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Full text of "Le royaume de Bourgogne (888-1038); étude sur les origines du royaume d'Arles"

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ROYAUME DE BOURGOGNE 



(888-1038; 



ÉTUDE SUR LES ORIGINES DU ROYAUME DARLES 



PAR 



RENE ^OUPARDIN 

IIOCTKVn ta LETTRES 



(AVKC L'N FAC-SIMILÉ) 




PAUIS 
LIBRAIRIE IIOXORH CHAMPION, ÉniTHUK 

."». gl Al MAl.AIJl' AIS 



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BIBLIOTHÈQUE 



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DE L'ECOLE 



DES HAUTES ÉTUDES 

ClBués sors LES AL'SPICeS 

\^\: .MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUHLIQUK 



SCIENCES HISTORIQUES ET PHILOLOGIQUES 



CENT SOIXAMTE-TROISIÊKE FASCICULE 

L£ ROYAUME DE BOURGOG.NE 

(888-1038) 

ÉTÏDE SIK LES ORIGINES DL" BDVALME d'aBLES 

PAR BENË POLPARDI> 

DOCTBlll ES LBTTRBS 



(AVEC UN FAC-SIMILÉ, 



PARIS 
LIBRAIRIE HONORÉ CHAMPION. ÉDITEUR 

Jî, IJUAI MALAMLAIS 

1907 

Tous droits n-sents. 



iG^OHl 



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A LA MKMOIHE DE MES MAITRES 
A. (;IHV Kï A. MOLIMEH 

.1 M0.\ MAiriΠET AMI. M. FHlilUSANI) LOT 



iN'niODLCïlON 



/Iiisloiro du Sud-K^t df In France, du \i' hu mv^ sièt-lo, 
et c<;IIi: de^ rnjipnris eiitrt* U Krancc tri ri'!iii|)irc durant la 
iiit^mi'péi-iodt'. «loiiL en partie l'IiÎKloii'e dcit conîH'qiiencL-ïi de 
1» ci^>ation du <> l'ovannne d'Arles «, el il » fallu U-ois 
siècles d'i^flbrLs aux rois Capélicn^ pour rentrer en poï^iics- 
sion de la loiiiinc bande de territoires que la volonté de 
Itodolfe 111 avilit fait pa^i^er entre Il*ï> mains de;- souverains 
{ri>nminiqueï>, aux Klals desquels rien ne semblait la ratta- 
cher. Mais ce rovaume d'Arles lui-même " ne constitue pas 
•I une unité, et leA nonibi'euAe^i papulalion«i qui v étaient 
«• disséminées n'étaient unies par aucun lien d'origine. 
■ par aucune tradition invétérée, par aucini intérêt écono- 
■i inique. C'est que le royaucne de liuurtroj^ne. tel iju'il se 
• présentait au début du w' siècle, résnilaîl non du lenl 
« travail de la nature et de l'histoire, mais d'une combi- 
B naiiton arlifu-ielle de la politique ".'Sesori}|^nes, en eirel. 
sont doubles, et remontent à la fin du n;'" siècle, au royaume 
de Provence, fondé ou plutôt i-cconstïlué par Uoi«on en HT'J. 
itu ruvauine de Itour^oj^ne, créé en 888 par Hodolfe I". 
J'ai itnté il y n quelques années de faire dans ses j-randes 
ligneA l'histoire du premier de ceu.x-ci. Le présent volume 
est consacré ft celle du second, et à celle du royaume qui se 
forma, ver» 1133, de l'union sou* un même sceptre de ces 
deux Klats originairement distincts, jusqu'au jour où Ici" 
territoire» qui détendent de la Saône et de l'Aar h la 
Méditerranée et du Ithùne au^ Alpes ste trouvèrent sou- 



I. Paul foenivraq. /> royaume •i'.XrUt et île Vttane, p. vu. 



ITTMUEHiCTIil^ 



mis ft l'autoriU' impériale, tipri-s la iiiorl dt- Hodnlfc 111. 
J'ai uni devoir pou!*ser mon étiuit* jnsfju'à raniiût- 1038, 
puisque, dans tes années qui précèdent, la souveraineté du 
royaume de Bourgogne reale indécise enlre le prélciidanl 
champenois, le comte Kudes II, et le prétendant allemaud. 
l'empereur Conrad II. C'est seulement l'assemblée de Soleure 
qui marque Ictriomphc définitifdc ce dernier. elTannexion, 
pour une période t\c plusiinn-ii âiëclcâ. d'un quart de l'an- 
neiine Gaule fi t'I^rapire germanique. 



Il est |K;ut-êlre, du rcnlr, un peu ambitieux de parler de 
riiiAluii-c du l'uyanme de Hourgogue. 11 vaudrait mieux 
|H)rler <l'étude& ^wv les faits connais de cette histoire. La 
plupart de» quci^lionii que noua seiions tentés de nous 
poser à ce »ujel i-estcnt sans i"éponse faute de documeiibt, cl 
tout travail de ce ^eni*e ne conduira qu'û des résultats frag- 
mentaires, en raison du déplorable état des sources '. 

De sources particulières pour riiistoirc du royaume de 
Bourgogne, à vrai dire il n'y en a point. Ij production litté- 
raire esl il peu près nulle dans les pays qui forment ce 
rnytiume. et cette indigence est particulièrenicnl sensible 
au poini de vue historiogi-aphique. C'est ù peine s'il y a 
lieu de mentionner quelques vies de sainte, en général de 
bien faible iiilérét historique, des Miracles de ^aint ^Va^ 
deberl, attribués à Adson de Montiérender"-. des \'ies de 
saint Diey (Defcoius) de Lure, de saint Thibaut, arche- 
vêque de Vienne', de saint Bernard de Mcuthon. de saint 

1. Toud c«» lexles ont été Irè* afannilammccil étudiés en Allemagne 
et en Kniiice. tl i>>L donc inulilf de donner autre chose qu'utie énu- 
mémlion eonimaire des |>rinci|viiuic d'cntr* tus. 

2. Celle iitlribnlîon e?t faite pui' IIuij>kii ]ûi(;iiii. .l/u'i. Cerm.. SS., 
l. W*. (>. II7U. pur WATTtTiflACM. Quellrtihuiule ifer JeulKhen 
Gtschirhte, t. 1. p. 122 ; elle e«t combutlue yar A. MuLiitiigi, Soareet 
de Phittw'rc Je Franw. fii«-. II, p. 301. n" IfitT). 

3. t^t encore des lragnmn\a de celle-ci ont-ÎU »«uls éli conservas 
par un leclionimire. 



INTBOCICTION 



XI 



1i>Arn de Marseille, de fainl Martien et de saini Ktiennc 
d'Apt. Plus |) récit- iist\t sont les notices qu'au dt'-lml du 
xiir^ièclcConoiid'KslHvayet-. prévôt de l'églige de Laii^nnc, 
recueillit dans sa Chronique des évoques de cette ville. 
La Chroni{|ue de Saint-Claude t-sl une sorle de cata- 
logue abbalial développé, qui fouruit des d:iles et des 
non? empruntés à des pièces d'archives, mais peut à 
peine être coiii'idërée comme un texte narratif. En somme, 
pour la Krauclie-Comlc. le Lyonnais, le \'iennois. la Pro- 
vence, c'est le nc-anl, ou à peu pi*ê*. La Hourgoyne fran- 
çaisecepondant. avccCluny.avec Dijon, avec Sens, constitue 
un centi-e hîi^loriographique. Mais se» clirnniqueur!i, comme 
Kaoul Glaber. coninie Icit Irio^'raphes des premiers abbés de 
Cluny ne mentionnent que rarement les événements dont la 
Roui^ogne Itodollienneou lu Provence étaient le théâtre, et 
((culement dans la me»iire où ces événements intéressent les 
perHonnages de la i-épun dans laquelle ils écrivent. A for- 
tiori en est-i! de même des autres annalistes de la France 
occtdeiitaii', on FKnloard seul a l'occasion de parler parfoiEi 
de la « Gaule Ci^^lpine '•. à propos des rares relation» de 
Kaoul et de Lowi* IV avec c* dernier pays. Pc mémo. 
l'ItAlien Liutprand fouriiiL des renseif^nemenls utile» sur les 
expéditions de Hodolle II au delà de.^ Alpes. Il t^sl superflu 
d'énumérer ceux des historiens français, comme Adéninrde 
Chabaniies. diini^ lu texte desquels se rencontre parfois une 
mention isolée relative au ri>yaume de l^urgogne. C'est 
qu'en réalilé t'iiistuirc de ce dernier n'est pas connexe à 
celle de la Krance, mais à celle de la (lermanie. 

C'est donc dans les textes narratifs composés en (ternia- 
nicqu'd faut chercherles rares indications relatives h cequo 
nouïi connaissons de rhisloirc politique <lii royaume de Bour- 
gogne. A rc pt>iuL de vue, les rapports des pi-enïicrs Itodol- 
fienHavecr.-Vleniaunieoulallirésureux l'atlenlion des histo- 
riographes de Saint-Gall, et c'est sans doute ce qui explique 
les i-ciisci^nemenls que roiirtiissenl. au suJl'L des affaires de 
Ikiiirgogne, ïe^ Ann-ilen S-inr/^llensex t^i les textes qui s'y 



XII 



IKTHODUCTIOX 



raltachenl, comme le» Annales EinsidUnsesy les Casiis .tancti 
Gain d'Ekkohard, cl mOmc la chronique d'Hermaiin de 
Reicheiiau. qui a, comme Ton «ait. iiLilittô pour Ica k' et 
XI' siècles des It'Xles hisloriqurts provenant de Saint-Gatl. 
Pour la période postérieure, les niariages de princes souabcn 
avec les lilles de Conrad le Pacifique, les rapports des 
souverains bourguignonsavec ceux de Germanie, expliquenl 
que les annalistes de ces derniers aient eu à s'occuper de 
Conrad i-X de Aon successeur, cl qu'ils icc ooient. dan? une 
certaine mesure, intéressé» aux «'rvéncments de lîourj^ogne. 
C'est le cas par exemple pour Thietmar de Meri^ehourg, 
qui se trouvai! être par sa mère le cousin issu de germain 
d'une princesse d'origine rodolfienne. l'impératrice (îisèle'. 
De même le bioj»raphe de Conrad II. Wipon. manifeste à- 
l'endroit des alTaires de Bourgogne un intérêt si parti- 
culier (ju'on il pu le supposer né dans le ro}'nume de 
Itodolfe III. ou tout an moinit tians la partie de l'Aleinan- 
nie la ])lu.'< voisine de ce royaume. 



Mais de ces constata lions il résulte qu'il sei'aîl à peu 
près iuipo.<sil)le de rédiger de riiisluire des n)is de lîour- 
gogne, un récit suivi, encore moins des jlnn.-r/e« analogues 
k d'autres volumes de la collection entreprise sons la 
direction d'A.Cirv. même après avoir rejeté en appendice 
l'examen de certaines questions diplonialiques, généalogi- 
ques ou juridiques. On ne peut demanriei-aux clirotiiqueui*» 
français ou germaniques que des indications relatives aux 
ëvénenients qui rentrent dans le cadre de leur récit, c'est- 
à-dire aux circonstances dans lesquelles les rois de lîonr- 



I. Cf. rintrnductîon (te F. Kune en l£t« de non édîtioti de ta 
Clironiquc de Tliictinar. dacs le» Sfonumenta Germtniae m aaam 
Mfhoitram. Ce $onL hiissi ce<i alliance!; qui expliquent la pn^ence, 
(l»ii« l'ubiluairi; dtt Merscbourg, <le divemca mciiLJoa» rotative* h des 
personuufjps de ta famille royale de Bourgogne. 



iîcrHomTTru,t 



XII 



gogne i<e i^ont troiivC-s en rapports avec k-iirs voisins do 
rOïicst et surLoiil de l'I'Iftt. ("est à peu près L'xcln#ivcmuiiL 
à celle w-'i'ii.* de faiU (in'est coiisacrt-u 1» premî!.>rv parlie du 
pivseiit Iniviiil. Ce|>eiidnnl, en delioi-s des soiiverains. il y 
a en en Itonr^ogne une féodalilé ]nÏ4pie et ecclësiaf^liquc 
puiâ<)aiile, S'i puitii^unle qu'elle a rL'duiL ii peu prè^ à l'icn 
l'autorité royale. Il imporlail de clierclier à dégager des 
Iczles. et Rurlout des textes diplomatiques, les principauN- 
ren^cigneinfiiU ï^iistfplitdi'^ de nionti'cr comment eelle 
réudulitt: a pu se développer. Il serait à »touliniler ipif tlvi^ 
monographies s'êlcndant sur une période plus longue 
fusfienL consacrées ù cliacnucde^ pHncipales uniléâ fvodnles 
dont se composait le rï>yaiime de liourgogne. Des travaux 
de ce genre pennetlraient de préciser bien des point*. Il y 
avait lieu néaiimoinn) de dotmer un aperçu d'enseuibiepoiir 
la |>ériode comprime enti-e le milieu du x^ tiiècle et le milieu 
du XI'', en dépit du earaetère néeessairemcnl un peu arifle 
d'une telle élude, pour laquelle lef^ texte» narratiTs. qui 
seuls iK>urrHienl apporter dans lexposé quelques détails 
vivant», quelques faits caractérisliii4pies, Tnnt complètement 
défaut. Au point de vue de l'histoii-e générale, le principal 
intérêt de Diisloiredu royaume de Itourgogne, c'est qu'elle 
détermine celle du royaume d'Arles. :i la fois parce que, 
lentement, les roift de Germante savent préparer l'annexion 
a leurs KlaU de ceux dcj* Kodolficns. cl parce que c'est 
avec la féadalité lelle qu'elle sélait consliluée avant 1038 
qu'auront à compter les empereurs de In maison de Kran- 
conie. Il y a donc lieu de l'étudier sous ce double aspecl. 
Un mol encore, sur la graphie des noms propres. Il est 
très difficile d'adopter un système et de s'y conformer avec 
toute la rigueur qu'il comporte. J'ai, en principe, ramené 
à la forme - fran(,-aise » les noms de personnages bourgui- 
gnons de langue romane, au lieu de cons(>rver la forme 
locale, qui d'ailleurs, entre Besançon et Marseille, a pu 
varier considérablement pour un même vocable. C'esl 
ainsi que je transcris par ■■ Bouchard •> le nom latinisé en 



XIV 



ISTÎtOMlcno.*» 



Barcardiis t\oe porlenl divcra nrchev£<{ucs de hyon, bien 
qui* » Itrochard » «ail la fonitu lyonnaîine corr^^ipondunU;, 
et que j'appelle '- Liclaud » un comte de Besançon, 
Leotaldus. Www rpic ïi<-:« liunionjmeii du Viennoitt ou de la 
Proveiico soient devenus des « LieLaud «. Cependant j'ai 
dû reculer devant le nom de •• Houx i>. Hodutfua. voiro 
raénicde « Itaoul », et coneien'erla forme isemi-gerninniquii 
'I Uodolfe » consaci'^e par l'usage, mais !4iin!^ y niuinlenir 
le IMI. dû k la fantaisie de wribes lotLriSs et d'une époque 
ralativemenl récente'. 

Je liens eu Leiinînunl à ivuierciei* tous ceux qui, dans la 
rédaclioii du présent ti-uvail, ont bien voulu m'assisler 
de leurct conseil» ou de leui-s encouragement:* : M. II. 
d'Arbois de Jubainvïtle. qui en ine conlianl la publi- 
cation des actes des souverains bourguignons, m'a mis à 
même de mieux connaiire les sources diplomatiques de leur 
liisloiic. MM. I*. Koiirnicr et A, Ivitngniui, M. C. PlUtcr, qui 
m'a signale plusieurs corrections utiles à iipporler it mon 
travail, et surtout M. Ferdinand Lot. aux observations 
duquel ce volume devra sans doute beaucoup, el 
qui H bien voulu remplir pendant l'impression le râle 
pénible de eommissairu responsable, t^îu'il permette au plus 
ancien de ses élèves de joindre son nom à celui de» 
maîtres rt^rettés sous la direction destpicls In pri^sente 
élude avait été jadis enlrepriso'. 



t, Pour lc« pcrvaiiniij;*-*: ^eniinciuiucs. J'emploie lu Turme ullemanile 
du iium (Huiviturdt. Puppo), quand clic it'a p«K uu i-orTcs|x)ndaiit frnn- 
çaU Lrèif couniiit, et L-onsaiTt^ [liir l'u^u^'i; |iour dv? pririci.*» piirvxvmpk', 
univL-rsvItcnietil o>[niti!>. lilnllii. dati» ccrlaïii» eu». surLuul pour ce i|ui 
coni-cniu l'IUlie, j uî ilii tna contenter Je dcvii)<]ucr ta foi'mu Inlioeou 
inèuie de Iraïuicnre celle-ci. 

2. Mon confrère cL amJ.M. Mârtiii-<Ihiibol,a bien voulu r«Urcégalo- 
nient une ;;rnnije parlie des épreuveti de ce volume : je lui en exprime 
ici loule mu rcconnuîissance. 



BIBLIOGRAPHIE 



SOURCES NARRATIVES 



AoALBKRox, évéque de Laon, Rylhmus satiricus, éd. Iliickel dans la 

liibliolkèque de la Faculté des lettres de Paris, fasc. XIII, p. 82- 

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AuALRERT DB Bamberg, Vita Heitirici II, éd. Waitz {Mon. Germ., SS., 

t. IV, p. 792-811). 
AuKUAR DE CiiABANNES, Chronique, éd. Chavannu, Paris. 1897, iii-8, 

[Collection de textes pour Célude et f enseignement de Chistoire, 

fasc. 20). 
Adson, Miracula s. \Vatdeherli,éà. Holder-Eg[;er i.l/on. Germ., SS." 

l. XV. p. I171-I17fi), cl daos Migiie, Pair, lai., t. CXXXVII, 

p. 687-700. 
.\U'BKT. De diversilate temporum librill, éd.Pert/ {MunAierm.,SS., 

l. IV, p. 700-723). 
.\.HDRé Dam>ulo, Chronicon Venelum idaiis Mlkatori, SS. lier, ilalicar- 

um, t. XII, p. I3-fl6|. 
.\nnalcs Admunlenses, éd. Watteiibacli {Mon. Germ., SS., t. IX, 

p. 569-579). 
Annales Alemannici, éd. Pertz{.l/on. Germ., SS., l. I, p. 22-60j. 
Annales Anglo-Saxonici, éd. R. Paiili {Mon. Germ., SS., t. XIII, 

p. 103-120). 
Annales Argentinenses, éd. Jaffé {Mon. Germ., SS., l. XVII, p. 87- 

90,. 
Annales Augienses, éd. Perlz [Mon. Germ., SS., l, I, p. 67-69^, 
Annales Aagaslani, éd. Perlz {Mon. Germ., SS.. l. 1(1, p. I:!3-i;ï6). 
Annales Auilriae. Auclarium Garslense, éd. W'iiUenbach [}fon. 

Germ., SS., t. IX, p. 561-569). 
Annales Beneventani, éd. Perlz {Mon. Germ., SS., t. III, p 173-185). 
Annales Rerliniani, éd. Wailz. ilarioi're, 188,3, iii-8" Mon. Germ. 
in usum scholaramj. 



XVI 



MRLIOGflAPilIR 



Annales capi(ati f>a/v>i'jVrMt(, ikl. P«rlbach dans le AVuci Arehii\ 

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:i3i). 

HnrM/M Einnàlen»e». t'tl. l'ci-tx (ifnn. fU-rm., SS., 1, III. p. 1-15- 

1-19). 
.•Innfl/ea /'V'ir/jicenjM, éd. Pcrli (,!/««. Germ.. SS,. l. M, p. ij4-:ijj). 
/IfinAJes Fulticnaet, éd. Kurxc. Hanovre, lîilïl, in-8" {Afon. (icrm. m 

nitum »chfitarumj. 
Aututlen l/Htletheîtnen»ei. éd. Pcrtr {.Won. (îerm.. SS.. I. (II. p. A'2~ 

/»). 
^liin.ifeA Jjiuit.yeenMeit, pun; III. éd. PeHx. (}fo». Germ.. SS., I. 1, 

p. .'i2-,Vi,. 
Annùlen /.tiaxannensn, éd. Gin^ins IMém. et doc. ram.. l. \'l. p. Ti- 

lOi, (Tt ôd. G. \V«il« i.Von. r;(rrm.. .SX. I. XXIV, p. ■■ÎK-«8I|. 
^«Ha/cs Magdehorijenies, éd. PerU |.Voh. Germ., SS.. l. XV|. 

p. 107-IOfi). 
AniinU'it uefrutitgU'i Faldenrex, éd. G. Wailjt {Mon. Germ., SS., 

i. \IM. p, H>j-2i.'j;i. 
/IrtH/i/c^ (tttcnhnrani, éd. l'crU. [Mon. Germ., SS., l. V, p. 1-9). 
/1(iria/(r» {JnettUm/ioryenteg, éd. Péris (*Wnn, Germ., SS., I. 111. 

p. 22-90). 
Annales Sancti /îem'ffni t)ivîonen»iii, éd. WaiU (Mon. Germ., .%'.. 

I. V, p. ri-:)i)). 

Annale» S. Colambae Seiioneniig, éd. Pei-tx (il/ou. Germ., 55., 1. I. 

p, 102-IOy;. 
Annnlen S. Meilardi Stietttnnenais, éd. Waili {Stor(. Germ., SS., 

t. XXVI. p. .-ïiH-s-ii) 

Aannlet s. }feijinr,iiii, C-il. ["crir. {Mnn. Germ., SS., i. III, p. I38|. 
AnnalesS.Quinlini. éd. Péris Mon. Germ., SS., l, XVI. p..'>07-r>OS:. 
Anii.iifx S. fiiiilharli SaUnItartjenais, éd. Wattcnbach (lUon. Germ., 

SS.. t. I\. p. 7:iK-HlSi. 
Annnte* S. Vt'neenlii .\feUcn*ii>, éd. Périt- {.Mon . Gertn.,SS,, I. HI, 

p. 150-IWIl- 
Annalea StingnUenses majores, éd, lld. ab ArxM/on, Oerm.,SS.. l. I, 

p. 72-85). 
Annmles StAdengea, é*l. Lappenbor^; {Aton. Germ.. SS., l. XVI, 

p. âa.T-37«). 

Annjthit X'^dantini, .h1. IVrtx lil/on. Germ.. .S.y., I. 11. p. IOr».30P). 
.■|ji'Mi'(!K \'iW«fi*'iM**. éd Wait/ [Mon. Germ.. SS,, t. IV. p. 7-8;, 
j4n<i.v/i.'.i Xtvifillcntes, éd. .-\WI ;,V«(i. Germ., SS., I. X. p. ^-64|. 
.-l«iia/(j/.t.Sjix<>, éd. Wflil/ (J/on, Germ., .S.S., t. V|, p, M3-777). 
Ansti-r, Geiùi acJtivftincupnram MetlioUnvnsiam, éd. Wallenbacli 
{Mon. Gtrm., SS.. I. VIM, p. IvAl). 



rniuocRAniit: 



XVII 



it t>K Titi>i*^Ft><irAr\r», Cfininù'nn, éd. Schetter-Haichonl {Mon. 

Germ..SS.. I. XXIII. p, fi'^-Oirit'. 
B«>(tit in' M(WT-îv>»ACTi, Chrtmicoit. éd. Perli {ifott. Gérai., SS., 

t. m. p. (i9.V-|'A 
Bsno d\Alii«. Lib^r nil //etiin'vum tV, éd. Perlz [Mon. Gernt.t SS., 

t, XI, p. WI-fiMl). 
Boxuo, Liber ad AinU-am. ttl. IWinmler I.V»». (îerm., in-4', Uftelit 

délite. L I, p. 57l-fi20|. 
CArnftiVa n-yia ('.utonieiuit, éA. Wait/, Hanovre, ISWI, în-^" (.tfon. 

Germ. in u»um xrhitlanim}. 
Chntaicon fteUw y'otarii.éii. M.F]uriaiiu»l//iWnri'.i«//ufiyar. fonte*. 

I.II, p. M). 
CAroHiron Betaense. roy. Chntnitjae de Saint- /tfatif ne ilr Ùijon. 
Chmnican f'plernAcense hretx. éd. I lo1ilcr>E^er [Mon. Gertn., SS-t 

l. XV. p. I*:t5-I30" . 
Ckronicon ^foiuiAcet^se, éd. PerU[Moa. Germ,. SS., L I, p. iHÎ- 

313^. 
Chrcnicun ,\M-alit.'îen»e. éd. Cipallê {.VonvmtnU .\ofaliciensi» tttva- 

liora. l. IIV 
Chraaicon pietam Vindobuneme, éd. Florianua [Hist. Hangnr. 

fonte». SS.. \. II. p. Ii»n-215|. 
Chronicon S. .Sfichaelii Virdaneiuis . it\. Waitz [Mon. Germ., SS., 

t. IV. p. IS-fiô). 
Ctuvaic'in'Saeeiiram univertale, éd. Vcr\z {.Von. Germ., SS., t. V, 

p. 67-133). el fra^munl îi la *uHe dv Wipon, duis les .Von. Ger- 

maniae in aatxm scholarum. 
Chroni<'"n .\emaagensf, éd. Pcrlf ,.Ui>n. Germ., SS.. l. III, p. 219). 
Chrvnieon Vizeliac^nae. vd. Labln^ ilUbtiotJieca novi msa., l. t, 

p. 39U-fi)8 . 
Chreini(fue de t'abl>Jtt/e de .^iaint-lUnigne de Dijon suivie de la Chro- 

niifue de Sainl-Pierrf de lièze, éd. Ekiug^aud el Gantier. Dijon, 

1876, ia-H' {Anahrta Ifirinnemn. faw. l'r. 
Claucs. Cfironieon S. Petrt Vivi Senonentit. éd. Uuni [BiLl, 

kistor. de CYonne, \. II. p. 4âl-5501. 
CcHnrrAnn^. Vita Adalbemni.^ If episcopî Metleniia, éd. PerUt (.Von. 

Germ., SS.. t. IV. p. 65y-6:'J;. 
CcuwTAJiTts PoiravBnoéxjkTX, De Mdtninisfranito imperio, éd. Rekker, 

Booo. iMn. \n-Ho K'orput »criptorum Ai'jI. ftyznniinae). 
KuMii^Km-^ IV, Casa* ianclî Gitli, éd. Ild. ab Arx (.tfofi. Germ., SS., 

U II. p. 74-H7). 
EftwcnAiiDn L'RAWatENHL^, Cfirom'con uniitftitle. éd. Waiti {Moa. 

Germ.. 55. 1. VI. p. l7-35). 
F*ico^. CArtj«tro/i Trenorchtente, éd. Poupardîn (dans }/onament* 

de l'hijiioin' de* .-tbhayc* de Snint-I'ht\ihrrt. p. 71-106). 



H. PucrANtiiA. — Lf rvytamw lic Biturgoj/n< 



XVIIt 



RllltJUUlAPlIIK 



Fu>iK>,\Hii. Annaleii.éd. Ijiiier. P»ri«. IQfW. în-8^ (CMltection de texte» 
pour l'élude el lens^iijncment dtr ihistfiire, fasc. 31»). 

— fliftoria Hemettfit evriefiae, éd. 1-ejeune. Ileims. I8JI. 2 vol. 
in-K", cl ôd. Ilellor el WuiU {Jéon. Germ., SS., l. XIII. p. 409- 
599). 

KoLCLiv. lipxla ahlialam Labiensium, éd. PorU {Sfoa, CîerM., ^., 

l. IV. p.5-i-74}. 
FfcioÉflAïaii, Chroniffut, «I. K. Knisch (J/on. Germ.. iD-4", SS., Jttr. 

mtrov. l. II. p. ISIIW). 
(ienenlogiae Artreforiim, éd. WiiîU {Mon, Gerrn., SS.. l. XIII. 

p. 2(^*iW). 
GKnBKHT. lMlre»,éd. J. Ilnvet. ParU. 1880. ifi'tli*J^Cotlecfi'tin iIp textes 

pour t'élude de renseignement de Chialoire, fiisc. '2j. 
Getia archiepUco/niram Matfdehuri]«n»iom, ««l. Schum (J/on. Germ., 

SS., I. XIV. p. ;ï74-i«;i. 

Gettit cpiscofiorum Aalùsiodorcnjitutn, t'-tl. Duru (tlaii-t ItHttîoihèifne 
hitt. de n'unn*, l. I, p. SUV-TiOUl. el dans llht. de Fr., i. XI, 
p. Iia-llj. 

Geiita epitoiporum Gnmeracenainm, éd. Bctliniai)it {Mon. Germ., 

SS.. t. VI, p. ay.v:i2j). 

Getta cpitcoporam l^utnnaenaium, éd. Wniiz (i/on. Germ., SS.. 

l. XXIV. p. TM-SIO). 
Getta epitcoporom Virdtinentium, éd. W«iU [.Von. Germ., SS., 

t. IV. p. SM.Vi. 
Getta iierengarii imperatarif, éd. DDnimIer, Halle, 1871. ïn-S». 
GobfiFiiot bB ViienKc, Panthéon, éd. VVaitz (.Ifim. Germ., SS., t. XXII, 

p. 1(17-3(17). 
GH^-tioitir. DF. ToL'Hii, llûitoria Franrorum, éd. H. Omonl et 0. Collon. 

Pari», IHK7 et l8iM ; 2 vol. in-8» [Coll. de texte» pnur l'élude el 

l'enseignement de l'hisioire, fasc. 3 et 16). 

— Vilae patrum. éd. Knisoh, Mim. Germ.. in-4", SS. lier. Merw.. 
l. I. p. tJfil-77i). 

Gl-Dl^, Planclu» de morle ConâLinlti l.nrovientis {Hitl. de Fr,, 

t. X, p. 3iï5-3i6). 
Gcin.,*i.i»ip. i>E JiniftoBs, Chronitfae 'JJitt. de Fr.. t. X. p. 184-192, «l 

l. XI. p. 34-:)î*). 
Gi;iij.ai;mh cf. .MAiJiiuinniv. Getta regam Anglorum. éd. Slubbs. 

Undres. 1887-I8W, 2 vol. in-8". 
llARitLr. Chronique de tahfmife de Sainl-ftii/uier, éd. F. 1.^1, Paris, 

I81H, iii-fi» [Colleclion de tej-tet poar l'étude et l'enseignement de 

l'histoire. ra«c. 17), 
H>:iiu«^iN nr. Wr.ictnwv, Chronicnn, M. P(!rti(.Von. Germ., SS.. l. V, 

p. 0"-13y]i. el rra^'ment k \a suilcitc Wipon dBas le» Mon. Germ. in 

tixum schntaram. 
t\ixv.Ta\m. Opéra itmnia, dtm Mi^iiic, Pntr. tat.. I. CXXV et CXXVI. 



niHUUUtlAI'IIIK 



XIX 



Hî'Utrûi monasterii Marrktelaneruia, éd. WaiU {Mon. Germ., SS-, 

i XXIV. p. m-2-tw:\ . 

//ùfnna S. Arauifi Metlensis, éd. WaiU (iWoH. Germ., SS., I. XXIV, 

p. 5ÎT-M5:. 
Jittlarut Welforam, «d. Wciland \Mon. Germ., SS., l. XXI, p. 158- 

4711. 
IIkotswitii», (ietlit Oitonix, éd. PerU i.;Won. Uerm., SS., t. IV, p. 217- 

33âi. 
— Acla tanili Pelagii (AA. SS. Hnlt., tJtt jun. V. p. -200.21*2). 
lluii'Ui M. Fiavuiw, C.hrumcon Vinluiieiue. é<l. Perlz [Mon. Uerm., 

SS.. t. VIII. p.-iSS-SO-i). 
J»T>:xu>(«, Vita S. Otlitonis, éd. Mabilloo iAA. SS. lien., uec. Vt *, 

p. 679-7101. 
tio> t'iJsTiB. Chrùn. Citvînente, éd. Wattenbach {.Mon, Germ., SS., 

l. VII. p. MI^Hlli. 
Lil-t^raXo. tiptr». éd. IXimmlcr. llnnnvrc. 1877, in-H" [Mon. Germ., 

tn aiam tdii'hram). 
Lvn;» Pii(>to»i*\TXRics, .'XnnxleM, éd. Perti ^^on. Ovrm., SS., I. V, 

p. 5^63). 
Miraeuta S. .\pollinarii, éd. Chevalier {Dathtin é'hît(/>ire fcelei. 

du tiiocètede V.tlence, t. XV ( l»y.> suppl. , p. 3H-4()';. 
Miraciila S. GorgonU, ùd. Perte {Mon. Germ,, SS.. i. IV, 

p. -^38-317). 
MirncaU S. Verenae, ùA. VVailx [Man. Germ.. SS., 1. IV, p. 4â7, 

Miracalé s. WuldhartfU^ éd. Holder-i:gger {Mon. Germ., SS., 

i. XV. p. s:i}t-:i3.'>). 

N,«tr.o». ViU Maioti{.\A. .SS. /Ml.. Il mai. II. p. (VMi-fiflSK 
yittrfthijt de l'êifliK etihéJrale de LAUtnnnc, publié par l'ahbc 

J, (irémaud Mèm. et doc. rom.. t. XS'III, p. IW-S^fii. 
yécrtittigea de t'égltae cathédrale de Stnn et de l'égli»* /taroissiaU 

Jt Grange», tuivi* de cJitwIet ièdunniâe$ et d'an calaiuguc des 

ér^uea de Sinn. par le même [îhid.. p. '247-S2i]. 
StrrttUitjiam T-tli-erïense. éd. M, Hrcfisiau. dune le .Wties Archir, 

I.Xt. p. HW-103. 
NtniAiiii, tfUloriae, éd. PerU. Hanovre. I87U. in-8" (Mon. Germ.^ 

iH uMum tckoUram). 
Xalac .Mt^licne. id. VVaiU i.lf.n. Germ., SS.. t. XIII. p. 16). 
Obilaarium Laydaitensis ecciesîae, éd. M.-C. Guigue. l,)'on, IS67. 

ifi-4-. 
OwiUk<<. CAroniVofi, dans Dura {Btbi.hutar.de tYonne.X. 11. p. 391- 

4112. 
Udiu<i«. Epilaphiam Adalkeldae, id. PorU|.Vo«. Germ., SS., I. IV, 

p. (KWVtUHi. 
— Vtla Maiuti {AA. SS. ftoU.. Il maill, p.6»4-<iyOj. 



TRAPlIlt; 



Ortow BB FuEisi-^GEN, CAri»<ir«>H, éd. Wilmans, Hanovre, fgft7, il 
(Mon. (ierm. iausam ichaUram). 

— lîesta Friderici I imptratoria^ éd. Wailz, Hanovre, 1884, in-*i* 
(J/b/i. Germ. in otam tc/tolarum',. 

pAtx DiAcnii. Ifialnria Ijnujohardnram, éd. Belhmftnn el Wailz 
{Mnn. Oerm., in-4", SS. fier. iMugoh., p. IS-IST^. 

lÏAocL Glasbh, Let cinq tiens de >et hïtltiint, éd. Hrou- Paris. 1886, 
in-S* {ColUciion de lexles poar l'étude et tenteignement de 
Vhitloirc, fasc. 1). 

— Vita S. WiUelmi abbatit S. Benigni (dans Migae, Piitr. iaf., 
l. CXLir.col. flfi7-720J. 

}MciKo^,Chmnicfm,éA. Kiirxe. Hanovre, I8M), tn-R* (j1/un. (ïenn., in 

asam Sehvhram). 
Rii^HER. //M/oriatf, éd. Waiu. Hanovre, IK77, in-S" (il/o/i. (ierm., in 

asum schalarum). 
SiGHuenr as {jwnvAtvx, Chronogruphia, èà, Sethmanu (Mon. Germ., 

SS.. t. VI, p. aoo-53j). 
Simon ue Kbza, (^firoaicon Hangaricum, bd. Florianits [Uitt. Ilungttr. 

fonlet. l. II. p. M-ySl. 
Stels. V'iVa .Vjii'od' (.l.-l. SS. lioll., 1 1 mai II. p. 66»-684). 
Tiiascmar, ViVfl S. Iternuutrdi, éd. Portï. wWoit. (ierm,, SS., i. IV, 

p. 7J7-78li). 
TiiiLTHAH nE MEBSEnnuKr., Chronicon^ éd. Kuru. Hanovre, IBfllJ, in-S' 

(J/nn. Gcrm,, in usam acfiolnrum), 
Tranalatio S. Baaoti {Mhbiiloïi, AA. SS. Ben., saec. IV», p. 137- 

142). 
Translatio S. Johannia Beomenais [AA. SS. Boll., i8 jaii. Il, 

p. aea-wWï). 

Trmalalio a.inctt TaariniiAA. SS. Boll., Il Aup. H, p- tHC^.fi50). 

Vil» S. Berniifanli, voy. Thuncniar. 

VilA S. Bnhonis {.iA. .SS. /lait., 22in.ii V, p. 185-188). 

Vit» ttarchziTdi Wormatieniis episcopi, éd. WaiU {i/on. (ierm.., 

SS.. l. IV. p. 820-846). 
VttM Cûlumbani, éd. Krusch [Mnn. (ierm., in-4", SS, Rer. MeJW)., 

1. IV, p. I-1.V2). 
Vita S. Deicali Lulrcati» l'Mabillon, AA. SS. Sen., saec. M, 

p. 102-116). 
Vtta S. Gerardi Brontenaia, &d. Heinemann {.Von. Germ., SS., 

t. XV.p.ttS5^i73;. 
Vita Jokannis Gorzieuis, id. Pcrix (Aîon. Germ., SS., t. lV,j 

p. ;i37.377). 
Vita S. Maioii, voy. Nalqod, Opiwk, Stiiim. 
Vita S. Martiani ApUnsit (Mabillon, A.4. SS. Ben., »a«c. V, 

p. iK»»j. 
Vita S. Odilonii, \oy. Jotsaldlk. 



mniJOGiiAi 

VHm pnirnm Jttrtntiiim, éd. Kruecli 'Mon. derm., in-4*, SS. 

Her. mertir., I. Ul. p. iSMiîOi, 
ViU Pupponia Stabalenai'a ahbatU, id. Waltcnbach i^Mon. Germ., 

SS., l. XI. p. d<t3-3l6,i. 
Vifm Reginttnli epitcopî LtoJteittis, éd. Arnill (.Von. Cerm,. SS., 

t. X.\. p. 5-I-678J. 
IVtA ^. t'dalriri Augattani tpUeùpi, éA. Wnitx {Mon, Oerm., 

SS., I. IV. p. 381-125). 
Tito S. Wiboradae, éd. Pcri* (Jfon. Cci-m., SS,, t. IV. p. 452- 

i.*!? estratU). 
Vite S. Wi//e/mi', vov. Riioul Tri-^sHn. 
Vit* S. Yt^rni abbalît S. Victorù MatitiMe (Mabîllon, AA, 

SS. Hen., saec. VI', p. 609-620). 
WnsRT. ViU Leonit IX (dans Migne, Pàtr. Ut., t. CXLIII, p. 4&V 

510). 
WiDL'Kin», Jtes çfetUe Saxoaieae, 6A. WaiU. Hanovre, I8HI, io-H* 

(Jfnn. Germ. in atum ackotarom). 
WtroM. CmM C/iaonraJi 11, cd. Ui-esalau. Hanovre, 1S78, 10-8" {Mon, 

Germ. ta utam scholaram). 



Il 

RECL'KIl «1 DHÏKXTES ANN.ALl-STIQChS ET DIPl^ONtATIQUES'. 

AiTHCiAKolt..), Codex Jiplnm.-iticas Cremonae (7l5-l!134\Tupin, I8λ(V 

1889, 2 vol. iii-l- ,Mon. llitt. Pulriae. 'l* sir., l. XXI-XXII 1. 
iBtvBM (H.). Vrkandtnhach sar Getchiehte d«r mitlelrheinischen 

Territorien. T. I, Coblence, 1860, in-«*. 
IhjKiicii J,-pr.), ftegettJtchroitoloifico-iiiplomMticA Karoîoram. Franc* 

fori, I.S33. in-l». 
— Nouvelle édilion par H. .Mûhlbachrr : Die Regesten de* Knistr- 

reirh» unter iJen Karniingern. Inn-tbnick, 1889. îii-4**. 
BoitCA {Joaniic^ai. Fl'^niicenais telas hihUolhecn. Lyon, 1605. hi-B*. 
Htùtn'icw. T^hle chronoliiiji(/ue tiet JipWimft... relatifs À Vfitiloirt 

deFr*rtce.T. I. Paris, 176!). in-fol. 
Bu^nAt (II.), Diphmntn centam in osant scholaram diptomatîc*- 

rtim. lïerliu. 1872, in-«*. 

i. Je ■'■! pu cru devoir birc mirer dai» c«lle hibllaicrapfcie wrtaincs imuidni 

ftilb^Uiifii bitn ctinnut* commis Ict ÀttA Sttu-tar-am Ar Mul>illt>ri et iIi'k IIuIImu- 

' dwWa, IcB Httlorittit dr Fr»tKr. vu Ira divenc» fine* de* JJpniliHCMU ficrm*- 

3. Uor nouvelle nlltkin vient (le poniltro. EUe « élt distribuer trop Uni 
Wmtaca poorqM j'aie pu l'iililiBor. 



KMr 



ni III. Il ir.K A CUIR 



But KL lA.i. voy. Charte» lieClany. 

UiiL've, DijtUimt( de l abiuye de Sainl-Ctaudet paMiia dans FJii»- 

toire df l-i Terre de Saint-f'. lande df /). Benail. Munlrcuil-sur- 

Mer. 1891. in-S-. 
Carlulairc de t'abhatfe J'At'nay, voy. Carlalaire de Savigntf. 
CarlulaireirApl^manuscrii. Bil)li(jlli<V|iir iintioniilo. tim. Kil. I'778. 
CartuUire de FèifUte d'Aututi, public j>ar A. de CharmaBW, Autun el 

Fiirie, 186.% in-4". 
Carlulairfs dt l'égtise cathédrnle de Grenoble, ditt ritrtulnire$ 

de Saiiil'iitijjui'». publii's par J. Mario». Piiris. I8G9. îti-l'' 
t.'oHeçlion des docaments inédiUj. 
Carlalaire du chapitre de Xitire-tfame de Laassnne. I^ui^unne, 

1851. in-â^ (^Mémoires et docatnents de Iti Sucièlé d'/iialotre de ta 

Sut'ste romande, l. V'Ij, 
Caria luire de Vxhhaye de Lérin$, publié par H. Morix-I^niis. 

Pari». 188».11K)5. 2 vol. in-I". 
Carltthire Ltjoiinais, Uocumeiil^ recueillie et publié» par M.C- 

Gui^wc. 1. I, I.yoïi. 18S5, U\-A*. 
CarlaUire de i'Mbltai/e de Moniit'rametf. pulilié pnr riibbi^ C Lalnrc. 

Troyeis, 1891. iii-8" [CoU. d< cariai, du diucêre de 'J'rvi/es). 
Cartulaire dt l'ancienne cathédrale de Siée, publié par K. Caïd do 

Pifrlas. Turin, I88H. in-8". 
Carlulairc d'Oalx, voy. Ctcicniii» e<'ctctiiU! chartarium. 
Cartiitaire de Para\f-le-.\/oniat, voy. Carlutaîre de .Saint~Cfiaff're. 
CarlaUire de liomainmnUer, publié par V. de (jiiiKins lu Sarni, 

I^uniifine, \Hii, m-if i.Vém. et doc. rom.. X. 1II|. 
Csrtulaire de Hainl-Andrèle-llus de Vienne tairi d'un appeii- 

di<v de Charles ciennoiMt înédilet, publié p«r V . Chevulicr, 

^'ieaoe. I8W, in-8". 
Carlalaire de Saint-Chaffre le .Vnnastîer, saivi du carlalaire de 

Paray-le-Monial, |iiibli« par V. Chevalier. Paris, I8HH. in-H", 
Cartataire de Hainl-Jutien de Brioade, publiv pnr 1). Ooniol, 

Clermonl-Ferrand, 1863, în-i-. 
Carlalaire de Sainl-Mauritre de Vienne, voy. rkicriptioii hhh- 

lyliqae, etc. 
Carlalaire de Sainl-Vietor de .Varseilte. publ. par It. (îuér.ird, 

I). Marinn cl !.. Doliiîle. Pari». I8&7i 3 vol. iR-4* {Collection des 

document* inédits). 
Carlalaire de Saint-Viacent de .\fâcon. publié par NF.-C Raj;ut 

a Th. Ghavol. Mâiroii. IWÎf, in-K 
Carlalaire de SaaxiltangeSf publia par 11. Doiiiol. Clermont- 

Pari». 1864, in-i*. 
Carlalaire de Savigny, tuîri du petit carlalaire de l'abbaye 

d'.Mnay, publii' par A. lit-ntard. Paris, I8.i3, 'i vol. ia-i' {Coll. 

des docamenis inédit»). 



KUlUnCUlPIIIK 



XKIU 



Citrlatatn monatterii lieaturum f'elri et Paaii dv Domina, ptibl, 

|tar C iIoMoiiIcMmnl. I.^oii, 1839, iii-^. 
Charte» flf tabitaifc lie Cta uy,pabMées par A. Uek^iahd et A. Bni.:KL. 

Pans, I87f>-I9i>l, 6 vol. in-i" Cvlteclion dvt documtnt» tnédiU), 
Charte» de falàhMi/e de Suinl-lleimit-sar-JMÎre, publit^it par M. Prou 

et A. Vidicr. Urktans-Faris, HMXmiWI. 2 fait. in-a*. 
Chartrier de Vabbaife de Saint- l'ont-horë'Ui-MurM de iVic«, 

puhl. |>ar Cais flp Pierta» et G. Saigv, Moiiiico. 1003, io-4* (Cot- 

lection de duc. hiatvr. publié* par ordre de S. A. S. Charte* /II, 

prince de MnnacoK 
CiitrrLBT tP.-Fr). CoKtcUine» Uurifuadira. manuscrît de ta Ilîblio- 

Uif qac defl Bollandi^k-ï. il Hnixollc*. 
CtRK.vRin I L.) cl PooMi^ (D.i (hicumenti, tigiUi e montleapparteneati 

alla xturÎA drlla numarrhia di Samia. Turin. IS33. in-8". 
lieicriptiun aaalifiitfuc dit cartalaire du chapHre de Sainl'.Maa- 

rice de Vienne, publii^e par M. Chevalier. V'aletice. 1891, în-4» 

ifialln-tion de Carltilaire* Dauphinoîx). 
Orau-i (C), Mvnumenla .\iivsliriensia vetaatiora (*ec. VIII-XI). 

Rome, I8l«-I902, -2 vol. io-S' yb'onli per tloria fTIialia). 
Codej" diptnmatiruB Cremonae, vov. Astigi»"»). 
C«dej: diplomatie u» Latit/^hardiae. Turin, 1873, io-rol. (fttit. Patriae 

ihnamenta, l. Xllll. 
bLvt iabbi<- L.-M.). liibtiothètfue hitloriqae de tYonne. Aiixcrre, 

l8Sa>l(«3. -2 vol. i[M^ 
EsMAm» <1I.-.A.)< /i*g*»l» hitlùriae W'eitfaliae.T, I, MQnitter, 1817. 

in-8*. 
[yilU-ii\. .ifonamenta inédits aar Vapvsiotat de sHÎnle Marie-Made- 

Uine en l'ruvence. I^ri*. 1>tl8, :2 vol. ia-l°. 
FoiiKL (F.l. Hégeste.ttnl répertnirr ehruni>tiigi(/ite de doramenls rela- 
tif» à l'histoire de la Saisie romande. Lausanac, 1861, iit-S» 

\Mcm, et doc. rom., I. XI.W 
Garmeii {J.),CharU» fuiorgaignonnet iaéditetdet AY*. .Y'rl A7' tiécltM, 

dans '.1/ém. prêtealèa par divers aiiranU i CAcad. des Inscrip- 

lioof, '2'*ir..t. llilH«t). p. 1-16«. 
r>t.\ui«t« iF.tlei «■{ Ffniti. iK.I. /iefueil de rhartet. tlatolt et dora- 
menls, concernant l'ancien éréché de f^usanne. l^u»uniie, Ift46, 

in^{Mém. (tdoc. rom.. t. VU). 
Gnciic:*o:« i^.]. Uibli"thfc<t Seha«iana, tiift f*ri*rttm charlartim... 

eealariae //. Lvoii. HW). in-^". 
|IiUJ-tti:> \L.;, fle^ueil d'annale» ilnyetinet et Vendômaises . Paris, 

lOtti. in-9' \ Collection de textes pmir Vétade et Tente îtjnement 

de (histtiire. fasc. 37). 
fln>*»Jt ;B.;, Schweizeritches f 'rkund^nregisler, Herne, (B6.'H875, 

2 vol. in-8" laccumpugni* (le Ùtplomatit hetvefica varia. Brroe, 

I0T8, ÎD-^-*!. 



nlBUlHiRArUtE 



IfUtfiriae Patriae .l/onumrnfa, oïlila ju^u refis Carolî .Mb«rti, 

Ch.trtae, l. l et II. Turin, I83(V-I8.»3. J vol. in-fol. — \oy. 

Codex diplomaticat Ijnngaluirtliae. 
Jaitk I Pb,\ fiegests ponlificiim fiomanonim... -ii/ annum 1 198, â*«d. 

|Kir Kaltenbpiinticr, Ku;il(l ol (.owenfeld. B*rliii. ISKJ-ISHS, -2 vol. 

inJÏ-. 
Joi'i-i (V.), l'nedUe dtplomv xua At/ai'Ujji^ dan» les MiUh, dft liutir- 

tali I6r Ovgterr. Genrhichlsfomchunij^ I. I, p. 2J1»-M7. 
LA.<iTF.YiiiR (H. de), CaNalaire général de /'ariji. T. I (s«ul paru). Paru, 

IKK7. MI-4-. 
l.(it>BWic jJ.-H. de),Jteli^aiae manmcriplomm omnitneri diplom*tom 

ac monumentnrum tneditoram. Halle, 1 733-1741, fi~ vol. 

iii-H". 
LttLUN (P.) et Le KonriCh.), Uéijenle Henemix ou répertoire dea 

dncaments imprimés relutifj à t'htsloirv de la vUle cl da diocèse 

de (leaéve avant l'année fS f 'J. Genève, IWK, in-l". 
L.i'pr> (M.), Code^ diplnmalicun dritad» et ecctettae liergomalit. Ber- 

game, l78H7'."it, -1 vhI. iii-rol. 
Mai.si (i.-D.), Sacrftntm concHiarum iwva ei amptiatimn coHectio. 

Florence el Venise, 1757-1798, SI vol. in-foI.|les l. W à XVIII). 
Matile /(V.-.V.). Monaments de Cfiisioire de Xeachilel. T. I, Ncu- 

thiilel. ISil. ii»-rol. 
.Vnnvmenta iioiea publ. par l'Acndcmie Maximil.-Boica. Munich, 

1763 ol suiv., -15 vol. in-«* (le l. XXIXj. 

.MiillLBA.CIIIiB (E.), VO>'. BôltNEB. 

MLn.vTnni 1I..-A.), Antitjttitatea ilalicae medHaevi. Milan, 17^-1742, 

fi vol. în-fol. 
Musée des archives dè/jarlemenlale». Paris. 187tl, uu atlas de 

planrhetiel un vol. de teste pet. in-fn). 
P^.HAiiii ' K. ), Hecafil de pluiietin piétés curieuses servant A rhislotre 

de Uoarj/iH/m. Paris, UWA. in-lfl. 
Ptir'i'ARDiM (R.), Monuments de l' histoire des abha^s de Sainl- 

Phililiert. Paris, IUfl.'i. in-S" iCotlei-tion de textes pour l'étude et 

l'enseignement de t'hirtvirv. (asc. 38), 
QtTAîoi» i.\I.), t^arfuhire générjit de l'Yonne, Auxerre, IKM-ISfiO, 

'2 vol. iu-4', 
fiéyesie Genevois, voy. Lvlum el LufOKT. 
Hégeste de la Saisse mmandf, voy. Knniti. 
HiVAi [P. de), Oipliunatiifue de /tourguync. Analvitccl pièi-e» înéilites 

publiées par l'abbé C. V, J. Ctievali«r. Kumun», IK75, iii-8*. 
l(ofir,aT (IL), tiitllairr da pafte Calixte II. Pitrt*, 1S9I, S viil. 

iii-S". 
Rtt^iJior |.\.t. Diplômes caralintfiens originaux des archives de ta 

Unule-Afarne. .\uxerre, 18UI, iii-8" (cxirnil du liuttetiii de la 

Soc: des sciences de r y onnej l. XI.VII, IftÔ»;. 



BlRIitXlllAPIIIK 



\XV 



— CfiArtea în^<li(rt Jeu f\' et X' tièctc* Jipparleii/int aax archire* 
àt ta fftiiiif-Varne, ISUS, iaS' lostraildu même llutleliny t. Il, 
1897). 

S(aiiAr\nELj4 : L, ; . Diplomt ineJiti dei secnti fX et X, dan» ttattelino 
diftV tstîtato Btorica iUiliMno, rv"2\. 

— idiplomi lii fUrfiujaria f. Rome, lOlKt, itt^" iFonli per la atori» 
d'IUUa). 

SaKiitpniK (J.-D.). Abatiji afvi merot'ingici... taevici diplomaties. 

Mann»in, I7~2. in-fol. 
"Xakoxt {i.\ Monamentr histariifue». Cartona des Hoù. Ram, 1W4, 

m-4-. 
T»oMtL*T (J,i. .Von/Jinenij de thÏMtnire de f^wlen évéché dt Itite. 

Porrentruy. 1852-tW>7. i vol. iii-I". 
l'ii-irnnit feflfjiiar c/tarlahiam, pultl. par ,\. RivaulcIU cl K. 

B«rta. Turin. 1753, in-fol. 
Vauphisi u\.). Codice necrologico tilargico det monxiiteru dt S. Sat^ 

VDlor* o Giuti» in Hrpsria. Brcfcia. IS87. îi»-l". 
W*»T«AS!« ^11. 1, l'rkundvnbacli der Ahtei S. (latten. Zurich clSaînl- 

Gall. Iâ6ï-IH<U. 4 %ol. iii-4->. 
Zbebledeii (k.), Vrkanden fur die Gexchîchle der Stadt Hem. T. 1. 

Bertic. 1853. in-t". 



m 



OUVRAGES OIVRRS. 



-%>K»(I*). StùHa deU» citlÀ dï Parma. Parme. 17»2-1795, 1vol. 

in.4'. 
AuA^è» {i. II.), liallia chrialiana n^pUaima. Montbéllurtl, Muncîlle, 

Va1«nr«. IH9&-HlOI,;t vol. in-4-. 
AiMÊMT, nUloire du diocèse d Embran. Kmbrun, 1783, 'î vol. 

in-8-. 
Aujcni (.A.Jcl "ÏVMtLaïaatlA. Ac),lnttTipli<iM de Vienne en DauphtTié, 

T. V et VI, !n»criplions du moyen âge. ViOTim-, 1875, 'l vol. 

in-S" et atlas in-fril. 
Ai.-Mit.E*iii, Thûhiil'iry nf Ihtr M'-h.tmrncdan dynasties in Spatn, 

Imii»!. Ijv p. de (îa]F.(iigoï.. Lontlres, mtM.|*|3, 2 vol. in-^", 
Anihus ue Jt-uiKvii.i.K (il. cl'). Uistuirede» ducs tt dtscomtes de Cham- 
pagne. T. I. Paris. I85e. ifi-8*. 
Art {f) de vérifier hs dates des fait» hiftoritjnes. Paria, I"8:t. 

I7K7, 3 vtil. ia-fol. 
\i.mi3.t (E.), U Trésor de Svint-Maarice d'Agaune. Pari». («T-:. 



XXVI 



mnutMinApiKF: 



M.titn AT ;ï-. 1, f/isUu're île la n'Ilc lie f!h<ilonM'»ar-.\fitrnc. riiâloits-aur- 

Marnc, iwrw-l«6<l. 2 vol, ut-V: 
[BARsnccHiMJ. Memnrie e docu menti per sen-irt' alV iiloria del prinei- 

patn Liicchete. Lucqucft. IMIIV-ltMVt, Il vol. ^1-4" (le l. ^'). 
BARrtiéi.BMy (A. «loi, Lee uriyinee lU la mui^cn dv t'ranrc daiiE la 

ftevaedi't queal. hi*l>'Fit[ae». I. XIII |IX73., p. IILS-IK. 

— Noie sur 1.1 cUnti/icaliitn den munuuie» cnrulùigienHei, dans le» 
Complet rendus de l'AcaiUmie des Inscrt'plitutft ItKfS, p. U6- 
153. 

— NntesurdiverafKrsnnnaifeaifuinntjmrfèleaum de Itoton, ilaiu 
Complet rendu* de tAcndémie des fnscriptioas, ItiOG, p. 201- 
203. 

HATTiimEr (M.). L'archiviste fraaçoia. Pari», 1775, in-(*. 

Baitm t» Vk>mk'I{.I, // re Artliiinne tù rincosra ilalica ixinfr'i Ollone 

/// ed Arrign /, dans In Jiibtioliiera dvlla Sor. stor. »nh:ilpiaa, 

l. VII, p. 1-20. 
BAfMoKT (II.), l}e Luxotiensitim ahbatum /nte^late. 7\ancy, ItHM. 

in-8». 
BELLKroBEsr (F. de). Les grandes annalvt et histoire gt^nérule de 

France. Par», i.')7y, iii-fol. 
Rellct (Mgr), Examen critique de» abjectiona gituhvéea contre tt 

Charte XVI du :r tutrlulaire de l'égtite de Grenoble. If^ra, ISAQ, 

in-»'. 
Besoit [ P. I, Histaire de t'abbaije et de ta terrr de Saint-Clawde. Uoa- 

trcuil, IWW.|Hît->. a vol. iii-*>. 
I}ii>Tii»urtn(JO> li'*" !'fben der Kaîterin Adelheid taShrend der ttegia 

rang OUos lll. Ilreiilaii, 1883. iit-«t-. 
BKHi.ic-PEiit«ftis \\.. de], lie U cnncalhédratité de l'église de For- 

catquier, datiK Hépert. des trarans de la Soc. de Hlali»tii/ae de 

Marmite, t. XXVI, p, 4f.ii-liW.. 
HuBXAMD i.\.\ Histoire de Fvrvi. Moiitliiison, IHAb. 2 vol. iii-*'. 
Rcj-win, Mémitirc» puar l'histoire erclvsiinlitjue de» dwfèaeadetienèfe' 

T»rvrilaise, Aoale et Maariinne el da déi'Jtnat du Savuie. Mnu- 

tiers. 1871, iu-A'. 
hi»o'« il.. I, Mémoire historique sur Tabltaj/e e( la ville de Lare. 

hcs^nçoa, 1816, în-t*". 
Besmix (M.). Uecherches sur les nrigines de* évéchès dtdenèpe. Laa- 

satine etSioit. l'riliomTî. lOOfi, in-W". 
Bii-UCT I.Mgri, Mémaire sur fi's premiert tU'égues da diocèse de Maa- 

rienne.^. I. i». d,, iii-S', 
HLA>r^Rï>. I..). Les chartes de rablMyedeSainl-Gerrai4[de V0i,]i9iH- 

10^0), dans Hépert. de la Sor. de stalisliqaa de ifarseille, L 

XXXVII, 1878, p. -jm-'J»). 

— Les ticnntteide Marieille desrendent tt Arlulf. seigneur de Tretz^ 
dunB .Mém. de r.lcad. de Marieille, iSS2-i, p. ÏIKWH. 



^Pt-noil)* rixiiiiiiit:... carolingiLMiiio^ iVan» Meii\. el tiitc. mm., I. Xltl. 
p. 171-391. 

— .Vém'iire *nr i^ mnnnnîex de» roi* ile la Itmtrffn/fne Irannjarane, 
dans Miifetjanijen <ter Anliffauriiichen iieitlhchafl tu y.ùrich, 
l. XI (I856-I8:»7i. p. l9-7i, 

BLRCte» DB PmnECtio»i>E,MM'A«rrA«it fiùloriijitei tarif» ftcamlfittAri- 

gnoa isa* Mém. de U Soc. archéoltigiyae da midi de U France, 

l. IV lît(0-ll!. p. 102-133. 
Ru>ou U.\ Beilr.tge zur lîetrhiirhte de* fUefmfi Aeo von VercetU, 

dans le Seaes archw, t. XXII. p. I l*i:)A. 
htnK»ïïL,Gt'niuilojftaefraitcic,ieplcnioranvrtiij advenus J.-J. Chiffte- 

tium. Am*terdim, liKti, 'î vnl. tn-fol. 
HtûMCKt: '.ii.\ fittrtfund aitlir [iudfff il! and der HeimfaU der 

burgmidischen Kr<ine an K mer A'o/irjn/ //. GreifrWitlil, I8r>9, 

Bochat, Mfmtiire» iritii]ae» tur dircrt puintx de t'hiiUntre ancienne 

de fa Sui^xf. I^uMiiiie, 1717-ITl'.», il m>I. in-l". 
Bn!«?iA^>ii'i'x (l'-li Histoire de ta réaninn de L^nn A la France. I.yoa, 

B<H-ciiii{H.^. La (Ikvrvgrxfthit ov description de Provence. -Aix, Iflôl, 

'J vnl. in-fn), 
Biit:BKix P. . t^t ffiiiHlet de S«ini-.\fiiarice iFAganne. L'archef^qae 

Mifif VuUctuiire. Kribour^'. I»IH), in-K". 
Bnt'Rucois V..). Hugues t'ahhé, margrave de Seuttrie et Archichape- 

l»ia de Franie. i'Aten. IKA^, Jii-H". 
BufïSijM ,H.', Jahrbùcher de» deattthen lieichs itHler /Conrad II. 

l.etp«ig, IH7U-lKHd, "J vol. in-K-. 

— liandhackderl'rhtiadenlehre.'X. I. Leipwg. I Mit, in-fi°. 
fiMt';<>7<tn iH.i. Oeatache liechtsijeichichte. Leipug, 1(187-1892. 'i vol. 

lU-SV 
Bitcz. fje iiatni-Fnxpire mnutin Germanique, trad. Dnmerguc. 

Pjiris. l«lW,in-8". 
Cus i>e PisRij(,s ilC), JLe JC/" tUcle dan» les Alpes-i/jintimet. Ktudet 
gènéaU^iiluet. Turin, IJWf). in-J". 
'jC.tLU(iuii> \li.,, Cn Atitic» cronnca Piemontefe inédit*. Turin, 1889, 

CiLutT rOoni^ Histoire evelésiastiifae et rtvîte de Lnrrnine . Nancv, 

172^, S vol.in-fol. 
CjsMmt.{i.\, De Jiernardo sancii liaillelini fiiiu {f-HAi). Touluu»e, 

1902. iiï-8-. 
C«ii»i iP.-M.), tfetf hisloria ecc'etiattiea di Piactnsë. PluMiice, 

tA5Mnn-2. 3 vol. in-ro). 
CABi-m It.). It conte f'mberto / (Itiaaramann) e U 

Hicercfit edocamenti. T ctl. Rome, IW4, Ïa-H*. 



XXVIII 



MBLKIGRAPIIIB 



Cass.\?«. /j rechfrckc ties éroiU àv roy et de la conronttf Je France 
lar Ifs royattmts, vnmiéx, villes cl paU occupés p,tr /« princes 
étrangers, Paris. 1632. iii-^". 

Casta!) (A.(, Conceiitaii monéUire de Charha te d/taure à figtiae 
métropolUaine <te fifsjinçon, dnns Hev. numixtttnf'f u«, I SOI , 

CiiAUPiHB (S.), Da roifaumt des Allchroges utec Cantùfaîté et Fort- 

giae de la Ir^snohte el trèâ tincienne cité de Vienne. Lj-on, 1&39, 

in -a*. 

CHAMrios.MJtnE, Ite la propriéfédes eaux courantes. Paris. 1846, in-S", 

CnABRiÈBE (I.. de), I^ prieuré et Ueommune de liaalmes, dans Aftm, 

et duc. mm., I. XIII, p. 1 t5-l6(l. 

— Leêdynaatet dWahonne, ïbid., l. XWI, p. I!17-4S6. 

CiiAHVET (CI.), Mimoirts p»ar se.rt>ir à Vhistoire de Saint-André-le- 
/fuut de Vienne. publii^*> \ar Allul. I.vuii, \HGti. jn-â". 

Chrval[eii(J.), .Mémoire sur les comies de Valenlinots et de Dioî». T. I, 
187), in-8». 

— Essai historique sur féffUse et la ville de Die- Moiitélitnar, 
1888, in-8». 

Cirirn.ET (J*--''-)' ^ttre toofkanl ftêalrix, comtesse de Chaton. Dijon, 
1656, in-l*. 

— flitinire de fabhiif/e de laarnai. Dijon, 1661, iii-f". 
Ciiirri.KT (J.-J.). Vindiciae hispanieae. Anvers, 1643, in-4*. 
CiioRiHR (.X.), ttistoire générale da Daaphiné. Granoble, 1601 -1672, 

2 vol. in-fnl. 
Cutnc i^Ed.), Essai sur f histoire de Franche -Comté. Bei&açoa, 1840- 

IMfi, 2voI. in-8'. 
CoLUMHi (J.], fie rehaa yealit episcoporum Vicarietnitm, l.yon. i6AS, 

in-fol, 
CoKRixr. lll.), f)e finihas imperii germa nfcî. tlelmstadt, Ifôl. in-t". 
DS^iiLiKKR |C.) ri MOi.t.ER (J.-J.i, l.iudprnnd von Crenioaa und seine 

QiieUen. Leipàt;. 1874, in-8". 
Dasirl Ile P. O.), /fixtoire de France depaîs l'étahtisxemenl de la 

monarchie française dans les Ganle». Pari», I7Î)5-17W), 17 vol. 

in--!'. 
DABWiTK nR LA Chavahmi, Histoire de France. Parid. I86H-I873,'8 vol. 

iu-8». 
DButttn (A.), De regno hurgandiae Trantjoranae et Arelalis. Lyon, 

1601, in-4*. 
De Cahi-» (abl)è) , f)e la .uwveraîneté de la conranue de France sur les 

royaumes de Hoargogne transjarane et d'Arles, dam te Mercure 

de France, avril 172^. 
X)r.u}Citr. <}il.). Saint- flemg de Prorence au moyen ige. Pans. I8W, 

în-l" (extrait de» Mémoires de l'Académie des Inscriptions, 

I. XXXIV). 



BlIlLIOCHAItllE 



xxts 



OesjxiiDixi (K.\, Géographie lie la Gaate ronivai'ne. Pari*. laTO-IS'fô, 

3 TOI. ID^-. 

DgsiMo.vi (Cj, Salit marché rflltlia t laro diramasioni in m»rche- 

taU dan* les Atti delta Societa ligure di Sloriapsitna,\.W\\l]. 

bsc. I. 
U»ï. X«tice hi*lori(fut tt crititfae sur fffrihe, reine de la Itoiirgogne 

Iranijumne el sar Ma famille, daim Areh. de 1.1 Snr. iffiitloire de 

t-'rtboarg. t. I (ISIfii. p. I-JS-IAS. 
Ife-moeeiW. \,Jia»dea»tche Stualurechl and die deuische Verfastang. 

T. t. Berlin, 181-.», iii-^*. 
DoMMAT (Cl.j, Hittoire de ta cille de Suitxons. Soiason», ltî63-l(KVl. 

•2 vol. in-4". 
Di' Chek!«e(A.], Ûistnire dea rois, daetel comtes de lioargognë «t 

tTArlei. Paris. I61t*. î yoI. îd-H*. 

— (A. I Histoire de ta maison de Vergy. Paris, 1625, in-fol. 
DûMHi^K iK, '. (îeschichw de* ostfrânhisvhen Heiches. 2* éd. Leipzig, 

I887-188H, 3 vol. io-»-. 
Dl'^o^ PB DiAh>iv»eE(l''-^-}« /fiiloire desSèqaanois. Dijon, 1735. id-4°, 

— tJiafuire dti comté de Hoargngne. Bpsonçon, 1735-1737, 2 vo). 

— Hiatoire de ("église de ftetançon. Besaoçoo, 1750, in-4'. 
[)i'i>LE]t iS.'i, ilisloire générale de France, avec tétai de VEglise et 

deFEmpire. Paris, itWt-lG28, 3 vol. in-fol. 
Pipcy (P.), Traitez Icachanl le^ droits do roy trèt ehretUen tar 

planiears eslAts ef seiifneories. Pariii, 16.'m, iit-r»!. 
DLn.t.*tut ,J.t. Ifella marra d'Ivrea. Turin, IJiOl, in-4*. 
Dl-smkx (L.I, Etiài historique tar les invasions des Hongrois en 

Eanpe et partiealiéremenl en France. 2* éd., Paris, 1879, 

ÎD-8"- 

Vv TiLtn J.i. Heeaeil des Rois de France, lear couronne et maison. 

Piiri^. 1580, infor. 
Eaux \.\.], Charles le Simple. Pari». \Sm, \a-A- [Bihl. de CÉcole des 

tJaatei-h'tudes. fasc. l'2i). 
Excel i.A.) et SEtiRiiiR (11.), Traité île namismatigue da moyen âge. 

Pari*. I89I-I8ÎU, 2toI. in-8*. 
'E»rt7,oLiE« (H.i. l^sévégaesde Fréjas du 17* au Kit* tiède. Dni|;ui- 

ipiati, I8U1, 111-8". 
P*«aa (P.K Éludes far le tJher Cenxnam de t'ègliite romaine. Paris 

IHQ3. ia-^ {Hihlioth. des Écoles dWthenea et de Home, ïatc. 62). 
F*VM(Kd.J. Kndes, comte de Paris et rot de France (X X 9~S ftS). 

Pari», 18113. ufS* (Bibliothèque de tÊcote de* flaatet-Étades, 

iax. W). 
Fjt.vniKr'CAS'nii'ca, tatoria delta citti d'Aeinione. \'cDÎ8e, 1()73, 

in-4". 
F*TTEaaii, / dttchi di Spalvlo, Catnoriao, 18U1, in-4*. 



FAifCHÉ-pBt'Mdj*, tissai sar fex nncUnnes iiulilnh'on* dt» Alpgf 
cotienne.i-ltri»innnn»iset. GreiioMe. lf^jC>•l>i't'^,'2 vol. in-**. 

— Mémoire eur les invAtivnt des Sarnisitir Jaiia ha contrée» Je ta 
rire jjauche itu Nh/me, djim; lo liatlflin tie t'At'td. dttph\n»le, 
I' si'rie, t. II, p. ilft et psxrtm. 

FtisT \\.),Zttr Kritik dtr livrtamife. Miirlxiur};. 188.'». 111-8". 
Vvuit (J.y, A'n/e tar la contrée du comié de fionrifogne appelai 

/Mgrvf Scodtagiiram danx Bibl. ite tféCole de* charte$ 

i. XXXnirIS7-is p. 2»J-:291. 
Fu^cii (J.l, tjfs ori'giaex de l'Anctenne f-'r^nce. Piiri*, IK9(i-ltN)3, 

3 vol. in-»-. 
F<it;ii.iuiM (P.), Le royaume d'ArUm et Je Vitiini'- l'aria 18U0. in H". 
Fl'mtrl I» CrMJi.AMGKK, Le* transformittiotu de lu rutfauté pendant 

tépttque carolingienne, ['«ri;", lfiî)2. iti-fi*. 
GAi-trPK, Le problème da dincêie de t\yon. ildri^* Mèm. el doc. rom.^ 

3*sér., l. n, p. ■2:i5-3tf4. 
Gahiri. [K.'i, /^j monnaies roytletde FrAnceaou» la racecantUngienae. 

Slrasbouij;, IH83-ISyj. iti-4*. 
GAumi., tiéponse ù h protestation de M. fabbé Trèpier à propos de l* 

charte XVI, dans le fiallet. de IWcitd. delpbinnle. .i' Ȏr., t. I, 

p. yMiR. 

OArMiDi (J.-K.l. flittoire de Proi'enre. Aix.. 1723,3 vol. in-fo). 
GAi'r.i.iHi'ii (I^.-II.'i elSciiALit tCh.j. LaSuixie histurigat et pilioresgue. 

T. t. GeQÉve. 185«, in-H». 
Giiiii<;eHii£ciiT {W.], Jafirbûrher des deatschen fteichs nnler Otto II. 

Dcriin. 1840, in-J)". 

— Gesehi$ckU der KAiéerzeit. 5' éd. Leipitig. 1881-1888, 7 vol. in-fl» 
,1e l. 1). 

GiNiîiKs I.A Saura (P. de), Mémoires poar servir à l'hiKtoire des 
rognâmes de Protenee el de Uoarijogne jaraiie. l^usaiine. 
I8jl-18.'i:t. 2 vol. iii-«". 

— L'ai'oiierie de tu rttle el da territoire de VVrey, dan» Méin. et 
doc. MPI., I. XVU. *J* pHrlie, p. 1-76. 

— Histoire de l.t cité et du canton des Eguestres, ibid., l. XX, 
p. 1-209.. 

— Estai hiriorique avr U souveraineté da Lj/onntût, ibid., p. 27<^ 

:tiu. 

— Les trais ftarchard. nrtherigaet de Lynn aa X' et XI' siècle. 

ibid., p. :iI7-35I. 

— /\siai sar tn dimxiim de l'administr.ilifa patitigiie du t.gannais 
aa X' siècle, ibid.. p. .ISS-U'H. 

— JVule sur «n nouveau comte de fa tiourgo'fne AUemantgae^ Hiid,, 

p. :t8i-;i90. 

— SoUsar t'nnnéc de fa atorl Je Uodolplic /", mi Je /tutirgogne 
jurane, il»d., p. 3UI-3V6. 



RtnuriGitAPiiit: 



tf iMfO rliin* Ia Tran*jur.inf, ihiii., |». 4'l,>-ll8. 

— lic-luirches tur h itnnntinn faite an mnnunl^rv de Fralluaria, par 
le comie OtUmMatUftamt^ le 2S arlabre tOiO, i^V.. p. 475- 

4y7. 

Ginrruuwi (P.*. Stona dalle Atpi mstrltime. Turin. 1839, in-4». 
(>l>.^ml>I)C [Iaiu.ax iB. de'). /lisloin générale Je» roU de France- 

P«Hs IGIVDiM, -J vol. m-fol. 
(•n.(Bnni (!.-{•' ), fJencripUon da ditHvse de Fréjus. I)raguign*n, 

IH: I . iiH^. 
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âge dédiées à (i. Mnnod. Paris, ItWft, in-«". p. 107, 
Gisi iW.|. Der Vrxprang de* ffnuse' flheinfeli/en. dîna VAmriifer' 

fur wAnvMmffte Gt»i'hichte, l, \'. p. 25-10. 

— Jfer l'rMprung der HAaier Seaenburg ia der Schtveiz und îm 
Breiagau, ihid.> p. "U-m4. 

— Zu den bacumenti Vhertinî. Die Grafen dtr Wa^idl und vom 
tîifaettertjAu-, l'AiV/.. -J' pail.. p.lW-l04. 

— flic .\hkanfl der Bi»rhi'ife lleinrich I und i/eiitrïch II con 
l^utanae, ihid .. p. 1«6-2<I8. 

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1771,12 Yol. in-1". 
lsnt.ti-T (L.I, Les mémoires historiques de la répitbliqoe séquanitise. 

I3ole, IMJ. io-fnl. 
GaAXnmarr. Hishire manicipate de Lyon. Lyon, 1843. in-â*'. 
Giinri>it(>vit:i>(K,), StoritdttU eitIJidi floma net mtdio cpo.T. I, lti>tn«. 

l'Jim. p-. 111-8". 

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t. XVHI. p. 161-50(1. 
Gciciicm>:« (S.*. //r>/. de ta Hrexse ef da Htiiiey. ].ynn, 1650. io- 

fol. 
— Histoire de Ia Maison de Savoie. Lyon, 1660, in-rol. 
Gnnve 'M.-C.'. Topographie historiifue du dêparlemeul dv fAin. 

Lvon-Pam. 1873. ïn-l*. 
Cl iLMibutox {p.). fCisai »ur forigint de la noltUtte en t'ranet an 

moifen ige. Paris. 1902. in-S". 
GuLLAiKE. llitloirt ginéalogiqae des aires de Salins. Histoire de la 

rilte de Salins. Besançon, 1757-1758. 2 vol. io-8". 

iicM-flc iP.\ fiei-twrfhes historiques sur les Haules-Alpes. Paris, 

1881. in-8*. 
tlA«rTL-}>o ■ J- 1, Tttrnofolge im deuUfhea lleiche. dau» l«9 l-'orschun- 

qen zar deuUchen fJetcHîrhte. I. XVIII. p. r^J-158. 
lUit (.\-:, ffie fndilischen Heiiekungen zwisihea Otto dem (iroastn 

and f^dicig IV t'on Fraukreich. ncrlin, l'JUl. ia-H". 
llnvmiTT \i. . tieneaUigiadiidnm;it'v» auganfav genli* /t.ih»intr^îeae 

\'icnnc. 17;ï7. 3 vol. îii fui. 



XXXlt 



nitiLi()cnAi-iiit: 



Hki-tek (Cl. ffcnim ftargont/ù'anim Uhri mx. Anvcr*, l^M, în-fol. 
IIiMLr (A.), Uiitoirr tic lu formati-m territoriale dei Htahdel'Ea- 

rope ctnlrale, 2« éd. Paris. 1891, 2 vol. iii-8", 
HiK«ciitLS (P.), ItM Kirchenreekt in lieutschlanii. Berlin. 18C9-IK93. 

fi vol. iii-«". 
IliniiCii iS.|, Jihrhù<-ht''r des tfguttchen Jleîi'ha unier fteinrif-h IJ, |>ubl. 

par H. Usingvr, H. Ptihsl und M. Hrcsslau. Leipeig. I86-J-I874, 

3 vol. in-S". 
llit>Ei.v (J--J.), /fiitoire du comte de (irut/ère. Lnussone, I8M-185&, 

3 vol. in-8" i.tfdm. etdoc. rum., t. IX-X'l|. 
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'lIontBinTbH (A.), Markgrafen tind Markgrxfiehafie» im ilaliachfa 

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Ge*chtehl*fnricktmg . Krf;iln7uii),'ab,Tiul VIP, p. •il.VIHl. 
iiuiH:iiTill..),.S'(Wi>'> tariievktsf/efc/iicftfederOvtlts/rieden und Land- 

frieden. Aabach, IM93, in-8«'. 
HitcKfii. iTi.-A.). Les paime» aatinqaes if Aditlbértni . dun» lu Bibl. de 

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franztitÏMchen Krtnie, von der (Jrùndiing der fT'" harifundhcfien 

Kiirtigreirhx hi» sur Vereinigung mit Fran/trvich. .Munater, 

1878. in-S". 
lMn\HT nu 1^ Tm:R |P.). I^s élections épisenpate* dan$ tEgtïit 4e 

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Jacod 1^],.), Le rùyaamt de Hoargmjne tous It» empereurs Franco- 

niens. Paris, ItMW, in-S". 
Jaun (0.). Geschichle der Iturgundionen. Halle, IS74. 2 vol. io-H». 
JAX!S!tti?«[J.'i, Franhreichs Hheingctufile and deulschfeindlîch Politih in 

frùheren Jahrhumttrt. KrilKiurg-««.B.. Iî<83,in-H". 
Jamikt (P.). Saint Odilon^ahbé de Cluny. Lyon. 189», in-ft". 
JcRM-i (P.), yuuttlle histoire de l'abhaye royale de Toxirnu». Dijon, 

I73:t, ia-4". 
Kaixkstrin \i'.. von). Gcschichle des franzùzischen Ki'inîtjlhums anter 

den ersten Capetingcrn . f. Der Kampfder liohertiner und Karo- 

tinger. La'i^tÂ^, 1S77, in-8". 
— Aht ftugo ans dem I/ause der Welfen danc le» Forschungen sur 

deutschen GeachivMe. t. XIV, p. 37-128. 
Kau.ha»w (]{.), Die Jtetiehungen des Kûnigreichs Hitrgnnd ta Kaiser 

und fieich i-nn HeinricH tfl bis au f die Zeil Frifdrich» J, dnns 

JahrhiK-h fùr schtveiscrische (»e«rAicA(c. L XIV, 1880. p, 1-H>7. 
KnxcB {F.), f}er Finfall der S^rasenen in die Schtc^i: am die Mitte 

dn tû Jahrhunderls . dans Mitteilungen der Antigtiarischen 

iieteltschafl in Zurich, U XI, p. 1-30. 



BinUor.RAPdtK 



xxxrii 



KiEteKiF.i, VerfstnanijMfjen'hichte der Pmtence teit der Ciùthen- 
hrrrxchafi his ziir f-'rrUhlung der KonsaU\r i3lO.|-iflO), \jt\\t- 

KôpKB \R.}, De rita et tctipli» Lmdpr.iniii . Korliii. IB42. in-tC. 
Koi'&B (R.) i-t \}ùw»iM»{)L\. Kaiser Oitn der Gruste. I^ipxi^. 1870. 

La*a<cm (I..-H . ), ftitinire de Heaar^it el rfe te» inililaliona eommu- 

njtlts. pMri». W-li, iti-H". 
LAD<>ti*:bTTE [J , tie), Tupugraf^it et hisloire des Hnatet-Alpcë. Pam, 

|8f8, t! vol. in-«-. 
IkUR iJ-l. Etude» crititfites »ar dieers trxiesile» X* et Xi' tiéetti. I. 

Hatlr du piipe Sergius IW t^ttref de (ierherl If. Uisluria d'Adè- 

mar de Vhaliannex. Paris, I>f9l>. '2 vol. in-l". 
l.uiKSTlh' G,). Ettai aar lerégime munîcipm/ et raffranchi^semintt 

des commanv* en Prapencc au mnyvn Age. Trtulon, MVA2. in-K°. 
Lt Mt'MF iJ . M. (ic , Hixtoire de* due» dv Hourhoti el de* coniles de 

Forez. é6. Clianl^lauzo. I.joii. I8ft(t-iafi«, :» vol. in-K 
1.4 Tins nrBOBH (J.|, (iraf Odnt ron der Champagne. Berlin, 1878. ip-H". 
Lirt.tSB. Histoire de Sitteron. Pari?, 1RI3. "i vol. in-S". 
I.iïttTilc lï. dp|. f'iudes jur tes vomies el les tiinmles de Limoges, 

Pans. IH74. in-H* \li\hl. de f liode de» Uautei-Éittdes. fasc. 18). 
LiiEiilPh.), L«tii* IV d'OttIre-mer. Pari«, IIWO. in-»* (Bihl. de 

tltcoledes //aules'/i fades, fiisc. 127). 
Ij-KKit ahhil. Xotite rAitiinnèe des Annale» Vèthsiine» daas Mém. 

de r Académie de» intcripfioiu, 1. XXIV, p. 087-713. 
t^it MiHiiiit,, //itioire de» institulinns varottnijifnnts. H^r». IKtll, 

io-8-. 
LuBA-sci A. I. tliftoire de la riile de Xnyon elde set intlitationsjui- 

iju'À la fin du V///" siècle. Pari*. 1S8», în^- iliiJfUvlfièifae de 

f École des Haates'lilude». fiisc. 73). 
XM\jint\i.\,Uiftoire de fAntiqoiiè de Vienne, ^'ieane. 1633. ia- 

»•- 
l^^im. Chronologie historigae des ramtes de Genevois. Orlcaii», 

i:S7. 2 vol. in-8'. 
Lcx (L. J. Eudes, comte de ftlois, de Toam, de Chartres, de Troyea et 

de. Veaux (99a- 103 7), et Thihaud son frèrv {USA- 1004 f.lv^ye», 

LmEXAr (Tb. voa;. Knnigîn fiertharon Bargundal» Kirchenhaaerin, 
dan* r.\rch. for schweizer. Alterthum^hande. l. V. p. I4ft- 

iiy. 

l.iHPbKT (XX-1, Ki'inig liadvtf von Frankreteh. \jei\tr\ç, 1888; iii-8". 
Loi&KoM .\J. iiéographic de la Gaule au IT* siècle. Paris. 1878. 
10-8". 



0. V<trrjimi'i>i.~Lt nt/aamt df Baar^ojjne. 



XXXIV 



WBUor.ïiAWtm 



— Allut hitiorique de t* France. Pari». IfWI-l!*W>. 3 livr«i«MH in- 
Tol. el 3 livTaisotis de U'Sle \n~i". 

I<'it(F,,. /-c» derniers Carafinefienn. ÏMiftsire, LnaU V, Charh* de 
L'^rrfiine fAil-WM]. l'api.-. 1891, ni-»" iltibt. de t'Écote c/e« 
Itautes-HUtdes, Ïa9c. 87). 

— titndet ttir te règne de tltiffue* Capel el ia fin du X* Miècle. 
l'uri», IVI03. in-tf {Bibt. de fÈoAe de» lUtilet-ittadet. rn»c. 
U7). 

— ta i^httaton de Ijtndri. daiia la Itomtnia. IÎM>3. p. t et siiiv. 

— Fidètea nu r^JtnuJC ? Élude tur le lien juridique ffiti animatl tea 
grands viutAiix â ta rnyanlé. Var'is, liXM, in-H". 

l,vr.ttAimi(A.', liisloire de» initituliom monarvhiqaet de ta France anua 
les premier» Caj>élient. •J'cd.. Paris, iWl, U vol. iii-B". 

— Xfunuel des inttitutiona franç.iises . Période des Capétiens 
directs. Paris, l«iJi. in-«". 

MAiiir.rji iK, /, Le rot/aume d'Aquitaine et se» mArchessottt le» Citro- 

Ungîeni. Toulouse. IHTO. iri-l" (extrait de Vllitlatre de fjttitjae- 

doc. nouv. éd.. l. [|. p. -JOT-IliS), 
Maiths (L,), La seiqnearie de» êriqaes de Xantes, diru> le BaUetin 

de 1.1 Si>r. Archèntngiquv de jVan/ct, t. \\l ;it**)2;, |i, 00. 
Mai.i RT II';,). Mémoire ftisloriqae sur t'étei-fioit dea ér^gue» de Genèi*e, 

diin!» Sfêm. et doc. Cenevota, t. M, p. llH-335, 

— L'.int?ienne monnaie éfiisrQp.ite de Geaiiv, Aaa» JHér». \ef doc. 
r.en.. l. V. p. IVi.V:!.!». 

Mastbvb» ',(j. de), La marche dt Provence el Fcv^fté d'Avignon, 
diin» kcate des Chartes. Potilioiu des thèses soutenues par la 
promotion Je ISlt". p. 5^^. 

— hex f>rigines de la .\fai ton de Savoie en lioargogm \9fO-l0ffO). 
Home, I8yil, in-M'(eitlrail iloK Mélanges d'arch^logiv el d'histoire 
de l'l'!cole française de Rome. I. XIX). 

— Let Origines de la Maison deSafoie en i}<iargogne \9IO-t060]. 
jV"fM additionnelles. Parii*. 1901. in-8" (extrait du \f ut/en-. \ge, 
2*9*r.,l. VI. 

— Les Origines de la \Maison de Savoie en Bourgogne {9l0-t0(i0). 
La paix rn Viennois {Asise I 17 jtiin] I0?5\ el tes additions à ta 
mille de Vienne \m». Berne. A. 9). (rpcnoblc. lOOfi. iii-8" 
(exXetiH <\a Baltetin de /a Soc. de Slasiitfue de t'Itère, l. XXXIll). 

Mari^ on CAimAî(çAi«i |F. A*^\L'abhage de IVimtntajonr . Étude histn^ 

riqiie d'après Ivj manu%crils de l). Clianiflaa el d'aaires dnca- 

menls inédilt. )ilAe*ei\\e. IK77, în-*". 
Maui..it. /list. de ta rHlede Heims. Ileims. |«43-4lj. 3 vol. I". 
M.AiiTHiMrH |Ll^ el Ckol'za» '.\, de}. Hiclionnuire hiilnriqueda canlon 

de Vaad, (.ausannc. 1867. in-S", 
Mammi-. Exercitalit» jitris jHihlici de nexu regui Bvrgundiei eum 

imfterio, Leipzig, 1730, iti-l*. 



niBLtiMIUAPniR 



SUT 



IklAlT (F. tle|, fiftfqaf» de (lonslaiiliiiople, dau» nfue tte fart clii-é- 

tirn. I- *ènr; I. VIII lftïl7i. p. iST-IÏOJ. 
M«;<E»TttKB 'le F.l, ilittaire cieile et conaufairi! dt Ut cille dt Lyon. 

I.yoo. 1096. in-rul. 
yU»v^. /littoire tle l* rilk df Vienne, de fan 4.1H à Tau tOSi). 

Lvoii. 1«33. in-K*. 
MEttR VOS Kmi.vai' [il.). Die Ifeimlen der biirifoiiditctien MalhUde, 

Totrher Kûnifj Kniirad ron tiarfjund, iind der tchicibUrhen 

}tathilde, F.nketîn der$flbe. duiis \çf For*vhun>jen sar deatrchen 

r.earhichte, t. Vllt, p. lUH.VJ. 
MiLUiii) iK. K. <Iii;. i/isliiire de France depvia PfiArinnond ja»quA 

mainlenant. Pari*. I&43-I6âl, 3 vol. ïn-fol. 
yUt:u\KLl\\'.\, Jfie Fnrntfn dei unmitetharen Verkerê s^uiarhen den 

dfultrhen Kahfrn und xoorerÂnen Fiirslen, rarnekmlirh ini A", XI 

and \ll JarhrbttudvrL IhinilKmr^, Leipuj;, IHHH. in->*". 
MtcuucT J.|, HitUàre de France, 4' é*l., Paris. ISTI-IHIS, in-S". 
.MiMjt, Abrogé ctinutotoyiiftte de fhittnirr df Hniirtfogne. IHjon. 1771- 

1773,3 vol. in-«". 
Mti-U« (.A-l-j, VoyAgt dant les déparipmenis da midi de Iji France . 

Pari». I8rt7. A vol. in-8'. 
MoiLMtR A.), iilude sar radminiatraliim féodale damie tJtngaedoe 

i9<iO-l2.'iO). Toulouse. IS79, in-«* lextrait de VHiitt, <lr l^ntfitedof, 

l. Vil. 

— Lta Marres de rhistoire de France. Parift. I9l)*2-lfl0fl. B fasv. 

in-H-, 
MunrALcax. Origines et Imsea de l'hisinire de t.tfim. T. I. J*yon. 

1S.M. gr. in-4'. 
MuMiu{(j.\ Elude» rrili(/ae> aiir les simrceji de l'histnirc mèrtivin* 

gienne. t. Grégoire de Toiirt. Marins ir.\»enrhes, l'nnu, IKT'i, in- 
ft" [fHblioth. de tEvole des lUules-f^tades. taso. fi). 
Mûixui fJ. vrtii . (irti:hivh(e der achiifiterischen Bidgenossen»- 

ekafl. T. I, Leipti^, 178(i, m-8-. 
Mfbht [E... La légende de la reine Uerihe. dans le» Archives 

suisse* des traditions ftopalaire*. l I. p. JHl-317. 
NcL-RAfli (T,j, k'pisvofialas Conslnndensis chmnnhgife et dipinmaliee 

illastratas. (. I. Fi-ibourg-rii-B,. I8(I3. iii-4". 
I.(ciii.ii«>?i iE.'i. Hic Al/tenpiiysr im Mitlelalter, tUii» Jahrbuch fur 

seAiceiser. (ienchirhle, t. III i IK7R), p. |8d-3M9. 
Pahm. Uisleire Jr Pmfenre. 1777-I78(i, i vol. in-4'. 
V,*K\ms ■Vm.!. Diranli^fa" sl^la liurgandi/te liber. Lyan, lï»+î, îii-4». 

— Annales de tlaiirtjngne. I.yoti. IMt», in-ff>l. 

— Stènvires de t'hisluiri' de l.ijun. Lyon. Lï7l, in-fol. 

Pahiwt (n.)t La nyaume de lorraine sons ter Curolingieaa. Pjiris, 
ISJ». m-»'. 

— tte prtni» domo gaae sa/terinris Lnlhuringine daeatam guasi 
htrrdilario jart tenail I1iô*j-t0.t.r<,. Nnniy. l«aH. in-fl". 



XXXVI 



Hllll.IO(inAt'IIIK 



Pai'm-Amiiui, A'cmncusi», Ife reba» gettia Francorum Uhri ileevm. 

Paris. IMÏ, in-fol. 
Pktit (K. I, Ifisloire des duc» de Ruunjoijne de ta race Ckpélienne. 

T. l. Paris 188^. iii-«". 
PnKTr.it [C), Étadea »«r te rètjne de Hobert le Pieux {9!)6-tO:H). 

l'aris, I8a'>. ia-H" ifiifd. de Tlicolc des lluates-Èlude». fasc. 61). 
IViAioh-Il.vimi -■«« [S. vfiiii. t'nlertinchant/eii ziir (ie*chichte Kaiier 

Kotrnd JI. Stiill(.MP(I, 1«1W. 
l'iiiupoK fl^.). Origine» da diocèse el da comté detielUif. Pnns. IUM>, 

in-«". 
PiiiLi.ii-.4 (G.), HeHrAge =(ir Gesehichie tfeatxctitiindt i«m Ja/ire 

lis 7 hi» O.'itî (biiit Abhandlungen der htstoritcken tZUme der 

h'iniijl. liayvriachen Atiadvmîe der Wissetisrlinfien, t. ll[, 

î* partie, iHii. in-f-, 
pLAxctiEH rdotn V.), /finhûre générale et pHriicailért de Bfuirgngne. 

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tèrr jnjit/n'iiu X/" iiècle, dan» Hride den Charlen, l'iailianx de$ 

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PofiiiN ne LfNlKA, lli*loire de f'ègline de /,\fon. l.yon, 1770, in-1", 
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de ta liibiiafhi'qiie iiatii.nate. Pari;., 1H!»0, in-S". 
~- fh 1,1 naluiv du tcrvice milil.iire du /tar let roturierr aii^r XI' et 

XH' nièctex il»n» U Hérite tiist., l. XI.IV ; IWHl), p. :il3.3»7. 
PHUDir'iwvK (A.). Itiitfiire de GrennUe. Grenoble. 188S, iii^", 
l^iivt-'r.iint (,A.], Histoire der institutions de l'érécbé de HAIt. Dde- 

tiianl, 1877. iii-S*. 
ll.tnHAiii (A./, L'Empire grec au X* siècle. Cunsfanlin l'orphgrag^ 

néle. Paris. 1870, iii-8». 
Havraii, Élude sur tes comtes mnorihles du Maçonnai» ilanR In 

Hei'iiede ta .SV(V(e tittéraire de l'Ain, l. \II 1878). p. I5'.»-I7S. 
— Les comte» hércdilaires de M-icon, dans .{nnalea de FAcadentie 

de .mcon.3r sér., l. VI, I9IH. p. li-1-238. 
Kkiish (R.). hie itaatsrechtliche StcHungder Iii»chùfc liurgunds und 

Italien tsnler Kaiser Friedrich /. (îotLingcii. 188,5. iii-8*. 
RmvM'i>. Let !nra*inn» de» Sarratian en France. Paris, IS36. in-W. 



fl||tM4W.IUI*niF. 



XX XVII 



nuAtix {C), lîamlitrt l" dit itttx hUnches-Main».,. et le roynumatlt 

Baargoffne » ton èjtmfac. (ian-Jissonnc, liltW. iri-K". 
Rrvuioit, iJitBcrlalmti tur fm'capitliiin ile Grenuhle »ti \' *. par 

atif nalinii pAfenne. dmis RtiH. AcaJ. iietphinnU, 2* )ér., I. 1, 

p. .V»l-S77. 
Kn itf. d«r. {-X»lnvnti0n»de* Sarr-wan en Prorencp, Miinieille, 1878, 

in-ft». 
TlrciUBD I.A.), liiitlnire (/«» rtimtes ih l'atiou. l'iiri», I1MJ3. 1 vol. 

m-»-. 
nicincN ;(*.! ri Kuml [II.), .-1iiji;i/pft îles frànkisehen fieîchsîm Ztifat- 

1er tier handinijer. Halle. liW5, iii-K». 

— Annalen de* deoltihen Heirht im Ztit»tltr tter OUnnen and 
Salùr. Halli!. 18911, iii^". 

KitLiLT M. CtniHn,!.!: i.A.'i, f'nnjeclurea hialariguea sur les homélica 
tTAfilttg, ^i^of de Vienne. Hun» Mém. et dtic. Genet^is. t. XV'I, 
p. I-W. 

HnMAK |J.). Tattlenu hialitritfue dei //Htilea-Al/iet. I. II. Pari^, 181)11. 
in-l". 

— Les l'ii'oaile» de Gap, dans lo Bulletin de ta Sae. d'études de» 
ihutes-Alpe». Ï8HX p. iV2-(». 

— J^a prtt<»da* rnoniimenti »arr»3in» de» //aulex-Alpet. îhid,, 

mn. p. i';j-i<(8. 

— Le$ roatenÀ Irarcrs U-ji Alftes, ihid.. p. i,T.»--.>tW, :tll-:WS. 

— iJeihT c/iarle» iitèdile» da Xf' «iVc/f àaiXf !»■ Hulleùn dv l'Acadimic 
delphinale, 3' série. I. \X. p. 36l-:i67. 

Hoi'ciiiRR. fliainire du IVrarflù. T. I (seul paru|i. Paris. Ifl5l, 

il 1-9'. 
Ri-in M- àe . //ittoire des vomie» de Prutvnee. Aix. 16.%5. in-rol. 

— Ittuteriad'ini hialoriifnes vt crilt^aet nur Ttrigine de» inmtet de 
Pnirenc«,de \'euai»»in. de Furcalquier tl det Vicomie» de .Var- 
aeitle. .Marseille. 171-J. iii-i'. 

(liii(E.N iàie Claniëcemrr in ihrer \Virk*mml<eit. Ilnlle, 1892- 

1894, •! vol. in-K'. 
Savw (F,), ti7i antichi rentiri d'tlaiia. /I Piemimle. Tupiii. I8!W. 

in-S». 
ScHourrui ^J.-D.J. Oi»MerUtio ftislitrics de Barffundix fi» et (raim- 

JtirÂivte.Slra»bmiTj;, 1710, Jn-I*. 
fV:nii'ieit^. JiinkniJtr. Setn Lebeii und âeine Sf/tnflen. l'HImury-en-B.. 

IK8:». i.i-SV 
Sciit'Rzrt£iH:M i('.;, ffistoria tvierit reyni popitlitfue IlargunJioiiuni. 

\MUeTiberv. Mi'ïl. in-4". 

— ifuvfl C.ar<}lua IV Aayuëtuannn dissipaveril imperii palrimiiiiium 
tiitvad reqnum Arelalense. \Villeiib«r)Ç, IMU, in-t". 

— Vinditiaejurii imperitllt iVi Propînviaiit vl ltelphin»tam. Will- 
IrnlK-rc 1707. în-l'. 



XXSVIll 



iiini.tnnfiAiniiK 



SecaRTAN (Kd.), A'o/ira jrnr forigine tl* Gérottt, comte ite Génère, tlnns 

}fém. el itnr. pahltéx par la Sor. H'arehéot. tle Genève. 1. XVI 

(1887), p. 201-3(0. 
^ Un proTfis aa SU' xifele ou ra»iiif«rjV int[tfrt\-ilf à»nn le* éféchéf 

rnmann.Aann Arrhir fiir xrlitteïzvr. flenchicble, t. XVI.p. :17-H4. 
SEHnAM>(V.j. Jiistmre itAnje Ami Paulitii) f/ ^/ucltflic» nntls nur 

/itasieart t-iHeâ fi ritlagen enrironnnnls, Villefmnche, IK45, in- 

12. 
So'KnT (G.), Cftronohgia hisloriva iuttiiititum Lafjdunrnuii architpit- 

l'ajmlnn. l-yrui. |(il>7, în-ï". 
SiCKBi. iTli. *-ci»\ h'ni.^ernrkiinden in lier Sfhiveiz. Zurich, IS"7, îii- 



SiM!tnx [j.. I. Jiihrhùcher des frÂnhiichen lleichs unier Lttdm^ tient 

Frnnimvtt. I.eip»». IS74-IK76.*i roi. itl-«^ 
Sl^)lo>lll (S, (Ici, iUtloiredes Français itrpaî» Cuntfinejaxqo'en t'Sff. 

Harw. 1831-JKI4. 3 vol. in-H". 
SiiKiiMiMt F.), htfitie mr l» rie et le règne de Henri !" diiim Rvnit 

lier (îhartea. Potititms tle* Ihèxc de la promolioa de I8UI, 

p. 1.V.^I. 
Srïrft^'EB et MB*iKE, ffand-Alhx fur die Geichîehle dei Mittelailer» 

and der neaeren 7.eit. 3' ('«1. riollia. 18S0, in-rnl. 
STeviîiiT(A.j, Sonvette hittcîre de LyMt et du hyonnau. I.v»". I**M5- 

lft99. 3 vol. in-l". 
Srovrr (L.), Le poBPuir lempi}rel dan» révêcfié de liAle. Purts, IHlKi, 

2 vol. in-S». 
Sri'MPFiK.-F, I. Oie fteichskjtnzler. T, [|. Kai/erurtiandrn dm ,V. .Y/, 

iind Xlf Jahrhunderl* rfironot'fgin-h i-erzciihnel. Iniisbrock, 1805, 

in-K". 
Si'ciiBT. Lex poète» h tint & f.axciiif du VI' nu X' »\èrie , daa^ \tfm. 

de Mot/, du He»iim-<,n. IKW1-IK87. p. V3 el suiv. 
T\ii.u« {^ft). Hlodf hiilnrique sur te pnumir lemjmret det éi-éffues de 

Gap, dans le Hallelin de f'.icadt'ntiv delpiiin.ile. IV tiVic. l, XIN', 

•p. 201-252. 
TtUkRASKù {G.'j, I)ei primi rnnli di Sarnia e delta loro jiiiiniiri.t sultn 

raHe d'A(>.%ta, pu!)l. par K. KolUili. diui» .\Hsretl. di SInrta //*• 

tiana.l. XVI. p. 629-717. 
TKKiii!nAK>iE i.\. de), Œni'res pratfiames. /. Xoliceitijilori^aeel crilii/tiB'^ 

tar Forigine de la première race des dauphin* de Viennui*. II. 

Hinfairr de Himon cl dtf itea turretseiir*. Vienne. 1875, in-8". 
— Fjrtimen rriliifi'e de rinjrcriplîita de Saint-lhiital. \'ieMiie. Pari», 

IWV). iii-«<>. 
Tiiomassin, Antienne et uvavetle diet-ipftne de riiglite. ô<l. André, 

Bar-le-Uuc. I8«(-I«w. 7 vol. in-a'. 
TiDABosciir ((t.i . .SVoriii delC atigunta hadimdi S. Silrettro di iVmmn- 

Itila. Modéiie. 1781-1785, 2 val. io-fol. 



minj4W)iiAfMiK 



XXSIX 



TvéntH (abbèi. Not^t et nbttrvationt tar l'origine de tm domiaitiaa 
rfr» ramtc» fiairfae». lUns le littttft. de fAcad. dctphinale, î* sér., 
t. II. p. f>3à«tfuiv. 

— Obttrv.ttiont sar an /«««j/e de l'Muge de )l. Faochë-PranelU . 
ibiii.. :C scr.. t. I. \>. :>\-'ii. 

— /^ tiérilé JUr taint liiiijuçg. îbid., 3* sér., t. II. p. VH-'ï/d. 
T-iG (E.). iivdotft mtd HtiiUdfti r»ii l/ovhfMnjand, Mie, IKAI, in- 

*>. 
l'otita.u (F.). /f«fj'A tërrA, «d. Colclli. Veitîso, 1717-1733, 10 vol. in- 

M. 
\'u***T« {dont), vnjr. lUtUiire d? f^nfjuedaf. 
W» BaiiurnM (V.), Véteaduedu omlé de Vahi» d«tméi rét/lixe de 

Sitit en yWW dan* V Ameiijcr fur tehtvttztriaehe Hesehichle, i* sôr., 

I. VI. p. S&KtTfl. 
^'.«^t«Bkl^I>KKE II..I. La f'irmatwn UrriUtriate de* jtriiKtpauléi 

betyes »a mot/en iyt*. Kruselle", lUO'J, i vn\. iii-S". 
VHi^im (X.). fteram lianjundionant r/lrriniVon. liile. 1575, in-4*. 
\'n*i4jrr (P.). Iii»toirt dt* tn>titaUon» finUliffuet et Jtdminiitralivei de 

U Franee. l'an» IKWt-hHU. % vi>l, in-H". 

— iiittoirt du drttil ftrivf fr»mais, 3* M. Piiri-. IW>5. in-S*. 

— !ji (fuestinn dr ta Uijitimitv k l'avinemetit dv fïaguet Cajtel, 
dani« le» Mt^m. de r.Xf-'idéinif dex iitfnplititix^ I. XXXIV. p. 257- 

W.«ti!tu (F.), /Ma tleachlethl der iîrafen von Buryand. Bre^alau, 

1878, in^. 
\V*mt (G. , Deattche Verfatiuni/tgetcHichle. 'i* ul 3*é(i..Kiel. 1880- 

l8Kr>. 6 v(.l. iii-S". 

— Jahrhùrher des deaUfhett fieieh* anier ffeinrieh /, 3" éd. 
Berlin. l'Ui.'i, in-8*. 

— t'eber Tkictmar VU W, duti» les Fortchaagen ziir deat$chet\ 
r>i-»rhtrhle. l. XIII. p. lOï-tHI. 

W«Tmiivcii fW.t, /tcudchiaiid-i Oeschîrhttifuelten !m Mittelaller 

bis sar Mitten de$ dreisehnien Jahrhandurtt, 17" éd.. l. I. 

Stullj-arl-Bcrlin. IWI. in-S-, 
^^'rl^u«nTXBll, Vereimgnng /tanjund mil dem dealtchen fieich unier 

Konrad il. l'm>,T. IJudwfiss. 1881». iii-8". 
Wmi. U.i. Bemerkangen nber da» frânh'»rhen Palnceraml ilano 

Zeilurhr.derSavigntf StifUing. Oerm. Abth.. I. WII. p. KVÎI7 
IHWi). 
Wr»Tr«Miicm II..), (ieschfcbtr der alt^n LandtcbafI Bern. Berne, 

IMTi. 3%-ul. in-ft*. 
WiM (<î. vou'. fterzog Jtudolf, df.r Sokn Kûniift Hnda\f» Il uoii 

Bargnnd and der K'Jntqin lieriha \\-M\'i Anieufer fur u-hireiser. 

^',r>r^litbla. l. XVI. p. n:»7-352. 



XL BIBLIOGRAPHIK 



Zbller fJ.), Histoire d'Allemagne. L'Empire germaniffae et VEglise 

ati moyen Age. Pari», i892, in-8". 
ZuRLAUBBN (de), Ohservaliotis historigiies sur [origine et le règne de 

Rodolfe I" dans Mém. de l'Académie des Inscriptions, 

t. XXXVi, p. 142-158. 



PHKAIIÈRE PARTIE 



HISTOIRE DES HOIS DE BOURGOGNE 



CHAPITRE PRKMIKR 

Le HttoE deRodolfeI". 
(868-912) 



I 



Il serait sans doute imprutleoL de chercher h rattacher dîrec- 
kment l'histoire du royaume fondé |iar Itodolfe. marquis dans 
lu duché entre le Jura et les Alpes, A celle du <• premier royaume 
de Bourgogne ' », c'esl-i-dire de l'Ktat fondé en Gaule par les 
Bur^ondes. nnnexé au début du vr siècle aux possessions des 
rots mérovingiens, mais consen'nnt encon; après cette date une 
eertaine individualité, en ce sens t]ue lu Bour{;o|;ne constitue 
Tun des royaumes francs, au même titre que la Neustrie ou 
l'AusIratie. 

Lt-K limites de l'iincien royaume burgonde sont tr^s dilTércntcs 
de celles des tcrritoiresoû Hodolfc réussit, en H88, à se faire recdn- 

i, !,«« Hdclen* hiAlorlenii do la Bourgogne, comme André Dtr Cutsm 
IHnIoirv rf« roi», duc* cl eomlrt <#e floifrywyn^ eitl'Arles; Pari», 161^1, 
i tri\. \a~\'), Aam lî. Plimcbeh \iiitloire iffnfraU tt fisirliraUfrr lif Honr- 
goffnf ; \hjnn, I7M. 3 voLin-Tol |. hr?«it) {Wisfoirc t/u rnntl* lU Itoarynt/n^ 
ri UiiliÀr"ht trrnn'l rfjyaumrifc ffnurriognr: Tlijoo, 1737, ia-i*), ontintro- 
duililaiiAruHagr ei-s di-iK>niiiiiilii)ii4 lU- "|nfmicr "cldc "SffcoiiiU ruyaunie 
d* Iknir^oK*»". pnt'orp enijitoyi^p» par Ic^i biilorÎPnsdu six' sièp)<> <romnie 
J. l'HiiJi-xf {i> Kv-uot/ ry>y9»Mii* dr lloiirgoyitf, ea cours daa^ les Annattâ 
ittta .S'AciVr^ tTfmaUtinn t/'-r.lfVi dr|<iii<i Ift9r>). 




Lt: •' noYAt'VK ut: iH)t'RCnr..ie >< 



••■••■ 



, < ■ ' 



nuitrc cuniiïe «touveram, puisqup ce royaume s'i-teiulaitau \ord 
jus(ju'à Langrcs, A l'Ouest jusqu'il Xevers, au Midi jusqu'à 
Cavaillon* , et au Nonl-Kst jusque rut les bords tlu lac de 
Cnnsinncc. I^-i ptrte (I<> 1* HelvéLiti, conqui<M; ]Kir les Ahimans, 
de la Provence, que lui enlevèrent les Oiîlrofîolhs, vinreut res- 
serrer ses fruiiitèi-es, mai» <u»i c^^ntrc demeura toujours du cAt^ 
de Mâcon et de Chalon-sur-SaAns-, c'est^â-dimdans une n^^oD 
Tcrs bqucllc Rodolfe l" et st>s successeurs ne paratasont jomais 
avoir fait la motodre tentative. 

Ceo'est pas le lieude rappeler à quetsprinces fui successivetnent 
soumis l'ancien territoire bur^onde. Il sullit de remanjuer que les 
diveni partn^cs delà monarchie Tratique n^spectôrcnt son indi- 
vidualité. Ge n'est qu'au truitv de Verdun qur l'uniou entre les 
dilTi^rcntcs piirlïes du lu Hour||ïa)^ne fui rompue, que le cours de 
la Siiûne et du Hhûne comnienva h servir de limite entre les 
Êtatii du •• roi de France " et ceux de son voisin de l'Est, et ce 
n'e^t qu'après la mort de l'empereur Ixithairc que le diocèse de 
Hesançon se trouva placé sous te gouvernement d'un autre sou- 
verain (pie ceux de Vienne et de Lyon. 

Il est cependiint douteux que les gens du x' siècle, en dési- 
gnant sou* le nom de retjnuin Burijundi»e ^ le royaume de 
Uu<loUe t"' et de ses successeurs, aient songé aux rois burgondes ^ 
ou aux rois mérovingiens de Bourgogne qui les avaient remplaot^s. 
On a cmployt! celte exprewtino parce que te nouveau royaume 
s'étendait sur une partie de la vaste l'égion ^ qui avait eonKervé 
h travers l'tïpuque carolingienne le nom de tiiirtjunilia'*. Il Faut 

I. A CO|>oinl(Ie vue on [leiii kon^r h rapjiniclier le mv'^itiic Bui^oiule 
(le ri^UI formé jtnr U it^unioii iti>t> ani-ieiis. ruvnuiiu-Kilt> IhHii-giigm* jtinitie 
proprcmi-nl ditevl d<> Provi^iico, oo qu'on npjx^ta pli» larit lo rovaumc 
d'Arle». Mais au Nord cumme au Sud Iv» limilos sont tK-s (lifTêrenlc». 

î. On du tnoin»4-iil-:^i'da»»ce9 ri>gioii«i]iiesV>erc« plus particulièrt^innil 
l'aclivilc des i-iiIk in<.'rr>vin|^ii*iis <U- Ilfuii-^u^ni'. Mais il ne faut pos «ililic-r 
i]ui?<.-«s iiillc<^ »ont j>i>écis('mvnl Ii*k plnK voisines de lenrs autre» |>o»6e68Îoue, 
celles avec lesquelles les rnppoKaeoul k- plus facile». 

3. Sur le« diverses désifioalioas du royaume de Rour^ipie, ef. infra. 

4. Il y a |M>ut-élre cependanl uo v»(^e MlUTeoirde ceux-ci duiiii tindoea' 
ment de H784{ui )4uce Monliérwmvy •' in re^uv Burgundlonin » {CartaLdc 
Mnnlifr.imeif, éd. Laloiib, n* 7). 

5. LoxCMOn, Attat /itaforiyue, teste, p. 8&. 

6. Sur la persUlauce dM ancienne* dirûtiomi KèoKmptnqttes et ctlimiîini- 
|>hîqucs dana l'etnpire carolingien, cf. Lciiininut. Itintulrc Uva inttilutionm 
tmrolingitnntt, p. liM «t m. Maiit, en réalIlA, la deraiâre lealalive d'iu(16- 



dite 



LBDIOCtSB DE ttESAXÇON 

aussi lentr cotnplv. de ce fnit (jiia Iva documenUt ([uï menlionnent 
les premiers c-<? reynum Bunjundinf |in>vieniii*nt surtout de la 
lorraine et de la <i«rinanie, c'est-ii-dirv des fwivs ou la partie de 
la Itunjundia tu plus cunuue tHait^ par la îorce m^me des choses, 
celle qui ce IrouvnU lo plus dircctcnipnt en contact svec ces 
pays, c'csl-à-dire celle même dont Kodotfe venait de se faire 
rvconoaitrc comme souverain. 

Pour préciser un peu, il est ncce**aipe de jeter un rapide coup 
d'oeil sur l'histoire antérieure des deuxlcrrituires dont ta réuDÎon 
a conclue le rtiyaume de Houigo^ne & ses débuts, le diocèse de 
Besanvon d'une part, et le duché entre le Jun« et le Gr;ind-Sainl- 
Ikrnard de l'autre, la Transjurane proprement dite. 

V.a te qui concerne tout d'abord le vasLe diiicêsc de Besançon, 
DnrrRxpondanl à l'ancienne /^mtv'ncia tnuximn Set/uanorum, il 
semble que le proniiiT partaf^e i|ui l'ail séparé du resic de la 
Bourgogne • soit celui de 839, qui réunissait ù l'Halte, jwur en 
former le lut du (ils aîni^de l'emiwreur. non seulement les dtovèseK 
ultrajurans de Vaudetde Valais, mais aussi trois des quatre psyi 
di'memlirés de l'ancieiinp cit'i/a» Vfsonfienxium, ceux de Varai» 
Ifi. U ar.ïwrorï)/?i), de Porloisf/j./^or/rnjij), et d'Escuens (p. Sco- 
lini/oratn)^. Le quatrième, l'Amour (/*. Amaog), conime les 
Ci>ml(ys de Genève et de Lyon, faÎKait partie du royaume attribué 
au jeune CharlL-s el devait suivre les destinoeK du /m^u« 
Altoarîoruni, qui lui Faisuil vis-fi-vis de l'autre etMé de la 
SaAtie, sur ta rive droite '. Mais on «ait «pic ce partage de 839 
demt-um A peu près lettre morie. La fin de Louis le Pieux, 
riiniiêe suivante, rfmil U'ul en question et, en Si-t, le Irailt^ de 
Verdun réunissait de nouveau les quatre comtés de la province 
de Iltisaa^n sous le^uvcrnemcnldeLulhaîre I**. On a bien des 



^mtaaee tiourgiiÎKnnniK* i{ii il puisse citer est eellv rtu [sitrice AlvLliout en 
tl) ;l''lit»i:r.&inR, t:hroni-iu^, ]. ]V, c. Ul. U est ccrUia <\\i« la Uour^ogae 
s'a pas con&crvé une indiviiluclité comparstilr h crili; «)<% pa^s rntUcbés 
hngtc(B|>» après elt«i l'empire franc, comme l'AquIUioe ouïes dacbés ^r- 
Mcni^ne». 

1. - Mlcnni [lartcia Burguotline •',àii\*nVDKSCt[Ann. Dvrtintani, a. 839. 
«. \V»iTi. |.. 21). 

Z. An». HerlinUni. a.»:tn. [i. 31. 

3. I.'- '■nmttnia* llutikurittrain An \rA\Xe do 839 est menlionDé entre 
I '. ■■ iiinilétli- Liingre». Jccroih lionc (ju'il csliiHeation île TAliiytrr 

il- , l'il ipK'dH /Myn» HntaariorttiH do |j n>);iun Jl- CoUigne. VA. 

«•ptfMlant L.ni«oKOK, .tiJaa hiitur., leste, p. 130. 



4 tv. iiiocf:!iK D>: iii;sam;oi^ 

fois {ail ressortir riniportaiict' «Ik ci- IraiU' dans l'hisloiro de lu 
fonnnliitn territoriale des (_Hab de l'Kuni|iL' nccideiitale '. Pour 
la n^ioD qui nous occupe, il est bon du n-marquer que la tiniite 
entre les royaumes de Germanie et de Fnincie nocidcntnie, se 
trouvAit, h peu de choses près, fixcc au cours de la S«ône, ut 
cotle Frontière, bien moins naturelle que celle du Jura, devait «e 
maintenir telle quelle entre lu France et l'Empire jusqu'^ la fin 
du XYli' siècle. 

Après la morl de Lolhairé 1", la civitns Vtsontieiiniufti s'êtail 
nature; Uenicnt truuvév comprise dans la part de I.olhairc 11 cl 
il n'v nul dt; si,^paralinn ninmvntance rnln<: kuk diver» tHéments 
qu'uprès U morl de ce dernier, l* Iniilé de Mecrsst'n. en SiVJ, don- 
nait eu effet le Vurals, l'Escuenset l'Aniou» à Louis II, avec les 
abbayes de Faveroey, de Poligny, de Luxeuil, de Lure cl de 
Baume, tandis que le Porlois était rattachi^ aux Fiat» de Charli^ 
le Chauve, Il en était de même de la ville archiépiscopaip de 
Besançon, sise en Varais,etprohablement aussi, par con.«équpnt, 
de trmte la partie de ce ilernier comté Kiluée au iiurd du Dimbit. 
Cli;irles le Chauve en demeura paisible possesseur jusqu'à sa 
inurt. lieu tut du même, durant quet(|ues années, de ses suo- 
cesseurs, jusqu'au jour où les héritiers de Louis le Germanique 
fîrcnl valoir leui-s droits à la possession de la partie de Ibéritiige 
deLothaire II altribmk' par le tniité de Mcersscn .tux souverains 
de l'Ouest, et se mirent en devoir de l.i disputer aux ]>etitS'lîls de 
Gliarles leChuuve. Ce fut l'usurpation de Boson, dont le métro- 
politain de Uesançon, Thierry, avait reconnu l'autorité, qui 
rétid)l)t l'accord entre tes princes francs, lui 879, au traité do 
Gnndreville, les droits do CharleA le Gros sur te diocèse de 
Bcsanijon furent fomiellomenl nreonnus pur ses cousins, 
Ldui-t 111 et Carluman. (Charles en prulita, puis(|ue c'est lui 
qu'on trouve en povsession du pays dès que les Carolingiens 
l'eunint soustrait à l'autorité du roi de Provence. 

Quant auduchédeTnmsjurane, en ce qui concerne dumoinsses 
origines, on peut remonter ju^qu'.*) l'époque tnéroviu^ienne. Dès lu 



I. Cfi la b)bliii|[niphie donué*; |»r Pauihot, Le rot/aanie de Lorraine 
ÊOii» leaCarolinijàcn; )t. 23. 



I.K D(:cii£ ue TnANajLHJtjim S 

vrsiéclp *enoffi't,on p<;utconslat«rrexi8lenccd*mi/>ayH«/.7/ra/u- 
rannM rormp itcft U^n-itoiros Ac pluttirurs civitate* iinttque«, et plaoé 
sau<t rnutnrilR d'un duo. Pout-tUr<> ce duché »%'iiit-il t'-t^ nrj^nnifté & 
une époque ancienne, pour opposer unt> Iwrrière aux încur»ian!t 
des AlamiitiB, qui, à la fin du v* sitScle, avaient pénétré dans la 
Sfuj-inta S^fuanoram. IIb on Turent d'ailleurs expulsés ]>ar les 
Unrgondes ■'. mais leurs expéditions dans le payus d'Avcnche 
Kc proIi>ngi>rcnt jusqu'au dvliut du \i* siècle ''i en même temps 
que It; pava voitstu de Sîou avait à xe défendre contre les ravages 
de» Saxons * et des Lombard» ^. Fn'defpiirc mentionne quelques- 
uns doftducrtqui se succédèi-ent d»ns le gouvernement du ftAijus 
iJltritjuranus: Teudefi-edus*, Wandalmarus'elplus lardlepalrice 
Pmtaditis ". les ducs Hudila ** el llirpo'". Mais il 'ne délcrmine 
|ui!i nvrc prt'cision les liniilcs du iluc'né. Il !<eml)le cependant 
qae l'an puisse conclure des expres-^inns cmplovêes par le chro- 
niqueur, que ce duché comprenait les territoire» de Sion " t-l 
d"A*'euche '"'. Le " comestaltufi » du niêmu pays exerce épile- 
menl non autorité àûrW*. D'autre part, une portion tout au 
moins du diocèse de Besançon peut avoir été quelquefois mllacliée 



I. Pii(DP«*mK, f.'hrowi<7iii', t. IV, r, 21 : o In juigo l'tlrnjiinino el Seolîti- 
gorwm * : tliiil,, c. Vi, " Er()ODf conie«UboU de paifo L'Ill'ajuroDo -; thiil., 
c. fc3 : ■■ locum EudilBDae in jw^ L'Ilrajunioo iDstiUiït ••; ïÀid., c. 90 : •• Der- 
tksnits... KniEieiis de [m^'o l'Ilrajurano. ■ 

S. Jaiin, (ifKrtiifhtr der liur</u»Ji'jm'ri,{. l, fi, 337-345, 

3. Piiti>£u*tnii, (^Ariiniejui!, 1. IV, c. 37. 

4. tlti-t.J. 111. e. 68. 

5. /jM<f. 

C ItnJ. Lk duc ac ref oïl aucuu Ulre spV'ciul dans ce pas^uK^, inaî& î) csl 
eertsiiieiiien 1 le même que le » Teudorredus dun L'IlraJuranus •' dont le 
raènic Krwli'f-a ire np^torie la mort h l'an 190 yUttil., I. IV, c. 13). 

7. //.lrf.,l.lV,i;. 2i. 

8. CWl cotM^'^ijueBninoliaut aurait iiistalli le patricedans le duché 
iteven» mennt jiarb tiioit de Waitdalmaruit. Sur ProUidiii», cf. Kikxkn, VVr- 
f^ttunjtf^irhichli' ilfr fnii'i'nri', p. 255, domine le rmiiannu" ce lif mier, In 
'jujlitr de jintrk-e a'csl pu» iiormnlenieiit bIUicIkV aux fi>iii:tioiiti do fçouvei^ 
oeurdu paiju* Vltrajuranut: c'cïI ud tilre [lersonnel plulùl i|u'ua équivalent 
deln*|tiiiliriealioade(/uj'jpr-eii ce «en>i %Vi:vl. btmerkuntjen ùber ita» frànk- 
itth^» f'tIrfUt, da» SaPiyny Zeiitthrift, t. XVII, p, 9i et 6»J. 

t. Vnvt>tt.xwK. CArff'i... 1. IV, C. \t et ». 
II». H.,./..c. W. 

II. ».■</..!. III. e.lUt. 
12. H.k/.. I. IV, C. T.. 
\3. /^./..UIV.c 42. 




LK T>Vi 



DE TlAîKWrFASE 



iiu (luclti5<l(" Tiviiisjiiriinr ' pui!(i|ue le pnlrice l'ruUdiuK remplace 
<■ clans \f jjnf/us VUr,\jiir»naa et (iaiis celui ties Seotimji ■•, le duc 
Wantialiiiani», et que lu VUn Coitimlmni parle d'un duc W'aU 
delitnus, peul-^lrc identique uupi'vcédcnl, qui gouverne le '|i«y8 
entre \e Jura ci les Alpes vi, d'antre part, semble rentier it 
Beiinn^-on -, Ijp duché de TranKjuruiH» existait encnre su milieu 
du vin** KÎècle ^. Il cesse ensuite d'être mentionné dans les textes 
juscp'iiu milieu du ix', «époque à Inquelle il faut sans daule le 
revunniiitrô dans le '■ duelié entre le Juni et les Alpes •-, iiceii|H' 
par lu frèiTî de lu reine Tbiberufe, Hubert, le trop fameux abbé de 

Saint-Maurice d'Agnune. bien qu'il soit absolument impossible 
de diHerminer s'il u continué it exister comme duché sous les 
régnes de Pépin, de Cli.'trK*ma(îne et de Louis le Pieux '. 

, Il ne faut pas s'étonner d'ailleurs que les purs « ou dcK'k du 
Jïim ■• aient été conBidérêft de bonne heure comme constituant 
une unité. LeJura, quiadéjù frnppctlés.ir par sa hauteur et sa dilli- 
culté d'uccès ', semble ;ivnirjouéuii t;nind rûledans la^ograpbic 
tclli: quf* lo conccvnieiit les hommes du liitul mnjven Age. C'est â 
propos de vovHpes en Ilalie" qu'on renoonlre le plus fré<tueni- 
nienl la nieiitiuii du Juru ou des Alpes. Or la route urdiiiuirc 
des pèlerins ou des voyageurs se rendant en Italie était la voie 
romaine qui. de L-Tugres. par exemple, passait par Iïesani,"on. 
franchissiiit la montagne entre Poiitfirlier et Orbe, et île lli, pur 
Lausanne et Oclmiurum l'Marligny). allait traverser les Alpes au 
Grand-Saïiit-Beriuird ; le passage du .fura . comme celui des Alpes, 
marquait une étape Importante et ]>énib1e de la route. D'autrr 
pari, le terme de Jura servait U désigner non seulement les 
montagnes elles-mêmes, la série de hauteurs considérée comme 
marquant la limite orientale de la eiitfia.* Vesontienaium^ mais 



1. Fiiti.Èa*mK. C.kron., 1. IV, e. îi. 

5. Vila (:oluntlituti,c. H;étl. Knitc^ir, p. "9. 

3, Fr^dt^»rii t^onlin., c. 3!t : FrV-dénc- (illrnjnnino comHe » nri'^le avec 
ThcodociiUR, vumie de Virnuc, (lati»Li vite de -Unuricnne, Griftm, le fri>ro 
rebelle de P^piii. 

4. V.n (nul eassun intiSgriltt n'nurail pas 6té toiijoure r(>«pert^« (iiiisquc 
le |>nrUi|;c de S^V [Ann. nertinîani, n 819, p. il' met let> coniiéit Or V*ii(I el 
tir Valais liaos le lot de lyolhairé H celui de lîeii^ve î\aa% le Inl de Charlea, 

Ij. 8eU. GaU., I, 2; cf. Dt^jAdiuKS, Otograiihit dti ta GatiU romaine, 1. 1, 
p. 100. 

6. I^N«No:«. Géographie il'' ta Gautf*» Vt' mtcie, p. MS, 



LE OVCnt Dt rOATiti» rxKE 7 

toutlir (errîU)ire ncciHenti^. ïmiw ' et peu Iinbitâ qui s'^ti>ndait 
dans cellf jiurlif du pav«. Il v avait là le sultu» Jtirensîs *', le 
Jar*ns^ihaerlu'ti\miti,dvs\t! déiml di- I;i' période mérovingienne, 
un certain iionibiv de pieux sutitaires choisirent comme lieu de 
rvlraîte, et il e^l bien vraisemblable que la célébrité des Jurt-nxia 
mftn**ttria, dont p.'irlc déjii Sidoine Apollinaire ^, contribua à 
pctpuinnser le nom de ees montagnes '. 

An IX" si(!cle, U Jura '' estt loujourH considt-ré comme cons- 
lilunnt une frontière '. Adon "* mentionne la Trannjurenni* tiur- 
^undia '' et, comme je l'ai dit, on retrouve â la même époque la 



1. Sur )«S X JarensiuiD stlvas ■, cf. la Cifa patrum Jureniiam, I. I, c. i, 
(|ui qiulifle le pavs à' •■ in^iam soliludiDcm n. Au ii' siècle, Eiik>;n.vni> 
|Caauf *. GaUi. Won. (lernu, SS.,t.U.p. IISi indique encore la >< Juraesil- 
f «m ' (]«ie tniT*T\^iil le» Ilon^roîti jiour p*!.(i*r d'Alfuice »■» Bourp>)>iie. La 
Trantlatio S, Tanrini. AA.SS. A»/'., Il Âii|f., I. II, p. Ai', ii|iiii|iuadc<ji^'ny 
;Jiini, arr. I^it«-l(.*'SiiiiiiH>ri |Mirlr aiiiuii «U'k >• montiKiMi Unr» Butj^udiiie ■ 
djint !••« hnliilnnU (M'iirent »<< ci>iiKÎd«>rei'oan)ineà l'ahri des Nomuind^ 

i. Vtla t^oluiritmni, c. 14-IS, éd. Kiuïcm. p. 7{^^: Vita WtndrtsiMii, 
c.U. Mon,GrTm.,SS.,t. Il, p. 2Î5. 

3. GHtooins PC Tours, \'il»e Pairunt, I. I, cl :« [iilerlllB JoronsisdeHvrli 
•ecrvU. .■ Lm Arlii» S. liaifnfhrrti, Hi»l. tlrh'r., t. lit, p. ftSO, paHetil «-([ale- 
ntenl d'un « dcMrium in conâiiin vldelicut l.upluiicnM& tcrrlUtrit Jurne rici- 
nuœ *. 

i. KfùiitoU^. I. I, n« S5. 

S. Coniiatiacu en a conservé lantrtcmpe le noin de S«iot-Oycn de Jous 
tSaicit-CInudi') el c'c^l »nus ce nom de Jurtnse monatteriui» qu'il figure 
danii le nmrUroIoge d'L'sunnl. 

4, Donl «i> trouve souroal le nom »ou« la forme masculine Juriii. 

7. Ann. ïirriiniani, n S7I, p. 117 : •• liliutn isuro Knrobim la lertntn qunm 
allra Juraai linlirl>al.«tin-xiL •• ; ibid., s. 877, p. I.IS : ■• lenienf^ ultni Jiirim 
■sipio ad liriiniii i>. 

», Chronique; ilon. Cerm.. S.S,, t- 11, p. 3Ï3. 

4. L'cti>rfS3\on ic Ciijuretitia Huryimilhi ne se Imuve pas dan» les textes 
du luul nrayen A^, et je np|>elle une rois |Kiur louU>« que cette dt^sif^a- 
l(«n de Boiiripi^e cîsjurane, appliquée aa royaume de Charles de 
PruTeocr et île Hmiim, constitue un non-sen». Cf. mon Rntj»iinw dr Pro- 
fm<*, p. ÎK9-29Û. L'eipre^ntiin de Itnrgunrlin tr,in*jurtntiM olte-inèrne no 
rrmiMit» pa* IrtV» haut, el J»ii\, tinchirhte tjpr BarrjtmdioA^ny l. Il, p. 884, 
(uiU'irquc <|uc Grégoire An Tour» n'en avait pas l'idée, cjir, |K>ur établir une 
dnlinctioD. Jl étend 1res Imn >era le sud, du rôn^ d'Avenclie, les limites de 
l',\Um*nnùt, bien que les Alatiians ne so soîeni jainHÏa établis il demeure 
dans cette n^fjion. Inversenienl, au %* et au xir siiVIesf^etle expressJAn de 
Irttttjtifrnni* ou utlréjur^rmn devient plu» ntn'. I) o«t ceprndiint question 
(!«'■ ■■ ultrajnrnnae {isirti's ><(lnn<i b Vie de Mini Odil<>n 1 1. 11. c. H), prr 
Jknjuit'fc. M>i<^ Kt)i.i:i-iN t ienf a ahliulam l.nhirnilttnt, c. \'l; ifon. tlrrm., 
SS., t. IV, p. 60 eiii|>lo(e l'etprvssi"» de ■• llaettcac vcl Jurcit&cs parles ■ 
pour iléwKHRr le mirmepay». 



8 



LE Dt'aiÊ DE TRJlX&nmAKE 



mc'ntion, sous une forme nouvelle, tluduchétte Transjuranc, alors 
cunli^ par l^itliiiin- Ilâ son bi-au-frère IIuImtL, (li''jîi maître de 
l'ablM^'i; (ItT Sa in (-Maurice il'A^aunr, ou rctalilî ]>Hr lut un faveur 
de ce personn»^e '. 

C'est. eu «■tfi't.danti Icrov.-iume iitlrihué U Lolbairell que le par>' 
lage deâSr>;4vaitpl3PélL>slnji)«oontlo);duGeDève,deLiiusanneetd<> 
Sion. Mais le roi de Lorraine ne devait pas les conserver longtemps, 
car, A la fin de Tannée 8^9, îltesc<idaititson frère aîné, rcmjiereur 
itiilien I^)ui« 11 •, en se réservant seulement une mute pour des* 
cendre en Italie le cas échéant sans trnverst>r te territoire soumis 
à LouÏH ''. Du moins esl-ce ainsi que l'on peut expliquer de la 
manière la plus vraisemblable lu réserve faite à son profit par 
Lotfaairc, lors de la cession, de ses droite sur le Grand-Saint-, 
Bernard et le Pipincensu comitaiut, c'cst-â-dîre sur la banc 
d e territoire qui lon|{vait la rive gauclic de l'Aur et parait 
avoir C()rres|>ondu ]>ciur lu majeure piirtîe, h la circtmscriptioi) 



1 . Mr.iKOM, f'.hrtiniqae, a. 8!i9, p. 78 : •■ L»ltuirius lloctierlo >blHtti ilnca- 
liitn inlcr Jtiruiii et montent Jovis camnoiaîl. >■ Sur la date, qui doil ëlr« 
ra|iportéc b UHcéi»o({ue aiil4ri<>ur« h 857, el»iir le» détails dctn coucesûon, 
cf. P.iuisoi, /.e rcjfaijmt tir Lnrrniai^. p. H3-M!i,«lni(in Iti^i/autiK île l'rotxitte, 
p. M-W. 

S. .-Inn. iiertiniani, «. 859, p. S3 : •■ LdlhDriusfrntri sud L.t>doico Ittitorum 
R n-gii]unnilnni regni na'i portioncni odiribuit, iM vitk-lirrtqii.ie ultm Jnrnm 
m monli-m halwlint, id i>st ticniivnm. I.nusonnnm et SeiJiintim<'îvîlali*>.CHni 
V epiM'()pilil>iii«, ninnii<it<*His l't critiilslibus, pt«<*lor hoiipilnle i\uoti est în 
» moule Jovis cl I>ipiucu»><ein^aiuîlatuni '•. Sur lc»iir>;iiua'tiU mis en ■vaat 
par Gismnh {BoMonûlfn. p. 31, n. W) ixiur coiilesler la ri-aliléde la cession, 
cf. pABisoi, L* royauritfile Laminé, p. I.iri, n. Je crois inutile de ret'enlr 5MC 
r«xplicalïoD dv la dalo du la charte de llartmann, <.^vc(iiiv <Ic Liau^tnniit'. En 
ce <]ui coiirerncli'H dimnlions de biens Toiles pur l^itliairc II h k» f«mmo ^ 
Thilwi^f dmiK li«» [lagi de (iunôve et de i.HiiMiiiiie. en 8ftft, c'est- 
dire p(i«U'ri('»ireinenl à ttSft ;IVtiiwi;ti-Mt^iti.»Ariieii, Bfgftlfii, «• IS74)f 
il est l>oa li'ubscrvcr que frudencc dit expKaaéminil que l.oui» recul Irs 
Irois cités avec les monastères, les Itien^ dii domaine t^piNCiipat, »t ceux du, 
(]omameeointal,c*esl-l-4lirelouteequ*nii paurmilnpptrlerlt'itcniBine public 
Quant k son 'loniain« priée, l.othairc cnn«ervnit la faculté d'en jouir et d'etf^ 
disposer lilirciiienl h iîtrr de prupri^laîre, 

'A. Comme le n'Hiaripi" l'Aïunnr, op. rii., p, \%i, n, les lorriloires ainsi 
n'IoiiuM ne cutiulitunient point une route dirt^ete; mais 1» [>os^(><i$ian par 
Ixilbaire de la voie runioina ordinni renient suivie niirnil roiip^ en deuv 
Lrançou't le duch^.' qu'il veutiil de eèder. D'iiili-e (wirl le <l«Wr île «r ct^>liar* 
ras^er d'ilulM>rt entrait protHiliIcmonl |»>ur ijuotqu» elut^e iliii* ect nliamlnn 
de lerrilnti-rs, et lluliorl avait prâi-isénicnt te centre de son {wuvt>ir à 
Suint' Maurice, aur U voie rumaîne. 



LE DL'CllK DE TftANSJIHANK 



» 



que !«)» actes .du x' siècle désîgnetil sous le nom de comté de 
Biirgi<n '. 

[I e&l inutile de revenir ici sur les évî>imu)ents i|uiinur(|U(!rL-nl, 
dans les paifi situ^ »u delà du Jura . l'ûpoque de la domination 
dt* LouïkII, la nïvuHcetta mort d'ilubort, la concef»ion do ses 
•• honncuK ■> ii «on vainqueur. Conrad, comte d'Aui;erre. qui en 
transmit ensuit*; la posso'^ion à son fils Rodolfc'. C'est ce dernier 
<[tii m trouvait en [>oft.'M'*tMon du duché deTransjui'nne, lorttqu'en 
tJîïS I» mort de Charles le Gros «ul ]>our conséquence la dissolu- 
tion déliniUve de l'empire d« ilharloma^ne. 

Ce duché de Transjuranc constitue donc, dans une certaine 
mesure, ce qu'on est convenu d'apiK-lrr une unili- gén^rnphique, 
c'cst-ii-flire ua territoire aii'ant des limilcM naturelles ai^sez nctlcs, 
soumis pcndunl un laps de temps assez long h une m^me auto- 
rité, et dont l'unité n'avait pas été trop souvent rompue par le 
hasard des parlii^cs conclus entre lt»( rois Francs. Il nie paniit 
assez douteux qu'il ait correspondu (comme c'est le cas pour le 
royaume de Bretagne et, dans une certaine mesure, pour celui 
d'.'VqutUine;. à un groupe ethnique''. Quant h prendre au pied 
de In Irtlrc le teste île Itéginon. et k dire que « les peuples qui 
ludtitent le Jura et les Alpes se sont donné un mi tiré de leurs 
propres en I railles ' », c'est ce qu'il est inipossilile de faire, car peu 
de familles cnm taies du IX* siècle uni été aussi >< internationales >■ 
que celle des Welfs '. Pelit-fds d'un due havarois, neveu d'un con- 
MÎUer de Charles le Chauve, fils d'un comte qui avait lui-mV^mo 
servi successivement Charles le Chauve, j>cut-étrc Lothaire II, 



1. Sur l«s diverses bypoltièses émises au sujel de la localité qui devait 
ilonner son nom nu camttatut Pipinivn»i», et. Pariaut, o/>. m/., p. 13(, n.!l, 
wlsur l'iilcnlifitAtioD nver Iv cnmtv dv llaiven, ùi/r^, 2< partie, ehiip. tu, 

2. i'.t. l'tiiisor, t.t royaume ite Lnrraûie, p. SUI ; mnti Hoij»umv lif l'rtf 
fiflte^, p. SJ-53, 

3. Sur la (H^rxiitUiifie d «nciotis groufieniont» «lliaifite», et, Klaco, t.«* 
uriij'ukri tir FMnri^nnf hrance, t. III, p. 127. 

4. Si Ics" Baui-L;uit;nons •> se dîslin^ent des autre* peuples frane« et 
ç a Irate d'uite opposition eniro cok el l#ur« voïkinit ot. Uonou, £.* rAi* 

I ttfftotilwn •/<■• raci-» vl tti't iiati'fnaUt^* J-tn* l* dittotiitittn t/r l'r-itipirc 
ttarttiini}trit, p. 12 , cette 0|>|K>%iliiin m* np iuauifv«(e f\xie dan» des textes 
ronivnuul ta [inriie dt! In Itiiiirgo^in? >(iii <.-orresp»iiifra plus Uni au iIul-Ii*'. 
I^4nl Aui H(nift.-Mi^fion* <|ii.- !<■* Ilalîcas <I« X' oK'ctv ui^vaUleiil de k-ur 
méjiris (X'^oiil pltiS'il dn l'iovciu.'Miil. 

5. L* rt»!f»'iimi rfe Prapenee, p. 3W. 



10 



OniGINKS DU ROTtrUi: DK IIOrBOnriXi: 



puis Loui» H, llodolfe ii'éUit pas ua «' Bour^tii^raon ". Les 
hasards do la carrière politique dp son péie nv.iicnl voulu que 
ce dernier UuJt ses jours comme gouverneur de la Transjurano. 
Les circiitislttncciî ont permis à l'ambilion du lîU dv. Conrad de 
transformer ce ducht; fit rttynume, MnisIiicr^iiLion de ce ru^raumc 
apiKifDÎl comme purenienL accidentelle, et uuii cunimu rcpré- 
seulant un éveî! ou uu r^-vcil d'un vague sentiment uational. II 
est iiiènie douteux, J» en jujrer parles nires renseignements q\ie 
iioUH possédons au sujet des prenitC-res années de Itodolfe I", que 
celui-ci ait jamais songt^ h créer un royaume de Hourgt^ne. Il y 
avait eu, de par la volonté de Lotltaire I", un royaume d'Italie, 
un poyaumede Provence, im royaume de Lorraine, qui devaient 
durer assez longtemps pour (]ue leur exi*itence entrât dans les 
conceptions géographiques ou politiques des hommes du ix" siècle. 
11 n'y avait jamais eu de rovaume de ttiturgogne, et ce n'est Iris 
probablement qui) l'impuistiancc dans laquelle Itodolfe 1** »'est 
trouvé de rcsHUsctlcr l'ancien royaume de Lxillinire II que le 
royaume de Bourgogne doit sa naissance. 

C'est au début de l'année R88 ', très peu de temps b ce qu'il 



1. I.4> |jn.'iiiii'P (lîpir»ino ritt Itoiloirv l«'' n'pKt i^iio dn lUjiiin ttHH \Ch.\rtet 
df Ctunij, n'^'M). \ti*ik un ntilrc a<-(o {t:.trliil. fit l.aii*»nnf, [>. ~>3) ()iVMtTO<|Ué 
lc3S janricr 895 iSUiuléjb compris dans U huiLi^mr annér du rcf:nc,ccqui 
SU|tp(vsc un \MiK\ Ac. ilépnrt, — ot cb point de <li>]tiirt esi vrflisemliliilOfnieal 
le jour d(* l'élei^Lian ou du couroiinonipnt, — antérieur nu 21 jitiivii>r4X8. O 
mômt* point (le d6[»at-l, à uu juger pfii- la dnln d'une ctuirtv pnv6i> du |wys 
i\f\'tnxt\{('.arl\ii. lie l.xiixannr, p. 1.1^; (r?it it'nulrv ptirl ffoslt^neur au £1 dr- 
ct'mhri' SH7, Il pnniil mruit', d'iipri-s h'* lt*xl^^s narrutlfii et ilapn''» cp qu* 
tio'i« pditvonit vcrilii'r pour l'nvi^nvimonl des &nuv(-rain«deit nuti'es royaumes 
dirmtfmbrûsnlor*d<; rrnipiivcsioliuiticn icf. RtciiTWi, Amialtn <ics frànti. 
ftff'r/i.i (Vpi y.riliiUrr firr Kiirtilinijrr, p. îiOO-!)0tl, ilrvoîri'lrrroti^idt'rii'' coinnif 
pnvlériour h In mort d*> Cliai'U's lp (>fy>«. sim-ciiun li- 12 du 13 jaii» it-r SUS. 
S'il n eu lieu un iliuianclio, §clon Tufiaife \f plu» Imbilucl \ct. oopondnnt 
l.M'ii.i.AiN, /.(■ aor$f tic dharlr.* l<r (IhauTt à Orl^anf, dous HiLliolh^iur </•■ 
CEenU tir* CharU». L I.XIV, lîlOS, p. 3S). il faudrait le placer le 21 ou Ir 38 
janvi«r »fi«, U dniodu 14 final trop nipprocli^p do eollt- de la mort de l'em- 
porcur.llnt: faut passe diaiffimulrr, d'aiUeum, que tOule»eei><;vnclu6toossonl 
très liyiHilIii^tlqura, et qu'il scmil iinpiiidfnl d'y attm-lier un rarartêi-o trop 
grand dp ecrliliule. tji (.■hiiiicellprie de Hodoltc l" [leul avoir pris poor 
point de d^[>«rt do^anii du i^gne de ce dernier Iff jour m/'intfdo la morl de 
Chartes le tiros. IVnuIre part Icsaete» surlesdalefideiiiTLela il faut i-uisonncr 
ne sont coiinui-i que par doa eopîes. Il y n cerlainemi-ia dniit lei lexles ilrs 
erreurs, provenant soit du fait dpH copistoK, soit du fait mi^ine de eeui qui 



AVèXEMBST DE nODOLPC I**^ 



11 



semble aprôK que l'empereur Chorlc» le GroK. aUniidonné de tous 
et (liipiist^ h Trihup, «ut Icrniin^ iiiisém]>U<mi>iit se-î jours à Neïd- 
îngen HUr lu hiuiub*.* ', cju'uii oerUtu iioi)il>re Ju f(ruu(ls laïques 
et Mxrléfiiastiques «[ipaKenanl ît l'ancien duché île Trausiurane, 
Be rcunirenl (Inii*: la basilique de Siiiut-\[aurico d'A^aune ' pour 
y proclantorroi l« coinlo! ot marquis Uodolfe '. S'il a existé pour 
c«lto ûsseniblw'', comme pour d'autres du m^me genre '.des actes 
oflicieU, ceux-ci ne «c sont point conscrviis, et i] est par suite 
împoiuilitc de dire dans quelles conditions le nouveau roi fut élu 
et couruiiiié ', non plus <|Ue d'iniliquer uvec In moindre certitude 



mait-nl n'ili|;<^ lo iirietnaux.C'enl aînni ijui'. fl'apr^iiiinanletlu Cnrtulflirc àt 
l^iKaiini?. Il* |v>iiit {!<• <lr|Uirt Horait «nt^ric-ur aii H nvril KSÎ ifiartul.Je 
/.«iiMnm*. |i. .1U):4rnf>n'-K<rntiln-i) ilM-rnil |K>«ti^riour au mowtlh'irti {ibid,. 
|>. 8"-8Sl ou mi-uic<k- mni liAiV/.. (i, 97-8'kIi? l'tn 888. 

I. Ti-xirs l'ti-iinisOatis Imutii-Hti. <îr*--fiirhle Jrs tuffr. fîrtVAm.l. llî.(i. 289. 

S. LV'iîliMïcaii^linpit-'iine (le Sainl-Maiince n disparu, mai§ des fuutlles 
récrnics otil sni^n^ la dccr>uv<rle de* ifiib^l rue (ions d'tio l'dtSce dans 
Iccpifl on a cru nxiin liai lit! IVgliiK: ahlmtialr iHtu qu'rllc exUtait aui %' i*t 
xi'*îi*clrs. cl pwit-<'ln- nn'-nip au ix*. cVsUà-dire HeB v(^lig;(wi de» IjAI»- 
mvnls dniiit k-siiiipU Ibxlolfp nvnit ^U- Olu cl conMicrJ. Cf. I'. BotunAN. Ln 
fouillin 'Je Saittl-.V»urire (r.\t/atint. L'arehrtf^at aairU ^'iittehaire {Vribaatf. 
1*10, iii-»l»l. 

3. Ix> (.•fluroaucmcnl de ttocloUe I" est menlioniiC- |Mirun assez çraod 
iMiiil)»- €l<^ liMl«« ntinaliâtit|U«« : n^niNON, Chronitfai-, a, 8X8, p. 130: 
<• RiMlulfii-%.,..i[>iiil^ni)rlninMviiriciuiii,a(l5ciliKM-riini>|uit>ui«<)nm primo ri l>u!t 
B el nimimltis «i-cniotiltii'i. coronam silii impaisiiît vt n-çt'tn »i* «ppi-llari jti»- 
nsit-;.l/»n./''rtW-iifM.«.lHIK.i>. 116:- IIiid"lfiis*u]icrinr»tniUirgiiinliitma|Hnl 
9C sLntuil r^KaliltTr rcliiiiTC •■ ; .\nn. ('«/.infini, a, 8H8, Mort, li'^rin., SS., 
L II, |J. 2l'V; -l/iiï. /..«UMiirtf/KM-i \t'.Mrlal. tte l.»u%aiine. p. 8. et Mon. lirrm., 
SS.. l.XXIV. p. TitO, -s. 888. Ilo?aniii>riiil ordinattis HnduKusrex primitus », 
mai>, (lar nuit* d'um* erreur aiii» doulo, lo« Ann. Lxutatinfnae» placonl 
le fail nvaiit lii mort de Charte:» Ir (îrw* ; AnnaUt Anfflo-Sajvnûi [Mon 
firrin.,SS.. l. .VIII. p. 107) :•■ Kl Koiliilfiiiii nu-diiini nccrpit reyiiuni "(cï. les 
mlndîntiK K ol V un Ati^to-savon, ihid.]. La plnsn au vrrs 8K dw livre 1 des 
O^^la Urrt^n'.farii (rd. D(iMvi.i:ii, p. SS} iïiplt<|uc oîiisî le mol llodulfus : « hi« 
uutlterrvi ii DurK*iudionil>us crat roiiïtiltiliis. •■ Je ae sais s'il faut voir 
UDF allusion & un couronne m eut encore récent dans les mots > per auetori- 
laU'iti quam habemu$ priricipslem '■ du premier diplôme cons«rr6 de 
RwMIi- I".du IDJuin KKS|rViJrh-s c/r Ctany. »• 33;. 

(. I*i)ur le •x>urniipfineiit ilr Bowia en K79 |ii<ini:rius->KnAi}HK. CapUularia 
t. II. p. 36KI, dp liiii de S|K>IJ<to on K88 [ibid., p. iOi„ dv Ixiiita do f'rovence 
*a89U [iliij., p, 373!. 

î. Au XTiii* sifrcliï. Bocinr iM^moirct eriHt/ue» sur dieei-B poînl» île l'his- 
toirt anetetinf^ lit* ht Huittv. l. II. p. :!IOel «s.'i a ceiiendanl lenl^ de le fairCi 
nMi4 il a dii nalurt'lk'rnpnt fto borner ii raisonner selon les rraîsemblnnces. 
ea %e pnrucc upitil rtiictuiild élaLlir, au (toinl de vue juridii|ue, la validili- et 
la lévalilé de celle «^leclion. 



AVftKEMEîT m nnOOLPE !«■ 

les comtes ot lûs prélnls ' qui ont pu pn>ndi-r part A 1» c^ri^momo 
(]ii (■nuronncitii-nl et rccnnniiître Ai'S. le pr(>titier jniir le ■t(iuvi>r:iiii 
<|ui v<!iiuit d'être clmisi. [)'apiV>s Itêgiimn, dont l» liimoigniige okI 
juiii]u'{i un certjiin point conlirtnéparveluî den Annales de Sniut- 
VhusI, il s'ii;;ii-!iil dt>»!«->i|^iioiirK ilu)Ki\!i «ilut^ «lire le Jura L»t les 
Alpes Pcnnines ■'. I,es Annules «le Kuldii parlent plus vaguement 
encore de la liaute-Iiourfîtignc. Uctoute manière. Il semble riisuller 
de CCS textes que 1« rovoumc ainsi créé, en janvier 888. clait 
essentieUemcnt formé des comtés sur Icsqui^U Itodolfc avait 
nntt^rieurvitient étendu :4on autorité à titre du iiian|uis ^. 

Mais ce n'est pns ît celte simple moJîlicution. de titre que ne 
bornait l'ambition de Hodalfc. Ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de 



I, HiaiNON emploie le terme vogue de «iiL'crt/u^t ([ui permettrait cnènic 
(lciloul«r itu'uucun rvt-qiic ail pri» piirt bu L-<itimimi>iiioiil. CVhI UiuI h fait 
attivA randemenl qiu* tiiticnKsus i7/(«(. île l;i «n-uic fl ila //uycy, |(. IT) y 
Tiiit iirtôislcr l'évî-(]ue (li-llelle.v, donl 1^- <lioc<-»(Mie jwiroU iiièiD« \i»», »vnnt 
93^, evoir fait pnriîr du royAiime Ro«)olill^D. UUhui.ioi, (ietcti. ilr» tittp-. 
Reirhf», I. III. p. 31!), suppose (|ue r(^vpc|ue de l.nusiinne fut l'un iIp« pre- 
miers sooIîc'Hs du nouveau «onverain. Tout ce i|u'il est possible tl« tlii>e, 
c'est <{u'il neliirtU |>a» h i-<.'ci}niiiiitrec4!l»i-ci. 

i. Aiiti. Vvditilirii, M-in. tierm., SS., (. !1, p. âOl;.. Iliit^iil ultra Jtirain et 
cilrn AlpoA ODimiittitit... Ilnxliitfum... l>Rne(tiei in rejfi'm pi-ticnint. " Sur 
leeouf»nnfmmit<|irello« |<Ini>eiit A Tmil, et. infr»; il y n conruMan i^vidcnle 
cnlrc le» livr.nrmcDts.ciir !<•» Ii.iliîlont» du |Ht}'s entre le Jiini rt k-a Alpes 
ne peuvent èire"TiilIc>HfUiii»tî •>. 

3. I.f* Ann. Fitlii/'n/fi , en efTol, rnccuxent (l'nvoir cherclié h i retenir a 
h titre ilcroi la honte Bourgogne, e'esl-à-iliri' ti consener nvec vnedicnité 
nouvelle le paye ([u'il gouvernail auparuvant comme marquis. II^iaxciM (et 
les .innaha Vcihntini) emploie leâ mêmes es preftMons de •! ilneAluin inler 
Juruiiiel iiionti-m Jovie .• (CA'-o/ii'/mr, a. 83!', \i. "Sj, ■■ toc* iutor Jiiriim el 
Alpi"s Pciiiiinas 1 ((/«'ry., il. Hfifi, p, Vl| .i |>i'oviiilîiim iiiter Jurum et Al|te<i 
Penninas •■ (iltiil., a. S8H. p. i.10), « i-OKioitem inlor Junim el moiiloiD Jovîs ■■ 
{iltiit., n. H9i, p. H'i], pourdénignep le duché eonlKS hliiibei-t, puis Ji Coarad, 
et le royaume dellodolfc 1"; mnis In giiograpliii- ilu rlinmii^iicur de IVnm 
n'ettt {MB iiftsex précise pour que l'on iniit-iir nflinner <iu'«u début de son 
rt'gnele iioureau poî nëlaît \nis encoiv reronmi dnns l'iircHidlrc^fie de 
SoftHaçon, — Suc le rôle personnel de Hodolfe dons «vUecircons lance, dou» 
ne suvAiiHuaturclleraent rien. Hi?;îinon et les Ann. l'iiUIrtué-i paraîtraient 
C(>[)(>ndanL iiidi'iuer quee'ettt liii-rnêine qui prt^pura l'niieinbl*'* de Saint 
Maurice {ulutuit... regalittff i'etin<>re: — aJtcHis êe^cuta (|uibuidnm priinori- ' 
lui»; — i^gcrnscapiiflluri/rt^itid. Mni»en pnS^ence de lo ^i^f»^'^pcraIlte pnu- 
vrt'lt^de» source» . on (-«il ln>[i!*«iuii-iil tentt** de torturer letlexte» iKHir leur 
fniri'dirc plubipicoei^irilsont v'ini1n<lin',el il |ieutt'liv inipmiti'tit d'neenrder 
iin<> valeur en (jurt<|uc iM>rle jinSdiapie aux moiiidreu n<vlr« de* dncnnii'iilit 
iinii.ilUliqiies, pi^ur donner ti chncun de leurs trrmrs un nens prLkis (|ue le» 
auteursn'ont point sans doute pnHeiiduy altaolier. 



(888] TlSTATlVe DE ROtMiLn: l* SUR IJ LOMIAINE 13 

le flire, les rovaumes créés en 888 ' ne doivent pas être consi- 
dtWfi cummt; le simpli^rt-RulUil de lentitives heun'uses faîle» par 
un ccrtnin nombre de Hcij^ueurs puisfuinla pour cban^çcr un cou- 
ronner rovalo leur couronne ducale, «l jiour s'afTrancbîr cotnplÈ- 
Icuicnl de tuute soumission îi e^ qui subsiste encore de l'autorité 
impériale. CVsl t» recoustitulion d'anciens rovimmes qui, ;ivant 
Charles le Chauve et avant Charte» le Gros, avaient formé 
desnnitè» territoriales indépendantes. I-'iides, duc de Prnnec, ne 
devient pas roi de l'Vanec. mnis roî des Francs occidentaux et 
des Aquitains; dé^-u djtns ses ambitions impénules, le jeune 
Louis restaure le n»vaume de Charles de Provence et de Buson, 
tandis qu'eu Italie Ui^ren^^er et Cui de Spuléte se disputent l'ht-- 
ritn^e de Louis 11. De niï'me, il ne semble pas que Hodolfe ait 
cherché Ji créer un rovaume de Mour^^gne *. C'est le povaume 
entier de Lotharingie, où .sa famille avait longtemps tenu une 
place eonsidt^rahle, et dans lequel il avait peut-être conservé des 
alliancedet des intérêts, que Hodolfe eut l'ambition de disputer 
au successeur de Charles le Gros. Il \- envoya des émissaires pour 
essayer de gagner à sa cause les grands et les évoques du pays ^. 
Ln teulidive fut moinentiinvment cuuronnêe d'un certain succès, 
car Hodolfe occupa l'Alsace, cl tout au moins une partie de la 



I. Cf. tupra, (>. i et S, et Le royaam^de Prore/wre, p. 39fl. Rodolfe n'c»l fMi 
nn rc]in'-wtil«ril <l'un Mttliinenl f>lus mi inoîii» niilionni, |)uiM|iic »» Toniillc 
l'cvl âUtblic d-iUK le |i:i^ii (jiM* (Je|iiiÎH uiie|[éiiénlii>n. I.t*^ )iii»[c>rîfiift dii xvii* 
^ilii iviii* sit'oli- If rntlach>i<!4ll à une priHi-ndiie rnmillr t\c " Sli'ItUînK'^n •• 
^f. IfociLAT. ii^nfiift rrilifueé »ar l'hintoirv df la Sai»ae. 1. Il, |>. â3.1 ; 
VioAiLh. lltTuin tliiryundionum (hruniron, p. Al-(i9 : Ooi.li i, Mén*uire» de {a 
république i^'jaanmtn, t. I. p. i^Vi, plv.K 7.i'ki..vi.ue<(, ULiereation* Aùlo- 
rtififr* nar furii/irut ri If rfijjHf de H'idrdfv I", ilann Mém. de IWctd^mie df* 
trturiptima.X.WW'X , ji. I tTi, le ftii-uiil eacnre nitiLreaii cliAleiiii de Slrnllin- 
gnit. ~ ■[u'it ittnit e(in->lruit «or le» Itorilti liit Inr de Tliuii m'i l'tm «oit etirore 
•r«niincs ' ir.LKnf:, H*»:ù hiMlorii/ut »ai la l'ritnrhf-Camf^, I. I, p. 302). !.«» 
erreun bintori<tne»out la vie duiv. car on voit M. lliwLr \llUl.(le U ftirmn- 
tion trrrUiiriiU ilrt fHals Jeriîampe centrale, l. II, p. 378) citer cooituelune 
ilea résidences de Rcxlolfe i", eu fabuleux eliAteau iloul rucuu documeal 
euuleitipor*îa n« («il montion. 

i. \ ou point lie vue il est intéressant de reiiuiri|iier ipie Rodolfetic poroil 
aroîr fait aaeuoe tentative ni du ii'ité de lit province dm ï.yon. ni du côtd de 
U iloiirgogne rraacni»e. Peut-être était-il dè« PvXic i'.\iat\utr on biin« lermeft 
avtK: le duc Kichard te Ju»li(;ii:r, >|ui l'pousa A'I^UUk'. lu soeur de Itudolfe. 

3. fttoi-<i}?T. Chroni^w. a. 8h6, p. t3U : " Uillîl le^nlo-i per ufiiir«r»uiii 
■• rugtium [^lltarii el ^uabiouibus pollicilalîonibu^uc epiâcoporum et nalti- 
H Duni viroruin meoto» ia sui fsToro demuk-et. - 



u 



TEWTinVK DU HODULKH I"" Htli I.A LOHBAIM: 



[888] 



Lornûm» ', Mnïs rêlecliuii i?l U' i-oui-(>ini<>uieiil Jl* Saint-Miturice 
nesuflisaient|»asp»uruo(ifL'rer vt-iilalilL-niool au nouveau sou voraio 
la dignilij rovalc '*. Lu consi'crcition par l'I^liso. dans une des 
villes imporlanlo« du iN>vaume. était iinli»ppnKnhlp aux veux dfs 
conluniporikins. Une assomblétî tnit lieu it Toul, «*t [todolfe fui 
sucré roi do Lotharingie par l'évè<[ue de ceMo ville, Arnuud ^, 
comme vingt ons auparavant Charles te Chauve l'nvait éïé fi 
M«lz par révê<|ue Advence (mars-mai 8H8) '. Nous ne sbvodb 



i, llrt^ulUtdii tonle des .4n/i.ï/rtt /'«Wfdiw» («. W*8, p. H6} que l'AUoco 
élaîl tombal' cnlrt' les aiuiiis de HodolFe. Lo fail mrmt> du caiiroiiiictiicnt 
îi Toitl |iroiivf.' r|ii*îl eu <^laîl de tnêini* d'une pei'lîe di' la Lurraîne. I^n $90, 
on voit Aniuir ri*Hlïltif->i' îi un eerlaîii t'irieli el fi sn ri'iniiie tlcrlhpda des 
cJoDiniiu:» 919 vu Lorraine i-l cii AUuvc, t^l (juî Ifur avaient éli eulcv^ eu raî- 
suii di'Ieur o jiriTu cotHuUii >', c'est-à-dire AîinMloiili' |iuiir tauM- di' trahison 
^'Waiihiaw. l'rkunih-iiiiiifh ilrr Abl^i S. (hitlen, I. Il, j». 277 : ItiliiMi'Ji- 
MOiii DAr-iiKii. It'g., n* IHa'ii. Mnie ilnVul |inii «ûr «pic cet Je di>fortinn soit en 
rapport avec lu Ivalnlirc de Itodolfc sur la Lorroine el \l{tni.u.«ciiat 
libiil.. Il" 1Î98 n) la rapporte i) la révolte iJe Oeniard. le Mlard de (^larles le 
Gros. 

it. es, nurce jitiiiil tesjudicteuscB oh^ervitlions de L. l^viLLAtM. Le tacr*' 
{/<■ (,'/iar/r« tr Chuwe à Orl^nns, dans HihtUilhftfor lin l'l:mte iVe» (Chartes, 
1903, p. 4l-ill, iil en partîeiilior p. 4S, ii . G. 

3. Ann. Vrjaïi.Vii, a. «KO, Mon tierm.. S.Ç., t. II, p. 20*: ■■ TuUo aduasU 
llroduirum... por cpi»i'opiiin diclae civilaliB-bencdici ia roj^m pclicninl, 
(|uod et îtaejïit ■>. Celte monliond'un double couronnemenl. fiSaiiil-MauricW 
cl iTuul, a l'rabarrass^ certains liiiitorieiw. DUmmlkw, fi*te/i. de* otlfr., 
Beichtr*, I, 111, p. 3tV, a réviiqu^ eu doute le fnit du cou nui ne mont h Saint- 
Maurirc, mciitioimi! soidi-mt-iil p,ir Itciiiniiii, cl dniil m* piiHeiit | ma les 
Aiinnles de Sninl-Viuml. M. l'.tiuaoT f/.** rn;/»itw rlr l.nrraini; [>, 48t'i a 
jufilem'Ont rein.ir<|ur^ ipie jhviiv lett ^véncmenl» de I, or raine et de« p«vs *iii- 
sin». Hêjrinan i!-laileu jcént^'cal inîcui înronni^ que rAnunlîslede Saint- VaasU 
Au caiilrûire VVli«sri:«Bï.ii(.Eii Gnett. iier atUn /.aniiti'ItHp ttern. t. Il, p. 7) 
n voulu eomplèlemenl iv>jeler le léiuoigiia)^ dcH .-lanafM Vetlailini. 
L'nlibé l.iîuci-i' |jVrif(>e raUonnéc (/es Annalvt lV*/a*fi/ic«, dons <V^m. rh 
l'Afaii. <li-i Insrr.. I. X\"[V, p. 710 el Tmxi { H allai f 1 uni! fUnlnlf U. p.iTil 
admettent un diJHl)le roitnifiiiciiienl, Ku H'-;ililé il «"asil de di-ux cérémonie» 
dialinrle«:eAtironn(>ment»!>ninl-.VIniiric-eel sacre iiToul:nn pouri'ail prewpie 
dîiT ; CLVrfmonie civile et eértîniouic religieuse fcf. I.kvii.i.^i.n, for. fil.]. Iju 
dipt&me d'ArnuIf cil«^-|ilii» bas eonntme le tai\. ilel'iDlci'vciiliuii de r^vt-tiue 
de Tool, Arnaud. Ou s'eipUque d'ailleurs que Ré(;inoo, en s» qualité (te 
l.vrruin, u'uil pnserii devoir titsï^ter ^ur le^ tléfnîllniiees de*»e» compalrtvlm 
et ait panne imjus nilenee le fait du couivnneiueiil fi Toul. 

4. Au inoinft ii en juger jwr la place ocvupéi* \ar le n^eïl de ces ^réoe- 
rarnlsdnnK le» -infinie» Wdaiîline», <pii en pirlenl imméiliotement après la 
inon^iccrntiou de l'éi'iVpie Odilon de Cambrai (17 mars}. Au contraire 
Phillips, tfrt/r.lye t'ir (ifschiritle DriiHchluntli, p. IW. croit que le eHuroii* 
oemenl de RodolFeii Toul eut lieii Rprê« le mois «le mai, dale d'un ^ynodv 
tenu & Meli, et où les éTé<|ue6 *e reconnaiit^enl sujet» d'Amutf {ifat. dt 
fr,, X. IX, p. 3itj, Cf. Le royaume de i'rocrntt, p, 150, u. 5. 



[888] 



TE:(TAriVE UE HO0OI.PE 1" aCR LA LOBAAlXE 



15 



si beaucoup de ^rand;» avaient suivi l'exemple d'Arnaud. La 
chose est douteuse ut, en tout cas, la tïdclitc de ces scigocurs 
«Hait bien chancctunlc ', car des le mois du juin de U m6mc aon^îc, 
lu plupart des prûlats lorrains, les archevêque» de Cologne et de 
Trèvc», les êvè<|ut"i de Meti!, de Cambriii, de Verdun ul de Stras- 
Irauqf. témoignent de leur udhêsion ou de leur retour au jKirli 
d'ArnuIfen «^«îstantà un concile tenuàMayencc-. Quant è Arnaud 
de Toul, coupable d'iivnîr siicn: Tu^urpiitrur (Lins sa ville épi.s- 
copalc, il fut puni de cette défection pitr la canltscalinn d*une 
partie de mes bivos^. Hudolfe était à la même époque do retour 
dans la j>artie uccidentale de ^es Ktats de Triinsjurane. Ijl* 10 
juin, cQ eflet. il se trouvait dans une localité du nom de }'iihre- 
vilta, «[u'il faut peutn^tre identifier avec Walperswvl, entre 
l'Aur e.l le bc de Hienne ^, ct V faÎKait <ton A sa sœur Adélaïde 
de l'abbiive de Uoinatnmotîer *'. 

Il est douteux t[Ue dans aucun des comtés lorrains on 
ait continua à reconnailj-« la souveraineté de Rodulf», mais .l'Al- 
sace lui dcmi*urait plus fidèle, 'malgré la soumi<>siuu au roi de 
Germanie ^derévèquede Strasbourg, BnUram,el Arnulfne |Kimil 
pas s'élre buté de cbercher k la recouvrer ''. Au mois de juin ou 



i. Pawisoï, op. cil., p. W8. crgit nipin« que les ériques lorrain», en 
dehors «l'.\rii*u(ï, n'ont pas reconnu Kodolfc. 

£. iixs^i, VonviUm, l. XVlIi, |>. (>3 ; cf. P.mu&ot. «•/>. cU. p. 4S8-t89. 

3. Crii«-ri lui fuivnt n-!>t)titési|u'ei) 89^ (DiplAiiie d'ArnuIf. du S février, 
iiut, là» h'r., t. IX, p. XM\ ; [)((iiiii:ii-.MilHLSAi:iiKfi, Rnjtetit^n, it* I1t33). L'actu 
rkfii'C'llo. " l'ialt'nuK ArnoliluTt Tullcnsis cccli'Ntso cpÏMopux, postposilo 
•■ nosLrac- tlomii)nlioiii» rei^imiiic, ollcriussc mlavrit >ocicUlci]uîrcgnÎD03lrî 
ujun, modîcoqiumvH ialervHllo, fliit>ripuil ■•. ce qui au [«ul B'applic|uer 
qn'h Rodolfe ,Pari&ot, o/>. fil. p. 43H. n. \). 

4. S«ir riJeiitiÛ<«lioii, cf. WO^siusuetioeii, Oe»vUi<h\t ticr »llrrt Lantt- 
trhAft Hth. y. M, ci Tnoii. Hattolf t und Uudotf II, p. tl. m. 3. On o 
WMI^ • corriger VabrevBle en VrLit rillj i Jiey. Je U Soimi* ramaifh, a' H"»), 
mt< l'itrifpnal de l'acla s'csl conservé et porte tn>B n«tlem«'Bl Valiret-iita . 

5. Ch;irl'-t dt Cluni/, u* 33. Lo souTcnir <le celto donation l-»I rappelé 
dao» la cliarle dp^lonotion île re nième mnnantrri: k Clim)- par la comU-sso 
AdMaUe, veuve du dui; Hr lt(iniyiign<> Iticlmnl lu JuUtcicr ■> res juris tneî 
- -ju-îm mibi per ppcc^plum domnî Itodulli régis, moi videlicet dulci»sinii 

^l'j II- dilecli&siraî germant obvcnerunt >' Chartes df CAuny, a* 3*9). 

<^. tlaltnui assiste au synode de Mayeace, cf., tapra, a. i. 

?, C*as4 donc k torique ttÉcixoN, ibid. paratl dire que le roi de Gcrina- 
alcmarelia contre Roilulfv iinuiédîatvuieut upréa avoir été informé de Ia 
lfnUU««de ccliiî-ci niir tn |j)rraiiir, IliKtoirr ^cintile aroir perdu ta loute- 
rûnetL- dapaj^avanl (uulactL'd'liosttlilédrla parldesonadvereairv, pr»)»- 



15 



RODOLFI^ 1"* PERD LA LOMDAtKK 



[888] 



Ae juillet, il ten:iit une assemblée h Fmncforl ' ; nu mois ernoût, 
il élail à WoniiB, uù Kudt's dv Frimce vmmil le trouver, et 
reconnaiiifiait .sa suzeraineté tout au moins nominale ^. Ce n'est 
((u'appfcs celte date, peul-^tre k la fin du moi«, qu'il se décida 
marcher contre Ilodolfo •' ot pénétra en Alsace *. Mais il ne pour 
suivit pas lui-même jusqu'au bout lexpédilion qu'il avait entre- 
prise. Laissant en elTet à une armée aouube le soin de mettre 
l'usurpiileur à la rnison, luî-iuénie traversa la Fi-anconie et ren- 
tra en Bavière ■'. De la suite de la campagne dirîf;cecontre le 
do Bourgogne nnu» ne savon» rien, sinon que Hodolfe entin en 
pourparlers avec Ip» chefs de l'armi'c cnvo_V)*e contre lui, et, «ur 
leurs conseils, se di-cidn & suivre l'exentplo durai de Fniucie occî- 
dcnliile '■. Au mois d'octobre, il se rendit auprès d'ArnuIF à Ratîs- 
bonne '. Lcsiit*goeiiilionsentrelesdeux3ouvcrains fureulpéniWes, 
mais aboutirent cependant.) un accord aux termen duquel KodoITe, 
tout en abandonnant ht Lorraine et le ductié d'AIjiacp, conservait 
b possession da pays au delti du Jura, auquel venaient 
n'ajouter tout au moins len coniti^ti compris dans l'^trchidiocèse de 
Be<ian^>nn, et dans lequel il se retira en quittant rtatislxinne *. 
Le nouveau royaume comprenait certainement le pays do 



bicimeni, pac^uîLe d'yino simplv défeclioii ilc» gi'amls et Ùm 6vl^uet du 
pays. 

i. IMKUKit-Miltu.BACMcn, Wtfjreafcn, o' t74i a. 

2. Ann. Fiilil--fi»p*, a. 888, p. 116, Sur lecnracLère <le cette reconiiaîa- 
sance ]>»ir I^uiIck t]o In aouvepainetc^ d'.Vrniilf, cf. Faviih, Eude», p. il3. 

3. 1^ n k\ Iv a nnûl ,B<>iiMK|>-M»tii.uActicii, Ue<i'^tten, n*" l~r>3 et I75() 
il était il rinnnlieiin dans In Hfi»«e-[)flnn»ladt, c'est •i«dirc prècî*ément»arlfl 
roule enlro VVofnis et l'AUnct'. 

V, A'i» h'tllili-nw», a. 8HS, p. tIS. Drnim.Kn, Ijraeh, Jm oulfr. tlt'ielu'*, 
I. III, p. 32^-32t, croit que c'est alors que les gnnids Inmiins qii! avaient 
rctotiiiu RodolfB l'iiliafitloniièreol jiour venir ïairc leur Boiimi^sion îiArnulf; 
mni* ect nlmiuloii \iat les comies connue pur les Ovëques de l«ur souveran 
d'un jourpnrfiit }llul'^t(lnt^neu^e. 

5. Ann, t'ulifcntfs. ihicJ. 

6. Ibid. — HÉci>io?<i Chr^n. p. 130) inlrodcil su milieu desAféBeiOJI 
l'an 888 le r^cit des tentât iyc»infructiieoscsfaile*ci>nlr**ltodolfé rét 
les mnalaicae», (|iii se rapportent en r^alit^ aux campnpïcs poxtérîcitruA. 

7. Ann. Fatihnstt, Uùii. Arniilf était à Datisbonne dès le 9 octobre 
(Bftiiurn-MantDAciirn, B^getlen. n'il^i), el y étail encore le 8 novembre 
(iiW.,n- 17511. 

8. Ann. Futàentn, thià. > Hullsque Intercmi convenîenter adanala, ipse 
« a repe cnm pace permissus, sieuti voRÎt.ad »ua rcmMviu n 



fttBNDCE Dl' ROVACUi: DE AODOLFE I* 



17 



Vaud I et le Valais ■, maïs, fi l'nide de» textes diplomalîc[ues, 
U est |ios£il)te de constalsr tpi'il s'i'lendait au delà de ces 
limites. Du oùtc du Nord il cotiipix-imil lu jih'jum Et/imirica» •', et 
la fron(t^r« était sans doute formée i»r le cours de l'Aar * qui ne 
parait avoir été franchi que sous tu régne de itodolfc II '. La cité 
de Bûle avec une jNirUc du son diocvxc '' fui êgulcmeut de buoae 
heure ratlnchiie nus Étals du roi de Bourgogne, uux côtés duquel, 
dans nue assemblée de }t92, un voit ligurer IVvêque de cette ville, 
Erîng ~. L'évoque de Genève recomiainsaît aussi sou autorité ", 
et celle-ci semble s'être «'tendue même sur la partie du pagas 
Grnac*nsa siluée »u Sud du Léman ". En revanche, le diocèse de 



I. I^ |ilti|utrl dos (lijJômOK do Rottoiro I" kauI relatif* h tVf>li«C i)« 
Lausanne elk ilc*iIocarLl(l» <lu p. W'aidenaû. Les actes pnv^-sde cette région 
»onl égalenienl tUt^» des ans de son t^goe {Cariât, de Laaitnnt, p. 80, 87, 
W, 96, 133. a03. 483, 38S|. 

£. l^ ]iiMM»»iini du Valais est ini|>li<(uée ftar celle de Sainl-Maurice, 
eVBl*i-iiin- (In lieu mêim- où Ho«loire sVlail bit couronner. 

3. Amiiirilnnne il ei>t vrai, le 19 mai ft!)l {flAuim. HÎmI. Hr L»rrainr, 1. 1, 
p. 3Sa ; [tôtiuRN-ManuiAi^tiut, Hefjrflfit, n* IHIO|' h ivtîenne, abbé de S«în(- 
Kvre Je Toul. des lerres ■ in Gilmeus^^au ". dan» une localité appelée 
■ Hosiem-que l'onaidentifléeavec Rotiéres au canton de Neuehfitel.dans 
le val de Travers [llii>Ben, Schuv-z^riehet VrktifiifrnrftfiiUr, n" &U], mais 
celte idenliricatiou [lanil [iluKt|uc •loutouM^, li;» Icrn» detniil ve trourer 
en Ctiniimniilni<t |P*Ht»i>r, t.* rr»j/,iiimr lir Lorrain', p. 494, n. 5). 

i, \n ili'Inilr l'Aar. le comté de TTiurRowe re^lo entre les mains tTAmulf 
{Bômttn-MiiHi.iMi'.uiEn, tlrjjrtlcn, «• 17H4) qui dispute do l>ieuH ijui y »onl 
situés, elle comie Albert intervient ègalt^mcitl îi plusiour» reprises dans 
se* di|ilôineii BôiiMen-MiliiLBACiiaii, li^g-' "" ''&'• t''^. i~90]. 

i. Ci infn, p. :t0-32. 

4. Sotrure, d^» fi9ï. devait dépendre du royaume de Hodolfe 1", car 
e*c«t rette ville qu'il choisit pour y Taire procéder «n sa présence h la con- 
«é<-nitian de l'évoque de LauMune, Boson [Carlut, df Lausanne, p. Si}. 
Mai» U partie du diocèse correspondant i ce qu'on appelii plus lard la 
Ils ul>^- Alsace rleraeura cerlaiiwmenl U poswssion d'AmuIf. 

T. Cariai, de Lautann», p. S4-.S6. 

9. Uernoin, archevêque de Vienne, et se» sulTra^ftol», Isaac de Grenoble 
fl laanc de Valc»ee, écrivent fl Itodolfe pour lui dcmnndcr de contraindre 
Bomard. évèquc de Genève. 1 se rendre i un synode convoqué h Vienne 
(Caefilf. de Crtnolde. D, l, p. 257 : .< quîa ipse et ejus eeclesia «tilija««t, 

• Dei» douante, ref;imini et vralram clnnenlinm certÎMiine novitniis Dei et 
" csBoniceomniiinoiti* eoncordnredispositioncm cwr. : disposîtionilprcca- 

• mur i'«Hiin»ni n-piiun p'>le<ita(em ul... non snlum al» lioe eomenlu ve§lro 
- non swWocantur scrvilio, sed elûim tesiro commoneator précepte ooatro 

• ilri ade^»'' cnllei^io. ' En 893, Rodolfe date d« Genève un de ses aeles. 
palilte ci-de«*ouft ip. 1*. n. S . 

% Le comte ManiiMté«4lispc»cen faveur de l'églittede Lditsanncdeton-es 



Ét'KXDUK ni: ROVAL'Ue DB nODULFE 1" 

Belley, cbins les dernières anntVs du ix'' siècle, ajjparlL'iiftil h 
Louis de Frovenre. du mvnunie tluifuel il ne s«mblL> |ihh cju'il ait 
jainaîs été détaché '. D'autre j>art, des la pn*miL>re aiin^-t- de Mto 
ri'gne.nodoire nvnit él«ndu son pouvoir Mir te di<x-i>8e dt- Be»an- 
çon, nu tnul :iu inniuK f^ur uiiv pitrLÏe de celui-ci. car l'^rf Iifvéque 
Thierry remplit auprt">s du roî les fonctions d'archichancelier '. 
et Hwlolfe, eiiS92, diK]K>sc(>n faveur du prÂtre Faroux de Mens si!» 
e» Portois ■'. Ceiwîndantl» souvernineléde rK-tcuciiK semble avoir 



sises 11 Monligny prë» d'Evian, vt date l*nclc des aniié«-ft du ^OKtl(^ dr 
BoitoUe l"iCariut. (f« Lautanne, p. 883; cf. Tno*,. liodolf I uad ntuMf It, 

i>. 2«:.). 

1. Piiii.iri>:«. Oriyintn <lu divcéit et t/u eomié de Betlejf, p, 70 et lOS ; L« 

roi^aamc lie frtirfiuif, \t. IU2. 

2. ].'• firomitT tli|i]itm<> connu de Rodolfo I*"', qui s'esl cnaêtrsé i>n 
oriffinnl, cl esl ilnlc du |0 jiiiii 8S8 [C/iarO-s de Vlany, n* 33i wt «gusci-jt 
u ,\(! viceiii Tlifoderki iircbifpiM'(i|ii «l rniicelliini. " 

3. I.'octe. qui doit liguriT [irucliiiinftiii'nt riaiis |p rociteîl de niplAnH*» 
pul>li^« pnr l'Académie dcii lns<-riplinti<^. pfirnd iniVIil . .le oo croîs donr |iti* 
inutile d'i-ii ilunnvriciie lexlccooaorvé païunccnpic de (.liilTet jDîbl. dt; 
Berlin, iiiH. Pliilli{nl71>7,fol. 3Q3i rBÎted'aprî-sroi'i^Dahn in noiniiie sancle 
« al individite Triiitlnlis Rohulvus divins opiiulnnto cleni«iiliti reii. Si ad 
" proce§scmirum t>ci aures cfl»ilii<liiiiti ii»»lri>c incliiiaverimus, pronip- 
■• liores nd nostmm ol>se4{uîuin el ad retiiediuni Dw»tniff nniniot.' fure non 
- dubiLaiiius.Quapropter noveril omnium fiilelium. pnieseDiiuni uilloet <>l 
i< rulurorum, industria. quin quidem luicerdoii, l-'oniira« Domine, pt'liil oui- 
" Mtudinem iioslrain ut ei qiin&dinii tca JMvv proprietiiti» uo!>lmf ol> remr- 
n tliutu uiiiinaeiioslrae concède rem uti. Quotleireciiiiuit.i'oniu'iilia-nU' verovt 
r |M>«liitiinte Kiilfivdu comité. dince>siniitH iliique ei iii eomiInlM l'ortinse 
" lU villii quac dicilur Coldranico eccle^iain unant in lionoie Minclî Mau- 
u ricii coiistruclani ciim dunhiis luniiHÎbus, unuiii vîdelieet ad jam dieliini 
u ecclesiam juttte pcrlinenlem. el allerumquad ei esiiide cuiieeMiiinu). ciim 
•' mani'ipiis ulriuiiquc sestis tlei^upi^r (-ommaneiilibuâ, pratum rera unuiu 
V Dumine l'rfiliiiii ecclcaiai.-. Undc hoc Hiii|çiiiludinM ac ceUiliidinis iiosirae 
■I prAcepdim fieri jiisHÎRiua. perqurni intmonila* n-* ri mnncipia «upracficla 
» cuin oinni «un iiitegrilnU', Um lerrU ctilti» ut inculli^, pralis, pn%cuis 
" nqiii», exitibuâcl regre^sibus, lotuntel adinlcgrumprunoominalo Farnlïo 
•> piTsbytero ncleriinliler nd jiia proprium habenda« conccsiiinius, ul quiC' 
■> qnîtl eKincU* sgero voluenl. libéra in omuibu» jmtialur arbitrio. L'I nut«Mii 
■> KujiiK nosimo larj^itio niajarem ia Dei Domine oblineal finutlallK vi)ro- 
•■ cero. manu propna subtci'firroavimuH el de aitulo noslra aigillnri jimsinius. 

> SicMiiu iMfmugram'iie\ Itooi i.ri entiMui tiuiiti. 

■■ Beronj^riiia notariusad vieemThiwdericiarchîepisei^tetarehieancellBri 
« retrognovit. 

■. Data ,111. non. fi-b. .'' oniio Cbri'«lo propitia domtii Dodiillt n-f^'i» .VI. 
u indiLitmi-. .XI. Anninh iiicarnatione dominiez. DtKXlXt'.lli. .\etiim (îeiiaia 
o (.nvtlalf In th-i nuniint*. Felieiler. Amen -, 

Lv domaine do KoliirjÈnicuin tul plua tant dunii^ Il l'église do Uesancon par 
le prilre Farous «pn> antore el remedio auiiani< jamdictt régis sicul Rolfridi 



[m] 



CÈVtiCAlt VÈ LAL'SAKKC 



1ÎJ 



é(è soumise à d« numbreusos fluctualions. Lfî |>avs avuit dû 
dépendre de Uodoire', puis, c» SlfO, se trouvait rallaché au royaume 
ilu jeune Louis, lils <le Bo^oq -, ce qui ne l'empêcha pas, au 
dtîtiul du X* siÈcl«, desuivru de ouuveuu les deâttné«s de U ville 
m«^ln>pulîtatue, saua t|UL- oou» sachions à la suite de quel» évé- 
nement» uni [tu se produire ces niodilications. 

Le*> trois nu quatre nnnéi's qui suivirent l'uecnrd conclu i Hntis- 
bonnn entre Kndolfe et Arnuif paniisscnl avoir été, pour le 
nitaumc iiiiisi foriiir, une pcrimledecatnie. Aucun Irxte ne ]iormcl 
d«' supitow:!- que U lullc iiit repris dès cette époque entre le roi de 
Gennanie et Itudulfe, qui (Miuvait exercer paisiblement son autorité 
sur les cuiiiléK dont lu couvent ion qu'il venait de conclure luïaïuu* 
rait lu poiuessiou. En S'J'i. l'évêque de Lausunne, Jéràme, étant 
mort, l'archidiacre Itainfroi iietit proclamer évèque par une par- 
tie du clergé et du p4>uple. Mais on nppomi au nouveau prélat 
que lion élection n'était point valalile, avant été faite sans le 
consente mi'.nt du rot et eu l'absence de non représentant. Itmlulfe 
se rendit lui-même à Lauitunne, accompagné d'un certain 
nombre d'évi>qucs et de conil»s, |)our y procéder à une nou- 
velle élection, et le nom du diacre iîosnn ovant été acclamé par 
le clerf^ «t le peuple, le roi Ht donner à ce dernier élu la consé- 
cration épiscopalc '. 

Néanmoins la paix rétablie par la convention de llalisbonne q« 
devait pttb être de longue durt^. Le but con^itunt de la politique 
d'AmuIf avait été, comme l'on sait, de se faire considérer 
comme le légitime héritier de Charles le Gros dans lu totalité 



eomllia - IDuxob, Hùt. ûu comté Je liimrgiujiifi, t. Il, p. HQ'i). L'acte esl 
t]»lé lie QcMnçQnW du dininticW 3 février, 5' nnnét- ilu ré^nv do Itodolfc. 
L* euaronlance »u{>rocluil jioiir l'iiiinéc H'}i in)>iiil)KHirlel(r«datniDicalt>F): 
IpKii «le fiiiiir^ugne conliniia ilunc au moii». Jiim|u'A celU) i>pof|ue k filrv 
r«conuii A lle^nçun. 

1. I.rjiixcmriil rvoililTO 890 parles sranils réunis b Varvnae (Uial. de 
Fr , I. IX. p. 663' fait allusinn h un acte ite Rodolfe concMnot aux raoîno 
de tii^nv la celle ili> Baume, et il roe ftamll dooteux 4|ue cet acte soil le 
dipl&nic '\v 903 uujoiinl'liui conncrré [cf. infr,j, p, M). 

4. Iti*l. lie Fr., l, IX. |i, 663. ?ur la dntc. cf. Le royaume âe Proeenee, 

lip. 15t. I JMïVfcl piiK en vertu «le In conre^Mon ii lui fsilc |i»r ArniiirtledilTé- 

fvenlA Icmloir*-» n|>|)nrtcnanl b ItAHoIfo I" que l.ouis * pu Kiiirorcn pOHcft- 

aïnn tli- riv»ciirn», puîs([ue cette coiiccasion n'a élé faite qu'eo 894 (cf. 

i-^ra, p. 24.. 

X C*rtal, de LMUtanne, p. Si-M. 



20 ËXPËDino.t u'arnulf es Italie [^^i 

de 1 Empira ' et. s'il avait ôXé contraint d'ndmctlTc la royauté 
d'Eudes et celle de Rtidolff, il n'en nvait piis moins réussi h 
obtenir du premier, et sans doute* auKsi du svcnud -'. la recon- 
nai-s^itnce de su suxerainelé lliéorique. ou tout au moins d'une 
sorte de sénînrat moral ', Il avait même joué le nMe de dispensa- 
teur de rourunnes, en permettant ii la ix'ine Ernicnjart de faire 
couronner !■ Valence, comme Rouverain de l'ancien royaume de 
Provence, le (ils de BriKcin. te petit Lnuis*. L'Italie, entre le<: mains 
de Gui de Spolt>le. échappait encore h ^un nctimi. Kii SOI), il y 
envoya son bâtard, /.wentibold, îi In télé d'une arm^e souabc'". 
L'exp4Îdition, hienque soutenue par Bt^renger, marf|uisde Frioul. 
n'eut il ueun Kuccên. Zwenttbold n'o<;a :itt»<|uer Oui, l'etraiiché 
dans Pavie, et se retira sans même avoir comiKittu ''. 

En 894, au moi^ de janvier, c'eKl-Ji-dirv en plein hiver, Arnulf 
lui-même descendit en Italie, à la t^lc d'une armi*e encore recru- 
tée panni ses lidêles sujclî* d'Alcuiannie'. Le roi de Germanie 
parait avoir franchi le Brenncr, car la première ville qu'il ren- 
contra sur son passage fut Vérone ". t^ cité, sans doute favorable 
à Bérenger, qui ncconipn^nail Arnulf. ouvrit immi-dialemcnt ses 
portes. En revanche Uergame. défendu« j>ar un certain c«ml« 
Ambroisc, lidêlc pnrtisan de Gui, lU une résistance «énergique. 
Un premier iisisaut, le 3) janvier, fut n-jMJUssé. 1* lendemain 
les (' (cai-des pulalîiis ■) du roi réassiieut ti franchir lu nuiraille. 
Mais la résistance avait excité la colère d'ArnuIf et de ceux qui 
l'entouraient. La ville fut pillée^et le comte qui la défendait, fait 

I. Sur ce poînl, cf. J. H.iiiTTiJNa. Oie ThronfoUj* im Jcut»ehfn Hfiche. 
dons le« FotHth. zar iletitx'htn Cf-urhichfe, t. XV'III, p. 135-11*. 

a. Cf. VII cf îwa» If» jii»U-a rctiintriges d« I'iiillip», heitrit/t sar GracA- 
iehlr ÙftiUthUnd^ ron A17 bis 936. p. 3*. 

3. Kjiviir, Ktitifx. [I. III. 

4. I.f fityniimf t[f /Voi-iriii-*, p, ISfi, 

5. Antwlea Aleinannici. ii.803. 

6. Sur celle cx|>é<liliuH, cf. l.ii.ti-iiA^ii, Anlapodosù, 1. I, c. '2Si-iî; G»H» 
Berenguriifl. Itl, v. 7-44, et Dduut.Kn, (ie»n/i . itn uttfr. IMehn, U l|], 
p. 373-37t. 

7. Ann, Falftfntex. it. 604, p. tS3 : n Cuin nlamaDoica exercitu lultam 
inlravil ■■; Ami. Laul>.trpn$n,a. 804. Mon, Gertn. SS.,U l,p.53; Lj(-n>iiAKD, 
AttlapotliMU, 1. I, c. iS. Ltrs Ann. Fultlente», a. H9.1, !>i|,-iinlent U rigueur 
do l'bivcr. Cf. aussi Miraeuh S, Waldbaiyù, 1. II. c. i. Mon. Grrm,, SS., 
L XV, p. 54*. 

B. L'entrée d'AriiuIf ii Vérone n'est mcnltonnécqiio par LicTnuNP,t&Hf., 
c. S3. hat nuire» Bourccs narratives la paracDlBoussUcace. 



>t1 



CXPtDITinx D'ARNrLP i:S tTALtl-: 



21 



prisonnier dan» la tour où il s'était n^fu^ié. fut igaom in ieu se- 
mant [>endu (levant une des portes fie l'enceinte'. 

ElTm_vt'-es tïan« doute par ret exemple ' les autres cités italiennes 
n« ftenildenl pf>lnt avoir TiiLncte il'bnstitité. Arnulf pénétra sans 
diflii'allé diins P.ivie. oit les gninds de l'Ilalip septentrionale 
vinrent lui faire leur sounmsiun -', tandis qu» ManFred, comte de 
Milan, rvceviiît dans les munt de sa ville le comte saxon Otton ^. 
De Pavie, Arnutfse dirigea sur Plaisance, où il se trouvait le II 
mant ^. Son pl»n l'Iatl snn» rioule tic eonlinuer sa route vcn 
Romv. pour _v prendre Ut couronne impériale, que Gui. réfufîié 
daott les niont»^e<) dn duohi5 deSpolète. était hors d*ctnt de lui 
disfiuler''. Maî*i sonarmêe (-tait déjà alTaihlie par le* fa ligues de 
l'expOdili-in'. D'iiulrep^il, lcm:irqui9 AdalberldeToscane, mal(;ré 
le serment de lidélité pr^lé par lui â Amulf à Pnvie, avait fait 
défc<-lîoii avec liori frcre Itoiiifacr, cl interdisait au roi de Gcmia- 
nir Inulc tt-nlativc pour prendre la rouledc Momi: p«r la Toscane' 
Amulf se dccida à reculer et rexpi-dition ne dépa&sa pus Plai- 
sance. 

Cepeiidaut. au lieu di- repr<.-ndre le cheiniii du Bremier ou Je 
se diriger *tur le Spliigen, Aniulf m> louni<4 vers le Grand-Saint- 
Beniard. Cette mule le menait nécessairement k traven les 
t«rritoiret> dont i) avait, quatre ans plu» ItM, reconnu la posses- 
sion il nodnlfe 1*'. P«ut-êtn* yavail-il. des:i p:)rl, dessein de prou* 
ver an roi de Bour<(<^ne que la su7eraineté que prétendait exer- 
cer sur lui le successeur de Cb:irles le Gros n'était pas purement 



I. Amm. FuMensium ronliniiar/u H»tU{UM.. lar. ril. Comme !'■ remar- 
qw* iNItfnirn, fi^fh rlf* •l'tfr. fleirltn, l. 111. p, 371, n. i. il sembla i^ue 
Tauli'ur-le cctte<K>i)lÎDUdtit>ii.d(lo(I« Hiitt»tioai)e, der^Aiioales de Fuld«,ait 
éU tiHnoÎD oculaift-dc U |irii*»te Ber^pime. Cf. tti^si GftU Ber»ngarii,l. ill. 
», 73-!2(, el LiiifPiiA.xu, AnUpodtw; I. II. e. U. 

S. Ann. Fulrleit*'-», p. IH : •> hioc Uitilus lerror lotatn lUliam inrinl ■ ; 
Rr«l.i lUrrnffarii. 1. III. «. 1ÎI. 

i. Aiui.f'atitrntn. Uu'I.; ijvtPtt^sD. Aniapod»ii»,l.l,c. H;Catat. reçum 
B*i%»w*mt»na*, US. Htr. htngtih.. p. 4.9*. 

\. Ltt-rrftAMi>. Anta/totiotà. i/mV. — Sur le conite Uanfred, cf. [)îl)uii.Kn, 
Gtaeh. 4n oMlfr. Reichei, I. III, jj. i", n. 4. 

S. Cod. dipl. Ljtii'j., col. 596 ; RôiiMCR-M&iii.Niciiitii. Heyetlem,a* t%t3. 

ff. Li>'rM>»!<D, Anl^/KHlifiti, iUid. 

7. Ann. Fiàii{rn»rf, a.. H^i. |i.1l2fr : « Propter niiniam longi ludinem ïUuer- 
» Uii|>ur»<-pntev«crrilii » : ''.ala(i>ijut rfijum firnerenlanus, SS. lier. Lang. 
p. 4W : • [ame pI inli*ii>p«ne m^nscwnpuUus. ■• 

t. Afm, Fubienaa, ib*J. 



22 



AHMXr ASStfiOE ivnËP. 



[89ii 



noitiiiiulo. Ij? .TI niEtrs. j«ur île Pîltjiies, Arniilf était ilevant ïvr^e, 
qui rofus;! d'ouvrir mjs ])<irl(»s '. l,a pince était dérL>ii<lui> par l'un 
dos fi(l(>los do Gui, le marquis Anchier-, qu^ des Uotifi élroits 
nttnchaicnt ii la lîourgogue. Fils d'un ^«ij^nour du nom it'Amé- 
d<^, liénélicK' dans le comte- de Langrc» ■'. comlo lui-mÔnic 
d'Oscherel sous les règnes do Louis le lïètçuo. Carlomao cl CbnrlcR 
le Gros *, il avaîl suivi eu Italîe.avec son frère Gui. leur pnrenl 
Guide Spoléle, et comixtUu |Miur celuî-vî à l:i bataille de la Tn'- 
bie'. M»is tandis que Oui, lils d'Amêdée, étnit resté ]Hirmi Ivs 
morts*), Anchier pnrUf^a la fortune du prétendant spoloLiin 
ei rr^ul decelui-ci, en mcme temps que ta di<;nil<' de marijuis, 
In cité d'Urée «ver snn territoire*, siluiilion qui le reii<l(iit innîtrc 
delà rciuUrla plus rivqiieiilée pour passer de Giiuli- eii Italie. 
Lorsqu'il se mil en devoir de barrer cette roule à Arnulf. il était 
soutenu par de» troupes envovéespui- Uoilolle I*^. soit que Gui oui 
conservé, en raison de son angine bourguignonne, des atlaelies 
avec le roi de Tran^jurane^, soit que ce dernier se sentit menaeé 
par le roî de Germanie et jugeAt roccasion bonne pour prendre «a 

1. An». FulJcntf»,a. S9i, p. 1S4 ; Lutphand, AittaptuloKi». t. I. «.35, 

8. Annale* FuMrn»t». ibtd. : •> eumt-s Widonis noitiine Ans^r •> ; tiivr- 
■•it^Kn. Utitl. : " Aiise«riii(> mair-liio istie aclural^» 

3. RoKFiioT. ChtirlP4 ifiéJitfs dfs IX' i-t -ï' *i-*cf«.»/)/Mr(#na(i/ au:raivhirr» 
ile la Uauli^.Varne, n" 13. Clet .Xiiicdée est protinbliMueiit le miine fjuo celui 
qui flfTurp iliins un iii-écf|)lf lie I.oiii» le Pictrxpuiii-SMinl-BéDiicnc do Dijou 
Vhmn. lie Saint-Hi^ui'jw, é»l. Boii'i.»i:i>, p. tll ■, 

i. ICnSTO, il esl<■IlVi)Y■l^^lu|•l■l'■« rtel.'jiiis loJeuncdoGermfiDio, pnrio* ((raniU 
ndiMoMMix lîU (II- l.(iiii% Ir Hr^iic Ann. Bertlnt^ni, |i, (i9<. M {i^iirr ilna* 
itt-iJT ili|ili'>iii<-i( ili> Kiirlniiiiui 'In 17 iiov«imlirv KHZ .(tiiiv, Etiiiltii rjtnjft'i- 
ifi/'niifs iliiiiK 11'» lUnili'*... f/i'i/i.'i'ji .4 0. Moniul, p. 131, ii" IS| cl <ln il mars 
'n^'i i/<>(. Je l'r, l. IX. (,. i:HJj. Un dipICiiic de Choilcs Iv Gms. du lU jnn- 
vîfr 8H7 itlosKOOT, nifJtimet uriginaiix àpaarchim île lé //iiufir- Varnr, il"! H 
lienibip bien proHierquoc'esl du comté il'Osebcrel que ce persoiiiiaf*!' élnil 
tilulniro. Kntin ciouh îaraii-Kju'pn 887. il s'étnil îndtinienl iiûOé titi l'élocliotl 
d'Aiyrio, évoque de Langruti{MASfti,f.'iini7i7M, I. .Wlll, jt, 202i. (X Dûhm- 
uta, Cn/a tienngarii, p. 22, el MA.rrKTKii, Orii/itin tir la iLxiMon de 
Savoie, p. 137, u. i. 

5. fif»t9 ll^rmyariit I. II, v. IS. 

A. Ihid.. V. ISR. 

7. Ijv% Annale* Fvlilentfsnc tuidoDaenl ijiiele titre de eomte, mais l.it 
PRAKD l'iip|>i>lle tnnrehia et il K^çail cotte dési^iintinn diin« deux diplnmrs 
d«Gui, do 89t clK9£ |/.W.</i/ii. Lantf.. c<il. 9Î6 ri :>7S . Sonvéhloblr Itlrc, 
cl celui de HCs<iucccMteur!i, |inrflll «voir élé crluiilt* !• inar<Tli!o in ll^liu .>, 
(DEsivO!(i..Sir/'<- marrh* tltlatU, \i. IV3,. 

8. L'Hutciir doi fJtita ltcreng*rU qualilic Eudot et R»doKe do - notî Md«-_ 
les " delJui (l.[, v.ttS). 



i«vnnche ilu Irait*' qu'il nvnil dû aucf'pter en 888, el eKlîmÂt la 
situntinn H'AniuU :issi*z niaiiviiise pour n'avoir pns Ii ivdnulir 
pour lui-tnême les con^it^qui'ncM d'un tel ticU* d'huslîlitét. Aniulf 
mit dtino le siège devant Ivrt.V. Il L>st possilile qu'il ait p^-nûlriJ 
dans la ville miïme •. mai* \v ei>sleUum,c'Q6\-b-iiire uaeforteresso 
élevtk- $«ns doute à la place du fort acluel de Ilard, coutinuait b 
loi rermcr la roule. ArnulF resta quelques jours devant 
ce fort. Il r'v trouvait encor*' le 17 avril, «-t ac<rordnit :i l'évêque 
de Parme, M'îIkkI, un pr^epte de confirmation générale de ses 
bious^ Mais, voyant qui! ne réussirait pas ii forcer le passag« 
s perdre beaucoup do monde, il se décida à tourner l'obs- 
icle. Au prix dt! diflii-ulléit conitidprabK^s l'amiée germanique 
parvint ji passer en dehors de ta voie Iiubituclle, à travers les 
rucliers, pour regagner la route au deU des .positions ennemies. 
Après trois jours de innrche pénible elle ne retrouva dans la vallée 
d'Aofde '. De lj< elle ga^na Saint-Maurice, sans que Hodulfe 
paraisse aTnirvnuln ou pu lui disputer le jwiss.ige ^. A Saint-Mau- 
rice, Amulf, (levant lequel le roi de Itourgt^ne continuait h se 
dérober, laissa à son année le soin de ravager le paj's*', et de là se 



nacl 



I. Ann FuMr*t*9», /o<*. rîi,: «Cuin satHlilitms tlodulfir^gis deBurguDilia 
■>f hoc Iranstni^sifi no vi.t ibi rcdounli rp|;i itarclnr. • Il y a do pes éT«ne< 
inciiU un siitivciiir (|url>|ue |i«u coiifuK (laii-i la iMriKin- cbnrnii|ue de BrKoiT 
DU MovT-SoHAi.rK ,e. 28 : Mon. Utérin., SS,. 1. III, p. 713) : » (lujtis [Wido- 
" nia; (4>n)|iiiriliu>> nrU ewl iiileDit» ii)lt>rljtng(ihard<Mii>l Kntneoa rie rc^nn 
" llaliac Claiitcrviiil l^ugobardi clusaa cl custodicrunl vie tiaDiamm. » 

S. Ccst ce (|uî Brin 1>1 trait ressortir du récit dr Liutpiiakd, ,\nlMf>odonM, 
L I, e. 'Xi ; mais eo rèril se rappurie fa une anecdote de cnnct^re bien 
lé^ndairv, et csl cerUinemont inexnct en ce qu'il laisse croire qu'ArnuIf 
put continuer iliivcicnxrnt sa roule. Deux di|dAnieft du ITniril nwil dat^*, 
l'un p'cîtilali? F.tHirieimi ■ ItevitH. Mïlù'lrki'initrhi' VrkuinJmltach.ï, I, p. 301 ; 
DOiiMcn-MtiMi.iiAi^nini. lir-^r-ilm, n* IHtri) cl l'nulrr i' Ygmri'fçini' • (Airo, Slo- 
rM dé l'xrmn, t. I,p. JI3 ; ltdMMKit-MD><LiPA<;uKn, n* lijtO]. Mate ces tcrines 
pruTent «ii;nil3er simiilrment > devant Ivri^r i', 

3. C'e«l IPHPC^)n-1 lies dîplônio^i cites fi la note pn^ci^deiile. 

i. .\nn. Fiil-îrnwi, ihiit.. Ili^iii^oi, Chroni'ju*, • K1I*, p. 1 12 : h per 
,\I|M>> Penninan (inlli.iin iiilrnvit. ' 

Ti. Iliii.M»^, Chmni'/iif, ibiil. 

S. Iljbiiiiiix, lAt'/.: I Hiiilitlfiin ipiftm c|iic>reilMt nocere no» potuit. quia 
* miinlsni i-on»«^ndi-n». in lulibïiiuis locis h> ab&coodcrat. neici^^uem iuter 
•■ Jnrutn et montem Jovis L'xercilusgmvileraltritil •: An». FuliWntrs,ihul . ; 
■ «aie *e direcio etercilu Itoduirum re|teni Tugere ifiHi|Hilil ■> ; Aiin. Air- 
t/amitlei,». H9i; Mo». Gfrm., SS.,l. I. p.53. ■• .Vmulfu* r«i llnliain c«pil 
Minul rt Ituriruixltara. * 



2i ASSEXIILtes Di: WIIHMS CT DE LUHKII (894) 

(lirÎKeti tlirtHftcment vers l'Alemannie ', où la reine l'attendait k 
Kirchen ■'. 

A ruucmbléc? qu'il tint CDSuîtcàWorms 3, il parait avoir pris la 
niHolution d(! d(>posu^dcrd<;linitivcment Kodotfo. XwentiboM fut 
envoyé canliw celui-ci avec unearn«f«. mais le roi sut éviter le com- 
bat et, rétuffié dans les montagnes, échapper aux trou|>es olcniiïD- 
niqueA. Zw«^ntibold dut se contenlcr de mvaf^er le pint payii, et 
n^VL-nir auprès dt- s^tn ]H;re mas avoir réu^at dans >a mission ^ 

U'nutrepart, enquittantVVornis.Arnulf s'était rendu k Lorsch, 
où le jeune Louis de Provence, accompagné de sa mère 
Urmciijart, vint nnilicitcr non appui ''. Cette attitude déférente 
fut r^eonipenHét' par la cession, que lit li* rni de Germanie h son 
n ViiMal », de ciléx avec leunilcrrituin^, faisant partir du rovaume 
de nudolfv l" *. On ignore complt"- lumen t aur (juels payi 
pouvait porter la cession *. 1^ doiiuLtou d'ailleurs devait rester 
purement numinule, el si quelque tuntalive fut faîte parle ruî de 
Provence pour se mettre en possession des territoires qui lui 
avai<>n( été ainsi concédés, elle demeura sans résultat ^. 

I.'annét! suivante (81)5), â une nouvelle ««iscmbléc de Worms, 
b laquelle Rudes de France était revenu faire acte de s^mmis^ 

I, V.a [wuant ]Mr Constance {ItUt, de Fr., t. IX, \>. Wl). 

S. ^A(ll!<u^, ibid. 

'.i. Ann. F\ifilen%p», a. 89t, p. tSS. Cette ansembl^e «r place dans Uïk jtr»- 
inici'ttjoiiiv'lf juin iBduuKu-MIiHi-vJLtJiicit, a* l^tT-IflWi. 

V. Ann. Faldensn, ibiil. : >• lllr [RoilulTuitl se defeadcns objcctiono 
Alpiiim. 'I Ci. ItfaiiNOK, diid. : u inualana cousccnilenti in tulUMmU locis se 
• bKoni)<>cal--;cf.a. «8)4, p. 130, 4>l«ii/>r4, p. (6, n. 6. Doucette «époque, Arnulf 
knoftvail II rccaHslitticr l'n faveur de son bAtard le rvyiiumo dv l^rniiue, 
i|iii atirall 4:ompm loti lerriloir«>s alor» occupi'» par Rudolfc- 

S. /.<• rai/.iame de. Proccnc*, p f39-l&0. 

ft. Hèuiho», tîhiviu'/ttt; n. S9l, p. 142. » Quat^ara civilatrs cuni ndjaceo- 
til)um {Miiiî» ipias lliKHliilfii» tciii't)iit, dodit " Si l'un poiil prendrecc leste 
k In IpIId', il i>ii rt'MilU* ipir <Iihi\, nu muiti«,ili>M(ualt« ou uint) cilé&^pisco- 
|>nlCB di''|>fnd«Mt tlu ixiyfluim' do (tiMlitlfo numii-nl i-li* conct^léc* t\ l^uis. 

ï. (*.iiroii)r \a i-rinaniuc Twoo, lladolfl and itadolf II, p. V, il s'agil ci-r- 
Uinuiui'iil dv |HirliMi>& du Icrriloin.* bourguignou. ToiMiio» du n>y4umc de 
Ih^ivciic^. MaU il n'cMt )tar sur <|u'il » agisse des dîooi'ses dfi Ut'uorv v^l de 
llasaïK'UO, encore moins decfluïdv Bellt^y. <jtie riea n'autorisck cos^idércr 
CoroaiP K,vaiil ^U- rattacha nu myaumf du Bnuryu^u^. 

8. lUniKos. ibid. ; • ipiia vas imllo tnudo do (HrfMUile Ruadolfi erî- 
])i>r<' prftrnluil. - Ativitn \^x\f ivo Tait alltution >i uni! |^i«rre «aire le> dtux 
priniA>s, mais tl ne faut fM!t DuMicr ({iic lc« fiouTcraÏD» dceeltc époque 
t^Ttli^nt MitiirH'iioeiiK'iit tout if ijui tvsAftiiMe k unrbat;idle el soop-nl amol 
loul k«<* débaucher t>^ctprtta|ne(ii«iit leurs fidC^le^ 



[S9Sj ZWEXTlBOUl ROI E.\ UtHHAIXh: KT KS HOCHCttr.XE 2S 

«on ', Arnuir. reprenant le pmjet que l'hoslililé des j;rand<t lui 
avait fait abancInninT en 8!)l. créait son lils Zwentibnid roi en 
Bourgogne cl dans totiL le rovaume de Lothaire ^. Le nom de 
Bourgogne ne peut s'appliquer ici aux p-iffî dijnnn.it<i e1 nutu- 
nois, qui eu» Un unie ni à faire piirtie du rovaiime d'Kudfs, pus 
plus qu'au Lvonnats, niltaeiié aux Htats de I^)uis de Provence, 
et cela du con!u:>nteiuent m^me d'ArnuIf '. Il ne peut donc dési- 
rer que le rovaume de HodoUel", ou tout au moins la portion 
de celui-ci qui n'avait pas élê tli(-oriqueriient. l'année prvtvdente, 
conciMtVA Louis ^. U'aprùs les textes diplomatique»; il est certain 
que l'Alsace, jadis niomentunénient occup^k- par Rodolfe, se 
trouvait alor» entre le» maîus de Zwontibold '. L'autorité de ce 
deniier s'étendait également, au diocèse de Bâle, sur le Itriagowe 
et le Sorengowe ", et il e»t assez vraisemblable que la ville épis- 
copale avait suivi le sort de ces deux fractions de la circons- 



t. jtnn.Fu/'/c/iMa, «. M9S. p. 1*6; Ami». Vrdantini, a. l!tS, Mon. fi*rin., 
SS.. L 11, p. SfK ; RéDi.-<»M, Chnmîtfur, «. 8VS, p. 143 ; cf. I>Onmi.cii, GncA. 
dtMOÊlfr. hrifhet.l.llt, p. il.ei Kamue. Butla. p. ITà-lTS. 

3. Ann. FuMente*. iltiil. : •• Iti Uiir^iiiKlis el omni Lolharico ri^nn. . . rvi 
CTe»tu9 irst. ■■ Ni Rt.tii>ioK i - Zuriiiiibulcli (iliuni fC|;tio I^t1i3riipri>fe^t » ) 
ni Icn ,\nn Vt^aalini <• vû]uccoiiceft»îl n.'^gaua) i|u<ii>duni l^lliarii « ) at 
parirni <le I<1 Koiirgojpit*. 

3. /.i" rnyaum^ile i'rtirfnrf, j). ISA. 

i. Dûtoit^ft. (irach. df* uxf/r-. Hfifhe», I. 111, p. 109, cruit qu'il s'agil de 
I'ir«ln-'>ôflii5<li- Desaaçou et de l>t|>ecLiliv«' <lf la bnule Bourgogne, dons 
lsi|ucllf! RtMloIff «e mninteiuiil (otijour*. Untii du teste île TUr.iNox 
{Chraniijur, a, HHH, \t, |:W : « tintnibaf lUtiiiL' Jiftai rtl-ir «uac AiniulfuM 
et Zin-iMliUolcliu» Glîu« cju» runden) |>rr9ecuti siinl '• I un peul conclure 
qu'A ruulf, iiprè> ll^ïti'prKemiail |>*ti laisser b Rodolk' une |>»rlîe de »e« 
AtnU, 'luî (lu reiile auraient i-U' réduits à une t^tenduedi'rieoire, iturlaul 
«u teoiiol compte de la «.-ftsioii iléji fuile à Lomid di- Provence. Fjiiitioi, Le 
roi/»ume de Lorraine, p. 551, (viann|Uf ju«>lemetit nue le rovaume de 
Honloiri.- t>lnil pri-sque entn-«'mi'iit fonm* de Iciriloin's aynul ili.^|ieu(tu de 
l^hnirv II. Mai» il olnervï- loi-tnC-mc que la compi>4>cii»ion du Ifnne jf>*o- 
irrapliiqui^, Ifluiharii rryiiuin se rètréeil de plu:^ en plus et iiuW |>eut 
•duH-lIre uni' litirgiiniliA i royaume , dislJnele du lUntharii regnum pn>- 
|vn>n>i-nl dit. Il «4'ml>Ie doue iguo Ion puisse inlerprélor le pni4<wif^ des 
Antuale» FuliJentei i:uuiinL- devaal dÙNicncr la Hiirtiunifia ginvude la pro- 
vince de Dfsan^iin jndi--> siiuiiiiH h Ij-jtliaire II], |ilu» la partie du IfitUhari- 
tum iviftium i;ndelii»r<.(li- i-i-lli' Hiirgumlùi. 

&. Diplôme 'h- Xwenlibold du 4 jaavterVJO pour MQnstcr au VaUGri- 
Ifoirr, bc>ii)iEa>llilnLnjk<:nEii, Regrtlen.n' 1909. Une chorte privée pour la 
iDJ^m** aljbaye est dalèc de Strastiour^, « tl jd. mart., nnno III régnante 
Centihaido re^e, ind. I " iSriiArpi.iK, .-Uiafid dipitimalif-a. t. I, p Wl|. 

6, VA, te dipliime du \ jiHiviitr Btflî ciU^ à la note ptrcrdenle. 



2f» 



LUTTE rSTHK RODOI-PK KT inrENTIROI.» 



iSfl:i-8!»7i 



cri|>tiuu de In ciu^'.ll o'oKt gu^re douteux nun plus que 
Besân^>oQ, uvcc le Ydraîs. «1 probiihlemonl aussi U> PortoU et 
l'Amous, n'ait étô comprise «^(^lompnl dans Le lot de Zwftnlt- 
b»ld -. Pour le^ paifi uu delii du Jura, nous ne possédons p«s 
If moindre reiiKi'ignement. MuIk commo ces diocèe^e» nvaicnt 
été de bonne heure ■■* déinchés du Iflolharicnm mi/num, o'e*l- 
à-dire du royaume do l^thnirc II ', il est i»entiis de supposer 
cpi'ile pouveticnt <;tre n^slés en dehors des HtaU de Zwcntibold. 
l'eut-étre étuiciit-iU placés sous la doniinalion lhéori(|ue de 
Louis di- ProvoQCc, ''bien que li-s tcxlcsdiplrtniattques, Icoseulsit 
peu près qui fouriiissL-nl quelques données sur 1/^8 quinze dernièrea 
années du règne de Hoclolfe I"*, semldenl indiquer que l'autorité 
de ce dernier continuait à s'exciversur les cil^ de Lausanne ". de 
tlenève ' et de Sion ^, A une épiwjue indéterminée, peut-être 
après lu mort d'Amulf i29 novembre ou 8 décembre 899, liientùt 
suivie de celle de Zwenlibnld [ 13 hoiH900), le roî de Bnurgagne 
avait réussi h n-nlrer en possession du diocrse de Besanvon, 
C'est i» lui, en effet, qu'eu '.(03 s'adreBséreiiJ. les muînei» de Gi^nii' 
pour obtenir la confirmation dedomaineit sis dans l'H&cuens, qui 
leur avaient été di^A reconnus par Louis de Provence ou plutftt 
jwr sn mère Ermenjart, lops de l'éphémère dominatitm du 
Kouvi^ruin provençal sur ce jkivs'"'. 

I, En ce sen», PAni*CT, tt ro^aumv iJv Lorraint. p. SU. 

S. l'n fliiricn orilnlot.'ii(T "les nrclirvi'(|iir» de nesan^oii f.Wft'i. (irrm,, SS,, 
l, XIII, p. STÏ! nii-RliiHirK' lii l'vslilulinn Tiiiteit I'i^k''"** 'I** ""lie ville |i«r 
Zwrnlibnlft do In ri7/n pAulûifni iAioal l'iHonlîlVuLifin nvoc Polij^v partit 
(railleurs douteuse). Cf, aiissi fi-iH. C/tritI,, t. XV, p. iiS. 

3. Pnr suite de In cession cnnsenlic li I^xiis II en 8S9. 

*. Sur 1« senBdo Ulnthapieum rvgniim, cf. Pakisot n/j, ri/,, p. î49-7Si, 

!). 1^ (lominotion «te celui-ci )i'cs«rca e«|icn<li>nt 'Inn» une certaine 
rapsiire daiiH rt^eiieiiit |miti|iie r<> Miiit m^^ comtes cl mt mère, i|tn reeon- 
iiaiii-ii'iiL en Ml» iioTii ;'i l'iililieiye île (ligiiy la (XMACoaicin <le In ccllr do 
llaiimc si«e Hnntt cf pay». 

1^. L'n ccrlnin oombro d'actes dç Rndalfc lui-même, des diplAtne» du 
18 anàt ^01 iCarfiit. île LauMnne. p. 8(>|. du IS juillet <>Ofl 'ibid, p. Iii9t, du 
14 avril 910 <//iaf. (/'> Ff. t. EX, p. fiSlMe mollirent f!ii<>niil acte de sourp- 
niu daiiF* le pa-jim W^Ufii^i» vly dÏ!>|>iisaiil des doiiini iiett. — Pour les nete* 
|irïvé:t daléh <Ie» an^ dettiin n^i^ne, rf, C.arlui. i/e L/mnanne, p. 87, 96, .lit, 

T. Kii K9K. Koiltilfi- esl l'oconuii romine «•iitrcraiii du diiicôM* de (ienrw 
par fh'i'iKiin. arehev^ipip dr Vi(>nne ol nrcliioliaiicelier de LotiJi de Pm- 
vencc iUartiit, Je lirenoÈle, U. i, |>, fil}. 

S. \x dernier des acte» de Itailnifc I ijui ac scHonl coBKrvés,, du 
ItacrilfflO, ait daté de SDinUMaurice d'Agaune (ffiaf. rffl Fr,, t. IX, 
p, r>g3). 

0, //(■(. de Fr., t. 1\, p. 693, 1,'kqIc n'est plus connu que |iar une copie 



^d00>lll2] 



DKiiMËnt:;: nsyt-Kf^ uk hoi)(>i.pk l" 



27 



Pnur Ivx- (umt*i'« <}iii suivoni, los t«stoK nari-alifs sont miiels 
PO ce i]ui tnucliP l'hi^Uiire du rovouim> Je Itnuryogiie, et les 
doeiunenls diplomaliques ne nous en appr«nnenl pas beaucoup 
plus. Il Taut cependant citer In notice d'un jugement - rendu par 
le n)i en fnveur de l'évêque de LauRantie, Bo<ion, (|ui revemli- 
diquQtt pour les porcs de son ég\hp le droit do pâture dauK dos 
bois siloés dans s<^n diocèse, aux environs de Lutry. ainsi quo 
Iv droit de prendre ikins ces meniez huii^ dc« nrotcriâux pour &es 
con^truc Lions. priviU-^ios que lui contosUiicDt li»a forestiers 
rovaux. Après vn(|uétc, le roi consentit à ce que l'évêque eul 
iTcnurs h U prvuvc jNir le fer rou^^e. Un s«tf dv. YégVise Citthé- 
flrale se souinîL à l'épreuve ■'. On entoura sa main de bandelettes 
scellée», et il demeura trois jour !> aous la ^arde des foreslicrs du 
roi ; apT^ quoi, sa innin s'êlant trouvée saine et sans blessure, le 
bon droit de IV^Iisr Tut n^connu, rt l'évoque put librement exer- 
oer Uts droit!» qu'il rcvoudiquatl. 

L'fxtr^me fin du ri*j,iie de Rodolfe fut marquée par une 
nouvelle tentative faite jiar lui {Kiur étendre ses Htats. La mort 
de Louis l'Enfant, durant l'i^té ou l'automiie de l'année 911, 
ouvrit pour le rovauine de Lorraine une nouvelle période d'agî- 
tntinn. et Charles le Simple et le nouveau roi de Germanie, 
Conrnd. ^e disputèrent la suceesKÎon. nodolfe I" sonf^va-t-i) k 
faire une tentative en ve shus? On l'ii^nore. Toujours est-il qu'il 
dirij^a une courte ex|>édition contre Bide -', mais le laconique 
n?cil de riinnaltsle <|ui en a conservé le souvenir no nous n pas 
renseigné sur le résultat de ce coup de main. Rodotfo I" enlra- 
t-il en possession de In ville, ou celle-ci dcmeura-t-etle encore 
quoique temps ruttachce au rovaume de Lorraine? De tonte 
manière, la mort l'enip^clia de poursuivre ses desseins, car il 



da XI* sif4;t(* (Bibl. dti Vntican, m». Re^. Inl S90. toi. t9 f) mais iJuraU 
parrail<Tni>nl aiilhciili<|ur r>l les t'IOmcnlK fhrctiiiil(>);i(|ii<'K de la date eoii- 
cunlciil jjciiir «W. Roiloirt- <trvatl nvoir d»nn^ ui»o prcinuT* foi» auic 
moiiivxle (îitriiy liidile i:^!!^ de nntiine,<|ii*il5 |>us«édaici)l aTont 896 Mhillc 
de Kurfmiw, Jau-é, W.-'/wIo, a* 'AV99 ; Httt., (/*■ Fr., I, IX. p. iOTi) cl c>-»l 
er- (l>|>IAnie (|ui *4l viié «la»* la notice de la i-ostîtalioa par B4<raard, va>'«fll 
d'b*rmeajarl {rr. Le roi/aame lir Prorenev, p. ISUSSi. 

1. Cariât. i!r t.an»anni-. p. 1(19. 

S. Le u>it« porlt! •• ad fcrriim calidum jactnveriiiit «. Iji «iiile donne des 
d^tnilbpltts précis. 

i. ilf. Vxttnoi. Lt rotfMtime de Lorrains, p. S80. 



38 



)ionT nE noDuLFE i** 



Î9I2) 



termina ses jours, li- 25 m-tolnv 9 1 2 f?i '. De sn femme, Wille, 
il liiisKJiit un tîls. Itadolftf II, qui lui .succcdu". 



1. Sur octtedale. Cf. infra. AppenttU'f It, 

S. Le nom Aif In roffimo tlt> Rodolfp n'oftt FiMirili Htn*clvmcnl [inr oueiin 
Icîxlf. Uiiff WWa ivifîn* fiifure avec son mari, W comle lliigiK», i^ui i-al In 
e<^li'hn' HiiiçiH'» irAilt-'*. daii» une charte vienimisi? sans dnlc \Carlut. tte 
S*iHl-Aiiiirr''-l''-Ha*. n' U. N«ju> Knvon*. ]iiir une autre charte du mrme 
llu(;ui^, qiio«n flamme Willa t'Iilit mnric avant Uï(i UUl. dt Fr., 1. IX, 
p. ItStf) cl Ir aouvc^nii dr <• Vuilla rc(;ina -vsl 6)j^k-itiriit ra|>pt.-|6 dons la 
charte de sa bplU'-srt'ur AdélaldL* portant doDHlion fi tlUmy du nionn^ti'rr 
Ai' ttumn'tnmutirr iHh!n-lpg th' l^uny.n" 3'9'i. O'RUlrir (lart, l<w fra^çniciits 
tviiHiTviii, dv la Vio Jy siiïnt Tliiliuul Midii|u«iil une parvult' entro «« iw»'- 
i-itiinuKi' <*t 1» riJiiiilli* l'inidc île ninirgcfijriif, vi \c rH|ijirrtc'hi-n)en( dr» diit<-s 
i-t iW i)iilifi>> riiurnih |ini' Ich iiuins <)■•« (lilT<>rf nlK |u>i%nitnii^p>> n (HTiiiii^ ^ 
M. nK MAMKVtn, Ln maUrtn if<r Suraif. .V«I<M MiIrlilùmnfÙct, j). 3lli-J<U, 
(l'ctalflir avfc une <|uast-V(.'r(itu<l(* i|iic i-rllf dlliiiiici' iviiiuiili- i la luêri- 
de Hcidolfe M, i|ui. devenue ivutv vu 'ili, »<■ remaria avec lli!^ii('& d'Arles 
La seule objection A ei> ^l'sléine, cWl (|Ui> llii^iius ëpuusa plu* tard BeKIie, 
veuve de Kudvlfe II. Ce» tnariu^efr wictessifs avec k-» veuve» du pi-re el 
du flis iMiirraienl jiasMT (iiiur tni'eslueux et. senle. la n'|iiilal!<iii bîrn établie 
(Ieiléljau(;liéviiii)i<>cru|)ulei1<)nl lingues e)i.t redeiatileaut n'cilt^de I,îiil)mu(l 
|)ftrHiel de ne jm» rejeter vi pri-iri eetle iiyp'Hlii^so. On n'n d''iillinti-s pais de 
n- II)' vigne m mis sur l'ori^'ine de Wille. HsKciunD. Ca»»» S. <!alli,Mnn.fÎTni. 
.S.S., I. II. p, ;>3. dit ijue llai'lmot, atibô de Sniiil-Onll, ùtait eoijHa(u» de 
liudniri- I"', ce i|iii permi'ltait de su|i[iuser <|uv lu femme de ce dernier 
itjiit dWi|îine ak'niaiiu'ii|*je. 

Ilodiiirt- 1" eut aiift^i une fille (|iii portait le nuni NVeU de Juditti, et m)u- 
icrit i<> S. Judilte filie Itodulli nyiN-> .le H juin 928, la eitin-te pn'eit<ye de Ka 
tnnle Adcliiidi^ l'.liarff* '/<• CAiiriij. n" ;I7'J i. Enfin, il e«l po««ili1e (|u'tl faille 
é);ak-inent considérer eunime une fille de Itudulfe 1" In femmv dv Ltmin 
de Pi-iivencc. (|ui |H>rtHit étjalemeiit le nom d'AdvliIde {Le roj/aume lit Pro- 
vrnct, p. S08f. 



CHAPITHE n 

LE HÊCyE DE RODOLFB II 

(912-937) 



D« m Jme que Ri>tlnir«I"'. à lalinde »on règne, avait tenti5 de 
proliler d«s divisions de la Lairniiif' pour agrandir son rovuume 
da câltï de Râle, de même snn (ils ' semlde nvoir cherché à 
mettre à profit les tniubleii ({ui, durant lus {>n<miùres années de 
son rè^ie, désuliiient l'Ak'niaiinie [wur élendn; ses frontières 
do e6té de l'Est et du \ord-Kst. 

Albert, comlo de Thurgowe, mort vers 890, avait éié rcm- 
plsc^, dans ce comlt? et dans celui de Scherragowe. par son lits, 
nommt' comme lui Albert-. Son autre KIk, Burckanlt, comte et 
œarquie. de Hlictïe depuis le début du X' siècle-', périt eu 011 
d'une rav*>n tragique, exécuté à la suite d'un jugement que ses 
c»imiwtiiotes cynftidêrên,*nl comme inique '. Ses tils. llurckai-dt 
et l'Irich avaient été bannis; son rrêrc, Albert, comte de Tbur- 
gowe et de ScbcrragDwe, dont je viens de parler, mourut assas- 
siné h l'insligatiou de Siilomon, i^véquc du Constance cl urchi- 
chancelier de Connid 1 " ■". 

Cette mort de Burckardl I" et l'expulsion de sa famille 
marquent pour les pavs situés au nord du ro^'aume de Bourgogoe, 
tr début d'une période de troubles. L'Alemannie passa aux mains 
d'un comte Krchenger, l'un des lidêles les plus écoutés de 
Conrad de Germanie. Mais Conrad, en 913, se brouille avec 

1- De la pcnoonnliti de Rodolfr 11 iim» ne savons tMlurcIlnnent rien. 

Cop charte priver du î\ il^cftihrr fiS** t^rlutairr t/e LMUMniir, p. IM) 

parail iodiqupr qnr ftodnirp I" nraîl û i-elte iJotk* |ilii«ien»i fils et |iltmieure 

' ' '— mai» îlesl bî«o eotendv iapowîlilfl de dire st HtxJolfe II se Irouvail 

.11 eeus-l^. 

t. imitMLcn. Geich. dm ttttfr. ïirUhe*., I. III. p. StfO. 

3. ihid.. Q. î. 

\. Annai<^ .M^minniri, a. 911 ; Von. (hrm., SS., t. I, p. itS. Cf. les 
autres (e(te«rcHni>iilan% tKiwui^ji, op. cH.. t. lit. {>, 370, ii. I, 
S. Ah». AlrmaitnUi, /oe. til. 



30 TCKTATtVE Ue HOWJI.FK II SUR i/ai.kuatimk [913-91! 

Hon v»ssiil, vl prulUc, l'aimée suivante, <le la guurre qui 
venait ilV'L'IaU'r entre Hrchenger et Siilomon de Constance, 
|iour intervenir en faveur de ce dernier, qu'il rt'com pensait 
ainsi de t'appui que l'évèipie lui nvnil tnujnurK pri^lt^ contre 
les trop puif^snntfi seigninirii de la Snunlie. Les péripétie» 
de lii lutlt; HonI iui*oiiuuL>«i. On sait seulement i|u*en 91 i, 
BuK'kiirdl le Jeune, lilg do celui qui iivuil péri en 911, lit une 
tentative pour i-omettry la niiiin sur les Êlats de son pi-re, sans 
réussir d'dilleurs A autre chose qu'il déviisler les terres de ses 
«dvcrsaircs '. Hodolfe II intervint peut-être alors, lui auasi, 
pour étendre son pouvoir sur une partie du Thurgowe.c'est-â-ilire 
du piivs qui s'étend entre la lleuss et le lac de Constance, avec 
Zurich pour cupîtale ''. C'est du moins ce qui semble résulter 
de l'analyse '. conserva dans les archives de l'obbavc de Zurich, 
d'un jictr iiujourd'tiui perdu, et dont la furniule de date piu*at- 
Irait du nature à prouver qu'en 1M5 (?) K- coinU; de Thur^tin'e 
reconnaissuit la ^uï:el■aineté de Hodulfe M. La souveraineté de 
ce pays entraîne celle de IWargowe, entre l'A ar et la Reuss, qui 
riiuniil séparé du reste des Mtats du rnidc Itour^ngne. Pas un tente 
narratif, d'ailleurs, ne fRil allusionaux conditinns dans lesquelles 
Itodnlfe II aurnil réussi, k cette époque, ti étendre son pouvoir 
sur ces deu\ comtés aleniaimiqucs. 

Kuî(l7, la mort d'Iîrchenj;er permettait k Hurckardt II de se 
mettre défini tivement en possession du duché, et Rodolfe II vint 

i. Sur ces év«DCmcuU, et DGuMLun, Gvneh.da o*tfr. Reichet, l. III. 

p. 5T8 et »iiiv. 

3. Sur te 'J'hurgowe, tu dioeiïse do Constance, cf. toNGKon,.1fbs AmIoi** 
i'jof, loxl*. [I. I3ri. 

3. Cette nnalirse, eu nllemiind, d'une cliarle (icrdile, n été pnl>lié(; fwr 
(i. vos Wys!.. dHHH \f% \tUlhfiliiivjrn tlrr antii/uai-inrfii'H t}f$i-llwUnft ron 
Zùrifh.t. VIII;Deilu)teu, |>. 23, n'it. I^llceitltkiiiti conçue; ■' Kîii Drîi-rwie 
!• Nwnluli) sin guol «« LutlrctincliuTo getx'o bal S. IVlix unil f1i-}[«-lii Cltwter 
u durcli ilii^vr sy vin Lt-beii lang uulie. Ael. V. f*. IIII. kal. ii[tril. ocno lit 
K ce^'iianle Ktidolfo rogp juniore siili comité UdalntM ». Im eoIi)cidt.'D(!« tlu 
29 niar», cai-rc^poadant à \u \vUi-v ddmîmcalc Fou (il', »v |>roduU en tfll ou 
Si6. Auenntr de ces anaéf » n'ol lu lioisi^iiic iln rï'gne de Hodolfr 11 , comp- 
tée a partir de la dole de In iiiorl de son pi-re. Uni» cnimiir noiis no snvon» 
pas ^ p.-trlir <Io i|iii>llo date o» pâiivail compter lot aux du rê|tu<i du raî dv 
Bour)|^)^iiv diinA r» piiyn tuinmi^ii Miti épliémi-ie tlnmiiiutiuti, tl ii'jr u |{ui*n- 
lieu de^'uiiV-teiaiit correction» iirdjtOM-v» pur Wvs^ rtfcid,. n.'O), de •• liai. 
npr. -<MI" kfll... m.ii - et p ir Tnii i I »«(/«//■/ i/n^/ /(«do//"/;, (I. iS;rlf" 1111. 
-kal., aniio lll '-ou ■■ III kal...aniio IIII », |>our uli tenir une cuiiLuriUacu m; 
protluîaont on9IS. 



f92t-9S2] HODOLTE 11 ArODSK IEUTHE tm Wt&IIE 



31 



ec heurter & ce nouvel advcraairc. (Tae bataille entre lui et le 

duc de Souabt^ Me livrii ii WiiileHluir «n !IIU, bataille qui se 

temiinu par la ilûfdile- Je Muduire et la déroule de seA troupes K 

Aucun texte ne nous a transnniRde renscifftiemcnlssur les cou- 

9«^qurnces de c«lte défaite et tîur 1rs événuint-nts qui lu suivirent. 

Mais, h l'extrême lia de l'autu^e 921 cm dan* U*s premiers jouni 

d«H22.rjipi>cl adrcssi- kRu.lidfcII |wr les Italiens rtWoIlés cunlre 

Icnr roi Béren^r. détournait loin de la Souabe et du diocèse de 

Bàle l'aclivité du «souverain. Le comte de Iler^me. Oill>rrt- 

SaniMin, venait en etTet tnmsmetlre au roi de Itourgogne, au nom 

d'un certain nombre de jçrantU relM^lle», l'olFre de la courunne 

d'Italie*. Il parait avoir apporté «n même temps, de la part de 

c«ux[|ui lenviivaient, une lance-reliquaire ■* dans le fer de laquelle 

se trouvait enchâssé un clou de la vraie croix. Il est probable 

que ce nouveau but offert i son ambition ne fut juift sans 

tnllucnoe sur le Initia nlors conclu par Rinlolfe avec lïurckartlt , 

iRiitt- d apri« It'qwel le roi épousait la (illc du duc de SoualM>, 

Rcrthe ', 1^ nouveau roi de Germanie, Henri, qui avait Bucci5dé 

1. Ann. Sanifalli-ntn majorr», a. 919:" Iluodoiras rvx et F'urrlianlu» 
(loi A |p ma a no ni in pu^avi-runtntl Wintei-lnra iL>lTvxsu|mmli]<ii-sl";.l)inafn 
.•t. Uti'Uirrli Saliitfir'jfasi». (i. 9t8 {M'tn, fjfm,, SS-, t. IX. p. "ïlj: 

- [)«ircbi)nJus dui llodulfuni llur^uitdîr ilucein vieil. ■■ l^ ttritcfli- llEfiMA>> 
M nticiie*<Ai'. Chron., a. ')19. ae parait repréacaler qu'un déTelopitemenl 

<dt« .inn-tUt Sarifftdi'n»^ ou d'une source np|tiirenlée à celle-ci. Sur !■ date, 
^'in a vtmlu r4;p<>rU'r « ViO, et. Afip<ntlice 111. 
i. es. infrn, ji. 3". 
ï. 1.11 rit-iit<tu. .infâ/k-M/iMM, I. IV. c. 25. n dono^ de celte pance iin* dea- 

• irifilion ili^tBilli'>c cl fir6c'\ttC '. - lliii'KtiiiiIioDiim r<-x ItoiJuiru», qui nonnutlï» 

• anni» Itnlicis iinpcraril, Linccam ilUni n Snnisoii comilc dono acccpîl. Ëral 

• VBtta exepla cselerarum specte lsncrarurn|Dovo quodam modo aoraque ela- 

• bonU fi'^nrn, linbi>ns jas Ia liimbam mcdiiim ulrobiquc roiinatres. Mec pro 
' polltcîtfUapi'rpiilcntuduae avit.'»iuquc addecliTuu iiit-ditim laaccac oxlcn- 
■ ilunlur.llaiiv i|[ïtur Conslnritini Moftiiî, sani'tae (ilîill(>lfii;i<> «irifîcarcrucis 

• (a* en trie», (uiMe adIlriiianL, qua» nietlia iit npina.quno Itinibuni Miperiu^ 

• Ofiminavi. (M clavU, nuiniliun |t<><libtiM|iiodAinini et raNlcmploritt oosln Je9u 

- Ulinstiadll«i*, crue» huln-l ». H.Av iiit.Y {Hflir/ucnde f^onslMnliiii>iitf^t\ans 
ftrettri/cfjricAr'/iVn.t-w'TÎv. l. VIII. 189". p. t.lân.iSTi. a donnt* du Himoi- 
|Çn*iri>ilrrrvL>qiii-d<'('.ix''iiiiii>o <iii('inl*-r<-«^nlcroiUirinnllon,<?t |H■nn■cdncon- 
'' '''-iercuii9iJi'i-nl>l<^TTi>-ii(lmreii6«igti«tnvulttrounii»[jDrSri»:& 
/' ico-erîlica lif iirijirriali tJterm lancf.t, .MUirf, 1131. 4»)cn 

n>U<.tii jiil 11 Uui'ed.-iui le Tn'-sor de l'onipi-rvur d'Aiilriche. A Viviini». 
* .tnn.»/" Kin^.iJfr-^rf*. n. OO : > Ruodulfus rcx filiam Purctiardî ducis 
■ J'i*if, I. 11. c. 60 : " cui in auinDc-ntum |>ulcii- 
^<' ^nimi SuifvoniiR ducU Rrucbanli lUi-toi iiumiue 

• itkruoi wbi cuigugiucu|ml»vi.iiCI. ûbû/., t. |V,e.13 : ■BrucliardoSucTo- 



39 



TRMTA l-INTRt RilD(IIJ>e 11 KT HKKfll 1** {92l-922j 



& Conrad finort à la fin de 918), semble daulrt- part *lre inlervcim 
culri'. les dnux adversaii'e«. Mal dUposi- sans doute vîs-Jt-vis du 
duc Burckiirdt. (|ui ne l'avjiit pas reconnu sans diflicult^ ', rendu 
peut-^tre favoralilc b Rodolfe par le don €[ue lui Ht ce dernier 
de la sainte Lance que lui-même veniiil de recevoir d'Ualie-, 
Henri aluindoiinu au t'ai de Boulogne une porLion du duclié 
d'Alemaiinie. e'csL-â-dirc san» doute i[u'il l'iiutorisa à consm'er 
tout au moins une partie des concjuétc^ faîtes par lui au delà des 
limites primitives de son rovaumo *. Y avait-il, dans ce don de ta 

rum tlvifi dijiM Kihi liliutn roiijii(tiuon|)iiliiriil. "Sur rern'virdo diilo nlli*itiit^*e 
aux Annnleê Sani/nllenifê, i^t tmr la rcioi- [lorlliu, cf . Ica Jeux .\fiirrfi<{ii:c» [Ut 
el V; i|uc ji' consocrrii l'onamm de ce» quciilion». 

1. Il avait dû iliri|fi>r rontri? lui unv ox|iûdilînii au clébul de SDH r^gae 
(Wini'KiMi, H« f/e*lat^ S.txonirae. I. I. c. 2S). 

2. l.ii.Ti-ii.tnii. Aiitainitltims,\. Il, c.3j. I.ot> menacer aiiiiiuetleft tlenri 
fluniil dn xvoir reonirH |)()iir (il)ti'iiîi' rftlc dmiiition Mtnt iTippcIt^eH ]iiii' un 
ceriniii iioniliriMit-it lextoAiiniuiliiititjiii'Et i[ui l'ni'ej^i&lri'iit ci-tti' r»iiiTi><u^inn ; 
AnnaleaS. ftui//>cWi -S'i/MAurjcrMÙi, o, 932, NS . t. l.\. {». 771 ; ■' Ilcinricus 
rcx lauceam sacmma rvgv [todiilfo miiiiscxtorsil. •• Cf. Ànit. Atlitunlrnsai, 
ibiii., p. S73, et l'Auctantim Garstente {itiid.. p. TMi} et l'.tar tari tint M^tti- 
etntf {ihid., p. 3!i<i' des Ann»lM AattPiaf. i|ul n>pmdui»onl h peu près les 
mêineH Irrinen itii ajixiUiiiL neuliMiicnt <i [luncciam] (|ii,iin rcjreti noatrî liacle- 
nu» linlirnl >•. \.i' (exlt^ t\v LiiTi-KitMi m i'U- rcpi'tiduil it peu ()ri>M t^MluellC'* 
mt.*Til par KkKrimin ^*Alm\. Chmni'fw, Mnn. Hirm.. SS., l. VI, p. IHS. ri, 
froit |)«r ritil^nni^Hinirt' dr oc dniiiinr i>oil dir^rlrmcnt. In KuKt^tnncc en a 
pa»s^ dnii^ un iri'i gruin\ iiombri* do cliroiiit|iii'sunîvcrM'llcs,iiaiis SiosBEiir 
iigOEutiuiux [fhiil.. t. VI. p, 31"), dans Otto:» de FiiKisiiiriKK, I. V[, c. 18, 
datiA l«A AnnaU» Don-nv'» ihiit., I. XXVII, p. 5IR), les Annale» Staiifn- 
tfn {ihiif., l. NVI, |i. .'llli, dniia les Annith* MmjiSehiirijeiuri {ihitl., 
p. 1*2), dans li" Chroii. Sjij-.mîcain tihiit., 1. VI, p . TiSKt;, tUns K- l'anfhmn 
do <ïonitnit>i DR VituniiK (<■, 28. (bt(/., I. XXII, p. '213), o.te. Kilo K»l i-f^nle- 
iu«nt rappclAc dnn^ In i^hifiniqui' v/'nilii'nn<' d'AKOtii [lAKCioi-r» (SA*, lier. 
Uni., t. XII. pol. 2{Wj cl dnuK In Vil/i S. Oeranti lirunirnsis, quidate du «1* 
DuduxiC siiVle fc. 13, Mon. O^rm., SS., t. XVi, p. 66ij, 

3. l.iirrFR>Nt>, .inlnpatiiii». loc. ril. : « Mon Holum en danlem se auri 
■I iirf^unliifucinuiieribuii, veruin etiam'Suevurufli proviacic (Mi-lt- iioiiininiina 
Il lioiioiiivit. •• La imrrilion a puMt^, par rinleniu^diiiiri- d'Ekkeliard.dana iin 
certain iinmlin'! deu cliroiiiqiii-s uni verset leii iiidi(|tiéi>b à la nolu pr<ye6- 
di'ulc, Wajïk, llf^inricti II, p. 6W-70, oluMTve qu'on ne pi-ut ndraellre obsolu- 
mcDl \a vrrsioii de Liulprnnd ul con«id<ïrei- la cession den tciTiloires comme 
équiralnnl k telle de In l.atice. Hvideinmenl il n'y a pas en échange à pn>> 
prennent parler. Mais les deux donations font partie du même ^oape 
dV^vètLfuivnt» el cunsliluc^ot du» couditîuns de l'accord inkrvcnu cnlro 
Riidolfet'l %f* ToiMun du Nm-d. I.Rn lextes iionl trop [nni pri^ci» [Muir per> 
in(-Uii>d'iii-ouher I.iHtpr;inil d'ineiticlitiide, parce i|ue ihiiik ne saTi^ns pas 
de i]ucU lerritoirt^ il K'n|;il . ni dan* ipielli' niefiiiro Henri pittivail prétendre 
exercer sur eux une flutoril^ elfective. (l'autre part ooiis nommes mal f\xéi 
sur rimporlaaee que l'on pouraît attacher au début du x* siècle A la pos- 



TSAtTft CKTHK RODOLFS 11 ET HENRI I* 



33 



lance une sorte de reconnaisfinnce symbolique delà suzeraineté 
dusoaveraiii f;L>rniani({ue, soi! pour la Bourj;of»ne ', soil pour le 
royattiTiL-d'llalii- (|in: Hmlolfc s'upprôtail â c(inqut'rir?C'c8lii* qu'il 
pareil impossible de déterminer -. Il n'est pa» moins difficile de 
dire sur quels lerritoires pouvait porter la cession consentie par 
ileuh 1". Elait-w, comme on l'a dit souvent, lepa/sentre l'Aiir 
et la Reites -' ? Élait-ce peut-être seulement la citi* de BàU* avec 
5oa lt!n-it(iire?Les leslet^ sont muet» âcc»ujet,et nous ne pouvons 
que des conjectures. 

W«»ion dv In l^nce de CoD^Isnlia en tant (|ue reliqiMÏre e( aussi en tant 
quesiKH'^ tie ftouveraiiii'té. 

1. C'etl uiic hy[Kilh^so (li'jA imlifiiK-i' par Nwt'n«nT {Kpùieapi Con*/an- 
cwniMi, p. tî8tt'Cl pur l.KiDNii (.Inn^ti-J intperii, X, II, p. 39I>-3W$) (|uî pJaco In 
diMMliaa dv In Sai&lc L«ncr pd 'ii'i et croit qu'elle im|>li']uiT la rccocinui»- 
noce p«r HfMloire àe Is Mii«raineté de Henri, par BociiAr ^Mémoim trim 
liytim, I. II. p. 335 1 4|ui tiuppoM i|u'nenri cMa une partie de l'Alemannlo 
tlîn <{ue RoduUe devînt v«Hial de l'Empire )xjur tout l'viisenible de *oa 
nj»m>te. Lu iliiui'rlnliond^jb c'itév Ar Sinir*» iDe ittiperiatï «arra tancra] wt 
■orUml denlin^' i montrer (|ue rctte Suinte Lnnri' dnil «Hte enniiidt^n^i] 
CMnme un inaigno et non commo une n-ti<|uc. II y n en cffcl cIipï les 
Fnikcs (GnirioiiiE ur. Tovii», Ui»l. dt» Franc*. 1. VI), c. 33} et chu les 
Lombards (Pjii l Dulus. liât Lonrf..ï. VI, c. U) dt*s exemples anciens de la 
Itinsninsioii de rauUiriti.^ ro^'ale jMir la lance. Maïs, an di^biil de I'ep(M|uc 
l^odale ce aonl plutôt Ira comtes dont Iv souverain investit par la Inncf, 
Mpar l'étetidard .signifrra ranc^, cf. TnirrrMAK vr. Mummouno, Chrait., 
LV. c. 2l),(|u'iln'inel fi snn vst^ml, alnrs tpiVnBîiil n'vapaxeu réIroci'KKioa 
ipl* I^nce par Henri i Kodolfr. 

t. l'w dontlion entfp pnrlioidient de liicns i-n ChalilaU, faîte k Ssint- 
Miurice e^l datée • dio Jovit, octnro detiiniu kilendaM niai, régnante ref^ 
IlMnrift. anno II. Christi DCfX:CX.\l » \.Von. iful. Pair., Ch^rlae, t. 11, 
Œ*. ïî'. Lu cuIncifU-ncc du jeudi »rec le 14 uTril, correspondant i la 
Mtrr dnniinifaK- It. se produit en 935. Ya-i-il rrreor daii» U trans^rip- 
liuBde la dite, (atil-il lire XXV au lien dv XXl, «I l'at-li- et^l-tl en rflpjwrt 
■vmIc Ifait^ de 9SS ? Il serait dans ce cas seul de son espèce. Il est pos- 
lîii«ausalque Irilocuracnt soit do l'époque de llcuri III et en cv |cas de 
W!\, fannée de rinearnaUo» ayant été ajoutée par le copiste du cartulaîre 
^ nmic l'a eontarvé. 

I. Sur un document supposant, vers 916, la [io»ac»Hion p«r Bodolfe I*' du 
pi^s mire l'Aar ri lu hriis», cf. tapra, p. 30. On vent Itcniicmip plu» tard 
(TaouiLLAr, Xfanuiwntiile l'frfth^iif Hitr. I. I, p. 554) Hodoirelll disposer 
4tl«ni>s 6iae« ' infro roRiitaluin Bupertofiii Ai-f;ftUf;en»i8 ■'. nvais rien ne 
pnM«r <|ue ce soit précisément en vertu du traili*' conclu en 931 |i«r son 
ileal qu'il ait pu en >r>|tiérir la putue&sion. L'aci|ui!iilion j>arII<Hloirc II du 
fa«* eiitn- r.\ar Cl U Itciiiu, ndmivi.' ih-pui^ IUichat XUmnirt* eriliqun, 
t. Il, p. ai' par la plupart des liif^tonrns oiodemc» (cf. en [Mirliculier. 
iim, fineJi. drr fiuri/un'/ionrn. t. II. p. VS3. \V»iri. IhinrirA I. p. fi9 fi 
Idna^tM, AtUf hitloi- . Irxie. p. H3 pnratl donr 1res insiilHsamtiH'nt 
«llnliv 

II. PorrAwn.— Le ronaame de (loarv«9<>e. :i 



3i 



ÊV'ÉTfEMENTS D ITALIE 



Kn ce rjiii cnnct^rnc les pxpi'dilinns df Rodolfc II en lUlie 
nous en sdmines à j>i*u près réduits au sftul It-moîguugc de Liul- 
pratut ', dont le texte n'est |).-is tuujourK pi-t^cis, en même temps 
que certains détails ri>inunt.*a(|ues fournis par lui clr>nnent prise A 
la (.■rîlique.-Vussi a-t-on voulu parfois lui contefiter d peu jirt-s tnutr 
valeur-. Néanmoins il ne faut pas ouUlier qufl ces ^vèiit^menU 
remontent seulement à IMpoque de la naissancede l'auteur de l'An- 
tapodosis. Celui-ci (■!vt<lonc presqui' un eonteinpwraïn.ll a person- 
nellpment connu ([uelque<i-uii!i des ■grands qui jouèrent un rAle 
durant les dernières années de Biîreu^er, eu tous cas leurs enfants. 
Muie si les sentinienlK qu'il éprouvait & l'é^rd de ceux-ci ont par- 



1. Aiii|uol il fnutnjoitteriiunlijiieft brèves IndipationB ruxtmies jtar Klo- 
KOAiio {Annaliv,n. 9îi cl Muiv. ï, ft par CoîiaTAsris l'fmctivnoGÈsÈn; /*.• 
aftministnmtfii împrrîo. c. 2fli. Mjiî» E. I>nMwt.Kii, JiiiiB les SUsuni/f/nTii^hle 
der Wirni-r AkH'ii'mii-. hMl-]i!iil.Klii*>if, I. \X. p. .iriA.et D!^:{|>i.iKKi*fl MriLtKn 
[l.iuiprand mn f'.rrmnn.i nnil fini' Qiirlti-n, p. T^'^t, ont prùU-nHii iliniinuer 
vuiinidêraljlL'iaenL l'imiioituncc dett rf-neciKncmcDle donné» par Cn»»lanlin. 
en aduielLaiit <|iie leur source |irinci|)filc, sinon aniciuc. éull le li-n)oi|;Dfi||:e 
cil* l.iulpmnil lui-niOmc>, l<> ri^cil oral desèvéDpmenU fl'llnlïe, qu'il nvnil |iu 
faire àrimpérini lùatorieD, (lurAot aon pri^mipr S4<jaur^ Ovunce, en 9iU-9S0. 
L'nrgumi'itl hlniipuî ilrcettringéniciiAe liypo(li(>nt' ettt la rcsMTmbIsocc. cl 
mi'mc ridenliti^ du texte d'iiii pai»tMiy:e decliiiriiii di-!«driiE érri vains. Psrlaol 
de In ktltr l'iiliT Itoiliilfell lit tWrcnffcr, l.irrpiiiiVti !Anlapoito«is. I. II, c. 
(••f\, cxpoiso .linsi 1,1 *iluntion : ■■ l.'ndii fnoliim est iit totius reyiii inodia 
populi pnrs ttoduirum, mt-dJQ ncrtR((iiriitin vcUrl ■. et Comstamix i~é{i(-tv : 
wii ô [i(v r,<itm Xng; r,v )4i;ii tuj Ilifi|»(^!.68i>ois'»; |Hîsîo3 'PùSuï3ie«v". Mnitiune 
re^aomblance dpcctlo natiirt- a'eipii'{iif>-l-ollc pnr riiypothL^Hf-iloriinvrii^tie- 
ment iimli'iiii-iit rmimin i Ln |)remi^i<- paitle de VArii.-i[ioiltifû ni' fui eom- 
po»i'!i» 1] 11 Vil '.ISK, c'esl-ii-dirc ili\ un» «jm-s le pn^inii'r voyage de I.iiilnrnnd 
k CloiisUnlinnpti'. I.'i-vi'ipii- île Cri^inone «o scriiil dniic Koiivcnii nt-oc une 
fir^CiBioit l'tti'nmxlinniro lU'* psroIcK iDrini^Â <{il*il avnit pronoticiK.*», mail il 
nurnil eu moins bonne mémoire |>our dea fnîl» d'nnc eertnine impnrlanec, 
iju'on ne trouve indjijuéa que dans le U' adminUlramln imjieriii.vt n ne par 
hvpothèsa, Liulprand devrait oToîr connu», pour pouvoir ca inetmint 
(^jnslaalin i'ur)diyru}{i,^nèlv ; lui» niint le» dëliiîbt ridufifs ,bu (railé rnirr 
R()d<dre et Béren|j:er. k In double l>atadlc lIvH^c entre eux, on des (''pisuHlex 
comme celui âa la Tuite de Bt^i-en|;er eiirhé «aus des tax de cadavre*, iiii 
attrait fourni h Liulprand la matièri' d'un di> cea n^eit« nDevdoliipiea qu'il 
niraeik iatcrcjiler diin^ son œuvre. D'autre part lu iTs^emblatm- formellf 
desdeui l«-xte« peut se comprendre par l'imitation din-clo de liin par 
i'aiiln>, ce <pii, dans IV^p^ee, est inadmissible, inaJu .tiisai par l'imitaliui) 
coiiiiiiune d'uu mémo levlv »<> mpjiorlaut b nne "iltiolion noalo^^ue. et i|ui 
est |H'iit-i^lre tin pnssai-i* tic l'Érriliii-e niiinle llll Jleff., xn. 2IJ < Tiine 
« ilivisusest po|iiilus Uniel in du;ispAite« : média paru popnlî soqiiehutur 
" Thehnï lîlïum Ginolb ut «in»tittier<-l enm regem, et medi» jMr% Amii ■'. 

i. Tcllu est >ut'ti>iit lu tendance du livi'e de l>ANn(.iNKnel Miiiinn ci'^ à 1a 
nolc précédente. 



ÉVÉN-EMEST8 d'ITALIE 



3S 



f<c>is«KPrcvnne iiifluonco fAchcuso sur sa véracit4<, ou tout au moins 
sur *;i ntanit'rc de préspnler les faits, il êcrivail néanmoins dans 
lia tcmp» trop rapproché dos (événements pour qu'il ait pu com- 
plètement fausser le r^k des dilTéivatâ p«-rsonn»ges. Si ses dir«3 
De peuvent être parfois acceptés qu'avec rcservc et sous bénc- 
Rcr d'un contrùle qui n'i-st pas toujours possible, ce srmil donc 
aller trop loin ct;pi-mlunL ({uede les rejeter a priori. 

UepuU lu nuillieurcuse expédition de Inouïs de Provence, hms- 
quement intL-mmipue en U0<" par la calustruplie de Vtrrone ', 
Bct«ii^r semble n'avoir point eu d'adversaire & comlKitlre. Seul, 
le nuirquis Adallierl de Toscane et sa femme Bcrthe, auraient 
pu loi inspirer (JupIcjup inipiiêtudr. Mais «près In mort d'Adnl- 
berl *, le inanpii»iit de Toscane «vati pH?>M^ li sr>n fils Gui, 
filleul de Hérenfçer* et, 3i ce tpi'il semble, vassal soumis ^ AiL-tsi 
le rtii d'Italie avait-il pu profiler de celte période de tranquillité 
pour faire poser Bursa t^te, à Itome, par te pape Jean X (décembre 
915). la couruQDO imjK'riale. «ms que les souveraius germaniques 
eussent ëté nlors en étnt d'y faire opposition. 

1. Sur ecs^Tèacmcnts, cT. /^'»y«4fflir i/r /'rorriifr, p. ISAct «uiv. 

Z. SAa\bftX moorul 1« 17 août, d'afirétison épitjplieipublîéeà ta suite dM 

(VBTTvs A» LiiTrefUMi. M. t>tkiiwi.i;n, p. 166). Il ëUJl remplacé comme mar- 

^qui» le 8 •Ji>ctfu)l>r« 913, d'opté le dîpItHoie cil^ • In noie i9uivaai«. LJutprand 

m* la mort >< hoc in lem|K>i-c *, apr^s le rt^ît de la débile de» !^a^rasiIl9 

FRUf le (iaiiiTliniM) en 9Hi. Il est donc proliable que eetie mort ilu manjuis 

(0* Xtrycan^ ilul survenir en UIB ou on 9i>. Cr. A. lloiHKiitTKii, Markgrsfen 

ar\t{ U»rk'jr.-if.vhafl^'i im ilaliscfiirn ft'iîniyfri*rA,ji, 186. 

i. LnrfiiAHii. Anlapmtotii. I. II. c. 53 : •< Hoc in lem|>oni Adsibertus 

f TuMyirwm potens uiarchîo raorilur liliiiEiiie rjus Wirto a ltepi>np;an<i regc 

- mnrcliio |iatri* loco cvnstituilur. •■ 1^ » ilêi-emljrc 315 Héren^er i-dppelle 

* (plia dura on» Oliolo iioslro Vnklimi t;Iono^ii marcliioui cenobiuiii Domiai 

, Salvaloris îo monte Amiale conMilulum ad re^readuni eontiuiiûsaeniuft » et 

>aflnne andil mAna«l^rc se« pouesuons et set pnvilùgei {SclllA^AH■Lu, 

^ùipiufni ih Urn-nt/ariit. p. 277. n* CVlll i. 

4- te necro<4pn»que1e n^it (ait [uir UivniUiytD, Antapodotis,}. El.c. 5S , 
ifilique fhypollièMr d'une révolte de la part de Gui. Béreaji^ra voulu pri- 
'ce dernier ée son lief, h un momeat <k>iin^, mais Ltutpraad ne donne 
!»!«• reiotifa « celle Icntalive. (Junul ï la phrase 'i (Juae 'Berta] rume.illi- 
ditale. muneribus. lum li\mcnei eieii-itio dulcis. notinullos hilii fidèle» 
II, IIQuHLCii, Gftia fierengurii, p. 38, n. 3, r«mnr'|ur <\w li- p^-re 
1 .Lolliaire II, niQurul en SW, et ipiVlIv-mèinc, déjk mari^- en 

WMj. -Iriail être d'un (n-rUiit Ai:r en ïl!*>. OU n'e»I pas une raison pour ijUK 
(!<-* tif-!|Ft râotietii n'aieni po courir e«p «on efitnpte. <'.t. Anhp'yio- 
>«;l. m. c, Wel i«; I. IV. r, ' le 

t. !■■ I), BTuit éjioii^ eu premtftres <' ,- . , , ,!( 

rai un fib, qui fut le célèbre lluiçues d'Art»». 



f 



û 



nSVOLTE CD5TRE BÊRENGER 



[920-i)21 



A. en croire Liut|)rnnd, les causes du soi]|j>venient des Italiens 
contre Bf^reuffer. aupaiont ôlé purement forltiiles. La dUgrflct' du 
comte pal:itin, le mf-contentemenl de l'npehevéqup de Mil.m, 
joiiitiv à l'humeur inconstante de» S4>igneur« de !:■ péninsule, 
auniient ^tuffi à le déterminer. U enl possible que ce soient là 
seulement des causes occasionnelles du mouvement, et que c« 
dernier ait eu dos orif>ines plus lointaines dans la vieille hosti- 
lité des anciens jKU'tîsans de Gui <lc Spoktc et de leurs fanûlles 
contre l'ex-mai-quis do Frioul, liostiliti- qui sVtail UKinifestce 
déjà jiiir l'uppui prêté i^i Luuis de Piuvvncc '. Miiis, en I'nl>ftence 
de tout renseîfifnf ment préci». îl hei-nîl dau^n-eu\ d'émettre une 
hypothèse à ce sujet, les faits, lels (jue nous pouvons espérer les 
conniiîlre h travers le récit de Liutprand, étant digà par eux- 
mêmes suffistinuneut diflteites 6 siiisir. 

Ddtis le counint de l'année U2I, nu mf;me di''s lu fin de l'an- 
née iF20 ^, Iléren^r nvait disgracié le eunite piitntin Odelric, 
vraisemblablement )t la suile d'une première rébellion de la pari 
de ce dernier. Cet Odelric. Souabe d'origine^, et qui paraît d'alwrd 
comme simple seigneur vassal de lîèreiip^r •. .ivail rei,'U de celui- 
ci les titres de manjuis '■' et de comte palatin ", peut-être lonu|ue 

1. Le royaume de Profence, p. 16". 

2. Le S4! oeptciabrcOSO, Otielt-ic obUcnl im diplôme de Béfttnjçer pour 
l'éTfafut* lie Paniie, Ai<^rtl (SntiiAiMnKt.i.i, M'/i/xini ili lirrrtujurio, p. 330, 
n' CXXX) ; il enoULiont ene»n-(iii ntilif nu moi» d'or loi» ri' t\v lu même iin née 
[ibid.t p. 3J8, Q" C\X.\]), pui» dc pamit plus dans les acics, et (tan» un 
diplôme du 20 di-cviiibrc 920 pour une i^k'Î^i^ ■'<-' PlaÏMnce l'iTiit/., p. 340, 
D* CX.XXIll), c'ebl le comte GrimnMo, dont le nam ettl si souveoL joint dans 
lesarlc^de cette ^po(|ue itfciJ., p. S9*, n" CXIV, p. 3(3, n» CXX; p. 313, 
II" CXXI ; p. 338, ii' CXXXI), à celui d'Otlclric, qui tulcrvient seul. 

3. l.iiiTi'iiAKn, AnfafioiiattM.X. II, c. 57, 

i. Si:iiui>«HKi.t.i, i>tjilami iH Hfri-nijarin, p. ^14, n" I.XXIX. il nuiutUe en 
cette <]ii&lit4> ù un certain ooiuLro de juffCaicnl» rovsux (r/itt/., p. 326, 
tt'LXXXV; p. 233. o" LXXXVIll ; p. 236, d" XCVIIh et fe un plaid du 
comle lng«lfred, tenu à Vf'rone le ZOarrîl 913 iTin-tuoiiciii, Storia di Xonan- 
Inla, t. Il, p. 99j. M liifurd déjà au nombre des «.ei^ocurs 4]ui soulinreal 
BérCQger dans la lutlo de celui-ci contre Gui [Gc»tn Brrenifmriit l. II, 
V. 100). 

S. Il CNl qualifié de b eonic* et inrtrchio «ueri palalii noHtrî coR^îlinmis •• 
d&nn un diplAmeMUsdate, RiniH peunntàricurii l'avèDomeRl de lïi^i-cn|-cr Ji 
l'Bnipirc {SuiiiAeitiiKLi,!. Diplnmi Ji Bfrfivjurio, p. 2l>ll. n* C|[). Le siêjïe de 
sn tiiarriie parait avoir èti>dans le Friou), dont il parbageaîl le ^uvernrnrfit 
avec le comte et marifuis Grim»Ido. Cf. A, llocueiitrcn, Markgraftn and 
Marhgriifiich.'iften iin italuKhen Kôiiiyreieki p. Ift2 cl »uîv. 

t. Il reçoit pour la |>rcnùùre toi» cetitru daiia un dipl&nic du Ï7 août 917 



(920-9211 



R&VOLTV «>CTTIK iÉKK\flEïl 



37 



l'uiinra marquis de Frioul élwil devenu lui-tnêine emi>ereur, el 
U favpur duiil il parait avoir joui auprès du souverain, jusqu'à 
r:iutoiune de l'nnnée 920 au moins, permet de trouver ^ingulinr 
le brusque changement de sa situation. Quoiqu'il en «oit, n^volté 
contre IWrenper, el fait prisonnier par relui-ci, il avait ^lé coa- 
tié par lui à la garde Ae r»rchevê(pii> r.umhert, nouvell(>nient ins- 
IfllK' sur le sièffC nrcliiépi&cuiml de Milan '. Ou sait le motif îat<^- 
resséque Lîulpraud prête aure^ifceutimi'at de l'archevêque contre 
Béreofrer.qui lui aurait fait chèrement Acheter l'appui royal lors de 
son t'Ioction -. Le prOlal mêconteol ne (arda pas à s'associer aux 
rancunes du prisonnicrplac^^soussa sur\-eillance, Ji celles d'Adol- 
fft d'lvréeeldeGilbei-t-Sani»onS comte de Bergame, et, à ce qu'il 
r«enible, ils enlréreul descelle i.^poque en pourparlers avec Ilodolfe 
II, pour offrir à c« dernier la couronne d'Italie, s'il couflentait à 
prêter aux rebelles son appui contre Iti'rcngcr '. Nous ne Havons 
trop d'aîllcurH qurllcs furent leâcnnsidératinns qui détermini-rcnt 
les mt^conleotj* h s'adresser au roi de Bourjîo^iejuranc. Peut-^lrc 
crrtiiines reliilionssubsistaieol-ellesentre lui el les chefs du mou- 
vement, en particulier le n)ar([ut»d'Ivri'c. Bien que la (imiUedece 
deniîereiît quitta depuis de longues ann^-CN les pavs d'tJscheret 
et de Langres. d'où elle (irait son origine, elle n'avait pfis perdu, 
Remblp-t-il, le souvenir de sa première, patrie '■. Oéjk 'les troupes 
de Hndolff t" avaient comkittu aux cMés du marquis Anchier, 
lorsqu'il s'ctait agi de fermer h Arnuif de Germanie le plissage 



(iAirf.. p. îftS.n'CXVl.PftHriiluade deuils sur bi csrrUre d'Odelric, cf. 
UontEisTaR, ap. eil; j>. 1(14. 

i. Ln'Ti-n-vtu, Anltpodotia, 1. II, c. !>4). La mort de Wariuitxtrt. prédé- 
evMeurdf Ijimbert dans l'archevî-cbé de MiUn. eut du 2li adûl 921 (lîiv- 
Lm, Vrmurif di UiUno, l. II. p. ISI). ïl taul un eerinin Innijia |inur igue 
rinalAlUlioD de son auece^^'ur ait pu avoir lieu, ce i|ui nous nKlLrait vers 
U Bnde IVl^ de rvtte année 921. 

1. LieTPRAxn. Aniapoitoiit, 1. II, c. 57. 

3, Sur lJill>ert-Sjm8on, cr infra. Appendice III, 

\. XjvjritJi.'SD. Antapadoau, I. II, c. Cl-63. L'érèque de Crémone aemlile 
■rair ét^ l>a^ticuIt^tement bien ren»ci|ra6 smt les «événement» |<|ui [ink-é- 
d^rr-nl rt!S|>4^i)ilioD de Rodoire iDi^ibLiKtJt el Mni,Ln(, I.iafpranj tvin f.'rr- 
naon-i, p. 35 . Il dUttDf^' oellomeitl li±c pnMnières ni-)(»ciBtioiu( enlrc loi« 
tebclles cl li* roi de Bourgogne, du vu^m^r dv Gilbi-rl h la suilr duquel les 
ironjMMt liourgiiignoones entrèrent dt^cid4>meat en cHinpa^e. Coxsia-'^ ri.i 
1 i^f-re. It^adminnlranifii imperîo, c. S6, p. tl5-ll8, m borne à 

- I l'it|>f>el adresaé è Itudolfe. 

à. Lf. taprm, \t. i£. 



:i8 



ft(>t,K p'adalhert d'ivhAi: 



(l'ltiiIit><.Mi Boupgof^iie • , Plus tard, t'Vlaîl pneore lo mar(|ui&<)'Ivrt-c 
qui sV'tait Irouvi' à la iHv Jfs put'tis:uiii dv L«>uis de Provonci' eii 
lUilie -. Biîrenf^r, île^t vrai, «voit tenlé de s'attacher ce putssaul 
persoiinag*' l'ii Iniacmpdaiit la main de k» fille Oîk- (^^w/aj^. Mais, 
à la murt dt> cellu-ci, Ad:ill>erl avait t'pousé Krincnjart, tillu de 
son hunioitvine 1« mar(|uis de Toscane, et stucuii lien ne ratta- 
chait plus AU nit d'Italie ^ Il Faut remarquer en outre c(uc, 
parmi los souvcraios voisins, Ituduifo L-lail pout-ctn-â cette date 
le seul en ctat d'intervenir cflicacemcnl. Louis rAvctiglc ne pou- 
vait si>nger ii renouveler au delà des Alpes la tenUlive mUérn- 
blemeut av<irlûe (piiii^e anst ituiNintvant. Dans Aon entourage il est 
vrai, IIii^ups, comte de Viennois cl ninrtpUK de Provence, eût 
pu If remplacer, comme il le lit un peu plus tard, et [icul-ctrc 
son^çcaitHl drjà k mottri! un jour la main sur la couronne d'Ila- 
lie, Miiis sf» rclriliniis de pnrvutt^ au delà des Alpes ruiiisHaîeut 
surtout il lu Fainilli- des marquis de Toscane, lujidis que te centre 
de la révolte de 1^21 panift s'être trouvé dans l'Ilalic du Nord et 
dans la marche d'Ivrec, c'est-it-dire Ik mrmc ni'i parmi Ips sei- 
gneurs italiens pouvaient se trouver des allit^s de Hodulfe, et 
ce dernier d'ailleurs, à la même époque, étiûlen Irain de se signa- 
ler comme uu prince actif et remuant par ses tentatives de con- 
quête en Aleniannie. 

A la tëtedes mécontents se trouvaient, comme je viens de le dire, 
Adalhert, manpiis d'Ivrée, lecomleOdelric, et Gilbert, comte de 
lïerjpime. [.t?s rebelles semtdeni avoir eommenoè îi réunir leurs 
forces du eùté de Breseia, dans le voisinage des fiefs de Gilbert 
coupant ainsi les commuitications «utre lu marche de Frioul, 
centre des partisans Hdèlcs do Bérenger, et sa capitale, Pavie '*. 

1. Cf. »api:-i,ii. 21-22. 

s. LmTehA>D, Anlapodoiit, l. Il, c. 33;cf, 1'^ royaume de Provenez, 

p. no. 

3. Il est 4|i)aliRé de « gloriosus marchio «t dilectus gêner c>t Hdelis ikk- 
tar 'idans Ips cliplàini>iïdt< IUren);er du 1-1 juin 910 (SciiitPAnBtLi, /Ji/i/rwii 
di Bereri!/ari<i, [i. 19:1, n" l.XXI) cl tlii 2(i janvier iH'i \ibîJ., ]>, 232, 
n" l.\X\VI1i,mai> rlui t'?|ii>uj.ersa seconde ft-niuie peu d'imiu-eH npr*», cor 
le Ûls qu'il eut d»lcéltiil déjfi nn^ct gnirid en U2t pour qu'au [>ût le repré- 
aenter comme înl^rvcoAiit AatiA kmautcit icF. infra, p. ^1), 

4. l.iiiTpnATiii, Anlap'iiJntis. I. I), c. S<! : i< Eniieu>;urd4iui riism |;nnUm 
« Miflin [d«' Btfrllie', sibi Afrodili duicodinp coequalem, quatn AdelberUi, 
u E)M>r«gtiie civitalis iiiarchiunî, Ijiidii BercD{,'srii re^is Ulia... morlua, 
V bymcn«i coasortio co|iutai'ii(.a 

5. D'à près le leiledc l.iulpraad, Bt'rreiiicer doit nV-tre Iniuvi* 4 Vérone 
eu moment de l'arrivé des Iloagrois v«naiiL (te Panauaiv. l.«« dates des 



i»22j 



noDOLKE II D[-:^'lK^T hui d itai.ik 



39 



Bèren^er tfnlu, |iaui- se Jébnrmsser dV'ux. di* profiter de lu 
prûsuiice de bundt?» lionf>ruitit.>B, qui, sous le coniniandt-'iueiil de 
leurs deux clicfs, Dunuic et tiugal, avaient piïiitMn! dans la 
marche de Frioul et jusqu'aux environs de Vérone ', venant sans 
doute rejoindre wlles qui paraissent uvoir subsisté b demeure 
dans l'Italie du Nord -, cl avec lesquelles, dopuJs de longues 
aonéeft \ Bérenger cntreleuail de bon* rapporta. Les Hongrois 
lombèrenl »ur les conjuré» avant que ceux-ci eus5>enleu le temps 
de se prépaier à résister a cetle att.'iquc, Odeiric fut tué dans le 
combnl. Aditl l>ert cl Ciillivrl tombèrent entre les mains des assail- 
UinLs. [jc [iremier n'^ussil il dissimuli-r smi idenliti^ et à m; faire 
racheter par un de sc-s lidôles. Quuut il Gilbert, les Iluuçruis, 
après rjivuirdépouitli^le remirent entre les mains de l'empereur. 
Celttî-ct fit ^rài-e au comte coupable S el le remit même sur-le- 
cbamp en libtfrté, e»p4.^rnnt, s'il faut en croire le r^cit de Liut- 
praDd. que cetle mesure de clémeace suriirait k lui régaler 



|4*plAinM at pArmtltcnt put de pr^iiu^r brnocoup M>n ilintfrain*. Il ^lak k 
|llsalouc Id 19 L-t le 2tt riWrivr 921 iSctnAPAnri.ti, tUphmi tti lirrrngario, 
>.3i^tp| :tfr5, a"CX\XIV etCXXXV;. I^ datv d'un nuire tliptAmv publM 
Rr!kli:iitToM|^n/. ii»i., I. V, col. <>37) penn(>ltniil de conslater uprvs^ace 
ft V'èmctF l« 38 juillet d« la ntême anuée, ma» en réalité cel acte doit être 
rat^Ktrté k Wuafte 0Î2 rSnniAi-.inKi-Li. ap. cit., p. XA, q*C\X\V11IS 

1. LterrnAMD, .'lr)/.«/ii»/M»i«, 1. Il, e. 01. Sur ]n|iréciMoade«<l4iUilfc fourni» 
p«i: rbittori«n au cuj«t dtm CaiU et f{e«Msdc ««tie bande, cf. Dàn&likcii et 
Mliujoi, Lialprand von Crrmona, p. ÏIK. 

2. Surla présence continue de bandes boneroiws en llstie, cf. infra, 
p. t8-t9. NÀaamoinsle fail d« l'arrivée à celle époque dans In p<^itin«ule 

r«a nouvcMii ranlin^Dt pArait cotifIriDé par les .\nn.Uf»trtnl»ni,». 92S 
fwi. Germ.SS., 1. 111, p. l'Ai : ■ LTngarU Iditium intraveninljam accundo.» 
i^LiUTfnA^o, AnLtpitUiMii, I. U.c. iî, luontm Dôren^tTK'allijintaui Iloo- 
' kpea de t«m{>s après la dAbite de LniiU di> Provt^nre en W)S, en vojiaDl 
■pirode cnciGancv qu'il pouvail avoir" dans »<;* iiommesn, c'csl-à-dirr dans 
!«-» troupt-^ rournif-» pur le service féodal, que lui amenaient ou étaient cen- 
«é4 luianrupner m>« romtes. 

t. Ltun-HA.iK, AniapotiutU, 1. Il, c. 6(. I.e fait est un peu eu dehors des 
liAlntuilRiitdiiL'nncN de celte i^poque. \u»si peut-un »<■ demander s'il ne 
latil («>• considérer ee r^ctl <'OUin)e une légende, ayant ruta origine dann le 
d<^ur d« peindre sons de* cnuleur» aiuit odienses que possible la conduite 
«i«» retwlW. UÀKDUKcn cl MOu-nn, LiulfiranJ van Crfmonit, p, tiS, ont 
BMiotn- qnVn rfretrcrLiintdcLnil» du récit de l.iulprand offrent le esrac- 
l«Tr lia Iraiu empruntés îi une légende, qui se serait développée aulour du 
Ihriiii^dn Imfilelj; darindnlf^etkce de ltêren|;er, le roi national, devenu per- 
pupulAire et d'autant plu^ â.vniputliii|ue qu'il mourut nvMi^in*^. 
eumine on l'a déjà retuanjué. I.iulpranil juirait bien n>nMÙ(^é «ur 
I eelt« s^rie d'événetnenis, cl «i tiilbert ext réellement loiobti entre les 



m 



nODOLFE II DKVIRNT HO) D ITAUE 



[922] 



I» iîdiilité du robclU' (autuniim 921 ?) '. Mais ce duriiti^r. se 
hftU de regajçner l'Italie du Mord ol de reprondre avec Adalb4.'tt 
et Lfimberl les projets dont l'arrivée des Houf^rois avait urrété 
l'exécutinn. Gillx^rt lui-mAnic, porteur sans doute de lit sainte 
I^ince dans Lttpip-lle .te trouvait ench»ft!té un clou delà %TAie 
croix *, ne rendit en Boui^ogne, et un mois après son départ, repa- 
raissait en Italie, accompajfné de Ilodolfe U, marchant sur Pavie ', 
Le roi ctuit dans celle ville le 4 février 922, avec le mfirt]uîs. 
Adalbert et rurciicvè<|uc Lambert, et, è leur rnquètc, conlirniuil M 
l'i^vâquc de Panne, Aicurd ^, l'abbaj^e de Bercclo avec toutes sctfi 
dcpeiidiinci^-s ^. Il ne semble pus qu'il y nil eu de lutte îi propre- 
ment piirler. Rodolfc devint mi d'Ilatie, non pas à la suite d'une 
bataille gagnée, mais parce que les comtes et les évi^ques de 
Lomhardie le reconnurent au Heu et place de leur ancien souve- 
rain, et lui prêtèrent peut-être an serment de lidi^lité '>. Quelques 



nuinsde IX^r^nf^er, le Tait de ta cli^mence do celui-ci ne saurait j^tre rfiro* 
que en dottle, piiJitquo GiU>i>rt joua |>lu( tard un cprUio rAle. D'iiUt«ar« on 
«TOtl dvjik ru Hércngor, nprfts avoir raincu pour la iirrmière Tais Loiiia de 
Pnivcnco, rcntnycr celui-ci en w eoiitciiliint di- la F>n>m(-»M qw pareille 
tcnlntivv ne serait jnmiiis rt^iiouvelév [Anlapudonii, 1. II, c. 33 ; L« royaame 
liv Cftivcnee, p. 179). 

1. Le lerminu* n tfiio «Ht fourni |Mr U dale de In moK dp Wnrimbert, 
arebevûiiMuMle Milan (of.xi/ir.-),]). 37, ti. I). I.t> Ifrniimit jil ijiiem |iat'I(> cuin- 
niciiccment dii d^lfti d'ua mo\it (\nc GitborI pn^sn en Boitr^f^ne, avant do 
revenir au d^bul de févricr922. Le 'i oclobrvSâl, lU-rcnfçvr <.^tait r«atr£ 
dnu» Povie iRcinAPARKLLi, Diptomi di licrcitgnritt, p. 3W, n' CXXXVl;. 

2. Cf. infra. Appendice lit. 

3. l^urPHA.''u, AnlapoiJatis, l. M, c.fti; CottsrAsxt'iPottfii'ttiOGinkTt, Dt 
ndminiafrnndn impfrifi , c. 2lV, |i. Wd: " h KiiiUi 's=') Ht^yûyisv spo^ tk ^yn 
cijî [Iisî«4". — Sur Ici iiiiVeKiiii nom d« RtHlolfefrnpjJi'i's i Pavie, ef, Gahiel, 
/.<•« monnaift rnijàlen rie l-'r^nfr df* la r.ïcc enralin'iU'iint', 1, 1, p, 3i9. 

4. Ci'luî-ci avait olitcaii de DiSrcngrr, en 9'iXi, tin diplôme eunliruialif dcn 
bionsdcaon église |ScHiiPAn>;LLi, tUptnmidi lirrfuij.irio, p. 3.ÎT. n" CXXX) 
et eatqunlin*^ do " diloi^Lus fldeli!> nostei- •• dans un M>cond pr^eeple de la 
mêcne onoK- ('T'i'/., p. 330, n" CXWI]. En 'iH il reparaît dans un autre 
diplAmc de Rnilolfe avec lYpitlii^le de u summuaauriculiiriusDDKter » {Cod. 
dipl. /.anij., col. B7j, «• DVIII). 

5 MitHATrtiit, Ant. it»t., t. VI, p. 325. 

6. Ki^onoAiia, .4/)naVi>(, a. 9î-i, p. 7 : « Ab ipaisfoplîmatibua} in regDum 
admiltitur >• et a. 923, p. 18 « qiicni in rettnuœ rcc'ttpcnml " ; LiurroA.tv. 
Antapodotit.ï. It. c. 64 : •> susc«plus ab omnibun. •• l^-^ eboseii n'élaienl 
passées de môme au début du siècle, lors de U cam|iA}pi*- de I^uïk de Pi-u- 
vence. et cette manière d'uifir constitue le inode itormal do conquMe doft 
roia friinivi du ix' et du x' bii^cle. Depuis la mort de Louis II )475i une 
diiaioe de eonip^tileurt m> diapulëreul et a*Drraclièrenl juaqu*en US4 le 



19331 



KODOLFE II DflVIRirr ROI D tTALtC 



41 



«>m(i-5 cependant, cotamo Grimaldo, l'ua de- ceux qu'on voit, 
depuis 'Ml', tntL-o'omr le |iluti rn-qui-uimt'iit dans lus dipli^mes* 
de Béretijfer, deiiivurêrent Udèles à celui-ci^, et 1 «mpci-cur pul coali* 
ntKT A se maintenir à Véroue ^ et dans les pays voisins de la marche 
de Prïnal, pars dans lesquels il avait dt'jà trouvé un refuge vingt- 
deox ans auparavant, lors de la premiéi'e campagne de Louis de 
Prorence, et où i) ne semble pn» que Hodolfe ait songé k le 
poursuivre. 

n ne faut pas oublier d'ailleurs que la plus grande part de l'au- 
torité effective, en Italie comme dans les autres rovaumes caro- 
lingiens, se trouve entre les mains de l'arislocratie laïque et 
ecclésiastique. Le changement de souverain n'est dune pas une 
opénition aussi compliquée que nous pourrions uouk l'imaginer 
d'aprésnos idées modernes, en dehors de la question de respect 
du serment prêté fi l'nncien Kntor. Kodolfe II, dans les territoires 
qui reconaaissaienl son autorité, entra en possession des terres, 
des palais ot des droits qui constituaient le domaine royal. Les 
évfqoosct les comtes devinrent ses lidèJes, c'csl-ù-dire, au point de 



trAae d'Italie. Osl k p«ii)«s'U«st ^««tioa do deux batAîllos, celledo ta 
Trâiie, ea 898, e( ccUc do FiorcDzuotB, doal je rcpariLTai plu& loia.Toal *c 
[MMe en (lérec(îons de la pan des grands. 

I. ^cnthpKttKtJA. Dipiorni di B^rrngario.p. 310.0* [.X.\VII. 

£. IletI qiiâliSé de MctlUriu» dans uo acte |tbj(/., p. 371, a" (CV|. if 
reçoit capropriétiï des biens du comté de Lodi {*ibi(/., p. M9, n*'CI\'). ce 
qnî pcrtneltrail de suppo-ier qti il en était peul^lre (iliUaire, et. i [Mrlir du 
17 novembre 919, porte 1« titre de mar(]uift iihul., p. 31D, n* CXXIII). Ct 
p. aiï. n= LXXVni; p. 2â6. n' I..\XXV; p. 232, o» LXXXVII; p. ÎW, 
o-LXXXIX; i>. 2*8. a' XCIll; p. SsS. n-CXIl; p. 2DI. n- CXIV ; p. 30«, 
o- CXXVII ; p. 313, a» CXX ; p. 315, n- CXXI ; p. 338, a* CXXXI ; p. îtO, 
n-CXXXII; p. 361. n-CXL ; p,3t8, n- CXXXVl. 

3. Il intcrvicDt dana les dipl'iroi^ du 2!i mars iîbid., p, 3S1 , n* CXXWII), 
da •« jmllel «22 {lAui., p. Mi; u'CXXXVIll;. 

i. iJn-n-iuMb, AnlapadottM, t. II, e. 66 : •• Nil Bercngnha es ornai i«gno 
prêter Vrronaia diminit. * Itêrcogcr est è VéroDC le 28 juillet 92i et y dis- 
pote eii tiveurdn prêtre llinnii de biens sis au comté de Trévi»c (cr. le 
diplôme cîM à la note pnWdvate), et l'anal suivante il dooDe un précepte 
«n fateur de réf;lifte de Bellune (iiiiV/., p. 3!r6, nsCXXXIXl. Leleslainenl de 
Jean, éiéijuede Pavie, duti^ de Vérone, et du inoiad'aoùt.icequ'ii âeiuhle de 
l'aiinAir y;2,indii|ueéualfii)eatte«anuéeiidel'etrtpiredn K£rei](cer (L'muklu. 
Il*t-M UKra, l. V, e. 724). Lgh eataloguos italiens de roiK et d'emperciint 
i*^*^. fier. Lany,, p. 512-5I3) ontau»»! conservé le souvenir de celte dua- 
tiu- ttrMiUTeraimdaD» l'Italie du Nord, en atlnbuant i Itodolfe un certain 
t(!m]H<li?rd|(Re avant t'époTjue de la défaite inni{>éc por lui 1 son compé- 
btMir. 



12 



nUDOLPi: Il DEVIENT ROI II lTAI.lt: 



;i)22 



vtit.>pratit[UP, ï'ei]<f:i^>r(>iil h n^KisltTà (io>tpI:it(lR, et surtoul h cf>n~ 
duire l(-ur>ilioiiiiu<?<ià su» osl. el son nom (t>;ui'n dans Ins formules 
de dule des chnrtes privée». MnU nul ti'xtu ne permet de SAvoir 
6,1 Jludolfe se fit cnuroiiner roi d'Italie. k'îI y eut pour lui comme 
pour Louis l'Aveui^te utieélection, ou tout uu moins un itimulacre 
d'élection aprvs le(|uul le nouveau souveruin uuruit pris & Povic 
lit couronne de Ter des rois Lombards. Le fait est probuMe, sans 
être toutefois absolument certain '. En tout cas, ilno semble pas 
que le roi de Bourgogne ait jamais son^é ii se fuite couronner 
empereur, suit qu'il ait continué t reconnaître cette qualité à 
Dér«n);cr, ftoil parce qu'en delior» de la Lombardie, et mente d'une 
portion relativement rcsIreinU de celle-ci. sou autorité n'était pas 
suflisamment assurée '-'. 

Kn dehors delà marehed'h'réccl du pajs voisin, il pouvait cepen- 
dant compter uuK»i sur lu comte Boniface. qui vennitdc remplacer 
dans riiiipurljiiit duché de Spolète te putrice Albéric^, et avait 



1. U'EunftMB, Df rufin» Buryundiat îrantjitranae, p. 2t, iiiler|ir^l4ul i m 
fHÇon Le tcxletlc Liiil|ii'iiiiil, enl >cu\ à |iiirK'rcl'itnciiurt)ii]ieiririil Jl Pavie |nr 
Ihs mains <le rai'diev(-<|Uf l.niiilivrl. S il y a va iinv cért^mmiie île ct> |;enre, 
elledoil nvoirou lieu loul an <14l>tit Hc l'année Vit!. Il t*-l Ifi'K rrttiMMnhlnlik* »n 
i^lTi'l i[iic &A diilv aét«^ ]in»c câmiur polnl dcd^|MrlducDinplc dcsatiD^e* du 
r^giut dpFtadulfi^enllalio.Or cepoiciUle iléparle«l postérieur iiuOdi<c«?nil)re 
921, il pnjiij>er[urunfliplôm(>de Rodolfell, daM&Mi;itAToiit, AnI. liai., l. III, 
col. SV, ainsi (lati-i » DaU.VI.Idua deccinbris aiino (luiuînicao iuc»rnalioiiîs 
.DCCCCXXIi. dotnini vci-oRniiiiin pihbinii iv)i:i» îii lUilia. )., in i)iirmii»liA 
.Xn., iiidictione X. Aeliiiii Pn|iii> in Dei iiûiiiino. Fi-liciler. Amen.» Il eal, 
d'aiilrc [inrl. tr^* (ti-nbniilomi'nt antérieur au |>reinier diplôme de BodoUe 
o<t figiirv l'indicBtiundvft onni'csdi; son rî'giic rn Italie, c'ust-li-ilirc uu % 
U-\Tier 9iî 'et. mipra, p, -H). l.vpo.C.ailpr dipinnmtiru» fSeri/nm., I. 11, 
j». SV : K6rKR. Dp t'Un Liutpr.tniii, p.Dft). Il doîl Tnèni)> être ■iilrricm- au 
3t jnnvirr dec•^lte même année »i l'on peiil consîdijiiîr comme ckbcIi's ton 
dai«6 di; deu» aclfis pritt'â (jiii phconl les mois de janvier 02t (^W, tiipi, 
Lany., col. 8(j:i, h» Dllli cl 92.1 [Ai'i'o, Slori.t tii f'armn. t. I. p. 33. 
n" I.ir I râciproi|ueini'nL dnns b IV" el la V» année du règne de Itodolfe en 
IlnJic. 

i. Sur l'ùlendiic du territoire où l'on rcconnaissnit l'autorilé de llmlulfo. 
et. infra. p. W-i6. 

3. V. \rT£*cni , Oucfii <ii SpoMo, p. 6(. Mnis il n>6t pas sAr <fiie Boniraeo 
ait i^l^iiistalli'- it Sjii>li-te jiarlTodolfe lut-iOL-nie, <)ui ne devait eicrT:rr siir 
te il II «11^1(11 'il ne nuloril<> iihjwk vaf^uo (le« chartes du reçtstr« de Knrfa ne 
mentionnent mr-mr |Mia won nom), noniface i-lfliL le HUd'uneerlaiii [lurlml- 
dus. pDi'liMn de Gui ()e Spolèlc dan» lii lutte de celiii-ô cuitirv B6rcn(ter 
iOesta lierrngarii, I. Il, v. S.'i), cl nn<iui'i lii IrndilioD atlriliuait de Itrillanl» 
eiptoits durant la lutto conlr« les Hsvarois di' iCwcnlilKiid (Liutpiuku, Anl*- 



[922-9231 



Il Tir. KSTHE RODUUF6 ET HÉHeNflRn 



13 



pris pour roiiimc la «fur niêm-; du roi »1.' Hour>,'fl|!:nc, Waldrade '. 
Néaomoins la suuvci-AmeU^ «li* Itodoirc n'était nulle pari bien »oU- 
dem«Dti^tabti«. Doux diplômes de la liudc*J22 luinontix>nl encaro 
exerçant poisiblcmcul son pouvoir à Hci^amt: ■' cl & Purme ^. Mai» 
dés le début d(i l'itutiée suivante ^ une purtiv des sujets du nou- 
veau roi l'iibaiidoniiitit et rappohiit ni-reiigvr '. C<>lui-ct pénétra 
dans le dioci-stc de Plninancf. dont révè<iue Gui, l'un de ses 
niiL-ii-ns conseillers ", jtiirail avnir été l'un des premiers b revenir 



pvdotitt I. l,c. 41), et ce rca»ci|pii;iDcnl fourni par Liutprtnd cet confirma par 
onerlinrle qui mont ru en 43ti:< DoiiîfiieiusiximmfiliuAbone mcmork- riwMi 
(-uiiiiti« •' |»i)s«;L"<iseiir ili- liicijs au ptimtv df Florence (Tiii.tuosiiiii, Sloria dï 
S'un.tntttU.l. Il, [1. IIS;. lk>nir*ci> R^juro av^cle r|ualifit«lir di>"s(i-(>nuis«îmua 
inarchio " dnii^ uq ilipItVnic de Hottolft^ II, du 8 oclobre ti2i, paar IV^libe de 
faniif ,Cotl . difit. Lanij., col. S74, ii" OIXl, «t inlervieal lï^litment dans un 
pn-ceple du 1 2 novoinhre de U nii-me nnn<^i> pour i'nliboyo de Saial-Sts(i> 
de F'I.iiwincv ii7»iW.,ii' CX), So fîHr Willc opousi» plu» Inrd Hubert nanfuia 
At- Towanr llorM»;i»Trii Mnrhtjntfrn vn<i Si.»rfiijriifKb.-tflfn. p. 9t, n. 4;. 

I. Lh:ti*ii»m>, AnlupottuMÙ. I. II. c. M. 

S. DiplAmedu 3 d«ci>mbn- Uâj, CAnc«^<Ian( A A<lalb(>rl,<^v^i]uedeB«r|;an)«, 
IVncrcii-* dedirem dn»>lft rA^alieDs porlnuL sur les rortilWiitionsde sa ville 
^itM:n|>al« et lui c-oiifîrHtnnI le» privilé^s de M>a é^flitie (Cod. dipt. 

u»if., ooi. 8M, n* txc<:X(;:iX). 

t. l>iploin« du 8 di-ccmbn; 9i3 confirmant les privilèges de» cbanoincs do 
[*mnae [. Krwfi, Sloria tli Parma. 1. 1. p. 3£fti, 

^. La «erio des diplômes italiens di> Rodolfc II s'interrompt apris les 
■eli^4 ci(r« dftn4 les deux notes pr^ôdenles pour no reprendre qu'en 934. Il 
«r»( po!>»ilrli.> <]ue la Italien» aient prolll^ (>uur »e n^volti^r d'un 6(^j<rur iguo 
Riutolfe uurjît fait en itou r troène, mnift ce n'eftl là (junue |Mire tonjeclure. 
On n<< peut H'appuver sur la date d'une ehiirlit qui monlrerMil Rodolfe à 
Aoïte en 9î'i 'Hiail.Chri»!., t. XII, ioslr., col. W , c»r ecl acte e*l i)u mois 
da Dovenibn- ri dvvrail rtiv nippurtr 11 l'^iraquc du retour du roi en Wtut- 
IfOgiUP apri*« la twlnille de Kioreozuola LiiTeiiivn, .Knl^findmi*. I. Il, 
c. 6Ti ;d'Ai>lrepar1 il est Irf-s probaMemeol de HW3. et non de yîï (Won. 
Ut»l. PutrUf, Kharlar, t. Il, col. 18-31, »• XVI ; Mamsve». Origine» de la 
matt'Hi rfc .SAruM-, p. »5". n. i-i. 

r>. Linpinsiii, Anlai-nlotùi, I. II. c. (î!i. Selon lui le soulèvoraenl contre 
Ko<l"Uc aurait eu livuci^ra Iri'vinium apK-a l'entrée du roi de Bovrjropw en 
ItJilir. ninis on sait qu'U ne faut pas dciujnder trop de précision h la cliro- 
HoId}^ de r«vè.(up de Cn^mone. Co?>ST.tXTi\ Ponpi(riioc£»ftTi:, De adm. 
imft^r,, c, 3A, p. IIS-II6, parle anssi de celle division de l'Ititlie entre lea 
dntt adversaire». Surbi rmtM-iuIrlntice, oti ini^me ridoiitit£,do»,exiires»ioD5 
dont il w> «er: B«ec c^lteH de lAntufuuiotit et tupra, p. 34. n. I. 

K. l^H août 'Jl'i il Hn^isle 1 un pbidde Bi-ren^'r tenu k Olonnn (ScniAeA- 

LLt. bif.h.mi di H'-rfn;/arh, p. ii(.. n* l.XXXV ; le SS juillet 915, - Vuîdo 
fijr Plarriiliiiaervricsiae rvvcrt^otisaimus pontifct dîlepliin<i<ic iididisel 
al>i I >riu>i iinsler ■, oblienl h t-onfirmation de donalîoiiK |inr liii 

ire de son diocèse i7>irf.. p.îr.9, n-XCIXl.En 'JIS.ÎI inlenienl 

peor {«Kli^e de Padoiw [ibid., p. 308, n-> CXVIIl!, en 93<i pour l'abbaye de 



a 



KATAILLC DK PtOTIF:<(7.|-nLA 



(923] 



d lui '. Itodolfe Ri.irc1ia coiiti*e soi] ntl vei'tuiîtv et une lialaîlle déci- 
sive RP livra entre les arini^s des deux compL'lilf'ure, le 
17 juillet Itâ^-, ù Flarenzuola ^. dans le voisinage de Plaisance. 
Itéreii;ft>r l't sea p.-irlisnti« commencèrent par avoir TavanUge, 
jusqu'au moment où BonifRCt' de Spoléte et un certain comte 
Gariui-d '. qui avaient joint leurs forces à celles de Kodolfe. mais 
(étaient demeurés d'abord simples apectatcuni de l'action, tom- 
bèrent sur les vainqueurs, cl les mirent en déruute ■''. Le cornac 
fut considi^ré comme terrible. Liutprand rapporte que la dimi- 
nution du iioinbrt des cbevuHers {milites] qui en fut In coust^- 
quence -se faisait sentir encore de son temps '*. Or Flodoard parle 
de ISOO lues. Ce 0111111% de» moils d'une Ixataille considérée 
comme sanglante ' en dit long^ sur ta faiblesse numérique des 



Mon» (ihltj., fi. 326, n" CXXVi, et pour l'imiM'rntrice .Vnne (ibid., p. 334, 
n" CXXtX}. I.M mi-mc anntl-e il rccnil l'nbliaj'*^ de Sainte -Christine iibid., 
p. 340, D°CXXXIII), et |ta mit comme investi (le* Fonctions demruiiit imp^- 
rinl [K>ur»oti diocèse \UniJ., p. 3i3,ii" CXXXIII;. Élu en ftOV iCami-i, hturm 
lit l*ùurR'z»,X.. I, p. 480i, il i>t^it encore vivant le H miint !l45 tiTi»/., 
p. 48M) et mounit «elte métni> année oit tout au débul de rannée giiivaiite, 
car itêtnili-cmplacô (lar Botwn, iîlAclii roi llii|i;ue& \\,i\!^TKxiiv,Antaftodoti», 
1. IV, c. !•), di^ft le U fi-vriei- 04(> (Çami-i. ihui.. p. £fi3 i. 

t. LiurpiiAND, Anlafuuiitsit, I. Il, c. <>'■. 

S. La date d'année CoL fournie |>ar t*i.oi>OAi>D ; la date *lc jour t*i donote 
d'une tnanière un peu âuifrniBUquc par Liuipiiai*» [AniapodotUt l. U, 
c. 65) : 

Ileul quatluor ante kalendu 
Quitter oexti Us, 

3. Piorenxuola d'Aidn, prov. el circmiil. de Plitimnce. 

4. Protinlilernentl'nueieii vieoniU' de Novnre, meiilionu^^ comme fidèle 
du miiripiiK Adnllict-t d'Ivtvc dnne les dîpli<nic§ df lléren|,'cr du 14 août 
908 (SciuAi-AitELLi, Uiplomi di Uerengario, p. 183, n" LXVUl) et du 13 juin 
9HHibid.. p. 192. n'LXXI). 

Tt. Sur cette bataille, noua [MSïMnns le bref rapport de FLOnOAiin, 
Annale», a. 9£i, p. 18-19 : •■ aller Itoduirus, Ciaalpinoi; Gallinc wx, t]uei» Itai- 
(■ ici.abjecJort'gexuoBiTi'ngario, iiin-B^num r«cipfrnnl,cuinip''n Bereinptrio 
i< condixil «uinipie devicit ut>i mille I>" vîri cecidif^HV dieuiilurx, aii({ucl il 
faul joindre un ns^il aiîocr circonslancU' de Liuti-dami Ot celui dv Co.sit- 
Txnns Poapiiïnoljf.sÈri!. CIclui-ci parle de deux bstaîlles, ^rajfnA-s la prc- 
Riière par Uèien^-ei', la seconde jtar IlodoUe. Sur l'hypollièse d'une confu- 
sion entre deux luilaillea qui aurnit t>té eoinmiite par l.iulprand.cf. Kueue, Dt" 
vila el tcriptii Liulprandi, p. M ; mai» celte hypotbràc nie paniil peu 
vrainenitilntile, iStant donné le sileni'e de Flodoanl à ce sujet. 

ft. Aiiîapaiia»i», I. 11, 66 : « Tant* quip|ie tune inlerfecloram alragttS 
lacta e«t ul milituin usque lioilîe pcrmagna raritasbabealiir. a 

T. Uanui.ikk» et MAi-iJui ILialprnnJ ron l^rt-man», p. 52} aol releva tap- 
]Mrente contradiction qui exi&le entre le petit nonihre de inurls indii[uè jMir 



BTGKDUB &L POL'VOUt DE RODOLFB 



45 



tia ectU époque et contribue i taire comprendre les 
Gfl«« racc«.'8 des bandes hongroUe» et sarrasines, 
Bércnger vaincu ' se réfugia & Vérone-', d'où il ne semlilcpas 
que Hodolfe ait cherché à l'expulser. Il est possible qu'un traité 
rormcl ^suîl alors întcrveou entre les deux adversaires, traité aux 
termes duquel liérenger nurait consente avec la possession du 
litre împt'ri.'il l'exercice des droits royaux dans raiicicnne marche 
d« Frîoul. Et d'ailleurs, sî les testes montrent l'autorilé de 



FlcimmucI les «prcMtons employées par Liirn>nA?jn, pour accuser ce àer- 
oivrd'emiir sro»sKTv, qu«Rt au cIiHTn^ des comlNtltanU tuL-». Mais m 
pLonaiBO a pntendu rnp|>orl«r i • ci-ciilÎMic ditiJHlur i.) ce chiffre, el h cru 
tierair Iw rplevcr, e>st ((u'il h> jut^eail roasiiliï rallie. [>'auln> pari, mîlf» 
dBBO Livmu;it> a tli^j^llv «eus de chevalier, dr vai^s*l noble Icf. OviLitimMoi, 
OrigûieM tir h n-tblrut, \>. 1(1-147), codiidc on peut facîlciiiciil Ven l-ou- 
mioerc en rappnx-ltnnl divers pa!i«a)ieft : Anlapottoii*, I. tl.v. 23 :■< Arual- 
dus... mllea n^i»cOIeitur- ; I. JI, c. 39 : <• lot ruilitum ele^^ntcs ade^se 
copias >■ ; 1. V, inil. : « Wikberli boni milîlia >■, vt •• <Jl- Ruimundo qui sut» 
milm [aclds e«t ••: I. V, c. 18 : •• Mililem... adpnme noIiiU'in»; c. 31 : •> RaU 
mandus Aquiinnonim princeps.-. «vin miliU'aidMlit " : Hûî. Oilnnt», c. S : 
• Eicrcn^-art*!» et AdcItH'rtaï &uî mîlito» c^ffrcli ». Aillctir» iftnJApoc/om, I, II, 
c 43, Kl lit, c. *l). te inJ^me Otrivaiii donne nu lermF miltt le sens précb 
de raual convoqué pour Vosi. On sViplique (]ue la mort de queliiues cen- 
taines de ee* vs^iuiux ail pu faire eocore senlirsefi eiret^ pour une réf^on 
re)a lavement reslreiulc, vingl-ciuq nus plu» Uni. Lca anuûc» du Rudolfe 
el lie Bércn^fCT, comme toulrs cellcit de celle i^poqur. »ont enscnlïdlemenl 
roiitjKMëeK (te romballanlK di- et! Kottre. Etlcft tuinl donc tri>s peu nom- 
bretiM». 

1. Go.fsTAMTiH PonpuYnooin^Te raconte que Bércnjrer, battu, n'échappa 
quVn se cacliant 3u milieu de» cadavres cl en fjîuinl le mort jusr|u'au 
mooipnl o« il lui fui possible de fuir. ]| est im(MMisible de juger de la véra- 
cité de ccilf aiiecdotv. 

2. LiiTKi».»»ii. .'Iri/it^MM/itJùi.l. Il, c. W : • Bercngaria» rcro ad non laco- 
l^ilnm Vi>roiie {lerivxit aKiluin. •< Calai, rvjtitn, danK SX. Acr. Lnnijab,, 
p. 5IS-SI3 : •■ Moi ortum i'«t licllum intcr Kodulfun et llorongariam. Uoreo- 
£»riu» «cro fu^ lapsus Vcronam. •• 

3. Ce Irait^ a*e«t express^meiil mentionna que par CoxsTJiyTi!« Pohpmt- 
WLoot-K^rt., De admîn. întperio, c. 24, p. ttS. Tuoc. Rattolf t und Builulf II, 
p. &9, rejette couiplûteiueul ce lémuiRnaf^u, mu» rniaun bien valable & ce 
qu'il semble. Le rei)^i^ï^ietncul secoiicitit' n»3ei Iticii avec Ic^tnitsindiipii'H 
dans te récit de Lititpi-nnd. pui)u|ut> d'après colui-ej, la juiis paruil apri>« 
evIU date asaon!^ entre le«deut «ouvemins, \x-% moU :'' i^Uô 'l'oEoûi^ 
Mn Tt;' 6oAf,f a«î t{Qti^xv ^v't Bi^i^^J^i ■• font pcul-^trc alluaiao au litre 
impérial roascrvé par Bérenger On |>eul comparer la note du dtal, 

: inliilaniin 'SS, Rer. l.nnij.. p. h'îi relative k la destruction 

ir W Itonfrro'^ - imperanle Deren^j^ano el rcçiiauto Rudulfu •. 

i.uch dch mis d'Italie ((A«/-, p, .51i-KI!ll Toni remonter 

il> !>' Ilixtolff en ltal»e h une éiwipii! antérieure A II muri 



46 



^eXDUE DU POUVOIR DE RODOLFE 11 



Rodolfc rC(^oniiuc dans un ccrloin nnmiirc tir ciiés di^ t'Ilalie scp- 
lenlriuuulc, ^Ivrt'c, t^tdaiislu marche du ii)Hr([uisA()ulberl, ii Asti ', 
h Milan ", h Bergiinic ■*, à Plaisance ^. h Parme '•, it Crèmoiit '', k 
Torlona, dont Tévéque Bealus remplit atiprûs de lui les roiicHons 
d'archichancelier"^. si de son alHimce avec le marqiiix Ilonîface on 
peut c(inclure<[iie k;i sux(^>rniii<-lé s*élpndiut. au moins nominale- 
ment, sur le duché de SpotèLe. il n'en était pas de même du duché 
de Toscane, puÏKiju'^ I.ucques " les actes coiilinuenl h être daléR 
au iium de Bi!reii[îer. louant à Honie, il est |M>>>Kil>le cjue l'autn- 



1. Nous D*aroii» de prouve directe <!c la rPcoiinai»sDQce de [lodoirc h 
A»liq»ie pour une époqMe poslèrieiire i la inurt de Béreii^r {Mon. liist. 
Patriiif, t'.hartiifi. I, l,eol. 123,133, 12: i MaU Aslî clépentliiU de la» marche 
m Italie ■• ilviil k* centre était â Ivrée el »ur laquelle s'étviulntt l'autorilé 
il'Ad»lberi:i^tV/..cn]. 13" et 139 1. 

*. forf. //()i/- /.jinj;., fol.SriT. n», i-t Hr.3. o" t>l I. Four d'autre* loenlitt^fi 
de lu Lvinliardie, cf. iTiîr/.. cul,SJ3 et i'SIi 

3. Précepte de llodoire du 'J ilôceinbro !»2i i('.ni.t. dipl. Lang., col. 838, 

n"Ci;(:cX(:iX:ct. i*A«y.. coi. siu.sgî. sci. sgî. S69. ssi). 

(. L'^-vé<;ue do Plaisance intervient daDs le précepte cJtéA la note prëeA- 
dentc. 

S. .\vrt>. Slurin di f*»rin.i. t. I.p, Ii2ft. On (M-iit rîter eomine inlt^n'MMintL' 
une charte «te U veuve de l'ciiiperi-ur (iui, Agellrude {iltiit.. ji. 329). Pour 
d" (lûtes acte» priv**, cf. ibid., p. 331,332, 333. 

t. Cad. ilipt. Lang., col. 87â ; Cw/or diplonuitKaaCremonat, 1. 1, eol. 31, 
D* 12. 

T. Le premier diplôme (du 4 Ii^Triet* 923, ef. sufira, p. iO) donné par 
Rodolfc 11 comme rot d'Italie e»t aouaerLt par le notaire JérAuic, |tcat-êtrc 
l'ancien iH>l:iiri' de HiKlnlfe 1 .Ciirlttl. ilr I.itunaimr, p. 28iij, cl lu formule 
■' llioroiiîitiiih niiIiintiEi juKuti et pn'ri>]ilini)e iloiiiini tvgi* rrrof^novit >», 
ÎDdiiiiinil 'lu'ii «elle l'poqiie Ia elinncellene tlnlicnno du roi de Itouiyoïpic 
n'élnit pas encore or^dniNÔc. Les ilejK diplômes de déceoibre V3â i L'nuELU, 
Ilslia suera, t. IV. roi 1311 : \li ii\toiij, Atil.hah. t. Ill.e. S3j «ont sou&erits 
ptiruii elianei>3ieL' Muitiioii " aiÀ vieeniijisllberlï areliieaneellarii -, le nom de 
ceitdeux persud 1111 ),'■-' ^ n'étanl aecoinpu|;ué J*uucuti litre 'j ni |iertiielle de le» 
ideuliDcr. I)a(i<i la secuitile période du vi-^nv en lutlte '\h nni'il Oîi-lîî Tétr. 
92'.>) le* iliplAiiieH «ont ftouscrits jiar ce in^me Mnuiion, uiatK ■> ad vieem 
l(eati nrehicaiieellarii •. 

A, La plupart des documents donnés k Luequesfa celle époque ne c«m- 
porlcol parmi les L^li^mrnb clirono logiques de In date que l'année de l'in- 
carnation, rindietioii et Li dnie de jour. Uependanl quelques ncles ont 
l'iadicatioa do l'année du rt-f^no du souverain, «t ce souverain est loujoun 
Béronyer, mémepour descliartesduSl niarsU23, iluS juin et du '^nutenibn: 
de U m&me annâe, du ±\ e) dn id mars tff4, c'onl-A-dir» d'une Apoiiue A 
laquelle Kodolfc II était recvonu dan» la plu« grande partie de l'Ilalie du 
NorJ -B*iisoi;cu(M. Slnairir prr U Htnria fli Ltii-es, t. V, p. lOS, i^MCXCll ; 
p. IW, n'MCXClVct MC.\0\ ; p. 1 1 1. n- MCXCV|||; p. 1I2, a* MUXCIX; 
p. 113, B> MCC). 



I^ BXPtRITION DE IlUGL'n d' ARLES RX ITAUE 47 

rite împirriale seule ait continué à y èixe reconnue, durant le 
court rtjrne de UodolfL' en Italie '. 

N^unmoin.s, après I» bntaille de Piorenzuntst et la paix qui la 
Miivit, Itodolfe crut Min pouvoir bsncz solidttmcnt étjibli nu delà 
des Aïp«?s pour essaver d«? rcpivndri- pour un temps I« chetiiiu de 
U B^>ar}çoj»np, lorsqu'il eut revu l'assurance de la tidî-lilL* de» 
gnind» italiens, dans une assemblée tenue â Pavîe -. Béren^r ne 
paraît pas avoir chercbé à profiter de Tabsenci: de son rival pt^ur 
reprendre la lutte contre celui-ci. lin revancbe, ce fut peut-être 
durant cetleabsence de Rodolfe 11 qu'une tentative fui faite parle 
coint? Hujpies de Provence, pour s'emparer de la couronne d'Ita- 
lie au détriment & la fois ila^ deux adversnirefi. Accompagné de 
«on frère Bnson ' et d'un autre " inarqui»; .'. Hugues Taillefer *(?), 
qu'il est didicile d'identiticr, il fninclUl les Alpes et se dirîf^a 
vers Pa\'îe, Nous ne «avons dans quelles conditions lc.c troa])es 
des seigneurs provençaux se heurtèrent à celles de Béreogcr. 

1. J« ncrdère pas de docuineul roimiin |>orl«nt l'indication dv« an» do 
ftgae flr Boilralfc 11. 

£. l.tL-TPtiJM), .-1/i(a/>o(/iMM. 1. It.c. 12. D'aprë* les telles diplomaliqaeB, 
Mllsabsencorf" llodolfc Boplace ctnlpfllc S (licombrc 9SSi Apko, Slori* ili 
i-irou, U I.p. aiS.clIc ih BoH*Mi iCod. dipl. Unif.,Qol.S:0, n- DVll), c« 
qn couconle avec In chronolot-k- de Liiitpnnd «l avec ce fntl que uoui 
par aUI«ur&que le roi dp Bourgogne s« trouvait au nord des Alpt» au 
1 (k rann<« 9H. 
3. Ollr npéilition n'est connue que |>ar une allusion asses vague de 
Iji'wnx^to iAnt^fnifiKÛ.l. III. r, l'-i' ; ■ Kml en ira Mugo]lon|;o ex letnporc 
■alUticfpint<-titue(i|H.i-pTirliUnt(Kifort«r«f^unip<»iSf?l4>bliiiproitaliciim-*, 
>lpr lcrécitdcC<»sTAMiN PonruvnooiribrB'VtaJfiiiii, irn/>fr..c. j!6,p. lIlV- 
II* . Cir dernier la place eotiv la bsluillc de Kiofeniuoln et ta miirl de Itéreii- 
Sfi. '>ii pi-ul aOmellre cette indicalioa «ou& louteti réserveii. Klle concorde 
'' ir^ «véc ce fail que dans iid diplôme de Loni» l'Avcuf^le <lp 9Î-1 
■ (-1 i/e tllnny, n* 2tS|, ce hVsI [«^ Hugues qui inter>'ienl, seloa 
Ixi-eoitliunire, iiLii» te fiUdelen-fmjH-retir, le comte Oiarlos-IIonBlKnIîn 
^Irru^ittiHftff l'ruTfnre,^. tOJ). A en juffer p>r le récit de l.iirrpiiAKD 
('laiapw/Mij, l.il, c, SS|ces évvncmcnle ilcvraient »c placer pou de tcmpH 
4'^t*inorlWAdalbt;rldeToscaDe;i7Boâl9t!>l,e'est-A-direlt uneëpo(|ueun 
fia uiUrteure, mais sa cbronologie est toujours li^s Ootlanle. I.c«iJ/ù-a- 
f»!» Hnr/i ApoKînariâ \BalUlkn d'hUloirf eetlHiatU^u* <tu dioe^tf </< 
'''"<». 1903, p. 39' iwrlcnl d'un voyage de Hu|;u«.t par l'Italie en 911-912 
"cv Mt duCH et hes comU-s. iLlaio ce texle ne me [umit |>a« devoir s''ippli- 
'{*" a une l'apédilioa militaire failepar lltif^icu atcc cc*i vatt<uut ; il n'esl 
>:>^i.ju,,j,l que fx-lui-ci le» ail emmenés avec lui au dcii des .Mpoa. 
'"'-1», Lrt Huijnnl'ln, p. 48, croît que llu^es passa les Alpes pour 
" jiii u mêrv tterlheel son Trére iiU^rin Uoj, que Oérenger araît fail 
'-'1' wniM-i- tVpsl pur.' bypollii-se. 

'■ ^ ' I iind HiiUttlf li, p. ôO, n. I, nuppoiiic qu'il s'a^t de 

^(>' . idtde Ricliard le Justicier. Mai» Coostanlin et Uutpnind 

^**ai nlircMkvmeal qu'il a'Sfil dn futur roi d'Italie. 






iS 



LES tiv.vnnniii ks italir 



Ce dernier, s'il faut en croire le récit de Constantia Porphyro- 
géaêtc, réussit ^ cerner ses adversaires, et fil couper le uez elles 
oreilles à ceux de leurs hommes qui tombèrent entre ses mains. 
Les chefs de l'entreprise, saisis de fraveur, se rendirent auprès 
de Ilf'renfïer et réussirent è obtenir le vie sauve en prêtant le 
serint^nl de ne plusrtnlreri'n Italie durant la vie dv. l'unip^Treur '. 
Hu^es d'.'VrIcs, au début de 024. était de retour en Bourgogne, 
où il «vailàcetti-'datfune entrevue avec le roî Baoulde France '^. 
Mais si les textes ne nous ont pointconservë le souvenir d'une 
tentative faite contre HodolTe par Bi^renger, les alliés Ilongroi» 
de ce dernier agissaient pour son compte. Bien que les sources 
annalisliques signalent «n 921 l'entrée des luindes de; Dursiic et 
de Rugal, comme elles avaient vingt-deux uns plus lot signalé la 
grande invasion ^, les lextL's diplomatiques pariunt d'une manière 
à peu prOs continue, de leui-s ravages dans la niui-che de Krioul *, 
à Vérone ', b Aquilée ". à Padoue '•, b. Bologne ■"', U Plaisance ", 
h Bergamc'", à Cr(*mone", à N'ovare'*, à Povie niéme '^. Il 
est donc bien difTicilc de ne pas admettre que, durant le pre- 
mier quart du x' siècle, il y eut en Italie des bandes de Ilongroi» 
vivant sur le pays, comme il y avait des Sarrasins en Proveuce, 
et comme au siècle précèdent il y avait eu des Normands en 
France. Leur alliance avec B^reiigcr ne les empêchait pas " de 
détruire les évcchés presque de fond en comble '^ », elles chartes 

I. Ces détails ne soqI connus <|ue par Constantin, et nous u'aTOOi nul 
moje» il'en coalrùler [ta valeur. 

S. PiiOPOAHE), Arinalen, p, 20, Cf. Le rû^tame t/c Prmeace, p. SI3, 

3. Cf. «u/jrj. |i. 39. 

4. DîpIdmeK ik> 90i et de 913 (Sauj.i>Aii]U.u, Diplami di Brrvngario, 
p.lSS.n'XLII, et tll.'nMb}. 

B. Dipl&mc du ii noùl «1)6 [ibid.. p. i:e, n* LXV}. 

«. Diplômes <le 904 et de 931 (lAtrf., p. 1 H. n» XLIX, et 3*8, a* CXXXV]). 

7. Diplômes »le 913 et 915 |ifc<*.y,, p. 220. n' LXXXIl elS«4, i»»CI). 

8. CharW <le 910 Cami-i, Stvr'm fit />ùcensa, t. Il, p. H».. 

9. CI>Hrl« île Wi (ihur.. l. II. p. 478/. 

10. IlipIôiiieKili'tfUi-vtiteUlIi {St:ttixv*uKi.Li,DiptomidiBtrti>yHrio,p. 13i, 
n*XLVII,ct 262. u",C). 

II. Dipiamcdcïlliin7.«/., p. 2«l,n"CXII}. 

13. Diplâm» liv 9M, 902/13, 912/9 {ihid., p. SOB, a< LXXXVI; 249, 
n" XClV;3A«,n"Cll). 

13. Dipl6inesileOIS& 9l&\ihid.,p. S3V, a* 1J£XXIV; 268, n- Clll ; 273. 
n'CVI). 

14, i< A «ai'visiiimii L~ii|fTnnim rnl>ii' pone iimpte ad Knlutn (icpopulHta ». 
daosun diplôme Je liuggc»d'Arlca dc9^(J.iri'J. /.^ne^iWc tliplome aa$ Aqai- 
Uj'i, doQs M lit h. df 9 Intl. f&r Oeâterr, Gcsekk/Uafunchurig, l. I, p. 200, 
o* it). 



1«*1 



U» II05GB0IS A PAVli; 



i9 



mjfiie (le ce rut signalent Ips ravAges exercée par ses sauva|;es 
»uxîltaîrv5 d'uae manière trop ^tuivie pour ipm l'on puisse allrî- 
ce&. ilovasUlious uniqucnii^aL aux invnsïons «iiivf;îstrées à 
i<tales préi-î»>s pur Iv!> sources Hi)iialtsti(]Ut-'s. Il semble même 
<]nc depuis l'arrivée de Hodolfe on Italie, son coinp^liteur ait 
nctt«' %ei alli4^< magyars^ se livrer au pillu(;i^ «( a )» (tévnRtalîoQ 
ilan^ les diocèses coupable» d'avoir reconnu t'autoritc du roi de 
Boorgi)f;ne '. 

L'ne deces bandes, sons le commandcmenl do voïvodo Salard. 
vin! metUe le sièj^ devant Favie. dont lasouiuiivstoii it I^udolfe II 
avuit Minfi doute particuli'VrcnirnL otfi'nsi- IWrenjfcr-. I.e& hnbî- 
ttats paraifistfnt avoir songâ à t<K dëharmsiicr dvh assaillant» on 
leor ofTranl unr mncon ', mais sans succès. I.r 1^ mnrsDâi ', It-s 
Hnigrtii^ sVmparuicnt de la ville, la livraient uu pilluge et à 



1. rLonoAHD, Annaiet, a. DS2, p. 7 ; - llung^ri, aclione pnedicli Bi>f>engfl- 
rii, lliliaiii depo|>(iliiiilur. ■ 

î. i'tnnoktia. AnnaUtt, a, 9ât, |>. 2t, dit rspresM^mcnt que ce Ait 
• dadu rr^i» ttorengarii •■ (|oe le» llongruiii aiu<|iwrent et lirAlèranl 

1. l.iL-TT>nAM-, AnlapoJoti», i. III, c. £. 

t. Iji i]Aledaari^« esl donnée par pLOftOAliD, Anastn. p. H, ninfti que 

fK la l^alaloffu» rryunt Xonanlalanu» \SS. fier. I.nnifiib , , p, 5721 qui 

} *i>Mte la date de moi» : ■ A Piiipini» cïrtia» Papic crcniatu v*i metmc 

Birtio îniliclioDC XII. •• Knfîn l.itrrriiiMt lAnlajio'Inux, l. IM. c. -1; donne 

I* JtU pr^risM du jwir ■■ Mil. id_ mari. «eiU teria ■• ; la colnc-idetict' du 

II ■*!« avec un i^ndrodî «« produit l>i^n pour l'anal 92fc, dont Ia 

i*Ott itomiok'ale c«t DE), i|u'U a prubnbleiD«iit ciupruntév, ea nit'oac l«aip& 

*^la djite d'annét^ i une noir aQii»lii>ti<|ue i Diutiii.iKKii et Uût.i-Kn, Lial~ 

t^>4 mn CremanM, p. M-âî). Il m^ trompe, il e»l vrai,*» plni^ol la prise 

<V t' «i« «prr» ]a mort de Urcugcr, losis il ne >cmblc pas avoir connu la 

•''■< ic ^.iir de ce dcmiiT 6v(*nement. M pnrsil ccpendnni bien rcn.Mn|(né 

'Cinlil r.i|.|Hirto que lu prise de la ville eut lii'u [tendant Vnbwnce de 

H'-l'Ur. Ll'est A tort en etTet «(ue KAeKR et, d'âpre lui, DAMiUKSit et 

^"-'», op. rit., p. ^2, croient qui; BudolTe&e trouvait en Italie et iD&awk 

l'ii.i g,i nximenl de I intaMion et ifiToquent cet nrg^iiTnent poor accuser 

■:VrT"i,. •.~iii>tiu Liulprand ou 1« leileqoi lui n «crvi de «ourw*. Mais ils 

'' T les datvft de deux diplômes de itodoirv, doniH^s a Poviv le 

^1 lloRRirus-KiiAVïE, Cafiitularia. i. II. p. liSl cl l'antre le 

tl <uMi ■te la même aaiiée {Cad. Uijil. Lanij .. qo\. HIO. o- DVIl). Or à 

""• VffiiOre date le roi de ttourgogine, d'après Liulpnnd lui-même, 

' retour en ilatie. Quant nu pivinier de ce» deux aclei», il doit 

1 j l'aniU^ ilîS. comme je le mnnlremi pli» loin Au dèbul de 

■^'-■u if-ni(ii|!^af'e de Flodoard, f|ui vieni eonlirmer «or ce point celui de 

t^^'ITiad. Itodolfe était en Provritce, en train de comlMltrc les IloDifrai» 

•»Wl*nhdH llb.W. 

Il hr»»MR(. • JLereyaumeife Sonrgogmt. i 



M 



LES «oycRou » DOt.'acor.jrK et kx rnorciCR 



[924] 

rincendii: ei massacraient la populiilîoii '. LVvéque Jean lotnba 
soos Itwcoapn dRi|uiïf!n5. en même temiM que révv4|U«de Veroeil, 
Bagainfrid. ifoi ae trauvailA Parie -, Les rares habitants échappés 
au déaafttr« tte ratketht^rtl avec pein«df> \n fureur des {lnngnii<i, iiu 
prix de buit niuids d*:ii>,'enl rei.-ueillls daciK lex raine<« '' 

Ed niênie leiiip» une auliv buitde ^ franchissail les Alpus. pro- 
l>ablement jior la ^mt.• du Graitd-Suiut-Beninrd, et dt' bouc lut it 
dans It* l'iiviiuiiic df HiMlolfc M. Celui-ci Joi[;ml fi^^tforc^sà celles 
de HugueK de Vienne, dont l'invasion ne monai.'aît pas moins tes 
cumtés <|ue le rovaumede iîourf^'i^ni'.el Im deux armées r^uni«s 
se poi-léivnl .lu-devutit des eavflhisseurs. Le» allitSs parvinrent à 
enrermer les lloii};ruis dan» un détilé des Alpes ou de leurs con- 
trerorltt. Mais les puîens réussirent à s'échapper e(, traversunt le 
royaume de Uiuis l'Aveugle, il» se dirijf^renl vers le Uhôiie, 
]>uur»uim jMirlluifucs el Hndolfe, (|ui massacraient cvus. sur le»> 



I. FLOi>o.tnti, .i»»al<». \>, a. LivjphASf. .In/j/xx/itjùi, I. III, e. 2-3. En 
delinrai <lc la sourcp anualMliquc &i^a)cc h In noie [>r^cÉ<)<.*nlv, l.itMi-n.tnp 
a ulilîeé [DÀNbLiKER et MOllcr, tip. eil., p, 5âi nn ivril )mi*lK)u«. (Kiirr* 
0*un clerc a|ipirlenaatk une église dédiée il S. Siro, niK^uvI i"-!»!! nltrilnié 
un rôle miraculeux. Mniit He <;elUf con^latatioa il ne réMillc pus que ce 
telle M>il lié I Km r VII (Irlniile vali;(irhi)ilort(|ue. 

3. LiUTi-uwii. AnlapotJiiiiiÊ ,1. III, c. :i, ne |uiTler|ue tie Jean. La moulion 
de révotjiidir VoTceil C»t fournie par l'Lono.itib. Ot. $avii>, Gti Mitlichire*' 
tnti fflttlm. p. 4SU. 

3. Fi.oi>OAKi>, for. rir. Undiplf^mede Roilolfe ll.du ISaoï'it^l C.W. rA/i/, 
Lantf., col. 87l), a* DVHi, lail é);nlemcnt allusion ji rotU' ik-^tnielion dv 
PoTie enrappeliinl •< (jtinnilQ Ujln Pn[>irn.iingrI>!irefienlino l't vulidoi|;ii«cotn- 
l)u«taesl...i|iiol'ii[>ii'ni>i<icivitii» al> ignecreiDntii cntmiel ïl en osl aussi «lucs- 
lion flun^ un Kt'ranm de l'i>vôtpip \lton dt* ViToeil : •' «le ntHlilIciiii auleiu os 
■ |ii^c^ccit> «ollcni l'npicniii incL'n:))» jio*siiiiiu« colli^i^re ventait-»,., t-'no 
■> tunien die, inslar dîvini judicii,i)[nc cnnsumptn est '> (\, Mai, .Srri/i/uruin 
rtlerum nota cotleriio, I. VI', [>. IM. Mais, comme t'a retnan|ué iKiiraita 
(4nuf.« Uft^ngnrii, p. !•< i, IIhotswitha tle*!:» Ollonh, v. 7IUt. tin demi- 
ftîfrelc pins t»rd, qunlilic de nouvi'^u l>»vie de cité populeuse. Il c&l 
épileiiient queftlioii îles ravages de» I limjLTtti!) au |>ays de Crémone dan» un 
(liplAme île ItodoKv 11 du S~ »e|>U'mbrt- Uii [Cotl. liijtt. Lait'j.. col. SÎ2, 
n' DVitI I. matii rien ne pci'niel d'anii-mer que ces mvagea soient le ThiI de 
la Inindede SalDrd. 

4 J'avnÎD adnii» \Le roj/aante df rrorence. p. St*), ooainie Gi.foiits 
(JLen lliiijoniiifn, p. i9-!in , qu'il s'agissnil do In Inunilr ijul. opérnnl au 
cnuiple de Héreiiger, nvail dî*j6 Itriilê I*ovie. Mais le suc do cette ville ei»! 
du 12 nini-it. Un eirrtain Up» de teuipft w serait iiécessairriuenl écoula 
Jiitwju'fi Cl- que Ipfc ]liiii);riHt nieiil pu arriver en Rourgogne. Or d'iipri>ft le 
r^cit de l'i.<if>i>Ant> lef. U note snivinle) ce» évi&uemi-ntii doivent ôtre outé- 
ricuisnu ~ avril. 



jLvita 921) 



XCIRT DE BÉREXGint 



Bl 



quels il» pouva icnt mcUrt' In mtiin, rtiJiis shdb en vrnir & un cnga- 
^«■ment WTieux, soit parce (jut- les chrtHiciis s'i-n^iuctuiont [>ru, 
suit pwrce quele*lt;irlxiri^, «^lonleur tactique Iial)ilu*lle, sedéro- 
bdivnl dfv;4nl oux. Arrivés au RlH^ne, les Hungrois franchirent 
I« neu\~(! et pvDvlri'nrnt dans la Gotliie, qu'Us dévastèrent, succa- 
ji^anL Nïmos t>t d'aulrp» cités, ol rédiÙKint 1p pars U l'étnt de 
dt^îrt. Une maladif i.'pidt>iTiique, qui se mil ilans leurs ranj>H, les 
déamn, et Rainiond-Pons, marquis de (lotliie, exterminn les 
d(-Tnit?rs sur^iviints ', 

ttodulfeel Mu';ues ne semblent pa» s'être préoecupiW de pour- 
cuivre au dt'tà du Hhône les ennoiiii» dont ils venaient de débar- 
nssiT Iti lïottrg^ognc el 1q Pi^vence. L'n événement imprévu rap- 
pelait d'ailleurs Kodolfc en Italie. Le 7 ovril 'J24 ^, liércn^cr était 
«ssussiné à Vc-ruiK* par son •■ ootnpérc " Fluinberl. un des grands 
demeurés jas4[u'iilors fidèles k !M cause ■, et ilu'eât p.ts douteux 
que la nouvelle décrite mort n'ait contribue à bàt<.>r le retour du 
roi de Bourgogne en Italie. Il t-tail à l'avicle 18 «oùt ilSt. ci, à 
la requête des marquis Bércn^^er et Anchier, c'c:it-à-dîrc des 
deux (ils d'Adjilbert d'ivn-c. conlîrmail les privilf>gcs de Tabbavc 

I. Sarct-s ùvrnvmt-nl», cf. Fi.onoAnn. Annale», a. 9îi ; l'hron. Xrm^u- 
tfu». Won (hTin., N.S.. t. III. p. 219 ; Dosiirx. t*»»i hitloriijtit tur Ir* 
inratifuit tli-n //nn<'/n>û , p. 3' -,lliMl. (Jr l.ani)afttaf,t. III, p. 99-100;/,^ 
rwf»amf dt /'rnrr/nf, |i. 2iS-J|ti. D'ii|itvâ \a {Auco occupée i»ar le» divei-scs 
nvrntiuDii ilun» le récit de l'uibDxiin.ln <ialc dv(.-eltc invasion &e |>lnce enlrc 
(■eUi*(J(>rcnlrv«uedcRauulet de Hugues d'Arles (Qti février 9:!t; el celle de U 
mort dcllrrrn^r (T^Trill. Hn^uiKn, .inniU^n ilerrltui*rhrn Gr»rUichtv unter 
t/rn OlliMtrn, |>. tt. croil qu'une purlii; de la liaude arriva en Soxc, où clic 
aunit commis ii^ ravni;es doni parle WititKiin ,//»/. W/oam, I. I, e. 33). 

i. l.ti-renAMi, .tnra/ux/ouj, I. lie. 6X; Fi.oiMAnB, Annatet, a. 9H, 
p. 11. - BcrvHffariuii llalinc ret a auiti intitrimilur. '• CT. (Iat»l. rei/um 
.Vifiunla'anuf. dans les .S.S. Ri-r. Lantf.. y. jtS-jl3. •' Tuiii; în illi» difl>uit 
VrroBciismBoi'eugarium inleiTrceruiit. >• l.ii datcdv jour i-kI donni- par un 

cmtogc de Monta : ■• VII. id. apr. obiit Ucrvugariu» impcrator anno ab 
imaliaiir Vâï ". 

3. En VI3FU>ti 9IT, il parait comme vassal du comte de Vérone, In^clfred 
jSoiupjLnRiLi, lUfilomi di ft*ren'jario , p. Î35. n° I.XXXVIIl, et 303, 
a' CVXI'. Dans It* (irvinier de ces dcut actes il [torti* en oulrr' le tîtie du 
am/t/a*i(i>i. ee Icrmedcsi^nantuti fonction aain- toral et c4>n-<-»|M)iitlaa I à |>ou 
pf«s au Inlin ji/t/r.r. pris dans ve »en» ,Sciit etui, ItvUr i»tiluzianr poltltehe 
i.trKjttlmr-tirhf, Florence, 1WJ3, in-lâ, p. 536 . Il souscrit avec le nx'nie 
titrr, vn^ii, le le»tamenl de Xotker. crêi|uc de Vérone IUgiielli. Italie 
tarm, I. V. cnl.'HT . I.i^ rcn«eigiiemenl donne par Lieren^KD que BércD- 
friH-ifatt i>lé pnrtain duo des enfiinls de son mvuriner est coollrmé par 
Cumt4>Ti?' PuMniimMii-NÈit:, i^ adn*. iiiifier., c. iC, p. 117 : KixTuvn 




(le Saînt-Jiian-deS'Dotns <. Rodolfc pnniif itvnir alors élê sa 
difTicultc reconnu dons In paHiu omnlale de l'Italîo', où Bétvn- 
gei- uv:iit juHqu'ft sa mort conservé son pouvoir-*. U iHnit ii 
Vérone le 12 novembre 924 *, el y donnait deux diplAmes, l'un 
pour l'abbaye de San Zono. et l'nulre en faveur de la propre 
lille de It^renger, Berlhe, abbesse du mouastèi-e de San SUlo =>. 
Gui de Plaisance Jui-méme &'éUiit réconcilié avec le roi qu'il 
avait trahi '', et obtenait de lui ud peu plu» tard un diplôme pour 
son église'. I.C dfijîcdc Venise, Orso l*Hrlrcia7ï.o ", le rcconnnis- 
aail comme l(-{;ilinic succe.<>scur de lt<^rengcr, et lui iidreMKait 
deux envoyés, r(?vê<|ue de Maliunnceo '^ cl Stefunu Cfiloprinu "* 
pour lui demander cunliriiiiitLon des privilè^s accordés aux mai^ 
chauds véuiliens pai- les précédents souveraîus de l'Italie ". 



^m 1. Cod. diiil. Lafi</., col. it70. n" DVIll. 

potonter abtinuil. ■• CowHTANriN Fuui-iivii«ui»ttri!, ibid., p. tl' : xti tatt 

3. ie citerni ccpeadanl une clmrlc vi^i-oanÎM- du 12 aoÛt9Si| dtitév- >' pnnt 
Il ohitiim ilomiii Iti^reii]j^ariip'lorïosi6miniiin[>i>nitorisn>giianl«doiniiioiiu)ilro 
.' JpBii (Ihrifilo '. iTiK.tDO^riii, Slnrîn di Xunantola, l. Il, p, lOfl . l'wit Mrc, 
fa cctic dato Ju 12 «oui, Hudolfe n'avuil-il point cuvorr fait acte d'auloritù 
Il Vérone. 

4. VciHv.i.u, llati» Siit-r», t. V, col. "iiS, eUSvmraui, Ant. tl*l., t. 1 
col . 41 . 

5. lU^rChe enlmciitiouin^e comme abl>efliie de Sonia fiiitlia <lr Brcada 
I» [irfinii'rc fois dnii^un diplùmodo iWreDgtT du ( mars iH5[Sr.iiiAi'Am:i. 
IUplnitii tli Hfiviujnrii}, p, i'\2, n" Xl.;vi i, ollo êuit, diis 91". 4^leiiienl 
possession de l'iiiibaye de H^inHislo de l'lai»aneo \ibid., p. 2W, n* CX 
et M vie se proloii(ce« jui(|u'»--ii Ittî (A. Valéntim, Codict necrntotfico Utu] 
gico det monanieru ili S. Sahalari' o Gialia in Bi^each, Itrcscia, I 
in-*», p. 2*5i. Rodolfc, doua lacle. In <|u«)iricdc " coaunguinea » (Muba- 
Tinii, Anl. lui., I. Il, c. (II. On nail en rITcl que liérviiger éUiîl llla do 
Ciiilii, lill»- de Louis le l'ieui el di^ Judith, vt tinit vniiîKÏ dw celle deticeo- 
(Innce cjin>lînj;i'.-nim [Le roj/aunir rh l'rov^nc^. p. IIJS]. Jiidilh, ItiMileule 
de Dcrthc, ^tait sœur de ltodolf«, biaa'ioul de Kodolfe II (cr. infr», Apptn~ 
dUe /). 

«, Ci. tapra. p. 13. 

7. Col. dipl . Litntj., col. 8"8, n» OXlll. 

8. Or»o f>iirtccUi»« II, d!l r^urctii. do^de f>lt h d-tS. 

9. Domenîco, «.'vètiut? de MuUmocco, nu parait connuquppnr ce tex 
Rurlo nile joué par lui avanl soc élévation à l'épUcopat, cf. H. KitBTt>£HUAV 
fj«w'i, tiun Venedi'j, t. I, p. 103. 

10. Sur lii fnmille Caloprinn, cf. Romanin, Sloria di Vtntzû, 1. I. p. 1 
et KiurTKi:iiMAvii,n/i. eil.. p. Xli et OG. 

I(. nQUEiriia-KiiAi^NK, llnpiluUria, I, II, p. liD. 1.9 pKw grande parlic du 
priTil^|îe repiwluit la conllrmatiaQ de l'empereur (îut. Sur le IcHe de ces 
actes, vov. I'axia. Dit VertrUije der Kaiser mit Venedig hîs zam Ja/ire $63 



H 

m I 



SOlLËVEXeNT DES ITAUES8 CO?rniE KODOLPK 11 53 

ions ignorons comment les choses semodilièrent brusquement, 
nui<i l'on voit Ips anciens :illics de Hodnlfi* Il se relourucrcontrc 
luiassee subitement. Liutpnind ' atlribtif; ce rhang^nncnt il'allï- 
Indc &Iu mort du mnrf|uî.<> Adalhertd'h-nSe. Cette manière de voir 
paraît inexRcIr. car AdiillMTt éUit encore vivant le 38 février 929, 
et portait sun titre de niaii[uis *. 

Cependant il faut remarquer que. durant les deux demièr«« 
années du rO^ne de Hodolfe en Italie, ce n'est plus le marqui» 
Adalbert qui intervient daoi; \ef, dïplùnieti, mnis sa femme et ses 
BU. C'est ô la requête de In comtesse Emienjnrt, « conseiller» 
de la puissance royole ». que nodolfe donne k l'église de Purme 
le domaine de Sabionella <. C'efll elle encore qui intervient uvcc 
ses lîlii Bércnger et Aiichier ^ pour (nirc concéder à Ûborto, 

iàa»ifn^Mîllh.<tn tnMtiluti fur Oentirr. fîrarhirhtsfarfehiinii : Eri/Snîuitgt- 

btinl l((KHr>', |). SI-ISK, (|iii ci'ail Urtint it'oi'Rii[>e Ir^H jieit ilu iJtx^uitiCDl 

^man^ lir Hmtiilfi', i*l ['Otil i-Irp cnniptéli^ It l'niilv di^« Irnvntix dont mi Imii- 

Tc-ro l'tndicjtioD dans KiiETscim.ivn, o/f, cil., p. 433. — L« dote du fartum 

fî'M/ii//ÎMiuI^vC'i|ucli|uc3 diflieultt^s. Elle e»l niosî conçue : » Dais II. kni. 

- mar., ■noo domiojee iocamatioDis. DCCCCXXiV. domai Rodultl invictissi- 

• mt t«)(<â liic iu Iulia IV, indîctioiic lercia. Aciuni P^apie in Xpisli noaune 

féliciter. Anen. » 1^; dueument n kU- rap[iorl£ h 92t pur DAiimeii {flefitvtM, 

' lk9V., jKir FA\TA,p«rB()nKTii,'Mel Kiiai^kk, |uirKiiKTB(;HWArH(np. r/f., p. 432), 

u%n ili'rinmfiiDtioii el l'an ilti règne, nv(-c un [toint Hrdiïpart «nppofi/iprisau 

mois <lc janvier OU, ne concordent pas : l'an du rt^K^e, correspondrait à l*â5, 

ri riudïetton e^L celle de celte deiTiii-rc nnni^e. D'aulre (lart, le iH ft^vricr 

92t. Rndolfe n'était pa» h Pavie. puisque e'est l'époque ou i^olle rille re^ut la 

VlMledes Honiiroin ; il éUil alor» en Ilouri^ogcie, où il vennil d'avoir une 

ratrAucaver Raoul t)v l-'r«iice Icf. siipr.i. p. 48j. Il vauL mieux, comme 

Fciiut , H^tfftli' ilr Li SiinnrHiiin^mlf\[t. Ut, n' 128' etl)lluMi.rH(fjeii/a Brrtn- 

gmriinnftrralnrt*, |i. IXl-lXTi, n* M), niloptcr In dnlr ili; 'iïS. soit r|M'il y ait 

«ne erreur sur le chilTrcdeff aniK-osde l'incuniatioa ll'acltr nVat d'aitleure 

«Miiiu ijne par une copie du \n* siècle», soit qtic le ehaneclier Maunon ait 

9iii*i UB système de eompul plaçant le eontniencorRentde l'année ft une date 

postérieure ft In (in do rérrier, praluhlemenl le «lyle. dit floreiilin, du 

STi nunt. Je retnnrcpie eii pn^naut ipiv la dale de jour qui cori'eapoiidntit nu 

10 Cerner Oîk, .inii^ lii«)M>>:tiitt, com>«|>oud en 'J£i au S8 du moine idoî». 

I. AmlaftoHiitit, 1. II, e. 8. 

S. Ctf^LLJi. Monumtnta SoralMrntià, t, I, p. 98. n* XAXVI. Il est men- 
tionaé cocDtne mort, pour la première fois, A ma con naissance, t)an« le 
diplAup de eonfimialtoD de biens accorda par son tllftle roi Réivnger II, il 
r^Tèqne de (Crémone, Dagiberl 'Fortfh. :ur tleulrh'-n fir'seiiicfil)^, t. X, 
p. 31J). 

S. ilini. diitt. tjttu/., eol. 874, ii» I>IX. 5>alMonelUi e»l aujourd'hui une 
etimmitni* de la pmvioeede Manlutie, eJrr. de Vtiidnnn. 

4. Aiicliicr «ctil {Mi-nil nvotrété lil» d'Ermciijart. liêrengcr ^latt fils do la 
première femme d'.\dullicrl. Gîte, clBTnit reçu au bapLême le nom de son 



mmt^a 



0i A-* ' rtil U» A.-«t B— yâ» ^n <g»i» i^oa le 

/fff-iVmo 4<i !• noU Ml poor aiàt^fcMi 4r ■!)>—■ <le Pavâe*. 
fl mM A*mf («'•«•îM* fpw, ^«aa des cowfitMBs i|Bi bom» %tDt 
w« < rfl*« in«/rfinue«, Ir OMrqvM dlvrée sa «oit rHiré' du 
ffifattUi rtnrwnt 1« «(j«ar 44' Rm|i>lle en Boof gu jpe. rraettint 
M(r* l<M nM)n« rifl M Cenime el de «ea fils le {j^DovccBeiueDl 

r*ii liiittii»* rflationii i|ui uxitlattfOt enlre Bnneajart vt le roi 
(!<• |1«MirH"ff'''' tcintiVnl avnir iloan^ aaissano» à des bruits 
tfi4iu'tt% >|iil r'iiinimit ntir li-ur compte et pnrvjnrent jus4|tr<-n 
OiHiUi ^ Il i<<il irnim)f<i(blti dv (lire juM[u'li <|ui>l point ces raconlflrs 

irfiiMl, Ip nH IWreniter ("(LiiiTMuMo.iIntapWowj, 1. Il, c. S6 ; I. T\'. et. el 

I. V,ii.»|. 

I. ^N<V. //I«f. /'alr(a<<, VhnHitr. I, 1, col. 123, Sur la porU^ <l<- C«t 
•flli. l'f. lIll'olM, Hi ,\tfl»''i> i'rw-nriif/M«(i, dniift ViaivJ/. tti Slnrvi Ualiann. 
I, ^Wll, |i. Itift, <it ItimiMiiitt, .NMffi> marrlif tt'ltniia. gi. I'(3. 1^ vicnitile 
<lt>illtl [ilii* tnrti iii>iiili< et iHoiM'iil nioltio k In NtivnlnîM* (ClPOLUk, (AitJ., 
|.. «»«). 

i f.iNf. ifffif, /.uni/., «iil. H70, n* DVII. Cf. Mprt, |i. Sl-Ii2. 

II, C« «itMil h <'<<llr Mii1t> <li' n^^viin* irKniioiijarl ijiie s*a|i|itt<|ui'i'ail I» 
" li'dl" /(ult** )>*'<•■•'•;■ ■"■•*■ •ifi/i»tf /■■( -tlv Liutiufliiiltiiui Cil Burait n>nt-lu ilr 
l*M»' BMl'Utll* i'*i- 1 i><iiiilt'«M' m»' «un mari i'*lail mort it crtlf ilnli-. 
J'hIoiDi' m»' I l'st t iiiiinijiirl iini inli'rvioiil miiIc lUnn le» jin'tnii'rii 
>l < ' <' ' Vih'«i>o imn «Ml WATVur. .Inf. /lif . t. I, col. Ulj.pn 
V .1* AW,/i,f..i..*, l.ii. lyi.u' XXXVII..ftiHOiM»«.v- 
utm, lyi, Hf., I. Il, ttil. U,l3ii. lihlltt (Mnitt Iv* nMi^lanlk il'un pliiil tviiu ^ 

l\tui it->i4 <1i' iiiti «i}T .r><ij |t|^t finif.,r(>l Mtfl.. n' 1>XXIV fi^urciiL 

* > ' ' •)■ llomx'usMnli nKO'Irs. • t^ontitn «toit 

ts I s>v, H itxu iHiiiit U i)iHitifir»lkm dv i,-i-« ilcus 

(■" «*ilv <l»« «iivpli^ /W>rw« ri 9>n« rrcvroîr 

«^ ' <(• •< ■»'<' > >. .->i<ti<r«, ■%« Wiàt <r4l <4MUk^ li-«r Utrr duan l*>s 

»• -. t't, \Ht luUv. h vvtti- ^''fMk|iM-t <1«» f fcfdi a \ uu a ca l point i-l^ 

t I t **4>i«*i«»W . I. Ut«. M». H»» «wla ii l huw l ■»>»» tlowlf 

V^H »v ■iTiV' rivs-i ' "r^ *».<*>. tfcwrt le nfril, du n--;- 

■a» WWM «wyi^ A'^A^MM^MA i Vlk\««. fcNWW <|(M W ' 
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1^ ^^p *■ i«»i ifw <*■ •■çm> t*ii>*r^ *ivqv T^»» '■■■•rti^^fc < 



anuLÈVEaiCM ocn itaukxs connif: koik>i.fb ii 



55 



pouvaient étr« fondiïs. Ils n'ont rien d'ailleurs que d'assez 
conforme aux ntu-unt, et surtout aux mœurs italii-iiiie», 
ib la prrtnièrc jiurtic du x* HÎêcle. Néanuiuiiis. que ItodoUe 
oit iHi^ ou non l'amant d'Ermenjnrt, son alliacici? avec la 
Eamillc d Adall>erl se Irouvu bieutôt rompue. Ce fui durant 
un nouveau séjour du rot en Bourgogne ' qa'Ennen- 
jirt parait avoir repris le dessein, jadis demeuré sans succès, de 
placer sur le In^ne d'Italie son drnii-frci-c llug-m-s de Provence*. 
Elle ntllia à stin |iarti I'urclii-vr-i|ue dv Milan, l^amberl '*, [leut- 
ftre d'autres eucore punni les anciens partisans de Rudolfe ^, 



ruin omailMU, Boasoltim |>rinoipil>us, verum elwm iftital^ilibus, commer- 
çttunvzrrcrbkl -^m'unt rtL'ndcpnrliculii^rrmculextriKirdiiiBire Iiré|>o<[U('dc 
Uaroxltt, kmquf " MibjtJ|ca1uk eut H(rinMn) fioleMlntir^ in miim feinioe <> 
Hkitoit ne Moxr Son«riv, t'.hranuiuê, r, xxx; .Von. (iérm.,SS., l. III 
l>. 7l4:cf. tiucQMioviiB, SItiri» iJeth rittà di Homa. t.-l.|>, 8T8-t}7'Jl. D'aulro 
(«ri Ft.OOOMt>a i Annalen. a . 9ii\ p. 3Tt ropportr «[uc ilacloITc <• rtrgiiuin illud 
p^rvaberat et alierae feminae vïvenle uxore sua se copuIsveniL ■>, ce qui 
snntiio (•■rr<> Dllimon nos amour», r^lW ou ïtiiagiiinirvs, du rvi de Bour- 
goirnr vl dt- la miirquiiiir irivn^r. Je ne cnn^ pan qirnufTiiii trxtr IittiAe allu- 
•ifin k uni* n'-piidinlinn i\r ilroil un dr rnililf la rviiie H<-i*l)ii- |Mr il(>d(ilft> II. 
1^ fnîl i[iii- rV<^t {triVÎM-tiiriit il Kurk:ir<ll do Sounl>i\(rWl-ji-<liiv nu |H^tc ilo 
Ilertiii-, qu'ils'«(lrcs»o fouroblciiirdeti renfort». {uiliU'raiLconti'cccUr hypo- 
lli^M*. Cr iiui panîl le jilits ynii-icmbUlite, c'i'sl que les adirrsnirfs de 
Kulnlfe HuroDl recueilli ou fail courir lo bruit lie lelalions adullèn>s enln* 
«♦ [ifînof et Ermenjurl. Crpsl lu U-A<1îlkin <\W! nous (rouvons rffeueilUe ol 
«njulirétf |mi' l.iiit|iraiiil, Itcumix dr rt^''*"'''^' ^<^ iitniiTnin bruit» nur In 
fMnillt.* ili* Miu eiitii'nii piirticulii-r. Hi'-TvnuiT II, et doiiiréclio |inrvinl jt]iM]irit 
FuitioARA. Cr. Kripi.!!, Itr rila l.iiitpranili, |>. 9I|l ; Oâkdi.ikkji i-L KIQllbn 
Liulpr/tnti won Crrmona. p. il5-i^6, 

1. tVopTfsIr rt'-eililcLicTi-iuMif.Inra/tnt/niin, t. III, c. lÂ) ilsnnbler>il que 
te départ de llmlolfe (four la Ilourt;of>np ail suifile dôbut du sault'vem(>nt. 
Noiw lu* pmivone conelalcr sa pH^>ienc« nu nord àeii .MpCH (\ne par ua 
diplâioe Unit'- du uwis di- janvier ^iC \t',Uarte» <le Cluny, n* '2ri6\ mtiis ifui 
Cûl allubion N un idaiil toy,*\ (eiiu à une iliite un pe>u anti^rteun*. l.<*s deux 
(Irmier%dipl6nieii qui iM>ml)U'«l do»iu-)i fit Italie Kont un |in'-ec|il(' daté de 
P«.if cl do r, d««Mnl.rT 9ii Mon. Hml. t'alriac, Chitrtae, l. I, <;ol. IW, 
•iaa» li^quvl il faut vraisenibluldcment corri|rcr annn If rr<fni en naito 
Km [<■•' rr'/ni. |>ui^uel> quatrième aniK'-e du ri'gnp est indiqiMk> eni^iiilel, 
*t Uf dtplàiiM- |M)ur io§ Vénitiens qui paraît dater du début de 9i'i (cf. 
ttijtTM. p, iî,n. It}. 

S. Sur luujt ecï ^v^neinciils.cf. Gi;«iïims. Umjon'uhs, p. 55'53. Le royaume 
rfe Pi^rtnee, p. 210, Cl lIorMKiwtiui. Mnrtigrafrn untt Markijfaftehap^n, 
p. IHH-IH!). 

3. t.it'teiittf, .InHifwttotà, I. III, c. 13. I.Ainbrrl inlerricnl le 3 nrp- 
tvmlm* 9ir> dans l'un des pretnien dîplùmes donnés |uir Hugues d'Arles 
cnnoM rr>î d'IlalieC^'W. di/jf, T-Ait^., eol. 88*, n'D.YXI). 

(. tiilberl int«nit-nt dushi dans le» |iriMniora dîplAiiie» de lluçuea, txù 



T>6 RXI-UmON DE ftODOLFC M ET DE IL'liaUtIII>T DB aDtAIIR [92GJ 

incapables de Kupportor kingtempR la domtnnttoii du mJmo 
maître, et djiii^ te orur desquels devait se réveîllei- la vieille 
aulîpatbic des gens d'au delà des Alpes pour ïts lïour^^i^Dons '. 
CVbI cepcndaat à l'un de ceux-ci, niais k tnnitic italien p»r les 
alliances de sa famille -, le cnnilv lliigues dt- VicQiKt, qui; len 
émissaîrea dtn ioaniif^éâ allc-rf nt ulTrir l:i cuuronite '. 

A la nouvelle de lu rébellion, Rodolfe fit uppcl à son boou- 
m*TC, Burckardt de Souid>e, pour obtenir Je lui un uppui et dvH 
auxiliiiires. Le duc lui-mÔme viol rejoindre les truupus de son 
(^odre. et l'armée elemannique et bourguignonne descendit en 
Italie pari» route onlin;iiredu (îrand Saint-Rernanl. sans doute 
[wur i*cTaser les révolti'-s av:int l'arrivre de Hugues d'Arles et 
des vht*valters provençaux. Les deux princvs parvinrent ensemble 
61 Ivrée '. Ijp centre de* rel>i»Iles |>arait avoir vlé à Pnvie et à 
Milan ■■, C'est dans cetlw dernii>rt.' ville que se rendit d'abord le 
duc Burckui-dt, aceompngaù d'une |)ar(ie des siens ''. Là, il entra 

cl*llnli*tCo</. (/i/>i. J^ng.,col. 887. n<bXXI,rol. iW, ifDXXII; JVon. HiU, 
PatrUe, ChMrUe, 1. 1, col. 1281. mais dous ne hvors s'il s'iUut dM>r4 ao 
Ml Coveur avanl le dépari délinitif de Itoilolfe [mur la BoariçogiM. 

I. On !«« »eeuM> d'orpieil Xiitphjlnu, Anlafmdoiit.t. lî, c. 60. I. III, 
H, 'ir>i, év gn>s»H'Tftv t-t do f^inrtvm- \HtnJ,, I. III, <■, 4S}, el le» xfnlimenl, 
de lHi^ed(■^ Italinii ccuilre Iftvei^ucurvtlr l'autre côlÉ de» .Mpesnn' font 
jour à ilivenii^)iri-|iTm-» d»»»Ier^»'it de l.iutprnnd 'llJixiti.tKKii l'I Mûi.t.Kn, 
t.iiilfinnd vtm Crrmoita, ji, i'.Wi, el eneore au «i* siècle ri^iiilbi'te de Hur- 
guni/h «si pour les [UlicD!> livtioDj tne de maire cl d'imbt'-cilc 1 cf. U iiulc 
de l'. TiiA^KH dans les Lihelli lîf /iVe. l. I, p, 95l. Nous n'ovoiiâ pas d'ail- 
leurs de œeDlton [lositive de vasjuux tiourgaignonK iijraat suivi Hodolfe eo 
IUlic. 

S. Cf. Lr royaamedt Provnef, p. MlVct Ï14, 

3. LiurpRAvn, Anl^potfout, I. III, c. 13. Ki.odoaiid, .innalft, a. VSO.p. 3^, 
désire ^i^aletnenl le« marijuîs B^r«n|||cr el Anchier comme les cfaef« de tm 
r£voJt«, mais en le^ hitaat par erreui'fib ch* Bt*rtli« au lieu d'Krmeiijart ou 
de fille. I* f'.hroH. C»tintiuc de I.Éos i»'1)»tik lA/o/i. fierm., SS. t. Vit, 
|i.(23:,Hltril>tie au pitpe Jonn X une pari dnnsl'nppi-l ndreus^ h lluguetipar 
les Itoticns. mais c'est sadb doute par confusioa avec le rôle joué par \c sou- 
teraio ponlife lors de I ^Icrtion et du couronDcmcnt du roi pioïcnçal. dont 
îl se montia du reste un des premiers partisans, 

4. LitTPftANt», Anisfidiltitii, I. III, c. (3 : 1 t^lntis cofûis, cum lloduiro 
cniifeAlïm in lldtitim «si prufeelus, cumipH'Eporc^inm veiii^i^eut . , .a Fto- 
uoAiiit, AnnaleM, n. B2fi. p 35 : ■ Biircanlo Alsmnnnoruni princifie i|>Mn» 
ItodulD soeeiti (|ui .Vljiescum ip<^ IraniçineiiRil. Ilntiae re^Tii (tratiu recu- 
|)er>iidi genero. ■- Ekiieuakii i>e SAinT-lîjmL, Catu» S, fintU, c. 5. Mun. 
fierm., .SS,. t. Il, p. lOt eal wul i parler du prujet tormi pur Rurckardl 
de s'emparer ponr lui-même de l'anlorit^^ en Italie. 

5. l.ii-rpn*M>. i^id., e. It. 

ft. Ihid., c. lt-l!>. Ile lu fin du chnpiire il tesmrt que le duc, parti en 
B^godateuf plutt'tt qu'en comtwliant. devait avoir p«u de nioiitle arec lui. 



[2$.2U AVKII. 'J2l>j SOHT DU UfC OR M&r.K&llDT S7 

eu pimrjrarit'rs aveprarrlit'vôijup Lamiwrt. Celui-ci eut le talent 
de- Iraiocr li-s nc^j-ociations en longueur jusqu'au inoini-iil nù les 
Italiens curent sous la nitiio des forces sunisaatcs pour tenter un 
conpdc mainoontr»? leduedeSouabp, dont les insolentes menaces, 
*'il fnol en croire )a tradition recueillie pur Liutprnnd, aumieut 
^exaspéré ses adversaires <. Uurckunll quitta Milan pour revenir 
auprès de son t;endre on passant parNovare. Ce fut le moment 
où il <[uitt.-»il cette ville pour prendre la route d'Ivrée que les 
Italiens mirent à profit pour lui dresser une embuscade et pour 
l'iittaqucr. Durckurdt v»»aya de rcsister, mais son cheval le ren- 
Trrsa dans un foss«, iiti U-s rebelle» \v tuèrL-iit ii conjMidc lances, 
Le» sien» prirent lu fuite et se lêfuftièretil à l'int^-rieur de la 
ville, dan» Tégliâe de San GaudenKo. Leui's ennemis d uilleura 
ne respectèrent pas cet asile. Il:> furcèrent les portes et massa- 
crèrent les hitritir» -■ (2«,'2*» avril Itâti'i \ 

La mort de llurckardt twnilile Jivnir complètement décourajfé 
Rndolfe. Peut-être les forces tju'il avait amendes de Mourgngne 

I. U'iii., c. i\. L'anecckilc du mendiant qui cntcad cl comprend les 
DicniK-i-H niti* !•■ itiic aiinil rru [wiirmr Jmpruilcminpnl prrjfi^rer. cd longue 
triutoiiiiiui!, oUrr \v^ eamcU-re^ 4t'unc léf^endt? impuloiro iisseï: liaiinle. 
Qii'il y «il en nnla)(ontfiRie entre Uormainfi el ludions, et que ceux-ci aient 
cousiiU-rr les premiers corniiie (l(> lirutaui |>crboiina|f;es, c'est ce qui paialt 
cerUiu. Cf. Tiioc. Hudol/ I und fiadulf II, [i. 62-63. 

î. J'ai suivi le récit d» Lii:-n'iLt<it>. ibid,,c.i&. Nouan'nvons bien entendu 
pas de moren pour coatrùJur 1«* détail:* qu'il rnpportv. Cependant lous 
le^ iMifSîH-niItlenI d'atcord |w>ur nRïrmrr que le duc aurait p^i dan» no 
rue1-a|i*-nk. ■• Purt-hiinliiK iliix iii llnlia i/ofo oc<'idilur •' ( Jnn. Nnri^af/^jim 
mtjitrf*. Mim . ii*rtn., SS., t. 1, p. 7H| ; .- Purchanliie for liftai mus <1hk 
AJaniaiiaonjin Italia (/o'<mc OLi^idilur •• {LibcrranfratvrnitaluntSunrti f'ialli, 
fuN. iitrm. \eeitiluyia, p. Ofi^ ; ■• lp»e iJ'iluKilulr ipuiiik prnevrtilu •> 
[ I7M S Wiijoradae, Mon. fifrm., S'.S"., t. IV, p. 15t, qui parit- i^)r*l ■ornent 
la f<>»M: dans laque-Ile lluixrknnlt lotnlM avec son chrvalj. Il t a donc 
cut-rlre iifu <lf n<' |"i» ilécl.-ircr ï<u>pi-cl a priori tout ci; récîl comme le 

Jt D*Ktiiiiit;ii (•! MAi.iKH, l.iatprtnd t^i* CreNiona, p. 46, et après eux 
ticiitvn, AnnaUn. I. lit, p. 11. 

3 Os évi'nouicots sont mpporU^s h l'aiinér 92!i gutr le;i Aanatrt Smnt/al- 
ktuftmajiuxt xct.Ainitntltr* ni), tk l'annt^'Si' parles .\nnaie% Sxncii Mryin- 
ndiiMon. Germ..SS., i. III, p. 1381 Uni* la ilatit<lc92R e<tt fltte<l^ par 
tes Ain. Al^miimici (Mon. tlrrm., SS.,l. I, p, 56), par le» .InRiifra 
.4ny'rn*<^ 'iliiil . p. 68). Ira Annairt Sintidtenm, [ittid.. t. III. p. ii'i). cl 
surinai |ur t'uittoann '.Annaim, p. 3S1. I.a date tlu jour rie 3 des calpades 
■Ir uiaj (SU avrili e»t («urnie par !(• Liit^i- ronfraUmi/alum S. (iitUi, 
p. 136. I.c oéerolu;:!- de lleiclieuau éd. Ptirrea, p. i'iU\ el crluî de Mrriie- 
boar» 'dan* Xn/.-Ufhifl far Arrhiriktimt-, t. I;, Inilicpienl le 2H du im>nie 
mAÎ*. 1^. Wato, U^tnrifh i, p. 112. 



.-iM 



bl«;l'm i> aiii.es devient roi t> Italie 



9^^.: 



i^Uisnt-ftlIpA inNuflikanLrs pnur lui pcnneltre de Miiigx^r « cau- 
liauiT Itt lutU* conire Xen ^rukU qui l'aljiindcinnnient *. Aiust 
ri'|>ril-il Ut ciK-min île l;i Ruur{;n|^o, laisKiml la place Ittire à 
MHi rival 'K Celui-vi «vail prk la voie de mer, sans douti? pour 
«'•vîtef do truverHt'r ritjilteM.<pler)trii>niili-. «ur lui|U«lle Itudolfcton- 
Uildv nfUililirMi duminnllon, i>t pour arriver diructonient en Tmi- 
ciiiU'.'iù l"" |MjHvoirsp Irouvnit cnlpo les mains de s«n demî-frén», 
1*' niQr([ui« (iui. A Pine, où il di-barqua, il Irnuv» dctt dêpuU'S de 
liiul>* ta POHinsuk' venus pour le reconaaitrf» comme souvvriiiii, 
ut au début du mois de juillet 1126. il recevait à Pevie la couronne 
d'Italit* *. tJuAnt nu nti de Itourgo^ne. il est impossible de 
dôlrriiiiiitT iivrt^ précision l'tpmiue dcsan ivtour dans ses Ktuls. 
Au dt'but du mois de aovoinl>rc de l'aniiéR 926, il se trouvoil à 
Wonn». t-l V HMsiisUil nvcc un «Tt.tiii iiomhrr de griiiidit liiï(|ueA 
v\ m-(3icniunlii|mv-«, ii I assemliliV ti-iiui* pnr le roi HiMiri de Gcr- 
mnaic ^ 

1.1*» tiitnr(*H i|ui suivirr'iiL le retour de Itodulfe II dnns ses 
KltitH ouniplcnt jHirmî les plu» nliArure^^ de l'hiMoire du rovaume 
de ll(mr^i>(inv. Itn » In nutice d'un plnid tenu pnr U^ rra tui-m^mc 



1. ltriuiii>|UMi» on iMKNiiul, uDi> fak de i>Iti». >jii* l^s rois Ue l'éfioqu^ 
<>*rt>ltii|;i>t>iiM> «>l l<sii'!i finniU *^ ImIWiiI I« moin^ [H>s.^l)lë. lU Oi^tT*^ 
rk'iil t'I liwliiïïcnt. luniTi i<ul twrrtiMriit nvoan» â U forer. 

2. ).i> it>Hi<(i> \Hftf>-flttait, l. lit. r. lA : l'alalagm* rr^um tMmlurttitS B 
[SS>. U - \ . . \(H>nDin«% Bur- 

gtlllllli'' ... |.. '.11'. fliMllll- 

K tu* viit\) |H'i' i\l)<i-s ^ ' ^ iLalutu I - I i Kt->1 T>.imi|Ur 

tW d</utt«^ tmftf*'.-^ r. #», |v II., Ajouta *^eie HiulaHi* tia'iait pir (urii U?s 

in^^l** t'i |li^'i««iii t>i TV* ï*^* •«!«« ■«■ «sTtîjn Êk's* M«a -11» X. ■ 
1. Sitr c«» M4uvwe«L^(4 Hir eelt* date. cf. L.- nv^uw rfe frarrmr, 

Hr« / '' |i. iX ■* II' (^ikMM^ : ■ !■ et*tUV Viionk^rà |ir»r»fiile 

.' ' ■■ f ',k i^wi w -loM^aJ^f Vil V«^ dn rut itr Kraoor, 

tfW» Umm" v>MMt(AM iiM^ffchhli i\wmt ili— < ^«r FtoLunl 

Me «*•-.■ •■ I» «4 it Frmiviv i-l 

0, v- ■-Fi>KtNïi'^ fMor te rm itaaiL S«r 1 n^ 



[933?i iiiyiwiiiris [ir HOV.vt mk hiî phovk^ce I'AH Rr)i»iM.KK ii i>9 

en !t2G', puUlcs iltH.'unifulstli|itomatu[ui>K êinant's de la cliancel- 
lerîf ro^'ale fout ili!-r<iut pour une ]H'ncKle r!u (lis-j>i.-|>L aiii)cv<i. 
Cesl cepenJanl tlurunl celte pénoJe que se place uo ^v^ncmeut 
capital (Innc l'hislnire de Hodolfe II et de la Dourgo^ne, 
l'aiiDexiun de lanoien rnynumc de Provence. J'ai traiU^ ailleurs 
ai détail île cet événement-: je me bnrnt- donc !i rappeler ici 
ÏP& principaux poiuLt i{ui intc^rcssetiL pluR pnrLiculièreineiit le 
ruvauine <]o Bout^ugne. 

A tinu <^p(H|uc que l'on {K>ut placier app^oximaUvem(^nl vers 
l'année !t33.'> les ltolten«, raconte Liutprnnd'',envo3'6rcntenBonr- 
" çojfne aupK's de Modol^ pour le rappeler. Quand le roi Hugues 
« 1 "apprit, il lui envoya dcsdèputrs, etdouna iï Hodulfe toute la terre 
" qu'il avait tenueen G»ule»vantdemontersurlctn^ne,eDniéme 
' Ic-inps qu'il recevait de lui le Kermeiil qu'il ne i-enlrerait jamais 
" en Itnlie' ». I,c texte est d'autant moins .lisé h comprendre qu'il 
M.-mbled'iqirt>!ï les textes diplomnliques que ilu^uc.s qui, en 933, 
ae pussèdiiil plu» nu nord de» Alpes se» comtés de Provence et 
lie Virnnuts. ait coiisi-rvt^ uprî-s cette date nés l>énêfices et ses 
domtiine» ^. 11 w peut donc avnïr li-ansmis ii Itodolfell que des 
driûl» plus ou moins réels de suxcraineté, des prétentious 
prut-«tre k l'horitaffe de Louis l'Aveugle, et les domaines rovaux 
sur li-jiquel.s il iivait pu mettre la main apn^s lit mort tic ce 
dentier. 

Mn'iA le» évi'nements qui s'étaient déroulés durant les anm'tis 
précédentes permettent de c<insi(lt>rer comme hien îueertiiîne la 
couveraineté ainsi coticédoe :i lUidulfell sur une partie tout nu 
imiios du rovaume de Provence. Louis l'Aveugle était mort le 
3 juiH!)21i\ Hu}^uess'étnît hAté do revenir d'Italie»» et dereprendre 

I. rAar(« *y^ Oiiny. n"25ft. 

S. L^• rayaiinu" '/r Pmrrnf, p. 330 *l SUÎV. 

II. .iMfjjxf'/uiù, I. [U.C. M ; '• lli:( lem|H>rihus ltjilîvii»i-A in [liiri;uii(l(nm 
a ub IloiluKuiii ut ditvi<iitnl millimt. Quiiil lln^;» rvx ut s^fiuvil, iiiiutuK :id 

* Muxlfoi (lin>elu, «nitiem turrani quain in GiilUa »nW iv^ni «usci^pliom^in 

* ieauit RjxlulCo dédit iitque *l> eo jusjunndutu ne aliquAiKlo in IUliam 
« «anîielaccrpil. ■• 

I. It le» mnsmit eit cITet à «a nièci> Bertli», femme de noson. BI& de 
R*rluirTl li>Jii«lîci(>r \ Uhl.it f Lani/iir/lo^, l. V, n" Xl'll;. 

3. Sur ct'tto tinte, vt. Le royniimv tir Pmrrnef. p. 236 et n. 1. 

é. Aui di-ux di|i1ûnie!> i|u'd donne eu fjvnirdi' S«iiii*Pii-rre de Vteniic 
//i»f. itt Fr., l, X. p. ftWOi el de Saînt'llnmnnl ilr Hotimnft tl^arliit. ilr Saint- 
tUmnnl, a* M ; !.* roy.iuin'' J' Prnrrric-, [t, Ï^H-Si'J on doit cd ojc-utir un 
aalrv, ilt- h tïn -Ir nu vl- m lin-, poui-l'iihliayi- Saint-Oyen-dc-Jotii, plus tard 
^inl'0«nilf itlKxoir, OipUimmtf i'nùUaye lie Saiat-fJhude. p. 36^3). 



60 Acot-umo:» w maTàimr. de nanxŒ pu tottom n £033?j 

avec Raoul de Fnuce dv» n^yociattnn» quit svsil engafr^es 
quaÉre au» aupuravant '. En noûl ou en Mptfmhre il «l'ut avec 
lui en Ronrgogite une entrevue, an cours de laqnc'Uc il s'occupa 
de n^ocier b ce«iion au roi de France d'une partie tout au 
moins d<^ l'héritage de I^uis l'Aveugle. Au méprisdes droite 
du Sis bâUird du défunt. Cbarlt^s-Cunstantîn, qui gouvernait le 
Viennois depuis 926 avec le tiliv djî..£Ocnte. ce même pays 
do VieniMiis de%-ait èlpe coocédâ & llopurt. fils d'Herbert de 
Vermandojs-. La cession, du rcsti-, peuT^tre en raison des 
guerre» qui d(>tournaît*nl du même moment vêts le Nord du 
roraume les etForts d'Horbert et de Raoul, ne fut pa« suivie 
d'cflet'. Chartes-Cuustantio rfàta maître de Vienne, mois, 
sans doute, sous la suxeraioeté du roi de France, qm vint au 
début de l'année 931. recevoir »on serment de soumission '. 
En 9'S.i encore, Charles semble avoir n^pandu au traité qui le 
faisait passer sous la souveraint^li- du roi île Itourgii^e en 
rappelant ânns sa ville le mi de France -'. L'anlorit^ de ce der> 
nier parait sVtrc ét<^ndue à la m^me i-jHK[ue sur le Lyonnais ••. 
et peut-être sur le Vivarais et sur L'L'zê^ '. L^ cessiou de !j33 

I. PulooAiiB. .IfiNafa^, a. 9Si, p. SO. 

*. F^olM)AlI^, Ana*lm, ». 9SH, p. K3:« llu^ rei lialieB» nill(M)tiiam ram 
Rodulfodrdil llrrtli<*rtoc<kniiliproviDr-»Ri Vi^ononM'in ricc' IUJItaiOdotti«.B 
Cf. LirrRiiT, Kùitig Hwlolf, [i. Stl; Lr royaume dr Pmrmcr, p. 4S5. 

3. Lt myMVntr de /•rofyncr. p. 2J*. 

4. FLobOAHn, ARtslft, ». 9il, p. IC : ■- Rodulfus rex, ViennxmprofectuK 
■• Knrolo (louklaoliao, Ludovîci (h-tn Qlio. ({ui mm Icn^lhil, «ulijertionera 
i> potlidlanle rererlîtur. ■ Cette ta»nhe miliuin- tlii citlé de Vienne eut lieu 
tout ao début (le Tannée, •mni Ip Si num. (lalv à laifurlle Kaoul éUil (le 
retour J) Saiiit<^larlin de- T(>ur>> 'I.>i^k»t, Kiniij Hudulf, |i, 73'. 

5. Fi.oi>o*nn, .\Rii»ltt, ». 9>t3, p. SA : ^ %1cnna Hodulfr) rrgi trsden- 
Ithnsfam hitt i}iiï enm teneb«nt d^lîtur. ■ tl s'agit bîpn cprlnÏDement ita 
Raoul de France, auquel &«u1 peut s'appliquer dans le tt>ite de FLOMt«nn 
l'expcession de Rndalfua rvx nao!) nncuae spêctfî cation. Le nom du roi de 
Boui|[Ofrne ct>l tuujoura accompagné d'une épitlit^te qui le disUniçue de aoa 
bomoojTne. 

A. RÂouI (fil k AnM en Lyonnais [iUi6ae, art, Villcfrancbe) le SI juin 
93i((:k»rle3dt Clunif a* 3M; cf. liât, i/rfr.. t. I\, p. STfi el on a des 
charte* lyonnaises datées de son trfoe en cette môme année, ce qui 
pnNive qu'il peut «voir iMé en possession du pays arant le Inilé 
coodu calT« Itudolfo et lloguca. Cf. Lf royaume dr Prvtmc^, p. Î3Z ni 
a. I eli. 

7. Comme ee* deux comlés «ont un peu plus lanl rallael>te an royaume 
de France 'ct. ùtft-», p. "01. i| csl vrsÎBvmblnUe ip»e e'csl i ta mort de 
Louifr t'Arruglc que cette modifie* hou ilf vttiersînel^ s'csl protluil»*. 
Cf. L» ro^ame dtPro**mer,p. SâSelviiT. 



INVASIONS tlV\UHU)9ES 



61 



pDOTait donc semlilcr dc coi)fi^n>r en féalité à Itodolfi? Il que 
dea droite sur la Provence, le Graisîvautlan, cl les cotnt(5s situés 
dans Ifl voisinngo des Alpes '. 

U est pofutible que celle situalinn explique la pn'^encc de 
Rodoirei l'entrevue qui eut lieu on 935 entre Haoul et Henri 1*^ 
de (iornianie, entrovue à la tiuite Je Inquelle un traîtt^ de puis 
intervint entre les deux souverains. Mais de ce qui pu l être 
«lors décidu' au sujet de l'imcien royaume de Provence -, Flodoard 
Da fWK conserN'r le souvenir, cl muIh les ThiU de pltiMeurs 
auDiies p<»5lvrii*uRi permettent du supposer que la cession dr 9;j3 
{lortâil en druit »ur de» tcnilairus plus étcnduii que lu marche 
de ProreDCe. 



L'histnirp de In Bourgojfne. durant les dernières ann^s du 
règne dr liodolfe II, est surtout ourquée par les ravages des 

I, Le Valcnlînoia devoil se trouver sous le Kouvcrocmcnt dc IIukucs, 
qui en 912 parait comme «yapl usurpe une terre de l'églit« de Valeoce 
(Carfui. de GrfnahU, \.xiiiv}. Il «at hcjut^oup plus douteui qu'il *n ail 
^1^ dc mvnic dt» cunil^a dc Grenoble, AonIc. Maurienuc, Bcllcv. Aucun 
(ï-ilr m' [«'miel daflirnicr a»pc certitude 'pii' Hufiic» d'ArW «il cétlé, en 
93.t,Ii Knilnirv II aitirc cIkim.' iptc ^e^dfnt^ KiUrlal'rx>Trncr. l.'<i|iintoii tradi- 
diODiirlIir, qtK' la cession port« sur tout l'enMMnblc do» ancien» Klat4 
de t^dtï I Avcuifle reoionto ca (varlie au^ liislorîcns du xvii* et du 
«viir iiiVle qui admi^ilateal ijne Huyues d'Arles avait succMé comme roi 
à LcHtiit dam» tous k-« U-rritoircH aviinl ajiparlenu h ce dernier. On pourrail 
impposvr que le Vicnnoi», le Lvunnais, uû n'escrce l'aulurîtii dea ixiîk de 
Fnanee après 9A3 n'oiil ét^ doanés |nir ccuv^i «u roi dc Bourgogne qu'en 
Vl£. dc par la volonl4^ d'Ullon cf. infra, p. 74-). Qu'il ail eu ii ci- nwmoiil 
•ccwrd et alj^udou dc« préleulioii» françaises, cela C»t vrai»crolil«ïdc. 
Mai» on ne n*e\|ilii|uer*il gtièrc <pic Louis nîl abatidonnii ainsi une ccr- 
lainf i|uaulilé de li'mUiim si Conrad n'avait pas eu uu lilre A les 
rev«ndw|n<T e) lliypotbcsi' qui se pri'scivtc le plu* naturel lemenl cal 
qae ce titre ml c<in»liliié par U cession consentie par tlugucï d'Arles. 
Ce i|ai e«l ccrlain. c'est que durant U période qui s'éteud de U mort 
àte Louis rAveu|;le à l'avènemenl elTcctir de Conrad le Pacifique, la 
MHiTtrraiiieté des jf*j* oumprin danv l'ancien royaume dc ("rovcncc est 
«Icoirur^c irV's indécise. On a vécu < m>u^ le ii^^-in* île Dieu, en attandant un 
mi ••, commcli'diM'nl. dniiK lea ftirmuli*K de diite, lc« réibcleurs de eer- 
laîoos cliartca. Œ L^ rayaumf »/■• fror&nei- , p. 229 et kuiv. 

2. FuitKiAnn, .lri(id/c«,a. Ï3S. (i. Ill : " Uciodc loculus [Raoul] cum m)»sia 

- Ilrinrici ad cjua prujieral colluquium uliï clinm Itodulfus rc\ Jurcnsia 

- lotf rfuit ; poctaquv inter i|>aos amicilin. etïam llerilM?rtuni cum llugooe 

- p«<-*nint. - tJ. WiDciiifi».!. I,c, 39; Liprenr. Kvni;/ Itudolf. \>. Sfl; \V*tT», 
Hrtnrtfh I, p. 178; \V. Uuiiirt, /)<V Fnrmen f/i-it Vrrftfhrs drr ii>-iil»rltrH 
tUtnig', p. 2i. Ij-s telles dîjilnmatiqiics pcrmetteiil de fixer la date de l'en- 
UvnM an d^bul du mois de juin 935. 



ixrisio!is noncftows 

lioti;;roK *. Cettx-ci, .iu début ilu s* sîrcip. avaient parti (cml 
au inoiiu vers l'extrwmitt* S0|)h-nlrioiiflU' Jo. nïynump. En !H3, en 
eirpt. ils ra%-3fït^r«ul rA)em.'(nuîf - et jténrtréreiit t)» l3i en 
Vorraiap. puis dans la Unuryi^ne Tran^aKe. F» tfl7. ils hrûtèmil 
llàl<» el ravagêr»'nl l'Alsace-', wms que l'on «iche si Ii^ Ktnts Ae 
Itrxlolfp II eurent iilors. aulremenl i) i^iulTrir de leurs innir«ion«. 
Fn 9ât. c*est une bande venue d'Knlie qui paime les Alpes el 
arrive jusqu'au Rhône *. Oui de Germanie reparaissent en 92fi *, 
après svfiir ravairé l'Alsace', on Iravcrsanl le IIolir<.>ld et le 
Jura, el c'est probabtemetit alors qui* Bet;:)nv<>" rc^ul leur dôsas- 
trcofic visite". En tf35. ils onl dû m^ceftsairomonl tmTor&er le 



I. Sur les inrasions boiii^roises en général, cf. n<t««in k. Euai hiato' 
ri'/ur tur Irm inraMÛjnë lin îtongivU en Earopr irf fiai-iiraii^rmwnt <•»■ 
Franer. 1WÎ9, ii»-8*. Sur la frsyetir qa'îU ins|iiir«ienl e« OcctJeol, IUhuai », 
Ctin*liintin {'nrfihgro>jfnHf, p. 3i8-3ri(!, 

t. l\nai\T.T*vm Rri(Mr-->iA( .ilhnm.h. 913. JUun. firrm.^SS.. I. V. |i. 113; 
An». S. Qainlini, ii.id., I. XV|, p. 507; .I*im. S. MftiarJi. xhitl., 
l. XXVI, p. 5», par erreur à 917. Cf. D&MMi.En, tir»ch, Jn lêtfr. lUieha, 
Lin. p. S9I. 

1. llnui.^'CN RE REiciie?iAC,<;Ar<on..a. !>17, ibid. 

C, r^, triprit, p. fc9. 

S. Ll* 1" mai 9Ï6 [.inn. M^mannl^i, Mon. ftrrm., SS., t. I, p, SA; 
sur retrciir ilf tlale d'un jour. cf. W.\it». ftrinrirh /, p. W. n. i, Hirirmn, 
Annalm lir» frAnkiitrhirn Hrirh», t. III. p, )i , îIk punirent drvnnl Sainl- 
Call. l.'alit>i- Kiifiill^vrl «rail fait vlrvvi' qurlqucii iTLi-iiicbcfiicntii puur 
mettre se* moines el le* liabitanis i l'abri d'un cuup de tnalo ; Viia S . \Vi- 
borodat. J/oa. <;^r>N., .SS., I. IV, p. ittij. (^la a'i:in|k'elui |sis le ]iillii);e du 
monastiTc I EKKniAH», C>»u> S. Galti, -Von. G*nn,, SS., t. II, p. 105-109, 
cf. Waitt, (7>fJ., p. S»-». 

ft. ["'KHKMAiin, (l»»a% S. Oatli, c. Sfc. .Vitn tierm., Sii., I. II. p. KO ; " lltim 
•> hi-c MiUf^uDliir, iiaTthuK l'iigri île Srhvrariwalttp mullis pamlîs in .MmI inin 
•■ ijifti prion;» sua& Ivgioncs Imnaponunl el a I.iuLfriilu qutxlam, terme illius 
■ potcnliftsînm. tictlo su^repli plurimo (lanipni> t^u'i loiitleiii L'inieuloiii viclo- 
u rinni suât aJpplt. •> Il doit s'acir de la seL-ondc- dos deu^ iutiisi»ii& Itou- 
gr(M»e!i meiiliviiiite» \t Kli>ih'.^iii>, .Imia/f*, ». 9Î6, p. 3i-3i. <'.f. Hkiinan.'* 
vu Kkii;iii£*i,ii*, Chrtiti., .Vu/), fierm,, tiS. t. \\\i. II.1 ; •• l'ugarî vaMala 
Il Alf^rnaftnia, lolain Fntooiam, AtsMliiim alcptr lïntliain ignit vt ^dadio, 
•I uevionle» p^Tcuri-unl -, [>t,-l(«H, Anijifnt^a, iliiil., I. Il, p, fiH. 

T. Kkkriiaixi, f<M-. (*(/. : ■■ AlMiliii Iniidi-m qui< icranl, vaslola et crcniiilii, 
» llobTeM! moolL-m Juri»<)ii>; silTnni f<-7itinanter Iranscuntc» Vcsoiilium 
■I vpniiml . ■> Ce qtii pourrnil faire li^».Mfr *ur h dole dr cplle încurhiua dan» 
le cointiV de Keiir^opcne, r'e«;l qu'Kkki'hiird In |ilaoe au lnmp« de Conrad k' 
PociUque '" crut luoc Burifoiidioimin r«i Chuonradua ■]. Mais il est é\idi*ul 
qu'il nr le fnit >iTie poitr rntiHcItcr it Tliisloire de la bande qui avnil panMd? 
par Sniol-Gall la )^f;i>ndt- de r^itrnd metlani am priftcs le» Sarra^inK cl leK 
llyn^roÎ!». Dunoi», liât, •la vnnl^ ih fU'unjwjH-, p. lOt, rapport); d'*|ifè* 
•• Boa mauuKrîLa ",uu pillagu de Boaaiiçun non daté, qu'il |jatnlt placer 
•illeur«(p. ll3),R0UKle r^çoe de Conrad. 



i]tVA5iOM aonnnoisEs 



63 



ruviiumc Je nudoiri.' II pour sorcudro de (îourgog'nc en Itulie '. 
Pfux iin% plu^ litn). rt-f>i>ussi^» <le )'Alleiii.'i;;iie jKir Olton ', it|>rès 
!ivuir nivn(^> la Lorraiue ^ ilApêtu'lrfiiUlaiis le diocèse de Reinis*, 
puU diins c^lui de Sens'', où, le ii nmr». iU ]>râlen( le mnna»- 
IrrcHc Snirit-l*ipiTt*-le-Vif '". \ir \h ils [ihssciiI danfi It^ lïerrv, 
qu'ils mvagrnt r^iilrmonl, Iji (K'-faitr c[m- K-ar Fait essuyer 
Hbbou. scigm-ur do lltmrff-LK'uls. Irs farii- à rcpusM-T djuis lu 
Hour^t^ne rr>iU(,niUe '. où ils lirûleiit le^ mouastères de Siiiiil- 
Pi-.TiT de Hê/e " rt de Tounuis '■'. A la mênie t'jRwjue, uue 
autre de leurs bandes înrendiHÎI l'iihbRvede Snint-Gall *". Ceux 
qui «Yuaient di* mcllre la llourgo^eii fvu el k snng ]Ki»H^reDl 
encore les Alp^s pour desi-eiidre en llnlie. iJl, nprés avoir visite 
Suseet Turin ", ils tniversetvut um*(rniiide [Jiirlie de la l'éninsule 
pour vpuirnivii(fer le» environs de Naples, piller Bêiiéveut el 
l'ahlMiye du Mont-Cuâsiu '^. Il est donc c«rtuin qu'ils ont traversé 
!a Itouryojjne rodollienne. Mais il est impossible de diUertiiiner 
d.ius quelle niesiiro celle-ei eut ii soulTrir de leur pit&su^. 



I. FtoiMAHR. AnnMta. a. 935. p. 61. Cr. W.viti, Ueinrieh II, p. 154. LiP- 
r, Kt'nuj fioiMf, p. Sî ; /-'• ru^amni' ilf l'riifi'nei', p. 37 1 . 
!•(• WiDi KiiiD, firtla fjllanît, I. Il, c. 5 ; K^pkb et |)<kK.<iLitit, Otto Jtr 
fîrau'. p. .W-Stf. 

3. Aitn S. Vine^nlii iftlt^mii*. Mon. tr»rm., SS.. I.IU. p. 15T; Anti. 
VinlvneH»f*, ihi't.,1. IV, p. ~ ; fi**la «pùiMpofijM Virtian^rutîtim, ihiti., 
|K I3R. PiHir loul le •.lélail île cettv campaguc de:» llongroi» dans le 
rojTHiitnt* (le l'ntnec, il •Miffii d'aîtleura de renvoyer h Lackr, Lnuig IV, 
p. 30 et i^uiv. 

I. Vniunstta, Anntlr», d, 93", p, firi-riii; Hâit. nem, «-cf,, 1. III, c. 35; 
ttKBBB, Ilial., I. Il, c. 7; TrAimhliti S .HaKtili, Mon.<iitrin.,SS., I. IV, p. 517. 

6, Ai»n.S.CfttumliteS*HnneHth,.Von.ltrrin., SS., I. IX, p. 36R. 

%, CLADiiik, CAi-ow.-S, l'^tri MtlStHaitfnti», llitt.de Fr,, l, IX, p, 3», 

7. I.Jti'eii, /.OUI* tV, p. H el n. I. 

S. C/iran. Anurnv. «^. Rui'n«>*n, p. 347. Toar lj d^rasUIioode l« Dotir- 
fognr. cf. ftusfti .InA.iiM (/p IVni/ftnic. <lans II ii.PHeK. A'<ru<*// cT.tAndifei 
amt/frinr* *l fiiifiimtiUti^, p, 57, pt ,t'tiTjitr« </e fttmwi, itiid,, p. t!Ô. 

9. F»Lr«N, f.'A/>Mi. TreHorchi''rtgf, c, 37, éd. PoirAi(D(?<, p. 97. 

10. .tno.ifn Sànyalltnt^t majorât. Mon. ii-rm., SS.. I. I, p. 78 : Annatfê 
Amgiea^n, Huit., p. M; Chrtm. SarrieuM unirrni.j{f, SS.. l, XMI, p. 67; 
.l«n. C'trArtViiD-f, i/it'/., I. Ili, p. 4;.4/*n.Ci>pt/ull (.Vararmisûi, a. 1137, dans 
.V. Arrhir.. I. XXIV, p. âA3. 

II. f'.ht^in. H'-la^nul.irii, tlal'ir. Uanijnr. fnntin. I. Il, p. Ifl ; Cfiron. 
Snu«an d* H'-ia, Uiuh, p.7fi; I'.hrf>n. pîelum ViifJvbonfnir, ilml., p. I3ft. 

12. I.ro CïstHKffti*, Chntn., I. I. Sr»; Lii-t s PttoTTMi'tr. , Ann„ n, fl3(I. 
-Ifod, firrai., SS., I, V. p. Si; ,4(in, A<>nf fvNl.t;u , a. 937, ifcid.. l. 111, 



tti 



IKVAMIO.XS HUNURUISKS 



[9371 



Il fsl jtnibaliK- c(.'[K-ndant que c'est <i crttc invasiun qu'il FauL 
rapporter l;i dostrucliou de l'alibuvf de Lure ', l'incendie du 
monastère de Siivîg-iiy '^, dont les moines Turent massacres ou 
ohli^i^s dcs'enruir. et pcul-ètre aiissï l:i destruction de celui d'Aï* 
nny ^ <[tie Ifs Drcliev^ijues de Lyon devaient relever de se» ruines 
(jUf IqupK ;innée.s plus (iird. 

CVrI également à culto nii^inp anni^e ipie se ra|)|y>rli'iit les 
(Iviniierfi loxtes faitiiinl mc-iilioii de Radolfe II, en nt|ij>elaul l'en- 
voi fatl par lui ii Oltou ]" des reliqueii de saiut Innuevnt ', un des 



1. VilJtS. I^inoti, AA. SS. Ben,, *npc. Il, p. lOfl. 

3, En résilié on sait sciilcmctit t\uc cette dci^lruction asl ant^ricurn i 9S0. 
Si on la l'attache ii l*invfi<iion de 9)7, criît (|iii' pour celle-ci scillcmcnl te pait- 
BOgp ileH Hongrois h tiiiTOis la I.vAnnais, ou d'une niimière g^néi'alc h tni- 
Terst If royaume àv Bourgoyue. e»t vrititiemMiilile, Mni» il'awlrcs liy|>olli^M 
ont pu t'tn^rnilV-,1. (ïixiiims i.a Sahna [Siiuvi'rHitift^ ilii [.yunnais, ilniis .Ui'wi. 
ft liiir. mm., l. XX, p. 29Aj jibci" r«*llif dé» ii«(alînn i-n 9i*, Iw» d'un« iiiva- 
ftion de lliinifroiit rx]>tdK^ftd'llj)lic fiir lliif^tieit d'Arles. Aiionttain^ A. Bni- 
KAitti. IntrQ'hictitin nu f^;irttii,tirr ilf Sarit/ni/, p, uixvii, veut mporlor celte 
dale BTiint 4:17. époque à lAt|ucllc e&l mentioimé l'nblirr Badin {Cartul.dn 
Sspîfjni/, n" &8i qui re^ilnum l'Abbayt*. Mnisrionnc prouve que la desIrucliOB 
ne [nii&so ^Ire placéf sous le aiôme ablintUl <|ue la rcconstmclion. Celle-ci 
Rsl mentinim^-e pnr iimr cIvirLi^ f\e Itituclianl, nrcherfrquv do I.yon (itaaét 
tin archirtat ilfp.trtemrnlalrt. w-' 13. et (InrluL ttv .Sarij/ny, ii'38), [loiir le 
r4l«hiis»cment du monnst^n; •< n tyranniapemiiciiin et m rttjpiU <I(>«istcn!i et 
ab Mun^ris «ucccnsuai ■■■ E^Ue est i^gnlcmeat mppcléc dans une sorte d'tn- 
troduclion historique au cartuinirr de l'alihaye rÉdif;ée au xii* siècle, nu 
temps de l'nblié Pons : >■ diii multuniqiie claruil danec ilunoruin beslisli 
" ferilnte divino el occulto [lerinitenle judicîo de^olsluin fuil, moniictiiB 
Il qui tlii iiitiHhitnliiinl i'ITu(;iiti»iilijuc ncciitin ■• \Cirliil. île Stitiyni/ , p. 1]. 

%. I.H d<^«truction île l'aldntyi- li'Airiuy et un i'i')>laitnUi<m pur Amblard 
»rcl>«v<'que df? I.yon. que ItRtiNADD, inirot!., p. v. place sons r:ihbé Benaud, 
mentionna depuis i>93, ne sont en ré^lili aKesIés que par une dn-oniquc 
du monastère, compilée & uni- basse (?pO(|uc {fiall. Chrixt,, t. IV. col. S3S). 
On rapporte à lo même dnto (nKssiBi:%, Inratinnt de* tt'uigrnù, p. 67. qui 
d'ailleurs iii«l le tout en 93ri^ une destnietton de D61e, p*t eonhiiiion nvee 
les enm bals livr/^aaiix cnviilii!uicur»|Nir Klibnn />ofr/i«M,c'csl-à-dirc seigneur 
de Bourjî-Déuls en Berry [cf. I.auvm. /.«km II', [i. 2i. n. I)— el de rilc-ftarbe. 
Pour eelle-c-i on n'a qu nue phrase bien va^uedeJrfiNiN, UUL c/e Tournas, 
p. 09, i|ui n'est appuyée sur aucun texte. Il n'en est pas question dauti les 
docuinrntsde l'IIc-Bariie utilisés pnr <:i. I.e Lnlmiireur. 

*. (irit(u arrhiep. Wii/itehtirr/fntiiwt. r. 4. Afo/i. rterm., S>S..t. XIV, p. 377 : 
u SetMindo nnutqiie,. ref;nt sut nnnolOtln Ij regaleni inibiabbiitinmin bonoi'e 
" IwatiPelrifiposloloruinpriueipiane Maur)cii.eRieK>oi-uni Tbebeoi-uinduvis, 
Il diffiiiqueconlubeiualis tlliu^ Innuceulii mililisfuHdAvi(;cuJu»eorpus Rodnl- 
<• tua rex Durgundîonuin ei ae n'^iiie Imismissuai re^lum, imnio divinuiii 
<■ piuDu» donavil."1.f. .Int. iVa[/Jr/i»r^«it«cs,a. 938. Le soureair de Bodolte 



[937] MORT Di: RODOLFE 11 63 

martyrs de la légion Thébaine *. Ces reliques furent déposées 
dans Téglise de Saint-Pierre et Saint-Maurice de Magdebourg, 
soleDnellemeDt fondée par le roi de Germanie, le 21 septembre 
937. Mais à cette date Rodolfe II avait cessé de vivre. C'est en 
effet le 12 ou le 13 juillet 937 qu'il était mort, laissant de Berthe 
deuxfils, Conrad et Rodolfe, et une fille, Adélaïde. Il fut ense- 
veli dans l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune -. 

est aussi rappelé dans l'acte de fondation :» Rudolfi re^is qui nobissanctum 
tradidit Innocentium » [Otionia I Diplomata, p. 103, n° 14). Cette part prise 
parle roi de Bourgog;ne à la fondation du monastère explique peut-être que 
plus tard l'impératrice Adélaïde se soit particulièrement intéressée à celui- 
ci (BEfTziNGEB, A'aùerin Adelheîd, p. 15). 

1. Sur cette fondation, cf. KCpkk et DIîiimler, Ollo der Grotte, p. 64- 
65. 

2. ViAii>oxK>, Annalea, a. 937, p. 68 : « Rodutfus Jurensis ac Cisalpinae Gal- 
liae rex obiît, cui fîliusparvus Couradusin regno succedit. » Herhann de 
RncBENAU, CAron., Mon. Germ., SS., t. V, p. 113 : « Ipso anno Ruodulfus 
Burgundiae rex defuuctus, Agauni apud S. Mauritium sepultus est <> ; Ann. 
Z.ausannenses, Mon. Germ.,SS., t. XXIII, p. 780 : « Ruodulfus rei filius 
RuodnIG régis obiît anno Domini DCCCCXXXVII. » La date de jour du 
11 juillet (.r.id. jul.) est fournie par le nécrologe de Merseboui^ (Zeittckrifl 
far Archivtkundt, t. I, p. 117) et par celui de Zurich. Celle du 13 par celui 
de Reichenau (Mon. Germ., in-V, Necrologia, éd. Baumann, p. 279). 



R. Poopamsui. — Le royaorne de Bourgogne, 



CHAriTUE 111 

CoxRAD uî Pacifiqde 
i937-9î)3j 



I 



Le nouveau souverain', qui, après l'habiluellej cèrëmotûe 
d'cIrction,rc^uL& l.ati.snnii<.; In couronne royale ''. et don! le mime 
règnccleciiiquHiite>!«ixaiiiiiïvsdcvuîl valoir, «innsl'histoiit» k ce pet- 
souuage lu suriium de Pacillquu^, i^Uiit tilom rnrLjuiuiu. Son père 
s'éUnt mui-ié en 1)2 1, CvurtiJ, k suppoiwr qu'il fût rainé (Uis 
enfants de ItoHolTe II. n'aurait eu (tTn^re, en \t31, qu'une quinzaine 
d'années, el ninins encore s;ins doute *, i en juger par les exprcs- 

1. FLtfitoAiiii, .Infld/ai, a. 1)31, p.&S:" RodiilfusobUt, cui lîlius pnrvulus 
Chotirailu» iti rcgiumiifceclit " ; Hkiihh-ï^ i>k Ukiciikxaii. f.TimnrV/nr. a. <I3*, 
Htan. tifi-m., SS., t. \. \i. Hil : * H'ilius<jti*' ojiis (J^nradui^ i-L-pintn |iro co 
suficrpit ■■; Ann. Î.Aiiaitnnfnii^», itiid., l. XXIV, p. 7K0 ; •( Chuoniitdiie rcx, 
lUitifi lliiodolli nt^ifi, rcjrnorc ccpit onno doiiiiiii 0'18. ■■ 

2. ttiplùmc «le Rodolfi' m iju 25 août flHt pour l'é^IlKe de l^iu&muic 
•r ubi poler uostor noHqiK- posl euin f«^alem eleclîoncin et tK'nodicllonwn 
aiJv|ili suiuua ■■ {.V^rti. W dac. ront., t. V[l, p. I). On poumilU est vrai boo* 
gvr h plaint!!' cvlti-céc'^miiiiii- à IV-pn()iio !tlni|urllr (>itini(1, n'itii^ t-ii Itbtfrié 
|Mr (ItUiii n;iili'ii rliius si-s ^^Ulls r-f. infra, \i. 'S). Maîk il faut miiiin|ti(rr i|ui> 
tous le* toxli>s iinniilisli(|ii<>» retntifs niix pr<>mir>iTit nnnéCKdedonnid Iccniv- 
«idi'i'vnt comme i"»i 6 partir de l'3T. 

3. Sui-nom (]uDlj'ignureri>n^iii>c.tiiHisqui » inspîiéi D. P\.\fr.neM,i!itl. i/r 
Botirffi}ifn(^,l. I, [1, 305. im étourdi llivnitnhji|ue<t<>cepriii<!v,i'donll<>règ[K>rul 
« lon|;vl îicurvux, t'I jieiidanl pri-t, dcctii((unntiL'-sa.']il auiî^u'il dum. cv prioce 
n ncsc lU point ()Vani>niih(:ai-('i' iju'il ne Cul incouimnde!) porsoimc. <!a»lcnt 
••diii-oyaumcfiu'il a voit eu de sou pÎTe. il ni' (Hjni^n point â pau!^st>r plus toin 
* se!trr()tilii>re4>,^Ioge<)u'onl encore perfeelîonnri Mti.Lt ; Wwf. dfltour'jo'jne, 
t. Ili, p. 108 ; " II fui ]« [rfit! diT se» Kuji-t» vl le modOlc dp» bon» rtiî». . , 
tilc, i] el I.Ai-i Mir. [llixf. ilf Sirirrim, I. I. p. .'Iïl5 : n Ouornil rlnil un |iriuri; 
H fei'mp i-t d'iim*»n^'t.-»M* (■oiiitdt'nmt-v. Il fit de luiiinoi; Itiif^. 11 (it mieux rncure, 
u il Kiil [<■* fniro ot>ii4^rv<^r... '>/ Ivii rùnliti^ aucun nonl^Mnporatn n'a donnA la 
noinilrc appréctalioD sur lu cariicl«r« de Coprad ri «cii aclcs Doiil trop imil 
connus pour que l'on puisse sonjr^r ft porter un juçemeot ï ce sujet. 

k. BlUmi;kii, Baryunti unlitr Hurlolf III, p. 33, lui suppose trpi»; ans mvi- 
roii; niUKi., Èluile»fur la tfir*ini>lttifi« ilen roi* t/r h'runce tt «/r Bnaryoï/nt, 
p. *â, admet au cuiitrairc i[u'il ae devait avoir que M^pl ou liiitl an». Le 
premier de* <le«eudant& de Conrad dout la date de iiainMiuoe ttoil conatte. 



TENTATIVE DK Hl'UUllS D'ABI.mi SCR LA HOLUGOGXE 67 

sions de Flcxloard, qui rapjielle parvulas, ce qui permet de sup« 
poserqu'il L^latL encore mineur '. 

Mais.dansle couraiiL de cellp m^me ]toné« 937, il semble qu'un 
autre prétendant ait entrepris de disputer au jeune prince l'h^ri- 
tape paternel. Du moins est-il bien dinicile d'int^rpH-ler autre- 
ment la subileiuterveuliou en Boui^o^ue de l'aticieD cumpc'tîteur 
de {ludolfe II, le roi d'Italie, flui^uoi. Ce dernier gc trouvait, le 
12 décembre -'. au cœur du royaume de Boui-jçogne, b Colombier, 
pn*x de Morges, sur les bord* du lac L^nian, et y épousnit 
lïerthe, veuve du souverain défunt. Il faillit en même 
temps épouser h son tiU Lothaîre la fille de Berthe et de 
Rodulfe. la princesiw Adt^laide. alors àgcc de sept ans seulemeDt, 
et constituait en douaire aux deux nouvelles épousées de vasles 
domaines sis des deux càté» des Alpes \ On ne volt pas très claî- 

«•IsMt pelU-fiU, celui qui fui plu» uH llenrill, et qui iMqiiit m 073. On 
ne prni àtmc gurrc rrportrr bcaucoii|> apn^ l'anncc 930 In iIjiIc Hr la 
naissance de Conrad. Nodr ne •lavoti» s'il était |iliu kgi ou plus jeune que 
sa «'riir Adélaïde, née pr^i»^in«nl en 9M. 

1. Il faut reniai-qupr, d'aîllctin. <(uu i>vu» ifmorons eous quelle loi pou- 
vait «ivre la bniille Rodoltlpone, e\ par cf)n?i^quenl s'il s'otcil de la majo- 
rité franqae dedoui^aus , Vioi.i.et. Uûloirv Ju droit prité.3' éd.. |). rill'SIS) 
àa la majorité ripuaire de quatoni! an^ [Ler ripuar., LXXI, 83] ou Hirople- 
mcnt <1« la tnajorité qu'on {wurroîl apjielvr féodale-, d« quatorze ou ([uiniu; 
an«, rc>rrett|)oailiiDt h l'ëpni)ue<I(^ riiil'>ul>riiii-ul (ii it.Kifuwu, Oriijinn rfc/ji 
nuA/i-nsi*. p. 3M , On |>OMt siipiKWior quv si llii)fues cl Otton inlcrviitunonl 
•iiccc»»i<*inrB( en QoiirKOKao, v'^iii pour «'A^^uriT lo ^arilc, le ~ ImîI •' du 
jruoc ru«, avec Ips avanLaj^<i jK-cunîaircs ci succiMisoraua que ce droit 
coulr^re au bHillisti'e. Pour prùleudre à cette situAtion. llugueit pouTHit 
arpjcr de son alliance av«« U fantille royale. Otlon peut-èlrc d'un va^ue 
droit (K- suceraintilé, un luul ca» du drvil du plu» fort. 

2. Il donnr dtmx diplfuntr^ ru»»tiLHuiii rn dot *'u fareur do Iterthe 
jKararA. zur itrultehen (irtr.hirhte, t. X, |). 'SOa) <•! on bteitr d'Adélaïde 
(t^otl, dipt. L»nij,, cqI. 911 , un certain antnXtrc de domaines. Ces deux 
•cteasoat ainsi datés: « Pridic id, docenilir., anno doniiaîcc incarna lionts. 
<iI>C(;CCXXXVIII.,reKni Huçonîs.XII. Illuejus |j>ttiariiilem regtn VIII, in- 
"dictiofle XI. .\cluinin Burf^undia incorle'que Colombariadicitur. Pdiciter. 
" Amen. '■ L«» auuéea du régue de Lutluiire et du ré^ne de llu^ue* *:otrv»* 
pondeul |iour le m(ii»de intvrmlire li 9vl7. 1.'iixUcliuD icniuptée ii jiaTtir de 
■qiU-mlire est r*gali*uienl vrlle ■!<■ celte dernière année. Il est dune 
fiïftrabte de rapporlur le» deux acte» i ccUe deroicr« année plutôt qu'à 

m. 

3. l.e niariaiçp doit être postérieur au diplétne du \i clëcemltre 937 oh il 
ni parlô de • Ih-rlnni rei^innin raihi in cvnjuf>iuni ci>pularf> deceniena ». 
biir»*->['. ,1 «'-■/"w/tM.» , I. IV, c. 13 : ■■ Bur^mtdiontini preti^rea rtx H**dul- 
• (u mtirlemobiit. t^ujus viduam noioine llcrlani tvx Hugo, .\lda l^otlinrii 
) TFçis ûlii aui maire defuncta, maritall slbi conju^io soliarat. Sed et lilio 



68 



mr^nvi ne nxt'sa uuua km la wcaeoGin 



reniMil itt quelle mMÛère le roi Ha^ruv^ aorail [m. aa mépris du 
trailô de 9-t3, tmter de faire valoir aies draibt en dehors de 
rilalte, puisque CoonKl éiail recDCiaa comme Ir^limvsucciaueur 
deaBQpdtv, tBMSonconpreadqn'ii ait pocbercJierà prulilerdela 
sitoatioa qve dmût Inî dooaer sod titre de - |«ara<itre - du jeune 
roi^eltle la situation jiergaoïwlle qn'il roosenail lui-m^ine dans 
les ancieas Mats de Locis l'Aveugle, pour s'assurer dans le 
rojranme Ac Roar^ofpie la poaseasîati efiective dv l'autorité sou- 
vetmioe tlonot quelques aanées an moins, vt prut-^tre un jour^ 
la auccewioB bouqittiiirDOBDe pour hii tni pour imu fils '. 

A c«« divers points de vue la situation était a«sex complexe. 
Dans la province Ae Besançon et dan» les comtés tranKJurans, 
Hw gWW i - n'avxil jamnis êt<^du son ;(Utoritê ou son influence. 11 
en était aulrvmcal dans les diocèses qui anùt-nt passé sous l'an- 
tnrtté d(>$ rvt» de Rourj^r^rne -, en vertu du traité de 933. 
IHns le Vleunois comme dans les comtés provençaux 
de Gap, de Hie*, de Fn^us, de Vai»oa, d'Apt, d'Orange et 
de Die. Hofnws conaervsit de vastes domaine* dont il garda 
U propriété jusqu'il sa mort *. Mais le pouvoir dont il nvnit joui 
dur«ut le» derni^rts années du rêfçne de Louis l'Aveugle dans 
toute l'étendue des Étala de celuî^, avait passé en d'autres 
mains. Kn l^rovence, le tnarqui»! paraît être demeuré vacaot 



•> knnmKt (.ollwnoRodwlfl et îpniwkBertM- mUni Mnaise Adele^dam, cura 
« fiinita hiH)r«li««îiBa. lum moniiii {imbttatr gtstiaaaiB, ccajofem lolit. •■ 

Wfff^lkln >U •>< lUnwko. «n •.i^ 7 * ii te a »• l'i h fl.p n . înf sk Bipn 
i&«4|MMT«. U«<<« lit i^nsK». Ti> U t»i«t^ nr^t w ^ Ti 'Atûrni Mtoîx» 
A^-itaii» »^ >^ aùnfi. Le CAfwi. .YmuImÔup. I. V, e. 3. noas s coasen-é 
l'éctm •i\wr Wfmde «v loot •« Boin» d'oa brail popubitv. d'après l^fuel 
llwp>«Baat«*l dt^aboBOféU }rBne fiancée de MMpfoprviUft. Si l'ou a rérl- 
lanv*! f«or(éco«Uw te nû tTiUtW cette accvutioM. il «l ëcnnge ile ae pas 
Ml ivti\««i>vr U lr*r<- iluMs lo r/^-ii île LMlpcaacl, loafO Mf» Iràs aoijç&cux <te 
rTk'>or 1rs «nrolutrit lir cv ccnrc. svriOMl loraipi'cllas aool de nature k 
nMv* fc U n'ipiiUtù'u ilr Itugeue^ Elle «al d ■illrars lif» conforme au 
e*r«rU^re tlo ce ttrraier, lei qwe aow po u fw » le coaaallre d'apnj» les écrils 
lie lVvén»ie \t^ llréowBc. 

I. Sur U |wlili*|ee malriaaoaiale de Baupa», et UAsnxntt, Lm mttrche 
4«>l'n>nM».'w, ». IS.1. 

t. Ka UN. Ilws«e» rt loWf iee prt e a Ji Ww l eatoee ea Meaaoi» le dowaioa 
tt|i (.'Ml*«rfaMiliMl ihitinaia>iil<« fcmai ilii rri;li»cil« Vhbbc iLKLritvna. 

4, K)HX1M« k U>)» . -'.sénMl k at niit» Bertlie [tint, ^ftjutffatdoe, 

t, v.Mi èiit,nMw::- 



TOTAnVE DE Hl^OlËS D ARI.KS MB L4 S0L11C06SE 



6<J 



M la cession de 9'A3. Los imporiants comU^s d'Arles ot 
'Aviprion «Xaiont trouvos quelque temps n'Unis dans !.>« mains 
de Bo3on, frèpp de Hugues, puis avaient passé à son gendre. 
Boson. til» de Hichard lo Justicier', lorsque le premier Boson 
kvailéU- cliercher fortune en Italie auprès de son frère et nvtiit 
'eclMinjté contre le (çouvernemenl de la marche de Toscane celui 
de svs ramtéfi pravcnçjiux '. Son ^ndre et KUCctTSReur. oci-upé 
de lultiTA et d'aventures en Bourgc^ne et en Ijorrainr, devuîl 
avoir peu de temps pour faire sentir son influente diins ses |h>»- 
sessiuris méridionales. Il est poNsiLle que Hug^ues itil conservé 
da* partisans paniii les sei^^neurs laïques et ecclésiastiques de la 
Provence, mais, de l'iîlal politique de ce dernier pays en 937. 
nous ne pouvons rien dire de précis, Hn revanche, dan» les 
autres portions de l'ancien royaume de Provence, il semble bien 
i|ue ]':iuLnrilé que Hugues eùl prétendu exercer soit en son nom 
soit au nom du jeune Conrad aurait rencontré des obstacles. 
Dans le Viennois, le pouvoir comlal était depuis 92ti entre ie& 
maÎDs du bâtard du Louis rAveu}îl«, le prince Charles-Cons- 
tsiitio^, qui la consor^'ait mal^jn* la tentative faile en Ît28 par 
Hugues d'Arles et Kuoul de France pour faire passer la ville au 
pouvoir de-s comtes de Vcrmandois '. Charles parait avoir tou- 
jours entretenu de bons rapports avec les souverains de la France 
occidentale. En 1*31, il avait prêté dans Vienne au roi Haoul un 
scrmvul de soumission '. En iVS'-i encore, au lendemain du traité 
conclu entre les roie de Bourgof^ne et d'Italie, il avait de nou- 
reau reconnu l'autorité du souverain fmn^-nis ''. Celui-ci avait 
ilemcnl commencé à étcudrt; son autorité sur le Lyonnais *, 



1. llAiTTETBn, La marcite tie Pr*>rrntv. |ios.. p. 33. 

3. Lii-rpki^[i, AnIapoJv*!» , 1. II!, «. 17 : cf. M^irrBTB», «p. cil., p. S3. 
ir ruyjiH/n^ df Provence, p. £33. 

3. I> rayaame dt Pritrenet. p. îfiS. 

i. md., p. Ï26. 

y ¥i.of*}\au, Annalvt, n. V3l, y. W: Lippekt, KSnîy RiiiIolf,p, 73. 

0. Floiwia«|i. AnnaUt. a. 933, p. 53; Lipi-cnr. op. cU,. p. 83, 

'. L'n rerlairi nombre civ eliartrs roldtjies au Lyonnais soat dul^-s des 
»ni»^5 du réf^p do Haoul. J'si donné ailleurs (L^ roysame de /'ror^/ii^, 
|> i^j, u. |i ]'in<Iication di^» prîiici|Mles d'eiilrc ellt-h. Uu [HJuiTa é^lemrnt 
roiisutfer Gi.fGis* l* Sah»*. Kxmi xur ta »riur»Tai(Wi* tTritortaU du Lyon- 
luit. p, ^ etsuir., qui, mallieureusetiifiit, n'n |iu ulttiser, [Xwr ilreiutor u 
Inlc. U publication de»cb»ri(;» d« Cluay. ce qui rcnU furi milai»i*4; la véri- 
QattiNi des «jieinple« donnés par lui. 



70 



IWEtVESTIOJf n OTTOX 



et Uanul \ avait, en 1)32, fnit une appurilion '. Il l-sI très vrai- 
s ■iiil)liiM».* que II* Vivarai-t et ITzl'^e avaient di** celte époque fuit 
retour »u rovfiumc de l'Ouest', Par coa»é<[ueol ta plus grande 
partie des terrîtoïres que le traité de 933 avait ratt«cbéft aux 
Btats de Rodolfe II inenai,-aient, ît la mort de ce dernier, de 
passer entre les main-« du roi de France, Louis d'Oulre-Mcr, s'ils 
ne lui étaient pa« disputai, au nom du roi Conrad, par le tuteur 
de celui-oi, riincieii marquis de Provence. 

Cette piM-spective ne pouvait cpi'alarnier le nonvernin d*un 
autrp rovuunie voisin de celui de (3onrad, Ottun de Germanie. 
D'une pari, en effet, l'nnnexio» du Lyonnais et du Viennois, 
auxquels pouvaient se joindre dans un avenir plus ou nioin* 
lointain Li l*rovenc« et la province de Besancon aurait do«bI<î 
l'étendue des territoires soumis nu Curoling'iea frauçois. et qunnd 
bien niènic ce dernier, qui venait à peine de monter sur le trooe 
pouvait ne puR sembler un iidvei-ïiaire très redoutable, Hugues le 
Grand, qui disputait alors la Bour»o^ne h llu^es le Noir, pou- 
vait fiouger 6 reprendre pour son compte une tentative d'an- 
nexion. D'autre part, si llupues d'Arles arrivait à se rendre 
maître, directement ou au nom de son l)cnti-lit?<. de lit Provence et 
des comtés tninKJurans. et d'une {tartie tout au moins des terrï- 
luii-e-«qui reliaient l'une k l'iiutre les deux fractions du royaume 
Utfdollien \ c'était la cunMitulion d'un royaume s'éteudanl sur les 

I. Le :!1 juin 932 Raoul ««I .'k \n%r ^RliAne, nrr. Vitlefnnclie)el donne k 
l'ahbMV» (le (3iiny (ttver« ilnmnine* *-t* en MJ>«onntiiit [/.'AArtM i/^ fltunt/, 
0*390 ; L<ppGitr, Sfiniy Ittidalf, \>. HZ, a* fîi. l^r un «ctv daté <lu même 
iour et du même Iteii il conOrmc au tnonaïtore de Uoalolicu defl riomnînc» 
en Carrasse yilitl. >}r h'r., t. IX, (). ï'6 ; Lippekt, it*id., n' ifl). 

£. Pour rUi£g« pn a Oei c)uii-te» (Utéea il« la s* [Chartt» <f* Clany, 
n'Tili. lie la 11* ii/tii/., n* (Vd3|. (!«• la s«i* liftiV/., n* 817) annéetle Louî» 
<l'Oiilre-Mer et, pmir te Vivaralit. de la sur ano^ du même roi {Umf., 
n" ~S^). Ce«t doit? 4 lorl ijiic MnivniKH, llUt. du ViraraU, |>. 404 (OK, crml 
que la souveraineté) ili*4 i-oitulc Ifuurgo^e sVxerf a iI'udv manièrv ininler- 
rompiM Éur ce ti«,v« (1^ 933. En 961. le Vivami» comme rtiégr avait passé 
MNtc la suierainett^ <le Rnimond I"', comte dp Rooicr^iM- et marquis de Gothîe 
{//'■'. (/' l-tmjvr'lm'. X. V,ti, XCVH', n\»i* lnndi«<)ue ITiJ^i-* '^'''^<^**'^^^'>^ 
la suuYi'rnincl^ fnin*.'«ise.lrVi Tarai» vt. în/'rj, £* partie, cb. nt\ rerintdèsie 
tem|iBdi' Oinriid lel'«rtli(|ue Mui^cfllcdcs roude Houri^fnie- Cf. sur cette 

ÎtM^Uon l'«xT*i,. t.* Viraratt, Ktit^i *ur t'hitlnire ftotiliqur df w {t^j/t, dans 
'cole d** Khitrir». f'onilion >trf Ih^*^ de la |>r<.>iuv1iou de tSTS, p. IS; PrtsrKii, 
Battrt le PUur. p 399; I^xomi^, MUt hiatnr,. teilf. p. :îi4, «t Lr 
mymunw dr t* ravrae* , p. S3.1-S3'l. 

.1, Il ne faut |>a» oublier qn« la Maurienne et ta Savoie ee Imoraient k 
i^lle date enlrv les mains du comte lluf^es, fils de Giraier et de TLîbcr^, 
Rcvpii )wr i^uas^iicDl du roi llujcues. (X utfr», t* partie, ch. ui. 



ISTESVESTIOS DnîTtJJI 



-i 



dpux versanU des Ali»e« ', et la |>os*esRion pnr te roîil'Italie (Je* 
plus import-ints parmi les p:(<;Ka^uK dii ces nionta}^»>s. U «icrait 
lénipraîre de (lin? que, d(*s ft.tT, CHloii &un>(e:Uîi se rcudreà Home 
pour V ressusciter l'etnpii-e de Charlcntagoe, mais U pouvait 
sotif^r dcJÂ il prendre un jour à Pavic In couronne de ri>rdcKroi8 
Lombards. Or le rot Hugues, le seul souvernin (|ui, au x** siècle, 
ail réussi k régner vingt ans dans la Péninsule sann trouver de 
compiïtiteur S4^ricux, n'était psis un adversaire â df-daigner. De 
toute manière l'annexion du rovaume de Boui^ogne au royaume 
de Lombardîe ou au royaume de France, aussi bien que son 
partage éventuel entre les deux Klats voisins, suffisent ii expliquer 
r-intcrvention d'Otton, qu'aucun lien de parvntc ne raltacliuil 
d'ailleurs b Conrad '. 

Les textes sont niiilheurcsenicnt muets sur les circonstiiuces de 
cctt*.' înlervention. I<u biographe d'Otton, Widukind. .se borne il 
dire que le souverain germanique <■ se rendnnt en Ilourgogne, 
reçut en sa po»>8ession le roi et le royaume » ^. S*ngit-il d'un 
serment d'hommage, ou tout au moins de la reconnaissance, de 
In part du petit roi de lîourgngne. et peuL-être dn quelques-uns 
de ses grands ^, d'un sêiiiorat plus ou moins théorique d'Otton? 
Il e«t permis de le supposer, bien qu'aucun texte à m» connais- 



I. Sur U n<^?c«ciU pour l'Etnritre gcrnuniquft H« n'nMurerla possession, 
de» (rtiisr^ des Atjics. cf. V. Fui'iimkii, Li- rQf/.iumr tl'Arte» et de Vuwte, 
p. vil rt tviii: Onnmixx. AlptnpSftrim MUulëitfr, p. SVV-2kK. 

ï. Priil-i>(i¥ 6*SfrÎFL^S)t'il plulôl ij*un lien de suxerainelé. si l'on ]>eul 
■duieUro i|iK^ l« soHi'enîr <li> lliommsK» pr^l^ >t Halishonne en H8K pjir 
Kodolfo I*' à Amiiir «'ebt codscttA jusqu'au x' siècle, ou (|ue la concession de 
la s«înte Lance en 9âl implique reconnaissanee. de la pari de dodolfe il, 
d'une certaine suieraineté du roïde bornnanie- On pourrnïl supposer aussi 
qn'il y eul inlerrenlion de Bcrthe, dôjà tio»lilv It Hucues d'Aricti, et qui 
]Mr sa oaî&»>aiice, se raltachail â lu (Eermanie, mats, en n^Iilé, nous ne 
uvtios rien de son rf*\e dan* ectioireouftlaïuïe». et mieui vaut icer^ii^nerk 
i{7(wrer que de «e Inneer dans trftpd'h_viw>th<'*eKinrr'nIinbleK. 

3. fle» •jfriar S^xoniea-, I. Il, c, 35 ; •■ Aliiil Itui^undiam, rcgein cutn 
nsao in Muni aceepil |M>lraluteRi. " WimviNri n'indique pas ii quelle 
r-.:..\nf \v fart di>i( rire plnc^. KiipkR el DOumi.kb, OItn drr Grtuuf, p. (Il, 

I. |i-.»i*nt mitmequ'il doit y «roif de «ji pari ronrui^ion avec la campagne 
•" dans ta llouri^ogne française. Le leili de Fluimmmii cité plus bas 
li'ii'jiM' qoeti flOil y arnil un certain temps 'i> jaindudum »! qu'Otton 
tTsil mis In main sur te Jeune roi dr Rourgo^-ne. 

i. lii*6H»hFAin, Ijetfh- drr ijruluc/irn h.uftrseit, I, IL p. lOH. croit quC^e 
•D«l le» Krantls qi>i, [«rerainte de Ilucutf^ doni i|i i-4jnD3ÎK<uiiiriil le rarfC- 
l«r«teeri;i<)ue. livri^ienl (>>itmd k Oitun. Nous n'en sa*onr« atxioliiment 
rtm. 



72 



nrsiivKXTiox oottos 



sance, n'ïmptiquo l'oxi^lence de cette sitaation «lu roi de Bour-^ 
i;u|^e vU-à-vis du rui dvfjfc-rmaaîeuu deTemp^r^ur '. I^ rêoîLde 
Fladoard permet d'enrUsger les choses sous un jour un peu dllférent 
en rappelant, îi propoe des ivénements do l'anm^ ÎHO, qu'Otton 
■■ sV'tait empare par ruse de Conrad et le ^rdait captif auprès 
de lui -•>. Le roi de Germanie o mis la main sur l'héritier de 
Rodulfc 11, comme Huguc» d'Arlc» avait pcut-êlrc citsayc de le 
fuin?, et c«)(( suiis duutu duvuut cet ub^tacle imprt'vu que ca 
dernier, emmenant avec lut »a nouvelle épouse et sa jeune bi-u '. 
reprit le chemin de»on royaume italien, dans lequel il était de 
retour an mois de juillet de l'année 938 '. 

1,'intervrnticin d'Ollon eu Bourg<^ne marque une date impor- 
tante diin» l'hiNtoire de ta domination ext-rci^e jus(]u*à IVpoque 
moderne par lex era[HTeur!i germaniques et leurs ht^ritiers dans 
THnl et le Sud-H::il de l.i France. Le» contemjiorains. pour 
lesqueU Conrad, redevenu roi, con^tervait luus [e^ caraetères 
d'un «ouvernin indépendant, n'ont pas nttaché gmndo impor- 
tance îi ces événements, puisque c'est i peine s'ils y font une 
vn^e allusion. Les iiuteurs postérieurs ont confondu les dates et 
les faits, mais quflques-uns d'enire eux néiuimoins Knvent que 
c'est il l'empereur Olton qu'il faut faire principalement remonter 
les droits de l'Empire sur la Bourî^o^iie, et l'on peut diiv que 
ce coup do force, celte mainmise sur le [lelît roi, qui transfor- 
mait en un protectorat effectif la vague suzeraineté virtuelle dont 
s'était peut-être contenté Henri I". mainmise qui de son temps 
avait passé presque inapcrvue, a déterminé â certains points de 
vue neuf siècles de l'histoire dea relations entre la France el 
l'Empire ^. 

1. KiipiiKel DllwMi.Kii. fitln lier finanM', p. III, re|Miu«K4!nt 1'tiyj»ottM-K« 
d'une viiMalîté loriiiclk'. De fuit, diin?i les aclcs Je Coiiratl où uiturvicnl 
OUoD, celui-ci uVsL pa» quolilM àe »enior (Tiiocili.at, Manumenti t/c r^vé- 
chfi demie, 1. 1. p. va : //«(. dé Fr., t. IX, p. 7W)). 

3. .'tnnaW, a. SW, p. TB:,«()uem jandiiduni dois caplum aitiiquenilflue* 
^um rvliuebat. i" 

3. C'est ce ([ui |iaraU reaidortir duteilede I.iurrRAxn, vln/a/iodotij, 1. IV, 
c. 13-lt. 

\. l^ S3 do c« vaoi% ils «»t i Pavi« Al (lona« è Drunengo, 6vi>4)u« 
d'AaIi. le chAleau de ladite ville [Mot*. Hiat. Patriat, Chnrtae, l. 1,- 
col. tM). 

S, [Idkieo, Ubfr ad amimm I. IV, Lib. Je (AU. I. I, p. S8t ! - M.i;ftmli»m 
■• vuiiieiis, l{ui>Julfum Bui'^uniliuiium . re^cem lieiU Silii inferenlciii vila 
>• pnvavilel régna ■>; GoMa'HOf die ViTunuit, Panthéon, c. SS, 3/un. Gtrm., 



sm^ATiox poi.mQi:R or novAi.'iie de BOifir.oaME 73 

La iluiKL-ciiptïviti^ du joun? Coarnd no paraît pas avoir ou 
■raitipurs ilf cnnst^qm'iiCi's imm<Mîalp^. hiRii (]up rip snn Iiisloire 
p| il(^ cf>llt> dp fi m r.iviiui]) duritnl tes cinq nusix années qui 
saiivtreat nous ne Hncliioa>t à pt^u près rien, l^e \ie.til mi demeu- 
rnil auprès d'Oltoii. qui ronlniiiia à s-a nuile duruiit la c':imp:i};iiu 
diri^^ contre l;i Uoui^offiK' fraiiçaîsp en îtHJ *. Lo Viennois con- 
Uouail ik reconnaître la souvcrDÎnott:- plus ou moins clTeclivc du 
roi de France, auquel Charles-Constuntin renouvela en 9(1 son 
st^rntenl de soumission ^. A fortiori devait-il en être de même 
i\fs paj/i tninsi-hoitaiiienA jadi» ritl;iohés nu royaume de Pro- 
rmce et qui, en vertu du traiter de H-Vi auraient dû passer sous 
r,-»utoritt* de Hodolfe II et de ses successeurs^. Kn ce qui con- 
cerne le Lyonnuis, noii>i continuons k p«i.s.sÉd(-r piiur crlli-*^pni|ue 
on certain nombre d'actesdati'sdesim» du r^ie du roidc France^. 
Le pays se trouvait alors placé nous lu sun^minclé du comte 
de Bourgo^ie. Hugues le Noir ', et celui-ci. au mois «l'avril !Ï42, 
se rec(Uinai4<iait encore vassal de Louis d'Outre-Mer, comme le 
prouve la charte " par laquelle il donne h l'ahlraye de Climy des 
lerreti sises h llnmims en Lyonnais ", (tunnt au dioct-se de 
Bpsau^'nn. il était h cette date entn? les maiiis de l'un de» vas- 
saux de Hugues le Noir, le comte de M^con Lîi^taud ^, 
l'un des fidèle* de Louis IV, et U est possible que ce personnage 
ait reconnu l'auturit'^' du Carolingien français mi^me dans la 

ifs.. 1. XXII, p. 2.13 : • alii ilictint a fkiMiac r^e fuisse eam la saiate 
Lann- ««t imjH'rium l^in)iore prim, Ollniiia impcraturi» trunslaltini. ■> Cf. 
Uiid., p. i'i: Iliwtcii, Jlcînrich tl, I. I, |). 3)tô ; Kvpiib vt PûMMLm. Kaiser 
OUa dfr (intfr, p. 1 10 el suiv. 

I, Fu>»ii»no, AnnMUa, n. tfW. p. "S ; cf. NViiiikinb. Hmifenlae Ssijnnieae, 
L 11, e. 37i; Kôr-kKel DBmklpr, OlloiierGfi**i;f (10-111 ; I.avsr. Louû il', 
p.U. K>u:ksit:i.i. Ofiteh. <ïe* ffmn iiéUehen Kônigilhuiru, p. iH, suppOM 
que Conrad sulvil Otton clans cette campagne parce qu'Oltoo [laraissBit 
élever de« prétentions stir Vienne; mais, comme le remarque jiutemenl 
M. L.«i.eii, vp. ril., p. 60, ce u'eat que l'anuéc suivante que Louis atls M 
bire n-rtinAaili'eà Vienne, et •railleurs il ?iciiilile liîen reasortii'du texte de 
Ptoiloanlque ee n'e»l poial «lo sun plein gri que Conrad ttcconi|Mi)^atl 
OtlOB. 

t. PtMUonnn, A'iniiiri, o.9ii,p. 83. 

3. Annëlri BrutiltrUni , I. V. p. 390; Hi»t. de Lanifuedoc, t. IV, p. Tft. 

t. !.!• my-iunn" /If /'rtii-P/ire, p. S31. 

Bw Sur lltiKutrd le Noir, cf. inf'-», S* partie, eh. li, 

(. CAarIfa Ur iU'tny, n* SS4. 

T. lUinmns. Ain, comm. Saint-Tnvier<ftur-Mc>îgi>»nB. arr. Tr4raui. 

$. Sur Ll^Uud, et. infn, V p«rlle, cli. ii. 



74 



BETOUB DE CONRAD EX BOLUCOOXE 



portion dp ses llefs qui s'était trnuvée jailU comprise t\an» le 
piu'niime iIp lîoiirffoprnp, alors privé *K» !iouvi>r:tiii '. Quiint aux 
comtés sis nu deiU duJtira, (>n Tnlmt-ncp t\e tout ilut-unuMil nar- 
ntif on iliplamiiliqut!, il est «bHolum^iil impossible de di^ter- 
miiwr leur situation politique «lurmit la pi''ri(Mle oUsoure qui 
«'f^tt'nd (io IVpaquc do rcnli>vcmrnt ilo (loiirad par Otton k celle 
de son nSlablissoracnt sur le trône pntomel. 

C'est k In fin <1p l'anni^c 912 cjup la situalion clianj^e, ot que 
jeune roi paraît èlrv rcnln- fu possi-sston de l'IiLTitage, pmil- 
étre au moment oCi H atteif^iiait la date de sii majorité et pou- 
vait i*tre Kiloubt^ chevalier. Il est as<tex \TaiKPniM.iblp d'autre 
part que celte mise en Hhprlt^ de Conrad se rnllache k l'hisluii'e 
des relations d'Ottoii avt'c Lnuis IV d'Outre-Mer *. Les deux 
souverains eurent alors, vers le milieu de novembre, une 
f nlreviie en Lorniitie, k Visé-sui'-Meuse ■^, et cnnclureiil un truite 
dont uous ignorons complt'temenl If s clauses*. Louis, dont l'au- 
torité s'était étendue dui'ant les dcrnièressnnéoâ sur une notable 
portion de l'ancien royaume de Bour^ojrnc. peut sembler n'avoir 
eu aucun intérêt à la reconatilutiou de l'iiidcpL-ndauce de ce 
royaume. Otton. au cunlniire, pouviitl voir avec quelque inquié- 
tude le pouvoir de Louis d^randir en Lyonnais, en Portois, en 
Vicnnoi.s, prflcr k l'appui de Ilufjues le Noir, de Liétaud, de 
Cliarlcs-C(in:^tanlin. [I rst donc possible, mais ce n'est I& 
qu'uue pure liypolliùse, qu'il ait n'tnbli Conrad sur le IrÔne de 
Bourgogne en obliquant de [^luîs une renonciation plus ou moins 



1. Il n'e«l ceiH-ndiiiit ijiK-hlinn d'une soumission de la villff «le IVutiiçari 
Ji l.oui* li'Oulr-f-MiT i|>i'ii |>ropo8 des év^nemeiiU de !)SI, «l Hifitir» (//*»- 
fiMrr». I, 11. c. 98i rt-pn-spaU- * celle date In ville comme d^pcudanl du 
royaume du France alors qu'elle fuisnil eertiiinemeiit p.irlte île celui de Itoiu^ 
RO(;ne. [^ coyBf-e mi^cne de l.oui» IV h fieiionfon jinniil de puiv fantaisie 
(cf. Liinn, L'iuh IV. I», 2IÏI. 

3. Sur le» rotation* i-iitiv len deus lourm-nitis k ceHpniiH(ue. cf. Huit, 
/>ie iiulîtittefien Hfzii'humjvn zwisfhi'n Oita tirm (irasirn ttnil Lmlir-iy fV vati 
Frankr-fir/i, Derlin, IWH, in-«", [>, 70 ol siitc lltHrrcii, K/«>/( /-yoi. p. SO 
croit aijstïi que ce fut A la suite de cel «ccoi-d entre l.ouls Cl Ollon que tlan- 
rnd fnl remis en liberté. 

:i. (illnniK I llijiloinotn, p. 135, n"52 ; LAcen, op. elt., p. 8*. 

i. Floouam», AtinaUi, a, 9V2, p. 85 ; .■ Ludovituit res Otlionï rcgi 
>' obvinm profnt*citur et nmirabililer ne inuliio KiiHcipienle» nmiritiam 
K suam Qrraunt coridiliouibus ■<. 



142-950; 



BArPOttTS DE Cn?(ftAO LT D'otTON 1** 



75 



piprp«sp «n LrnnnnÎK et au Viennois *. A partir de 913 en effet, 
It^ i|ticum?nt4 r^atif* & ce; ti?ux circnii<crî|)lîon8 sont ilali^s de 
nouvenu df^ ans du rèj^ne du roi de Hnui-go^e -. I.e comte 
Uu^es le reconnaît •*, 4'li:ir)i?s-(^n<il:inUii MKsiHle h ses pUiidu et 
sollicita ses favi>ur!i pour le clmpettin Krnu'nlhens '. l* roi lui- 
mAnf étftit de retour dan^ se« Ktats au début de limnée Ï»13, el 
Dn le voit y tenir en Viennois, ii la lin de mars '', une i^raude 
fmblèe de comte» et d'évêques ". 

De tou» les rois RodoKienK, Connid eut, certiint>ment celui 
dont le règne semble le plus vide d'événements, t^i faute en est- 
elle au câmctéra pâi-sonnel du roi. uu Kimplt^ment k la déses- 
ju^ninte pauvreté des source^j relative» à l'histoire de cette partie 
de la France ? L'n seul point parnît certain : c'est qu'en rendant à 
Conrad en 9i2 le gouvernecncnt de ses F.tats, Olton ne renonçait 
pa« .«ur lui it toute souvcminelé, nu moins ciTcctive, et les rares 
textes oarralir» qui font mention du fils de Hodolfe 11 le 
montrent ^'ravitant en quelque sorte dans l'orbite du puissant 
roi de Germanie. 

IK-H l'anni'O DtO, qunnd Otton ac rendit dans Ib rojraumc de 
rOucAt pour soutenir cuiitri; Ilu^es le Grand le roi Louis 
d'Oulre-Mer, Conrad dut lui amener ua corpit de Lroupes de 
renfort. Otton. après avoir réuni son urniêe h Cambrai, el re^u 
le continji^nt conduit par Conrad, pénétra en France, où il fut 
rejoint par Louis '. Les Lroi» souverain.«. aptèa une tentative h 

\. Âans aller jitM|U*h Hitinr'tlrc' i|uo ]..oiiis renonça m mî-oïc Irmpts à la 
fouveninett de la Lorraine, comme le font Kalckstsix cl DaMNLKO, cf. 
m. op. cit., p. 8A. 

S. ChMrlr* Je r.ltiny. n- 622. 

i. rjt-iirtn >let:tant/, ii* «.11. 

i. IJkMftr» df lAiintf, n*6ï^. Ijt dnlc <lo ri^ diplôme, tpllr qtio U dnonenl 
\n cartoljiircs ilr lUiiny et Ica Miliatiiî qnî en dérivent ilibli(tlhcr^ Srhii' 
tiaim. p. Î39; tliti . ilr Fr.,l. IX, |i. l'iVft: r»: celle tlu V ile« kalendes de 
joillel. ([ui eorres|>»n(lail rh 2? juin, rnai^ lu seule eopie f*ite d'après Tari- 
(Citul, ccllf (Iti maK<6lral valaÎMio 1*. nii Hi^'ax | lUplomatifiif tftr Buurgoijne, 
t. I, a LVtll , |M>rlc !■ V. kal.a[iHI. -.i-e i)ui rnnY>|ianil «u 28 nuit?), et |)cr- 
mrt lie rj|>jtn>c)H'r ce {ilaitl tSv. In n^rie <le dii'lAnie» [cf. n. S, 3, 4} (lonoés 
IV mr-iui* |irintempa [wr llnarud. 

(t. {'flrmt lr»t]ucUle>«rdii;Té4jue»dc Vienne et du L>oa, Iluguru le NoJr, 
LièUidl de ïliicon el Brunçoti. diarle»-Coa>tantiD et AnKtme, comte da 
p»gut K^anlrieii», 

7. Ku>»OAn», .Innaf^, ■. 9M, p. 109: •• Olho veoit in Krancian, Conm- 



76 



llAI'f^RI'a DE nOXRAD CT D OTTO M 1" 



[942-960] 



peine éliniichée contre Ijum. sVtnpnriTi-nt de Heims ', mais od 
igiirjre compli:ipmcnt le rôlrjout* par Conrad i-t par les truupes 
buur{pjl};nuiini*s. (!t la piirl prise par celle»-ci aux opération» mili- 
taires qui rnanfuèrenl la suite de la campaj^ne d'Ulton en 
Pnince '■. Il no semble pas que le roi de Itourgogne ait aKHistè 
l'année sutvuntc à l'cnti'cvuu qui eut lieu ti Aix-la-Chapelle entre 
Louis IV et Otton, entouré des principaux peD^onna^ex de mhi 
royaume'. De même, en 94S, il n'assiKt» pas i\ l'asKemlil^e 
d'hif^elheim *, mai» ce n'est qu'au mois de juin 9i9 que nous 
puuvuiis de nouveau eoiiHlaler su présence dans ses Ktuls *'. 

La rupture entre Huf^ues d'Arles et Bertlio ", le retour de 
coMe-ci dans son ancienne pstrie, puis l'intervention d'Olton au 
delii des Alpes «n faveur d'Adiilaide et s^n mariage avec celle-ci 
ne pouvaient que resserrer les liens qui uniK&aienl Conrad au 
roi de Germanie. En !)(iO, au mois de mai, Conrad était de 
nouveau auprès de ce dernier k Kloppcn ^, dan» le voisinaf;e de 
Munnheim, et y retrouvait sa sœur, 'l'impératrice Adélaïde". 

« dum senim lintien». ('i«al[>lnMK Oallbe regem. Oiitbu» rrx IjiiIoWciib 
.1 ftliviaiii |ir»fi>olus. ,.-. L^^ pmKng*- e«l reproduit «Isti* \'flitloria Htmentii 
<!(fi«ti--it; I, IV. c. S2, llri^»i)ltc dv cr Icile qiw Conrad vint rejwîndrv Olloo 
avNat l'iirrîvi'c- i\v \.ou\s «upr6s lifcclui-ri, cï. Ruritrn. Uhi , I. II. c, ifc. 
I.i* mt-intf Hiclier parsil dire (l. Il, c. 53) que Conrntl iivnil dt'jik riiroyâ 
dos iwcntirs ji I.ouU. 

I Ki^i>OAiii>, .Xtnuilrn, a. Ot(i. |i. IDS: Hu(. Rtm. roc/., I.IV, c. 33; 
HiciiHH. lfi*t.. I. 11. f. 55. 

a. Sur colto i-iimimBTio, et. KhvKte 4't Dummii:!!, Oflù der Grauf, p. Iâ0< 
et »uiv., vLntirlout L.ti un, /.oui» /!', p. IV'>t;l»uiv. 

.1. Sur ct'tle nssi-mMiic, cf. KOrKE cl I^flMxi.en. o/i. cil., p. \t>6 

t. Mon. tierm.. Connu ulioiipn].. I, p. IV. cf. Flodoamd, Annatra. a. »W. 
p. lU<>;I)ir.imn.//ûi(..l. tl,c.l>U'8â. Koi>Ki^etI>ïiMMi.BH,Or/(>(r«r{;ri>Mi-, p. IC3- 
3; Lavhr, Loui» IV, p. 1)^11 i-l siiiv. l'ii de» |>r^lals «ujels de llodulfc, tiut- 
cliard de Bftie, as^iAle k I aiixemliléc. iimi» un »il qiu^ DAle parall s'^re 
toujuui-a Irauvée jlanft uni> «iliuilion particulière parrapport au royaurnedit 
(jermaai«. 

S, W,\uT>i»?.r*. Vrhinifrnbiir/tiler Ahtri S. G.ill.. I.ril.p, 19. et encore, le 
diplôme n'n>-»nl poN dedntv dp ti)-u, n>st-il jiaK sûr qu'il ail <t^ ilunuA apriVs 
la fln de rcspt^ditian. 

A. t.nt If i\.\:<v, Anlapotiotia. I. IV. c. It : •> IIuk» denii|(ic mulUruiu cooeu- 
•> binai-iim decrpliis ialiceliris profnlam conJti;;i-iii i^iiarii itiHritali aoo Bolum 
f non cppil amorp dilig;cre, vcruui inixlis oiiioîIhik i*M>craT(!. >' 

7 Oll-mia I Iiij,Unn-it'i, p. an, n' S09. t.'*ivli> iit-at («s dal^- de jour 
cl de lifu, mais ti-*:t inolv >■ ijunni non îpsi coin manu iinclilmti prAe^ult» iu 
io(^> lUoDieim pr)ieK>*iicil>u*no<(lnt|ii3mpltirimia » rr^j^H (Iliixjnnirliidatia.., • 
pi-rmolU'iil de In rappnx-linr dtt diplôme du lit nuii WM i-A'' i t» nrit/> 11111- 
vaal«-, dalé de Clufhcini, 

8. ;W«/., p. i»Ô.o"â08. 



i9i2-{l60) 



■Ai'ntuTs III'; cu.NiiAb et o onos i" 



T7 



L'évoque de Cftir*, llarberl. aHsistait «paiement ii l'entrevue, 
et coaclut (ivcc le roi de llourffojïni' un Âchan^ aux lermes 
duquel iJ abandonnait â Conrad des domainââ dépendaol de son 
évèchécl situi^ en AIsncc pour recevoir des terres eu Brisf^u, 
el au onmlé de Mortcnaue '. Il est très vr.-tis(>inl>lalile que c'est 
de lu libêruliti- d'Oltoii que le rui de Itmirg'ojjne k-nail ces 
domaines en pays germanique, de même que sa mère Hcrtfae 
■vail rei,*u. quelque» unnét-i aupai-avaul, l'abljavc d'Ersteiu '-, 
que son frère HodolTe tM»it possesseur de terres eu Alsaee, aux 
environs de Colmar et. ti ce titre, fidèle du roi de Germaaie '. 



I, L'^T^ueDPltirda pa& h reaoncer 6 ces domaines au profit du moiiiik 
1ère d* Srhwarïadi en »k-l)nnge d'»oir»s Icrres apiiarteoaiit k ce dernier. 
Le dililfimt: d'Utlou cnnliriiinnt ce ilerui«r écbaii^fi.- v»t du i' mai 1)61 ; 
• Lora ila aoniinnlaln pnvr» Pritjk<-uve, in villiiNiiJvcncl)c-Mi<4i etinromîUlu 
> \lnrlviitit'a.i|uiriiiiiil nd iptutti )H>Hîiii-tM>l t<|)i><en[iiuTn i|UBe rgot/^in locoClof- 

tl(^!m UiiA cuit) tujitu |)ri:UI* vpiiicoiiî do rvf;!' OiDOiiivdo in lrf,'ilîmv i-oa- 
a cambto dalo praedio prac»Pri|plî pptïcopii îit Alsalîa niultis |)rae&eiiltl)U9 
I fvc«[rimu» 4 Otlanii I ittjilomalJ. p 308. 30V, ii'-> 22V'2â5;. Les deui ucit* 
(çf_ KAMkE el DtiMMLtit, fttio tifr Gratis, p. il3, ii. 3| ont pu stombler su*, 
pecla pnm- ifii'Olton y i>">rlc le litre d'cm|H;rcur. <|u'd ne rcçol «ju»; te 
ilévr'irr 962. MaÎK.cnmnii! le mnanpir Ir dmiii-r C-ilîti-ur de» ilipliinM;». la 

■ docu monta tioD •■. Inraisv vn forme, peut (-trcJpiiKU^ripurf nu ■.■ounmiiument 
impérial, ce ipii riplMptenil qu'on ail donn6 h Otton un lilrc auiiucl il 

■ avait point enooix- droiL k l'époque do I' •< action i<. Les deui diplànca 
MMt conservés en ortftiuaiit et Hemblonl |)ar ailleurs pactailemenl aulhen- 
ti<|ne«. Ils sont de plusreproduit^ dans un diplôme sàrd'Otton 11, du mois 
ie yarici V!t iOftwtU U Oiphinala. p. 140. n" 12V. 

1. Contin. lirtfiimnit, a. 9Ti3. p. lAti. 

3. lis - uf,'num Ri»lidfî lilii retris » B|^i-eâ la «niledu privilè|rti de llou- 
chtfd. arclicvt><|uf de Lyon, du 1^ «oui 9i9 pour l'abbayo de S8vif;ny 
{C»rittt, dr Sari'jfiff. a* 3H'. l.'édiloui'. h la talite. idcntidc avec l{od<dr<t III, 
n qn* est inadinissiMe, celui-ci étant ci>rtainc'inenl lUs de Mathildo. que 
QMrad n'épousa qu'une ipiiniaine d'années plus tard. Ils'iii^it évidemment 
du frère dr (loorad, mentiouiu^ ' - uua cum niiilre nunlra Berla ot Tnln; 
uinio Riindulfo •' dan!t le diplAme de ce rai pour Puycriic du ft nvril 963 
((AaW** i/i* Cfuni/. ii' 1127 ; li<s li'iti-« putditrmlc cet acte, dont l'on^iniil 
UÎsle a<i« nrcliive« cantoRjtcK de l.nuMnne, dMvi'nt du cnriulnire de 
Qnaj et sont en ;;iîirfral très défL-clucuii, cl qui II^>urc é^'olcmcnl avec le 
tilnederfitr. dans U charte célèbre de la reiiin Derltic puur le même monas- 
iit*\ihit/., n'IlSCi. L'acte eslsuspecl,dflnA sa fonuemcluelle, maisl'cxpoai^ 
fcst avoir été caiprunté h un acte ■ucien icf. ittfr»,Atn>vn'iir«V';.lt ne sais 
•nr i|orl (niviciiicnl tpsaulwimde l'.Arf rf^ ri'ri/îrr U* itairn. 1. II, p. Hl, 
feal dn Cl* persntiiuii^ un f'iU pncititime de Kudulfe II. Il est In'-s douteux 
^I faille iit<-iitili»r H'xloire, (n-rr dr (lonrnd avec nodolfe, fidèle 
ît l'nuppivur Otton, in'rt- d'AdalIrcrl cl de lJiil>utd qui, en 95>i. ivcoit de 
Êfio uiiemin de» lerm dans le «oisiuatfe de Kulda itfittmù l Ùipliim.Ua, 
p.t41,n-IGU/. Le UaTn]UStt.OlUial*'doniie"euidamtideliao9lroHoduir«'> 



78 



llAPPOItTS DE COMUU) ET d'otTOX 1** 



[9i2-960] 

Nous ne savons st Conrad accnmpagnn Otton h Cologne-, 
lorsque le roi de (îermanîe s'v n-nclil iipK'S avoir ([ullté Kloppen, 
mois il est Tort possible qu'il soît rrstt- nuprj>« de lui ou au mnitis 
diiuK ses Kt;ilK jusqu'à l'asHeinhlét? Je Hatisltanue, (|ui eut lieu 
à lu fin de eelle inâme minév dt>l) ul au début do 'Jtîl '. 

Il résulte en efTetd'un diplùuit* en faveur de l'nbbave de Ntou* 
tior-Grandval que Conrad, en !JC(^ ou OUI, avait ussisti- il une 
assemblt^e tenue par Otlun et par son fils *. Il est vi-ai semblable 
qu'il sugit de lu n dtète» de itiilislionnc, A laquelle prirent part un 
cerliûn nombre de grands «t d'évêqucs du royaume de Gernuinie, 
ninsi qu*> deux dt^éj^ui-s du pape Jean XI I , le protoscri- 
niairc A«on et l'archidiacre Jean, et l'un des prélats du 
roj-numedellour^o^fnc, Landelausde Bâle*. On » pré'^nla •' aux 
deux OttoD les reliques de divers saints, parmi lesquelles celles 



des Lerres en .Usace, b 0)liuar elii Etlonheim, avee les biens eolei'éfi ma 
rebelle Cnnli-nh ( OU;nit J Dif,ti,„ial.\, n" 201, p. 380'. CeUo fois il a'agit 
liU'ii ilii fil» lit- llrrllit', Va.'> terrP9 furi'nl pltin lAri) (loniiéeH pnr lui 11 
l'atiliAve ili^ l'iiycnie. à )a<|iielli.> Otlon II len conltrain tv 25 juillet 'J73 
{OItnnîi II liiptninala, \\. 51. ti" AI i '•] MajeltK] «rripln... iioKtmi' eonrereii* 
p pivëcdUbi* qUBo hujusmoili scricR) conlinobaot <|unliter jamdicii aiilcrA- 
(I soreit tiostri (*n« rt;» qiinc n nobillj^isiiDo duce lluoiloiro praeraliic 
■I ecdetiac sAHcUie Mariae semper virginis et nil iisum et vïelum 
H monaeliorum ibiiicni aervîi>n(Him coni^cssn atque donnla fuemnt, 
« curtc9(trtli<'«-ir,ltiiliiiiihrHr) If illinlicimciiiiKitniiiliiisrnnim iierliiienlii».,.» 
Sur lit situiilimi ili- <*>■» lii*>o« ilnno le> <livm couik^it nlkncieiiH, cf. 
8r<:kt<i., Knii^rrirkitniJi'n in lier Sfhn'fiz, ji. 61, lj> pr<^cO|)ti> «rOlloii III il»i 
9H6 telnlifà ce» mûma-tt domninos [(illnni'i JII tUflninata, p. iST, ; r.c fait 
|)n!i mrnlion de ItwtoKc, mais it rsl encore question dans le diplAme de 
iletii'i III pour Cluny ilelOtH 'Cliartet tl^ Chini/, n" 29*'' des» duascorles ia 
I- Alitntiii. ifitas Hoduirus dui fmter eupradiclae imp<*ratrici!i n primo el 
<■ iDfixîmo OlLuiic iicigiûsiviL •-. La leiiUlive (nUf. |Hir(iisi, Unpruny Haa» 
neinffiiint, <iims A'izn'jer fiir teliireiz^risthr Cnatiirhtr, t. V, p. 35. itoor 
rnttaclier il L-e nuiloUe tn matoari de Savi^ie |)ni-filt Unit ii fait d^ntx^ de 
fondement. Cf. G. von \V v»*. //(•/■;«;/ ftitJnlf, Jri- S<ihn lUniolf* H und 
tttj- Kmiiifin /Irrihn. il,iil., t. VI. p. S;'i7-3fl2. 

i. Otliini* î ItipUiinuta, p. -KW, n" 818 l'I nui». 

i. 1 )ipl'tnii- dit 9 mid-s M3 ilans TiiotJii.i, it, yfnntiuwnt* ite Cnnfien *rtthè 
itf Hitv, I. 1, II" Hl : " Tiini etinn) invonla if%\ KvawaWo nuoiiîs ïiiipcra- 
« torîscl niii siii rpRÏ* el iiostra. dtieiliuh ibidrur |iraei^nlil)iiti. episcupï», 
u coinitibusmulti» caeteris(iiie eomplurilnis. hOUihi 1"' ii*arnil \ta% eiH-oro Iv 
tîlr« d'empprour au moinent où fui donné le dipIAmp, mnis c«lui-^i peut 
aroiri^l^ r^di|;i'* beiilemeiilupri'» le eotirouiicmcni impérial. 

3. AN^AUsrA Sa\(i. ^ttn. Oi-rm,, SS., I. VM, p. niTi, i|ui donne lea 
noiD« des |>riélati) duiit la |iré«eiie4' e«l tncnlifumée pwr (c diplAm» cil* 
i In noie pr^>Vit-ntc «I par l4« .I/tm. MvjtlrJiiinjrttt^i, Uwt. Hvrnt., SSt, 
l. XVI. p. U7. 



g 12-960' 



mi'POIirs OK COMIAD kt dotton t*' 



du inarlyr le plus v^ii^ri^ du rovaume de Buurf^o^ne, de son 
palron, jM^urrail-tiu dire, saicit Maurice'. Il est pruliabli! auMsi 
que ce fut fa l'occasion de c«-lt« assemblée que Tévéque de Bâle 
obtint vn foveur d'une de» abbnycs de son diocèse, celte de Mou- 
tîer-Grandval, l'inlervenlion de son souverain-. Ce monastère, 
aprôji avoir longtemps nppiirlenu k une famille de comtes alsa- 
ciens, parait s'être trouvé plus tnrd, enLreles nuiinsdeHotloife 1 " 
idorn duc et msirquis de Transjuraue ', tnais, poul-èlre après In 
conquête de l'Alsace p^ii' Arnulf. Muutier-GruuiJvat rctunilia entre 
Us mains de lufamilledont les membres cnavaicnl 6t6 auparavant 
béocKciair«i. Le reprcscnlaol do cette famille, le comte Lîutfrid, 
considérait l'abbaye comme cuQjilituunt pour lui un ûef liérédL- 

1. Tvic-TMAH DE MeKSBniiio. Chrottiqttt, I. II. r. 17 ; o l^resenlibus 
• eooelis (^limâlibusin vigilia nativjtslb Domini cor|iu8MnctîUsuricii el 

■ i|f)oruaiiluD) sioctoruin l'jus cuin alUs saaclorain porlinaibusiUtistKiac HÎbi 

■ allatitmi-Kt. " l'f. .-t«n, Sjuo../oi-. ri7,; Ann. Maijitehuryenaet.yon.Orrm., 
S.V. I, X\ I, p. 177; KriPKi: t-r ttùiiMi-in, (Mlo lier fieoft^, |i, 319. 

i. Cet(v abbnve. qui tlv[M:Ddait du duché <J',\l»«cr, >c trouvait au milieu 
du 11- Mrclc entre les moins de liulTrid, fils Ae llii^iiet de Tours, bc«u- 
Irèie (wr coii54.V{uent dt> l'uiupennir l.olb»îre, el il (Wm"!" m In rit pvijt.ëlrc de 
U EaRiille des Aneifns (toc? il Alsace (l'Aninor, ffoyaunir (/•■ Lorrains, p. (, 
o^ \\. t> Lik.tfrid v&\ ifiinlific de •> doiuîiiu» inofMalcrii cujus vocsbulum est 
CiniD'Ib vallis >■ lUns un di{ilûiiir de I»t1i4ire I" du 2?i ao&l Si9 (Tiiouillat, 
.Vua(('N^i/a (/* r,in<-(i'n ^rreh* lif Hilr, l. 1, ji. 108, n" 56; [tùiiMKK-Maii].- 

■ tcMiix, n'' 1IU3 , i^ui scinMc rcconQoilrc »oa droit MnSdilairc sur lo 
nonaslèrr. Cal son fils lluj;ues qui inlci'vicat daus un diplAioe de 
Uilluire M pour la même abbare de 8?6 (ihid., p. 113. D" ffl ; Itâiiueit- 
)laiiiJthCHm, D« tm] puis San autre fils Liutfrid dans un dîplàmc 
4r Charles le Gros de OU \U)iJ.^ p. I:*0, n* 47 ; Bûii)iiMi-MaiiLii.M:iini. 

1. EiLKKiunù, OtMa*S.iiaUi,t:.i,Man. Gfrm.,SS.,i. H, p,93> Bcd Hai<- 

»aui>lu&Uo«t«r. Ruodolfu UurKondîoruia roiti iiuti saint us, qui et cotfnatus, 

înim inâgî&lrum alïqueni nosInliuiD Grdudîviillt'n^iuiii cftiiobio pclvi'Ol ip- 

'■Kim illum Isononi) régi ad anaoH 1res a Griinnldo eipotiît, condicio in 

' Btniiii*) parte ulî 1er inanno sumptibua^il» r^^gistnonasierii sui dar'etur invi> 

"Hn-ctauatruiu. • Fouri|uo Hodulftr iiil eu à intervenir uiii»! pour iiulnriscr 

Iwn iloMiMilier-tJraïKlfiil il a lli-ren>ri^nvràS<iînt><Mn, il rjiutiiucl» première 

dpcn&abbuvi^s ail él^ ^mu^ sun autiirilr. tVnuIre pnrt.t'ahlMlinld'tUrtmot de 

Saliit-CHll piit Hitarunt l'nvi-iioiiicnl dt- ItudolTe 1". Il inotiiul un âl jnavicr 

Kloiilr-« ni^rrol"gesdeSMinl-(«all eldelteielicuau fj/on. (»err(i,, \rrrttlwfi.\, 

L I. p. i'.i el VHrn après le B m>ii Ii)i3 IllinfteH, ti^tf., »• 77( el nvaiit le 

3t&aiMii,'t/iicy.,o'7MI., c>st-i«-ilire le 23 jauvier 8sl. Il n'y a pn% <-4rppiidADl 

lie« dr rejeter cette iodicalioa d'KLkeltHrd, len moines deSninUGalt^tanl en 

pra^nil Bssci bien rcDsei|;D^9 au sujet du ruj'aume de IkitirgogQe. Ilodolfe, 

«Dcnre manjuis, peut s'être traui-^ eu rrlalion? avec llartinot, et 

Ckkefaanl lui aura mal h propos dono^ c« litre d« roi (|u'tl prit plus 

lud. 



80 



SIAniAUK t»B nOMlAU AVKC UATHII.DK [963-966] 



lairp. Otmme il ^tait sujet du roi de Oemiiiiiie, on compri'nd i]ue 
Conrad uiL pu pruUtcr de su présence à Hatisbounc puui- Taire 
décpi^ter ' que les ablMiyes -. ru}*ales •> * ne pouvaientuinsi tomber 
entre les mnînâ de la fi^odnlit^ laïque, et pour faire rentrer en sa 
possession le monaslère. Un peu plus lard, après son 
retour dans ses États, il contirma h l'abbaye tous se» domaines, 
sis dans le voisinage de Bàle et dans le comté de Bnrf;en'. 

Ces relalioiiH (?lroiles avec le rovaunie de Oernuinie n'empê- 
chaient pas d'ailleurs (À>nrad d'entretenir de bi>ns rapporta n\oc 
ees autres voisin», les Cnnilingiens de l'Ouest, comme le prouve 
Ron miiriiifje avec une MU'ur du i-oi l,iitliaii-e, Mathilde, ([ui eut 
lieu eiilre 963 et %fi. Cunrad i-Unl alors veuf dune première 
femme du uum d'Adèle ou Adelanie ^. Itien que cette union ait 
eu lieu avec l'assenlimenl du frère de Matltilde. Lntliaire, qui 
rennni,'a peut-être ft celle nccnsinn aux droits qu'il pouvnit encore 
préLeiidre conserver sur le Lvonnuia '■, elle pouvHil élrv égale- 
ment couitïdër^e cumme une ulliaiice avec la maionu rayide de 
Germanie, tout auluiil qu'avec la famille carolin^fienne, puisque 

1. Snim Hllei' pmir ri-[s jiiM|u'i) dii'e cnniuit' Hmikcii. Ilfinrie/t II, \t. 3U0. 
qiieOonmd riMnil «'ti ilcrnivr iv«M>rt le jugeittenl <io l'alTairr ii Oltoii i>t k 
nos Kniida. 

i. Sur leH dbtiaycs royales, cf. P.MMtOT, Lt royaame dt Lorraine, p. 708 
elsuiv. et infra, 2» partie, ch. iv. 

3. Diplôme pri^citédu 9 murs %3, ^. 78, n. 2. 

4. Cf. Api<r,„ricc IV. 

5. Oriin. tir Saiitl-il*nignr. |i. ISS. L* pusHn^^ a H^ reproduit par IIlcuki 
n«Fi,AVicxv, (Ihrort, Virdunfntr, Mon. Oi^rin., .W, I. VIII, p, 364 : ■■ lltc 
" Mdlliildciu »ororcin »uani dfsiiundil Conrajo rc^-i Dur^iiiidiBo clindotom 
« cJedil Lutfdunum quac- sita cul îii Icrmino re;;ni Buiifundiac ut emt tune 
« lemporis jurUre^ui Fruiicorum. "Cf. IIucueshs Fi.icrriv, C/tran.. (Iaii<>i/ti(. 
df Fr., 1. l.V, pr 339 : ■' Die dospoiisavil ^ororeiu >uuin nomitK- Matliildem, 
(Uns ei jure (loUlirii I.utrilimenaem Iturg^unitiiif ur|Ji-m. " -Le 1.yn[in«i» (cf. 
tuprUrp. 7:i)|iiirHil êlrf n'lonil»édèft94S »oh« lHdoTninaliu»dOKml»r)eltHui^ 
gof^ao. Il ne peut donc «voir Mè propnjmMil - dnnn^ •> k ("jonrad pai 
Loliiair«, Ce a'esl pas copendant (pi'il faille, k ce qu'il ecohlc. refuser 
louLc valeur BU reDsciKDcmoattrnnsmii par U Chronique de SaioNDéniicne. 
Il y a encore quelques acles, a^seï rares il est vrai, |>as3éH en Lyonnais et 
daté» des aur. du rî-^iie de Lulbaîn-. Il ae peut donc fort bien que celai-ci 
è ri^{>ocjiie du mHria^e de m aa-tir, ait pu étt-Tcr des prHentions ttur le 
LyonitHiH. i>t y nil alorit expreiKéinenl r«iioneâ. GtMC.is% Uk S^niiA {Kuai 
tarin êoiiveminftfi da f,i/onnai$, danti M^in, ri iloe. rom., 1. XX. p. ^It) a 
cruà une «ouvcraiactc ininterrompue de» roi» de DourKOK"*^' <^^ *-'^ parti- 
culier de Conrad depuis 937. Pour lui par coDséqural >• la pr^leudue 
<i cession de Lyon supposée faite par Lolhaire M, roi de France, i titre de 
o^dot i Malltilde u atmir, »« réduit tout au plus k l'abandon du queiquea 



SâJOL'R DE COKRJi» ES ITAUE 



81' 



Mathilde M> trouvait être l:i nièce d'Olton le Ornnd. Ijbs nuiriages 
aub»L'i|UenK Jps filles de Ctmrad senibleiit indiquer cg:deraent 
cher lui une |)iililii|u«! de doubles ;ilUauces hvcc la Fniiict' d'une 
pari, avec U Germanie de l'iiutre. car I'udv de ces pnncesses, 
Bortiic. t'pnusa, avHiilïl84, RudoK conilede Hloî>;. ei l'uulre, Gcr- 
berge, devint la fenime d'Hormann, duc do Souabo ', 

On n d'ailleurs quelques lémni)(n»^cs des bonnes relations qui 

continuèrent à exister durant les nnnées suivantes entre Conrad 

el les souverains gormani([ues. Au mois d'octobre %7. il viul, 

Jnmver à Vérone l'empereur et son lils. le jeune (Jtlon II. et 

lista k rnsseinbléc qui fut tenue dims cette ville, assemblée 

lia cour» de laquelle- Turent promulguées diverses additions au 

recueil des luis lombardes ^. Peut-£tri; est-ce à su prcsence au- 



hpr^lenticitM illusoires <|uî r« donnaient réellement sux rois de France 

'lacune autoril^ de riroil oo de f»it ni sur l.-i villi- de l.ron. ni sur aucune 

■ p«rtie du L>unnais>'. I.'oiiiuîon de M. L<ii , Ltt <Jernirrn Carolingirn», 

f. 3î.etde M. I^i kh, LouixIV, p. 24>t. qu'il y a eu réellement cewiion Igut 

*o iDOin«de <ltoita ] in'- tend ne, in« paivU plus admiuiltle. M. I.ot admet, 

4a|ïrê« De u Mt-xc (7/iji( tli-ndua Ji? Mcuflutn tl tict tomlnid^ Fom. t, I,' 

f. SySa) quo I^thatrc tenait ccsdniit» du se» ancèlrcs. Je ne Mis si les 

CarotmKÎ<!nsde la Gn du «* sii-cle TaiMient rcniiinlrrà Clisrles le Chauve' 

l»wr»|M^l«ntions sur le Lyonnnis. Il s'»f;il inotnB de droits lliéoriques, 

•««^NidMiuês |>ar dea juri»l<;s. que de la qucKtion de la ratuiiilité du comté 

Ac Fom et delà nominntiun de l'archevi-qnc de I.von. Km fait, il eut |)Oft- 

Ml»lr queles variiitiuiiftdiiiiK In Min v<!raineli'- du Lyonnais de 930) 95!) doivent' 

Hrc altribiice« sini{itenii>nl k la vclnntî- ou n la fanUiUi^ de Mu^-ui>s le Noir. 

•^11 miitucnl du mnrh)^ de Mnlliilde. In situation nflaït plus la m^mc 

^i9i[ii« le Lyonnais n'était plus rattaclii^ à la marche de UDUigoene. De la 

Vi'nr. tof. fit., a eu tort démêler h celle question colle du Viennois:. I,s 

■■Muiatice de c« dernier pavs et complèleuient iudé|)e»daule de celle du 

I. %rW ninrîaf^ftdes niles de OKinid,cf. f«/>a, ApjimiiU^ /V. !! ne 

l*uti]aiUi-or« pat^ ouhttvr quoi Conrad ayant ^pou»^ uneprirtco«sedcU mai- 

ta> carolinKÎeDne, une alliance aree lui csl en m^nie temps une alliance 

n*c celte maison fcf. Ifitt. ntona»t«rii Mapt/iManenais, Mon. Gtrm., SS.. 

L XXIV, p. C£l : (itnt.ttofiia fir i/irpt S. Arnulfi tffutniîentium .\MUntù, 

•W.. I. 3L\V. p, 383 et Wiro, GtttaChuonr«Ji,c. i. et Ttiraloga*. v. 100). 

i Vol, flr.rin., l.etjf*. l. Il, p. !t3 : » (■loi'ifioissîmî au^tolï OUonîa rex 

'>!.<< slarinitu« liliuw el <llluoi)nilu<i ltuT|{uiidiae rex Italiam properaotes 

• Vo(unaecoUo<|ijium cum omnibuiH ilnlîiioprncerilius habuemnl.» Cf. Kôpkk 

rlDà«i«i.Kn, OUv ifer 'îroase, p 431, cl rui-iiu. (Hlo II, p. 8. H est possible 

MelcQltde Coiind. ti o m mé Conrad comnn- son pt're, se «oïl troui^ depuis le 

iljihalde l'annêeaupfi'ixU'rempefwtir. PnrtMilef> jiers'tnnai^esqni fiR^-stenl A 

Fanesiblôctcnui^à lUvennv nu monicnl de l'Aqites 31 mare"' >'-nl 

arfTrt : - OdliertiiA glorinsns ma-clûn e1 ciiniea |E)Url(i. t . . i liua. 

CpondiM res. Becco.dns et vasstis im[ieriati>n(F4MTvai, Monum. /farrnnah, 

ft. PorrAKum. — Ltntyaumt de Bourf/ityM. t 



81 



HAII-ORTS DB CONRAD AVBC OTTON II 



[973-983] 



ilel& (les monts qu'il faut allrilmm* l'iiilvr^t pri» piir Otton. mal- 
gré les événements dont l'IUilic nii'riflinnal« tUuit ulnm \e 
théâtre, »ux projets d't!X.|>uIsiDn dcA Sarrasins, qui tlrjmts 
soixante-dix ans, retranchés dans leur forteresse du Frainctt 
bravaient Ips efforts des marquis de Provence et in^me du husilen» 
du Onnstitnlinoptr. Les projets d'intervention germanique contre 
Ica envahiwicurs denicurèrent du reste sans résultat '. ^^H 

Apri's lu mordrOlton I"* i'ft73'i, c'est prnbaldenicnl l'inilufiiee 
croissiuiU* d'A4li'l;iTde, sous le règnp de son lilset de son pelil- 
fils, qui explique l'iulei-VKfttioa assez fn-quenti? de (^inrdd dao» 
les affaii'es de l'Hnipire ou *l;n\t> les rapports de celui-ci avec la 
France. En 978, c'est nupK-s de Courad que se r<-fugie l'impéra- 
trice, momentanément brouillée, avccsim HU *, cl c'est lui qui 
intervient, peut-être Jr concert avec Mayeul, abbé de Cluny, 
pour 1» réconcilier avec Otton II ^. Kn UHI, il est t Rome avec 

I. II, p. S7; OUonÎÊ f Diplomatn, p. 465, it» iW}. DUuMi.Kn, Otto i/«r Grane, 
p, ilfi, n. I, croiUju'il s'af,-!! du roi A^ Ruiir^of*"!^ *>' ^"^^ suivre lo mot/T/iiK 
tl'iitt |iniiiL (l'«xclfiniatiftn. t^niiH l'ei|ilic|iiei'. ('.oiuiiie au •i'i>xpU<|ueniil tuai 
que Iv iiiim du roi de Diiur^ngne (ipirJl U|)ivs celui du luaniutK Ot>erlo, je 
croimiK |ilut^l(|u il Taul conip!r ;oii inteiijréler); 'iConradu* liliu* (jjuraut 
r(>{fi!(. - 

1. a. iVrit. p. 96-97. 

2. A l'onniV 978. lotAnfin/e* Magihbnrgrwes, ytan. Grrm., SS., \, XVI, 
p. ITii, «I \j\nniilinla iiniri,ihiil., l. VI, p. 6i", parloiil il'iitut brouille sur- 
tenue oulre OHoii II olso itièro " iiîmii dolori» uccibitutc viscorolonuR sau- 
i> ciiiln, i|iiorun<liLitii]elti;U]riiiii ii>i1e1)iUi!i!nt«r»ei?L[IliiiiiidiscordassciiiItiau- 
<• Liuifi ciilpii », lirouilliWi lu sitiU> (lfla(iu<']li> l'inipLTalrico i>e serait retint fli 
LouibarJic. C'est Irv-s pioUibk-mvitt \v mènic dis-vrntimi'nt dont [wrlc Om- 
LO», Epilajihiuin Aitalh.,c. 6. Mon. fjWHi.. S.S.. t. IV, p. 5M : •■ filiuni ilîlî- 
•• gens, auclores discoixliae totve non vulctis, secundum aposloli prae<c«>ptuni 
n Jansadiivuilicuni iracli>cum,patornHiiid&ere»il «•ipot?r«rcp»um. Ubia fra- 
n ln-,regc»cilit-i.-t Cliiioiinido, eliiiibiliNâiiua Malliildc,fîju!> conjure, lM-Qi(;ne 
r<6tliononil>ililtrri>«liiii>ci>|ila. Tri^tuluitur île absent in ejiiwGenuimia. laeta- 
n batur in«dvontuo)u<i Itiirgiindin ». Gi itsKiiiiuciiT, Of /o // und ()Ui> tll, p. 27, 
et ]i&nmna&H, Koifcrin AJclhrirJ, p. tr>, croient qu'il s'agit d'tÎTéncnifiil» dia- 
tlnctK.le séjour de riinpi.'i-fitrit(? i-n HoiirK'ifiriio devant rire plan- aiiny!* lo 
18 février VSO, date It lBi|ii(>lle elle inliTTît-iit dnns uu dipliVme \0${onU II 
Ùiplonutln, \}, m, u° SI3|. Mais le» 9ouTy;es ne paraisHonI pn« nuloriaer 
cette manière du voir. Ilf. tlui.inif Otlu II, \i. llt)'MI, (|uî niuoln' que le 
dlpIàmeprécîlV-eKl tlv IV|H)iiiie<t« lit récimc-ilialion entre la mère cl le Ûls 
et <(nc lo séjour en Kmir^^nt- doit w placer iivani le départ pour l'Ilalie. 

3. Ouii-uM. EiiUufthium A'hlh., c. ", ifnn, lirrm.. .SS-, l, IV, ji. fttOj 
iiTaesar Otto, ductuiî poenilenlia.dircxil legnlîoncm reni ariincuinrt snnc- 
(• (ne reeiinlintionifi patri Muioln sub celurrimn fedliiinlicine, ntinisiuciltrpn^* 
« can* ut ijraliom inalriw... eurum inlori'oultlms pronier^rri (««aol. Tanlnnim 
nvnim virorum uu conailio, apud Papiain ttnaporc atatuto occurrit iuat«r 
l' lllio. >• 



I 



f97»-9S3] 



RAPPORTS I>E CONIUli AVEC OTTOS 11 



83 



la reine Mathilde, et assiste k l'asscmbli^c solennelie tenue dans 
cotto ville par le jeune empereur à Toccision des fêtes de Pâ(|ues. 
Use Irouviutlàen même temps (pi'uucerliiin nombre degmod»', 
parmi lestpiel» le duc des Fruica, Hugues Cnpet. A en croire 
Richer ■', Lolh;iire tiurnit 1res mat pris celle altlAncc de md 
puifcMnt va»Siil et de l'empereur, et c'esL à suii beau-frcre ^ 
(^inrad, ipi'il se S4.>mi( ailrf<><>i' pour fiiire urréler le duc lors du 
rrlmir de ce dernier en Giiule. tandis (pie la reine Emma écrivait 
dntii^ II- mt^me sen» h mt m^re Adélaïde. Hu^es n'aurait échappé 
qu'à (^nd'jkeiiie, el à la faveurd'undégui^menl. aux émissaires 
du rot de Bourgo^e «pii le poursuivaient '. 

I. P«ar le sêjcMir d'OttonJi Rome, cf. Ic« (esl«« in(Iiqn6s |>nr Ciium, 
Otin tt. p. I5â-I5ll. La pi-CMMicc de Conrad n'est mcQUonaéc que pur les 
Aw*. i/ayrfc/nirf/cfnuMi, Httin. (werm., SU., l. XVI. p. liS: •• ciim imperalrice 

■ Tbeopbinu, pn>««nte maire sua Adelheida impL-ralrtcp supusla, un» cum 

■ •oTvrv \Ibc)> tilde, MeltupoliUuvustf abl>iitU»!i, cuut«oienUbu9 iiuotfae «:i 

■ Ilur)^n>IÏA it'vil'u^ (Vintiiili) «i-ilîi-clrt Miirliiliîlile.rf^ etiam Knrlin^'orum 
• Uu^ne Vrrvur évidente. jiuiM|ui> llu^iut-ft m- n-^ul le litiv de roi c|ut<)|t;it 
aatut plus Un) nliisifiio principumoloptim,itiiinprrpliinliUK",rt parlMnn.i- 
Uif* Nato, ibiii.t t. VI, [I. 627 : " présente matn: sua cum Thcoplianu tmpe- 
> nlrice. cum sororc ii)ip«ratori!- al>)>aliss<i QuM]elingpbur^en<(î, conveniea' 
«tibus quoipie rcgibus Connido es BurgundÎBCl Hugone eKtiallia... ■> 

S. H<*/..MII. c. K>. 

S. U, Lot, IhTHwrM Qiroiingieiu, p. 125, <lil pnr erreur : <■ oncle pM- 
illiucr ■•- 

l. Cm récit, coAftidérA eomrae Miitp«cl par Gic^rnnKcitr, Oito tt anil 
Ollo Itt, p. 178, a été admis pur M. I^ot, Ln derniera (^rtitingiena, 
p. lu, et rejeté h nouveau parl'iii.inK. Oitn tt, p. \Tt3, d. 9. Hiciie». selon 
wn habiludp, a cherrlié h drnmalîeer Jc-s cliosos. et h rvndre son récit inlé- 
m&inl. Je ne croi» [las <|uc ce sotl une raiMin pour révoquer en doule le 
tod tattnv tlv ct^liii-i-i, à savoir In tcntalivir fatlt- (inr Cniinid à rinsli^çalion 
dr LecbAir>.'|M)ur tiVm|Mn*r de In |N>riMinne de llu^rucii. Il (rsl lri-« naluivl 

rLoIbnirt* ai(<ongi à r<iiri> nnvl<^^ ce dernier avant (]u'il ne Tnlde rotmir 
>-*es doniiiînc^ cl en «ùrrté au milieu de ses vassaux. Quant h l'ai^u- 
■snldr ïîiKaKUHECHT, repris par l'iii.ii», qiio la lettre d'Emma li AdélRldi> 
ni lu» pBn« invcnlion, puisqu'elle aurait donni- k l'impéralrietï mi^re on 
■■Snlnnciildc llu^es. signalement bien inutile, |>nrcL- quWdélaîdi; aroit ru 
tKHktlr dur île» Fnnc», il m- prouve pas ^rniid cIiom-, carnous ne Mvooa 
lUki |t« deuv pvmtonnnxe» xu«ohI liien Imuv^sjt Home m m^me temps, et 
*Mtweont Irourfe en rapports l'un avec l'auire. Comme l'a remarqua 
" l*T, llupicfi, Japré» Hiehcr durant son séjour en Italie, agit en secret, 
" pnlani plus ou mnins l'iocofinito, el Emma poui ait i|>norerque «a mère 
"""mil l(>dn^. D'nulrppnrl, le fait même de la ratt!i.!i4'ltMl« la lettre no prou- 
'■•iil ni'ncoolre 1» ri^alilé des i;mbiii'lt<^ tvndut.-sn lluçitcvpar le roi de 
'' M iiVnt fuin néce>Ktirt'il(> )iii[>|ii>nrr que Conrad ^ott rrvrnii dans 

■• liiiii,'l';injii« avant qu<- lliii;tir« dt'it lut travenK-r. On n'a pax 
ifvtf •t<|il<>rii.ilii{iii- |H-rii)i'lLinl d^ coinitulei* M préseoce au 
. l'iTsavant l'aiiiii'T 'JH!'. 'Ji ii-/«'ii </*■ (./jiny, n* 1716), 



84 RAPPORTS DK CONRAD AVBC UTTOX fil [983-993] 

V.a 1W4. après la mort rlMJIton II, lorsque I'imp<^ratrice Adflnïde 
revini préripilnmmeiil d'Ilalîi- pour se rendre en Saxe, pcul-ilrv 
en travrrsnntla linurgogne, (^niiniil mt Joij^nit à rlUrpour l'aider 6 
lultnr contre li* duc dt> Itaviiyre, Henri le QutTi-lleur ' . Ha 086. il 
devait assister iiTifiitri-vm* jtrnjflée à Hemirniioiit entre Adt'liiïde 
et la reine de Fnnice, Enuiiu -'. cjuela ntori de Lothiiire laissait seule 
& la tête desaflairvsavec un fiUdedix<neuf ans. Après l'AVènement 
de Hugues (*npet. il semble «pie l'hr»stîlité donlC'onmd avait dëjù 
fait preuve vis-à-\Hs »U* ce dernier ait persisté ■"*. Une lettre, lorl 
obscure d'nilleun;, deCerbert, montre qu'il v eut. it In (îiideraD- 
née 988 ou nu d^but du 989, un projet d'entrevue * entre les deux 
rois, it la frr>nti(^re dfs trois rovjiumes de France, de Bourg<»pne 
el de Lorraine t- Jt l'effet dV*viter que la paix et la concorde de* 
royaumes el des (églises de Oieu aient k NoulTrîr par notre faute n^ . 
Les i-elalions avaient donc (îtë asseï tendues entre |[u|*ues el 
Conrad. Elles paraissent être devenues meillenrcs, el peut-^tre 
une allinnce s cbnucha-l-etle entre les d?ui sciaveraino. Mais les 
deux leKreH écrites* pur Oerbert an nom de Huffues (^apet à la 
cousine de celui-ci. In reine Malhilde, au priiilenips de i)iH), et qui 
seules ont conservé le souvenir de ces n<^gociations, sont comme 



1. Ann. Qa^dltmLurgenteg. a. ffSi. Mon. Germ., SS„ t. 111, p. 6*; Rkxt- 
irNGBn. /«Aixerin Aflflheid, [k 6-*. 

2, GKnHEiir. J.eUret, C-d, IIavkt, p. 69, n***. La lellrD o«l écrite parGcr- 
bert au nom de In i-cine Einmn ft l'inifiAmlrice Ad^luîde : " nostri quîdem 
■■ ve&tL-ae pi-nesonlinr oc ircis Cwnr. in virinh nfimarici Monlis. iil>i confl- 
I' niiitn r><^iii)riini ••■t. XV kl. jun. ine^o filitirn iiii'uni ncoirreif vnluiit. u C.T. 
I.nr, èlTiiifr* <',!irr>lingifn*, p, 187; Ite^niviiRii, A'-ttf^i'iri Ail^thctii, p. lï. 
QuBnt ou séjour ije l'ioipénitrirc en llourKoiffin liuraiit l'Uivvr de 987-988 
lorsqu'elle se rendail en fUlie, si*'jour que suppose RK^TxiXGitn, op. cit., 
p. 16. i] nie parafl jnireinenl liy|JOltiéli'[ue, 

S. M. Lot. Huga^t C-^pfl, j». 15, n. :t,conjeeturequo Conrad, <]iii ^«soen- 
doit par le» femime^cles CnroIingieD» ne vît pnsde lion «ril l'»ïi^nemeol de 
l'ii«urpiileiir. ljicliii<<e P9lpoi<.«i!>le. £lantdonD^,«urItHitquu Cuiimcl avnitMé 
àéjh rallié <le I.ntl)Rire contre le dur tie Franee. 

i. L' " iodiclura collo-^uiiira jiro paceinler rentes "dont il est qnestion 
dans une lellrc^rite par Gcrlicrt eu nom d'Adalliôron Ii un [tcrsonna^r 
inconnu H.ftlmi, n* 132; l.or. Jiu;/ui-*CtiiH, p. 121- 

R. GFnaKin.L'-flrf», 138 ; Lor. af,.eiS.,f,. Iî-I3;)a lettre Mt IrnHuilep. 13, 
n. 1. Il e-Ht fnit nllu^iunâimiïnlltnui'e êlnuclific: •< iicrce[<liiiiianu<;itiam MÎen- 
ler viotnre inolimur. ■■ (> (pie dit M. I.nr, p. 1^, n* 3, de clilTictillès |iot>MliteR 
nu mijet rle^ éx'^clii'-ti fmnçnÎH di^penrltint île In môti*o).inlQ lionr^ut^iiMuinetle 
Lyon tnc |v«raît très hypothétique, les mots " pax ccclesiorum " ili» U 
cilrc ont UD 5cns probsblomenl honucoup plus généril. 



Ï3] 



iiApn)Rrs Di; cuxnAu xvec citton m 



85 



pn^Vl«i)l« pleines ir«i)>5c-unl^& I, On voit seulement que le rai 
de France avait suiifiO :'i su nipproc-hiT il'Otlon III. puis avait 
rechercbt' I'alIiance«lL*0»ura(l *. C*T|H*udiiiit, L-laul Joum* It* car»u- 
t^rc général ilu rôle du cM^lui-ci, il est bien dïnicile d'admettre 
une opposition entre lui et le poi de Germanie. D'autre part il 
est tpiejttion de " ma lv£>î liant» - qui eherchcnl à brouiller les 
deux rois, et de l:i dîlliculté des cnmmunicntion» entre la Fronce 
et la Bourgaj^ne. Non seulement il ^tait compliqué de procéder à 
une entrevue, mais le roi de Frince pouvait craindre pour la 
6L>curilé des ni«s»a|;vrs qu'il cxptkliait. S'u|^t-il exclusivement 
d* SCS vftssnux, diîsîrc'ux de l'isoler autant que possible, ou ae 
but-tl pa» soit^T aussi aux siM(çneurs du royaume df Bourgogne, 
iott:-rt?&»ê» à priver de tout appui leur fiiible souverain, et eu par- 
Ueulier h Olle<Guilbiume. «lors au début de sa carrière Les 
lettres de Gerbert soitl nialbeureu»ement trop énigmatiques 
pour qu'il *oil possible d'en tirer des renseijfnements précis, et 
nous or savons rien de l'histoire des relations ultérieures de 
Hugues et de Conmd ^. dunint le» trois années qui s'écoulèrent 
mcore jusipi'k In mort de ce dernier (19 octobre 993) *. 



I. LeJ/rat, I1t«l 175; Lor,itp.eH., p. SS-Si, quiai(l«atifiélad«dliD»tair«, 
dVsI f>ii6 d£sif^ée danft le telle, et que J. Ilavcl BU|>{>oaait Hte 
Itris. duflicKse de Lorraine, soeiir <)e Itutfues. 
S. Lvttre m ; ■■ ^ntinniua nobts non obease, quod veslmm inorem 
Wtori rvfris O, pt«tr|ri>suiiiiu». ' 

S. Son (iluit il'AillcurH (]ur de H«<i r)i)>fK>rtii nver l'empereur Otton III ou 
d»iL>*^aein(>i)ls dont !<• niyaiinu'de itoiirvD^nv (mmiI élrt- If llii-Alte. Il faut 
Mpcnilant rt-li-ver \m IrtVï (ruhvuke formule de cuir d'iinv clinrln [tour l'ab- 
bvr Je Saint- Cicrr* d«'\ienne CarlutMe Stiat-AnJrf-U-Ha», n" SU'l ' III. 
■ îil. «ugiiïti cmlcm nnan quo înclit« reiciUB Mnlhildis caftliiini Ae Monte 
' breton destruiil . ■ 11 s'agil bans doute du château de Moatbreloi), dans la 
Mttnuaede Chanas (Iséiv, arr. Vienn:e, caal. Itousaîllon), maU l'acte ne 
fnttr poînl d'autre inilicalitin d'aimée, ut It-s datrn exlrème» de l'abbatiat 
d'Alleaume ;AdalclmUM*. utvit lo|uel il e«t donné, «ont inconnues. Nous 
^aonn» doac alxtolumenl ifueU p«iiTtit cire les 4tv<^n«in«nla qui «menèrent 
b4e»lruclion de citchntcnu {mr In r«îne Mathîlde. 

I. La date d'année c»t donniSc [lar W Ann. Lnuaiirinrntet ii^rtal. <Jffjni- 
MflA«.p. 9: Von.Cerm. SS.,t. XXIII, |>. "80>el jiar le» Ann. \ifefttlai/ii-i 
y ' !/..«. tifriii., SS., t. Xlll. p. 20Î, uiat« nlor* nv** une erreur 

" ■ sur ItiJQur.pIscé au Vlduftidcsdc décembre. Ilrrinann de Bei- 

i( -irt*-' l« tut il '.«Ot, prolifltdeinpiit jiarceque c'eut «n des d<^rnieni 

t\' . ■ de t'aime*- {irfcpdi'itlc el qu« k> lexle nnnnUhlique qui lui n 

*ct«> liv H.iur«<> l'aurn eiir4-f;i%lnj- a» mi>ni<-nt où tl sem |i«rvcDU k la con- 
aatsaancr du rédacteur de ce texte. 11 ïi'a)^ il bien de V&3, car le 31 mars 994 
nodolfe III est déjb sur le trône (//»(. rfe Fr., t. IX, p. Sii ; l'acte est data 



86 



ËTAIILISSG3|E^T DF^ SARRASINS 



II 



Malgré l'Hltituflt^ plutiM piTacée de Conrad ce^l à son r^gae 
cept-mlniit que sç rapporte IVvéïipment le plus important dont 
le Sud-KiiL dt^ l'Hiicie!iiit> (f:mlf ail étt- \v lliéAIre <[uriint 1» 
seconde- iimitit' du x"" sit^cle, cVsl-à-dire IVxpulsinn des Sar- 
rasins. 

La cession cunseiitie en 9^3 avait fail plisser eulre les mains 
du roi de Bouri^uj^tit.- des territoires expobi^s depuis de luoj^es 
iitinées dOjà iiux niv^i^fs des Snrrasiits, et en fjrondc partie 
diivnRt^» partes incursions des bandes élaldies, depuis la lin dit 
ix" siècle ' , dans les montiignes siliit^es au Xord de la ville actuelle 
de Saint-Tropez. Les envnhisivfurs. d'abord peu nombreux, mais 
successivement reniuix-vs |>av de nouvelles bandes venues d'E»- 
pn^nc, avnieni d'abord ravag<^! le comté de Prt^jus et ruiné la 
ville épiscnpnir elle-m(!me '-'. l'uis ils nvineiit pi'm'tn'r ditns le 
|>ays de Marseille -', rt remonté le Mhùntr, m saccugi-iinl le 



de DCCCCLXXXXHI, iiuiU lu rbilTre dca antii!-e» de l'iDCurnatio» doit être 
«iigmeulé li'iine iinik-j. [^ diitc dt- joui-e»t ilooniie [Mr 1 oltilualiy <le Mcne- 
ïiwtrf [Zf Ut hrift fil r ^rrAi >•«/;» rii/i>, I. I, ji. t2.'t), jinr cttlai >lo l.yiHi (âJ. 
Gcnfli-R, p. 13âi et p«r In nolit>o ntiiliiniiv Hc In ivin«t MalhJrtn rinnit loni^cro- 
togc (le lYfilisc de Vicnnc<JI.« rot/auttte */r l'roeenrr, p. 305). I* roi ne (ut 
^a,â «nseveli comme sou )>^iy- âSnint-Maurirc d'AgaiiDc, nin^i i|uv le dit piir 
i>ri'cur Ilt>rmniiii de Itcii^lierinu, mui-i à Snint-André-le-Hniil de Vienne, ou 
l'on coDscr%'a luti)rl<-'mps siou Loiiibcau et aon <5|)îln)ihe, rcfails ou vit' ou au 
nirr sif-rlf (Lu I.if.vnr., .-iiili'/. tlf Virnttc, \i, 33S; Ckohu^ii, .\nliq, f!f Vienne, 
(». 3:)8;(>iu-.iti!N)ix, Uial.df Hn-titi' ft tlf ttugrif, |». Ci : Mmuitri, HUl. rie 
Kî^/inf, I. |[, p. :il7;(lriAiivRr, Mfm.pour Vhiil. tlfSainl-Ainti'é-li'-Haul, p, 
\ i.vi II ; TRRREiiri.<iSB, IniK-riiilionM du nici/rn ligc de Vienne, n* 3M ; SrarkiiTi 
Hitl.fic Ltjon.i.ll.ii. 225). 

1. Je ne croi*> paatgue l'on finisse fixer svee <]iiolt[ue certituilr In diite de 
C«l itabliaaeiiieul [et, LrrarfiiutiieifePmtencc,fi, 250'. Utv i l.f*iiir:iai'trtta»r~ 
ratinrs en ProrrHrr, p. 9"-Ï!fi, rf. EtKiKAtti, dan» le l'iilyLililiitti, HK)2, p. TtS) 
r«in)in]Ufi{iie Luit|>niittl plner^relteiiiAtallslioiind t-'rniueiàl'é|>ui|updc L6011 
le Pliilo«opho |KHe-<ill), d'.Vrnoul KHT-MaU), du pnpo rormooe <;S9<-«Dii;. ée* 
luttes de Béivu^r conUv (Jui IHHH-ii^i}, cV»(-Â-din: entre 891 et 891. Mus 
lu clironologie de Liutprund. surtout potir la p<!riodc iiiii'Ji^Diie, r^t Imp 
vague, et les mois " hisi (emporibus ■• jur loBipu'U il ivHocbv les uim attK 
■ntrPH les divers ^vÂnoinents, oiitiini- valourlmp faillie |>our (jucro» piiÎMf* 
oser tirer detîou tenir un !>>iictii'o»i<tu)e pi^is. 

*. (iitll. ChriM., 1. 1. insir., col. 82. 

'i. Le roytamf de l'rotenee, \>. MO. 



Ih'AlltJlIKKMCHT OES SAKKASIXS 



S7 



VatentinuiB I et li! Viennois', En même temps ils étendaient 
Ivars dévastations k l'Ksl jusqu'aux Alpes, bnilnient, dan» ie« 
premières Mtiii^s du x' siècle, le monastèri' de NnvjilaiKe -* 
oeeupnienl les |Ki)sKage!i des Alpes en massacraut les ])«lertiis({ui 
osaient encore n'y nvenhirer ', melluient l'Embrunais k feu et à 
sati^ " et rtklutfuiienl le Graisîvaudau à l'élul de déserl *. péné- 
Inient égalemenl ilun<i les vulk^K italiennes de la cboîne où ils 
détruisaient le monastère d'Ûulx ' cl arrivaient en Hii^mont * 
jus4{u'ii Acqui ' »'t ft Asti '". 

J'ai cspos<- ailleurs " le caractère de ces in%'asions elle peu 
qoe ROUA pouvions savoir des progrès des Sarrasins dans le 
ro^a^me de Provence, En somme, K>ns<iue Hodolfe II re\ut la 
nouveraiuetii du pins, la silualiun êlnit ù peu près la suivante. 
Dans le canton montagneux connu sous le nom de Fraxinetam 
t^tnil relranchi- Ir gnt!^ drs forces musulmimcA, Le principal 
fT-tranchcmcnt de celles-ci devait se trouver dnns le voisinage 
de la mcr''^, mais leurs forts ou leurs postes d' observa lion s'i^le- 



I. itiracnb S. AfoilÎMrif, lUa* BalMin iffiût. tctlétimatieiue ilti diotéie 
de Idlciirr, I8'JS, siif>|ilcin., p. ttS. 

!. JltMl. i/* Kr.. t. IX, p. 689; tJarlal. tl^ SainlAndrt-lt-Bat.a'tX". 
3. Chron, XoealieifitUf, /. V, c. 3 : '•<• rai/aamc t/* /*rt»rTOcr, |>, 2*4-3, 

t. i\oiHt.MiU.AnnaUi,.a.9ii,Vi9,93Z.9T.. »t.p|>. T., U, 5Î. 14. ISS.ri^ 
StTir». VUa Maioli, I, 111. c. 42: - 8iijl:u&1os iiariii)He ioler Aljiet ulisi- 
dntesa'lîtufi, in^pcmlo ÎDsitUalinnlur ApotlolAmmlimina pel«iilthu>. • 

S. Bulle de Victor tl du ' juillet 1059 [Galt. V.hri$l., t, III, col. 177; 
I»Ttt, H" i!169i . Sur la prëtenilue pr'xMr il'Emhnm iwr le» Sarra«in8, stiivie 
HuBUunctr lU-* linhilaolit el «Ir re«r«'*ii)e Huiioil, rneoolve por l>e«ucoup 
iThislori^aft [p. (îuii.i.ti-uK, Hcftu-rt-bf hùtoritfuf* »ur Ir» U.tatrt-A/fMrt, 
I>. I U , AilmvM^ en<><ir« par OKiii.Mii>iK ' IJû- .1 /yfp/i/iAn»'- îm MîlltUltrr, iJanK 
Jtrhnrtirr fur SthHTtirrurhefirtf/iie/ile, I. III. p. 209|. et. J. ItoMAK.doDS le 
Uulkim di- la So*ifî* ifÉtuden da Uautet-Atptt, 1. 1, p. 262, el Lt royaume 
'i*fn»fnrt. p. seS.n.H. 

(• Otrtal. lir (irtnnUe, B, svi. 

*. U dcstniction tic ce deniier monaittiVrv n'eslalirsièe que pr nnc charte 
^ihilieudu ii' «iècJe. Ce«t une dotuition Taile par (iuîneman, év^ue 
^Uibnia, À ralibnyc •' olim tlndrucla a Snmceab, niotlo reediCcata D«o 
filqlanti^ a f^riitli DciserTulis •< (CharlaUriurn VUiente, éd. RivAirrKLL*, 
p.hl.ii«(:i.XXIV). 

*. 1^ r.Hran. Snralirifnt/-. I. V, c, 0, nippoft« une inecdole «igOAlgal 
Iwrjirrswice au» eavtroti« de Verced. 

♦. Ln.-TraA«». Anluimdtiti; !. II, c i3, «l IV. c. ♦. 

ID. CiiHii.i.,t. th AwUtv pt-%tforo di A*U, ilariK Mitr^lhnntti fUorim U»~ 
Wj.I. VXVIl. p, Ii3.rt J/o». //ùf. i**rri.f, CtmrUf, |. I.o" LX.\XV|, 

II. Lr royaamrilc Prnirncr, p, SMiel taiiv. 
U jyw/.,p.£S4-2fi.'.. 



B« 



eTA»l.l8»i:ïlRNT DRS 8A^lBAaI^B 



vKiPiit «niiR «loulp ntiRsi sur les li.-uitours onvironnniiW);, en pap*- 
liculiei- au lii'U qui :i consiTVi^ le nom de (ihàteuu Freinel, au- 
dessutt de l;i localité ncluDlle de la (inrde- Freine t, où l'on croît 
voir encore quelques i-estes de foi-tilications qui pourraient 
remonter jusqu'ft l'époque des invasions '. D'autre part, dans les 
-Alpe^, lien haniles de pilInrdN aasc-t. nonihreuACs ou iiel<^7. forlii- 
ment (établie» pour quo nul sci^rur n'cntn-|)rU de les cxpuIs<T 
nu de IcH iinûiiiilir, n^Hlatc-nt, it <:<■ qu'il scmbli\ cncommuuicntiun 
avec leurs ctnnpatrintr» lixiS au Fniinul ■. 

- - It peut sembler L-truji^' que ces bandes, qui, en raison des 
condiliuiiM dans lesquelles elles opéraient, n'ont jamais pu être 
numériquement tr^s fortoH. aient réussi ainsi h tenir le p»y» k 
Jeur merci. Mais, sons parler de l'absence d'un poxivoir central, 
d'un duc ou d'un nii capable de concentrer et d'organiser les 
eflorts des cbrêticns en vue de la résistance aux envabinseuni, 
ce ((ui a fait la force de ces derniers, c'est ce [|ui avait un peu 
-pluK l(Vt nssuré le Iriompbe des Nonnandii cl des Hun)^ois. Les 
[ils dt-!i anciens eumpii^nonii dVi*nie« du Cbarle^ Martel et de 
Charleniu^ne sont devenus il peu pr^s incapables de se battre. Leur 
nrmée, levée plus ou moins tumultueuse de petits propriétaires 
fonciers convoqués pour ce qui commence & devenir le !ïer\-ioe 
-féodal, fie saurait tenir t^te à des bandes (juerrières, avides 
de combats et toujours préparées & la lutte-'. Quelques villes 



t. I^MBF.nr, li^jjiinr miiniripal fil Provence, p. 139. 

2. Tuus les d)ri>ni(|u<-iirH iininisïieiil consid^rei' que ce son! ies SarruMiiK 
du /■V.-jj-iAi'fijnt (|ui KO ri'jiniiileiil de là ilansleM finys i>nvimiinnals et apé- 
cinlomool d.-itis les Al|^(^ï. l!f. f'.hran , Xoi-alitUtisi^, I. IV, c. 24 : ■■ oli 
Il iniiiul'itioncm Sorrnccnonim v% KmKeiiRlo qui... (dlaiii i|iiii((iii,' (înllînm 
Il sulMl[iiiiiini siin^uine pI incendia <itibnHTNeninl, viriigeiiiiit monnctii ei 
■■ Nnvalk'tensi tnonsBierio. "Ouitov. V'r/n J/j|(»ii, c.K, p. fl8S : " imminenle 
•' igitur lotQpAi'c illo ijuo ail llUparûat^ tinitnisobuUien» crudclts-eiina S«mc- 
•■ cuoruDi tni;eus miillitudo (ici- tier navale aà lemiiucMi uwjuc llalUc nlr|ue 
>i Proviiiciao pervenil el in utroque reyno ulriuaijue ordiniti sexua et selaliit 
Il hominumatraf^esdedit, deitidemnnafitoriadestiuens, urb«S, vico9vJlljiiMfu« 
'ulepopulans, el «lie per .\I|rt.'!i .TulioB u!M]iii' n<I jiiga Pcnnînnnim Alpiiim 
Il rapidocui-sti pervenil. n Kuroreù ri-iln'rni- lïii di* Iittir ttt' pur, te» Sii rrasins 
qui fonl saint Mnyeut pritoiiniftr ctanit l« l^tiut-Valsiii viennent du Fnînet 
(Svni;*, Vila .Vaiali, c. ii). 

3. Cf. biitmiAND. Anlafmtloiiaf I. I, c. 4 : u Trepldai'c Jtim riciitui* ccterae 
< gentc«, quotiîam secundiim propbetam horuni unu& pers«i{uetMlur mille, 
1 et duo Fugarunt deccm milia. >> Ces <>ipi'i>).iiotis M>nt malhoui-ouatmcnl 
«mpninlées au Dtiuttïroiionie |XX.\II, 30i,cv iiui pertnrt ilr duuU-rqtii^ccUit 
plinse ait éld iuitpiKrv i I.iutpi-and ilirecteaient par lev lîvtoeinciitH tels 
qu'il les ■enteutlii raconter. 



£tabli&xkv>:xt ot:» mhiiamn» 



«ît 



provenvales pnraissent 'avoir ^'ti^ fortijl^s, ou du muios avoir 
oonst'rvt! une pnrlie de leurs rempart» romains '. Mais rien ne 
prouve (pie les Sarra^ÎD» aient ptinétré dan» l'enceinte niênié de 
ce* cités. Au coutniire, en m&e «ampagncou dans la montagne ', 
ils sont les maîlivK. 

Aus%i, tout tv pays compris entre t:i ciMe da Fraînel, le Rliâne 
et lt*s Alpes pâruit avoir été complètement riiva^. U est bien 
dîflicile d'ailleurs de dire dans quelle mesure il put y avoir, 
même dnns rEml>runnis ou le Graisivnudan ^, occupation plus 
ou moins permanente du pays et ■< établissement •> d«« onvahis- 
scnra au s«ns précis du mot. On sait cjuc les musulmans installt^ 
eu Provuncc tiraient d'Espa^tne des renforls et expédiaivol sur 



I. (Te») Dotiimni^nt le cas pour Arles, o& un diplôme t\t Hiaries le 
Cli«Bveil« ft53 f//ùl.(/p f.anij„\. II. in»tr„ n' H^; iiieiitiaimc >■ ci-llnjun» 

• lUMlri qu>* c»! ci>ii«lrucla ia boonre sanvli Unrtini infi'a miiroit cirililalis 

■ .\ri*UlrnKi« -, nîi dans des acle» du\' nii'clo lîgtin-nl " eRctftkiam quoslta 

■ «»e foris muro» Arclotis videlur - {(Utriut. UeSaint-Viflor, a" W' ci do 
>• nianaionrs... r|i]a sunt non lon|ï« a (lorta sanctt Stephani ailac, id est 

■ foris cirilalemjusu muruoi "Ubiit., o* 199); — pour Marseille, où unacle 
iadique conimet-ourroiil - uM|ac ad vctcn-surlùs muro» {Oall, Chrîtt., ^. I, 
mU., col. 112), et où le monnMèru de Saint-Victor e»t dit, en 1035 <■ haut 
bn^a ino«4nilnii>Ma»tiilîi.* funilalo " ,CartHl. de Sainl-Virlur, n" 51), ce qui 
|Krn»rl de HUiipnfrr qu'il a pu être ruinA sitriB ijuc le« païens p^ui'>lrnM^nt 
étm U ville, Mais on i|;aorc compU-tement dans ({ucllc mesure ce» 
nanilles pouvaient encore jouer le iiilc de fortiflcntions cfToctivcs. 

S. Ei^KeiiJiiiii. 0<u« S. GaiU, c. 3; Mon. Gfrm. SS., t. II, p. 137 : 
' Sarrarenos quorum nolura Cftl in monlihu» mullum ralere. » 

3. En ce qui concerne |ilu» ]uir( ici dit- renient le (jmî»i*nudant du p«-^ 
ud1kU« trop cèU-bre de la charte XV| du second cartulaîre d« l'Éiiilive d» 
Gfcnolda, préumlMile Kiir Icqiiol j*aurai occasion d-e revenir, on n parfois 
nraln oonclurv i une occupntiou ifcmiancalc du pays par les onvaliisscur». 
Il ne no paraît pas que le teste soît contraire à l'hypothèse plus ini- 
lainMaliIi' d'uu pays eonliauelleuient parcouru par des bandes de pillards, 
tenmr les *alléc«de la iM^ine et deU Loire Tavatentétéau siècle précédent 
far les NonnamU. Rien ne permet de supfmiK'r qu'il y ait eu à proprement 
ptrler •• occupation " par •■ de» cnn4)ni^nints Itié» Hur le «ot i-, A. FUiiaAttD, 
KtAtlantàt f'ufphynujinMr, p. 330, ^lahlil, entre U tinVod^vanl^Se par lot 
Atires cl U France du x\* siîclc rava^ parle* AnglBis cl lea Compagnie», 
ne comparaison qui me parait pou\-airforl bien s*appliqucr k U partie 
véridioDile du royaume de ftour^tine. ï l'époque des invasions Sarrasines: 

• la imputation n'êtnit pasdêtniilo, mais di^[K>^^éi■. n^ru(;iéc dans les forait 

■ ri dan» le» noata|;aes comme non (aay.san.t françAi» danit lcsM>ulerrain»de 

• la (Vjrdin ou dans les itea de la lj>irc. Iji population dut cerlninement 

■nain l'aspect de U terre u)rult<', de<t bmuv«nillet l't de« forêts, 
chaque jour sur les champs pouvail (aire croire à un djaMtt* 
«UiM^mphiquesncoreplus f;rand. a 



M 



tTABUftSBMENT DE& SAIJIA91»S 



les itinn-hi's dp la Pr*nin»;TiIe vin certain nontttrc do Ipum cnplîfs '. 
Néunnuiins lu niimièredntit ces lutiulcK pouvaient su bni^teretsur- 
taiit H6 reiiauvelor (li^mf'urt' un pmblâme. Il est posiîible cfut^ 
cjuclqucs chrt'tiens. p'tussvs pnr le dcVespoirou raniour du pillage, 
scsoicnt joints aux onvahisseurs en embrassant l'islamisme d'une 
manière pluK ou moins c^irecUve, sons que l'on tiit crpt-nciiint k 
ci*t (^i^ard aucun texte précis ', Or, la pi^rïodrdes invasions sar- 
rasincK duni {|iuiLrc-vin^ts «.ns au moins. Il fnul donc i|uo les 
troupt's iiiusulniiiui-s dt l*rovi'uct- se soient it'nouvtlifs un 
certain nombix* de fui». Les relations des Maures du Fniinct 
avec .Vlnl-er-Mlianiau, ntlcst^Ks p»r le Icnioignage de Liulprand ^ 
et par le r<?cil des nt'gociattons d'Otluu l"' avec le khalife de Cor- 
doup ^. permettent de supposer l'arrivée de contingents nouveaux 
venant d'Hspa^nc par la voie de mer. Mais ces contingents suf- 
fisaîenl-ils .'i remplir complètement les vides tjui se produisaient 
fatuleminil dans Ifs ranjjs des j)reniiers arrivants, ou bien V 
avaîl-îl, au Frainet tout au moins, une véritable colonie sarrasînc 
avec une pupulaliuii comportant des fennnes, soit ament>es 
d'Espagne, soit enlevées aux cbrùlieus ^ ? Il est douteux que 



1. LtuTi>»A?(u, AttUftatltm», 1. 1, c. 3-4. Encore au xi" siècle on «oit les 
moino» de Lérlnit se préoccuper «le racheter tleachR^liena<|ui,<lu Proviïtx». 
ont Hé emmrn^vaptlfit en Espiigni! (VitaYt^rni, c.3i et 33, AA.SS. ft^n., 
MiM!. Vl<, p.6S2vl (J2I). 

â, Il csl h noter ifut.- )<» SnrnisinHni: iterabicnl. pas avoir besoin d'inlrr- 
IK-i^lOK pour •t>rileni1i-e fscik'Tiienl avec le« rhrAliens : nu moins n'en est-il 
j>iis i|iic-M)r)ii <]Atis l^s teileii qiii< nous p<»s>i^clons, rcInLîfs pur exempte & la 
cR|itivilé de saiiil Mnvaul, ou ilniis rtitiecilole rai;|i()rt£<e par le f.'Arori. 
Nofaticieiijur, l, V, c. t8. Ce deniier (Iwumecit doune h l'un île» |Mlenft iju'il 
ineten Mèno le nom d'.\imoti, ([tii ««t Ijicii connu au n' «i«k;le en Franco et 
*Uh« i'ilulic au NonJ, moi» on ne pont _v atlnclicr une Ire» gronJe iinpor- 
Uiiire, car il c»l [)o»il)1e qiifcc vocable repnîseate un nom «rabctb^figurt, 
ei iJ'iiiHre pnrt le derniiT édileiirdii (Ihronicnn, M. C. Opou.*, Mippose 
Ip, SGn-â''<l|<, i^ii'il «*n^t en réaliljd'iin |>ereotiiia^clird(ien, emprunté Iré» 
probablement k la It^tr^'aile épn|uc. 

3. AitlafioduM, 1. I, c. K. 

4. Cf. infra, p. «-9fi. * 

5. Cftron, jVor<ific(>n«r, 1. V, c. 18 : » hic cum cis ciit dcvuitore terrain 
« tllam et rapianl ntirutn cl equas e( bubulascliversnqueniotiilia, piielUsque 
» et parvulos. FdcIudi est ut svriiaroalar ipiiK>i|uo eaptivcrnni et mulier 
n quni'dain pulclira nimis Horliliir in |x>Hione Aintonis, •• L'n leiti- 1res posl4- 
rii-'ur el de c'ao)ct<>ri! netleineiit b'^içembiiie, la t'iin Sancti Itiihiini» M.l. 
SS.. iloU., a mni, I. V, p. \H'i\ HuppiiNe de niènie b pi4t>en<v <te fenimif* 
dans le>. relrnnolieinenl» du t-'rainel. tl y avait uhum de» tmimett iluns 
le* ariaira dci'inTasion Donnoade l KxvnB, £«</«, p.SlH). 



usa SARRAtUM K MlST-aktiatCK KT A aAl.tT-OALL 91 

on puisse jatnnis espérer «lonner à la que.stinn une réponse 
sitUfaisiintc. 

Uni; luntatîvt; fititc en 031 par la flotte grecque contre la 
principale forLuresse mu^ulraaau uvait été coumnni-V du quelque 
succfs^ Nt^an moins le PraintH ii'élait pus n;toiiil»- entre les 
Riaiiudes chrétiens et les bandes qui iiifetlaient les Alpes fte 
signalaient un peu plu» tard, I« môme année, parle meurtre de 
l'archcv^ii- dt- Tours, llohert. qui revenait d'un pèlerinage k 
Kome ■- Hlles cnmmen^:nent également, vers la même époque, k 
étendre leurs incursiuiis au delîi de» limites de l'ancien rovaume 
de Louis l'Aveut^k'. et prulitèrenl sans doute de l'élal d'anarchie 
qui paraît avuîren I)oui'gLif;ne, suivi la murl de îlodulfe 11 ^ 

Nous savons en efîet que, dès l'iininf-e !tiO, ils avaient envahi 
ane partie des territoires cori-espondanl h la portion méridionale 
de la 8uiK.ie actuelle, pt^nétré dans la haute vallée du Hhûne ', 
suivant la roule ordinaire des ]W>li!rins <' romieux >< et occupé le 
Lourtj qui s'étendait autour de Saint-Maurice d'Agaune ^. Le 

I. FbObnjitiD, AnnaltM, a. !>3[ , |>. tT. Plodoanl v« oiéaic jii<iqu'ft dirt^ que 
les Sarrakius i)e« .M(H>ft auraient éXft compli-leroctit etlerioinùii, ce (|ui csl 
iui« i^tSK^'^**^'' <^vi<1<<ntf!, puiH^iuc lui-mfme un repnrle encore h plusieurs 
rçprinc»- 
1. FLni>o«nt>, Annaln, a. Ml, p. 48, 

1. \iiriiii lestp nr pt-rmet rlaninnitr d'une manière prraitive que 

Hi>*'l'(U*»s-iins<lc* ft-tr/i dr-[>cnilaiit diiroyaumo île Itourf^KneaiiM)l «ÎK'.anW- 

riiriiieiDral h la ccs^iioa de i>33, vi^îU-a pnr le» |iBÎetiâ. Il i-at prolMiirlc n<ï«U- 

niiiiDf '{uc dt^ avnnl celle dnle Xf^ »ujots de Itodolfe H. avaicut eu ft 

H'UlTHr (lea c()ns(.^<|tionees deii invasions miistilrnstiea. Dt's Qîtl en elTt!! 

ïutiu,nta' , Antialt», a, 9i0, p, 5), le» SamiMUs o<'ctipai«n( le» col» dea 

'Mpr>>par lev|ueh le» |»rlrrin^s«' rrttdaîeiilcn iNilic. Or le» plus ffA[U(-iité!i 

il* tt\ j>«Ni>.i|;eii étaient cprlamemeiil e«i>\ du Oraiid-S.ii»l-Bt'miird 

'•■uijitHK, /Jf> At[t*nfit**f im MiH^lalIfr, dan* \v Jahrh. fût- *fhu-«izfrtieke 

f^'-^rhirhte, I. ni. p. 'iW et sutv.) il est doac Lien possible qitavanl D33 

I» p*'i^'>i aient (aW leur apparition dans la partie méridiooale du comté de 

V:iI«iV A une bien faible distance du centre même dclaroj'autd Rmlolflenne, 

l"»lita»e de Saint-Maurieo d'.Vgaune. 

i. Onit^», VHn .\hiati, e. 14 : •• per Alpea Julian imiue ad juga Pennins- 
nus Alpium rapido cunni [>ervenit. » 

V. FioBALHti, a. 9W. p. TU. Il nienliAnni> le fait lonlA U lîn di> l'iinnAe, 
■W rommu un événement diji pii»«é «quioccupavcront ■].!•« rail ({u'il ne 

CWipiede l'occuiHition par le* Sarrasin* du rira» Sancti .V-iciricii sem- 
'*'ii inMÎ'Tuer qu'il eetlt- épo<|UL' let enruht<iseurs n'élaîenl pas enroru 
- ct^ltbreabbwve. Lesnuleurs de la tialtiaChri*l.,i- XII, col. 793, 
m cnniraîrc ij if le m «lastcie fut ruini> celle même iinuée, 
"•■■■"17, ! rvtortl'Sni'il'il.iurie* d'Ai/tuni", p. 37. iMVJjiose la date de 4S0 
"x'intiaBDt In destruction h une invasion simultanée de Sarmun&el Je 
"^nM, mai» é|{a1cnMinl Ha* apporter de leste précU. 



9a 



LES SAHRASIKS A SAINV-UAVRir-R B1' 1 KAI.VT-T.ALI. 



muQast^re tuL-in^tud p:<riiît Mn* lotulKÎ mlrv lours matiif; 'i 1S~ 
m£me époque el uvoîe- vlé brûle et saccngé par eux., puis abaa> 
donnt^ mamenlaiiénient par lus moinns, qui ne tnUsêrent qu'un 
des leurs & la garde dcshiltimcnts délniUs '. Au delà des limites 
du roy;iume de Bourgogne, ils nvaiont, un peu auparavant, 
pénétré en AlemanaÎP -, c'est-Ji-dire oîinsdoule en Hhétie, où Us 
ravagèrent les terres de l'évèché de Coire ■*, et où leurs iocur- 



1. Viia S. Vilulriri. AA.SH. Hm.. r^ee. V, p. VU. <> rr|rionem qaoqoe 
« Burgundionuni... adiil e( ml Afçautieotiium locum... niagnae humiliUkis 
» aLudio viBilnvit. Qui anl^n a r>>gc IliirguiidicnuiM pt'omU«ion«in accopît ul 
* uoum (loxtnclis marlyrikus kx vju» diilionveliicJjulorio indu atl Augublam 
« rcrvrra nieri'rel.ur. KtcumUlticdii>saljbalipcrv<.-iiîrut. moiiavlvriitm noviler 
« a .SarractfDÎb oxusluni invt-ntt et nulluoiilelinliilaloribus ibicoiiKpcxil nisi 
■ uauu) aodiH acdîlcm combuâtui» nioiiettlerium cusluiiioiilein. • lin dfthor» 
ilu texte prfciti^ Je rLom)Aiiu,[|in,uiri«ii|iiC ji- l'ai reninr<|ué. nepnrlc qticda 
luturijAc Saiiil'Miiiinee, nous n'uvoii» [riiJ'pp de »iûnn«V« pprm*tlnnld«[ir^ 
ciii^r (juolfiue |nMi r^|ioi]iie i\p cvi ^'vénriix-nU, ol In ilaU' (l« %:I9 propoftie 
pnr RKi^Aijt), litvasioiis liea Sarratinr, p. 17;!, ov dvil ùlrc considérée que 
L'omme tiv» nppronimative. La VitH i'iiatrki rspporti' qui* le monatttêre 
n%i(it été Itrûli^ depuis peu de l«nips lurstgue l>? saint y pass». Bn iiuillaiit 
AKAUue, L'iiich ae it-ndil à Keicliirittiu ; à U Mit: d< eu dernier mon»»ti"rç 
»e Irouvnîi nloi'H Aliiviciiii. Or l'iiMmliul de ce pei-iioanaiçe ae pUce 
entre les anii<-ex f'ii el ^X>9. Il n't'Kt pus ({iieHtioii dt^ Saiinstnti dans les 
chnrtftk d« Sainl-Maiirice. Ccllcit-ci, pour le milieu du s' iii<>cle, «ont d'aik 
leun peu Bonibreuxr». Ea UJO le» nioiai's concèdecl en prestaire 1 tia 
cerLaiii Turumbort diïprsc» Un-resde VshbtymMon, ltiiil.Patriai',Ch»rt9«, 
t. Il, vol. i3, oii I'dcIo PBt daté dp 090. ce qui esl inadmissiblâ pui«()u'il se 
plsoFeous le K'Kued'uu souveiaio du iiuiu de Hodvlfe; IIji'vbk, Vrlturuten 
regetl litr Schweii, a" lOOSl. I.e i juîllrl 0(2 I» concesMon en (ïef faite k 
Aultri el ft ses Ris de terre» de SHiril-Mnui-iee Kites duim t'Etcuena (MtM. 
Hitt.S'&trthf, C.harlaf, t. II, col. 35) ne fnit atieunc alluMoii il U situation 
mionaalc dnn»lJi<ju<-l]i.- j^CiM-raient trouvas les moin«» s'il» m nient déjà dû 
aljHndoiiDur la meiiiDn. fuis nous ne trouvon» plus qu'une clinrlv «le 97ft 
Uhiil. cul. i%; IIiobkii, op. eil., n" IH' On a attribué ît l'ablmlial de 
Uoti«)iard la recoustruclion de l'églibe ; Aihbiit, Tiwor de Sainl■^^Jluri(Vt 
p. 37). niab h ce qu'il semble »aii» qu'il y ail h ce siijel de lexlo précis, et 
les fouilles jusqu'il ce jninnc pai-aiuKenl puiat eoiifiriner ectlehvpol]tJ««. 

2. Ft.oDOAnti, n. U3li, p. Ij^ ; OKiir-UAVN. .M[irnfiAd*r; p. 211-212, qui sup- 
pôt: qu'ils étaient nrrivés lli par l'Ualicet le .MuDl-Ceiiia.»ans <|uui on«'cx- 
pliquernic mal, qu'aprt-itavairpmU ruulc du ^ainl-Ik-rnaril.ils nient encore 
attendu plusieurs annt^es avant de détruira Sainl-Mauriev. Il suppose en 
oulre qu'ils ae soûl empur^s de celle dei-nière abbujc i leur retour da 
Coïro. I.e teste d'Odilon cil*^ |ilud litiut n'est pifut-êtr« pan a»aei bûr pour 
permettre de rejeter celle tiypotlièM;. Xluin. nous if^uoi'onw nbmilumeul «î 
l'on n affaire k une nmiii4» aarra^inc ravogMinl mi cccAMve nient divers 
point», conim« lea armées dccortniDscbcft normandi, ou h divcr»» bandes 
opérant isok^ment. 

3. Diplàmc d'Uttoo I"* pour Waldo, évficjue de Coire, du tt avril 910 



TEÏCTATIVE8 awTHE LK Fiunirr 



93 



&iotis se proIoD^rent diirnnt les années suivantes '. Un peu 
plus tiird. une «le Ic-urs haticleK nrriva ju!i(|u'k Sainl-Gall. et lança 
quelques vtiiiVs de (lèchi-s îiur les muîucs uii Iraiu dv cî-lébrcr 
un« procPKHÏoa autour de l'abbaye. niaU sans causer grand doni- 

ige. et la troupe nt- [jaitiit pas avoir été bien redoutable, car 
lu fut eu partie exterminée par les paysans aniié« et dirigés 
par quelques-uns des dignitaires du monastère '. 

Il ne semble pns nénninoins que les sei^neun: bour^ig^nns, 
ou le jeune mi Conrad, aprt-s le retour de ce dernier dans ses 
Klâls aient jamais sou^é ù rendre uu [uvs la paix et la sécurité. 
Feul-étre redoutaient-ils d'en);af;er la lutte, peut-être quelques 
essais de résistance n'avaienl-ils pas abouti, et avait-on pu 
constater que les milices fùoilales du x' siècle étaient complète- 
ment incapables de tenir tétcàdcscombattants aguerris. Les seules 
tAotativos d'expulsion aYnicnt été faites eu 031 par lu flotte 
Itrecque ^, etcn 9i2 pur It roi d'Italie, Hugues, é^Ienienl avec 
Irconcours d'une escndre b\'zanline. Celle fois encore les chré- 
tiens avaient eu l'avantage. Pendant que les vaisseaux de 
Homain Leliapcne bloquaient du ciMé de lu mer la Fnrtere.<ise 
musulmiine, les troupes du roi Huguus pénétraient dans 
le mansir montagneux du Fraiiiet. Il est probable que les 
infidèles auraient été délinitivement e:tpulsés si le rui d'Italie 
Davail pas sacrilié la cause des chrétiens k ses intérêts per- 



{Oitonii I Dipiomala. p. 112, a" 3C; : " coni)uerena noliis suuia eplsco- 
fiaai rouliiiu* ilcjirai-'itAtione Saraeeuoruui laltiecsse ilcsoloUiu. >■ 

I. Dans lin diplAme (Iu32 déeemlire V"t [lour Ilnrbcft, évi^ue de Coin) 
MaitnU I IJifJomata, |>. S56, n" lîÂI, Oltaii parie coeorc dcnvAges d« Sur- 

linvilan» le <tiot.-t-M- de Co'ixi:, ravages dunl il nvoil ifté informé au retour 

(m pmnirn.' i'X|)é(lîtii>a d'Italie. c'oRl-h-dîreen 9S2. Il i>sl donc vraisem- 
Vlabli* qu'il ts'iijifît d'autres événrinents<|iii!d3ns l'ncte [>ré«<(1vnl. On atlri- 
Inic h U même cpo(|ue une dévastation K^néralc dc& biens do l'abUiye de 
lK»éeati*(ttv^Ai'tr, IneatitintiIe*S»rratint,ii. l'4}, mais cette ofllnnattoti 
se repoae (|ue sur une inler[)réLation fantsitisle des telles re)i>tîr& A l'ér^ 
dié de (Jïir«. et le (érooignage de source* tré« postérieures, sans valeur 
UitorMiuc. Cf. KKkLBn, EinfiHr der Sarracfimn in dcr .ScAuvrt'ï. p. 10 
*!■». 

i. KiaiitJiMia.CaïaiS.Gam.i^. l\ .Von.t>rm..SS..t. [I. p. IÏ7. U 
r»t jMe^ diflicilc de dalcr le lait. Bkkchanl [tarait le ptactrr »ouft l'al^tutial 
iki:raluh''Jb2-l>j3> et le per*<mnase ijui joue le pnnciput ritle dans son tëcll 
nt le dfivfn NVjldo. «ans diiul» le di)jnil»ire de ce nom qui «ouscrit en Ml 
Ml yiN une cliarlt^ de l'DlilMjre [WAnTUAKK, L'rkundenbafh iler Ahlei S. 
Gatt. t. in. p. 17. B- 707. 

3. Cf. maitra. p. 91. 



94 AMIIA5SADK DE JRA> UR COKTK Kli KSPAGXIC j9K3] 

soiinf^Is. H consenlit à IraitiT aviïc lus SarrusinK, à \rs lni5Hier 
niailres de leurs forteresses et des passage» dos Alpes, h 
la condition qu'ils rernieraient ueiix-ci aux reidoi-ts <|Ul* le cutn- 
pétitcur de Hugues en Itniie. Bi^renger H, pourrait Ronger A 
appelerde Germanie '. Nous ne savons si les Musulmans exécu- 
tèreuL cet article du traita. Ce qui est certain, c'est que dan* 
le royaume de nourg«>^n(> leur» raviiges continuèrent comme par 
le pHssit. 

Ce fut le puissant ullié de Conrad. Otion te Gnind, qui parait 
s'Otre ppéoccup*!'^ ensuite do ces liôles dangereux du rtjvaume 
doson protégé. Il se trouvait en relations avec le khalife de Cor- 
doue ^, Ahd-er-Hhaman III, etavait reçu de ce dernier, vers 950 
une ambassade au sujet de laquelle nnu» ne sommes jkis aulre- 
menl renseignés ^ lîn 953, il s'adressa à l'évéque de Metz, 
Adalbêron, pour le prier de trouver dans son diocèse un prêtre 
qui se char{;eàl de se rendre, au nom du roi de Germûnîe, 
auprès du souverain musulman '. Le ctioix d'un t.orrain pour 
Tvniplir une minnion de ce genra s'explique du reste assez 
naturel lement par ce fait que les liabilanls de celle région entre- 
tenaient avec les Surrasina d'Iispagne quelques relations com- 

f. Iji (Iule eut rlorin^epar FionriAn», .4nn.v/px, a. 943, p. Ki. Ct récit do 
IVtpétlition ffl àna* l.tiTr-n.ixn, Anljijta/fati», I. V, c. !'pt 16-lT. Cf. J.e 
j'tiyaume itt' l'rvrenfr, p. ï!"J-iT.'J , cl itAMn.ii'n. Contlaritiii l'orphijriiffénHe, 
p. 311 pl WM, i|iii B tort ccpenilont <lc parlrr de la [>riac du Frainel el du 
tmnsitorl des Sarrntti un tlnns les Alpes. Un peut se tlDiuander ce que 
dési^'iiiMil. dan» le letlc dv Lu n'iuTin. loti" muii(<^» qui Sut-^vinm aU)iti; Ila- 
JÎHtn ilivi<liinl».ll !t'iigit !uiiiH (loulo <lti Siiiiit'IWntiinl plutôt i\w An )o partie 
orieiil)ili> do .\lpi>K, 4iû Iniil jxjrte ii uniirt* (jiie l<*s SaiTa«inii ne fitent autre 
rhoK(> qiio do inpîdpB invntiioiiK. fV-renger II K'^lnit rArugi^ niiproK de llor- 
mann. duc de Sunnlfr, r1 Iliicuen avait tculé d'a^'iroupr^s d'Otlon pour étni 
assurai que ce dei-aicr ne pix-tctnit ouctiQ appui au prétendant italien (Anta- 
podofÏB.l.V.c. ii-V.Vi. Or Otton <^laîl maître den pas«a);os des Alpes par 
8on pupillt', le ji'uutf Oiirud, dont il uutorisa h la fm de celte ini-nte année 
le reloiir en Rcitiri;n^iie. 

2. Seldii Mikh«ti). ftin/ory oflht Mtt/t.tmril,in iisfimntin itt Spain, Irad. 
GAVAKr.ns, I . II. p. I U\ il nuiail Al^ nosex linhitiicl do rotrk la enur du kha- 
life de Lordouedcs nmbossndL'iirsdcs rois des Franca comme des iMitilciM 
d'Orient. Sur une histoire des Fi'ancs, quiaurnil éié vers '.ttOeoraiios^ par 
Godmarus. (Svëqitedeti^rone, vers 9 M. et ofTeite par lui à Itiikem, llUU'Abd- 
«r-l)ti4iiiuii ttt, cf. RKi?itl'i>, /ni-4«(0Aa >/i?* Sai-raiin$, InlruU., p. ftv. 

^. l'îlle nV'.il inentinnmîe |iiir la Vifn Jutianni» ttonicntif, c. 116. Mon. 
fienn..>iS., t. IV, p. 170 et |iHr Vtlittona S. Arnulfi .V«flcnsn, SS., 
t. XXIV, p. mi, qu'à propos d'éTvnemonte postérieure. 

4. Vila JchaiiHiiGonieitti», C 116. 



IJ mUHSADR De JEA.X DE CORZE Ct RSPACNE 9S 

mercîaVs *, et (jue les gens de Verdun en particulier s' (étaient fait 
une spL-<-ialité de fournir d'eunuque-S les marchés musulmans -'. Un 
hablUnl de celte ville, Kmienhard, nrcompa^HÏt m^me le 
moine de Gorï.e. Jean, qui s'offrit à faire le voyage ^. L'ecclé- 
suislîqur, qui, en tnivi-i^iint une partie df l'ant'ien rovaunie de 
Provence av:iil pu ju<;<^r [mr lui-même des ravages des Sarrasins 
elde la terreur qu'ils iaspiraient ^, devait tenter d'obtenir 
d'Abd-er-KhameD que celui-ci usftt de son auLorit*^ pour faire 
évacuer le Krainet par les bande.s qui l'occupaient \ Mais it ne 
umblc pas que ses négociations aient été couronnées du moindre 
niccès. IvCS lettres (pii avaient étéconliées au religieux, maln- 
dntitcmciit n^ligées, ble<^reiit même la piété du khalife. Jean fut 
retenu {)riM>tinieret aurait été mis à mort sans le respect qu'inspirait 
aui Sarrasins le nom d'Otton *'. Il était encore caplif lorsqu en 
{K15 Irvéque d'Klvirc, Itaimund (/tccemundus) fut cnvojé pnr 
Abd-er-Ithaman auprès du roi d<; Gt-rmanic pour exposer à ce 

l, Tranâlalio^. Sanc/ini. flans C»i.»i:t, Hi»t. r/r Lwraint.l. I, p. xirui; 
cf. KdeKEet UfluMitn, Oita ttirOrouf, jt. 37D. 

t- LuirrtiATiti, Anlu/itttlnti», 1. VI, c. 6. I.C6 (•unii<|ii«s coiihlituenl |M>ur 
laniuntllmaas il'£»|>n];nc une marcliimdÎM.' focl apiifèciOe [Makkahi, op. cit., 
I. Il, ]>. IM, . f>sS>misins a'^tnieiit pas non plus tout h bit de» inrnn* 
• poar |p»stijoU du roi de Germanie. Ilarlmot, al)liéd<-SamU(>iill li la fin 
i ra* eii'-clc, possc pour avoir «u vav viniaiac connaiiMiincc de lo langue 
«nbc Itin. Utli'rairr, t. V, |». 611). Un mairliiind de Ua.vvncc, enTovc en 
9t0k UoDsI.'inlînopIc romme amha»ftadi*ur d'Ollo», y avilit renconlr<i> des 
vn«oy^du tihalifc' dp l^rdntte iljirrpiiA^», .Knl-iftnil<i»i», 1. V], c. 4-4i) et 
4tUi« Im-niènif |K>uvait «voir ru de» renvoi jçiivuicals biir la cour dWInl-iT- 
llntiun [wr t'citiiu^itie Salomon, qui avant de se rendre en Saxe avail 
•fjuumé m KKpngn<> i^oinme ambassadeur du ba*HeitÈ îhnl., c. i; et. 
Kùfucl tXiMMi.cn, Oito Jer Gnfs»«, p. l~i, et Raubacd, Conatàntin Pvr- 
)k^tt>ij^titlr. p. 10*!. 
9. Vilit JohannU Gvrûi'nitit, c. 117. 

i. J««n descendit le lihAne (t tM,e. 118, p. 371), et sï le Viennois el I« 
VilniînuUayjiifnl i-u [wat-ctre luoinii à sotilTrir que la Provence ou l'Em- 
l>niiui«, il* «vaimt cfjivnduiil ausm re^-u In TÎiùle dex envaliisRours. 

y t'ifa Jahanni» Hiirzitniit, c. 130, p. 'â77> : <• amicitinm paeetn(]i>e de 
'■''^lione lalruocMkinini Sarraceaoruni qnoquo pacto couGciat. ■■ Ces 
hliuitriiU DP penTrnI gnèrr êlre qiie Irn San-asîns du Ki-ainel et ceui f|ui, 
tft«fwetK«. viennent le» renforcer. 

*. tKiJ., c 118 et suîv II ne fiiitt pas oublier que le seul teite quo fwu* 
P<*i(ili>inn & ri' nujel est (cnJuacii'us, el il |Mnil [Mmitrii !>iii^ii1i<T ipic Ii*h 
Msatiiiiin* <rK«ji.i|;ii<', lijliitti^ h vivre i-n ronUicl.ivrr le»cl)nMirn8et t'o 
liiai tvmips avec eux, >e soient iitonln^K nus^i inlrnnM^panls qtip le rnconlr 
kbofrajilii- dt Jean de tlone, »oucù-us do itprcacntcr 6on liéms HllanI 
ttvdwr le martyr nu paji des infidèles. CejieDdaDi JlaoïiwiritA {AelaS, 



96 



niojETs oexpeorriox dottok 



jdûSj 



dernier les grief» du khalife. De notivelle» ïellres, conçues en. 
termes moins offensants que les premières, furent remiBes à 
révé(|ue, qui reprit, uccompagné encore d'un haliitunt de Verdun 
du nom de Dadun, le chemin de rEspii^''nL>. Mais cuUe seconde 
ambassade, en ce qui cuncorne la GduIo, n'eut pa^ plus de nuecH 
que celle du moine Jean. 11 est plus que douteux qu"Abd-er- 
Rhnmnn Roil intervenu auprès des Surrasins de Provence, et 
il est certain que ceus-ei conservèrent leurs positions. 

La question de leur expulsion ne cessuil cependiint pas de 
préoccuper Otton. Au début de l'nnnée 968, peut-être b ta sutte 
de l'entrevue qu'il avait eue avec Conrad à Vérone durant h pré- 
cèdent automne ', il prit de nouvelle» mesures it ce sxijct. Dans 
ut) mandement dnt6 du 1 S janvier 9Gït cl adrcsst^ par lui ji deux 
seigneurs de Germanie, Thierry, comte stins doute dans la 
partie orientale du rovaume, et Hennann llUlung.duc de Saxe ^, 
il manifeste l'intention d'cnvover dans le courant de IV- lé sa 

* 

femme et son RU en ['rancie, tandis que lui-ni^me devait se 
dîrij;pr sur le ï'rainet pour en exterminer les Musulmans \ Les 
évi^ncmcnls dont l'Itnlie méridionale fut alors le théâtre, la n^ces- 
iiit<^ de Kfmtfnir contre les Grecs son allié, le duc de Spolète el 
do Biîn<*vent, Taldolf TtHe-ile-I-'er. empéchèrenlOtlon de dnnner- 
miilo b son projet, l^rftquo, quatre auK plus tard, it reprit le 
chemin de In Oermnnîe, il semble que t'entroprÎM? ait i.>té pro- 
posAo It nouvonu, et la requête adressa à L'empereur au mois 
d'avril par lus moines de In Novnlaisc, chassas depuis plus de 
Hoixante ans de leur abbaye par les Ssirrasins et contraints de 
w> r^fiifcittr It Brème, dunsle voisinaf^e de Turin, était de nature 6 
mppolcr M»n attention sur les envahÎMeurs de la Provence *, 
Noitnnioins il se décida à ajourner encore une fois l'expédition 
contre le Tniinet -', et aprè« avoir passé en Italie le prialenips 

^lagii, AA.SS. BolL. I. V, p. 309), qui a des parole* d'éloges pour ]ts 
M)cir»« kliiilifoM >|ui lie mnlv^lnicnlfwint l«»cbrélii:DS,accMa«Al>d-er-Rtui- 
miD dr »Mvv miniln^ ri»-«>*i»dc crui'ci •< dvlcrior palritxM a. 

I, cr. lu/M-ji, [>. 81. 

t. Sur l'id^nlifliNtlion, et. K<>f>nt et [MtuttKR, Otto </<>r Grume, p. »i. 
3. O/Jontu / Oiplonuta, p. 4S7, n* 355. Ulloo M troursit aluni «Um tes 
envirunti ili* t^poiie, 

è. CitHM.!.», itnnomenia .Vor-i/tnMcû, L I. p. Ili, D" XL\*1; ^tvm^t, 

n. WiuiiHiMii. /Inr/utM .Sv»'<*^<',l>ll1,c.70: «jadicavit ali eipedltione 
FraiBueli al»UfiefeeLd»pa»iti»in Italla KtMBpatriamreaware. • 



[972 



lUprivirÉ nK xaixt »avi:l:l 



97 



cl uiitf p^rlii! (Il' Vêlé ' il i-f^:i|^iia s»iih n^oîr rîen Titil le» Imrris du 
Uc (le (!>mslaoce, en Iniversant la Itliétip -, «u l'évAquedr (!loîre, 
Ilarberl (l(*vait eaooiv solliciter son spcours contre l'en pillagi*!! 
des mumlmans ^. 

C'est un événïfmonl en somme ujum'ï; fortuit tjui devait ili5ter- 
mincr I»* mouvemcnl c-ipiihli- d'iiboutirii l'cxpulHioii des Sar- 
rasin» l!)72|. I^ cilùlin* ahbt- de Gluiiv. saint Mavi'ul. apii?» un 
â^jourHt quciqws mois en llalif '. séjour nu cours duquel, de 
concert avec l'empereur Otton et Adélaïde, il avait réformé ri 
rp&lanré un certain nombre de monastère», parmi lesquels ceux 
cleSaint-Apollinaire-in-Classe^. près de Ravenne, et de SainU 
luveur dePavie*. regagnait In Bourgogne par la voie ordi- 
Aatn< dn Grand-Saint •Hemai-d. Il semhle que Iji route n'ail pa» 
tl»^ très sûre ', car des pèlerins et des vovat^ur» en iisHez [^nind 
nombre s'étaient joinlii nu .saint et â -la suite pour prolil^r <tc 
l'occasion et Iniverser avo« eux les dL'fîli^s **. 

l't caravane avilit rriinehi le Sitint-Bemnrd et suiviiît In voie 
rftnruine qui lonfçe le cour« de Ut Dranse, lorsque près du Pont 
<l'Or«iji'T(^< elle lonibn dans une embuscade préparée par une biinde 
ie Sarrasins. Il v eul pcul-étre quelque faible leotative de résis- 

<. Il e*l encore)) Parie le I" août Ofinni* I IHplitmata, p. 3«D, n* 417). 

î. KAmk! et [lÛMwie», Kai*tr OtltxJrr f'.f^w, p. iW<- 

3- (JUunis I Dif'lomuta, |>. 2S0, n' 175. 

(■ Il »l ilillîcilede|>réci!ier ladui-éede ceséjour. Le luinl partit peul-^ire 
in^lO, si i-'utii t>iefi au cminnt de ce voyage qu'il vil A (loipel'évt-quo llar- 
'**'. mort CD 9T0. SArKcii, lUr iiiani»rtn>i<r, l, 1, p. tiA, croit que Mnycul 
*^ en IUlie BU moit d'flvril 971. Il CJ»t probable en efTcl que U df^nalion 
fcilrh tvlip il.ile il rnlihaye île Cliinir p»r le innr>|iii<i ObiTto if.VUrïe» rfe 
U«"y. n* ISJ)^ , fui oMenue par Mayeol lor« de son tnynffi au dvià des 
■Mf**. Mni^ l'aeti" iic 1 inili(|ue pas espressèoieot. 
'*. Sv»i>. \'iu M»\oli. 1. Il, I-. ii : Sitnoi., VilA -Vaio/i, I. 11. c. 21. I.a 

tHwm»Mt antérieure su 25 mai 'i'î. date du diplùnie «eeorde par Otton Ji 

"D* ^pl'ic i la reiim^tc de I'arch«vfi{uc Htrtiealu» Ollvniâ I DiplomttMt 

*. St»!». o;>. cif,.I. Il.c, Î2: NiLGon. «;>. ci/.. I. II. e. 31. Le 24 avril 
9'1.>Urpi|uêle del'îm|tèratriee .\di^lnl(le, le pape Jean Xlil confirme U 
ml*uniion de ce munatttère iLW. <Hpl. Lanif.. c. 12*7; Jjirrâ, a' 3764). 
ÏWloHlc celte réforme, ef. S.it:»(iin, Dif CNni.irm»rr. t. I, p. 228 et auiv. 

'■ ("i>ïl eu 931 ce[ieiiiUut <[ue Kumioaiiii, Aiinal^t, p. 1 32, MgiiDie pour la 
'V^nIr^. f„i» u„ „çi^ ,jç bri(iandiig< commis ijan^ le» \lpcs par lea ïwrrft- 
' f, Lr r'iy.ttime ifr Pmrrnci-, p. 867, 

*■ >ïBi». l'i/.ï Mainli, \. III. c. M ; ■> Mtdli nulcm ex diver&ifi re^ionilil» 

l«itiiiu Uaùiliim tune comitahsnlur, qui snnrJîlale ejus &<• liberarî ]KMM 
' •ttiiLnlMnlur." 



08 CAi'lIVlTfc ItC SAINT MATnrL [9721 

Uiico, c^r les assiiiljaiils lircul usiige do leurs armes i>l Mnvoul 
fui l)Iossi> â lu main '. Lii Ipou[h' au rosle, ét-ait coiistdérnble, 
puisquVtle eompi'cniiit un millier «rhninmes, au téinoignn|{e dt 
lUmil Glaber, qui, i>n «i <[UfUité de Quni.iîon, a pu .iVdir des r^n- 
spiyiHMncnls exacts. (^Juolques-uiis dos coni(>agnrin.H de rnhlK- 
tentèrent de prendre ta fui^c, niai» sans y parvenir -. Les capUfii 
furent menés par leurs r.ivis.scui-s tliitis Icr [Kirtii-s les moins 
acce^6ibIes de In iiirtulugne où It-s piiii-us s'éUiit-nt ctublis. lieux- 
ci ttatlleurs ne p:tnii:itHenl pu» avoir imiUriiilé Il-k pri.tuiuiieiii, et 
lémoinnéreiit même, vih-îi-vîs d» saint, «l'un ferlaiii respect ^. • 
Ils sciiiblenï s'èlre vite rpndii compte de l'iuiportiiucc du 
captif qui veiinit dt' lunilitr entre leur* main<^, el »'«!lre pn-nc- 
cupé» de le rani;(iniirr en conséquence, sans beaucoup »e suucier 
de ce qu'ils pouvaient tirer de ses compagnons d'infnrlune '*. \'n 

1. Smus, loe.àt, :aCumj«in cncuiniria Al|iiniiv iirarlrrisiKMil nlliludi- 
nk, n<l villam ufif]iR> de^rciirluiil. i|ii.'i«* jini^i» Driiril'ii Utivîi dccorsum pitsiu 
Poti» Irsirii <]uoiii:I((m ïncîlni'î crtit «olil», ■■ NAiofUi, l'iV.i ,\t.iinli, <,•. S3, parait 
dirr quir rnllnipii- i-ul lîcu nvnnt l'iirrivi-c à Oi-sic'iT^. nisioiiaiih iloute «etile- 
menl |inr <iiif inleigin-dilion incxiii'lp<lii Irili* de Syniïi (iiii lui u »«rTi île 
source. BuH'i. 4îi.«irtiii, llixt., 1. I, c. IV, n, U, p. )0, esl jilui^ vn^p : 
'< BcutiitAÎiuuii iNilcr Maioli>^>l> It.ili.-i rt^(li«it!> in iiltinaîmiv Aljiium iïo«dum 
Supi'iiecnoa obvian-l, > II nngil ccHiiiin'iiH-iit irOrsit^rr» mir U I>raas<r 
[Vnlni^. l'iiv. H'Knlrrnioiil!. (itfjwiicjiinl im rrrl;iin ni»iiil)r<> tlV-i-oilits i poire 
Bulr<■^ Hi?rNAi r>, tno.ttùin* drnSarrunin*. ji. ifll ; Sti:vKnr. llînl. lir Lyon, l. Il, 
p. 21 S, qdi |tliH;« II! ])rt^o lier Mnvculuu |iuiit àc )u Vaclictt' bur lu Uuniiicei, 
ont cm i|iw Vliiyeiil étJiil iviitr^' en Krancp |iar le Moiil-tJein'-viT ft nï«ll Hé 
fnitpri6uiinii>i>à (li-mÎTM wir le Unie (lliitit43s-.M{fe.i. oit. Emliruii, tfli.-l. de 
canton) où l'on n aiimit i|Uf psMîiîl une voit aeoomltiiivd* ]V'pw{ue romaine 
(cf. sur ce point HiiMi»«,diiiL-i \v li'ill'li'\ iif ta Sori^l^ i/V/iWi*» (/<•» Haulr»' 
Atftfi. KW^. ]>. S^ftl. n» Irrtiivei-ii rriiiniK^rnltm) ilc cft liinlorit'ns ilnns 
Gnii.i^i'iHE, Kt*ai hml'iriiiui' Marti-» Hauli-t'AI/i*!!, p. Iâ3, it<i<|uel il but njou- 
Irr IImva^. ilari?! tiiili'-lin 'Jf f<i S»ri^t^ tf'ftui!':» ili^ Uaulc»-Alf>rt, 1. 1, |i,â(!0, 
u. 2. L']iV|>i)lhi*HeeHlefi caiitriiiliclîoii avtv \n mefilion expr-e&!>c. faile |Mirlc 
l>îof;rn|>l)e (li> Mnyeiil. <lu (jran<l-SHinl-IU<rniii'd itriu^ii Jupinat\. Mi'uie en 
Bilnieltnnt uni- irrviir 'k* lu part tlt? Syi-us 0[i >'vx]tli(|ut'rnil ituil t\vv leMiinl, 
jiour se cendre de Hniiie ou ili- Havtriuiv il tîliiny, nil pias-iO pai le Miwl- 
Genêvre. roule moiii* (iiivi-te i|m* relie ilii Saiiil-ltern.-ird. nit>ii;iiit li*" voyii* 
f;iturï pltis près envore <lu priiiirifiiil «'tliililiuii-niit-nl ili-« SanMi«itts. el lett fitj- 
bsnt nlioiitirdanbun [wy* son» tes-^c raïnçé par cesdemtci». 

2. SAt.f.un, Vila Maioli, c. 13. 

:t. Haihi tit.AiiKii. i»!-. fil., p. 1 1, Seul t)i>iiii>, Vila MniuH, r. 11. p. OHll 
<lil que in hitn(lci|uts'em|>'it'» de Mnyeiili' n'InianTimihus exfiolialuin vinculis 
«lligovit. fiime el bili afilisil '-. Mais 6on rccil en c^'i^rul est trop vmguv 
j30uri)uv Vvn puinoeMLIribuer à ces mots une grande valeur. 

(. lliiil. Il M'tulile irnulrc pnrl rt'^ulter du i-i'eiL de Synis ipie l'Anonn» 
miivon lit' Muyeiil Miierviiip>iyL-<.-,le»|>i'Î!u>iiiiiei'» lutnlt^un uiî^nie lriup»qil4 



CAPTIVITÉ DE SAWT MAYEUL 



90 



dp ceux>cî fut niitnm^ N kc rendre k CluriT, muni d'une Irllre 
f1iin.s l.iquellf Miiy<>ul r»is.-ii( part k s^a Tr^-rfs df sa [H^nîblo siluif 
linn. avff la niis-sinn rli- rt-imir li- nn-UiI |iri''ni'ux lu-tL-ssiiire pour 
tpprvMfnlrr U .lonim» de mille Hvrt*» d'aryeiit ' que les pnïen» 
t-xîfp-n i<*ii I [wjur reiii"Itre le prÎKtiiitiîiT en lîberti''. Les moines se 
hâlil>reut di.- dt-|iuuiller le niuiiastèrede lout Targenl qu'il {Ktuvnit 
wnremicp ot de l'envororen Vninis. I^t somme hii bientâl réunie. 
Hniniiis d'un mn'm npri'nèirv tomlx^ entre ]p^ mains îles SiirraKins, 
lltareul i-liiil remi^i en liberté', et fait^ait dnns »on ablNirc une 
r«ïli'«*e triomphale lanûl 972) ■'. 



luinnln- li^s miiinsdt-s jiftlenn furent reinÎA on IU>«rlé son» autre contlitioii 
<*t iiaii)SKti|i[>l(-iiirnt (le ]irii. 

I. C't^I-i-direciU'ircHi ItWf.TWUronf» tW nolrn maanaie. 
S. Svin», Vi/,T ilaioii, c. iii Nau^uk. l'if-t .V>iiw/<,<;. 34; IIaovl Glauko. 
ttM-, rii.. p. VS. 

3. lj«sclaU-sdv jcHir ilela raptivii^ vt <|p la lilM^nition Jv Mayeul peuvent 
ili'-iliiir? n[iproiiim»livnn<'nl d'uDo anociloto rflp|w>rlt^ par Svms. I,e 
tint ami t cou^rs-^- en ^a posscsriimi. au milieu du iiilluKir, U- tmili iji- Mitit 
JérAtne «ur b Vi<T(|:t>. Koilitl<^ [lar »a lecture, il adrcMui îi Munie uiie fi-rvrnle 
f^Tirre, lui deniiinrtanlit'êtiv reinU en liberlv fi letnps^ jioiir vt'k-Itrer mi JHe 
(l^ l>avi]ttl numîlii-i) ilnchri^tiriu. Or, <lil le bi^tiiuphi-, il v avait encore 
Sft jnitni jnx[un relie lUlr. O serait donc Iv 21 ou 32 juillet qu'aumit rom- 
■■iicé«Lie.-iplivitP «le rnliliédeCliinv.Mnift Syruttnv dit pas p:>pr(>s>>(^nienl 
Maj-eul formnoe tipu le jour même oA il tomba entre les mains de» Sar- 

Cïnuilkla finir d'nnn^ de celte «ifilivilé et de* «'irfnemenls ipii en furent 

Ik «W«séi|uenee. elle n'est diiwiemenl donnée par iiin-un le«te. Mais Syrui 

(»l«« If fait an retour du voy»je maivpié |i.ir In réforme dos moaa»lvi-c« it«- 

li^x», (Ir leH aclrs ilifilnmaliiiuir^ >|ui eon^wierrnl celle ii^runne sont du 

[>«-« uti-sip* fie l'an •7S iJAVff. n'STfii •.iiUnni* I !Hfitnrn.ila.p. 558, n* 410). 

l.*? rviniirdit wiinl e«l iliini' ite 971 ou peut-être de UT.t. M>i« des données du 

r^^il de Synis, il r^iiUe, oonime je vicos de le dire. <(uc la captivité du 

«•inlM* plftcc entre le 25 juillet el le 10 aoàt d'une anntV iudi^leniiïiiéii-.Or, 

Ir^jaillet {173, Majrpul e«l â Aiida-I'lmpelle. où il oblienl de ri>m|ierctir 

Oltoit II nn dipliVme de «oofirmalion des Uien» de l'aldinve de ['nycrae [ Ollo- 

"'• lî fiip/<inir>/i», p. «1, D' Sll. Donc il sapït de l'année 972 11 y ah 

roUnite i]Ulieull«'. Au retour de «nu '«-OTag(^ tm llnlîe. May«ul aurait été 

■ninKml«u<V4'ment ari^li pur un iu>ng4> de In moH d<r tVmp4rreur Olton et 

'*l*>-<inc mourut ([u*cn mai 9~:t. Mais l'acte cilc plus liout eni|H-cli« de 

'**«trr jas']u'd cctir riale de juillet ^3 l't^paque dn retour du faint. romme 

l'WliriLnn, F.infàtt^ H^r Surr.irpni'n in ili'r Srhirfiz. y. Ij. On |tiiui-niîl 

^ui|n*part Mipponer (|ue cî'lte vi«tno se rapftorle i la tnm-l d'Otlou ll.^tur- 

"*■< en OH.l, iiuc {lur ftuite il fuiil pUcrr Irupuliiion de.i 5^rni»i»s va 983. 

1b> Syra« >li»tin(.'ue In mort d'OtUui 1" el celle d l>lloii II, ol rnranle 

Timt^nlleiléct^iintlon II fui pn^lil |i.ir XtnVi-iiKalni-^ '1 

I iiupi>é« de l'cMnpereur, c'i-i.t-inliic djii» I él6 de I 

l'MtMtU hipiatmtla. p..1ftl, n"307i, KnVKI, en ouItt, Man>nl, «u in»» dr 



1(M> CiiTiviTÉ m: sai.vt MAvevL f97â] 

Mnveul lîtaît en Gaulp, pI même Anns In chpé( ieiiW Inul entière, 
un personnaf^ tn>p cmisiiléniblc |iniir qti? sii ciiplîvili^ pns^At 
aussi inappr^uc quo les mussacreii do pèlerins ou le» pî)la(çes, qui 
avaient ôIlî jusqu«'-lû ii pou près impuissîmls h vmouvoir le roi et 
les grands du rovaunio de Uom-Rogne- Provence. Conrad et 
Malhilde n\'aienl pour lo saint personnage presque mitant 
d'olTection qu'Olton et AdélaïJo ', et d'autre pari, siins parler de 
haul.s !tei(;neur» de l<i Buiir).r(>K"^ TnitiviiiKt' connue le duc Henri, 
frère du roî Hoberl. ou le comte di? Chaunuis, Lamberl ■. Mayeul 
firnible avoir élè uni nu puissant comte de Provence, Guillaume, 
pnrutilifii d'amiti»' p-irticuli^rc-'. C'est (luillaunit^ aussi ipii paraît 
avoir jïris la téti; ilu niiiuveinent (|ui se luitnifeste à cette date 
coulre lex envahisseurs. Iji biintle <|ui aviiit ciipluré Mayeul, 
peut-être harceltfe dt-jîi juir les habilanls du Valai» ', s'i^laîl 
mise en route pour regagner le Frainel. Ue comte de Provence 
rflssiiillit<lurant sa marche. Les miisuliii.ins tentèrent en vain de 
se retrancher sur une hauteur ■'. I^eur position Tut enlevée pjir les 

mni, étnit encore h T.luny [Chart'n ilf- Ciunif, ti" 1633). Il tiuniit vii bïtsi 
peu ilp Ifrinps (tour »c n-iiiln- en llnlJi- el en n-vi-nir MVHnl If 20 jiiit- 
lel. Il fniil cltmcnilmellie que Synis se sem Iromp.' et «uni rapiirorliP <lu 
rOcil (il) [laseo^c d« son lici-nt [Jitns lus .M|i<« <in év<5n<tmetit ({ui d'b pu m 
produire que l'iinii^a Euivantc. Ce iiui iirouvetl'a il leurs que le»tloniM^s de 
Synis h eel i-^aeà soni \m peu vagues, c'eul qu'il (ait parvenir ft Mayvul la 
nouT«lle<Ic 11» mort de ]'eni(>ei"e«i" en Provence, alors «Jtip le saint, aprè« M 
délivrance, rcvîonl fa Quu.v. P'milrL- pari, comme la ictHurqué ^ackvk {Die 
CUminrrnxi'r, t. I, |i. âîti. il nerail inn(Uni%«ilile. Atant tloiinAt* 1» nipidîl^ 
Hvec lat|uel]e«i' pmpiiirenieal le» iiouretlev im|i4)rtai)teH, rpriin |ieT«iinna);e 
tel que Mnvoul n'iiil Appii» 'itie <lnnti lu eeronde qiiintaine d'aoAt unAvi^ne- 
menldu mniH de inaide la même nnniV. 

l. Odii.on. Vitj .V,ïi<j/«. c. 13. A.A.SS. ]tolt.. Il mai, 1, TT. p. 088: 
" AtTectu el non dixsimili volo ('onradua, «upmdictne impei'atncLB frater 
u iiobilts i;t |mcil)fti», eJMs'fue .Miitliilili» nobilissltna coojux, ■|uïnlorri'ifueo- 
« tiuN fncirm eji» cernetiniit liuilo ampliim in e]ii:> niiKii'e crettcelmnt. » 

t. OniLon. VilaMaiali.c. 12. ]■ 688. 

3. Sybcs. Vila Mnioli, c. r.5; \'.\i.r.*)n. Vila Mainli. e, ïï. En 9f>â, MayenI 
aiMÎiite.^ nn plaid tcnu|uir lecomle(îuillauinef^n//i«CftWM/i'<ina, t. I, col.Tlt, 
Olui-ci restitue i l'abbavr de Cluny In terre de Valensole {Charlrt dr 
Clont/, n«183'), et lui aniîl donn^ i>(>alen)anl le domainede Snn-ians .iliiit., 
n' 2S6ft). .K »u morl, c'esl de Mayeul qu'il roulul recevoir l'habit non»»- 
li<(ue (OinLos, Vit» Mni'ili. c. \t\, 

\. C'estdu moin» aiiihi i^M'il Tanl pr»lnl)leni«at etiteniire le « ma^i* ac 
tnai>ift qnotidîpdiiin laborarenl incnmmodis ■> dp Svrtii; f t'itn MltioH, I. Ul, 
c. 42. p. «ftO). 

5. Sur celle lintaille.cf. Sriu-s. i/ii(/.,qui ne »eiuMe pas)HHer de ccllv« 
qui AC lirr^r^ni au Frainet : « Verum nobtlissiinl rirî dilali »poliÎB. ina^s a<t 



MWâj 



KVPTLHIOK OEH SARlUNISlH 



101 



JïUens '. D'itiilff |t:ir(, ilaiislu l'rovoucc iiiéinp, to fi'ëri' doOuil- 
?, Il' cumtv [IiiuIkiuiI, nvcc l'iiicU* fl'Arduiii, miircjuiii h Turin, 
ï iiviiîl (li'jii ou II IiiIlPr de «.ou vMé coiiti-e le» SariTtsitlH ilu 
Fraiiiet,fr'j>riMi:iil coitlrt* i-t's ileritiors In l<>iitutive dt'jA dpux TuIk 
I infrucluruimnt:-!)! cssa^v^e. Fuvor>»rti, s'il fiiul on croiro uiic Inidi- 
h^h a«*^« ppu Mire, par In compliciti* rl'tin traîliv ', l'cnlrcprisp fui 
^^Ue fois couru 11 tit'i' de siircés. {.va uliit'tii'iiH rt^iiKsjren 1 ii ne 
^^pdrr miiitn.*s<lv In forlrri'Siic, ou de rpns4>in]il« de fortere.Hseit 
Fâtfv^s par les Samisius dans le voislim^ de Kr^jus. La plupart 
: àt* inusulniiiiit; Tuivut miisKiicn-», et [)ucl<pic»-unâ sculvmcnl 
^^lapptTviil on consentant ù recevoir le boplêmo-'. 

^^nii};if •)i)i>ti(li« ilurFi Ulmrai-i-ul invommoitlH ad FnxtDCtum |>pr euiiKUctn 
tlpvU i-i|H>lt>ri.' {ir<i|>ri(i ad^jn'ssi 3tiiil4.'ubiliii. Tutnrero itChriilLAiiii ilincre 
intui L*x|>1ural<> iler !H-<.'»n <luni pur Al).<^-ï muni tut>iviit noiilo, Htigivr su 
itn itn|N:-lii viuiicnliiini fluriliiiH a loii|j>i- i'irr|HTtiiil Honiltiiii. " Suit li> 
l, l'ii »lylH [t)ii''lii|iii>, rl(> tu iMlnilIc, l.i- • )iriim»nli)rii Mipi'i-cilium » ftur 
iirl *i^ (ni'lirii'iil ii-n |>ii'i\-n«, usl itnii» Iv» Alpi's, Pi cv U-rliir de il«S«i|j^itO 
II- Kniitii^l, 

r^cil dp Njiliiou, i'iln .Vaio/i, c. i\ |t. M(. eut licuucoup uioIub prt- 

' ^r<' itit{)Unv titlil hucvi barbam-!» «|ui>il ii)i[iii<li!aU>r commiAeral in 

l>vi. TniiU ('4ivte»li^ utiiniadvtM^iti i-'t riiiilk'la iucubuït »uper eo» 

'tuli lI|irii«tlaiiM-Ofiit|>iralîo insiirrcxîl aihiTMiit tMN, ut |tiirlim niiiiia 

■liacii, iHirlini ^ladii» iiblriuivuli. otiincK fore qui uiniiUK lUfrrilfgHK 

l«nil<-ntnt i» riniiii Optili'lcl! iMrilrrdo moili» lftll<>r«Dliir. Via <pioqu« 

. «luam (liu »iirvi»»liiiD lalmnutn tnaiius occii|i«vvra( c( in aoliludinrin 

HP rtfdp>!Pt:tl. comiiiiinilt fnoU «st el ifuivla. ■> Rkixaiio. Invatioim lir» 

uni, p, lUVi. N tiiH il«> croirp qu4^ l'ospulsion des SarniKÎiis ilii iiraiid 

l-llrrniiril ool IHr» «ntéric^iiT i (x>i î-vinemcoUeldc la Iair« remonter 

in'h raiin6r9«0. 

J'ijfDorcaur rjiiolMflrgumenlfi peut s'appu>ier rbypolhè«> de Rbimauv, 
tiiM» iii^SArr»»tnt, p. 207, t|ui plaide il«nit le roii)iDa(;ed<> Dnifruigaan 
en lie In ttaUîlIc livrée {hii- liteomlii (■uîlUiunie aux paîenit, 
KItnHt. .NW.i/i'riWiw, I. V. e. ift. II _v n ibi»» le C/tronieim .YuimIw'iwiw, 
|kMir la |K'ii'>ile '|uî iiitiK (leeiipe, Intji iriint*<^tctle« d'un caracl^re 
ni|ji)c¥ pour ipii' l'on pui^iK* itdtneltre eellp-ci kbiik n'-Kerve. tJerlains 
du récit ^vcngeAuce i lu •'tiite d'une hi«l(<ire de femme M^duitv; m.* 
rueheni deee iju'od trouve diinn In Vie, ^railleur» snri<i valeur, de sRtnl 
DN ef. in/ira, p. 10:t, n. 1). On pourr.iit eroirc ipie les deux réilaclonrsnnl 
jM-nnlé 11 une ntêmr Irudilîuii. Mnllieurruseniviil, <.-<?tli- lii»h>ire de Im- 
kkiiainii un cameliTi' liti[i liiinal |»uri|u'd nuit puM^ilde de tirer des cuiiclu- 
iKiMik t\" ec eappmclienienl. 

Siiu'K, t't/A .U»iaii, I. 111, e. i2, p. C8I, lu* paraît pfl« parler deU prUc 

Fminet icf »upra,\: KM), n.ll). Nai.ro», Vil» .V^ioU, c. ii, est >»» 

. Kndi't (ii.Ancii. tlM. r, I, e. IV.c. M. p. li, ne |inrir aueonlniire ipie 

ll«-«i: •< ipsi rleni'pH'Snrraeent paiilit po§l,in loeti i|uiFratin«luH dicilur 

rrcHMt*i-li «Il «teri'itu Willclnit .\reUteniU'>diici<i, unini>ti<]Uf in Leevi 

irnini, ul ne imtia t|uldeni n-diivt in pntiiank. -• Il vu oUriLue donc 



(02 EXITLAION Um S&RIIASISIi [972 1 

Il oKl possible que d'nulr«s combnts nient C-tv oiicorc livrés 
ailleurs, que des ftirleresses i-Icvôes jïop les envahisseurs, ou 
des bandes surrasincs nient vie dil-lniiles en d'autres pAi-lies 
du rO}'«ume de Conrad, duu» les Alpes pitr exeiiiplc. Mais 
les textes qui |iuuri':iieiil (uut au inoiii» faire ttuu|Ki»iner 
des batailles diiiin les pn^ks Je Grenoble', d'Hrubruu-, deCiip^ 

touU' lo k'*^!!'^^ lîiiillnunifî, [tlits cnnnii (|i]0 6011 fivrc lUiis le Ni^ril iIl- ta 
Ciaulr. ()a n'iKUomit pa» les i-appurU de Guillauini! avec «uiiil MbtituI, 
aux inériti><idiii|U(>l oiialti'iliiiait le kucc^n île l'oK[iéilititm : ■■ jier VVilIclamm 
•• illn^triïiâitnuin viruiii l't chi-isliiinU^itnuin |>riiii.'i|>cm mi^rtlis tu'ali \lnmli 
" jit^uiii SuriMi'euoruiu ut) liiiuK-rï» Cliri?tiiiiiuruiii ii«|><iiiiiit ', ri l'on voyait 
ilaiiK La iK'fiiile ile« niii»utnuiiiN »»■■ (lutiition îiiHiK^i- |iar lt> ciel h veux qui 
avaii'nt hm- iiuilcr Ih iiiniri t-uv W kniiil ;N.ti.iH)D, Vila MnîuH, c. 25i. A« «in- 
trftire HuiiIiuikI ckI nomnK- seul, nvi-c Ari.luin. pnr l<> Cfti^m. .VurA/icienw, 
1. V, c. 14. Ilcsl lurt iiosMilili: queccsnil lii, île In (iml ihi cbiuniqurur ilo la 
NuviiluUe, une sinijjlo ami^siou, ii(>|)erDietta[)l ps (l'afilrnier ijue lîull- 
Uitnieiiii.il jmiL> iiueiin râle tltiiis l'uttscpie du Krainel. Il esl (Vfralouivnt 
iguestiou <lv In {«ri prise pHi- lui à l'expulBiuii 1I1-9 envalit>9Vurs ilui» unv 
charle-nolicc ili* t't''v<-qiti* de Fii-ju», ItieMlTii^, ilii fi miii^ dilO tdall, Chrini,, 
nucit*,, t. I, iiiKti*., cul. Z'i'\ . " Titii e»l u IJaiiiiiiu rncuIltiK eoueen-Mi ul i'X|M!l- 
•a Iciv» .\|farciios a |ihstiu>» liriîb"s.>- ".'(vu Jiccfpiitti» iil ceU-roK iiui nnU- 
'I te fucracit ili eKpul&iotie |ia);DUariim prvcellure», " et )>lus Uni on le trouve 
(judliTu-' «le • piilef putiii' • djii»uii3cle fCAarfw i/e 'J/uny.n* 2»C*). eoqiit 
prouvL- que, Hit>me eu l'i'uvuuce, on luîattrilttiail uti Kile diUitrexpulsicH] 
de» SurmaiuB, nuil pue e'iufusiuu a\vv la balnitk- livrée duus le» Al|n-A, 9Uil 
pni'ci' (|ue i-f ^iiril U■^ rorei'» l'éiiuien il<-» ili'iii frî-n-» (|ui uiit ctupurtv la 
roi'terf'Kse (lu Fi-uiucl. IU.inai i>. IiiPa*iant des Sarratini. p. IHiî. n tort ilr 
Tnire [li> la leiilntivc du eonitc llnuli^ud dont il e>;l qiieKtinn dans tii f^Aron, 
iV'jcafii'icRiic lin évfnciiicnt dt»ti[iel fi In cniiidc eupédilioii (]ui almutit k la 
délivraneede k Provenre. 

1. Cart. (/e fireiiubl-'. H. iivi, p. il.T ; ■< Po«l dv^truetioiicm |Mif>aiKimin, 
limiTiuscpi'iCOpu» edillcavil L-celeviain (jr;itiii»upvlîlniiuin. " Un doiinvKéoi- 
ralciiieat àtt- piinHti]^- le iiens .siiivunt ; Ihuiiiaélé lolilK^raletir du teniluîre, 
il s rei-onipiik kuu dioc(-si- 11 I.1 puiiile (le l'^pt^efcr. eu piii'tïeuliet TKwntiiASi&K. 
Hiâl. tics ltn<t[ihin» lif Vit-nniiii, p. 'Util Auiv.j. 3ilni8, cuiutno le n>nuri|uo jtia- 
Lcmcnt Miiii Uiïi.i.rt [Kenrui'n crUitfut: tir» uhJerfiunM foaln>éfs conirt la 
charte XVI. p. 27 1. ce flélail ni'^ re««iorl pas elairemenl du |>ivanibulr 
[ce qui d'ailleurs [rempêche pne l'auleur i|ue je riens de eilor d(> clierclierà 
juvlïQei* Iv rûle tiiiisî utlribuàà l^m-u' . Ilîeii ne prouve uiéuie (|u'il y ail t'u k 
pmpreitieuL p^rli-ceipulHiuu de* paleii» du dîoi-i\se. 1-e terme de tlrtlruclin 
petils'uppliipiei'H U <lifip»rilaui<li!s liiiad«^ilun( le et-iitte éUil m Kratiiel et 
(]ui rnvn|{oaieril It'n Alpes elle pny» voixin. le reviciidrju d'aiUeui^ plux 
luiu surec raiiieui pi-£iirnl)uledv la churk- de aaial Hugues et Mir les |>ulé- 
inic|UL's auxquelles il adonitÉ lieu. 

S. Sur la prtHendue iM)iii|ué(v de t'BiHbninais parle cuinle Guillsauie, dont 
il n'est ijiiCïliori que dau» 011 dwtameiil ti-è* uiudcroe. et. Uomjn, Ttitlcau 
tùnliirii/ur 'ira llunl'-.i-.ilfH'i. Ji, î. 

3. Puni- lu lriiditi<iiie(>iiHei'vi>iMliini>r(iflieedeMiHl Denielriusdu Di^viftlre 
deGap de llUtt. Toi. HfA, cf. ibhf. 



[972j 



fiXPi;iJ)IU,\ OKS SAAKAJilMt 



103 



ou de Sisleron * sonl trop 5us{n>cI.s - pour ([ue l'oa puisse 
rn tpnir grand compte ^. (le qui r»t cfrliiîu, c'est <|Uf lu re> 
prÎM> du Frainel |Kir \es sfigneur* pi-oveiiçaux inartjue une 
dalf djtn.s l'histnin' du Midi de lu Gaule. Avec Li cliule de l» for- 
teresse »arr<t^iie »c clôt cette périotle de quatre- vingts anné<>s 
environ, uù toute vie avitil éli^ pour .linsi <|jrp NUKpoiidue dans 
les pavit »ilut'> entre le Hliôiie. les Al|i«*s el lu mer. C'est 



1. F*oiir le p*y» àc Sislemii, (■ l^frenilv jirvle i saint Bovon oti Boboti, 
aulTntwnl iltl " llt-uïr» «le Nojent •>. b |»ri>r il'uiif rurtfrease »nmi»iiic. 
Unik (a Mliisliod ■!(> n'Ilr-ci fttt vngttp. et il N'n^il <uiiiis (Inulc ila Frninet 
tdi-mrtni-. U'attlff pari la Vila S. ItoIx/nU (.1.1. .SN. Hoii , SS mai, V, 
p. I&S i.-ftt un docuiiiRnt sans valeur hblon(|ui* [Le ntyaume de P/vt^Hct, 
p. ttî-ïM.. 

£, Il fnul «ludlcr k cok le\le& |iluit ou luoiiiR a puer \ fil) en iwlHliT* fc l'es- 
|ia1»i(Ki ilvs Siimuns In chiirte •llrvlonl k- rûlv juué «Un» ce» év^^emcnts 
par- Gibrlîn dr Grimalilî. ■• Cri acte h éli- ptit>lié |Mr Ri'rrt. //ûf. dtë 
ntmtndr Propenr*, p, Xt, •■ i>v sullit-nlieit nilwo KorojulienMs (•ccteKÙe 
fol. I23*>l tr« lil>r<i i;»i)f>Io(,'ûif Giim-tliliio ^^ntis -. et d'a|>K>» lui par 
Bni'Ji» Jtùt. lie J'i-'icrnct, 1. Il, p. i). Su» nutlifulieitr. <l^jSi eoiitestéc 
par P»!-*!!!, niât, ilr l'roreitrr, i. IJ, p. 1*1. diSfendiie pnr RKi.t*i't>. /nrj«tona 
i/n Sarratint, p. SW-aiO. ni? ««ur.-iil i-trv admise. Sur d'Dti Ires prrli-iiitunii 
Tickiirc-s ixrmporU^ pair lit cJircticim, en pnrticulicr pnr ï(t-rolil Iv Soxun, 
U' fabuli'iiK ■ncî'li'c de In maison dcr Snvoir, cf. le inrnioirc, d'uilleur» esli- 
CDAblf. lie L.tNBiiiiT, EuMtnur tf rflyimr inanirî/tnt rn Pnippnrr. p, 1 3H-1 33. 

1. Il faut si^natcr au&si 1» nVÎI d'KKKKittiin iCttut S. Htlli, c. 3; .Von, 
fitfm.i ■*i^.. t. Il, p. ttO d'npn'-» leipiel Cuiirad aurait r^uitst k fairi* b'vx- 
Isnaintr riilrreui liii deiii tnindt-k Igarlmi-e» en pronii-llantb cluiciiti d'eux 
saa aUuinct- cl dv* tfirv* apn'-» la di-failu de r>dver94Ùre. hh iletilniclion 
•unit ^Iv coniplèlc, »clicv^ par le roi, mnasncrvitt nvro s«it troupe-» vain* 
qimr» et vniaciis. et Tendant comme c»clsTcn dnn» la rilte d'.\rtra le» drr> 
nier» EiinrÎTjinls. Ci> n'est cprlninpment ptts celte iKttaille, inconnue |ur 
ailleurs, qui amena la disparition de^ Sarnisias de I*rovcncp comme le 
prOtrnd KaiitiiAnii. Mai--ir.'ii)ectlol4< eal-clk' |)un-miml lép-iidaîre, oun-t-elle 
iIiu*li|Uf foiideiiiptit lii»larii(iic ?Ce»l cf tpi'il piiiiiit ini|ioHiiiMe di.' Mvoir. 
tV« l'-rudits (^onimi* (Iiiimii, Itrinrii'h II, I. 1, p. ilîA-377 on Mrvpn von 
k^o^Ai , dani son ^ition d'KKiii.ukni», p. 'J'40, n. I, ^cniient din|if>sr:t i lui 
■ Urtliucrunc certaine valeur liisturiipN-. Il en e»t île iiirine df lUviLioirr, 
lian^ Rull. ilf r.\e:irUmi' DvlfthintiU, II' w'-r.. t. I, p. TiiW. pour lequel 
1 iiriicine ikiTait un épiiode de l'invasion hon|cn>i»c di:' '.t^-V. l.os chrvni- 
rjucurs 1*1 coiinu> par Kri.t.rii, EinfXtle drr S.trf»trnrn indrrScAMvi;, p, |4, 
f^mitijuv le fait anriiileulk-ti en 'Joi (date épalt-menl admise |iarOKnt wakm, 
^XlfitnfiAu^ int \tillflaU''r p. 317 , el qnv e» «i>rail alors que la ix^itii' Itciiliv 
■nrail éié fonrêe du se réfugier dnn. k \a forteresse df Netichilel. .Ir no 
fwrlr pai« de Miixmui. Annaatrr iluJur.i, IKRO, p. ITt, qui place ik Culos 
le Ii4-a de lu tMilaille, ni du SnnrHT. Hinl. d^ t.tjon, i. Il, p. 313, <]ui 
rti donne le plnii *(i'Hl/'-|;iqtic. \jf- qnclio»* n'Iativcs aux ^rrasiu» du 
SmI dr la (îaute iwnt de celles dnns tc«qucllrs )'intii|{ioalton de« êrndit» 
•'e*t particulièrement iloimt^ litiiv carrière. 



ensuite seulemenl que reconimetice vt^rilablement l'hislotre do 
toute la partie mi^ridioniilf dp» ÉtittsdeConraii le Pacitîtpic. 

QiiellpK ont été, <\arm l'hÎKloire du \[id) df la FraDce, les 
r^sulltil!^ p| les cdiisi-qiii'm'e'* de rficcu|i:itinn nu di* la dévnstalion 
jiiii* 1l>s musulmun.'i, dunitiL iiiif pûrindt- de |>tus di> Iruls (juaris 
lie sièclù, d'uai? iiutiilile portioii dos torrituiros couslituant le 
royaume do Bourj,'»;,'!!* ? Kiiuto de docuniPiil» de loulc e*]>èce', 
ccsn^sulluts sont iiUftoz dilHc-ilos à apprécier t'^cactcmont. Jr croift 
l>ou cependant de tenter de rôuuir quelque» t»;nioigna(çes que 
nous pouvons recueillir A ce mijot'. Je me borne ft an<> revue 
rapide dos diverses portions du roviiunie de Bt>ur^»ji;'nc el de» 
divet'.s diocèses, pour iudiquer daas qui-llc mesure cliiituit d'eux 
paraît avoir eu è souiMr. 

Tout d'abord l'action destructive exercée par les enviihis*.si>ur» 
dnnH un ct'rtaîii rnvon a èti' certainement <^ii.sidt-nible. [,a 
jinrtioii de hi Prnvenee lit plus %'nisine du Frainet, ki plus 
expost-e par cunséqucnt aux incursions, c'e.sl-îi-dire le di<H:^s« 
de Frt-jus et la ptirtioii nrii-nlale de tclui deMai-seille ', piiratl 
«voir été atrocrnietit dépeupli-e. La cité même de Fr(!jus a l'I^ 
'K dtflniile par la cnuiuli* de» Sarrasins el réduite Ji l'état de 
désert, ses lialiilaiitK massjK' r^-s ou forcé» par la terreur di' 
fuir au loi» ■' u. A Marseille, les jKiiVns pénêtn-nl dans la ville el 
di5truisent ii ce qu'il semble le monaslêi-e de S:ùnt-Vii;tor ^ qui 
ne se relcvji coniptélement qu'au début du xf !Ùé>cle ^. Un peu 
plus au Nord, Sisteron avait (Jté pillée, el le voisinage des Snr- 

i. Poiii' l*l)i»toii'(! uiiViiK- c\v» invïiiaiiiiiit i*L de lu iliMnissioii Ac ceilaiRS 
levtuK, ]*• nii* Ihii-mv il ri-ii viijvr :iii Htiifuitini' île f'ruvfurr, ji. 2Vli et suiv. 
' S. Ka 'J2''l, k')^ clinnuîn^-s lie Vlur»('îllt' ntaicntiM^ nl>li)^<'-b (l'nhaiiikinnt'r 
leur rd§klcn<'t' {loin- so ri^fii^'ici' ^ Sniiil'tJorvdis ilc l'os, dans la (^inar|>iic, 
où le& élablit l'fli'dicv«i|u<- d'Arli-ti. Miinnss6s(Cdrfu/. ttfSaïnl-Vklor, a*l}. 
Cf. Le rny;iumt tif Prtirrniv, p. 260. 

3, Alua.xès. f!.iil. UhriaL/iwi*'., 1. 1, inntr. ,ci.>l.r(35. Pour les liiiiiuif;itaf;c» 
|i«rtii;iiliei-9relfilir7i k la di-vn^lniion lU- ilircrses locnlil^n du ilinuêM;, cf. 
t:arfal. iti' Sainf-Vîcfor. n" 77, 101 et S69. 

1. CaNui.titHaint-Vicior.rfiUM; Galt.CkrM., \. \,oa\, Wi; DlTffAVb,. 
Inrnthnxde» Sarramii*,p. IfiS. 

3, \ila harnt. c. ni, ,l,'I,,SS. tien.,taee.Vl*, p. 5!tl.1sara ((|ili devint plus 
lai-d nlibt' de Sainl-Victorel mourut en lOïSjnrnredaD* le monastère el U 
»ii |)uiKi«frii1ril>U3(|ui, rcâlitiilurrcriismoiiiiiilcrto. IIm sali»re(;uliiTilt.Tviverc 
rr|ieriiiil,<-itiicU ii('rciinclii\il". Mni^ IVvt'(|iit* dr M»r>cilli- lifiminil,aii<]iii;l 
uu nlLriliiic <lt*ji) In ivKlnuuliiMi ixi lu rL-C(>n<«lriK-lion de l'aliliflyc lO/'/tf/. tff 
S»înl-Vielor, n" IUI)j,^Uiil dcjii èvc'jMtf va 'J-tU. H no fuul (los |)rondre i»8p 



COMl£(JtKXCKK Dl' l.'lXVASIU\ l-IA l-HUVKXCi; lOS 

nuiios a|i|iarumatt cuiunu' li'ltcm^iit iviluiil:il)U> i|ut> révèqut^ dut 
aKtntlunnor i^n cît^. et qu« le itiègc (-piscuiNil «Ilmiil'iu-i [iri's (le 
\ingl années v^ieaitl suu^ hi mocaoe des lurhuros '. On ullribue 
i la tnvmc i^poque une de^trnetinii ilr M.innstinp. niiiîs le fuit 
»M loin d'élrt* éhdili -. .\i>:tiiiiinins, d'une m:intèn> gi'>nt*r{de. pour 
cptlf pni-tie dl" Iji Provence, ■• Imit uélé déviisli'. It><v^fflis4>.<« et le» 
t) mmiUNli^reïi déli'uits, li^s lieux loii plus fi-Hiles tniiisft)rnM>s en 
■ ik^sorl », et " le |uiys qui i)v»il cunim«nc(^ [Uir éliv rh.nI>il:ilion 
des bommcs c«l devenu celle dos bélcs siiuvagc» -' ■>, |>nr le fait 
(Ik Sarrasins exterminnlours ^. 

H y n lifu de fuire une pari ù rexag;<-rftlion dnns ces fomiuli^ 
inspinîcït de riCcrilure Suinte ■* ; il faut fairt de» révcrves, et ne 
pas ultrtltuer une Ynleur Inip ^'-iit-nde iiux e\pn'>:«iiHi» employées 
fur les liii^in^iftphes *• el pur les n'djii.-leurn de eliiirles en ^-nènil 
postérieure». C'est le cas nurtnut pour le» texte» c|ui sem- 
lilcniienl Hflïi-nier (pie (nul le royaume de Itnur^^iir iiuniit subi 
li*s mêmes rnviijces • et nurnit iHé piirtoul tr.insfnrnie m solitude •*. 
Iji piirtie méridiouide de:i Alpes fut trèsépruuvtV. S;in.s jutrler 
(il* l'iucendie de» muimstêreH de Ni>valab*e * et d'Oulx'^, de lii 

contAju^nL trop «■■ {m-<l delà lettre Ivs îiidicnlioDS de la Vie de snitit Isani. 
On |irul reniarqiior 4|up crl|p-ci «llHIiuc I* dexlnielmii du mnnn^térr nux 
■• Vaoïlale:^ ■■ ; le terni* est afisct rarciiient em|iloyi> au a* sii^trlc |»our d^§i- 
pn«r les S3rr»«ins cf. eeiK^ndanl C»rful. 'Jf S/titil'Vitlitr.a' JîiS: i- de^lriicto 
a '%Bnilali* nioiiastitho ■ i et s'applique en (c^nérsl aiii llHngnris^lcsWandreB 
d«>« ijh«n«i>i)f do gc^te . r.eti) {>eraiot de «up^oser ([ue l'IuKiographe n'avait 
ft&x vlcN iDva.iiunn de» " (lAÏens --. <(iir de^ id/-«-9 un peu vngiic^. 

4- Lhrr rvrl tir F*rtfrh* df Suih'ron, d.-inHAi.iiJt\f'.s. Oatl. l'.hritl. noria*., 

t. I, ml. <>!H>, el bulle île Nicoln« II <le (Or>0. //.///.. In^tr., cnl. r>3~ : 

^im riiiii i)d |>re6vu& aoc Sni'accnurum, ni-r KOtiHun) immineal Tcritas ». 

L-n Imllr donne |Mr erreur Ii celle vaennce dcl'(-[u>>e<)pat une duréicde vîiigl- 

*'^|i> *R<. au lieu d»- dix-s^t. — Sur la iniuâliilioD du eorji-i de saint Mapy 

t^Arrrviol'* de* |>*7ons,au t«ui|Mdel'évëque ArnouidonI l'épiscopalfte place 

*l*pmiiin4iliveiiienl dans )v secuad qiuirt du x* siècle, rf. ij»tf. (Ihritt. 

»«<«iM(/na, t. I. col. a«l-<W2. 

3. Rrv, tnr»tù>na de* Snrratinffn Prope««, p. ll]iS-IU9. 
3. >:tnal. <l<- Saint- Vietw, a' 15. 
t. l.ii'rrHàMi, .t n/it/MM/uwis, ). I, c. 43. 

S. Ceil déjb le en^ |tnur l.nTi-H«Nn,.ln/.iyvH/FMi>, I. I.c. i. 
I. Cf. NAii'.ob, Vila \tiiiuh, c. '£^, jKMir la bande >|ui oc<'Upiti( lo SAinl-Ucf- 
Mnl el I- in Moittnitiiieni redegernL ", 
*. i'Jtrun. \nralirii<nw.\, [V, c. U, qui |Mrle de b Bargundia ei de louts 

K S*it. >. li/rt V»U,li. I, I, c,3,,(ia. SS. Bail.. Il mal II. cwl.<i<HI. 

y VI. »upr-i, p. 87. 

h), l'.f. itui^it, p. 87 el n. T. 



doitlrucUyii ln>s (Imilruw ' tle la villp L'piscopnlc (i'Kmtirun. le 
tliucËxe iiiènic d'Embrun nvail rit- ravage, cl le» <lnmaîni>N dt- 
ré|j;lis^ aviiietit eu furi à souffrir -. Il en i^st ili' mcnii! du diocèse 
de Mnurienne ^et de IV;vêcli<*dc Tnrcnliiise, cjui L'iniiiurcaL aiutsi 
•1 Ips longues pei-si'culioii» de lu part «le» pjutfiis ' ». Kii ce qui 
(ouchr If diocèse de Sion, j'ai i)ark' di^jà des lexles relntiffl h 
S«iiit-Maurici'-\ et des inrumons des S;irr;t*iiis en Alemannie ", II 
csl possildc aussi ([ue le [mys de (îenève ait t^galenient vu passer 
([UelipieN liaïuleK «rcnvahiiiitRiirs. mais le setd lexte pcisilif à ce 
sujel est une insc-riptiim a|Kicrvplie ', On a nictmté qu'il eu avait 
étrille même dauK les nulrus dicief^ses à l'Est du Jura, que la 
reine Berllie avait élu coiilniintR devaut ces încursiuns de M 
relirer dan?; le château connu plu»i laitlsouï^te nom de NeueliâlRl, 
mni!tci:>tle «neodole paraît purc-nienl, U'-geiuiiiire ". Quant nu <Iio- 
cft»e deBeKîinvon, si les Snrrisins paraissent «vimp pénétré en 
Bourgogne nu VII r siècle '■', ri<'nne pmuvequ'ilen ailété de mi^Miie 
au X' et ce n"est que d'après de bien raftw*** traditions que l'on 
a pu avancer celle hvpolliêse '". Pour le Lyonnais, les tcxti;» qui 
signalent JcpasMige des Honf^mis", sonlmuctAcn ce qui conceroe 
les SiiiTBsins. 

Lu Viennois '- et le Vatcntinnis '^ nvaicut éii, nous le règne de 

I, tfrot/ainne tte Praveace. p. 21)3. 

4. Oalt. ChriêL, l. III, inftlr., col, 177; Lcraj/aumt rfe Prortitft, p. 2â4- 
34S. 

3. l-en texte» du Roman r/r Gxrin et de VUMmrr Jr tUiruiai de J. de 
(iuÛKT, cili^ |Mir IIkinai i>, Inraninn» itf» Sttrra%mn, |t. lAi-tSIt, comme se 
rap|ioi>t«nt 11 ci-t év^Hvmeiil ne ji«n»m*oiil d'oilloitrii avoir aucune vjiltfur 
historique précise. 

I. ttipliliue de Itodolfe III de Wfl, -Wwi. UUl. f'alriat. t'Jt»rl^>: l. I. 

eoi.aoi. 

5. Supra, V. «1-82. 
fi. Sii],r3. p. 9Ï. 

7. Ci'tle itiHeriplion, enenre ■dmise (■uniine nuDtuiiti'iiie pnr Kbllbn, 
Hi'ifSHf tfi-rSiirravenrn in tirr Seluceis, p. 18-111, Taîl nllinmn 11 uno dfi*> 
Iniclioii ilii itoiirg SHint-Pit-riv. prht ilr (îeiièvc. Cf. U^al<- Genrroi»t 

8. J. xo'H MGiJ.i:it, (ioneh. iltr Srhweiz, t. II. p. H7; Hki^avu, /nr^si'un* 
ile*Sarraiiin>i,\>. \H;vt. Kki.lkii, o^. i!il., p. II. 

ti, Khfy>nifon ait 7 it , Von . Oerm . , SS., l. \IU , p. l'a, oi Cliron. Jlow- 
tiarentf. ihid., t. I, p. i^l. 

10, Ci.Kiic, Eju»i hMorii/tir ittr ta FmH'-htt'ComU, 1. 1, p. 200. 

II. Cf.titpra. \>.iM. 
lï. Cf. tapra, p. 187. 
13. Ct.tvpra, p. 187. 



CXI.\Sfo'jrt;M'-KS DE l.'l>VASlU^ DA.HS LES ALPES 



107 



X»uis rAvcugIc, cxfKHM-s nux încursiuiis, muis rien ni> prouve 

|>«^|tir c-»;IIi-:s-ci »^ ,M*ieiil prolungvi-s au Mi* «If rcpoque ù luqut'IIe 

k*reti deux comté» *e Irouvèrt'nt réunis uux Etui» ilt* Oiirail le 

Pacilitiue '. Le Graisivaudaii avait eu plus à suufTnr, et semble 

^Toirélé d^[»eupM comme toule la réj^ion des Alpes. Les Sar- 

«nfiins avaient, au déluit du x' siècle. pëmMré d:tns le comtt- 

cj Avignon -, tniiis nous n'avons pas de It^moignii^rs de (invus- 

talîtitiK pour mie épnijuc plu» récente. Pour le comté d'Arles, les 

rpUsei_:;iienH'nLi funi di^Taul '. ,\ Aix, les altaipies de» enviiliiK- 

srurs avaient euntraint l'iirciievèque Odeiric à ulxiuduuuer »iOu 

ntgt cpùeupal et à vbercher ou refuge daiis le Nord de la 

Gaule, où il remplit ii Reims les fonetions de mt^tropolilaîii 

pendant lu •• miMonlé ■• «le l'itrclievèque lluf^ues. un enf:uit 

<ie cinq nnn '. l^i ville d Aix, ji on jn^er pnr un document Irên 

pufttérieur, aumit été t|uasi';di:indoinice duniiit un cerUiiu temps 

p»r iw% hahilniits ^. 

Niais, en somme, pour toute lu v»llée du Hhone, il s'agit 
'iocursionfi et de dévastations Imiporaircs ; d'autre pnrt, celles- 
[â Svembleut loulfs se placer dans le premier quart du x** ftiêcle. 
r|*«.>ur la iv(:iuu dea Alpi-«, la silnutioii pantîl avoir été très dilTé- 
ie-(«U, puisqu'on coiUitute tu prénriice de bandent snrrasîiies, 
jiu«ïn"à l'époque de saînl Mayeul, et les ravages exercés, l'elTel 
pr'«>duit sur lnule la vie sociale du pavs semblent «voir été beau- 
coup plus considérables, Tandis que nous ennuiiissons fi pi^u 
pr^sla sërie des comtes et des évètpies qui ^gouvernèrent au 
iT siècln les cités uceideiilHles de l'ancien nnaunie de Provence. 
ïl r I puur lotLS les diocèses orientaux uue liicuni-- currcspuudaitt 

t. Cf. lUfirA. p. S8 el »uiv. 

ï. SraiR. l'i/ii M:iiali. c. 5. 

* Ulv, lnr.tsii,n» lit-» Sarraiiin* rn /'rnr^nrv, p. lOr», croit qilt* «e fut 

"-■ ' les in«ii«^ioiib <|UL' le otonastére «le Saiot-Citsaircd'.^rlc» fui dépouilW 
^ 'cirine (If NtJlrf-I>ittac tlf la Itaniur. i|ui lui fui plus Lard n'stituce- jiar 
wOMitp (luillaufUf. Mais l'itcle ilo tvi^tilutiun lltoiiciis. Ilijit. ite Pror^ne^, 
^ll>p IGiutf bit |ia!< mt'nlimi •!(■« SaiTaMn». 

^- Q. Le Hinjauinr ilr /'ruRenre, p. îrtO, OÙ j'ai eii tort drtiepBs ne 
"Mbrr ah^ri nlliimalif «ii pe <|ui CAnceriUf Tideiiti fi cation irOiIeIricu» dc 
™oi*»vw U^ tu(pli(ir.\ix. 

' tu? chartt île 1 arvlirvi-iiuc Pirrrv, dc la fia du %i' siècle i Kaiu-ok, 

''■' 'nitinétiiittir l'aposliiliit ilr f,ùnle .WjrrV-VjiWrin^ en Pratvnrf. 

' -' Vtl npjirllr •■ ^iHli'm Aqn^ntiis M'cl«sine... rum Ndem AqiieDsi 

'~ '> |>ar luulUi <!urrioili> nunorMm in ttoliludinc p^rmantiisse •■, inai» 
*") ■tire ijue ce soit là uu cffcl des tuva&ion». 



108 



OOKSÉQUKNCt» DK t.'lNVâ»ION 



(i ]*épn(|ur (les invasintiK. Simii dniiLi; ïl «'iiffil du: réf^ionft g£né- 
ralcim-iit ]Kmvrcs ciiVloounu-iifN. Miiis it y a corlaî tiftnrti l coitûIh- 
liaii eiilri.- les IiiraKions tri rinl<Tru[ilictti d'/s si'rii'S «■()isc«iKiIe8. 
L'examen. îi ce point de vue, de» listes d« lii Ctallia Chrisfiana 
esl sigiiilkvilîf. A Difjnc, «n cciii»(ate une tacmie eiilrc IVvéque 
W(Ty i lileiiriciis'i, menltmiti^ en 81(9. et Kmin ( ICminuKi , qui sou- 
scrit un ncte de 1112'!'. A (ïlanJt've.H, nu ne cnnniiil p;i* un piV-liil 
«IcpuiH l« (indu VI' siiVle jusi|u'ii (îuigues. i]ui vivait en '.('.tl -'. 
A Seiii'ï, il iiV :i |iprs(innt* entre le VI' siècle et u« ^v^ue 
Pii-nv. d'iiillfurs diiuteux. t|ui .-lunâl véculil;i[în du x' tiiécle et 
:iii début du xC *. A Xicc, le catalo^aie tf|»ij«;o]>aI s'inLerrompl de 
"S7 il 99it '. Il t'u Pst fi peu près de intime pour les deux i?vêcil<^s 
pndirunfiik i-;ilti«'ln''S !i Arles, ptmr Anlibes. nû nous ne coQ- 
nnissonH cjue dos n(inti« ', et pour ^'en^e. dani Iva i^vèc|ues sont 
incunnus enin* Klie, qui nxsiste en 87!) ii rassemblée de Mrd- 
tnille, et Arnoul montiitnnê ou dObvit du xr sieele '*. lu suecession 
de* i'-vôques t?ur çe^ diver* sièges s'est d'Mic trouvée, sinon tou- 
jours complètement interrompue '. nu moins fort iiTt'(fulière. 

Ce n'eM [Kts à dire cepfndant qu'il faille t«nsidérer toute coite 
région comme soumiM- k dci coiupiénint» Kiimi»ius et occupa? 
parceuN-ci *. Ariiiversi* eu i-ITcl de ce ([uï ae piiAMiit iLtn» le 
yiay» d'origine des envahisseurs, c'est-à-dire en Espnnne, les 
nuisulmans du Fraiitet ne wi-niblenl pns s'être pr-<5nccup^ d'as- 
surer l'exislpiice dunp p<ipulalioii cbrétienne soundw. Aux 
envimns de leur forteresse comme diuis les Alpe», ce ne sont 
pandes conquéranls, maïs de-i pilbn-ds faÎNHnl le vîtle iiuluur 
deux, ce que les Xnrnuuiils iivaieiil été sur la Seine et sur la 
Loire au Lemp» de Cliarles le Cliauve. Le pii?anibule de la 
charte célèbre de «ma I Ilii^rues, eoninie ceux, de» documents de 
M.-irseille et de Kréjus, sont d'accoi^i pour represcnler le m^me 
étiil de choses, t'alTolement des populittions, et bi suspension 



1. (hU.ChrUl.. l. m. col, ttirv-lllft. 

2. liait. f:hrut.,\. ni. col. t2:t%li3». 

3. finit. t:hri»l.,{. in. col. 1S52. 

4. f.aW.f.'Ami.t. lll.col. ti75-l276. 
n. r.all.Chrini. I. in. col. llW-1150. 
rt. (inU. r.hrixl., I. III. eol. I2IB. 
7. IN>or SisliTon, dont lesj^g«rcâtt* rli^-iopt nn» vacnnl, cf. p. ior>, n. I. 
R. (»Mu>74. Vil.i .V.iMli,c. tl. .1.1. -S-S. IMl.. H mm II. |i. tWIMW. 

[KiHecc|ii'n(lanl ik>>' iiiulln lermniiiiKpnlin sb eis injuste |<ii!>t>4.-ssa '>, 



IlÉBl-LTAre l>K l.'lSVARION 



109 



contliliotiK rO^uliûtvK do rpxîfiU'iice dans l<> jkivk rn^-agé. 

l'ion &i^ul<-'men I il n'y u plus de gouvernement conital ou épis- 

copal ', ntuis Ie« .incicnx possesseurs du sol «ont oliasiiês ou 

«itrrtntnéjt. O nVftt qu'après l'expulsion dos SiirmsinK que l'on 

veoammence h outtiver lu terre -, cl les habitante qui s'établis- 

evtit dnns les chtimps ainsi rodevi>nus lilti-cs se triiuvent k leur 

tour dans la situation de conquérants, ou de colons sVlablixj>iant 

lrd<-s terres înoccup<^cs '^. Ils no succMont pas aux anciens 

»s«^ftours du KOl, ce sont des possesseurs nouveaux, («nant 

Iwira droits du soigneur du jKiys recouvré. I evêquc ' ou le comte, 

<iui jKiria^ entre fies lïdêles les terres reconquises. - Donc, 

■' lorsque la nalion jHiïenne fut expuls«^e de sa terre ». dit une 

llnticc conservée dans U> liarLulairc de Siiint-Viclor de Mar- 

fcille, (■ c'est-â-dire du Fniincl, cl que le pu ys de Toulon com- 

" menva à être peupU^ et rultivi^ par U-s laboureurs, ihacun si-lon 

• aes propres forces s'emparait de lu terre, et fi-aucbis<iuit les 

• ji»te)i limites de ses [losse^sions. C'est pourquoi, ceux qui se 

' trouvaient les plus puissants se querellaient et lultaienl I un 

H contre l'auLTe, prenant |Kisspssion d'autimt «le terres qu'ils pnu- 

i> 'paient, c'est à savoir le vicomteOuilluume.el Ponsde Fos. I^it 

1 S^ons, se rt-Midaul auprès du comte, lui dit : " S^^i^neur comte. 

.^ '%-nici la terre délivrée du joug de la uatîoii païenne. Elle a été 

remise en la main par don-nliondumi. Nous le pnonn; dct*}'reu- 

•• div, pour lixer des limites entre les chSteoux et les bourgs, 

I . Cl I ce poJDl de vue l'ialerruption dans le« liste* ^piscojiales me 

mît plu» Mf^nîlirative «iicoro i|uo l'abACnco de loiili* meiilion n'Inlive à 
fimile», CvT) dcrniori o'nvaieiii nul inli^ri-l à rrchiTclu-r d»-» - bon- 
ncian ' ilaii» lei payt if\[)aiM^» iiux mvn[;i-> dr« Surrasins qui dëïH*>tnit:nt 
te*» timu (-arulaiic, landiK <pir te» Mi>g«>K v|ii<>rii]uiiix. même lniiiHf('>n>s, 
eomui- le fui |Miil-i'tiv colui do Gi'cnoble, ^ulibislnirnl loujour*, 

*. Surtout en vigne». Ips pianUttinns d'olivici-s ne datent que d'une 
«V'iw «a peu poslërieone. i:f. Kumer, VTfntinai/Kgnrhiehtf iler l*m. 
"""■. p. W 

î. .\tii«Kl:i, tinU. l'.hrinf. tioeita,, t. I. Inslr., c<d. TtXt. Notice (Jv Ui lin du 

^ «tfïlp ; -1 Non toiien-Hl nliipiin (|ui éteint ut [ir.irdiji et |>fii«*rviione> quse 

1' i"f»!i(r eeelosim' sitecedep* debeaiil, «on sunl elaarlnruin paginac, 

^ir^ul re^altn pctceepta, privilégia quoquc «eu alia leitinioni», aul vetif 

* *WccQosuniplii, anliqui* pcrîerunl. « 

^ (jtrtai. lU (irrnobU. B. \vi, p. 93 : » Ri iden quin |inaro& inronlt 

* Ualalorott in pretlielo e|>îiieapalii, eollept noliilc*, inHioprt>« ol [Mupe- 
**>!- iQii^inquis terril, de quibu» bominibu» consolata c»im:1 (!raliano- 

'luna U*m: dedilqiie prcIi('lii-< r|>iscn|iii» illi« tKiniiuiliu^ caslra ad 
'I' !<im et terras ad lalwmnduni. . 



Rf»t'I.TAT!« DE l.'l^VAI)|0^ 



« cl lii lurn; cIk I Kjflî'iL*. Car c'iîsl a loi ([u'iliipparttcnl <!»• 
« des limiles.et de distribuera clincun cfc{uclK>n te semlilpni. " 
«I A ces pnmipfi, le comte dnona sun assenliiiient, el tnontanl ii 
o cHpvrI. il SI! rendit sur-lr-chnm|) sur les lieux. ICLnrrivi!' sur Ich 
f oonliii» du villu^c do la (Judif^rc '. il cnmnieiivii k sViiijui>rir<tet 
<■ pomîi des montiignes, des vallées, des coui*» dVuu. Apiv<lni 
(■ avoir appris, il lixnlcs bornes de lu lerre de l'K^lise. «ommv 
■> on le» trouve dnn-s In chnrte qui e»t dans U-. clinrirler de Saint* 
Il Victor, <li*iinl : » Tout rtM[ue je |ms!tède duiiK ees limites, vu 
41 cnncessinn du roi, c'est ri Niivoir les terres liscales du ntj. j« 
Il le tlonne ii Saint-Victor-.. "A ee |»>iiil de vueTtriviiKionsam- 
Kine u joué un grand ràledansie di^velup|H>mentde la rvodnlitO'nK>- 
ven^idi'. 1^ roi est loin, et n'a pat; pi-iK pnrl ii la « recon- 
quista -, le vmï maître du pays c'est wm lih^mteur, le comte 
Guilliiume. qui (««rL-ip- li? p;i_vs entre les chevaliorx qui luol 
nidédaiiR sa tfitlie '.et ceux-ci à leur tour, ]>et)l-^tre pourpn^vc- 
nir un retour oTensif des Sari'n^ins, le cnuvrcut ilu leur» cliA- 
toaux '. 

Mais CD dehors du ce» rcsulluts pour aipsi dire nt^iratifs 
indirects, l«s invasions sorrasiROs ont-elle» iuis»6 des Inii 
positives ? Oa a cru que des Sarrasias non convertis avaient 
subsiste' qui'lquL' temps dans les valK^-s des Alpe». ou ou ilébiil 
du M' .'(it'cle. ftiiint Bernard de Menilion en aurait, encore cod' 
verti quelques-uns '. Mnis les binffrapfaîcs du saint "-, d'ailli-urs 



1. I.a Cndièrr, Vnr, «rr. Tnulnn, cAnt. Beaiuaet. 

2. r.'jiWu/. •/••.Siiitf/. IV/or. n»TH, 

3. Cf. Miir ee finiHl l.tunmiT. H»:ù »ur h f^gint^ ntiinirifKtl i-n Pi-«r*nr^. 
p, irii-iri3, et Kir^cn. V''rfa*nin'j*'jf»t^hirhl*-<iri-l*r<tr<-nar, |i.tt7. 

4. Sur cres rai/rj) DU rnf/r/1.1 itiint li"> mcntiuii^ njijtainittHi'ni fn 
fnenl <linsl<>8 leslosdel» lin du k* «ièele ou du déLuI ilu xt>, cf. ^ ' 
op. fil., |>. Ht, ol uu c-^rtain nombre Ho (MisMtce4 de 1b Vila hnrni, où ) o • 
voit iwraiire ite [wlils seiiranir'^, posseespui-H Af (-|uiu-tiii\ . I', ftarnd 
c. TV. ivi. x»ti ; .1,1. -VS'. Hcri., *aw. VI '. |t. iliri, flMii. Ily n d iiîlli-iirfc. tùi>* 
entendu, de* mention» de ee* t-hAlenut pour tinu r|>rH|iip nnd^neureb cirif 
de l>S(M]liiion do» SomiBin», «•mmi> Ii* citlrum de tun, ihiol rn W"^ 
Conrad le f*BciQi|De eonOnne In poMOftiun à IVglise de 5i«leit>n l//i*/. 4^< 
/•>., I. IX, (I. tiUlu i I' inêineê|tiique il esl iiue^liuii de» toni^ do SaicK 
Koini iDki-ocms, .S4(n/-/r«-n>'(/i* l'rnreitr^ mi itm^n ^t/r, |». KM, du r>ii/ni< 
de Snpnon ifijrtul.'tAiit, ms. Ifll. 17, ''S. fol. ."►;cf. VHa S. SUnrlini Aptr*-" 
»«, c. t. AA.SS.ttfn.. Mer. VI', p. 9* . 

Z. UntHMo, Inttiniuitit iti'» S.trri*i»; \i lnli. 
6. .1.1. .SS. fhU , \Tf JMi) II, |). (OU M ss. 



LTUTS 98 I/KIVJI9I0?! 

^K~nnB grnndp valeur liisturiquo ', |>iirlcnt soulomcntdu cuUc d*unc 
•• iHale*'.lA> rcn sciant ment est suspect s'ilsapilde musulmans', 
pIuLûl i|u*'(t<> finitiquessuperKtiliew^eK que Itermiril aui'ailconlrî- 
S>uéùiilK>lir. D'siutre pnrt, ona voulu relmuver deRtnicett du séjour 
prolnnj'ê des envuluf^wurs dans certains détails de l'cthnogm- 
fkiiîe du Sud-Est d« lu Oaulti. Lvs ar^uniei)(fiiiivoqu<.>s, — particu- 
Eorit^ physiques ou noms proptvs ruppelont le souvenir d'une 
origine ninsulmane. — noftenibk-nt pas appuyt^g sur d^a faits éta- 
blis» avuc une critique sudîsaiilv ^ (^llucuiiscrvytioa nrs'cxplî- 
c|uerail d'ailkui-8 qui* .s'ily fivnileudans le» Alpes du vL*nUbli^ 
coloaie», de» établissement» arabes ou berbères. Or, on u vu 
(.]ue tel ne semble posa voir été le cas, lien est de même pour cer- 
tainn mol.s p«l^i8 dont on a cru trouver In source dans la lang;ue 
arabe, et dont les êtymolo^pes sont bien hasardées, pour ne pas 
dire plus, commis celles île ci-rtaïns noms de lieux '. Il n'y n pas 
plus d impurtuaccà altaclierk d'^tulre^ noms de lieux d»ns tu corn- 
pti^itinii desquels entre te terme de" Sairastn »', le Plan des Siir- 
rnsina. prèsde Modane •■', la Tour des Sarrasin» '. près de Vevcy, le 
>Iurdes Sarrasins. prèsdWvenohe ^, la Wiùteaux Sarrasins, près 
de Naiis. le Creux desStirrasins, pri>s de Delemunt '^. etc., ete. Un 



I. UuLfiiEii. SoarcnJf Chulntmlf Fronts. M, |>. 130. 

î. On sail cept'iiilaiil ([ue dumiil Itxit le moyen â<>e on a considéré les 
«niMulmans comme <li*s ailomtouni d'idoles. 

i Surlc^ri'lv* |H>[iiilain-9<(iii,daufi vertaïueslovalilés rapf)eUeraîei)t uumî 
If Mjuvcnir d(*^ rninliiit.t liviV» aux envahintirurs, cf. TIky. Inrattans 'Int 
S-arr^tint *n f'rrirrnr^, p. I~3, 

l. Je nt parle pu» du Kniincl, h'r.-niitrlum {expreneiofl arnhe «ignilisnt 
on lirti fitrlidé, dil l.^Mueitr, It^gii»^ inunirip.xl rn t'roivnff, p. 138] <lonl h 
la MiiU'de ll<>iK-lie. certains érudils modernes i nEiNAeii. Inraùitm drt Sar- 
'^■tiii, [I. liii; Rer. o/>. cit., \t. lOi: Brailiel'. dans les Mémttiret tie t» 
^"t^tf lin Anli'/iiiirfT Jf f-'r.-iner, l XV||1, p. 2tâ viil cru i|ue le» Sotra- 
•in» aTaiciil lr>ns|ii>rt^ le «wm |MirU>ut oii il-i élalilinMiiriil tin poslc, Km.- 
'*■. F.ÎM fille lier SartJn^itfn in i/ir Nrfciwi:. p. IV-IÎO, n pi^lendu donner 
^ étymolo^e» ar«b«» d'un ^-ertain iiomhi^ de noms do lieut de la Suisse. 
""'•îiitM. Annuaire da Jura, IBfiO, p. ITK rnpprochc le nom du Bugey de 
«lui de I* *ille algt'neune de DtiURÎe. elc, 

*. J'*tdfj4 en nccviitoi» iiproj/3wnM'*/*/*mr*iiM, p. 2j5)de rappeler ipic 
^ ^^raede •' Sarmsin ■' 9'iipplîi|uv su moyen ft);e ji Ivu» le» païen», m^c 
• <*ui de rniitii)uit^ clntttii|ue. 

û. huuuBi-.dans .Vi'm. i/e la Soc. dn Anli'futim 4/11 Fritice, I. XVIII, 

■ kuixB, Einfâllf Jrr Sarrar^itfit in drr Schieris, p. 31, 

1- Vmiii.MKn i>L Ciioi.'Ui, OirltMi'iiti/vtJur.inlim tie Vaad. p. 44. 

''. krutM,oy>. (.1/., p. il. J'ajoute encoro Poiiti'ettlnB, Pon* Sarriurena- 



1(2 



PKETENDIS UOXtîMBNT!» SARRASINS 



p<.)urr(til multi|)lif>r oeti exemple». Us ne sont pns plus concluanU 
que le<i prolomlus vostiffcx aroh«^ilD(i;iciues. Ic^ monnaies arabes 
trouvées en divers endroits de la SuisM, et qui datent en ^^n<^- 
ml du viirsiécle '. le.s ti-uviiux d'in-i^iilion donloci rc-acontrerait 
lu trucc iliins le Hri:im,-i)iinais -', les exploitntion.s iiiLuières dans 
le votsina^çe du niunt Vlsâ ' ou de [''orcalquier ^ les tombes 
Iwnivces cil divers points et en purlîculîer dans le voisinage »Ie 
Genève, iiinis dont rien ne gorantit lecaractèresarrasin '. ou IVta- 
blisniMiicnL d*iin sui-disiinl cndasirc pour Timptit, nnLéneur fa 
IVpoquc féodiilf* **'. H en e»l de nu-ntc des pn'-toiulus miinu- 
menlji sarrasins de la rt'fîîon voisine du Frninet, dt la for- 
teresse de PonU'vts ". du Hevesl*, de SHinl-IIospiee près 
Villefranclie ^. de la Moure '". de Tourtour", et quant auxcons- 
truclioiis que l'on a cru |>ouvo)r leur attribuerdans la réffion des 
]|autcs-.\I[ies, l'une l'La li;Uie-Mont-Siiléun **) remonte ii l'antî- 
quiU^ gallo-romaine, une auti% au xr siècle, et les dates des 
dîx>neuf autres qui ont ^ti- signalées s'échelonnent entre le xii° et 
le xV siècle. II semlile doiu- que les Sarrasins de Pniveoce se 
s lient bornés au rôle de dévastateurs, et qu'il soit imjHi»>tl>Ic «le 
leur attribuer avec certitude la moindre ioOuonec surle d<^veIo[v- 
pcmcnldo la eivili«»tion dans les puvs dcx bussinx du Kh<^ne, 
au milieu du x'sicclc. 



ruia J. lion, Sarrmrnitchi- Sinii-rit in tter SchtoeU, dau> Ansrijer /Sr 
avhwciirricfie (j'^^nehietile. Ittjlt, |i. tO-H). 
). Kei.i.iiii. ap. rft., |>. :!2-it. 

2. K.viaim-Pavsr.i.i-i!, dnua le Uull''Hn 'h PAead^mie Delptiin-yli; 1* sér.- 
l. Il, p. SflS. 

3. /Air/., p. S18-3Ï7. 

i. MiLi iw, Vat/uc/i- ttJtn* if Midi fif la Franei;l, III, f. tfS. 
5. J. (jossi!, .\itticr aar li'ancima ciiiiHi^rr» ttoufff* naît en .Satoi'r, cvil 

Jan» /<? e»n!>*n tir tinifvr, (\iir\n M^m. i-l ilnr tlrn. , I . l.\, p. i-\~. 

ft. Bi'Hoi-r, .yS'^in'ur.' rflnlif à an puînl .l'hinliùr* ttiral*, tUin* BulUl. li* 
l'.\<a'S^mi>- iJrtphin.ilr. UI- sériv, I, II, p.7ï-M8. 

7. Oiii.inntK. Di-ncriplion iJti iiioci*e de h'rfjm. p. i35. 

». ihiii.. p. gi. 

!). Nrv, inraninn*, p. Iftt. 

10. Uin,iHi)i?t, op. rit., p. lâS, 

11. Edi'iT.ii.iMi, //l'if, tlf» Kr^ijvp* 'h Frfijuf, p. lOO el 10.3. 

12. On iMiuvorn iim* lr«1<i dp ce* nifiniimeHK dans L*r>oi,tcrrr8, Topo^ra- 
phi-r <}rt fhalei-Mfft, p, il, cl um- <1 ii^cuBMOii \\o la ttuti- il<- Hiaviiii il'irux 

ilaas l)oN.\>, Lf* prHenilu* muitami-nd iiarrmiintde* UMutet'Alpn, dan» la 
Builmin de tu Sac. tf ôintln det linuliit-Atim, 190.1, p. 175- 198. 



CIÎAPlTnE IV 



LB Bft{S^E ne nODULPE II 



(993-1032) 



RotlDlfc III pnroil avoir sans diriicullé HUccédé k son père. 
San» «Initie il _v eut |>ourtiii , c-omnip pour Conrad, crivmoniedVIec- 
linn ri cI(T CDurouniTinuiit ilatis 1» cutht'dralc de l^usniinr ', mais 
sans que l'on puisse voir 1^ uutre ctiuse qu'uuv simple rormalité '. 
Quant è la dale du couronnement, elle est tncommc^. Le début 
du rvgnc du nouve»u n>i fut peul-^lre marcjuv par un vova^e 
cUns la Bourgf^ne française, où, avec quelques-uns de« préluls 
de ana ro^'aume. Itouchard, archevêque de Ljon, Hugues, 
iv^uc de Oenève. et Henri, év^]ue de LnuKinne, il ntit^î^tn ii 
l'élection de siiint Odilon en qu;ililê d'abl»} de Clunv, ou tout 
au moins de coudjuteur de Maveul ^ De là, il se rendit â ce 

1 Difil&me précité <lu 25 ao&t lOtl pour l'éifli'M' )le l.niiftaiiiie i,i/('ni. ei 
Aie. fU4N,. 1. Vil, {I. II. " titii [lalcr uottter niM(|ue ftoftl «uni rwfjralfu) elec* 
bowin el b^ncdiclioncm arlrpli«amiis ». L'avèucmont il^ )to(lnir<^ III prI 
BWDli«an6 a l'anm^ 99t (wr IIkhma.in hk Rcichkkau (Chront'fue. Mon. 
'''rm , .SS.. I. V. p. lit : '■ Conrado rege|niurluo... Iluodolfus filius ejus... 
'^IMm ibi Domcii per annos cîn-ilor XXXVIII occujiavit ■>'! et jiar le Citron. 
^'owiettm nnirrrtnl-- iihûJ., l. XIII, (>, 6\ 
i- Cï, tnfra, î' iiattit*. cli. i. 

*• Lri (Inlvik ■])•» tti|>lnini>ii ))i*nueLU*nl ite flU|i|K>«er (|ue le |>oiiil dv 
'''[Tl il^an» du K*f;n(* s élc ppi« 11' |>luK KouTfnl à ta mnrt 'do Cunrad. 

•■ Qhart<t <lr tHaiii/y n* ltfj7. L'aclc n'est pa» dalé cl les loxte» narra- 

^ '*v ilonneiil pas la date do la ccMisAcralion d'Odilon. \,' .\nntU*lt S»xo, 

'jN la tiiH eii Vvé. SioEBcarT de (iKuuLot^x, qui la met on 093, In ilhronolojfiit 

'"'•ûei;n>i(|0r&/ioM<'r«Wi/nH«ifni(i>, col. 1020 1, i|ui laplnvven 9t>V,>onl dM 

~*^*» Inr» piralMnir». Ellr a lïcii ilii vivant t\v Majt-ul qui ligiirv dans 

'•<W. Ht cboÎKit Odiinn pour l'aiiMtiler •• ne iiiMitenli» nontrr inHi-milati» 

"w drlerCM»! i-l rrpuUain in aliiiun imltaliir -. (If. VHa (idîliiiiiit, c. iv : 

' ™Manl« vcro morlisarliciikilMnycul, doinaum Odiloorni !>il>i»ucc<-s»oi'Cin 

*'*t>l aUpit? pfDpriaï nvtfs llomïiio ft »ibi rdt(|uil •< ; elle eM donc antai- 

'^'r au 11 mal 4tfk t^ prt!M>nce de Itodolfu III pemel seule de dirv 

^'elli! f^ ,|e ta Bn de ni, nu |>lii» tôt , Cf. J^nniT, S*int (MiVon, p. 8S-VS. 

IL I^>TrMlll■l|. — te mjranme de Bourgogne. 6 



i\i 



U "JTK r.OSTIIE U'.t. CMAMPfi 



qu'il nembip kVieniiH. où on le Irnuve le 12 Janvier 99! 
^1 iiifirs de tu même année, il séjotirnail dniiK uiil- lui'jililé Au 
nuiii de Sittzo'^, et, il lu rtiquèU; de son frûre Itouchard, arche* 
véque <le Lyon, accordait à l'ulibave de SninUMuuricA l« 
eonUrmation d'un domaine qui lui avait, jadis élé concéA^ mr 
le poî Conrad ■'. On ne sait du reste si, ii l'exemple de 
Conrad, il pousBn*M>n voyage jusqu'en Provence, et jusqu'ï 
quelle date il le prnloiifîe». On n'a de nouveoux rcn»ei(îne- 
ments sur son itinéraire qu'à purtir de U%/'IU7, et daU5 les 
dernières année? du x." siècle, c'est dans la partie lielvèliipic de 
sesKtatsà Saint Maurice*. il Vevcy \ à l'ayeme ", qu'il ]Kira!iavoir 
excluBiveiucnt résidé. 

Né saiiR duuLe uprcK l'année illKi ', le nouveau souverain élail 
jeune encore lors de son avènement. Hermunn Je Hrictii-'nuu 
aci^'ulc Ji son n<Kii, dès le récil de la première année du règnr. 
l'épîtliète d'if/imvu» *'. et la plupart de» chroniqueur» 6out d'.ic- 
çord avec lui pourjuslifit'r le surnom de Fainéant", sous lequel 

ï. Diplôme i«>ur l'ubtiayode Saint-AnJr^ {f'.aUvt. fh Saint-Andr^'ie-ffv, 

2. On peut sonner *.a\t k Sia», Di-ôme, cumin. I^-Hoche-Mir-le-Uui«, nrr. 
Nyonçi, cnnt. t.c Quin, cnit n Srict, Aiir les lK>r<ls du Inc Lémitii. 

.1. Aun&iiT, TrésQrdfSaint-Miiijriff, p.i\i. Le dipldme <»( daté dr MI3, 
mniK II! 31 niarsdt ecllr atniécConrnd vivait encore. L'acte doit donc fttc 
re|>«ii<^ im 31 uinraMi. avec une erreur sur 1v chilTre «les années de l'I»- 
coniotion, ou un point de dôpArt prî« >ij;>r)-ii le ^1 niai'A. 

i. DiplTune» du HV janvier 996 jfour Suinl-Mnuricc Mon. //t*V. Patrittt, 
Charine, t. II. e<il. !i7i. de yi36 [tour r*rclievt-<|uc de TareiiUine ihul.. 
l. I, col. ion, du X r.i»rierO»T-ll1i« pour l'église de haiisnaac [tinK . tihrut.. 
I XV. iu!>li'.,coL l>U). de W7 pmir AnocIfaef.Vf'n. ri t/w. rom., l. XIX, 

p. r.r,2]. 

r>. Diptftine de m» pour Cluiij- {Ctuirlrt i/«- Cluitjf, a' 3460). 

6. I>ipI6mi> d^- 998 |iour Cluny iibid., n" SMS). 

7. Cr. nafiru. p. 80. 
H. Chroni'iur.a . 90t. Mon. f.Vrifi. .S.S"., l, V, p. H* : <■ noudi>lfii>i li 

ignarus. ■ Il rt*|H>teit Iniinée Ut2i\iliiii.,p. 131 ; : n IbiudolfusigiuiMi^ Ri 
giindtne rej^ulus ■. et W Chronîeon Su^rirum imir^ruh {.Von . Ofi'm.,SS, » 
1. XIM, p. tl9). dont le Icsle nul d'nilleur» «-n rnppiirl» étrmltt nvi^ vrli 
d'ileemanii, diwerne au dentierrai de Il<iur|inuue 1» même épitlu'>ie. 

». VVieos ( l'i/n V.huonr»iii, e. B, p, 23; ne raociiM' de innile&se t[ii^^ 
durant Ml rietllL-ftsc ■■ dum in scnectolv »u» rc|rn»in mollilcr Irsclari-l — - 
Thiktiikii tt*. Mkiihkuoiii& [(^hroniifUP, 1. VIIL c 3D, p. 210) l'appelle '- hmA -" 
liset cITemrnnIus ". .\unKiii i tli" tlh-rutalrtfmpnrum. l II, c. M. .W«n - 
^iVfrn. .S.N',, I. IV.p, ~IC)lui repruelieaiiHsi trop dedrkieeur: - iluodciru «^ 
Tc\ Durgundiae propter ntaniiHeluiliiicui et iimoceDlintn vÎIhr a ()ui|>ii»d>>(' *- 
pfiueiptliuaeoDleuipluKeitl. " Le nècralof^e de Latntatine [item, ti due. mm^i 



ixTTK txatne les naAsos 

T^odolte III e«t connu daas l'histoire. [I est posnible d'atl- 

l«-urs qu'il ne le doive qu'A ki conduite ultérieure, car il 

eM^mhle nvnir au contraire voulu commencer son rè^ne par un 

■lacLe d'énergie et par une mesure iliri|^ contre la tiohk-si^e 

laïque, deveutio do p1u<i eu plus enviiliissiinte. Peut-4>tro vuyait- 

il \c d^io^er que pouvait faire courir à son autorité la conslitu- 

tinn de vnstes unitt^s fcodalcs. formées du groupement de plu- 

meurs àe<* anciens comtés carolingieDS réunis entre les mnins 

d'un seul ïei^ncui*. sur les domaines duquel l'aulorilt^ du sou- 

veniin élnil impuissante à s'exercer. Les marquis de Provence, 

le comte de Belley et de Maurienne, et surtout Otle-Guîllaunie 

en HourgofîTic. c'esl-à-dire les seigneurs <|ui possédaient dés cette 

époque l'exercice direct de raulnril*^. du dniniiiium et de la 

fioteniB*. sur unccrtain nombrede naffi, devaient nércssnîrpment 

jouir d'un [>ouvoir elTectif plus grand que celui du roi lui-même, 

puist|uc ce dernier avait toujours h compter avec le bon vouloi 

descniules qui repn^M.-nlaioiit son autorité, même dans les cités pla* 

ofesendeliorsdeces^iraDdes circonscriptions ftknlales. La rorautë 

faulre part s'appauvrissait s!>ns ces*e par les donations ou les 

inféodations de biens du fîsc, consenties i't des églises ou ^ des 

particuliers, et pnr les usurpitions commises par les (grands, 

héritiers des anciens fonctionnaires de l'autorité centrale, au 

ilétrimeat du dumaitie de celle-ci <. 

>' ^Vlll. |>. 181 . (^iti ttit rcNli', (biiw «on élat arttiel. i<st tn*s postérieur an 

>i'*i«ip. iic«olf au nom de lï(idolfi.>l>pilh4'te peu tiignilloiilii-o iU> /iiuiiCest 

ff <*»)!> nu»»irominc um? («rmiilc bannie qu'il fnut conHidénT k préanitiuk- 

'*»nc rbvrlr dp lltigtii*», aJvêqiie de Genève |«ur In fondation dnns celte 

"«Tii^i rille du moiinitéiH' de S.ii ni -Victor. pariBnl de l'intérêt parlé par le 

""■u dé*rlap|M!n)ont dos cUbti»semv»l!tcccltvii'tftlî<|uo9 <iu dio«ê*c Khsrtrt 

*C/«i»jf, u- 1M6|. Je cite h tilre do rurio^lé celle apprécUtiiin Jcduin 

^^*rjiztK ttiit . df Hnargognt.l . I. p. 21 l.sur ftudotfe : " Prini'e bon. pieax 

* *t bi^iibiiaant, mais peu propre h n^n<>r, indolent, timide, paresseux, hjio» 

* '^^«iluli'in, «n» valirur, é^-ali^mrnl iiica|K>blr de gouTi-mer cl de défendre 
*'^* Buis. jalinit.Miitgicnnneux.iingiiiel. ton joiii-»cluif;rin... Commeil t\'<nt 

* )^*rtaK allnqui-r lUTuiniif, ni rr|M)ii<i<iirr iKT^onne. un liiin ■lonnéle sunitim 

' "O l*f lir.«-l |inive<pio rinnfc un ri-gnr de trrnle-littit «ni il ne Kl riendcdign* 

' •-'aâiT|uc, un a ri*jouléauMirai>ni<k' iJtcbc le titre de ratnéoat, et <:V»1 

: ^ •:es non» honteux de lAclie et de faiiiéBiil qu'on le dialinijuc des 

' ''^LtT^Kofloire^. - Eii réalité, de« <|uatilé» on deti défauls du dernier roi de 

"'"'■(Oipiv nous uv savons rien, mais Iroj^ »ouïeul len liialorîvas unt élé 

V<***^kt'3raplini'>er celli'éplUiMed' > ijfnavu» •• ainsi donnée & Rmlulfell! 

!•• des rhniiiii|ui>K iM^til"**. 

I- Sw e«tLe «ituation, ef. infta, i* partie, eh. ■**. 



tl6 



IXTTC mSTIE LES GftASDS 



Il semble que cr soit h crt ë(at de choses qur Rfxloire, aa 
début de sou rcçac, ait cssaj-è de porter runêde. L'iVonalistc 
de Saint>Gall l'accuse d'a\otr tcoté d'mlcTer k quelques-uns 
des grands de son rovanint leurs domainea patrîmociiaux '. Le 
fait M>rait apormal dan« rhîstoîre de la tin du X* siècle; on ne 
comprendrait un reirait dt* lie/ quiiu caï' où les vasHiux auraient 
commencé pardéménterde leur mteriin. et le seul texte relatif 
i ces événements setnbli? ivprésenlâ-T La nifsure comme un acte 
arbitraire de U part de RtMlulfe. Il s'agit peul-étre seulement de 
terre* fiscales, concédées à titre temporaire à de* seigneurs 
laïques, ou usurpées parées derniers sur les églises, dcpuin âne 
épofjne usez peu reculée pour que le souvenir del'(»riginv de la 
posseMÎon de ces terres n'ait pus «noore été effacé, alors que lu 
féodalité tendait de plus eu plus à les Iransforroer en domaines 
héréditaires. La conséquence tmniêdiste de cette tentative (ut 
d'ailleurs une révolte des (çrand», au sujet de laquelle ooKis ne 
sommes pas autrement renseignés, mais qui &c termina par 
la déraite du roi -, 

Il est douteux qui- l'anta^tnisme. qui se manifeslaît dès 
lors entre la mvauté et l'artslucrativ laïque, ait pris lin i> la 
suite de celle première victoire des barons. Il semble au oon- 
traîre que toute la politique de Itodolfe ait consisté à cher- 
cher de» moyens de lutter contre les pn'tenlions des grands. 
C'est pour lui résister qu'il rantinuera et développera le sva- 
tème de soumission au [troiectnni t germanique, protectorat di^jk 
recherché ou subi par Conrad le P.ncitique. D'autre part, le roi de 
Bour};cigne cherchi! à constituer dans «es États une puissante 
féodalité ecclésiastique, cupable de contrebalancer le pouvoir de< 
la féodalité laïque et moins dangereuse que celle-ci, parce qu'elle' 
n'est point héréditaire et que le roi peut toujours espérer pincer 

1. Afnatfi Sanifallfntfa majartt. Mon. Cw^rm., SS,. t. I, p. B! : j Moc 
•• anno Rodoirus in Bur^uodia, quî^lrî Chuonrado «uccewit in refçnura, 

" (|uo»daai siionim lieretliUtr [trirareconaluit Ce i^ueTiiiEntAH iChnn,, 

I. VIII. r. S9;.ilit <le Bo'ldlfe, re|ir£»onUitl plutAt ce dcmû-r comme tnca- 
paltir rt'iin {utn'il acle d'«nt«rilé. 

S, Anti.Siin!f.tUerini-*niitJorr*,lo<: rit.:- IMIo UceMllnsMl Bbeis,ubi^lM 
« royulu». Itcct cu|MUsuiu habcrt't exervituiD. facile LomcD vîctuvrl fiiftaUi» 
o eil. " — C'est |ieut-/'lrc k ce •icMil^vi>ment de^i ^rjnds qu'on doit attribuer 
le fait di*j^ stgoali- <|ue Rodolfo, diiriint len pivmJi'rei* années dt- son rè|*ne, 
M-jounir |)rrM(iir con^tammetil d.ii»!> la (Milie ilu loyautnuuû b'c\erce di 
leniCDt «no aatonté. 



fsM" 



VdVÂGB UAOéLAioe HH hOLHr.<Mi»B 



117 



«s-ur an sièf;« ^pîscop&l vfic»nt. un parent ou un fidèle fiur le 
dévoupmt^ntduquel il puisse compter. J'auraloccasîon de revenir 
s.urcï^ttc fûiidalitr i'«c)c:>iiistique<. mats ilc-ït bondcffîmarqucrque 
l-cprcmier acte royiil qui lu constitue en quelque iwrtc uflicicl- 
Icment. daati les Êtuts de Rodulfc III, appartient pr^isémcnL 
aux pn-mières années du rè^ne de ce dernier ; c'est la conces- 
&ÎOO à ruri:hevi.>i[uc de Tarentuîse, Amixou. de l'autorité coni- 
'Cale dans tonte l'étendue de son diocèse *. 

Au mois de janvier Hi^ii, Mndnlfe était Ii Saint-Mnuriee. el 
^~ faiiîait une donation k l'un de hcs lîdèles -'. Mais te» trouliles 
<]ui avaient agit^ le rovuume de Bnur^of^ne n'avaient pas encore 
{«ris tni i celte date, car. au prinlem{M de cette même année, la 
■vieille itu|)ératrice Adélaïde était obligé* d'intervenir en B«ur- 
^Of^e pour rétablir la paix entre le roi et les grands. (1 est pos- 
sible qu'il faille établir un lien entre ce voyage d'Adélaïde et le 
R4^jour fait rlnnK le courant de la môme année par Rodolfe h 
HAIi*, point de contact ordiimire entre In Bourgogne ot la 
Oermanie. Ce itérait donc nu début de l'année que le roi se 
•erait trouvé h KAle. d'où il date un diplôme concédant k 
l'évèque Adalbéron, pour le récompenser de sa Itdélîté, le monas- 
tère de Mou lier-Grand val ', Le même évêquc, d'autre part, 
dont le diocèse se trouvait en piirtie compris dons les Ktats des 
rots de Germanie, paraît avoir toujours entretenu avec ces det^ 
nien de» relations du vu!<sal (idêlc h suzerïiîn \ et il est permis 
de supposer qu'il v a une relation entre ce» divers événements. 
Adélaïde qui se trouvait encore en Alemannie le 12 avril", 

I. Cf. ci-»pr^, i- partie. chapitre n. 

f. Slon.Uitl. Pmlr .Chartae, l.l.coL 3<M-.Je nenisM Pespi^cecl'i^pidéinie 
* de* • mAnil>u«|ketlil>u&que ardente» -, i|ui 1 la rome époque ravagea la 
Bourgogne iCoK»T A KTi:i. ViU AdatberonU, Il c. H; .Vvn. Oerm., SS., 
C- IV, p. Mit. ft'étendil hiiiim A une- [Mrtîe de» r.talK île Hodolfe III. 

X Mon. HUt. l'air., CtiJtrta^. I. II. col. SU, n» XI- Si ce lidMe Trudna 
«S«àl PtT« îdcntili^ avccuD pcf«onnnK<- <tu nom <tr Tulo monlitfnn^ dan» un 
(*>fr4>pti' de 1009 (Cirlut. dr Ltutann». p. £37' comme ayant coDspîré 
«■«»ifv Kodolfe, «a fld^lit^ a'aiirait pa& été de bien loo);ue dur^ : ■> Sicnt 
■■ Tnto ifui^iam quamqiiiinn injuste lisua e-il possidere, quou4<]ue vite 
^ nçu^v nostri maidialor el prat-Judicalu» tinpugna tvr i]uidquid il) rc^o 
* Mtfn) liabere viitu» e«l li*|iil>ii)>' aitiinil. " 

i. Ituwti.t.it, .Uonautivils i/f Vfcfth* iJe Mtw, U I, p. 139. L'acte o'a 
V>allitiin>uMMn<rnl p«« de dal« d« jour. 
V ij. infr»t \t. i'2l . 
*. DiplAnie pourSainl-Sauieurdc Pavie, dans MenATONi, AhI. liai., I. Il, 



se rendit en It()ur(;n^nie ol, dit iïui) biographe, •• coinnm lestfîdjtlen 
de KOI) neveu Hudolfe i^uieril i>n [guerre les uns contre le» 
aulrc-s, elle rétablit In paix unlre ceux d'entre vux pc»ur li!sc|ueU 
cela lui fut pcMutible ; pour les autres elle en remit le soin k la 
Providence < ». Cvs derniers niutK du texte d'Odiloii l:iiss«fat 
supposer qu'Adéluïde elle-même n'avait pu ci>mpl^teiiienL n>ta- 
blir l'ordre et la tranquillité dans les États de son neveu'. Elle 
C4>nliiiua cependant son voya^ h travers lex iuinctnaires les plus 
vénériis de kdh ancienne patrie, hc rendant d'abord & l'ayerne^ 
dont son pulît-litii Otlon 111 ^ aviiit peu de teinj» au|)iinivant 
conlimié les diiinaines alsaciens -'. De U elle gapna Suint- 
Maurice'", puis Gent've et Lausanne, dont l'évêque Henri |>!»raît 
avoir ctélidMc k la «ausùdc liodwlfe et pcul-i-tre en même tc-mps 
partisan de l'idliaocc ^'ermuniquc '. l'n autre neveu d'Adt^aide, 
l'ai-clievèque de Lvon. Bouchard, l'avait sons doutv rcçuv dans 
l'abbavc d'A^aunc, qu'il (çouvernait sou» l'aulurité du roi 
avec le litre de prévùt. etil dut l'acconiixijtner Jurant la der- 
nièrepartie de son vnyaf^e, car il parait s'être Imuvé avec elle 
h Genève et A Lausanne, en mt^me temps que UndolTe 111 K 

col. m. Sur co \oy*g9 A'.Ktlâlatàv vu Botirgoi^no, cr. Bv^tirivcin^ Kain^Hj» 
Atlethfid, p. 37-31). 

i. Ointos, EpiluphiiiiH Aitalheiriar, e. 13. Jt/on. fferm.. SS., t. IV, p. fttS: 
" Fidelihii»^ nvpoliH^iii Hodiiltl inipf *elili^tantilfiis,((uîl)U!ipoliiil, pacm fofr* 
•- dcra CAnltilil ; i^iiibtift nrn fioltiil. more «ilii solito, Doa Inlum i^nittmiitil. > 

2. Ceul Cl! que ilîl irnilk-urs nBiiM»:<« tif. RKir.ut:.<iAt- {f^hranii/w, .Von. 
Gfrm.. SS.. t. IV. |>. ftHi. qui ratiprlk- cnu* W» irmililc» «I le» violciicos àvt 
(fnmrfsKTnjïlîri'ni toul li* riytn-de Ho'iolfip. 

3. Sur le l'Apporls de l'oycfiic «vcc la fnmiltc ri>y»lp de Ik'wrROKiie. ef. 
infi-a, t' partie, clrnpitrc rv. 

*. Le fi ft-vrjeL-9SJt(0«on.t Ht tH/iInntattt. p. 693. o» 274). 

B. Omi-os, Epilapliiuin .\.li-lfiéitiU, e. 13; .V*n. Cwrii., SS., l. IV. p, e*!:- 
» In i]isoi|iio(|iielt-îi)pnrrninnnslrrium PaUTutNciim ndiil..., el i|iiu(l lune 
i> lenipori* in t<-iii|>oi'>ili n4-i-c«i>il»lr ri-ulriliiis ibi'IKT» rumulaDtil)U»ileruit. 
« ul «em[M>r rrat Holita mutin Inr^itsitiin Kummiiii^lnivil. >i 

6. Ul"■^^, Hiiil . 

7. Cf. infra, p. ISS. 

â. Odilok. ibiil. : •• Dcliinc Genevensem adiit urbpm, <le«idersa<t tider» 
vicLarintiissimi Viclorî* innrtiHs utilam. ln<le t^uftoiiam vomi Ihiiiiie mémo- 
riam I^ï )[«ni triciit ■diii-nrit, Quilnis iii locî» a rvft«elal) epîncnpi», »uiM vidir- 
licet neputilnDt, lionurattilîu-r suscepla.devffiiîl in loriiniqdivtKJilur L'rba.- 
Si Boucliniil «e ln)i]vnil ii I.Hittijinui* nvor le rtiî, riiitttni* il ^laîl » ne^eu * 
■uusi bien t|ui; ri^ <I.i*i'niï-i' i3e la ^ ieillc imp^rntrii'e, cela Koflit ï ptpliqtier \<i 
teste d'Odilon sriia avoir recours aux h>']»Dlti^Hcs compIiqutVs de tîisi, 
qui applique l-^pithêle de mpoln aux seul» évèques, et veut faire de 



■ÎW9I 



vurACE d'idêi^ide kh «oiituociNt: 



119 



Cuis, loujours Accompagnée par \e roi, l'impOrutricc »e rendit au 

f:>alais il'Orb«. où cllo tint une s«-somblée et tenta encore une 

fois d'user de son iotlucnce pour le bien de soxx pays aatal en 

prenaat avec le roî et les grands des mesures propres à assurer 

S« matutiiMi de In paix'. Adt-laîde pnraît avoir résidé quelque 

^emps k (-)i-l>e, s' occupant tant de mener à Wniic lin ces nc-gocia- 

Lioiifi i]ue d'assurer la distribution d'uni; pcirlie de aes biens 

^sntre de nombreux monasti'^rcs, même étnm^r» au royaume 

<Mb Bour(j>^ni>, comme ceux de Cluuy, du Monl-f^ssîn. de 

^âatnt-Martîn dr Tours"-. Elle rcntni ensuite dans le rovaume de 

Otermanic. HodoUe l'y uecompafîna peut-^tre avec un certain 

■"lonibre de ses [fraiids, car il eut avec t.)tton III, cettr même 

^aiin^ uu au début de l'iinn^ suivante», une entrrvuc nu 

a^uijrt de la«[uplle nous ne somme» pas autrement reuseignês ', 

Avecla mort d'Adélaïde (lt> nu 17 décembre !)99l ^ dont la 
présence (•tnblissiiil une sorte di- lien entre ta Gvrmnnîe et le 
■^yaumt^ Hudolfien, et avec la dispimtiun de lu dynastie otto- 
siienne (27 janvier 1002 , commence dans Tbistuire des rola- 
C^iuns de la ll<»ur{;oj,'ne avec l'Knipire uug nouvelle |)éri(>de. 
X.*allinncc dett souverains ^ermanicpicK avec leurs voiRiiix de 
l'oue«t. le protectorat, ou pour employer une expression moins 



■Ineo^*» (ic Oeui•^<f un (il» de Rodolfe. fil» <k- Rotlolfc II «t qu'il coutùflùre 
t et. Ma/ira, p. TT. n. 3| comme bAUinl i ft(V Mikimfl lirr ItisrhA/r flrinrich 
J und II ron Ijtuunnr Hwjn II ami KonrntI ron On^, ;«r <jrn*atagif 
Ww li»àfr .Xfubiir^ uff LtnsJiiirg, dxuft fAnivigfr fur teh>t€i^ri»ch& 
^if*ehifhU, U V. fi. 188|. 

1. Omlo:), iitiil. : a In î{Ma eiiîin tic» nliqnandiu itriaorata .. ('.um TVffi 
^pi priucîpJlHiM polrinc [laris rt hnD<>6l«tis cfinform> ncfcocûi. ■• 
t. OuiLO.H, ilUd. 

S. Cette rotrevuo n'rat mrulionnre i|Uf giar un ilipiftmo de Rodolfe III. 

^p l'an 1(100. va fa«eur de l'éftlnuy lif Bili*. donné k Bnichuil (Tnoi-rtJ.A», 

-^onum^nlf •/<• l'^r^trh* Jr OâU, l- I, \>. \ W, n* W' : ■• Aii)i;iislun) itiiprnita- 

•- rrm *>Hou«'m tiTriiimcnmepisTOpi^iwislris Hiipine. Ui-iuricci d Ilugonc 

^ miimn* rliruononircomile paUcii i>l Hndolfnvt »lîî't{ihirit*u<inii(iivimus. u 

Wruh p<( IVv.vjiiPiIcllvnf'Vi', t-t («-s deux r\'t<i|ui'(»<lu nom di- llii)j-»^« Minl 

ftr4^|jr<>tjahleineiit ccukilfOcniWe t-l de Sioii. Ou n'a d'ailleurs iin» de mcn- 

AâiB d'un M-Juur d'Ollon III k Rnielisnl i-n l'un lUO». l'eul-t-ln* mêine Tau- 

«tnil-il sii^jii>s«r luie alJUhion, ilnnh le ili|ili>nte de Ibiilitlte, à une entrerue 

■jui «ami en lieu dunnt le »<'joiir que fil l'empereur dans celle vUIe. à la 

%d •tclidiiefIX lO/fonii /// tHittomalii. ^. ù\Tt, a' 231 , mais la chose ne 

■W[arait |>a-i vmîiM-aililahte. eii raison de i'nbfience de toute menlîon de 

** teorr (lanft le iUpIf>nie de Kodalfe 1)1 |«>iir In même éf-li»» de VOf>. 

^. Sur celle date, cf. Hh.tmnaEn, Kaïnerin AJi^lheid, [t. 30, 



mademe. 



«xvroe par nix, 



Uii»e de 



p«>rovr llnf#nttoa maaiEeste et U vuost:in(e |irt-aecu[ialioii cl'an- 
iM*s«r un jour ua l'antiv i l^urs I-'taU le ruvauiiie île Tnins* 
' t- L'unte IMC «léjà fut marqa<^ de la pari du nou- 
4» GtmMHne. Henri fl^ Itaviôre, par un acte de vio- 
lette». Il ae wûvt <fe la ville de Kâle et la réunit au moins 
wmmimàmBbmnH * ses ÊUts '. Il est assez difticilc d'nillpurs de 
tvcttk leeacaetèrv > et lesrésulUU decetle nnne^cion *. 
i^ÊAt 4^ 4v«M leswuiAes prër^entes. bien que Mlc fît 
iHlH-ièB nvwBBe de Bourgogne, une partie du dio- 
«tet'itt ttu^ wMl ttt iHTt d'Empire \ et à ce titre Tévéque Adalt>ê- 



itmimmimi' 



t Im r J fcnli JM A c4 C f AsAma» i>k CiiAiiAXNisrf^AraniVu'. I. 111, 
UkJT. èJ. Cihkaoun. ^ IM1 n^yoctmt i rannéc 100^ un*.- pi^lcndue «.'xjié- 
JhuMi^ftilvtfa IbAa ca«tovftTte par Rodolfo III sur l'oitli-e i<t nu nom do 
Ifciwn. lu <tkM« gÊmik t hea h mmtnt iinraÎM^uilitablv va niiMu ilu sittrncr 
vMiw» irt ilr- !• Ml»at«ui tlu rnynuiue ili' Boiirj^it^e h 
M. Lvu £l«<^ Mr- <^tf>rr* It-rln litv X' H .V/' iii>r/>>i, p. 173) a 
«ip'uor (ftec ■tm.^'ç onvnyiVfl cMtln- AHitîn, le 
r cW-f OUofi. mun|ui« df CoriiilbU', que le 
■»«: Oltr^iuillauuif, en |>rt>iii)Ht ct-Iui-ci k 
Iv ntî Je fci MT jtJ gof. Mais par un laïuot évîdt'fll, M. I.nir 
bM - Kiuful, *vt >tv Bi0«rst<;n>t' ii'viisbiit )Ms i^n ce li-mpH-là. •• [] 
,iiP i>4 iHwti-nr.: VK'Mt.ir -K^nne fi>rl rurii'rli-miiit son iiom cl son 

■■■■.if If rii{)|X)tt de |tarpiil^ qui t'iini«snil ft 

<i»si4io ivMiltAal du «.^jiiiir j>o«l^rii,-ur >)« 

n|uv ()(■<.■ (Uus Ia [itimiîi' fiuivau(<- ilu T<^il 

u Jv la PiMiillv rt J't-\(-uciui'iit!< de l'anniV 1U3£, on 

v'%i*fi(M>»W(|u'Lt va ^(1, CD outre, MHifuaionMifrt'le r«i d^^ 

k<'wi*Mi,i uu.' !«■ çhH Dumiiind Raoul (Raovi. Gi^ueh, 

t . i^ it, *fl. l*Moi-, p îî H »uW.: cf. J. Gat, L'Uatit méri- 

^, *, liw». JlfcMt. «'i"™., S.V., t. m, p. iW : .■ neo- 

« Ml.ti,<t >vv *?* i<L^wu<M IkiipitMlioaufDTcnipus, UasileamcivitiiUiiasuorcgno 

^^i.m iMMi<i »•• «avDn« riofi. Il o«t Hlflîcilo d« 

- Am-Mc Jw lirvttchrn Kaifrrzril, 1. Il, p. SI) 

uj '• vu^iaK ilr ttkW ou rn ail (^t(^ mis en |iniisr!ikfkiuii 

^^, miieif (^ifT *)<' IVti'TUliDii dp |icompftse<i i|ui lui 

'k\<«i bil(^ {<ar lo roi di- Hoiirftognt* •■ <)0o<l Iuiikc 

' \ ^«kl tBvili-m ituMiit Miiirientt », dil TnihTiiAn. 

i; U. Hu»*.».lI»iL-.-.i_»t , Urinrirh It.l. 1. p. .Wl. 

v.i )L^t>'i^ |i(<ur ah^urrr nun nûs (le OcrniAiiî? In 

'>- l<,Hit »on (liovi'sr, jtiiisifu l'u 141'S Ollr- 

U- rclMt-ci iTiiiErnjiK.CAn»flii/ui». I.VIII 

s :••»' ' 1~ïf4 tlhitnnniiti, e. M i]U0 BA1<< fnïl 

1*1 "lu* Conrail le Seli<|«i4> c»l obli)cé. 




Vui. i.v\W. U^VU'"*" 1"""" ""■•■•V »lc B*Ip el de son «Itoc^w*. cf. infr». 



[IflOt») I1KXRI II k'kMP^RK OK RAI.K i'2\ 

roo. oumtnp j'ui tlûjâ eu roccasioii de le faire miiiii'quer. ]>nriiit 
s'étrr Ipouvt^ îi la fi>îs « («li-lc ■< ili; Itoilnlfc ' rX ■ lidile >• des 
rois deGenuiiniv '■'. Oltoii l([ éUit intervenu pour lui faire resli- 
tucr l'abbavé de Moutier-Gi-:iiidv»I ^, et les bonnes relations 
avnienl continué aprt^ft l'avènement de tlenri II. En |IK)2. AdaU 
Wron •toult'nnit I» cause du nouveau soiivernin, et sidnil IVvéque 
de Straslxniry. WVrner. ii dépendre contrn les Keigneuni retH>lles 
1» ville de Hrisach '. Le 2.H juin lOOi, il se trouvait it Strasbourg- 
dao&le voisina^ de Henri, el intervenait .-lUprèH de lui en faveur 
du monastère fondé k Sulzhur^ dnns le Bris^'au par le comte 
Berlhold ^. Il suivit le rot h Mavetice, et, quelques jours plus 
lard, obtint do lui la concession ensn faveur de droits de chasse 
en AUaoe. dans la llardt". La mainmise du roi de Germa- 
nie sur la ville de Itùle, eu 1006, ne «aurait donc ùtrevonsidéréc 
comme un Hetcd'Iio-stilitc vi»-à<via de l'évéquect, si l'un |>euL 
former une cuiijeetui-e »ur It* rôle de celui-ci, le plus vraisemblable 
e»l qu'il soutint reiiln-prise d'un prince parmi les vassuui 
duquel nn pouvait déjèi le compter '. 

Ce n'est qu'en Idtfî que de graves (événements rap|wlèrent de 
nouveau sur le royaume de Buurgi^ne l'attention de Henri IL 

C'e^it d'Italie, plus exactement, que lui arrivaient de mauvaises 
nouvelles. L'un des plus iidêles partisans du roi de Geraïaiiie, 
L^on, évéi|ue de Verceil, lui écrivait celte année, un peu avant 
Piques (I" avril) " : <■ Les choses vont plus mal que jamais, et 

I. Cf. le ilipUirae cilè plax baut, p. 117. 

?. Il est dit- 4)ilt>clisMaiu9 iiobtsdoniiaiis .Vdnlbtro Daftiltcnflieecclesino 
T»eml>illimuft pr<>7tal u dans un diplôme de Hcaiî I) \Ufnriei ft Hisitomuta. 
p. KHJ, ti* 80) el • (lileflii«iiobisii('cclP!>ïaeliasiliensi'i«|>i>u.<opus .^dulbero •>, 
■lans MUAuXr^^ ihid., p. V<, n*> Ï8|. M tétait d'nilleurs pureal d'un di-^ yré- 
lal^diiroyiKiiiitf di-(rfi-ianaie, Beiiion, abt>é |d'Kïi)»iedfila. 

3. rf. *upra. \: 119. 

*. TMimnD, ChniMiftif, \. V, c. 21. S«ir cea iW^aemenU, cf. IIium;»- 
BlU.Ml.*i , Urinrirh II. (. I, p, 3(9, 

5. itrinriri II Oiftomatn. p. 'J8, n* Î8. Ce tnoiiiinlère fui plus Uird donn^' 
i l'iyitM- <)■!■ Bi^lp p»r 40H f(iii(Uileur ,(Tiu>i.ii.t.Ar. Monninmia t/r Cététhé de 
\iiUU. l. I. p. «3). 

<. ilenrtei II UifilomaiM. p. Ifl(>. a* 80. 

1. Le li jiiilli't inOTi, llrnri fnit une rlonation do lerres .^ Oliai. |m'vôltle 
fé^lîM' ih' HAlc \ihid.. \i. III, n" lITi ; le lendrnuin, il donne à l'élise clle- 
Btràie itiidouiaiitr ■ (>|iliii)^it \ihitl., a* 1 18^ 

ft. Lu lelln-, dout W bioullloQ na(i>j;i-a[>ltr m* trouvr sar le fculllel de 
ganlp d'ait manuscrit Ae^ tUymulofjin d'Uidoi-p de S<*ville «njierïé 
à la DibllalKtiue cap«lulairi> d<- \>n;»d {mr,. a" IIXI.VIl:, « ï^ti^ publiî'e 



1» 



ànimt » TTAue 



lOÏC] 



Isa rïe.s'cst wmbs nal conduit onven: voatqn'cm 

TaasaesdMvalier^ sont encore en pti%~ 

mât^i doBBé par lui, h rexceptionde 

'itd»««rtaiftsckite««x<lont V. sest emparé 

• è HOM ttmà» Jnac I» «i> Audit .Vrduio. Leur rdie cet m c« 
« ponl^'^b ■fttMkaMBiB cas tir von*, cl se vsDli-nt de créer un 

• «■tarni.LrOTOitettibcrt.avcclFCMWoandeMdnfml, occupe 

tetj prend de*ola)^*s pour en 

teran^cf Bai, ce^ll n'a |Mn osé faire du vivant 
llacvttB'aMAw^pwcripi'U espèreqa'avrcrapiHii de 
et*ie rëvii|ae de Wurxbaurf;, on lui 
tA ^'oa loi pardoiiiirra tout... 
« V«B.«MMM»««fe»BitEc»AMFalMtaieqiK t« roi RodoKe. uprès 
•• WDkr va«m^ ■«<&■■ 4lTv«e. doit marcher contre nous et 

• fftmi^'Viua au. pnlMtiiK «ox qm aun<|uent ik leur serment 
« WMM* «MiB «t «VMHt ^Nt. J* Hifr rctidrsis auprès de vous si 

• j»M«NMtfM-«wr4«B»saAerfeBàle. Si «oufi le iléxirp-x. je me 

• Mwlhak A Vtai*» -i w w. A» niBS. avec rérêcpie de Côme et 
« DJMfewiMt infttMkwHW» W— Jgritrpnr lettrv. » 

t^l» vwHfvMttv» a» twammit éame «a Italie, pour donner k 
.VrdtaMk «Mit W 13 Jimiiibn IMS 4mh Tabba^rc ft demi bour- 
ywic*JinW'Ar MiHiMMia '. — iBeLHimT qui fût comme lui uu 
M» «NIINHmJL «t Itfrwfc^Hw «• y»<pfient Ji bt lutte contre le 

la main mr les terres et les 



i 



■& 






!••«■» «<Mk>Mtot4j««B«vr1. dsn^lr ms. o* Cil île In 

. .^j^u^M^j 1 1 1 htiè. J ai^i j . |>» miBiite« an[o|>ra[iliPs, 

.• y«MiMcMt« rtMvu«nuiBl \if* m^mc* 

■ ...^-. .<«»>-. .< M>— râr fc 1/. 1. III, p. I jOt rrD>-aieot U 

> >MM*MBb» <A» MM vt ■ la roaCfrrncir de Slninboui^: 

- -Mttxfciifcl *m\ biisi|ai niolivi>iTfll pn l(.M8 

■.■ imiWB>» 4a«» t* roii*umi> ilc llodolfo III, 

.. lA'JUk: I • •rri m'în T'|"i'~f — ** H. Buku, qui mnarquc 

. it^<ttl^t^9émtsM k I» BMiiMliaa fxm mmtmu roi ne peu- 

■f» % ^w ^v> * >^ ^ f<» f unK nw t re > U mort d'Arduin. 

•-'•^'K-vnW^ tewtik tmltn* lrttfT>dVT»oiorli.-» |>«r li*i |trr- 

t MM tiwwr ti^ «raivmlitiilik. hieo 

nKtMCtNnf^H*! *£i* yuat la U'Itri- ijiii iiikis 

■■ '«■Jtt 4>tbf riiy w delItUn, 4|ai y «6l 



MUk. 



»7. 



IBI 



AFFAIMB» b ITALIR 



123 



forteresses de 3u>» parliNins. Léon n' a pnfi flanni^ le nom de celui 
que les Italiens se pmposaient de mettre sur le trône lombnnl. soit 
qu'il l'ignorât, SI))! qu'il Ju|^:'tt|)tus])rui)ent de le dissimuler dans in 
roiiiutedesa lettre. Userait |KHiKible qu'il s'a(*U du cumin de Bour- 
go^e,Olte-Guill:iunu>, pelit-tils du mi lomlwu-d liéreii-çer 11. et 
posj!e«seuriLCcltc époque dans l'Italie' du Noi-d de domaines con- 
8idi.'nibleB ■. Une partie tout nu moins de ceux-ci parait avoir 
élé constituée pnr des terres jadis données à l'i-glisc de Vcr- 
c«îl par le» empereurs delà dynasiic otlonienne. et dont cette 
^glî&e avnit été ilépouillée plus tard. D'nutre pnrt, c'est nux 
environs di* raniiêe 1015* que Henri, frère de Hubert le 
Pieux, deveuitîL duc de Bour^o^iie. Il est possible qu'Otte- 
CuîUaume, voyuut se» et^pérances déçues de ce cùlé, se suit 
lounM' du cAté de l'll«lie -*'. Cela expliquerait que le parti 
hostile H Henri ail cru devoir rrchi-rclier l'alliiince du faible 
souvcntin du la linur^t^ne. que rirn ne panûssait désister 
pour ce rôle, puistjue jusqu'au début du xi* siccle. il eutrulieiil 
avec rKinpire ^ennaiiique les meilleures relations, niiiis dont 
r»ppui poll^;lil sembler d'aulunl plus ulileaux rebelle» qu'il était 
tnflitre d'une partie des passes des .\lpes. et en piirticulier de 
celles qui commandaient la marche d'ivrée. 

H est douteux d'ailleurs que Hoilnife lui-mnme ait apporté k 
ces projets une adhésion pleine et entière, car la suite des événe- 
ments ^ montre les grands de son i-oyaume, et en |>artieulier Otte- 

I. Ct.iafra.ApjutniJicr* 17 et VU. 

i. tl«tlc <la(<! n'ct (lottnri^ que pnrAt-Btii liH.Tnois-Va^JAisim.fikroniifa'; 
'ilon. fîrrm., SU., 1. X\1ll, p. TKOi : ■ Annn MXV. <.>uibus di«lius clnrv- 
•• ImdI in Kraneia... filins régis [lolierti. ileinricus erat inslitulus dux Dur- 
■• i^ndie •> ; mais il esl |K>ssibte i|ii'il l'empruDte it une sourco plusancienne. 
Sur U lulttf eiilrc Tindueuce irOtIu-Guilbuine et ci-Ul- de Im famille vapé- 
lienoe ilnoit if tlui-hé de Bourgogne, cf. Pfitnui. BobtrI it PifuT, |>. 365, et 
iitff», i' |iarl»f, i<ha|i, ii, 

1. 11. hvtn-n, U,e. cil,, p. DU, croit ausni h l'influence d'UttiMjuitUutni' 
ra Italir, mais sens le considi'rer comme successetir possible d'.Vrduîn. 
I) ne fout pns oublier cependant que le comte de Dour^^edescfntlail 
lie IWreojïcr II. 

i. L«-3 ttfilc:» lai»»«Dl ù (iviiio vntrcvoîr la tnaiiière iloat Ic!> chutiv» ont 
pusr|M^si*r. TmicTMkR iirt Mr.n^rnuiiiui, nolii? soiirre À [>tni pn's unique 
pcwr cMIoliisliiin'. iH'ii'oeciipe)fii^n'ipif ileu Arf'Ufiiii'iith |tnvli'-rieiinL A l'ea» 
ireviH^ dr> l<(iil>.irc III ^t de llrnri. S'il revient ciir don f*it« aiitéri<^tir«, c'est 
■U'^firr I t'tal Kénéiiil de In Bour^w^nt*, [ilulo-t i|iic |K>ur fournir des 
*diêUiJ« précis, l.etette d'.\iPEiti est plus explicite, mais moins sûr. Ia* r^le 
joarf par Ullc-(Jiiillaunie des le détHil de la i^volte petit se déduire <le l'en- 



îrtTERVEWTlô:* DE ItËNIir II «x' BOlilIfWKINE ^lOIB] 

Guillaume, f:n t^tot d'hnslililé ouvrrtc.coDtrclut. Ilcst donc 
siblc<|u'i[aitrefus.t: il« suivre Iccomte de lïourgogin-» dans TaveD- 
luru o\ Ctilul-ci uuniil {>i-^tuailu l'en^^er au delà deH nionti^. «l 
que co refus ait suscité le mécontentement d'un eerljiin nombre 
de (Mjs baron». 

Nnu?i ne savons si llodotrc n'adressH à llunri pour obtenir dn 
lui des secours, ou si le roi de Germanie prit de lui-ni/^mc te 
parti d'intervenir entre mhi vnisin de Bourgogne et le» sujets 
de ee dernier ', soit en vertu d'un accord unl^rieureinent conclu, 
mais dutil la date et les conditions nous sont demeurées incon- 
nues ", xoit pour parer aux datigert* cjue pouvaient f»ire craindre 
les iioiive)le-<i fnvovées rl'ltalie pBr l'évêcpie de Verceit. Henri 
m.'mdn son oncle ii l'aAsend^l^e qu'il tint fi Itamliei;^ au moment 
des fêtes de Pâques 1 1"^ uvril) '<. Mais ttudolfe. qui redoulait 
pruliulilenKMilijue ses adver^riiresne niiK^eut â ]>rutil &on alittence, 
ne &e rendit pa&Ji l'entrevue, et Ul ii «ton tour prier son neveu de 
venir aupi*^» de lui v Henri aect^da fi eelte demande, et, au 
début de l'i'té syins doute, rp mit en marche pour jrapier In Itour- 
];ogne ''. 1^ 'ii juin il ètitit h Kemhs '', diins le vuisinaf^e de 
Bile ". ("e n'est pas ci>pendHnL dims celle derniùre ville que vint 
le trouver le malheureux souverain qui réclamait sa venue, 
mais à Strusbour^ ", où des raisons que Tlûetmnr n'indique pus 

»cml>lr du récit de Thiptmnr. Imcii que ce dtrrnicr ne fasse expressément 
mention du eonilc de ftetmiicoii c|u'aprè<i le récit de rinlenenlkin de Henri 
(Inn^ I(><| a(Taii'«s de ButiFf^ognc. 

1. Lo ti-xti- lie TiiiKrMAii Ininse In >]iii-stiun dana le va^ue. Il semble 
ec[ic-n(biit nliilùl iv[iii^scnler li- nii di- (îenniiuie comme un suu-raîii i-wniu- 
T(K|i)aQl b Min plaid ]e vaKMil (liitis U-w l^tuls (luigiipldet diisordre» W prw- 
duU«nl ict. litoni, /.(?« von l>/vi*(/i, ilim* .V. Afrh., l. XXII, p. Slîi. l'wir 
Ai.i'KiiT au cuutmirr 'Ihr rlircrtilale li-nifinrun\, I. Il, c, K, iUon, (r'erni,, 
SS.. l. IV. |i. 7ltt), c'«-^l lludolTe cjui a npitelt' lii'iicl h m>ii net-our!». 

ï. Truilt'-ipii anniiUInisi^U'coitrinn^oit e4'(|uicaneen)nit l'exp^'etalive de 
lâKuc«e»ion de UodolTr <']'iiiKrMAn, t'.hrtm,, I, VIII, e. ST ; <^. infitt^ p, tSV>, 

.1. TiiiimiAN.C/in>fl(^uc, I. VIll, c. 37. 

*. ittid. : .. Nepoteiu sihi dilecluin obviant sihi pergere rogarit. >• 

j. I.e 18 avril il e&l eacore à ftnmbt^r^ llpnriei II DipfMnal». p. 441, 
II" 'iVi ). Lt 17 mai il e»l à Môrfeldeii. prè» de Umnetadt ■ (Aw/.. |>. 4W, 

(. Sur li*it iKirdK du llliiii, ditii» In llnitlo-Alcai-e. 

T. /;••/■/■(.■< Il iHf.ii,m.it». p. ir>l. H" X^t'X. 

%. TiiiLTHAn, (jhnin., loe vit. Un dtpIAiiie de llodolfr III. mnlIteui-ttMM?- 
meiil «iiiiftdnte de jour, coneèdsnt Ji la i-eino ICriiiciijsrl di-o iloiniiiiu-H i<u 
ijavoie et on UraîsiwudiiB, e^t duriné à Slnsbouiv iiti ^Ir^eNlina einitofc). 



f ni6j 



lUTRKYl't! DE STRASIUDLHtl 



I2S 



f î rvtit placer K* livu dv l'cnlrcvuc. itodolft^ ctnil accompagné 
m%^ su fvinm<- '. 1» reine Krmeiijiirt, iiîtisi que des deux lïls ()ue 
o^s'U'-ci avail eus d'un premier inariaf^e -. L'unLrcvuc enlrc Ivs 

tl «^dalrdcl'aa de rincnriiAtiou \I\IIII. nuis d« U Wllll' onuée du 
«■«^JT"^. «jui corrpspoml à lUlB l^nrluL de Saùil'Aniir*'li^H.i», n* iV), 
0^^niai> il o« aoa<i osl panronii qi>p pur rintdrmôdinir'- d'un* <^pie do e*f- 
t«*lMrr. U cocTCclkm dan» le chilTre d«» •unées de l'îacanialion uat Irès 
»rf tniMtble. l.e M:ril>e Kraoro, i|ui MiuBcril l'acte au nom du eluiacvlter 
^«■Idolf ne |tarail(|uedan« un suire acte de celle mêtnt' aimée IUIi>, i^a- 
lerK»«nl Mit» dale d« jour l'Afon. Ilû'l. Palriae, ChaHme, t. Il, roi. 112, 
a- XClll;.. 

If. Rixlnlle arait i?[)Ou*é en |>ir'iiiière* noce» uiuffi-inmo du nnmil'Eltrude 
i^f/iilmrU*i, donl l'originr e«l complêlpinenl inroniiuf et <(ui ne lui avait 
point donné d'cnboU. I^ltrudc parait pourla prcmi<-rcïois daos un dipl&me 
d«r 99( pour Saînl-Andn^-lc-Ila* de Vienne f'.arliil. 'le Sainl-.\nilré-ie-lta», 
u'" STlTi el inlervieat A partir deeelle dale dans d'asseznomltreux dipl6aie8 
■I»«»tJ»- V»lth»}C >]ifCUiaytt:bartn Je Clany.n" Hfi6], ]>otir l^iflisedeSion en 
tf«U l.M^m. et Joc.rvm'., t. I,|>. IM,, |Miiir Adalliùrun de lUIe en W9 et IA4>lt 
(T"««:»iriLHT,t.l.p. 13îlr( U«; D"Hriel H(i;, |Miiir lluml>ert.<^v/'i|uede(ireiiolde 
e« I «jnx , Cartut. lie Sninl-Aailn'-lf-Hat, n" ÏK;, pnur I'^Iim; de LauNaiine en 
^J^f^^^àcr iVOO 'Carlut. ttn L.MiNt»it^, p. i'.i~i]. Soti eonsK-ntemcnt est nien- 
^H^*>a^raéeD même lemp» que celui du roi dans un ncle d'échanf^r relatif k 
^t«l*t»a\ç de Sainl-Maurire de 100» Won. Itûl. l'atriae, Ch»rl.te, t. I. 
c*>l. SUT, n'CCXIV). Nc»us(Mvon>i, |i4r iin dijJômepostrrieur, (ptc parmi les 
'^*v> Bines ijuVlle irnit reçu» de Mm mari flK"raieDl dvs terre» h Uûnaî^tn, 
-V tT?>irie i Tixii iM.»r, .Vonunwnf» di* /Vri^Ai* </f /ïrf/e, n*5â4.. Sa de/m*/- 
^ *y^t ln<li()n<^i' nu MU denknlcnde&de otars < 17 Tévrierjilans l'abitunire du 
"**^»3nr eliinisien de Vilk-r» «Il di<K\-»c de Besançon iSacw.h, Vif Cliinia- 
^*e*/',t. 1. p.3W). l.ei" fêTrier 1009 un dipltmie de Itodolfe III ettl donne 
>S~> rrHin/iirm onimae nostraeel |>ro rri/rni/>riiin'' Buimae nostrae diteelae 
"^^'^jmiRÎs Acdlrudis ■■ LVé'«. ft iloe. roin., l. Il), p. +îf.;. Celte date du 
j • ' f^^srit-T 11*9 repr<hienle peut-être celle même de I» iiwrl d'Eltruile. Kn 
^B ****** «ra» ttiMldlfe tétait reninrit^ eu (lHl. !.<■ ii nvril dp celte aiin^, eu effet, 
^f^^^^Jolfe III donne -< dilei-lissiinae »{Hifihne nieae ■•. d'une part U ville de 
^ »^»»waïe<: les comtés de Vininotsct de ^ermorens iCinn.iiiio et I'iiomis, 
*~^**^^*^mriilirSi!fiUi. p. lll,.,cl d'autre pari la ciV/ad'Aix aveed'aulres domaines 
"■*'•*«*' de» -lrfft(>« i/^/iar(enf(i/.i/r», n' 20|. Plus lanl, elle reçut encore 
*** ^on mari des terres en Graisïvnudan et en Savoie iVarlui. de Sninl-An'lr^ 
**-f^t, a* 44*1, el elle iulcrvient Miurenl dun» le» aele.s rvlaLifn ii ce» 
'**U% ciKnt^» «< ail Vienaaift. Sixiit it|;aoer>n)t d'aîlleurH <]iiplle i^tait l'onirine 
^^ ^vUe «eeonile fi-mme de RiMlnire 111. Son nnm et »*•» relations ultA- 
'>c^an» avec llumbcrl aux itlsnchcs-Maina permeltniicnl de supposer qit'ïl 
'***L(il cuire elle et lesancètreti de la mai>oii de Saroïe des rapjNirts de 
P**~«>alé ou d'alliance, mais jusiprii pr^s«nt aucun telle positif ne permet 
•■ »»«-rilierûu de |>e^ei»er eetle hx-pothëse. 

^- TniiTTM»!!, (IhrQit,, lur. rU. : n Fuit i|um|ne tliideni RnlhulH rexiii 

* *nc|ita CJMijunt <piae familiarîtalt» liujnndjulnt fdio* suinte) iliiim, M.-ninri.s 

■ Mul«mMii privi|,,'no«,Ce)U«ri eonimeiidarit. •• Ctim,\t'r*ftran;/ tlati» Hh*in- 

f'^'irnittul'An^^.igrr fur ncAiefis^ri»eAe O'e^cAirAfe, l. V, p. 31-32, a touIu 

l'^tificrccs Ijcaui-Bh de Rodolfe 111 avec les seigneurs dn nom de tlmloirG 




126 



ENTREVUE Ut: 811(AKIM)L'IIC 



I1&I61 



deux souverains paraît avoir été îles plus conlùtlfs, L-t un Kcccnl 
intervint entre eux pour rennuveter leurs précédents «n^go 
menlii et fixur iléfinîliveinent leur situnlion r^ipifiquc '. 

Sur ce IraiW «le lOlfi, si ini|><jrlant au point de vue de l'his- 
luiri' de l'acquisition Je la Uour^og'iie ixirl'Knipire ^nniinique, les 
Kpuls [V'iis«i[fneincn(« conteniportiinK, ceux que fournil Thielniur 
de Merselwurff, peuvent pnniilrc un ]»eu cnntriidictdire». Il setn- 
hiei-ait, d'epri>w le réeit du ehwtniqueur que Hodolfe nurait mi» 
se» mniriit dnnR<'<>HoHd<> Henri, selon la forme ordinairedc l'hom- 
mai^'v. pourreconnaîliv sa suxerotneté et lui livrer son royoume 
avec le primMus do celui-ci ■'. Celle interprc^talion serait inadmis- 
sible, c»r junuds, dans les textes relatifs aux év^noinenls posté- 



el (II' Uerlliolii ((ui inlenirnncnt «Inii* un ccrlom iiombre île diplom*^ de 
Utidolfc III donl les dnlc» s'tîcliclonncnl ctitrt' IfllTO cl HWtf iTi>nrii i.*t, 
Momtmenin -V 1'4pM\* ilr li-He, t. I. p. I W) ; t'.ai'tiil. tir iiaint-Anilr*-le.lt*a, 
n"3S"; V..f). UiU. IKttrUe, '. 7. .t *■(.»«•, t. Il, col. 103; i7.iW..cuI. 102 ; '.W/u/. (/*■ 
lUi'ii;niim(itii-r,\i. V>A: iîxll. C.hriat.. t. XII. col, 42K', Mais il roroniinil 
lui-i»<'*iiM- i|iie lc'« ileHX premier» de ires* iie-te» hodL de rft[iiK)ur (i biqui.-ile 
virnit encore EKrude. Aiisti esl-il otili|;<'- de Muiposer t|ue cet |M<n>i(BnBi;r>« 
sont "los ■' priïigni - non seulement de lt<»d"l(c IJI, moi? d'ETmrnjuii elle- 
même. 1,'itlijel princîpid ilcui dÎMrrtntion est d'nillewr!n!*ideiili(ier Rerlhcdd 
avei^ U' r«lndeut Derold rie Stive, «leiil de la maison do Savoie, »( son srs- 
l^me luirnil [>lugfjii'liypMholic]i>e. 

1. TiiiisiMAn, Joe, cU. : ■■ Mulue caritatis inricem Inrx* beDÏfrniLas eonso- 
» cils nrrÎMi iiLrisquc... lin|ienilor sni>ienliusuie()ii!>itio lio<' voluit eiim liiis 
■ id sibi llriuiii^ §iibdere(]uod loii)ft' prUis vex pi^dictus et lacninieiila 
• [joaliiinrlrlii suiini Hniu'ienil. .. 

2, " Oiiineiii iiiimi[Uf Burfcuadini- n-çionîs pnoinluni pcr mnnii» ali n^'iin- 
eulo Niiîm*>l »cee|>it. >' Sur 1«* Kiiri" tlu mol aretfirrr, ëipiiviileiil de taiifi- 
yip/N*, liTTiie «'np|>li(|iiiint fi In ri-eeiilinn de riiommii^e f^odni, e(. W k\tj. 
dnaa les l'''irtc/i. iur liculnfh'nt 'tr^r/tichle, t. Xlll. |i. i'J'J. Tiiicitidii c, 39 
illter|)rêle t-n disant : •• Firmaln ilerum antiqua Irndilione. <• Ali'eiit, /ie 
diriertilalp tptapnrutn. I. 11. i*. 1 i, dit êjfulGmenl : i< Re^niim iiMperalon Ira- 
didit. " .VieEiiT pai'stil avoir v\é renseigné par des raftpnrl^ ersux )« qose 
]iliii'ïi)iuriiiii rvlaliulidiri ■<] cl il eut )>onnt)>le <iiif! cl,-iii!t l'eidournKe <Ie l'eni- 
|ieivni' uit ail (du» lartl ci>n!iid<^r<^ ou voulu ciiii)>i'lr-rer le ImiliWle Slr.istwiuiit 
eoiiiRic une v4^niali1e iradilioiidii rovatiuie de Koiir||(tt)*iie Eiiile ii Henri. Va 
l«xt« irè» postérieur, celui de 1b Vif\ Jltnnti \c.1i9: .Vim. Oerm.. SS., t. tV, 
p.8tO]dueiiAdallH;rl,drarru de Ramljcri:, qui dérivait au milieu duxii* xl^ele, 
semMe pnWnter le mi »ie (termiinie eomnie nyaiil Koumis ï ton nulorîtè !«■ 
roi'Hiimede lloiirf^opne : u Hur)(iin)lifli» io deiMIinncm recefiil ".el ee4« h la 
suite d'unesoumisbion desfcrands : •■ l)ur){undiorun> quoigiie non divina, sed 
•> hiimann fuil vîcloria, qui cumnrniiset omiiiltus belli eiipiis rsseni iris- 
■> Iriicli, virî nd liella doelissimi. nrmis pUHilis non hominïs metu, ^ed fH'i 
■• mclii, rof>antc<) ea <{uo pncissunl, de^trnsdederunt <■ (t7ti</., e. 31]. Sur 
(jucl<|ueii te-ite.i ij it ra(i{>orlenlIt cette dnU- et U celle iiccn.fîun le «)un de lu 
sainte Lauce, cf. .Ifun. iirrm., ibid.,a. 1. 



itQl6J 



IU*IT£ K.NTnt: HUbt»L»''K El UtîXM u 



137 



ri«iir«, il n'o«1 qQ4*8lion d'une «uzcrninett^ de droit ' exercée {ur 
H'^urisui' lewii <lv lïi'urjtoj;iie- Celui-ci, dons ses acUs, ne ffiil 
januiU «lluKiott jj dvs r«liilionsdc ce georcqui auniienl pu exister 
ontn' lui cl le souvcmiii jfcri un nique. O'nutrrparl, Thintinnr dit 
t^xprcaftcinvnLfiue Ici; tlimx bt;uux-<ils de Ituduiru hc «onl <■ rucnin- 
nuindin » » IK-iirt vi miiiI devenus »e» hoiinucs liges *. Il M-tnble 
donc rÔBuIlt't de rubsouce de toute mention de ce grni-e ivIntivR 
h Hmlnlfe lui-iiit\me, que ce dernier se soit trouvi^, vis'h-vis 
di- lli-iiri et et de ses succe-sseurs, dmis une situation différente. 
l.'rtnp<Teur recevait seulrnu-nt, d"iiccord avec «n engagement 
anU'neur '' qui tum% val demeuré iiieunnu, l'expectative delà 
»uccex»ton du roi de Uuurgt>gne pour le jour uii cette succession 
H'uuvrirait. MiiiH de la xuite du récit de Thietmar lui-même, 
comme des textes iliplomnliqne». il .semble bien résulter c|uc 
Itmbdff eonservnil dans »es Mlub* l'exercice <te l'autorilM 
Rivale ^, Il la condÎLinii d'en référer dnns lex ulTnires impor* 
tantM il l'avis [du Henri \ Kn outre, Wnitz '* a montré que 



I. Kn |in*nniil ri- mol «u «on» riKOiiretix que lui sii|>|>o»a lVipre«niDii de 
tofififti: s'a|i|ilt<|iiaii( S b «iiiorAÎnelé ft'iMlalp. DauN Iph récits reU- 
lîl* sut rclntioDs (|i> Hoflolfe avec Henri p<lift arec Conrad, niène a|trnt 
IQIO, le» cltrani'iueure continuent à {urler île lui comme d'un MHircnia 
iHit(*|Nruduiil, traitant il'dSgnl k êgtl {en théorie iltinioinii) ovec un aulrs eou- 
T4>riin. 

S. i:hr>w.. I. Vlll. c. M. 

3 II e^l IrV-ailinicile <le >)in- h quelle époque peurcnt M placer ces Mer*> 
mrniti jiiliTH'iirH ilonl pfii'le Thiclmnr. ïtoHoire De ^'étiiil j«inai» ati|tani vitiil 
tr^dtA «-Ti f^[>|'<'>r(k avee ili-nri. Il ne |>pnt ([uèreôlrc t|uo«lion do |in>in(-!iii>es 
-, <'■■•, A(l^1ii)i)« en V91I. Dn a Kiip|vDtiô ainsi <|U*il s'Bf>isuiil 'le 

>' «g il^tiul du r^gne de Itrnri, et ilonl In coiiflnc*lion de 

fbir *-n liHMf ournit ru |M>iir olijrl de i^manlir l'exAcalino (cf. aupra, 
p. lïu, D. .1 1. Tout p<>ln l'Kl piKi-'meiit tiy[Kit)iélii|u». 

I SrU>n lii^KuihLiiii <iffch. ihr ilfudiclu-ti h'.%iiim<il, (. M, p. ltt-115} 
Rndnifelll aurail même ru l'inlention d'jliuitilonnrr dén cette éiimpie k 
Henri IViprciee de touH ses droit» de tiMuvitraiurtr Mir ta Dour^gne, et n'en 
■urait éi4 emprché i|ue pnrln maunifie volunti! due grands do «on rayatimc. 
Cetl li uuopuri-lijrpulkèM. 

S. T«irtK*n. f(jc. ni. : •> El île maxlmîs rcbu» sine ejua conwllu non flen- 
dKccvuriLaleni (li-m»in. u L»& imetent> t^dileun du texte corrigeaieitl/ïrfn.im 
en yïriM.irft, eu inler|>rt!lnnt que lleiirï lui'Oiëme, Buqtit'l Itodolfe aurait 
aLandimii^ «on mvaunie, pninietlail de coimnller tinijourn le Hoiivei'ain 
tWp<M%raIèdan» li-k nlTain't importa Ht >'!>. i)«.'i(.n, l.\itvwt tVrr^i/i, daliit te 
.V. Arrhir. t. XVMI, p tl'.i, cml qu'il a'agit «nrtiml iIch nlTiiii-et. d'Ilnlie. 
flw.ifkt, M^m. rril., t. Il, p. ii~, t.iiU%'uM'rtf nu contraire i[iiu Umloire «'^tjill 
hit pitinietlrr |uir llriiri que cedernicr I nssi^tterail dans toules Icscireona- 
latH«m (til1icile«. 

L. Veltrr Ihi^lui»!- VU iO, liaah Fanrh. zur ii«ulteheHO»»chichU,l. Xitlj 



128 



TRAirfï tSTKt. BOUOI.rR ET flRMIl II 



[1(1161 



le mot priiitAtus a gt^n^ralemcnt, <lans le texte du chroniqueur, 
le sens d' <' «'iiîifmhU* di'S/Wmfl/c» ' », c'csl-A-diredesfjrands. Ce 
svniil dnne k ces grands que ?i"appliquwtiil len»«t«cr/|«Tr ou «tisrt- 
pfre. recevoir rhommiige. Iladolfe itiiRiit donc pHs, au nom de 
ses comtes, et |H!ut-élre avec le concours de iiuelqucR-unit dVnlro 
eux. l'engaf^ement i|ue les sei<^ni-urs du rovjiumn prétcmipnt 
«erroenl à tieiirî et le reconnaîtraient comme le successeur 
d<^6i(^ne de leur Kouvemin actuel *, celui-ci eoniten'unl ii vie 
son titre, et les l'eslcs du pouvoir dont il jouissait encore ^. 
Comme con8(k|Ucncc, Itndolfe promettait b lleari do faire 
renouveler ou conlirmer par ses grands, entre ses mains, renga- 
gement que lui-ntôme venait de [)i*endre en leur nom, vti«-à-vis 
du roi de Germanie *. Quant au principal rebelle, Otlc-Guil- 



)>. 493-lVi. Son ofiinion e«t Miivii' |mr )Iirw-h et Rtimw-AH. Itrinrkh //. 
l. II. |>. M. 

1, Cf. Tiiiirt*i*ii, Chran., I. V, c. Hl ; " Fr»nconiin ol MuMiIrnoti'itticn 
(trimalus re^i inanu^ lune epplicuns ", cl L VI, c. t)U : •■ Oiiinis [inmatui nd 
ilc<licBlion(-m îïlïusAulsr ibidem coii},'(vgjilur. ■ 

'2, |V>|iri>4 le toile m^me deTiiiKn>An,<lan« le<|uel la conjoiielioa naiir^ue 
pnWtilf In pliniM- n-hlivi- à lu munit%^^)nii îles ^niiii]!i cointuc «ne rs)ili- 
rnlin» iVrcIlt' nui [ir^ciile, cptli- tnjiitniwun m-Oi-vait nvoîr il'cffel iiit ai i )-<:-« 
In nwrl ili> Ilo'Ioiri'. C'eut iiiiKKÎ ri> qui parait r('«iilli>r ili-s indicaliuii^ plut 
soiniiinin-b dp \Vii-on ('i'i/j* Ctiiionrarii , c. R : " Kuiiiqiie (kM riliim ^unm 
n^nuBuri^undiacdfsiKuarit " . I.t^sgniwh auraii-iit doiicilû piVicrscniient 
h Wfan comme roi (tesi);»!^. uii)t>if|tii*li>« cboM>s %e patMaient h la même 
i.^poi[ut' dan4 la France dca premiers Ca)M!lief)a (Lt^iiAinu, UUl. tletùutUa- 
lions monarrhir/ufs,i. I, p. 52 et »a.). 

3, ÏSdt' l'irnp'iH^iUlitâ d'admettre l'hypotliése (l'iprte ]w([iicllr itodolfa 
nurnil cmnr^t^ son propre royaume on fier h ronip«'reur, qui l'nuniit ajnai 
tfoo de l«i,«f. Waim, loc. cil. Cti nvrail l'uuiiiuc ri muDslnioux vxV[U]>lu 
d'uao vasualiU^di* w |j[furc, carrem[>creur ne r«lè*f il«' iw'rxoniio. Dixoo. 
Ititt . lit» fitml^ (/i* Hniiryntfiip, p. 1 10. |iarail (.-neure plu» priH de la vi^rite 
en rvi'réKciitant le Irailf de 1016 ft>mmi- une " adoption (il cAl niions fjtil 
lie dire une idi^siRnntion -iiiiicmpurloil ladis(>osition d'un royauntviSlcctif, 
ce (|ui nii^conlenln les grands. ■■ 

l. TuiKTUAR, t'.hroH., I. VIII, c. 30. raconte qoe Rodoifo, après nroir 
ijuillt' llviih, -I ct-ptin por^ïnltfn.' nluduil ", tVsl-i-ilïn; qu'il b'occupii <!«• 
n^gtrr. iiirr qui roiKvniJiil les (^ndti. l'e:itVul>oi) du Irait/* i{u*il venait <lt^ 
conrlun*. 11 ne peut f|;ii^rr n'agir que d'un «lonM-nU'mi'iil k duiuiii' part'iiris' 
tocratic. te prim»tut, aiiv conventions inlcrveniicfi entre Imi deux sniivc- 
rains. Cf, Wiro, llrtl* CAirofir.tdt, r. S4, p. 2t : .^ cl pri»ci|>cs rv^ni jurarc 
sibi fceit.x ALpKnr, /)r iHivrêilalf leinitorain,l. U.c. I(. p. ~l 7. fait /-gaiement 
allusion A la nécMMli^ d'une approliation de Taceonl de Slrpi^lwurir par les 
piiind» du niynume de Rminfo^c, et c'e&l k lurt, 6e»iMc-l-il, «{uclUuui, 
diin» Iv .Vrijm Atxhir, t. \XNII, \t. 10, refuM; luiile valeur A son lénioi- 
(fonte. 



[Iniâ] cAurAOïtK conthk otte-cum.lauhe t39 

laame, il devait être (1«[kjiùI1i* <le *es Reî», et Rudolfe aban- 
doDoaitâ Henri le Jrt^itde disposer de oeux-ci. Henri lesdïstri- 
bua entre œ^ chevaliers ', luaÎK celte coafiKcalioa demeura pure- 
ment théorique. RodolTo ne paraît pas même avoir pris part â 
l'cxpêdilion qui devait être dirigée contre le comte de lîoui^gogne. 
Ca* dentier venait de .se rendre coupable d'un nouvel acte de 
révolte, en refusnnl de taûsser installer stur le siê^e archiépis- 
copal de Besani;on, comme succe^t^eur do rarchevé([ue Hector, 
le candidat dcsif^nc par llodolfe, un clerc de In ch.'ipclle 
palatin« du nom de Ucrtaud. Ce dernier cependant parait 
SToir été consacré, «t mJmc avoir pris un moment posscs- 
lîoa de son Kiè^c. Ottc-Guillaume lui opposait un ccrtaiû 
GauLier, qu'il liuit par placer de force h rarchcvëchê ^, à 



t. TniETHAR, Chron., I. VIII. c. 37 : - dUe«tis sibt militibus hoc lolum 

■ d«dit ia bcfl«&tiun) ifuDd »ibi al> avîuculo Miimct lune ebl coDccabUoi «I 

• quiMl Willelinu»... tiBCtenua hiibittl retciomunere iirentitura. ■ Gibskuiikcht, 
Gtach. dfr tteulKhtn K^iUrrzril. l. Il, p. T^j, et Blîdilkk, Burgantl unUr 
nadùlf ///, p. £9, pr£ci««itl tio p«u trop *n avançant quo cfi* fi«f» furent 
•Itiibu^aus JeiiKt)cauK-fiU de Hoilolfi- dont In clironii)i>eur vient dv parler. 

î. Novs ne t-oanaiMOiis ces évéDPmFntft quv par (]uit|ques mol» très 
brer« lie Thietiimi, Chron.. l.VIll, r. j8. et par une bullp lri> s postérieure de 
Uoa IX, du 19 octobre !0l» {OuU. Chri»t., t. XV, iastr.col. 10 ; J.»rpé, 
Rfgftu, n'tlBSl : «Oui [l'avtK'Jil de lleiiaud au concile de MayencelsiimcDa 
«nuMin eju« diceodnnia rege llui');uiidii>iiuni Rodulfo eunnu» eNl.cui idem 
«Bertalduft famulabatur indehitamipie dubjeclionom impendobal. Cum 
•■ forte cooligit llccioram achiepi»copuin Vcsonliccnacm n corporia viitculis 
r abAolvi et cju» cathedram remanpre vacumn ; beiieCrio «ero régis idem 

■ Bnialdus. dictante causidico )tUO prorpSEUB ofil inve^tituram se ejnsdeiii 

• arcliiepi»cop«tu»acve[>ib6« eoi^ue l'e^e precipienlea bufTraf-aaeisepiMOpis 

• eooaecralum tuiftw, et in aede f|iiscopdli sedi&sc et otiain ordinationcs 
m feeiue; sed cooiradicente «ilil ejiiscopatum quodamcomite Wilelmo, poste* 
- espulaiima Walterio... 

Il valmèioe dvutcui que le» ûv^neiuenta Busqu<^s rnît dIIumou Tbielmar 
■oient Iv* tni'inc* que ceut dont il e»t que»tioD dan» la bulle, car 
Miean lotie pn'-ci» ne permet de raffinner. 1^ cho»- v%l n^nmoins 
vraisemblable- Tout d*ul>oni, le r^cîl du cbi-ooiqucur ne peut «appliquer 
qa*fe un arctiCT^uc de Ileaaiicon. Eu ofTct, IVv^ue inconnu dont 
parle Thietmar est cerl.iineraent. d'aprè» l'en§emtle du r^cil, un prélat 
ds royaume de Bour){n^-nc. Henri, d'ailleurs, n'avait aucun litre ou 
■« aucuB prétexte pour diapo»cr d'uu aii-gv ^piacopal dan» les comiés 
__^ tIcCutlIaume tenait en fipf du mi de Fr»iice et, d'autre part, il faut 
qa'il ail 4l£ question ilv IV-vèqucd'un iliovi'-seKisdaiii; te» a Étals » du comte 
de Boor(ïO(tne ou dans le voi&inape ImmWUt de c<-u*-ei, pour que le tur- 
tKdenl (■«rsonnai^e ait eu occasion de se mêler de l'afraiiv. Mais k Lausanne 
r4Tè«(ue était alors Henri, dont l'i^piscopil se prolon(;ea jusqu'en 1018 ou 
I9I*;A Bàlc, Adalbéron, qui gouverna la cité jusqu'en lOâSi; k GetM>ve, 

tl- P-MirAnuiM. — L» royauHKda Botirg»gne. V 



130 



CAMPAG.NK t»NTIIR OrrKHJt'ILLAL-ME 



[lOIl 



l'époque, somble-t-il, «ù Henri interv<!oait en Bourfro^c. et c'esl 
Henri qui w chargea de rétablir dans 9a dif^nilc le protégé do 
Rodolfc III '. 

Quant ^ ce dernier, comblé pur son allié de riches prénenls, 
ainsi que U reine Ermcnjiirt -, il regagno ses hlats j>our recevoir 



llu^ue». mcntionnédc 988à lOlSenTÎron. L'évêcliOtle Ucsaoçoii deraeurr 
donc^rul cncniLSc. Ccpradniit il subsiste uoe etidlculU^. On (Jatç en (Ti^nê- 
pjil la mon d'Hector, dont Ips tleim comjit'-titeiiivi ae disputèrent lu Micce»- 
ftion, sitx environs df l'nnin^e lOIII 1^;»^. Chrint., t. XV, col. 36i. Maît «î 
l'ordre de 8urct!î%»i(ni il«!t nrvlifvi'iiiiea "le HcwiiK-nn nu dvIiuL du »i" SK-cle 
e»t toanu, )^rAco Ji un iiiirit-ii rntnlit^ur, le» dnt^^ rttrr-iiK-H de rliH({iii.' [loii- 
lifîcfitnesonlpoint (■xiirtomi-iitlïxtVK. I lcctori?«t irti:-nlinT)né|>nrmi ilociiuipnt 
Imnacril dana U ChrnniifuexItUKr (6d.BoriiAi'i>, |j. i%-t'i'\. Mnistc docu- 
ment fsliiii tempsdf Henri, duc de nnurf;oKiie.doncanlL^rieurà IÛÛ-2. l.'obil 
(lumf'nK' iirtdat eïl ra|>[iorl<^ nu 27 juillet par lo nécralo^e<le Talloires '|.\>un 
Archir, t. XII, p. iO^i, mni^ »iius dnio d'nnnt^o pI ccll^ mort pL-ut t-lfc aïsPz 
ouléricuninut ûvf'notiK'ntnde lOlfi. tlvi'tiildii». trii|tri\->lcn aiitrurK de l« fta/- 
lia, serait idt'nlî<iiii-nii |i('i'Mt)ciitiijkt^ di- en imm ipii «viiicrit va I0i)9 ou lOlU 
U1I |>n^ceplP de Ko<lulfi^ III |)(iiir Inldinyï! i!t' KntnniiiTiinliur {Qurîut. r/r 
Jtortutiniii'/drr, p. 13). l.nrlioB*- f%l |>0Kfiil>1(>, mnis <!omma le nom do Bvr- 
Uud nVst DCcampu^ii^, dans CDltc souscription, d'aucun titre, l'acte se 
rn[i(jofle sanb doute )> une L'po>(Ueà laquelle le jir^lal faisait encore partie 
du pcrHomi^I du fialalirim royal. L'ëv&que Cîatitior, installé par Qlla-Gutl- 
laucnc, n'v^t incriilionné «{u'eii lOlfi, dans unu bulle de Uvnoîl Vlll ijtitt. Je 
Fr.. t. X, |>. 4X2; JifrÉ, Hri/t-nfa, ii»40l3|. D'nuliv part, nim me l'a n>maniut' 
H. Bloch, .V. Arrhir, t. XXXII, p. 311, n. 5, tti un noiivrau elM|iîlrc ■.•om- 
mtuce dans Ic^ tcsio ilo Thirininr avi*e \r% mots •• (!piii(?n[ialum in liac...» U 
c»t possible qu'il rn»sc ^implumcnl allusion h des ^vtîncnicDti' plus anciiins 
(nuniinntion denerlaiid) Ji prupo>i de tnils 'expulsion delVvt-que pwr Ollo- 
GuilUitme et intervention dn llenrii dont la marche naturelle du r^cll 
■mèriv lameulioti.S^doii lui, il est vniî.ce tioiMil rvin|«>reurc|ui aurait doonA 
IVvvt'1i(-.-in ciindidut iniillieuniui, t^udi» jjue i!'n|iri-n la liullc de L/on IX, 
cette coiict-Kiiini) niiniit ^tiV nu .ictc d'uuloiité du 1*01 d4> lUiuiyn^c. Mai» 
'rhietmardrvnit (auI rnpporicr nu rôle pcrwtnnffi Ap *nn Mn». J» erd* 
donc qu'il faut m: nmsLT II l'iivi» de Wwwcn [(Sraftn run Uartjiinii,p, V7) 
et identilWr l'(WtH]iii-dni)t ît i-»l <|u«>9tioa dan» Tliietinsr arec le Derlaud 
connu par la bulle ilv l.éon IX. Thietmnr, niiturrllen>t>nl, met lauK les lorta 
du côté du comte de RourKoffne. no(icndu(it il t-el possible qa« r^Wliou d« 
Gitutteroîl été parfa itéraient i-^^lièro fcf. en ce sons llHESst.AU, Knttratt It, 
t. Il, p. H), et le catniopue i^piscopal de Oetao^on (Voji. tn^'in., SS,, 
t. Xni, p. 37S) qualifie Bt-rtand de « p3eudo-episcupu><. non tv^eplns. * 

1. Tni«TMAn, CArwA., 1, Vlll. c, 28 ; - Epî^cugiutum in liac t(-(;inn(*<|und4n) 
I' nobilî vin) dHlît.de i|uo poslen v!i n<Tunis«>va<iit. Nniiitpir \Villrtmusprc< 
H poten^ vir in hi* parlilKin...» Je ne «ai ■! d'uilU'urK ii:tn<i ijin'lle ineMiri! on 
peut coniïidiVii'r onmrni* tri-* exnet li* dmmiitifpn* ri'-cil du cbronî'pii-iir, qui 
rcpiilscnlo Ottc'Uuillaunii; fmaant [loursuivcc par te» cliirns rÊvî-i|m' tuf;i- 

ur. 

2. TniErvAn, JAnf., c, S9 : a inefbbdvm pecuiiiuin dédit. » Alcuit (/V 
JirerùUteUMporttm.i. lit. U, Mo». 0«rm.,îili.^l. IV. p.^li: ■> ampU» 



[ifrtft] CAHI-Ar.Nli CONTRE OTn>f:i'IU.AL'3IE 33t 

le« noDTMDX Homient» îles grands qui lui demeuraient Itdcles, 
Uindis i|U*IIvnri niaichiiit cuntrv UtltvGuillaumc'. De Straiihourg 
Ip roi (if Gennjini»' s*; dirigea sur BAIe. pour |iénôliTr de I» daiw 
le povs gnuvcrni! par le comte rebelle, k la tète du petit cor|>s de 
troupTK nmeni' par lui d'AlIcmngnr. Mais il apprit que IcKjKii-ti- 
•wiiK d'Olte-Guiltiiuine, r(-lr»iic)iésdan!i Ii>k plai-es furies du Nord 
de I A Comté, s'iippn^lnient 'a in r^istance". Henri n'nvaît pas 
avec lui de fort-es suflisautes pour kc rendre maître de ces 
plnei'A. Il du! w bnriipr à gruitsir hon amuV des renforts qui» cnn- 
duiitin'til iiuprt-s de lui qiudqueK M'igneurs du voisinage, c'esl- 
li-dire sanH doute de-t h.nrons de lii pnrtie du diocèse de BAIe qui 
reconnaiisail son autorité, et ù ravager le |)lHt piivs, santi pou- 
voir otteiiidn.) derrière leurs inur»illcs, Otlc-<fUilluume et «en 
fidèles '. Puis, dcftcspi-rant d'obtenir aucun résultat utile, il rt^prit 
I0 chemin du Nord de «on royaume '. où rap)K>lBicnt les événements 
dfint la Fl.indri; «'lait le tbéâtrc ^, emmenant sans doute nvec 



«imis doTiis atrceptiB in palriam re^reMus ni, d Wiro<« (Gtttn f.'Auwirnc/J, 
«. 8| fait i^tinlrntiiil bIIomoi) b «^ pr^iWDlS, nini« il njntil^ >|iift cr Of Tul pM 
la «ruli- fois '{ur Itoiluire, toujours h cuurl Je rcHsuurres (cf. Tiiiktmaii, 
Ckrtin.. I. Vllt, I-. 301, rvvut de l'argnuttle llmirl, 

(. TiiiKru^», lÊHtl. 

S Uu adnurl un t>4Ïnrta) t\ac Ht^nri n'onlra po» dnn» Bàlc cl iitroilt— 
GuîlUumr rt*ii»*il à lui tiin- fcrnuT U-* iiorttfi di- cvUv Tille, l,o ccinlraii-e 
Jrf. Bmt*«.*)i,/l«flrirA If. 1, III. |i. M' imntil (iImIôI rt^ftiller do It-il*' de 
TiitcrwAii ,llhn>fi., I. VIII, <. â9i: • ipto... ed lUfiiInni iirliom |>n)(cc- 
>, tus, Svi) i.'UHi itii \VilI<rli(-tiiiuiii iiiuaitîâ iirbiliu» tfsi«tc-iitcin i*L itilroi- 
> ttiiD «11)1 pnrfiîlfere cupii-nloiii Budirrl. •• IIh doit s'riilcudrr de II A le, où 
Henri rt'çnil la notiv«lli- *{ o{i Olle-Guillniinie n'ffXPt^il pn^ son Butorilë. 
Le» ■ lunoiUe iirt>ei> - ^onl c^lle» d« •.-omli^ de DMargo^ne le» pltn votMuea 
de \Wt'., le rjulrum de WfMiul el aulre^i. 

X BiiiHki.tu'. Urinrirh II, I. III, p. 3H.a Tait junlemenl reMorlîrranilo^e 
mtn^ celt'*ciimpnf;ue «I cntle d«4 Hnlierl )<> Pii'uK avAil Irt-tw* ana nupnn- 
vantcwidiiilv ta Bourgogne, el dan» Ui<pirllc l'ai-fn^c royale a'^Uîl éffalc- 
mnal niuiitrée iuipuiMMiDlc Ji cnlcTiT tmr place forte. 

i. TniwTMAii, Chrun., I. VIII. c, VV, Selon lui Henri aurait jiasïié eu 
EtfHDXOKntt - tna^iuin <^6t«ti< pArtem -, mai» nous >uvoft*> <{u« l« Vi aoîtl 1] 
Atatt di^j'i burle cbemiD du rolour, i Dannciuarie {ihnriri tl Oiitlomalm 
p. 4r..t. Il- 3*1». 

k. TniKiwnn, iltiit. : 'i pnrva niiiltilinliDe diflinuK aaiirani lunniim undique 
. «rrtt^ ■viHejîil t-l provîncin» sil'i n'boll.iif prf»umvnlo» inceadio lolc lla- 
■■ :inia doMilavil. " CI. .\i.rt»iT, [Ir riiffrtilAlr Irtnporurn.]. U.c. 14: 

■ I i m lliii-)fiindiani pfnfei^tiiK. c(inv«-nlu» ipioK coiikU tuvDl peregil 

iiir^act^epit, et n*t>uft neci-vKariin imp<'i-AliK t-e<liil. ^ .Vi t>i«r Mvsit eop<-n- 

kaX qu<- llvnri n'arnit pas a<:coin|wf(nv llodoKc <|UAnd celui-ci rantmît 
daiuw* Étal». Il K-aulIc du texte de TnicTiun, Chnn., I. VIM, c. 49, (|U« 



132 XitcOKCIIJATlON DE ROOOLFB CT DBS GR1HD8 

lui Bcrlaud, ijui nu renon^ail piisiispspri^tenUons, maUque les 
gens de Be^nvun [lei'sûtiîiii.'iit k rqmussi;!* '. 

De son cAt^, Hoduift: avait cuiiiuiencû à preiidru dans ses 
Etats des mesures dcstini'^?» k assurer la soumission des grands 
et l'e?(écutinn du traite conclu à Strdsbour]^. en exigeant des 
Keigneurx <lt> sou i-oyaiime un serment sans doute assez analn^e 
h celui <]ue ses braux-lllsiivuient prêté au roi de Gerninnie. Mni.<; 
les^niniIsbnurguigncinR.wsnucinitïnlfort pende voir Henri interve- 
nir (l:ins les utrairt>!t de leur pnys. c'est-iinlire exercer un pouvoir 
eireetîf uu lieu (le l'uuloritê purement nominale (|u*il(i reconnais- 
saient encore k leur faiMv suuvurHtu -'. L'avènement de Henri 
iiu trône de ltour^o<;nc pouvait leur paraître ji bon droit dange- 
reux pour leur indépendance, et enJin il ne foui pas oublier que 
certains d'entre eux s'étaient déjfi vu dépouillcj- tout aa moins 
d'une partie de leurs tief» et devaient par suite se montrer peu dis- 
posés à sanctionner de» conventions dont telle avait été vts-^-vîs 
d'eux la première conséquence *. Ils lirent.ii pe qu'ilsemblc, des 
promesses de soumission h Itndolfe. à la condition cpic ce 
dernier n-nnnccniit it transmettre i'ventucMemcnt snn autorilû & 
Henri ''. Uodulfe se laissa convaincre. IVul-êlre, d'ailleurs, 
privé de l'eppui que lui avait momenlaui-Hncnt assuré la pré- 
Henri ne g'étuit ]^% tinmé k ravng^t^r les environs Ae BAle mais i|u*il avait 
pénétré Aaan la Hnrt/iiniiU |>i'0|>reinriit ilito. Il f«t |)0»Kible i|u'il nit ainn 
roçti ritciniRin^i' d'im crrinin ciombi-t* âf ^'laïKl», 

1. U(lgiiii> ca lO'l^ it lu d(^clî(^acc^ pur l*évi-i|iie LMiilliiiime iV l^tranbour); ilo 
réfjlibe àe Durelitivini <■ jieLitione solo notnino archïepiscopi l)«ritliolli •■ 
(jVoÏM Aluatti-a,-, Mon. Germ.. SS., l. XIII, p. *6). 

i. Titiin^MAri, ilhrvn., 1, VIII, c. 30 : ■■ 01) hocaolum iuli» rector iuter eos 
iKlominatur. iiteo liticriusiiiHli^îiiiiniiii furor inTHcm vajrrliiret «l'icx novo 
•• allerius re|{iN ihl ntjvouiiil i{uiii> iiiolilaiti conMietiKliiieiii nim|iiil. » Oi|u'U 
dit un peu plus loin d'UtU'-Ciuilbiuinc |>rut 8''>p|>l>qurr h loii« tes graiKtis d» 
raj-Hiime dv Rodoifo : « et no illius poteatas ia bac rpj^onc paulo minus 
«minueretur, eonMUoetacti3im|)eratoriae majnHlali.sicul praediii.relucla- 
.1 tur. - Cf. .\irEnT, lit div^rtitalt Utnfifiniin, I. H, c. 14, Mon. Gfrn»., SS., 
t. IV, p. 717 : " cum viJert^wl... oc a priori piitoalale aubinotos el «uclorita- 
II tetn el gratiatn înler civitatus in ([uibuit doiitiiinri ^ulfliiinl ciîm- diminu- 
* latn. » J« ne sais s'il rniit, comnio Jaiim [G'^trh. livr Iturtjunifiuarn, I. Il, 
p. 187), voir d*nB tr terme do Itufijun'linn*-» omployi par Alp^rL un »oti- 
veiiir du teai|M où ce mot diisi|nMit spiîciBlcmi'til lus (^ronds de In nntioa 
(ihiii., t. I, (1. 90, a. 6) et une alluiùoD aux ta»litutioos du premier royaume 
burgnndo. 

3. Cf. *«pr«. p. iSD. 

4. Al PKiiT. loc, cit. : '• ut hune n^em habertat quem ipù eligeivul alqan 
ooasiiluotvnl.* 



ECraEVrE DB MATBtCS 

scniN^ de Heuri et des tmujies }^>rniftni([ue<i, lui eût-il été diffî- 
cilt? de îairv autreinetit. Il renonçiiit ;■ exiger de ftvs haruns autre 
cbofi« qu'un* ppumewie de lui «Irv tidèlc?» ù lui persrm nullement, 
sis'il faut«n croire le récit d'Alp«rt , intervint lui-même auprès de 
l'empereur pour l'ampucr à consentir k ce nouvel arrangement '. 
De l'acccptatloa possible par Henri du nouvel état de choses, 
eldcsévéoemeals dont lu Bourj^o^ue put ûtrc te tbéùtrc durant 
les deux années qui suîvirenl. nous ne savous abfiolumeutrîen. 
Toujours est-il que l'empereur ne renonça pas à ce qui lui avait 
été promi», et qu'une nouvelle entre^nie entre lui et le roi de 
Bourgogne fut ju^'ée nécessaire. Klle eut lieu ô MaTence. où 
Henri sVtait rendu au mois de fi-vricr de l'annt'e lOIS. I-es con- 
veatiuns de lOllî furent !Hilt'nncll(--menl renouvcltTs, ut pour 
tnnboliser cet accord, qui faillit dêGuîtivement de l'empereur le 
•ouveraïn désigne du rovaume de llourgogne. dont oq assurait 

I, Le r«H ipie lex gniutU refiiNi''fyMit At^ tut «oumeltre mix oomlilions du 
traita de Strasbourg csl iiltcstt!' par TiilBriun [Chron., 1. VJH, c. 30*. Des 
(npreMioQf employées par lui { ■ bona que ncpoli »uo promisit, impedire 
nrun insUDctu roliiil, quihiK rclainlo jiisticiae Treno • ). il semble i]ue 
Mtte résistance n'ait (ms eu lt> carAct^rf> d'uni? lutte ouveiio, nuii^ ijuc l(ra 
pindn perMiadi-runt à Koflolfi- de rciioncer i l'c^téculioii du Iraîlé, l.t> texti> 
{.KwKtir IJir thrrrtilute tfntiioram.l. II. v. 14) e*l (itiis <>\|>li<:itf! triicure 
ilansrpxnnK :■ hit vo m qui anlea rubcUiorinm receniiit... vrnt^runL ad 

• Tr|i^Di et cjuK p(MlilMi!^ provoluti ^cdiflidvrunl. vlvmniliu» rotionibuft de 
•cnnt4rmpLii!w(i»farlun»proinÎM^runl, iit-qiK-M- iitn(|UJiinabhoc anîmorcvo- 
■nrîqulDSpni[K>r«.ui>^îm[>eriii'^inl i>l>pi lient ck... llonim oralioneplacaluBct 
■ tatisfaclione ncc^'jilii, ru« U'unln* mi îm]K>riilnrrm millit. dîeenBJidTiTsariott 

• tunsadec-veuissc, vi*niAiiLdciiitii]iiaeineunic<)minifivi-ant poâLulHS9Cbibii)iK* 

• dcliinc «iiu- uUj ^.uspicioni" (on? obeJienles confirmasse. Pelit ul hniii- gra- 
I Uam silii couccdat, regni ^uî pmlinH puleslate pro sua clptneulia se uti ]ier* 
■■ilbit. ■• Ai.rxKT paraît eii i^i^ri^ml tien iiifumié sur celle série d'ôvéac- 
■CBls, quoiqu'il admette un abaudun com|)let el iiiiin^lial ile»rlroil5 royaux 
notrnli par Hoclolfe à Henri, ce qui rat iuvniiM>nibl;ililt* (cf. tupra, p. IS6. 
R-li. (.elëxtf lr£«poKl<>rttr(irdt'la VUn Htnriri^KV .Koxv-wtn us l{AMi)itiu;|,U'm. 
C*nR.,JfS., t. [V, p, 810), représente dvUiinèincniBniÎTir le rolc de» ^raodft: 
* Bgif uiidiorum quoque non liumana sed divîna fuit Victoria; qui cum 
'ttsdset omnibus belti copîis essenl ïnslrucli. viri ad bella doctisbimi, 
«aniki» pD»iliii, no» buminis inelu aed Dei roelu, ro^antei es quae paeis 

• Mot désira» dvderunl. • Le fait mt^medela récoii<;iliat(anv!>ld'an.-c>rd avec 
•"Mcp qup rapporte TtiietctiHr. Aiiasi RlAmckk, tiurytinil unirr liiutatf IH, 
hUl.(|, a-l-il eu tort de le n!-voquor ea doule, comaiv In reiiuin|U(-[ïtiii&^ 
t«"7/"inn>A //. t. III, p. 3^ti. Pour II'» !M;it;tt<-ur», In gro»4e queslioa était 
WiinniiMrnt celle de In sutccMion, rar l'autre {inrtit- de Tnccord. d'apri-a 
■'|«dl>mpL*reur devait t-lrt- riiiiiiilti- it:in« Irt circoii s tances importa nies, 
'"ttitt pas, «emble-l-îl, do tuiturf » ntnoiiidrir beaucoup le pouvoir des 
o«l««. 



\u 



EXi-iïitinn» UK i(K>ni II Ks nouHROAxi': 



fipiilrmenl ji Itodalfe lu poi«se»»ian viagère, ce dernier remit h 
snn futur successeur le sceptre et la couronne. Maïs ceijui piniitve 
que cvttc investiture ^tait purement ftYmboli(|ue, et ne conférait 
pnK !i Henri de dmilK pour le pi-é.>ient, c'est que nodnUr dut 
reprciidrt-' sur-li--champ ses insignes roynux, en pnK.se«Kion 
ile&<|ueUUsu trouvait encore, quatorze ans plus tard, au moment 
de sa mort. 

De Mayenee, Henri se rendît k Nîm^gue, puis en Fninconie, k 
Bur^^el ', où il linL une |^r»ndes»!ieml)Ii-e ■. mais il semble que les 
amicales rclntionn qu'il cniretennit jusque-lli nvec Rodolfc III no 
soient I)ru4qupmt>nl chnnj^t^es en hostilité déclaréi^. Il pctssa p»r 
Wortns, où il ossiala à la consécration, par rêvcque Burckardl. de 
la cathédrale de Saint-Pierre -\ Au début de l'été il se mettait 
en devoir de diriger contre In Bourgogne une nouvelle expédition 
dont le motif reste inconnu. Le Hi juin. ÎI était & Strasbourg ^ 
puis ^aj;na llâle ' et de là p'éni^lra fort avant dans les Etals de 
Itodolfe 111, car il arriva jusqu'au HhAne ". Sur le véritable 
caractère de cette e\p(^dition. nous en sommes rétluits aux 
conjectures '. H est même possible qu'elle ait éti: dirigée moins 



1. Krei«pl .\nits(;orii:tit «l'OfTcnbncI), sur la rive gaiictie ilu .Unin. 

2. TlilKrxAti, Chrtin., 1. IX, f. iW. 

3. Vita tiurelianli WurmiitirntU rpUriipi, c. It [Mon. Ofrnt., KS., l. IV. 
p. S39i: ■> KoJpt» U'iii|uire i|ui|j]»> lltHiric-iiKiruiM'ralui' ctim exercitu iii tlur> 
gunâiam ire diapciAiiit ot ivi iliiitii-o VVorniuliam venit. " LVtlilMir d^it 
Monamenta, G. Waiix, vn»il devoir pUci-r ci' ni^'juurii Worm» «ii lUtW, 
Ir^N ilul>ilnCivi?metil irnilleunt. Mais nlnr» il ruinlritil »i>|)|Hmer en celle 
mint-r (ine p\j>ô(titioit ni itiiiii-)^(>{;tic, ijiii lie servil iiienlidiiiK'H? par «uoun 
IDitrc U'xti". Pour la Jak- ijii'il l'OnviciU ir^llriliuer « In rnnsô^-rntioii dont il 
est iiiieslion tlnns ire Icxte. cf. IIiirsslal-, licinricfi II, t. tll. p. 711, ii. ÏÏ. 

i. Tiiit^rMAii. l'.hioit.. I. IX. c. 18 : - Inlerea Cesarad Uasulenwm veniens 
c-ivitatein, exercitu cotleclo in Burguodium pi-opep»l. » 

5. lUitricitlOiphmnta, p. 5«C. n" 3V4. 

6. Ann, HinmiHrnu:*, Mim. fii^rric, .W., l. lit, p. 144 : ■• ITciitricu* impcr.i- 
■' tur îii Bur^iiiidinin iisiiuo Itoitiiiiiiiii lliiriuiti Kuper Riiodolfuiii rc^eui avuii- 
u culuoi Aiiiini in dolo. > 

7. Sur 1rs TL-cit^ rapporta par certains hialorionsilusvii* et du XTiti* siècle 
au sujel de celle eain|)ii){ne. cf. SEt:iiETAN, Lft oriijines tteft^rolil. comie 
d»Genèpe,iiaaHM^m.eldoe.Gfn.,l. XVI, p. 2G0, (*iB§i:unei:in-, lietrh. drr 
drultchen hAÙti^rieil , I, II, p. Ik6, croit i^ue ItodoKe ayuiit pour la ftecooJe 
foi^cèdé tion royaume à Henri en 1018, le» grands le di^temiinèrent de iioo- 
venii à ne pas tenir sa proniesse et A ne pas mellre l'empereur en |>osscs4ton 
effective du royaumo do Bourgogne, On ne peut rïen tirer d'aus«i précis de« 
tCKtes qui nous nuiit parretiua. Biioslau. UrinrUh II, t, III, p. 81 , sUribue 
aui mol» ■' in <Icil» >• !<■ *t:n* d'une accitMlion de mauvaise fol portée coatre 



[IQIft] EXrCtilTir».X OK HOBI 11 K\ IU>L'IIROfi:tR 135 

contre ïc roi de Bourpojrni' i[Uo contre quclcpies-uns de ses vas- 
saux, rn p.-irUcuIicr cuiilri- Otle-Guillauiiie. Il ue Mirmble pas 
d'ailleurs qu'elle Bit eu da n^sultal eiïectiT, car l'aDnaHste d'Ein- 
siedelu se boriK^ fi nipporlerijue, de Hourf^o^nc, l'empereur n^vint 
i Zurich, où il svjouriia quelques semaines '. 

LVtatde troubleset de guerresdan» lequel se trouvait la por- 
tion du royaume de Dour^ogne la plus voisine do l'empire ger- 
manique ne prit pas fin avec celte expédition. Eu lOIS même, 
un des évêtpies dévoués a Rodnlfe, Henri de Luusanne, mou- 
rait assassiné •. Deux ans plus tar-d nous savons que IVvèque 

Rodolfe. Telle étnitpeal-j^trelnpenH^edarétUcletirde)! AnnalrtEintidUnseu, 
nMÎs catUf inl«r]>f^lntioii <vct |;rnramattmli!mi'nt \»a «(lmiKftilll(^. itresslatt, 
en ouln:, supjxisiiil qui- Itndolfc f«i»ail pmivc <lc mnuTaisv foi eu prcitnnl 
pari en lUtlif »ax inlri^iics dont il est question dans la lettre de LOon de Vvr- 
ceil. mai^ celle II' ttre est (l'iineé|>o({ueDiiléneure^ lOISkf. cu/>ra,p. I2t-)3SJ. 

t. An". EinùiiUntfm, ihiiJ . : •• qui posten »ine effectu radieo», Turegum, 
vrnilet M-ditilItc. V. elKlommlit»». i\ 

2. CoKuM n'IÙiiAViiKH, (inla rfH%ropitruin L»u*anneïi*um, Mon. (irrm. 
SS,, L XXIV, p. "M : . ^I finiril vium mirlyrio. ■ Mni» Conon ajoute 
qu'il n*B rien pu snvoir de» cnuses de cet asMesinut. ni des circonsUnces 
i)*D» lesquelles il fut commis. Les deux épiUphcsTcrsillécsduroénic prélat 
^u'il Dons » eonserv^^ ne sont pas plus explicites : 

SeH qiitft ttitn alitlli» nito e§l concordia justÎ5 

Solens perjuroA equi|Minir« suo«. 
Martvrio viUmsupeniluK Imdidit istam 
M: 

Sed menspravorum, meuLt Rone<)ua bonomtn, 

Mortis adessc reiim le»lin«nlureuni 
A quorum. Liirbi» lurtintÎMnoi-nibiiit iirbis 

Queritur et eapitur |K'1liliir et traliilur 
Dum quarto pirfçn nU[iKi««et opir^v virRO- 

LcBCul rk)lpr<é<i$<|ui «emblo ressortir de ces lextchalambîqu^-sct values, 
c'est que l'i^êqnc lleurirutluédans une émeute. \ji seconde pièce donne 
'•■edsle de jour: ■' li-jour un la Vierge porte-épi se marie au quatrième 
iWcher», c'est-à-dire, comme on la conjecturé, le quiilrii-me jour .le lu 
tuti ne du soleil dans la con^tollatiunde la Vierice, autrement dît le 3' août. 
Les .Xtin . LmuMnHenÈft, Mon Aienn. , tiS. ,t. XX(V. p, TSfl.et ï leur suite le* 
~ Um epiteoftorum placent cette mort en IO|<l. Mais les mêmes Gfita, 
aneVaeemar<pii!- Bnsssui-, /fririri^/i //, t. lit. p. tW, dooiieul â )'é|ii»cupaL 
[lefluftue^ aurccii!«-Hr<le llfiiri une durée dcdtx-ncuranset)iliicei>t Mmorl 
'u mercredi 31 aoiit. 1^ coïncidence se prmluil pour une aDii^c'iivaiit (wur 
IrlUv dnminicnle H, donc |>our \03~. Cela supfto^e un poînl t\^ d^|Mirl anté- 
rieur ati ii août |l.)|1f. donc peuL-C-trela prise comme point dcdépart du jour 
même de la mort de son prédécesseur. On a lUtpjHixé que ilenri . qui en 1007, 
avait assisté h un syimde tenu k Francfort, éttiit {lartisan do l'inlluence ger- 
^«inique et «rsîl été assassiné par de^ iidverf4iircK de U politique de 
R-xloltellI (SeciiBrA!*, Ortyinn d< GrfmW.dnns Mém. et doe.Orn., t. XVI. 



136 



.IVftNKlIKXT UK CONRAD 11 



[loai] 



de Strasboui^, W'crncr, assisU^ do quoiquos ««if^neurs d'Aleman- 
nie, était enguerre contre les» f)oui'gui{>n()n6 » ot qu'il iiilligca îi 
cenx'ci une défiiite >. D'après la situation géographiqao (lu dio- 
oëse gouverné par Werner, ce temin de Boorguignona no peut 
guère désif^er qa'()tl<»-Guiltaumfi et les va«saux de celui-ci, 
mais les textes ne nous apprennent point si cette campagne était 
conduite au nom de l'empereur ou s'tl s'ogis»aît d'une simple 
guerre pnvéc entre sei^neursï voisins. 

Jufi<)u'fi la Hn du n'gnc de Henri II, tout renseignement lait 
défaut sur les relations qui ont pu exister entre le ro^-aurae de 
Germanie et celui de Rodolfc III. 

La mort de Henri II, le 13 juillet 1024, et l'avènement de 
Conrad II, le 8 septembre de la m<^mc année, mettaient .sur le 
t^(^ne dcGermiinie non plu» un parent, mais du moinK encore 
un allié de ItodoUe III, et le nouveausouvL-raiu, par aa femme, 
tenait de près k la famille royale de Bourgogne. Gisèle, en 
edel, femme de Conrad II, était In fdle d'ilermann de Souabe 
et de Gerherge, lîtle elle-même de Conrad le Pacilique '^ et dans 



p. SR6-S0T]. iTinis en l'ab^eDcc de loul docutneol il est pnuleol de ne pas 
vouloir établir uti lien enlrc eel évôiiemeiit et l'histoire ^n<hvie des mp- 
porU cnlro lo rayaumo do Iloiircoi-ae et l'Empire (Bhkmlai;. Iffinrieh W, 
t. II. p. HO, n. 3). 

On fail parfois de ceL ilt^uri un reprëftenUat de la famille de l^azlmur; 
en lui apjiliijuanl une meDlian du Qécrulog4> d'KnkiiMleln {Rfij. Saiitte 
romanil'-, n<" Son cl 311) (jtii pnritil se rapporter en réalité h lV'vri[iie 
Henri [ll^,donirépi»copatscplacci;iitrv t03Cet 1054. cldonllc nécrolo^ do 
nerotnuiitler place kmorl un 1 6 janvier il Ii^iinoorr, Gmeal. llMbsljiirg.,l.\\\, 
p. 850). 

t. IIkiimakk i>e Rbiciibyav, CArw».,». lOM, i/on.Gvrm., SS., t. V. p. 119: 
H Weriiihnrius Argenliniie epi^copu». auiitinnUhuK quîliusilaiii Sueviii, lUir- 
(pindionn» invanit et cijiii>erti> preli» vicit » ; Ann. ArgentinfiiKt, a. 1019, 
i/>t(/., I. XVII, p. XT ; ■■ Weinhnrius epiiteopua conira Bur^ttdionoi^ 
puKtuivit cl ricit •■; 4nn. Au-jiuUni. ihid.,\, III, p. 1S2 : <> Weraharius 
Ancvnlloio eplscopus cum Welf enmite Dtirgumlioties dcrîcit. « — Sur 
cv eumie Welf, cf. Ititloria llef/bruni . Mon. (ierm., SS., I. XXI, p. ^60. 
et CliM, Vrêprung Haut Ithrinf^Ulen, daoH Aattigrr fixe nrhirris^r- 
têehe (irtrhichlr, t. V, p. 33-34. il l'^t^it il'ailleur» alli^ do Henri II (ur son 
ninrtaijii aviM; liniva. itifcedH l'impi^ra triée l^un^utide (lliRiu:ir, Hfiitrirh tt, 
I. I, p. niHi, SK/:iiicrA.v, Origine* <i^ (i^rojtl, p. SMl-lù', a tort de «uivre poar 
c«» ^Aiieiiicnl> le nk'it Je d'Ethcae. CQ «dmcllnnl que ce dernier gi| pu 
ulf IJMT une MtireL- perdue. L'Iiitlorien provençal n'en a point eu d'autre i)ue 
M Inip lôeuiido inaginalion. 

ï, tir, iHfn, Apfi^ndKf Ui, 



[i«a4j 



AvAxKHKyr dk mxMii u 



i37 



l'eQtouragv du roi île Geniianie on parait avoir tait Ae. celte 
«llîanccun Lîtrr. au moins dans une certaine niesui-e. it une »uc- 
cessinn éventuette à la couronne de Ilodolfe III. Mais, dès le 
début du nouveHU rè(fne. les dïfiicultés recommencèrent. Hodolfe, 
peal-«*trc encort- il l'inslig'iilioii dp ceux des grands qui sr moti- 
(raiDut liDstites à l'iniluence germanitjue, parut dÏHpnKé II consi- 
d^rer comme non avenues les promesses Taites à rcni]>ereur 
défunt. puisijUL' celui qui en devait *tre le bént^ficîaïre avait dis- 
paru, et par suite à en reCuscr l'exi^cutîon vis-à-vis de Conrad '. 
Au point de v-uede la conception («Modale, cette manière devoir 
paraît avoir été absolument réguliè-re. Henri avait été désigué 
comme héritier présomptif du royaume de Bourgogne. Lui mort 
et en l'absence d« fils légilim^ de Kodalfe, les choses se 
retrouvent placées au même point qu'avant les traités de !016 et 
de lots, c'est-à-dire que le successeur de llodolfe III, à défaut 
d'bérilicr direct par le sang, devait être élu par les grands après 
sa mort, ou di-sigué juir lui du son vivunt, mais upprouvc par 
II» seigneurs laïques ou n-clésias tiques '. Conrad, qui n'était à 
aucun degré hênticr naturel de son prédéces.teur, ne pouvait guère 
|irét/'iidre succéder aux droits de celui-ci en ce qui concerne la 
Bourgogne. Mais lui-même paraît en avoir jugé autrempnt, et 
avoir admis que la cession de IOII>. renouvelée en lOlK.sviiil ét^ 
fbitc il l'Empire et non h l'Kmpcreur ^. Il considérait en outre, 
«pie Ht^nri avant dépensé de fortes .sommes k préparer cette 
anoexiOQ du la Ituurgogne au ruvaume de Germaniti, lui-même 
«levait en recueillir le bénéfice, et récolter ce que son prédéces- 
seur avait semé '. D*autre part, un fort parti, eu Lombardïe. 
avait offert la couronne d'Italie k Guillaume, duc d'Aquitaine, et 
«elui-c'i engageait, en vue d'une entente contre Conrad, des négo> 
mtîons avec Kudes de lllois-*, comte en Champagne, le com- 



I. Wieo, tiett^ Chaonraiti, e.t:- defuneto imperalore lleinrico, ltt)o< 
Mfturvx promUna sua irrïlii fleri Tnluîl, " 

1 Ro«Ii»l/<- fi Hoiiri hiî-int'-iiiï' (Minii<urnt iivoir été sur ce jxiint d'iiccord 
v>M In gramlB ptiîi«iu>n Kllfi on conwidorc rn»Ki*nliniRiit ds cous -ci comme 
to>taécc*««ir« potir la (Complote vnlijil^ i.!u tnitc, 

1. Cf. surcc |>ainl RirnsLAv, Konrmil II, I. I. p. 83, qui d'aîlteurs exa- 
■IM fepFJne lattiéee contraire. 

4. WiFo, fittt» Chaonradi. e. H : •• ante««fi««ris sui l«boi«it m^tere 
>4tu*. - 

5. Sar ceséTéuemeoU, cf. Prtntt, Hoherr U- Pîntr, p. 313-313; Pabst, 



t» 



rjtXMA» ri A BAI.P. 



le plu^ redoutai) l(> pnur le roi de fierninnio. p.irmi I<*k 
■«vt-iituels il lu KucceNKion de Hodolfe III. Aukm Conrad 
tt'WMÏtk-t-il pas bavoir rccours à la force pour contraindre U roi 
AtBwtgogiieà «e considi-rer comme lit- vifi-îi-vi.1 de lui pur les 
cwavralkiBs do Strasbourg el de Muycnce. L'évéqut dp Bàle, 
.VUatb^nMi, II* Qdèlc nlli*' de Henri', était mort te 12 mai 
liK *. Comme malffré l'nnnexinn plus ou moinx durable 
A» bt ville nux Ktats de l'empereur ^. on continuait ii 
kl tanàAénr comme fatsant partie .du royaume de Bour- 
iftfnt*^ la Domination sous l'influence de Itodolfe ou d'Otte- 
Outtlitume. d'un évoque moins Tavoreble à la dominatîou ^er- 
Kuniqm- aurait <^(é un t-cltcc jKJur lu polîtiqu*.? eonsliimmcut 
KUivie par Henri II, dont lu nouveau souverain prétendait être 
le ooutinuRteur. I^Ue eût constitué un daoKiir d'auliint plu« 
%^neux que levéquede lldie (larail s'èti-e trouvé dès cette époque 
eu |M>sse&s)on du pouvoir tempurel dans sa citi^ et dans le terri- 
toire de celtc-ci^. Aussi, ii la fiii de juin '', pendant que le sic^e 
épiscopel 4^tait encore vacant. Conrad marcha sur Khlc et jM^nétra 

Fr*ahrrifh iinrl Konrinitlcr Zivrite in ilen Jahren tOii-ttHS, dnna Im» ForKk. 
:iir iffiilMfhrn fifarfiichr^, l. V. p. 3Bl>-3ftl . 

1 . I.VS b»nn«K rtrU lions potrc \(iatbi5ron et Henri paraissi'ttt avoir runtiitué 
•près iOOt) Ipttur la prrioiJf llIlt<^l-ieu^e, cf. itupra, p. MU. l.o 1" novvnibpe 
100', rèrî-que de lUilciiaMAle nvcc 1c« pr^Ul> alliniinnil&cl ilolirntiau con- 
cile «le Francfort (Uenriei II DiptumAla, |i. IIJ», n- li3}. En 1008 il oblieoL 
pour son éf;lis« la coii<;«Mion (t« dmtU de cltniu^ dnns le Krîsgau [ibid,, 
p. 2^3, n° ISS), «t en 1030, il accoin|Migae t' empereur A Rurac {ii/iU., p. SI7. 

2. SurlB (lalf- lie jour, (.■r.,V«r«/n(/i'rjniB«8/Wpnf^,d«n6Hftitiiini.P''Hi/«r^rur« 
ij^rmjttiicitruni, t. IV, p, Ii6, Sur la prétendue tliile attribuai- A n» diplAin* 
i^iiî aurait élé après celle époquf donné en faveur dmnt'nict-vètjue iSTrupr. 
/{•iv/itti:in:lfri. n* t88Ti,ain^i i|ue sur Ut dale du 16 juin conjectumlrment 
pr«t|ios^o comme «^tant eetle de Ui mni'l d'Adalbéron, cf. Hnriv^LAt:, 
Karira'l Ji,l, I, p. 81. C'est par *Treur tjut: Wiros* liit-sl^ f.'.haitnrnài, 
K. Kl dil ijuau niomcaL oîi Cunratl arriou h BAle, r£v&(|uc «Hait mort dcput» 
huit mois, 

II. l^n lUIU, c'est Henri iiuî at>>>îiilp b la coim'crAlion d^ In calbidralc de 
llfile, arttc Wfrnei', 6vêipic de Stra^boufg, et deux prélats du ro>'aumc 
deBour^o(;De, tluçuende (ieaéveel ilu||!ues de LauMiinviiliHMii el Huns- 
\.m:. SUinriek II, t. IU,p. 82 eln. 1). 

i. Wii^. Gnla iihuonradi, c 8 : •■ îp»a vero civilas ad |)urf;iin<)iain 
pertinct. » 

5. Cf. infra, i' |Miiie. ehap. iv. 

fi. Conrad eut h BAIe Ic 23 juin 10^5, 4>l y donne un diplAme pour l'abbaye 
île Murbach [Trovillat, Hontimtnti ih Vanc'wn èeiché de BSIe, 1. 1, p. 159; 
SniMpp. fttiehgkan:t«i, n' lli9t). 



1U23 



MÛ 



131) 



de force daiis Lt ville. i(a"il occupa '. L'n clerc du nom d'Ulricb 
sur le compte duquel nous ni? snmmvs pas nutremenl rcri»ei- 
l^nûs^, fut mis en |MK<sfsaiDn de l'év^'hû. k ta suite de mameuvrcs 
paanblemeot simoniaque», Cfirlepuuâ^vristc de Conmd, VV'ipun, 
reconnaît lui-même, que le roi et lu rciiie Gisèle, qui l'avuil 
accompagne, reçurent du nouveau prélat de furies ttomtnes d'ar- 
^nt *'*. Ilest poKiible queltodolfe Hoit venu retrouver li Bàle le 
mi de Gennanie ^, et que ce soit alors que Conrad ait tenté 
d'obtenir de lui le renauveltement nu In conlimiation des pro- 
messes faites k Henri. I^ roi de Bour^o^ne ayniil refusé de se 
soumettre à ces exigences, Conrad occupa les forteresses voi- 
sines de D^de-'. puis redescendit la vallée du Hliin " et ^gna la 
Saxe, laissant it s>on «épouse Gisèle le soin de terminer les négo- 
ciations que cette démonstration militaire avait eu pour objet 
d"appuy«T '. 

Gisèle purut d'ailleurs avoir rempli avec succès la missinn qui 
lai était conliée auprès de son oncle. Les événements dont l'.M- 
Icmagnc et l'Italie furent le théâtre durant l'année 1026, et les 
préparatifs de l'expédition qu'il entreprenait au delà des Alpes, 
détournèrent sana duute des utTairvii de Bi»urgo|;nc t'iittention de 
Conrad, mais les elTcts de l'intervention de Gisèle se mani- 
festèrent lorsqu'au mnîs de décembre ou au début de Tannée 



I. Lvleileile W'ipaa liirita C^^ual^ra^^^,e.^}î <• mI Ra«îleani civIUl^ni 
fnnenit ■, ne kU|i[>i>M'rnil |ki« iiée4>i>Kairemenl «rncU's iriKwtililé, rioîk le 
• IUmIc^oi cirilAtcni »uLjti;fitvit •■, du c. H, qui s'applique nut aiî-nurs 
é»én<Mnrn(«. pri^îw In manii'i'c <Jonl 1rs clio^rs i>r»ont p»^*r«"s. 

S. I.'.mt à tort '{lion a •roula l'ittentilU'r avpc le eliaucelirr dv Conmil de 
ce noiti ltHji«»i Ai:, KmnsM Konrait IJ, p. |0, n. 4). 

3. Oesta l'Jtuonratli, c. 8. 

V Itùd. : " colloquio i-e^ali haliilo ftakjleae. « Mais comme avec Conrad 
» IfiMit'aivnl à Bfcie U rein*. Ie« é\A|ue8 de Mnyeuee et de SlrasImuTi; 
(Baetst^v. Konrail It, I, I, p. 84 j, el nans daul«' dîvcnt ooinle» du rovaumc 
ie Ocrmanie, h-s ninUt ■ colloquio n-galt ■> pcHimieul être rtiiiHÛlér^ comme 
i'«p|t]iijiiaiil a (■■■Ile )»)(eml>Iév, |uiitM|ue Wipon ent|)loie le mot de rot- 
lii^uiain |Kiiir désigner loiile assemblée imporlanlei Bnxiuii.AC. /or. eii. ; et. 
Jarx, tjrffiirhte ttrr Bargun4iunen, t. Il, p. iH8) et il o'cst pa»certain qoe 
(Ualotfe soin CDU h Date. 

5. Wipo, Ce*ij Chaonradi.c.9 z •■ lerminis BiirguiKliao ultra \'olotila- 
r*t*ia Rtiodolfi eju«<)cm Ditrguinliae régis dili];«nt«r pf««occupalis, |ier 
nltlieiinm usque Saxoninm (imeiiit. ■ 

«. Il eatdéjà k StraulHiiir^leM Juillet iSTUMPr. RritkihanzUr. n' 1893;. 

'. W<po, toc. cit. : ■■ i|U()» [>o»(e-a Ginla résina, BIta «ororis ip&ius régis 
Rundolfi, Wbc pacificarit, >• 



«ODOt-fB in A HOME 

MÙvantc (1027) (Icfl envoyas (te Hodolfe vinrent trouver CoDmd 
dnn» la ville d'lvr<?e. qu'il vonoit d'emporter d'assaut ' et où il 
ct'li'-tiriiil le;* fétt\-« de lu Nuêl-'. Ils lui npportiiient de In part d« 
K'ur tnoîlrc, la promesse que ce dernier se rendrait h Home pourv 
prendrt' porl & la cért^monie du couronnemcul impcriiJ de 
Conrud ^. 

Celte o^n'niumo eut lieu le jour de Pnqucs, c'est-à-dire le 
Sfi mnrs de Iji intime uiimSï ^ et Rodulfc y iissistnit cii elTet aux 
cet»*» du luiuveï emjioreur ^, en nw'mc ti'mi>s que Kanut le Grand. 
roi d'Aujf le terre''. Mais il i»e parait pas ^tre demeura auprê.s de 



\. Hao*l Ulamd, t'.hnm., I. IV, prol., *d. Pnov, p. 91. 

it, Wiro, linf Chaomrjuii, r. IS; IIbmkaxtc ob RmcnBXAU, Chron., 
m. KTT; lïa fiwlf^ha^i j^st^., c. i2. Van. Germ..iiS., L XI. p. 208. 

i. Wiro, loe. eit. : - tltuc RiiAtldlS N>^i& Iturgandiao l«gati venpnini, pr 
p nktllt'nU'»illiim Rociuni%enUinim«<l i-lcrlioortnet caa»ecratiaoeiuiin|; 
o InriNm rrijix CbuoarsilJ. Quod rex greUiiilw itRcepil et remiftsis lettatit* 
^ rum munrri|iu>t...>-Stir riinportJUUMdc' lH(li^»mrrJ)«ntB^biie(Mir Rodoir»- 
et. ItHr.khLAi , K<ww^il W, I, ), p, 13$. qui rT-m*i->]i*c d'alllMir» r]ur la pria* il» 
lUIc, jiuîs rrllr d'Ivre avaient |>u prtMluire sur Ir roi de Itâut^ogn* une 
cniaiv mIuuîiv. capable de le délemûnef h agir «omntc U W faiMit. ImiI 
■uUtnl >]u« les bMi»A(S««« d» GùiHfr. 

(. S«Tci* cmirawMBMml. cf. ll«ti»»uAti, op.«it., p. 138e1 boit. 

&. Wim, tinta Ok«««n»di. c. I( : • Hi« iU penctb fa •loorara 
frrcraii* HanMn rtyi^ ^vrgamtim et CbanUuiK ir^<- An|t)ar«a«. •• — Jv' 
mt ui» «, f^MUEtuc le <v<>jT<:l>M* Bwfli w «tW.. p. 11T-14S , BMkttfe «■ot 
«M* pMi dMBs ha a4f«cùtinB6 qnî pH^^iUrrat rnctnii de b buUe 
J«ui XtX «■ hwv 4f ribfaaw de a«i7 J»*t. Itry.. s' HOl . rt 
les w iwti. prâM fmt I» mCm pkpe pCTM rt lwf e« tM«Bsln-r « l'abri di 
•tM 4« p««v«ir 4piM«|wl il«rri, N^.. ■" SI lO, ïl 1 1 . 1 1 1 1 >, et •-(> p« rlirdi* 
éw ■wwyHaai à» rwvlMvfqM de \1mmb. qâi «e tnwml firv to sajrt iV- 
llMinMhni ^6mtiÊ-«ùÊÊiiUirAmmmrmlMfkm» «oecnper ea lOG. 

K C rti ri « Mi pnëtk d^uU»«n pwtr oMcw «w nmpboa de pAa^es i 
lnT«f de w» a^Bto ^ a* i w ib iw t k Itme, Kft t=aTcn«»t l» 
At* .Mfe*. m ^ilii» «mwW» » 1» fab prFMirMMr rlpir nodalb- III, 
. fw» c » | M l w i g www émMi&wmmfi» *. oèlHpMvriKS Bap^— '-^"^ -^>f<>ei 
m^iiri.witri.t l.«»>.CiMnlw.M.Okrt^. t.Xl.^.15- • '•' 

• OTaM dvMveasiMîfeaBMiiH&pefeKfe^aa, 

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[1027] 



nivOLTE Ht* WC KRM»T 



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rcraperetir Jurant les quelques mois que ce dernier passa encore 
en lUlie et, revenu en llourgo^oe', ïl v Irouvu Luccasion de 
faire acte d'allitf fidèle k l'ê^nJ deConriid. Le beau-tîtsde celut- 
d. le duc Ernest d'AlemiinnIe, venait de se .toulever. sans doute 
d»nf> l'espoir de prnlitprdp$ embarriis que suscitait <i l'empereur 
alfsenl la rêvidte du Hue de Ixtrraine, Tliierrv -. Kmest commeni;^! 
pur ravager une partie de l'Alsace, pui^t {lénélra en Bour^u^ne ' 
[fivec ses partisans, vraiM!uil>l»l>lLMnent dans resfioir de f^af^ner 
A sa c«u«e ce pavs auquel 11 se rattachait par sa mi-ro, cti^'avuiiva 
jusqu'il Soleurc, ou bien même au del.*». car il parait avoir cber- 
cfai^ H s'établir et à se fortifier sur le lac de Bicnne, dans l'île 
Saint-Pierre '. Mais lîodolfe lui refusa son appui, et l'obligea à 
R« réfugier daiw la Sud de l'Alemnnnie, à Zurich '. 

Un peu plus tard le rebelle ^tait contraint de faire & Ulm, à 
l'empereur qui revenait d'Italie, sa soumission déiînilivc. Conrad, 
après avoir onvové eu exil en Saxe son vassal indiscipliné, tra- 
versa la partie nicridiotiule de l'Aleniannie, oti il re^ut la soumis- 



Lalibi> le rapporte S» l'année- tdSl. Il esl bien plus probable qu'il Tsut 
Pallribiwrr à l'^p^juc à Uqiit-llc lo* InMs souverain» av trguvaietit K-unU h 
Rose. Le titre donné 1 K«nut de •■ rcs Norvr^norum ri partis Sue- 
•• Torum onvconTipiKJrail pus. il e-st vrai, )t inST, mnin il [wut avoir ^US 
ajouli^HaB» l'acte apri's coup, comme le conjeclnre L*Pi'K!inKmG,Ge»chiehte 
tttn Enghnd, t. 1, p. iîG. n. I . 

1. On ne consljile cependant u pi^sence que par tin diplAmc daté du 

Kl avril \\m ! iiitt. lie Fr.. t. XI. p. 55<l . Hodolfe e*t olor* à Vevey avec la 

. Idnc ErmeoJArl, et y fiiil une doiiAiioni une ilamedu nom d'tCrmenibvurg. 

t. Sur CCS V-vrm-menU, c(. Biir.;«:<i.Aii, Knnrail II, t. I, p. 3(KI et »■». 

8. WlPO, frn/j Chit'inraïU.r.. \'i: u AUatinrnproTiiitiam vastAVil... Uvîndv 

• nagoo eierritu juvpiiLim collfclo, K«iryundi.im iiitrnvit. et ultra easirum 

• Sïtotlofuai quamdam ànsulaio a|{t;cre et vallo flrmarc cepil. ■■ Hi^cuctan, 
(Iriyinea ije t)trol<l, Mrm. cl dric. tien., t. XVI, p. i'î, «ufrpose sans fçrande 

■ Jirvuve que ce coup de main en Bourgogne était une tentative d'Ernest pour 
ftirt reconnaître ses droits i b «ucce^iiion éventuelle <le son oncle. 

4. La silualîon de c«tli> lie n'eâl juis imllquéc parWirox. Mai» l'idenli- 
Jcatiod proposée [mr Kkvgakt [Epàcopi Contlanwfurt, t. l, p. S3') »l 
adoptée par la [^upiirt (le<î hiftlorienK modernes {cf. llnE6sL.ii;,A'on^4</ //, 1. I, 
f. 301, a. 3i. pnruil bien vraisemblable. 

5. WiiHi, f>e«f4 CtiuonrJidi, c. 19: » Sed Ruodolfus... verittis bostem 

• imprraloriH recipere «b începlu îllum probibuÎL. Inde tcvcrsus supra Turi- 

• cuni.., " I)re.<mji% Konrail II, 1. 1, p. M(-2U2, plarc ee« événements avant 
ItilétNirt de Hodalfe pour rilalir.el siippo»i.* qui- c'est npr^« avoir re|xius9é 
Vv rvbellc« que le rai de ilourgO)fne ai' rvndit trn ltslii> aupn^s lic l'emp^- 
rmr. 1^ début dn soiilovemenl d'EmosI est, il est vmî. rapporté Jt ID3A par 
ItQtraniqœ d'Heraunn de Reicbennu. Mais il fiiul reinan|ucr que VVipoa 
[wte de la révolle, et eu |Mrticulier de l'iulerventiun de Rodolfc, a|M^s le 



142 ^^^KfTOBvfW^BÀLr. [1Ù87J 

iiion de ceux qui avaient suivi le tluc EruusL duas sn rvvollc '. 
Kn ttii-mn a-m[is il ko dirigi^ait vers la Bourgu^ac, et arriva uinflî 
il Itiilc-, Hudolfi-, de SUD cùté, s'êtail mis en roule pour venir \'y 
rcjninilre. Eu npprtMianlaon arrivée prochaine, l'empereur sor- 
lit de la ville, etse rendilaii-dcvaiil de son oncle, qu'il renconlra 
il Muttenz, au Sud-e^ldr Hàle '. ctranK^na avec lui dans \u cilt^. 
L'entrevue, selon Wipon, aumit élé surtout marquée par la 
reconiiHÏssitnce de la paix qm- Gisèle iHait parvetiue à r^lnblir 
entre les deux souverains'. Cependant il semble (juc cettu puix 

r^cil itu r*[tiii-unni.*tnmil pC iIc ilivero rvi-iu^ina-iilii <)ii dt^liul il« l'atii)^ liKT, 
elpFirail [ilnrcr In l(*nlnlLi'i.-iU- rr>iiKliitir<- ilii fiiU- ilo /.nrirlt, imuit>tlinli>Hir-itl 
iiviint le rt'loLir de rciDp(Mi?ur, Celte c\péililioii in f met eu su en llour^og^nc 
|H>ul »T(>îr àli de courte Jun^e. IVaulrc pai'l. il semiile eetinit) que Itixiolfe 
ne fevÎDl pas d'Itnlie avec Courait p(its(|iie ce (leriiïei', orrÎTaDl pjr l'Alo- 
mniiiiie n Ititlt-, y Lriiuvit 1« iijÎ iIo Bour|;o^'ne i|iii von»il ii s« reiieoiitro, iiH 
pnr i'»nM>i|iieiit l'iiviiil ipiitU' di^jium un tncnpH pluH nu ^lotn^ lon^. CVsL 
(Itii-ntit crt iiit(>rviille, iiiit»ut i|ii'il xhI ponxiltle «le le conjecturer d'aprè* le 
texte (le \Vi|i»ii, (pii iNitmlitue il re sujet noire uiiii|ue kourec, f[Ui' Kutloire 
aurait i-ejciv le duc Ernesl Itors de son royaume. 

I. Wipn. Oetia f'Ituonradi. c. 31. Lu soumission d'Kmesl à l.*lin, e»l du 
mois de juillet \nîT. Le 19 août l'empereur est encore A Zurich, mi il 
ilonot un diplôme pour rnhbnyu d'Etitaîedeln (Sti^mov, tteit'hBkansIti, 
n* 1962). L'entrevue do ÏJitltenc nndoit paa être Ir^a itast^^rieuit!. 

i. Wii'O, il>i<L 

3. Cniil. HAIi>-Cnnipa(fiip. 

i. Le seul texli- relnlifn celte cnlrcvuc c»( «cluï de Wipon, fie*la CAiron- 
rii(/i, c. SI : » et perveiiiens iisquo ad DuVilcam. ftundnifum rej^ein HurKi'o* 
•> dic-ie nlIoi|uitiir. r|iii illic sibi occurelml e<lrti urbem juila rieum. qui Mit- 
•' teuKfldieittii': et hnbiln fAtnilinri eollnqitio, impcnttorrofjeni BerumduKÎt ia 
« urbem. Conllrmaln intcr eo»puee,(ii«eln împeriilrîcchiiec oronin inedinnle. 
•' rPRiiniiue llurKUiuliae iiii)>crat(ii'i Imdito, eudem jmeto ipieiiiailinudum 
■• priuiiiinleeeHMuri Homrieo iiiipornlori dutiim fuiTil. <• Ht.i'vci^y.. tinrt/iinrt 
unicr llijJolf IJJ, p. SS, n cbercbé, itinl^r^ le témoi^na^ formel de Wipoo. 
il élnSlir «lie dintiiiction entre le irnilé de Hiite ri i;ru\ de Sinsboure et de 
Mayeuce. IVapiV-* ceHi-cî, Henri suriiil Det|uis le dmil d'inlin-vt-nir d'uuo 
mjMiJi'ie eirwlive. ilu vîvHnl de llodoirc dans lei nfTairee dii royaume de 
Kourtccfïne ; pnr le second, Conrad ne recevait i|ue rex|>cctulivu de la rac- 
eesaion. lliieAsi.An, Ko-trad It. t. I, p. 221, a remtin|ué «|ii* celte înterpnVla- 
Uon n>st pas exiiete. Henri lui-même nvail d<ïjJi reçu eelle pitimo»*)- de 
«uce^cr un jour au roi de Rournoiiac -cf. VVieo, (îedfa, e. 2V, et «u/ir-A, 
|i. l'2T),quitïiuiirv»nenlieI.llH'aviiiipt>iirli- pnWnlqii'ime vnguc suierainetA 
inniide. une «iirte de •• voi\ eon^tdl.ilive ■", Il est possible qu'il en ail été de 
mémo de Cuiimd, quund bien uiêmeou n'etll pas reiiourelë -iiir ce [Kiîut ren- 
gagement a^»ex jieu pnrcis au')uc) fait «llusionThielinnr de Mi-r^etMiur);. Il 
est certnin que la riause principale des deux traités était la dévolultu» éten- 
lueltc de la liourf-ot^ne au Boiiveriiin j^rinanique. Quant aux ncte* cités 
comme prouvant <\iie t^nrjid prenait celle date de lÛi" comme point de 
départ du couiple des aua de sun ^^)(■lv eu Botirgoicnc. Bt.0Mr4(K et Rbemilao 



E-NnitATK IMî BALE 



lis 



ilit été cbo»e acquit depuis bien des mois, comme le prouve la 
présence de HudoUe au i-ouro une ment de Conrad ^ Morne. Mais 
il est possible que la tpnlative d'ivrnpst en Bourgogne n'ait pas 
éti sans donner U l'empereur quel<|ue sujet d'alarme. D'autre 
part, leii condilinnti mêmes de ta pai\ n'avaient peut-être point 
encore été Itxées d'une matiiÈi'e délioitive eomme elles le furent 
solcnucllemenl à Bâle, et la mort toute récente d'Otte-Guîl- 
laume ' permettait à l'empereur d'espérer que se« conventions 
Kcraient plus aisément observées qu'elles ne l'avaient été Jus< 
qu'alors. Les traités cnncliLt avec Henri furent renouvelés en 
btveur de Conmd, c'est-à-dire que Rodolfe reconnut ce dernier 
comme bcrîtier, ou mieux •.'f>mme souverain désigné du roraume 
de Bourgogne, tout en conscrvunl lui-même le titre de roi, les 
insignes de la souveraineté et la faible part d'autorité que lui 
laissait le pouvoircroissant des grunds. Puis, tundis que l'empe- 
reur reiIeiMMmdfiit lu vallée du Itbin pour se rendre en Souabe où 
rappelait la révolte de son lionionvme, le comte Conrad -, 
Rodolfe, enrichi des présents de son neveu -', rentrait daD!i 9un 
ntvaume, oii on le trouve nu début de l'année suivante, à 
Vcvey *. 

Cette entrevue de BAlr est le dernier fait politiqtie du règne de 
nodolfe 111 qui nous soït connu. A partir de cette date, les 
seuls renseignements que nous possédions à son sujet nous sont 
foomis par quelques rares diplômes qui le montrent séjournant 
dans la partie helvétique de ses Ktats, à Orbe ^, k Loj^es "t il 
Bùmplilz *, il l*ii\eme ".c'est-à-dire dans les quelques comtés où il 
avaitconservé la jouissance des domaines royaux et où il pOD- 
vait encore exercer parfois une autorité elTectîve, tandis que par- 



uni itéjii démontré que le» aiiniVn nîimi in(tii]iiéet' «•(Aient celte» di* l'Empire 
de 0>nrad, ipii svail conune |K>int do départ ta date «lu couronnemeat, en 
cette Mrtno anoco lOfJ. 

1. Sur U dalc de celle mort. cf. infra, î' partie, cti. ii. 

!. Wii-o. fiftia Chuonratii. c. 21 ; D«E«.ut, h'onraJ II, l. 1, [(, 222-2iï, 

1. Wiro, iitûj : » rex ilerum donis amplialus, cum »uia r«rcnus «si in 
BwrjïundMtn. ■ 

i. liai, t/* fV.. l. XI. p. 553. 

y lbi4., p. 551. 

*. V.hmrUt de Ctany, n- 2S1T. 

î. iiwt. Ilitt. Pair.. ChArtMf, L II, col. 118. 

S. UiMt. de Fr., I. XI, p. 553. 



Ui 



MORT DE ROimUFE 111 [S/6 Sept. 1033] 



tout ailleurs les prends fpudnlaires, comme Renaud en Bourgog-ne, 
Guigucs en Dauj)hine, Humbcrt en Savoie, Guillaume- et Ber- 
trand en Provence, devenaient de plus en plus les vérilables 
maîtres du pays. « C'est à tous ces barons qu'on prétt; hommage, 
les main» dans les mains, c'est à eux qu'on obéit comme au 
roi. pour jouir de quelque psix '. -i Ce n'étiit donc qu'une ombre 
de royauté et des domaines bien réduits <[uc le dernier roi de 
liourgngnK laissiiît k son »ucfc»scur éventuel loi-sfju'il lerniina, 
le ï> ou lu 6 septembre 1032 -, peuL-élrc it Lausanne ', sa vie 
misérable. 



I. TKiBTMAitttK MsiisKnotiKH, Chton., I, Vl||, c. 30. 

i. Lu date il'iinn^v Kt.\ dotinée |itir \Vii-o:<, Gt»tit Choaraiii, c. 29: 
Il Aimo ilutnitii 1032. Ruodolfus ivx Bitr^utuliae.iivuiicii)ii>CiiH«Ue iin|>eni- 
trici», in pacG obiit i> ; le» AnnnU» S-j/ti/nllêntm inajorfs, n. I03S ; la 
Chroniqot d'IlKiiNAK^ os ItKicHr.KAU, o. 1032: " Rudolfus, if^norus BurgvD- 
diac regitliis obiit, << le Cfinn. SueviramunircrtaU, o. 1032; le» Annale» 
necrirhgiri Fuidenteit, a. 1032. Mon. lîerm., SS., t. XII, p. 311 ; Ii-s Ann. 
Liiuxfiniieiift, iLÏ'l., l. XXIV, p. 7$0 : ■> IbidulTus rex obtit s, d. 103S, 
liliuB Cliiioiii'adi re^'is. » L.e Chivtiùjae <Jtr Haiat-CUade (.V»ri. Gvrtn.f 
SS., t. 3CIV, |>. IKi) rn|i]ioi't(! celte mort à l'année I03J. La lUle du 5 %ef^ 
tt<mhT« e*t iudii[U<^(> parle nc^crolo^te deTallolres tl^'eai^s Arehir. I. Xll, 
p. 103}, crllcdu 6 par I V-pilnfibu dv t» icine Krmfujirt ■■ uxor RtHliiIli rogb, 
qui oliiit V'III id, i^opt. " (CiiAinKr, MAmiiîmt sur Saint-Anitr^itt-Uaut, 
p, XLts) «I pur lo rit-i'i'oUigr Irêo pu»t^rii<nr do l:i cntht'^lnilv de LaiiKtinnv 
[Mém. Hihc. rtm.,i. XVIM, IHI j : ■< ti Ktfpl, nhiil Hodulplius ré» plos, Tilius 
(jonrardi rL'KiBaniio M lit' II - III' cglunc erreur évidcole pour XXX]. 

3. Du iiioius csl-ce lîi qu'il fut enseveli, anus doute par let» nwn* de «on 
ûluk MIard, rëvéïjue Hugues. CL Onta epiwoporam Lausannenaîam, 
Mon. Otrin. SS., l. XXIV, p. 798 : <' Utigo Lausaiinensî» cpixcopu» filiu» 

u rcgis Itoilutlî »t.-puUuB in clioru Lausaiinvri»! juxta rcgcn Itoduirunit 

« pulrocn Buuni. >< 



CHAPITHE V 



Là MXCE6SI0S OB RfllMl.rS III 



; 1032- 1038) 



I^ mort de IloHoire III ne devait pas mi-Urt- fin imniMiitlt- 
mcut iiux truubli-s qui avaicul niiinjuv |irL-s({ue luulc la durée de 
ton rè^cde trenlf-iicuf nus, et avoir sur-U-champ pour consé- 
quence l'anneiioa depuis looglvmps préparée de la Uourgo^'ne 
k l'Empire germanique. 

La questioû de succetssîun qui ne posait était ass^ez dt-licate. 
Depuis une époque ancienne on s'est souvent pincé pour l'exa- 
miiier. xur un (errnin trop exclusivement généaIo};ique, en 
rechertluiut quel était le plus nipproché, panni les p^n^Dts du 
leu roî. pour le considérer comme étant le plus qualiUé pour 
recueillir riiéril»j*f du di^funl '. 

En réalité il ne semble pas quels question se fioit posée tout b 
bit de cette manière aux yeux des coiilempomins, du moins à 
ce que nous pouvons enjug-er par la compnrotsnn avec ce ipii 
avait lieu ailleurs 'a la Kn du x' si^le ou au début du xi', et si 
Unt eslqu'il y eut. en 1032, des juristes capables de discuter la 
^«estioD au point de vue purement théorique. 

D'qdc mani(-re générale on peut dire qu'alors <• deux rlémenls 
WRibinés, la naissance cl l'élection fout dans l'opinion de plus 



l> Cf. jiar ricmplv le mémoire <lv r«l>b«> DccMam, &f ta iiitvfraincti 

* b aturonnr </f Frënce tar Ira myatimf* tir Bourgoj/nc lr»n*j«nine 
** ^ArU-t, dans I« .Vtrture tff Frunc, avril t"23. p. ftS5 : •■ Rauil 
' R&diiKe Iir dotinn le royiiump h Cettiruti, rnî <1c<icrmnrii«, cmpcn^ir et 

* ^1^1 d'une lie nvh niiScc!*, lîllc di'sa «irur.cl h llriiri II, illt le Nuit, flU do 
iConred et di'eeltoait*cede Kniud..,!! fll eucclnuiie iiijuMk-e crinnlf. CMr 

Umlie.ui •ui'urel mvrc d'F.mles., comlc de Champaf;nt>, riait ^urihéritiùre 

* l* |>l«i!» proclif. '■ 
R. PktrAKnia. — Le rvgaum^ il* Bour^tf/nt. 10 



lili 



Ktii,Anc>\ i»:s t'HË:^K\t>A^T» 



d'un te roi liîgiUine >■ '. De la Diûasanceà pnipreinynl parler, il ne 
smiraitgu^re être ici question. Il est ci-rtiiit) t-ii flfet ifu'en Itour- 
ga^iie rhdn^dttédc 1h couronne existait en fait, sinon en droit, et 
que, sous Itodulfe III ctimiiie «touH Conrad, il n'y avait eu cpie 
siniulacru d viecliun. ou mieux d'approbation par les ^ramb:, du 
souverain qui montait sur le tMne en vertu de son droit succès- 
sfiral. Mais nodulfi* 111 ne lai&sait point d'autre fils ^ que 
son bAtard, IVvf'quc llujçues, qui occupait te siège do Lau- 
sanne depuis une quinzaine d'anu(>e8 et qui ne parait janmis 
avoir élevé de prétentions sur l'héritage paternel ''. Or, en 
l'absence d'hérilier léjfîlime, le» grands, du vivant de lïodolfo III, 
avaient manifesté la volonté de ue rcconnaitrc comme sou- 

1. P.V'ioL4.KT, L»que»tion tim U t^UimUé à tavinwnvat dr UuguetCapet, 
p. 5. 

i. On a attribua b Kodolfc lit un autre Bis, Ebcrbard ou ETr«rd, érôque 
de Sion. Mnjs les rcnsctgncmenl» fonttléraiit au sujcl tle ce p«rMinii.iK«. 
Les iialp§ mvRies (1l> son épiscopal que len HUteurs de \a GaHia ^(. XII, 
ctit. 739; vetd<-nt [ilacernu k' aiôclc, »oiit inconnues. Un ancî^q Micramoa- 
Uirc ^c IViçlini! iiv. Sioa auriiU (torté sur iton premier reiiillcl les vers 
)>uiviintii : 

lllc Scdunensis domioalor cpiscopus urbi» 

Ebcrlkardiiscnîm rc^li (jt^niiîuc nntus 

lludolptii régis clare c«rtUsima proies. 

Mallieurotisenietitcc tnanuBcritnVslcoDnuiitie parle létnoignn^ d'an c«r- 
taÎDcbanoine tîrauoh6*n, aul«<Lir A'tin c4ilalo(,'uci des èvêque^ <)<■ Sion, cl 
il a nujutirirtiui tliâ|mi'u iGuemaiiu, f'.aitttifjue lirtérètinefiie Sinn, iliitiK .W/«. 
Hrjitr. mm., l. XVUI, p. 4'JSi, M^me si \en (IhUiU foiiniÎM par Ir rhatioîne 
Hiittielisvn eutient l'xnelv. le (oxtc nu ««rail {«in In'-it prêeiK. Il so [x-nl 
(ju'Evrard soit un dcitcoudnnl plusou moins éloi^iii; de îtodolfc I" ou do 
Hodolfe 11, ou >]u'il doive êlrc consiiJt^r^romnicuDliâtarddcla romille royate. 

3. La parenté de llu^^ues avec HoilolTr III e«l attestée par les (i»*la 
epitrofioru m Lititffinnrniiiiiiii i Won. firrm., SS,, I, .\XI\',|), T03), p«r le 
texte du Hormciit par lui pri-tc h sou métropolitain l'arcliert't^uc <le tteson- 
çon illrMin. Hit,!, itf /ri/ fixe <lf,i!fi»ni:on. p. 7fi), serment dan«> lequel il «e 
(lit ; •' ego llii^i IjinfiiiieuMs jam ordiiiatus eptseopiis et flUua ftodulli 
rcgia unicus ". niiKfi lueporle teste d'onaele dont la (Jhronifur ilr Ktinl- 
Ciauiie \Mitn. Gvrm.. SS.. i, XIII, p. 7lS'l a roiiwîrvé l'anulysc : « Idem rex 
" {Itodoire lir |ier llurcliarduin fritn'in miuiii areliii-pi^ropuin et pcr (ilium 
•I llugoaem I Jtusonno episcopum ot niiiim lliigoneiii (iehvnncnflem opiscopum 
•■ et Kotlicrtuia comitcm Ocl»cnnenscm scnbîl ." Cependant llrbina oe 
Klavigw [t'.hron.. .\frni. demi., SS., t. VIII. p. H)l'\, eo i^fnéral bien 
informé ries choses de ta Bour^);ne, dil, en parlant de Itodalfelll ; >« al>sque 
lihcri» v%islei>s '.ce uni uç peul net ()lî'| lier qu'en ><u]q>o<>»iil llugnes biVtarfl, 
putMfui- la llliatioii dc ce pi-rstinna KL* trst allentée par nillenr». Il merail 
niionnal, irautn» piirt, tpi'iiii tiU té^'ilime et luiiqiii* du ixii fût eriliV* dans 
riv)f]ise, el qu'atirnn texte n'en Ht mcnttun h pi-(i|M)s des i^vi^neinenLt de 
lOK., coTome irun succeMCur poî'aibivdc Hodolfc 111, alors que ««pendant 
Hugues lie devint évèquc qu'en lOtK. 



Sin;ATIO?( DE» l'H^CKDAXTS 



U7 



Tcraio que le roi qu'ils auraient élu ', et ces revcodica- 
tiann Maiftii précisément dirigées contre une succession éven- 
tuelle ilu roidc Ccrmanii: au trône de Rourj^o^ne. Il «st certain 
qu< ceux des bomnsqui. en lOIG, s'étaient trouvés h la léle du 
mouvement lioslile ii Henri, ne pouvaient nccueillir .ive joie, en 
1032. l'événement qu'ils avaient cherché )) prévenir. Olte-tîuil- 
lautne. il est vrai, éluit mort, mais ses anciens pnrliKnns 
devaient conserver Ih même munièrc de voir qu'au moment de 
leur révolte, et persister dans leur prétention de ne |x>int reeon- 
nailre d'autre roi que celui qu'il» auraient choisi et établi, l'n cer- 
tain nombre de sei^^neurs bourf^uif^nuns avnieul déjii. en tOIS et 
en 1027. prêté serments Henri 11. puis & Conrad, mnis il restait 
& ce dernier à .** faire reconnaître par l'ensemhle d'entre eux -. 

Cepend^ntloehoix desgnmdsnes'exerce pas d'une manière pure- 
ment arbitraire ^. Il se dirige soit conrnrmémeiil fi la volonté du 
souverain défunt, soit d'après les droits que les divers candidats en 
présence prétendent tirer deleur naissance oud'uo choix antérieur. 

Pour Kodolfc III lui-même il ne paraît pas y avoir eu à ce 

8BJ«t le moindre doute. En vertu des traités de Strasbourg et de 

Bêle*, il considérait comme st^s légitimes héritiers Henri II 

d'abord, puis, après la mort de celui-ci, Conrad le Salique. Ce 

^s'était pa», il est vrai, sans quelque hésitation qu'il avait accepté 

Poe dernier ', mais celle acccptationétait dé.sorniaisun fait accom- 



I. a. «ti;>'-o. p. 13S. 

i. W'troy. Grtia Ct>iionrarii,e. 8 ei c. SI ; cf. LAMDsncnfisii, (îraf Otio 
ION Khiimp.-iijne. p. i8. d. I<l-i. 

3. M.ppisrrn. /)oVr(f« Ptruf, p. .I.'i8, a trèa neltomenl io(li()ui^lo« dJTAr* 
['ilénealâ du pnilili'iite : •• comment \a qm-^lii»! {xiiiviiil-t-lh-rln! Imnchét' ? 

• Si nmisni! nous li-ontpons. fiel n>i» maiiû''rc«ililTi'-n'iili-«. Ou liifiilr jurcnl 

■ 1^ pins ni|t|tr(>cbi- de RtMloIFf tiiisiiiirt-iîiliiil. oti l)ii>i) KiMloire <)<''si^'n«il lui- 

* nêmc »on »uccc«»<'itr,oul>ien encore le^ f;ramlsteigni.-ur»sc|>ronancaieflt 

■ evs-nirnim niirldir^denlinécset sr clioisiitMiifMit un roï. >< Mais ilesléTÎ- 
tleat que les conteitiporaiiis n'analyMicnl pas aussi soitrnpusenient la silua- 
Uoo. T)'auln> |>arl. df toute r^çon, l'ai<^sen liment iIm f^nds est indiapeu- 
«ible. On peut l'olilenir «n fait par la force, en demi par le titre t)ue cona- 
litn« »nit la parmK^, »oit la désicnalinn. 

i. Auiquela ripn ne prouve qu'il rniltn ajouter ile< cunvRiiliima conelitos 
h Boaie en 1027, tommff le auppo&ont Jakw, Ofu^hichlf iltr Hurgiin'lionfn, 
I. II. p. 18S, et StxnKTAK, Origin^a rie Girnhi, dans Mim, tt doc. (îtnev., 
U XVI, p. ïîO-240. 

S. rS.*upra, p. I3A-I37. Jinrc. JfM-. rtf.. suppose que cos difTioultéa pro- 
liMioeut du fait que l>>Dra<l »V trouvait ïliv uu iiart'nl plus t-loigné de 
ftodolte que Henri II. mais sans citer de tcileprÉc-îa. 



148 



8in;ATIO> DES J'lltTI»DANT8 



pli, puÎMitiP c'est h Conrad qm> Itodolfc avait envoya avant de" 
mourir', par an »eipicurdu nom de Scligtr"', les insignes roj'aax, 
la couronne et la lance de saint Maurice, ol c'est celte d6si(tnalion 
que l'empereur lui-même semble avoir considéré comme son 
meilleur titre à lu succession boui^uignonue ^. 

Cette detignatio par llodolfc III pt^ut donc constituer on 
argument en faveur do Conrad, mais ne lui confère pas un droit 
absolu'. C'est dans les mêmes conditions que la question do 

1. IIbiim.vvk db RF.iciii>NAtt, C.hrnn., m. \Q'.M : * Dumlnlfus, ï^iiivus Bur- 
» fciindtnv ivi;ulii9, obiit, et tiind<-iun<'jiin r<.'gni<|uc in»igtiia llnmnJwmipcia- 
n liH-i [icr Si-ligcniin ntlntnstint. >i Cr ti-xCc laistic- dnn» k- Tsgtirla igiirnlioii 
de Hrtvtiir ni «•[ «iivoi il Ciim-ml dos insignes roynui fui un au't" «U- «Ici-niÊnï 
voinntf' [lf HoHolte III, ou IVITcl <l'iint> (I<'-ci»ioii [triso ajircs Im inot-i tif c* 
(k-rnicr |mii- les ptnrtihniiB du roi cIl- Ut-rinniiîc. XUin le (ihrthfi. Sureicam 
unwmale. ». 1032 i « Rodidruï >lirtdoina liuiiiii Oiuiirudo inipenlori noma- 
norum niisU » ) cl IIuGL'Ktt cb Fi^vtcxv {Chron, Vînianfute, Mon. Grrm., 
4>S., U VIII, p. 401 : >■ RwJoltun Conrudo imiK-ratori Purj^undUv re|{iiuiu 
" i:lci-rlic|uit, ilnii» ej InoL'Ciim nnncti Mauricii ijiiod «rnl iii»i|;i)ff regai 
« Bui^ndtiii' ti cl p. 3Ai : •■ U'i-riiim ili'iiirictini im|ioralorMn i|iieni Rodul'* 
•■ fiiA TAx, cujiis fiiil uxnr Krnii'ii^-nr<lti4, ([iii» ent AtM>(|iin lib«>i'iH, ut 
•• iic|K>[ciit &uuin horodriii l'cgiii Ilui-;,'uodiac instiluil, cl »ic in doiainatio- 
» avm inipi^ru tonim li'aniiiil Durifundiar iv^iium •■ attriburni fortiirllc- 
mc*Dl au roi do K(tiirf;Dgn(< Iuï-iiit-m4î L'inilÎMlive de cet i>nvoî. CVsl il'Ail- 
Iffiir» lu Iradtlitin c«u!n-rvt-^c [nir li'a chronitj u«urv ]KK»l6ricur6 comme Sms- 
HEiiT iiK (i»:vm.tii:\ {Chrvn., n. tû;U, Man. Orrrit.. SS., l. VI. p. 327 ; « tv% 
RdlidfiiH ri-^tiuiii llur^uitittHft r.(iiini(lii iin[i4-rnt<n-i li-siilidit > i ; Ottok DK 
FnKimvnKN iUfla friit^rîti impenturi», c. 29, .Mon. (ifrm., SS., I. XX, 
p.il'i! : ■ illiub Eturt^uDdinc... qiinc olîm a Rodulfo rc);v imprmtori lii'turico 
Coni'Jidi nito CUTI) IrsUimcnlo n-lkla [V(;nuni crat ") ou Rcmkii •. Vita tlf^i' 
nardi. e. 17: îliid., |). K'ÎS ; v Hoilulpliub Itui^uniliao ros... (tindt-ninU' ■bili- 
c«li> imin-ralcH Coorodo rt>K'*tim lradidil>-i. — Sur l'iniportAnoo de In 
rrnÛM- <k-M intûgiic» royitui |ioi)r lad^i);naltt)u ilu ttuccesArur, cf. WArrs, 
t)rat»che Verf^umnijtjjfKhichte, I. VI, |i. 133, et le Lcile de Lii'tphand, 
AntJijuutnfig, I, II. c, âO, «il^ {Mir Uii. La lan>;A dil<> de «ntnl Maurice, dont 
U csLquealion hpraposdccvslirèncmentk.doil donc être cocutidi^rée connue 
dUtinclc de la sainte Lance <1 on ni>c par Rodolfc M h Henri I". liien qiiVlle ait 
été |>arfoi9confondiipavi>cci?lled<>niî(>ro. (lui. nus yoii» des i^envaint; poel^. 
Heur», rt-|in-4«iilnit aM««i lp«if^<- Minholii^ue de ta Aoumission <lc lo Itnur. 
gogocà rEinpiro(\VAJt<, />f:«<arAe \'erfiuttin;jtitnchuitlf,%. V(, p. ilïj. La 
OOtiruMon riit d^jh tniteillafinduii' «iùcle|iiar Ftkn/oil'AiJiA, Ad Hfinricum, 
I. I, r. 9. 

î. Le mf-mc sans douli; qui souscrit une charlc pour SaînUMnurice du 
5juin tOOV i Mon. Ilial. Palrûr. ChnrW, 1. 1[, col laij cl va dipl6mi- île 
HodoUi- III do 1009 libid., col. Il2i. Sur m*« alliances <•! sa part'nl^ |in«- 
niWvs.cf. Gi»i, dans r.lHt«iJfr^"W' teAwyr'î'/'is'-Ae '«V«<-Ai>/i[i*. l, X, p. 5i). 

3. WiPOK, (îesta t'.Kuftnruth, t*. 29 : « licvt rri;iiuf» Dutxuadîae Cbuoa- 
« mdo iiiijK-mtori et liliot'jUN lleinrico r<-|(i ;■ Kutnlulfo rc|te poslqtiam ipsc 
■ 6i)|>cr9U*» Bou <'«iivl !»■■' jintjurarKluiu jnmduduin confirmolum es^et. h 

4. Iji dninnJtlitt petit d'aillvunt vtn: rvi oqucV par le d^aipnaitl luî-raf-mc. 
C'eut ainsi i]u'Ottoo 1" avait d'uborti dc&igncï comme auceeïseur »on aevru 



SITCATIOS DtS MÉIRNDASTft 



U9 



Oisnté peut nvoirunc certaine importance, moins pour créer en 
faveur de M ou tel prétenHanl «n droit successoral ' que pour 
ic^timer le choix fait par Hodolfe 111, ou pour déterminer, ovec 
Ie«<)Uftlités|Mr8onQ«'Ueâ du prétendant, celui des grands ^. J'écarte 
tout d'abord les considv-rations quelquefois introduites dans des 
fliacuRï>)ons de ce genre -'et où l'on fait entrer en ligne de compte 
la capacitt' des femme» à hétîtcr en matière de fiefs. Im royauté 
n'est pas un licf, et il n'y a pas lieu de supposer qu'il ce point de 
vue la situation ait l'iû dilTén-ntc eu Rour^g-iif dt- ce qu'elU; éUni 
rn France cl eu Gennaulu. D'auliv part, la |uir<.-nlè CD ligue col- 
latérale ne coulure pas. comme je l'ai dit. la capacité d'iiériter *. 
Elle constitue seulement un titre pour l'élection, un moyen de 
bcililer la reconnaissance par le» grands, de celui qui peut l'in- 
Toquer ^. Pour Kudes de Ulois ta chose est certaine, car naoul 



Ijudoir. Loniqu*il oal un fil», d<!-iiirvux Jk Iiisscr k criui-ct son h^rilBgv, il 
Al iinp iwitirclli' dfiiifualio iJ. HiinTirxc, THronfalge im drattehen 
H^ùkf, (Uina les Ftirtrhangrn sur d^alsrhen tlr$rhirht», t. XVIII, p. Ii6|. 
I, llciiri II, |iari;»«-iii[>lc, (.»r »• ]>ni-rtilv el {»■- Im ruiictionsde " baîle ■• 
a{DÏ lui araieut élrattrilju^t'fi nu|iréâ rlu j<^uu4^ Otloa ill m- Irmivdît débi- 
4.tir L^omme «ueci^urur (U> <.'<• dei-nier. Ob i)Vini>^cha \ia% un c^rUia 
iwxntxv de fçrnmK ik< eonMidôn^T ()u'iJ o'nvail |mis un droit aFiguis à llM-ri- 
t»jpe, rt dr lui QppQMvr pnr siiitv d<.-» coocurrvnbt considiVrv» commi* plu» 
dipairs Annale% Qardlimtitirymtn, o. 1002 ; !I*»rn.-î»o. op. rit. , p. I W). 
i. C'vst i-o qu Adallwrtin Kiciis», Him , I. IV, e. (t) dîssil en 087 an 
rile dtf Noyoïi, h propos dune [wrcnU- plu» r»|iprocliéc- encore que 
rllr qui rsisUiit eiitn- lludolTe lit «l <l<ii)ni(I iiti ICudo^ de Itloî» : •• nec 

• iiyniiiu juie t)cn-dilai'iuailiitiiril(ir, ni*ciu rcgnum|iromot(>ndiw vkI, mai 
" qu^Hn non solum c»r|>oris iiobiliUis, si'd rt onimi •upionlin iltunU'nt, lîd<>« 
•• muait. ma^Boimiln» finnnt. " <X huciiAinn, lliat.dcn ImiUalian» monêr- 
«tt'upirt. t. I, p. 31, et ViOLLKT.^a qaatioR de U léf/îiimité à ravinement de 
Uaifun t'ap^t, p. 7. 

3. Wvs», «Ions VAnifigerfvr tieh\ctiS€ri*eh«(i*tehieMt,\. Wi.^. 361,» 
même Invoqua Irtitrv XIV de l« luidchBart;uii<tf»eH vertu dut|ucl, h défiiut 
de d<>4.4.-c(ulnnU iiiùle&. les fief» aumieril pa«sé «ux Temmett. Il me |iaralt 
d«ittj<^s que ci'IK- loi ail pu Aire invoqniV pour In roi-nuté. 

t. Llchaiiie, Ui*t. dr» ïntlilnlittns rnonarchKiatt, i. I, p. 75. Au contraire 
pour va ras <Ir succe»»i<)n fêo<lalc, la ((lu-slion de part-nti^ plus o<i moins 
rapproch*^ jouv un rôle. Un peut citer «.-oinme (-XFtnpk' TufTnirp de l'hl^rî- 
lagT d'Etienne I", cunile lU- Troues [l.s\, Eude» //, eoinlt du Blau, p. %- 

S. CT. If teil*^ du diplAme d'Henri II cilé ]iiir Wuix, ItaittcAe Vrrfa»- 
én»t^g**eKUhlf, t. VI, p. Vti. n. 4, cl p. 1Ï6-IS7. <'t IhnrUi II Oiplomala, 
p. 37-38, n* 'M : <> post tiinli iUi'fiie impt^mloris ali linc rila difccsnum vêtus 
- ioIlt nm n pucri» pTopag^Ui faniiliarilo^et rn qnç cum Inli (X'sare nobis 
H «rml porenlek et ennsanf^nineitulis sdtniltis praetaki [tcrsussil ontis- 

• lîli... oofttrec manu» dure lldelitali ul Doo priitf«îde «oncors populoruni ot 



VM 



81TlATIO\ VKH VHfcrKSDkJCn 



Claber dil formel le ment (|iie ce comte prenait prétexte dc8 liens 
de puri-ntd qui Timissaient k t» Famille rovale de Bourgogne pour 
se p<)!ier Kn cwiidldiit tt I» succewion éventuelle de llodotfe III 
du vivant inétne de cv damier '. Qnanl aux princex germaniques, 
lu suin méniu que ineltenl leurs liistorieQS îi relever les alliances 
qui les unittsaient aux ile&ceuilants de Conrad le Pociltque semble 
bien indiquer que l'oa altacbait partout â ces alliances, diias lo 
question de succession, une certaine importance. 

L'empereur Ommd, par son mariage avec Gisèle, so trouvait 
neveu jKir alliance de RodoH'e III. Il est difficile de dire que 
OisMe ait apporté ji son époux un droit à rbéntage du roi de 
Uour^o^'ne. Kn elTet, si elle avait été capable de transmettre des 
droits successoraux, il aurait Fallu avant tout tenir compte des 
(ils qu'elle avait eus de ses deux premiers mariages -, c'est^- 
diru de I.iuddlF, Hls de llrunon de ltruns%Wck, ot d'Hvmiann IV, 

■ principum Dobîsronccdcretur clcctïo et hcrcdiUria îo rccnani sine cliqua 

■ divisioDe succeasio. ■> 

Il sembl» d'aillDiire douions qu'à c« painldcvue, il bille, oonime ovr- 
Utns fiistorieub (lit x vu* siècle cf. infra,App<'ufî<xI\')vl comme Scr-nerAN, 
(triyùieMiled^rottt, \>. ilS, allactifi- uiie ini|x>i-Uiice il l'ordre dau» Ic<|uvl 
sVtnuiil »U1!C^)(^ leu iliffi'-n'iiU>« filIcH ikr (jurnd lel*iict£l<|uiMlont lc!((lt'«~ 
ec^iUnU «uraiont pu jtn^tondrir à ce liLrc k la »ucc(-»sion du roi di> Bour- 
^gnc. Le droit dv priniogi^niturc, mî-iue lorsqu'il s'omit d'bi' ri lient màlir» 
et directe, nv pnroit |w «voir i'*t^ ntMolu, pas |iJu» m f>i-nnniiit' qu'en 
Franop. Ainsi llonri, lils radfl de Henri t" ik* Urnn»nii>, qn<' m mi*'n> rûl 
«uulu voir iu«)nti.T Bur k- Iràitc, coiisu-irv» dps |*rtis«HS mi-oi« ■|'r»-8 ijuc 
raiBé. OUoo, eut t^U' iU-Mitc»é cnnimc ^ucccmcui' par h>u pcfc «l que oc 
choix mi Mé ntiGi^ jwir ra«ften)bl^f< d'Erfurl ,ilxKiTt<cG. Tfironfolgw im 
JfuUrheêi tteiche,p. tH-H^ . D* ittL-uii' en France, ftoberl le l'îeu» put 
bâilcr quelque trmp» cntix* ac» QU Rutivrt e( Hcan >,Lt«;aAitiis, Ui*l. tte» 
ttutitutiont monarrhiifaet, I. I, p. 67). 

1. Raot-L Glahko, IIUl., I. III, c. ra, §37, p. ttt : « Cl <|w»)iani wt*gi 

■ Bodulfo, «vuarulo «cilîcvt ojus, ik>U rft««-l prolr^ ulb qiu« forri rf^tni 
ir fan««... « Cf. llticHie» DK Kl-wiost. CAroj». t'in/anenac, Jfon. Orritt.. SS., 
l. VIII, p. ^V\ : - Odo, fuù trattx aorure Rodalfi. suinpU l]rnnialcltt...u 
W)a«*. Hft» ChutinrAtli, c.S9 : •• t)<k> Knnrif^oa. flltui tororia sune. - 

2. A ce point de vue je oc croi» im» qu'on put»»v dire que Oîs^k- » porta 
!«• draila qu'elle arait au n>)'aunU) di* BoaTyoïroe auccOMvrmrnt k »e« 
trois éjMMt -. D'abord il est douteux qu'rik'-iJ fa i r ail ru des ilruilit. 
IT'autn' pari, ca tant c|u'h^rîtîcr6 uiilcs «H par Iv t*a^, **'* tattialu «oui* 
IBmuieol ^Ire cousiiUr^a couiuir issus do la oaaixoa niislv di' Bi>urf;o9nv. 
Ea adtaettaBl la tlii-i>rt<> des <• droits portés k ao époox -. UmI au tnuîus 
couna litre h uni> d>^if;naUrMi au k une Meetioa, Ralwrt le Pientvût pu, 
rtiWt irii ■■■/< I lii nianagcarcc Bcrtbe. »c ponv «4 Candidat «i> Irônv 
daBovifOfBe, et telle punU avoir iMé un insteat as politique ^Prisran, 
H»Lmr1 U Pimx, p. Mi M saiv. C'est tout b IstI nos preuve v^WBdaal qu« 



IJ; COMTK WW» W. BIjOI» 



fîts d'Ernest de Souabe <. Muis il n'est janialft question de (X>s 
deux seigneurs dans le ivcit deg i^vt^nements qui suivirent la 
TDorl de Bodolfe III ■. Si m^me, pour chercher & détenniiier 
les droits b^râdîtaircs de chacun, on élimiae tes liU de^premiurs 
lil« de Cisèle comme se trouvant hnps d'état de disputer k leur 
propre suierain, leur deinî~rrêre Conrad, la nouvelle couronne 
qne eeluî-cn. cheirhait ît acquérir, il n'en reste pris moinR que 
Gisèle aurait Iraiiftmîs des droiU ii son lits et non k son époux, 
d Henri tll plutôt qu'il Conrad 11. Or c'ext pour lui-même ot 
non pour son fils que ce dernier prt^tendait ^ la possession du 
roraumc de Boargo^c. Il en fnut conclure que son mariage 
coastitm- pour lui un litre ii être désigné p.ir Hodolfe et vboisi 
par Ikv gruods, mais ne crée point en &a faveur de droits â pro- 
prement parler. 

Quant aux autres descendant» nit'des de Conrad le Pacifique, 
par suite du décès de Hcrmitnn III, duc de SuuhIn:, en lUIâ, ils 
étaient peu nombreux h répuquc de la mort du dernier roi de 
Bourgt^nv. Conrad le Jeune, dont 1» mère Matliilde était petitc- 
fille de Cufirudet de Gerberge ''. et qui avait été le conipélîteur 
de Conrad le Salique pour l« couronne de (iermanie, ne semble 
pas avoir été candidat b la succession de Hodolfe III. Géraud, 
comte de Genevois, petit-fils auNsi par sa mère d'une lille de 
Conrad le Pacifique ^, lit cause commune avec Eudes de Blols 
sans revendiquer la couronne pour lui-même. 

Des parents par alliance de Rodolfe III, un seul pouvait donc 
entrer en lîf^o de compte comme eompi^titeur de l'empereur 
Conrad, c'est le célèbre Kudes 11. comte de Rlois. Ce dernier 
« iltostre par sa noblesse et puissant par se» richR<4.ses ' •-. comme 

J. JAvascM, Fnnkrtieiu Hheint)eiùste und tJruUchfeindIkh Polttih in frû- 
herrn Jthrhaniltrl. Frîliouiy-en-B., I$H3. in-)t", p. -t. nr^use Itoliert deâ'élre 
livré it >104intri|;ui*s «il Bourgo^^nc durant lo&domièi'eâ aiiut'e» iJu rvgn« 
de RoJclfe III/. 

I. Sur ces {tersonDa^», cf. Aftftendie* IV. 

S. Sur In tffuUiliireant<^rii>urcm**uL Iait« |mr Hmosl de ï^Minbe, et tupra, 
p, lil-Uf. 

i. i'J.Apprndicf IV. 

*. r.f. Appenditv 1 V. 

S, Khran. S VùhaflU. c. ï», Mtn. Orrm., .SS.. l. IV, p. 84, l.'..lMliiairc 
de S«iiil-Ctoucl a converti- iiiii^ nnlice D^-rniloKii|tie (liiiin t.ii|iiflle !i r»t dit 
»ussî " lUEi) inceiiuitnte t'I |<(>teiiliii illuftln^Miinis, liiiii iii«);iiiltiiliii(> nnîtnt 
et coasIanliaprcïtlaaliMitauit >■ ^Moluiiui, ULiJifAi/vt >/<■ U prvvintedt^nê, 
I. I, p. 613). 



ir,2 



ut OOMTK ErOES DC RUOIR 



jadis Ott(^-Guîltau^IC, n't^tnit pas un advenvtîrc ii iIiMsigner ', et 
les coiutt^tt dire ctv ment places stms son autorité reprvfu^ntuient 
un lerrituirc beaucoup plus <-t<;ndu que le domaine propre de 
son suzerain leroide France. Sa conduite antérieure l'avait fait 
connaître comme prompt it •> gaaigner » des Oefs aux dL'|H>ns de 
se% compétiteurs, et lent ji restituer ce dont il s'éluît une fois 
emparé. Maître pnr .ton père des comtés de Tours, Chartres et 
Blois, il avait, en 1 021 , â la mort de tum con.'iin Ktienne I" •, pris 
pns.so'ision du oonilê du Truyes, et le roi Itoberl uvail été con- 
traint de recunnaiti-e cette UKur{)ation, qui mettait au pouvoir de 
son vassiil trupcnlrcpivnant tout t« jwiys, depuis Koucv au Nord 
juwpie danslescnvii-onsdeTonnerreau Midi'. I^pr^-micre femme 
d'Eud«s, Mathilde, liUe de Richard II de Normandie, lui avait 
tpporté en dot la moitié de la ville et du comte de Dreux, qu'il 
avait rcfiuté de rendre après ta mort de son épouse, et que l'oppui 
de ItoheK le Pieux lui avait permis de conserver ^ U avait 
t^galemcDl, sans que nous Bâchions au just« dans quelles circon- 
stance^, mis la main sur le comté de lleauvats -', et peut-être à la 
Miite d'un u<vord avec IVvC'ijuc dr cette ville ''.acquis la vicomte 
de lïourgtts avec la forte place de Sancerrc '. Tout rircemnipnt 
rncan:,ui103l, la reine Constance, pour reconnaître et réoom- 
pnnM^r l'appui qu'Eudes lui avait prêté dans sa lutte contre son 
liU Henri, lui avait abandonné les droits que le ruî Robert avait 
iiusitédés Hur la moitié de la ville et du comté de Sens ^. Cette 
dernière acquisition le rapprochait de la Itoui^ogne. mais en 
mi^me temps plie le brouillait avec le mi Ilrnri i"'. et sa lutte 
Cftntre ce dernier «levait paralvser tout au moins une |>arlie de 
•M forces *'. Du reste, sur aucun point les Htats (car on peut leur 

I. Hur Budcs, cf. II. a'Aituiiis dk Jusain ville, litst. i/n ituai et roritin 
</(• ChiimftayH*, t. 1, p. iOO et nuk.. ij.\, f'adft il, tnmte lit liloU, TniytKt, 
|i|frS, hi'**'', et «or- IVlcnrliii* Ho «ok po^sessiaii», I.oMr.NAN, AIUm hûlitf., 
[.I XI.. t Inte.p. *iO-221. 

t. Sur t-,tii'nne et »e& itossessions, cf. Ixit. Uugaen Captt. p. i96 et 197. 

». |'»r«riiii. ItùUrl If Pitux, [i. Î33 ; Ltn, fto./M //, p. 36-37. 

(. 1^1. <'/>. c-iï., p. âî-^; cf. D'Aituaia db Ji:iiAi;vvit.t.K, IHil.'Ift comlndt 
a^infiatini", I. 1, |i. âÙS. 

ft. Us, Ewin ll.\>. 38. 

4. H»r ]v raradvrc r^ritnMi* 4e ««t nctc, cf. l.*nxM&»:, lli»l. <lf R^aiitAit, 
p. Mt-M, mû nrcruit [Vis que ce soit k la xuilc il'iin alwinJon île acs tlroil^ 
MHNMai k DratirniK iguTwIca nit acquis la vicomte de Ilourf^k. 

ï. |.*i,Ku</m/;, p. 35. 

t Mu/., |>. 4S. 

n //•(«/..p. 45. 



ut msm Htuhs UK Di.ni« 



is:t 



donnor ce nom) du cher do la matsnn de Rlois ne m trouvaient 
limiLmiihes de ceux dt* Rodolfe 111, ilont le si^paniient les (iefs 
ri>lev;itit du duc de In Hour^ogtu- frnnçuiKe. 

Eudes, qui parait même uii moment avoir son^çé à disputer k 
Courad et k Guillaume d'Aquilaiiie lu couronne d'Italie ', n'avait 
pasalleoduln mort de Uodolfolll pour se prcparepà faire valoir 
>•« droits à la euecession éventuelle d« ce dernier, soit en se fai- 
sant désigner pnr son neil oncle comme hcriticrdu rovaume, soit 
euoliercbaatit secréer des purlîsanspurmi les ^mnds, en vue du 
jouroûceux-ci aumiealàélireleur.iouveriiin -'. Néanmoins, après 
la mort de llodolfe III. il semble avoir eu un instant d'îudécision. 
peut-être parce qu'il reconniiissnit lui-même la force que don- 
nnît à Conrad sa qualité de successeur dêsigni: du feu roi. Sttlon 
Wipon ^, dont nous n'avons pus de raison valable de rejeter 
sur oc point letèmoi^nnge, il aurait »on^ken venir à un accom- 
modement avec rem|>ereur. laissant k celui-ci le titre de roi de 
Boargt^ae, mais se réservant pourlui-niï^me l'autorité elTcclive, ou 
peut-être m^me seulement 1» jouiwianre des domaines ayant apjiar- 
l«nun Itodiilfe, et IVxercîce desdri>ils utiles i(ui pniiviiient ^Itv 
ccinsidêrés comme desliiens patrimoniaux se transmettant par voie 
d'hérita};e *. 



I. Sar t'es l'véni'reenlN, cf. d'Amicm» bb Jttnjtiirm.i.B, Uàt. (/m eomtn dt 

Ch^mf>9'jnr, I, 1, |). liPiO-âfiiî; I.kx, »/>, cit., {>. 17; et, sur les a^i^xTinlion* 
enliv llolicrt k- Pirux, (iiiillaiiini; et Euile». Pftstn», ihiliert le i'Uax, 
p. 3'^. l'Iun latit rtiiTOce, en )U3'>, Eiiclew a eu eu llnlie de» |titrlihnri«, (ntniii 
lcrM|url4 ran'lt«^v(-<]u(> il» Milan, ()ui i?aiiit|iire»t contre IVuipi-rciir Ann. 
ilildnhrtmrnsrf. Mon. >ierm., HS., l. Ill, p. 101). Cept-mlant, li>r«i|u'en 
103U Him iinrent, Eniesl, «lue de Sowibe, était venu solliciter itoa ii{>[miî 
cniilrt' (^Ânrad, Kudes pânil nrotr rorosé de le BCMilenlr (Lis, op. eîl., 

p. i5>. 

S. Haoui. tii.AB«u. tlUl., 1. III, c. tx, p. 3*. Ktidea appuyait ses iirrleu- 
Uons sur ta fait qu'il descenilail par u mhw de (.:oiirad le l*«vlfti|ue, et 
en attire il disthhuuil di-s pr^^enl» aux grunds pour le cas où ccut-ci 
•anient Itmu plu» graud complv de leur droit du clioisir librement 
leur» souvcraius que de» litres réels ou prétendus des cnmlidat» au 
tràoo. 

3. Wu^M, (i«f'a Chuonradî, r. 29 : - n«c se regeni ausus est facere, aee 

• Uinea ro^nium roluit dimiLtere. HereriHianl ipiidum illum diiîbse mici» 

• T««l numi|uam re» liert smI latnuu mafEister e^»e re^w rfllel. ■■ Cf. 

V Gi!Min.'it)x, Chran., a. I03ti, Atoft. Herm., SS., t. VI, p. 3S7 : 
rifianeasi!>rcEnuinnoduirJn;|ti»'tvunculi»uin CuwnndQimpcrataix.- 
oepotenuo n'pririiniil tabro rt-gat itnrennilinm e(ll*^iliil. ■■ 

i. Cf. en ce M-iis (ômimiucuiii, (jf»rh. d<r tlrulBclu-n Kaù^rt^îl, 1. Il, 
p. 273 (qui suppose que en sont Ioa (;rands du royaume do Bour^^KO^ '1"' 



154 



PAKTISAXS KL-BKS 



Cette hésitation d'ailleurs dura peu. II était impossible que 
ConnidaccepUVL une sittintion qui eût rendu KudeK pi U!t pmwunl 
ciicnrc «[u'Otlc-Guillaumi: nr. rHvaitéti>un<|u»rt dp si»;cle HU]>ara> 
vant.Kitdcsdiitlt.- comprendre, c.ir il !wli:)Ui de proliterdcl'avantage 
qurlui donnait monieiiUiiiémunt l'iibsi-nt-'i! do IViiipet-eur, occupa 
à cette époque par la guerre contre les Polonais, pour se m*?l!re 
en {xixKession d'une grande partie dos territoires <|ui avaient 
reconnu l'autorité de Hodolfc [Il '. 

Il est u&aet diFlicite de din^ exactement dnii» quelles condi- 
tions put avoir lieu eelte niniumis** d'Hudoh sur le royaume de 
Bourgogne, du moins sur une portion de ce royaume. Certains 
uctes donnent au prétendant le titre de roi-, et il est ceriain 
qn'il le revendiquait: cependant, û en juger par le texte de 
Wipon, il est douteux qu'il l'nil pri» etîectivement.el, s'il l'avaiL 
fait, on s'expliquerait mal que les chroniqueurs germaniques, 
toujours empresisi^a i relever ce ijui pouvait jeter sur l'adversairt 
deConrad un juurdéfuvoi-able. n'aient pai> ûgnalé culte usurpa- 
tion. Il est probable que le comte de Hlots se borna À se (aire 



oot lore^ Eudes h piviKlre In eonroane. pour ivoïr un eoocurrvnl â ii|>iHM.rr 
k Tutapereur p>r(nanii{uo), cl i>*Aiiiioii> bs Ji'haikvillc. »/>. ril., p. 3ltl. 
BbftMOLe, tlurgunJ unter Rutlolf lit. p. t>9, aJiuvt au conlrairc <niv le* 
AaoÈaiut* pm|in>H (k* iE<i<lotfe III élniitil Intp rt<^)uil» jiouc que leur po»- 
ttmÊitm ail pu oioîl<*r vncurv la co(i«rt>iliK« it'Kudt's. Uiik ce qui ^tail sur- 
l«Mt iMuit, c'cAtraiitorité «td^ppar U- roi'çur fcMi va^iuiuv, el Eiid^s, pn 
joâgaant h ses possessions Traitcfiiscs ce >|ue le roi Ar llourjçui^c " Ivoail " 
■ ■mil eflcclîvemeDt. aurait élé l« plus puu&dot soî^'IK-ut de b Uault; vl de 
Il fivmMDÎe. 

t. W.i^.H, Grata Chuonradi, c. SO: - co modo maiciMm fattera Bur- , 
(«■diaedùmiil. « Ijj» .^nnalr* SangaUmsm at*jortt. m. 103?, srmlilriit 
éif» «laTEudcx im|)0«N par la (ntvi' «-oii anUinlé k un cerUia nomlM-e île 
rtHri :- alM^ua municipia ««pU cuittodii-» »ui4 muiùvil -, sans itii-e d'nîl- 
%emn M e€»€titlodiae se cotuposaicnl de dmalim Iwai^iiiDiiauft, (Mirtîaaus 
4Xm4«>. Mt de «asMux amenés par ce dernier de «c» poueiaions trau- 

*, i*nr|«rl(iraipJi<»luind«ce»«.-(c»i|uiapfwri>rBa<-lilkU Provence, c'e«t-J 
à iK w iwttp n^Kioo où tefiouvoir niy»\ i^Uit iMTCtncnt aantiiMl. V.inn»litU\ 
Itmm». m. 103T. .Vu», firrtn.. .S.S.. t' VI. p. I«0. dcNWe h Cudr# le liln- dej 
/i^paf«*.<|airsl, coinmcron bail, celui «pM-liN I^Kt«^|^rni>ni<]w-s npplîqupnll 
«M>#*Mrt •at (>oui(;rain» L-lrangcrs vîfr-4-«ks de 1 rm^^mif Waiii. Ovtihrli*^ 
Vfrfmmmngmtmdtiektf. t. VI. p. 119 . \jn Anm, .IJtukaua.JUoJi. firrm..SS^ 
*, U. p. *yti perlriil ii r*iini^ (OJT A' • < VittiiR^m H nf g' M Miioauni n^cin ». et 
%Êm Amtt. ttitfluhfim^rit/^ <!' .. Vlo Varj^t. . aistsil y a d'aUtanLl 

mtM»\ li«> rf'aHacbcr tle l'impoHapc^ * '>a qo'vn |(07 c'est 

I» HavaniMiie delà l.orTaine qui est vBjra. 



r.iflTIJUN» D Et'tiKS 



ISS 



reouDiiailtv canmifrui évi!ntu0l dunB un certain nombre de iliu- 
e6»es, CD tiiuiua<:auL l'iQlctitîuu de suurnetLru cette prcftiiï^ra 
rPConnni«Kance ii ra|iprohiilion des {^rauds duns une ec-rii-monie 
dVlc<*tton. En tuiil cas il (rotiva d'assez nombreux parlinsns 
pjtnni les comtcH et les évcf[uefl du rovaumc de Boui^ognc. Selon 
llu^ut!» de Fliivi>;tiy hou nutorilt^ se sernit étendue << jusu{u'au Jura 
tt uu Grund-Siiiiil-lk>rii»rd ' ••. C'«st lit une formule assez vague ', 
et qui d'aillcurfi ae paraît pa& correspondre é la réalité des faits. 
Kn ce <|ui ouniXM'ue les pays sh eu dcvû du Jura-', l'Allilude 
prise jtar Le coiiituKL*iiiiud,lilKd'Ollc-Guillaunie,rc&luctii^iali([uc. 
Il ut possible cvp«uduul iju'il ait reconnu Eudes, du nioiox u'op- 
p(tsa-t-iliiux ti-ntutives de cului-ci aucune résistanoe, car on voit 
le («inle de Bluis occuper nu dclk du Jura les furtcs places de 
Mnrat cl de NeueliiHel, ce qui s'expliquerait mnl si le dioci^sc de 
BeMinv'in n'uviiil puint i!t^ fiivoralde ou tout iiu moins neutre. Le 
comte dr (M-m'-ve, (tiTHud. panût s'i'lre d^cluré jKiur lui, car 
il ti^ure |>cu de temp» npK'» parmi les «dversuiresde remjMîivur '. 
Dans la partie niAndionale du ruyuuinu de Btiurgo^ne, le» comtes 
de Provence le roconiinitisaienl t^f^leinent pour roi, reconnais- 
«ancesans dnute Irt'S platonique^. A Lyon, il semble que la situation 



(, CAroH. Vinlunfnte, Ho», ficrm.. SS., t. V|||, p. 401 : ■■ Imipil fiiii-s 
Il HargiiD'Iiop ii|itiniiïli|Ue civilales ul eB&t<?llii, usqucotl Juruin el monlutn 
■ Jnvjs rt miRnu-i brUisvst rch4>menter, •> 

S. Pi-ut-i^lrv cui|iruul^ k ilcii texte» niitt^rk-um ; ct.imiirA, )i. 5-8. 

.1. Au tl(-Lk du Jura il y ttui un tempa d'IiékiUlion, vnr on Irouvo de* 
*i-l«« (loni lou» Im élétnptitM olirunulogii|U(>« ««nconleiil |M>ur 1034 et qnî 
compurtfnl «rnciire l'indien (ion du niiia- de Rodolfe Illiimtn, L'rkunJm- 
ri-i/iâlfr div Schtcris, n** 1S9I-I893. Cf. SAuKtm, tiir ClnitUcenatr, t. Il, 
p. 2J7I. 

(. W'tNiN, fini» Chaonniii, e. 33. 

9. Su Diutna Imnre-lHin queli|uo>i kcIcs proveiiçouK datés tlv» aus du 
fé g oc d'Etidi's à Arl<^ [V.arluf. (te Suiitt-Vitrtor, n'di : •■ In tneose jnntia- 
ho R^nautv Odune re^e AJaiti.innnrom sivo PrAvineiae»; ihiti . n" IHJ: 
«■no !■ (fuol Odo re» i^jçivnre *c|iii •• ; ibùl., u" ilfi : ■ Xlt» kl. mari, 
aano 1* quuil Odo re» ct'|>it reKi»»"' ") i"t «h comliî i)« Munn-ille {thiii., 
D* IDt : " Mi-nM*jtiniiario. ..rT'i;i>aiitr Ddimi* rt'gr AUintannoniin «Itc fntrin* 
eif annaali ini.'»nia<'iii4it> Domiiii niilli-Kino X.XXMI ». Sur rexucli'», cf. It'Ait- 
feOik i>K Ji »At>vii.i.c, ihiu la Urr'tc trilir/ur, ltlV3. 1. I, p. 6-'. Ln t033 on 
rel^v» (les ot'le^ dal^a ■■ régnante domiou iiiMlro Ji'su Cliri»lo •■ [ihitt,, 
D" !*JII, el C^irlul. dr Lurint, a" M). Mais, pour In l'rovenre du mointi, il ne 
Ciul fMi alUclior nus rormule^ di- celle itopèce uui? iinpuriancv Irop 
jttitnde. Ii'tine luirt, en elli-l. on Innin' parcteinple un hi.-I« ilo I0.1l), c'rsl- 
fentir* anUlrimr h la mort de DMlalfi^ II), AuanG •■ Tf\faanle I>eo nostro • 
(Carf. d* Stittl'Mctor, n* SMf. D'autre pari, en UYiï, va a encore un acte 



1B6 



APFAUie UK L'AltCHRVCCn£ DK LI»X 



aitétéignlemcnt défavorable à l'empereur, L** frère de Hodolfe III. 
l'iircliev^quc Itnuchard. êtnil mort le 22 juin IfHÏO ou lOîU '. Les 
candidats l'i <■» Kuccrsfiîon ne d^vdienl point manquer. Ij^ pre- 
aiier c[ui réussit il se faire mettre ea [losseiwioii fut le neveu du 
dâfant, Buiiclmrd, évpque d'Austi^ depuis \i\'2i au moins '^. 
Banal Glaber^ 8« borne à accuser ce persutina^fe d'orgueil. Her» 
matin de Tteichennu ^ le cjuiditie de soêlt^mt et desncrïlège, mais les 
démt^li^R de Douchard avec Conrad Ilsuftisent b expliquer ces épi- 
thèleK. D'autre part un ccrtnin comte, sans doute Gi>raud ouG<^rnrd. 
eomie en Lycinnais. voulait faire insluller sur 1*^ siège arcliiépisco- 
pal de la ville son fils encore enfant ^, Le cUr^ê, désireux d'avoir 



daU^ de Rixkilfe iihirl , n* i93\ ; l'acle compairUnl l'indioaltoD du rf>^e da 
mi'me roi, on IU.1K, ihitf., a* 371. ««t moine tAt, cnr il donne Tindi^ 
lion VIII. (|ui nr corn-simotl pas h III38, ol de 103.*! k 1038 une t^rtv ■)«> 
rharlps dat^^ de l'an de l'iDcai-oatioD ■ refînante domino nosiro Je»u 
Cliriblo ' (cf. ibid.. 123, ISi. I2S, I3&, 131, lii, S«i. K», 'ii,~Vl. ~ta\, 
•lors t|u«, pour la mèmi' ré^'toii cl fiour la mcnie [v^riode 1U31>-1038, il 
cxîale ui>e s^ne [>arnlli'te i\v tlorumenlH ir(iru|H>rlaiil l'iiidicatifin du itii'iic 
deCoarad yt. ihiJ,. n- iVi. y',, :W0, 5llK. '.Vt'.llWK. Il e»l donc pn«>.l.lp 
i[ull faillt' v<tir da»« la mi^nlîon du n'-f^BC du Chrtot unu fartnule de piél^ 
tout aulanl qu'auliT choM*. 

t. Sur celle date. cf. M.«xtEiSR. Orujiiivs de U Mahnn drSëroîr.p. i7i- 
4'S. Boucliard II d? Lvon c&l encore tnentionoé dans un acte de Sainl- 
Maun^e du 10 mars' 1030 {Mon. hUt. P-alr., ClnH^r, 1. 1, col. U9, 
stir la date, cf. MA.vTCven, i&nf., p. i'O, n. (i. D'autre |iart, son neveu 
ItoiHlmrd 111 était en [wivsession du sii^ de l.yon avnnt le 8 kepietnbrv 
W3'i, date de la mnrt de ftmloiro III. et protubleiuent araot le 13 taftt de 
la nicmc année {fiaU. Ilhritl,,t. .\V, ]nstr., cipI. 30'»; M^itrYtri, ibid., 
p. iH, a. II. I.a dali^de jour eit doiilru^i^ Le n^rwlogi* de rE^'"»'" •!* 
I.yoïi \ftl»tuarium t.wjduH^it»i» ^rrUtiar,M. Ijuir.nit, p. !iS| donne l'otiil il'uo 
itmichftrd au 1(1 juin. Mai», enmmc le fnit renrian^u^r M. do Uiialeyer, cet 
obit pamit postérieur k celui do l'arcbevêque Ulrîcb, mort en lOHî . Il y ■ 
dans le m^tnc néerologe au Î2 jain Hhid., p. H), un pcrsonna)^, ^^le* 
ment nrcbeTèque, nommé Bouchard que l'on doit ïdenlifier nree celiii 
qili fiKurv à la même date dans le néerolof-e de TnlIoircA l'.Wu'^ .irrhtr, 
t. Xlt, |j. lOâ' et dans relui du prieuré clunisien de Vîllers au diocèse de 
BeuafOQ '^Sackhm, Die fJunwcenier, 1. 1, p. 3K5;,el qui doitèlrv le fré'i'ede 
RodotTe m. 

3. Maxtits», op. eit., p. (7ft. 

3. //ii/„ I. V.c. ir,$Sl.p.13i. 

*. Chron., ». 1036: » tiurghardun Ln^dunenvis arrhîepîtrvifniit. tramio 
lynnnut et AacH1»)(Uft, aocoleeianint depmivJalar, adullrn|itc itTceMuo«u«. •• 

S. [Iaui t. <jlamu, l<K,cil.; •'poftlipMioi Uouclinrd d'\o6tei <tero tjuidam 
•■ CDUie« Genldum Utium suum pucruluia (jueuilaia arrou-anler ibidem. »oU 
w pKMiniptioueaui-lore.^ubstiliiit. e1 tp«('|io«lniodiciim non iil pti^loroviup), 
•• acd teluli niercen»uriii:« in fit);nm vef>u-> delil'ail, •■ Jere[>ro<)iii6le tettc dfl 
Rauul (îUIht Id qu'il «dl douné dans IVdllioo Prou. Le itt&. princ)|al des 



AfFAlHK UK l.*AIU:riKVtr.llÉ DK Ll'OX 



157 



an ^v^{u<.' |>lus ciiiioniqucment élu el consitcré. av;ii( choisi le 
célèbre «blu.- <le Cluny. saint Odilon, fiuqucl le pape Jean XtX 
accordii J'iovet^titure canooique en tui envoyant le pulUum et 
runm*nu '. Mais Odilon rcfiisA Irs honneurs qui hii t'.tnîcnl oITorts, 
ot il nu F!cmbl« piis que le comte Gcruud fût n-utuii à faire intro- 
niarr min lils -. (< ust donc Buuclmrd d'Aosto qui se trouvait 
mnitr« du st^gede Lvon nu moment où Conrad cherchait h faire 
valoir lu-s droit» U la succession de Rodolfc III, et îl est bien vrnt- 
s<>mMabln qu'il faut le compter également parmi les adversiiîre<i 
df lï-mpenrar '. 

llutair^*, Hiltl. nHL.lnt. tlKItâ, fol. 53 <r;t\onM tftraM., tvoe lot/barré. 1,9 
mit. lui. tVIW de In mi'-mi- liitiliittli^fiui.- f(Qi-tr tiinrtlum, \:c qui t-nnslilue un 
■rgumt'iit A i'ii|>|Mii<lc In Irrtun- propoNiV par M. Proti. Mais W.iin l^Vun. 
O^rm.. SS., t. VII, [I. 7I>) iii)o[>)i> In U-çoti tiirxMu*. Ilvsl suivi [lar Biidtisi-ii; 
(A'un»-»./ //. l. 11, \h '•'.) c\ Sti.iM.onn' Uleinrkft Ut. (. I, p. Hi. n* 5) i|ui 
au|i(>UM>til<iu'ils'i|fil<Iu cunilr d« {îciii^rc. UeroMua, duitt la liillr rmitri'^ 
reni[Nm<uf r>t cuanue |iar ailleura. Mais il v»\ |)liift luiturKt de fti)|i|>niM>r 
qu'il 4'a^il du cotulc mvm» du l.yoniiaiit, ijue W Icxlea ap|K'llcnl tantAt 
litratJua v^ lantAl tiirirtlu* icf. inffu, i' pnrlîc, cb. m!. Il c»( )io»'fîblc 
d'BilIvnn i|ut; «on liU, Tu relier <^|ue enfant, itil |iorU' te mi*m« nom qup lui 
wt i[u*Rin«i i.'i-ii)Iî(|uo le ti>itnde Tilntrer lel que le dunne te in«. lai, niHO. 

1. Ilxoi'i. lit tnrn, ihi'i. : ■> Que ûtnaia, dum |)erUla fuibtwnt Hviiiano 
p (HJuUftcÉ 9U);k<^aIuiu csl ei n viris lîdelibus iil sua itucloiiUli! Udiinnem, 

• Clnnieniis munaslerii abbaleiti. itH<lein etlRprel uon^ecriiri |iunli[lceiu. Sic 
■ miin ti>litiscli>n ne |>lel)btu|iluiisaiT(rlaniulMil devotlo. Qui [irotinuamiltcnH 
t cidem fialri itilleum sirnul ^'t autilum. iuipcnivit cuiidi'ui pivdtcUic civi- 

* tatia ïiirt-nn^liii'liÎM'iqiuiit. ■■ 

S. 1^ e))iiin<i|ii^ii> d<! ee« événemenU e«t IW-ReonfiDW. lift ne iMint con- 
nu» ■!«<• jinr un |>.iu<u};i> ite KtntJL (>làiiki> qui pnmtl mettre lu lenUlive do 
Ci^ntud, [Miifi réltrchcii d'( Hilon&iinc é|wque [WAl^iicui'c Ji In dt-faïlr deltmi- 
chanl par rarinée iinji^^rinle en lUM. [.a cliosu est înipas«îl>li* puisque nous 
avun^uDehullitde Jeun Xl.\3dress4^>â (ieufl'rdi.t^vêquede Ctialon-sur-SaAne, 
MI>l*Ai«Al l«ttainl o\>hi d'avoir r«fus^ lndit;nit6<[ui lui ôtait uffcrio [Miumk, 
t.CXLI. roi. \\:A1\ihr¥K, 4n!>j|.<:etlcbtineii'e>l piin dattV. nultiJeau XIX 
monral i-u janvier 1(133. Certains érudiU (Piuiu, dituKKOu ^'ilition det Itàloin» 
dnRiouL (jiAuifl. p i:il, o. I ; Hrirriin, .^f.W/ y.ynn, p, :iO-3l [ ont cru que 
l'élrcliuD d'Odilon avait •uîvi aur^lc-chorop In murt de Doucluird It, et que 
pr^lrtilions de Rouclianl et de G^raud ne s*6tBieDl fait jour 'lue plus 
Cette liy|>ollii><w.' rnp parnil eoolrair» au nScil de Raoul Ulaber, 

■ pr^ lequel tl<><j<'li;<r>l d'Aost« aur«il été le premier |>nriiii les candidats k 
tairv valoir lu-rt |in'-li-iiti<)ns. Il me «emlili- que le récil de Daotil (îlaber te 
tient a^oef hien, ni l'on iao|q>n»e, comme RnnitHiai' iKt'iirad 11,1. 11, p. !M), 
qtir- In plirue • qui post... evilio .. «si un« «orlc de pnrenlli^so 
Cniuiil allu'iun li des vvinemcnl* Ir^» posliSrieurs i ceux donl il cvl que«- 
tiutidnnsleeourïdri etiapitn^. ûv<'iicnu'nls cgui »e suivent niuM : iniiinmï»e 
de BouL-liar'l d' Vo^te «ur IV-vèelu'* : vnine leiit^live <Xa comte de t.von pitur 
itial^ller »on lit» ; (enlative nnn inriin« vnine de» t-iri f'ul*U» potir obtenir riu 
pB|N* la R-riinnAi-Mflnre de leur oindidat Odilon. 

1 ■''«Ile manier*- de vwi' résulte de ccque nou* uvon* de m conduite 



ISS 



ADVËHSAIIIE» n KtDES 



\fdU. au c«nlrt.'mêrae du royaume de Bourgngne, l'a relie vwpie 
comte de Vienne, Léfrer, était pour k* moins hésitant ', et Kudes 
rencontrait dans la région de puissants ennemis : l'un éLail la 
veuve du feu roi, la rninc Hrincnjart. qui avait ccintîiiut^ k 
résider dans le Viennois -, el l'nutne le comte Ilunibert aux 
Bliinches-Mains, qui remplissait auprJ'R de In reine les fonctions 
d'avoué-*, et qui se. trouvait mnître des comtés de Itelley etdeMaa- 
rienne. peut-être de celui d'AoBle, et d'une p;irtie du Viennois *. 

Cette hostilité u'arh-ta pas le prétendant champenois, qui, stins 
attendre que l'Brchevé([uc Léger voulût bien Bé déclarer en sa 
faveur, marcha sur Vienne, et se pp«-pnrji à attaquer la ville. 
Ix-^'cr so décida à traiter et it ouvrir ù KuUcs les portes de la cité 
vn s'enjfngeant même it le fnire élire et c<mronuer coinmc roi 



«dUrieiirr, puiiique d^* 1034 it fitcur4> |vinni len seigneurs que Conrad est 
oblige il** OHinlMitln' I \Vii>ii'«. Oinla Cfiuonradi, c . 33. Dniilre p»rt ane 
chnrle tiu f'.irjnfai/v li'.Xinm^ ia" iû\ r«l «latôv : " Uikitie CaTiiixtoitrotti 
rp|:niini GalliAc «umniis juribusiutii vindicanlc. •■ It but peut-être corri^r 
m '■ ftuniuii!i \iribus '•. msi^rela n'en [ndiqueniil |i«& moins qu'Htule^iidiit 
<lv» IMiliianSien Lyonnais, 

t. r.Wt »««» «loule à (.-clleépoiue iiiri) fnut m^porUrnii crrlaîiinomhre 
■l'sctcv <t(' U iVfriiHi vi<'itmji»e laortnnl In Tormale bnliilitcllL* aat êpo<|uoi 
d'(iilvrn'f;n« •• *DiM le n!-t^*Me ()<■ l>i*Mi ; en «Itendanl nn rai ■'. Tels sont: 
CarluUirr dt S*iMl:\rntr^h-lian, n* H3 : " domino Kiil'ei-nante vt tv^gw 
«•K(MvUntr ■>: Carlulairf de S,iini-Nauriee lie Vienne, n* 93 : ■• domino 
nmlro Jiwu Chrislo re^niaitl*' insecula seculorum ••{cf. aiMsiii*>3Sct 317); 
«inaclv (lu (.'arta'dir^ iJe GrfnobU, .\. xviii, p. iH, i|ue [a <>flocoTdaii<^ 
Alnhli*' entre le mercredi et le 2j' juurdeUlunv deuoreniJircdAtc de 1033, 
vl ili'iit lu formuli' > I>4!itm ndaraiili-m, i-ei;ent rsiteotanteni » prouverall qiio 
<Uit« I* lirviitiTauitau, à la Cm île l'nniK^e lO^tS, ou ^Uil encore indécis sar le 
M'toeiitiK 11 rceoniMÎIrt'. I>e môine, un nuln:- acti^ du mi-m*' [*ay!> c«t daté: 
«lu tftirivr 1031 " auno III |H»t obiluni ItodulQ reps ■ {tUrtaUirt de Gre- 
iti»bU, \. «m. y 20' 

t. '*»' pi>««tMp cjm-lqii«i act<>ft de la r^ine Ermenjart. l"n »e«il t^l daté ; 
r'Ml MiwtK-nationii IVirlint ilclirviioltle dt réuli»* dtf Notrr-IJnaiP d'M» el 
4» lei'w* A llhaiiihêry (f.arfu/. '/<■ iirrnofih, B xH. tailr i Vienne, en I0S7, 
y*\ iHt lf« Ji«iin*ft. trois semblent dunnôs danK lu mi'nir n^gion, car it« eotn- 
iii<rtf>il I* tuvoltmi do In {ii-t^oniv dt \'*rcln.'\v<\w L6{^e iCuHul. de S^int' 
MJ'^^t<^tU», n-*ii8cl2t2, nui. dt Fr.A- XI. p. iS«). 

X, Dxiiati»!) fiiiti' à l'abluiye deCluny [or Ermi-'ajart de bien» en fiene- 
t..u .;■%■ ndvM'altini racum ilumberium rotnilem ■■ Ckartn </•• Oir'iy, 
.. I artf e«l |)08(t^ncurà lainvrt dv Rodolfe III • «liai in t^lirinto 

, .>ti. ', Hi«i« le tiijniim du conile lliiinlierl lipjrr ^icalimient à U 

1. lie U fhaHe de fombtioii de Ta)loii-m |Mr La reinv [i:»rtul. dr 

■ •■ IU>\ i)ut est ccrUincnenl doonét dn rii«»l de Rodolfe. 
M>i-ii(eniefll r eiit mmlionn^. 

t >4i4i lea tiuisr juinnn du comte llumbert. cf. is/>9. 2* partie, oh m. 



ttoaai 



OIHmoNXV^aiCNT HK a»MIA11 A I'AVKH.XK 



159 



àan% fum v^\\s« cath^rale '. Eudes abandonnait dune toulp îdéo 
dv c^imprumiK nvvo (imiriid eL fiiisait nctc tout au mmnf; de roi 
dènif^î'. niaU, ii ce qu'il semble, en rccnnnaÎKsanl les droits de 
larïfltocnititi bourg-uignonnc ft lai conférer dcHnilivemml pnr 
r^l^t^linn bi dï^niti' it lEi<]URlli> il préloiidiiil -. Il ne si*nibl(> pn<t 
d'aitlcuni que cotte élection et ça (Nmrutiiiemcnt aient jiimaiii pu 
avoir lieu *. 

Conrad ne Iniiisjt pas à son adversaire If lomp): de conflolidcr 
sa situation. La soumission du duc polonaÏK Mesko 11 le laissait 
lilirc du cùté des fronliorvii oriunlulcs de son empire, et dès la 
lindv l'aniKH' I<i:t2 iiili: oxjn'dilion en Bourgogne était décidée. 
Conrad se reodil ii Stnisbouix ^, point de départ ordiimîre des 
vnya|^*s deftsouvfrftinH pirninniqucsdans le royaume Itodollîen, 
ni où il avilit peut-i^trc tixé It^ lieu de rassemblement de son osl ^. 
Il V ct^lêbra avec snii (ils les fètrs de Noël. De là, au cirur Je 
l'hiver, cuntruireineul h toutes les bubitudea uiilitairc-s de 

I. Hi'oi-n n« Plj»»1«i*v. Chran. Vinjiitifntf, Van. fîrrm., SS., I. VIII, 
p. iOI : l'obswlil i)un<tiii> VieniiHm,(|uaiti fa<n>iKlirioHi* in fnMu« r<-«v|>il. ut 
jinf^lilA l(*riiiino iii t-adt'niiirltoiri; *|>(M*llnn pf coroniiridrliuiiiM^t. 'i Hiif;tu'K 
«le Fta>i)ni> pJÉi'liitil eii4iiîli*<lcr In ('■nijf«>,'nr de LorniioD <)ui »v teitnind k la 
lillc- (le Itnr. on « (Mrfoi's mnieiié vvs événements h l'anaiV 103A jti'Aiiaoïs 
Ji:ULi?(*ri.Lr, Ui*l. Jeu tluet et eomttK de (l/iantp»ffne. I. I, |i. 33!>|, Sur !■ 
date esactv, cf. (iftHjfi-nwiir. (InchU/ite d«r dttiltrhtn AflûmWf, l. ||, 
p. SÎ3; l.«>nii«iir.r.ii, *'tr.if Oito, y. *i7; Lui, EutU» II, \>. ", ii, VIII; 
IttiKMi.Atr, Kanrarl H, I. II, |). 15. 

1. 0<t ainoi, <ti*mlili'-l-il, i\n'il ftiui iiilffrpr^l«r \e •> cex app^llarl ■• (ta 
r^-it nMltiiMtieiiveiiii'nl troji concis ilv lluguen <li; Flnvi|;iiy. ilf. RnnaBUL-, 
Kaitnd If. t. il, p. 10. llnn4»L*ii niJniel en outre que ce Irtité iin|ili<|Uiiit 
m qni-lijue sorle une eonces^ion )ioni)ri1ï(|ue Cntiv |isr I srelivvt^iidf au nou- 
^vav •ouivoniin. l.e fait •|iic. min|Mnt nvec la trndition cl« Coarsd et il«- 
HoHoire III, t-liiili-s am serait fait couronocrk Vienne et D»n pàs i I^UMiune. 
■onil doti»*^ ti la vieille inétrT>|>ole une sorlr di^ prééminence, l'aureil offi- 
elHIonienl |>l»e^ au r«iigde cipilale du royaume, pour employer une cspre«- 
•inn muilcmc. Mni» Vjoime i lonjourn 616 une - ciipîlale • et le clioix 
d'Eudes AVi|tlii]urniit ii»ntM natun-llemeiit si l'un »onge que lla|pie», 
^«4^i|uefl<' I.nuknane. lU'Vml lui rire ptuUVl hoHlile. 

.1. (ÂiRtmc la renuinpt^ (ii*.«i!iiiim<:itt Idfaeh. ti^r tf^altctien KaUrrttil, 
l. II. p. i'Tt' , les insipineii roynux ne «e IrouTnicnt pus en U po§!iesAÎoti 
d'Eudei» fI ilr se* parlisan». Kudes, donl nous ne iHtsHd'd'in» (I'aill«>tm 
•ueuM* ehjrle concemunl In DoUTp>);ne, ne prend jjimnii «Uns «ieti prnprpï 
«ricv le lllri- dr roi 'cf. i.tHr><iiiiiiu.i.it, iir»f (Mt>, p. "7, et \,v.\, Ettiff* //, 
ji. iî;. J'ai di'")i l'u iicf.'i5"i'ii decilcr Iiim HiTCh actes pn»ventmi^ diili'"» dr» 
• a» du rt-tfTiedu loi V.wW* )■. 135, n. 5), et \v* leile> )ii*tiirin^rHp1iiipies 
pittm HÙI4 qui lui ibtiiuenl li- tiln- de rrr. r^-jutu* un tirannu» 

V. Wieo-", tictl» Chtionr^iii, c. ÎH : ihirn^i.Ae, Knnr.%<i If, \. Il, p. 8-9. 

j, Bitit»atAi;,fl^. rJJ., I. Il, p. Q9. 



160 



oouuM.-KtuioT m: ixtxiuti a paykr\k 



[1Û33J 



l'époque, il marclia sur Bàliî '. et sk trouvait ilans cette vîUf le 
24 janvier ll)!KI -' De Itàlo il pénôtt-a daux les pa^-s jurans par 
la route nrdiiiaire, c'est-ft-<lire par Soleure et Paverne ', Il «tait 
à Pnycrnc dôjii au di^hnt de février, et. le 2 de ce mois, sehâtade 
profiter de la solcnnil»^ de In fêle de In Puriliealian pour procéder 
il In cért'mniiie t|ui devait consacrer les droits qu'il prétendait 
tenir d(! Hodolfe 111, en .■te rais:uit élire et couronner cûnune roi 
de Bour^of^ne par les ueif^nours rHvorablcs h sa cause ifui se 
trouvaitiul réunis aul<>ur de lui '. I^ choix de Paverne pour une 
ci5r(5nionie do ce jjenr* s'explique tout naturolicment. Depuis le 
temps de la reine Borlhe. le monastère jouissait dons le rovuumc 
de Boutvo^1lc d'uae situutiou pnvilt'giêe '. et d'autre part les 
empereurs allemands iKiraîssentavoir exercé sur Pa^'erne un pro* 
tcctoral pluft étendu que ne le comportait simplement la posses- , 
sion par l'abbaye de domaines en Alsnce ". 

I^-s textes diplomii tiquer ne permettent f^ufere d'ailleurs de 
déterminer dans <juelle mesure h ce couronnement de (Conrad cor- 



l. Ukhm^»:* pb Rkicuknai', Chroa. a. 1033; Ann. Stngatleniet, a. I03Ï; 
Chron. Saroieum uait^riaie^ ». 1033 : a CoarmliiH bitMne Barj^undiam 
poliit. >• 

5. SruMCp, IMehtkamttit n'iDid. 

3. Wii-oN, (ictla Utuanradi. e. 30 : •• ]icr SolodomiD Burtruadlniii 
tulnrit. Il 

4. Wipax, lae. ctl. : ■• Et V(rnH<a« ■<! I>n temiocum inonasteriuat In pnriBca» . 
u t*on« Muictiic M«riacDtnajoril>usctniinoribu>n;^i ad rcgiMidam Bar^o^l 
■ dûim rtecliis eitt. et in iptin dit- pro rc^ coronatt» est. i Cnmme le 
remiiniuf J msi ifii^teh. i/rr Barffunrlionen, t. Il, p, iSH), e«Ue riertion titaît 
|)lulAl ia i-ecooiiniftsancc d'un foil accompli. 

j. (If. infrit, 2' {urtie, di. iv. 

6. Ce*\ â c<>ltc mui|agii« île 1033 iju'oa rtjipnrte soureot (UtuLirr, 
Uimair* sur /« premier* t-ffijan rf* Uaunenn^, p. ilS-H*: fîi/i. VhrtMt., 
t. XVI. col. tii; Satio. (iti antkhi rr^H-oei dlutin, 1. p. 230i lu destruc- 
tion rir la villr ilc Mnurirnnc parlent ln>n|>rs de Conrad Ir Snlîiitic Mais il 
flstdn(itvuti|ue l'armée? impériale ait poit8«r «esnva[-c<; atiKsi avant dans le 
Sud. D'aulrv i»«rl vetlc destrucliun n'cftl pa^t oéet-^frairrRiml «tipfM>&<^e par 
le» mots : •• quod Ion»... dralruclua miltî ridettir ■■ d'tiae donation faite co 
tOi0parrévrr|ueThitj9iilaaxcluno«ne!>desaeaUiMrkl(r ,fiaf/.CAriJ(..t.X%'l, 
laslr., col. 29i.n» \'ll>,c«>am«t«eni*(Ti*t, ncdoÎTeat pas^trepnsauptpd delà 
leltn:, et «ignïficnlflculenicDt ((Ui^ l'église e«t ruinfe. L« fait de la destruction 
n'e«l Bllrsté rfue pnr on diplôrae de Coniai). MipfMvnaDl Tt-viVli^ dr Man- 
rienne et le rranîssani à celui de Turin {tit laustix; HiUiathre^S^buiia'ui, 
p. St»« ; SriJMi'p, itnrhn/tainM, n« 2119]. Mai» Rmcuuai- Ktmraii fl, I. Il, 
p. HZ) a démontrt.^ nue cet aciv, connu Miiletn<:t)t p«r iw pst-udo -original 
du nu' «i^le. dont les formule* «ont in»otilt~s. et i^ ooOklitue au point 
de m canoDiifuc une véritable mooMruofrilé, est ccttaiaemeat un faux. 



iii:t:i 



CAJCfAG^K UK atSRAn Kx iiointiuGxi: 



161 



rvsponil Sa recouuaîssaiice iIhiin tvlle ou Lelle jKtrlic île l'nncien 
myaumpde Bourgofîiie. Eudes el sen iJarliKansri'iicceptt'rent pas 
l'ûleclîon de Payerrie et la souverainelé dunouvvau nn. Aussi ce 
dernier, cunlinujnl i suivre la vote romaine qui oienait vers 
LauRnpui* flt G*-n(*vr, \-int meltro 1i> sît>gi> devant Il'S deux t-hà- 
t^jiux dv 'Slnmt et dt? Nt^u<.-li:ilfl i)U occupaient de* ^irnisons 
Hdclrs au cnmie Hc Bloîs '. Mwis l'hiver était extrdniement rigou- 
reux, et le froid fit endui-er â rnrmee impériale d'atroces $ouf- 
fntncos ■'. Conrad dut so décider, non SAns pc-ioe '. à alKindonner 
l'cotrepn&eet à battre eu retrnitc. De Momt. il se rendît dan» In 
pnrtic méridionale de SCS propK>s Klats. ô Zurich, où vinrent 
encore le trouver quelques-uns des seigneurs iMiurtniiK'^*^"'* '!"' 
nvnienl reconnu sesdroits a lu successiun de Itodolfe III. Parmi 
eux se Iruuvuient la reine Hrmenjnrt et le comte lluinUert uux 
Slauclics-Main» ^, Contminls de quitter le Viennois h l'époque 
'h laquelle Eudes s'en élail rendu maître par suite du traité con- 
clu ftvec l'archevêque I/^t. it» n'avaient m^me pu se rendre 
auprès de rpm]M-rcur par I» route directe, c'est-Ji-dirc par la 
vallr-c de la Saône, en truversunl le Juni dans le voisinage île 
l'ontarlier, ou par celle du Hliùiie, eiir tous les passages se tixiu- 
vaiunt entre lesmaln» du prétendant clianipenui>i qui leur en eût 
Ttrané Taccèfi. lU avaient donc dû franchir tes .\t|>e8 par un col 
plus méridional que le Siiinl-nem.nrcl, sans doute par le Mont- 
CentH. plus fréquenté durant le haut moyen âge que le Mont* 

1. \Vii>o?i, Geai» Chttoaradi, c. 30, 4|ui ne parle que de Mont. I.e«i Ann. 
fiLififj:ttUn»ef maj'nrf*, s. 1033, fi}oulenl It ce nom celui d« Xeochâlel. 

2. Wirys, ib'tJ., parle d'ua poèiiit^ de cvot ver» voin|>i»c aur cette cnm- 
(la^nepar x i]uti!»ni (lenrinlm ■<, eV»l~A-4tire tait iiarlui-tDf'iue'rr. ouc, 4, la 
•sémo ei|HXi-Hioiieii fmrlanl du Ti^lraloyut) et déerivnul le* «ouirrHuoiit de 
l'artiiM* g>>rmiinii|ue. Il nVii n innl])c>uri.-uitt'>iu<-tiL conserva que l'abréi^ de 
^ertaitu C|MWK)e» el un m-uI ven. Cf. Ann. Sani/atltn»n majorra. n. 1033 : 
w oimla n algoris |»^ejieiiJlus >• et Ueumann hk IIsichcvai;. Chron., a. 

• 4033 : " impediente biemis alf;ore ». 
3. WiroTi, ihiii. : •• vis tiec cauM fuit quod Caessr bella re]k|uit. > 
H«sa»i.jti , Kanrad II, l. Il, (i. t'I, înterfirMo que le froid tie Tut [Mis la Mule 
^ame du déjiart lie rampera tir. Par omiNeiiui-ut d';iulrc« raiMiiut eacore, ji 

Innu* inronouei), "urnii^nl il^d^rmiué «n ri'lmit^-. Jo croi-t qu'il f*ul simple- 
BKUl entendre que ■' cette raison même eut pcîae à délcnnincr Coorad à 
^nilterle [Mija, • 
i Wii-os. linU Chuonradi, c. 311 : i iin]ierfllur r^versus sd Turieum 
■ eastruin j>ernrnil ;il>i plurv* BurRuadipoum, région IturKundi^vj^iiu «idua 
• rleotnr* llu|ii-Hu!i elntli, iiuî |iro|>(er insidîna OiKl<ifiifi iii lluq^india ad 
> impent<ir<-niivnireiiequi*m-;iiil. |H>r llnliaraper^enles, oceurclùial «ibi.» 
, H. IVnrtNMt. — lit rajféame dt /tonrjiNjne. 11 



ft 



163 



AU.tA^CE OTRE CuMUU KT lIEMll l"' 



1*033] 



Gt'nêvre, et apr^s «voir travers*' itno partie de l'Italio septenlrio- 
nalc, avaient par K- Scplimci'gîijf"*^ l'AIcinoniik' pour wjoindro 
Conrnd. A Zurich, ils ne ivconniirent sujet» de l'omperear et 
aussi de son bérllior présomptif, Henri. Celait de leur part, non 
seulement adhérera l'clcction lie Pa_veriie, mais encore recon- 
naître le droit héréditaire d»- la famille (Jonradinv au it^tta de 
Bourgo{çnr, car Henri n'avait pas clé couronné en même tcni|>x 
que son pÎTc. [.'empt.-rt:ur lus combla de pitim-nts. puis leur 
donna oon<;c ', sans ijue nou» Hachions s'ils revinruni »ur-le' 
champ en Boui-{;ojfne, ou s'ils attendirent, soil en Alcmannie. soîl 
en Italie, le jour du triomphe diHinitif ile Conrad. 

Malgré l'appui d'Krmciijart. h laquelle son titre de veuve du 
feu roi et le pouvoir qu'elle pandl avoir exercé du vivant de celui- 
ci, comme ïe.s nombreux domaines dont elle possédait encore la 
jouisKance "■. poiivaîeiil assurer une certaine inriuence, malgré 
l'huninmi^v du comte 14uinbert tit de ses p^trtiiîaits, Cuurud ne se 
d<k:ida pas d reprendre, an printemps de l'année I0H3, M tenta- 
tive avortée eontre les lerritoîres uccupés pjir son compétiteur. 
De Zurich, il g^gna la Souabe. puis la lorraine •', et célébra à 
Nimégtie les fëlejt de Pàqut>« ' (22 avril). De la Lorraine, îl mena- 
çait les pussessions cbsimpenoines du comte Eudes. Il nese décida 
paH néanmoin)! â attaquer celui-ci sur-le-chump, mais entra en 
négociationn avec le roi de ("'ranee, Henri I", que la puÎBwiuce 
grandissante de son vassal n'était pas sans inquiéter lui aussi. 
Une entrevue* préparée par les soins de l'abbé l'oppoQ de Slo- 
vclol ', et de Tévêque de Toul, Biunuo'', le futur pape Léon IX, 
eovovés par Conrad auprès du roi de France, eut lieu entre le» 
deux irouveminii, ver» ta lin de mai, k Deville Hur la Meuse '. 
Aucun texte ne nouH renseii^ne exactement sur les clauses du 



1. WlPOK, ihirl. 

5. Sur aâs dgiiulion» à dei monsntércs vîennoî», cf. nvpra, p. ISS. Elle 
apparxic fiicure filu» inri] vn lOST, conitne proprU^Uire de ilomaînes pb 
C^itlvauilnii, k Ait et IIlumlKU-j- [Cariai. Je UmuibU, I). xs). 

3, llneMt-Ar, Kftaratl 11^ t; tl, p, 7Ï, 

4. Ann, ifiltteiihri.inenxrê, a. 1033, Mun. Herm,, .S'S,, t. III, p. Qi. Conrad 
élail encore h Nimi^Ktie le 38 avril el y donne un <lipt/inie pour rslibajo de 
Verrlon (Sruwi'r, Heiehitcanslfi, n» 20117;. 

G. V(/« Puiifutnia, f. 18, Von. t}i-rnu, SS., l, Xî, p. 3W. Sur ce» nég»- 
clsliuni^, cf. Sackiiii, Oif Chiniamitrr, 1. Il, p. 240. 

6. WiuRivT, VtlA l.^unh, I. I.r. 14. 
^. Uerilli!, .^rdcuumi, arr. M^iièiva. cnnt. Monllirriné, 



10331 



ALLIAXU^ KJtTKt: COMIAU Kt IIUSM f 



tC3 



traité (lui fut nlora débattu '. Miiîs il est bien vraisetnbloble que 
c'est U ce momopl (|ue fut ri^«oIu le marinîïe de Il^nril'* avec la 
pr«|)Pp lillrdf (^iHir.itl. U princesse Mitlhiid»' ■■. et (jued'imlre pflrt 
IcK dvus mifi s' L' Il tendirent rn vue d'unv Dctinn ettminuou cunlrv 
KudpH. Tout au muins Henri auti)riKail-il (^nrad h otUiquer iKin 
Viii^Hui vu piivutnl sur Irit tcrriTîi <lu niviiuiiie de Kniiice-'. 

Lti uiinpaKni- coiilrt; le cuinte de (îliani|>;i};ne ne curitmen^a 
cependant pas nur-le-champ. les nETaires de Pologne ayant rap- 
pela l'etiipert-ur diiti^ In partie (irienlnle dr fifs l'iUiU. A lu lin di.' 
juin, il avait quitU Niitiègue^-, au mois dejuillcl il Ke Irnuvîtit b 
Mfinlebt>n, et c(<I(^bnitL dans wUc vitli* les FtUe» doniu^s b 
l'occaviun de la tmijurité «b* <iun HIm Heiiiî K Mais il n'v resta 
pas liiii);teiiipN. |x^^iil<ètre |KirL-e qu'il jii>;eait le monienl vrnu de 
pnx'éder A l'«\iHnlition pri*|wr^e de concert avec le roi de France, 
saoN douU* aussi jMirce qu'il avait k repous-serune nltii<|ue de s(on 
ailver«ain*enntrp bi Ixtrraine. nude». en effet, avait répondu li In 
tentMtivv'de Conrad en Bour^()|{iie pur uneinvaHiun Hur les terres 
•le l'Empire. Il avait pênéin'en Lnrniine,el essayiîdValevcrToal, 
«as doute puur sr ven);er de rap]>ui uppurli^ ti reni|M.-reur par 
tev^que Hninnn ilan« le<i né^ociiilîons entre la France et ta 
Gemtanie". Il (échoua du ro«ti> dans im tentative «<! dut Ht> contenter 
de brûler ou de piller le pays autour de la ville ^, puis de 
realrer. H&aa être inquiété, dnus tws posses^iunn champenoises. 

I. Sur In dale de l'enlrcviie, iiiMilionnt^e jinr une chnrte rln l'alttuive de 
Klavliil I MARTK5tii el Iti HAvn, Ampli»*im/t co/Z/N'd», l. Il, p. SA), cf. Knc»- 
tjtc, Knnraii II, I. Il, p. 483-4, ol Sociim^k, L^ ri^n* rfr tttnri /*', dons 
£n#/' tli^ ilh»r1^f. foûltan» >ln ihi-tet «le In iinttnalîon dit ISttl. p. i7, 
i|iiinilinel auwiï rumnte Iréti iraiseinhlaMo une nlliancc des <lf>ux (khivo- 
niM» i^onlrr ICiide* dr r:iijm|ia)tni'. Au moins (lilt-il y Avoir MnrpntioB k 
cvkuji-1. i;r. niisht KiLVAt^, Ifiiinltcrt h' aux fltanche»-\taint, (>• 44, lro{i 

ilr [■Til-plrt- j Ilrari 1". 

WiiiiA, *ie»tn llhuimratU,e. 31. 1.4^ mviûge i4u ri>»ti> no HT Ht (loinl, 
H cVsl ubf Aulrc Mnlliitdr, niiVf de l'rrii|>t'rc«tr Henri II, ipir Henri I*' 
é|>MiH qur)i|ur« BniKirs |4iiB Uni il'f i<^riri>, HotirrI te Piciir, p. 382; Sobb- 
■te, Lm r*j»r ilf flfnri /", |i. t8). 

3. Ofil r(ii|ii) p:iniit rt^ull^T Avh manière dont Vftpns, O^^n Chuon- 
ratii.K. 31, irujjnrlnnl il'uia-L-ikin'-diliot) - iriretçii'i lleiiirici tvj^n Kniiii^rum. 
...fai tmellcilkOuclofli»". rc|iri^M-nle !«■« cltom. l'X lliiEH«LJiti, Kitnruil II, 
L 11, fi. Ht. 

tUjADLjke, ihùl.. p. tu-m. 

Snmrr, Hfichtttanslci, n" 20Ï3 et SOll. 

Cf. tupr*. p Ifi2. 
1. Chrit. S. 3§uhat'tit, e. %», Wwu Offu»., SU., l. IV, p. «(. 



i6i 



CAHrAGKi; m coxRAu aJ^TRe evdks 



in 



C'est à cette ogréssiuM ({u'avail » ré[H)adre l'empereur. Celui- 
ci, le 20 aoôt, était de retuurt^n Lorraine ; il L-tim]>iiil dans le voi- 
sinage deSaint-MihicI ', et v donnait un diplôme en faveur du 
monastère de Snïnt-Evre de Tnul, dont les domaines nvnient eu 
sans doute ii souffrir des déprédations commise» par les trou]»* 
du comte de Blots. Après un bref si^jour Cû Lorraine '', il péné- 
tra dans les États du roi de France^ cl se mil en devoir de 
ravager tes Cefs champenois du comte Eudes *, en déclarant que, 
puisque ce dernier cherdiaitfi s'emparer indûment du Iiicn d'au- 
trui en Hour^^di^nir, il en serait puni par la prrtrdu sitrn prnprv^ 
Mais bien que les ebroniqunurs germaniques parlent de ta » vic- 
toire remportée par Conrad sur Eudes d". il ne semble pas qu'il 
y ait eu de bataille, ou nièiiie de tentative sûrieuse de résist^ioce 
de la part des Champenois. Le prétendant reconnut ta nécessité 
de se soumettre'. Par rintermédi^iirn du comte lorrain Gnthelon 
et de l'cvèque de Metz, Thierry, il iihtint un sauf-conduit " et 
se présenta devant Connid. auquel il lit sa MiunÛKsion' pleine et 
entière, prêtant serment du renoncer à toutes ses prétentions sur 
la Bourgogne, d'évacuer les places et les territoires qu'il y pos- 

1. Sruurr, llfitihiikitnslei, n« îOi' et 20M. 

S. Il rcsU trois joun {Chron. N. Michaclit, c. S9. Uwt. Gtrm., SS., ( . IV, 
p. 84). 

3. Ce dernier, vi-rs In mï'iiic i>po[|i)o, svnit ii liillcr i>^lpinenL etmtre le 
cuinlu Eudeti, et, en 1033, U-nla «anb r^»ulUlun coupdc-ntuin Mir In ville ilii 
ScQ» (Ct..mitj». Chriitt.H. Pflri VM, llitl. de Fr., I. XI. p. t9R). 

4. WifOJi. (inta i^Uimnriuli, c. 31 : •■ in regno llenrici, regts francoruro, 
in pmcdiis Lami-'a ot iH'neGciU Oudoniit, tsutn^t dcviinUtione^ el Inc^adU 
" fccit impcrator... ■• Cf.. inn. Aufjii':ltm, Mon. (hrtn ., SS., l, III, y. 135: 
" Itom ae»tattf Ou'loiiis l'rovinciflin ilonec ipw prlprft v«»1îivil. .• Chron. 
Suevieam anipenaJe, h. 10.14 : >' (^huonmdiiH ilvi-um Uarguadiiim van- 
tât. - 

5. Wtpo:', iliùl. : •< ilicen», si Oudo in Buriçundia rcs aliéna» tnjitsie 
queroret, de »ut> praprio juvanle Deo.uliquid perdere deberet. >• 

6. AnnaU» VIti'DhiirAiii,*. 1033 ; .Wfl/i. <ifr/it., SS., t. V, p. S : « Impera- 
torin lturf;iindia Odoncm Mipcrut •; l.AMumiT t>i: IIbhsi'iu.p. AnntUt, ilti<i,, 
t. tll.p. 99: '< impemlor i-xpiTiliim duKÎl in IliirKUiiclintn nnitrn Coda 
nem, .. Annalm HUdpnhpiniPniiPt, ibiil. : « fl aostiTo [i-niiion* li^irfpmdiam 
■' pivpâL'uua Ouduaeiii dîu ttlIiirosieLenlein, qiiicdiidotn rc^'ionpm Aihi cnntra 
•< iinpfraliit-i^vtiliniMLi^ni tvrannice'tisur)Mr<'ral.ot)viuiuausccpil, occcptiaquc 
a ni) i'(i de luic-c Jiiraïui-nlis et «dwidibus pnciflce rediil. ■■ On reuiarqoen 
que U plupnrtiIcK nnnnlt-.-i t{t-rmanique« plâcenl en Buur^oçne la catnpngne 
qui, CD r^alit<ï, vullicu en Lorraine. 

1. Wipo.i. ibiff. 

9. CSron. S. MichMeiig,c. 30, MtMt.Cêtm^ SS., I.IV, p. R4. 



TRAItC KMritK l»NftAD KT El'DEB 



165 



sfidnit encorp, (>t «le fournir dcK otaf^s pour assurer rcxAcution 
do cftli' prumviuw'. D'autre pnrt, il «Vnga^ait é};alcment à 
duiincr isiitisritctitui aux st^igiifurs lurniin» pour tes dommages 
qu'il leur «voîl caunâ», en se conrumianl, pour ce qui concer- 
Dait c^tlc r^pamlion, aux conditions que lui fixcniitla cour impé- 
rinle -. Cimnui iir pouvait que se déclarer Mitirtrail dv ces con- 
ce»innK. de la pnrt d'un adversaire qui l'anni^p pr^ciîdcnte, lui 
■vnîl eu nomme r^xisl*^ victorieuKcmenl. D'iiilleur», les nouvelles 
duxnulêvcmentdrK l.iutizcs, daiiHlii parlieorît'ntiiledcla province 
de Brème, le rappelaient & l'uutre extréuiit^ de son empire'. Il 
reçut donc les serments du comte de ttlois et reprit la route de 
GermaDie san** pousser plus avant ses conquêtes eu Champagm'. 

MiiÏM. nprj^ le di^part de l'empereur, Eudes oublia complète- 
ment K'K !iernieiilH qu'il venait de prêter. Il ne lU rien pour 
amener l'aUandur). {mr ses partisans, de lu portion de la Bout* 
gogue (|iii t'itViiit reconnu '' et. nu pHnlemifi de rann<''e lOUi, loin 
de eherdier A dédoiuniitffer K-*! wif^neui-K Lorrains den pertes 
qu'il leur avait fait Kuhir, il pt^nétmit encore une fois dann le 



I. Wiwiji, ibiil..*:. 31 : « pmmiUmxi t1ur;;(iniliHin diiniUrre, -Ct. Chrtm. 
S^Mfhmrli*, c. 30. et Ann. niliirih^im'iiii-t, V-n. (irrtn.,SS., t. III. p. 9». 
•fttt p«rl«iil ^atcmonl <lu »«nn«nt prèt^ f*r Kucle» et ie* oUge« fouraÎB 
par lui. 

a. Wtpox. ihid. : •< Pl »ecunclMm jiissionem illiu* <tbi satisfscere. ■ 1^ 
Chron. S. Miffi*''li» est plus d^uilli^(>n ce t\ui c^<1■K'e^IlP les (li>mi^i'es mid- 
dilioaH icii|ii>i>i>i.*H A ICtiilt!^ ; ' infnt^uî n>)^ii Dni-n iiliî ^iili liticnt itc tcnlu- 
nini. juitiujiiM jiiilii'ium [Mialintiniifi iiinni'rn jiistiliiim Ciif>>uri hclunim. ■> 
Sur l« |Mirln* >!(• i-i>> (•i|irp*sini)ft, cf. Hiiudilai:. Kimraii II. U Il,|i. XH. U. 
H»*t~x,//u'»ii'-c( /■', |i. ts, n. t, inl4vrpri'lo <|it' <■ Ktida-s itHmollHil Ii> ju^e- 
« ment du» comtes |>aUliii» île rKmpire, se» pRirs, éUint Iitî-niëtnc <-oinle 

• psltitin ", mai* il était omlr |Kilalin ati royaume dv Fraore, ut le» j>>a/a- 
Uni dr IVmpvreur ne nonl p«« deccnmtoK («latins. 

3. IlnKML.t'. iliiil., p. 9U. 
.4. Wtpo!», /wTtla C^'AifwirWi, c. 31. 
5. WiMw. (iftta Cfiuonraifi, c. 32 : ■• lium Ouilo prnefalus prumisia non 

• ■ll«n(lervluHli><lliiic(juaintlain|uiHi'm Btuyunilint^ qiiata injuste invattcial, 

• olitinerel , - Il l>»1 u^m;* «tilUcil? <i>' luivuir «ii quoi consistait aujuftv «.-lie 
orrupaliiMi tl'anti jiarlii' ite la l)nur^oi;n<*. Eu<lt*M. en |ll33, avait ^-It^ 
ivroniKi jmr ii» ct-rlnin nmnbi-i- ih> «('Tf^i'ui-ii. inaïKlpK li-tti'^ ni' |M.*nnetlpnl 
ym* ilr •'•>ii>t,i|^r In ]>ri'-M'i1i'e, ilofiq l'nncii'n ro^Biitiic Itndolliirn, d'une arntéf 
tu ■ ' 'iDfn'ii'jiftv <Ji) lounini^'llr. Tout rv qui' ntm» |K>utonH dire, 
cV-: . < ' i>M>iifor1i?rr««««. pornti lt'B4{uelle» Mor«l. •« Iruuvaieat eulre 
\c* auuitk <le |iarllH3iiB il'Kiideb. 



t<>6 rjtuPACSK or. oaynAO ks nni'nnrmrii: f103i] 

piiv« e^t Ift mva^.tit atrrK-emenl '. ï>e \h il rentra dans *e« (icts 
de l'Ouest, ou on If r^tniuve le Iti nvril de cette même onnée -. 

Quant à Conrad, k PAques d«; l'nnnf^e lOîti (li a>TiI), il tenait 
ik HatiKixiiini* un ^rand pl.-iîd ^ au{[uel n.sKiHtaient, en debor» d(>K 
KeL^nt»ui'!i ikIWuuindfi, un certain nombre de gninds Italiens, ejitre 
iiuti-efi l'ar-cliuvéque dL> Huvmmu '. Il esl pnibabic* que det 
mesure» furent arrClL-cs |M(r l'afiKpniblée en vue de l'ex^piklïliuu k 
entreprendre contre lecomte Eudes, Cette fois, l'empereur ilécida 
d'attatpierlui-mêiin'la lloufg"(fne|)arleNoi"d, pendant que In-scon- 
tingrcnU delà Tn.tcane et deritalicKeptentrionalo, parmi lesquels 
ceux de rai-rhevêque de Milnn (•! de l'arohevèque de Hji%'enne *, 
V pénétreraient par la fronliére des Alpes. 

C<Htrad passa cependant encoi'e à Hnlisbonne la lin d'avril et 
les premiers jours de mat ". fuis il traversa la Uavivre. accom- 
p4igtu- (le rinipt-ratricv (îiiièlc, et »c rendit à Bàlc ', Dr là tl 
péjiûtru duns li- rtivaumc de Huur(j;iigne, t-n suivant tuinsdiiute la 
même route que l'anm^e pi-e<.TMunte. Hn même temps les forces 
italiennes, sous le coninmiidenienl de Bonifiicc. inarqui» de Tns- 
cnne, pt de l'archevêque de Milan'*. Arîberl se réunissaient i^fln 
evril-débul nuii)" et. ^id^es par le comte Hambert de Mau- 

1. CAmn.S. MfAa-'/M.p. 30. 

2. [1 est  c»-(lf (Inlf il Tours, i-l. avor le coiicoiir* di- sa frfnmp Ermen- 
Jart. fail uni* «luiialion h rnblmya de Suiiit-Julivn (l.»x, EadeM II. Calai, 
d'actffs, n" 5T), 

3. NVii^Jw, Ofata lj\unnradi, c. 32, 

4. STUMeK, flfwftaftrtfir/n. Il" SOSH-Sur la pr6iW'n<;c k nntmlwiine tl'uulm 
dignitaii'|iM f^tléftiaktitiiiiis itnlii*tiK, uimmi* P()|i|i(t, ii relie vi^(|ni* (t'.Vquilée, 
»*t Pii-rK*, nhhé ilo SjiiUii Marin Ai- rioivni-f, ci. Sn:»ipi-, ibi</., il"' -15.1 cl 
2060. c't »ur 1rs coiiitét|ut'iiefs que l'on eo {leut Lirrr.au putiil di- vtic tic la 
présence pooMbli^ à In mi'ine ahti'inMtV' de seigneurs IlslicnH laTi|ui*>t. et. 
IlnnALAU. Konrml fi. l. II, p. 104-105. 

5. Voy. sur re ]»>nil lu vuujvcture Irù» vraîscmbUblc tic Diii:ssi.*u, ibi<t., 
p. iO'J, Vi. 6. 

6. Il etiti-iienre it Italiiilionne le 7 mat (Sn^Mi-v, ïieù-hnhanzM, n* 208S). 
1. Wii'ov, l^i-Dfn Chuonr/t'Ji, c. 32. A Bftle, (tîsvle qiiilla IViniiccpttr 

pour ntlL-r iiltomlre ft Slmnliourfc, flU|irô» di- IVvîi)ue GuîllDuinc, !^ot 
anck>n cliajwliiin i IIiiesm^i;, honrad S], I. II. |i. 1U8). la lin de l'exiiédlUon. 

H. Advix», Gvsla nrefiii'pUen/ttinjm Mediolaiw/isiam. l. Il, c, 8. .Von. 
0«rm., as., t. VIU, p. H. VView*. 0*vta Chui/nradi, c. 32 cl les Ann, 
Â'an9a//rnaraneperlenlqucdcl'an:hev£i{uc de Milaa comme clief du voiilin- 
fgeaX italieQ. 

9. Au moMde mara rarehAvfrqiteArib«rl~e«tcncoreJiMiIanety donncson 
tealaineot (Mt.'M.tTOiu, A/tl, Uni., t. V, col, Slî]. Le il insr». d'aulrc part, 
le Diflniuif Boniface Mt vncon- k Maotoue eldooov aMignalioa k Hugues, 



CAHrAn»* IIK i:i)MIAU KN BOl'niîCHlXK 



167 



risniUB ', traveraiiit>nl le vul il'Aostv, qui (iépcndait précisi^menl des 
territoires Koumis Ik l'uutoritv du comte, main dont l'évâque Bou- 
chard .te Iniuvailâ Lvon pnrnii les adversaires d« Coamd -. Le 
SoiDt-Bcninrd (Kirntt avoir éLn franchi fluns difltcuUé, soit 
qu'Kudes n'y cul plusdp pirlisiins, Boilijuc ci-ux-ci, il l'oppracho 
do Icum advcrHuirv!!, luunL uvucui* Icspliicfs ({u'ils ;ivui<^'itt momcn- 
Unéoifnl occupées ^t el, descendant la vallée du llhAue. les 
IroupfM italiennes vitireiit opérer à Gcnfeve leur jonction avec Tar- 
mèc impériale "•. 

Giunidiivait, futna rcncanln-rdu ri'.sisUinrf M'neuse. fait recon- 
aaiCre wm auLnnlé danti la parlii; M-plcnlnnnnli^ de l'ancien 
mvjiunii! dv Itudulfi- III ■'. Sfuls If* piirti^uiu^ d'Hudcti qu'ôocu- 
pnicnt Munil ;iv«ifiil ferii»; U-s purles di* 1» ville à TL-mpereur, 
ce qui u'empi^cltu pas celui-ci de continuer su marche vers 
Genève en dévâsUint It> pavs sur Ra route'-, lorsque Conrad fut 
arrivé h ticnevc. et que toute» ses f<»rct!S b'v trouvèrent réunies 
autour de lui, la plupart de» seigneurs encore fidèlett au pnlten- 
dnnt rreiivais, sinon tous, vinrent lui (h'uv leur soumiiision, «t 



«>nil« 'le HolognF, paur li> SS nvril (Murativri, itkl., t. I, ool. S8V). Les 
lroi*|t(^ il«licniio6 o'oul donc pu w mctln? on marctw qu'après celte der- 
nière lUlr. 
t. Wiiv-i, Gi'ifa Chuoitratli, c. 32 : •> lleril>ertufl et céleri Italicl ducLu 

lluperU c-omilU il<> ttur^iidia. « 
î. et. lupra, p. I5«. 
i. .Vn^vtK, lîrtla itiytnrpivojiorvm M/^îotanrittium, l. Il, 0.8, p. 14: 

• • *ii-itiii miit-iii llnli:ii- (.(inioplimatiliuii (■clrrk «tlax-li diioeo iiirixliinl scUi- 

• ect fira^"*»! ||riil>t-t'lu« l'I rKr".-jfiu»innicliii>llf>nifft('iu«, du» liiininn rcfcni, 

• espInniiitesnccffiMi!) illr>M4iio» ttrtliliiiit iiii-nLiî[t-« [imct^iHaïotn inci pu};»'!' 

• IHlikOpi'li h:irili, IVr lio<iilucetilf^« l.an^ulunloruiiit'ier^ilum Jovn inonlM 
1 flniitn Inin4e4>(i()tiril. HictjUk' Tolieinviili in'upliono l(>rrsin inf^r^dienten, 

i. Wipn>>, Uratii ilhuonrmii, c. 32 : .^ uiti|Ui> ntioilniiuin (liiviiiiii ronre- 
oeninl. •■ 1^* Annalt^ S^fitffaUenM*», p. 81. ptiicvnl rai-ritùv ilm lUIiei» à 
Cwnivr nvani ih^IIc clorom|H>reur. 

S. .In», .S-iA^'i'J"i*m. ilii4. : « omoin niuoïcipin cuai eivtbus usque 
ftoilanuin (luviuiii %ti»f ililii>ni Mibe}tîl. <• Cvfieiidant u'Ahboi!! m Juiuim- 
nu.*. liai, ilntlart pI eoinlva ilt tlhaintutifite. l. [, p. £11, di- onnsidérv |ias 
ctMiKir i»li«olmuf(it ccrtatm- l^i >>oonii>si>>i) île c«llv |>urlte Je la tkitirj^o^e 
h Tmipt-rcur. 

4, |l*;ti»*v« tuE l(RiaiE!«Aii, C/irani'/n*. h. tOXy, hîl prendre )ili>i-al au 
cUttr^di'lM man'lir «iir (irnMVi? Mnis inii ti-mnignui^i- nr •aitnill prévaloir 
fliMl'** 1" "TÎl (iri'ci» ■!(• Wijiixi, ironliiiititv liii-ii infiiTiiiû Ii»r9'|u'il »'iit;il 
4'- ' ■- ltour,;Ti;;ur, Miivj d'uillciir^ jinr Ijt |ilu|iiirt d>~« hiilorirns 

ni iiat.KL. ttur-juiHl unlrr HwMf US, p. iMî; ik'AiiluiittiW JiriLilw- 

nu^t vfi. Mt, L l,p. Mi ; Wïi!«ï*i>TXKii, tirmffn (-«n Ha^rfunâ, p. Ï35J. 



168 coL'Hn^.1KME.vl dk cn.xiiAit a okkèvk 11034] 

pnrmi eux le comte de Genevois, Gi^raud. et l'iirchcvcque do 
Lynti, IlnucliHrd 'Juin-juillet IDilii '. Conrad résolut de mani- 
fester pur une ccrémotiU; publique, l'importance de sa victoire. 
Une nouvelle élection, ou tout nu moins une confirmation de 
IVlecttou faite riiiuiL-e prt?ctfJrntL' h Puvenie *, eut lieu i» Genève 
le 1" août, à la Stiiiit-Pierre jour de ]a fèlc du [Kklron de It-glise 
CHthiMralede la cHé. Conrad reçut encore une foi& le litre de rai 
de Bourgogne. Il ne ]»iireît \t»s r avoir eu jt proprement piirler. 
de tiecond couronnement, mni.s l'em|>ereur linl ii lilen allirmer 
»on droit sur ties nouveaux Ktiits, en se montrant au peuple (Kir- 
teur des insi^^nes rovuux, que Seliger lui nvaït porté deux ans 
auparavant de ta pari de Hodolfe 111. 

Momt, il ei4t vrai, tenait toujours, et EudcK eonsorvatt parmi 
les Beigneurs du pays enviponnant quelques adli^renls. Mais ccR 
dernières résistances ne devaient pas être de louf^ue durée, Kn 
reprenant la roule d'Alemannic, les troupes geiinanîquea et tos- 
canes emportèrent Moral d'assaut '\ Lu ville fut snccos^^. <*t les 



1. \ViT>oN, (ienla f'.hiianniiii, c. 33 ; » r^iiicns ml (ïonevciDivin eivilnlein. 
<• licrolduni pnRcii)i'mi'C|;iouiiiîl1iu& cl oL'chii-piï'Vopuiii LdfCilunetitMuiDtiiuc 
■ alios i[uainplui¥» sube^it. ■• ircioiArt» i>i; Itui.iiE.t.it', fJ/ifon., a. 103t. ne 
pnrltMjuv de la souini&siun de l':irelicvci]ue Bouchard. I.esfî^flJi «lùteoporuin 
MitUnlanfnsiutn. Hun. tierni., .S.S., t. Vli), p. H, âoiiibicnt bien in<li(|ut>r 
(|ii'tl n'y eut (MIS (k* cuinbiil c*t i|tii.* In craiiitu tqii))ii-rc pur U pnînt^iic'i! de 
l'iiriut^e itnptVi.'itt- nufTil puiiritmciKT Ui nrMinittition Ocs l^iiiixoîgixi'i!*' 

'i. Annale* Suntjalli-niieM innJort<», », \\ÏXi : « in fosIniUli- rUincIi Pétri nd 
Vinciila gomodluK pioducilur vt in ri>Ki>tiin [furgiin<Jiouum cligitur. ■■ Le 
»ilenc«' di- Wirns i-ldc ll»;nti.\N.v de Hi:iciien«ii nu îiiji-l dot-eHu cérémonie 
L'sl «««.M Miiyiilipr, comme l'a rumniiiué IlLdwiiB. Biiryund unltr Hadolf ttl, 
p. 61. .la ni' cK>is pni eu [londnnl (juM y n'it lieu de rêroqiier en d(>tili.> le 
léinui);n«);o des Annaha S^ii'julUnte» et de supposer ipi'ollen ont pincf- ^ 
Gepèrcen 1034 la cérémoaie qui iivaîj i-nlieu ii ['ayerncen HiSî, cei^inonia 
qu'elles jin§&enl sous sileiice. l.'iiypuLh^<t<> émise pur KlCiuiki: (a/j. ni,, 
a, liV\,que te coin-unaemcnt nuruit Hi cfToclu^ p«r AHberl <Je Hîinn 
parail siin» fundumt-nl. pub[|u'il v,'tig\X du roytiiimc de ilotirgugue. Il vsl 
même douteux i|iril y ail eu euuronuemeni k |>njpreiniMil ptirler , il y a eu 
plulAl une sorte d'aMcmbiéeitolennpIle, do .. f.ijria mronaU » (sut- e«llt!w-ui, 
cf. Ll'cii.unH, Manuel tivé trtitUution» fran^aue», p. iiOi. — V.t UiKsi.unixirr, 
GfachichU' lier ilealtcheii A.'in'*rr;c*7, I. Il, p. 7* ; Wtin, ttmUrlu- Verfa- 
tiinQfijetûhiehle t. VI. p. IIU; I,axu«hbuokii. Uraf fhhi. p. !>*; SucnicT* 
t'avoiitrif iinfiéfiuh, dans \Ui». et doc. Gea,, l. XVI, [i, a8i; llii>3i»Lj«< 
A'»/ir«</ //. 1. II. p. 1 1.1-11 V. 

3. Wii^ix. fiVjrn Chuoiirvli. c. 3!. Le Tsit quv l«& Iroupes du mirqui» 
Donifntt? prirent purt «ii ïièpe do Moral pamil n>siiHpr du rôeit, de cam ~ 
1ère un («eu li-vcnduin-, couscrvc par Uomïo i VU^ .VathiMit, I. I. *. _ 
ifun. trrrm., SS., I. XII, p. 3â9], récit d'aprf» lequrl let t:oni|Mj|^uii> du 



li; riiyiMimi< ilr Boiirffn^np '. l/cmpvn'ar jKiniîl «voir iirunonvé 
contre eux une st^iitcoct- du baniiissciiiuiil. Il illsliiliua k su» 
propres lid^'lts k» seigneuries vucjinlcs, el oxîgen des otages do 
ce»\ des firnnd^ (|ui restaient on [losKcssion de leurs lief» •'. Puis 
il reprit k- ehomin dt- Strnslmurg, où il d«vait retrouver l'im]>i*- 
rnlricc''. 

LcA rares textes narrntifK qui muDlinnnuDl ces événemcaU 
M^mblcnl d'accord pour at(esl«r t|ue <xHg campafjfDe de lOUt- 
marqur l'aiinv^-xton dêliiiitive aux V.Utls de Onrurl dv l'iincicn 
ro.^-nome rio lïnur^o^no. et les textes diploina tiques montrent 
dans li'snnnt-vM suivantes t'jiutorité de l'empereur germanique 
rcroimuf djins un cerl.'itn nombre des vumLés qui jadis uvaieut 
trcunnu celle de Uodolfe III, en Provence en 1035 *. en Graisi- 
vnudaii ■•. en Valenttnoi» " la m^nie aiin^e. en Viennois en KWfi ". 
rt il f»t permis de suppt>ser qu'il en étiiil de même dans l'en- 
Kemblu de l'ancien royaum*- de Bourgngnc ", 

Rudi*spiiniit uvnir lui-mi*tni> coiiipti-temenl renoncé à ses jiré- 

<lur iulivii B« firnient (li5tin|p)i>« |>iir leur» riplutU iï lu pmv cr<iii cliA* 
Ima nummâ - Miroallum» oti*^)iironltiitn ■•. l.aiiiKur nlIrilHielr cu^'c^tt <ltf 
l'etnpervuf. itprvh une tcntJitiTi.* iiifnii:luoiise. à l'arriver tlcii trQUp(>s ita- 
IleuiM^. [«ut-i'ire |i«r «ouvcnirdu iloulile sièt^cdc U pince. Cf. ItiiKssLAii. 
A'unfJK/ //, I. 11. p. IU8. n. 5. 

l. WiiM).*». fi«/a f.Viuunrji'Vi, c. 32 : ■■ caeteri fautoi-es OudtMiift Imw 
audienlej ooId limurr Cui-naria fugivrunt, ■ 

*. Wri'ow. ihiii. 

i. IImima^n ni; RKicnircAt', (Ihrnnitjvtr. n. 103S : •• Hubjuj^loqiK! Riir- 
^lldiiie rt^n». rO'liil. - .\nntiht .Ku'ju»lini, Mon. Gtrm,, SS., |, ]|[, |). {'i\ : 
• jnifH-i-ator «tcrurii llufi^-iiniliiitit potcit» 'siilik-îl, ■• \|(N(il*-, (it*ti* arvliief. 
Mnluflititi-mnnn. l. Il, «, », iliiit., I. Vllt, (i. 1^ : .. ciitntjiie ■■■■(|uiricrtil Iltir- 
- kr"=>'t>'>no>.rL*<u»lt're.dpdk'i(>neni •e«'«i|i.nHtil, perpétua MilijiH-lionÎK ct^itilic- 
Chtiuni-mlo tiiiliMmU, Et fficluni ebtutÎDmsKDBKlo'iBrcvcTtci'uulur 

iiKuir^ml [iropria, " 

4. Car/. JcS*int-rielw, a- Ml el 5»ti. 

B. flxrial.tft Urennltif. \. iv ■oïi les t^li^mcnU cliroDolofnqnef eonconlenl 
initFUS (tour I03.'i i|iii> puur rniiiiiSu i)v l'incsniuliuii lUHÏ imliijuiH' ilniis la 
formule (li> dalc-l. 

0. tUrtul. <h S.xinl-f:hiffre, p. 121. o' CCCLVII. 

7. MuiTKMr cl Den*Nii. .lrn/>/Mi. l'otl., t. I, p. Mi. 

H. Les auleiira (le 1 .If/ th vérifier lu ilaln. I. Il, |>. i9B, et aprjls vui 
D'Anwrra l'V Ji'Utivvii.i K, Ihrl, '/r« ciunUn •!« f'.tnimfia'jnf, I I, p, 43\, ont 
«upptnA <|ur la comti* lie lUiiit^iigne ileiiifiini ■iiilèpriiilanl jiivprrii Ot."), 
Kn réalil/, Irii tetU-k niciiliunnnnl II relie ilrraiêrR AaW un Mnilêrcrni*nt du 
iUHnIit Itiftmud, maU K.inii rlirv iju'il n'ail puinl juupto-lM eu Ih^oriv roonnnu 
r«u|iemir : celU: demii-rv titTKjlhrsc niD |Nimit plus vraiscmbUliIc. 



tentions b In succcssinn de Hodolfe III, car aucun chmitiqat-ur 
ircnrcgisLn* dp nouvelle tt-iilitLtvi; pjir lui fiiilc {xiur rt'iitn-T en 
|>oi9se:«)iiun du roviiumc du Ilnut^tij^nc. I^a ti'ivnUc de Itomrliitrd 
du Lyun, cn103fj, piiniitavoirdtt^ unévâiicment de caractère loul 
pei-sunnelet local ', si(nKrelalion.-invec les luîtes souleniien pnr le 
comte de Blois cuiitre Coiir»d. C'esl fi peine ni^me .si elle eut le 
caractère d'une rébellion conli-e l'emperrur. L'archevêque, que 
dus contemporains n'nnt point épargné, étnil en tout cas un assez 
turbulent personnage. Pour des raisons qui iinus sont demeurées 
incunimes, il en vint ft une j^uerre ouverte «vec un baron du 
nom d'ITIrich. fils de Seliger. c'est -îi -dire sans doute du seipneur 
de ce nom qui avilit porté à Conrad les insi{;ne8 rtjvaux après la 
mort de Rodolfc. Il est donc vraisemblable qu'il appnrtennit en 
lioupjfOffne au parti de l'empereur, auquel l'archevêque ne s'était 
soumis qu'avec diflieulti^. (^uoi qu'il en sait, Rouchnrd eut le de»- 
sous dans la lutte. Kait pri^Minnier par son adversaire, il Tut livré 
par lui â Conrad, et ce dernîerte lit jeter en prison '. 

Eudes n'avait pas, il est vrai, renoncé à toute lutte contre l'em- 
pereur, mais c'est sur un autre Icrriûn qu'il devait la porter, et 
lorsqu'il Ql en 10.^7 sur lo l.rf»rrainc In tentative qui échoua st 
mallieureusemcnt, il avait pour objectif Aîx-lu-Cbapelle, et non 



I . I.AKnsiunir.Kii, firaf Otin, p. SS, roman|iie ivec miwn ()ii'Eu()eii n'inler- 
vienl mriiie pti« dans In lulte. 

3. Noua en sotnitics r^tliiils, pour touie celle nlTairc, au b^enolcnasc 
Bsseï peu Pipllcite c)'1Ië««.»xï< i»« Ithiiiiit^.tAi . t^hron., >. 1038 : ■■ Ilui^liar- 
4 dtisi.uf^duac'noiforeliicpiftcopui, imnio«tlinoimiftMCrile(fUS, mXM-lesUruru 
r tIepriMliitor.nilullvnilirSiicenluontH, mm OuiIalrîcum.SeliKVrï Aliuiii, (m'Uo 
I pi-ti-rci, iili ipo(>rk'liiit('lcii|>tiiK,imp''r3il<)rii(t]e n(l<)ti(-liiM.fcrrtii^im(>i<ilitus 
•> et ctiKlitillii iiiniii-ipiitus. inullJ<isiiiiiK(totim>li)r in viiiotilif. * llwEnhle d'ail- 
leurs <4ue celle c&ptiviUî n'nil vtc quv letuporuirp. Lc 13 oclobrc 1039 ou 
10lO.cn cfTcl, Douctiaril rcporuil <)niis tin ndccominc aIjIii* de Su înt- Maurice 
ptBrehc>vi-i|iie Mon. tlitt. t'alrijif, l'.ltarlaf, 1. 11. col. 130. n* CV) pt reçoit 
encai*<* ce tilrc dan^ deax ael^a Af 104'S [Cartiil. lU Cf^nabU, \. iix el xx, 
p. 30-3t|. Fvu)-L'trr. cuniuie li* ttuppunc Sai;huii, Dc> (Uania<tn*rr, I, 11. 
p. 23. II. 2. uniit-il éh'* rctni» ra liticrlé npr^s l'nsM^mUléc <lr Snlciirc. En 
rcTnnclie n'a-t-il pltm iton Lilre an-liii^jiUoopiil ilana le^ dfui liernicrs ni*tp« 
qui se «oii^ol can%vTvét d<^ lui et qui Jnt<M)t <li> lOfiT t>l lOftSou I0l>9 iMatt. 
liut. Pair. ChnrlMf, (.11, col. I.'.l. cl Coumiiiu cl PnoMis. lioeuitunti, 
p. 3t-!)S ; pour tes diilc<>, cf. .Mantevrii. Orif/ùu-n lîv ta in.xi»an dr Smroif, 
p. Si^i. !Sur l'i demi lies lion pcMsililcilf^ cd Ulrich. lUi'dc Srti^r, ivvc l'irii-li 
(le Kcai», lui des aleui de l.i luaiBon sci^iieuriale de Nouchatel, cf. iîin. 
dans VAnneiyrrfur tchu^Ueriache Gnchiehtf. t. V, p.ftî. 



10.17) 



M> l< lit IIKK Kt HLIliX 



171 



plu» Vienne ou KiiU'4nniiP '. L'uUwiict- <lo Conrail rilors oi'cu|>é ti 
«oumeltre en Mnlte les rebellr» <l<>nl li*» <'-mi&!Uiîrrs oITraÎLMil pré- 
dxémcDl ou comlp Kuiles lu couronne liKiibiirdc ou mdinc la cou- 
ronne inijMrriatr ^ U MipiJriorité (lofl(>K forces, pouvaîcint nKsurer 
pour un Leuipx \e Kucrràs <hi lurluilviiL b.-irnn. Sun» clnul^. k'îI 
avnit victurtuu!i<*niu'iil (li<>puti<<i Cuiintd lu Lorraine cl l'Itiilie, 
nurait-il (enl^ du Joindre fa ces deux royaumes celui uui|u(>l il 
.ivnil (ti>jii |>iV'(t>ndu. Nt;iinniiiins riii«toin>de OL-tte dorni^rv eain- 
(vijîut* fi'inli'ri'ss^'qtu' Iri's indiruclfaionl coUe do la Uoui-jçounv '. 
\jk bntnilli* do Jiitr [Iti oovdmbrc 1037) nnéontit Icr espé- 
rances df>Ktlerui<>r«{Kirli«un» d'Eudes, <tt Uiiil enl ((u'fi celle t'puque 
il on cùl conswrvé d;ins le Sud-est de la Tiaule. On snît que Bon 
Hrraée fut coniplolcuicnt battue, luî-mt'nie (uédans in déroute, et 
queAcûle lu coinlcsse Krinenjart, ît ce qtif l'on rmcoiituil. put 
rrconn.iilre 1p cadovrv dcli^'ur»- dv celui qui avtiil nvce quoU[ue 
Huv^-i-i» U'ut*.^ di- disputer à l'cnipureur gcrniunit|uc lu couronne 
dellodolPe 111 ^ 

Ainsi rpie ji* viens de te dire, il est bien dificîle de savoir si 
ci'IN? deritii'i'r t4>ntative d'Kudes en Lorraine avait eu son conlre- 
cinip en llourgt^ne, et si les pitrtisnns que le comte de Hloi» 
avilit pu y conserver, ou ceux qui Rtm|ilpment se montraient 
rérmelaires ii rinllueni-e ^•rniunique, uv:iient manifesté queltjue 
velléité de rejeter rautorile de Cxtnrad. C'est à peine si les dates 
de quelques cliortes permettent de supposi.>r que l'annexion èi 
IVmpire (ptrmanique n'était pus considérée partout comme défini- 
tive '. Seul un document curieux, d'un un (MSlérieur. récem- 
ment découvert et publié, permet de voir qu'à Vienne dans l'en- 
(iittnit;e de l'Arcbcvéquc Lé^er, on iiccepliiît suiis enthousiasme 
le nouveau rqfimu, même aprî-s que le prclal cul nqiporlé de 



I. Cf.turci.>po(ntl>'AsB6i« DiJuBiiMviLLC, Du^tl f'>n%lea<lttlhamp»iine, 

LI. |p. ÏW. 

S. .11114/» Uiliinlu'tmm»^*, Mnn, (ituriu., SS.. L lit. p. 101. 

a_ m. cf> (larlirtilirr l^!«A*Bx*aicn. CrafOilo, y. U6-S1. 

^. H4011. Ui-*>ii!n, tlUt., I. tll.c. IX, i 38. dont le r/'«it lr^-« «ktailli 
pinlt noir iiD rtinilfiiient tle n'-rilé, qiintiin'cii [iciisv n'Aniio» itc Jcamin- 
VIU.S. Our» tft coinliiitti- C.hamfntgnf, l. I, p. *! ; cf. I.ex, Kuritn II, p. iW, 
d Riin»Bi^i, Kanraïf II, I U. [i, T.î, 

S. Sur vvK cliutU», (|ui 3|i)i<irliriuieal <h In r^oa proveucnio, el dos 
larmules tleviuellrs on ue |N*iit tirer de eonrlusinns, cf. tuprt, p.ltlS, n. 5. 



172 



Stll'AI 



BODBGOUMi 



l'expi^dition d'Halte ' d;)n>i laquelle il accnmpni^nit l'empereur, 
un précepte conlirmatif dos biens de son K;;lific. Ses com- 
piitriotes ne s^taicnt point complùtcmcat et francbcnncnt 
mllii-snu nouveau suuvcriiin. el ce n'eHt piis sans joie que l'un 
deus, dan» une jirophrtitf Iraiiscriti; sur un feuillet de lïibic, 
annonce l'uppariUim procluiiue d'un roi de race loniburde. Irioni^ 
phateur de» Germain», en alteudant le jour plus lointain de 
l'union de tout l'empire chr<^tien, après bien des vicissiludeA, 
sous ïr sceptre d'un roi des nomains '-'. 

Ces idt^es, ou tout au moins \r-H sentimenls qu'elles supposent, 
pouvuient avoir cours en dcliors du Viennois, et Oinrad devait 
avec cjuel<iue raison considi'-ryr comme assez suspecte la tij^-lité 
de ses nouveaux sujets, si longtemps |ji»stile& à la penK<<e 



I. f 2arltil. <Je SHinl:\niiré-te-Bns, n*ii*. Le précepte «fit daté ilcSpello, 
et du ;ît mars 1038 

î. Mtsi'i:veR, l.e* unijirtM df la mai*on drr .Sjh-ow. t.a fair ^n l'ityimmi 
rt ('■* •l'Idiliium <Jc ''i liiiilr 'Ir Viriinr, p. 174 el Miiv. I.u prophétie a été 
prépiirri' «m» le i-ï-gne ilr l'onnul, [wr conséquenl enln- Iftiîk fl IH3il. »*I 
i'autPtir, si-l'in titi pi-ocLili* bien connu, n commctiei' pur nrsiimcr à sa Tacon 
los èvénvmrnts du leiDpN rios OItons, à» ri'ftno de Henri II ot do colut dv 
Conrait, eitlos prûscnUnt Ijic-a ciilcudu eotnineuiic rèvaHalion prophélii)ue 
défaits non encore accumplis. l.'iie seconde main h ajiulé la tncntioii de 
l'nvi'nemeiil du «lue de Toscane li., c'est- b -dire Boniface (1031-1 U52j. el de« 
troubles ot^cuiiiiiim*» pnrln liiltet-iilrc l'emiittreuret rarcht?vc<]u« J*? Milan. 
Ln pnrlit^ qui concerne l'avcair iTiiiii6Ual (|ue rinilcur u cm ileviiir pn'flirc 
e«t rtiiiticoatiir : ■< eleril conleiicio inler Langtdinnin» ctSalicus, fl îpsuin 
■ diiciiin riniipnlunmt siiperarc iiiiinirirjtii;i]iiinnl)i)ooii»ci-K(;aKniil eî loup(o 
a U'ni[)orc (curr.^loaKO tcin[>ora?i iiH(|iii' JiinioonipIcaL tci'ininuiii cl Icmpus 
• vile «ue, usquc iluni jiistïciuni facial. Kl euiisur^'ct in Iciupoi'c ipso rcx in 
Il A. nniiiineel obtini-bil i'egiiuinl<>n|;isteniparLt>us('lluncvadilHQnianiciiin 
1 ningiia juslicia et non mnrlilîcalijl aiiiiiiaiO t-jus IK^iis iu ii)niiibii4 iiiinti- 
< ri.>rinii cjtin ut coiiiplmt li.-iii|His et liie» vite nue el cril lioiiuset iiiaK'»'^ <*t 
u perfecluH. facii-ii!* jiisliciarup;ii;pi'i*iliiiK, i-l recii-ibil UtaROleinpon- ptTJiis- 
( iicinm fl in'it ipxc vfx i]c)j[t'neri- l.iiTi^iitiaiilorum. • Iji ttuilc.ipti anniinett li>9 
luKos fulut-c» de t'Linpiic d'Orient conlic l'Empin.- d'Occident, du moodo 
chrélicri conti'c le mniide imisulmoti, csl plu» vsguc, et It^moi^ne du désir 
(le rauleurilcroir le iL'ioiTipho du roi iUilieit sur le roi gi'rmniii. Mais son 
rfre ne devait pas se rôaliBei-, el nous ignorons même ii qiii-l prince A. le 
nvoyaul» lietinoîs roulait Tuit-e alIusiod.Anluin, dont il parle plus haut 
en le (lé•I^nant par U même initiale, était morl depuis près d'un (|unrl de 
nivelé, el les amis de l'archevi-tiue I^ji^r. qui ijunlinaienl nilon III rie 
'• sanguinaire > (aux lexteti indiquer |>iir M. ne M.wrt^vKii, p. 191, n. I, 
ajouter Ottok ok Fiimsixnttt, f.Viron,,!. vi,r. ii8\Hi-(iri II -(te cniel >*. qui dé- 
clnriirnt (pii"u>iisle rêf^nf de Oinmd toiiti^ sortes le crime* M' produisaient, 
n'^lnient point ctcitim''* Ji voir ilr n>ï iti- mci? loinlmnle qui leiilAI de les 
délivrerrlc U doaùaaliDn gcrnuniquc. 



[10381 



ASSEMRLËB UE SOLEl'BK 



173 



de les voir régner sur eux , ut éloigni's du pays où se faisait 
dtn.'ct«ni«nt sentir l'action de son jiouvotr. Des vers de Wijjon ', 
adressés à Henri le Noir, s afifitiquent asitez l>ieo k 1» situalinu, 
telle qu'elle existait dés la tîii du règnt de Conrad : « roi, 
u disait le poète, la Bourgogne te demande; lève>toi «t vienM. 
■r Ilàle-toî ! I^s |Kiys nouvellement soiimi)! chaneellent, quand 
B leur seigneur demeure trop longtemps loin d'eux. Rien véritable 
« esl le vieux dicton : loin des veux, loin du cœur. Quoique la 
n Rourgn;(ne suit en paix grâce à toi, elle désire voir en l» pér- 
it satine l'uuteur de eett« \»aix, et rassasier ses yeux du visage de 
» son roi. Fnniis. et que ton visage ramnne la 84^'rénîli5 duns ce 
(■ royaume... Tu t?us peJncjudis, ii le soumettre, maïs maintenant 

■ protite de ce que son peuple est prêt ii le servir, » 

Les dispositions du peuple de tloai^ogoe étnient pcut-ôtre 
moins lKiunc.<4 que voulait bien le dire le panégyriste de 
Conrad. Néanntoins ce dernier, après son assez inutile ca m {lagne 
cti Italie, crut bon de visili;r s4-h nouveaux biLiits. Il s'y rendit h 
la iin de septembre ou au début d'octobre '' de l'année l(K}H, sans 
doute par la roule ordînain; de Strasbourg et de Hâlv ', et tînt h 
Soleure '- une grande ai»*Mnblée des seigneurs laï<[ues el ecclc- 
siastiques du royaume de Bourgogne. Sur le rôle et les décisions 
de cette assemblée, mms ne sommes que très imparfaitement 
renseignés. Selon Wipon, l'empereur aurait alors " fait guùlcr à la 
i« Bourgogne les bienfaits dune loi longtemps oubliée et presque 

■ tombée end^suélude x'. On a supposé qu'il .s*agi»mit d'une remise 

I. Tttntogm, v. t03cl suiv,; cf. P. Poi;mtini, [^royaume ifArtn, p. xtii> 
u*. 

i, WiKt», G^l» f^liHuitradi, c. 3li, se bornepour b <l«le h une indicstïoa 
«artu- : - cjudileiiianuiButunino Uuntundiamailîîl. i> Coi i rnd ^ lait encore aa 
iWiiut de »ej»lriiilire «m IVivitM-e i Bhbsslaii, fiunr.n/ //. l. I, p. 321^. Sur 
le diplôroi' pinir yu«!litiibour(ir iStvMi'f, ft»ich*k.inzlfi, n»ail" qui pour- 
rait servir b préciser son i timbra ire, mais qui n'cttl ccrtainruiriit pas 
wiUienlique. cf. ibùi., p. m. n. i. 

3. \Vii>o<c dit i|uau rrtoiiT l'enipen^itr passa par lUle, mais ae donne 
auniii ivn!U:;i^-Di-iiical «iirritioëraîre suivi è rsllei*. 

(. Snleuri- purail avoir été dnus la suite, miu» le r^ne i)r Hifori III, uao 
de» réitidctires onliiuirea du roiilf (îermanie, lorMiu'il *« r«>ndail daiiH nés 
ÊUtt^de ItoiirKOfrne (cf. IleiiitA.i^ ■>■: Hejcug-ijl', <:hmn., s. 10i?i, lOilt, 
XfK'ii, Saîol-Uurs de Solvun- avait vté allriltué en W9 h Louis le (jcmui- 
«i<]ue (Ann, Brrtiniêiti, p. III]. On ne suit si ses successeurs avaicul b ce 
lilra eoDkervé quelques droits sur l'ahbaye. 

â. WiroTt, fi<fit KkutmrA'Ii, c. .?8 : '■ et iltu rlesoetant Alqtio ("rav d?l«- 
taui Ivgem lune priiiium HurKUiidiam praiditMre fccit. ' 



ni 



A8.SKMIII.ÉIi DE «OLKCne 



cnvijruvur di- In vieille loi des Burgontles. la loi Gom)ietl« i 
A en juger pitr l'imporlance alLaclu^ ii ces mesures pnr le bî 
graphe lie Conrad, il doit s'agir de d(îcisions ou de résultats d'il 
inlérêt plus général. Les événemenlH des années pn^ciîdenl 
avait^nt euIroU-iiu (Uns le i-ovaume de Bourgogne uu {-Ini 
'Iniuliles el d'ajçi talion s «ucjuel les mesures proposées par I,( 
jissemldc-es pour 1» paixde Dieu tenues â Verdun -sur-Ic-Daubs, 
Aurc. i» Montriond ^ n'avaient appnrte qu'un hien faible rem 
comme le prouvait encore la guerre rérente que l'iirchevèii 
Bouchard vennil de Koutenir eonlre l'Irieh. Si la Paix el lu Tréj 
de Dieu ne furent point de nouveau k Suleure »olennellein< 
définies el proclainéos ■'. du moins est-il |)robabIeque l'i>n sond 
à eu uii'iui'er l'exoeiitiun. on ii mettre tin outant tjue pikKsible 
l'état de choses qui en avait nécessité rétablissecnent. 
mnnlninl niix grands qu'il» avaient un roi. et non plus 
fantôme de roi, comme au lemp» tle Itodulfe III ^ 

Aprds troifi jour», en elTel. de discussion» au sujet des moy< 
de faire régner In paix, la clôture de rassemblée fut marquée pnr 
une cérémonie d'une certaine importance, au point de vue des 
condititins de l'union de!« anciens donuiiucs de Itodolfe III avec 
IVmpirc gennani'jue. Conrad m donun A son lils Henri le ducbc 
d'Alemannieelle ruvaume de Bourgogne * «, c'est-à-dire Icdéd 

t. (;f. fiiw ««lis, UiMiiiiT. Mfnmircttriti'fw», t. 11. p. 27.1; GiMiixs, £« 
rfflnrat iVi- Bnoitjuifnf, p. irdri. La loi liuiiilwtlL* rvM» d'xiUeiirs loi p 
ftonnrlk il*ni l*UDMeii rovaumt' biirftntiHi' jtisqu'i la Rn du x* si«^lo CB^ 
roB |Uiii.->iKKK, /Vm/w/ii? Hrrhttge»ehtchle, l. I, p. 3W), 

a. Cf.iffra, S' pnrlie, ch. iv. 

3. Cf. pnce ifunitJ. von MrLt.m, tinrhirhle der Si-huMS, t. I,p, IH.^ 

4. En d'aiitrcN termcit j»rr<iift qu'il ito but p«» altrîlxiiT un scn» trop 
pcécis aux cspn-«!Ûmi*< ctiifilovéca |Nir Wijmn. l/rinpiTi-ar, coniiiie tods 
lc« Miuvmii)<< (tua* tmitt-t^ l^aunt-iitlil^ps, n |in)»iîs ilc tatrv n^iier ta |i*ii. 
STCiMboiii')', Ui-inrifh III, p. 112, n. S, remnrijuo avr-c ntisnn (]ui^ loii« )«« 
teiU-s inv(><|ii<^ ù r»i>inii «li- l'IiyfwHiisi' <li' pH'-li-mlticfe t)iftpo»ilionfi pacî- 
firalmx» »|)éci«les à Henri leSoirsont cii rt-alil^d^-s (^lo^-s d'une lianaliU' 
compli'le. (jiCTwmiUTifT, finrh. rfer tiniln^hpi Kaînrrifil, I . Il, p 2*11, a en 
tort Ac Icf. |in-ii'lr<* nu «érieuK |M)ur clu'rclier \ moiiti'er U>u» )<•« avuiitnj 
qui' la I(outVoti:in- (>ouviiil lin-r tic suii tuiîon t\t^ l'Euipin* j;i'rtii«nii]ur. 

5. W'iri», f»r«fa f.Vinonrai/i. c. 38 : >. iiii|>vrnlor lllin i»uo lleinrieii rogî 
ref^iuni Itur^iindiac IniiliilîL (•iiptt! Qitt-liUU'iu ■{«■uuti Jurare ft-eil, ■■ Ai 
■*•" ".7 ;• "'*"*''» ni.tyonrï, a, llUS : ■■ llcnmvnnii* tJux .Mniaantiiçu* 'obiil l.cuî 
dwAliiin cuin refni" Htirfcuiidionuiii iiicni tvx a |utrc>9ao i-odrtii anoo 
ce|iil ijMiii fjumh'm n'itni iiniiripilNin c-iimjiiranx-utosibi tiiIi-milantibiM ' 
ili(Kw*MN OB llRimit^.tt-, r.'Antn,, a, UTSti : >• SAloalorî ri>IIt>{utn haliîld, pli 
rimos Bur^ndiorum primofe» laitt tibi i{ti«iii Qlio miu 6ubjwtioncn «oc 
incato âmwrc fccil. ■ 



ASaUlULfiB DU HOLUL'BE 



175 



^B commn son ht^ritier dans cv dernier pays, en l'aKSoctanl à 
Miii aptciritt'. t'()niin« les premiers Cnpt^ticnK nvaicnt Koin de le 
fuire pour leurs lilit ;■ In même Opoque '. Lex h:irons et le peuple 
uocliitiiilii'ut le uouveau souverain, el lui prOtiïrvnl uu sermeottlc 
(îdélilô, nii lui rfimuveltTcnt celui i|u*iU lui avaient, cinq uns 
Auponivniil, pn<tv ji Zarîcli, l'uis les cvéques el les b:ir(>n!i, 
au milieu des iicclnmitlions <lc Iji iiiultttude, au son des hymnes 
el de» ciinllque.4, le cuiiduinirenl eu pumpe îi l'^gliHe ilo Suint- 
Lîeniie, qui jouitil k Soleuru lu rôle de chapellu royale, el dans 
|uelU' eut lieu un M;rvice suleiiuel '. Il ne semble pas, im du 
muins aucun texte ne fait mention d'une cérémonie de ce genre, 
qu'il yiiit eu snciv el eonronnrnicnl de lleiiri comme roi de lloitr- 
gugnc '. Molli In Kolennilé de Soletire n'en marque pas moins une 
date dans riiislnire de rae4|uisittou ]iar l'empire des pays qui 
(Irv^icnt phw lanl constituer le royaume d'Arles. A la mort ile 
Conrad, la qucNliun de Kuet.'ession eût pu une fuis de plus&e posée, 
et les seigneurs bourguignons revendiquer de nouveau le droit de 
diuisir eux-nn^mes leur souverain. IVsormnis. non seulement 
Itonnnclè déniguè pnr Cniimd comme celui-ci l'avait été lui- 
mi'uiie par Itodolfe III, mais l'apprubulion dus j^rumls el du 
pvuple peut être cotisidérve comme «'(juivaluat k une élection. 
Sans doute, le serment prêté |iar les bai-ons ne met pa^ Henri à 
rabri des r<t*voltos toujours pos&ibleK. [>u moins implique-l-il In 
recanna isftimce de ses drtiits successomux, el quel que Koil le sort 
<|ai l'attend ^n Germonîe, il est et restera, nialgix- les sombres 
prophi-Lies de l'aiThevvque Léger, le » roi des Bourguignons >■ ^. 



I. t.iiciiktnt.. Il lU. lin lii»tiluli'int itumarrhii/urâ, l , I, |i. 42 <■! »uiv. Sur 
les ititerM-t iiilrr|>i^lalinn» i|tie l'on |m>uI ikinnei' h ce Icilr ilo Wipon, cf. 
Jaco*. Lf rvyumtiif Ikmrgogtt* (oui In eniper^un Frane^nitia, p. 33- 
34. 

3. I^ premier «auTomin p;Drniani(|iir ifui p-irai^sc nrnir 6K etHimnni^ «l 
êmcti en c<<ll« •(tulil6 est TrétlérU: 1" (WAmt, Dtattche Vrrfaitun'jujt- 
srAir/if^.U VI, p. 173). 

i M. iicn*. "p. eil„ p. 34-38. r«innrT|ae fort juutcmenl i|u'i! reçoit e* 
Itlrx-<iau4 Af* »cl<^ anl^rifor* A U mort d« hou pèr<->, t<l qui; dtvi>rii ilocu- 
nipnis [irtinvcnl ipie l'on |iHl In ilsle ile In r^ii'monic ili; SoU-iin^ cvranir 
point d(> di^ji^rl ilc« «R» (II) ri'ipie iIc Henri III i-ii Hourij^)inr Mai» je or 
cmî« pa« •|ii'nn puisse foneltirc rti- ci*s Irilct ipiu k> jtninn printrt- Tut riSrl- 
l<>«ii<-iit mi»â la l^lc du roynuiac ilc Boui'ifogac eâ 1038, «vec cbnrifa d« \t 
goufcroer. 



DEUXIEME PARTIE 



LA ROYAUTÉ. LES GRANDS. L'ÉGLISE 



CHAPITRE PREMIER 

LA ROYAUTÉ 



Un passage célèbre de '1 hielmar de Mersebourg' résume la 
situation de la royauté bourguignonne au début du xi** siècle, en 
dépeignant le Irïste état auquel elle se trouvait réduite entre les 
faibles mains de Rodolfe III : « Il n'y a pas d'autre roi qui gou- 
« verne ainsi ; il ne possède que le titre et la couronne, et donne 
<• les évèchésàceux qui sont choisis par les grands. Ce qu'il pos- 
« sède pour son usage propre est peu de chose ; il vit aux dépens 
n des évéques, et ne peut défendre ceux qui, autour de lui, sont 
<• opprimés de quelque manière. Aussi ceux-ci, mettant leurs mains 
« dans celles des grands, les servent comme leur roi, et jouissent 
i( ainsi de quelque repos ' . 0» 

Les textes sont malheureusement trop rares et trop peu 
explicites pour qu'il soit facile de dire dans quelle mesure les 
faits viennent confirmer ou contredire les allégations du chroni- 

1. THinnAR, Chron., 1. VIII, c. 30 : << nullus enim, ut audio, qui sic 
I presit in regno. Nomcn tanlum et coronam habct, et episcopatus hiis <lat 
« qui a prîncîpibus hiis eiiguotur ; adsuam voro utilitatem paiica tcncns, 
■ ex iDpensîsaalistitum vivit et hosvelalios inaliquoextrinsccuslahornnles 
H eripere nequit. Unde liii manibuHcomplicalis cunctis primatibus velud 
• repi »uo serriunt et sic pace fniuntur, " 

R, PoiTARCiK. — Le royaume de Boarijogne. 13 



178 



ËTEMiLK Dr ROTAtJBIC 



ijuiïur };emi:iiiû|ue. Il suinltle cf^pcndaiiL que, d'une mi 
gétiémie. k* lahleau traci^- parcflui-ci soit i^xact. 

L'auteur du /.iifurinus ', 8U xir siècle, décrit ainsi le ro^nume 
d'Arle», rattaché ii ('Knipire germanique • : 

Maec adro Icllu^a srdibus iiiripil illis, 

Qua lla!)ile.i f>uni vit^îno lluniine niuron 

.Alliiil et rtbeiuiin vviiî«tiiU>m Uetasalutal : 

innunicroKquc tenons po|>ulos hînc Gallîca rura 

Monlol: a( hinr ri^idii st'opiilo htio nq>îlin!i Alpis 

Arclalur, IractaluquL- pari pmtcndîlur usquc 

ijun nipidu^ primnïi Itlitxbims maris iniluit undas 

Quaqtiu Cripul Tvj^ni «cdc^si^iic Tuimc vclusti 

Ferlur Aivlaliim, prisconiiu curia re^^um ; 

Tpqwf sibi juiifrtii^ ac<|uti Provîncia junî 

Nomcn npnd vnli^rcs rognt lilulnmqu« );or«lMl; 

Cuju)) Arclaluiii 9i'()p>i et Rn'is ati ilLi 

l'arlo roi-ehaliir, dr>m>c «uproma volunl«$ 

llegis Rudolpbi rej^nts accedere nostrix 

Jussil, et anliqiii <K>lruxit notncn hoDoris. 

l't jara non rf|;iium si>d sil brtna porlio re^'oi. 

Vlas il)i iiicln>pfilcs et prima» nuvinius urbe? : 

Chrv»ojK>liin plitiûdarii, l.ugiliiiium sive Vî<!nn>iin, 

Qiiacquo tuos spumantc mari Prnvincil fines 

(Jnuilil Art^lalum, v.ilî<li>' obnoxin venlîs. 

Cbry^opolini Dabiiis, n-^liquas pmclabitumninis 

Maximu:! .A llobrot^iim Hhodanu* dominalor aquarutn. 

Dans leur t^nsonible ces indications sont appltcablPH nu 
rdVHiinu* de Bout^ngne tel qu'il existait nu temps du Itodolfe III. 
SiHis doute les souverains rûsideut plus vnlontiursdans les villes 
belvéliques. Mais Vienne n'en reste pas moiuB un séjoui' royal ■*, 

1. S«r l« dvie de 1187 k aUi-ibuor A ce poèiu«, que c«rlAin» crilii]uc« 
avnient voulu con»ii1«!-i-eT i-iiniine un fflu\ du xvi* siècle, cf. (î. Parj», 
î3it%êrlalion crilitfue sur If i>ofiiHP i/tf Lii/iiririttU attribué A Gunther, Paris, 
liCii, Lo-K'. cl l'article du mt-mi!. /l^i^ur critique, 1673, L 11, p. 3Î-3S. 
i. Mk^nb, Pair. Ul.. t. CCXII. col. 3t>T. 

3. '1 Nobîlis sede« rcgin » lOiinox, Ki>ilnphium Ailfthriitar.c. t, -UoiB. 
Germ., SS., t. IV. p. flW], — L'opîtapliv versifit'e de larclwvéqoo Iloiichnitl 
(Ai.i.MRn et TEitBB(u«KB, tttMcripliaitt Ju mo^tn Âge àt Vietwt, a* 3!i3t dit 
^galomont : 

Urii* Mtmpor rîclrix el OMlro bimpore focllx, 
PuImis cthercufu Uudc Vienna polum. 
Tti pneclamrutn iiulrix forlluimn rFgum. 
Fasiu compta manue, ivgta scoptra lenes. 



ftTKMDI'C [IL' ROVAIIIR 



m 



el pntmMR un piil.-uR ' où le Hi>uvpr»iii liuliUi! queliiut^rnis K 
ArlfK n'cHt pa<« encnn* In cipitiile du roV'iume '', au sens qa'oii 
ildunvra pïun tard b cvs mots, nuiU continu*? â être une ville riche 
et importinto ^. It en est do mâniu du L^vnu, qu'un poète du 
x'Mtelequalilic de "gloiredes (-randps cités •■ ■', oldoul les ëcolcs 
jouisspnt encore d'une ccrtnîne it^-lébrit*^*. 

En ct<t qui conoemc les linulcs de ce rnyoume, BAlu kc trouve, 
commi* if dit Wipon •, >• in quodnm trivinli confinio. id est Ttur- 
gundîae, Alemunniac et Fraiicine ». Depuis 1025, lu ville parait 
rattachée en fail su rovauinc de Germaate *. Il osl douteux 
Ipcndant que le diocèse entier eiit subi le même sort, car si les 

tit«/»Ajr' £Conilairesd'Augst^tiu,dtiSisK!OU,dc t''ricli(^au\ situés 

i. Un* charK- dv 1007 on de 10<J« {Cariai, de Sainl-.intfr*i''ll!U, ii« IttT) 
nrnlionnc " nisalc unutn (|iii v»l intus iii civîtAU; Vicnim juxtn |i«lnliuni 
rcxî» m niîrn Siinrli Ainin-i-, •■ — Sur «• piilaîs, i^iii |in«it<- [Miur t' tn: dcvfiia 
mai«ou ilo vilk-, puji. itu'Ali-c. cf. 'àtoiiii^ii, Anliffuit^M tir Vit/inr. p. ^78. 

i. S<tr !(■« i1i[>li'>iiii*s royaux doiin^s A Viciiae, cf, infrn, ;>, |XV« 

3. •• (^|>iit tPttni Uurcuiiili» ' , ilil «il xitf ^Mv Ui:io Ad m: Tii-ininv, OtU 
imprrialijà. Mon. (ifrm., SS., l. XXVII. ji. :ni. Sur ir lumi ili- rojiiiumc 
d*AH<*« « riifKHiue U lfl(]u<>ll<' re (<>rmp potnmpiice i ilrc ^n >i»»g<>, cf. 
P. Fovi»(iei>, Lr myaunif tTArte» el ih IVnnc, |i. xm, et limsctt, Hfinrich 
II, t. I. p. 37ll, n. li. — On Iroitvi- cv|it-iiiliinl \\aa-s uiir notice sv rnpiiorUnl 
k (le« [aiiH (tu tfiHpB «Ip (^iirnd In l*âi>îltf|ui' : " i|iMiiiijim \roUs i-iipul vst 
ol MM <l4-b«l i»liiiti (•nllif ■• ['.'afful. •/<■ iî/vnohl", X. «»v|. Mai» la nnlin* 
|i«ul H parait av<iir t-lr rÉcrilci'i uai?i-|K>que)iosU'rleure ri. «» mitre, le con- 
nil i-'iilrL- Il-!i m(!l^>|lol(•tl<l'A^ll■^vl du Vienne MiQlrnU t usjilii|tior une tult-r- 
polutioa éc ce fcntt'. 

i. Cl. J> rot/atimr df Pror^n»^, p. IM. 

S. ■ I^os Riagtwnim iirbîiiin ■ dans le fhnrtu» fié marte Conalantii 
^«roriifiiiù, d'un certain Guditi, poète âv l'écolv de Luteoil {JlUt. île Fr., 
I. X. p. 3«). 

A. Soiul Ma.^'TuI y iStudîit|NAi.coii, t'iVii .Vain/i', r. S|. ^nit Ji I.yoti mc'me, 
•u4t k l'Ilr-Flaitic l't, »a W tU-cl<-, Odiloii i|it)tlilii! 4-ii(-(ir<' lu ville i\v « i|it<iii- 
dam pliilo«opb)»e maK^retuotriiM {Kfila/ihium Attvlhrùt., c. G, Mn». Grrm. 
SS.. t. IV, |., 6i0). 

7, lirsta (Ihunnraiîi, r. R, 

K. Sur li^ crrmmiaiiLs di* 1025, cf. siiftrn, p. I3K, Kn 103', I0 fait que 
HAI0 ftil rtioÎMÎe commelipinl'vnln-t-iiepnr Connd, ilemt'incque Sinslwurç 
rarait Até )>nr Henri l-ii Itlltt, |>cr»iet de iup|>utHH' que In vtll«r ^lAil va l^rri' 
lolre |^riiianM|Ue, cl Wii-ok.o/i. W.. c. 21, parait la pln<'i>r Uom de la fkiiir- 
|p>ini<?, ptiiMju'il rapport*! i{ui> llodolfe III, en <|uitlnnl iUli>, - in Buf^Miiidinm 
nr«er»u» «si, n Ivii lll.'IO, an printemps, Coiimd le S9li(|uc y scjournc ci > 
donuc un dipl^c le IS marti |SrtKi-r. Heic.h*kanzter. n' 20ût ; tlanssiui.-, 
KonrAtl II, t. I, p. 2Kr>, «. 3). l*our la |M'ri«iilp impcrialc, cf. !.. J.tcoii, l.« 
rojfaitme dr Hmtrijofjnf tou» Ira rmpfreuru l-'ran/-nMirna, p. 13^1 ifl. 

9, Sur ce» im^i, cf. Stuvri", /,■■ fiouroir lemifirtl dune ('•^■•itlié ric Bêle, 
U I. |i. ». 



181 



lAlME 



dans levnisinn^r immcdiHl de la ville épisctijKile, »vniuul peut- 
étn> suivi les destinées di: ndlv-cï.il scndtlt- au coutmîre i|ue le 
dwj-cniK^ de S{ilL'urc ' et l'Ajo.vc - {Atsri/autita) uicnl coutinaé àl 
di'pciidre du rovauiue de Bour^ofçne. 

Df \iS\e. la rix)iUi(>re ' arriviiit un peu au Nord de Nfontbêliard ', 
puis reniuiilait au Nord jusqu'à Fontaine '', laissant Luxouil " 
dans le rovaume de Bnurgo^ne. Elle ne suivait pas exactement 
It'cimrs de la Sui'tne', \e paffiis Itourg'uignnnde Portois débonUnt 
sur la rive droite du côté d'Knfonvelle % et le comté fran^*ais de 
(Zlialon sur lu rive gnuube. De même, tk |Mrtir d« Lyon, lej 
Hbônene ennslitu:>it qu'une limite trèH approximative, lai&snnt n] 
su droite le Hoannais. une piirlie du Viennois et U* Vivurais, 
dépendances du royaume HodoUien. M ne formait vérilnhlement , 
la fpontiiTc que depuis Saint-Salurniii '■■ jusqu'il son embouchure h ' 
l'ouuât de lu Cfimurgue, ci-llo derniùro, cl lu petit atjer urlésien 
de la rive dcoïtp dêsig-né «ous le nom d'itgcr Argentta "', étant 
rtittacllt^ Il la Provence. 

D'autre part la rronlîère tUilo-bour^ii^nonne paraît avoir élë 
celle qui s'est conservée jusqu'il IVpiique moderne. I-a seule 
difficulté est relative au pagus d'Aosle. Normalement il semble- 1 



1. Wii>OK, 0*tla Chuonradi, e. 3)4, plnoe Soteure eu Bargandia, c*esl-l— ^ 
dire (liiDs InDcien roynuiut dt Hodolf« lit, qui venait d'itrc anneii ft 
l'empire. 

2. OiTo*( DE KRKistxr.cH, Otfia Friflefiii, 1. lî, c. ÎO. Mnti. Grrm,, HS., 
t. \X. p. il3, placD h fronltère <le la Bourfjogno entre Hilc cl Moatliélîard, 
iiu?i ciivittHiH (le culXv ileniii'rv lur-nlité. 

:i. Je Mtiii», |K)ur cet expoMÎ rapide. In inilioalioiM île M. .V. I.ukatio-*, 
Mhit hittar., pi. XI, nt ilnn^ SitHninBii, .\H»t tl* gfnijr. hinL, pi. îl, cl de 
Si>ui'?4Kn-\Ii:^hr., U»nrl-iUla*, pi. jl, en îodiquant >ia oo deux poinU sur 
lesquels it me semble y avoir doute. 

*. Montbélianl ne derinl le sWpe d'un comti^ ijuapris rnnnesioa du 
rojTAume A» Ilom-g')giie i» l'Empiro g«ratnnû|uo, et cfi contiW se (rotivail en 
lerriloirc il'Ei»iiirc, ditiic Mniilbéliard m; Irouvail Bii[K<r»vant dnn.t les RUU 
de Hoclolfe III. Cf. jkiohI ii. Î. 

h. KanUinfl-lè«-l.u\«uil, Elniite-Stiône, arr. Lur«, cant. Sainl-Loup. 

8. Sur Lwxeiiil, cf. i«/V,ï, ï» partie, cl», i*. 

?. On conftidtre ccUc-eî. ilts le dèliuL du xii* -tiiVIe, rorarne formant en 
prinei|M> lalimiledu royaumedel-'i-aDce. (^f. Tra«ii(a/(o,S. Tuunni, c.ld.AA.l 
SS. llotl.. Il Aii^. II, )). 6(7 ; •■ rum<pic |>i<x:c»uin (Itiviuin Arnr qui nuscJ 
Icmiivri» diridil n'^num ob imprrio ItnmBiiorum. .. • 

8. Knronvelle. Hanlc-MarDe. nrr. Lan^rps. cant. BourtioDne. 

9. !>aiiil-SalumiD, Vaueluse, «i-r. Avignon, cant. l'iale. 

10. Carlut. Jf Hainl-Virtor, ii" («", 188, 355. Il s'apit du pajfl d'Argent 
Gard, comiit. de Fourques. vaut. Beaucaiii;. 



fiTCXUlB M- HATAI tHi; 



181 



mît (pie cette cité «âl tlû suivre le sort de sa mélropolo, Tnren- 
lai»e. 0|>**iidnnl, elle av«it tîtê roltHch^c aux ICtats «le Louis II '. 
Il eftt rtoutoux (|u'elle nil Tnit iKtrtie du roynuine de ]lt>&on'-. Im 
présence de Tëv^que tlrifoii, en 943 ', et do IV-vèque I.iulfrîd, 
en %*.l ^, * de» conciles Milunnis, ne s'expliquuiit pjis pur do» 
raisons eocléiûnstiques, puisque le si^pe iHaîl sulTra^-ant de 
l'ar^'liiiViVliv Ixiur^iif^noit di; TiirritlAittc, doit ^'«'xpliquer pur dus 
raiitotiK politiques. Ix fuit ({u'Adalhcrt, (ils df llérrngcr tl, 
rvDiplit diinH In citô Il-.s runcltonH ilu comti! ^, implique c^-pdL>nieiit 
le nittiK-huiiieat <le cette cité au ruvaume d'iUlie. tlepeudaiit, 
ou 102,'ï, HudolfL- III e»l nmîlie d'Ao«le '. Il est donc possible 
que le diocèse n'ait él^ rnttaeln^ aux Êl.it« de ce prince que du 
joar oii te c-itmtc bourguignon <r de Savoie •• réusHit it placer 
sur le sij'ge rpiRcopnl de celte ville un niendire de sn famille, 
AnM'Inie'. Kn tout cas, Aosle était eouAidérée connue faisant 
tic du myannit- de 5<)ur|fo^ne 'i rép«i(|ue ik l.i(|uelle cetut^ci 

sou» l'auturilé dos. (rni|M>ruurs Francuniens *■. 
DeUi, la frunliârL* otnhraïuiait les ennilf>a de Valais et de Vaud, 
maî& il est difllcile d'en indiquer ensuite le tracé, depuis le Saint- 
Ctolhord il peu pr^K. Suivnit-elle I» Iteuss jusque vers I^nzbourg', 



I. l.o^nMix, AlU» hùlor., pi. VI; pAiiiaor, Lt roj/Mamr tSt f.orraiiu, 
p. KW. 

S, Oini»«> Iç roniiin|ucnl TminVRO 'ànna MwrK. rfi Stnri* ilmlinna, 

XVI, |i. M{) H SAvioi/i/iari/tf/x' rnu^ri iriùiiû, [>.R>,I, un |Hiurrail cniirc 

lk]«uu, (i^tirant tlaiu ta liiik'd*n> lilciifiiitnurM <l«r ta catli^lnlc d'AosIe, a 

r*iit la fillv. .Mait 11 |>ciil itvoir Tnil ilo itunaliotiH II relie église en 

Uot qm" duc d'IUlic (cf. /.r nM/aunfr <h ProtMitc^, p. HW- 1 lOi. 

3. S*vio, Gti antiehi vesrorif |>. Si. 

4. ihùt.. p. 86. 

i. Gatl. ChriU., I. XII, Insir., col. 48S, 

a. iion. tlUt. Patriar, CAiir/ii«, t, II, c. 2M. L'acte a Hé incxoclcinciit 
allrilio^ k KA H miiHittrr^- cduitiic tmi- |itimvr (|up. dH rplte i^p<M|lM.% Aoslc 
rai«a)l jurtit' du mvnnme ilc l<<>ur|;(>git^ {i!(. tupra. p. tl, ii. \,. 

". ll«vTr(i-n, Uri^fine* </.r la Maiton ih S*toi«, ji. 467, 

8. I.a Vita S. Artirlmi i'.anUiarlrnn» {AA.SS.. ti'ilt., 21 npr.. l. II. p. Wî), 
parlant de la naîiwnriMlu sninlii Atisli*. en i03ï iVi "'fxprimi'aiiwi: i- qiia<t 
■ rr*itn><>(ialîni> Kiir);iindiiio l't l^iig'diardiac Krntt'itluT^'iim in «o i^lîdil. 
• Uondulfuui îtt l.(in)(ol>nr]in uiilittu vivciii «uit-x ndiL'nii fvcit. ■" La V'ii; de 
MtMt L<vul\ i\n,rit.I'jlrtil.iat., l. CXLIII.col.VÎN' plaie lu»" cxlrctnos lin- 
|ta«llDea>i,diivAl<!>d'Ivi'é<*, à aOiiit-ru ii,r|iii>TtiBiiAMU), u/i.rf/.. p. 47(l.pro{MiM' 
iWeorri|(er«il'> Carviua ■• d«-9igiiautliilo<.-t<lil^d<'ci'iiom i pn>r. de Ttirin, rire, 
iTrva» UQ Nurd-Knl d'Irr/e, aur la Duru HnllCH. au lieu ilv l'idenliflir, 
ciinioiP un l'avnil 6t(l. avec la Chambra on Matirk'nne (Savoie, arr. Saint* 
Jmi'ile-MBurivhite, Ph4>r-li<>ii di* rnninn). 



mm DO^NÉ AC «OVAtHE 

on laageBÎt-«IIe le coors «upcrîear de l'Aar, pour faire comme 
celte rivivrr un crocbet en axai de Bar^en et aller rejoindre le 
RbÎQ '.'Autremeat dit, te puys compris entre l'Aftr c:t 1» Houss, 
rAar^uwc, disait-il partie du ruvaume de Bourgcf^ae ' ? On 
manque de documents pour dnnuer k la igui'stiuii une réponse 
sali.sfnisanli-. Amolf - dispose de biens situés dans cette partie 
du trouiti- d'Aar^uwv, mais ces actes sont uulérîeurs k ta cession 
qui aurait pu ëttr faite par Denrî ["à ltnd«)felP. Postérieurement 
il celte iluti-, Ittutnlff m est pniprîélnin- de biens à Mi'msingeii '. 
et son itulnritc semble s'êleodre sur le romlé d'i'iciislorf. sur la 
rire diuitu de TAar '■. Mais, d'autre part, Otlon 111 dispiise en 
9^4. en Tiiveur de r<ibba.ve de Sel«. de terres sïsi^ ii Kirchbpf^ 
au cumtvd'Aur^we". et. dans la même région, deux actes passés 
b /utxwyl * SOUL dal^ des oanëes du ri^gne du gouveniiri f^'eriua- 
uiqui> -''. 

Le ruvaunie sur lequel ont ré;^^ Itodolfe l'' <>l ses 8Uccr«- 
MUre est désifC'*^* P"' '' ^"^^ (grande mnjorîté des nnnalistes ei 
des cltrontquï-urs, sous le nom de royaume de Bourffojçne, regnum 
itari/mt*Iiae ^. vt 9oa souv«ntin est qualilié de rvx Burf/untHae 

I M. I.DnuxoN^ .Mit» hial., pi. \I, rnllnrho ces tcrriloin^ an royaume 
du lk>uiv«>>C"*'- ^l'nfiKK-Mi^KB. Hanit-Alht, (il.'îl. »einlile les corn |>rrn<lni 
dHUtt U' r><tiiiiH«->l(' tioriiianie. 

S. l>t|)K'iiuv Jii IlijoiU SSV WnnniAWfl, t'rkuntimitKth <ier .\htri S. ■ 
L I), i>. IVS : HotiUHit-MauLBAciiKH, Rrifrflrit, n* 18Sâ}. 
X i:f. nufra, I'- -W-M. 

i, I'hui iLi, *t, ,Vwrtn«i«i/» di- tanein» A^A>< lU HAU, l, U, p. 733. 
ft. Si-nvM>n- MI1.-^kH, op. til., pt. 85. 
t. OllutU lit fli>/nMM(a. p. ST2. n" IfiO. 
î. Ciiul. UtM-u*-, BtfAîrk Kraubruiinen. 

8. NaiwAMt, Hftiacopt HiMirlunli^nM-t, 1. 1, p. 50t et tl3; Iliiia». ITrku 
iJtoHM«/u(M-. n«* iU3l *>t IU6S. 

II. VMatt,i:Mtaabbalu»i Lab»nsinm.c.^,Mon.Gfrm,, SS.,I.ÏV, p,4 

dil tfviHVWMÏlownt . ' in ea parte DurKUodiae, ifuae Proviaci* dtcilur. •' 

10. I^f. Mir <-e puiiil t.i' rMt/Mumr de Pron-net, p. 285 ot suir., ri les 

' .•'l'MilUHt.H <iv \Ui\t:t. Le Sxïnl'Rmpv'^ roiuitin iji^rmanûfiii', p. K7ri, 

. >(iii- |p Wruit' ik' Huiyainiia â t>K^ employa nu tuniri'n i|{o pour 

ii<i-t,iit< '■•>>' iliAaiiu- lie ct[vi<OM'ri|>twti3 i;éo|;napbi<guve plut nu moiun 

I.,,' , •inioi-n. miu» disliiM'lcf lc»iiii^¥ (W nuim. On trouve (iBilleur* 

t|>iivrdjo«i (le "fv^nuaillor^tuiidùie u employée pour dést|;ner 

.-i*uj|>fi<> il*u» U Et»i»ryoi)tne fraotAiae. Cf. par exemple 

s AjAjviw Ht\iitr*aat, c. II. AA. SU. Bull.. 2fl ja», II, p. 867 

. t. s^mw vfl A«x>H^, <Mi t:à*Hr» da CAany, n' 1230 (à profK» 



NOU nOXKfi AV nOYAl*MK 

PurfaiiiiiuKfii ou lui ilotmc \v liln^ ilc roi (Ich Rour^igiinns, r^x 
Burijuntlionuin '. Flodtjord i'm|>l(iiL' pour tli-BÎgiier lirs Etats «le 
(Conrad It; Piicili<|ue Ir vieu\ leriiu- ilr (iëU'i» Cisalpin» ', et l'on 
Iruuvo de mêmi' l'expression >< régnante m Oullia >> ou» inOaiUi» ti 
emplo^L^e i> propos <le^ Itodnltiens tinns un corinin noniltro d'actes 
ajipartL'nxnt ;iux n-gious Lvounnise ^ et Viennoise V Iticlier, 
tot^uurs prctcnliour, se sert de l'expression niro «< rex Genauno- 
ntm •> n, mnis lui-même n't>st pns Ivès bien lixé sur ta situation 
g^offrnplitque de ces (ienauni, pui<;(|u'tl pt:ice leur cupitnie â 
UesaDçon sur le Doults. dans tes A1[m.-s '*. Un dehors de ecs 
dt^fçnolioos, on rencontre pnrruis, dans lu région du Duiiphiné 
Bclncl, l'eupressioii de rrx Vifnnennif '. qui correspond peut-être 
moins k <• roi de lu lk»uiy<i)çne Viennoise ■>, qu'ti •' roi i[ui rêj^ne 
(ur le Viennoig -. Le litre de <■ rtx Ait'maniwrum*' « qu'on trouve 

1. KKSKNAnn, Cuua S. Galli. e. i, Vau. f}enn., SS,, i. il, p. VH ; Ana. 
Aaga»laM, iltid., t. III, |), \t^: Ann. EiiixiiiUm^. iliùt., |>. lU; Conntt, 
HmiMiMit, A. fl31 ; Lii-miAWD, AnlapotliMt, I. Il, c. SU. 

t, .Innufri, H. 937 cl 9it. 

3. ChmHtadfClany. n" !».%, IWt. 1501): Curinl.drSavlgtiy. n"' fil, IJ7, 
IW, |r.i, m. 2S1 : r.aWM/. <f .lin,«y. n- 73. 10!, 105. 150, 17». 

4. r.*i-luL lit Sainl-Chnffrr, |>. 118; Kartal. de Saitil-AniIré-I^Baâ 
If 14, 17, m, 24, 3:i, 27, 44. M. ISO. IftS. IH», I0«, 170. 244, iK. 
Pi.ot>oiiiii>, jinnalnf. a. 944. )>. 1113, oiiiplore IVxprt-Wion île - (rallia 
Ctnlpinn • [M)(l^dl^Hl^nerlero.vfl■lf^O(ll>^oltn>leIf■l.'JHT, |>. (U)< Ih iwrUt^d*-» 
Kl'ts (le lliMlfiUr II -jui iiVst pii5 <;oin|>n«e Jans K- - rcjjniirn Jiircnse-. 
— PdMlIrli'UKtnt 11 ri'tle <-xprc!i<>ioii t-n)|>rupt^ h ronli<]>iîlV' cUs»ii|iir, nn 
peiii relpier celle «Ip " Diirf,'uiidû CeUicn - qui, djns un diplômu de IU>l»erl 
I» F'ioii» ,7/i«/. f/-* fV,, I. XI, p. 61iJ, »'û|i|)lîquo an ducht* du dur Henri, 
e'e»l-Ji-(liro It In [)(iurK<>k'nR fntnçnÏM'. — Sur ccMr apiM.-!!»!!»» tlt^ fMfica 
et Mir la rviuai'(|iir <jur iliirant If liniit moyen Age. c'eut riiiit-ieiiiir l.juii' 
naine Pmnirrf ([ui vkL (■oiiKid^Mt-v )-vmiiic onimliluaiil jutricnli^remenl It 
Bargtm'ii«, vA, JklIK, fifurh. thr llurijurnHorirn, t. II, |>, H, 

3, ilul., 1, 11, C, ï!l. Il y a petil-ùtrf l'onfiision. ilc In pari île llicher, 
talrv ce nom. probablement eniprunl^ A Horace i IV Orf. I4i, et celui de la 
> cif d« GAii^ve. car les Oenattni aoni un (tmiple des Alpes Illiéliques 
iDa Vrr, OHflrti.i»/i«*n, l. IX. p. 335i. 

A. Iti»!., I. Il, c. DA : ■> VcMinliuiii, i|u»e »t mclropoli» Oenniutoiuru, 
eut Qliani m AI^iIIhis »iUr Alili» I>ulii« pmeleriliiil. <i 

■J. i:t,*rl,s Jif (.7<jny, n' W*. C»rl»l. ./r .»;<./. (-.lWr>», «•• 43, 57, «4, 102, 
113, 116, iiO. 

5. SurTrinpIiii do mol Jfenunni, cf. F. Wiobmk», tteîttehnani/en fur 
IViU' tif»/ LmiuI il^r D-'<il»fhm i^tn tii hit ztim tti Jxhrhnndtrt, lleîdclberp, 

V'\. in-M*. p. |l):i-lUJ, ft |H»ut IrsprcsAÎoii >■ rcx Alumannoi-um ', tiit>y., 
I ■• \.« icmie ne f*il iloilli-ur» pns allu»i(m h IVirigim- ioiiiiIk" île la 

E. iirud, i-ar uii le imuic iip{>li<)iM'- ô Kiiilcs <le BlotH [Cartul. de 



1C03I 1tON!tlî XV nOTAVUR 

diins une charte de l'év^pie llmiihort de Gronnble ', est surtout 
rrôqtienl dans 1» i-i>>;iui) provenvdie, où Conrad et ttoilolfc Mint 
a])[>i?)és fCi/ps Alfmannorum -, ou plus souvent rei/e» Alaman- 
ntirum »ive Pro»inei.tc\ EiiHn, parfois en Viennois ' cl «uHoul 
en l.yonnni»^. on trouve le titre do rex Jtir«nsis, et c'est cette 
épitliète de Jurenais que le moine Wîbert, biographe de saîol 
I.<>on IX, nocole ou nom de la tiar</andW^ pour désigner le 
royaume de Hodolfc III, In .< Bout^gne jurane « '. 

Unis (lu .1 uni, îLs le sont bien en elTrt, et non pas seulement 
par leur origine, mais pnrce que, même depuis (jnnriid le Paci- 
tit{ue, bien que souverains en théorie d'un ruvoume sVtvndnut 
àr. la lleuss au Nm-il, jusqu'à la Nfi'dilnrantV au Sud, de la Saôni» 
et du Hlione h l'Ouest, jusqu'aux A1jm-'s à l'Est, ils ne semblent 
ri^goer v(^ritablemeiit que sur les jmiji situés duns la vallée de la 
Saune et du Doubs. d'une part, entre le Jur» et le cours supé- 
rieur du Hhùne de l'autre *, Si Ton rencoiilre parfoi» (^nrjd 
dans des loc<iIili>s avant fait partie de l'ancien royaume de Pi^n- 
vence. U \ienncfi deux ou trois reprise»'', ti Lyon l\ même U 
Arle's", Il n'en est plus de mi^me (M»ur Hodotfe III ; sur une 
quarantiiine de dipUMnes de ce prince, qui nous sont par\'enus 
avec une dbte de lieu, il en est bien peu qui soient dunnés hors 

t. Carlul. itr Grenohlf, A, xssiii. 

i. C-trtal. tfe Sicf, p. 1Q, 19, SO; Ai.iusfcs, O&U. ChrUI. nariM., Arles, 
IijMr.,col. 1.1» et lt3. 

3. Carlul. lie Saiiit-Vi''î'ir. ii" IS, 18,25»0. "13.171, Ift-'.S. 1000. eU_\; Car- 
tat >ff Urins, u", Vi, 1*2, lia, ISl, U6. 230; ALBaNfea, ap. cit., col, IIW, 
110, 136. 

■V. Ciirfttl.ih Saint-AniirMr-Dx», ii" 7icl "5. On trouve mrine" regnsnte 
Hniiiiiro tcffo JiiiT'nso in Linllia " ihiri., n' 7(1. 

r. . Cfiartet ije duny, n"' Tîi, «9« hi» cl 1310 ; CaNnl. àf Sariffni/. n" 38, 
101. iOl, la.'ï. I2S. 131. ns. 167, 1111,203. SflO;^;«rtu(. <rai«,«y.ii» i3. 

6. Vi/.i /.«)nw. I. U, e. 14. 

7. J'ai eitpli(|u6 poiin)uoi je repoutuie res|itwi(siua impropre de Bour- 
go^nr tnmajuiaiK- iwut iîi'»igHer U* roynume ilc HHiloIft- 111 (t^ nri/aitmf Jr 
Prnvnrr, p. Mb-3Â9 , Ji- ivsi-rvc IVpillii-lr de trarujumri au ilurhi- il'Hu- 
iivi-l, (Ib Conrad i*L do lto<lulfe I". ou mc-me au royuanie fcHidé par ce 
dernier. 

8 . Bii suiiuiie. c'est Hitrloiit In pnrtio occideiilale de la Suisse Bcluotle t|iii 
(oniieli>iH>iilrr |ii-iiici|ial flti ru\-ftunio de bourgogne. CL »iir ch point llini.v, 
f-ormaliim Irrriforinh dtn Klalt il* t'Ktirapf e^nlraU, t. II, p. ïîH, 

tl. K^riitl. df Saint:\n-lr6-h-liM. a^ *28; Uùl. J Fr., t. IX, p. 700, 
701. 7Ciâ. 

10. Cariai, tif Saviffnff, WV'it. 

11. Hiêf. >lf Pi:, t. IX, p. 7IH. 



BtSIDRKCeS DG ROI 



185 



di-s Umites do rmicipn nn-nume de Rodolfc 1°'. |j> n>i e«l une foin 
k HomanB^, il Aix i.'n 1(11 1- pt 1015'. Tous^sch autres diplômett.et 
surtout dons leïidemiore»onDpesdr sa vie'', sontd»têsdc localités 
sUoées dans la Tranijurane, du vieux palais caroHnpon d'Orbe", 
résîdeacv rovtde déjà du letn|Ki de Lolliaire II et de aes frères '•, 



I. CM^uttlr Sainl-ttMrnanl <if ftniuant, 0*6 bia. 
3. Cln(Miuii<>t Piiniii^, Ih'runifnli r titjilli, p, II>, 

S. Cartut. 'tr S*ini-.\f)ilrf'h--UaM. n* 238. — Si l'iilt-nliflcAlinn de la Iitco- 
l>t«<)« nom ir.-lçtiji^. (k' b>|iifllt.- e«l (lutf^ un dljil&me d« Cnond lo l'ncî- 
tfi)tM- p<iur SainUMsrci-l de Sautt^t iCh-irl^s ih Kluny, n* l'IA), |h>uI w-inbler 
^ nvjti'b un <:«rtain |ii<îiil iloulvtue, il est iiiliuiuivul pnjhnblo luv, puiir l^a 
dtiit dî|\Iniui-> (le niicIdUi' III, il Va^i' <I<i fi'*^' n>,viil d'Aix ni S.tioîc, 
snijoui-irhoi Aii<li*s-Biiin>i, >|ui fut. ni f<lll. dunii*'- |Hir li- uiav<iriiii à sa 
f itniBA EmonJjiH i.ViM'^ 'it* ArnUirr» '/i^ftMrtmirnlulrt, n' "itti, 

i. Snul bû-ii putcatlti lr§ deux (préceptes douiiÉs k Drucbsol cl k Slnis- 
l*Bf¥ (cl. "i/>rj, p. ll'J. u. 3, L'I 12*. n. SJ. 
5. Cr. aupra, p. Ii3. 

t. CaHul.ilr Lautanne, p. ^' ; Cartot. Je Sainl-AH^r^t^-llxi, n*4l': 
C*rHit. tir liitmaiiimrHirr, (i, ISS; flial.àf Fr.. I. IX. |i, rii"-r»i9; i'.htrtrt 
ifr Oony. n> 28(2. Kn MWI, le niiinjuis AdiillHTl f lUrat un plaid lC«rf«J. 
«A* JUiHiainmalhr, p. 561). 

~ . Urbvsc Irouvaildaiis le duL-bt' d'IIulici-l, «( c'osl prj^ de celle loca- 

ul^ (Idll fu( lue iPxniKtT, Lt nnjnume fie Lvrraine.p. 202^ En 869, au mois 

^ jaiiTter, ly^thaiii; Il y rvsido, et y doimu un dipIAmppour Birrlliu, abb^sse 

***• ^Mncli |P6it)«ut-M(ittLiMi;tiEn, Ueffptilrn, a' (iS"|. C'esl un de» lieux de 

"^^"licia baliiliict«d<-a roi» iraniliiigivit». En iUi6. le» trtit» fds il*^ l^lhairv y 

I K''*Mit le porlo^'»' do» f.UI» di» T<-tir im-w \.inn. Hpitiniani, p. 47). En R6fc, 

^•'^ liniro tl 6 y «îixyïntrcnvwîfinn frorv l^iits ihid ., p. tll, ri «ne nouvcll* 

^■■•Miui' yt-slamioiict-c (tour roniii'csui»ank' t'iurf., p. "8], En 879, Louis lll 

■ rttimaa »odI y rejoindre leur couniti Cbailci le Gros ibiti., p. lôO). 

~ ^-Ait dt>jÂiioe station de la voie roniaino, mentiotin^ |uir K'tt i limerai res. 

^ trnconr nu IX* siècle uni: des étapo d<^ In ruuti; de tïaule en llalie(tt. 

^*^- Itertiniani. p. i35>. l't c'e»l pcut-éireft celli- cirronsUmce el aux liAtel- 

■ ^^"^ qu'<ia y trouvait, (juVIIi' rloil snn nom do TaAcrnJti*. ijui (iipipe d'all- 

''**■ ftiir les monnuie» froppéi"* ù l'atclior d'Orlx» ([^mocl cl SEnncur, Trailt 

> ■^' Ktmumalk/ur liu iiujifrn i<ff, 1. 1 . p. 200] , ( )n renfonlre dRalcment In forme 

^^^ HariMw. ilial.Pitnuf.Ch^rtaf. L 1. eol. ilS}. Un préceplede Conrad 

ncUI<)ue \ihitl..ca\. 210) cuncrme des terre»" inL'rbiiquc roKinlTaber- 

" Ôa trouve dv mémo, dans un di>cuiiii7nt de V(6 <|llii>i>tn, Uiplv 

'*■• heirrtîca, p. (1, n' (Il ; - in fmc Tnbrmis ïivo l'rba ■ H dnn» unf 

"■■"tj' privai* do 1031 (Hii>8rH. l'rkunrifnmjiaSfr. a* 1301 1 : n in willit que 

linnliir LtIi* stteTabcmie. • L'n des diplômes ik> Rodolte III cil^ n U 

'** [iréci^ritli: Hliat. <ie Fr.. I . XI, |>. îlifli donne aous ttllc forme la dale 

■ ■pu 1 .. Dntum in »ico Lrba quem alio vocatmlo ditunt T.ilicrnis. ■• Un 

^■~\» BU coDlniin-- iChurlfa de l^luny, n* intij porte :^ Acta *unl liaec in 

^■'Ifl ïalMTrni» qHnin nlio nomiue proptvr Suvium ibidem dvDuento Urba 

*p|irllaot. " Ia-s raisons doniiérs p«r M*iiTi<i«it;iii*l {;nnt;t-^^. t>irtninii.iirt 

** r-^nlon rfe Yau<i, p. 67S et wiiv. . (>oiir Bup{>D«4.T la dvelructiuii di- lu ville 

V*T Anial(,pendaniret|>Milion d«««lui-cico Uotir^pic, oc me pamiuent 



«L 



(T. 



186 cxnACrtitR des heutios^s avec la gepxa-vie 

(le Vevtfy <, de Hayerne-, de BumpliU^ de CudreEn^ sur le lao 

de Neuchàlel, de Loj^es'', de Moral", d'Eysios^, el surtout ie 
Saint— Maurice d'Agauau ^. 

Aucun document ne s'est conservé qui soit de nature b f«rc 
iittribut-r ii la royauté roilolficnne un cnractùre parliculter **, à 
|irt*cis*T les relation» qui ptiuvnienl exister outre Icsrois de lîour- 
f^ognv el rEinpirv ^ermaiiique d'une i>art, entre ces mêmes roia 
et les grands de leur royaume de Taulre. et il csl tr^s difficile 
d'apprécier dans quelle mesui'e la royauté el Is féodalité laïque 
ou eccléniastiquc du Sud-Ëst de la <jaule s'élnient développées 
pHraltèlemenl à celleN de la France capétienne. 

Fji ce qui concerne l'Empire, les évt'nenient'î permettent de 
eonslaler que presquede (oui temps un lien asM^z étroil r:ittaclia, 
en fait, sinon en droit, le royaume de Rour^ofpie â sou puissant 
voisin de l'Est, Dès l'onjçine de la nouvelle dynastie, Rudolfe I" 
avait été contraint de i-ecoumiîlre la suzeraineté au moins 
nominale d'Amulf, sans que cependant ni lui ni son successeur 

(Ms ftufliuinlt's. Je a'tii pu cousuller Ui ilift^erUitioii tie Gimcixs La Saiuu, 
Hitl. f/<* lu rille tl'Orhe el df xin fhâUta J»nM l<^ mo^n Hgt, Lausanne. 1855, 
in-8". 

l. Chnrletde Clan y. n» iUi6; J/nn. llitt. Fntriat, i'.hartsf. i. I, col. 38i; 
M^m. et •loc. mm., 1. VII. p. t; f.arliil. ilt Sairtl-.indr*, n» W; llul.iir 
Fr.,\. XI, |>.55Q. C'mI l'antifimc sluUon de (Vp|»comou llibur-am, menlion- 
née daiinlt'ftiliHi^nurrn ntiiinin», iniiis<|ai neie[Himlt eiinuïtt? dnasles texlcs 
i|u'ii ri^)HM)nr iTiiloKhtnni- {ft. GiitiiiKK, I.'arauifrie tft IViwy, <laos item, et 
rfM. roM., I. XVlll, p. 4-iS.. 

S. Chartcttir Clany.a' iU^; Cartul. de Sainl-Andr^h-IU$,a*iV;Ui9t. 
fltFr.. t XI. p. 653. 

.■<. //«(. rfc/'X, l. XI, p.fttft: BNKsauiK, Diptamala eenlum, n» UO ; Mon. 
Hitf. Palriac, Charlat, L 11, col. 118. 

i. Mtm. <t (inr. ront., U I, p. 151. 

5. fju-tat. de Suini-Aadr^, a* 4£" ; GriLuvHK. IIM. rf« lirw Je Salins, 
l. I, p. 119. 

S. Lb LibYiiii, Anliguitét dr Viennt, p. 219. 

7. CiBRARio cl Phom IS, Docamenli r tigitU, p. *, 

8. Hiêt. de Fr., l. XI. p. ".13 cl Si7: Mon. Itisl. Pttrw, i.'hartae, L I. 
c. 304 ; l. II, «.l. 57 cl 5» ; tUH. Christ., l. XV. IdsIt.. col. 134 ; Mém. ri 
ditr. lytm., I. XIX. p. 552 ; Ctrttil. de Sainl-Andr^-Ir-Hai. a* .18*. 

9. Oti Iniuvera lUnsIe Inivail il*jft aorien de IloinuT, MHnnirfn nurf/ût- 
loïrt ancû-nn* de la .Suiacc, Méin. V11I. l. II, p. 210 el kuîv., de* Ih^riei 
«■ir lit constitutiofl du royniime de HourB*P*'e. avec des consid^ralioii» 

rl jiiiitc», nuiis hussÎ des ■l>»ur(li(i)s mues du [nrti prm de Taire 
i^l« jusqu'b l'époque fntn^e les origines des libertés 



CAlUCrtRR DES BRUTinNS AVRC LA lïKIlUAXIB 187 

immédiat «i^ot jumais fnit allusion dans leurs actes it li siluo- 
tion dépendante dans laquelle iU pouvaient se considérer citnime 
placé* depuis Ivntrevue de HatiBbonne*. Plus t«rd. cel«il à 
Olton ijuc: le jeune Conrad avaii dû de pouvoir recouvrer sa 
«ouronnc-. En 946, il avait fait k aes càtés la campa|;iic d« 
France', et plusii^ur» fois, h Klnpptrn en !Hi() '•, U N'éroiu- en 
Ï7 ', en Alfiiiiiiiiiiv nu déiml du K-^tte du Itodolfe III '', le imiu- 
ventin bourf^uignon avnit pnru A ta cour de l'empereur comme 
coiirmidii parmi les vassaux de ce dernier. Lorsqu'en [Kl!f A<lè- 
laTde visiln le rovaume de son neveu, elle Kemiile y nvnir joué 
danii une cerlaim^ mesure le rAl« de représeatanl d'iine autorité 
supérieure ^ et les évé[[ueA venus de Germanie- sont sânt de 
truuver k la cour de Saînl-Maurîce ou dv Lausanne un accueil 
«mprvM^ *, 

BAais si l'on peut dire qu'il y avait une sorte de vasBaliti^ de 
rail de In Unurgnj^iie vis-fi-vis du royaume de Germanie, il paraît 
tn>!i douteux que rotte vassalité ait exisl*^ en droit. Lxinrad, men- 
tionnant dnn» un diplôme sonpmlccteur Otton, le traîtccomme 
un ami et allié tuins lui donner le titre de fentor^. Il en est de 



l. Cf. M/m, p. 1«. niflwci», BvryonJ unhr livdolflll, p. 47-î», paraît 
flllrrtr')|ilnia ••n rfiiiiidi'ninl cfllr m m m Union de lliKlnirc l'Tmiimwlp fon- 
i]rnM>iil jiiri(lii|iii* d'un «^tiinn^l jitti» iani )iri''tt<n<tu |Dir li-v <<iu|i('n'iir>> «nr lo 
m^auHii* lie itfiiii'){Uf{iu>, 

t. Cf. fw/>r4,|^. 7l-'ï3.DAH.Ni<tK«, Dtiilachc» SfaatértchI, 1. 1, p. 39f, >ca)ble 
«n>lrtorld'intrrt>ré(rr k-|Nia<uigr de Wivunmn .Hngnlae SaronUàr,\. U.c. 
8H)'* rvt^iii rumrt'^ni) ucn'(iUiii)>uuiii|iolcslali*iii m, coniDioiinplK^uanl.dv 
k part <lii r<>i 4>l •\vs f;Tain\» île la Buuryognv, la n^-otinai»!Mi>ce de I* 
luicraJiivti'- d'Qtloi), Il j: a U uitf t|ui»li<m de fait t>îen p\aH iju'imo i|iit<s- 
lîon dp droU. 

3. Cf. tapra, p. 73, 

t. Cr. tttprm, |i. 70. 

it. cr. laprn. |>. 81 . 

A. Cf. *H/)ra. ji. HD. Lv r^eil il'AoiMAti iik Ciiadaknvs (CAran.. 1. 111, 
C. 37. [I, mil , d'aprii^ 1i.-i}(iiO Etottiilff^ III nuniit joui^ en tUili*> le rAlpd'un 
acvnl <li* IVni|irn-iir. clijr^'* |ur lui <!<' rliilicr k-n l^iinl>anln rrWIW, n un 
csnirt^rf li^i'iMlain'. Il fuiil |H-i)lH-lr<' ct>|H-iiilatil y voir un l'-i'h" ilt* l'»|H- 
nittB i)u'<in H' foniuiil fn KnitiL'o dcti n'Inliuim l'uln' t«> niyiiiiniu de Buur- 
gofioi'**! l'Exupirv. 

7. a. tupr». p. 117-119. 

«. Tiij«scji*n. Vitià lltrntoardi, v. 2", Mun. Oerm., SS., L IV, p. 771, el 
VitM S. VJatriei, c. 15. .4.4 SS. Btit.. m«. v, |.. 443. 

9, Uui. ftr Fr.. I, I \, fi. 700 ; - Ollo iHl|M-ralor nufçtt»la» ri acirur imalra 
AdHIiffrâ iutfir'iTilril mm |iio t)ei union.* ptMtuInrunl. •' — Kn Gemanif 
m^ffir, nii (ntnitiili'rt- ir>» nu» 'li> IlrMirpoirne mnimi' 't<^ Miiivpntioii i*! nn 



I8B 



CARACrAltR DRS BELATIOSa AVEC LA CEtlMASIE 



môme (lo Hnilniri^ III '. et ce n'e«t que depuis le traili* de 1016 
qui> co denùce est tenu île cnnsulter t'em|>ereur sur les alTnirus ilc 
«nu ntyiiuini', ue (jiii prnuve qu'il n'en (5^-lit pus dt> mi'me aupa- 
nivant^. Tous les ItislorieQs uuntcmparains pHraisseol consîdlHwr 
lo N ni_v»uino de ltour[^(;ne » comme cuiictituunt un Ktnt ind^ 
pondant uu mùmc litre que la franco capi5ticnne par exemple, 
m^nie apri^s les trail^Vs de 1016 et de 1018. Pour eux les ÉUils 
de Kodolfe III ne sont >• réduiU en pro\incc' - de l'empire g'er- 
mnuiquf, que luroquo Conrad le Sulique s'en e»t fait couronner 
mi dans une cérémonie spéciale^. 

A 00 point de vue la mouarclûe rodollîenae est donc sem- 
blnl>le & voile des souverains qui régnent sur les autres Ktats 
di.''i»umbrès do ['Knipire de Charles le Gros. Hodolfe I" se con- 
aHlftre comme le li'gitime successeur-* des (^rolin^ens auxquels 

ftlUkclh* an tannin prix k leur klliiikee. Cf. par excnipfe llMxrswmu, GmU» 
OiMonu. Mitn. titrm.. SS.. l. IV. p. S28. (pii dîl h propos de LAtluin! : 

lUlW nittiunt linquriia mrritu rvtînctMiuin 
SumiiuH^ n^iitar «ibi qu«m «ociarjl atnan', 
Rr^k Rolfaulfi fu^nit t|iuit' tilî» nugnî, 
E*UU mairuoniw luaipt de »l«DBMte rt^mm. 

TmviXAik m» Unaamona, CAfwi.. L V, pnil.. dit de mëae, m p«rbDtd« 
lliHin II : 

lluic- [ll«*ri II] f»lK Utiancv» d« et pMtlHx Gisla «rai ejn», 
Svis BH-ritù MtiaM» vndifîa torts 



I. TM^ltA.\T, JViMwantte Jr r«Mtn« tfwMU W^ &fk. t. I. p. 148, a* M. 
AwUf* 111. à nx «rai, clMmade k OUoa I» CMAr^atâDO de ert acte. 
NVwMOMas OthMÉ n'î n hi n w»! pw bliw dr ^fj i iBla da rai d* Dw r fugiia , 
WkM fe tîbv et womTtnim éuÊt tm Èimtê litm^ml vamA «ttaww k ptapart de* 
Wnvtt. <.-\4«»btM«l k- ' '— d» raUa5v At Maalifc tftaMltaL 

1 Untuw »« U>MMMM.rJkrM.. L VtU. r. ST. CL «ym. p. I±t. 

IL mvi»M liAiwxT.CAraa.. »*». ti^^m^ SSL, L VIU. p. 3M:eC. 
«^ Wryanfc. iM^i. XX. p^ ÎTÎ. 

X iX ^ igfci riBUMijà^MJM — HipiPiiiu— w< ■wfawi t iX hM iM . Laduwii.— et 
I>n4wn • éum. *m ilfaWa» smk dal» <fta Mi ItoMlr pnar Tafetet* «fa 
Siiil \b»«r» iJfc». èèi. rMnw« OhtftH-. L n. ««L «£. V XUl'I Ln 
iHraMihM InwIi» «■la^ptal <f« fer •à^ktnt sr Iiwmk par om 
-y*"— «(>à m» lOMll M» tataiyaiMiM. Jw «mm. ifaH twl 

pMvw ^«r |MMM Ma fvjaèfimavun' k y «i i>pt Aval «vmmt fe lÉanBaal mc 
Malâ c iaii r »m pm > 4» wà» »>" lu finMlâ» ll w nB)| > uip i Mao ». tbatovfnH, h 
IbkwhIIi' Ja m— KfiyliBiai i> > stonu» iwt ■ «w hr ou* née aMoa* 

■ayr J'W» ■iXp i « n n A fi . - <■ ->i ^««s w w «l>a*r -kiM ba a«te» Ak 
■bwMfc >*. mm mk wfca*;-» A».*, nm» Ai ■tadalk'IIL 



cAiAcrinKs uf. la novAnft 



189 



roirul élÉ «llriliués les divers ItTi-iloirv» sur les«iuels. tlcpuis 
h, s'wtend son nulnrité. Mais, p!uslicurcux([u'Ku(lcs en l'rance 
ou Gui «n IIjiIîc. il semble avoir tran:«mi:; miiih ilirHculU Incou- 
mnne ii m>n tïU '. IV niJtnv Olton ne paruil pas avoir churcht' i) 
diutnler les dmils itucccMuraux du jeune Coarud, innl(çr^ la 
tutelle qu'il iiniMisa durant quel<[ues iiuQ<^s h ce dernier^. 
L.<inw|tK le jpune prince remonta Hur le tnSne <le sna père, il y eut 
lut-^tre c>lcclinn. ou tout au moins simulacre d'éleclîon dans la 
itiu'dnilc de I.au»;iiine. Lu njème cèr>''m(mie eut lien ft l'avène- 
ment dp Hudolfe m ^, nlnrs (juo I» textes anrialifitiquc» per- 
nieltetilde suppoM^r ([ue la tranKinÎKKion de rautnrîté s'efTeetun 
nnrmalenii'nt du |M>reau lîls. Li'k |)rêleud;iiits ft la succession de 
Itoddlfe III cousidèrenl leur parunté iivec li> roi défunt crnmnie 
un titre ft recueillir sa succession, A la condition bien entendu de 
voir leurs droits reconnus et contirméïi dans une assembl<^« de 
l^rand». En oo qui onnet'rnc la succession, la rovauté de llnur- 
gognc se comporte donc cxactemontcomrac celle ^dcFrancc ou de 
Gormaitir. 



Elle s"en rapproche encore par ce qu'on poturait appeler ne» 
caractères extérieurs. Itodolfe 1" et ses huccesseurii s'intitulent 
•1 r<«8 jMir la gri'ice<lc Dieu •' ou «■ rois sérinissinies «i ', Us ont les 
attribut» matériels de la Rouveraineté, la c^iuronneel la lance de 
uint Maurice^. Pour autanl que nous pouvons le savoir, ils ont 
orfpfnÏK^- leur palais sur le moiti-le decelui des sitaverains ramlin- 
IfienM '*, constilué une chancellerie pour rcxpt'ililion de leurs 

(, \jt fnrmulc oni|t|oy^<< por !<;;• An». AUrn^nairi. n. VU {•• Huo- 
(lulfus rrx iilnît flliuii|iie ejii^ ri'x iiuniiiit- [inlris eievjtlti» •<}. somlile 
iadiquer i|ti'tine ■'■li'ctuiii uti tout un uiutiis itn «iniulacre O't^loclion Jnler- 
vïal «Il >l<'-hiil rfii rî-jint: poiii- lui CrtMiuH' |irHir sos stK<cf-i!>vui'». 

2. iX iiipra, [1. fij. I,cs leut.ili\i-!i im-iiie» <le 1[ii(;>i*'^ '''* Pn>ïi-nr«- et 
d'OltiMi ti>r.(i«al (U- Ruliin> ■ iiriMitir IVtiïleiice rfCDiiniie i\vt> ilroit« (l« 
Coiind, «ur la (M>p.soitne4lu<|iieI nu rliei-i.-h<> k mottn* tii iimin. 

t. Cf. »'lpr«, |>. 1 19. Sut k* curacl^n; dv piirr fornic que pr^«.<tilciil dv» 
cff^ntoiiie^di' ce (retire, cf. Jaiix. (learh. itcr Bargandionen, t. Il, p. 46B. 

t. Je nie home A n'nvoycr, pour plus ili* dt^Uiils. & inoit élude en pré- 
|«rnbon Mil' iji(lipltmi(iti<{ii<- lU-^someiiiiiU ftKlolfietiï. 

5. J'aitfi'-jA eu occasion <le pnHor de la «^nunmiie et de la laace, et du rAle 
t[aVUe« JiiuAnfiit \nn de riiiin«iiiin «lu roviiuair de Botiifrogne k rt^Ri|Hre. 
Conni'l e^l i{iiidilli^ diinn «on i-|ii(ii|>he de » priiicf]»: IratMalos ", sans que 
l'on Mc lie litiilkura *'il faol flilribuet UD »eiis Irvs pitVis A cette ^'pttkHe. 

A. N«l II le Ile aie lit iiwts uiniitiuon» camp là tel lient de miMri|(iii?tt)ei>ls 



190 



IlESWl'UCES OE UA ItOTALTÉ 



Bct^e ', etcrt^i' un comte iMilatin pour l'administration de lu jus< 
licp^. Ajoutnn» qu'ils ont battn monnaie'' Ji leur nom en diverses 
localités, ù Orbe^, h Lyoa-\ à BAle". Néanmoins il est bon de 
remarquer A ce propos que presque partout, dans le rovaume d«' 
Bourgogne aux derniers temps de son existence, le monnavageestl 

|)n^ci« Ri] sLiJRl dtf t'f /inla/jiim. I.t's seuls olficûn's roynas ilonl \p% ilifilAme^ 
fnecr-nL mention «mit dc^s fntvAticriï, fioun RoHolfr 1" \C»rlnl. il* l.natiann^, 
p. I61>^, et un cbapclaiu ilu rai Conrad, 1-îniicntbcus {Charte* *ie Cluny, 
II" 647). 

(. Je renvoie également .lur ce [iniut nu nxStnoîre annonce p. IMIl, n. i. 
J'ajoute ()«<;, cil dclion» «le h olinncvllcrio roynk* pi-oprcnwnt ililc, il y a l« 
fini iK'eltf rie <li- Snïiit-Mniirîci.- li'Agniiiic. îi lin|in'Hi- Itr nouvvniia R pnrfoîtt 
ri'cour» jHnir rniiV['\|KHliei- otTlaiiii-. clmrti'S (n" w ]>ii>»vi)leTit alor« son» la 
foiTiif «l'actPfi non Boli-nneU. 

2. Vnici 1b liste tics comtes [lalntins du royaume ds llourptirne dont 
non» roiiiiaisRonii l'exislcncc : 

1° Morniti, <(■ août 003. - Krodarius, «imcn paUlinus riinius * domino 
rc(;v nuoiltilfti <> iiivi-nlit le prOlrv .Vimoii de la |>oa>e»9ii>[i de» doiniiiticfl <jui 
nvtiie'il {'le il«riin'-s niidit |inUre |>nr flodolfe I". un an et un jtjur aii|uii'»- 
vnnt {{'.nrltii. i/c /..im-utni", p, H3;. 

2" \venei;, tHjnnvirr !lâfi. Ilu|>ues, cofl)t« palalitt. est elwi^ (1« r»ire 
avec le eointe Turiniliert et Aiisnlme, (-(iiiile ilu jiaijat l\'iue$lrirus, une 
eiiqiioli? au sujet de rHfTnii-e pocU-e dfv«nl la cmir i-oyalc par Iteit.itliB 
(^Charte* tit C.luny, n*25*;, Oii a voulu foin- dec«l Ilu)çue!i un anCT^lit* de la 
nini-->oii <le Savoie, maltt In cl>(>»(! rt»tc ossex doutcuoe (Maxtcvui, Oriffinc» 
lie la Ma'mnn i/e Savoir, p. ï(>3-^lît el ■175). 

.T' 28 mars |?i HW. •• Oilolrifii» eomes palstii » a&sisie nu juprnient 
rendu pnr !f> roi. Ai;«itttèd« seKfjrands, contre Chnrlcs^Cotiitlaiitin {i'.harli^» 
del'.luny, »• (>ii). 

4" Bruchsol, lOOO. « Cum... CuoiionecoiuiLe pRlacli h, RodoirellI a une 
entrei'ue hvpc l'entpereur Otton (Tiiaiii.i.AT, Mannmentu tir Panetea fféehf 
J* Wlh.r.. I. [.. It8. n«8ll). t:f.-t<V.. t. II. p. 73:i. n" 5U. 

S" Eyniiiît. 1002. <i AdnllierlUA conit-s piitacii regis " nMisIe avec divers 
*!-vê«]iip» et i-omto» h \in jiigcnietit iret>iiiini¥,sntit les droîlK de l'al'baye do 
Momninmotior (CinuAnio et l'novir'i, fiort/menfi esiiyiWi, p. 7J. 

On le voit, nos connaissances Hurles inhtituliiitit> ixiyalira ilu royaume de 
Bourtfognc se rtdiiiseiil ft très peu de chose». 

3. Sur les moiinuies (l«s ivtis de Bourgogne, er. Bi.anciikt, Mémoire »ur 
Irt ntunnai^i <!ex roi» lif la liauriftii/fif Irantjaranf. dun» les MillhrUungen 
lier antiiiiiitriKhrn Gcsclhcliaft ran Zurich, L M (ISSOj, etEMicLetSEMiiLHE, 
Tr.iiti' ti« numi§mMlîguf du moyen litjc, t. I. p. 383-200. 

4. On n des monnaies dp Conrad «vcc I» li^pende TABERKA. Pour 
d'aulrvB, il y a un muni>);mmiue que l'on iiiter])rf!le ainni. miiin dont l'iden- 
liSealion esl plus douteuse iBij^nchct, op. cit.. p, 5!). et pi, I. «• ft). 

5. On n potirl.yoïi dts nioniiaies de Coniml le Piicifii|uf l'I de Itodolfe III 
(Piiov, Cjilahgur <Jer ntonnai'* ctrotiH^irnim de la Uihlioth^qut ntitionth, 
n** 6^V-<>4Si. Mni», dès te %' siècle, il y a des monaaics lyonnaises ou nom 
d'Vcn, c'esU^-din! probnltlemetit de Hugues le Noir (IÎkgi:l et Skhrviuc, 
op. ri/., p. 26« ; ef. Sirvenr, IH*t. dt l.^on,\ II, p. ISW). 

tt. t^HOEi. et îïi;Hi(i.iit:, op. cit., t. 1, p. 260. Ulakcmct, op. cH., p. 37, pro- 
pose l'altributioii àt^uradle S«li<{ue. Uu d«nicrau nom de Hodolfe, i|ue 



flSHOUnCSS f>H LA HOTAUrtt 



191 




d(>vonu fondai, cl quo c"osl le romte »« IVvêque. non le roi, qui 
frapi>« Kfs 4«oier9 et perçoit par suite lc»i rovei)u« de cette fabrica- 
tion '. 

Lu r«sitourccK ot rnulnrit^ tlunl dispose c«tleroj»ut(^ tic sont 
d'aillvurs ptis très «l'-te.ndiies. Lca souveraînii françaÏ!) Usas de 
flobort K< Fort. Eudes d'abord, puis Iluffucs Qipcl et même 
Itobertir Pieux, comtes et ducs avant de parvenir au IrAae. se 
«out Intuvôs, Itirede leur avi-ncmcnt, richi>s nun seulement des 
ufces qu'avait conservées la maî«in canilingicnnc, maix 

Cure itr»d(Miiuinrs qu'eux- mL'mi-s posst-dutent <i titre il'uIluuTt, 
AeH ville» el des chntejiux cguils «vuirnl eu» diuis leurs mains 
comme scigDcurs. c( dunl ils ^ardèrenl, npr&s leur accession au 
trdni*. In suzeraineté directe '. Four la Bourj^ogne, la situation est 
un peu dilTérenle. Le mvaume que Itudolfe l"* créa en K88 ne 
comprenait guère que les pugî »ur lesquels il avait t^endu son 
nulortt^ il litre de tcarquin, et dans lesquels il poKsi^daiL certai- 
nement des bèni^licr-s. Mais lorsqu'eii \iXi Itodolfc II augmenta 
con!«idt-rut>lemi>nl IVtendue de et' n»vaurae en y joi^^iuRl U'S ter- 
ritoires cwlf'-s par Hufîues d'Arles, celui-ci g-arda la pro[)ri(ité de 
ses %'astes domaines '-. Itudulfe n'entra donc en posïM^ssiuii que 
des droits rt^^liens et des (iscs d'une royauté appauvrie, 
comme toutes les dynasties ciirolingiennes, par la nécei^silé de 
reconnaître par des concessions de terres et de droits r»*els les 
Ber\ic«s de ses (idoles lflï([ui'S ou eccli^sias tiques '. 

Nnus n'avims p»>< les moyens de dres^ur ou quelque sorte uu 
éial des domaines de la couronne sous les roîa rodoltieas. Les 
documents ftont Iriip pou non)hreu<i |Knir(pi'uric (eiilutive de ce 
gvnrc. pour ce pays ^urttml, puisse aboutir à des résultats 
ci»ic(s\ Il n'est cejK'udant pus sans intérêt de jeter on coup 

l'on a vuula allribuer i I.bhmriiu u<iti lltraancon, rmle asavi douteux (Ui^R- 
rwm. o^i. fil., p. Mi. 

I . J'irxii'pierai |ilii6 Iniii qgeis soat, pHnni le^ »ei||[ncure Miiuen et eccl^< 
•I m c|iii pnnit»»cnt ovmr été en posses^ioti du ilroit île monnaie 

Ai. ■iiitni'DDi*. 

«. U. F^vHB. ICw'Jt^. p. li-15 : F. Loi, ttiiytie» C«/W, j.. ll<7-i«tt; J>i.i&- 
nn, B<Jjffrt W f^ùar, p. M rt 9uiv,; I.i.ciiMiin. Ifixt. tin î/ulUttlion» iniinar- 
rAiyuri, I. I, {I. H8 <■( «ui\.; A. ni^ Itiiiiiid cmv, Ln •irigtitet dv ia nt^iaon 
d* Ftmne*, daiifi la tUr. dn qaf*tinn» hitlnrufu^g. L Xlll, p. 108-1^4. 

3. i'J. *tr/ir«, |>, Vi. 

4. Lt ropitume dr Prortnef, p. I9ft-20û. 

' y k. LbCUAiiii:, UïMt. dn initilulion» mwtMixhitjutui, C (, p. B8 : « Pour 



«Twl sur le peu que iwuven l nous apprendre ii oc sujet le* 
diplômes qae nous posséduns. 

tlMlolfe t" considérait comme 1 un de ses domnines prapnps 
la ccUede Baume dnnâ l'Escuens '. Il avait acquis dans lepa*/as 
\'ui*tiacen»is, t L*ar/«. des domaines qu'il tninsmil pnr bériUigs 
»ses petiU-lils-. Ccus-ciau milieu du x' siècle, et même encore 
au XI' conliuueut i» parler du leurs alleux ', di- k-urs bitiu:* hérédi- 
Uirt»' qu'ils pussèdi-nl £i titre de propriéUiirus et noo il Litre de 
souvemÎD». On ignore uiilurellemeiil t]uels étaient les nlleux ou 
les biens propres dont RoJulfe puuvyit jouir, dnns les comtés 
dont le {Touvernement lui ^taîl innlîé par l'cnipere-ur Charles le 
Gros, mais ces «lieux <[ui devaient ^tre considérables si, comme il 
est vrnisemblable. Conrad, père de Hodolfe, avait êt(^ mis en jhi»- 
spvtion de lims les biens dont avait été dêpouill*' lerelx-lle Hubert. 
Il'ftultv part, upn^ssun avènement, Hodolfe 1" a tout naturelle- 
ment conservé et considéré eomnie faisant partie de son fi^ les 
terpi's eomtid<>s dont il n'avait auparavant la possession qu'en rai- 
m des fonctions dont il était investi. C'est ainsi qu'il dispose en 
kveur du prêtre Aimon. comme étant de son domaine propre, en 
901, de terres sITectécs i) l'entretien du comte du pars de Vaud, 
de mite comUxlu M'aUfnsi'^, sises k Mornai*^ audit comté. Il 

« (Vile i'|io.(m- |iriiHitivf U-s po3^-»«imis «lirccles dp In roj-niilé *î l'on rnîl 
" okev|itiwi ilt's |;miuiv« iir<|ii)âilions iui>ittJonD<V4>s psrU>« rlirr)iiti|Ui<t>: ne 
•• MiHl pn>ciM^)vi)l MiRi)iHr« <nu' par l»r*. wcte» Cf>i)>Uil;inl Itituinfioit tnil piii* 
•• U rujutité <lc rrrtniiien U*riV!i «o ilt-<rt'riiiiii»rr'M-iitin «u |>itiGi <r(-Uil>lisAL— 
1 iiit'Ht« rt'h^itriix. U>k1 \h uiio MMrce t\v n>iKei|çnriniHiU Avideuiineal 
•• tnmillliiaiili'. ■ 

I. hipKkiiu- {H>ur l'iiliUiyt; dr (M<;ny du 10 diVt'oibrv 903 (ttiii. de f'r., 
\. IX, |>. A9t} : " ut retm» pniprk'latis noatrae diLarmiU». •' 

i. KtiWïi Jlitl.tle />>.. I. IX. |i. fiSD;. Conrad lt< Pncinque donne ntt 
tHotiant^iv di> l^tyenM? • hœ «(inxl nwler «vua ndtiuîsivit in ]>afp> Vutlû^ 
ei*n«i, ia Itort) i|ui dtritur Hurii?. » Il «M à n-nuiri(nrr iiui- r'cst «vit le cun- 
iHiiir* tli- «ou frî'rr UtMlolfc?, «jua l^ontiul tli«pi*M* île rvn «loruainei. ]MlriuK>- 
ulwu\. 

U. lli|)ti>int- l'îttV k la note pr^cÀlonlr ; " dnBavimus rrclcsûiv aanebc 
V|<in«i' l'itlrrinufi iimtnini jiloalciii [ht rarU»* \\m leçon » vIcmIcid t-t carras» 
du \u\U< ini|miiM^ »'■ siieun sens ; rnrigtnal [torts nellemcnl i per car- 

'•" '■*■ 

I. r.r. » et Iton-ililUTÎii tntw |>ci»M>HS>one u ilans uii diplôme du 1 fr i«itvi«r 

11)1111 it:tt*rtn •ht:iuny. ■<■ 2SI«). 

^. lUi'Int. ifi* /.«UMnri*-, (>. MMIl : •' ut !^icut aliU 6delil>u> no^tri r^f;nl, 

H tllh-li<iinittti|iWKn-» <lvni>i'tn)|>rDprio.., nuiiiMtti.ll.deconiiLalii Viialdrn&Ci 

n lu l)ui)(HMiiitatu. ■ Sur k-s r<n rfr coAiil^m, cf. Le rvi/aami' dr Pror^atv, 

p. ai 3. 

fh VilL^tv «vtuellvmeni <>oinpm dan» L.a»Muiiv. 



IMMAIKES DL' ROI 



193 



est certain que pour ses descendants il n'y avait point de dis- 
tinction à faire eatre les anciens domaines welfs de la Trans- 
juraitc et les anciens biens comlaux. devenu»! bi^rêditaircsdans la 
hmillc rodollirnnc '. Nous connaissions ainsi un certain nombre 
de terres dont le roi de Kourgn<^n paraît <lispuscr h litn- de 
propriétiiire, el qui sont siluées diins les tcrriloires corres|H»ndaDt 
& l'aïu-ien duché d'HubiTlel de Itodolfc I". L'arrit'rc-pelil-filsde 
ce dernier possédait encore des terres en Valais à Iliddes -, au 
L'omté de Vaud jt .Vpples'', à Arin '. i» Font*, nii sVlevait un de 
xs chjiteaux, )) Neurtiâtfl, qu'il avait Tonde et qui fut également 
l'une de sus résidences ^, nn 0(>npvnis à Aîx ', à Anaecv ", ancien 
domaine rn^'nl déjà sous l^lhnïrc II*. Plus près de Genève, il 
pustiédail i^}*3ltf)nent IV^Iise de Sdîiil-HIaisu '". Enfin nous ne 
htivous :i quel titre il se trouvait pruprîélaii-e de domaines en 
Argovic, il Mûnsingeo el dans deux localités désignées sous les 
noms â'A/n/fffum et de Muregiiim ", 

Lorsque Hugues d'Arles, en ÏK13, eêdit ik Kodolfe II ws droits 
plus ou moins sérieux il l'héritage de Louis l'Aveugle, il ne lui 
douna pas sa propre terre, comme paraît le dire inexactement 



I, Il but bien iMilen<lu lenir c-oinpte de ce bil «iti'il y s un s" siècle, des 
C[i(ntr% de Viiod cl île tJcnevoiii l.c roî n i1ch»c ilâ n* (lépniiilltir il'iine 
[wiiia- de« li'm^ qu'il pouviiil {>nMi>()or, pour vo»ftlîlu«r no noiivonu 
doBiailir comlal Attribué à ci-^ \>vrsQtiaii^A. 

3. Miuéf tin Arrh. tlfftarlrnienlalei. n" 20. 

3. Kodolft- III y poiK-od<' h l'abbay*' de RAmoimnotirr wno c'gliM' el de» 
■ctf* >OrfuJ. Jf l.»a»Mtne, p. 2i6;, Apples, caiil. Vaud, dùtr. d'AubotmCi 
cercle Ballrii». 

*. .Vufiv dn Arrh. départêmenUU», n» 30. Arin, cnnt. de Vaud, dislr. 
L.*v*ux, cereli- de Cully. 

S. lliiJ., où relie localitt^ t-^i <|unlifi^e de " régale ca^tellum ■•■ 

A. Ibitt. : •> dimnoi Novtini CastHItim n*piliw>itii>in Mnlem. ■ ï>ur les 
Arifttne« <!*■ NeucItAU^I, cf. W. Gi*i, Cri.prung itrr IlAÛfii'r Xfatnlfury in 
drr SchuKi: und im Uretayaa, iluni Y Amvi-jtr fitr achtcrizerischt (incfiichtf, 
t. V, p. RI. 

*. Ibiit. : Il Dono... A<|uU Tlllnm «edeoi regnlem. •• Il e«t <>|^lcaienl fuie 
ruenliot) d'> la doDBliun du domaioc d'.Vix dnn» un autre diplomv de 
Bodoltir m cil Giveur d'Ermeniarl ;Ciir(if/.</p Saim-AniJr^-te-Oat. n° ti'l, — 
Sur l(w dipli>nir!^ diilé» 'lAis. cf. tapra, p. IB5. n. 3. 

S. Sfu«>e lifA Aivh. d^p^irlententaln, n* 30, 

9. Hut. dt AV., l. VIII, p. m. 

10. t'.karin Je Clanij. a' &12. 

H. T»oi~iLt..iT, iVonu"ti'fl(« du l'aneifn Arrirhf df Sitr. ij' KA. Conrad le 
PaciR*|u<' |K>M4'djiil ^iptlvutriit tic» cciut Ik '• llocchunvillarc it \VAllTMA^H, 
VrtttiiuUnituthtlrrAbUiS. Oatl, I. III, p, Itt). 

H. l^MTrARUU. ^ Lt ro/fxuiMt definaryognt. 13 



Ii)4 



UOMAIM'Si UU 



Liutprand, maLt il lui abandonna, avec les droit» rëgalicos, l'ea- 
seinbledcAlîiics royaux imcore subsislaaU ainsi que des domaines' 
propres dont l^uis l'.'Vveu^lc avait peut-être conservé ta posses- 
sion, et Hodo]fc viilru en possession de ceux-ci comme reprc- 
siMiUinl le sucucsscur lU-s tinricns souverains du pays '. D'autre 
piirt, k l<i niurt de Cltarlos-lÀinsUtiiLin, le rai Clnnrad se trouva 
uc(|U(!-rir uinxi ie « cumté » de Vienne et ]vs domnincs qui y fiaient 
îittiiclu's. pur suite Com-yd et Rodolfc III se trouvent proprititaires 
d'un certain uonibi-e de terres mikos duns des localités n'avant 
jia» dépendu du ro^itumede liouiffo^ne tel qu'il existait avant 'J3I), 
et (|iii figurent dans Icstcxtes comme propriété particulière du roi, 
et non comme biens •• juris r^tjni nostrl >•. Conrad dispose h ce 
titre de divers tli>m.-iii)eseii Lvonnuïs ^ et Viennois •', Au xi' siècle 
encore la reine Ermeujart est en possession de villae ' <[ui avaient 
jadis appartenu à Tliibor^, femme de I^thaire II-', puis à Hnson, 
son noveu''. C'est ^ansdiiule encore comme successeur d,u comte 
(Charles-Constantin que le rot de ttourgogne est maître, dans la 
cittf miSnic de Vienne, du Mont-Ai'oaud et du Mont-Salomon '. 
D'nutro pnrt la terre d'Albigny * en Savoir li^rc parmi les 
propriétés personnelles de Rodolfe III'*, et il semble en uvoirété de 



I. Ce domaine comprend bien eiitenilu des triTe» et des r«veuus de 
luulc iiatiirn. Cetil ainsi que Aan» une rlini'te d'Krntenjarl ^Cariai, fi* 
ftrt'VHj />/(-, B.xx', il l'nt i|iicstii>ii île n (iiiitiîa iUaiiliaria (|uoili(iiiinuiet iiuri- 
tiis nieu» rv\ llndiilfiiH reijalijitf- teuiiil iii l'mleiii epiM'0)tnlu et nlius pro 
oo. a 

.t. r.i,Hal. Je Saint-André-lr-Bat, n"* 236 et 2ÎS ; C/b«W<« dt Ciuny, 
n* t i5i ; Hi»l. tir. t'r., l. IX, |(. "01 , Des donations df terres en Viennois, à 
I.tiïinny el ii Seplérae |flrr. el canl. Vienne) tailos pur (U)arD<l, sont v^- 
Icnient rappelle» Aann Jeux dipl&iiies de Ftodulfe III (/.'«rtuf. t/« Saint- 
Anifr^lc-rta*, n"* S.'ÎH K if). 

i. I^srlul. dr Sariyny. »' ri3il, 

:•. MenAToiir, AnI. ll.il., L. II. eul. l'Jt ; Hû[iMKH-Mt)iii.iiACii»(i, fttg.. 
Il- ii-\. 

li. Ilùl. JeFr., l. IX, p. tiliO; tf. Le nyaume (te Praoenee, p- lit. I-e» 
il(itnai»f« i|iii lî^^irent encore dans la doiintîon faite pur Ermenjart à ral>- 
bnyv de lulloirvs s«Rl ei'ui de DouMnrd «t da Uarleiis {,llaute-Savoic, 
nrr, Annecy, cniit, l'nverge»). 

T. Hitl. df ^r., t. Il, p. 5M. 1^ donntion dereiideiiK lÎMm (Pan^tctecuuet 
fiu'iiotiu*), fiiileiiri'Bliseile Vietim-, ckI t'iiiipelôe ilniiis lii noUcft oititnain! 
tie Rdiliilfe m eidiius celle de l'iircticvcquc lioucbuix) {Lt royaume de Pro- 

PCK'-i-, p. :<iii-:iBrii. 

8. Sninl-Piori'drAlbijT»)-, Savoie, arr. tJianiliérT. cli.-l. de caolon, 
0, - In coniitatii Suvuigenâ«, noAlrc proprielalis corles > {fJn'iuK rf« 
SMinl'André'ie-limii, a" H*). 



DOHAiAKS 1»L^ ROI 



19S 



même de Lcnienc ', Chauibéry - cl Siiiut-Cussin -' eu Graisivau- 
daa ^. «le Commuiinv en Vttriinoi:» '. saaa parler, dans ce dernier 
|uys ou en Valentinois. du cliàteau de Moros '\ avec le pays 
Bovironnaat. considéré comme- un domaine héréditaire '. cl de 
divcRu^s autres ternis diml nn voit le mi di-sporivr Uhremenl', 
on qui srntblcnt li-iiuos dirrctt-niunl di: lui ". 

Eotluil ne faut pB& uubliL-r igui?. niat^rc rafTaibtiitsemenl de la 
rnyaulé, les dtvuraea nrdevauces publiques consen-ées à l'époque 
caroliiijfieniit? ont lîulMisté.eu itartiv ii j«oa profit, en Bourgf>giie 
cmnme en (jnule ou en Gennaiiie. Du moins possédons-nous 
qu«ltpie!î mentions de droits de marché"^, de tonlieux" ou droits 
annexes perçus par le roi '-, et parmi lesquels îl faut faire une 
plaire particulière aux revenus provenant dessalinvKun Hout^ojrti» 
^rninclie-Comté), ut \evé^ tant â l'<x:c»siou de la fabrication du 



I. I^tnenc, SiivnîR, nrr. ol cant. <Ili3RitM'?ry. 

i. Au nioin<p4Hil-niiKnppn)MM*(|(ii>t<'Ca'ii'T/riA4'(><ludiplAaiC«iU^p. IVI4,n.9, 
doit i^irr corrigé en Ktinlirriacii. L'acte nv nous rsl plus connu qiir |>nr dus 
co[M(^ modernes tltTiviint du cartulain* iH-'itlu de rfgli»u Ae Vienne. 
tJhanilx-nr ll^'ure (l'>ill«urs au nombiv di-s doiiuiines qu'Eniu-tijart lenoit 
4e ttu<iol(«- III \C3rt. (/f Grenoble, U. w) et l« dncumeol e»t tiav cou- 
ce^cMi cil- lerrt!9 faîtes h la rvinc^. 

3. Saial-C»»>tn, Savoie, arr. H eanl. CliuniliéTT. 

5. - Cui'teni nufitram (^muiiiiiacuin -< hiplôme de 1013, ùaab l.t. l.i£.vue, 
Anttq.de Vienne, p. ï4Ui, Coiiimunny. Istre, arr. Vienne, cant. S«ûil- 
Sf nipbonen d'Oiou . 

6. Moni9, Drôme, atr. Valimce, canL. Gnnit-Sorrc. — SurlsUtpof^pItie 
de» Urrîtoin-» compri» dao»la donation, cf. M*:mivi:n, Origint» tie ta 
maiaon tSf Sami^, p , 370-371 . 

7. •■ UcKliclalpm castelli de MoroKel omnom lerram ilUni qunm p«lor 
aoatnrtioudnadua rei et nos viù auniua babcrc h {Cmrlol. de Saint-.ïiuîré- 
U-tt—. o' 3S|. 

8. C>rtuL <fe Sainl-André-h-rtM, a" £311, 11*, 4S'. 
». thiH.v.' W. 

10. CoiintH, en 'J63, en fBill'nbsitdon au monastère de faycme {//ùr. </« 
Fr., t. IX. p. 6»9(. 

II. ex. 1» iliplôinos dn 8 avril !M{% (//(■!. de Fr., I. IX, p. KM et du 
IS fp*riei- 1017 AuBcnr. Tr^or de Saînl-Maarke, p. jusl.,M' B). 

I£. (J. '• «coiliuin rejri prrsolverf >■ il*n» itn diplîiiiie du IH juillel 906 
{ilarluL de LmiMUne, p. i\SH]. I.e • ll!M*«le M>rrjlium ■■ ii.t ravnlinnnr titi 
lOII dans un diiflonif dv RodulTc 111 \K*rlal. dr liumsiainotier, p. iS8' ; 
— - n(X|iie disciplinam t!vc %rrvitîum facianl ni^i nobïs et ••ucecssoriln» 
aiMtri» n>(,>i)nis ■• {Uni. de l'r., I. IX, p. Tllh. Il enl f|Ue<>tion du jiaMrionn- 
lieiii* et du *ilr*tieum tMr leii forëU dv ri>vêi|uc ilo tjiusaitnc* dan» \v 
dipMnii) prteité du IKW. 



Hm'KICUS Dl' ROt 

nel ' qu'à propi» ilexiin transport', ho Bouveraiu jouissait ^gali*- 
luent diL droit île pefcevoir certaines umendex '. N&inmoîns il est 
cftrtain que t» oécestiiti'. de concéder f* rhnijue instant U ses 
(idèlcR, et surtout uux étabH.s.sementseccld'^îasliqueKet nux «iêg«s 
épÏKcop.iux dnnl les tilidaîres li> fuuilennii'nt contre les usurpa- 
Iton» lie t aristocratie.- hiïtjiie, une partie de l-vk domaines el de ces 
revenus eouatitue pour le roi de Ituui^igne une cause d'appau- 
vris&einent inccsKanl. Il est vmi qu'il trouve uoe ressource dnns 
l'uppuî, même matériel, que lui procurant certains lïviohi-s ', et 
dans le droit <le disposer des biens d'un certain nombre de mona- 
slèreft. Je ne parle pas ici des usurpation» dont les princes de la 
dynustie rodolliennv et surtout le premier d'entre eux, ont pu m 
readrc coupables au détriment des ubbuyeti ■'. Maïs lU acc^trdeut à ' 

I. Di|i]Aiiii-s [iinir Siiiiil-Bi'-iiii^iici,//'*/. tleh'r., l. XI, p. Stit) rt |x)ur ShiiiI- 
Aiintiiilcili-Siiliiis^fii iij-.M »r., IJint. tfp% iirraiii' Salint,\ir.,p. 13. OnoiltKrut^ 
IfRif^r, L'ii>'l>i*lrif 'iu fi ■*" rranvhr-f^'nitl'}, |>.i". n, 1 1 la <)OCBlioodi" savoir 
si IVxploiUllion du srl CDristiluoil un di'ail ii'^^licn. Lr fait igiic roulante 
Muvemini' inLcrvieiit [min' i^onfirmor U'srnnirossions dL> t'Iiniiilîèi'oti ^l'nnnt 
h l'oslmclion thi sel Wiulrail fc fnire supposer qup le roi exerçait sur e«tA» 
intliintiif tiii ilniil t- l'iniiKnil a, 

i. l.ririfOvrierlOIT.ItwtoIft'Ill tloiiru'ii t'itlihaycilelùint^Mniiricc iidinii- 
II <ttuni htirgtiiii ipiiîuK \nci i-l iilcin riirniiiu riiin moIrndiniF. t>l ilnai; partes 
•■ UirloiioiTiitliK I' ^AiriiKiir, Trf»orili-Snitil~M/i»triri; p. jiisl. n' Hi. Il iï'(if;ît ilc 
prails «lur la circulation ilii sel |rai' In ittutr de la valltfe du itli6iii-. L'ab- 
bajc possédJiil (l'ailU'um sur Ic4<^lahlisst!roenl(i de Snlins iIps droiU qu'elle 
préU'iid.iit faire rt'iiirtiilor *i sninl Si(;isiuoiid {tiall. CJtri»!., t. XIII, 
col. i'H ; Itrij. ilir lu .S'ummi* ri'iriaailr. m'' iitj. Rii lont cns rllv éUll, di'puis 
le X* ftiècle, i-n iKi»«e»»ioii ilc Hracwn, l'iiin' dt-ti Av»\ partie» du l)fiMrB de 
Snlins (PnivnT, np. rit., p, 30 ot W). 

3. Jujouk- i|oc l'on lixtuvf dtin» i^uc^ues chartes privée» la «lipulaïkiu 
d'une itinetiitt- à piiyer gnir le tluliilctir a'-vfiitue) de l'*cle. duk-ihIl- dont le 
produit Ker» {iiu-Ui(;f> l'cili-t; 1» piiilii' Ii-kim' cl le lisic. U cam^r.i royale 
(ALUAxàa, CaII. Chi-int. n-riM.. I. I, liiMlr., col. lâU; iîon. liai- Pairia^, 
Chartni; l. II, col. W; CirUrl. ilr Sarigny, n* 64-i ; Cnrtul. de iîrrnoblf, 
A. xiii). Une nnu-tide de 3Q Itvn^s d'or, doiil la moitié en faveur du Qsc, est 
éfFolomvnt pràviie dnns une charlp de l'ablMye de Saînt-Mouriee, nSdigée 
au nom de Hodolfe III iVuit. llUl. l'atrUe, ChartM, t. II, col. 118). 

i. " lni[H-nsl4 Hnltslitucn vivit «, dil Tiiiktiiah. dnaa le p«»<>s(te cîl£ en 
tète de ce ohnpîlre. 

5. I.oa RudoIlioriA nvnîenl ainsi n)i« In ntain :■ cnuKo in^mciKiiiin ne<es- 
sîtatum -< -lur lr village d'I'inhra \(îaU. Ctirîêl., t. XV, p. 134 et dur cftui 
ii'\'romml [Varliil. 'îf LaiiMniif, i\ 231), qui apparlciiaienl i réalise do 
Ijiumitiiu-. ItmloKt* MI n-»ititiii.' A l'abliaye do ItuinaininuliLT d(*s lern^<9 ùse^ 
«u cuillon dt- Vsud, n Porrit-ix-fe [Mon. Uût. l'alrintr, Charlar, I, 1, c. 38t), 
et A l^uîlly {Citiittl. de ilmitainntutitr, p. (28), inaii saun diiv i|U(' kv «oal 
se» aitc&li'es qui les ont injuklemeut HsiirpéeiL, 



LA roL'ft Dt; noi 



197 



un certain nnnilire de cnmmunautés, une protection plus ou inuins 
eiTwli^'e.qui prut se traduire pur unpouvnir de Tait e\ercésurces 
maifions et sur leurs biens '. et ntirlnut divers monastères, élevés 
sur des tcrn.-» opjMrtenunl uuroi, et dont iln riitlminislnition tent- 
pon-I le. Tels sont Rouiaininutier, Pavorni", Salnt-Andrédc Vîoiine, 
et par-des!iu* luul Saint- Maurice d'A^Hune, l'our len évêchés, il 
semble que ceux dont le ruî avait conservé la libre diKiiosition 
ateni ëtébien peu nombreux: quatre uu cinq peut-être sur une 
trentaine que comprenait théoriquement son rov»unie. Le re&tc 
parait s'être trouvé entre les mains de ranstocratie laïque ■. 

Quant il cette aristncratie elle-même, on constate que le roi, 
comme ses voisins de Fnince ou de Germanie, en sollicite Jk 
diven^es reprises le concours, en ce qui concerne surtout l'exer- 
cice de son autorité judiciaire. Le nombre des cas dans lesquels 
oo peut voir fonctionner cette curin re<fls est moltieareusement 
1res restreint. Kn 908, Uodolfc I*^ accorde i» l'église de l.,ausanne 
ledroit de prouver parle jut^mcnt de Dieu ses ilnnls sur un bois 
dont les agents roraux lui contestaient la possession. I^ roprf- 
ftentant du prélat subit victorieusement IVpreuvc du fer rouge et 
le bon droit de l'é-i^lise fut reconnu '. Eu 92l>, c'est une femme, 
Berta^ia, qui revendique devant le roi assisté de ses comtes ta 
propriété d'un héritage'. Kn 1)43, c'est une assemblée d'évèques 
et de comtes qui se prononce sur le difTéreod entre Charles-(^oD- 
slaoUnet les moines de Cluny. qui accusaient le comte de Vien- 
nois de détenir injustement une ten-e leur appartenant^. En !K12. 
le comte Liulfrid, qui tenait irré^lièrement en bénénce l'abbave 
de Nfoutier-Gmodval, est forcé de se soumettre au jugement des 
Ifraods et de renoncer à lu {Kissession du monastère'''. I.'usiige des 
assemblées jufliciati'es présidées par le roi |>ersiste nu W siècle, 



t. Sur ers iibba^cs, cf. infra, rliNjMlrr tv. 

S. Il l'sl natuivlle 011*111 titVH clifn»]e, ru In pi^nurie dcK iloetinu>i>U;, civ 
tmknt an^ n^|iartitiun(leit>i^g««é|iia<S)|Hiux en ^xéch^a royniii et en éiôobfo 
tiot\»u% . J mJtquL-rai ptu» loin ii prrtpos tiirs divers tlioc^«C!) les conji-cliire» 
qi*f> nna* pouvon» former Ji r<- niiji-l. D'une tnnnièrp (.t^n^nilo il «emhle tjue 
f TiiUroyaux «oicnl inBlalU*'^ seulcmonl h l.yan et dau^ les î-xi-eM* 

— do '.iciii-vr, l.jiu»aniie, vl Sioii, Bhk- ae trouvait, uu lt.-roii» tie 
lli^'Mi- 111, souii tu cMtpL'du ttiî di* (ii'niianii*. 

3, f^rltii. de /^uunn«, p. 168; cf. tufira, p. 27. 

4, Chai-lf de l'Jantj, o» Î1«. 

5, lLid,.a' m. 

i. TiimuttâT. ^aaum-nt» df Cannpn frfeh* rfr lUite, I. I. p. 1 H. n" St . 



i!m 



1^ iAHR OV KOI 



puisiiuVii 1002 llodolfe III, assisté «le «imlcs.dVviîques el J'un 
cei'Uiir) nomhro d'iiutn-^ peisuiiiiii^t.*», tient uii|)ldi(l» lîj HÎns nu 
coniti^ des ^ueslr«s '. Ko deliurs même des cas de ce g«aro et 
des plaids proprement diU, il scmlde tgue le roi ait parfois cnn- 
voqiié les seigueups de win royaume, ou tout au moins de Sflti 
ontourajçe, et pris leur avis. Du moins la requête ou le conseil des 
grands, leur intei*\'entian dnns l'acte royal, !tont-ilR mentionu^ 
dans quelques pr^eeplcs ". N(>ai)m<)in!i, b en juger pjir les 
diplômes «gui ni>utt ont ùlé conservés, les principaux conseillers 
des roifi RodoUicns, et surtout des dcuxderniers d'entre eux. ont 
toujours éii des membri-s de leur propre famille. Sous Conrad, 
c'est lu rciiic Mulliildc';sous Itodolfe lit, v'csL d'abord l^ltrude, 
seultf ' oïl avec rarclievèque Houchard ■', puis la reine Ernieiijarl*. 
Des rcliitions des soi^verntns avec leurs vassaux, nous ne 
savons i-ien en ce qui concerne la comté de Bourgogne jusf[u*k 
la révolte d"l)lte-Guill»ume. rien non plus pour le Lyonnais, le 
(iraisivaudan*, les comtés appartenant h la maison de Savoie. 
Pour la portion 1» plus cloipnt^e dti ri)yHunie, In Provence, il 
semble iju'il y tiit eu dans la siluatioii ilu souverain des tnadilt- 
cntlons sensibles. Il est impossible de dire dans t[uelles conilt- 



I. CiiiMAiiiu l'I Pt«)His, Dwiimenli <- jif/iV/»', |>. 7. 

â. Di|ili\iiif Hitis (IdU- (II- (!iitij'iiil le Piicir^jut- (tour l'abbave t\v Saiiil- 
Cliuffiv tCjirliil. il* Saiiil-Cha/fri; |i. 108 1 : « Tiili* pigii pclilki in cuiivcntu 
omnium nnKtnnrum lnudiil>ili« <>stilil et visu c^t ptiiciiiiuie doIms •■ ; ilipt^Rio 
du 1 uctulin'OTC 'fCnrIul. Je Savignij. a" liTI : •■ cuni t-elvris uoslctrruta 
ndi-liiiDi l'pîacopis sini comitilius " ; diplAme «lu Si nrril lOli (Ciuiutiim el 
Piinuis, Oij'-um-nti e figîHi, p. 15] ; " pnmnUinKpip refgai inoi ronsilio 
nmmoiiilu». » 

3. .V/'in. Ititt. Patr'mr, Chartar, L I, c. 210: f^rltrt. de tUint-André-te- 
Hat. ii'SJfl. 

i. Tn(H'ii.i.*«, M'tnutnpni* Ji- faneirn ^rff^hfi de HAl'\ t. I, p. 1311, n» &ï; 
p. i*S, 11" M ; if. aussi Mun. U'ui. Pulriat, f.'Aarta*-, l. I, «. 367. 

:i f'JiartP* JfCluny, n" iV}\'t\ Mfin. et dot. rom.. t. I, p. lïl ; Cërtul, 
(/« Sainl-.Xniir^, n" 3s" ; Carltit. df l..iu»annf, p. 337. 

fl. Ctriiil. i/f .Sn<>l^.tWn^. n"*MH.'il. %2,'ir.,'W; U Litïi.e. .l-i/.V,*.»- 
Ift df Vienne, p . H9; ilût </f /■>.. I . XI. i-. UIO, 550, R52. 553, Mi. —Je 
louvoie, priur plus dv (li^Uils Mir K'k jimlumcialonv (tatiH les nvlm de» 
Itoilnlfiriut, i^ uiuu 6tu(li.> eii préparation stir ta dîptoinali(]u« rie ee» «ou- 
Tcrainii. 

7. (Kl (^niiKl in 1er ¥■<•»! poiirlanoininalina de l'i^Tèquetsam (Cartal. dr 
Grrnahîfy V*. iv). — Kn ViriinnlH, In doulruclion par la reine Malhitde du 
ch&U'flii de MmilItK-Uiii \i'Mrlul. df SainlAndré-l<-B»*, u" 28*, cf. aupra. 
p. S5, II. 3) |M'riiit't dp sujuxistT une lullc du Miuvrmin «.-nnlrv ci^rtAiti» st-'t- 
fpitnm du pajr*. 



lions KodoUc 11 avail pu v cxoi^cr un semblant d*aatorité (ipr«s 
le traitil tlo it33. le prince lurbiilcnt qui In gouvernait iilors 
(levant être peu disposé à reconnaître sa souveraineté etTective. 
Mai» Conrad, après son retour dnns acr Ktats, tnt«rvi«nt h plu- 
sieurs reprises dans les nlTHin-s dr la ixirlir- mérîdiomde de ceux- 
ci*. Boson s'adresse h lui pour riiirv restituera Tt^j^lise de Mont- 
majnar la terre de Sainl-lteini usurpée par les eomtes d'Arles -, 
pour faire conct'Jcr îi l'iibbovi- de ('lunv le monastère de Saint- 
Amand au comté de Saint- Pau l-Truîs-Cli il eaux '. Conrad dis- 
poK de bien» dépendant de lu niense cumlale de Marseille ', e( 
séjourne k Apt^, peut-être an cours du voyage qu'il lit ju^iqu'ù 
Arles en 963". et c'est avec son concours cpie TtH^èque de 
Oivaillon, Walcaudus, fnnda le mnn.istèiv de Viiueluse *. C'est 
A lui qu'une eh :i rie- no lice de la lin du x* siècle nttribue la dona- 
tion nu comte (luiliauniiMle Iii It-ri-e enlevée aux Sarrasins, c'est- 
à-dire en somme la reconslilulion du n)iir«|uisat ^. Plus tard, au 
début do xr eiocle, le con»enaus de Modoire III est encore nien- 
tÎDQDé dans la notice de la restauration du monoslore de Sotnt- 
Vîctor^ par l'évéquc Pons, et son assentiment est considéré 
comme nécvssaire |>ar lea c«)nilcs Bci'ti'and cl Gi-nITroi (mur |kju- 
voir disposer pleinement de Liens du lise roy;d devenu lise com- 
la) ^, Mais les niealiona de ce ^enre disparaissent dans les der- 

i. Sur sim j nie rt-i>n lion |>oitdiil]le ilun^ l'Olt-clidii di- IV'vt'€|»t> «rOniii^, 
cf. iftffa, citop. rv. 

S. OttociiK, S/iinl^Remi de Prorrnre au mot/en iije, p. Sli. 

3. CharUi lit- Cluni/. n" liKii : - ul ijuiisdaiii te* tiilcIii^Kl alilxiltiim 
• «aDt-'li .Vinmilii, cuiu otnaîtiti^ suU *p|>i>ml>lii*... ad «>onol>iui» Clunii-mû* 

- rcclp»w.., vfl jid iinu» fralrutn ibnkin l>f<i M^rrirtitiuin inpvniliTr scii trn- 

- H«rr p»n-|k'luiililert^nir.'mu»."(Â'ltr nWuiyiM'sldili? - iDComitaluTrahc- 
wno a (Innh un pnV(-|ile foiilirmn tir du nit l^tlinin! {ilMd., n* IWÎ^ Il 
»*«pl «>ei-Uim-nirnl. (^oinniv U- mnjcctiiix- l'édiU-ur, M. Bruel, du conilé d« 

'^Sûul-faul-Trois-flb&IrHui, qu'uue ciiartr nrléaicnne dt' 957 ^Ai.k^iA», 
Galt. Chrili. norin., Arles, vol. \U'.t, ii'^riî; di>iii(tii<.' Miim \e non* de <• (Mirni- 
tatuft TramsiiiPAùa •-. ce qui fii Ibnj^ut* vul^airt' rùl Anamy ■■ le TroniM " 
(l^KTiXOK, daii» lAlla» hitlor. dv Si:tin*»Kn,}>\. i\. On Iroiive é^li-iuenl 
ta tormr <• iu cumilalii TraïiU'nsv •• {Gnli. ChrUt. nocita., ibid.. col. I33i 

I. rUrtiit. <lr Sjtiitl-Vi^tor. u- 1041. 

5. LAri.*M:, Iliat.dtSiâtertin, t. I, p. 39ri. 

6. UiMi. tirtr., t. \X. |>. 7W. 

7. tUrtut. de SainU Victor, n» lOU. 
e. Ihiid., n> ÏA. or. tttpr», p. 109. 
D. tbid..tx' IS. 

10. CartnI. dtSainl'Vielor, a" IO«t. 



200 BAPPORTB AVEC LA PROVENCE 

nières années du règne. Le roi n'a pas l'occasion d'intervenir 
dans les affaires du marquisat, où peut-être il n'y a plus de lises 
royaux, oîi il n'y a plus de comtés qui fassent de temps à autre 
retour dans la main du roi, où les évéchés sont entre les mains 
de la petite féodalité, et où il n'y a pas Heu, par suite, de songer 
k investir les prélats du pouvoir comtal '. 

1 . Le seul exemple d'une concession de ce genre pour la Provence 
serait la prétendue donation du comté de Cimiez à l'abbaye de Saint-Pons, 
attribuée à Charlemagne par la Vie de saiot Siacre (Bardalis, Chronologie 
ganelorum LirinenKÏum, p. 133 n ; Cais de Pierlas, Le XI' aiècle dans ie* 
Alpea-yfarUimt», p. 3S). Maïs la Vie, à en juger parle style, est du xn' ou 
du XIII' siùclc au plus tôt, et le Tait est inadmissible, 



CHAïMTItE II 



F«ODAI.ITft. 1.R 0>MT£ OR ttOVKCi^Se 



Il 4>Kt iliflk-ile, [mur IVpcM|Up ii lnqu4*ll« <: 'iipplique li> pr^ïwnt 
travail, de di'sij»ii«r ««ms une dt.^tti>miii:i(ion dViisemblf le* IfiTÏ- 
(oîres qui con<;(ituèrent plits tard Li l'Vtinche-Coml(^, et qui 
correspondent, dims l'ordre ecclésiastique, â r-irchidioeèsc de 
Besauvon', L'vxprcssioi) île pag as V^êimcensis que l'on trouve 
liins un Irxtc du ix' siècle -'. i^juiv.iul A celle li'rpiiicnjiatu» Hiaun- 
finuj, et nedt-»i)^u- {H>int un futijua adniinîstnitif. L'expressiuii 
deu Boar^)giiê:iuilolàdc la SnAne u cnm-spnndiiil mieux uns liubi- 
ludes du moyea âge. à une i^|KXjm- voisine de la pi^riode rudol- 
(ienne '. On s»it que cette portion du rovaume de Bourgogne 
comprenail. au Af-hvA du ix* siècle, cinq putj'f. le Varais*(/*. 

t. Sur ce» Irrriloire» on pciiirra coitMiIlcr D. Moxkiiui, Carte dt U Sé^a»' 
nîf. dans r.1n'i««r>'' d» dffitrlrmfHt du Jura pour tSSO; IJ)nc^n>:, Allât 
kUtorit/ite, lexti;, |>|). l3i-l'IS ; I)iii',»iti.At', hrmrad //. I. Il, p.3V, qui Ja«in« 
Il li»tf lU'S f)rini'ipjilo!t lofalilt'S m<'utioaii<^« Uaïut cKiicunL' df «-s rirroti»- 
criptiuuK (i»r le* lexUit du V «it-cle el ilu dAliut du «i*. Sur rEscuen« on 
poaMtlr ea oiilrr une roonognipliic <lr M. Pi^ot, .\<fle *V h ronlr^ da 
mnt^dr Bovrgagnf apptifv pagus Scodîngoram, ilati» 1« BUit. dt fÉcAt 
dim rharU*. I. XXXill, pp. 389-3». 

t. Elle <•«■ «mploy^'e dnn^ un tcit** nildilinnnH d» l'nlypliqne dlmninon 
(M. I.OM1KUH, p. 75), pmir dtSîjnn'r di-s luniliU'-a c-ompiiscs daus k- pagui 
d'Ajoye. On Iixiiut- au%ni Ina-ii oiilendii dm^xpreMioiitt IcIU*» que l'i ept»- 
fopata Vmvnlinnuni it:harliii di^ f'.hinij. n* 2»33 ou in protinch Bûunlûi.i 
[TnitUliQ S. raurr/K. dan:. .1,1. ^S. Itoll.. 1 1 Au^., t. Il, .p. 6i)j). 

3, ■• Bninaldus Ina^ Saonfloflutiuiu Dur^uiidioRutncume» •• (Gihu^aume 
BK JuMitCKH, Chrvniijue, I. V, c. 131. Cf. Aubiii de Tiu>ii^Kt]XT*if(tit. Chro- 
ni^u*, n. lOîT, JVon. r7i*rM. KS'., I. Xlil, p. 783 : '• tcrrutn ultm SngiiiiBam 
ram Bppcndiciis inter %p parlili ^iiiit. k — Je revinidniî plu^ loin sur lu lilry 
de • conilpdr bourgogne ".p«rfoî^al>Hiii»fmi'iilajiplii[Uî'ii dos personnage» 
du ti* «i«<-lp. 

*. Oo Lrtjurp dans une cbarle de 1027 l'eipriMstoA de comiUtat Arli», 
ilaa>rarchcviVliO ilf EïeMBÇon, i|ui pnrallrnit désigner un cotntt' ik-l'onUr- 
Uer(Ca/-/ui. de Hanvainmolier, p. «a ; llipusit, Schiivizer. l'rkundmrrtj. 
tiP iSSI), mai» relie ville ne Kemblo jamais aroir éX6 lo ehcf-liend'une eir- 
conacriptioa contlalc. Il a'agil peut-être d'une espn>smun vul^inr s'appli- 



2Ù2 



oniciAK» Di; aiwït m: noi'Hrtoaxr 



W'ar.'incnrum). -a-vec Bi>sa.ii(;on pour chyf-la'U. l'Escucus il*. Sco- 
dini/urum] ' a\ev le» saliiif» «11* Unis et de Salins. l'Ainous 
{P. AmaoUM), le Portoîs (P. /*or/cnJ(w) *eulre Porl-sur-Sai^ne'et 
Uuco^V S cl enfin l'Ajoye i Ahefiaudia), itoiit l'hiRtnire se nllnche 
plus direclemcnt ;i celle de l'AIsaceel du diocfeM,' de lïj'ile, et il'oii 
Haut ÎHsuK les comtés fn-otUiux de MoiitlH^iard et de l'Vrn'tlc*. 



Pour ci>m|>rL'iidre l'hîstou-e de ces [lays qui cou sti tuèrent plus 
lard la FrancIie-GoiiitL'. il l'sl nwessuu'e de remonter justfu'nu 
di^but du %" siècle el d'empiéter en bien des point» sur l*hi»toire 
de lu liniirfçogjip frani,'aise et sur celle de scijfneurs dont les fiefs 
demeurêrenl toujours <'n dehors du royaume Hodollieii". 

Les comle» qui ffouvemèrent, durnnl la secniide partie du 
ix*^ siècle, les pnys compris dans rarchîdiocêse de Bcshovoq, 
nous sont demeurés h peu près inconnus. Un certain Alton, 
mentioitDc duns un diplôme de Lothaire U pour r%Ufiê de 
Besancon', parait avoir éU' purent de ce prince, mais nous ne 
sommes pus aulrt^mcnl renscignéii à son sujuL **. 1^ coralo 

i[iintil il l'niicien cotiili^ df Vurni^. nîi m- troHV4iil PonUrliiT, un nu mfiin» h 
iitK- (iDrlic dp L-L'hii-c-i. I.Vxprt>»Nion de comté ilc Varais éUil linillinirB 
uerUiiiii'îiicnl en iikii|>i- fi In mémo éj}oi|UP, caron la Iroiire dMiK une charte 
tU- loar. jCtWw/. '/'■ Xafiy/iy, »i° f>H> 

1. 11 est Inlércssaut de- irlcvei- i|iir In léK»ru!.-SCVTINi:0 COMITS (lum-c 
encore sur un dénie:' fn|i[ii^ h Salin» i<l i|iii ])ni-nlt tialer Ou di^but tlu 
XI* ftièi-lo ^E.tCKi. et Suniitiii:, Traita tir numiurtiati^uf du moyen igt, L II, 
p. 7 73 i. 

3. Qu'un texip du st'BÏèclif dési^o ^^lemcnl lunis le nnni de « pago 
l)eci)1lii(i'ii!ii> <piD(1 niinc ^leraliter PorlucniiiB dicilur>' {Chron, il^ Sitint- 
n*nigm; j>. Ifttl. 

3. Ilauk-Si&ne, nrr. Vc-houI. ch.-l. iliTimlnn. 

^. Kuccy-lt^K'TmvtfK, lliiii[<*-S«iôiic, nrv. Vcm>iiI, c-nitt. Sc(t)'--)iuivS(iAne. 

5. 1,1* eovalà (le Miïnlliéliii ni nv m> Tormit ((ti'flpi-t-* In ctiiiledti rtivAurnc i\f 
BourfÇDg^m* ver» lo milieu du \i*, inai& !<■ rhAlcBu qui lui dmiiui »i>a nom 
eut déjà int-nlioniié nu x* siècle dans \v* Mir:tritl» S. WttdfhiTli dWbMM 

(c. I» cl 10, Mon. Ci-i-nt.. ss., I. xv», |.p. ins-ino). 

G, Jv doit) i Cl.- point <)i* vue n'iiiitrcicr Itiut «pécinlfuicnl niiiii itmilri.' cl 
ami, M. I*. Lnl, ipiin hii-n voidu me ronimuiiiqiicr en inimuM'i'îl un Inivaîl 
très conbidérmlilc Mn' In ^'éo^fi-Hpliie réodnlc de In Kourfcof^nv françaixe au 
I» BiiVelc, nui)ii«l jfti l)CAU(-i>u[t empr jntf. 

"ï. (hll. t'.hrui., t, XV, ln»tr.,(»l. ■!. Je ne sais s'il doit élrc idcnlifl6 avec 
le comte Audo qui. vcn MrV, iv'coil dans «on domaine, prés de la Ssfine, le 
corps lie uiint Maur, chasftA île son église par les invat^îons normandes 
(.\Â.^. Urn,,facv. rv', p. 1S2), ou» au contraire ce noni d'Audu rcprét>eDt« 
celui d'un iMo wi Od«lo. 

S. PxHisoT. Le m^ntinw île lAO-ntinr, p. 310, n. S. 



OHir.tM:): m: nmrt tir. Rocnoor.xE 



203 



fl^ Pôr1»ï«, Roffnii, (semble avuîr 6U^ un persotina^v importaul 
(lanb \v roviiutiie de Lorraine, k on juger par une lettre du p<i|ie 
Hadrivn II *, dans lu(|uelle il fi^urc î> cdt<^ du iM'lèbre comte 
Giniril do Vienne. Il conserva ses fnnctinns jufttpie sou^i le régne 
de Uodnife I"i?l,en 893, il sollicite un diplAmede celui-ci'. Mais 
comme je l'ai dll, la souveraineté des territoire» sis entre la 
S«&neel le Jura paraît avoir été fort indécise durant les dix der- 
nit'n-s Jinni'esdu ix' siècle, cl les rcnseij,nienicnt9 relatifs à Ivur 
histoire font presijue eunipleti'nient di^faul pour IrjKKiue de 
Hodolfe 1"^. Ct n'est qu'cnSt Iqu'il est de nouveau question d'un 
drs cfimli-s tSKUs du drm(rinl»r».'nifnL de la civifa» \ rsonUcnaium, 
celui de Varuis, qui. à cvlte date, parait s'être trouvi* entre les 
mains de Hu^u<^, connu dè« le x' sit^cle sous le nom de lluçues 
le Noir S et tîls de Hîcliai'd le Justicier, duc et marquis en Itour- 
gogiie. Or rtiehard ne parait jamais avoir i^tcndu son autorité au 
delà des limites du royaume «le {''rancit* occidentale, ilans lus pa^'H 
snumi» it l'aulorit** <\p Knn neveu Louis de l'ruvence ou de 
son btiau-frêre ItiKlolfv île liourgn^ne '. Il semble qu'il en ait Hé 
autrement de Huf;ues ''. A celle date de 91 1. Charles le Simple 
dispisâil en sa faveur de biens sis à Poligny en Varai%", dépen- 



I. Ili'bt-iut t>« Fi-AVio.iv, Chrun. i'inlaneniK, iliut. (lerm.,SS., l. Vlll.|>. irtt. 
Knr h porlt'i* dt? cetlrlMIrr, cf. l*.\(ii«or, o/i. W/., p. 3Kfc, el L* rojftumt 
t/e Prorfitt-r. p. 37. n, i. Oufail cjuc In lettre <l'IUt)ri<.-n e»l Bilrt-»»6« i <:*•« 
ilriii |>cr»onna^>s s«u)s, il est [H-mits de cnnclurr qu'iU joiiîsMiieRl tou» 
ddU.'lnns celle [Kirlie du royniime de Lorraine, d'une sitiintton eirception- 
ncllr. (iîranl i^tnîl *\* lèle du (liK-liô <lo l.vo'i. *h\ ne coniMÎt pns de ditrhë 
■loBl Ir ;;<iii VIT II entent ait |iu ne tnxiter eitlre te» niiiiiis ili- llodriti, inuîâ il 
r«l [Hnsilile iiuc I aiitorilé de (.-e dernier se Koil nussi «^-lendue sur {ilusieurs 
cnmté*. 

i. Cr. iici/>ra,p, 18, n.3. HoiTroî est ^fr"'*^"**^^'"*^'*'*^"''^''""» la donation de 
ci-smênies bienï, sis en Porlois, TBile à l'église de Desaocon pnr le prêtre 
FariHiv Dt<ci>o. Hat. du vomtntc Donrgogne^p. i9î), 

X Cf. *upr4, p. 18-ig et ÎH-Si. 

^. Il |M>rletl^j5 rrsuiDoni daii» leïk .injiut/<s de Plodoahd (a. 910, p. 77). 
l-'iirt|{iiie en M-inliIeilu rekle iucoiinue. 

3. ^ur IVti'culue de« pavK soumiit h l'aiilnrit^ de RiehanI \tt Jasticler, 
et, L* royimine Jr Pracrncr, |>. 333 et »uîr,, et Eckel, Charte» /e Simph, 

<t. Celui-ci intervient dans un diplAme de Louis de Provence. reinlirA 
•l«filiîen4d>^[Wf>ilnnldu t-nail^ île Uyon el sisau comté de Mneoii JlhArltmdt 
i'Junt/, a* 79'i. Miii> rien ne pmuve qvi'il ail i-U: drn eetle é|KM{tie îiivetiti ilex 
fofieti(H)« i^omlati'ii siiil dnns le l.ydiiniiJH, koîL diinn le MAniminiH, ipii 
faisaient tnuH deiii jinrlie du mnn^iiÎMl de Uiiillntinie le Pieux {et. infra, 

p. «lii. 
7. tTiÉt.itrFr.. t. IX. p. 32). 



204 



HUnUEft LE NOlft 



dnnl du comW gouvcrm' par ledit îîuguM. cl le roi Ira n «For mai t 
en pleine et enliî-re projirirU^ le droil lie jouissance que le eomte 
poKM^IiiU déjà Htir cc!i mpmr» biens'. L'acte n'est pns d'iilllcurs 
sans ofTrir ([uelque cJifîîciillé, put.<u|ue le parjun 'Xynrasrorum 
ne purail Jamais nvoirfatl partie du rnvaume de Clmrles le Simple. 
Ce dernier pouvait c(!pendanl posséder sur Iv domaine de Poli- 
gny, bien que silui^ en pavs âtranf^er et i-Httacht^ aux terres 
comtnles do Hxigucs. des di'oîla qui lui pcrmellaienl d'en dis- 
poser il titre de priïpriétaipe, sinonà titre de wmvoruin-. S'il |H)ut 
paraître nnormal .nu premier abord do voir le titulaire «lu eotnU^ 
bourguig-non de Varnis solliciter les faveurs du i-oi de France, 
il ne faut pas oublier que Hichnrd le Justicier semble avoir •èXé 
toujours plutôt favorable fi la cause de ce dernier ^. L'existence de 
bonnes relations entre Charles et le lilsde rtieburdn'a donc rien de 
surprenant. D'autre pïirl le Varais. comme le reste du diocèse de 
Itenanvon, avait sans doute momentanément fait retour aux Ktats 
d'Amult et de Zwentibold ' : il avait donc fait partie du royaume de 
Lorraine, où, trois ans phis tôt, Charles le Simple avait éti- reeonnu 
comme .souvcrnin. Ilcst passible, par suite, qu'îlv ail dans cette 
conces.sion à Hu^es le Noir, quelque part à faire aux prétentions 
que le roi de Francie occidentale pouvait élever ii la suzeraineté 
de cette partie de l'aiicieu rnvaume de Zwenlibold, mais il serait 
tiimt^raire d'en coneluro à l'exercice réel par lui d'une autni-iliâ 
quelconque au delà de lu Saune. Richard, d'ailleurs, jiarait avoir éXé 
un habile homme, et il avait su ménager sa situation vîs-d-vis 



t. " In comilAtu WArnsco, rx «uo videlicet comitatu. » Sur l'einptoi d» 
« coRiiUtu* >i au ten» de domaine comtnl, cf. l.f- raynuiue de Provence, 
p. 373.5. 

ï. " Qiiiis((nni ri's noslrnc [iropriptatis,. . de noslro jure tu juhclpmprio- 
talt'ui njiis roriiili» li'(iii»ruudimu!t, ■■ Cf. Ïvckel, (."A.iWi-» /r Sim/tU, [i. ti. 
lluguts do\inl bien iirupiii'lniiv de lu terre de Poligny, puisqu'un («■« 
liliiHtHfdilen avilit iliK[inst'' va (ntt'uv dewi mtre Adélaïde qui r3p(>i'lli'ci'llr 
donation dan» une eliflil<> pour l'i^glis<- d'.Vutiin ;C»Wu/. fTAulun, ]y. li, 
d" Xj : " rillnm Poligniacum «ilnm in comilntu Warnnco su|>«r rivulum 
(1 Unnam... n>unL-i}Miri'mpronif el prn nomintilofllio iiitN> Ituttono <|uJ ipsana 
■ viltsm [K-rprvcppluin rt'^iuTnadt.'ptiisesloI tnirhiper ctirtimi «ui; lai-|ill(0> 
■• nis io pi-uprîo liubt-iiduni coacc&sît. >■ 

3. Favwk, fin/e». p. Ifii et 168; EciteL, CharUa fc Simple, p. *J-1I. l*oiir 
M. Pavriï, Rietinrd aui*utt «urlout clifrohé ii (garder lu uvulralité dnn» ti-» 
lultoit cntreEudoji et Cltnrle« le Simpli». H n'en rtsio jms moins qw «* Cul 
lui iiui duuiia oailu don» son duclit^ au pr<>k-»dflnl uinilingii-n. 

4. C(.*nprit. p.^tl. 



HL'CL'LS LS NOIR 



305 



dM trois rov.iumtM dont »on duchi^ rc trouvait limitrophe. St 
c"e*l fljiiis le roviiuinc de France ijue s? trouvaient sos inli'-rët» 
principaux, il i'UûX en bonstermesnéanmoiiis avec son neveu Louis 
de Proveace. dont il avait favoris»^ rnvêoement ', comme avec 
RrH|i>lfi.> 1" duDl il avait épousé 1» sœur. AdC-laïdc ', Il est donc 
nii.scz natuM qu'il nît réussi à nblrnir pour son lils, de Hodolfc l"* 
ou dv Ittidulfc It. Iir gtiuvRmcmi-nl du comitalaa W'anucv- 
rum, ou même de l'ensemble d(^ comt*''» <xmipris dans lu dio- 
OÉSC dif Bc-sant;ou ^. Hu^u-s n*S|Oit, di-s une i-|kh[ui; antrrirure à 
la mort de 3un pi-i-e. dans d^s actifs ridalif» à la BiHit;|y^);ne fran- 
VAtsc, le litre de eomie '. Mats nous ne savons si c'est eu laul 
que comttr dr Vnraij*. nu s'il sr Irouvail déjii investi d'un comt^ 
purticulicr dans le n>yaumt.> de Oharltrs le Simple et. dès cette 
t^pm|ui-. %ass»I h la fois du iiii de France et «lu roi de Buui^n^e. 
Eo tout CHU*, telle fut ii^ fiitualion apr^s la mort de Kon père 
1 31 août !^t I. époque k laquelle il dut attxiclier à kl>s ptMsessiuns 
bour)(ui}{nonues quelques-uns doi; lemluii-es franvaiti compris 
ja<lii» dans lu marche de Richard le .lustieier, et en particulier le 
St^uonais -. 

I. L^ royaumf Hr f'mr*ncr, p. IM. 

S. 1^ prottiîtn-aclii t|ui nientioanf (?el1e-ci i>Nt Ile dipl6ine de son frère 
Wtxtolfc I" ilo KS8, lui «-/vnctmnnt en toute p4y>pri#lé t'nl'b.iyo dc.lUiRUin- 
malicr H^karlrà lie l'.litny, n* ilS), ï^iri» pcrmellre J'iiillciir» il<- mvoir m k 
crilr date ellt* ^laltd^jh marii^'. Il M-nil>li- i|ii'»|iniHla iiiiirt dv won rpoax, 
ladite KivhBrrl. Acl4>li>Iil<* ait |>ri)i l'Iinhit inQnflitlii]iic. el |>Riit-rtn.* ifoiivemé 
)c motMRlcrr <]ui lui otnil ùlt: doBoi, tout eu con»ervjiDl )c litre boiiorî- 
ftfiuc dr cDmtc»cr, Elle se dit en cffcl, dans une ch«rtc de 022 : ■■ ego Ade- 

• IfUi supernn dis|>onpn|p pieUle quondani iwmïliiisa nuDC aulem propi» 

• liante misenilîone coelestis iinp«Titlori« ramulu cl clnrisAimnruni filionint 

• pmlc conincautr in prinliuc npiivIUlitMiir^ |irrmiitiri)^ fiienil^l'.' " [f'artiii. 
«r.ia/u'i. p. Ik. n* X\ «1 |K>rt<- l'in'orcrwlîlrp d" Ad<_>k-Tdi« dono llei comî- 
tiwta - ilanxli- drmiorflocniMentqiii ta tnvnlionn>-, c'eçt-à-dir* dnns l'oete 
ftar lr<{iiel dK' i^tiuiiiel Honiainmotici h t'aulorîté del'ablH' dctJutiy iCfinrln 
ttf Cfuny, n* 3VJ). en éouméranl n*cc ilc» dL'lnih pn-^cin les divers membres 
do M famille, acte qui est du 1 1 juin V38. 

3. .VonKi^, yiraïuU S. W'alJelierli, e. m, iJon. (Ifrnt.^ Si'., I. XX"*, 
p. tl7t. |«flp dr 1» iii'»i-t lit- IlitrbnnI k- Ju'sticirr comme nyanl eiercé une 
inBiM^ut'i' nur \e*, il<rMiii<V« <tr l'alitinj-v di> Luxeuil, sise en l'ortoM : 

• tivfunL-lo Kteliar\loma^>nn iluee Bnr^indino. dtim invisi liranni paj^^im 

• rcpiuml i-mrrKeiv »k oeao iiivicoiu mutnii itlia^f collidere, trciiesia Uei 

« oonranditur [iiod nîmituni lialiïtatiirv" l,utorî«-n»in cciiubit, jM^cciilis 

- «uirrtitîlMt». pleniler «uni eiperti. » tl i>i;t dom- poMtltle que Huguo«, 
AtmV l'aulorilt^ sV-loiid (duK tard sur le l'orloî», se soil Inmv^ di^jk eu pos- 
•c4a«oa dt* ce com\è à lV|)iiqiie de la mort de miu père. 

%. *:hnM. di- S:iint-tiéniijn<\ p. I IH-1 19. 

V iij,3cTi:na, Orif/in^* h h nuiâtut tit Sar<»v , p. 4M. 



i^ 



206 



HUOUB» Ut KOIK 



C'est l'aima îles III» (te Hîchard le Justiciur, ItHuul, i[uî jNimît 
lui avoir succi-di- (l»n.<i lo tluclié (]c lîour^u^u *. Maie liirs<[UL' 
Raoul cul. îi son Itmr, ^Ici-leviî au trône «leFraoc* (l^juillet U23i, 
c'est à Hii^fh que ivviul la dignité ducale. Cependant îl semble 
quf Sdu pouvoir ait été moins étendu que celui de son père, 
en ce sens qu'une partie de rautnrité <loiil avait joui ce dernier 
se trouvait entre les mains de son gendre, le comte d'Autuc, 
(lilbert. Cehn-<'i. le second des fils de Mimasses, dit de \crgy, 
eomte de ('haunois •, et d'Knnenjart ', {tariiil jK)ur la première 
fois eii 897, d;ite k hiquelli? il reçoit du roi Kude» de» terres fis- 
cales à Véronnos d;ins l'Aluver '. 11 ne semble pas avoir port^ 
Iv liti-e de comte du vivant de Richard le Justicier^, maÎK d6s 
les pi-emi^res années du rOgiic de Raoul, il est mentionné comme 
enmte d'Autun ", et figure & ce litre dans un certain nombre dt* 
diplômes". Bu vivant même de son Iienu-fnTi-, il prend dans 
l'un de ses propres actes le titre de « comte d'Autun et d'auli-es 
pays". i> De fait, on le voit dater des chartes de lïeaune'* et de 
dialon '", intcr^'enir duns des actes relatifs au Beatmois** et au 



I. {"çtii ce <|ui ecntblo rc&uiLcr dca tcilcs aarrotirs i|uî donnent i Mai.>ul 
le lilic (le duc (le noui-^io^ne au [iinmcnl «le son av^ocmunl. Je oe C(inniii& 
pas d'îicleoù il intervienne eu telteqtialiW. 

i. Ou du nioiu^ gL'néruleincnl considi^rC- comiiK- lel, car aucoa Losli; ne 
fuiruil lui donner vc lilru. 

». Olle-i'i jDivjitt avt-c Hoti ril> ilaii» de« aolr» de 9511 t'jirïf.-^ d'Autun, 
j). *:!. Il" XXVIé et de ^ta^ \r^rlul. lif Saint-Matri-I ii« Om/«ii. éd. C.Asejtr un 
CioEv, p. a;, n" 2B). 

4. GAiiMh-ri, (Charte» Itaiirgaiynonne» inidUea, p. 13(. 

^. Du moiON il uo le porte pa» dans sa sumicriiiliiin ï la »uUe d'un aete 
de son fiv ce Hervé, évév]ui> d'.\nluii, du 31 <ti!lalire U20 \f:arlol. iTAuluit. 
luii, n-XXVI], 

iV Diplôme do Kaoïil |>uur Saint-SjrtHphorien irAutun, du moi» de juil- 
li'l 'JJ!>. dniiK MrKiKii et Twiiioux, It^rhfreh'» »ar Vhiitnirv tTAulun, |i, 131'. 
Il c&t usttce vnii semblable que Ciiibert teçut te coiuté d'Autun il lu mort de 
suii bcau-pArc, qui en avait éti^ titulaire. 

7. Du I" seplembri' H36 rUeiiiiEt^KL-, Uisl. Je la mahon de Veryg, pr., 
p. 321, du 17 uvrimW iCharlf-t di' Ctunif, n" "38), du 10 novembix- de la 
même unoév {Hàit. de Fr., t. IX. p. eOfi). 

H. Dv(:iir»xt:, Hinl. 'if la maixnn de Veryy, pr,. p. 33 : •> I^;o Gioleliertuk 
diviuii ]nr;^ii>nl<< clemenlin cnmes Ileduen«is et alianim palriaruni. i< 

U, Diplôme cilo i U noli" prvccdcnle, 

10. Charte de 9M) ou giil. Cariai, tti- Uonlifram^s, éd. Lai^ome, p. iM-10.' 
n«13. 

It. fSartiit. d'Autun, \>. r.2, n" XXXI. Cf. le diplôntc pnVili-de Rnoiil pour 
Siitiit-SympliDnvii d'Autun ^Mrroiin et THiiiuirK, itcchmbrt tir VhuiairK 
tTAulun, p. litl-l£0). 



iirea lb kuir 



207 



ïaannis ', m^me au Maronnai»^, el considérer cominc soa 
litige le cumlr (le nijoii, Hnbei-t ^; tout cela, r<jnnne je viens Je 
le din*, «tÈsune ppm|ue atiU'nmire à la mort <lc Hugues le Noir, 

Iji :«ituatîun dv vc tif-rniLT vn lïourgnjrno ti'rn restait jihs 
inoinitconiiidi-riiJile. Lecomletlv Mâcon ', aiusii|UKC(^luiii'Aulun'*, 
reconiuiis»ait sa suxeraineLé, el celle-ci sVHendiiît é(^tl«iiieiit sur 
Senset sur L»npre» '. It Tut, comiii<> l'on 8»il. ul)li|^- iIl* ri'iiuncL'r 
À la poss^^ssion de cc-s deux vilU*s. lorsque Hugues le Grand 
lui dbipuLi I.-1 nourgo};ne. U une êpoi|ue ii Inquolle la ni«>rt de 
Kou frère, le roî Uaoul, av'»it pu diminuer le pouvoir dont il jouis- 
sait dans le roy:iui»e de l'Ouest. Mais tous les lexles sont dVe- 
citrd ]wur tériiuignerdo sou inip<irt;«nce. Il reçoit dans les actes les 
Ulrc«deduc''clde marquis", et si l'autorilâ de Gilbert \-i«nl rcs- 

i. UrcirssNE, Uî*l, df la maûon de VVrcrjr. p- 33; ClmrU» dr lUany. 
n- â'I ol 273. 

S. Kn 'ta, AfiuJn itonnc hClony di^s biens en MflconnoU » pro roni4*ilia 
Anime «f^ioris tntn Cii*lel>vrti coiuïlî» ifiiî luilii l«ta uinriia (JimIII '■ Charlc» 
dr i'Mintf, II» 7îr. Deiixonsplit-t im-H.iiillitTt inttT*irtil|)ourfnîrf coiirtniirr 
{«r l.uoin IV, au niém<? iit^Tsmuinire, clet tjJ<.M|it t'in i»;ii|piiienl en MAi'onnsi« 
{ibid., n* 774 . 0|>«i)'liinl il Ml eirtftin f|in' lo M^t^-oniiniH av«it â celle 
^ptiqoeita coiutr parliirtilirr, qui cbl Qd^tctlo lluicuc» lo Noti- iet. infra, 
p. 21t!. 

3. fiJlberl <lona<- ù un L-ertnintieTluiiid un niaiiitecti(!ti«uiioi«, ti ta rei|Ui'le 
" K'ilMirli t)iiion<-tiiti» noi>lri)i(!roiiiniu riilclinsmii -■ 'nt':ni;*«K. tlift. '!•' la 
tnaOHtndr" Vi-rifi/, ji. 3:i'|.(.!VM|H-iil-rir>-li'ru<-iiii'i|i)i.' !«■ [tobcriqiii souscric Ia 
ctuirtcde (îilliiTl [luiir 11 uni ii'-ivim<>,v :l2.iriiil.itf Monlû'ratney.p. IH. n' 13). 

4. Dans lonx les aott^ v>ù (iillH'i't [umil en même teot|>» (gute llu^we» la 
Noir, il »r Irourc pUcc- vÎH-i'vis ilc cclui-fî ilBn!> une sittuiliuu laténeure, 
âuil «pte llugoe» pn'-<iiilp le plaid nuifuel son l>**ii-rr^ri' BK^ialc au niilien 
il'aiilfvii vomteii (Ml ■ciiR et ruiitorx, il^rAerr/tn tiir ftiiêtuirt d'.Xufun, 
|i. ii^Ml I, «]i( iiu'il rov*<i *<-' le lilre de ninriguis. Gilborl ii'oyanl que celui 
dcconiUt lCfMrlrMdfCliini/,a''3H;0-ill. Chri-a.. l. IV, lnKtr.,col. 72|.— l>nns 
lepnruuur de ei-o deux aelei.. je eix>t<« (->iiiime M. Dnii'l qu'il but cim^vrlu 
souscription- S. \Vi|>i)ni8 mnri'hifiniii «en •■ S. Ilu^-onie morrhioniit. •■ MnîA 
ll«'«git ccrioineuieiil ilc Hu(cue?> le Noir,el noiidc llu)fuett le (jnmtl, alors 
ni lotte ouveiie ciiiiliv IjOuîs IV, comme le rappelle prt^cÎMl-raeDl In «laie 
<le la piëee en r|ai'Klif>n. 

S- .Vubrî, cimbIv «le M.icoti, e>l 'on fi'lèle (tli:<:iii;*'ï>'., {fui. df lu mai/to" 
d* Vrrffy, pr.. p. Sî el lliiguc» lienl suii pliiiil ilftii» lu ville iiiiïnie Knrtal. 
dt ilieun. y. 108), 

•. (X n. 4. Il li«nl son pliirl ilnfK celle ville {Ctutrt'T» de f.tutijf, n* 83>t ; 
cl Bl-luoi, Hint. dfihinl-.Vartin-d'Aalnn, t. Il, |>. it). 

'. HAtTKir.n, l.i^ nriyinf df la Maiton de Sarov-, \i. WO, 

H. r.kari^ dr rjun^. o« 6*8. «89, B9I. Les .\hiî. Fturhtvnu-* |.Vo«. 
{i«rm., SA., t. n. p. US) le<|UNlifie(it <(«•■ (lus Ilurf;;umliuauiu. •' Dons tui 
•cLr il e«l np|rck^ princc Ch^rtn dt (Ilnnif, n* 408']. 
y. Uurta de Uuny. n- >VjO ; // ûl. de /•>., t. IX. p. 590 «I l)Ott ; Cariai. 



teiodn* la sienncdans l'Aultinois, son |iouYoir est à i-vriainr. rganlâ 
pEuKt-tc'iidu (jue ae l'avait ét^ celui dû Itic-liaril le Justicivr, put»- 
qu*ilB*exercesur iles/Mij^isitui'B wi iU»horsiiu rovaunie de France, 
llost bÎL'n vriiÎBetnLlahlt- i>ii efTt'l qui' Ilu^^ues !(.> Nnircrmlinuait .'i 
gottveroer le iliiK'Oiit? (le Uotifinvon, hieo (|uc l'on n'ait de témoi- 
gnage ccrlnin d'uoc iiuloritL^ exerct^c par lui dans oettu ville qu« 
pour un<? ôpoqup un peu po8l<5ncurp. Il ligupait certniiu-nuiit 
parmi ti>s fidèles de KodolTc (I, piiis<pj'il aKsisle !t rn&Kpnitjl^ 
tt;iuie parce prince pour la consécration de Libon, t-vcque il 
Lausanne *, et & un plaid du roi •'. Il exerce son autorité dans 
Vorois ^ et dfins lu Purtois, nû il intcivicnl dans un acte rcrlnti 
aux deux abhavcs rojjtlts * dw Knvomcv cl d'KtifonvcIIe ' 
Un peu plus lard on le trouve posxcjtHeur de biens si» en Lvonnais 
i\ Rouiaiis'', it TlioiasL-v ^, et jouant vin-fi-via des seigneurs de 
pays le rble de su/eniiit ", ■tai» que l'un ^aclie au juste Ji la ^^uilt; du 
quelles circonstance h — mort de (juillaunie le Pieux" ou annexion 

r/r .l/.inin, |>. tilî, Ailli'iin. il ftti ilil rcHiili'i'l HinrquÏK (r>i >:iii:&:«k. Utiil. tla-\ 
fxfKAii'in »U Vrrf/tf, {>r., |>. '<-', tnats il \ n lui rvilni» poriilitv <ti> 1)01-11 int-aUJ 
ilan» lc»qui.-lft il nr n-vuil que le tilic <lc runilv (Z/iaf. Ue Fr., I. IX, ]i. 79j ;( 
r.hartn livfJun^. n•'r^^,^. 7.ÎH('1 'ilH ; Ctriul. de ildeun, |i. 6U. (il. 19^). 

1. (lariul. de L.ia*annf, |). ï." i-l r>&'S7. 

'i, tlitiii.iHiuot l'tiuui», /Jorir'rt^n/t <■ ti'Jtlti, )>, I. 

3. Sur lt'iii>ri)cin>"> <l"> «>n imtiviiirr» Vnnii'*. rf. >ii/w-4. p. 2«)S, l'ti crrUiii 
tiiiili» ^Wpllrncti»!. t|»ii a de» liii'n* on Vai-ais, esl Mm ficli'li- iCiiitri m. lie 
Irrrfterjfa dan» *>•* t'.atleftitnf» tuirgiindif^, fui. i). Il sn^U s«ii« doute du 
cfiinle (le ini'iiic nom. posM'ïucur i-|;iilL-ineut de lâctix cii Ucauirais iLoi. 
Ln derniers Carolingieiu, p. jiisl., ii" 1 ). 

k. Au UHiiaii li(;uiviit-eUes parmi ïva nl>li*ye« dont le Inllé ée MU altri- 
bur la |>ru|mêti* nux jtwivvnilas «wlrnctanU. Ci.-|H-ndant, coiurm; le 
n.iiMn|ii(' M. ).«■ Kii, iMuië II', p. '.M, le Porto» ne dt-priidnit pus en prîii' 
pîpi' (lu niyaiiHie franc de ItlueU. Miii« Vnrlc esl de 9:)0, cWt-à-ilirif de Li 
pêrirali* duruiil tft(|acllo Cnnmd le P«rilK)iio se trouvait nu|iiv» d'Olloii, cl 
oii Louis IV paraît nvoirél^ ivcoanu dnii^ U plus grande |>«rUc tWa fliTa 
d'ilutfuus \v Noir. 

5. liât, de /■V..I, IX. p. 59î. — Faveruey, llaulc^SnAne, «rr. VeMMil,canl. 
Xinvnvt' ; Krifouvolk-. Il.iule-Mame, arr. t.angn-a, e«iil. Uourlmnne. 

ti. t'.hJirleu de Kluny. n" TiH fl 7ÎK. 

7. Chailen deClun^. u- «2H. I.'ucleMi pr6senlc eoinmp uno ri^slitulioii ilei 
U leire de Thoiascv 1 Ain, arr. Ti-^voux, cli.-l. de canloa} faite nu loi pur nml 
CoU»in II' comte Hukuct et duivIl' de U dwulion di' la int-mr Irnv It l'nlj- 
Iwvr ilr Cluny. l'VsI éçnlemeul llufrue^qui iiilei-\ienl niiprèt» de Ixtanit 
pour (nim vonr^drr nui moines Ae CIuov la lrr«> de Iloidi^noux (liwJ.i 
n* 6ST. Hoidijinoo», Ain, arr. TnSvuiu, kvxX. Sainl-Triïior). 

M. f:h*lir* de f'Junn. a* *>'i6. 

V. Iji fanitlliMl«(juilUiuaic le V',<n%\ avait des bieB6 A IlcMnaas [ChJtriti 



4 



miGCES LE .\OIR 

da Lvonnaitt au ruvaunic tle tinur^u^iv en 93.1 — il nvaîL pu 
^tendre de ce ciU? son |»uvoir. Muûi. vu sumine. ce qu'il importe 
constater, c'eiil que.(l:in.s le second quitK du x' siècle, s'était 
(ormée cnln; les tiutins de Hugues le Noir une vaste princi- 
lut^, «iV-lendant il la fois dans le royaume de Knince el dans 
&lm de Boui-gogne. et dnnt l'existence avnît pour elTet de ratta- 
cher au premier de ces roynumes queli|uc'H-nnc» des provinces 
comprises dans le second. 

Malgré ses relations avec les pnyK d'Oulre-Saone, Iluj^cs le 
Noir, en elTet. demeurait le vassal soumis de Louis IV. ][ se 
rapprocha Je ce dernier, en 9U8 ', pour couclure une alliance 
«lirip«e«ulre Iluffues le Gmud, alliance dont le i"oi de France 
re«.-ueitUt Ica fruits l'aoucu suivante, au cours de la cumpagae 
«lirtfcée par lui contre son trop puissant vassal, et dans laquelle 
les tmupes bourKiiignonnes vinrent renrorcercellesdu souverain'. 
l>ouis passa même une partie de l'hiver dans les Ktals de son 
■■illico ^. el il semhie liien <(uc et* dernier n'ait pas cti^ étranger 6 
IVxtensinn de ta puissance de Louis sur quelques-uns des terri- 
toires qui s'étaient trouvés compris dans l'ancien royaume de 
Provence. Hugues lui-même date des ans du ri-gne du roi de 
Trance Ha donation faite it (Junv d'une serve de sa terre de 
Bomans en Lyonn.-ii«. et s'adresse même jt lui, ti une époque 
-a laquelle le royaume de Hourgogne se trouvait momentané- 
ment dépourAnt de souverain, pour faire octroyer k un cer- 
tain Allard les nitbaves de Fnveniev et d'Enfonvelle, situées 
dans le pays au delà de la Sa(^ne ■'. 

J'ai déjà eu occasion de parler du râle joué par Hugues lors 
lia retour de Conrad le Pacitique dans ses Ktats**. Il rcdeWnt 
vassal du roi de Ilour^ognc pour tes comtés bisontins' et pour 



ihClunt/, n'i05| ou llupties le Noir en piMsédii plus lard, ce qui pennet- 
Iniil (le supposer que e« (Icmîei' pi'ofita de la aiorl Au Gtiillaumo le 
Jnïnr pour »« njellii- ù I* (ui» eii po»av»9iou du comté et tlf» domaiiK!:* de» 

I. VtMKOxmo, Annatn, n. 038, p. 70. 

i. Lirui, LottU tV, fi. 3Vet atiiv. 
y t:h»rl*» lit Ctany, n" TtH. 
S. Uitl. df t'r., I. IX. I>. 590. 
t. c;f. rupi-a, p. "5. 

T, l!» Vftl. le mi CnnriKl confinai' «ne rlonalion par lui ùrite tux clinnolnes 
dt Tf^lific ilv SaiRl-I'nul île Bvsnn^oB ^CiJf. f^hràt., t. XV. lotir., col. 3)- 

n. PocTAfib». — Lt rojf»mne deH^nrjoyite. It 



tttWKS Î.V. XOItl 



lo LvonnaU qu'il f onser^'a Mins doute jusqu'à sa iQorI, survmnie 
le 17 iJ('cçnil>rp i)"i2 '. 

Cet |.(> mort mnnjue une tinte ini|)orl»nt(> dans l'histoire dp la 
IJoiir^t^ie, car c'ust »lnvn que se modifie In RtUmlion de t'espùce 
de marche crOéo par Muffues le Noii-, à 4.-hev.-tl pour niimi dire sur 
les deux royaumes de Louis d'Outrc-Mcr et de Conrad le Paci- 
liquc. Dtms I» Hour^'ognc française, llugvcs a pour successeur 
*oo beau-frère, le comte Gilhcrl, qui gouverne Aulun, Dijon ■', 
l'Avuloiimiis '. le Chuuuois. qui reçoit dans un diplôme de 
Liitliiiire le litre de cuiiite pnncîpiil de Bourfi^ug-Qe S et dans les 
textes iiunulisl iqucs. eeux de duc ou de prince des Uour^if^noDS^. 
Mais. & partir df felte date, l'histnire du duché cesso d'inti^resscr 
dipeclemeiit «elle du rovauint* de Houi^jçnp. C'i'sl diins les 
chartes des (Larf>liii-{ii-ns français qu'on voit iiiter^'eiiir Gilbert. 
Après avnir li^n? pirmi les fi461ex dv Louis IV*, îl est parmi 
ceux de I^olhiiiit:. Il assiste aux a-ssumbh-es tenues par celuî-ci h 
Paris en 1)35 * et fl.MV", et c'est dans cette dernière lille qu'il 
mourut, le t( avril *iri6^, abandonnant à Hugues le (irand, dnnl 

1. La <lat« il'oant'Ci'sl fournie pur le» •it'Kifrf /'Voriiiorn>?«, Mon. Orrm., 
SS., l. II. p. jSS : f 91ï3. Ilncnnno l'^a dus Diirgundioiiuni t-t AUiiua Bri- 
lonum obivrc », el la dole de jour par un obituairt-. aujourd'hui pcnlu. de 
lY>glis4- (te Besancon iDunod. HttL d^s Sèquanah, p. xtii|. 

2. Chran.iirSainÇ-Iihiiifne, p. 12t. I.e lexlii reiiriTiiie d'nillourâ udc erreur, 
ctkf lliigiii'» le Noir sitrtiVul ii son fr^re, le rcù Itaoïil. 

.1, Ki.owi.iiii), Anrialt'ii. :i. llïl. y. i8. 

i. •' lIoRt» pnivcipuus "(Lor. Â.(nr</<-/-/ti<>r8 <.'«r«î(fi^i>n«, p. 3%. p. jusl., 
n" 1). Bu 0;j| il esl dit iirchitomi-* dans unr c-haitc dv aun vaaMil l.iirtitud 
(GiriLi.AL'ME. IJitt. lias aifeâ ile Saline, I, I. pr.. p. g]. 

5. Il eat quitlilllido" priiic(ipaBur|>und)onum >>p«r le» Annale S. Cotvm- 
liar. Sfnaiieimin, Mort, f'ifrm. SS., L. I, ji. IOj, ùv - cuiiifn Hiirh'tiiidioiiuru ■■ 
pur Onoiux {llhnutiijiif dnns I>iri(i , Uiiil. hitlor. de rYonni", I. II, p. 365]. La 
f'Jiroii. tif Sailli -Il fniy ne, p. iHH. lui allrihiii- li? " (Iiii-nluh Buri^undii! ••, el 
lli^oi'Git i>E FLAVKiNV .Uhrt/n. Virdunenu; M'in. GVrwi., SS., I. VIII, p, Î59, 
dît nnssî : <• Post lln^oneiii r.npîtu iMsiulitTlun clucalutn cililinuil. ■• Il reçoit 
l'gnlemeiit lu litrp do duc dans \'HMoria l'runraram Senonrnsig i ,Vnn. 
Or-ni,, .SS., l, IX, p. 3iifti pt dans lu chronique dile do lliigueK do Flewry 
{HUl. Je Fr„ I. VIII. p. 523j, dauB le Chron. Tremirchienaf, de t'Ai-tofi, 
c. 3K (M. l'nrr>Aiini.^, p. 91), inaU je ne connais p»!) de leste dî|>loniaiiipn' 
dtinï lequel il soil iiinsi (|ualillé. 

6. Chart^A .if Clunij, ii« 7Tt ; GhU. ChrUl., 1. IV, Inslr., col. li. En 9W, 
il ii!«>i:ttr rgnlcmi-nl à un pkïd de 11ii)^c)» Ur Grand {Itùt. r/e Fr., 1. IX. 
|>. 723 ; i!t, L»rKii, Loui* IV. p. IWj. , 

~. Lot. /.n iI«rnUn Cnrotiitgitn», p, 13. 

0. L«5 iinn. S. Coltunbae SenaneiuiU, }foH. G*rm., SS., t. I, p. IIU, 



LES cuairES ui: nxc^ts et iig&anvi^-'* 

tl paniU avoir un pt>u plus lAl r«oonnii la Mizeraincté *. li> gou- 
vernoriient îles /Mti/i j:it)î$ ri^uni»; ».oii«i witi .-ititnrilt^*. 

iJ'aiilrt' part, en ce qui foncpriie les pomtt's d'Hugues le Xoir 
situ^ bore du ro\aunie de France, il est vraisemblable que c'l'sI 
H c>ott4? ('>[)oqu4? que le c-omle ou le vicomte qui ndminislrait le 
Lvannai» ceiua dcd<5|K>ndre du mnit{uis de Bourgogne, Du moins 
n'avon»-n(iu« plus auiniii texte pernieltiint de constater que l'au- 
torité des sueceswurs de ilugaos le Noir «'exerça encore dans 
celle r^giiin. où le pouvoir t-omlal semble même avoir cesse 
pour un temps d'exister, au milieu des luttes entre les arche- 
vêque-* lie Lyon et les seij:ucurs de Korcï '. Qunnl aux pagt du 
dioivw de Bt-sanvon. ds éehnppcnt complètement à Inutoriti? de 
CilWrl. Leur dL-sliuêc, duniul tes iiiinécii qui suivirent lu mort 
de Hugiiea le NVir, est intimeiuent li*^- h celle du comLé de 
Mâcon. et il est nécessaire de revenir un peu eu arrière sur l'his- 
toire de ce dernier. 

Au lï* siècle et duRint les premières années du x", le Maçon- 
nai» t-lail tx'stir en dehors 4les pavs snnmî<> h rautnntêdii due de 
Huurpogne. Au début du règne de <!liarle.s le Chauve, il .-iVlait 
comme l'on sait trouva* rattacha au dacutus f,uyttanenais ^, puifs 
av;«il eu deH comte<< indépendants-'. Mninontam^iuent réuni au 
royaume de ItoM>n. il fut ivoceupé en 86t) par les Carolingiens 
vl rattaché nu marquisat de Iternord Planicvcluc ''. Apr^s la 

dnancnt la (Inte <)ii jtitir cl la djilr d'Anna-, C«-llc dcraî^ri' csl ^k*I*^™*^i>I 
fntiraii- (wi len .tnn.i/m Xitrrn^ntes-.ilM'd., l. .Mil. p. S9 : Vltitlons Fraiif€>- 
eum Srnoneiuu», Vnn. O'rm., -SS., l. IX. p. .'UIO. la rajiporie à l'inaLN; 'i*h. 
I. Il n\ (lit - milvfe llii„-t>nîb furlisaimu» » ilaii» un (lt|)t<>i»e de l.ollinin- 
•lu t.*> avril QûS^Lor. trn ihinu-rx CanthnijifnM, \i. 392. |i. ju»t., d" I!. Ea 
>*3f)r>jii.I.auislVjivnit vuula Miutnellrc In Bourgogne ii IntilorîtOtle Hugues 
I* (tnnd KLoiK>jii>ti, .\nn.i/M, o. Vt3, p. W), 

t. Aun. S. CttluinLae .SVnnnrnNH, .Von. (ifr/n.,SS., L !• p. lOfi : ■' Rc);ni 
tci Bitniarcbùiui itutnitiun jirnpiIiclicnnitiiUtetiK IIugODiB. " (Cf. IIUI. Fran- 
mrvHt SfnanrntU. Mon. Germ,,SS.. t. IX. p. aiW.— Olton. (Ils de Hugues t« 
Gr»Btl,«d1 rep«>v«caU- i tort couiue ayant dircctcnieul 6uci:6il^ à Hugues 
Je Nflir. 
3. CL infro., cli. m. 

!• Au lempfidu eomU- \V*rin. iZ(. Uauiule, Lr mi/.mm^ rrA^aitoînt et 
■••**rtA«, ^l. 37, el tr nitfauuii- ilr Prurrnrr. p. i-5. 

i- â«r \vH plu» anciens cointeti connu» du MAcounais. cf. Ramiau, Ètnât 
»tt Uè tomttt antnrUiln du M.ifonnnu, dans la Rn'Uf d» la Soeièté titUraire 

* '"-■*«. u VII , ■ I h:h I, p. :,•} ,1 ah. 

*■ AnH. lierliniani, a. ïWO. p. loi ; \{kKivut,op. rit., p. SI ; Le rvyMUmt 
*> f*rntwnct, p. 123, 



2U 



ua (jnrra» db màcû» kt rwi*^' 



OMCt 4e ee denucr. «m B»vl; 
^ pwiat 4 rentrer es 
iHitimilBBMKt béftl^ Ai 
tfai nurqtùsat lie GaUlir*. 



CvUlamiM! k* 
1^ Ljruiuiais'.ac troara ' 
i-, comme de l'AuTct^nr 
le Pieux mnami sa 



laisser (Tm&nts ^ le ft jvtHet MS'. So« Derni. fMFTW^ 

lut GtôUanme. reçut le r o ^t^ iTABvcryne*. stna que oevx.i 

LTon^ a de tfàcTia*. 

L aulortlé de» oMCifBis amei^iiats parmil s'être eieroëcl 
MikuRsai» |Hr HBlnmédiuR de TÎoomte», probBblpmeBt 
Koi»*. asanné» liétaad* et Bacoox. tpù Bgunmt tous deux 






I. BdsoB. ^~n ««Mt < 



> E^^ïUmigv, Site tbi rot rie fVinvacv, 



■MIMUl inel lui l'.Arlml. th SaK^il^Mfrt, a* IMl. SfiO MtoTPDtr »l cacoK 

nifipcUilMU am- ciurlr du fi ■«ril UH i/JWln Jr CUmj/. n* U6>. 

8. Mawu^. Lm «I f !■■■ » ■ ^JfaïUiMv, p. (7. 

«. AhJ. 

?. et vfr*. A, n. 

&. Lr 1" owi «a», a tint sm pAaid * Slkct» (Ortsl. i«p IUtoa. b- SOII. 
Il Ml i|ualifl*dp' docdBO GniMiaa tllusuissiiita nurctaîono Alvomorumet 
vu«tilx MabocvOcsM ■ iIi mi va»rttt tréctwu^çv da moi» «Ir 4léci'inbn: de b 
MtOnMraaafe C4w«»dlr Uuy, h* âTt . Cf. f;iUrin i^r fZ/nny, n- 214. 
âW. tfX. dasK b>«(|a«dr> il r«l ihkiiiijpié dr «on otxdr {uu- IV-piUiêtc ■)« 
u iutttor - ,titiillMiMB« le Pi««is, tnT«t-Min«Al, p<I dit • «ntiar - iUn« itn acl» 
dv l>Ji«. 4:;W«*« (fr Chtj. b- »1 ;. Uc n* iOt do />r(a/. de .Vtron |M^t «trc 
aliriliiM^ 1 l'as (M k raatrr. dr mnnr cfnr If n* 3Î0 di-» Chartrt df Ctuny. 
Sur I» mctanBiiaQ (fe« drai Giûlbane daos le comté de HAcon, cf. Runuit, 

CWaiM MMWtMM rf« JU£r«Ait'û, p. 169. 

V. .Vwcoai t«lto n'wdiqae romu41eia<iil ili- n)|ipc*r(> di- pnn-nl^ mUr rra 
ik'uv |ii iiiime»!.»! mil» ct>U(-patt:iil^ iii<- |araît vraiM-mMjililf rn nii«on du 
(hil >ltK' le {■«^I'CIk ilr Haconi, lo lit« d'Auhri. m* nntnmv I.iôUiid. n<>Ri <|ui 
nv xH-nt ]>u4bI iW" âa lanùlK' nwlrmrllc, cvllc do« vicomtes de Nariioaiip, 
L'hjilH'tM'WJ d'IlM fuvnl:^ Mrmblr •u&si de natarr ft ex|ili<|uer |>lui 
lltCikWf»^ ht I iHiiiirtai i de dmi personnagi>« de ce mt'nio nna h Mftenn. 

Ift, li^t&iad paivil ^* ^^ ou 886 comni« mitmut du comli- Guillnunte 
(lIxrMl. tlv JlAîrwa, n' IS2 . C'c»l Mn» doulr Ir nu'mr )HTscinna|,'T' ipti, vn 
WU. ïMMcIvlKtvc l'afabrssr Ërv uo i^luii)^ de Hirfs .t:h»nrt ■/<• Clu»^, 
II* ît^ W S «««wb** WS^mloaré dr ses bwti hitminn, it jir^idr le platdh 
ttiKvw iiiàd., ■* M . aiTC lp titrrdcntutc. Co lîtn; |k*uI ecmblcr cmbam»- 
«Ml J'w*^cni Lt rvf^amf fi* Prof€t\ce. \t. 1ÏI3, d. 9) fc une confuMoo 
VMkv W I^Mi*dL «ictnalf an d«^tMil du x' u^Ip. pI Io Lû-^Uud du milieu 
(W CV uv- < ->rta t<v\ \v tilrv de cnmio, eniiroftînn tm|»it»ltle è 

viM' v«v\ '1' qui rofùa le carUiI*it« di; Clitiiv où l'actv a &\é 

•uA.ii U. K. I^t vue [ail miun|ui'r (|u'il uiintt* ilu nit-ine artp 
Nat, l \4W«tMMi Horvsu, I. III. (ol. :ÛH' uD<! c»|ii<' fnilc par 
|4)MUi«'rt <lir IWmr il'*|w^ l'arifi'i*! aajourd'hoi (wrdu, vt que Li^sd 



LRH tovm DR vkrjoy kt iiESAxgnit 



213 



k jwu pr^ concurremment dans le« actes et qui sembleat 
avoir ttum rlru:» cherclu^ *i Ininsfonner en ilii^nilt^ comlnlr Inirs 
fonclidiifv lie mimtn. Hamux ' siirvi-cul h Lii'-taud i nuTtionni' pour 
lu (Irmi^ru fobt en ÏIOlî) ^ et prolungeii vraîiwnililaklement sa car- 
rii'n» jii'Hpi'npiVH l'iinm'i' 9I."Î ^, Peu :iv;iiil celle iliile*. il iivaît 
•ct-ut-illi i* Màcoii un fils de M;iveul, viconilt* de Narlxinne, 
QnmmL^ Auhri ', et lui ilonna en muriuffe f.a fille Attnla ou Ktola ^. 

y OBI éHDlptnt'ot rjuatillf^ dr ronile. Il fauL donc ailmcltre comms plus 
ftmlwMc ntir uMir|ialiii» ilc Mtye i-SM^év jior liébiud en m^me temps 
t|Hr [Mir »on |mrval lt»t-i>iix. 

I. lUcoux nt mcnlinnni^ r<itnmc vintmlc rn Hl^t. dnlc Jk Ui|urllc il 
WKWcrit tn ilnnnlinn du lini d<> ('Jiiii.v Taiti* ii tiiiilliiimt* It^ Pii<tii par 
Ml wvur iiw {C.hartn df t'.luity, a' r>3|. Moiit lu Dniicr 11*»» pliitd tenu 
par \ch ^cbctiuft à MAcod au U-iu|i« du roi t^uilcii <lil : ■' Cuia n>3cdt»- 
M-l ikimnuM Itflciiiru» rncnlu» coiiip» in civitatcni ia inallo [jublico » 
iCtrlut. lie ihrun, n« 2»*1. ot c'eat »tvc U (juiilidi-alion de " vi'oe- 
nitfili* cimitf» - •|u'il fnmil dnii^ iini> charte do 898, |K>ur conclure 
avrc ui) rcHaîii (nniilK'rt un /-cltnii^t- di- viiTiiu» «itM-s im (Iltiiiiuois {ilharir* 
itf Outi/. Il* r>rii, |) uiitn* iinct il y :i A Mloin, hii inniv dr itini 9S.^, un Ban- 
Biiuk 4 Itaniilfuii'i ipii lii-tit li* tiiull au nom du <-«inilc \('aHiil. ite Mienn, 
a* 501). M^MKAtr (Cvmlrn /inifvtbhii, \). ITl, l'I Lvt vntnlft /i^rMitaîm Je 
an. dan» \vh Annate» tir iWrniUtnif'lc Mdnin. 3* t^w. t. VI, llWi.p. lïl) 
Il ipi'Él laul HU[i|>ii»i'C' util' l'iTcur du s^'HIk' vt i*oiTi|;i>r Hanulfut onliaeul- 
ftt*. Citit |4ttH |irolK>l>li*moDl li* Mniitiotii ijoi licnl (^j^^lcmr'nl un pinid k 
Ukcou, Ir îi «tril d'une uuii^c indi^li'iniiuOo du di>liijl du i* ?>iôcU', danH 
lat|ur)ti* rv jimr KindMil nn lundi, c» i(ui i>hI Ir cnft pn'-ciM'-uienl [miui- HSIi 
[«.'fcqrfr* (/<• rjnn^. n" su;. — M. Itruid n Inii de lUier l'acto de 1137 fl de 
mirv i|u'll k'ftftit do naunoiii de Poilton. qui n'cicrc* jamaU d'aulorit^ï 
ru Ukc-nunaiBV 

3. r.hmrlnii^ Ctuiuj, n* IN), of. p. :il2. ii. 10. 

3. Ilaiirall ii(i^psoonunuuii^à ct'ltcdatvau coneilod? f^hnlou commi> itftur- 
[Mk'iir dfv« tiieaa df I'ËvIim- l,Mk?<si, r.Wr.. 1. XVlll, i-ol. 135i. 

t. Cn kiutc>« ii|tn^9 Vll.ibk* dol'at-U- i-il^fi In noie «uifanle. 

K. I.o ITl Juin un, Ai-nusIUHon Emi>Hl,an--lw'vfv|uc de Ntulkinm*. donne h 
MD ^liiM' d(> SAinl-Pnul : •• omiiom ali^dynt qui mihi ndvfnil t\ conij-ara- 
litKiL- Av tnfaiiU*^ \laji>ln«!ri' cminlo t'I nxori sunc Kayniiitidnf i oi/ ttuiniodi») 
nMRiin* Waloliiiriii €l ni-cimn i<( fratri mki Allx^rirho vicfcomite n-ltUt.de 
LtHs/tti^iuf. l, V. Col. 131), n" XXXVIM'i. l.'liislMri.* de ccllo tamilic- riconitale 
•^1 |Mr nilloir-» tnconur^ cl il c«l |>(x>li«iblc qu'elle i'éU<i|[uil avec Uauclier, 
ftia dr Msr'-.d U.itl.. t. IV. |>. Bll. 

' ((iin'k-*'- Eininno "dausuin'charlP de CXunj {CliartnJfCluny, 

It" ■ ii'UM " Tolanc" ^Cnrlultir^ Jf MSron, n'^HH.. iia't^^niHU'n'afi- 

prlïr AlUla [l'.hartr» ihKlony, ii" fl.'Sl. et- qui |iiTitictlniit dv supposer que 
Irl rUiil Ir vcrilabtr (loio de In feuinic d'Aiihri, Klnlanc ne rcprf'M-ntanL 



ht 

1'°' 



uit'an N» ri-^imt*. (Jn U (niuvc niôuie diStif^n^ daus un acU> miuh k< nom 



.mani.- • J'.hMrU-t •/•■ llliiny, a" I3i , t^ùit que, comme le croit M. Lui, 
3 a'nifUw d'un «mnoii bisnal allusion h «on orjfiinc incndionnlc, soit que 
1d acrib*' ait tnal inli*ninHi^ In fiinniT 7blanc vl Tnil conMdt'iV' comme repn^- 
avBÎani labrt'tialion du ToUtMMr. 



su 



Vf» œUTBK DE UACny 171 nESANCON 



Auhri «iitcft^dii «lînit» Ip romlt» .te Mi'icnn ' fi son heou-|*fro, p?dl^ 
ûlre avec l'appui du Hugues 1p Nnir, aux cotnli's duquel la Wlie 
se trouvn ratUc-hve apr^s la mort de GuiltauniA II'. Mais en 
m^'ino tempK, dani; des cundilions qui nous sont mcuniiuc», 
Aubri (^tendait nuKsi •ios posscfisiotis dans la partic' de ht 
lt<iur){0^ao situèo audclU de ta Saûnc. l>c htn\no tmurc m elTet il 
vst cil pussi'HStua de domaines situés duiis l'Kiicue'ns ', k Sauve- 



I. Ix" W\le fontltimmlnl n» »iijrl do celte Ri^nt^loipc îles premîm 
comtes lie Mnrn», lii^> des c-iimti'S itc* Bnur^n^ni^ sp Inxivc Iranscril «liins 
\ir f'iirtvtMimtff^tûr lit .Viic»n,i), R, «• Vlj : i. Ilncc ftuiit Domina cttiui- 
• IniiiMoltiicotii'nïiuui. IMinii&.VIbcHcns NnrlHKiRDftÎH «|ui «cripû-Ds nii«m 
a DniMillt vk-t-emnili& |H)<it iiioflem domiiii Ik-mimiK Mnt i»o>ni;ii> cpisi^oiH 

■ cuintlfiitM' ft'cit. Post liiinc I,t>olat(lasliUua4!Ju«aU|iir |>nsl ilhim Alhvri- 
« eu» (lliuA l^Hitalili cutiiilis. Ou» nioi'tiio, doaiiiius Gtiillclmiis comvf, itxn- 

■ tvniilliii«iiim>|iilBl<|iii- |)i»it liiinoOUo cnim-4 fuit rt |>i><tt himc|<((iufn<tiiK. 
•> Pftui lioiiirri<litii) (iiiiij». Illit miirlu't (loniittiii; (ïuillrlmtis niiu-ii llaînnlHl 
•I comiltii ol |ii>sl liiiiK* Hniriaiiliia (ilîui' f]»h. l'uiilItiiiK' St<-|itiiiiiiib l't [K»l4V 
H <îiiilli<liiii)6 Ati'tiiaiiniiiî. " DansKon c'rûil actuel la li^le ti'cM i{UO ilii xii* 
piilH()iiv le iliTiiivr num <|iiVIIl* if iiriTiut- t-sl celui ct« (luniaumc AliMiiAn. 
uni Tiil wirnl»* flcMilcnii (k' llO^ii 1 108. Mais ullt' no r»*pr»-*t>ulo [K>iil-i'lr« 
i|tH" I» rontiiiunlioH, pur adJilioiit jiuccfssivc». tï'uuv ikiIÎcc |>1(i» nncirnoc. 
Clin Ipinpomi lie ir(ÎU<--(îiiilljniiiit', limil li- nom w Injiivt- le pn-niiiT pr*. 
C4^t(^ ilu qiinlillcnlif " iltiinimiK ■*. t'A. Hamiui. , Vnmtf* li^rAtilnir^a, p. ITI- 
nS ; litirmtAt', Konrail ii, I. II, p. 3ï-ai>, qui plnct%H'iinr maiiiûrc ilailU-urt 
huit Jk fait liy|iotK-li(iuc, le mariage d'Aubn aui cuvii-ons d« l'aumS: AIO. 
lli>Ii'fi>Liiil<tiit lin suilu, t'n [M<(«ant, unccn-eurduns la noiite; Aiiliri u'alt^rn- 
lUl |ui» la mort de 1 t'v6<|ite Uernon, qui ne survint (|u'vii V37, pour pronHiv 
|i> tiln* d» conile. 

t. Aiiltri fiKure sfin» lîlrp aver ws deux fds LiiMaud et IIiiintMTt dans tm 
acte du t'.urlutairf ili- Miii-tin, p. iDTi. MntK il Chl vniÎM'i»l>lnl>lf qu'il faut 
t'iiir 1h une DiiiÎMiiou dti (-ii|iislc du cnriuhiiv |dulùl ipi'iin nclc r(yni(iiitaiil 
h \m» (^|i<«p»* h ln(]iifUc- Auhrl n'auraîl pas cocorc èlc en ]iossc&^i»i) du 
coiiiU- ili' MlKiiu. Son iulL-r\ention d»n<> lu donslînn (uir le roi llaotil A l'ait. 
Ii«)i.- (Il' llliiiij- (U- 1(1 terri' de Sohiti-t' vn Mitcunnuî^ ettl menlionD«!t' dnnu un 
nvli' d" V!l'i,'U:i3 v'.7i.irfnc(/c Cfu/iy, 11*4081, niai» il n'eu f»l pa> i|utr«li<>o 
daiiB lu ili|ilùmr de donation Uii-iiu'mc ilihi., n" VM . Il intervient l'-Knlc- 
nu'iil PII ti.ifl puiir r>iin- coiiroder ii l'abbaye de Saiiit-Syuipli<irif^i il'Autun 
rli'a duiiiaiiii'o en Heauiioifti Drcnriixi:, //ù/. rf>' la mauon Jr Vergy, pr., 
p. U',. 

a. Il «iiiMnilt comme pMsess«i]r de bien» en Escuen» daiis uat> clinrle du 
t»tfU|Mde l'AfAijue llornon ',f 93Tj donnée h Mhcoii " die martis kal. Jan. 
«hnu VIII rWjtimnli' Uodulfn regc •> {Carlul. rfr Hâcvn. n" IW H 31M|. La 
(taie dn IWle rat un peu îiicerlaiMc, car la cuncunliinoc dn pn'mitTJnnTicr 
Ufr un mardi s lieu p<nir Ick anm'-t'i^ oîi le» letlros dominicale* «oui F nu 
|'l'.i c*«Bl'Ji-illr» |iour VÎH ou M!!, qui ao corTcspoiMli'nl ni l'uni' ni J'aulr* A 
U V'III* annuelle lliioul. O qu'il imfwrtc de retenir c'ot qu'Aul>ri iMaît d^jh 
|Ui*aiti»rtit di' tcrri'n nu dclii de la SaAuennlt^ricurcinenl A l'acconl conclu 
tltfiit lÎMliil-klaiirlcf d'Affaune (cf. ausu Carlul. de MSean, o** lOi) et 40tt. Il 



LES rjlHTFS ne MAOOX IH' iiKsjt:ci;u.\ 



213 



niral* et U Appoi);ny -, et en oulrc il rc*;oil eu preRtaire^ en9i3, 
dejî moiDCs de Saîiil-Mmiricc d'Açaunt-*, îles tene» sises Uiiiis le 
m^JDtf comb^ et dans celui de Varaîs. terres que la grande sbbave 
bur^jmlo prétendait avoir remues jadtH dti roi Sipismond -'. M 
|>usti(klait «^{^lement des domaines en Lyonnais ^ mais rien ne 
permeL de supposer fpi'il ail joui dans ci> dernier pavs. non plus 
que ilan« le diocèse de Besnn^'on, de l'auti^rilt^ comiale ''. 



Ml iloDc un p«u imprudent <le fonsid^ror uniquement ce dernier cf. RfiKa!i- 
LAV, Konmil It, I. II. p. 'M) connue l'orifçtne <lu {Muvoir exerce pir Aubri 
i^wM U tuiun- Oimli^. 

1. Sativrinral. Jura, ritm. Munlry, ■rr. I^ns-lts^unier, e«nt. Sclliiipefl. 

2. Appoif^ny, Yonne, wr. ctcaai. Auivitl-, 

3. hes actes relatifs au» eonccssiods failes 11 Aubrl por lablmye 
(]*A)rBuue sont au nomlirv de <leiix. Par )e premier le romle et ses BIh 
revivent tk-s terres dan» le Varais el dans l'ICscuens, à " Mo^ejas ■• el en 
d'autre» lieux dont rideulifîciilion e»l au»«i diffii-'ile, en niiM>n du mauvais 
Mnl dnn» [(Hpiel iinux enl p.ineiiu Ir texte de Tnrle (Di-snti, llintair* 
d* V^jtitr lie Bruançiut. pr. p. TtWi ; Mon. Uitl. l'alrijie. C.hMrlar, I, 11, 
col. 3Ù, ti* XIXS Le roi {lonrad ialervîeut dans l'acte eu raison de la 
aitualioo |iarlieu)ièrc dans laqueUr ne Irouvuil placf' vis-à-nis de lui 
l'abbaye d'Agauiie ipril administre tiu point de vue du temporel {cf. infr», 
eh. iv). 

Par le m-coimI acte (.V<wi, //«/. Patriat;, Charl.i)'. l. II, roi. M. n» \X\ le 
comtfi et ac» fiU rrçniïenl eiii-ore i-n pretlnire île U même nbluiyi- des 
iloawinea «is dans I" vni«in»ge île }?iilius Le lexti- doiin*'' pur Gi^ii.uttnii, 
Uât. t/e» sirrM Je Sttint, i. I, pr., p. Tt, asscx différeul, vl qui semble 
fonné eu partie de morccniii emprunt!^ oui deux actes publiés dans 
les .Won. Uitl. Pairtae, meolioniie en particulier Bmeon). Mais, comme le 
&il s'est produit ailleurs, les descendants d'Aubri réussirent A Irans- 
fonDrr en cmicer-ninii en fief telle concew-sion en priMci|ie temporaire 
k rfTrl limilé ii deux généra Ijoiih, et JHii()u'nu ilébnt du iiv siècle k-« sires 
du SaliaK el lea e<linle« de Buur|^>^ne reiNiiiiiaiKMitent |H>ur ees 6vh ilc 
Bracnu et lie Salins lu guzci'aioetj des nbb^» de Saint-Maurice (Piuner, 
L'induilrie du *rt en yr.titrfir-CttmU, p, 27 el 31 , Sur l*hypotb^!M^ qui 
illribue it Aubri el à ses Uls des édidees snuleiTains dool on voit encore 
l#s restes dans ces lae«l)t(>s, cf. ibiJ. , p. 16) . 

Cc^actes ^(ml ilali'N, lo premier; t aiiim V regniiiilt' Cbumirtkdo » {le 
telle de fiiiiltaunu- fifDute:» die domiiiieit »); ce i[ui rorTet|N)ntlnil h 941 ou 
>ti ; le M'i'oiiil : •< die miirliit.V. kiil. npril. nniio VI re^juaiilo (^luonrndn -. 
1^ pa(K-onlafic< ■ lieu |x>ur uni* nniiiV diifit In b-ilre donûiiiciile et-l A 
r'«t-i-<liiT ((OUI' !»IS. ce i|ui concorde avec le compte des ans du r*|(ne, le 
|«itt rte départ de ceuK-cî étanl prïs eu 'J37. 
i iUrlul. ife J/nr-wj. n' 38. 

i Ou fuit KiW-rnleuient d'Aul>ri le pi-eiiii*r de» comte» particuliers de 
B«iirst.i;nr {Arl i/e r/ri/iVr /e« liul^t. t. II, p. i'iii, It éliiil il ei*t vmi possea- 
Mmrde liienstlans les j>hvk(IUi i-'tofttitiièreiil plustnn] lu tlomtè, mais rien 
1* pmure i|u*il puisse l'-lre cunnideie eonime iu.'i|;iieur dmi^ lesy^a^i nu delJi 
■'''USaAar du vivanl d'iltiiciir^ le Noir. 



216 



Le» CIIWTR» DK MACOS 



Le coralc Aul>ri mourul peut-être «n celte même ann<-e Ot" , 
Intssant tleux tiW, Lk-tautl et lluinhert. O dernier, selon ua 
texte du xi* siècle, d'oriffine angevine, uurait ^té comte Je 
MAcon'. Ce renne i^ncmcnt paraît en conlradiclinn avec tous les 
lestes diplnmatîijues. d'après lesquels MAcnn spmble s'^lretrouvé 
toujours entre les mains de l.iétiiuil, liindis qu'Ilumbert aurait 
l4c plutôt ptisse^iaunc- duns ta Boui^ogne nu dclii de 1» BAane, 
peut-être sur les U-rres<jue sou père avait revue» en fief de l'ab- 
baye de S.iinl- Maurice . Il ligure eueore dauB une donation faite 
par son frèrefi l'église de hes.invon, en 9<'j| *, et muurut avant 
le 4 janvier ÎISS •■, laitiftant unfilsnommécomme lui llumbert qui 
fut bi Kouelie des seljfneurs de Snlïiis ", 

IJélaud paraît daut> leK actes déjà du vîvonl de Kon père ^. En 



4. Il [inraîl c>lr<* inorl iivnnl l'époque Ii ln(|u«lle fut r6<li^i^ uno charte 
tie son fil» I.i^tniiil i(iit (\it iliilét: " ilir iiierciirifi, .XI. Itul. »c(ol>rîft, 
mmo .VI. n');ii;ii»li- lllmiovifo ri'jre >< i (,'.t/7u/. (/■■ l/.ii-ora, n" 4SK1. t.n wiiiror^ 
<lnncc du H «rptomhre aviv: un incrrrcrii «e (inMltiil pour une niinA^t <lonl 
In IcIliL- dominiciilc e»t H. c'csi-ii-dirc pntir ÙVi. Or, d'npri's un des actes 
cillas pins hniit, il scinbliTiiit ((n'Aiibri ait t-Xv encore riviinL le ^ mnrs 
0i3. Il fniit pmiL-i>trL>. dans In charte do Lii^taud. «oi'Tigpr " XI. knl. - 
en " XII. hn]. Il cl If SO soptombrc lonit)v bi<>n un mercredi en Oi3, 
noiKV dont \m lettre diimiiiii'nle e«t A. Mots î! ne Tant |kis uul)lier r(ue touH 
cm iielrit ue )i»nt<.-«>iiuii»<|UepHi-<leh coftieit de eartulaireH, Jeu eluirleit de 
Snint-MAurieo, en pnrLIetilii^r, pnr un curtulHim du siV ftliVIe dnnl le 
lexlc est ti-i's tlèfccliicuii. Aussi krs conclii!iian6 h lirer de Icuit formules 
de du le <>ant-elle» tWrs li.vp*>tli('liijiies. lTc»t tout h fait ufiproximBlîvr- 
ment quo les autcurK de V.lrt dr rihper in dnie», L. 11^ p. J33, pinçaient 
la morldWiibri en WVli. 

£. 0]ihii<''iiiiltriiJiM- !iiiu\i'iil un ln>Lsit-nu>, (luilliiunie Iloiirlii— Oiiitt', viil- 
giiirt-mrtit iippeli' |{ni't>(?-S.ile. J>i]ilii|ui'i:ii phiM li)iiii|ue re jHTiioiiun^ u'a 
jamAîb exiiitèqiK^dniiH riinngiimtiim de^ hitttnrienH hotii;^iii|{non)i dcK xvi* 
et XVII' ei^cle». 

3. fi^nfjiimjie» antjrrinrt tlu XI' ti^iU. n°VI, den» irs^Mange» d*«rr/ii*o- 
foyiV pf li'hixtnirp th rSirulr fr.in^ni»r tir Itnmr, t. XX, p. 208 : •• l^talHuR 
cornes Wsoncioniti t'Ll'tnlteittis conie-t Miilt<^ei>Hensi4 rralrea Tncriint. h 

i. niNciu, lliat. (/es S^i/uiuuiU, I. Il, p. S9i. 

a. i'IiHi-tfi lit iUuny. u" IU44. {'.'»»{ un net« jiar !ei|iiet Lii^tniid, au nom 
do «on uovoii lliimttLTt. duane ii l'nbbnje de (^lunj- " ali<]Aid de rebiiK 
ejuMlftii IlumWrli, liocust uianMitn ununi in vil!» Sallioco. i> 

6. Cf. ï.\rt itr Fériftrr U» date», t. II. p. WK et J.-B.C» it.L«nMB. Ilhtnire 
tjtnfialoij'ufae rfi-i aacifni «irn </f Satin* atà eofit/i' de nnurj/tMjn^, Itesimçoii. 
l'::>0, 2 viil. iii-('. 

T. Il M'mblenil avoir |K>rl6lctitrv de ewoitc du vivaut île i«>npi>reif.arfii/, 
tl&MActm. Il" 3|i)j. et c'eut ce (|u'adinet IlnK«!>i.«e, Knnrtti îl, t. Il, p. SA). 
Miiia U ctmrle i|ui lui donno ce titre |>ai«Il Mn> U même ipic le» n** If i>l 39 
du inètneciirtutaire,*cte»daosle!«|iicUlciionidc liitaud uVst accompdi^â 



i.es a>HTi:A de ruACoit et BBSAr«;o?t 317 

9\2, il i'»l mviilioniK* vonimi- vassnl itc lliijiruoii Ir Noir '. uux 
côt«i tluqm*l il 1i|rureU«iis tin wrtjiiri nnntltn* ■' ilr tliplùmcs. Dès 
uoeê|>o()ueiiiil^rieure ii Ui moi-tdrKnnM-i)çiiuur Ilutcuvs, ru Dît I, ua 
tcln>uve b BesnnvoQ, disposant ^ en faveur il« l'église catlaMifilc 
flr (tMc vill<'iir birnssïs dans l'Amous.i Grav ^ et î» Poulailler -''. 
cLRic-berli! «{uulilîi-dcpriiKT dr llc^iinv'nn ''. Ilmnlinuc m'an moins 
k ^*lre litulairt.' du rotuli- tlv. Mncon t>t, b ce titre. Ii relever du roi 
df Frauce. C'est avit- ce (Utuiit <|iic Irstfxtoslp tnontn-nt sur- 
tout en relations ". UtrsquVu U'il Louis IV, se i-endanl vn Aqui- 
Inine, pt'-n^-lra en Buur^ogue. LiiMuuil *v pr^cipilii au-duvanl de 
lui. lui prêta fiermeni de lidt^lit^ et le soîgnn au cours de la 
Qialadiedonllenii ruLidnr!i;il(eint^ L'npeupluKlnrd on le trouve à 

d'ancuno (|ii»litIirjlion. Il e^l donc |>o«6ihlc i{dp «laiiK k- n* 13A cf litre île 
t:<tttiU- ait été ajauW' imi- Iv viijii-ilL- <lu l'aHulaice. t'A. cejiondliul itid,, 
a-;û4. 

1. CAiir(r«<f«C/uny, 0*544, Il m>iiHcrit U doiintioii ttito |>ar llu^^iiet â 
l'abluvi- 4I0 f!ltiiiy d'uiH* M-rvt- ilo Min iloiiininr do HomaitH rn I.t-miiims. 
L'nnn^c »uiv«nU- il ttoubçrit i-K«li'incnt la donation faite \*»r I Iii);u4^ 
A la mf'inv abbarr <lv IVi^lisc de Sninl-Marliii \ihid., n* 128). 

3. Il ntiiiste À SOI) jilniil \Ch:»rle* tit> IHiint/, n* fi^fï ; fUirlut, tt^ Mieon, 
a' IM}, ittlcrviviil a)i|]r^« do lui yoar Tain.- restituer un domaine ïi l'^lt»e 
de U&c«a iCartuL ih Mietin, ii" 'i, et. ii* 'iM et lîi^jn- avfc lui cuiuinc 
antiiMMciatur ilaii!^ iliverK (li|ili'iDic» di.- l.ntiiH IV jiour t'al>lin«e de Chinjr 
iChartt» dr Ulnny. n" «MM, iVtta, et HUI. »/«• Fr.. t. IX. )». «02}. Ùv tiiAnio uno 
bulltf d'A)n>pil I*' mriilionDc : ■• confioalicntilius liu^nc uiareliioiii' et 
Lmtaldn inodr-ratt^simocomilo >■ it'arlal. i/c .IKoon, n' 601. 

3, llL-ttnti. Hinl. •/"* S^ifUitnoù, t. Il, p. Jti. 

I, (ïmv, llAutD-SnAno clief-liou d'arrondi !)<tcm<'nt. 

S. PniiUiillL*r-aui'-S*Aaei (Vile-tl'Or, cltt'Miffu diicniiloii dr l'nrntndiMto* 
I mml de Dijon. 

(i. //m/.. I. II. r. MotW. 

T. Iiivvniciiiciil d'aitifiim oii trouve pour le MtcoDiuii» h ct'tic i^jMHiuft 
un rrrliiin nombre d'nrU'> dniés den uns <lu r}-);Rr du itii di- [touri.'oxne, 
n' ifui nii>ittro roiiiliii'ii lii Niiirreinoti^ myalo sur les pays ^uvernii's |i«r 
i1ii^r<le Noiri'tLii'-lniiili'Initpoiioiroelivo. i:r. CtfJijJ. df S.tinl ■Hf/nril-mr' 
Littirt, iii. Puoc L-l VitiiKfi, p. H'i, n' I.VIil : •■ nnim \l icii'iiiiiitc (L(>nrnilo 
trfx. ■• On Irouvi* nii-ntc eiioon- uuc doiiiition dt- tm-nh >>ii MAromiHiH bile 
A C3aay du ivmiMde l'ablH- Odiloii (t:h.trl4-s di- lU-mg, n" SaTS;) et dnl^- 
■ tv^nsitlv Koduiro r^ge, aiin»II eju» inipcrii -. OdiloD ayonl Oté abb^f dtt 
Cluny dn99^ k (lH9, il s'agit c«rtaiiicinrnt du roi de lk>uri;ogne. Itodolfelll. 
lîu rrvaitriir riodiOiiliini di^ ï'un du ivgm- dn roi tiv Itourfîopiie dansrl'ntitres 
■r|i*M]ui Ki-ml>lirul juikm-k â UJirofi ,flarlitl. ilr !Hiirnn, i¥^ 3111. .317. III ft, .IfJ, 
SSi.iii, 33<l)ou k<:iuiiy Cliartc» dfKlunt/, u** 2050 iH âC81|»'e.\|jli(|iirï4in!i 
Llltrale [Mrt;u bit 'lue les biens doniit'-^isuiil «ilui^h va Lyonnuïs cri eii Virn- 
nuis. 

H. Kloimmpo, AMn.ilt*. ». 9Tt\, p. ISit; RiciiKa, itht., I. 11. e. 9i. Lo 
TOjrNse nivnie dr l<niii9 IV h IV^ncun pumtl li^^ndaîiv. 



Laiiii iiupivH Jrl^othaiix' '. MiiU. bien (jut^ ct^luw^i le ijunlilîo lUr 
un acte lit- i« c-oiitU- ilt- ltiiurgf)j;no - <■, i|ui- lui-niriiit' |>rpiinf dans 
une de SCS chartes le tlli-e de «cointL- impérial ^ >i,(|u'U soil iùllntirs 
quoliUt^ de prince ^ il ne piiraîl jfiiiiiiis nvoir joui d'une iiuUtriti' 
CDmparable à celle de sun Hricîeii xuxeraiu, Ilu^pues Iv Suit, 
avec le succcNiKnir duquel. Gilbert, ii sVtuit Irouvfi un instant 
en eonflit '. 

l.e comte Lii^bud pmlongf-n sa carnère nu mnin» juMpi'en 
ftfil ''•, et mourut à une date indûlt-nnint^e *, .intérieure à 971 ', 
laissant He« comt<^s au (ils qu'il uvnil pu d'Ernieiijiu-l '-'. Aubri. 
Celuï-ei, ([ui Rnuseril déjfi un c-ertuin nombre de chartes de son 
pire"', parnit comme comte de Mi'tcon Jusqu'en î*7(i. Il devait 
vivre encore en U81-H82". Mnis nous ne savon» pai' aucun texte 

I. Vhurttit de Ciung, n" 080. 

3. <t (^iiui'H Iliii%'iiiii1iiit' " iiJiid.'K Proiioiiiii. Atiftalm, m. ?^1, \i. MU, iltl 
4((aleineiit:ii i[iii(liiiii Itiir^initînti rntiK'x s. Il ne- fa ni pnK. Iiion rnti-iKlii, vi>lr 
<1nTiK<-i'H rnnU tmi' cxpiTRiiion ilt^^ipnjiiil un coml4> «In H'xiriftffiii- (Fmnrlie> 
<^aml^'i, nu scus que ce Icmie a |»ii!t plu» lard, fclllo B'u[)pliquc Ù un comte 
dont rflutoriU^<>>tciiil «ur plinifiirs ilfs/iayi rniii|irîft dans la Bnrganàt*, 
par n|]|i(M.iiinn au comie île le) ou U>l itaya» ilAlenntn<>. 

3. •■ lmpvniloniiNr4)nie» - [fUrlal. <le Mitvn, a" 71). AJtieur» Lt^lntitl 
vst dîl >• retrrurunt comt-s nabilissimus ■■ ^Dt'NOD, Uitl. rlnSfqunntiix, L. II, 
]>. 51)4). 

t. Chartetttf C/i/ny, n" 113". 

.1. Kauco.n, Chron. rnviocrAioise. c. 30, 31, p. 9t-tfS. Li^tand ^iKHtsa du 
n?slc KcmciiJBrt, »o-ur di- fiiltiiTt. 

ti. Ch^rtfi iief'J\nitj,i\» \\f^ : « S(\\i<x\* vulrpilionis apud Mntiscnnuia 
■I >iib die m<*i-(.'oii» tu nu-iiftc ji^ntiario. XVII. knl. f^liriinrii in mnlto hubi 
■I s<-iluiit miissidnmni Lpololdî comilis nimfiliiisun AU»crir«i. ■. l/ncli-csldu 
10 jativicrSAl. l,e ii''ll3T i\vs mvmvs Charlex tii- C.tuny , m rai M) o de U 
cmcnrilnnci.* iiiiili'iui't' >-nlrv l(> \ nrlolm* 4>l 1« (litiinnclir, rît <rtin« anué* 
avDiil piiiui' li'tliv dnmLiiit'nlo Iv, (ioric <li' 9^)1! ou de- W^ii. I^imnit* il t-al d»l^ 
de l'an II di- Uitliuirc, H iiiul niirux le nipporlcr À tn pri-mit-rc di* cr» deiik 
dale«. 

7, .SKVKitr, f^hronnloffiA aniitlilam Lu</duMntn arehifpiBropniu; II' p., 
p. 73, dunnir In dotcdejonrdu I* «rpIi-mliM'i qui rsl pciil-èlre iiiijH-UDtéc à 
un ftneien obitiinîre, et 1> dote d'HniKV WT; (|ui |iar)iil ilr piirv fantaisie. 

8. Swn (Ils Aulirl lui uvnil anpo(^di> nvanl te 14 janvier 1»7I {ChiiMn de 
Cli/iis, II" ISai ; cf. (:iMi'njn.//i»(. i/c TtmrnM, pp., p.ïM, eUt-fisiv. Hhl. 
ifr Tiitirnii», j»r., p. il6i. , 

U. Li«-tuiiil. api'Ajt Kniienjnrl, a«nil eu deux autnw femme* iBerthe.tnoii- 
lîonn** de «S â 0*« {Chjirl'^tlf Chiny, n« ftîT.. fiSÏ., fiXI : Cnrfut. df Mliean, 
or 7« ri (68), et lUclii-iil, qui |iariiîlde DM Jb flSS (CAdrfndi- Cfuiiy. H** 72S, 

713. mei}. 

10. Cariai, de Miteim, «"■~l, 11)3. 156, ^ih ; Ctuuln d» CtuHj/, a" 7S», 

753. i9*r,, um. 

II. A celle 'taie 1* •• tern» Alberki cnmilîs h esl mi-nlionnfceoinnir con- 



COMT(» DK HkCO^K ET BESANCON 



219 



positif s'il ^l*-n<Iit sou iiulorih', comme l'aviiil Tnit son pi^rr, sur 
U villi! <lc lï<>saiii:on cl sur soo ti-Tnloiix-, (.ar aucun Jc« rares 
textes ntliiUfs Ii l'histoire de celte r^jn^o durant 1h Nccondo 
paKie du X* siècle ne menlioniie l'ititerveDlion d'Aubri ou de 
»<)n re|irésentnnt. l.a cho.se est cependant prolKihle '. niaÎK de 
Inulc façon le conile de MAcon el do H<'san<,'on avait û compter 
dan» celte dernière ville, et en général dans le diocèse, avec le 
pouvoir épiscopal, comme aussi avec l'induence exercée par ses 
cousins, les sires de Salins. 

Les deux (ils qui st^iublent être issus du mariage d'Aubri II et 
du la tille du comte de Itoucy. Enneulrude, I.iétaud et Aubri ^, 
ou moururent avant leur pVre. ou !^> montr^r^nt incapables-do 
n>vendii|uer ui succe^^ion. Après Auliri II les descendants de 
Mayeul de Nnrbonne cessent de gouverner le •■ comté de Bour- 
le ••, et c est sans cloute immédiHteinf>nt après cette m ftrt d'Au- 
bri, (]Ue]eni:)ri:)}>e de sa v^-uve Ermenlrudc avee Otli^-riuilliiume, 
beiiu-fils du duo de lîoui^og'nc Henri, fit passer les deux comtés 
de Màcon et de Besancon entre les mains d'un nouveau person- 
iia|;e que les origines de sa mère rattachaient seules à lu Uour- 



Iront iCkartn de Clan}/, n* lVt-2i II «omble t[ae tû Aiiliri II avnil iU^ mort 
*lars. on evi joiol ii nou nom une ^-iiillu^lr U'ilcquo •■ i|uoii(lain ■■ ou • bciiic 
•wnHiric-. ■■ 

I. Auln>inr<nl cm) ne ttVx)>li4)ueniit gvirv <|uVa nrtpiémnt le comté do 
il&con, npn-K ta innrl (l'.\ii)>ri, Olt(>-tînilliiume ail jttt <ln ntèmc coup entrer 
tu poss^-ssion <lf ta Dourij^ofinciiti dolli tl« !■ Sa&ne. 

ï. Cetii-i'i 9ou<M!i'ivcnl In charte de 971 rîtéo plun haut {f'hjirie* Je Clatttf, 
«■ 1391 ; ef. BRrsujit . Konrail II, l. II, p. 3^!. Mai« cV&l )>ien i loti qae 
1»% MUli-itni il* f.lrt f/f r^rifirrUt J.W« ,1. Il, p. ifil, à la suilc de SrvtinT 
li'.hr'inol'i^fûi ailittilnii». II* p., p. ~3|, ijui n-pri>dui?>ail luî-mi'-itH' le n'-cïl de 
r«toratelhisl<:)rieuut:)coitiiai>4l-'rHTiiLMKiiaiil)-uririin''.Vir(»ii(V)n urhitMatit- 
uhM', pdblii- b l.yiia on 15^9 lutui; le pi(i'udiiiivinr> <lc P. BvuMtNirs ntit cru 
iju'iU ai^aii-al sucot^K* « .\ubrt 11, et introduit dan» ta siric do MAcon et par 
«ailF lie BfMncon un IJrlnudll cl Aubrî III qui ncpamiftacntjamaisdansles 
(••tle«. Suii-anl li-<(mi>me« historieDs le comté de Ùicou aurait élé disputé, 
tcvii pr^lrndit* l^éuind et Aubri par leur oncle, tîuilltiume dil i{arho-$«Ie 
ln|uel, m Cii do compte, pour armoKcr le» chufte», aurait t^pouMV (lertlie, 
TniTf il' Auliri II. l2c i-i!-c>ta (u^m- ju«'|ue<lauH le» outraçe» Ie« pin» sêrii>ui, 
couiine celui de C. Prisriiii, liob^rt h ['tfux, p. 2H3. el iliiriH le iiifiuotre de 
[<4Ni:.ir . IZ'tinlrg hfrrifUairet, p 130. n. I. Ciiltliumc *- Sole-llarbt" -, WitM' 
■nui UucrA t.'nH* n'r^t mentionné avc« ce surnom ipic par An^MAa dk Cma' 
att-icH t'.hroii., t. 111, V. "■!>, ivl. f'uAtixoii. p. 173 . Vais Fii>>tnillîer«<tceuK 
qui uni n^imduil <m*« imaj^nn Imas t'idcnliliiiiunt avi>e le OaitM/nm eamn 
fn, il'apfv* la géni>ntoftic du CArtaUire dr téâcon (cl. aupr», p. iH, n. I}i 



22U LT.A na 

Du nini'iftge de la (ille du duc GîlWrt. Adûlaïtle, avec Lambrrl, 
nie (lu comte Itoberl de Dijun, aui|uul elle apporta cd dal le 
comté tU (.^baunois <, élait issue, une IHle, Gerberpe ^. Celle- 
ci épousa siinK <Intit« aux eiiviroDs de l'nnnée 960 ^ Adalbert, Bis 
de Bt'iviigiT 11, roi d'iliilip, n^swié lui-nn^me îi son père depuis 
931, et quL- Iir Kuuvi'iiir «le son orijtine Ix^iirg-uigiionno ^. o» le 
désir de s'altaeber des Blliés en vue d'une lutlc k soutenir 
contre le roi de Gemiiinie pouvaiL-nl délertniiiLT îi cbcrcber une 
épouse au delà des Alpes. De ce niariaj^, naquit un lils '. Celui-ci, 
DU milieu des guerres entre Ottou et lot mis ïl^liens, fut enleva 
furlivi-meiil par un moine, sans doute serviteur (idèle d'Adalhert 
el de xa famille, qui transporta renTatil en Itourgngne. où 
sa ni^re paraît s'êli'e déj£i précédemment réFugiée ". Le fils 



ntirnil ôiioiisi- l« femmo «le son prf-diîctfssciir Atibri. Orfc GuUMtittm fomew 
{'st ccrlainniictit Oiti— (îuÏIIhuidi', i|ui ■'•poiisit Rcineiilruilr, iriivc iI'Au- 
lih 11. I>auc le " WillrliiiiiH Hiirca L'nvLi MaliHCoiM'iisiit roax'ï » d'Ailéiniii- 
n'esl atitriîqiK It'oointc «le .M:icoii bi<>n cniinii (llU'-lîiiiltaiimR, dont *ful 
1 bi^toneii .\ii);niiinoii^in Jiwus oponsprvi" IcMiinniii gn^ii liai leur. — Surl'idcn- 
tïiii,'nlî<iii tli' cf W. Itiicra l'ncla mvcp Olte-Lîuillaume, je nu- ivncoiilro 
nveu !<■ tnivuil mmiUicHt de >l. Lot citi^ plus hnul. 

1. Sur cp iTiariiigL', cf. V. Lot, Dr^rniT* f'.arotinrjiei\»^ p. 3ij, 

2. Sur l'orif^inf il«' lîerlirrgc. ef. Aiipi-iiitiee VL 

3. Niiii* n'uviiti)) aiiriiiJ moyen ilr dt^lenuinci' celli**!!)!!* av«>c pii^i^iHion. 
Gerbi^r^i^n'i'lnnt pni« nionliotinô** rinnit lofiiiolric rlcH'oiiYornitiR ilnlionn. Mmîm 
il rnul rciniir<|Ut'i' >|irotle'Uuiltai]nK' étoîl encore tvul viifont lora des luttes 
rnlix:' .^dnlhi-rLcl Otlon loCirnrid, entre IéU'iIi el Ud.t. \ji ■tnleiliimnriiiEeenlrv 
Litnilterl et AiU'InTdoiqtii tinit&erjt un aele de !ll2. iluns UrcnEsXR, llitl. itela 
rimitMi tir I '''T/V ■ l"*- • P- -^'^'■-'nt iiicoiiniie. [Vaiilri- |i3rl,on ne peut supposer 
i:iie Irnp gratidc (lifTércnce il'fi);e enlri^ (îertieigt^ el son frtrc lluf^ics, 
Ii'ijuel tleiinl êvèi|ue d'Awxerre en UHO, 

(. Mélnil |)e[il-l1l4 il'AdAlberl. ninri|iil« d'Ivr^e.ipn iiv(iilnppelt>Rn()alfe II 
eu Italie, aiTÎf^re-petit-lil.s du comte Ancliicr qui. de concert iivec Hwfolfe ï", 
avait tenté ilVnfeiiiier Aniiilf en Itsiic. Le* écrivnins «lu %' sit'cle ne sont 
(1Û& PM )((^iit>iiil l'avonililesAi .\didl)erL. Liiti'rami, tliU. Otionif, c. i. lelnitc 
de tyiiin comme &OD péi-e, moi» on mîI <|u« riS\è<|ue de Civmnne n'esl 
jamais île sanf^froid lorsqu'il psrli' de Dén-ji^T II i-l île sa {itinille. 

ô. LiciPHAND, Anlapoilotia, l. V. c. 3S, Httrihue h une des fille» do 
U^n-n^er II le nom de Gerh«rf>e. O ooni ne se retrouve ps ntllcunt dart» 
la famille de» luunpiî^ d'IïnV. N'y Hurait-il point eu conrusiun de non» 
futn' lii tille et Li )>elIe-QI!e de n«i«U|fei- et de Willc? 

ei. itAiii-L (ii.«nKn, Hint., I. 111. e. Il, ^ fi : " Pueretum Turlim ftul4atus 
•• B t^nti^buitlorum i^ntrio niotri<)ue non niedioeriler »ftliite pei- (piendnni 
D moufldium reddilus. •• N<ius ne cou u<iii>»f>itit celte hihtoirvque parle rt-vil 
de Ijisber, mais le etironiqueur, (|ui aï*it ^tfi moine h S«iin(-IViii|nui', 
BOUS l'alil)^- (luillflume, |>srenl du HIs «te OerlM'i^', |H)uiail èdv bien mi- 
Boi(;aé 11 ce »ujet, ci il ne M>inblc pa« qu'il y oit lira <)e ri'vo«)uer en 



ta PIIEUIÉllKâ a.N>KBS DOITE-nilLLAUlUB 



•2-2\ 



(le Rprcnjîcr ]I. cepeiKÎant, continuait à soutenir contre les 
troupes impériales uiR- lultc acliarnt^o. Abundntiné par son frère 
Conrad, qui consentit, en vclian^c de ta possession de la marche 
cl Ivréc ', à r<H;unnaîlre l'ouldritù du souverain i;ermaniquc 
forcé d'abundonncr la Lombardie en !>6S, il ne renonva ncan- 
mùiiw pas immiklialcinont à toute réflistanco -'. Mais apivs av->ir 
«n >'aiQ dicrché dvs iipputs il Constantinopic-''. et jusque parmi 
les Sarrasins du Kniiiiol '■. il fut contraint Je quitter dt-linilivc- 
ment l'Italie. Il se relira t--nUuurgugiie. dans le jnvs Uesaiiectres 
de sa femme, «t^' mourut à Autun ', probablement en IfTI ou 
972". 



iloale «on tcmoigiuiec. C« l«inci|;nia|>«, en co qui coaccrno la filiation 
(rChU--(!uilUuini', fsi du n>sl<^ confinai par un tti|>1Aiiir- ilr Henri II, de 
HH V, |iour rablmyi! dp l-'rulliiaHa : • Olho (|ui H Willi-luiii* wioit'-i tlMu» 
A'iallirrii ne)>aH BiTL'mtnrii t*g^* ■■ .H^nriri H hiplomaln, p. 3>U>. n» 3(iri), 
lltr.iKKDE Fi.A>i»iM-. i'.hron. Vinlaaenrr. .Von. il^rm., SH.. t. VIII. p. 3*8, 
(i firopos des (^véiH'iiH-iits di- Rciur,fogitc. t|iiiilifii- 0H<— *îwillnunii' dWrr/ia. 

t. jViwi-tr. Ge*la nrfhirpisoprtrutn Mpftialanfrtêiuni, I. I, c. H. Mon. 
Gopfn.. SS., l. VUE. p. 54. 

î. KCche cl Dv1hiii.m(, 0/fr der Orttate, p. m>, 

3. i.iLTCtufiiu, I.^;ttitt, e. 2U. 

\. î.ii'TPiiAND. Utl. OHonÏM, c. i. CJ. Abîiuu-, IimIji arvhi^piteoporum 
Vffliolitnmniam. iAiil..- XdaUictiu* ccIitÎs ■nimoùordicbus vitr omnibu* 
hctUB i-»l ia divvrsa profufus. " Bk-cio d'Aui*. Libirr ad Ueinrirum l\\ 
I. III. e. 13 : 1 posl haoe filins uju^ Bureiigarii ] rvs \llH>rtU8 »<■ varios 
CT<*nluft lK-11i s«n>]H>r îiilor primo§ rv-|H.Tlus.., luom inaienuis UUo vilcrmi- 
a»\ il oli luiliji. !iod deOcietiU; ItTi-a, nxvpi'nml (-utn miiria •- ; HoTiifiii, l7tA 
MtihMiM, V. 369 : 

...Eïul 
A n-);no farliis pcrlran>>ivi( ninif mn^-nuni. 
fiirtjbus m nostris non ulln virnit bic litmlis. 

&. Bevio d'Ald*. lof, tU, •> Pcr triennium jnctntus ftucUbiis. evAsit 
caplivu^. vDnienst|uc> Aiifru«ti>1tinuni ol>iit pprif'iinus. " On ■ nie ((u'il 
^'■1^ d'Aiflim, ^l •iiipfM>&,^ que lo ^oiivomin ilt^lrôné alla mourir h Aug»- 
iKiuri;. ce qui rsl |<eu vmi.i4-ml>lal)Ip, nu à Aonlt^ ilcxil il avait éU- comte 
{Omit. i:hriitt.. t XII. Iiistr., cil. iftH}. Mais {«> tw <-mU [uih ijuc Iii Knine 
AVfiitliduAOtn sv rcnrrn»tri*jani.Ti« (tour di^if^ncr A<)«le. et Hf^nr.n. i'-UbI 
étfqnr d'Alité vu Ptéotoot, devait copiiaitre le v^ritabk- nom de colle vilIC. 

B, OU*- (bie fsl as-sctcoojcchiralp. Elle ne repose [lour le IrnniDUs »■ 
rpia ~. que «itr le " |H>r iHcnnium '■ du p.i<ii>a)>p de DcNto eitAn. T. les Irots 
an»rUnt c(>iiipli'-« h |uirlii- de Vlîli, 4>t pAiirle -■ terminus ad qiieni - Kur la 
)itivu-^4Jonln*ali*iisin- [wr OlI«*-<tiiilliiiime. vn lOOi, ilu doniiiinc de Veuveyt 
*ur-*)acbe ■Chrun. '/c Saint-Hfnitjm'. p. tft.'l) Mai» il rsl periiii* dt »c 
<I*fHMnili-riiceUo mention <lo pro^^r^riplinii lrciil<<ii;iirc> n<- rciri'^tiloi* |kiK une 
simple IcFnnuk- iini ne aap|>osc ya» t|u'uii >,{ Iodk espace de temps se aoi- 
fcotilê en réalité. 



222 



LKs i-nEHieaKs ak.xêi^s u'u-rre-tiiiu.JiiiiK 



l^ veuve d'Adnlbert ne tflnla pas it (épouser le. duc de Bour- 
giigne, Hrnri *. (|ui avait remplucé dûns le (luclié Otlon, Gis 
il'Ilugurs 1(* (irniid, gt-iulrecl siicccssfurrle riilbert. et il rst bien 
vraisemblable que c'est celte situation de beau-fils du due, qui 
piTmil nu liU lie (tvrlw^^e. Olte-Guillaume -, de prolitcr de sriii 
niariageavce Ernienti'ude, veuve du comte Aubri II ''. pourctUrcr 
en possession des territoires jadis soumise cedemicr. sans doute 
peu aprè»r»nnOc !***2 '. En 9Rti, il souscrit, avec le titre de eoinle. 
une donation Taite axn etinnoinex de IVglise de Nevers par 

I. Oiu* 0«1 <|twlilii' ili--i [>nvi)t>tu« du (lui* Henri jmr llir.iii'.fc iik Fl^vi* 
OMf. (IhriH. Vtriiaa^niK. V'tn. fJTm,, SS., t.V'lll. p. 'MiK. L'n iltf «e« ac'U-«, 
dont InnalyM" b t-li''consrrïtV pnr lu Chroiùt/w tic S^inl-B^nirinr, p. lU, 
est <lonn4^ '• [iro anima M iiirici diicis qui eum loco filii adoplnvîl et ^fpnîlri- 
et* MM GoHi«r(;c iitorîs prodicli itticis. -t 

i. Ce prnMirinn^'ir |ianiil en K^ni'-ml hoii.'t le seul nntn tl'O/foilans lo prr- 
inier«c)o(.-iimrtit»i[tiilt'r<>!ireri)i-iit. iniii»di-K>n vîvatit nn tiyiuvede» chartrii 
{f'harif» ilr (Uiint/, n' 2~f2 et îlii': où ît ol n)>|icl(^ •• Ollo «ifrnonwuto 
Willelmuft. ' Il rn c»l de mi-m^ dan» crrtAÏas de «c» profirc» actes 
{Charte* de i:iany, a" ÎT.lft cl i'iBt: iton. Uht. Patriae, Chariae, t. ï, 
t. aH). Dnnti sou ^pitsphe /2hron. de S. Bénigne, p. 181' il est dit ■ Guîl- 
lelmiiB «t Olho voralus ■•. On tronrc In m^mc cvpresMon (Uns l'un dos 
obitu4iirv»dcHaînl-l1énif:iie((nM. Inl. I3HT2, fol. 3*4^ d<>»l le texte dérive cer- 
tninrmriil de celui di- la (-lir>inH]u<-. Dans l'nulrc (iiis. lai. t:i39. f»!. fiTr ïle&t 
MIT) pic Rie m iiiipt-K' IVifMiiiMii. Criinm, iprnn trouvi- ntrintMli'^ le déhui de 
»• e*mpn' \fialt. (:hri*l., I. \II, Instr.. col. 321 iHh-irl^K Je l'Jantf. t\— ltW9, 
SâÔâ, 2407. S-ISTl. flKUrr écaicmrni dniis uiit^ Irltrr de tlmnil VIII \f(M. 
de /■>.. t. ?(, p. 433) et dnns une- lollre de (itiiliauine de Snînt-lh>ni^>nv 
(Dviii-, Bibt. hiftar. de f Vanne, 1. 1, p. UW). Or - \v nom de nAie-Minci* an 
X si' »ii\cle, (Iniu le» mnin«ii(>c»inlnlen,e»t pour ain.'^diit' li'\é [mi' In coutume 
V ffliniliati- i-tsi-lranhuiet hi^r<-dilniremenl.Quaii(irL-nriint ri\-t)il un Miniom 
n de linpti^ie, c<r nom. ipii, nu |ioiiil lie vur i-i>ti(fiL>ux, cnniuicrc une renaîv- 
•• ennoe, l'omplncempiilementli-' nom de naiutnnCtf.Toitdi» i|U).- leprcmirr,du 
Il moins pour Tnini'. vient dr In li^'ne paternirllr, \e ficcond vient de In li(;nr 
•' iitntemelle " (MisrEVFJi. /..i marche de Provence, p. i?l. Il esl ii»*pt diffi- 
cile lie dire d'où Tiennent h Otti.>-(>iiilluume S4>s deux nom«. l'oiir <Ute on 
ponimil Hon^iirr h mi» oncle imr alliaueo, Ollon, liU de Mugucâ le Granil, 
f|ui épousn, vcrH l>r>7, Lie^eait. fille de Gilltcrl, tante [Mir co4)&i^)uciit 
de Gerl>erfpï. Qumnl nu noinde Guillauine, il doit avoir une orifrîiie iln- 
lt«nD«. C'tHil en ^fTi't celui de «on eâuïiti, l'abbé' de Saint-lK-ni(;oe. dont lu 
fomilleiMait de Votpiano pn's île Turin. 

3. Onne peut pas dire qn'KrnieiiIrude apftartn on dol h son nutri le 
comté de Micoii, mais et< niarin)^- put larilitpr TncipiiBilion de ce i-omtè 
par Olle-Guillaume. Ces! ain»i t\»r l'un de» plus lidOles Hervjlrurt tie 
linges Ciipet, lli>uc)iiird, rpuiiiin In fille du dernier cuuilc de (lorbeil, 
Aimiin, i-n iiièine U'iiipK i|iie Min Huxerain lui donnait le eoml^ iLvcttAime, 
Uitl. </<•« inttttiiiion* nianarthr'fiei, I. Il, p. TéI, Sur le oiaria);*' d'Krnir-n- 
trudc c-1 aur ridtnititiralinn lUr evUi-L'î. cf. nii/ira, p. HO rt .lp/*cri'/(cr VJ. 

^. Chartti dt Clitns/, n* ISdU. 



LE» l>MinilKKKH iXXBM U OITKH-.L-U.I.JiL-He 



•223 



l'évéque de cctlfl ville. Ruclenus '. On en lire la conclusion que 
Hciii'i «vait (Jtiiiiu- w i*i)n l>etiu-liU le cimilé île Ni'vrrs'-'. Il csl 
pluH lirnbilbir qu'il Knu<<crit l'^ctp cnnitiit.' mcnibrr dr lu fiimilU' 
du duc Henri, qui le confirme é}f:(leinent, et rieu ne [mrail tie 
nnlurr i> iiiiIi([Ufr qu'il Tùt. iI:iiin lu himrgognc, lUiilitîrt? d'un autre 
ponili>quecl(! celui duNUcoti. qu'il gouvernait Kuu»la ^uxeruiniili^ 
detton <• pfiraslre •< ^. En outre il tennit de In lihérolïti^ deoedemior 
de* dumain«s dnriH le fmiju» ttiptonensis, fi Veuve;(f-sur-ttuche V 
et lUnK Jii nt^me r^inn il nvail réus<;i it devenir riiv<niè du niunns- 
tbrv de Saint-I.^[fer •'. Il est jinHKibleque la niurtde (lerbergw et lu 
second mnriii^t» de lluniri av«c lii tilU' de (•uilliiumu-SHnche, duc 
de ti«%tf«»yne ", Bit?nl <^lt> de nature b diminuer rinfluonce d'CUle 
daus In Ittiurgogn^" franyaine, mais s'il en fui rt-ellement ainsi, 
cet état de clint«es dura [leu, car avunl 9%, mus l'inspirnlion 
d'un des pltu dévoués |>arlisans d'Ottc-Guillaume, le comte 
Landri de Nevers, Henri, avait renvové sa nouvelle épouM dans 
son pays d'orit;iiie '. 

I. Gatt. <Jiri*t , t. XII, In»tr.,col.3SI. La •< GilterUi ciMnitisM >• ilonl la 
«Auverifition ligure mire c<>IIoM rtit ilii« llrnrlcl du cntnU' Guilliiume ««( 
Irét vraiwinbUtilvincnt (ivtlicrgr, ft-niinr itii prcmîrrct ro^ndu ftocand. 

1 An (/<■ r/rifirr ir* •hiri, l. H, p. 5i"; IVistm, ftolttrt I» Pteu^, p. 2S*; 
1.0T. /-*» tlfmirri. i'.»rotiftgirn», p. |75. n. Ti. 

.1. Il lionne à ci^ltii-ci, dan» un <lc «o» nclirs, le litre dv • éeiiiOr -{Charlt» 
JrtUanif, n' 4738;. 

t. Chrt>H.tit'Sûint-Béni{/n«,\t. Ifill. Sil'nnpeulleairco»i|»li!ilestridic4UiMiB 
(anrnW par l'acte auiiujet d'nne |MHise«Aion irenlonairedoU terr<>|MrOtl«- 
iMÎtlaume [luprt, p ïâl, u T| la doiiutioR doit avoir nuivi i|*ait}.ci yri» le 
Barlace dr (îfrlx-rj,T iivtn.- li- dm* Henri ^Priitri:!!. Hiittrrl tv l'har, p. S54, 
a, kj, — Vi'uvev-Mii--(luelie, <:6le-*l'Or, nrr, Hrauiie, ont. Hlîgnfsur- 
Oi»fli*. 

S. ilhrwt.tle Sëinl-Bfnigne,p. 100. 

4. Sur l'orijput? de la secoude fetnnie de lleuri, cf. Lot, tliigiie» CMpel, 
p M;-II9. 

T. Uf. ttythm't» .Vafiricvi d'.Vp-ii-pinoM, 4!-rôque tic Lnoa, M. llQcftn., 
ikiM U nHiliutfi^/uf Hi- ta FariiUf tiet l.tUm lie Parin. fuse. XIII. p. 8*, 
■|nt dit ea piuriiinide l^odri. 

...Ileinrico lollit feiDÎnaiii 
l'sor petit WaHcoaiam, Acliitopliel inaltIuiDi, 

le nnm d'AcliilnpIiel, dnnt oe texte curieux, mai» eutn&nicmcat olMWur, 
')^M^ti»nl If conntv i|v Nevcr». 

VI. lluiLku. ii7ji</., |i. 'l-'i^ ilauil le {MJ-me de IDiO. M. P. Lot. Ifagatë 
L'j»^/. p. il i et kuir.. luis iirstitii^ Min nacieniie iliilv de Wff. CierlxTi^e 
|Mr«ll pnor In demtrr« tols rinn« l'jietL' de 9M «tt^ plus IiauI ( n. Il- Lc^ 
Il uuu VU3. Ilciiri ^tait rcuiané avec UerMtndc (CMirri.BY, Lttirv loacfi*al 



2âi 



on-i:-r.i:iLLAi'iiG 



Ottc-Guilltmmc avait d'ailleurs fort bien mantruvré pour 
BS«uror sun iiinucnce au royaume «11- TraDcc cii dvtiurs de son 
propre comte, Pur sa femme lirmentrude, filie ellc-n*-.?. • de 
Uennud, comte de Roucv ', il élaïl le Iteau-frére de l'évÔque de 
Lan^reii, Brunon, qui joignait nu {>i>u\oir (jue lui donnait itoo 
tiln" ecclêsiaslique In jKissessinn des droit» foniliuix dan» sa 
ville ^piscopalc et dans le caslrtim de Dijon -. Des deux fils 
ûssus (lu mitria^v d'()l(i--(tiiilliiuniLM-t d'Krmeiitrudi-, l'Htm^ (jui, 
fut de Uutinc beure associé par son pciv à l'exercice de rautoiîtR 
comtale ' et char^ de le suppléi^r dans le gouvernement da 
MAconiiiiis ^ Quant ii ses filles, il maria l'une d'entre elles, 
\tnthilde -', b un seigneur du num de Landri *', en faveur duquel 

fifalrir. ji, \'3H). qu'il cal tout a bil inadmi&biMe d'identifier aTec Gcrlwr^ 
puisqu'elle i-epArall encoro dnns d'nutrea ael<^K rl.oT, op. cil., p. lifl] . 

I . Sur (.*« po mon 1)11 çi% mnrï irAnlieréc, sivuriiii roi de Frnice, Lothoirc. 
cf. F, l.or, t,r*iifrnirF» C.Hrulinywns, y. I(M2. 

i. 1-e « romli? " dp! Ij|fi);rc«, c'cst-iilirc IVnKeinlilu de» droits comlaui 
sui'U ville 4>t con din{!c'»(', il 1* suîl«d'iin<-««rio decAncci^ttiAniiKiiccoAMvei;^ 
Qvail <^té déllnitivemcnl ahnndonné h l'évëque par un diidâmc de l<olhatre 
du r> juin 9B7 (Htui^i" tif* anritive* dtparttmentfite».. n* 13, |il. XII, p. 32-34). 
(jnaut fe DijoD, la ville avait ait comte juirticulier qui relevait de I'i^vô<)iib 
de Lnnjjrfs > L«t, Lrv itenwrs Carolini/ifiui, p. 33.'l ; Pktit, llitt, îles •laf 
tir Rtiurijot/ttr, t. I, p. 9i). 

:i. Il imiviil pour ïii |ii-^mièrc foift, iun« litre, en 09i [Charin tif Ctanf/, 
a" SâRS); dane un iicti> dti 8 innr« 99", il ri»foit U quAlilIcAtion de comte 
(ibH., a" 5387,. 

4. [I parait comme gauTcmnnt le Mftcontiai» dans quelques cbartei de 
rcïlrême fin dus* siècle liftirf., D" 2iû7, 2184] el en uiars lOOî ((6rd., 
n" £io3i. 11 eal encorv nienlionaé eu auût IIHIIf \Iliai, fit Fr., t. X., 
p. Kft!i). 

5. I.'ue clMrlc de Kcnauit. comle de Nevent «Ht donnite « pro animn patris 
mei l.nndrtoi et mAlriic ninn Mntildis ■> [Ch-trlr» ilf CItintf, n" ittt l\ 

a. Sut; ccpvrfiQUnoifc, cf. K, Lot, /.s cliantomlf Lurt'iri, dans l.i iiotnsnUi 
l!Ht},p. i-\i, landri |>aroit pciil-V-lrc pour la prcmî(*n; fois, comme tim)>lv 
particulier, «oiiscrivanl uneclnrte de son père Dodou relative i d<>s lucns 
sitM^sen U-ïonuaîs '.'h.vWM i/i* i'.Umy, n" 7831. En IlSâ il r-A Himpli-meat 
i|uiilin^ de .rhcviili^r [fiait. C/iriiU., I. SU, Inïtr. ci>l. 3â(i-3âl|. Il deviaL 
ciimte de Nevork nvniit BIM) ll.(rr. La cttantan dr l.andri, p. 3, n. 1; 
IVistKw, Rtthfrit'' l'iritT, p. 25t;. I.'Orii/a romilum Xiermenùam, texte qui 
date du XII' siècle (poblii k uourcau piir V. Lot h la suite du mémoire 
cili^ [>lu» haut, ntppoi-le à son sujet unrai»ccdoto c)ni panil léi^ndaîre, 
mais dont la seèoe, dans lnf|iiflln li(;un> Olte-Ouillaumc. sv pbee en Italie, 
aiiiHi que l'n démoitlK* M, l.ol. Il _v a peul'«'lre un lien itilre <tell«* Int- 
dilioa rt le souvenir ili? l'origine ilnliriiae du liU il'AdnlWrt, On Mdluutcn 
pi'iit-nit que t-c fui k lu tmite d'un alininlifii consfiiU nii m fiitour (uic t>tle- 
(tulllnumv que L«udri obtint le eomlC* d<! .Ncvem, maiii vuminr je l'ai 
dil.il n'est pas du tout certain qu'OtIc ait éii titulaire de «; demior 
conitj. 



OTTE-Gt'ILLAi;HE 



225 



îtr^btliit dtidacllenrt la r(>nce<i>8ion du comh' de Nevcrs. Une 
aat.T~t.', Agnès, t'-pousa (îiiillaiinip |p Omnd. duc d'Aquilnine', et 
Li dvmiiTP «nliti, ticrltrr^e. eut [mur niiiri l^uillHUiiic 11, comte 
de ft~*rovence-. c'esl-ji-dire l'un des |ilus puîs^uiiits pI des plus 
)iul**|)ptiilniits pai-mi les v:ikk:iux dv lltMluIff 111. t'ii peu plus 
tar<J eatiu. II- second des (ils d'Olle-Giiilli'Uine, Uenaud, t'pousa 
Aëlis DU Adèle, fîlle de llichnnl II te Boa, duc de Nor- 
mxndie'. Forldeces nlliancpii. fort dv l'étendue de »es posses- 
sions iiUo« il In fnis dtins le» deux rovnumes de Pmtice et de 
Bouv^n^ne, OLLe-CiuilliiuiTH- se Irouvaildone, à lu (in du X' siècle, 
lep4>rsonnii}>(-> le plus impurUint du duché. On s»il cummeot, & 
tk mort de iK-nri (13 octobre 1002; ', il tenta d'étendre encore 
dovaiita^'C »a puissance, en mettant la main sur le riche lu'ritngc 
du défunt, sous prétexte des droits que pouvait créer eD sa 
faveur Vudoption dont il avait éié l'objet de la part du feu duc. 
Ua comprend quvL diiii}i:er pouvait cuiiaUtuer, pour Hobert le 
Pieux eumnie pour Itodolfe III, tu formation entre les deux 
royaume» d'un véritable Klat, comprenant k la fnis le vaste 
irchidincèse de Itef^nn^-on, et les comt*^» de Miicon, de Rcaune, 
dAutun. dWuscrrc et de Ncvei-s, surfout entre les ui^ins d un 
|>crsoniinge aussi uctiT et aussi remunni que paraît l'nvoir éié 
*ÏU<*-Guillnume''. De l'attitude de Hodolft- III à cette é[)oque, vi»- 
i-viade son vassal, nous ne savons rien. Mais HoLerl devait voir 
M tentative de ce dernier avec d'autuiit plus de déplaisir que 
toh«tiii»lion duroiii garder Uerlbc'' s'expliquait surtout par l'es- 

I- tt^DitL CthAnm», irUt.. I. III. c. 2; nharln rie Ctanij, n" 3748. Cest 
vint ilnule par suilp tVune canfiMÎoQ entre Olte-Ciuillnumi* el son cendre 
'i^'^'IniiTtivii itE Meiiscsomir. donne bu premier l'épitlièle de Pieisvienau 
'C*»'".. 1. VIIII.c. 27). 

t. TUni t. ni..tncn, toc. cit., cf. tn/r<i,cfa. iii. 

3> tUuci. (JLABn. Util., I. III, c. S; Gt)it.L.ii:MK de JirNiiuKs, I. V, c. 13 
•* 10;l|t4iiiK« i>iF |'*L*vrf.fcv, t'.kran. VitJtinenie, .Vtn, tj*rm,, SS., 1, VIII, 
P* ^^. AAlis souscrit axcc son mari une cUarlc de K^-l \fîhsr1e» 
yKtunij, n* 2132). Ccst peut i-lre encore die qui tlgure sous le- nom de 
MiUi lUiit une rhnrie <)e un' i,(:ioi-i>lfi, Lffl/v tnafhanl Béalrix, p. 303). 
Juriitti rtait en effet le nom de m luï'rv, fUle i;ll«-niêinc de Cooiui le Tor», 
*< 'Ir tlrourne. 

i- Siircellrilnli!. cf. Wpthrtn. Ilnhcrt h t'u'ilT. \t. i'iVt. n, îi el sur \'e%- 
"K'iwiiiu iMiiiTi-tÉf frOll»(îuillniimp, I'. I.o», t-'i'/^lf* au rii»*.tvx », p, W. 

*■ "litut, ofi. rit., f>. H'Ùi c\ Miîv, 

*• U r^piidinlion n'.>nr«il eu lieu ■(n'«D |iK*. CL P. Loi. //uMiini *^pflt 
|t tîT.i. S. J 



ââS 



om-aathAVitti 



poir de se poser un jniir en prdiendaiit t» la «accession de 
Itodoiri'lll, cdsaucgtu'-l il pouvait «vnir A rotiiplfr iivec lt> dur de 
Boui^ogne. Lescirconslanowdelîi lutle quft le comU rebelle cul 
è soutenir contre le roi, qui se refusait & lui recoiinatîlrc la pos- 
session du duché, sont mal connues, et d'ailleurs en dehors du 
cadre du présent Imvaii. I^ii lOlU, Itobcrt avait êclioué dans su 
tentative contre Auxerre, dont In comte Lnndri s'était rendu 
muîlre '. Nt-anmoins il st-nibk- iju'Oltc-tntilInuiiio n'ait pus lardé 
à fnire su MiuiiiitMiori l-1 ii reniplir K^s deviûr» qui- lui imposiiil îii 
suzeniiiielô de Robert sur ses possessions dans la Bourgogne 
française. Dès le mots d'aniit 100.^, il reconntiit tenir Hu roi 
l'église deSainl'Ktienne, pr^s du vsiairum de Beaune \ Il est dans 
le camp de l'année rovale qui ii-isii-ge Aviillon et (âouscHt avec 
ses deux fils une charte de Hohert pour SainUDénigne delitjon ^. 
Dans un Hctc de l'unm'-e suivante, ce roi le quiilifîedclri's iimé et 
féal, et couISrme h sa requête une duimliun faite à b même abbaye 
de Saint-Bénigne, a la tôle de laquelle se ti'ouvait. cominerunsatl, 
un purent du piiÎK^anl comte ^. le célt^hre réformateur Kaint Outl- 
laiime. lîn même temps le gendre d'Otte.Ie comte Landrt. après 
avoir été forcé de capituler dans Auxerre. faisait uussihii soumis- 
sion, mats reccvail des mains du roi le comté dont il s'étJiitinn paré, 
en même lenijis que son lils Henaud épousait Aélis, sœur do 
Kobort -'. Il semble que lu rêconeiliatîon ait été complète. earDtte- 
Ouillaumc se trouvait en IDUti aux côt^ de Kubert, lors de l'eD- 
Irevuc que celui-ci eut sur le« bonis de la Meuse avec l'ompcreor 
Henri II <■. IL ne parait pas avoir pris le parti de son hoau-frt^ee Bru* 
non, durant lo lulte que celui-ci soutint contre le roi durant !<■« 
années suivantes '. ni être intervenu lorsqu "après la mort de Bni- 

I. //.irf., p. 357. 

t. lliU. tte Fr.. t. X, |>. XSI». Dans iiu nutri- iliplAit».- il est éKoltinPiil 
(|ue<>li(>n du lerix*s en Iteuutioîs, i|u'Otl«-OuilUiiiiie tcuail eo lit?! du roid» 
Kranco. 

3. Uut.de Fr., l. X. p. 585. 

t. //ù/. (y*fr..t.X.|».SB« ;IVit.tt:i.. RohrrI W l'ienx. OiUl, d'acir», n» 11, 
M. l^nsitii [•!/>. eil.. j». Sri'.i). cmil ij«.' riiosliliiô eonlini» ealrp Dite- 
Guilliiutite et ltoLt.*i'l cl qu*il n',v eut 4 c(r momnil <|tii^ îles iirKWcijliuti9<4oi 
éc)iuui'ri-i)l riiuii lu* noiisautori<icâ leMi{)|io^ri ; Oll(v(juilUumei>eiil »xo\t 
fuit tiiiv nnuiiiîMiuii uITtrctive lanili^ ([uv la hitle euuUiiuaU H>li-e Ijutri. 
d'une [Mrl, v\ IV*i->fui- de I^^nf^re^de l'autre. 

5. Cfn-on. l'iïr^'.tc^/ije.duu.i V.Atittt.. tiUi\lnHxer.\mt<i. tiliroram^ 1. 1, p.SVL 
SarlaïUtc, fi. Vvvutit». up. cit.. |i. £>tl. D. 5. 

4. ilht. tir Fr.. t. X, p. SSS. 

T. Chrwi, 4é S.-B^innf, p. 171, Sur ce« lutle«. c(. IVibtkn, o;i. cil., p, KO, 



LXS ENPAMS DmTK-GL'II.LAtruK 



227 



non. Ftoïterlréu5sità iaslallcr à t>a placcunclcrcdu nom dv Lam- 
bert, eu obleuiinl «le ci?lui-ci. iiour prix «le xon appui, lii cesHÎon 
•iti cnnilû de Dijon '. Quelques annêe-s plu» lard OLtc-Guillfiunie 
réparait auprès du roi de Krance, b Avallon. et fait conlirmer 
par lui la ilonalinn qu'il avait Tuile d'une terre en Beaunois à 
l'abba^v dr Frolliinria ^. 

Il est possible qu'Olle-Ouilliiume oit renoncé 11 sonlenir la 

lulte contre le roi de France, parce qu"il sentait que ce dernier, 

nppuyv par Hugues de Chalon, eonslilunit un adversaire trop 

rcduuUbIf, et <[u'il es[)érait trouver dniis le n>ynuinc de Rour- 

ic, sous le faible gouvcrnemcut de Itndalfc 111, un tcrrinii 

lus priipicc à son unibilion. t^'cst. en elTcl, àpartirdes pniniit-rcs 

Ainu'i'sdu XI* Mècle.quL* rtiisluirL-d'Otte-(.iuillaumcselieplu»îtili- 

raeinenl à celledu royaume de Bonrgog-nc. et c'est k cette époque 

*jUf »> placent les ludes soutenue» par lui contre son souverain, 

Kodolfp 111, et contre le roi de Germanie '. Il continuait d'ailleurs 

«nPrance.comuit* on vientde le vfiïr, à demeurer seigneur defît-fs 

divers, p( paisible possesseur du Méconnais. Gui, l'ainé deses lilii 

auquel il avait conlié le fjouverneinenl de ce conité, dut mourir 

aux«nvinfiis de l'an 1005 ^. el fut remplacti pitr son fils Otlon, 

/tvuli>fre déjà asM>ci<^ de son vivant à son autorité ''. 

D'autre part, en ce qui concerne ses pos«es«>ions d'Outre-Sa<\ne, 
'^ttf»(iuiU.iume semble s'être lui-même associé soo second lîls 



'. fila Oarnrrii. Ilist. drFr., t. X. p. 382, 

S. //Uf itirFr., i. X. p. aoy : Ppistkh, Hobrrt te Pirax, CaUl , o" 'i^. 
''* A*atinoî» rUil «lors iMiIre Ivs tiMins il'un vicotitl«, Kude», 61s <lti duc 
"Onri. i|ui troaU sca terrr* en Wo^lice d'OUoGuillaumr l/-A«)n. </c Sainl- 
***"'v/ic. j.. liiû . I.e (nil que cet Kude* ne joua aucun Mf lorNijue Kcmnil 
•• ^Uve«Mt(tD dudiK lleorl l^iidrail i faire «u[iitn«cr qu'il W*it l^lnrd. 
. *• Cf. tapra.y. ISUcI miit. Durant K** dcmicrc» nnnios de m vie Uttc 
**'*il ITT un cil il- •¥«• itodcdrc III, puisqu'il iiiter>îenl avec sod fil» RcniiHtI 
•^««a im pM-c-pti- my^il ilu n juiUrl nti6\itit$. d»Fr., I, IX. p, 5*1»!. 
**** lr<{ucl il i"*;! .|i»iililii'- de .. regtii nonlri pi-r-c-)aris«iniu> (•rin<-f|is. •■ 

^- I) (-«t ruixirc mi.-uti»i)ité nu mois d'ouùl de urllv aniii^c 'cf. Mf/ir«, 
C' •2A. n. 3i, el Ollon ptirjit seul ca Hfil IKhrttn. itf Saént'ti^aiynej 
C l'Ot. Uiit fut eaM?vi>Ii b Smnl-lli-tii^'He lU^ Mijnn ihiil,, p. tSt^ 

-•■ I* - «i);n<|[n Otlvtii» ailt>lt-îtci.-tili« (■ ; ; :ii- .^ In ■■■ 

^'W iiiàcnntuii»*' it'arlul. tir Mdcan. n* i* , lu moi» <Hi , ■ 

"•IX-tnotfrdti mi Ili.lwri. i-'cul-inlin.- de liMi* ou inn^ «1* -«i.»i- 



•2'iH 



U» ENFAM-S t) OTTE-linU^lliB 



Renaud: celui-ci paraît pour la premiî^rc fois en 1007 ', et 
lurs son nom (igurc à ciMf; de celui tic son pjrc dans un cerlnin 
nombre d nctes, relatifs surtout aux (icfs non rrnnç;iis de ce der- 
nier. Il eslavec lui A Lons, lors de la restitution à Quny du 
domaine de Jully '-'. souscrit lu donation à l'iibbaye de Saint- 
B<5ni^ne de tVglifie Soint-lîticnae-de-Port ^, intervient dans la 
couctisttion à la même abbajc ^ de terres siseti à Cernetws vtll* 
et k f>r>rnone '• rX autorisi; su rniVre h vendre des droiU »up une 
chaudiéie dans l'expluitîition deSiilins**. Il avail doue très pro- 
bablement, dans cette localitt^, i^lendu son ]Kiuvolrau détriment 
de» descendants d'IlumbeK, et nii» la maîn tout au moins sur 
une partie des revenus que l'industrie saline assui-ait aux sei- 
gneurs du pays '. Comme je t'ai dit. il av.itt épousé la lille de 
*Hichard 11, duc de Normandie. Seul Guillaume de Jumiègrs^, 
qui écrivait loin de l:i Bourf^onne et un demi-si«cle plus tard, a 
conservé le douvonir d'une j;uen'u soutenue par Renaud contre 
l'ancien adversaire de soupire, lluguei;, eomto de Chalon et 
êvèqvie d'Auxerre ", gucn-e au cours de laquelle Hugues s'em- 
para de son adversaire et le retint dans une étroite captivité. 



1. Chron. de Saint-Biniijne, p. 170. Il «'agît dt- U iJonatioa faite à 
l'nbtMiyr. par nnclievalk-r «lu nom Av Robert, de- lencs siaesenCliniinoiset 
en lÏL'autiois, main nii»si ilnns l'Kticiionii. c« c|Ln etplirjuo |^ieul-ètrc l'inlsr- 
ventiaa île Hennud. Ce dernier est encore ni^nt ifinfn> «vpc son père dnnftl» 
lettre aitra^atif par Benoit VIII aux êvii\\\ct, ilc IJouivoKae et de Provence 
elnrdonaanl la resiiliition de Ihi'h» enlevé» h l'nbbBvp de Olunv \llisl. dt 
Fr., t. X. p. 433 .. l'oiirsa «ou-scriplion .1 la siiile d'une oharlc de soi» père 
leUlive CKtlc foi» a l'Autunoit, cf. Chntn. de Saîiil-ItMigitT, p. 170. 

2. C/iarii-x tir Cliini/. n" 27.1ft. l'iuslnn), Ir 2 novcniim- 1023. Renaud lien! 
tui-mi-nu- A Dijon un pUtid pour le ju^'prnerl dp cetlo afTnire .llhnrin dv 
CVwnV' ""S'ÎSai. — Jiinj-lès-Hunj', SBÔiie-el-Li>ire,-->ir. Ch»lon, cant. Uokj. 

». Cluirli-s de r.htntj. n" 2G9V. 

t. l'.hron. df Saiitl-llênit/ni', p, Ilj3. 

.". SniiH doute Dournon, Jurn, nrr. Poligii]r, eant. Salins. 

0. Chro/i. de Saint-bMttfim, p. tdÏÏ. 

7. CJiartet df Uluny. n° 2X17; cf. Gi iiLAtmi:, fltti. dn sirrt de Satin», 
I. 1. p. I3,«l PniNRT. /.7ridu«(rr> da set en Franche-Comté, p. S2. Il e«l aussi 
quvslioit iW niin ilomatnett k Saltiiei^t dan<t !(» unrmtna duiitt dîvpi-s<rï cliurltrs 
analysée» par la (Ihniii. dr Sjtinl-lténit/ne, p. 19-1. Bii 10.'!', il fait don é^le- 
mnil A t'aïiluiye dt! Fltivigiiv d'un eiii(ihicenieiit destiné A une iiiKtallation 
pour eiploilalîon «alinc (Ciitfrt.icr, Lettre touehnnl H^alrir, p. S03|. 

8. i:hron..Jtitt deFr.. t. X. p. ISy-lDO. 

U. La ilale de celte gucrrr c^t incoi^iuc, niai» elle doil m* placer du 
viranl d'Olte-Guillautup. puisipii* ce deraîcr mourut it peu près en na^nia 
leuip» <]ue Richard, 



Li» KM-AXT» DmTr-tii:u.ui MK 



as» 



Rtcharfl pNKiirn d'intcTVpnir i>n faveur de son gendre et tl'oblft- 
DÏr fiu mi^ie en lib<>rté. I.\WL><[ue-coiiitp refusa d'accéder à u 
demanda. I^ duc. furieux, envova son fil» ', it la lèle d'une 
ormée de Normands, porter In f^uerre en Chaunois. Le jeune 
nicliard ravagea atrocement le payn, et emporta U chfltpHu de 
M Mï'-liniind -' ^ dntit il m:iHs;icr:i U's hidiilimts. Hugues fut cuntrnint 
de ci^der, de remettre Iteuriud en Itliert^, de jurer qu'il se n>ndniit 
ft Itouon, une selle de cheval sur le d<« en signe d'humiliation >, 
nX doiiniT'tit ample saliKTactitu) *. 

LoiNquc tu dépouille mortelle d'Otle-Guillaumecut <^t<^ di^po«4e 
h c6té de celle de fion fiU Tiui dans l'sbbnye de Snint-Bt^nignc 
de Dijon (21 septembre 1026) ''.son nuire lils Itenaud et son pctit- 
liU Oltun, fa en eroîn- le lémoignoge d'un chroniqueur tn-s pos- 
térieur, »e scmieiil partagi^ aes pos-setisions au delii de la SaÔue'''. 



1. Plu« lurtl niclmnl III. duc île Norinnntlir. 

S, (^ clt|>l<'-ati, ilâitl Ir nnm ■ p«ut-Mi<e ^1^ nll/rv {Mf {îuilUunie de 
lumi^ps, or panil im» mvair pu ^trir idonlilM. L,(. Pstit, UUI. d't ilart 
tl* Hivry'wgr, I. I. p. 112, 

3. <ri>»l le •! Imrni'Hmr •>. )iii<n ciinnu pnr l'hisloire de Fniil(|iie Nem. 

4. Tuu" rr» faiInn'OInnl cwiii)UM|iit.* |>iir Gi.'ii.i.4i.'i«i: i>k JiMituKii, il parall 
ft |irtt \\tv* iHi|M>s>i)ilr <lr <liri', tjiirlle etil, dan» U* ii'i'il dt! <?cltii-ci. In part 
A* IVIi^ini-nl viniljihlrtiu'iil |ii«Uii'ii|uu. Il oui k iv muni lier totiterois que W 
chrtiiii'pii'tti' (ii^rinnnd t>st I>toii informAen ee qui coDccrne la qualité vX le 
rWie ili* lliofuc» d'.VuKcm.*. 

5. \^ diitr de jour c-«l ilonmV |iar l'olntuaire de Snint-D^ni^e (ins. 
IbI, VXX'i. fol ft7' t<l pnr IV|iitii[ih(' du ciimU!. can^t'i'Vi^c |tar In Chron. </# 
Sêinl~{i*i*i'jtf, y. im. Mais colle Apiltiplu- ilomic l'année lOST romme 
i-imHi rrllr iW U utnrl d*<tllcvliuil|jtimr. Il soinlile i|iti^ ce «nit lii uni- 
cmriir. Ij-* Annnlr* S. Itenigni, .Vii/i. lirrm.. SS.. l. V. rHp|Hirl(>nt le 
Tait k l'anuf^e IVit. H comme l'a rL<tnan|ué U. PrtkTKii [noin'rt /<■ Pii^ux, 
[>. sn7, n. 3), critf indit-aliou v*l conllmine par In dalo d'une charte ana- 
ly*^' '1*0* U tUtron. fir Saint- tt^nii/ne (p. 1931. diitc aitiHl conçue : » anno 
MXXVI. |>okI mnrl<>in Willi'lmi i-mnilis (|(ii ip«> nnnoobïil. m — tl y m 
ocfM^iUnl uno difllritll/'. (iuillni)nio di' Saint-I Uni (;«■*, écrivant à Mini 
Odildd. ahti^ de Qiiuv, luirlr rli' la mort el de rt-it&cvrtîbM-ux-til du romle 
iJr Bourcifcne : " iiudtHlis jiim. ut crcdiuius rcItUM humaiiiit KtcesKMiia 
» «Miiil«n Willi-lmiiDi, l't iipud l>irioiit'in ^cpultiim. Ik' nhilu comili» 
• RiclMflî mi^siiKi non Imbuimu» ■■ [Itini., Hihl. hutor. <ic {'l'onnc, l. I, 
p. 160: Uûl. lie /•>., t. X, p. 305i. Or. IticlianI tldr Nonnandie mourul un 
S3 août ,MLUiMr.n, tihitaniri'ulf U pnivinrf tlrSi-n*. t. I. p. 370 i<l 118) ol 
retl<> itiiti'l i>4l (^tirndciueiil plaoïVe <'n 10^7, l)n eût pu ri^norcr rncbr« pn 
Ihiurgofiitf UH nivt!^ plu» lard. Mais vcltc dalc de IlK7 svtiildc dwitruiie. 
el d'oulrr )t«rl \v bruit du décris du- ilicttard a pu courir l'aiince préciS 
itenlc. ftn lO'IO. 

6. AvRMi ()« Thaïs- Fo'ofMMei, C'Arofl,. a. lOST, .Von. Qerin., SS,, 
U XIII. |>. 783 ; H jla Biir^ndîa tnorilurj vir itu(;ni(lru& (comes Ollo- 



230 



■■# tM 



mm: 



Mnin en rv^nlité U ne semble p»s que le comte Otton ait jnmais 
étendu son pouvoir sur la rive gauche de celle rivière, dans 
les paffi dépeadmit du royaume de Uour|^(;ne '. Ceux-ci 
paraissent avoir àU* {çouvcrni^^ par le comto lloaaud seul, 
sans que lu siluatinn ^Inhlir du vivant d'Oltu-lmillaume ait 
ûlé inodiliée. Hcnuud continua d'uilluurs it i-ntrctt-nir de» rela- 
tions avec la Bourgogne franvai^e, et à enrichir de ses Uhé^ 
ralités l'ftbbave dt- SaiuL-Bi^nîg'ne''. mats de sun gouvernement 
dans ce <jui. à partir de cette époque, constitue le comté de 
Boui^ogne. durnnl les quelques années qui pit^cédèrent l'avcne- 
mnit dt' llrnri III . nous nr savons ncn, ou ft peu pri-s''. Il «ut d<< 
RI ft-ntiiif Al'-Us u(i fils, riuillnunie, et c'est de ev. dernier que 
dviict'iui la fitmille cunitale '<, 

Au sujet des seigneurs qui devaient tenir d'Otte-GuilInume 
et de Itenaud le« licfs du comté de Bourgogne, nous ne 
sSTons pas davantage, faute de documents. A Besançon mémo. 
Inxilorit^- du comte pouvait ne trouver dans une certaine 
mesure limitée jtnv le pouvoir de l'archevêque et de son 
chapitre^. En ce qui concerne la féodalité laïque, les seuls 

Il (jiiilleliiiiiset in c^htiHtruS. Ik-m|j:t)i U'[M'liUir|. Filius cju» coiiiotk Rainai- 
■■ duK cl lîliitc ftlloritts fliii i-jiiit (>ui<laniK nlli>r eomcti Otlo tcrmin nllni 
" Stif^iiOTii cumoppcodicii^iiiUT sciioiliti Kunt. •' Lv^pinlii-^cntrccroclicls 
seulfs sonl cmpninlôc* à la l'.hrttti. île Suinl-li^nifini-. Mitinx* principale 
d'Aubri pour los afT^iiros linur>;uîgn<>nnc« <U> cctiv pi>riork'. Il (niit i-enior- 
(|i)er <|ii'.Viil>n doil «voir ^u->i>ii-i k>H_VDut uit Icxloani'ii'ii, car îl tiiili<|nv cor- 
ri^i-tfiutïnt ks rappiirU île |iarciiU^ cnlii* ()Ue-<iuillauiiiL- et %ri> ilrux «nr- 
c-()A)ic9iirt. liai» lifii ne i^iaiitit qu'il «it l>icn leproduil ou tiicii iiiter(irétt> 
cA loxte. 

1. Il prcnH d«i»run dcs<-s proprvs ncl«»I<* Ittrv de «CQtnvs Mnlisconcn- 
ftis .-(Chitrtn tir C(nnij. n- 3979 . 

2. Il )>OMi>ilc<]tFs doimiine» duris Iv voisinage i\a Sninl-l'iem' i\b Bèir 
[Chron. flf Sainl-B^n'fjn- W tif Jtti''. p. Sfl9;. Eh U«3, il (i6t>i»lc, «voc 
llu»ucs, ni-L-lievêt|iiu dv lli^suiiv'ou. <i une itascinlilce tenue 11 AuLuii, elfe 
laquclk' pi-umiL-nt paît ë|;al<!itiriit t^on oevcu. le couile Otloii, flujfiwa da 
Cbalon-Auxerre, etc. {(ialt. Chntl., l. IV, inulr.. col. H). 

3. Qhron, fie Saïrit-D^nigne, ]i. tbi et IV3. (.'.t-s oi-leii le ntonlrcnl en 
p09»eiMi(>a dv terre» A S«liiu vt en relalions dtcc I1uipicm, arrlicvAque de 
lltfiHincoii. 

i. Il tien! Ma plnid h ttcsiintûn. pt l'iivoii^l du mofiBistèro Irangjumn do 
ItoiiMÎnmoUcr couti-slc dcvunl lui Ica pii^lculions de Gaudicr de Saltoti 
ftur InToucric de lu rîlta de Daiineos. L'acti- csl malbeuri-UM-uiviil «itu 
dale {Cartulairv de Homainmolier, p. 44j). 

5. Cf.î/i/ra, cil. I». 



Lk II aivifi t>E MuiuiMiîie •• 



î!31 



ses représentants qui aous soient connus sont !rs sires do 
S>liiut, ilcsci-ndanls dt.*;^ atieiuns c-oniU'S auKipicIs OUc-GuilInuiue 
sVlait substitué ù la ^Ic (tu son nuirin^c avec Friut-ntrutlt;', et 
poKsesseursdohieasà Salins ''.ïiCliiiux d'Allier ■', à. \ubonne *.elc. 
lluiiilK-rt II. petil*lils du coiiiti; Aubri, ilfvait L-trv tout jeune en 
!j58. ê|HM{ue k laquelle il parait être suu!t la tutelle de son oncle 
Li^taud ^, car sa veuve Krmembaurg vivait encore en 1028*. Il 
eut d'elle tmÏA tils : (înucher, seijçneur de Salins. IJétaud. sur 
U compte duquel nous ne somniPK pas autrement rensei{;nés, et 
enOn llu}^es. te célèbre arclievû<[ue de Resan^-on *. Quant au 
Cftmt^ de Muntbélian], dout le premier titulaire connu estTbierry, 
fils de Loui» de Muuzun utdeSoptiie. lillede FrMéricdc llaute- 
Lorratne, il ne semble pas remonter à l'époque rodollîennc ^. 

il reste k déterminer autant que possible, au point de vue des 
origines du comté de Bourgoj;neetdu termeemplové pour dcsi- 
gaer cetlecîix-onscription féodale, la conclusion générale h. tirer 
îles faits qui viennent d'être exposés. Au premier abord la chose 
peutparaître simple. La disparilioQdescomléssecondaireSiComaie 



I. Cf. J.-B. GuiUjkUMK, liàloir* ifénéalotfîijae ttet n'ijaear* de Satitiit »a 
twnU dr ffnaryoï/nc, Dljtin, 1 75", in-i*. 

i. Carlul . ftr Uomaintnolicr, p. (45. 

3. Ibiii. Cluiis rl'Mlit-r (Ipirc pnrmi 1rs bien» donnés en prrslAÎriï au 
tnmtf Aubi-i par \v* moines d'Agaune. cf. tupra. p. 215, d. 3. 

t. Aubnnne, Dmilts, irr. Ponlnrlier, riinl. Monlbonoit. 

S. CharUnir (Uuny, a' 10(1, uii l'on vuil Iv cuinti- Li^biuil ilispcmercn 
UmiT (le l'ablwye de Cluny, au nom de iwn nt^reu Hunil>erl. d'une leir» 
ip|«rteD4int A ce tiemier. 

%• I>ipli>m« ic n<xlolfc Ml conlirmant A Krmcmbourg U Icrrc • i]uaiu c;ro 
' ipsr iltrilcrani pnlri fjiis l^mlnrlo cl ipsc l^inlM.Ttu<i slbî il«lil i[iianiio 
• «im L'nibrrto Ir.vlidit ïn matrimanio •' ttitl. tit Fr.. I. XI. p. GW). 

'. Celui-ci e5l «[Ufllifli' dv - l'j*onem noalmm cApetlaoum co^D'xtKnto 

ifiaaruHi t>nnlii(Uc Slvplinnï Crïhopolilnni iirl>in cuiMnîcuin " dnna un 
^m(• de Hudolfe III de IC^Q l'finii^i'WR. lUtl. Jrt f,irr* dr Salitit. pr., 
p. 13j- Plu* lard. dev«nH arcliovt'^iw, il diupoiu- t^n favt'urdv l'abluve de 
^uinl-Bcniguv de \tifQa de l'égltac de Nolrc-i>amc de Salins {tiUl . de /■>,, 
1. M.p. Mi). 

S. AiBiii HH Taoïft- PosTAiNEA, Chmnit/iie. Jfon, Orfi».. SU., t. XXlll, 
jkTSI : • Sopitia ipiecomiti Monlioois I.udovico p^-ponl Themlt-riciim, et 
i*l« {aar uson-'U ^aam Kciiit-nli'udvm, fuitutinni coitit-^ Miintin IMinrdi. n 
Aaliri rBp;iurU' t'r« ri-nsri^-iicini-nls wiim l'nnnt^r 1033. nifii«<-(. IIitiivax^ i»k 
hniiMW*!, /.'Arfirt,. a. Mti», t-t llnesM n , K'inrmf /I l. Il, p. ftS, Sophie 
■Soccndail ilailictir* <ltf U riiiiiilli' voyalc de ïiourfpi^ni-, ^-oinmv on 9>n 
m4nmmplr d'apn^s le lnldi:au qui Icrminr In pn'sriil vnliinii' 



%n 



I.E n comtA ar. BOLBnooni: ■• 



l'Amous, le Vaniis, l'Escuens, ou plutùl Ifur réunion r-nlre 
niuîn» <lu comte île Porloifi, corif^itond ît un fuît assri ^riu-nil. 
dnnslp royaump de Itour^'ognc. II se |>cuL mt-mc c[ue, dann le 
payK entre la SaiSne vt le Jura, l'IIc se soit pruduiti* dès la fin du. 
IX' RÏi^cle '. 

Miiîs «Il réiiliLé, » ré|i04]ut; rodullîi>nUtf, il ii'v a pus de comte de 
lïuur^^o^iie, il y a un duc de Huur^^ogne. ot^ depuis liélaud, un 
comte de MàcuD el do Besani;ori vassal du précédent. Le comta 
de Bourgogne du xr siècle n'est pns le Kticcesseur direct de 
ItofFroi, etln comté, telle qu'elle «t'ejit constituée après 102G, n'est 
qu'un démembrement de l'uncien duché que Ittehard et Hugues 
le Nnir avaient réussi ^consIiLuer k ehi^val en quelque sorte sur 
les deux royaumes <le FriniCf et de Houi-gogne. Il semble qu'A' 
la mort de Hugues, (Ulbci'l et Hugues le Oi-andse soient trow 
impuissants ft maintenir dons leur mouvance le comte de MA< 
et do liesanvoo. Mois ce dernier, pour puissant qu'il soit, n' 
pas un duc. Nonseulement ce tilre est rOservc, eu ttuurgugnOj 
un personnage délenniné, mais le duc. eu gt-néral, sans parler 
de l'aulurilé niilîlaii'e dont il est à Torigine investi, jouît d'un 
pouvoir s'otcudunt sur divers comte» qui sont 8«s vass.iux. en 
dehors du ou des comtés dont il e^t lui-même titulaire. Tel n'est 
pan le cas pour I.ii-taud. qui gouverne lui-même les deux vastes 
circon.scnptio)is dont se compose son principal, sans avoir 
comtes vassaux dans sa mouvance. Il semlile que ce soïl l'bi 
lude ■' au x" siècle, de qualilîer de comles, le litre (?laut suivi d' 
nom de pays au génitif-*, les personnages placés dans cette sli 
tion. et exerçant d.ins telle ou telle n-gion, une autorité pluft 
étendue que celle d'un comte ordinaire, comme c'est le cas 



1. Ct.tapn. p. 203. il faut l>îenentCDdu roaiarqucrqucla r^naiondcsqu 
comtés bisontin» en mi m-iiI. ai elle s*e«t déjA produiti- aou« Lotliaire II, ! 
pu de\ caii- di'liniliv*' i|ue sous Qisrlet li? (iros et peu l-«tre sous llodolfc 
puisqu'en 8^0 Louis dptjertniinie ar>U r«çu 1 Ësvueos, t'Antousel le Vai 
le PorloiAiivec Be»ancoti élnnt allrîliui- h (Jinrlivilf l'.luiuvf. 

i. Je |Hirle it'iiMKe, e[ iioii de dnti|r[iiiiiitii (tfricit'Ile rorrvjwndant il < 
din<'ii-iH'4M> (k* Hiltiiitioi) jiii'idi((iie. Il ne t^Vi^tit pluK de rmirlioniMirvE. 
d<' I-Hmcp* ftVidnux, C'I ti'nijlr« |>.irt !<■> r)ii-i>nti|iii'urti t-aiplriirnt |itirfbî»4 
lermcs d'une façon un |>ru orliitrnîre. Il est liieii unlcDdu d'oilleur» ijn^ ' 
de txtnne tivur«. le dévelopiwmeiil <lee ndatîoDs fL^odale» (il de cvrlaio^ 
comtes les vatuMUS d'autres comle», 

3, Pour lencumlu^ d'.\iiji>u, la di^itiaclion entre com*» AMiin^*via4 
eumi-a .\nit'ravi-ntiae»l itiffieili; ik misir. 



LE « COMTÉ DE itot'nr.or.Xb: » 233 

le cornes Flantlriae ' ou le cnme$ Provinciae ', Le titre de comte 
de Boui^ogne est d'ailleurs ancien ■'. On le trouve appliqué à 
Richard le Justicier*, à Hugues le Noir ^, à Gilbert ", (lualiliés 
par ailleurs de princes, de ducs et de marquis ^. Liétaud le porte 
déjà du vivant d'Hugues le Noir ", et cette qualification pnsse 
naturellement à Otte-Guillaume '-'. Après la mort de ce dernier, 
Otton ne pouvait que reprendre l'ancienne qualification de comte 
de Mikcon "*, tandis que Uenaud, avec le gouvernement de l'en- 
semble des pagi d'Outre-Saùne, gardait le titre de comte de 
Boulogne ", que ses successeurs devaient porter jusqu'au temps 
d'Otton IV. 



1. Dont l'autorité s'étend Ji l'origine sur lespaifide Waës, de Gantt, de 
Coiirtrai.di- Tournai, de (larihant, <\c Melantois et dePevele (cf. Vander- 
KiNDtiiE, Forsnalion lerriluriale tien [trincipaiit^n bfli/n, l. I, p. 38}. O i|ui, 
au point do vue du titre, compliijue In question pour la Flandre comme 
pour la Provence, c'eut que ces pays constituent des maniuisats. En 
Bourgogne, la marche, c'est-à-dire le commandement confié à Richard 
le Justicier en vue dota résistance h Boson, correspond au duché, et non à 
la comté. 

i. Cf. infra, ch. m. 

3. « Borno ex cumitc Burgundiae ahhns Gifruinconsis cenohii " (Ann. 
Laubipn»Pt, a. 895; .Von, (ierin.. SS., t. iV, p. ITi), 

i. Ann. -S. lifnif/ni, a. H99 ; Mon. (ierm., SS,, t. V, p. 40. Il ne faut pas 
oublier que dans heaucoup de textes diplomatiques, tous ces ducs ou mar- 
quis sont simplement qualifiés <le comtes, sans si)écifîeation du territoire 
au gouvernement duqu(-l ils sont pn^posés. 

r». Cf. »upra, p. 207. 

8. OnoRAN, (Jhrtintffiii', dans Dctui, BUil. hislor. i/e VYnnnr, t. II, 
p. 395. 

7. Cf. /.« royaume df Prorenre, p. 338-330, 
R. Charlen dr Cliintj, n" 980. 

9. Ann. S. Benii/ni Dirùinennis, a, 1026, .Von. Germ., SS., t. V, p. il ; 
IIl'guksdkPoitikiis, llixt. Vizeliarenniit, ifiitI.,SS.,l. XXVI, p. 146. Otte-Guil- 
laume est aussi dit liurijiindionum rames dans une charte de 100r>(PtiiAiiii, 
Beeufil de pi/^e», p. 169). Je relève encore certaines expressions vagues : 
" cornes maximae partis Burgundine >■ (Haoul (îi.abkh, VUa Willelnii. 
c. 17) n maximus comitum Burgundiae >• iChron. dp Saint-IUniijne , p. 129) 
qui semblent indiquer que le titre n'a pas de valeur olTicielle. Auhiii i>r 
TaoïB-FoNT.viNKS, dit aussi ('.hron,, a, 1031, Mon. Germ., SS., t, XXIII, 
p. '9^} en parlant de saint Hugues de Besançon : " llugn faclus est 
Bisuiilinensis archiepiscopiis, qui fiiil île slirpo comitum Burgundie. " 

10. CtiiFFi.ET, LHtrPtiiurhant lii'iilri.r, p. (49. 

H. « Hurgundionuni comes ■• dit Cnii.i.Arvu: dk Jimiëces [llinl. de Fr., 
t. XI, p. lS9i. 



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CIIAFITHK m 
LA FtoDAtrrfi (sui/c). 

LtoîntAts. ViEssois et oohtés voisim. Coures au delà oc Jub*. 

Provence. 



1. 'objet ilti |iré!tpnt clinpilmn'cslpns (tV'ludîer i>i) lU-lnil In ^o- 
gmpliie des tlilT^n'iil-H j>st'ji du royaume de Bourgogne. Je me 
borne îi lasser niptdemeiit en re%'ue lus principales unités fëo- 
dates que coinprennit celui-ci. 

Le Lvo:ïmi«. — Le pagu9 et le diocèse de Lyon sont peut-Mre 
pnrmi ctfuic dont les circonscripliong Icpritorialcs subirent durnnt 
U prctni6n' partie du moyen %c les modilica lions les plus 
imporiaules '. AuNonl, le diocj-Ai:, duns U premii-TC piirtiv du 
ix' siècle sans doute *\ s'étendit définitivement sur le terrîLoïre 
de labbayo de Sainl-Oven ^Saint-Clnude), que les textes de 
l'époque mérovingienne parsisfient rattacher il la \faxima Se^uan~ 
orum ^. et ce Icrritoin;, au point de vue politique, suivit les 

I. Cf. sur ce point les mes ra«-l juate* de S. CuaiilAty, i> LyMinaiâ, 
dko» b fiftue <l« Sgnlhèst historiftiv, 190t. )*. M : > Ix Lyonnais qui, *u 

■ ti* «îf*cle. corres|M)n<) |>i.-ut-êtrr encore à un grand coaimniidement mîli- 

■ taire, le duché <le Lyuit. ii*« plus, k partir du v siècle, d'existence hiiUo- 

■ riquc pr<>|>r«. Il M> qiorcÂlo. «I c'est seulement U [lortion située sur la rîva 

■ droite de la ^Anc et du Hhfine, BUKcneulée de tjueltgues dtHlricts de In 
M rive quelle de la S»àne qui garde le nom «le cumt^ de l.vaii... Arec 

■ l'4j>o^ue r^dale cooinienee une ïi^ric de luttes entre les nuiitreâ du pnys, 

• dont l'épiMnle |irtucipal, Ui guerre entre le» camtcs de Lyon et les arche- 

• vj^ne*. nlfouiiiH U fT>ii<tliliition du comté de Lyon. du comté de Korei et 

■ de la (Cii^Di'unc de Remijeu. ■■ 

S .VtH».'», •laiib'KMi M'irhjift'"!'- \UtiMii., l'air. Ltl,, l. IIXXIII, col. iHi pLtce 
lelerriloirv di; Sdiut-Uyeii dm« In cilé des Siiniuanes, L"n peu pluA tard 
VtiAKiiHÀit., col.8U3ile met dans la cilé de Lyon. NéaiimotnK comme Aden 
reproduit des letles antérieur», je crois qu'il sérail imprudent de dire avee 
lrti|>dc (irécitiîon, couitue Stevmii, Uitl, </<:Ltfan, t. Il, p, 133, qucIcrnUa- 
cbemenl au Lyoauii» de la •' Terre de Saiiit-CIsudn - a' est «(Tectué entre 
c««deui date». 

3. l'ila pafrumJur^nriuin, 1. 1,c, I et i, SS. lier, Mtroe., p. 133 el |3V. Si 
«vtto Vitii p^lrunt JurrnBtum ûtait de réfioque lardîre h laquelle l'attribue 
koo iferaier éditeur, M. Dr. Kriim:». un pourrait en tirer nrgunieiil peur 



236 



LE LVOKXAIR 



dcstini't'» tic l.n ville nrchii'pÏKcopnlc, piiis(|ii'il fut rnttnch^ au 
ivvaunic de Pnivoncc, puiK de Itout^A^o '. Kn r(>vaiu'lii>, dnns 
le voixiiiai;!; iniiiii-ditil de Ljoii, nu Sud-Kst de lu ville, Iv pH^s 
de Cliiindieu ', qui des l'époque mérovingienne avait dû dépendre 
du diocèse de Lyon ■'. lui ^Init disputé au x' siècle par l'arche- 
vAqiie de Vienne '. Sur la rive droite du IDiône le par/un f-uij- 
dunensit avait pris au ix* siècle une extension conHidérable. 
pui!U]uVn delinrR de rani-ien pavs des Séyusiaves, rnlUiché dès 
ré|HH|ue rttmiiine h ta ehitas Luijilunensitim '^, il avait englobé 
nioineiitanéiiienl hi purtiun triHisrliodiuiienne des dincèscs de 
Vienne et de Valence *, qui d'ailleurs, avant la lin du ix* sii^cle, 
avait fait retour jt ce* derniers ^, 



(liri* que l»> lérritftire qui con\YV^na\i !*Tiinilnrum ilx^rnow, Ain, «ir. 
Naiitua, cli.-l. de cnniuii) dépeiiilit de DcsntiçoD jusqu'à la fin de IV|ju(|Ue 
Hi4roviii|fieniie(FiiiLino>, Ortijinn dti iiii>c'>%erl (lu comté d^ Htrlliy, ji. il- 
4fl). Mfiis la Vif etit fvlua ancienne ict. abhé IlLTHi'sfR. Astn^ Mflan^t 
tTur^-K^itlikiff ri f/7i(V/»i(n-ili' l'M'olt* fr.iin;iiÏ!«e <1« Hoiiii-, I. XVIII, 1R98, p. 3, 
et H. l'omniio, cUmn li- .Uiàt/i-n-.li/t; Ik9^, p, ^l>4H|. D'tmlre (>arl, oa ne 
]>0(il tniru (trnriii t^liil du <liplAin<< <le (^haf](Miiii|^iu* e»alirninnl la droits dv 
Saiiil-(.>veii hitr le |iriouiv âc l.niicniinH (S«inl-I.u[>ic'iii^, pour on «oaclur» 
<|u'h la flit du vui* siècle l'aliliayc reli^vail encore <le la niétro|>ole liiiwnline 
\l'uii.n>nH.>ifj.iil.. p. (U-V7i. d'à bon! pai-c«' quel'ncle est faux ^It. 1*01 e in dix. 
Htiniftur II'» ilt'iij-dijiliUnex </•• f'.hnritinnrfnf. fniiir l'ablnttjii' dif Sainl-Ctaud«, 
■liin« le ^/"■/•■n-.l;/c, tWi, \k 3ï"<-370 , eimuile parce i]iie de Inute manière 
la fellii de S.tiiit-I.iipk'iii, idijeldii litige, Ketrtxiiiiit au dioeirtie de Besançnn. 
QiMiiil niiK L-linrteH rel'iliveKfi l'iihluiyt- i|e NkhIm*. Ick phi» »iiei«nne« sont 
d'une iit4ÎKiir fi(ii«»ol^, et le Tait nue l.otlinire [*' fit dnn i!u niflOa^l^re k 
l'(*i;|[sL> fie Lytin ilUuiMf.ii-Mîiiii.D.tcMEii, H^y-. a" tISO) tcnriniil 1 prouver 
(jli'il rtnit ilvjJi compris diius ce dernier diocèse. 

t. (''est ce que prouvo te diptùmeacoord^ h l'obbaye par I aiil<i l'A^euffle 
(UnirKK, lUfilfimf* iIf t'ahbinfdf .S.i(>if-(,7,»m/f, p. 2*. «"VU. Po«r rHtli-itu- 
lioti, cf. l'iirsKT. L'ifuUtttrif du tfl en l-'ranfhi-Comtf, p. Si—IB' . 

S, ClMmlieii, Ini'ro, nrr. Vietiue, eaiit.HejTleui. Sur Taj/er Candeatmtia, 
ci. HiinMAun, flnrtut. de Sarij/nt/. InlrtMl., p. t, et Cariai. d*Amay, p. 107*. 

n, (tiitttiiiiir. tiK Tinriei (//lut. Fnuie.,\ IX, c. 211 y pince 0c/«pun*. qui 
rai aiijoiiid'tiui Sniiit-Syniplioricn (l'Ozon. U^re, arr. Vienne, clief-lieu 
tU ctnioti, 

t. l'iiiLimn, op. eti,, |>. St. 

Il, I.OMOMOK, Allai hi»t.. pi. )t. 

5' r.l. 1." rv>ynuMte d^ Pronenre, p, K; Fiiiuimik, op. rit., p. 4i-<2. Si 
l'iHi ntinitripie ipiVii HH V rhfitenu de Tournoo fuit eneoee pnrtie da 
VluniiiiU \t:h.irlni i/e t'.luni/. n* 3\ qu'ei» SKt, Il en est de mêinc de l'iyrr 
f'tvi'iénfn»!» ,ï/i»f.,n<Ki,iiii [M>ut |K>(it-i-tiv eu cuiiclure igue celte eitensiuti 
du /Miftf /.WM'/«ne»i»i» sur lo rivclroile du Rhèni' est eoncnmitnttle île 
riiripitilMlKNi du diiruliit f.iiadunfnttt onglolinnt le VicDiiui». 

1, l^li IIIIV, Vntirr .V.\nipiii» ^Hhftne. bit I.yon. rmil, Saiiite-<i>loinbe^esl 
«JfinprU dnil» lo Vloimol» \i:h»rtndc fjuntj, n'SO.i ; en H92. un diplùme 



LK hoa»f:k et lk POUKZ 



237 



Tious n'avons pas h relcvej ici les noms des Irps nombreux affri 
»oliv lesquels se pnrlHgeail le YntîLe funjttu l.uijtlunefviia '. Dcnx 
seulement tlnivenl l'Irc mcntinnués : le lt<»annc£ et'K- Fan-z. 

Le Hoannex fy. liottaneriMS: esl meiilionut.^ comme ctimLé dbs 
l'an 952 ', ri conijxvui] U's lociititi's tlv In portion Nord-OuL-st de 
\a partie transrhudiinii'nnt.' du yfâ^trt Lu<jdiinen»is '. Il revoit la 
inéinc qiuiUncatîon ^ dans d'autres actes dont le dernier paraît 
*lri« de l'an 10(10 "■. Quant au I*'«rex îp. Porensh). qui tire comme 
l'on «ail. son nom de l.n boui^nde de Feurs. l'ancien Forum des 
Ségusiaves ", il est indiqué en 9i't comme aijer ', en S.*))), comme 
aiet faisHOl partie du Lvonnais ". Gu 9(>t)-7. il esl mentionné 
comme comté '-', nuiîs cette dési|îoatiou no revient plus que rare- 
ment dans li'B ucles ^^. celle d'ayrr ou paijii/i divisionnaire ,du 
Lvonnais) demeurant loujoui'sen u^){e ".Inversement, si les sei- 
gneurs qui paraissent avnir gouverné le Forez en qualité de 



lie l'Oui» ]*\rcugli; ' UUI. de France, l. IX, |i. 69H y place Toamoii. Pour 
les (flciilîtc»Tal(^i)lit)ciiM."t momt-nlunémcnl ratUclitVa ait paga* Ltitftlti- 
IMUUÙ. et. l'-artul. tit Sninl-Ch.iffrr. |i. M, t (5 et 133. 

I . Lji liAlo en « Ai6 dressée par \ . Bmt\!t*K», tnliwiuetion au flaftuiairt 
de Strigny, p. uu . 

S. Cti-tal. de Sariifai/, n"M, 

3. Sur l'i^tendue du Knantiex, cf. A. RKiix*ni>, op. eii., p. liv. 

i- Cc|>(.-ndiint [vp. Undan^ntit est tiicon- cxprwaîK-nient indiqn^ comme 
faisant |wrlie du romifnlaf f.ajiianruM vn OSO iCarlul. t}r liarigny, 
B~ 130 «l 131 t>l. snits l'altlx' ll(içue<( '9H(-9tti!. on dil eocnru ■ tncomilalu 
l^edanensi, in n^n> Kiwlnnonsi w (ittid., a* t61 i. 

5, Cariai de Surii/nt/. ii" 327. 

A. Li>ir(;^a:«. ;ilU» hUlur.. texie, p. ti. 

7. f:h»rles de t:tuny, a- 6i2. 

9. Mk/.. n- 1WI5. 

9. Charira de fltuny, n' 1206 ; cf. A. DuiMAn». Cariul. de Sat'iffny, 

p. lins. 

|(i. On ae U relronre, dans les chartes d« ^vt^ni,', qu*ca 1080 iCarlot. 
dr Stcijity, n* 784/. 

il. On irouri^ni. h \» tnhie de l'édition des cartvlnirm de Savi^y et 
it'AiiMf p«r A. firmnrd, l'indicsUon dus r-lurte« comprise» dans ces doux 
csHubirc* vt daas IcM^ut^lles sont cmplov^ ces leriueii. On ]>eul y ajouter : 
Chjrli^ de Ctunij. n- 2M9 et Or/u/, de Saint -Chu ffrr, p. I.l.-i. Il e^l 
tal^rv«uint nustii de relever, daus un nctc àe la Gii de In péri<xlv (|ui nmift 
oecup«. dod i>«i>rv««ioatiD(li<|uaal qu# le otmili'' de I.ynn n^ corrc«|>ond plus 
à In toLilité- dn p. t.a'fdunrn^i* : » sunt »îlc in pD|;o LiiRduncnsi et in 
pJL'v MAliscnDriiM Rlfjurin ipHλ coiiiîUitibiis ■> il'hJtrlf» de Cltiny. n* 283 tl. 
ITest d'ailleurs ce r|it*iniliiiaiiil une dus Charles cilles plus haut 
{fZhartet de Ctttiiy, a" 13iJ0; : > în po^O Luifilunvu») aU|uu îa euailtatu 
Fomaai. ■ 



comtes nous sont assez bitn connus, il en est loul milremenl de 
ceux ilu ItoaDiie/.. Il est imptisKiblc <!*: di^signcr un personnage 
comme ayant porlt. au x' sîêcli! el dons la pn-imicn; moitic du 
xi't le titre de comte de Rosnneic, ou ojant été inveaU de celle 
dignité '. Gc fait, joint ii celui qne les nomsde cunitatus Furen- 
j(.i eldc comUntini /frif/iï/icn.«,sn'i(ppiiraissent jit mais dans le nu'mi* 
acte, qtie ccrtuines tocnlités que l'on s'attendtitt ïi voir ctimprifies 
dans If Fort-ï sont placées dans Ir Hn^nner, a permis de su|»- 
poser que Roanne i-l Fem-s doivent élru considérées comme 
avant été tour ii tour le chef-Ueu d'un comté unique, oonipiv- 
nant toute 1» partie du Lvonnais située >*ar la rive droite de la 
Saône et du llhône ". 1,'hypothèse parait d'autant plus vnii- 
semldahle qu'il lie paniit pris ipie le Forez doive être considéré 
comme un comté avant eu k l'épuque rodulfîenne une individua- 
lité très nette, maii. plutôt comme un terme désjr^-nnnt les terri- 
toires sur lesquels les seigneurs laïques, auxquels lesurchevéques 
disputaient le comté de Lyon, avaient réussi ji établir leur auto- 
rité d'une maniêpc fl peu prôR stablc- 

Le - duché de Lyon .., dont l'existence est mentionnée dan» la 
premiî^ru partie du ix" siècle', fut démembré ù la suite delacréatiua 
du royaume de Provence et des conquète.ifuites aux dépens de ce 
dernier par les rois carolingiens ', Le Lyonnais même avait été 
soustrait à l'aulorilé de lîusun, et rattacbé sans doute au mar- 
quisat conlié à Bernard Ptanlevctue -''. Après la mort de ce der- 
nier, il avait jMissé h sou fds Guillaume le Pieux ^. Mais bien 

1. Je ni' snU où l'autour nnnnymi* il'iiiif .Vtitir^titr Ifaunnr. rt U Hiutn»^': 
(ttoniinc, lfi<ii, |)C'l. iii-8°|,a liiiiivc cml»r liJceque le '- ItoanuuÎD f«t, a« 
IK* »tik-li'. {u'tgi en coiiilé [lour le fiU d'un *ics |>os.sesM>ui-6 du l.yoiiniii!«. » 
Lrs ^éii/inloifiitLm du xvi\' et du xviie* siècle ont b«auci>U|i L-iiiltruuilliV 
la ({ML'otion CD voulant ottribuer des comt^« distinct* h toasW in«ml)re« dn 
In rmiitlk' d'ArtauJ. 

2. LoyGsa:<, Ath* hist'ir.,U!xte,p. 9l. 

3. Artn. Oerliniani, ». HT\ft, p. 47; Xitimiui, Hi*!., I. l,c. 2. Sar l'élcodue 
du duclié di- I.joii,<-f. l.^ roi/aiinie i!c l'rawnft, |>, V5, 

4. Il e^t iioïnihle i[iie de 874) » 8791e duclié de I.yo". tel 'lue l'nt-ait çou* 
TiTTio *;innd de RnussiUon, c'est-Ailirela circon-ierïitUun riirinéeilei'uttioit 
dtt Ljonnni» et du Vicnnoîi;, nil subsisté sou» l'aiiluril/^ de llosnn, i^tii 
inleri'ii^iit dans uti uclv rvliitif nu l.ytfauuis \ibiii,, p. Wf3], mnin ddu» nV-a 
avonti aui'iine preuve. 

5. Ihift., ]>. 1^3. Ocriiin'd Plaiilovcliie intervient dnas un dqtl&me du 
2tf jiiiaBHÎ |foiir ré(,di«e'leI.yon ' II6iivr.ii-Urnii.i<\rHrii, Hfj.. a* IM'),. 

6. Cetiii'ei, » inelytus comesel iirnefolens marcliin, » lieul uu jiUîd k 
Lyon itn'ini- le 25 juillet flOI \AA. SS. UfR., saec. V. p. iO;, et intervient 



90l'VlillU.NeTÉ oC LTOdKAIS 



239 



qur Guitlnume fût, pour In pluR f^rnnde [Wriie de ses (lefs, 

vs!t<in) tlu ruido Fraïu'c. k* l.vonttsiis. tlepui*! ravotu'iiieut (1l> Liiuis 

dit Prov«ncc ', iivaît *-lé de nouvouu ritttiiclié nux KtaU de ce 

prince, «tcVst I^uisquî v inUrvinl fi lîtro de souverain pour 

di">potM.'p lie* bien* (lu domsiînc oomtal -. A[)Pt^» In mort de Guil- 

liumt* ]•!• I*ifux, U' (Mijiis t.wjitunenitity comnii< It* MAc-ntmni.s ei 

i'Auvviyin.'. pass» il sou lu-ve» <■! Iiomtmymtf. (iiiiUaiimc K- 

Jvuue ''. AvaDi fuit i>urtîe du roviiume dv l'mvL-nct^, il se trouvu 

c*in)prii^ (Ittnft 1» co-isioii fi«ito t-n 9Xi t IWdolfe II pur HuKiit'îi 

d'Arles, tams tvtlt- pi-riodf dr sou histoirv vsl fort obscure *. Il 

s«!mljlc qu'ti lu »uilo de la mnrl clf GutUuuniir le Jeune, duiiint 

l't'ptMfue di> su/^'iiiinclL- inilriist^ qui fut In consi^quent-p du Irailt- 

■«1»? 033, lu toiiili' di- Itour);(>Knl^ Du^uc» Ir Nnir, ait proliir- de 

\f% siliiiilion ptiur (^teniln- son nulnrili; sur le Lyoniiai», bien qur 

oclui-ci nVûl juiniii?i fiiil ptirlit- de la iiiurcbi- cuiiliiV à Mirhurd Itr 

Jiii*)ici«T '■. Ca'XW nriiiiinisc de Hugut-s le Noir sur la eili- dt; 

l^jiJUL-tsur Mju U-rriluiiv, eut piiur coiiM^queiice leur uunexiun 

daintt un A\\>\tni\c de I.uui» (II' Frorenee p9iir l'slibave d'Amlnerle {CtMrttt 
(#«- Ciu'iy. n*~h) Il t^t i(iiRliné, <le ■• Arvfrnotuin duiel Aqtiilatinniin, )>ri- 
mtmitn Olltejie proviiicltte lilieralUsimuf^ •■ (Uno In Vie de haint iliigiiOH 
•l'Aulun (c. IS; A.\. SS. Urn., stt«c. V. |i.fl7i. — SurunprOlcnitu Guillaume, 
-c^itiilr |Mrticalierde Ljtuhi «u «IAIjuI du x* iti^lc, cS.ikttiran.UUl.dc Ls/on, 
U II. p. I»t4-ll!l9. 

I. I»uiit l')ii(-]i«)vA<|iN> dr Lyon fil I l'un ilei^ pr«nii«r6 (idt'lcfl (Lomwox, 
AiUê hUt^r.t lexle. \i. ^i; Le rtii^aumetje l'rarKnvf, ji, 82;'. 
i. *:A*r(rii (/<■ rjtit.f/, a' "8. 

3. SurcR |>rrsonnn^, cf. Mi^uiuJi.Lprùj/aumeirA'jnilainri'tKvtmarchf*, 
|i. fr7:Sr(Trnr, Hi»!. </<• Lyon, I. II, p. i8t. 

4. \ ce poiiil «le Yur, cf. UittrKn, Sttiit t.j/itn, p. 23. 

5. Il c»l cvrbiiiieitieiit en p(>i»r»«iinii ilii l.voiinniii dès te début du ri^^ne 
r9«rtlfilo C>>nr4(l, int^rrteiil ilniiu lesrliplAmr» 'li>re)ui-ei rcliitihau l.vcm* 
MM, cl tiiMil un jilaifl oh o«in|'Araît le vicomte de l.voii. Aili^mar ; ■■ Noli- 

• tia •lunlilrr moiinelii Clunii-nsi» monnslrrii vcniente^ uiito preiM'nlinin 

• dnmni ilugonisgloriohissimi mnrehicinis, pi-oclnmiiverfiiil ko do Aili'iiiani 

■ l.uç4l>in<>osi vi<r« cntnîle, ipii |>r<'eepluin quod pcr «upruditi priiteipis 

■ cnnniliiint • ngc «c(luiBieniiit c^ Imiaco el omnibus suis a|i(ieQdilii» 

• iRfrinj|[rrr ntlrlintur Quocirm nudieii» .VdrtiiHi-UB lanle aut^toHlalis 

u pf(«p|iliiin «i)i)mi{it(< iM>nion>ni jinrliUiis moniictiomni fuveiv - {Ctiirltfa tfr 
Cluny, B'ftrifi^. Pftnr U ]>^i-io<l«! nnl^ii-un-, non» «omute» mal ren&ei(riiC'3. 
t^ii '>^, il cM nienlîonn^ nree <îiiy. nrehcVL*r|uc de Lyon. iIuuh une )>ulli- de 
Jean X pfiur l'nlilwTe dp (Ihiny iii,rvk. Urtf.. n» 3S7H ; Util, lif Fr.. L IX, 
)i. SITi, nmiii C(- pourrait hX^f en Innl (|uo oomle daiic In R(>iir^|;n(^ Tran- 
fvïse. t^a 9t2, »ntlft le ri')fnv dv I^tiÎA IV, il «p[Miriiit dO'jA emome |inM«es- 
M-uf itc bien» ta Lynaaai^ V.hiirle* Je Clany. n* ri44i, tuai» non comme 
eiiRile itu i>ayi. di' u>r((r ipi'il eMl pu«kit>lu qtM; ntUe dignité Ini «il élè 
^aaètf [tir Courad lui-mènie. 



210 



souvEiiAixerÊ dl' LVo.vKirs 



niomt>iiL-ini>(> iiu roviium ■ dt; Praiifi! '. J'hI dt'JA ru rK'caiiîun de 
din: cntiiin^nl 1» liituiil! ■ entre Ilii}çueH el «on ancien allié 
Louiit IV, cl ïix reouimdKsanee pur le pul&saiit marquis de lu hou- 
vcriiîtiet4> di> Conrad ftreul rt'iilrer dormîLîvement le LvunnaÎK, 
SOUK r»utoriti' des rois dp lluiirgognc, «ans que la c(?«-sion de lu 
ville fjiilà Conrad, pu- Lothaire tomtne dni de wi s»pur Mathilde, 
semtilt! avoir eu il oexujeL un(^ impartimcc cnniiidt^rii lile *. Il r a 
hiuii encore, ii e.<it vr.ù, de* at^t^s Lyniiniiis reliitivemenl nom- 
breux, dtlé.-i des mu du rtvg'Qe du roi de France. On pourrait 
être lenliî de sj demander si cos actes n'indupient pa& qu'une 
parlii* du payas L'tf/dtin^rws était rcsl«c déUvhéc du royaume 
de Bourjjogiie '. Il ne me semble p;is qu'il* autori«pnl une 
piireille con^'luaion. Pour ceux qui coocorucut In partie Xnrd- 
Ouciïl du tlioccse, le voisinnf^e de la cité franvaise de Màcon * 
suflil, il ce qu'il semble, à expliquer que [e^ scribe» Aient parfoûi 
employé L-onmte t-K'-menl cbroaolo^iqui-, l'indienlioit de Iiin du 
rè^iic ilu roicunilirigieii. fi une époque a Inqui-lte un m6me sd- 
(fneur mmvernait U Ui fui» le» deux comléa '". C'est In cantre- 
partiedes iictai màconuiiis du temps de Liétaud. durt-t la date 



1. rr. *H/»r.», |i. 207-209. 

a. cr. KM/iA., [.. «Mil. 

3, M. P. I^T. Let ihrnier» Cnr'iiinyifn», p. 177, a. I, a étais Inpinioa 
que l'on pnurrnU ti-acer une i^iirii-' i>ur tHi|ueUe M^ruienl indiquas Its limiin 
des rovHumes (|t' Krance ol di' Bûuri;<»ciie, limiles ilietiaelcs de celles du 
LToiinais. Ln chonv ne mi- pariiit |,-ui-t'(- pitMible, car pour uiit* nii-ni*: miI>- 
ilivintori lin I.vunnnituii penlnroirii U ritin<le»a('le?ti1)ili-»ili;»anHi)u r^^>nl^dc 
l.olhaice, t*! i;l*autreii, 1ji*hucou|i |ilii!i ii(iinlK>)>int. rUilf's de ('onrad le PadiiJ 
liqin< ou de Ilo Jolie Ml. — SrKi-cni. Util. il<r t.tfon, p. tVi clS.ll. n chercl 
k indiqavr sur une curtc Ic^ io<;«liti}» |iour lcs(|ucllrfi on a des ducumrnls 
dahb de» ann6csduruidc t'i'auce. CeUe carie est IréattommairQ, mais suffît 
h montrer (|u' on pourrnil dinieilfnpnl, à ce puiot de vue, Iracer une fruD- 
tivr»" h rinléi'ie'ir du p-'iifti» Lui/ilun^n*!», 

i. Kt de Tnlitinv*- de (Uuny. iluiil !<■» âeritH-^ ont nnns doute ci^liei'- <lot 
iKiniie pBilie des iit:(e« relatirsi au l.yoniMiA qui M» HOiit eonfter**^» dans U-s 
nrahive^du nionni^lAre. — En 97H, rureliect^i^ue de Lyon. .\mh)ard, dal« di- 
&a cité métroppliUinvclk—mcmc une rliartv au nom de l.oll)iitr« (Clmrtt^ 
lit (llrinjf, n" I ISO I, ma'n il faut renur<)i>cr i]u'il a'aji;!! d'une daiulioa, hito 
& r.ililrajv françaiNe de CUiuy, de terres situév» en Auvergne. 

K. ).es aetAft de <f |t<>niv »«• |>rolon|c«nt jii6(|u'a<i r^tC*^ '^^ I.nUtairc |/.'ar- 
lai. •!<■ S.fifinff, n" 398 et 30»; Clt*rlri d' C/uiy. n- tf90, 1ÎH3, iVW. 
161181. On va » int-nie queli|uc^-iins an nom de Diitriies CapeL, dniés il r»l 
vr.itde VJuny \f:Mrlf» i/e Cliini/. d" IVH». I71S. ITfil, i^ttl], ol. «nroreen 
ll)-.!'i, oit ilnlf au non de Holivrl une donation fiiile k lnlil>«yed<t liivns • iu 
iv([ni> DnripiHdIein epÎ9CO|iotu LuKilunousi ■• ((&«•/., n* 2749). 



U-s uiniTi\»t Kl. i.»m>At» 



m 



■•Mpir1<« Hj^uri' lii niftiliuii (Ir lluiinid li- PnrilîqiK* '. Kn cf qui 
cuncenio i>!iiH sp«*ciiilomi'iil li* Muniiiif)'. ot le l*'f>rrï,, riiliiiin'H ili! 
part ft d'flulrv d'uiio cliniiu' ilr ltiiuli;un>, ils l'uiislituinit tliins le 
ftjgai l.urfJuttruKh une it'^iim liioii iltslitii-lf, où K>h iicIo» ilalt's 
M\ iiiun itu nii ili' Fntnct!. «iiiul |>t>iil-(>(ri.- |iluh fn'ijut'nts iiu'.iil- 
letirs -, miiLs, (htiiKcctU* zuiio fniiili«'i-t> '*, il fnul l'vidcniment fnire 
une [larl iiKtwz f^raïuh- il lu Taiilaisie il« c:bux qui rMîgvDl les 
wi-lrs nrivt's *, I,;i niiijciriu- «11* cfux-fî, el en |Ktrtionli'r les actes 
cuuilaux, mullif urt'iiviiUMit ti-(>|i ntiv^k, ijuî inru» otit l'-tt: rcmstir- 
v<»*, pttriiÎKitPiit impliqiuT. même pour le Kntvx*, la ri'connaîit- 
xancv il« la suzvr:i)iii*U^ ilcx roÎH Av ïim\r\^n\;nv'^ . 



ïj^a, ori^iiieH de» cotiit(\'i <piî iMiiipIncèrL'iit «u I.vonuais les 
manpiis uuvi>r^i.its i*L Muf^'ucs lu Nuir sniit l'url tiic't'rtfiînvs. La 
liste qu'on wi dminv" pour lu première partie du x" siitle ne 

I. i'À. (Hipra, p. ÏIT, n. ". 

S. /;«rtu/. ./rSarisfny. Il- IW. 115. 437, S9T, SOI). 2fl3, iT«. 370, S77, 

3. O <{ui iiidii|UP qui? l'on ne peutsllacbcr une valt-ur Lrop absolut', t^n 
c«t(ut cvDCvi'nv l« »«urcniiii*l«^ d\in y*}v (l'onlt^rc, au« foniiulos Je d»lc, 
cr sonL iti'n mention!! l'iniiiiie <'i'll<--ri, ipii trniiîiic tiii nctv <lc (ÏL-titTroi, 
cuiHto it*Aiit[ii<>l''"u\ |><"i''l'iil>l>HVi- il» Siivi^'t!]* :■' R(,>^natile Rultturlo rog^e 
la Tnaciii ot IbMluirn in (inllin " i '.'«rrr/f, J^Santfni/, n" ft33). 

k, L'nv cliarlv n'inlivr A df* bien» «is en I.yuniuiis, Ji Saiut-Gporgr» de 
nrnf'iiiii intiAar, nrr. Villefraiiitir. «jnl, Bolluvillt.-). i^t^r^^r |>ur le *cril>c 
Audrlinnd. i>«liliita^i>dL>C>)nnd: uu uuln'doi^mciit, vonriTiiaiil di>» liimis sis 
Aitiiunin lien, doi»nr« A lu tnrinf .ilil>ayi.-, «imiicril pur U? invmp «cribo, i>4i 
diiU- d*- Uttluiiri- l'.'Ajf/m •l'f.ltiiifj, n"- tat8 fl I ir.6(. 

5, IViur Oinrsd l«- l'ncit'i<|iir, cf. Ch^rlet tir l'iuny, W IIMA; Cariai, </r 
S*~Vï"'/. n"' on, H". 117. IIK.lî".. 237.*tlt. Ml. "if-H-î-î, 37*. i'S, «tt-iHK, 
*■ ■^, â'r,.34W, 1<)7, ,HW, :ilO, HIÎ-llS, SIT.-J-M, 32;.-333, S7(I, (.19- 

i > .1, :;A'. Pmir lt»d<iUi- III,«:Aarf.-ii r/i- Oirrii/, n* iU\'i : Carliil. île 

Nj-(y«v, u' Wî. 191, lii*. hitt. 594, «H, 651. rtW,7li. 7*r», 7*». 

ti HtctchT. //ti^ ifir l-'ji", I- n. p. âl4, iiiclint- & ci'oif<-Éii Contraire t|u« 
lo Fort* rrconnut 1imijoui> l.olhnirc. 

7. En 471. Ciiimd le F"!»!!!!')!!!? confirme sa monsHtère de l'Ile-Barbe la 
piK«en.inn (l'UD certain nombre d'i>^ises |//i(/. •/« /•>., l. IX, p. 703), 
<tna| une pirlie te ti-uiivo tn Voret. powr l'idefililicalinn, cf. I.n Twim- 
Va«am, tluDï t.i Ui'im, f/i'n/. (/pi (/uen '/e ftuurlmn ri dn ratnin rie Fnm, 

.1, [>. Ail'. Mnl» ce no «erail [Min nne prvMve alwottit^ (pie son pmitroir 
Jil 4ur ee povA, car «n «oit sniirent iltt« iMuveriiin«, ■■onUrmer nuv 

kbaytf» de luan ÉUU des dininine» silujs en dchbn de ceui-ci. 

fi. Ijt s^rîe des eooite^ île I.Tnn un %' sii-cle, telle i|n'i'lle eat donn^ 

r»ri]ue)<pie» vjrianli'S fMr PAntniK ItUl.tîfL'jon, p. 1 1 1 el «niv. , par Ma- 

Naittfill:» \ilUI. iff t.iftin, |i. 9II.1-S4>^>i, [>»r M<i\i) .tu:oi« \0''iyinn el La*^» it^ 

ftitloirt ih Lyon, t. 1'. p. 203 . imiUr. i.x}lvttti\IHMl,tlantaciiielioiirfKmel 



2U 



Lt» aiUT»:» UF. LYtKiXkl» 



pïirnlt ftvoird'fiiitri's«i»r.f (jue le cK-sir dVlaliHr di'jft pour cAtù 
t'-|ioi|UC' uiR- îH-ric dt; comles iK-rédilfliros. Le t-omtc (iuiIlHUine 
qui iissislv, un dit, à un pliiùl il'Hu^uv» II* Noir eslMouveiit cod- 
sitléi-t* comme t-omt*? lïv Lyon '. Mais le documcnl qui nous rêvèîf 
SOQ existence est plutôt contraire ii celte hypothèse, puisque 
te vicomte de Ljan, Adi'mar. contre lequel est rendu le 
jugetiienl, a pour senior, nun piis K; prétendu comte Av. Lyon, 
mni» Ilu^^irsluï-m^nii- et. d'iinlre juirl, coninic je l'ai dit, cViit 
ce dernier qui intervient dans les actes royaux relatifs au E^yoïi- 
nnis. E» réaliti', le premier comte dont l'existence suit ceri:ûne - 
est un certain Artaud, contemporain de (^nnid le Pocificjue, HU 
de Girard et de Oinihei^e '. Il est douteux que son p^Tciiit porlt' 

r/M ffmntet t/e h'ure:. 1. 1. |>. r>(>-ST , p«r VArlde^rifiitr Ivtidalf» (I. Il, |i. tan 
cl cncorfi par A. l(EMXuii»(//i«f. Ji* Forr:, I, I. (>. lOO-IDD , ««Ublit tint,\ : 
GxiUUnaifl" i0-2i-9ii\ ; CunUiimcII, Oltidu pr(c6<leiil (!lâ3-!lt5): Artaud !•', 
Tils ù<i)>nSr<sl<'iil {»I9-Iltil)| : Gii.iiul I". (lU tlti pivci-dciil i<JA»>D70) ; ilun- 
rroî. rWTf <li) pW-céc1i'nl [»7i)-liKU, ; Arlauil il. frôrv du |>nVcé(l«at ' llHO-lonn). 
Mais dOjÀ A. l<i:iiNMii> ["/>, cil., p. IVf-IO^I <JQulv nt-ec raison qu'Artnuil I** 
cl (jOisud [" oient exerci! en Lvoniini» laiilorité conitale. ie parle un |M!U 
plu» bas (les deux pn'ilendii» comle'^ (juillBiiiiiv dont le prvmierestou rvalil^ 
Guillaume l« Jetinc. Qiinnl niiK (lnIrA cxtrvmvv àa ctu<|ue[)er»onA«go, inutilt- 
de diri'utiVtlc&sonl d« pm-e rmitniiMc. _ 

1. Chnriet tlt Clang, n* OSfi. 1^ cnmlc (îuillaume souM-nl h In suii^^H 
do l.it-laiid, eomle de Mlican et de Besnocon, •.'! de l^ltarli'K-irnnataDlJHP^I 
cDDilc de Vienne. Nou§ n« conna iA-*^»* d'oillctir» pas de •cigai-in- du rov.iume 
dcttour^'ogneaynnl porli^ce iH)indr<>nillouiiie. Onpourmil|>eul-rlrf? M^iippr 
& GiûUaame Têl*^-d't:iuii|ie. cotnltt dv Poiluu. qui suecéiix A <jutlliiuni« t* 
Jenne pour une partie d<^ «r* domninos il^t, Ilague* fJ.ip^f, p. SOI, ii. 4). — 
Il dihtc des cnoan.iiefi au nom d'uu eomlc Guillaume, |M>rl«ntau rêver» : + 
I.YCDVN'I CIViS. I.e4 raisons données par SrkiEin (u/i. rif.. t. II. p. Ita) 
|)our'les retirer ^ Gutllaurae le Pieux ou il sonÛts et pour lexaUrîbuer il w» 
pcfM>niinpie du SI' )ii^clc<|ui n'avait même pas ^técomlc de Lyon, ne me 
p.ir:iinAeiit pii.t MiFfltsinli'» 

2. I) y j, dnas l'oliitiiairo de ré(;lise de l.voa. su V de« ides d'aoOil 
(9aoi'it}, un cotatc lianlicr Jthilusiriiini f.aifiiiinen»û Jvettsiae.M. Gvu.iib, 
p. 87), nu IV de» ides de Wvricr i 10 féTricr) une V'alttrada mmitixtn HhiJ., 
p. I7|. Mai* rien ne pnMVc <)u'il ssdissc d'un comte de Lvunnait ou do 
FnrM, V.iliiraiia. d'antre part, peut être la femme de l^miruee de SjxjIHe, 
urur île itcdolfe II. Ij?s aneions hÎ3Lorien> du Lyonnniit, jum]u'& A. Iternnni, 
vv>]lcHt cfjiioiiln- un Artaud I", ipinliflé lU- cnmcx Fnrrniiiuiii iK-s Vli). Mat*, 
il» n'oul d'autre jiai'aiilieipte l'anlonlé vaguement invoipiÉe du (fénéatouisto 
Du Ikjueliet L't di! n cliarl<-3i r^Tilif^os " |iar et-dernier.ilix-itmetils aujouM'bui 
di*p>ru>., ijuiml b l'obituain' d'Amliierle, (|ui aucail donoé le nom de h 
™Mut<«.iw i-fi Tamnie, femnie de cet hjfpolhciique ArUud I", i) e»l «^le. 
lurnl aujotird'Iitii |H*nlu. 

*. Cariii/ Ht .Sanj/ny. ii* *3T : ■ Artaldus come«. Genrdi iittoodan 
pulnUa viri ut Ci»ilK<rf(ie fUius ■-, donne à l'ablinyï; de Savî^jr de« bîenak 



LES CUUtKa t»E LYONKAIfi 



243 



titre de comte <, luiils it ai)|>iirtt--Dait siinit doute & une fiiraiUe 
imporlfltitfquijKiraîl ri^moiiter, en Lvoonais tout au moins, jus- 
qu'au débul du X'' iiiècle ', el se trouvuît }>eut-ètre déjà à cette 
époque inve»lie de fonclion.i viconiLales K Le comte Artaud 
avait trois fnVcs ^ : hlienne, mort avant 91)'i, Ilunfroi, qui n'ext 
psH aulrcmciil connu -', et Ilugucx. qui i^Liiît abbt-, pn>l)abl(;ment 
de 5aint>Pnul de Lvon. Sa scL'ur, Aulru (Aital/ru<iia\ fut abbcsse 
de Siiiiil-Pierre ". Artnud, dont la vie se prolongrea jusqu'à 

t extrême lin du s' siècle ou aux premières anii(5v*?t du xi' '. eut 

■içuy en Lytmuni* 'ccHUtn. Ritiukl, HhAnt-, arr.. I.rnn. canl. l'ArbresIc.'. 
L*Arl(M>vl iiiKuflUamiiictil ilali'*:" inc-n<ii> niarli», rpfçnsiilp Coiinido regtt. •- 

I, [I ne reçoit, dim» In cliorlc précitée d'Artaud [l^arlul. </c Sarigng, 
n* i:i';, que le lîlrr Or " nobilÎK vir >• : on potirntil songer h l'idenlilier nvcc 
axt Hrrnlilnt comn, 'jui soiisrril vvr% 969-970 une donation fnitp h Cluny 
»lr hiciis sis en Lynniiaîs Ch-irlr* <!f Clunt/, n' 1272 , m«i« *iï r^«tîli' It 
aora tic- <x cumlf nt parait [ioë avoir ll^iirt' dans roritçiiuil de \a pifrce. ol sa 
KMi»cri|itiuu, ou tout au luoioft k- lilr« qui ratcompiigiir. |>pu[ iHre considé- 
rée conroe ttnc interpolation duc «u iM-rilM> qui compila \o eattulairc A de 

ïbayc d*" 0«ny. 

.A CD juger du tnniii» par la n-pétilion des ini-mes noms, I.r 1" avril 

>. un Arlaiiil. mari d'Ilildcgarde, lionne 11 Cluay des liiens vn Aulunois 
J'.hxrtt* tir Ciiinjf, a* 378); e'osl très |>robaIileni«nl le même (|ui en MR, 
Btec ses Ûls Oirard el Artaud, dotmt- k la mt'mi; aUliavcdes lencs en 
Lyonnai* (ibùt., n* 4831. Le nom d'Artaud pM d'nïllciint ri^pamlu en 
Viennois, «n Vnlentinois [Chnrlm tie l'.lunij, n* âM321. Eu Lyonnais inAme, 
on trouve un Artaud, cunlou)|iorain du comte Artaud I", mai» GUde llufoic*, 
et ifni finit <- tru un pimnnnn^-i; d'iin<^ cerlaîne importitncc, ptiistin'il restitue 
divrrs ilutnaturvâ r;it)liarr de Ssrîgny ■■ arer le cnuM'il de «e* lidèleii ■• 
jLar/n/. rff Savigntf. n" n33i. Vit» l'un KMUl i^j^nloment, un <• Artaldus 
nUes '• est limoio d'une charte de t'niTlif vt'i(ue Uuiit^turil |Car/u/. «T.ltAay, 
n* IITi. et deui ebcvalien de ce nom fi^tireul dans leu^rologc de laeajlié- 
dralt.>. au 29 avril et ou IS juin l^Uliilaariuin Lutfdtinentit eeeletiae, éd. 
GutcuK, p. tO el -'>3). 

3. Kur cf |)OÎnt, cf. tnfra, p. 2W, 

4. I<a rluirti* du 30 avril 993 (dk L.t Ut'nv. Hi*l. ffn littttt de llnurbon ft 
rfw eitmlr* ili^ far^z, l'il. StcriniT, p. juKl. n" B Ail i. <\m\ est la twso de toute 
Uitrufalo^ic de cette fomdlc comlalc, n'avait é(0 qu'iadi(iu6c par P^nAorM 
iUitt. d* /.yon. p. ttl ' et partiel le oient publiée p«r UoKrrAixa.'* (Oriyiim 
tt Ltaft tte rhuloîiv de Ltfon, I. \, p. 37fi|. 

• i. De L\ Mi'BE, op. fit., p. SC-âS, a in^^ré le nonidecct llonfroi (iiuiii'e*t 
ntionné que )>ar la cliarle pr^cïti^u de 1K>3 comme occniiiant un dootaioc i 
atra' daitkia Hi^ripde» comlrn dn Lyon, elgravement raronlé le régne de 
ce IMTwnnnit*-. Ce|iendanl il faut noter ipie IV-^'Iiç« Sainl-lrên^' pri'^tendsit 
pOMMersod tombeau. qui aurait été vu par di ver» £rudils lyoïmais avant 
•adestniclkio. 
t. Obituarium S. Pauli Lugilunentit, éà. (îrir.ci!, p. tt. n. 5. 
7. Kn 993. il fait une douaiion k l'église de Suint-Irénée de Lyon (nt La 
Ui'MK, ap. cit., t. l,|i. jual., n* 6 bit) el aus clianotiii» de S«ïnt-Ju»t (Djii- 



au 



LES CUïlTES DE LYO.Vf 



de sa femme Tliiberge, Rirur du comte âv. Savoie, llumhert ', 
deux lils. tient l'un, <[ui pnrt:iit le nom d'ArtauiI cuniinc «on 
père, ne paraît avoir joué nucun rAle ". L'autre, (limnl ou 
GMiuil ■■*, «uoct^da k son |>ùre au conil*}, pmbablemenl après une 
miiiurit*!' (luratil laquelle les rimrlir>n)« de comte de Forez Turent 
runipUes par le second m:iri de Tliiber^fe, l*ons de Oévaudan '. 
Gt^rnuil ^ gouverna le comt<^ de Lyon nais- Forex jutique vers le 
milieu du xi" siècle*. 

T«i;?*Br. t.'itrrhiri»lr /r.inïois, p. .ISi. Il f!>l vraîneœblMMe, bien t|u'îl ne 
porte l»ns le lilrr de ciinte. tiuc cV»l ilevjiil lui ijoe»! bit. <irn> In mêniF 
époque, lia di'piw'rpiswmfnt de li'rrex i-ii LyoïiimiH (C'AartM d« Ctung, 
n' S5âT}. Ea nvril ViH. il <lonoc à Quny de» trrrvs co Lyonnais et en Hdbh- 
neiiil>iit.,a"ii9t). ItntouruI un l{ tévrift lObiluirium LufiJuni-nsi» eevle- 
•ùf, M. Gt^iGt'K. p. t'), p«ut-èlri> en 999, s'il (nul en croiit> hoa i'pilmjthc, 
disparue au Kl' »i4ole «1 connue seulemoDl par les lrattiM:riptioa«. ftisnt 
divorgeiile». de divers érudil» lyounats. I^etlc â|)iLt|>hc. (l'niirrs le» reiuej- 
gaonMrntx i|ui notiit ont ^té <roi)i>erv^N k «on itiijel, ne di'rait reinouter 
qu'au xii^ou au siii' nivelé (Nolev de ST».vt:iii, dan» dk Uk MraK, ofi. ril., 
l, I, p. S7 et lit). Elle n pu rcprodiiirv en partir une (pitaphepluti anôcodv. 
mai» la chose reste doulrunc. Kn 1010. Thibt^rice parait seule dan-» oa acte 
{Charlet Ht f'.liintf. n" iôTl;. 

l. a Ayrtvp.B, Origine* dr t* Mitiann dcXjpoiV, Sutet atidiliinnrUet.p. Hl- 
m. Kilt! aousi-ritavet: son inari une vliaile du ten)|in du ri>i (^miadi/Jlar/tf/ 
lir Strigny. n* k3') ùf:are en lUll) diin« u»e cliarte de Clnnv (cf. lu note 
|in-r^le»U'| , en lOlâ dans une charte d'Aiiiav ( f^^rtal, iTMnai/, a' tSI J. te 
\3 avril 1011 fait une donation à l'abhnyed'.Mnay ^Citrlut. d'Ainay. D' UT), 
el figure au V de» ideadr juin 'S juin i. tltuis le nî-croIo>,'c [OtiiluMrîam Lug- 
rfunenaix rrrtniat, p. TA }. Elle eut iiM-nlionnéu.avec ran mari Arlaod, dans 
anechnrle sans dnlo de leur Tits tii^nnd iCarlat. dfSarigng, o*C03!. 

3, Il suu&crit un acte de juin I01:i »vec Tliibcrite (f'.arlul. rT.lûtajr, 
n* Idl) et e»t raenlionot^ dans ta donation faite par «on fr^re G^nud à l'aty- 
baye de S«rtt;ay iGa^/u/. de Sarignj/, a" Wii. Rien ne prouve iju'il ail 
Jamai* eu lelîlrede comte que lui attribue i>b l.it Muhb op. til,, p. (9), 
Artaud eutaitut uite lîtlv, RotliiUli; oa Ktihaul \Cêrliil. d'Ainaif. a' 147). 

3. Il e»l api»elf fiir^rdut dan» la KU^rription d une charte de Saviçoy, 
et ti^ralititf dans la soaM^riplion du rnvme »etv{l^rt. de Ssirigny, n* 602,i. 

i, '^arlul. de Sjti^l-Julifi dr ttrioude, éd. I>o:iiiir. p. 333, u' 3i>l : •' Pon- 
■ ciuï diiina annuentc f;racia coinc» estmius CiatiatiUinrn^i» telluris nrr- 
a ono pt Forensis pitriar... pronnimatius ^nitonio) Kuomra Slt'pluiii et 
- .\biii et oïoris l'jusTheotber^t'. ■■ Pon$ **! ^^temenl mentiuiini' a-rec »a 
fpinnu- Tbilicrgv daiiti un rn^rnii-iit de charte relative À i'é^Iiïcdr Saint' 
l>nul d'unmi, Ui*l. de Lyon. p. llî, cf. fi»tL Chritl.. t. IV. col. ÎI3}. — 
Il e^tl liien vnii%cniltblile dailleun., comme l'a rcmarqui- ]>»isTCft, Rohtrt 
Ir pituj, p. a>*l et Ji*, nne iH' iroUTemement de Pons ea Fore» n'implique 
pa» trraltnchenienldn iwyf au toyaumc df France. Foaa ne relrtanl de 
HobiTl le Pieux que pour bod comtii de G^audao et, pour le Forei, de 
nMtolfe 111. 

K. or. Cfiarfrt dt CAray, n* S7» ; C*H«U JtSnif/ny. a* *H. 

(. On pe«il donner le Ublean (t£oéalofii[ao aoinnMire cî-desaous- 



Les OOIITB» DE LYONNAIS 



âïR 



L«s comles dunt il vient d*ctre (|\U'Slion ae font, bien cotcutlu. 
dsn** leurs wUs. siii%Te leuis noms d'aucune dnsjjînatiwn to|K>- 
grapl)i(]uc. Uâ sont posse^tsi-ur» de hîens aux terroir» de 
Clievagnr ', de Cogny -, de Tcmnni ^, dans le Ronnnez *, 
dans lu banlieue dt'L,vun ', cl c'est dans celle ville qu'iU chol- 
sissent le lîeu de leur sépulture ". Miiis cvs domaines situés dans 
le Lyonnais piftpremenl dil. «nntdes terres lit^rédi (aires, dunt la 
possession ne riuppose pas chez leur propriétaire la jouissance 
de Inuliirilé t-oniLdi* d.in<> les territoires dont fnnt partie ces 
dommnes. I.e seul (exie d'une épîtaphe très suspecte' donne h 
Artaud le litre de comte de Lyonnais. D'nutrc pitrt, Pons de 
Gi'vaudan. bien (|uc se trouvant p;ir suite de son inuriuij;e avec 
Thiberge. maître de l'abltiayo de Sainl-Puul dans la ville même 
de Lyon ', ne fait suivre kou titre de comte de G<^vaudan que de 

AniAiip (938} 
ép. tlildegartle 

I 

Giiuni* (970 1 av. 993) 

*p. Gimbertfe 



AxTAiiti ll.'J<l3-av. IIIH ?< 

comtpde t-yoïiiinis 

éf. Thihrrgf \àe\Utkneatie 

I 



11. .11 L* (MSl 

Il IjIiO, de avilit l 'Faut?. 



I I 

Ilrspiini Rtiknmi 



AirrAen 



I 



G«»At-D ilO..-tOI0i Bohaal 

comte de Lvoaoaiii 
(•p. Aélù (lie OiWaiiilsn) 

1. Charlmlf Ctung, n» 182. — QMv*ffay-Hir-Guyc, Sa6ae-ct-L^ro, 
■rr. <IlMri>lk*«. canl. I.a Uuiche. 

î. Ckârb!» de Clung, n* 137. — Cc^ny, RhAne, arr. et cunl. V'ille- 

3. C^Huf. (T.-imay, n' 117; tu; I.a MirnE, ititl. tff* duc» dr Soariton, 1. 1, 
p. jiiHl. Il* Ù. — Trrtinitl, Rh<)itr, cniit. Boia-d'Oingl, 

t. Charmdf rjuni/. n* 3S93. 

S. Ibi't. 

0. Vc» U fia (lu \r Atêcle les comtes mhiI eiicnrr «-n ]i(tssr^»ion de 
droit» dan» In tîHc mf me. car. eu lOTK, .\rt»iiil almiKUiniiit ji TalilMyR de 
Cluay lu moitié ilu |M'-a)i^ .]u'il percerait kL)-on if^tutrtr* d* tllunti,B<'3^i9), 

~ Cf.tapr». p. 2VÎ, u. 7. 

8. Kklmit Han» .Intc diiiiii I*An,(i>i?i. fHit. df l-f/on, pr.. p. 112, auquel 
l<>«>uteiir« (lo la Callia i^hriuli-ina, I. iV, coI.âlS.onl uds doute emprunta 
la nés 1 ton. 



LES CnWttA W Lrtl^XJU): 

In fnrmuTf : » et de lu terre dp For?i • ', el Iim premiers ile«cm> 
dnnis irArlniiildunl nous pui^<:i()nK connaître le titre airec certi- 
tude «int <|u:i)i(34'-«de cttinl*^ de Forez ^. 

L'archevêque de Lvan ne parait pas avoir reçu sous Les rots 
Rodulfien!!, comme d'iiutresprOlals, (UnsréCeodtMdesoBdiDeèse. 
l'exercice des droit< attachi^à l'aatorîU eomlale '. Ces droits De 
lui furent reconnus qu'en 1157. par l'eapcrear Fn^^e Bari»e- 
ronsse. Néanmoins ce dernier ne f»i«aîl san» doale que constater 
une situation déjà exùtaote depuis ion^emps. On voit dès le 
X* sircle r.irchevèquo Bouchard II disposer ea £avenr de ï'ah- 
bsve de 5avtj^v de la terre de Mons Ledjigca* ^ qwpanîl aTotr 
fait partie du domnioe cotntal '. Les vastes pasaesaioBS de 
lYv^W et du L-hapitrr dans lonl le diooise, la bante silaatâoa 
des prélats, qui depuis CharlemAf^nc occupèrent le siè^ nrch if- 
ppcopal. le Cail que plusieun» d'entre eux aj^aaitenaienl k de 
puissante» familles >ei^nenrtales. ou lahae à b £uniUe rvrale. 
ne piiuvuient que faciliter le développement du pouvoir lenportl 
des ntètrupolitains. Il me semble probable que c'est à cvtti» 
extessioo de la puissance des arcfcevicjnes qu'il &at attribuer Ift 
disparîtioQ, dans la seconde partie du x* siècle, des comtes da 
LTODBais. 

Le pouvoir comial, aprte la mort dUvgves le Xwr', se 
trouva disputa eaire les arWteWqnes d'une part, et d'atttie port 
une famille seigneuriale, que rien ne parmit rntlacber aux annetts 
comtes cirolinf(ieas '. Tool au plus pent-oa saipposer qu'tU 

t. C^rlmi- J* Itritmi^, n- S3I : . fNMKWS «viaa mbmoI* çrviia caatmt 
cxinas CabaMi—e— w letlnm mcmb cl Fonmaà» paltiM. . 

IL Alafiada %r attclp. W ocwle GmUé^w e*< «lit • FonsMMi rnan « 
daas me Aartt de H^gaes, ar AetJqt ée L*aa iCaHat. ér Sahgmf, 

a* «tï;. 

X Ct«|Vs.ck.tT. 
4^ Ckr^af. drSat^V, ■• 4». 

t. nu.. M* <M. a*le «aale Gê««*4 iaterrical |iaar nmom r t i rt b 4mm- 
liM Wlarar r mO ÈL ^ b i m. CL ST%T»r. fltrt. *• £.,««. L n. f^ S>^£n. 

tk Q«i lotiiarfac anil nnc^ cv paaittar àam* la «iOe far nalamMïsifv 
rf'm nooMUi «f. aM**. P- M*- 

7. V Baai««Mt, Cartel. ^ .SMWfay, pL. m. ccoâl a« L.a > lr >iw » ^»e «*••( 
^«4s h Boct dr Pain»— g k PSen ^aglcnti de Lym M dms^, «• 
^^•ffeUeCaBbama Uramsl le tmmêi ér tnw f « u|M <- 
Rt dit. tn le w rt » da faf«a £.a jd >" w m m se mm— I fmtÊpi eatre divers 
M» c »« «dac*!» i|«*a j * «i marte Cwlfa— g d« Lmw, db- 
tàaclda Cailhair le Jcaae, ae*** êc Wrilier dt GmMsi^w Ir Pina.ce 
^Mtpaa< 



IX V1EKX0IE 



sn 



d<>scendent d'un foiiL'linnn.-iire pr('>po!u> pnr les nneicns nmr<|uis 
au ^uvern4>m[>i)( chi plu^i impnrtnnl ■!(>.« /).-ir/iiiu>oon(Inir<^s issus de 
hicipilës Lvgdunittufium. O fonctionnaire. mf3saa ou vicomte ', 
après ta tin An principal de Ilugxies, aura pris le litfe de comte. 
Il est k supposer que. ne pouvant se rendre nmître de l'cnseniLle 
du Lvouuiûs, il !w scni qualilié tic comti- de Korcz -, peut-être 
|>arfoi>dt- couito de Kuaiiiu-z. puiiu[uc c'vxX à cotti- ('-piHiuc que 
les noms de ces circonscripliuiis féoduleM uppaniisscnl dann les 
textes ■■. FopIs de leurs dom^iiiir» sis en deliors du Korcz. appuvii» 
|wut-êlrc jWir certains advi-rsaires des archevêques '. iLsoiit con- 
tinua k dÎKputiT li ceux-ci l'aulnrid- temporelle danit lecnmtc^ de 
Lyon tout rnlier. mi'iwz (\iiws\v lutgu» Latjtitinrnxis au sens titrait 
du mot ', et l'hUlutrc de ces luttes constitue cellt- du I.yonnni» 
pendant prî-s de deux siècleii '-.jusqu'au jouroii Gui II. comte de 
Fnrex. devint maître de lu cit(^ «.^piscopale, et où uu traité conclu 
en tl67 n^gl.i di*l!niti%-ement la tii(u.tlir>n '. 

Le Viknsois. — Le Viennois, comme je raidit", avait ûii laisnéeD 
933 au bâtard de l'empereur Louis l'Aveuftlet Charlea-Omslnntin. 

I. I'b - Artalilus vicocomcs - flrinti» le dnmaiDi* de Lurfooiy i IV-gliae 
CntMcInile Sailli- Kti VI) ne ilo l.yoïi cl li^iirci atj '} de» cnleiides d'avril 
,Â4 nars) dan» i'obiluaire de celte t-gliw Aj. lÎLir.UK. ji. iH . C'vsl |)ar 
puw conjeelure ijue V6diteur pince son esisteiice dans 1» seeunde luiiiîo 
<1u 1* 4ÏtWe. Il semiilerail plus vmi^etnlditble de re^onnailre imi lui l'iincolre 
tic* eonit«> di' t'orci, va l'idi'utiliaut |iroli4iMcnient avec .\rtaud. mari 
d'Ilildr^anle. menlioiiiiè vu ^ÎSeï 93A i(i//m, p. 2i:(. n. Sj. Il ne faut po» 
uultlipr i|u'il y eut eneaire. n[in^s l'ait'iidnmt flii enmle Artaud I'', eo 
t.vutiiuii«, une iM'i'ii' île vioohila-K .iiii M-nil>lcnl <-1r.iii|>cr>i h &a raiiiitle. l<a 
liste en a ^tê dnrft»ec par A. Hekk^k», Etiai hUltuique aur te* vicomle* de 
Lgw.df Vi^iuitfl df VMfOH. du A/* su Xfh lî^/e. Saiat-Étieaae, IM7, 
U»-8«. 

3. Cf. f.-ii aena A. Bmojuiu, L<ftlre tar /ni Iroii Durchard, p. 7. 

3. rf. HJpra.p, Î36^'iî. 

4. It<>«A<i»iKcs, ffitl. di?lar*uninn dr Lifim t la Frane*, p. 33-24, irfiserve 
ju>t<<-inent i|ite le« comles de l-'m-ei ilAÎcil t«« tû>iirui leurs el le» allî^ 
natiirv-l!^ fie;) nblR';& de Savi^ny, toujours ptirl/'^ h riiisuuinissioa vîn-i-ria 
des archevétiiies. 

X iTett li-dirediminut-^du Boannei «I du Forez. 

A. âreviLnr. lli*l. df Lyun, t. II. ]i.âlï>-î£l, mai» U-» dHn'tU i|ii'll donne 
»ur le* (irrtnient tem|>i de ce niiiflit ri en )tarlîrii)ier <tur la luUe i-iilre 
Artaud nt l'arrtH'iù'iue iloueliard <^i>nl tonl ii Tnit lii|>olh^ti<fuei«. 

", Ro-it^MF^eK, np.rit,, p. a:l rtl 34, — Sur U situtiUori rtispevlive de 
réTt-i(ue et du comte, dans U cité de Lyon, cf. un nu^ncrire du xiif uècle, 
Arch. nal.. J. 26V, «•■*. 

t. Ci. aapra, p. m. 



qui lp{fou\Tniiit depuis (tlusimii-s aiiuûesiivec îe Ulre (lecomtoV 
mais ([uî piiniît s'iHii" minilix- jh*u soucieux (I« ctniscrver ravers 
son nouveau souverain une tuk'Ulé absoluv, peut-être iKirliusti- 
liti^ vis-b-vis do tlugues, dont le roi <te Bourgogne prûtt^oilnil 
tenir sv& piiuvoir». En UHI, ChnrU'K-Conslanttn avaîl fuit liom- 
magp & Itaoul de France", el on Î'^S leiitt* <lp lui livpt-p sa villr ^ 
Kii *Ji1, il rm^oniiaiKSHil Ijiuis d'OuIre^M^r el lo recevait dons 
Vi4>nn«', ou loul au muiiis en Vic>iinoi>i '. Miilgi'<= c«l flpptii, l'.iuto- 
ritt^ do& Cnrolingîcns fran^-aû n'avait pas réuR^i à s'élabJir 
di^'finitivement sur le pjiys, pcutH!trc, parce que le fits de Louis 
l'Avouglc rencontrait dans Vienne même des adversaires, conuuc 
lu ramillo (|ui poMSiMait lii-i-i-^lil»iri>mtnit lu dignité vicomtale, ou 
l'arclievéque Sobon, persuniiaye dy noble fnnùUe, et nllii^ au roi 
Ilugue» ''. 

Quant à Charles-Cnnslanlin lui-m^me, après le retour de 
Conrad dans ses Klats, il parait s'être rallia- è ce dernier comme 
l'nvait- fail Hugues le Noîr. Il intervient dans ses diplômes '\ se 
soum(>t 11 su juridicliiin *, et riiil ligurer son nom dans les fnr> 
niiilrs des dalfsdo ses nctrii **. 1a- l'ait même <[u'îl continuait h 
porter Iv liltv du eonile daiut le VienaolK uti tous les -.wlen 
sont régnlit'i'enienl d:itéN di's ans du règne de Conrad, iniplii|U(> 
i)l> sa pari sotimissîuii k ce dernier, \r-annioins, Cliarles-Cous- 
Innlin paraît »i'()tre trouvi' vis-îi-vis de lui, dans une sitiintinn 
un peu Kpéeiiile. Je ne sais s'il faut attribuer une valeur pnrlicu- 
lij>re nu titre de •< prince «le Vienne » ([ue donnent nu fîls de 
Louis l'Aveugle, Flodoard^' 4-1 Hiclier "'. Mais le lien de v»s<i»- 
lité qui raltache uu roi de Hourgogiie e^t uks«£ lùclie pour qu'il 



I. Saiiti lioole Ji-fiuU r<^iKi<iiic i l.i(|ui>llf llii|{ni»i il'ArlL'» (]iiUta 1« 
rojaiimr iIp l'invente pour ne liirc PouroniiLT roi di; l^tnlmnlic. 
t. Fi.oitnAiii>. .inn»ln, a. 9:il. Cf. tapra, p. B9. 
3, Jhi'L, a. V33. Cf. «ity/'j), p.ftO. 
I. UUd., A. >Hl : Uf^vnn, Ivui» IV, |i. ',3. 
i. Sur Ih (omille d*s vicomtes Jo Vienne, cf. l.r mij-tunir ih Prnrmrf, 

It, IIM-IIUA, fl •iiirU)iiireiiIéel losaUJuncv ilrrareliem|ue SoImiii, .UAsn.vRfi, 
jtt iinV/ifinn/r h Maliondr Sacvtc, p. HW-431. 
ft. i:ii»rtv»ilti:hiini. d°63l. 
1, II,»!., it-AâS. 
H. i-.horti-» f/r /;iMf»y.«" «6. 7fl7, I0i7, 1081, ll«; CnrUtt. iir Sainl- 

U .itwHlf;». un,)). 139. 
II^. Ui»f»ire9, l, 11, e. M. 



Lit VIKXMOIS 



3i9 



puluui L>ii 9^1 Mt ri'ndn'ii MiW'oii nupri-s dt> Louis IV, et se rcrnit- 

tuiln.' fti)ii ridèlc '. U':iuliv {Ktrt lu svrïo dea ili|jlAni(.>M rov:iu\ L>n 

faveur de IVgliw de Vienne, s*interrani{)l |)uur de lunifues 

anntVs h U lin du règne dv Lnuis l'Avpugle. I/tirch(>vé«lié. l'un 

dpKptuK im(>ortanl« p«prni ceux du myaum«î dp Hniirj^ngne. n'n 

cuiiM-'iA'i^, diiiiK M-K ar<:lùv(>!i. de [inVc-pIf ui d<.> Hodulfe 11, ni di! 

(Innrad, durnnlli's InMite premières iiiiiicc<i du ri-gni> dfeiiiui-ui '. 

Lorsque Cbarlos-OmBtniilin dispMi-HÎI, après 962, il semblv(|uc 

celui de >^f>s doux liU (jiii tid shpviVhI ■*. n'nit cnnsprv*' niii-uiip 

jtutiirili^ fti Victiiioi't, ■m dmis les pjiVH Vdl^iiis v Cvai U |{i iiii>m(^ 

t*po<|U(> ipic Onr»d commence ii jouer un rôle dnn» le» alTnires 

du pays. 1^ H'i iKitU îll»2 ', il dis]WH»« en faveur du pr<^tri> (ïér.iud 

<âr biens aïs dans le vc»istnBK<-' immûdînt d« In cité. Le I'* janvier 

Ofi7. il est dan» la ville, et y dotmr un diplAnte en faveur du 

raïunaitti^ de Saint-Picrro ". A lu même époque, il est en posses- 

^>an «lu ri'^clitritl de Sninl-Andn'-'Ie-Brts ', ancienne possession 

<ies roiitiU' Provence ', Kidin, en 071, il aecuixlt: fi l'i^jçlise de 

'^'ienne une ctmlii-nialion ^m'rale de ses biens et priviitiiçe^t ", et 

«les liirs lit sério des priVeples [mur IV^''''*^ cnthWralo de Siinl- 

^Vlauriec reprend et se poursuit rt^ulièrctncnt, jusqu'il la lin du 

mr^^e de Itudulle III. 



t. Fi tifHitnii, .-l/fn.t/rv, n. 9ti\, \i. IS9, Cturli?* {"irait invme aviiirnttnrh^ â 
4rt acte tt(i tiKiKHlilt^ mil' ai'Haiii(< îniporUiiire elTe<'tive, |HiiM|iril Ht nli>r« 
nKrmvr [mr l^tii» IV In lioniilion iin'il n^nit fuite A iililmyo <lc Clmii do 
**M Irrri' dv Ixiinmiiiiitv en Vieiinoi» ,tIiŒv,ti.ti:ii, IHplomtlitiut Jf Hoiir- 
Sj^tifn* rfff /'. tir /((r.i:. p. 09l. Neaiiiuoin* il ne winlite j'a» ijue ci't lioni- 
«*»»g»' lie Chsi-left-Constiinlin ill euU~jiui^ la recottuai^saucv ilo Loiûs IV 
<9*(i* aiicuneii^rHe <Jii Viennvit». 

!, Noo heiileinenl le nirtiilaîre de l'égltM de Vtena^ n'en a roiiservë 
^«leu». mai» (Un* le ■lijilAiiie île 9ÏI. au «oriL n|i{ieU>ft le« ]in>ee|>le« de» 
va[M-reurfcc>iralti4;)t>iiK el i)« Louis l'.Vvaugle, Canmd a'«» metiLionne ni 
*&*M>n |n'to. Diik! Iiii-tnèine> 

1. Chirlevroiistatitiii flt;un: avec «a femme Tliiberyt^ el «e» deux 111* 
IliHiatil el lliitierl (Ihii<. nii a<:U> den eui irons de l'iiiinOe UW) i '.A.ir*/** i/i- 
f^tfiiy, n° \Wi\; Kd VlfS, llicKard e«l seul moaltoané à cAlc de «on p^re 

l Mamtkvkm. /.ei orif/ine* th U nufaon df Santin. p. i21M30; Lf royaume 
HrPmr^iut, (). 2V2. 

^ IIUl. ,tr Fr.. t. IX. (,. 71)1. 

I. Cirlul.ilf Saint-. XuiM, a' !I5, 

K. L^roj/.tàlnt'iii' l'piit^rt^f, p. lin.Cr, ilfr^, vb. If. 

9. t^mrtat. rfe S*i«(-.|Wn'-/r-a*«. ii" 3i'. 



250 



I.R ntlAISirAttDAN 



Mais il ne scmltlc pas que (Conrad ait remplace Cbarles-Oto»- 
lanti» par un nuuvcau comlc '. Il iiuniit pnut-i'-l n>, nu L-untruirc, 
pnrliU* lie lii siluatiuii, pour tu- iiic>Un; lui-ll^^m^ t-ii jKMsit-sKiou 
drx tisca royaux ou cuniluux qui avaient uppiirli'DU b Louis 
t'Aveugle r>Q h son fils, cninnic les tlomainf^K de (IrolU-s et île 
Coniniunay. D'autre part, dans les préceptes relnlifs au Vien- 
nois ou accrtrdt^s ji IVgHse de Vienne, nVsl inpntinnn<-f> l'intcr- 
venlion d'aucun cnnite. Lps roquâtes lïonl pn^scntcvs tlirvt.'lfr- 
ntont par l'aix-hL-vi-qu*' ou, i> jKirlir du si-cond mariagt; île 
Uodulfe m. |)Hr la rL'iiit- Fnnenjarl. et c'est k ciîlle-cï qu'eu 
1011 ^, le roi concéda ea toute proprt^t^ les comtés de Vienne 
et de Sermoren» '. que la reine devait conserver jusqu'il» jour ttù 
un nouvel acte do raulnriti' nivale les (it passer enln* les maiuK 
de l'a relie vèque I^ger '. 



Lk CHAiNivtunA.v — . Il est nswz vrni-^emblalil^que la ville du 
Grenoble Hvuît ùlO k lY'iioque fi-anque, comme la plupart descit^ 
de la Gaule, te clief-Ucu d'une circt»nscription comtfiiv^, Alt 
x" siècle le souvenir ile l'ancien romUafUR CrrtliannpoUtnntn* 
n'êtail point encore perdu. Néanmoins rien ne pemiel «l'ariinuer 
que, sous Louis l'Aveugle et sou» Conrad le Paeilique. iç Graisi- 
vaudan ail continue h être placé sous le gouvernement d'un comte 
purtioulier. Le lon^ séjour des Sdirru.siits dons te pays, âéj(>ur&ur 
les diïtiiils duquel nous sommes mal r(;nsci);iii5»). mai» dout îl 
est impossible de nier le» dé-naslreu-scs couM-quciicas. nvuit eu 
ntk-cssai renient pour efret d'apporter dans toute la vie politique 
et sijuiale de lu ré^^iou des perturbations profoitiles. Le hw^' Ac 

I. i-i- noniju comti^ <le Vieiinoonntinue iCmtlut, dt Sjtint-.\niir^h-tU*, 
n"" 0^1 l'i ■tl*) ik Rjturer duus le* actes poiir (l^siîrncr iidc circonncriptioa 
lerrilomle, ami» !Uin& i|ii'il ait i^t^ n<^esi>iiii'enieDt pnnrru d'un tiUilatra. 
— Sur PAlon, dont on niirnit voulu raiNMinc<tint<^ de Vienne n ortie époifu», 
pnrrv que Ml swiKcriptint) R^uri- mu bns tl'iiii ili|>)Anm |>our l'vblMye *fe 
^Ma\.:\a»\ré iCartttl. tli^ Saini-Andr*'tr'Bsni. n- ftSi. cf. i'mu.yrx. Wttmat» 
tftfuanniif. ji. Sl.l.el ÎMurimiAK, Oi^iginn //<• li*mtil, |). 203. 

'î. (ItiditHiovl Piwwi^ï, IMfUmf'tli v t'yilli, |>. I'». 

3, Hoitiilfe L-oD^erta c(-|H-iiilanl en ViennnÎH Aeii bi^iis dnnt îl ili«)>c«<' 
diininl kïi nnii^e.i fcuiiaiileheii Taveur rie leglUe tie Vienne f'jtrttil. tii 
S»inl-Amlr*-l/>-tla*. n" V:>' ot ifi' . 

i. Sur lu (.-uncv.->»iniiduc<ini(i^à l 'n relie v)-<|m*, cf. >n/rA.,vb> ir. 

3. Cariai. <lr lîrmahlr, ,\. XM fl \. «VIII. 

B. "VKxnttMxtjfsi.OriifinvM'If* DaHi'htniiii'' riVnitob, p. TM-IV, ■ Uirl de «u[>~ 
pAM)r que l'emploi <l« cette oxpree«ion île familaln» OnlUnùftohU'uu 



IK cnKMiix .wvxie 



Ti'vil'clié auniîl m^me dû, seUm cerliiiiis n^iU ', t^lrc Iransfiîrv ft 

Jiipin7ÎXfU!t, iiujiuiririiut Snint-Doii-il ', tlniiK un dnnininc con- 

c&Aé à l'i'j'lise di? (iPL'iioble h la tin du W siiV'ln pjir lioson et 

iL^aÏD de Prov<>nco -'. Mni» lo fuit n'est directement nttesitt^ que 

f>nr un diK^itintMit Hiux '*, t\ piir {.Ntns^picnt doit être cttnmdén^ 

ooninie lrv« douteux ■'. 

Cependant, ce déplacemenl du chef-lieu du diocèse, si m^mo 
il •ck.vait «u ticu, ne coiisItLucraît point un argument contre le fuit 
d^ Texislence, uu x* siècle, de comtes de Graisivoudan, «[u*^ le 
c<?s»lrt' du |Kiuvi>ir dcci-ux-cî uil ûté A Grcnotdc ou ailleurs. Mais 
1^ pr^iimbuli- d'une rliitrtv ci^lèbrc ", du temps de l'évéque 

lit Ilufoii^^i altribuc rornielluiiient & riWê<|ue Imin), hi'uI, l'ex- 
Lâhiu des Snri'iisdia et la réui^anîsation du pnyïi. - Aussi, dit le 
"ttextc, comme ît trouva peu d'hubitiintH dans son di<ici>sc, U 
alunit les nnbtes et le» ({en» de moyenne ou de bnssr cnndilinn , 
^jj^'-'^rc auxquels ta iptn' de fin-noble puliHre repeupliîe. Ledit 
«'-M-ijuc donna i/t cfsbninnu-s de-s cbàli-iiux 'a biddtcr et des terres 
A cultiver. Sur ces cliAteaux et ces terre», l'évoque retint le 
^lumnînert Iess4>rviees, selon ce qui Tut convenu entre lex deux 
** ^Mirties. Mais ledit évoque et son successeur IIumlM-rt puHsé- 

•« ^cSpTcnt le diocèse, ainsi qu'un i^vOque doit poss^ler sa propre terre 

t** ^Bt ses propres cbAteiiux en »Ileu. comme une t^rre qu'il avait 

** '^^rmchi'e » une Uiilion païenne. Car. du lanice des comtes que 
f^ ^rnaintenaot régnent dunu le diocè&e de (Jrenable, on n'en n 



» 



i 



I 



**>^ loiilP aiili-e nnnlofiiie) ifn|>Ii(|iie TeiMlence d'un corale au»»î U)iiglein|Mt 

^ _ Utnio^, HmrtuL ih Grvnaht'-, iDlrod., p. xu. 

^- Saint-U'jnal, DrAme, arr. Valence. chcMieu de csnloii. 

» . Ctrtal. 'Il limobU. \. xxvii. 
^_,^ ^- Il »'a(,'it «l'wii^ în«cri(>l>on vcraifi^ <|iii aurait <^tA |>I(kHïo dans le clo- 
^^**rih> l>|:IUc<li>S.iint-l)Q(uil. L'uiitliciilicil<^ «le celle ioscriplion. adniiiMi 
*^ *■ lïiMdi'vh. l*t nmoniiff*. p. Ï0ï.->1fl, jiHr lUiiuUd, OnU. rhriit., I. XV|. 

i"^- 3SK, ftÈTOm»i.v\}iS,.Hi>''n/iAsnfimVillelaUi-r, |>. 21"-2lrt. «le. cuinbiillti« 
^^"^^ hr.i>T. «inn» Im li-o. 'Iv /^jiw/.Ai/i^, l.ir.ii. l3i-IBS,n ^té <l<>fiiiilivvinciil 
'* JMrr [i«r A. il<-Ti.iiNi:iiii**K iHx.vnrn rritii/iirite rtft»nri/iliim tffSairii-ltnnat 
"■■n/ii-ra tiM'riipaliun ilf (IrtifU'IiU' {tar U* S^rr.i»in» na .V" nitrl^, Vîenne- 
"^rt», IHUi». iii-H- . 1)111 11 •l'Iimiai^ c« U-nte do l'hUloiro du tXtupJiiaé. Cf. t* 
*'*'lt*tfHH- 'I- t*rtr^nri: p. -Jfiï, 
V Cf.aus^i l'iiymno cllô par RBi;«Jtiiu, lne.ttioin tin Sarraiin*, p. 1^1. Il 
tt« hrl |ir>< niililiur qiii> In |wi<>sessïcio iJe Jtirinziaea» fut roeensinn He enn- 
^1 ^;li«o lie GronoMo et cellft de Vienne, d'Oti récit» tendaact«ux 

*\ • . .: ckbut. 

i. turtat. de Gr^nobtr, D. in. 



LA CHARTE SVI DE SltyT llt'Qim 



ti trou^'é nucun (jiii fut appel«^ comte' en ce lempM, c'i*sl-&-(lûréi 
t< IcinpsilelV'vétjue Iwirn, inais iL'clilt-ivt^quC', sans aucune r^la 
c- nuitioudela )t»rt Jes susdits contles, ptwsiMait son )^vi^-ti<^ ej 
w alleu, k l'exception de ce (ju« luî-m^nic avait donni^ de su propn 
1. valnnU''. •> Selon le n*dncteurdu préambule, llunitiprl^, sucoea 
Bfiurd'Isam, aurait jnui delà niAme pténiluck* du droits, «1 q 
ne Keratl que sous Malien \ !iucces!U!ur d'Huiuberl, que le pro 
mier comte de In Tamille des (îuigues. Guifîues le Vieua 
nurait commencé ii Tonder par une séfm d'usurpations In 
sance d« sa maison. 

Ce (("xte l'ti, de In part des érudits dauphinois, l'objet 
controverses pussiounêcs '. Ainsi que j'ai déjft eu l'occ«a 



>i8t dij 



"M 

BtoiP 



\. C* ]>ps»uf-v cunti-c<)il formel le m CI il riolerpriUlio» <Ie G*Ki8t 
le liaUetui de i'AraJfmir tlfliihinair. 3* série, l. 1, |i. fli, d'après 1m]uc1 
pri^nmliuli' «■' boniei-ail h «rTirmer ijuc les lunilos Uuî^ucs, (]ui eiUlaiei 
au lomp* d'inam, laiMinient l'^^rêque jouir paiftiblcment de SM, 
scssionii et alleux. 

2. Cariai, itr Orenobte, |i. 93:^ etidiK) rjuia i^uco* inveintliRbilat 
Il prpilirto cpificopahi, eolicgit n<ihile«, tni^Hinere^ rt|inu|irnffl t* loDgîiiqu 
r terri», de quibti!^ lioiiiinit>MS consoliila esftel Gr«liano|>olitaH« torn 
CL (ledtl<|uo prt'dtelus cpiscupu» illîs Ituininllius cns^lro ad Un lii laudutn i 
u U'iras ad Uilutramlum. in cjuortiiu i!«»lra t.ive in leiYa»opi»cnpus jaiudicll 
•■ r^tîiiurt dominntioni>m et t.'niliii, sit-ul utriMim* pnrlibus placuîl. Ilabv 
" Butein predicluN f|»isic«pu!t et HUt:cr»tor t-jus lluinberlu», predicluni vpi 
« copatum Hiciil prupriii» cpiHcnpu^ iIcIh'I hiilif n- propriiim lennm vï pr 
u prlii ciit^trn, per nludium sii-iil terrain ipinin alwlrniorat « ^enle |>aKail 
■■ Nniii );^i)Ci»Uo coiniliini ialorum (gui modo rognant in epif^oopnltitn Gc 
Il tianopolitnnuni duIIus iovenlus fuil iii ilirlius suis.sctlicet in divbuslsw 
■• epi&copi. i]ui coTTieft rocaretur, «ed loltitn epi«cDpntum. sine calumpo 
Il prcdiclorum romitum prodic-lus episcopus în pacr^' p»r Klodiiim postid 
" bal. excepl<^ hoc i|uud ipse dtrdei-ul et eua apoiilaiiea voIuiiIaLo. •■ 

3. HuiabcrlffKHÎsIci'n t>9Vuii ciuuile il'Ansf ;Ma>si, Cnnr-Uiji,l.\lX ,rt 
177,1 ; il e»t encore nienttoiiné nu cnneilelcnudnnticetleliiciillt^en liJi^ [Uiù 
l. col. i23;, et ea tOJD «mi«eril une charl« en m^-nte lempa tpic »oa mj 
ccMeur Malien \Mon, tUnl. Palriae, ChaNat, t. I, roi. 41)0 ; GhU. Chrig 
t. XV, roi. ÎS9), ce «jui prouve «ih'îI «vait abdiqua rn fureur de 
dernier. 

4. Msllcn, eoti»<dincrc en 1016 [Csrtut. dr GrrnabU, A. xksiii), soi 
ct-il comme ^êque In charte du 22 oclohre 1030 citi^c h la note pr^-ôlden! 
V.n t03ft ili>«t déjji remplacé par Artaud (Mauillow, Aitn. tieittd.. I. I 
p. M£>. 

5. Et oA rial heureuse m eut aont inlei-venues dm conaîd^rationx < 
ii'uvaieiil p»îiU 1111 ciimcli'-re pureiueiil «rieti1in(|tie. CJ. principalenM 
K.iiK'-iii^'PuiMU.i.K. Entai Ktir /m inUitatiun» hfhnçtinnais4'M. iircoohXf, 1»] 
Ifl.'îT, i vol. iu-8' ; iWi'Hioiw *tir If» inrationt 'ht S;irra*iiiii ilan» U* 'SMtfei 
de la rire ifaurhe du Miànr el plu» ftarlicati^n-Hirnl Ir Itaajihiné H 
Alpen.daa* le HuUelin de t'AcadfniK dtlfihinitlf. t. M, p. 216 et suiv 




U CIIAIirK XVI t>K S.UKT IICGl'i:» 



333 



te dire ailleurs ', ce n'est pus ii prupreincnl parler uno question 
d'oullienliciti' qui se pusoà propos du document, puisque celui- 
ci remonte bien au lempsde l'évêque saint Hugues. oiaiR plu- 
|<j| une question de viirni>ité. Kn dViulreN termeH, cequ*on pfuldis- 
cutOTc'i'At ta viilt'ur historique*, pour des événements du ic"' siècle, 
dut énioi(nin(^ de cette notice, qui date de la lin du xr. 

ICli ce qui concerne l*importanoo et la f^mvit^Ç de« ravages 
cacerx^ par lefi Sarrasins, il n'v a aucun motif valable de sup- 
poâ^sr que ccux>ci aient Hv moins considénibtes dans le dtacès« 
<!«■ Grenoble que dans d'autres diocèse» voisins, ceux de Cap et 
d'Hltiitnin pur exemple, ou dans Us v,illéc5 des Alpe^. Sur ce 
f>«->iul, cumme pour ce qui tovichp nu njlc d'Irinrn, lu notice peut 
ê-t-rc cnnsîdcrée comme avanL à peu priis la même valeur qu'un 
.te bisLuriu^raphique - rédigé k lu même époque, et comme 
«spt^Mntant une Inidilion quis'était conscrvik' jus<[u'â la lin du 
X.i* siècle '*, mais dont l'alMeuc-e de documents ne pennel pas de 

TMAmtH, Xotn *i uliatrt-Mt'mnt tnr l'arigint tt* Im doMùtAtioa t'Ai 4»n\tn 

'-u*y«rti tir*„ohU, Uallel.'lr lAeatl. lUtf.hutitU, i" fér., t. Il, p, 535-636; 

*-**»■ Ti^jonj ii/r un naan^ife tU félofir de M. Faucht~Prunflle, i6û/., 
|3* a^r., t. I. p. 5(; La r^rltf tur t^int HufjHf et i^ càrlalttireg, ibid., 

3- &.T.. I, n, p. îOV-î-6 ; CuiiKi.. B^i-uiu .i h protntaUon df M. Cabh* 
''^ftirr k prttfut* 'le l» rAar/r A't'/ du i' rarlalaire ilr firmobir, ibid,, 

^* 3*^r.. l. l, p. 9i; A. tit:'tKiinK«Kft%ts, .\olire hUtarique ef rritifjue riir t'itri' 
î#»«jF tff ta prrmU'rt race rfc» dauphin» de Virnntii», Hnn« %e^ (Cuimv* 
{***"* f>U me*, pub. |iar P.-(^. (îîraud, Vicaac, 1875, io-O* ; Dkllet, £'xd'ri«M 
^^iiùjtse de' •ili/erliana loaler^i contre la rharle XVt du i' carfalatre lit 
*^4iMf Je Ureiioble, l'nris, 1881), in-S", qui indique les pnnvi|)aux argtj- 
*n»nt* [in>M>i)(i^««UD« flinquc !M.'n>. On ln>iivcm v^'alomcal un rcsuitié «le 
^ poli''i)tii|iii' a ce itiijet ii«n% nMtn!ii.«i:, Konrad ft, t. M, p. 17-4H. I.e» 

■ ntrîi^ui liiitlnrii^nii du hiiupliiiié n'ont iintiirdlitiiivul jmk miit i.*ii doute 

■ Mulhcniicit^ ni l« rémcilé de ià chnrle, et, Tnxpncn, Xttlt» et ab^erràlion*, 
P- Î4V. 

■ • t,r myAOrirr de Pmtenre, p. âM. Je me raltir oui Tu«i e»|>o»^s h ce 
*nKt par M. P. Koi rmisii, duislm ^nna/n Jo Uidî, 1902, p. t3-l5. 

2- Âfec évidemment un «nr»etète plus tniénsii, et ««rUiit plus 6U»- 
I*et. 

^. l'ai- bulle d'ii'rbain II. ilu IS mai 109i iCarlut. de Grenoble. A. X\m\, 
■lil •>Q:ilimrnt : » doner Cimtianopolilan^ eeelesiç pax a persecutioite 
^^nonnn reddirrctor. « Le pasM^i' a <^W iuspii-é |«r saint lluguc», I.'idé«- ne 
n»««ii j,,5 cboquer le» opinion» reçues. TEnnEuit^sK. o/>. rit . \>. 75. a tort 
^* ° *'^a ju-iori la graiitédes ravalées dt-s SarraxiiitidaïKli- Graisivaudan po 
'J'("*wiiUnl les mii^iilmiins ré<luit«daii!i ce pays à l'état <tc flimplcs bandes 
• **n);mBda. Oit sVliinnf île voir qiiel<)ii<-» liltitoricu». el en pnrliculier 
Ç*U»4.ixr (fj-.u.J**! rri/ù/u^, p. I33et«iiiv.) dont la 'Iisï«i'(Blion psI par 
' 'rtif» bien conduite, eonsid^wr Tnaiwir rltr Mînt llu(>ut;<i pour b vérttâ 
**'*'"■•'> uivigumeol ealavcur delà réracitiï du préambule. 



2Si 



[.ES OtHCIM-Jt DKR WUI'KS CUICUES 



CûiilrAlyr l'HXacUtudc. Il i-sl permis cefiunduiil de con*.l;iti;r i(ue 
ce récii u'olFre par lui-ini'nio aucun c;n-act^re d'invraisenitihiitct*. 
On sait qu'en d'uutreR pavA le reouuvrpmeiit des territnireft 
occiipPB par les S;irmsins fut suivi d'un» pporgaiiisalinn cnm- 
plèlp, :it;cnmpHgné(> d'un p:irt.ig(> lU'.a U>rrf>s entre Im> nouvt^aux 
haltiliints. A FréjuK, le principal rfilc dans ces ëvt'neinents fui 
prècisémenl joui^ (>Mrrévêqui> du diueèsc, Hiculfus. Il n';r a donc 
ujiriorî ri^ii d'impossible â <■<■ ([ue les clioseï; se soient passiVK b 
peu pi'ùK de même ji Grcniil)le. en IVbseuce surtout de loul pou- 
voir comisl en Gmixivaudnn >. 

A ce «ujel, le tommgnn^e du préambule osl c«nl»*slïil>le, 
parce qu'évidemmciil intt?ressê, aussi a-l-d ètiî conleslv. N»^an- 
moins IcH rares documents relatifs au diocèse de Grenoble ne lui 
appurtcnl nucuu di'mcnti funnel. 

I.e faitdK la disparition, dnriN Waucnup dccités du ruvaunn' de 
lt^u^^l>gn(^ des cuiiitc» candingicns, |K'ut si; constater pur ailleurs, 
et il est nisij deainiprendre t]ui- les r<*gions iUors en proie aux 
Siirrasins aient pu ne pus continuer ii avoir de» comle:^. Le roi 
n'avait pas Ji en établir dan^ îles pnvs qui (échappaient de plus 
en plus b son autoritt*, el les seigneurs se souciaient i^videm- 
mcnt fort pru d'un litre qui iir leur gnmnlissail point la piiîsiblr 
possession de la mens*; comtiile. Au ciintriiiru il continue à y 
avoir des évêques. car les circonscriptions ecclésiastiques sont 
bien plus immuai)les que les divisions civiles. et, dans ces r^gîoiu 
où ledt'veldppemeiil normal delo féodal! tiMaïque est entravé parla 
pn-senee des envaliisseurs, ri*vê(|ue se trouve, ipso facto, le prin- 
cipal personnage, la seule aulorttt'' subsistante au milieu du l>ouli>- 
versement ffi-néral. Il est probable qu'il n'y a ]ws eu il Grenoble 
d'aclu constatant cet i>Lal de choses, et le cunsucnint pur rultri- 
butiun Ji IV'Vt-quc de l'autorit/' comlale, sans quoi il sérail bien 
surprenant que tes cartulaires de saint Hugues n'eussent point 
conservé un document de ce genre -. Mtiis il n'y o rien que de 
trè)i possible h ce que la situation ait existé en fait ^, et c'est e« 

t. C'est |>cut'L'Ui; il celto abst-ncu d'iicU-s uiL-ntionaftiil les (xiiutv^ de 
Ortiisivaacliin que foni iillii.iiiiii ce» mcitHilu |ir£iitnl>iile : ■ niilliiit îlivenlus 
fuît iiiik v^rareliir coiiio». " Il e«l vmi i[uv l'aiil |Hitirniil Koupcoi^'ter Iv pîvui 
Avôipic (l'iivAir fait dispnroUrc, pour le> Itesoins dncn «111*0, ti-fi bc1«« <)ui 
■urnicDt mentionna rcx comt4.'a. 

â, et Biussuir, Konrail II, t. II,|i.M. 

3. En lOiU, un oei-tsin Ainard dévtare tenir » per eptseopun Craliano|M>- 



LUS COUTIlS i;i:iUL:K:t 



255 



! Biûnl IluiTUL's iwinble vouluir imlît]utfr en «lisant que !"évêi|u»! 
puni^ri lit son Jiuci-s« <■ en itllou ». .Vu %\' slùck-, vc di-niiirr terme 
«'applique souvent ti (les b^n^lices devenus h^n^ditaïres >, ou fa 
de* tt»(TO^ donn<^e* aux l'-gli^îR ii litre di* po-t^ession perpétuelle -, 
suuR iy?S4>rve bienenti-iidu d'un^ v:i^it< n.>(<rtniini«SJiiice de l'auto- 
rilé rajrale. 

Mais les adversaires du préatiilmle nut soutimu qu'il pxiiiUiit 
en Gritsivnud;in dcn coiiitoK du num de Gui^ut'ii îi une t^|>nque 
Inen imlrrieure à répis*o]wl <le M;tll*'n '. Tu comte de ce nom 
a&sixie en elTot, en 890, au pliid tenu à Vurcnn«s pnr la reine 
Ernieiijart .■is^liléi' des ^^mmls du royaume de Provence ', Jîn 
Olit. un Gui^nie^ (jui s'intitule i- cvmie par lu ^rdce de Dieu », 
donne k lV-Klis« de Vienne une terre sise à Tressin sur les burds 
«iu Itliùne -*. Mais il s'écoule plus de (|uatre-vin^t& années uviint 
tpiL-, dans ces régitins, le nom de iiutg'ucs, porti' celte fois par 
lts;iucèlre» autlii-ntiqucs des cuniles d'Alhun, pnrjiinsc dans tes 
actes. Il D*viiquelu présimipliuu tirécde l'idenlili- de» noms i{uî 



liUnum omnrf«le(f«« l't )>atal>6 «iC'jrfui. //« Grenoble. B. xlvi). A cffltc 
r|HH[u«',<|ui esl eHlf uême àluquollc (iuix-uCftle Vtciii conimcni*« k paratlrc 
dmnii li'i »cle»nvec le lilrr drcumti'. il (ifmvnîl v nroir eiKorr de» rvstes 
d«' l'élut Oc vlioven oii Imis Ioa drniK camluiii ■•liiii-iil enlrv les mainii de 
t'^t'iifttc. C.'e*t en util àtCMili'iii^nt >[ui'* Kri-iliTic idt rh«-r4iusti« coitlinns à 
IVgtiac tir Grviiobtc le» dmil» n-^a licti'» ([iic. dnillcurs. clic nVuU |ilua 
•mie h posséder dans loiitf réli<a>.liie dii dJoci^se ^PAitAiin. IleeueÛ tir. 
fwièret, p. iiO,i. .^u xtv' siècle l««comlc«<léclarenteacor« tenir dc^ l^v^U4'* 
cvrinÏHs «Ji; l«un (Irail^i'TnApitirt, Lu r^rù^ sur nuit lta;§vr», dan» \v Buliet, 
def.lfW. firlphinalr, 3' »ir.,1. II. |i. 2Ut>:!76^ 

1 . Oii tniuiri' iiièiiic iUhk une dannlion ite biens TJile en 11)40 k l'alibiiye 
(!*■ S«i(il-Vtclor lie MiiTM>illo, |«r rn-olTriii rt lti*rlmtul. cunili^H de Provenctf, 
l*c&prr«sion ■■ alodc uostro comiaitale • lCarlal.de SMUil-Vielor, W l~2l. 
Ad it' bii'i'l?. le«deui termes auraient élé eoatrndicloircs, ciir lu» res</o 
ftmilato 9-ont prëcii^menl le contraire (Ie4»ll<>ux. 

t. Cr. une donation di* bien» raitv i-it l'iVt 9S » pcr atodiiim •• ft l'^i^ise 
Af Omiotdc Carlitl. ttf lirrmittle R. xïjti el i»»ii) et le mot nlinltM 
enipk'Vt- en ce %fn*. <\*iw un certniit nonilire <k- chnrlc« mar^eillaitios du 
»»• hià^lc fUrt>àK .l>-Saint- Victor-. i.« nS. tT, 389, 390, tî3, 7301. Unv- clwrtc <le 
rarcbrvr<]ue d'Arle» (tarie ilc " donare aliipiid dr alwlem nancii Stephani 
n-l uncii (.^e«i>rii h (ALM-urts. OallU ehrixl. noehu., Arle». eol. (SA, 
n* SWi; . 

3. Cf»! «nrloul rn cl- aetia qu'etl dirige* l'argumcn talion de M. de 
TrrrelM^^e. 

4. JtitL t)r Fr . t. IX, p. M3 Cf. /.e royanJn«> (/« Proirenre, p. ISS et 

5. F«fcni-PniixKi.Lii, ttUt. dn inêtitutiaiu hrùnt^nnsun, t. I, p. S4T; 
TcHiiEiuiMC. ttriijiHet ttrt ttauphiiu, |l. 1± 



im 



t.K* OiXTKft btini KS 



jusi|u'ii pri-îscnl. poisse coontiluer an af;|^um^nt en faveur dv l'hy- 
potlii-se d'après latjiiellf Guî^ues I"^!- mari de Fn-Ixmrgo \^Fmie- 
liarffis) qui, le 7 fieptentbre !)Ut> '. duniie k l'alibave nennoUe 
de Snilit-.Vndré-le-li;»!* dH>i terit?*; sises il Vernîoz * dp\Ttiit t'ire 
considéré c-omme le dei^ceiidniil de.K eninles ses homonvaies 
dnnl nn peut constater IVxUti'nce au début du x*' siôcle ''. D*aU- 
]«ui-H ni ce per^Muniixe. ni son lits ne portent dans les actas le 
Litre de comte, et e'otit dans le Viennois plutôt t|ue dans le <ïmi- 
sivtiudnn que semblent fie trouver leurs domaines. Ce sonld'aîl- 
leuis des seigneurs d'une certaine importance, avant âéjk des 
voRsnuvÀ eux. lin p.-irai<isent avoir suivi In tactique qui devait 
é^ulenicnt faire la fortune des pHnccs de la maison do Savoie, 
en accaparant les évêch^s voisins. Guigues i* lit monter sur le 
5iè|^ i>piscopal de Grenoble son fils llundkcrt : Guij^ues II ^ ptiii,-ii 
k Valence son (ils, nommé aussi Huinberl. et son neveu Malien 
devait succéder, sur le siège cpîseupiil de tircnuble, k son oncle 
IhiinlitTl, lils de Kréboui^. Mais c'est pr^isénienl k l'époque 
de ce Malien que Guig:ue)t le Vieux paraît avec le titre decomlc '. 

). ilarlai. dr Saint-Aïutr^t^-lias, a* SI*. II p*l poniitile <jmp Ciuî|etie4., 
■nori de t'r^lrourtii*. &"il mort peu de lomps aprî-s cette date, vuriiue 
cliorle H'Ilumbert. i-vr-quc de Orennlilc. <|iii |iaralt de la An de la inêine 
aiin<^e, jutrlanl donation û l'ahlisyc de Cluny <le In moitjé du eliftlejtu fl du 
hoiirgdo Virillo (C'Aar/e«i/*'.''uiFiy, n" i3l)7i, est souserili? p*r Frébour-)^, 
mi^re ilii (loiialcur. cld'aulrt;!i |fvrM>niiiii^s desu faiiiille, naiin r|iie non pèi-c 
iriterrliMint*. 

i. Vttniinx, iwtv. nrr. Vinmie, canl. RoiiitMllnii , 

!). ic relève In mcniion h une date iiidétcintin6e, bous le rt'i;uc de 
ftodolfe III.d'unGuigues, (ilsde l.iétiird et petil-tlls de Bernard, possesseur 
de biens à Saint-I.surent en Viennois fCAar/e«r/e Ciunj/, n' 2650). 

i. Celui-ci aouscril od 99& une charte de son (rèce r<iTÔ4[iie Humberl 
(Charte» île fUiinij, ii* 2.10'}. Il C!>1 mentionna comme miirl dan» un 
di|>li'>ini> di> Roitolfe 11! <lir lOOS iC^irtiiL de Sjiint'Andr^. n" 38*| «1 dit 

• M'iiior uiisler >• iUiijc uiieiloniilion (ni lu h l'itlihnvf- itr Saint-\nilrr de ltirit« 
iïVilricu 'iltid., n'Iift. — Vitricu, l»èn:, cointu. Veraios, arr. Vienne, caat. 
IlouMillon). 

'). » Ciim caria leslimoniali signala niiclorilale Mnlleni epihcojii (rnitiano- 

• • pnlilani et Wîgoitia eomitis et iitnrift t>jii<> Adclsondis rilinriiTnr|ue Auânint 
■- llninberti el \Vi)(<mis "{CaHul. 'h Sainl-'Jha/f^e, p. têO. «' 4:(:<:LVI1. La 
dalc <lr lu pièt-c e%l un peo inciM-lnitie maïs m- place entre 1031 cl tn3ft. l.n 
HOUseri[iLi«n ilii im^nii! |N>rH(inim^i> * S. Vui^'oiiiii eumitis •■ lliçun' i');ati-incnl 
^ U Huilf d »i>i* clmrte dolii- de 1027 ('.'ar(«(. Ai-.Wi l'^tri <!>' I}<>mtna, n" S". 
i'J, ihi'l.. n" âî cl 220t. I.c pouvoir de lîiiiencs le Viens |>ni-ai( »Vlrr pro- 
luii(Ct' jusque vers l'an 107a. M «o i|iiiiiitii? lui-aiéiiie • rgo lïui^'ii inmc* >pii 
vocitur sonvx • {CnrlnL it'Ouljr, n* UiSj, et ce lerme juiniU faire allu&înn 
h son àfin plutM i|u'i In o6ccs<>it£ du le diatioKuur d'au auliv pcr«oiHiii|^' 
du lu'- lie nom, son ciitiLemiiurKln. car eu ce cas ce serait iciior. 



LIS cnVTKS GCmttKR 

d ceci ci^ncnrrlc nvec IrvidoniK'i^ llu|^n^l■^llluIu de Siiinl Hugues. 
It e»( diniçili- Jf diiv cxuiiniciil s»' pnMliii:*i( fi-tle usui-pjilioii uu 
cbIIl- iirtiuitiliiiii il'iii) titrr lumvfiiii |iiir hi fiimilli' % ii-iiiioisp ilc» 
Gutguvs. llsvmlilc <[uVllo Mjit il pi'u |)ri-» cnnl^niporniiic de la 
périmli* dc> tmiditi'» ([iiî <iuî\il l.-i mort ilt> lludriUr III '. 4>ii p(*ut 
«UppoMT, il'iiulrt* [Lirt, quir lu Hiniillt; a t-U' ntlirûe <lAU!t U- (jrcii- 
•îvuudnti pnr ci'iix <li> n(*s in«riil)n><( «jui uccupt^ront succeasîve- 
raenl le siè^c èpua-opul di? Grenubk- ■*'. Ces évoques aurt»iil au, 
connue d'nuIreH pri'lals. profilfrile leur sîtii»linn ]M)iir inFi^mlcr h 
Imirr, (laiviitK iiiic purtîe ilvs. (Iiimaincs dt> IVv^cln^ tlutiiiiîiitfK 



bil arttîlrniiviiiriil (|ui-* (iiii^'iit-n |t- Vii-us fui iinmii Ira M'iiçiii-tii'» i|tM 
allrn'nl Tairv it Ziiricli l(>)ir<w)iinii>i*i<>niircrii|it'n-iir lioiirait !. •■( PiiriiiicwMi:, 
lliitt. lie itrniiilile, \t. TV t|ui 4iii)|uih4> ■|iroj>Ti'>« la intitl lit* Kdilolfi- II] If 
comlo *'t r<.'vf>]uc s'atlril>ui-n-iil If» Uruila rî-4(«li«n« cliaouii aur k-s IpitiH» 
ip'U |tn«i^>luil : moi» il rsl duult'iii prf-ctst^nii^ul iiu'il y uti ru dmronilM A 
«■lie ijfin<|utfi. L'n •' Oui(pi illutlcr vir »«»ut«ril, vn nosemhtv IU3S. tino 
doiuifion du I)M*U9 on St'i-uKii-onit C»rt»l. di'Gr^ntMf, \. xvi. S'il s'agJl ilc 
(fuicvr»l<' Vieitx, ci* ■lirniu-riiui'iiit n-^u \o lilr» iloL-oinlevnlre IO.V1 fj 1(KI8 
(ilntMciIn-inr'du n* ii*iiin Caflitl. de Sa!nl-f:hafftr,c'tli>k tn nott^ prAVdeiili-, 
ifltî ^<il ilotiiit^ <' ix'|;i)i>ntc Coiiitiilo t^^K ••), |M)ii(-ièln> liiro iU' ruvi'nriiivat 
riHliiitif tir (kiitrwil le Sali'iiio fn Ihnir^-igafs On pt-iit TuircA ctftli' hy|K}- 
llié^r iiiif (•l'jrcliuD. ('Wt >|iH'. ilaiis U clinrU* tlf foiiilotiiiii du {irii-uir' ilo 
Mnirutio |iur rt''«i'<]up ituiiilM.'rl, (It-urc [narini lt-»xt)UBCrî|itiaii<i Iv S. Gai- 
pMti comiU fntlriK i>|)t>ic<>j)i lliiMiLvrti >• iHariitl. lif tirrnoMf. A. ii-ixiti) 
Ma» r»Ht- (•»{ d" 'JO ft-vnt'r lOItt, i-l Giiii,*"»'* ll|, (riTv <l'll<iiubvr(, ^v^|Oe 
Af lircool.lo. t^Ltil ilfjil miiii l'ii m\HH:^irfut.ilr- SainI- \n>tr*-U-Haf. a" ^H' \ 
Doiic, il >'n;fit ilo (■iii|tii<>« III \v VÎvim. iien'it tlo r^vr>i(ii'. ihinl !«• Mtijniint 

• ^lé ^>t>l-i''t ri> iijiHili'^ AiirV'ft i'Oii|), f\ *i )<> ij>cri)tii, qui « «jouit' U tnoatioiiou 
qui a Irnnncnl lu (ikVc ilann le r^iUiluin-, nVnl Iixiiii|k^ »ur le ra|tpurl 
da jMivnli^ il fM'iil avoir (lt< mômt- •t<miië.'*<i |>ri-<Mjimii(,i> iid titrp tjup ct'lui' 
ci d'j (Kirl^ que |ili)« lanl, 

i, l'n -i Cïtii)co ii«-*> ciiiiH's •■ *0U9Cnl, en 1033, imovliarlo lyoniiuts* i la 
•atlr H* IVipi|ui' Miillrii [i'.artut. lU Sai-ifjaif, n* 6H1 ; aur un autre ctemple 
d0 i'i ni erre Ht Min <k' MiiMen dans \t<\ alTairemlelVglisc (tel.yon, et Giigi'r, 
f'ûrtut. /.yonnaû, t. I, n* ttl. Il ne o'aftil pcut-(>tr« néeeMaironicnl jm» d'un 
vicnoiltije I.Tii'i |Tn£t-icii, La v^rit^ tarnninl thiyut», p. 216) cl cela i»cr- 
nvllrall i3e pnVtiwr l«« rotidîltoiin dans lewiiivlle» «V«t |>ro<luiti> l'usur- 
pai KM Uu lilrn coDtliil juit (iiiij{iu><- )i> Vi(>ui.1>penitunt on poul Tniruè cette 
liy|K>lbr«C 'iniltiiiièi-ifAi-ltKFHM^r.A'ijiifa'/ //, t. It, p. SI n. h uiiv obje^-tion, 
c'tfsl i|iic Giii^iifA plirnit ilitns tut aiitrr ilocunient i-Hitlif au l.yoïiriniH avrr 
h> Ulrriir ïir«>nile r'r/i.»r(^« •/!■ '.V/joy. "' Ï^Sji. «ill<'ur« aviv ev\»i de 
»*nlor 'f'.artut. iIp SueiijHy, n' r>V-'>'i el qn'iin <• Vnï^o «ireeuntivi » fi^rail, 
«n II dr^ LmIoiiiU-d de Ii^irier il-in> r>iririi.-n ohiluiiiiv d'.\tiilrii*rk* Vin \.\ 
Uciu. //i*/. 'fri f/ui-ii lie Hiitrlum rt iIi-h eoml/'s itr Fiii-n. I. I. p, OOl. l'n 

* A. \VI;;i>ii> cuiniti <• fi|[urt! (^^■nlemmil ik U buite d'une duaaliiMi fait» i 
Clan^ de bien» an .Mieomioîs KJ/u>rli-« Je Ctaay, u* t'iWf, 



âî)8 VALOTISOIS ET DIOtS 

il' autant plus nombreux que la mense comtale avait été sacs 
doute absorbée par la meuse épiscopale, lorsque, pei^ de temps 
avant l'anivée au pouvoir du premier prélat de la maison des 
Guides, à l'époque de l'expulsion des Sarrasins, l'évèque s'était 
trouvé seul maître du pavs. sans avoir à respecter les droits 
d'anciens bénétîciaires. Ceci n'est qu'une hypothèse. Elle me 
parait euncorder avec les dates et les faits connus, et conforme 
it ce que aous savons s'être passé, dans des conditions k peu 
près semblables, sur d'autres points du royaume de Bourgc^ne '. 

V vLE>Ti>ois ET Diots — Au sud-est du Viennois, le pagus 
V^ilentinfHxiit qui avait, avant le milieu du x*" siècle -, recouvré 
la biuide de territiures s'ètendant sur la rive droite du Rhône jus- 
qu'aux cottlius du diocèse du Puy, territoires momenta- 
tK'Utcut uuuexés au Lyonnais, est mentionné dans un diplôme 
dv i.'i.iiirad U' Pacifique ■' comme circonscription comtale. En 
vir^l. bifu que les évèques de la cité, au x' siècle, aient appar- 
t^'uu ti de!« familles influentes et puissantes de la réf^on, comme 
i.vtW dt.'s lîuijjues de Graisivaudan, ou celle même des comtes 
dv Yalcntiuois '. que l'un d'eux, .\imon, ait rempli auprès de 

I M. li. ur. VI kNTt^vEK promet depuis longtemps une étude sur l'origine 
iK'n hittipliiiis lU' VioiiDois. Je crois donc qu'il n'v a pas lion d'insisler ici 
il>i\<iiil(t£i,- vur Unir coHijiU'. Los .icles essentiels pour la généa]<^ie des 
l'H'iiiioi^ JViitivi'U\ sont les suivants : l^harlet de CAuny. n" 2307 ; Cariai, 
• II- s.<;f(/ iM./n- ie-Zias, n" M' et .tS'; Carlul. de Sainl-Chaffre, n"* 355 et 
iMi. Il', iniiiicllcnt de dresser le tableau sommaire suivant {et. Bressuil', 
A..».,.,/ //, t. Il, p- lMT-ilH\). 

Ol'iui'es r 
,996) ' 
ép. Frébourye .996-1012! 

! 

"I ■ I 

Oti'ipio lU- (iivuolilo ^99^>■[■ avant HXWj 

^'lUi- \\>i\>^ ép. Ciolflene 



I II 

lli \ii>k,<ii lii 1(11 t;s 111 ' le Vieux CiUiLi..\i'Me Mallisn 

,tui|in>le \:ilciivo ,trtV*-v. iOTO ,1008) évêque de Grenoble 

hi/s li'U) ép. .Wa/*(n./^ (lOSO-v. 10371 

.' ( ,'iul i/i- Sjinli.haff^re. p. Mr>, cf. supra, p. 235. 

t ( flul Jr S.tinl CluiffW, [K IW. 

I l II. •I'>>ii, >iiii l'utcviHjuo vers l'an ton, était frère du comte Aimar, 



VAt(»TIK018 CT OIOIR 



269 



(I le Pftciliquo l«>>t ronctionfld'nrchicbfincotirr'.ecs prélnU, nu 
tll do vUif lie I» rit'liessi'lernli>riaIf(iiiiit'rauloriU'l«m|)OPif!le, 
Mmblenl luin dViro jxirvi'nu» à la môme situntinn (|uc li;urs voi- 
de ^'ienneou de (Irfnoble'. On peul. d'autre pari, constater 
cvlU' i5|KK|UP l'existence d'un certain nombre de comtes du 
:Qtinois qui succcdi-nt b Atlcaumo [.UJaMmasi, tidt\c de 
t'Avi-u^lc '. <ivilin, (lunL on a voulu »uns preuve iiucunc 
un tils du mdllitfurt^us rnipeivur pi-uvençul ^ fut l'un des 
ftruiteurxdu iiidUiistôreik Siiiiit-(iliiifTn>-\ i>ùde» tnoîui-ft iinicnéa 
lie Sniul-(ît'niu(l d'Aurilliic veiuiieiit de restaurer la rt^ffularilë 
btoi^ictine ',cl obtînt pour celle nbbuye un diplAme de (^iiruit 
lo Paciltque '. Le comte I.nml»Rrl. qui piiriiit tut «voir Kucc(?dé ", 

01» |Mr cniiWi)Ui'iil iluvumle Lauiltttrt {Carltit. tir Sitinl-Chaff'rr, |i. 107). 
qui Inl succéda, ^Cdil lit» ilu votnli; Atm>r 'ChtrtfttffClany', n* 202l]t 
|Mr cuOH^uviit (le son prùdik'esFii'ur sitr \e nihgif i^pîsropal. En 1023 
iituC», •''ïtfmo Ji- Valt^e*. nWthlv auconcile il'.Vns« [ Ma:>»i, Conrilia, 
!X,ml. tS-l) : «»» iioiti (larnil in<ll<|kinr (jii'il B|>pi>rteiiatt h la famille 
nilv* (lt> (îmiHivHtxliin. Soii Mic<'4^foiir Itiiinlti'ti ^lait liU iti> (îtiigitpo 
llion i<l ilf i;«li'I.'(n>y;h*W'« il--tUuny, II- i;W7 etSTWi.C'Ml à torl 
Un** ti.iM>, V^ni'.'irf «/r /?» rvinlrê 'te i'tlvnltnw' rt ilt l}loi$, \i. HS, 
■ cru [mtiri>ir in')iiîrt> du |imiii(Tdp or» di-u\ acics il»e. des 'JSiW, lluinliiTl 
iTUItoo ae [•[(^letiiluil r!VÛ(|ui' tiv Vak'ntw ul |Hir co[i&^|Ui'nl tlUpuliilt k 
c^lle Jato 1 >«■>'•>■ lu' » I^inWrl, It ne b'»)*'! <"" rônliW "[uo d'uni" 9uuii.'i'i|i(ii>n 
«[ipimiV »|)n''<> lU^ô |inr lluniliort ilc VnleiKvk iiniirti; tnSanla-ricur, ^tnnné 
otide. rt'v»|uc lliinilicrt de <îrHiii)l>I<> |.tl«-»TKv»:ii, Orijfinrj tlt- la mai- 
1» Sattit'. ,\nm »ihlllinnllfllr$, ji. -160). 
Cari, d* SMi»l:\H'tr*l.-Dai. n' 2W. 

Noua ne pui»itHluii> J'aîllcure Mir k*» >lumaîiipt(lt' Ti^liw (lo Valence 
aièttiv aucun aulrv> n.'iiM'tgm'nieiU que ci5ux qu'on ]h>uI linir dcxilous 
ptea d« Lciuî» I'Ai^ukIo {/fuf, </# Fr.. %. IX, |>. ftSÏ, et Carlut. 4e 
ittt. A, i\iv}. 
Sur c# )i«ntoana{i», cf. Lf roj/Miime rh frorrnif, p. KO. .Uleauioe 
n fil» (lu nom ili^ ftOhon r^afi. Chrul., I. \VI, Inslr,. col. 101 
IconilL* niant l-t utoildi* boii \}i<rV:Cirlul.J«SaiHl-llarnarJ, n~ 10 biê\ 
rnilliiiaToîr 'tiirciVIt' \Uiiii., n" 133 iiiai<> uous lie Mviiait ni mi itott 
*v |in>l»u|;rii jiiBqir:i rt^pwgui* du HtiJolh' II, ui (Ifliiit iguellnit eoti- 
ail fot rt>ini>lnc4'T ynr U^llin. 
(jtKiïiNs, //(M'jfli'/rji, p, |fl9-IIM); cf. J. CiiBVAUEii, Comte» tte Vaten- 
•/ ilr Oioi», p. ISI-IW. cl /.^ royawnri/f /*roi'cnrp, p. îlî. n. 2. 
S i:nHril.ilf Saint-I'.ttmffpe, p. l". IIS, IIS. Il (iffur*- «'-^nikincnt dans 
l'ion foil* ■ l'nhk'iyo .îi- llumnii» de Iciivb i Qcrivu \dirlut. <lc 
■ fn*rtl, n" 21!. Onih'U''! uicDliutmi.'nl les deux femmes qu'il i^poUM 
iSitrinrnl, (îolidi'iic et Uiiiin'Klis. 
lî. OiKVAijrn. t:itrlal, tt^Sninl-Chulfre, latrod, p. »iv-xv. 

OlPtul. r/* Saillt-Kh.j/frr, II. IDÏ. 

Ob a cm qui* rK [K^nonnas^ avait 4lt^ comte de In parlic du Valeo* 
4Ha&i Bur la rif » gnuclie du Kli6ne, le vvinU- Gvilin coaliaiuat k 




VALliKTINOt» KT moi» 

sans d'ailleurs avoir nv«^c lui nuciin lien de parenté *, fonda le 
moHiiNtérç dp Siiinl-Miircpl-dii-l'ellinus -, i;t vut pour sucrtïHWMr 
sKii iiU .Vimiir '. O tlernirr prolongea son gouvcriu-inctit jus<jU(! 
itous le rt-^uf ili* CoDnui le Sulique (1037) ^ Miiis si divLTS 
SL-igiieurs du jkiv» vt iiutiiii>iu<.'i!it, ceux dv \foDteil, uot pr^tt'iidu 
se rittlacber k su famille '. il ne semble ptis avoir éU- le (uniLi- 
leur d'une dynastie conitale, et les premières annêe-s de la 
dominnUoii impériale dans l'ancieii royaume de Uour|^};iit^ 
devnieriL £lr(: pour le ValfulinniK une i^poque de tn»ubli>i!> et. 
d'anarchie '■. 

Quant au montagneux pavR de Dioî». son liistoire dumnt Is 



X' sitele et la première parlie du xi' est à peu près inconnue ^H 
Peul-ètre r«t-i] momentanément rattaché au Valenlinoii; xoit— s; JB^ 
l'auluriti- du comte (leilin', maÎR Ick reniiei^nentenlK font uusuit^ _e 

tjOiiviH'ner le pays «pii R>lf>n(]ail n lu ilruilo <Iii neu\*o. Iù> r^litê wtU 
liypoUK-6o (le In 'livtBÎon du Vnlenlinoiii en dcuN comi^K HUlincU no nr|>o< 
sur flocuii fuiuleincal «'ricin, puisque (icitin iulcrviiîiit dnii^ Jrs écIi*-^:- 
relolib îi tics bieiis !ii>i sur li?!> (lnu\ nw* liii llcuvc. et que L^gilMrl 
cuiiDii seuIt'Tiii'til |>.ir un Irô» ^L-til nombre d'acier, ne paraU qu'h uilc <Ut 
un pt-u puatéhi'urv » lu dt;niivrv mcaliuii qui- uvus |>«»s«^i>ti9 tie lieilii 
(CiitiVJi.iKii. f.Vjjii(("« i/f Vaienlinoin ri île lUnix, ]>, i40t. 

1. l^uiberl étnil liK de tritiitunl i*l d'KniK-njart : sn Tentinv %V niiiniuu 
FaletruilU [Cluirif» lir fJt/ny, n" ITIiî). Oriitin oui Mn lltd du itoiit d'AiBia 
l.linmus}, qui paratt donn une cbnrte de non [M-rr [Carlul. dt Stin 
Barrimni, n' ST). mais dool on igfiiorc le sort. 

2. tjhnrm deCftimj. n" Hlli. La rondalion du mouuslère fut cunOnil' 
par Co(ii-nd le l*scilique ii/mi,, n" ITIR]. 

3. (^lui-t-i pnrail eu 141 1 dan» les chartes de sou frère, l'èvNjue l.amiir 
^Otl■flll . lie Sninl-lUiuffr*, p. Iu5 et lUT ; c'eut « tort que J. Chkvaukr, d^ 
ei/., p, 1(3, dntcdo lUI l le second do ceadMix nrle^i. 

k. Charlff, lie Ct'iity, n" i'y2\ . L'acU- fail ixinniiîlix' Ir» nom» dif» t\u*i.i 
ftlsqu Aimnnivnileu-t dr »a ft'n.mcRolliildrou Rohniit. fillf»(tn*dutUi''l* V ^ 
Inud l'^lle ^■^^rrï el île Tbibergi- (M tviKvrii, firiginn lif h mai»iinilr S 
Sole» nililili'inn^ltf*, p, 442, cf. *Ujir-i. p, S38'l. O «.onl Pnn« qui fui •■' ■ 
de Valcncci, lliif;uL-tT, Lncibetl ix\ ôantard. Pons t^oiiscrit égalrmcnt, aT«nt 
son Bvéncmcnt^l'épiiicopat, une donnlton Tnitcà l'ablMTe de l*lnu} de tiica* 
en Valenlinois \(2hart«$ tie C/unjr,n* 3832 [. 

5, i. CHUVALtKB, op, rit,, p. UV. 

S, ILiil., p. IK et suiv, 

T. I^ diplAmc! obtenu di> llonrad |)nr Oeilin Carlul. dr Njinf-Cufv 
p. 109) eociHrmc A l'nhbAyc de Skint-i:)ui(Tr«di^« terre* '• incomitjilu Du-nu 
■ tque Vnlentincnvi. - D'autre part il y a en Dioi» un FcliDe que Tofi poar- 
rail son{;cr h ideiililier avee le hVHinU que In chnrlr de fondation de Baînh 
Murcel it^.irtfs dr Clunij, n* 17 lo; place en Valent iiioiFi, ee qui pr*Mivi*nil. 
ou qite le« deux />n^i* élaietit l'éunis snos raiibirili^ d'un beul coint** ri qu'o* 
no U-iiiiil plus corapti' de leur limite, uu que celle-ci a Tarit*. )laia l'idostili- 
caliu» etit Itvaprubli'-iiiatique ((ImcrAUDii, o/i. nV., p, li4-li!i). 



VIVÀRtIJt 



361 



^fnut, et ce n'oKl ijuVr» H)."S ' qu'un wigiieur, du nom de Pon», 
lU cimiiiK! comte particulier de Dïe ^. 



VARiu. — Sar U ri%'c droite du HliAnc, TlizAge, jadis 
lacM HU mvnimie do Provcnfe, Otnîl, dès lo temps de Louis 
'*l'OulPc-Mpr, rrtonilx^ pnlrc les maiitR des Cnmiingîens fran- 
^ et. iiu c«urs du x" sièele, pimR:» comme l'nn fuûl au pimvoir 
omteft de Roticr^ue ^. (^uiiut au Vivnrais, meiilinnné piicui-e 
nii' fomlt' dans un Hi])lMtin' do (-hnrlcs U' Cluuive ■', il est 
douteux c[u'il ail conttnut^ lonj^tempsà former effectivement une 
cireonscriptîon comtnie, Bien qu'il faille attendre jusqu'ou 
jiW siècle pour voir 1rs i^vi^ques de Viviers porter le titre de 
comte", il ciit itsAcz vraisvniblable que c'est U l'époque rodol- 
Itenue qu'il fiiut fiiiii; remoiitei' l'uri^tue de leur Houverainel^ 
temporelle ', LeA manpiis de Ooltiie rleudirenl peul-èti-e l'galè- 

^^B f(«iJ. t:itriitt., I. III, Inslf., col. 170; J. Ci<KVAi.iitn, KntnifAilf. V.tlea- 
PBBb rf £f&>ù,p. tfi-lTi l'')iMit Aûfor.anr />ir, p. 1-13. Il BpfirUc Ii tort ce 
j»<»r»ooiWRc GoolTmi-PtHi» : r»cle parle Itien île ■■ GoufreHo seu Poncio <i, 
tDBÏB M>tf a lo sens 'le rt, cnniiiicdnns tuuii les Ii'xI(>b iIp gcIIo (^poi|iit>. 
I 2. L'oc cfmrloii' l(tîT i I"'»"'»om (iAùtmiti;i, l»l, •{'•Un l',iU.\ tli Ariniorm, 
4. II, p. .lîi iiiriiliniitir uiir • Alriria ■■, ciiinlc%!u^ île Die, <iiii nuraîL Mi 
tnaiMf fl(> ttiitllnitiiir l[, miiiiIo di* K(irc*lqiii<>r, iu«k r^cle ■•«l un faux tnniii- 
KMtp, forgt^ cnn« Houlr |>Ar t'anlnnl Ciuilnm^ lai-nièine. 
J. Cf. tuprn, |>. 00 H 70 

llisl. dr /.dRr/Kcv/fy, i, IV, p. 51 cl taiir. UiiKcle daté deSnint-^lor- 

(](* la XXI11* iiniii>edr Cotimd i'M\nii Loti, Ann. Henni., ». U(B, t. III, 

':n\ ; l^lmrlrê de f'.ltinn. i\" li>*l «Ion! IKiin Viiin^tôte l//i*f. •!« I.anijiirdne, 

.IV. p. 'fi)iitiiil cru (intivitir tonrlmu »|ui- ri'n'-i;*' étnîl ii-Uitiilié wius In 

(luminalion <li!« roiA de l(our)(o^ii(> ne pi-uuvc nrn. t'ar c'e«.l uii acte 

déclumge dan» |i,'<]ui*t inliTvii*iil l'iVv^qui! d'Api, «.■liaiiii^mt.-nl *njK d« 

|Conntd . 

5, ittti, i/r Frvnr^, i. VIII. p. ft.1l. I.e cnRilé de Viviers ml aussi ipcn- 
liurintf, t iitiv <>(>(m|iii' «n(^rj(-iin\ dnns nn précepU- de i.nlhairi'' {Hiil. i/i* 
frëtf", l. X'III. p. SW2t, el ïf ilipiAinedf ("hnrles de I*r(>vcnco|MHirrê([li9« 
lie Vivier» litiiJ., p. iUl i pniu>c qu'il y avait ilaiibla ville un comte, vl (|uc 
[v il4]mît*r cliercliait «eluii l'uMiRe ii a^-raiidir miii )loiiiainc oui défiena de la 
iiipnxf> i^pUrupHlif. ËnBii te cuinlé <le Vivarni^ lif-iire i^lbineiil ilana un 
rerlaiii i>«iiiil)re de chartes di» %' sii-cli- oiHilrM.W*!t dtm» lu iiaiiciirte Je 
i'rtr>|ite Tliunia» [(ÎOLiiMiii, Kjtitriipi Viruririitea, p, 2îl-3rt( et ilnii'» un nelc 
iriiiS de MIT N iCsirtul. it'' Hrivinir, n" !ÎM»l. Il i-hI encttre mrnlJnnitf' A l'ei- 
r#m<>lif> du t* tiWHe ou dniiik leo |ii<i'niii'n'i' aniK-c du i,i' \('.Haf{e» Ji-l'.Um^, 

itiiin. Hi*tiiirrda IVrarain, I. I.p, VM. 
~i. Iltitt., p. 433. t'v^X au \' sièi'lu (|ue si* pliiee le di'^nonibieiiieiil des 
<•«•* >l(>l'ito<,-M,l(- |Kiuill(>K'ilip.< iMrlVnlre de l'i-vëipii' Tlium^^ i ItoiiniiKii, 
,tét., ^A\^t!i^<ia\aX.Uiit.hUénindetaFrvrKr.y.W\\, p. UH; 



SG2 



I.A HAI»n5 DB «Al 



' nu^iit Ipur îiutopitt*' siiP le pav.*; '. Mais ci'lui-ei n'en cmilinunît pas 
m ni lis û fain' p;irtie du r(i_v:iuiiii> t\v Bour^ftgnt! , el bi<>u qu*uii 
seul texte vienne ap|Kjrior de coite di'pemlance tuic preute 
dîre<.'le '', elle est cependant a$siinîe par ce fail qu'nu t^mps de 
Cnnpi«l le Sjilique e( <ir Henri le Xoir'', qui ne p«nivnii-iil tenir 
leurs droits (jiie do Itadulfo 111, le pays dépendait des souvemin» 
(ccnunniques. el que c'est de Tlimpirc que le» marquis de Colhie 
tonaienl en ticf leurs possessions \-ivaratsos ^. 

L* MAiao.'t DK Savdik ^. — C'est en dehors du royiiumc fie 
Bour}î»Kni' qu'il fiiut chercher la souche de In Maison de Savoie, 
uppclce dès le xi" siècle fi un si brilliuil avenir. Au (Ii5bat du 
X' siècle, un des fidèles de Itichard le Justicier. Ganiier. vicomlA 
de Sens et comte de Tnnesin, t^-pousail Thiberge. la wpur de 
Hugues d'Arles, le puissant comte de Vienne el ma«|uis Je Pro- 
vence ". Garnier futtui^, lelid^enibre 02.^, ft la bataille de Chal- 

1. Au moins tr IcsUmtrnt dr Itaimuiid I". coniU* de Rounxue et nwr- 
quib de (jottiie. «cmblM-il iDdiquer qiiv l'autorîU- de ce persnnnii^-i- K>|i'ti> 
(lait au in«'me lilr« «ur le Vivaraîs Pl sur l'L'trg« {Ui»l. Hf l.nmjar'lor, 
t. V.col. 242.li" XCVrilV 

2. L« Poiiilléde l'éviiiix» TIiotoh» e«l dalé de la XIH' année du ■('■^nn 
d'un roi fkinnid, et il nf. [i<>iit K'«f;tr que de CDaniil )e Pacifique et non de 
Conrad le Salique, puisque le 9Uccv«»CQr de Tbomas, HoâUînfj^, «»( avew 
lioniM- dan» un bulk- tk- Juan Xlll \J*rrti. Rctj.. n' 3ïï4], 

.1. Ilitl. !{•• Linijufidoe, t. V, ct>l. *3I. a* CLXXX. tllritiiiè ï tort nu r^ne 
de Henri I" di^ France (cf. PufttBn, HoVrï /.- /*«hjj-, p. i'M] l.e tio<wittt 
des oclea rapfnirlt.^ [>arl). VaiW'tc émane d'un conile de Volcntinoîs, cri^ 
lAiuciui-'al *ujei di- llenri te Noir. 

i. I^Kcxo^, Alla* hislor., texte, p. 244; Roirciiixn. Itiat. du ITmj****, 
p. 404-iO6. 

5. I.o ori|j;iite«de la Mni»on de Ra»oie ont éii récenimciil l'olijel d'uM 
travail n|)|>rt>fr>iHli de M. ti.de Ma'iti'v»;*. Lm orîiiinrt '!<• l» Mi»i»t\n dr 
S»foif l'i Hiiurifnijne, Itome, 1S99. iii-X". i<Ttr.-iil dps Hti'lanffnt il'it$^hfnlf>tjh 
tt •J'hUloirr puIilUtpar Vfîctile frnn<;at*f de Hoint, t. .MX. tJ, du nirnttf. 
Ln origine» de la ihitun dt Snviiif fit Boaryoynf, Solet nddiliimtirtlrt, 
Paris, 1904. in-S», eulrnil du Moffen-Aifr, el Let nriginn df U Mni—tn d* 
£aPAi> en Itotirffotjne. Lu piix <n Vit^nnoit ti te» »tidition* 4 fa UiUle d' 
V'uane. UrcnoÙe, IthH. in-ft°. Je me Iwmf h iiidii{ucr les r^nltal» ulile- 
nua. qui lue |MraiMuiit lrè« vi-aiM-iuliliil>le». ^Ividmnmeiil. i^u eeqni niiicifnni 
la QlialiondeK |>enu>nnn){e6 < ce >M)nl <lv •ilmplcs liv|wlhêt«» baïuN** ani- 
quctncnlsur rhonioD> uiic ■• (Puiupom. d«D6 le Mvyen-Agc, VMMf, p. IS7/» 
mais on nu peut guère uroir plus qtinad il ^'a^il- <ti* |j^nt^aloi;iirs du Im»! 
niojen »ge. surtout lor&qu'A cette tiomotiymie ^letit sajoiilcr li> fait de la 
|Klsscssion de domaines nu m^fue lieu. J'indique ^^nimnirt-nirnl tes ditco- 
nMntï qui founti!>n«nldr>[niint« tif ri*|H'*re cerlJiiu!*. ri.'niii,va»t, pi>ur la dlfr- 
cussiouel If coiiinienlflirr. nu IrAtnd de XI. de Mfiiili.')<-r. 

t. Iji fllialiou dr llufçumt i^kL nlteiitrt* par uni' cliarto de Msaii«(u>tt, aretw- 



M HAIKON l>K .<AVOIR 



3&3 



moitl', l'I BU vpQVf ^pouiui f>n scoonito}; iiofc» un nu'mhrc dp la 
fnniillr des vimmli*"* île Vienne, lînyi'llHTl, fK'rc <U' rarcli4'%'(<cjup 
SoboD. C'est ce tnnria}{e, «événement on :ij>piirenc4! tnflijçni- 
liflul nu point (!<.* vue <1< l'histutrc ^t^n(^nilL'. <|ui se trouve sans 
ilo A la bnstf dv l;» futiin- (K'ilintV ]»oIi1ique des doscon^lants 
Oarnior. C'est lui qui exjiti<juc en eird «oinmcnt llujfiies. lils 
dn coml« de Troyr», iiljnndonnii le duch^- di- lïour>ïi>)fric {xmr sv 
(iscr en Mcnnfli.s uujitv» di> sa iiiêrr et de son otu-le llugucit 
d'Arles, dont la haute .iîtualion dniis lu nt\»»uie de Provence 
puuvuîl iiHSuriT iiux ni«>nibrRs de ^^.-1 fiimillc un iippui et des l>i^n<5- 
Gccs. IIu|curit fils de (îarnier roçut dr lui de» biens na comtr de 
\'tcnne, et [M'ut-^^tn; le cmnt*' de Siivoir. tout on cunser>'Bt)t 
ilrs doiiiitinfs ibuis xini iinciciuit: [liitric, li- Tiiticitin -. 

Il mourut «ans duulc uvant !>iK -^, laissant Mm comli^ b son fil<i 
lluinberl *. l'n nutre de ses (ils. TiûlKiut ■'. que l'i-glise a cano- 
m«'. luuulail vers !li>0 sur le si^e iirchi<'pisc'u|Kil de Vienne, 
tlundtirrt h »oa tour, qui mourut diin.t le dernier i|iuiri du 
X* siècle, Ininstnît A«m eomtt^ ii liitii (il», nomme comme lui 
Hunib(>rt. rt connu sous li>nom d'Humbcrt iiux lilaiiches-Mains ''. 

viV|ijr<rArlr*> H^h.iHt» lii- tliaivj. u" îaill. ilnnl iioiis conriHiHtu:>ii<> |Kir uillt-iiro 
U>*r4«lAlii>n^ ilo |iAM-nl>' «v<>r IIii)^m'4 «l'ArW LnTPhtyri. .IfW.t/ifii/oiùi, I.IV, 
r> ftl, clisrlc dniiA Uiiiii'lle rii(v)ir-vi*'i)tii' l'nuiiit'rr ^c~, )viii^rila, (Kirnit )r-%- 
qurlt «a mtV*' Tliil»*-!'!!!', «on |H-if (înn)ii>r. pI ««m Wi-c nii|;<i4>h. O ilcrnicr 
i>kI tr^ i^viilrtiinionl li> mr-mi' f\\ic \c mmlc de t'o iioca, nov<-u ilu roi IIu^iip», 
qitï di^piiM' rn •*•* fnvviird'nn •Iwftiniiie ni VM>iiniii* l^flnrlut, ffe ivtint-.\»tlr^- 

I. Ijiti>nii/>n>i(lr^tiltc«tinndt>c«liouadU^pro|HMdopiirM. [.Kvx»l.\nttal»» 
d«KiiinoAir>i>, ». !>2,', p. STt. 

i. M. dr ^nnloyci' sujipOM' fju'tl «&I iiont-^lrr îdealicpic k IIukoc», comte 
paUlin, mmli^inni^ en 9^, cf. tufirm, p. lOO, ii. 2. 1<a rhnsL' rst (tossilde, 
mai* mit (iiirnil Ir^ )iy|iolh^lîi|tic, i'»r il «^'agil d'un comle poUlin du 
royauuio ili- Fti^iriiiOtfnc jiir«no el ii«n du rttyiiMiiiede IVoviiicc. 

1. Il [Mrall nrnir /l^- d^jii iiinrl h IV']k><iiii' > lai|oi'l1(* fui iloitiiiS' larliarto 
«If l'arrtu-t ■•i|ui* MniinW'H ciliVil In ixilo tl ili' Li {ui^r |ii('-ri')dt>t)U>. 

4. Wilti', ■■■u*c ilu.eniiiU' llii|ftti-H, tiK'iitioiitiA mm (lU lliiinhirt, ivtv* 
«t'aiilri** pnivnl», dim» iin toxti" |>(ilili<- pi»i' A. Iiiiiï, hhittr» i^araltngifnnf» 
dans tituiln ti^tlWrn i St. fi. ytantfl, [>. i'M . Cf. Lrturiginew, p. Uivt »uiv, 

5. l'.f. Xiitn .MJililiiinnrlIr*, p. cl Wliv. 

B, I..» tilîntinn d IIiiniln'rl , !••] ri d'IlunihiTt '111, ■MMdf, nVil ■llp'ili*^ |«r 
«uruadftcuiitriil (itrailir, tuaia >■ &*«|(|)uii- bur itiiiitrr proliciliililt'-a, t|ui citacuiic 

• ■r^wirmi-iil >i dr lu furtf. t-l iiui, rL-nnirs purnivinil ninriiri* nnr wrlilmlc 

* nnrnlc»iillîi>aiil(' >■. (indinliiliU-Â parmi lc%<|urlU's il tiiiil ourUiiil rrlcvi-rle 
fait <(Ui', lt-> cumtri' '\f ^>iir<iif.MiiuririiitL> oui di'i vvuir du Vk-miioî», où ilit 
ont rifOMn'vi- Ont piMK^MOit* rt dm înlt'-nMa frf, /^ /mi^ «■/■ l'ir/inoU, 
p. llOnauiv., vt p. IM;, alom)iie l'on Hsil ipi'llunibnrl [l"J » vnvKrX vêvu 



2Gi 



LA 3(A1IH>K RK MilVOIC 



Ce dcriiii^r parnSt avoir tHô un Imhilc lioinnu*. S'il fil |»cul-^tro 
prtuvo de tiJôlUt- à la cnusf do Iji rvniv Kriiieiijiirl ', il uciit'gli- 
geu ]>uint les inU'réls de sa jtnipi-e famille. Après nvoir dun% 
une certaine mesure con»nli<lé sa situation en t'iiousaiit Ancilîe ', 
allit*e sinon ap]>arpnli'e à la fnmille rovale, il rt*iisï«it ii riendro 
son autorilt* sur le comtt' de lli'Ilt^y '*, sur wlui do M»urii>nne *, 
tout en consen'anl ou en iif>:rinidiss»nt se» domaîneK de Vien- 
nois et dy Seniunx'iis. Mais surtout il Rt'uddo cju'il se soit 
L'iTopc*^' de faipu pl^iver à lu tt^te du plus ^ruud nombre po!;sîl)le 
de diocrse» dos mcnd>res do ui raniilk'. Du moins y n-l-il eu dons 
le royaumede Bourgogne, pendant le premier tiers du x* siècle, 
lin trop ffnmd nondirtf de priMats iip|KtMen»nt h \a Maitinn de 
Savoie!, pourqu'on puitiHc voir lii un pur eifiM du h.-ituird ■'. Aux 
environs de l'annt^c 1030, sur une trentaine de tâàges que 
compl-iit le roynume de Hour^ogne. une denii-dou7(dne environ, 
parmi lesquels ceux de Lyon cl de Vienne, t-tiienl i>ccup<*s par 
dfs n:pi'(-Hcntaiit.'i de cette famille, alors qu'une tendance Kêu(5- 
rnle se faisait sentirdans tous les diocùacs h joindre au titre Ôpia- 
copal l'aulnrité cunttule. Oit puul dire qu'un tiers du royaume 
curirun se. Inuivail itinsi nu pouvoir d'Iluiuherl ou île ses 
parents ", pouvoir d'niilnnl plus solide, que, si les C-v^ehés ne se 
transmettent pas hi^ivdilaiivmcnt comme les iicfs. ils nVn 
ilcliapprnt pas moins fi la numinntion nivule et que U-s ^ninds 
qui les détiennent les laissent rarement sortir de leur fanûlle, 

en Viennois {Charira tir f'Aung, n* 1 4âi : Cariai, lit Suinl-fUinffrt, \t. I Oit. 
n» CCCXXIl ; Mawtrvkh, /.m nriginm, |». 3ri4 el ♦l.'i). 

1. or. »itpra, p. )ï)8. 

2. CABum, H conte Umberto, p. 183 ; Carlnt. de Sitint-An<lr^t»-itaa, 
a' 211. 

3. Cf. PiiiLiroK, Orijf jites lia diocèu et du eoniU de Bellft/, p. lâfi r<t 
suiv. 

4. (!inii«nro rt Pliions, nofuiiirntii' tujUli, \t. ftli. « 

5. Sur evXXi' pnliliqtiir, cf. MAMrid'uii, Le* unijinet, \k 535 ; nin!* je ni> «als 
si l« rvlr>aci's6Îuu ilf'» ti>'f* pnr le» i^vt'ijiiri. aux cnRit^ii «Viit produiU- d'une 
mrtn'uTi^ K^H-crolf (t^s le Ji^liut du \i' siècle. Sur IIumltL'rl. un roiisullrr» 
etî'ileini'nl 'e ni^moirp rvceat dt' C IIkxai'i, Uurnlurt l"dit aux tilunfh'f 
Maint vt U Ft,>f\Qme de llnargnffne i aon éfiuqae [lOWUlfH»), Qircas«nnne. 
11)00, iii-8». 

0. Il rmil |uiurliitil (cuir <-nm|)tC(tc ri> Tiiit ipif W* nu-mbri-» il'tim- nii-iiir 
rnrnilli' |ti>iivi-rit iii' fins ktiivn! tous ti(^<t>HMiiri*inviil I(i iiirnio |j'>I)Li<[itp. 
l!VKtnin«t i|i(i>, Innclik (|u'lluoi]>i<rt niix tlliiiir)ii>i.-Mainu, c(>i»|>1o porini Ivft 
|)Biii7inn5 dr lînniBii le Siiliquv. son Itls Itouclinrd, l'évcquc irAosU-, paratl 
n\oir êlé |ilutôt hoslil«i rcmperf^iir. 



fAVfi AU DELA Otj lUftÀ 

Và^n Al' ttKUi tiv JlHA. — Bii^it que l'on trouve iltius Iv pnvN 

••iflau-uitiiic, il lu iiti du i-Lym* Jr Oninii) li- Pin-iliquc. un ixr- 

*uiinii)cv ijunlilit' tic manjui^ *, îl ne S«[»I)K^ jini» i(Ut.- r«ii»leuctr de 

]*aiK-iL-u duclu' dv TraiisjunuK; sv Htiîl fii-oloii){éP »prèn l'iivMc- 

SQrnl tle Itmlolfc I". p| cria pour unr niison fnfîlr à cotlcfVrtir, 

^'t'At qtic l(- iluclir ri>|)n'M-iiliiil tout «m ]ir(-x(|ui* tiiut If ruvnuinu 

^i' liour^K'nr, jusqu'il In t-cssioii roiisfiilic juir IUi^('»<rArU's. 

^^énit' iipri-'A ci'tk- iliiU*. Uflcmi'uni tMUjfiur.s lu |it(rtie durovauinn 

Xu [iliis tlirerleiiit>iit%<>umi»c H ) auto ri tt- du mi.celU- dnnn tiii|ui-lli' 

-ml V avuitK- iiiMiiis Ik-u ttiiixlitiicr ou <lr )iiiKM.T »v di'vflnppL-r li- 

^irniTtiirirun (tue ou d'un iiiarf|uiK. L'av^nomciit ilc Itndolfc 1*^ n 

i^roi^ lin iiu^si iKinnnlfinviil i* Vvx'isW'ncc du duclu* au dvlà du 

— Jun« i|ni' riivC-ncinoiil di* lluffufs (liipi't h celle du •■ duclit- de 

-yraïK'e. •■ 

n est possiblitque Undulfo l** »it. nvnnt fttUt, rempli te» Tonc- 
'^Kiimk d<> eniiilt! du ]m's d<> Vaud -, MiiÏK un maitc|U(> de dotiiuWR 
.^«■rinctUnl lU' constiiter si If-s aiiln-K comtés sur lesqueK îl 
^K>lciidait son Huturilt^â titre de ui»it|uiK titaient uu non |M)urvu!i 
^dc litoIaiii-K. Ko tiiut cas ils le furent nprôfi son nv^neinenl, 
^c'umnie \c payas \\'a(dcriaû lui-tni>u)c. 

1>6 rovnunieifidoltipii cumprcnHÎt no dcifa du Jurn le p. Cîemt- 

^mênnis, li» /j. Kf/iifgfriettSt le p. W'alitfiiHis, Iv p. VaUfitKis, t\\i\ 

%»\n nnl donm- nai.<i<ciii('e ii dett circonscriptions féodale^, et 

Tio certain nombre de p^gi secondaires, di^mcniltn-s des prvctf- 

'4lcnt<«, avec Uli« pm-tie de l'unciennc rivila» UutUienn'tum^, 

I. PaguM (ienafcitaiM. — Le comté' ou paya»'' de Genève est 



I. r.f. inft», |i ST5, 

1. Hurlrs ticun du eninUalanlit pava <le V'nuil<)ui ne truui firent aîntil en 
%M |if»*sr»si«iii di- lUHlotfc 1". cf. supra. \i. 102. 

)i. Ji>|iii lierai h prii[>cis ilc IrviVlieil** lUln i\e i-i'tleit de M» HulxliviNionii 
«|iu M liYHivï-rit cotnjiri'ki'* •Ifiii» Ir r<iMiurnr roilullien. 

t. ttn Intnvr mcnlinii ilrrr cniiitr ilims la itirinittintfirrii àe^^^ '.Afin. Hrr- 
éimUiti. p. 21^ vt ilan» dcH cliarles dp la lin ilii x> siiVJp ; J/un. Ilitl. P-ilriar, 
«:h»rlxf, t. II. t<nl. THcl 7»'. l-'n rii|il/<nir île K<>di>iro M], du (t jnnvit>r lUâQ, 
|>L»^-ail Sainl-l3int>c-aux-l.îr»a • îii jm^o ri niintlnlu (i<rnavvii»i> " l'J\artn 
'lelJuny, II' VSVl , mais la r«niiiilc ne »u n-troiive \m% lUti» \n ci>|iir de 
I*. ili* tlikai, ^Iso «urrurifiiiinl t Oifiiotnalùfa- iff Bourifai/ri'-. l. Il, ii"Xl,Vllj. 

S. Ou (nKivi* ci*Hi.' t-«|iiv4siuii daiiï un i't]>l<'>ino do l^lhnirc II du l~ Jnn- 
rtrrMT .Wm/. lUFr , l. VIII, ji. il^;ll(>iiwMi-MikiiiBA(ntn, tlrij., ti" liîAr.en 
sm rlHtf.'iOacru/. ilr /.jiftiNnr, |i, ÏS,"! i-l fl(i, cl jii«<|ii n In iln dtt l'ri)0>|ue 
:■- ViHi.-nBe |Vi)«, tlhl. l'nlrizir, t. Il, fol, til i>l Oi, .-Il I.eol, tW). 



2Sl} 



COMTÉ DR OENÈVR 



mcntionn*'- dans un certiiîn nombre d** chartes de r>'p«qile 
rotiuUicime, et identique k ce qu'il semble uu tcrritoint do l'an- 
cicnnc cJliJ '. Cependant, dî*s le milieu du x" siècle, on voit s'en 
détAchcr^une circoascription divitiiutinairc, rAlkunala (/>. ,Ulm- 
nrnsis; comprcniint la piirtie uuTÎdioiuilc de raiiciviiue civitas '•*. 
D'autre part le comté de Getiôve. uu p]u.s exactement de Geoc* 
vois, ne compoHnit point In mfme extensian t{ue le diocène, 
puÎArpie eelui-ci cri^Iobnil le /«Af/iM lif/uratrîriiit ', soumis dans 
l'ordre civil k l'autorité d'un comte pnriiculter. 

La plupart des comtes qui ■njuvernèrent le cumlë de Gene- 
vois, depuis lii fin du ix* siècle jusqu'au milieu <lu xi*, nous sont 
complèleiuent inconnus ■■. Eu 81*0'- ut flî(2', uu comte Manassè», 
de concert :ivec «a femme Alexandre, donne à l'église de Lau- 
sanne des biens en GenevnÎH. ce qui permet de supposer qull 
tétait titulaire de ce dernier comti^^. Puis, aprJ-K une lacune d'un 

t. LoNUNON, Allai /lUitor.. Icxic. p. 138. 

t. Doux cliai'tvB de la (In rlu i\' «iècle {Hégrtlf (ieneroia. n** 107 el 109, 
font t>ggilciiicnt cai\nnilr^ le nom dt> la jinrit Uvrcohna eiitro le Re^l el la 
Drauni-.ijilid'iillt-ur» uv pntail oièmcpa» uToir j-iimuii* von>lîlué un ^^-nlulilv 
ftat/iit. i-i fixl itSiiH tnrrl rnginlivv cJunii l'eiiseinlile de !crrtloire*eoiii[Mria soua 
lu fiiim ilfdliiitilniii. 

U. L«> chcf-liod de ci*tl« subdivision m* Ironvait ii .Mli<-n> en Snvoie, 
mais elle ne constiUm JAnialntiiu- circoHâci'i|)tionc«inta1e<lislînclc. t'ii tc«(e 
de 1022 iVon. //«(. /'.i/n.*^. Charlae. l. I. col. Wfl, o' CCI.IV) iudii|ue foi- 
mellement le {taga» .IWi.i/iwisi* comme raituinl partiv du comU* de Gene- 
vois. CVsl à tort, 4 ce qu'il nvinljle. <|ue QiiK9ai.A«. {KoiiniJ II, t. Il, p. W) 
fuit du p. Alfianeiità un ciiniti' [iiiriiciiliiT. en ïKlinrtlnnt t|W le ttftrritHÎre 
(lu iliocfise lie <>enévp w |i;ii'Ui^'<-ji (-iilri' le mmilnlii* t'ifu^Ktrii'u» r>l lt*roiiii- 
talm AllutnvMit, ijoi iiifiiii^nl ^lê rc'iinÎAnti dôliul du vi' eit-<-U*. Jo ne cmib 
pua t|u'on trouve de meiilian dt- ce c. Altt»'if'it>a, tnndi» qtir. comme je 
lai dit. d y a des actes, durant tout te x" siècle, oA l'on ivucontn- cidle du 
e. iivnacfatii. 

\, Ou Iruuvv tiii'mi:, dnns uu acte donl la dal« »' [daci' eiilrc Icft aauifi» 
9M r:t 1017. lu f<ii*rn iilc " iii pii^o (îi-itcveDm^ iiicomitiilti K<|u<'~>li'ic.'o - (.Vini. 
HitS, f'atriar, f',harlaii,\. Il, en\. TT|. 

5. \m ItsUr <|tiieits4^l«> dresHÔe par I.Rvniitn, Chr^nnt'tgi^ hMnri'fue i** 
ramtet de (ienetoù, t. I. p. 3&c( sulTantes, cul Torl iucorlallii:. 

6. Cariai, rit Lsamine, p. iH3. 

7. Ihiil., p. 285. 

8. Mawttviîii. Oriifinn tte lu Mnûon ileSatoU; p.i6\-Wi, le cruil comte de 
Vaud et pn>{io»e de l'Meulilîer avfc ManiiiMi^i». comte de (Jhaimui*. Mai* 
les desceiidMi)(« de r« dernier se maintiennent on (^)iniin«i<^ el «f SI. dp 
Slatiloyer n mniili't- combien l'hyprilhi-so d'un [a^i^agc du ronile à» Clian- 
noifi dan» la Transjiirnne '& In tiuilc de ftoitulfr, de la rnmillr dco comtes 
d'Auitisrrc était admissible, it iiVocsl pas de iiii-mt-' de riiv|Kill)i'**«' UivefM-, 
celle du pasufjte en Chuunois d'un comlede iîcnevois. 



OiMTH m: r.KNM'K 



iWT 



Hiï*cli* '. t>ii rt'lniuve uiicnnilc dn inêiiic nom. qui H!isiKt<>.t.'n l(Kt2, 
Il ttn {ilin(i(li> IttMloir*' m ^, t'I, iiknUU- lit' Kii rL-nini(.> Knntrnjnrt, 
coorlul ;ivvi' rttvc([ui! dt' (ji'etiolili> un i-chim^L> ùv iloiiiiiiiips ■*. U 
pnrnit nvoir iM/> rciupliioi' ilan» «on <Mimt<? |>ar son tmvou Itoltort *, 
au4|iit-l lt> riii Itditolft' lll ilniinn p"ur iiiKvi'ssrtir Gt'-raud, tU.4 de 
wi iiii'c<^ Horllic ■', dont j'iii eu l'occniirtii de si(;n!il<'r l** rôle «liui^ 

I. P^ioile (liiraiil lni|iioUtf il Taul pvul iUtr p\avev eu (Jcn^voH tttt ciniU^ 

AIsniHl. 4]iii. il IVilr^me fîii du i' ntiVIr, «oiiirril mu- clinrte de pn>fiUiirf 

d<- liiposileSaint-Milurii'i- «s hVarimi-ira Vim. Ilitl. l'alriar, f'.hartMf, l.ll, 

pot. ïr», n« I.XIV), lnt>iililri)iii «Plruiiviiil t'lU'-Tnt'-m« nu roinl^ do (i<>iifrva 

ihûl., o" LXV), L'n évt-quf du Gviivvt.-|K>rl» lo nièiuc iKnn, 

i. ltina«Hii> i>( riuiMr?*. Ihiruint-nli t ^lyHli, \t.l : » cutn n.tsidpr«t in eau- 
I. lui* Mix«in coiiiiutiiav'itipslriixiiii vilLi 0<iîitcoin«lomoU<>riiHnli|in<iK)Mlrri 
• fi-ria III' <^t «<-<'iiri) |'finv'|i<* tr^f iHîn^ : Ponirii iioiniua iwri]>t* viilcnl.ar 

■ hir : AdMlbcrtiit ciitne* |>iiUirri rt'Ki''- H»);» 0|>i!<i.'i>|iiis(îi'i)<fV)'nai9. Avnri- 
II rTi»o[iiHiMf>iiii Ldii!iiitH>nsi*. Ihiut^i i'jitN<'it|Ht« SiHtiiiitMtsÎH. An^ii'lmufirpiseo- 

■ |>u« Aiigusloniis. Miiiinani><ii> voRio^. Itullwrliift it)'|inM itjiih. llndulfiiR nilvo- 

cnlv*. .^Ill"l^ll-^l> ci'ini'* ri fl'illrVB t'j«» A-UI|IOtilil;t. n<nl(J. t.".'»l*i. Twi- 

||lol*llll^ ivinif^-t. " — Jv t'i.>rn!^ d'nprtS rori|,'iiiiil. •tti |iliili'>t d'iiim'*» I« ra|iM! 
ili>in(iorninr cuiiwrvOo aux arrliivusilc ljiii«iinit» tcolri- .\A. ÎH-lli, Imni»- 
vrilpaii Ker>D d'iinir ilnnnlionrAÏlr |tnr 1^ [itvlrc Marin h rnlilinvu id'Homaiu- 
molii'r |>ul>l. fAm/,, p, Vi. queliiues innificliludca dr lecture d«* tfditi^ur* 
iUlîcn*. 

3. tZartiL itf Ctwiobh, B. csviii: ftéjf. G^ntroÏM, n°. 145. I.c comtir 
4dnnr à IVviW|t»e i< irx nli><lc jtr^priu ^on, in |>ii|t<i VKleliret C>r«liiiiicipolîlaiia 
in cQtniUilu Sarnt;pn!>t, îii viïln S, Aiidrcac.'t.cl rrçnil«ii ^vliaiii^Ucs tori'vs 
en (ji*ur('uts. Su UIIk Aiuniia Mnuacrit InrU', mai» il n\ a (ua il>' uiriilioii 
lll&iluiliiconilp, i>pc|ui i>ipU<|ui> pttal-('lrv<|u tl ait i^UMiti ticveu cyiiniiie 

l. S'il faut îdrntinrr l<- nobt-rl, rirrrti dr MnttBmt-s, du pUid d'K>!t{itH 
(cf. (d/irj. 11. 3i. avw II' HoliprI. (lUdp tlniirad, t{iii roiKlci^t ilnlc Ir iiMiiun'ir'n' 
ilr l'i-ilIdDoin UilrHCNnv, ^d/J. Srhiiùanlt, I, <-. l» ; H^tjfiilf Hfiti-roU, 
U' 130, <|ui ûUItlit (lour l'nc^tv la <lalt.' aiipruximalivo lU- tOl'i-IOJUl ; ei> 
nlierL Â !Mii Uiur si'nilitp Iiiimi i(l<-uli(pir au •' lluliurtiu lieticnni-tiM» 
B** > d'un iliplàiiii^ ffiuiiu pur Hiii> (iiiûlygii» di- In rlironiqu* do Sainl- 
Mi(]« ,.tf*>it. G^rm., .SS., I. Xltl, p. Tt-i . cnr unf l'Iiarlo dn foniti* Anu'itée 
fde (ïuurvoin pmir ie tni'^inr timnasici-c di* l'cilUtiioixdouitn k HoIhtI, Fimi- 
duli-ur dfi ri>lnî-(-i, la i|iinliliralii)ii ilo .■ ]irvd<*''pKM>r noiilt*r •■. — ^*• linMir< 
tlurai (•ni'on? uiic hj|M)llK*if aa sujet de celli' familli*. l'n i'.aonu eomrt kau«- 
erit uub fliarlf df "donulioii df l'an 1016 (Mun. Ui»l. l'utri/ie, t. Il, col. H*i. 
Eal-LI iilrulîi|Ue du cuinti; ptilallii de co nom va (avi-ur dui|ut'l on pu^Mtlo 
on dlplûtut* >uiii-i dal)> {Tiiouliat. Monntntnttilf l'ancien HfrJi* fit MU, 
I. II. p. '3J. n* Hi'ii l.'un iHi l'uulii*. ou lou^lrs (k>u\ ix^ dwivent-ils \m» k 
Irar tiHir i'Ire idvulilitV^ avev Conrad, |N^rc de HolM-rt. <|Hi aunil Mé comte 
' 1' [K'vul» enlri' MU) fn'Te, Mniiu-^st'-*, cl Min fih. I,i- nnm de Conrad c»t 
l'iil pDcli'' il In même ejHMpie par nn Avcipie fie Gencve. miiis celte 
jlitiie u'f^l |ieul-^liv ju* Kiif|iMiiil« [i9iir (nire mllneher ce prMul k ta 
réuni (aie. 
irti^raiiil, cl. ^/lyicii'/ici'/l'. M n'y ■ pu» d« preuve que le mari de 



268 



tOMTÊ ic DES CQt-KftTlIKS » 



les (^VL-nnmenl.*' qui nccompa^nvri-iit l'aDiiexion du royaume de 
BuurgtigiirA rKmpiri^ germanique'. 

2. Payua Etfueatrictis. — Le comlê « des Equestres » ', qui 
ftVMomlîùt iMilrc 11- Jura cl le Inc Lriunn. (lepuiKrAuhnnneau Nord, 
jusqu iiux euvirniifi de Sejssel au Sud', ttirpespondait tiiut iiu 
niniuRen parUe au ierrit«ir«de l'iincieniu* eîLé romaiiw d'iirjtieii- 
/rù '>. dniit le L-lief-lù'u élaît ft .Voviodunuiii, sïè^ trî>8 prulKible- 
menl d'un évéclté qui disparut oprùs pLipoque des inva>;ioi)s ^. 



Grrllitf : 1* m «ait appeli>.\tiiioii ou AitiiHrd, £* ail 6lé comte ttcOencvoi», 
roniinit I'(i4lmt-lleiil VArt ih r^rifift h* daU», I. Il, p. 3, el Ltiiiitn, Khra- 
ntit. hitlor. tlrt c»iiiI''k <ie<icni-fair, t. I, p, PS. 

I. VA. ruifrn, \t. l:l,"i i>l a»iiv, 

t. l.t- iKiiii ilii fi. H'jiiPMtnrot, qui pnniil pour la prpmiôrt* fois on OIS 
ll.oxf.MOs, AUa» hUlar., p. I3S; Hrssuh, Ij-* nri'jtnrt J*» /r^hfii rf* 
Gfii^vp, de, p. liH;, lie |i«i«ll [Hift VMre CMHSurvd <I»iih la tanjîuc vul^cflirv. 
Sur ci-Mi- cii'fîuiiNcription, ff. Gixiii-ts-iA-SAHiu, //ùfwri- ite la ciU el du 
r.inlon d/f* tiijveulri-» ilnnt. .Vfm. ri ilar. mm,, I. XX. p. t-ÎWB, el wir «e« 
orÎKiit*'!', U.\uirB. I.r piiiLf*'mr itu diarJ-fe lif \'ifon \it,id., i' »i'r., l. II, 
(t. 22ii-3'.'i , , J'nnplfiie-. comme Giiigins, J'fï pn-ssioii ili- •■ romlô dc« 
Kipi<Nlri>« ■> correspondant h Iji ririlitH Et/UPtlrium do In Moliru, jkmjf 
«•viliT IVmplui liv M pBTîi H(|ii«*itre ■■, ofi méine do •■ cointô i!o Nyoi» », 
mr ranlltiue.YttMrir/tfnriiitnepiirMÎtpHnnt'oirdonnr aontiom h uucune cirron- 
scrîplion lerriUiriiitc du ni(iyi*n Age. 

3. C'eitt nvee roison en elTt-l que M. A. LoNnxoM, Alt** hiMior., pi. VII, 
ralUchc nu />. lî^ar*tric»f In r^({îoi) connue «ons le nnm de Michiille, que 
iiivGtx^, <j/i. cil.. |i. 'H. N'nppuyanI sur «ne elinrle iniinifrMetiieiit fausse 
piiWîêe pur tieirnixot (//f«f. rir fireMV ri ilr Ituij—j, p. 316] ullrîhite 1 no 
««■riniti (I, V-jifniitur (l(in< l'existence tnèmo e«lh_v|H>lhélii)i*e, s'il n'»«l p«iA 
idenliipie nu Varaî* Ifi. \V.ii:itcorum .. I.vs Jiutcui« du lUgnle (leumoia, 
n' 12U, nf iKii-iieiit il contenter lit (|ualit(> de enrnte de Oeiievuis ft l'Albitlus 
■]ul figure dnn« l'ncle, mniti miu élever eontre raullienlictl^ de celui-ci le 
moindre doute. 

4. Le vnmitulti» liifiimtricnt est mentionna dans les texicn du is' an 
XI' sii>Fle eomme eoniprennnt (iimel el Burins nii l'fliilrta actuel «ie Vaud, 
dans le viiÎHina^'e r(e llulle .Umi. IIUI. t'nlrijti-, l'hitrlai', 1. II. eol. M, 
H' Xl.Vll; ,Wrm. e( ./.>P. «i-/!.. t. .\IV, p. 3.u»V.et p. 4, u» Vil . IIouroI, 
prè» de Durkin» (Iibiiamio el Pimisiih, Ihtciimenti, p, \ ; iWo/i. Hul. l'alrtae, 
CftarlMP, t. I, coï. 2K<J<, el lîtand, nu tioi>d'e«t de l'ancien vlief-lieu, Nyon 
(firgfUe Gtnffou, a" i 7C i. 

5. Cf. Gitiiixs. op. eil., p. 78 el suiv.: I.oxoxox. Alha hUlar., \ertlc, 
p. ijr» ; Piiii.ipux. Oriffinr» tin i/ior^ae cf i/w rvtttl* de Hrltry, j». ID-ll. La 
ririln* Ki/iirnlrhini fleure In preni té i-e parmi relie» do In i/A.rimjt Srijunnorum 
duii» la Sciticin i i.u\<i.Nii», afi. eil., p. IS.i, La rohnin l\'{ii'»tri^ e^t indiquée 
purlnXaliIe dt* Peiitinijeret juir ditcrses in*cripltoii». Mois relie rrrj/jM a- 
t-elle t'ti' le »tège d'un tviietu- ? M. Bkssov. /.m oriijinn dm ér^hH dt 
O^n^cf, etc., p. US et «ui^., le dernier qui ail CKacain^' la *|ue»Uon, recoo- 



•• hf» fnmnv» i 



im 



|i>; tnndU (|ue l.-iu!;:ittii<' |iiii-nît avoir i^tniK cIpk pr4M4>n1 ioiik .t 
ïrés4>iitor riuK-k'imt> rhùloji tiqtmtrh/m '. le Icrriloir».» ilf n'Hp 
liêri!, au poinl de vue eccl^<iiuslii[ui>, avait vie ratlaclié pour 
[majoure iwrlie, au diocèse de (îenive •. 

\Ïa' (ircniii-r comli' du pinjun /•'ifuea/hcas ' dmit r<*nî«lfnc« 
tiftitc a pot) piv» c<rrlnini< omI AitRoImo ^, <pii tioni on il:i(t 

Il iju'oa u'a (tas fiil inViilkia il'utt svul prélul iluiitun ptitnM? Iis>-r le vii-gn k 
:tn. I.e TiitiricUiiiiH ilc.V'frtWii/rum, dont un « [iri^londu InmviT In miu- 

rif>tiMt ail ciKirilc litir)fi)ii(to irRgtaoni', (>ii 'àlV, est eiirnalitt^ "ii >^vi''4)i*Ftle 

Vit* Maahhk.*!, Ctfieilta. |i. 3(1 . Kik rovniictii', il c«l pi'u firoliaMr.coniiii^ 

iviiMin|iJt^ M. LonuNOX, loc. ri/.. <\m>: l'on nil i-ilium^ au dOhul du 

•ifclv 1l' iiuin d(! la ci'\ K'iUMtrU piiir ru|i{ilii[iit;r h iiu fuiifiii qui 

lunll Al^ <l>^iiiuml>i-i> fju'i n<IU> iliiti* di> la rir. (ï^naivntwm. <.À> luàgut a 

I Mibit^Ior rliir.itit k' ImiU iiioyvn A;;t>. Iiici) «l'ii' Toi) Ti ait [lati rtinii^Tvi' <l4 
rniiicnl en faiitaiil monlimi, et iitiM ii'itil »unn iJonti* |K>iiil coii&tituc' un 
il*. En l'ffi't Ui IliiUMtuiinftrrii i1i"«:î1I ,,1nn, RprUttiani, \i. i\ n l'ii ]iiirl« 

I. Klln rttv an (V)iilrairc In •■ f»Diil»tiitn WHldi'Uk*-») iit.i|iitt tnan- Itlnidniii 
tic <]4-iii>lo'^rii.-iiUU-ii> «l<|ui'ui)utluiiak-iulllii>dnni |wrl<.-ni usqui- adconiiU- 
[luiti l.iiKiliiiicn-vi>ni." (.-V'>Uf>-dirv)i'> liTriti>irf»i|ui foi-m(Ti.-iil jiluKlonlit-^ 

tiDl>*»<lp Nyui) cl il«- Ib-llvy, cl irn{>K-« ei< lpit« dfviiirnl ùlre alors ni- 

ehi>s nitniiniBlralivcinciitiiii rainl^ ilc Viiud, 

\i. On trotivv U kSt^mti- EQVKSTH. siir nn n>rtain nombre de monnaies 

I l^aUNaiiiiP dti xr et du xic^iii-t-ln, t-f. \lL\siMt:i . Si^mnim »ur l^ nitmnmrji 
ft»'j* ruûiAt '/u L^man, dnos M^m. "I ifur. rom.. t. XIII, p. 198 «t 2lH>. 

MU* ii»*tRiïlnli(>n V4l |>i'iil-êtrv la cont>^4]uvnce dv rann<'tion de lu 

f. EfumlrU nu ro»u. Walit^ntia, iloiil j'ai \t»r\i » In ooli* pnfciSdonlc. 

[s. Uoff iMii'lit' «vail Hi aiinrii^r nu <hii(VM> ilc l.yon, qii clK' rcpt'^Hcnlail, 

Imtk l'onliT <N-clr>.inHh<]itr, li'ft 4luyi*niio« dv MorpHlcl *■! d'Ainlioumav. 

as autre conli'ilitia A cuD^littirr li* dioci'-fto <lv Ih'Ilc.Y, niat« il vet incxac 

idirr ([uv Itr itièf^r if-pi<ic<>j>id nil i'Ké tninsfén'' ilc N\on à BrDcy. 
il. Il faut |)c>iil-4'lfo ct^n^iili^rcr ons^i coinmo tilnluïre du mtmw comté 

I' ft>mf* AvrWrliiA <• 'Innl lu vonvc Kld4'|;nivli> donne h Snifil-Piei'rt' d« 

itiiinyï <|u'('ll<* plao' «>u!i In |iit)l«clioii di; TR^rli^c ilv (•(■iii'vr et di* 

Ivi'ipK- hUiuUu», de<t liicn^ «is iiu roinl<^ drs l-lipii^lnr» (.l/uii. tti*l. 

•friar, f.Vinrf.iP, t. It, col. III, »<■ Xdl,. I.'nolf i>kI dnl^ : u die M'ticm. .\. 
VI, inar. anifi Wlll nviinitli' llodulf» rvsc -■ l.e»<^ilciii-f iUilicns plac«Tii( 
l,'«rlr rn lOtTi. 211* aiitnV <lc llodoirflll. Ma!» en lUITi, dont Ui Icllrc d^uui- 
«lo e^i It. le iO Tcvi-icr lonibnil un dimiinclic. I.a coïncidence « lîcu 

mr iinc ann^a^anl pour lettre dominicalcnoii DC. l><^.cAnvs|Mitd M>iir>, 

nnncv de Dixlolie 11 cuui|>léc à |Mrltrdr01â. I^h ^dilcur» dn tiftjfittf 

ni^ruù. II* lli'i. sepruiiiHicciit pour 9t2, i'M nnncc de Itoduirc II. mai» la 

lire dominicale vnX KD. 0|iviidnnl4l fnul rcniiinpicr ague r^kvquL' Kïcul- 
menlioitn^^ <lnn« l'acte, c^t |>lncc |uir le calnlogiie CfiiKeo(>«t nranl 

lipxid, ((ui lui-inrinc a»>i5tc en 92^ it rnrdinalioii de IJImir i^vi't|uc de 

luunnc l.'ncU-OlanI cnnserr^ Pixirïginal. nn ne jictil su|i|>n4er une erreur 

InnMrrîpItnii Mm^ il prni y avoir i-rmir, Miit sur le chifTre i)oi nos de 

Itne, »uîl ^ur ciidui de lo dnle <lo jour, en raioon du bÏMcsIe, i|ui donne 

hujoum lieub une |>cUlc diJUtiillr. 

\k' Ceal tuul b Ciil 1 toH (|ue Cirhamo, tineumtnti « aitjiUi, Introd., 



270 



IU)UTÉ II bKS EQL'IMTIIES ■ 



avec Hu}j»i6s. comUr palatin, h Sjiinl-tlervais prfs de Genève, uri 
pKiitl nu iinm ilii roi Hniloire II, et fuil n'stiliier li uni* ïcmi 
du nntn <le lirrla^ia des leurres sises h Avi-^ncs Atipri-sdc Nvon] 
It «ssisli; ^pilenicnl en 9ÛH, A IVlectiuii et k la const^cmtian 
l.iixiii cnmnie évc'qm:* de I^msaiiiR' '. AiiNeline II. [>rob;iLIeiii(*l 
liJK du pri'ct^diMil, fut ctioisi coimiit* iivoul- de IV;{liM.> du Lat 
snnne [Hir rêvrqiu-Meinicr^, et intervint ii ce tîlre dans la doi 
lion fuite |ïnrl'(*vèi|iie ii son chapilredu village de Tnl<xrh«nai1 
('Vsl lui sans doute cpi'il fnut encore r<M!nnn.iître danK le cor 
Anselme, qui lljçiire avet* •hmi frère Odeirîcusi l'iiich, Ourrvl,tlï 
runloura(;i< de Coiimd le Paeill<jue, lurs du juffemenl n'ndu 
ce dernier contre le cuiute (.^hnrles-Coni;tantin ''. La vie d'Al 
selnie II dut se prolonger jusqu'aux environs de l'anni^e Hîû» 
t^pnque t< laquelle il nviiit époufuJ Aidîud ", l'ancienne coacubî| 
du mi Conrad. Il eut d'elle, eommo l'on R»it, de nombre 
enfants, niaÏK qui tous ctierchiVrent fortune au delii du IthAi 
dttns une portion plus niérîdiunnic du royaume de Houi-gf>|;ael 
D'autre part le successeur d'Anselme dans le pouvernemcnl da 
comitatua Efjiieatrirua p.'truit avoir «'■té un comte Aimon, mei 
liouuê dans une charte d'écliauj^e de biens du 1 abbaye de Sâinl 
Maurice. éelian^c conclu par le roi Conrad au nom du monas- 
tère ^ Il Aérait étrange qu'Anselme, qui eut d'Aldiud de si nom- 

|>. 107, ridciitidi* avec .\uhcline, i|ui Biiniil Ht- cotuie il'Aosle eo tW3, 
[MÏM^uc la cltarlr d'm'i il |>r4lcii(l (Irer la tnenlioii «le re dernier pcr»onuage 
doit être en réalité rsjijwrtiïe it l'an lU£l,t>l il ft'sgil tle l'év«qi>»-cotn(« de la. 
cit«. 

1. (ILirlM Je i'Auni/. »• 556. 

t. f'.itrl, J* L»u*a»ne. p. 56. 

3. fÏHrf. )/«■ /^MMfifli*. |i. 96. 

è. GiNGiKs, Itisl. tir la nit^ et tlu timlan Jfs Equeulrea, p, KS, rcou 
justvini^nt qu'il peut uc pan s'agir il'uu cooiU* <litp. WahletitU, l'iatén-t de» 
év(*i|ues t>lanl |ilutAt de cb4<ri:^h(>r de-> )»ni(tN!ltHin( «uttvs qu« les cotnle« 
lin diori<»f, ronliv lv> ■.-mpii'U'iiitMils dcw^uvl» it (nllnil prrci^énieut lottcr. 

5 diarln Jt t'.iung, n' Aiâ. Il|iuurrail d aitirim s'agir d'Aiisrline I" 
(cf. eo Cl* «tfiw liiii il»n5 .\nzr\ff*r fnr lehirriirriache (inrhirhlr, l. V, 
p. 9B}, (> iiui forail iiliilôl s^^ls^4'^ h <ii«clmf II, e'e«l ijuc le ociit d'Owrry oii 
L'IHcli, pjclé pirli^ ffiTr du p^csoati»^ qui Q^urc daus l'airlc, l'«»l Vft- 
lemeol par le lU&d'.VnM-lme lli-l d'Mdiud. 

6. 3lA?«tK\cK, Unifiait delà iliifin tit .Sarow, p, ISU-Wt. 

T. t> swit Ourry, comte «-ii Vivniion.. Iluticliard, arvhe*^|u^ d* Vienne, 
,\n>cltne, évr<|iie-conilc it'.V<i>)r, et Aut'ïlïv, ([ai éponss lluialiert ■' 
ltl;tTM-lit-«-MHini(. Il kuISI (mur i'**4 |H>n>ii)iinB)it>^ dv rvnfiiyrr an lu^ruoin' 
M. !•■: M tSMVtn, Lr* oriji^ft ilf Ia \l»i»uittlf Sttoir, fttuilH, Cl ■>! la 
RCU^Io|{i<}uc qui Icnuiuv le lirs^v ^ |>art. 

a. Mon. Ilùl. /■flii-ùe, Cturut I. II. ml. «S. n* XL\*II. LVlr, 






¥«5 

hrcui enfonU. nV>ât pas tmiisiuiH son comU^ Ii l'un de ses lii^ri* 
liens pur Irsnnjr. Il est plus vraisenililnblr tprAimon t'Iiiil rgnle- 
mvol M»nti)!i. pL>ul-^lri> ÎKHU iruii pitmik-.r ntiiriitgt;, i^lcfLti- Iiv|n»- 
l^M pxplit|ni'rnît dans tuie! cerlntne mcfturn le nom d'Aimon, 
|W)rltt piir rû\iWiup df Simi, [K-lil-fils d'Aiiin'lnu* I! par »a mère 
Aiirilie. 11 faut pt*uL-èliv uusuilP altrilmer au pnvs « des 
Kt[iii'Mtrefi », un i-iiinle Ainauri, qui assUlc vn 1002 nu plaid 
«l'nvsiiis '. M;iiii on no connaît |)as les suowsseurR de ce dernior. 
Si Hc»lH-rt ut (lUibi-H. I l'uiV/NTiiM}, lilHil'AniHuri, qui i)W>isti*nl A 
lu nivHii* n.'^Ki*ml>l('p -'. sont Ich IIIk <Ir ce comli>, il rsI douLiMix 
«{u'îIh lui alcnl hucc-<>4U dan^ na dignité. It4ihert paraît avoir été le 
Hniiclit* do tn iii.'iisnn rt'mInU' d<*K dvn:ittt<>H dt.' Moiils '•, ol ii lit lin 
du M'' Kii-clc, le eomitatua Hfii^slrinii élail réuni aux pnsscs- 
ùonn do« comte» de (Genevois *. 

•I. Pn'jlta f^uianncnêia et aulHih'iaiorm. — L'i^véchtS df Luu- 
Mnnc, le fi. Lnuitanitciuin nu »eus liirgt; ", L-iid>ni.ssiiil le p. W'at' 



ftur ()m Matn «.itiiiîs dnni Ivs l'unit^i^ de VduJ L>t il« Nyon cs^l Kotiscnl ]inr 
tleui comte», ■\<lalt>cri «I Aimou Le premier 4lanl cuuite de Vaud, il Caut 
map%tatvT (|ue In aerond ^t-iit cointn iln i^ngn* E'/oextrirut 'ef. (tiNoiMs, 
Xa nV<* <•( tfnnton >/'■( Ei/ufxtift, |t. SK|. lleMl<l>itiU>iii ipiece «oïl Anm'IniK 
4c X^iiii i|iiî iulcrvii^iil eu VAri pour rnir<' roni?r>iler l'i uoi-crtntn Rrcnilierl 
dr» U-rrfs BtluiW h Nt!iHla« en VnUis Mon. Jli»i. fatrûf, C'AarUe, l. II. 
cul. a. II* X\IV), ur l'acle, <loiiirorigiaal est cunsLTvé. ne lui duoiic pus 
le lilM» il(>4-omU'. 

i tZimtuniti vl l'iioHi>, D>MU"nrnti e ti'jitii, p. 7. 1,'ftcU' porte sur dfS 
liieiis silin's nii crmili' (tt■^ l'i(pie»lre!t. l'nniiî les «luacriplioa^ iloil dniic !te 
ImiivtT rrlle du liliilairediM'e c<iiut<>. On |h'iiI liiHilereiiUe Amnuri <*( Teii- 
dAinu', Maî« en OW Ir' prèlrv Marin tut dotintuiD •■ ytiat l'àinr de «od nei' 
l,>oeiir Aniaiiri ', î riibliti)cdi*ni>iniiiiiini)lier,d*;lt-ri'e.-)Biieuinté <lcs Iù|ue4tres 
\itiiti.. p. I,. llM-mlite vraisL-mblnUle dideulifii-i- ce per»oiirifl(te Icf, <ji?«ii>». 
i^Uà et taninn d^t EquftlrfM. p. H9: (.iisi, dans r^n£<*<^i*r/l)r «Mu.-eiï^rtfche 
OM-'iicAfr, l, V, p. W) avee l'- Amslricu» coaios -du ptâîd d'Ejaina et do 
f«ire de celui-ci un comte deNynn. 

3. CinBAnrn et l>nHiii« iluniieaL les «ouncriplionH de In manière «uirnnle : 
H Aam'Iimu'* |wilfi' ADHolilii i'piMN)|il, lIottMirliu Traler ejus. Viiinlierlua tîlius 
AnMltid. Wilbeiluscl fr^tlar Dodo. • Le Iciic porle ; ■ Ausclnius polor 
AfiMlini e^iiwHpi. llotlicrlii* *>f fraler ejus Vuilliertus fïtti Aiuulrici. 
Vuilhertiiibcl Trater eyui l>odo. . 

3. GfUr.iN», ap. ril., p. 93, 

i. (iiat. np. ril., p. 100. 

fi I r ^ /, in*-tno<'nu* e«l mciititinnA par un certain nombre d'nctek dont 
Ir .~- «rmlili'iil itmplo^em'IIi* eipr»"«ii>u comme syiionjine de 

H [• llttl. Jr Fr.,l. VIM.p. li:î, el liiiruah, .S^^iiH-i:. L'rknnJ'-nrr- 

gnttr, n- NSO. 030. n'i, »08. lOU. It»î3. Wii. l(Hfi, tOSl, lllt. 1150. 



272 



tmiTt m: vacu 



de nais nu fnmtfi de V;nul ' Jivee lii ville i-ptscupalo pour clit-r^ 
lien, et un certain nombre de /wy' secondaires. Un premier 
déniemhremeiil en avait dt^tiiclii', à ré|>cM[iie frnnqae, lu cireon- 
srri|)liiiti dési<fn(^e nu ix' siûele, scms le nom de PipineettHi» romî' 
tutus -, avec puur chef-lieu, à ce cju'il semble. l« localilé actuelle 
de Itiim|ilitz dons le vciisiniige de lierne, tjui fut l'une ilf» rési- 
dences de Uudolfc III *. Celle dênumiDution, dès la tin du 
s" RÎ&cle. éliïit pempl.'icée par celle de finrgentin comiutlu» '. qui 
devait se conserver uu cours du muven Af;e. Les textes de la 
même époque font éfi^dcment connaitrc le nom de deux autres 
sul)dîvisîons du ^. Lauaannensia,lep. \''oUliacen»i*eilep. Ogù ^. 

t1fl:.. 1207.1211. 1251 i. Mais dan» des a clos de infi (.Vwn. llUt. Palriat. 
r.h.-,rt«f,\. li, eol.iS, n"XXXt.<le (OOÎ u/W., eol 8S. a- ],XX1V|, d« 1017 
(lliMiiiii, ti" lâSl, on s]iiîi.-iUv ■' iii |iiiKo l^uMiiiiiun»e et in cnaiitutu 
Valilensi-. .■ Dnnn Ip ini'-iiie wii» on dil nu^ini ■■ i!»n* levéclw de LvUMione. 
«Il rnmU'ileVniirl i. < Hinniiti, t/nV/., n'* I33tt et n.lA). 

), Il |)Oiil l'trcv LDlO'rc<'«ant de cori»lntcr que l'cKprciiftion àf- p. Wnltt^nM 
k IVpo(|up carolingienne cl rcidoltlenne, est employée dans un iiunibre 
d'.-icles relativement trè» refllieiiit (lliDi<i:n, it» 66. 749, t)(IO. 978, 908. 
100S, H08. Il3i, t2t8|. Celle de eomilalnt Waid-^ntiâ est l>eaueoup |>lii3 
fiï'i|uciile, cl constante dans le&[>ré(.-c|>(e» ru^uux (IIii»ikii. iltiff., n™ 7t48, 
821, 'W7. H3*, lUÏ. 11(1», M7i. 1177, H«), 118.1. IISS. ll'Jl), 11112. lIlKi. 
1212, 122*, 12:î7. 12.18. 1212. 1250. 1273. UWI, 1310. 1Î2I . 

2. .irin, W'-r/J/ii'iini, a. Hr.fl, (►, :;!t. 

3. ("est de cette locatit<^(|u'il date deux diplôme», t'en de lOllj [ilan.ttitt. 
J'itlime. (.Viorf/ie, I. II. cal. I ISi.et l'nutiedii 6aoiiL litS'i i DptEssi.At. Oi/t/nntaln 
tentant, ]\. I Ui. Pour le premier de ces deuiarles, IlrnnRn iop. r»V.,r" tîSn) 
pro[>O!>0 Pain[i>(ni.v prô» de Moine». Il me parait pUi» vraisemblable "|o'il 
s'ftjfil de Ib tiiêine loeiiliti' ipie ilaii» le secninl. (Tfsl niisti ite Ittiinptil/ que 
parait iHre dalée iiiio chnrle de Ikiucbaiil. slibA de Su ml- Mail rive, «lu 
«avril 1027 |Ji/t,n. Ili»l. P^tri.i<;Charla*, t. II, col. tllH). 

4. L'n diplôme Je l.othairc II, du 19 mtnii BSO fTnott|[.LAT, Moniimenlii rie 
l'ancien éri'cli^tSf DiUe, t. 1. p. 1 12. n°6l ; llAiiMKii-MItKt.BACiirn, /lef/etfTn. 
n* tiï^i eoncéde ë l'alihaye doMoiitieMîmndvnl : <i villamijne in Pipinettsi 
•• vomit» tu qvne N'uticrolitt ilîciliir ciiii)i:itj>elln«il(i tulijecto l'ilvîne noiaiito; 
" in eoden» t-omilaUi vîllom Siiramsvalis qtiac censctiir cuin eapella sÎIm 
a Mi))jccta : vicum eiim rapt'lla Thisvenna. '• Il s'agit de loealilés ftlses 
dao» le voinitio^i- du Uo do Itieniie el ilii lac de NeucliAtcl. En K8i, un 
diplôme (le dliarle» le <Jro» 'iJiiJ.,p, 130, n" IJ"| n.'pèteleii mêmes formule». 
Mait le [t ma r» 963. dan» un piiVrpte ciiiilirmatir de Txjnrad le ra('i(î<|ue 
^ilii't., p. ni, n" 81)lc>imâme<ili>cHlili'>KKt>nl diie»; ■■ in llarprn«ii eomilutu -, 
ce qui HcmMe indi<[uer l'idenlilé de* «Kîhs cirroiiki'nptiona. 

5. Des textes de 971. 'J73 et lOUj lllii>Br.n. .SVftirei;, CrhaniiranyiitUr^ 
n"* 11^14. 1 lOU. t.l^Aj ntenlionnenl niiHsl un pagin Kveniiinenti*. du nom île 
son elief-lieu, Vverdon, aueautnn de Neiioli)il''t. M.Misce tnnt d^ai^tne muina 
uueeircunacnptionailininïstrjliretiii'unoixijioi) iia(uri.'tle, tu r.if/i) EtiTtlu- 
nrniis ou Etrrtlvnrn.ùit d'autivs documiruls 'llrtiBt.n, Hiiit., a— I2l.t et 
1 301 1 : le lac de Neuchfttel est laî-mème appelé taeat Etmiunnai» {ibi^^ 
n" tlKI < 



CUMTt tiK VAUtI 



»3 



Le premier' qui semblt* indiqua dans un <lip16me de Conrad 
l'omme faisant partie du corut^ de Vaud -, parait avoir corres- 
pondu, au dt^kut du XI' siècle, à un conitt' distinct-^. Quant au 
comti* d'Ogo, oD a voulu faire remonter son existence jusqu'aux 
pn>miêresanm-es du x'siprie '. Mais en rcaliléscm nomne ]>.-iraîl. 
dans un acte diplomatique, (jue daiw le dernier quurt du 
xj* siècle % comme dtr-si'^Qanl une portion du comt<^ de Bargen, 

I. En frau^i» le " Wîllle •• M^'^oitox, Mha HUtor., loxia. p. ia«>. Cf. 
■UM) \linii)..iiui et CiiuitiA!>, fUntiitnmire i/it tanton lit Vaud, p. iWA, 
qui tm i!Aai)(.-iit jinur chcMu'u Willixbourg. 

î. Charte» Je <Ju'iy, n" 1127. t-'oc cbarlv il« Joniitioa à l'^f^liae de Lau- 
sanne il* 9b' au "iôt Carttii. Jr L^iitAnnf.ft. i. lIinHuii. l'Ai'/., n' 1092), 
pareil rolUctivr le p. ViiUdacmi» nii comlv île Vanii». S'il n'y n pnit 
crrvtir (Un» la lraii»crip(îon de l'acl**, fniU* au xiii* ticclr, il faudniit peul- 
itn eu cuuclurc «[uc le cumtc ilo Vornis. c"cst-i-dirc do Bour);oK"'i t"' 
était aion Uélaud. aTuîl m o m eu la Dénient élendu son aulurité sur l« 
Willie. DU I« ifuuvemail à un litre qu«)cti04|ue. 

3, Dîjilvniv de ttudulfe III, puur RomaiiiinvUer, du 30 juillet 1011 : 
n ta immilatu VuiHliacenae et îu villa l.titlinco i> [Carfu/. île Horiuiiiimolitr, 

p. ii».. 

k. Dan» un éctuingC de t^rnra conclu entre Boton, évMjue de. LauMnne, 
ri le comte Turinilfcrt [Cartul. de Laasannf, p. Stfî-SIU) on trouve : 
•• tiédit iifitur Turimbortus... de Ugo seu saocti Eusetûi ad Detulam. " Il 
s'af^L de lerres dai» le voisinai^' de Kiat, dans le pays moderne do 
tjivvèrv. fl Riai est ^^emeat a dit •' io Oj^o ■• dao» la uolicc vt>:tu«ire do 
Itinlolfe III, dan» Je n^mlojre de I^usanuc {.Vnn. et 'tac. mm., 1. XVIII, 
|i. titt Mai» commel'-i rem3n|ui> 11imu,v \llttl. Jaeomt* de (iriit/*rr, dans 
M'fit. fl dot. rtun., t. X, p. t,, le nom d'Ogo na péi.*i que par erreur dont 
le leslf imprinit^ de la charte 'on trouvera de celle-ci un texte plus correct 
dans le* iitinumrnU dr riiisfoirr du evmlé dv (jnjyt-rr. Méat, et dot. rum,, 
1. XXII, p. 3, n" Il . Ibinii le eartulaire où les pièces sont rang^ti par 
ordre lopOyn«phi(|uc, il ne Gkutc que dan* le litre de celle-ci. Le» lûeutteu 
queition se trouvaient en elTct dan» l'O)^. Dn ne peut donc voir là une 
preave que le nom de cepayut exbtait di'>s l'époque h laquelle Tiil r^li^ 
le doeumenl, el faire de Turimberl un comte d'Ofpi ou de Gnyirt. Ce 
penOQlWfre ^latt cert«ineuieiil titulaire de tout le comtéd'oû Tut plus tnrd 
démembrée celte circonitciiplioii féodale, eV!(t>ji-dlrc du conilé de Vaud (cf. 
Infrn, p. STt). De œ^me. m'Iiiu la chronique des tfvfqucii de tjiusaïuici, 
llu£tie«, qui fut év^|uede 1019 b I03~, aurait donné h iu>n chapitre den teti'es 
dans l'Ogo {C»rtiit, dr LaiitLan/tc, p. Mj, moi» cette mention ne prouvcnul- 
lement que le nom ait élé en usajfe II IVpoque tnénie à laquelle vivait 
I rvéque, car In Chronique, daug son élal nctuel, ne dnlc que du 
»ii* siècle. 
3. 1^ 27 mars 1076, llonri IV conDrntr la donation faite i l'alibaye de 
luny du lieu de Itugglsberg • in IjiuMunensi epÎHcoiKttu, in |Mgo nomine 
Jffjtow, in comit»lii Rar|cenci - |IIi«klv, Hinl. dv mnUf dt- iiruy^rt, p. M ; 
cf. l^■l^.^D.s, Aila» hùn., teitc, p. IW). Sur l'crreurde WunsTioiBCWîut, 
iinfh. drr aUrn l^ndâr/i-ifl b*rn. t. Il, p. 119. qui fait de l'OgO uneanbdî- 
Tîsian (lu fwgnt Offgow, et. Bhksbi-1u, Konrad It, L II, p. $t, a. 5. 

It. Hocr*»iM'' . — Lt rfaumt dt Itoaryoyae ts 



2-J4 



COMTR DE VAID 



et encore le document esl-il suspect ', Il fnut descendre justpi'a 
une Opoquo avancée Uu xu' siècle pour rencunlrer des porson- 
nagcs dL^signés d'une manière ccrUûnc sous le titre de comte 
d'Ogo, équivalant alors & celui de comte de Gruvf're -. 

Lescomtcsqui, fi l'^ïpoquc rodollirnne, gouvcrnircnl ces petits 
comtés sont inconnus, ou plutôt il serait tém<'rftirc d'attribuer 
tel ou tel siège aux cunites dont les actes de cette période nous 
tont connaître les noms *. Il csl lacme IK-s difficile de d«-terminer. 
pnmu les pcrsonDage» menlionncti dans les eliarles rclntivt-s 
aux ptf/i trunBJurans, qucU sont ceux qui scmblonl avoir retn- 
pli diin» le fi. Waldensix lui-même les fonctions comlulca, l^u 
pavs avait sans doute élé gxmverni* directement par le marquis 
Hodolfe ', et après l'avènement de celui-ci parait avoir éié c<»n- 
lîi! à un comte Gerland ou Geiland, qui .souscrit en HlHI une 
donation faite fiTi^gliscde Lausanne par le comte Manassî's -', et, 
deux ans plu» tard '^, concède à 1h même église cinq nutu-ses au 
terroir de Rcnen»'. On rencontre ensuite un comte Turimbert, 
mentionnt^ en 900". un comte Henri, qui, uu mois de ft^vrierOtil. 



1. STUnri'. BtichakanzUr, ii"27«8. 

i. HiKi:i.Y, op. cit., p. S2, Lo mt^mc comlo, Rodolff, esl dÔRt^iK'' ilans tin 
tlocumrnl BOiM Iv tilru de « oohimi de O^o *. et daas un autre tous celui 
de •' corne» àe Gnieri. u 

3. I^n927,un comte Gui BouBcritracled'éleclioii de Liboa. évéqae de Van- 
&ann<^ ■Cartvt.dt Lautannt, p. !>0;.lleiioalde uiv-nie d'uocouilcEufj^etichalk. 
|i«uit-i^tre uleoliciiie au persouiing« dii m^iiie iium qui aou&cril la cliurti; 
de In i-eiue Derllie |joiir le niona<(l^n> il»» Payenie cf. infra. ApitrntlU-f V ]. 
Un comU- TheiKliniM ou Tlieudovinu* iiou»cril une oharic d'^hanf^ dr 
l'ablNiyv de Saint-Maurice rL-lallTci des Ivrrcsaisc» au [tnysdc Vaud \Mon, 
Hitt. i'alriat, Ckarlxr 1. II. col. 72|:i) est lr«»prolublL-m«ii( le nièmv (jui 
lu <'T(>()dviiiuiicomc6»()ui oiiiiiKlB on 100:2 au |>laidd'Ky-iîns i,i:iBnAftio«.>t Pmo-^ 
*ii^, Ik)eitmfnlie\ii'jUli, |i, 1, rt p^-ut-{-tn- idctilî(|ueuu9aiuuTrudiiuubdonl 
la sou»cri))lît)ii fleure, sans èlrcaccompo^'aée d'«ucun lilrr, )i)a Miïle dv la 
charte de I obhayp du Payerne. On a vouJu faiiv de i-epi'r«oiiaa^' un tiiiulv 
du /i. W'aidtmit <}Jisi,A»ni\'An^ii}er fiir tehiPtiieruche iietrhithlt, l. V, 
p. 98 1, iiiaiiiit ]>ar«it prul>iiblu()u'it la ntéine «époque Ici fonctioaa du coml 
do Vaud élaieut rfinfiUes pue le manjut» .\dall)cri (cf. infra, p. i^y. 

k. tX infra, Aftpeniliar I. 

5. Cartul. dt Laataintt, p. SS3. 

6. IbtJ., p, SS6, Lccomlc (k>nrad, bienfaiteur dr Gerland, doul il ent&ït 
meatioa dan» cet acte doit ûtre Conrad, père de Itodoire t". L'n pr6ct!ple 
d« ce dernier, de 809 [ibid., p. 386;, coaÛrme la donation faite par Gerland. 

7. Roiwn», cent, de Vaud, cercle do Lausanne. 

H. forint, dt Laanannr, p. 203-201. C'est peul-«tre lui qui, en 890, «oufr- 
cril, iaïut Tvcevoir «ncore dv tiliv, la donation du euuit«)laaus6B [Ki. a. 6). 



n »et> 



'«ouâcril uUc! dotialioii faîU* hu cliHjiitre i\v l^usunne pur l'ëvécpie 
de cette villp. Mcinier '. Puis la tiéric s'interrompt jusqu'il In 
fin du rt-}:iif <!(• Conrad, (^puijutf A lin^uclli* uni- charte n^liiti^'u 
BU |MiVH de I^UK^iniie, est MiuKcritu pnr le niartjuitt Adalbert '. 
KZ*f penumim^e L><tt pruW bitument ideiiti<|ue au comte du m£me 
on» ^, que l'on considéie en elTet comme avant gouverné le 
pays de Vaud, et tpji parait avoir i^gnlement rempli auprès de 
cHlolfe III les fonctions dcc«nil« p.'il.-ilin '. 
Ou lui donnepuur suceesseurii l^uKaiineuti eomle Lnmbert '■', 
>i«ut-êlre son Ills". qui mourut npré-i le i mars l()2<i'. Mais le 
mit* devait bc trouver vacant lorswiue, le 23 août iOll, 
Slixlnlfe Ht le donna U rt^v^que de Lnufinnne ". Il faut donc 
siilmellre, ou ipie le conilw Lambert n'est p;is lils d'Ailnliierl, ou 
<|iie, pour des misons qui nouK restent inconnues'', il s'èLailvu 



I. i^rtul. df l^uMnnr, p. 0A, Ceci [imlultlcmpiil k- mèiixMiul Kouscrillt 
«lurU) (le Bortlie |>ourIe moiiasliri' ilf PnyerRO (cf. iafr», Afifu-mlût f). 

S. Man. tfUt. fatrÏM*. ChJirUe, t. Il, col. AT, et. col. 'î. Il lient en juin 
lOût uu [Jiid 1 Orbe el reçoit dnns \at aolîw île cet acle le in^nie titre de 
m«r(|uift libid., doI. ttt}. 

3. lliij., col. ftS. Je ne mU s'il s'agit du mêiiw pcrsonoitge quj bili l'ab- 
ttt.ve lie Sailli' Mb uri<'c une iloiiiilinn de terres '< in villa Quadrigeitio •• naÏA 
ne reçoii p(pi«l «li- litre dan« l'ai-le lîtiiiL. vnl. 'ÎH). 

l. Il ^nuccHt en VUtl, avec If litre de i_*<)mte, ta charte dr Tniidalioit du 
uiDDasIiTT de Ucvain Jlhartrn tic Clttii)/. ii" SVri3', et absi»U' ni iiualîti' de 
eocnle imIdIîii nu (tlaid Iciiu A Kvslus en l(H):i ((libu.tnio et F*iioMi<i, tiueu- 
mttili r tiffilli, )i. Ik \jou<ouB4|u'il est meiiliotiiié dntis un iiele de l'an 1011 
DUointr dtaïuiteur 'le liiea» au cumié de Vaml ihid,, p. Itf). 

%. Il iHjtitrril )-ii MX)!! un di{ilAine dr Itodolle 111 |>nur Itonininraolier 
(forint. •!'• Ham.iiniiiiilirr, |), Vit*' et en iniH une mit n' cli.irle jKiiir la même 
:t«ye i Caih m, l'mlifrto S Htiinramiinn, j.. 1RS, n" (3 . Il i'»i menlinnnf 
iiiie clinrlv de IOll comme M>ai)l d^mniili un pn'tiv du iioiii de Sig^n- 
<B(ii)e^ ten-«* an ennil»^ de Vnud riiiii^inm cl Pitoxw. Ihtrinnrnli f niifilli, 
p. Ifli. (iiai,^» dfn Ihtrumirnti l'herlini. dans .^itu-îiji-r fur »rA»Wîi-/-«cV 
tinrhichlf, U V, p. 98. fait de lui le p^ro dXrntemtioury, femme d'IIiiniherl 
de Salii», ce ijui esL Iri^a h.v pot h Clique, car l>iinlrert, \thrc d'Emiembouric, 
o« r»voit |un te litre de comte dan» l'acte qui le menlioaoe {lliit, de Fr., 
t. XI. p. MO). 

*. C« qui tendrait h continuer c«tto liyf>ollifrao, c'est lue Ijimlicrt avait 
un tr^re du nom d'\dnll}crt, (]id »iHHenl iivec lui In elinrte ciltV n In note 
Buiiviile, i>t pent*^trv la charte de 1018 (Cjiium, t'niJWrlu /, p. IHK, 

:. Van- liUt. Palrla>f. r.h»rlaf, I. I. col. 4i«. 
S. Mfm.rttiar. rom., I. VII, p. t. 

9, J'igoorc |Kiun|iioi SKrnrTtf wippov ijiic ce seigneur fui dcaliUic 
eomnie hostile h llmlnlfe III '<irigirtft ilr tii'mtit. rnmU itf Gm*V€, ilnns 



«Mm 



LA wnrre 



îDAtr 



relii-ep le tçauvemcmcnt du fmgus WnlJeiuis, pour être r^utt 
ik la possession d*UD petit comté secoudatre, tel que celui de 
Granson '. 



Qimnt flucointt' de Viilak, mentionné It rt^pnqtiocnrolïngîcnne, 
Auns. le Irai t4^ de parlnj^e de 8^)!) '•', son libitoire est k peu près 
inconnue juiiqu'uu jour où Itodolfe III concéda le comté & 
r»îv^que de la c\ié de Sion . Son nom se rencontre mt^me très rare- 
ment dans les actes ^. En 92 1 , on cunstate rexistencc d'une circons- 
cription divisionniiire du \'aUiis,Ie Chabjms, /î. CapatUcensi» ^, 
mais celle-ci, qui répond plutôt Aunerôgion naturelle, n'est jamais 
dans les documents quiilini^e de comte-'. En revanche, on trouve 
dans les actes de la lin du rcgue de ilodolfe lil, les désignations 
decomti:s qui ne correspondent point aux anciennes divisions adnti- 
niNtnitives, cl qui ne scinbk'iit même point être devenus le centre 
de nouveau;^ comtés fL-udaux coinnic ceux de u Dulbart '^ ■>, 
d'Olliiigeu", d'" Uzauestorf " »,sims parler de; celui de Lentbourg", 

1. Le Chron. ^pùcaji. I.aii%annirn»iani mntlionric vent Ir milieu du 
xi'gicclr un ■• Lamburlub cornes de Granxuii ->, qui est pL>ut-6tri> fils ou 
pctLtS'Illâ du Lnmticrl oui|iicl on attribue lu (|ualiltS de Vuud (Gisi, dnn» 
i'Anzeiytr fur sehweii. Geichiehie, l. V, p. Î8). 

i. Ai\n. Bertiitiani,a.a9. 

n. Je ii'dii connnib iiuc doim |iiMir lu |i(^riml(! i|iii iiuiis ocriipe. Un diplôme 
di; Conmil, ilc. 9H'i, \ jilncc Nruils ^.Ûnrt. Uitf. P.itriar, Cltartne, l- II, 
col. 93; l't le Vnliiiii Mt iiKtiitioiiitA dniis mu- <ïiiuni^>allnii de l«rriloît>M 
d'une clinrtr <]c lO^ri \dirtut. rtr Sjtvi<ini/, n." 6i4). 

4. Mon. lliat. Patriae. Chariac. t. II. col. 23. 

5. Sur les varialiona dr n«ii8 du nom de Chsiilaia, cf. W-v nEnr.iiEii. 
L'ftenduetta eomtA <Ie Vn/aÎA rJonnfA l'éf/lUf df Sian, dons Anîfiffer f»r 
ërhu\ fi<ach., \. VI, p. M'.i, vl sur l\^i>aiju<; k Iu(|UcI[d it est nicatiounC- 
commit comte, Sxciikt.ip), diin» VArcfiir fur schwein-rÙKht^ <.ir»chichte, 
t. XVI, p. -Jfiy. 

G. Un X Pcrlholl coimMtdft I>al])nrt » «ouncHl comme lémAln ann ch«rl« 
d'éclian^c de l'obiliD^-e dv t^oiiil-MniirîcL- du 6 juin ll)09|tVnn. IliiH Palriar, 
('.h:\rl:i*, I. II, col. 103). Sur l'idi'iitilÎL-.ition po&tibic do en p«rsoi)iu|^ 
avt>c un catnic Ilt^rthold qui intiment duns direr» diplômes de Kodolfv III, 
cf. tapra, \i. lâ^i, "- 2. 

î. OltinRen. v»a\. BàIe-C>iiii|M);i)i-, (li.iLr. di; SîhMicli. La preinii'-re 
mention de ci<tlv eii'ooiiscriplion m> ti'otivw itaiis un auli> d'écttau^L' ctitru 
Uvucliuril, ai-cliov^r|un do Lyon, et Aa<etme, ^Vv^iiuo d'Aoste (Mon. IHmI. 
Pitlriar, ('hartuf, I. II. col. tll). Mai-scc n'est qu'en IVS5 c|uv le premier 
[leruounni^e eonnii, pouvanl ëLif ci)ii^id<^r6 comniu comte d'Oltiogen, luirait 
don» \c* actes {Carlnl. Ht Lnun^innr. p. SOQ), 

a. Mon. Ititl. P»lri&f, CiuirUv, t. Il, col. 103. — UtieDsIorf, cant. de 
D«nie, (li»lr.. .Varberg. 

D. •- Odsiricu» corne» de Lenceburc » est menliouuà entre 1037 et 1017 



fETITK 



lOALITÉ 



277 



qui n'appartient pns vrnlahlemrnt ii IVpoquo rodolfienne '. 
Faul-it en conclure à lu frirmiilion dr coml*'*. nnuvi-aiix ilcmcm- 
bn^ des anciennes i.-ircon.scnptinnscnrolin^cnnc.s, comme le cas 
s'cal souvent produit pour des pagi scconduin-s, dovennnl le 
si^e df sei^ueui-ies rt'-odiilcs souvent plus importantes que celles 
qui s* trouvaient corre^ipondreaux ancienne.s cités? Je ne le crois 
pas. Os comité tirent leur nom d'une localité, et non d'un ter- 
ritoire*. Kn d'autres lemicH il ne a'a^it pas de fonctionnaires, ou 
d'héritiers de fonctionnaires, plart^s à la tètn d'un payas, 
devenant souverains féodaux. Il s'afcit de seijrneurs, de barons, 
cb^rehant à s'attnbuer le litre de comte, sans y r^ssir d'ail- 
leurs dans la plupart des cas, 

11 y a autm chose que des constatations de noms et de dates h 
tirer des rares indications que nous possMons sur les com- 
tés d'Ontre-Jura. On nhouLil, semhle-t-il, à une conclusion 
d'un ordre jilus pénéraL Dans ces ri^gions, la ft^odalilé ne s'est 
»s développée de In m^me manière que dans le reste du royaume 
rodoUien, pcut-^trc par suite de l'intervention delButorité royale, 
qui. & la disparition presque simultanée des deux familles com- 
tales f des Equestres" et de Vaud, n'a pas ijermis la reconstitution 
de ces unités féodales. Au moment de l'annexion à l'empire g«r- 
ruanique, il n'y a plu» dans l'cincien duché de Conrad et de 
Ki>dolfc l'\ qu'un sculc<imlrde vieille origine, de ce qxi'on pour- 
rail appeler la première couche féodale, c'est celui de (îenevois. 
L'autorité des autres «été remplacée p;ir celle des évéques ou par 
celtes de seigneurs de moindre imporlanci*. comme les sires de 
Monts, qui prétendent se rattacher au\ anciens comtes du 
p. E^ueslricus, comme ceux de Ciranson. qui veulent tirer leur 
orifrine de la famille de I^niberl de Vaud. conmie les dynasies 
d'Aubonne dont l'aïeul serait le Turimbert, qui assiste en 1002 au 



(ilim. el tloe. rom., t. XVlIt. p. 3M). 11 (wniil «n Uï36 avec le tilt* de 

comte l'IlKiincoTT, (ji'ai'*/. llutuLuiy.. t. 11, p. 112) «Inns un plaid tenu h 
- Jlore. > Mni* Dut** rut le sii'gYirtin cotnl^, déjà rnenlionné en 1027 el s» 
m pnyçsemgtniipic [lltmieN, L'rkandfirf!ji»tfr.n* 12X9. 

I, \,Ar*lir»lM rjtiiK'.ipttruin t-»»*anitvn»wm, (jMrtal, ilr Laatmnnf, p. 3%, 
nllritiuenl k KiciDoir. «gui rutévêiitieile l^usdiiiie de VAX & 98ï> la i|ualtté de 
■ fllius comitiï de Ililwr orr. : Kitior . » Mais il mI douteux que ce comté 
de Kyliout^ ait eiisl* «g s' ai^clp. Ce nom re|irt'*i>ole fiiulAt une lenta- 
live g^éalogiquc de Coaon d'Bat«rayer, aiileur des (>««/«, qui vivoit au 
zni* aitele. 



2'S I.K» mxTi» KN mnvKSCE 

ploid d'Eysiiis '. Kn dehors de la question d'élniffnompnt plus ou 
niuiiis i^rniid, l'autoriléimponalc s'eTLCiYcra plusiiisvmcnt sur les 
petiUscigncurs des eD\-iroDs du lac L/-man que sur dos ÊtsU féo- 
dawTi comme ceux de U Miiiitun de Savoie ou des Duuphins de 
Viennois. C'est \'.t un tUénivnt dont it y a lït^u. Je vroi», du tenir 
comple. 

Pbovkkce. — La Provence'. c'est-Ii-dire l'ensemble des paffi 
situés au sud de la Durnncc ', constitunil duns le royaume 
rodoUîen le groupement de diocèses et de comtés le plus étendu 
et le plus homogène ^ mais nussi celui sur lequel s'exerçHtt le 
tnoitis ffllcacemi-nt r.iulorîlé des souverains liourguif'noiis. 

La Provence niérciviiifflenne, jKir suite de la lou^ue souniis- 
8Îon aux Ostrogolhs d'une partie de son terrîloire ^. par suite 
aussi de la persistance de traditions et d'institutions romaines 
plus solidement établieB <|ue dans le reste de la Gaule, n'avait 
pas. comme l'on wiit. reçu tout de suite la même ot^nnisatîon 
que ta majorité des pays soumis à ta duminalion franque. Elle 
avait continué, au vu'" siècle, et durant la majeure partie du vni*". 
fi être administrée par un patrice ou recteur, assisté d'un certain 
nombre de fonctionnaires d'un rang inférieur, vidâmes ou 

1. L. »■ CiiAnntini:, Lr» ijyniirlc* tt'.iuLonnt, Jant* Mém, tl doe. rom., 
t.XXVI.|i. jnO, i-l|i.jiml..iiM. 

2. Sur Iji Provence, nuire les oiivraife* vîmllis de RUFn {tlM, rfrt 
rtimfM iti" Prftri-nrf, \\\, I6S4, in-fil. i. rie HoiriiK (//«f. fl rharagr-iphip rf# 
Provence. \i%, IMi, i \'\)\. in-fulj, de Gaifuihi iHùt, de fmrenee, AU, 
169*, in-rol.i ri île P»fi!i. 'Ititil. tîe Prov<^iicp. Faris, lîîî-lTS*, * vol. in- 
i", ef. KieMiui, VfrfaMuni/ti/r*^hti-hle lier Pravence »eit H^r Guthetth^rmchaft 
hU, :iirErriphliin<ii!f>i HonBiitaU i 5<KI-I2IKI1. 1,vi[)jtig. lOtH), iu-K*. el furtmit 
If livrrcnpilnldeli. nr. M*>fTKViiii,V.a Prumicr du l" att XH' ti^lr, ac.tarl' 
tt*iiii-cil m rourt it'iniitn-KtirMt, iTint» dmil r.«ii{i-iir n liien roiilu tni' eom- 
niiini(|uor uni- |>nrtiv <!<'« «"-prciivos et Annt un Kommairi! ■ étA putili^ t L» 
ma/rftc de Provence el t'^v^ché (V.Xriynon, dons hcoie de» Ctiarlet, Poni- 
tionsdeM IhHet de U promotioci de IS97, p. S3-fi8. 

3. L*élendite des pays auiqucl* en appliquail co nom a d'ailleurs 
Tari6. Au milieu du xi* siècle, un di{>IAmi< de Henri HT panil encore y 
ralUicher le Lyonnais el le Vienno!». énurn^H^ à cûlé du i-omt^ d'Arli's 
< et in omni re^ïone illa i|iie |>roprio nnmiae vocatur Pmvincia ■ {Chartn 
de Ouny, n" WTVj. 

4. Od trouve même encore dnas uac cbartc de 907 IAlsaxés, daH. 
Chritt. norJM., ArW, col. M4, a" 368) : ■• in nesoo Provincie. ia comilatu 
Arvlntensi. > 

5. Sur les difTérentes modifles lions d« la s«uveraio«lé territoriale de U 
Provence, cf. Lono?(o», Atlat ttisitr,, texte, p. 3fi et buIt. 



LR8 oovr»! c^ pnnvEKCR 



27fl 



VKaire« '.Cu ne fut. si?mMp-l-il, qu'aprî'« l;i cnnqti^te dcCharles- 
Mutel que son oi^»iiisaLÎon fut mndolée sur celle ilu rvsle du 
roruinw, tnrec'UiicomtP Uistallé dariscliaf|ue cité àcàté de l'évèque, 
ou tout au moins dans le plus (^raud ticmibiv des cités ^. Le pre- 
mier comU* provenant nicntifinnéavoc certitude esL celui d'Aixcn 
7H<t-^. En 781. unjwrwjnnnge du nom de \farecllin pamït remplir 
les fnnctionK de comte de Di^e ^. I,«ii lexteit du ix'^ «tiécle indiqui^nL 
(ifjTiIeinent l'exisli^iiee de circonscriptions Icrrilorialea avant leur 
chef-lieu È Marsville-', à Fréjus '', ii Vaîson ", ii -Vvipnon". & 
Arle»^, & Apt '". Lob ehnrtes d'une époque poeU-rieure per- 
mcltraicnl de constater la persistance de o«s divisions, et 
d'ajoult-r à cette liste les noms des comtes de Toulon, de 
VeiMS<jue. de Hiez, de CavAillon, de Senex, de Glandèves, d'Eni- 
bruii. de Si»teron. de Oiip. de Digne, de Vence, d'Anlibes et 
de Nice. Mais tous ce» textes se rapportent h une période durant 
Ucpielle le- terme de comitatus peut être considi'n'' comme un 
srnoujme, uu point de vue territorial, du n\Qicfn!tcupHta>. nuscns 
de dîocé&e. Il n est donc pas rigoureust-meut certain (|ue vliacuue 
des villes (jui, dansles textesdus^oudu xr siècle, donne son nom 
à un comté, aîl^té dès le J^but de l'époque carolingienne le 
siège d'une circon<K--ription de ce genre. La cho»e est cependant 
Traûu'mhlable, car il est k supposer que des comte-t francs 
ont dû être installés comme partout ailleurs, dans toutes left villes 
<^pbicopaleK. D'autre part l'équivaleuce, au sens territorial, des 
termes e^ico/:i.-ir(ijr et comitatus, n'a pu reproduire, dan^ les textes 
rédigés par tes scribes assez ignorants de la Provence, que si 



t. KtKJitM. op. eil., p. 22-79. 

2. Conlin. Frvieg.,':. 18, ^''S'. iîer. .Vrror., I, II, p. il% : n osquc Misiî- 
lintveui urlieui tri \relatiiiii suiti jinlIciUiiit cuiisliluit. ■> 

3. C*rlut. iJr Saint-Vielor, a* A'i. 
t. lhid.,D'il. 

3. Ibi-t., a"i. 

«. tbid. 

T. Oall. rJtrUl.. l. |, Instr.. col. 03. n" I. 

8. G>/'. CAfûf.. I. I. laslr., col. 93. u" 1. 

•. \je Q"iftA\t('.arlul.iirtiaini'Viclor.a\e<:\fMno\%<' nbsquc blsmlimcDlo 
•Jr i^utnililiut «i*l viciirii> Arelalptutibi» » parai l impliquer l'exislencp de 
catnt^ft d'Arlp* <M) 8U>, car ce »^n)it for(v*r \f! Wt\t qiip iraltriliueraux seuls 
Ti):aî«rfl répith'ïlcd'.'Irc/diJfnH-a. 

lU. Dipli'imtr di- Louis IWirciiçle pour l'é^liM d'Api, de R96 {//«/. de Fr., 
t. IX, p. t't/. 



280 



UiS COHTKS KA pnOVKSCK 



ci-lte confusion a c'urre<jpundu. à un moment donné, & un élaj 
de choses existant dans le pavs ', 

Mtiis cet étal de choses n'a pas dû se prolonger longtemps, 
n^s te di^but du règne de t^ouis l'Aveugle, certains pcrsonnagwi 
piiRtiftsonl «étendre leur autorité nur plusieur^t comti-ft -. I^ Fait 
de la di.iparitioii des comtes dons un certain nombre de cités 
pro%'ençales et même dans In majorité d'entre elles est plus fré- 
quent encore dans celte rvffion que dans le reste du povnumc de 
Bourgogne. Il est difficile de dire k (luclle époque clic a pu se pro- 
duire dans les diverses villes. 11 est à peu prés cerlaio par 
exemple, qu'il y a eu des comtesde Marseille et de Vaison *, bien 
que nous ne puissions indiquer avec certitude un seul penson- 
nage comme aynnt <^t^ titulaire de l'un de ces deux comtés. Kn 
95λ, d'autre part, im certain oomtc Grifon, dont le neveu Hus- 
tuing était évéque de Cavaillon, donne à l'abbaye de Muiitma- 
jour des bienit au comté d'.Vpt ^ L'Uypolbèse la plus vrais«ra- 

I. AjnulAnsqu'it y a [Mtrfmft un^ceriain» li^ftilnlion <lnn« ta ilAl»rmttuitioi> 
cleac«ml^». l.a CadliVrc (Var, a rr. Toulon, cant, lieausscticst (tlacéc dans le 
comté de iiaTsei\\e{i'.arlal. de Sainl-Vielur, o"' ïl el 80). mais ailleurï daoa 
le /utf/ui <ie Toulon (i&ir/., a" '1). De mime CamoulesiVnr, arr. Toulon, 
caut, Cuei-s], que Iv» octc9 nicUvat ro géiiériil dan» K* comté de Toulon, 
.srmlile èln- pincé dans celui de FréJMS per Icn" IDfiîî dti mémt- rnrliilaite. 
Cr. l.iMitKiti. Etêninur U r^yitiif munteipat «n Provence au mojfen âgr, 
p. 176. 

â. Sur Thibort et les divers comtés qu'il paraît «voir «drainistrés, cf. 
infra. p. 28I-2S2. 

3. DpuïdiplAmea iJcI^uia ^.^ve^^le&ont relalil'sau domaine du romlc de 
Vai-ioii si» nu cwtoU- d'Avignon Ciuil. CJn-itt., 1. 1, Inslt., cul. 93, u" I t-l II ; 
et. lioi/niiiin' ilr f'rtitTitrr. p. i'Tt). Pniir ijn'iin ail constitué un ilnninian 
«.'umliil, il (nul Itirn enteiitlu i]u'il y Mit ''u un r<inc'li(initniie <|ui i-n percevait 
le* rrviTtiiii. Il 4>ii cM dv mrnic n Mnrcrillo. 1 ii diplAmo dci Orlomnn mcD- 
tîonnc la i't/fadcSi]I[kn& I Var, ai-r. Krignolcs, conl. ToTrmcs'i ■■ ex comilata 
Mo»silicnsi in Forojidîensi §ilnni v ICnrlul, de S,iinl- X'irlnr, a" 9}. Lors)]ue 
le coDile d« Marseille dUpaml, sn niense nv fut point îmmcdJRlefnenl 
anacxéc à celle de» (.'uinlvad'AHe» ou nuli'c», l-'Ue dut fair« rvlotir i<ég;u» 
lîéri'm<>iit nu doniaiai- i'(iyn1, cnr en 9."il i fJ.trfu/. </r Sntif ■ KiWor. n* 1041),. 
Coamd le f flrtlîc|u<' ili^poie du iluinaine de TreU, » qui e«l (wrlinm» d» 
comiUlu Mnrwiliaocnsei^tjncet iiicORiiUilu.\quetue'>, lUDKrintervrnliond'na- 
cuit seifrai'iir laïque et on parti vu lier, aari» celle Ou comte de Pruvenci-, Itoson, 
l.n frrra comilnlis est mentionnée comme confront dans un ncle manK-illais 
<!e 97t (C«r((i/. de Sainl-ViHor, n" 107i. Au milieu ilu x' sii\:Ie U y n«»it 
donc encore des traces malériolleft de rexisle«c« d'un comté di- Mai^ 
fteillo. 

4. ALBANfeA. Ctàtl. CfcriW. «OPiM., t. l,lnalr.,cot. Ii9. —if ne |>»rli' |mh de 
mio Honlana» qm nenlt meuUonné au milieu du ix' MtVle eonime eomln 
d'Apt, de Senvi: el de GlnadcTt^», car l'aote dan» lequel «on nom figun;* 



1.1» fmwrr* n nnvRNCR 

Mbble «st qu'il i^tutt comtL> dv cullc %-ille, el c'est le srtul connu 
de ta s^rie. On imiirmit citer quelques autres exemples anii- 
logutrs. Nt^iinmciiiis, iltvt liMU^itit ilu x" xii>cle, 1» (lispjiriti<in t\c9 
camtPK ilnnii bien des comtf!!* esLun fait accompli. M:iis. dans cette 
partie tlu rtivaume rMlollien, ce n'est pns hu profit des vv^^uvh 
qu'elle deviil avoir lieu, c'est à celui du comte d'Arles, devenu 
tnarquift de Provence. 

11 eut pOAsibIc que In pn^-<^minence du comle d'Arles rotnonlc 
& une époque aociennr. Di^j^, sous le règne de l'empei-eur 
Lolhiiire. un KoucrO {Fu(cra<laa\* est quulilii^ de duc d'Arles, 
et pnrait jouir sous Charles de Provence, dans la pariie méri- 
(lioniiledcs KtiiU de ce dernier, d'une situntion privik'givc ana- 
logue A celle dont jnuisiuii(,dans le Nord, Girard de KuiissilloD^. 
On ignore diins quelles conditions le puvR se trouva pincé iiu 
coursdes dix-sept itiiiiées dur>iiit lesquelles il fut soumis ii l'em- 
pereur itiilien Louis H. mais c'est peut-être une « marche », dont 
le titulaire triait investi d'une autorité sup^rieureù celle d'un coml* 
urdinuirr. que (^hurles le Ch»uve conliii fa son lieitu-tr^re 
BoMon ^. A[)rt-<i l'avèncincut de l^ouix, le premier iVdi- est joué 
par Thibert ( Theutbtrtus;, qui jKiralt avoiréli'- comle d'Avîgnoii, 
maiit joigniiit it ce conit^ celui d'Apt ">. Peut-être eut-il égale- 

iihétl., col. 7ti est <N>rt ni liera eal tio faux, ataiii <]uc l'a reconnu Kir-nmii 
^V^rfmuiinijtijfBrhiehlr lier l'mrtitf^, p. Hti). Il y a également un couile 
Fau)t|Uci» i)ui rti;ui-« ilnnt U's furiuulc» finalt-s O'uov chnrlt: ilu vicomte Gui- 
cberaii el ilc rrYi-i|iic* tlorlirrl dr Cuviiillnti [tour l'iiltlmye île S*iul* 
9;iuptiorifik iTAulun iHilil. Mi'jsnc» h Ait, nm, n" 75*. fui. flïl : ■■ Aelum 
~ Avvniontt îu tlomn uo^lrn nnin foro* occIc^ÎBe l>. Mo|{(lnlcnc, in<i, III, 
• I rricuunlr l.îiMirBilo rrgo l*1 t'ulconir coniilr,<ltcr IVauf^iisti. t Mnis In charte 
«•■t t|u<'l(|uv (Mru «u«|Mrctc, cl li^ nom tte ce Koulquc» pvtit être celui du 111» de 
GuilliunifF. <|ui viTnil au xt' Mt'cle et non au I*, nom raioutéaprës cotip. On 
Irvuve minK- des [>ei-!>t>i>i)«Ke(> quoliflés de conit*» i une ^po^iuo l>«aucoup 
plus tjrtlivecomui^ h'<'arni(>r\tdelicrlusi<ilu ii* Hii'!i;le,«|ui ilonue hlntilMye 
•Xf l^riBti (lea ltfvtv% il MaHHoiua «t ib Uaîrolft el (ii^iira dana la »DUM<:riplinn d« 
r«et^ aieelflilmd'" Aldelierlujt et>mc*-{Carl.dê JLi'Wna, n*3n7),ouleeomlo 
;>llooi>ta dana le payn* .\pli-»*it [Cartal. ifApl. DiUioUiique tuilicnalc, 
lai. ITT'H, fol. rift'.Siir la lamillr de c^■^ dcii» seigneur», cf. C*is 
*B« PiitiiiJd, Lf XI* uti'U </.»«» J*» Alfu-t'ilarilimn. p. Ifn, qui a voulu va 
faire d^uï ppr«nnn«f^<i nppArcDli^A A la faniillo des mArquîft d« Toscane, 
VBM ijonl Icft cnnjcclincii «lonl plua i)u'avcnturcu»es. 
I, .\nn t'at4fn*rt, «. 8V5, p. ;ij, 

♦, Lf rojfHitm'' <if f'nrtitet, p. ïflS, 



382 



LES COMTES KS rnoVBKfîK 



nifiit rndniiiiiiilritlioii i){> celui île Ma rfimllt? ', nlot^ dûpour^'ii 
de titulaire. Nvannioins il ne roi,>(iit duus Ws actes, ni \e titre de 
duc, ni celui de tnnrquis, pas mémo celui de eonite nceompagné 
d'une dt^Kignalion spi^ciiilp. I.'autoritt' pnndpnle semble avoir 
été ensuite exercise en Provence pnr le duc de Vienne, 
Hajfucs. " coinledcs Provençaux ■' ■• el marquis, avec le concours 
do son fr^rc Boson, titulaire prol>abloment du comte d'Avif^non 
depuis 013''. Ilug^ues est pcut-^trc le premier à avoir porlt- co 
Provence le titre de miir<|ui«, mais il e»t douteux qu'il nit trans- 
mis ccIui'Ci à son frère, lorsqu'il n^iuiiil h établir ce dernier dans 
le comté d'Arles, Hufçueit, d'ailleurs, devait le di-domma^er 
quelques nnni^esplus tard par le don de la marche de Toscane. 
lors(jur Itoson. durant la pi'riode obscure qui suit la tin du règne 
de Louis l'Aveugle, fut contraint de suivre au delh de» Alpes 
le nouveau roi d'it/dic ^, tnndis que la Pntvcnce passait ti son 
bomonovnie el ut-veu |]ttr alliance, Uoitou, OU ilc Richard el 
Justicier ■■. 



I. iUrlttl. fh Sal/it-Vietor. W la . 
S. Anl^iiitdotit, I. III, p. Ifi. 

3. MAffTKVm, La marrhf tie l'rot'rne^, p, 54, 

4. Liitni.tîtP, AntapiiiloaU. I. (Il, C. (7, 

n. Ln carricTC dp ce dcrnttr pprsoDnngc est d'ailleurs assez siniculi^rv. 
Eh 901. il assiste tlOjâ avec \e itira de comto â iiu plaid <eou par son père 
h Poiiilly [C.aflui. iI'Aalun, n" 3S| el vouecril une cliarl*? du dwc Hîcliar<l 
pour une é^-lSse i)é|>i>n<lant de .SMinl-B^nif^ie dt> Dijini {f'kron. Je Sainl- 
ii^niijne, |i. 1I:j; , PiiJH on pfn) tia Inic» jtKiiguVii Vil, «^[Kftiue à latjuetle il 
09l en l.orruiiK' ^t y sniilicnt !•• pnrii dt> (ilinrli"!* le Sini|il<' | Parinot, t.* 
roj/inimc </f Lorratttr, fi. 033l, aux cùlé» duquel il assiste i Irnlri-vue de 
Roiinovcc Henri I" de Gcrmonic [Mon. fierm., CoaiUituliotirt. l, I. p. I), 
mnifi un if>iiori< \e ii'ile iit'il joun au moment de ravvuemenl de son rrère 
Hnnul |'l'*i«t«nT, ti/i. ''il ., p. 67tTt, n. 'î) , l.a t'.hran, tif Saint -It^niifnr 
fp. 113 I cl celle île Ilt^ie [p. 281) tu'r .ittHIment le myaume d« tîaltia 
romma, [iroliahlemeiii pai- suite d'une eoiiruniim avec »on oacle et homo- 
nyme lo poi de Provence. Ce qui e*t cerlain, rV»! qu'il eM [WJWCA^ionfié 
daii» la Cliainpni^ne aclucltu, où, vn 029, il avait mi:^ la tnnin surle» aIIcus 
de Itiihiiiil, 1.1 il^funU* nhlirMi- ilr riirlk':* (FLonoâiin, Annale», a. OîB, 
p. W vl mir l(?* leri-wn mm |m«KAilnil diiiiB ce pays l'altlMyo de tionie 
[iUrut^atii i.tiwti Oorifoni, c, 12, Mon. lifrrm,, .S',S.,l. (V, p. SIS ; VVdi 
Jofiannin tiorsimii», c, lOi-lOi), îbiH ., p. 3fl7-31'K). Il Bluî-mi-me des lerfvs 
en Pcriliois{BinTiilÏLBiiv, iVnf et tur divers peitonnagfnfui oal périple nniud* 
tlonon. dans les Com^f»* rtn-tuf île l'AfaJ^mie Jet in'Tiplïont, 1800, p. SOQj, 
et un seigneur du nomirA ti-Mniii(i<Mit pour lui le clu'tteauile Vïlr^- (Fuiooabd. 
Ana-tlfn, » . O'IO. \i. t!i ; Aiiiini ivic Tixtiv-Fo^rAi^en n|i|H-llt* lïoson •■ Vïlnacî 
coine»»,. Il iMia-D^tle. en oiilrir, eii l.nrrsiine le rliAle.iu de Durfos sur la 
Ueusc { fLunnAïuk, AntialtM, a . USS, p. 43, M 'i3i, p. fil } <|iii lui fui raiera 



LES UDHTES K.\ PHIIVEMCK 



âfi.! 



Xjf* AnniV<t qui suivent la tnurl de ce lurbulenl p4'rKoi)iia^. 
lut* dans le nord de Va France, «u siège de Saiiil-IJueatïn. soat 
dans rbUtoire de la marche de Pmvcnce une période d'obscu- 
rité atittolue, correspondnni d'une pari. Jt la présence des Sar- 
rasins dans une grande pnrtie du p:iys. vl de l'autre ."i l'espése 
d'inlerrègnu qui Huivîl la mort de Hodulfu 1 1 . Il faut atleudre jus~ 
qu*au milieu du x' siècle < pour retniuver, dani; le« cuinU^ii sin au 
sud de lu Dupancc. les marquas de l'erercice d'uue autorité régu- 
li^-re. alors confi^^o i) un perftonnage du nom de Boson. lïU de 
Raubaud -, quolilîé dt^ cunilc d'Arles \ nientionni^ dans deux 
diplômes de Conrnd^. et qui transmit en moumnl »on pouvoir 
aux deux (ils qu'il avait eus de sa femme Constance ', Guillaume 

fiar llirnri I" i>n !>28. Unis BoRon ronservKÎI des l«rnM dans i>t> dirnior 

|>a«», or c'est fil l.urniiiic- igu'uii le r«lr(iuv<t diiranl les aDDé«fi &uitnule», 

Occu|M- Ji luUrrcoiiIre les Pï^«jues il<r Verdun (îeUa •■ftiiiuiiorum Viniu- 

w%Mtsiufn, Mon.frfrm., SS., t. X.\>. i90 ; Floimiaui'. .-Irirt'/"*. a. »32. p. 5t), 

o« coaire le* «eignitir» du [»>■» et contre ll^Hx-rt de V«riu«odoi$, En 

933 (Ku>iit>Ann, Annnlrt,a.9i3. p. iy,ila\-»'itaiif*f^s\ai'lv cnint*- de Verdun, 

Dkxhiîd, rv f|iij explique la guerre qu'il eiit à iioiitenir l'nnnée BUÎvniilu 

<!rantre Otton.lr fiUd«> MVÎ<:liinc ihid.n. 9ii,jt.'it], Kn03t.ilnliiindnnnela 

'VK»fiaUté Je Henri <le Uennaiiîe |x>ur se joindre aux lldi-le» de »od [tropro 

Crère.lerot Raoul 'iAM., a. 931, p. i9i, <]u'il accompaj^iie la nii-mc anoéo 

^u «ièye dv lleims libid.. p. Sl|. Ce ftit Mans doulc A celte occasion qu'il 

Cul dipuuilbl- p.ir l]«nri de G«nnani4' de lerrcit qu'il pa«»^ail dat» le 

K^yaume derv dernier iliiil.. a. SUS, p. 61 : ■ i Ilenricutj Bonone receplo, 

Crmm quum priii* hal»iemt eî et m>2[na |Hrtv reslituU ". diMir il fnul 

C]u'il I» lui nil enlcv.V niiparnrnntl* eï cost pouln-lnriilors qu'il alln cher- 

<:bcr rorluni- dans une partît- plu» tuéridionale Je la iMuIe (Mamsykr, JLs 

^M»rrhr tir Prorenrr, p 55,i- M»i*, en M5. il était de retour Ja a s le Nord cl 

«se rveoneilinil avec Henri qui lui rendait ta plus frrandc partie de «^es hoii- 

mtuniet. sitftra\. 11 a%nit vgalemt-nl uii« U main lur Dijoa. et Ilaoul dut 

diriger cuatri- lui une rspéditiun pour Iciiler de lui rt-pn-mlrr la rille 

^('iciMianD, Annittr't, », 9'I5. p. fiî). mais Ip^deui fn'-rm dun^nl «le rOcoi»- 

«ilier. ear le 13 snpti-mbrr, Boson élail nuprri du rai k Atli|rny iLieestn, 

Kvtig ItaJuIf, Catal. n" îi}. V'ci-a In fin de la nu-mc année il mourait au 

cuur» d'une expélilioa' diiigi^o conli-c Saint-Quenlin II fut cnaereli & 

H«iRisdan> l'éftlise de Saliit-Remt iKLaociAno, Annatn. a. 935. p. Cil, h 

laquelle il avait anlérieurenenl fait don delà terre de ttomremy {Xotùia 

Wf Uettefaclnrihai taneli Remigii dan» Vahis. Arth. l^ûUtim de Rrimê. 

SUtulM. t. I. p. IBtl. n.). 

I. Ai.nANfts, {'tutt. f',kri»l. nitri**., ArlOR, Inslr.. eol. 107, n" 4, 

S. C*rtul. d" Siiinl-\'irlor. n* 59. 

3. ' Bo4o Arclalcnsis comes " dnas un diplAme de 0fi3 l/tial. d« Fr., 
LIX. p. lOOi. 

4. i:harte de 938 pour Clunjr (CAarf« rfe Cfuny. n» 1058;, de 0C3 pour 
Moulmajwir i llitt. de Fr., t. IX. p. 700 . 

5. Rtifri. Uitt. dn mmln de l'mrriter, p. HO. 



PBOVESnE 



i 



ol Itnubaiid ', BOuche de I» première maison liiîrédilaire ilc Pro- 

Vl'UCC. 

Gtiilliluinc rt Itouliaud avHÎuiit jmrU' le titre tic comUs dt 
vivant mt-iiie de Itur pire *, el le c«n»ervèrei»t indivis aprèa li 
mort de fclui-ci, bit-n (jue Iti preriii^n? place paraisse uvoir éti^ t ■- 
luujimrs occupée par (luilluiinie, j)eut-êlre le cadi?l ', nuiis dur • 
reconnu de lout le piiys aux yeux des (;lmngprs ^ Il est Hsaecf 
miilaisé de dirr qut;l]<> pouvait êtn- ti cette i^pcK|uc 1» situntium< 
du la l*n>veilce, au [luint de vue de »a divixiuu uotrc plu-ijeurs de: -^Â:»- 
comttrs. L'exemple, cité plu» liaul, de Orifon d'Apt. permet à»t» 
supposer que cerinins personoagett de ce rang pouvaient subfiisle '^»-J 
encore. Ménnmoin» Ouillaume ne paraît pas comme lîoson «"««»*(« 
recevoir le titre de roiiifx AreUfensix, qui aurait limité smi pou -a^ «zwoq 
voir & une ré^^ion déterminée. Il e*it probiible que ta dispariticii 
des comtes dans lesdiocèKes occupas oucuiiKtaiiitiieiit ravag^-v pu «-s< 
les SirmsinK avait conlriliué fi donner ii Guillaume et â *nR TriT» 
une situation exceptionnelle. Celle-ci s'augmentoit encorv do fai' 
de la posseKsioi) de nombreux domaines, situés non seulemen' 
dans le comté d'Arles, mais dans ceux de Kréjus'. d'.\ix ", d'A%'i-i 
guon ', de SÏRtenm ", de Wwv. ^, el cela dès une époque antérieure <fc 
celle de l'expulsion des envahisseurs'^', contre lesquels, comme j» »J^ 

I. M^nlionn&t avec I Oui- père fta 061 \iititi.) el taO^t tCariul. it^ Saïfil-^ 
Vtff<tr, n* «). 

î. t'Iiarti* tle SKI dsn» Rurri. DUtfrtalinns wir l*t carntr» rie Prartttf^' 
p. 90. IIquIhiikI el (tuilUnnio a»<;iNlpnl é){al«ini>nl h un plalil itc li-iir ^ift^m 
ttnui Arlos au mois de mnr* %' •Carliil. ih Sninl-Vù-lor, n" if, ; i-AinutLtf 
1*11 rcmnrr|iié tiuérard, c'c»t dvidemmcnl par erreur qur Ir nom du ros 
Hodulfe lit flfçure d^iiï In diile, oti il dnil Hre rempincé par celui >lc^ 
Ckinnult, mais (luillnume rev''>il bouI la qualidralïon deroBile. 

3. Mamktkk, •>!>. '•H.t I'. '>ft. i'.'tiK Hindiami i|ui |>orl« Iv noni «te 90tm 
alt-'ul pHit^iiiel ri il est nnnimé le itremier dan» le |>Uid de fifiS cité h I* 
DU te préi'édeiile. 

4. - WilIMmua AroInlntiuiiduK •, dit n*ouLGLABen iMwl., 1, \, c. iv, 
e. 9, p. M) ; NAix<ob l'appelle ,' V'iia Muioli, c. 3T| : •' Prvviociae prtacri» * i 
S»«iu)« t Vila Mainli. c. 55| : •• rrnrinrinliiim priiicrpu. « S«r le rÂlp r^m lui 
eftl nlli-iliué [Mr Um diver* écrivain» de ré|W(|ue daa» l'expulMiin des S•^ 
r»itios,«f. êupra.f. lOI-ltfi. 

5. (Urlul.ttfSaiai-\'klur.n''ti96. 
a. tlartul. fit Sainl- Victor, a- iW>. 

7. Charte d« 97S, dnm^Rvm, I/haerltlitwtiiir In romln iJe f'rorf»,-'. 
p.". 

8. Carful. de SMÎnl- Vif tort rt* 1W2. 
». Ibid., n'S»8. 

10. Churtrattt Cltinj/, n» 1M7. 



LES OUMTES DK l>UOVe.*iCK 



285 



ratremarqtiti, on voit lest deux frères seuls diriger In lulte'. Oéjn, 
dans un acte de !170 •', Guilltiume pr(>nd le litre de e<*mfa Proiùn- 
fiae ^, el ce litre comme celui de cjmes Burtjiindiae piiniit 
employé pour désigner un personoaffe réunissant dans sa main le 
f^uvernement de plusieurs comU^. Knlin, le 17 avril 979 ', on 
le trnure avec le titre dr mnrquîs qu'il rc^nit encurv dans 
an acte du 12 mai de In nu-me annûti '. et dans des docutiicnts 
subséquents, accunipagoi: inënit! de «««lui de princepa ". Il est 
ilnnc bien pri>buble que le rétablissement uu marquisiil est en 
reliition iiN-ec la victoire remportée au Fraînel ', et que la conces- 
sion qui puruit avoirélé fuite par le roi Gïnnid Ii Guillaume des 
turriloires ainsi recouvré»", oe Bt que consacrer pour ce dernier 

1. Cf. âiipra. ;>. lUl. 

4. Cartiil. de SJiinl- Vietor, a» 5W. 

3, On trvuvu l'usiireMioa de '> comitatus Proviuviao ■• Uttiia une cbarte 
île lOS9((,Vi«/. ileSaint-VUtor, a' I12j. 

i. Cariai, itf Saiitl- Victor, n* |(>(2 : i< ViiilIcliiiiiK tniircllio Arviiili'nse 
Pfovinlif. .■ 

5. HjLtntyK, Amplissima colltctio, l. \. p. 330 •• cum consilio... iaclïli 
tnarcliioDis Willrtmi ronstilîs. •• 

6. (iMll. iJtrUI. non**.. I. I, col. 315. Cest pQUl-élrv lui aussi qui ettt 
quttlifi^Je [trinfvp»iiaa%anv charteiif^l'abbav* de RomnimiCirrir', •tvSaint- 
Rurnarit, n" 140), I) («il ilil u /irincepa ft tuarchio Uliii» pniviacie » eii 992 
lïixrvt, hiturrtaUon» Marttt fwnti-% </e Prtiw*nrr, jv 36; Hoiciik, Hitl. de 
Prtii^n^^, l. 11, (i, 17|. BnriMiK^u^. eil., l. I, p. v37,) rapporte tin ovlmil 
d*uat' ch^rtv (lu'il itit liré<- <lvs iircbivc» di? l'^gltw d'Arlr», ntcDlionnucit le 
•I coDcîlio cumili^ WîMolin! cl fralris »uî RotbaUli r|uî lune lemports rc^rre 
videbiDtur i-Ofrniim l'mvincialiiiin. i> Il conllnui* d'ailleurs i otre parfois 
•imple<n»nl '^walifiê de oomlo f^-artul. <U Sjtiat-Virto/-,a' KSi; AuiAMt«, 
CaW. Chrwt navh».. t. I. col. n3S ; Boiiiimc. NUI. Je Prarritct'. t. II. p. 3S; 
t\tL\:imtn>, Ln charff^ ije tililiMyr lie Sain l-derratt (\an% fi fprrl. dm Ira- 
vaux de h .S(w. Ji- tiatiâliijue ili* Mameillc, I. XXXVII, p. sn:i,ti'> S). Jr cite 
CCS actes cl cca dîlTércnccn de désigiinljon parce <[u'il est bon de cotlHlalcr 
qall est imprudent (l'altribiirr otii tiln-s porlrs dans lc« ncics par cerlaioa 
pcfsofinafres utip v^lviir pour nin«i dire jiiridir|uc et d'en tirer des coDsé- 
qwïncvslrop pr^ises «ur l'époque h laquelle &>sl cunatilué tel ducbiî ou 
tel itian|uiaal. 

ï. nr. e» cfMns Dhcsulac. Konrëd /f, t. Il, p. 21. Il ne s«inl)le paa qitn 
l*o« poi«»*'adm<«tlTC eomcne Kip»jeb, Verfanung*geitrhiehlf Jfr Proi^ncf, 
p. 120 lit, iiuv In cr^altoii du ni»n[uiïnlou plulol «ou r^lablis&cinoul eiîl 
étr antérieur il I.-1 lutte et cxpliipir en ijuelquc inanii-re ta pari pi-épon- 
d^THute >iu'v priri^nl le« dmix fn-n-* qui auraient comliatlu les Sarrusins 
comme occip^nl dc^ icrHloii-os xir li>«qit^i>.oiix-ntouieH dfvnit-ul exercer 
leur Nulotit)^. Ils lont tout nnlurclk-nicpl dirtjct'e c»ni:uir rljinl li>» plus 
fiui*unt^M-i;CDeui-& du pays, l(^" t'culs peut-être iKMSédant une aalorilé 
«oCfiunte pmir mener i* bien use entreprise de ce genre. 

8* Cot ce que «emblv indi<{ucr une notice rédîi;^ k la Du du X* siècle 



3BQ 



LES CoaiTtW DE PnOVSKCË 



1r Hitualionquo lui t'rÉaît k- ftnt nifinc du succès rfiD{>orlé par) 
«iict^rt ijui lo rcndiiit inufln- du {mivk duas lequel nu s'excr^ 
|ilu!t aucune autorité i-ôgulicit;, su.scepLil>le de venir limiter 
Hil^nIW. 

|,oi*()u'en 1191 Ip inar(|uU nuillaume eut terminé ses joi 
uri'n d*Avi(;n(>n, soUH la rol>i> du- iiininc qu'il nvait rt\ut> dt^smaij 
de Hniiil Miivrul '. mod frère Houbuud cotiscrvail en Pnivei 
uiif cTrlainB iiulorit<* «l tf lili-e Je eotiite "^. Il pralori(;ea sa ca~ 
rit<rt> jusqu'en tOll.'i nu moiit» '. et (i-iintniit son titre k son lîU 
(îiiillauniv ^, mari de Lucie-', et d?» droits ht-rcditnires Hur l&i 
«llfux de In f»mille k sa tille Knima ". femme de Ouîlititima 
Tuilli'fer. ('iiiiiti> de Ttmluust! *. Main, dans hi marcliu de Pi 
venee. rc qui oaniclénBi' lu réodalilt- (|ui w constitue alors, c't 
rHHainiilatiun, nu puiut de vue suece^isoral, des dï^it^^ft at 



mi ilaiu Ips lotiUn (>iviuijrrv& nnaéra du it* lC»rtat. d* Smiml-Viel 
a* TttI : ■ Qui IVnttns (wr^rn^ ail cuniilrm diiit ei : Itomme romi^. eeee 
•> lorm Mvtttu a tinculo |uijpMie fr^nlis. Tmlita eM in maiiu lux d&natioœ 
•' rqti», " L'acte (iruuii^iU nioia» ifue le» bèriticr* de GuUUtiiDe, 
fr^ra fl M^ liN. le nxi^iVrairnl mmiiM- trnatit du rot 1« poaTotrcl 
|Mr(i« d<<6 liirnu i|ti*il )i*ur srait tranMKts. 

I. Ofitivv, Vit» Vêitti, I- M. et mprtt,p. 100. Ue romle GnilUinin* 
niM^rli k SarrïaB» ^ Vaucltt«r. arr cl caat l^rpcalra»! oU U »n\l fatl 

3. L^ 1 1 ntai lOOk, il eonfime l'^l^cUoa de Jewi cornue ébbè é» Sait 
IVos dv Nice ir.Èt»Hri»r 4^ Nau»«-/'(in*. «■ 2 . Bouband {Nxic k- litre 
iMint«in d««* La auuâcripl«iM> d'ua «te :■» «c-Urt f.'fcartn d^ f.Vany. 
n> IW:. ■»(« daB« b aosscriptaw il eu Mm f ito w t qwahOt de cnmtp. 

1. i;«rf«f. if* SéiM-ViH^. m» ti. Ea l«H, ca !■■■! r.nB«ijart 
«MBcrit MKore ww càartc de M tieUt-wgwf. U mmlrgat AdékUc (i 
B- «IL 

i. t>h>»-Cit|ui,pa l094.««tHna|4r««r«itqwkU&^ilp- eOM«sUM>llodbalclii 
(CaHaf. /^ S«ol- r«^<-. »■ t» fMHc r« l«M le titre «k - c— icj Pro- 

V CfcartM Wr 'Jteejr, ■- S»l* «4 SMT. âm nâtracw ae pralaw^— 
Mft 4* ««Ht 4» llaMte 111, «ar k l ae— Ji J— gfcatlw yw jg nra« 
càle«*ild»tCI7c«il<Martf sM»««laBb,llA.«nna.^<tf., p ST. 

4. HmWmA »al«Ja»< iMt^onm. «^ off., p». U ée ww A Ht* oMwt 
a«wi»e» ««fil HMl. 4a(r * U^ e iWi sa «te. la ii ■lilii E«n». lait 
Awaa*»ft» a« a|ia> it >w Je Carrf^ J» 4»%<tv fc ^aa ej y'tgr benl Jr Wi 

parb.^ ^^rh.. 4v* fta^rUii ia Rhtt. *'.»rtmL 4t Cmitmm. p. IIA. 

«'L\- II. il «'nklpftkdM- fMa^Mi • «■■■av •■■ bvav GvBaMi* 

2. b NMh <*^ «MM awM «* «m* k M>^.ii 4k Sma-YkIm n 
■iàa4^taTHai (Jv«vl 4r^Mat.rW*K>.«*caa «t pè» tard • Ro». 



■-«*». 





V«kaMr*artt>«Ar 




LKS COMTES OK PHOVR^ICK 



287 



lontaioes patrimoniaux, en ce sens que tous les membres de la 
^AJnille se trouvent avoir sur celles-là comme sur ceux-ci un 
«:]rnit hêr^-di taire, de telle sorte (pjc tous les ilesccndants mais 
' ^de Husan. nis de Knulwud, Si- trouvent purtîctpcr conrurrem- 
Vlit^nt au titre de cumte de l'nivence '. Cesl ainsi que le fils du 
vnarqui» GuilLtuine I" -'. qui porte le inèiue nom que son père, 
parait cléjfa avec le titre de eomte de Provence du vivant de son 
«^ncle Ilou[>aud. et intervient avec celui-ci dans lesacles^. Il for- 
tt.iti.1 encore U situation de sa famille dans le royaume de liour- 
^0{;ne |kar son alliance avec (Ute-(iuill»ume dont il épouKn la 
fille Gerbei^e '. (>uîlt:iume II mourut iivant 1018', laissant 
«rois lils, (mil la urne- Bertrand, plus eonnu sous le second de ces 
«leux noms'', Cieutrr*»! cl Foulques. L'existence de ce dernier ne 
parait pas sVtre prolongée longtemps ^, tandis que ses deux 
frérf* p«rta^aîent nvec leur oncle à la mode de Bretagne, Guil- 
laume, tîls de Itoubaud, le litre de comte de Provence '^i et celte 



1 . Auircmetil dit, ît n'y it (tas «)« patla^v, le cuml^ re»ti* indivJK. C'est 

d^ncï lort qtie ic* nncit-uk ffriU^luirisU*» oiil loat<) d'allriltiidr s Lui ou 

I0I dct pcrsoiinsf^» simulloncmcut qualiOc» de comtes le gouvcrnemcot 

if'uJM circonscription torrilanale délermiiicc. par eiemplc Hi^i'i'i, DîMerla- 

tit^^u aur f hitloire tin ewnlntU Proe^ner, p. 38 et il, qui fait Je Iloubaud 

* «de se* desceiirlânt» des cnmtea de VenaUsin, el de Guillsumc, mari de 

'••■«■•c, uu comte de Korcal(|utcr. 

3- l'eul-^tre, apn^ la morl d<^ Guillnurao, y eut-il une ixorte de lulelle 

C^^TT^ôf [uét m veuve AïK-iaïdo. dont le nom Dj^uro fn lôte de cftetainx 

' »ct«}H ^f c«U6 époque, couimc la c^oGrmulion de Pcrluis b Moatmajour par 

■ ^OtniDa comîtis^o Adalax cl lîL'us suus ^'ilk'ltnu<i ", en l'an tOOO 

t^^t-'CuE. W«(, tir Pronrur^. t. II. p. 35 . el une doiialion faile. s»n^ dotiU' 

tfn lO01,i la même al)t>8Vc par " Adclait comilissa «l filius suu4 Will^lrnus 

CV ntia mua (^oii^latieia iKt'fM, fJiààertitlïonM sur le» cantlet dr Provenir, 

V- ^>H. . Elit: eîit tpialiûée d' >• Adulax illuMirissiina coiniliftM » daii.t une 

cbarle di> 1018 i^Carlat. (/« Sainl-Victor. a" 630). E3le vivait encore en lOltt 

3. fUtial. tie Saint- Vù-lnr, n" tS et n* 653. 

t. Rxopt. Gt-AMM. H i»l..l. III,c. II. tS5, p. AT. qui l'appelle II Willvlmim 
.\TtUten«i)«. " 1^ coinle»M Oertien^ est mcnlîonnéo en 1013 {Citriut. dt 
SéiAl-Vittor, n»H6i. 

t. CtiHuI litSaint-Vilor. n" 8M. 

*, Cf. M^MVVBR, op. cit., p. 51. 

7. Il Ml m^olionné avec &e3 (rcres en 1018 fCarùtl. JeS^int-Vielor, 
»' im et 6i6 et KO 1019, Utùi., a* 649) et depuis lors son nom dis* 
parait. 

8. On trouve ■< e^o BorU^annu» conifl* ProTÎnci.; .. dan« iino charte de 
1(130 iCarfuJ. dt Saint-Viclur. »■ 9811 pcndlétcuiciit auc Willelmua cornes 
l'tvilaeic cl tuor mes Lucûi - d'un acte de mêine date relslif au même 



LA Ph T lT K KÉODJILrrt PROVEMÇâtE 

sïtuiilïon fluni jusqu'au jnur où, npnVs tn mort de GuUlaame, ta 
temps d'Henri III. on vit n-paraître le litri! de marquis, et se 
conatituer di-(iiiitivL'iUL-ot le tiiai-quisal '. 

II reste h indiquer brièvement quels étaient, en dehors defiiiil- 
luumv et de sva deux cousins, lefi principaux »ei{çneurs de I» Pro- 
vence, «lu momtint où celle-ci passa «iuk l'autorité de Ccinnid II 
el de Henri III. 

Ainsi que je l'ai dit. le rôle pr^pondt-Vunt joué par le comte 
d'Arles dès le di^bul de lu période oarulingienue. lit proniple dis- 
parition, dnns te plus gnind nombre des citi^s, des comtes-fonc- 
lionnaireft. In perturh.ilion générale npporléc pîir le* invasions de» 

domaine {ihid., a" 682). Uerlrand s'intitule <• camos vel f^tUtemalar Prt^ 
viulivreKionis ■■ en août 1031 tW.,n"6S:i)* t'« rencontre 6f;aleinc-Dl ; ■■ E^ 
Jnsfceduh et e\[0 Bertmanutt comités ec |jrinci|K'!i lotiu!< ProriiilK \ihid., 
n" 3U3j : K voDftentieDiitiiia latins Provincîe [iriiici|ilbiis seu cntnîtibus Jm- 
frwlo nttpie Rortronno ibid., n" \a\K .\joulons qu'ils [lortfnl «ouvrni 
le titre àv conilc (lc|)uurru de (uiit i|uatiiicutir Ou Irouvc mûme le neus 
tîtr« (le 11 comte il'.\rlt!M •> em[>l»vê pour Leit <l4^ii^ni-r iIhiih un diplàme tle 
Rodolfo 911 {iliiil.. a" -I1IS) et Uhdk une iintice »û (•eolTroi est MiiMi qualifié 
[il'î'l,. n" 472). 

I. flartui. de Saînt-Vielor. nTH; MANtEven, op. cit.. p. 58-"9. En If^W 
GeofTroi el I)erti-and se qualiûent de ■< utriqiie provinciale» niarcliioaes i\se 
eomitoa ■■ {itid., a" 73') , 

Il peut ûtre utile de douiicr pour plus de cUrl<^, «l'upr^ le lnv*il {n-^ 
cité cil* M . Miiiilej'iT fi». SS-SS^. un tnbleau ^éoéa logique très »oniRiaifc. 

lîOBO» 

comte 



CviLLAL-MK 

eooile et maniais 

(«■Ï2-903; 
ép. AdMalde 
I 



fîlIII,l.A(rMR 

comie de Provence 
903-1 DM 
if. (ierittrge. 



I 
Haantanee 
éji. rtouHKr 
roi de France 



comte 
(9;î-«ï. IOISI 
ép. Erntenjart 
I 



101&-av.lU2i 
ép. Lucie 



I 
Emm» 

ép. Gl ILLArMB 

comtede Toulouse 



I 
(îi'ii.i.Ai'Mr>RKMTn.in» 

comte (le Pmvenee 
puift mnrquiK 



f-'oui.uuE» 



lît^or'fnor 

comte de Pioveuce 

pull» marquis. 



Sjirrusiius. le réUblisKiMiierit au moins en fait du niar([uUat. «près 
l'expuUioii de c<?ux-ci. ta mainmise générale du nouveau tiu/e- 
min ftur tous le^ lerriloires reconquis, eurent pour résultat 
d'empècber. ilansla partie mt*ri<li<male duroyaumede noui^ogue, 
1» forma tinn de d^vrin^tie^i de comli-s liêrêdiliiir^K Kuccéilnnt aux 
di^nitiiirefi plus au muiuH aniovil>le>i dv l'ûpaque franque. L'évo- 
lution de lu rûudiililit se fit d'une manî^n» uu peu iliir^reule. 

Qu€lqui.>s-uns do6 anciens fonctionnaires do l'époque méro- 
vingienne paraissent avoir continué ji exister au ix' siècle, et 
peut-être nu-iiie au début du x'. C'est iiinsi que les viearii, 
auxilinires du patrice, soit dmis les circonscriptions correspon- 
dant aux cités ', soit dans de* paf/i de moindre étendue démem- 
brés dc!^ anciennes civUaiea, c\ désignés sous le nom de vicariae, 
fiubsisièreat encore quelque temps - après la division du pav$ en 
comtés selon l'uKage franc. D'autre part, bien qu'un texte du 
l\' siècle ^ aientiuDne un vidame comme remptavaul un comte 
dunn l'exercice de ses funclions judiciaires, il est douteux ce]K*n- 
daitt que rette institution ait persisté en Provence d'une manière 
régulière, l'în tout cas n'y Irouvc-t-on point de seigneurs féo- 
d.'tiix qui conscr\'cnl le titre des ancien» vidâmes niérovin^pens. 
et dont le pouvoir imisse être considéré comme dérivant de celui 
de ces derniers ', 

En outre le comte a sous ses ui'dres un certain nombre 
d'agents d'un rang inférieur, des mlnûteriales pour administrer 
ses domaines, des jitdicfS pour l'assister dans l'exercice de ses 
fonctions judiciaires •', el |Kir c-e mol il ne faut pas entendre des 

I, Cf. Mjr i"c puini KlCMili. Verfas^uinjtneKchicMr Jirr Pmrence, p, ||8- 
119, i)iiî rvmarqur avev rsi^oii (|ue les c(imt<*K pruii-iiçiiui ('•Unt en ^éHéral 
pan él«n<tuN. Il n'élnjt pnw ntvt^wn de luti ouhdrvîtttr. U»s fonc^tinns des 
m ncariî Arelatcnscs -. par exemple, pouvaient donc »'rlc■ld^c-^ l'caseiable 
■la ixmiti el une chsrle du fjtrtulaire Jr SainI- Viclor [a' iû[ les onoulre 
cxercBiil ces fonelîoiiB dan« des localités fort éltH|>Dées l'une de l'aiilre. 

3. L» • vïcaria Vallerïca in comilalu Arenioneose •■ esl mentionnée ea916 
(fitlt. f.'Arùi/,. I. I, Innlr., roi. 138, a* 5). Encon' au milieu du si' siècle, il 
<|uentinn d'un ritarint rénidiint A Trelz el vastuil du vicnmtr île Mar- 
' twllc ViU Y»»rni. c. 18. .1.1. .S.S. Hrn., t. Vl>, p. SIB). 

3, flartat. Je Sainl-Vk-lor, n' Ï9I. 

k. LiC rirrtiominui mentionné en 815 {ibiil.. n* S0] peal être considéré 
commp représentant de l'ahlLive plutôt rjuc du comte. 

Z. tlarlul. de Suinl-l'iclor. n' l>!ti : " si qui» «nie prineipe per Judit^iuai 
judici» fueril ileliiiitum, ncc (Hileril immutari. i> Comme Ir'n foncliont de 
j»ii«x coualituenl une qualité permanente, KiETtcn, op. cîf., p, I3S, me 

It I'ov»*»!!!». — t.r rogavmf lie Hniiri/agnii. IB 



sm 



LA PbTjrH 



va»»jitix (|uelcijiiqiies réunU uuluiirdvleursuicraia |u>ur lui Imr 
leservicc lie pinid '. mais des pcrsonnagoR investi», s«)oii r4n- 
cien System»!, d'une fonelion permanente- et diKliiicts des jinn- 
ciptê qui fnrmenl la cour du comte, des vaaii de crIiu-cÎ '. Ce 
va»ai s»nL Ip.t possen^cur^ de<i petites seif^neuries 1(K-iiltf<4, ArnA 
l'absence de comtes duniî bf^uucoup de cît<^s dfvjiît fitvurÎNer W 
développement, tes descendants des lidèles auxquels Goillaame 
et Roubaud dislribucrent le pavs aprôs rcxpulsi^n des SiiiTa6iï^< 
et que les textes d^Jsijrnent sous le nom de matfnatfs '. de /L*f>- 
mate» •*, de principes ". C'est en effet ii rcxlrême Hn du i-è-gne i^ 



-rfii 



parall mal intprpiy-lri* !•■ Ipvte jiulilit' itiinK lu tiall. C/innK nurf'wt., I. I_ 

^'.ta, n" 3, ni* il fui <|iip«)i<>n ilo AtfHXjiiilifeii foiimi&ttnnl h Irur Muemin l'a- 

lancc de conseil comme les autres tldclcs œcntionD^» dans racle, plutôt^ 

de deuï juiç^s rcndan'. la jiislicc. 

I. Cf. fJarfuf. de Sjiint-Victof, QoSfi, oii leK deux cIbsm>s sont distin- 

el ihid., n^^ri. 

î. Un " I-aiBiln-i'Iui jiiOt'i II nousrril cm 9Ti2. ayrvti iv riimir IVnoc 

échangt!onti'<> TKiieiiKtt- ni riir[:l)t!vn| ne il'Arli** MaiinH^^it i^liall. fJimi 

col. Un,i. Kit 1i)^>, un H lU^nwgii riiiK jiidi-i n nouicril encnt-e un« duir*^ 

Moalinajotir [\\AUis,lli*t. de Monlmujour, p, i53, n' VII\ 
i. Lr» vaêiidnininici, k la Gn du t* slt-cle, »cnilili*nl cirr non It^ 

Mtit du roi, mais cviu lUi martjuisde Prorpnotf >|»i assistent ansplaUH^^i 
C«lMi-oi {Carliit. dv S.iinl-Virtor, n" 37 si îîlfll, Cr, KiK.st:n, «/• fi/., p. 

qui otservc conimeul lea vaitsaun ro^raux, ({ui dirvaient exister en frov Mae] 
commis ailleurs h répoijup L-ati>l injiientie, ont cli^puiude bonne licurc. 
♦, Cartal. dt> S.tin('Jlitniixrd, o' tiO. 

5. Cliarlode tUtO.tlnn» Mvtu>, UUi.di- Monl-Hujoiir, p. l&3,ii"VIB. ■ Ob 
peut rrivver, dnun uit uclu ilr UHH [fJarful. de Haint- Vielor, n* 300), la m^tt- 
lion ilceliarvalirrH, r-ihatLirii. 

n. n ConHiliiiiililxis ArcUlrnuinin prinoipîhuK •> [Carlul. d* .*Minf'tW'/<v, 
Q" ^ilj ; ~ Îd conspcclu principum cl vinoniconim - (Uotuni;, //m/< 'f' 
Protvni'f. 1. Il, p. 301. Le mot princrp* est parfois cmpluyû an uiilieu Ju 
ir fiiûcle avec le M>ns sp«>eîal de sci(;nL'Ur île tell« on telle toealil^ ilt^Ui» 
min^. Un eerlain Lîerenns, mnri de Itichiltle, poss>!*<ï^iir de liten* >u 
comlf de Hiei ('.'ar/u/. i/« SainI- Victor, ii° fiU , esl <|unti(i^ ite ' prÎQCCpt 
Ri-;ienMki » iUn«un« L-harlede «a rt^ure iihid.. n' 5tir>; l'xcli; e«l plteé |mt 
ft^liLeur au %• siècle, ce <|ui est eerUinemenl une «rreuri el «i*nilil« aTOir 
Irantuii» son titre a «on lit» Guillkuoie. appelé ■■ Guilolmus pnneepi l^rr^ 
negensifl >• (ibid., n* CIT!. Il est i^iinliuurnt <|un9lion tiatts une cbartc<t« 
l'év^iw d'Apt de <• cluonim fratrutn meae civiLali« pHneipum »{C*r1uL 
tfApt, fol. 31), RinÎK il eal lrî'« liontirux qu'il riiUlo ft<ip|)Oser Stm; Cii» pi 
Pmu6 {Le XI' $iitU dtm le» Atprt-.Uarilim^fU p- 73, que ce» deux pcr- 
ftoniuftes exerçaient en même temps i)iierérf(|ue dsni la viIIp, l'nutndl^ 
comlaie. — De même que le roi réunit iiarfuis autour de Jui les ^Tand^ dt 
son rovaume, d« même les maripiis de Prorence tiennent des css«Tnti1<-'- 
de li'um ransjiui, un particulier à Samaii.s, aupr^.i du tombeau dit^-iu- 
■{ueur de» Sarra^iiiit (MA^rHviui, La Ni«rdlu t/r /'rui-«ner, p. 60, CI. 



LES TIOOJITEH raoVE»<;*L'X 



2&1 



I 



Vodiilfe m que paraissent qurltpics-uncs «Jcs familles selffneu- 

^;tlt-s qui ilevaifînt jouer un nMe duiD* l'IiisUtire du suJ-esl de la 

J-'rance, cc-Hc de Fus. niailrcsse Ji- Fos et d'Hvêre» ', celles de 

3tlari{;nane '■' et de lïcillanc ^, qui foumîrejit successivement des 

.^rchevi-qutrs â \ii eilé d'Arles, et peut-i'tre l» m.ii^^n <les K»ut '. 

M»î^au iiiumenl où les VAats de ItfMlolfe lit font n-timr k l'em- 

jiire germanique, ce sonl les vicomtes qui pnmiKsent. les per- 

^Mnnaj;e« les plus imporL-mtH de la frâdalîtt^ pruvenvale après 

Iw deivenditnts de Bosou l'Ancien. Le vicomte est à l'orïgîne, 

«îomme l'ansîiit, un functionnoire dépendant de l'autoritc' com- 

M»ie et tléK'^u^ pur eelte-ci pour remplir quehpes-unes de ses 

.sUrïbutions. C'est la situation cpie l'on |)eul constater mt^me 

^U X' siècle en Provence, où le vicomte ligureen lèle de la liste 

«des fonctionnaires auxquels sont adressés les mandements du 

Kiiarquis ■', et assiste aux plaids de ce dernier*. A la lin du sivcle, 

J,eâ ntoine^ de Saiut-Viclor de Marseille rappellent encore nu 

vicomte de cette ville que c'est du comtt! de Provence qu'il 

iiont son autorité ', avec les droits el les devoirs que celle-ci lui 

C^^riet rit tliany. n* 3779, «in aï ilsiép : <• Anooab incamotione Domtoi 
Il XXIII. î(l. VI, Terin INI. anie Iiomioi Aiscensa. in concilio quod Tuit apod 
S. SVi?atura in («rrilorio SnrHnnis cnelri. il)i Tiiît direr^orum epiacopo- 
rwcan cclororutn que nobilîtim u(rîu»i|ue6exus ccliitîo^a cvnct'Vt^cio b], 

1 - Que fou rattache 1 Pons de Fo* mentionix- li lii fin lïi» y siècle el ait 
<|fr>>W du II' \Carlul. df Sainl-Viclor, n" 7j et I8*i- Il eu» dem Bis, Gui el 
*»»■■. Le «econd fui seigneur d'Hyèrea [Car/ii/. rf* Lérim. p. UOl. IX JIaiun, 
Hi^l. lie Montainjoar, \i. i". 
3. A laquelle ap)ur(t<>iil rnrcheri'iiue ()*Arlrs, l'ons, 

^' \ Intjut'Ili- a[i|»irlt<'itl )'nrrhrvrH)iii> iTArlp*:. lUimltaud |I(I33-I0SV|. el 
■|Ui SM» ntlnrhc priil-ôlro au jogc Ijimberl nientioniit' ca Vil. L*u« des 
tPMjrjt dp naîniLaud aurait épousa un sci|{nenr du nom de Guillaume, li|;e 
■* I* tnai^on d'Açout (Cais de PiEans, Lt XI' tiéele dan* let Alim-Mari- 
'i'n^m, p. 75). 

*• Sorlesoriginesde celle-ci, comme pour la plupart de« hmilles pro- 
'^''Çales.cf. Tai» tu: Piiii].x9i, ap. rit., p. Ï5 el soir., qui «eut h ralUcher 
***" vicomte* de Nice, mai* (tonllpa inif ^nienx s}-«lèmes ^n^alopiques sonl 
(•'**>»« un ((TU avcnlurcui.Rt t^ IK RAMTnf.i.c)«r, dans Congri* arxhMifyiijtie 
"^^■»ner.i. SLIII.p.379. 

*■ ^^^rnrlal. 4f Stint-Vktor. n' tt") : - vicecoroilihus, licarii». Gdeliliua 
*'** «omnibus fiF>cflUbu« nosiris. - 

,■ ^^rtul. tif ^.sint-VirUir, a" 39. La «ouacnplion du ricomlc ne figure 
^.■^«+s L'clli; dr-sdeux jutUrtt, inMtft l'nclv ne s'étanl pas conscrré «n 
*^9'*kI. Il ni' M>iiil>li.' juis (|u'il « ail lieud'nlloctior une très jurande por- 
**^* «elle ol>MTValion. 

'• ^Artul. de Saint- Victor, n'77 : f lerrBin quaoi cornes lerminavil el iu 
t*** *l«:fm4>onr miiil. ■ 



392 



LES VICUMTES nOVfffCMJX 



coafïrc. Il fst diOicile de dirr s'U t uvait un TÏcoaite 
ckitqtir cit^ '. Duis ir marquis île Pruvence en nvail certaine-' 
ment plusieors aoit» n ili'pemlaoce ^. Il esl vniisemMable que 
rînsiitaUoa de (boctioniuiires de cet ordre est en relaUuns avec 
b diapantioci d«-H comtes d.tn<i diverM>ticîlé», et la réunion de 
celles-ci soas l'avUmir d'un seijçneur unique '. D'aulit? part îl 
est poiuàble qu'à t'oripne, le vicomte, mÎMaa» du comte STaol 
de devenir on set^eur féiMla), ait exf-rcé son pouvoir dnnR plu- 
sieurs cités. Il r pn a peut-élrv encore des traces duus ce fait, 
qu'A uae L^poque â laquelle la Lran%fornialion était depuis loof^- 
tempc un fait accompli, A l'estr^nie lin du Kl" siècle, on voit le 
vicomto de Gap. I^unt. tenir un plaid fk Chnrg^s, dans le ter- 
ritoire de U cité d'Embmn, et dans le voisinage même de la 
ville èpisco{nle *. Pour le milieu du Kf siècle, oD oe cooslatc 
que rcTJslffltV d'un [wtit nombre de womtes. devenus hérédi- 
taires et seif^nvurs fcodaux. rendant à leur suzerain les divers 
devuirs qu'implique leur honuua^^, et avant k leur luur des 
v»»aux K 

IV vvs vicMOtes, les pins anciennerocnl connus ', et les seuls 



I. Cai» u Pualas. t* XI* ûMf dan» In Alp^t-MariiiniMi, p. 39, en>il 
tt'lijjM^ ll»«iM>M muf la |»r^»eiice d'un vicomte (t*ns un eonlé leod 
k {wmvtM: ((tio r« ruinii^ laîsjtl jMttîp d'une uDJtt^ ■diDÎaiïlrattvc et jiuli- 
lik|iH> |ilu> Alfwlue <h>nt le cb#r éUit comie dao^ cliaque cootlé i|Ui eo 
tU'tH-Hitait, tiuù> > y (a<i>>>il r«(>r^!>«aler [>*r un miii*it*. I.i!» l»slea sout tfofi 
|N'u tiMutnvui t*^>ur iiu'Jsott pOMsiNr de vériGcr crtlc UypnlluyM;. 

t. l-( Ut UfWr ciW p. î*l, n. 5: M^vtxvkk. itp. cit., p. i>ri. Kn WS, un 
vUmmiIc l\iD»,(k^nt Kl ►■ri,//"'. •/' ,V«m^'i/'. p. WMil, (ail A Inrirancvlne de 
labuullv viwuitwlr cl« )4ai>eillot»t>t>i6te è un pl«îU tenu }i Arles por lec<>inte 
tluMM* I <^'(al. J» Xtùtf-IWiM', n* î^l. mnis rii^a m< prouve qu'il ait tli 
vlromltf ilAriM. KncnmH, \'rrf*%*tinytgttthKhte der /'r-utvrirp, p. 123. «rotl 
mi«lv«rttV« d«in«l4*«'tuvll«« OH trouve àe* licotal»* *oal de* cité* trau' 
(Uh^m. «I t|ui?|ureou«0^vu( il but attribuer h ces pvraoniuiKos un cane- 
\t\v iiiiUtairi'. c« <}iu uk parait très douleui. 

1, Li,«WMVt, L^ r^Mié manuiftal m Promet, p. ISS, fait remonter k 

riu|iikl«tiut dv* SatTSÙn» tvUtliliSïemvat des vicouit«» d«os l?« dîvrrfte» 

K'. «Nda km textes rvlaliraniti ricoralcs de Marseille arriTeot 

t ^ ■'•VtfH'r. a' t(WO, 

k t 1 Kiiihk. up. rit., p. 130. 

(.(«'. ' 'Lir, n*VI : u in claino srnkinun nostrorum vice- 

«WUIttHI» ^ , hiMll». - 

V t n IWMiioitil, «ii-Mintc d'.\viKiH)n . tf»t meiiiioiiité dans un actv de 9S1, 
stuHl \* tkttv «•! »u«(>Wi-le 0*U. (JArûf.,i. I. roi. 6SS) et dans «ne durii* 
4v H?tt iif tif vi4. I3V>. Uats il faut attendre ensaite jusqu'i I0il3 pniir 



LES VIOMITCS DE V IflREILI.e 



293 



A vrai dire sur rhintoire ilrsquet» nnuft poRHcdionB quvl<[ucs 

«liSbiils, fuinl ceux ilcMiirseille. Luur origincn-nionte à ArlulfuH 

<|^Arlou) '. auquel rn 9îi\. (Zftnniil li* Pticilîque uviiil coacéilé la 

M*tm de Trelz. qui famit ]Mrtie du dumaine conital île la cil4^ de 

^(ar*<*ille ■'. Guitlnunie. son tils'', piiRitt avoir ^t^ investi par 

^iuiltftuiiie. foinle de Provence. peuUôlre k IVpoque de la 

VTorgHnisnlinn ((('nt^rnle du pays qui nuivit l'expulsion do» Sar- 

»-asins. de I« charj^ de vicomU- de Mjirseille ', «vec la jouissance 

tfj'un domaine probablement démembré de l'ancien domaine 

axomt4il\ el prolonf^ea sa carrière juMju'à la Cn de l'anut-^e lOOl '*. 

wlronvcr îles TÎrotuU^ de c«tte viil^ (BlÛiikm uts PiKnitis(.tioaaii. £« 
t*«tfr«>»i/c« ti'Aaigimn, Aan» Nfm. de la Sur. urchfotntjiqae iht Midi, I. IV, 

■f . l.* r»il n l'-li'- ^t«bli p«p BiJkMCAiir', /.'•» eiromlnutr .V<if>ct7/r lictrrntlrnl 
if j\.rMf. tfiijnriir th- Trrli, ilntis Ici* .V^mnirr» dr rAtadt^mîe df ilartrillf, 
1ftXA2-M3. ^. Ûl-IM.d aprt>s une rharledeMnnlmajour lUeDliotinanl " Arlul- 
(ia«K l^at^r Willelmi (•( Aic^rdi ' ;llAftiv, //i*f. d' .Vonlma/our, p. 123, 
K* \II . Iraquels titiillauiiiv el Aicartl aonlla miucIic coniiuv des vicomtes 
d^ Uantrillc. AriuiruaileTivU eoL iK'Ul-^Irelc iienwmtuKL- île ce nom qui 
ÉS4«i«tp en 9GS, A Ariew, hu plotii du comle BoftOD \V.aHul. de Sitinl-VieSor, 

S. hLB.t»é», Armoriai W tigitlographie det l'n^tirti (/r .Van^i/lc, p. 37, 
oontkl^re la coocetutioa deTrelz comme UDi> " inféodalioa '•. Le tenneest 
p&tMt-i-tre un peu hasardé pourcetle éfxique. «>l d'aillouis il seniblo pIutAI 
ft> *1 >oit -itientio» d'une coiH.'et>âioo ordinaire, en pi'OpriéU- [cf. Kl»:^El1, u/r, 
tit. . eh, it, n. Ht], mi- au d(^tiul du xf «i^cle le domaine éUiil rcnixidén? 
eocorvcniiiiiie une pmpriétiV allodîale do la rainîlle de* vicomtet. di> Mar- 
•^•Ile. trnlrC Icfc niaint de*<|ueU il ^'i^Uil con*enri^ {(l^rltil. dr tuiinl- Virlor, 

^- ArluUuB eut encore denx mitre» flis. AirsnJ. qui n'esl pas aulremenl 
<^Oou, et Honorai, qui f»\ i"fvn\ac de Mnrœille |At.B«Nte, op. cit.. p. 36 A 
■ne Apo<n)« tt^et nnt^ricurei celle à Ina^uelle on rencontre Ûuilliiume arec 
** *»lre de vicomle. Il est donc possiide que la ramille, i|iii possédait d'im- 
|'*^*'UinK domaines patrimonî.iux, ail déjA oecu|ié une certaine tiitiiatioa 
''•«»» le i«ya. 

*• flnrtul. df Saiid- Viciai; n* 17. Ce texlc est une notice rédigée sous 
' *tilM^ Pons. e>»t-«-dîre k l'eiilrènir (In iln x' »iécle. Il semble indiquer que 
* *^'Onees8Îon de In »icoinl<^ à Giiillaumi- est po«t<!rieiipe ft l'expulsion de« 
î|**"*"»Binb et au pnrtdjte de* terres ntorii rnil par Iv comte. Cependant b la 
>'n r||) nî-mc document, riiiillnume psi'afi avoir i^l^ vicomte n«aii( IVpo<|ue 
^J^__* M i>l<(^ nernJtrd, dont les étlileurs du cnrlulaire placent l'abbuUat vei« 
r^**- CîuiUaume est mentionné le 6 mnr^ 1(77 dans un accord conclu avec 
"*v«-»«:j^j^ j|ar>eille,l'on!i iCnWu/. <J^Sainl-\'irlor. n* 23). 

^- l.a " terni vicecomitalis << eM nienliiHinée romme rnnrmnt ilant un 
^** «If lOiii \Karta{. dr SMÎnl- Victor, a* "iSS i. Aitleur% il est <pie*^tiou d'uao 






IUcaIc dnnt le< TM^nmles ont uaurp^ la |toii«eMiioii (Makin, lti$l. dt 
in^our. p. 1^3, a' V]||, 
Le 15 octobre I00(. au coura d'une maladie, il TaJl un testanent en 



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LKS Yiam'irs 



HlaUinil son litp<> Jovlcomle ù deux i les RU qu'il iivnit «ui rfr 
sii feninip Hella'Itli; ', Guitl.iume , Ilj «L Foulqui-s. Un autre, 
Hons, (.'luit depuis lonf^tempa déjà monté sur le siège i*|)t»copal 
de MurM)ilL«' qu'il devait, en 10H8, abandonner en faviuir de son 
jeune neveu, nommé comme lui Pons, et fiU de (îuitlaume 11 '. 
11 M-nilile (|Uf lu di^iité vivomlale nil étv commune iiux deux 
fi-ère», bieu que Guillaume, qui doit juinx dnule être ciinxiil^ré 
cunime l'aîné, en ait plus spécialement exercé lo* fonction» jus- 
qu'il sa mort', foulques eoiilînue ensuite à porter le titre de 
vicomte'', mais concurremment avec l'uîné des flU du défunt, 
Guillaume 111 ". I^s règle* de U succession semblent donc uvoir 
été aualojçue.'* à celle que Ton obîwrve pour le comté de Pro- 
vence. e't?!.|-à-dire que le litre n'est pas réservé à l'un desenrnntti 
mïtles, niuî« que plusieurs d'euliv eux, sinon tous, ont sur lui un 



Cnreiirile l'iiltbave tle S«iiiit-Virlor l/^crfuif. de !i»int- Victor, n* 'i}, Ra 
1003. il e*t renijtUcé |wir «r» rtU<iuillauni» et Fuult|ue«i tA<t/..D* ITi. 

). IVIIi«l(to et.t mentionni'* ••n WTT et VW , Ctrtal. df SainI- Vietor, a" Zl, 
70, Tij et «un nom rnt n>|>pclé (Ihukuii certain aombn- d'scla trl«tif» h m» 
enfnnls. tiiiiltaiimel" amil époiiM- eu secondes noce» une femme du nom 
d'Ermenjnrt ibitl., n*" 69 et 'U. 

3. U pamil powr lu [>rrmtt're fois eonune év^ue il«> Uar»eille iIrru hb 
acte ilu G niar» 977 .Cartiil. de Stint- Vietor, a* â3|. Ou trouvera l'initiea- 
tionel de cn|»eus eilratl» de« actes le eoiiceruaaL dans .\LaÀ!i<K)i, titU. 
C^riU. iMMiit., Mantetlh', eol. iS-Sl.llntoumlua M nurs, (l'a|>r^s une men- 
tion de fobituwn; de Mnoeille, et «prr» 1014 [C»Hal, de Saint- \'ietor, 
n* IIO>. 

3. Fons U devait flre tort jeune 1oru]u'îl monU sur le 9iè^ ^i«e«i|>al, 
eitr vOn |>u«litïe'l sr [>TMli>n;^ii iiis-)u'rn IUT!t \i.itA>iè«, aj>. rit., cul. .tS et 
suiv.k. 

4. On Irouve %ef> 101 V-I0I9 : a e^ Gnillelmvs et Fuira fnlcr mcu» Oel 
ItMli» viee (droite* ■• (Uriat. de SaiMt- \'iclor, n" W); vers 1030 : ■ Cuil. 
lelmu» i-alcrmeu» rt domn;» t'idcu a^-unculu* meus, utriqtte vi<;iMM>tnilc» 
MBuiliense» . ,ihid. . n* îî' ; en lOW et t03" ; - Witlflmu-i rt Fiilco vitt>. 
«Hlkiles Mas«iliï (ibid.. n- M H SMi : en lOW , - S. Willcluii el Fidconi* 
vicecoinitum •iMtntt, lUtt. de Jiaiil—»j^vr, p. IU,r*VII itUn^ unrlittllc 
de nenoil IX : " |ireeibua litvromHim (ndUelmi et Folcoais - .C»rlul. de 
SaiMNl'Klar, n* !.. e(r. f*»ribi* aimi c'est Gutltnutue «eulqui fmrte le lîlre 
do tK<»mle.>\-ic«ConteitMa«s>I»mKis*ntt* rieecumescirttalit Ma&»liea&» •)> 
Foal<iuc* semblant asKfciéà »e* sctcsi tiltrtV MnpleineR>l>nrde h («mille 
\Ctiai. de Saût-lVtee, «- Ift. âO. 144). Slaït il jr a d*aulrtu aete> dans 
IKW4III II riinlum nfl^uis miil I r iiii il reçoit l*tilf«dêncDait«(i&tii..n** Wi. 
iM. WT!. 

&. <^r*mL 4r .SmmI ■ rîNsr. n" U et U. 

4. Ihid., K* XS. t.'wte, i|aiMt vnc dtMaUon bile {>ar te iteumle Fouliiues 
àrabbayvdi*Sa4nt-\iel<«r, eM etmMtmtéf^r • WiUrLnn&jnTL-aîs iie«<anie9.> 
La vie •)• F<MU|iirft«e pr«la«R<« jm^tm I9SS i4fW., >■ lOft). 



tEK MAIWlTIS VimUTAUS DE l-HrA-EXCE 



•29^ 



tlr^t lit'Widitaîrc* cnntnie :(ur le» nombreux domnines palritno- 

AK^nx ijUK la ramille poss^aît daD» les ctimtés il'Arlws, de Fré- 

J*.***, d« Mai-seïlltf fl de Tuuluii. Ci'peudiiiit. :iprés la mort de 

'^^^uli|U(^s. Guillaume III ne parait avoir parta^ avec auutiadi> s«s 

'*«=:binbr{'ux ri-^r«« ' l'autorilt^ vicominle qu'il ilevait n son (our 

'^~-sjniniettr# ftse» tiescendnni»* ', 

H y avait quelque inti^rét il rt^sunnr l'hi«.1oiredp ccUp famille, 

*^-^^«.r elle» dû être aeiisibletnent niiiilogue Ji celle d'iiulreft mfti»on« 

^^"^^ igneiiriates, qup nous conuaisKuns moin» bien, s'empnraat 

^*- » «si de l'autorili^ civile el de l'autorité ecclésiastique, dans un 

*^^artain nombre de cil<îs où les textes montrent des Wcomles 

*^ •^Trditairos in«tallt*s ^ la fin diîl'^'poquerodoirioQne ou au dibut 

^ ^ ^ r^gav de IK-nri 111. Tel est U- cas |>our Fn-jus. où il jjarajt y 

^*- ">oir eu deux vicomtes, Francon et Guillaume, dont la famille 

**-~iUliafc celle des vicomtes de Marseille^. A Nice et à Sisteron, 

I, C*ui)lsi>me II eul de sa ri-niiiie Arrrln \C»rlat. dr Saint- Vielor, n* faïf 

«^v Accvlooa, wt^nltoniK^-dv IWli i(/ji</.,n* 71 1 à lOIS [il>id., o<^ «47 et Mbi, 

Mmmrle avant 1010 (iliiit., a' ~6j ploaicurs (Ils : Guillanm* dit le Jeune, <|ui 

K mi %ucvéiia. Pont, ([ui fui évvqne de Mareeîlle. Aicard [dont Giiénrd fait 

*.mn vi«Aml*d'Arl^4, moU qui oe parai t jamnl» avec ce litre daoB Itsacte*), 

t^oulqui-*, Gi-olTrai et Bertrand. De m necuiide reromc Rticnctie, mcolioaDte 

«Sepnis 1026 i/m/.. n^ïlS et flSj , i-n<'«r«; viviintr en |l)55 ï/fn/.. ii* 591 , îl 

^Ml «neurr un (llb, Fierrr " Snnmniln CDfriioniinnliis " [iltîd., n'tl'l. 

i. Sur te« dc»lînëes (iUi^<~icvir«>« de colle ramîllc, cP. Iltirri, Uitt, dt 
JklarteilU.Ayac lo Ulileati f^énéaloj^ique cd lï-te, et />it*?r/.iiion tur l^ ttuntrt 
Wr Prtit^ne^.f. 83 et «utv. f>4)ui a «tiédît plus haut [leutêtre lésumÉ dan» 
lelableau ci-dessous : 



Gt»Ltji<.'N« {f lUOii AiCAiw llo:<ott*T 

vicomte de Marseille «ivl^uede M-ir»cille 

»'l>, I ùrtlirltie U.Ernienjarl 



lil'lt t AI'WE 

«ieamli- do Mar««il>e 



èp. I AiX^ta. II ÉHen<-Uf 



vicomte 4o SJarKeillc 



èvèc{ue (te Mareoiilo 



) 



Crauti WE 

TKom le 
de M4r»«ille. 



i I 

AicAnt» Poxs'Il) 
^v. de Mar- 
»ville 



I [ I I 

FoutiQuwi GBoriiiioi Berfiuxu Pikmbb 



3. Il» sont ■ucnlionnt'^ en«<*mlile ■)•»>« nne donation de terre» faite ft 
Stial-Victor de Mnrti'illc, m leni|>» év l'abbé Isaro 'Carfuf. dr Satnl- 



296 i.K* Mwsuyn vtijotfrALKS de ninmcE 

il sfiuhlt? ([uc lent fuinille-H vicomtale» remontent & uiir souctif 
uiiii|UH, L'tanl îssuesde j)«rt et d'autre d'uiip dame nommiV Odiln '. 
mariée d'abord îi Miron-, dnnt descendaient les vicomtes de Si»- 
tcpon ', puis il ï.nugier *, tige des vïcnmte* de Nice, Ma 
tnndiji qui- nous ne KAvuiis rien Nur la première de ce» deux niG 
sniis jus(|u'à I*aiui(-V I0."7, t'poquo » luquelleoii rencontre pour la 
première fois le vicomte Miron ^, la Tamille de Laugier pai 
«umme riche et puissante dès les première» nnnéctt du xf siêclt 
bieti que ce ne soi! qu'apK's 10C0, i|u'iin de ses membres preu 
le titre de vicomte ^. 11 est donc bien posutible que, diuis ces dt 



Virinr, q" SOt). I.i^ Frfliirnii qui G^-urv (Unn l'acli: ettt Minn doute celui 
UiiillHUtiK' )(■ JtMin(>.vi<!i>mlr île \tniiH*il]e,n[ip<>IU* Min « Mirourf'e ■ [torort^ 
dan» unechnrlt^ <li> lOliï \xhiii., n" r»67i. Snn [M^rp. iionimA Pnncoo coni 
lui, doit cire saiiH doute idvulilié avec le Fraocon qui fait en 1036 è la 
mi^me abbsvc une donation ùv Icrrrs «iiscs h noijuebrunc \UiiH . , ii° K04). 
\ . Sur Odila, n In plu^ gramlp li|.-iirr i|<u~- nanti troiirîoDs Ji Nice k TBiirore 
du XI* siècle >, cf. Cai« de PiRntAS, /.« .17* ût*U iant b» Alp^s-Mnrîlimri, 

p. as. 

î. Miron et Odiln font, W 9 à^ftabn- 999, dorialimi h l'alihnje de SmidU 
Pone de tei'n's «ii onml^ (!p ?*i<'0 {(^harlrUr lif S:tinl-l'i>it», ii" It, mai* 
l'acle esl dat^ de Lui-», vbâtciiu apparU-oaiit ii révt-^ttc de SistcroD \U**t. '/'* 
Fr.,l. IX, p. 701'. Miran vivait oaeuiv oa lOOJ iCartal . i/c iViVe. p. Ift). 

3. L'n Miron, llls de celui dont il a àté quention h la note pr^édenie, el 
d'Odilo, e»l nienlionaé avec lu-n ffi>rea l'évi-qiie Pons, Guillaume et 

Derinixid diiiiN diver» lt:%l