
128. 
charbonnier ; et : kycrhï)nyi' 

kyerhô — //, ^^l, si — 100, 
118, 128! 

charbon. 
kyh-dc — flar — 128. 

carder. 
hyercm — bol — 70, roo, 128. 

carême ; et : kyerem — A — . 
kfert't — st — 100, ir8, 128. 

charrette. 
k)^n du bhû (jio) — op — 100, 
118. 

on charrie du blé. 
kycrkà — i:; — . 

vieux cheval. Ct. harik. 
kyerkbe (d la) — st — ■ 39, 100, 
128. 

mauvaise viande. 
kycrn — i^ — 100, 129. 

carne ; mauvaise viande ; 
injure grossière. 
kyt'ivnc (Je) — rt — 80, 129. 

habitants de Cairon. 
hycrpàt — st, iiicl, ^ — roo, 
129. 

charpente. 
kyt'ric {un) — op — 100, 118. 

une charretée. 
kycrtn — .<^/, i^ — 100, 118. 

charreterie. 



kyhù — H, si, - — 100, 118, 

129. 
charrue. Ex. : d a k lu vye? 
— d la kyèrn. 
kyétae — / — 36, 129. 

quêter. 
kyrtïn (de) — st, _<^ — 43, 69, 

118, 129. 

1. pommes cueillies avant 
maturité. 

2. pommes qui tombent 
avant la Toussaint. 

kyé — H — 70. 

chien. 
kyè (du) — o- et L — 116. 

du tien. 
kyc(tu)—J— 116. 

tu tiens. 
kyèdà — g — 118. 

chiendent. 
kyen — /, ^l, st, rt — 118, 
128. 

chaîne. 
k\cn — s» — 70. 1 18, 128. 

chêne; kyen — ■ gl — ; et : 
kyen — si — . 
kyem — g — 116, 128. 

manière de parler. 
kytx — £, lecture — 129. 

quinze. 

/rv/ — g — 127. 

qui. Ex. : por kyi ; dâ d k\i. 
\> ka. 



kxerkà. — Cf. Jor. : quercan, mauvais cheval. 
k\eriï. — \'oir la figure, page 354. 

kyel'in. — Cf. Jor. : quetene, quetine, pommes à pressurer, 
tombées avant leur complète maturité. 



334 

kyihfé — gl — 2-^, 128. 
quelque fois. 



LEXIQUE 



kyikec-f~._ 
pinson (v' kiJwc). 



Description d une: CHARRUE 





hyite — g — 12%. 

quitter. 
kyty àpo — *^ — . 

cuiller à pot. 



hyb lye — J — 56, 1 18. 

chez elle. 
kyiilbnl — l —. 

culbute. 



J 



lûàmD — :; — ■ 72. 

là (en un lieu proche). 
laâre — «I» — 76. 

là; lââivdre — ^— ; et : laàwre 
— st — 76. Ex. : su pli myo 
lââivre. ce petit morceau 
là. 
la bœa — g — . 

là-bas. 
lalmr — c — . 

labour. 
Jabwbr (/) — •!> — 92. 

il laboure. 
labivord' — c — 50, 93. 

laboureur. 
labwore — r, A, gin, z — 93. 

labourer. 
lûiY (s) — 'I», ri — 123. 

se lacer. 
laé't — bol — 124. 

lacet. 
Laeô — £ — . 

Lasson (nom de commune). 
Laeone (Je) — ri — . 

habitants de Lasson (v le 
précédent). 
lâe —gl~ 33. 

laid. 



LEXIQUE 3 3 5 

lat' (il(»i é /;/) — C — 28. 

donne-le-moi. 
lagyi (mal) — g — 59, 130. 

mal agencé; mal vêtu. 
lapt (le)— 'h, / — 67. 

les lapins. 
lato (du fi d) — inél — . 

du fil de laiton. 
làvâ (par) — gm — 144. 

par là, en bas. 
làvàj — g— 38. 

lavaue. 



lavœ:^^ — c — . 

laveuse. 
làvleine — bol — 127. 

mal laver, laver sans soin, 
se mêler de laver (s'ap- 
plique surtout aux en- 
iîmts). 
làiHt — 2, ~, gl — 49. 

lavoir. 
làivce — / — . 

lùclier. 
làiuk €a — - — 98^ 120. 

lâche ça. 
hnuve — gl — 98. 

laver. 
làdmiuè (/) ~ gol — 70. 

le lendemain. 
làfè—g—. 

discours loijg et embarrassé. 



lato. — Cf. Dict. gcn. '■ laiton (origine inconnue; — cf. esp. 
lato)i). 

làiHi. — Cf. Phonétique. On rencontre dans God. les formes 
lavonr, laivoiir, qui attestent bien un suH". -atoreni. 

làfe. — V' Dottin : làfê (y), lin en filasse. 



33^ LExiauE 

Làgrtin — s — . 

Langrune. 
lâgyé— ^— 45, 115. 

landier. Plur. : le làgyc 
— iV— . 
IhuQ — / — , 

là-amont. (Cf. laàiiib). 
lâtil — g — . 

lentilles. 
lâvâ — gl — 96. 

là, en bas. 
làwg — c — 76. 

langue. Ex. : làwg de bœ — 
Btd — scolopendre vul- 
gaire, scolopendrium vul- 



li—g—iY^. 

leur (adj.). Ex. : lœ ka ; lœ 
ko, leurs affaires. 
lâu —2—83. 

lune (tr. vieux). 
Ai\ à (don) — ^ — 139. 

donne-leur-en. y la^ t' di 

— c, t — . je leur ai dit. 
le — c, lecture — . 

les. 
lèàwpyô — gl — 78. 

lampe. 
legùm — iî — 83. 

légumes. 

— mêl — GG. 
léger. 



LejyerQa) — g)ii — 66. 

la vache de la femme Léger, 
lek (d la) — r, © — 1 20, 135. 

laîche ; espèce de carex aqua- 
tique; et : lej — s — . 
lekyi — g — 59, 120. 

léché. 
lenu — g — , 

laineuse. 
letrd(le) — t, g, gl — 142. 

sonchus oleraceus. 
levé (s) — gl, f — 102, 108. 

se lever. 
/t';( (lin demi) — g ni — . 

« la léi » est la largeur 
d'une étoffe, entre ses 
deux lisières, lé. 
lé::Ôr(à') — .i^ — 41. 

un lézard. 
lèàwdre (pa) — ^7 — 23, 77. 

par ici. 
lcn—gl,g — ']i. 

laine. 
lermye — ang — . 

larmier, corniche extérieure 
d'un bâtiment. 
lèsà'l — rt — 46, 113. 

linceuil. 
lesivyer — c — . 

laveuse. 



Ihiâ. — Cf. God. : lanii, laiiiii, couvert de laine, laineux. 

//^. — Cf. Dicl gên. : U, anciennement : largeur. Ex. : tout 
du long et du lé. De nos jours : largeur d'une étoffe ; — lar- 
geur d'un chemin de halagc. Ct. Jor. : û-^'. Cf. Dott. : /c'^. 
V' Littré, sub. voc. : lai^e, terme de manufact. Largeur d'une 
étoffe entre deux lisières. Etvm. lat. '^lalia. 



LHXICIUI- 



337 



!i'ti-r (d?) — (^ — . 

linteaux; traverses. 
li'tif — g — . 

Revenants qui ont la iorinc 
de bêtes. 
//' — *\\ g et L — 6). 

lui. Ex. : j li e di — gm — . 
je lui ai dit. 
//(/ è) — aiig, 'I', A, ri — . 

j'ai lu. 

/(^— .i: ~ 134- 

lèche. Ex. : n v ù ii a h a 
lig dài'. il n'y en a qu'à 
lèche-doigt, c'est-à-dire 
très peu. 

%^' — Shj\ ^ — 32. 

léger. 
lik — t — 

lèche. 
lïlâ— % — • 

lécher. 
likfn€ — 0^ — . 

lèchefrite ; ustensile placé 



sous une viande qui rôtit 
à la broche, pour recevez! r 
le jus. 
llkol — mj — 42. 

licou. 
lihuïc — a] g — . 
mettre un licou. 

Uh-je — 'I>, ^^ — 120. 
lécher. 

lilà d pu — Btd—. 

cardamine des prés : carda- 
mine pratensis. 
liiiiâ'e — g — 32. 

limace. 
Une. 

marquer d'une raie (terme 
de charpentier). Ex. : Une 
lapltil. 
//r — A— 65. 

luire. Ex. : / sole va l'ir (ou : 
;-///■). le soleil va luire. 



leur. — Cf. God. : liiUicr, linler, seuil. Ex. : //tv liini)iare, 
linterÇGloss. de Glasgow, P. Meyer). 

leti€. — Cf. God. : letire, animal d'une grande blancheur. 
Et la note : « En Norm. et dans le Haut-Maine, on appelle 
laitiche, lailice, une belette à poil blanc, l'hermine. C'est aussi 
un animal ûintastique, qui ne paraît que le soir ou la nuit, ou 
encore l'âme des enfants morts sans baptême. Cf. Dott. : 
letie, leîis, hermine. Lat. : lacté -\-suff. 

likbl. — Les deux formes existent en franc. Ct. Dici. gén. : 
liccol, en 1333 (cf. God.). 

likute. — Cette forme verbale suppose l'existence d'une 
forme de subst. : Uku, parallèle à Ukol. 

Une . — Cf. Dicl. gén. : *ligner (technol.), marquer d'une 
raie, à laide d'une ligne,... une pièce de bois, par ex., avant 
de la scier. 

GuERi.iN DI Gler. — Parler pop. de Thaon, 22 



338 

Itv — C — 21, 141. 

livre (lat. libni). 

lîv — ,<,'■ ^ — ■ 141. 
livre (lat. lihrum). 

livernaf (liii) — op — 136. 

vesce d'hiver. 
li:(â — ang — 50. 

liseur. 

Ib — <I», A — 39. 

1. ici. 

2. là. Ex. : su fini lô ; il te 
ttt lô — c — . 

lô — ang — 51. 

leur. Ex. : su lô fer. sur 
leur fer ; kè j lô di — g 
— . que je leur dis. 

lo€e — •!>, g, bol — . 

remuer. Ex. : / va loû I 



LE.XIQUE 

pômye; nolèe — ri — . on 
secoue (les pommes quand 
il en reste peu à l'arbre). 
lôje— H —. 

recevoir. Ex. : pn-r lojc le 
pijo. 

lok (de) — £ — 120. 

petit poisson du genre cobi- 
tis, mou et gras. 
loue — //;/, •!> — . 

paresser. 

lôiiye — //;/, eiif — . 

qui paresse; fém. lônyer. 

lorik — j — . 

guenilles. Ex. : el et à lorih. 
lôrj — gl— 39. 

large. 



livernai'. — Cf. Dict.géii. : hivernage, spéc. : Mélange de seigle, 
de froment, d'orge et d'avoine, servant de fourrage aux che- 
vaux. Cf. : hivernache (Statist. de l'arrond. de Falaise, par Gale- 
ron). Cf. jor. : liveniaje, vcsce d'hiver. Dans cette forme et la 
nôtre, il y a agglutination de l'article. 

loi-f'. — Cf. Jor. : lochié, secouer un arbre, abattre des fruits 

avec une gaule. Cf. God. : lochier, locier, loigier, agiter, secouer, 

être près de tomber. Ex. : 

Une fiUc toujours a quelque fer qui loche. 

l^egn., Bat., se. 6. 

lok. — Cf. Dirt. géii. : lotte, d'origine inconnue. 

loue. — Cf., dans jor., la même forme au sens de : radoter, 
dire toujours la même chose, ennuyer par son bavardage; 
— et logiié, radoteur. 

lorik. — Cf. Dott. : lorikar, vieux coureur ; — persoime 
ridicule. De même, dans God. : loricarl, qui fait le galant, et 
quelquefois le mauvais. 



lave — £ — 15, 41. 

laver; et : lawii'. 
làvrî — N — 41. 

laverie. 
/dm- (a') — •!> — 80, 1 10. 

himbin. (Cf. lôùe). 
loleà — gl — î6, 74, 77. 

longtemps; et : Idtèàw — gl— 
Isiv — st, gl, r.,f — 15, 21. 

lessive. Ex. : piic la Is'iv, V 
pii^e. 
Liidôvi — or — 143. 

Ludovic. 
liikâni — g — . 

lucarne. 
lu niera — op — 1 10. 

numéro. 
lùn — g — 83 . 

lune. 
li'irye — gl — . 

qui trouve à redire à tout. 
lûryer — alg, lin — . 

bavarde. 
lùn — T. — 83. 

lune. 



LEXIQUE 339 

iii(0-g-. 

le loup. 
l'ûv (Jd) — g — . 

la louve. 
Ivae — / — 36. 

levé. 
Imuè — mél — 88. 

levain ; dn liuè — gl — 89 ; 
et : ilii liiv. 
/ztvV — c — 145. 

loisir. 
kuo (/()) — Bui —. 

le leur. Ex. : £ népà lo Iwo. 

hi'or — g, ç, <I> — 90, 138. 

lourd. Ex. : eelwor — 'l» — . 

ee byè Iwor — ang — . // 

a l pà Iwor — 'I> — . 

Fém. : Iword — flar — ; 

et : huod — / — . 

lyae — / — 123. 

lien à bourrées. 
ha{le) — ////, A — . 

liens de gerbes. 
lyœ (Je) — ang — 50. 
les lieurs de gerbes. 



liiryt' . — De même, dans Jor., au sens de : diseur de riens, 
bavard, radoteur. Fît htre, répétition monotone de la même 
chose; sornette. Ci. God. : lureau, gai compagnon, pique- 
assiettes. Cf. Dict. gén. : litron, au sens de joyeux, hardi com- 
père. Cf. Dott. : liirt', gronder, se plaindre, railler; — liira- 
sye, Inrœ, qui gronde, raille ou se plaint toujours de la même 
taçon ; liir, reproche, plaisanterie souvent répétée. 

Iwo . — Ci. la torme Al, employée comme adj. possessif. 

lyaf. — Ci. Jor. : Hache, liasse, sans autre éclaircissement. 
Ci. God. : liach, bâton au bout duquel on attache une torche. 

lyà . — Ci. jor. : les lions, sont les liens d'une gerbe de blé. 
Ci. Dott. : lyà, lien de gerbe ou de fiigot. 



340 

lyœ (Ô de) — flar, f, «I^ g et 
L — 63, 102. 

au lieu. Ex. : de lyœ kè dé. . . 
lyâr —g — 55- 

liure. 
lyœrtrl — niél — 61, 67. 

lutrin. 
Ife — f—Gi. 

elle. Ex. : k^œ lye — st — . Ife 
iPii — gûl — . okât eJye. 
lye—c,f, '!>, ^, »if—6i. 

lit. Plur. : le Ife — gm — . 
lycr — ^, mél — 100. 

liard. 
lyerdye — mél — 100. 

qui marchande. 
Jyeru . — t — . 

lierre. 
lyêv — î, •!' — 141. 

lièvre ; et : lyevr — mél,f,gl 
— . Plur. : de lyêv — ^ — . 
lyèàw — mél, gl — 77. 

liens. 



ma — z — 96, 144. 

mal. Ex. : /^ Vye k ma ; de ma 
— g — . des maux. (V' 
mo). 
inaeakre ■ — bol, l — . 
massacrer. 



LEXIQUE 

ma£Ô — / — 123. 

maçon. Plur. : ma^o — bol, 

§1 -. 
Madlô — A — . 

nomhypocor. de Madeleine. 
mae (la) — rt, g — 26. 

la mer. 
mae — r., gl, gm ? — 27. 

moi. Ex. : dvâ mae; € et à 
mae. 
mael — gl — 87, 

maître. 
maey — £, lecture — . 

mais. 
maeio — •!> — 87. 

maison. 
mâj (le) — g m — . 

les mages. 

mak (/) — •^ — . 
ils mâchent. 

makeryâ — 9, A — 30, 102, 
104. 
maquereaux . 
makrar — 9 — 27. 

maquereau. 
mâkye — 1^, st — 59, 120. 
mâcher. Ex. : j Icre màkyi — 
gol — je l'aurais mangé. 
mal— f — 38. 



mal. 
malàd — s, lecture — 32, 
malade. 



lyœrtrl. — Cf. Jor. : lirnlrin. Ct. Gt)d. : lelriii, lient r'ni, leit- 
trin. 

lyerdye. — Cf. Jor. : lierdt', lésiner, liarder, 

lyern. — Cf. Jor. : lieni, lierre. Cf. Dott. : gyer, lierre; 
gyertt, couvert de lierre. \'' Phonétique. 



IIM 



Itir 



f>"k' 



canard iiialc. 
niali^ré ke n vyhi pâ — gm 

bien qu'elle ne vienne 
ma II op — 67. 

malin. 

)iiariii -" c — 69, I r I. 

niali<i;ne. 
mtir — g — 141. 

mars ; et : jihnle d 

niareek — g — 121, 123. 

foire de mars. 
innr-eyt' — i, gl — 55. 

marché (subst.). 
viarexc — /" — . 

marché (p. pass.). 
Margo — A, g m — . 

Marguerite (hypocor). 
iiiargolt' — //// — 12). 

marcotter. 
ninn pâ vil (à 11) — •!» — . 

on ne se marie pas vite. 



pas 



iiitir 



LE.MQUH 341 

iiiarira — g, inél — 46, 144. 

maréchal. 
miinn — mél — . 

marraine. 
iiiarkye — • tiiél — 129. 

marquer. 
intirjol — g — . 

double menton des porcs. 
iiiârte — J — . 

marteau . 
iiiaryâh — g Q^ ^^ — 1 39- 
mariable. 
Maryàn — gi)i, A — 72. 

Marianne. 
i)ia)yi (/ s) — gui — . 

il se maria. 
inàs (d lyo a) — o — . 

de l'eau en quantité. 
niât. 

point de Malte (terme de 
dentellière). 
m a te ((")) — t, gin — 67. 

Ex. : diiiî'ii Ô iiinti', demain 
matin. 



nialàr. — Cl. même forme et même sens dans Jor. Cf. Dict. 
gcn. : Malart, peut-être le nom propre, du german. Mada- 
Ihard, donné plaisamment à un animal. Admis Acad. 1798. 
Cf. Cod. : malart, le mâle des cannes sauvages. Pa3's de Brav : 
mailhard, canard sauvage. 

margote. — Même forme au même sens dans God. Cf. Dict. 
géii. : marcotte et marcotter. 

màrjbl . — Cf. Jor. : marjole, caroncules qui pendent sous le 
bec des gallinacés. 

nuit . — Travail tait dans les fleurs et les ornements du des- 
sin, de façon que les fils du fond, formant la chaîne, viennent 
travailler avec d'autres fils ajoutés, qui vont tantôt de gauche à 
droite, tantôt de droite à gauche, et donnent un tissus épais. 



342 

matl (à) — /, <I> — 67. 
ce matin. 

Mat yn sait' — Btd — . 



LEXIQ.UE 

ma — st, \ — 82. 

mon. 
màjalycr (Je) — Btd 



Mathusalem. 
mawl — st — 98. 

fumier. 
iiiâwle — ,0- — 98. 

fumer (la terre). 
maso — Btd — . 

mancherons de la charrue. 
V''la figure, au mot : kyenl. 
niâhii (in d) — .<'•/ — 88. 

tout de même. 
înâgyà — ■ ang — 116. 

mendiants. 
Diaivtrn — cr/ — 69. 

marraine. 
niayo — Btd — . 

maillet de charpentier. 



femmes qui vont à la « man- 

geaille », c'est-à-dire qui 

cueillent les herbes pour 

la nourriture des lapins. 

Diàjii (/) — lin — . 

il mange; / iiiàjns — / — . 
ils mangent. 
iiiàjii ti (j) — Btd — . 

Diàjit tu, iiiàj ti. y iiirijô II. 
iiiàjô. uiàjtt ti. 
inàFii — / — 59, 72, iro. 

manié. 
iiiànkyè — g — . 

panier à fruits et à pommes 
de terre. 



inall. — Cf. God. Emploi de la prép. // pour marquer la 

situation dans le temps. Ex. : 

car avons encre et parchemin ; 
si escrivons a ce matin. 



Couci, 3122. Crapelet. 
Résultat d'une étymologie populaire, par 



Malyasalt'. 
influence du prénom Matya (fr. Mathias). 

mawl. — Cf. Dott., au même sens : mal. Lat. : margula. 
\' Rom., XM, 137 Comptes rendus, parCh. Joret. 

màet). — Cf. Dict. gén. : mancheron. 

mayo. — Cf. Dott. : mayô et iiiayoe, au même sens. 

iiiâjâh'i'r. — Cf. Dict. gén. : mangcaille, pâtée qu'on donne 
aux volailles, aux pourceaux, etc., pour les engraisser. Cf. 
Dott. : niàjri, ration donnée au bétail. Cl. Dict. gén. : man- 
gi'iiir (vén.), pâture du sanglier. 

niànkvr. — Cf. /)/V/. gén. : mannequin, panier en forme de 
hotte. 



LEXiaUE 

///(// (lit) — Btd — . 

niaiincquiii en osier pour 
transporter la farine du 
sac au pétrin. 
mât — ', / — 70. 

menthe. 
III à là' — aii{', c — 50. 

menteur; et : iiiàUv — g — . 
inàhi (/ ^7 // II) — fiol — . 
tu en as menti. 
iiiàw (Je) — A - 76. 

les mans (larves des hanne- 
tons). 
inàwdyà — / — 70, 76. 

mendiant. 
iiiâiufc f — 31, 76. 

manteau. 
inœr — t, \,g, ri — 54. 
mûr; et : iiiœr — '\\flar,st — . 
Ex. : hà i sa iiiœr. 
iiiœri — rt — 145. 
mûrir. 



343 

iinhi — !:[ — 141. 

meurtre. 
niivsya' ki Irae H patois (/) 
— flar—. 
le monsieur qui cherche le 
patois. (V' iiiêsxd'.) 
mi' kc vyrii, j l'i dire — g m — . 
quand elle viendra, je lui... 
tiii' — ^ — . 

mais. Ex. : nie si ko! oh ! 
mais si , encore ! 
iiu'k koiii ea ti pt'r:^â (no 11 â mari) 



on n'en marie plus que 
comme ça à présent. 
me — •!>, t, r, g — 22, 108. 
mois. Ex. : dœ me d là. l 
me d àiu — gl — . le mois 
d'août, la moisson. 
me (kè j) — •!> — 46. 
que je mets. 



mcit. — Cf. Dicl. géii. : manne (de l'allem. dialect. manne). 
Les idiomes german. ont une torme secondaire avec un d(hol\. 
maihl, angl. maund), dVni : mande (panier d'osier iin, garni de 
toile en dedans, pour transporter la terre à pipe) et mandrerie 
(travail d'osier, différent de la vannerie, en ce qu'il est fait 
d'osier tressé sans lattes ni cerceaux). Ex., xiii'^ s. : Le mande de 
raies (dans Taillar, Rec. d'actes, p. 15). 

màw. --- Cf. Littré : *inanSy nom, en Normandie, du vers 
blanc, ou larve du hanneton. Et, dans le Suppl., Rem. : Ce nom 
est usité ailleurs qu'en normand. On l'écrit plus souvent niait, 
sans s. Entom. : vers blanc, ou larve du hanneton : les mans 
s'attachent aux racines des arbres (Duméril). 

me kî'. — Cl. Cod. : mais que, aux sens de : pourvu que; 
quand; lorsque; sinon; excepté; si ce n'est que. Maine : 
mais qtte.^ en attendant que, pourvu que, dès que. 



■)> 



138. 



lllél 



344 

nie k e (ee) — gol — 

c'est moi qui suis 
mèàw£ — g — 78. 

manche. 
mîfè — vtcl — 1 2 

médecin. 
mtdi — e — 62. 

midi ; et : niedi 
viedshi — st — 69. 

médecine. 
ineèl — rt, % — . 

merle. 
meg (J grl e) — bol — . 

le grain est maigre ; et 
megr — mél, gl, g — . 
mekèrdi — g — 1 04, 137. 

mercredi ; iiiekerdi — î, s ; ■ 
et : meherdi — nicl — . 
iiâkye — / — 116. 

métier. 
mél (œ) — <I> — III. 

nèfle. 
viél (£e t œ) — mél, *l\ H - 

c'est un merle; et : niel 
ç>, mél — . 
mt'làu'ji — i: — 59j 76. 

mélansé. 



LEXIQ.UE 

i>iele:(^ (cl la) — ç — . 

du mélèze. 
mél)'e — g — . 

néflier. 
incnajye — mél — 66. 

ménager. Ex. : menajye d sa 

fort il 11 . 

mené ■ — op — 102. 
mener. 

mer — g, gl, i, chans — . 
mère. Ex. : la mer mêles — 

Bld — . la femelle du 

merle. 
me {i)àu — mél — 69, 123, 

138. 

médecine. V"" mtéè. 
werk — i, flar — loi . 

marque. 
merk a la vyâl (la) — g — . 

arc-en-ciel. 
merkye — / — 59, loi, 125. 

marquer, merkyi — j; — . 
marqué. 
mer si — C, st, g et Z, — . 

merci. 
mervèy {ci) — mél — . 

à merveille. 



nihè. — Cf. Dict. gén. : médecin. L'ancien franc, a la forme 
populaire : méciiie. Cf. ce mot dans God. avec les variantes : 
niechine, miecine, etc. 

mél. — Cf. Dict. gén. : nèfle, du lat. mespila, plur. neutre, 
pris comme fém. sing., devenu *««/)//«, nesple,nesfle. Beaucoup 
de patois conservent 1'/;/ initiale et, laissant tomber \ep, disent : 
mesle, mêle. 

mele~. — D'Aub. (Création, 5) fait le mot féminin. Cf. Dict. 
gén . 

menajye.- - \'ieilli, dans ce sens, en franc. V' Dict. gén. 



LEXIQUE 

»ihydn {Jtr) — ,<,' — 72. 

faire la sieste ; et : nieryàn. 
mes (la) — g — . 

la messe. 
mèsyœ — / — 102. 

monsieur. Ex. : œ mèsyœ d 
d sey ; et : mesyœ — A — . 
(y^ ma'syw.) 
met — st — 141. 

mettre. 
tiietoyè — 2, inél — 62. 

mitoyen. 
metr — Btd — . 

traverses extrêmes formant 
le châssis de la herse. 
rne^â^ — H — 121, 142. 

mésange ; et : me:;ft}x ; )iie\âgJ 
— A — . 
///^'^/)/- — bol — 102. 

mesure. 
me mat' — ftar — . 

mais moi. 
mêàiue (Ja^ — alg — 77. 

la manche. 
mèàweo (Je) — g — 77. 

les mancherons de la char- 
rue, musaraigne. 
meliye(la) — /,:;,£ — 116. mie — st 

la moitié. I mince. 



345 

mekye (èl) — 9 — 84, 116. 
poignée du manche de la 
faux. 
mlnre (j) — g — . 

je mènerai. 
/;// — A — . 

mis. Ex. : [où as-tuj mteti. 
jù n n e nu — g — . j'en 
ai mis. 
Mieè — A — 144. 

Michel. 
Mu la — g m — . 

nom hypocor. de Michel. 
miliir (de) — g — . 

milord. 
milyer — Btd — . 

partie de la charrue. (V' la 
figure, au mot : kytru. 
miré — c,~ — 50. 

miroir. 
miyœ — e, /— 145. 

meilleur. 
mt^r (e e un grà) — bol — . 
c'est une grande misère. 
Du^eret — i, s — 46, 85. 
le. 
69, 123. 



meryàii. — Cf. Dicl. gén. : faire sa méridienne, sieste qu'on fait 
d'ordinaire vers midi dans les pays chauds. Cf. Dott. : mérxen, 
après-midi; sommeil après le repas de midi. Et le verbe : i)ier- 
gené et meryené. 

nn\àg. — (x'^s.): misinga, dans un texte has-lat. Ane. Nord. : 
meisingr. (xii^ s.) : la masenge vola tut dreit. 

miliir . — Cf. Dict. gén. : (xi^ s.) Trouver pourras quelque 
millour. Mir. de N.-D., dans Pet. de jull., Mystères, l, 170. 

mi^hrl. — Cf. Jor. : nii^frete et mi:{érene. 



346 



iiiUe — / — 59, 69, 123. 

émincer. Ex. '.fhinei — 'I» — . 
nnnœ — flar — 62, 118. 

minuit. 
mitye la kot (â) — iiiél — . 

à moitié de la côte. 
mn†— l,g- — 32, 108, 124. 

menace. 
mna^i — l,gl — 59, 108,124. 

menacé, ninaa — t — 60. 
menacée. 
mnû SOS — i, /;//, o — . 

menue-sauge. 
mnworQe) — Bid — 64, 108. 

bras d'un banneau ; prome- 

. neuses où les enfants 

apprennent à marcher. 

mb— si, f^ ii — 39, 144- 

mal. Ex. : /// m Je mo. 
iiiod (la) — si — . 

la mode. 
iiiojar — •!> — 84. 

mangeur. 
luojaiuJ — £ — 84, 98, 114. 

mangeaille. 
;;/o/7— ^/, ^— 59, 84.^ 

mangé. Ex. : ke k t a moji? 
inok — H, amr — 52, 120. 
mouche. Ex. : luok a myc. 
esl d niok — gJ — . la niok 
a €at — c — . la mouche 
à viande. 
mbke {s) — gm — 129. 

se moquer. Ex. : is amoki 59. 
/?« s niokye d y(r — g — . 



LHxiaUH 

iiiokyd' — gni — 50, 127. 

moqueur ; et : iiiôkytî'r — 
gol — . 
mol — // — 39. 

mal . 
mol — A — 41. 

fumier. 
mol (de) — //;/, 'I> — 52. 

des moules. Ex. : de mol a 
l yo. 
mor — g — . 

lourd, sans air (se dit du 
temps). 
mor — / — 41. 

mars. 
mor — g — . 

mort. Ex. : // e mor — s — . 
€a son a mor — ^ s — . 
mori — st — 94. 

mourir. 
mortn — r — 41, 69, 

marraine. 
morkye — / — né. 

mortier. 
mbrnif (ciii) — ■ g — . 



une gifle. 

morô — g — . 

lézard vert. 
mord — H — 41. 

marrons. 
mbrpyo (de) — ^ et L — . 

sorte de tique du mouton. 

morse — gl, «p — 31. 

morceau. Ex. : morse dp? — 



mnà-sos. — Résultat d'une étymologie populaire. 
mbrnif. — Cf. Dict. gén. : momifie (orig. inconnue). Famil. 
revers de main appliqué sur le visage de quelqu'un. 



LEX1Q.UE 

c — . iiiôrsè d biue — si — . 
pi. : iiiorsyâ — op — 30. 
iiièiiè — si — 31, 40. 

marteau. 
mortwe:^ — Bld — . 

mortaise. Pièce de la char- 
rue, où s'emmanche hi 
haie. (¥■■ fii^ure, au mot : 
kyt'râ . ) 
niÔ-iY — 'I», op — . 

mauvais. 
iiiûveslne — g — 136. 
méchanceté. 

lllÔw/ £ 98. 

fumier. 
inôji — -— 59, 72. 

mangé. 
iiiôiiu'l — £ — 72. 

mammelle. 
mômer — <,'■/ — 72. 

ma mère. 
môm — A — 80, 1 10. 

meunier. 
iiiohhQa) — /'()/ — 73, no. 

hi manière. 
iiiônye — / — . 

meunier. 
inDsc — :; — 30, 31. 

monceau. PI. : de mbsyà. 
iiiolri l a ? (t'I) — crol — . 

le montra-t-elle. 
111 II fc (m) — / — 108, 124. 



347 

me cacher, s miifl- si, 

A — 124. /;///^f'/, cachette. 

mu€i~ ^, A, <I> — 59, 124. 

caché. Ex. : £ ele niuei a le! 

pltie. 

iiiiikr — gin, - — . 

humide; moisi. (Cf. imik.) 
Illlllà " 'I», A — . 

meule de foin. 
iiiitr — i^»- — . 

mur (subst.). 
miirtiwd Qa) — si — 96, 113. 

la muraille ; mural — :: — ; 
et : mura) — ;7, C — 113. 
mû:^ — g, bol — 31. 

museau. Ex. : mù^ d koeô. 
Plur. : le niâ^mu. 
mu~ik(lo) — g — . 

ta musique. 
ninfœ — A'^^ op —- 50. 

mouchoir; et : micm' — •!> — . 
miiff' — mél, si, ri — 81, 124. 

monceau. Plur. : de mn^e. 
Miircye — t — 124 ; et : Muée. 

Moussier (nom propre). 
mtid — i: — 140. 

moudre. 

imif(l) — ri — . 

gueule d'un cochon. 
miiju brl (/' //) — g c^ L — 82. 

il ne mange pas. 



//////(). — Cf. niême forme, au même sens, dans Dott. 

mtiyik. — Le genre masc. est remarquable. Je n'en connais 
pas d'autre exemple. 

muf. — moufle, est donné par le Dicl. gén., comme une 
forme ancienne de mufle, au sens d'extrémité du museau de cer- 
tains mammifères. Cf. Dott. : mufle, visage. 



34^ LEXIQUE 

inuk — flar — 52. 

humide. Cf. muhr. 
mult't (d la) — g — . 

estomac de veau. 
mulî (/) — ;//('/, / — 67. 

le moulin. 
muline — Btd — . 

treuil servant à serrer les 
liens sur la charrette à 
gerbes. 
iimsyœ — g — 82. 

monsieur. 
vimî — £, A — 23. 

remuer. 
vinvei a hwoyî — g — . 

cuiller en bois. 
mîine — mél ■ — 81, 1 10. 

meunier; et : tmlnye — / — ■,. 
iinuâ (le) — gl — . 

carreau où sont étendues 
les pommes écrasées dans 
le pressoir. 
mwet — viél — 16, 87, 141. 

maître ; et : mivet — S — . 



inwt'trés (la) — s — 87. 

la maîtresse. 
mwt'triie — gin, 'I», î — 87. 

maîtriser. 
iii-wéii — bol, flar, gui — 64, 

145- 
moisi ; et : inzuèsi — 7: — . 
m-wé^ô — iiicl, ^ — 87. 

maison ; et : iinié:^à — flar, 

i)iW('~\er (de) — ^ — . 

maisons menaçant ruine. 
iiiiuè — r — 16. 

main ; iinuè — rt — ; et : iinue 

— g — ; niii'ègo£ — gl — 
70, 89. main gauche. / 
k€ii d la miuè — g — . 
la paume, d mwè à mwé 

— mél — . de mains en 
mains. 

niwe — g — . 

moins. 
muéje — 'I», A — 80, 94. 

manger, miuoji — t — 59. 



mulet. — Cf. Littré •.*mullette, au même sens; et, aussi, en 
terme de fauconnerie : le gésier des oiseaux de proie. 

muline . — Cf. Dott., même mot, au même sens. 

miivct . — Même forme, au même sens, dans Dott. 

mu'â . — Dans Dott. : me, pétrin, huche où on pétrit le pain 
et où on le serre quand il est cuit. Cf. Dict. gén. : *mait (lat. 
magidem), dans différents sens technol., d'où se dégage l'idée 
commune de récipient. Cf. la forme altérée émoi (esnioy, dans le 
Journal de Gonhert), au même sens que dans notre patois. 

mvJeiyer. — Cf. God. : maisière, muraille, maison. Et la note : 
« La rue des Fossés, à Amiens, s'appelait rue de Longue-Mai- 
sière, parce qu'elle occupait la longue ligne des anciens fossés de 
la ville ». Abbé Corblet. 



mange. / iniuojii — g — ; 
/ iiiiuojii hyo fer; komà k lu 
mivojn — alg — . kùj iiiivo- 
jisyôiii . 
mwojî — g 60. 

mangée. 
niiuol — t — 90. 

moules. 
})iwor - - s, g, 'I', }nf\ o — 92. 
mûre, fruit des ronces. Plur. : 
de iiiu'Ôr — gl — . 
iinuori — t. A, flar,g, '\\ rt — 

94. 14)- 
mourir. 

mwbrô — bol — . 

lézard vert. Ct. inilrà. 
inworû — inél, < — 91. 

morue. 
inworu {il à n a) aiig — . 

il en est mort. 
miuèrvû - *I' — 48. 

morveux. 
mworyôm (kêj) — g — 80, 94. 

que nous mourussions. Ex. : 
fodre kê... 
mwosd {à") — H, mf, - 64. 

i" moineau. 

2" oiseau en général. Cl. 
tnivusà. 
miuoyè(pâ) — g <^^ L — . 

pas moyen. 

inu'oyi - î, g, g ni, rt, *I> — 

5% 94- 
mouillé. 



LEXiaUE 349 

mwnsô (rr) - gl — 64. 

un moineau. Cf. miL'osô. 
niyàiul (/ ka) — hn — 98. 



la chat miaule. 
myœ (là) — fl> — . 

tant mieux. 
myd'rlri —g - 55, 145. 

meurtrir. 
mye— ri, g, //, ç— 144. 

miel .Ex. : mok à mye. mouche 
à miel. 
mye — J — . 

mien. 
myo — st, gl, g — 108. 

morceau. Ex. : œ ()li mw — • 

M,/-- 



lutj (a la) ~ g —. 
à la nage. 

iiapôlô — g — . 

caraco plissé autour de la 
taille. 
natif (f de rel) — ang — . 

elle doit être native de... 
nave — 9 — 46 . 

navet. Plur. : navyàiu 30 ; 
et : navî' — 2 — . 



iirwosô. — Cf. God. : moisson. Lat. mnseiotiem. 

myo. — Même forme dans Dott., au sens de : miette; 
morceau de pain égrené dans du vin, du cidre, du lait. 

napolô. — Il s'agit, sans doute, d'un caraco qui fut de mode 
au temps du premier empire : im Napoléon. 



350 LEXIQUE 

nà:(jl (/) — gm — 113. 

il nasille. 
nà:{yà (le) — /;()/, o — 30. 

les naseaux. 
Nânet — A — 72. 

diminutif de Anne. 
iiâiiï — <1> — . 

non. Ex. : okc ncViïJe — g et 
L. oh, que non !. 
Nànô — A — 72. 

Cf. naiiet. 
nœ — ::, rt — 143. 

neuf (adj.); et : ud- — / — 
143. 

nœ — g — . 

neuf (nom de nombre). 
nâ-e — A, mél, g — 47, 124. 

noce. Ex. : aie à luh. 
nœv — i — . 

neuve. 
ne (/) — gl — 108. 

le nez. Ex. : // a du ne — 
rt — . 
ne (de) — t — 114. 

des nèfles. 
ne (€e pu) — hu — 146. 

c'est plus net. 

nh — c, H, "Bîd — 24. 

noir. Ex. : i fe ne-e — e — ; 
et : nh — gl — . Ex. : / 
fâ e ne€ — 7. — . 



neél (de) 1 1 1 . 

nèfles. 
nefèlye — s — 106. 

néflier. 
nlj ~ gl _. 

neige. 

neji — gl — S9- 

neigé. Ex. : // a byôjl-r neji; 
il te nt'j'i — g m — . 
nèl, negl — 0, *l\ g — m, 
114, 115. 
nèfle. 
nelye — *I^ — m, 1 14. 

néflier. 
ner (de) — g — . 

nerfs. 
ner—gl — 24. _ 

noires. Ex. : e:;^epin ner. 
nerei — st, l, mél — 25, 59, 
124. 
noircir. Ex. : no s ner^i — 
/-■ 
netoye — op — . 
nettoyer. 



neye — © — 114. 
néflier. 

n1 (de) — bol — 22. 
des nids. 

niet — ;; — 60. 

nichée. 
nô — gl — ^i. 

on. Ex. : si no vœ; nodi. 



nàni. — Cf. Dott. : nauè et nàn'e, au même sens. Et Jaub. : 
nanni ; nenni. Cf. Dict. gâi : nenni. 

nef. -*- Cf. Jor. : néche, noirâtre. Jor. donne comme étvmol. 
le type *nigritiiis (?). 



I.KXiaUK 



)) 



nô II (M) — lin — 51. 

quand on lie. 
//(') (lin) — ■ i^' — . 

gouttière. 
noi aluni — s — 51. 

on allume; ;/o:( e — / — . on 
est. nô — st — . l'on. 
nbje — / — 41. 

nager. Ex. : i'a noj — g — . 
ça nage. 
nori te — - — 53. 

nourris-toi. 
norin (Je) — bol — 69. 

les narines (d'un chex'al). 
nbt — g — 141. 

notre. 



noter pér. .. — g — 1 04 . 

Notre Père... (prière). 
nbye — mél, /, A — . 

noyer (arbre); et : noyé. 

non — gl, mél — 80. 

midi. Ex. : via non ki son. 
nu — i, c, A, ang — 48. 

nœud. Spéc. : nu du ko — 
g — . nuque. 
mi fe — g et L — 82. 

non fait. 
iiuriré (/) — lecture, e — . 

je nourrirai. 
nnve — t, g— 31. 

nouveau. 



nb. — Cf. Dott. : nô, vallée; prairie marécageuse; — nn^ 
petit pré long et en vallée; — no, conduit; canal; petit 
pont ; auge à cochon ; ^ noher, gouttière. Ct. jor. : noc : 
I" conduit qui apporte l'eau sur la roue d'un moulin; 2"' espace 
vide entouré par l'auge circulaire du pressoir; tièche de voiture. 
une : 1° rigole formée par deux toits qui se rencontrent en formant 
un angle; 2° parties déprimées de la plage où l'eau est plus pro- 
fonde à pleine mer et séjourne à mer basse. Cf. God. : noc, 
baquet; auge; réservoir en pierre pour recevoir les eaux de 
pluie ; gouttière. 

7iôn. — Cf. God. : none, iwesne, le midi, le sud ; — heure de 
midi. Ex. : 

Trestout le jour dura jusqu'à 7ioiine sonnant. 

Doon de Maience, 1870, A. P. 

Cf. angl. : noon : « Orig. the ninth hour of the day, or 3 P. 
M., but atterwards the time ot the church service called nones 
was altered, and the term came to be applied to midday. » 
(Skeat, J// Hlyiiiol. Diction.) 

nu fe. — Cf. Dott. : nô fc, nullement, s'opposant à « si tait ». 



352 LEXIQUE 

nwa — A — , 

Noël. Ex. : nova kcrye adyœ 
nu'â. on va crier « adieu 
Noël ». 
nive — c, <ï> — 144. 

Noël ; et : 7iwe — :; — . 
mue (de) — ang, ri, z, ^ — 64. 

des noix. 
îiwori (s) — g m — 91, 145. 
se nourrir. Ex. : es nwori 
— ç — 105. // e 7iwbri 

— i>— . 

nworiéd — st — 91, 124. 

nourrisson. 
nwùru — bol — 91, 124. 

nourrice. 
nwûri€Ô — / — 91, 124. 

nourrisson. 
nii'àj (Je) — gl — . 

les nuages. 
nyœ (i m à) — 'I> — 62. 

il m'a nui. 
nyœl (d là) — lî — hâd — 
<i> — 28, iio. 

nielle: uredo-carboou*char- 
bouille (maladie du blé). 
nye(es) — iiiél — 57. 

se noyer. 
nye(œ)— :; _— no. 

œuf postiche dont la pré- 
sence dans le nid invite 
la poule à pondre. Cf. ne. 



nye —g—- 

niais. 
nyef — î^ — 124. 

nièce. 
nye:(ë — bol — . 

niaiser. 
ne (j té) — A — 62, 1 10. 

je te nuis. Ex. : ee kèe tè hit? 
hœ — gl, e, g — 62, 108, 1 10. 

nuit. Ex. : // e beto nœ; ste 
hœ — A — . 
hœlae — / — 28, 36, no. 

niellé (blé). 
hà'r — ^, fleiy — 63. 

nuire. Ex. : / trae a m hâr. 
62, 1 10 ; et : hœr — «I> — 
62. Ex. : / ni nyâ'^i — g — 

hœtim — g — . 

veiller tard. 
hœ:(ib — A — 63, 110, 139. 

nuisible. 
ne (s) — £ — 57, 108, no. 

se noyer. 
m —H—. 

œuf postiche. V' tiye. 



tu — Btd —. 

vois-tu ; entends-tu. 



nyœl . — Cf. Jor. : gneule, au même sens. 

nœtine. — Cf. Jor. : nuitier, au sens de veiller, passer la 
nuit. 

* ne. — Cf. Jor. : gnée, œuf ou objet en forme d'œuf laissé 
dans un nid pour empêcher les poules d'aller pondre ailleurs. 
Lat. nîdatnni. Cf. Dott. : hào, hœ, au même sens. 



LEXIQUE 



353 



bhàè (d l) — 9 — . 

de l'aubier. 
obr—z— 41, 137. 

arbres. 
Mse — — 40, 137. 

à ce soir; et : tidsc (v' ossae). 
ofisra — g et L — 108. 

officiera. Ex. : ee H k ojîsra. 
ofr (jii vi) — g — . 

tu m'offres. 
ofrdx — g — 41- 

affreuse. 
Ôgûf (tu m) — <ï> — 40, 124. 

tu m'agaces. 
okâl t'Iye — ^ — . 

avec elle ; et : aiî lye. 



ôkt (un) — bn — . 

une entaille. 
oklobr — .<,'■ — . 

octobre. 
Ôky&(d) — gin — 127. 

certains. Ex. : dâ doky&pei — 
bol — . dans certains 
pays. 
aie — ;■/ — 52, 138. 

ourlet. 
6m — g — 80. 

homme. 
bniàr (chi) — i — . 

trou dans un mur. Ancien- 
nement, ce mot désignait 
plus particulièrement un 



ôbde. — Cf. Dicl. gén. : « aubier, première couche du bois, 
immédiatement sous l'écorce. Sully emploie la forme aubeau », 
provenant d'un suff. -ellus. Nous avons un témoignage du suff. 
-ellnm avec notre forme obe, qui passe, secondairement, à obac. 
Cf. God. : aubel, obel, aubier. Remarquer aussi : aubel, au sens 
de peuplier blanc. 

okât t'Iye . — Peut-être pour : d ohàl elye, qui serait composé 
de do (fr. avec) et de kât, par besoin de renforcer le mot. Cf. 
Dott. : kàlé. Ex. : s kuet kât le pul, se coucher de bonne heure. 
Cf. Dict. gén. : quand et (vieilli), loc. conjonct. Ex. : menant 
leur butin quant et eux. Malh., Tite-Live, XXXIII, 37. Cf. 
God. : quant et quant, en même temps, avec. « Cette locution 
s'est conservée dans le langage populaire des provinces. On 
dit aussi : à quant et, h tout quant et (norm. ?) h tout quant 
et mei (Saint-Brieuc) ; aquateh moi (Alençon). » 

okt. — Cf. Dict. gén.: *auche, orthographe fiiutive pour (Wa', 
anc. fr. osche, prov. 05crt, 'entaille. (Technol.), trou pratiqué 
dans la matrice du mouton à frapper les têtes d'épingle. 1755. 
EncycL, épingle. Cf. *énôchcr, entailler, et boche, entaille, marque 
sur une taille, indiquant chaque fois le pain, la viande qu'on 
fournit à crédit; brèche sur une lame. Cf. Jor. : ôquc, entaille 
fixité le long des parements de fagots pour les dresser. 

GuERLiN DE GuKR. — Parler pop. de Thaoïi. 25 



3 54 LExiauE 

trou assez grand, ménagé 
à l'intérieur des maisons, 
au-dessus de la dalle ou 
évier, 
oinè (d:0 — g — . 

petits bœufs du département 
de la Manche. 
iviion — g — 80. 

aumône. 
onyèr — ;;// — iio, 139. 

ornière; et : oner — A — . 
ohô — tl>, gl — . 

oignon. 
oparavà kè dvèni — g tu — . 

avant de venir. 
oprœ—e,f, A — 40, 47. 
auprès. Ex. : oprœ d H 

oprœ mat — ^ et L. 

après moi, derrière moi. 
oprœ:(^ a (/) — g — . 

le mois de septembre, l'ar- 
rière-saison ; littéral. : 
l'après-août. 
ord (ail) — g — 140. 

en ordre. 
orey — op — . 

oreille. 
orey — Btd — . 



le versoir de la charrue. (V"" 
la hgure, au mot : kyeru.) 
orive — g — ^40. 

arrivé, Ex. : je orive rik b 
rak. 
oriye — i, iiiél — . 

oreiller. 
orj — /, Jlar — 42 . 

orge. 
orj à — A — . 

paille d'orge. 
Ônii — i — 42. 

orme; et : Ônit — 'I> — . 
oniie (siL'Û 1^ — ang — . 

lieu dit à Thaon. 
OriHi'ne (/) — ang — . 

lieu dit à Thaon. 
onmuar — / — 64. 

armoire. Ex. : ormiuar a kat 
pane; et : oriuer — A — . 
ortae — jj, / — 109. 

orteil. Ex. : l grôorte — c — . 
mô gré t ortây. Plur. : lé^ 
orte — H — . 16,28, 109. 
orti pwât — Btd — . 

lamier blanc (lamium al- 
bum). 



orne. — Il est douteux qu'il s'agisse ici d'une forme en -ellum 
d'un diminutif de a»/wa/^', analogue à aumaille. V' God., Vendée : 
aumaie, gros bétail ; Mons, Charleroi : aniai. 

orjà . — Cf. God. : orj as, orga:^, paille d'orge. Cf. Perche : 
orgie, dans le même sens. 

orme. — Cf. God. : ormaie, lieu planté d'ormes. 

Ormene . — Pour ornielct, dimin. de orme, ou peut-être pour 
ormelaie, c'est-à-dire lieu planté d'ormes, v''God. 

brtae. — Cf. God. : ortel, doigt du pied. Cf. Dott. : ortay. 



LEXiaUE 

orvcr (itu) — alg — . 

un orvet (anguis fragilis). 
orwd (d~) — enf — . 

de grands cris. 
èse — g — 40. 

assez. 
èssâe — / — 27, 40. 

ce soir. (V' odse.) 
Ôstiiie — lui — 137. 

obstiné. 
iislô- — si — . 

prison. Ex. : aie cî l Ôsto. 
ot — g, si — 141. 

autre. Ex. : œn ot itu; Ôt par. 
ottrye — J — 41, 102. 

âtre. 
otfe— <I>,^, gl,c — 25, 141. 

autrefois. 

Ott — *r — . 

outil. Plur. : I:^on — aiig — . 
olon — g — 81. 

automne. 
otr—g—. 

autre. Ex. : kèiii tin Ôtr; a 
par de d Ôtr — g — . à part 
d'autres. 



355 

^'>'' —Lk'— 41. 144- 

avril. 
Ôyu — £ — 132. 

où ? 
oiae (/ n tryèni pa) — ang — 36. 

nous n'aurions pas osé. 

ils ont. 
obelye — g m — 82, 106. 

oublier. 
ohrajd- — g — . 

couvert (se dit du temps). 
odè — ç, — 73. 

andain. 

% ~t,gi — 140. 
ongle. 

ogl — li— 134- 
oncle. 

agit —^,gl— 60. 

onglée. 
ok - H — 140. 

ongle. Ex. : j ed key swo l dk. 
ok (è ni n) — H — . 

mon oncle. Ex. : Âr ki te, 
st bni le ? — se m n ok. 



orvcr. — Dans God., orvet ou orve:{ désigne un serpent très 
venimeux. Cf. Jor. : orvcr. 

onuâ . — Cf. Dott. : arwa, femme braillarde, grossière. Cf. 
Dict. gcn. : arroi, équipage qui accompagne quelqu'un. Cf. 
God. : aroi, équipement; équipage de guerre. 

( >stÔ. — Cf. Dott. : aie a l ostro, a 1 osto, aller en prison. 
L'argot connaît aussi la forme otisto dans le sens de prison. Cf. 
God. : hostel, oustel, maison, habitation, auberge. 

dbrajœ. — Cf. God. : ombrageux, ombreux, qui donne de l'om- 
brage, couvert d'ombre, obscur. 

ôdè. — Cf. Dott. : ôdc, l'étendue de pré que tauche un homme 
à chaque pas qu'il fait. 



356 LEXiaUE 

dm {s iî) — c — 80. 

son mari. 
oniô — £ — 73. 

amont. 
i\ aliiiii fci — £ — . 

on allume ça. 
o^sà — <ï> — . 

onze cents. 

pà — %—^^. 

pas. Ex. : € pà — ang — 
n'est-ce pas. 
/)^1 — <'-— 145. 

par. Ex. : pâ lèâdrc; pâ la. 

pae — gl— 88. 

pain. 
pakohiy — Bld — . 

pacotille. 

pàhyt (de) — 9, g — . 

pâquerettes vivaces. bellis 
perennis. grâd pakyct. 
marguerite leucanthème : 
chrysanthemum leucan- 
themum. 



pal (d la) — g — 32. 

de la paille. 
pale Ô tu ta — g — 97, 138. 

dis donc, entends-tu, toi ? 
palyè — //// — . 

seuil. 
pane — gl — iio. 

panier. 
papi — A, 7Jif, 'ï>, e — . 

pavot ; coquelicot. Papaver 
Rhaeas. 
parale:(i — g — . 

paralysé. 
pardesu — vif — 102. 

corsage. 
pardôite inae 8 1 . 

pardonnez-moi. 
parel ô mem (du) — hn — 113. 

du pareil au même. 
part'l — g — . 

pareil. 
part'sd'œ — st — 46. 

paresseux ; et : parhœ — 
ncr — . 



pâkyet. — Cf. God. : pasqueite. Ex. : pasquette, a daisie. 
Cotgr., 161 1. Cf. Jor. : même forme, au sens de marguerite. 

païe. — Cf. Jaub. : « Eh ! palledonc! » 

palye. — Extension du sens franc, de palier, qui est, spéciale- 
ment, la plate-forme dans un escalier, à l'endroit où finit un étage. 

papi. — Cf. dans Jor, Flore pop., les variétés : papitre, poupi, 
boiibi, etc. Cf. Jaub. : papou. Cf. God. : poupie, qui, marqué 
d'un point d'interrogation, présente sans doute le même sens, 
comme l'exemple nous en peut convaincre : « Pour cause de 
son pasturaige des bruieres, lande, poupie et fumières du mont 
Louve » (Dénombr. du Baill. de Caux. Arch. P. 303, f° 36, v.) 
Cf. angl. Poppy : « Popig, merely borrowed from lat. papauer, 
by change of u (\v) to g and loss of -er (Skeat, An Etyiiiolog. 
Diction.). 



pnréy du syèti. . . (/) — j^ etL — . 

le même que celui de... 

Ex . : je a' l'iv ; d in l pa- 

rêy du sye ti ce tu l 

parcy du kyc. 
pan — uicl — 67. 

parrain. 
parlôe pti Çic n ))if) — g m — . 
je ne cherche pas à parler 
français. 
paroi — bol — . 

parole ; et : paroi — g — . 
par si — gl — I o I . 

persil. 
parti (il a) — g — . 

il est parti. 
parti d lagrà port (0) — ang — . 
en partant de la grande 
porte. 
pàsae (sa sa) — g — 36. 
ça s'est passé. 



LKXIQ.UE 

pâse — mf — 

seuil. 
paskenod (de) 



yy. 



41 



carottes; et : paskenâd. 
pàsrt'S (la) — c — . 

passoire. 
pastœr — 9 — , 

berger. 
patàc (de) — alg — 33, 124. 

des pommes de terre. 
pataldà ! — g — 114. 

patatras ! 
pàtd — Btd — . 

masses de pain prêtes à 

recevoir le dernier apprêt 

pour être transformées en 

pains de différents poids. 

pâtres — <p — . 

bergère. 



parloe. ■ — Cf. Jor. : s parloeié. Cf. Dott. : s parle ; parleye 
parti ft' ; parlote. 

pâse. — Ci. Dott. : pase, largeur d'un passage. Cf. God. 
passée, passage, ouverture, brèche; compartiment; pas, enjambée 

paskenod. — Cf. Dott. r paskanad; paskùnad (daucus carotta) 
et aussi : consoude. Cf. God. : pastenade ; pastinade. Cf. Dict. gén. 
pastenade (vieilli) et Dial. : panais. 

pasttvr . — Employé surtout en franc, au fig. et dans la langue 
poétique. Cf. Jaub. : pâtour. Cf. God. : pastour et le fém. 
pastoure. Cf. Dott. : pain. 

pattie. — Cf. Dict. gén. : patate (c^p. hatata, patata). On en a 
un ex. en 15 19. Plante à racine tuberculeuse, comestible : genre 
hatatas, de la f\nnille des convolvulacées. Nom donné par abusa 
la pomme de terre. Cf. Dott. '. patoe; patafy, au sens de pomme 
de terre. Cf. Jaub. :pataf. 

pàtô . — et. Jor. : pâton, boulette de farine détrempée qu'on 
fait avaler aux dindes, chapons, que Ton engraisse. Ct. Dupinev 



touché, caressé. 
patrél — t: — 113. 

écoLivillon. 
patrwol (no) — / — 113. 
on patrouille. Ex. : patrwtiye 
laddà — bol — . barboter. 
paiûye — Im — . 

travail mal exécuté. 
patiuby — Btd — . 

instrument à laver le four 
(écouvillon). Cf. patrûl. 
pàw — /, £, lect. — 98. 

pas. Ex. : es pàw ? — alg — . 

je n Vit pàw — g — . non 

se pàw — g — . on ne 

sait pas. 

pàwhyt't (de) — s — 98. 

des pâquerettes. Cf. pàhyeî. 



358 LEXIQUE 

paironae ~ g — 37, 81 . pàwsl 98, 145 . 

passer. Ex. : pu pàwse. 
payé — 5 — . 

tas de paille où s'agenouil- 
lent les dentellières. 
pàd — / — 140. 

pendre. 
pàè — rt — 4, 88. 

pain. 
pâlie — / — 31, 72. 

panneaux. 
pàîïolè ■ — op — 72. 

sorte de trèfle (trifolium 
p rate n se). 
pâsedlà ilâ'(jnepàld) — gol — . 
Je n'ai pas la pensée de là ici ; 
c'est-à-dire : je n'ai pas 
toute ma présence d'es- 
prit. 



de Vorrep., Dict. frmiç. illuslr.^ sub. voc. pain : « On réunit la 
pâte en une seule masse, puis on la relève de droite à gauche, 
en la retournant en gros blocs ou pâtons, qu'on travaille succes- 
sivement pour les reporter de gauche à droite. » 

patrônae. — Cf. Jor. : patronc, tourner et retourner ; défraî- 
chir, salir, gâter en touchant quelque chose sans soin. Conta- 
mination de patron et de patte. 

patrél. — Cf. Dot. : patùy, morceau d'étoffe emmanché au 
bout d'une perche, qui sert aux boulangers à nettoyer le four. 
Dans Jaub., patouille ne répond qu'au sens d'eau boueuse, et 
aussi : / patruyâ. Cf. God. : patotiffle, sorte de bâton (?). V 
Littré : *badrouille, terme de mar. ; pelotte formée de vieux cor- 
dages, pour chauffer un vieux bâtiment que l'on veut caréner. 

pàyo. — : Cf. Jor. : pàyo, petite couchette d'enfant pleine de 
balle d'avoine (même sens en franc. Cf. Dict. gén.). Cf. Dott. : 
payô, paillasson. Cf. Dict. gén. : paillon, poignée de paille for- 
mant tamis au fond d'une cuve à papier. 

pane . — Cf. Dott. : panyâo, sorte de bât. Cf. Dict. gén. : 
panneau, coussinet de crin qu'on met de chaque côté d'une 
selle, sous les arçons. Cf. dans God. la forme panel, avec ce 
dernier sens. 



LEXIQ.UE 



S)9 



Pàtkôt — g — 70. 

Pentecôte ; orchis mascula. 
pàtoré (dî) — Btd — . 

boucles d'oreilles (pendants 
d'oreilles). 
pœpelyé — ^, gl — 53, 106. 

peuplier. 
par — •^ — 47. 

pouvoir. Ex. : s kù j viuepœr; 
et : p(t'r — ç — . s ki^ j va 
par. 
pe — •!> — _. 

paix. 
pe—op,c,f, £, 'T>, /,it,o^/— 3, 

pois. Ex. -.petiehale — Btd — . 
pois à écosser. dé pe — 
gm — . des pois anglais. 
pe^àgle — Btd — . 

haricots à rame. 
pé d ter 107. 

pommes de terre. 
peàw — gl — 98. 

pas. 
p飗gl—.^ 

pêche (fruit). 
p΀i — îf — 59. 

péché. Ex. : // a phi. 



péeye — niél, gl — 43, 66. 
pêcher ; et : peeye — < — . 

Pei — g—- 

pays. Ex. : peï d oj — e — . 
pays d'Auge. 
pek — rt,gl,g— 120. 

pêche. 

pekbb — Btd —. 

partie de la charrue (pour la 
définition, v"" la figure^ 
au mot : kytrii). 
pekye — gl, ', rt, 'h — 43, 
120. 
pêcher (verbe). Ex. : y mue 
pekye. 
pt'kyo (lii) — gl — 102, 116. 
tout petits. 

pn âfd' — N —. 

pelle à feu . 
pelé — *I> — . 

pelletée. Ex. : pelé d bwôyô. 
pelletée de boue. 
pelye — g, f — 106. 

plier. 
pemonik {il e) — gm — 5 4, S i . 
il est poitrinaire ; et : peiiifi- 
nik — mél — . 



Pàtkbt. — Cf. Dott. : pàtkut, orchidée indigène qui fleurit 
vers la Pentecôte. Cf. Joret : pand' côte. 

pàtoré. — Cf. Jor. : pâdorél, au même sens. 

pœr. — Cf. Dott. : pwer, pouvoir. 

pékbb. — Cf. Jor. : peque boe, barre transversale qui réunit 
les deux mancherons de la charrue. 

pelé. — Cf. dans Dott. la forme \ trhiûe peleyî. 

'phnonik. — Cf. Jor. : pomonic. Cf. Dict. gén. : pulmoniqiie et 
(vieilli) poumonique. Cf. Dott. : pomonik, poitrinaire. 



360 

père. Ex. : ta per, ton père. 
pér — l,g,gJ,op, £ — 25. 

poire ; et : per — c — . 
per ter (lé) — ^^, f, ? — 25. 

les pommes de terre. 
per — g —' 

paire. 
perei— f, gl, st — S9, 124. 

percé. 
perd — /^ 140. 

perdre. 
péret(jiii) — bol, g — . 

oie femelle. 
ptri (/ sa) — g ■ — . 

il a fait naufrage (un bateau) . 
Perk — ^,g, 'l'ygl— 120. 

perche. 
perkyeÇs) — Ji — 120. 

se percher. 
permye (a) — *b — 1 04 . 

en premier lieu. 
perne (e la) — ang — 104, 143. 

elle la prenait. 
persàte(s) — / — 84, 104. 

se présenter ; et : ^ persHte. 
persesyà — e — 53^ 104. 

procession. 



LEXIQUE 

per son — 'Î>,t: — 81. 

personnes. 
pertà— 'ï>,flar — 53, 77. 

pourtant; et ipertèàiu — g — . 
pertàten 104. 

prétentaine. 
perukye — ang — 43. 

perruquier. 
pcrù^in — inél — 23, 25, 43, 

^- 
chandelle de résine ; et : 

penc^n — g — . 

peryé — op — 26. 

poirier ; et :perye — 0, g — . 
peryè — / — 106. 

prier. 
peryér — g — 106. 

prière. 
per:;;à (ei) — 'l\ gl — 104. 

à présent. 
pt'sa^ — / — 37, 102, 136. 

pesé. Ex. : // D pesae byè niai. 

pésd—t,gl, mél — 25. 

poisson. 
pesônyer — % — 25,81. 

poissonnière. 
pétri — -, ;;//, «I», A' — 43 . 

pétrin. 



per ter. — Appliqué par abus aux pommes de terre. C'est le 
nom (poire de terre) qui désigne vulgairement le topinambour, 
dit aussi : artichaut de Jérusalem. (V"" Dupiney de Vorrepierre, 
Dicî. franc, ill.). 

per et . ■ — . Cf. Dott. : piro, pirot, petite oie mâle et femelle. 
De même Jor. : piro, pour Pierrot, diminutif de Pierre. Jor. 
connaît aussi pert'l. 

péri . — Cf. Dott. : s péri, se blesser grièvement. 

pertt::jn. — Cf. Jor. : pero:;jne, poix résine (?). 



LEXIQ.UE 



36i 



pèirÔ — T., 9 — 138. 

rossignol de muraille (nio- 
tacilla }")h(vnicurus). 
pciro Jtilr — g — . 

petit jour. Ex. :dt'pt'troJake. 
petyo — i, chanson — 102. 

petits. 
pcysô — 'I> — . 

poisson. 
pe^ (€0) — rt —. 

ça pèse. 
pîxà (du) — 9, e, rt, A — 26, 
108. 

chaume des pois. Cf. b/^a. 
p\àw (du) — alg — . 

fanes des fèves. Cf. pe::^â et 
b:(a. 
pézà — A — , 

paysan . 
pUÎ — +î — 60, 124. 

pincée. 
phi — s, lecture — . 

peine. 



pt'he (s) — A — . 

se peignait. 
pi'ptrnel — Btd — . 

pimprenelle sanguinolente 
(poterium sanguisorba). 
prtârd — H —. 

pintade. 
pi —A, ,<^/,/, ang— 65. 

puits. 
pt (un) — - 9 — . 

une bavarde. 
ptver {(i^—g—. 

pivert, variété de pic. 
pi kerû'i'l (la) — alg — . 

la pie grièche (lanius excu- 
bitor). 
pigaf — Btd — . 

pie-grièche. 
pijô d tri — H — 15, 22. 

pigeon en liberté. 
pîjô d fiuï — L — . 

pigeon de colombier. Plur. : 

^Ic plJD — / — . 



pf'tro Jalâ. — Cf. Jor. : « pétron jaque; mot-à-mot, réveil de 
l'écureuil. » Mêmes formes, au même sens, dans Dott. Cf. Jaub. : 
patron Jacquet. Cf. Dict. gén. : potron Jacquet et potroti minet. 
Étymol. inconn. V' Génin (in Illustrât., 1854, p. 270). 

pt ver. — Cf. Dott. : piva(r). Cf. Jor. : cpek. 

pt ht'rû'cl. — Cf. Dott. : pikrnyer, piknueyer; et aussi : pijol. 
De même pie-cruéle dans Jor. Cf. Jaub. piguarêcbe. 

ptgae. — Pour pie-agache. Cf. Jor. : agache, pie. 

pijà d tr'i. — On peut distinguer deux catégories de pigeons. 
La première comprend les bisets ou fuyards ; la seconde les 
pigeons de volière ». (Joigneaux, Le livre de la ferme.) Trie serait- 
il le même mot que trie, tribe (di2 God.), au sens de jachère, 
terrain vague, inculte ? 

pijô d f-u'i. — fuie, espèce de petit colombier construit sur un 
pilier de bois et fermé avec un volet. Ct. Dict. gén. 



3^2 LEXIQUE 

piho{cv) — H — . 

un dindon. 
pikbt (œn) — H — . 

une dinde. 
pikt't — /;()/ — . 

mélange de Uiit caillé, 
crème et sucre. 
piko (gp —H—. 

un dindon. 
pikô! (ivn) — H —. 

une dinde. 
pihwàyo (de) — gol — 87. 

de l'argent. 
piJtyàb — / — 116, 139. 

pitoyable ; qui inspire la 
pitié. 
piHyê — ç — . 

malheureux; qui fait pitié. 
pikyie — /, gl, rt — 116. 

pitié. 



pikycâzu (de) — ^ 

des piquants. 

pilakre Ni (il a) 



!!• 



Im 



il a tout foulé aux pieds (se 
dit d'un cheval). 

planche de bois qui supporte 
la lampe. V''/))'o et la note. 
pilote — Btd — . 

partie de la charrette à 
gerbes. 
pinot (i) — hn — . 

il mange sans appétit. 
pipenie — 9 — 31, 84. 

pimperneau (anguilla lati- 
rostris). 
pip^ (la) — it, 7ncl — . 

la pépie, maladie de la lan- 
gue (chez les poules). 



pihcl. — Cf. Dott. : pikh, boisson iaite avec des fruits secs et 
de l'eau. Jor. donne le même sens que le nôtre. Cf. Dict. gén. : 
piquette, boisson d'eau et de marc de raisin ; vin aigrelet. 

piko. — Même forme et même sens dans Dott. 

pikwayo. — Cf. Dict. gén. : *picaiIlon, empr. du provenç. 
mod. picaioun. Ex. en 1750. 

pilakre. — Cf. Jor. : pilacrê, fouler aux pieds. Contamina- 
tion verbale de piler -\- massacrer. 

pilote. — Cf. Jor. : pilotin, traverse perpendiculaire des côtés 
d'une voiture. 

pinot. — Cf. Jor. : pignoter et pignochic, prendre, enlever 
brin à brin, par petits morceaux. Cf. Dott. : pinôee, piquer, 
aiguillonner ; piîiote, se plaindre sans cesse (à rapprocher 
de pille, gémir). 

piperne. — Cf. Dott. : pepùrhào, petit enfant. Cf. God. : piin- 
pernel ; pipprenelle, espèce de petit poisson remarquable par son 
agilité, le spams des latins. Norm. : pimperneau, piperneau. 



1 



phàlye — 'I> — 22, 6r. 

pissenlit (taraxacum dens 
leonis) ; pisâlye — e — ; 
et : pisolt — g — . 
pitii (œ) — g, mél — 85. 

putois (mustela putorius). 
p'ic (lu m) — st — 67, 124. 

tu me pinces. 
pUet— N, st— 68. 

pincettes. 
pî€Î — Jîar — 68. 

pincée (subst.). 
pπΠ— 'î> — 68. 

pincée (part. pass.). Ex. : ; 
mé syd' pleî. 
puô — st — 68, 124. 

pinson. 
p'ipcniel — g ■ — . 

pimprenelle (potcrium san- 
guisorba, d'après Jor.). 
plaàiueye — i[ ei L — 66, j 6. 

plancher. 
plâf— st, g! —yy, 124. 

place. 
plûfi — <I>, c — 59, 124. 

placé. Ex. : byè plaei — »• et 
L—. 



LEXIQUE 363 

placr — gl — 62. 

plaire. 
plaçai — gl — 62, 145. 

plaisir. 
plafà — *I> — . 

bas-fonds. 
plûhi {de) — Bid — . 

platanes. 
platàn là (sivo ste) — ang, gl — 
72. 

sous ce platane-là. 
plate — g — . 

platée, contenu d'un plat. 
plàiutr — gl — 98. 

plâtre. 
plàliyer (de) — £ — 120. 

sortes de pièges. 
phhuk — g — 76, 120. 

planche; et : pleàwe 78. 
pldr — gl, flar, 0, g — 47, 

139- 
pleuvoir. Ex. : ivaplâr avers 

— *I> — . iplœra — 'I^ — . 

/ plœra — Bld — . 

phvr — A — . 

pelure ; et : plœr — ang — 5 5 . 



espèce de petite anguille. \' Boissière, Dict. Anal., sub. voc. : 
pimperneau. V' aussi Nyrop, Gramm. hist., p. 376 : (.'■pimprenelle 
(au xvr' s. pimpinelle), altéré sous l'influence de pinipernelle , 
vieux nom d'un petit poisson. » 

pitii. — Jor. : pitoi{ et pitoîiee. Dott. : pitiua. 

plafà. — Cf. Littré : plafond, terme d'hvdraulique. Le fonds 
d'un bassin, d'un réservoir. Il se dit, dans un sens analogue, du 
fonds qui constitue une vallée, un plateau. Terme de marine. 
Planches ou plate-forme recouvrant la partie plate ou à peu près 
plate du fond d'un navire. 

plàliyer. — Diminutif de planche. 

plœr. — Cf. Jaub. : pleure et pleuve, dans ce sens. 



3^4 LEXIQUE 

plœrœ — alg — 46, 50. 

pleureur ; et : plœrœ. 
pJœrre (/') — g — . 

je pleurerai. 
pïï (fa lï) — rt — . 

ça lui plaît. 
plcàiue — st — . 

planche. 
plehu (vo) — Btd — . 

vous plaignez-vous ? 
pitxt — £, c— 43. 

plaisir. 
pJèàu'€ye — / — 66, 77. 

plancher. 
plèàwt — gl,g —77. 

plante. 
pïen — gl — 71. 

plaine. 
pUn — gl — . 

pleine. 
plo€ — gl — 40, 124. 

place. 
plomà — Btd — . 

lourd (se dit d'un enf;mt) 
ploim {la) — _''■ — . 

la balance romaine. 



plùm— d, ^T, a/ __ 83. 

plume. 
pluvye — g — . 

pluvier ; oiseau de rivage, 
de l'ordre des échassiers. 
pÔ — c — . 

deux litres. 
po — g— 145. 

pour. Ex. : £e po lyc — ^ — . 
c'est pour elle. 
pôkyt't (de) — «ï> — 41. 

des pâquerettes. Cf. pâkyti. 
pol — 9 — 113. 

paille. 
polâkr — g — . 

tricot de grosse flanelle. 
pom (de) — t, ftar — . 

des pommes. 
pomd (le) — mél — 53. 

les poumons. 
pbnle — ang — . 

donner des poulains. 
pbnoTc (d la) — gl — 40. 

de la pagnolée (trèfle). Cf. 
panolé. 



plomà. — Cf. God. : ploiiunc'e, morceau de plomb; poids de 
plomb; massue plombée, etc. 

plôiiic. — Cf. God. (v aussi le précédent, et plommel, au 
sens de : « sorte de balance »). « Norm. : plommée, balance 
formée d'un fléau gradué, portant un anneau mobile, auquel 
est suspendu, par une petite chaîne, un poids rond en fer, 
autrefois en plomb. » Haut-Maine : plumée, romaine. 

phiivyt'. — Régulier, phonétiquement, par le traitement de 
l'atone. 

poule. — Cf. God. : poulainer, pulainer, mettre bas, en par- 
lant d'une jument. Cf. Dict. géu. : pouliuer. Cf. Jor. : même 
mot, au même sens. 



LEXIQUE 



36; 



pbpi (du) — gl — 40. 

coquelicot. Cf. papi. 
por (/) — 'I> — 41. 

le parc (lieu dit). 
pbr — st — . 

par. 
por —gl — 94. 

pauvre. 
por — ^— 52, 127, 128. 

pour. Ex. : pôr kyi — ;;,'■/ — . 
€e por H — îr — . c'est 
pour lui . pèr yœ — gol — . 
pôrdye — f — 29. 

pardieu ! 
pore — c — 41. 

parrain. 
perle (s) — <I> — 40. 

chercher à bien parler. 
porslen — A'' — 71. 

porcelaine. 
pbrsyo — gl — 29. 

pourceau . 
porté, mekye — g — . 

porte-métier à dentelle. 
por lu hyc {i s) — g — . 

il se porte bien. 
ponut's — <ï> — 41, 64. 

1, paroisse. 

2. commune. 
pos 136. 

pause. 



pos laû — z — 41. 

pa.sse-lacét. 
posas — N — 41, 136. 

passoire. 
pose — enf — . 

passez. 
pose —g—'_ 

seuil. Cf. pàse. 
potil (un) — g — . 

petit poteau. 
potl — Irn — 67. 

potin, bruit. 
pôtiht'è — alg — no. 

bavard. 
potrîn — j; — 62, 69. 

poitrine. 
povèrtat — j — 37, 10^. 

pauvreté. 
poyà^ — o — 42, 124. 

paillasse. 
pô — Btd — . 

poing. Ex. : œ ht dpo. 
pômye — 'I^ — 81. 

pommier. 
poîic — / — . 

poignée. 
pôné {de) — bol — 31, 73. 

des panneaux de selle; et 
de pônyé (v pane), 
pônu — / — 115. 

pondu. 



pôlîl. — Cf. God. : poslis, posfil, poterne ; arcade cm portique 
à front de rue donnant accès à une avant-cour ou à une allée ; 
palissade. Norm. : pâtis, petite porte établie dans une haie, un 
mur, à l'usage des piétons et servant d'entrée secondaire dans 
un enclos. 

pol'i. CL Dict. géii. : « mot dialect. d'orig. inconnue tréquent 
au wu*^ s. dans la Muse nonn. de D. Ferrand (néolog.). 



366 LEXiaUE 

prà (jiii) — rt — . 
mauvais cheval. 
prae — mcl, g — 37. 

poiré, boisson fermentée 
faite avec du jus de poire. 
prâe— gl— 37. 

pré ; et : prây — g —. 
pràd — /, A — 70, 140. 
prendre. Ex. : €e vre; via 
kom no prà — 'î> — . c'est 
vrai : voilà la coutume, 
la façon de parler, i prâ- 
dra œ gre pîir s frote l vàtr 

— g et L — (se dit de 
quelqu'un qui a manqué 
un mariage.) 

prâ — A, çp — . 

près. Ex. : ^èbyèprœ; tu prâ 

— mél, J — . 
prœvé €a — mél — 47. 

prouvaient ça. 
pre (le') — <î> — . 

les prés. 
prè — / — 46 . 

prêt. 

pred — g — 4}, 59- 

prêcher, prhi — «î> — . prê- 
ché; et : pré-ei — S — . 



prejcri Q) — ang — . 

elle préféra. 
preniyc (él) — g —. 

le premier, 
près — g — . 

hâte ; urgence. 

prêsi—t, g— 59- 

pressé, prest -^ «I> — 60. 
pressée. 
prèizuar — gl — . 

pressoir. (V' le suivant.) 
prèswô — gl, c — 92. 

pressoir. 
pre—gl— 74. 

pris. Ex. '.ea 711 a pre — op — . 
pre gard — st — . 

prends ^t.nirde. 
Près (la fam 0) — gm — . 

la femme Leprince. / garsô 
Près — g — . le fils Le- 
prince. 
prett'àw — g — 77. 

printemps. 
pre:{ — s — . 

prise (de tabac). 
prise — /, <ï» — 13e. 

priser (le tabac) ; et : prhe 



prà. — Cf. Dott. : prâ, charogne; mauvaise viande; bête 
usée, hors de service; femme de mauvaise vie. Pourrait 
— mais pour le sens seulement — provenir de proie, comme 
l'indique Dott., sans qu'il soit besoin de recourir à l'angl.- 
sax. ou au néerl., comme le propose Jor. 

prae. — Cf. Dict. gén. Le premier ex. qu'on possède du mot 
date du xiii"-' s. 

presiuô. — Cf. présofi (Jor.). Cf. God. : presser, presseur, -cor, 
-owr., pressoir, « norm. : persoii, pressoir. » Cf. Jaub. : pressoiié, 
persoué. 



prïsii' (le) — / — 50, 136. 

les priseurs (de tabac). 
probàb — g et L — 139. 

probablement. 
probàhehnà — g ^^ L — 105. 

probablement. 
prohiûr — flar — . 

presbytère. 
prômnàd — aiig — 38. 

promenade (jeu d'enflmts). 
proshiicr — z — . 

presbytère. 
prudo — g — . 

haricots à rame. 
prûn — ^, gl — 83. 

prune ; et : prùn — / — . 
prnnel — Bld — ■. 

fruits de l'épine noire ou 
prunier épineux. V'' gra- 
vaeô. 



LEXIQUE 367 

priiht' — gl,f — I i(j. 

prunier. 
pli niyo (0 bu d &) — gni,st — . 

au bout d'un petit instant. 
pu —gl—. 

(ne) plus. 
pu {ko) — g — 141. 

encore plus. 

pue — rt, st, ^, g tt L — 124. 

puce. 
pum' (œ) — 'l*,i>ij — 50, 124. 

vase qui sert à « couler » la 
lessive; couloire à lessive. 
puei ~ st — 59, 65. 

puisé, coulé. Ex. : / epuei 
la Isiv. 
pueî — '!> — 60, 124. 

coulée. 

pU€Ô— g — 145. 

puceron. 



probiter. — Même forme au même sens dans Jor. et dans 
Dottl 

prosbiter. — Forme influencée par la forme française. 

prudo. — Cf. Jor. :p;w/(;/;/d surnom d'une espèce de petit haricot 
à rames. Cf. Boissière : Dict. anal, de la langue fr. : prcdoiiune, 
haricots princesse, ou mange-tout. Cf. P. Joigneaux, Le livre de 
la Ferme, t. 2, p. 616 : « Haricots à rames et sans parchemin. 
Haricot prcdoiimw, prudhonniic ou prodonuuet : grain arrondi, d'un 
blanc terne ou grisâtre, quelquefois aplati aux extrémités, gousse 
renflée en chapelet. » 

pu€œ . — Cf. God. : piiiseor; — seur ; pucheeiir, celui qui 
puise; vase, machine servant à puiser de l'eau. « Norm. : 
pucheux, vase en fer blanc ou en bois, muni d'un manche, et dont 
on f\iit usage pour puiser la lessive. » Cf. Jor. : puchic, 
puiser. 



368 



LEXIQUE 



puni — g — 145. 

punir. 
pupe rwoj (dé) — 'I» — 68, 

1 . fruits de l'épine blanche. 

2. de pupe d het — gl — . 
faines. 

pupèlye — / — 85, 106. 

peuplier. 
pur —g—. 

suintent, dégouttent. Ex. : 
les maisons pur. 
purèàw (tu) — <ï> — 77. 

tout suintant, trempé. 
purji (i s a)—gl — 59. 

il s'est purgé. 
pu— g— 145. 

pour. 
pu — ,f, c,'l>, rt— 59. 

peur. Ex. : / e pu. tu m fe 
Jwt— 145. 
pud — S, H — 68, 124. 

poussins; et: depuel — op — . 
pueine — 5 — ^124. 

l'ensemble des poussins. 
pueiher iio, 124. 

les pléiades (constellation). 
pûdr — A — . 

poudre. 



pudret — - mf — . 

poudre, poussière fine. Ex. : 
le pul fo la pudret. 
puk — -, st — 120. 

poche. 
pukôr (grô) — g — 120. 

homme gros. 
pîikyet — st — 120. 

poche de vêtement. 
puhyi — £ ^ — 60, 120. 

pochée, contenu d'une 
poche. 
pul (le) — 'I>, st —. 

les poules. Ex. : no has le 
pul. on chasse les poules 
(devant soi). 
pul et — 9 — . 
ampoule. 

poulailler. 
p'upm — ^ — 69. 

poupée. 
pupo (d^) ~g — 

pivoines. Ex. 
(V^ pupe). 
pur — <ï> — 94. 

pauvre. Ex. : 
p'ur Ici k j 'ire (tr) 

c'est pourquoi 



de grô pupà. 



pur avœk. 
" S et L 
i'irai. 



pupe. — Cf. Dott. : pLpè, pépin. 

par. — Cl. Jor. : même mot, au même sens. Cf. Jaub. : 
purer, essorer. 

pulet. — Cf. Joret : même mot, au même sens, et aussi 
Jaub. Cf. Dott. : même mot, au même sens. 

pulye. — Reformé directement sur poule. Cf. Dott. : pulye, 
poulailler (communes limitrophes de la Normandie). 

puphi. — Cf. God. : poupine, popine, poupée ; femme 
mignonne; dessin, maquette. Cf. Dott. : poupée. 



pursyœr — — 28. 

poursuivre ; et : p'ursyiii'i. 
pus ~t, g —. 

pouce. 
pus te d ilâ — gm — . 

pousse-toi de là. 
pusè — t — . 

poussée. 
puvt — A, 9 — 23. 

pouvoir. 
pftm (de) — luél, f ■ — 81 . 

des pommes. 
pùmye — / — 81. 

pommier. 
pwam — H — 60. 

poignée. 
piuàvrier — N — . 

poivrière. 
pwà — mél, T. — 54. 

puant. Ex. : m sa pioâ. 
plue — £, A — 99, 100. 

pou. PI. de pivt'. 
pwe (je ï) — ■ t — 87. 

je le paie. Ex. : jo ko j pwe 
ma fi — st — . 
pwe (il ô hye) — "I» — 87. 

ils ont bien pâturé. 
pwel nu (iî) — mél, g — 26. 

à poil nu. 
pu'el (/) — C, £ — 24. 

le poêle. 
pwère (Je t) — 'f — 87, 108. 

je te paierai. 
pivesô — *ï> — 26. 

poisso n . 
pzuesà — ri — 84. 

poinçon ; piquet en fer pour 



LEXiaUR 369 

attacher les vaches au 

pâturage. 
pweir — «I> — 87. 

paître ; et : pîvet --- mél — . 
pwel ri n (d la) — mél — 62, 

de la poitrine. 
pufèvr — N, c — 26. 

poivre; et : pwévr — mél — . 
piuty (la) - rt — 87. 

la paye ; et : la péy. 
piuï\ô — gl,J — 64. 

poison, d la pwe:(o — - — ; 
et : d la pwé\ô — mél — . 
pwe — gl — . 

poing. Cf. pd. 
pwen — £, •!» — 89. 

peine. Ex. : ^^ mjed la pwen 
— à^'" — ; et : pwèn — 
rt — . 
piuèle — 9 — . 

poindre. 
piuoni — mél — 60. 

poignée. 
pwor — g, \, t — 94, 108, 
141. 

pauvre. Ex. : s pivôr garsô ; et : 
le pwor — y — . 
pwor — <ï> — . 

pour. 
pwore (ta kl' y) — Jîar — 94. 

tant que je pourrai. 
pwbres — A — 94, 141. 

pauvresse. 
piuori — gm, r. — 92. 

pourri, pwtvi — 9 — . pour- 
rie. 



pwé. — Ct. Dott. : pwœ et pwé, au même sens. 
pwète. — Cf. Dict. gén. : pointer, pousser sa pointe. 

GuuRLiN DE GuER. — Parler pop. de Thaon, î4 



370 

pworyà — i, )nf — 94. 

poireaux; et : dî piuoryaiu 

— flar —. 

pii'oryd {de)— alg, <I>, ? — 94. 

narcissus pseudo-narcissus. 
pwoy (il y a fe de) — Im — 90. 

il l'a accablé d'injures. 
pwoye — £, rt,Jlar — 54,^ 94. 

payer. Ex. : va t à pwoye s kè 
lu de — g — . piuoyi — 
^ — . payé. Ex. : je n syœ 
pà piuoyi — gl — . 
piuum — 7: — éo, 82. 

poignée. 
piviiret — 9 — 94. 

sorte de poireau. 
pwuryà — o — 30, 94. 

poireaux ; et : piuuryaiu — 

pûn — *I> — . 

pluie. 
pyœ voi}t la — \ — 62. 

puisque vous êtes là. 

pyœœQ) — gl — 46, 62. 
et puis ; et : e pyœ — *ï> — . 
Ex. : e pyœ j no:<^ an irô 

— A—. 

pyœrje {s) — ::, <I> — 55, 108. 

se purger. 
pyi - A -. 

racines (de colza). 



LEXIQUE 



pyc {me) — •!> — 46. 

mes pieds. 
pyî d alwet — Btd —. 

1. grand — cytisus labur- 
num (cytise aubours). 

2. petit — lotus cornicula- 
tus (lotier corniculé). 

pyé(fe hyè pu)— ^, gm, g et 
L — 61. 
c'est bien pis ; et : pye — gl, 
<I> — . Ex. : no pœt i ve pye ? 
— <I> — . ta pye — t — . 
tant pis. 
pyh—g, st —124. 

pièce; et : pyh ■ — s, rt — . 

piège. 
pyeh — / — 61. 

peigne; et : pyen — gl — . 
pyéne — *l>, mcl — 60, 61. 

peigner. Ex. : / sa pyeùi — 
gl — . pyém — — . pei- 
gnée. 
py^r — g—. 

pierre. 
Pyero — A — 43. 

Pierre. 

pyo — ^,f— 29, 30- 

peau. Plur. : lepya. 
pyo (œ) — alg —. 

support pour la lampe des 
dentellières (v^ pilo). 



pwoy. — Cf. Dict. gén. : « dire des ponilles », dans Mon- 
taigne, et, généralement, « ch:\nt<iY ponillcs ». 

œ pilo. — Cf. Dott. : pilô et pilé, pilier (de barrière). Cf. 
God. : pilet, javelot, dard; pieu, pilier, et spéc. : grand 
bâton de sapin, dont la partie supérieure était recouverte de 
cire blanche,... sur lequel on posait un cierge. Cf. Dict. gén. : 
pilot (tech.), pieu de forte dimension qui sert à former des 
pilotis. Cf. Jor. : pilo (terme enfantin), pied. 



LEXiaUI^ 

rabolf' — Bld — . 

attiser (le feu) dans un ft)ui' 
à boulai\i,'er. lix. : rahotc 

Ifà-. 
raeln — c, <;/ — 69, 124. 

racine ; et : raeïn — g — . 
rafreeisœ — i^ — . 

récipient contenant le ser- 
pentin de l'alambic. 
rgc^b (de) — .^ — • 

commérages. 
ras^okyc — _<,^ — 116. 

qui aime à dire des « ra- 
gots ». 
raj — gl — 38. 

rage. 
rakeule — g — . 

1. reculer. 

2. acculer — gni — . 
ràlde — al g — . 

secouer (les pommes) ; 
abattre celles qui sont 
restées aux arbres après 
ime première cueillette. 

rakinodt — <I> — 94, 108. 
raccommoder; et •.rahiinuode 
— flar,gm — . 
rahiir^i — rt — 92, 124, 145. 



371 
raccourci ; rnkiuorei — g et 
L — . raccourcir; et : 
rakiuurfi — 5 — . 
rakive (dii) — g — . 
mauvaises herbes, 
raie (/ s à) — g — . 

ils s'en allaient. 
ralôje — bol — . 

allonger. 
ramoia Çle) — g — 98. 

les rameaux. 
ramùnâ — inél — 81. 

ramoneur ; et : ramom'rd' — 

^ —46, 54- 
raiiiàÇde) — 9 — 134. 

des hannetons. 
ràpi yun{j à) — ^ — 39, 109, 

134- 

j'en happai une. 
ràple — N — . 

râper. 
rapropaji (fa s) — aiig — . 

ça se propagea. 
raproperye — g m — 106. 

rendre propre. 
rapliie — // — 59. 

rapetisser. 
râpyhte — lin — 84, 124, 
142. 

rapiécer. 



rago. — Cf. Dict. géii. Dérivé de : ragotcr, grogner comme 
un sanglier (ou : ragot). 

nîkle. — Il y a ici contusion entre la famille de racler, ratis- 
ser, etc., et celle de réijuié (d. Jor.), ou reklie. Cf. requé, dans 
Jor. : petite gaule. 

rakice. — Jor. donne de racouee la définition suivante : 
« toutles d'herbes qui montent en tige dans les herbages et ne 
sont pas mangées par les bestiaux. » 



3 72 LEXIQUE 

ratàdr — g — 84. 

rentendre. 
raie — %, \ — 31. 

râteau. Plur. : le ratyà. 
ràtisœ — i — 51, 

sarcloir. 
rafiT^ — st — . 

attiser. Ex. : pur rafi^ l fœ. 
rat là' — c — 51. 

ouvrier qui ratisse; râteleur. 
râtlœr — ^, ang — 55. 

ce qui a été « râtelé «. 
ràtlœ:{ — S — . 

ratissoire mécanique. 
rat le — ;; — . 

ratisser (le blé). 
ravodri (de) — g — . 

vieilles hardes. 
rhvdt (de) — ;;// — 22, 98. 

des radis. 
ràius (a) — al g — 98, 136. 

aras. Ex. : ilétàraïus. 



ra^œ — an g — 39. 

rasoir; et : rà:{œ — c — 
50. 
rà d la grnj (a) — g — 83 . 

à hauteur de la grange 
ràbwbrse — g m — 92. 

rembourser. 
ràgye — flar — 121. 

ranger. Ex. : ràgye mÔ kàw. 
ranger mes affaires (dans 
l'armoire). 
ràgyet (lut a la) — ang — 121. 

en rang. 
ràkbrse (il a) — ang — . 

il en entonnait. 
ràhùm (je d la) — ang — 83. 

j'ai de la rancune. 
ràkumœ — ang — . 

rancunier. 
râuiwora^yi (e s) — ang — . 

elle s'amouracha. 
ràpàyœ — g m — . 



ràtisœ . — Cf. Dict. gén. : ratissoire. 

ràtlœ. — Cf. Dict. gén. : râteleur, ouvrier qu'on emploie à 
râteler, c'est-à-dire amasser, nettoyer avec le râteau. 

ravodn. — Cf. Dict. gén. : ravanderie est français dans le sens 
de : fait de rapiécer, raccommoder et aussi de : oeuvre htite de 
pièces et de morceaux et de : propos décousus, mais non au 
sens propre et concret que nous lui voyons ici. 

râgyet. — Cf. Dict. gén. : A la rangette (vieilli). En rang, à la 
file. Ex. : La maison ro3'ale se mettait à la rangette sur le 
drap de pied du roi. » Saint-Sim., II, 398. 

ràhbrsc. — Cf. God. : encorscr, mettre sur son corps; 
revêtir. Haut-Norm. : encorser, manger, boire quelque chose 
avec répugnance. Ex. : encorser une médecine. Au iig. : sup- 
porter. Ex. : il a bien fallu encorser ces reproches. 



LKXiaUK 



373 



rampaillcur. l'A'. : ràpayœ 

dky'cr. 

riiprône — g! — 1 1 1 . 

qui trouve à redire à tout. 
râpyhlè — alg — 124. 

remettre une pièce. 
râw — g — 76. 

rangs. 
rbPJIf' (se) — g m — 83, 108. 

se' rebiffer. 
rbre (i) 108. 

il crie. 
r^œr — /, mêl,^V — 108, 124. 

recevoir. 
reève — gl — 108, 124. 

recevoir. 
r-eùpra (/) — g — 108, 124. 

« il repoussera. Ex. : / hit' 
(n'est pas épais) mais /))... 



rdrhi (^sè) — g — 59. 

se redresser. 
re — gl — . 

raie : raja squammata (pois- 
son). 
£(/). 

rayon. Ex. : /Y|d'une roue]. 
re (la) — g — . 

fossé entre deux pièces de 
terre. / àdo de re : le des- 
sus des fossés. 

rehlo— o,H, g —. 

roitelet (silvia troglodytes). 

red-g—. 

raide ; et -..red — gl — . Ex. : 
red bô. très bon. 

rejor€i — /— 59> 94' ^-4- 
contraindre ; importuner. 
refworfi — '1' — . con- 
traint. 



ràprone. — Cf. Jor, : rauponé, gronder; et : ;-rt?;/)om'V, mercu- 
riale. Cf. God. : ramposner ; rainpodner; ramprosncr; railler avec 
aigreur, tourner en dérision, quereller, réprimander, insulter. 
Cf. Dott. : râpon, reproche, raillerie; râponè, réprimander; 
ràprone, rabâchages, explications prolixes. 

rctipra. — Cf. Jor. : rchiper, repousser; rchipée, pousses 
d'une tige, d'un tronc, qui ont été coupés. Cf. Dict. gén. : cép'ee, 
réunion de jeunes tiges partant de la souche d'un arbre coupé 
aras de terre. Cf. God. : ccpel, chepel, rejeton. 

re. — Cf. Dott. : re, rayon de miel. Cf. Jor. : ;r, dans le 
sens de rayons d'une roue. Cf. Dict. gén. : rai, rayon (de lune, 
par ex.); rayons de roue. 

re. — Cf. Dict. gén. : raie, sillon produit par le soc de la 
charrue. Cf Dott. : re, raie, ligne; creux entre deux sillons. 

âdô. — Cf. God. : cndosscure, dos d'un toit, couverture en 
général. Cf. Boissière, Dict. analog. : ados, terre en talus le long 
d'un mur. 



374 

M oo-/— • 

une règle. 
? r^oIis (du) — tnél — . 

réglisse. 
ngud— Iiii, rt, - — 65, 124. 



aiguiser. 
rekle — f ■ 



lOI, 



(V^ 



ramasser les pommes tom- 
bées dans l'herbe. Ex. : 
no rekléra — ;-/ — 
ràtlé.) 
reltir — :: — . 

Ex. : tablier d relùr. Cf. 
kahnàd. 
remine — > — . 

ruminer (au pr. et au lig.). 
ren (sa) 1 1 1 . 
cela règne. 
ren — •!> — 71. 

grenouille; et : rcu. 
retiet — Btd — . 

instrument dont se sert le 
charpentier pour tracer 
des lignes et donner de la 
voie aux scies. Cf. tnrn a 

rtparae — g — . 



LEXiaUE 

remis (se dit du temps après 
l'orage). 
rerâ(de) — s — loi, 134. 

des harengs. 
resipt'l (j t' ma) — ^ et L — 44, 

., !'>^- 

j'ai mon érisypèle. 
rcspcktàiu — •!> — 76. 

respectant. 
reste (il a)  g — . 

il est resté. 
ret — T., 7nJ — 141. 

être. Ex. : e ko sa ret vyœ. 
et encore sans être vieux.. 
retrhi — / — 124, 145 . 

rétrécir, relrtri — •!> — . 
rétréci. 
rêve (je)— gm — . 

je rêvais. 
revey mate — Btd — . 

euphorbe officinale (Eu- 
phorbe officinalis). 

''b — .^ ^ — • 

raie faite sur un mur, par ex. 
;r-t\/() — gl — 40. 

réséda. 
7r-a (du) — g — ^y 

du raisin. (V' verjfi.) 



regl . — God. cite plus d'un exemple de ce mot employé au 
genre masculin. 

regolis . — Cf. Dict. géu. : réglisse, pour regiielicc, requelice, 
sorti par métathèse de leqiierice. Cf. Jor. : *rigolise. Cf. Dott. ': 
orgèlis. Cf., chez le même : sukrî' i!war(;Aux environs de Caen : 
€uker née). 

renet . — Cf. Dupincy de Vorep., Dict. franc, ili. : *tonrne à 
gauche. (Technol.), levier muni d'un œil à son centre qui sert 
à faire tourner une tige sur elle-même. 

resipt'l. — Cf. Dott. : re^iper. 



re:(p — A — 43. 

raison, 
rm' — gl — 60, 124. 

rincer; et : rhi — gl — 59. 
rincé, rèeî — S — . rincée. 
rhi — gl — . 

grenouille; et : rhi — A — . 
rfil(à-)—g—. 

mur de séparation ; refend. 
rfrt'di — ^, nicl, ri — 25, 145. 

refroidir. 
rghi {su) — f — 108, 143. 

se rétablir : entrer en con- 
valescence. 
rgc d fwe ((?') — luél — 70. 

un regain ; nouvelles pousses 
de foin. 
ri (èl sole) — flar — . 

le soleil brille. 
ribîi — 9 — 134. • 

hibou. 
ride — bol,f — 31. 

rideau. Plur. : de ridya — 
(^ — . 
rignn — gl, %— 53. 

ruisseau de la rue. 
ripai — g — 113. 

repas de fin de moisson. 



LKXIQUi: 

risk à la ri sic — Bld 



375 



coûte que coûte ; à tout ha- 
sard . 
riv — Btd — . 

tour du four à boulanger; 
intérieur du four. 
rivyér — g — . 
rivière. 

je riais. 
rUe — bol — 59, 124. 

rincer; et : rm — 'P — . 
rincé. 
rjun (/) — /, /;/('/ — 108. 

il pleure. 
rkfii'ie — g m — . 

rechigner. 
rhule (se) — g m — . 

se reculer. 
rkêmèâw^e — gl — 58, 77, 
108, 124. 

recommencer, rkèmèàwei. 
recommencé. 
rhodir — A — 65, 108. 

reconduire. 
rkyevae — g — 120. 

retombé. 



rignle. — Cf. Dict. gên. : rigole, petit canal pour amener 
l'eau; et : rigoler, couper par des rigoles. 

risk à la risk. — Cf. Jor. : riscarisque, adv., à tout hasard. 

riv. — Cf. Dict. gén. : rive. (Technol.), bord. Ex. : « un pain 
de rive à biseau doré». Mol. Cf. Jor. : rive, bord du lit, d'où 
le verbe : river, c'est-à-dire border, replier sous le matelas la 
couverture et les draps de manière à ce qu'ils ne restent pas 
pendants. River, dans ce dernier sens, appartient notamment 
aux pat. du Loiret, et aussi rive, au sens de bord de lit. 

rjlm. — Cf. Dott. : rùjhlr, geindre. 



LEXIQUE 

f, c, Im — 102, 



376 

rlhuP:^ (dt') 
108. 

femmes qui relèvent le blé, 
le foin. 
rit- — £, ^, •!>, flar, niél —65, 
108. 

reluit. Ex. : €a rlii. 
rlize —«!>—. 

reluire. Ex. : ea va rltie. 
rlure — hn — . 

parler sans cesse. 
rmrkye — flar — i o i . 

remarquer. 
rmiive — t — 108. 

remuer. 
rnoà— •!» — 59, 108, 124. 

renoncé. 
rmtve (0) — bol — 31. 

au printemps. 
rè —rt,g, o, ang, / — 47- 

roue ; et : rœ — A — . 
rob — g '^' 

robe, 
rôdœr — tncl — . 

rôdeurs. 
rok — st — 120. 

roche. 



rôk (d la) — g — 120. 

des harengs pleins. 
Rokrœ — ang — 144. 

Le Rocreuil (lieu dit, à 
Thaon. 
rèku (de) — g — . 

des harengs pleins. 
Rokye (le) — g et L ^ 116. 

habitants de Rots. 
rokye (âl) — :: — 120. 

le rocher. 
rôle — /, •!>, Il tel — 93, 94. 

rouler. 
rôlci Ce) — fiiél — 94. 

les roulettes. 
roi II are (dii) — ang — . 

. du romarin. 
ror — gl — 41. 

rare. 
ros de jva — g — 102. 

mauvais cheval . 
rbsîho — g — 144. 

rossignol. 
rotèly'e — gl — 41. 

râtelier. 
royal — gl — 41. 

salade royale; (valérianelle 



rlure. — Cf. Jor. : lure, répéter toujours la même chose. 
(De : liire, sornette.) Ce mot est- il à rapprocher de loure (V' 
God.), instrument de musique, la grande musette. (Pays de 
Brav et pavs de Caux : loure, flûte, flageolet) et de lourer, jouer 
de la flûte? (Haute-Norm. : lourer, chantonner entre ses dents.) 

rnnve. — Cf. God. : renouvel, adj., s'emploie comme épi- 
thète au substantif « temps » avec lequel il forme l'expression 
« temps renouvel », équivalent du franc, mod. : printemps. 

rbk. — Cf. Jor. : roque, œufs de poisson ; rocu, œuvé. Cf. 
Boissière, Dict.analog. : roque, œufs de poisson pour appâts. Cf. 
Dict. gén. : rogue, (vufs de poisson, mot d'origine Scandinave. 



potagère, valcrianclla oli- 
taria) ; et : rùyol — ,v — . 
Roie— £, gl— 31. 

Rosel (commune). 
ro-;(e — tt — . 

arroser (les volailles au 
tourne-broche). 
roxyà — Btd — 30. 

les gros et les petits « /'o^)vl ». 
barres qui tiennent fixes 
les côtés d'un banneau. 
rb:{you.> (de) — ç> — . 

des roseaux. 
rpefeè (/) — r. — ■. 

le rond aux fées. 
rdji — / — 59. 

rongé. 
rpàr é d la he (lu) — g — . 
les pousses de la haie dans 
les fossés. 



LExiauE 377 

rpiùolc (v(î In) — alg — . 
vas-tu mal manger; bouder 
sur la nourriture ? 
rprœ^e — A — 47, 59, 108. 
reprocher, rprœei — gl, 
mél — . reproché. 
rpytiy pà ea (ne) -- alg — . 
ne salis pas ça ; n'abîme pas 
ça. 
rsekyi (l va l ave) — gol — 
58, 120. 
le \ent l'avait séché. 
rswor (/ yo) — g, '!> — 90, 108. 

l'eau sourd. 
r latine — fiar — . 

bavarder. 
rtâtône — g — 81. 

chercher son chemin dans 
l'obscurité. 
rtaye. 



ro^. — Cf. God. : roser, arroser. 

ro:^à. — Cf. Jor. : ro^', au même sens. 

rpifiotc. — Cf. Jor. : pignochié, enlever par petits morceaux. 
pignoîe, prendre brin à brin. Cf. Dott. -.pinote, se plaindre sans 
cesse, piïïoee, piquer, aiguillonner. Cf. Dict. gén. : *pinocher, 
altération de *épiiiocher, proprement « manger de l'épinoche, 
prendre garde aux arêtes, » vieilli; pop. : manger du bout des 
dents, faire le dégoûté. 

7pyày. — Cf. Dict. gén. : piailler : fam., pcnisscr de petits cris 
aigus; criailler. Cf. Jor. : piailler, au même sens. Cf. Dott. : 
pyaye, demander avec insistance, avec importunité. 

rtatuïe. — Cf. Jor. : tatinf, chercher à tâter. Cf. God. : 
tatiner, tâter, presser légèrement; tripoter, battre. Xorm. : 
tatiner, bavarder, chuchotter. Cf. Dott. : tatiye, bavarder à 
voix basse, comme en cachette; tatine, caresser. Il s'est pro- 
duit, dans notre pat., une confusion entre ces deux tormes. 

rlaxt'. — Cf. Dict. gén. •.retailler; spéc. : retailler une meule, 



37^ LEXIdUE 

(techn.), terme de charpen- 
terie. Ex. : rtaye œ tônc, un 
Un. 
rtwo — / — 93, io8. 

retour. Ex. : // c dû rtwo. 
rtid — g — . 

rude. 
;•/// (/ Il é pà c)ihi) — op —. 

il n'est pas non plus bien 
portant. 
riije—g— 133. 

Rier^ lancer. 
rûk — g, st, bol — 54, 120. 

ruche. 
rfilô — / — .. 

rouleau ; cylindre pour 
briser les mottes de terre. 
ruse (eï) — an g — 31. 

le ruisseau. 
rtit — gl — . 

route. 



rvhu — g — 145. 

revenir. 
rvénèâw (de) — g — 78, 108. 

des revenants ; fantômes. 
Rvî — gl — 46, 66. 

Reviers (commune); et : 
Rvyt'. 
rvyere (kâ vo) — alg — . 

quand vous reviendrez. 
rvolî — ,<,^ — 68. 

Ex. : de rvolï d va. 
Riue (Je liue) — gm — 24. 

les trois rois (constellation). 
rwel — / — 44. 

petites roues. 
rwel — Btd — . 

partie de la charrue. (\' la 
fig., au mot: kyhù.) 
rwi (no l mcte a) — c, ang — - 
145. 

on le mettait à rouir. 



une lime, refaire les stries. Cf. God. : retailUer, retrancher, 
rogner; fliire rentrer ce qui est en saillie, hors d'équerre. Cf. 
Littré : retailler (terme de menuiserie) : démonter et refaire 
un ouvrage (terme de vitrier) : couper des carreaux pour les 
mettre à une autre mesure. 

ruf. — Cf. Jor. : ritfe, fort, vigoureux. Cf. Dott. : riifaj, 
rufej, de mauvaise humeur; rogue ; froid et sec (se dit du temps). 
Cf. Jaub. : rufe, rujîe, ruflard, bourru, hargneux, déplaisant; 
acerbe, âpre (en parlant du vin). 

rvoU . — Cf. Dict. ^én. : revolin ; marine : répercussion du vent, 
du courant. Cf. Thomas, Essais de phïl. française, p. 275. 
« revoline, tourbillon, emprunté parMarcabru. Cf. revolin, dans 
Gir. de Rouss., 2672. » Cf. Jor. : revolin, ressouvenir, caprice, 
idée subite. Cf. God. : revolin, reste, résidu ; ramilles. Dans la 
Suisse romande, « avoir un revolin pour quelqu'un », c'est 
avoir un retour d'amitié pour lui. 

nw. — Cf. Dict. gén. : rouir; technol., f;tirc macérer dans 



riuoj — 'I> — 90. 

rouge ; rivbj — H — . rb:^è 
rwoj — o — ; et : rwoj 
— % — . rouge. 
rwôjgèrj — 9 — 90. 

rouge-gorge. 
nuoji — g m — 92. 

rougir. 
rwoyi — rt — 59, 92. 

rouillé. 
■€a rû'oy — ;■/ — 90. 

en rouille. 
rd'i' — rt — . 

lancer. Ex. : rïvt' <?' kâyti. 
rii'ise (If) — rt — 31. 

le ruisseau. 
ryè-~H,gJ,f-. 

rien. 
ryfm — ;;; — . 

rhume. 



L1-XIQ.UH 379 

ryo (dt') — nu'l — . 

rayons. 
ryoïut' — El cl — . 

sorte de traçoir pour creuser 
les sillons. 
S(l (à) — ntcl — . 

un saule. 

sà—gh AS — 143- 
sac. 

sàè — gl, ^ — 28. 

soif. 
sar — gl — 27. 

soi. 
safàr — £—33,41. 

gourmand ; et : safor — g — . 
sajt'nnà ^- lin — 104. 

gloutonnement. 
sakênnâ — niél — 104. 

sacrement. 



l'eau les tiges de chanvre, de lin, pour désagréger les fibres 
textiles. Cf. God. : roir, croupir. 

rû'f'. — Cf. Dict. gâi. \k\\\i à l'actif. Ex. : dans Mol., Sgan., 
se. X\'I. Très fréquent dans ce sens en anc. franc. Ct. Jor. : nié, 
dans ce sens, et aussi : rfichié. 

ryo. — Cf. Jor. : rion, raie, petit sillon dans lequel on sème 
les fèves, les pois. Cf. Dott. : ryô, sillon. 

S(t — Cf. Littré. On a, jusqu'au xvi' s., des exemples de la 
forme saux ou sal^ (de salix). 

sae. — Rare. V"" Morphol. ct S y 11 1 axe. 

safàr . — Cf. God. : sajrc, gourmand ; rude, piquant; qui 

dessèche la langue ; acide. Safrhnà, goulûment, avidement. 

Safrùtê, acidité ; gourmandise. Cf. Littré : sajrc (terme popul.), 

qui se jette avidement sur le manger. Ex. (xvi^ s.) : 

Femme safrc et ivrognesse, 

De son corps n'est pas maîtresse. 

N'a pas de rapports avec safrc, qui, en anc. Iranç., a le sens de : 
gentil, élégant. 



380 LEXIQ.UE 

sHl (la) — H —. 

la cuisine. 
salod — g, H — 41. 

salade . 
sant — c — 60. 

saignée. 
saroio:;è — s, <I> — 98. 

sarrasin; blé sarrasin, ou blé 

noir; et : saroT^ — g — . 

sàv — gl, / ; — sav — g — 

33,39- 

sache. Ex. : pur kè je Isàv. 
save ■ — ^/, A — 23. 

savoir. Ex. : save d kyâe. 
savnel — Btd — . 

scrofulaire noueuse (scro- 
phularia nodosa). 
sàîv — gl — 96. 

saule; et : saw — /, ^ — . 
Cf. sa. 
sâîv — s — 96. 

saoul. 
sàiu — g — 96. 

saut. 
sayQ)— •!»— 16, 27. 

le soir. 
sây — «ï) — 28. 

soif. 



sa — c — 82. 

son. 
sâmdi — gl — 72. 

samedi. 
sâne — op — 72. 

saigner. 
scinyer — "î> — 72. 

salière à gros sel. 
sàryet — g — . 

sarriette(satureia hortensis), 
sàsur (de) — Btd, al g — . 

des sangsues. 
sàlin — / — III. 

centime ; et : sàtin — c — . 
sàùm (lin) — niél — •. 

un centime. 
sàtore (d la) — i — 70. 

centaurée (érythraea centau- 
rium). 

sàtfe (pti) — g — 70. 
petit sentier. 

sàzi' — t — 76, . 
sang. 

sawner — gl — 76, m. 
salière à gros sel. (V' sànyer.) 



sàryet. — Le son à est dû peut-être à une tentative d'étymo- 
logie populaire. Cf. Littré, qui donne un ex. du xiv*' s. : sar- 
riette ne dure fors jusques a la saint Jean. Mcnagicr, II, i. 

sàsàr. — Cf., d'après Littré, les formes patoises suivantes : 
Pic. sangsurne, sangsure, sangsoiirde. Ct. Jor. : sa usure, et le 
verbe sansurc, sucer, épuiser. 

sâtim. — Remarquer la note de Litre sur le genre de ce mot : 
« C'est une faute très commune de faire centime du féminin. 
Ce qui y conduit, c'est la terminaison, qui est féminine. » A 
moins qu'on ne préfère y voir l'inlfuence fémin. du subst. pièce, 
sous-entendu ou évoqué. Féminin aussi dans Dott. 



I 

à 



{£— ^, 'IS û'"-?' — 54- 

sureau ;e\. : sœ — ::, A, 9 — . 
se — •!> — . 

sel. 
sœ — c, ang — . 

seul; et : .uv — g, rt,t — • 
sœ lœ — st — . 

ceux-là ; et : .fa'' lœ — j; — . 
sœl (/) —gl— 113. 

le seuil ; et ; sœl — ■ g — . 
sœr— gm, -, A, f — 55- 
sûr. Ex. -.par sœr ké ver — g 
et L — . pôr sœr — c — . 
sœr — *!' — . 
sœr fè d l'i fer s ave (tt) — gin — 
112. 
à « celle » fin de lui taire sa- 
voir, 
se—::, op,gl, £ — 144- 

sel. 
stQl) — -. — 3, 23. 

le soir. 
se d kbeô {d là) — s, ///('/ — . 

de la soie de cochon. 
se vu II (je n kerye pâ là) — gin — . 
je ne croyais pas qu'il fût 
venu ; et : je n kerye pâ ki 
su vnu (même sens). 



LEXiaUE 

[ se ■ 



581 



g, -: — 46. 
ces. 
se — gl— 25. 

sois. Ex. : kù jù n se; avà ke 
se tnœr — st — . k ea se 

— c — . jnsk a se ki se pre 

— ang — . 

se m (y) — •!» — 136. 

je sais ça. 
sek — £ — . 

sec et sèche. Ex. : // è sek ; 
èl è sek — 'I> — ; / Je byô 
sek—/—. 
sekres — A, s — 120. 

sécheresse ; et : sekrês — 
bol—, 
sekye — 'l\ r, A — 58, 120. 
sécher; sekyi — A — . séché. 
sel — A — 113, 126. 

seigle; sel — g — ; et : sel 

— Jîar — . 
st'la— g— 37. 

sellé. 
st'lri — gl — . 

céleri. 
sêm (/) — c — 85. 

il sème. 



sœ. — Cf. Dott. : sœr ci sur. Cf. Littré : anc. fr. seii. Norm. 
et Maine : seur. Cf. God. : seu. Cf. Jor., Flore pop. : sens, sus, 
su, chus, sur, surle, seiujue. Remarquer encore, dans la plaine 
de Caen, seurk, recueilli personnellement. 

sœr. — Cf. Littré. On dit, au sing. : à cette fin. Le peuple 
dit souvent : à celle fin (ceUc, pour icelle), que beaucoup déna- 
turent en h seule fin. 

sek. — Littré écrit justement : norm. sec et fém. sèijiie. Au 
contraire, y' Dott. : sèf, sec. 

sel. — Cf. Jor. : sel, du lat. pop. sécdle. Cf. Dott. : sey. 



382 



LEXiaUE 



sénuî' — c — 50, 

semeur. 
ser-volèâivÇà'^ — st — 78. 

un cerf-volant (lucane cerf). 
sérœr (Ja) — /;// — 55. 

la serrure. 
sert- (la) — g et L — 23. 

la soirée ; et : serc — Jîar — . 
sere (je l) —g —43- 

Ex. : / sh'e byède s hè. vo^ ère Je 
— g et L —. je saurai 

bien ce que vous aurez fait. 
seré (je /) — ^ et L — . 

je le saurais. 
serfyœl — '!> — 99, 113. 

cerfeuil ; et : serfyœy — si — . 
sh'j (mi). 

couverture. 
st'rk — c — 140. 

cercle. 
serkœy — H — . 

cercueil. 
serhlœ — c — 50, ici. 

sarcloir. 
serkle — c, A — 901. 

sarcler. 
sersiji — J — loi, 137. 

salsifis. 



62. 



78. 



viél — 71 



snvèàwt — f ■ 

servante. 
sesàt — niél — 

soixante. 
sey — *I^ — 126. 

seigle — «Ij — . (V sel.) 
seàiu (du ho) — 

du bon stns. 
sèàtu — g — 78. 

sang. 
sèàiugle — gl — 78. 

sangler. 
st'Jîè (i) — aiig — . 

ils sifflaient. 
sgre (œ)—f—. 

secret. 
st — \,gl — G^. 

suie. 
sife — /, g et L — 146. 

mais si. (Cf. nu Je.) 
silml (de) — gl — . 

de la ciboule (planche pota- 
gère, du genre de l'oi- 
gnon). 
sU — t, gl — 21. 

cidre. Ex. : sidér d'il — g — . 
cidre doux; et : sidr — H — • 
104, 140. 



serj. — Cf. Littré : CbiJJkf, Gramm., p. 182 : « Le peuple dit : 
serge, mais la cour dit sarge. » Etoffe commune de laine, qui est 
croisée. 

serklœ. — Littré donne : Wall, sâcleu, saûclen. 

strsifi. — Cf. Jor. : scrsifi. Cf. Littré : ital. sassefricà ; 
norm. sercij'i. Littré cite aussi l'ex. suivant d'Oliv. de Serres, 
531... « c'est le sercifi, dont la graine... » De même, sersifi, 
dans Dott. 

si je. — Cf. Littré. : si Jait, locution qui s'emploie pour 
alTirmer le contraire de ce qui a été dit. Cf. God. : si est, si 
ait, au même sens. . . 



sidi'i (d la) — 'I> — 1 24. 

ciguë (coniuni macuhiuini). 
sîmo — g — 73. 

ciment. 
si ni — /" — 59. 

signe. 
sih--til (II') — g, ang — 113. 

les citrouilles. 
si:0'àw (yô) — gl — 30, 

vos ciseaux. 
sèflc — f, gl,^ — 68. 

siffler. 
stn — ;-/ — 69, III. 

signe ; et : slh — c — . 
stt{sa) — mél — 63, 68. 

ça suinte. 
skarôl — gl — . 

scarole (lactuca scariola). 
ski — / — 58, 108. 

séché. Ex. : €a a ski. ça a 
séché. 
skiuor (lUt) — 'I> — 90. 

au secours ; et : skivor — 
ang — . 
skwori — lî, gin — 92, 145. 

secourir. 
slô (^ éy) — st — 108. 

c'est selon. 
snicn ki vyc Ça) — gol — 71, 
108.' 
une des semaines à venir. 
(Cf. la smen pnwcn) ; et : 
smcn — /, gl — . 
smiut'n 89. 
semaine. 



LF.XICIUH 

sa 



3 «3 



g — 96. 
saoul. 
sol — i^, «I> — 41. 

sale'. 
solae — viél, gl, f — 28. 
soleil. Ex. : / solae s e byl 
Ivae. 

solae (i st') — g— ^j,c,6. 
il s'est enivré. 

solar — g, t — 96. 

saoulard. 
sôlay — *I> — 28. 

soleil ; et : sole — c — . 
SiVod — gl — 41. 

salade. 
sol or — 'I' — 42. 

saoulard. 
solder (la) — iV— 96. 

la salière à gros sel. 
sorti (je) — g — . 

je suis sorti. 
sbtliko — g, gl — . 

grandes sauterelles. 
sbirH —g, gl — 44. 

sauterelles. 
sôve — *I> — 23, 40. 

savoir. 
so(es) — g — 136. 

elles se sont. 
soin (koin ej) — al g — 81. 

connne nous sommes. 
son — - — . 

sonne. 
StàbrHi' 108, 124. 



sidù . Cf. Dott. scjti. Prov. cicuda. 

skarbl . Cf. Littré : scariole ou scarole (v"" Hsearole). 

sbtliko. — Cf. Jor. : même mot, au sens de : criquet, grillon. 



Qi. God. : sanleler, au sens de bondii 



384 

fête de septembre (litt. : sep- 
tembresse). 
sthè — 5 — 108. 

celle-ci. 
ste ilâ (Jii k €e ke) — îî, Ufig — 
109. 

qu'est-ce que c'est que celle- 
là? 
slela — 4? — 108. 

celle-là; et : stéla — c — . 
slelœ — c — 47, 108. 

celle-là. 
stUè — ^, c — 124. 

celui-ci. 
stilâ — c, '^ — 108. 

celui-là. 
stïlœ — c, st — 47, 108. 

celui-là. 

su —gJ,T.J, A — . 

sûr, aigre. Ex. : sti hvii du 
vinegr. 
su — H, *I>, st — 47. 

ce. 
su (hî) — ang — . 

qu'il fut. 
su — c — 145. 

sur (prép.). 
su fini (j vudrébyè k £0) — g et 
I—. 

je voudrais bien que ça fût 
fini. 
sufèhnà — g — 105. 

oppression. 



24, 



/Oj O), 



LEXIQ.UE 

stikèr née (lîu) — mél 
102, 104. 
de la réglisse. Cf. regoJis. 
sumà€ (ci la) — / 
124. 
de la semence ; et : suméâw£. 

sumœ (!) — / — 85. 
tablier à semer. 

sunïe — /, S, mél, op — 85. 
semer. 

sumèà€ — mél — 85. 

semence. 
su miner 85. 

séminaire. 
sumu — c — 49, 85. 

tablier de semeur. 
supae (fa l a) — gol — 37. 

ça l'a séché. 
supelye — gui — 106. 

supplier. 
suri — - — 145. 

surir. 

suro (graine de) — g — . 

graine de sureau. 
sufiac (le) — gl— 33. 

les soufflets ; le sufle — N — 
46 ; le sîiflî — / — ; et : 
le sufle — g — )^. 
std (el et à) — ang — . 

elle est en chaleur. 
siilye (à) —gl — . 



sumf. — Cf. Littré. Norm. : suiner. Berry : seumer, sumer. 
De même sumer, dans Jor. 

supaf. — Cf. Jor. : supé, humer, avaler d'un trait. Cf. Dott. : 
aspirer, humer; dérober, chiper. 

5?)/. — Il n'est pas certain que nous devions en rapprocher 



un soulier. Pkir. : dilyé — 
J — ; et : yitlyc — A — 46. 
supyer — / — . 

soupière. 
siirisyt' (d') — J — . 

une souricière. 
S'iirnô — g Gl L — . 

sobriquet. 
suryàw — i, lecture — -76. 

souriant. 
siisll Ce) — z, — . 

les sourcils; et : Je susly — 
;;/('/ — . 
siva di k saa ete di — 7: — . 

à ce qu'il paraît. 
sway (ee) — •!> — 27. 

chez soi. 
su'inard — ;//{'/ — . 



femme qui fait la moue. 
siub — s — 90. 

sous. 
swbr (/ yo) — crpi — r6, 90. 

l'eau sourd. 
sivordtn (a la) — tnél — 69, 92. 

en sourdine. 



LKXiaUE 385 

swori — i,t, 'I> — 93. 

souris. 
siuorisycr — t — 93. 

souricière. 
siuors (Jd) — ('"w — 90. 

la source. 
sworsâ (à) — g — 92, 96. 

en sursauts. 
siudhdm (j la) — g — 81. 

nous la soignions. 
sivurje — mél — 92. 

surfaix, 
iil'ol — gl — 37. 

sué. Ex. : nè:<i a sivae ; / 1' sibde 

sivâ — gl — 145. 

sueur. 
syœ — If, ri — 28. 

suif; et : 6yœ — mél, gl — . 
syœ — A — 99. 

seuil. 

•^y'(y),— /. - — 63- 
jesuis. Ex. : je n syœ pâ — g 
et L. — jsyâ ti — Btd — . 
e tu. e ti. j syôm ti. et vb. 
sdt i. 



SONC, au sens d'étable à porc, fréquent en Norm. et donné par 
Littré; ni, non plus, de sfd, donné par Dott., au sens de : 
torchon de cuisine ou de souille, lieu bourbeux où se vautre le 
sanglier (Littré). Cf. Jor. : soiibe, soiie, rut de la truie. 

surisye. — Le franc, préfère la forme téminine. 

siiriiô. — Cf. Littré : sonwni est la forme la plus fréquente en 
anc. franc. On trouve, au xV s., soiniioiiiÇHist. litt. de la Fr., 
t.XXV, p. 35). 

S'itsil. — Cf. Jaub. : souci et soiice ; d'où : faire la soucc, 
froncer les sourcils. 

siuinard. ■ — Cf. Dott. : sicimi. Cf. Jor. : soni)i, homme sale; 
soniné, s'accoupler, en parlant du verrat. 

GuuRLiN DE GuER. — Parler pop. de Tl.nion. 25 



386 LEXIQ.UE 

syœr — A, Bid — 28. 

suivre. Ex :/ vive I syœr — '!> 

— 108 ; et : syœr — gl — . 
y té syœ — A — .syœvi. j 1 c 
syœvi — 'î^ — . ; Itx e syœvi 

— A — . / âimàe à syœvâ 

— rt —. 
syœt (tu d) — $ — 28, 107. 

tout de suite. 
syel — gl — 44. 

ciel. 
syet —A, g—, 

scie à mains. 
sye ed hi mi m ave kosae (^ e /) 

— ^^ et I — . 
c'est celui dont vous 
m'avez parlé, ee du sye kè 
j te ko7^ — gm — . le sye 
k j e vu — ^ — . la syèn 
dé d kyi kè j te ko^ae 

— gm — . 
syd — A,_^/ — 29. 

seau . 
syôm (y) — st, gl — 81, 105. 
nous sommes. Ex. : j syôm 
bye là ; èj syôm 105. 



tâb — gl — 139, 

table. 
tabelye — mél,Jlar, Btd — 106. 

tablier. 
tabwore — st — . 

tabouret ; et : iabzvure — / — . 
tcie ~- gl, f — 2-] . ^ 

toi. Ex. : asye tae ; a kote d 
tae—g—. 
tâk —%—. 

tache. 
takyi — gJ, S — 59, 120. 

taché. 
tàl (kà no) — ang — 113. 

quand on taille. 
lalbo (du) — /— . 

nielle. 
tâp (œn) — g — . 

une gifle. 
tardât — _/ — 37. 

tardé. 
tarlarigo (a) — g — . 

beaucoup. 
lâse — ç> — 31. 

tasseau, partie de la charrue. 



sy'et. — Cf. Dott. : syo, mauvaise scie; et seyo, au même 
sens. Cf. God. : siette, petite scie. « sielte, a little saw » 
(Cotgr., 161 1). 

talho. — Cf. Jor. : noir de fumcc, mélange de graisse, qui 
s'attache aux marmites; et talboté, noircir, couvrir de talbo. 

tarlarigo. — Cf. Dott. : Ù tarlarigo, dans le même sens. De 
même dans Jor. 

tâse. — Cf. God. : tassel, tasel, tasseau. Tase, dans Jor., 
est usité au sens de tasseau. 



LEXIQUE 



V' la lîgurc nu mot : k\hù ; 
pi. le tàsyù. 
tatine — jlnr — . 

bavarder. (\' rlalinc'). 
tày — crl_^ <]) — 27. 

toi. 
ta Qr) - gl -. 

un taon (insecte diptère, de 
la famille des tabaniens). 
Plur. : de tcùiu. des taons. 
tàbiuori)ic(^i^ — flar — . 

ils tambourinaient. 
itid — /— 140. 

tendre. 
tâdi k il e jlac — flar — . 

pendant qu'il gèle. 
tàh — c — . 

teigne. 
Tàùar — g — 72. 

habitants de Thaon, 
tdpQ) - ,-70. 

la tempe. (V"" ledpl). 
tiltû!ikÇfiiô!c) — g — . 

mouche cantharide. 
Ifd' tat' — niél — 27, 56. 

chez toi. 
led's ti — gin — 62. 

cuisent-ils. 



387 



lœr—lj, ^l — ^-j. 

tordu. Ex. : // e In tœr. 
I d'ire — 'I> — 47. 

essuyer. 
id'rd — gl — 47, 140. 

tordre. Ex. : nÔ l tœr. 
idrk — gm — 47, 121. 

liens, 

Uhkye — mél, J, \,flar — 47, 

59, 121. 

tordre. Ex. : tœrkye de lyâ — 
gin — . idrkyi — A — . 
tordu. 
tœrtrel — H — 53. 

tourterelle ; tœrtrel — 'I>, bol, 
^,g — 44,'^y, et :tortrel. 
tà'be — st, •!>, H — 37. 

tomber. Ex. : ilatœbae — g — . 
via d l yo ki tâb — '!> — . 
îtmpl{lP)-g—.^ 

les tempes. (Cf. tàp et le 
vieux franc, temple), 
teàiu (/) — /;// — 78. 
le temps. 

teâivk (ci'ii) — s! — 78, 120. 
tanche (poisson d'eau douce, 
du genre de la carpe). 



tatine. — Cf. Dott. : tatine, caresser. Mais tatiy, bavarder 
à voix basse, comme en cachette. Cf. God. : tatin, commérages. 
tatiner, tdter, presser légèrement ; tripoter, battre, tatinoiir, 
bavarde. Cf. Jor. : tatine, cherclier à tàter. 

tdp. — Cf. Dott. : Ulpl. Temple est du masc. au xi*-" s. et 
jusqu'au xvi" s. (\'' des ex. d'Ambr. Paré, cités par Littré.) 
Cf. Jor. : taiiple. 

tàtalik. — Cf. Dott. : mue tàlalik; et tàtalilù', frêne, dont les 
feuilles sont recherchées par ces mouches. De même, tanlalnjne, 
dans for. 



3! 



LEXiaUE 

59, 134 



tegyé — mouill, bol 

tousser. 
it'g(i)— ^l>,<—. 

il tousse. Ex. : // a byo fer 
tegi — fl^ — . 
tel(d la) — «I>, gl — 44. 

de la toile. Ex. : yq^r d tel — 
niél — . 
telye — gl — 23. 

toilier. 
ûrahif{de) — ^'■ 



25. 

104, 



topinambours 
ûrhttkye — flar ■ 

trébucher. 
ûrjû — A, / 'I> — 45 
146. 

toujours; et : tè)-jû — 
ter tu — *I> — 44, 105. 

tous; et : tèrtti — 'I> 



121 



104, 



si 



teriuel — op — 106. 

truelle. 
ihii'in — Bld — . 

peau de cochon dont sont 
recouverts les colliers de 
la charrue ou l'arrière- 
selle. 
teryer (œ) — Btd — . 

outil de charpentier. 
tt'r~e Ça) — bol — 31, 105. 
en trézeau. Ex. : ?w fe le 
teriyàÇi i gerbes, à Thaon; 
jadis 10 gerbes de blé). 
tét- g,f-. 

tête. 
tetàr (de gro) — g — . 

I. arbre dont on coupe le 
tronc, à deux ou trois 
mètres au-dessus du sol. 



tègyé. — Cf. Dott. : tœge; tœgase ; tœgote et tœye, au même 
sens. Cf. Jor. : teglle, avoir des accès de toux (?). 

teratîif. — Nom sans doute emprunté, comme tant d'autres 
vocables de la flore populaire, à un dialecte du Midi. Mistral, 
toutefois, n'en fait pas mention. C'est évidemment le lat. terrae 
iJibcr, qui donne en ital. tartufe. Cf. aussi la forme intéressante 
(de Jaub.) : tartoufie, au sens de pomme de terre. Cf. God. : 
tarluflett taltnfie, au sens de trulfe. 

terwin. — Métathèse pour truine, adject. formé sur truie. V' 
Jor. : ter-un, pour truie. Cf. God. : tniUiesse, forme diminut. de 
truie. 

teryer. — Cf. Jor. : thyt'r, tarière, avec le genre mascuhn. De 
même Dott. Le genre masc. est étymologique. (Lat. vulg. : 
taraliim -^ tarère.) « Même sous la forme tarière, due à une confu- 
sion avec le suffixe féminin -ière, il a quelque temps conservé 
son genre au xv!*-' s. «Thomas, Essais dephil.fr., 295. 

ler:(e. — Le trézeau est un monceau de 8, de 10 ou de 
13 gerbes, suiVant les régions. Selon Dott., dans le Bas-Maine, 
le tèrzyào est un tas de 3 gerbes. 

télàr. — Cf. Littré : têtard, en ce sens, et tcteau, extrémité 
d'une maîtresse branche. 



2. Scabiosa arvensis ; sca- 
bicusc des champs. 
ûy(ave) —H—. 

avec toi. 
teyœl — !:, c — i), 46. 

tilleul ; et : ^/ ht ityvl, fleur de 
tilleul, propre aux infu- 
sions. 
tt-g-. 

thym. Ex. : du le d kôti. 
(peut-être le thymus ser- 
pyllum). 

tèniu — g — 78. 

taon. 
/I — gl — 74. 

temps. 
tl'bàl — j; — 39. 

terrine à lait. 
tik (de) — g e^ L — puces des 
chiens (ixode ricin). 

m — g—-_ 

sorte de tiques. Cf. piif de 
ter. 
tin — N, alg — 69. 

saloir, terrine. 
tiré — / — 50. 

tiroir. 
iiret (la) — j —. 

tiroir. 



LEXIQ.UE 389 

//y — Bld —. 

outil de charpentier, tout 



ensemble hache et mar- 
teau . 
ti)i' — mf — 130, 146. 

cuiller. 
//'^<lf« — gl — 72. 

tisane. 
// (dii) — ang — 69. 

du thym. 
tMl — /— . 

timbale. 
fibre — ang — . 

timbrée. 
lui — gl, A — 108, 146. 

tenir. 
tbk — gl — 40. 

tache ; et : iàk. 
lôkye (de ptt) — ang — . 

petits bonnets de femmes 

ou d'enfants. 
tôkye (s) — Jïar — . 

se cogner. Ex. :;V ;;/ syœ tô- 

kyi-i-. 

top £ 40. 

tape; gifle. 
topye — gl — . 
garde champêtre. 



tiret. — Ce mot, qui est franc, dans divers sens technique 
(v' Littré), ne Test pas au sens de tiroir. 

//)'. — \' Littré : tille. 2. Cf. Roman., III, i)8. M. Bugge 
rapproche le pat. angl. ihixille et le moy. haut-ail. dehsel, 
dihsel. 

tèkyé . — Cf. Litre, qui en cite des ex. de Régnier et de 
Diderot. Diminut. de loque. 

tôk\e. — Cf. Littré : toquer, toucher (vieilli) ; reste usité dans 
la locution : qui toque l'un, toque l'autre. 

topye. — Exemple intéressant d'extension du sens. Le garde 



390 

tore — A, £, i; — 32, 30. 

taureau. Plur. : toryà — s. — . 
toto d €u {de) --^^ o — . 

des trognons de choux. 
ioyi—z —42, 59. 

taillé. 

îo ~ A — . 

taon. 
lod — A — 140. 

tondre. 
lône — ;•/ — 81, 143. 

tonner. Ex. : / ton — <ï> — . 
tône — g — 81. 

tonneau. 
tra^ (/) — 'I> — . 

il mendie. Ex. : / tra€ sa v'i 

tra^œ — c, 'I» — 51. 

mendiant. 
tra^è ■ — /, <I>, ang — . 

chercher. 
trad — H — 59. 

cherché. 



LEXIQUE 

trâp (la) — g — . 

trappe. Cf. gycrhyh-. 
trase — gï — . 

tracer. 
travàl (/) — <î>, z — . 

il travaille. 
travày — gl — 33. 

travail. 
traver (à) — - — 109. 

de travers ; tl : d travœr — 
<!>— . 
travbfc — /, £, Icct. — 42, 59. 

travailler. 
trà — s — 70. 

pis de vache. 
tràblet — Btd — . 

brise movenne (briza mé- 
dia). 
tràptie (iioi e) — '!> — -37. 

on est trempé. 
trâu'£t — i; — 60, 76. 

tranchée. 
trcj — op — -, 

trèfle. 



champêtre ayant été, dans cette commune, établi en vue sur- 
tout de détruire les taupes, a pris, de ce fait, tout en conservant 
les attributions ordinaires de son métier, le nom de la fonction 
dont il était plus spécialement chargé. 

toto. — Cf. Jor. : tôton, trognon de chou. Dér. tôtd)it', espèce 
de pomme à cidre. Il est difflcile de le rapprocher dutranç. lolO)i 
(lat. /o////;/, prononcé à la manière ancienne : totoii; — vLittré) 
et usité au sens de : dé à quatre flices, percé d'une cheville. 

traee — Franc. : tracer. Cf. Littré : « Norm. : trachier, cher- 
cher. Pic. : tracher, chercher avec soin. » Cf. Dott. : truee, 
mendier sans besoin. 

trà. — Cf. Dott. : Ircyô, pis d'un animal. 



tremadœ {cic) 



LKXIQ.UE 
niél — 138 



391 



rôdeurs. 
trhnàrdyé — 7nél — . 

rôdeurs, 
trepâwsé — ï — 98. 

trépassée. 
trer — Jlar — . 

traire. — A,/ — . Ex. -.jlf' 
tret. 
tre^ dm à hatrù vc tré^ â ■ — -g 
et L — 23. 

trois hommes à quatre- 
vingt-trois ans. 
tre^e — tp — 31. 

trézeau. Plur. : /rf'-)vl 30. 
trt:{or — g — . 

trésor. 
trMiu (Je) 78. 

les mamelles de la vache. 
trent (j) — # — 71. 

se traîner. 
îri â pyti (la) — g — . 

le colombier. 
tripye — inj, si, N, gl — . 

trépied. 
trèd — st — 40. 

chercher. Ex. : trod ma vu 
mendier. 



Irôpaè — Im — 37. 

trompé. 
trâ — H, N, A, ri — 63. 

truie. 
Irne — /7, £, j, 9 — . 

pommes de terre. 
Iru du pi ■ — ri — 99. 

treuil du puits. 
Irnlac — / — 37. 

truté ; et : Iruû — t, g — . 
lruve(m) — / — . 

me trouver. 
Irwt — •!» — 24. 

trois. 
luùfe — mél, g el L — 23. 

tutoyer. Ex. : k tu m lutéy. 
que tu me tutoies. 
tiiiwoyè — :: — . 

tutoyer. 
tuyô (le)— z — 53. 

les tuyaux. 
Wfé — g — ■ 

touffe. 
tnlip — rt — . 

tulipe. Plur. : de tuVip — g — . 
lune — <ï> — 32, 82. 
tonneau. 



trhnadœ. — Cf. Littré, au mot trimer. « Origine inconnue. 
Au~xvFT, le grand Irimaud, le grand chemin (Moy. de parv- 
p. 95). Trimard, au sens de chemin, est de l'argot. (V' Car- 
touche, p. 158.) » Diez cite le norm. tramer pour trimer. 

tri. — Cf. God. : trie, irihe, terre en jachère. Rouchi : trie, 
terTain vague, inculte, sur lequel les habitants du village 
avaient le droit de pâture. (V'^/yô.) 

trn. — Cf. God. Rapprocher de : troil, triiyl, triil. Cf. Dott. : 
truey, treuil. 

tûfê. — Cf. Dott. : tufé, assemblage d'arbres ou de fleurs. 



392 








L 


e: 


tîirn a 


croe — 


Btd—. 








outi 


1 de ch 


arpentiei 


servant 


a 


donner du « 


fiiiè 


)) 


à 


une scie 










îurncie 


_<I, _ 


-37- 









9h 



tourné. 
/'/?;; (kâ i) — i^ol — 8 1 . 

quand il tonne. 
twel — 'I' — 24. 

toile. 
îiuo — j, a?ig, gl, s,J — 16, 
90. 

tour. Plur. : huor — g — . 
iwore — # — 32, 93. 

taureau. 
tworniâîe (s) — ç — . 

se tourmenter. Ex. : €a m 
iwbrmàt byojer — gvi — . 
îworne — mél — . 

tourner. Ex. : iiworn — g — . 
twornires — g — . 

(pierre) tournante. 
huori — g, <I>, A -|- 93. 

tourte. 
twortiye — gm — . 

tortiller. 
iwbt — mél — ■ 92. 

toute. 



tiuo::^' — 'I» 

tondre. 
îwurnùbrbk — N — 102, 119. 

tourne-broche ; et : tivnrne- 
brok - g — . 
huurnè galet (œ) — e, g — . 

une tourne-galette. 
hiwnikye (l) — — 129. 

partie de la faux. 
tu't' (êl) — c, cnf — 32. 

le tuyau (à lessive). 
tiuil — fl> — . 

tuile. 
lyU—g—. 

tiède; et : tyed — gl — , 
tye — gl —, 

tien. 



û — A — 65. 

huis. Ex. : klo l h — B\d — 
ferme la porte. 
/);/ —g —83. 

une. 



Hirn a go€. — Cf. Littré : *tourne-(i-gaiicbe, levier à œil ser- 
vant à tourner d'autres outils ; outil pour écarter les dents des 
scies à droite et à gauche alternativement. 

twornires. — Cf. }or. : toiiornrése, nom d'une des Fosses du 
Sousi, où se perd la rivière Aure. 

tiue. — God. ne donne pas la forme d'anc. fr. : tuel, mais 
seulement le diminut. de cette forme^ qui est tiielet. 

n. — Dott. cite la forme franc, iui, au sens de porte à claire- 
voie. Cf. Littré suh. voc. : J)iiis. V.\. : à vis ouvertes, à portes 
ouvertes. Cf. God. : hitisse, usse. 



i 



urle — •!> — . 

hurler. Ex. : ee à' fye k nô 
àlà II rie. 



îihtlye — 9 — 37, loé. 

oublier; et : iibclye — luél 

— . ûbeJyae — ri — . 

oublié. 
Il k €e ki II y an a pa (œ emc) 

un chemin où il n'y en ii 
pas. 
u k  ? — £ — . 

où est-ce? 
îi k €e k nb va ? — c — . 

où va-t-on ? 
u k^e k tu vo Ville — c — . 

où tu vas vouloir. 
il k se k tu vœ kj niul — flar — . 

où veux-tu que j'aille. 
il k vo:( aie — ^ — . 

où allez-vous ? 



LEXIQ.UE 393 

■// k m va ? — c — . 

où va-t-on. 
uni (/) — a?/_^ — 82. 

l'homme. 
ûragà (à') — g — . 

tempête. 
i'irs — g — . 

ours. 
iirs. — g — . 

prison. Ex. : aléa l tirs (v 
osto) . 
iiverye — / — 106. 

ouvrier. 
iivràj — g — 33. 

ouvrage. Ex. '.eekoœn ilvrâi; 
et : î'ivrâj — g — . 



vaeak {à') — / — 124. 
mare de boue. 



urs. Cf. Littré : ours, salle de police. Ex. : Je fus passer 
deux jours dans un lieu ténébreux qu'on appelle Vours. (Souv. 
de Saint-Cyr, dans Excentricités du langage.) 

vaeak. — Ce mot a bien, comme le dit Ch. Jor., pour ori- 
gine le germ. luaskon (ail. mod. zvaschen), mais il faut ajouter 
que ce type germ. a servi aussi de base à la formation du v. fr. 
luaschier (et non vaschier, suivant ]or .) ei gaschier (v God.) au 
sens de laver dans l'eau, détremper, tacher, souiller. Ce 
sont des doublets, l'un franc., l'autre norm. [Bess., Thaon 
et Guernesey : vachi, envasé, embourbé], d'un même type 
german. Dans l'un, le son -w est passé régulièrement au son 
gu, puis g dur. (Ex. : waidanjan : giiaignier et gagner); dans 
l'autre, il s'est simplement réduit à un son :■. (Ex. : ail. 
Wespe; — norm. vep ou v'epr). Ct. varvote. 



394 



vàderdi — / — . 

vendredi. 
vHk — H,gm — 33, 121. 

vache; et : vàk — st — . Plur. : 
de vâk — st — . 
va k £c — gm — 131. 

où est-ce ? 
vaîe — gl — 23, 113. 

valoir ; et : val ké vay 
— gm — .vaille que vaille. 
vare — ?}iél — . 

terre non cultivée. 
vaiu (no) — j — 98. 

on va. Ex. : no vaw fnt. 
vayab 114. 

valable. 



LEXIQUE 

varvofe 



ah 



barboter. (Cf. baeikoû.) 
va (^ ctc a) — g m — . 

1 . c'était à Tair (se dit d'une 
blessure). 

2. nouvelles, dans l'expres- 
sion : / n m àv'i ni va ni 
mivel. 

vàd — A, / — 70. 

vendre. Ex. : kôbye k tu va 
m vàd ^a ? 
vàdo — g — 51, 140. 

vendez-vous. 
vàdé Çd la) — 9 — . 

de la « montée », ou frai 
d'anguilles. 



vakje. — Cf. Jaub. : vou et évou. Ex. : La vou que c'est ? 
de vou que vous venez ? 

vare. — Cf. Dott. : varé, guéret (dans quelques communes 
de la Mayenne, voisines de la Manche). Cf. Jor., même mot, 
au même sens ; et son dér. : varté, donner un premier 
labour à un champ. Du lat. pop. *varactu))i, par persistance du 
V, doublet de la forme franc, guéret, qui a été modifiée par 
application analogique du son germ. gu. 

va r vote. — Cf. Jor. : varvote dans les patois du Bessin. 
Joret en rapproche, pour les mêmes patois, varibo, dans le sens 
de « boue claire », et varuo*. Y' Joret, Mél. de Pbon. norm., 
p. II. F^r/ serait le nord. : varri, lymphe du sang (?). Dott. : 
varvasye, marécage. Le Bas-Maine dit : ba^ikote, au sens de 
chicaner pour être payé (cf. Dott.). Joret, pour vaako, eau 
agitée, et vaeikote propose de comparer le v. fr. vaschier. Cf. 
Guern. : vaei, envasé, embourbé ; et : vamkr, mare de boue, 
à Thaon. 

va. — V' Littré sub. voc. : Ve^tt et l'ex. : « Son père lui 
avait écrit d'y venir pour cela et l'on n'en a ni vent ni nouvelle. » 
Danc, Gai. Jard., se. L 

vàdé. — Cf. Jor. : montée, « frai d'anguilles qui remonte 



vâdtrdi — ^, ^, ^1 — 105. 

vendredi ; et : vàdùnU — e — . 
vàn (}io) — bol, lui — 72. 

on vanne. 
va ne Qic) — 9 — 46, 72. 

des vanneaux. 
vànè (a) — g Gt L — 72. 

en grande quantité. 
vàlriyd (fi^ — bol, t — • 

à plat ventre. 
Vât — / — 141. 

ventre. 
vœ Qj) — A — . 

je veux; et :/ ivr — •!> — . 
vœ Qe l y à) — aiig — 105 . 

je lui en veux. 
vœr — gl — . 

vert. 
ve (Je été i) — g — 25. 

j'ai été te voir. iw pœt i ve 
pyc — •!> — . m ve — op 
£e te ko j ve — g))i — , 
ve tu — c — 23. 



LEXIQ.UK 395 

ve (tir IP d ma) — ^ — 25, 1 07 . 

tire-toi de mon chemin. 
veé — gl — . 

voir. 
ve€ — Bld — . 

vesce cultivée (vicia sativa). 
vej (ké j) — :: — 26, II). 

que je voie. 

Ex. : fo kê j vej à tile là ; fo 
ké j vej €a — g m — . dé ke 
vej œn Ôni — •!' — . 
vel (a la) — atig — 113. 

à la veillée; et : la vél — / — . 
vêla (el) — g, -, niél — 26. 

le voila. 
velœ (el) -^ :: — 26, 46. 

le voilà. 
vèni pà (e n) — i'' et L — . 

elle ne vint pas. 
vêni(d aie i ed) 109. 

aller et venir. 



la 



l'Orne à Cacn ». \'' Littré : montée, nom donné à de petites 
anguilles qui montent par troupes considérables de la mer dans 
nos eaux douces. 

FM' serait-il pour î'M:(, avec chute secondaire de la finale? 
Ce serait la forme norm. dont le franc, nous oflVirait un corres- 
pondant dans la forme vendoise, au sens de poisson d'eau douce, 
du genre des carpes, et, au fig., de : un rien, ou peu de chose. 
V"^ Littré, qui ne croit pas qu'il faille voir dans vmidoise une 
corruption de vaiidoise. Le nom de ce poisson aurait été, chez 
nous, appliqué par abus à la désignation du irai d'anguilles. 

vâm. — Cité dans God. au sens propre de : contenu d'un van. 

vân-ixo . — Cité aussi par Jor. Cf. le dérivé verbal de vâtr, 
donné par Dott. : rf vàiruye, se vautrer dans la poussière, 
enregistré d'ailleurs par Littré. Cf. God. : // venlreilloii et en 
vent y il Ion. 



39^ LEXIQUE 

vep (dé) — H, f, gl — 131. 
des guêpes ; et : i^t'p — / — . 
vepr(cf)~ A— 131, 142. 

une guêpe. 
vip (à) ~ g — . 

à vêpres. 
ver — %, $ — 23. 

oui. Ex. : ver, me ilœ le M 
nvopà y aie, va! byl sur 
hè ver — gm — . hfe sur 
hè ver — «J> — . me ver — 
e — . me ver. â me ver — 
gl — . ma je ver — = — . 
vérâ ( œ) — ang et L — . 

porc mâle. 
verdrî (de') — g — . 

verdiers. 
veré (a) — ang — 43 . 

par verres. 
y^rg — gl, ç —45, 121. 

verge (de fléau). 
verglasi (^ e) — rt — 59. 



c'est verglacé. 



verglazv — / — 98. 

verglas. 
véritaé — / — 37. 

vérité. 
verju ~op,f, g —43, 53. 

1. raisin en général, sans 
idée particulière tirée de 
l'acidité. 

2. vèr/'û dyâb — Btd — . 
morelle douce-amère (so- 
lanum dulcamara). 

veriuaé — rt,f — 28. 

vermeil. 
vermln — c — 69. 

vermine. 
vernaiu — g — . 

cochon. Cf. verà. 
versae (j e) — / — 37. 

je suis tombé. 
Vhsàl — gm — 113. 

Versailles. 
•iM'/ — 7^44. 

vaisselle. 



^- — Cf. Dott. : vèpyt', guêpier. Cf. God. : vcspare et 
vêpreire. Cf. Littré : haut-norm. vépe, vrêpe. 

'vet\ — Cf. Dott. : ver, oui, vraiment, en vérité. Et aussi 
Jor. Cf. God. : voire, veire, dans ce sens. 

'i^erâ. — Cf. Dott. : verda ou verdu, dans ce sens. Cf. God. : 
veron, dans ce sens. Cf. Littré : norm. vernat (Saint-Lô). 

verdrt. — Cf. Dott. : verdrào. Berry : verdrin, d'après Littré. 
Jor. donne verdri et vergye, au même sens. 

verglasi . — Littré cite, au xiV s., un ex. du verbe vereghi- 
cier. 

z'ersae . — Littré cite plusieurs ex. (xvii^ et xviii^ s.) de ce 
mot pris intransitivement au sens de : tomber. Ex. : Hier un 
homme versa en revenant de Saint-Germain (Sév., 26 févr. 
1672). 



vesclye — / — . 

cgouttoir pour la vaisselle. 
vetiyœi 15, 46. 

minutieuse. Ex. : <> une » 
ouvrage vetiyœi^. 
vey — t: — . 

veille. 
■iryhyc^ji) — aiig —. 

j'y vois bien. 
véyl — ? — 60. 

veillée. 
veyî — Bid — . 

(grande) grand liseron. 

(petite) petit liseron (con- 
volvulus arvensis). 
veyo (t)? — g — 26, 51. 

y voyez-vous ? 
vé:;^ê — /, A — 26, 58. 

voisin. 
vè:(in — A, iiiél — 6^. 

voisine. 
vi pycf (c n pa) — ang — . 

aucune n'a vécu. 



LEXIQUE 

vihcrkfc — Btd 



397 



vilebrequin. 
^i^oj —g,gl — 42. 

village. 
vineg — N,C — 140 — . 

vinaigre. 
vihô — •!>, al g — 84. 

ajonc (ulex europaeus). 
viper (œ) — s — 131, 

une vipère. 
vilr (la) — g — . 

croisée. 
vitivar Çla) — g — . 

sources intermittentes. 

i. d I yo ki rsiuor a ra^ dé 1er 

2. l'eau qui monte dans les 
puits. 

vîv — gl — 21, 141. 

vivre. 
vivi pa (c n) — ang — . 

elle ne vécut pas. 



veselye. — Vaisselier, dans Littré, est marqué d'une croix. Il y 
est défini : meuble pour placer la vaisselle. 

pyh. — Cf. Jor. : pièche, particule négative. Viî?î apiéche. Cf. 
God. : pièce, suivi d'une négation : aucun. Ex. : ...sans que 
pièce d'elles eust le sens d'aller en sa chambre (Hist. pit. du 
prince Erast us, f° 31 v", éd. 1587). 

vibcrlUc. — et. Jor. : vinherquin. Cf. Littré. 

viîib. — Littré cite vignon comme un des noms vulgaires du 
genêt piquant. Ct. angl. ivhin, ajonc, genêt épineux, « que 
M. Skeat considère comme étant d'origine celtique. » Thomas, 
Roman., y^'lW, p. 212. 

vipcr. — Cf. Littré, Hist. Au xvir^ s. et même au commen- 
cement du x\'iii'^ s., le genre de vipère n'était pas iîxé. Ex. : La 
patrie, indulgente mère, ouvre son sein à ce vipère. Lagrange 
— Chancel. i'"' Philipp. 

■vitivar. — Ct. ]or. : vitouêre, source qui coule seulement eu 



398 

via hi — •!• — io8. 

voilà qu'il. 
vlimœ — :? — no. 

venimeux. Fém. : 
d — no. Ex. 



vVnnà'^ — 
: de bit vli- 



mœ^. 
vne (j keryc ki) — f^in — . 

je croyais qu'il venait. 
vni — c, \ — ■ io8, 146. 
venir. Ex. : di à vni — - /■ — , 
vîi^ â vnb ■ — flar — 51. 
il a vnu — f, g — . 
vo — ^tn — 51, 127. 

vous. 
vos — e, lecture — 40. 
vache; et : vok — ^, f, gl — 
40, 121. vache. 
volÇi) —g—. 

il vole. 
vole — 'î> — 23, 40. 

valoir. 
voleè (dê^ — g — . 

copeaux. 
Vblijard (la) — ang — 32. 

la femme Vaulégeard. 
vopâ (du) — bol — 98, 131. 
résidu du grain ; et : du vo- 
paiu — s, Im — . 
vote — '^ — 51, 52. 



LEXIQ.UK 

dire « vous ». Ex. : de jà 
k no vol. 
voyàj — gl — . 

_ voyage ; et : vyàj. 
vÔ:( ave — 2 — . 

vous avez. 
vrâ (à) — g — 143. 

en vrac. 
vrâ (du) — g — . 

varech (du genre fucus). 
vrae — gl, g et L— p, 45. 
vrai. Ex. : se vrae. se pa vrae 
■ — A — . se vrây — <ï> — . 

je l'ai vue. 
V'udreé ('') — gl — ro6. 

je voudrais; et ■.jvîidrc — c — . 
vu vîideryè — 7: — . 
Ville — H, gl, A, <!> — 23, 51. 

vouloir. Ex. : la pnl va vule 
kuve. 
Vidé — 1^ — . 

voulez-vous ? 
vwà (y) — 87. 

je vais. 
vwàl — •!> — . 

voile. 
viœ (/) — *l>,f,flar — 87. 



hiver. Obscur. Faut-il le rapprocher de vuitaine, cité, sans 
explication, par God. avec l'ex. suivant : « Aboutissant d'un bout 
sur les noes et sur la luitaine qui fut a maistre Loys Blanchet » 
(1422, Arch. JJ. 171, Pièce 162, Duc.) 

volée. — Cf. Jaub. : volisse, planche mince de bois blanc. Cf. 
Litt. : volige et volins ou volis. 

vopà. — Faut-il en rapprocher Jor. : vObar ; vôbouere, espèce 
de varech du genre laminaire? 

vrâ. — Même sens dans Jor. 



LEXIQUE 

je vais; et : e j vwe t bat 



399 



vu/ê — g — . 

guède, pastel des teinturiers, 
(isatis tinctoria). Ex. : 
mule à vwe — {Hod.^. — 
mnlen a mua — g — . niulê 
a vwâr — Bl — . 
vwel — /;/('/ — 24. 

voile. 
vwè di (/) — ang — 92. 

je vous dis. 
vwoU (i) — *I> — 94. 

ils voulaient. 
vwoyàe (kl) — hn — 39. 

qui voyage. 
vyâ'd — flar — 63. 

vide. 
vyâ'de — jar, •!», ■;: — 63. 

vider. 
vyœl — A, rt — 113. 

vieille; et : vycty — gl — 28- 

vieille. 
vyœyh (la) — 'I> — 28. 

la vieillesse. 
vyelQa) — <î> — 29. 

la vieille. 
vyl (èj kre k i) — gui — . 

je crois qu'il vient. 



vyèàiud — g, gl — 78. 

viande. 
vyedre (je n keryé pâ ki) — /, 
gm — . 
je ne croyais pas qu'il vien- 
drait. 
vyen (je n kre pâ ki). 

je ne crois pas qu'il vienne. 
kéj vyen — g — . 
vyo—gl, g, A — 29, 30. 

veau. Plur. : de vyaw. 
vyole — alg — . 

vêler; et : veyle. 
vyode — Im — 81. 

bourdonner. Ex. : / vybn for. 



w 



li'à (œ) — g — . 

oie. 
we (de:() — bol, rt — 64. 

des oies ; et : loe d mae — 
— g — . oies de mer. 
li^e (f) — gl — %^ . 

je vais. 
we7^(œ) — H — 30, 32, 64. 



vwe. — Cf. Jor. : Flore pop., p. 26 : guède ci guèdre ; vouède 
et vouèdre. Cf. God., au niême sens : gnesdie. Et aussi guesdier, 
waisdier au sens de marchand de guède. Cf. Littré : vouède et 
guède. Pic. : waide. 

vyÔle. — Forme de réaction française. La forme rég. du pays 
serait sortie d'une forme ve(^ veel). 

vyode. — Cf. Dott. : vyôde, faire du bruit comme un objet 
qu'on lance contre terre de façon à ce qu'il rebondisse comme 
une toupie. Cf. Jor. : viande et vrondé, qui se rattache à vronde, 
au sens de fronde. 



400 



LEXIQUE 



un oiseau. Plur. : d^iutxyà. tti 

le:( ot:( iuè:0'à — i)if — , 

zui €a koDi €a (je) — <^, bol — . 

j'ai entendu dire ça comme 

ça. je lui dtr ea — ang. — 

wijie — 9 — 131-' 

pleurer. Ex. : a win — / — . 
elle pleure. 
w^pyà (Je^ — bol — 30. 

les oreillons. 
wbrni (de() — 9 — 90. 

des ormes. 
îbtl (d ï) — S — . 
de l'huile. 



yœ{l) — A, mél,rt,^\\^,gl — 

l'œil. : Ex. je )iia a l yœ. 
Plur. : le:( yœ. Ex. : je iiial 



e:( yœ. il a l^ yœ d traver 

— «I> — . hœ ku g yœ. 
qu'un coup d'yeux. 

ycf' {pae kc) — ang — 109. 
parce que, eux ; a kote d yœ 

— / — ; eepbryœ — 1^ — ; 
por yœ — gl — ; don li a 
yœ — S — ; donne-le-leur. 

yœ — c ■ — 109. 

1. un. 

2. l'un — st — . il an a yœ 

— £ — (pas plus) yœ k l 
ot — Ini — . à via ko yœn 

— •!> — .710 di yœn e lot. 
yo (dl) — *]), H — 29. 

de l'eau. Ex. : d lyô d vi 



yi'tr (un) 
corde 



rt 



114. 
pour maintenir la 
charge de la charrette; et : 
lyœr. 



luine. — Cf. Dott. : giuine, crier et wine. Cf. Jor. : ouiné) 
gémir en parlant des chiens. 



ivipyâ. — Même mot, même sens dans Jor. 



à 



INDHX ALPHABÉTiaUH 

DES MOTS LATINS, ITALIENS, ESPAGNOLS, PROVENÇAL X 
GERMANIQUES ET CELTIQUES' 



I" LATINS 

abante 30, 31,75, 76, 77,79, 
107. 

*abantiare 75, 122. 

*abbadiatum 57. 

*abbatiale 40. 

*abbiberarc 48, 103. 

*abcsmum 34. 

*ablatarellos 29. 

*ablatarcllum 3 i . 

abhitum 3 5. 

*aboculuni 135, 140. 

*accaptat 135. 

*accaptatum 34. 

accomniodare 94. 

acre 140. 

acucula 60, 112, 131. 

*acutiare 65, 122, 124. 

ad 38, 40, 42, 47, 52, 53, 
72, 73, 76,82, 83, 84, 86, 
87, 88, 89, 90, 92, 100, 
106, 119, 121, 122, 124, 
127,135,137,142,144,145. 

*adbaubat 64. 

*adjutare 56, 83, 115. 



aestatciii 16, 36. 
affibulart; 137. 
affligcre 60. 
agnellos 29. 
agnellum 30, 71. 
agonia 144. 
*agostum 96. 
*aguriuni 144. 
*aicis 43, 58. 
*alicunum 127, 12S. 
allium 38, 112. 
*alluniinatuni 34. 
alnum 16, 96. 
alterum 141. 
altum 96, 123, 133. 
*amaritumina 82. 
amorosum 71, 92. 
*Angerniacum 66. 
anguilla 112, 131. 
animal 39, 143. 
animât 62, 71 . 
anisum 97. 
*Anitiacum 66. 
*annata 33, 71 . 
annelluni 30, 71. 
an nos 75, 77. 



' Je dois des remerciements à M. Raymond X'Lncent, qin 
m'a prêté son concours pt)ur rétablissement de cette table. 

GuEKi IN L)i GuKK. — Piiiltr fwp. de Thaoïi. 20 



402 



INDEX ALPHABETiaUE 



annuntiatum 34. 
antecessor 141. 
*anteis 7 1 . 
*antianum 16, 75 . 
*apporta 139. 
*apprenditivuni 131. 
appressum 40. 
*apprivitiare 26. 
*aprilium 41, 143, 144. 
apud hoc 47, 143. 
aqua 29. 

*aquilentarium 116. 
*araneata 60, 71, 100. 
a rare 55. 

arborem 38, 41, 137. 
arcuballista 45. 
*ardesia 24. 
argentuni 100. 
argilla 114, 130. 
arista 100, 116. 
arma 45, 100. 
armarium 64. 
*arripat 2 1 . 
*arripatum 35, 40. 
*arrosare 49. 
artemisia 26. 
*articlum 16, 28, 109. 
asinum 7 1 . 
*assedere 28, 45, 79. 
assedis 45. 
*astric 41, 102, 106. 
asylum 22, 97. 
attingam 1 1 1 . 
*attaccare 132. 
auca 64. 
aucellos 30. 
aucellum 32, 64. 
audire 30. 
audis 97. 
*ausatuni 36. 
autunina 81. 



avena 70, 88. 
bacchinon 67, 122. 
bajulatum 57. 
balneare 71. 
balneatum 57. 
*bandonem 7 1 . 
basiare 43, 87. 
basiatum 57. 
*bassiare 43^ 87. 
*bassiatum 57. 
*bastonem 16, 40, 79, 97. 
*bataculare 48. 
*bataculata 60. 
battuere 49, 50, 76, 141. 
beccum 119, 122. 
belles 29. 
bellus 29. 
bene 84. 

*benedictarium 116. 
benna 3 i . 
*berbica 2 1 . 
*berbicarium 66. 
*berbicem 21, 103. 
berula 44, 114, 138. 
bestia 79. 
bibam 25. 
*biberatorem 50. 
bibere 25, 26, jc), 
bibimus 26. 
bibitionem 26, 122. 
*bibitorem 26. 
bibo 25. 
bibunt 25 . 

*bilancia 60, 76, 122. 
bis 1 19, 143. 
*blettiare 55, 122. 
*blettiatum 57. 
bolariiim 91, 
bona 79, 8r. 
bonitatem 35. 
bonum 79, 80, 81, 144. 



J 



*boscuni 64. 
*botcllos 29, 93. 
*botula 40, 112. 
*bovarioluni 112. 
bovcm 143. 

brachium 39, 57, loi, 12 
*bragcre 108. 
*braguhirc 38. 
*bninca 75, 119. 
Brittoncs 103. 
*brocca 119. 
brocchuni 143. 
*bruciiria 106. 
*brugitum 6 5 . 
*brustularc 50, 55. 
brutalcm 38. 
brutalis 143. 
*buca 133. 

*buccata 60. 
*buculare 67. 

bulengarium 66, 75. 

bulgai'Lim 103. 

bulla 35, 90, 130. 

*bullarc 91. 

bullicatum 57. 

bullcrc 74, 79, 80, 92, 
140. 

burgum 90. 

burra 42, 91. 

burricum 92. 

bursa 16, 90, 91, 92. 

*busca ()(>, 119. 

*butticula 44, 53, 112, 

*buttiLulata 60. 

butyrum 46. 

*buxta 48. 

*buxtiellos 135. 

*buxtiellum 31, 64. 

buxuni 6). 

*caballos 96. 

caballum 39, loi, 143, 



INDKX ALPHABÉTIdUE 4O3 

*cadcntia 69, 77. 

cadcrc 37, 43, 69, 118, 120, 

129. 
caelum 44. 
caemcntum 73. 
caepa 121, 135. 
cacrcfolium 99, 112, 113, 121. 
calamum 96. 
calcem 40, 96, 117. 
*calcia 16, 96, 118, 123. 
*calciare 118. 
*calciata 60, 118. 
*calciatum 58. 
*;alculare 129, 136. 
calda 118. 
caldaria 118. 
*caldatum 120. 
caldum 16, 27, 96, 1 17. 
*calefare 96, 118. 
*calefatum 120. 
calorem 144. 
*calui"nniarc 75, 134. 
"^calumniatuni 58,76, 117. 

calva 118, 136. 
*cambiare 75. 
138, *cambiatum 58. 

camcra 77. 

*Camilliacum 6G. 

*caininata 33, 106. 

camisia 70, 102, 107, 118. 

*camminum 67, loi, 106, 
122. 
114. campos 76, 77. 

campum 117. 

*canapim 71,76,77, 11 >, 1 17, 
142. 

candcla 16, 22, 76, 102, 118. 

*candelorum 144. 

canem 70, 118, 130. 

*canicula 106, 112. 
144. canna 72 



404 

cantare 75, 77, 
cantatum 35. 
canthum 30, 

118. 
*canticaria 117. 
cantionem 76, 117, 123. 
canum72, 117. 



31' 76, Th 



capellus 8. 

capillos 9), 118. 

capillus 95. 

capitanum 71. 

capitium 119. 

cappa 31, 44, 117, 120. 

capra 44, loi, 102, 118, 129, 

137. 
caprifolium 112. 
*capriolum 112. 
capsa 117, 118. 



INDEX ALPHABETIQUE 

*castellus 40, 98. 
castratum 117. 
*casus 55, 85, 118. 
catechismum 134, 141. 
catena 43, 70, 118, 119, 128. 
cathedra 1 14, 118, 128. 
*Cathomagun-i 77. 
catta pilosa 39, 118. 
*cattia 142. 
cattum 81, 1-17. 
causarc 50, 96. 
causatum 36. 
cava 38. 
cavannum 74. 
cavea 41. 
*caveata 60. 



captia 134 



118, 122. 



captiare 39, 117 

123, 144. 
*captiat 123. 
*captiatum 58. 
captivum 21. 
capulare 55. 

carbonem 100, 118, 128. 
*carduonem 79, 80, 117, 120, 

142. 
carnem 35, 100, 129, 144. 
*caronia 80, 117. 
carpenta 100, 116^ 129. 
carrica 44. 
*carricare 100. 
*carricata 60. 
*carricatum 58, 100. 
carruca 100, 118, 129. 
carum 55, 100, 118, 128, 

129. 
*caryophyllata 47. 
caryophyllon 46, 140. 
*castania 40, 70, 1 11. 



cavicia 102, 107, 113 



118. 
caxanum 70, 106, 118, 128. 
centaurea 70. 
ccntum 78, III, 121. 
*cerebella 44, 121. 
cerebellum 3 i . 
*ceresia 122. 
cervum 121. 
chorda 29, 31. 
chrestianum 116. 
*cibaria 121. 
*ciconiola 42, 121. 
cicuta 121, 124. 
cinctura 68, 121. 
cincturare 142. 
*cinerarium 103. 
cinerem 69, 121, 140, 
cingula 78. 
*cinquanta 75. 
*cinque 121, 143. 
cippum 33, 85, 108, 122, 124. 
circlum 140. 
*cisellos 30. 
*cisellLim 3 i. 
*cisera 21, 104, 140. 



i 



INDKX AI PMABHTiaUH 



40) 



*ciucca 119, 122. 

clarum 36, 146. 

clausutn 96. 

clavcm 36. 

clavuni 105. 

clementcni 69. 

clocca 120, 128. 

coa<^ulata 41. 

*cocca 36. 

*coccinuni 45, 79. 

*cocerc 62. 

cochlearium 128, 130, 145, 

146. 
*cocina 63, 69. 
*cocit 62. 
coctum 62. 
coda 48. 
*co(Jetta 52. 

coemt'tcrium lor, 116, 121. 
cofea 55, 59, 64. 
cohortcm 92. 
*cohortilc 93. 
*colapum 36. 
colare 41, 49, 50. 
*collig-f--arc 127. 
*colligirc 145. 
colligit 99. 
collocare 50. 
coUocat 135. 
collocatum 58. 
colluni 42, 99. 
*colurum 99, 104. 
Columbiacum 52, GG . 
commodare 107. 
commodum 42, 108. 
*communa 80, 83, 107. 
computare 80. 
conchylium 113, 130. 
*concipcrc 22. 
condiiioPicni 36. 
conduccre 65, 108. 



conllatuni 36. 

*con()sccbat 80. 

*conosco 8 1 . 

consuctudincni 34. 

constarc 92. 

constat 92. 

contra 104. 

*conucla 102, 107, 113. 

convenire 139. 

*copri 104. 

*copnrc 45, 50, 145. 

copula 45, 141. 

cor 127, 145. 

*coraticum 93. 

coriacea 94, 123. 

corium 62, 145. 

*corna 139. 

*cornicla 48, 113, 139. 

corpus 93 . 

*cosere 92, 93, 135, 140. 

*cosina 69, 92. 

*cosinum 67. 

costatum 36. 

coxa 35, 62, 63. 

crama 71, 72. 

cramaculum 71. 

crassum 16, 57,98, 113, 12?, 

135- 
creatura 106. 
credebam 23. 
credere 22, 23, 104, 139. 
credo 22. 

*crepatum 36, 104. 
crescentem 23, 76. 
crescentia 23. 
crescere 25, 141. 
crescit 23. 
creta 104. 
cribruni 21, 1^9. 
criuLiii 32, 67, 1 10, 123. 
crisia 116. 



40é 

*cntare io6. 

*croccum 103, 119, 120, 127, 

128, 143. 
crucem 58, 64, 103, 106. 
*crudalem 44, 106. 
crusta 52. 
cuba tu m 36. 
cubitum 135, 142. 
cucurbita 90. 
culcita 64, 91. 
cultellos 30. 
cul tel lu m 3 I. 
culum 103, 129, 130. 
*cuminitiare 76,77, 108, 109, 

123, 124. 
*cuminitiatum 58, 78, 107. 
*cuniare 80. 
cupa54, 130, 131. 
curare 54, 129. 
curatum 30, 36, 129. 
curiosum 130. 
currentem 77. 

*currire 50, 90, 91, 144, 145. 
currit 89. 

curtum 90, 91, 92, 124, 145. 
curvatum 36. 
*custorem 130. 
*damnaticum 132. 
damnatum 35, 71. 
damniarium 77. 
*darvitâ 100. 

tie 43, 45, 75, 77, 83, 90, 
91, 102, 105, 107, 109, 
112, 115, 119, 122, 127, 

130, 133, 134, 135, 140, 

144. 
debeo 22. 

debere 22, 102, 107. 
debes 22. 
débet 22. 
debitum 107. 



INDEX ALPHABETIQUE 



decembrem 69. 

décima 61. 

dégradât 38. 

*degradum 102. 

demando 75. 

*demane 70, 88, 105, 107. 

dentem 44. 

dentés 77. 

de *posteis 107. 

descendere 69. 

desideratum 35, 107. 

despoliatum 58, 93. 

deturbat 45. 

deum 29, 115. 

devorare 93, 105. 

dévorât 93, 167. 

diabolum 98, 115, 139. 

*diaminica 70, 78. 

dicentem 77. 

dicimus 22. 

dicit 109. 

diem 62. 

ditferentia 75, 77. 

dis 80, 93, 96, 107, 112, 144. 

dispensare 79. 

*ditum 24, 27, 134. 

diurnos 45, 104, 14e. 

diurnum 81, 90, 91, 144. 

*dodece 92. 

*dodecena 70. 

dolium 99, 143. 

dolare 55. 

dolat 42. 

dolorosa 52. 

dona 102. 

donare 80. 

donat 79, 80. 

donatum 35. 

dono 42. 

dormire 144. 

dormiunt 42. 



à 



INDKX ALPHABHTIQ.UH 



40: 



*drecta 23. 

*drcctiarc 50, 56, 122, 123. 

drectiata 103. 

*drectiatum 59. 

*drcctum 23, 76, 77. 

ductile 91. 

diilcem 57, 122. 

diilci mente 122. 

duos 46, 103. 

duplatum 35. 

dupluni 139. 

duratum 35. 

durum 144. 

cccc liac 121. 

*ecce hic 67, 83, 123, 124. 

*ecceoc 39, 40, 47, 102, 108, 

121, 122, 123. 
*eccilla 112. 
*eccista loé, 108, 109. 
*eccistos 46, 121. 
*eccistum 27, 40, 106, 108, 

124, 137. 
ego 102, 10), 136. 
eleemosyna 81. 
*cntem 80, 88, 89, no. 
erysipelas 44, 136. 
*essere 141. 
est 45, 121, 122, 123. 
estis vos 107. 
*excaldatum 35. 
*excaltatum 35. 
excorticare 48, 5 5 . 
excorticata éo. 
excorticatum 58. 
cxprimit 69. 
exsaniare 106. 
exsaniatum 58, 75. 
*exstingere 49, 140. 
exsucare 112. 
exsucatum 58. 
*extraniarium 7). 



*exvigilas ri2. 

*exvigilat 44. 

*exvigiliatum 58. 

faba 86. 

*fabaceus 98. 

fiibrica 42, 94, 136. 

f;ibricatuni 38. 

*facebat 102. 

facere 50, 80, 88, 89, 104. 

fliciam 62, 123. 

facit no. 

factum 82, 146. 

*falcantem 98. 

*falcare 50, 120. 

*falcatum 58. 

falcem 40, 96. 

*talcicula 21, 98, 112. 

*fallere 22. 

famem 34, 72, 79, 86, 88. 

*fantosma 80. 

*farsa 50. 

fascem 87, 92. 

febrarium 43, 106. 

fehrem 133. 

fel 44- 

femella 44, 85. 

femina 69. 

fenare 50, 107. 

fenestra 107, 141. 

tenu m 23, 88. 

feria 23. 

ferrum 27. 

*ficcare 120. 

*ficcatum 34. • 

fidem 25. 

*tidicare 130. 

*iidicat 121. 

*fidicatum 38. 

filia 21, 112. 

filiolum 143. 

lîliuui 146. 



4o8 

filum 32, 39, 143. 

firmare 45. 

firmatum 3 5 . 

*fliimmula 71, 75, 136. 

*rtammulare 78. 

*flëbilem 6r, 139. 

florem 145. 

*florire 145. 

focacia 39, 93, 123. 

focum 63. 

fodiculare 93. 

*fodiculat 9^, 113. 

*fodiculatum 58. 

*fodire 145. 

folia 99, 113. 

follem 93. 

fontana 30, 71 . 

*oris 42, 107, 133, 144. 

fformica 21,93. 

*formicem 21, 112. 

fortia 59, 93, 94, 124. 

*fortiatum 58. 

fortuna 83. 

fossa 145. 

fossatum 30, 36. 

franca 78. 

*Francisca 26. 

francum 75, 77. 

*frasea 135, 136. 

*fraxina 71. 

fraxinum 30. 

*frictionem 80, 123. 

*frïgidum 24, 25, 145. 

fructum 38, 65. 

*frustiat 64. 

fumare 50. 

fumât 83. 

furca 53, 57, 84, 90, 91, 

119, 120. 
*furcata 60. 
furlonem 54, 138. 



INDHX ALPHABliTIdUH 



furnum lé, 80, 90, 91. 

*fusata 85. 

*fusellos 30, 85. 

*fusellum 3 I . 

fustem 54. 

gabata 39, 119, 121. 

galbinum 45, 72, 76, 77, 

78, 96. 
gamba 75, 77, 78, 119. 
*gambita 119. 
*garcio 45. 
*garcionem 80. 
gavata 97. 
gelare 54. 
gelatum 35, 107. 
*gemare 32, 39. 
gentem 100. 
gentes 45, 78. 

*genuclum 89, 90, 102, 107. 
germana 71. 
germanum 88. 
*germina 45. 
germinatum 36, m. 
*gicerium 136. 
glacia 123. 
glacies 59, 98. 
*gladiolos 38, 40, 115. 
gladiolum 99. 
glandcm 72. 
glandula 75. 
glenare7i. 
glitia 136. 
*globa 42. 
*glociare 135. 
*glodium 62, 63, 105. 
*gorga 42. 
grammatica 71. 
grana 7 i . 

granarium 104, no. 
grandem 16, 75, 78. 
*granica 77, 136. 



INDEX ALFllAlJLTiaUH 



409 



granum 35, 103. 
g rossa 42. 
grossum 109. 
*grumellum 42, 85. 
gula 52, 53, 54, 130. 
gurda 90. 
gurdum 90. 
*gListat 90. 
gustum 35, 90, 91. 
habcbam 100. 
hahchatis 106. 
habeo 43, 94. 
habere 22, 24, 100, 144. 
habct 109. 
*habilia it2. 
*habiliare 107. 
*habiliat 112. 
*habiliata 60. 
*halena 70. 

hanc 84, 106, 109, 145. 
*hansta 133. 
hcdcra 126. 
*hederutum 137. 
*Hcnncum 78. 
herba 44, 102, 133. 
*hcricionem 123, 133. 
hcrpetcm 133. 
hibcrnuni 27^ 136. 
hinnire 133, 145. 
*hirpicatum 58. 
hirpicem 123, 133. 
Hispania 72, 80. 
hodie 62, no. 
hominem 80, 82. 
hora 84, 106, 109, 144, 145. 
hordeum 42. 
humorem85, 145. 
hyacinthum 119. 
illa 109, 143. 

illac 39, 40, 72, 76, 77, 96, 
144. 



illc 102, 10), 108, 109, 143. 

*illhac6i. 

*illhui 65. 

*ill()Co 26, 47. 

illorum )!_, 139, 145. 

illos 109. 

illum 28, 102, 104. 

i m agi ne m 41. 

*imbrachiarc 122. 

implicare 25, 105. 

^'M2,43> 47, 69, 74, 75, 76, 
11, 79, 8r, 84, 96, 107, 
109, iio, III, 119, 121, 
122, 136, 139, 142. 

*includinem 83. 

indagincm 73. 

indicem 137. 

*inductilc 112. 

infantes 84, 109. 

infernum 27, 144. 

inflarc 82. 

inllatum 3 5. 

ingluttirc 144. 

*inodiat 63. 

*insinuil 10 1. 

insula 45. 

*intaniinarc 72. 

intendit 84. 

intenditis 42. 

inter 103, 106, 115, 140, 144. 

intus 75, 77. 

*inviare 56. 

*inviat 57. 

ista hora 144. 

jam magis 87. 

*)ettarc 67, 136. 

jettatum 36. 

jocatum 36. 

*Johanna 72. 

Josephum 143. 

judicatiim 58. 



410 

Julium 113. 

jumentiim 83, 102. 

*iunicia 123, 

jus 43, 54. 

laborare 50, 93. 

laborat 92. 

lacertum 41. 

*lacium 123. 

lacté 142. 

lamella 44, 85. 

lana 71. 

largum 39. 

*lascare 98, 120. 

lavare 38, 41, 49, 98, 12 

lectrinum 61, 67. 

lectum 61. 

légère 50. 

legumen 83. 

leporem 141. 

levamen 70, 88, 89, 102. 

levare 102. 

levatum 36. 

leviarium 32, 6G. 

lia 100. 

libra 21, 141. 

librum 141. 

licere 42, 144, 145. 

ligantes 77. 

ligare 42, 50, 55, 114, 12 

*limacea 32, 123. 

linea éo, 68. 

lingua 76. 

linteolum 46, 113. 

lixiva 21. 

locum 63 . 

longe iio, 121. 

longum 76, 79, 80, 82. 

longum tempus 16,74, 77 

*lucare 103. 

*lucere 65. 

*Ludovicum 143. 



IXDHX ALPHABETiaUK 



luna 83. 

*lurdum 90. 

*lusciniolum 144. 

macionem 123. 

magistrum 16, 87, 141. 

mala 96. 

maie 36, 38, 39. 

*male habitum 32. 

maligna 69, m. 

malignum 67. 

malum 144. 

mamilla 72. 

manducare 72, 80, 84, 9^, 

98, 113. 
manducat 82. 
manducata 60. 
manducatum 59. 
manica 57, 58, 77, 78, 84 
manicatum 74, 75. 
*manizatum 59, 72, iio. 
*mansionaticarium 6G. 
mansionem 87. 
*mantellum 31, 76. 
manu 84, 116. 
*manuaria 73, 1 10. 
maniim 16, 70, 88, 89. 
mare 36. 
*margula 41, 98. 
maritare 139. 
*marsisca 121^ 123, 136. 
martellum 31, 40. 
martium 41, 141. 
masticare 120. 
masticatum 59. 
*matrana 41, 69. 
matrem 72. 
maturum 54, 145. 
matutinum 67. 
me 27, 108. 
mea 72. 
mcdicina 69, 123. 



IN'DHX AI.FHABKTldUE 



411 



*mcdicinum 1 3<S. 

*nicdiL'tadaniiin 62. 

mcdictatcni i 16. 

nicdiuni 62, 1 10. 

mcl 144. 

melioreni i 15. 

*mcndicantciii 70, 116. 

mcndicaiitcs 76. 

mensem 22. 

mensura 102. 

mente 81, 105. 

mentha 70. 

*mentire 50. 

mcrcatum 5 5. 

*mercons dies 104, 137. 

mergum 125. 

ineridiana 72. 

*merLilum 138. 

mespila m, 114, 115. 

*inespilarium 106,114. 

*n-ietipsima 88. 

meum 82, 84, 102. 

micca 58. 

minacia 32, 59, 60, 108, 124. 

minare 38, 64, 102, 108. 

*mirare 50. 

*misculare 43, 50, 59, 76. 

missum 42. 

*misterium 116. 

mittere 141. 

mitto 46. 

molere 140. 

*molinarium 80, 81, no. 

mol i nu ni 67. 

*molliatum 59, 93. 

monstra 104. 

montem 72, 73. 

monticellos 30. 

monticellum 31,81, 124. 

*mora 92. 

*niorire 94, 145 . 



morsum 30. 

morsus 3 1 . 

mortarium 116. 

movcre, 23, 108. 

*muccare 50, 129. 

*muccum 52. 

*muciare 122, 123, 124. 

*niuciatum 59. 

*mucire 64, 145. 

mu ru m 96, 113. 

musca 52, 53, 120, 128, 

*muscionem 64. 

musculum 52, 90. 

musus 30, 31. 

napum 30, 46. 

*narina 69. 

nasum 30, 113. 

natalem 144. 

natum 71. 

navigare 41. 

nebula 28, 36, no. 

nec 80, 88j no. 

necare 57. 

necatum 36, iio. 

*nepiia 124. 

*nidatum no. 

nidicata 60. 

nidum 22, 58. 

nigrum 24, 25, 59, 124. 

nitidum 146. 

*nivicatum 59. 

*nocere 62, 63, no, 139. 

nocitum 62. 

noctem 62, no. 

nodum 48. 

nominatum 80. 

non 82. 

nona 80. 

*noptias 47, 124. 

nos 5 1 . 

nostrum 104, 141. 



412 

novella 44. 

novem 143. 

novum 31, 143. 

nuces 64. 

niitrire 53, 91, 124, 145 

*oblitare 82, 106. 
*oblitatum 37. 
ohstinare 137. 
octo 109. 
oculos 116. 
oculum 99. 
officium 108. 
operarium 106. 
operaticum 33. 
ordinem iio, 139, 140. 
*orulum 52, 138. 
ostrea 65, 141. 
*ovum 143. 

pacare 94, 139. 
pacatum 59. 
pacem 87. 
paco 87. 

palea 32, 41, 113, 124. 
panarium 31, no. 
panem 70, 88. 
pannum 31, 72, 73. 
panticem 57, 122. 
*paraula 41, 138. 
*paraulare 40. 
*paraulat 38. 
*parcum 41. 
*panculum 113. 
parochia 41, 64. 
*pascere 141. 
*pasmatum 36. 
*passare 41, 98, 136. 
*passatum 36, 98. 
passum 38, 98, 109. 
pasta 97. 
pastum 87. 



INDEX ALPHABHTiaUE 



pareil a 43. 
*patranum 41, 67. 
patrem 104. 
paupertatem 37, 104. 
*pauperiim 94, 141. 
pausa 136. 
pavorem 51, 145. 
peccatum 59. 
*pecia 124, 142. 
pectinata 60. 
pectinatum 59. 
pectinare 61. 
*pectinem 61, 
*pectorale 58, 61, 112. 
*pectorina 52, 69. 
*pedes 46. 
*peduculos 99. 
*pé)or 57. 
*pejorare éi. 
*pejorat éi. 
*pejus 61. 
pelles 30. 
pellis 29. 
*pendere 140. 
pensatum 37, 102, 136. 
pensilem 24. 
pentecosta 70. 
par 102, 145. 
percipere 25, 122. 
percipio 24. 
perdere 140. 
*perdonate 81. 
*persica 43. 
*persicanum G6. 
persona 81. 
pertica 75, 120. 
*pertusiare 124. 
*pertu.siatum 59. 
*petrosilium 10 1. 
Petrum 43. 
[ Philippum 107. 



I\I)i:\ ALI'IIAIJHTIQUH 



413 



piccm 23, 25, 43, 69 
pictatcm 116, 139. 
piij;riti;i 46. 
*piluccarc 55, 128. 
*pilucco 127. 
pi lu m 26. 
*piluria 55. 
pincioncm 68, 124. 
*pipcrcin 26. 
pipionem 22. 
*pira 25. 
*pirarium 25. 
*piratiim 37. 
*pisciccus 26, 98. 
*piscare 43, 120. 
*piscioncm 2), 81. 
*pistiare 22. 
*pisturire 43. 
pisum 3, 25. 
*pittittiare 124. 
*pittittum 59, 102, 
placcrc 43, 62, 14). 
plana 71. 
planca G6, 76, 77, 78, 

130. 
planta 77. 
*plastrum 98. 
*platanum 72. 
*plattia 33, 40, 124. 
*plattiatum 59. 
plicatum 37, 106. 
*ploia 141. 
plorare 46, 50. 
*plovcrc 47, 139. 
pluma 83. 
plus 141. 
poena 89. 
ponia 79, 81. 
poncrc 115. 
pôpulum 53, 85, 106. 



108, 116. 



120, 



'pd 



r 12' 



145 



porccllus 29. 

*porrcllos 30. 

*porrellum 94. 

portare 93. 

position cm 138. 

*posteis 46, 62, 10), 1 3 ) 

*potci-c 23, 47, 94- 

potioncm 64. 

*prae (pro) ccssioncm 104. 

pracdicatum 43, 59. 

praescntare 104. 

praesentem 104. 

*praestum 46. 

pnitum 37. 

*prccare 106. 

*prcnde 74. 

*prendebat 104. 

*prendcre 50, 70, 140, 

presbitcrum 138. 

pressata éo, 

pressum 47, 59, 83, 92. 

primum 77, 104. 

pro 52. 

prohabant 47. 

probabilem 139. 

probabili 105. 

prope 47. 

propiat 47. 

propius 41. 

propium 47, 57, 106. 

pruna 83. 

prunarium iio. 

ptisana 72. 

*pugncata 60. 

pugnum )7, 79, 82. 

pulicem 124. 

*pullicinum 68, no, 124. 

*pulmonem 53, 81, 82. 

*pulvus 46, 50. 

punctionem 84. 

punctum 84. 



414 

*puppina 69. 
purantem 77. 
purgare 5 5. 
purgatum 59. 
putentem 54. 
*putiare 50. 
*putiata 60, 65. 
*putiatum 59, 124. 
putidum 85. 
*putium 65. 
*putrire 92. 
quadraginta 72. 
quadratum ^6, 98. 
*quadrellus 41. 
quadrifurcum 41, 90. 
*quacrire 108, 145. 
*quaestatiim 129. 
*quaestum 36. 
quale 144. 
qualem 128, 
quam 102, 127, 144. 
qua mente 107. 
quando 76, 77. 
*quaresima 70, 100, 128. 
quarta 39. 
quartum 45, 116. 
quassare 55, 98. 
quassatum 36, 41. 
*quatnnionem 80. 
quattuor 104, 141. 
*quetiare 128. 
qui 127^ 128. 
qiiid 25, 28, 128. 
quindecim 67, 128, 129. 
quomodo 80. 
*rabia 38, 57, 84. 
*racimum 43. 
*radicat loi. 
radicina 69, 124. 
*ramellos 98. 
rana 71. 



INDEX ALPHABETiaUK 



*rancura 83. 

(g-|-) *ranucula 90, 102, 104, 

113. 
rapina 35. 
rarum 41. 
*rasare 39, 50. 
*rasculare loi. 
rastelliim 31, 41, 51, 55. 
rasus 98, 136. 
rationem 43. 

*recipere 22, 25, 108, 124. 
recipio 25, 103, 107, 123. 
regalem 41. 
reges 24. 
régnât 1 1 1 . 
relevare T08. 
relucet 108. 

renuntiatum 59, 108, 124. 
*repropiat 47, 103. 
*repropiatum 59, 108. 
*reseda 40. 
résina 23. 
respectantem 76. 
revolvere 68. 
rheuma 35. 
ridentem 76. 
*rivuscellum 31. 
*rocca 120. 
*rodicatum 59. 
rota 44, 47. 
rotula -|- -elliis 71. 
*rotulare 94. 
*rotulat 93. 
riibeum 59, 90, 92. 
^rubiculat 90. 
*rubiailatum 59, 91, 92. 
rumicem 123. 
*rusca 54, 120. 
*rutiare 135. 
sabucuni 54. 
saccum 143. 



INDEX ALPHABÈTIQ.UK 



415 



sacramentuni 104. 

*saevuni 28. 

sal 144. 

sa H ce m 96. 

salinaria 72, 76, 96, m. 

salsa 35. 

saltare 44. 

saltum 92, 96. 

saltus 96. 

*sambati diem 72. 

*sangucm 76, 78. 

sanguinarc 72. 

sanguinata 60. 

*sapere 23, 40, 43. 

sapiam 33, 39. 

sapio 136. 

sarculare 50, 10 1. 

*sarracinum 41, 98. 

satis40. 

satullum 37, 42, 96. 

*scacia 39, 120, 123. 

scala 44, 120, 129. 

scutarium 54. 

*scutella 44. 

scLitum 80. 

se 27, 105, 108. 

secale 113, 126. 

secretum 134. 

securum 5 5 . 

*seiorem 82, 102. 

sella 37. 

*sementia 78. 

seminare 49, 50, 124. 

seminat 85. 

semitarium 70. 

sensum 78. 

septembrem ro8, 124. 

septimana 16, 71, 89, 108. 

*sequere 28. 

*serata 23. 

Vrrare 43, 5). 



107, 108, 119, 



sérum 3, 16, 23, 27, 40, 60, 

106, 107, 137. 
servieiueni 78. 
seta 23. 
*sexanta 62. 
*siam 25. 
*siamiis 26. 
*siat 2). 
siccare 120. 
siccatum 58, 

120. 
sifilare 68. 
signatum 59. 
signum 69, m. 
*sitellus 29. 
sitim 28. 
*soliclum 28. 
solium 46, 99, 113. 
solum 144. 
sonat 81. 
soniare 8r. 
*sonce 118, 136. 
*soricem 93. 
spinula 67, 140. 
*stancare 75, 120, 128. 
stantem 75. 
statu m 43. 
*stela 22, 27, 114. 
*Stephanum 116. 
stramen 43, 74. 
sirangulare 125. 
strangulatuin 58, 75. 
strena 103. 
strictiare 124. 
strictum 24, 145. 
*strigulatum 58. 
stringere 49. 
*sturnellos 30, 91, iro. 
*subcurrire 90, 92. 
*sublungum 108. 
subtelare 46. 



41 6 INDEX 

subtus 90, 105, 107. 

*suctiare 122. 

sudare 6'), 68, 146. 

sudatum 37. 

*sudica 65. 

sufflare 46, 53, 105. 

sum 63. 

sumus 79, 80, 8r. 

super 92, 96, 107, 145. 

supercilium 113, 139. 

supplicare 106. 

surdum 69, 90, 144. 

surgere lé, 92. 

surgit 90, 108. 

susum 102. 

suum 82. 

sycomorum 48. 

*tabonem 73, 78. 

tabula 106, 139. 

taliat 113. 

taliatum 42, 59. 

tantum 77. 

tardatum 37. 

*tassellum 32. 

*taurellos 30. 

taurellum 31, 93. 

taxare 40. 

te 23, 27, 108. 

tegula28, 116. 

tela 23, 24, 44. 

*telarium 23. 

temperatum 37. 

*tempula 70. 

tempus 74, 77, 78. 

tendere 140. 

tenere 84, 116. 

tenes 116. 

*tenire 108, 144, 146. 

tcpidum 116. 

terra 43. 

thema 1 16, 128. 



ALPHABÈTIQ.UH 

thymum 69. 

*tiliolum 46. 

tina 69. 

tinca 78, 120. 

*tirare 50. 

tonare 81. 

tonat 81. 

*tondere 140. 

*tonsare 93. 

*torca 47, 59, 121. 

*torcere 47, 140. 

torculum 99. 

tormentum 94. 

tornare 93, 94, 129. 

tornat 102. 

tornatum 37. 

tornum 69, 93, 108, 144. 

*torsa 69. 

*torsum 47. 

torta 93. 

*torticulare 94. 

tortum 57, 93. 

*totta 92. 

*tottos 44, 45. 

tractiare 40, 51, 59. 

*tragina 71, 78. 

traliimen 70. 

trans 44,45, 98, 104, 121 

*transtottos 105. 

très 23, 24. 

*trifolum 140. 

*trincata 60, 76. 

*tripaliat 113. 

*tripaliatum 42, 59. 

*tripalium 33. 

triumphare 37. 

*troja 63. 

truella 106. 

*tumbatum 37. 

tunna 32, 49, 79, 81, 82. 

turbare 91. 



J 



INDHX AI.1'HAB1:TIQ.UH 



417 



turdiim 91. 

turrcm 16, 90. 

turturella 44, 5 3 . 

tuum 84, 1 16. 

*ulma 90. 

iilmuni 42. 

ululare 78, 134. 

una 83, 109. 

*unculum 134. 

ungiila 140. 

*ungulata 60. 

unum 82, 84, 109, 127. 

*ustium 65. 

vacca 7, 33, 40, 121. 

vadis 39, 41. 

vadit 98. 

vado 87. 

valere 23, 40, 113, 114. 

valle 96. 

vallem 35, 92, 144. 

vannum 46, 72. 

vascclla 44. 

vatium 36. 

*veclus 95. 

vêla 24. 

vendere 70, 140. 

veneris dies 105. 

veni 85. 

venientem 78. 

venientes 108. 

Venimen 35, no, 136. 

venire 145, 146. 

ventrem 141. 

*vcnutLim 108. 

veracum 37. 

vere 23. 

veritatem 37. 

*vermiclum 28. 

*vermina 69. 

versatum 37. 

vespa 131, 142. 



vctula 28, 29, [ 13. 
via 25, 35. 
*viaticat 136. 
*viaticum 39. 
vicem 25, 141 . 
vicina 69. 
*vicinum 25, 68. 
videam 25, 115. 
vide illac 26, 108. 
vident 25. 
video 25. 
viderc 23. 
vides 25. 
vidimus 26. 
*vigila 113. 
vigilata 60. 
viginti 67, 104. 
villa 21 . 
villaticum 42. 
vinea 84. 
vinum 140. 
virga4), 121. 
viride 43, 54. 
viscum 130. 
*vitellos 30. 
*vitellus 29. 
vitem 131. 
vitilia 46. 
vitis 68. 

vitrum43, 59, 98. 
vivenda 78. 
vivere 21, 141. 
*vocitum 63. 
volantem 78. 
volatum 3 5 . 
volebant 94. 
*volere 23, 106. 
*volis 46. 

vos 42, 51, 32, 92. 
*vuadimen 70. 
wactarc 131. 



4i8 



INDEX ALPHABÉTiaUE 



2° ITALIENS 

amoracciare 57. 
boschetto 128. 
canaglia 41, 107, 113, 
caporale 38. 
carcassa 39, 100, 128. 
carriera 41. 
carroccia 4 1 . 
citmolo 113. 
donna 33, 42. 
ganascia 39. 
lampione 78. 
numéro iio. 
perruca 43. 
porcellana 71. 
radice 22, 98. 
sassefrica loi, 137. 
sordina 92. 
stroppiare 36. 



3° ESPAGNOLS 

batata 33, 124. 

casco 128. 

Port, pintada 142. 



4° PROVENÇAUX 

baga 38. 

barrica 39. 

braga 38. 

carda 38, 128. 

sassa 4 1 . 

picaioun 87. 

rozina 24, 25, 43, 69. 

calada 4 1 . 

sicamaur 48. 



5° GERMANiaUES 

agalstias 40. 
aiblor 41. 
banc 44, 75, 76. 
bat 3 I . 
bed 28. 
besna 70. 

blanch 35, 76, 78. 
blâw 45. 
blet 119. 

bloch 45, 128, 143. 
bord 55. 
brand 75, 114, 

brëcha 58,60, 119, 120, 127. 
brekan 103. 
brun 83. 
bruston 52, 53. 
bùh 104, 121. 
bukk 66. 
bungo 45. 
*burstja 52. 
chlëtto 112. 
chresso 104. 
docke 42, 134. 
danson 58, 75. 
(Eulen) spiegel 136. 
faldanstuol 46, 112. 
falw 142. 
fchu28. 
frumjan 53. 
gâhi 36. 
gaddr44, 142. 
galga 121. 
garba 45, Ha- 
gard 39,45, 67, 119. 
gero 107. 
glitan 112. 
grîfan 68. 
grioz2i, 45, 104, 113. 



INDEX ALPI 

gripan 68. 

gris 136. 

hacke 32. 

ha(j;a 133. 

hahii 72, 1^3, r 34. 

haini 31, 72, 132, 133. 

hala 39, 132. 

hancke 58, 78, 119, 120, 133. 

happen 39, 133, 134. 

haren 133. 

haring 77, loi, 133, 134. 

harn 24, 133. 

hatjan 133. 

haunita 46, 133. 

heester 133, 141. 

Heinrich 133. 

hring 58, 60, 75, 76, 121. 

hrogn 120. 

kahn 72. 

kâwa 117. 

kînan 127. 

klinkc 77, 120, 128. 

koolzaad 13e. 

kraki 69. 

krappa 96. 

krasa 35, 40. 

kniusel (beere) 44, 65, 106. 

krebiz 123. 

kruppa 52, 33, 144. 

lag 59, 130. 

lecchon 59, 120, 134. 

lisca 120, 135. 

loger 120. 

lôkr 60, 120, 127. 

marahscalc 46, 144. 

maurthr 141. 

maurthrian 145. 

meisa 121, 142. 

mcrken 10 1, 129. 

mordjan 39. 

noon 66. 



lAHl:TI(iUE 



419 



papig 40. 

raus 30. 

rotian 145. 

sajo 41. 

scûm 50, 64, 83, 129. 

skalja 112. 

skcrran 35, 55, 103, 107, 127, 

135- 
skina 68, 127. 
slinga 130. 
slizan 68, 122. 
sparôn 106, 1 1 1 . 
sporoii 80, 1 10. 
supen 37. 
suppen 102. 
sûr 44, 145. 
tacc 57. 
tappe 40. 
tûte 32, 54. 
vikja 130. 
vrac 143, 
*\vadjo 57. 
waidanjan 58, 71. 
wallop 98. 
want 75. 
wara 130. 
wardon 40. 
warjan 108, 145. 
warôn 100. 
wase 124. 
waso 40. 
weigaro 131. 
wenkjan 66. 
whine 131. 
wihsihi 69, III, 130. 
Wilhelm82, 125. ' 
windica 130, 131. 
winting 68, 80. 



420 



INDEX ALPHABETiaUE 



6° CELTIQ.UES 



bahm 45 
brus 57- 



ewiranda 73, 77, 107. 
garr 100, 116, 119. 
\Ï2 100. 



MAÇON, PROTAT FRERES, IMPRIMEURS. 



J-RRATA 



P. \'ii (^i 11 fine), nu lieu de : « Cf», lire : « Ki. ». 
P. X, 1. i(S, au lieu de : « J proton. », lire : <' o proton. ». 
P. 2.|, 1. 25, supprimer : « (voir plus loin consonantisme). » 
P. 37, 1. 5, au lieu de : '< pjvùrtac », lire : « povùrtat' ». 

P. 47, 1. 20, et partout ailleurs où ce mot reparaît, au lieu 
de : « protonique », lire : « atone ». 

P. .|8, Rem. 3, au lieu de : « LV/ de coniicla (kanev) », lire : 
« \.\i de hauey (cornicla) ». 

P. 53, 1. 6, au lieu de : « par substitution de suffixe », lire : 
<^ par substitution de préfixe ». 

P. 72, 1. 33, au lieu de : « JjônlÔ », lire : « jjôiilb ». 

P. 80, 1. 22, au lieu de : <-^ ii\ic]}diic\ », lire : ^< gyieôiit'y ». 

P. 89, 1. 3, au lieu de : « uiivè i^och », lire : « mzvè goe ». 

P. 105, 1. 14, supprimer : « clà par n ek J à sy(i' ». 

P. III, supprimer les lignes 18 à 22 : « m -» // », etc. 

P. 112 (///////r), supprimer la reiuarquc. 

P. 121, 1. 4, supprimer la remarque : « Le c dur est analo- 
gique », etc. 

P. 123 (/// ////('), supprimer : « *iMarsisca Mareck ». 

P. 124, supprimer la ligne 3. 

P. 12-5, 1. 8, au lieu de : « gloni (fr. Guillaume), il peut... », 
lire : <■< f;Ioiii (îv. Guillaume) peut... » 

P. 125, A. Rem. 2. — :z), au lieu de : a Toutefois, on ne 
peut pas ne pas reconnaître un résultat de la palatalisation 
du gr. gl dans les produits du latin slriim^uhin' », lire : « Tou- 
tefois, on ne peut pas ne pas considérer comme les résultats 
de la palatalisation dugr. gl, les produits du lat. ilniiigiihuryK 

P. 130, Rem. 2, supprimer : <' planca -|- ...phîkyf'r». 

P. 136, supprimer la dernière ligne. 

P. 138, 11" 5, supprimer : « *medicinum nih't\ iiii'(^r)flii ». 



I-.KKA lA 

P. 157, 1. 17, nu lieu de : « c aii^u », lire : « f fermé ». 

P. 162, n° 3, supprimer : « avec vocalisation régulière de 17 
de /7/cv (ancienne forme û7j) ». 

P. 165 (jnfiuè), Sing. I, C), au lieu de : « qui se fond en un 
e long et ouvert et non // un son œ », lire : « qui se fond en 
un e long et ouvert et non en un son œ ». 

P. 166 {in fine), supprimer la remarque. 

P. 172, 1. 14, au lieu de : « Influence des formes inaccentuées 
du Plur. I, II, III et de l'indicat. prés. », lire : « Influence des 
formes inaccentuées du Plur, I, II, III de l'indic. prés. » 

P. 178, 1. 18, au lieu de : « kmlnê », lire : « katùne ». 

P. 81, n° 3, sufl". -à ; -à, supprimer : œ kyèmâw. 

P. 187 {in fine), au lieu de : « Le premier et le dernier pro- 
duit présentent des ex. du préfixe de (lat. dis) avec valeur 
péjorative ou dépréciative », lire : « Le premier produit pré- 
sente un ex. du préfixe ^iî' (lat. dis) avec valeur péjorative. » 

P. 193, 1. 16, lire : « avec passage de / à r. » 

P. 208, 1. 17, au lieu de : « 'j'jj — u j j j u — j », lire : 

•j 'j 'j ■ — 'j J 'j U 'j » . 

P. 209 (avant-dernière ligne), au lieu de : « ce », lire : « n' ». 

P. 213 (dernière ligne), au lieu de : « / la keryi », lire : « y 
la Irryi ». 

P. 218, 1. II, au lieu de : « 7 », lire : « / ». 

P. 237, à la liste des personnes interrogées, ajouter : Gast et 
01. Fauvel(::). 

P. 308 (Note sur le mot bec:^'), lire : « Cf. Dottin : ije-xaOy 
petite porte », etc. 

P. 315 (Note sur le mot kal'/l), ajouter : « peut-être canlille est- 
il pour ccinnctille que les dictionnaires définissent : petite 
lame d'or ou d'argent tortillé. Le mot figure dans une des- 
cription du Rêve d'E. Zola, p. 74, sous la forme : cannetille ». 

P. 323 (Note sur hkone), au lieu de : « "^cùccinnnu », lire : 
« coccinnni ». 

P. 418, 4" Provençaux, au lieu de : « sassa », lire : « cassa»; 
au lieu de : « calada », lire : « salada ». 



39 l/lnscription de Bavian, tcxle, tradiiclion et commentaire philologique, avec trois appen- 

dices et lin ^'lossaire, par H. l'ognon, t" partie. g fr. 

•40 r»atois<le la commune de Vionnaz(Bas-Valai-;;, par i. Gilliéron. Avec ime carte. 7 fr 50. 

41 Lf Queraiiis, comédie latine anonyme, par 1^. Flavet. ^ 12 fr. 

42 L inscription de liavian , texte, traduction et commentaire philoloï^itjuc, avec trois appendices et 

lin liçlossaire, par II. l'nL'non 2' partie. jj ff 

43 De Saliirnio ial. versii. lnesln!lii|. (]ii()tqiiot supersilnt sylloffe, scri|isil L. Havet. 15 fr. 

44 Kliidesdarcliéoloïie orientale, par C. (ilennont-Ganneau, membre de llnstilut, tome I". Avec 

nombreuses f^raviires dans le texte et hors lexte. 2."j fr. 

4') Histoire des inslilntions liiiinicipiles de Senlis. piirj. Klammerm ml 6 (r. 

40 Kssai sur les orii,'ines du fond u'rec de I Kscurial, |)ar ('.. (jraux. I,^ fr. 

47 Les monuments é^'yjitiens de la Kiltl. nat., par E. i.edrain. 1' et if liv. > i,|iui><'. 

48 Ktiide crilique sur le tiixle de la vie I itine de sainte (ienevicve de Paris, par tlh. Kohier. fr. 

49 DiMix vsrsions iiébraïiiiies du Livre de Kalilàli et Dimuâh, par J. Derenbourg, membre de I In- 

stitut. 20 fr. 

50 Ilechenhes critii|iies sur les relations politiques de la France avec lAlleoiagne, de 129? à 1378, 

par A. Leroux. 7 fr. ."tU. 

31 l^es principaux monuments du Musée é'^'yptien do Florence, par W.-Ff. fterend, I" |).irtie. Stèles. 
bas-reliei's el fresi|ues. Avec 10 planches photoj^ravées. .00 fr. 

52 Les lapidaires français du miyen àj^e des \ii'. xiir et xiv" siècles, pir L. l'annier. \vec une 
notice préliminaire par G. Paris, membre de llnstilut. |li fr. 

;').'] et .'ji La religion védique d'après les hymnes du /<ii;-Vcda, par A. ner^ai'.,'ne, membre de I in- 
stitut. Vol. Il et IIL ' 30 fr. 

•55 Les Ivtaldissenients de Rouen, par A. Giry, membre de l'Institut. Tome premier. 15 fr. 

■5f) La métrii[iie naturelle du lan^'age, par P. Pierson. 10 fr. 

— 57 Vocabulaire vieux-brelon , avec ciiinineiitaire. c tntenanl toutes les gloses en vieux breton, 

gallois, comique, armoricain connues, précédé d'une introduction sur la phonétique du vieux 
brelon et sur l'âge et la provenance des gloses, par J. i.ioth. 10 fr. 

"58 Hinemari de ordine palatii epistola. Texte lalin trailuit el annoté par M. Prou. 4 fr. 

59 Les l'ilablissemenls de Rouen, par A. (iiry. Tome second. 10 fr. 

CO l'essai sur les formes et leselfets del'airraochissemeiit dans le ilroil gallo-franc, par.M. Fournier. 

5 fr. 

61 et ()2 Li Jîomans de Carite et le Miserere du Rendus de .Moiliens. Poème de la lin du xir 
siècle. Édition critique accompagnée dune iniroduction, de noies, d un glossaire el d'une 
lisle lies rimes, par A. -G. van Hamel. '>' vol. 20 fr. 

63 Ktuiles critiques sur les sources de l'hisloire mérovini^ienne. II" partie. Ctmpilation dite de 

« Frédégaire», par G. iMoiiod. 6 fr. 

64 Ktudes sur le règne de Roberl le Pieux (996-1031), par C. Pfisler. 15 fr 

65 NoniusMarcellus. (^ollalion de plusieurs manuscrils de Paris, de Genève et de Rerne, parH. Mey- 

lan, suivi d'une notice sur les principaux manuscrits de Nonius pour les livres I, Il el III, 
par L. Havet, membre de l'Inslilut. 5 fr. 

66 Le Livre des parterres Ile iris. Grammaire liél)raïi|ue en arabe d'Abou'I-Walid-Merwan Ihn 

Djanah de Cordoiie, publiée par .1. Dereiiiioiirg. 25 fr. 

67 Du parfait en grec et en lalin, par F. Frnault. 6 fr. 
6S Sti'lesde laXlI^dyna-itieau Musée égyptien du Louvre, publiées oar A. -J. Gavet. .-VvecSOpL 17 fr. 

69 (iujastak Ahalisb. Relation d'une conférence Ihéologique présidée par le calife M.âmouu. Texte 

pehivi publié pour la première fois, avec traduction, commentaire et lexique, par A. Barthélémy. 

3 fr. .■.(). 

70 Ktiides sur le papyrus Prisse. Le livre de Kaqimna et les leçons de Ptah-Hotep, par Philippe 

Virey. 8 fr. 

—•71 Lesinscri|itionsbabyloniennesdu Wadi Rrissa, par II. Pognon. Oiivrageaccompagné de lipl. 10 fr. 

72 .lohmnis de Capua directorium vitae hiimanae, alias parabola aiitiquoriim sapientium. Version 

latine du Livre de Kahlilàh et Dimnàb, publiée et annotée par J. Derenbourg, membre de 
rinsiitut 2 fascicules. 16 fr. 

73 Mélanges Renier. Recueil de travaux publiés par l'Kcole (section des sciences historii|ues et 

philologiques) en mémoire de son présiilent Léon Renier. Avec portrait. 15 fr. 

74 La bibliothèque de Fulvio Orsini. (lontriliution à l'histoire des collections d'Italie à l'étude de 

de la Renaissance, par P. de Nolbac. 15 fr. 

75 Histoire de la ville de .Noyon et de ses instituiiausjusqu'ii la lin du xiir siècle, par A. Lefranc. 

6 fr. 

70 l'Jude sur les relations politiques du pape Urbain V avec les rois de France Jean H et Charles V, 

d'après les registres de la chancellerie d'Urb-iin V, conservés aux archives du Vatican, 

par M. Prou. 6 fr. 

77 Lettres de Servat Loup, abbé de Ferrières. Texte, notes et introduction par C. Dès- 

devises du Dezert. 5 fr. 

78 Grammatica linguae graecae vulgaris auclore S. Porlio. Reproduction de l'édiiion de I6'?8, 

suivie d'un coinmentaire graininalical et historique, par W. Mever, avec une introduction 
de .1, Psichari. 12 fr. .50 

— 79 La légende syriaque de saint Alexis, l'homme de Dieu, par A. .\miaud. 7 fr. 
"80 Les inscriptions antiques de la Gôte-d'Or, par P. Lejay. 9 fr. 

81 Lelivre des parterres fleuris d'Vbou'I-Walid Merwaa Ibn Djauab. Trad lit en français sur les 

manuscrits arabes, par M. Metzger. 15 fr. 

82 Le roman en prose de Tristan, le roman de Palamède et la compilation de Rusticien de Pise. 

Analyse critique d'après les manuscrits de Paris, par F. Lîjseth. 18 fr. 



83 Le théâtre indien, par Sylvain Lévi. 18 fr. 

84 Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre, puhiiés par J.-A. Brutails 6 fr. 

85 Commentaire sur le Séfer Yesira, ou livre de Ja création, par le Gaon Saadya de Fayyoum, 

puiilié et traduit par Mayer Lambert. ' ' 10 fr 

86 Étude sur GeolFroi de Vendôme, par L. Compain. 7 fr. 50 

87 Les derniers Carolingiens, Lothaire, Louis V, Charles de Lorraine (954-991), par F. Lot. 13 fr. 

88 La politique extérieure de Louise île Savoie, rel. dipl. de la France et de l'Angleterre pendant 

la captivité de François I" (15'25-1526}, par G. Jaequeton. 13 fr. 50 

89 Aristote. Constitution d'Athènes, traduite par B. Haussouîlier, avec la collaboration de E. Bour- 

guet, J. Bruhnes et L. Eisenmann. 5 fr. 

90 Étude sur le poème de Gudrun, par A. Fécamp. (Épuisé.) 

91 Pétrarque et Ibumanisme, d'après un essai de restitution de sa bibliothèque, par P. de Noihac 

(Épuisé.) 

92 Études de philologie néo-grecque. Recherches sur le développement historique du grec, publiées 

par .1. Psichari. 22 fr. 50 

93 Chroniques de Zara Yà 'eqôb et de Baeda Mâryâm, rois d'Ethiopie de 1434 à 1478 (texte 

éthiopien et trad.), précédées dune inlrod. par J. Perruchon. 13 fr. 

94 La pro.se métrique de Symmaque et les origines du Cursus, par L. Havet. 4 fr. 

95 Les Lamentations de Jlatheolus et le livre de Leesce de .lehan Le Fèvre de Resson (poèmes 

français du XYi' siècle). Édition critique, accompagnée de l'original latin des Lamenlalions, 
d'après l'unique manuscrit d'Utrecht, dune introd. et de deux glossaires, par A. -G. van Hamel 
Tome 1". Textes français et latin des Lamf-ntattows. ■ 10 fr. 

97 Le livre de savoir ce qu'il y a dans I Hadès. Étude sur un papyrus égyptien du musée de Berlin, 

par (i. Jéquier. " 10 fr. 

98 Les fabliaux. Étude de littérature comparée et d'histoire littéraire du moyen âge, par J. Bédier. 

Seconde édition. 12 fr. 50 

S9 Eudes, comte de Paris et roi de France (882-898), par É. Favre. 8 fr. 

toi Étude sur la vie et le règne de Louis VJII (1187-1226), par C. Petit-Dulaillis. 16 fr. 

102 Plauli Amphitruo edidit L. Havet cum discipulis Belleville, Biais, Fourel, Gohin, Philipot, 

Ramain, Rey, Roersch, Segreslaa, Tailliart, Vitry. 6 fr. 

103 Saint Césaire, évèiiue d'Arles (503-543), par A. Malnory 8 fr. 

104 Chronique de Gali'iwdewôs. Texte étiiiopien, traduc. el commentairepar"\V.E.Conzelman. 10 fr. 

105 Al Fakhri. Histoire du Khaiifat tt du Vizirat jusqu'à la chute des Abbassides. Texte arabe, 

publiépar H.Derenbourg. 25 fr. 

106 Jean Balue, cardinal d'Angers (1421 ?-149l), par H. Forgeot. 7 fr. 

107 Matériaux pour servir à l'histoire de la déesse bouddhi(|ue Tiirîi, par G. de Rlonay. 2 fr. 50 

108 Essai sur l'histoire de l'Auguslalilé dans l'empire romain, par Félix Mourlot. Avec 2 cartes. 5 fr. 

109 Tile-Live. Elude et collation du ms. 5726 de la Bibliothèijue nat., par J. Dianu. 2 fr. 75 

110 Philippe de Mézières el la croisade du xiv'siècle, parN. Jorga. 18 fr. 

111 Les lapidaires indiens, par L. Finot. 10 fr. 

112 Chronique de Denvs de Tell-Mahré (4^ partie). Texte syriaque, avec traduction française, par 

J. B. Chabot. ' 25 fr. 

113 Études d'Archéologie orientale, par C. Clermont-Ganneau. Tome IL 25 fr. 

114 Élude grammaticale sur le grec du i\ouveau Testament comparé avec celui des Septante. 

Sujet, complément el attribut, par l'abbé J. Viteau. 12 fr. 

115 Recherches sur I emploi du génitif-accusatif en vieux slave, par A. Meillet. 6 fr. 
lie L'Alsace au xvii" siècle, par R. Reuss. Tome I". 18 fr. 

117 La religion védique, par \. Bergaigne. Tome IV. Index, par M. Bloomfield. 5 fr. 

118 Élude sur l'alliance delà France et de la Castille au xiv el au xv siècle, par G. Daumet. 6 fr. 

119 Études critiques sur les sources del hisl. carol. 1" partie, par G. Monod. 6 fr. 

120 L'Alsace au xvii' siècle, par R. Reuss. Tome IL 20 fr. 

121 Le livre de l'ascension de l'esprit sur la forme du ciel et de la terre, par G. Aboulfarag. publié 

par F. Nau. Texte syriaque et traduction française, 2 parties. 21 fr. 

122 Introduction à la chronologie du latin vulgaire. Étude de philologie historique, par G. MohI. 10 fr. 

123 Essai de dialectologie normande, parC. Guerlin de Guer, avec tableaux et 8 cartes. 10 fr. 

124 Annales de l'histoire de France à l'époque carolingienne. Charles le Simple, par A. Eckel. 5 fr. 

125 Élude sur le traité de Paris de 1259 entre Louis IX, roi de France, et Henri III, roi d .\ngle- 

terre, par M. Gavrilovitch. 5 fr. 

126 Morphologie du patois de Vinzelles, par A. Dauzat. 10 fr. 

127 Louis IV (I Outremer, par A. Lauer. 12 fr. 

128 Le dîwân de Tarafa Ii)n-al-'Abd-al-Bakrî, publié par M. Seligsohn. Texte arabe et traduction 

française. 16 fr. 

129 Histoire et religion des Nosairis, par R. Dussaud. 16 fr. 

130 Textes religieux assyriens et babyloniens, par F.Martin. 5 fr. 

131 Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?', par R. Poupardin. 15 fr. 

132 Notices bibliographiques sur les archives des églises et des monastères de l'époque caro- 
lingienne, par A. Giry, membre de ITnstitnt. 3 fr. 50 

134 Les marchands de l'eau. Hanse parisieime el compi'gnie française, par E. Picarda. 3 fr. 

Annuaire de l'École, années 1893 à 1901, contenant, outre les documents et rapports concer- 
nant l'École, des travaux originaux de MM. G. Boissier, M. Bréal, A. Carrière, L. Havet, F. 
Lot, G. Maspero, G. Monod, G. Paris, J. Roy, M. Thévenin, É. Tournicr. Prix de l'année. 2 fr. 



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PG Guerlin de Guer, Charles 
2937 Le parler populaire dans 
G3G8 la commune de Thaon (Galvados) 



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