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Full text of "Les archives historiques du département de l'Aube et de l'ancien diocèse de Troyes, depuis le ..."

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iHimimi 

600061 SS7U 



15 ?' e. iCiS' 






i/. 



LES 



ARCHIVES HISTORIOVES 



DU 



DÉPARTEMENT DE L AUBE 

ET DE 

L'ANCIEN DIOCÈSE DE TROYES, 

Capitale de la Champagne; 

- * ' "^""K 

DEPUIS LE VII« SIÈCLE JUSQU'A 1790. ;; s' • * 



■• 



Par a. VALLET DE VIRI VILLE, 

AECHI¥I8TB-P4L£0GR4PBE, 
ARCIEN ARCHIYISTE ER CHEF DU DÉPARTEMBET DE L'ACBE* 



ATee dessina et fae-stmlle* 



■- > !" 



TROTES. 

BOUQUOT, ÉDITEUR, RUE NOTRE-DAME, 8Q. 

PARIS. 

DU!^fOULIN, Librairie départementale, quai des Augnstins, 15. 
TECIIEXER,placeduLouyre,i2. | CROZET, quai Malaquais, 17. 

ET CHEZ TOUS LES LIBRAIRES-COaiXISSIONNAlEES 
EN FRANCE ET A L'ÉTRANGER. 

H. DCCC. XLI. 



^^A e. /or 



(ba!&/nAuiùf^ aauâeu^. 







Cet oarrage a été tiré à cinq cents exemplaires numérotés et 
paraphés de la main de Fauteur. 



\ 






AVANT -PROPOS. 



Vers la fin de 1838, M. Gabriel, préfet de TAube, expri^. 
inant un vœu précédemment émis par le conseil général de 
ce département, demanda au ministre de rinstruction pu- 
blique, un élèye de Técole des chartes pour mettre en ordre 
les archives de sa préfecture. Sur l'obligeante recomman- 
dation de M^ Aug. Thierry, M. de Salvandy, qui présidait alors 
à cette administration, me fit Thonneur de me confier cette 
mission. La lettre qui me donnait avis de mon mandat m'en 
traçait ainsi le but : et... J'ai l'honneur de tous informer que, 
par arrêté en date de ce jour, je vous ai chargé de dé- 
pouiller et de classer les archives du département de l'Aube. 
Vous voudrez bien rechercher avec soin toutes les pièces, 
tous les documents qui seraient de nature à faire partie de 
la collection des monuments inédits de Vhistoire du tiers-état,,. 
et m' adresser de temps à autre quelques rapports qui me 
feront connaître les résultats de votre travail.... Salvandy. » 
En procédant aux recherches qui m'étaient prescrites, je né 
tardai pas à reconnaître que les documents relatifs à l'his- 
toire du tiers-état n'entraient dans la composition de ceê 
archives qu'en nombre proportionnellement peu considé-» 
rable, et que, dans l'intérêt général qu'elles pourraient of^ 
irir, ils n'occupaient qu'un rang très-secondaire. Mais eià 
même temps, je fus vivement frappé des motifs nombreux 
de haute curiosité qui recommandaient ces papiers, et je 
conçus le projet de compléter la tâche dont j'étais chargé, 
en publiant le résultat de mes investigations. De là, l'ou- 
vrage que nous imprimons aujourd'hui. 

Cet ouvrage est divisé en quatre livres. Le premier n'est 
à vrai dire qu'une introduction. Nous avons tenté d'y réunir,, 
sous le titre û^essai bibliographique, une nomenclature de 
toutes les sources où l'on peut puiser pour étudier l'histoire 
du département de l'Aube, depuis les temps les plus reculés 
jusqu'à l'époque de la révolution française. On peut, à l'aide 



de ce tableau, connaître les points déjà explorés de cette 
histoire, et distinguer quelles sont, à Fégard du dépôt dont 
nous avions principalement à rendre compte, les lumières 
qui lui sont propres, et quelles sont les notions qu'il ne peut 
que rectifier ou confirmer. 

Le second liyre aborde directement le compte-rendu. C*est 
un catalo^e, aussi replier et aussi complet que nous ayons 
su le faire, de ces richesses. 

Dans le troisième, nous nous sommes proposé, non pas de 
mettre en œuvre, d*une manière arrêtée et définitive, les 
matériaux indiqués dans la division précédente, mais de les 
relier entr'eux, à l'aide de rapides aperçus, et d'en faire 
ressortir Fintérét d'ensemble sous une forme plus favorable, 
en substituant le discours et parfois le récit au langage aride 
d'une nomenclature. 

Enfin, le quatrième continue cette marche de plus en plus 
analytique. Nous y avons inséré un certain nombre de textes, 
autant que possible inédits, et qui, par leur importance et 
leur variété, représentassent pour ainsi dire le double carac- 
tère qui distingue à la fois la collection dans laquelle ils ont 
été puisés. 

Tel est le plan que nous nous sommes tracé. Si la force et 
le talent nous manquaient pour le bien traduire, le zèle et 
les efforts du moins ne nous ont point failli. Persuadé que 
l'étude de documents primitifs et élémentaires exige une 
action immédiate et directe, j'ai voulu voir et consulter 
autant que possible de mes yeux toutes les pièces dont j'ai 
parlé. C'est dans ce but que j'ai combiné la direction du 
travail matériel qui s'est accompli sous ma main à la pré- 
fecture de Troyes, avec des courses multipliées, tendant à 
compléter l'ensemble des recherches qui m'étaient néces- 
saires, dans les arrondissements de l'Aube, dans la Marne, 
la Haute-Marne, la Meurthe, les Vosges, la Gôte-d'Or, 
l'Tonne, Seine-et-Marne et surtout à Paris, qui possède tant 
de richesses locales ayant appartenu jadis aux provinces. 

Partout j'ai rencontré pour l'œuvre dont j'étais chargé, 
profit et assistance. 

C'est ici le lieu de signaler, au moins d'une manière abré- 
gée, les nombreux, les obligeants services que j'ai reçus de 




TII 

toutes parts, et dont la longue énumération pourrait fa- 
tiguer un lecteur indifférent, mais non ma reconnaissance. 

Et d'abord le gouvernement n'a cessé d'entourer et d'encou- 
rager ma mission de Tappui le plus bienveillant. Les divers 
ministres qui se sont succédé à l'instruction publique, l'ont 
suivie et dirigée avec une constante sollicitude. M. le comte 
Duchatel, qui a pris en main avec un zèle et une supériorité 
de vues si remarquables, le problème difficile de l'organi- 
sation des archives de France, a bien voulu, dès son premier 
avènement au ministère de l'intérieur, se faire rendre 
compte de mes travaux, et me conférer, pour le temps que 
je devais y consacrer, le titre d'archiviste du département 
de l'Aube. M. l'amiral Duperré, ministre de la marine et des 
colonies, a daigné s'intéresser aussi à mon œuvre et lui ac- 
corder l'honorable concours de ses encouragements. 

J'ai dit avec détails, dans le cours de cet ouvrage, la protec- 
tion et la sympathie éclairée que j'ai trouvée auprès des auto- 
rités locales. Dans le département de l'Aube, le conseil gé- 
néral. Mil. les préfet, sous-préfets et maires de communes 
ont constamment témoigné, pour ma mission, la faveur la 
plus obligeante. A Paris, mes maîtres, confrères et amis de 
la Bibliothèque royale et des Archives du royaume, ont bien 
voulu mettre à ma disposition et les documents dont ils sont 
les dépositaires et les fruits de leurs propres travaux, avec 
une complaisance que j'essaierais de louer si de pareils 
éloges étaient pour eux chose moins habituelle. Dans les 
départements qui comprennent un partie de l'ancienne 
Champagne, MM. M. de Ghambure et P. Guignard à Dijon; à 
Ghâtillon, M. G. Laperouse ; à Ghâlons, M. l'archiviste du 
département; à Reims, M. L. Paris; M. Desmousseaux de 
Givré, alors préfet de l'Aisne ; dans les villes du département, 
MM. Thiéblin, Bailli, Gamier, de Bar-sur-Aube; M. Gamus- 
Ghardon, d'Arcis; M. de Lesseps, de Nogent; MM. Goutant, 
des Riceys; Gerost-Ghoquet, de Yillenauxe; Jacotot, d'Ervy, 
et d'autres savants, envers lesquels ma mémoire seule est 
ingrate, m'ont permis d'enricher mon livre de leurs utiles 
communications. A Troyes, M. Gorrard de Breban, dont 
les ouvrages ont franchi avec honneur 1q modeste cercle 
auquel se borne d'ordinaire le public des écrivains d'histoire 



VIII 

locale, MM. le docteur Carteron, Vernier, ancien député de 
r Aube, Harmand , bibliothécaire, et Gadan, bibliophiles distin- 
gués, ont prêté à mes recherches le guide précieux de leurs 
conseils et de leurs lumières. C'est dans le catalogue de leur 
bibliothèque que j'ai pour ainsi dire copié toute la Mblio^ 
graphie imprimée du département de FAube. Enfin, en livrant 
à la publicité, à l'aide de la presse départementale, les résul- 
tats successifs de mon travail, en mêlant ainsi aux nombreux 
intérêts qu'elle est appelée à entretenir et à défendre, la 
préoccupation de richesses et de souvenirs qui sont le patri- 
moine de tous, j'ai pu associer à mon œuvre le concours 
d*une foule de personnes, qui, à divers degrés, appartien- 
nent à la science, mais qui toutes savent déjà mériter d'elle 
par un zèle qui les honore. 

Un ensemble aussi remarquable de circonstances favora- 
bles, de protections puissantes, de hautes sympathies, d'aide 
bienveillante et désintéressée, n'est point, nous le savons, 
pour ce^si au profit duquel tous ces avantages semblent se 
réunir, une garantie de succès ni un brevet de capacité. Ils 
aggravent au contraire de tout leur poids la responsabilité 
qu'il assume. Qu'il nous soit toutefois permis de les inter- 
prêter comme des signes anticipés d'indulgence, et d'y ré- 
pondre ici avec effusion par l'hommage de notre profonde 
gratitude. Quant à l'insuffisance que nous aurons apportée 
sans doute à mettre en œuvre tant de précieux éléments, 
nous ne serons pas le dernier, du moins, à la confesser. Il y 
a deux cents ans, en offrant à ses contemporains l'un de 
ces savants ouvrages, qui nous ont servi de leçons et de mo- 
dèles, Pierre Pithou s'exprimait ainsi sur le compte de son 
livre : a.... Il mesprisera l'ignorance de ceux qui ne sçachans 
1^ prix de telles reliques, et combien elles coustent à re- 
» chercher entre la poulsière, voire souvent entre l'ordure, 
» font plus de compte d'vn mensonge revestu de vaines pa- 
» rolles que de la simple et niie vérité (a). » De notre temps, 
et au milieu de notre société, nul ne saurait éprouver dé- 



(a) Prologue des Mémoires héréditaires des comtes de Champagne. 
i572. In-4o. 



IX 

sonnais ni cette môme crainte, qui fat dans un iemfts légi- 
time, ni cette même assurance. Pour nous, qui savons seu- 
lement combien le public actuel renferme de juges éclairés, 
et quels immortels ouvrages ont été tirés, par d'habiles 
ouvriers, de cette pouUière féconde, nous n'affrontons qu'a*- 
vec une juste défiance le compte sévère qu'il fera de notre 
œuvre. Et que l'on n'accuse pas, dans cet aveu, la précau- 
tion oratoire d'une modestie affectée i laquelle nous ne 
prétendons pas et dont nous ignorons les artifices t Près de 
mettre au jour un travail rapide, comme tout ce que produit 
la rapide époque où nous sommes, et qui demanderait ce- 
pendant la longue élaboration des années, au moment de 
quitter un dépôt d'archives qu'il nous a été donné d'orga-' 
niser, mais dont la conservation matérielle après nous n'est 
peut-être pas même assurée pour l'avenir, ne nous serait-il 
pas facile d'invoquer, à défaut d'autre excuse, si nous vou- 
lions pallier notre propre faiblesse, l'incertitude, l'état pré- 
caire et l'espèce. d'abandon dans lesquels vit aujourd'hui 
l'homme de lettres. 

Jetez les yeux en effet, pour ne parler que de celle-là, 
sur la littérature rétrospective. Nous avons, il y a cinquante 
ans, supprimé les Bénédictins. Mais nous avons supprimé du 
même coup ces~lâiles studieux, cette quiétude facile, cette 
république littéraire, ces phalanges de travailleurs sans 
cesse renaissantes, qui défiaient la mort même et qui se 
transmettaient comme héréditairement, avec les exemples 
émulateurs de l'œuvre commencée, de hautes traditions 
de goût et de critique. Nous avons supprimé tout cela! 
Et, depuis ce temps, les grands monuments qu'avait 
ébauchés leur patience intrépide et qu'elle nous a légués, 
languissent ou restent définitivement interrompus. Cha- 
que Jour le terme inévitable vient frapper un à un non 
seulement les derniers de ces architectes illustres, mais en- 
core ceux qui, plus heureux que nous, ont pu s'instruire à 
côté d'eux, en les voyant à l'œuvre : et chaque jour aussi, les 
corps savants, sous peine devoir s'éteindre en eux l'élective 
postérité de ces grands hommes, sont obligés, pour combler 
ces vides irréparables, de se recruter plus bas dans les rangs 
de notre médiocrité universelle. Enfin, un nouveau dé^ 



laisser là toute occupation que les gens positifs décorent du 
nom de choses sérieuses, pour se parquer, pendant trois ans, 
au milieu de travaux ingrats et d'une exclusive spécialité. 
Puis, au bout de ces trois années, en admettant que le succès 
couronnevos efforts, le r^5tf{^al, c'est de devenir,^ s'il platt à 
Dieu et à la fortune^— rédacteur en chef de l'Europe, comme 
l'était il y a peu de temps M. G****^**; feuilletoniste de théâtre, 
comme le spirituel X, collaborateur du ffational et biblio- 
thécaire, mais par droit de naissance ; auteur de romans à 
la mode, commeM. F.W'**; référendaire âla cour des comptes, 
comme 11. D**^; ou enfin (c'est ici l'histoire et non pas 
l'historien qui manque de gravité) directeur d'usine indus- 
trielle, comme notre honorable confirére M. B****, archiviste-^ 
paléographe ! 

Quant aux emplois qu'en vertu d'une ordonnance royale, 
cette école est censée conférer à ses élèves, nous invoquons 
ici le témoignage des huit ou douze ministres qui depuis dix 
ans fie sont succédé à la direction de l'instruction publique 
et dont quelques-uns furent deslittérateurs éminents. Enfants 
de la Science dont naguéres le crédit les fit puissants, qu'ils 
disent si, devenus ses tuteurs, ils se sont gravement sou- 
venus des intérêts de leur Ulustre pupille. Dans ce temps 
où toute question vient aboutir à une sorte de tapis vert et 
se jouer au cours aléatoire des boules parlementaires, qu'ils 
disent, si, cédant à des importunités dont leur gloire et leur 
conscience littéraires furent les premières victimes, ils n'ont 
pas laissé maintefois s'égarer au profit de toutes sortes d'a- 
vidités, le prix et surtout Phonneur et les fonctions de tra- 
vaux que réclamait la science? 

Tournerons-nous les yeux d'un autre côté ? nous y rencon- 
trerons la même stérilité chronique et la même impuissance, 
n y a dans toutes les préfectures de France, à l'état d'ordre 
00 de désordre, une collection de lois, instructions, circu- 
laires, arrêtés ministériels, préfectoraux et autres, tous rela- 
tifs à la manutention des archives départementales, archives 
qai renferment, ^ il n'est plus permis à personne d'ignorer 
ceci,— des documents d'une grave importance. La bibliogra- 
phie seule de cette collection occuperait un petit volume. 
Elle remonte, par-delà le Comité de salut public, jusqu*& 



XII 

FAssemblée nationale, et s'arrête, pour le moment, au mi- 
nistère actuel. Parmi ces actes, les uns enjoignent de mettre 
le parchemin des districts à la disposition des arsenaux, pour 
servir à la fabrication des cartouches ; ceux-ci de le vendre 
au quintal. D'autres, il est vrai, parlent d'ordre et de conser- 
vation. Mais il est de notoriété publique que jusqu'à ce jour 
les premiers seulement ont été pris au sérieux et exécu- 
tés à la lettre. A son tour, M. le ministre de Tintérieur est 
venu joindre à cet énorme dossier un volume in-4o d'ins- 
tructions nouvelles. Il est vrai que ces instructions sont 
marquées au coin du bon sens, du zèle pour tous les intérêts 
publics, et d'une raison éclairée qui veut les moyens d'y sa- 
tisfaire. Il est vrai que, pour la première fois, des hommes 
^spéciaux et compétents ont été consultés, que chaque diffi- 
culté reçoit une solution, qu'une marche possible est tracée, 
et que le ministre lui-même promet de yeiller fermement à 

ce qu'elle soit suivie Mais qui sait si entre le moment où 

j'écris ces lignes et celui où la presse les aura définitivement 
transcrites, qui sait si la Question d'Orient ou je ne sais 
quelle autre Question n'aura pas renversé le vingt-neuf oc~ 
tohre, et si, enfin, les circulaires de M. Duchatel, reléguées où 
le sont déjà tant d'autres circulaires, n'iront pas accroître 
elles-mêmes le désordre de nos archives de province I 

Voilà de graves considérations, invoquées, il est vrai, à 
propos d'un petit livre, mais qui préoccupent aujourd'hui 
tous les esprits studieux. Pour nous, nous n'obéissons pas 
seulement à un mouvement de notre âme, mais nous croyons 
aussi remplir un devoir de conscience en les consignant ici. 
Sans regret pour notre passé, presque fier du présent» moins 
inquiet qu'incertain sur l'avenir, c'est parce que nous n'a- 
vons qu'à remercier pour nous-même que nous nous sommes 
cru en position de réclamer pour tous. Nous avons enfin 
pensé qu'en échange de la véritable faveur dont nous avons 
été l'objet» nous pouvions offrir à nos bienfaiteurs un pré- 
sent digne de leur rang élevé, le seul qui puisse se donner 
sans ostentation et s'accepter sans rougir, quelle que soit I9 
main qui le confère : la vérité. 

Août 1841. 



SIGNES CONVENTIONNELS (a). 



Arch. do roy Arohiyes da royaume. 

Arch.H. d.T.T Archiyes de l'Hôtel de Tille de 

Troyeg. 

Bq Bibliotliéqae. 

Bq. roy Bibliothèque royale. 

c centimètres. 

env enyiron. 

FF TrèTesouFniresitiii dédinaùont, 

to folio. 

H. (delapage8Sàlapage92}. hauteur. 

Iny. Inrentaire. 

1.-^ lésas-Christ. 

L. (de la page 82 à la page 92) . largeur. 

L Liasse. 

Ms Manuscrit. Manuscrite. 

BIss Manuscrits. Manuscrites. 

N.-D Notre-Dame. 

Ordre. 

O.deS.-B Ordre de Saintp-Benolt. 

p. Le L Le père Le Long {Bibliothèque histo- 

rtque de la Franeé), 

PP Pères ou patres efiefd^clîfiaifonf. 

Reg Begistre. 

t. (précédé d'un nombre ex- 
primé en chiflires romains, 

comme dans XF»!.). . . siècle. 

v^ recto. 

y vers. 

yaL . , , , volume. 

▼oy. voyez. 

T« ■ yerso. 

XVtsXVnies du quinzième au dix-huitième siècle. 

T* I. p. 50. ou I. 80. . . . tome !•', page 50. 



(o) Yoyn page 77, note o, et page 93, note «w 



ADDITIONS ET CORRECTIONS. 



Page 43, no 177, aa lieu de vanar$ ligio, lisez : yana religio. 

Page 49, no 206, après ces mots : ayec la carte du diocèse, ajoutez : 
qui s'y trouye souyent unie, mais qui ne fait point partie de l'édition 
originale. 

Page 66, no 317, cloutez : Simon, dans sa yie de Grosley, imprimée 
en tète des Mémoire» sur Troye», 1. 1, 1811, p. xyiij, mentionne denx 
éditions àesMtémoires de Vaeddémie, ete,, qne nous n'ayons jamais ren- 
contrées; l'une, en date de 1744, qui serait la première, et l'autre, en 
date de 1768, qui serait la troisième. 

Page 94, pièce HT, au lieu de 1419, lisez : 1619. 

Page 135, Liasse 128, au lieu de : 1421 = 1669, lisez : 1421 = 1789. 

Même page. Liasse 136, au lieu de : pièces d'un supérieur, lisez : 
pièces d'un intérêt supérieur. 

Page 143, Liasse 197, au lieu de : X77e = XF27/e f ., lisez : XYIIe = 

xvnie s. 

Page 160, pièce F, 4» ligne de cet article, au Meu de : tome 11, 
lisez : tome ii. 

Page 168, Liasse 379, an lieu de Louise de Lowcemibourg, lisez : 
Louise de Luxembourg. 

Page 181, Liasse 481, B, au lieu de : 930 liv, par,, lisez : 1000 1. p. 

Page 186, Liasse 499, au lieu de : Carton 327, lisez : 337. 

Page 249, pièce 51 , au lieu de : BulU-PancastefUsez : Bulle-pancarte. 

Page 260, Ire ligne de la lettre première, au lieu de : 22 novembre, 
lisez : 17 noyembre. 

Page 275, ligne 29», au lieu de : donnée en 1312 par le roi Alphonse 
XI, lisez : donnée en 1274 par le roi Alphonse X. (Yoy. plus loin, p. 403.) 

Page 276, les circonstances chronologiques relatiyes aux deux char- 
tes d'Alphonse Henriquez sont exprimées d'une manière erronnée. 
L'ordre et l'exactitude de ces circonstances ont été rétablis dans la 
note c de la page 396. 

Page 285, note a, au lieu de : une pierre de taille Uanehe, lisez : une 
pièce de toille blanche. 

Page 287, note a, au lieu de : page 55, lisez : page 155. 

Même page, note d, au lieu de : Ibid. 11. 155, lisez : Ibidem, tome ii, 
page 155. 

Page 307, note b, 2e paragraphe, 5e ligne, au lieu de : rapporter, 
lisez : rapprocher. 

Page 325, au lieu de : n y ayait aussi les Primitifs et le Portier^ Vun 
et les autres pris parmi les élèves, lisez : le dernier pris parmi les maî- 
tres, et les autres parmi les élèyes. 

Page 370 (titre de la charte de 1230), au lieu de : la met en jurié, 
lisez : la met en jurée. 

Page 407, ligne 12, au lieu de : deteriès, lisez : deteriùs. 



H 



CONTENU DE L'OUVRAGE. 



Pagts. 
Atànt-propos V 

Signes contbntionkbls xm 

Additions bt Corrections xiv 

UVRB I". 

Essai db Bouographh hutoriqub pour lb départr- 

MENT DB L'AuBB. . ^ 1 

CHAPITRE 1er. _ LisTB des priocipanz dépote publics oni 
contleiment ou qui ont contenu des documente relaufii 
A l'histoire du département de FAabe. 

% I«r. _ Dépote existant avant 1789 5 

8 n. — Dépote actuellement existante 5 

CHAPITRE U. — Manuscrits. 

S !*'• — Carlulaires, recueils de pièces et autres documents 
appartenant i la diplomatique, relatifs A la Champagne 
en général 8 

S H. — Cartulaires, recueils de pièces et autres documente 
appartenant à la diplomatique, spécialement relatif i 
certaines localités • 11 

% III. — Traités manuscrits relatifii à la Champagne en gé- 
néral, ou k plusieurs localités k la fois ' 1*> 

§ lY. — Traités manuscrits spécialement relatifs k Troyes, 

ou i certaines localités exclusiyement 18 

CHAPITRE m. -- iMPRiHis. 

§ I«r. — Recueils généraux et autres, quUl importe^de con- 
naître pour étudier l'histoire de Champagne 29 

S n. — Histoire de Troyes (diocèse et yille) et des autres 

localités du département de l'Aube 58 

Histoire religieuse et ses subdivisions ibid. 

Histoire séculière ^^ 

Histoire politique et civile 50 

Histoire et régime militaires^, 54 

Foires. — Corps de métiers. — Industrie. — Commerce. 

— Economie politique 57 

Archéologie. — Reaux arts 59 

Etablissements publics. — Ecoles • • . 60 

Collège de médecins. — Exercice de la médecine. -—Apo- 
thicaires 61 

Biographies 69 

Histoire littéraire. — Poésies historiques. — Libelles. — 

Pamphlets, etc 63 

Périodiques 68 

Topographie. — Cartes de Champagne 71 

Cartes du diocèse , 7S 

Cartes de la ville de Troyes. ibid. 



XVI 

LIVRE II. 

Gatalogub des Archives historiques de la Préfecture. 75 

Concordaucb entre la partie correspondante da cadrQ 
prescrit par la circulaire no 14 de M. le ministre de l'in- 

tér4ear etle{a6(eati^^n^raZci-aprés IB 

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE.— Tableau général des fonds 
on communautés qui composent le dépdt des archives 
historiques de la préfecture de l'Aidie. 

Première partie. — Histoire ecclésiastiqae. 

% 1er. .— Clergé séculier 77 

Paroisses et succursales ibid. 

Eglises collégiales ibid. 

% II. — Clergé régulier , 78 

Abbayes d'hommes ibid. 

Prieurés et autres maisons d'hommes ibid. 

Abbayes de femmes ibid. 

Prieurés et autres maisons de femmes 79 

Ordres militaires et hospitaliers ... * ibid. 

Hôpitaux • Ibid. 

Seconde partie. — Histoire politique et civile. 

S 1er. -. Administration provinciale ibid. 

Subdélégation de Troyes ibid. 

Commission intermédiaire 80 

§ n. — Administration municipale ibid. 

% in. — Administration seigneuriale ibid. 

CATALOGUE RÉPERTOIRE. 

CHAPITRE 1er. — Manuscrits. 

Histoire générale 81 

Histoire locale 84 

Liturgie ibid. 

Monographies sur des sujets ou établissements religieux. . 86 

CHAPITRE II. — Liasses. — Histoire ecclésiastique. 

Evéché 92 

Grand-Séminaire 102 

Petit-Séminaire ibid. 

Saint-Pierre 103 

ParoîSies, 

Saint-Aventin 118 

Sainfr-Denis^ ibid. 

Saint-Frobert ibid. 

Saint-Jacques ibifl. 

Saint^Jean 119 

Sainte-Madeleine ibid. 

Saint-Nicolas 120 

Saint-Nizier ibid. 

Saint-Pantaléon 121 

Saint-Remy ibid. 



Collégiales, Pages. 

Saint-Etienne i . 422 

N.-D. deLirey 129 

Saint-Maclou de Bar-sur-Aube ISO 

Saint-Nicolas deVongy 132 

Saint-Urbain ibid. 

t Abbayes d'hommes. 

Basse-Fontaine w ••••••• 138 

Clainraux. . • • 139 

Larriyoar ^ • • • * 150 

Saint-Loup ibid. 

Macheret 152 

Saint-Martin-és-Aires 153 

Montiéramey ibid. 

Montier-la-Celie « 158 

^fesle % 161 

Selliéres 162 

Yauluisant 163 

Prieurés et autres maisoru d'hommes» 

Capucins de Bar^sur-Aube et de Troyes • • * 163 

Chartreux de Troyes . . . > • • . . . ibid. 

Cordeliers de Troyes 164 

Gloire-Dieu de Bar-sur-Seine ibid. 

Jacobins de Troyes -• ibid. 

N.-D. du Hayer 165 

N.-D. en me 166 

Choisel ibid. 

Oratoire du Sainfr-Esprit • • . 167 

Ramerupt (Prieuré de N.^D. de) '. . ibid. 

La Trinité-Saint-Jacques ibid. 

Abbayes de femmes. 

N.-D.-aux-Nonnains 168 

N.-D.-des-Prés 173 

Paraclet « 174 

Prieurés et autres maisons de femmes. 

CarméUtes .' 174 

Filles de la croix de Nogent-snr-Seine 175 

Foicy . ibid. 

Sainte-Scholastique 176 

Ursulines ' ibid. 

La Visitation Sainte-Marie ibid. 

Ordres mUUaires et hospitaliers. 

O. de Malte* . . 177 

Hôpital du Sainfr-Esprit 178 

Hôtel-Dieu-Saint-Nicolas ibid. 

Hôpitaux diyers » ibid. 

HiSTOiRB Civile. , 

Administration proyincialé 179 

Administrationmunicipale 181 

Tille de Troyes ibid. 



Texte 5* (y. 1190.) Geoffroy, dit Barrai, yicomte de Mar- ^'V'^* 
seille, donne A Gudrvaax une rente annaelle de 20 livres 
depoiyre •....'.... 400 

— 6. (y. 1200.) Rocelin, ou Roncelin, frère de Barrai, con^ 
firme la donation précédente 401 

w- 7. (1267.) Balle de Clément Vil, contre J. Langlois, maî- 
tre de l'œuyre de Saint-Utbain, pour le forcer A rendre 
OOBipte 402 

— 8. (1274.) Charte d'Alphonse X, roi de Castille. Privi- 
lèges i l'abbaye de Clairyanx 405 

— 9. (1307.) Procès-yerbal constatajit Tinyasion A main ar- 
m^ de l'abbesse de N.-D.-anx-Nonnains et de ses gens, 

sur le territoire des FF. Jacobins 404 

>^ 10. (1559.) Henri de Poitiers, éyêqne de Troyes, donne 
an chapitre les étaax qui entouraient la cathédrale • • • 405 

— 11. (1442.) Procés-yerbal de Visitation faite dans l'abbaye 
de Notre-Dame-aux-Nonnains, par Jean Lesguisé, évéque 

de Troyes 406 

w- i2. (1448.) Information sur Le cas de Marguerite de 
Grevan, religieuse de N.-D.-aux-Nonnains 409 

«- IS* (1466.) Procés-verbal contre Catherine de Lusigny, 
abbesse de N.-D.-aux-Nonnains, pour la portion de vin. 411 

— 14. (1519.) Procés-verbal de la visite faite au monastère 
de N.-D.-aux-Nonnains, par Guillaume Parvi, évéque de 
Troyes 414 

— 15. (1521.) Autre Visitation par le même évéque, dans le 
même monastère ••••• 419 

— 16. ri438.) Règlement des écoles de Troyes, promulgué 

par l'evéque Jean Lesguisé. 426 ^ 

— 17. (1472.^ Lettres patentes &m Louis de Laval, lieu- 
tenant-général et gouverneur de Champagne, n autorise 
l'abbé de Montiéramev, à transiger avec un chef de bande, 
nommé Archambaui'ii-Boiutefeu, en lui payant rançon 

pour qu'il épargne son monastère 438 

— - 18. (y. 1583.} Mémorandum intitulé < Des merveilles de 
France. > •• 439 

— 19. (1606.) Lettre de Joseph-Juste Scaliger • • • • . 440 

*— SO. (i633.) Sentence sur gageure, rendue parlelieutent- 
ffénéral de Chaumont, d'où il résulte que l'enceinte totale 
de Clairvaux était plus étendue de 650 pieds que celle de 
Chaumont 441 

— SI. (1642.) Dissertation d'André du Saussay, sur les céré- 
monies qui se pratiquaient lors du joyeux avènement des 
évéques de Troyes ..• 442 

TABLI DIS HATlkRBS 451 

TABLB DIS NOMS D'Honns 461 

TAIU DBS ROSS DB UBirX 465 

ATU au BBUBVB, BT BxPUCATIOR DBS PLAHGHBS .... 469 



LIVB£ PREMIER. 



ESSAI DE BIBU06RÂPHIE HISTORIQII 

POUR LE d£pABTEMENT DE L'AUBE. 



KSSAI 1>E BIBIiIO««APIIIE. 



CHAPITRE I". 



Xi I S TE ûem principaux dëpèts publies qui 
contiennent ou qui ont contenu des doeu* 
ment* relatifs à l'iiistoire du département 
de l'Aube* 



S !*'• -r- Dépôts existant avant 1789 {a). 

ARRONDISSEMENT DE TROYES. 

Troyes. Hôtel -de -Ville; Collégiale de Saint- 
Etienne; Chapitre de Saint-Pierre; Commanderie; 
Abbaye de Saint-Loup. 

Montiéramey. Abbaye. 

Montier'la-'Celle. Idem . 

ARRONDISSEMENT D'ARGIS-SUR-AUBE. 

Dampierre. Fabrique de la paroisse; Château. 
Chalette. Prieuré; Château. 

ARRONDISSEMENT DE BAR-SUR-ArBE. 

Bar-sur-Aube. Hôtel-de-Ville ; Chapitre de Sl.- 
Maclou; Cordeliers; Prieuré de Saint-Pierre ; de 



(a) Ce premier paragraphe est textuellement extrait de l'Etal de» 
dépôts publiùs et particuliers attxquels on peut avoir recours pour la 
recherche des anciennes chartes et titres qui peuvent servir de preuves à 
Vhùtoirê de France et à perfectionner le droit public. Manuscrit de la 
bibliothèque royale, cabinet des chartes. Cet état fut dressé avant 
1789, pour toute la France, par les. soins des intendants provinciaux, 
et sous les ordres de M. de Bréquigny. Il était divisé selon la cir- 
conscription administrative provinciale. M. Ghampollion Figeac, 
conservateur de ce cabinet, a fait transcrire ce travail ea établissant 
une concordance entre la division primitive et la circonscription 
politique actuelle. 



— u — 

Saînte-Genevîève ; Commanderie de Malte; Hô- 
pital Saint-lNicolas. 

Basse-Fontaine. Abbaye. 

Beaulieù (commuDe de Juvanzé). Abbaye. 

Belroy (commune de Bayel). Prieuré. 

Bossancourt. Château. 

Boulancourt (comm'** de Valentîgny). Abbaye. 

Brienne-'le-Château. Château; Fabrique de la 
paroisse ; Hôpital. 

Chapelle-auX'Planches (la) (commune de Len- 
tilles). Abbaye. 

Clairvaux (commune de Ville-sous-la-Fcrté) . 
Abbaye. 

Fontaine. Château. 

Montier-en-l'Isle. Château. 

Radonvilliers. Prieuré. 

Rosnay. Château; Prieuré. 

Spoy. Château. 

Vendeuvre. Château (a) ; Prieuré. 

ARRONDISSEMENT DE BAR-SUR-SEINE. 

Bar-sur-Seine. Abbaye de Mores; Couvent de 
la Maison-Dieu. 

Courteron. Fabrique de la paroisse ; Chapitre. 

Cyé-^sur-Seine. Fabrique de la paroisse. 

Mussy-l'Evêque. Hôtel-de-Ville ; Chapitre; Hô- 
pital. 

{a) Cette résidence etiste encore. Indépendamment d'nne biblicH' 
theqae importante, les archives particulières de m. le baron de Yen- 
deayre contiennent divers documents dont j'ai profité pour cet ou- 
vrage, et qui seront mentionnés à leur place. Mais ce qu'on trouve 
surtout au château de Vendeuvre, ce qu'il me tarde de signaler avec 
l'autorité de l'expérience et l'expression de la gratitude, c'est une 
hospitalité toute littéraire, et l'accueU à la fois le plus gracieux et le 
plus aimable. 



— 5 — 

Neuville-^sur-Seine. Fabrique de la paroisse. 

Polisy. Château. 

Praslin, / Idem. 

Ricey-Bas. Id. 

Thieffrain, Id. 

Villemorien. Id. 

Ville-sur-Arce. Id. 

ARRONDISSEMENT DE NOGENT-SUR-SEINE. 

Nogent-sur-Seine. Abbayes de Yauluizan , de 
Sellières; un charlrîer. 

Paraclet (commiine de Quîncey). Abbaye, 



§ n. — Dépôts actuellement existants. 

A Paris. — Archives du royaume; Bibliothèque 
royale ; les autres l^ibliothèques publiques. 

Dans le département de l'Aube. — r Les hôpitaux; 
les archives des communes (a). 

A Troyes. — La JPréfecture ; la Mairie (b) ; la Bi- 
bliothèque publique (ç) ; les Archives de 1 adminis- 
tration des hôpitaux et hospices civils de Troyes (rf), 



(a) L'état dans lequel se trouvent ces archives, et le fruit que l'on 
pourrait certainement en tirer, surtout dans l'intérêt de l'histoire lo- 
c^e, suffisent pour accuser la situation actuelle de ces dépôts et pour 
appeler sur cet obj^ une réforme urgente. C'est dans les archives 
d'une chétive bourgade de ce département, La Villeneuve-au-Chéne, 
<Ioe se trouvait une importante charte de commune. Ce document, 
dont j'ai transmis copie à M. Aug. Thierry, est destiné à prendre 
place dans le grand recueil de nos origines municipales que prépare 
<^t historien, et que l'Europe savante attend avec impatience. Je 
^ihoisig cette citation entre beaucoup d'autres que je pourrais faire. 

,jfi) Les originaux les plus anciens de ce dépôt remontent ïiu xiv« 
siècle, n renferme, en copies, des chartes du xui«. 

{c) Les mss. de cette bibliothèque ne sont pas encore dépouillés 
^tiérement. Ils sont inconnus du public. 

(^ Cet archives, qui paraissent importantes, sont à classer. 



— 6 — 

à l'Hôtel-Dieu ; les Archives judiciaires, au Greffe 
du tribunal (a) ; les Archives du secrétariat de 
TEvêché, au palais épiscopal (b). 

A Dijon. — Les Archives de Tancienae Bour- 
gogne. 

Ce dépôt contient {c) : 

SUR TROTES. 

1222* Avril. 

Emprunt fait par Alix, duchesse de Bourgo^oe, de la 
somme de 11,720 livres, des marchands de Sienne, pour em- 
ployer aux affaires du duché, qu'elle promet de rendre aux 
foires prochaiDes de Bar et Provins. Dans le cas où elle 
n'y satisferait, Mile, seigneur de Noyers, s'en établit caution, 
et promet de se mettre en otage a Troyes. Inventaire P<^^. 
T. 1". P. 781. 

1&07. 13 Avril. 

Lettres patentes de Charles VI, données à Saint-Marcel- 
lès-Paris, par lesquelles il déclare être débiteur à Jean, duc 
de Bourgogne, de plusieurs sommes avancées par ce prince 
et son père, pour pensions, garde de places, solde des trou- 

Ses, frais de guerre, etc., lesquelles se montent à la somme 
e 347,591 francs, pour le remboursement desquelles som- 
mes, il cède audit duc la jouissance des aides des villes et 

cités du diocèse d'Amiens, de Beauvais, de Ghâlons 

et de Troyes, jusques à ce qu'il soit entièrement remboursé. 
Inv. P. T. 1. P. 528. 

Iikl7. 1er Août. 

Copie de la dépêche adressée par Jean Fraignot et M. de 
Toulongeon, à la duchesse de Bourgogne, faisant narration. 



(a) Les plus anciennes remontent A la seconde moitié da xvi« s. 

{h) Ce dépôt, peu considérable, se compose de quelques actes ou 
registres échappés à la réunion opérée lors de la suppression des 
établissements religieux, ou de mss. et autres pièces acquis depuis 
cette époque. Il est appelé toutefois à prendre quelque importance, 
grâce aux soins éclairés du jeune secrétaire, M. Tabbé Comnet, qui 
vient de faire preuve de goût et d'érudition dans la publication de 
son annuaire du clergé pour le diocèse de Troyes. Troyes. 1841. in- 
12. Chez Anner. 

(c) Le savant conservateur de cet important dépôt, M. Maillard de 
Ghambure, a bien voulu me communiquer lui-même l'extrait que je 
reproduis ici. Qu'il veuille bien me permettre de pnbUer aussi les vifs 
remer ciments que je dois à son obligeance. 



comment ils entrèreDi en la ville de Troyes, fui se soumit 
au roi et au duc de Bourgogne. Iny. P. T. 1.' P. 90. 

1418. 95 Mars. 

Lettre de Charles YI, par laquelle il ratifie le don ftdt au 
duc, du gouvernement de la monnaye de Troyes» Ghalons, 
Maçon et Dijon, donnée à Provins. Inv. P. T. 1. P. 650. 

l&St. 8 Septembre. 

Publication par Jean de la Trimouille s' de Jonvelle, 
cons' premier chambellan et grand maître d'hôtel du duo 
de Bourgogne, et par Guy de Jaucourt écuyer, cons' cham- 
bellan du duc, de la trêve et abstinence de guerre, conclue 
pour trois mois entre le duc et le dauphin, dans lesquelles 
sont compris entre autres pays, les bailliages de Ghaumont» 
Troyes et Vitry, les terres des s» de Nevers situées en 

Champagne, et les villes de Mussy-l'Evéque, Ghappes, 

Villeneuve le Roy, Provins, Braye, Notent sur Seine, 

Troyes, Ghalons, Rheims et Laon, etc. Inv. P. T. l. P. 581. 

i&68. 19 Mars. 

Commission adressante au bailli de Troyes, pour informer 
des ffriefs, torts et dommages faits et supportés par les sujets 
du duc de Bourgogne, de la part du s^ de Chatillon, gouver- 
neur de Champagne, pour ensuite liquider lesdits intérêts : 
lé tout en exécution du traité de Peronne, donnée à Amboise. 
Inv. P. T.l. P. 343. 

—Une liasse de titres de Satfi^(^en^tfi de Troyes (abbaye 
delloléme). 

SUR NOGENT-SUR-SEINB. 

19 Octobre 1628* 

Arrêt du conseil, et lettres patentes y annexées, par lequel 
S. H. aurait accordé aux habitans de la ville de Noeent sur 
Seine, pendant six ans, la continuation de la levée de 4 sols 
par minot de sel qui se vend au grenier à sel dudit lieu, et 
6 sols par chacun minot de sel descendant au port pour être 
distribué audit grenier, ou descendant en ceux de la prê- 
tée. 

Reg. de la ch. des comptes. G. 26. Inv. P. T. 3. P. 700. 



— 8 



CHAPITRE IL 



lHAIirVSCRlTS, 



§ I". — CartutaireSj recueils de pièces et autres do^ 
cuments appartenant à la dipbmatique, relatifs à 
la Champagne en général. 

!• Ghartularium Gampaniae quod Thuanum 
appellat Gangius {a) scriptum medio circiter xin 
saeculo. 

Coté. God. Golbert. 1492. Reg^ius 9493. 8. Nommé aussi 
Liher Principum. Bq. roy. n» 5992. 

On y lit cette note : 

a Le Liber Principum est la collection de toutes les 
chartes passées pardevant des seigneurs laies, ou don- 
nées par eux, concernant le comté de Champagne. Il 
comprend des chartes depuis vers le milieu de lon-f 
zieme siècle jusqu'à la mort de Henri, dernier comte de 
Champagne et roi de Navarre, décédé en 1274. n 

9. Gartulaîre de Ghampagne de la comtesse 
Blanche et du comte Thibaud son fils, du xii* au 
xiii* siècle : 1180 = 1246 environ. 

cr Chartularium comitum Campaniae temporibus Blan^ 
chae comitissse et ad usum ipsîus scriptum, ut innuunt 
hœc verba : de homagiis nobis factis. fo Iv. Ixiij. iiii''''vij. 
et iiii''''xj. d (Note des bibliothécaires. J 

Coté. Cod. Colb. 311. Regius 8408. 2. 2. Bq. roy. ms. 
5993. 

3. Registrum Principum Gampaniae ou Gartu- 
laîre de Ghampagne. 

Copies du xvii<^ au xviu« s. comprises en 3 volumes 



(a) Voy. Docange. Glossariam medi» et infim» latinitatis etc., 
édition en 10 vol. tome iv du supplément, à la table des JaMarici 
Chartularia, etc. p. Ixxxx. 



— 9 — 

in-fo, formant les tomes 56, 57 et 58 de la collection dite 
de Golbert. Bq. roy. 

]Sn tète de ces copies se trouve cette explication : 

a Ce Registrum Principum contenant 3 vol. est une 

copie du Liber Principum de la chambre des comptes, qui 

a péri dans Fincendie de 1737. » 

4. Suite du Registrum Principum Gampaniae. 
5 vol. în-f». Colbert. 59. 60. 61, 62. 63. 

En télé, on lit : 

a Les vol. 59, 60, 61 et les 59 premiers feuillets du 
62e contiennent la copie du ms. du Roi, n» 5993. (Voy, 
ci-dessus, n» 2.) 

» Le 62e vol. à commencer au fo 60 et tout le 63« con- 
tiennent la copie du ms. du Roi, n» 5992. (Voy. ci-des- 
sus no 1], avec quelques différences peu considérables. » 

Bq. roy. collection Colbert. 

5* Liber Principum. 

Sur vélin, semblable à celui de la bibliothèque royale, 
n» 5993. (Voy. ci-dessus, no 2.) Archives du royaume. L. 
24. Inv. de Dupuy. 

6. Cartulaire de Champagne, de 885 à 1372. 

5 cartons du no 20 au no 24. Copies du xvip att xviii<^ 
siècles. 
Arch. du roy. section historique. L. 

'• Etat très-détaillé des domaines et droits des 
comtes de Champagne et de Brie, divisé par juri- 
dictions, avec copie des chartes des privilèges des 
différentes villes, concernant le bailliage de Troyes, 
Villemaur, Bar-sur-Seine, etc. 

Registre du xive s. Arch. du roy. K. 1154. 
Trésor des chartes. Inventaire faisant suite à celui de 
Dupuy. Mélanges. Page 562. 

8. Champagne, aflFaires générales et villes par- 
ticulières de cette province. In-f*. 2 vol. 

<c Ce recueil était dans la bibliothèque de M. Bon- 
thillier, ancien évêque de Troyes. » (No 34218 du p. 
Le Long, BiUiothêque historique de la France.) 

•• Mémoire' concernant la généralité de Châ- 
lons, contenant la description et le dénombrement 



— io- 
de la province de Champagne et d'une partie de 
la Brie, commencé par M. Larcher, et acnevé par 
M. de Pommereu , successivement intendants. 
Année 1699. 

Ms. sur pap. in-fo. Arch. derHôtel-de-Ville de Troyes. 

HO. Mémoires sur la généralité de Champagne. 
1697. — 7. Minimes. Bq. roy. 

un- Mémoires sur la généralité de Champagne. 

— 951. St.-Germain. Id. 

^9. Mémoires, titres et actes concernant la 
Champagne, etc. — 101. H. St.-Germ. Id. 

13. Recueil de pièces, id. — 297. Brienne. Id. 

14. Divers litres touchant la Champagne. — 
l/i2. Cangé. Id. 

IS- Privilèges et ordonnances de Champagne. 

— 8312. 5. Id. 

10. Privilèges des foires de Champagne. — 
9852. 2. 2. A. Id. 

17. Assisiae Campaniae. 

Ducange. Gloss. etc. suppl. t. iv. Tabularia^ etc. 

18. Jus municipale vêtus comi tatûs Campaniae. 
— Id. Ibidem. 

10. Recueil d'actes féodaux. 

Ms. sans titre, sur papier in-4o, de la fin du xvn« 
siècle, sans date ni nom d'auteur, provenant de M. Huez. 
Contient : 
Feoda Campaniœ, copie. En tête, on lit cette note : 
a La présente copie a esté faite sur loriginal qui ma 
esté preste au mois de juin 1686. par M. Anthoine de 
Yyon sieur d'Herouval ancien auditeur en la chambre 
des comptes. » 

Cet original était, comme on sait, à la chambre des 
comptes. Le Feoda Gampaniae occupe 337 fos paginés. 
On y a joint ensuite : 

a Déclaration des Fiefs assis au dedans du bailliage 



— 11 — 

deTroyeSy donnée en 1541. Abrégé fait par nous Noël 
Goiffart conseiller du Roy... lient. g«i au bailliage, d 

Cette pièce comprend 113 fenillets paginés à nouveau, 
et termine le volume.— Bq. de M. Corrard de Breban, 
juge d'instruction à Troyes, et auteur de plusieurs ou- 
vrages distingués d'histou'e locale. 

30. Collection de chartes, titres et documents 

originaux (plus de 800), pour servir à l'histoire 

des provinces de Champagne et de Brie, depuis 

l'an lli 5 jusqu'en 1748; en 6 vol. in-folio, dos de 

maroquin. 

<x Cette riche et importante collection renferme, outre 
plusieurs chartes de communes, inédites et d'une date 
ancienne, les titres les plus intéressants sur Fhistoire de 
la Champagne pendant le moyen-âge et pendant le xvp 
siècle. D 

91L. Plusieurs liasses de titres relatifs aux mê- 
mes provinces. 

Ces deux articles faisaient partie de la vente de la 
bq. du bibliophile Jacob (Paul Lacroix), faite à Paris, 
en 1840. Ils portaient le no 1297 de son catalogue, in-8o. 
Paris. Techener. — Nous ignorons ce qulls sont deve- 
nus. 



§ II. — CartulaireSj recueils de pièces et autres do- 
cuments appartenant à la diplomatique, spécialement 
relatifs à certaines localités. 

29. Recueil de pièces relatives à Troyes et aux 
environs. — Bq. roy. Collection de la Ravallière. 

La bibliothècpie royale a acquis, vers le commence- 
ment de ce siècle, des héritiers de M. Lévesque de la 
Ravallière, un lot considérable de pièces provenant de 
sa succession, et relatives à la Champagne. 

Ces pièces, d'un intérêt fort inégal, ont reçu un com- 
mencement de classement qui parait n'être pas en cours 
de continuation. Uordre suivi dans la partie déjà classée 
est à la fois topographique et alphabétique. La localité 
de Troyes, contient a elle seule une dixaine de cartons 
qui figurent des in-folios ordinaires. 

93. Recueil de pièces transcrites aux xvi* et 



— 12 — 

XYii* 8., et traitant, pour la plupart, de possessions 
féodales en divers lieux du diocèse de Troyes. 

Ms. petit in-folio relié en basane brune, au dos esl 
doré : Cartulaire. 

Le volume débute par un Mémoire i(mchani le poidt 
de la ville de Troyes, appartenant aux Maire et Echevins. 
Ecriture du xyii« siècle, sans date, ni ordre, ni pagi- 
nation.— Bq. de M. Gorrard de Breban. 

*4. Etat de ce que le Roi peut lever à Troyes, 
sur différents objets de consommation, xiii* siècle^ 

— Arch. du roy. 1033. N. 

9i' Recueil de chartes et pièces originales (40 
environ) sur l'histoire de la ville de Troyes, de Tan 
1221 à Tan 1686, en 1 vol. in-folio, dos de ma- 
roquin. 

a Pièces intéressantes pour Thistoire civile et muni- 
cipale de Troyes, et pour Thistoire particulière des fa- 
milles de cette ville. » 

Extrait du catalogue du bibl. Jacob, déjà cité ; sous le 
no 1305. 

96. Inventaire général des titres et pièces étant 
au trésor de rHôtel-de-Ville de Troyes, capitale de 
Champagne. 1768. 2 vol. in-f* sur papier. — Arch. 
H. d. V. T. ^ 

9f- Ce sont les chartes de la ville de Troyes, 
mises et compilées en ce présent livre par lor- 
denance de noble homme Nicolas de Pontenoy 
conseilleur du Roy nostre sire et son bailly de 
Troyes lan de grâce m. ccc. Ixxvîj. 

Continué jusqu'à l'extrême fin du xv« siècle, sans va- 
riation d'écriture bien sensible. La charte la plus an- 
cienne est de 1230. Beau cartulaire sur peau vélin. — 
Arch. H. d. v. T. 

*8. Registre de TEchevinage de Troyes, de 
1637 à 1646. — Fonds De la mare. 9476. 3. — Bq. 
roy. 

99. Statuts des Boulangers de Troyes, extraits 



— Io- 
des registres de la Prévoslé. 1677. — Bq. de 
M. CarteroD, docteur-médecin à Troyes. 

JO. Statuts des Orphevres. — xvi* = xvii* s. — 
Bq. Corrard de Breban. 

31. Regestuin ubi plura ad urbem Trecensem 
spectantia. — - Cod. Reg. al. 9827. U. à. 
Ducange loco citato. 

39. Regestum primum magnorum dierum 
Trecensium ab an. 1367 ad an. 1395. — Cod. 
Rcg. al. 8357. 4. 4. 
Id. Ibidem. 

33. Regestum Nundinarum irirecensium. 
Id. Ibid. 

34. Cartulaire de Montiéramey. 

Bq. roy. no 5432. Parchemin, format d'un in-4o ordi- 
naire, li s'étend duxu» au xiye siècie. 



§ III. Traités manuscrits relatifs à la Champagne en 
général^ ou à plusieurs localités à la fois. 

35. Histoire des comtes héréditaires de Cham- 
pagne, par M' *** de Troyes. 1740. 

« On ne sait ce qu'est devenue cette histoire. » (No 
34222 du p. Le L.) 

36. Mémoires historiques-critiques, pour ser- 
vir a rhistoire générale des premiers peuples qui 
ODt habité la Champagne, par M. Sabbathier, de 
la société littéraire de Châlons-sur-Mame. 

a On en trouve un extraitdans le Mercure 1765. Juillet. 

p. 149 = 158. » — No 34221 du p. Le L. 

37. Histoire des comtes de Champagne et de 

Brie. 

Avec un blason, à la plume, des comtes de Ghampaffue. 
Ms. in-4o^ sur papier vergé, azuré, très-fort. Relie en 



— 14 — 

basane, parfaitement conditionné sons tous les rap- 
ports. 

Cet important ouvrage, resté inédit jusqu*â ce jour, a ^ 
pour auteur Gourtalon-Delaistre, qui le composa après 
sa Topographie, laquelle s'y trouve citée. D est entière- 
ment de sa main. 

Il fait partie de la bq. de M. Prévost-Paillot, juge à 
Bar-sur-Seine, qui Ta hérité de M. Sémilliard, son grand 
oncle, avocat de Troyes. 

L'ouvrage se compose de 3fô pages, précédées de xi 
pages de préface, et suivies de deux tables. U commence 
à Robert deVermandois (943), et finit à Fan 1404 (9 juin), 
avec le traité passé à cette époque entre Charles Vl et 
le Roi de Navarre. 

A la ijage 185, l'auteur raconte à sa manière, l'oriffine 
du privilège des Hoirs Musnier, Dans une note insérée 
au bas de cette page, il cite l'opinion de S^Foix f Essais 
sur Paris, tome 2), et d'antres, qui ne sont pas conformes 
à la sienne. Puis il ajoute : mats j'ai cru devoir suivre les 
titres et mss. qui m'ont été communiqués, en parchemin, par 
m, S avocat. Cette initiale s'applique très-vraisem- 
blablement à M. Sémilliard, et explique assez bien 
comment ce ms. de Courtalon passa entre ses mains. 
M. Patris-Debreuil, dans son édition des Troyens célèbres, 
au mot Courtalon, indique cet ouvrage, mais non cet 
exemplaire. 

En effet, la ville de Troyes possède dans sa bibliothè- 

2 ne, un autre exemplaire de ce même ouvrage et aussi 
e la main de Courtalon. Il est accompagné d'une carte 
de Champagne exécutée manu propriâ par son frère. 
C'est celui qu'avait vu M. Debreuu, aux archives munici- 
pales, où il se trouvait encore il y a quelques années. Ce 
second exemplaire est plus complet que le nôtre. On y 
trouve entr'autres des développements relatifs au blason 
des comtes et accompagnés de dessins précieux, quoique 
très-médiocres de travail, qui manquent absolument 
dans le premier. 

38. Recherches chronologiques, historiques et 
politiques, sur la Champagne, etc., par G. M. de 
Torcy-de Torcy. — A Châloas, chez l'auteur. 

(Voy. plus loin, Imprimés no 137.) 

30. Mémoires pour servir à l'histoire des com- 
tes de Champagne, par M. Remons (a) du Cours 

(a) Nicolas Rémond, seigneur des Cours, près Troyes, château 
appartenant aujourd'hui à M. Victor Masson, ancien député de TAube 
et maître des requêtes au conseil d'état. 

(Voy. Grosley. Troyens céWïres, aux mots RavcMière et Rémond.) 




— 15 — 

[sic] ; avec Tapprobation du censeur, à ayril 1720. 
— N* 141 suppl. 

In-folio. Sur Tune des feuilles de garde, on lit la note 
autographe suivante : a Donné à la bibliothèque du Roy 
par M. Rémond neveu de Fauteur, le 13« aoust 1748. 

— Sidlier. » 

A la fin de ce ms. se trouve le visa du censeur L. de 
Yertot, signé du 4 avril 1720. 
Il va jusqu'à Tunion de la Champagne à la couronne. 

— Bq. roy. 

40. Mémoire sur le gouvernement général de 

Champagne et Brie; Monseigneur le prince de 

Rohan,. gouverneur général. 

Ms. in-4o, papier. Vers le xviii« siècle. — Bq. de 
M. Harmand, régent au collège de Troyes, bibliothé- 
caire-adjoint, etc. 

* Le plan et la facture de ce mémoire ont une grande 
analogie avec ceux de Vouvrage de Baugier. 

41- Etat de la consistance et des revenus des 
domaines du Roy, engagés et réunis dans la géné- 
ralité de Champagne. 

Ms. in-folio sur papier, sans date. (Gomt du xviii« s.) 

— Arch. H. d. v. T. 

49. Généalogies des comtes de Champagne. 

Mélange de pièces manuscrites et imprimées, rela- 
tives à la généalogie des comtes de Champagne. Petit 
in-foUo, xvii« = xviii* s. — Bq. Harmand. 

43. Mémoires, monuments antiques, inscrip- 
tions, chartes, titres, biographies, généalogies, 
écrits divers et fragments, pour servir à la com- 
position de rhistoire ecclésiastique et civile du 
pays Langrois et de celle des Lingons. 

Par M. Tabbé Mathieu, mort, il y a quelques années, 
chez W^^* de Bresson, rue du Palais, à Ghaumont. 

Ms. de 18 à dû vol. in-4o. 

Une histoire de Clairvaux en 2 voL in-folio, ms. ci- 
devant possédé par M. Joachim Girardon(a] avocat, frère 



(a) Le ms. original dont il est ici question, après aroir passé entre 
les mains de M* Rocoort, dernier abbé de Clairvaux, mort sous la 
Eettaoration, parvint par héritage entre celles de M. Bfiteau, son 



— 16 -- 

de M. Tabbé Girardon, vicaire ffénéral de Trojes, et 
communiqué par ce dernier à M. Mathieu, a été trans- 
crite dans cet ouvrage (a). 

44. Table des matières des mss. de M. Dupuy. 

Bq. roy. Cette collection renferme une grande quan- 
tité de documents précieux ou intéressants pour toute 
la Champagne, et notamment pour le diocèse de Troyes. 
M. Corrard de Breban possède en original, de la main 
d'un savant du siècle dernier, un extrait volumineux et 
complet de tous les articles de cette table, qui concer- 
nent le département de TAube. J'en ai fait transcrire 
une copie pour la bibliothèque^^ archives de la pré- 
fecture de TAube. L'étendue d0% pièce m'empêche de 
l'insérer ici : je me contente donc de renvoyer, soit au 
dernier dépôt que j'ai cité, soit aux mss. de Dupuy. Bq. 
roy. 

i 

45. Topographie historique du diocèse de 
Troyes. 

Ms. autographe et original (signé) de Courtalon. 2 vol. 
in-4o, sur papier. 

Ces deux volumes paraissent avoir été donnés par 
Courtalon à M. Sémilliard, dont les communications sont 
citées par l'auteur. 

Ce texte comprend la partie qui se trouve imprimée 
dans le 3<^ vol. de la Topographie (b), mais il est beau- 
coup plCis étendu. L'ouvrage tel qu'il a été publié, n'est 
évidemment que le résumé de ce premier travail. — 
Bq. de M. Prévost-Paillot. 

46. Pontifical de St.-Loup. 

Le livre précieux, connu sous ce nom, est un ms. du 
xiie siècle, sur vélin, à initiales dorées et ornées. Il 

Sarait avoir été écrit pour un autre diocèse que celui 
e Troyes, bien qu'il fût à l'usage de celui-ci dès 



neveu, maire de Jonchery-sur-Yesle (Marne). Mais par suite d'une 
méprise, le ms. fut déchiré. M. le comte de Montalembert et M. L. 
Paris, bibliothécaire de Reims, qui en ont tu les vestiges, ont reconnu 
qu'il n'y avait pas moyen d'en tirer parti. 
Extrait d'une lettre de M. Miteau, à l'auteur. (6 fév. 1840.) 

(a) < .... J'ai eu edtre les mains 3 vol. mss. extraits des archives de 

Glairvaux, et transcrits par M. l'abbé Mathieu J'y ai trouvé une 

foule de détails précieux sur l'existence générale de Glairvaux et 

de ses dépendances. Ces mss., vraiment intéressants, sont à vendre 
au profit des héritiers du transcripteur » 

Extrait d'une lettre de M. le comte de Montalembert, pair de France, 
etc., à l'auteur. (5 mars 1840.) 

(h) Voy. plus loin, Imprméi, N© 206. 



k 



— 17 — 

1191» c*est-à-dire peu de temps après sa confectioD. Il 
contient le rituel de toutes les cérémonies dans les* 
quelles intervenait Toffice de Tévéque, excepté la con- 
sécration des empereurs et des papes. Ces formules sont 
entremêlées de dissertations sur les objets auxquels 
elles se rapportent. Parmi les plus remarquables, nous 
citerons les notices qui traitent des synodes, des offi- 
ciers de la cour romaine, de la consécration des églises, 
^es religieuses, des veuves chastes, des diaconesses, du 
sacre des.rois et reines, etc. Il passe pour avoir servi, 
pendant trois siècles, à Fusage de révéque de Troyes. 
Xn effet, les derniers feuillets sont remplis par des ser- 
jnents d'obéissano^et de soumission adressés à ce 
prélat, et prêtés p^des abbés et abbesses, parmi les- 
quels on remarque plusieurs des abbesses de N.-D.-aux- 
Jnonnaîns, Le dernier de tous a pour date 1531. Dans le 
nombre, il en est qui appartiennent à d'autres diocèses, 
tels que Reims, Orléans, Soissons, Auxerre, Sens, Ghâ- 
Ions, et qui pourtant s'y trouvent mêlés sans distinction 
ni ordre que j*aie pu saisir. Au xtik s., il faisait partie 
de la bibliotnèque de St.-Loup. C'est de là quil est 
passé, en 1791, entre des mains particulières, comme le 
prouve cette note volante et autographe qui s'y trouve : 
— cr Ce pontifical me vient de l'abbaye de St.-Loup de 
Troyes. Je l'ai eu dans le temps de la destruction de 
cette célèbre maison, le 10 décembre 1791. Il m'a coûté 
12 **". Signé Michel Sémilliard. »— Gems..est cité et in- 
diqué comme preuve et comme source dans une foule 
d'auteurs et de traités imprimés et mss. relatifs à This- 
toire de Champagne. — Bq. de M. Pré vost-Paillot. 

47. Codex chartaceus olim Golberlinus. Ibi 
continentur : 

10 Collationes et taxationes- decim» ecclesiarum et 
beoeficlorum civitatis et diœcesis Trecensis. 

20 Modus visitandi et casus de quibus inquirendum 
estinter visitandum. 

Is codex decimo quinto saeculo exaratus videtur. 

(Catalogus codicum manuscriptorum bibliothecae ré- 
gi». Ex typographie regiâ. 1744. In-fo.) — Sub N» 5661. 
— Bq. roy. 

48. Evangéliaire St.-Loup. 

Ms. sur Télin, du i:ii« siècle, avec lettres ornées. 

11 se compose en principal du texte des évangiles de 
St. Luc et de St. Jean. A la fin se trouvent plusieurs char- 
tes ou notices datées de l'abbaye et qui ont une valeur 
historique. On y lit entr'autres ce passage : 

a Annoincarnati verbi. m. c. liij., serenissimus princeps 
nosterHenricus, dei gratiâTrecensiumpalatinus comes, 
[Henri le Large).... dédit ecclesise beati tupi huncipsum 



— 18 — 

Textum.... in quo junior HeDdcus, filius ejus, inscultas 
est qaasi presentans textum beato Lupo. » 

Cette reliure remarquable, dont il est très-fréquem- 
ment question dans les archives de St.-Loup et d*antres 
documents, a été, au xtii« siècle, employée ailleurs, et 
remplacée sur ce livre par une couverture en veau qu'il 
porte encore. Témoin le certificat suivant, écrit sur 
une feuille de papier, qui précède le texte : 

a Ad perpetuam rei memoriam. 

» Sacro-sancta J. G.... evan^elia, not» prsBtereà non 
spernendse de hujus monasteni primariâ constructione, 
nec non et abbatum juramenta, quse hoc volumine ma- 
nuscripta continentur, ex antiqvo illo et omnium qui in 
hujus monasterii servantur ecclesiâ, maximo ac pretio- 
sissimoEvanseliorum Textu distracta, in hune, nepenitùs 
dépérirent, librum, tune compingi curavimus, cùm idem 
Textus jam penè ex toto diruptus, restitutoain integrum, 
ac elegantissimo ex Antuuerpiensi typo^phià Episto- 
larum jBvangeliorumque totius anni fascicule, impensis 
monasterii, decoratus est, anno à reparatâ mundi sainte 
suprà millesimum sexcentesimo quadragesimo primo, 

Sridiè nonas Julii, sub abbate Reverendissimo P. ac 
omino. Domino J. B. Aristide de Modène viro nobUis- 

simo atque piissimo Haec tester et scripsi Ego Frater 

Glaudius Ghenuot can. regularis... nec non prœdicti mo- 
nasterii prier... — Signé Ghenuot. » 

Quant au nouveau texte, dont parle le chanoine et qui 
fut revêtu de la précieuse couverture, nous ignorons ce 
qu'il est devenu. 

L'Evangéliaire de St.-Loup se trouve actuellement 
dans la bq. de M. Gadan, à Troyes. 



§ IV. — Traités manuscrits^ spécialement relatifs à 
Troyes ou à certaines localités exclusivement. 

40. Les Louanges ou histoires de Troyes et des 
Troyens, par J. Passerai, de Troyes, lecteur du 
Roi en l'université de Paris. Ms. du xvi* s. — N* 
34300 du p. Le L. 

50. Histoire ecclésiastique et séculière de la 
ville de Troyes, en Champagne, contenant plu- 
sieurs choses remarquables au fait de la religion, 
depuis l'an 1550 jusqu'en 1594 , par Nicolas 

Pithou. In-folio. 

c( Conservée dans les mss. de Dupuy, sous le num. 
698. » No 5065 du p. Le L. 



— 19 — 

Voy. aussi le même auteur, t. iv. suppl. p. 274. 2« col. 

41. Histoire de ïroyes. 

Bg. de M. Garteron, docteur-médecin à Troyes. 

« Ce ms., d'une écriture très-peu déchiffrable, me vient 
de la vente de Barbier, Tauteur du Dictionnaire des 
Anonymes. In-4o. mouton, dos de papier. Il porte la si- 
gnature de Nicolaus FaiUy, et la date de 1608. x> 

(Note du docteur Carteron, catalogue de sa bq.) 

Ce ms. est écrit de deux mains et se compose de deux 
parties très-distinctes. La première, qui est de Nicolas 
Faillv, appartient au commencement du xyii« siècle, 
li'auteur, qui parait avoir habité successivement Troyes 
et Paris, a réuni sur ce calepin, des notes et inscriptions, 
la plupart en vers et presque toutes latines, recueillies 
sur les diprers édifices religieux et autres de ces deux 
villes, n en est fort peu qui aient une valeur historique. 

L'auteur de la deuxième partie vivait dans la pre- 
mière moitié du xviiu siècle (1707 » 1747 envir.). Il 
a rempli les vides nombreux du cahier primitif, en y 
intercalant une foule de notes plus ou moins impor- 
tantes, relatives à l'histoire de Troyes et de la Cham- 
pagne ou de la France. 

a 

St. Antiquités de Troyes, par le P. Gourdault, 

cordelier. 

(Gourtalon, Top. hist. 1. 1", à la fin, Nomendature des 
sources où il a puisé) (a). 

S3. Mémoires mss. sur la fondation et Anti- 
quité de la ville de Troyes, capitale de la pro- 

(a) JPai troavé, dans Tun des mss. qui précédent, le passage suivant : 
■ Le vendredi des quatre temps de laPentecote 1710, 13e juin, m. Pa- 
rîsoty chanoine de St.-Etienne, m'a prêté le livre ms. des ArUiquUés 
di Troyes, composé par Frère Antoine Gourdault, natif de Troyes, 
docteur en théologie et gardien du courent de Troyes, lequel auoit 
été imprimé comme il le marquoit, en 1589, et avoit appartenu à 
M» Nie. Format, chanoine et chantre de St.-Pierre, et à présent, ap- 
partient aux héritiers de deffnnt M« Gaspart Parlsot, virant procu- 
reor, demeurant en la rue des Filles, à Troyes. » — F© 88 ro. Ms. 
de Nieolas Failly. (Voy. ci-dessus, no 51.) 

ngnore ce qu'est derenu Fourrage du P. Gourdault, et je ne l'ai 
joftau rencontré ni ms. ni imprimé. Mais je dois ajouter ici une autre 
note qui fournit, ce me semble, à ce sujet, un rapprochement digne 
de remarque, et qui, dans tous les cas, a son utilité. 

c En i509, un bourgeois de Troyes, nommé Bonne-Espérance, 
composa un livre en latin, dirisé en 4 parties, intitulé : Compotus 
novissimtu ampliatusetsmmdains. Ce lirre peut parler infailliblement 



— 20 — 

vince de Champagne. 1697. — Bq. de M. Com- 
parot de Bercenay. 

(Gourtalon. Top. hist. f . i. Nomenclature, etc.) 

54. Annales de la ville de Troyes^ par M. Jean 
Hugot, chan. de St^-Etienne. 

a Ces annales sont conservées à Troyes dans la fa- 
mille de Fauteur. Elles s'arrêtent à 1704. d — N» 34301 
du p. Le L. 

5ft. Breyer (Jacques), chanoine de St. -Urbain. 
Mémoires en grand nombre sur l'histoire de Troyes , 
avec la continuation par M. Breyer (Remy), cha- 
noine de la cathédrale. 

(Gourtalon. Nomenclature, Ibîd.] 

56. Annales de Troyes, par Mi Breyer, jusqu'à 
niiO. « Entre les mains de M. Monincaii, héritier 
de l'auteur. » 

(No 34302 du p. Le L.) — Le môme que le précédent. 

57. Calendrier de l'église oc Troyes, par M. 
llorel, ancien lieutenant-général de Troyes. In-folio. 
459 pages. 

or Acquis par le bureau de ïroyes. » — No 5066 du 
p. Le L. — (Il ne s'y trouve plus.) 

58. Morel, lieutenant-général de Troyes- 2 vol. 

des antiquités de la viUe de Troyes, et pourrait se trouyer dans la bi- 
bliothèque des Gordeliers ou Jacobins de cette yille, ou peut-être 
chez quelques libraires. » 

(Extrait d'une lettre sur les Antiquités de Troyes, adressée en 1750, 
par M. Bertrand, chanoine de St.-Urbain, à Tabbé de St.-Martin-és- 
Aires. — Voy. plus loin, Arch. histor. de la préfecture de PAube, à 
l'art. St. -Martin-ès- Aires, liasse N» 291, pièce A.) 

Quel que soit le livre qu'indique ici le chanoine Bertrand, ce livre 
a, comme le précédent, échappé à toutes mes recherches. Peut-être 
y a-i-il une erreur dans l'une de ces deux dates, 1509 et 1589, qui 
seraient identiques? Dans ce cas, il y aurait lieu de supposer que ces 
diverses indications se rapportent toutes à un seul et même ouvrage 
du P. Gourdault. Car le bourgeois de^ Troyes Bonne-Espérancey pourrait 
bien être un pseudonyme, et le titre vague d'Antiquités de Troyes, 
qu'emploie Gourtalon, n'est nullement rigoureux. 

Il n'en est pas question non plus dans les précieuses Recherches de 
M. Gerrard de Breban, sur V Imprimerie de Troyes. 



— 21 — 

Msg. in-folîo, sur l'histoire ecclésiastique. « A THô- 
tel-de-Ville. » 

(Gourtalon. Ibid. iVbnt.)— Sans doute le même que le 
précédent. 

59. Trasse, chanoine de la Cathédrale. Mé- 
moires pour servir à l'histoire ecclésiastique de 
Troyes. Ma. 5 vol. in-4". 

(Gourtalon. Ibid.) — Voy. Troyens célèbres, au mot 
Trasse de Montmusard, 

•O. Mémoires historiques et chronologiques 
des antiquités de la ville de Troyes, capitale de la 
province de Champagne. 1753. 3 vol. in -4% sur 
pajjier, par Duhalle. — Arch. H. d. v. T. 

Duhalle,ancien marchand de chanvre au faubourg St.- 
Jacques, à Troyes, est mort vers la fin du siècle dernier. 

Cet ouvrage, où Grosley, Gourtalon et plusieurs autres» 
ont largement puisé, est le plus méthodique, le plus 
étendu, le plus complet qui soit resté, à ma connais- 
sance, sur 1 histoire de Troyes. Il manque absolument, 
il est vrai, de sftle et de critique. Mais Tauteur touche 
à presque tous les points, accumule les faits, et, dans 
ses erreurs comme dans ses assertions les plus véridi- 
ques, se montre aussi studieux que sincère. Il paraît 
avoir eu communication d'un grand nombre de nos 
archives religieuses. Une édition critique de Duhalle, 
ou mieux une histoire de Troyes, qui prendrait son ou- 
vrage pour canevas, serait un service éminent rendu 
pour la première fois à la science, et vraisemblable- 
ment aurait du succès auprès du public. 

€11. Histoire de nostre monastère de Tincarna- 
tîon de J.-C. N.-S., de la ville de Troyes (Carmé- 
lites) , depuis sa fondation (1620), jusqu'en 1712. 

Par une Carmélite de Troyes. In-4o sur papier, d'un 
millier de pages. — Bq. de M. Gadan. 

•*. Le trésor des Antiquités de St.-Loup de 
Troyes, par Jacq. Cousinet, chanoine régulier. 

P. LeL., no looss, tom. i", et dans le tom. iv, suppl. 
No 12586. — Bq. St«- Geneviève, à Paris. 

cr R. P. Jac. Cousinet canon, regular. S^> Augus- 

tini, congregationis galiicanae et subprior insignis abba- 
tis sancu Lupi apud Tricasses, maximâ diligentiâ atque 



— 22 — 

iodustriâ thesattrum AntiaaiUtom illius monaslerii è 

plateariis émit et in tria dmsit volumiDa 

• Primo vol. comprehenditur Vita satnctiLupi nec 

non Historia AitUœ ex variis scriplorilNis ccmcinnata. 

jiSecandam toI. Notas et explanationes •im hUtoriam 
iometi Lupi complectitnr. 

•Tertio Tolomiiie Cknmotogia exhibetar ahbatnm ac 
rectorum iUius numasterii u$que ad oiumiiii 1663, etc. b 

(Annales ecclésiastiques du Père Le Gointe. In-folio, 
t. in, p. 270.) 



Thésaurus Ântiquitatum Augustae Basilicae 
sancti Lupi apud Tricasses. — Yol. m. — sive Cro- 
nologia (sic) regalis abbatiae Sancti Lupi Trecensis. 
Accessit appendix compendiosa de statu ejusdem 
abbatise, quâ iUius dignitas plurimùm commen- 
datur. Autor est Fr. Jacobus Gousinet presbiter 
canon, r^. congr^. gallicanœ anno. M. DC. LXIII. 

In«folio, snr papier, xvni« s. .Transcription da 3« vo- 
lume de l'ouvrage précédent. 

Ce ms. est entièrement copié de la main de M. Ber- 
trand, chanoine de St.-Etienne, parent et contemporain, 
de Grosley (a). M. Bertrand a laissé des papiers composés 
de correspondance avec les savants de son époque, 
d'extraits de toute espèce, etc., les uns et les autres 
concernant l'histoire de Troyes et de la Champagne. 
Ces papiers, que je ne saurais décrire ici d'une manière 

Elus précise, se trouvent dans la bq. de M. Corri|rd de 
irdNui, ainsi que le ms. n» 63. 

#41- Lbistoire de l'Abbaye royalle de Nostre- 
Dame de Troyes. 

Ifs. sur papier, de 25 feuillets, rédigé par un confes- 
seur ou ami de la maison, d'après les archives du mo- 
nastère. Il comhat l'opinion de Desguerrois, qui lui 
donne St. Leuçon pour K)ndateur (vii« s.), et prétend que 
l'Abbaye est de fondation royale et remonte à une époque 
plus reculée. Ce ms. est delà première moitié du xvii« s.; 
il provient des papiers du p. Adry, de TOratoire. C'est 
probablement celui que mentionne Courtalon dans la 
nomenclature des sources où a puisé, à la fin du 
tome i«r de sa Topographie. — Bq. de M. Corrard 
de Breban. 



(o) Voy. sur M. Bertrand, Mémoires de la SodM d'ÂgricuUure de 
VAtOfe. In-So. 1827. Ur trimest. p. 73. 



— 23 — 

•*. Recueil de pièces relatives à iV.-D. aux 

Pfonnains. 

Ce ms. provient de M. Sémilliard, et contient de son 
écriture. On y trouve entr' autres un mémoire attribué 
avec beaucoup de vraisemblance à R. Breyer, chanoine 
de la Cathédrale, et ayant pour titre : de$ Privilèges pré- 
tendus du monastère de VÂohaye de N.-D. aux Nonnains 
de Troyes. Pap. in-4^. — Bq. du Secrétariat de TEvéché 
de Troyes. 



Evangéliaire de iV.-Z). aux Nonnains. 

On trouvera dans la suite de notre ouvrage, une dis- 
sertation spéciale sur ce ms. remarquable. 

W. Calendarium omnium festorum secundùm 

usum insignis ecclesiae Regalis sancti Stephani Tre- 

censis. Huic additae sunt fundationes et distribu- 

tîones manuales quae fiunt in eâ. 

Sur papier in-4o. Presque exclusivement d'une seule 
main. La date la plus récente qu'on y rencontre est 
1776. L'auteur est, comme nous rapprend unenote placée 
vers la fin du texte, a M' François Gentil, prêtre, curé 
de Villeneuve aux Riches Hommes, chanoine de St.- 
Etienne en 1750, décédé le 20 octobre 1776. d Indépen- 
damment du calendrier liturgique, il contient une 
suite de notes historiques d'un médiocre intérêt. — 
Bq. de' M. Harmand. 

6§. Règlements des religieuses de S^^-Ursule. 

Mm. in-4*, sur papier (vers 1644). 

Provenant de la bibliothèque du docteur Bouquet, qui 
a inséré une note en tête de l'ouvrage. — Bq. de M. Har- 
mand. 



Généalogie de la famille des Hennequins. 

Ms. in-fo, sur papier, xvii« = xviii« siècle, avec blasons 
coloriés. Charte d anoblissement des Les^uisé par Char- 
les YII. Documents précieux sur les alliances des des- 
cendants collatéraux de Jeanne Darc, à Troyes. — Bq. 
de M. Corrard de Breban. 

ÏO. Mystère du xv' siècle, réprésenté à Troyes, 
sans date positive ni nom d'auteur. Il contient la 
Création, la Passion et la Résurrection de J.-C. — 
En 3 vol., format de nos în-4% sur papier, — fort 
curieux. (Arch. H. d, v. T.) 



— 24 — 

ffl-' Recherches nouvelles sur la Vicomte et les 

Vicomtes de Troyes. 15 fév. 1759. 

Ms, original et autographe de I^évesque de la Raval* 
lière, sur papier in-4o, de 32 feuUlets. — Bq. de M. Cor* 
rard de Breban. 



f S?. Histoire de Bar-sur- Aube ^ et plusieurs char- 
tes et mémoires concernant cette villct 

a Ces pièces sont entre les mains de M. Gehier, avocat 
du roi et subdélégué de Fintendance de Champagne, 
auteur de cette histoire, b *— (N» 34358 du p. Le L. Sup.) 

f 3. Essais historiques sur la ville de Bar-sur-- 
Aube, en Champagne. 1785. 

Ms. autographe sur écu vergé. Par un habitant de 
Bar. — (Bq. de M. Gadan.) — En tète on lit cette 
note : 

a Lessay sur Vhistoire de Bar-s.-Aube sera suivy dan 
répertoire par ordre alphabétique ou extrait des regis- 
tres et délibérations importantes de THôtel de Ville dont 
le détail n'a pas pu entrer dans une histoire. 

DSi monsieur le maire trouve cet essay intéressant 
il pourra le faire transcrire par le secrétaire greffier 
sur un livre déposé aux archives de la ville, dont un 
sieur Arson n'a rempli que les dernières pages et dont 
les autres feuillets sont restés en blanc. » fa) 

Ce Ms. a été publié par la société d'Agriculture, etc.» 
et tiré à part sous les initiales de M. Gadan. (Yoy. plus 
loin no 207 .J 

On a omis dans cette édition, la note ci-dessus et les 
sources que le ms. cite en marge à chaque page. 

74. Elogia singulorum Clarœvallis abbatum, à 
B. P. N. {Beato Pâtre Nostro) Bernardo usquè ad 
IReverendum admodùm patrem ac dominum 
Dyonisium Largentier felicis memoriae, abbatem 
XLiy {b), — ex antiquis monimentis excerpta. 
1639. 



(a) Les archives municipales de Bar-sur-Aube sont encore considé- 
rables. Ce dépôt, d'après nn examen très-rapide, m'a paru mériter une 
étude plus attentive et plus approfondie. Peut-être serait-il à propos 
de les soumettre à un dépouillement spécial dans l'intérêt du travail 
que prépare M. Aug. Thierry, sur nos origines municipales. 

{h) 44« abbé de Glairyaux, mort en 1624. 



k 



— 25 — 

Par un religieux de Clairvat$x, nommé A. Saulnier. 

Ms. sur papier petit in-f«» d*une remarquable exé- 
tution calli^raphimie. Il se trouve dans la bibliothèque 
de M. Garnier, de Bar-sur-Aube, avocat et rédacteur du 
Règlement de Thôpital de cette ville, en tète duquel se 
lit une petite notice historique. (Voy. le chapitre suivant» 
Imprimés, N© 208.) 

Le ms. de Saulnier débute par une préface d*une élé- 
gante latinité, dans laquelle il dédie le livre avec de 
grands éloges à D. François Rongeot, prieur deFAbbaye 
et vicaire général de Tabbé de Glairvaux. La série des 
abbés s'y déroule ensuite. Chaque article se compose 
d'une courte biographie suivie d'une épigraphe en 
quatre vers latins. Le ms. original s'arrête à la page 
37, avec l'article de l'abbé Denys Largentier. Une main 
plus récente l'a continué de quatre feuillets, c'est- 
à-dire jusqu'à la mort de Pierre Bouchu, arrivée en 
1718. 

75- Elogia singulorum... (comme le précé- 
dcDt]... usquè ad Ludov. Mariam Rocourt. Ll.et ul- 
timumClarœvallensiscœnohu abbatem, Barri super 
albam defunctum,anno domini. M. DCCG.XX. lY. 

M. Rocourt est mort le 6 avril 1824. Ms. tout moderne, 
sur cloche, recopié et mis en meilleur ordre, par M. 
Harmand, qui le possède encore. 

F. Le Boullenger, archiviste de Glairvaux, qui exer- 
çait encore cette fonction en 1775, avait continué jus- 
qu'en 1761, l'opuscule de Saulnier. C'est d'après son ms. 
que M. Harmand a exécuté sa copie. Quant au ms. 
intermédiaire, on ne sait ce qu'il est devenu. 

76. Mémoires sur le bourg de La Ferté sur 

Aube. 

cr Ces mémoires sont dans le cabinet de M. Gehier, 
subdélégué de l'intendance, à Bar-s.-Aube. x> — (No 34337 
du p. Le L. Sup.) 

f T. Histoire de l'Abbaye royale de N.-D. de 
Nesle-la-Reposte 

Ms. sur papier in-4o, compilé en 1741, par un religieux 
de cette maison alors transférée à Villenauxe» 

Il se compose de 2 tomes, reliés en un volume. 

Le tome premier (qui devrait être le second), porte le 
titre ci-dessus, accompagné de ces mots : a... où on voit 
ce qui s'y est passé depuis la réforme jusqu'à présent. 



^ - 26 — 

1741. » Cette partie embrasse 187 pages numérotées, 
et s'arrête à-peu-près à la date Indiquée. 

Après quelques pages blanches se trouve le tome se- 
cond (qui devrait être le premier). Il porte également le 
titre général, puis ces mots : .... Oit on voit ce qui s'y est 
passé depuis sa fondation,,,., (qui est censée dater de Tan 
501.).... jusques à Vintroduction de la réforme en 1660. Il 
contient 56 pages, d'une pagination nouvelle, et finit 
brusquement, mais sans mutuatîon à Tan 1238. 

Cet ouvrage appartient à M^ Jacob (Amand), juge de 
paix à Yillenauxe. Il en existe une copie, en la posses- 
sion de M. Gérost-Ghoquet, correspondant de la société 
académique de TAube, qui habite la même conunune. 

fS. Extrait des registres baptistaires et mor-t 
tuaires de 10 paroisses de campagne, situées dans 
la province de Champagne, pour cent ans, avec 
les tables de mortalité. Par le curé de Soulaines. 

Ms. in-folio, sur papier, communiqué en 1839, par 
M. Bertrand, maire «de Bar-sur- Aube. Il se trouvait 
alors à la mairie de cette vUle, parmi d'anciens pa- 
piers. 

Ge ms., écrit vers 1776, renferme des tableaux sta- 
tistiques propres à faire connattte la mortalité chez les 
deux sexes, a chaque âge de la vie, et dans des condi- 
tions de clhnat différentes. Les observations s'exercent 
sur un total de 18302 naissances, et 16703 morts, ré- 
partis entre les populations de 10 communes ou pa- 
resses, et pendant un siècle, de Tannée 1676 à Tannée 
1775 inclusivement. Ges paroisses, quoique situées dans 
la même région et aux environs de Soulaines, ont été 
choisies par Tauteur, à cause, dit-il, de la variété que 
présentent leurs positions géographiques et les condi- 
tions physiques, météorologiques, etc., où se trouve 
chacune d'elles. 

f9* Histoire de Vandœuvres. 

a Gette histoire est entre les mains de M. Gehier, sub- 
délégué de Bar-sur-Aube. x>— (No 34358 du p. Le L. Sup.) 

SO. Mémoires de la Terre de Vendeuvre^ depuis 
Tan du seigneur 395, jusques à présent, pour 
servir à en faire Thystoire. 

Ms. sur papier, format d'un in-8o, composé de vingt 

^1^S.«^^i<a JL^^^êJÎ^ •mw^^'^^ Mt^AC^ ^» j^ »« « ».«» ^v l^v w^a.^va'a «T«v««4- Wkina *4«.««*f. 




, , plus ^rand 

mérite est d'offrir la copie d'un certain nombre de Utres, 



— 27 — 

parmi lesquels se trouvent les chartes qui affranchirent 
les habitants de la servitude et de la main morte, moyen- 
nant une taille abonnée. On y rencontre aussi quelques 
renseignements utiles sur la Confrérie de Saint-Nicolas 
de Yendeuvre. — Bq. du château de Vendeuvre. 

SI. Notes sur l'église de Vendeuvre. 

Ms. sur papier, format d'un in-i2 ordinaire : 313 pages 
numérotées, sans compter divers appendices. Il ne porte 
aucune espèce de titre, de rubrique^ ni d'indication som- 
maire. 

Ouvrage de Nicolas Chevalier, notaire de Vendeuvre, 
mort vers 1772. Il traite de Téglise de Vendeuvre, de sa 
fondation, de son accroissement, de sa décoration, etc. 
Des détails surannés ou insigniflants en composent la 
maieure partie. 

Quelques particularités cependant trouveraient leur 
place dans une monographie mieux entendue. De ce 
nombre sont les statuts de la confrérie de Saint-Nicolas, 
qui existait à Vendeuvre dès le xiip siècle. 

Ce livre appartient à M. Maigrot, secrétaire de la 
mairie de Vendeuvre. 

89^* Essai historique sur Vandeuvre^ en Cham- 
pagne, contenant son antiquité, les mœurs, reli- 
gion et coutumes de ses anciens habitans, etc., 
par N. C*** à Vandœuvre, chez Fauteur. M. D. CC, 

XIIC. {$ic. — 1788.) 

Par Nicolas Chevalier, ancien notaire, mort vers 1800, 
' et fils du précédent. 

Ms. autographe et original, sur papier vergé azuré, 
in-So, de 89 pages numérotées. 

n se divise en 3 parties. 

La première contient, sur Vorigine de Vendeuvre, un 
roman mythologique, copié sur le modèle des histoires 
fabuleuses du x vi« siècle. Deux points, toutefois, sont à 
noter, dans cette œuvre de crédulité ou d'imagination. 
Vendeuvre, primitivement nommé Vienne selon Fau- 
teur, tirerait son étymologie de Vénus, mère deBrennus, 
Siii fonda Brienne, et qui rat aussi Fauteur de Vendeuvre. 
n second lieu, la plantation de la Vigne, par un émis- 
saire de Bacchus, joue un rôle important dans ces pré- 
tendues annales des temps héroïques et primitifs de la 
▼ille. — Ce gui ne Tenipéchepas toutefois de dire plus 
loin qu'elle fut bâtie par les Vandales, au iv« siècle, et 
d'écrire partout Vandeutre. fa) 

La seconde et la troisième partie contiennent moins 

fa) Voy. Dissertation sur un bourg de Champagne {Imprimés N» 327], 



— 28 — 

de fables. On y trouTe quelques faits, des recherches 
relatives à la localité, ainsi qu aux environs, et quelques 
rares indications de sources bibliog^raphiques, qui for- 
tnent le plus ffrand intérêt de l'ouvragée. 

Cet exemplaire appartient à M. Maig^rot, secrétaire 
de la mairie de Yendeuvre, gui le tient de Fauteur. Il 
en existe plusieurs transcriptions, parmi lesquelles nous 
ne mentionnerons que les suivantes. 

53. Histoire de Vendeuvre^ en Champagne, con- 
tenant son antiquité, son gouvernement civil, po- 
litique et religieux, les mœurs de ses habitants, 
leurs usages et coutumes, et autres faits remar- 
quables, par Nicolas Chevalier, ancien habitant. 

A Veïideuvre, chez Fauteur, grande rue, près la 
fontaine Georges. M. D. CC. XIIC. 

54. La même. — Ms. sur cloche, in-4". 

Copie ignorante et fautive, faite de la main d'un insti- 
tuteur primaire de Vendeuvre, mort vers 1832. Elle est, 
comme les précédentes, en la possession de M. Maigrot. 

55. La même. 

Autre copie de la main et de la bibiothèque de M. 
Harmand, professeur à Troyes. 

86. Chèvre de laCharmotte, ms. en 2 vol. in-f*^, 
sur rhistoire de la baronnie et du doyenné de 
Villemaur. 

(Gourtalon. Top. hist. Nomenclature.) 

L'auteur de la Topographie donne lui-même, ailleurs 
(t. III. p. 184), un énoncé plus exact du titre de cet ou- 
vrage qu'il y désigne ainsi : 

Recherches critiques et historiques, sur Vancienne cha~ 
tellenie, haronnie, duché et doyenné de Villemaur, lieux 
adjacents et dépendants, pour servir à Vhistoire générale 
de Champagne. 

Il ajoute aussi quelques renseignements sur Fabbé 
Chèvre de la Gharmotte et sur son livre. Il aHirme que 
ce ms. « doit être déposé aux archives d'Estissac. d — 
Nous ignorons entièrement ce qu'il est devenu. 

Sy. Description generalle et au vray, de la ba- 
ronnye de Villemor^ son antiquité, son estendue 

et ressortz par Jehan Chobert, cons" du Roy, 

esleu en Teslection dud. Villemor, etc. — 1630. 
Avec un acrostiche en Thonneur du baron, M. Yignier. 



— 29 — 

:9'£idiqué par Gourtalon. (Ibidem.) Ms. in-fo. sur papier 

«"^ouvert en peau de truie. 11 est précédé d'un Inventaire 

général des filtres, papiers, etc, concernant la terre et ba- 

rcnnye de Villemor, etc, -^ Entre les mains de M. Demain- 

^ville, régisseur des bois de MM. de la Rochefoucauld, à 

"Estissac. 

TOPOGRAPHIE. 

SS. Plan de la ville de Troyes, avec les nouveaux 
alligneinents tracés et déterminés en jaune, de 
concert avec MM. Guenin et Grosley, députés de 
ladite ville, et MM. les commissaires du bureau 
des finances, par nous ingénieur du Roy en chef 
pour les ponts et chaussées de la frontière et pro- 
TÎnce de Champagne. A Châlons, le 29 décembre 
1769. Pour copie. Signé Coluet. 

Eq 4 parties, formant une étendue totale de 3 met. 20 
de hauteur, sur 5 met. 55 de développement. — Arch. 
de la préfecture. 



CHAPITRE III. 



IIUPRIIIIÉS. 



S I". Recueils généraux et autres^ qU'il importe de 
connaître pour étudier l'histoire de Champagne. 

HISTOIRE SÉCULIÈRE. 

89- Glossarium ad scrip tores mediae et infimaer 
latinatis auctore carolo Dufresne domino Du Cange, 
publié et augmenté par les Bénédictins de la con- 
grégation de St.-Maur, avec un supplément par 
Carpentier. iO vol. in-f». Paris, 1733 = 1766. (a). 



(o) Une nouyelle édition de cet ouyrage est en cours de publication^ 
chez M. Firmin Didot, à Paris. in-4o. 



— âO — 

ftO> Histoire des Français, par M, J. G. L. Sis- 
monde de Sismondi, in-8*. T. i". 1821. 

En coars de publication. Le t* xxv« (1661 =.1688. Louis 
XIY) a paru en 1841 . 

91. Histoire de France, par M. Michelet, t* i. à 
IV. i833 = 18 

En cours de publication. Le tome y« contenant Charles 
Ylly est sous presse. 

Wt* Table chronologique des diplômes, etc., 
concernant Thistoire de France, par H. de Bré- 
quîgny- 




T 

achevé 
en 1836. 

93. Yeterum scriptorum et monumentorum 
historicorum, dogmaticorum, moralium, amplis- 
sima GoUectio, par DD. Ed. Marteneet Urs. Durand. 
Paris. 8 vol. in-P. 1724 ^ 1733. 

94. Yetera analecta sive coUectio veterum ali- 
quot operum et opusculorum omnis generis, etc., 
par D. J. Mabillon. Paris, 1723. 1 vol. in-P. 

9&. Nouvel examen de Tusage général des fiefs 
en France, pendant les xi% xii% xm* et xiv* siècles, 
par M« Brussel, conseiller, du Roi, auditeur ordi- 
naire de ses comptes. Paris, 1727. 2 y. in^A''. 

90. Mémoires de l'académie des inscriptions et 
belles-lettres. In-4^ 

Voir aux tables : Troyes, Champagne, Thibaut, etc. 

OV". Mercure Galant. 

Journal périodique. 1672 = 1716 inclusivement. 571 
vol. in-12. 

95. Mercure de France, etc. 
— Id. Suite du précédent. 



— 31 — 

DICTIONNAIRES HISTORIQUES ET GÉOGRAPHIQUES. 



Bayle. Dictionnaire historique et critique. 
Rotterdam, 1720. 4 vol. in-f». 

100. Moreri (Louis) , le grand dictionnaire his- 
torique. Paris, 1759. 10 vol. în-f». 

101. Lamattinière (Ant. Aug. Bruzen de), le 
grand dictionnaire géographique, historique et 
critique. Paris, 1768. 6 vol. in-f . 

109. Expilly. (FAbbé.) Dictionnaire géographi- 
que, historique et politique des Gaules et de la 
France. Paris, 1762 = 70. 6 vol. în-f». 

Gourtalon, qui était beaucoup plus à même que nous 
de jug^er cet ouvragée, se plaint de son inexactitude à re- 
gard de la Champagne. 

103. Nouvelles recherches sur la France, ou 
recueil de mémoires historiques sur quelques 
provinces, villes^ et bourgs du royaume (publié 
parL. T. Hérissant). Paris, Hérissant, 1766.2 vol. 

in-12. 

104. Les délices de la France, ou description 
des antiquités, fondations, singularités, des plus 
célèbres villes, châteaux, forteresses, églises, riviè- 
res, etc., par François des Ruqs* Lyon, 1610. In-S"". 

105. Le même ouvrage. Troyes, 1611. In-12. 

(2103. P. Le L.) 

100. Les antiquités et recherches des villes, 
châteaux, etc., de toute la France, par André 
et François Duchesne. Paris, 1668. 2 vol. in-12. 

107. Recueil des élections de Champagne, avec 
les noms des villes, bourgs, villages et hameaux 
qui les composent. Chaalons, 1688. in-8^ 

108. Les routes de France, contenant la des- 



— 32 — 

cription historique et topographique des villes, 
etc. — Route de Paris à Dijon, par Provins, Troyes, 
Bar-sur-Seine, etc. Paris, i828. In-8*. 

HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE. 

ftOO- Gallia christiana, in provincias ecclesias- 
ticas distributa, etc., operâ et studio monacho- 
mm €ongregationis S. Mauri ord. S. Benedicti. 
In-P. (Dernière édition.) T. iv. [Ijangres.) et tom. 
XII. Provincia Senonemis. 

ftlO. Annales ordinis S. Benedicti, etc., auctore 
D. Johanne Mabillon, (achevé par D. Martène, — 
religieux Bénédictins de la congrégation de St.- 
Maur.) 1703 = 1739, 6 vol. in-f^. 

flll. Notitia abbatiarum ordinis Cisterciensis 
per orbem universum... Publicabat Gaspar Jonge- 
iinus. Colonise Aggripinae. 1640. In-f". 

41S?. R*' P** Angeli Manrique Annales cîsterci- 
enses. Lugduni. 16a2. 2 tom. in-f". 

113. Menoiogium cisterciense, auctore R. P. 
Henriquez. 1630. In-f*. 

114. Chronicon del orden del Cister, primera 
parte; por Barnaba de Monte- Alvo de la misma 
orden, monje de Monte Sion en Madrid, etc. 1602. 
In-f. 

11&* Historia de la orden de Cister, onde se 
contan as cousas principais desta Religiaon. Por 
Bernardo Brito, de la misma orden. Em Lisboa. 
1602. In-f». 

116. Fontis-Ebraldi exordium, cum notatio* 
nibus de vitâ beati Roberti de Arbresello et quaes- 
tionibus aliquot de potestate abbatissae, studio 
Michaêlis Cosmier. 1641. 1 vol. in-4^ 



"N 



— 33 — 



4fli9r. Histoire de Tordre de Font-Evraud, par 
[onorat Nicquet, jésuite. Paris, 1642. 1vol. in-4*. 



^S.8. Acta sanctorum ord. S. Benedicti in secu- 
XoTUin classes distributa. 9 vol. in-f . 1668 =• 1702. 
¥atX>. J. Mabillon. 

Ils s'arrêtent à Tan lioo. 

119. Acta sanctorum (des BoUandistes) . 53 vol. 
in-f*. 1643 = 1794. 

Interrompus au 14^ j. d'octobre. Il est question d'ache- 
ver cette collection. 

180. Thésaurus novus anecdotorum.... operâ 
D. D. Ëdmundi Martène et Ursini Durand... In-P. 
1717. 

Tom. I. Gomplectens Regum ac principum aliorum- 
que tirorum illustrium epistoltis et diplomata. 

Tom. II. In quo continentur XJrbani papœ IV epistola 
LXIV. Clementis papœ IVepistolœ DCCXi, etc. 

Tom m. Gomplectens Chronica varia. 

Tom. IV. In quo continentur Varia Concilia f EpiscO' 
Tum statuta synodalia, illustrium monasteriorum ac cofi- 
gregationum décréta. 

Tom. V. Gomplectens 5. 5. Patrum, aliorumque auctO' 
rum ecclesiasticorum, omnium feré sœculorum à quarto ad 
decimum quarium, opuscula XV 11* 

181. Voyage littéraire de deux religieux béné- 
dictins de la congrégation de St.-Maur (par D. D. U. 

- Durand et Ed. Martène) . 2 tomes in-4*. — 1'* partie. 
Paris, 1717. 

189. Pétri Abaelardi filosofi et theologi, abba- 
tisRuyensis, et Heloisœ coniugis ejus, primae Para- 
cletensis abbatissae, opéra, nunc primùm édita ex 
mms. codd. Francisci Amboesii^ cum eiusdem prae- 
fatione apologeticâ, et Andreœ Quercitani Turonen" 
M (André Duchéne), notis ad historiam calamita- 
tum Petrî Abaelardi. Paris, Nicolas Buon. 1626 (et 
1606). In-4*. 

M. y. Gousin a augmenté, sans la compléter encore, 
cette publication des œuvres d'Abailard, en mettant au 

3 



— 34 — 

jour plusieurs ouvrages de cet homme célèbre sur la 
dialectique et la philosophie. {Ouvrages inédits d'Abair- 
lard, par Victor Cousin, Paris, de l'imprimerie royale, 
In-4^, 1836.) Ce volume fait partie de la collection des 
documents inédits, relatifist à l'histoire de France, pu- 
bliée par les ordres du Roi, sous les ordres du ministre 
de rinstruction publique. 

Le livre de François d*Amboise contient les lettres si 
remarquables d*Héloise, une partie essentielle des œu- 
vres d'Abailard, et ce qui reste de plus authentique sur 
la vie, les amours et les infortunes de ces deux person- 
nages illustres. 

Il renferme en outre un certain nombre d'instruments 
qui font partie des archives du Paraclet. Cette dernière 
partie du texte n'est pas toujours irréprochable. 

1193. Sancti Bernard! clarœvallensis primi ab- 
batis opéra omnia.... per R. P. Henricum Somma*- 
lîum soc. Jesu. — Antverpîae, 1620. In-f*. 

1*4. Sancti Bernardi opéra omnia. (Edition de 
Mabillon.) 1690. Paris. 2 vol. în-f . 

ft9&. Sancti Bernardi claraevallensis abbatis 

genus Illustre assertum, par P. F. Chifilet. Dijon. 

1660. In-4\ 

Recueil important qui tient plus que ne promet le 
titre (a). 



§ II. Histoires provinciales. — Ouvrages embrassant 

plusieurs localités à la fois. 

126. Rerum Burgundicarum chronicon (de- 
puis 408 jusqu'en 1&82). £x bibliothecâ historicà 



(a) Dans ce g, moins que partout aUleurs, nous n'avons eu la pré- 
tention de présenter au public une œuyre complète et arrêtée. Nous 
nous empressons donc de rappeler à Findul^^ence du lecteur, le titre 
dressai qui précède cette bibliographie. Seul, il traduit notre inten- 
tion, et c'est le seul aussi dont notre faiblesse ait voulu affronter la 
responsabilité. Les écueils de ce travail étaient imminents de tous 
cotés. Le danger de trop dire ou de ne peu dire assez, nous menaçait 
également. Nous déclarons donc que les notes qui composent cet ar- 
ticle ne sont que de pures indications, que nous soumettons en toute 
humilité au libre arbitre de nos lecteurs. Nous nous sommes borné, 
dans nos choix, aux ouvrages les plus importants, qui nons sont 
connns, et dont Tatilité nons a été démontrée par l'usage. 



— 35 — 

picolai YigQÎerii Barrensis ad sequanam. Basileae 
apud Thomam Guarinum. 1575. In-&\ 

MSy. Description du gouvernement de Bourgo- 
gne, suivant les principales divisions temporelles, 
ecclésiastiques, militaires et civiles, etc., par le 
sieur Carreau. Dijon. 1717. In-8* {à). 

128. Projet d'une histoire générale de Cham- 
pagne et de Brie, par les pp. Bénédictins. Reims. 
1783. In-4-. (Par D. Charles Taillandier.) 

1*9. Le premier livre des mémoires des comtes 
héréditaires de Champagne et de Brie, * par M. 
Pithov, aduocat en la cour de parlement. Paris, 
Robert Estienne. 1572. In-4*. 

130. Mémoires historiques sur la province de 
Champagne, par Baugier. Chaalons. Cl. Bouchard. 
1721. 2 vol. pet. in-8*. Cartes, figures et por- 
trait. 

131. Remarques critiques sur les mémoires 
historiques, adressées à un conseiller du parlement. 
- Mercure, 1722. Avril, p. 74 = 80. 

132. Réponse de M. Baugier, aux remarques 
précédentes. — Ibîd. Juillet. 

133. Histoire des comtes de Champagne et de 
Brie. Paris, 1753. 2 vol. in-12. 

« Publiée avec une préface par Levesque de la Kava- 
lière..^.. cet ouvrage est de Robert Martin Lepelletier, 
chanoine régulier de la congrégation de France, né à 
Rouen, le 31 décembre 1682, mort au prieuré de Gra- 
ville, dioc. de Rouen, le 14 févr. 1748. » 

(Barbier, dictionnaire des anonymes, n» 7827.) 




tementderli&e. 



— 36 — 

134. Résumé de l'histoire de la Champagne^ 
depuis les premiers temps de la Gaule jusqu'à dos 
jours, par M. F. de Montrol. Paris, 1826. In-18. 

Epitome. 

135* Précis de Thistoire de la province de 
Champagne et de ses anciennes dépendances 
(Brie, Beauce, Blaisois) , par MM. Ragon et Fabre- 
d'Olivet. Paris, L. Hachette. 1834, In-18. 

1311. Histoire des comtes de Champagne et de 

Brie, par J. B. Béraud de l'Allier. 2 vol. in-8\ Paris, 

1839. 

t^uvrag^e écrit loin des lieux et reproduisant en grande 
parUe le ms. de M. Rémond des Cours. Yoy. ci-dessus 
no39. 

ISÏ'. Recherches chronologiques, historiques 
et politiques sur la Champagne, etc., par C. M. 
de Torcy-de Torcy. Troyes, Reims, Châlons et 
Vitry. 1832. In.8«. l*" vol. 

L*ouvrage devait se composer de 3 ou 4 vol. Les 2« et 
Z^ vol. sont restés mss. jusqu'à ce jour. L'auteur en a 
toutefois publié un extrait sous le titre qui va suivre. 

Cette œuvre, fruit de longues et laborieuses investi- 
gations au milieu des sources mêmes, est malheureu- 
sement restée interrompue. Le premier volume contient 
beaucoup de choses utiles et savamment exposées. Mais 
l'histoire générale de la Francay occupe plus de place 
que rhistoire de Champagne, et pour cette dernière, le 
pays parthois absorbe presque exclusivement tout le 
texte. Le vénérable auteur de ce travail habite Châlons, 
où il vit retiré et poss.ède une quantité considérable de 
chartes, diplômes et autres documents originaux rela- 
tifs à rhistoire de Champagne. Il a réuni également une 
précieuse collection dé sceaux tant originaux que re- 
produits, et qui embrassent presque toute la série des 
tiomtes. 

Indépendamnrent de ce volume, Fauteur a publié 
encore : 

135. Fragments tirés d'un manuscrit contenant 
des recherches chronologiques et historiques sur 
l'ancienne ville de Vitry en Partois, sur ses comtes 
partieuliers et sur les comtes de Troyes ou de 



— 37 — 
Ctft^tmpagne, par le même. Paris, 1839. Piq. In-8^ 



139. Des comtes de Champagne, par J. Ber^ 
ni^x*9 médecin. — A la page 278 de son histoire de 
Bloîs. Paris, 1682. In-4*. (P. Le L.) 

'SAO. Mémoires sur l'union de la Champagne 
et ^e la Brie à la couronne de France, par M. Se- 
cousse. — Mém. de Tacad. des inscript, t. xvii, p. 
295. 

^■41. Les états de Champagne (tenus en 1358), 
par M. Buirette de Verrières. Cbâlons, chez Se- 
neuse. In-8*. 1788. 

149. Lettres sur la Champagne, ou mémoires 
historiques et critiques sur les arts, les lettres, 
etc., de cette province, formant quatre départe- 
ments. Par M. E. A. de Géronval. Paris, 1823. 
In.l2. 

Ouvrai de dernière main, écrit loin des textes et des 
lieux. 

143. Meslanges historiqves ou recveil de plv- 
sieurs actes, traitez, lettres missives et autres mé- 
moires qui peuvent servir en la déduction de l'his- 
toire, depuis Fan 1390 jusques à Tan 1580. (par 
N. Camusat.) Troyw, Noël Moreau, dict Le Coq. 
1619. In.»*. 

Recueil précieux» quoique composé d'additions suc- 
cessivesy ei disposé sans ordre et sans méthode. — Il ne 
se borne pas à la Champagne, (a) 

Certains exemplaires se terminent par les Mémoires 
militaires du sieur de Mergey, qui finissent eux-mêmes 
par cette phrase : a Fait le 3 septembre 1613 et de mon 
aaee 77 ans, a St. Amand en Angoumois. 

Hais d'autres contiennent les pièces suivantes, qui 
servent à l'ouvrage û*auctuarium ou supplément : 

I. — Extrait du registre des lettres escriotes par mons^ 
de Petremol, durant sa charge d'Agent a la Porte du 

(a] Noas avons cm néanmoins devoir lui donner de préférence, 
W8 cette série, la place qu'il occape, à cause du nom et de la patrie 
^rwteur. 



— 38 — 

Grand-Seigneur, depuis le iO iuillet i561, iusques au moys 
de Tfouemore 1566 à M» de Boistaillé ambassadeur pour 
le Roy à Venise, {Imprimé à Troyes, 1623.^ 

II. — Mémoires dv sievr Richer, ambassadeur pour les 
Roys trèS'Chrestiens François /«' et Henry second, en 
Suède et Dannemareh. — Imprimé à Troyes, en l'an 1625. 

Ces deux pièces ont chacune leur pagination. 

1144. Recherche de la noblesse de Champagne, 
par M. de Caumartin. Chaalons, chez Jacques 
Seneuze. 1673. 2 vol. în-P maxime. 

145. Procès-verbal de la recherche de la no- 
blesse de Champagne, fait par M. de Caumartin, 
avec les armes et blasons de chaque famille. 
Chaalons. In-8*. 1673. 

Abrégé du précédent, tout-à-fait écourté. 

1146. Histoire de la maison de Luxembourg 
(Piney), par Nicolas Reigner, docteur en médecine, 
et historiographe du Roy. Edité par André Dv 
Chesne Tourangeau. Paris, 1617. In-8*. 

€47. Procès-verbal des séances de l'assemblée 
provinciale de Champagne, tenue à Châlons, dans 
les mois de novembre et décembre 1787. Châlons. 
In-4-. 

14S. Discours sur le proverbe : « 99 moutons 
et 1 Champenois font cent bêtes. » Par M. Herluison, 
membre de la société académique de TAube. Paris, 
1810, brochure in-8'. 

Extrait des Mémoires de cette société. 

§ II. Histoire de Troyes (diocèse et ville) et des au-- 
très localités du département de l'Aube. 

mSTOIRE RELIGIEUSE. 

ANNALES ET COLLECTIONS ECCLÉSIASTIQUES. 

1140. Histoire du diocèse de Troyes, par Des- 
guérrois. 2 vol. in-A*. 



— 39 — 

lodiqné sous cette forme au milieu d'imprimés, dans 
un inventaire ffénéral de St.-Loup. (Voy. plus loin, cata- 
logue des archives de la Préfecture de l'Aube. Registre 
de 1651 à 1727, page 106. v. le bas.) Inconnu. 

'SO. Promptnarium sacrarum antiquitatum 
Tricassinœ diœcesis in quo prœter seriem histori-» 
cam Tricassinorum praesulum, origines praecipua- 
rum ecclesiarum, vitae etiam sanctorum qui ia ea- 
dem diœcesi floruerunt, promiscuè continentur. 
JLuctore seu coliectore Nicolao Camusat tricassino. 
\ugustae trecarum apud Natalem Moreau. 1610. 
In-S». 

Âuctuarium promptuarîi de AO feuillets, même 

format. 

Ce supplément est plus rare que Vouvrage.— Collection 
précieuse et qui fut long-temps la ressource prescju'u- 
nique sur les antiquités de Troyes. Mais elle est criblée 
de fautes et d*inexactitudes quant à la reproduction des 
textes qu'elle col tien t. 

ISl- Mémoires pour servir de supplément aux 
antiquités ecclésiastiques du diocèse de Troyes, 
par M. N. Camusat. 1 pet. vol. in-12. 1750. 

Ouvrage de Grosley, première édition ; elle porte cette 
épigraphe : 

c Si Pergama dextrà 

Deffendi posserU, etiam hâc deffensa fussent. » (sic.) 

Et l'inscription : I. N. R. L (Jésuite N'aura Rien Ici.) 

W^. Mémoires pour servir de suite aux anti- 
quités ecclésiastiques du diocèse Troyes par Nicol. 
Camusat. 1756. In-12. ^' édition. 

Par le même. — « La 1" édition fut saisie en arrivant 
à Paris, et brûlée à la Baslille. Quelques exemplaires de 
la deuxième édition ont pour titre : 

« Mémoires pour servir à Vhisioire des Jésuites, conte- 
unt le précis raisonné des tentatives qu'ils ont faites pour 
^'établir à Troyes. » 

(Note du Catalogue du docteur Carteron.) 

Hr Gadan a donné une nouvelle édition de cet ou- 
vrage devenu rare, sous le titre : 

*M' Siégea de Troyes par les jésuites, ou mé- 



— 40 — 

moires et pièces pour servir à l'histoire de Troyes» 
pendant le xvii* siècle. Paris etTroyes, 1826, In-i2« 

154. Enchiridion, sive antiquitatumPrioratûs 

Machereti syntomia, ex eiusdem syngraphis col— 

lecta. 

Factum de 26 pages in-S»; il se termine ainsi : 
a Fratris Francisci Bertrand, Tricassini^ religiosi 
Grandi montanii Macheretensis» operâ et industriâ. Jj/LA" 
cheretiy anno.... 1639.... Trecis ap. A. Cheyillot. typ. 
regium. » 

M5. Annales ordinis Grandimontis.... authora 
et collectore,..— Ft Jeanne Levesque, Trecensî, 
Priore Villamediano. (de Villemoyenne.) Trecis 
apud EustachiumRegnault typographum, in paruo 
vico Tannato. M. DC. LXII. InS". 

On trouve à la page 430 : Appendix de Machereto, ex 
antiquitatibus ejusdem collecta. 

Yoy. GorrarddeBreban, Recherches sur Tlmprîmerie 
à Troyes, p. 59. — Bq. de M. Gadan, 

FOUILLES. 

flSO. Catalogue ou poulier des bénéfices du 
diocèse de Troyes, revu, augmenté et dressé sur les 
anciens tiltres, registres et catalog. manuscripts. 
Troves, Griffard, sur le pont de la Salle, près le 
Palais. 1612. In-S*. 

15T. Po ville général contenant les bénéfices de 
Tarchevesché de Sens et des diocèses de Troyes, 
Auxerre et Nevers, etc. Paris, AUiot. 1648. In-4*. 

STATUTS SYNODAUX. 

U8. Statuta synodalia civilatis et diocesis Tre- 
censis noviter impressa ex ordinatione R. in Chr* 
Pat. et domini, Domini Odardi Hennequin, trecens. 
episc. Impressum trecis in aedibus Johannis Lecoq. 
1530. In-4" gothique. 

Ouvrage de Jean GoUet, natif de Rumilly-lès-YaudeA, 



— 41 — 

oui y joignit tous les statuts des prédécesseurs d'Odard 
Uennequin. 

M. Cfarteron possède un exemplaire de ce rare et 
curieux recueil. 

(Voy. Topographie de Gourtalon, Evéq. de Troyes.) 

1&9. Statuts synodaux, promulgués à Sens, en 
1525, imprimés à Troyes, chez Nicole Paris, en 

1546. 

Indication de M. Gorrard de Breban. Recherches sur 
rimprîmerie, etc. 

ISO- Prœcepta synodalia Trecensis diœcesi» 
pro anno 1580, à Reuerendiss. Pat.*D. Claudio de 
Banfiremont ejusdem episcopo. Trecis. Nie. Gî- 
rardon. In-8". 

Mi . Statuts et réglemens pour le diocèse de 
Troyes, imprimez par Tordre de Monseign' Fran- 
çois Bouthillier, évesque de Troyes et publiés dans 
les synodes du 4""* juin 1680, et premier juin 
1688. Troyes. Jacques et Jean Oudot. In-4*. 

M9» Les mêmes. Troyes. Ch. Briden et Jacq. 
Oudot. 1706. In-8\ 

163. Statuts synodaux du diocèse de Troyes. 
1729. D. Michelin, Troyes. 

LITURGIE. 

IM. Bréviaire de Troyes. 

Premier livre imprimé à Troyes, selon M. Corrard de 
Breban, en 1483. Chez P. Lerouge. — Bq, roy. B. 66i. 

M5. Heures à Tusage de Troyes, sans rien 
requérir, etc., à Troyes, chez J. Lecoq. 1511. 

!••. Missel de Troyes. ïn-4*. 1514. Chez le 
même. 

MX. Missale ad usum S. S. Romanae ecclesiae 
Trecensis. In-f . Troyes. Nicolas Lerouge, 1550, 



- u^ ^ 

flOS. Missale ad usum ecclesie Trecensis. 2 vol. 
in-4^ Troyes. J. Collet. 1580. 

169. Missel de Troyes. In-f*. Troyes. P. Miche- 
lin. 1736. 

lyO. Processionale Trecensc. — Troyes. Jean 
Oudot. 1623. In.8°. 

WtH. Breviarium secundùm usum insignis ec- 
clesiae et monasterii Beatae Marîœ ad moniales Tre- 
censis, ord. S. Ben. nunquàm anteà nunc vero ex 
ordinatione et providentiâ Reverendœ in Christo 
matris ac devotissimae dominœ Mariée de Montier 
dictae ecclesiae abbatissae, etc. Troyes, chez Thi- 
bault Trumeau. 1543. in-4^ 

Il existe à la bq. de Troyes un exemplaire de cette 
curiosité typo^aphique et historique. 

1L79> OflSce à l'usage de T Abbaye Notre-Dame. 
Troyes. Jacques Balduc. 1640.. In-4*. 

VIES DES SAINTS. — BIOGRAPHIES. 

fl73. La Saincteté chrestienne, contenant les 
vie, mort et miracles de plusieurs saincts de France 
et autres pays, qui ne sont dans les Vies des Saincts 
et dont les reliques sont au diocèse et ville de 
Troyes : avec l'histoire ecclésiastique traitant les 
antiquités, fondations et restaurations des églises, 
etc. , par M. Nicolas Desguerrois de Jésus, etc. — 
Troyes, J. et Jacq. Jacquard. 1637. In-4". Titre 
avec un frontispice gravé devenu rare. 

Auteur amusant, honnête et précieux, mais naïf et 
crédule comme un enfant. 

174. Ephimeris sanctorum insignis ecclesiae 
Trecensis, jussu et authoritate ill. et reverendiss. 
in Chr*. P**. D. D. Renati de Breslay episc. Trecensis, 
etc. Authore et eollectore Maria Nicolao des Guer- 
rois, Domini lesu sacerdote, indignissimo presby- 



— àS — 

lero et Peniteniiario Trecensî. — Aygustae Trecor. 
Âpud Edmynd. Nicot. 1668. In-12. 
Peu commun. 

1IT&. De la saincte hiérarchie de TEglise et la 
\ie de saint Aderald^ archidiacre de Troyes, par 
le R. P. Binet, de la compagnie de Jésus. Paris. 
Sébastien Gramoisy. 1633. In-12. — Avec un joli 
titre gravé. 

\79- Vita sancti Aderaldi ecclesiae Trecensîs 
canonici et archidiaconi. Autore anonyme ejus 
aequali et familiari, nunc primùm prodit in lucem. 
1724. Pet. în-8* de 40 pages. 



Cet ouvrage a pour auteur un écrivain du x« siècle, 
et pour éditeur, Breyer, chanoine de Troyes, qui dit 
dans sa préface l'avoir trouvé parmi les papiers oe Nie. 



Desguerrois. fVoy* Mém. pour servir à V histoire des 
Troyens célèbres, édités par M. Patris-Debreuil, au mot 
Breyer.J 

W- Pseudoviva Bullencuriana, seu in ÂscC" 
linâ colendâ vanare lîgio. Disquisitore J. Peristero- 
Iropho, Parrocho Macropolitano. — Aleutopolî, 
sumptibus Augustini Philalethis. 1711. Pet. in-B"* 
de 32 pages. 

W8- Les vérités de saint Aventin^ fidèle A- 
chate de S. Thomas de Gantorbéry, où sont sa vie 
et ses miracles, par N. Desguerrois. In-12. Troyes. 
Franc. Jacquard. 16/iA. 

W*. La vie de S^*^ermaine ou notice sur 
Sainte Germaine, son martyre, ses reliques, son 
culte et les grâces reçues par son intercession. 

Bar-sur-Aube. Hue fils. 1839. In-12. 

(Par M. Fabbé Girault, curé de Saint-Pierre de Bar.) 

180. Eclaircissements sur la vie de St.-Loup, 
évêque de Troyes, par Tabbé Lebeuf. — Se trouve 
dans son Recueil de divers écrits. Paris. Barrois. 
i738. in-12 ou in-8\ Tom. i. p. 63. 



. - ^^ - . 

flSl. Sancti Lvpv$ elMemorivs cum Attila rege; 
auctore M"" Nicolao Des-Guerrois lesv sacerd. in- 
dig. peniteatiario Trecensi. 1643. Troyes, Edmond 
Nicot Petit in-8'', non paginé. 

182. Lettres de saint Loup, évêque de Troyes, 
et de saint Sidoine, évéque de Clermont, ayec un 
abrégé de la vie de saint Loup. Troyes, Nicolas 
de Barry. 1706. In-8*. 

183. Le Prélat François, ou éloges de la vie, 
mort et miracles de saint Médard^ patron de St.- 
Mards-en-Othe, au dioc. de Troyes, par Maitre 
Charles Titreville, curé de St.-Mards. Troyes, J. 
Jacquart. 1642. In-12. 

184. Les vies de saint Prudence, évéque de 
Troyes, et de sainte Maure, vierge. Où Ton trouve 
des éclaircissements sur quelques faits de Thistoire 
ecclésiastique du ix* siècle, et des remarques sur 
quelques points de discipline. Troyes, Jac. Le- 
febvre. 1725. In-12. 

(Par Breyer, chanoine de Troyes.) 

185. Relation des honneurs rendus à la mé- 
moire de saint François de Sales, dans la ville de 
Troyes, en Champagne, pendant Toctave qui s'y 
est célébrée, pour sa canonisation, dans l'église 
des religieuses de la Visitation sainte Marie... depuis 
le 25 avril iusqu au 3 may de Tannée 1667. Troyes. 
Franc. lacqvard. 1667. In-4*. 

186. Histoire de la vie et du culte de sainte 
Savine. Troyes. 1774. In-12 de 24 pages (par 
Gourtalon Delaistre). 

18T. La vie de sainte Sire, vierge. Troyes, 
Pierre Seneuse. 1692. Pet. in-S"" de 16 pages, en 
vers, avec prières. 



~ 45 — 

188. Vie de saint Thibaud, hermite. Paris. 
1729. In-12. 

189* Papirii Massoni Libri sex de episcopis 
Trbis, qui romanam ecclesiam rexerunt rebusque 
gestis eorum. Parisiis. 1586. In-/i*. p. 222 et seqq. 

(Urbain IV.) 

100. La vie du pape Urbain lY, suivie de 
celles de Pierre de Celle, de Gomestor et de Salo- 
mon Jarki, pour servir à l'histoire littéraire de 
Champagne, par M. Courtalon Deiaistre. Troyes, 
veuve Gobelet, et Paris. 1782. 1 vol. in-12. 

ÉPU0DB8. — NOTICES. — ABRÊTS. — FAGTUMS. — MELANGES, 

lOf • Véritable narré de ce qui s'est passé en 
la conversion de M"" lean Rochette, le plus ancien 
adoocat de Troyes, etc., par le R. P. Ange de Ra- 
conis, prédicateur capucin. Troyes. J. Jacquard. 
im. In.8-. 

10*. Coppie dv sermon prononcé en l'église 
cathédrale de Troyes, au retour de la procession 
générale, le dimanche 30* iour d aovt 1587, par 
Fr. Chrestofle Blaiseau, gardien des Cordeliers. 
Troyes, par Denis de Villerual. In-8*. 

103- Lettre d'un ecclésiastique de Troyes, à 
vn de ses amis„ sur l'incendie arrivé à TEglise 
Cathédrale de la même ville, le 8 octobre 1700. 
(Par le chanoine Herluison.) Troyes. Gh. Briden 
et Jac. Oudot. 1700. In-4*. 

104. Recveil de plvsieurs titres, pour justifier 
que Henry P' (dit le Large), comte Palatin de 
Champagne et de Brie, est le fondateur des cha- 
noines prébendez de N. D., dans l'insigne et royale 
é^&se de sainct EstUnne de Troyes. In-8'. Troyes, 
par F. Jacquard, imprimeur de Mg* l'évesque. M. 

IHj. lxii. 



— 46 — 
19& Le même. i66â et i66/i. 

196. Ârrest notable de la Cour de Parlemen 
de Paris, rendu entre les chanoines prébendez d 
la chapelle N. D. de relise sainiEstienne de Troyef 
etc. Troyes. François lacquard. 1663. ^U p. in-8* 

197. Le thrésor spiritvel, caché dans Téglia 
papale de sainct Vrbain^ pape et martyr, de la yill 
de Troyes.... par P. F. de Benoîst, prestre d'Avî 
gnon, protonotaire du saint siège apost. docteu 
en théologie, etc. Troyes, A. Chevillot et I. Blac 
chard, 1652. In-8«. 

{Sur les indulgences et reliques de cette église.) 

198. Titre de la fondation de Féglise Sain. 
Urbain de Troyes, dépendante immédiatement d 
Saint Siège, faite par Vrbain IV, et les confirma 
tiens dicelle, ensemble la transaction faite ayc 
Henry, roy de Navarre et comte de Champagne 
etc. — Paris, 1655. Factum. In-4". 

199. Titres de la fondation de l'église de St 
Urbain de Troyes, dépendante immédiatement d 
Saint Siège apostolique, faîte par Urbain IV, pape 
natif de ladite ville de Troyes. — A Troyes, à 
l'imprimerie de Jacques Febvre, en la Grande-Riie 
1683. In.4-. 

*00. Recueil fait par Grosley, dont il porte h 
signature. Renferme : 

lo. — Mémoires contenant le recueil exact de ce qu 
s'est fait tant au bailliage de Troyes qu'au parlement 
sur différents écrits de M. l'évoque de Troyes, sur l 
Schisme. (Note de Grosley.) 

2o. — Lettre à S. E. Monseigneur le cardinal d'Alsac€ 
archevêque de Malines, au sujet des troubles du diocès 
de Troyes. Bruxelles, 1756. (Notes de Grosley.) 

30. — Lettre de Monseigneur l'évéque de Troyes, a 
clergé séculier et régulier de sa ville épiscopale, du 
septembre 1755. 



— 47 — 

40. — Mandement de Monseigneur Tévéque de Troyes, 
pour faire chanter un Te Deum, en aclion de grâces de 
la prise du fort saint Philippe. 

50. — Mandement de Monseigneur d'Autun, conte- 
nant des instructions sur la pénitence, et des dispenses 
pour le carême. 

60. — Arrest de la cour du parlement de Toulouse^ 
qui condamne au feu, le livre intitulé : R. P. Herm. Bu- 
sembaum, societatis Jesu, S.-S. Theologiae licentiati, 
Theologia moralis, nunc pluribus partibus annotata, à R. 
P. Claudio Lacroix, soc. Jesu, theologiae in universitate 
Goloniensi doctore et professore pubiico. Editio novis- 
sima, diligenter recognita et emendata ab uno ejusdem 
societatis jesu sacerdote theologo. Goloniœ, sumpt. Fra- 
trum de Tourais. 1757. 

70. — Mémoire sur les demandes formées contre le gé- 
néral et la société des Jésuites, au sujet des engagements 
qu'elle a contractés par le ministère du père de la Va- 
lette, pour le sieur Gazette, commissaire général de la 
marine et pour la demoiselle Fougue, contre le général 
et la société des Jésuites. Paris, 1761. 

80. — Relation abrégée, concernant la république, 
que les religieux nommés Jésuites des provinces de 
Portugal et d'Espagne, ont établie dans les pays et do- 
maines d'Outre-Mer de ces deux monarchies, et de la 
guerre qu'ils y ont excitée et soutenue contre les armées 
Espagnoles et Portugaises. 

Dressée sur les registres du secrétariat des deux com- 
missaires respectifs principaux et plénipotentiares 
des deux couronnes, et sur d'autres pièces authentiques, 
texte Portugais et traduction en regard. 

90. — Table des matières, contenues dans le procès 
de Robert-François Damions. 

100. — Confirmation du silence imposé sur les dis- 
putes ecclésiastiques, ou condamnation prononcée à 
Rome, le 5 septembre 1757, contre un écrit opposé à ce 
silence. Avignon, 1757. l vol. in-12. 

Ce volume fait partie de la bibliothèque du docteur 
Garteron, à Troyes. 

HISTOIRE SÉCULIÈRE. 

AHIALES. — HISTOIRES SUIVIES ET MEMOIRES SUR TROTES ET AUTRES 
VILLES DU DÉPARTEMENT DE L^AUBE. 

!8#1. Projet d'un ouvrage concernant la ville 
de Troyes, avec le plan de ses divisions. Factum 
iii4% sans date, rubriques, ni nom d'imprimeur. 

• Uouvrage dont il s'agit est de Louis-François Morel, 



— 48 — 

né en 1690, lieutenant-général aa bailliage de Troyes 
mort en 1762. Yoy. ci-dessus, Ms. n» 58. 

202> Mémoires historiques et critiques poui 
l'histoire de Troyes, orties de plusieurs planche 
gravées. Par Grosley. T. !•'. Paris, V* Duchesne 
1774. In-8*, avec une carte des environs de Troyes 
par M. Pasumot. 

Le second volume fut tiré, du vivant de Grosley, Jusqu' 
la page 190. Puis l'édition, achevée et augmentée d 
planches, fut donnée par Simon (a), sous le titre qu 
suit : 

903. Mémoires historiques et critiques pou 
l'histoire de Troyes, ornés de plusieurs planche 
gravées ; par M. Grosley. Edition augmentée d'un 
notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur, pa 
M. Simon. Paris, Yalland. Troyes, Sainton. 2 vol 
în-8\ 1811 = 1812. 

20é. Ephémérîdes de P. J. Grosley, membr 
* de plusieurs académies, ouvrage historique, mi 
dans un nouvel ordre, corrigé sur les manuscrit 
de l'auteur, et augmenté de plusieurs morceau 
inédits, avec un précis de sa vie et de ses écrits 
et des notes par L. M. Patris-Debreuil , éditeui 
Paris, 1811. 2 vol. in-8\ Troyes, Bouquet. 

Ces morceaux inédits sont : 

Eloge de Pierre Mignard et deux articles extraits de 
Mémoires sur les Troyens célèbres : (Mathieu Mole et €h 
rardonj. 

Les matériaux de cette publication, sauf les morceau 
inédits, proviennent des Ephémérides Troyennes. (Yo] 
plus loin, S 4, Périodiques.) 

Déjà, ils avaient été recueillis dans les Mémoires m 
précèdent. L'édition de M. Simon contient en outre de 
pièces que ne renferment pas les Ephémérides; elle e 
disposée dans un meilleur ordre, et, malgré la refont 
de M. Patris, elle n'en est restée que plus recherchée. 

90&. Le même ouvrage. 2 vol. in-12. 1811. 

(a) A ce sojet, voy. ci-aprés, no 204, Ephémérides de Grosley, éd 
de M. Patris-Debreml, Vie de Grosley. 



— 49 — 

WS. .Topographie historique de là villd et du 
diocèse de Troyes, par M. Courtaion-Delaistre, 
curé de Sainte-Savine lès Troyes, etc. Troyes, 
Tcuve Gobelet, et Paris, A. Fournier, 1783. 3 vol. 
10-8% avec la carte du diocèse^ ^ 

Contient : Tom. i. livre 1. Annales Trayennes. livre 2. 
Evéques de Troyes» 

Tom. II. livre 3. Vies des saints du diocèse, livre 4. 
Bistùire des églises de la ville et de ses faubourgs, livre 5. 
Jurisdictions diverses de la ville de Ttoyes. 

Tom. III. livre 6. Description des villes, bourgs et vil- 
lages des 9 districts ou doyennés du diocèse, par ordre 
alphabétique. 

Cet estimable ouvraffo, le plus roéthodioue, le plus 




fonds. 



MW. Essais historiques sur la ville de Sar^sur^ 
Aube, publiés d'après un manuscrit inédit portant 
la date de 1785, pat J. F. G. (Gadan). Troyes et 
Paris, 1838. Piq. in-8». 

Tiré à 100 exemplaires. Se trouve aussi dans VAn- 
nuaire du département de VÀube de 1838. (Voy. ci-dessus. 
Manuscrits, N» 73.) 

S08. Règlement de Thospice civil de Bar^sur^ 
Aube, précédé d'une notice historique sur les hô- 
pitaux de Bar-s-Àube. De rimprimerie de Pfeiffer, 
à Bar-sur-Aube, 1828. Broch. in.l2. (Par M. Gar- 
nier, avocat et administrateur.) 



Recherches historiques, générales et par- 
ticulières sur la ville et comté de Bar-surSeine, 
etc., par M. RougeU Dijon, 1772. In-12. 

910. Doléances du tiers-état du bailliage de 
^oT^ur-Seine^ et pouvoirs donnés à ses députés 
aux états généraux du royaume,^ convoqués par 

4 



— 50 — 

sa majesté, et indiqués au 27 avril 1789. Troyes, 
veuve Gobelet. In-4». 

911. Notice historique sur Brienne, par J. A. 
Jaquot. Paris, 1832. In-18. 

919. Histoire ample des peuples habitants aux 
trois bourgs de Ricey, par M. Pierre Dubreuil. 
]Paris, 1654. In-12. 

913. Description de la terre et baronnie de 
Ricey^ située en Bourgogne, par Nicolas de la 
Brosse, escuyer, gentilhomme Bourguignon. Paris, 
165/i. 1 vol. in-12. 

Les deux articles qui précèdent sont ordinairement 
réunis. 

914. Recueil de notes et de pièces historiques 

{)our servir â Thistoire des Riceys, depuis leur 
bndation jusqu'à nos jours, par L. Goûtant et 
{ S Paris. Ebrard, 1840. In-8*. 

*^ On trouve à la fin de ce volume^ un colloque en patois 

Rieeton, en 1789. C'est un spécimen curieux et remar- 
quable. 

HISTOIRE POLITIQUE ET CIVILE. 

915. La trahison découverte des politiques de 
la ville de Troyes en Champagne, avec les noms 
des capitaines et politiques qui avaient conspiré 
contre la sainte union des catholiques. Paris, Binel, 
1589. In-8\ 

916. Edict et déclaration dv roy sur la redvc- 
tion de la ville de Troyes soubs son obeyssance. 
Troyes, Jean Oudot, impr. du Roy, 1594, avec 
privilège dudit seigneur. ln-»18. 

9iy. La Mairie et eschevinage de Troyes, leur 
ivrisdiction, pouvoir et forme de procedder â 
leslection diceux. 1612. In-A*. 



— 51 — 

*18. La Mairie et Ëschevinage de Troyes, Capi- 
tale de la province de Champagne, sa jurisdiction, 
pouvoir et forme de procéder a leiection des 
maire, eschevins, et autres officiers de l'eschevi- 
nage : ensemble plusieurs arrests confirmatifs des 
privilèges de lad. vîUe. Troyes, Louys Blanchard, 
1679. in-8*, 

919. Divisions des pauvres de cette ville de 
Troyes et lieux ou ils seront receus et nourris, 
délibérez et ordonné par les prouiseurs desdits 
pauvres dicelle ville de Troyes. 1652. In-8\ 

990. Donation faicte avx pavvres malades de 
maladie incurable etc., par Mons' Hennequin 
(Jacques), docteur en théologie, etc. Factum 
sans rubrique ni titre. 1666. In-8*. 

Ml. « De par le Roy, monsieur le bailly de 
Troyes. Ordonnance pour là police générale du 29 
janvier 1669. » Troyes, Jean Blanchard. In-4*. 
(Sans autre titre ni indication.) 

999. Idem. 1693. In-4\ Louis Blanchard. 

993. IiCttre de M. Baugier, lieutenant du roi 
de la ville de Chaalons, écrite à M. Gouault, maire 
de la ville de Troyes, i Toccasioii du sacre du Roi, 
rar la capitalité de la ville de Troyes. — Mercure, 

1723. Fevr. 

9M. Réponse de M. Gouault, à M. Baugier. 
— Ibid. Mai. 

9t&. Lettre (2*) de M. Baugier, à H. Gouault. 
% noTcmbre 1723. — Journal de Verdun, 1724. 
Février. 

99e. Lettre de M. Gouault (2« rép.) du 16 fev. 

1724. — Ibid. AvrU. 

99T. Lettre (3^ de M. Baugier, à M. M. de 
Troyes, du 6 av. 1725. — Ibid. 1725. Juin. 



— 52 — 

29^. Réponse de M. Rollin, maire de Troyes 
(3«), à M. Baugier, de Chalons. — Ibid. 1725. 
Août. 

229. Lettre de M. Baugier (4«), à M. RolliD. 
— Ibid. Décembre. 

Dans ces 7 lettres, Ghâlons et Troyes, par Torgane de 
Baugier et de ses adversaires, se disputent la capt- 
taliié de la Champagne. Le véritable auteur des lettres 
du maire Gouault (dit le p. Le Long), est M. le Fevre, 
chanoine régulier de Sainte-Geneviève, etc. — La pre- 
mière et la seconde lettre de M. Gouault ont été 
tirées à part, in-4o, à Troyes, chez Pierre Michelin, 

1723 et 1724. 

Les curieux conservent encore sur ce sujet : 

930. Mémoire où Ton prouve que la yille de 
Troyes en Champagne est la capitale de la pro- 
vince. (Par Breyer). 1723. In-4\ 

931- Recueil de pièces sur les octrois des villes, 
et particulièrement sur ceux de la ville de Troyes. 
1764. In-8'. — Bq. du docteur Carteron. ^ 

a Cet exempl. a appartenu à Tabbé Tremet, et il y a 
intercalé tout ce qu'il s'est procuré sur le même sujet, o 

(Note du docteur Carteron, catal. de sa Bq.) 

232' Recueil de pièces concernant les octrois 
des villes, particulièrement ceux de la ville de 
Troyes, nouv. édition, augmentée. Paris, Le Prieur, 
1764. In-/i«. 

933. Règlement fait par le Roi, pour fixer le 
nombre des députés que les bailliages de Laon, 
Reims, Troyes et Vitry, doivent envoyer aux pro- 
chains états généraux du 2 mars 1789. Paris, im- 
primerie royale. In-8». (Factum.) 

934. Cahier des pouvoirs et instructions des 
députés de Tordre du clergé du bailliage de Troyes, 
assemblés dans la. même ville, le 26 mars 1789. 
Troyes, 1789. In-8\ 



— 53 — 

*3ft- Cahier de Tordre de la noblesse du bail- 
liage de Troyes, remis à M. le marquis de Mesgri- 
gny... et M. le marquis de CrilloDy députés.... aux 
états généraux en l'assemblée du 4 av. 1789. In-8». 

936. Cahier du tiers état au bailliage de 
Troyes, et des bailliages secondaires. Troyes, 
1789. In.8«. 

99f. Discours prononcé par M' de Mesgrigny, 
grand bailli d'épée à l'assemblée du bailliage de 
Troyes, le 28 mars 1789. Recueil in-8' suivi de 
plusieurs autres discours analogues. 

938. Procès-verbal des séances du commissa- 
riat des départements qui se partagent l'ancienne 
province de Champagne. Chaalons, 1790. In-&\ 

MÊME sujet; FORME ANECDOTIQUE. 

939. Chant d'allégresse, pour l'entrée de 
Charles IX, dans la ville de Troyes. 1564. (Voy. P. 
Le L. W 34300.) 

9êO. La ioyeuse entrée du roy (Louis XIII) ^ 
en sa ville de Troyes, capitale de la province de 
Champagne, le ieudy SS** i' de lanvier, 1629. 
Troyes. I. lacqvard. In-4*. 1629. 

t41. Description des arcs de triomphe érigés 
par les soins de Messieurs les Maire et Echevins 
delà Ville de Troyes, Capitale de la Province de 
Champagne, au Passage du Roi Louis XV, reve- 
nant d'Allemagne, avec l'explication des Eml3lêmes 
et Devises xjui leur servirent de Décorations, in- 
ventées et mises en Vers par les pères de l'ora- 
toire du Collège. Troyes, Michelin et Bouillerot. 

Suivi de : 

t49. Eglogue présentée au Roy, par les Pen- 



— 54 — 

iionoairei du Collège des Prêtres de l'Oratoire de 
la Ville de Troyei, ao Passage de sa Mafesté par 
cette même irule, et d'mie pastorale en latin. — 
Troyes, les mêmes, ilàà. In-^. 

Yay. sur ce passage, Goortaloo. Traor. hist Annales 
TrojrenneSy 1 1. p. féa, et Grosley. ileai. sor Tirojes. 
Edifion filmon. isia. t n. Farrago, page 672. 

94S. Rédt de ce qui s'est passé à Troyes, à 
FoccaMon de Fenregistrement des édits, <Mrdon- 
nance et déclaration, lus et enregistrés au lit de 
justice tenu par S. 11. à Yersailles, le 8 mai i78& 
Factum in-8*. 

944. Lettre d*un homme de bien à son très 

excellent ami H.H. Jacques Claude B*^, lieutte- 

nant-général, CammU au présidial, mort né deB... 

capitale du Y...* de Troyes. In-8*. 1788. Sans date, 

ni titre, ni rubrique. 

(Sic.) Relatif à FexU da Parlement (Voy. plus loin, 
JurUprudence, N» 261.) 

945. Etat des loeements de M. M. du parle- 
ment, dans la ville de Troyes. Factum in-4* de 8 
pageSi sans date (vers 1788). 

949. Lettres d'E....mée. Ma..rie, CI..de, de 
Bo...on Lac. c.be, et El...beth Al...ine, de Bc.on, 
La..c..be, sa sœur ; ou journal d'un voyage de Paris 
en Champagne, en Lorraine, en Alsace, etc., avec 

Îuelques remarques particulières sur la ville de 
royes, et le caractère de ses habitants. Troyes. 
veuve Gobelet, 1791. In^'. 

HI8T0IEB ET EiciMS MILITAIRBS. 

94f • Réglemens du feu roy Louys XIII, sur 

la convocation du Ban et arrière-ban, ordonnez 

être faits es années 1635 et 1689. Troyes, Louis 

Blanchard. Factum in-ti\ {i&JU). 
Avec supplément et analogues. 



— 55 — 

f 418. Controolle gênerai de la reveue faite en 
la ville de Tovl, des gentils hommes de Cham- 
pagne et Brie, en la présente année 167/i, dressé 
par ordre de Messire laoquesi de Beàuteau, com^ 
mandant le ban et arrière ban de la province. 
Toul, 1674. hi^2. 

919. Règlement de police militaire poqr la ville 
de Troyes, capitale de la Champagne, que le Roy 
veut y être gardé, etc., ensemble les règlements et 
tfrest du conseil priré, concernant ladite police mi- 
litaire, etc. Troyes, Louis Blanchard, 1675. In-8*, 

SSO. RoUe des cent cinquante gentils hommes, 
convoquez et choisis suirant les ordres du Roi, 

Eur servir au Ban et Arrière-Ban de Tannée 1689. 
seml^lez dans U ville de Troyes, le 19 mars, 
avec leurs noms, armes et demeures. Au M^ins, 
chez Hyerôme Olivier, imprimeur et libraire,, 
près St.^Iulien. Factuni in-8^ 

Bailliages de Troyes, Nogent, Ghaumont» Laogres, 

Sens. Provios. ' 

• 

9ftl. Edits et déclarations du roy, arrêts dtt 

conseil et règlements concernant le3 officiers de 

la Milice Bourgeoise de la vUle de Troyes, capitale 

de la province de Champagne, créez en 1694, 

supprimez en 1706, rétablis en 1708, et confirniez 

dans leurs Droits, prrril^es et exemptions, pai^ 

déclaration de sa majesté, du 27 septembre 1723, 

rts., imprimé aux dépens de la compagnie. 17^9. 

In-8*. Troyes, de Timprimerie de la veuve Oudot.' 

Ce recueil de pièces eo coniieat beaucoup qui rej^ar-' 
dent les milices Dourgeoises en généraL 

tftit. Edit sur là milice de Troyes. ilUS. 
Troyes, veuve ifeanne Royer. In-8*. 

tftS- Hjstoire du riment de Champagne, par 
Roux de la Rochelle. Paris , Firmin Didot. 1 vol. 
5n^M839. 



— 56 — 

OROIT. — COUTUMES (a). — JVfilSPRUDENGE. 

M4. Recherches pour l'histonre du droit fran". 
<ç«i8. Par Orosley. i7&2. I|i-12. 

Mft. Les coutumes du bailliage de Troyes^ ejp{ 
Champagne. In-i8, goth. de 59 feuillets. (15ii 
= ISoO.) Imprimées à Troyes, par Jean Lecoq. 
Voy. €orr. de Breban, Imprimerie de Troyes. 

!9Mk Coutumes de Troyes, commentée pap;- 
Rochette, In-5% 1" /édition. Troyes, J. Griffard^ 
1596. 

MT* Le texte de la coutume de Troyes. 1623/ 
Troyes, P, Chevillot. In-16. 

9M. Coutumes du bailliage de Troyes en- 
Champagne, conférées aux coutumes de France.... 
ensemble...,. Le receuil des Evesques de Troyes.' 
— Les Mémoires des comtes héréditaires de Cham«^ 
pagne et de Brie, — La généalogie desdits comtes 
et princes dlcelle. — Les ordonnances des Roys 
PhiIippe-le«-Bel, Louys Hutin et Philippe-le-Long, 
concernant le droit des nobles. — Par Pierre 
Pithou, advocat au parlement, sieur de Sauoye. 
A Troyes et à Paris. 1629. In-/i*. 

!^M^ Coutume du bailliage de Troyes, avec 
les commentaires de M"* Louis Legrand, conseiller 
au présidial de Troyes. 4* édition, augmentée du. 
cahier des coutumes du bailliage de Troyes, ré-» 
digé en 1494, et du procès-verbal, en 1496, etc. 
Paris. In-folio- 1737. 

A la suite Aiiprocèi-verbàl, i la page 349, on troare : 
Le droit et les coutumes de Champagne et Brie, que le 
Roy Thiehaux a établi (eo 1284). 

MO* Esprit de la coutume de Troyes, par 

(a) Noas n'ayons indigné ici qne les éditions les pins imporfantef . 



— 57 — 

rhièriot. 1. voL în'-S*, avec carie géographiques 

Troyes, Jacq. Lefevre, 1765. 

« . 

9^1L Collection ou recueil des édîts, arrêts, 

lettres patentes, et déclarations du Koi, concernant 

V-Adikiinistration des Finances, rendus depuis le 

9& avril 1787. Suivis : des arrêtés, remontrances, 

suppliques et observations, sur l'impôt du timbre 

et subvention térritorïale. Faits par les différons 

Parlemens, Cours et Chambres de Commerce du 

Royaume : Auxquels on a joint tous les Discours 

prononcés aux Séances du Parlement à Troyes. 

KeQchatel, 1787. In-8*. 2 tomes. (Voy. ci-dessus, 

N- 244.) 

fOUU. — COBM DE MillElB. — INDUSTRIE. — COMMBIC^. 

. ÉCONOMIE rOLITIQVB. 

M% L'octroi faict par le Roi aux habitans de 
b yille 6t cité de Troyes, d'une foire franche à 
toujours au mois de mai, Ia-16. Gothique. 1510. 

MS. Privilèges des foires de Lyon , Brie et 
Champagne. Paris, 1552. In-8«. 

M4. Mémoire chronologiqve des foires de 
Champagne et Brie, établies en la ville de Troyes. 
(8 pages in-8*.) Troyes, P. Garnier, 1696. 

(Par Desmarets, gendre de M. AUeu, l'un des éditeurs 
deP:PiUiou.) 

*•*. Arrests du conseil d'état du Roy, et let- 
tres patentes sur iceluy, portant rétablissement de 
<)eux foires en la ville de Troyes. 

Factums nombreux et dé formats divers, imprimés 
sous ce titre savoir * 

En I6i27, chez P. Michelin et L. Blanchard, et en 1701 
et 1716, chez P. Michelin. 



^. Arrest contradictoire du parlement, por- 
tant r^ileméht etitre les officiers de police de la 



— 58 — 

ville et des fauxbourgs de Troyés, et les maiteèl 
et ffardes de la commanauté des marchanda de 
ladite ville. 26 juillet 1704. In-4% sans date, ni 
Fabrique, ni titre. 

99^* Déclaration du Roi concernant les condf 
munautés d*Arts et Métiers pour la ville de Troyesi« 
donnée à Versailles, le 23 juin 1779, registrét 
au parlement^ le 27 juillet 1779. Troyes, veuv^ 
Gol)elet. Factum de 4 pages in-4^ 

M8. Règlement des courtiers aulneurê, pour 
les manufactures des halles dans la ville de Troyes^ 
du 10 mars 1598. Troyes, Louis Blanchard^ 1694. 
In-^*. 



Remontrances, plaintes et doléances des 
Bonnetière, Chapeliers, PeletierSj Fourreurs, etc., 
sans date, ni titre, ni indication aucune, (v. 1789.) 

Il y a» de la même époque et sur le même sinet» uns 
foule de factums et de mémoires à consulter, in-4^ et 
in-S». — Bq. du docteur Garteron. 

970. Statuts et règlements des maîtres Cor^ 
royeurs de la ville, fauxbourgs et banlieue de 
Troyes, du 24 mai 1636. Troyes, L. P. Michelin, 
1740. In.l2. 47 p. 

!tf 1. Remontrances, plaintes et doléances de 
la communauté des Fabricants d'Etoffes de soie, 
laine, fil et coton de la ville de Troyes. 1789. In-8*. 
(Sans date ni titre.) 

9f9. Arrest de la cour du parlement, .obtenu 
au profit et maintien des ordonnances des Mar^ 
chauds Merciers, Grossiers^ etc., contre les Maistres 
Chandeliers... de Troyes. Ibid. J. Blanchard (dit 
Chevillot). 1660. In-.4*. 

9f9' Statuts,ordonnancesetréglements donnés 
et octroyés par le Roy notre sire, aux Marchaadi 



— 59 — 

Mércien, Grosêierê, Jouailiers de la ville, fauxbourgs 
etbinlieûe de Troyes, ao mois de mars 1627. 
Troye», veave P. Garnier, 1748. In-S*. 

tîA. Statuts, ordonnances et privilèges des 
maistres, gardes, jnrez et syndic du corps de la 
communauté des marchands Serruriers de la ville... 
de 1*i*oyes etc., donnez par Louis XIY, le 16 may 
1671. Troyes, Louis Blanchard. In-4*. 

Sl^ft. Navigation de la rivière de Seine, par 
Rouget, auteur de Thistoire de Bar-sur-Seine. 
(Voy. n* 209.) Factum in-f, sans date. (v. 1721.) 

9f •• Mémoires sur la manu&cture de Troyes 
etsnr l'opération d'Origny-le-Sec. In-S*, sans date, 
ni rubrique, (v. 1763.) 

tf y. Voyage archéologique et pittoresque dans 
le département de TAube et dalis l'ancien diocèse 
de Troyes, publié sous la direction de A. F. Ar- 
naud, peintre. Troyes, 1837 3= 18.... In*4*, avec un 
grand nombre de planches lithographiées. 
En cours de publication. 

tf 8. Antiquités de la ville de Troyes, et vues 
pittoresques de ses environs. Publiées par A. F. 
Arnaud, peintre. Avec des descriptions histori- 
ques. Troyes, 1832. Petit in-P. (Interrompu.) 

9ÏÏ9- Notice des principaux monuments de la 
▼iBe de Troyes, par F. M. Doe. Troyes, Laloy et 
Booquot, 1838. In-18. 

t§0. Description historique de la cathédrale 
de Troyes, avec des planches lithographiées, par 
i. F. Arnaud, peintre. Troyes, 1822. In-f . (Inter* 
r<«pu.) 



— 60 — 

9Sfl- Notice de l'œuvre de François Girardoa 
de Troyes, etc., avec un précis de la Tieet de 
notes historiques et critiques (par M. Gorrard â 
Breban). 1833. Piq. in-8% 58 pages, tirée à 12 
exemplaires. Paris, Roret. Troyes, Bouquet c 
Laloy, libraires-éditeurs. 

• 

2^9. Essais sur la bâtisse de Troyes, par Hî- 
lony, professeur de Técole gratuite de dessin. 
Troyes, veuve Gobelet, 1777. In-8*. Factum. 

GoDtieDt des observatioDS qui sont encore d'actualité. 
— Bq. de M. Yerniery ancien député de TAube, i 
Troyes. 



BTABLI88BMBVT8 PUBLICS. — icOLBS. 

M3. Précis et autres pièces sur les bains de 
santé du sieur Rousselet. Troyes. Factum ia-8^i 
1766, 67 et 69. 

9S4. Plan de Técole gratuite de dessin de la 
ville de Troyes. 1773. Troyes, vettve Gobelet. In-8*. 
Factum. 

9S&. Plan des écoles publiques de chirurgie 
de Troyes, établies par les chirurgiens de cette 
ville, et ouvertes le 8 du mois de juin 1773^ con- 
formément aux statuts généraux de la chirurgie, 
et notamment à Tédit de 1772, etc. Troyes, Gamier 
jeune, 1773. In-12. 

S86. Instruction pour les élèves en Tart des 
accouchements, à Tusage de l'école que le gouver- 
nement a établie pour cette partie dans la ville de 
Troyes, par M. Lemaire de Ternantes, démené- 
trateur de cette école et maître en chirurgie de la 
même ville. Troyes, Garnier jeune, 1775. ïn-8*. 
— Bq. de M. Vemîer. 

9§W. Plan d'un cours de mathématiques 
sous la protection de M^ l'Intendant de Gham- 



— 61 — 

pagne, de MM. les Magistrats et officiers muni- 
cipaux de cette ville. Troyes, veu?e Gobdet, 1776. 
în-8'. Factum. 

MS. Lettres patentes portant établissement 
d'une école royale gratuite de dessin dans la ville 
Troyes. 1782. Troyes, veuve Gobelet. In-4*. 



(a) GOLLÉCB DE MÉDBCIIIS. — BXERCICB DB LA MiDBCIVB. — 

▲P0TH1CA1RB8. 



Arrest de la cour du parlement, rendu le 
h mai 1652, au profit de la communauté des Mé- 
decÎDs de Troyes, contre Nicolas Bailly, maistre 
Barbier chirurgien, soy-disant néanmoins bache- 
lier et chirurgien de robe longue. In-4*, sans 
date ni rubrique. Factum (xviii* s.). 

MO. Lettres patentes données par Henri lY, 
étaat à Troyes, en mai 1595.... portant confirma- 
tion des statuts de 1539.... concernant Texercice 
de la médecine à Troyes. Factum in-A"", sans date 
(1737 = 43). Troyes, veuve Michelin. 

9M. Sentence du bailliage de Troyes, qui fait 
défense au nommé Le Thoiseulx, médecin de Reims, 
défaire aucun exercice de la médecine en la ville 
de Troyes, et lui donne un mois pour en sortir. 
Da 8 juillet 1659. Troyes, veuve Michelin. Factuni 
in4% sans date. (v. 1760.) 

999* Mémoire pour le collège des médecins de 
Troyes. 1761. (Sans nom d'imprimeur ni rubri- 
que.) Factum in-A*. 

tfS. Mémoire pour les docteurs régens de 
Tuniversité royale de médecine, Lùdovicéej, de 
Montpellier, faisant corps et collée en la ville de 



<a) M. le ddelear Garteron, de Troyes, possède sur cette matière» 
Qn« grande quantité de documents de toute espèce.. 



~ 6» ~ 



h Eloge historique et critique de Monsieur 
Brey^, chanoine de Téglise deTroyes (parGrosley). 
1753. In-12. 

On y trooTO un catalogue des œuvres de Breyer. 

Vie de M. Grosley, écrite en partie par 



inconnu. A Londres et à Paris, Barrois jeune, 
M. DCC. LXXXVII. In.8*. 

BimUB UTTÉRÀUV. — POÉ8IB8 HISTORIQUES. — LIBBLLBS. — 

riUPHLBTS, ETC. 

MM. Recherches sur Fétablissemept et Texer- 
cice de Tlmprimerie à Troyes, par M. Corrard de 
Breban. Troyes, Bouquet, et à Paris, 1839. Broch. 
in- 8% tirée à 125 exempl. numérotés. 

309. Les poésies du roy de Navarre, avec des 
ootes et un glossaire françois, précédées de This- 
toire des révolutions de la langue Françoise, etc» 
Paris, 17&2, 2 vol. in-8'. (Par Lévesque de la Ra* 
TalHère.) 

SOS. La Bibliothèque de Glairvaux, en 1503, 
notice présentée à la société académique de TAube, 
par M. Harmand, professeur au coll^ de Troyes. 
Piqûre în-8*. Troyes, août 1838. 

Se trouve aussi dans les mémoires de cette société. 



90A. La complainte de la grosse cloche de 
Troyes en Ghampa^^ne, par Nicolas Mauroy. In-8*, 
gotnique rimprimé à Troyes, v. 1513, par Jean 
Lecoin. —La même, réimprimée en 1831, à Paris, 
avec d'autres antiquités, par M. Crapelet (a), en 
caractères semblables. 



„ {«) Y«T- Corrtrd 4» Breban. Reeliercliefl sur rétablissement et 
rezerdce de llminimerle à Troyes» m mot Ueoq. 



— 66 — 

babel, Juif nouvellement converti, et Compagnie. 
A Bordeaux, 1760. In-i2, 64 pages. ParGrosley (a). 

3M. Mémoires de Tacadémie des scienœs, 
inscriptions, belles-lettres, beaux-arts, etc., nou- 
vellement établie à Troyes en Champagne. 1756. 
2 vol. in-12 (ordinairement reliés en un). A Troyes, 
chez le libraire de l'académie, et se trouve à Paris, 
chez Duchesne, libraire, rue St.-Jacques, au Tem- 
ple du Goût. 

Par Grosley et autres, avec un frontispice en taille-donce. 

31f . Les mêmes... nouvelle édition, corrigée 

et augmentée de TEloge de Tauteur, par le C. ner- 

luison, etc. A Londres, et se trouve à Paris, chez 

Belin, Yoland et Debray, libraires. An X. 1 vol. 

in.l2. 

Cette édition contient de plus que la précédente : 
Lettre latine du doyen de Vacadémie. — Discours anni- 
versaire. — Le banauet des sept sages, — Lettre sur les 
fols que fournissoit ta ville de Troyes, 

3flS. Les Ecreignes Champenoises, par Gros- 
ley. Romance. 1757. In-8\ 

Tiré à part, avec la musique. — Bq. de M. Vemier. 

319. Sentence rendue au siège de police de 
la ville de Paris, portant suppression de six vo- 
lumes imprimés, ayant pour titre : Ephemérides 
Troyennes, pour les années 1757, 1758, 1759, 
1760, 1761 et 1762, — du 22 mars 1762, Troyes, 
de Fimp. de Jean Garnier. Factum in-4". — Bq. 
de M. Ilarmand. 

390. Les beaux arts rappelés à Troyes par 
la bienfaisance, ode par M. Et. Simon. Troyes, 
J. Sainton, 1775, In-*». Fact. 

(a) Nous avons cm devoir insérer dans cette bibliographie les troii 
pièces qui précédent, à cause du nom de leur auteur, et parce qu'ellei 
sont peu connues. 



— 67 — 

3M. Discours sur les beaux arts, par Cour- 
talon Delaistre, prononcé pour la distribution des 
Çrix de récole gratuite de dessin. Troyes. 1778. 
euve Gobelet. Fact. in-8\ 

399. Recueils de discours (analogues aux deux 
numéros précédents) prononcés à Troyes, en 
différentes circonstances, de 1775 à 1788, par 
Gourtalon ; Alexandre, doyen de St.-Urbain ; Char- 
bonnet ; Suard ; le p. Âdry, de l'Oratoire ; Tabbé 
de Champagne, etc., etc. 2 yoI. în-8*. — Bq. du 
docteur Carteron. 

SM. Dissertation. Urbi et patriae. — Factum 
in-S"", AO pages, sans autre titre ni indication quel- 
conque- (v. 1788.) 

Dissertation assez problématique, sur un point de droit 
civil. 

S94. Copie de la lettre écrite par M. Parent, 
le 30 janvier 1789. 

Factum de 8 pases. Une dame est censée écrire au 
nom des dames, à M. Parent, à propos d*une assertion 
contenue dans la dissertation. Cette lettre est suivie 
dune réplique de M. Parent. 

3M. Réponse des dames à la réponse de M. 
P***. In-8% 39 pages. 

SS6. Réflexions sur la réponse des dames, par 
H. Parent. Factum in-8'* de 8 pages. 

Ces quatre pièces se rencontrent rarement ensemble. 

397. Dissertation historique sur un bourg de 
Champagne. A Troyes, de l'imprimerie de Sainton 
fils, 1812. Brochure in-8* de 62 pag. avec 2 plan- 
ches gravées par M. Baudemant (a). 

(a) L'auteur (M. Pavée, baron de Vendeuvre, père de M. de Yen- 
^Yre, aujourd'hui pair de France et président du Conseil général 
^l'àube) recherche, dans cet opuscule, quelle doit être l'orthographe 
^ iBot Y$ndeuwre. 11 y discute ayec plus d'esprit que de séyère cri- 



~ 68 — 

S9S. Thibaut, ou la naissance d'un comte de 
Champagne, poème en U chants, sans préface et 
sans notes, traduit de la langue romane, sur Yo* 
riginal composé en 1250, par Hobert de Sorbonne^ 
clerc du diocèse de Rheims. (Par de Montry.) 
Paris, Lenormand, 1811. In-12. 

SSft. La fosse aux Nonnes, chronique Nogen- 
taise. Extrait du journal de Nogent, par Lemaitre. 
In-8». 1838; (Nouvelle.) 

S20 bis. Sainte Germaine, tragédie improvisée 
à Bar-sur-Âube, le 5 avril 1838, dans une soirée 
publique, par M. Eugène de Pradel, etc. - — Bar- 
sur-Aube, J. Foucault; Troyes, Bouquot, éditeurs. 
Piqûre in.8\ 1838. 

PÉRIODIQUES. 

3S0. Ephémérides Troyennes (a) , par Grosley- 
1757 = 1768. 12 volumes in.24. 

Voy. sur la suppression des 6 premiers volumes^ la 
sentence rendue, etc., ci-dessus n» 319. 



tique, l'opinion, pen solide dn reste, qui attribue aux Vandales Fori- 
gine de cette commune et Tétymologië de son nom. C'est pour cela, 
dit-il, qu'on a, mais à tort, écrit Vandeuvre au lieu de Vend^vrBé 
L'auteur soutient assez bien la négative, mais l'affirmatire à laquelle 
il conclut, est faiblement justifiée. 
' n est constant que les titres anciens portent quelquefois VctndewDn, 
et ses variantes finales, en latin et en français, ouvre, uevre, CBUvn^ 
opus, opéra, mais plus souvent et plus proprement, selon toute vrai- 
semblance, Vendeuvre, Vendopus, Vendopera, On peut donc aussi 
proposer, pour racine de ce nom, Veneris, ou mieux Vendemiœ opta 
ou opéra. Gomme on le voit, dans l'une et l'autre de ces deux hypo- 
thèses, la solution se peint de couleurs épicuriennes, et fait regretter 
d'autant plus vivement la lacune que le spirituel auteur de la disser" 
tation a laissé subsister dans son œuvre. 
(Voy. ci-dessus, ms. no 82.) 

(a) La collection originale des Ejthémérides de Grosley, continuée 
par Gourtalon et Simon, devient de jour en jour plus rare et plus re- 
cherchée, bien que la substance de ces petits livres ait été réimprimée 
plusieurs fois. 

Nous avons recherché avec le plus grand soin, et nous avons dé- 
taillé dans cette liste toutes les parties de cette collection. Nous y 



— 69 — 
331.. Ramponidcs. 

Ayec ces épitaphes : 

« An, H guis atro dente me peiiverit, 
Inumu ut flebepuer? > 

« Gaudeii^$eribente$;9iieveniraniur,ettUtrà, 
Si tacecu, laudant quidquid scripêére beaii, n 

HORA. 

Sans autre iDdication ni date (I76l).ln-12, — Quelques 
exemplaires portent une Apostille collée & la fin du yo- 
lume. 

Le princit)al auteur de cette satire est M. de Mont- 
rocher, ingénieur des ponts et chaussées de la subdélé- 
gation de Troyes, mort inspecteur général des ponts et 
chaussées. 

3S9. Lettre critique de M. Hugot, maître 
savetier, à Fauteur des Ephémérides Troyennes. 
Troyes, le 15 mars 1762. Ia-12. 

Par M. de Montrocher. 

333. Observations sur la critique des Ephé- 
mérides Troyennes, par M. N. (De Montrocher). 
Troyes, 28 avril 1762. In-12. 

334. Aimanach de la ville et du diocèse de 

Troyes, capitale de la Champagne. 1776 = 1790. 

15 vol. in-2/i. 

Continuation des Ephémérides, par Gonrtalon et 
Simon. Gourtalon étant mort en 1786» Simon en fut seul 
chargé depuis cette époque. 

33ft. Aimanach du département de TÂube, 
séant à Troyes, pour Tan de grâce 1791. In-26. 
1 vol. (Par Simon.) 



Aimanach de la constitution, pour lan-^ 
née bissextile. 1792. Troyes, Sainton. In-12. 



aTODs joint en outre quelques pièces accessoires qui s'y rattachent, 
et qui, peut-être, auraient pu trouver leur place dans la dernière des 
toUiTisions qui précèdent. 

En agissant ainsi, nous ayons voulu tenter de réunir, autant <{ue 
possible, en une seule série, l'ensemble des pièces plus ou moins 
rares qui la composent, et dont la réunion est d'un haut prix pour le 
Mbliophile. 



— 70 — 

337. Almanach historique, géographique et 
politique du département de TAube et de la ville 
de Troyes, pour Fan IX. Troyes, Sainton. In-24. 



Annuaire du département de FAube , 
pour Tan XIL Id. In-2/i. 

339. Annuaire administratif du département 
de l-Aube, depuis 1826. In-i2. Troyes, Laloy et 
Bouquot. 

Ce recueil, qui renferme toujours quelque article 
relatif à Thistoire locale, se publie chaque année, sous 
la direction de la société d'agriculture, sciences, arts et 
belles-lettres du département de FAube, dont il va être 
question ci-après. 

340. Almanach des notaires de l'arrondisse- 
ment de Troyes, pour Tan 1809 (et suivants), ré- 
digé par ordre de la chambre. Troyes. In-12. 

L'almanach des notaires figure dans cette liste à cause 
des renseignements qu'il fournit sur la succession des 
titulaires de chaque étude, depuis les temps les plus 
reculés, et des lumières qu'il procure ainsi pour re- 
trouver les titres historiques qui ont été déposés dans 
ces études. Cet almanach, rédigé par feu M. JBrocard, 
notaire de Troyes, a paru quatre fois jusqu'à ce jour, 
savoir : pour les années 1809, 1810, 1811 et 1817. 

34fl. Annuaire du Clergé, pour le diocèse de 
Troyes, première année. Se trouve au secrétariat 
de Tévêché. Troyes, Anner-André, 1841. In-12. 

349. Journal de Técole centrale et de la so- 
ciété d'agriculture du département de FAube, du 
n* 1 à 67; du 29 brumaire an vu, au 29 fruc- 
tidor (an viii). 1 vol. in-8*. 

343. Mémoires du Lycée du département de 
FAube, par la suite, société académique du dépar* 
tement de FAube. Troyes, Sainton; de Fan x à 
1807. 8 vol. in-8% avec diverses annexes publiées 
par la même société. 



— 71 — 

3441. Mémoires de la société d'agriculture, 
sciences, arts et belles*lettres du département de 
TÂube ; depuis le n"" 1. 1822. Par cahiers in-8*. 

34ft. Journal de Troyes et de la Champame 
méridionale, paraissant tous les mercredis de cha- 
que semaine. 

In-4^ fondé en 1782, existait encore en 1790. Peu pré- 
cieux et extrêmement rare. Nous n'en connaissons au- 
cune coUection complète. 

34W. La chronique de Champagne , revue 
mensuelle, historique et littéraire, publiée sous la 
direction de MM. H. Fleury et Louis Paris. Reims, 
1837 et 38. In-8*. 

Cet estimable recueil ne parait plus et n'a pas encore 
été remplacé. 

TOPOGRAPHffi (a). 
GAETB8 DB CHAMPAGNE. 

34T. Carte du pays de Champagne, par Da- 
mien de Templeux. Paris, Leclerc, 1616. in-folio. 
— Inexacte. 

348. Campaniae comitatus. Ortelii. 1570. 1630. 
Hondii. 

349. Comitatus Campaniae. 1630. — Bonne 
pour le temps. 

SftO. Champagne, en U feuilles. Paris, 1630. 
1640. In-f . 

3ftl. La même, sans date. Petit in-f . — Pas 
mauvaise, d'une exécution fort nette. 



(a) Les principaux éléments de ce dernier %, et notamment tontes 
les appréciations, m'ont été fournies par M. Gorrard de Breban» qui 
a bien youln me permettre d'en enrichir mon livre. 



— 72 — 

359. Stephaoi Kaltenhofori Campania. Ant- 
verpiae. 

3&3. Champagne et Brie, par Nicolas Sanson. 
Paris, 1650. 1687. In-R 

354. Gouvernement général de Champagne, 
par le même, en 2 feuilles. Paris, 1679. In-f*. 

355^ Le même, en deux feuilles. Paris, Jaillot, 
1681. In-f». 1686. 1695. 1699. 1717. — Mal exé- 
entée. 

35tt» Le même, par Giacomo Cantelli ; in Ro- 
ma. 1695. 

35T. Gouvernement général de Champagne, 
par Noslin» Paris, 1699. In-P. — Mauvaise. 

358. Id., par Nicolas de Fer, 1710. In-f^. — 
Mauvaise. 

, 359. Champagne septentrionale et méridio* 
nale, par Q. Delisle, en 2 feuilles in-P, 1713. — 
Assez exacte. 

300. Carte de Champagne, dressée sur les 
dernières observations. Paris, 1744. In-f* . 

301. Gouvernement général de Champagne, 
divisé par Pays, par le sieur Robert, en 2 feuilles. 
Paris, 1752. In-f^. 

309. Carte itinéraire du gouvernement de 
Champagne^ réduite d'après la grande carte de 
France. 1788. — Jolie. 

303. Carte de Champagne et de Brie, par 
Bazin, 1790. 2 feuilles in-f . — Excellente. Les 
cuivres sont au dépôt de la guerre. 



— 73 — 

GABTB8 DU D10GÈ8B DB T&0TE8. 

S#4I. Evêché de Troyes, par Samson d'Abbe- 
ifille. Paris, 1656. 1741. In-f*. — Assez bien exé- 
cutée. 

3M. Carte du diocèse de Troyes, gravée par 
Youillemont. 1675. — Tous les noms sont estropiés. 



Carte du diocèse de Troyes, divisée eu 
doyennés, par M. Courtalon, ingénieur-géographe. 
Troyes, 1786. — Très-satisfaisante. 



CAATE8 DE LA VILLB. 



3VÏÏ' Plan de Troyes, par M. Jouin de Roche- 
fort, sous la mairie de M. Dare. (1676 = 1680.) — 
n a été réduit in-â*, par Beauvain, géographe du 
Boi. Anonyme. 

3*8- Autre, par Parisot de Nismes, 1697. — 
11 parait que c'est le même qui a été réimprimé 
depuis, à diverses dates, et notamment en 17/i7, 
sous le titre suivant : 

369. Plan de la ville, fauxbourgs et dépen- 
dances de Troyes, capitale de la Champagne, 
dressé par ordre des maire et échevins. 17 /i7. (Avec 
3 légendes.) 

WÏÏ9* Plan historique de la ville de Troyes, 
d'après les mss. de Duhalle, Breyer, etc., déposés 
aux archives de la commune, pour servir aux 
mémoires historiques de Grosley. 1824. Troyes, 
Sainton fils. 1(2 feuille raisin. 

3fl. Plan de Troyes, en 1769. (Pour mé- 
moire.) Yoy. Manuscrits N* 88. 



LIVRE IL 



GATÂLOGIIE- RÉPERTOIRE 



DBS 



DOCUUENTS COMPRIS DANS LA SECTION HISTORIQUE DES 
ARCHIVES DE LA PRÉFECTURE DE L'AUBE. 



CONCORDANCE 

Entre le Tableau ci-contre et le Cadre pour servir au classement des 
différents fonds d'archives conservés dans les dépôts dépendant des pré- 
fectures (a). 

Cadre. Tableau* 

ARCHIVES CIVILES, 

SÉRiB À, Actes du pouvoir sou- Néant, 
verain et domaine pu- 
blic. 

B. Cours et juridictions. Néant (b). 

C. Adnoiinistrations pro- $!«>* de la seconde partie. Àdmi- 

▼inciales. nistration provinciale, page 79. 

D. Instruction publique , Néant (c). 

sciences et arts. 

E. Féodalité, communes y $11 et III. Administration muni- 

bourgeoisie et famil- eipale et administration seigneu- 
les. riale, p. 80. 

F. Fonds divers civils. Mémoire., (Cette série doit être 

affectée plus tard à la partie 
civile de la section cofitentteuif 
inclassée. Voy. plus loin pages 

265 et 270) 

ARCHIVES ECCLÉSIASTIQUES. 

fir. Clergé séculier. $ 1er de la première partie. Clergé 

séculier, page 77 (ci-contre). 

H. Clergé régulier. $ IL Clergé régulier, page 78. 

/. Fonds divers ecclésias- Mémoire. (Cette série doit être 
tiques. affectée à la partie ecclésias- 

tique de notre section conten- 
tieuse.) 

(a) Aa moment où notre catalogue, fruit du travail de ces trois dernières an- 
néeSy était arrêté et imprimé, et la présente feuiUe étant déjà tirée, nous avons 
eu communication de la circulaire no 14 de M. le Ministre de l'intr, contenant 
des instructions adressées à MM. les Préfets sur le classement de leurs archives, 
dans laquelle se trouve le cadre qui fournit la moitié de ce tableau. Sachant 
tout le prix qui s'attacherait à ce qu'un mode uniforme de procéder fût snin 
dans l'organisation de tous les dépots d'archives, nous n'avons pas hésité à in- 
troduire dans notre ouvrage, à l'aide d'un carton, le présent tableau supplé- 
mentaire, destiné à établir une concordance entre cette instruction générale 
et la méthode que nous avons adoptée. Comme on pourra le remarquer, ces 
deux méthodes sont parfaitement semblables quant à la coordination générale 
et au mode de procéder. Seulement, il existe dans notre tdbleau, par rapport 
au eadrê, un renversement entre les archives civiles et les archives ecclesias' 
tiques. Ces dernières, en effet, occupent, dans le dépôt de Troyes, une place 
infiniment plus considérable que les archives civiles, et lui impriment son ca- 
ractère essentiel. Cette disproportion, jointe à des convenances locales, noiU 
a dicté le mode que nous avons suivi. 

(b) Les archives judiciaires de l'ancien baUliage et de la prévôté de Troyes 
se trouvent au greffe du tribunal civil (voy. ci-dessus page 6). Pour la Hammai^^ 
voy. liasse 496 et reg. 1766 et suiv. 

SO Sur le Collège de Troyes, dépendance purement municipale, voy. liasse 
et suiv. 



CHAPITRE PRÉLIMINAIRE. 



TABI.I!AU GÉHÉRAI. 

DBS 

Me aépai ae» AtreMve» hiëiorUguem «te te 
JPréfeeÊure ae PAuhe {a). 



PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE ECCLÉSIASTIQUE. 

8 1er, . CLERGâ SÉCULIER. 

M. L. Hg. Evéché de Troyes. 

L. Grand-SémiDaire. 

L. Petit-Séminaire. 
M. L. Rg. Eglise cathédrale de Saint-Pierre. 

Paroisses et succursales. 

Bg. Saint-Aventin de Troyes. 

L. Saint-Denis id. 

L. Saint-Frobert id. 

L. Saint-Jacques id. 

M. L. Bg. Saint-Jean id. 

L. Bg. Sainte-Madeleine id. 

L. Bg. Saint-Nicolas id. 

L. Bg. Saint-Nizier id. 

L. Bg» Saint-Pantaléon id. 

L. Bg. Saint^Bemy id. 

Eglises collégiales. 

M. L. Bg. Saint-Etienne de Troyes. 
L. Notre-Dame de Lirey. 



(O) La lettré M placée deTa&t l'indii^tion d'un fondi, indique qae 
ee fonds a fourni des MamacrUt, La lettre L indique ^'il renferme 
des Lias$e$. Le si^e Rg., indique qu'il contient des H^fres. Le signe 
Bl., des JRdiis. Enfin, la lettre P signifie PoriefewUê. 



— «T — 
L. Commission intermédiaire^ 
L. Rg. Bailliage de Troyes. 
L. Prévôté de Troyes^ 



8 IL - ADIIHaSTRATION MUNICIPALE^ 

L. Rg. Ville de Troyes. 

% ilL - àDMINISTEATfON SEIGNEURIALE. 

Seigneuries. 

Rg. Athis-sur-Seine. 
Rg. Barberey-Saiat-Sulpice. 
L. Marigny. 

^%* INogent-sur-Seine. 
L. Payns. 
L., Piney. 
L. Rg. Pont-sur-Seîne. 
L. Rg. Poussey. 

Rg. Saint-Parres. 

Rg. Troyes (Ghatellerie) . 

Rg. Vaubercey. 
L. Rg. Yillacerf. 

Rg. Yillemaur. 

[a) RI. Généabgies. Voy. le détail au Catalogue. 



(a) On troayera aassi dans les Ltaaes, à la fin de l'article Tro^, 
dans les cartons 337 et suivants, divers papiers généalogiques. 



CATAIiOerE-BfiPERTOIlIB. 



CHAPITRE !•'. 



HAltflJSCBITS. 



HISTOmB GÉNÉRALE. 

I. In nomine patris et âlii spiritûs sanctL Amen. 

tncipit «iiij. liber Sententiarum de .vi). sacra- 

mentis noui testament!. — Explicit quartus liber 

sententiarum Magistri Pétri. Deo gratias. Amen. 

4» livre de la Somme des Sentences de Pierre Lombard. 
Ms. sur parchemin, écriture fine, menue, fort abrégée, que 
j'estime de la fin du xiv s. — Ais de bois, couverture en 
peau blanche. Hauteur 26 centimètres. Largeur 18. — 41 
feuillets. En tète on lit ces mots d'une main du xiv« au xy« 
&• : f Iste liber est domini Johannis Blanche, succentoris 
ecclesie Trecensis; qui reperiet eum, sibi reddat, et ei da- 
bitur bonum vinum. » 

II. Sermonnaire Explicit sermo fratris Guil- 

lelmi Lugdunensis super Epistolas. 

Le commencement manque. Ce ms. me parait être du xiii* 
siècle. Parchemin, même reliure que le précédent. Hauteur 
18 c. Largeur 14. 

III. Incipiunt Constitutiones domini démentis 
pape quinti. Publicate per lohannem papam yice- 
simum secundum. — Êxpliciunt casus constitua 

tionum. 

iiv« siècle. Parchemin, même reliure que le précédent. 
Hauteur 26 c. Largeur 18. Au bas de la première page, et 
d'une écriture contemporaine, on lit : a Liber iste datus est 
ecclesie Trecensi per venerab. virum, dom. N. fiurgundi 
iDâ(ignum) dicte ecclesie canonicum. d 

ly. Incipit Summa de materiâ iudiciorum pos- 
sessoriorum à domino Odone de Senonis iuniore, 
dicte de Sancto Salyatore, legum professore, licen- 



— 82 — 

ciatoque in decretis , composita. Ânno domini. 
m', ccc'. p'. — Finito libro, sît laus et gloria 
Christo. Anno dom. m'', ccc''. xUi}\ Explicit etc. 
die Jovis ante nativitatem beati Johannîs Baptiste. 

Ms. sur parchemin, xit« s., ayec la siffnature de Blanche» 
sous-chantre de Troyes au xy« siècle. Môme reliure que les 
précédents. Hauteur 26 c. Larg. 18. 

Y. Les étincelles de l'écriture sainte, par André 
Nivenne. Suivi du sermon de F. Vital, et d'un 
traité de la prédication. 

Ms. lat.y sur papier, fin du xiy« siècle. — En tête, on 
lit : ce Incipiunt capitula libelli scintille scripturarum. » 
L'explicit qui se trouve vers le milieu du volume est ainsi 
conçu : a Explicit liber sintillarum scripturarum. Iste liber 
Huit SActus anno domini m», ccc». Octuago. yjo. die martis 
antè festum béate Lucie Yir^nis per Ândream quemdam 
Nivmnê nomine. » Vient ensuite un sermon or Ad nonorem 
beatissime Virginis matris Marie, d prononcé par Frère 
Vital, en ia87, devant Tuniyersité de Paris, comme le prouve 
cet explicit qu'on lit à quelques pages de là. or Explicit no- 
tabilis collacio dicta per Fratrem Vitalem de ordine Fra- 
trum Minorum in presencia universitatis Parisiensis, sol- 
lempniter congregate in claustro sancti Maturini, ttoiQO 
domini m», ccc». octoffo. vijo. quam ego projjriis auribus 
audivi. » — a Sequitur Ars predicandi bona et utûis et modus 
virtutes et vitia introducendi, una reprobando et altéra com- 
Hiandando. i> 

Couverture en parchemin. Haut. 22 c. Larff. 16. Coté au 
dos G. 10. Il provient, ainsi que les 4 précédents, de Fan- 
çienne librairie de la Cathédrale de Troyes. 

YI. Casus Longi suprà secundum librum co* 

dicis. 

(Gode civU). Fragment. Ecriture du commencement du 
xv« s. Ms. sur papier, couvert en parchemin. Haut. 30 c. 
Largeur 23. 

YII. De auctoritate camere compotorum et 
qualiter ab eâ non appellatur sed eiaem suppli-* 
catur. 

Recueil de pièces concernant principalement Thistoire 
commerciale e( financière de la France. Sur papiçr. 17^ 
feuillets. Couv. parchem. Haut. 30 c. Larg. 22. xv« s. 

n parait avoir été achevé sous Louis XI, pour Fasaff^ 
d*un conseiller de la cour des comptes. H contient une fool^ 



— 8S — 

d'ordomiaDcefly arrêts et autres actes eoncemant la chancre 
des comptes et le fait des finaDces. On y trouve aussi f» iio : 
Lettres patentes de Charles VII (5 août 1457), portant doiM^ 
Han à Ravant et Geoffroy Cœur et à Guillaume de Varie, de 
certains liiens ayant appartenu à Jacques Cœur, etc. Cette 
pièce se lit égidement dans le ms. SU-Oermain, 572. 848. f» 
9^1. de la bq. roy. — F» 124 : Lettres de sauve-garde et au- 
tres documents diplomatiques, adressés par Charles Vil, 
aux rois de Tunis, Arménie, Bougie, Fez et Oran, pour la 
protection de la navigation française dans la méditerr»- 
née. — J'ai joint à la suite de cette pièce, un a Etat des 
agrées et équipage de la gallère Haudancourt, etc., 1661 h 

Sue j'ai rencontré isolé dans le dépôt. Copie de ces deux 
ornières pièces a été transmise, par mes soins, en 1841, A 
M. le Ministre de la marine et des colonies. 

Ce ms. provient, en dernier lieu, de la bq. du collège de 
l'Oratoire de Troyes. 

ym. Coustumier des pays de Yermandoys et 

ceok de EnuiroD. 
Commencé en 1448. Vient ensuite au f» Ixv : 
Coustumes de la prévosté royal de Noyon..,. 

escriptes le x* jour d'aoust, lan m. V. et sept 

Terminé par des notes qui datent à peu près de cette or- 
nière époque. — Sur papier, 73 feuillets. Haut. 30 c. Larg* 
23. — Bq. du collège de TOrat. 

YIlI bis. Traité de paix du 14 janvier i526, 
passé à Madrid, entre François I", roi de France, 
et Vempereur Charles Y, suivi des pouvoirs respec- 
tifs donnés aux ambassadeurs, et autres pièces 
dépendantes. 
Suivi de : 

Lettres de François I**. du 20 octobre i529, don- 
nées â Paris, portant ratification du traité de 
Gambray. 

ivi« s. — Sur papier. — Cette copie d'une expédition dé- 
liyrée en parlement, parait provenir du collège de l'Ora- 
toire. Haut. 32 c. Larg. 23. 

Ai IX. Mémoires pour madame mère du Roy, 
i*^ duchesse d'Angousmois, d'Anjou et Bourbonnoys 
^te., demanderesse et complaignante en cas de 
^line et nôuyelleté contre madame Anne de 



3 



/ 



— 84 — 

France, douairière de Bourbonnoys et messire 
Charles de Bourbon congnestable de France dé- 
fendeur et opposant à la complainte. 

Procédures touchant les terres du dernier seigneur de 
Bourbon. xyi« s. Sur pap. Haut. 32 c. Larg. 25. PrôTient 
de la même bq. 

X. Autre recueil de la même époque. Cartonné. 
Couv. en parchemin, contenant des pièces ana- 
logues et relatives au même sujet. 

Avec une lettre signée De Villeprouvée, adressée au R. P. 
Phigicien, aux pères de VOratoire à Troyes. Même provenance 
et mêmes dimensions. 

XI. Histoire ecclésiastique du xvii* siècle. 
xvnv s. Sur pap. Haut. 28 c. Larg. 19. 

XII. Les très humbles remontrances du par- 
lement de Toulouse. 

xviu« siècle. 1752. (Refus de sacrements.) Sur papier. H. 
3à c. L. 20. 

XIIL Copie des ordres de la campagne des 

1758, 
xvni« siècle. Le premier est daté a du 4 au 5 juin, a 



camp sous Rhimberg » et le dernier a du 10 au 20 novem — 
bre, au camp dlnslaken. » — Sur pap. Haut. 40 c. Larg. 26— 

HISTOIRE LOCALE. 

LITURGIE. 

XIV. Ordinarium ecclesie Trecensis.^ 

xvn^ s. Avec quelques gloses et observations en fran-* 
çais. Pap. H. 30 c. Larg. 20. 

XV. Bref de l'office à l'usage de l'église de St.-- 

Etienne de Troyes. 

HYW s. Sur pap. Cartonné. Gouv. parchem. Haut. 30 c « 
Larg. 22. 

XVI. Office de la confrérie de la Sainte-Croistf 
(donné par les confrères) , suivi de l'Office de St.-* 
Èoch. 

Ces deux offices ont été écrits vraisemblablement Y 



— 85 — 

tu commencement, et Vautre à la fin du xvi« siècle. 

Sur parchemin. Ce ms. appartenait autrefois à l'église de 
St.'Remy deTroves. Il est orné de peintures, remarquables 
sous le rapport des costumes. Gouv. basan. H. 46 c. L. 32. 

XTII. Missel. 

Fort beau ms., légué à Téfflise de St, -Urbain de Troves, par 
Odard Hennequin, doyen de cette é$?lise, et délivré à titre 
d'exécution testamentaire, en 1500. Parchem. vélin: 'minia- 
tures. Ais en bois. Gouv. peau blanche. Haut. 42 c. L. 32. 

XTIII. Psautier. 

xviii« siècle. Parchem. Garact. goth. In-f». — Insignifiant. 
Ce livre a appartenu à quelque église de Troyes. 

XIX. Fragments d'un c^émonial ou rituel pro- 
pre de FAbbaye de Montiéramey, près Troyeis. . 

Fin du xin« ou commencement du xiv« s. En tête on. lit 
cette note : ce Fragmenta antiquissimi cœremonialis localis 
monasterii Aremarensis circà decimum tertium vel ideci- 
mum quartum saeculum scripti, vt existimauit R. P. D. £d- 
mundus Martene Religiosus congre^a. S. Mauri. Quœ sci- 
licet fragmenta, tanti momenti censuit idem R. pater, vt cum 
optimis manuscripUs solliciti recondantur et custodiantur 
in hujus recensione admoneret. 1709. » — Ms. tr. petit sur 
peauyélin. Gartonné. Gouv, parchem. Baut. 15 c. i^irg. il. 

DIOIT CANON. — STATUTS. — DISCIPLINE ECQI.i8IA8TIQ1}B. 

XX. Statuts synodaux du diocèse de Troyes, 

publiés par l'évéque Jean Lesguisé. 

xv« siècle. 1426 = 1450. — En français et en latin. Sur 
pap. Hai^t. 30 c. Larg. 22. Mutilé par les rats et Thumidité. 

XXI. Mémoire de Pierre Leroux.... marguillier 

de St.^Jean de Troyes, sur le règlement fait le 29 

février 1629, des droits curiaux des curez des pa- 

Tobses de lad. ville 

Sur papier. Haut. 28 ç. Larg, 20. Provient de l'église de 
St.-Jean de Troyes. 

XXII. Stàtuta consuetudines et ordinationes 
capituli insignis ac regalis ecclesiae beati proto 
martiris Stephani Treceasis. Omnia anteà per yaria 
registra et chartas diffusa et, ut plurimùm, proptér 
eorumantiquitatemet vetustatem penë consumpta 



t 
I 



— 86 — 

et obliterata in hune codicem çongesta et ordine 
disposita faerunt, anno domini i58&, » 

XTiiP s. Ms. sur papier, écrit vers 1750, d'une écriture très- 
mauvaise et trés-Dégligée. Le livre est malpropre et sans 
ordre. C'est, comme on le voit d'après le titre, la oopie 
d'une première compilation exécutée au xvi« siècle. On 
y trouve : a Statuts et coutumes de la collégiale » d'après l'œu- 
vre du xvi« siècle, — Catalogue des dignités. — Chraniqm 
Troyenne. — Catalogue de la bibliothèque du chapitre, et un 
inventaire des tombeaux et reliques du trésor. H. 28 c. L. 20. 

XXIII, Recueil de protocoles* 

Hs. sur papier du xvi* s. Il contient une collection de for- 
mules des divers actes de chancellerie romaine, appelés 
êignatures, et autres de toute espèce, relatif à la direction 
et à l'administration des fiénéfices. Cette compilation est 
siffuée en plusieurs endroits du nom de Guillaume Lejeune, 
c (iuUUrmusJuvenis, clericus diocesisTrecensis. 9 Elle paraît 
avoir été faite à l'usage du chapitre de Saint-Etienne ûd 
Troyes. Hauteur 32 c. Largeur 22. 

XXiy. Liber quorumdam privilegiorum sacro 
ordini cisterciensi per summos pontifices concea- 
sorum, — Parisiis, apud iEgidium Blaisot, etc. 

Hs. du xvii« s., contenant la copie d'un livre imprimé &a 
1620, sous le titre qui précède. H. 18 c. L. 13. 



MONOGRAPHIES SUR DES SUJETS OU ÉTABLISSEMENTS 

RELIGIEUX. 

XW. Les églises collégiales du diocèse de 

Troyes. 

Hs. sur papier; autographe. Il a pour auteur Jean 
Ragouy prêtre du diocèse de Troyes, licencié en théologie 
de la faculté de Paris, curé de St.-Pierre de Barbonne 
(commune de l'ancien diocèse de Troyes, doyenné de Se- 
zaune, aujourd'hui département de la Marne), en 1611. — 
J'ai publié un fragment curieux de cet opuscule, dans le 
Voyage archéologique de M. Arnaud, illustré et édité à Troyesi^ 
par M. Collet, page 115. Art. i^.-D.-de-Xtrey.— H. 30 c. L. ao. 



XXVI. Remarques sur l'église Cathédrale d 
Troyes, par Fabbé Hugot, chanoine de Saint — 
Etienne. 
Le Secrétariat de l'Evéché possède un autre exemplaires 



I 



— 87 — . 

antérieur, à peu près pareil et signé, de cette même nolice. 
Ces observaiioDS» puisées aux sources, forment un mé- 
moire utile à consulter pour l'archéologie de la Cathé- 
drale. Le manuscrit est de 1701. L'incendie de 1700, qui dé- 
Yora le clocher et faillit réduire Téglise en cendres, occupe 
une grande place dans cet opuscule. Grosley, qui ne cite ses 
sources que quand il ne peut pas foire autrement, a pillé ee^ 
petit livre, sans en parler, dans son mémoire sur la cont^ 
truction de la Cathédrale. (Yoy. Mém, hist. Ed. Simon. 1812. 
T. 2.) Surpap. H. 19 c. L. 13. 

XXVII. Fragments historiques et recueil de 
pièces relatives à l'histoire de Troyes. 

Vers 1789. Ouvrage de Michel Sémilliard, avocat à Troyes, 
mort vers 1798. M. Sémilliard, homme curieux et versé aans 
la littérature ancienne, parait avoir pris part, au moins 
comme particulier, aux questions de controverse qui agi- 
tèrent répoque de Louis XY. Il s'occupait à mettre en or- 
dre et à eoUeetionner les documents éphémères, chansons,, 
factums, pamphlets, gravures, auxquels donnaient lieu ces 
querelles et les événements du jour. Il y joignait comme 
ciment, ses propres observations et quelques notices his- 
toriques et critiques sur les monuments, les institutions, les 
livres, qui se rencontraient sous sa plume. Il emplit de laf 
sorte quantité de volumes ou dossiers d'un grand formi^ti 
composés de vers, de prose, de brochures, de griavures, 
de notes de toute espèce. J'ai acquis, pour la Préfecture, 
en 1840, trois de ces dossiers. Ce sont les mss. xxvii, xxvni 
et Li. Les autres sont restés, pour la majeure j^rtie, dans 
la bq. de M. Prévost-Paillot. (Voy. ci-dessus, bibliographie, 
w» 37, 45 et 46.) Les archives de la subdélégation de Troyes, 
renferment, sous la date dtrsi mars 1766, et dans un dossier 
qui fait partie de la liasse n» 469 (voy. plus loin Liasses), 
quelques renseignements sur la personne de ce M. Sémil- 
liard. 

Ce volume contient les Cordeliers^ les Jacobins et les Capu- 
cins. H. 39 c. L. 25. 

XXVIII. Suite du précédent. 

Ce Tol. contient : Notre-Dame-aux-Nonnains, SU- Jacques 
et Foissy. Le commencement du texte manque. 

XXIX. Copie manuscrite de la vie et martyre 
de Sainte^Ursule et ses compagnes, par le R.-P. 
Sermann Crombach, jésuite. 

De la fin du xvii« s., parfaitement conditionnée, et adres- 
sée, avec une épitre dédicatoire, à la supérieure des Ursu- 
linei de Troyes. Sur papier. Carton, couv. parchem. H. 37 c. 



— 88 — 

XXX. Formulaire ou recueil de protocoles pour 
toute espèce d'actes relatifs à Texistence monas- 
tique. 

xye = xTi« S. Ecrit à Montiéramey, et pour l'usage de cette 
Abbaye. A la fin, se trouvent des copies de titrée relatilii 
au prieuré de Montier-en-rUe, ou Motte. Sur pap. coqt. 
parchem. H. 22 c. L. 15. 

XXXI. Histoire anonyme de l'Abbaye de 

Montier-la^Celle ^ de Fan 635. A la fin du xtu* 

siècle, i'' partie. 

La fin manque. Ce ms. paraît avoir servi à Gourtalon, pour 
son article Montier-la-Celle, (Topog. t. m. p. 24.) Cepen- 
dant, il ne Findique pas dans sa nomenclature des sources, 
i la fin du 1. 1. — Pap. H. 30 c. L. 20. 

XXXII. Histoire de l'Abbaye de Monîter^la" 

Celle, 
Copie inachevée du précédent. Toute pareille. 

XXXIII. Prothocolum inceptum Parisius in 
domo honorabilis yiri magistri Martini Mesnart, 

Ser me Jacobum de la Hupproye, de Trecis oriun- 
um, anho domini millésime quingentesimo vice- 
simo sexto, die decimâ sextâ mensis Augusti. Signi 
Hupperoye, 

Commencé en 1526, et fini en 1531, pour Fusage de MonUet^ 
llû^CeUe, Eecueil de protocoles et de formules poUr toutes 
sortes d'actes et de procédure en matière civile, criminelle 
et ecclésiastique. On y remarque surtout — (f» j) : Une re- 
quête des étudians de la rue des Noyers, au prévôt de Paris, 
tendant à ce qu'il leur soit permis de célébrer, comme d'an- 
cienne coutume, leur fête de S. Arnoul. — (F» xlviij). Une 
nomenclature des métropoles, archevêchés et évéchés de 
France, avec les noms latins et français. — (Fo iiii"iij. verso 
et ibid). Actes de la chancellerie des foires de Champagne. 
— (Fo iiii"v. verso) : Sentence portée par M« Jean Muon» 
officiai de Troyes, contre les Urebets (a). Cette pièce pourrait 
être la source des transcriptions dont parle Grosley, et qui 
ont permis à celui-ci de la publier (b). Elle peut fournir une 
nouvelle lumière sur la question de son authenticité. La 
leçon de notre ms. porte une date, et se termine ainsi : a Lata 

(a) Sorte d'insectes. 

ijb) Yoy. les mémoire» sur Troyes, édition Simon. T. n, page 74 et 
•uiv. Yoy. aussi la table des mss. de Dapuy. — Bq. royale. 



— 89 — 

fuit hee seDtentia Judicialiter per dominum offlcUI^ni Tre- 
censem, anno domini mo quingeno sçxto, die veneris post 
penthecosten ; sie sifrnatum N. Hupperove scriba cause. » 
— (Fo iiii'''xij) : Processas electionis abbatis monasterii celle. 
Jacques Hupproye ou de la Hupprois, paraît avoir com- 
inencé ce recueil, étant jeune encore, et servant proba- 
blement en qualité de clerc chez le praticien qu'il nomme 
dans son titre M« Martin Mesnard. — Sur pap. H. 30 c. L. 
22. 

XXXIV. Catalogue des livres de la bibliothè- 
que de la maison de Montier^ta-Celle^ réunie aux 
domaines nationaux. 

xyni« siècle, v. 1790. Sur papier, format Pot. 

DROIT FÉODAL ET CIVIL. — STATISTIQUE. — écONOMIB POLITIQUE. 

XXXV. Extrait tiré du livre des coutumes du 
bailliage de Troyes, 

Cet extrait contient, après chaque titre et chaque ar- 
ticle, des ffloses qui ne sont pas celles de Tédition in-f». . 
1715. ^ Vers le commencement du xviifc s. Sur papier 
Pot. 

XXXVI. Registre où se trouvent divers actes 
qui paraissent se rapporter à la juridiction de la 
cour des aides, et qui intéressent Troyes, ou la 
Champagne. 

xviie siècle. 1665 =^ 1670. Pap. H. 34 c. L. â3. 

XXXVII. Actes de foi et hommage rendus au 

Roi, par divers seigneurs, à cause de la châtellenie 

de Rar-sur-Seine. 

Du xrv« au xv« siècle. 1380 = 1413. — Documents héraldi- 
ques. — Sur pap. H. 38 c. L. 28. Provient du collège de TO- 
ratoire de Troyes. 

XXXVIII. Estât des valleurs par estimacion 

des receptes ordinaires du domaine de la charge 

et trésorerie doultre Seyne et Yonne, pour lannée 

finissant le derrenier jour de décembre m. v"". et 

trente quatre, etc. 

xvH s. Sur pap. Gouv. parchemin. H. 33 c. L. 23. Pro- 
vient de la bibliothèque du collège de ^Oratoire. 



— 90 — 

XXXIX. Estât des yalleurs par estimacion des 
receptes ordinaires du domaine de la charge et 
trésorerie doultre Seyne et Yonne pour lannée 
finissant le dernier jour de décembre m. v* et 
trente cinq, etc. — Idem. 

XL. Estât au yray de la recepte ordinaire du 
bailliage de Chaumont en Bassigny... pour ung an, 
commençant au jour de la .Magdelaine m. v^ et 
xxxvii], et finissant à semblable jour, Tan révolu 
m. y\ et trente neuf. — Idem. 

XLI. Estât au yray de la recepte ordinaire des 
preuostez de Bar-sur^Aube, Essaye et Verpillièress 
au bailliage de Chaumont en Bassigny, Ëdt par 
MM. les Trésoriers de France, etc. Pour uns an 
commençant au jour de*la Magdeleine (22 juillet) 
m. y"* et trente six, et finissant à semblable jour, 
Fan révolu m. y' et trente sept. — Idem. 

XLII. Estât au yray de la recepte ordinaire du 
comté de Clermont en Beauvoisis, fait pai* MM. les 
trésoriers de France.... pour ung an commençant 
au jour sainct Jehan Baptiste m. y"" et quarante six 
et finissant à semblable jour m. y® et quarante 
sept. — Idem. 

XLIII. Estât au yray de la recepte ordinaire de 

la prevosté de Ponthoise commençant au jour 

S*4ehan Baptiste m. y"* et quarante six, et finissant 
à semblable jour, lan révolu m. v"" et quarante 
sept. — Idem. 

XLiy. Estât au yray de la recepte ordinaire du 
bailliage de Meaulx, fait par Mess" les Trésoriers 

de France commençant au jour de la Magde^ 

laine m. v"* et quarante sept, et finissant à sem- 
blable jour lan révolu m. V* et quarante huit. — 
Idem. 

« 

XLV. Estât au vray de la recepte ordinaire du 



/ 



— 91 — 

bailliage de Meaulx, fait par MM. les Trésoriers de 
France..... pour Tan m. t* et quarante huit^ et fi^ 
nissant m. y'' et quarante neuf. — Idem. 

XL VI. Estât au yray de la recepte ordinaire de 
la chatellenie de Creeil au bailliage de Senlis, fait 

par MM. les Trésoriers de France pour ung an 

commençant au jour sainct Jehan Baptiste m. v* 
et cinquante et finissant.... m. y"" et cinquante ung. 
— Idem. 

XLVn, Estât au vray de la greneterie et re- 
cepte ordinaire des grains de Crespy en Yaloys, 
fait par MM. les Trésoriers de France, etc.. pour 
ung an commençant au jour sainct Jehan Baptiste 
m. y^ cinquante quatre et finissant à semblable 
jour m. y"" cinquante cinq. — Idem. 

XLVIII. Estât au yray de la recepte ordinaire 
du duché de Nemoux, faict par MM. les Trésoriers 
de France pour ung an commençant au jour sainct 
Jehan Baptiste m. y"" cinquante cinq et finissant à 
senàblable jour.... m. y^ cinquante six. — Idem. 

XLIX. Despartemens et estatz generaulx des 
sommes de deniers que porte la charge et gène- 
ralHté d'onltre Seine et Yonne, pour sa porcion du 
principal des tailles... que le Roy.,, pour la tuicion, 
seureté et defiense de son roiaulme..... a ordonné 

estre mises sus sur les contribuables en 

lannée commençant le premier jour de janvier 
m. ¥** cinquante cinq et unissant le dernier jour de 
décembre m. v* cinquante six. — Idem. 

Les 12 articles qui précèdent paraissent avoir fait partie 
dHœ seul lot aujourd'hui décomplété. 

Im Procès-verbal d'évaluation des biens fonds^ 
industrie, mesures de grains de différentes rifles 
et paroisses de Télection de Troyes. Année 1770. 
Pap. H. sa c. L. i9. 



— 92 — 

LI. Recueil de pièces, pour la plupart impri- 
mées, relatives à Thistoire de Troyes, réunies par 
M. Michel Sémflliard. (Voy. ms. n* XXVII). - 
Relatif aux Communautés industrielles. 

LU. Fouillé de Févéché de Troyes, avec Fin- 
dication du revenu, des charges, du bénéfice net, 
et de la taxe de tous les bénéfices du diocèse, en 
1754. 

Provient de Tévôché. H. 30 c. L. 20. 



CHAPITRE II. 



lilAMES. — HISTOIBE EC€I<l»IASn«1JB< 



EVECHEi. 

LiAssB 1. (a) XIV = XVIII siècle. Inventaires 
de titres. — Carton i. 

L. ». XIIP = XVIIP s. 1290 = 1788. Pièces 
sommaires ou d'un intérêt général. — Carton 2. 
Contient : 

Vxéct A. xvi« s. 1503. 7 septembre. — Extrait des Eegistre§ 
du parlement^ en faveur de Macé Panthou> libraire. La cour 

(a) La totalité des documents qu'embrasse ce chapitre est distri- 
buée par Liasses. Les liasses sont renfermées , en nombre inéf^al et 
oui Tarie suivant leur volume, dans des cartons. EUes se diyisent i 
l'intérieur en dossiers qui se subdivisent en pièces ou unités. Le gm 
chiffre qui accompagne le mot Lieuse ou la lettre L, indique le n* 
de la Liasse. L'autre chiflî-e qui suit le mot Carton ou la lettre €, 
indique le no du Carton où se trouve cette liasse. 

Les dossiers seront numérotés par /^ II, lll, etc., et les pièces, A» B, 
C, etc. Quant aux dossiers et aux pièces, ces signes d'ordre ne sont 
appUcables que pour le présent ouvrage, où nous n'en citoni qii*iiiie 
partie, et ne se trouvent nuUement dans le dépôt Au reste» toutes 
les pièces ou unités étant constamment classées par ordre chronolo^ 
fiqoe dans chaque subdivision à laquelle elles appartiennent, il sera 



— 95 — 

ordonne de lui restituer les Statuts synodaux qii*il a impri- 
més, et qui avaient été saisis par les gens du Eoi; à la con- 
dition d'Y faire certaines corrections. 

Pièce É. xyi« s. 1527. *- Pièces relatives au synode tenu à 
Sens en 1527. 

Pièce C, xTi« s. 1560. — a Articles contenant les remons- 
trances que le clergé.... présente à sa majesté séant en 
son lict de justice en l'assemblée des estais, convoqués en 
la ville d'Orléans, le 1^^ janvier de l'an etc. d 

Pièce D. xvi« s. 1561. 28 février. — a Procuration du grand- 
vicaire de l'archevêque de Sens aux ci devant députez à 
l'assemblée des 3 étals de Champagne, tenue à Troyes le 10 
juin 1560, ayant pour but la liquidation des frais précédem- 
ment votés, etc. » 

Pièce E. xvi« s. 1567. 7 août. — a Articles et remonstrances 
arrestées en l'assemblée du clergé à Troyes le etc. pour 
estre présentées en l'assemblée générale du clergé à Paris, d 
— Mémoire pour le clergé de Nevers. 

Pièce F, xvi« s. 1567. 17 août. — a Articles à remonstrer 
en l'assemblée nationale indicte à Paris au 25« jour de sept. 
m. v^'. Ixvij, pour et au nom du clergé du diocèse de Sens, 
arrêtés en l'assemblée diocésaine tenue audit Sens le 17 août 
1567, ailQn de supplier le Koy de donner quelque provision 
sur iceulx, etc. » 

Pièce G. xvie s. 1571. 7 septembre. — a Ordonnance de 
Charles IX, sur les remonstrances à luy faites par le cler- 
gcy . » 

Pièce B. xvi« s. 1577. 8 mai. — Procès-verbal de l'as- 
iemblée du clergé du diocèse. 

Pièce I, xvii« s. 1610. 22 juin. — Procès-verbal de l'as- 
semblée générale du clergé tenue à Melun. 

Pièce J. xviie s. 1614. — a Requête du curé de St.-Mards, 
contre ceux de la religion prétendue réformée demeurants 
dans sa paroisse, » contenant des plaintes pour être portées 
à Fassemnlêe générale du clergé. 

Pièce K. xvii« s. 1614. — a Plaintes, doléances et remon- 
trances du clergé du bailliage de Troyes, pour présenter 
à S. M. en l'assemblée qui sera tenue à Paris le 20« jour 
d* oeuvre 1614. » 



tonjonn facile, le no d'une liasse étant donné, de trouver une pièce 
fuelconque qu'elle renferme. 

Les capitales romaines suivies de la lettre s. indiquent, par siècles, 
la date ou les dates extrêmes auxquelles ftwerU écrits le dossier, la 
liasse, ou le document qu'eUes concernent. Les chiffres arabes, lors- 
oa'ila sont joints k cette première indication, enseignent la daiê réttte 
ées événements, des faits dont il s'agit, ou des pièces transcrites. 
Ainsi dans la Liasse 4 le dossier /. est ainsi coté : xvu* ^. 1151. 
fn eJSét, ce dossier contient diverses copies exécutées au xvu^ siècle 
AHuie éiaarie dont la date est de 1151. dette méthode a surtout pour 
Imt de permettre au lecteur de distinguer au premier coup-d'œil si 

an dodunent se trouve en original ou en œpis dans nos archives. 



— 94 — 

jpt^e £. xYii« 8. 1619. 13 avril. — Procès-verbal de la 
nomination d'un député pour assister à rassemblée provin- 
cialo 

Pièce M. xvii« s. 1419. l«r mars. — a Extrait des registres 
de rassemblée du clergé, tenve en la salle de Tévéché. • 
— Nomination des députés pour les états-généraux oonvo* 
qués à Orléans. 

Pièce N. xvii« s. 1670. 20 mai. — Etat des membres pré- 
sents au synode tenu à Troyes le ao mai 1670. 

Pièce 0. xvip s. 1670. — (K Etreprises des religionnaires, » 
comprenant 31 griefs. De la main de Le Bey, secrétaire 
de Tévécbé au xvii« siècle. 

Pièce P. xvii« s. 4 juin 1680. — Kegistre du synode tenu 
le 4 juin 1680. 

Pièce Q. xvii« s. 1688 !«' juin. — Eegistres du synode 
tenu à Troyes, le i^^ juin 1688. 

Pièce R. xYiiP s. — Deux listes imprimées des bénéfiders 
du diocèse. 

L. 3. XIP = XVm* 8. 1135 = 1774. BuUee, 

signatures de Rome, etc. — Carton 3. 

Contient : 

xve s. 1405. 31 janvier. — François (de Gonzié),,arcbevéqiiè 
de Narbonne et camérier du pape, certifie que Jean de 
Chaource, bourgeois de Troyes, et fondé de procuration 
spéciale, est venu, au jour date de la présente, visiter la 
saint siège apostolique au nom d'Etienne de Givry, évéqae 
de Troyes, tant pour la présente année gue pour les deux 
années précédentes où le dit Etienne avait omis ladite Visi- 
tation, qu'il est tenu de faire tous les ans. Il le décharge 
en outre de toutes prévention de parjure, sentences À 
peines quelconques, qu'il pourrait avoir encourues, à rai- 
son du fait de la dite omission. — « Datum etc. j!> Après la date' 
la quittance porte encore cette phrase : ce Nichil tamen 
idem procurator racione visitationis hujus-modi camere 
apostolice obtulit seu servivit. d 

L. 4. XIP = XVIIP s. 1151 = 1749. Prîvfléges 
et juridiction de Févêque de Troyes. — Carton 4- 
(1'* partie.) 

Contient : 

Doesier L xvn« s. 1151. Eenfermant : — Plusieurs copiés 
mss. et impr. de la charte de Henri -le- Large, comte de 
Champagne, en date de ll5l, par laquelle il donne satisfiao- 
tion à l'évéque et au chapitre, pour avoir fait arrêter un 
homme sur le bourg de St.-Denys qui était de la juridictkm 
de l'évéque, et en signe de réparation lui laisse son cha- 
peau. (Voy. plus loin L. 262, pièce A.) 

Douter //. xn« = xvni« s. lias = 1742. *- Cérémonies 



— 95 — 

rélatiTes à rinstallation et à la prise de possession de l'é- 
Yéque. — Renferme : 

À, XYiiie s. — Copie infonne d*une charte de Manassès, 
évéque de Troyes, en date de 1188 sans indication de mois. 
— Un différent s'était élevé entre Tévéque et le chapitre de 
St.-Pierre au sujet du trésor de Véglise.... L'évéque s engage 
à restituer avant les Rameaux, à Téglise, un calice a'or. 
Quant à la table d'argent (a), que Ton posait d'habitude sur 
Tautely et à la a chappe que nous avons accordée à Téglise 
de Sens lors de notre sacre, et aux vases (badra h) offerts 
pour les marguilliers (pro matriculariis posita), nous les 
rendroM avant Toctave de la St.-Remi prochaine, jd (1er oc* 
ti^re.} — Suit une copie également informe d'une notice que 
Ton dit être du xiv« ou xv^ s. sur le cérémonial du joyeux 
avènement des évéques (c). 

B. xvi« s. 9 mars 1596. — Extrait des registres du parle- 
ment sous la date qui précède. — Copie un peu postérieure 
à cette époque. La cour décide que les évéques de Troyes, 
de Paris, de Meaux efde Chartres, suffragants de l'arche- 
vêque de Sens, sont tenus envers leur métropolitain de se 
rendre, en personne, à la cathédrale de Sens, et là, de jurer, 
sur le grand autel, obéissance et subjection à rarchevéque. 
Us sont redevables en outre, chacun, au jour de leur ins- 
tallation, d'une (c chappe de soye honneste, honorable et dé- 
cente à la dignité ^piscopalle, envers la même église de 
8eQ8 pour leur servir en ladite église, quand ils s'y trouve- 
ront a rassemblée du synode, lesquelles chappes demeurent 
et appartiennent perpétuellement à ladite église. » 

C. xvii<» s. 20 mars 1611. — Quittance. iBarthelemy de 
Provenchère et François Relotin, chanoines députés par le 
diapitre de St.-Etienne de Sens (cathédrale), reconnaissent 
avoir reçu de René de Breslay, évéque de Troyes, une 
dbappe, etc.; conformément à la condamnation obtenue 
eonure lui à cet effet en la cour de Parlement, le 5 du même 
moia. 

D. XYiii» s. 5 novembre 1742. — Quittance. G. H. de Bé- 
rard de Montalet de Yillebreuil, vicaire-général, grand ar- 
chidiacre de Sens, etc. reconnaît avoir reçu de l'évêque de 
Troyes, Poucet de la Rivière, la somme de 815 liv. il s. 3 d. 
pour la valeur d'un marc d'or, et 105 liv. pour la valeur de 
deux marcs d'argent, pour l'installation de mond. seig^ en 
sa dignité épiscopale. 

Dossier III. xiii« = xviii« s. 1244 — 1721. — Pièces rela- 
fives aux diverses mouvances de l'évêché de Tro^res et no- 
tamment aux baronnies de la Crosse. Actes de foi et hom- 
mage. 

(o)yoy. Ducange. TaMa. Ed. en iO vol. Col. 944. 

(9) Id: an mot bazia, 

(c) PabUé. par Camniat. Prompt. j f . 255. 



_ 96 — 

Douter IV. xiy = xviiie g. 1328 = 1707. — Pièces rela- 
tives à la juridiction de Tévéque de Troyes, sur l'abbesse 
«t les religieuses de N. D. aux Nonnains. 

Dossier V. xiv« = xviii* s. — Pièces relatives à la juridic- 
tion de révéque de Troyes sur THôtel-Dieu le Comte. — 
On y trouve : 

À. Un csdiier de parchemin qui parait avoir fait partie 
d'un cariulaire. Il commence ainsi : a Ce sont les constitu-' 
tiens de la Maison-Dieu le Comte de Troyes, qui ont este 
ordonnées par conseil de moût de sages et conformées de 
leglise et furent ainsi ordenees et abregiees de la uolente 

et commandement Mons. laumosnier lan de grâce m. 

ce . Ixiij, etc. Cette pièce, qui parait avoir été alléguée en 
justice, a été retoudiée en plusieurs endroits. La date a 
^lé changée de 1363 en 1263, en enlevant un c. dont le grat* 
tage est évident. Ces altérations jettent quelque doute sur 
répoque qu'il faut assigner à sa confection. 

B, 1485. Induit d'Innocent YIII en faveur de ranmtaier 
de rhopital et autres documents historiques sur cet étàblia- 
sèment. 

Dossier VI. xiv« = xvii« s. 1376 = 1605. — Pièces relativei 
aux devoirs rendus à l'évéque de Troyes le jour de son 
avènement car les 4 barons de la Crosse on Pairs de l'é- 
véché; savoir : le Pair d'Anelure, le Pair de St.-Just, le 
Pair de Poussey et le Pair de Méry-sur-Seine. — Kenferme: 

À. XVII* s. — Note d*un titrier de Té véché sur les barons 
chrétiens. — Erudition et confusion. 

B. XIV* s. 4 mai 1376. — Lettres de Jean Blanchet, se- 
crétaire du roi et Pair de Méry. «Il reconnaît qu'en sa qua- 
lité de Pair, il doit, moyennant certains joyaux et dépens. 
assister au joyeux avènement de Tévéque de Troyes et 
le prendre et porter, a sur sa chaëre avec ses autres eompers 
pour la quarte partie, dez leglise de N. D. aux Nonnains» 

jusquà lefflise de Troyes Mais comme pour révérence 

de mons. le duc de Bourgogne (Philippe-le-Hardi) qui estoit 
venu avec ledit évesque » et qui l'accompagnait, ce dernier 
voulut faire à pied ce trajet, les présentes ont été dressées 
pour maintenir les droits respectifs des parties et pour 
qu'il n'en soit pas argué dans l'avenir à fin de préjudice. 
— Non seulement le Pair de Méry conservait ses droits 
pour l'avenir, mais encore, il considérait l'évéque de Troyes 
comme débiteur envers lui des joyaux et dépens, bien qu'il 
n'eût pas fait le service féodal qui lui était imposé. Ainsi le 

Srouvent les contre-lettres données à ce sujet par Pierrs 
e Viliers, alors évéque, et publiées par Camusat. Promwi. 
fo. 217 et 218. 

C. xivfi s. 1376. 9 juillet. — Oger de Claelles ou Clesle, sei- 

§neur d'Anglure, reconnaît avoir reçu de P. d'Arcies, évéque 
e Troyes, la somme d'un marc d'aVgent pour l'avoir porté 
à son joyeux avènement. — Voy. Courtalon. Topog, Evoques 
de Troyes, 1. 1. p. 381. 

D. xive s. l«r février 1383. — Arrêt du parlement qui 



— 97 — 

ronfinne un accord intervenu enire J. Blanehet et Plane 
d'Arcies, évéque de Troyes. DepuU loQgues années une ae- 




_ianap 

d'argent doré deh^rg et diedens du poids de deux marcs 
au marc de Troyes. Pierre d'Arcies, de son côté, consent à 
payer pour ladite cause un mare (a) d'argent au poids de 
TrOTes. au même Blanehet qui se réserve ses droits contre 
les héritiers de Pierre de Viiliers, prédécesseur de P. d'Ar- 
des au siège de Troyes. 

E. TV s. février 1483. — Lettres de commission du bailli 
de l'évéchéy exploit de signification du sergent et procès- 
verbal notarié, relatifs aux devoirs rendus par les narons 
à révéque de Troyes (Jacques Raguier], lors de son joyeux 
avènement. 

F. xvi« s. mai 1519. — Actes semblables pour Guillaume 
Parvi. 

6. xn* s. 1527. — Actes semblables pour Odard Hennequin. 

il. XYi« S, 23 mai 1563. — Procès- verbal des devoirs ren- 
dus à Claude de Bauffremont, évéque de Troyes, par les 
harons de la Crosse. A la suite de ce procès- verbal se trouve 
la note suivante écrite de la main de Gamusat : a L'entrée 
dudit s. evesque doibt estre signifiée et notlffiée à M. le 
grand archidiacre de Sens, affin de sy trouver en personne» 
ou par procureur, assisté de deux chanoines de réglise de 
Sens , pour instalfer ledit sieur evesque. Lequel pour ce 
doibt audit archidiacre ung marc d'or et deux marcs d'ar- 
gent ausdits chanoynes et les frais de leur voyage et séjour; 
et de ce droit a obtenu ledit archidiacre sentence aux He-* 
fueles contre lèu M. de Bauffremont, le 19« aoust 1564, 
confirmée par arrest de la cour du 27* febv. audit an et 

tuivant l'éaict de 1565. etc Gamdsat. » (Chanoine de 

Troyes, 1593 =:1655.) 

/. XYiH s. sa octobre 1605. — • Procès-verbal des devoirs 
rendus parles barons à René de Breslay, évéque de Troyes. 

li- S* Privilèges et juridiction de i'évêque de 
Troyes. (2* partie 1431 = 1522.) — Carton 5. 

Contient : 

Doiiier L xv« = xvi« s. — Pièces relatives à la juridic- 
tiOD, et notamment au droit de Visitation de l'évéque sur 
les religieux de son diocèse. 

Jhtiier II. xv« = xvip s. 1473 = 1615. — Pièces prou- 
vant que l'évéque de Troyes a a droit de prendre le lit sar- 
nr de eoyie, coissin, drap, une couverture, ung oreillier 
d ung couvre-chiéf de cnascun prestre séculier ayant et 

(a) Bt' non deax marci, comme l'a imprimé fautivement Gamusat. 
ffmfL fb 119 reeto, dernière ligne. 



~ 98 — 

tenant cure en son diocèse, au jour de son trespassement, 
ou .C. sous tournois, au choix du debteur. » 

Ces pièces sont enveloppées dans une chemise sur laqueUe 
est écrit par une main du commencement du xviiio siècle : 
a Dossier renfermant plusieurs titres concernant les droits 
qu'a TéTéque de Trojres sur les cures de son diocèse, ainsi 
que le lit sur lequel ils sont décédés, ou 100 s. t. Nota. On 
ne sçait pas pourquoi ce droit n'est plus en rigueur» qool- 

Su'il soit autorise par plusieurs titres authentiques, tant 
e la cour de Rome que des tribunaux particuhers et se 
trouve suivi jusqu'en 1615. d Yoy. Cartulaire {Registre dp 4). 

L. •. Privilèges et juridiction de Tévéque de 

Troyes. (8« et dernière partie 1529 = 1749.) — 

Carton 6. 

xvii«s. 1629. — Projet ou copie informe d'une ordon- 
nance intitulée Louis, etc., qui prdonne qu'à l'avenir 3 mem- 
bres ecclésiastiques, à savoir : 1 pour Vévéque et nommé par 
lui, et â pour le clergé, feront partie du conseil de l'éc^e- 
vinage, et prendront part à ses délibérations, aimi qu''U 
étoU autrefois de etmtutne. Yoy. La mairie et eschetnnage etc. 
{BUaiographie 217.) 

L. 7. XIY* = XVIIP 8. 1315 = 1783. Actes 

de l'autorité épiscopale. (Yoy. Reg. N* 18 et suiv.) 

— Carton 7. , 

Pièce Â. xve s. 1429. 10 novembre. -^ Ordonnance pour 
l'observation des fêtes, contre les barbiers de Troyes, a Jean 
(Lesguisé), par la grâce de Dieu évéque de Troyes, etc. il 
est venu à notre connaissance que dans notre cité et dio- 
cèse, plusieurs fidèles et surtout les barbiers de Troyes, 
n'observent qu'avec négligence les solennités des saints. 
Que notamment aux jours des bienheureux apôtres, ils ont 
coutume d'ouvrir leurs boutiques, pendre leurs plats au 
dehors comme enseignes, et aopérer de leur ministère en 
rasant tous ceux qui se présentent, au scandale du volsi- 

uage Que ces mêmes barbiers, aux vigiles des fêtes 

solennelles, comme la Penthecote, Noël, etc., et presque 
tous les samedis, sont dans l'habitude de travailler de 
leur office, jusqu'à onze heures et même minuit passé> ce 
qui les rend incapables a propter quod non valent d d'as* 
sister le lendemain aux offices du matin qui se célèbrent à 
chacune de ces fêtes, et de visiter les églises et lieux saints 
pour y ffagner les indulgences, cela au grand péril des âmes 
desdits barbiers, et au scandale de plusieurs. C'est pourquoi 
nous avons cilé â comparaître par devers nous Jehau Ro- 
binet, Gillet Mènemain, etc., (16 barbiers et une barbière), 
et.... nous avons ordonné ce qui suit : A l'avenir, lesdlts 
barbiers et leurs successeurs, seront tenus de célébrer les 
fêtes des apôtres, celles dé St.-Marc el de St.-Luc; de St.- 



— 99 — 

Martin» de St.-Laurent, de Ste.'-Mafie-MadeleiDe, ainsi que 
les dimanches, (à moins que ces premières fêles ne tombent 
un samedi), aussi bien que les autres solennités qu'ils ont 
coutume de chômer. Sauf toutefois le cas de nécessité où 
quelque sei{;neur de passade voudrait, pour quelque cause, 
ou par honnêteté, entrer dans leur boutique et y déposer 
ses cheveux ou sa barbe. Auquel cas, lesdits barbiers seront 
tenus de verser la moitié de leur gain à la bourse commune 
de leur confrérie, pour la messe de la communauté. Et 
pour éviter toute fraude dans Tacquittement de ce tribut, 
lesdits barbiers seront tenus dans ledit cas, de prendre à 
témoin du fait leur voisin le plus nrocfae. Ce que tous lesdits 
barbiers cités et présents ont déclaré accepter^ consentir et 
souscrire, et ont promis observer à tout jamais avec scru- 
pule, etc. » 

Dossier I, xvi* s. 1543. — a Pièces relatives à la ré- 
forme faite par Févêque de Troyes, dans FAbbaye de Mon- 
tier-Ia-Celle. d On trouve dans ce dossier, une lettre adres- 
sée par François II, à Odard Hennequin, évéque de Troyes, 
a son Conseiller et aulmosnier ordinaire, d 

IK>ââ{er //. xviio s. 1606 :£s 161S. — Procès-verbaux de 
miracles, opérés par la vertu des reliques de a Madame 
Ste-Mastie » et dressés par ordre de René de Breslay, évé- 
que de Troyes. 

Pièce B, xviie s. 1610. — a Consultation concernant Tex- 
communieation que l'on avoit coutume de faire à St.-Pierre, 
tous les dimanches, après la procession, contre ceux qui 
empêchoient de moudre aux moulins de la cathédrale. » 
Copte de l'époque qui se termine ainsi : a délibéré à Paris, 
le 19 septembre 1610. Signé Rouillard, » On reconnaît au 
style, Sébastieii Rouillard, auteur de VMsioire de Melun, etc. 

Doiiier III. xvir = xviiie s. 1621 = 1721. — Permis- 
sions de dire la messe; actes de bénédiction et de visite pour 
les chapelles des châteaux de Cervet, Courcelles, Les Cours et 

Fiéee C. xvii« s. 1637. 3 octobre. — Contrat sous seings 
piiTéa, certifié par devant notaire, entre l'évéque de Troyes, 
lé commandeur de Sillery, et Vincent Depaul (m), supéneiur 
des prêtres de la Mission, pour l'établissement de six prêtres 
et deux frères de cette congrégation, dans le diocèse de 
Troyés. Signé à là fin, et paraphé de page en page par René 
E. de Troyes, (René de Breslay, évéque de Troyes), Le Ch^^ de 
SUlàry, (Frère Noël Bruslard de Sillery, chevalier, bailly 
lie l'ordre de St.-Jean de Jérusalem, commandeur de Troyes^ 
etc.), et Saint Vincent Depaul. 

•PiieeD. xviie s. 1656. 13 janvier. —• (c Procès verbal de 
la revendication fiiicte par Mons^ de Tro^res en personne et 
autres députez d'un prestre détenu es prisons dé Troyes. » 

Pièce E, xvii« s. 1665. 8 août. — « Signification du mande- 
ment de M. le grand vicaire, aux chapitres et couvents de 
la Yillede Troyes et de ses faubourg», pour signer le Iprmu- 
laire contre 5 propositions extraittes duliurede Jeansouius. » 



— 102 — 

L. 2». Idem. (2* et dernière partie 1762 
1779.) — Carton 18. 

L. 93. XV* 8. 1404 = 1443. Comptes d'Aix— 
en-Othe, domaine et château de réyêclié de 
Troyes. (Voy. Reg. N* 156 et suîy.) — éarton 19. 

L. 94. XIV* = XV 8. 1373 = 1465. Comptes 
de Satnt-Lyé, domaine et château de l'éyéché de 
Troyes. (Voy. Reg. N* 184 et suîv.) — Carton 19. 

L. »5. XV = XV^• 8. 1472 = 1618. Comptes 
de la taille dés serfs, et autres comptes. (Voy. 
Reg. N* 139 et suiv.) — Carton 20. 

L. JM. XIV = XVII* s. 1382 = 1616. Comptes 
des revenus. (Voir pour complément les registres 
passim.) — Carton 21. 

GRàND-SÉMINAIBE. 

L. »r. XIV* == XVIII* s. J303. Pièces relatives 

à l'existence individuelle de cet établissement -— 

Carton 22. 

Pièce À. 1303. Titre de propriété. — B. 1662. Erection do 
séminaire. — C. xyiii« s. Uq inventaire de titres. 

PETIT-SÉHINAmE. 

L. 9S. XVIIP s. Inventaires. — Carton 22. 

L. 99. XVIP = XVIIP s. Privilèges. — Carton 

22. 

Pièce À. 1696. Etablissement par Louis XIY . — 17. cr Gàler 
contenant en abrégé Vorigine ou naissance du petit sémi- 
naire de Monseigneur TEuesque'de Troyes. Son établisse- 
ment! ses biens et revenus et son estât présent jusqu'en 
cette année 1719. d — C. 1727. Projet d*unîon de la chapelle 
St. -Michel. — D. 1727. Décret d*union de la chapelle St.- 
Pierre et St.-Paul, de St.-Urbain. — E. 1750. Union du 
Prieuré d*Herbisse^ etc. 

L. 30. XVIP = XVIII- 8. 1683 = 1783. Cor- 
respondance. — Carton 22. 

On y a joint celle de Thermitaffc de Notre-Dame-du-Hayer, 
uni au séminaire en 1762, et celle de Tabbaye de Macheret, 



— ioa — 

uni en 1773. — Quelques-unes de ces lettres, et par des 
motifs divers» méritent qu'on s'y arrête avec attention. 

L. SI. XVIII- 8. 1703=1778. Donations et oc- 
quéts. — Carton 23. 

L. S». XVII-=XVIIP s. 1688=1787. Comptes. 
— Carton 23. 

L. 33. XVIII- 8. 1709. Pièce détachée. — Fon- 
dation d'une maison de prêtres de la congrégation 
de la Mission, à Chaumont en Bassigny. — Désis- 
tement du supérieur général de Tordre. — Car- 
ton 23. 

SAINTHPIERRE 

(Chapitie et Cathédrale de). EcdeHa Trecentis on beaH Peiri Treeetuif, 

I*. 34. XII- = XV- s. Inventaires et recueils de 
titres. — Carton 24. 

L. 3*. XIP = XVIIP s. 1152 = 1742. Bulles. 

Discipline. Institution canonique. — * Extraits, visa 

et entérinements de bulles. — Carton 24. 

XTi«s. 1501. Bulle d'Alexandre VI (Borgia), adressée 
à Georges d'Amboise, cardinal-légat, pour inviter le Roi de 
France à armer contre le Turc. Copie. Extrait des reg. du 
parlement de Paris. 

L. 36. XIII- = XVIII- s. 1201 = 1720 environ. 
Privilèges et juridiction ecclésiastique. — Carton 
25. 

XV* = xvii« s. 1497 = 1613. — Dossier relatif au droit 
qu'a le doyen de St.-Pierre, de confirmer et installer les 
aUbés de St.-Loup et de St.-Marlin-ès-Aires. 

h. 3y. XIII- = XVII- s. 1213 = 1700. Indul- 
gences. Quittances des collecteurs apostoliques. — 
Cwton 25. 

Piéee À. xiii« s. 1213. — Indulgences à ceux qui coopére- 
ront à la réparation de Téglise. 

Pièce B, 1228. — Indulgences accordées à ceux qui coopé- 
reront à relever Téglise « quam repentine casus ruine ejecH. » 

Pt^e C. 1229. — Bulle portant indulgences pour ceux qui 
coopéreront aux somptueuses réparations que le chapitre 
fou subir à son église, récemment endommagée par rou- 
ragan a Gùm igitur Trecens. ecclesia nuper tenebroso 



— iO/i — 

lurbiue oopvoluta» concussis qualuor angulls ab imk cor^ 
nierit fundamenUsy quodam yconio et sanctonim in eâ qui- 
escentram ihecis et capsis miraculosè servatisUlesis,.^. etc. » 

Pièce D. 1240. — Indalgènces pour ceux qui coopéreront 
à réédifier la cathédrale. 

Pièce E. 1263. — • bulle d'Urbain IV, portant Indulgences de 
i an et 40 Jours, pour éeux qui coopéreront à la construction 
de la cathédrale. On y trouve cette phrase : cr Gùm itaqoe 
dUecti filii decanus et capitulum ecclesie Trecensis ecclesiaiD 
ipsam jam dudiim edificare cepeiint, opère sumptaoso, et 
ad id, sint eis Ghristi fidelium subsidia plurimûm opportuns, 
nos, ecclesiam ipsam originis nostri matricem et primeYe 
Dostre SBtatis ao proYOctionis alumpnam, sinceris aneetilms 
prosequentes, ac ideo pro subsidio fabrice ipsius quAdam 
prerogaUvA gracie exuberare volentes, universitatem ves- 
tram rogamus et hortamur in domino, in remissionem pee- 
caminum injungentes, quatinùs de bonis vobis à deo coUatis, 
pias elemosinas et grata ipsis ad hoc caritatis subsidia ero- 
getis, ut per subventionem vestram ecclesia ipsa valeat con- 
summari, etc.... presentibus post consummationem operis 
minime valituris, etc, » 

Pièce F. x¥9 s. 1415. — Indulgences pour ceux qui coopé- 
reront â rœuvre de Téglise. 



l'un des 72 disciples de N. S., d'après l'ordre et le comman- 
dement des apôtres, en l'honneur des bienheureux Pierre et 
Paul, postérieurement & l'église de Rome et à celle d'Ân- 
tioche, l'an 51 après l'ascension du Christ, puis agrandie et 
continuée avec magnificence, du moins jusqu'à la nef. Nous 
avons, pour aider à son achèvement, accordé. Fan 1451, des 
indulgences pour 7 années, à ceux qui visiteraient l'église et 
coopéreraient à sa construction. Nous vous avons en outre 
permis de déléguer 12 prétrejs pour entendre en confession 
et absoudre la foule de pénitens qui se pressaient pour user 
des' bénéfices desdites indulgences. Mais vous nous avez fait 
connaître dans une humble supplique, que la multitude des 
personnes qui accourent pour prendre part à ces bienfaits, 
est tellement considérable que lesdits confesseurs ne peu- 
vent les faire participer tous à leur ministère, etc. Nous, 
. donc, considérant ce motif, et eu outre que, quelque soit Fao- 
tivité que vous ayez déployée dans la poursuite des travaux, 
notamment en fondant et posant cinq gros piliers, ce qui ne 
s'est point fait sans de grandes dépenses, toi^tefois, ce délai, 
ainsi que notre grâce, sont restés insuffisans, nous prorogeons 
de 3 ans le terme que nous avions fixé pour acquérir les par- 
dons accordés, et nous vous permettons d'augmenter jusqu'à 
20 au plus, le nombre des prêtres délégués, pour recevoir 
au tribunal de la pénitence les fidèles qui s'y présente- 
ront, etc. » 



— 106 — 

Pièce H. 1467. — Ifâudement de Louis Raguier, é? éque de 
Tnms. Il faii ikirler par le diocèse les reliques de la cathé- 
drale, avee iDdulgences pour ceux qui les honoreront et con* 
trîlfueront à rachèvement de la ner, 

Piéeê /. xTi« s. 1513 »= 1521. -^ Copie d'une bulle de 
Léon X, sans date, portant indulgences pour ceux qui con^ 
tribaeront à la continuation de l'œuvre de la cathédrale, 
qui est arrivée jusqu'aux tours, portaux et constructions 
adjacentes. — Le frontislpice entier restait à faire. 

Pièce /. xvii« s. 1610. — Consultations autographes des 
avocats Sébastien Rouillard et Loys Dorléans, auteur du 
Banquet du comte d'Arête, etc., sur des indulgences perpé- 
tuelles accordées en 1515, par Léon X, à la cathédrale; avec 
une quittance autographe et signée Cammat, de la somme 
de 7 liv. 4 s., qu'il avait avancée {ilour le paiement des hono- 
raires dûs aux 2 avocats. 

L. 38- XYII* = XYIIP s. 1626 = 1728. Con- 
frairies, confraternités et autres associations spi- 
rituelles. — Carton 26. 

xvi* s. 1526 = 1527. — Cahier des associés à la confrérie 
de St.-Pîerre. On ^y trouve une liste latine des diverses 
paroisses du diocèse de Troyes, rangées ps^r doyennés et par 
ordre alphabétique. (Etymoiogie.) 

L. S*. XYI- = XVIIP s. 1510 = 1771, Histoire 
du chapitre. — Carton 26, 
Doseier L .xvii* s. 1607 = 1610. — Pièces relatives à Fex- 




daye à cour de chrestienté, sv comme len a accoutumé, et 
neulle aux mollins des églises, comme Ten seult (a). » 
Eenferme : 

À. Formule de cette excommunication : «t Ex authoritate 
lêi omnipotentis patris et filii et spiritûs sancti et S. Marias 
gëDitricis filii ejus J. C. et S. Michaelis archangeli, angelo- 
rumque» B. Pétri apostolorum principis et omnium SS. Del, 
Excammunicumus et anathematizamus et à liminibus S. Ma-^ 
tris ecclesise sequestrarous... N. N... quos nominavimus, et 
nisi resipuerint et ad satisfactionem et emendationem ve- 
nerint, sicextinguantur lucernae eorum in secula seculorum. 
Fiatl fiati )) Avec Tapprobation de 5 docteurs en théologie 
de la faculté de Paris. 

JB. Consultation autographe et signée de Loys Dorléans. 

C. Consultation de S. Rouillard, ainsi conçue : ce Sur 

le fait etc. J'ay respondu que de prime face on estimera 

(o) ut solet. 



— 106 — 

ladite excommunicalion pour surannée et n'estre pliM de 
saison, attendu mesme la clause de ne moudre aux moulins 
qui pourra sembler légère, conséquemment que pour ieeila 
ne se doibt fulminer excommunication suivant ce qui a esté 
décidé par le canon NuUus, XI» Quœst. 3, et par l'article 18 
de l'ordonnance d'Orléans. Toutes fois d'autre part on doiltf 
tenir que jamais excommunication ne fut plus opportune, 
d'autant que tout ainsy que les Epliores de Lacedémone sy 
tost quils estoient mis en cliarge, pour premier comnuW'< 
dément ordonnoient que chacun raseroit sa barbe, pour 
faire entendre que ceulx qui estoient tenus leur obéir en 
chose sv légère, à plus forte raison leur dévoient obeyr ea 
chose plus grande, de mesmes lad. excommunication auroit 
este conceue contre les empeschaos la mouture des moulins, 
pour divertir un plus grand trouble contre les droits de l'é^ 
glise, etc., etc. — Et quant au trouble de la juridiction eo^ 
clésiastique, il est aujourdhuy sy fréquent et sy notoire que 
sy Messire Pierre de Guignières revivoit à présent il ep re- 
presenteroit cinq cents plus capables que lui de tenir aoa 
coiffnet (a). Au reste, la rigueur de cette excommunication ntf 
doibt justement apporter aucun scrupule de conscience pnis- 

3u'elle se résoult en une simple commination. Or, la maxime 
e droit est vulgaire eomminationes et programmata tdm rd 
Judieatœ non hdbere. — Délibère à Paris, le 13 septembre 1610. 
S. Rouillard. Reeensui. » 

Les deux textes dont nous venons de reproduire la sub- 
stance, ont déjà été publiés in extenso, mais avec quelques 
inexactitudes, par Grosley. Yoy. Mém. hist. sur Troyes, édi- 
tion de Simon, 1812. T. 2. p. 77 et suiv. 

Dossier IL xvii» = xviiie s. 1626 ~ 1702. — Renferme : 
— A. Relation de ce qui s'est passé au grand jubilé de 
cette ville, obtenu du pape Urbain VIII, à la sollicitation de 
sa majesté. De la main du chanoine Courtois. — Bi Idem, 
obtenu du pape Clément XI, pour tout le diocèse, par Mr D. 
F. Bouthilier de Chaviffny, évéque de Troyes. Delà main de 
M. Nie. Lefebvre des Chevaliers, archidiacre d'Arcys. 

Dossier III. — A. xviie s. 1643. 27 juin. Procès verbal 
de ce qui s'est passé lors de la députation des 3 corps de la' 
ville de Troyes à Paris, pour présenter leurs devoirs comme 
procureurs de lad. ville, au roi Louis XIV et à la reine ré- 
gente. •— B, XVII* s. 1684. 30 mai. Procès- verbal dressé 
par ordre des maire et échevins. Le chapitre St.-Pierre avait 
été convoqué extraordinairement, ainsi que les autres corps 



(a) Tous ceux qui, en visitant la cathédrale de Sens, se sont fidt 
raconter la légende de Pierre da Coignei ou de Cugnières, comprèn- 
dront le sens de ce curieux lazxi. Du reste, le coignet de Sens n'était 
pas le seul dans lequel les gens d'église eussent releffué leur redou- 
table antagoniste. H en occupait un antre à la cathédrale de Paris. 
Voy. Grosley. Mém. hist. 1812. T. S. pa^c 77 et suiv., note sur ce 
personnage. 



— 107 — 

delà ville, pour prendre part à la délibéralion qui availpour 
objet rétablîgsement des Jésuites. Mats le chapitre ne s'y 
rendit pas. Le maire donue acte du défaut, et proteste contre 
tonte résolution prise ou à prendre par les chanoines, en 
dehors de rassemblée régulièrement convoquée sous sa 
présidence. 

L. 4IO. XIV = XV- 8- 1336 = 1489. Pièce» 
relatives aux grandes et petites écoles de Troyes. 
— Carton 27. 

Pièce Â. xiye s. 1336. 25 septembre. — Convention entre 
Jean d'Auxois, chantre de la cathédrale, et Symon Moreau, 
éeolfttre de S.-Elienne. •— La collation aux écoles gram- 
maticales de S.-Remy et de S.-Jeao, nous appartenait â 
■DUS, chantre susdit, et celle de N. D.. à nous, écolâtre. 
D'un autre côté, les émoluments, produits et revenus des 
écoliers étudiant dans les écoles non latines, c'est-à-dire 
eèox qui apprenaient à chanter, lire et écrire, et la dispo- 
sUion entière de ces écoles appartenaient au sous-chantro 
de Troyes. De graves débats cependant avaient surgi. La 
pluralité des recteurs avait engendré une rivalité par l'efifet 
de laquelle les maîtres cherchaient à se suborner et sous- 
traire entr-eux les bacheliers et écoliers. Pour y mettre un 
terme, les contractants ont arrêté par un accord où la 
diose est plus à plein exprimée (a), que désormais il n'y 
aurait plus pour toutes les écoles tant grammaticales et la- 
UneSf que non latines, qu'un seul et même recteur. Mais 
pour indemniser le sous-chantre des droits qu'il peut avoir 
et du préjudice que pourrait lui causer cette nouvelle dis- 
po§ition des choses, lesdits contractants conviennent de lui 
^er annuellemeot et perpétuellement la somme de 18 liv. 
tournois. 

Pièce B. xiv« s. 1378. 26fuin. — Acte de notaire aposto- 
lique donné en présence de témoins, parties appelées, devant 
r<^lise de St.-Remi. M« Simon de St.-Florentin se disant 
tiâtreès-arts et recteur des écoles de la cité de Troyes et 
les faubourgs, expose que le pape défunt Grégoire XI (1370 
s= 1978, mars), bien qu il n'ignorât pas que, d'antiquité, la 
kdiation de la maîtrise des écoles appartient aux chantre de 
« cathédrale et écolâtre de St.-Etienne, ^ui l'exercent aller- 
aalivement, cependant, par faveur spéciale et de la science 
»t autorité certaines de son f)ontificat, il lui avait conféré 
a maîtrise ou rectorerie desdites écoles. Que néanmoins il 
avait vainement fait intimer et signifier les bulles qu'il en 
savait obtenues, pour les faire exécuter. En conséquence, 
Sêmande au notaire instrument public de sa déposition, et 
sommation adressante au maître actuel des écoles, com- 
parant par procureur; proteste dûment, appelle apôtres» 

(a]Yoy. St.'Btimne. L. 98. Piécot:. 1327.. 37 mars. 



— 108 — 
invoque la tuition et protection du saint siège» et commeoea 




vite de S(.-Jean-Baptiste(â4juiD). 

Pièce C. XT« s. 1424. 15 mai. — Acte de notaire apostolfaiie 
délivré dans Téslise cathédrale. Guy de Larrey, bacheUer 
des écoles de Troyes (in scholis Trecensibus baccalarius], 
procui'ear de vénérable homme maître Pierre Deniset» or 
devant recteur des écoles de Troyes, dit et affirme cpi'ilest 
dû au sous-chantre de Véglise de Troyes 18 liv. de revenu 
annuel sur le produit des écoles, etc. 

Pièce D. xv« s. 1436. — Statuts et règlements des écoles 
de Troyes, faits et ordonnés par Tévéque de Troyes, Lesguisé, 
assisté des doyen, chantre, archidiacres, officiai, chanoines, 
et autres personnes considérables. Document fort précieux. 

Pièce E. xve s. 1449. — Procédure par devant Folficial, 
entre Etienne de Paradis, paroissien de St.-Andné près 
Troyes, et Richard Aubert, sous-chantre de Troyes et maître 
des écoles, a II est à savoir que d'ancienneté celui qui pour 
l'an était recteur des écoles, avait le droit de lever par cht^ 
cun an sur chaque garçon ou fille qui fréquenté les éeota 
de Troyes, faubourgs et banlieue, ou sur leurs parents, mi 
droit de 6 sous tournois, payable en deux termes savoir : 
3 sous à Noël (25 décembre) et 3 sous à la Nativité de S.-Jean 
(24 juin.) Mais, il }[ a quinze ans, Monseigoeur l'évéque de 
Troyes (Jean Lesguisé), par le moyen et conseil de plosieiuf 
curés, prêtres, officiers royaux et bourgeois delà ville,' pour 
le bien commun et l'utilité de la chose publique, a réduit 
cette somme â cinq sous, ce qui fait deux s. et demi pour 
chaque terme, etc. etc. » Le maître, demandeur, réclame un 
semestre échu pour le fils du défendeur, lequel fils étudie à 
récole de St.-André, qui se tient au presbytère de la paroisse. 

Pièce F. xv« s. 1488. 18 décembre. — Sentence du bailliage 
de Troyes. Le roi et l'évéque sont les auteurs de la réforme 
des écoles de Troyes. (Voy. St.-Et. L. 98. Pièce G.) Le premier 
a donné sur ce ses lettres royaux. Les écoles de St.-Remi, 
St.-Jean et N. D. étaient les grandes écoles. On y apprenait 
la grammaire. Ces écoles étaient situées a et assises quaH au 
milieu de ladite ville; à icelles sont tenus d'aller tous les 
enfants dicelle ville, incontinant qu'ils apprennent ou ont ap- 
pris leur Donat, et entrent en grammaire. » Les petites 
écoles étaient les autres de la ville où on ne parlait pas latin, 
et qui enseignaient seulement le chant, l'écriture et la lec- 
ture. Le recteur général s'appelait le Grant-Uaitre; sa fonc- 
tion, ainsi que le tribut qu il levait audit titre, s'appelaient 
la grant-mattrise. 

L- 41. XIII- = XVIII- 8. 1246 = 1707, — Dî- 
gnités du chapitre : doyen, chantre» sous-chantre. 



— 109 — 

Pièces relatives â leurs élections et fonctions. — 
Carton 27. 

L. A». XIV = XVIII s. 1376 = 1761. Election, 
nomination, promotion, joyeux ayènement, instal- 
lation des érêques. — Pièces relatives à presque 
tous les points du cérémonial. (Voy.iV.-JD.-acia^-iV^n- 
nains. L. 385 et 384 et Evêché, L. 4.) — Carton 28. 

XT« 8. 1426. et Hic sequitur forma electionis episcopi Tre- 
censis. d Procès-verbal d'éleclion d'un évéque de TroyeSy 
après la mort d'Etienne de GiYry . 

L. 43. XII* = XVIII* s. 1167 = 1742. Droits 

et fonctions du chapitre pendant la vacance du 

siège. — Carton 28. 

xii« s. 1167. — Diplôme d'une ffrande beauté. Henri-le- 
Libéraly comte palatin de Troyes, décide qu'à l'avenir, pen- 
dant la vacance, les biens meubles de l'evéque décédé, au 
lieu détrela proie des serments du comte, qui s en saisissaient 
par le passé, seront sdmmistrés par le chapitre. La date en 
est ainsi conçue : « Data est hec carta manu uuillelmi cancel- 
larii, anno an incarnatione domini nostri Jes. Ghr. m» colx» 
vQo; Epactâ xx^viii^; Concurrente vi», Indictione xv^; Ré- 
gnante JLodovico rege francorum xxxoiiijo regni cjus. Glave 
existente xxviii; Anno ab Adam vi» et ccc. Ix. vj. — Daniel 
sacerdos Ghristi scripsit. x> 

h. 44. XIP = XVIIP s. 1145 = 1768. Disci- 
pline. Ordonnances, règlements, statuts relatifs 
aux fonctions du chapitre et de ses officiers. Scan- 
dales, disputes, procédures, etc. (l** partie =1145 
— 17. g.) _ Carton 29. 

P{éce À. xve s. 1440. — Procès contre Tassin Mauclere, cha- 
Aolne de la chapelle N. D. pour pécbé d'incontinence commis 
Avec Catherine de Lusigny, religieuse de N. D. aux Non^ 

vains. 

Piàct B, xvie s. 1586. — ^ An abbas praBfeni debeat decano, 
mn è contrario, qusestlo est. d Mémoire ou consultation ano- 
nyme sur cette question. 

L. 4ft. Idem. (2* et dernière partie. XYII* = 
'XVni- s.) — Carton 30. 

Pièce Â, xvu« s. — Copie informe et abrégée dç V ordinale 
^e l'église de Troyes. (Voy. Grosley, Mim. hut., etCourtalon, 
lofogr., articles concernant la cathédrale.) 
Piéee B. tviu« s. 1720. i7 août, et 1721. 23 août.— Ordon- 



— iiO — 

nances de police du grand-maire. Défense aux mendiants 
d'entrer à l^glise pour y mendier, sous peine do carcan et 
« même de la prison s'ily echet d ; aux manans, d'entrer et 
passer par la cathédrale avec des paniers, cagers ou autres 
nirdeaux, sous peine de confiscation et d'amende ; aux en- 
fantSy^ de s'attrouper et jouer sur la place pendant les offices, 
et de jeter des pierres au devant du portail. 

L. 4W. XVI- = XVIP s. 1158 = 1638. Procès- 
verbaux des assemblées du clei^é du diocèse. — 
Carton 31. 

L. 4y. Xir = XVIII- s. 1104 = 1728. Droits 
de Justice et de Juridiction exercés par, le cha- 
pitre. — Carton 31. 

Pièce À. XII* s. 1104. f— Diplôme de Hugues comte de 
Troyesy par lequel il affranchit le cloître et les maisons ca- 
Doniales> avec leurs dépendances, et réserve exclusivement 
aux chanoines toute juridiction sur les habitants» etc. — 
Cette pièce d'une grande beauté et d'une parfaite conserva- 
tion a été publiée par Gamusat. Prompt, f> 121 et suivants. 

Pièce B. XIV» s. 1378. — Yidimus par rofBcial d'un arrêt 
du parlement de Paris. Traduction : A la requête de Pierre 
d'Arcles, évéque de Troyes, de Guillaume de Greu^» Jean 
de Bar, et autres clercs, comnlaignants de ce que, Jean de 
Benneval, prévôt de Trojes, les avait indûment et malgré 
leur privilège de tonsure, soumis à la question et aux tor- 
tures, ledit prévôt est condamné par la cour à faire amende 
honorable. C'est à savoir qu'au jour de la Toussaint pro- 
chaine, ledit prévôt, sans chaperon ,robe, ni ceinture, por- 
tera publiquement dans sa main à la procession de l'église 
cathMrale, un plateau d'argent du poids de quatre marcs, 
et dans le plateau une torche de 4 liv. de cire. « La proces- 
sion achevée, il entrera dans la nef, et là, en pirésence ûéVé- 
véque ou de son promoteur, et des clercs, s'ils veulent s'y 
trouver, il s'amendera en disant : J'ai indûment tourmenté 
et questionné Guillaume, etc. qui sont clercs, et je vous supplie 
humblement de me le pardonner. Gela fait, il entrera dans le 
chœur, et, devant le grand autel, il offrira ledit plateau, et 
dans le plateau ledit cierge toujours ardent. Ce cierge brû- 
lera jusqu'à ce qu'il s'éteigne, et le plateau y restera per- 
pétuellement appendu, etc. etc. x> — Ce qui fut exécuté. 
(Voy. Courtalon, Topogr. Evéques de Troyes, à la date.) 

L. 4S. XIV = XVIII- s. 1329 = 1763. Privi- 
léges de Juridictions. Gommittimus et autres com- 
missions par privilège. — Carton 32. 

L. 4*. XIII = XVIIP s. 1207 = 1753. Privi- 




— lli — 

léges et immanités temporels de toute espèce. — 
Carton 32. 

L. ftO. XIIP = XVr s. 1286 = 1555. Amor- 
tissements. — Carton ââ. 

L. 51. XIV = XV- s. 1194 = 1490. Servage. 
kveux de servitude, affranchissements, échanges, 
partages, procédures, etc. — Carton 34. 

L. 5». Xir = XVir s. 1188 = 1657. Dona- 
tions et fondations. — Carton 35. 

L. 53- XIIP = XYIIP s. 1248 = 1707. Testa- 
ments et exécutions testamentaires. — Carton 36. 

Pièce A, XIV* s. 1341. — Comptes des biens de rexémtion 
testamentaire de Jean d'Aubigny, évéque de Troyes. (Voy. 
Ganinsat. Prompt f» 200 v» et seqq.) 

Pièce B, xlv« s. 1370. âl août. — Testament de Henry de 
Poitiers, seigneur de St.-Vallier, évéque de Troyes (a). 

Pièce C. — Comptes de l'exécution testamentaire. 

Pièce />. — Quittances y en grand nombre , par suite de 
celte exécution. 

Pièce E. xve s. 1438. 9 septembre.-^ Acte relatif aa testa- 
ment du chanoine Jean Blanche. (Voy. ci-dessus Manuscrits 
no I, et plus loin Reg,.) 

Pièce F. xye s. 1478. octobre. — Testament de Louis Ra- 
gnier, évéque de Troyes. Camusat en a publié une partie. 
Prompt, f» 359 et seqq. 

Pièce G. xvie s. 1544. 27 octobre.— Testament de M. Odard 
Hennequin, évéque de Troyes. 

Pièce H. xvi« s. — Procédures relatives à Texécution du tes- 
tament du chanoine Claude de Lirey. (Voy. un mot sur ce 
chanoine dans Courialon, article de St.-Urbain. Topùg. hist, 
ie Tr^ifes.) ■ t 

Pièce /. XTi« g. 1528. 13 août. — Sentence du bailliage au 
raîet de la reconstruction de la ville après Tincendie de 1524. 
(Voy. Mùntier-la-Celle. L. 325. Pièce J.) 

L- M. XIP = XYIIP 8. 1170 = 1746. Ventes, 
acquêts, transactions^ et actes de toutes sortes rela- 
tifs aux propriétés dfu chapitre. Carton S7. 

L. 55. 3LIV* = XYIIP s; 1394 == 1629. Pièces 
relatives aux finances et contributions de toute 



. t 



(a) (Voy. Camasat. Prompt. t07 y© et seqq.) 



— 112 — 

espèce payées par le chapitre. — Carton 38. 

XVII* s. 1629. — Dossier de pièces relatives à la répartition 
des frais faits par la municipalité àToccasion de l'entrée da 
roi Louis XIII en la ville de Troyes. 

L. M. XIV = XVIII' s. 1307 = 1790. Comptée 
divers , voyages , procès , repas , fournitures et 
autres renseignements sur la vie privée. — Comptes 
de la fabrique. — Carton. 38. 

Pièce Â, SLV« s. v. 1416. — Gomçtes des dépenses faites par 
leban Pougoise, doyen du chapitre, délégué des^ chanoines 
pour aller à Paris soutenir leurs intérêts, avec l'analyse 
de remploi de son temps et des circonstances advenues 
pendant ce voyage. 

Pièce B» xv« s. v. 1440. — Comptes de la rançon d'un four 
sis à Orvilliers (arrondissement de Nogeot], appartenant an 
chapitre' et occupé par les Bourguignons. — Quelques dé- 
tails sur les circonstances de la guerre. 

L- »y. Xlir^XVIIP s. 1225 = 1789. Comptes 
et quittances. — Carton 89. 

L. ftS. XIV-^XVIIP s. 1398=1657. Comptes 
de la chapelle Notre-Dame. — Carton UO. 

L. 59. XIII- = XVIIP s. 1218 = 1727. Ar- 
chéologie. Marchés, devis et descriptions' d'ou- 
vrages, principalement relatifs aux constructions 
de la cathédrale. — Inventaires de joyaux, meubles 
et autres pièces analogues. — Carton 41. 

Pièce À. xni« s. I*il8. — ce Moi IfUon, comte de Bar*sur- 
Seine, fais savoir à tous etc. que moi, pour le remède de 
mon âme et des âmes de mes prédécesseurs, j'ai donné à 
réglise de St.-Pierre son usage dans ma carrière (lapidi- 
€iQâ)d* Aigrement, pour y extraire et tailler toutes les pierres 
qu'elle voudra, destinées à son œuvre (fabrica)^ jusqu'à ce 
que cette œuvre soit achevée et parfaite. La comtesse Hely- 
seinde mon épouse et mon très-cher fils Gaucher ont loué 
bénévolement cette donation, désirant eux*ménies devenir 
consorts et participants deçQtteaupofône. En foi |ie quoi, ete. » 

Pièce B, xive s. i3i3. -^'Inventaire de^ biens meiibles de 
Jeart des Prés, ci-devant évéque Û0 Langre^. - 

Pièce C. XIV* s. 1359. mars. •— Hemri de Poitiers,' évéqué de 
Troyes, donne à titre gratuit au chapitré les étaux a pain 
qui entouraient Téglise sur le côté gauche; et devant le 
portail. Détails précieux et multipliés. Belle charte. Sceau 
élégant et bien conservé. 



— 118 — 

Fiéee D. xiv« fl. 1374. Il août.— Hagues-AubHol, préTÔt de 
Paris, vldime une charte de Charles Y, en date du 31 août 
1365, portant les dispositions suivantes : — Le mercredi 
avant r Assomption dernière (août 1365), par suite d*un vent 
très- violent et terrible, le clocher de la cathédrale de Troyes, 
œuvre merveilleuse, s'est écroulé avec fracas et a mis en 
dang^er, par sa chute, le reste de Védifice lui>méme. C'est 
pour<^uoi les doyen et chanoines se sont adressés à nous avec 
supplication, nous représentant humblement qu'ils ne pour- 
raient relever leur église d'une telle ruine, si nous ne leur 
prêtions gracieusement le secours de notre royale libéralité. 
A ces causes, nous avons permis audit chapitre d'acquérir 
et de posséder perpétuellement, dans quelque lieu que ce 
soit, 20 livres de terre ou de revenu annuel, sans payer, à 
nous ni à nos successeurs, aucune espèce de droit d'amor- 
tissement, ni de taxe semblable, afin que le produit des 
soannesqui auraient être employées aies acquitter soit con- 
sacré par eux à la réparation de leur église. 

Pièce E, xiv» s. 1382. 28 octobre. — a C'est le maroiiié que 
Ifessigneurs dean et chapitre de l'église de Troyes ont fait 
à Henry Soudan maçon demeurant à Paris en la rue de Joy... 
près de l'hostel maistre Jehan des Maretz et à Henry de Bruis- 
selles, maçon.... cour faire ung jubé en ladite église etc. » 

Copie de la main de M. Gadan d'après les originaux (a). 

Pièce F. xiv« s. 1390. 11 octobre. — Marché passé par 
devant deux clercs jurés, notifié et scellé par le garde du 
scel de la prévosté de Troyes, entre Jehans Nepveu dit l'Es- 
caillon, demeurant à Reims, et Colart TEscaillon demeurant 
à Troyes, d'une part, et le chapitre, d'autre part. Ils s'en- 
gagent à a covrir la ramée de 1 église dès les grans pilliers 
de la grant croissiée jusques au pilliers qui est du costé do 
puis, ^it pillier com]^rins dedans ladicte couverture, tout 
franchement et ung pied ouUre, ensemble la vossure doa 
grant art (arc) de Ta ditle croissiée, la quelle passe d'une 
part et d'autre la ditte ramée au dessus; à covrir la ditte 
mnée de bonne escaille, renforciée, delafoce de Chigny ou 
de Foigny » (h). Les couvreurs fourniront la matière, les 
dous et autres accessoires (non désignés) et livreront l'ou- 

(a) Ces originaux sont passés en Angleterre. 

[b) L'existence simaltanée, dans le département de PAisne, de deux 
localités des noms, Tune, de Chigny, et l'autre, de Foigny, m'avait 
tait sapposer que c'était elles que désignait notre charte. Mais les 
renieignements que je me suis procurés sur ce point ont amené une 
sdlntion négative. — Je saisis arec empressement cette occasion de 
remercier publiquement M. Demousseaux de Givré, préfet de l'Aisne 
et la commission des antiauités ncUionales qu'il a formée dans son dé- 
partement, pour la satisfaction parfaite et l'obligeante ponctualité de 
isors réponses aux diverses demandes qui leur ont été adressées dans 
Pintérét de ma mission dans l'Aube. — Il existe une commune de 
ChifBj, canton de Yerzy, arrondissement de Reims, dans le départe- 
Bieut de la Marne. 

8 



— li/i — 

Trage» pour être reconnu, à la Chandeleur suivante (2 fé- 
Trier). Le chapitre fournira les lattes de douves et paiera 
pour prix du travail 350 livres tournois, quils recevront 
par les mains des a maistres de Tuevre » en quatre paie^ 
ments, le 1er comptant, de loo liv.; deux autres, à intervaUei, 
et le dernier après réception de Touvrage. Les ouvrien 
contractants s'engagent sous peine de leurs corps et sous 
Tobligation de tous leurs biens etc. etc. etc. — 20 octobre. 
Quittance du premier paiement. 

Pièce G, xiv s. 1395. 29 janvier. — Quittance de Jean 
Lavergne (Johannes Lavernha), clerc trésorier de la chambre 
apostolique, pour décharge envers Jean de Ghampignv, cha- 
noine de Gambray, collecteur du saint siège dans la pro- 
vince de Reims, au sujet de diverses acquisitions faites 
pour le saint père, telles que : tapis de tenture à rosaces^de 
la fabrique d Arras, destinées à diverses chambres (y dé- 
signées) du Palais des papes: banchier ou étoffe ,à bancs, 
de la même fabrique; toile de Reims pour nappes, draps 
et serviettes ; idem de Troyes, etc. ; avec reproduction et 
détails des factures, port de la marchandise de Reims à 
Paris, frais d'emballage, marque, ou peinture des armes di 
pape sur les ballots, port de Paris à Yilieneuve-lès-Avignon, 
séjour et garde à Villeneuve, et enfin port à la trésorerie 
du Palais des papes, — Du 20 janvier 1397, autre quittance 
semblable pour autres fournitures de la même espèce. 

Pièce H: xv« s. 1402. — Inventaire des ornements et 
loyaux appartenant à la chapelle de Ghampigny, fondée pv 
le chanome de ce nom. 

Dossier L xvie s. 1508 = 1511. — Notes et procédures 
concernant les empiétements sur la Grand'Rue, causés par 
la construction du pilier des tours, des logettes i>our les 
maçons et autres constructions. Renferme : — A. y. 1508. 
Mémoire touchant l'édifice, a Les doyen chanoines et cha- 
pitre de l'église de Troyes, puis deux ans en ça, à lavde 
au Roy notre seigneur, qui leur a donné deux deiniers 

Sarisis chacun an, certain temps durant, sur chacun moy 
e seel, ont commancé à édifier l'une des tours de ladi& 
église etc. » — B. 1510. Copie d'une charte de Louis "KIL 

donnée à Troyes. c( Les chanoines et chapitre de St- 

Pierre nous ont fait représenter que, en faisant les fonde- 
ments et pilliers de l'une des tours et portaux de ladite 
église, qui est du costé de Téglise et monastère de St.- 
Loup, iceulx supplians pour la grant force et espessenr 
desd. fondements qui sont desjà hors de terre en très- 
grande et singulière grandeur et beaul té ont esté contraintfli, 
pour la seureté du nault bastiment et clocher qu'Us ont 
commencé et espèrent ediffier, de eslargir et mettre en 
force lesd. pilliers de ladite église ainsi quil estoit bien né- 
cessaire, et de faire bastir et quelque peu avancer lesdit^ 
pilliers sur la rue publique, appelée la Grant-Rue, joignanM 
a ladicte église. » Pour laquelle usurpation faite sans le oon — 
sentement préalable du roi, ils pourraient être inquiétés à Ta-- 



— il5 — 

▼enir. Us demaudent donc, attendu « que la YOje, chemin 
et passage de ladite rue publique n'en sont nullement em- 
peschés, et que, en cest endroit, elle est autant ou plus large 

Sue es autres endroits.... ils demandent que cette permis- 
on leur soit accordée après coup, d — ce qui leur est li- 
béralement octroyé. 

Pièce J. ivi« s. 1560. — a Mémoire des bois qu'il fault four- 
nir pour faire le belfroy de la tour de l'église Monsieur 
St.-Plerre de Troyes. » — Suivent les marchés passés avec 
divers fournisseurs. 

Pièce J. xvi* s. 1572. 8 mai. — Marché passé par devant 
notaires avec Michel Morrey, Nicolas de Aarry le jeune et 
Abrehan Yillotte, charpentiers, demeurant à Troyes, pour 
édifier de leur métier de charpenterie le beffroy dans la 
tour neuve et le rendre prêt à suspendre les cloches; dans 
le terme d'un an et moyennant 900 livres t., conformément 
ff au portrait qui est peinct et contenu en trois grandes 
fenlles de pappier », signé et paraphé des parties et des no- 
taires. Il y avait, dam le corps de Véglise, deux chambres 
provisoires ; l'une contenait les matériaux et servait d'en- 
tiepôty l'autre était appelée la Chambre aux pourtraictê. 

Dossier IL xviie s. 1618 = 16S58. — Dossier de pièces rela- 
Hoes à V achèvement de la tour, — Renferme : Â. 1623. Re- 
quête (minute). Les doyen et chapitre exposent, parlant à 
Louis XIII, que ses prédécesseurs Rois ayant admiré en 
passant par leur ville de Troyes, la grande ceinture de la 
cathédrale et des tours commencées, voyant aussi que l'a- 
chèvement d'un tel ouvrage dépassait de beaucoup leurs 
retsources, leur avaient accordé pour y subvenir, un denier 
obole sur la vente de chaque minot de sel, pendant iS 
temps et dans tous les greniers du royaume. Mais ce temps 
ftrt lellement limité qu'il sufQt à peine à la 20« partie des 
dépensés ; et les travaux restèrent suspendus. Depuis cette 
^loaue ils ont obtenu, en date de 1613, le privilège de lever, 
Midant 9 années, un sou par minot de sel qui se vendrait 
Wis les seuls greniers du diocèse, et dont le produit serait 
employé au même usage. Mais des difficultés, suscitées par 
lea divers agents de 1 administration fiscale, ont entraîné 
iine perte de temps de sept années et une dépense, en frais 
d'enregistrement, poursuites, honoraires, droits de chancel- 
lerie, etc. s'élevant à une somme exorbitante; de telle sorte 
que, du produit net de l'octroi royal, il est resté à peine de 

anùk acheter les premiers engins et construire les échafau- 
ages.... « En conséquence, il vous plaise accorder aux sup- 
iHiants cinq sous par chaque minot de sel qui se vend aux 
nenielrs de Chaumont, Langres, Mont-Saujon et Mussy- 
K Bvéque, jusqu'au paiement d'une somme de 18,943 livres 
^9 sous 6 deniers, pour le remboursement des gages et 
^Toicts ée billets deubs aux officiers des greniers à sel 
"premiers désignés dans la concession de 1613. » — B. 1623. 
X>imanche 15 janvier. — Adjudication faite au Palais-Royal 
des travaux de charpenterie, couverture et maçonnerie, par 



— il6 — 

Yoie d'enchères et aux rabais. Les adjudicataires sont Xeaa 
de Barry, charpentier, Nicolas Paiot, couvreur, etM« Gérttrd 
Boudrot, maître maçon. — C. 1625. 27 mars. Le roi accorde 
au chapitre le droit de prendre 2 s. 6 d. sur chaque minot 
de sely dans les 4 greniers derniers nommés, pendant 9^ 
années, pour être employés au parachèvement des tours M 
portaux. Ce fait est seulement mentionné dans une autre 
pièce du même dossier. 

DosHer IIL xvii* s. 1618 =±= 1634. — "Pièces relatittê à la 
construction des tours.— A, 1622. 18 novembre. Procès-verbal 
dressé d*après Tordre du trésorier de France de Nevele^ 
par Jean et Claude de Barry charpentiers, Gérard Boodrot 
et Jean Daufin maçons, Nicolas Pajot et François Imbault 
couvreurs, experts -jurés à Veffet de constater l'état de 
l'œuvre et d'évaluer le reste des dépenses à faire pour 
achever les deux tours et compléter Tédifice. La tour St- 
Pierre, qui seule a été construite, était alors arrivée à la 
365« marche, la marche ayant de hauteur un demi pied 
du pays. (Ces marches ont été remplacées il y a quelques 
années.)— B. Du 26 juillet 1630 au 14 février 1632. a Som- 
maire des dépenses de l'achat de pierres pour la tour, d -^ 
C. 1633. Comptes pour la maçonnerie de la tour. 

Dossier IV* xvii« s. 1634. = 1635. — Comptes divers — 
A, Fournitures de pierre, visées par l'architecte (a) et payées 
par le trésorier sur l'ordonnance des chanoines députés aux 
octrois de la fabrique. — B. Quittances de diverses sommes 
ordonnancées par les mêmes ; lesdites quittances émar^^ 

Îar Gérard Boudrot et composant la somme de 1600 livres, 
lui allouées pour le parachèvement de la tour neuve. 
^ C. XVII* s. 21 septembre 1635. « Procès - verbal dressé 
par P. de Nevelet, conseiller du Roy, trésorier de France 
et général des finances en Champagne, commis à l'effet 
de vérifier l'emploi des fonds alloués par S. M. pour la con- 
struction de la tour de la cathédrale. » Il est dit que ces 
fonds proviennent de levées faites sur les greniers à sel de 
l'évêché de Troyes , et en outre sur ceux de Chaumom, 
Langres, Montsauljon et Mussy-VEvêque, Le toisé de l'ouvrage 
fait par Gérard Boudrot, maître maçon adjudicataire, est 
levé par Guillaume Colin et Nicolas Madain, maîtres ma- 
çons, experts-assermentés pour ce faire et présentés par le 
procureur du roi. 

Pièce K. XVII* s. 1697. 19 juillet. — (c Ecu des armoiries du 
chapitre fourni à l'armoriai général de France » (imprimé 
et enluminé). 

Pièce L. XVIII* s. v. 1700. (sans date.)— a Mémoire et estima- - 
tion des matériaux qui seront nécesaires pour rétablir la^ 
charpenterie et couverture d'ardoise de régfise de St.-Pierree 
de Troyes, suivant le dessain et profil cy-jomt. f> — (Absent. 
« La charpente sera de chesne, proprement equarri à vive 

(a) M* Gérard Boudrot. 



— 4i7 — 

arrête, Miis éventures, roulures ni neudg pourris etc. les 
gouttières et enlabiemeots seront couverts en plomb* et le 
reste en ardoise d*Angers dite grande carrée. » Signé (a) 
Parizot. (sic.) 

Pièce m. XYiii* s. 5 avril 1727. —Traité sous seings privés 
passé entre le doyen et un archidiacre de Troyes, stipulant 
pour le chapitre, d'une part, et ce Nicolas Ghappuis, citoyen 
de Besançon, demeuraoi à Recoulogne, prés Marnay, maislre 
serrurier et architecte, et Claude François Ghappuis, son fils 
aîné, demeurant de présent à Tabbaye de Morimont, » 
d'autre part, pour la confection et la pose d'une grille en 
fer destinée à enceindre le chœur, etc. 

Pièce N, xviiie s. 21 octobre 1773. Marché pour une hor- 
loge neuve. 

L. eo. XV = XVIIP s. Correspondance, — 
Carton 42. 

L. 61. XV- = XV1IP s. 1420 = 1771. Diverses 
copies et extraits des registres de délibérations 
capitulaires. — Carton 43. 

Pièce A. xvine g. du 5 septembre au 2 octobre 1790. — 
Extraits des délibérations capitulaires, relatives à la disso- 
lution et suppression du chapitre. 

Pièce B. 1790. 5 novembre. — Extrait des registres capi- 
tala^es de Troyes. Protestations contre le décret de sup- 
pression et la nouvelle organisation du clergé votée par 
rassemblée nationale. p^ 

L. •». XVIP = XVIIP s. Pièces détachées. — 
Fragments da martyrologes. Discours, poèmes et 
antres compositions du genre ascétique, provenant 
pour la plupart de la cathédrale, et aussi de plu- 
sieurs autres communautés. — Carton 44. 

L. «3. XV- = XVIIP s = 1780 env. Im- 
primés. Libelles, factums, mémoires, édits, pièces 
^e toute espèce concernant le chapitre de St.-Pierre 
ou le diocèse de Troyes. — Carton 45. 

Pièce À. xv« s. (1484 = 1492.) — Indulgences accordées 
«u nom d'Innocent YIII aux bienfaiteurs de Tbopital du 
St.-£sprit de Rome, imprimées sans date ni rubrique. 
IBeaux caractères gotbîques. 

(a) Probablement Parigot, nom d'ane famille de charpentiers q«i 
•vbiiste encore. 



î 



— 118 — 

Fiécê B. xvi« 8. lâSa. 15 novembre. — Ordonnance d( 

Claude de Baufifremont, évoque de Troyes, pour la réfornii 

gréfforienne du calendrier dans son diocèse. — Garactère^a- ^ 
ronds. 



PAROISSES. 

• —^ 

SAINT- ATENTIN. 

Meçl^ia pairoekialii $anct% AvetUini. 

L. «4. XVIIP s. 1767 = 1784. Comptes de là ^ 
fabrique. — Carton 46. 
On y a joint Varticle suivant : 

SAINT-DENIS. j^ 

Eedesia parochialis beati JhfonUU. I 

XVIIP 8. 1700 = 1781. Deux comptes de la /^ 
fabrique. -^ 

SAINT-FROBERT. F 

Bedetia parochialis sancH Frodoberti, dépendant de Montier-la-Gelle. l{|j 

2e succursale de Saint-Remy. \^ 

h. «S. XVIP = XVIIP 8. 1664 = 1784. Comptes 
et autres pièces à renseignements. — Carton 47. 

h. —. XVIP=XVIIP s. 1637 =1789. Comptes 
de la fiibrique. — Carton 48. 

SAINT-JACQUES. 

EceeUsia paroch. sancH JacM. 

L. «r. XV«=XVIir3. 1431=1786. Comptes 
de la fabrique. (1" partie 1431 = 1588.) — Carton 
à9. 

L. «S. Idem. (2* partie 1591 = 1613.) — Car- 
ton 50. 

L. ••• Idem. (3* partie 161A = 164&.) — Car- 
ton 51. 

L. TO. Idem. (/»• partie 1648 = 1674.) — Car- 
ton 52. 



— 119 — 

I^. f «. Idem. (5« partie 1675 -= 1688.) — Car- 
on Sa. 

I-. W9 Idem. (6' partie 1689 = 1712.) - Car- 
ion SU. 

I^. ya. Idem. (7- partie 1714 = 1729.) — Car- 
ton 55. 

I^. TA Idem. (8« partie 1730 = 1754.) — Car- 
ton 56. 

L. TS. Idem. (9* et dernière partie 1755 == 
1786.) — Carton 57. 

SAINT-JEAN. 

Eedesia parochialis sancti Joharmii in foro Trecensii. Dépendant d« 
l'abbesse de Notre-Dame-aux-Nonnains. 

L. W. XIV* = XVIIP 8. 1334 = 1730. Comptes 
d'ouvrages; notices et autres pièces à renseigne- 
ments. — Carton 58. 
Contient : 

PMee À. 1514. — Compte de Guiot Dare, Lanbert Le- 
jeiue, etc., mar^illers de Téglise. Dépenses faites à Tocca- 
8ion de Guillaume Gaillard a qui a esté éprové ladre, d Prix 
4e la sentence, information, visite du barbier, etc. On trouve 
un compte semblable dams SU-Pantaléon, liasse 92. (Yojf^ 
Qmlej. Mém. hist, 1812. T. 2. p. 70.) 

fike B. V. xvn« s. — Discours sur l'antiquité et fonda- 
tion de réglise de St.- Jean. 

Pièce C, xvn«s. 1610. 21 octobre. — Marché passé entre 
Antoine et Noël Foumier, menuisiers, demeurant à Troyes, 

Knr faire le buffet d'orgues, moyennant la somme de 1 000 
. Signé des parties, avec la marque d'Antoine Founiier 
(Bnrabot). 

, r\èee D. xvii» s. iSô'y. 10 décembre. — Acte de récep- 
tMm du maître autel. Madain et Ghabouillet, entreprcH 
neurs; Du Mazy, architecte. Girardon n'y est m nommé, ni 
rappelé. 

SAINTE-MADELEINE. 

^tduia sanctœ Magdalenœ Trecensis, !'• succursale de Saint-Remy. 

L. yy. XIV = XVIIP s. 1333 = 1743. Amor- 
tissements, règlements, comptes, pièces de pro- 
<^ure et autres, contenant quelques renseigne- 
iDcnls sur Thistoire de Téglise. — Carton 59. 

t5i9. juin. ^ Acte de consécration de Téglise. 



— 120 — 

h. 7». XVP = XVIII' s. 1532 = 1771- Inven- 
taires et descriptions de lieux, de constructions, 
de meubles, de livres, de reliques, et autres ren- 
seignements archéologiques. — Indulgences. — 
Carton 60. 

L. TO. XV = XYIIP s, 1434 = 1790. Comptes 
de la fabrique et autres. — Carton 61. 

SAINT-NICOLAS. 

Eodesia parochialis sancti Nicolai Trecensis. 2e succursale de Saint- 
Jean. 

L. 80. XVP=XVIir s, 1526 = 1776. Comptes 
de la fabrique. (1" partie 1526 = 1595.) — Carton 
62. 

Pièce A. xvi« s. 1526. — Indulgence de Clément VII en 
faveur des fidèles, pour la rçconstruclion de Téglise brûlée 
par rincendie de 1523. 

Piéee B. — Dans le registre de Tannée 1533, se trouve un 
mosle ou croquis autographe exécuté sur parchemin en 1536 
(a), par l'architecte qui dirigeait les travaux du sépulcre. Ce 
mosh représente un mascaron avec inscription, qui devait 
figurer au frontispice. 

. L. SI. Idem, (2- partie 1602 = 1695.) — 
Garton 63. 

L. S9. _ Idem. (3' et dernière partie 1701 = 
1776.) — Carton 64, 

SAINT-NIZIER. 

EceMaparrœhialis sancti Nicetii ou Nicerii, Saccarsale de Saint-Pierre. 

L. S3. XIV = XVIII' s. 1337 = 1782. Testo- 
ments, lettres et autres pièces à renseignements. 
— Carton 65. 

h. S4. XVI- = XVIir s. 1524 ^ 1758. Compte 
de la fabrique (1" partie 1524 = 1630.) — Carto 
66. 



(a) Cette série, à laquelle il faat joindre quelques registres qa'oc 
rencontrera ci-aprés, offre de nombreuses lacunes. Il existe encore ' 
Troyes certains comptes de cette diyisioD, qui ont été détoamés 
Tendas sous la Restauration. 



— i2i — 

L. 6». Idem. (2* partie 1630 = 1689.) — Car- 
ton 67. 

L. 86. Idem. (8' partie 1640 = 1648.) — Car- 
ton 68. 

L. Sf. Idem. (4* partie 1649 = 1669.) — Car- 
ton 69. 

L. 9S. Idem. (5« partie 1670 = 1704.) — Car- 
ton 70. 

L. se. Idem. (6' partie 1705 = 1732.) — Car- 
ton 71. 

L. 90. Idem (7* et dernière partie 1733 = 
1758.) -Carton 72. 

SAINT-PANTALÉON. 

SeeMa taneti Panthaieonis, !'• succnnale de SainUJean. 

L. «1. XVr = XYIIP 8. 1429 = 1698. Pièces 
diverses contenant quelques notes historiques. — 
Indulgences. — Carton 73. 

h. 99. XYr=XVIP s. 1520 = 1700. Comptes 
de la fabrique, recettes et dépenses, (l** partie 
1520 = 1613.) — Carton 74. 

xyi« 8. 1520. — Comptes de la fabrique, rendus par Jean 
Mole, marguiller. — Au mois dejuillet : un compte d'épreu- 
Te pour ladre comme ci-dessus. L. 76. Pièce A. 

L. «3. Idem. (2* partie 1614 = 1655.) — Car- 
ton 75. 

L. 94» Idem. (3* et dernière partie 1656 = 
1700.) — Carton 76. 

SAINT-REAIY. 

Ecclesia parochiàlis taneti RemigU, 

L. 95. XIV = XVIII' s. Notes diverses. — Car- 
ton 77. 

XTi* = XVII* 8. — Pièces relatives à une dispute entre l'é- 
glise matrice (St.-Remy) et St.-Frobert, sa succursale, au sujet 



— 122 — 

d0g processions. On trouve dans ce dossier un dessin du 
temps qui retrace le point de fait. 



COLLÉGIALES. 

SAmT-ÉTIENME. 

SedeHa tancti Stephani. Sainte-Chapelle des comtes de Champagne. 

I^- ••. XII» = Xlïb s. Inventaires de titres et 
déclarations de biens. — Carton 78. 

L. Oy. XIP =XVIIP s. 1169 - 1761. Bulles et 
autres actes de Fautorité ecclésiastique. — Carton 
79. 

L. 08. XII- = XVIII- s. 1176 = 1777. ffistoffire 
de la maison. — Carton 79. 

Pièce Â. xin« s. 1280. — Minute informe et tfès effacée 
d'un acte par lequel on voit qu'il existait entre les chanoi- 
nes de St.-Etîenne et ceux de St.-Pierre, une société, union 
et confraternité, sodetatem, unionem et confratemUatêÊi^ m 
vertu de laquelle ils s'assuraient mutuellement contre la 
capture» Tincarcération, ou autres atteintes auxquelles dtàh 
cun d'eux pouvait être exposé. 

Piéee B. xni« s. 1281. — Anciens statuts de la collé|iale. 

Pièce C. 1327. 27 mars. — Lettres de Jean d^Aubign)^ 
évéqiie de Troyes, visées par l'official, au sujet des écoki. 
Jean d'Auxois, chantre de la cathédrale, collateur des écoles 
de St.-Jean et de St.-Remv de Troyes, et Symon Moreao, 
écolAtre de St.-Etienne, collateur des écoles de N.-D.-aux- 
Nonnains, se concertent pour unir leurs droits, de t^e^M)rte 
que chacun d'eux nommera tour à tour et alternativement, 
pour l'avenir, aux places de maîtres qui viendront A vaquer 
dans ces trois écoles. L'évégue déclare louer et apfH'ouver 
cette union en tant qu'il lui appartient et peut appartenir. 
Jean d'Auxois succéda à J. d'Aubigny sur le siège deTroyes. 

(1342 = 1352.) 

Pièce D, xive s. 1383. — Copie d'un contrat de paix et 9ifh 
cord entre les chanoines de St.-Etienne et ceux de St.-Pierre. 

Pièce E. XVI- s. 1570. — Généalo^e des comtes de Cham- 
pagne, depuis Thibaut le Tricheur, jusqu'à Jeanne, la der- 
nière comtesse. Fragment de parchemin mutilé, écrit et 
compilé par A. de Jours, chanoine. 

Pièce F. x\i^ s. 1577. 2 juillet. — Sentence du bail- 
liage en faveur de St.-Etienne, qui s'oppose à ce que Ton 
continue d'amener et déposer du bois sur le marche qui se 
tenait devant l'église, ni au cloître de St.-Etienne. 



— 12S — 

Piécê G. xvip 8. — Extrait des délil)ératioiis capitulai- 
re«. (1411 = 158». Voy. reg, n» 98& et suiv.) 

Pièce H, xyiii« s. v. 1700. — Statuta, consuetodines et 

ordinationes etc. quae disposita fuerunt anno domini 

1584. (Voy. ci-dessus ms. Qoxxn.) 

L, ••. XVI* = XVIIP Disputes entre le cha- 
pitre et les religieux de St.-Loup. -r- Rangs et pré- 
séance. — Carton 80. 

L. lOO. XII« = XVIII- s. Privilèges, Rouage, 

Minage, Mesurerie, Vicomte, Bains, Hoirs Musnier, 

Justice. Gommittimus, etc. — *(!'• partie. Pièces 

sommaires et Hoirs Musnier.) — Carton 81. 

Doêêier /. xvi« s. 1175 = 1576. — AecuetZ de pièces rela- 
Hoes aunrimlige de» Hoirs Musnier, (Voy. Montier-la^CeUe. 
L. 8S5. F.) Renferme, savoir : — À. xv s. 1404. 3 jan\r. — 
Tidimos plusieurs fois revidimé des chartes de Henri et Thi- 
baut au sujet des Hoirs Musnier: 1175. Henri le Libéral affran- 
chit à jamais Gérard de Lances et Humbert Saquereau ainsi 
que leurs héritiers et alliances par mariages, de toute taille, 
ort et chevauchée, moyennant 20 sous tournois, qu'ils doi- 
vent payer chacun annuellement, le vendredi saint, à Tau* 
mônerie du comte, c. à. d. à Taumônier de St.-Etienne. — 
liM. Thibaut III loue et approuve la concession précédente, 
et de plus il accorde que les enfans de Gérard, Miftniére (Mus- 
neiia) sa femme, et leurs descendants, ainsi )que les époux des 
filles, jouiront des mêmes immunités, mais paieront au tréso- 
rter de St.-£tienne le jour de Vobit de son père, la somme 
de 6 sous applicables aux cierges de Féglise. — ,jB. xv« s. 
ill6. 20 juin. Lettres du trésorier de St.-Etienne, en faveur 
d'im descendant des Musnier, qui déclare ces descendants 
de eonditlon libre. 

U flOt. XIP = XVIIP s. — Idem. (2« partie 

1186 = itiUS.) — Carton 82. 

Pièce À% xn« s. 1187. — Concession faite aux^ habitans 
de Luyères iK)ur adoucissement des droits de gîte et du 
gatÊ/vement 

B. 1203. mars. — Thibaut Y, comte de Champagne, 
loue et approuve l'échange passé entre les doyens et cha- 
noinesde St.-Et., d'une part, et, d'autre part, EustachedeCon- 
flans, maréchal de Champagne. Le maréchal leur transporte 
ses droits sur la vicomte deTroyes, à posséder à perpétuité. 
St-Etienne cède au maréchal tous les siens dans la ville 
de Ver et en outre 1666 liv. de Provins, de soulte. 

C. xiv« s. 1390. — <r Procès contre les fourniers, tal- 
meiien et pasticiers de la ville de Troyes. d Ils refusaient 



— 124 — 

de payer la taille dite des fours, que St.-Etienne ayait le 
droit de lever annuellement sur tous les fours et fourneaux 
depuis le pont de la Girouarde ou de la Salle, jusqu'à Végliie 
de Sainte-Savine. 

D. xy« s. 1406. 18 avril. — Exploit de sergent rela- 
tant des lettres royaux de Charles YI, en date du 6 avr. 1405. 
a Charles, etc. au 1'^ huissier etc. De la partie de nos bien 
amez doien et chanoines de St.-Estienne, nous a été exposé 
que... entre les aultres droits et possessions à eulx appar- 
fenans,... ils tieignent et possident, en la viUe de Troyes, unes 
estuves notables et honnorables, bannaux à hommes et à fem- 
mes et toutes gens qui estuver et baignier se veulent. Les- 
quelles estuves leur donna le comte de Champagne» ainsi et 
en tel ban, noblesse et prérogative quil les tenoit et quH en 
usoit, etc.. Que iceulx complaignans soient en bonne posi* 
session et saisine que aucun, de quelque estât q^uil soit, ne 
peut et ne doibt, en la ville et cité de Troyes, faire ou faire 
laire, avoir, ne tenir estuves privées ne puMiques, ne y esta- 
ver ou faire esluver soy ne aultres etc. — Que néanmoins 
Guillaume Drapperie, nostre procureur dud, Troyes, depuis 
ung an en ça, a fait faire, construire et edifQer, en son nos- 
tel, à Troies, unes estuves es termes de la bannerie dessus 
dicte desd. complaignans, et en ycelle a estuvé et fait estu- 
ver et baignier soy, sa femme, ses voisins et autres etc 

Et attendu que led. Guillaume Drapperie, nostre procureur, 
est grand, puissant et doublé au pays, et, sous umbre de sa 
puissance et de son office, a fait et entrepris la nouvelleté 
dessus dite, et ^ est tellement doublé et supporté de tous 
officiers et conseillers, (et il est procureur général des foires,) 
que, à grant peine, pourroient ycéulx complaignans de 
trouver qui leur cause et leur bon droit leur y osast ne 
voulsist soustenir à rencontre d'icellui procureur, et aussi 
est ycellui procureur de lignage, comparage, amitiec et 
conversation avec pluseurs des plus grans, tant du conseil 
comme autres, de Troyes; et si sont tous ceulx de Troies, 
mesmement officiers et gens notables, favorables en ceste 
matière aud. procureur etc., etc. ; et, pour ces causes pour- 
roient yceux complaignans estre enveloppés en hoquets, 
dilations et accessoires et encheoir en procez infini etc. 
Voulons que tu ad jour nés les opposans à certain et compé- 
tent jour par devant... les gens tenans les requestes de notre 
palais à Paris, etc. etc. » — Suit l'exploit du même sergent 
en date du lendemain 19 avril, par lequel il fait foi qu'après 
avoir signifié le précédent exploit aud. Drapperie, et celui-ci 
en ayant appelé, il a déclaré se désister de Vexécution a jus- 
ques ad ce qUe aultremeut en fèust ordonné et pourveu, on 
se ledit appelant renonçoit à son appel. » (Voy. Grosl^. 
Mém. hist, 1812. T. i. p. 43. et passlm. Bains,) 

E, xv« s. 11 juin 1426. — Etablissement de nouvelles 
étuves. Les chanoines commencent par faire une enquête où 
se trouvent personnellement convoqués les habitans tant 
d'église que autres, au lieu ordinaire de ces sortes d'assem- 



— 125 — 

Ué68, c. à. d* en la galerie du heuffroy, et au son de la grosse 
eloche. — Cette charte précieuse a été coupée aux ciseaux 
aux deux tiers de sa largeur. 

JP. xYiii« s. 11 juin 1426. — Copie authentique, com- 
plète, saine et entière de la pièce précédente. 

L. 10». Idem- (3- partie. 1470 = 1585*) - 
Carton 83. 

FiéceA, xyi* s. 1508. février. — Contrat entre St.-Etîenne 
et les maire et échevins stipulants pour les habitants de 
la Tille de Troyes. •— St.-Etienne renonce à quantité de 
droits gnr les marchandises, et autres assiettes qu'il levait 
ou prétendait lever à Troyes. En échange, la ville renonce 
au droit du 10« dans les bénéfices des bams que réclamaient 
les habitants de la Maîadrerie des Deuœ-Eaux, soumis (a) à 
la Juridiction communale de Troyes. 

Pièce B, XVI* s. 1548. mai. — Lettres de Henry II, données 
à Troyes à la requeste du chapitre, seigneur de Giffau- 
mont, bailliage de Chaumont en Bassigny (Haute-Marne), 

Sortant création de deux foires annuelles audit lieu de 
Iffaumont : elles avaient lieu à la Saint-Michel 20 sep- 
tembre, et à la Saint-Matias 24 février; à Texclusion de 
toute foire à 4 lieues à la ronde ; — et d'un jour de marché 
chaque semaine, le mardi. 

Ij. fl03. Idem. (4"* et dernière partie. 1586 = 
17870 - Carton 84. 

L. fl04. XIP = XYIIP s. 1173 = 1790. - Do- 
nations et autres actes relatifs à l'administration 
des biens. — Carton 85. 

L. flO&. XIV = XVIIP s. 1319 = 1773, Ar- 
chéologie. Inventaires, mémoires et marchés d'ou- 

frages de toute espèce. — Carton 86. 
PUce A, xiv« s. 1319 = 1320. — Inventaire des reli- 

Sies, chappes, chasubles ornements d'égalisé, livres. — 
terrompu. Pancarte en parchemin de plusieurs toises de 
loiigueur. Les chappes seules sont au nombre de plus de 
quatre-vingts. 

Pièce B. xiv« s. 1395. 3 mars. — Vidimus du prévôt de 
Paris d'une charte donnée en mars 1361 par le roi Jean. Le 
chapitre de St.-Etienne tenait de la libéralité de comtes une 
table d'or, décorée de marguerites et autres pierres précieu- 
ses, pour l'usage et ornement du mattre-autel. Par 1 urgente 
nécessité des guerres soutenues dans les parages de Cham- 

(a) Yoy . Camasat Prompt, f» 598 recto. 



— 126 — 

pagne, le seigneur de Fieules, connétable de France (a) et 
Jean de Ghâlons chevalier, alors lieutenants do roi dans la 
province, prirent cette table qui fut estimée au prix de 
mille florins d*or et convertie au service du roi. Gomme In- 
demnité de cette perte, et pour les aider à se relever de 
toutes celles que les mêmes calamités leur avaient fait 
éprouver, les chanoines demandent que le roi ancHniisseen 
faveur du chapitre et sans finance loo liv. de revenu annuel. 
C'est ce oui est accordé par la présente charte. 

Pièce V, xv« = xvp s. •— a tSe sont les sainctes reUqnes 
estans enlefflise St.-Estienne deTroyes, que le vaillant comte 
Henry fon&ur d'icelle église et plusieurs autres seigneurs 
ont laissées et données a ladicte église. » On trouve aussi 
à la suite et sur cette même pancarte les pardons et assœiih' 
tions de Véglise. 

Pièce D. xvp s. 1549. 4 janv. — Marché devant notaires 
entre « Dominicque Recoure dict Florentin et Gabriel le Fau- 
dreau,. son gendre, demorans à Troyes », d'une part, et St.- 
Etienne, de l'autre, pour « faire et parfaire de leurs mestiers 
de masson, dedans le jour de feste de Pasques que Ion dira 
m. v<>. cinouante-ung (6), en ladite église, entre deux des 

} milliers de la nef, et ou lieu où est de présent ung anden 
ubé de boys, ung jubé en pierre de Tonnerre, selon les 
patrons, formes et divis, qui sont en quattre volumes, l'un 
en parchemin et les troys autres en papier, lesquels ont esté 
veuz par les dites parties et nar elles représentés en pré- 
sence desdits notaires, en stipulant ces présentes, par lesdits 
notaires signez et paraphez et qui sont demorez par devins 
le doyan deladite église; etc. moyennant la somme de 810 liv. 
tournois, payables, 50 liv. comptant et le reste au feur et 
à mesure de la confection. » Le chapitre fournira la pierre» 
la chaux, le sable et autres matériaux, a Le dit ouvrage sera 
fait, comme il est dit ci-dessus, avec les ymageries.... ordon- 
nées,... assavoir, sur le front de la cornette, de la pa^ de 
la nef, les ymages de Foy et Charité, et sur le front despice 
{sic : frontispice] ung crucifiment avec les ymages de N. D. 
et St. -Jehan;.... plus, quatre ystoires ae Monsieur St.- 
Estienne, à demi-taille, suivant la forme contenue audit poor- 
traict, le tout de pierre, faire les joincts et asseoir les pierres 
au plus petit joinct que possible. » Un couturier et un caiMb* 
relier se portent garants et cautions pour les artistes, envors- 
St.-Etienne,.... dans le cas où eux, artistes, ne rempliraient 
pas le contrat (c). 

(a) Robert, seigneur deFiemies, surnommé Morean; connétable 
France. 1356 = 1568. 

(h) Se rappeler que l'année commençait à Pâques. — Les dates qui 
nons assignons aox pièces sont toujours empruntées au langage 
pièces elles-mêmes. 

(c) Voy. Grosley, Mémoires hist. 1812. i. 2. p. 282. — La gravure d 
cet article qu'a publiée l'éditeur, M. Simon, donne une id&, quoiqu 
tréi-imparfaite, de ce que devait être cet admirable monument. 



^ 



— 427 — 

Pièce E, xvi« s. 1650. 15 janvier. — Marché passé entre 
« Jacques Millon, menuisier demeurant à Troyes et le cha- 
pitre pour faire le fut de Torgue, la placer et soutenir, four- 
nir les bois^ les monter etc. d 

Pièce F. xvv s. 15 janvier 1550. — Marché passé entre 
« François Mainfroy, maistre faiseur d'orgues, demeurant à 
Troyes » et le chapitre de St.-Etienne. Afin de cr les tirer d'où 
elles sont pour les placer vers la grande porte et faire plu- 
sieurs jeux nouveaux. » 

Pièce G. xvi« s. s. 1551. 21 décembre — et Marché des 
orgues. Contre Maistre François des Oliviers» facteur d'or- 
gues, o (natif de Lyon, demeurant à Troyes), a dont la 
montre sera garnie de tuyaux aussi gros que ceux de la 
nontre de l'orgue de Ste.-Geneviève de Paris,... sur la- 
quelle il V aura un St.-Estienne se mouvant comme s'il 
estoit en vie, et deux figures à ses costés tenans chacune une 
pierre en la main comme s'ils vouloient le lapider. » 

P. H. xvi*" s. 30 mai 1573. — ce Marché passé par devant 
notaires, entre Maistres Sébastien etFrançoys lesïlanchars, 
maistres fondeurs de cloches , demourans à Ghaulmont en 
Bassigny, Qstans de présent à Troyes, et St. -Etienne, pour 
refaire et refondre d'accord avec les deux aultres, la cloche 
appelée Brey-hault. » (Brait haut?) 

Doêsier I. xvii« s. 1615 = 1673. — Contrats passés entre 
St.-£tienne et maître Urbain de la Treille, natif d'Epernay; 
—maître Claude Baudesson, ci-devant demeurant à Auxerre; 
— maître François Thibault, demeurant à Troyes; — maitre 
Jehan-Colin, id. ; — maître Charles le Pescheux, id. ; — et 
maître Gui Barillon, id. ; successivement maîtres de musique 
de ât.-Etienne, pour tenir la maîtrise des enfants de chœur. 
Le bail est ordinairement de six ans. Le maître reçoit une 
somme annuelle, qui varie, en croissant, depuis 750 liv. tour- 
iôois, jusqu'à 940. Il prend part aux ({isfn&uttonsdepain, vin, 
argent, eic, et jouit en outre du traitement d'un chanoine, 
et d'une maison avec jardin et dépendances. Il est tenu de 
régir et gouverner l'école, enseigner la musique aux enfants 
4e chœur, les envoyer à l'école (de grammaire), les loger, 
coucher, nourrir, en maladie et en santé, les entretenir de 
Yobes neuves de saye de deux ans en deux ans, de bonnets, 
chausses, bas de chausses, souliers, a ensemble dechappeaux 
de fleurs, aux fêtes annuelles et autres accoutumées. » 

Pièce I. xvir 29 septembre 1617. — Marché entre cr J. B. 
Xe Moine organiste, demeurant à Troyes, to et le chapitre, 
jDfxar <r faire aux orgues un jeu de trompette et un jeu de 
sûtes bouchées, etc. » 

Pièce J. xviie s. 14 septembre d6l8. — « Marché passé 
«ntre Jehan Charbonnet et autres perreyeurs des environs de 
"Troyes, d'une part, et St.-Etienne, de l'autre, pour fournir 
C milliers de pendants de pierre de craye pour les voultes, 
livrables pour la Saint-Martin d'hiver prochainement ve- 
nant. » 



— 128 — 

Pièce K. xviu 8. 10 décembre 1622. — Marché^ jpaMé |^ 
devEot notaires, entre St.-Etienne et Linard Gonuiier pour 
refaire une verrière, moyennant cinquante livres toumoig, 
payées en trois quittances, écrites et signées de Linard et ac- 
compagnées de sa marque. Dans ces quittances il se désigne 
ainsi : a je Linard Gonthier, maitre pintre et verrier. » 

Pièce L. xvii« s. 19 juin 1629. — Marché passé par devant 
notaires entre Jacques Passot» Louis Passot, Denys Gordon* 
nier, peintres, demeurant à Troy es, d'une part, elSL-Etienne^ 
de Vautre , pour a peindre, dorer et estoffer à huille les 
deux voultes neufves et les deux culs de lampes au dessus 
du cœur de Téglise, assavoir faire les figures de carnatioDi 
dorer d*or fin les feuillages des (fermes?) avec les chéru- 
bins, les rayons du Saint-Esprit, et le cul de lampe de 
l'une des dites voultes, et en l'autre, dorer les filets aux 
moulures et enrichissements avec tous les vazes desdits cols 
de lampe et feuillages des consoles, mettre des couleurs 
tant d'azuré, vermillon que aultres coulleurs convenables, 
mettre, aux branches des ogives, dudit azur, vemodllon et 
fillets d'esfain palle (pâle), avec autres ornements, même 
un dentelaige de plusieurs couleurs et autres choses nécés^ 
saires à l'ornement desdites voultes, etc etc. moyennant la 
somme de cent soixante troys livres tournois, etc. p Signé 
des trois artistes avec leurs paraphes. 

Pièce M. XYu^ s. 1648. — a Mémoire de ce que je fais de 
mon métier de vitrier pour messieurs les veneraUe St.- 
Etiene dé Troyes, de puy le i2^ join 1646 jusque à se jour- 
duy 22 avril 1648. » Avec l'acquit définitif, la signature et la 
marque, le tout autographe, de Jehan Gonthier. 

Pièce N. xvip s. 20 juin 1693. — et Convention faite avec 
le sieur Louis le Bé, facteur d'orgues, demeurant à Troyes^ 
pour achever l'orgue. » 

Pièce 0. xviii« s. v. 1703. — a Inventaire des reliques et 
des tombeaux. » Registre mince couvert en parchemin. Cet 
inventaire contient une description trés-détaillée des fa- 
meux tombeaux de Henri-le-Large et Thibaut-le-Ubéral, 
comtes de Champagne. Par le chanoine Hugot, selon Gros- 
ley. 

Pièce P. xviii» s. V. 1703. — a Inventaire des reliques des 
saints, etc. qui sont dans la nouvelle armoire du trésor. » 
Registre très-mince couvert en papier. 

Dossier IL xviii« s. 21 mars 1750. — Pièces relatives à l'ad- 
judication de travaux de réparation de l'église et des orgues. 

Pièce Q. xviii« s. 1755. — « Etat de la musique qui doit 
rester à la maîtrise de Tinsigne église royale et collégiaÎB 
de St.-Etienne de Troyes, de la composition de M. Mouton» 
maitre de musique. » (Catalogue de morceaux et de parti' 
lions.) 

Pièce A. xviii« s. 1773. — (x Airs des cantiques de M. Fabb^ 
de Latteignant, notés en décembre 1773, pour le pardess»^ 
de viole. » A la fin se trouve une CantatïHe intitulée : c Vwlt- 



— 129 — 

rodie de l'hymne à l'amour de M. Mouret, par If. l'àÙé 
de EaitefgnaDt : 

Amolli', fimesté amour, 
J'abjare ton empire, etc. > 

L.* 10** XIV = XVIII* 8. 1336 = 1790. Comp- 
les de la fabrique. (Voir pour le complément les 
rostres; 1** partie 1336 = 1535.) — Carton 87. 

t. flOy. Idem. (2* et dernière partie 1537 = 
17Ga.) — Carton 88. 

JL. flOS. XIII* = XYIIP 8. Compte8 de toute es^ 
pèce. (1** partie 1279 = 1366.) — Carton 89. 

h. in». Idem. (2* partie 1367=1399;) —Car- 
ton 90. 

h. fllO. Idein. (3* partie i40i = 1493.) -- Car- 
ton 91; 

JL. llfl. tdeiii. {U" et dei'nière partie 1510 = 
1791.) — Carton 92. 

L. M». XVIP = XVIIP s. 1660 = 178;... Im- 

j(Mritilés. Factums, arrêts, mémoires de toute espèce 

relati& à tous les points de Thistoire de la collé- 

gialew — Carton 93. 

XYn« s. 1663. — Recueil de plusieurs titres, etc. in-lS. 
(Voy. BMiographie. No 104.) 

NOTRE'-DAMB DE LIREY. 

bafa Maria de Lhreyo. Église coUégiale. Diocèse et doyemié de 

Troyes. 

I L. lia. XlV* = XVIII* s. 1353 = 1791. Tem- 

ï porel. — Fondation par Geoflfroy de Charny. Amor- 

[ tiieement, confirmation, etc. — Nécrologes. — In- 

l ventaires de titres, etc. — Carton 94. 

J t. 114. XIV* = XVIII* s. 1355 = 1726. Spi- 
l rituel. — Confirmation par le pape (1355.) Indul- 



■ 

} 



gences (étendues et curieuses 1357). Nominatloiiii 
provisions, permutations, institution des cha- 
noines, etc. etc. — Carton 94. 

SâlNT-llACLOU DE BAft-SUR-AÏJBB. 

Samoiui Machutui. Eùdetia MoncU MaehuU, Dioo. deLangtM. -«^BgliM 

collégiale. 

L. lis. XI? = XVII- s. 1160 = 1667. His- 
toire de l'église. -* Carton 95. 

Pièce À. xiie s. 1160. — Charte de fofidaiion de St.'-lffadôQ 
par Henri-le-libéral» comte de Champagne. On y remarque 
les dispositions suivantes : Sachent tous que les étranfpen 
(albanos) qui» sous an et jour» viendront à Bar» pour y rester 
sous Tautorité des chanoines, (qu'il institue pour desservir 
la collégiale), seront libres de toute ma justice. S'ils sont 
marchands» uè ne paieront aucune coutume pour tous achats 
et ventes dont la valeur ne s'élèverait pas à plus de vingt sons. 
Il donne au chapitre 300 sous de la grosse taille des foires de 




fèvre, ainsi que leurs femmes et leurs enfants, pour être 



possédés à perpétuité, etc.... » Suivent des dons aor divers 
officiers de îéglise, puis cet article : ce Thesaurario verô duof 
Uctoi in nundinis juxtà tabulas cambiatorum... » (Voy. 6f09- 
ley. Mém. hist. 1811. 1. 1. p. 488.) 

Pièce B. xui« s. 1220. juillet. — Lettres de Ingelbmrgaoi 
Isberge, première épouse de Philippe-Auguste, datées de 
St.^jirmain en laye : cr /. dei gracia francorum regina, etc. i 
Elle envoie au chapitre de St.-Maclou, une dent de céUÎÉlL 
patron» découverte miraculeusement par ses scûns dans «aa 
antique châsse qui se trouvait à Pontoise, dans la chapettft 
royale. Cette donation a été consentie sur la requête de mac— 
çois Chrétien, aumônier du roi et originaire de Bar-s'^'-Aub^ • 

Pièce C, XV* s. 145?. 7 février. •— Commission du roi 
Charles VU, d'où il appert que les doyen et chapitre de St^^* 
Maclou de Bar-sur-Aube nomment ou présentent le Jfaiftfl^ 
et recteur des escolles générales de Bar-surÀube. 

L. 11«. XII- = XVIIP s. V. 1160 = 1708. Bal- 
les, signatures de Rome, actes de Fautorité ecclé- 
siastique. — Carton 96. 

xive = xvii« s. 1333 = 1674. Dosgier relatif à la fite de ff^-- 
Maclou. Renferme : — A, xiv« s. 1333. Jean, évéque de Lsi*>* 
grès, ordonne que la fête de St.-Maclou soit solennellemoi^l 
chômée à Bar-sur- Aube. — B, xv« s. 1408. Jean, év^qv^c 
d'Apt, vicaire-général de Louis de Bar, cardinal de St^-' 
Agathe, et administrateur perpétuel du diocèse et dncliè^'^ 



— iSl — 

I^ncrres» ordonne aux doyen et chapitre de 8t.-Macion de 
se reuDir à quelques bourgeois pour célébrer la fête du 
saint, en représentant sur les places de Bar-sur-Aube sa 
^ie et ses miracles, avec diversilé de personnages et de cos- 
tumes, etc. et en disant la messe sur la même place» à un 
autel portatif.— C. xyii* s. 1674. 7 août. Certificat des curés 
de Bar-9ur-Anbe, attestant que Vusage de chômer la fête de 
St.-Maclou est de temps immémorial. 

Pièce Â. xiT« s. 1371. 17 septembre. — L'évéque de Langres 
confirme et promulffue dans ses lettres la confrérie da St.- 
Jacques le majeur, a Bar-sur-Aube. 

L. mn. XIV* = XVIir s. Délibérations capîtu- 
laires. (!'• partie 1550 = 1629) — Carton 97. 

ïïj. 118. Idem. (2* et dernière partie 1676 = 
i759-) - Carton 97. 

lu «1». XIIP = XYIIP s. 1286 = 1745. Privi- 
Ugeê et juridiction laïques. -^ Carton 98. 

ihiêkri — xiT* = XYH s. — Procédures et autres (Utes 
réiatifê aux foires. Par la charte de fondation, St.-Macloo 
possédait la aime des droits de tonlieu, péag^e et forainage 
qoise leraient au profit du comte, puis e<isuite du roi. sur le 
marché de Barnsur-Âube. Au mois de juin se tenait dans la 
dour de rhOpitsl du St.-Esprit de Bar-sur-Aube, une foire 
dite dm St.'Ésprit ou des malades. Le directeur de l'hôpital 
est aussi appelé le maitre des malades. 

XTU* s* 1607. février. — Certificat en forme» du bureau des 
ftMDceSj attestant vérification des privilèges» desquels U 
«lipert «lue St.-Bladou possède le droit de lever certains 
m péages, passaiges, pontenages, chaussées ou travers» sur 
les iMissants près les portes de Bar-sttr-Aube. o 

h. IMI. XIIP = XYIIP s. Donations et autres 
actes de toute espèce relatifs aux possessions de 
relise. (1" partie 1209 = 1396.) - Carton 98. 

L. 1»1. Idem. (2' partie 1400 = 1499.) - 
Carton 99. 

li. IM. Idem. (3' et dernière partie 1512 = 
*7B0. - Carton 99. 

!.. 1»3. XIIP =^ XVIIP s. 1249 = 1704. Testa- 
ii^ents en faveur de l'église. — Carton 100. 



SAINT-lVICOLAS DE POIJGY. 

Beaiui NieoUna de Pougeyo. Diocèse de Troyes. 

t. 1»4. XIP = XVIIP ». 1154 = 1790. Titres 
de doniation ou de propriété. — Carton 101. 

Charte de 1154 par laquelle révégue de Troyes, Henri de 
Carinthie» notifie que ttenri l^^ (le Libéral), comte <[e Cham- 
pagne, pour exécuter un yœu rait en terre sainte en l'hon- 
neur de ât.-NicolaS; a pourvu à la fondation de 3 chanoines 
pour desservir l'église de Pougy. 

L. flM. XV=XVIIP 8. 1439 = 1790. Pièce» 
de diverses sortes concernant le spirituel de la 
maison, telles que règlements ecclésiastiques, actes 
capitulaireS) etc. — Carton 101. 

SAtNT-URBAIN. 

L. fl9«. XIIP = XVIP s. 1262 = 1659. Bulle». 
Indulgences. Privilèges ecclésiastiques. — Carton 

102. 

Piéee Â. xvn« s. a Titres de la fondation de l'église de 
St.-Urbain de Troyes, dépendante immédiatement du saint 
siège apostolique, faite par Urbain IV pape, natif de lad. vflla 
de Trmres. A Troyes, de rimprimerie de Jacques Febvre^ 
1683. 111-40. (Indiqué dans notre bibliographie. No 109.) Cet 
imprimé renferme : a lo Lettres d'Urbam IV, pape, aux ab* 
basses et religieuses de N. D. aux Nonnains de Troyes, où 
sont exprimez les motifs qui l'ont porté â faire bâur lad. 
église. (20 mai 1-262.) 2» Bulle de la fondation donnée par 
Clément IV. (24 septembre 1265.) 3o Gonflrmations, accords 
et autres actes conséquents de ces titres primitifs. » 

Pièce B. xni« s. (1265. 24 septembre.) —Bulle de la fon- 
dation de l'église de St.-Urbain, par Clément IV, successeur 
immédiat d'Urbain IV, Fan u^ de son pontificat. Elle a été 
imprimée en 1655 et 1683 par les soins du chapitre. Voj. 
l'indication de ces 2 factums dans ma bibliographie, n<» 198 et 
199. 

Pièce C. XIII* s. (1265. 26 septembre.) — Bulle de Clé- 
ment IV. n confirme en faveur du cardinal Ancher le droit 
de collation des prébendes. 

Pièce D. xiiie s. (1265. 30 septembre.) — Bulle de Clé- 
ment IV à Thibaut V. Il place sous la sauve-garde des comtes 
les privilèges de l'église. 

Pièce E. xiii* s. (1265. octobre.) — fiuUe de Clément IV. 
Indulgences pour ceux qui visiteront l'église le jour de St.- 
Urbain. 

Pièce F. xiii« s. (1265. 21 octobre.) — Indulgences acoor- 




— 18S — 

dées par Clément IV à ceux qui Yisiterontréfflige (en cours 
^e construction), le jour où l'on dédiera lemiutre-autel. 

Pièce Q. XIII* s. (1266. !•' octobre.) — Bulle de Clément 
IV à l'archidiacre de Besançon et au doyen de St.-Etienne. 
n expose les violences auxcfuelles se sont iwr deux fois li- 
vrées les religieuses de N. D. aux Nonnains, contre l'église de 
St, -Urbain. Il leur mande de les faire citer eoràm populo et 
de leur enjoindre de (aire satisfaction sous 15 jours pour 
tout délai. 

Piéee H. xni* s. (1267. janv.) — Indulgences à ceux qui 
contribueront à l'achèvement de l'église. 

Pièce I. xiu* s. (1267. fev.)— Bulle de Clément IV à l'évéque 
d'Aoxerre qu'il commet à la bénédiction du cimetière. 

Piéee J. xni*s. (1267.)— Bulle de Clément IV. Indulgences 
à ceux qui visiteront l'église les jour et octave & St.- 
Urfoain. 

Piéee K. xni* s. (1267.) — Bulle de Clément IV pour for- 
cer Jean Langlois, a civis Trecensis, cruce signatus, quon- 
dàm magisterfàbriee\jj%\vL'A ecdesie, i> à rendre compte d'une 
somme de 2,500 1. qui lui a été départie pour l'œuvre de cette 
oonstmetion. 

Piéee L. xiii* s. (1267. l«' octobre.) — Bulle de Clément 
rv à VarcYMiacre de LuxeuU de Besançon» et au doyen de 
8t-Btienne. Il expose les violences des religieuses de N.-D.- 
anx-Nonnains. Pour qu'un crime si énorme ne porte pas 
scandale et qu'il ne reste pas impuni, il leur ordonne d'exa* 
BduOT « sine strepitû judicii. t et de choisir les 4 plus grands 
coupables, pour les citer à comparaître personnellement 
dmuDit le pape, sous le délai de 2 mois. 

Fiéeê Jf. xni« s. (1268.)— Bulle de Clément IV au même ar- 
chidiacre et au doyen de St.*Etienne. Nouvelles violences 
4m lèllgieuses de N.-D. Le pape avait chargé d'abord l'évé- 
me d'Auxerre, puis l'archevêque de Tyr, de bénir le cime- 
tière de St.-Urbain. Quand ce dernier voulut y procéder, les 
leligieiises, accompaniées de partisans, s'introduisirent ar- 
mées dans réfflise , rermèrent les portes et en interdirent 
l'entrée au prélat. Puis, poussant plus loin la rébellion, elles 
ee jetèrent sur lui, lorsqu'il se présenta, et l'empêchèrent 
tf Siceomplir la cérémonie. Le pape mande aux juges de citer 
pardevant lui, à compétent jour, les 4 individus qu'ils trou- 
Teront, après examen, être les plus coupables. 

Pièce N\ XIII* s. (1268.) — Sentence d excommunication 
prononcée par l'archidiacre de Luxeuil et le doyen de St.- 
Mienne contre les religieuses de N.-D. et leurs complices. 

Pièce O. xin* s. (1276. avr.) — Bulle d'Innocent V. « A 
l'instar de son prédécesseur tlément IV, d il accorde des 
Indidgences à ceux qui visiteront l'église le jour de sa fu- 
ture dédicace 

Pièce P. xin* s. (1281. 27 août.) -^ Bulle de Martin IV, 
à Févéquede Troyes, ou, à son reftis, à celui d'Auxerre, pour 
bénir le cimetière de St.-Urbain. 

Pièce Q. xiii* s. (1281. 27 août.) ^ Bulle de Martin IV, 



— 134 — 

à ïévéme d'Auxerre, pour bénir le cimetière de St«-Urb«iD| 
en. cas de refus de Tévéque de Troyes. 

Pièce R. xiii« s. (1299.) — • Bulle de Nicolas III. Indnl^ 
gences pour ceux qui visiteront l'église le jour où se fêta 
là dédicace du maitre-autel. 

L. l»r. XIII* = XVIII- s. 1283 = 1789. Hîs. 
toîre de Féglise. — (l** partie.) Faits, événements 
et particularités remarquables, — Carton 103. 

Pièce A. xve s. 1454. — Exi^oit de Jehan du Val, ser- 
gent à cheval du roi, et du bailliage de Troyes» obtenu à la 
requête des doyen et chapitre de St.-Urbain, a pour la conser- 
vation et deffense de Fimmunité des enfants d'aube» ou de 
chœur, chastonnez, bénéficiers et autres serviteurs deFéglisç^ 
lesquels ont le droit de fréquenter les petites et grandes 
écoles de Troyes, sans paver d'autre droit que le saudre du 

maitre à rencontre de M» Jehan le breton, licencié ^eo 

lois, nagaire grand maistre, fermier ou admodiateur du 
droit de grande maîtrise sur les écoliers », qui avait, pour 
gage de cette dernière redevance, confisqué de deux jeunes 
clercs de St.-Urbain, écoliers des grandes écoles, leurs doc- 
trinaux ou livres d'études. 

Pièce B. xvii« s. 1629. 16 juin. — Arrêt du parlement 
qui condamne les chanoines de St.-Urbain à précéder, aux 
processions, ceux de St.-Pierre. 

Pièce C. xvir s. 1645. 7 avril. — a Déclaration des 
nobles, non nobles, clercz, famés, famille, enfans, etc. que 
fournyt et présante Francoys Gruyer et Philbert Genêt t 
présent marigliers de l'église de Romilly-sur-Seîne, pour 
l'absence d'un syndic, kW NicoUas Gebinal, demorant avid* 
Biomilly, soubz fermier de MM. les vénérables de l'égUse 
collégiale de St.-Urbain de Troyes, suivant l'arrest donné 
par mess'' du parlement à Paris, pour faire et distribuer le 
pain blanc, de fleur de froment, du poix de quarante et deulx 
onces pour chascuns pains, qui est deux pains blancs, qui 
se doibt distribuer le jour des Pasques prochain audits ha- 
bitans, entre le second et troisième pouxe (a) des cloches de 
la grand'messe parociale dud. Romilly, après qu'il aura esté 
pesé et ballencé par un m« boullanger, et le tout à la naa- 
nière accoutumée. x> (Voy. plus loin L. 136. Pièce A.) 

Dossier. xvii« s. 1656 = 1659. — Transaction en date du 
7 avril 1659, entre l'évéque de Troyes et l'église, et autres 

Eièces y relatives. Lorsque la procession générale, le jour de 
1 Fête-Dieu, passe devant St.-Urbain, deux chapelains prê- 
tres doivent se tenir au-devant de l'un des portails.: pour 
encenser le St.-Sacrement. L'église de St.-Urbain contmuera 
à faire, ce même jour, sa procession accoutumée, par toute la 
ville, ainsi qu'il se pratique de temps immémoriu. Mais elle 



(a) Goap, ptdsaiuf. 



— 135 — 

lie pourra sortir qu'un (|uart &hewre après le passage de la 
procession géuérale. 

Hécê IK x¥iii»s. 1780. -^ Instructions pour ledépulé 
du diiq[>itre, et doléances qui doivent ôtre présentées au rot 
par les états généraux . 

L. «M. XV = XVIII- 8. 1421 = 1669. His- 
toire de Téglise. (2* partie.) Grades, fonctions et 
dignités. — Pièces de tout genre concernant les 
nominations, installations, résignations etc. — 
Carton i03. 

L. «sa XVIP = XVII? s. (3- et dernière par- 
tie 16&0 = 1777.) Histoire de l'élise. Grades, 
fonctions et dignité^. — Pièces de tout genre 
concernant les nominations, installations, rési- 
gnations, etc. — Carton 104. 

L. MO. XVP ^ XVir s. 1533 == 1670. Re- 
gistres de la confrérie du St.-Sacrement. — Car- 
ton 105. 

L. ISl. XIV* = XVIIP s. Juridiction civile et 
ecclésiastique. (1'* partie 1376 == 1498.) — Car- 
ton 106. 

. U M». Idem (2« partie 1500 = 1589.) — Car- 
tOW 107. 

L. tSS. Idem. (3« et dernière partie 1684 = 
t7SS.) — Carton 107. 

L. M4. XIIP = XVIP s. 1273 = 1679. Pri- 
yûéf^eB laiques. — Carton 108. 

li. flSS. Xlir = XVIIP s. 1264 = 1784. Amor- 
^agemenis. — Carton 108. 

II. «M XIIP s. 1262 = 1290. Donations , 
jfbndaâona, acquêts. Actes de toute espèce concer- 
nant Torigine et Taccroissement du temporel de 
1*^90» (1" partie : Pièces d'un supérieur.) 

Dossier. — xiii« s. 1262. mars. = 1264. juin. — 83 contrats 
d'acquisitibn de maisons ou autres biens, passés aux noms 



— i86 -- 

de M« Jean dit Ganie, dianoine de Trores, TfailMiild d'A- 
ceDay, bourgeois (civis) de Troyes» et Martin^ huissier da 

Sape, comme procureurs de ce demier, au profit de l'église 
e St.-Urbain. 

Pièce À, xiii« s. 1264. — Contrat d'acquisition, au nom 
du pape Urbain lY et par ses procureurs, d'une partie des 
dimes de Romilly-sur-Seine, au profit de l'église. Les déci* 
mateurs sont tenus de distribuer du pain blanc à la paroisse,» 
le jour de PAques, (Voy. ci* dessus, fé. 127. Pièct C.) 

FUce B. TLUiP s. 1264. Juin. — Vente par ThilMiut V, 
aux procureurs d'tJrbain Iy, d'une grange, etc., au lien 
é:Oriant. 

Pièce C. XIII* s. 1^64. décembre. — Contrat d'acquisition 
pour St.-Urbain, d'une censive, passé au nom des procu- 
reurs de a feu de lionne mémoire d Urbain IV, pape. 

Pièce D. xiii« s. 1273. novembre. — Lettres patentes 
d'Ancber, données à lYoTes, contenant la quittance aux 
noms de Jean Garsie et Thibaut d'Acenay, de lo,ooo marcs 
d'argent sterling, comptés à raison de 13 sous, quatre ster^ 
lings, par marc, pour l'achat de revenus et pour la cons- 
truction de l'église. 

Pièce E. xin« s. 1280. — Compromis parderant arbitres 
entre l'église et celle de N. D. aux Nonnams, au sujet de la 
censive. 

Pi4ce F. xiii« s. 1290. — Charte de Jean de Gisors, cha- 
noine de Senlis et collecteur de la dime accordée par le 
pane & Philipne-le-6el, pour le subside relatif aux royaumes 
a' Aragon et oe Valence. Les revenus annuels de l'église di 
St.-Urbain sont par lui évalués et taxés à la somme de Stao 
livres tournois. 

h. ISf . XIIP = XVIIP 8. Donations, fonda- 
tions, acquêts. Actes de toute espèce, concernant 
Torigine et Faccroissement du temporel de Fégliae. 
(2* partie 1228 = 1330.) — Carton 109. 

L. 1S8. Idem. (3* partie 1331 = 1860.) 
Carton 110. 

L. 1S9. Idem. (4* partie 1360 == 1380.) 
Carton 110. 

L. MO. Idem. (5« partie 1381 = 1399.)! 
Carton 111. 

L. 141. Idem. (6- partie 1400 = 1499.) 
Carton 111. 



— 1»7 ~ 

L. 14». Idem. (7- partie 1506 ^ 1586.) ~ 
Carton 112. 

L. fl4S. Idem. (8* et dernière partie 1603 = 
1761.) ~ Carton 113. 

L. 144. Xlir = XVI' s. V. 1263 = 1568. 
Comptes. Archéologie. Inventaires, mémoires et 
descriptions d'ouvragés et de fournitures usuelles. 
— Carton 114. 

Piiet Â, xm« s. y. 1263. — Comptes des somnies reçues 
après la mort de H« Hanàssier^ avec le change de ces som- 
mes. Etat des dépenses auxquelles elles ont été employées, 
tant pour racouisition de revenus que pour la construction 
de relise. 

PUee B. xni* s. 1274. — G. de St.-Laurent, camérier 
et chapelain du pape Grégoire X, écrit aux ahbés de la Ki- 
voore et de Montiéramey. Il leur mande itérativement, au 
nom du pape et encore en celui du cardinal Ancher, de faire 
compàrintre iwr devers eux 4 chanoines de St.-Urbain, qu'il 
désigne, pour qu'ils aient à rendre compte de 2,500 1. 1. qu'ils 
<mt reçues des procureurs d'Urbain I v , reste d'une somme 
de 10,000 marcs d'argent, provenant de la chambre du pape 
et transmis auxd. procureurs, ainsi que de cinq cents hyres 
tournois qui ont été données par led. cardinalAncher, le tout 
pour l'œuvre de l'église. 

FUce C. XIII* s. 1277. — Accusé de réception et inven- 
ventalre fait pardevant Jehan Garsie et autres procureurs 
du cardinal Ancher, des joyaux, ornements, reliques, etc., 
donnés â l'église par led. cardinal et que Adam de Sarrey, 
alors doyen, est allé chercher à Lyon. Suit un inventaire 
dTautres richesses appartenant â l'église et déposées dans ce 
moment au trésor de St-Etienne. 

Pièce D. XV* s. 1468. — a Inventoire des poiUes, ves- 
temens, ornemens, liures, reliques, joyaux, calices, pare- 

nens et de toutes aultres choses appartenant à l'église , 

touchant le fait de la marriglerie de ladite église, etc. d 

Pièce E. XVI* s. 1561. — ce Parties des despensfaicts par 
Honsr le tresaurier au lieu d'Aillefol. d Dépenses de table, 
détails de cuisine, et autres. 

Pièce F. XVI* s. 1568. 11 mai. — or Quittance notariée de 
frère HUaire, religieux de N. D. en l'Ile pour avoir fait et 
fourni le jeu d'orgues de St.-Urbain, moyennant 250 liv. et 
13 Uv. en sus pour led. frère. » 

L. 145. XIV« = XVIII- s. Comptes. Censîers 
(Fragments de) et autres pièces comptables. (1-* 
Partie 1858 = 1477.) — Carton 115. 



— i38 — 

h. MM. Idem. (2> parUe 1478 -= 169».) 
Carton 116. 

h. MX. Idem. (S* partie 1700 = 1730.) 
Carton 117. 

L. 148. Idem. (4* partie 17S1 = 1746.) - 
Carton 117. 

L. 14» Idem. (5* partie 1447 î= 1758.) — 
Carton 118. 

L. IftO. Idem. (6* partie 1759 = 1769.) — 
Carton 118. 

L. tftl. Idem. (7* partie 1770 = 1788,) — 
Carton 119. 

L. tSt. Idem. (8* et dernière partie 178& 
•« 1790.) — Carton 119. 

L. 1S3. XVI- = XVII- 8. 1548 = 1639. Pièces 
détachées. — Carton 119. 

Pièce À. xvi^ s. 1567. — a Lettres patentes qui exemp- 
tent le clergé de contribuer aux réparations des fortifica- 
tions de la ville et au log^ement des gens de guerre. » 

Pièce B. xvi« s. 1588. 31 août. — a Cahier des deman- 
das pour être présentées aux états de Blois d et autres pièces 
relatives au môme sujet. > 

Pièce C. xvie s. 1588. — a Procès verbal de FassemUée 
du clergé du diocèse tenue le i^^ aoust, pour nommer deo: 
députés du clergé aux états généraux convoqués à Blois. ji 

Pièce D. xviie s. 1639. 23 juillet. — a Arrêt du narie 



ment qui ordonne la discipline qui doit être observée 4 
l'église et chapitre de St.-Germam-rAuxerrois à Paris, b 



Ôgl] 

Pi 



ièce E. xvii«s. sans date. — Note concernant les céré- 



monies faites par St.-Urbain lors de l'entrée des Rois Hem 

II en 1548, Charles IX en 1563, Henri lY en 1595, et Louis^^ 

XIII en 1629, dans la ville de Troyes. 



ABBAYES D'HOMMES. 

BAISSE-FONTAINE. 
AMfifl»K(NM. Abl»aye de l'ordre de Premontré. Diocéie de Troysi '— - 

L. IM. XII* » XYIir s. Ii48 = 17A8. Pièo0« 



— 159 — 

le difwses soitës, relatives principalement aux 

possessions du monastère. — Carton lâO. 

ii43. Charte de la fondation par Gautier, comte de BrienDe, 
Birographe originaly sans sceau. 

GLAmVAinL 

^àatiadatœfMiêGQ (XarêvaUii, fondée par S. Bernard. Glief d'ordre, 
releyant de Giteaux. Diocèse de Langres (a). 

L. ISft. XIII; ==XYIII"s. Inventaires, énumé- 
Mions, productions de titres, et autres enseigne* 
^ents analogues. — Carton 121. 

L. tS6. XII« XVIII- s, 1136 = 1786. Histoire 
énérale de Tordre. — Rapports avec Citeaux, 
hef de Tordre. Démêlés. Procès. Contributions, 
te. — Actes des chapitres généraux, réformation, 
.écisions, etc. — Discipline générale de Tordre de 
ilairvaux, visites et réclamations des monastères 
l'Italie, d'Espagne, de Portugal, de France, d'Al- 
em^^g^, de Flandres, d'Angleterre, etc., etc. 
!«• partie 1136 = 1480.) — Carton 121. 

h. IW . Idem. (2- partie 1481 = 1484.) — 
IWton 122. 

L flSS. Idem. (3* partie 1485.) — Carton 
Ul 

U fft9. Idem. (4- partie 1486 = 1490.) — 
Cakton 123. 

^ h. 1«0. Idem. (5- partie 1490 = 1494.) — 
Wton 124. 

(«) Lef arehives de eette célèbre commnnaaté ont fixé d'one ma- 
Ure tonte particulière notre attention et notre étode. On troayer^ 
^Hf la suite de ce yolame ane dissertation spéciale sur l'histoire de 
^asonastère. Jj»» textes reprodairont aassi les pièces inédites les plus 
■^portantes qae nous croyions devoir livrer i la publicité. C'est 
B^Urquoi, voyant éviter les redites et partager avec mesure le temps 
^ l^éspace dont nous avions à disposer, nous avons procédé d'une 
^auni^ plus synthétique dans la division des immenses archives de 
laîirvanx et dans la rédaction de leur catalogue. Les détails auxquels 
p^ descendons teis les livres HI et JK et les indications mnUipli'ëes 
yoB y reçeontrera, suppléeront, autant qu'il était en nouf , A la brie- 
^lé q[iif nÔQS était Imposée pour cette nomenclature. 



— i40 — 

L. Ml. Idem. (6* partie 1496 s 1499.) >:. 
Carton 125. 

L. IM- Idem. (7* partie 1500 r= 1531.) — Car- 
ton 126. 

L. t#3. Idem. (8* partie 1532=» 1550.)— Car^ 
ton 127. 

L. t«4. Idem. (9* partie 1551 «1603.) — Car-; 
ton 128. 

L. M5. Idem. (10* partie 1604 = 1629.) 
Carton 128. 

L. !ۥ. Idem. (11* partie 1630 = 1664.) 
Carton 129. 

L. ter. Idem. (12* partie 1655 = 1676.) — 
Carton 129. 

L. 1«8. Idem. (13* et dernière partie 1676 = 
1786.) — Carton 130. 

L. !••. XII' = XVI* 8. 1170 ^ 1503. BuUes - 
Histoire de Clairvaux. — Carton 131. 

Pièce A. xm«8. (1244.) — Innocent IV confirme pour Clai^ 
▼aux le droit de veiller à ce que, conformément aux st»— 
tots, aucune personne ne sp permette de manger de la vUmA^ 
dans les monastères ou granges dépendantes de l'CM-dre. 

Piice B. A partir de 1240 env., un grand nombre de bnUod 
relatives à la fondation, aux privilèges, et aux études dC 
collège des Bernardins à Paris. 

Ptice C. vin< s. (1259.) — Bulle d'Alexandre IV. Sentene^ 
en cour de Rome sur appel de l'offlcialité de Reims aa sq}9>i 
d'un démêlé survenu entre le couvent d'Igny et la commun' 
de Montigny. Le sujet de la querelle étaii un usage de pA) 
turcs* 

Pi^e D. %jw s. (1278.) — Balle de Grégoire X, qaï défend 
à qui que ce soit d'introduire des femmes dans les maisoiM 
d'hommes de Tordre. 

Pièce E. xive s. (1345.) — Bulle d'Innocent YI ftrarcbÀ- 
vôque de Cologne et aux évéques de Liése et de GambraS 
Bernard, 32» abbé de Clairvaux, allant yisiter en Allemagim< 
les monastères de son ordre, accompagné de son bagage o1 
de sa suite, a été saisi, fait prisonnier, battu, rançonné et 00 
outre détroussé par plusieurs gentilshommes du diocèse d0 



— i4i — 

iége. Le 8t.-Përe ordonne aux prélats d'informer contre 
is malfaiteurs, etc. 

L. IfO. XII' = XIII' 8. 1169 = 1275. Grandes 
«ailes. — Carton 132. 

L. ITl XIP = XV s. 1181 =* 1488. BuUés- 
iviléges. (!'* partie v. 1181 = 1239.) —Carton 



L. IT». Idem. (2* partie 1243 = 1249.) - 
^«rton 133. 

L. 173. Idem. (3' partie 1250 •= 1259.) - 
: «rton 133. 

L. 1T4. Idem. (4' parUe 1260 = 1268.) - 
Carton 134. 

L trs. Idem. (5* partie 1271 « 1299.) - 
lïarton 134. 

L mr#. Idem. (6* et dernière partie 1302 = 
1488.) — Carton 135. 

l. «y r. XIIP = XVII» s. 1212 = 1666. BuUes. 
Discipline. — Carton 136. 

L. If». XVI*=XVIIP 8. 1540=1732. BuUes. 
Institution canonique. — Carton 136. 

. h. V9. XIIP = XVIIP s. 1218 = 1745. Bulles 

▼idîmus, transsumpts » copies, compulsoires et 

QKfraits de) et autres pièces relatives aux privilèges 

^telésiastiques de Taobaye. (!'* partie v. 1218 = 

1495.) — Carton 187. 

L. «M». XIIP = XVIII- s. BuUes. Vîdîmus, 
^anssumpts, copies» etc. (2' et dernière partie 
tiOl - 1745.) - Carton 188. 

I*. tSl. XIIP = XVIP s. 1248 = 1€95. Actes 
^ chancellerie romaine. Signatures, indulgences. 
^c«fel». :>Mandeaient8 des Sverses congrégations. 



^ khi — 

Expéditions et pièce» analogues. — Carton 11 

L. t»9. XII* = XIY* 8; Privilèges Mqpm 
Amortissements. Exemptions de toute espèce. Cfo 
firmations, etc. (Titres originaux, i" partie U6 
=s i376.) — Carton 13d. 

L. ISS. Idem. (2* partie 15ld = ilèL)'^ 
Carton 139. 

L. 184. XIP = XVIII- 8* 1154 = 1788. PM 
léges laîqueSé Copies, yidimus, extraits, reaae|li 
compulsoires et antres pièces relatives à ce màfi 
(!'• partie 1154 = 1499.) — Carton 140, ™ 

L. 185. Idem. (2* partie 1500 = 478ft»)'r 
Carton 140. 

L. IM. XVf^ = XVIÎP s* Privilège» laigm 
Committimus, chasse, pèche, franc-salé, frandii 
vinée. — Carton 141, • - 

L. IST . XIIP = XVIIP 8. 1260 = 1788. Drô 
de justice* — Carton 142. 



I > 



L. ISS. xy« = XYIIP s. Justice. Actes de pn 
cédure criminelle. (1" partie 1/Î52 <=> 1596; • 
Carton 1A3. 

h. IS*. Idem. (2* partie 1601 = 161&< )'- 
Carton iltà^ 

L. 190. Idem. (3* partie 1615 = 1650.)- 
Carton 144. 

L. !•!. Idem. (4* et dernière partie 1660 = 
1788.) — Carton 145. 

L. 99». XVP = XVIII* s. Justice. Délite * 
chasse et de pèche. — Carton 145. 

L. IM. 1504 = fin du XYI* s. Procès ar 
les seigneurs de Rjnl-les-Aufac et Aoltrie»* 



— i45 — 

Saiadim d'jinglure). Gompulsoire pour vérifier 
me imputation de raux. — Inco mplet. — Carton 

I^ 194. Xir s. Donations et pièces y relatives 
Originaux !'• partie 1121 = 1195.) ~ Carton 147. 

X. !•&. XIIPs. Idem. (2« partie 1201=1295.) 

— Carton 148. 

^iii« 8. 1234. août. — Charte émanée de lacommune de Dijon. 
N'osOdodecanus Ghristianitatis elEvrardusdictus dives ma- 
gret scabini communie Divionis^ Dotumfacimus universis etc. 
BVôd itt nostrâ presenti constituti Ameta de Anceio et Si- 
ifon dictas Lornes^ gêner ejos, etc. etc. recognoverunt se.... 
endidisse fratribus Glarevallis très domos ligneas quas ha- 
eliant apud Divionem, sitas in vico qui dicitur Boicnefou et 

omiim lapideam sitam retrô easdem domos etc Et nos 

refkti major et scabini présentes Miteras sigillo dicte com- 
mnie fecimas communire. Actum etc. i» 

Sceau. Un homme en robe civile, à cheval; tout autour et 
Mgées en wrU, ^ingt têtes nues. Leur disposition rappelle la 
*eAle médaille d'argent, du cabinet des antiques (bq. royale), 
lont l'une des faces représente l'union des cantons suisses. 
Voy. ci-après Musée sigiUaire. Carton VU.) 

L. 106. XII- = XVII- s. 1146 = 1614. Dona- 
Jions. Copies et extraits de titres. — Carton 149. 
Toir, pour éclairer et compléter les documents relatifs au 



je dea Bernardins que contient cette liasse, les autres 
subdivisions et notamment les bulles (histoire). L. 160. 

L. IW. XIP = XVIII- s. V. 1142 = 1710. Do- 
nations de Portugal, couvent d'Âlcobaça, rente 
féodale. — Carton 149. 

Voyez, pour la suprématie de Glairvaux, l'histoire gêné- 
^^ale de Tordre (Liasses 157 = 159. 1484 = 1490). 

L. «98 = L. 2B7. XII- = XVIII* s. Titres de 
P**opriété et d'administration. — Carton 150 = 
Carton 169. 

h. »3S. Xir = XVIII* s. Comptabilité. Pièces 
^e toute nature relatives aux recettes et dé- 
penses de Tabbaye. (1'* partie 1188 = 1390. — 
CaridniTO. 

(Voir, pour compléter les renseignements que fournit la 



A * 6 . 



série CompfoMItf^ les RegUtm qui ont trait i cette' iii6ik*« 
(Catégorie.} 

L. 9S0. Idem; (2* partie i401=il596.) 
Carton 171. 

L. )t40. Idem. (3* partie i603»1699i) 
Carton 171. 

L. 941. Idem. (4* et dernière partie 1701 
1789. — Carton 172. 

L. »4». XV» = XVIIP 8. 1455=1790. Déda_— 
talions, aveux, dénombrements et autres inven-— 
taires d'immeubles. — Carton 173; 

L. 943. XV = XVIIP 8. (i" tiarUe 1420 = 
1669.) Inventaires de meubles. — Carton 174. 

L. 9/ÊM. Idem. (2' et dernière partie 1670 «^ 
1748.) — Carton 175. 

L. Mft. XIP = XYIII* 8. 1157 = 1757. Indus- 
trie. Etablissements industriels. — Carton 176. 

L. ^â». XIV = XVIIP s. 1336 = 1778. Ré^ 
gime intérieur de la Maison^ R^Iements divers, 
■organisation, chronique de l'abbaye. — Carton 
177. 

L. »4T. XV' == XVIII' s. 1477 = 1787. Corre». 
pondance. Pièces notables par leur contenu ou le 
nom de leurs signataires. — Carton 178. 

L. »4S. XVI* = XVÏIP s. Correspondance gé- 
' nérale de l'abbaye. (1" partie 1514 = 1679.) — 
Carton 179. 

L. 2*: Idem. (2' partie 1680 <» 1729.) — 
Carton 180. 

L. »ftO. Idem. (3* partie 1730 = 1759.) — 
Carton 180. 



— 145 — r 

i 

^ Ml- Idem. (&* et dermëre partie 1760 *= 
1790.) — Carton 180. 

t- »5t. XIP = XVIIP s. 1150 = 1767. Com- 
^^unes et serrage. Chartes d'affranchissement. — 
-^Teux de servitude, concessions de droits com- 
^^nnaux, et pièces analogues. — Institution et pu- 
l^licatlon de foires. (l'« partie. 1150 = 1400.) — 
Carton 181. 

LISTE DES COHHUNES INTÊEES8ÉES (a).— Arconville, an I4a4 
«t saWants. — Autre ville, 1621. — Bar-s^^-Aube, 1576 et soiv. 
— Bayel, 1539. — Beurreville, 1520. -^ Buchey ou BuchèreSy 
^489, 1509, 1611 et autres.— BarroYllley 1502 et aut. — Gham- 

))ignô11es, xv« et xvi« siècles. — Ghaumont, 1190. — Co- 
ombé-le-SeCy 1320 et suir. — EuffigDieix, 1488. — Les Noës, 
d595. — LoDgchampSy 1495 et suiv . — M ontherie, 1500 et aut. 
— Pounij, 1611, 1767. — Rizaucourt, 1331. — St. -Usage; 1486, 
1497, etc. — Ste.-Savine, 1595.— Saulsy, 1488.— Sirefontaine» 
1318. — Ville, 1528. — Yillebarrot, 1611, 1707. — Voigny, 
1302. 

tu MS. Communes et servage, etc. (2" partie 
1412 = 1497.) — Carton 181. 

L. 9S4. Communes et servage, etc. (3' et 
dernière partie 1500 = 1767.) — Carton 182. 

L. 9S5. XIV = XVIIP s. 1326 = 1780. Don- 
nés et oblats. -^ Carton 183. 

L. »M. XV* = XVIIP s. 1410 = 1769. Actes 
des abbés, prieurs, etc.. Profession des religieux, 
— Carton 184. 

L. 9tif. XIV = XVIII* s. 1375 = 1731. Pièces 
détachées. Certificats et actes divers, la plupart 
universitaires ou ecclésiastiques, concernant Tab- 
baye ou les religieux. — Carton 184. 

L. M8. XIIP = XVIIP s. 1201 = 1550 envi- 
ron. Pièces détachées, concernant l'histoire de 

(a) Bllei lont cUssëes dans les cartons par ordre chronolog^fqae. 

lo 



— 146 — 

Clair? aux ou des localités circouvoisiaes. — Car- 
ton 185. 

Piéee À, xiii« s. 1262. — Charte de Jean, maire de la Ferté- 
mr^Aube. a Nos Ewrardus curatus de MaleDvillâ, Johannes 
major commuDie Firmitatis super Albam et JobaDoes de Ma- 
lenyill preposilusWaugionis-rivi(Wigiiorry) DOtum facimus 
omnibus etc. quod in nostrâ presenciâ conslitulus Stepba- 
nos... Pelliparius... quiclavit iratribus Glarevallis qotcquid 
reclamabat in.... denariisetc... In cujus rei testimoDium pré- 
sentes litteras ad requisilionem predicti Slephani sigiUorum 
nostrorum munimine duximus roborandas etc. o — Sceau 
du maire : un oiseau chimérique i>ecquetant une fleur d'or- 
nement. Légende, f Sig. Johannis majoris communie Firmita- 
tis. Point de contre-scel. 

Pièce B. X1IK s. 1263. septembre. ~ Charte du mime, 
a Universis présentes etc. Magister Andréas decanus chris- 
tianitatis Barri-super-Albam et Johannes, mi^or communie 
Firmitatis super Albam.... Noveritis quod in nostrâ presen- 
dâ constitutus dominus Ewrardus, curatus de Malen villA, re* 
cognovit se tenere ad vitam suam lantummodô, à viris reli 

ffiosis abbate et conventu Glarevallis, quamdam grangiam.. 

In cujus rei testimouium, ad requisitionem dicti curati, _ 
sentes litteras sigiUorum nostrorum munimine duximus'ro 
borandas. » — Sceau tout pareil au précédent {a). 

Pièce C. xiiie s. 1241. août. — Charte de Gautier Comu^ 
maire de Bar-Bur-Aube, Elle nomme en même temps un mair^ 
de Bar-sur-Seine, a Ego Galterus Gornutus, major commu- 
nie Barri- super-Albam, notum facio omnibus présente^ 
litteras inspecturis quod in meâ presentiâ constituti Gall 
rus Coichet, major communie Barri-super-Sequanam, André 
de Pringe, Agnes uxor ejus et Margareta, sorores, recogn 
verunt se vendidisse sanctimonialibus Vallis-Vinearum... 

quoddam desertum In cujus rei testimonium présent 

litteras sigillé meo sigillavi. Actum etc. » — Sceau : un jeui 
homme. Yétu d'une cotle de guerre, ceinture au flanc; bai 
drier. De la main droite il tient une épée, nue, la pointe c 
haut, plaquée contre l'épaule; de l'autre, une trompe, dont 
sonne. Sur le champ, les bars en pal. Point de contre-i 
(Voy. ci-après Musée sigillaire.) 

Pièce D, XI1P s. 1257. novembre. — Charte de Jacques X ^i 
Ponts, maire de Bar-sur-Aube, a Ego Jacobus dictus de Poxi- 
tibus, major communie Barri-super-Albam et ego Johann «^ 
Ghristiani prepositus dicti Barri, noium facimus quod fo 
presenciâ nostrâ constituti Henricus dictus Ghar doisel, de 
vico de Pissoto dicti Barri , Maria et Emelina filie sue 



(a) Cette pièce et celle qai précède, ont été placées provisoiremeDt 
parmi les documents qai doivent servir i la formation de JlMe 
sigillaire. (Voy. plus loin chapitre VII. Carton IV.) 



— 4 






.. 




— 147 — 

smaDcipate... reoognoverunt... se vendidisse... abbatigse et 
^DventuiYallisviDearuin.... quamdam viDeam..., In cujiia 
*ei tesliiDODium prescDtes! litteras sigillis nostris sigillavi- 
nna. » — Sceau du maire : une aigle a deux tètes, éployée; 
smtonné d'un croissant, d*nne étoile et d'une fleur de W; 
lèQX bars adossés en pal. Légende : f Sig. JaeoM de Poritibuê 
najoris Barri. Point de contre-sceau. (Voy. Mus. sigill.) 

Pièce E. xye = xvi« s. ce Ce sont les droicfz que le roy 
MMtre sire et ses consorz ont de prendre et lever à cause 
ie la Tente et rouaîge de Bar-sur-Aube avec les destroicts 
le la chastellenye audit Bar, en Testendue de la quelle 
diastellenie est comprins le péage et rouage oultre la ri- 
vière d'Aulbe, Fontarce, Sernaayse (Sermoise?), Champi- 
pieulles (Champignolles), Beaumont-Fabbaye et le démo- 
rant des grancbes de Glervaulx avec Longcbamps et de ça 
la irivière d'Aulbe; il est compris Ver non villers. Linirners 
[Lfffnol?} Frasnoy (Frénay), Boulanvaulx, Beureville, Thors, 
Ifadsons» Engente et Buchières. jo — La plupart des rede- 
vances énoncées pour chaque sorte de raarcbandîse se paie 
double en temps de foire. L'avant dernier article est celui- 
ci : « Item tous juifs qui vont par les destroicts dudit Bar» 
soient à pied ou à cheval, doivent xxx d. t. et une huffe {a), 
et double en foire d'argent et de buife. » ^ 

« 

L. 9^9. Idem. (2* et dernière partie. 160i = 

1775.) — Carton 185. ^ 

Les deux liasses qui précèdent contiennent beaucoui^ de 
documents relatifs aux diverses églises de Bar-sur-Aube. 

L. 9«0. XVIP = XVIII* s. Pièces détachées. 
Sermons prononcés en divers lieux et sur divers 
sujets par un nommé Vildor. — Carton 186. 

Cette liasse et la suivante forment un lot qui paraît être 
satré par succession dans les papiers de Glairvaux, ainsi 
que Fuidique une note placée au dos de l'un des cahiers» 
et écrite de la main de frère Le Boullenger, archiviste de la 
maison au xviii^^ s. 

L. «•!. XIP = XVIIP s. Pièces détachées. 

Grammaire grjecque, papiers divers relatifs à des 

matières ecclésiastiques et principalement aux 

q[uerelleâ jansénistes. 

Voir, pour Torigine de ces papiers, la note de la liasse pré- 
cédente, qui s'y applique également. 



(m) SdiiMet, rebuffade. 



— 148 — 

L. t69. XIP = XYIIP s. Pièces détachées re 
latines à l'histoire générale. — Carton 187. 

Pièce A. 1151. — Charte par laquelle le comte Henri I* 
laissé au chapitre de St.-Pierre son chapeau, etc. Copie irré 
guliëre. Yoy. sur cette aventure D. Martenne. Theéauru 
anecdotorum t. i. p. 711. — Voyage archéolog. et pitioreê 
que dans le département de VAuhe, par M. Arnaud, 1937. In-4o 
p. 35. — Btussely de l'usage des fiefs, p. 1032, etc. — Voy 
aussi ci-dessus. L. 4, dossier I. 

Pièce B, Tiye s. 1388. 5 mars. — Arrêt du parlemen 
portant défense à l*évéque d'Amiens, de traduire et juger i 
son tribunal, les maris adultères ou ribauds mariez. 

Pièce C. 1388. — Ordonnance donnée par Charles T 
concernant les forêts, et pièces y relatives. 

Pièce D. 1403. — Erection de grands-jours, dam h 
comté de Vertus, par Charles VI, pour le duc d*Oriéans soi 
frère. 

Pièce E. 1487. -* Le prévôt de Troy es légalise des lettrei 
et leur sceau. 

Pièce F. Vers 1559 (sans date). — Note ayant pour titre 
conspiration et prise d*armes en Savoye, Bresse et autrei 
pays contre le roy de France. 

Pièce G. 1555. 21 mai. — Lettre de Charles de Guise 
cardinal de Lorraine (1525 =• 1574), ambassadeur de Henr 
II, datée d'Ardres, et adressée a Antoinette de Bourbon m 
mère, duchesse 4e Guise. Copie. — J*al cherché inutile- 
ment Toriginal, dans la riche coileclion des dépêches de c< 
cardinal, et autres pièces autographes de la même époque 
que possède la bibliothèque royale. Fonds de Béthune. 

Pièce H, 1560. — a Remontrances par le clergé de Frana 
aux états généraux du royaume dans la ville d'Orléans 
ensuite le discours de Monseigneur Michiel de i'Hospital 
chancelier de France. » 

Pièce /. 1560. — (( Copie de Facle de publication di 
bailli de Chaumont adressant au prévôt de la Ferté-sur 
Aube pour les lettres du roi qui ordonnent la convocatioi 
des 3 ordres du royaume à Melun. » 

Pièce J. 1561. — Procuration des députés du clergé d 
Champacrne et de Brie. 

Pièce K. 1561. — Mémoires et instructions du clergé (pa 

bailliages) de Champagne et de Brie adressées au roi ce 

Faict et arreste a Troyes le unziesme jour dud. moys d 
juing lan 1561. » Minute originale signée de tous les ûë 
pûtes. 

Pièce L. 1561. — Procès-verbal de la présentation de 
députés des 3 états à Troyes, rédigé et signe par le bailli d 
Troyes (Aime de Vauldrey). 

Pièce M. 1563. — a Le sommaire des propos que le roL 
tenus a sa noblesse qu'il a faict assembler en la salie de se 
chasteau du Louure de Paris, le dimanche vin^t huictiesnc 
jour de ce présent mois de novembre mil v« soixante trolSi. 



— i4d — 

Imprimé sous la même rubrique chez Robert Etiemie, 

K YDprimeur du roi. 

Pièce N. 1566. — a Mémoire des différents entre le car- 
inal de Lorraine et ladmiral de Golliffnv. » 
Pièce O. xvi« s. sans date. — a Brief discours sur la 
aincte liffue. m (Facturo.) 
Pièce F, 1568. — a Serment des associés de la ligue 

oyalle Faict à Troyes le septiesme jour de juing mil 

inq cens soixante huict. » 
Pièce Q. TTi« s. — a Remontrances des désordres en ré- 
alise et moyens de les réformer. » Factum sans date et in- 
'Corme. On ra enveloppé dans un arrêt imprimé du conseil 
^'état relatif à la réforme des FF. prêcheurs. Paris, 1669^ 
ïn-4o. 

Pièce R, xvie s. 1574 = 1589. — a Requête des prélats 
^e France au roy de France Henri in« pour la publication 
^u saint Concile de Trente. » Cahier de 2 feuillets doubles 
ou 8 pages. Le commencement et la fin manquent. La cote 
que porte la pièce est delà main de frère Guyton, secrétaire 
archiviste de Clairvaux au commencement du xviii« s. 

Pièce S. xviie s. 1614. — Signification de l'exploit du 
bailli de Chaomont, adressée à Clairvaux pour la convoca- 
tion des trois ordres. 

Pièce T. Vers 1770. — Abrégé de Thistoire du cardinalat 
et des cardinaux Français. — Note de 6 pages petit in-4«>, 
de la main de Frère le Boulienger, archiviste de Ciair- 
vaux. 

Pièce U. Vers 1789. — Projet d'établissement en faveur 
de la noblesse. (Publié dans le Propagateur et dans le Journal 
l'Aube du 9 juin 1839.) 

L. ««S. XVP = XVIIP s. Imprimés. Ouvrages 
et brochures en forme de traités. — Carton 188. 

L. 994L. XVIP=XVIII*s. Imprimés. Libelles, 
factums, édits, déclarations et autres pièces de 
toute espèce intéressant Thistoire de l'ordre ou 
d'autres corps ecclésiastiques. — Carton 189. 

I^ MIS. XVIP = XV11P s. Imprimés. Factums, 

^I>elles, mémoires et autres pièces ayant trait à 

'^ procédure ou à des intérêts matériels, doubles 

^' Ooiultiples des pièces appartenant aux catégories 

Précédentes, fl" partie.) — Carton 189. 



Iqfiprimés. Idem. (2" partie.) — Car-^ 
*^rà 190. 



— 150 — 

li- Ml"* Imprimés. Idem. (3* partie.) — Car- 
ton i90. 

li* 968* Imprimés. Idem, {à* et dernière par- 
tie-) — Carton 191. 

LÀBBIVOUR. 

La RiTonre ou rÀrriYoar. Mipatorium, Fratm de RipatoHo, Abbaye 
domines 4o l'ordre de Giteaux, régie de St.-Benoit, dloeése de 
Trojes. 

h. 99». Xra- = XVIir s. 1225 = 1790. His- 
toire de la maison. Bulles. Confraternités. Décla- 
rations. Inventaires, etc. — Carton 192. 

On a joint à cette liasse et dans le même carton un Cariu- 
loùre da xiii« siècle. Très-beau d*écriture/ de matière et de 
conservation. 

L. 9rO. Xn* = XMII* s. Donations, acquêts et 
antres actes relatifs à la propriété. (1** partie 1122 
= 1179.) Carton 193. 

L. «ri. Idem. (2- partie 1182 = 1199.) 
Carton 193. 

h. «r». Idem. (3* partie 1200 = 1220.) 
Carton 19&. 

L. 9fS. Idem. (4* partie 1221 = 1239.) 
Carton 19&. 

L. »r4. Idem. (5* partie 12/i0 = 1288.) 
Carton 195. 

L. SyS- Idem. (6* et dernière partie 1300 
1790.) Carton 195. 

SAIXT-LOCP. 

ftirtiit li^Mt. Abbaye dliomine». Ordre de SL-Augnstiii. Dîocés» ^ 

Trojes. 

L. ty«. Xy = XTIII- s. 1435 = 1784. Histoi «5 
propre de Tabbaye. — Carton 196. 

DotsifT /, XT« — xvu* s. 1443 = 16*5. — Pièces relatif"» 
i UM qnerelle de préséance dans les processions, entre Y^ 
cfcanolnes de St.-Pierre et rablHi3re de St.-Loop. 



— i5i — 

Jhitier II. xy« =xriii« s. 1425= 1778. Relifueê. ^ À. 
±JtJexi. a Lovs, sire d'Amboise, viconte de Thouars, conte de 
Onûieset oeBenon, seig^et prince de Talmont d octroyé ans: 
religieux de St.-Loup et à leurs procureurs la faculté de 
-passer, repasser, bêtes, gens et bagage, porter et ramener les 
reliques de St.-Loup, par toutes les terres de sa dépendance. 

Â. 1640 = 1735. Lettre d'Anne d'Autriche (Saint-Ger- 

main-en-Laye, 21 décembre 1640), qui demande au couvent 

ce le plus qu'il lui sera possible des reliques de St.-Loup. » 

Eutoi de relianes à la reine, à St.-Nicolas de Vérosse, dioc. 

âe Genève, à ât.-Blmr de Noyon, à la paroisse de Lévi, dfbc. 

d'Auxerre etc. — C. 1744. Un capucin rapporte à Saint- 

Itoup un fragment de reliques qui avait été volé. Le coupa- 

t>le avait confié son secret sous le sceau de la confession. 

(Procès-verbal.) 

?ik6 A, xve s. 1498. — A la requête de l'abbé Jacques 
et Joachim de la bouticle, père et fils, fondeurs de clocnes, 
Jean Homiel, maistre des œuvres de charpenterie pour le 
roi à Troyes, Nicolas Fajot, maçon juré du roi à Troyes, et 
divers manouvriers attestent pardevant le bailli de Troyes 
Que la nouvelle tour commencée de l'abbaye et les clocnes 
^nouvellement fondues sont de moindre dimension que les 
précédentes, et ne peuvent nullement nuire aux service 
^t cérémonies de la cathédrale (située à peu de distance), 
^lèce fort utile; pleine de renseignements sur les détails 
^chnologiques deTarchéologie en général, et en particulier 
f^r Fétat et la condition de divers monuments de Troyes. 
ï^oy. L. 285.) 

Pièce B. xvi« s. 1504. 20 juillet. — Arrêt du parlement 
9U permet aux religieux de pendre leurs cloches dans la 
*our neuve. 

^ Pièce C, 1504. 23 novembre. — Procuration de Tabbé 
^orgeot pour régler les dépens obtenus contre les cha^ 
^oines de St.-Pierre et l'évêque de Troyes, pour raison de 
'^ tour nouvellement construite. 

^ Pièce D, XVII* s. 1646. 22 novembre. — Acte capitu^ 
^ire. Le chapitre assemblé délibère et décide que les grands- 
^caires, dans la future visite qu'ils ont fait signifier, seront 
^^mis par les religieux de St.-Loup à visiter le St.-Sacre- 
'^ent, les fonts baptimaux et les reliques, mais que s'ils pré- 
^^Odaient aller au delà et pénétrer au chapitre, l'entrée leur 
^^rait refusée, et s'ils persistaient, qu'ils seraient pris à 
P^Urties devant qtd de droit. 

, ^ièce E. xvii« s. 1783. — Union des prieurés de Cha- 
*^tte et de St.-Winebaut de Rosnay, à St.-Loup. 

!.. *yy. XVIIP 8. Inventaires de titres» — 
G carton 197. 

L. »y8. XIP = XVIIP s, 1136 = 1717. Bulles. 



— 152 — 

Indulgences. Grâces ecclésiastiques. Cei^tificats. 
— Carton 197. 

L. «19. XIP = XVIIP s. 1189 ^:: 1771. Juri- 
diction ecclésiastique. — Carton 198. 

L. «SO. XIII« = XVIIP s. 1296 = 1771. Ré- 
gime intérieur de la maison. — Carton 198. 

i486. — « a ÀDciens statuts des officiers de Tabbaye de St. — 
Loup, escrites de la propre main de l'abbé Forgeot. Aono^ 
1486.1) 

L. 981. XIP = XVIIP s. 1103 = 1738. Pri- 
vilèges. — Carton 198. 

L. «8». XVIIP' s. 1704 = 1786. Correspoq— 

dance. — Carton 199. 

On y trouve un mandement de M. Mathias Poneet de laa 
Blvière, évêque de Troyes, exilé pendant son épiscopat !■ 
est manuscnt, signé de sa main et donné a à l'abbaye d^ 
Murbach ce 22 novembre 1756. » 

L. «83. XV=XVIIPs. 1412=1774. Comptes 

— Carton 199. 

L. «84. XIP = XViP s. 1158 = 1691. Dona^ 
fions. Acquêts etc. — Carton 200. 

L. 985. XV«= XVIIP s. 1411=1760. Arches 
logie. Prix, descriptions, construction d'ouvrage -se 
— . Carton 200. 

MACHERET, 

Maeheretui, JUacheretum, Prieuré d'hommes de l'ordre deGrammo^H 
Diocèse de Troyes. Uni au petit séminaire en 1762. 

L. 980. XV = XVIII' 8. 1429 = 1786. Hm. 
toire de l'abbaye. — Carton 201. 

L. »sr XVI» = XVIIP s. Inventaires. — Ce 
ton 201. ' 

L. »SS. XIV« = XVIII* s. 1328 = 1700. V:m 
yiléges. — Carton 201. 

L. »S9. XVI' = XVIII' s. 1509=1774. Comp 

— Carton 201. 



— i58 — 

L. 999. XIIP = XVP 8. i206 =^ 1645. Dona- 
ons. Acquêts etc. — Carton 201. 

SAINT-MARTIN-ÉS-AIRES. 



gn ca n fttf beaH Martkii in areis Treemuii, Abbaye d'hommes. Gha- 
aaoines réguliers de l'ordre de Saint-Aagustin. Congrégation de 
France. 

L. »«1. XIP = XVIIP 8. 1134 = 1755. His- 
oire de la maison. — Carton 202. 

Pièce À, xyii« s. 1629. 17 mai. — Mandement de Louis 
^111. 11 décide que les ecclésiastiques de Troyes et des fau- 
bourgs doivent être exempts des cotisations auxquelles les 
lasire et échevins voulaient les soumettre pour contribuer 
avx dépenses faites à Toccasion dé l'entrée du roi dans la 
rlUe, au mois de mars de la même année. (Voy. Courtalon. 
Z\w. hUt. 1. 1. p. 175 et ibid.) 

Pièce B. xyiii« s. 1750. 19 août. — Lettre non signée 
[AN. Bertrand, cbanoine de St.-Urbain], à Fabbé de St.-Mar- 
ttn-és-Aires. Il lui envoie des renseignements historiques 
sur les hôpitaux de Troyes de Tordre de St.-Augustin. 

^ L. »«9. XIP = XVIIP 8. 1120 = 1726. Dona- 
tions et autres actes relatifs aux possessions de 
l*abbaye. — Carton 202. 

Pièce A. xii« s. 1134. — Charte de Thibaut IV confirmée 
ft ^^é® P^r Henri l«s qui adjuge certains biens à St.-lf ar- 
tfa-&-Aires. (Voy. Musée palioaraphique, jaièce 7.) 
,^^Ûce B. xii« s. 1134. — Notice de Hatton, évéque de 
'n>yes. Thibaut le Grand, comte de Champagne, iuffeant 
!pie contestation qui s'était élevée entre les abbés de Mon- 
iî^amey au sujet de certains moulins, en adjuge la posses-^ 
ton à St.-lfartin. 

MONTIÉRAMEY. 

Contieramé, Montieramej etc. Mànnu Corèonis, CeUa nova. Dervente 
fmonasterium, Monagterium Arremarmte, Fondé en 8^7, par Arre- 
^ure. Monasterium Arrameniente, Arremari, Abbaye d'hommes. 
Ordre de St.-Benoit Diocèse de Troyes. Uni, en 1655, k la congré- 
Q^on de St.-Vanne et St.-Hydiilfe. 

!.. »»3. XIIP = XVIIP 8. 854 = 1784. Inven- 

taires, indications, désignations de titres et autres 

renseignements relatifs aux papiers et cartulaires 

de Vam)aye. — Inventaires de meubles et du trésor. 

— Carton 203. 

FUce À, xiir s. — Cartuiaire. En tête ou lit d'une main 
du XYiiie siècle : a Cartuiaire de Vabbaye dé Montiéràmé, 



— i64 — 

lut air xiiià siècle et plus ancien que celui qui ett ft la ki 
bliothèque du roi, qui n'est que du xi v« s. (a). Il eft M 
malheur dans un état à faire pitié, ronffé par les rats, po«m 
par la pluie et une partie en est enlevée. » 

Pièce B. Tyni« s. — Gartulaire (ébauché). Précédé d*aii 
liste des abbés depuis Arremare (837), jusqu'à M. de Gum 
velin (après 1734). 

L. »»4. XII- = XVIir 8- 1117 = 1752. Ballet 
prorisions, signatures de Rome, associations Épi; 
rituelles et autres actes relatifs aux intérêts rât- 
gienx. — Carton 203. 

L. 9M. XII- = xvnr 8. 1110 = 1290. Jorf. 

diction ecclésiastique et civile. Pièces de toutf 
espèce relatives à ce chef. — Carton 20â. 

L. »••. Idem. (2- partie 1808= 1493.) — Ca^ 
ton 204. 

L. !f9y. Idem. (3* et dernière partie 1505 = 
1776.) — Carton 205. 

Pièce À, XVI* = xvii« s. — a Poulliers de Fabbave i$ 
Montieramé dans lesquels on trouve cinq offices clausiraUf 
treize prieurés, trois chapelles, dix-neuf cures dans le dio- 
cèse de Troyes, quinze, dans le diocèse de Langres, une, dm 
le diocèse d'Autun, avec le prieuré de saint Maurice do 
Bèze, uni à la manse abbatiale; le tout à la nomination dé 
Tabbé de Montieramé, qui présentoit aussi à dix autres emu 
qui sont dénommées, dans le diocèse de Besançon, » 

Pièce B, Y. 1688. — et Lettre qui annonce que le carbh 
laire de Montieramé est à la bibliothèque du roi, comneS 

Îr est effectivement et que pour ce qui concerne les pcdi- 
ers autentiques et livres des collations, et autres pièces, pour 
déclarations certaines de choses dépendants de laditte dh 
baye, il faut consulter la bibliothèque St.-Germain-des-Mi 
depuis 1560 jusques .1570, du temps du Cardinal deBoudoo 
Tainé, qui en etoit abbé comme de celle de Montieramé. # 
Pièce C. xvii« s. — cr Pcdlerium sive registrum oraaivi 
beneficiorum diœcesis Lingonensis. Ce pouiiler n*est ptf 
complet. B 

t. »»8. IX- = XVnP 8. 854 = 1782. Privilè- 
ges royaux et autres. — Carton 205. 
Pièce Â. ix« s. 854. 26 mars. — Diplôme de Charles lo 

(a) Bibl. royale, ancien fonds, ms. latins 5452 et 5455. (Voy. JMNv- 
grwphie, n« 54.) 



— i66 ~ 

Cliaoye. Le roi approuve et eonfimie la ooneession faite à 
Àrremareit aoua le comte de Troyea AledrauD, d*on terrain, 
lovr le défricher et y construire un monastère. Il y raain- 
vmi et ordonne à perpétuité Tordre de succession des abbés 
8iii?ant la rè^^e de SU-Benoit, c'est-à-dire par voie d'éleo- 
tk». 

« f (Chriême.) In nomine sanctae et individue trinitatis. 
Kirolas gratia dei rex. Si sacrosanctis etc.. Et uthaec mu* 
nifieentiae nostre auctoritas firmior habeaturet per yentura 
tempora diligentius à dei fidelibus cooservetur, de anulo 
nostiro subter eam jussimus sigillari. — Signum Karoli {mo- 
wogramme), serenissimi régis. — Gislebertus notarius ad vi- 
cem Hludovici recognoyit et s.(u&«m£nl » en tiron.) — a Data 
TII. Kl. Mai. Indictione III. Anno XIIII régnante Karolo 
gloriosisstmo rege. Actum Adtinlaco palatio régis. In dei no- 
mine féliciter. Amen. » 

Cette pièce est l'original de la date la plus reculée que 
possèdent les archives de l'Aube. Elle est, en général, parïai- 
iement conservée. Mais le sceau manque. 

La version qu'en a publiée Gamusat, Promptuariwnfo 283 
^i omet une ligne dans le contexte et porte une date fausse 
fl'iDDée du règne). Elle contient encore plusieurs inexacti- 
iQdes. Cette version a été reproduite par les F. F. Saiote- 
Marthe, Gallia ehristiana. l^* édit. t. iv. p. 78 et suivantes. 
Elle l'a été encore d'après les F. F. Sainte-Marthe, par les 
Mnédictins, dans leur grande édition; t. xii. Imtrumenta, 
(Voj. Musée paléographique pièce 1.) 

FUce B. ix« s. 884. 23 janvier. — Diplôme par lequel 
h roi Karloman, confirme les privilèges accordés à Mon- 
tieramey par son père et par son aïeul Charles le Chauve. 

: c f In nomine domini dei aeterni et salvatoris nostri Ihu 

[ Xpi. Karlomannus ^atia dei rex. Si petitionibus etc 

Ut autem hujus nostrae auctontatis largitio majorem 

in dei nomine obtineat firmitatîs vigorem, manu nostra subter 
ftnnavimus et anuli nostri impressione subsi^ari jussimus. 
"--Signum {monogramme) Karlomanni gloriosissimi régis. 
— Norbertus recognovit et subs. — Datum X. Kl. febroarii, 
apno quinto régnante Karlomanno gioriosissimo rege. In- 
Qctione primé. Actum apud Compendium publicura pala- 
timii. In dei nomine féliciter. Amen. — Drute pro Honorato 
g Leoterico gui bec ambasciaverunt et pro fratre eorum 

' Helindino deiuncto. » 

V Cette pièce a été publiée avec inexactitude par les FF. 

I Sainte-Marthe, dans la i^ édition du Gallia ehristiana t. iv. 

i| P- 78 et suiv. Les seconds éditeurs l'ont reproduite de même. 

■ ]^^"' ^'^^* Quelques mots sont effacés, te sceau manque. 
(Voy. Mus. pal. pièce 3.) 

\'i Pi^i C. XVIII* s. 884. 23 janvier. — Copie de la pr^ 

cédente. 

ir J^éee D. ix« s. 892. 30 septembre. — Diplôme d'Eudes, 
"» de Robert le Fort, roi de France. Il adjuge à Brkingerfaa 



— 156 — 

Tâbbàye de Montieramey, conformément au jugèmoDt des 
prélats et aux constitutions de ses prédécesseurs. 

« f In nomine domini dei œterni et sa! vatoris nostri UiuXpL 

Odo clementia dei rex. Si petitionibus etc Et ut hoc 

preceptum per omnia tempora majorem in dei nomine ob- 
tineat firraitatis vîfforero, manu propria eum subterfirma- 
vimus atque anuli nostri impressione insigniri Jussimus. 
Signum {Monogrammei) Odonis gloriosissimi régis. — Throan- 
nus notarius ad vicera Askerici episcopi recognoyit et sub-- 
scripsit. — Data II. Kl. octobri. Indictione X. Ânno incarna^ 
tionis dominice DGGGXGII. Anno quinto régnante domino 
Odone glorlosissimo rege. — Actum aput villa Goneda. In ddi 
nomine féliciter. Amen. Amen. Amen. » 

Ge curieux document a été publié avec plusieurs altéra- 
tions dans lademière éd. du Galliachristiana t. xii. Instrum. 
col. 250, d'après la version des F. F. Sainte-Marthe (t. iv. p. 
80). Ecriture minuscule fine, nette et lisible, parchemin d'une 
belle conservation. Le sceau manque. (Voy. mus. pal. pièce4.) 

Pièce E. xve s. 1461. -^ Sentence de Tofficial de Trovei» 
qui reconnaît à Tabbé de Montieramey le droit exclusif de 
nommer, instituer, chanser et destituer les lecteurs- <» 
maîtres d'école destinés à instruire les enfants, dans toot» 
les terres qui relèvent du monastère. Elle constate que es 
droit est d'antiquité immémoriale, et condamne le curé de 
Gourteranges, qui l'avait usurpé dans sa paroisse en ouvriDt 
une école, à se désister de cet empiétement. 

L. 909. XIV = XVIII* s. 1318 = 1791. His- 
toire de la maison. — Carton 206. 

Pièce À. xvii« s. — Notice historique sur l'abbaye, 8'l^ 
rétant à Raymond de Yaudetard. 1654. (Extrait du ffoWi 
christiana, t. iv. l'« édition.) 

Elle contient les 4 diplômes carolingiens. (Voy. Liasse M 
Pièces i. B, D., et Liasse 302. 

Pièce B, xviip s. — Notice historique sur Tabbaye de 
Montieramey. (Extrait du Gallia christiann, t. xii. p. &49et 
suivantes, dernière éd.) 

Pièce C. xv« s. 1483. 7juillet. — Election faite par k 
couvent, de Guillaume de Dinteville, dernier abbé régvlitf 
de Montieramey, mort en 1500. 

Dossier I. xvi« = xvii« s. 1585 = 1639. — Pièces concer 
nant le guet et garde, la corvée pour réparer, entretenir et 
augmenter les forts, ponts, murailles et fermeture de Hofr- 
tiéramey , et la subvention pour nourrir la garnison, en cas <k 

Suerre; tributs que doiventles habitans, en échange du droil 
'asile pour eux et leurs biens, en cas de péril ou de guerre. 
Pièce D. xvn« s. 11 mars 1655. — Traité d'introduction 
de la réforme à Montieramey. Union à la congrégation de 
St.- Vanne et St.-Hydulfe. 

Dossier!!: xvin* s. 1757. 26 janvier. l«'iuin. 13 oc- 
tobre. — Trois lettres de cachet, adressées à l'abbé Phi- 



— 157 — 

lippe de ChauveliDy conseiller au parlement de Paris, lors 
du refUs de renregistrement de redit relatif aux gaerementi. 
La première, exile le conseiller dans son abbaye, sous le 
délai de 24 heures. La seconde, lui permet d*aller à Troyes. 
La dernière, lui rend la liberté. 

L. smi. XIV- = XVIir s. ISSO - 1771. Ré- 
gime intérieur de la maison. Les 5 offices claus- 
traux : aumônerie, chantrerie, infirmerie, pré- 
vôté, trésorerie. — Carton 207. 

On y trouve aussi des traces de la chambrerie, 

L. SOI. XIP = XVIIP 8. 1191 = 1790. Décla- 
rations et énumérations de biens. — Carton ^08. 

L. 30«. IX« = XVIIP s. Donations et autres 
actes de tout genre relatifs à la possession ou à 
Tadministration des biens de Tabbaye. (1** partie 
871 - 1199.) — Carton 207. 

Elle embrasse, çntr' autres documents d'un haut intérêt 
paléographîque : 

ix« s. 871. 20 mars. — Donation de Gharles-le-Chauve. 
Il confère à Tabbaye de Montiéramey, le domaine de Teu- 
uelières. 

« f Jn nomine sanctae etc Ut autem bec nostrae do- 

nationis auctoritas firmior habeatur ac per futura teropora 
melius conservetiir anuli nostri impressione sigillare Jussi- 
BHis. GIsfredus ad vicem Gozleni relegit et SS. (subscripsit). » 

— Data XIII. El. mais. Indic. II. — Âctum monasterfo 

OUinqaesaneti iDy onisii) Anno XXXI régnante Karolo gio- 
riosissinyo rege. In dei nomine féliciter. Âmen. 

Ce diplôme, moins beau que le premier (L. 1298. À,), est 
d'une bonne conseryation, sauf le sceau et les deux mots de 
la rubrique» qui manquent. Gomme le premier, il a été 
pvbHéi d une manière fautive, par Gamusat, et de même 
aossi reproduit sue^^essivemeni par les deux éditions du 
GaUia ckristiana» (Voy. Mus, pal, j^ièce 2.) 

L. S«S. Idem. (2« partie 1200 = I240i) — 
Carton 209. ' 

L. 304. Idem. (â« part^ 1243 = 1388.) — 
Carton 210. . . 



• ' .' I 



V. 909^' ^-Idem^ : (4! et dernière partie .iMi& p^ 
1757. — Carton 210. .ot^ .uuu- • . ii . li::?!:» 



— 168 — 

L. 306. Xn-=XVIIPs. 1190=1766. Juridic- 
tion civile. Pièœs concernant la taille ou servitude. 
Manumissions, transactions, etc» — Carton 211. 

Cette section est classée par ordre alphabétique de^ loca- 
lités, et chaque dossier de localîlé par ordre chronol<^qae. 

Liste alphabétique des localités intéressées. — 
Glérey. — Courteraoge. — Travaux. — Magnant. — Ma- 
gnllot. — Mesnil-St.-Père. — Montauliu. — Montiéram^. 

• L. 307. Idem. (S* et dernière partie.) — Car- 
ton 211. 

Liste alphabétique des lpcalitês intéressées. 
Montreuil. — Itoulin-lloyen. — Ptancy. -^ St.-Jean-Chatd 

— St.-MarUn. — St.-Sauveur. — Vesdes. — ViUe-sur-Arce-_- 

— Villiers. — Villy-en-Trodés. — Viviers. 

MONTIER^L A- CELLE. 

L. SOS. XyiI*^XyiII*8. InTentairés, recoeil « 
et indications de titres. (Yoy. Reg. lateataire g^-« 
néral. N* 1479) — Carton 212. 

L. S09. Xir = XVIIP s. Bulles. (1" partie 
1109 = 1289.) — Carton 212. 

L. 310. Idem. (2« et dernière partie 1302 » 
1774. — Carton 213. 

L. 311. XIP^XVIII's. 1134 = 1787. Juri- 
diction et dépendances ecclésiastiques. Chartes 
d'évéques. Associations et pièces analogues. — 
Carton 214. 

L. 31». XIV = XVIII- s. 1386 = 1776. His^ 
loire de l'abbaye. Nominations des abbés. — Ré- 
forme de 1543. — Réforme de 1655. — Transla- 
tion de la maison abbatiale à Troyes. — Union de 
Tabbaye à Févêché (novembre 1769). '^^ Carton 
215. 

L. 313. XIII- = XVin* s. 1297 = 4772. Ré- 
gime intérieur de la maison. — Offices claustraux. 
PréfAté. Avmôn^ie^ Infirmerie. Itéwtène. — 
Chantrerie. — Carton 216. 



tant 



— 169 — 

L. 314. XV = XVIII- 8. 1490 = 1789. Cor- 
respondance. — Carton 216. 

L. SIS. XII- = XVIir 8. V. 664 = 1770. Prî- 
^iléges. Amortissements. Justice. Committimus. — 
Immunités. Garde gardienne, etc. etc. — Carton 
217. . 

lie S. V. 664. — Copie d'une charte de Clotaire, por- 
confirmation de ia fondation de l'abbaye. 

L. S16. XII- == XVIIP S. 1146 = 1790. Décla- 
xaticMis et inventaires de biens. — Carton 217. 

L. Siy. XIY* =Xyiir ». Devis, descriptions, 
^TalaatioDS d'ouvrages. — Prix de main d'œuvre 
et renseignements analogues. (1" partie d386=: 
17âO.) — Carton 218. 

L. 318. Idem. (2* et dernière partie 1721 =: 
1786.),— Carton 219. 

L. 319. XI' = XVIII- s. 1071 = 1696. Dona- 
tions. Fondations. Acquêts. — Carton 220. 

L. 3«0. XYr=XVIII's. Comptabilité. — Etats 
annuels des recettes et dépenses. (1" partie 1558 
= 1749.) — Carton 221. 

L. 391. Idem. (2* et dernière partie 1750 = 
1783.) — Carton 221. 

L. 39». Xir = XVIII* s. 1175 = 1790. Comp- 
tabilité. Documents de tout genre relatifs au tem- 
por^. — Carton 222. 

L. 393. XYir-VXIII's. 1647 = 1772. Comp- 
tabilité. Quittances et autres pièces analoguies. — 
Carton 223. 

L. 394. XVU* = XVm* s. 1680-= 1750. Comp- 
tes des lofs de l'abbé et dtt couvent — Carton 
238. 



— 160 — 

L. 3»S. XIV = XVm- 8, 1336 = 1782. Pièces 
relatives à l'histoire générale. — Carton 224. 

Pièce À. — F. Etienne, abbé de M ontier-la-Gelle, alTranchil 
Thé venin pour se faire clerc, <x par celle condicion que se 
il avenoit ledit Tbévenin estre, revenir, et estre en estât de 
bigamie^ ou d*état qu'il ne fust clercs, que d'eipii en après, 
il sera et retournera bons (bomo) de ladicte église et en la 
servitute que il estoit etc. » 

Pièce B, 1427. — Didière veuve de Ricbemont, hérault d'a^ 
mes du duc de Bourgogne, donne quittance à Tabbé, de 
joyaux héraldiques, quO avait en nantissement d'argent 
prêté au défunt. 

Pièce C. xv« s. sans date. — a Au roy nostre sire. . . » (probi- 
blernent Charles Vil.) Les religieux exposent que les désas» 
1res de la guerre les ont ruines. Leur église cr qui estoit des 
bien édifiées du royaume » est détruite ; leurs maisons brû- 
lées Qt ruinées, la charpente et la couverture de leur grange 
a été portée <k par vos gens au chastel de Montagu etc. j» m 
demandent en conséquence qu'il leur soit pennu de eonper 
pendant six ans le bois de la forêt de Vauieneuse. 

Pi^e D. 1432. Lettres patentes de Charles YII par les- 
quelles, en considération des guerres et de pestes diverses 
énumérées dans Tacte, il cède aux religieux de Montier-la- 
Celle le tiers de dtmes perçues par le roi sur le vin de St.- 
André. 

Pièce E, 1453. — Obligation pour règlement de compte 
entre le prieuré de St.-Gond et Jean le Diablat, qui avait loué 
à ferme des religieux les reliques de St.-Gond pour les por- 
ter par le pays. 

Pièce F, 1463. — Sentence du bailliage de Troyes qui con- 
firme la franchise des Hoirs Musniére en faveur ae Jean 
Oignon. (Voy. Grosley. Mémoires Met, sur Troyes. In-S». 1812. 
1. 11. p. 154 et ses renvois. Yoy. aussi Bibliothèque de VécoU 
des chartes, t. 1. 1840. In-S». 3« livr. p. 289. —Voy. enfin St.- 
Etienne. L. 100. Dossier I.) 

Pièce G. 1474. 28 juillet. — Sentence du bailli de Ra- 
merup, en faveur de Jehan Colinot, époux de Guillemette, 
des Hoirs Musnière, qui Texempte en cette considération de 
la taille appelée jurée. 

Pièce H. 1479 — Bail et autres pièces contenant des détails 
sur l'état des bâtiments de la monnaie de Troyes, et autres 
renseignements relatifs à l'archéologie de la ville. 

Pièce 1. 1524. — Quittance. Pierre Depesteguy, général des 
finances en Guyenne, et recev général des deniers extraor- 
dinaires et parties casuelles, reconnaît avoir reçu de R. P. 
en Dieu Antnoine Girard, abbé de Montîer-la- Celle, la somme 
de 100 livres tournois qu*il a prêtées au roi a ensuivant ses 
lettres missives et pour subvenir à ses affaires. » 

Pièce J. 1528. — Sentence du lieutenant général du bail- 
liage de Troyes, qui ordonne aux communautés religieuses, 
propriétaires des maisons brûlées par le grand incendie 



~ 161 — 

arrivé en 1524, de faire rebâtir sur leurs terrains oii céder 
IMir bail à gens capables de le faire. Sinon, voir ces condi- 
tions décrétées d'offices et adjugées au plus offrant et der- 
nier enchérisseur. Celte sentence est tres-piquante et très- 
Instructive, Elle contient beaucoup de détails intéressants 
sur là police, la voirie et l'archéologie de Troyes au moyen- 
âge. 

Pièce JT. — Copie du procès-vetbal de l'expulsion des jé- 
suites de la ville de Troyes. Publié dans les Mémoires pour 
servir de supplément aux Antiq, de Camusat, Edition de 1756. 
p. 199. 

Pièce L. 1659 et 1660. — Lettres-patentés qui confirment 
les privilèges de Cluny et de la congrégation de St.-Yannes. 
Lettres-patentes portant union de Cluny à ladite congréga- 
tion. Copié du traité de cette union. 

Pièce Jf. 1685. — Catherine Thirement, veuve de noble 
homme François Mailly, ci-devant juge au présidial de 
Chaumontj vend à Rêne Marion. drapier de la même ville, 
« la maison et jeu de Paulmë, seize Rue-Neuve à Chaumont 
et deux jeux de billards etc. » 

Pièce Jv. 1688. — Copie ms. d'un factum imprimé à Rome, 
en 1668,. de Y imprimerie itpôstolique et ayant pour titre : 
Forma regiminis sacra cardinalium coUegio prœsentata anno 
1687. 

Pièce 0. 1709. — Lettres-patentes de Louis XIY pour l'ac- 
quisition d'une maison destinée à augmenter l'hôtel des 
monnaies de Troyes. 

Pièce P. nn. — Pièces et actes des autorités civiles etreli- 
fieuses, relativement à l'interdiction et suppression de l'an- 
den cimetière de Bar-s^-Seine et à l'ouverture d'un nouveau. 

1781 et 1782. — ^ssier relatif à des travaux de charité. 

L. 3i9. XVIP = XVliP s. 1653 = 1776. Impri- 
mé8« Edits, factums, mémoires, etc. — Carton 224. 

NE8LE. 

NigèOa repottta ou ahscondikt. Abbaye d'hommes. G. de S. B. Diocèse 

de Troyes. 

t. É97. XVII* = XVIII* 8. 1624 = 1789. 
Comptes de l'abbaye (1" partie 1624 = 1670,) — 
Carton 225. 

L. atS. Idem. (2* partie 1671 = 1686.) — 
Carton 225. 

li. a»«. Idem. (3* partie 1687 = 1699.) — 
Carton 226. 



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- itfs — 

JU ««p. XUr « Xmv a. ii55 :*? i7iâ Doiia- 
tiona, comptes» acquêts et autres actes bonderaant 
le temporel de labbaye. — Carton 232. 

TAULUISANT. 

Conveniui on àbbatia VaUit4ueefais, Abbuye dliommef . Ordre de 

Giteavx, Dioe^M de Sens. " 

L. S44. XIP = XVI* 8. 1186 = 1588. Chiro- 
graphe, transactions et autres diplômes relatift 
aux possessions de Tabbaye* — Carton 233. 

PRIEURÉS ET AUTRES MAISONS D'HOMMES. 

CAPUCINS DE BAR-SIJR-AUBE. 

FfofTM minoret$a»ieH WramcUci, Capwylmi mmctipoA'. — BaraUniXbvniU 

ou BorroMbensiM eonioenM* 

L. 34ft. XYIP = XVIir 8. 1608 ^ 1775. Pé. 
crets, constitutions et autres actes relatifs au spi- 
rituel de Tordre. — Carton 234. 

A. Bref de Clément XII et lettres patentes en bretet de 
Loais XVy qui ordonnent Vérection de )a cuitodie de Gham- 
pagnOy en proinnee. 

On y a joint : --^. 1610. Pièces relatives A rétablisse- 
ment des capucion Troves. — C. 1633. Privilèges aposto- 
limies, accordés aux missionnaires capucins, par le pape 
Urbain VIII. — D. 1717. Conversions opérées A Schelestaa^ 
]iar les PP. capucins. 

B. xvif = XVIII*. (sans date.) — a Chronologia sime* 
tomm Ibemiœ. d Ephémérides des saints d'Irlande, dé Tan 
403 A 917. Tiré des aimiUes Irlandaises. Ce fragment contient 
plusieyrs citations de mots et d'auteurs irlandais exprimés 
en caractèrçis irlandais ou gaUiques. 

CHARTREUX. 

Cartuiia Treeensig, PrioraiuiB. M. de Prateà.fi. B. delaPrée.Diecé8e 
de Troyes. (Le lieu de leor résidence a yarié plosieurs fois.) 

L. 34«. XIV=XVII* 8. 1330 env. = 1670 env. 
InTentaires, copies et extraits de titres. — Carton 
235. 

L. 9àf. XÏV = XVIir s. 1319 = 1744. Privi- 
lèges manuscrits et imprimés. — Carton 235. 



— 164 — 

L. S4S. Xlir = XYIII* 8. 1239 = 1781. Dona- 
tions. Fondations. Procédure. — Carton 235. 

L. 349. XYII* = XYIII* s. Correspondance. 
— Carton 236. 

L. siM>. XYI» = XYIII* s. 1541 = 1774. Etats, 
comptes, déclarations et autres pièces concer- 
nant la situation financière du prieuré. — Carton 
236. 

cobDelieks. 

Conrent ou gardiennerie d'hommes. Fratnt minom, cordigtri. 

L. JSl. Xlir = XYIII* s. 1248 = 1780. His- 
toire de la maison. Pièces diverses. — Carton 
237. 

L. 3ft». XYI* - XYII* s. Inventaires. Décla- 
rations. — ^ Carton 237. 

t. SM. Xlir = XYIII*8. 1227 -^ 1747. Bulle» 
Indulgences etc. — Carton 237. 

L. 3ft4. XYin* s. 1754 = 1779. Correspon- 
dance. — Carton 238. .^ ' 

L. SSft. XYII*=XYIir8. 1619 =1773. Comptes. 
Dépenses. Archéologie. Main-d'œuvre. — ^ Carton 
238. 

GLODEUB-DIEU DE BAR-^SVR-SEINE. 

Àdministi^rie de Tordre de la Trinité et de la Rédemption det tvflOÊÊ, 

{Frèrei de la Merd.) Yoy. plos loin la TrinUé-St. -Jacquet. 

L. S56. XIII- = XV 8. 1243 = i449. Dona- 
tions et contrats. — Carton 239. 

MCOBINS. 

Ou Dominicains. Prieuré. Gouyent d'hommes de Tordre des Frères 
prêcheurs. Fraires predieatores Trêtentes, 



L. Sftr. XIY- = XVIir s. 1307 = 1740. 
toire de la maison. — Carton 240. 
xiv« s. 1307. ^ a Procès verbal contre madame rabbeise 



— i65 — 

de N. D., au sujet de la violente entrée que fit dans le jardin 
du couvent des R. F. prêcheurs, lad. dame abbesse assistée 
de M. Guy de St.-Fal, son frère/ et plusieurs gens de lad. 
abbesse armez. » 

L. S58. XIV = XYIII* s. i368 = 1705. Prî- 
yiléges. — Carton 240. 

L. 3S0. XVII* = XVIir 8. 1681 = 1781. Cor- 
respondance. — Carton 240. 

L. 860. XIIP = XVIir 8. 1232 = 1744. Dona- 
lions, acquêts et pièces analogues. — Carton 240. 

L. 361. XV = XVIir s. Pièces détachées. Ser- 
mons etc. -«^ Carton 240. 

PUce À. xviies. 1619. 6 juillet. — cr Copie d'arrest du 
parlement en faneur des supérieurs des trois grandes prq- 
▼Inces pour faire arrester les religieux vagabonds et apos- 
tats, o . 

B. y. la fin du xv« s. — Plaintes des curés de la ville 

de contre le préjudice que leur portent les ordres 

mendiants, en usurpant sur leurs fonctions. — Mutilé. 

NOTRE-DABIE-DU-HAYER. 

Ermitage de la conffrégation de N.-D.-de-la-Grâce, paroisse de 

Ghennegy, prés Troyes. 

L. S69. XYIP = XYII? s. 1672= 1762. Pièces 
diverses. — Carton 241. 

Â. 1672. Information pour rétablissement de la maison, 

B. 1762. Dossier de pièces relatives à sa réunion au 
petit séminaire de Troyes. 

L. 363. XVir=Xyiir s. Inventaires. — Carton 
241. 

li* 364. XYir s. 1673. Procès entre le chan- 
celier S^uier, seigneur de.Yillemaur, et les habi- 
tans de Chennegy. — Carton 241. 

L. 365. XYII' = XYIir s. 1603=1763. Dé- 
clarations. — Carton 241. 



— i«6 ^ 

I 

NdTllfi-DAillS-lSN-L*ILB. 

JHkHtalm éeoto Mariatn irmdà Trtèentii. — Prieuré de VétâH ém 
Yal des écoliers. Régie de St.-Aaga8tiii. Diocèse de Troyes. 

L. «••. Xiy =n XVIII* 8. 1373 = 1709. ffis- 

toire de la maison, — Carton 242. 

Â. 1473. Liste des religieux de N. D., qui ont été excom- 
munies, aggravés et réaggraTés> puis absous par Tofflcial de 
Troyés, )de 14^2 à 1472. 

B. < Constitutions de Vôtàte du grand Tal dés éODUèn. » 
Ciopie du commencement du xyii* s. 

C. xvm^ s. 1700. ^ Réunion du prieuré à réTécbéj et 
destination dès bâtiments au grand séminaire. 

L. àw. Xir 8. (1181.) = XVIP s. Bulles, în^ 
diligences, notes de chancellerie romaine. Pri^i- 
l^es laïques, — Carton 243. 

^ L. S«8. XiV s. 1300 = 1350 environ. An- 
ciennes listes de cens et censitaires. — Cartoi 
248. 

L. seU. XIIP s. (1203.) =:XyiIP s. Donations ^ 

acquêts et autres titres relatifs aux possessions du 

prieuré. Joint un inventaire des biens du prieuré 

au XVIII* s, — Carton 244. 

xv« s. i486. — Fondation de prières en faveur de Jehan 
Persin, moyennant le don par lui fait de 3 pièces de tapis- 
series représentant la généalogie de la vierge Marie. 

GHOISEL (a). 

Prient d'hommes, près Barbonne. Diocèse de Troyes, ordre da Td 
des éooliers. Règle de 8t.-Aaga8tUi. Membre dépendant hnmééii' 
tement de N. D. en me. 

L. STO. XV = XVIIP s. 1473 = 1716. Hîf 
tôire de la maison. Indulgences, provisions ef 
— Carton 244. 

Pièce À. xv« s. 1494. octobre. — indulgences 4 
nëes par Jacques Raguièr. L'évéquè dé Troyes, attend 
fUiM et la dévastation que la ra§9 des guerres a fait suW 

Srieuré, aide à le faire reconstruire, en accoréant des 
ons à quiconque y contribuera, soit directement, so7 
aumônes, ou autrement. 

(a) Aujourd'hui du département de la Marne. 



— 167 — 

B. xyi« %. (1607.) — Contrai de nariage de i^han 46 
Aay» fldgnear de Pleurre, en Champagnsey et de Philleb<»ria 
<le Rupt damoiselle. 

C. xTi« s. Y. I5i8. — Titres divers, relatifs aux pro- 
priétés et à radministration du prieuré. Au verso du dernier 
feuillet se trouve une espèce de mémorial ou mémorandum 
d'événemens curieux arrivés au xvi« s. 

D. xviiie s. 1716. 18 avril. — Procès-verbal de prise 
de possession. F. N. Favart, nonitné au prieuré de Choisel, 
«r démoli denùis plus de cent ans par les ennemis de 1|| 
relûriopy a aabord pris possession dans l'une des chapelles 
de If .-B.-en-riley où s'acquittent les prières et fondations du 
prieuré détruit, s II vient ensuite prendre possession réelle 
en se rendant sur les lieux et faisant une prière « à genoux 
sur une des pierres de celles qui restent de la destruction 
et ruine de ladite église, qui est toute la cérémonie qui s'est 

Su faire, les autres qui se font en pareil cas, n'ayant pu 
tre observées, i» 

ORATOIRE DU SAINT-ESPRIT. 

Congrégation des prêtres de TOratoire. 

L. STl. XVir = XVIIP s. 1621 = 1774. His- 
toire de la maison. Indulgences, Correspondance. 
Inventaires de titres et de biens, etc. — Carton 

945. 

Fièeé A. xvin« s. 1745. 22 octobre. ^ €atalo|^e da 
la bibliothèque de Rémi Brever» léguée par lui à rOratoire. 
— Ecrit de sa main. A la suite, se trouve un certificat signé 
Bouilleroty libraire à Troyes, en date du 26 février 175I9 
qui estime à la somme de 600 ^ la totalité des articles. 

B. XVIII* s. 1748. 9 novembre. — Testament autogra- 
phe et original de Rémi Broyer, chanoine de Troyes» mort 
le 31 décembre 1749. Il lègue à FOratoire, sa bibliothèque. 

PRIEURÉ DE NOTRE-DAME DE BAMERUPT. 

BMa Maria de Bamennoo ou Bamerudo. Prieuré dlionunes. Diocéfé 

de Troyes. 

t-. »r». Xir-XVIir s, H04 = 1728. Fon- 
dations et donations. Titres originaux. — Carton 

246. 

Ces pièces proviennent de Marmoutier, près de Tours, 
dont le prieuré était une émanation . 

LA TRtNTTÉ-SAINT-JAGQinBS. 

fiionam crdinU sandœ TrinUatit et redempHorUs eofiHwmm. Prieuré 
ôo administrerie de chanoines réguliers de la Tnnité on de la ré- 
demption des captifo. Régie de St-Augastin. 

!.. »r3. Xm* = XYIir 8. i260 = 4790. Inren- 



— 168 — 

taires de biens» de titres et de meubles. — Carton 
247. 

h. aT4. Xlir = XYr s. 1256 = 1593. Bulles. 
Copies et originaux. — Carton 247. 

xTie s. 1540. — Fragments mutilés d'une relation du 
voyage entrepris par des religieux de la Trinité pour aller, 
^n Barbarie, racheter des captifs. Ou y trouve le commen- 
cement et la fin d*un marché passé à Lyon, où sont réglés 
le prix du fret pour transport et retour, et autres clauses, 
r— Alélé> dans un même cahier, avec des copies de bulles. 

L. 3Tft. XlII- = XVir s. 1260 = 1683. His- 
toire de la maison. — Carton 248. 

L. sra xiip=xviip s. 1205 = i7ii. Privî- 

l^es laïques. — Carton 249. 

xv« s. 1402. — Arrêt de grands-jours de Troyes (jui adjuge 
aux religieu^i: la jouissance et pêcherie du cours de la Seine 
dans les fossés et faux-fossés de Troyes. 

L. iTT. XIIP = XVIII- s. 1262 = 1725. Dona- 
tions. Fondations. Baux. Acquêts. Contrats de tpute 
espèce concernant les propriétés de la maison, — 
Carton 249. 

ABBAYES DE FEMMES. 



NOTRE-DAME AUX NONNAINS. 

ÀbbaHaovL fonvmtus becUe Marie ad Moniales Trecensis. Ordinii Sancti 

Benedicti, Diocèse de Troyes. 

L. 3TS. XIV = XYIIP s. Inventaires de titres 
et de meubles. — Carton 250. 

L. 379. XIII* = XYIP s. 1221 = 1631. BuUes 

des papes concernant l'abbaye. — Carton 251. 

Deux de ces pièces» en date de 1590, contiennent quelqii^^ 
renseignements sur la captivité de Louise de Louxembour0 
religieuse de N. D., et révèlent un épisode intéressant A^ 
troubles de l'époque. 

L. S80. XIII* = XVII* 8. Bulles, brefs, et autr** 



1 
\ 



— 169 — 

ic tes relatifs à la nomination et installation des 
abbesses. Profession de religieuses. — Carton 2di. 

!.. SSl. XVP = XVIII' s. Authentiques , pro- 
cès-verbaux d'envoi ou d'installation de reliques. 
Indulgences; actes d'association spirituelle, etc. 

— Carton 252. 

xviiie S. —Copie d'une bulle donnée par Urbain IV, en date 
du 14 mars 1262. Il accorde des indulgences à Vabbaye en 
faveur de la sépulture de son père, inhumé dans l'église 
de N. D. 

L. 3§». XVIP = XVIir s. SigniHcations de 
grade et nominations. — Carton 252. 

L. S8S. XIIP = XYII? s. Rapports et démêles 
entre l'abbaye et l'évêque. Palefroi, gîte. Procura- 
tion, Yisitation. Clôture. (!'• partie 1299 = 153i.) 

— Carton 253. 

t. »«4. Idem. ( 2* parUe 1533 = 1789.) — 
Carton 254. 

.xyn« s. 1642. — Copie de plusieurs lettres d'un savant de 
Paris à un savant de Troyes, sur divers points de littéra- 
ture et d'histoire ecclésiastiques. Parmi elles se trôuTe un 
mémoire remarquable intitulé ( a Dissertatiuncula de rilû auo 
Hueipiiur episcopus Trecensis ah àbbatissâ B, 3f . ad moniales, 
ciffi is primùm, solemni more, urhem ingreditur. » Ces lettres 
ont pour auteur André du Saussaj, curé de St.-Leu St.-Gilles 
à Paris, puis évéque de Toul, né en 1595, mort en 1675. Il a 
publié en 1634 : De mistids gcdliœscriptQribus, ParUiis. In-S®. 

L. 385. XII* =^ XVIII* s. Paroisses. Imprimés, 
nnémoires, factums, inventaires de pièces, chartes, 
requêtes, actes de procédure de toute espèce, çon- 
::crnant les droits de I abbaye ou les contestations 
lurvenues relativement aux paroisses de sa dépen- 
laace. (!*• partie 1188 = 1597.) — Carton 255. 

^ L, 3M. Idem. (2* p^rUe 1601 = 1680.) — 
'arton 256. 

■:* IST. Idem. (3' partie 1681 = 1699.) — 
'ajrton 357. 



— 170 — 

L. SM- Idem. (4* et dernière part» â7ift = 
i7&7.) — Carton 368. 

L. asm. XIII'srXYII* 8. Pièces relatires aux 
quatre chanoines et aux cinq chapelains. — Car- 
ton 259. 

L. 3t0. XIII* = XVI' 8. Démêlés avec les FF^ 
prêcheurs ou Jacobins. Droits de paroisse et 
censire. — Carton 260. 

L. 301. XYII* = XYIII* s. Démêlés avec le 
Jacobins. Pré-aux-Duels. — Carton 260. 

L. W9». XY* = XYII* s. Démêlés arec le ch^^ 
pitre de St.-Pierre au sujet d'une redevance sin- 
gulière due le jour des Rameaux et à l'Assomp- 
tion de la Yierge, (tes Rissolles.) — Carton 26i. 

L. S93. XIII* s. Procès contre St.-Urbaio. — 
Carton 261. 



L. 9*4. XII* (1189) :=: XYIII* s. Exemptiont, 
foire, garde gardienne, committimus, frimc-salé 
et autres. — Carton. 262. 

L. M». XII* (1196) =XYIII* s. Justice, chartes 
et actes de toute espèce, originaux, copies, inipi- 
més, etc. concernant le droit de justice. — Car- 
ton 268. 



li. 30ft. XII* = XI Y* s. Servage. Pièces rela- 
tives aux gens de main-morte de l'abbaye. — Car- 
ton 263. 

L. «or. XYII* = XYIII* s. Archéologie et voi- 
rie. Actes, plans, dessins et devis relatifs à des 
construf^ions, reconstructions et fourratures. — 
Carton 264. 

L. 3M. XII* = XYIII* 8. 1200 » 1744. Dona- 
tions, fondations, baux et autres pièces relatives 




17 



1^ 



'^^ 
«» ^ 



^' 



— i71 — 

«u temporel, (i** partie ftfiOO -* 1397.) — Carton 
265. 

«.. atm. Idem, (a» partie i802 = 14990 — 
Carton 266. 

X. 4110. Idem. (3' et dernière partie 1521 = 
41.) -. Carton 267. 

li. AOl. XIII'=XYIII* s. Déclarations et autres 
P*^^ces serrant à faire connaître la situation du tem- 
I><=krel. — Carton 268. 



L. 409. XIV = XVIII'. s. 1803 *= 1738. Comp- 
t-^8 des revenus et dépenses de l'abbaye. (1'* partie 
t-303 « 1402.) - Carton. 269. 

I>^ 4M>3. (2* partie 1421 •=1524.) —Carton 

1a 404. Idem. ( 3* partie 1528 = 1543. ) — 
Carton 270. 

I>. 40ft. Idem, (4* et dernière partie 1023 
"= 1738.) — Carton 271. 

h. 4MI0. XYIII* s. St-Geômeà. Pièces relatives à 
(a) l'union de ce prieuré à l'abbaye. — -Carton 
272. 

L. âl&r. XII* = XYIII* s. Saint-Gëôme». Piëbes 
relatives à l'histoire propre de cette communauté. 
{1* partie 1184 == 1289.) — Carton 273* 

li. 40». Saint-Geômes. Idem. (2* partie 1301 
sa 1357.) — Carton 274. 

L. 40i. S«nt<-Ge6mes. Idem. (3* partie 1360 
= 1393.) — Carton 275. 

(W) :à4b«roH itrienré rfliomines de Voirflre de St.-Benoit, dioeAM d« 
Langres. Prioratu* becUommgemmonun et par contxa.ctionSt.-G»dme$, 
mai à |Siibb>ye fut braret de Looife XIV, en date-de 17M. Ce* é«is 
jomeaiis, aoiu llnTocatton de«qnel« ftat oonstniit le {wienré, <tri«iH 
St.-EUonppe, St.-Spëo«ippe et St.-Méléosippe, martyr*. 



— 173 — 

L. 410- Saint-Geômes. Idem, (k* partie 1402 
= 1437.) — Carton 276. 

I" 411. Saint-Geômes. Idem. (5* partie 1440 
« 1498.) — Carton 277. 

L M:ti9' Saint-Geômes. Idem. (6' partie 150< 
= 1592.) — Carton 278. 

L. 413. Saint-Geômes. Idem. (7* et dernièr^^ 
partie.) — Carton 279. 

L. 414. XYIII' s. Saint-Geômes. Pièces rela 

tives à l'administration de ce prieuré uni à l'ali» — 
baye par brevet royal de 1704. (1" partie 1704 =: 
1719.) — Carton 280. 

L. 416. Saint-Geômes. Idem. (2* partie 1720 
— 1726.) - Carton 281. 

L. 4ie. Saiot-Geômes. Idem. (S* partie 1727 

= 1729.) — Carton 282. 

L. 4ir. Saint-Geômes. Idem. (4* partie 1730 
= 1739.) — Carton 283. 

L. 418. Saint-Geômes. Idem. (5* partie 1760 
= 1749.) - Carton 284. 

L. 410. Saint-Geômes. Idem. (6* partie 1750 
— 1759.) — Carton 285. 

L. 490.'. Saint-Geômes. Idem. (7* et dernière 
partie 1760 = 1789.) — Carton 286. 

L. 491. XVir = XVIIP s. Correspondance de 
l'abbaye. Pièces notables par leur contenu . ou le 
nom des correspondants. — Carton 287. 

L. 499. XVII' = XYIII* s. Correspondance de j 
l'abbaye. (1" partie 1642 = 1789. ^ Carton 288. U 

L. 493. Idem. (2« et dernière partie 1750 «* Il 
^789.) - Carton 288. \\ 



K 



— i73 — 

I-. 4»4. XVIP = XVIIP 8. Pièces imprimées 
*ouYées dans les archives de Tabbaye et concer- 
ant diverses parties de son histoire. — Carton 289. 

NOTRE-DAME DES PRÉS. 

ïawuterium ou moniales béate Marie de prato^ ou de pratii , juxtà 
jt^reùos. Abbaye de femmes de. Tordre de Giteaux, régie de St.- 
fiemard, affiliation de Clalryaux. 

L, 4»S. XYI* = XVIIP s. Histoire de la mai- 
on. — Carton 290. 

-XTii* = xviii« S. — Fragments de chroDiqae iatérieare 
e l'abbaye. 

-xviv = xviii« s. 1655 = 1T70. — Procès-vorbaux ou cartes 
e visite de Fabbaye par les délégués de Glairvaux, son su- 
ôrieur immédiat. 

L. 4»«. XIV = XVIIP s. Bulles. Institution 
anonique. Indulgences. — Carton 290. 

L. à»f. XVIP s. (1634 = 1638 environ.) Cor- 

Bspondance intime de Tabbesse, sœur Marie de la 

• liaussée, avec diverses personnes/ et notamment 

■^ec son procureur. — Carton 290. 

Cette correspondance est pleine de détails piquants sous 
^lis les rapports. 

L. 4»8. XVIP = XVIIP s. Contrats de future 
^Tofession des religieuses. — Carton 291. 

L. A29. XVII* = XVIII* s. Actes de profession 
les religieuses, et commissions des abbés de Claîr- 
^aux pour procéder à ces actes. — Carton 291. 

L. 430. XIIP = XYIP s. 1225 = 1698. Dona- 
tions, actes de toute espèce concernant, pour le 
^lus grand nombre, le temporel de l'abbaye. — 
I^arton 292. 

xvii« s. 22 septembre 1672. — Acte où figure un nommé 
Jacques Grosley, huissier à Troyes, époux a d'honneste 
"^Boime Anne de Mallerois séparée de biens. » 

1678 = 1698. — Testament de Jeanne Dare, religieuse, 
!|«Bie de' Foissy, et autres actes où comparaissent divers 
Knembres de la même famille alliée à beaucoup de familles 
Kroyennes. 



— 176 — 

PAH4GLBT. 

€>■ Partdlil. Patù^êtuM. ParmiUhu. Abbtye èe femma» de Teréra ëé 

St.-Benolt, diocèse de Troyes. 

L. 431. XVI*=XVII? 8. 1171 = 1726. Inveû- 
taires, copies et extraits de titres. — Carton 293.^ 

L. 43». XIP = XVIII- s. 1181 =1778. Privi— 
léges ecclésiastiques, bulles. Copies et extraits d< 
bulles. Signatures , chartes d'évéques , fulmina- 
tions, indulgences, privilèges et autres actes d< 
chancellerie romaine ou ecclésiastique. — Gartoi 
293. 

L. 433. XIV = XVIII* s. 1360 = 1779. His- 
toire de la maison. — Carton 294. 

L. 434. XIIP = XVIIP s. 1269 = 1777. Pri- 
vilèges laïques. — Carton 294. 

h. 435. XVIP=XVIIP s. 1696 = 1785, Cor- 
respondance. — Carton 295. 

L. 436. XII- = XVIII- s. 1136 = 1705. Dona^ 
tions, acquêts, accords et autres pièces concernant 
l'administration des biens de Tabbaye. Originaux* 
copies, extraits et indications. (1'* partie 1136 = 
1240.) — Carton 295. 

L. 43r. Idem. (2« partie 1241 = 1300.) — 
Carton 295. 

L. 438. Idem. (3* et dernière partie 1301 ==^ 
i705.) — Carton 296. 

L. 439< XIV s. 1304 = 1376. Cens et recettes 
en divers lieux. — Carton 296. 

PRIEURÉS ET AUTRES MAISONS DE FEHMBS. 

CARMÉLITES. 

. Religieuses de l'ordre réformé de N.-D. du Mont-iCarmel. 

L. 440. XVII* = XVIII* s. 1620 = 1766. His- 
toire de la maison. — Carton 297. 




-^ 176 ~ 

L. 441. XVIP = XVIIP 8, 1653 = 1747. Cor- 
respondance. — Carton 297. 

L. 44». XVIP = XYIII s. 1621 = 1782. Dona- 
tions, acquêts, devis, comptes, marchés, con- 
trats, etc. — Carton 297. 

PILLES DE LA G^PIX DE NOGENT - SUR * SEINE 

(Filles Ubrot connuef sous le nom de). Diocèse de Troyes. 

L. 443. XYII-=XYIIP8. 1688=1786. Lettres. 
{>aitentes autorisant les filles de la croix à s'établir 
^ Nogent, contrats de rentes constituées, sen- 
tences, etc. — Carton 298. 

FOICY. 

^"«^Hiiîaeiim. Foeiacum. Prieuré Bénédictin de femmes. Biocése de 

Troyes, ordre de Fonteyrauld. 

L. 444. XV = XYIII- s. 1484 = 1762. Histoire 

t^**: régime de la maison. Règlement du prieuré, 

vdonnances des abbesses générales, etc. — Carton 

S9. 

- xvii« s. 1643. — « Arrest du conseil d'état qui condamne 
l^Mi religieuses à payer leur cotte part pour la levée d*uli 
K^^giment. d 

L. 445. XYII* s. Inventaires de titres. — Car- 
bon 299. 

L. 44«. XII- = XYIII- s. 1145 = 1770. Bulles, 
pi^ivil^es ecclésiastiques, indulgences, associa- 
tions, breyeta des supérieures, abbesses de Fonte- 
^^^ault, et pièces analogues. — Carton 300. 

2vi« s. 1501. — a Frère Olivier Maillart humble serviteur 
®^ vicaire ffénéral de tons les frères mineurs de Tobser- 
^auce par de ça les mons, & écrit aux prieuré et couvent de 
?^cy, pour leur expédier.certains privilèges qu'U a obtenus 
^^ légat en leur faveur. 

1-. 44T. XIIP = XYIII- s. 1258 = 1716. Privi- 
*,^es de la maison ou de Tordre entier* *— Carton 

aoo. 

t.. 44S. XYir = XVIII- s. 1600 = 1781^ Coi^ 



— 176 — 

respondance. On^y trouve un fragment de 1750 
environ, qui contient quelques notes sur les af<^ 
faires du temps. — • Carton oOl. 

L. 440. XII- = XYIP s. 1159 = 1678- Doiuh» 

tions et acquêts. — Carton 801. 

xvn« s. 19 décembre 1678. — Testament olographe de 
Jeanne Dare, fille du maire de Troj^. 

L. 4ftO. XV=XVII? s. 14/17 =1760. Comptes, 
déclarations et pièces analogues. — Carton 302. 

L. 4&1. XVI? = XVIII- s. Pièces détachées. 
Sermons et compositions diverses, la plupart do 

genre ascétique. — Carton 302. 

xv« s. 1484. — Arrêt pour les religieux Gordeliers de 
Tours, dans un procès contre Olivier Maillard et autres Gor- 
deliers. Voy. L. 446, à la date de 1501. 

SAINTE SCHOLASTIQUE. 

Fondée en 1626, supprimée et unie en 1763. Prieuré de fiammes et 
Tordre de Saint-Benoit. Diocèse de Troyes. 

L. 45». XVII = XVIIP s. Inventaires de bîcos 
et de titres, comptes et pièces analogues. — ^ Car- 
ton 303. 

L. 45S. XVIP = XVII? s. 1626 = 1773. His- 
toire de la maison. — Carton 303. 

On n'y trouve guère que les pièces qui concernent son 
origine et celles qui sont relatives à sa suppression. 

UBSUL1NES. 

Émanation du couyent de Châtillon-'Sar-Seine. 

L. 454. XVIP = XVIII- s. 1628 = 1790 en- 

viron. Acte de rétablissement. Déclaration et état 

de situation. — Carton 304. 
On a joint à cette liasse quelques lettres qui composent la 

correspondance des Ifrsulines de Bar^sur-Àube, (1720 s=s 1750.) 

LA TISITATION SAINTE-MARIE. 

Institut fondé par Saint-François de Sales. 

L. 455. XVIP = XVIIP s. Inventaires et décla- 
rations de titres et de biens. — Carton 305. 



— 477 — 

h. 4M. XVIP = XVIIP 8. i6âl = 1782. flîs- 
toire de la maison. — Carton 305. 

L. m. XVI? = XVIIP 8. 1606 = 1767. Bulle8, 
tHrevets, indulgences, associations, certificats de 
reliques, prières et autres pièces de chancellerie 
romaine, ou de dévotion. — Carton 306. 

L. 458. XVII* = XVIII- s. 1631 = 1717. Prîvi- 
l^es laïques. — Carton 306. 

L. 4*9. XVIP = XVIIP s. 1658 = 1781. Cor- 
respondance. Lettres, circulaires etc. — Carton 
307. 

xvu* 8. 1658. 18 mars. — Leltre datée du monastère 
de Wai^sovie, et adressée aiix maisons de Troyes, Semur, 
Dijon et Autun. Elle est signée par la supérieure S^ Marie- 
Catherine de Greslain, et fut écrite de la main de sœur M. 
Charité Ghauffourneau (Marie-Angélique Chauffourneau), 
▼isitandîne de Trojes, Tune des 7 religieuses de cet ordre et 
du même monastère qui furent mandée;^ en Pologne par 
Louise-Marie de Gonzague, épouse du roi Casimir, en 1649. 
Bans Cette lettre se trouve le récit des aventures de tout 
genre qui marquèrentles Toyages des religieuses en Pologne, 
et les vicissitudes qui précédèrent leur installation, (voy. 
Courtalon. Topog. hist. T. ii. p. 216 et suiv.) 

L. MêO. XVir = XVIII- s. 1636 = 1730. Dona- 
tions, testaments, acquêts, renseignements sur le 
temporel. — Carton 807. 

ORDRES MILITAIRES ET HOSPITALIERS. 

0. DE MALTE. 

Les actes du grand-mattre débutent par ce protocole : « Frater N., 
M gratiâ sacr» domûs hospitalis sancti Johannis Hierosolymitani et 
nilitaris ordinis sancti sepulchri dominioi magister hnmilis, paope- 
tamqne Jesu Christi costos, et nos conventus domûs ejusdem etc. » 
formule finale : « In cujas testimonlum bnlla nostra communis 
flQinJiea presentibus est appensa. Daium Melite in conyentû nostro 
4ie. . . mensis. . . anno. . . » 

L. 461. XIV = XVIII* s = 1779. Comman- 

deries deTroyes et d'Avalleurs, près Bar-sur-Seine. 
Prîvil^s. Correspondance et autres actes relatifs à 
ïordre tout entier. — Carton 308. 

12 



— 178 — 

xyi« s. Ecrit vers idOO. •— Registre des privilèges aeeor- 
dés par les papes aux religieux de Tordre de St.-Aot<4oe^ 
depuis Boniface YIII, 3« aouée de sou pontificat (1297). 

B, xviii« s. 1780. — « Formulaire et stile pour dresser 
les preuves de noblesse et légitimation des aspirans à l'ordre 
des cbe\aliers de St.-Jean de Jérusalem. » 

L. êm%. XVII- 8. = XVin* %: leiO = 1752. in- 
ventaires de titres et de biens de la commanderiez 
de Troyes. — Carton 308» 

L. 4M3. XIIP = XVIIP 8. 1213 = 1779, Corn- 
manderies de Troyes et d'Avallenrs. Papiers rela^ 
tifs aux biens de ces commanderies. — Carton 
308, 

L. 4W4I. XVIP = XVIII- s. 1693 = 1759. Ii&. 
primés relatifs aux intérêts de l'ordre. — Factumvi 
— Carton 308. 

HOPITAL DU SAINT-ESPBIT. 

L. 4M5. XVI- = XVII- 8. 1582 = 1622, Pièces 
de toute espèce, la plupart de procédure. — Gaur- 
ton 309. 

HOTEL-DIEU SAINT-NICOLAS. 

L. 4e6. XIP = XVIP 8. 1122 = 1655. Inwn* 
taires, donations, procédure pour juridiction, pri^ 
vilégcs et actes de toute espèce pouvant offrir 
quelque intérêt pour l'histoire de la maison. — 
Carton 310. 

HOPrrAUX DIVERS. 

L. 467. XIP=XVlII-8. 1147=1749. Pièces de 
toute espèce relatives à ces maisons. — Carton 311^ 

GontieDt : 
A, Charie notice d*HeDri de Garinthie, évéqliedeTro7e8«H 
fait savoir que Geoffroy Fournier, Lore sa femme» etc.» mil 
donné certains biens a la Maison-Dieu qui est aupré» de 
Payns {èu^à Vamniwaiu La charte n'est datée que par le nom 
d'Henriy et cette formule finale : « Doimm hoc plenariè U/^ 
tum estLudovico rege pere^rinationis iter aggrediente. » -^ 
Louis VU partit pour la croisade le il juin 1147. (Art de vé- 
rifier les dates.) — B. Hôtel'-Dieu'le^Cimte, 1190 = 1819^ 



— 179 — 

Foodation. Donations, etc. Copies du xvn« siècle.— ^C. Hôpi- 
Uma réunis (en 1630). xvip et xviii» s. Pièces diverses. — 
I>. Hôpital St. 'Lazare. 1728. Pièces relativesà sa démolition.— 
9* Hôpita1deJ!f(iH(7ntf. Procédures. 1676 = 1678. — F. Hô- 
pital de Provins. Etablissement en 1749. 

a. DU>ision des pauvres. Troyes, 1652. Factum imprimé. — 
l^oy. BWiograpMe, no 219.) 



^ HISTOIRE CITIIiE. 

ADMINISTRATION PROVINCIALE. 

JL 4»8. XVir = XVIir s- 1696 = 1790. Sub- 
^éégaiians. Correspondance .des subdélégués de 
wrojes et de Bar-sur-Aube, avec rintendant de 
bampagne et les ministres du rot. (i** partie 
BS6 = 1759.) - Carton âl2. 

1.. êm: Idem. (2« partie 1761 = 1766.) — 
ïarton âlâ. 

L. 4SrO. Idem. (3» partie 1767 = 1770. — Car- 
on 314. 

Xviii« s. 1769. 15 octobre = 31 décembre. Dossier I. 
p À. 1769. 15 octobre. — Lettre originale et autographe 
[j& Grosley, adressée â rintendant de Champagne^ M. Rouillé 
f Orfeuil, tendant â obtenir qu'on lui remplace 2 vol. de 
JQerculanum, ouvrage dont il avait été gratifié par le roi de 
J^pleSy et qui s'étaient perdus pendant le trajet d'Italie en 
Yance {a).^B. 22 déc. Lettre de M. d'Orfeuil, adressée sur ce 
pjet âH. le vicomte de Choiseul, ambassadeur près le roi des 
f^iix-Siciles. — C. 1769. 31 déc. — Réponse fin vicomte de 
•lâoiseul à l'intendant. L'ambassadeur se plaint de a l'indis- 
*^élioa du solliciteur, qui ne craint pas de demander qu'un 
■^marque dépareille un corps entier d'exemplaires, pour 

énmter un accident qui est arrivé au sieur de Grosley t> Il 

oliise formellement de se charger d'une pareille commis- 
ton... a Du reste.... le ministre Napolitain a permis la vente 

i'iibliqae de VEereulanwn: ce qui dorénavant mettra 

-Iftâciin dans le cas de pouvoir se procurer cet exemplaire! » 

Tvin» s. 1769-70. Dossier IL — Pièces relatives à This- 
dire de Pierre Richard, dit le saint de Saviéres. (Voy . Grosl^. 
i^VoyeiM célèbres, au mot Charpy), et le Journal encyclopédie 
Mte; avril 1773. 

(a] Yoy. Musée paléographique, pièce 41. 



— 180 — 

L. «1. Idem. (/!• partie 1771 =- 1779.) -- 
Carton 315. 

1773 = 1781. — Dossier relatif à la construction de la salle 
de théâtre et aux spectacles de Troyes. 

L. 4y». Idem. (5* partie 1780 = 1783.) — 
Carton 316. 

L. 4ï'3. Idem. (6' et dernière partie 1784 = 
1790.) — Carton 317. 

L. 4^4. XVP = XVIIP s. 1535 = 1759. Sub- 
délégations et adtninistrations antérieures. — Indus- 
trie. Commerce^ Arts et métiers. Corporations. 
(1" partie 1535 = 1759.) — Carton 318, 

L. 4^5. Idem* (2« partie 1764 = 17d4.) — 
Carton 319. 

L. 49^6. Idem. (3* et dernière partie 1787 = 
1791.) — Carton 320. 

L. 4^^. XVP = XVIII- s. 1732 = 1789. SuIh 
délégations. Travaux et édifices publics. — Car- 
ton 321. 

L. 4^8. XVIIP s. 1787 = 1790. Commission 
intermédiaire. Correspondance et fragments dé re- 
gistres. — Carton 322. 

L. êX9. XVP = XVIIP s. 1543 = 1787. Bail- 
liage, prévôté et ville de Troyes. Gouvernement mi- 
litaire : Ban et Ârrière-Ban^ Fortifications. Caserne^ 
ment. Subsistance des troupes etc. — Carton 333. 

A» xyii« s. 1690 = 1692. — Lettres, signatures et bla- 
sons (a) de L. Saladin d'Anglure etc.^ lieutenant-général pour 
le roi» au gouvernement de Champagne. 

B. xviii« s. 1787. — Plan détaillé du rez-de-chaussée 
et du premier étage, d'un projet de caserne destiné à la 
compagnie des gardes du corps, exécuté et signé par Oo- 
rana, architecte de Tlntendance. 

L. 4SO. XVII- = XVIIP s. 1625 = 1788. Im- 

(a) GrittêU ioutenui de crùiêianti. 



— 181 — 

primés. Mémoires. Factums. Edits. Arrêts etc. — 
Carton 32/i. 

ADMINISTRATION MUNICIPALE. 



VILLE DE TROYES. 

!.. 481. XIIP = XVIIP 8. 1231 = 1790. His- 
toire politique et civile. Commune. Mairie, éche-f 
nnage etc. — Carton 325. 

M^iêce A, xiii* s. 1231. décembre^ -r Charte de Gérard 
lo MeUetier (a), maire de Troyes. a Ego Gerardus Mellelarius» . 
iMjor communie Trecensis notum facio t^m presentibus quàm 
futuris quod cùm discordia verteretur coràm Maugero bal- 
livo Trecensi ÎDter domiDum Guillelmum de Maisseio mili- 
tem et GoliDum fratrem ejus^ ex unâ parte» et magistrum et 
fratres domûs dei Comitis» ex altéra, super eo quod dictus 
(viiill. et ejus frater petebant à dictis magistro et fratribus 
quaindam partem décime de Glareio (Glerey) tandem 

gro bono pacis amîcabililer compositum fuit in ter eos, Tide-^ 
-cet : In cujus rei (estimonium, ad petitîonem par- 

Jium, presenti scripto sigillum meum apposui. Actum etc. j^ 
Sceau : un écu à la bande , accompagnée de deux cotices 
(armoiries de Troyes (6). Légende : f 5. Girardi,..majori8 corn- 
^unie Trecensis. Point de contre scel. (Musée sigillaire,) 

^3, xiii« s. 1232. décembre. — Lettres des maire et éche- 
^ns de la commune de Troyes, cr Nos Petrus Gêner, major 
^Ofnmunie, scàbini et communia et cives de communia civitatis 
J[recarum notum facimus etc. d Ils reconnaissent pardevant 
t*é?éque de Troyes, qu'ils sont redevables à tels et tels de 
93oliv. parisisde rentes annuelles, dont les sommes de détail 
Qt les créanciers divers sont énumérés dans l'acte. I^e sceau 
QUinque. 

C. xiii« s. 1239. 96 avril. •— Charte du maire de Troyes. 
^ Gle Bernarz de Montcuc, maires de la commune de Trotes 

^az savQir que Jehan de Çl^ainpgilart et Hermiujarz sa 

hme, reconurent p^r devant moi que il ont vendu a mon- 



(a) C'est-à-dire le hutin, le querelleur, oa le marchand de JtfeUes 
(poisson de la Seine. Voy. Ducange, aux mots mélla et méUeta). 

(5) Le blason de Troyes a ^arié, comme on sait, ainsi que les armoi-r 
ries de Champagne. (Voy. sur cette question, CourtaUm, hist. ms. des 
comtes de Champagne. Bibliographie, no 37), et pour les armes du 
comté de Champagne, l'opinion du père Binet. « Champaigne, dit-il, 
porte d'azur à la ban^e d'argent, à deux doubles cotices potei¥iées et 
^ontrepotencées d'or de treize pièces pour treize comtés dëpendans de la 
Champaigne. » {Essay sur les mervetUesdela ncUure, par le père Binet. 
Ch. 42.) 



— 182 — 

geigueur Bartremiau çhtnoioe. .xl. s. de ProtenUimi (a) à 
prendre chascun an en la foire S. Jehan sor sa maison gui 
siet en leotrée de la corderie à Troies, en laquele maison 1! 
drapier d'Ypre vendent aus foires de Troies etc. d 

Le sceau oui est presque entier adhère encore à la charte. 
Face : une aiele éployée, tenant dans ses serres un agneau ou 
une biche. Légende : f Bemardus de Monte cuco (major comm.) 
t«nte TrecensU, Contre-sceau : une biche passant dans un bois, 
tég. : Secretum. Je pense que ce blason est celui de Hontcuc 
et non celui de la commune. 

D. xYi* s. 1242. décembre. — Charte de Thibaut lY^ 
aux ehanêons, portant exemption de la iaille en faveur d< 
habitans de la ville et chateilenie de Troyes etc. Yidimée c 
1270, par son fils Thibaut Y. — Kevidimée par Philippe, ro^ 
de France et comte de Champagne. La formule finale dw:=: 
second vidimus manque tout entière. Copies informes. 

E. xv« s. 1498. — a Bail des fermes de la recepte or*^ 
dinaire de Trojes, sur les marchés de la ville et des envE^-- 
ronsy les maines, la prévoté et autres charges vénales. » 

F. ' Gominencement du xvi* s. (sans date.) — a Droits &^ 
la vicomte. de Troyes, roage, minase, tonnage, entrées ef 
issues, mesurage etc. d (Yoy. St.-Etfenne. L. loo.) 

0. xvii« 1644. 11 juin. — <K Liste des étals et mestiov 
de la ville de Troyes, pour servir à lassemblée generalle du 
samedy jour et lèste de St.-Bernabé pour leiection duo 
maire. » 

H. xvii** s. 1645. 29 mars. — Arrêt du conseil du roi 
qui défend au présidial d'assister en corps aux assemblées 
deTéchevinage et d*y participer autrement que par députés, 
ainsi que les autres corporations. 

/. xvii« s. 1649. 23 fév. — Procès-verbal de l'assem- 
blée des 3 états du bailliage de Troyes, à TefTet de nommer 
un député de chaque espèce pour les états généraux d'Or- 
léans. 

xvni« s. 17S7. — Dossier de correspondance entre II 
ville, rintendance et M. le comte de Yergennes, ministre du 
roi. M. Huez, maire de Troyes, est appelé en cette qualité, 
à faire partie de rassemblée des notantes, convoquée à Yer- 
sailles pour le 29 janvier. 

J. xviii« s. 1789. 31 juillet. — Lettre de H. Pafllot, 
subdélégué de Troyes, à rintendant de Champagne, pour 
lui rendre compte des appréhensions sinistres qui régnent 
dans la ville. 

K. xvni« s. 1790. — Correspondance d'un gentilhomme 
Troyen fPoterat), relative aux auairesde la ville et aux aflU* 
res publiques. 

L. 48». XVIII- s. 1789 = 1790. Histoire pc^- 
li tique et civile. Procès relatif à Tassassinat de M. 

(a) Monnaie de Provins. Yoy. Dacange. 



— i83 — 

Hues, i"" partie : Procès Terbaux de capture. Or- 
âfes du roi. Significations, assignations et antres 
actes de ministère d'huissiers. — Carton 326. 

^' 4S3. Idem. (2* partie. Interrogatoires des 
Bccnsés, classés par ordre alphabétique de leurs 
noms.) — Carton 327. 

I- 4184. Idem. (3* partie.) Information et ad- 
ditions d'information Carton 328. 

^ 4Sft. Idem. (4* partie.) Confrontations des 
accusés. •— Carton 328. 

!*•• 4S6. Idem. (5* partie.) Récolements de té- 
moins. — Carton 329. 

L. 48y. Idem. (6* et dernière partie.) Juge- 
ments intervenus et définitifs. Correspondance du 
tribunal avec le garde des sceaux, archevêque de 
Bordeaux. Monitoires et réaggrave de Tofficial. 
Sentence et factums imprimés, relatifs à la cause. 
— Carton 329. 

L. 4*8. XIIP = XVIÏP s. 1233 = 1787. Ad- 
ministration. Police. Voirie. Archéologie. Impôts. 
Industrie, commerce, incendies, événements lo- 
caux etc. — Carton 330, 

' xin« s. 1233. — Thibaut, comte de Champagne, con- 
firme la vente faite à Itier de la Brosse par Jacob et Sonet, 
ses jailis (Jacob et Sonetus judei mei), d'une place située 
dans la Juiverie, près le Pont-det-Bains. 

Donier L xvii« = xym« s. 1649 = 1731. — Incendies, 
iÊumditiians, accidents. Evénements locaux.-^ A. xvii« s. 1649. 
—Pièces relatives à la liquidation des frais nécessités par la 
Uéfieptlon de Louis XIII, à Troves. B. — xyii» s. 1697. — 
Frooès-verbal d'inondations, à Troyes et aux environs, par 
crue des cours d'eau. — C. xvnie s. 1726. juin. — Procès- 
verbaux au sujet de pièces de numismatique (monnaies d'or) 
tcoDvées en Ghaillouet. — D. xviii« s. 1729. du 18 au 19 
)iOv. — Prdcès-verbal de l'incendie arrivé cette nuit près 
toSt.-Jean. — E, 1731. 9 au lO avril. — Idem. * 

Dossier U. xvin« s. — Industrie, commerce, travaux pu- 
Wcs. 



— 184 — 

L; 4M. XV' = XVIIP 8. 1483 =i785. Argile- 
l^use. Pièces diverses : Chartes. Privilèges. Règle- 
ments. Prix. Correspondance. Grands prix. Assem- 
blées générales et rendez-vous entre plusieurs pro- 
vinces. — Carton 831. 

L. 400. XVI- = XVIP s. 1586 = 1696. Collège 
de Troyes. Inventaires de titres et de biens. Testa- 
ments. Donations. — Carton 332. 

L. 491. XVIP - XVIIP s. Collège de Troyes. 
Indulgences, exhortations. Correspondance ma- 
nuscrite et imprimée des PP. Oratoriens, supérieurs 
du collège, avec leur ordre. Imprimés divers. -- 
Carton 332. 

L. 409. XVIP = XVIIP s. Idem. Pièces di- 
verses relatives à l'histoire et à l'administration du 
collège. — Carton 332. 

L. 4«3. XVIP = XVIIP s, 1626 = 1775. Idem. 
Correspondance, Lettres autographes et origi- 
nales des èvèques de Troyes. — Carton 332. 

I,. 404. XVIP = XVIIP s. Idem. Archéologie.- 
Carton 332. 

Dossier I. xvii* s, — Plaus et dessins lavés, repréden- 
taot le collège et ses dépendances, après le legs de Pithou. 

Dossier 11. 1630. — 2 quittances signées (avec la margiM) 
de Linard Gonlhier, pour avoir yitré les bâtiments du 
collège. 

L. 4M. XVIP = XVIIP s. 1611 = 1784. Eco- 
les. — Carton 333. 

Pièce A. xviies. 1611. 3 juin. —Procès-verbal de l'assemblée 
tenue par les maire, échevins et autres, sous la présidence 
de révéque, pour délibérer sur la question de pourvoir au 
remplacement de J. Nivelle, principal du collège. La déd- 
sioD est ajournée. 

B. xvii« s. 1627. 22 janv. •— Transactiou entre le sieur 
An t. Allen, exécuteur testamentaire de F. Pithou, et les 
maire et échevins de Troyes, tendant à ce que le collège de 
Troyes soit transporté dans le local légué par le testateur, 
et ce local approprié et disposé conformément à la volonté 
du testaleur. Suit une copie du testament. 



-* 485 ^ 

Dçêiier i. xviii* s. 1703 = 1780. — Ecoles chrétiennes. 

xyiii* s. 1703. 24 août. — Contrat pardevant notaires. 
D. F. Bouthilier de Ghavigny aug^mente, de ses deniers, la 
fondation faite précédemment par la demoiselle de Galmet, 
veuve de Launay, pourTinstmction gratuite des enfants de 
la paroisse St.-Nizier. L'évéque traite dans le même acte avec 
J. B. de la Salle, supérieur des frères des écoles chrétiennes. 
Ce dernier s'engage à préposer et entretenir à la tête de 
cette même école^ deux frères au lieu d'un, qui la dirigeait 
précédemment. 

Dossier IL xviii« s. 1773 ^^ 1784. — Ecole gratuite de 
Dessin. — 1779. fév. Lettres patentes de Louis Xvl, portiant 
confirmation et autorisation de cette école. 

L. 4M. XyiP = XVIir s. 1691 = 1772, Mon- 
naye. Inventaires et comptes d'espèces. Notes di- 
verses, relatives à la manutention des monnaies 
et â la reconstruction de Thôtel. — Carton bbU. 

h. 497. XVI- = XVIIP s. Papiers relatifs aux 

FF. Pithou (a)j recueillis et annotés par Pasquier 

Quesqel, pour servir à une nouvelle édition de 

leur vie et de leurs œuvres (b). — Carton 336. 

Dossier /. Notes et fragments pour servir à une édition des 
wuwres des FF, Pithou. •— À. Note originale et autographe 
de François Pithou^ intitulée : CoUectores canonum et decre- 
torum^ aéjà imprimée dans les éditions du Codeœ canonum 
vêtus. — B. Extrait relatif à F. Pilbou, tiré de a Pelrus 
Paulus Boscha in lib. l» (delà) Bibliotheca Ambrosiana. Me- 
diolani 1677,.* Fourny au collecteur parD. J. Mabillon; d et 
vraisemblablement dé la main de cet homme illustre. — C. 
« Mémoire de M. Faure, docteur en théologie, adressé â M. 
Xe Peletier, pour Tédition du code ancien de V église romaine 
i685. »— D. Notes pour la partie des Décrétales, de la main 
d'Antoine Alien, 1 un des exécuteurs testamentaires et 
éditeurs de Pithou. — E. Notes diverses de la main de 

(a) Le coUectear de ces papiers est sans aucun doute le P. Pasquier 
Qaesnel. Une note, de la même main que toutes les autres suscriptions, 
s'exprime ainsi au dos de la pièce no i du 1er dossier (voy. ci-après]. 

« CoUectores canonum etc imprimé plus ample qu'au i|nanuscrit 

*d-joint, sur un autre ms. qui est dans le cabinet de M. Lepeletier...., 
>an commencement de mon édition du droit canon par Thierry. * Or, 
le P. Quesnel est le collaborateur anonyme du Corpus juris canonici 
des Pithou, imprimé à Paris en 1687, chez Thierry, en S Tol. in-fo, 

-sous le nom de Le Peletier. (Voy. le P. Lelong. T. i. no 6958.) 

(b) Les quatre premiers dossiers de cette liasse sont considérés, au 
dépôt des archive» de l'Aube, comme provenant du coUëge de Troyes. 
Les deux autres ont été recueillis par moi dans divers fonds, et réunit 
aux précédents, sous un titre commun, à cause du nom des Pithou. 




— i86 — 

Pafqaler Quesnel, et parmi elles «ne NoHHë yriseopaimm 
$t arehiqHicopatitmm ûaUia à tempore ioamUi ÏJIL P. If. 
qui paraît être de la main de F. Pithou. 

Douter IL Renferme : Lettre oriffinaile et autographe de 
J. Scaliger, datée de Le^de, 14 joiilet 1606, écrite en fran- 
çais» signée Joseph délia Scala, et adressée à «Honsleardela. 
vao, docteur en médecine à Poitiers, d Elle porte au dos r 
SeaÛgerana, et parait avoir été recueillie pour une nouvelle 
édition de Fopuscule connu sous ce titre. Elle est accom- 
pagnée d'un intitulé et d*une préface toute faite de la roali 
du P. Quesnel. II y explique comment cette lettre, après avoi 
appartenu aux Pithou, puis à François de Launoy. est re- 
nne enfin dans les siennes, pour passer, à Taide de la presse 
entre celles du public. 

Doisier lU. Caiàlogiêes des amwei des FF. Pithou. L'u 
d^eux provient d'Antoine Allen, et est annoté de 
main. 

DosHer /F. Éloges, poèmes et notes diverses, relative 
aux Pithou, par Scaliger, Gasaubon, Antoine LoiseL 
Baluze, J. Dorât, P. Nevelet, etc. 

Doiêier F. Preuves pour servir à composer la vie des 
Pithou. Commissions, diplômes de graae, lettres palent^^ 
etc., imprimés et mss. 

Dossier VI. 1598 = 1602. Consultations données et Éigoé^m 
par François Pithou. 

Dossier VII. Titres de famille et de propriété, appartenant 
aux Pithou et à leurs parents. — A. Copie authentique, col- 
lationnée le 22 juillet 163a, du testament de François Pithou^ 
par lequel il fonde le coUége de Troyes dans sa propre 
maison; en date du 20 novembre 1617 (a). — B, Autre copie 
informe delà même époque. 

L. 498. XVIP =. XYIIP s. Pièces détachées et 
diverses. Recettes d'opiats, d'onguents etc. Lettres, 
fragments de poésie ou de littérature. Annonces, 
prospectus, avis, circulaires de ctiarlatans, opé- 
rateurs et autres industriels. — Carton 336. 

L. 4»». XIV«=XVIII- s. 1210^1791. Papiers 

de toute espèce concernant des généalogies. — 

(i" partie.) — Carton 327. 

Savoir (h) : Angenoust. — Averli. — De Belloy. — Bei 
rayer. — Blanzac. — BoiUetot. — Boucher. — Bourg-l'Ablx 
— Gardon. — CoifTard. — Courcelles. — Courtois. — Cr 



(a) Yoy. me de Pithou» par Grosley. T. u. p. 225. In-lS. 

(h) Les piéoes sont classées par ordre alphabëtiqoe des noms 
famine. 



— 181 — 

quy, — GuTilliers. — Depinette* — Dorigny. — Drouot. 
— Doplessis. — Epagne. •— Oaucliéry. 

t. S60. Idem. (2* partie.) — Carton 337. 

Shêite : Henin. — Henneguin. — Huinières. — Janson. 
Loioble. -T- Lesguisé. — Letartier. — Haréschal. — Ma- 
risy» — liesgrigDv. — Hauroy. — Mole. — Paillot. — 
MléUers. — Pémcard. — PiDettes. 

L. SOI. Idem. (3^ partie.) — Carton 338. . 

Suite : Poterat (a). — Roche. 

lU ft09. Idem^ (4* partie.) — Carton 339, 

Fim. Yk^Qier. — Villemaur. — YilleprouYée. — Vîrau. 
Le lot de Yillemaur renferme quelques extraits du Feoda 
!Jampanie de la chambre des comptes de Paris. 

L. ftOS. XVIP = XVIII- s. 1680 = 17.... Titres 

l'office et. de £amiUe. — Carton 340. 

Papiers et correspondance de sir Thomas Sherlock, officier 
l*fui régiment Irlandais, au service de France et de Jac- 
pieall. 

Ia\ Ce fiit on Poterat qi|i, vers la fin do xTi« siècle, introdoisit à 
Bro^, la fiibrieatioB dea ftitaines. Témoin Tépitaphe aoiyante, troo- 
'^ «o mUieu de sépoltores, sor remplacement des Gordeliers, lors 
l«i fooûles opérées en 18^, poor la constmction des noorelles pri- 
ant de Troyes : 

tt CT BEDAirS B8T LB QOEPS DE HOBLB 

HOMIIB M* IbHAH POTBRAT YoTER 

POUB LE BOT A TROTES ET LVN DE SES 

POVBSUIVANT BABMBS, NAGVEBRE BEGEPVEVR 

BBS TAILLES EN LELEGTION OB TBOTES ET PBEMIBB 

MARGUILLIBB BN LEQLISB S'-UBBAIN, QUI, 

BB LABNÉE M'^IIII^'Z (ISSS), A INTEOnUIT, A SES FBAIS 

ET DEPENS, LA MANVFAGTUBE DE FVTAINE 

EN CETTE VILLE, BN LAQUELLE NB 8BN BSTOIT 

AUPARAVANT FAIT NI FABRIQUÉ; B,T FUT QUBBIR 

EN PlEDMONT VNG M* OUVRIEB, FEMMES 

ET ENFANS POUR COMMENCEE LADIGTB 

MANUFACTURE, ET ONT BSTé LEUB8 ENFANS 

BAPn8B A 8AINGT BEMT *. QUI DECEDA LE XXIX 

OGTOBBE MIL SIX GENS VINGT CINQ. PbIBZ 

DIEU POUR LUT. » 

Cette épitaphe, gravée sor one féonie de plomb, par one main pen 
«xereée, est maintenant déposée aomosée de Troyes. (CoBwnoniyié.) 
-- La iunille Poterat était originaire dltalie. 



— i88 — 

SEIGNEURIES. 
MARIGNY. 

L. 504. XVIP = XVIIPs. Trois pièces. - 

Deux iavenfaires de meubles, en 1668, et un fragment d« 
terrier du xyiii* s. 

ê 

PAYNS. 

L. 505. XVI* = XVIP s. 1590 = 1605. Pièces 
concernant le siège soutenu par ce château, et an- 
Ires événements relatifs à 1 entrée d'Henri IV, i 
Troyes {a). — Carton 342. 

PINEY. 

L. 500. XVP=XVIPs. 1510 =1611. Comptes 
et papiers . domestiques ou d'administration, des 
princes de Luxembourg (de la maison de Mont- 
morency), ducsdePiney, seigneurs deMontangon, 
de Rameru etc. — Carton 343. 

On y a joint un terrier du duché de Beaufort, daté de 
1603. 

PONT-SUR-SEINE. 

Seigneurie habitée en dernier lieu, ayant 1790, par le prince Xavier 

de Saxe. 

Pour mémoire. (Voy. plus loin Lettres et dissertations.) 

VILLAGERF. 

t. «or. XIP -- XVIIP s. 1179 =^ 17.... Notice, 
bulles, inventaires et autres pièces relatives à cette 
terre, comme appartenant ou ayant appartenu à 
Téglise de S. Sépulcre. — Carton 344. 

L. SOS. XVP = XVIIP s. 1588 = 1790 env. 
Inventaires de meubles, livres, armes etc. et au- 
tres pièces ayant trait à la description des lieux. 
— Carton 344. 

(a) Voy. sur la prise de Troyes par les royalistes, des détails par- 
ticnners dans le Tritor chronologique du P. Hi-Momucdd, 1648. /fi-/^* 
3* volume. 



— 1»9 — 

XYI* == XVIir 8. Correspondance* — 

n â/i/i. 

' trouve de curieux témoignages sur la généalogie et 
ire de la famille Colbert, notamment sur les relations 
irciales des Golbert de Troyes, de Reims et de Paris, 
IX et avec TAUemagne et Tltalie au xvi« s. (a). 

•lO. XIV = XVIII- 8. 1382 = 1789. Pro- 

*e, aveux, comples, pièces et titres de tout 

, relatifs aux seigneurie et domaine de Yil- 

l — Carton 344, 

a joint, dans le même carton, deux petits registres 
Qstice seigneuriale (1775 = 1790). Voy. Reg. N© 17W. 



CHAPITRE III. 



REGISTRl». 



lÈVÊGHÉ. 



tTBB 1. 1519 (écrit 5. XYII* = XYIII* s. 
nventaire du Trésor 1692-1711. Reg. des baux, 
artes. — D'une belle contrats et autres actes, jus- 
ion et d*yn grand in- tifiant (conformément à Té^ 

dit de décembre 1691) des 

SLYin* s. Table des •>*«'** ^^^ propriétaires de 

es de l'Evéché. main-morte pour le diocèse 

LYIP s. 1610^93. .Co. ^«Troyes. 

pièces concernant les n^ XYIP ss XYIII* s. 

I (financières) du dio- 1697-1784. Registre du greffe 

I Troyes. » ^g domaines des gens de 

aV* = XY»s. 1362- main - morte du diocèse de 

Cartulaire. Troyes. 

»y. sur le même sujet les MéwiQfr§» tur .lef Troyem <iélèbreâ, 
Tôlhert, 



— 190 — 



RBO.r. («)i6SS (22 Jan- 
vier) = 1593 ( 23 août). 
« Livre des délibérations et 
assemblées de Messieurs les 
députez du derjgé du dio- 
ceze de Troyes. » 

S. 1674-1702. «Délibéra- 
tions de Messieurs les dépu- 
tés du clergé do diocèse de 
Troyes. » 

•. 1701 (9 août) = 1720 
(27 décembre). Délibéra- 
tions des députés du clergé 
du diocèse de Troyes. 

HO. 1564-65. Comptes 
des deniers levés par les bé- 
néficiers pour le rachat de 
leur temporel aliéné par 
des contributions précéden- 
tes. 

11. 1576-77. Taxes ou 
impositltDns payées par le 
clergé du diocèse de Troyes. 
— Mutilé. 

13. 1581. Taxes ecclé- 
siastiques du clergé du dio- 
cèse de Troyes envers le 
pape. 

13. 1748. a Rôle du don 
gratuit de 16, millions de 
livres accordé au Roy par 
rassemblée générale du cler» 
gé tenue k Paris en 1748. » 

14. 1599. Compte des dé- 
cimes. 

Ift. 1600-01. Idem. 

M; 1603-03. Idem. 



(a) Les registres dont les dates 
ne portent pas d'indication de «tè- 
«le, sont eonlemporains de l'épo^ 
qne exprimée en chiflElres arabes. 



%7. 1603^04. Idem. 

^ IS. 1651 - 54. Actes d 
laulorité épiscopale. Procès- 
verbaux de tonsure, provi — 
sions, mandements, etc. 

19. 1654-56. Idem. 

90. 1656-59. Idem. 

91. 1659-77. Idem. 
99. 1664-67. Idem. 

93. 1667-69. Idem. 

94. 1669-73. Idem. 

95. 1673 (26 mai =± !25 

septembre). Idem. (Mande- 
ment sur Catherine Charpj^ 
visionnaire thaumaturge , 
19 juillet 1673.) 

90. 1677-81. Idem. 

97. 1681-83. Idem. 

9S. 1683-86. Idem. 

99. 1686-90. Idem. 

30. 1690-95. Idem. 

31. 1695-1704. Idem. 
39. 1704-14. Idem. 

33. 1705-42. Idem. Con- 
tient un mandement de Té- 
véque Bouthilier de Cha- 
vigny contre le JansénhMie, 
et le formulaire toucfaaol 
les 5 propositions, suivi de 
signatures, de bénéficîen. 

34. 1714-21. Idem. 

35. 1721-31. Idem 

36. 1726-42« Idem. 

37. 1731-42. Idem. 

38. 1742-48. Idem. 

39. 1748-52. Idem. 

40. 1748-58. Idem. 



41. 1752-&7. Idem. 
1757-62. Idem. 
1762-66. Idem. 
1766-72. Idem. 
1766-75. Idem. 
1773-79. Idem. 
1775-89. Idem. 
15&2-&3. Reg. de non 
se. ■ Regîsiram no- 
curstorum civîtalis 
esis Ti'eceiiHÎs <juos 
• episcop. Trecensis 
ât d* non resideodo 
ivrii. • 

XVI*s.l55&.65. iD- 
m» eocléttîastiqaes. 
165{t-55. Idem. 
1565-56. Idem. 
1556. Idem. 
1560. Idem. 
1560-61. Idem. 
1666-67. Idem. 
1570-71. Wem. 
1572-73. Idem. 
167S-76. Idem. 
1676-78. Idem. 
1678-81. Idem. 
1&81-8&. Idem. 
1565-86. Idem. 
1566-87. Idem. 
1587-88. Idem. 
1588-90. Idem. 
1689-93. Idem. 
1592-93. Idem. 
1593-9b. Uem. 



••. Iâ9&-f5. Idem. 
rO. 1595-96. Idem. 
ri. 1597-98. Idem, 
r». 1597-1602. Idem. 
73. 1598-99. Idem. 
7%. 1616-18. Idem. 
tu. 1619-33. Idem. 
76- 1626-39. Idem. 
Xr. 1632-33. Idem. 
rS. 1685-fi3. Idem. 
79. 1641-78. Idem. 
SO. 16&2-Û9. Idem. 
§1. 1650-66. Idem. 
99. 1666-65. Idem. 
M. 1665-73. Idem. 

84. 1668-69. Idem. A 
léte b£che : Reg. de t'official. 

85. 1677-83. Idem. 

S«. 1674-75. Reg. de Tof- 
ficialité, suivi d'ineiauMlions 
ecclésiastiques. 

Sf. 1680-81. neg.'del'of- 
Ficialité, Huivi d'iiisînDationft 
ecclésiastiques. 

S». 1683-8&. Idem. 

S». 1684-88. Idem. 

•O. 1688-91. Idem. 

•1. 1693-95. Idem. 

•9. 1695-1707. Idem. 

03- 1707-19. Idem. 

•4. 1719-35. Idem. 

•}. 1724-39. Idem. 

00- 1739-34. Idem. 

•r. 1734-39. Idem. 






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»' .1M6.1*»». 'i„e.le»exi»e* 



i9S — 



14t. 1658. Partage 
il entre le rot et l*é- 
à Trcyt^t TorvilUen, 

SU'Lyi, etc. 

I. 14t8. Partage de 
lire le roi et révèque» 
es et aux environs. 

I. 1A58-61. Partage 

h entre le roi et Té- 

CàâiêKenie si prévôté 

r- 

i. U59 - 61. Partage 
b entre le roi et Té- 
à Lesmont, Moulins, 
1^ PremUrfaii. 

It 1460 environ. Par- 
e serfs entre le roi 

èf, Pouên. 

r. 1&61. Partage de 
itre le roi et Tévéque. 
irChëûal, Pont, Avon, 
'Fontaine. 

k 1461. Partage de 
aire le roi et Tévèque 
fes. Méry et les envi- 

I, 1&62. Taille et par- 
I serfs entre le roi et 
e* 

h 1493-94* Comptes 
itUe des serfs. 

I. 1494-95. Idem. 

t 1495-96. Idem. 

I. 14974M. Idem. 

I. Fin du Xy s. Par- 
) serfo entre le roi et 
e. ChâtelUnie de Méry. 

i. 1370. • Ce sont 
aentoires des biens 



meubles de fea Reuerent 
père en Dieu monsieur 
Henry de Poitiers jadis 
euesque de Troyes. • Docu- 
ment d'une haute curiosité. 

flM. 1375. « Comptes 
rendus à monseigneur Teues- 
que par Jehan d'Allibau- 
dières prebstre , curé , son 
capitain et receveur de son 
hostel d'Aiz (en Othe) com- 
mençant le xzvij* de juin 
et finissant le ix* d*aoust 
de ladicte annécy que mon- 
dlct seigneur Tév^que de 
Troyes (Jean Eraque) alla 
de vie k trepassement. » 

15T. 1382-83. Comptes 
de la seigneurie d'Aix-en- 
Othe. 

15S. 1386. Idem. 

150. 1386-88. Idem. 

160. 1387-88. Idem. 

161. 1388-89. Idem. 
169. 1389-91. Idem. 
1«8. 1390-91. Idem. 
164. 1391-92. Idem. 
M&. 1392-93. Idem. 
MU. 1397-98. Idem. 
Mr. 1398-99. Idem. 
1«S. 1399-1400. Idem. 
!••. 1407-08. Idem. 
ira. 140809. Idem. 
ITl. 141041. Idem. 
irV. 141S-14. Idem. 
ITS. 1&38-89. Idem. 
1T4. 1496-97. Idem. 
175. 1519-20. Idem. 

i3 



Km», ir». <6tt->l. 
■ Compte* de la recepte de 
la terre et wigneurie d'Ail- 
en-Olhe, apparlenanti R. ?■ 
eil Dieu Guillaume Çaruy 
eneique de Troyes, etc. • 

WT- 1651-32. Idem. 

ira. 1SS1-S2. Idem. 

IT*. 15S2 ». Idem. 

taO, ISSS-SS. Idem. 

181. ISSt-SS. Idem. 

18V. 163B-S6. Comptes 
rendus à Odard Bennequin, 
èréque de Troyes, de sa Bel' 
goeurie d'Aix-en-Othe. 

ISS. 1576-77. Comptes 
de la seigneurie d'Aix-eli- 
Othe. 

184. 1S85-86. Comptes 
de la seigneurie de St.-Lyé. 

■8S. 1S96-97. Idem. 

18*. Ull-12. Idem. 

ISr. 1U0.21. Idem. 

188. IU1.32. Idem. 

18«. 1II3&.35. Idem. 

ia«. lfiU-A2. Idem. 

IM. ISOS 07. Idem. 

■•*. 1370-71. Comptes 
des revenus. 

IM. 1373-75. Idem. 

IM. 1376-77. Idem. 

IW. 1376-77. Idem. 

190. 1381-82. Idem 

l«r. 1383-84. Idem. 

■•8. 1384-85. Idem. 

lae. 1387. Idem. 



•or. 

M8. 
M*. 
«lO. 
Ml. 
»lt. 
»U. 
«M. 
«U. 
*1«. 
•IT. 
*18. 
M» 

cso. 
**1. 
>*s. 

S*3. 
**4. 
t*S. 
*M. 

ttr. 

**8. 
*>•. 
MO. 
*S1. 

*3t. 



IWO-n. Idem. 

1391-92. Idem. 

lUO-01. Idem. 

1401-04. Idem. 

1402-03. IdmD. 

1403-04. Idem. 

1404^5. Idesau 

1404-05. Idem. 

1406.07. Idem. 

1407-08. Idem. 

1408-09. Idan». 
1409-10- Idem. 

140910. Idem. 

1413-14. Mem. 
1414-15. Idem. 

1419-30. Idem. 
1422-23. Idem. 

1423-24. IdeiL 

1424-25. Idem. 

142526. Idem. 

1427-28. Idem. 

1428-29. Idem. 
1428-29. Idem. 
1428-29. Idem. 

1429-30. Idem. 

1430.31. Idem. 

1432-33. Iden. 

1433-34. Idem. 

1434-45. IdeiD. 

1435-37. Ideia 

1436-37. Idem 

1437-46. Idèiv 

1438-39. Idée 



— i«6 — 



. 44S9.&0. Id. 
1&S9-&0. Idem. 
1&&1-&3. Idem. 
1&&3-&4* Idem. 
1&4&-46. Idem. 
1&&5-46. Idem. 
lAA8/t9. Idem. 
1&56-57. Idem. 
1&85-86. Idem. 
1488-89. Idem. 
1&96-97. Idem. 
I&O8.99. Idem. 
1501-02. Idem. 
1511-13. Idem. 
151748. Idem. 
1572-7&. Idem. 
1615-16. Idem. 



9MI. 167S-9Q. Comptes 
des reTenos de Pel-et-Der. 

Mfl. 1588-160&. Comp- 
tes des redevances dues à la 
St.-Rem]r. 

9M. 1428-29. • Comp- 
tes du temporel. » 

!9M. 1&29-3A. Comptes 
divers. Intervertis. 

M4. 1&53-60. Comptes 
divers. 

955. 1521-22. Comptes. 
Recettes. 

959. 1363-.. . Censier 
de révéché. 

MX. 1365. Terrier des 
rentes et revenus. 

t5S. 1373-75. Cens, 
rentes et autres redevances 
dues à Tévéque. 



SAINT-PIERRE. 



. XVIII* s. V. 1760. 
ire général des ar- 
de la cathédrale. 
(!nq énormes vol. ou 
lont trois ont envi- 
} feqillets chacun. 
** contenant les Z>o- 
— En tète se trouve 
ice historique et phi- 

CDie assez curieuse 
asse^ la pèche, etc., 
rées comme iostitu- 
Comme droits. 

I. Idem. Tome 2* in- 
^bjets censueb. 

,. Idem. Tome S* in- 
Diames it autres droits 
»fi et objsts analogues. 



Avec une notice ouiieuse sur 
chacun de ces droits. 

96!t. Idem. Tome &* in- 
titulé : Domaines, cens et rentes 
dans la ville de Troyes. 

963. Idem. Tome 5* in- 
titulé ; Droits^ etc. 

964. XY* s. 1160-1&30. 
Cartulaire. Amortissements 
et déclarations. 

965. 136&-1S7&. Délibé- 
rations capitulaires (a). 



(a) M. Tmelle, fàbriclen de l'é- 
glise cathédrale de Saint^Plerre, 
possède an certain nombre de cet 
registres de délibérations capi^a« 
laires. 



Rm. 



999. 

tné. 

97%. 

trs- 

9f9. 
MO. 

Ml. 
M». 
983. 

M«. 

tsr. 

»•■. 

299. 
993. 

»•&. 



— 196 — 

1376-84. Id. MNI. 

l&20-ft9. Idem. 300. 

4&S0-S9. Idem. 301- 

1&59-81. Idem. S09. 

1U7-83. Idem. SOS. 

1&83-9S. Idem. S04. 

1&9S-98. Idem. SOfli. 

1503-15. Idem. SOO- 

1515-28. Idem. SOT. 

1528-35. Idem. SO^. 

1536-50. Idem. SOO. 

1550-60. Idem. SIO. 

1560*69. Idem. Sfll. 

1566^70. Idem. S19. 

1569-72. Idem. SIS. 

1572-76. Idem. S14. 

1576-80. Idem. SU. 

1581-85. Idem. SIO. 

1582-86. Idem. SIT. 

1585-90. Idem. SIS. 

1590-96. Idem. SflO. 

1596-1660. Idem. 320. 

16Q1-10. Idem. 3*1. 

1610-17. Id^m. 333* 

1617-21. Idem. 333. 

1621-26. Idem. 334. 

1626-32. Idem. 335. 

1629-36. Idem. 330. 

1636-&6. Idem. S3T. 

16&4-&9. Idem. S3S. 

1652-53.. Idem. 330. 

1653-5&. Idem. 330. 

1654-55. Idein. 331. 



1655-56. Idem. 
1656*^57. Idem. 
1657-58. Idem. 
1658-59. Idem. 
1652-58. Idem. 
1658-65. Idem. 
1659-60. IçhuBi. 
1660-61. IdeuiL 
1661-6Jt. I4em. 
1662-6S. Idem. 
1662-79. Idem. 
1663-6&. Idem. 
166iM$5. Idem. 
1665-66. Idem. 
1666-67. Idem. 
1667-68. Idem. 
1669-73. IdeÎD. 
1673-78. Idem. 
1681-82. Idem. 
1682-83. Idem. 
1683-8&. Idem. 
168&-85. Idem. 
1685-86. Idem. 
1686-87. Idem. 
1687-88. Idem. 
1688-89. Idem. 
1689-90. Idem. 
1690-97. Idem. 
1697-1708. Idem. 
1722-29. Idem. 
1730-36. Idem. 
17&5-55. Idem. 
1677-97. Délibéfi- 



— i«7 — 



Im ekanoinea de la 
le N. D. 

999. 1750-70. Re- 
èe lettres et autres 
felatltes aux àffiulres 
ipitre. 

If. 1385-1&57. Récep- 
les ohaooînes. 

I. 1521 - 52. Procès- 
m de visitatioDS faites 
obapitre. 

$. 1472 1598. Recueil 
«npu. Registre du 
de la chambre du 
re. Oo y trouve aussi 
Hi autres matières et 
elles un état de visi- 
I faites par Tévèque 
rerses maisons reli- 
8 de son diocèse* 

S. 15&6-98. Reg.de la 
I capitulalre aux Noês. 

f. 1605-18. Id. du 
de la justice. 

9. 166&-72. Id. du 
de la justice de la 
à Troyes. 

1. 1674^75. Id. du greffe 
nstice capitulaire. 

O. 1384-85. « Comp- 
m eschoites et mortes 
( de leglise de Troyes. • 

rJL 1411-13. Comptes 
iflles sur les hommes 
femmes de Téglise. 

». 1422-23. Taille de 
^ aie.-Sire. 

[S. 1496. Livre de la 
do chapitre de la ca* 
de sur les hommes et 
MdesNoéf. 



S4MI. 1387-88. Sanstitre 
ni indication positive. Comp- 
tes d*Ouvrages. -^ Mutilé. 

S4ft. 1412-22. Comptes 
de la fabrique. 

SM. 1413-14. Idem. 
S47* 1442-52. Idem. 

S49. 1448-50. « Ma- 
nuel de lœunre et fabri- 
que de leglise de Troyes. 
Mises et receptes falotes 
par moy Âuthoine Choignot, 
prebstre chanoine et com- 
mis par icelle fabrique etc. • 

340. 1453-62. Comptes 
de la fabrique* 

SMk 1462-64. Idem. 

Sftl^ 1468-73. Idem. 

Sft9. 1475-80. Idem. 

SftS. 1480-88. Idem. 

SM. 1480-97. Idem. 

S5ft. 1486-88. Idem. 

SftA. 1487 97. Idem. 

Sftf . 1487-1501. Idem. 

SftS. 1499-1503. Idem. 

Sft9. 1502-05. Idem. 

360. 1506-08. Idem. 

S61. 1508-09. Idem. 

399. 1509-10. Idem. 

S63. 1509-11. Idem. 

M4. 1509-13. Idem. 

se». 1512-lS. Comptes 
de la fabrique — Fort inté- 
ressant pour rarohéologie. 

S99. 1512-15. Comptes 
de la fabrique. 

1514-18. Idem. 



bh. ama. 1517-18. m. 

SM. 1518-19. Idem. 

Sre. 1519-31. • Comp- 
tes des receptes et despeesea 
de l'œuvre et fabrique de 
leglise de Treyes rendu par 

moy Noël de Tenlay 

chanoine el maistre de 

J'œuiire et fabrique. » — ■ 
Très-curieux ; le commen- 
cement manque. 

3X1. 1521-26. Comptée 
de la &brique. 

ar». 152i-29. Idem. 
ara. ISSe-JS. idem. 
ar*. 15S2-S6. Idem. 
SrS. 159S-S7. Idem. 
3,r«. lS35-iO. Idem. 
sVr. 15iO-U. Idem. 
SrS. 1549-i7. Idem. 
art. 1551-58. Idem. 
SSO. 1555-71. Idem. 
381. 1558-64. Idem. 
38*. 1569-74. Idem. 

383. 1579-88. Idem. 

384. 1587-88. Idem. 
383. 1597-1627. Idem. 
380. 1598-1605. Idem. 
38T. 1609-13. Idem. 

388. 1626. ■ Compte de 
la recepte et dépense faicte 
par moy.. chaiioiuc et fa- 
oricien de l'église de Troyes 
pendant troismois octobre 
novembre et décembre de 
l'anBéa 1636, qu'a iaii le 



grand iabild. ootroyé k la- 
djete Tille et au diocèae dl — 
celle par nostre sainct pere^ 
le pape Urbain haietiènîe. > - 

383. 1661-63. Compte^ 
de la fabrique. 

3*0. 108S-91. Idem. 

3M. 1687-88. Idem. 

33S. 1760-68. Idem. 

333. 1769-70. Idem. 

3M. 1492 1526. 
tea dea rieaires. 

3M. 1566-1601). Idete. 

3*6. 1349-1426. Coop. 
tea de la gr. chambre. 

S3r. 1357-60. Idem. 

3*8. 1361-62. Idem. 

3*9. 136364. Idem 

400. 1377-68. Idem. 

4M>1. 139697. Idem. 

40C. 1899-1400. Idem. . 

403. 1400-01. Idem. 

404. 1402-03. Idem. 

405. 1404-05. Idem. 
40a. 1405-06. Idem, 
40T. 1405-06. Idem. 
408. 1406-07. Idem. 
40*. 1407-13. Idem. 
41A 141819. Idem. 
411. 1425-26. Idem. 
41*. 1432-33. Idem. 

413. 1434-62. Idem. 

414. 1459-61. Idem. 



_ 499 — 



Mft. 1&6S-6&. Id. 
146&-65. Idem. 
1&8&-91. Idem. 

• 

1688-89. Idem. 
lMl-99. Idem. 
1&99.-150&. Idem. 
1501-07. Idem. 
1503-0&. Idem« 
1525-26. Idem. 
1529-32. Idem. 
1607-15. Idem. 
1680-81. Idem. 
1708r09. Idem. 

1372-73. Comptes 
rsaires. 

l399-l/i03. Idem. 

1&08-15. Idem. 
1&16-17. Idem. 
1&30. Idem. 
1&33-3&. Idem. 
1&36-37. Idem. 
1&37-&8. Idem. 
1338. Idem. 
1&&1-&2. Idem. 
1&66-73. Idem. 
1505-12. Idem. 
151&-22. Idem. 
1516-17. Idem. 
1519-23. Idem. 
152&-25. Idem. 
1532-33. Idem. 
15&2-&6. Idem. 
1551-55. Idem. 



447. 1566-73. Ida». 

448. 157&.79. Idem. 

440. 1587-89. Idem. 

4AO. 160&-05. Idem. 

4ftl. Xiy's.(8ansdate). 
Comples des funérailles, et 
exécution testamentaire de 
Yve Berlhier, chanoine. 

4ft!9. 1436-37. Comptes 
d'exécution testamentaire , 
après le décès de Jacques 
Rocignot, chanoine. 

4&3. 1438. Copie de rin- 
ventaire fait après décès de 
Jean Blanche, chanoine et 
solis-chantre de Troyes. Ce 
chanoine parait avoir été 
fort riche. L'inventaire sem- 
ble inachevé, il contient une 
foule de mentions instructi- 
ves ou curieuses. (Voy. ci- 
dessus p. 81 ms. I.) 

454. 1438. Comptes de 
Texécution testamentaire , 
après décès de J. Blanche, 
chanoine de Saint-Pierre. 
Cet exemplaire, plus com- 
plet que l*autre, est curieux 
à beaucoup d'égards. 

4ftft. 1518. Comptes de 
Texécution testamentaire , 
après décès de Loys Budé, 
chanoine. 

456. 1393-98. Comptes. 

4ftT. 1405-16. Comptes 
divers ou mêlés. 

4ftS. 1420-39. Idem. 

450. 1447-48. Idem. 

400. 1449-1648. Idem. 

401. 1457-65. Idem. 



RU. M». I46MS. M. 
4M. M7l-7«. I<lein. 
M4. Iwa-M. Idm. 
«•s: 1485-91. Idem. 
490. 1&89-9S. Idem, 
Mr. 14»!.«9. Idem. 
«•S. li97-lSlS. Idem. 
«••. li9S-99. Idem. 
4r0. lSOA-20. Idem. 
4ri. 1609-lS. Idem. 
4g9. 1614-SO. Idem. 
«ra. 1516-17. Idem. 
4r«. 1518-17. Idem. 
«rS. 1519-30. Idem. 
4r«. 1520-21. Idem. 
Mr. 1530-21. Idem. 
4rS. 1536-3&. Idem. 
4r9. 1581-33. Idem. 
4M. 15S6-87. Idem. 
481. 1553-54. Idem. 
48>. 1539-55. Idem. 
48S. 1540-50. env. Id. 

484. 1543-48. Idem. 

485. 1554-61. Idem. 
488. 1554-69. Idem. 
48r. 1577-78. Idem. 
488. 1577-98. Idem. 
48*. 1578-86. Idem. 
4«0. 1591-98. Idem. 
4M. KOO-15. Idem. 
4«S. 1603-14. Idem. 



4M. 161944- Idem. 
4*4. 1648-49. Idnn. 
4M. 1530-61. Cm . _. 

de la leigDeurie de "n — r i° 

488. 1366. Cenrier j 

Troyes. ReoommandabM. Je 
nous le rapport paUograpl^^i. 
que. 

4*r. 1387-88. Cei»K«, 
ATroyea. 

4M. 1189. Idem. 

4*0. 1442-144... Uboi. 

«Ht. 1489-90. Idem. il 

SOI. 1530-33. Idem. /• 

WS. 1376-77. Cenlieii 
EcheniUj. 

SM. 1376-77. Idem. 

S»4. XV •. Idem. 



«W. 1443. 
Echenilly, HoDtier-la-Celle 
et enTfronB. 

MM. 136S-6S. Couder. 

SOT. 1404-05. Idem. 

SOS. 1417-18. Compte» 
des ce&sives. 

SOO. 1588-40. Idem. 

ttftO. 1421. Cenilaraax:^ 
Noës. 

511. XV t. Table pac^ 
noms de lieux des titres d^^ 
propriété ou de procédure.^ 
concernant le chapitre. Ma^ — 
tilé. Utile pour la connais^ ^ 
sanee de la géographie U — 
tïne. 



a: 

àcla 

^ » 

I 

\ 1 



— 201 — 



SAINT-AVENTIN. 

BteMa paroelMù sancti 

Rm. 519. 1666-1707. ftlS 
omples de ia fabrique. 

A4INT-JBABI. 

S14L XYIP 8. loven- 5S4 
tire général des tilres de 
égibe. 

SflS. Ecritenl628. Gar- 
ilalre et inventaire des ti- 
res de réglise. 

SflO* 1730 environ. Ta- 
blée pour consulter le cartu- 
aire el inventaire. 

ftflT. I4âl« Comptes de 
'église. 

SIS. 1683-84. Comptes 
le la fabrique. Recettes. 

«!•. 1508-09. Idem, 
fteœttes et dépenses. 

SMI. 1508-09. Idem. R. 

Si»fl. 1508-10. Idem.R. 

M». 151S-Î3. Id. R. D. 

M3. 1512-13. Idem.R. 

ft»4. 1517-19. Idem. D. 

595. 1518-19. Idem. R. 

KM. 1519-22. Idem. D. 

ft97. 1521-22. Idem. D. 

SM. 1522-23. Idem. R. 

SM. 1526. Idem. R. 

MO. 1526-27. Id. R. D. 

ftSl. 1527-28. Id. R. D. 

ftSl». 1529-30. Idem. D. 

fMS. 1523-34. Idem. D. 
— Jolie reliiire du temps, 
^^ cuir gauffré. 



Treotmi», 
1707-66. Idem. 



M5. 
ftS6. 
U7. 
US. 
M*. 
ft4M». 
541. 
(54». 

«43. 

&44 

ftM. 
MW. 
ft4S. 
ft4». 
MO. 
ftftl. 
M». 
M3. 
M4. 
ftM. 
ftM. 

wy. 

ftftS. 
«M. 
MO. 
Ml. 



15S5-S7. 
1635-S7. 
15S7-38. 
1587-88. 
1589-40. 
1539-AO. 
1540-41. 

1543-44. 
1545-46. 
1547-49. 
1548-49. 
1548-49. 
1549-50. 
1549-50. 
1549-51. 
1551-52. 
1551-52. 
1552-53. 
1552-53. 
1553-54. 
1553-54. 
1554-55. 
1554-55. 
1555-56. 
1555r56. 
1556-57. 
1556-58^ 
1557-58. 
i4 



Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. R. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem.D. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem.. R. 
Idem. D. 
Idem,^ R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. R. 
Idem. D. 
Idem. D. 
Idem. R. 



— 204 

Rbg.«7«. 163&.35.Id.R. 

•rr. 1635-36. Idem. D. 

•rS. 1635-36. Idem. R. 

679* 1636-37. Idem. D. 
à la page 28, mémoires d'ou- 
vrages et signature auto- 
graphe de Linard-Goûtliler 
(aoecsanuargue). 

•80. 1637-38. Idem. D. 

•St. 1637-38. Idem. R. 

•S9. 1638*39. Idem. D. 

•S3. 1638-39. Idem. R. 

•S4. 1639-&0. Idem. D. 
Page 289 ouvrages deLinard- 
Gonthier. 

•M. 16&0.&1. Idem. D. 

•»•. 1640-^1. Idem. R. . 

•ST. 1641-&2. Idem. D. 

•SS. 16/i2-33. Idem. D. 

l 16&2-/|3. Idem. R. 

). 1643-&&. Idem. D. 

[. i^UZM. Idem. R. 
•Ot. 16&4-&5. Idem. R. 
•03. 1645-47. Idem. D. 
••4. 1645-46. Inem. R, 
••5. 1646-47. Idem. R. 

\. 1647-48. Idem. R. 



. 1648-49. Idem. D. 
P. 289 signature et marque 
de Jean Gonthier. 

•08. 164849. Idem. R. 
•••. 1649-50. Idem. R. 
rOO. 1650-51. Idem. D. 
rot. 1650-51. Idem. R. 
rot. 1651-52. Idem. D. 



703. 1651-52. Idem. R. 

704. 1652-53. Idem. D. 

705. 1652-53. Idem. R. 
700. 1653-54. Idem. D. 

707. 1654-55. Idem. D. 

708. 1654-55. Idem. R. 
700. 1655-56. Idem. D. 
710. 1655-56. Idem.B. 
7flf . 1656-57. Idem. D. 
7flt. 1656-57. Idem. R. 

713. 1657-58. Idem. D. 

714. 1657-58. Idem. B. 
71ft. 1659-60. Idem. H. 
710. 1659-60. Idem;'R. 

717. 1660-61. Ideai.D. 

718. 1660-61. Idem. R. 
710. 1661-62. Idem. R. 
720. 1662-63. Idem. D. 
791. 1663-64. Idem. J). 
7tt. 1663-64. Ideoi. B. 
7t3. 1664-65. Idem. B. 
7t4. 1665-66. M. R. D. 
7tft. 1665-66. Idem. R. 
790. 1665-72. Id. R. D. 
7t7. 1666-67. Idem. D. 
798. 1666-67. Idem. R. 
790. 1667-68. Idem. D. 

730. 1667-68. Idem. R. 

731. 1668-69. Idem. D. 
73t. 1669-70. Idem. R. 

733. 1670-71. Idem. D. 

734. 1670-71. Idem. R. 
73ft. 1671-72. Idem. D. 



— 205 

riM. 1671-72. Id.R. 

'. 1672-78. Idem. R. 

i. 1673-7&. Idem. D. 

H 1675-7&. Idem« R. 

1.1673-1728. Registre 
bérationsdelafabriq. 

d 167&-75. Comptes 
brique. 

K 1675-76. Idem. R. 

t; 1676-77. Idem. D. 

ii 1676-77. Idem. R. 

i. 1677-78. Idem. D. 

L 1677-78. Idem. R. 

V 1678-79. Idem. D. 

i^ 1680-81. Idem. D. 

C 1680-81. Idem. R. 

I* 1681-82. Idem. D. 

. 1680-82. Idem. R. 

1 1682-83. Idem. R. 

4 1683-84. Idem. D. 

. 1683-84. Idem. R. 

. 1684-85. Idem. D. 

» 1685-87. Idem. D. 

• 1685-86. Idem. R. 

. 1686-87. Idem. R. 

. 1688-89. Idem. R. 

. 1689-90. Idem. R. 

. 1690-91. Idem. R. 

. 1691-92. Idem. R. 

» 1693-94. Idem. D. 

» 1693-94. Idem. R. 

. 1694^95. Idem. D. 

. 1695-96. Idem. D. 



r«r. 1696-97. Idem. R. 
VAS. 1697-98. Idem. D. 
^••. 1698-99. Idem. R. 
rrO. 1699-1700. Id. D. 
m. 1699-1700. Id. R. 
TV». 1699-1707. Idem. 
773. 1700-01. Idem. D 
T74. 1700-01. Idem. R 
T7ft. 1702-03. Idem. D 
rr«. 1702-03. Idem. R 
rrr. 1703-04. idem. D 
TrS. 1703-04. Idem. R 
rr». 1704-05. Idem. D 
780. 1704-05. Idem. R 
rSl. 1705-06. Idem. R 
rSt. 1706-07. Idem. D 
rSS. 1706-07. Idem. R 
TS4k 1708-09. Idem. D 
rSft. 1709-10. Idem. D 
rM. 1709-10. Idem. R 
rSf . 1710-11. Idem. D 
rSS. 1713-14. Idem. D 
rSO. 1713-14. Idem. R 
TINI. 1714-15. Idem. D 
T91. 1714-15. Idem. R 
rot. 1715-16. Idem. D 
VOS. 1716-17. Idem. D 
r04. 1716-17. Idem. R 
rOft. 1717-18. Idem. R 
von. 1718-19. Idem. D 
rOT. 1719-20. Idem. D 
rus. 1719-20. Idem. R 
700. 1720-21. Idem. R 



Me. mm. 1721 
§01. l7SS-3t. 
••*. l-Ri-SS. 

MS. ins-K. 
sa*. <7M-i7. 
8*a. m7-38. 
SM. nst-». 
am'. ms-ie. 

808. 17M-iO. 

80*. mo-si. 

810. I7S1-S3. 
SU. 1733-S3. 
81*. It33-S3. 
8M. 1733-35. 
814. 173t-S5. 
SH. 1735-36. 
8IO. 1731-38. 
81T. 1739-40. 
818. 17U-a2. 
-81*. 17t2-iS. 
StO. <7U-S5. 

8»i. ms-m. 

8*». i7i6-U. 



.31. Id. 
Idem. 
ld«iii. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Idem. 
Id.R. 
Id-n. 
Id.K. 
Idem. 
Idem. 
Id.B. 
Id. H. 
Id. R. 
Id. R. 



806 — 

I. 8>S. t7t8-U. Id. K^ . „ 
8*1. 17Il»-«l. Id.n..ii. 
t. 8*S. 1756-51. Id. %Di 
l. 8*0. 1751-53. U. R. n 
I. 8*r. 17S3-SS. Id. a. t. 
I. 8*8. 1757-58. U: B. D. 
I. 8*0. 1185-8<. Idan. S. 
L. 830. 1786-87. Idem. B. 
I — SftDS titre. — Hutyé. 
I SSl. 17t9-»«. Uem. R. 
i 83*. 1733-ei. OteUn- 

tîODH de la fabri^iie. 
'' 833. 1763-8A. ïden. 

834. T. 1630. •: 
L. de Pierre Leroux, 
. marguiltier de l'église par' 

rochiale St.-JehanelC— nr 
*■ le règlement £iict le 13 A- 
I. burier 1630, dee drailsaD- 

rîaiilx des earéa de da< f<ll> 
'* etc. • Traité en forme, de 
l. 309 feuillets doublée, ipvi 
, In-V. (V07. ci-desnu au 

n* m.) 
'^' 83ft. 17Ù8. Ceiuiet t 
D. Trojes et aux eavirom. 
D. 830. 1783. Obitaalre. 



SAIHIZ-HADBLEIIIE, 

SSr. 1311-11. Comptée 
ds la fabrique, fiec. et dép. 
838. lli36-3». Idem. 
«38. 1135-36. Ida». 

840. 1437-:SS. Idem. 

841. 1U7-U. Idem. 
84*. 1UÏ.(3. Idem. 
84*. UH-U. Uw. 



844. IU9-8>. 
de la fabrique. Ideea. 

845. Ikbl-S». Ite. 
840. iU7-S8. Ucm- 
»*T. It58-m. Ika. 
848. UPS9.M. Idea. 
840. IMO'tl. Ideà. 



•ftl, 1M2-U. Id. 
. 1&6&-65. Idem. 
. 1&66-67. liem. 
. 1&67-70. Idem. 
. 1&71'72. Idem. 
„ 1502-08. Idem. 
. i5ll-l&. Compte* 
brique. Détail des dé- 
rdaMves & l'acbéve- 
a Jobé. — Bdle re- 
tcmpt; cuirgauffré. 
% de cuivre. 
,1514-16. Comptes 
brique. AchéTem«Dt 
!. — Nombreux dé- 
« plus iuléressants 
jRbéologlB. 
. 1517-20. Comptes 
dwique. — Achève- 
1 Jubé. 

. 15S0-a&. Comptes 
Mijae. 

, 1^23-26. Idem. 
. 1580-31. Dépenses 
brique. — Uutilé. 
. IMS-AÛ. Comptes 
Mipie. Construction 
Or, 

. 1536-AO. Comptes 
briqué. 

. 1536-AO. Idem. 
. 15&1-U. Idem. 
. 15&7-A8. Idem. 
. 1547-50. Idem. 
. 1MB''SI. Comp- 
dépeiwe* M re • 
\fi ^ fobriqut psn- 
» trois années. — 
tWkkttt prix pour 



l'archéologie. On y trouve 
un état des plus instroctils 
de tous les frais relatib 1 IV .. 
chèrement de rédiâctt an 
XVI" siècle. 

SrO. 16ft9<H. Complet 
de la fabrique. 

871. 1554.65. Idem. 

Srt. ISSS-âfi. Idem. 

SrS. 1657-60. Idem. 

Sr4. 1537-6^1. Idem. 

SVA. 1558-59. Idem. 

SrS. i561-6â. Idem. 

Srr. 1564-67. Idem. 

878. 1566-70. Idem. 

Sr9. 1567-69. Idem. 

880. 1572-75. Idem. 

8S1. 1578-81. Idem. 

889. 1584-89. Idem. 

883. 1585-87. Idem. 

884. 1587-91. Idem. 
88ft. 1590-93. Idem. 
88€. 1600-03. Comptes 

de la ^brique rendus par 
« noble homme Odard Col- 
bert S' de TiUaoerf... mar- 
pitllier. ■ 

887. 1603-06. Comptes 
de la fabrique. 

888. 1609-11. Idem. 
88*. 1612-15. Idem. 

890. 1617-18. Idem. 

891. 1621-24. Idem. 
8M' lfiS^ï7. Uan. 
BM. 1633-31. Idem. 



Rtc.WtaAiia-ili.litm. 
994. 1533-27. laem. 
Mt. 1537-31. Idem. 
•M. 1530-33. Idem. 
ter. 15S3-S7. Idem. 
••8. 1587-39. Idem. 
•M. 1539-U. Idem. 

. I51i4-Ii7. Idem. 

. 15fi7-50. Idem. 

. 1557-fiQ. Idem. 
IMtS. ISWMiS. Idem. 
■••4. 156S.M. Idem. 
lOaS. 1570-72. Idem 
!•••. 1572-73. Idem. 
MOT. 1578-75. Idem. 
IMtS. 1575-78. Idem. 

. 1578-83. Idem. 

. 1587-91. Idem. 

MU. 1591-99. Idem. 

Mit. 1599-1604. Id. 

■OU. 16011-09. Idem. 

Le commenGemtiitest de 

la main do Pierre de Larri- 

vey, traduet. dt StraparoU, tt 

auttur d* comédln. 

1014. 1608-12. Idem. 
101». 1612-17. Idem. 
lOlO. 1617-33. Idem. 
lOlT. 1623-29. Idem. 
1018. 1639-86. Idem. 
lOlO. 1636-Ii6. Idem. 

1010. UU-U. Idem. 

1011. 1666-58. Idem. 
lOtt. 1069-52. Idem. 



10>S. 1658-70. Idem 

10*4. 1670-73. Idem. 

10*S. 1678-77. Idem. 

10*0. 1688-17«t. Id. 

10*T. 17011-36. Idem. 

10*8. 1737-39. Idem. 

10*0. 17S9-S2. Idem. 

1030. 1752-68. Idem. 

1031. 1768-86. Idem. 
103*. 1786-90. Idem. 
1033. 1750-75. leta 

capitaUîres. 

10I4. 1775-90. Idem. 



1M5-87. Uoep- 
tiOD deH chanaioea. 

1030. 1675-91. . Be- 
gielre des réceptions des di- 
gnités de l'église. » {C'est-à- 
diredigiiitaires ou oEfîoiers,^ 

1037. 153II. . Beeepts 
des boira Uusnier pour t**** 
et dise' personne niaitre Ha - 
oey Miciielol p^'' chanoia« 
trésorier de l'église. > 

1038. 1621-611. Begiatrc 
de la )ustiee de Bucey. 

1030. 1361-62. Comptes 
de la fabrique. 

1040. 1881-82. Idem. 

1041. 1390-92. Idem. 
104*. 1893. Idem. 

1043. 1397-98. Idem. 

1044. llt]9-30. Idem. 
104». iaSS-3lk. Idem. 
1040. lliS6-37. Idcni. 
104r. IU7-38. Idem. 



Rk. 1«4S. 1&89-&0. Id. 
— a..... Rendus par moy, 
Xhierry Robichon «banoine 
et titoUtrt de lad. église. > 

, IhhS-hti. Idem. 

. 1&51-S3. Idem. 
l«ftl. 1&32-S3. Idem. 

. lA5S'5a. Idem. 

. U56-57. Idem. 
10ft4. U57-58. Idem. 
IMUI- 1458-59. Idem. 

. lûSO-61. Idem. 

. 1&62-6S. Idem. 

. 1^64-65. Idem. 

. l&fl6-67. Idem. 

. 1/ÏG7-68. Idem. 

. 1468-69. Idem. 
IMt. 1468-69. Idem. 

. 1470-71. Idem. 

. 1472-73. Idem. 

. 147a-74. Idem. 

. 1475-76. Idem. 

. 1478-79. Idem. 

. 1479-80. Idem. 
•■ 1480. Idem. 
lOra. 1481-82. Idem. 
lOri. U85-86.Idem. 
Mft. 1487-88. Idem. 
IM'S. 1488-89. Idem. 
IOTA. 1488-91. Idem. 

. 1489. Idem. 

. 1491-93. Idem. 
Mfr. 1494-95. Idem. 
IWS. lIi95-96. Idem. 



1498-99. Idem. 

1080. 1499-1500. Id. 

1081. 1502-03. Idem. 
108t. t502i-O5. Idem. 
1083- 1509-06. Idem. 
1084. 1506-09. Idem. 
lOSft. lSlft-11. Idem. 
1080- 1512-13. Idem. 

1087. 1513>14. Idem. 

1088. 1514-15. Idem. 
1516-17. Idrai. 
1517-18. Idem. 

1001. U17-21. Idem. 

100t. 151S-19. Idem. 

lOOS. 1519-20. Idem. 

1004. 1520-21. Idem. 

lOOA. 1520-22. Idem. 

1000- 1521-22. Idem. 

1007. 1531-25. Idem. 
i. 1544-46. Idem. 
1551-53. Idem. 
ia35-l&39. — 
• C'est le'oompte de re- 
oeptes et mises par moy 
faicles Jaotfues de Bar <dia- 
noioe et trésorier de l'égtise 
sainct Eglienne de TTojea, 
commis par MH. du chap- 
pitre A faire faire »t édifBei 
tout de neuf unes nonnelles 
estuiie» ponr l'aisance et 
luaige des hommes lesquel- 
les sont en une maison ca- 
nonial appellÉB lostel de 
Seync en laquelle.... a ticu 
de franchise et dymmunyté 
et y a lad. église toute jus- 
tice etc. » 



— 212 — 



Rbg. 1101. i3M-U. 
Comptesde la grand'-chamb. 

1109. iSU-&&. Idem. 

1103. 1S5&^55. Idem. 

1104. 1357-59. Idem. 
llOft. 1361-62. Idem. 
1100. 1362-63. Idem. 

1107. 136&-65. Idem. 

1108. 1365-66. Idem. 
1100. 1366-67. Idem. 

1110. 1368-69. Idem. 

1111. 1373-74. Idem. 
1119. 1374-75. Idem. 

1113. 1884-85. Idem. 

1114. 1386-87. Idem. 
1113. 1395-96. Idem. 
1110. 1399-1400. Id. 
llir. 1403-04. Idem. 
1110. 1407-09. eov. Id. 
1110. 1411-12. Idem. 
llfO. 1422-23. Idem. 
1191. 1427-28. Idem. 
1199. 1427-28. Idem. 

1193. 1432-33. Idem. 

1194. 1433-34. Idem. 
1193. 1435-36. Idem. 
1190. 1436-37. Idem. 
1197. 1437-38. Idem. 
1190. 1438-39. Idem. 
1190. 1438-39. Idem. 

1130. 1443-44. Idem. 

1131. 1445-46. Idem. 
1139. 1446-47. Idem. 



1133. 1448-49. Idem. 

1134. 1451-52. Idem. 
1133. 1458-59. Idem. 
1130. 1461-62. Idem. 
1137. 1462-63. Idem. 
1130. 1468-69. Idem. 

1130. 1474-75. Idem. 

1140. 1480-81. Idem. 

1141. 1488-89. Idem. 
1149. 1492-93. Idem. 

1143. 1495-96. Idem. 

1144. 1500. Idem. 
1143. 1501-02. Idem. 
1140. 1502-03. Idem. 
1147. 1508-09. Idem. 
1140. 1510-11. Idem. 
1140. 1526-27. Idem. 
llftO. 1528-29. Idem. 

1131. 1531-32. Idem. 
1139. 1533-34. Idem. 

1133. 1541-42.'Idem. 

1134. 1549-53. Idem. 

1133. 1553-54. Idem. 

1130. 1558-59. Idem. 
— Gravement altéré par la 
pluie. 

1137. 1564-65. IdoD. 
1130. 1571-72. Idem. 
1130. 1588-89. Idem. 

1100. 1608-09. Idem. 

1101. 1609-10. Idem. 
1109. 1615-16. Idem. 

1103. 1624-25. Idem. 

1104. 1638-39. Idem. 



— 21S — 



Rbg. lies. 171!i-15. Id. 

1169. 172^-25. Idem. 

ll«r. 174i.&2. Idem. 

IIAS. 1502-03. Comptes 
les anniversaires ou des re- 
^«nns annuels. 

IIM. 1528-29. Idem. 
lirO. 1532-33. Idem. 
lin. 1535-36. Idem. 

1179. 1538-39. Idem. 
lirS. 15â5-&6. Idem. 

_ 11741. 1546-47. Idem. 
lirft. 1559-60. Idem. 
lire. 1563-64. Idem. 
lirr. 1566-67. Idem, 
lira. 1567-68. Idem. 
lirO. 1575-76. Idem. 

1180. 1600-02. Idem. 

1181. 1632-33. Idem. 
IIS». 1656-57. Idem. 

1153. 1668-70. Idem. 

1154. 1523-24. Reve- 
nos. 

llSft. 1528-29. Idem. 

118«. 1636-37. Idem. 

llSr. 1588-89. Idem. 
-- Cotéy annoté et signé en 
tète, par Pierre « de Larri- 
vey, scribe du chapitre. » 

1155. 1399. Compte de 
l*e!cécotion testamentaire , 
après décès de Henri de S**- 
Sire, chanoine de cette é- 
gfise. 

• 

1189. 1398-99. Comptes 
du célérier. 

1199. 1581-87. Comptes 



des causes ou procès de 1 e- 
glise. 

IMl. 1592-93. Idem. 

119». 1405-06. Comptes 
de la pêcherie de Giffau- 
mont. 

1193. 1544-45. Comptes 
de Giffaumont. 

1194. 1364-65. Comptes 
divers. 

119ft. 1368-80. Idem. 
1199. 1376-77. Idem. 
119r. 1377-78. Idem. 

1198. 1383-84. Idem. 
— Le titre est mutilé. 

1199. 1455-56. Idem. 
1909. 1456-57. Idem. 
IfOl. 1463-64. Idem. 
1909. 1480-81. Idem. 

1903. 1501-02. Idem. 

1904. 1509-10. Idem. 
190ft. 1511-13. Idem. 
1909. 1519-20. Idem. 

1907. 1522-23. Idem. 

1908. 1523-24. Idem. 

1909. 1524. Idem. 

1910. 1538-39. Idem. 

1911. 1545-46. Idem. 

1919. 1547-48. Idem. 

1913. 1566-67. Idem. 

1914. 1484-1500. Cens. 

191ft. 1526-27. Idem. 

1919. 1551-53. Idem. 
Aux environs de Troyes. 



SAINT-HACLOU. 

Ru. Ilir. lUS-liO. 1*18. 14<i5-li6. Idem. 
Csasier à Bar-aur-Aube. 



8AINT- 

1M9. XIV ■. loTen- 
laire de titres. 

1XM>. 1509-:S. Délibé- 
raliuDs capitulaires. 
1**1. 1S26-M. Idem. 
1***. I5U-A6. Idem. 
■**>. ISU-U. Idem. 
1>*4. IStS-7S. Idem. 
ItSS. l576-8t. Idem. 
IIMI. 1584-88. Idem. 
1»>T. 1587-91. Idem. 
1**8. 1591-95. Idem. 

— Détails relatifs à l'entrée 
d'Henri IVATroyes, le do mai 
1 595 (dernière page). 

!**•. 1595-160S. Id. 
1*30. 1603-34. Idem. 
1*31. 1609-12. Idem. 
1*S*. 16J4-34. Idem. 

— En léte du registre et f^ 
îiii"xvij yetso ( 22 janvier 
1629), notes sar l'entrée de 
Louis XIII à Troyes. 

1*U. 1634-46. Idem. 

laSl. 1646-54. Idem. 

ItSS. 1673-76. Idem. 

MS8. I70S-2S. Ident. 

l>3f . 1719-45. Idem. 

US8 1745-75. Idem. 

1*38. 1751-77. Idem. 

1*M. 1775-80. Idem. 



UBBAIN. 

1*41. 1777-80. Idem. 

1*1*. 1781-90. 6 dé- 
cembre. Idem. — Lea der- 
nières pages sont très-fe■a^ 
qaables. 

1*13. XIV s. — . Cut 
le compte de la laMpto et 
despenses pour la réediJics- 
tioodesmalsonsderégUeede 
saint Urbain de Troles ssei- 
ses en la rue Notre-Dame es 
places oùfureul les haleade 
Provins qui avoient esté u- 
ses, encommencées à rééli- 
fier lan ccc Ixx ■ 

1*44. 1400-11, Idaa. 
1*4S. 1469-70- Idoa. 
1*48. 1546-47, Idem. 
1*47. 1439-40. Coenptes 
de la grand'-cfaambre. 
1*48. 1452-53. Idem. 
1*48. 1456. Idem. 
1*50. 1466-67. Idem. 
1*81. 1488-89. Idem. 
1*S*. 1541-42. Idem. 
1*83. 1543. Idem. 
1*84. 1560-61. Idem. 
1*88. 1567-68. Idem. 
1*88 1571-72. Idem. 
1*87. 1577-78. Idem. 
1*88. 1579-30. Idem. 
12S8. 1582-83. Idem. 
1*80. 1583-84. Idem. 



— 215 — 



ItOl. 1586-87. Id. 
t. 1587-88. Idem. 
■• i593-9A. Idem, 
i. 167d-7&. Idem. 
K. 1675-76. Idem. 

■w 1676-77. Idem, 
par Jacq. Breyer.) 

r. 1677-78. Idem. 

|. 1679-80. Idem, 

i. 1681-82. Idem. 

% 1682-83. Idem. 

I, 1683-84 Idem, 

t. 168&-85. Idem, 

r 1686-87. Idem. 

I. 1687-88. Idem. 

I. 1689-90. Idem. 

I. 1692-93. Idem. 

r. 1696-97. Idem. 

i. 1703-0&. Idem. 

i, 1705-06. Idem, 

i. 1718-19. Idem. 

Il 1719-20. Idem, 

i. 1720-21. Idem. 
I. 1730-31. Idem. 
%. 1769-70. Idem. 

i. 1778. Idem, 

i. li!i55-56. Comptes 



1989. 
IMO. 
IMfl. 
1M9. 
«MS. 
1994I. 
M9S. 
1996. 
199r. 
199S. 
1999. 
1800. 



1476-77. Idem. 
15&5-A6. Idem. 
1584-85. Idem. 
1589-90. Idem. 
1591-96. Idem. 
1592-1604. Id. 
1594-95. Idem. 
1602*03. Idem. 
1664-65. Idem. 
1666-67. Idem. 
1667-68. Idem. 
1717-18. Idem. 
1724-25. Idem. 
1741-42. Idem. 



noires. 



. 1801. 1443-44. Comptes 
divers. 

1309. 1453-54. Idem. 

1303. 1460-61. Idem. 

1804. 1471-72. Idem. 

ISOft. 1509-10. Idem. 

1309. 1512-13. Idem. 

1307. 1533-34. Idem. 

1308. 1587-94. Comptes 
des causes. 

1300. 1536-40. Censier 
à Troyes et aux enyiroDS. 

1810. 1550-52. Censfer 
à Troyes. 



CLAIRVADX. 



L XVI* = xvip 8. 

f.-1544* Cartulaire. 

».*XVs. 1185. env. 



9. xnv 8. 1200 

^S.Idem. 



1314. 1216-1602. Id. 
(Privilèges.) 

13U.XY* 8. 1286-1471. 
Id. (Amortissements.) 

i3io.xin*?«xyiPs. 

Idem, (Novales.) 



Ik 



— 246 — 



RsG. ISir. 1222.1ft75. 
Cartulaire de Clairmarais. 

flSflS. Gommenoement 
du XIY* s. env. lUO-1295 
env. Gartulaire de l'abbaye 
d'Oye, diocèse de Troyes. 

18M. XVPs. Gartulaire 
à Sirefonlaine. 

1390. XYPs. 1220.1517 
env. Gartulaire de Tabbaye 
du Val-des- Vignes, près Bar- 
sur- Aube , diocèse de Lan- 
gres. • 

13)tl. XYIP s. Inven- 
taire de titres. 

1L999. XY* s. Titrier de 
Beauvoir. 

1893- XYI* s. Gopie des 
titres sur Beurreville. 

1324. XY* = XYI* s. 

Recueil des titres pour la 
maison de Bruilles. 

1395. XYin* s. fait en 
17/i5. Inventaire des titres 
de Téglise de Proverville. 

1396. XVI* s. fait en 
1504. Titres pour Beauvoir, 
Ghaumesnil, Neuvi, La Ro- 
thière, St.-Michel, Vaude- 
ville. 

1397. 1615. Gompul- 
soire contenant des titres 
relatifs à Barroville, Bayel, 
GhampignoUe, Les Ghainets 
et autres dépendances de 
Tabbaye. 

139S.XVIPS. U92-1624. 
Recueil de traités passés en- 
tre Fabbaye et les habitans 
de diverses communes. 



1390. 1624. Registre des 

actes de la maison. 

1330. 1615-17. Registre 
du secrétariat. 

1331. 163&-36. Idem. 

1339. 16&0-&2. Idem. 

1333. 16&2-&& (à). Id. 
— Tenu par Frère Aatofine 
Saulnier. Remarquable par 
la beauté de Técriture. — 
Fort mutilé. 

1334. 1736-66. Livre 
des professions et véturesdes 
religieux. 

133ft. 1765-68. Iden. 

1330. 16&0. iBYeetaire 
du trésor de la sacristie^ — 
Très-curieux. Mutilé. 

1337. 1529-36. Registres 
de la justice de Tabbàye. 

1335. 1531-37. Idem. 
1330. 152(4. Idem. 

1340. 1568-69. Idem^ 

1341. 1593-95. Idem • 
1349. 1593-98. Ideofe.. 

1343. 1597-1602. Id. 

1344. 1601-07. Idem. 

1345. 1611-15. Idem. 



(a) Haenel, Catalogi Ubb, mtt. 
etc., Lipsiœ. 1830, in-4o, mention- 
ne, parmi le petit nomlNre de mu- 
de la biblloth. de TrofjM^Àa'A 
a pu voir, le suiyant : € QQ* f 
9. Registrum secretariaJtAs Wi 
(Pierre Henry. 1654.) XLVI. Çli- 
rayallis abbatis, per Ghristepho- 
ram Rbin et Mathuriniui He- 
naalt, religisios claraTdtoni^i 
sœculo XYIL Snr papier. Ill-^• * 



\ 



BM.lS4«.161S-16eiiv. 
Idem. — HutUé. 

^341. 1«15*19. Idem. 
134S. 18S3-25. Idem. 



. 16&0-âl. Idem. 
ftJMfc I6k»-U9. Idem. 
IMt. 16A9-50. Idem. 
t3C9. 1650-51. Idem. 
tM3. 16&0. Idem. 
13M. V. 1580. Idem de 

13ft^ 1584-86. Idem. 

ISM. 1589. Idem. 

ftSftf. 1616-17. Idem. 

IMS. 1626-27. Idem. 
.-i^hO-kà. Idem. 
. 1655-78. Idem. 

1391. 1715-23. Greffe 
ic la )n>tîce de Boulage. 

1362. Ig98-1600. Reg. 
Ae ta justice de Champî- 

13«3. 16b5-68. Registre 
4.a greffe de U mairie de 

Colmnbé-le-Sec. 

■3«4. 16Iil. Registre de 
Confiii. 

. 16âi-&3. Idem. 
. 16AS. Idem. 
lS«r. 157M6. Idem à 
Xebenfl^. 

t3M- 1537. Regbtre de 
U justice de Lescfaëres. 

1300. 1569-70. Registre 
hU|aatioedeIiODgchamps. 



fl3r«. 1619-S6. Regiatre 
de la justice à Houterie. 

«371. 1592. Registre de 
la justice & Rouilly. 

1379. 1516-SS. Registre 
delà usticeù St. -Usage, 

1373. 1551-5S. Registre 
du greffe civil d'Urville. 

1374. 15S1-S3. Registre 
de la justice de Champjgnol- 
les et de Bayel. 

13r&. 1532-36. Registre 
dei justices de Champigaol- 
les, Barroville, Arconville. 

1373. lti71-89. Registre 
de justice, tenufs «a divers 
lieux. 

1377. 1616-17. Registre 
des justices eavironn«ntes. 

137S. 1569-1622. Di- 
vers registres de justioe. 

1370. 16&6-52. Divers 
cahiers de registres de jos- 
tice. 

1S80. V. 16B0. Etat gé- 
néral des revenus. 

13S1. 1764. Idem. (a). 

13S3. 1768. Idem. 

1383. 1769. Idem. 

13M. 1780. Idem. 

13S3. 1781. Idem. 

13M. 1783. Idem. 

1397. 1783. Idem. 

(a) Ce regiilre m troarsitdin» 
le» archivei muDicipiiles de Ëir- 
■ur-Aube(aDGien cbef-lieu de àit- 
tricl). Il a clé réintégré sur ma 
demande, dbt les »oini de H. le 
préfM de l'Âatw, le 10 déo. 1830. 



compte»*'' Plaidoyer t4*»- J;"Bai»i«»ï' 

ï>e«« tir^.10-91. B«'^^- bieo»aubaJ»iae« 
te*"*' .R65 Boq«t^ Dèclatatioo» ^ oioot- 



— 219 — 



IJil. 1518. Cen- 
fVy. 

15A5. Gensier à 
L^Hermitage. 

1529. Gensier à 
t. 

1604-20 environ. 

1707. Gensier à 

1521. Gensier à 

XVP s. Gensier à 
le. 

1S9& ehv. Frag- 
lensier à Troyes et 
us. 

1619-22 environ. 
Croyes. 

1621-98. Gensier 
)t pièces relatives. 

XVII- = XVIII- 
i Troyes. 

1676-1702. Idem. 

1706. Idem. 

ter8l720. Idem. 

1511. Gensier à 



1616. Idem. 

XVI- s. Gensier» 
Ans date, au Ver- 
Essards. 

1S68. Assiette de 
ration extraordi- 
i sur le diocèse de 



1575. Procès-ver- 
vente des biens 



ecclésiastiques dans le dio- 
cèse de Troyes, en exécution 
de lettres de Henri III et de 
la bulle accordée par le pape 
Grégoire XIII, portant per- 
mission d'aliéner, jusqu'à 
concurrence de 1,500,000 li- 
vres tournois des biens du 
clergé de France, pour sub- 
venir aux besoins de la cou- 
ronne. 

144HI. 1579. Inventaire 
après décès des biens de 
Tristan de Bizet, évéque de 
Saintes. 

1441. 161/i. Inventaire 
de legs faits à THôtel-Dieu 
de N. D. de Reims. 

144». 1559-66. Gensier 
pour le prieuré de Belroy, 
en divers lieux du déparle- 
ment de TAube. 

1448. 1521-22. Gomptes 
de Tabbaye de Benoiite- 
Vaux, diocèse de toul. 

1444. 1555. Gomptes 
du receveur de Ghassenay. 

144ft. 1521. Déclaration 
des biens de Glairmarais. 

144A. 1587-97. Genéier 
de Glairmarais. 

1447. 1612 env. Etat 
du revenu de Glairmarais. 

144ft. 1625-65. Baux 
poinr les abbayes de Glair- 
marais et de S'-Bâde, dioeèse 
de Reims. 

14M. li!i5iS. Gomptes 
du receveur de DienvUlé, 
envers le seigneur d!udît 
lieu. 



— 220 — 



Rbg. 14M. 1556-37. 
Compte rendu par le iiecevS 
des terres de Jaucourt, Juilly 
et la Grève, à Marie d'Âlbret, 
comteMe de Neyers et de 



Dreux, dame de ces terreSr 

1451. 1619-32. Bauxde 
terres à Yoysîn, prèn R^ims. 
(Ciairmaraîs.) 



SAINT-LOUP. 



14ISt. 1&07. Registre 
des cens et revenus de Tab- 
baye. 

€e ms., relié en bois (les 
ais sont aujourd'hui brisés), 
débute par 6 feuillets de par- 
chemin, le reste est en pa- 
pier. Il parait avoir été classé 
parmi les livres de la biblio- 
thèque, car on y lit d'une 
main de la fin du ^vi* siècle : 
« Ex libris sancti Lupi Tre- 
eeosis. » 

Les 5 premiers de ces 
feuillets sont occupés par 
divers actes et formules d'in- 
vestiture ou de serment re- 
latifs aux huit offices laïques 
de Tabbaye de Saint-Loup : 
Le maire, le celerUr, le grene^ 
iUr, les deux marr$gUers, le 
sous-maire f le franc sergent 
ou closier et le second franc* 
sergent ou maire de Luyéres. 

Au 6* feuillet, on trouve 
un tableau dynastique de la 
monarchie, qui porte le ca- 
chet de la crédulité du temps 
et des systèmes alors admis 
en matière d'histoire. En 
voici quelques lignes : a Les 
dues et Roys qui ont règne en 
France. 

t Ybourgs premier duc. 

Priant, ii. duc. 

Marcoulier. iij. duc. 

Sensuivent les roys. 

I. Pharamon. 



xxxuu 



II. Gloduis (Glodion P ) 

m. Marouvès 

lY. Sideric régna 
ans et fu chassies pour sa 
luxure et puis fu rappelés par 
la prudence dung chevalier. 

IX. Gertaus. 

XXYIII. Gharlemeineroy 
et einpereur et fu réy .c. u« 
ans et empereur iiii** ans mi. 
mois et iii| jours et fist gi^ui 
conquestessur les Mescréeni 
et gîst à Notre Daine 
en Alemaigne qu'il fonda. ^ 

La liste s'arrête à Gharle^v 
YI alors régnant. Une autres 
main l'a reprise en omettaiL'V 
Gharles YII, et l'a continuée 
jusqu'à Louis XII, où elle s^^ 
termine. 




14ft3. 163&.1772. R( 
gistre des délibérations capî- 
tulaires. 

14541. 1739-90. Idem. 



14ftft. 1660. Lettres 
attestations au sujet des reli* 
ques. 

1456. 1651-1727. « Re- 
gistre contenant l'inventaire 
général de tous les meuble^ 
de la sacristie, communaut^^ 
bibliothèque crédence et 
cuisine de l'abbaye de St.^ 
Loup. M. YP LI. » Gontinii^ 



— 32i — 



ailes jusqu'en 1727. 
précieux pour la 
m du trésor. 

447. 1772. tTa- 
revenu et des char- 
)baye royaile de S*- 

• 1652. Procès- 
partage des biens 

f9f fait entre Tabbé 
gieuz. 

. 16&0-60 env. Etat 
as. 

• 1530-AO. Comptes 
fe. 

• 1778-79. Idem. 
. 1781-82. Idem. 

. 1783-8&. Comptes 

. 1633-35. Registre 
ts. 

. 152/i-1603. Cen- 
re. 

. 169/Î-96. Censier 

0. 



146r. 157&-80 environ. 
Censier de Mollins. 

IMS. 177A-80. Censier 
aux environs de Troyes. 

En tète de la première 
page on lit la note suivante : 
« Nous soussigné Pien^e Jean 
Grosley avocat en parlement, 
académicien libre de l'aca- 
démie des inscriptions et 
belles-lettres de Paris et des 
sociétés royalles de Londres 
et de Nancy, grand maire de 
Tabbaye royaUe de St.-Loup 
de Troyes, sur la réquisition 
des prieur et religieux de 
lad. abbaye, et au désir de 
TEdit du roy du 2& mai der- 
nier, avons paraphé le pré- 
sent censier en tous ses 
feuillets, au nombre de deux 
cent quatre-vingt-huit. A 
Troyes, ce trente septembre 
mil sept cent quatre-vingt. 
GROSLEY B 

IMMI. 1696-1769. Cen* 
sier à Yillepart. 



SAINT-MARTIN-ÉS- AIRES. 

1595-1610. Cen- 14X1. 1647-71. Idem. 



oyes et aux envi- 



147 t. 1756-89. Idem. 
— Sans ordre. 



IIONTIÉRAMEY. 



1309-15. Comptes. 

. 1572. Censier à 
)n Chastel, et St.- 
-Yignes. 

1675-92. a Manuel 
ts. • 

1723-24. « Estât 



des droits, rentes, revenus 
etc. • 

14f 7. 1775-82. Etat des 
droits, cens etc. de la mai- 
son. 

147^. 1711-31. Dépen- 
ses ordinaires et extraordi- 
naires. — A deux tètes. 



_*»- 



•OXIin-M'- *^1. .158-65-» 
1150 e»«- •;;.,. IW «,'";• 

»480- ■'»", e, derolCT- 






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8BIXIÉBBS. 

Uir 1179-1500. Iftl*. 1517-18. Gomp- 

iti de cartulaire et tes de revenus. 

res divers. ^Ii90. 1649. Censler. 

l. 1A67-68. Gensier- 

jù Tabbaye. 

VAULUISANT. 

L 1770. Terrier de VulaineSi Rigny-le-Ferron^ 
seigneuries : Ar- Laillj^etc. 
• , Saint -Benoit, 

CHABTREUX. 

L 1687. Comptes de la maison. 



NOTRE-DAIIE-BN-L'ILB. 

Ift34l. 1370. Gensier à 
Verrières. 

ISSft. 1386. Idem. 
1M«. 1&26. Idem. 
IftSr. 1465. Idem. 

1SS8. 1522. Gensier à 
k 1292. Livre du Yerrières, St.-Martin, St.- 
tr ou des recettes Aventin. 
wns de Troyes. ^^^^ ^53^ ^^^^^^^ ^ 

• XYv s. Livre des Villemoyenne. 

'SÏc^^trLr'^t" ***•• 457B.84. Gen. 
î" .^.^ ^™ ' "" «î«^ & Villemoyenne. Let- 

trines peintes et ornées. 

Ift41. 1&06. Gomptes 
de la maison. 

1541. 1&09-10. Idem. 



I. XVP s. Inven- 
nenbles. 

L XVir s. Livre 
\reB et professions. 

k 1602-10. Délibé- 
ipitulaîres. 



Troyes. 

u 1551. Gensier à 



L lft65. Gensier à 
ans le voisinage. 

>« 1481. Idem. 
.. 1465. Gensier à 

D. 



Ift43. 1410-14. Gomp- 
tes de revenus. 



t. 



Ift44k 1524-31. Gomp- 
tes des revenus du prieuh^ 
1344. Gensier à Reliure du temps, ais de 

bois couverts de éufr gatB^ 
fré. 



. 1397. Idem. 



-^MA- 
RK. Ift4ft. 157S. Comp. Ift4r. 1669-1714. 6B?i. 
le» des revenus. roo. Idem. 

lft4ft.XVnPs. Comptes 
IIM#. 1586-87. Idem. du boulanger de la maison. 

CONGRÉGATION DE L'OBATOIRE DU SAiNT-EaPBIT» 



ftft4*. XVn* s. Inven- 
taire et compilation des 
titres de la maison. 

ISftO. XTn* s. Livre 
des fondations faites dans la 
maison du Saint-Esprit. H 
«st précédé d'une notice sur 
la congrégation. 



tSSl. XVU* s. Regisire 
contenant des renseigne- 
ments sur lliistoîre et la 
statistique temporeltoet spi- 
rituelle de la communauté. 

Iftftt. XYIU* 8. 
tre des vultean, contenan 
les proçës-verbaox de 1 
visites annuelles. 




SAINT-QUENTIN. 



1M3. 1573-1600. Pno- 
Tûiiu iancti QuintirU. G. de 
citeaux^ affiliation de Mo- 
lèmes. — c Gensier et cous- 
tumesy etc. deubs chascun 



an au prioré de saincf-Qçi 
tin deXroyes, membre d[eE>- 
pendant de Tabbaye de Mo- 
lesme, etc. » 

lSft4l. 1760-91. Comptes. 



LA TRINITÉ. 



IftSft. 1260 - 1775. 
k Cartulaire des chanoines 
réguliers de Tordre de la 
Ste.-Trinité et rédemption 
des captifii, établis au faub. 
St.-Jacques, de la ville de 
Troyes. » Tom. I. accom- 
pagné de plans, dessins, etc. 
— Fort utile et très-bien 
conservé. 

lftS6. 1780 env. Tom. 
n et dernier. Idem. 



Iftft7. 1635. Reg. delà 
justice. Ce registre est car- 
tonné et couvert d'un parcbo- 
min oit se lisent des frag- 
ments de comptes et dépen- 
ses d'ouvrages intéressasti» 
qui d'après l'écriture, paraii- 
sent se rapportât- au XY* t* 

IftSS. 1670. environ. 
Gensier aux environs. 



NOTRB-DAME-AUl-NONNAINS. 

flftS*. XYIP s. Inven- IMO. XYII«s. Autre in- 
taire des titres de l'abbaye, ventaire de titres dressé si 
dressé en 1628. 1628. 



— 225 — 



1712. Som- 
abrégé des inven* 
titres. 

. XVI- == XVII- s. 
;8. « C'est le liure 
•ODt inscriptes les 
is solennelles ac- 
las estre faictes par 
luses receuz en le- 
aonastère de nos- 
auz nonnains de 
après leurs anneez 
tion expireez, faict 
lé par madame Ga- 
le Coarcelles, mo* 
Msse de ladicte e- 
bbaye, en lan mil 
I et unze ainsi et 
me qui sensuyt ci 

io zxxiii V de ce 
!>n lit Tarticle sui- 

• 

sœur Charlotte de 
laiot vœu et pro- 
lieu à la glorieuse 
arie è Monsieur S\ 
tt à tous les sainctz 
ss du paradis et à 
dame Claude de 
abbesse de Labbaye 
-Dame • aux - Non - 
Xroyes et à vos suc- 
u, stabilité en ce 
'e et conversion de 
nrsy obseruer et gar- 
lience pauureté et 
soubz ia reigle de 
seigneur S^Benoist, 
f mon ^ seing ma- 
mist le 22 jour de 
imil six cens vingt 

MLOTTB de Ghoîieul. 



« 

• Cette jeune noviêe^ sœur 
de madame labbesse^ âgée 
de quatorze ans et demy, se 
voyant proche de la mort, 
demanda auec instance à 
faire le» vœux de religion» 
cequyluyfut accorde, ayant 
auparauant commiinié auec 
une dévotion extraordinaire^ 
et le jour mesme rendit son 
ame a celuy qui Taucit crée, 
auec une résignation si gran- 
de et si conforme à Dieu 
que nous auons tous les sub- 
jets de croire .qu'elle est glo- 
rieuse dans le ciel» ayant eu 
en la terre une appartenance 
et despendance particulière 
de la très saincte Vierge, la 
quelle en mourant ellereola- 
moit incessamment. 

•Requiescat in pace. 

» Le vingt et deusieme jour 
de janvier 1625. » 

1563. 1699 (2 juillet) 
= 1788 (3 septembre). Pro- 
cès-verbaux d*examen des 
religieuses professes. 

1MI4. XVIP = XVIIP 
siècle. Nomenclature nécro- 
logique des religieuses. La 
première morte est du 13 
avril 1630, et la dernière 
du 20 janvier 1789. 

IMS. 1592-93. Livre 
des actes et délibérations de 
Tabbaye. 

ISee. 1776-89. Regis- 
tre de délibérations capitn- 
laires. 

1MI7. XVI* s. Procès 
avec le curé de St.-Pouange- 
(De Sancto Pothanno.) 

»7 



t^i"-ïïrj."%ss »»»• VitsV "—• 



- «r? - 



ËMNf . l&97-<98. Id. 

S. 
§. 

• 

1. 
9. 
9i 

M. 

19. 



14 
ir. 

»4 



14 

»•. 

If»'. 

m. 



498-99. ïdem. 
&99-1500. Id. 
.500-01. Utm. 
SOjl'^. tdefrif. 

501. Idem. 
503->0&. Idem. 
â0&-05. Idem. 
^05-06. ïdem. 
506-07. Idem. 
508-09. Idem. 
S09-10. Idem. 
515-16. Idem. 
516-17. Idem. 
518-19. Ideto. 
519-20. Idem. 
520-21. Idem. 
521-22. Idem. 
522-23. Idem, 
522-24. Idem. 
523-2A. Idem. 
S2&-26. Idem. 
525-2G. léeiR 
526-21 idem. 
588-29. Idem. 
529^30. Idem. 
530-36. Idem. 
SSi-M/ téem. 
535-36. Idém. 
536-31 idem. 
537-38. tdem. 
5ii9'-/^0. tdem. 
5S2-43. Idem. 



t6Jid. 15&». Idem. 
test. 1543-/i4. Idem. 
16St.:<15AM5. Idem. 
l^SSi 15&6^47. Idem. 
16S4L 15&7-&8. Idem. 
l^Sft^ 15ft8-/i9. Idem. 
163a 1553-5Z|. Idem. 
16Sr. 155/1-55. Idem. 
!••». 155/1-55. Idem. 
ie^é. 1564-65. Idem. 
16410. 1572-73. Idem. 
1641. 1573. Idem. 
164». 1587-88. Idem. 

1643. 1668-70. Idem. 

1644. 167071. Idem. 

164*. 1674-76. Idem. 

1646. 1680. Idem. 

164f . 1684-87. Idem. 

1646. 1688-90. Idem. 

1646. 1690-94. Idem. 

A6ft0. 1698-1714. Id. 

1651. 1715-39. c Des. 
penses ordinaires et extraor- 
dinaires et de la bouche. » 

1659. 1747 48. Manuel 
de dépenses. 

1653. 1763-64. Comp- 
tes du receveur. 

1654. 1335. Gensier. 

1655. 1385. Gensîer à 
Troyes et extrà-mnros. 

1656. 1405. Ceûsier. 

1657. 1499. Idem. 
i656. 1501 Idem. 



— 228 — 



IU6. 1650. xvn* s. Id. 

IMO. 1604. Idem. 
1«61. 1628. Idem. 
1«69. 1628-80. Idem. 
1«63. 1670-1768. Id. 
IMM. 1690. Idem. 
1965. 1701-89. Idem. 

1666. 1751-89. Idem. 

1667. 1627-1787. td. à 

Boaîlly et Subligny. 

1668. 1&97. Gensier à 
Fay. 

I. 1666-1753. Id. 



1670. 1&06. Gensîer à 
Laines-aux-Bois. 



1671. 1&91. CeDsîea 
Lépine. 

1679. 1A86. Censier 
Mesnil-Sellières. 

1673. 1561. St.. 
mes. Inventaires de ti 
appartenant à ce prieuré. 

1674. 1561. St. - Geô 
mes. Inventaire de titres. 

1675. XYIII- 8. St. 

Geômes. c Inventaire dei 
titres du prieuré de St.- 
Geômes, dressé en 1706. • 

1676. XYII*s. Hecaei 
d'actes et de pièces de pro- 
cédure appartenant à St. 
Geômes. 

1677. 1621-70. St. 
Geômes. Manuel. 



à 
à 






il 



NOTRE-DABIE-DES-PBÉS. 



1676. 1600. Inventai- 
res de titres. 

1676. XYIP s. Inven- 
taire des titres de l*abbaye. 

16SO XYIP s. Inven- 
taire de pièces pour procé- 
dure. 

1661. XYP s. Gartu- 
laire. La pièce la plus an- 
cienne est du XIII* s. 

16S9. 1674-97. Regis- 
tre des professions et novi- 
ciats. 

16^. 16981702. Id. 

1664. 1535 - 36. Livre 
de la cellérière ou comptes 
de Tabbaye. 

16Sft. XYP s. Livre de 



€8 



la cellérière. Mutilé. F 
sous Tabbatiat de Barbe 
Launois. (1548-56.) 

1686. 1706. Comp 
de Tabbaye. 

16S7. XYIIp8.Etat ^a 
passif de l'abbaye, suivi, v^n 
la fin du volume, d*un nné- 
moire sur les embarras ^- 
nanciers de cette maison. 

16S6. 1688-1710. Livre 
des comptes. 

16S6. 1709-25. Quit- 
tances de divers créanciers • 

1690. XYP s. GeMÎ^' 
à Troyes et autres lieux. 

1661. 1536. Idem. 

1609. 1720-8\ Idenu 



if 
e 



— 229 — 



PARACLEt. 



l«fll3. xvs.iias- 

Cartulaire. 

M. 1226-27. Gen- 
- « Hic est census ec- 
ParacHti de Pruvino 
idus in festo sancti 
liy 8cripta8 anno do- 
!• duc* vices* sept*. 

M. 1281-82. Cen- 

• c Ce sunt li cens dou 
il receu a Provins au 
A St.-Remi en lan de 
nil. ce. iiii" et j. » 

M. 1305-06. Gen- 

* t Ge sont li censy 
ites et les coustumes 
jllise dou Paraclit ha 



à Provins cbascuu an et es 
villes de qui entoar, etc. » 

lOflir. 1288-89. Gomp- 
tes. — G*est li compes Miles 
de Ghaumont, porvéear des 
biens teooiporex dou Paraclit 
des receptes et des mises 
faites par li pour ladite ab- 
baye» dès le lundi devant la 
feste saint Symon et saint 
Jude^ en lan Ixxxviii, jusques 
au dimanche après la sainct 
Denis en lan Ixxxix par li 
semaines. » Le chapitre 
compris entre les £*' v et x 
sur les dépenses de la mai- 
son 9 mérite particulière- 
ment qu'on s'y arrête. 

GABMÉLITES. 

. 1636-62. Registre 1009. 1767-90. Etat des 
ofessions , vétures et biens et revenus de la mai- 
ires. son. 



CORDELIÈRES DE 

. WV s. Gensier à 
rtin-'ès-Vignes et aux 

98. 

M. 1511-12. Gensier 
es. 

M. 1540 Gensier à 
et aux environs. 

»S. 1541-43.. Idem. 

14. 1568-69. Idem. 

M. 1607. c Gensier 
;es et censives que les 
abbesses religieuses 
▼ent des Cordelières 
ère de Lorreyne, fon- 

KT. for eette commanauté 
ftbre, Duhalle, Antiq. de 
mt. t. 2. 2« part. pag. 914. 



SAINT^MABGEL (a). 

dée à St.-Marcel lez Paris 
ont droit de prendre et per- 
cepuoir par chacun an.... à 
cause de leur maison et sei- 
gneurie appelée les Corde- 
lières, assise an dedans de 
la paroisse de La Chapelle 
St.-Luc lez Troyes, sur plu- 
sieurs héritages scituez tant 
audit Troyes... La Chapelle... 
que finages voisins. » 

ir06. 1653-55. Gensier 
à la Chapelle-Saint-Luc^près 
Troyes. 

irOr. 1569-74. Registre 
de la justice à la Chapelle- 
Saint-Luc. 



i 



— ^80 



SOEUR» DE lA CROIX. 

« - 

Rb6. f T08' 1693-1789/ ces, yUitos, etc. 
Registre des professions» clé- 



frUO. 1130-1601. eov. 
Iiiyçntaire-cartul^ir^. « Sen- 
suit Içxtraict des privilèges, 
chartires et titres ^n fraiiçois 
de Is^ maison de Foicy. ?» 
Pagp 11» une npte de 16^8, 
de la main da Pom Fdlix 
Gervaisè, yisitQur-gén^^ de 
Fon(evrs|u|tf 

«riO. 113&-1770 env. 
Inventaire général des titres 
du prieuré. 

lyil. 1759-66. Registre 
des visites ( d^autel }, exa- 
mens , dispenses et autres 
actes de Tévéque envers le 
prieuré. 

iri9. 1680-1783. Délî- 
bérations capitulaires. 

1713. 1546-1638. Çar^ 
tês dé visite des visiteurs de 
^ntevrault. 



FOIGY. 

f rt 5. 1531-32. Coipp. 
tes, 

iyi«. 166S. Censier 
aux environs. 

lyir. 156M708. Gen. 
sier à Baire. 

irtS. 1632-S&. Çensier 
à Bar?sur-Aube. 

ITlf . 1§?3t73 efiviroo. 

Idem. 
trSO. 1638-83. Idepu. 

If 91. 15/il-50 environ. 
Gensier à Bierne et à Sa- 
vove. 

ir99. 1555 - 1620 en- 
viron. Gensier; paroisse de 
Moussey. 

irSS. XVI- s. Gensier 
^ Troyes et aux environs. 

1734. 1638-50. Idem. 



1714. 1736-89. Reg. des 
professions des religieuses. 



t72S. XYm* s. Gensier 
à Yillecbétif et environs. 



BON-PASTEUR. ^ 

17 90* 163Q-177/i. Reg. des filles du Bon Pasteotde 

d0 la i^iaison. -^ Nutilé. la ville de Troyes. 

Il p*y reste guère qp'une On y a {oint : 

notice iptitulée : mémoires Gomptes de la comiDii- 

concernant la communauté nauté ^n 1789* 

URSUSniES. 

IfSr.ieSl-lTlZt.Gomp- W99. 1725-ftO env. Id. 
U» de U maiwn. ^y j^ 478ft.64. Idem. 

IVfS. 1725-39. Idem. 



— Ui — 



VISITATION. 



Reg. 1731. 1634-1730. «f 
Yiae lesus. Liures ou soiil 
en escrit tous les deniers 
enployez; tant pour lâchât 
des places; que matériaux ; 
comme ausy aux onurierf 
quy ont trauaiilé pour le ha- 
timeot de notre ootonastere. .. 



estably en ceste ville de 
Troyes en Ghampaçne, Le 
tout soit à la gloire de Dieu 
el de sa saincte mère notre 
glorieuse dame et mestresse. 
Ainsy soit-il. » 

ly S». 169M73a. Cdmp* 
tas de la maison. 



GOMMAIWJSBIB D'AVALUBURS. 

1561. Censier la oommanderie et dépen- 



irss. 

eséouté à la requête de « Fr*. 
Jehan d'Anglure, chevalier 
de Tordre de Sl.-Jehan de 
de Ihlem (Jérusalem) coo^ 
mandeur de Yalleurs. • 

irS4. 163Ç. Terrier de 



dances. 
M9M. 169&-96. Idem. 
irS*. 1723. Idem. 
irSr. 17&9-5P. lOem. 



GOMBIAIIDISBIE DU BOURGET. 
ITSS* XYI* s. Privilèges de TOrdre et de la maison. 

COMIf ANDERIB DR TR0YE9. 

irSfll. 16&3 env. Inven- 1740. l&SA. Censier à 
taire de titres et censier. Troyes et ^ux environs. 

HOTBL<-DIBU SAINT-NICOLAS. 



If 41.4379-^^ Comptes 
de la maison. 

1749. 1381-82. Idem. 

VKX%. l382-â3. Idem. 

«744. 1388-8/1. Idem. 

flr4S. 1387-88. Idem. 

4I|^4#. 1387-88. Idem. 



1747. 1&08.09. Cep9ier. 
174$. 1510-11. Comptes 
1740. 1512-13. Idem. 

17{(0. 1513-1&. Idepn. 
17ftl. 1517-18. Idem. 
17ft9. 1586-97. Idem. 



aiAISON-DIRU DE VILLBMAim. 

li7SS. 1773-84. Comptes et notes. 



— 2â2 — 



CHATELLENIE DE TaOYES. 

Rbg. 117541. 1&80 env. contenant les actes de 
Cbartrier de la chatellenie^ diverses mouvances, 

ÉLECTION DE TROYES. 



HyftS. 9 novembre 1787 
«la di mars 1790. Journal de 
correspondance entre la 
commission intermédiaire 
provinciale et le bureau in- 
termédiaire de Bar-s.-Aube. 

iri^ 1787-88. Registre 



des délibérations de rassem 
blée de l'élection. 

— Séance du 23 octob 
1788. Lecture d'un mémoi 
sur les états généraux, ant&« 
rieurs à ceux de 1789. U eft% 
transcrit après la séance du 
2k octobre. 



¥ILLE DE TROYES. 



IW». 1671-1708. Ar- 
quebûse. Procès-verbaux des 
assemblées et tirs. 

ITftS. inU'Uk. Idem. 
Procès-verbaux des tirs. 

irSfll. 17Zi4-73. Idem. 
Procès-verbaux des tirs. 

ir«O.1678-170/i.Idem. 
Registre des délibérations. 

1761. 1729-67. Idem. 
Registre des délibérations. 

lye». 1717-33. Idem. 
Procès-verbauxdes réunions. 

lyOS. 1775. Commu- 
nauté des marchands de 
Troyes. a Inventaire général 
des titres de la commu- 
nauté. • 

1764.1785-87. Commu- 
nauté des merciers de Troyes. 
Registre de la recette des 
marchandises, pour la visite 
et marque. 

176ft. 1776-90. Messa- 



Series de Troyes. Registre 
es envois de procédures 
criminelles aux tribunatiz 
de Paris. 

ir«6. 16&8-54. Mon- 
naie. Registre du greffe. 

irer. 1690-91. uem. 

Registre du greffe. 

ires. 1694-1701. Idem. 
Actes judiciaires. 

1T#0. 1701-1704. Idem. 
Sentences et actes judi- 
ciaires. 

irrO. 1704-â6^; Idem. 
Enregistrement des édits, 
déclarations, etc. A 2 tètes. 

' im. 1726-53. Idem. 
Enregistrement des édita et 
des causes plaidées à Tau- 
dience. 

irr». 1691. Idem. Dé- 
livrance de deniers réformés. 

1773. 1702-03. Idem. 
Délivrance de deniers réfor- 
més. 



— 2S8 — 

Rbc. irr4. 1715-58. iryft. 1739.72. idem. 
Idem. Espèces gravées et Inscriptions des carrés et 
frappées. matrices. 

SEIGNEURIES. 



Vri: 1585-9A. Athys- 
sar-Seine. Registre du greflfe 
de la prévôté. 

Mflf. 1^66-67. Barbe- 
rey-St.-Sulpicc. Comptes de 
la seigneurie. 

mrrs. 1472-73. idem. 

Comptes rendus au seigneur 
Geoffroy du Plessis. 

%f79. 1/^89-90. Idem. 
Comptes rendus au seigneur. 

— Le commencement man* 
que. 

irSO. lZi90-91. Idem. 
Comptes rendus au seigneur 
Math, de Balathier, seigpeur 
de Prâslain. 

irSl. 1^96-97. Idem. 

1rs». 1&97-1501. Idem. 

irS3. 1501-15^^ Idem. 

17S4. 1502-03. Idem. 

irSft. 1502-03. Idem. 

irse. 1504-05. Idem. 

1787. 1531-32. Idem. 

1798. 1&19-25. Nogent- 
rar-^Seine. Comptes de la 
recette et dépense des reve- 
nus du domaine de Nogent- 
sur-Seine, pour le roi de 
Navarre, doc de Nemours. 

— Plusieurs passages sont 
fort curieux à consulter pour 
connaître les détails des in- 



cursions des Armagnacs et 
des Anglais en Brie et en 
Champagne. 

17 SU. 1536-&&. Comptes 
des amendes des eaux et fo- 
rêts.' 

1700. 1566-67. Comptes 
des revenus des domaiQÇs de 
Nogent et Pont-sur-âéiiié. 

1701. v. 1789. Terrier 
du comté de Nogent-^ur- 
Seine. On y trouve, en tète, 
une notice sur « Torigine, 
nature et consistance ^e la 
terre et comté de Nogebt-s'- 
Seine. • 

Pçnt'Sur'Seine. (Mémoire.) 

1709. 1739. Seigneurie 
de Poussey. Terrier. 

170S. 1676-1768. Saint- 
Parres. Censier du seigneur. 

1704. 1572. YaobenBey. 
Censier-Terrier. 

1705. 1775r83. Yilla- 
cerf. Registre de la justice. 

1700. 1784-90. Idem. 
Dépense de bouche et de 
cuisine pour mesdames les 
comtesses de Bavière et 
d*Hautefort. 

1707. 1600. Yillei^aur. 
Convocation des vassaux, de 
labaronnie. 

1700. 1619. Idem. Id. 



— 284 — 






CHAPITRE IV. 



mÀiiKs. 



GÉNÉALOGIES. 



IMu fl. XYII* S. Généalogie de la famille Ange- 
noust. 

« 

«« 9. XYI* 8. Généalogie des Delmult. *— Mu- 
tilé. 

Jl* S. XYII* s. Généalogie et alliances des Drouot, 
La Hupproye , Dare et autres famiUes Troyennes. 
— Mutilé. 

R. 4. XTII* 8. Généalogie de Huet Leçguisié» et 
de Guilleçaette de la Garmoise, sa femme. 

R* 9r. XVH* s. < Généalogie des familles de MoIé 
et Boiieherat pour prouver la parante auee lesdits 
Mole et Boucherai; Pelletier» et Megrigny, » (SU.) 

% •• Xyi'' s. Généalogie et alliances de Mole, 
PitlMiU) etc, — Incomplet. 

R. y* XYIP s. « Généalogie des descendants 
de Nicolas Perricard et de Gillette d^ Pleures, sa 
fçmme, demeurant» à Troyes, 

)) Ledit Perricard ostoit dea hoirs Mumier, » 

R* S. XYIP s. Généalogie des Yassw* ^^ Id>* 
complet. 



-m - 



CHAPITTRE V, 



fllQTBB-DâliPnAI]X^N0N|«4ipiS. 

XYII* S. Tableau héraldique présentant dans 
leur ordre chronologique les blasons des «bbesses 
depuis le XII* s. jusqu'à l'an 1688 {a). 



CHAPITRE VI. 



PALÉOGRAPHIE NATIONALE. 

Ca|(T<W Al0 — Première série. JScritur^ des diplômée 
ou publique [c), depuis ta seconde race jusqu'à 
i'^poqm d^ fj)m ^f^ln — Coati? n| f 

PuGB 1. 85Â. ¥11 des calendes de mai (M 

(jfi) Ifif éms^uf. fUe qes i^moiries fOQt indiqués en çan^ïeu. r- J*i4 
reproduit ce tableau à Taquarelle en y joignant ^i^orses notes et ad^^ 
tiens héraldiques, complémentaires. Cette aquarelle se trouve actuel- 
lement dans la galerie de nos archiyes histori^|ieiB* 

(b) Nous ayons réuni sous ce titre, pour en formqr une série séparée, 
on certain nombre de pièces reeneiUies dans tous les fonds dn dépM 
•t qui se recomman4ent spécialement par leur haute curiosité ou kiur 
parf^istîoin (salli^aphique. — Ge^ piçice^ sont destinées ^ étro «xposA^p 
1^7^^ 'dfu^s mifi mpi^tre j\tf6e, 

(^T(W (m a^cupple^ de c^t^ M^ie sont composé* 4f) piècff ori-* 



— 236 — 

mars). Diplôme de Gharles-le-Ghauve , fils de 

Louis-le-Débonnaire, roi de France, et plus tard , 

empereur d'Allemagne (875), en faveur de l'ab — 

baye de Montieramey» 

Le roi approuve et confirme la concession faite à Arre^ — 
mare, sous le comte de Troyes Aledramn, d'un terrain, pou^ 
le défricher et y construire un monastère. Il prescrit eirr 
outre que, pour l'avenir, il soit pourvu à la succession de ^ 
abbés par le mode d'élection et en suivant la règle de St.. ^ 
Benoit. (Appartient à la liasse 298. Pièce A. Yoy. ci-dessus « j 

P* 9. 871. Xni des calendes de mal (20 mars^. 
Donation de Gharles-le-Ghauve en faveur de Mon- 
tieramey. 

Il lui confère le domaine de Thennelières. (Voy. L. 808;} - 

P. 3. 884. X des calendes de février ( 23 jan- 
vier). — Diplôme de Karloman, fils de Louîs-le- 
Bégue, roi de France, en faveur de Montieramejr. 

Le roi confirme les privilèges accordés aux moines de 
Montieramey par son père et i^on aïeul (Gharles-le-Chauve). 
— L. 298. Pièce B. 

P- 4. 892. II des calendes d'octobre (30 sep- 
tembre). — Diplôme d'Eudes, fils de Robert-Jfe- 
Fort, roi de France, au sujet de Tabbaye de Mon- 
tieramey. 

Il adjuge à Erkingerius ou Erkinger, Fabbaye de Montie- 
ramey, conformément au jugement des prélats et aux cons- 
titutions de ses prédécesseurs. — L 298. Pièce D. 

P. S. 1074. VU des calendes de mai (25 avril). 
Diplôme de Henri P', roi de France. 

Ala prière d'un nommé Bernard, jadis abbé de Montier-la- 
Gelle, il confirme la donation faite par Hugues, évéque de 
Troyes» à ce monastère, de Féglise de St.-André, située à pea 
de distance. — L. 319. 

P. 0. 1120. Charte notice sans nom d'auteur, en 
&veur de l'abbaye de Montieramey. 

Sachent tous qu'en Fan ilOO, le comte de Troyes Hugues 
adonné à Montieramey toute sa justice et droits analogues 
dans la ville (villa) de St.-Martin, près de Troyes, et que en 
Tan 1120, Rainaud, vicomte de la cité de Troues, a donné à 
son tour à la même abbaye sa part de justice et toas se» 



— 237 — 

^oits analogies dans la même localité. Sceau en placard, 
eonservéy mais en ruines. — L. 315. 

P- f. 1134. Charte de Thibaud-le-Grand, comte 
de Champagne et de Blois, en faveur de St.-Martin- 
ès-Âires. 

Gautier, abbé de Montieramey, avait appelé au comte, de 
Guillaume, abbé de St.-Martin, au sujet de certains moulins 
et d'un cours d'eau nommé les Baim-^u-Comte. Tbibaud' 
assigne à jour certain les parties à son plaid, pour entendre 
leurs dires et prononcer. Les adversaires se présentent et 
chacun fait valoir ses droits. Le comte, ayani entendu les 
allégations respectives, allait ordonner de porter la sen- 
tence, lorsquQ Gautier a se méfiant de sa propre cause, d se 
retira du plaid, sans rien attendre. Ce que voyant, le comte 
an nom de Dieu, de son droit et de la justice, adjugea la 
possession des biens susdits à l'abbaye de St.-Martin, comme 
en étant (a) le seigneur légitime. 

Henri-le-Libéral, fils de Tbibaud, qui était présent, loua 
et approuva cette sentence, et en témoiffnage de cette par- 
ticipation, il imprima de sa propre main le signe de la croix» 
qui se distingue vers la fin de l'acte. L'encre qui a servi à 
tracer ce signe a été rafraîchie de siècle en siècle par la 
main des moines* — L. 292. A. 

P. 8. 1162. Chirographe ou charte paricle entre 
l'abbaye de St.-Jacques et celle du Paraclet, au 
sujet des dîmes de Cucharmoy. (Cucharmetum.) 

La légende chirographaire est chirographum inter bc-> 

CLESIAM SANCTl JACOBI ET PARACLITANAM. — L. 436. 

P* 9. 1221. août. Fondation faite par une ab* 

besse de N.-D.->aux-Nonnains dans sa propre église.. 

Alix deVendeuvre (Aaliz de Yendopera}, abbesse (ministra) 
de N. D. aux Nonnains, donne à perpétuité aux auatre cha- 
noines certains biens, à charge par ceux-ci de célébrer per- 
pétuellement une messe, qui sera dite dans le charnier, en 
nveur du père et de feu d heureuse mémoire la vicomtesse 
de Sens, mère de ladite abbesse. — L. 389. 

P. lO. 1236. mars. Charte de Robert» évéque 
de Langres. 

Il notifie que Hugues de Wignorry, de Wangionis rivo, 
chevalier, et Hugues, damoiseau (domicellus), ont vendu à 
Clairvaux certains biens sis à Gortru. — Belle écriture, pièce 
très-saine et très-fraiche, très-beau parchemio. Le sceau 
bien conservé. — L. 195. 

(a) BUe, l'abbaye. 



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* «""Ses" *° S* -*• i.ï.V>- — 



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— 241 — 

seroit de maiiuais exemple si lesdicis lieux ainsi sanctifier 
^stoient si vilement profanez. Joint aussi que c'est entre- 

Î rendre sur les droicts desdits de chapitre, attendu que 
idicte potence est dressée sur leur terre et justice. Yeu 
aussi qu'oultre les fourches patibulaires dudict Troyes, y a 
deux places es marchez anciens, sçauoir le Marché au oUd 
et VEstappe au vin èsquels les exécutions de justice ont ac- 
constume estre faictes et non en ladicte place, en laquelle 
iamais gibet que cestuycy ne fut dressé. 

]>Ge considéré, Monseigneur, il vous plaise ordonner que 
ladicte potence sera oslée et deffenses estre faictes à qui il 
appartiendra de plus aTaduenir en faire planter audict lieu, 
attendu ce que dessus et gue cest entreprendre sur leur 
justice. — Et ils prieront Dieu, Monseigneur, pour la pros-^ 
perite et santé du roy et la vostre. 

^DE LAJaVET Scribe de Môssieiu'S. t 

« — Après auoir ouy les ofOciers du roy et bourgeois dudict 
Troyes, qui nous ont attesté navoir jamais veu fourches 
patibulaires ny potances en la place mentionnée en la pré- 
sente requeste et qu'il y a autres lieux destinés aux exécu- 
tions de justice, mandons et enjoignons au m« charpentier 
du roy transporter lad. potance et la dresser en VEstappe au 
«•» dud. Troyes. Faict aud. Troyes ce xie septembre m. yo 
iiij»¥j . Signé HENR Y DE LORRAINE et plus has Perricard. d 

Soit Fexploit de signification faite par huissier à M* Pes- 
chat charpentier du roi etc. — Appartient à la liasse 103. 

P. 9H. Sans date. Lettre autographe et origi- 
nale de Claude de Ghoiseul Praslin, abbesse de 
N. D. aux Nonnains de Troyes (1618 = 1667), à 

son notaire. 

Elle lui parle affaires. Sa lettre commence et finit comme 
il suit : a Monsieur Theuignon, le lieutenant général me fit 
dire hier par M. Duchemin qui (qu'il) m'enuôyeroit auiour- 
dhuy des te matin ces moyens d'accommodement. Il est vne 
heure et ie n'ay encore rien yeu. C'est un mocqueur qui 
tasche de nous surprendre Je suis 

* CLAUDE DE CHOISEUL PRASLIN^ » — L. 4â1. 

P- M. Sans date. (1688.) Lettre autographe et 
originale de madame de Lavallière (Louise de la 
Baume Leblanc, duchesse de) , à madame Anne de 
Ghoiseul Praslin, abbesse de N. D. aux Nonnains 
de Troyes. 

« Ce 15. may, 

» lesus t Maria. 
» Madame, 

DPaix en lesus-Ghrist. 
x> Nous avons une extremme consolation de celle ou vous 

i8 



— 242 — ^ 





este, madame, de n*aaoir plus d'afTaires qui vous Ureot 

saints exercices de la religion, ou vous este dun sy grai^ ^ 
exemple. Si nous auions pu vous randre quelques pet ^^~ 
seruices, nous laurions fait auec ioye, ayant pour vou 
madame, vne très véritable estime et estant auec res 
vostre très humble et très obéissante servante. 

D Sœur LOUISE DE LA MISERICORDE Religieu 
Carmélite indigne. » 

Au dos est écrit : 

a f A Madame— Madame labbesse de N. Dame.— A Trois. 

Sur le verso du premier feuillet laissé en blanc, suiva 
un usage épistolaire qui s'observait encore au dernier siëcl 
la sœur dépositaire de N.-D. a écrit cette cote : Madame 
Lavaillêre, 

Cette lettre faisait partie d'un dossier de côrrespondan 
composé de pièces choisies et formé du temps même du mon 
lëre, et fut écrite à propos d'un procès que l'abbaye venait 

Sagner. Elle est accompagnéed'une autre, sur le même suj 
atée du môme jour, fermée dans les mêmes plis et vraise 
blablement écrite du même lieu, par a Sœur Agnes de Jes 
Maria, religieuse Carmélite indigne, a Paris, ce 13« may . 

— A côté de ce nom de religion, la sœur secrétaire de N.- 
a écrit ces mots De Belfons, Il s'agit sans doute ici de Mav*lc 
Armande Agnès Gigault de Beliefonds, 011e de Bernard ir^, 
marquis de Bellefonds, maréchal de France sous Louis XIV. 

— L. 421. 

P. SO. 1688. 15 août. « Procès verbal sur le 
desjeuner des enfans de chœur. » (a) 

« Lan mil six cent quatrevingt huict, le dimanche quicK— 
ziesme aoust, jour de lassomptiou nostre dame, environ te^ 
dix heures du matin, après la grande messe célébrée a^*^ 
ieglise abbatialle de Noslre Dame aux Nonnains de Troye^ > 
nous Jacques Thevîgnon et Nicolas Bourgeois, notaire- '^ 
royaux, garde nettes et tabellions à Troyes soussiguez, $m '^ 
la requeste des dames abbesse , prieure et religieuses d ^^ 
ladicte abbaye Nostre Dame dudict Troyes, nous somme '^ 
transportez dans la sacristie de ladicfe église ou entre aul—-'^^ 
très estoient deux enfans de chœur de Ieglise St.-Pierre, qu -^^\ 




auoient servy a lautel et dict le répons au graduel de ladict^^ ^. 
grande messe célébrée en lad. esiise gui auroient demand^^^ 
avec empressement qui (qu'il) leur rust donne par lesd -^^i 
dames le desjeuné acoustumé, lequel desjeune auroit est^^ ^^ 
fourny pour éviter a bruict sans tirer a conséquence, ny^Cj^; 
prejudicier aux protestations portées en noslre procès ver^ 
bal de ce dict jour ce qui auroit este ainsy déclaré et du tou9 
faict et dressé noslre présent procès verbal pour seruir au^ 



(a) Sur ce déjeuner, yoy. ci-dessns L. 392, et ci-aprés ma einguHrn^ 
lettre sur les Arch. de TAnbe. 



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.^ daimiis ce requérantes, etc., et a lad. dame Abbessd 
'^'^MÀNëE DE CHOISEUL PRÀSLÀIN, abbtêse. Bour- 
g6o\s. ThevigDon. » Avec paraphes. — L. 392. 

. 31» S9. 169/i. 20 janvier et 3 février. Deux 
res autographes et originales de Diane-Ghar- 
e, fille de Roger, comte de Bussi Rabutin, 
;ur de l'histoire amoureuse des Gaules etc* 
«tes deux sonl adressées a à ma très chère sœur en 
• la mère Marie Claire Gornuat supérieure du monas- 
«6 la Yisitalion Sainte- Marie a Troyes. » Elles sont re- 
1^9 aux intérêts temporels de celte maison. Celle du 20 

'er se termine ainsi a Je me sert de celte occasion 

r TOUS demander y n peu de part dans vos saintes prières 
4A grande feste de nostre saint patriarche (probablement 
ffançois de Salles) afin de mobienir son véritable esprit 
El porter moins indignement la qualité de — vostre très 
lUe et indigne sœur et servante E. N. S. [a) 

> 5' S^THBRESE DE RàBUTIN. 
D, L. V. S. M. D. S. B. » (h) — L. 459. 

^ 99' Sans date. (1719). Lettre autographe 

Louise-Adelaîde d'Orléans, Mademoiselle de 

irtres, fille du régent, née le 13 août 1698, 

lesse de Chelles le 14 septembre 1719. 

Je vous suis très obligée madame de la part que vous 
lez a ma doulheur qui est des plus vive et qui ne peut 
e adoucie que par les sentimens ou ja^jr vue Mv de 
7 (c)f quelque tems avant que de mourir jorav une 
nel reconnoissance des prières que vous avez rail et 
lerezdela marquer a votre communauté que je remercie 
ly par tous les service que je pourray leur randre au- 
ii de M. le régent qui est très bien intentioné pour vous 
lame et pour votre maison a ce qui ma paru la dernière 
que je luy en ay parlé ainsy madame sojrez persuadée 
mon zèle égalera mon estime et mon amitié. 

« St D'ORLEANS DE 5t« BATHILDE àbbeste indigne. > 
n 'OS on lit : 

A >fadame — Madame d'Arrest {d) abbesse de N. D. de 
f » >. — A Troyes. » 

) En Notre Seigneur. 

) De la Visitcaion S^^-Marie, Dieu soU béni. 

) Marie-Louise-Elisabeth d'Orléans, duchesse de Berry, née le âO 
. 1695, sœur aînée de madame de Chelles, morte le 21 jnillet 
L 

) farie-Madeleine-Margnerite la Chaussée d'Eu d'Arrêt, abbesse 
f. D.-aax-Nonnain8 (1698 ^ y. 1756), descendait ou prétendait 
SMidre d'une branche cadette de la maison d'Orléans. 



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— 244 — 

La lettre est scellée d'un cachet de cire noire présentan^^ 
un écu en losange d'asur aux 3 fleurs de lys, bri^ du lam^-j 
bel à 3 pendants d*argenty couronné d'une couronne prin^i 
ciére de France. — L. 42i. 



P. S4. 1722. 4 novembre. Lettre d'envoi de 
Paul Plouvié, accompagnée d'un linge miraculeura 
à Madame d'Arrêt, abbesse de N.-D. aux N*. 

t 

a Madamb, 

DYoila le linge de M. labbe de Rancé reformateur de Vl 
Trappe avec son véritable portrait et les cartes de visites (^ 
ou vous voirez sa vie en abrégé par M. Téveque de Seez qw- - 
a esté un témoin autentique comme plusieurs autres euequ*- 
des miracles qui ont este opérez par le moien du mesi 
linge que je vous envoie. Je scuhaitte Madame que le S< 
gneur exauce vos vœux et ceux de vostre saincte comm^ _^ 
nauté et guil vous rende une santé qui est si chère à tout^^ 
vos religieuses en particulier. Jespere madame que yf^mig 
voudrez bien me faire rendre en main propre ces cartes av^^ 
ce portrait qui est les seuls qui me restent. Je suis avec un 
profond respect 
^Madame 

oYostre très humble et obéissant serviteur. 

dD. Paul Plouvié 

dA Montirazet ce 4 novembre 1722. » 

La lettre est accompagnée du linge en question. — L. 421. 

P. 9if SO. Lettres administratives, datées de 

Versailles, le 28 juin 1734, et le 28 février 1737, 

la première par André-Hercule Cardinal de F leury, 

premier ministre, et la seconde par Daguesseau, 

garde des sceaux, à Tabbesse de N.-Dame. 

Signatures. — La dernière de ces lettres est ainsi conçue : 
« L'événement {b] qui mattire de nouvelles marques de 
vostre attention. Madame, ne sera jamais plus flatteur pour 
moi, que lorsquil me mettra plus à portée de rendre mes 
services à vostre abbaye, de mériter par là le secours de 
vos prières, et de vous témoigner que personne ne peut 
vous honorer, madame, plus parfaittement que je le tais. 

^DAGUESSEAU. > 
— L. 421. 

P. 37. 1739. 5 mars. Lettre autographe de 

(o) Sorte de procés^verbaux. 

(h) Cet ëyéDement n'est autre sans doute que le réayénemeit ^ 
rillnstre magistrat à la garde des sceaux de France. 



— 245 — 

Thon du Tillct, adressée à Tabbesse de N.-D. aux 
Nonnains. 

Elle se tèrinine par ce P. S. a... J'ai reçu il y a & Jours une 
tabatière d'or du prince royal de Prusse arec une Délie lettre 
en r^mercimoDt d un livre du Parnasse, et d'une suite de 26 
médaillons ciue je lui ai envoyés, d — L. 421. 

P. S8. Sans date. Lettre autographe de J.-Jo- 
seph Languet de Gergy, archevêque de Sens. (1731 
= 1753.) 

Adressée à la même abbesse et relative aux intérêts tem- 
porels de sa maison. — L. 421. 

P. SA. Sans date. Lettre autographe de Mathias 

Poncet de la Rivière, évéque de Troyes (17/i2 = 

1758.) 
Même adresse, sujet analogue. — L. 421. 

P. 40. 1766. 21 fév. Lettre autographe de 
Gilbert de Montmorin-St.-Herem, évéque-duc de 

Langres, pair de France, etc. 

Elle est adressée à sa nièce, Madame Françoise-Lucie de 
Montmorin, dernière abbesse de N.-D. aux Nonnains. Il est 
question des revenus de St-Geùmes. (Voy. ci-dessus L. 406.) 
— L. 421. 

P. 41. 1769. 15 octobre. Lettre autographe 
de Grosley, à M. Rouillé d'Orfeuil, intendant de 
Champagne. 

<x Monsei^eur 

» n m*est arrivé un malheur qui sera sans remède, si vous 
n*avez la bonté de me prêter la main : j*ose Tespérer, pour 
l'honneur de la Champagne qui s'y trouve compromis. 

]»A mon passage àNaples, en i758Çvle roi m'a voit, à la 
recommandation du cardinal Passionéi, du marquis Froff- 
^ani et du comte de Gazzola, gratifié du l« volume de 
rHerculanumqui paraissoit alors, ce qui faisoit enfilade pour 
les volumes suivans. Le 2« et le 3« m'ont été successivement 
expédiés, et ils sont arrivés ici aussi heureusement que je le 
pouvois désirer. M. le duc de la Rochefoucault a bien voulu, 
dans son voyage en Italie, demander pour moi les 2 volumes 
suivans : ils lui ont été remis, et malheureusement ils se sont 
perdus dans le retour, avec deux caisses pour le recouvre- 
ment desquelles ou a fait de vaines perquisitions. 

» J'ai fait agir à Naples pour réparer cette perte, mais on 
a répondu à tous mes agens, que les deux volumes avoient 
été remis au duc D. L. R. f. et il ne m'a pas été possible de 
tirer autre réponse. 



— 246 — 

» A ma prière, M. le comte d'Argental a interressé pour 
moi M. le vicomte de Choiseul qui a eu la bonté d'intercéder 

auprès du S' ministre de Naples, et de m'apprendre par yné ^ 

lettre écrite de sa main, que le ministre étoit inexorable, il «^^ 
en avoit parlé au roi, et qu'en lui envoyant un certificat du^^c^m 

duo D. L. R. f. sur la perte du 4» et 5* vol., tout pourroit s'ar :^. 

ranger comme je le desirois. 

B J'ai obtenu et envoyé ce certificat. Hais M. le Yicoint^^,:fe 
étant alors revenu en France, la chose en est restée là, d'au— ^^ci* 
tant plus tristement pour moi qu'elle demandoit à être 8ui-.Xr!* 
vie de près; et qu'ainsi interloqué pour les 4 et 5« vol. per — — t?^ 
dus. Je me trouve privé des 6 et 7« qui ont paru dans Im- ^^^ 
cours de cet altercas. 

D Je ne doute pas que, sur votre intercession, M. le vicomt.:^^^ 

ne veuille bien reprendre le fil de cette affaire; et s'il nm 

Impossible de prétendre aux a volumes perdus, me procnrc^^f 
au moins la suite pour laquelle je suis employé sur l'ét^^ai/ 
laissé à Naples, par le roi d'Espagne actuel. J'ai même lie — 
d'espérei' qu'au moyen du certificat que M. le comte d'Ai 
gental a fait passer a M. le vicomte par madame la vicon 
fesse, tous les malheurs seront heureu&ement réparés. 

È Si vous voulez bien. Monseigneur, vous charger de ceitc^ 
négociation, j'ai tout lieu d'en attendre le plus heareua:^: 
succès, peut-être même pourrez- vous terminer directemdo^ 
par vous-même, ce qu'a entamé H. le vicomte. 

» Je suis, avec l'attachement le plus respectueux, 
^Monseigneur, 

«Votre très humble et très obéissant serviteur, 

D GaosLBT. 

> Troyes, 15 octobre 1769. 




«Nous sommes menacés d'une trouppe d'opérateurs, c^est-à- '^^^ 
dire de comédiens qui n'ont dans leur répertoire que des ^Lâi 
opera*comiques : peut-être ne doit-on plus actuellement en ^^' 
attendre d'autres, d— (Voy. ci-dessus. Liasse 470. Dossierl.) "^ ' ' 

P- A9. 1782. 10 mars. Consultation donnée à 
la requête du doyen de St.-Urbain, sur Tauthen- 
ticité et la validité de plusieurs bulles. 

Cette consultation, ou certificat, est signée en commun par 
M. Béjot, conservateur des manuscrits de la bibliothèque du 
roi, Bréquigny (L. G. Oudart Feudrixde); Dom Ph. L. Li^le, 
bibliothécaire de St.-Germain-des-Prés, Dom Clément, et 
D. Germain Poirier, religieux de la congrégation de Saint 
Maur. — L. 126. 

P* AS. J784. 16 novembre. Lettre autograph 
de Gourtalon-Delaistre, au chapitre de St.-Pîerre 
pour lui faire hommage d'un opuscule sur Claud 
de Taix, doyen de St.-Pierre au xvi* s. 



'fl 



PL t. 



•».»■ 

















— 247 — 

« Messieurs, 

DParmi les recherches qui occupent mes momens de loisir 
je me suis appliqué à rassembler ce qui concerne M. de Taix, 
un de vos plus illustres doyens. Les aoectodes de sa vie 
m'ont paru mériter l'attention des vrais patriotes. Mais 
comme elles peuvent vous intéresser encore plus particu- 
lièrement, j'ai cru devoir vous en offrir Vhommage (a). 
Puisse-t-il vous être agréable et vous donner une preuve 
des sentimens de respect et de vénération avec lesquels— je 
suis, — Messieurs, 

DYotre très humble et très obéissant serviteur, 

> COVRTALON» curé de Sotnie-Savine. 
» Sainte-Savine, 16 Dovembre 1784. > (— L. 39.) 

paléographie étrangère. 

Carton C« 

P. 44. XIP s. Sans date. (1154 = 1189.) Pri- 

vil^e de Henri II, (Plantagenet) roi d'Angleterre, 

dac de Normandie, d'Aquitaine, et comte d'Anjou, 

en faveur du commerce de Glairvaux. 

« H. De! ^aciâ rex ancrlie et dux Norman, et Aquit. et 
cornes andegav, omnibus justiciariis et vicariis et ministris 
suis Anglie et Normannie et portuum maris totius terre sue» 
salutem. Precipio quod omnes res roonachorum moiiaâteril 
clareviUlis, quas emerint, vel vendiderint, vel ad opus suum 
reportare fecerint, sint quiète de theloneo et passagio et 

Smtagio et omni consuetudine x>er totam terram meam, 
m per terram quàm per aqnam, quas servientes sui asse- 
enrare poterunt suas esse proprias. Et prohibeo ne quis eos 
indè injuste disturbet super forisfacturam meam. Testibus 
Rann. de GlanviU. et Hugone de Morwich, dapifero. Apud 
Léon... . » — Le sceau est mutilé. — L. 182. 

P. 4S. XIP s. Sans date. (1156 = 1195.) Pri- 

yil^ede Conrad de Souabe, comte Palatin du Rhin. 

. — Analogue au précédent. 

a G. Dei gracia palatinus comes de Rheno, universis ei 

bona volentibus salutem cum sincère dilectionis affectû 

Data in Stanelegge, VU idus junii.. » — Le sceau manque. L. 
18S. 

P. 46. Sans date. (1197 = 1220.) Lettres de 

(a) L'œuvre dont il est ici question fat sans doute offerte manus- 
crite aux chanoines. Courtalon, ainsi qu'on en juge par les yolumi- 
neux autographes qui nous sont restés de lui, écrivait avec une pa- 
tience égale à son habileté. Ce travail est probablement le même qui 
fut publié en 1786, dans VÀlmanach de Troyes, sous ce titre : Eloge 
hieinique de GtdUaume de Taix, doyen de l'église de Troye», 



— 248 — 

protection et sauye-garde en faveur de Clairyau: 
adressées à la républiqtfe de Marseille par Frédéric 
roi des Romains, roi de Sicile et fils de Tempereu 
Henri YI. 

a F. Dei gracia Romanum rex et semper angnstus et rex 
Sicilie [sic), Tillico et universis burgensuïus Marsallariensi- 
bus graciam suam et omne bonum. Significamus yobis quod 
noSy ecclesiam Glareyallis cum omnibus bonis et possession 
nibus suis que ipsa habet ubicumque in imperio nostro, 
sub specialem majestatisnostrerecipimus protectionem. Et 
de merâ gracia nostrâ bec ei indulsimus ut bona illa que 
ipsa habet in imperio nostro libéra sint et soluta ab oroni 
indebitâ exactione. Cum itaque ipsa Glarevallensis ecclesia 
bona quedam habeat apud vos, mandamus vobis et regiâ 

Îireciplmus auctoritate ut tos, sicut graciam nostram di- 
igitis, nuUam de cetero faciatis in bonis ipsius exaction^m, 
et eam ampliùs non gravetis imponendo ei in rébus ipsius 
onera queiibet servitutis, et si quam imposuistis, omninô 
rémittentes. Injurias enim et inquietationes suas nobis as- 
sumpsimus ulciscendas. d Le sceau manque. — 182. 

P. 4r. 1288. Charte d'Eric VI, roi de Dane- 
mark, en faveur des visiteurs de Glairvaux. 

a E. Dei gracia Danoruro Sclavorumque rex. Omnibus hoc 
scriptnm cernentibus salutem in domino sempiternum. No- 
tum facimus presentibus et futuris quod nos viris religiosis 
dilecUs in Gbristo fratribus nostris de Clarayalle, ordinis 
Gisterciensis et maxime îpsorum fratribus qui, gracia yisi- 
tandiy ab abbate dicti loci ad Olias suas, in regno nostro yd 
Swecie constitutas, fréquenter transmittuntur, vestigiis i^ro- 
genitorum nostrorum inherendo, talem ducimus graciam 
concedendam qiiod in regno nostro libéré et absque omni 
theloneo eis emere et deducere liceat extra regoum eûtes et 
ceram quantum ad usum domûs sue yidebitur expedire. 
Hanc etiam libertatem eisdem fratribus et eorum nunciis yd 
yisitatoribus antedictis concessimus quod à solucione tlie- 
lonei pro equis suis et puerorum suorum et pro rébus aliis 
quas secum duxerint ubicumque et quotienscumque ad 
passagia in regoo nostro et de terra in terram deyeneriot, 
sint Imeri et exempti , prohibentes districtè sub obtentu 

gracie nostre, ne quis adyocatorum nostrorum yel eorum- 
em ofQcialium, seu quisqunque alius» ipsos fratres super 
premissis emunitatibus , liberatibus et graciis et contra 
tenorem presencium, présumât aliquatenus impedire seu 
indebitè molestare, sicut regiam yoluerit eyitare ulcionem. 
Si quis eciam ipsos, contra presentem paginam, temerè infes- 
tare presumpserit , ad omnes expensas vel damçna quas 
sepedicti fratres occasione hujus raodi impedimenti yel mo- 
lestie fecerint yel incurrerint, de proprio refundendas sa 
noyerit obligatum. Ut autem hujus libertatis beneficium me- 



— 249 — 

moratis fïratribus coUatum pietatis intuitu, Tatom et stabile 
perseveret, présentes litteras ipsis contulimus sigilli nostri 
munimiDe roboratas. Datum apud Helsingburgh, anno do- 
mini mo ccolxxxo octavo, pridiè kalendas marcii.»— L.182. 

P. 48. 1494. 15 juin. Privilège en langue es- 
pagnole de Ferdinand et Isabelle, roi et reine 
d'Espagne, en faveur de Glairvaux. Le roi et la 
reine, confirmant les privilèges accordés par leurs 
prédécesseurs, exemptent Tabbé de Glairvaux ou 
ses visiteurs , de certains droits de passage à leur 
entrée et à leur sortie, lorsqu'ils viennent dans le 
royaume visiter les filles de Tordre. 

Signé : YO EL BET. YO LÀ BEYNA, — L. 182. 

P. 49. 1513. 14 mars. Indulgences accordées à 
Fabbaye de Sellières pour sa reconstruction et l'en- 
tretien de l'édifice, données à Rome, par douze 
cardinaux. 

Encadrées de vignettes à miniatures. (Armes de Léon X.) 
Les sceaux, qui étaient au nombre de iâ, manquent— L. 841. 

P. ftO. 1601. mars. Lettres d'association (de 
prières) entre l'abbayç de l'Olive en Prusse et 
Glairvaux. 

Elles sont nominativement adressées à Denys Largentier, 
44» abbé de Glairvaux, par David Konarski, abbé deTOlive, 
datées de l'abbaye d'Onve, et signées de Fabbé et de tous 
les officiers, religieux et convers du couvent. Ecriture go- 
thique-allemande flamboyante.Ghef-d'œuvre de calligraphie. 
Avec les sceaux très-bien conservés de Tabbé et de Tab- 
baye (a). — L. 181. 

Carton !)• — Bulles papales {b). 

P. 51. 1136. 15 des kalend. de juillet, 17 juin. 
Bulle-pancaste d'Innocent II, en faveur du Para- 

(a) J'ai retrouvé à Troyes ces deux sceaux remarquables qui avaient 
été enlevés des archives et que l'on y a réintégrés. 

(6) c Le caractère de dos jours, dans nos bulles, loin d'être une 

continuation de celui de ce temps-là (10« siècle), n'a nul raport avec 
loi. n étoit alors ordinairement Lonibardique. Avant le milieu du xii« 
siècle, il céda la place, dans les rescrits des papes, à l'écriture firan- 
çoise. {MtnuieuU eapéiierme.) Cette dernière y persévéra Jusqu'à la 



— 250 — 

clet. Il met l'abbaye sous la protection du saint- - 

siège, confirme ses possessions et leur assure di- * 

verses immunités. 

Elle est adressée à Héloïse, et commeoGe ainsi, a Inno— - 
centius episcopus, servus servorum Dei, dilectis in Christoc 
filiabus, Heloyse abbatisse, ceteris qne sororibosin oratoriocD 

Sancte Trinitatis qnod in page Trecensî, in parocbiâ Qain 

ceii, suprâ flovium Arduçooem situm est» divino ^amnlatiiErj 
mancipatis, tàm presentibus quam faluris, in perpétuant... « 
Amen. Amen. Amen. x> — Cercle du pape. Devise. Signature. -^— 
a iDDOcentius catbolice ecclesie episcopus subscripsi. — Mona ^ 
gramme du hene valete. Signatures de neuf cardinaux. Cor- — 
delette de soie. La huile manque. — Appartient à la liassi^ 
432. 

P. M. 1175. 7 des ides d'avril H avril.) Pan — 

carte d'Alexandre III, en faveur oe Tabbaye doK 

Beaulieu, diocèse de Troyes. 

Cette magniflque pièce n'a pas moins de 63 centimètres d^n 
largeur sur 85 ae hauteur sans le repli. Signature d'Ale 
xandre (dans le cercle) et de quinze cardinaux. Cordelette d 
soie. Le sceau manque. — L. 170. 

P. SS. 1245. 3 des nones de février (3 février.) 

Grande-bulle d'Innocent IV , en faveur de l'abbaye 

de N.*D. des Près. 

Une main du xy« siècle, probablement celle d'une sœur 
secrétaire, a écrit au dos cette épigraphe naïve : a La confir- 
mation etprevileges de la maison et biens de céans, donnés 
par pape Inocent quart; gui est ung trésor! p Ecriture da 
plus beau caractère; parfaite conservation. Cordelette de 
soie jaune et rouge avec la huile. — L. 426. 

P. 54. 1308. Bulle de Clément Y, adressée à 
tous les couvents de Giteaux. Il confirme en faveur 
de l'ordre les privilèges et immunités qui lui ont 



renaissance des lettres , en dégénérant toujours on peu. Elle ëtoit 
déjà deyenue fort gothique, il y a 300 ans. On a depuis afecté de la 
retenir, dans les bulles, et non dans les brefs, et de la rendre à la 
longue encore plus gothique, que n'a jamais été le gothique le plas 
afk'eux. > Nouveau Traité de Diplomatique, par O. O. Tassin et Toas- 
tain, 1755. t. n. p. 414.) — Le but de cette série est d'exposer aux 
yeux, par des exemples remarquables, l'histoire des modifications 
que l'exécution matérielle des bulles a subies, sous le rapport gra- 
phique et artistique, à travers les siècles, en dépit de cette rolonté 
à*immutabilité, que le passage ci-dessus des Bénédictins signale en des 
termes si curieux. 



_ 251 — 

été précédemment accordés par ses prédécesseurs 
DU par lés souverains laïques. Cordelette de soie 
jaune et rouge ; bulle. — L. 176. 

P. 5& 1383. Bulle de Clément YII (Robert de 
Genèvei antipape reconnu, en France). En consi* 
dération des pertes considérables qu'avait éprou- 
vées Clairvaux par suite des guerres et calamités, 
il fait remise pour 25 ans d'une partie du tribut 
annuel de trois mille florins d'or que le monastère 
payait à Rome pour les services communs de la 
chambre apostolique et du collège des cardinaux. 
Cordelette de soie jaune et rouge; la bulle man- 
que. — L. 176. 

P. Ml. l/i59. Bulle de Pie II, portant indul- 
gences en faveur du chapitre de Trainel, dont 
i église, ainsi que toute la seigneurie de ce nom, 
avait été ruinée et dévastée par les guerres. 

Accordée à la requête de Guillaume Juvenal des Ursins, 
chancelier de Frauce, et baron de Traioel. Les lettres qui 
composent la première ligne sont chargées d'ornements cal- 
ligraphiques, parmi lesquels on remarque le blason de Pie II 
fnccolômini], et celui du chancelier.. Le sceau manque. — 
L. 3. 

P. ST. 147&. La veille des calend.de septembre 
(31 août.) Mare magnum ou recueil de privilèges, 
aonné par Sixte lY, en faveur de Tordre des 
firères mineurs. 

En un cahier composé de 5 feuilles doubles : 10 feuillets et 
SMpaffeSy de parchemin vélin. Chef-d'œuvre de calligraphie 
romaine. La première page, dont les 3 premières lignes sont 
d'écriture allongée, est toute brodée d'ornements exquis. 
Cordelette de soie jaune et rouge ; la bulle manque. — L. 
358. 

P. S8^ 1488. Nones de juin (5 juin.) Bulle 
dlnnocent YIII, portant union en faveur de Clair- 
vaux, du monastère du Val-des-V ignés, de l'ordre 
de Citeaux, diocèse de Langres. 

Cordelette de soie jaune et rouge; huile d'Innocent VIH. 
-r- L. 176. 



— 252 — 

P. S9. 1503. des Ides de janvier (8 janvier) 
Bulle de Jules II. Il accorde des indulgences 
ceux qui visiteront l'église de St.-François, lors d^ 
chapitre général des frères mineurs qui se tiendra 
à Troyes, à la Pentecôte suivante, ou qui contrr^- 
bueront de leurs deniers aux frais de la session. 

Cordelette de soie jaune et rouge; lulle d'un beau trava'x^ 
— L. 358. 



P. OO. 1625. Forma jwramenti ou formule de 
ment (a), prêté par Anne-Ghrysanthe de Gondri 
abbesse de M.-D. des Prés. 
Cordelette de chanvre; duUe d'Alexandre VIL — L. 42^. 

P. 01. 1648. Bulle de provision pour le prieure 
de N.-Dame, au diocèse de Soissons, en faveur de 
Pierre Bouchu, fils de Jean Bouchu, premier pré- 
sident au parlement de Dijon, et depuis abbé de 
Glairvaux. 

Cordelette jaune et rouge; la huile manque. — L. 178. 

P. 62. 1697. Bulle de provision pour l'abbaye 
de N.-D. des Prés, en faveur de madame Théràe 
Ârnoul, religieuse de l'ordre de Giteaux. 
Cordelette de chanvre; huile d'Innocent XII. — L. 426. 

P. 03. 1722. Bulle d'institution canonique en 
faveur de Marie-Jeanne de CourceuUes du Rouvray, 
comme coadjutrice, avec future succession, de 
l'abbaye de N.-D.-des-Prés. 

Cordelette de soie; la huile manque. — L. 426. 

P. 041. 1761. Bulle de provision pour l'abbaye 
de N.-D.-des-Prés, en faveur de Marie Arnoul de 
Rochegude. 

Gordelelte de chanvre ; huile de Clément XIII. — L. 426. 



(a) Cette pièce, expédiée de Rome avec le mandement d'institotioBi 
faisait partie de ce que l'on appelait les buUes d'an prélat oo d'un 
bénéficier. Elle s'expédie encore de nos jours pour les proTisioDS de 
fiéges. 



— 268 — 

P. 65. 1777. Bulle de proTision pour l'abbaye 
3e N.-D.-des-Prés, en faveur d'Angélique- Victoire 
Baulger. 
Cordelette de chanvre ; la huile manque. — L. 426. 



CHAPITRE YII. 



HIJSEB SIOIIiIiAIRB {a). 
SIGILLOGRAPHIE DU DÉPARTEMENT DE L'AUBE. 

Carton I. Sceaux des comtes et comtesses de 
Champagne ; sceaux des rois et reines de Navarre ; 
des rois et des reines de France, comme seigneurs 
de Champagne, ou comme justiciers des grands 
jours de Troyes. 

(et) Ce n'est pas sans raison que l'étude des sceaux occupe une 
fdace notable, et nouvelle à certains égards, dans les travaux des 
paléographes modernes. Les perfectionnements remarquables qu'ont 
reçus les procédés technoloffiques des arts de représentation, depuis 
les Bénédictins, les progrés également sensibles d'une science qu'on 
peut appeler la Critique artistique, nous offrent aujourd'hui des res- 
sources aussi précieuses que uiciles pour l'avancement des études 
rétroipectiveè. Les pièces sigiUaires que contiennent les dépôts d'ar- 
diives départementales, notamment dans les anciennes capitales de 
province, peuvent se diviser en deux classes : les sceaux émanés de 
personnages qui ont régné ou vécu exclusivement dans la circons-> 
cription d'un département donné, et ceux qui proviennent d'autres 
chancelleries. Les uns et les autres, reproduits d'abord à l'aide du 
moulage, puis avec le merveilleux procédé de M. A. Colas, peuvent 
fendre de grands services à l'étude de l'art et à la diplomatique. On 
peut former avec les premiers des collections toutes nouvelles, et qui 
puisent dans leur caractère local un intérêt particulier. Telle serut, 
par exemple, pour le dépôt de Troyes, une série de sceaux des comtes 
de Champagne. Quant aux autres, on doit également les reproduire. 
Puis, à l'aide d'un système d'échange, on peut, avec ces matériaux, 
universaliser et compléter, pour la France entière, la reproduction mé- 
thodique de toutes les pièces sigillaires qui importent à Fart ou à lliis- 
fofare. Hais pour arriver à ce résultat, une marche uniforme et un 
centre commun d'action sont indispensables. C'est au gonvemement 
•eol odII amMfftient de réaliser ces conditions. M. le comte Tanneguy 
du Gnatel, dont le double passage au ministère de l'intérieur aura été 



— 254 — 

C. II. Sceaux des grands officiers de la cou- 
ronne de Champagne : (sénéchal, maréchal, cham- 
bellan.) 

C. III. Sceaux des évéques et de Tofficial de 
Troyes. 

C. IV. Sceaux des maires de Troyes, de Bar- 
sur-Seine, de Bar-sur-Aube, de la Ferté-sur-Aube, 
des notaires et gardes des foires de Champagne, 
des prévôts de villes et fonctionnaires analogues. 

C. V. Sceaux des chapitres, couvents, et per- 
sonnes religieuses. 

« 

C. VI. Sceaux des seigneurs et dames de di- 
verses localités du département de l'Aube. 

8IGILLOGBAPHIB FBANÇAI8E. 

C. VII. Sceaux de princes, princesses et au- 



marqaé, poar la paléographie, par de véritables bienfaits, vient de créer 
une hante commission des archives départementales et communales, 
dont la science pent tout attendre, si l'on en Juge par les notais i^ 
lustres et par les antécédents des membres qui la composent. Toute- 
fois, nous ne l'avons point encore vue à l'œuvre. Les précieuses ins- 
tructions que contiennent les diverses circulaires adressées aux pré- 
fets par le même ministre, au sujet des archives, ne contiennent aucune 
disposition spéciale relative à la sigillographie. 

Quoiqu'il en soit, nous ne doutons pas que cette intérossante ques- 
tion n'attire prochainement la sollicitude de la commission nouvelle, 
et c'est en vue dû projet dont j'ai parlé plus haut, que j'ai conunencé, 
pour ce département, la formation d'un muiée sigillaire. 

J'ai d'abord classé dans une première division les sceaux propres i 
Troyes, considérée comme ville et comme capitale de l'ancien comté 
de Champagne. Une seconde^classe embrasse ceux qui sont étrangers 
au département de TAube. Déjà quelques pièces, appartenant à la pre- 
mière classe, ont été, par mes soins, moulées en plâtre, puis reproduite 
dans ces creux, en cure, teinte sur la couleur des oiighiaux. Mais 

déikut de temps, de ressources, et surtout VisoUmerU de mes essaiSa 

ont dû me faire renoncer à cette tentative, qui ne pourra être reprisea 
avec avantage ^ue dans un avenir plus ou moins éloigné. En atten— — 
dant. J'ai réuni a part, et j'ai soumis à une première division méthodi^— 
oue, un certain nombre de chartes scellées, on de sceaux isolés qu^9 
j^ai rencontrés dans le cours de ma mission, et que j'ai pu, sans ipcon — 
vénient grave, distraire temporairement des liasses auxquelles ils a^-- 
partiennent. Le catalogue ci-dessus permettra de savoir, en aperçu, A« 
qqol cette collection se compose. 



k 



— 255 — 

très personnes françaises et laïques. On y remarque 
entr'autres : 

Sans date. (1196 = 1204.) Othon de Brunswick, neveu de 
Richard Gœur-de-Lion, duc d'Aquitaine et comte de Poi- 
tiers. 

Id. (1199 =: 1214.) Thibaut I«s comte de Bar et de Luxem- 
bourg. 

Id. (1207 env. = 1226?) Agnès, comtesse de Bar. Probable- 
ment Agnès fille de Thibaut !•', femme de Ferry, duc de 
Lorraine, comtesse de Bar, par son père. 

1320. Eudes, duc de Bourgogne, et plusieurs autres ducs 
^ duchesses de Bourgogne. (Voy. ci-dessus Mus. paliog, pièce 
12^ et passim,) 

1281. Sceau du parlement de Dijon ou cour du duc de Bour- 
gogne. 

^234. Août. Commune de Dijon, (Voy. ci-dessus Liasse 
d95.) 

Sans date. (1168 = 1191.) Philippe d'Alsace, comte de Flan- 
4re et de Vermandois. . 

1262. Marguerite, comtesse de Ftandres et de Haynaut. 

1362. Marguerite de France, comtesse de Flandres et d'Ar- 
tois, comtesse Palatine de Bourgogne, dame de Salins, etc. 

1370. La même. 

1272. Ferri, duc et marauis de Lorraine, Sans date. 
Boc^in, vicomte de Marseille; bulle et cordelette. 

Sceaux des seigneurs de Vignorry, de Clermont, etc. etc. 

C. TIII. XIP = XVI« s. Sceaux d'archevê- 
ques, évéques, abbés, abbesses, couvents, reli- 
gieux, et d'autres personnes françaises et ecclésias- 
tiques, savoir : 

Evéques de Langres (a). 

C. MIL. Idem, savoir : 

Archevêques, Officialité et archidiacres de Reims. 
Evéques de Mdcon^ MetZj Paris. Âbbés de Citeaux, 
chef d'ordre ; Cluny^ idem ; Escurey^ diocèse de 
Toul; S^'Faron^ diocèse de Meaux; Gorze^ diocèse 
de Metz; Molême^ chef d'ordre; etc., etc. [b) Ab- 
besses de Fontevrault^ etc., etc. Chapitre de /^m- 



(a) Le dépôt des archiyes contient plnsieors centaines de chartes, 
portant le sceau de réyéqae de Langres du xii« au xive siècle. Nous 
n'en ayons réuni dans ce carton qu'une faible partie. 

(6) Le reste du dépôt contient une quantité considérable de sceaux 
d'abbayes de toutes classes. 



— 256 — 

cenneê (i&26). Sceau de Louis, cardinal de Bar, du 
titre de S^^-Agathe (i/i02)^ etc., etc., etc. 

SIGILLOGBAPHIE ÉTRANGÈRE. 

C. X. XII- = XYIIP 8. Rois d'Angleterre 
ducs d'Autriche, rois de Danemarck, etc., etc. 
Bulles des papes (en grand nombre dans le dépôt); 
sceaux de cardinaux, de congrégations romaines * 
évéques de Bologne, de Padoue, etc., etc. Abbés e 
abbayes de l'Olive (a); etc., etc., etc. 

(a) En Pnuse^ Yoy.'ci-dessas Mus^pàUogr. Pièce 50. 



\ 



UVBS OL 



LETTRES ET DISSERTATIONS. 



»» 



^LKTTHKS KT DISHKHOTATIOIVS. 



:^asaxa 



CHAPITRE P'/ 



ETTRES «uv les Areltives Historiques du 
dëpartemeiit de l'Aulie* 

MteHre ptretniere {a). 

PRiLIIIlINAIRES. 

Tr(yyet, 14 féwkr 18S9. 

Monsieur le Ministre, 

Par votre arrêté en date du 22 novembre 1838, vous 
m'avez fait l'honneur de me confier la mission d'explorer 
les archives historiques du département de l'Aube, et de 
mettre en ordre le dépôt de la préfecture. C'est seulement 
le ao du mois dernier qu'il m'a été possible de prendre pos- 
session définitive de mon poste, et de me livrer activement 
à l'exécution de mon mandat. 

Avant que d'aborder le compte-rendu de mes premières 
opérations et de vous en faire connaître le résultat, je 
dois commencer par vous retracer, en peu de mots, Ton- 

Êne, la situation passée de ce dépôt principal, et l'état dans 
quel je l'ai trouvé. 

Parmi les archives du département de VAube, antérieures 
à 1790, les unes proviennent des anciennes églises et des 
couvents, pour la plupart supprimés, du diocèse deTroyes; 
les autres ont été fournies par les éreffes des seigneuries 
ou par des corps politiques qui n existent plus. A l'é- 
pogue delà réorganisation générale que produisit la révo- 
lution française, les unes et les autres furent déposées 
d'abord au chef-lieu du district, puis transportées dans les 
combles de l'antique abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, 
préfecture du département. C'est là qu'elles se trouvent 
encore aujourd'hui. 

L'espace qu'elles occupent se compose d'une suite de 
grandes pièces ou greniers séparés les uns des autres, et qui, 

(a) Cette lettre et les suivantes ont été successivement adressées, 
sous la forme de rapports, an ministre-secrétaire d'état an département 
de rinstractlon pid>lique. 

Sur la demande de M. le comte Duchatel, ministre de rintériear, 
poor la première fois, en 1840, une copie de ces rapports a été égale- 
ment adressée, depuis cette époque, an secrétariat général de ce mi- 
nistère, qui embrasse, dans ses attributions, la direction des archives 
départementales et communales. 



— 260 — 

réunlfl ensemble, offriraient en longueur un développe- 
ment presque aussi étendu que celui de la grande salle de 
la bibliothèque royale, dite $Me de lecture, L*état matériel 
de cette partie du bâtiment est vraiment déplorable. Le 
grenier principal, qui n'a pas moins de 26 mètres, ou 80 
pieds de longueur, est aussi le plus endommagé. En maint 
endroit» la toiture et le revêtement intérieur offrent des 
fissures assez larges pour entretenir dans cette pièce une 
sorte de demi-Jour, et la rendent, Je ne dirai pas inhabi- 
table, mais impraticable pendant la plus grande partie de 
Tannée. 

Du reste aucune fenêtre ni lucarne n'éclaire ce local, et 
Ton ne peut s'y procurer une lumière suffisante qu'en ou- 
vrant de larges ventaux de bois ruineux.. Tel est, monsieur 
le ministre, le lieu où sont renfermées les archives histori- 
ques de la Champagne 1 Tel est le lieu où elles gissent expo- 
sées depuis près de cinquante hivers, non-seulement à toutes 
les causes de destruction c[u'entrainent l'abandon et la vé- 
tusté, mais à toutes les injures du temps. Quant à l'état d 
conservation des pièces, il est, comme on doit le présumer^ 
des plus affligeants. Une partie seulement des archives esfl 
Renfermée dans des cartons qui, presque tous, ont 
depuis long-temps d'être renouvelés. Le reste se trouvi 
jeté, sans aucun ordre, dans de vieilles caisses, empilédam 
des sacs, ou bien, et le nombre de celles-ci n'est pas le moini 
considérable, accumulé pêle-mêle en monceaux informe 
sur la poussière du plancher,, où les vents qui le dispersen 
les animaux qui le rongent, la grêle, la pluie, le givre et L _^ 
neige qui le pourrissent et le décomposent, s'en disputecsf 
depuis bientôt un demi-siècle le complet anéantissemen'^. 
Enfin, ma plume se refuse à décrire avec plus de détail cet 
inexprimable désordre. Il faudrait retracer ici tout ce que Ta 
confusion a de plus désastreux, tout ce que la malpropreté 
a de plus immonde et de plus repoussant. 

Cependant, ce ne sont pas là les dommages les plus fâ- 
cheux ni les plus irréparables qu'aient subis nos archives. 







au< 
viens de vous présenter, ne s'est pas contenté d'employer, 
pour ainsi dire, à leur destruction une simple force d'inertie. 
La main des hommes est venue encore prêter un fatal con- 
cours à l'action des éléments. J'ai sous les yeux le rapport 
d'un fonctionnaire, qui condamne a être vendu aux poids, 
comme papiers inutiles, un lot tout entier de documents que 
leur titre seul, le titre sous lequel on les y désigne, aurait 
dû recommander à l'homme le moins lettré, comme étant 
précieux pour l'histoire. 

Or, sur les conclusions de ce rapport approuvé par le 
préfet, il fut procédé effectivement à la vente; et l'on peut 
voir au budget des recettes départementales de la même 



— 261 — 

nnnée, la mention d'une somme de 500 francs^ provenant de 
cet inqualifiable marché. 

Ce n'est pas tout encore. La profanation qui poursuivait 
ces monuments, et dont les plus hauts dépositaires donnaient 
éux-mémes un exemple si scandaleux, est allée Jusqu'à mé- 
priser en eux le caractère delà propriété. Il fut une époque^ 
et je tiens ceci des témoins les plus di^es de foi, où ces 
fnonceaux de vieux papiers et de parchemins étaient considérés 
eomme une espèce de possession banale, dans laquelle 
chacun venait puiser, soit directement, soit par l'intermé- 
diaire des employés de la préfecture, les feuilles ou les pa- 
quets de feuilles qui se trouvaient à sa convenance. G est 
ainsi qu'un grand nombre de pièces, dont personne ne sau- 
rait dire le prix^ sont allées servir aux usages les plus tri- 
viaux. 

D'autres soustractions non moins coupables et plus inté- 
ressées sont venues se joindre à ces déprédations. Les abus 
que je viens de rappeler avaient ouvert la porte aux infidé- 
lités les plus graves. Les personnes lettrées de cette ville 
savent qu à un grand nombre de ventes publiques qui ont 
eu lieu, soit dans le département, soit à Paris et même en 
des villes situées à de longues distances, figuraient des do- 
cuments précieux pour l'histoire de la Champagne, et qui 
n'étaient arrivés que par cette voie sur la table du commis- 
saire-priseur. Enfin, on a vu publiquement à Troyes exposer 
en vente des sceaux de toute espèce, provenant d'actes his- 
toriques; etnaguères des enfants se servaient encore dans 
leurs jeux^ de Bulles papales^ en guise de jetons et de pa- 
lets. 

Assurément, monsieur le ministre, ces époques de deuil 
pour l'honneur littéraire du pays, et dont j'ai dû taire le 
millésime, ces époques, j'ai hâte de le dire, sont de beaucoup 
antérieures à l'avènement du magistrat qui administre ac- 
tuellement le département de l'Aube (a). Elles sont désor- 
mais bien loin de nous, plus encore moralement qu'en réa- 
lité. Mais, quoi qu'il en soit du présent et de l'avenir, ces 
tristes ravages du passé n'en sont nas moins consommés, 
pas moins irréparables. Et combien l'amertume des regrets 
qafls excitent n'est-elle pas encore augmentée, lorsqu'on 
songe que, d'un autre côte, un funeste incendie, arrive peu 
de temps avant la révolution de 1789, a réduit en cenares 
une quantité prodigieuse de documents réunis par les lon- 
gues et actives recherches des bénédictins de Reims, et qui 
devaient servir à cette Histoire de Champagne et de Brie, dont 
il n'est resté que le projet publié en 1783^ par dom Charles 
Taillandier I 

En présence d'un tel état de choses, le choix de l'ordre 
gui devait présider à mes opérations n'était ni douteux pi 
wlBcile ; if m'était impérieusement dicté par les circons- 



(a) M. Gabriel, aujourd'hui préfet de la Charente-Inférieure, 



— 362 — 

tances. Mon premier soin fut de préserver, aussi prompte- 
ment que possible, les pièces que décimait une destruction 
imminente et pour ainsi dire quotidienne. Dès le jour de 
mon arrivée, je m'employai donc à faire transporter dans 
un autre local et à dépouiller avec activité les monceaux 
qui se trouvent tout à fa fois le plus endommagés et le plus 
exposés. Toutefois je ne perdis pas de vue des mesures plus 
générales, tendant à la conservation future et, j'ose le dire, 
au salut de ce qui reste de nos archives. M. le préfet, dont 
la direction pleine de sollicitude devance chaque jour mes 
demandes, ordonna qu'il lui fût présenté, sans délai, un 
devis estimatif des travaux de réparation que réclamait 
l'état désastreux des combles, et voulut bien m'admettre à 
l'examen des plans à lui fournis par l'architecte (a). Les 
travaux vont être mis en adjudication sous le plus bref 
délai, et commenceront à s'effectuer aussitôt que le permettra 
la saison. 

Ces travaux s'exerceront d'abord sur l'espace principal 
de 26 mètres de longueur. La charpente qui ne présente au- 

)ourd'hui, comme les combles d'une église gothique, qu'une 
orét, sera plafonnée et voûtée en cintre surbaissé. La voûte 
et les jambages seront enduits de chaux et blanchis de cette 
substance pour détruire les animaux, en prévenir le retour, 
et pour rendre la santé et la propreté du local d'un entre- 
tien plus facile. Des croisées seront construites de distance 
en distance sur les parois droite et gauche du bâtiment. Des 
pénétrations seront en outre pratiquées à travers le fattage, 
et verseront dans l'intérieur un jour de coupole. Disposées pa- 
rallèlement, et ouvertes par intervalles, dans la belle saison, 
ces diverses fenêtres prodigueront ces deux choses, si pré- 
cieuses pour un conservatoire d'archives : l'air et la lumière. 
Enfin deux alignements de casiers en bois, isolés des murs, 
et à jour pour prévenir la production de nids d'insectes, et 
de poussière, ainsi que Thumidité, autour desquels circule- 
ront sans cesse les courants d'une atmosphère douce et abon- 
dante, formeront galerie dans toute l'étendue de la salle. 
Ces alignements seront seulement interrompus par travées, 
et des espèces de croix vides ou clairières seront ménagées 
aux endroits où les fenêtres se feront face, pour ouvrir un 
large passage à la lumière, mettre les pièces hors d'atteinte 
de toute infiltration humide, et, s'il y a lieu, établir des ta- 
bles de travail. Les casiers présenteront une double face de 
cartons placés dos à dos, construits avec une grande solidité, 
le seul luxe qui leur soit nécessaire, et confectionnés de 
manière à isoler aussi hermétiquement que possible leur 
contenu, de l'air et de la poussière. 

Bientôt, monsieur le ministre, grâce à la dernière loi sur 
les attributions municipales et a la faveur sérieuse dont 



(a) M. Bouché, architecte du département de TAube. 




^ 



"1 



'à 




— 26» — 

Jouissent de plus en plus les études historiques (a)» rœutre 
gue j'accomplis ici va se répéter et se propager, il faut 
fespérer du moins, sur tous les points de la ïrance. Or, ce 
qaï manque le plus, lorsqu'il s'agit d'exécuter ces sortes de 
travaux, ce sont les instructions pratiques, les antécédenta, 
les exemples. Disposant d'un yaste local et d'un dépôt con- 
sidérable, aidé par le concours le plus bienveillant et le plus 
léle de l'autonté locale, j'ai dû saisir cette circonstance, 
pour réaliser, dans les meilleures conditions possibles, des 
oispositions matérielles qui importent aussi à la science et 
& llntérét public. Je n'nésite donc pas, si humbles que 
soient ces dfétails, à vous en informer, persuadé que vous 
voudrez bien les accueillir à raison de leur côté utue. 

Pour ce qui est de l'exploitation effective des documents, 
mes premières démarches ont dû tendre à me mettre en 
rapport avec les personnes et les choses qui pourraient 
prêter à mon œuvre ou lumière ou secours. Les divers dé- 
pôts publics d'archives de ce département sont en qruelque 
sorte des appartenances de celui de la préfecture. Ces aé- 
pôta sont de deux sortes, intérieurs ou extérieurs à la 
fille. J'ai déjà commencé la visite des premiers (5). Pour 
les seconds, en attendant que le temps soit venu de les exa- 
miner moi-même, j'ai soumis à M. le préfet un projet de 
ctrculaire, destinée à être adressée à MM. les sous-préfets et 
maires du département, dans le but d'obtenir des renseigne- 
taents précis sur la situation et la composition de chaque 
lépôt d archives municipales et communales (c). M. le préfet 
;e propose en outre de conférer avec M. l'évéque de Troyes, 
N>ur qu'une circulaire analogue soit écrite, par ce prélat, 
lu clergé de son diocèse (d). 

Grâce à l'obligeante protection de M. le préfet et de M. le 
naire de Troyes, j'ai organisé provisoirement, au bureau 
les archives^ un noyau de bibliothèque historique, qui m'a 



(ai) A cette époqne, les drcnlaires si remarquables qui ont signalé 
B double avènement de M. Dachatel au ministère de l'intériear, n'a- 
raient point encore paro. 

(ft) Yoy. livre i«. ch. 1. g 2. 

(e) Cette cireolalre a été adressée par M. Gabriel, et renouvelée 
mr Bon taccesseur, M. Darey. (Yoy. Reeueil des actes adnwnistraiifs 
■s la préfedure de l'Aube, i4 janvier 4839, no 2, page 24, et il mai 
I840, no 6, page 83. Les réponses qui ont été faites à ces denx instmc- 
tions sont en nombre considérable, si l'on en joge par la difflcolté da 
tuât qn*eUes se proposent. Pai recueilli avec soin, an bureau des ar- 
Aives de l'Aube^ toutes ces réponses, qui forment déjà, pour ror|^a- 
ftisation des archives communales, un commencement d'exécution 
;iréoienx. 

(d) Monseigneur Tévéque de Troyes a en effet adressé à son clergé 
une lettre djuis ce sens, en date du 9 avril 1839. EUe n'a produit 
ttvcan résultat direct. 



— 264 — 

été cenflé par le dépôt de ta yille (a). Enfin^ je me suis mi$ 
en relation avec les différentes personnes qui entretiennent» 
dans ce département, le culte des traditions et de la littéra- 
ture locale, et je puis déjà m'apptaudir des services que 
m*ont rendus leur bienveillance et leur érudition. 

Mode d'opération, -r- L'ordre de procéder que j'a| ûfi suivre 
dés le commencement et qui m'était imposé par les circons- 
tances, est purement topographique. Les pièces, au fur et à 
mesure de leur dépouiHemeot, vont prendre place à leur 
date, en divers groupes formés par ordre de matières, 
lesquels groupes vont eux-mêmes se réunir sous le titre 
général d un fonds ou d'une communauté. Par la suite, ces 
communautés seront disposées suivant un classement métho- 
dique (b). 

En attendant qu'un ordre plus précisât plus complet, soi^ 
prescrit pour le etassement iinivçrsel 9t inté|n^al des arcbive^ 



(a) n serait fort à désirer qu'ime hMiothèpiê tpéckde fAt créée A te 
préfecture, et confiée à la garde de l'archiviste. Cette bibUothéqao 
serait d'abord destinée à l'usage de l'administration. Le Mémtnr^ 
les collections de jurisprudence et d'autres documents analogue», 
aujourd'hui répandus sans ordre et sans idée d'ensemble dans les di- 
vers bureaux, en formeraient, avec un certain nombre de livres qu 
possèdent déjà les archives, le noyau primitif. A l'aide de ces ressour- 
ces, des distributions gratuites que les ministres adressent aux préf- 
fectures, et de faibles annuités votées périodiquement par le conseil 
général, il serait facile d'organiser en pieu de temps une bibliothèque 
réeUement utile. Plus tard, il pourrait être question d'ouvrir ce dépdM 
de livres au public, avec certaines restrictions. On pourrait par exem- 
ple y admettre, certains jours de la semaine, les lecteurs qui s'occu- 
pent de recherches historiques ou statistiques. Ces jours s'alterneraient 
avec ceux de la bibliothèque publique* de Troyes, bibliothèque relati- 
vement fort pauvre en documents ayant trait a l'histoire locale, et qvi 
n'est ouverte que trois fois par semaine, de dix heures à deux heures. 
Cette innovation, selon moi fort opportune, sera sans doute prescrite 
en son temps, par le comité que M. le ministre de l'intérieur a nommé 
près de lui pour l'aider k réaliser ses exceUentes vues sur l'organi- 
sation des archives départementales. En ce qui touche le département 
de l'Aube, ce dessein m'a constamment préoccupé pendant tout le 
temps ^ue j'y ai rempli les fonctions d'archiviste. Pen ai pré|Mffé 
l'exécution autant qu'U m'a été possible, en réunissant, par tous les 
moyens que m'offrait l'administration; un certain nombre d'ouvraseï 
d'histoire locale, et en y joignant à mon départ ceux que je possé&if 
dans ma propre DÎbliothèque. C'est ici le lieu d'ajouter que MM. iM 
ministres de l'intérieur et de l'instruction publique, secondant, pour 
ainsi dire à l'avance, l'exécution d'un pareil projet, ont bien vonbi 
gratifier déjà notre fiiture bibliothèque de deux Joyaux précieux, es 
fui accordant, dès les premiers mois de 184i, l'un, les ElémenU di 
Paléographie de M. Nathalis de Yailly, et l'autre un exemplaire do ma- 
gnifique ouvrage que publient MM. ChampoUion père et fils etSylrei- 
tre, sous le titre de Paléographie universeUe. 

(b) Voy. ci-dessus, page 77. 



- 366 — 

départementales, celles de FAabe peuvent se diviser en trois 
iMtions : 

Section hUtoriquê, divisée elle-même en deax époques, par 
la date delà révolution française. 

Section contentieuse, embrassant les pièces qui n'importent 
essentiellement qu'a la propriété. 

Et enfin la Section administrative. 

C'est sur la première partie de la première section seu- 
Ifpnent que doit s'exercer la tâche que vous m'avez fait l'hon- 
iieor de me confier. 

Je dois, dès à présent, M. le ministre, vous signaler, en 
TOUS en rapportant l'honneur avec ma gratitude, la bien- 
veillance et le concours unanimes que j'ai rencontrés ici 
dans l'intérêt de ma mission. Gomment, a cet éffard, recon- 
naître ce que je dois à M. Gabriel, préfet de ce département? 
Ancien élève de l'école normale, où il a partagé les palmes 
littéraires de M. Augustin Thierry, l'œuvre dont je suis 
chargé a trouvé en lui , non-seulement la protection du 
magistrat, non-seulement les lumières d'un docteur dans les 
lettres , mais la sympathie et la direction du juge le plus 
éclairé. Je dois aussi des remerciements spéciaux à M. Fer- 
imnd-Lamothe, maire de Troyes, qui a bien voulu prêter 
à mon travail une aide puissante, en m'ouvrant libéralement 
tontes les ressources dont il pouvait disposer en ma faveur. 
Enfin, pour être équitable et complet dans l'expression de 
ma reconnaissance, il faudrait nommer ici tous les fonction- 
naires et toutes les personnes avec qui j'ai eu jusqu'à ce 
Jour l'honneur de former quelques relations. 

Daignez agréer, M. le ministre, l'hommage du profond 
respect avec lequel j'ai l'honneur d'être, votre très-humble, 
etc. 

JC^effr# aeuœièâHe» 

ABBATE DE NOTRE-DAME-AUX-NONNAINS DE TROYES^ 

Troyei, le S5 avril 1839. 
Monsieur le Ministre, 

Entre tous les monastères de Ghampa^e, celui de Notre- 
Dame-aux-Nonnains, de Troyes, revendiquait son rang à la 
tète des plus anciens et des plus illustres. Les suppliques et 
antres actes des abbesses témoignent plus d'une fois de cette 
•prétention. Nul, en effet, à une lointame distance, ne le sur- 
gissait pour sa richesse, pour l'étendue de ses privilèges, et 
surtout pour sa renommée antique ; si antique, qu'il igno- 
rait lui-même ses fabuleux commencements. Une vieille tra- 
dition champenoise, dont les échos retentissent ça et là dans 
diverses parties des archives, veut que, dès l'époque où le 
christianisme fut apporté dans ces contrées, il y existât un 
collège de femmes païennes qui sacrifiaient à vesta. Mais, 
ajoute la tradition, à la parole des apêtres, cette flamme 



— 366 — 

IdoUtrioue pâlit devant la lumière da Christ; et U pieuse 
assemblée, sans se dissoudre et sans laisser, pour ainsi 
dire, son culte tarir sur les autels, se consacra dâsor* 
mais à entretenir la lueur plus yire de la foi nouvelle et le 
feu sacré de la prière. De Ik, la première origine de Notre- 
Dame-aux-Nonnains. 

Mais cette légende, quelque curieuse et touchante qu'elle 
soit, ne supporte pas, du moins dans ses termes rigoureux, 
l'analyse de la critique. On a prétendu encore, avec moins 
d'invraisemblance, que saint Leuçon, évéque de Troyes au 
vii« siècle, fonda cette abbaye. Quoiqu'il en soit de ce pro- 
blème difficile, tout ce que nous apprennent les archivés 
elles-mêmes sur cette question d'origine, c'est que le mona^ 
stère existait déjà bien avant le xi« siècle, sans qu'on puisse 
assigner d'époque certaine à sa formation primitive. C'était 
£ jrs une sorte de collège de chanoinesses, analofue à celui 
'^ae formèrent dans le principe les rdigieux de Sainte-Ge- 
neviève de Paris. Ces femmes étaient riches, vivaient sécu- 
lièrement, et s'assemblaient seulement pour chanter et prier 
en commun. L'édifice qui leur servait à cet usage était situé 
hors de la ville. Bientôt un noyau de population se groupa 
autour du monastère. Et plus tard, la cité, s'accroissent ton- 
jours, embrassa dans ses limites l'abbaye de Notre-Dame, 
que remplacent aujourd'hui les bâtiments de la préfecture. 

En 1188, un incendie, qui dévora la moitié de la ville, ré- 
duisit en cendre une grande partie du monastère, ensevelit 
dans les flammes un certain nombre de religieuses, et con- 
suma le trésor, où se trouvaient les titres. Ce sinistre évé- 
nement sépare, dans les annales de Notre-Dame-aux-Non- 
nains, les temps incertains des temps connus. C'est le déluffe 
de son histoire. Il est attesté surabondamment par une foule 
de pièces qui en font acte ou mémoire. 

En 1189 rabbaye, qui sortait de ses ruines, obtint deux 
chartes notices, rune de Tévéque de Troyes, et Tautre du 
comte Henri, qui rappelaient ses possessions et ses privi- 
lèges. Ces deux chartes, dont l'une, celle de Févéque, existe 
en original, sont les deux premières en date que contien- 
nent les archives de Notre-Dame. Ce sont elles aussi qui 
figurent comme les plus anciennes dans les inventaires de 
titres que nous ont laissés les religieuses et dont j'ai formé 
la première liasse de cette communauté. Le plus ancien de 
ces inventaires date du xvii» siècle, et le plus récent du 
xviii«. Cette précieuse division contient en quelque sorte le 
résumé de Thistoire du monastère, exprimée par des actes 
de diplomatique. Elle doit en outre nous servir à diriger les 
efforts qui tendraient à rechercher les titres qui manquent 
à nos archives pour en obtenir le recouvrement. 

Les actes qui sont compris dans les liasses suivantes, té- 
moignent de divers privilèges ecclésiastiques, ainsi que de 
la haute protection que les papes accordèrent à cette abbaye 
dont les dalles recouvraient la tombe de la mère d'Urbam 
IV, et qui montrait encore avec orgueil, à la fin du dernier 



— 267 — 

niètléf Ul cuve antique où ce pontife, né sur la paroisse de 
Notre-Dame, avait reçu le baptême. On y trouve paiement 
des détails précieux sur les élections des abbesses. A cette 
catégorie se rattache également une pièce importante, que 
sa nature m'a forcé, toutefois, de classer à part. C'est un 
tableau héraldique présentant dans leur ordre de succes- 
sion les blasons des abbesses, depuis le xu« siècle jusqu'à la 
fin du xvil« siècle. Sa propre date est de 1688. Chaque bla- 
son est accompagné d'une note biographique très-«courte 
sur chaque titulaire. Ce catalogue (a), qui se complète lui- 
même par d'autres pièces, est utile pour redresser et au- 
gmenter la nomenclature du Gallia Christiana, Il offre aussi 
des renseignements précieux pour ceux qui s'occupent de 
l'art héraldique apphqué à l'étude de l'histoire. 

Rapports et démêlés entrs Vahhaye et Vévéque. — Palefroi. 
— Grite. — Visitation. — Clôture, Sous ce titre et dans ce 
cadre se déroule, de 1299 à 1789, une longue série d'actes 
ou plutôt de tableaux piquants, dont les sujets divers of- 
firent toujours l'intérêt le plus animé. — Il était d'usage, de 
temps immémorial, que révêque de Troyes, à son joyeux 
avènement, se rendit à l'abbaye de Notre-Dame, en grande 
pompe, suivi de son cortège, et monté sur une mule ou un 

eileuroiy mais vêtu seulement du camail. L'abbesse, à la 
te de ses religieuses, sortait de son couvent, et sans dé- 
passer les limites de sa terre, se présentait au-devant du 
Frélat, qu'elle introduisait dans son monastère. Aussitôt que 
évêque avait quitté l'étrier, un sergent de l'abbaye se 
saisissait de la monture et la menait aux écuries du cou- 
vent, comme appartenant à l'abbesse. Celte dernière con- 
duisait ensuite le prélat au chapitre; et là, en présence de 
la foule assemblée, elle lui présentait un livre dans lequel il 
chantait certaines prières, puis elle le revêtait d'une chappe 
de drap d'or, le ceignait de la mitre, et lui mettait aux mains 
la crosse pastorale. L'évêque ainsi investi, jurait alors, la 
main posée sur le texte des évangiles, de conserver les droits, 
franchises, privilèges, libertés et prérogatives de l'abbaye ; 

Suds donnait la bénédiction au peuple agenouillé. Cela fait, 
. sortait du chapitre et passait la nuit sous le toit de l'abbaye 
où il devait prendre son gîte. Le lit sur lequel il avait cou- 
ché lui appartenait tout gaini. Le lendemain, les quatre patr« 
4e Vévêché ou barons de la crosse, venaient lever le prélat, 
qui sortait enfin de l'abbaye et se rendait à sa cathédrale, 
où s'achevaient les autres cérémonies de son intronisation. 
Cet usage et les contestations qu'il ne cessa pas d'exciter 
depuis le xm« siècle jusqu'à Fépoque de la révolution fran- 
çaise , se trouyent racontés dans une foule d'actes et de 
mémoires, souvent très-remarquables à tous égards. L'un de 
ces mémoires entr'autres, empreint d'une érudition, d'une 
^vacité de style et d'une lucidité peu communes, a pour au* 



(o) Yoy. an Catalogue, PortefeuUle, page 2S&. 



— 268 — 

teur André du Saussay (a). Sa date est de ld4S. Quant aux 
chartes et autres pièces, une partie seulement des plus inté- 
ressantes a été publiée, que je sache, par les historiens de 
Troves ou de la Champagne. 

Mais il est un autre sujet de querelles analogues que ces 
historiens, pour la plupart hommes de reliffion ou d église, 
ont laissé inédit, et que révèlent les archives de Notre- 
Dame-aux-Nonnains. Ce sujet appartient, du reste, à an tel 
ordre d'idées, que, pour le raire connaître au publie, 
même aujourd'hui, nous éprouvons quelque embarras à 
concilier avec la fidélité du rapporteur, les réserves et la 
gravité des convenances.... Les religieuses de Notre-Dame, 
en faisant profession, prononçaient Trois vœux solennels : 
a Pauvreté, chasteté, obédience, lo Qu'il me suffise de dire 
que, du xv* au xvi« siècle, la conduite des nonnes avait fidt 
subir à deux de ces serments de nombreuses et de jgraves 
atteintes. L'évéque, en sa qualité de supérieur spirituel, 
voulut exercer son autorité pour réformer cet état de cho^ 
ses. Mais le couvent, qui prétendait relever immédiatement 
du saint-siège, méconnut son pouvoir, et joignit la rébellion 
ouverte à Tmdiscipline intestine. De là une suite de débats 
dont les péripéties, sans cesse renaissantes, prolongèrent la 
durée nendant plus d'un siècle, et qui eurent pour dénoue- 
ment nnal la clôture de l'abbaye. Pour un esprit curieux de 
lectures légères, comme pour le moraliste, qui cherche au 
fond des éthopées du moyen-âge, une grave afTabnlation, 
rien de plus attrayant, rien de plus curieux que ce dossier 
de procédures. Aventures romanesques, incidents drama* 
tiques, changeantes vicissitudes, détails animés de couleurs 
pittoresques au reflet des mœurs du temps, rien ne manque 
a cette peinture, où la succession capricieuse des événements 
semble avoir laissé cependant l'ensemble d'aune œuvre d'art, 
et dans laquelle un romancier de nos jours trouverait faci- 
lement une fable toute faite. 

Une autre série, qui commence au xii» siècle, est consa- 
crée aux nomhreuiL privilèges. Us consistent en exemptions 
et en droits de toutes espèces, droits de foire, garde-ràr- 
dienne, droits de committimus, de franc-salé, dé franoke* 
vinée, etc. Une division spéciale a été ouverte au droit do 
justice (h). Elle renferme une grande quantité de i^ièces forC 
curieuses et sur lesquelles je me propose de revenir (c). Danâ^ 
la liasse intitulée Servage, se trouve rassemblé tout ce qaS 
a trait à la condition des gens de main-morte, depuis le xik.^ 
siècle jusqu'au xiv». 

Vient ensuite la Correspondance, où se trouve un nombre 
considérable de pièces qui excitent l'intérêt le plus viC« 
sous le rapport de l'isographie, ou comme curiosiié de 

(a) Yoy. ci-dessus, liasse 384. 

{h) L. 395. , 

(c) Yoy. ci-aprés leiire cinquième. 



— 26Ô — 

binet. Voici Tindication de quelques-unes des plus rethët" 

Suables. Deux lettres autographes et originales, signées 
œur Louise de la Miséricorde (Louise de la Baume Le* 
blanc, duchesse de Lavallière], et Sœur Agnès de Jésus- 
Maria, religieuse Carmélite indiane : (probablement M*'« Ar- 
inande Agnès de Bellefonds, fille de Bernardin, marquis de 
Bellefonds , maréchal de France sous Louis XIV) (a). Ge9 
deux lettres sont datées du 13 mai 1688, et sont adressées à 
Anne de Ghoiseul Praslin, abbesse de Notre-Dame, au sujet 
d'un procès qu'elle Tenait de gagner au parlement, ifné 
lettre originale et autographe de Louise-Adélaïde d'Orléans, 
fille du régent, et connue sous le nom de M^^ de Chelles. 
SUe est signée Sœur d'Orléans de Sainte-Bathilde, abbesse m- 
digne, et est adressée à Marie-Angélique û!Eu d'Arrêt, Ab- 
bMse de Notre-Dame, en 1719 (&). — Une lettre également 
aotographed'un nommé D.Paul Plouvié(c).Ge dernier envoie 
à Tabbesse, qui était alors malade, le même linge par le 
moyen duquel le célèbre abbé de Rancé, réformateur de la 
Trappe, avait récemment opéré des miracles. La pièce était 
encore accompagnée du linge, que j'ai fixé sur la vedette 
de cette lettre curieuse. — Une lettre autographe et originale 
de Titon du Tillet (d) (1739), dans lai^uelle il entretient l'ab- 
besse de son Parnasse françois, et lui mande quelques ren- 
seignements sur les affaires du temps et sur sa famnle ascen- 
dante. La même série contient, en outre, une foule de pièces 
notables par leur sujet ou le nom de leurs auteurs, tels que 
Gilbert de Montmorin de St.-Hérem, évéque (e), duc de Lan- 
grès, lettre autographe et originale (f) ; de Mathias Poucet 
de la Rivière, évéque de Troyes (idem) {g) ; Jean- Joseph Lan- 

Set de Gergy, archevêque de Sens, etc. Puis des lettres 
nées seulement de l'abbé de Nicolaî, de Daguesseau (h), du 
cardinal de Fleury (t), et de plusieurs autres ministres ou 
personnages éminents [k). 

J'ai réuni dans un petit nombre de groupes tout ce qui 
touche aux possessions et en général à la situation du tem- 

Êorel de l'abbaye depuis le xiii« siècle jusqu'au xviii« {l). 
'intérêt qu'offre ce dernier genre de pièces se rattache à 

(a) Yoy. ci-dessas Musée paléogr, (page ^5 et suiv.), pièce 29. 
{b) Ibid. pièce 33. 
{e) Ibid. pièce 34. 

[d) Ibid. pièce 37. 

(e) Ibid. pièce 40. 
(/) Ibid. pièce 39. 
{g) Ibid. pièce 38. 
(h) Ibid. pièce 35. 
(t) Ibid. pièce 36. 
{k) Yoy. Liasse 421. 

(2) Liasses 398 et suivantes. 



— 271 — 

et au Dom d'une gloire éclipsée, les aumônes des rois, pour 
s'anéantir enfin sous le flot de la révolution française avec 
d'autres débris du passé. 
Daignez agréer, etc. 



L'ABBAYE DE GLAIRVAUX. 

tO féwitr 1840. 

Monsieur le Ministre, 

L'auteur des livres Carolinsy Gharlemagne, qui se piquait, 
comme on sait, d* érudition et de eléricature, demandait à ses 
prélats, dans un capitulaire de Fan 811 (a), s'il pouvait exis- 
ter d'autres moines que ceux qui observent la règle de St.- 
Benott. Lorsque Ton songe, en effet, àFimmense développe- 
meai de cet ordre religieux, et si Ton calcule son étendue 
totale par ses prodigieux embranchements , on s'explique 
cette question du grand empereur, et l'on incline à partager 
son doute. L'ordre de Giteaux n'était qu'un rameau de ce 
tronc gigantesque. Or, dans une lettre écrite au xy« siècle, 
«n àbbîé général de cet ordre le compare à ce un être animé, 
mais immense, dont le cœur serait à Giteaux, la tête au fond 
de l'Italie, les pieds en Angleterre; dont la droite s'étendrait 
au-delà des Espagnes, dont la gauche toucherait la Pologne, 
la Hongrie, la Bohême, et jusqu'aux frontières méridionales 
de l'Europe chrétienne; tandis que le reste de ses membres 
eooTriraient les royaumes et les provinces compris entre les 
^limitations d'un aussi vaste espace (&). jo 



(o) « Gâpitulare primnm anni dgccxi. — Separare volomiii 

ipiscopos, abbates, comités nostros et singularlter illos aUoqui : 

» Giqp. XI. — - De conversatione monachorom et atrùm aliqoi mo- 
aa^ii èflse possint prseter eos qui regalam Sancti Benedicti observant, 
fiiqntrendiim etiam si in GaUiâ monachi fuissent, priosqnàm traditio 
PMQle Sancti Benedicti in bas parochias pervenisset. » (Baluze Capi* 
iMËr&i rwwn Franeorum, Paris, 1687, in-fo, 1. 1. col. 479-80.) Yoyei 
' ibidem, eodem anno col. 482. 



(1). « Sepios, ut credimas,.... ex fecondissimis memorie vestre 

tavenralis seu Uiesauris ad meditaUonis considerationem, qaanta sit 
luiU eorporis hojas mistici, yidelicet ordinis nostri, per universam 
éhristianaiii orbis latitodinem , amplitado, reducitis; quAm yarios 
inter tôt Ungnamm, tôt conditionam, tôt morom, tôt affectionam di- 
^ertltatem, perseeationis scapulos et confractas patitar, nnnc per 
eeoMnendas, nunc per priyilegioruin et libertatuai infraotiones, nanc 
attUp et alUs modis, tim à nonnollis propriis filiis qoàm ab imnunera- 
UOnis extraneis. Si «ntm mt pouibile ommpotenê Deui aliawd ummn 
lèm grandi orsorel aninud, a/^ eor tu Cutêrdo, capui m eccinmo 
MUê, pêdei m AngUâ, existèrent, manut dextra, viirà Hiapanias, 



— 272 — 

Au-dessous de la maison mérêt berceau de toute la fa- 
Inille Cistercienne, s'élevaient hiérarchiquement ouatre ab- 
bayes principales, dont les abbés se nommaieint les quatre 
première pères de V ordre, et régnaient à leur tour sur de nom- 
Dreuses filiations. C'étaient La Ferté, Pontiffuy, Morimond et 
Clairvaux. Toutes ces populations de moines^ diverses de 
patrie, de climat, de langage, mais unies parle lien commun 
de leurs prières, reculatônt encore les limites de ce réseau 
immense, et formaient non-seulement entr'eUes, mais en- 
core avec d'autres fidèles, une sorte û'assoeiatUm métaphy- 
sique. Une pièce de nos archives, qui parait avoir été i^- 
cardée au moyen-âge dans Téglise de St .-Etienne de Troyes, 
rappeUe à ceux qui viendront v faire des bonnes-œuvres 
a qu'ils sont associés en tous les biens espirituels qui se font 
et feront en l'abbaye de Cisteaulx et en tous les membres 
dépendants d'icelle, qui montent à mille huit cents monastères 




Clairvaux (a). Selon les auteurs du Gallia Ciristiana, cMdim 
quantité monterait à 800 monastères (6), dont plus de 70 
pandns dans toute l'Europe, furent fondés et consaiTés 



ff^ vérb, ùd ikusiam, PoUmiam, HmgûHaAi, ÉohemSdm p r oienée reÊUm'^ 
et reliqua membra in promneiis et regnis intermêdUi et dteumstOÊèf^ 
stantiws èxtenderentw, esset que tanta cotporis moles passionilNiff ot 
lesuris, ut corpus homhiis, ab intrinseco et extrinseco, siîbjeetam, qjoM 
diceret iUud non sepiùs inquietari, molestari, infirmari et perionlk É^ 
numerabillbos exponi, cùm ipsom brevissimom qnod trahânas oorpua» 
culom, vix snfficienter nutrire et deffendere, omnibus adhibitis arfî- 
bus, valeamus ?.... » (Lettre de Jean Loysier, abbé de Citêaux, à h" 
rôme de la Souohère, aàbéde Clairvaux. Liasse 247. 1552 = 1559.) 

(a) «Et pareillement sont associés et participans tons ceulxet 

celles qui visisteront icelle chapeUe (de Su-Paul» a St.->Etienne)tf En 
distribuant de leurs biens, en tous ces biens spirituels, c'est i savoir 
messes, heures canoniales, jeûnes , vigiles, pénitences, discipUnei, 
abstinences, aulmosnes, hospitalités et tous autres bienûdts espiritoéb 
qui se font et feront perpétueUement en l'abbaye de Glervauix et en 
tous les membres dependans diceUe, qui sont au nombre de quatre 
cens soixante et cinq monastères des religieux d'icelle ordre el 
soixante douze des religieuses de la dite ordre* Et aussi icenlx bien- 
faicteurs sont associés en tous les biens spirituels qui se font et feront 
en abbaye de Cisteaulx et en tous les membres dépendants d'iceUe, 
qui montent mû huit cens monastères de religieux et mU et quatre mm 
monastères de religieuses, comme appert par lettres authentiques. » 
— Liasse 105. Pièce G. 

(b) « Sed et hoc ipsius fam» plurimùm conducit, quôd praiit 

aut saltem pnefherit oetinaentis circitèr monasteriis , (390 enumerat 
Jongelinus) et quôd in sola Claravalle, S. Bemardus reliqnerit 700 
monachos. > GaïUa Christiana, dernière édition. ( Clara VaUis. ) 
t. IV. p. 796. — Jongelinus, Notifia, etc. (Yoy. BUdiog, n» 111.) 
page 25. 



— 273 — 

Si. Bernard (a), et la plupart du temps, de sa main (b), Enfloi 
liabillon rapporte, en racontant la vie de ce grand nom|me, 
avoir vu dans la nef de la grande église de Glalrvaux Aùd 
«talles ou places subsistant encore de celles qui jadis avaient 
servi aux 700 religieux, et convers que Bernard avait laissés 
i aa mort, dans sa seule abbaye (c). 

Ces souvenirs d'une grandeur et d'une importance dé-^ 
chues sont touiours présents à la pensée lorsçaon parcourt 
les ianombrabies dossiers, seules traces aujourd'nui sen- 
sibles» peut-être^ de tant de richesses et de puissance. Quel- 
que mutilés que les ait faits le temps, quelques lacunes 
qu'Us présentent^ ils servent toutefois à reconstruire un 
vaste ensemble; de même ces tronçons ruineux de monu- 
ments écroulés permettent encore a l'archéologue de me- 
surer les proportions des piliers et des voûtes, et de distin- 
guer à quel ordre d'architecture appartenait tel cadàvrci 
d'édifice qu'il a maintenant sous léis yeux. 

Pour moi je ne dirai pas ici, aptes les pages touchantes 
des Bénédictins, les premiers accroissements de cette abbaye 
fimeuse. Je ne dirai cas comment une poignée d'hommes, 
ayant & leur tête un jeune anachorète, transforma en un 
vallon fertile un site abrupte et rude, antre de bétesféroces, 
et comment la Vallée de V Absinthe devint la radieuse vallée : 
Clara Vallis, Mais des renseignements liioins Coonus et 
moins répétés sont ceux que nous fournissent les archives 
de la maison sur l'origine, l'emploi et l'administration d'une 
partie de ses richesses. Je doute qu'aucune autre histoire 
oe monastère témoigne d'une manière plus remarquable et 

Sus éloquente en faveur de cette règle bénédictine, qui se 
stinguait entre toutes les autres par son esprit émmem* 
ment laborieux et utile, et qui, en des temps qui ne sont 
plus, rendit à la civilisation de si graves services. Non con- 
tenta de réunir dans leur trésor les riches donations qu'y 

(a)..#.. « âaint-BeHnard moanit en 1153, aprdd avdir fondé ou 
Igr^é A son ordre 72 monastères en France, en Espagne, dans les 
Pays-Bas, en Angleterre, en Irlande, en Sayoie, en Italie, en Aile- 
ttui^ne, en Soéde, en Hongrie, enDanemarck, etc. ; et s'il faut y comr 
prendre les fondations faites de son temps par les abbayes dépen- 
dantes de Glairvaoz, on doit en compter 160 et pins. » — relier. Bio- 
graphie, au mot Bernard, 

{b) Annàlei Benedietini in vitft sancti Bemardi. Passlm. 

(<^ < Tantùm ex Gaufrido (Bernardi notario)hic observare licet, 

âmpliùsqoàm sexaginta monasteria, Uoe» Clarae-Vallensis tàmper se, 
tfonn per suos discipulos. Tel constructa, vcl ordinata fuisse ; et sep- 
tingentos ejos tempore apud Glaram-Yallem religiosos exstitisse, tàm 
monachos qoàm conversos, quoram sedilia circiter quadringenta in 
navi snperesse aliquandô vidimus. In sammâ , ejus tempore , abba- 
ti», fn toto Cisterciens! ordine, jàm ad qningentas excreverant. Qnod 
in caosA fait, ut, hoc anno, in capitulo generali, statutum sit, ot 

novsB deinceps non conderentur » — Anncdes BenedietmL t. vr 

lib. LXXX. anno 1153. pp. 527. 528. 

20 



— 274 — 

faisait affluer la piété des premiers âges, ces religieux ne se 
bornèrent pas encore à un sage aménagement des revenus 
multipliés qu'elles produisaient. Mais ils cherchèrent de 
bonne heure dans la culture de la terre et de leur propre 
fonds, dans Texploitation directe dé la nature, une source 
de fortune plus sûre» plus équitable et plus morale. Aussi, 
dès les temps reculés, le régime de la maison nous offre-t-il 
le spectacle curieux d'un immense développement indus- 
triel. Exploitations et scieries de bois, travaux d'hydrau- 
lique et d'irrigation, dessèchements; usines et moulins de 
toute espèce; fermes, forges, foulons, huileries, tanneries, 
draperies, filatures; en un mot, ateliers agricoles et indu- 
striels de toute sorte se trouvaient réunis sur le domaine de 
Glairvaux (a). Chacune de ces catégories constituait une pré- 
fecture qui donnait son titre à un officier de l'abbaje. De lA 
les dénominations de maître des œuvres^ maître des forget, 
maître des fours, maître de$ eaux et forêts, qui subsistèrent 
jusqu'à sa destruction. Les ressources d'une pareille pro- 
duction suffisant et au-delà à la consommation de l'aUMiye, 
elle trouvait dans l'échange de son superflu le moyen de se 

Srocurer un surcroît de bien-étre. Les foires de GbâtiUon, de 
ar-sur-Aube et autres encore servaient à l'écoulement de 
ces produits. Il parait même qu'elle avait en divers lieux 
et notamment à Neuchâteau, en Lorraine, de véritables en- 
trepôts de commerce (6); et la teneur des nombreux privi- 
lèges et exemptions de péage, de tonlieu, etc., qu'elle pos- 
sédait dans les pays les plus lointains, prouve qu'elle trafi* 
quait dans un temps avec les extrémités de l'Europe. 

Si nous considérons sous un autre point de vue son his- 
toire, elle ne nous apparaît pas moins grandiose. L'alM 
de Glairvaux, i)rélat éroinent de la chrétienté, jouissait des 
plus hauts privilèges ecclésiastiques, et des distinctions ho- 
norifiques les plus élevées, qui lui ftirent successivement 
accordés par le saint-siége. Il portait l'anneau, la mtbre et 
la crosse, et conférait les quatre ordres mineurs (c). Ses pré- 
rogatives égalaient à peu près celles d'un évèque, et son 
pouvoir, en tant que chef de son ordre, était plus étendu que 
celui dés patriarches eux-mêmes ((2), car il embrassait une 
multitude de provinces et de nombreux empires. 

(a) Voy. L. 245. 

(&) < En l'an 1194, Simon, dac de Lorraine, donne à Dieu et au 
religieux de Glainraax one place en la ville de Neofchatean pour y 
bastir une maison en la rue Nostre-Dame pour leur senrir d*hospk» 
et y tenir un concierg:e pour leur commerce et traficque. Et dans la 
mesme lettre de donation, il lenr donne la liberté et franchise par 
toote sa terre et les exempte de toutes coustumes et seryitade. > (M- 
ventaire du 17e siècle.) En 1197, confirmation de ces octrois. Plos tard 
cette maison fat louée à cens par les religieux. L. 155. Voy. aoMÎ 
L. 182. 

(c) L. 171. 

{d) Voy. L. 156 et suivante». 



275 — 



rs, les rois et autres lâouverains s'étaient pltl^ 
[> à Fenrichk de doDations et de privilèges 



Les empereurs, 
comme à Tenvî, 

considérables (a). Droit de justice, amortissements, exeinp- 
tiens de dîmes ou de contributions, droit de franc-salé, im-^ 
munilé du vin, juridiction particulière : tous les privilèges 
usités en France lui furent de tout temps acquis et religieuse- 
ment confirmés. Les rois les plus jaloux de leurs privilèges 
de YéiDerie, comme Charles V I et Henri IV, lui reconnurent 
toujours le droit de chasse qu'il finit par posséder dans pres^ 
que toute la Champagne. La réunion de tous les titres qui 
confèrent à Clairvaux ces nombreux avantages, présente, 
aux yeux du paléographe, une collection des plus instruC'^ 
tives et des plus intéressantes. Toutes les langues, toutes lei 
formules, tous les caractères de chronologie, toutes les mar- 
ques des chancelleries de TEurope, depuis le royaume de 
Danemarck jusqu*à l'archiduché d'Autriche ou le royaume 
de Cas tille, s'y déroulent et s'y distinguent dans une eu-» 
rieuse variété. En 1288, le roi des Danois et des Slaves re- 
nouvelle à Tabbé de Clairvaux la permission d'acheter et 
d'emporter de Suède ou de Danemarck tous les cuirs et toute 
la cire dont il peut avoir besoin, et de traverser ses terres 
sans payer de tribut pour ses marchandises, ses chevaux 
ni ses pages (b). Quand le seigneur abbé de Clairvaux passe 
les Ffrénées pour aller visiter les maisons qui sont filles 
de son ordre, dans les royaumes de Castille, d^Aragoû et 
autres, il a le droit d'emmener gratis chaque année, une 
fois, mais non plus (e), à son retour, quatre bétes, roussins ou 
■raies. Tels sont les termes de la charte en lanéue vulgaire 
d'Bspagne, donnée en 1312, parle roi Alphonse XI. Charles- 
Quint, en 1521, 1526 et 1533, confirme ces privilèges et les 
étend aux visites que les abbés ou leurs délégués viendront 
fiire pour inspecter et réformer les maisons et maîtrises 
d'Alcantara, de Calatrava, de Montes, ou autres monastères 
de la filiation de Clairvaux, situés tant en ^pagne qu'en 
Portagal, et de passer et repasser en outre avec 300 ducats, 
n défend aux douaniers de lever le tribut du portadgo, 
pourvu que l'abbé entre à la douane et jure que sa caravane 
est bien sienne et qu'il n'emmène autre chose (d). Mais la 
plus remarquable, sans contredit, de toutes ces concessions» 
est celle qui fut faite à Clairvaux par Alphonse !«', roi 
de Portugal (e). Les historiens de la Péninsule racontent 
qu'en 1142, du vivant de saint Bernard, le roi de Portugal, 



(o) L. 182 et suivantes. 

{b) Yoy. Musée pàUographiquef pièce 47. 

(c) « .... puedan saoar, coda ano, de nuestro regno fuatro beetioê 
mire roxme$ y beetias midaree, una vegada en el ano, y non ma$. » 
Liasse 184. 

id) Liasse 183. 

(«) Liasse 197. 



— 276 — 

en guerre contre les Maures, se trouvait, la veille d'une tui< 
taille, sur une hauteur, d'où sa vue embrassait un grand 
espace de terrain, et s'étendait jusjiu'â la mer. Le saint abbé 
lui apparut alors, et ^phonse lui fit ce vœu, que, si, par 
son intercession, il obtenait la victoire, il lui donnerait toute 
rétendue de terre comprise entre Thorizon et ses yeux, et 
qu'il fonderait un monastère de son ordre, dont il serait le 
supérieur immédiat. La bataille se livre, le roi chrétien 
s'empare de la ville de Santarem, et purge entièrement son 
royaume des mécréants. Fidèle à sa promesse, Alphonse 
donna le terrain et construisit, près de Lisbonne, le riche 
monastère d'Alcobaça, autrefois affilié de Glairvaux, gui 
peut-être subsiste encore aujourd'hui (a). Mais sa munifl- 
cence ne se borna pas là. Cinq ans plus tard et trois siècles 
avant que notre roi Louis XI ne reconnût la vierge pour 
suzeraine de son fief de Boulogne, Alphonse I«r donna une 
charte (6) par laquelle il fait hommage de son royaume à 
Notre-Dame de Glairvaux, s'avoue son vassal, et ordonne que 
tous les ans, à la fête de l'Annonciation, une redevance de 
50 maravédis d'or sera payée en signe de vasselage à Ul 
dame du fief, en la personne des abbé et couvent de Clair* 
vaux. Le temps et les révolutions militaires qui transport 
tèrent à d'autres dynasties la couronne de ce royaume, in-» 
terrompirent pendant quelques siècles l'exécution de oeft. 
étrange contrat. Mais lorsqu^n 1640, une race nationale vinE 
à remonter, avec Jean IV, sur le trône d'Alphonse Henriques» 
les instances des moines et les démarches de l'ambassade de 
France à Lisbonne en firent revivre toute l'obligation. En 
1646, la charte fut confirmée parle nouveau roi, et le trilmt 

Sarjdt avoir été payé depuis cette époque. Des quittances 
e Glairvaux, de 1766, prouvent qu'à cette date rapprochée 
il l'était encore, et que la somme stipulée équivalait alors à 
celle de 275 livres de France. 

Tant de ressources et d'avantages durent élever à un degré 
inouila prospérité matérielle de Glairvaux. G'est aussi ce 
que prouvent ses archives et surtout les liasses de doeiH 
ments qui témoignent encore de sa ponctuelle comptabilité. 

Lors d'une contribution levée en Ghampagne par Henri 
IV, Glairvaux fut d'abord taxée, comme ville, à la sonunede 
700 écus pour sa part, puis déchargée en vertu de ses pri- 

(a) La charte de cette donation a été publiée par Manriqne. (Voy. 
Bwl, no 112.) Cap. xvn. p. 84 et seqq. sab ann. 1147. Les arcmres 
de Glainraux n'en possèdent qu'une copie du 17« siècle, sans ^te, 
qui se termine par cette note remarquable. «... La queUe » fil est 

Suestion de la charte), « est signée de la main du Roi et des prlncipaax 
e son conseil, sceUée d'un grand sceau de fin or, gardée et conserva 
dans le célèbre et royal monastère d'Alcobace en Portugal. » 

{b) Ce diplôme a été publié par Brito. (Ibid. no 115.) part. i. Ht. m. 
cbap. V, d'après l'orig^inal authentique, qui se conservait au trésor du 
monastère d^Alcobaça. 



— 277 — 




pieds plus 
que celle de la ville de Ghaumont (&). 

Au xYii« siècle, Glairvaux était seigneur de près de 50 
villages, sans compter les innombrables censés et fermes où 
il levait également la dtme. Il possédait quinze cents fau- 
chées de prés, six mille journées de vignes, soixante mUle 
arpents de bois (e), quatre forges et fonderies de fer d'un 
produit annuel de 108,000 livres, etc., etc. {d) Enfin, la pièce 
a laquelle nous empruntons ces appréciations, et qui, malgré 
sa forme satyrigue, ne peut être fort éloignée de la vérité» 
donne pour chiffre total des revenus annuels de Fabbave, 
une quantité de plus de 600,000 livres, et conclut que a les 
religfeux de Saint-Bernard ont à dépenser, par heure, la 
somme de 72 livres 15 sous (e). » 

Glairvaux, avons-nous dit, possédait des seigneuries nom- 
breuses qrui sont aujourd'hui autant de bourgades et de vil- 
lages. Tù dû rechercher avec attention, à travers les titres 
de gestion ou de propriété qui les concernent, quels avaient 
été dans ces localités les phases et le développement des 
liliertés ou des institutions municipales. Mais, grâce au gou- 
vernement pacifique des moines, grâce à ce joug débonnaire 
oui ne faisait peser sur les sujets qu'une oppression pru- 
dente et mesurée, l'histoire delà commune n y présente pas 
de ees explosions soudaines, de ces scènes tragiques et pal^ 
pilantes» ni de ces mémorables péripéties qui se rencontrent 
ailleurs, et qui jettent sur ces pages de nos annales un in- 
térêt si dramatique et si puissant. Tout ici est l'œuvre lent^, 
tardive et patiente de la force du temps et de la maturité 
&d8 ohoses. En voici un exemple caractéristique dans Tépi- 
sode suivant, le plus saillant de ceux que j'aie pu trouver : — 
En 1509, les manants de GhampignoUes, hommes de corps 
de Glairvaux, se plaignent qu'ils sont excédés des cr charges, 
foiulles, tailles, subsides, gabelles, oppressions et gros logis 
de plusieurs et divers gens de guerre, lansquenets et autres 
aana d'armes, etc., » et qu'ils ne peuvent plus payer les 
uUles et corvages. En conséquence, ils demandent et obtien- 
nent que, pendant dix ans, il leur sera fait remise de la moitié 
de ces impôts. Mais à quelque temps de là, en punition de 

(a) L. 239. 

(6) L. 255. 

(0) lA fauchée =: hectare 31 ares 65 centiares 60 millièmes ; soit 
pour 1,500 fauchées de prés 47 hect. 48 a. 40 c. La journée = Oh. 5 
a. 87 c. 60 m. ; soit pour 6,000 jour, de vignes 316 h. 56 a. Varpeni 
= h. 42 a. 20 c. 83 m. ; soit pour 60,000 arpents de bois 25,324 h. 
95 a. 60 c 

{d) h. 240, à l'an 1673. Yoy. aussi L. 265 et suivantes. Faetums du 
lîmir euré de MaranviUe, et réponses i ces faetums. 

(6) L. 240. Pièce déjà citée. 



— 280 — 

déchire en lambeaux putréfiés. D'un bout de VEurope à 
l'autre, le schisme» l'esprit de désunion, la corruption et le 
scandale éclatent et divisent ce royaume intelleciuel, malgré 
les simulacres impuissants de tentatives des abbés et les 
promenades dérisoires des visiteurs. Au xv« siècle, les mo- 
nastères d'Espagne, qui couvaient le meurtre, le désordre et 
la dépravation la plus profonde, veulent secouer le joug de 
raffiuation (a). De tout côté, chacun évoque Tintéret com- 
mun en sa laveur, et brigue pour soi le monopole du com- 
mandement. C'est la euerre des privilèges contre le privi- 
lège. Plus tard, les abbés d'Autricne demandent simplement 
Qu'on a remette au trébuchet les statuts mêmes et les lois 
fondamentales de l'ordre (b) ! » Cependant, la maison de Saint- 
Bernard, en révolte ou en hostilité permanente contre sa 
propre mère, contre Citeaux, se lamentant dans d'étemelles 
plaidoiries, ouvre son sein au relâchement et à la disusen» 
non. Le pouvoir roval adjure la papauté de porter la réforme 
dans ces innombrables familles monacales. Mais Clairvanz 
rejette la première le remède que le cardinal de la Roche- 
foucault proposait. Vàbstinenee est refusée (c). Le luxe» la 
mollesse, l'esprit du monde et la tiédeur, rindiffèrence et la 
fainéantise, s'introduisent dans le monastère, et s'y font 
chaque jour un lit pluç étendu. Enfin, semblable à celle de 
Rome, cette antique république se dissout et tombe au mi- 
lieu de son or et de sa sensualité, pour avoir abdiqué ces 
principes austères qui faisaient jadis sa puissance; et les 
fiéritiera dégénérés de saint Bernard, sobtaires sans sain^ 
teté, prêtres sans auréole, arrivent en présence de la révo- 
lation française, qui les chasse et les disperse sans résis 



tance, incapables de reconnaître en eqx-mémes des reUgleui^= 
et presque des chrétiens. 



(a) L. 156 = 161. Pasé^, 

(6) «.... CAoftomfloWtoltgigte,Otottienfifiomet<to^ . 

auer; ille, NovéUat, hic Sdfmmdianat, sequitor; alins ver6 qno^^ 

Inbet ezcerpit; ordo concutitor fi^ngitiinis ! Ipsa sUtuta irrihifc i 

ad tratinam revocanda censent austriaci abbates... » (li0monl»viwe^i 
des atbéê d'Autriche sur dioers pointé à réformer dans les statuts 
f ordre. Sans date, vers 1655. L. 166.) 

^e) Ibidem. 



— 281 — 

L'ÉGLISE COLLÉ6ULE BT PAPALE DE SAINT-UBEAIN 

DE TROYES. 

Et toi, cité trojenne, tu doif dormais revendiquer ton rang 
parmi lei plu» illoatres de la France; car de toi Ton pourra 
dire : Cest d'ails qu'est né c« chef qui régit et gouvtma le 
peuple chrétien (a). 

Monsieur le Ministre, 

Vers la fin du xii» siècle» dans un quartier de Troyes, qui 
lorlail encore il y a quelque cent ans le nom de Petit-Palaiê 
rn de Court-Palais m, vivait une famille humble et pauvre. 
éù père se nommait Pantaléon. Il exerçait la profession de 
mraadeur de bardes, ou de chaussetier. En 1185, un fils lui 
ilÉgiiit : on le porta à Féglise de Notre-Dame-aux-Nonnains, 
à paroisse, ei il reçut au baptême le nom de Jacques. L'en- 
Hit était beau de visage, d'un aspect ffracieux (c); son cœur 
tait noble et bon; son intelligence précoce et distinffuée. Il 
ut mis de bonne heure aux écoles de la cathédrale, qui 
lArUsaient alors. « En ces temps, dit le vieux Desguerrois, 
il choisissoit les enfants de nature pie, douce, nénigne, 
il^oorte et géuéreuse, ayans aussi un bon esprit pour les 
ftettré à relise (d). a Iiorsque ses premières études furent 
HWtevées, il fut envoyé à funiversité de Paris, afin qu'il 
misât à cette source célèbre une instruction plus vaste et 
kfisM élevée. Doué de qualités si précieuses, possédant une 
Éille voix (e), amateur passionné de musique et de littéra- 
à'ra religieuses, il réunissait tous les dons qui pouvaient 
ni rendre facile et brillante la carrière cléricale. Jacques 
tftnrlnt bientôt aux plus hauts rangs de l'église. Pour le 

(a) Toy . Bref d'Urbain lY âu couvent de N.-i).-aaz-Nonnain«. ( Titres 
b ftmdafbm. L. 126. Piéee A. art 1.) 

(è) c Peatpétre ce dernier nom [de eurtopalaio) venait-U de la 

loBUBore de ses parents, et n'est-il qu'une corruption de PoU^alais, 
lénomination que portent encore quelques maisons de la me 
Hc^sfine, proche l'église de St.-Urba3n. » (Gonrtalon, Vie du pape 
Urtain IV. p. 4.) 

(0) c Hic autem natnrft mediocri, venustA fâcie, grato aspectu et 
mavi, animoque ingente etc. » PapireMasson, Evéques de Rome, (Yoy. 
mUiogr. no 189.) Folio 222. 

{d) Scàncteti ehrettimne, f> 361 . 

(e) < Hilaris vultû, mediocris corpore, corde 

Fortis, in aspectû dalcis, honoris amans, 
Tenustus focie, clarA qnoqne voce, peritus 
Gantu, quem sratum mnsica voxqne dédit. » 
(Theodericus vallicoloris in vità Vrbani papœ IV. Apnd Pap. Mass. 
mdem, f> 228 vo.) 



— 284 — 

entre l'abbaye de Notre-Dame et le chapitre de Saiot-Urbaio, 
nous apprend que la querelle, toujours soutenue parles reli- 
gieuses avec une opiniâtreté vraiment féodale, notait point 
alors terminée. Vers la même époque, le pape Martin lY, 
mande à Tévéque de Troyes, par une bulle, de procéder à 
la bénédiction qui n'avait point été faite encore; mais, pré- 
vovant le refus de celui-ci, il charge de ce soin Févéque 
d'Âuxerre {a). Enfin une autre buUe de 1289, accorde des 
indulgences à ceux qui visiteront l'église le Jour où sera 
dédié le maître autel, et ce fut seulement en juillet 1839 (6), 
que Pierre Darcyes^ évéque de Troyes, célébra cette consé- 
cration. 

Le temps et les causes de destruction que j'ai eu l'hon- 
neur de vous signaler, monsieur le ministre (c), ont épargné 
d'une manière réellement merveilleuse, un nombre assez 
considérable de documents sur l'accroissement de l'édifice 
et de ses richesses. J'ai été assez heureux pour parvenir i 
restaurer, déchiffrer et transcrire ces textes précieux qui 
la plupart seraient publiés pour la première fois. Divers 
mémoires de comptabilité nous enseignent la quantité de 
deniers que le pape fit passer par delà les monts» la com- 
mission qui fut payée aux banquiers et changeurs. Nous 
apprenons ensuite comment fut réparti leur emploi; pour 
quelles sommes l'étain, le cuivre, le plomb, l'argent entrè- 
rent dans la confection de l'édifice. Une bulle de 1267 iàit 
mention d'un personnage gui n'était peut-être qu'on comp- 
table, mais qui pourrait bien être aussi l'architecte qui rat 
préposé à la construction primitive et à la conduite des 
travaux. Il se nommait Jean Langlois, et avait son domidla 
à Troyes. Sur les 10,000 marcs d'argent qu'avait envoyés 
Urbain IV, il avait reçu, comme maître de Vœuvre, 2,50(^ 
livres, dont il devait rendre compte. Mais il laissa là l'ou- 
vrage interrompu, et partit pour la croisade {d). Cependant» 
grâces aux nouveaux bienfaits du cardinal Ancher et à li^ 
vigilance de ses procureurs, les travaux se poursuivirent 
jusques vers 1290. En 1277, le trésor des chanoines s'étaiiî 
enrichi de beaucoup de meubles de prix, et leur doyen àU» 
recevoir à Lyon un nouvel envoi du cardinal, envoi dont \& 
récépissé existe encore (e). On voit dans cet inventaire une 
intéressante énumération de meubles, de reliques et de 
joyaux, où le prix des métaux, tels que l'or, l'argent, le lai- 
ton et le vermeil, le disputait au travail et aux minéraux 
les plus recherchés. Ce progrès ne parait pas s'être ralenti 
dans les temps postérieurs. Au quinzième siècle, l'église 



(a) L. 126. Pièce P. 

(6) Gamasat, Prompt., fo 374 yo. 

(c) Yoy. ci-dessas, lettre première^ page 259. 

{d) Liasse 126. Pièce K. 

(e) L. 144. Pièce G. 



— 285 — 

était décorée d'un jubé, surmonté d*un Christ en croix. Une 
statue de S. Urbain ornait le maître autel (a). La collégiale 
célébrait avec une pompe particulière la fête du St.-Sacre- 
ment, instituée par son fondateur. Ce jour là, le dojen sor- 
tait au milieu de tous ses suppôts, précédé d*une nannière 
de êandail, où se voyait l'image de S. Urbain, et portant le 
eorpui Domini, sous un dais ou cemeigner magnifique, orné 
des armoiries qu'avait prises Urbain IV (&), et des blasons 
de France, de tlhampagne et de Navarre. Cette procession 
embrassait le même parcours que celle de la catnédrale, et 
rivalisait avec celle-ci de luxe et de majesté. Mais c'est 
surtout en étoffes de tenture ou historiées que paraît avoir 
brillé le garde-meuble de ce chapitre. Déjà, en 1277, deux 
de ces ornements précieux lui avaient été donnés par le 
oomte Tliibaut Y et par le chambrier du cardinal Ancher (c). 
Desgnerrois, Courtalon et Grosley ont successivement parlé 
d'une tapisserie qui décorait jadis le chœur de la collégiale, 
Bt qui subsistait encore à la nn du xvin« siècle. On y voyait 
ÎTroain IV représenté dans la boutique de son père, travail- 
lant du métier de cordonnier. Ce tapis avait été donné, 
BD 1525, à la fabrique, par un chanoine nommé Claude de 
Lirey, dit BouUanger (a). Indépendamment de ceux-ci et 
vers la même époque, un autre ouvrage du même genre et 
Doo moins digne d'intérêt avait été légué à l'éfflise. Cette 
dernière tapisserie, qui devait représenter en six tableaux 
le léffende de S. Urbain, pape et martyr, parait n'avoir 

teau été exécutée. Mfiis le projet en avait été décrit avec 
ucoup de soin par un historiographe du temps. Cette 
description, écrite en vers et en prose, et puisée aux légen- 
daires et aux hagiographes du moyen-âge, est restée dans 



(a) < Item ane pierre de taille blanche œnvrëe pour boucher 

se karetme l'ymage de St. -Urbain qui est dessus le gîrant autel. » 
CL. iU. Pièce D.) 

« Item mie aultre pièce de toille blanche ouvrée pour boucher 

ea karesme le crucifl de dessus le jubé. > (Ibidem.) 

(h) J'ai acquis en 1840, à Troyes, et j'ai donné aux archives, un 
outOQche ou se trouvent peintes ces armoiries , d'un travail fort 
médiocre, et ayant probablement servi vers la fin du siècle dernier, 
aux services annuels qui se célébraient en l'honneur du fondateur. 
Cet armoiries sont éoartelées au l<r et 4« d'or à la fleur de lys d'azur, 
an a* et 5« d'azur k la rose de Champagne d'or. Devise : Meeordare 
Hmriitittunvm, — Au suiet de l'extracUon d'Urbain lY, Courtalon, dans 
la vie de cet homme iUustre, rapporte l'épisode suivant d'âpres les 

historiens italiens : < Le roi d'Espagne lui reprochant un jour la 

bassesse de sa naissance, il répondit : < Non è virtu di nascero nobile ; 
ma il fiffsi nobile, (si come ho fatto io), virtù e nobilta! > (Vie d'Ur- 
Me IV. p. 3.) 

(e) ...... Item pannus quem rex Theobaldus dédit. — Item alter 

mnnus quem Hannequinns vester camerarins dédit. » L. 144. Pièce 
C, adressée au cardinal Ancher. 

{d) Courtalon. Topog. t. S. p. 155. 



— 286 — 

nos archives historiques, et constitue elle-même une re- 
lique d*un haut prix sous le rapport archéologique et lit- 
téraire (a). 

Dans rhistoire de l'église de Saint-Urbain, deux choses 
seules offrent un haut intérêt et un caraclère grandiose. Ce 
sont régUse elle-même et la pensée qui avait présidé à sa 
fondation. Quant aux faits et aux actes dont se compose, si 
l'on peut s'exprimer ainsi, sa propre hiograpkie, on n'y re- 
trouve ni les mêmes éléments, ni le même caractère. 

Parmi les joyaux qui enrichirent, en 1277, le trésor du 
chapitre, et dont nous avons mentionné l'inventaire, entre 
les nassins d'argent, les somptueux reliquaires, les eiboires 
de jaspe, de cristal et d'ivoire, se trouvait un « éerm de euir 
houiUi contefMnt troiê hullei du pape qui eontaeraieiU l'immu- 
nité de Nglise (b). En effet, ce simple coffret n'était point, 
aux yeux des chanoines, le moinare fleuron de leurs ri- 
chesses. Semblable à la boite de Pandore, il produisit tous 
les événements, — triste et monotone épopée, — qui oc- 
cupent la plus large part de leurs annales. Des procès infi« 
nis, des querelles futiles, de vétilleuses disputes, où Fé* 
ffoïsme du privilège se joue de la raison, de l'équité, et di» 
là hiérarchie, et de la discipline; luttes sans disnité comm^ 
sans grandeur, qui souillent à chaque page le caractère 
même du prêtre d'une tache sordide de mercantilisme^ 
tels sont les souvenirs qui remplissent sans contredit la plu» 
volumineuse partie de ces archives. A travers tous ces dos^. 
siers de palais, pour l'art, pour l'histoire, pour la littérature, 
aussi bien que pour la morale, il reste neu de place à d'inlè-» 
rossantes rencontres. J'ai noté toutefois quelques détaite 
instructifs sur les écoles de Troyes au xv« siècle, et quel- 
ques particularités d'intérêt local au sujet des entrées que 
firent dans cette ville Henri II en i548, Charles IX en 1563, 
Henri lY en 1595, et Louis XIII en 1629 (c). 

Je retourne maintenant à l'édifice. La destinée de Saint- 
Urbain, comme celle de la plupart des monuments religieux 
du moyen-âge, était de rester incomplet. L'abside, le trans- 
sept et la partie qui forme le rond-point furent seuls achevés 
en hauteur. La nef et le vrai poriail, si remarquable et si 
peu connu, ne furent jamais élevés au-delà du soubassement 
ou premier étage. Et pourtant, cette délicieuse productioD, 
pour l'histoire de l'art, sœur jumelle et rivale de la sainte- 
chapelle construite par saint Louis, n'a cessé d'obtenir, â 
travers les siècles, un juste tribut d'admiration. A une épo- 
que où l'architecture religieuse commençait à s'écarter li 

(a) Liasse 144. 

(6) c ... Item, sig^iUum arg^enteum;... item, brachium beati Urbani; 
...Item unum scriniam de corio bullito, in qao sont... priyildgia 
exemptionem ipsias ecclesi» continentia... Item, qoamdam... phi' 
dem... etc. » (L. 144. Pièce G.) 

(e) Liasse 127. Registres 1S28, 123S et pa$9^. 



— 287 — 

loin de ses traditions premières, le Gavalier Bemin la pro- 
dàmait un ehef-d'orayre {a). Et c'est d'elle que Giràrdon di- 
sait ce mot pittoresque : Cette église est bâtie ê$ ekene^ 
paitei (b). Aujourd'hui encore, toute mutilée qu'elle est par 
les outrages du temps, toute encastrée dans un scellement 
ie maisonnettes (c), la liffne gracieuse de sa haute ceinture, 

Sii fuit en un léger balcon, les vives découpures de ses 
ochetons et de ses pyramides, les masques et les ressauts 
Ae ses lémures» de ses (amiee et de ses gorgonee qui projettent 
da tout côté leurs corps maigres, ou versent l'eau des pluies 
MUT leurs gueules difrormes, attirent la visite des artistes et 
umi détourner de loin le voyageur. 

Autrefois, auHlessus du rond-point, s'élevait une aiguille 
merveilleusement découpée, qui doublait la hauteur de l'é- 
fibae (d). Frappée une première fois de la foudre en ld50. 
Bile le fut encore en 1761. Franklîb n'avait point encore ap- 
pris à la science le secret de maîtriser le feu du ciel et de le 
MMiduire au gré de l'homme. Les chanoines àrent amputer 
Telffuille au-dessus de la lanterne qui contenait les cloches. 
lÎBis la révolution française réservait à ce monument de 
taraières atteintes. En 1790, la collégiale de Saint-Urbain, 
Domme chapitre de chanoines, dut subir l'arrêt de suppres- 
don décrétée par l'assemblée nationale. Les titulaires op- 
posèrent à son exécution de nobles et touchantes remon- 
Inmces qu'on lit avec émotion sur le dernier feuillet de 
lears déltbérations capitulairee (e). Mais ces efforts furent 
Inutiles. Un orage bien plus terrible devait gronder pour 
raotique église, et les dévastations de 93 ne tardèrent pas à 
Mater (f). 

Ainsi le peuple, dans ces moments de crise violente qui 
marquent a de rares intervalles la vie des nations, brûlait 
iTee fureur l'ouvrage de ses mains et ce qu'il avait adoré. 
liDsi s'écroulait un pieux monument de patriotisme, au nom 



(a) Gonrtaloii. Top. t. n. p. 55. 

^g) Md. — Les allnmettes à Troyes sont longues et fUtes de chêne- 
foCtes on paiUes de chanvre UUé. 

(e) Le conseil municipal a acheté dans ces derniers tenips, pour le 
idnii^, le pAté de maisons qui obstrue l'abord de cet édifice. 

(il) « La flèche do clocher passoit pour parfaite et était remarquable 
MT sa délicatesse. Elle avoit 87 pieds sans la croix, qui en avou 15. » 
Uonrtalon. Ibid. 11. 155. 

(é) Registre 1242. 

If) Je erols A propos d'Insérer toi UitéralemmU la piéoe suivante, 
liNMée an comité administrateur du département de rAube. 

« Nous jnvitons les membre composant le département. 81 posible 

• est, de donner au porteur trante Ghuiliette (cheviUettes) en fer, 

• provenant des démolitions du Clocher de urbain, po«r servir a 



> 



— 288 — 

4*uii culte nouveau qui déjà avait aussi son intolérance, 
son faoaUsmey sa barbarie, sa démence : le culte de la patrie t 
J'ai l'honneur, etc. 

Troyes, le 11 juin 1840. 

EteHre einqiut^^em 

LES ANCIENS COUVENTS DU DIOCÈSE DE TROYES. 

Monsieur le Ministre, 

A mesure que j'avançais dans le vaste dépôt dont vous 
avez bien voulu me charger de vous rendre compte, j'ai dû 
m*arréter successivement devant chacun des j^oupes les plus 
importants que je rencontrais, pour vous les taire connanre. 




analogies, les comparaisons sont devenues possibles ; et pour 
éviter des redites ou des longueurs, j'aurai désormais l'hon- 
neur de vous entretenir d'un plus grand nombre d'objets à 
la fois. 
Dans le présent rapport, je me propose de consigner ca 



» Conâtmire des Lenteme pour Eclairer La Société populaire qid 
» être Se goir à urbain ; Locale destiné a y tenir ses seanees. 
» En pennance (pennanènce) le 12 thermidor 2* anne repoMioaiii» 

» Signé iH.'F G... «fV » 

Au dos est écrit : < Le 12 thermidor livré seize livres de ferraille» 
pour la société populaire. > 

{Préfecture de VAuhe. Archives historiques pastérigui 
à 1790. — Inclassé.) 

Qu'on nous pardonne d'extraire encore à cette occasion du 
dossier deux documents curieux. — Aux mêmes : 

< Citoyens administrateurs. — Nous sorions besoin de huit bareani 
de fert pour contruire un fonrneaut pour le salpaitre ponr 
dans la sidev« eg^Use de S^-Remy à Troyes 28 garm. (germinid) l'an n.^ 
de la (RepubUque) françois. > 

Les dépouiUes mobilières des églises étaient réunief à N.-D.-ao^^ 
Nonnains. — Yoici l'autre : 

< Les amis de la révolution republicanie des Français, aux admS.^ 
nistrateurs du district de Troyes. 

» Citoyens, la revolon fr»* vous oflQre en ce jour l'avenir le plas hec^i-- 
renx, pour perfectioner ce sublime ouvrage, il faut monter le peup^S>6 
an degré dont sa Régénération le rend susceptible il faut developp^E^r 
son caractère, et lui offrir tous les moyens, capable de le rendre & ■' 
gne de sa liberté, c'est en lui offrant le spectacle des Révolutions qm^Me 
vous lui donneray les moyens de la connoitre nous vous proposo'^cis 
de lui donner en spectacle gratis, la mort de Gesar de Brutus, nc^'KJs 
vous prions en conséquence de nous faciliter et de nous accorder iM.'mne 
partie des effets provent des églises pour faire les habits. » — < J^^€' 
cordé. » {Undem,) 



— 289 — 

wf^il me resle A dire sur les ancieng couverte dudéfrnieineiU 
4$ VAube., 

Nos archives ont conservé les traces historiques de 22 
monastères d*honimes et de 11 monastères de femmes, de 
tout ordre et de toute règle, disséminés sur tous les points 
du territoire (a). C'est par les premiers que je commencerai 
cette annalyse. 

S I«r. Monastères d^hommeSé 

Nulle contrée de France, au moyen-â^, ne surpassait la 
circonscription qu'embrasse aujourd'hui le département de 
FAube, pour le nombre, rantiquilé, rillustration, la splen- 
deur de ses maisons de religion. Au ix* siéclci à la suite des 
lavages des Normands, un collège de moines s'était formé 
floor garder les reliques du fameux iaint Loup^ évéque de 
Trojes, de populaire mémoire. Déjà ils avaient été précédés 
Pfr les religieux de Saint-Martin-és-Àires (6), dont le mo- 
nastère remontait à une époque de près de 200 ans plus 
fic^née. En 837, un moine de l'ordre de Saint-Benoit,f 
nommé Arremare, obtint du comte deTroyes, Aledramn, un 
espace de terrain inculte, situé entre cette ville et Yendeu- 
vre, pour l'essarter et y établir l'abbaye de Montiéramey (c). 
la confirmation de cette concession première, et les privi- 
lèges qui en furent la suite, nous ont été transmis en quatre 
diplômes originaux et authentiques de rois de France, d'une 
kaote curiosité, et dont les dates sont toutes comprises dans 
la période carolingienne (d). Mais, dès leprincipe, cette ré- 
Meoce fut appelée la nouvelle Celle, Ceila nova {e)^ et en 
Blfet une autre abbave de Bénédictins l'avait devancée. G^était 
Wantier-la-Cetlef qu on nommait aussi Cella antigua, la Celle 
intfque, fondée vers 660, par le roi Chloduig II. Enfin, si 
.*im en croit certains hagiographes, une dernière abbave 
Sgalement de l'ordre de saint Benoit, et située près de No^ 
pODi-sur-Seine , aurait eu pour fondateur le premier roi 
chrétien de la monarchie (481 = 511). tJn jour, dit un ma- 
HMierit du couvent (f), le roi Clovis se trouvait dans cette 
Murtie de l'ancienne Brie Champenoise; le guerrier, fatiffué, 
iTélendit à terre pour se repoter, et s'endormit. Mais pendant 
iQfi sommeil, une de ces petites fleurs qu'on nomme nettes^ 
it dont la vive couleur se distingue pendant l'août, au mi- 
iîm des blés, était venue s'épanouir sur sa couche, en per- 
auit la cape ou manteau dont il s'était enveloppé. Frappé 
Se cette remarque, le roi frank consulta sa pieuse épouse, 

(a) Voy. ci-dessas page 78^ 

Ib) Gonrtalon. Topogr. kitt. t. n. p. 265. 

(e) Archives de Montiéramey. PoiAm. 

li) Yoy. L. 298 et 30i. Hïusée paUographique. pièces i, 2, S et 4. 

(e) Mb. XXXI. 

if) Ms. 77. 

91 



— 290 — 

sainte Clotilde» et d'après les conseils de celle-ci, un mo-* 
nastère s'éleva sur le lieu même où avait fleuri la nesle. 
De là le nom de Nesle-îa-Réposte {a), qui lui fut donué (b) I — 
Légende naïve peut-être jusqu'à la puérilité même, mais 
gracieuse, ce me semble, et parfaitement dans l'espnt reli- 
gieux et symbolique du moyen-àge. 
L'histoire rapporte qu'en 635, l'évêque de Troyes, Ragné- 

gisille, envoya un saint homme nommé Frodobert ou Fro- 
ert, chanoine de son église, à l'abbaye de Luxeu» en Bour- 
fogne,pour s'yformer, au milieu d'une pratique exemplaire 
es vertus chrétiennes, et puiser à cette source, alors cé- 
lèbre, les vrais principes de la vie monastique. Vers eao, 
saint Frobert fut de retour et obtint de la munificence 
royale, la /M)ncession d'un espace de terre marécageux sitoé 
aux portes de Troyes, dans Vile Germaine, lieu ainsi nommé 
à cause d'un établissement qu'y avaient formé les marchands 
d'Allemagne, et dans lequel ils avaient coutume de reposer 
leurs équipages de transport, lorsqu'ils se rendaient amc 
foires de la ville. C'est là qu'il bâtit son monastère, sous le 
nom de Montier-la-Celle. Plus tard, à près de quatre siècles 
de distance, un religieux de cette même abbaye, oommé 
Robert, allait répandre au dehors cette pieuse semence que 
les successeurs de saint Frobert lui avaient transmise, et 
fondait l'abbaye de Molesme (1075), puis celle de Citeaux, en 
Bourgogne (1098). Or, c'est à Citeaux que saint Bernard 
vint a son tour s'exercer au grave apprentissage du monas- 
tère; c'est delà qu'il sortit pour jeter, en 1115, les fonder 
ments de l'illustre abbaye de Glairvaux, qui devait produire 
elle-même une postérité si nombreuse. Tels furent les pre- 
miers degrés de cette multiple généalogie de monastâës, 
Î ne j'ai rappelée dans l'une de mes lettres précédentes {e). 
els sont les anneaux originaires de cette chaîne immense 
dont les innombrables chatnons rivés pour ainsi dire par 
une tradition jalouse et fidèle, nous étonnent par leur pro- 
digieux développement, et dont les familles de moines s'é- 
norgueillissaient jadis, à l'égal des plus fières lignées féo- 
dales. 

Pour la première partie de nos annales, c'est un grave et 
fécond sujet d'études que celui de ces antiques et puis- 
santes abbayes; car leur existence se lie étroitement i 
celle de l'état et de la société. Alors, en effet, sans parler de 
leur influence active et directe sur le monde, ces pieuses 
maisons n'étaient point seulement l'asile tutélaire de rintd- 
ligence, le sanctuaire des lettres et de la philosophie, le 
vaste séminaire de l'église; c'était encore comme une écol^ 
universelle, où se formaient, au sein des fortes études et des. 



(a) NweUa reposUa on ahscondUa. Elle était comme 6(oKt0 entre 
deux collines. 

(6) Mb. XXXI. 

(f) Lettre tnntième, page 272. 



— 291 — 

aostères méditations du clottre, les chefs illustres qui dé-' 
valent présider dans toules les directions, au go«¥ernement 
des peuples et à la civilisation. Et plus d'un nom. après 
s'être inscrit d'abord dans ces humbles dynasties d'aobés et 
de prieurs, après être resté enfoui sous le froc obscur d'un 
moine» est venu briller au milieu des conseils des rois, sur 
les degrés du trône, et retentir éternellement dans l'histoire. 
Là, sans doute, monsieur le ministre, est le côté grandiose 
du tableau que l'on serait tenté de chercher dans leurs ar- 
chives. Malheureusement les injures du temps, et pour une 
grande part aussi, il faut le dire, l'ignorance et l'incurie qui 
se glissèrent dans les cloftres au fur et à mesure de leur dé- 
cadence, ne nous ont laissé que de rares et faibles traces de 
ces époques de force et de grandeur. Du reste, j'ai tenté 
d'indiquer ailleurs, en traitant de Clairvaut, les richesses 
que l'on peut glaner encore au milieu de ces vestiges, au 
profit de l'histoire et de la littérature nationales. Le même 
gipre de documents que j'ai signalés pour ce chef d'ordre 
se rencontre, quoiqu'on moindres proportions^ dans les ar* 
chives de tous les autres couvents d'hommes. 

Ce fut un événement à la fois triste et mémorable, ce fut 
un jour néfaste dans l'histoire ecclésiastique, lorsqu'on 1515 
ftit siffné, entre Léon X et François I«s ce pacte fameux par 
lequel le souverain pontife, en échange d'un intérêt fiscal, 
abandonnait au roi la nomination des prélats du royaume^ 
Déjà, il est vrai, le corps monastique était singulièrement 
déchu de sa puissance civilisatrice et de son importance. 
Déjà la corruption, symptôme des institutions caduques, se 
manifestait en lui : l'anarchie éclatait dans l'autorité, et 
Findiscipline dans les membres. Mais cette mesure, issue 
ff immorales nécessités, bien loin déporter un remède au mal^ 
ne fit que creuser une source d'immoralités nouvelles. Dès- 
lors, le principe de l'élection, qui avait fait le lien de l'an* 
tique hiérarchie de l'église, ce ressort puissant dont lô sage 
emploi est redevenu le secret de la politique des temps mo- 
dernes, fut à jamais brisé. La plupart des monastères de 
pleine obédience, ou qui ne purent se retrancher derrière 
Fexception de quelques privilèges, cessèrent d'être régis 
par des abbés réguliers, pour passer entre les mains d'abbés 
tommendataires, La haute dignité de l'abbatiat désormais, au 
Ueo d'être le prix de la science et de la vertu, ne devint trop 
aoQvent que 1 appât de l'intrigue, l'aliment de la cupidité, de 
b fainéantise, et plus d'une fois la sanction du scandale. 
Désormais aussi, les communautés religieuses s'habituèrent 
à voir en leurs abbés, non plus ces chefs spirituels dont le 
sceptre vénéré devait les guider dans les voies de leur amé- 
lioration commune et d'une perfection mystique, mais d'avi- 
des ou arrogants suzerains qui venaient prendre en eux 
S)ssession d'une sorte de fief sacrilège, et les frustrer, en se 
isant une part léonine, d'une large moitié de leurs reve- 
nus. Ces sentiments de méfiance et d'hostilité engendrèrent 
une multitude de dissentions et de procès qui remplissent. 



— 292 — 

depuis le xvi« siècle, les layettes des anciens monastères. 

 partir de cette époj[ue surtout, c*est la face déclive, le 
côté mesquin de leur histoire. Il est à remarquer aussi que 
le nombre des documents qu'elle nous a laissés se multiplie 
en tàison inverse de leur importance. Ainsi les Alcuin, les 
Robert, les saint Bernard et tant d'autres hommes illustres 
qui furent abbés ou religieux de nos monastères, ont à peine 
laissé dans ces monceaux de papiers, la trace de leurs noms; 
et, par une ironie dont la complicité revient sans doute au 
hasard, les volumineuses archives des Cordelière de Troyes, 
par exemple, nous apprennent peu de chose sur leur compte, 
si ce n'est l'ample crédit dont ils jouissaient auprès du ton- 
nelier et la splendide situation de leur cuisine (a). 

C'est à des détails de cette trivialité, qu'il faudrait des- 
cendre et se condamner, si l'on voulait faire un compte 
exact de la partie la plus étendue de ces archives. Je ne 
puis, toutefois, terminer cette esquisse rapide, sans ajouter 
un trait que je choisis entre mille. Déjà, dès une époque an- 
térieure a 1443, des querelles de préséance avaient éclaté 
entre les chanoines de Saint-Loup (d) et leurs confères des 
autres chapitres; car une transaction de cette année règle 
entre eux les rangs qu'ils doivent respectivement observer 
dans les réunions publiques. Mais il paraît que cette grave 
dispute, mal assoupie, ne laissa pas que de se ranimer. 
Même, le 3 mai de l'an 1563, une procession générale du 
clergé de la ville s'étant rendue à la hélle Croix, vis-à-vis 
de la maison commune, les chanoines de Saint-Etienne osè- 
rent s'ingérer de a troubler ceux de Saint-Loup pour le port 
D de leur croix, avec injures, menaces et violences, au pré- 
2» indice de leurs anciens titres et possession immémoriale. » 
D autres griefs de la même importance vinrent encore com- 
pliquer la querelle des parties et envenimer leur colère. La 
châsse de Saint-Loup précédera-t-elle celle de St.-Aventin? 
Les enfants de chœur de Saint-Pierre marcheront-ils média- 
tement ou immédiatement avant ceux de Saint-Loup? Et de 
quel côté du chœur se tiendront MM. de Saint-Loup, lorsque 
tous les chanoines du diocèse se réunissent à la cathédnde?.. 
De là plainte, requête, compulsoires» appointements, appels, 
reliefs d'appels, jugements, etc. 

De là un interminable et inextricable procès, dont le fil 
se perd à travers les détours tortueux et sans issue qu'offrait 
le labyrinthe de l'ancienne justice, et dans lequel, il fiut 
l'avouer, les plaignants déployèrent une prodigalité vraimeot 
incroyable de sang-froid, de déboursés, d'érudition, et sur- 
tout de patience. L'instance dura plus de cent ans. Enfin le 
3 juillet 1685 intervint un arrêt solennel du parlement, qui 
règle le différent et condamne les religieux de Saint-Loup. 
Mais ceux-ci ne se tinrent pas pour battus, et le dossier de 

(a) Voy. L. 355. 
{h) L. 276. 44. 99. 



— 293 — 

cette affaire, qui ne nous est point parvenu complet, se clôt 
par un appel. 

Il me reste à vous soumettre, monsieur le ministre, un 
tableau sinon plus élevé, du moins plus attachant et plus 
rempli. Nous Faurons sous les yeux en pénétrant dans les 
monastères de femmes. 

S IL Monaêtéres de femmei. 

De même, monsieur le ministre, qu'entre les monastères 
dliommes se distingue par son importance Tabbaye de 
Clairvaiix, qui domine et résume toutes ses rivales, de 
même, sous le rapport historique, celui ûeNotre-Dame-auX' 
Nimnains se place à la tète de tous nos anciens couvents de 
femmes. La aate de son origine est tellement reculée qu'elle 
échappe aux investigations de l'histoire. Selon la tradition, 
q[iii seule témoigne sur ce point, elle serait aussi an- 
dedne que Test le christianisme lui-même, dans cette pro- 
vince des Gaules. J'ai dit ailleurs (a) ces privilèges inouïs 
qa'die revendiquait vis-à-vis de l'évêque de Troyes, et qui 
constituent, ce me semble, un des faits les plus remarquables 

Sue Ton puisse trouver dans l'histoire du moyen-âge. Sa ju- 
dietion s'étendait non-seulement sur sa terre, mais encore 
d'une extrémité de Troyes à l'autre, et deux paroisses des 
^pÊn» importantes, Saint-Jacques et Saint-Jean, recevaient di- 
rectement de son autorité. Enfin, dit Gourtalon, l'abbaye 
ayait autr^ois tant de droits que l'abbesse et les religieuses 
élaiNit regardées comme dames et patrones de la ville (6). 

Mais la grandeur et même la sipgularité de celte puissance 
ne stmi pas ce qui frappe le plus dans ses annales. Tant de 
lUts nouveaux et instructifs, tant de piquants détails s'y ré- 
Tèlent successivement, que leur récit ferait l'objet aune 
Monographie des plus utiles et des plus intéressantes. J'a- 
jouterai donc quelques renseignements à ce que j'ai déjà dit 
ior ce chapitre. 

L'abbesse de N.-D. exerçait dans son domaine les droits 
4e justice et de voirie. Elle avait à cet effet son grand-maire^ 
ses sergents, ses geôles et son tribunal propre. Sa justice 
était haute, moyenne et basse. Elle connâssait donc de 
toute cause et disposait des biens et de la vie. Cependant, 
par une exception digne de remarque, les arrêts de mort 
n'étaient point exécutés par le bras de son église. Ce privi- 
Itoe, en vertu d'un traité spécial, revenait aux comtes de 
Cnamnagne qui, en retour, devaient lui payer une redevance 
pour jouir de ce droit sanglant. Ainsi, il arriva qu'en 1307, 
un nommé Perrin de Dijon emhla dans le dortoir même des 
reiiffieuses un vêtement de femme. Pris en flagrant délit, il 
lut Jugé par la cour de l'abbaye, convaincu dé son crime et 
condamné à être pendu. L'arrêt prononcé, le coupable, fut 

(a) LeUre deuxième, page 267. 
{b) Topogr, hitt. tome IL yèifi Vît. 



1 



— 294 — 

livré aa prévôt du comte : et celui-ci Texécuta après avoir, 
toutefois, versé vingt deniers entre les mains de l'âbbesse (a). 

Courtalon et Grosley (5) ont avant moi (c) raconté les violen- 
ces scandaleuses, à Faide desquelles les religieuses de N.-D. 
s'opposèrent à Térection de St.-Urbain, dont le terrain se 
trouvait sur leur censive. Ce fait, quelque étrange qu*il 
soit, et bien qu*il ait été seul publié, n'est pas unique dans 
l'histoire de ce monastère. En 1307, les frères Jacobins dont 
le couvent était contigu à celui de N.-D., voulurent cons- 
Ifuire une porte et une muraille nour clore leur terrain d'un 
autre côté. Mais cette construction contrariait les préten- 
tions bien ou mal fondées du monastère (d). Au jour dit, 
sœur Isabeau de Saint-Fal, alors abbesse, accompagnée du 
seigneur de Saint-Fal, son frère, chevalier, suivie de ses 
sergents, de ses valets et d'une foule de sens à elle, tons 
armés de piques, d'épées, de haches et de bâtons, se préci- 
pitèrent sur le domaine de leurs voisins par uue brèche 
fidte au mur de séparation, ravageant et mettant à sac tout 
ce qui ressemblait à une clôture, au milieu d'un tumulte 
effroyable^ sous les yeux de ctng cents personnes et plus, ac- 
courues cour ce spectacle, et à rencontre des firères inof- 
fensifs qui ne se défendaient que de bouche, comme il convient 
à religieux. Ces derniers se contentèrent en effet de dresser 
le procès-verbal (e) qui nous a fourni ces détails, et se pour- 
vurent en justice. De fait, l'année suivante, un arrêt des 
grands-jours de Troyes fut rendu en leur faveur. Mais, sans 
autre forme de procès, lorsque les religieux voulurent user 
du bénéfice de leur sentepce, l'abbesse conduisit sur le 
terrain une nouvelle cohorte, et les charpentiers furent 
obligés de quitter la place, laissant leurs travaux com- 
mencés sur le champ de bataille (f). 

Le dimanche des Rameaux, Téveque lui-même se rendait 
à Notre-Dame, et recevait ses palmes de l'abbesse. Il était 
également d'usage que la veille de l'Assomption, les cha- 
noines de la cathédrale allassent en procession au chœur 
du monastère, où ils chantaient Tierces. Le lendemain ils 
présentaient à l'abbesse trois d'entr'eux, savoir : un prêtre, 
un diacre et un sous-diacre, accompagnés de deux de leurs 
enfants de chœur qui célébraient la messe à l'église con- 
ventuelle. La même coutume s'observait encore le lundi et 
le mardi de Pâques. La cérémonie une fois terminée, l'ab- 
besse était tenue d'offrir au chanoine qui avait officié, deux 
douzaines de gaufres que l'on appelait ruûso2e«« deux poules 
rôties et farcies renfermées entre deux plats de bois, une 

(a) L. 395. A sa date. 

(6) Topogr. t. ii. page i53. — ^ Mém, hist. t. n. page S84. 

(c) Lettre quatrième, page 283. 

{d) Liasse 390. 

(e) L. 357. 

(/l Ibid. 



— 295 — 

Suarle de vin blaoc dans un pot de ierre, et one quarte 
e vin rouge dans un autre pot de terre. Le tout devait 
être porté au domicile du chanoine» et lui appartenait inté- 
ffralement, contenant et contenu. Chacun de ses deux con« 
frères avait droit au même tribut, moins une poule. L'ab- 
besse devait en sus donnera déjeûner aux enfants de chœur. 
Par actes de 1435 et 1438, cette prestation gaslronoroique 
fut commuée en une somme annuelle de 4 livres tournois, 
que le chapitre de St.-Pierre percevait pour les deux céré- 
monies. Mais il parait que dans ces nouvelles négociations, 
lea intérêts des enfants de chœur furent sacriflés ou mal 
reconnus, et que long-temps encore ils se portèrent comme 
prétendants pour revendiquer cette antique redevance. En 
effet, nous voyous que le 15 août 1686, jour de TAssomption 
de N.-Dame, iH"'^ Anne de Choiseul-Praslin étant abbesse, 
les enfants de chœur de St.-Pierre, constitués personnelle- 
inent dans la sacristie, après avoir servi et répondu la messe, 
a demandèrent avec empressement le déjeûner accoutumé. » 
Lequel déjeûner fut octroyé pour évUer a hruit, mais en pré- 
sence de deux notaires mandés expressément, afin de cons- 
tater ce fait, et sans tirer à conséquence ni préjudicier aux 
frotestations portées au même procès-verbal (a). 

L'histoire de Notre-Dame-aux-Nonnains est une longue 
suite de querelles et de procès entre Tabbaye et Tévéque. 
Ces contestations avaient deux causes principales : la pre- 
mière était la prétention de l'abbesse au sujet de Tinvestiture 
de révéque. J'en retracerai plus particulièrement l'histoire 
dans mes deux dissertations sur Y Entrée des évéqms de Troyes 
et le Teœte des évangiles (5). La seconde était la prétention 
de l'évéque au droit de visite et de réformation du monas- 
tère. Dès le commencement du- xv« siècle, cette question 
avait dû s'agiter entre les parties. D'après les dires de l'é- 
Yéque, à cette époque déjà, le couvent ne suivait pas, avec 
une étroite observance et dans tous les détails de sa con- 
duite, les rigoureuses prescriptions de l'austérité chrétienne. 
I<orsqueles religieuses sortaient» soit à l'occasion des proces- 
sions générales, soit aux enterrements, ainsi que le voulait 
la coutume, c'était pour afficher, au mépris de l'humilité 
canonique, leurs vêtements recherchés, leurs fourrures de 
chanoinesses, leur démarche assurée et les audacieuses inno- 
Tations de leurs coiffures (c). Au dedans, la conduite, le geste 
et le langage des nonnes n'étaient pas plus rigides. Le par- 
loir était sans cesse encombré de parents, d'amis, de riches 
oisifs, de jeunes nobles, de muguets, même d'officiers de la 
mOice royale, pendant que la prieure s'impatientait vaine- 
ment, aprèi avoir depuis une demi-heure sonné vêpres ou 

(o) Yoy. pour les ruisspUes : L. 392. Registres, no 484 (1544), et les 
comptes de St.-Pierre, passhn, Musée paléographiçpie, pièce 50. 

(6) Yoy. cî-aprés Dissertations, 

(e) L. 583. 



— 296 — 

compiles (a). Toutes sortes d'étrangers eotraienl dans le 
monastère, à toute heure, autrement que par les portes, et 
sans justifier devant la sœur touriëre de la légitimité de leurs 
visites. Enfin les choses furent poussées à ce point qu'en 
1448, une des sœurs, accompagnée d*uoe complice, fût obli- 
gée de quitter le couvent, sous un nom et un costume d*em- 
Ïirunt, pour celer un état devenu incompatible avec l'habit et 
e nom de religieuse. — L'évéque, à bout de son indulgence, 
résolut enfin de sévir. Maisrabbesse, sans nier le mal, refusa 
de reconnaître son autorité, revendiquant ses privilèges, sa 

a n'émane, prétendant ne relever que du saint-père, et luger 
e-méme ses religieuses. Une âpre et violente procédure 
s'engagea. L'abbesse et le couvent furent excommuniés, 
ehehes tonnantes, ciergee aUumés, puis éteints, trois fois d la 
messe, et deux fois à vêpres, publiquement et Véglise pleine, 
L'abbesse en appelle à Sens, puis a Rome. Elle et quelqueg 
religieuses sont de nouveau excommuniées, affgravées, réag- 
ffravées, coinme indociles, contumaces, rebelles et relapses. 
L'église, le cimetière, le domaine, sont mis en interdit. Dé- 
fense à tout prêtre d'y apporter les sacrements, aux bou^ 
geois d'y envoyer leurs filles à l'école, à tout chrétien de 
communiquer avec elles. Cette situation dura six semaines. 
Enfin, vamcu par cette extrémité, le couvent fut obligé de 
se soumettre, et par un acte restrictif, de reconnattrOy pour 
cette fois du moins, la juridiction de l'ordinaire (6). 

Du reste, si l'abbesse de Notre-Dame-aux-Nonnaina refu- 
sait d'obéir à aucun pouvoir, elle ne rencontrait pas une 
Elus grande docilité de la part de son propre monastère, 
l'insubordination seule y régnait. Pour employer l'ex- 
pression du plus excentrique et du plus iuffénieux des 
psychologues modernes, la cabaliste y fomentait incessam- 
ment mille discordes. L'abbesse était impuissante à imposer 
les moindres pénitences. Les novices mêmes s'en riaient, ou 
bien les anciennes s'interposaient entre l'abbesse et les 6lus 
timides, pour faire pencher, à l'aide de leur audace, le fléau 
de la balance, du côté de l'indocilité. On ne chantait plus 
matines qu'aux grandes fêtes ; la règle avait été altérée. 
Telles étaient les œuvres d'un Minime récemment admis 
comme confesseur à la vive admiration des unes, au gr^nd 
scandale de beaucoup d'autres. De graves plaintes s'exha- 
laient sur le compte de l'abbesse. Madame ne nous octroie 
pas la mesure voulue de vin. Le meilleur est pour M. le 
procureur, et les religieuses n'ont que le pire. Madame est 
dictatrice, elle affiche ses armes partout, nous refuse les 
vêtements, rogne la pitance, nous fait faire antichambre à 
son manoir, et tandis que le dortoir est trop étroit, on fait 
cojnstruire un auvent à voussures à son portail particulier! 
Les religieuses allaient jusqu'à traduire l'abbesse en justice, 
introduisant dans le couvent même les procureurs et les 

(a) L. 383. 

(b) Ibidem. 



— 297 — 

notaires chargés de dresser la pr^océdure. Bien plus, exer- 
çant vis-à-vis d^elle les représailles dont le couvent usait 
jadis à l'égard de ses plaideurs, on ourdissait de sombres 
trames ; et, tout-à-coup , la sédition éclatait au réfectoire 
00 à la cuisine (a) I 

C'est ainsi que l'excès même du désordre en hâta le dé- 
nouement. Fatiguées de l'anarchie, instruites par la voix 
même de la licence, abbesse et religieuses, plus sages que 
les grenouilles du fabuliste, s'unirent à la fin et se soumirent 
à l'autorité de leur évéque. Le couvent fut cloîtré vers le 
milieu du xvi« siècle. Depuis cette époque, il ne marqua 
plus dans les annales de la province que par les querelles 
d'investiture et le nom aristocratique de ses abbesses, que 
le roi choisissait toujours d'une haute naissance. 

Il existait autrefois en France un monastère célèbre dont 
les éminents privilèges, quoique beaucoup moins extraor- 
dinaires, rappelaient ceux auxquels prétendait l'abbesse de 
N.-D.-aux-Nonnains. Je veux parler de Fontevrault, au 
diocèse de Poitiers. On sait que cette abbaye, fondée par 
Bobert d'Arbrissel, vers la fin du xi« siècle, était un chef- 
d'ordre composé d'un grand nombre de maisons, tant d'hom- 
mes que de femmes, cnii tous obéissaient à la supérieure, 
Fabbesse de Fontevrault. Le prieuré de Foicy, situé près de 
Troyes, était une de ses dépendances. Fondé en 1102 par le 
comte Thibault-le-Grand, sous la rèffle de saint Augustin, 
il s'unit, en 1475, à la règle et à l'affiliation de Fontevrault. 
Deux églises et deux couvents furent alors construits, l'un 
pour les hommes, l'autre pour les femmes, ces dernières 
commandant aux premiers, conformément aux statuts de 
Bobert d'Arbrissel. Dans les papiers du prieuré, se trouve 
une lettre du fameux prédicateur Olivier Maillard, a vicaire- 
général des F. F. prêcheurs par deçà les monts d, aux reli- 
Sieuses de Foissy. Il leur annonce qu'il a obtenu en cour de 
orne divers privilèges signalés en leur faveur, et notam- 
ment qu'elles puissent, quoique femmes, toucher aux linges 
d'autel pour les laver, sans qu'ils soient profanés (6). Xa 
correspondance des abbesses générales, qui furent presque 
toujours des femmes d'une haute distinction, n'est pas dé- 
pourvue d'intérêt. On y remarque surtout une circulaire 
adressée à toutes les maisons de Tordre, en date du 12 juillet 
1706, par l'abbesse Louise-Françoise de Rochechouart, au 
aiyet oe leurs privilèges récemment enfreints par l'évêque 
de Chartres (c). Cette lettre, écrite dans une langue simple 
et grande; pleine d'élévation, de piété, de convenance et 

(a) L. 385. 

(b) « A vénérable mère prieure et toattes les sanctlmoniales 

etpoases de J.-G. du couvent de Foicy,.... F. Olivier Maillard... Jay 
impétré pour vous les choses qui sensuyvent. Et premièrement que 
vous puissiez laver les mains Anes les corporaulx sans que iceûlx 
soient prophanés. » L. 446. Année 1S01. 

(c) Liasse 444. 



— 298 — 

cependant de fierté, ni*a semblé un chef-d'œuvre du genre 
diplomatique. 

Au couvent du Paraclet, se rattachent de poétiques et tou- 
chants souvenirsy que déjà Villon célébrait au xy« siècle» 
comme des traditions populaires et lointaines... 

c Où est li| trés-sage Hélolb, 

Pour qui fat ehartré (a) et puis moine, 

Pierre Esbamart, à St.-Denys.... (()? » 

Abailardy comme on sait, mourut à Fabbaye de Glnny, en 
1142. Ses dépouilles furent ensevelies au Paraclet, qu'il avait 
fondé, et dont Héloïse fut la première abbesse. Celle-ci lui 
aorvécut long-temps. Mais avant que d'expirer, elle ordonna 
que ses cendres fussent unies dans le tombeau à celles de 
son époux. Ce vœu fut en effet accompli, et la chroaiquede 
Tours rapporte, à propos de cette inhumation, que lorsqu'oD 
découvrit la tombe du moine infortuné* le cadavre ouvrit les 
bras avec tendresse comme pour embrasser l'épouse qui lui 
était rendue sur cette couche funèbre (c). 

Cette merveilleuse assertion, qu'il ne faut prendre assuré- 
ment que pour ce qu'elle vaut, a excité la dérision de Ba^yle, 
2ui, dans son Dictionnaire critique, y répond en disant qrpe 
u temps de François d'Àmboiie» c'est-à-dire au xvii« siècle, 
les deux corps étaient renfermés chacun dans un tombeau((^. 
Mais ici la critique du célèbre sceptique se trouve en défaut. 
En 1407, l'abbesse du Paraclet fit exhumer les ossemeuls 
encore réunis d'Héloïse et d'AbaOard, oui reposaient dans 
un endroit ruineux, bas et humide de l'ancien monastère, 
et les fit transiK)rter au sanctuaire de la nouvelle éelise, où 
ils furent effectivement ensevelis séparément, l'un à droite, et 
l'autre à gauche du chœur. Ainsi le prouve le procès- verbal 
authentique et original que nous avons recueilli dans nos 
archives (e). Cette pièce, que tout me porte à croire inédite, 
complète la série des documents curieux par lesquels nous 
apprenons les diverses vicissitudes qu'ont subies ces cendres 
illustres, depuis le xii« siècle jusqirà nos jours (/). On ren- 
contre encore parmi ces archives quelques renseignements 

(a) Sic vulgo mulieribusque ; suppléant autem doctiores 1 

{b) BaUade des Dames du temps jadis. 

(c) c Denique et ipsa (Heloïsa), sicut in chronico Turonensi 

legitur, in leg^itudine posita, pnecepit ut mortua intrà mariti tnmu- 
lum poneretur. Et sic eâdem defunctâ ad tumulum deportatâ, maritos 
cjtts, qui mnltis diebus anté eam defonctus fuerat, elevatis bracbiis il- 
lam recepit et, ità eam amplexatus, brachia sua strinxit. » And. Do- 
chéne. Notœ ad hist ealam. Pétri Abœlardi. Apud AbaUardi opp, à Fr. 
d'Amboise édita, 1629. In-4o. p. 1195. 

{d) In-fo. Rotterdam. 1720. Au mot Heloyse. Note T. 

(e) Le texte de ce procés-verbal a été publié sous mon nom, mais 
loin de Porig^al, et par conséquent avec beaucoup d'inexactitudes, 
dans le Journal de l'Institut historique, 1840. 75« livraison, page 255. 

(/) Yoy. Journal de l'Institut historique, 1836. Juin. p. 193 et soi?. 



r 



— 299 — 

htitoriques assez précieux sur Torigine elles aeeroissements 
du Paraclet. Ces documents trouveront, pour les mettre en 
œuvre, une tnain tout-à-fait digne, lorsque M. Gorrard de 
Breban, auteur des Recherches sur Vimprimerie de Troyet, 
achèvera l'ouvrage qu'il prépare sur l'histoire de ce monas- 
tère célèbre. 

Notre-Dame-deê-Prés, située à une petite lieue de Troyes, 
près du couvent de Montier-la-Celle, était une des plus an- 
ciennes abbayes de femmes de ce diocèse. Elle remontait au 
commencement du xiii« siècle , et relevait de Tordre de 
€iteaux, affiliation de Glairvaux. Les documents qui nous 
sont parvenus sur les temps anciens de son existence sont 
peu nombreux et plus remarquables à cause de leur beauté 
paléographique (a), que par rapport à l'histoire. Mais à par- 
ardu XVII* siècle, la correspondance des àbbesses (h), entr'au- 
tres, fournit une abondante moisson de curieux détails. Dès 
cette époque, l'abbaye de Notre-Dame-des-Prés n'était plus 
«ni'une de ces i>ensions féminines où les scènes peu bruyantes 
a'une vie d'oisiveté, d'aisance et de quiétude se succé- 
daient doucement, empruntant tout leur intérêt à de petits 
événements d'Intérieur imprévus, et toute leur couleur aux 
Ibrmes religieuses et monacales qui seules avaient survécu 
de leur idéale austérité. Le monastère aujourd'hui n'est 
plus qu'une ferme. Mais une niche pratiquée dans un débris 
des anciens murs, contient encore une statue fort mutilée 
delà Vierge, qui tenait l'Enfant-Jésus dans ses bras. Sa fac- 
ture aecuse la fin du xvi« siècle. Les vieillards du lieu vous 
racontent qu'à l'une des Notre-Dame de l'année, la jeunesse 
Y e réunissait : la vierge recevait son hommage périodique de 
fruits et de fleurs nouvelles ; de frais atours remplaçaient 
aes atours surannés, et l'on dansait sur la pelouse verte. 
C'était la fêle de la Madone des Prés. 

Mais indépendanmient de la Vierge de son église, le mo- 
nastère avait encore d'autres délices intimes, qui, dans un 
cercle plus restreint, lui valaient encore jadis un autre genre 
de renommée. Sauf les Qualre-Temps, Vigiles, elle Carême, 
et principalement pendant l'été (car la dfifOculté des com- 
munications, en hiver, faisait seule du monastère un ermi- 
tage), quelques pèlerins d'élite, amis privilégiés, y venaient 
savourer les douceurs d'une hospitalité gracieuse, et surtout 
d'une cuisine exquise. J'ai lu dans les lettres de l'une des 
religieuses qu'une once d'air de leur préau valait plus, pour 
le bien-étre et la santé, qu'une livre de tout autre (c). Il se 
faisait au monastère une ample consommation de la déli- 
cieuse conserve liguide aux roses de Provins, et l'une des àb- 
besses s'était fait une longue célébrité, en léguant à ses 

(a) Toy. Musée paUogr, Pièce 53. 

(6) Liasse 427. 

(e) Ibidem. (Lettre de sœur Marie Let^tier, à son père. 6 avril. 
1636.) 



— 300 — 

sœurs le secret d'un chou farci, donl la saveur et le liaut 

tout emportaient, dit-on, tous les sufiHrages (a). EnfiD» c'est 
Notre-Dame-des-Prés que Thôte de la Chartreuse eut re- 
trouvé sa patrie; et pour s'en faire l'historioffraphe» il fau- 
drait avoir, monsieur le ministre, la plume légère et le dé- 
licat pinceau du chantre de Vert- vert. 

De tous les couvents qu'enfanta l'ère religieuse du moyen- 
âge, il est notoire çu'un très-petit nombre, malgré les réfor- 
mes successives, vit subsister à travers les temps modernes 
la rigueur et la pureté de la règle primitive. Toutefois, après 
les premières luttes occasionnées par l'apparition du pro- 
testantisme, une sorte de recrudescence de ferveur ortho- 
doxe se manifesta dans la chrétienté. Or, il est à remarquer 
que ce nouvel élan se fit sentir principalement en France, e( 
qu'il s'opéra par les femmes. C'est ce qui ajoute un vif inté- 
rêt à l'étude des monastères féminins de date plus récente. 
La piété chrétienne offre d'ailleurs chez ces dernières, et 
principalement dans l'état monastique, une peinture à la 
ibis plus délicate et plus touchante. 

€e fut en 1567 que naquit, au diocèse de Genève, saint 
François de Salles, l'apôtre onctueux et plein de tendresse, 
dont les traits ont fourni à l'art moderne un type célèbre 
et nouveau du beau mystique. Il mourut après avoir fondé 
l'ordre de la Visitation Sainte-Marie^ destine a aux filles d'im 
j» tempéramment délicat, et même aux infirmes, qui ne peo- 
» vent se placer dans le monde ni dans les cloîtres aus- 
j» tères (ft). B Une française, Jeanne-Françoise Fremiot de 
Chantai , issue d'une famille noble et parlementaire de 
Bourgogne, en fut la première supérieure, et contribua puis- 
samment à sa propagation. Elle mourut en 1641, et fut ^[a- 
lement canonisée. Ce fut encore une française, relirieose de 
la Visitation à Paray-le-Monial, morte en 1690, qui institas 
pour ainsi dire et servit activement à répandre le culte do 
sacré-cœur. Il est vrai que cette pratique fameuse, honorée 
par les uns comme un doffme de vérité, repousséo par les 
autres comme une coupable idolâtrie, est restée jusqu'à nos 
jours, et malgré les décisions des souverains pontifes, un ob- 
jet de controverse parmi les fidèles. Mais, quoiqu'il en soit 
de cette question, on ne peut nier que cette innovation en- 
thousiaste, à laquelle ses apologistes attachent une im- 
mense valeur historique, ne fût le chaleureux effort d'une 
foi languissante qui tend à se ranimer. La maison de la Ftii- 



(a) L. 427. Passïm, 

(6) Feller. Biographie, aa mot Sales, — < Hajas.... ordinis ins- 

titutio, tametsi nihil asperam, nihll austemm prsB se ferat, dam ta- 
men yoluntati, atque bumanis afféctionibus nibil quidqaam quod li- 
bitum fuerit, indulget, rerumque omnium abdiçationem et onmi- 
modam sut abnegationem fortiter simul et suaviter procipit. » 1767. 
Bulle de canonisation de Sr Fre Frémiot de Chantai, par Clémenit 
XIII, page Vn. (Liasse 457.] 



~ àoi - 

fofton de Troyes fut une des premières et des plus célèbres 
de cet ordre. 

En 1649, Louise-Marie de Gonzaeue, épouse de Casimir, 
roi de Poloffne, fit venir de France douze religieuses yisitan- 
dlnes : sept d'entr'elles sortirent du monastère de Troyes. 
Après de longues années d'une yie errante, mêlée à toutes 
les infortunes et à tous les événements de la guerre, que 
soutenait alors la couronne de Pologne, elles revinrent en 
France. Les faits les plus curieux et les observations les plus 
reniarquables de ce sing[ulier pèlerinage, ont été consienés 
dans une relation fort piquante, que les voyageuses adres- 
sèrent à leurs sœurs de la maison de Troyes, et qui est restée 
manuscrite dans nos archives {a). L'an 1703, fut fondée, eu 
réglise de la Visitation, la fête du Sacré-Cœur de Jésus (b), 
qui est restée jusqu'à nos jours dans cette ville l'objet d'un 
culte particulier. • 

Une partie fort intéressante des archives des religieuses 
est la correspondance générale de l'ordre (cj. A l'aide de 
circulaires imprimées, tous les monastères de l'affiliation 
s'ûiformaient entr'eux d'événements relatifs à leurs intérêts 
spirituels, de la manière dont vivaient et mouraient les hé- 
roïnes de leur existence commune. G'est-là surtout que vient 
se peindre sous les plus vives couleurs la vie intime de ces 
rétraites. Animées d'une foi ardente gui leur enseignait un 
Dieu pur esprit, l'âme, chez ces victimes volontaires, sem-* 
Uait impatiente d'user et de vaincre la frêle enveloppe 
de leur chair qu'elles soumettaient à des macérations 
cruelles. Pour elles il n'était point d'amis, point de famille, 
Ipc^t d'être humain, sur qui verser le flot de leur tendresse; 
w monde n'était plus : mais au lieu de tout cela. Dieu seul! 
Disgraciées de la nature, froissées, souvent, par les coups 
de la société, ou bien en proie au mélancolique tête-à-tête 
d'un souvenir, d'un remords ou d'une douleur éternelle 
qu'elles apportaient dans ces asiles, elles venaient y consu- 
mier le reste de leur vie à s'abîmer dans la prière, ou à 
s'exalter dans une contemplation infinie. Toutes les forces 
de leur affection se concentraient désormais en une adorii- 
tlon mystique, unique aliment de leur âme. Souvent l'excès 
de cet amour se traduisait en d'incroyables formules, où 
Fhonimage adressé à une divinité immatérielle, employait 
le langage des plus brûlantes passions de la terre {d). Tour- 
à-tour le cœur s'émeut d'admiration, de surprise, de com- 
passion, d'horreur, à la vue des rigueurs auxquelles se con- 
damnaient ces faibles êtres, en dépit même de la modération 
de leur règle. L'une a accomplissait tous les jours 300 génu- 
flexions pour adorer les opérations des 3 divines person- 

(a) Liasse 439. Voy. aussi Gourtaloo. Top. hùt, t. ii. p. 218. 
(h) Goortalon. Ibidem. 
(e) Liasse 459. 
{d) Ibidem. PasAm. 



— 302 — 

nés. D Celle-ci martyrisait son corps qu'elle déchirait, soas 
les pointes d'un cilice. Cette autre « faisait venir près d'elle 
les malheureux couverts des infirmités les plus dégoû- 
tantes pour les soigner elle-même, d (a) Par fois la débilité 
du corps succombait sous ce duel incessant de la penwto. 
Une mortalité meurtrière les frappait au printemps de l'â^e, 
et de maladies qu'engendrait un pareil régime {b). Parfois 
aussi la nature se révoltait tardivement et se refusait A la 
consommation d'un sacrifice imprudemment consenti. Alors» 
malgré l'énormité du sacrilège et du scandale, malgré la 
multiplicité des précautions et de la surveillance, on eo 
voyait déserter cet asile de supplice (o), et se gagner même 
la sympathie et la complicité de leurs propres compagnes. 

Telle était la sévérité qui régnait aux xvip et xYiii* siècles 
dans certains couvents de femmes, parmi lesquels nous ci- 
terons aussi les Carmélites. Voici la formule de profession 
gue prononçaient ces dernières, avant que d'appartenir pour 
jamais au cioitre : a Je, sœur Marie de Saint-Joseph, appelée 
B au monde Mari^Ànne Langlois, fais ma profession, et pro- 
mets obéissance, chasteté et pauvreté à Dieu, à la bienheu- 
D reuse vierge Marie et aux RR. PP. supérieurs, selon la 
» reigle prinutive de V ordre Uont-Carmel, qui est sans miti§ih 
]» tion, et Jusqu'à la mort. » (d) 

Je termine par ce dernier trait. En 1625, une Jeune fille 
faisait partie du couvent de Notre-Dame-aux-Nonnains; elle 
n'avait que quatorze ans et demi, et son Age la retenait en- 
core dans le noviciat. Tombée malade et se voyant près de 
mourir, elle demanda avec instance de communier et de 
prononcer ses vœux, ce qui lui fut accordé. La cérémonie 
terminée, on apporta le registre des vétures, et la jeoae 
néophyte signa sur le parchemin, de sa plume tremblante : 

scBur Char-iO'te Mais l'encre s'arrêta en même temps que 

le sang défaillait dans ses veines. Elle expira dans la jour- 
née; et la sœur secrétaire, qui consigna ce touchant rédt 



(a) < .... Depuis longues années les supérieures n'avaient pu loi re- 
ftiser de faire tous les jours 300 génuflexions pour adorer les opéra- 
tions des 3 divines personnes. » — (Abrégé des verttu de quatre cbnoi 
ehèrei sœurs du monastère d'Auxerre, page 4.) Même liasse. — c ... Elle 
a.... nettoyé la tête de plusieurs novices que la négligence des gou- 
vernantes avoit laissée rempUe de vermine et de gaUe, dont l'odeur 
seule faisoit soulever le cœur. Une entre les autres étant afiEligée d'une 
fluxion maligne sur les yeux, qui lettoient une horrible pourriture, 
notrv chère soeur Catherine- Angélique les lui lécha tous les maUni 
pendant un temps considérable. » •— (Abrégé des vertus de Catherkie- 
Angéliaue du Chastélier, du monastère de Rennes, raiigieuse de la Visita- 
tion,) Ibidem. 

\fi) Liasse 459. Passim. 

(c) Registres 1698, 1727 et suiv., 1731 et suiv. 

(d) Les Oratoriens étaient les supérieurs des Garmélites.-^n trouTe 
cette formule dans le registre 169». 



— SOS — 

dans une note qu'on lit encore (a), ajouta de sa main le nom 
de famille qu'avait la religieuse mortel 

Ce nom que portait alors un duc et pair, maréchal de 
France sous Louis XIV, était un des plus illustres de la no- 
blesse. C'est celui de ChoiseuL 

J'ai l'honneur, etc. 

Décembre i^4/0. 



Eteiire 9iapièine* 

PABOISSES DE TROYES. - L'ART ET LES ARTISTES A 
TROTES PENDANT LE BIOYEN-AGB. 

«> D*oii Tiens-tn 7 — !• TÎeas d« TrojM. 
— Qu'y fait*oa ? — . L'on y sonM. 
Anetên dicton. 

Monsieur le ministre. 

Lorsqu'on reconstruit, à l'aide de l'histoire, une Tille d'au- 
trefois, Troyes, par exemple, et qu'on la yisite analytique- 
ment par la pensée, Vart civil fournit peu de merveilles à 
votre admiration. Ce sont des escaliers oe rues aux effets de 
perspective imprévus et bizarres, mais étroites, insalubres 
et malpropres. C'est, d'aventure, une hôtellerie à l'enseigne 
piquante, l'échoppe historiée d'un marchand, l'opulent ma- 
noir d'un officier royal ou d'un gentilhomme. Mais ces rares 
beautés sont facilement éclipsées par la rencontre fréquente 
d'Imposants édifices religieux. Dans l'art du moyen-âge, en 
effet, la religion absorbe tout. A tout elle donne la mesure 
et la forme. Cette époque semble avoir écrit dans ses monu- 
ments, la célèbre parole d'un évéque : Pieu seul est grand! 

81 vous montez sur un poste élevé, comme une tour de 
cathédrale, alors l'ensemble du tableau se déroule sous vos 
yeax plus complet, et n'pffre que plus frappante à votre es- 
prit la disproportion dont le parle. Dans un chapitre devenu 
Moyerbial et classique, l'illustre auteur de Notre-Dame de 
Farts s'est placé à ce point de vue, pour faire revivre, sous 
ia magie de son pinceau, la capitale du moyen-âge. Sans 
songer à imiter, ni même à suivre un tel mattre, j'emploierai 
toutefois le même procédé dans le but que je me propose 
anjourd'hui. 

coup-d'oeil général. 

Da haut de la plate-forme de la tour Saint-Pierre, qui do- 
mine de 192 pieds le pavé de la ville , Troyes déploie à 
votre vue sa vaste ellipse enfarmée dans la loof^ue ceinture 
que lui font la Seine et ses remparts. Le premier objet qui 
arrête vos regards dirigés vers le nord, c'est la tour carrée 
de Saint-Nizier et les dessins diaprés de la toiture de cette 
église, en forme de croix, couverte de tuiles peintes et ver- 

(a) Registre 1562. 




— 304 — 

Hissées. Placée à Tautre extrémité de la Cité, elle était suceu^ 
sale de St. -Pierre, et iwrtageait avec lui le service paroissial 
de ce populeux quartier. Plus lolDy tous apperGevlez Satnl- 
BlaUe, ao tique chapelle dotée par les comtes de Champagne, 
et célèbre par ses miracles ; puis, en tournant vers l'orient, 
la paroisse de Saint-Quentin, rabbaye de St.-Martin-éS'Àires, 
réglisede^^-ivena'n, toutes quatre actuellementdétruitesou 
métamorphosées. Au sud-est, Saint-Denys, qui n'eiiste plus, 
le prieuré de Notre- 
dans Tun de ses 

liffne, formant la corde de Thémicycle que 

décrire^ se trouve la jonction de la première banlieue de 
Troyes, de la nouvelle ville, avec rantique dté. Là s'éle- 
vaient le Palais-deS'Cmntes, ou Pàtais-RoycU, eiSaint-Etienne, ^ 
la Sainte-Chapelle de ce palais. A droite: Saint-Bartheiemif, 
le célèbre monastère de Notre-Dame'auœ'Nùnnaine, et sa pa- 
roisse annexée, Saint-Jacques-au-Beau-Portail ; puis, derrière 
et contigus au préau des nonnes, les Jacobmê. Le vaste 
éventail que présente le reste du panorama, c'est la ville pro- 

F rement dite. Près de Notre-Dame et sur son domaine s'élève 
admirable éfflise ûeSt.-Vrhain, le monument le plus pur et 
le plus complet que Troves ait conservé, maigre toutes ses 
mutitilations. En suivant la rue qu'elle borde et par-de là l'hé- 
tel-de-ville, se dressent la tour edle clocher, jadis couronné, 
de Saint-Jean-aU'Marché, l'une aes églises les dIus antiques 
(en date), et des plus fières de son antiquité. C'était la pa- 
roisse des bourgeois, des changeurs et des riches marchands. 
Elle relevait, toutefois, de Tabbesse de Notre-Dame. Sa ju- 
ridiction curiale s'étendait jusqu'au rempart occidental delà 
ville, et deux succursales lui servaient de secours : SstiK- 
Pantaléon et Saint-Iticolasau-Marché, Plusieurs chapelles et 
couvents parsemaient en outre cet espace : la comraanderie 
de Saint-Jean-du-Temple, la Trinité, V oratoire, les Vrsulines, 
édifices actuellement détruits ou transformés, mais dont les 
noms et les localités sont encore unis par l'usage. Au nord, 
dominent, — au milieu du collège^ fondé par les Pithou, des 
Cordelière, de V ancien palais des comtes (6), dont M. le préfet 
Darcj vient de conserver la dernière porte de pierre, — la 

Saroisse de Saint-Remv^ et plus à l'ouest, sa succursale 
ninte-Madeleine, dont le jubé merveilleux est connu da 
monde artiste tout entier. Enfin, pour revenir à notre point 
central par un rayon partant de la circonférence, nous re- 
trouvons la paroisse de Saint-Frobert (c), qui relevait de 
Montier-la-Gelle, et la riche abbaye de Saint-Loup [d), dont la 
tour était si voisine de Saint-Pierre, et les cloches si sonores, 
qu'au xvf« siècle, le. chanoines de la cathédrale, jaloux de 

(a) Aujourd'hui le grand séminaire. 
{b) Les prisons. 

(c) Maison particulière. 

(d) Bibliothéçue publique. 



— 805 — 

l'ôléTatioD de la première et du bruit prétentieux gue â[i-> 
taienC les secondes, intentèrent un procès à Tabbe, pour 
qu'il eût à modérer l'un et Vautre (a). 

Si maintenant nous Youlons pénétrer dans chacun des 
iponuments que notre pensée vient de parcourir^ nous pou- 
▼ons nous promettre une ample série d'impressions et de cu- 
rieux spectacles. Et d'al)ord, Timposant édifice dont la haute 
tour Yieut de nous servir d'observatoire, se présente à notre 
attention. Une antique légende consacrée dans la croyance 
populaire par des bulles mêmes des papes (b), racontait que 
Wê Fan 51, après l'ascension du Sauveur au ciel, saint Po- 
tfmtien, l'un des 72 disciples du Christ, se rendit, de Tordre 
nprès des apôtres, dans celte partie des Gaules, et y cons- 
truisit» miraculeusement, une église mère en Thonneur du 
vrai Dieu, sous l'invocation de saint Pierre et de saint Paul. 
Deux églises seulement, le saint-siége de Rome et celui d'An- 
tioche, l'auraient précédée sous ce vocable, et Saint-Pierre 
4$ Troyes se vantait d'être^ au monde, la troisième cathé- 
drale que les chrétiens eussent élevée sous le patronage de 
ces deux princes des apôtres (c). 

tJn fait certain, c'est qu'après plusieurs ruines successives, 
l'évéque Hervé commença, dans les premières années du 
tni« siècle, le monument que nous contemplons encore au- 
jourd'hui. C'est de cette époque que datent le chevet et les 
vitraux qui le décorent. 300 ans turent employés à la cons- 
truction de la nef et de la croisée. Le commencement du xvi« 
siècle vit bâtir le portail et jeter les fondements des deux 
tours. Hais l'une ne s'éleva jamais au-delà du second soubas- 
sement de l'église. L'autre demeura également interrompue 
jusqu'à I9 fin du moyen-âffe, et ne fut continuée qu'au xvii« 
siècie. Mais dès-lors les plans primitifs furent altérés : l'ar- 
chitecture chrétienne avait perdu ses traditions, ses res-' 
sources merveilleuses. Déjà le soufQe de l'inspiration s'at- 
tiédissait en elle ; et la main prosaïque du xix« siècle est ve- 
nue, de nos jours, en la mutilant encore, restaurer les der- 
nières assises de cette œuvre médiocre qui, tout au contraire 
des p;randes productions catholiques, semble avoir baissé de 
mérite et de sublimité, à mesure qu'elle s'élevait vers le 
del. On dirait, au reste, que, semblable à l'ouvrage de Babel, 
cet immense édifice, où tant de .générations accumulèrent 
leur peine et leurs trésors, ait attiré sur lui toutes les causes 
de destruction conjurées pour sa ruine. Dix-huit fois l'o- 
rage, la foudre et l'incendie le frappèrent de leurs coups (d). 

(a) Liasse 276. Pièces A et autres. 

{b) Gamusat. Prompt. Fo 113. Liasse 37. Pastkm^ 

(e) Liasse 37. Pièce G. 

(d) Coortalon. Topo^iraphie Mtt. (1783.) tome n. pages 107-130. — 
Hogot. Remarques sur la cathédrale, Yoy. ci-des'siis, cat«Jogae, p. 86. 
ms. XXVI. 

sa 



— 306 — 

Dès le Tiv« siècle, un clocher d* une hauteur et d'une êitue^ 
ture étonnantes, s*élançait du rond-poind. Renversé par les 
yents, il fut reconstruit, au milieu au xy«, avec une somp- 
tuosité plus grande encore. Un nouveau mât délicatement 
ouvrage s'éleva de 150 pieds au-dessus de la nef de Saint* 
Pierre. Mais frappé de nouveau par la foudre en 1700 (a), il 
s'abîma dans un dernier et effroyable incendie. 

Quoiqu'il en soit, cette construction, telle que nous Vont 
laissée tant d'orages, est encore un notable sujet d'étude et 
d'admiration. Malgré ses transitions et ses reprises nom- 
breuses, malgré le détail peu soigné de ses soudures, le vais- 
seau intérieur frappe et saisit par son caractère et ses pro- 
portions grandioses. La distribution combinée des lignes et 
de la lumière y produit des effets de perspective merveil- 
leux. Un jour abondant, mais teint et amolli au prisme des 
verrières, emplit et inonde les vastes nefs éclairées par trois 
roses et 182 panneaux f&). Là se déroule, depuis le xiii* siède 
jusqu'à l'époque de l'anéantissement de la peinture sur 
verre, une véritable histoire de cet art précieux, figurée par 
les productions remarquables des prmcipaux maîtres de 
VEcole Troyenne, 

Parmi les monuments religieux qui subsistent, la paroisse 
Saint-Jean occupait autrefois le second rang par son impor- 
tance historique et la magnificence de sa décoration. Ses re- 
venus, qui comprenaient ceux de Saint-Pantaléon et de St.- 
Nicolas, étaient plus considérables que ceux de l'évéché (c). 

Une couronne royale de plomb doré, passée, en guise de 
bague, aux deux tiers delahauteur du clocher, le décorait en- 
core il y a un demi-siècle. C'est à l'église de St.-Jean que le 
2 juin 1420, fut consommé le funeste traité d'Isabeau de Ba- 
vière, et que se célébra le mariage d'Henri V, roi d'Angle- 
terre, et de Catherine de France. Courtalon, ainsi que 
d'autres auteurs, rapportent que le prince avait laissé aa 
trésor de la fabrique, en souvenir de cet événement, son 
manteau royal et sa propre couronne, qui, en 1784, servait 
encore d'ornement à la base d'un reliquaire, et que Ton avait 
répétée à l'extérieur (d). Mais une notice manuscrite prove- 
nant de l'église même, attribue à ce fait une autre origine. 
Suivant cette notice, Louis-le-Bègue, qui fut, dit-on, coU' 
ronné à Saint-Jean, le 7 septembre 878, auraitfait présent à 
l'église de ce joyau qui a estoit extrêmement riche et rempli 
de pierres précieuses (e). o 

(a) Courtalon. Topographie hist, 1783. t. ii. Ibidem. Hogot, R»- 
marques sur la cathédrale, déjà cité. — Voy. aussi BM., no* 193, 309 
et 310. 

(5) Courtalon. Topog, hist. t. ii. p. 108. 

(e) Ibid. page 197 (et aUleurs). 

{d) Ibid. page 201. 

(•) Liasse 76. Pièce B. 



— 307 — 

Mais en 1525, lorsçiae François l«r fut fait prisonnier par 
Charles V, les paroissiens Foffrirent pour sa rançon, et se 
contentèrent d'en conserver une copie qu*a pu voir Cour- 
talon. De là la couronne du clocher. Cette commémoration, 
ajoute la notice, est rappelée par une vttre soigneusement 
entretenue dans tous les temps par la libéralité des parois- 
siens, et qui représente le sacre de Louis-le-Bègue. En effet, 
on peut admirer aujourd'hui aux fenêtres de la nef, yis-à- 
^8 de la chaire, une verrière de la facture du xvi» siècle, 
où l'artiste a figuré la cérémonie du sacre des rois de France, 
telle qu'elle se pratiquait alors (a), et avec les costumes de 
son temps. 

Saint Jean a conservé aussi une œuvre d'art éminente dans 
son maltre-autel, où deux Troyens célèbres, Mignard et Gi- 
rardon, ont uni leurs génies. Le premier peignit le baptême 
de Jésus- Christ par Saint- Jean, et le Père éternel qui le sur- 
monte. Le second était l'auteur de la sculpture et de la dé- 
coration quî accompagnait ces deux ouvrages. Mais la partie 
architecturale de ce monument, quel qu'en ait été l'auteur, 
parait avoir été altérée à une époque plus ou moins rap- 

Jirochée dans plusieurs de ses parties. Il ne reste plus au- 
ourd'hui de la main de Girardon que le tabernacle décoré 
de figures remarquables, et quelques autres ornements de 
Fautel ib). 

(a) VoY. le Cérémonial François, de Théod. et Denis Goderoy. 1649. 
in-fo. — {L'ordre observé au sacre et couronnement du roiHenrt il.... à 
Bsims, ete.,*en 1547. 1. 1. p. 279.) 

{h) Les anges qui accompagnaient l'autel ont disparu à l'époque de 
la révolution. Ceux du haut et les sculptures du tympan, me parais- 
sent indignes du ciseau de ce maitre. 

Une tradition yraisemblablement mensongère, attribue à Girardon, 
non-seulement les sculptures qui ornaient cet édicule, mais encore la 
confection de tout le reste de cette construction, ou au moins l'ordon- 
nancement et la direction des travaux. Pour éclairer autant que pos- 
sible ce petit problème, nous allons rapporter ici deux documents iné- 
dits et contemporains de leur sujet, qoi jettent une lumière complète 
sur la question. Le premier est une lettre écrite par un Troyen habi- 
tant Paris, à son oncle, et dans' laquelle on lit ce qui va suivre : 

« A Monsieur, — Monsieur Jean-Baptiste Legrin Painé, marchand, 
prés la plume blanche, à Troyes. 

■ A Parir, ce premier aoust \tfyi. 

» Monsieur et très chère oncle, 

» Monsieur Girardon a fait avant-hier emballer les ornements 

du tabernacle de St-Jean comme aussy les Anges, etc., qu'il fera 
partir par le premier rouUier. Il y a lieu de croire que ce sera une 
beUe pièce puisque Mous' Girardon dit que c'est un tabernacle qui 
vaut 600 pistolles, ce sera une d'autant plus {^suppléez : beUe] pièce 
que le dit monsr Girardon y a donné tous ses soins, ayant toujours en 
rœU sur ce que fesoyent les ouvriers, ce qu'il a fait auec d'autant 
plus d'ardeur que c'est le meilleur citoyen que jamais la ville de 
Troyes aye porté. Pour donner tout le lustre à cet ouvrage qu'A de- 



— 308 — 

Enfin, sa relique artistique la plus précieuse consisté dâiul 
un double retable à sept compartiments, qui se trouve dans 
la chapelle des fonts. L*un deux représente le baptême de 
Clovis par saint Rémi, et les autres une cène et divers sujets 
de l'histoire sacrée. Sortis évidemment de plusieurs mains, 
ces morceaux sont attribués (notamment la cène] à François 
Gentil. Quoiqu'il en soit, la sculpture française n arien pro- 
duit de plus riche ni de plus délicat au xti« siècle. 

Saint'Pantaléon doitàVincendie de 1524 d'avoir été recons- 
truit presque d'un seul jet, dans le goût de la renaissance 
fleurie. Toute la partie du ciseau, bien qu'empâtée de badi- 
geon, est digne d être admirée. 

Saint'NicolaS'au'-Marché date du même accident, et i 
peu près de la même époque. Quelques-uns de ses vitraux 
sont peut-être les plus riches et les plus beaux de couleur 
que possèdent nos églises. On y remarque aussi un tom^ 
beau élevé sur les dessins d'un pèlerin et sur le modèle 
même du sépulcre du Christ à Jérusalem. Parmi les comptes 
si curieux des paroisses (a), j'ai retrouvé un mogle ou cro- 
quis sur parchemin autographe, exécuté en 1536, par ^a^ 
tiste chargé des travaux, et représentant un cartouche 
orné, couvert d'une inscription qui devait figurer au fron- 
tispice de l'édicule. 

Saint'Remi, église aujourd'hui nue et délabrée, ne pos- 
sède pour toute richesse qu'un crucifix de bronze, ouvrage 
et présent de Girardon. Son antique splendeur n'existe plus 



vroit avoir, il disoit qu'il étoit à propos de démolir le grand autel en 
ayant même fait un autre dessein. Ce qu'il dit qui coûter oit peu de 
chose d'autant que l'on fait servir une bonne partie des materraux. 

» Mais nous sommes dans un temps ou la misère donne lieu à bien 
des gens de retrancher leurs dépenses et par conséquent [suppléex: 
les empêche) de contribuer à des œuvres aussi charitables comme 
pourroit être celle de donner de son bien pour l'embélissement de la 

maison du Seigneur 

Signé » J. B. Legrin. » 

L'original de cette lettre, qui appartenait comme papier de &- 
mille, à M. Gérard-Fleury, conseiller de préfecture à Troyes, a été 
donné par ce dernier, en 1841, à M. l'abbé Sompsois, curé de Saint- 
Jean, entre les mains duquel il se trouve maintenant. C'est à l'obli- 
geance de ces deux messieurs que j'en dois la connaissance et la 
communication. 

Gomme on le voit, d'après ce billet, l'œuvre réelle de Girardon m 
serait bornée à exécuter les ornements du tabernacle et à diriger la 
confection de ce meuble. Quant au maître - autel , il fut sei£smeni 

Îuestion de démolir l'ancien et de reconstruire sur les dessins du cé- 
èbre sculpteur. Or« un autre document que j'ai déjà cité ( yoy . L. 76, 
pièce D) nous apprend que cette reconstruction n'eut lieu qu'en iGSI 
et sans la participation de Girardon. ^ 

(a) Liasse 80. Pièce B. 



— 309 — 

que dans les comptes et autres notes qu'en ont conservées 
nos archives. 

Saint'Nizicr est encore recoromandable par de nombreux 
vitraux. Ses trois portails marquent, à (rois époques carac-- 
téristiques, les progrès de la renaissance. Le chiffre d'une 
courtisane, millésime habituel du règne de Henri II, se re- 
trouve sur Tun de leurs frontons. 

La Madeleine était la paroisse des gens de robe. Bien que 
déi)endante de Saint-Remi, elle existait dès le xi« siècle. 
Mais c'est au xvi* que fut reconstruite la majeure partie de 
l'église actuelle, ainsi que ses vitraux et son jubé célèbre, 
dont je parlerai bientôt. A la Sainte-Madeleine, à Pâques et 
autres fêtes, l'église était jonchée de mais et de glayeuls (ra- 
meaux et verdures); les prêtres et les enfants de chœur se 
couvraient de roses, de violettes et de romarin, et ces mêmes 
fleurs servaient à faire le chapeau de coulon (a) qu'on lâchait 
par l'église, à la Pentecôte, et qui représentait le Saint-Esprit. 

Les comptes et autres papiers des paroisses, qui ont été sau- 
vés du relieur ou du pilon auxquels ils étaient destinés, nous 
fournissent de précieux détails sur la date, l'histoire, le prix, 
les noms d'auteurs de tous ces édifices et de leur décora- 
tion. L'archéologie doit y puiser un jour des renseignements 
techniques tout-à-fait neurs, et de la plus haute utilité sur les 
variations, les procédés, les coutumes des différents arts, 
sur le nom, l'origine et la biographie des artistes. Jô lègue 
ce soin à mon successeur, comme un riche héritage. Pour 
moi, je me contenterai de consigner ici, à simple titre d'é-« 
chantillons, un très-petit nombre de notes rapides recueillies 
dans plusieurs centaines de dossiers et de volumes. 

ARCHITECTURE. — SCULPTUEE. 

Les comptes d'ouvrages les plus anciens de la cathédrale, 
qui formaient eux-mêmes la série la plus ancienne et la plus 
intéressante en ce genre, ont disparu de la préfecture sous 
l'empire et sous la restauration. Quelques-uns d'entr'eux, 
yendus un haut litix, sont passés en Angleterre. Des ex- 
traits (6) deces derniers, que je me suis procurés en com- 
munication, nous apprennent c[u'en 1381 et 1383, J. Thierry 
et Pierre Michelin, maçons, qui paraissent avoir été Troyens, 
et un Belge, Henry de Bruisselles, entrèrent en concours 
pour le dessin d'un jubé de pierre qu'il s'agissait d'élever 
auprès du chœur. Le devis de Télranger obtint là préfé- 
rence, au jugement des bourgeois et ouvriers, Hennr de 
Bruxelles, et un nommé Soudan, furent donc chargés de le 
construire. Les ouvrages de sculpture furent exécutés par 



(a) Registres 837 et suivants. Pasàim. * 

(ft) Ces extraits sont en la possession de MM. Gadan, et Amaad, 
peintre, àTroyes. Ce dernier en a fait usage avec talent dans son ar-^ 
Ucle avr U cathédrale. {Voyage archéologique.) 



— 310 — 

Denizol et Drouin de Mantes. Malheureusement ce Jubé 
n'est plus. 

En 1512, les fondements des deux tours étaient jetées. 
Maître Jean de Soissons dirigeait les travaux; 11 gagnait 5 
sous tournois par jour. Mais ayant que d'élever sur cette 
base la masse énorme qu'elle devait porter, le chapitre vou- 
lut appeler un artiste d'une habileté éprouvée, pour lui faire 
visiter l'ouvrage et prendre son avis. Déjà, en 1370, une 
pareille consultation avait eu lieu pour le portaU du midi, 
mais trop tard ; la faute était dans l'assiette même des fon- 
dations, qui sont de craie et reposent sur un sol mouvant. 
Plus tard, cette façade menaça ruine et fut restaurée, mais 
en vain. L'accident arrivé il y a quelques mois n'a pas d'au- 
tre cause, et le portail est entièrement à reconstruire (a). 
Instruit par l'expérience, le chapitre en usait prudemment. 
L'architecte lui-même fut donc solennellement député par 
les chanoines. On lui donna un cheval, et l'on paya grasse- 
ment sa dépense, indépendamment de son salaire courant. 
Jean de Soissons se rendit ainsi à Beauvais, où il arriva en 
euatre jours, auprès de Maître Martin Gambriche (6). Au boat 
de deux semaines, Maitre Jean revint à Troyes, ramenant 
Mattre Martin. Celui-ci fut reçu avec grand honneur par 
les chanoines, visita l'ouvrage, y mit lui-même la main pen- 
dant quelques jours, ayant Maitre Jean sous ses ordres. Puis 



(a) La chambre des députés, dans sa session de 1841, a voté, poor 
cette reconstruction, une somme de 400,000 fir. 

(6) Ou Gambiche. Ceci se passait en juin 1512. (Voy. registre 365.) 
Ces courtes indications, recueillies sur le rôle épisodique de Martin 
Gambriche, suffiront, ce me semble, pour montrer Tintérêt puissant 
qui s'attache à ces documents archéologiques, et le parti que Ton 
pourrait en tirer, non seulement sous le rapport technique, mais en- 
core sous les rapports littéraire, historique, et, si j'ose ainsi parler, dra- 
matique. Tout porte à croire que ce personnage, en particuUer, est 
l'une des individualités les plus curieuses que Ton pût rencontrer, si 
Ton voulait peindre avec les couleurs originales, les mœurs et l'orga- 
nisation des artistes au moyen-âge. Ge Maitre Martin, que l'on enyoie 
chercher par ambassadeur jusquà Beauvais, et qui parait avoir occupé 
une place élevée dans cette hiérarchie, assez mystérieuse, des maçons 
du moyen-âge, n'en était pas à sa première campagne. En 1489, Mattre 
Martin se trouvait à Paris. G'est de là que les chanoines de Sens le man- 
dèrent pour lui confier l'œuvre de leur cathédrale. Ge fut lui qui cons- 
truisit, ou du moins qui conçut et commença la croix du vaisseau, ainsi 
que les deux portails de cet admirable monument, n retourne à Paris, 
en juillet 1495. En 1497 et 1499, il reparait à Sens, pour inspecter les 
travaux en qualité de < maistre de l'entreprise et conducteur de la 
croisée. » ^uis il retourne encore à la capitale, d'où il ne cesse pas, 
toutefois, de correspondre avec la fabrique, et de donner ses soins à 
l'œuvre qui s'accomplissait sous son autorité. En 1506, après avoir 
passé par Troyes, où il avait été consulté, il reparait encore à Sens, 
comme « maitre des maçons qui à prêtent ouvrerU à Beauvais, » Enfin, 
en 1512, c'est à Beauvais que nous le retrouvons, et que va le cher- 
cher solennellement Maitre Jean de Soissons, lui-même. Tons cesren- 



— Ml — 

il retourna à Beauvab» toujours accompagné de Jean de 
Soissons. Maître Martin reçut pour traitement, la somme 
de 40 sous par semaine, ou 6 sous 8 deniers par jour. En 
outre. Maître Jean fut charsé de payer le loyer de sa mon* 
ture et toute la dépense de iroyage. Enfin les chanoines, 
Toulaut lui témoigner leur satisfaction par une libéralité 
spéciale, lui firent remettre, indépendamment des honoraires 
ée deux semaines franches, une gratification de six écus au 
soleil. L'écu au soleil valait alors 36 sous 3 deniers tournois, 
el la livre tournois valait à i^u près 16 fr. 50 c. de notre 
IBonnaie actuelle. Ce qui fait, pour la somme totale de la 
rémunération de l'expert, une valeur d'environ 14 livres 
tournois, ou 247 fr. 50 c. Cette somme était certainement 
considérable; car alors, un avocat qui plaidait une affaire 
ordinaire au bailliage avait 2 sous tournois pour ses hono- 
raires (a). Et le montant d'un dîner d'amis, entre quatre 
convives habitués à l'aisance, comme par exemple cdui de 
quatre chanoines, pouvait s'élever à 32 sous 6 deniers tour- 
nois (fr). 

Après cettô visite, Jean de Soissons continua de diriger les 
travaux. Or, il fallait que lui, et plus encore Mattre Martin 
Cambriche, fussent bien habiles ou jouissent d'une bien 

rande renommée; car lorsaue Jean de Soissons fut admis 
reprendre sa fonction, le chanoine secrétaire inscrivit sur 

seignements, relatifs à l'œuvre de Sens, noas sont fournis par M. Quan- 
tfai, archiviste du département de V Tonne, qui a publié dans le Journal 
de ce nom, sur la construction de cette cathédrale, une série d'articles 
puisés aux sources mêmes. Ces articles forment un ensemble trop pré- 
^rox pour que nous n'espérions pas, au nom de la science, de les voir 
rénnir un jour dans un^ recueil plus répandu et plus durable. D'un 
antre côté, voici les renseignements que nous transmet, sur le même 
personnage, notre savant et ezceUent ami M. Didron, secrétaire du 
«omité des arts à l'instruction publique. «... Jean Waast, beauvaisin, 
et Martin Gambiche, de Paris, dirigèrent les travaux de la cathédrale 
de Beauvais, dans les premières années du xvi» siècle. Us gagnaient 
MOT jour cinq sous tournois et un pain de chapitre ; ils étaient en outre 
loges, et touchaient vingt livres par an. Les compagnons maçons, qui 
IravaiUaient sous leurs ordres, gagnaient deux sous tournois par jour. 
Cest en iS08, dit-on à Beauvais, que Cambriche fut appelé par le cha- 
pitre de Troyes, pour conduire les travaux de la tour St.-Pierre. Cette 
tour, ajoute-t-on, se bâtissait d'après les dessins de Cambriche, qui en 
aurait jeté les fondements en 4506. D'après Sauvai, un Campiche au- 
rait travaiUé au Louvre, sous Charles TX ; ce ne peut être le Martin, 
mais un fils ou un neveu^ 

»Du reste, ce que JeanVaast et Martin Cambtche ont fait à Beauvais, 
est un chef-d'œuvre ; c'est bien supérieur à la tour Saint-Pierre et à 
tout ce que Troyes possède du xvi« siècle. Cette école de Beauvais est 
illustre, et des légendes, apocryphes, peut-être, mais qui ont cepen- 
dant beaucoup de valeur, prouvent que les grands architectes de la 
fenaiasance, a Paris, eurent recours aux architectes de Beauvais. > 

(a) Liasse 80. Année 1553. 

(ft) L. 56. Pièce A. 



— 3ia — 

ses registres gu*il n'obtenail cet honneur que <x parée qu'A 
eût été difficOe de trouver par toute la France un maître 
maçon plus idoine (a). » C'est sous sa conduite que furent 
construits ce portail et la base de la tour Saint-Paul, qui 
forment Tune des parties les plus achevées de Védifice. 
Parmi les artistes qui raccompagnaient» se trouve un nom 
qui vient de recevoir dans la sculpture, une illustration 
nouvelle; c*est celui de Colas ou Nicolas Simart. Il gagnait 
2 sous 6 deniers tournois en hiver, et 3 sous 9 deniers 
Tété, en qualité de tailleur de pierre. Mais il ne faut pas ou- 
blier qu'alors, le sentiment de Fart vivait dans le peuple. 
Il ennoblissait, en le revêtant, le modeste manteau de 1 in- 
dustrie, et ce n'est pas, comme de nos jours, à prix d'or 
que se pavait le génie. 

Le seizième siècle est la date de nos plus riches monuments. 
En 1508 (&),. la Madeleine commença à faire construire son 

iubé. L'œuvre fut confiée à un ouvrier du premier ordre. 
)'où venait-il, et comment fit-il marché? C'est ce qu'on 
ignore ; nos comptes présentent, de 1503 à 1511, une la- 
cune.. On le désigne sous le nom de Jean Gailde ou Gualde. 

Peut-être s'appelait-il Gualdo, et était-il né en Italie ? Il 

était principalement sculpteur. Mais il donna ses cons^ls'et 
ses soins pour tous les travaux de construction que l'église 
avait alors en chantier. Mattre Jean Gailde gagnait 5 sous, 
6 sous et jusqu'à? sous 6 deniers tournois par jour. Il choi- 
sissait les ouvriers, dirigeait toute l'œuvre, et sculptait lui- 
même. L'ouvrage fut poussé avec activité. Jean Gailde avait 
pour élève ou serviteur François Matray. Hugue Bailly, Mar- 
tin de Vaux, Nicolas Mauvoisin, Jeanfirisset, qui, tous, de- 
Tinrent des architectes distingués et des chefs de familles 
d'architectes, maçonnaient sous ses ordres. Les uns et les 
autres recevaient de 3 à 4 sous en hiver, et de 4 à 5 pendant 
les grands jours. Selon l'habitude du temps, l'étroite jointure 
des pierres était fort considérée. Les soudures étaient de 
plomb, et la poix blanche , V encens et la cire vierge entraient 
dans la composition du mastic. Ce fut Nicolas Havelin qui 
sculpta c les troys ymaiges en rondeaulx du devant da 
jubé (c). 2> Pour animer au travail, la fabrique donnait de 
temps en temps des collations composées de pain, de vin et 
deflaunets (gâteaux de flan). Prêtres, ouvriers, manœuvres, et 
Jenan Gailde à leur tête, y prenaient part, et tous aidaient 
à monter ou à décharger les pierres (d). L'ambonfut achevé 
en 1514. Trois années furent employées à construire les es- 
caliers élégants qui l'accompagnent, et qui, au Ueu d'allou^ 

(9) Ms. no XXVI. Yoy. aussi registre 354. 
(h) Goartalon. Top. hist. 1. 11. p. 235. 

(ç) « A Nicolas HaveUn, taiUenr d'images, pour avoir taillé le« 

trois ymaiges en rondeaalx, pour le devant du jubé; a eu 5 sous. > - 
(Reg. 857, 1511-12.) 

{d) Ibidem. Même année. 



— SIS — 

dir le vaisseau de Téglise, servirent de piliers butants à cette 
partie peu assurée de la voûte. Jean Gaildeen tailla lui-même 
tous les ornements, puis en 1517, bien loin de le couvrir d*un 
badiffeon, il en retoucha les yiû, les épousseta lui-même, et 
le juné fut inauguré à Noël de cette année. 

On peut croire qu'enfant d'une patrie où Tart ennoblissait 
sans désanohliTy Jean Gualdo avait, par lui-même, quelque 
fortune. Il travaillait rarement une semaine entière. Et je 
trouve qu'en septembre 1511, on lui devait un arriéré de 9 
livres 19 sous 6 deniers tournois, sur ses journées des an- 
nées précédentes. En 1512, soit qu'il voulût varier ses occu- 
pations, soit que son talent l'eût fait requérir par la ville, il 
« falut qu'il quittast d son jubé pendant une semaine, pour 
travailler aux fortifications. Enfin Jean Gailde, ainsi que cela 
se pratiquait souvent, fut enseveli dans réalise même, à côté 
de son œuvre. Sa tombe se voyait encore, il y cinquante ans, 
sous la quille de l'amboh, et dans son épitaphe, qu'il avait 
composée lui-même, mais dont le texte a échappé jusqu'à 
ce jour à toutes mes recherches, il dit qu'à cette place, et dans 
cette attitude, il attend tranquillement le jour de la con- 
flCMnmation des siècles, sans crainte d'être écrasé (a). 

C'est vers cette époque que florissaient Maurice Fau- 
creau ; Gérard et Jean Faulchot, architectes de Saint-Ni- 
colas (1533), Antoine Dumey, architecte de Saint-Panta- 
léon (1536), auquel succéda Jean Fauchot (1546-1552 (&). 

En 1547 (c), Jean Bailly avait remplacé Jean de Soissons 
pour les travaux de la cathédrale. Jean Bailly visait, toi- 
sait et contrôlait toutes les dépenses quelconques, relatives 
aux bâtiments de l'église, et remplissaitexactement les fonc- 
tions des architectes de nos jours. Il gagnait 6 s. 8 deniers 
tournois, le salaire de Martin Gambriche. En 1548, lorsque 
Henri II passa par Troyes, accompagné delà reine Gatherme 
de Médicis, Jean Bailly fit construire dans le chœur une 
chapelle peinte et sculptée, où ils entendirent la messe. Il 
dirigea la décoration de l'église, et se tint tout le jour dans 
la cathédrale, pour veiller à l'ordonnance du matériel des 
cérémonies. Ge fut de son temps que l'on sculpta les rin- 
ceaux du portail et les bouquets des pyramides. On peut 
juger encore de sa haute habileté et de l'admirable finesse 
de son ciseau. 

Le xvi« siècle vit encore Remy Mauvoisin, architecte de 
Saint-Jean (1570-1594) (d), et beaucoup d'autres. Quant aux 



(a) < Son auteur (l'autear du jubé), Jean Gualde ou Gaylde, est en 
terre dessous, et y attend la fin du monde sans crainte d'être écrasé, 
comme il s'exprime lui-même dans son épitaphe. » (Gourtalon. Topog. 
Mit. t. n. p. S35.) 

(b) Liasses 80, 92» et registres correspondants. 

(c) Registre 378. 

(d) Regigtres 576 = 613. 



— 314 — 

sculpteurs» c'est alors que brillèrent les Genêt (Sàint-Nieo*' 
las, 1533) (a) ; les Jacques Milon, menuisier; Jacques Julyot; 
Dominique Recoure, dit le Florentin (b), et son gendre Ga- 
briel-le-FaudreaUy qui construisirent etsculptërent, en 1549, 
le jubé de Saint-Etienne (c); François Gentil, qui enrichit 
8aint-Jean de son ciseau (1559-72) (à), et dont la renommée 
était telle, que Grosley, suivant avec naïveté une tradition 
inexacte, lui attribue, en commun, ainsi qu'à Dominique, 
les trois quarts des sculptures de Troyes (e). 

Les principaux architectes du xvip siècle furent Jessé 
Daunoy (1608-1617), Louis et Gérard Boudrot (1613-1630), Ni- 
colas Madain (1675), etc. (H Les Boudrot achevèrent la tour 
S^Pierre de la cathédrale. L'architecte alors était devenu en- 
trepreneur de maçonnerie, et ses ouvriers de vrais maçons. 
Les travaux s'adjugeaient au rabais. —Le temps n'était plus 
où les indulgences faisaient monter à l'envi des pierres jus^ 
qu'au ciel, par des populations électrisées 1 

PEINTURE. — AET DU VEERIER. 

Le premier verrier que je trouve est Jacquemin, qui, en 
septembre 1383, retoucha dans le chœur de la cathédrale la 
verrière a où est saint Berthélemy » {g) et maria ainsi son 
oeuvre au goût des premières époques. Puis je rencontre, 
en 1412. Guiot Brisetout (h), dont le sobriquet est un trait de 
ihœurs du moyen-âge. En 1460, Jean de fiar-sur-Aube était 
le verrier de Sainte-Madeleine (i). C'est à lui, je crois, qa'U 
faut attribuer la fameuse verrière de cette église, qui con- 
tient la légende de saint Louis. Jean Cornuat le remplaçait 



(a) Liasse 80. 

(6) c Le samom de Dominique est Rinaccini, trouvé dans les note& 
de M. Breyer, aa lieu de celui de Rocour, sous lequel il est connu. » 
(Duhalle. ms. 1. 1. p. 377. Bibliographie no 60.) 

(c) Liasse 105. D. 

(d) Registres 563 et 578. 

(«) Voy. Mém, sur Troyes; Troyens célèbres, etc. Passim,'^ En gé- 
néral, on ne doit accueillir qu'avec le doute cartésien les assertions 
de Grosley et de Courtalon, en matière d'art. Ces deux auteurs qui, 
malgré leurs lumières respectives, n'apportaient à ces questions qu'une 
égale incompétence, se sont copiés souvent entr'eux ; mais plus sou- 
vent encore ils ont puisé à des autorités communes qu'ils n'indiquent 
pas toujours. Or, ces autorités remontent, maintefois, en définitive, à 
des préjugés vulgaires, adoptés sans contrôle. 

(f) (Paroisses ; comptes de fabriques) à ces dates. 

(g) {Extraits de MM. Gadan et Arnaud.) Dans un feuilleton inséré 
au Journal de VAube du 10 septembre 1836, M. Gadan cite en outre, 
d'après ces comptes, aujourd'hui disparus, un nommé Jehan de Da- 
mery, qui aurait peint sur verre de 1375 à 1379. 

{h) Registre 345. 

(t) Registre 849. 



— «46 — 

en 1513. De 1520 à 1588, Nicolas Cordonnier et son (ils, jpein- 
tresy Terriers, ornemanistes, décorèrent de leurs dessins et 
de leurs vitraux les églises de Saint-Jean, Saint-NiccÂas et 
Saint-Pantaléon (a). Jean Soubdain est Fauteur de la srande 
rose de la cathédrale» et d'une foule de vitraux admirables 
dont il avait illuminé toutéâ les ériises. Pierre Soudain, Gé- 
rard, Lyenin, Jacques Gochin, Pierre Lambert, Eustache 
Planson, Charles Verrat, Jean, Eustache et François Pothier, 
Marcasen, Pierre et Jean Macad^é <1533-1590) (&), lui succé«- 
dèrent. Cette liste d'artistes éminents nous conduit à un 
nom populaire entre tous, et qui fait époque. Je veux par* 
1er de Linard Gonthier (1603 à 1642 environ). Cet habile ar* 
tiste éclaira de ses tableaux la plupart des églises de Troyes 
et du diocèse. Nous avons les traces certaines de ses œuvres 
dans les panneaux de V Arquebuse (c), à Saint-Martin, Sainte- 
Savine, et même à Rumilly-lès-vaudes (d). Jusqu'à lui, 
surtout, les traditions de cet art remarquable se conservé** 
rent avec un religieux respect des précédents, qui éclate 
surtout dans les nombreuses restaurations apportées, de 
siècle en siècle, à ces fragiles peintures. Cependant, les pro- 
cédés techniques subirent, avec le progrès des temps, des 
variations nombreuses que nous révèlent les œuvres pro- 
pres de chaque époque. Les premiers vitraux de couleurs 
paraissent avoir été fondus par pièces de rapport unies et à 
teintes plates. Plus tard, on intailla Vépaisseur du verre 
pour détacher en rehauts lumineux les ornements plus 
clairs. Cette méthode fut surtout usitée dans les xv* et xvi« 
siècles. Puis ensuite, les verres furent simplement peints, 



(a) Paroisses. Comptes, 

(b) (Ibidem. Passïm.) An commencement da xvie siècle, la renom- 
mée des verriers de Troyes était très-grande à Sens même, où nous 
voyons pourtant cet art cultivé avec éclat, à la fin de ce même siècle. 
En 1500, dit M. Qaantin, que j'ai déjà cité, le doyen et le fabricier de 
la cathédrale, se rendent à Troyes, au nom du chapitre, pour proposer 
à des verriefs de cette ville de laire les verrières du croison. Ceux-ci, 
nommés Lyemn yarin on Voirin, Jehan Verrat et Balthazard (xodon 
ou Gondon, passèrent marché avec les députés du chapitre, pour faire 
toutes les verrières de ladite croisée entièrement, avec forme de verre 
et de plomb... < moyennant 16 blancs (6 sous 8 deniers tournois) seu- 
lement, pour chascun pied tout de couleur et painture. » — En 1505, 
les verriers ci-dessus dénommés viennent rendre eux-mêmes leur ou- 
vrage et le poser aux ouvertures du portail sud de la cathédrale. Parmi 
eux nous retrouvons Jehan Ma crade (Macadré), neveu de Lyevin Yarin, 
que ce dernier avait envoyé à sa place. 

(c) ns se trouvent actuellement aux fenêtres de la bibliothèque pik- 
bhque de Troyes. 

{â) L'église de ce village est très-remarquable. Un bahut placé dans 
un coin de la nef, renferme d'anciens comptes et autres papiers de fa- 
brique, que j'ai eus en communication. On y trouve des quittances de 
L. Gontmer et autres notes précieuses. L'église de Sainte-Savine, prés 
Troyes, possède aussi des documents analogues. 



- S16 — 

comme aujourd'hui la porcelaine, et reouils, ou même û\éê 
avec des mordants. C'est la dernière époque de la peinture 
sur verre. Parmi les artistes que j'ai cités, les uns. n'étaient 
que des fondeurs et vitriers qui exécutaient les patrons des- 
sinés par des maîtres. Quelques-uns ne s'occupaient que de 
ce dernier travail. D'autres enfin composaient exclusive^ 
ment le texte des légendes et l'ordonnance des sujets. Mais 
les plus distingués, comme les Soubdain, les Macadré, les 
Gonthier, étaient d'intelligents artistes, qui dominaient l'en- 
semble de ces opérations, et réunissaient dans leur main 
toutes leurs applications. Linard Gonthier parait avoir formé 
une espèce d'école personnelle, qui, sous son nom et sous la 
responsabilité de son talent, exécutait les nombreuses ver- 
rières qui lui appartiennent. Après Linard, ou à ses côtés, 
nous voyons Jean Gonthier, son frère (a), Jean Lothereaa, 
Thimothée Pisset ou Pisiel, Jean Barbarat, François Clément 
(1613-1655), etc. Puis, sous les descendants de ce Clément, 
avec Nicolas Cocot et d'autres, s'opère la dégénérescence 
progressive de la peintufe sur verre. 

MUSIQUE. 

Les archives de l'Aube possèdent des spécimen qui té- 
moignent des divers modes de notation musicale employés 
jusqu'à ce jour (h). Ils consistent en des fragments que j'ai 
rencontrés dans des reliures, en des passages de manus- 
crits liturgiques, et en quelques partitions religieuses 
modernes. Les plus anciens remontent aux premières ap- 

J)lications du système actuel de la portée et des signes éche- 
onnés qui constituèrent l'invention de Guido d'Arezzo, vers 
le milieu du xie siècle. Les anciennes écoles de Troyes^ sur 
lesquelles je donnerai, dans mon prochain rapport, des ren- 
seignements tout-à-fait nouveaux (c), enseignaient aux en- 
fants les éléments de l'art musical. Notre fameux Urbain lY 
était, comme chacun sait, élève de ces écoles, et ses bio- 
graphes insistent sur ce point qu'il avait une belle voix, 
oont il se servait avec science ((2) . Ainsi que la cathédrale, 
Saint-Etienne, qui partageait avec elle la direction de l'ins- 
truction de la jeunesse, avait une école particulière de 
chant (c). Cette maîtrise parait avoir été, jusqu'aux temps 
modernes, l'objet d'une sollicitude particulière. Les comptes 
des fabriques nous fournissent aussi de nombreuses révé- 
lations sur les instruments de musique, et notamment 



(a) Selon Levieil, Histoire de la peinture sur verre. Toutefois, il était 
beaucoup plus jeune que son aîné. 

{b) Musée paléographique. Pièces 24 =r 26. 

(c) Voy. la lettre suivante. 

(d) Voy. ci-dessus, page 281, note e. 

(e) Liasse 105. Dossier i. 



— 317 — 

sur la facture, la coustruction et la réparation des orgues (a), 
qui jouent un double rôle dans Fhistoire de Fart, sous les 
rapports du son et de la forme. Les devis de ces derniers 
instruments, que j'ai réunis en assez grand nombre, nous 
font connaître les détails de leur construction mécanique, et 
nous initient souvent, par des descriptions fort curieuses, aux 
altérations progressives que cette partie importante de Fart 
religieux subit comme toutes les autres, dans sa partie mo- 
rale, au fur et à mesure du dépérissement de la foi. En 1551, 
les chanoines de St.-Etienne firent marché avecFrançoys des 
Oliviers, maûtre composeurdt'or^ues, pour fournir àTégliseun 
orgue neuf de 6 pieds de ton et 6 pieds de montre. Voici tex- 
tuellement le détail des jeux qui le composaient : a ung plein 
leu de flûtes à neuf trous, ung de hautbois avec la sacque- 
boutte et le cornet sonnant comme quatre joueurs; ung de 
voix humaines contrefaites; ung de cymballes; ung de doubles 
flûtes; ung de fifre;* ung de doucines; un ressemblant à la 
voix d*un fausset ; ung de harpes; ung chantant comme pè- 
lerins qui vont à Saint-Jacques, avec une voix tremblant ; 
ung defiffres d'Allemands sonnant comme en une bataille ; 
ung de musettes, sonnant comme ung berger estant aux 
champs ; une batterie de sonnettes, sept marches avec pé- 
dales; une voix de rossignol se mouvant et battant des ailes, 
comme s'il estoit en vie; une trompette sonnant comme en 
une bataille, avec le tabourin, etc., etc. [b) » L'orgue pré- 
sentait, en outre, à la partie extérieure, un mystère méca- 
nique et à mouvement, dans lequel deux soldats de bois la- 
pidaient un saint Etienne à genoux, et autres pièces sem- 
blables. Enfin, Ton trouve dans les archives de cette collé- 
giale, la musique notée des célèbres cantiques de Fabbé de 
LatteignaDt, sous la date de 1772 (c). 

CHAEPENTEBIE, MENUISEBIE, ORFÉVBERIE, SEBRURERIE, OtC. 

Au-dessous de ces diverses branches de Fart, ou plutôt 
au milieu d'elles, venaient les arts et métiers de toute es- 
pèce, dont les spécialités comportent peu Fisolement, mais 
qui, par une harmonique association, leur prêtaient un con- 
cours essentiel. On remplirait utilement un volume avec les 
notes que fournissent no^ registres, dans les seuls comptes 
des charpentiers, menuisiers, serruriers, orfèvres, taillan- 
diers, brodeurs, ciseleurs, enlumineurs, etc. Jusqu'au xvii« 
siècle, en effet, la barrière de prose qui sépare aujourd'hui 
Fart du métier, est inconnue. De même que les cabalistes ap- 

I)elaient Dieu ou le diable de cent noms différents, de même 
'art, au moyen-âge, respire sous toutes les dénominations 
qui précèdent. L'orfèvre, le serrurier, le menuisier, qui 
sculptaient le bois, le fer et For, comme le sculpteur sa 

(a) Liasse 105. Dossier 1. 
(6) Ibidem. Pièce G. 
(c) Ibid. R. 



— 818 — 

pierre, étaient artistes autant que lui. autant que le peintre ar- 
mé de sa palette. Autant que l'un et 1 autre, ils étaient poètes ; 
ils étaient penseurs, philosophes. Tous poursuivaient avec 
amour, et par fois avec une même élévation, le beau idéal de 
la forme, la perfection de l'ouvrage humain ; et nos forgerons 
de ITroyes, par exemple, nous ont laissé tels chefs-^ijeuvre 
qui peuvent entrer en comparaisons avec ce qu'il y a jamais 
eu de plus fini dans le pinceau des mattres flamands. 

Cette vie intellectuelle, qui distingue profondément les ou- 
vriers d'autrefois des ouvriers modernes, se reflète dans 
les moindres faits, dans les moindres émanations de leur 
existence. Elle attache un prix particulier à toutes les traces 
écrites qu'ils ont laissées d'eux, notamment dans lexv«, le 
XVI* et le commencement du xvii« siècle. J'ai donc recueilli 
et noté, avec toutle soin possible, les autographes nombreux 
que nos registres nous ont conservés en ce genre. Aux épo- 
ques dont je viens de parler, les peintres, les verriers, les 
sculpteurs, toutes professions qui représentent la figure, si- 
gnaient, au lieu de leur nom, un tnasque le plus souvent gro- 
tesque, dans lequel ils ont peut-être voulu, parfois, se repré- 
senter eux-mêmes. D'autres prenaient pour signature ou pour 
paraphe les emblèmes de leur métier : le maçon signait de 
sa hachette, le serrurier d'une clé, le taillandier d'un bras- 
sart, le menuisier d'un rabot, etc.; c'est ce que l'on appelait 
sa marque, La collection de ces signes, véritable blason diE 
peuple au mojen-âge, complète d'une manière intéressante 
la série d'écrits originaux que nous ont laissés les hommes 
Illustres dont s'honore le département de l'Aube, et que 
conservent pieusement ses archives. 

J*ai l'honneur d'être, etc. 
Mars 1841. 

Efeiire sepiietne. 

HISTOIRE POLITIQUE ET CIVILE. 

Monsieur le Ministre, 

Les communications que j'ai eu l'honneur de vous adresse v 
jusqu'ici, ont eu pour but de dérouler sous vos yeux la par- 
tie religieuse de nos archives, qui en forme, à beaucoup 
Srès, la division la plus considérable. Je vais, dans cett^ 
ernière, vous soumettre l'analyse d'un autre ordre de do- 
cuments, d'autant plus intéressants, peut-être, qu'ils soxit 
beaucoup moins nombreux. Ce sont les documents de notr^ 
histoire séculière. 

% I«». Seigneuries, — Généalogies. — Papiers biographiques. 

Sous le titre de seigneuries (a) se présentent les archives, 
la plupart du temps domestiques, des personnages qui pos- 

(a) Yoy. Uaaes 504 et soiv., et registres 1776 et suiv. 



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sédèrent, aux environs de Troyes, des domaines ou manoirs 
seigneuriaux; tels que la prlDci[)auté de Piney, le duché de 
Beaufort, le fief de Poussey, pairie de révôché, Saint-Parres, 
Javernant, Villemaur, Barberey et d'autres. Ces papiers nous 
font connaître, à diverses époques» Texistence intérieure des 

fentilshommes, et ces peintures de mœurs se rallient parfois 
l'histoire générale. En 1590, le château de Payens était la 
propriété d'une dame de Rieux, qui tenait pour Henri IV. 
Troyes se trouvait alors au pouvoir de la ligue. La dame, 
qui avait des intelligences avec le parti du roi, envoyait, 
chaque jour, ses gens en armes, harceler et menacer, ius- 

Su'aux portes de Troyes, les troupes des ligueurs. Le prince 
e Joinville, qui commandait pour ce dernier parti, résolut 
d'y porterie siège. L'intrépide amazone fit bonne résistance; 
mais accablée par le nombre, elle fut faite prisonnière, ame- 
née à Troyes, et durement rançonnée. Plus tard, la ville 
s'étant soumise au roi, la famille de Rieux se pourvut contre 
les maire et échevins. De là un procès dont l'issue ne nous 
est pas connue, mais dont les pièces offrent un vif intérêt. 
Le château de Villacerf rappelle le grand nom des Col- 
berts , dont il fut le patrimoine durant près de deux 
siècles. La correspondance de cette famille, pendant le 
cours de cette période, après avoir passé par les mains 
de Grosley, se trouve aujourd'hui dans nos archives (a). 
Troyes et Reims peuvent se disputer l'avantage d'avoir 
été le berceau de cette lignée de grands hommes. C'est un 
point qui ne me parait pas éclairci. Mais soit que cet hon- 
neur appartienne à la capitale politique de la Champagne, 
soit qu il revienne à la métropole religieuse, il n'en faut pas 
moins reconnaître, dans les accroissements et la haute for- 
tune de cette famille, qui donna des Médicis à la France, le 
bienfait de cette disposition particulière du droit et des ins- 
titutions fondées par les comtes de la province, en vertu de 
laquelle le commerce et l'industrie ne dérogeaient pas. A la 
fin du xvp siècle, Odard Colbert était un négociant de Troyes, 
trafiquant sur les vins, les blés et les étoffes. Il avait épousé 
la fille d'un épicier, et s'honorait de s'asseoir, comme mar- 

fuillier, au banc d'œuvre de sa paroisse, Sainte-Madeleine (6). 
eu à peu le crédit et l'importance de cette maison s'agran- 
dirent. Elle possédait à Anvers, à Francfort, à Lyon, à Ve- 
nise, à Florence, des entrepôts et des comptoirs, qui distri- 
buaient à ces divers pays les denrées de la Champagne. Le 
soin de recouvrements aussi étendus, joint à rinstabilité des 
yaléurs monétaires, lui firent une nécessité de s'appliquer 
d'une manière approfondie, aux opérations de banque et à 
la science ardue des finances. Apre au gain, quoique doué 
d'un esprit lar^e et de vues élevées, le bourgeois de Troyes 
embrassa les difficultés de cette carrière avec les ressources 

(a) Liasse S09. Yoy. Troyera célèbres, au mot Cotbert, 
{b) Registre 886. 



— 820 — 

à'une intelligence habile, inventive et tenace. Bientôt il fut 
pourvu d'une charge de secrétaire du roi, et du domaine de 
villacerf, situé à deux lieues de la ville; et c'est ainsi qu'il 
inaugura la fortune de sa famille. Par ses soins, le grand 
Golbert, son neveu, fut placé de bonne heure chez un ban- 
quier italien. Ce banquier était celui de Mazarin. Telles fo- 
rent, comme chacun sait, les circonstances qui permirent à 
Louis XIV de mettre la main, en la personne de Jean-Bap- 
tiste Golbert, sur l'un de ces instruments merveilleux, sur 
Tun de ces hommes de génie, que la Providence sembla pro- 
diguer autour de son trône, pour le profit de sa gloire per- 
sonnelle et pour immortaliser spn règne. Elève et nourrisson 
de cette nombreuse et patriarcale famille, nul doute que le 
jeune Golbert n'ait réellement puisé à cette école la connais- 
sance profonde des éléments de la fortune publique, la fé- 
condité de ressources, l'esprit de suite, et enfin, ces tradi- 
tions de droiture et de vertu qui distinguèrent si énoduem- 
ment sa longue administration, ouvrirent à la France une 
ère inouïe de grandeur et de prospérité, et firent de son 
nom le type et le modèle provernial des grands ministres. 

Bien que dressées dans un but particulier, les Généalogies (a) 
sont des documents d'un intérêt général. L'histoire doU les 
recueillir aujourd'hui, non pour la vanité de quelques-uns, 
mais pour l'émulation de tous et la gloire commune. Si la 
sagesse des temps modernes, détrompée de l'exclusion et 
du privilège, tend à ne plus accorder ses hommages qu'à la 
noblese personnelle, elle n'en admire pas moins dans le passé 
ces familles d'élite qui se transmettaient uu nom honorable, 
comme un inviolable héritage et l'aiguillon de toutes les 
vertus. Tels furent, dans cette partie de la Ghampa^ne, les 
Huez, les Angenoust, les Boiiletot, les Mauroy,«les Mesgri- 
gny, les Hennequin, les Seguier, les Corrard, les Mole, les 
Failiot et plusieurs autres, qui, à toutes les époques et en- 
core aujourd'hui, n'ont cessé de fournir au négoce, aux let- 
tres, à l'église, et surtout à la magistrature, des hommes in- 
tègres, souvent illustres, et dont les noms furent toujours 
comme les garants et les dépositaires fidèles d'inaltérables 
traces d'honneur et de probité. 

Parmi les plus illustres enfants que revendique le dépar- 
tement de l'Âube, brillent au premier rang les frères Pierre 
et .François Piihou. Tous deux naquirent a Troyes pendant 
le cours du xvie siècle, et jouèrent un rôle éminent dans 
cette époque de laborieux enfantement philosophique à 
religieux. Tout le monde sait les services qu'ils rendirent 
aux lettres, en débrouillant, à l'aide d'une érudition si vaste 
et si pénétrante, nos origines politiques, littéraires, reli- 
gieuses, et celles de notre droit public. Mais là ne se borne 
pas la part d'honneur que leur doit aujourd'hui l'histoire. 
Nés au milieu d'une époque agitée par les plus violents ora- 



(a) Liasses 499 et sulyantes. Rôles 1=8; page 254. 



— 321 — 

ffês politicpies et par les controyerses les plus ardues, là 
Eautear de leur vue égala celle de.leur désintéressement et 
de leur courage civique. Fidèles à leur roi, fidèles à leur pa« 
trie, fidèles au culte de leurs ancêtres, ils ne furent infidèles 
qu'aux abus, au parjure, infidèles cpi*à Tinfidélité, et sau- 
vèrent pour la France, en dépit de toutes les tempêtes, le 
dép6t des traditions politiques et religieuses, qui font la 
continuité des empires. Entraîné d'abord par Télan de Fin- 
snrrection protestante, Pierre Pithou, Tainé, rentra bientôt 
dans le sein de Tunité religieuse, mais sans abjurer un Juste 
lèle de progrès et de réforme. C'est ainsi qu'uni à son frère, 
son émule, et sans s'écarter d'une sévère orthodoxie, il 
déploya dans une guerre offensive et défensive contre les em- 
piétements, les abus, les travers et les ridicules de l'ultra- 
montanisme, tout ce que l'esprit français eut de plus vif, de 
plus national et de plus lumineux. Aidés d'autres hommes 
Oistingués de leur siècle, ils furent comme les organise- 
tours de cette église gallicane, rivale en tout temps par sa 
IMiété, ses vertus, ses lumières, de rég:lise apostolique elle- 
môme, et qui, grâce à sa pacifique indépendance, ouvrit 
ebez nous une carrière à l'irrésistible essor de Fesprit hu- 
main. Ils préparèrent enfin à la France le rôle admirable 
ga'elle sut conserver au milieu des nations, depuis la ré- 
forme, entre le dépérissement religieux des peuples du nord, 
et l'immobilité des pays d'obédience. Nos archives histori- 
ques possèdent sur ces deux hommes célèbres, un lot de par 
Ïiers biographiques que j'ai recueillis de diverses sources (a). 
éls sont plusieurs autographes et consultations émanés de 
leur plume, le testament de François Pithou, etc. Un certain 




ainsi que des notes ou fragments, quelques-uns autographes, 
d'Antoine Allen, de Vassan, Gasaubon, Antoine Loisel, 
Baluze,P. Nevelet, B. Dorât, D. Jean Mabillon, etc. Enfin, 
on y rencontre une lettre autographe et originale de Joseph 
Scaliger. Elle est fort curieuse, accompagnée d'une notice 
de la main du père Quesnel, et très-vraisemblablement iné- 
dite {b). 

$ II. Gouvernement. — Adminiêtration provinciale, — Com" 

meree, — Industrie, 

Le temps et les raisons que j'ai dites ailleurs (c), ne nous 
ont laissé aucune trace sensible de l'administration primi- 
tive de la Champagne. La réunion de ce comté à la couronne, 
et l'anéantissement progressif de son organisation féodale, 



(a) Liasse 497. 

(6) Ibid. DoMier u. 

(e) Yoy. lettre première, p. 261. 

a3 



— 322 — 

firent disparaître en môme temps les actes relatifs & son bis* 
toire propre. Troyes cessa, par la môme cause, de conserver 
rimportauce politique dont elle jouissait sous les comtes. 
Sa situation géo^aphique, la renommée de ses foires et de 
son industrie, continuèrent seules à lui donner un rang dis- 
tiuffué parmi les villes de la province et de T Europe. ^Ses 
antiques marchés étaient, en effet, un vaste entrepôt où 
non>seulement se débitaient les produits de son soi et de 
son industrie, mais où venaient afiauer les denrées et les 
richesses de pays éloignés. Ypres, St.-Quentin, Sens, St.- 
Omer, Douay, Gand, Amiens, Montreuil, Verdun, ReimSi 
Provins, Valenciennes, Rouen, Chartres, Ghâteau-Landon, 
Louviers, Yevey, Beauvais, Lille, Paris, St.-Denis, Lagny, 
Arras, Ghâlons, Gambray, Péronne et Bruges apportaient 
leurs draps sur ces foires, et les vendaient en concurrence 
avec les siens. La Franche-Comté, la Lorraine, rAllemagne 
et toutes les contrées de la Champagne alimentaient ses 
blanchisseries de toile (a). La Seine, dans ses replis multipliés, 
faisait mouvoir de nombreux moulins à papier, et autres 
usines. La pelleterie formait aussi une branche productive 
de son commerce. Elle consistait en menu-vair, écureuU, 
lapin, lièvre, chevrotin, agneau, chat sauvage et domes- 
tique, fouine, loutre, castor, hermine, renard, et autres ani- 
maux, dont quelques-uns paraissent ne plus habiter son 
territoire. Les bouchers, tanneurs et corroyeurs de Troyes, 
étaient célèbres par leur industrie et leur opulence. Ils 
jouaient un rôle important dans la ville {h), et leurs riches 
maisons de bois sculptées sont, en général, les seules traces 
que Troyes ait conservées de son luxe et de sa prospérité 
industrielle du moyen-âge. Les foires composaient le prin- 
cipal revenu des comtes de Champagne. Elles formèrent, 
ainsi qu'on l'a dit, le fonds commun et Thypothëque perpé- 
tuelle de rinépuisable libéralité de ces souverains, surtout 
en matière d'œuvres pies. Le chapitre de Saint-Etienne, à 
lui seul, possédait presque exclusivement, par substitution, 
la plupart des droits utiles que les comtes exerçaient pri- 
mitivement à Troues, tels que rouage, tonlieu, mesurage, 
etc., etc. Une partie de ces droits constituait la vicomte de 
la ville (c), et les chanoines jouissaient en effet de ce titre, 
qui avait été conféré à leur chapitre en 1263, par Simon de 
Conflans, maréchal de Champagne, lequel en était don 
revêtu id). Parmi ces privilèges, ce même chapitre en 
avait un fort remarquable. Un comte de Champagne loi 

(a] Liasse 481. E. F. 

[b) Yoy. ibid. G., et la liste plus méthodiqae qn'ont donnée Du- 
halle, Mem. hist. ms. 1. 1. p. 536. Pithon, (kmst. de Troyes. i69S. p. 
19, et autres. — Les tanneurs sont le dernier corps d'état qui ait con- 
servé, à Troyes, Torganisation du compagnonnage, 

(e) Voy. Gourtalon, Top. hist. t. n, p. 4S4 et suivantes. 

{d) Liasse ICI. B. 



— 323 — 

arait cédé le droit de banalité sur tous les fourneaux de 
boulangers, pâtissiers et autres, dans toute l'étendue com- 
prise depuis le pont delà Salle, situé à Tune des extrémités 
de la ville, jusqu'au faubourg S^-Savine. Ce privilège était 
revendiqué par les chanoines avec une telle rigueur, qu'ils 
s'attribuèrent la banalité et le monopole de tous les bains 
ou étuve& non-seulement publics, mais particuliers. Mais 
au quinzième siècle, un procureur du roi donna l'exemple 
de 1 infraction à cette loi, en faisant construire une salle de 
bains pour sa famille, et fut obligé d'user de tout son crédit 
pour s assurer l'impunité d'une pareille tentative (a). A par- . 
tir de ce moment, juscpi'à une époque récente, le chapitre 
n'OD continua pas moins d*exercer, quoiqu'avec moins d'ab- 
solutisme, cet étrange monopole. 

Les foires de Bar-sur- Aube jouissaient aussi d'une grande 
répntation, et formaient également une branche importante 
tes tributs que percevaient les comtes. On trouvera ça et 
là, dans nos archives, divers renseignements assez piquants 
et nouveaux sur ce point de notre histoire. 

Au. seizième siècle, les marchés de cette ville étaient en- 
core très-considérables. Nous lisons ce qui suit dans la carte 
des péages qui s'y levaient au profit du roi : 

« IJng cheval, ung mullet ou mulle, asne ou asnesse, si 
portent bât, doivent 4 deniers tournois , 

9 Item les pauvres gens qui portent denrées à leur col, chacun 
doit pour luy seul l denier tournois et une patenôtre, 

» Uem celuy qui porte pour autruy doit 2 deniers lournois, 
et ne double point en foire, 

h Item tous juifs qui vont par les destroictz (les places) dudU 
Bar, soient à pied ou à cheval, doivent trente deniers tour^ 
naiê et une bujfe (soufflet, rebuffade), et double en foire d^ar- 
gmt et de buffe. » {b) 

Depuis l'union du comté jusqu'au dix-seçtième siècle, le 

Snivernement de la Champagne fut principalement mili- 
Ire. C'est seulement de cette époque que datent pour elle 
les bienfaits d'une administration civile, et les traces d'un 
pouvoir central et régulier. Isaac de la Femas, maître des 
requêtes, fut le premier intendant de Champagne, et prit 
possession de son poste en 1635 (c). Bien que Troyes ait con- 
servé jusqu'à la fin de la monarchie le titre de capitale, le 
dief-lieu de la province fut cependant transporté à Châlons. 
Th>yes, ainsi que Bar-sur-Aube, n^était que le siège d'une 
subdélégation. Le reste du territoire de ce département fut 
enclavé successivement dans le ressort de divisions varia- 
bles. Le pouvoir et l'importance de ces subdélégués, peu- 

(a) Liasse iOi. D. 

(b) Liasse 258. E. Voy. Grosley, Mém, hitt. 4842. t. n. p. 4S7 (ar- 
ticle 22). 

(c) Duhalle. ms. 1. 1. p. 513. 



— 324 — 

vent être comparés à ceux des sous-préfets actuels. Nos 
archives du gouvernement provincial se bornent donc à peu 
près à la correspondance administrative, qui avait lieu en- 
tre ces subdéléffués, Fintendant de la province, et les mi- 
nistres du roi. Sauf quelques épisodes peu remarquables, la 
partie la plus intéressante de ces documents est celle qui 
se rapporte à l'industrie, au commerce, aux manufactures 
et aux travaux publics (a). Une étude attentive de ces pa- 

8iers, me parait propre à fournir d'utiles enseignements. 
n peut y rechercher les traditions, et suivre les dévelop- 
pements du mécanisme administratif, découvrir les traces et 
comparer les moyens des solutions qui ont été données à des 
problèmes encore actuellement en question. On peut y re- 
marquer, par exemple, en regard d'autres progrès accom- 
{)lis, la ressource puissante gu'offrait à une direction éclairée 
e lien hiérarchique qui unissait, avant la rétolution fran- 
Îiaise, les diverses classes de la société, et en particidier 
'industrie. 

S III. Instruction publique. '— Ecoles de toute espèce. 

Le Christ, porteur d'une science nouvelle, avait dit aui 
apôtres : Allez, et enseignez les nations. C*e^i d'après cette 
parole, qu'au mo^en-âge, le droit d'enseigner fut l'attribut 
nécessaire de l'épiscopat et du clergé. Dès Tes temps les plus 
reculés, la cathédrale de Troyes fut pourvue d'écoles. A 
Bar-sur-Âube, le doyen de Salnt-Maclou, collégiale fondée, 
au douzième siècle, par un comte de Champagne, avait la 
prérogative de nommer à la place de recteur général des 
écoles de la ville (&). L'abbaye de Monliéramey datait de la 
seconde race, et sa juridiction s'étendait au loin dans les 
alentours : l'abbé avait seul le droit de nommer à toutes 
les écoles qui se trouvaient sur son domaine (c). A Troyes, 
l'abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, les paroisses de Saint- 
Jean et Saint-Remy eurent de très-bonne heure des écoles, 
mais qui n'étaient pas directement soumises aux supérieursde 
ces églises. La collation de celles de Saint-Remy et de Saint- 
Jean appartenait au chantre (d), puis à partir de 1200, an 
sous-chantre de la cathédrale [e], La nomination à celle de 
Notre-Dame, était un privilège que possédait l'écolàtre de 
Saint-Etienne. Ces trois établissements formaient, avec ce- 
lui de Saint-Pierre, les .^rano^es écoles. On y enseignait la 
grammaire, le latin, et quelques éléments des sciences ma- 
thématiques. Dans les petites écoles, répandues par la ville 



(a) Liasses 474-5-6. 
(6) Liasse 115. C. 
(c) L. 298. E. 
{d) L. 40. Pasàïm. 
(e) L. 98. C. 



— 326 — 

et la banlieue, oq apprenait à lire, à écrire et à chanter. La 
libre disposition de ces dernières revenait aux chantre et 
sous-chantre de Troyes. Mais des difficultés s'étant élevées 
entre les collateurs,en 1327, ils convinrent d'un commun ac- 
cord, que toutes les écoles seraient réunies en une seule 
agence, et que le chantre, ainsi que Fécolàtre, nommeraient 
alternativement, pour y présider, un grand-maître ou rec- 
teur général, et partageraient les profits (a). En 1436, à l'issue 
de cette lon^e lutte avec les Anglais, qui, depuis plus d'un 
siècle, ruinaient périodiquement nos institutions, comme ils 
ravageaient nos campagnes, l'évéque Jean Lesguisé résolut 
de relever les écoles, et renouvela, pour cet effet, un règle- 
ment général qui nous a été conservé {b). Ces statuts, arrêtés 




ffanisation de ces établissements, et surtout des grandes 
écoles, l'ordre, le choix des études, l'emploi du temps, le 
nom des auteurs, et la désignation des exercices, y sont 
l'objet de renseignements très-circonstanciés. Les grandes 
écoles étaient dirigées parle Grand-Maître, Celui-ci confiait 
à des hommes choisis par lui, les fonctions de Maîtres^ Ré- 
gentB ou Bacheliers, L'un d'entr'eux remplissait l'office de 
Prévôt, Il convoquait le conseil des maîtres, conduisait les 
écoliers à la messe, veillait au luminaire, et désignait les 
chanteurs aux fêtes classiques de Sainte-Catherine et de Saint- 
Nicolas. Il devait encore pourvoir les écoles de balais, de 
paniers et de pelles, pour le maintien de leur propreté. En 
récompense, il percevait, par chaque enfant, une somme an- 
nuelle de 6 deniers tournois, payable en deux termes. Il j 
avait aussi les Primitifs et le Portier y l'un et les autres pris 
parmi les élèves. Les premiers étaient des écoliers pauvres, 
mais vigoureux {fortes), qui balayaient l'école, s'obligaient à 
certaines corvées, et moyennant ce travail, étaient exempts 
de la taxe scolaire. Le portier avait le soin de la porte; il 
donnait le congé le matin, après une certaine messe, et le 
aoir, après vêpres. Lorsque les élèves devaient revenir, Û 
frappait sur la porte avec son bâton, et donnait le signal du 
départ en criant : Allez dîner l (Ite pransum 1) Mais les jours 
de fête, lorsqu'il y avait congé, il se contentait dédire lAUez! 
— L'étude du latin est singulièrement recommandée aux 
écoliers, bien qu'il ne s'agît pas de la latinité de Cicéron ni de 
Tirffile, si l'on en juge par l'idiome dans lequel est conçu le 
règlement lui-même. Les écoliers, même entr'eux, ne doi- 
vent jamais parler français, mais toujours latin; a mieux vaut 
un latin congru qu'incongru, mais mieux vaut encore un latin 
incongru que le français I» Tous les élèves, sauf quelques pri- 
vilégiés, garçons ou filles, de toutes les écoles quelconques 



(a) Liasse 9S. C. 

(b) L. -40. D. 



— 326 — 

de Troyes ou de la banlieue, doivent au ^and-mattre, on 
recteur, chacun six sous tournois par an; à savoir 3 sous à 
Noël, et 3 sous à la Saint-Jean-Baptiste. 

Nous sommes comparativement beaucoup moins riches 
en documents sur le coUége de Troyes iu), dont l'histoire est, 
du reste, beaucoup mieux connue ((). Nous possédons, toute- 
fois, plusieurs expéditions authentiques du testament de 
François Pithou (c), par lequel il lègue au collège ses livres, 
sa maison et d'autres biens, mais à la condition expresse 
que la jeunesse que Ton y élèvera ne sera jamais confiée aux 
Jésuites. Dès 1550, des négociations furent entamées par les 
maires et échevins, pour doter la ville de cette précieuse 
institution ; mais des retards sans fin s'opposèrent à leur 
conclusion. Ce fut seulement en 1627 (d) que le testament de 
Pithou, viort en 1611, fut mis à exécution, et que la maison 
prit une extension convenable. 

Le collège fut le successeur naturel des grandes écoles. 
Quant aux petites écoles, elles furent représentées, jusqu'à 
la révolution, par ces maîtrises attachées aux presbytères, 
où les enfants apprenaient à écrire quelque peu, à lire et a 
chanter. J'ai recueilli sur ces écoles, qui, seules, donnaient 
au peuple l'instruction élémentaire, quelques indications 
curieuses. Dans les villages, la nomination des maîtres était 
faite tantôt par le curé, tantôt par les habitants (e), puis an- 
prouvée par l'évéque, et homologuée par l'intendant delà 
province (/). 

Le Seigneur, dit Lesguisé dans le préambule de ses sta- 
tuts, s'adressant à ses disciples, en la personne de saint 
Pierre, leur recommande par deux fois : Paissez mes agneaux 
ipasce agnos meos)^ mais une fois seulement : {pasce oves meas\ 
paissez mes brebis. D'où il suit que la science est surtout ei 
d'abord le partage de l'homme. — Quant aux femmes, les 
renseignements qui nous sont restés sur leur instruction, se 
bornent à nous apprendre que les jeunes filles payaient la 
même rétribution au recteur, que les jeunes garçons (g). Il 
est clair, cependant, que le mode d'enseignement était tont 
différent pour elles. La transformation des grandes écoles en 

(a) Liasse 490 et sniyantes. 

{b) Yoy., sur ce sujet, Duhalle. t. n. p. 667. Grosley, Mémoir. Mii- 
t. n. p. 647 ; Vie de Pithou. Passïm. Courtalon, Topograp. hist. t. n. 
p. 224. M. Fomeron, ancien principal du collège de Troyes, a inséré, 
sur le même objet, dans V Annuaire de VÂube de 1841, une notice fort 
utile à consulter, surtout pour les temps modernes. 

(c) Liasses 495. B. et 497. Dossier yii. B. 

(d) L. 495. B. 

(e) Voy. liasse 337. 

if) Liasse 472, à la date du 7 septembre 1783. Yoy. aussi liasses 
468 = 473. Passïm. 

{g) Liasse 40. D. 



— 327 — 

eollégef réalisa, pour la jeunesse masculine, ce que nous ap* 
pdk>D8 aujourd*nui ViMtruetion secondaire ; mais nous ne 
▼oyons pas que la civilisation ait rien produit d'analogue en 
laveur de l'autre sexe. L'éducation des familles riches s'opé- 
rait par le mode privé. Celle des jeunes filles aisées avait 
fieu dans les couvents. A défaut de prévoyance sociale, l'ar- 
dbente charité du christianisme l'improvisa pour la fille du 
iMiuvre. Indépendamment de quelques écoles conventuelles, 
lesquelles les lumières nous manquent, la communauté 



iea Ursulines, qui s'établit à Troyes au commencement du 
dix-septième siècle, était vouée principalement à l'éducation 
de la jeunesse (a). D'autres communautés, telles que les 
Sœurs de la Croix, du Bon-Pasteur, etc., etc., paraissent 
seules avoir exercé, quoique d'une manière moins spéciale, 
le même ministère. En 1680, par les soins du docteur Nicole, 
une congrégation de Sœurs Noires, ou Ré^enteSy s'établit à 
Troyes, ayant pour mission d'instruire la jeunesse (5). Mais 
en 1749, une querelle de doctrine s'étant élevée entre ces 
dames et l'évéque Poucet de la Rivière, ce dernier fit fermer 
leur maison. 

Avant 1703, il existait, à Troyes, des écoles de charité pour 
les deux sexes. A cette époque, en effet, l'évéque D.-F. Bou- 
lUlier de Chaviniy augmenta la fondation faite par une de- 
moiselle de Galmet, en faveur des paroissiens de Saint- 
Nhder, pour une école paroissiale qui était devenue insuffi- 
sante {c). Il traita, en conséquence, avec le supérieur-géné- 
ral des Frères des écoles chrétiennes, le célèbre J.-B. de la 
Salle; ce dernier lui envoya deux instituteurs, au lieu d'un 
seul qu'elle possédait déjà. Ce mode d'enseignement se pro- 
pagea bientôt. En 1720, 1 évéque Bossuet, neveu de l'illustre 
orateur, en dota les paroisses de Saint-Jean et de Sainte- 
Madeleine. Saint- Remy eut la sienne vers 1750, et le déve- 
loppement de ces écoles populaires alla croissant {d) jusqu'à 
èe que le pouvoir laïque prit en main la tâche d'élever 
tes enfants lui-même. 

Le zèle de l'autorité locale se si^ala dans les derniers 
temps de la monarchie, par la création d'écoles profession- 
ndles plus nombreuses qu'elles ne le sont, même de nos 
iours. En 1773, le collège des chirurgiens et médecins de 
Tt'oyes fonda dans cette ville une école de chirurgie (e). Un 
cours d'accouchement ne tarda pas à s'ouvrir (f). Vers la 
même époque, quelques citoyens nonorables, nommés Ron- 
dot, Milony, Herluison et Cossard, puis MM. Baudemant et 



(a) Voy. BUtliog. 68. Liasse 454. Reg. 17â7 et suivants. 
(6) Duhalle. ms. t. n. p. 911. 

(e) Liasse 495. Dossier i. 
(d) Ibidem. 

(«) Voy. Bibliog. 285. 

[f) Ibid. 286. 



— 328 — 

fiaziD, voulurent faire revivre pour leur patrie sa renommée 
artistique du moyeo-âge, en créant à leurs frais^ et ifarleor 
coopération directe, une école publique et gratuite de des- 
ain. Les fondateurs professaient eux-mêmes. Ils ensei- 
gnaient le dessin dans toutes ses applications :fiKure, archi- 
tecture, tracé de lignes, etc. On y joignit les mathématiques 
et même la littérature. Toutefois» ce fut principalement la 
direction industrielle qui fit alors le succès de cette école. 
Aidée par les efforts de la mairie, protégée par l'intendance, 
elle fut confirmée, en 1779, par lettres-patentes du roi. Ce 
diplôme accordait, annuellement, à l'élève couronné du 
premier prix au concours, un brevet de maîtrise gratuit 
dans un art ou métier quelconque la). 

S lY. Coutumes payennes. — Art dramatique^ — Théâtre. 

L'histoire du département de TAube nous offre le spec- 
tacle d'une foule de pratiques et de coutumes qui remon- 
tent évidemment à une source payenne et matérialiste. Le 
christianisme, qui enseignait le triomphe de l'esprit sur la 
chair, trouva debout ces usages, que lui léguèrent les reli- 
gions précédentes. L'église, la plupart du temi)s, les comba^ 
ut; quelquefois elle les toléra. Parfois aussi, elle pactisa 
pour ainsi dire avec eux, et les conquérant à son profit, elle 
se contenta de jeter sur eux le voile de son dogme et la 
livrée de sa puissance. Mais jamais elle ne les vainquit tota- 
lement. Tous les ans, au !«' mai, les gens de Ramerupt se 
rendaient, jusqu'au nombre de vingt, en chassant sur la 
route, au hameau de St.-Remy, dépendance de cette sei- 
gneurie. C'étaient les fous de Ramerupt; le plus fou menait 
Ta bande. Ceux de St.-Remy devaient les accueillir et les 
recevoir gratuitement, eux, leurs chevaux et leurs chiens, 
leur faire dire la messe, et souffrir toutes les folies du capi- 
taine, lis devaient, en outre, leur fournir un bélier l>eau et 
hien cornu, qu'on ramenait en triomphe. Revenus à Rame- 
rupt, les fous saluaient de coups de feu ou d'artifice la porte 
du curé, du bailli, du procureur fiscal ; puis on se rendait 
sur la place de la halle, et Ton dansait autour du bélier 
couronné de rubans. Cette cérémonie persista jusqu'à l'é- 
poque de la révolution française (6). 

La procession de St.-Loup et de son dragon, à Troyes, 



(a) Yoy. Bibliogr. 388. Liasse 495, dossier u. 

{b) « Un seigneur de Ramerup démembra de son domaine U 

paroisse de Saint-Remy, à la charge d'ane redevance qai se perçoit 
tous les ans. Elle consiste à livrer, le premier may, un bélier beau ^ 
bien cornu, aux habitants de Ramerup, qui ont le droit de Palier cher- 
cher jusqu'au nombre de vingt, en chassant en chemin; ceux deSt.- 
Remy sont obligés de les recevoir gratuitement eux, leurs chevaux et 
leurs chiens, de leur faire dire la messe, de souffrir toutes les folies do 
plus fou d'entr'eux, à charge par eux de se présenter à leur retour, et 
de saluer à coups de fusil la porte du curé de Ramerup, du bailly, do 
procureur fiscal, et d'aller ensuite sous la halle danser autonr do be- 



— 529 — 

trôs-Gonnuey et puise vraisemblableiDent à la même source 
son origine problématique. 

A Bar-sur-Aube et aux environs, 4es jeunes filles se ren- 
dent encore, à certains jours de l'année, sur la coline de Ste.- 
Gensaine, à Feudroit où la tradition porte que cette martyre 
fot ensevelie, dans le v« siècle. Là, elles enfouissent en terre 
des épingles, esijérant obtenir, en retour de cette offrande 
et par Tintercession de la sainte, un époux selon leur gré (a). 
Une pratique anidogue s'observe encore, dit-on, dans le 
même but, à la CnnX'Lamothe, près de Troyes. 

L'origine et Tétymologie du village de Vendeuvre est, 
parmi les auteurs, un sujet de controverse (6). Des cbroni- 

Sues locales font, de cette ancienne petite ville, l'ouvrage 
e Vénus ou du dieu des Vendanges (c). Quoiqu'il en soit, il 
exista de très-bonne beure, dans cette localité, une confré- 
rie de St.-Nicolas, le Baccbus du moyen-jâge. Les statuts 
primitifs de cette confrérie, dont les lambeaux nous ont été 
conservés ((Q, témoignent de l'élément sensuel qui présida 
long-temps aux cérémonies de ces associations. 

Tons les bistoriens de Troves ont parlé de la fête des fous^ 
4e la fête des innocents et de la fête de Vdnèy qui se célé- 
braient avec la plus grande solennité à St.-Etienne et à la 
catbédrale. Dans beaucoup de circonstances, et aux princi- 
pales fêtes du calendrier chrétien, une foule de coutumes 
profanes mêlaient aux austères pratiques de la liturgie sa- 
crée, leur liturgie excentrique et burlesque. Mais laissant 
de côté le caractère philosophique de ces faits, nous nous 
bornerons à montrer en eux 1 origine et le développement dé 
Fart et des représentations dramatiques. Duhalle, Gourta- 
lon et Grosley ont consigné dans leurs ouvrages quelques 
notes empruntées à nos archives ecclésiastiques, sur les 
mystères les plus importants et les plus anciens, qui se 
jouaient ainsi. C'étaient le Jeu de St.-JLoup, la Diablerie de la 
, vengeance de Jésus-Christ, la Représentation des Trois Maries, 
et quelques autres. Une charte de 1408, donnée au nom du 
cardinal de Bar, qui tenait le siège de Langres, ordonne 
et recommande au doyen et au chapitre de St.-Maclou, de 



lier orné de mbans. Les plus hapés du pays se montrent fort jaloux 
de percevoir cette redevance et n'oublient jamais le fol. » (Gourtalon, 
, Topogr. hist, ms. 45 de ma BMiogr,, t. ii, au mot Ramerupt.) L'auteur 
cite en marge de l'article pour autorités : « Gamusat, Promphuirium; 
Besguerrois, 960. Nobiliaire de Champagne, Mém. communiqués, et 
le Moreri. > — Ramerupt cessa d'avoir des seigneurs particuliers, an 
.xiii« siècle, époque où il passa dans la maison de Ghampagne, par 
Philippine de Ghampagne, épouse d'Erard de Brienne. 

{a) Vie de sainte Germaine, p. 64. ÇBibl. no 179.) Yoy. aussi deux* 
feniUetons insérés dans VÀube, en dates des S et 15 mars 1841. 

(6) Voy. Bibliogr. 327. 

(«) Ibid. 82. 

(d) Ibid. 81. 



— 330 — 

célébrer solennellement la fête de leur patron (a), n leur 
enjoint, en conséquence, de se réunir à quelques bommcrîs 

I)our représenter, sur les places de Bar-sur-Aulie, la vie et 
es miracles du saint, a avec diversité de costumes et per- 
sonnages, » en présence du clergé et du peuple, puis de dire 
ensuite la messe à un autel portatif dressé sur les mêmes 
échafauds. Il existe encore à Tro^res, parmi les arclHves de 
la maison commune, un manuscrit du xv« siècle (b) conte- 
nant, en trois volumes ou journées, les mystères de la CréOf 
tion, de la Passion et de la Résurrection de J.-G., représentés 
en ville vers le milieu de cette période. J'ai transcrit, pour 
les publier plus tard, les x>assages les plus importants de 
cette composition, que je considère comme un monument 
littéraire aune grande curiosité. 

Les progrès de l'instruction et le perfectionnement des 
rapports sociaux firent, peu à peu, disi^araitre des mœurs 
cette naïveté extrême qui seule pouvait comporta un pardi 
mélange des farces les plus grotesques aux actes les plus 
élevés de la vénération humaine. Alors le théâtre s'^dli 
I>eu à peu de l'église , son premier berceau. Uélément sa- 
tirique ou mondain, qui abonde déjà sur les tréteaux gros- 
siers de la scène reU^euse, put se déployer filus à l'aise, et 
recevoir un double aiguillon et de sa propre indépendance^ 
et du goût public, chaque jour moins facile. Nous ne voyons 
pas, toutefois, que l'art dramatique ait créé, dans cette cir- 
conscription de la Champagne, de théâtre durable, ni même 
d'essais réellement locaux et périodiques. Sans parler des 
mystères religieux qui persistèrent jusqu'à nos jours sous 
une forme amoindrie, indépendamment des troupes amba- 
lantes et sans patrie qui, de tout temps, ont promené de foire 
en foire leurs tentes nomades, les entrées des rois, des princes, 
des dignitaires et autres solennités analogues (c), étaieot 
les seules circonstances où la comédie pût prendre quelque 
essor, et l'art percer Fenveloppe de cette seconde enfance. 

Enfin, ce fut seulement vers le déclin du siècle dernier que 
l'on construisit, à Troyes, une salle de spectacle {d). 

[a) Liasse 116. B. 

[b) BiMiogr, 70. 

[c) En 1555, le 1er février, Eléonore, seconde femme de François !•', 
fit son entrée à Troyes.... « Et furent faites alors grandes pompes et 
somptuosités.... Il y aroit outre cela une bande de Maures de gens de 
pratique, dont Tintention étoit de divertir sa majesté par cette maso- 
rade, qui faisoit un grand plaisir à voir. > (Duhalle. 1. 591.) — 1548. En- 
trée de Henri II. < ... Parmis cette milice bourgeoise étoit la plus grande 
partie des gens de pratique habillés en maures et le prince des sots arec 
ses supôts habillés en sauvages. Rien n'étoit plus agréable que deTOÛ* 
ces deux bandes qui marchoient devant lesdites compagnies bour- 
geoises, tant ils étoient bien accoutrés et en bon ordre. » Ibid. 393. 
Voy. encore le même. t. ii. Première partie, pages 287 et 288, et 
Grosley, Mém. hist. t. ii. p. 600. 

{d) Liasse 471. 



— 331 — 

S V. VUU de Troyes. HUtoùre polUique et civUe. 

L'histoire des origines municipales de Troyes offre une 
matière d'études d'autant plus intéressante, mie cette ques- 
tion est de celles que les annalistes de cette ville ont laissées 
à peu près intactes. Mais, pour éclairer ce problème, les 
archlTes de la préfecture ne contiennent que quelques rares 
documents incomplets et sans suite. J'ai consigné dans mon 
catalogue (a) ces bribes éparses, qui fourniraient peu de 
lumières et mériteraient peu d'attention si elles étaient 
lê<dées, mais qui jouent un rôle important dans la bibliogra- 
phie de ce point historique, en ce qu'elles corroborent ou 
complètent des témoignages que l'on peut recueillir d'autre 
part. Je me contenterai donc ici de renvoyer à ce catalogue, 
me réservant de dire quelques mots sur cette question dans 
une dissertation spéciale (6). 

C'est seulement sur les dernières époques de l'histoire 
minicipale que les archives de ce dépôt contiennent quel- 
ques renseignements suivis et qui lui soient propres. 

En 1787, le roi, pour faire face aux embarras extrêmes de 
l'administration, convoqua les Notables à Versailles. Les 
oorporations les plus importantes, les principales cités du 
royaume, et notamment les lonnes villes, devaient en faire 

rtie. Troyes venait récemment de renouveler la possession 
ce double titre, en se faisant représenter au sacre de 
Reims, et en obtenant du roi des lettres qui lui confirmaient 
sa qualité de capitale de toute la province. Cependant elle 
lût omise de la liste des corps de 1 état auxquels des lettres- 
closes avaient été adressées. Mais, sur la représentation de 
Féchevinage, transmise au roi par M. Rouillé d'Orfeuil, in- 
tendant de Champagne, le maire de la ville fut invité à se 
rendre au conseil, avec les autres notables. 

On sait quel fut l'insuccès de cette tentative politique. 
Le maire de Troyes ne tarda pas à revenir à son poste. 

Cependant le mal et l'inquiétude x>ublics allaient toujours 
croissants. A Troyes, depuis un, demi-siècle surtout, le com- 
merce et l'industrie étaient frappés d'une langueur mor- 
telle. L'anéantissement des foires de Champagne, des si- 
nistres multipliés, des traités désastreux avec l'étranger, 
les fautes nombreuses, l'incurie et l'imprévoyance du règne 
de Louis XV, avaient amené cet état déplorable. De sourdes 
rumeurs agitaient les esprits. Parfois un bruit d'alarmes, 
venu on ne sait d'où, remontait la Seine avec les bateliers, 
et répandait la terreur dans les campagnes ; ou bien il écla- 
tait tout-à-coup dans un village, sans cause connue ; la cloche 
s'ébranlait, et l'envoyant de tocsin en tocsin , le répandait 
bientôt par toute la contrée. Alors les habitants des fau- 
bourgs et de la banlieue quittaient subitement leurs cam- 

[a] Liasses 481 et suivantes. 

(b) Voy, ci-après, Notes et documents pour servir, etc. 



— 332 — 

pagnes et venaient, comme au temps du moyen-âge, chas- 
sant leurs troupeaux devant eux, se réfugier au sein de la 
ville fortifiée. Le peu de religieuses que la foi avait laissées 
dans les couvents, désertaient les murs inviolables de lenn 
clôtures fermées sur leurs pas depuis 800 ans, et acccmraient 
cacher aussi, dans une enceinte de remparts, Tefliroi qui 
venait les saisir jusque sous Toeil de Dieu (a). 

Quelque chose de sombre et pourtant d'héroïque, gonflait 
toutes les poitrines et fermentait dans toutes les tètes. Lei 
assemblées graduées de la province se formaient active- 
ment. Le goût des discussions, et une naissante sympathie 
pour les scènes changeantes des affaires publiques , ame- 
naient des réunions improvisées , et se ûraduisaient, aa 
sein des conseils légalement institués, en motions chaleu- 
reuses et en travaux d'une érudition enthousiaste (6). Des 
mots inouïs, d'un effet magique, comme ceux de pcUrie (e), 
ûe citoyens, d'indépendance, circulaient de bouche en bouche, 
éblouissant d'un secret vertige ceux à qui ils étaient 
adressés, et compris à peine de ceux qui les proféraient. 
Enfin, un excès de fougue et d'impatience débordait dans 
tous les rangs de la société, et chacun semblait attendre 
l'éclair final qui devait jaillir au milieu de cette atmosphère 
électrique. 

Dans ces critiques circonstances, l'autorité municipale 
était remise, à Troyes, entre les mains de M. Huez, le même 
qui avait assisté a l'impuissante assemblée des notables. 
C'était un homme honnête, charitable et vertueux, comme 
Louis XVI, mais dépourvu de ces qualités énergiques qui, 
en des temps orageux tels que ceux-là, maîtrisent et gou- 
vernent la foudre, et sans lesquelles la vertu elle-même 
n'est qu'une arme inutile, et bonne seulement à l'attirer. 

Vers la fin de 1789, époque à laquelle nous sommes ar- 
rivés, l'agitation était excessive à Troyes; le malaise ma- 
tériel des classes pauvres, à son comble. Des querelles 
avaient éclaté entre elles et la garnison, dont la présence 
était vue d'un œil jaloux et menaçant. Déjà plusieurs insur- 
rections partielles s'étaient manifestées, et avaient été mal 
réprimées, les S, 27 et 29 du mois d'août. Enfin, le mercredi 
9 septembre 1789, un individu se plaint qu'un farinier 
nommé Bezançon, offre en vente du riz avarié. La populace 
s'assemble en tumulte, s'empare du marchand, saisit deux 
voitures de la marchandise, et les conduit à l'Hôtel-de- Ville. 

des conseillers do 
deux heures, pour 
par cette hâtive équité, lâ 
gravité et les plus chères garanties de la justice. Il se rend 

(a) Liasse 481. Pièce J. 

(b) Registre 1756. 

(c) Voyez , par exemple , les préfaces des différents ouyrages de 
Coartalon, curé de Sainte-Savine, et pour un mot seulement, sa lettre 
au chapitre de Saint-Pierre, l^tuéê paléograpkique» Pièce 43. 




-^ 388 — 

aa palais, bravant d'un front serein et calme les clameurs» 
et, déjà^ les outrages de la multitude. L'affaire se juge : mal- 
heureusement, peut-être, les grains sont reconnus avariés, 
et le maire prononce lui-même la sentence qui ordonne de 
les brûler. Mais aussitôt des murmures éclatent et grossis- 
sent. Cette condamnation ne suffisait plus à Tappétit, dès- 
lors sanffuinaire, des factieux exaspérés depuis long-temps 
par le vice et le besoin, et alléchés dès le matin par des cou- 
oessions imprudentes. C'est au maire lui-même que s'adresse 
leur colère : A bas M* Huezl M, Truelle en place! En vain, 
au milieu du péril croissant, cette substitution est-elle ac- 
cordée, cette dernière demande satisfaite. A mort M. Huezl! 
répète la foule de plus en plus tyranniqueet féroce. Fort de 
sa conscience et de ses vertus, le malheureux magistrat 
reste calme encore au milieu de Torage. Il se réfugie dans 
la chambre du conseil. Alors une lutte sanglante s'engage 
entre ses amis et la populace. De généreux défenseurs se 
jettent au milieu pour le protéger. Mais la porte du conseil 
est enfoncée. L'infortuné maire, pris et repris par ses col- 
lègues, est traîné tumultueusement jusqu'aux degrés du 
palais. Là, la rage des factieux ne rencontre plus d'obstacle 
et ne connaît plus de bornes. L'un d'eux lui jette une corde 
au cou, un autre le frappe d'un couteau ; un autre lui em- 
l^t la bouche de foin, lui perce les yeux ; et la horde de 
caiuiâ>ales le traîne ainsi par les rues, le plonge à la rivière, 
Feprend son cadavre, le traîne de nouveau, et le jette enfin 
m petit cimetière Saint-Jean. Puis, passant du meurtre aa 
pillage, elle se rend dans la rue du Bourg-Neuf, et dévaste 
de fond en comble sa maison. Celle de messieurs Giiyot, 
notaire, Cadot, lieutenant de la maréchaussée, Fadate de 
Saint-George, commandant militaire, subissent le même 
sort. Tous ces crimes se succèdent au milieu de la conster- 
nation générale, de l'inaction des troupes et de l'impunité. 
Enfin, sur le soir, vaincus par l'ivresse du sang répandu et 
du vin volé dans les caves, bien plus que par les tardifs et 
timides efforts de la milice, les bourreaux s'arrêtent de las- 
ritade, et sont conduits dans les prisons de la ville, d'où la 
garde elle-même ne tarde pas à les délivrer {a) I 
Tel fut, à Troyes, le sanglant début de ce grand drame 




tissent encore à leurs oreilles et jusque dans leur cœur, et 
dont les témoins sont peut-être encore trop nombreux pour 
qu'elle puisse avoir déjà ses écrivains et ses juges. Pour moi, 
ma tâche est accomplie, et je dois déposer ici la plume, 
rai l'honneur d'être avec respect, 
Monsieur le Ministre, 

Votre très-humble et trè9-obéissant serviteur. 
IVoyif, mat 1841. 

(a) Yoy. pour l'ensemble du récit qui précède, Liasses 481-7. • 



— 334 — 

NOTICE sur Us Archives de la principauté de Pont-sur-Sbimb, 
contenues dans le dépôt de la préfecture de CAube (a). 

L'ancienne seigneurie de Pont, Pont-sur-Seine, Pont-le-Roi, 
et selon rétymolo^ie, Ponts-sur-Seine [Pontes ad seauanam), 
est située à 5 myriamëtres de Troyes, dans Tarrondissement 
de Nogent. Lors de la réunion de la Champagne à la cou- 
ronne, elle passa, comme héritage des comtes, dans le do- 
maine royal. En 1404, Charles VI l'aliéna en faveur de 
Charles, roi de Navarre, tout en se réservant les droits 
royaux (5). Rentré en possession de cet apanage, Louis XIII 
le conféra, en 1629, à la princesse douairière de Bourbon- 
Conti. Cette dernière le vendit presque auissitùt à M. Bou- 
thilier de Chaviguy, sur-intendant des finances pendant le 
ministère du cardinal de Richelieu, et de la même maison 
qui a fourni deux évéques au siège de Troyes. Sa terre, 
érigée en marquisat, resta dans cette famille jusqu'à Claude- 

(a) A la suite des lettres qai précédent, nous insérons ici une no- 
tice succincte sur les archires de l'ancien château de Pont, qui figoie 
parmi les seigneuries, au tableau général des fonds (voyez ci-dessoi, 
page 80) compris dans notre dépôt. Ces archives sont encore tréi- 
considérables. Ecrites pour la plus grande partie en langues étran- 
gères, occupant un vaste espace dans les greniers où eUes ont été long- 
temps reléguées, eUes ont eu à souffrir plus qu'aucun autre lot, des dé- 
prédations et de l'incurie que j'ai précédemment signalées. Malgré ces 
mutilations, les seules liasses que renferme ce fonds, emplissent encore 
prés de 200 cartons d'un grand format, où nous les avons recueÔ- 
lies. Une partie de ces documents est écrite en français ; une autre 
l'est en latin ; une troisième, en italien ; une quatrième, en allemand, et 
enfin le reste en polonais. Mon ignorance complète de cette dernière 
langue, et le désir, ainsi que l'obligation, de laisser cette tâche à des 
mains plus capables, joints à des considérations de temps, ont dû 
me faire renoncer à coordonner, comme elle devrait l'être, cette di- 
vision des archives historiques de la préfecture. J'aurai même souvent 
recours, pour le peu que je vais en dire, aux lumières de mon sarant 
ami, M. J.-L-Gorvinus lastrebski, qui a bien voulu me livrer à dis- 
crétion les notes qui forment les principaux éléments de cette rapide 
revue. Je m'empresse de payer cette dette à son obligeance, et de 
lui rapporter, comme à leur véritable auteur, tous les renseignements 
utiles que cette notice peut offrir. M. lastrebski, qui déjà s'est acquis 
parmi les philologues on rang distingué par ses travaux d'érudition 
dans la paléographie «lave, est peut-être le seul homme en France qni 
lût en état de rendre compte de ces archives. Je dépose ici le vœu qoe 
forment sans doute avec moi tous les juges éclairés de cette question, de 
voir l'administration compléter le service qu'elle a rendu au pubUc, ainsi 
qu'à elle-même, en ordonnant, aussitôt que le lui permettront ses be- 
soins et ses ressources, le classement définitif de cette dernière et im- 
portante fraction des archives historiques du département de l'AoIie. 
J'ajouterai sans crainte que les précédents travaux de M. lastrebski le 
recommandent natureUement au choix de l'autorité compétente, et 
que l'on ne saurait remettre en meilleure main cette mission difficile. 

(6), Voy. registre no 1788. 



— 335 — 

Louis de Ghavignvy marquis de Ponts, qui mourut en 1776. 
C'est de là quelle passa au prince Ferdinand de Rohan, 
archevêque de Bordeaux» puis enfin au prince Xavier de 
Saxe (a). 

Celte brève exposition divise Thistoire du château de 
Pont en 3 périodes, qui correspondent à 3 classes distinctes 
d'archives. 

Celles qu'a laissées la domination souveraine des^ comtes 
et des roisy paraissent peu considérables et peu importantes 
à l'égard de Thistoire narrative. D'«après une inspection très- 
rapide, elles m'ont semblé se composer en srande partie 
de transactions, d'actes d'administration ou Se procédure, 
ou enfin de titres de propriété, qui n'intéressent, au premier 
chef, que les détenteurs actuels du fonds et de ses anciennes 
dépendances. 

La seconde période est celle pendant laquelle cette rési- 
dence, avec le titre de marquisat, fut possédée par des par- 
ticuliers, et presque exclusivement par la maison de Cha- 
vlgny. Cette période parait avoir laissé moins de traces 
exÈCore que la première. 

Enfin, le corps principal du lot qui nous est resté, consiste 
en papiers domestiques ou autres ayant appartenu au prince 
Xavier de Saxe, qui, le dernier, posséda ce beau domaine, 
avant la révolution française. 

Quelques renseignements biographiques sur ce person- 
nage, ne seront donc pas déplacés en ce lieu, et nous con- 
duiront à une analyse superficielle des documents en ques- 
tion. 

François Xavier de Saxe, appelé communément le prince 
Xavier ou le comte de Luzace, était, dit M. lastrebski, fils 
poiné de Frédéric-Auguste III, électeur de Saxe et roi de 
Pologne. Sa sœur, Marie-Josèphe de Saxe, née à Dresde en 
1731, épousa en 1747 Louis, Dauphin de France, mort en 
1765, et le prince devint ainsi oncle maternel de Louis XVI. 
Quoique placé par sa naissance au rang le plus élevé et pour 
ainsi dire au milieu des trônes, une destinée singulière vou- 
lut qu'il restât au bas de leurs degrés sans pouvoir les fran- 
chir» et que sa vie s'écoulât dans une sorte d'obscurité et de 
perpétuelle impuissance. Prince royal de Pologne, la cou- 
ronne de ce royaume lui semblait uévolue; mais la consti- 




par 

trône son frère aîné, et après lui, le fils de ce frère. Enfin, 
beau-fils par alliance du roi de France Louis XV, frère adoré 
d'une prmcesse influente (la Dauphinej, aucune de ces res- 
sources ne suffit à faire réussir ses vues d'ambition et de 
fortune. 
Le principe électif qui régissait la transmission de la cou- 



(a) Conrtalon, Topogr, hiH, t. m. p. 252. 



— 336 — 

ronne de Pologne suscitait au comte de Luzace de redouta-r 
blés compétiteurs. Pour ajouter à ses chances de succès oa 
motif de préférence que le titre de sa naissance ne suffisait 
point à lui donner, il résolut de se distinguer dans la car-r 
rière des armes. La guerre de sept ans ouvrait un vaste 
cliamp à ce désir. Le prince de Saxe y prit part, avec un 
cortège imposant d*aiaes de camp, de chevaux et d'équi- 
pages. Il ut ainsi ses premières armes vers 1759, sous les 
ordres du général Daun, qui commandait l'armée Saxonne 
de concert avec le maréchal Victor-François de Broglie, géf 
néral en chef d'un corps d'auxiliaires français. Après la 
bataille de Minden, le prince revint à Varsovie^ espérant 
gu'il avait assez fait pour sa gloire et pour s'acquérir le suf- 
frage des électeurs. Mais il ne tarda pas à reconnaître qu'il 
n'en était point ainsi^ et que, pour assurer le triomphe de ses 
prétentions, il ne lui serait point inutile de recourir à d'au- 
tres ressources. Ces ressources, le prince les chercha dans 
l'intervention de la diplomatie étrangère. La dauphine la 
sœur lui fournissait pour ainsi dire un appui dans le cabinet 
même de Versailles. Xavier de Saxe entretenait d'ailleurs, 
auprès de cette cour comme auprès des autres gouver- 
nements de l'Europe, de nombreuses et actives intelligenceg. 
Sur ces entrefaites, Télecteur de Saxe, son frère, vînt à 
mourir, laissant un fils mineur, héritier de la couronne élsG- 
torale. Le prince fut apjpelé avec sa belle-sœur, Maria-An- 
tonia, électrice douairière, à faire partie de la régence de 
l'électorat au nom de son pupille. 

La mort d'Auguste III, son père, survenue presque en 
même temps, vint réveiller ses projets sur la couronne de 
Pologne. Le comte de Luzace renouvela ses instances auprès 
dé la cour de France, pour obtenir de sa part, auprès de la 
diète et des électeurs, une recommandation énergique. Mais 
la politique louvoyante et incertaine du duc de Choiseal, 
alors premier ministre de Louis XV, ne lui permit pas de 
réaliser en faveur du prétendant, les bonnes grâces quels 
roi lui-même portait à son parent. L'un de ses nombreux ri- 
vaux, Stanislas Poniatowski, puissamment soutenu par l'in- 
fluence de la célèbre czarine moscovite, finit par remporter, 
et monta sur le trône de Pologne. 

Ainsi frustré du double but qu'il semblait devoir atteindre, 
le prince Xavier chercha d'un autre côté ce qu'il appelait on 
établissement convenable. Il avait jeté les yeux sur la grande- 
mattrise de l'ordre Teu tonique. Mais là encore de graves 
difficultés devaient lui faire obstacle. La loi canonique, dit 
encore M. lastrebski, imposait aux religieux trois (^liga- 
tions essentielles : Castitatem, paupertatem et obedieniiam. 
Sans ces conditions point de moine I Cependant, chez les 
moines-militaires Teutoniques, ces deux dernières parais- 
sent avoir été, surtout chez les grands-maîtres modernes, 
exigées avec plus d'indulgence, ou remplies avec moins de 
rigueur. Car ces véritables Grésus monastiques, si l'on peut 
s'exprimer ainsi, tenaient cour, menaient vie royale, et n'o- 



— 337 — 

béissaient d^ailleurs à personne, pas même au pape, leur chef 
snpréfme. En effet, sur ces deux points, le prince n'essuya aa- 
ciine critique de la part du haut chafpitre de Margentheim. 
Mais il trouva des juges beaucoup plus sévères sur le pre- 
mier (casHtatem). Le comte de Luzace, dont le cœur n'a- 
vait jamais été engagé, du moins par les liens sacramentels 
du mariage, ne comprenait rien à ces étranges susceptibilités. 
Il représenta au chapitre l'état avéré de célibat dans lequel 
Il vivait, ne pensant pas, disait-il, qu'une vertu plus pro- 
fbnde que la sienne- fôt indispensable aux fonctions de 
grand-maître, et protestant qu'il apporterait à les remplir une 
dbasteté non moins grande que celle de ses plus illustres 
prédécesseurs. Mais le chapitre fut sourd à ces assurances, 
et n'en répéta pas moins au candidat, d'une voix inexorable : 
\Ca$titatem t En vain le prince Xavier s'adressa-t-il directe^ 
ment au saint-père pour résoudre ce point de conscience et 
pour concilier avec sa future suprématie religieuse, un 

Snre de vie qui ne blessait point ses propres scrupules (a). 
s efforts furent inutiles elle comte de Luzace dut reculer 
encore en présence d'une nouvelle déconvenue. 

Fatigué de tant de déceptions et de tentatives inutiles, c'est 
alors que le prince Xavier abandonna l'Allemagne et vint 
se fixer en France. Etranger sur ce nouveau théâtre et 
comme isolé, l'existence de l'exilé, malgré l'accueil brillant 
que lui fit la cour de Versailles, fut d'abord assez triste. Il 
ne fallut rien moins que la tendre sollicitude de la dauphine 
pour rendre plus souriante au prince l'hospitalité qui Fat- 
tendait. D'abord elle lui fit obtenir une compagnie des 
gardes , puis joignant ait produit des apanages qu'il avait 
conservés en Pologne, le secours de sa propre cassette, elle 
▼tnt en aide à celui qu'elle appelait son cher Jean-sanêr 
Terre, pour l'acquisition du domaine de Ghaumot et de la 
seigneurie de Pont-sur-Seine. 

C'est là que le prince se retira au milieu de toutes les 
jouissances du bien-être et du luxe intérieurs, accompagné 
de sa femme, primitivement comtesse S***, italienne d'une 
grande beauté, qui,*jadis, avait été précisément le principal 
objet des négociations, que nous avons dites, auprès du samt- 
père, et la barrière élevée par la susceptibilité des électeurs 
entre le princïe et la grande-maltrise. De cette union, légi- 
timée per subsequens matrimonium, naquirent trois filles, dont 
Tune devint abbesse d'un couvent français, et dont les deux 
autres s'allièrent en maria^ à deux familles des plus dis- 
tinguées de France et d'Italie. 

(a) rai lo dans one pièce informe, qui parait être nne minute tout 
à fait priyée et conçue en français, les instructions que le prince adres- 
sait, pour traiter cette négociation, à son a^ent auprès de la cour de 
Rome. Si cette pièce est authentique et sérieuse, elle prouverait que 
le prince Xavier apportait dans cette question, et qu'il montra dans 
toute cette affaire une candeur et une sincérité toutes germaniques.—* 
Cette piété n'appartient plus au dépôt de la préfecture de l'Aube.. 

»4 



— 338 — 

Dès la première reconstruction qui date des Gliayigiiy» 
cette résidence avait été Fobjet d'un soin particulier et d^ioa 
grande magnificence. Le Muet en fut, dit-on, l'architecte, et 
Gourtalon, qui entre à ce sujet dans quelmies détails aux- 
quels nous devons renvoyer le lecteur, déclare (en 1783) 
a qu'il faudroit un volume pour en faire une description dé- 
tailiée (a), d Toutefois, de Louis XIII à Louis XV, les révo- 
lutions de la mode avaient apporté bien du changement ea 
matière d'architecture, et le prince trouva probablement 
son manoir de Pont un peu gothique; car il y ordonna des 
modifications considérables. Quoiqu'il en soit, rien ne fat 
épargné pour en faire ce qu'il devint, c'est-à-dire un des 
plus élégants châteaux de plaisance conçus et dUtribués 
pour le goût de cette époque. 

Outre les objets d'art, peintures, sculptures, etc., les ecH- 
lections de curiosités, de Uvres, et autres (parmi les- 

2ueUes figuraient nos archives), indépendamment des em- 
eUissements et des décorations de toute espèce, la maUim 
du prince fut montée et entretenue avec une largeur et une 
libéralité remarquables. Ces mêmes archives, çui descendent 
à cet égard dans les détails les plus particuliers, présent»- 
raient donc/ ne fût-ce qu'à ce seul titre, un véritable intérêt 
historique, en nous retraçant, dans un cadre notable, une de 
ces grandes existences privées dont les exemples ont au- 
jourd'hui disparu de nos mœurs. 

Mais ce n'est pas là, il s'en faut, que se borne leur impor- 
tance. Le prince Xavier, avons-nous dit, entretenait des corres- 
pondances diplomatiques avec tous les cabinets de l'Europe. 
Il avait encore dans chaque capitale des agents particuUerg» 
qui lui transmettaient de la manière la plus confidentidle» 
sur la marche des affaires publiques, tous les renseignements 

2ui pouvaientl'intéresser. Ainsi, les généraux de Martangeet 
e Fontenay, le chambellan Bratkowski, le colonel SeyCTertyle 
conseiller d'ambassade Essenius, etc., etc., l'initiaient aux dé- 
tails les plus ténus des événements et des plus minces intrigues 
politiques qu'ils découvraient à Paris, à Versailles, à Madrid, 
a Rome, à Varsovie, à Berlin, à Vienne, à St.-PetersboargI 
Allié par le sang à la plupart des familles régnantes, il entre- 
tenait lui-même un commerce de letires suivi avec les princes 
nombreux de sa famille, depuis le roi de Pologne, son père, 
jusqu'à celui d'Espagne, qui avait épousé une de ses sœurs. 
S'il n'acquit pas, par ses propres talents ni par de haots 
faits d'armes, une grande réputation militaire, du moins le 
rôle qu'il joua personnellement dans les guerres d'Allemaffne, 
et la haute position qu'il occupait dans ces conflits parnu les 
personnages intéressés, le mirent à même de recueillir sur 
foutes les opérations de ces campagnes et sur les événe- 
ments qui s'y rattachent, des matériaux authentiques et des 
plus précieux pour en écrire l'histoire. 



(a) Topogr. hist, t. ni. p. 252. 



— 539 — 

On trouve ep effet dans ce dépôt des documents de toute 
espèce, produit des circonstances que nous venons d*exposer . 
J'en citerai quelques-uns, que le caprice du hasard, bien 
plus qu'une recherche méChodique, a portés à ma connais- 
iMice, soit par le canal de M. lastrebski, soit par mes propres 
yeux. 

Et d'abord, la correspondance de la Daunhine avec son 
Mre, dont quelques cartons ro*ont passé par tes mains, offre 
ime lecture des plus agréables et des i)lus intéressantes. 
BUe se compose de biUets presque quotidiens et tout - à- 
Cdt liâmes, qui reflètent, sous un jour piquant, la biogra- 

ale du frère et de la sœur. Dans cette correspondance se 
pl<K[ent avec le charme de rimprovisation et du secret 
èpistolaire , toutes les fantaisies d'une intelligence noble et 
eoltivèe. L'on y rencontre aussi, dans mainte page tou- 
«httate, les épanchements d'une âme sensible et d'une 
tendresse tantôt mélancolique, tantôt délicate et enjouée. 
Les affaires politiques de France occupent dans ces pa- 
liers une certaine place, et le me rappelle avoir vu, entre 
anbvs, un mémoire adressé a la princesse sur les embarras 
«m suscitait, à l'autorité royale, l'importance croissante 
«e ropposition des parlements. L'auteur anonyme de- ce 
«lémoire y signale du moins la ffravité de la situation, 
et pronostique , avec cette lucidité que donne souvent la 

EHir, même aux moins clairvoyants, les développements 
tnrs de cette crise menaçante. Du reste, pour la ques- 
tion d'autorité judiciaire, l'emploi ùe& lits de justice et 
la revendication énergique de la juridiction souveraine du 
roi; pour les autres embarras, une convocation de notables : 
laiU sont les remèdes auxquels conclut cet homme d'état. 

Un lot considérable de dépêches écrites en chiffres, puis 
traduites dans l'interligne, adressées par lei9. généraux de 
llartange et de Fontenay, et annotées d'aposb'fles diverses, 
renferment des détails multipliés sur les aiXaires et les 
Intrigues politiques de France, notamment pendant la fa- 
veur de lA^^ de Pompadour. Des liasses énormi^s de dos^ 
siers se rapportent à 1 administration de l'électorai^ de Saxe, 
et d'autres aux affaires de Pologne. Nous citerons pttrmi ces 
dernières le manuscrit du protocole des conférence:.^ tenues 
à Varsovie, en 1769, entre les délégués du roi Stanislas 
Ponlatowski et les ambassadeurs étrangers (a), des corres- 
pondances relatives à cette élection (5), et autres documents 
eoncernantles opérations des diètes législatives de Pologne. 
Trois gros volumes in-fo contiennent des Mémoires sur la 
guerre de sept ans, etc., etc. Tels sont en abrégé les seuls et 
principaux échantillons qu'une connaissance toute fortuite 
nous permette de signaler. 

Lorsqu'éclata 1790, le prince Xavier s'enfuit avec une 

(a-6) M. lastrebski possède des copies de ces docamenfs, qu'il a le- 
vées sur les orignaux, et qu'il a déjà mises en œuvre dans ses publi- 
cations. 



— 340 — 

telle précipitation, qu'il prit à peine le temps d'empprter 
sa cassette et ses bijoux les plus précieux. Il partit donc 
laissant à l'abandon sa somptueuse demeure. Toutes les 
richesses mobilières qu'elle contenait furent vendues à l'en- 
chëre, au nom de l'état , et dispersées. Mais l'immeuble 
et les papiers forent conservés comme propriétés de l'état 
Plus tard Napoléon fit don à M>°« Laetitia de cette rési- 
dence. Mais en 1814, lors de Tinyasion des étrangers, 
cette circonstance fut une recommandation fatale pour le 
château, qui fut ainsi désimé d'une manière toute spéciale à 
la rage de ces barbares. lifut en effet pillé et brûlé par les 
cosaques, qui n'y laissèrent que des ruines. C'est sur ces 
ruines que le célèbre Casimir Perrier fit construire la rési- 
dence actuelle, laquelle est aujourd'hui la propriété de M. 
Paul Perrier, l'un das fils de ce premier ministre. Quant 
aux papiers, transportés d'abord au district, ils le fttrent 
ensuite à Troyes, lors de la création des préfectures. Depnii 
cette époque ils sont restés, jusqu'à mon arrivée, daoa un 
état de désordre et de confusion croissants; et s'ils ont suM 
jusqu'à ce jour quelque contact intéressé, il y a tout lien 
de uire, en général, que ces attouchements n étaient rim 
moins que littérairest 

Il est donc vraisemblable que cette mine considérable est 
demeurée inconnue aux auteurs qui depuis un demi-sièele 
ont traité de l'histoire militaire de la France et de ses relt- 
tions internationales avec l'Europe sous Louis XV, et que 
les trésors qu'elle contient ont tout le mérite de documents 
authentiques et iuédits. Cette considération se joint de tout 
«on poids aux autres raisons d'ordre et d'utilité publiqne, 
qui réclament le classement final de ces papiers importants, 
et nous terminons en dénonçant de nouveau l'urgence de 
cette nécessité aux arbitres de la question. 



CHAPITRE II. 



DISSERTATIOBTS. 



JOYEUX AVÈNEMENT DES ÉVÊQUES DE TROYES. - UT 
DU PRÉLAT. — PALEFROI DE L'ARRESSE. 

Ce ne fut pas seulement pour les esclaves que l'évangUe, 
code rédempteur de la liberté et de la dignité humaine, fot 
un arrêt de réhabilitation. Le même bienfait s'adressa éga- 
lement aux femmes; et pour en mesurer l'étendue, ilsufi6t 



— 341 — 

de comparer Tétat civil et social de ces dernières, dans la 
chrétienté, tel que le leur fit le moyen-âge, i^vec celui de 
leurs semblables, dans le reste du monde ou dans l'antiquité. 

Toutefois, quelque fût le rang élevé que le christianisme 
accordait aux femmes, quelque soit Vavancement auquel il 
leor permit d'atteindre, il ne laissa pas de prescrire à ce 
nrogrès des limites sacramentelles et précises. Fidèle à la 
doctrine de Tancien ainsi que du nouveau testament, et 
d'accord sur ce point avec la grande généralité des lois ci- 
viles, l'église consacra en faveur de Thomme Tinégalité des 
deux sexes. Rien de plus constant, à cet égard, rien de plus 
dair et de plus formel dans leur texte, que la jurisprudence 
^ les décisions religieuses. Souvent même le langage qu'elles 
emploient devient dur à force de simplicité, et la prescrip- 
tion revêt la forme de l'anathéme. 

Le point capital qui, aux yeux de l'église, établissait entre 
les hommes et les femmes une ligne de démarcation pro- 
fonde, c'était l'incapacité de celles-ci à remplir le ministère 
du sacerdoce. Ainsi, le moyen-âge, il est vrai, eut ses diaco- 
miff M, ses prétresses, voire ses ivêquesses. De même aussi, en 
dès temps postérieurs et dans un tout autre ordre de hié- 
rarchie, on vit des présidentes, des maréchales et des ambas- 
sadrices. Mais en l'un (comme en l'autre) de ces deux termes 
de comparaison, les premières dénominations que nous avons 
rappelées n'exprimaient que des titres purement honorifiques, 
sans conférer le moins du monde, en réalité, à celles qui en 
Matent revêtues, le caractère sacré du ministère qu'elles 
dAsIgnent. Peut-être trouverait-on à grande peine aux pre- 
miers âges de la foi, et au degré subalterne du diaconat, 
ffuelmies rares exemples d'actes sacerdotaux exercés par 
aes remmes. Mais ces faits, qu'expliquent suffisamment 
d'ailleurs les besoins d'une propagation naissante, et l'im- 
perfection d'une discipline encore à l'état d'ébauche, dis- 
Saraissent devant la pratiq[iie constante, et pour ainsi dire 
evant l'éclatante protestation de tous les siècles suivants. 
L'autorité des canons apostoliques et celle des conciles, 
condamnent et prohibent énergiquement jusqu'aux essais, 

Jusqu'aux simulacres de pareils attentats au pnvUège essen- 
iellemeot masculin de la prêtrise. « Assurément, dit un 
ancien docteur, les lois ecclésiastiques disposent expressé- 
ment qu'aucune femme n'ait la présomption d'approcher de 
l'autel, ou qu'elle n'ose servir le prêtre, ou bien s arrêter ou 

encore s'asseoir entre les limites du sanctuaire Tel est 

le vœu des saints canops : que les femmes consacrées à Dieu, 
c'est-à-dire les religieuses, ne touchent ni aux vases sacrés, 
ni aux linges corporaux de l'autel (a). Enfin, l'ancien con- 

(a) Oliyier Maillard, dans un lettre adressée au couTeat de Foiisy, se 
félicite d'avoir obtenu, en faveur des religieuses de ce prieuré, des pri- 
vilèges signalés. L'un de ces privitéges consiste en ce que lies reK- 
gieases pourront blanchir les linges de rautel, sans les profaner ptr leur 
contact. Yoy. ci-dessus lettre cinquième, page 388, et liasse 44q* 



— 342 — 

cile de Nantes, invoquant Vautorité de l'apôtre (a), rappeDe 
qu'il est honteux à une femme de foire usage de la parole à 
f église (b), » Nous pourrions multiplier à rinfini des citations 
analogues. 

Ces préliminaires nous ont paru opportuns pour présenter 
sous un jour véritable, et pour faire apprécier à son juste 
degré d'intérêt et de curiosité, la singulière particularité de 
mœurs que nous allons maintenant exposer. 

Au moyen-âge, lorsque l'évéque deTroyes venait prendre 
possession de son siège, il était d'usage que la veille de cette 
solennité, il se rendit en pompe, mais vêtu seulement d'un 
camail et monté sur une mule ou un palefroi, à l'abbaye de 
Notre-Dame-aux-Nonnains, antique monastère de femmes, 
jadis situé à Tune des portes et en dehors de la ville (<;}. 
Arrivé au pourpris de l'abbaye, c'est-à-dire dès qu'il avait 
touché la terre qui en formait le domaine, il rencontrait 
i'abbesse qui se présentait au-devant de lui pour le recevoir, 
assistée de toutes ses religieuses : aussitôt, le prélat descen- 
dait de sa monture; un sergent de l'abbaye la saisissait par 
la bride, la conduisait toute sellée dans récurie abbaUale, 
et le palefroi y restait pour toujours comme propriété de 
I'abbesse. Gela fait, cette dernière prenait le prélat par la 
main; et, suivie de tout le peuple, elle l'introduisait dans 
son monastère. Là, l'évéque entrait au chapitre, s'aoenouil- 
lait, récitait une prière que I'abbesse lui indiquait ; puis, 
après avoir dépouillé son camail, il recevait de ses mains 
une chappe somptueuse; elle lui donnait une crosse, M 
ceignait la tête d une mitre, et lui présentant le texte des 
Evangiles (<i), elle lui faisait prêter à haute voix, puis trans- 
mettre par écrit le serment dont voici la teneur : 

<r Moi, tel, évêque deTroyes, je jure d'observer les droits, 
» franchises, libertés et privilèges de ce monastère de Notre- 
Dame-aux-Nonnains. Qu'ainsi Dieu me soit en aide et ces 
» saints Evangiles. » L'évéque alors se relevait et donnait an 
peuple sa bénédiction. Après cette cérémonie, I'abbesse loi 
otait ses ornements épiscopaux, et le reste de l'assemblée 
s'étant retiré, elle le conduisait à un appartement préparé 
pour le recevoir, où il devait prendre son gtte. L'évéque y 
passait la nuit, et le lit sur lequel il avait couché lui appar- 
tenait tout garni, 

(a) S. Paol à Timotbée, I. 

(b) « Profectô leges ecclesiasticae districtè statuant ut uolla f«« 

mina ad altare accedere praetumat, aut presbytero audeat minûtrare, 
Aut stare, yei sedere infrà oancellos. § Vit, — Cap. Inhibendum de eote- 
bit. e/ertc. et mulierum ; iib. 3. tU, a. Idem sanciant e. a5. ditU s3. ot 
•acratae deo faerninae. Tel monacb», sacra vasa vel palias ooo contiogaot.» 
Item..... « Gonciliam vêtus Nanneteose, e, 19, apostoli authoritate ad- 
dnctfl, qui turpe esse mulieri decet in ecclesiâ loqui...., etc. • Dûartê' 
Uuneuta, etc., par André du Saussay, page 8. (L. 3840 

(f) Cette localité se tronye è présent comprise înirà muroi, 

(</) Voy. ci-après Dissertation sur h texte des évangiles. 



— 343 — 

Le lendemain, quatre seigneurs, vassaux de révéque, et 
nommés pour cette raison les quatre barons de la crosse, ve- 
naient lever le prélat, accompagnés d*un cortège encore 
!)lus nombreux que celui de la veille, et le portaient sur 
eurs épaules jusqu'à la cathédrale, où s'accomplissaient les 
autres cérémonies de la prise de possession (a). 

Tel était le formulaire de ce cérémonial, où Ton retrouve 
toute l'apparence et tous les caractères d'une investiture 
donnée par une femme, par l'abbesse de Notre-Dame-aux- 
Nonnains, à son propre évéque. Cette abbaye elle-même ne 
l'interpréta jamais autrement. Les archives qu'elle nous a 
laissées prouvent en effet qu'elle déniait à l'évéque le droit 
ûe procuration et de visite exercé par les prélats dans tous 
les diocèses, prétendant, quant à elle, ne relever que du 
Saint-Siège, et qu'elle invoquait pour preuve de sa fran- 
chise, et même de sa prtfémtnence (h), la cérémonie que nous 
venons de rapporter. 

Il est donc curieux de chercher à découvrir la sisnification 
réelle de ces étranges formalités, en remontant a leur ori- 
gine, et en étudiant leur symbolisme. 

Les historiens imprimés deTroyes, Desguerrois, Gamusat^ 
Gourtalou et Grosley, nous ont laissé sur cette question des 
renseignements d'autant plus précieux qu'ils sont plus rares. 
Les trois premiers se sont A-peu-près bornés à consigner les 
faits. Le quatrième, dans son savant mémoire, qui constitue 
l'une des meilleures parties de son livre, s'est principalement 
préoccupé du côté le moins obscur, et, selon nous, le moins 
curieux du problème; je veux parler des honneurs rendus 
par les barons. 

En ce qui touche l'autre partie, c'est-à-dire le privilège 
propre de l'abbesse, je ne sache aucun traité qui nous ait 
laissé Texplication de cette bizarre énigme» Les archives 
mêmes du monastère, mutOées par des causes nombreuses 
de destruction, ne fournissent à ce sujet que des témoi- 
gnages incertains ou contradictoires (c). 

(a) VoY. liasse 4i dossiers m, it, ti. Liasses 383 et 3S4. Voy. aasai Ca* 
mnaat; Prompt,, f* a55. Praeèt-verbal des Cérimoniet, eîe, 

(6) Vers la fin du xtii« siècle, une DooTelle instance s'était ouTerte 
entre l'éTêque et Tabbaye, «or la question de savoir si cette dernière 
devait être soumise à la Visitation du prélat. Dans un mémoire pour 
avoir avis, les religieuses exposent les motifo qui les autorisent à soutenir 
la négative. • .... La première, disent-elle, est que Tabaie est la seule 
•n France qui a ce droit et cete prééminance sur Tevesque que, à son 
advénement à l'épiscopal, il ne peut estre intronisé ni Taire les fonctions 
épiscopales sans avoir fait préalablement entrée publicque dans l'abaie, 
avoir preste serment à labesse sur les sainctes Evangiles, de garder les 
droiots, libertés, francbises, immunités, exemptions et privilèges de la 
dicte abaie et reçue de l'abesse ou de son député la mitre et la crosae 
qoî emportent une investiture et marquent une espèce de supériorité en 
ta personne de l'abbesse m iptoaclu» • (L. 384* Sans date. Fin du zvii«.} 

(c) Nous distinguerons toutefois parmi ces témoignages la disserta- 



— 344 — 

Quant aux auteurs qui sont restés manuscrits, je me sois 
attaché, dans le cours de mes recherches bibliographiques, à 
recueîlUr les différentes opinions qu'ils ont émises à cette 
occasion, et à découvrir, s il se pouvait, une solution satis- 
faisante. Mais je n'ai pas été plus heureux de ce c6té. Les 
témoignages de ces auteurs peuvent en effet se résumer en 
deux classes. Les uns, à l'exemple d'André du Saussay, gens 
d'église pour la plupart^ n'ont envisagé la question qu'à tra- 
vers le {)risme de leur partiale orthodoxie. Les efforts de 
leur critique ont eu pour but de combattre et de flétrir les 
faits, mais non de les expliquer et d'en rendre compte. Les 
autres, à la télé desquels il faut citer Duhalle, se sont con- 
tentés d'accueillir et de reproduire sans critique les fables 
absurdes que la tradition avait accumulées sur ce sujet.Voici 
par exemple comment ce dernier historien s'exprime à cet 
égard dans le chapitre où il traite de N.-D.auœ-Nonnains : 

« La tradition du pays, dit-il, veot que cette abbaye a été éta- 
blie du temps des Romains par des vestales qui étoient en cette ville, 
qoi avoient an temple où elles gardoient le (en sacré, qu'eUes étoient 
en grand nombre et qa'eUes a?oient k leur tète une princesse da sang 
Toyal (a), qui avoit en ladite ?ille trois châteaux séparés ; que quud 
St.-Pierre envoya son disciple St.-Savinien en ce pays pour y âablir 
la foy, ces dames furent les premières à recevoir révangile ; que 
cette princesse donna un de ses châteaux pour y faire l'évéché, le le- 
/ cond a la vicomte et Thôtel-de-viUe (6), et quant au troisième, eUe m 
le réserva avec un grand terrain sur lequel étoient bàUes toutes ks 
maisons de ces dames, qui étoient tout autour de leur temple, qu'dles 
dédièrent à Dieu sous l'invocation de Notre-Dame, la bienheureuse 



tioo, 1643, qae noas ayons déjà mentiooDée plusieurs fois. (Liasse 384.) 
— • L'auteur y conclut simplement en droit contre les prétentions des re- 
ligieuses; mais cette conclusion, qui ne détruit pas les faits antériean, 
ne les explique pas non plus, selon nous, d'une manière complètement 
satisfaisante. Quoiqu'il en soit, ce mémoire est écrit avec une lucidité 
rare, une érudition remarquable, et jette quelque jour sur le problême 
à résoudre. Je me propose de le publier ci-après dans mes textes» 

(a) Quoique l'on doive penser de cette tradition, il est constant qoe 
dès le XVI* siècle on en trouve la trace, à quelques variantes près, parmi 
les actes mêmes du monastère. Ainsi, dans un mémoire en date de i53o 
et produit en justice, les religieuses, refusant de se soumettre au droit de 
vffttoftonque l'évêque prétendait exercer sur elles, lui opposent, comme 
argument péremptoire, que l'abbaje étant plus ancienne que l'évéché 
de Troyei» lui-même, elle ne saurait en relever à aucuo égard. Ce mé- 
moire contient entr'autres l'item suivant : « ïtem laquelle église et ab- 
baye, qui est de fondation royal, a este exbigée et fondée long temps 
paravant que leglise catbédral ne leveschie dadit Troyes. • L. 3&. 
A sa date. 

{b) Il parait en effet qu'à une certaine époque la galerie du Beufrcy, 
située près de la tour de la Vicomte, servait de lieu de réunion pour lei 
assemblées municipales. (Voy. ci-dessus, L. 101. E.) Je me borne ici à 
cette courte remarque au sujet de ce passage, qui trouvera plus tard son 
commentaire. (Voy. plus loin. Notes et documents sur les origines muni- 
pipales de Troyes.) 



— 545 — 

^rierge Marie, mère de notre Seigneur Jésas-Ghrist, ce qui tire ta 

SreuYe par les armes des trois châteaux que l'on Yoit encore aujour- 
%ai dans cet abbaye (a), 

« ... L'abbesse avoit r investiture des évesques de cette yille, ayant 
donné la place pour faire l'éyesché, comme cela se yoit écrit dans une 
grande quantité d'auteurs (&). Les grands et honorifiques droits 
qu'elles ayoient à l'entrée des éyesques, qu'elles ayoient exigés, et 
qui leur furent accordées, en font foy. Ce qui faisoit que cette suibaye 
dépendoit immédiatement du S. Siège apostolique, comme on le yoit 
par des bulles de plusieurs papes, qui sont encore aujourd'hui en la 
possession de cette maison, qui les maintenoient dans leurs droits et 
prérogatives de cette investiture, et dans la nomination aux premières 
et plus anciennes cures delà dite ville, scavoir St.-Jacques et St.- Jean, 
et depuis à celles de St.-Pantaléon et St.-Nlcolas, ayant été érigées en 
cures, de succursales qu'elles étoient de ladite église St.-Jean (o). » 

Il serait naïf, comme on le yoit, de prendre au sérieux, 

(a) Les archives de N.-D.«anz-NoDDain8 nous donnent la lolalion de 
ce préjugé puérile, dont Duhalle se fait ici l'écho. Ces trois ehàteaum 
d'armoiries qui sont peut-être Tunique fondement de la légende des 
trob châteaux originaires de la Tille (on a voulu la justifier aussi par le 
nom de Troyet), ces trois châteaux ne sont autres que le blason de 
Marie de Montier, abbesse de N.-D.-auz-Nonnains, qui portait en 
effet d'azur à trois tours d'argent et qui les avait Tait sculpter en plusieurs 
endroits de son abbaye. Dans un procès-verbal de visite faite par l'é- 
vêqne au monastère, en iSai, le prélat recueille les doléances de chaque 
religieuse. L'une d'elles» en perlant de l'abbesse (Marie de Montier), se 
plaint f qu6d est nimis curiosa eircà appositionem armorum suorum in 
edificiis et operagiis que fieri facit. • Il s'agit ici de constructions inté- 
rieures et attenantes à l'abbaye. (L.383,à sa date. Voy. ci-dessus lettre 
cinquième, page 396.) — Entr'autres auteurs qui passent cependant pour 
aérieuz, Baugier a répété, dans ses Mémoires historiques, une des va- 
' riantes de cette ridicule assertion. • Le nom de Troyes, dit-il, est en la- 
tin Trieassium ou Treees^ comme qui diroit très arees^ trois Châteaux ; 
et en effet, on y voit aujourd'huy les restes de ces trois châteaux dont le 

{>lu8 considérable subsiste encore en partie, et il ne reste presque que 
es ruines des deux autres, etc. » {Mém, /itV.,etc., tome i^', page 340.) 
Indépendamment du double barbarisme que commet ici Baugier, et 
qui lui est personnel, il est encore à remarquer qu'il ne se trouve pas 
même d'accord avec la leçon la plus vulgaire de cette tradition sur la 
désignation de ces trois châteaux. — Tov. aussi Gamusat, Prompt,, Avant- 
propos^ De diverse nominis Treeensis urois script urâ, Me, 

(6) Cette quantité d*auteurs, alléguée par Duhalle, pourrait bien se 
borner en définitive à l'auteur d'un obscnr et crédule mémoire compris 
dans le manuscrit 65 de notre Bibliographie, et qui s'exprime en ces 
termes : 

« On prétend qu'ayant donné, comme on vient de le dire, la 

plaee» pour faire l'évecbé, elles (les religieuses] demandèrent an Roy un 
evêque. Les grands et honorifiques droits qu'elles avoient à l'entrée des 
évêques et qu'elles avoient exigés, et qui leur furent accordés, en font 
foy. L'abbesse avoit l'investiture des évêques, etc. > — {Remarques sur 
ht antiquités de la ville de Troyes et les privilèges de l'abbaye royale de 
N»'D.'auœ'Nonnains,) — Anonyme. Dans un recueil ms. du zviiio sièclci 
laissé par M. Sémilliard. (Secrétariat de i'évêché.) 

(c) Duhalle. t. h. partie 11. pages 497 et suivantes. 



— 346 — 

même pour la critiquer, une pareille exposition de cettt 
question historique. 

D'un autre côté, la tradition elle-même, si gravement et 
depuis si longtemps interrompue, saurait encore moins suf- 
fire à nous éclairer sur un point de controyerse de cette na* 
ture et qui remonte à une époque aussi éloignée. 

Toutefois, en combinant ces divers éléments, en leur em- 
pruntant les lumières qu'ils peuvent nous fournir, puis en 
V joignant nos propres conjectures, nous essaierons d'éta- 
iablir une opinion plus complète que celles qui ont été pré- 
cédemment émises, et qui rende compte, autant qu'il est en 
nous, de cette singulière éthopée. 

Dans Fensemble de ces cérémonies, trois points nous pa- 
raissent à considérer : 

10 La cession faite par révéque, au profit de Vabbesse, un 

Ealefroi sur lequel il est monté au moment où il a touché 
I terre -de Notre-Dame; 

ao La cession faite par Vabbesse, au profit du prélat, do 
lit dans lequel il a couché ; 

30 Enfin, VinvestUure de l'évéque par Fabbesse, et le ser- 
ment prêté par celui-là. 

Or, il est évident que ces trois actes ne sont que les trds 
parties d'une seule cérémonie, et concourent à Vexpression 
aune seule et même idée symbolique. Il est bon toutefois 
d'examiner individuellement leur signification. 

D'abord, les deux premiers nous paraissent d'une ei- 
plication facile. Nous y voyons un échange, entre deux sd- 
gneurs, de certains honneurs et de services, qui trouve ses 
analogues à chaque page dans l'histoire du droit féodal. 
L'évéque, en arrivant sur la terre de l'abbesse, dame souve- 
raine et haute justicière de ce lieu, laisse entre ses mains sa 
monture : rien de plus commun que ce mode d'hommage 
ou de redevance antique. Sans multiplier ici les exemples 
que nous pourrions alléguer, nous nous contenterons de ci- 
ter entre tant d'autres, la fameuse haquenée blanche qui 
était le signe d'investiture du royaume de Naples, et que les 
seigneurs de ce royaume devaient offrir au pape, leur sujse- 
rain. La suite de cet article expliquera suffisamment, si elle 
était douteuse, l'analogie que nous indiquons en ce moment. 
Quant à la possession du lit au profit de l'évéque, elle ne 
nous parait pas d'une intelligence plus difficile. N'est-ce pas 
là le droit de gtte ou de coucher, si connu et que nous re- 
trouvons au moyen-âge dans le monde féodal tout entier? 

Notre sentiment sur ce point concorde parfaitement avec 
celui de R. Breyer, qui d'ailleurs nous semble trop exclusif 
en méconnaissant le caractère tout-â-fait particulier du 3* 
acte de ce cérémonial, à savoir Yinvestiture, et qui n'admet 
dans l'ensemble complet de ces trois actes qu'une cérémonie 
purement laïque et sans conséquence, d .... Elle (l'investi* 
ture) ne peut être pour l'évéque, dit-il, qu'une reconnais- 
sance des fiefs qu'elles tenoient des comtes palatins de Cham- 
pagne, qui l'ont transférée à quelque abbesse qui pouvoit 



— 847 — 

être fille de quelques-uns de ces comtes, et a passé ensuite 
aux abbesses quilui ont succédé (a). x> Blaintebant, rhyjpo- 
thèse pure et simple qu'avance cet auteur est-elle réelle- 
ment conforme à la yénlé, ou, en d'autres termes, quelle est 
la véritable origine de ce double howMur féodal?.... Ré- 
duite à ces proportions secondaires, la question n'offre plus 
Îiu'un intérêt fort médiocre et que nous abandonnons to- 
ontiers, en présence de l'obscurité qui l'enveloppe. Toujours 
est-il que, de l'avis de Brever, cette interprétation fournit 
une explication suffisante des deux premiers points du cé- 
rémonial qui nous occupe. 

Mais il n'en est pas ainsi, selon nous, du troisième et der^ 
nier point, qui semble impliquer pour l'abbesseune sorte de 
suprématie ecclésiastique, et, de la part de l'évêque, un vé- 
ritable hommage. Ladimculté qui se présente ici est d'autant 
plus ffrave, qull existe un rapport évident et intime entre ce 
troisième acte du cérémonial et les deux autres, et que lui 
seul prête à toute cette solennité un caractère étrange et 
mystérieux. Essayons donc d'en pousser plus loin l'analyse. 

L'abbaye de Notre-Dame, avons-nous dit, était primitive- 
ment située hors des portes de Troyes. La date de son ori- 
gine est tellement reculée qu'elle se perd dans la nuit des 
temps (b). Le culte de saint Leuçon qu'on y vénérait d'une 
manière spéciale, prouve qu'à l'époque où vivait cet évéque, 
c'est-à-dire dès le vii« siècle, le monastère existait déjà, 
sans prouver néanmoins qu'il en ait été le fondateur le). 
Seulement, une antique légende racontait que, dans le prin» 



(a) Rémi Breyer. Dei privilège» prétendut, ete. Dans le ms. 65 de notre 
Mliogr, Il existe une copie de ce mémoire dans les arohiyes de N .-D.- 
aaz-Nonnains. L. 3849 sons la date de 1696. 

(b) « ^t dbeot les religienaei de l'abbaye de Notre- Dame-ans- 

rfoDDaios, que lad. abbaye est de fondation Royal et de grande ancieu- 
Deté et plus que monastère qui soyt point en tout le conte et pays de 
Champaiene et de Brye. • — (Plaidoyer présenté en iastice par le cou- 
vent de N.-D.-auz-Fionnains, contre l'éTêque Odard Hennequin. Liasse 
585. En date de i53o.) Or, l'abbaye de Nesis, située en Champagne, 
Mifait pour avoir été fondée par Glovis, an ve siècle. Voyez ci-deftna 
lettre chiqaième, page 289. 

(e) C'est ce qu'a parfaitement établi, de son côté, M. l'abbé Coffinet, 
dans le passage qui va suivre, de son Annuaire du Clergé, pour i84i* Il 
s'agit des religieuses de Notre-Dame-anz-Nonnains : ' 

« D'autres légendes, plus récentes (que S* Leoçon, 65 1 = 656), 

attribuent leur conversion et leur réunion en communauté, à la vertu des 
prédications de Leuconiostévêque de Troyes. Les auteurs, qui partagent 
ce Motiment, s'appuient sur les passages suivants d'un bréviaire impnmié 
•D 1545. (Voyez Bibliographie, n* 171.) Les religieuses de N.-D. hono- 
raient ce saint évêone d'un culte tout spécial. Elles célébraient sa fête 
le itt' avril. Dans 1 office du jour, on lisait ces paroles ? « Ave, Pater, 
•scandens polum.... Gaudete dilectissimi fratres, in Domino, qui ad 

• sanctissimi Patris et protectoris nostri, saocti scilicet Leuconli, aoleiD- 

• nia coeveniitifl,..,. Ez iotimo curdis affecta clementiam D. N. 2**G. 



— 348 — 

cipe, il j avaity sur le même emplacement, un collège de 
femmes idolâtres, de vestales, qui sacrifiaient aux foux dieux. 
Mais, ajoute la tradition, lorsoue les apôtres apportèrent 
dans les Gaules la lumière du cnristianisme, elles furent les 

{premières à abjurer leur culte impie, et sans même laisser 
e feu sacré s*éteindre sur leurs autels, elles en ranimèrent 
la,ilamme plus épurée à Tardent foyer de Té vangile. Il paraît 
certain que TabDaye fut d'abord composée d'une assemblée 
de chanoinesses séculières, qui se réunissaient pour prier (a), 
ainsi que le firent, par exemple, les premiers religieux de 
Sainte-Geneviève de Paris. Les sceaux les plus anciens dn 
monastère que j'aie pu rencontrer, présentent pour toot 
emblème un pupitre garni d'un livre ouvert et sur lequel 
on lit le commencement d'une prière à la Vierge ÎAw 
Maria) {b). 

Ici déjà nous pourrions trouver un commencement d'ex- 
plication sur la dernière particularité qui nous occupe. Les 
abbesses, en effet, qui, dans la discipline de l'église, succé- 
dèrent au rang et au titre des diaconesses, avaient le privi- 

» collaadate, gui nos ab idolatriœ erroribut adagniiiontm sut ganeti nâmhût, 
9per hujut umetiepiteopi prœdicationem perducere digoatusest. » 

• Mais il faut croire que cette opinion, qui tendait à faire paaaer Lev- 
conius pour fondateur de N.-D.-auz-Nonnains, a paru, depaîs* déooée 
de preuve» et de yraisemblance; car l'office que nous Tenons de citera 
été totalement supprimé dans le siècle snifant. Il fut renaplacé par 
celui du commun a un Pontife, tous te rit double seulement, ainsi qu'il ap- 
pert d'un livre d'heures à l'usage dudit couvent, imprimé en i64o, d'a- 
près ordre de trës-dieoe abbesse Glaudée de Cboiseul, et avec approba- 
tion de très-révérend évêque René de Breslaj (Bibl, 172) Cette sopprei- 
sion ne laisse aucun doute sur l'existence, en communauté, des reli- 

g'enses de N.-D., avant l'avènement de Leuconius. li est probable qoe 
vénération, dont elles ont toujours été pénétrées pour ce saint évé- 
que, n'avait d'autre motif qu'un sentiment de reconnaissance pour le 
zèle qu'il avait mis à introduire, dans leur maison, une régularité plus 
parfaite et plus conforme au véritable esprit de la religion. • — {Annuaire 
du Clergé, — Evoques de Troyes; pages lao et lai.) 

(a) m L'église, en ces temps-là (dans le principe), étoit vaste, 

mais pas assez élevée, et l'abbaye conserve encore anjuurd'hoi ane lettre 
d'Alcoin, précepteur de Gbarlemagne, vers la fin du viiio siècle, qui fé- 
licite sa sœur, abbesse de ce lieu, d'avoir bien embelli son église, et de 




Elles étoient en chanoinesses, et pour marque de ce titre honorable, ellei 

Eortoient de l'hermine en leur manche, comme une sorte d'aumuceqû 
lur servoit d'ornement. Ces dames qui, comme on vient de le dirsi 
étoient chacune en leur maison particulière commères chanoinesses, eo 
•ortoient librement et alloient par la ville, assistant même à certaieci 
processions, tant solennelles que de funérailles, d'un c6té, et les cbi- 
noines de l'autre. » — (Duballe. tome 11. pages 4^7 et suivantes.) Cd 
faits, que notre auteur reproduit à sa manière, sont d^ailleura attestés ptf 
les autorités les plus solides. 

(b) Voyez ci-dessus, Musée sigUlairê, Carton V. 



— 349 — 

lége d*offrir de leurs mains, comme par les plus purs et les 

{Ans chastes organes, les vêtements sacrés qui deyaient parer 
'évéque. Mais cette fonction, bien loin d'emporter dans la 
pratique du cérémonial cette apparence de prééminence que 
nous avons remarquée, était au contraire un signe dlnfé- 
lioritéyun acte de service, et souvent un droit onéreux. 

Poussons donc pltis avant nos investigations. Le savant 
Grosley, qui s'est livré, comme nous Tavons dit, à l'examen 
du même problème, assure que a dans tous les cérémoniaux 
de cette espèce qui avoient lieu en France, il n'en a trouvé 
aficun qui partageât les honneurs avec une i>ersonne du 
fiexe, de laquelle l'évéque reçût l'investiture et en quelque 
sorte sa mission (a), s Cependant nous trouvons dans un 
manuscrit (b) que nous avons cité, la note suivante : cr D'a- 
près un antique usage, lorsque l'archevêque de Rouen vient 
prendre possession de son siège, il se rend, accompagné de 
son cortéffe, à l'abbaye des refi^euses de Saint-Amand, en 
ville. Là il rencontre, à certain heu du monastère, l'abbesse, 
qui l'accueille avec révérence. Il reçoit de sa main l'anneau 
pontifical, et lui présente la droite pour que celle-ci le lui 
passe au doigt. Alors, le prélat, comme si déjà il était de- 
venu par ce signe le fiancé de l'église, est honoré d'un baiser 
que l'abbesse lui donne sur la face; et cette cérémonie, que 
nos ancêtres, dit-on, ont toujours entendue dans un sens 
mystique, se passe en présence de tout le peuple, qui con- 
temple volontiers ce spectacle (c). » 

Le même Grosley rapporte à son tour, d'après les histo- 
riens d'Italie, d'autres exemples, où l'analogie se présente 
d'une manière encore plus sensible : 

< L'archevêque de Florence, dit-il, dans son entrée en cette. viUe, 
étoit conduit par le clergé et les magistrats k Tabbaye des Bénédictines 
de san Pier Maggior. A peine étoit-il descendu a la porte de cette 
abbaye, que la famiUe Strozzi s'emparoit des riches hamois et de tutH 
fymimenH de sa haquenée, qui demeuroit et appartenoit k l'abbesse. 
ta oitroit ensuite dans l'église, où, sur une grande estrade surmontée 
d'an baldaquin, le tout superbement appareUlé, k côté du maître- 
autel, il trouvoit l'abbesse et toutes ses religieuses, au milieu des- 
qnelles il se plaçoit. On lui apportoit là un anneau d'or qu'il mettoit 
au doigt de l'^besse dont la main étoit soutenue par un des plus 
vieux membres du clergé; dà uno dipià veecki deUa parœhia. Cette 



(a) Mim, hitU tur Troyet, 1812. tome 11. p. 86. 

(6) Dissertation de i64a. 

(e) • Rhotomagi.... abi cùm metropoIitaDas pontifez sui praesa- 

latûs inît tospicia, ad monasteriam Virginom S. Amaodi îd nrbe solemni 
progreditur comitatn, occurrente sibi, opportudo cœoobii loco, abba- 
Htsâ, à qoft hoDorificè susceptos, pootifioali aonulo dooatur, quam ea, 
ipso dextram porrigente, io ejat digitnm immittit. Deiodè praesal, quasi 
hoc sigoo spoDsus jàm factns ecclesiae, ab eAdem osculo in facie hooora- 
fur, coràm popalo, banc cœremoDiam, qaam, ut fertur, majores mys- 
tico intellectu iavezerunt, gratis oonspectante obtuttbus. (p. 6.) • 



— 350 — 

eérémoiiie Cûte, il alloit à son palais, où l'abbesse loi enyoyoit on lit, 
eontuiUtuoifonimânUdiaranviduta.,,. » 

» Les mênies choses, lyoute le même aatenr, s'obserroieDl à l'in- 
tronisation des évoques de Pistoye. » 

Michel-ÀDffe Salvi, historien de cette villes que die 
Groslevy en décrivant l'entrée qae fit» l'an 1519, à ratoie, le 
nouYei évéque, Antonio Pucci, raconte effectiTeinent cette 
Bolemnité en des termes trop remarquables, pour que nous 
ne les transcnyions pas ici : 

a.... Monsignor Antonio Pucci, ayant donc été élu évèque 
de Pistoie, le 10 de janvier, huit citoyens furent désignés 

1)our aller à sa rencontre et le recevofr publiquement.... Et 
e prélat étant arrivé à Pistoie, le 17 duw mois, il vit venir 
à sa rencontre, en procession et cérémonie, tout le dené, 
les moines et les prêtres, la croix haute. Après une pronsiéie 
station faite à Santa Etemita, au dehors de la porte Lucm, 
le prélat mit un instant pied à terre en ce lieu, prît dans sa 
main la croix de l'étendard de la cathédrale, la remit à sa 

S lace; et la procession commença. A l'entrée de lapoiïe 
taient tous les gens des CeUesi : Ils se trouvaient là révaâ$ 
Sour lui donner entrée dans l'avant-portique qu'ils avaiaat 
écoré de quantité de tapisseries, devises et restonSy et ils 
l'accompagnèrent dans toute Pistoie. Ayant francld l'entrée^ 
l'évéque rencontra les congrégations qui l'attendaient à Sm 
Pierino. Le prélat s'avança, et leur chef lui fit une harangue. 
Puis, suivi de leur compagnie et d'une multitude de peiqile^ 
il se rendit à San Fier maggiore. Là, il descendit de bob 
cheval; un membre de la famille des Gellesi monta dessus à 
sa place, et tint un éperon dans sa main, tant que dura la 
cérémonie. Alors l'évéque entra dans ladite église, qui avidt 
été ornée autant que possible, fit sa prière, puts il tTapproeha 
du mur qui touche au monastère et dans lequel une hrêcne avait 
été ^atxquée. En cet endroit se trouvait un lit de grande va- 
leur : il épousa Madame, e^est-à-dire fàbhesse^ à qui U retU 
un anneau qui était très-beau et très-riche. Le prélat se rendit 
enfin à la cathédrale, où, après beaucoup de cérémonies, 
les bons vassaux le mirent en possession de l'évéché [a), s 
Les entrées des archevêques de Milan , des évéques de 
Bergame, de Modène, etc., et beaucoup d'autres cérémoDies 
usitées en Italie, présentaient un rapport remarquable avec 
l'entrée des évéques de Troyes. 

Enfin, pour revenir, après un si long voyage, à un terme 
de comparaison plus proche, je citerai le passage suivant 
qui offrira des traits moins piquants sans doute, mais qui 

(a) « Egli duoque intrato in detU ohiest orotta qnanto era poi- 

sibile, fece orazione, poi si accosto doTC erà rotto il muro délia banda 
del iDonasterio, e esseodovi un letto di gran valota ; egli aporà madona, 
o vogliamo dire Tabbadesta, alla qaaie rettô l'aoello, che erà molto rie- 
€0 e Dello; e andato alla cattedrale, e fatte quivi moite ceremooie, i booo 
▼attali diedero alui tenuta del vescoTato. • — Biiekeé Angelo Salvi, Hii* 
toiie di Piatoia. Tomo iert9, pag. 86-87. In-4*« In Vemtia. 166a. 




— 361 — 

se rapporte plus directement, je crois, à la solution que nous 
avons en yue. Je l'ai puisé dans les archives de raj>baye de 
Ste.-Geneviève, à Pans, abbaye dont Thistoire particulière 
n'a jamais été imprimée, ce qui m'autorise à croire que 
cette citation est elle-même inédite. Voici donc ce passage, 
que je traduirai aussi identiquement que possible, pour 
n'avoir pas à copier encore le texte latin dans lequel u est 
conçu (a) : 

c Quand un nouvel évéque de Paris fait son entrée dans 
la ville, ainsi que c'est la coutume d'antiquité, il vient 
A*abord à l'église de Ste.-Geneviève, et entre dans l'église 
avec sa chappe de laine. Il se rend ainsi, par le milieu de 
Féglise, jusqu'au grand autel, où doivent être préparés une 
buinière (ou tapisserie de soie) avec un coussin [h), fit là, l'é- 
vAgue doit faire sa prière devant l'autel. 

a Lorsque le prélat entre dans l'église, il est d'usage que le 
couvent sorte à sa rencontre jusqu au portail, en chappes de 
soie. Alors le chantre entonné le répons de la Trinité, et 
FoD se rend au chœur en chantant ce répons. Le répons 
âni, on commence l'antienne de Sainte-Geneviève. Après 
Fantienne se dit l'oraison. 

a L'oraison terminée, l'évéque, qui est prosterné devant 
Faotely doit se lever, baiser l'autel, et offrir dessus, la ban- 
nière de soie, en l'honneur des apôtres Pierre et Paul, et de 
Sdnte-Geneviève. 

f Pendant ce temps les deux grandes cloches s'ébranlent ; 
las lampes et les cierges s'allument, et l'autel sépare comme 
dans une fête tierce-double. 

a L'évéque, après avoir fait son offrande, passe au ves- 
tiaire, où il met ses ornements, revêt ses habits pontificaux, 
elfait appeler ses vassaux. Alors quatre cbanoiaes de Ste.- 
fiîuievlève, qui se tiennent prêts, placent l'évéque dans une 
diaise qu'ils lui ont préparée, et le portent à travers la nef 
josqu'anx marches du portail de l'église. 

a iBn ce moment l'évéque doit avoir quatre écus d'or tout 
«rets, forgés à la façon des écus de Pans, qui doivent valoir 
oiaenn lo sous parisis, pour les remettre aux frères ; puis, 
nos frères quittent l'évéque, et le transmettent à ses vas- 
saux, qui le portent à travers la ville jusqu'à la cathédrale. 

a C'est un usage qui se pratique de toute ancienneté. Et 
si Févéque refusait d'accomplir les choses dites, envers l'é- 
l^ise de Sainte-Geneviève, qui, depuis sa première fondation, 
est libre et exempte de toute juridiction épiscopale, nous 
roderions de lui rendre l'honneur et réVOTcnce que nous 
avons coutume de lui faire, comme il a été dit d-dessus, à 
son joyeux avènement, b 

Apres avoir exposé ces nombreux exemples dont l'analo- 



(a) BibUothëque Sainte- GeneTièTe, ms. E. L ai. 1d -folio. Liber cet' 
knrii, sar parcbemiD, C* loo ▼•, écriture minntcaie da xiiie siècle. 



{k) Paoous «ericas ou m pulfioari. 



— 352 — 

gie e8t frappante, et dont le symbolisme est beaucoap plus 
transparent, les mystères de notre problème se troavent en 
grande partie éclaircis. et nous pouvons maintenant, ce me 
semble, déterminer plus facilement le sens véritiJ>le des 
cérémonies de N.-D.-aux-Nonnains. 

Gomme on le voit, à Rouen et dans les évéchés d'Italie, 
ce symbolisme, qui est le même au fond, affecte plus parli- 
culierement le caractère de fiançailles, d'une union mys- 
tique (a). Cette circonstance ne se retrouve cas, du mcoiig 
sous des traits aussi nettement accusés, au joyeux avène* 
ment de nos évéques. Ici évidemment le lit de Fabbessene 

J'oue pas précisément le même rôle. Ce n'est plus là le HUh 
amus des anciens, et certes, la pieuse oraison que pronon- 
Ç4iit sans doute Tévêque avant que d*y entrer» n'était pas, 
même dans Tacception la plus mystique et la plus détour- 
née du mot, un épithalame. Nous pensons qu'il figurait pro- 
Ïiremeot, comme nous l'avons dit plus baut, le signe et 
'instrument du coucber, du gtte, d'un repos momentané. 
Telle est aussi, à l'abstraire d une certain »çon, l'idée gœ 
nous retrouvons invariablement dans tous ces exempiâ^ 
et qui apparaît plus clairement qu'ailleurs dans le céré- 
monial de l'abbaye de Sainte-Geneviève. Partout nous y 
voyons le pontife catholique prêt à prendre possession de 
son ministère, s'arrêter en quelque lieu consacré à la foi 
d'une manière spéciale ou célèbre dans ses annales par 
quelque commémoration insigne. 

Donc, pour nous résumer, le joyeux avènement des é?é- 
ques de Troyes nous présente d'abord un échange de droits 
ou de devoirs entre deux hauts seigneurs. Puis, un au^ 
esprit venait se mêler à cette coutume purement féodale. 
Avant que de régner sur son royaume de fidèles, le prélat 
venait salber, comme dans une station solennelle, le saint 
lieu où s'était conservé depuis l'origine le dépôt des croyan- 
ces religieuses, et passer pour ainsi dire dans cette en- 
ceinte une veillée des armes. Il venait y contracter en quel- 
que sorte avec ses fonctions et son peuple une alliance 
solennelle, en s'abritant d'abord sous le toit de la pieuse 
demeure, qui peut-être avait été la mère de la foi dans son 
diocèse. Bien plus, il y venait encore rendre, en la per- 
sonne de l'abbesse du monastère, un hommage à la diaco- 
nesse des premiers âges, et peut-être à la prêtresse antique, 
qui, renouant à l'ère moderne du Christ la chaîne des 
temps anciens, avait arboré la première l'étendard de l'é- 
vangile. Il y venait enfin recevoir comme une investitare 
spéciale de son ministère, des mêmes mains qui, à une 
époque reculée, avaient inauguré sur cette terre la reli- 
gion chrétienne. 



(a) Le texte origiDaire de toutes ces allégories n'est-il pas le fameflx 
Cantique des Cantiques F 



-^ 




— âss — 

LB TEXTE DES ÉVANGILES DE N.-D.-Al)X-NONNAINS (a). 

Nous avoDs dit, dans le mémoire 4ui précède, que Tévéque 
-r« *^ .,_ ^ _ _, _ .. _ .. , teœtede» 

-aux- 
prendre 

conuaissaDce des divers dépôts de pièces anciennes que con- 
tiennent certains établissements publics de Troyes, je fus 
admis à examiner les archives ûelHôtel-Dieule-Comte, fondé 
imr les comtes de Champagne. Une personne attachée à Fad- 
ministration de cet hospice m'offrit alors de me montrer un 
vieux livre. Ce vieux livre n'était autre que l'ancien teœtedes 
évangiles de N.-D.'auas-Jionnains. 

nSSCRIPTIOHi 

Le Texte des Evangiles est un manuscrit sur parchemin. 
Les pages ont 28 centimètres de haut et 19 de large. Sous les 
fermoirs, l'épaisseur du livre nu n'a guère plus de deux cen- 
timètres. Il débute par une notice sur St.-Mathieu, suivie de 
son évangile. La vignette frontispice encadre en de somp- 
tueux ornements la première lettre du Livre de la Génération 
êa Christ. Le goût et le caractère de cette peinture parais- 
sent indiquer la fin du xii« siècle; le reste du texte ne sau- 
rait, je crois, appartenir à une époque plus reculée. L'évan- 
gile de saint Mathieu est suivi de celui de St. Marc, égale- 
ment précédé d'une notice. Viennent ensuite la notice et 
révangile de St. Luc; puis, après plusieurs transpositions, 
le livre s'interrompt tout-à-coup au bas d'une page et au 
milieu d'un chapitre, sans que rien puisse pern^ettre d'af- 
firmer que le manuscrit ait jamais suni de retranchement ni 
de mutilation. Cette interruption n'est plus du reste un sujet 
d'étonnement lorsqu'on se rappelle l'usage et la destination 
particulière qu'avait le livre. 

En tête de i'Evangéliaire et sur la feuille de garde, on lit 
rinscription suivante, écrite en caractères du xvie siècle : 

< Sequitar juramentam quod tenetar prestare qailibet'Trecensis 
eplioopa6 in suo jocondo adveota in monasterio Béate Marie ad Mo- 
males Trecensis. — Ego, N. Trecensis episcopas, jaro me observatu- 
mmjnra, firanchisias, libertates et privilégia hajus monasterii Béate 
Marie ad Moniales. Sic me Deas adjavet et hec Sancta Evangelia. » 

La reliure est des plus remarquables. Les deux plats de 
la couverture sont formés par des ais de bois, dont l'un a 
deux centimètres et l'autre trois centimètres d'épaisseur. 
Tous deux sont bordés d'une plaque d'argent. La race pos- 
térieure, qui est la moins épaisse, est recouverte d'un velours 
qui peut remonter aussi bien au xiv« siècle qu'au xvi". Mais 
cest sur la face antérieure que se déploie principalement le 

(a) Voy. Bibliographie, n» 66, 



luxe et la magnificence de ce curieux monument bibiiogra-> 

Shique. Le milieu de cette face» creusé à la profondeur 
'environ 1 centimètre li2, est occupé par une plaque d'ar-. 
ffent doré de plus de 20 centimètres de hauteur sur il de 
largeur, et travaillée au repoussé. Trois figures principales, 
d'un relief considérable, y représentent Jésus sur la croix» 
la vierge Marie et saint Jean. Ces deux dernières porteot 
chacune TEvangile à la main. Le sujet est encadré d'une 

Sremière bordure d'argent, posée en onglet et motivée de 
eurs de lys contenues dans des losanges. Puis un dernier 
cadre de 3 cent. li2 de largeur, placé sur un plan parallèle 
à la plaque du fond, mais plus rapproché de 1 œil que celie^ 
ci, complète ce système d'ornement. Ce même cadre se 
compose d'une série de rectangles ajustés les uns à côté des 
autres. L'or, l'argent et rémalT y sont employés tour-à-touc 
dans une suite d incrustations dont les fonds varient et sont 
symétriquement disposés. Au milieu de ces incrustations se 
détachent cinq gravures en or et cinq nielles d'argent, alter- 
nées entr'elles et d'un très-beau travail. Deux de ces plaques 
représentent, la première le Christ, la seconde trois saintes 
femmes. Les huit autres offrent l'image des douze apùtres. 
Chacune de ces figures, à l'exception des trois saintes, se 
trouve désignée dans la gravure même par quelques lettres 
de son nom. On remarque que toutes sans exception sont 
munies de l'évangile. Sur les bandes droite et gauche se 
voient quatre dernières plaques un peu saillantes, également 
incrustées et émaillées, figurant un blason plein, puis Iriti 
de diverses manières. Ce blason se retrouve encore repro-^ 
duit sur les deux fermoirs ou agraffes du livre. Enfin six 
grosses pierres ou cristaux de diverses couleurs, montées en^ 
cabochons, ornent les quatre angles, ainsi que le haut et le 
bas de la couverture, et rehaussent l'éclat et le relief de ce 
cadre magnifique. Sauf un pertuis qui se remarque à la tête 
du St. Jean et quelques parcelles d'émail que le temps a 
détruites, cette sculpture est complète et fort bien conservée. 
Les parties saillantes et surtout les genoux du Christ ont 
blanchi sous les lèvres des fidèles, et particulièrement des 
abbesses de N.-D. et des évéques de Troyes, qui les uns et 
les autres, à leur avènement, étaient tenus de baiser ce texte, 
ainsi que nous le dirons ci-après. L'aspect archéologique da 
travail, atteste le commencement du xit« siècle (a). 

(a) Je me proposais de faire iithograpbier eo or et couleurs, et de 
joindre à mon livre cette face de notre remarquable érangéliaire. Mal* 



que de MM. Arnaud et Collet, soit daaa le magnifique recueil de M. Do- 
sommerard, les Arts au moyen-âge, ou même dans les deux à la fois. Eo 
attendant, un muule de cette face, que j'ai fait couler en plfttre, eiisteà 
Trojes, chez le sieur Gotelle, doreur. J'en possède une épreuve etooe 
aquarelle. — Met et amieorum ! 



— 355 — 

HISTOBIQUE. 

La première iiuestion que présente à Tesprit notre texte 
d*Evangiles est celle de son origine et de son âge précis. 

Le plus ancien document qui en fasse mention à ma con- 
naissance, est offert par les archives de Notre-Dame-aux- 
Nonnains. C'est un inventaire de meubles, ornements et 
joyaux qui composaient le trésor de Fabbaye en 1343. Voici 
comment il y est désigné : a Item, un très-beau texte des 
évangiles, d'argent, avecles images de notre seigneur Jésus- 
Christ, et aussi de la bienheureuse et glorieuse mère de Dieu 
la vierge Marie, du poids de vingt marcs et tcois onces d'ar- 
gent ou environ » (a). Telle est la première limite qui nous 
soit fournie par des témoignages positifs. Le blason, d'un 
autre côté, nous sert à déterminer cette date d'une manière 
plus précise. Les plaques émaillées du cadre et du fermoir, 
présentent en effet six écus. Deux portent d'or à la croix 
ancrée de synonle, qui est de St.-Fal; les autres ofbrent leg 
mêmes armes, brisées d'un franc quartier de gueules et sur- 
brisées d'une molette d'éperon. Or, si nous consultons le 
tableau héraldique des abbesses (&], nous y trouvons pour 
la première fois le nom de St.-Fal, porté par l'abbessQ 
tsaneau de St.-Fal (1290 = 1293); et, depuis cette époque 
jusqu'en 1343, trois abbesses de ce nom se succèdent presque 
sans interruption à la tète du monastère. Il est donc très- 
irraisemblable que ce texte ou au moins sa riche reliure, fut 
un présent fait à N.-Dame, par quelques membres de la 
maison de St.-Fal, pendant que l'une de leurs parentes ea 
était abbesse, si ce n'est pas à l'une de ces abbesses elles- 
mêmes que l'on doit en rapporter l'origine (c). On voit d'ail- 
leurs, par l'élude des archives de l'abbaye, que des rapports 
étroits liaient entre eyx le monastère et la famille de Saint-» 
Fal, que de nombreuses donations furent faites par celle- 
ci, et que, vers le commencement du xiv'' siècle, plusieurs 
dames de cette maison remplirent successivement à Notre-^ 
Dame-aux-Nonnains les charges et dignités conventuelles 



(a) - « Item qoidtm polcherrimus teztus eupangelii argenteas cam 

ymagioîbns domioi nostri J.-G. ac etiàm béate et gloriose Deî geDÎtricîa 
▼irginU Marie, pooderis viginti marcharDin et triam anciarum argent! 
Tel circiter. » (Liasse 378. i343. Novembre.) Dans les ioveotaires pos- 
térieurs (zTiie et xYiiie siècles], ce même texte est ainsi désigné : • Le 
teit« des evaDgille poise uo marc iiij onces, a (1664* ao janvier et 
antres.) Le livre entier pèse aujourd'hui a kilogr. 76, ou 5 livres et demie 
enTiroo. C'est tel aussi, sans doute, que le texte fut pesé pour fournir 
restimatioo de l'inventaire. Si cela était, ce fait serait nn nouveau té- 
moignage à noter sur la cherté des livres au moyen-Age. — On sait d'ail^ 
lears que le marc de Troyes était le plus lourd des quatre marcs ositèa 
en France. (Voy. du Gange, an mot marcha,) 

{b) Voy. ci- dessus, page a35. PoVtefeuilie. 

(e) Aucun de ces écus n'est en losange. Mais l'an d'eux pourrait ap" 
parteoir à ane veuve de Saint-Fal. 



— 356 — 

les plud importantes. Eofln le notaire qui rédigea rinyen-* 
taire de 1343 nous apprend lui-même qu*à cette époque, 
yraisemblablement assez voisine de ia confection du livre, 
le trésor du monastère était confié à a religieuse et honnête 
femme sœurPerronnelle de Saint-Fal, aumônière, depuis le 
décès de ci-devant religieuse et honnête femme feu sœur 
Ysabeau de Saint-Fal, Jadis sœur (selon le sang) de ladite 
aumbnière, et trésorière du susdit monastère d (a). 

Depuis cette époque, notamment, ce manuscrit ne cessa 
de jouer dans l'histoire de l'abbaye, un rôle important et 
curieux à connaître. 




fait ^ 

seconde était la station que Févêque de Troyes 
D., la veille de son intronisation, et sur laquelle nous nous 
sommes longuement étendu dans la dissertation précédente. 
Au sujet du premier de ces emplois , les archives de la 
préfecture nous fournissent quelques renseignements pré- 
cieux dans une note fort ancienne (6), qui est restée, je croisa 
inédite, et dont voici le contenu : 

« C'est ce que notre abbesse doit faire quant eUe vient de sa benoi- 
son, premiers (précédée de) la croiz, liane benoite et le tieuie (le texte) 
et tnit U bénéficié (les «{uatre chanoines, les cinq chapelains, etc., etc.), 
en chappes et tonz U counens, et Patendent au portan et quant li 

Srestres la recehne et donné liane benoite, si commance la chantre : 
Tonorvirius, et la moine (mène) U grans arcediacre» au grant autel et 
baise Uutel et met sa croce sus et commence Te Deum, Et pois la moine 
le grans arcediacres en son siège et la siet ou siège et puis dit li prestres 
le verset À dommà factum est istud, et puis dit la coUecte AeikmetîA 

Kis la moine en chapitre et puis tient la priense ou la souprieose 
ngle (le pupitre) où les Euvengileê sont et nu ce livre faici elle nm 
serement en tel manière. Elle jure premiers par les saintes évangiles 
que eUe nous gardera léaument en toutes nos franchises et libertés, 
espéciaument que bien et léaument nousmaintenra en nostre religion 



(a) • Quosqoidem vestimenta, oroameota, jocalia, reliquUi, re- 

Uqoiario0, libros, etc...., religiosa et bonesta malier soror Petrooilla, de 
sancto Fidolo, dicti moDasterii elemosÎDaria, à tempore obitûs quoodàm 
religiose maliens et hooeste defuocte sororis Ysabellis de sancto Fidolo, 
olim îpsias elemosioarie sororis et predicti moDasterii thesaurarie, peoèt 
M custodierat, etc • 

(b) Liasse 583. Cette note existe en double expéditioa; l'une da mi- 
lieu, l'autre du commeocemeot du xTiie siècle, sans aucun doute. La 
plus aocieooe est précédée de la formule de serment que deyait prêter 
î'éTèque de Troyes, et que nous ayons rapportée ci-dessus, page 353. 
Ces deux expéditions ne sont évidemment que la copie d'un documeot 
antérieur. J'ai entendu dire que cet original avait en effet existé dani 
les arcbives, qu'il était en parchemin, et portait les caractères appareoti 
d'une antiquité reculée et d'une authenticité complète; mais qu'il a été, 
arec tant d'autres, détourné du dépôt, et que, depuis, il est passé eo 
Angleterre. Quoiqu'il en soit, et en l'absence de cette preuTe regrettt* 
ble, l'état de la langue que parle ce document permet, ce me semblci 
de lui assigner pour date le xive, ou, au plus tard, la fin du xiiio siècle. 



— 367 — 

selon ce que elle doit être menée et selon les bonnes coustumes de 
notre église sans faire nulles nouyelletés et que elle nous amministrera 
tous nos Yi?res et nécessités, tiex comme nous les avons acoustumés 
à avoir et que de riens ne nous retranchera, se n'est par commun ao- 
cort, mais ponrchacera toutes les rantes et possessions qui k notre 
église deyroit apartenir et enfin nos homes et nos famés taillables 
gardera et gouuemera en la guisse que nous ayons acoustumés au 
profit et à lonneur de nostre égUse et touz nos homes qui nous avoient 
renoié, ou de nous héritages, léaument, que elle fera tout son pouYoir 
et sa diligence de reyenir k leglise. Et puis quant tout ceci est fait, la 
prieuse li doit faire fauté (hommage) et touz fi conyens après (a). » 

QuaDt à l'autre usage auguel ce texte était encore em- 
l^oyé, nous avons dit avec détails comment et dans quelles 
circonstances il avait lieu, rajouterai toutefois quelques 
mots à ce sujet. 

Le premier acte formel où nous voyions apparaître le ser- 
ment particulier que nous avons rapporté au commence- 
ment de cet article et la mention positive de notre évangé- 
liaire comme servant à sa prestation, date de 1527. C'est le 
procès-verbal, dressé à la requête de St.-Etienne et N.-D.- 
aux-Nonnains, pour constater le cérémonial qui fut observé 
lors du joyeux avènement de Tévéque Odard Hennequin. 
Voici les passages de cet acte qui nous intéressent : 

c .... Etfot ledict révérend évesque mené par lad. dame abbesse et 
suivi dud. peuple ou chapitre d'icelle abbaye etillec esta son camail, 
Iny bailla icelle dame une chappe de drap d'or qu'il vestit, pareille- 
ment mist en sa teste une mittre et en sa main une crosse en luy pré- 
sentant un fort ancien livre oà estoit escrit le texte des EvangUes et les 
paroles que ïed. révérend estait tenu de dire et de proférer par serment 
comme ses prédécesseurs evesques dud. Troyes avoient toujours ac- 
coutumé faire sans difficulté à leur nouvel aduénement et entrée aud. 
monastère. Aussi montra aud. révérend icelle dame abbesse l'autel 
quelle avoit fait illec dresser et disposer pour faire et recevoir led. 

serment et... après.... icelny révérend se tira prés led. autel sur 

lequel estoit led. Uyre et illec en Testât dessusdict, et en présence des 
devant nommez, et grand nombre de peuple assemblé dist et proféra 
à haute voix ce qui sensuit : Ego Odardus Hennequin, Trecensis épis- 
eopus, juro me observaturum jura, franchisas, libertates et privilégia 
htyus monasterii B, Maria ad moniales. Sic me Deus adjuvet, ad hύ 
sancta dei evangelia. Et en ce disant mist la main sur led. livre disant 
à ladite abbesse : « Madame, jai faict serment de garder vos droiets,je 
c vous promets que je n'y corUreviendrai point. » Ce faict. M» N. Mail- 
lard prestre, es mains duquel fut mise lad. crosse, commença à chan- 
ter à haute voix : HumUiate vos ad benedictionem. Au moyen de quoy 
le peuple, illec estant en grand nombre, tant hommes que fenunes, se 
mirent à genoux et reçurent la bénédiction dudit evesque. Quoi laict, 
lad. dame print lad. crosse, esta à iceluy révérend sa mittre et diappe, 
le print par la main comme devant avoit fait, et le conduisit avec ses 
religieuses en procession jusqnes au lieu devant dit où elles l'avoient 
trouvé et reçeu (6). » 

Comme on le voit, il existe une coïncidence remarquable 

(a) Liasse 383. 

(6) Gamusat, Prompt, Folio aS; verso et a58. 



— 858 — 

entre cette date (1527) et le caractère archéologique de récri- 
ture du serment, écriture qui ne saurait remonter au-delà 
du xYi« siècle. Or» le monastère avait alors à sa léte Marie 
de Montier, femme d'une naissance distinguée, d'un carac- 
tère important et personnel, d'une énergie éprouvée, et fort 
Jalouse enfin de tous les privilèges attachés a son rans d'ab- 
)esse de N.-Dame. Tel est le portrait abrégé, mais ndèle, 
dont les traits nous sont fournis par les actes originaux de 
son iQ)batiat et la peiffnent par conséquent d'après nature (a). 
Il est donc vraisemblable que ce fut Marie de Montier qui 
fit apposer, sur la première page de son évangéliaire, la for- 
mule en question. 

Du reste, il ne faut rien moins que la réunion de qualités 
semblables en la personne de l'abbesse, pour expliquer, 
d'une part, cette complaisance et cette partialité d'expression 
avec lesquelles le procès-verbal met en relief et consacre les 
privilèges inouis du monastère, et, de l'autre, la docilité non 
moins Inouie du rôle que joua l'évéque en cette circons- 
tance. 

En effet, à l'époque où se passaient ces choses, déjà ces 
traditions pleines de prestige, ces croyances, cette passion 
des fêtes religieuses et des antiques coutumes qui cimen- 
taient si puissamment l'autorité dont jouissaient les pré- 
tentions de Tabbaye, tous ces sentiments s'étaient peu à 
5 eu évanouis dans l'esprit public. Tout cela commençait à 
isparaltre et à s'engloutir dans ce grand naufrage de doute, 
d'incrédulité ou d'innovation, qui devait miner jusqu'aux 
fondements de la foi catholique elle-même. Aussi, à partir 
de cette date, voyons-nous, dans les procès-verbaux que les 
archives du monastère nous ont laissés et que Camusat a 
recueillis en partie dans son promptuaire, décroître peu à 
peu la pompe et la rigueur du cérémonial. René de Breslay, 
qui mon ta sur le siège de Troyes, en 1605, fut le dernier évéqne 
qui se soumit à ces formalités. Son successeur, Malier du 
Houssay, supplia l'abbesse de le dispenser de ce service, 
sous le singulier prétexte du décès de sa mère, arrivé depuis 
peu. L'abt^sse accorda cette dispense, ne pouvant mieux 
laire. Mais le serment fut exigé et prêté par l'évéque. lien 
fut de même pour les deux Ghavigny, successivement évé- 
ques de Troyes, l'un en 1679, et l'autre en 1698. En 1718,' 
M. Bossuet se dispensa, purement et simplement, et du 
serment et de la cérémonie. Du temps de Grosley, tout se 
trouvait réduit, ainsi qu'il nous l'apprend lui-même, à une 
simple visite d'un côté, et à des protestations de l'autre (6). 
En effet, les abbesses ne cessèrent jamais de défendre 
leur privilège pied à pied et lambeau par lambeau, à 
l'aide de toutes les armes que la chicane et la diplomatie 
pouvaient leur mettre aux mains. Et lorsque, finalement, 

(a) Voyez ci-desAas lettre cioquiëme, page 396, et liasse 383 (i5i9* 
ï543). 

{b) Grosley (vers 1770). Mém. bist. 1. 11. page 10a. 



— 85d — 

les ôvéques, aa nom du déeorwn et de Topinion publique»; 
refusèrent hautement d*y souscrire, le courent, avec une 
Incroyable longanimité, n'en continua pas moins, à chaque 
occasion, sa guerre infatigable, par les yains simulacres de 
la procédure. Enfin, nous conservons encore dans nos ar- 
chives le procès-verbal de protestation en forme, qui fut 
dressé le 23 novembre 1761, lors de Tavènement de M. de 
Barrai, dont le nom figure le dernier sur la liste d<3s évéques 
qui ont occupé le siège de Troyes avant la révolution fran- 
çaise. Quant à notre texte d'évangiles, ces mêmes procès- 
verbaux et les inventaires de l'abbaye nous permettent d'en 
suivre les traces jusqu'en 1759 (a). Rien ne nous autorise 
d'aUleurs à supposer que ce meuble précieux ait été aliéné 
entre cette époque et 1790. 

Quoiqu'il en soit, il parait que. dès cette dernière date, il 
ftit transporté à l'hôpital du PetiUSaint-Nicolas (h). C'est U 
qu'il se trouvait encore lorsqu'on mai 1839, époque de la dé- 
molition de cet établissement, il fut réuni avec les autres 
propriétés mobilières des hospices de Troyes, à l'Hôtel- 
IHeu-le-Gomte, siège central de cette administration. 

Le texte des évangiles de N.-D.-aux-Nonnains fait ao- 
tuellement partie des manuscrits de la bibliothèque pu- 
blique de Troyes. 



(a) Toy. liasse 378, une note informe, intitulée Mémoire de te gœ 
pUe tûrgenterlô de notre église. Les archives de N.-D.-aux-Nonnains ne 
eontienoent, du reste, aucun tuTentaire de meubles postérieur à cette 
époque. Dans quelques-unes, le texte ne figure pas. De même, en beau- 
coup d'inventaires, certains objets disparaissent on sont cotés à des poids 
QQ à des taux quelconques inférieurs à leur valeur, qui leur est assignée 
par d'autres documents pins sincères. En effet, ces inventaires n'étaient 
•cuvent que des minutes destinées à servir de bases aux déclarations qni 
•erraient à leur tour à l'assiette des diverses contributions ecclésiasti* 
qnes. Cette fraude est surtout sensible aux approches de la révolution 
française, qui devait faire main-basse sur tous les biens du clergé. G'eat 
pent-être grâces à ce silence des titres, que, vers 1790, notre texte fut 
soustrait, ainsi que le furent tant d'autres joyaux, du séquestre qui l'a- 
vait déjà frappé, on qui allait le faire, et, par ce moyen, conservé à le 
•cience. 



(6) La tradition de la maison n'a pu me fournir que des renseigne- 
ments très-imparfaits sur le fait de l'entrée du texte à l'hdpital. An 
reste, le trait suivant, qui m'a été affirmé de la manière la plus positive 
par des témoins oculaires, donnera la mesure du soin que l'on avait da 
nvre et de l'importance que l'on y attachait. Sous la restauration, ce 
vieuao livre, traînant d'armoire en armoire, relégué dans les endroito 
les plus négligés, se trouvait couvert d'ordure et de poussière, au point 
de méconnaître les métaux précieux de sa reliure. tJn jour, il fut mia 
en vente à l'enchère, avec un lot d'objets réformés et de débris hors d'a- 
•age, au prix de vingt-einq tous,,,. Mais comme il ne se trouva pas même 
an acquéreur à ce prix, la chose fut retirée par l'agent de l'administra- 
tion, et réintégrée à l'iU^tital. 



\ 



-^ «60 — 

VOTES ET DOCmSKHTS pour tinlr â l'histoire dss orl' 
glnes mardcipaUs de Troyes et d$ plusieurs auins localisée dis 
dépariimsnt ds l*Auh€, 

Les dWers auteurs qui ont écrit sur rhistoire de cette con- 
trée ODt laissé dans une obscurité à peu près complète la 
question des origines municipales. On n'attend pas de moi 

Sue je comble ici cette lacune, et je n'ai pas la prétention 
e traiter ex professa un problème aussi ardu, dfmt la 
solution exigerait d'ailleurs toute l'intelligence d*ini esprit 
supérieur» jointe â une vaste érudition historiqae et a la 
connaissance approfondie de tous les documents qui neo- 
Tcnt nous être restés sur la matière. Je me bornerai donc 
à réunir en ce lieu quelques brèves remarques sur l'en- 
semble de la question , et un certain nombre de pièces 
authentiques que j'ai recueillies dans le cours de mes re- 
cherches. 

C'est en vain qu'on demanderait à l'histoire des ins- 
titutions municipales, dans la circonscription qui nous 
occupe, ce mouvement dramatique et ces chaudes couleurs 
qui marquent ailleurs si vivement le développement des 
mêmes principes. L'influence de circonstances tout autres, 

8 lus encore que la diversité native des populations au mi- 
ieu desquelles elles se sont produites, explique facilement 
cette différence. Mais si le récit des événements n'offre pas, 
sur cette scène, une suite aussi animée de tableaux pitto- 
resques, leur analyse n'en n'est pas moins le sujet d'une 
étude importante. 

Pour apprécier avec justesse la formation et les progrès 
des communes dans cette région, on peut, je crois, les avi- 
ser en trois catégories distinctes. 

La première embrasserait les principales villes, foyers 
actifs de négoce ou d'industrie, sur lesquelles s'exerçait 
directement la domination des comtes. Là, comme l'a judi- 
cieusement montré M. Bourquelot (a), la loi communale 
n'intervient que pour régler entre le peuple et le souverain 
des questions purement financières. Du reste, le naturel dé- 
bonnaire, au moins en apparence, des princes, et les ha- 
bitudes d'obéissance et de fidélité, qui caractérisent les habi- 
tants de la Champagne méridionale à toutes les phases 
principales de leur histoire, y rendent pour ainsi dire im- 
possibles ces conflits violents et ces tragiques représailles 
qui, sur d'autres théâtres, ensanglantent à chaque page les 
annales delà commune. Aussi ce caractère presque exclusi- 
vement fiscal se révèle-t-il clairement dans les transactions 
survenues entre les communes de Troyes, de Bar-sur-Seine, 
deVillemaur (Aube), de St.-Florentîn (Yonne), de Provins, de 



(a) Histoire de ProTÎns. t. i. page 198. 



— sei -- 

Bray-sur-SeiDe(Seine-et-Man]e),etles comtes deChampagne; 
transactions qui non seulement sont conçues sur le même 
plan, mais qui datent à peu près de la même époque, et 

Sue Ton dirait dictées sur le môme protocole (a). Je re^ien- 
rai sur ces considérations, pour ce qui concerne la ville 
de Troues, en déroulant plus tard sous les yeux du lecteur 
les principaux documents qui nous sont restés sur les 
premiers accroissements de son existence municipale. 

Dans une seconde classe, je comprendrais ces commu- 
nautés de bergers ou de laboureurs, qui se trouvèrent grou- 
pées sous le sceptre des abbayes, autour des fermes nom- 
breuses possédées par ces dernières sur tous les points du 
territoire [h); populations molles par nature et par condi- 
lioD, attelées pour ainsi dire par Thabitude au joug uni* 
forme et tolérable des seigneurs de main-morte, qu^ucun 
aiguillon puissant ne les portait à secouer. Là, Témancipa- 
tion du serf ne s'opère qu'à prix d'argent, de patience, et 
par le mode individuel. Quant à la commune, elle n'existe 
pas moralement. Une simple force de cohésion en coor- 
donne peu à peu les éléments; mais n'y cherchez point 
cette union, cette vie sympathique, qui supposent la 
conscience d'un but, d'intérêts solidaires et de sentiments 
communs. Le temps seul et en quelque sorte le cours na- 
turel des métamorphoses sociales transformeront lente- 
ment cette aggré^ation en un corps organique, et c'est seule- 
ment à la lumière des temps modernes que ce corps 
s'éveillera vivant et animé. Quant à la couleur artistique 
qu'affectent les relations de la commune naissante avec ses 
souverains, ^ de longues luttes judiciaires, des campagnes 
de procureurs, des mines et contre-mines de palais; de 
curieux manifestes, dans lesquels la malice champenoise 
ou la rouerie de la chicane percent souvent à travers la 
lettre morte ou sous la trame trompeusement ourdie d'un 
semblant de servilité ; de temps à autre quelque péripétie 
de procédure inattendue; plus rarement encore quelque 
rébellion timide et bien vite expiée par une simple aggra- 
vation d'amende : — tels sont les seuls événements qui 
viennent rompre, à de longs intervalles, la lente monotonie 
de cette froide épopée. Nous avons tenté ci-dessus d'en 
offrir un échantillon caractéristique, en racontant les dé- 
mêlés deClairvaux avec ses hommes de Ghampignolles (c). 

Reste enfin une troisième catégorie, c'est celle des popu- 
lations qui ne se trouvaient ni sous la main des reli^eux, 
ni sous le merum et mixtum imperium des comtes, mais qui 
obéissaient directement à des seisneurs particuliers. Ici de 
nouvelles situations se produisent. Le pouvoir laïque n'offre 
plus au sujet, comme delà part des comtes, ni cette libéràliU 

(a) Histoire de Provins, p. 198-9. 

(b) Voy. liasses aSa, a53, a54, 5o6et3o7, et registre i338. 
(e) Lettre troisième, page 378. 



— ses — 

chevaleresque et provwbiale de la maison des roia de 
Navarre, ni ce prestige favorable» et en quelque sorts 
cette garantie morale que rétendue de la puissaoee sem* 
ble fournir contre ses propres abus. Ce n est plus» d*oii 
autre côté » Tadministration prudente » mesurée , perpé- 
tuelle, économe et presque toujours paternelle des seig- 
neurs religieux. Mais» au lieu de cela» un mince autocrate, 
exposé chaque jour à perdre sa couronne précaire aux 
jeux du destin» de la guerre» d'aventureuses folies I Ici» la 
commune se condense pour s'organiser. Elle demande à la 
loi écrite une sanction plus sure et plus durable que celle 
de la loi vivante. Elle veut que ses droite nettement sti- 
pulés» soient écrits sur le parchemin» scellés du consente- 
ment du prince» promulgués avec solennité» et confiés» soai 
la religion du serment» à la garde et à la vigilance des 
parties intéressées. Puis» vienne» pour le s^gneur» quelque 
conjoncture besogneuse» et ce dernier condescendra sans 

Ïfteine au vœu de ses manants. Il leur accordera volontiers 
^abonnement de ses droits» sauf, d'ailleurs» à les nmrendre, 
en présence d'un autre cas pressant. Dès lors» la charte de 
commune acquiert une toute autre importance» et revêt 
en partie ces couleurs attrayantes que l'on remarque ea 
d'autres objets de comparaison. Cette charte n'est plus» 
comme pour les villes marchandes» une simple carte de 
taxe et de péage ; elle n'est plus» comme entre les proprié- 
taires ecclésiastiques et les pasteurs» la consécration de 
quelques droits de pâture. Mais c'est un grave contrat» ré- 

tlant entre le seigneur et des serfs qui s émancipent» leur 
ignité et leurs intérêts respectifs; c'est» en petit» une véri- 
table constitution politique» et même tout un code judif 
claire. J'en vais offrir un exemple probant dans l'acte qui 
va suivre : 

1255. Charte de commune, donnée par Jean de Dumay (a) à ses hommei 

de la ViUeneuve-au-Chéne (6). 

In nomine sancte et indiyidue trinitatis, ego Johannes dominiu 
Darnay notum facio aniyersis tàm presentibas qaàm futaris présentes 
Utteras inspecturis, qaôd yillam noyam que dicitar YiUanoya-âd- 
qaercum, qaam nobilis yir Gerardtu quonaàm pater meus (e) statmt 
et concessit eum costumis et libertcUibus quas homines in dicta viUâ eomnnih 
rantes antè confectionem habuerunt presencium {d), statuo et conoedo 

(a) • Da mariage de Gérard de Valéry» seigneur de VendeaTre, 

ayec Marguerite de Broyés, est venu Jeao, leur fils, seigneur de Dumay, 

3ui leur succéda, et épousa, en ia54» Guillaumine ou Guillanmette, 
ont est yenu Gérard de Valéry, deuiiènae du nona, sire de Durnay» li 
Vilieneuye et Vendeuvre, etc. o Chevalier» Essai hi$t, sur Fsndêavrê, 
(Mi. de notre BibL n« 8a.) Page 43. 

(b) Commune du canton de Vendeuyre, arrondissement de Bar-sor* 
Aube. 

(e) Gérard de Valéry. 

(</) Cette charte n'est, comme on Toit, que la confirmation d'un étit 
de choses antérieur. 



— 363 — 

«c etiàm iaperpetnum eonflrmo, ipsios chariMimi patris met YesUgiw 
inherendo. Yolo etiàm et statoo, sicut jàm statatom est, quod in dicta 
TilU non possent homines retineri nisi de assensu et Yolnntate meâ 
fut snccessonim meomm. In ipsâ ylllA libertates et costume posite 
•ont et concesse que sant inferius annotate : 

4. (a) Statatam enim fbitet concessnmburgensibus de ylllâ noya an- 
tedictâ habere in perpetaum aisancias suas in pascuis communibus pro- 
priis meis, concessumque est eisdem burgensibus habere usum aque 
mee propter piscaturam in quâ alii homines mei piscantur. Goncedo 
insuper, sicut eisdem anteàconcessum est, nemorismei liberum usum, 
ricut inter ipsos et homines yicinos religiosos et etiàm seculares melius 

* (âlyidetur (ou vidébUur 7), 

2. Pretereà homines dicte yille noyé poterunt yendere et emere 
adnsus sues proprios, ità quàd non ezerceant raercaturam sine thelo- 
neo yel quocumque guinagio, in totâ terra meâ, quod ad me pertineat» 
persolyendo. 

8. In eâdem yillâ erunt septem scabini et decem jurati, de burgen- 
•ibns yille, constituti per communem assensum omnium burgensium 
qnsdem yel melioris aut sanioris partis eorumdem. Maior similiter (6) 
per me statuetur ibidem, quimihi jurabit fldelitatem et de redditibus 
etexitibus dicte yille mihi aut mandate meo plenarié respondebit. Sed 
iieque maior, neque scabinus, nec etiàm juratus ultra annumremane- 
btt in ofBcio suo, nisi de yoluntate meâ et eorumdem burgensium 
pfedictorum. 

Ai nie yerô qui de noyo yeniet in eamdem yillam mansurus, in in- 
gressn suo nnum dabit denarium maiori et alterum scabinis et dein- 
eeps lUieré acciperepoterit terram et masuram à maiore sicut ei diyi- 
detur. 

5. Unusquisqne burgensium qui in yillâ masuram habebit yel or- 
Inm, extra termines masurarum, reddet mihi annuatim duodeoim 
denarios pro masurâ et totidem pro orto, si sit extra terminum masu*^ 
rarum : scilicet, in Natale Domini, sex denarios, et alios sex inNatiyitate 
beati Joannis-Baptiste. Et qui infrà tertium diem post quemlibet isto- 
rum terminorum illos sex denarios non reddiderit, forefactum emen- 
dabit per duos solides. 

6. De unâquaque falcatâ prati reddentur mihi annuathn in festo 
sancti Remigii quatuor denarii. In terris que essertate erunt, yel sine 
bosco,*in initie yille, habebo de singulis dnodecim garbis duas garbas 
tantummodô, unam pro decimâ et alteram pro terragio. In terris 
yerô que essartate sunt, ab initie yille et citrà, et que de cetero essarta<« 
bnntur, intrà flnagium yille noyé, habebo de singulis quatuordecim 
garbis duas garbas : tantunmiodô unam pro décima et alteram pro 
terragio. 

7. Furni ejusdem yiUe erunt mei et erunt bannales. Et si quis bur- 
gensium yille in aliène furno coxerit, solyet mihi duos solides pro 
emendâ» et flnagium meum nihilommùs mihi reddet. Si autem potero 



(a) Poar la commodité de la iectore et des citations^ nous ayons di- 
visé le texte par articles namérotés. 

(^) Similiter devrait se traduire ici : dé mon eâté. Du reste, nous de- 
yoos avenir ici le lecteur, que l'original de cette charte n'existe plus; ta 
présente copie a été transcrite par nous sur une expédition autlientique 
da zYie siècle, qui parait avoir été écrite avec peu de soin ou de lumières, 
comme le prouvent plusieurs taches de langage que nous avons repro- 
duites à dessin dans le contexte. 



— â64 — 

molendina in flntgio cjosdem ville habere, bannalia emnt, et de an^ 
gulis Tiffinti qnataor mensnris eqaalibas, habebo unam tantnmmodô, 
pro muftarâ. Si burgensis yille noyé defert bladom suum ad moleodi- 
nam meum bannale, etbladum ibi moratomfaerit per diem etnoctem, 
sicat saprà dictum est, ità quod non possit molere propter defectam 
molendini yelmolendinarii, extonc in antéa poterit bladom illud dé- 
ferre in alienum molendinom ad molendum, sineoGca8ione(a). Sed si 
qnis burgensinm yille priosquàm bladnm snom in molendino meo 
moratum fueritper diem et noctem, sicut suprà dictum est, adalienna 
molendinnm ierit ad molendum, reddet mihi multuram et duof m- 
lidos pro emendâ. 

8. Si quis burgensium accusatus fuerit de decimft yel terragiomalé ' 
pagato, indé se purgare poterit per juramentum suum. 

9* Si quis per diem et annum infrà finaginm yille noTe hereditt- 
tem suam tenuerit sine contradicto hominis qui in yillâ manet, et <pi 
ait in tali statu quôd possit et debeat contradicere, non poterit dem- 
ceps trabi in causam super eâdem hereditate ab bomine qui in YilU 
manens fuerit per diem et annum, in tali statu quod posset contradi- 
cere et deberet. 

10. Item si alicui burgensium yille placuerit, yel aliq^ necesaitafe 
coactus sit, yendere kereditatem suam, yendet eam libéré, excepte 
quôd unum denarium dabit qui yendit, et alterum, qui émet. De qoi- 
bus denariis maior habebit unum et alterum scabini. Non tamea 
poterit yendi bereditas extraneo, sed solummodô bur^ensi yillenoTe. 

11. Alter alterius yadium accipere non poterit, mai per aasensmn 
maioris et scabinorum; et si absque eorum consensu yadium acceperil 
alter ab altero, accepter solvet decem solides, mibi scilicet octo so- 
lides, maiori duodecidi denarios et scabinis duodecim. Tabemario 
tantummodô licebit yadium accipere iu domo suâ de rébus qoas 
yeudet. Sed extra domum suam non licebit, sine consensu maioris 61 
scabinorum. Si quis alterius heredltatem in yadlo babuerit, illam ser- 
yabit per diem et annum et post diem et annum maiori et scabinis ga- 
l^eriam eamdem que per consensum eorum fleri débet, monstrabit ut 
ipsi ordinent quod indé sit iaciendum. 

12. Si quis intrà fina^ium ville nove bereditatem inclamaverit, 
nisi testimooio maioris et scabinorum id quod inclamet probaverit, 
yigioti solides solvet, mihi scilicet decem et octo solidos, maiori 
duodecim denarios et scabinis duodecim. 

13. Et alter si perdiderit per judicium, solvet similiter viginti so- 
lidos eodem modo distribuendos. 

16- NuUi burgensium ville nove licebit clamorem facere et alie^ 
nam justitiam, quamdiù alter velit jus facere per judicium yille. Et si 
super hoc damnum ei fecerit, restanrato damno, solvet decem solidos, 
mihi octo, maiori duodecim et scabinis duodecim denarios. 

15. Quidquid per maiorem et scabinos ad honorem et utilitatem 
yille, salvojnre meo,statutum fuerit, stabile erit; et si quis forte con- 
tradiceret, solvet mihi sex denarios, et factum maioris et scabinoram 
nihilominùs ratum esset ; judicium enim scabinorum stabllle erit, nisi 
incontinente fuerit contradictum. Et si quis judicio scabinorum, sta- 
tlm, quandô fuerit factum, contradixerit, et eos comprobaverit d9 
falso judicio per juratos, scabini comprobati de falso judicio solyeot 
mihi sexaginta solidos, juratis triginta quinque solidos et maioii 
quinque, et extunc erunt in perpetuùm extra officium et extra consi* 
Ûum totius dicte yille nove. Si convinci non potuerunt de falso judicio 



(a) S^aB aehoison ; sans être exposé à mal. 



— 865 — 

lier.Jaratos, contradictor solyet centom solidos eodem modo diiri- 
dendos, et expensum juratomm. 

16. Si quis yiolentam manum miserit in maiorem, vel scabinam 
«ni juratum, sine ictn armoram, centam solidos solyet, rnihi septaa- 
ginta octo, percusso yi^nti solidos, maiori doodecim denarios, scabi- 
nis dnodecim; et si enlm yolnerayerit, ipse et sua !n meâ ernnt peni- 
lAs yolantate. 

17* Si scabinus burgensem qnemcunque de villa yerberayerit, 
«odem modo plectetnr. 

18. Bargensis qui maior yel scabinns ant jnratns extiterit, post- 
qnim officiam suum quocumqae modo demiserit, poterit ferre, per 
annnm et diem et non ampliùs, tantammodô super lus qae andierit et 
TÎderit dam adhùc in offîcio esset, testimonium maioris yel scabini 
vnt rnrati, secnndùm quôd habuerit aliqnod istomm offlcionim. 

19. Quilibet poterit de yillâ probare, solâ manu suâ, super alinm 
de yillâ, id qaod yendiderit, usqné ad très solidos. Si quis de rébus suis 
erediderit aUi, per duos ejusdem y ille légitimes testes, usqué ad decem 
folidos, comprobabit. Sed si de rébus creditis reclamayerit quis super 
alium, ultra decem solidos, alter poterit duello contradicere. 

20. De omnibus forefactis de quibus reum testimomio purgare 
txmyeniet, testimonio burgensium ejusdem yille se purgabit de quoli- 
èet falso clamore simplice. Solyet, uciens, très solidos, mibi duos so- 
lidos, maiori sex denarios et illi contra quem clamorem fecerit, resi- 
duos sex denarios. Si ille contra quem simplex clamor factus fîierit, 
per duos légitimes testes conyictus ftierit, très solidos solyet, mibi 
dnos solidos et maiori duodecim denarios. 

21. Si quis desmentitur alinm et indé clamor yeniat ad maiorem 
Tel ad scabinos, si conyictus fuerit duorum burgensium testimonio, 
solyet quinque solidos, mibi quatuor et dimidlum, et maiori sex de- 
narios, et si damans testes non habet, alter se purgabit juramento so- 
ins. Si quis clamet alium illegitimumyeldicat aliquid quod sit equum 
tali conyicio, decem solidos solyet, mibi sex solidos, conyiciato duos 
solidos, maiori duodecim denarios et scabinis duodecim; Et si conyi- 
ciatns testes non babet, se purgabit juramento solus. 

22. Mulier que mulieri yel yiro conyitia dixerit, duorum yel dua- 
mm testimonio conyicta, quinque solidos solyet, mibi quatuor solidos, 
conyiciato seu conyiciate sex denarios, maiori sex denarios, yel si 
non ista solyeret portabit lapidem ad processionem die dominicâ, 
osqoé ad camisiam denudata. 

23* Si yir mulieri conyitia dixerit, quinque solidos solyet eodem 
nodo dividendes. 

24* Si quis yiolentam mannm miserit in alium sine armis, qnadra- 
ginta quinque solyet, mibi triginta octo solidos, maiori duodecim de- 
narios et scabinis duodecim, et yerberato quinque solidos, Et si yer- 
beratos testes non babet, alter se purgabit duorum yirorum legitimo- 
rom juramento et suo. ^ 

25. Si quis alium inyaserit armis mollitis sine ictu, si conyictus 
ftierit légitime testimonio, sexaginta solidos solyet, mibi quinqua- 
ginta et octo solidos, maiori duodecim denarios, et scabinis totidem ; 
«t si légitime testimonio conyinci non potuerit, juramento duorum le- 
gitîmorum bominum et suo se purgabit. Et si inyasor inyaso amputa- 
▼erit membmm yel eum interfecerit, légitimé conyictus, ipse et sna 
inmeâ ernnt yoluntate, et si inyasus (?) talem plagam fecerit, testimo- 
nio conyictus, centum solidos solyet, mibi septuaginta et octo solidos, 
maiori duodecim denarios et scabinis totidem, et yulnerato yinginti 
{tie) solidos residnos et expensam pro plagâ sanandâ ; et si testimonio 
conyinci non potuerit, juramento septem burgensium se purgabit. 



— 366 — . 

26. Si qiiis defendendo aliam percnsserit et lanffainem feceiit.tei- 
timonio daoram hominom et soo se parg^abit ; sed ti alter yola^it, 
daello poterit contradicere. 

27. Si quis se defendendo membmm alii absciderit Tel enm inter- 
fecerit, secundùm laicorum arbitrinm et justiciam se purgabit. Si 
alter aiternm in domo snâ inraserit yiolentér, légitime conTtctnii, 
centum solides solret, mihi sexaginta et octo solides, inyaso Tiginti 
solidos, maiori duodedim denarios et scabinis dnodecim deoarios. 

28. Si bnrgensis Tille noTe eztranenm hominem TerberaTerit, sol* 
Tet quadraginta solidos, (si) eztraneus bnrgensem talitér TerberaTerit, 
totidem solTet, mihi yiginti octo solides, Terberato decem soUdoi^ 
maiori duodecim denarios et scabinis totidem. 

2^. Si quis, qaod absit, accusatns fuerit incendie, fiarto, mnltrOi 
homicidio, Telrapto, purgabit se perdnellnm. Tel ipse et sua in ma 
emnt penitùs Toluntate, et tàm accnsatns qaàm accnsator, pro sepote^ 
rnnt ponere campiones ; et si aliquâ cansâ ràtionabili et légitima non 
possent facere, in propriâ persona duellum (facient ?) 

30. Si conmiunitas Tille habet aliqnem suspectam de hrtrociaia, 
scabini poternnt illum bannire extra Tillam ad petitionem oommuoi^ 
tatis bnrgensinm. Tel majoris aut sanioris partis eommdem. 

31. Si quis extraneus infirà metas Tille noTe Tenerit proqaocamqM 
fore facto, non recipientur {sic) nec ibimorabitor nisi pOTmedominui 
ejnsdem Tille. 

32. Si quis apnd Tillam noTam aliénas res injuste attulerit et postai 
yenerit qui reclamet, reclamator habebit de rébus iUis quidquid pv 
duos légitimes testes probare poterit esse suum, nisi forte alter doâle 
contradicat, et si îll» qui res attulerit, testimonio duorom homi- 
num fide dignorum couTictus, duello non contradixerit, reddet inte- 
graliter res super se probatas reclamanti ; et mihi solTet emendam 
que judicabitur secundùm qualitatem forefacti ; ità quôd si latro 
nierit, de eo sicut de latrone fiet. 

33. Si quis de Tillâ noTâ intri finagium extraneum fecerit injnriam 
et indé fuerit comprobatus, emendabit fore factum ad considerationem 
maioris per jus, et emenda mea erit, et si non fuerit comprobatus, ja- 
ramento se purgabit. 

3&. Si quis à custode Tille, Tel à maiore. Tel à scabino, Tel jurato, 
coUigendo racemos alteriusyinee,Tel8egetes alterius iUTentus fuerit, 
quinque solTet pro emendâ, mihi quatuor solides, maiori sex dena- 
rios, inventori sex denarios, et damnum restaurabit ; et si alius qaàm 
aliquis predictorum eum iuTenerit colligendo, si iuTentor jnrare to- 
luerit itii esse ut dicit, inyentus mihi solyet duos solides et damnant 
restaurabit, arbitrio scabinorum, et si inyentus jurare TOluerit,jii- 
ramento se purgabit. 

35. Si quis inyentus fuerit in horto seu Tirgulto damnum alteri &- 
ciendo, tringintà denarios solTet^ mihi duos solides, maiori sex dena- 
rios et damnum restaurabit arbitrio yicinorum. 

36. Si quis extraneus inyentus fuerit damnum alteri faciendo, ipie 
ducetur per jus, et emenda, que indé habebitur, erit mea. 

37. Si puer qui nondùm plus quim noyem annos etatis habeat, in- 
yentus fuerit damnum alteri faciendo, pater aut mater pium restaura- 
bunt damnum sine emendâ. 

38. Et si puer qui ad decimum annum, yel usqué ad quintnm de- 
eimum peryenerit, aut inter decimum et quintum decimum consti- 
tntus sit, inyentus fuerit damnum alteri faciendo, solyet duodecim 
denarios, mihi decem denarios et inyentori duos, et damnum restitae- 
tar, arbitrio scabinorum. 

39. Si perçus, asinos, bos, yacca, yel equus, aut consimilia awfmalii, 



% 



— 367 — 

erranta (ik) (heriiit inTeeta in yineis aUerim damiram fiicieiido, pro 
nnoqaoque animali hojasmodigolyentiirdoodecimdenailide emendâ, 
de auibas ego habebo decem denarios et castes duos ; et si de ejas- 
modi animaUbus inyenta foerint aliqua in alterias segetibns aut pratis 
damnnm âiciendo, pro anoqnoqoe animali solyentor sex denarii, de 
([nibus reddentnr nubi qninque, et custodi anus. 

/kO. Si oyis, capra aut asinus, aat consimile animal errans inyentnm 
(herit in yineis, yei segetibns, aut in pratis, damnnm alteri faciendo, pro 
nnoqnoqne animali solyetur unns denarins et singnlis denariis sic 
solatis babebo qninque denarios, et custos unum. Si de omnibus pre- 
dictis animalibus inyenta fuerint aliqua in damno alterius, ad custo- 
dlam factam de die, indé habebo quinque solides de emendâ, et, si de 
nocte talltér inyenta fuerunt, anini^lia sic inyenta, erunt in meâ yo- 
hmtate; semper autem restaurabitur damnnm ad arbitrium scabi- 
Doram. 

et» Si quis emendam quam per leges superiùs annotatas debebit, 
solyere et reddere non potuerit, si quid babet, auferetur ab eo, et per 
aMiiim et diem excludetur à yillâ, et si post annum et diem reiure 
Tolnerit, forefactum emendabitarbitrioscabinomm. 

è^* Burgenses yillenoye in ezercitu aut cheyauchiâ meâ, nbicum- 
cmé yoluero, tenebnntur ire, et in eâ, quamdiù yoluero, morabuntur. 
Bfo autem quotienscumqné in exercitum aut cheyaucbiam meam 
dieti burgenses yenerint, singuli dabo, singulis dlebus quibus in 
exercitu aut cheyaucbiâ meâ morabuntur, ratiocabilem procnra- 
tioBem. Maiori pro se et pro equo suo (si equum habet) in placito ge- 
Berali, quod débet fieri ter in anno, dabo, singulis yicibus, ires solides 
maiori et scabinis pro procuratione ipsorum. 

ftS. Maior, scabini et jurati quamdiù in suis offlciis morabuntur, li- 
beri erunt et quincti, et singuli eorum de redditibus unius masure et 
onias horti, si illum habent. 

4A* Si quid forte apud yillamnoyam eyenerit quod in istâ chartâ 
non sit plenarié declaratum deducetur et judicabitur ad usus et con- 
snetudines et secundùm chartam BUmche-VtUe {a), exceptis jdiquibut 
dansulis ab bac chartâ exclusis que in illâ (?) continentur. 

1^5. Yolo siquidem et concède ut mensura bladi et yini, que tene- 
tnr apud Yendoperam, apud Yillam noyam similiter tenatur (ne). 

46. Si quis yerô aliquem de aliqno forefacto accusayerit, si non 
conyincitur, accusator eâdem pena plectetur quâ accusatus, si non 
oonyinceret, salyis tamen omnibos superiùs declaratis. 

4*7. Hec autem omnia sicut superiùs expressa yolo et concedo, 
statao et confirme, promittens insupér bonâ fide inyiolabitér obser- 
yanda et ut ista rata permaneant et inconcussa, litteris annotata ad 
petitionem predictorum burgensium de dicta yillânoyâ, sigilU met 
ied et yolui minime {sic, suppléez munimine) roborari. 

Actum anno Domini millésime ducentesimo quinquagesimo quinte, 
mense aprilli per manum Magistri Guillelmi Senonensis notarii, yi- 
yentibus Alexandre urbis Romane papa, Nicolao Trecensi episcopo, 



(a) Il n'existe pas dans le département de TAube de commune ni de 
hameau sons le nom de RIaneheville ou YiHeblanche. Mais il exute au* 
près de Yendeuvre ane commune de la Viile-Neuye-au-BoiSy appelée 
plus anciennement la VilIe-Neuve-en-Der, qui faisait autrefois partie du 
domaine des seigneurs de YendeuTre. Cette commune pourrait bien être 
la villa dont il s agit. 



— S68 — 

regnantibus Ladovico rege Francie et Theobaldo rege NaTare el oo- 
mito Campanie (a). » 

Comme le prouve le préambule de cette charte, le fait 
de cette concession de commune n'était pas inoui pour 
Jean de Durnay» son auteur. Dès le temps de son père, 
Gérard de Valéry, les hommes de la Villeneuve étaient 
en possession de ces priviléffes. Bien plus, il paraîtrait, d'a- 

Ïirès ce texte, que ces privilèges étaient aussi anciens que 
a vUle elle-même. Le seigneur mentionne en outre (art 44) 
une constitution analogue, alors en vigueur dans une autre 
commune, qui probablement était également soumise â soa 
autorité. 

Vers la même époque, si Ton peut interpréter ea œ 
sens les témoignages malheureusement fort inconsistants 
des chroniques locales, une révolution analofnio se serait 
effectuée â Yendeuvre, du vivant de ce même Jean de Dor- 
nay. Yoid comment ce fait est indiqué par un historien de 
village : 

«.... n faat parler maintenant, des suites fîinestes da despotîme 
Vandalique qui ezistoit encore à Yendeuvre an treizième siècle, et qid 
fat alors (v. 1254) conyerti dans les quatre grandes servitudes, Ab 
corps et de biens, savoir de fors-mariage, main morUMe, mariage des 
enfans du seigneur, et corvées ou iaiiUMes à volorUé. La premièra 
empéchoit de pouvoir se marier sans la permission et consentement 
du seigneur et sans lui avoir payé le droit de jambage. Par la seconde, 
les seigneurs héritoient des deffunts à Tezclusion des parens. La troi- 
sième obligeoit les habitans de contribuer aux dots des mariages des 
enfans du seigneur. Enfin, par la quatrième, les habitans étoient 
obligés de suivre le seigneur à la guerre, d'aydée à sa dépense, de 
gardée son château et forteresse et de travaillée les jours de la se- 
maine, qu'il indiquoit, aux ouvrages de ses biens et domaines; et 4 
ces conditions, ils ayoient leurs usages dans toute l'étendue de ladite 
chatellenie, c'est-à-dire bois à brûler, bâtir et le pâturage de Leurs 
bestiaux. 

» Mais par une charte du mois de février 1271 (6), la plupart de ces 
servitudes ont été abolies ou plutôt encore converties, par GuiUemine 
et Gérard de Durnay (c), son fils, ^n une redevance ou prestation 
annuelle en grains et argent, sous le nom de taille abonnée, source 
intarissable des procès qui ont accablé Yendeuvre depuis ce temps. 
Cette redevance fut encore modifiée par la charte de Miles, sire de 
Ffoyers et de Yendeuvre, du mois de mai 1341, confirmée par lettres- 



(a) Archives de ta mairie de la VilleDeave-aa-Ghêoe. Copie aatheoti- 
que et collationnée, faite le iq décembre 1676, d'une confirmation etvi- 
dimos, par Marguerite de Meiun, dame de Yendeuvre, en date du ag oc- 
tobre 1396. 

(^) Cette charte se trouve ainsi déûgnée dans un terrier du château de 
Yendeuvre : « Février 1371. Guillaumette, dame de Durnay et de Veo- 
deuvre, et Girard, son fils, afi'rancliissent les habitans, de la taille et 
cote personnelle, moyennant abonnement et avec réserves exprimées ea 
l'acte. > Archives particulières de M. le baron de Yendeuvre. Recueil du 
zviiie siècle, intitulé : Adveuao et dénombrements, etc, 1. 1. p. 73. 

(e) Voy. ci-dessus, page 36a, note a. 



— 369 — 

patentes du roi, au mois de juin saiyant, par laquelle il a aflranchlt 
les habitans de toates seryitades,. moyennant qu'ils lui paieront an- 
nuellement de nouyelles prestations qui se trouTent réglées dans 
l'acte (a). 

Il est difficile à travers tous les contre-sens d'un pareil 
récit de discerner quelle a pu être la nature des premières 
transactions qui s'établirent entre les hommes de v endeuvre 
et leur seigneur. Quoi qu'il en soit, les derniers contrats 
dont parle notre chroniqueur rustique, nous ont seuls été 
conservés (b). Et d*après la teneur de ces actes il paraîtrait 
ou que la commune n'y exista jamais pendant le moyens- 
âge, ou qu'elle y fut de bonne heure étouffée. Toutefois ces 
documents n'en restent pas moins précieux et serviront à 
étudier dans ses conditions particulières l'histoire de l'af- 
franchissement du tiers-état de ces contrées. Je terminerai 
les courtes indications auxquelles je dois me borner sur ce' 
point en rappelant que les symptômes d'organisation com- 
munale aue nous avons positivement constatés à Blancheville 
et à la Yilleneuve-au-chéne, durent avoir leurs analogues 
en beaucoup d'autres points du département de l'Aube. 
Ainsi les seigneurs de Ghappes, de Ghacenay, de Bercenay, 
de Saint-Fal et autres, durent nécessairement souscrire des 
transactions semblables. Or, quelle que soit depuis 50 ans la 
déplorable situation de tous les dépôts publics d'archives 
locales en France, quelc|ue vastes que soient les pertes 
que la science a déjà faites ainsi, les intérêts multipliés 
et divers qui s'attachaient particulièrement à des conces- 
sions de privilèges communaux, sont autant de gages qui 
permettent d'espérer que ces précieux monum.enu n'ont 
pas tous péri et que l'on doit en retrouver encore. 

Je reviens maintenant aux origines municipales de Troyes< 

Le plus ancien témoignage direct que nous ayons sur la 
constitution municipale de cette ville est une charte de 1230, 
qui lui fut accordée par Thibaut-aux-Gbansons, et dans la-* 

Siielle il réorganise, plutôt qu'il n'organise, une administra- 
on communale. L'original n'existe plus et nous n'en con-^ 
naissons que des copies, qui se rencontrent dans un certain 
nombre de recueils mss. P. Pithou est le seul, je crois, qui 
l'ait fait connaître jusqu'à présent par Timpression ; encore 
n'en a-t-il publié qu une partie (c). Je pense donc être 
ajfréable au public en lui en donnant, comme je le ferai 
ci-après, la teneur, d'après la leçon la plus recommandable. 
En i242, ce premier acte fut gravement modiGé par un 
autre, du même comte. Nous le publierons également, d'a- 
près un cartulaire de la ville, dressé en 1377, par le bailli 

(a) N. GhcTslier, Mémoire hisl. sur Vendeuvre, M«. de noire Biblhgr, 
n* 8a, pagcd 4^ et 491 el m». 84, pages 38 et 39. 

(b) Mémoires de la terre de Vendeuvre. Ma. 80. Passim, 

{c) Coutume de Troyes. iCa8, in-4** page i4* Glose de l'article t. 

36 



— 370 — 

de Trojes et qvâ, en Tabsence des originaux, mérite le plus 
haut degré de conflance que Ton puisse désirer. 
Ces deux diplômes sont à peu près les deux seuls jalons 

S ai puissent nous guider pour retrouver la trace de Tan* 
enne commune Troyenne. Seuls ils marquent, sinon le 
commencement et la fin, du moins deux points essentiels 
de sa durée. Leur rapprochement sert en outre à nous 
faire connaître une rérolutlon importante. Ces considéra- 
tions nous ont déterminé à les placer en regard, article par 
article, afin de permettre à 1 esprit de saisir plus facile- 
ment les modifications importantes qui s'accomplirent entre 
leurs deux millésimes. 



1230. Charte par laqueUs Thibaut 
IV, comte de Champagne, affranr 
ctUt de la taiUe la commune de 
Troyee, et la met enjurié. 

i (a). Gie Thiebaaz de Cham- 
paigoe et de Brie cuens palazins 
uiz a savoir à touz ciaux qai sont 
et qai seront qui ces lettres yer- 
ront que je franchis et quit touz 
mes hommes et mes femmes de 
Troies de totes toutes et de totes 
tailles par tel manière que aurai 
en touz ceux en cui je ayoie taiUe 
et en tous les hommes et femmes 
qpi de fors yenront ester en la 
uommumtéde Troies, n deniers de 
la Uyre don mneble fors quen ar- 
meures et en robes faites aens lor 
corps et fors quen aisément dos- 
teL 



1242. Charte du même renounèU' 
ment de la charte ei^donire. 



1. Nous Thiebauz, parla grâce 
de Dieu, roy s deNayarre, de Cham- 
paigne et de Brie, cuenz palazinz, 
faisons asayoir à tous ciauxqu 
sont et qui seront qui ces présentes 
lettres yerront, que nous fran- 
chissons et quitons tous noz ho- 
mes et nos femmes de Troies 
et de la chastellerie, qui se sont 
mis ou mettront en notre jusHùs, 
de toutes toiles et de toutes tailles, 
par telle manière que nos aurons 
en tous ces, en cui nous aviens 
taille enciennement, et en tons 
les homes et famés qui de fors 
yenront ester à Troies, ou en la 
chastellerie, .yj. d. de la liyredoa 
mueble, fors qu'en armeures et en 
robes faictes ayyès lors corps, et 
fors que an aisément d'ostel. 

2. Et est àsayoir que yaiseloft 
len met yin, et tuit aisemens d*or 
et d'argent seront prisiés chacmi 
an ayec les autres meubles, et au- 
rons de la liyre de l'éritaige, deux 
deniers chascun an. 

3. Et est a sayoir que se aucuns de mes homes ou de mes fieyez oo 
de mes gardes yenient por demourer en la communite de Troies U 
boijois de Troies nen porront aucun retenir se nest par mon assent 
ou par ma yolenté. 

h* Et sil ayenoit que aucuns homme on femme aucune de mes yilles 
ou de mes fiez ou de mes gardes yenient ester en la communite da 
Troies et U homme ou la femme qui yienront disoit que il ne fint de 
mes yiUes ou de mes fiez ou de mes gardes U seroit à ma yolontë do 
retenir ou do refuser et se je la reftisoie, il auroit conduit de moy 9 
et les soies choses, xV jours planiérement. 

(a) If ême obserTation que GÎ-dessas, page 363, note a. 



2. Et est à sayoir que yaissel 
ou len met yin et tuil aisément 
d'or et d'argent seront prisié chas- 
cun an ayenc les autres muebles 
et aurai de la liyre de leritaige ii 
deniers chascun an. 



371 — 



3. Etestàsayoirqaeteaacmif 
des deyant diz homes oa des famés 
▼ieut paier vint liyres en lan, il 
sera qfaites dou sairement, et de 
la prise de celé année yers nous. 



5. Et est a sayoir que se aucuns 
de la communité de Troies yeut 
paier xx liy. en lan, il sera quites 
doserement et de la prise de celle 
année yers moy et si lor doig et 
otroi la preyosté et la justice de 
Troies et de lor terres et de leur 
Tignes qui sont dedans leur fi- 
naige de Troies si corne je la te- 
noie au jor que ces lettres furent 
faites por .ccc. liv. de Proveni- 
siens quil me renderont chascun 
an à Peothecouste. 

6. Et est à savoir que li forfais des homes et des femmes de la 
communité de Troiez et de touz ceulx qui sont et seront estaigier en 
la justice de la communité de Troies sont as boijois de Troies si 
comme je les soloie ryoît et tuit li (brfait des gens estrange« qui ne 
sont de la jdstice de la communité de Troies sont as borjois de Troies 
jusqu'à XX s. et li surplut iert miens et je retaing lo murtre et lo 
rat et lo larrecin là où ces choses seront conçues et attaintes. Et si 
retaing lo champion yencu dont jauray m'amende as us et as costumes 
de Troies. Et si retaing la fauce mesure, de laquelle jauray .xl. s. et li 
boijois de Troies en ayeront xx s. 

7. Et est a sayoir que je retaig la justice et la garde de mes églises 
et de mes cheyaliers et mes fleyez et de mes yassal en tel manière 
que se aucuns de ciaux de Troies ou de la justice de la commune de 
Troies forfaisoit à aucun de ceulz que je retaig, cest à sayoir as 
clers ou as chevaliers ou à mes flevez ou à mes yassal, dont plainte 
Tenist à moy, je la dreceroie et l'amende seroit moie et sera jugié 
l'amende as us et as costumes de Troies par lo maeur et par les juru 
â» Troyes, 



8. Et est a savoir que je ou autres 
de mes gens élirons chascun an xiii 
hommes de la communité de Troies 
à bons foy et cU .xiii. élirorU Vun 
d'aux àmaeur chascun an dedans 
la quinzaine que je les aurai nomex 
et su né Vavient elleu dedans la 
qwnzame je i eUiroie Vun des 
.xm. 



6. Etest à savoir que nos ou nos 
gens esliront chascun an douMe 
homes de Troies ou de la chaste^ 
lerie oui sont ou seront de celle 
franchise de Troies, si com ces let- 
tres le devisent, an boue foi; et 
cU douze par leur sairement et uns 
de nos sergen lèveront les deniers 
de chacun : c'est à savoir six de- 
niers de la livre dou mueble, et 
deux deniers de la livre de l'eri« 
tage, si comme il est devant dit, 
par le sairement de ciaux qui ce 
devront. 

9. Et cil xni nommé jureront sor sainz (choses sainte^) que ma 
droiture et celi de la conmiune de Troies garderont et governeront 
U Tille et les affaire de la ville en boue foy; et ce que cil xn jure et 
li maire feront par bone foy il nen porrontestre occoisonné; mais cil 
fidsient jugement ou esgart (décision, sentence, acte d'autorité) qu'il 
ne fnst souffisans (équitable, convenable) il seroit adrecié a mon 
esgart as us et as costumes de Troies sauf ce c^il ne lor costeroit rien 
et nen ferlent point d'amende cil qui aurient fait lo jugement ou esgart* 

iO. Et cil xn juré et li maires lèveront les deniers de chascun .▼!. 
deniers de la livre du mueble, si conmie il est dit devant et u deniers 
de la livre de leritaige par lo sairement de ceulx qui ce deveront. 



— 372 — 



4 i. Et se li maires et li xii jure 
ou une partie d'aux jusqu'à .ui. ou 
plus, ayient sopesonnez aucuns 
de ceulx qui ayeront juré à ren- 
dre Yi d» de la livre dou mueble 
et II drs de la livre de leritaige, il 
lo porrient croistre (grever, sur- 
taxer) selon lor bone conscience, 
sauf ce que cil nen fera point 
damende qui aura juré. £t cil dit 
seront paie chascun an à la feste 
saint Andrieu. 

12. Et est a savoir que tuit cil 
de la commune de Troies pueent 
et porront vendre et acheter eri- 
taiges et autres choses si comme 
il ont fait devant et ont et avèrent 
lor franchises et lor usaiges si 
comme il les ont eues devant. 

13. Et se aucuns voloit plai- 
doier aucun de la commune de 
Troyes par plait ou par autre ma- 
nière je ne le porroie tra veiller 
fors (udre sortir hors] de Troies, 
se pour ma propre querele n'estoit, 
et celle querele seroit terminée 
as us et as costumes de Troies. 

i/k. Je auray mon ost et ma 
chevauchie si comme je avoie 
devant, fors tant (si ce n'est) que 
home de Ix ans ou de plus ni ira 
pas. Mais sil a lo pooir soffisant il 
1 envoiera pour lui, selonc son 
pooir. 

15. Et se je fé mon ost et ma 
chevauchie en temps que foire 
sera, li changeurs et li marchans 
qui seront en la foire enbesoigniez 
u porront envoier hommes souf- 
fisans por aux, sans amende. Et 
se aucuns deffalloit de mon ost 
ou de ma chevauchie cil qui de- 
fauroit le m'amenderoit. 

16. Et si promet en bone foy 
que je nés semondrai en ost ne en 
chevauchie por aux occoisonner 
(exposer) fors que por mon be- 
soing. 

17. Et si veul que chevaux à 
chevauchies ne armeures à ceulz 
de la coDunune de Troies ne soient 
prisiés (pris) por detes ne pour 
pièges ne pour autres amissions. 



5. Et se cil douze ou une partie 
d'aux, jusque à trois ou plu, 
avoient toupçonnet aucun de 
ciux qu) auroient juré arendre 
six deniers de la livre don meu" 
ble et deux deniers de la livre de 
l'éritage, ils le pourront oroitre 
selon lor bone conscience, saitf 
ce que cil nen fera point d'amende 
qui aura juré ; et cil denier se- 
ront paie chacun an a la feste 
saint Andrieu. 

6. Et est à savoir que tuit cil 
devant dit puent et porront ven- 
dre et acheter héritaiges et autres 
choses, si com il ont devant, saof 
tous leurs bons us et (toutes leurs 
bonnes costumes. 

7. Et se aucun yoloit plaidier 
aucun des devant-diz homes ou 
femmes par plait ou par autre ma- 
nière, nos ne len porriens tra- 
veillier hors de Troies , se por 
nostre propre querelle n'estoit;et 
celé querele seroit terminée as os 
et as costumes de Troies. 

8. Nos avérons nostre ost et 
nostre chevauchie, si com nos 
avoiens devant, fors tant que hom 
de soisante ans ou de plus n'ira 
pas ; mais se il a le pooir, il i en- 
voiera ung hom souffisant pour 
lui, selonc son pooir. 

9. Et se nos semonnons nostre 
ost et nostre chevauchie en temps 
que foire sera, li changeor et li 
marchant qui seront en la foire 
enbesoignie, il porront envoyer 
hom souffisant pour aux, sanz 
amande; et se aucun défailloilde 
nostre ost on de nostre chevau- 
chie, cil qu'il an défaudroit le 
nos amanderoit. 

10. Et promettons en bone foi 
que nous ne le semondrons en ost 
ne en chevauchie, por ans occoi- 
sonner, fors que por nostre be- 
soigne. 

11. Et volons que chevaox < 
chevauchier ne armeures as bo- 
rnes devant-diz ne soient pris por 
detes, ne por pièges, ne por an- 
tres amissions. 



— 373 — 



. £t se je ou mes gens ayons 
er (besoin) de cheyaux on de 
"êtes de Troies U »era reqyi» 
tieur de Troies, etei lo fera 
à hier làoiiil les irovera et 
s lo loier des deniers de ma 
. Et sil mesayenoit don che- 
l seroit renduz as regart des 
vrés et du maieur, des deniers 
leense. 



IQ. Et est à sayoir que se nous 
ayons mestier de cbeyax pour 
cheyachier, ne pour charrete, 
ne por somiers, nous panrons des 
chevax des borjois de la viUe, par 
randans chascunjour .yiij. deniers 
et la poture; et s'il ayenoit que 
cheyax fat mors ou afolez en nos- 
tre ceryise, tiof renderiens le dou- 
tnai^e par le serment du prevost de 
Trotes, et de trois des jurez qm^u- 
reroient en celle ennée. 

>. Et chascuns de la communité de Troies qui aura yaillant xx 
s aura arbaleste en son ostel et quarriax (carreaux, traits] jus- 

•1* — 



'. Et est à sayoir que li bor- 
le Troies enyoieront et mo- 
à mes fours et à mes moulins 
tel Qiarcbië comme as autres 
i ayenoit que je neusse assez 
I et moulins à Troyes, il fe- 
morre et cuire as regart des 
wres et du maieur, selonc ce 
yenra souffisamment à mes 
I et à mes moulins et quant 
oral fours et moulins tant qoil 
oonyenra as regart des xii 
r ef dau maieur, ili enyoieront 
et morront. 



18. Et est à sayoir que les ho- 
mes et les famés deyant-diz cui- 
ront et molront à nos fours et a 
nos molins par an tel marchié 
comme as autres ; et se nous n'a- 
yiens assez fours et asses molins, 
il feront moire et cuire, au resgart 
de ces douze hommes devant-^Ug, 
selon ce qu'il conyenra à nos 
fours et a nos molins souffisam- 
ment; et quand nos aurons assez 
fours et asses molins tant eom il 
coayenra, il i cuiront tait et mol- 
ront. 



L« Et se aucuns des xiu eUenz. estoit oheuz en plait on en guerre 
n esconyieniement, por le fiiit de la yille, li xu jures et li maires 
iprôs yenront seront tena à penre le fais sor aux^ ausi comme li 
ores et li maires qui estient deyant layoient sor aux. 



!. Et ge ne porrai mettre hors 
la main nulles de ces choses. 

I. 'Et est à sayoir que se atjh- 
> de la eommunUe de Troies 
H areste et pris en aucun lieu 
r ma dete je lo sui tenuz à de- 
sr lui et ses choses du mien. 
$tt estoit pris et arreste pour 
e chose je lo sui tenuz a ai- 
et à deliyrer en bonne foy. 

&. Et est à sayoir que se au- 
8 de ceulx qui yenront ester 
la commune de Troies sen 
loQt râler, il sen iront sauye- 
it et franchement quant il 
ront et ayeront conduit de moy 
iors plainement, 

5. Et est à sayoir que mi ser- 
s qui sont à moy et cil qui ont 
I Chartres ou les Chartres de 



Î.U' Et est à sayoir que nous ne 
perrons mètre hors notre main 
nulle de cez choses. 

15. Ei se aucuns des devant-diz 
estoient arestez ou prions au- 
cun lieu por nostre dete nos som- 
mes tenu à deliyrer lui et ces 
choses dou nostre; et s'il estoit 
pris et arestez pour autre chose, 
nos li sommes tenu à aidier en 
bone foi. 

16. Et est à sayoir que se au- 
cuns de culx qui yenront ester & 
Troies ou en la chastelerie s'en 
yulent râler, il s'en iront sau- 
yement et franchement, quand il 
youldront, et auront conduit de 
nos, quinze jours plainement. 

17. Et est à sayoir que nostre 
bailliz ne nostre preyost, ne nuns 
de nos sergenz ne porront leyer 



— 374 — 



meg anceMeurs seront en la corn- 
mone de Troies se il welent et se 
il ne welent il seront en ma main 
si comme deyant 

26. Ettotes ces choses et tontes 
ces coYenances qui son conte- 
nues en ces lettres ai je jure i 
tenir por moy et por mes hoirs à 
aux et a leur hoirs parmenable- 
ment. Et por que ce soit ferme et 
estable ai je fait ces 1res scellées 
de mon scel. 



forfais ne amende de nuns homes 
des ne des femmes deyant-diz, se- 
non par nous ou par nostre con- 
seil, et ces amandes seront levées 
as us et as coustumes de Troies. 

18. Et toutes ces choses et ces 
conyenances, si comme elles sont 
contenues en ces lettres , nos 
ayons promis & tenir en bone foy 
pour nos et pour nos hoirs, à aux 
et à leurs hoirs perdurablement; 
et por que ce soit ferme chose et 
estable, nous ayons fait sceller 
ces lettres de nostre seel. 



Et ce fu fait lan de grâce mil 
et .ce. et .XXI. on moys de setem- 
bre (a). 



Et ce fut fait en lan de l'incar- 
nation de nostre seigneur mil et 
deux cent et quarante deux, le 
mardi après la natiyité nostre 
seigneur (6). 

Avant de passser à la critique comparative des deux char^ 
tes, deux mots d'abord sur la première. Rien ne prouiei 
comme on le voit, que ce diplôme soit précisément un étar 
blissement de commune à Troyes. Son objet essentiel est 
évidemment la mise en jurée des contribuables. L'idée d'une 
organisation communale n'y apparaît que dans un ordre 
secondaire. Le rédacteur du cartulaire ne lui attribue pas 
lui même d'autre valeur. Telle est en effet la rubrique sous 
laquelle il le désigne : 

c Ce sont les Chartres, etc. (c) Et premièremmU la eharire du 

aomte Thiébaut conte de Chtxmpaigne ei palaxin de Brie eeur lordenanee 
ei manière des jurées des habitans de la vUle de Troyes, comment die se 
doit faire et pfttseurs autres apointemeris que ledit conte eust aux bour- 
jois et habitans pour cause de la franchise d*icetdz qui estoient de morte- 
main mettre en jurée et la manière comment les %iii jurées de ladicte viUe 
fltrent fais et instituez pour gardé la communité. » 

Le mot de communité, que rien n'empêche de prendre 
ici dans le sens le plus étroit de commune bourgeoise, se 
rencontre dès le premier article et se trouve répété plu- 
sieurs fois, avant qu'il ne soit question de régler le mode 
d'exercice des offices communaux. Donc la commune exis- 
tait, pourrait-on conclure, avant que le comte n'y portât la 
main. Les privilèges de port-d'armes, de tuition ou sauve- 
garde, etc., qui se trouvent accordés par les articles 19, 
21, 23 et autres, ne doivent pas d'ailleurs faire illusion, en 
donnant à croire que ces privilèges fussent des concessions 
dépendantes et concomitantes du droit de commune. En effe^ 
quant au premier de ces droits, le soin de tenir la ville en 



(a) Arcliives de i'hôtel-de-ville de Troyes. Cartulaire do xive siècle 
(ms. de notre BibL, n« 27), f« ler et suiv. Gjosley, Mém, hist, 1. 11. p. 278. 

(6) Ibid. f« 3. 

{ç) Voy, ci-dessus Bibtiogr,, n" 17. 



— 375 — 

état de défense contre les coups de main de toute espèce, 
auxquels sa position géographique et politique l'exposaient 
d'une façon toute particulière, n'était pas seulement un 
droit et un vœu des habitants mais une nécessité pour le 




prouver a i nihaut que lui-même était te premier 
ressé à maintenir ses bourgeois en armes. Ce droit fut 
d'ailleurs plus tard confirme , ou si l'on veut, octroyé & 
nouveau, pour la ville, dans un temps où il n'était plus 
question de commune (&]. Pour les autres concessions, ce 
sont là de ces retours indispensables, dont l'esprit est in- 
hérent au droit féodal, et qui devaient accompagner néces- 
sairement la transformation de la taille en jurée. Quant au 
viaeur et aux jurés, tous treize élus d'abord par le comte, 
l'office que crée pour eux la charte, consiste à leur adjoindre 
le soin de la levée des deniers de la jurée, concurremment 
avec la gestion des affaires de la ville. Or dès les temps 
antérieurs, la ville avait nécessairement son administration. 
Une ordonnance de Jean-le-Bon, qui a été publiée, vise une 
charte accordée aux habitants d'Onjon, en 1187, par Henri 
II, comte de Champagne où l'on trouve ce passage a .... 
testibus.... Lucore majore Trecensi (c). d Seulement il faut 
croire que jusque-là ce gouvernement avait été pour ainsi 
dire naturel et spontané, et qu'il ne fut légalement consacré 
que par la constitution de ThibaulMe-Ghansonnier. Enfin je 
lermmeral ce rapide examen préalable, en remarquant com- 
bien était humble et modeste cette commune, telle que 
l'avait faite la charte de 1230 1 

(a) Voy. Joioville, Histoire de saint Louis, édition de Dacange. 1668. 
page 18. £t la Chronique d'Jtbérie, éditée par Leiboitz, i la fia. 

(b) Ms. de notre Bibliogr,, n* 27. Passim.'Ei notamment sous Tannée 
i558 : ordonnance du régent, qui permet aux habitants de Troyes de 
•'armer, etc., f* 4^* 

{é) Cette ordonnance, en date de juillet i363, eti «insi conçue : « Jo- 

kannes, ete Ego Henricus Xrecensis cornes palatinus : uotum facio 

presentibus et futuris, me concessisse omnibus hominibus meis de Un- 
gîone, tàm bis qui modo ibi manent quàm bis qui deinceps ibidem man- 
•ari snnt, qnôd eos nulli dabo nec à manu meft eos aiienabo, et propter 
hoc michi dederunt triginta libras. Hoc itaque ut pactum perpetoô te- 
neatur, litteras aonotatum (ou annotâtes] 8igilli meiimpressione firmavi, 
testibus Ferrico de Viennft, Gifone de Torneello, Milone de Pruvino, 
Lueore Majore Trecensi et Jacobo Punicenelle. Actum apnd Sanctum 
Medardum,anno ab incarnatîonedomini m*, c*. octogesimo septimo. — 
Nota Willelmi. Et nos, ete, • Ordonnances des Rois de France, t. ir. p. 254. 
Le savant auteur du quatrième vol. des ordonnances, M. Secousse, tra- 
duit bien Lucore Majore Trecensi, par Lucor, maire de Troyes, et non 
Lueor Lemaire, ou Lucor l'atné^ de Troyes. (Voy. tables du même volume, 
page ce.) 11 s'agbsait donc à ses yeux d'un maire municipal. 11 faut 
avouer cependant qu'il peut y avoir ici équivoque, et que ce témoignage 
a besoin, pour trancher la question, d'être corroboré par d'autres preuves 
plus nettes et plufi péremptoires. 



— 376 — 

Quoi qu'il en soit, ii paratt, comme nous allons le mon- 
trer, que cette organisation parut encore trop libérale à son 
auteur, ou que quelque motif important vint déterminer soit 
le prince, soit les bourgeois, à y renoncer. 

En effet, douze ans après cette époque, nous voyons ap- 
paraître une nouvelle charte du même souverain et relative 
au même objet, mais dans laquelle les noms de maire et de 
commune sont impitoyablement biffés de tous les passages 
où ils se trouvaient dans la première, et qui confère à des 
créatures directes du comte toutes les fonctions qu'ils rem- 
plissaient précédemment. 

Que s'étail-il donc passé dans Vintervalle, qui pût amener 
un résultat aussi grave, une métamorphose aussi complète ? 
Question difûcile, au milieu d'une pénurie de documents 
telle que la nôtre, mais qui n'est pas moins attrayante que 
difficile. 

Pour tout renseignement sur l'existence de la commune 
de Troyes, de 1230 à 1242, nous possédons, en y compre- 
nant les deux diplômes du comte, une demi>douzaine de 
chartes à peu près, que le hasard seul nous a conservées et 
que seul il a choisies pour les sauver de la destruction. Les 
unes sont inscrites au cartulaire de la ville, les autres font 
partie de nos archives [a). Mais les lumières qu'elles iioos 
fournissent sont aussi précieuses qu'elles sont rares. Les 
chartes A et B de la liasse 481, nous montrent en effet la 
mairie fonctionnant, dès le principe, selon le règlement de 
1230. Gérard le Melletier, qui figure en 1231 dans la pre- 
mière, est, en 1232, remplacé par P. Legendre, dont le nom 
Saratt en tête de la seconde. Mais l'obiet même de cette 
ernière charte mérite toute notre attention. 

La voici complètement transcrite : 

Décembre 1232. Recormaissanee par les maire et échevins d'une detU 
de miUe liv. par. de rentes anntiell^ contractées par la commune. 

« Nos Petrus Gêner (b) major communie, scabini et communia et 
cives de communia civitatis Trecarum, notum facimus venerabillpa- 
tri ac karissimo domino nostro Roberto dei gracia Trecensi episcopo 
et omnibus présentes litteras inspecturis, quôd nos debemusde annuo 
redditu hec omnia et singula que subscripta sunt et subdicenda, eis 
quorum nomina in presentibus lltteris sunt expressa et eorum singn- 
lis reddenda, singulis annis, ad octabas sancti Remigii in capite octo- 
bris, videlicet 

Baldoino Estrille et Agneti uxori ejus, fille defuncti Lisiardi 
de Lauduno, quinquaginta libras parisienses 50. 

Robino Largo et Sibilie uxori ejus, filie defuncti Thome 
Strabonis, quadraginta libras par 40. 



(a) Liasse 43 1. 

{b) Ce Pierre L( gendre figiiie, en laaS, comme bailli de Provins et 
garde de» foires pour Thibault. Voyez Bourquclot, Histoire de Provins. 
1. 1. p. 195. Cet homme était vraisemblablement une créature à la dé- 
votion du comte. 



— 377 — 

Rodulpho au grenous et Gileto filio ejus quinquaginta 
libr. par M). 

Petro Gauchon et Rose uxoris ejus, filie Hugonis de Jardo, 
quinquaginta lib. par. 50. 

Girardo Gauchon et Isabelli, uxori ejus, filie Roberti 
Iiargi, quinquagiata lib. par. 50. 

Petro Linage et Adeline, uxori ejus, filie defuncti Jacobi de 
inello quinquaginta lib. par 50. 

Johanni Goco et Ersandi, filie ejus, dicte Belon, quinqua- 
gipta lib. par 50. 

Henrico de sancto Petro et Ide, filie Odoni Karrion, uxori 

ejus, quadraginta lib. par 40. 

. Garino de lostel, quatuor yiginti lib. par 80. 

Guidoni filio defuncti Droconis Gramaire, quinquaginta 
lib. par 50. 

Laurentio filio Stephani lo buef yiginti lib. par 20. 

Sibille, filie Stephani lo buef, yiginti lib. par 20. 

Elisabeth Rose, filie Stephani lo buef, yiginti lib. par. . . 20. 

Hugoni filio defuncti Baldoini de cruce et Elisandi et soro- 
ribu s Stephani lo buef yiginti lib, par 20. 

Margarite, filie defuncti Goissart, uxori Guidonis Gra- 
maire fîlii defuncti Droconis Grammaire triginta lib. par. . 30. 

Petro Largo et Rose uxori ejus, filie defuncti Alberici Go- 
pesac, quadraginta lib. par 40. 

Guidoni de Remis clerico, dicto Burgensi, yiginti quinque 
lib. par 25. 

Droconi filio Baldoini Estrille yiginti lib. par 20. 

Ernaudo Blanchart et Rogero firatri ejus, quinquaginta lib. 
par 50. 

Petro Chasier et Aveline tucorij^'us, s^xaginta lib. par. ... 60. 

Philippe de Remis, canonico Tornodorensi, yiginti quinque 
lib. par 25. 

Johanni Gauchon canonico sancti Symphoriani Remensis 
yiginta lib. par 20. 

Stephano lo buef triginta lib. par 50. 

Johanni Elluins sexaginta lib. par 60. 

Guillelmo, filio Pétri Linage, yiginti lib. par 20. 

Petro Gauchon, per se, triginta lib. par 50. 

In cujus rei testimonium et recognitionem, présentes litteras dicto 
domino episcopo tradidimus sigillé noitrûm majoris, juratorum et 
communie sigillatas. Actum anno domini mo cco tricesimo secundo ; 
menseDecembri. » 

Ainsi la commune s*é(ait, dès son début, si Ton yeut la 
faire commencer à la charte de Thibaud, obérée d*une dette 
considérable. Elle avait emprunté à des chanoines, à des 
bourgeois, à des femmes,' à des filles; elle avait emprunté 
jusqu*à Reims, jusqu'à Laon ; vingt livres à celui-ci, 80 à 
celui-là, 50 à tel autre, jusqu'à la somme énorme de 
1000 (a) livres parisis de rentes annuelles. Or, parmi ces 
divers créanciers se trouvaient un bourgeois de Reims, 
nommé Chasier, et Aveline, sa femme, à qui la commune 
était débitrice de 60 livres parisis de rente viagère. Soit 

(a) C'est par erreur que nous aTOos imprimé plus haut 900 (p. 81. 
L. 481. B.). C'est 1,000 livres qu'il faut lire. 



— 378 — 

que des circonstances particulières les rendissent plus exi^ 
géants que les autres prêteurs , soit que les intérêts de 
ceux-ci fussent indirectement servis par leurs démarches, 
toujours est-il que Chasier et sa femme prirent contre la 
commune d'imposantes garanties. De là des actes curieux 
insérés plus tard seulement au cartulaire de la ville, actes 
que nous allons faire connaître. Et, préalablement, la ru- 
brique sous laquelle le bailli coucha sur son registre, au 
xiv« siècle, le premier d'entr'eux nous fournit elle-même uo 
précieux renseignement. Voici cette rubrique : 

1233. Décembre. < Lettres du Roi Thiebaut, Comment les Maire esek»- 
vins et habitons de Troyes furent obligiez jà mecà à P. Chasier et 
Aveline, sa femme, en, Ix. liv, parisis de rente a Zeur vtépour le comte 
dessQzdit. » 

Voici maintenant la charte en question : 

c Eg^o Theobaldas Gampanie et Brie cornes palatinns, notum flicio 
oniversis tAm presentibns quàm futnris, quod major, scabini et ciyes 
omnes,totaqoe communitas clvitatis Trecanim, debentPetro Chasier, 
ciyi Remensi et Ayeline axori ejas, filie quondàm Fulconis Capet, se- 
xaginta lib. par. de annao redditii, quandiù ipsi P. et A. vitam incor- 
poribns sais habebont, in quoqno habitu fuerint, sire in religione, 
sive extra reliffionem. Quem reddUum ipsi P. et A, de verA et jniré 
sorte suâ, titulo légitime emptionis, adpetitionem etsupplieatùmem mqjorit 
seabinorum et eivium et communUaiis Trecarum, ut ah ipsis majore JO0- 
binis et civibus et eommunitate Trecarum inteUexi, soUempnUer et ^gi- 
Hmè comparavertmt. Hune autem redditum reddent miyor, scabini et 
ciyes, et communitas ciyitati| Trecarum, eisdem P. et A., singulis 
annis, quamdiù ipsi P. et A. yitam in corporibus suis habebont, ad 
octayas sancti Remigii, in capite octobris, apud Remis, yel alibi tim 
remoté à ciyitate Trecarum quantum Remis distat à ciyitate Treca- 
rum, yel nsqne ad nnam dietam (a) propé Remis, nbi dicti P. et A. mt- 
luerunt, bonâ ûde, in terra pacis, in salyo tamen ac tuto loco, etc. , etc. 

Suivent des stipulations peu importantes ici, puis la charte 
se termine en ces termes : 

«....Et indé se et omnes possessiones suas et omnia bona sua pre- 
sentia et futura ergà dictos P. et A. et ergà omnes eorum coadjuloret, 
dicti major, scabini et omnes ciyes totaque communia civitatis Tre- 
carum obligayerunt et in abandonum exposuerunt. Ità quidem quôd 
si ipsi in solucione predicti redditûs defîcerent, se et omnia bona sna, 
ubicumque inyeniantur, capere possint et saisire et arestare et tamdiù 
retinere absque omni forefacto quàm de sumptibus, expensis et dam- 
pnis pretaxatis eis plenarié fuerit satisfactum. Totam predictam con- 
yentionem sicuti in presenti scripto continetur, dicti major, et scabini, 
ciyes et tota communitas ciyitatis Trecarum creantayerunt bonâ fide 
sine fraude et dolo obseryaàdam, super sacramentum quod yiUe sne 
fecerunt ac debent, sub eâdem juratoriâ cautione, fideque interposiU 
benigniter et spontanei fîrmiter promittentes quod ne que per appellt- 
tionem, yel impetrationem^inequeper exceptionem aîiquam, per se 
velper alios, querent, yel queri facient artem, yel ingenium, causam, 
yel materiam, yel instrumentum perque dicti P. et A., siye ille, Tel 
illi, quibus redditum predictum assignayerint, occasione conyen- 



(a) Une iournée de distaDce. 



— 379 — 

Uonis predicte, allquatenùs molestentor, et, in his omnibus, renon- 
Uayenint beneficio minons, omnique juris auxilio tàm canonici 
qiiâm civilis, omnique consuetudini et statuto cujuslibet ciyitatis 
Tel loci et omni eiceptioni ac rei que possent objici contra instru- 
mentnm yel factum. Si yerô pretaxatimajor, scabini et omnes cives 
totaque communitas Trecarum totum predictum redditum et totam 
conventionem predictam sicuti in litteris eorum indé confectis conti- 
nentur, non redderent^ proùt dictum est, ego, Theobaldus Campanie 
et Brie cornes palatinus, prenominatus, iiurà quindenam quandô à 
dictis P. et A., sive ab aliquo et parte eorum submonerer, eisdem P. 
et A. tenerer reddere, in quolibet anno, et cum predicto redditu, de- 
eem et octo libr. par. pro dampnis et expensis, quas ipsi indé super 
fQom sacramenlum haberent, pcr deffectum solutionis msyoris, sca- 
blnorum et civium et communitatis Trecarum, et indé posui omnes 
rta meas in abandonum et in jus et in legem. Nec propter guerram 
qnam babeam adversus quemcunque, poterit remanere quin istam 
eonyentionem légitimé teneam. In cujus rei testimonium présentes 
lllteras sigilli mei munimine feci roborari. Actum gracie mo cco trise- 
ifaao secundo, mense decembris (a). > 

Tient ensuite Tobligation dii*ecfe de la commune vis-à- 
yLs de Chasier et de sa femme. Elle contient les mêmes 
clauses et à peu près les mêmes termes que la précédente. 
Mais elle fournit en outre quelques lumières nouvelles : 

1232. Décembre. Obligation de la commune. 

« Ego major, nos scabini et omnes ciyes, totaque communitas etc. 
notum facimus etc. quôd etc. etc. (comme ci-dessus).... Quem reddi- 
tum ipsi P. et A. de yerâ et purâ sorte suâ, titulo légitime emptionis, 
ad petitionem et supplicationem nostram ac pro maximâ utilitate ci- 
yitatis nostre à nobis sollempniter et légitimé comparaverunt. De 
cujus precio confitemur nobis ab eisdem P. et A. esse plenarié satis- 
ûictum et Ipsum in usus et utilitatem ciyitatis nostre totaliter esse con- 
▼ersum. 

Le reste» comme ci-dessus. Puis, un peu plus loin : 

c Et indé, nos et omnes possessiones nostras et omnia bona 

iiostra presencia et futura, ergà unumquemque eorum et ergà omnes 
•omm eoadjuiores, in abandonum exposuimus. Ita quidem quod etc. 

Gomme ci-dessus. L'acte épuise, en quelque sorte, toutes 
les prévisions, toutes les formules de consécration et de ga- 
rantie. Puis il ajoute cette clause remarquable : 

c Si verà aliquo casu contigerit qubd non esset communia in civi^ 

taie Trecensij nichilominùs nos omnes et successores nostri, unus 
qôlsque insolidum teneremur ad omnia premissa integrabiliter obser- 
vando et ad ea tenenda, tàm nos quàm successores nostros, quantum 

possumus, obligamus Actum anno gratie millesimo cco trice- 

simo secundo. Mense decembris. » 

Non contents de cette double obligation et des débiteurs 
et du comte, non contents de la garantie fournie par le 
souTerain temporel,* Pierre Chasier et Aveline demandèrent 
encore à Tanatnème religieux sa sanction comminatoire. Ils 
s'adressèrent donc à Vévêque. Robert et en obtinrent une 



(a) Gartaltire de It ville (mt., n« a;), f»* 8 et 9. 



— 380 — 

charte qui reproduit, avec les éléments qui nous sont déjà 
connus, les dispositions suivantes : 

1232. Décembre. Charte de Vévéque. 

Robertus miseratione divinâ Trecensis episcopus etc., etc., etc.. 
Si yerô memorati major scabini et communia et cires de commaDiâ 
ciyitatis Trecarum ab istâ conventione in aliqno resiUrent, peciemnt 
(dicti P. et A.) à nobis afiectuosé ut, infrà quindenam qaâ sciremus 
eos ab istâ conventione defecisse, per aliquem predictorum P. et A. 
Tel per aliquem ex parte eorum, factâ priùs compétent! commoni- 
tione, ipsos canonico snpponamus interdicto. Quorum peticioni, di- 
gnum duximus annuendum, ità quôd jàm dicto interdicto subjacebnnt 
donec de ipsis eisdem P. et A. satisfecerint competentér et constiterit 
nobis leg^itimé ipsos omnem defectum ex predictâ conventione eisdem 
P. et A. habitum inte^é adimplesse. Et si dictam eommuniam adni- 
chilari œntigerit, nicMlominùs cires de communia Trecarum, homi- 
nes domini comitis campante dictas conrentiones observare tenebno: 

tur Omnia predictâ et singula dicta, communia vel major pan 

cirium de communia ciritatis Trecensis, sicut intelleximus à fide 
dignis, creantarerunt et jurarerunt se predictas conrentiones obser- 
vaturos. Major (a) autem et scabini et triginta aUi quorum nomini 
inferiùs sunt expressa videUcet : 

Quadratus de garianiâ, Jacobus Goncereus, 

Gilo de Pugiaco, Johannes de Gairsia, 

Simon, Johannes de Ervy, 

Philippus Salrenus, Theobaldus li Blondes^ 

Garnerus Topins, Clemens de Yerduno, 

Haymo li telerous, Girardus Melletarius (6), 

Milo Camus, Bemardus de Montecuto (c), 

Petrus de Chaorsâ, Petrus Grancharius, 

Guido Cabellus, Johannes de Campanidonis, 

Petrus Blanc-col, Garnerrus Monetarius, 

Johannes de Paludello, Bono de Gairsia, 

Garnerus de Divione, Hanrietus de Rosnaio, 

Constancius Pilareine, Heril^ertus de Croncellis, 

Aubericus Pucele, Stephanus de ciritate, 

Girardus Goncereus, et Michael Boiliaue, 

In prescnciâ nostrâ prestiterunt corporalitér juramentum de dictif 
conrentionibus observandis et sub juramento suo coràm nobis reco- 
gnorerunt quôd major pars de communia pacciones predictas se 
obserraturam jurarît. In cujus rei testimonium présentes litteras si- 
gilli nostri munimine fecimus roborari. Actum anno gratie millesimo 
cco tricesimo secundo, mense decembris. {d} 

Il parait que Vaffaire de la dette resta dans cette situation 
pendant près de 40 ans. EnOn, en 1270, c'est-à-dire 28 808 
après la dissolution de la comroune, en vertu d'arraoge- 

(a) 11 est à remarquer que dans tous ces actes rigoureux insérés au car* 
tulaîre de la ville, on ne voit jamais figurer nominativement Pierre Le* 

ffendre, qui était maire alors, et dont le nom ne nous est révélé que p«c 
a charte A. de la préfecture. (L. 48i.) Les échevins y gardent également 
l'anonyme. 

(b c) Ces deux bourgeois furent maires, l'un en laSi, l'autre eu n'>9- 
Voy. L. 48i. A etc. 
(</) Ms. 27. f"» 10 et 11. 



^ 



— 381 — 

tnenls que nous ne connaissons pas, la créance fut abolie par 
Thibaut Y, avant son départ pour la Terre-Sainte, comme 
le prouve la charte suivante que nous trouvons encore au 
même cartulaire : 

1Î70. « Lettres du roy Thiebaut de Navarre, conte de Champaigne, 
comment promet à r&ndre aux habitans de la viUe de Troyes les lettres 
en quoy iU estoierU oUigU» a bourgois de Rams, mais qu'eUez soient 
paiées 

« Nous Thiebanz par la grâce de Dieu roy de Navarre, de Cham- 
paigne, de Brie cuenz palazins, faisons sa f oir à tous ceulz qui verront 
et orront ces présentes lettres que nous avons promis et otroié à nos 
bourjois de Troies et à ceulz de la chastelerie de Troies, les choses 
contenues en ces lettres, ci-aprés : c'est à savoir que nous leurs rende- 
rons ou ferons rendre la chartre et ViS lettres de la dette de Rains, mais 

qoe la dete soit paie dou tout Données par nous à Noi (Nuits) lan 

ae grâce mil. ce. Ixx. le dimanche prochain après Pasques. » (a). 

Tels sont les. faits que ^ous révèlent les débris qui nous 
aoDt parvenus des archives de la commune. Nous avons dû 
laisser, si je puis m'exprimer ainsi, ces rares témoins venir 
déposer eux-mêmes et s*exprimer dans leur langage authen- 
tique. Essayons maintenant de relier entr'eux ces témoi- 
Snaffes et d en établir Tenchainement et Tensemble â l'aide 
e 1 induction et de l'histoire. Il convient pour cet effet de 
reprendre les choses de plus haut. 

Nous sommes en 1227. Louis YIII, Vépoux de la belle 
reine, et maintenant régente, Blanche de Gaslille, venait 
de mourir. Quelleque soit la part et surtout Tes pèce d'influen- 
ce qu'exerçait la régente sur Thibaut-aux- Chansons, le comte, 
pour le moment, en était vis-à-vis d'elle, c'est-à-dire, vis- 
à-vis de la cause royale, au dévouement et à la constance. 
Cependant, à travers les oscillations de cette Gdélité quelque 
peu incertaine, la ligue des barons avait trouvé jour à faire 
tomber le comte dans ses intérêts, en lui faisant accepter 
pour épouse Yolande, fille du duc de Bretagne. Tout était 
prêt pour la cérémonie, qui devait avoir lieu à Tabbaye du 
val-Secret, près de Château-Thierry, lorsque le comte reçoit 
de Blanche ce message laconique et d'une habileté toute fé- 
minine que les historiens de Bretagne nous ont conser-, 
vé (&). La dépêche delà régente ne manqua pas son effet. Le 
comte, aussitôt après l'avoir reçue, rebroussa chemin, lais- 
sant là sa fiancée et ses hôtes, et assumant, par cet affront, 
le dépit et la vengeance de tous. 

En effet, ses anciens alliés ne lui pardonnèrent pas son 

(a) Cartulaire de la Tille, folio 8. 

[b) • Sire Tiebaud de Ghampaigoe, j'ai en tendu que vous avez coq- 
Teoaocé et promis à prendre à femme la fille du comte Pierre de Bre- 
taigoe; pour tant vous maode que si chier que avez tout tant queamez 
au Hoiaume de France, que ne le facez pas. La raison pour quoi vous 
«avez bien ; je jamais n'ai trouvé pis qui mal m'ait voulu faire, que lui. » 
D. Lobineau, Histoire de Bretagne» t. i. p. 224. D. Morice, même 
histoire, t. i. p. i58. 



^ 382 — 

outrage. Les barons coalisés envahirent ses âomaincâ et 
Tinrent mettre le siège devant Troyes. En vain le comte, 
retenu lui-même à Provins, qui se trouvait également en 

Î)éril, s*aâressa-t-il au roi de France, pour implorer de Ini 
'assistance que tout suzerain devait à un fidèle vassal. Dans 
cette extrémité, les bourgeois de Troyes appelèrent à leur 
secours Simon de Joinviîle, sénéchal de Champagne, père 
de Vhistorien de St.-Louis. Simon accourt en toute hâte, 
se jette dans la place, pendant que le roi et la reine venaient 
se réunir à ses efforts ; et la ville fut ainsi préservée d'une 
atteinte formidable (a). 

Ceci se passait de 1228 à 1230. Or, c'était le temps où 
Thibaut, sentant tout le prix dont pouvaient être pour loi 
les associations communales, mettait ses villes et ses vil- 
lages en communes, ayant plus de confiance en ces sortes de 
ligues, suivant la curieuse révélation d'un chroniqueur 
contemporain, que dans ses armées elles-mêmes (5). 

Le comte organisa donc par la charte de 1230, sa com- 
mune de Troves. Il suffit ce nous semble, d'examiner les 
termes dans lesquelles elle est conçue pour acquérir la 
conviction que cet acte était l'œuvre spontanée de Thibaut, 
émanée de son propre mouvement et de sa seule volonté. 
Nous avons rappelé plus haut ces mœurs essentiellement 
dociles des Champenois du moyen-âge, qui trouvaient tou< 




faire valoir, dans ses actes, toute la reconnaissance que loi 
devaient ses sujets), ne contient pas un mot qui autorise à 
croire que les bourgeois eussent même été consultés pour 
l'obtenir. Et d'ailleurs quelle est parmi toutes les disposi- 
tions que contient ce règlement, la clause qui pût être 
l'objet de leurs sollicitations? Le Maeur, aussi bien que ses 

[a] « .... Et les bourgeois de Troye mandèrent subit Sinaon seig'de 
JoinTiile, qu'il les viensist secourir. Et ainsi le fîst le bon seigneur. Cir 
incontinent, à toute sa gent, vint après les nouvelles i lui venues, et fut 
devant la cité de Troyes, avant que le jour fust; et de sa part fist mer- 
veilles de secourir aux bourgeois et tant que les barons faillirent à la cité 
prendre, etc. • J. de Joinviîle, Histoire de saint Louis, éditée par Da- 
«ange. 1668. in-H, première partie, p. 18. — Albéric, moine de Troii- 
Fontaines, complète le récit. « .... Cornes verô exercitum congregivit 
in civitate Trecensi, ubi ad eum Rex et Regioa mater sua vénérant, et li* 
cet utraque pars mutta expenderit, mediantibus tamen abbatibus et reli* 
giosis personis, et ipso rege et reginft maire ejus, et insuper orationiboi, 
non omnia mala quae facere intendebant, perfecerunt, et sic de die io 
diem, inducias dando et accipiendo, motus suos cohibere videntar id 
tempus. • Alberiei Trium-Fontium monachi, chronicon, à G. G. LeibnitiiOt 
«ditom. Lipsiae. 1698. in-4''* page 532, sub anno 1339. 

[b] Cornes Campaniae communias burgensium fecit et rusticornm, io 
quibus magis confidebat quàm in militibus suis. • — Ibidem, p. 5^1, lob 
anno isSi. 



— 383 — 

douze collègues, n'est en définitive qu'un très-humble et 
très-dépendant serviteur du comte. A peine, à c6té de fonc- 
tions épineuses et impopulaires (a), attache-t-on à son office 



Î[uelque ombre d'autorité morale l Enfin la mairie qu'institue 
e diplôme était si peu l'objet des vœux et de l'enthousiasme 
poi)ulaires, que, dans l'article même (b) qui règle la nomi- 
nation du maire, l'insouciance des bourgeois est formelle- 
ment prévue et que le comte se charge d y suppléer. 

Il existe d'ailleurs, entre cette création d'une mairie et les 
événements historiques un synchronisme, dont, au besoin, la 
dernière phrase, que j'ai citée, du moine Alberic, expliquerait 
parfaitement la corrélation (c). C'est au milieu de la guerre 
que Thibaud organise sa commune. Sa charte d'institution 
est en même temps un édit boursier. Enfin, à peine le 
maire et les échevms sont-ils installés, que leurs fonctions 
consistent à endosser ses obligations pécuniaires. En effet, 
à travers le voile transparent des formules qui couvrent les 
chartes de la commune que nous avons transcrites, l'origine 
et. le caractère de ces actes se révèlent clairement. Ces 
dettes, a contractées sous l'empire d'une nécessité pressante, 
employées à la plus grande utilité de la commune {d), » ne sont 
autre chose que les frais de la guerre. Mais il est évident 
qu'il s'agit de dépenses faites pour le compte de Thibaud et 
non pour celui de la ville. Selon nous, la démarche de ce 
dernier qui se porte lui-même garant de la créance (e) et la 
note [f) insérée par le bailli dans la rubrique du cartulaire. 
ne laissent aucun doute possible à cet égard. Cependant à 
douze ans de là, la dette subsistant toujours, dette souscrite 
au nom de la commune, le comte lance une seconde charte, 
qui pourrait être appelée aussi un second appel de fonds (^), 
et la commune, par ce même acte, est anéantie! Ce point du 

Ïirobléme, il faut l'avouer, est encore moins éclairé que tous 
es autres. La commune fut-elle supprimée à la requête des 
bourgeois? Le comte détruisit-il lui-même cet engin dont il 
était l'auteur, et dont il n'avait plus que faire? C'est ce qu'il 
me parait diflQcile de décider. Si, d'une part, ce dénouement 
semblé fort conciliable avec la conduite entière de Thibaut, 
d'un autre côté, l'indifférence des bourgeois, puis la crainte 
d'une faillite qui retombait sur eux de tout son poids, peut- 
être enfin la perspective cauteleusement combinée d'une 



t. 



(a) Voy. Boorquelot, HUt, de Provins, assastioat do maire Peotecôte. 
I. p. a55. Grosiey, Mém, hitt, t. ii. p. 578. 

(6) Articles. 

[e) Voy. ci-dessus, pa^ 38a, note b, 

(«Q Voy. ci-dessus, pages 378 et 379. 

(0) Page 379, i«r alinéa. 

if) Page 378. 

{g) Charte de ia4a»pag« 370. Voy. l'art, i*'. 



— 384 — 

banqueroute frauduleuse, comme une odieuse issue à ees 
embarras immérités, nous offrent une explication qui n'est 
que trop probable. On n*a pas vu, sans la remarquer en effet, 
cette prévision au moins singulière, introduite dans Tobli- 
gation même des bourgeois : a si verô aliquo casu, contigerit 
quàd non esset communia in civitate Trecensi (a).... Et sidiC" 
tam communiam adnichilari contigerit {b).., I d 

Quoiqu'il en soit, cet épisode de Vbistoîre municipale d« 
Troyes, que nous avons seulement esquissée à grands traits, 
me paratt tout à fait digne d'attention. Ainsi, par un con* 
cours de circonstances dont on trouverait peut-être diffici- 
lement, au milieu de toute autre population, le curieux spec- 
tacle, nous voyons une commune, ailleurs l'objet de tant de 
vœux, le prix de tant de sang et de tant d'efforts, s'établir 
au milieu d'une indifférence profonde, puis tomber ea 
quelque sorte de son propre poids et du consentement an 
moins passif des citoyens eux-mêmes. Cet épisode nous ré- 
"vèle encore les éléments divers et souvent fort peu moraux, 
qui présidèrent maintes fois comme causes premières à Te* 
rigine de ces privilèges fameux. Il mesure enfin combien il 
y a loin de cette libéralité chevaleresque, dont la renommée 
semble historiquement acquise à la lignée des comtes de 
Champagne, à notre libéraliême des temps modernes. 

Depuis ce temps jusqu'à la fin du xv^ siècle, la commune 
ne reparaît plus et nous ne voyons point qu'aucun effort 
ait été tenté pour la rétablir. Le comte Thibaut Y en 1270, 
en 1284 Philippe-le-Bel et Jeanne de Navarre, sa femme^ 
comme héritière de Champagne, et, plus tard, d'autres soih 
verains, confirmèrent la charte de 1242, à laquelle ils ajou- 
tèrent même quelques nouveaux privilèges. Mais la charte 
de 1230 ne fut même jamais rappelée, et l'établissement 
qu'elle consacre, s'ensevelit en 1242 dans un silence qui 
devait être éternel. 

Cependant, même après la suppression de 1242, aussi bien, 
Vraisemblablement, qu'avant la charte de 1230, la ville pos- 
séda toujours quelques libertés municipales et au moins les 
rudiments d'une administration populaire (c). La charte de 
1230 prouve comme nous l'avons vu, que déjà la commune 
de Troyes existait antérieurement, à un état de développe- 
ment plus ou moins considérable, et qu'elle était armée (4. 
C'est dans cette situation que se retrouva la ville, lors de 11 
révolution de 1242. Le peu d'avantages que comportait cette 
condition ne firent que s'accroître ; un nouvel emprunt nous 
fera connaître le point où étaient parvenus au commence- 
ment du xive siècle, ces lentes augmentations. 



{a) Page 579. {Obligation de (a commune.) 
(6) Page 38o. {Charte de CEvêque,) 
(«) Voy. ci- dessus, page 376, note c. 
{é) Articles 1 et 17, pages 37061373. 



— 385 — 

1317. « Leitrei de messin SàUehadin éPAngleufe.,., ef de Jehan de Ver- 
moyse, baiUiz de Troies comment Ux promettefU à eeUlx de la mUe à 
0ulz garder toutes leurs Ubertés et franchises et quU ne prendront net» 
de leurs armes et plusieurs autres convenances. 

» A tons cealz qui rerront et orront ces présentes lettres SaUéhadin 
4'AinglDre cheyaliers sires de Ghenigy et Jehan de Vermoise Bailliz de 
Troies, salut; sayôir faisons à touz c^ne nons, pour le bon estât de la 
Tille de Troies, prometons bonement et loialment, tons les babitans 
dycelle yille, leurs corps et leurs avoirs, ensemble la dicte yille tenir 
et garder, en telle manière que violence ne leur soit &ite, de toux noi 

Kyoirs, et prometons que, contre leurs Chartres, franchises et leurs 
unes coustumes, nous n'entendons à corrompre, ne yenir en contre» 
de noz poyoirs, ne savoirs ; ne pènrons dou leurs armenres, cbevax, 
ne autres biens ne ne les menrons hors de la yille pour courre ou 
•Maillir leurs voisins, on autres quelque il soient, se n'est du gré et 
de la Volenté dez douze hommes de ta dicte viUe ou des vin eleux des Ao- 
iUans de la dite viUe, auquel conseil nous volons ouvrer sanz riens faire 
m contre leur volenté pour ladicte ville, et, les babitans dycelle garder 
9m la nieilleur manière que nous pourrons. Et ne métrons ne porroni 
teettre nulles genz darmes en la dicte yille de Troies de nons, se n'est 
ie la voulente et de lassentimét des Ta ou des yni esleuz dou commun, 
tà comme dist est, excepté nos gens et nos maigniés. Et ainsin les 
luibitans en la dicte ville nous ont juré et promis a obéir et aidier ^ 
tarder la dicte ville, leurs corps et leurs avoirs et qu'il n'istront point 
bors de ladicte ville en armes ne antremét se nest de nosfre voulente 
et toutes ces convenances nous leur avons promis à tenir ferme et 
Mable et par nos sairemens, à noz povoirs, et 11 habitaus de la dicte 
Tille ainsin à nous pour le roy. En tesmoingz de ce nous avons mis 
ttOK teaus en ces présentes lettres qui furent fSedtes l'an de grâce nUl 
trois eenz diz et sept, le jeudi après la feste Saint Marc evange-' 
liste (a}. » 

Ainsi, en 1317, les libertés et même la forme d'adminis- 
tration communale, n'étaient point entièrement anéadtis^ 
Les 8 élus du commun se distinguent nettement dans la charte 
précédente à côté des douze collecteurs jurés. Les uns et les 
antres forment un conseil, à rencontre duquel le bailli n'o- 
serait prendre une détermination de quelque graTité, qui 
louchât aux intérêts de la Tille. Cependant, en 1350, le nom 
même de commune à Troyes était tombé dans l'oubli, comme 
on peut Vinférèr d'une remontrance adressée au roi, Tcrs 
eette époque, par les drapiers de la Tille, et dans laquelle ils 
Rappellent que Troyes ne possède ni corps ni commune (b). 
Enfin, en 1426, dans une circonstance où il s'agit d'une ar- 
faire Tulgaire, mais étrangère à l'action directe des collec- 
teurs royaux, nous Toyons les élus, ces derniers représen- 

(a) Gartulaire de la ville, folio 8. 

[b) « .... De par les quels maistres (de la draperie),» esté proposé entré 
les autres choses.... que la Wlle de Troyes, combien qu'il n'y ait corps 
ne commun», est et a esté, par temps que mémoire n'est au cootraire, 
ville de loi fc'est-i-dire se réglant elle-même), quant au fait de la drape- 
rie. • (Règlements pour les drapiers de Troyes. Mai iS5o. Ordonnances 
des Rois de France, t. m. p. 4ii« 1*> et encore ibid, p. Sii. I.) 

«7 



— S86 ~ 

tants de rélément communal, disparaitre ix>ar être rem- 
placés par de simples Jurés du roi. C'est ce que montrera la 
charte suivante, ôue nous allons reproduire presque in ex- 
tenso, malgré sa longueur et maigre le développement déjà 
démesuré peut-être de cet article. Au reste, l'objet direct 
de cette charte se rattache à un point curieux de l'histoire 
municipale de Troyes, la charte elle-même est empruntée à 
nos archives, et son insertion ici n'est qu'une anticipation» 
que je prie le lecteur de vouloir bien excuser, sur le cha* 
pitre suivant de cet ouvrage. 

1426. il join. « Contentement des bourgeoiê, manant et habUant de k 
viUe de Troyet à la eontiruetion det etttwet aux hommes dam vm 
maiton canoniaUe proche le pont de la Giroarde faitant le eoindek 
rue du Mouton Blane, appartenanie au chapitre de taint Bttienm, fi 
t'est retervé tout droit de justice dont letd, ettuvet. 

» A tons cealx qui ces présentes lettres verront et olront, Pierre k 
tartrier licencié en loys commis de par le roy notre sire à la garit 
du scel de la prevoste de Troues, salut. Saichent toit que, Yen k 
grâce mil quatre cens vint et six, le mardy nnzîeme jour dn mois k 
niing, jour de feste saint Barnabe apostre, en présence de moy, k 
Jehan de Grève, Thibault Golet, Jehan Naget et Parisot Gelez, rare 
et ettablit ad ce faire à Troyet de par le rou nostre sire, en la cafisrie 
du Beuffiroy (a) de ladite ville, en laquelle ont accoustumé d'eote 
assembler au son de la grosse cloche du dit Beuffiroy, chacun an audit 
Jour, les bourgois, manans et habitans de la dite ville, tant pour 
eslire et faire ung voyeur pour ycelle, comme pour parler et beiot- 

Sner des besongnes et affaires communes d'ycelle ville, forent assen- 
lés en très grant nombre et quantité de personnes et au ton de la 
dicte grosse cloche, pour la dicte cause, lesdits habitans tani d'église 
comme conseillers, bourgois, marchans et autres gens, c'est at'savoir : 
Maistre Jehan Pougoize doyen, Jehan du Ghesne, Etienne Grappin, 
Guillaume Galeret, Jehan Leguisié, chanoine de l'église de Troyei; 
messires Nicole le Bourgoing doien, maistre Lambert Milon, JehiB 
le Pelez, chanoines de Féglise sainct Estienne de Troyes; 

Giles Leguisié garde et chancelier des foires de Ghamptigne 
et de Brye ; Giles le Pennoist escuier. Huez Leguisié ; Simon Gor- 
neau, voyeur du roy notre sire, Jehan Truchot voyeur de la dide 
ville; Jehan le Boucherat procureur du roy notre dit seigneir; 
Pierre de Gorberon escuier, Socin de Lusigny, Guillaume de Pleura, 
Henry le Guerbillat, Giles de Dampierre, Pierre le GuerhiUat, Gilei 
de warisy. Jacquinot de Ghicheré, Jehan Bareton, Guillamiie le 

(a) N0Q8 a?0D8 vu ci- dessus (page 344* QOte b) qo'ane aDcienqe trtdi* 
tioD confondiit daqs une commune orieiDe, et réunissait dans no même 
lieu la Tîcomté de Troyes et le lieu des assemblées municipales. lie 
passage suivant de Gourtalon confirme cette assertion et l'explique: 

L*eDceinte du château de la vicomte était considérable, et 

nos écrivains aisent qu'il a été trèsfortifié. Dans la suite, il fat converti 
en Parloir auas bourgeois, où s'assemblait le corps municipal. Ao eooi- 
mencement du zve siècle, il n'en subsistoit plus qu'un tertre formé par 
les décombres, sur lequel on éleva un corps-de-garde et uo befroj QÛ 
a donné son nom à la porte de la ville qui en est proche. » Topogrepki* 
historique» 1. 11. p. 4.aS* 




— 387 — 

Compflgseiir, Jehan Nag^t; Parisot Golez, notaire da roy notre sire en 
«es dites foires ; 

Iffessires Jacqpes Rossignol, Giles le Marié, Jeban Vignerenz^ 
prêtres ; Pierre ae Ghicheré; Pierre d'Arantieres, clerc et procnreur 
deladitteyille; 

Jehan Bfilon, Robert Berthier, Thibault Clément, Jehan Ondot, 
Jehan Adam, Jacqnin Biiregois, Robert Leheat, Guillaume le Gochot, 
^ruillaume Anthoine, Guillaume de Yaugoulay, Jehan de Beré, Jehan 
îarecon, Gilet Ménemain, Hug^enln Gmmel, Pierre de Boiancourt, 

~ian Morisot, Golot le Muletier, Simonnet Touillart, Pierre des 
les, Jehan Gorbel, Gilot la Caille, Jehan de Luxu, Felisot le Beau, 
_ lartFeret; Henrr de Bar, ditGracien; Pierre Huet, Jean Goni- 
fnot, Henry Hérault, Jehan Moslez; Pierre Loquez, maistre char-* 
Sentier du roy; Jehan Dalemant, Milot Fouchier, Jehan Ghasnay, 
Fierre de Bussiéres, Mimier Marchis, Jehan maistre d*ostel, Jehan 
Cheyalier, Sinot Perret ; 

Tous bourgois, manans, habitans et demorans en lad. yille de 
Troyes. Auxquels fut dit et exposé de par yenerables et discrettes 
personnes doyen et chapitre de l'église saint Estienne de Troyes, par 
Il bouche de honorable homme et saige Maistre Pierre Fautrez, leur 
Conseiller sur ce adyoé, par yenerable et discrette personne Jacques 
de Bar, trésorier et procureur de la ditte église et procureur desd. 
Vénérables doyen et chappitre, fondé de procuration sur ce, faicte et 
donnée soubsz le scel d'yceulx yenerables de la quelle la teneur 8*en 
mit : — « UrUvertis présentée Uttenu inspeciuris etc 



Datum anno D(mUn% mUlenmo eecea^^ vkeskno qvirUo die sexià 

JunU; — Telles paroles ou semblables en effet et substance : c Mes-* 
seigneurs les habitans de ceste yille, yous sayez comment, déi 
longtemps a et tel qu'il n'est mémoire du commencement ne da 
contraire, en ceste dicte yille de Troyes n'avoit et encor n'a, de 
présent, que unes Estuyes, lesquelles sont et appartiennent i mes- 
seigneurs les doyen et chappitre de Sainct-Estienne de Troyes ; et 
combien (encore bien] qu'ils aient droit et aient esté et soient en 
possession et saisine de tenir en deffence messeigneursles habitans 
de ceste dicte yille, comme tous autres, que eulx ne aucuns d'eulx 
ne puissent et dolent construire, ediffier, faire, ne ayoir en yceUe 
Tille, autres Estuyes que les dessusdites ; toutes yoyes, pour ce que il 
•semblé et sembloità plusieurs notables hommes de ceste dicte yiÛe, 
tant officiers du Roy, comme autres de deyers estats, que> yeu le 
ffrant peuple dont est remplie ceste dicte yille, le grant trespas 
^Mtfsage), sur quoy elle est assise que elles ne souffisent mye pour 
administrer tout ledit peuple de la dicte yille, ne les passans et fré- 
qaentans en ycelle, et que moult laide et indécent chose estoit qu'il 
conyenoit les hommes & ung jour el les femmes à ung autre soy 
estuyer èsd., estuyes, et communiquer ensemble toutes manières 
'de gens sans y garder honneur ne acception de personnes, et, pour 
ce, se feussent plusieurs fois traits par deyers les yenerables de 
Sainct-Estienne et leur eussent ces choses exposées afin qu'ils y 
youlsissent pouryeoir, et tellement que les dits inconyéniens ces- 
sassent et que l'on n'eust point de cause de soy douloir d'eulx, ne de 
entreprendre surleurs droits, pourquoy yceulx yenerables de Sainct- 
Estienne, ayant esté sur ce plusieurs fois assemblés pour pour- 
yeoir à ceste besongne, et, par la délibération qu'ils en ont eue en- 
semble et ayec plusieurs notables hommes et gens de conseil de 
ladicte yille, ils ont proposé et entrepris k l'ayde d'aucunes bonnes 



— 388 — 

» personnes de foire encores unes autres estuyes, en une leur maison 
» amortie, assise à Troyes en justice, sur le coing du pont de la Gi- 

> roarde, tenant ladicte maison pardevant au payement de la roe par 
» laquelle on yat de la grant rue à Téglise de Notre-Dame et par 
» derrière à la riyiére de Seine, et de maintenant préparées, et fait 
» amener plusieurs matières près de ladicte maison, pour yceUes em- 
» ployer en la construction et édification d'ycelles nouyelles estuyes. 

• Touttes yoyes, ils youlaient bien sayoir se ce estoit le plaisir et gré des* 
« dits habitans et que en ycelles estuyes nouyelles, lesdits yénérables 
» eussent et poussent ayoir telles seignorie, droits et salaires sur lei 

> personnes yenant et reparant (s'arrétant) en ycelles pour eulx es- 

> tuyer et asisîer comme ils ay oient et ont accoustumé de ayoir et 
» prendre en leurs dictes autres anciennes estuyes, en requérant aox- 

* dits habitans qu'il leur en pleust dire et déclarer leur entenciôn. • 
Après lesquelles requestes, par Giles le Pennoyer, bourgeois de 
Troyes, commis esleu à la dicte assemblée à demander et sayoir les 
oppi&ions des assistans, en la dicte assemblée, fut demandé et requit 
aux ass|stans chacun par soy de leur opinion de la requeste et chose 
dessus dicte. Lesquels tous et chacun d*eulx> sanb aucun contredit 
accordèrent, consentirent et octroyèrent auxdits yénérables pour et 
en tant qui à eulx appartenoit et que faire le poy oient et dey oient, qne 

Îrceulx yénérables poussent et leur loisist faire construire et édifier 
esdits nouyelles estuyes, pour le seryice et usaige des hommes, et 
que en ycelles ils eussent tous et tels droits, justice, prééminancei, 
prèrogatiyes et salaires, comme ils ayoient et ont accoustumé d'ayoir, 
pranre, loyer et perceyoir en leurs dictes estuyes anciennes et que 
ycelles anciennes feussent pour le seryice et aisance des femmes. Des- 

Suelles Tosponses, accords et choses dessusdictes ledit procureur des- 
its yénérables, pour et au nom d'iceulx, nous requist lettres-instru- 
ment. — Lesquelles par ces présentes lui ayons octroyées, pour soy 
en aidier et yaloir en temps et en lieu, au proffit desdits yénérables et 
de leur dicte église ce que de raison appartiendra. En témoing de ce 
J'ay scellé ces présentes lettres d'instrument du scel et contre- 
•cel de ladicte préyosté, ayec nos signets et saings manuels. Ce (at 
fait les an et jour premier dessusdits. Signé enfin Tartrier, de Grere, 
Colet, Naget et Golez, tous ayec signes ou paraphes (a). > 

D*après les descriptions que nous avons données dans notre 
catalogue, la commune de Troyes, môme pendant la courte 
durée de son existence régulière, ne scellait pas ses actes 
d*un sceau particulier (b). C'est seulement en 1624 qu'un édi- 
difice spécial fut construit par elle et affecté à ses besoins. 
Jusque là, les assemblées municipales avaient eu lieu tantôt 
à YhôpUal du Saint-Es^^rit, tantôt aux Cordeliers, tantôt à la 
Vicomte (c), et plus anciennement encore, suivant Gourtaloo, 
dans la salle capitiilaire de la cathédrale (d). Nous avons yu 
qu'en 1426 c'était la cloche du beffroy qui servait à convo- 



{a) Liasse loi. Ë. 

[b] L. iSi. A. et G. 

(e) Duhalle, Mémoires hitt» PniHm, Courtalon, To/tùgr, hUt. tome n. 
page 596. 

{d) Idem. Ibidem. 



— 889 — 

quer les habitants aux délibérations municipales (a). Ainsi, la 
Yille de Troyes ne posséda jamais au moyen-âge, ni le sceau, 
nilRcloche, mVhôtel'de^lle, ces trois symboles par excellence 
de la commune et dans lesquels éclataient, chez les popula- 
tions jalouses de leurs libertés municipales, le luxe et la 
pompe populaires. Cette simple remarque est, ce me semble, 
trés-signincative. Les derniers vestiges de Forganisation 
communale s'effacèrent peu à peu. Puis en 1470, la ville 

Sour se conformer à un iisage généralement adopté {b), 
emanda à l'autorité royale aétre érigée en échevinage, 
sans même se rappeler qu'aucune institution analogue eût 

{précédemment existé dans son sein. Ces privilèges tardifs 
ui furent en effet accordés. En mai 1470, Louis XI 
donna aux habitants une charte qui règle le mode d'élec- 
tion des maires et les attributions du corps municipal. Cette 
constitution, qui fut révisée dès Tannée 1482, fut encore de- 
puis cette époque, l'objet de nombreuses modifications suc- 
cessives. 

Mais les événements de cette seconde période sont beau- 
coup plus connus ; les actes qui en font foi ont été pour la 
plupart imprimés dans les divers ouvrages qui traitent de 
l'histoire civile de Troyes. 

Ici s'arrête pour ainsi dire l'ère inédite de cette histoire ; 
c^est ici que nous devons nous arrêter également. 



(a) Liasse loi. E., oa ci-deisns, page 386. 

{b) m .... Troyes étoit aDciennement régie par ao prooareui^indio dea 
habitaDS, par eux trouvé capable d'exercer cette charge, tant pour le ser- 
vice du Roy que pour le bien public de cette ville. Mais lesdits habitaos, 
l*ao 1470, désiraot de faire ériger ladite ville en écbevioage, pour te eon- 
fermer au gouvernement de pluiieurt autres villes, délibérèrent, dans 
one assemblée teoue pour ce sujet, d'envoyer vers sa majesté Louis XI, 
la supplier d'agréer les desseins qu'ils a voient en vQe, du nombre des- 
quels furent alors députés un grand-archidiacre de l'église cathédrale et 
an procureur en cour laye, etc. » Duhaile, Mémoires historiq» Ma. 1. 1. 
page 599. 



u\u w. 



TEXTES. 



Texte t. 

753 (a). l«r mars. Donation de Mens par Chelemhert (h), à Vab- 

baye de Montier-la-Celle. 

Fratribus sacro-sancti monasterii sancti Pétri in oppido 
Trecensis civitatis constituti quod sanctus Frodobertus seu 
ceteri patres nostri Aldobertus, Arduinus, Bobinus abbates, 
quondarn in honore sancti pétri vel ceterorum sanctorum 
suorum opère contruxerunt, vel ubi Victor yocatus abba, 
unà cum monachis suis deseryire videtur. Hoc oportet et 
congruit christianorum ordine seniper providere assensum, 
undè et merces boni operis in futurum adcrescat et sancto- 
rum loca veneratione condigna christo domino impresente 
profîciant in augmentis. Ideô ego chelembertus tractans 
œternam retributionem, pro animae meae remedio trado à die 

Îresente ad ipsum monasterium sancti Pétri, quod vocatur 
nsula germanica, vel quod dicitur His-lacuSf seu ad ipsos 
monachos qui ibidem deserviunt, vel qui venturi erunt, 
cessum que in perpetuum esse volo, noc est, portiones 
meas in pago Trecassino in loca nuncupata Bonavalle [c), 
Gurtecellâ {d), Wlfone, Maso Gomerano, super fluvio- 
lum qui dicitur Madonia, Prunido (e), Buliaco (f)f Dulte, 
NovitiaSy quod de pluribus hominibus per vendicionis titu- 
lum dato pretio comparavi, hoc est in eorum loca in ipso 
pago Trecassino quem superiùs nominavimus, tàm terra, 
domus, edificîa, vineas, silvas, africaria, prata, pascua, 
aquas aquarumque decursus, seryos, libertos, accolas ibi- 
dem commorantes, peculium, presidium mobilibus et im- 
mobilibus, quidquid à die présente haberevîdeoretvineas 
que sunt propè de ipso muro Trecas civitatis et masellum 
unum ipso pago Trecassino cum vineolâ unâ adhœrente, et 

(ab) « .... Gherembert, un des plus grands terriens du pays, a snr- 
passé tons les autres bienfaiteurs en libéralité, car c'est de luy que 
M ontier-la-Gelle possède eneor aujourd'huy les seigneuries de Bonne- 
Talle, de GourseUe, de Ghappe, Alansuines, d'Ause, Yiâpres et autres, 
qui luy ftirent léguez dez Vannée 724. » {Histoire de MorUier-la-CeUe. 
Mss. XXXI et XXXII. Ghap. S : De» rois, princes, nobles et autres per* 

êonnes qui ont donnez le temporel à Montier-la-CeUe.) — < Pépin ., 

proclamé roi des François aans l'assemblée tenue à Soissons, au mois 
de mars 75â, fut sacré dans le même lieu, peu de jours après son élec- 
tion. » Art de vérif. les dates, i. 551. La pièce est cotée au cartulaire 
de Montier-la-Gelle, sous la date de 752. Mais la charte elle-même dit 
qu'elle fut faite la seconde année du régne de Pépin. Sa date réelle est 
donc de 753 à 754. 

(e) Bonneval. 

(d) Gour celles. 

(«) Prugny. 

(/) Bouilly. 



— 394 — 

terra cuUurali in villa qu® dicitur monte Abolino (a). Et de 
ipsis rébus quœ superiùs nominayimus rem per exquisitum 
totum et ad inteffrum yobis à die présente tradidi ad possi- 
dendum, seu et fn alio loco in villa au» dicitur Cappas (dû 
hoc est tàm terras, domos, edificia, suvas, vineas, prata, of- 
ficiua molarisy utrasque ripas Sequan», servos, libères 
[sic) y accolas ibidem commorantes , rem in exquisitum 
similiter et in alialoca, inpagfo Lalisensi, in loco qui voca- 
tur Ausa (c), Nantavia, Vocrato, Villamauriano (d), hoc est, 
mansos, domos, edificia super posita silvas, oleas, africaria, 
campos, terram culturalem, prata, vineas, pascua, aquas 
aquarum que decursus, serves, libertés, accolas ibidem 
commorantes, peculium, presidium mobilibus et immobi- 
libus, omnem rem per exquisitum ipsi casœ de! sancti 
Pétri monasterii, vel agfentlbus suis ut à die présente ha- 
béant, teneant, atque possideant. Et in alio page Artiacensi 
in villa quœ dicitur Gavanicas (e), seu in Vico-aspero (f) com 
oratorio ubi reliquiae sancti Gyrici requiescunt super fla- 
vium qui dicitur Alba, utrasque ripas et quidquid in ipsâ 
villa habere aut possidere videor et Wanduane domino sa- 
cratâ, per venditionis titulum date pretio comparavi, hoc est 
mansos unà cum edificiis super positis, vineas, silvas, oleas, 
africaria, campos, nrata et terram culturalem, mancipia, li- 
bertés, accolas ibidem commorantes, unà cum peeuliaribns 
eorum, peculium, presidium mobilibus et immobilibus, vd 
quidquid in superscriptâ villa habere, aut possidere videor, 
rem in acquisitum totum et ad integrum à die présente vobis 
tradidi ut quidquid vos vel successores vestri seu agentes 
monasterii vestri sancti Pétri de ipsis rébus in ipso p^ago 
guem superiùs nominavimus, hoc est Trecassimo, sea etiam 
in ipso page in villa que dicitur Gappas, et in pago Latisensi, 
seu etiam Artiensi m loca nuncupata Bonâ-valle , Gurte- 
cella, Wlfont, Maso Gomerano, Prunido, Buliaco, Dulte, 
Novitias, Ausa, Nantavia, Vocrato, Villa-mauriano, Gava- 
nicas seu Vico-aspero, vel quidquid in ipsos pages, vel 
in ipsa loca que superiùs nominavimus, hoc est tàm terras, 
domus, edificia, vineas, silvas, africaria, campos, prata et 
terram culturalem, mancipia, libertés, accolas, unà cum 
peculiaribus eorum, peculium presidium mobfluHis et im- 
mobilibus, vobis, à die présente, quod superiùs nominavi- 
mus tradidi ad possidendum, ut quidquid vos, vel sncc^ 
sores vestri, à die presenti facere voluentis, liberam et firmis- 
simam in omnibus habeatis potestatem. Et si aliud instru- 
mentum anterius aut posterius apparuerit quod ego firmas- 

(a) Montaalin. 

(b) Ghappes. 
(o) Anse. 

{d) Villemaur. 
(e) Ghayang^es. 
(/) Yiâpres. 



— 395 — 

Sam, yanum et inane permaneat et nullum obtineat effec- 
tumy et ipsas res quse tàm de comparatâ, vel de aliquâ ad- 
tractione, ad me penreneriDty yobis à die présente tradidi ad 
possidendum, ita ùt (?) in cessione et lege paenam intromittere 
et advertere necesse non fuit, sedpropter vestram securita- 
tem id michi inserendum comi>lacuit : Volo itaque ut si efo 
ipse per idiquam rem vel consilium cujuslibet, vel opposita 
per qu8B contra hanc cessionem iUo unguam tempore venire 
conayerit aliquid horum retraxionem (f ) inferre partibus ip- 
sius monasterii, une cum socio, fisco, auri libras quinque» 
argenti pondos duos (suppléez : persolyam) ut presens cessio 
omni tempore permaneat hâc astipulatione sunnexâ. Actum 
Trecassis ciyitate. Datum ipso die Kal. Martias. Anno se* 
eundo regni domini nostri Pipini régis. Ad hoc michi inse- 
rendum complacuityoluntasut cessio ista gestibus monachi- 
ealibus obligetur et sic obtineat firmitatem, quasi gestis 
ftiisset obligata (a). 

Texte 9. 

/■ 

1134. Sentetioe àt Thibaut-le-Grand, comte de BloU et de 
Champagne, en faveur de Vabhaye de St-^Martin-és-Aires de 
Troyes, au sujet de certains moulins. 

Effo Teobaudus Blesensis cornes tàm existentium pre- 
sentie quàm futurorum posteritati intimare curayi quôd 
domnus Gauterius, abbas arremarensis cenobii, ad me cla- 
morem fecit de domno Willermo, abbate sancti Martini Tre- 
censiSy pro molendinis, ab eodem abbate, in pascuis que 
sunt inter domum sancti Jacobi et molendinos Osmondi, 
e^ficatis, et aque ductu c|ue yul^o Balnearia Gomitis ap- 
pellatur, molentibus. Predictus quidem abbas Arremarensis 
ratione firmâ et cartâ légitima probaturum se esse jacti- 
ti^at comité Hugone meo patruo et predecestore de eâdem 
aquâ (us)ûm sue ecclesie antiquitùs factum fuisse. Gùmque, 
hoc clamore, abbas sancti Martini in presentiâ meâ , do-^ 
mino quoque Hatone, multis aliis personis, tàin reU- 

rosis guàm secularibus presentibus, certo die ad placitum 
me utterâ moneri jus (us?) yenisset, et abbas Arrema- 
raisis cartam suam in médium prestitisset, et clamorem 
fuum coràm omnibus exposuisset, prefatus abbas sancti 
Martini quod ad utriusque eyacuationem et sue cause def- 
fensionem (nece)ssarium et congruum credidit, responsum 
dédit. Igitur Ego comes Teobaudus juxtà rniod abbas Arre- 
marensis clamayerat et abbas sancti Maruni responderat, 
judicii sentenciam in médium proferri jussi. Sed abbas Arre- 
marensis tanquàm proprie cause dimdens, judicinm indè 
audire noluit et ità discessit. Quaproptèr frustratâ, et in 

(a) Registre 1479, page 40. (xyme s.) L'original n'existait pins alors, 
comme le montre entr'autres mdications, cette note ajoutée à la trans- 
cription : « Cette charte est au 1er feuillet ayant la table du cartulaire 
ea parchemin. » Ce cartulaire n'existe pas dans nos archiyes. 



\. 



— 396 — 

semet ipsà elisà abbatis ipsius calumpDiâ Ego Teoban- 
das cornes talem concessionem de suprâ dictis moleo- 
dinis feci deo et ecclesie sancti Martini qualem secundùm 
Deum facere potui, et Henricus filius meus hoc concessit et 
laudavit et çropriâ manu hoc signum f hic impressit, et ut 
firmiùs stabiliûsque teneretur, ego ipse sigilli (a) mei aac- 
toritate corrobora vi. Hujus rei testes sunt : Domnus Hato, 
Trecensis episcopus, jam suprà memoratas; Domnus Simon, 
abbas Ghazericensis; Domnus Gauterius, abbas Monasterii 
Celle; Domnus Herbert us, abbas sancti Pétri yivi Seno- 
nensis; Teobaudus, Meldensis archidiaconus; Manassesde 
Yillamauriy archidiaconus Trecensis; Giboinus, archidiaco- 
nus et cantor ecclesie sancti Pétri Trecensis; Kadulfus, ca- 
pellanus comitis Teobaudi, qui hanc cartam sigillavit; Hil- 
duinus de Veiidopere; Guido, cornes Barri; Odo de Yilla- 
mauri; Gaufridus de BuUiçoth; Andréas de Firmîtate; 
Johannes de losulis; Gauterius de Bernon; Teodericus Pa- 
netarius; Burdinus, frater ejus; Guiardus de Pontibus, tune 
preçositus Trecorum, Actum est hoc Trecis publiée, anno 
ab incarnatione domini m», c». xxx. iiiio. Ëpactâ xxiii'. 
concurrente viio. indictione xii". Régnante Ludovico rege 
Francorum (6). 

Texte 3. 

1142. Charte par laquelle Àlphonse-Henriauez i«r, roi de Por- 
tugal, constitue son royaume vassal de rf.-D. de Clairvattx 

In deinomine.Quoniàm quidem decetunumquem'4i]efide- 
lem de bonis sibi collatis à supremo largitore Dei ministres 
participes efficere, ut per eos celestium bonorum particeps 
effîciatur, Ideo Ego Aldephonsus miseratione divinâ Portu- 
galensium Rex noviter electus et Deo jubente creatus, quia 
me plus omnium debitorem sentie, cupio me et omnia mea 
Altissimo offerre, ut tara Ego quàm successores mei in per- 
petuum regnaturi agnoscant habere Regnum de manu Do- 

(a) Le sceau manque. 

(b) D'après l'original. Musée paléograph. Pièce 7. 

(c) Nous donnons ici l'état partiel de tout ce que contient la liasse 
197, relative aux donations de Portugal, dont nous ayons déjà parlé 
plusieurs fois. (Voy. pages 159, 143 et 276.) 

A, xvnes. < 1142. iv cal. Maii. Transumptum instrumenta 

quo Alphonsus I<*^ Lusitaniae rex, regnum ipsum yectigale fecit mo- 
nasterio de ClavaTalle, Gisterciensis ordinis, prout refertur in histo- 
rié ejusdem ordinis recens édita fratre Bemardo Brito authore ; (yoy. 
ci-dessus Bibliogr. no 115.) i» part. lib. 3. cap. 5. ex originaU authen- 
tico quod dicitur asseryari in archiyio monasterii Alcobacensis. » Ce 
transumpt est suiyi d'un certificat en ces termes : « Ego Stephanos 
Binettus societatis Jesn accepi hoc transumptum Rom» à rey. P* 
Francisco Ribeira preposito domûs professs Ulyssiponensis societatis 
Jesu. Anno i608. 20 februarii. » H parait être de la main du P. Binet 



— 397 — 

mini, qui presentialiier tradidit ipsum michi, ut corde 
firmo et charitate perfectâ fidem christianam ab inOdelium 
iujuriis defenderemus et sauctam Ecclesiam de Regni red- 
ditibus ditaremus, ut sic esset Regnum sanctum Deo charum 
et in perpetuum stabilitum, Et quia jam me et omnia mea 
Beato Petro et ejus successoribus vectigalera constilui, eu- 
piens DUDC et Beatam Dei Genitricem apud Deum advoca- 
tam habere, de consensu vassalorum meorum qui absque 
externe adjutorio me in Regium solium constituerunt, meip- 
8um, Regnum meum, gentem meam, et successores meos 
8ub béate Marie de Glaravalle tutelam, protectîonemy de- 
fensionem, et patrocinium constitue, et constituta fore dé- 
cerne, ordinando et mandando omnibus successoribus mois 
in heredîtatem hujus Regni légitimé intrantibus, ut singulis 
annis eidem sancte Ecclesie sancte Marie de Glaravalle que 
est Girsterciencis ordinis, posita in Regno Francie, in Lingo- 



lai-même. Cette charte a été publiée par Manriqne {Annales Cistere, 
U I. p. 435], qui dit ravoir transcrite de « Brandao. lit. 10. » 

B. C, Deux autres exemplaires de la même copie et de la même 
main. 

. D. E. xviie s. Deux autres copies de la même pièce, exécutées par 
l'archiviste de Clairvaux, 

F, xvii« s. Autre copie de la même pièce. Elle est précédée et sui- 
vie de quelques mots de notice qui se terminent ainsi : c Laquelle 
charte a été signée de la main dn roy et des principaux de son conseil, 
ieeUée de fin or, gardée et conservée dedans le célèbre et royal mo- 
nastère d'Albcobace en Portugal. » . 

G, xvu« s. Note intitulée procuration, relative à la rente de Por- 
tugal. 

H, xvne s. Sans date (1598-16S1). Lettre d'un religieux Bernardin, 
nommé Tiraqueau, datée de Paris. Il engage l'abbé de Glairvaux à re- 
couvrer la rente de Portugal. 

«T. xvii« s. Traduction en français de la confirmation de D. Jean lY, 
roi de Portugal, en 1646, de la donation primitive. Cette traduction 
est écrite de la même main que la pièce suivante. 

K, xvii« s. 1647. Lettre d'envoi de M. Lasnier, ambassadeur de 
France en Portugal, par laquelle il adresse la confirmation précé- 
dente, obtenue par ses soins. Elle est datée de Lisbonne, 3 février. 

£. Copie contemporaine des deux pièces / et K, 

M. xvne s. Copie de la pièce /. 

iV. 1646. Copie d'une traduction authentiquée et certifiée par le 
consul de Portugal à Paris, en 1646, de la charte d'Alphonse 1er, trans- 
crite dans la pièce A et les suivantes. 

O. 1682. Récépissé donné à Paris, par D. Wireau, aux Bernardins, 
le 83 août, des papiers relatifs à la rente de Portugal. 

P. xvme s. Formules de reçus pour le paiement de la rente. 

Q. XYiie 8. 1153. 1191 de l'ère d'Espagne (copie d'une charte datée 
de), par laquelle Alphonse 1er, roi de Portugal, et sa femme, donnent 
à Samt^Bemard, abbé de Clairvaux, et à ses successeurs, le lien et le 
monastère d'Alcobaça, sur le territoire de Lisbonne. Cette charte, 
moins curieuse que l'autre (pièce A et suivantes), a été publiée plu- 
sieors fois, notamment par Manrique, Annal. Cttterines. t. u. p. 84, 
et Jongelinns, NolUia Mai., etc. lib. vi. p. 30. 



— 898 — 

nensi Diocesi, tribuant in modum feadi et vassalitij quinqoa- 

flnta marabitinos auri probati boni et digni qaod recipiatur. 
i verô contîgerit per nostnim Dominom aligaem eiasdem 
Monasterii et ordinis prefati intrare vel transira vel Monas- 
terium inibi constnixerit, persone et res talis Monasterii sab 
tutelA et patrocinio Re^s erunt, taliter qnod à nuUo possint 
molestari, inquietari, perturbari, vel à suis bonis. defraa- 
dari. Qaod si continuât, in pristinam lîbertatem restitnantar 
qoâcumquehorA, tempore, yelmomentoin quo majori com- 
moditate id fieri quiverit, quaproptèr bona taliam Monaste^ 
riorum et personarum erunt tanqaàm bona Kegalia, et de 
iliis erit Régi eadem cura quam de suis débet habere. Si 
yerô Rex aliquis velTyrannus (quem de lumbis nostris fato* 
rum non credimus) prefatas personas molestayerit, seu ilîa- 
rum bona subripuerit, non meam, aut earum, sed Virginia 
hereditatem usurpare se credat, et tanquàm Domino sno 
infidelis, sub cujus tutelâ Regnum constituimus, eodem 

Êrivetur, et semen ejus non elucescat super terram. Fratri- 
us yerô in dicto Monasterio de Glarayalle et in aliis soi 
ordinis Monasteriis Deo famulantibus cura erit statom Regni 
nostri Deo deyotè commendare, et animam meam et paren- 
tum meorum mîssis et yigilijs adjuyare, et feudo seu yassa- 
litio altare Béate Marie reparabunt. Abbas yerô Dominiu 
Bernardus, et ejus in perpetuum successores huiusmodi 
feudum annuatim habeount in die Annuntiationis Béate 
Marie Virginis, et ideô Yirgo mater Domini mei Jesu Chrisày 
in cujus laudemliic ordo constitutus micat» Ego humilisser- 
yus tuus Aldephonsus, Rex Portu^alensis^jpeto quatenàs 
Regnum meum defendas à Mauris inimicis Grucis filij toi, 
et Goronam hanc ab omni externe Domino liberam conser^ 
yes ac de proie meà fidèles seryos et feudi largitores in 
Regni sede corrobores. Si guis yerô contra hoc yassalitian 
et feudi testimonium aliquid attentayerit, si yassalus fuerit, 
à Regno expellatur, si y^rô (quod Dominus non consentiat) 
Rex fuerit, sit à nobis maledictus, et in stirpe non nume- 
retur noslrâ, et à Domino Deo qui nobis Regnum dédit, 
omni dignitate spoliatus, et à suis inimicis yictus, et cum 
Judâ Traditore in inferno sepultus l Facta carta in Ecclesià 
Lamecensi (a). Galendas Maij. Anno.M.G.XLII (6).— Ego Rex 
Aldephomsus. — Petrus Pelaides curie signifer confirmo. 
-^ Bagas curie proses confirmo. — Fuas Ropinius Golimb. 
prefectus confirmo (c). — Pelagius de Sausa confirmo — 

(a) Hamaeenri : (pièce A et soiv.) De Lamego. 

(6) Comme on le voit, cette date est celle derincamation (Glaîrraax 
ne fut fondé qa*en 1115). Cependant Alphonse Henriquez employait 
aussi rére d'Espagne, témoin la charte Q (yoy. ci-contre page 397], qui 
fat donnée onze ans plus tard, et qui se termine ainsi : c Facta carta 
«rd M. C. XCI. » Yoy. Manrique à l'endroit indiqué. Yoy. aussi Art de 
vérifier les dates, tome i. page xix. 

(e] Juas Robinius Colomb, prefectus confirmât. (Pièces A et sniy.) 



— â99 — 

Gundisalvus de Sausa pro teste. — Y elascus Sancius pro teste. 
— Rosendus Alvar pro teste. — Alphonsus Igea pro teste (a). 

Texte 4. 

1646. TrcLduction de la confirmation faicte par Dom Jean /F^ 
Roy de Portugal, du don à tiltre de fief et vasselage promis 
par Dom Àlfonse Henry /«^ Roy de Portugal, de 50 marO' 
védis d'or à ràbhaye de Nostre-uame de CUrvaux en France. 

Dom Jean par la grâce de Dieu Roy de Portugal et deg 
Algarves, de câ et de là la Mer, en Affrique, seigneur de 
Guinée et delà conqueste, navigation et commerce d Etyopie, 
Arabie, Perse, et de Tlnde, etc., faisons scavoir a tous ceux 
qui verront nos présentes lettres qu'en considération que le 
seigneur Roy Dom Alfonse Henriquez dans la première as- 
semble des estais généraux quil tenut en la vlUe de Lamego 
du consentement de tous ses vassaux qui sy trouvèrent, 
ordonna que tant sa personne que sou royaume, son peuple 
et ses successeurs, demeureroient sous la tutelle etprolectioUy 
deffense et garde de la bienheureuse vierge Mane de Gler- 
vaux, laquelle il choysit pour protectrice de ce nouveau 
royaume et chargea tous ses successeurs légitimes audict 
royaume de donner tous les ans a la dicte egUse de Gler- 
Taux, ordre de Giteaux, sittuée au royaume de France dang 
leyesché et dioceze de Langres, par forme de fief et vasse- 
lage, cinquante maravédis dor bon et lo^àl et digne destre 
receu au jour de Notre-Dame de rannuntiation pour reparer 
son Autel, la priant de deffendre ce Rovaume de ses enne- 
mis et quelle conservast cette couronne libre de la sujection 
estrangere pour avoir esté arresté dans ladicte assemblée 
desdicts estais généraux qu'aucun Roy estranger ne succe- 
deroit a ce Royaume, né hors de Portugal. Pour la conser- 
vation desquelz Roys naturels, il choysit la deffense et pro- 
tection de la souveraine Reyne des Ançes souz l'invocation 
de son Anontiation glorieuse, la supi)liant aussy daffermir 
dans le trosne royal ses fidelles serviteurs de sa postérité 
affin quilz payent ce droit; avec malédiction qui tomberoit 
sur le Roy qui contreuiendroit au pavement de ce vasselage 
et promesse de droict, et quil ne fust point compté au nom- 
bre de ses descendants, mais fust despouillé de la dignité 
Royalle par la main de Dieu qui luy avoit donné le Royaume 
et fust vaincu de ses ennemis, comme il est plus amplement 
rapporté dans le mesme escrit que Ion conserve dans l'ar- 
chive de notre couvent Royal d'Alcobaça dudict ordre. Pour 
^ la considération de tout ce que dessus, expérimentant en 

(a) Cette charte, qui figure dans le catalogue partiel inséré ci-^«- 
SDS, sous les cotes A et suivantes, a déjà, comme nous l'avons dit, été 
publiée plusieurs fois. Cependant, eUe nous a semblé trop curieuse 
pour ne pas être reproduite ici. Nous l'avons imprimée d'après les 
leçons comparées que nous avions à notre disposition ; savoir : le 
texte de Hanrique et les six copies de nos archives. 



— 400 — 

nous le restablissement des Roys Daturels de Portugal, a 
lexclusion miraculeuse des Roys de Gastille estrangers, et 
recoDDoissant quune action si esloignée des forces et indus- 
trie humaine ne pouvoit procedder que de Fintercession de 
la très S^ et tousjours vierge Marie de Gleruaux et de la 
chrestienne oblation et vasselage que ledict seififneur Roy 
Dom Alfonse Henriquez luy fist. A ces causes désirants tes- 
moigner nos remerciments et reconnoissance d'une faveur 
si grande et conserver le dict vasselage et droict, comme 
naturel, légitime et fidelle successeur de ce Royaume, affin 
que la très S^e vierge de Glervaux nous assiste a le def- 
fendre, comme a expérimenté ledict seigneur Roy Dom AI- 
fonze Henriquez, ordonnons aue doresnauant les dits 50 
maravédis d'or seront payez selon la forme arrestée dans la 
mesme lettre dudict seigneur Roy Dom Alfonse Henriquez. 
Lequel droit sera offert par nostre grand Aumosnier tous les 
ans au jour que Ion célèbre en nostre chapelle Royalle la 
feste de Fanonciation de Nostre-Dame, et le thresorier de 
nostre chapelle recevra et gardera lesd. 50 maravédis d'or et 
en fera fidel rapport au Dom Abbé d'Alcobaça, affin que par 
nostre ordre il les envoyé en France adressants au Dom, 
Abbé de Gleruaux, et quil retire un certificat du receu dans 
la forme ancienne telle que S^ Bernard et autres Dom Abbez 
de ce couvent le donnoient, lequel droict se pavera de notre 
revenu duquel on a accoustumé de tirer les obiations qui se 
font en nostre chapelle. Et pour asseurance de tout ce qae 
dessus avons ordonné et ordonnons en estre dressé les pré- 
sentes lettres signées de nostre main et scellées du grand 
seau de nos armes pendant, lesquelles seront executtées 
selon leur forme et teneur et aussy entièrement quelles le 
contiennent. Et seront enregistrées dans notre Ausmosnerie 
au tiltre des obiations et fiefs. Donné en cette ville de Lis- 
bonne le 30« de may. Manoel Gomez comis la escrit Tao de 
la naissance de N. S. J. G. 1646. Jean Pereite de Gastelbranco 
la faict escrire. Signé Roy (a). 

Texte a. 

Sans date (1179-1190) (6). Geoffroy, dit Barrai, vicomte de Mar- 
seille, donne à Clairvauœ une rente annuelle et perpétuelle de 
20 livres de poivre à prendre sur son droit de quintal. Il coth 
fère en outre à Vàbhaye immunité complète pour son commerce 
sur le territoire de la république. 

In nomîne sancte et individue trinitatis. Quùm nunquàm 
res meliùs traduntur memorie quàm cùm laudabili thesauro 
scripture mandantur, ego Barralis dei providentiâ Marsi- 

(a) Liasse 197. Pièce J. Yoy. la note ci-dessus, page 397. 

{b) J'ai déterminé cette date d'après Gaufridi, Hist. de Provence. 
1699. in-fo. p. 54, et H. Bouche, Chorographie, etc, in-fo. 1664. 1. 1. 
p. 870, et Pasiïm. 



— 401 — 

liensis dominus notum fieri volo tâm presentibus quâm fu- 
turis quôd ego dedi fratribus Glareyallis et concessi eis ia 

gerpetuum tàmpostmortem meam quàm in vitâ meâ .xx. li- 
ras piperîs annuatlm persolvendas in festivitate beati Jo- 
hannfs-Baptiste in jure de quintallo meo, singulis annisreci- 
piendas, ut idem fratres memoriam mei habeant et pro ani- 
mabus patris mei et matris mee apud dominum intercédant. 
Item dedi eis et concessi ut ipsi liberô et absolutô res suas in 
Omni terra meâ vendere et emere necessaria usui suo et 
ducere et reducere sine omni contradictione et exaciiond 
costumie possint. Et ut hoc ratum et immutabile in perpe- 
tunm habeatur, feci presentem cartam sigilli mei impres- 
sione muniri. Testes hujus rei sunt Anfossus licius et Fulco 
filius ejus et Guillelmus Gorcella et Caudola et Giraudus de 
orto et Ansaudus mussus {a)* 

Tente è. 

Sans date (vers 1200) (5). Rocelin ou Roncetin frère et succei- 
seur de Barrai, confirme la donation précédente, 

Innominesancte etindividuétrinitatis, Ego Rocelinus, dei 
providentiâMarsiliensis dominus, notuin fieri volo tâm pre- 
sentibus quâm futuris quôd elemosinam piperis uuam pié 
memorie Barralis frater meus, xx^î scilicet libras, fratribus 
Glarevallis annuatlm dédit, ratamhabeo et firmam, statuens 
ut singulis annis predicto abbatie nuncio qui cartam presen- 
tem vel cartam fratris mei tulerit, absque ullâ contradictione 
reddatur, ut idem fratres memoriam mei habeant et pro ani- 
mabus patris mei et matris mee apud dominum intercédant. 
Btuthoc ratum et immutabile in perpetuum habéatur, pre- 
sentem cartam sigilli (c) mei impressione feci muniri (d). 



(a) Le sceau manque. Voyez ci-dessus, page 255 : Mutée tigiUaite, 
Carton yii, auquel appartient cette pièce. 

{b) Toy. la note b; eharte précédente, page 400. 

(c) Ce sceau consiste en une bulle de plomb pendue à une double 
cordelette de cbanyre. Face : un cayalier arme de Tépée et du bou- 
clier (analogue à la gravure que donne Bouche, dans sa Chorographie 
de Provence, 1. 1. page 869); légende : Sigilluu RocELUfi ^ Revers : 
même figure ; légende : •— vice comitis domini massil. 

Id) Cette pièce est infichée à la précédente, et se trouve dans le 
même carton. 



28 



— à02 ~ 
Texte 9. 

12A7. BuUe de Clément Vil, à Vabhé de Montiéramey, tendante 

i'orcer, 8*U se peut, un certain J. Langlois, Jadis maître de 
'œuvre de Saint-Urbain, à rendre compte des deniers qui lui 
ont été confiés pour cette destination, 

Glemens episcopus servus servorum dei, dilecto filio abbatî 
monasterii Aremarensis, Trecensis diocesis, salutem et apos- 
toûcam benedictionem. Ex parte dilectorum filiorum decani 
et capituli ecclesie sanctl Urbani Trecensis, ad romanam eo- 
desiam ntiUo medio pertinentis, fuit propositum ooràm no- 
bis, quôd licet Johannes An^licus, civis Trecensis, crucesi- 
gnatus, quondàm magister fabrice ipsius ecclesie sancti Ur- 
ani, de pecunià operi ejusdem fabrice deputatà usque ad 
summam decem millium et quingentarum libramm turo- 
nensium receperit, (ille tamen?) Johannes dictis decanoet 
capitulo de hujus modi summà pecunîe rationem reddere 
inaebitè contradicit. Gùmque predicti decanus et capitulani 
eundem Johannem, super hoc, autoritate litterarum sedi« 
apostolice, coràm Thesaurario ecclesie sancti Johannis Lao- 
dunensis traxissent in causam, venerabilis frater noster 
Trecensis episcopus, asserens quôd crucesignatis resni Frao- 
cie à sede est indultum eàdem ut quamdiù parati fuerint 
ooràm ordinariis suis de se conquerentibus respondere, coq- 
venire non possint per litteras sedis ipsiusque de indolto 
hujus modi plenam et expressam non fecerint mentionem, 
ad instantiam ipsius Johannis thesaurario predieto inhibnU 
ne in causa ]}rocederet memoralâ, sicque idem thesaora- 
rius cause hujus modi supersedit. Quare predicti decanus 
et capitulum nobîs humiliter supplicârunt ut jprovidere sîbi 
super hoc paternâ soUicitudine curaremus. Quo circà dis- 
crétion! tue per apostolica scripta mandamus quatinùs si ti- 
bi de piano et sine strepitu judicii constiterit ità esse, pre- 
dictum civem, quôd eisdem decano et capitulo de predictà 
pecunià rationem reddat et nichilominùs restituât eidem 
quod de predictà summà non constiterit in utilitatem pre-^ 
dicte ecclesie sancti Urbani légitime fuisse conyersum, mo- 
nitione premissà per censuram ecclesiasticam, appellatione 
remotà compellas; non obstantibus induite hujus modi sea 
processu habite coràm thesaurario dicto; dummodô coram 
eo non sit ad litis contestationem privilegium sive indulgen- 
tia dicte sedis quà clericis et laïcis civitaiis Trecensis dicitur 
esse concessum, ut extra civitatem ipsam trahi non possint 
in causam per litteras sedis ipsius que de indulgentiâ hujus 
modi plenam et expressam non fecerint mentionem. Datum 
Viterbii VII Kal. februarîi, pontificatûs nostri anno secundo. 
Au dos est écrit : Centra Johannem Anglicum qui débet red- 
dere rationem de ii°» et yc. lib.— Abbas Aremarensis judex (a). 

(a) Liasse 126. Pièce K.. 




- 40à — 

Texte 9. 

1274. Vidimée en 1293. — Alphonse X, roi de Ctutille et de 
Léon, avait t en 1274, permii aux visiteurs de Clairvaux d'enté 
mener de ses états quatre Mies de somme sans péage, San^ 
che IV, en 1293, confirme cet octroi. Il y ajoute le privilège 
d'emporter également soixante livres de mouton, pour leur 
consommation, et trois hanaps d'argent. 

Sepao quantos esta carta yieren, como tios Don Sancho 
Bor la gracia de Dios Rey de Gastilla, de Toledo, de Léon, de 
Ëalicia, de Sevilla, de Gordova, de Galliz et del Algarbe, 
Yiemos una carta del Rey Don Alonso nuestro padre que 
Dios perdone, dio al Abbad et al convento de Glarayal fecha 
en esta manera : 

a Don Alon2o por la ^acia de Dios R^ de Gastilla, de 
LeoD, de Toledo, de Galicia, de Sevilla, de GordoYa, de Mur- 
€ia, de Jahen et del Algarbe, a todos los portadgueros et alos 
Que guardan las sacas de nuestros Regnos et a quantos esta 
mi carta vieren, salud et gracia. Sepades que por fazer bien 
et merced al abad et al con vente de Glaraval tengo por bien 
que los yisitadores de Glaraval que vienen a visitar los mo- 
nasterios que ay en nuestro regno que son hijos de Glaraval, 
que puedan sacar cada ano de nuestro regno quatre bestias 
entre rozines et bestias mulares en tal manera que lo sa*-* 
quen par Logrono uua vez en el ano et non mas, et estas 
sin las bestias que dios troxieren de fuerà del Regno. Ende 
mando et defiendo que ninguno non sea osado de aquellas 
contrariar, ni de aquellas embargar por paso de portadgo 
ni de sacamiento del regno ni por otra ninguna cosa. Ga 
qoalquier que lo fiziese al cuerpo et a quanto oviesse me 
tornaria por ello. Et porque sea creido, do les ende esta ini 
carta abierta y sellada con nuestro sello. Dada en Burgos, a 
nueve dias de febrero de mil trecientos y doze anos (a). Tè 
Gil Ferez la fiz escrevir por roandado del Rey. » 
. Et nos sc^redicho Rey don Sancho por fazer bien y merced 
al abbad et al convento sobredicho de Glaraval, confirma- 
mos esta carta et mandâmes que les sea guardada segun so- 
bredicho es. Et por les fazer mas merced, tenemos por bien 
que saquen de los nuestros regnos mas destas bestias sobre- 
ijuchas, sesenta libras de cameros, o la valia dellos» cada ano» 
por su despensa, y très taças de plata. Et sobre este manda- 
mos que las nuestras guardas de las sacas de las cosas veda- 
das que esta nuestra carta viereu, que los non embarf^en 
ninguna cosa desto que sobredicho es, por saca ni por diez- 
ino, ni por otra razon ninguna. Et esta carta non vala mas 
de una vegada cada ano. Y sea metida en el registre porque 
nos den cuenta por ella et non fagam ende al por ninguna 
manera. Et desto les mandâmes dar esta nuestra carta en- 
que escriviemos nuestro nombre con nuestra mano sellada 

(a) Cette date est celle de Tére d'Espagne. 



— 404 — 

COQ Duestro sellado colgado. Dada en Valladolii a veinte ? 
seis dias de Abril de mil y trecientos y treinta y un aûos (a). 
— Nos EL Rby don Sancho {b). 

Texte 9. 

1307. Proùês^erhal constatant l'invasion à main armée dé fah- 
besse de N.'D.-auX'Nonnains de Troyes, et de ses gens sur U 
territoire des Frères Jacobins, 

A tous ceux qui ces présentes lettres verront et orront 
Joiffroiz de Gondrecourt tabellions pour n'<^ seigneur le roy 
à Troyes, salut. Saichent tuit que, à la requeste et supplica- 
tion de religieuses personnes les frères prescheurs de Troyes, 
je fui presens ou lieu où religieuse personne Isabiaux de 
Sainct Fale, abbesse de Nostre-Dame-aux-Nonnains deTroyes» 
avecques lui monsieur Gui de Sainct Paie, chevaliers, son 
frère, et plurieus autres, lîquel estoient sergent et homme 
de la dicte abbaesse, à espées, à apoinçons, à hasches de 
noise, à besches, à fessoins et autres armes, le mercredi 
après la Trinité de Fan mil trois cens et sept, entrèrent oa 

{»ourpris desdiz frères, par la porte de devers la Tannerie, 
equel pourpris lidit frère dient estre leur, narcegue de tant 
de temj^s dont il nest mémoire, il ont tenu la clef de ladicte 
porte, si comme ils disoient, et un poncel enclos dedans le 
domoine desdiz frères, la dicte abbaesse avoans, et ledit 
monsieur commandant, Jehans diz li ostes, diz li tisserant, 
diz li trouue2, à grant muletitude de gens de ladicte abbaese, 
circonstans, presens ledit chevalier, et les diz frères défen- 
dans de bouche, si comme il appartient religieus ; abatirent 
et derrompirent à armes. Et personnes, hommes et famés qoi 

Ear pitié estoient venu veoir la force que Ion fesoit aux oiz 
*ères, furent gité au fossé, et à ce faire furent présent pour le 
veoir et regarder cinc cens personnes et plus. Derecnief, le 
jeusdi après ensuient, moi présent et plurieus autres per- 
sonnes cidessouz escriptes, îeprevost de Troyes et pluneus 
deses sergensappelezespéciaumentpour garder lesdiz frères 
de force et de violence, ladicte abbaesse et li diz monsieur 
Gui ses frères, à grant multitude de gens à armes, entrèrent 
le pourpris desdiz frères par les pertuis d'une paroiz qui 
enclost les diz frères, liquel pertuis avoient esté fait des gens 
de ladicte abbaesse le mercredi dessusdit et contre la volenté 
desdiz frères, à force de gens firent un fossé en la closture 
desdiz frères et rompirent et décopèrent à armes les treilles 
et gastèrent les courtillages desdiz frères. Et pour que ce soit 
ferme chose et véritable, je, en tesmoing des choses dessus- 
dictes, ai scellé ces présentes lettres de monscel. A ces choses 
furent présent et tesmoing pour ce appelé espéciaument : Re^ 
nauz Raguiérs, Guillelms Boolet, Jacquot Gouste, léhe- 

(a) Cette date est également celle de Père d'Espagne. 
{b) D'après une copie informe du xvii« s. Liasse 184. 



— 405 — 

Dins lo ber, diz de la cour ; Jehans de Gondrecourt; Maistre 
Durans de Trichastel; Monsieur Anchiez de Gondrecourt, 
clerc; Guyot de Miauz; Jehans li barbiers, de la rue Notre- 
Dame ; Jacque le François ; Jehan Lachièvre; Thiébaus d*An- 
gleure, seront de Troyes; Guiotlefrepier; Jehan Galimart, 
préyostdexroyes; Felise Dovion ; Jaquinot, son fils; Jehan 
Jhesus; Gauthier de Sacey et plurieus autres, liouel furent 
présent à toutes les choses dessus dictes. Ce fut lait Fan de 
grâce dessusdict le samedi après la Trinité (a). 

Tente tO. 

1359. Henri de Poitiers, évéauede Troyes, donne au chapitre les 
étaux qui entouraient la cathédrale du côté de la rue. 

Henricus deigratiâ episcopus Trecensis dilectîs in Ghristo 
filiis decano et capitule ecclesie Trecensis sponse nostre, 
salutem in domino sempiternam. Cùm nos et predecessores 
nostri oUm habuerîmus quedam stalla in quibus olim vend! 
solebant panes, quorum stallorum major pars corruerat et 
ad aream erat redacta, juxtà ecclesiam nostram, scilicet inter 
ipsam ecclesiam et pavimentum seu viam publicam ex lati- 
titudlne,et inter portale dicte ecclesie quod est juxtà pavi- 
mentum, ex parte unâ, etlicias dicte ecclesie, ex altéra, in 
longitudine, situata, que eciàm stalla, yidilicet,illa pars que 
adhùc stabat, ruynam minabatur et maximis refectionibus m- 
digebat et que a multis retroactis temporibus predecessori- 
bus nostris nichil commodi attulerant nec nobis afferebant, 
ymô erant nobis quam plurimùm inutilia et eciàm onerosa, 
plusqueincommodi quam commodi nobis afferebant et in fu- 
turum afferre verisimilitèr timebantur, nos insuper atten- 
dentes quôd eadem ttalla Tobis et ecclesie nostre predicte 
utiliaet necessariaexistunt; maxime, quia dicta stalla lumi- 
nîbus et verreriis cappellarum dicte ecclesie eisdem stallis 
Gontiguarum adèo nocent etofficiunt quôd sacerdotes, in al- 
taribus dictarum ecclesiarum célébrantes, in divinis impe- 
diuntur, quôdcpie stillicidium et aqua pluvialis de super 
dicta stalla dirivata fondamenta dictarum capellarum des« 
truit hujusmodi fondamenta concavando et eciàm putrefa-* 
ciendo : Hinc est quôd premissanos diligenter considérantes 
et attendentes, hanità super hiis diligenti et maturà delibe^ 
ratione cum consiliariis et offîciariis nostris, nec non fabris,. 
Tidelicet : lathomis, carpentaroribus et coopertoribus juratis 
nostris, predictas causas fore veras asserentibus et nobis re- 
ferentibus,considerantes eciàm evidentem utilitatem tàm nos- 
trt quem predicte ecclesie nostre et successorum nostrorum et 
quôd eciam redditus et bona episcopatûs nostri per predones 
et inimicos regni adeô sunt diminuta quôd ad sustmendum 
statum nostrum et ad reficienda et reparapdadomos et edifîcia 
dicti nostri episcopatûs per predones et inimicos dîcti regni 
nupèr combusta, nequaquàm sufGciunt seu sufQcere possunt ; 

(a) Liasse 357. 



— 406 — 

iddrcô, consideratis premissis et aliis que dos movere pote- 
rant et debebant, predicta stalla prout protenduntur et in 
loDffum et in latum se comportant, nostro et successorum 
nostrorum nominibus, vobis decano et capitulo ac ecclesie 
nostre predictead reguestam et supplicationem vestrampie- 
tatis intuitu Goncessimus coDcedimus, et donamus perpetuo 
jurepossidenda et tenenda; nos ex nunc devestientes, etc. — 
Froviso tamen quôd in dicta plateâ, sive loco, ubi fuerant 
dicta stalla, non constniantur, sivè fiant talia edificta aat 
taies domus antè fenestras dictarum capellarum que lumini- 
bus earumdem aut ecclesie predicte possint ofOcere vel no- 
cere; promittentes, etc.; renunciantes, etc., etc. Datum 
ïrecis die Martis antè festum Ascensionis Domini. Ânoo 
ejusdem m» ccco l» ix» (a). 

Texte tt. 

1442. Transcrit en J449. Procés^-verbal de Visitation faite dam 
Vàbhaye de N.-D.-auX'Nannains, par Jean Lesguisé, êciqw 
de Troyes. 

A toux ceux qui ces présentes lettres verront, Ant. Guer- 
Tj, etc., etc., préTost de Troyes et garde du scel de ladicte 
iNTévosté, salut. Savoir faisons que l^n de grâce 1449, le 21* 
Jour d'avril après Pasques, en présence de Jehan TheveniB 
et Jehan de Lutel, clercs, notaires, jurez et establis ad ce 
faire en ladicte nrévosté de par le roy notre sire, se compa- 
rut révérend père en Dieu, Monseig' M*^ Jehan Lesguisié, 
ëvesgues de Troyes, par lequel fut monstre et exhibé ausdits 
notaires ung livre escript en parchemin quil disoit estre le 
livre et cartulaire des Chartres et lectres appartenant aadit 
évesché; au commencement du quel livre estescrit Eugenhu 
episcopus. Près de la fin du quel livre estoit et est contenu 
nng article faisant le registre de certaine Visitation et réfor- 
mation faicte par ledict révérend ou monastère deNostre-D.- 
aux-Nonnains de Troyes, comme il disoit, le quel registre et 
article, iceulx notaires virent, teinrent et leurent de mot à mot 
contenant la forme qui sensuit : 

» Sequitur modus visilationis ac reformacionis facte per do- 
minum episcopum in monasterio heate Marie ad moniales Tre- 
eensis. — Anno domini m», cccc. xl. ijo mensis verô julii, 
die duodecimâ, Rev. in Gh^ Pat. dominus Johannes, misera- 
tione divine Trecensis episcopus accessit ad monasterium 
Béate Marie ad Moniales Trecensis causa reformandi idem 
monasterium. Eo autem veniente, ad ingressum majoris 
porte ecclesie, abbatissa et moniales venerunt ei obviàm 
cum ma^â humilitate, et factâ oracione antè majus altare, 
tandem ingressus est capitulum ejusdem monasterii unà 
cum venerabili et venerando pâtre domino abbate monas- 



(a) Liasse S9, pièce G. 



— 407 — 

ferii Celle, nec non magistris Stephano Colin officiali, Ste^ 
phano Grappin archidiacono sancte Margarite, domino Pe- 
tro Munerii decano christianitatis Mari^niaci, eanim mo- 
Dialum confessbre, et domino Petro Gracialis presbitero. Et 
tuuc idem rêver, pater exposuit prefatis abbatisse et monia- 
libus qualiter, per mensem antè vel circiter, ipse similitèr 
causa reformacionis unà cum supradictis, dempto domino 
abbate supradicto, fuerat in dicto monasterio, eo quôd que- 
dam ex ipsis monialibus erant inobedientes ac rebelles sue 
abbatisse, et quandô ipsa volebat eis imponere aliquam pe- 
nitenciam, dùm casus exigebat, ille respondebant quôd ni- 
chil facerent, ymô, et quoa deteriès erat, quandô predictis 
abatissa volebat imponere aliquam penam quibusdam etiàm 
junioribus monialibus secundum regulam suam, due vel très 
ex majoribus et antiquioribus dicebant sibi quôd ille ju- 
Diores nichil de injunctis facerent et quôd ipsa volebat et 
nitebatureis imponere nova et insolita onera et inlroducere 
novum modum eas tenendi et corrigendi et quôd non pâté- 
rentur isla. Dicebat et insuper idem reverendus pater quôd 
tune ad ejus noticiam devenerat quôd dicte moniales fré- 
quenter non cantabant Matutinas et quôd in ceteris horis et 
divinis officiis erant négligentes et multûm déficientes; nàm 
quandoquè priorissa exspectabat eas |>er dimidiam boram 
post pulsum cami)ane sue et quandô mitebat i)ro eis, sepiùs 
non curabant venire et maxime quandô cum eis erant aliqui 
earum parentes et alii ociosi juvenes, qui cum eis vana et 
inutilia loquebantur. Sed et aonuc dicebat tune idem reve- 
rendus quôd erat multùm malecontentus de eo quôd ità Are- 
qnentèr ibantper villam discurrendo et vagando eciàm sine 
magnâ sut vel ejusdem monasterii utilitate, quôdque ea- 
rum monasterium erat nîmiùm commune et patens bomini- 
bns vagis et discoUs qui fréquenter vanitatis gratiâ illùc ac- 
cedebant et propterea idem rêver, comminatus est eis, sicut 
priùs fecerat, quôd nisi circà providerent, ipse includeret 
eas, prout volunt ac çrecipiunt sai^re canonice sanctioned. 
Dicebat consequentèr idem rêver, pater quôd rursùs ad ejus 
noticiam devenerat quôd prefate moniales, postpredictam vl- 
sitationemac reformacionem, adhûcmagis quàm ântè erant 
sue abbatisse inobedientes atque rebelles et quôd insupèr 
erant mirabilitèr elate tàm in gestu quàm in habitu et in 
verbis, et nichil in eis erat religionis nec devocionis, et 
propterea narratis ac expositis benè ad longura earumdem 
monialum egressibus et forefactis, tàm in generali quàm in 
particulari, tandem ipse reverendus pater, babito maturo et 
digesto consilio cum notabilibus vins hujus civitatis, dixit 
et ordinavit quôd extunc lUud monasterium clauderetur et 
qaôd manerent eedem moniales clause et firmate, sicut in 
plniibus monasteriis monialium reformatis observatur ; et 
quia talis clausura non potest fieri sine magnis sumptibus, 
ipse ordinavit quôd de septuaginta libris tnron. annue pen- 
sionis quas eedem moniales consueverunt annuatlm accipere 
In ecclesiâ sancti Jobannis-in-foro, nichil à modo reciperent 



— /lOS — 

donec dicta clausura perflceretur. Et insuper quatuor ea- 
rundem monîalium que causam et fomentum prestiterant 

S redicte rebellioni gravemimposuit peniteDclam. Sed et al- 
)ri earum, que Yocatur soror Katherina de Coursan quia 
maxime dederatceterisexemplum malè obedieodi, quôdque 
multa scandalosa fecerat de quibus non fuerat condî^è pu^- 
nita, dominus supradictus precepit sub certis magnis pems 
quôd infrà finem hujus mensis transferret se ipsam ad me- 
iiasterium de Paraclito hujus diocesis. Hiis autem sic et am* 
pliûs quàm dictum est expositis, prefate moniales, cum la- 
crimis et ejulatu mafl[no et genibus flexis, ceperunt rogare 
domUium quatenùs dignaretur tàm duram sentenciam seu 
ordinationem mitigare; et cùm pro nimio fletu loqui non 
possenty supradictus abbas monasterii Celle causam ularum 
accepit, rogans et supplicans quatenùs rellet dominus revo- 
care dictam ordinationem de clausura supradicti monasterii 
et quôd vellet prefatis monialibus dare et facere aliquas 
ordinationes, restringendo scilicet eas à nimià extra mo- 
nasterium ambulatione seu vagacione et à nimiâ ejusdem 
monasterii hominum frequentatione. Et insupèr supplicavit 
idem dominus abbas quatenùs supradictus reverendus yel- 
let eciàm revocare sentenciam translationis latam contre 
predictam sororem Katharinam, promittens ejus nomiœ 
quôd de cetero ità humilitèr, et honestè, ac religiosè se ipsam 

Sereret, quôd meritô idem rêver, de ipsius regimine con- 
mtaretur. Similitèr dominus archidiaconus supradictus 
suppUcavit ad idem pro eisdem monialibus. Quibus prefatvs 
dom. episcopus responditquôdjàm pluriôs eispeperoeratet 
quôd nimls mollitèr ergà eas egerat et proçtereâ contemp- 
nentes sua precepta et monita, ad multa illicita facte fuerant 
procliviores ; addens quôd illud quod ipse in hâc materiâ fa- 
ciebat, fuerat inter plures notabiles yu*os tractatum, diges- 
tum et conclusum, tanquâm earumdem monialium anima- 
bus saluberrimum et eidem monasterio honestissimum. Sed 
nichilominùs cùm supradicti àsuis supplicationibus minime 
désistèrent, tandem prefatus révérend, non tamen revocando 
sed solùm restringendo sua predicta appunctuaroenta» ac- 
quievit predictorum dominorum abbatis et archidiaconi sup- 
plicationi, désistons pro tune à dicta clausura, tali tamen 
adhibito moderamine, quôd ipse daret in scriptis aliquas or- 
dinationes admagis restringendumet regulandum dictas mo- 
niales, quas si non servarent, asserebat se processurum ad 
executionem dicte clausure et insuper translalionem factam 
de dicta sorore Katherniâ de Coursan ad monasterium de 
Paraclito, ipse pro presenti suspendit donec videat quomodo 
et quàm reli^osè ac honestè se à modo gubernabit dicta soror; 
et nichilommùs pro suis culpis injunxit ei sicut et quibus- 
dam aliis, jejunareunamdiem veneriset dicereunum psal- 
terium de beatâ Maria. Insuper prefatus reverendus ordina- 
vit quôd à modo supradicte moniales non ità sepè vene- 
ant ad processiones générales, sicut venire consueverant, 
cùm magis veniant ad pompam et sut ostentationem quàm 



— 409 — 

ad deTotionem . Sed dixit qu6d àUquandô eas mandabit venire 
et quandoquè eas pretermitet. Qui et postremô injunxit eis 
quatinùscircà ornatum suorumcapitum non sicintenderent, 
sicutpriùsfaciebant, radqaôd portarenthabitumhumileniet 
talem qualem tune habebant in suâ presenciâ. Quod et fa- 
cere promiserunt. Et addidit idem reverendus qu6d si per- 
eiperet yel audiret, quôd ille priorem suorum capitum or- 
natum, qui nimls elatus erat, résumèrent, ipse ampliùs eas 
non Yocaret ad générales processiones. Dicens insuper quôd 
nisi meliùs solito facerent divinum servicium, ipse, in tante 
negligencie et contemptûs penam, faceret arestare illam 
pensionem quam accipiunt in ecclesiâ saneti Johannis-in- 
foro. Quibus omnibus peractisdominus recessit, yeniens cum 
suis gentibusindomum suam. —Ainsi signé G. Yiezville. x> 
Lequel article ou registre dicelle Visitation dessus trans- 
cripte en présence desdits notaires et à requestedicelui mon- 
seigneur révesque, rév. p. en Dieu M« Jenan Rolin, abbé de 
Féglise et monastère de Monstier-la-Gelle-lez-Troyes, M« 
Estienne Colin, licencié en décret, chanoine et officiai dudit 
Troyes et Maistre Estienne Grappin aussi licencié en décret 
et clianoine dudit Troyes, virent, tinrent et visitèrent et 
après certiffièrent et affirmèrent, c'est assavoir ledit abbé 
par le vœu de sa religion et lesdicts officiai et Grappin en 
parole de presbstre, la main misé au pied, qu'ils avoient et 
ont esté présents ou chappitre dudit monastère, avec ledict 
révérend à faire et exercer ladicte Visitation et reforma- 
tions etc., etc. (a). 

1448. Information sur le eas de Marguerite de Grevan, reli- 
gieuse de N.-Dn-auX'Nonnains, 

Sachent tous que jeFrancoys Lepeuvrier, prebstre, bache- 
1er en décret et chanoine de Troyes, certiffie à tous que par 
le commandement et ordonnance du révérend père en Dieu 
Mgr levesque de Troyes, ou moys doctobre darrain (dernier) 
passé, je me transportay en la ville d'Arnel-le-Duc, ou dio- 
cèse d'Ostun, pour illec savoir et enquérir la vérité sur ce 
que on disoit gue seur Huguette de Baissey, trésourière, et 
seur Marguentte de Grevant, religieuse du monastère de 
Nostre-Dame-aux-Nonnains dud. Troyes, sestoient fait me- 
ner et avoyent esté navoit guères en lad. ville d'Arnel-le- 
Duc, et illec lad. seur Margueritte, qui estoit grosse denfant, 
avoit laissé son habit de. religion, et par le conseil et ad vis 
de lad. trésourière sa tante, avoit prins habit de femme sé- 
culière, et depuis avoit géu et acouché d'enfant aud. Amel, 
dont il estoit grant rumeur aud. Troyes ; et oud. moys docto- 
bre, la veille de la feste de Saint-Luc, esvangeliste, je arrivay 
aud. Arnel et fu; logez à l'enseigne de la Couronne, et le soikT 



(a) Liasse S85. 



— ZilO — 

mesme, je parlay à une jeune femme qui est fille du sire dod. 
liostel de. la Couronne^ et après que nous eusmes parlé de 

Slusîeurs choses, je ly demanday selle savoit rien du fait 
esd. reliffieuses. Laquelle me respondit que lad. dame Hu- 
gecte de Baissey n'y avoit pas long-temps qu'elle avoit esté 
en lad. ville d*Arnel, logée en la maison de son serorse (beau- 
frère), nommé Regnault Fouchier, escuier, et avec elle estoit 
une leune femme nommée Marguerite, gue on disoit estre 
une bourgoise dud. Troyes, laquelle estoit vestue d'une ho- 

Iielande noire à usage de femme séculière, et sur sad. hope- 
ande n'avoit point de sainture, et sy avoit un chapperon noir 
non rebrassé mes avaley (descendu) sur le visage, et disoit on 
communément en lad. ville d'Arnel, en parlant de lad. Mar- 

Suerite, que sestoit une bourgeoise de Troyes qui faisoit le 
euil de son mary, lequel estoit mort de novel, et en oultre 
me dist lad. jeune femme que lad. Marguerite avoit acouché 
et géu d'enfant en la maison dud. Regnault. 

Item, le lendemain, qui fut le jour de la feste de monsieur 
Saint-Luc, je me adressay à ung des chappelains de les^lise 
parroichiale de lad. ville d'Arnel, nommé messire Pierre 
Faget, auquel, après plusieurs autres paroles, je demanda^ 
et enquis du fait deso. religieuses, lequel me dist qu'il avmt 
bien sceu que lad. Marguerite estoit religieuse dud. monas- 
tère de Troves, combien (bien) qu'elle fust en habit séculier 
en la manière que dit est et que à ung jeudy après la feste 
Dieu darrain passée, en la maison dud. Regnault Fouchier, 
en une chambre darrière, lad. seur Marguerite acoucha 
dun filz, lequel ly mesme avoit baptisé environ mynuit en 
lesglise de Saint-Laurent-ou-Chasteldud. Arnel, et adont jely 
priay qu'il me dist qui estoient les parrains dud. enfant, et 
combien que au commancement fist reffuz et difGculté de le 
me dire, touteffoys à la fin, il m'est dist que ung gentil honnne 
nommé Estîenne Ghaumargiz de Glomo et Gilet de Gyvery 
avoient levé de fons led. enfant, combien que, comme je le 
sceuz depuis au mary de la nourisse dud. enfant, il ne porte 
point le nom daucun de sesd. parrains, mes est nommé 
Henry. 

Item, led. chappelain me dist ancor que lad. seur Margue- 
rite, quant elle releva de sad. gessine (couche), elle ne fut 
point receue à purificacion en lad. esglise, ainsy qu'il est 
acoustumé, pour ce quelle nestoit pas parrochianne dndit 
lieu, et sy navoit point lettres de la court d'Ostun pour la 
relever cum débita et consuetd solennitate. 

Item, quant je party dudit Arnel, je men vins à une ville 
près dillec nommée Glomo, là où on mavoit dit que on nou- 
rissoit led. enfant, et trouvay que led. enfant avoit esté baillé 
pour nourir à la femme de Gruiot Grolart, demorant tout de- 
vant la porte d'un des chasteaulx dudist Glomo, nommé 
Roussel. Et parlay aud. Guiot, lequel par sad. femme me 
fist montrer led. enfant, affin que je pousse dire et rapporter 
qu'il estoit en bon point. Mes il se complaignit à moy, disant 
qu'il estoit mal payé du nourrissage dud. enfant, et que au 



— Mi — 

fort, il sen prendroit à la femme dud. Renault Fouchier, 
seur de lad. trésourière, laquelle ly eu auoit respondu, et ao 
surplus lad. nourrisse et sond. mary me dirent que la mère 
dud. enfant, en retournant à Trojes, avoit nasse par leurd. 
hostel et veu sond. enfant, et sembloit par leur parole gue 
lad. seur Marguerite estoit encor en habit séculier, quant 
elle parla à eufx, et dit on communément qu'elle reprint son 
habit de religion en lad. Yille de Glomo, là où elle Tayoît 
laissé en alant, comme on dit, en Thostel dud. Estienne 
Chaumargis, à présent son compère, lequel a espousé la 
fleur dud. Regnault, serorge de lad. trésourière, et en Fbostel 
duquel Chaumargis furent logées lesd. religieuses, tant en 
alant que en retournant. 

Item, et depuis que je fu retourné aud. Troyes, illec vint 
et arriva Maistre Nicole Thomas, chanoine a Auxeurre et 
subcollecteur du disesme quon lieve pour Monseigneur le 
Dauphin et pour Monseigneur d'Orléans, lequel me dist et 
affirma qu'il avoit esté en lad. ville d'Arnel du temps que 
lad. seur Marguerite gtsoit d'enfant, et que adont le chaste- 
làin dud. Ghastel d'Arnel qui est de sa cognoissance, le vint 
semondre certain jour à aler souper en lostel dud. Regnault, 
avec une gtsant que on disoit estre religieuse du monastère 
des Nonnalns dud. Troyes, et que on leur feroit bonne chère t 
à quoy ne se volt consentir led. Maistre Nicole, disant qu'il 
estoit retenu à souper aultre part, comme il disoit. En tes- 
moing desquelles cnoses, que je affirme estre véritables par 
la manière que dessus, jay cy dessoubz mis mon semg 
manuel, le xu^ jour de novembre mil iiii c. xlviij. Signé : 
Lepeuvrier (a). 

Texte 13. 

1466. Procès-Verbal fait sur la requête de la prieure et autres 
religieuses de N.'V,-aux-Nonnains, contre Catherine de Lu- 
signy, leur ahhesse, pour leur portion de vin, contenant ce qui 
t*est dit de part et dl' autre. 

In dei nomine. Amen. Hujus presentis |>ublici instrument! 
tenore cunctis pateat evidenter et sit manifestum quôd anno 
ejusdem domini millésime quadringentesimo sexagesimo 
sexto, indictione decimâ quintâ, mensis verô novembris die 
tertiâ, pontificatûs sanctissimi in Ghristo patrîs et domini 
nostri Domini Pauli, divinâ providentiâ pape secundi, anno 
tertio, in nostrûm, notariorum publicorum subscriptorum 
presentiâ, proptèr hoc nersonaliter constitutus (fuit) discre- 
tus vir Franciscus Becelli, clericus, curie Trecensis tabellio, 
procurator, ut dicebat, et procuratorio nomine venerabilium 
et Religiosarum mulierum sororum Margarete de Grevant, 

Çriorisse claustralis monasterii béate Marie ad moniales 
recensis, ordinis sancti Benedicti, Henriete de Bethignv, 
subpriorisse, Johanne de Grevant, thesaurarie; Marie de la 

(a) Liasse 383. 



— 412 — 

Villeneufve> terciepriorisse; Claudine de Bercena:^, suecen- 
tricis; Marg^réte desancto Secano, infirmarie; Guiote Fou- 
chère et Jacqueline de Charme, dicU monasterii Reli^iosa- 
rum professarum. Qui, per organum honorahtlis vin Ma- 

gistri Guillelmi Huyart, in leffibus licentiati, dictarum 
eli^osarum in hâc parte consiliarii, requisivit yenerabiii 
etiàm et Reli^iose mulieri Domine Katherine de Lusigny, 
abhatisse dicti monasterii, quatenùs antedictis religiosis la- 
cère et dare vellet suas distributiones yinorum et eisdem 
indè satisfaceret prout singulis annis coi)suetum est fieri per 
abbatissam seu abbatissas ejusdem monasterii. Dicto tamen 
pro procuratore ipsarum Religiosarum se ^erente, propriùs 
expresse protestante, quôd premissa requirendo non inten- 
denat derogare seu preiudiciare juri quod ipsa priorissa 
prétendit habere in abbatiali dignitate dicti monasterii, 
neque processibus in curiâ Senonensi pendentibus. Prefata 
Kalherina de Lusigny, abbatissa, per organum venerabilis 
et discreti viri Magistri Johannis Lequeu, in le^bus etiàm 
licentiati, sui in hic parte consiliarii in contrarium protes- 
tante, dicendo ulteriùs quôd ipsa domina abbatissa libentër 
eisdem religiosis distributiones dictorum vinorum faceretet 
daret competentèr. Sed erant alique de dictis religiosis qoe 
de juribus per ipsas eidem abbatisse debitis satisiacere no- 
lebant, et maxime predicta thesauraria, que ad causam sui 
ollOicii et super ipsius tbesauri revenutis et oblacionibus, sin- 

gulis ebdomadis à festo beati Remigii in octobre per totam 
yemem, debebat eidem abbatisse, pro dicendo suas horaset 
yacando cultui divine, certam quantitatem candelarum seu 
luminarium vïdeMcei six tortiz gallicë et une poignée de ehan- 
délies et jàm eidem debebat pro mense'seu pro quatuoneb- 
domadis. Quequidem thesauraria respondit quôd dictas 
candelas non refusaverat. Post modum tamen antedictus 
pro procuratore se gerens habito super hoc consilio cum 
predicto magistro Guillelmo Huyart, respondit quôd ipsa 
thesauraria dictas candelas non debebat et negabat ad pre- 
missa se teneri ; quare cûm dictum debitum non esset ut di- 
cebat liquidum eidem non poterat neque debebat sua distri- 
bucio vini denegari vel retardari. Tune autem pro parte 
dicte abbatisse, per organum dicti sui consiliarii fuit respon- 
sum quôd justiciâ mediente (sic) predictum jus percipiendi 
dictas candelas contra dictam thesaurariam prosequeretar 
nec volebat pro presenti proptereà dicte thesaurarie vel aliis 
religiosis denegare yel retardare suas distribuciones. Et re- 
quisitus fuit idem pro procuratore se gerens ut declararet 
quantam yini quantitatem dicte religiose pro suis distribu- 
cionibus petebant aut habere debere pretendebant. Quigui- 
dem pro procuratore se gerens dixit quôd quelibet religiosa 
debebat et consueverat habere quolibet anno unam caudam 
yini (a). Dicta yerô priorissa duas caudas, unam scilicet ut 

(a) La queue valait deux muMs. Le muid de Troycs = 40 septien 
ou 3 hectolitres 72 litres. 



— 4iâ — 

reliffiosa et aliam ex superhabundanti tanquàm priorissa; et 
preiata thesauraria, très modiosvîDi, scilicet, unam caudam 
ut reli^osa et unum modium ex superhabundanti tanquâm 
thesauraria. Ad que pro parte dicte abbatisse fuit respon** 
sum qu6d ipsi thesaurarie nichil ampliùs quàm uni simplici 
religiose debebat, nec ampliorem vini distribucionem perci-> 
père cousue verat^ et eidem sicut ceterislibentèr faceret. Ipsa 
yerô priorissa à septem vel octo mensibus citrà> maxime à 
tempore electiouis abbatisse predicte, nullo modo suum de- 
bitum fecit de administrando seu revende suum officium 
prioratûs seu priorisse^ nec officii predicti ffessit vel exercuit 
onera, sed eadem obmisit tàm in choro quam capitule; qua- 
propter pro dicto tempore nichil ex superhabundante plus- 
quàm alla simplex religiosa debebat nabere, sed pro tem- 
pore precedenti quo suum debitum fecerat eidem pro rata 
aatisfaceret. Insuper expositum fuit pro parte dicte abbatisse 
quôd ipse religiose non annis singulis consueverunt habere 

Î[uelibet unam caudam vini sed quandoquè minus ità quôd 
uxtà penuriam seu tenuitatem, vel affluentiam yinorum mi- 
ner vel amplior fieri consuevit distribucio; nec tenetur 
eadem abbatissa vina comparare pro dictis distribucionibus 
faciendis; nec posset hoc anno cuilibet earumdem religiosa- 
mm unam caudam vini distribuere cùm facultates menas* 
terii non suppetant, attenta multitudine numerosA tàm die- 
tarum religiosarum, que sunt quatuordecim, quàm benefi* 
ciatorum ejusdem ecclesie prebendatorum^ quibus eciàm 
fieri consueyit et débet predictorum yinorum distribucio, 
juncto quôd solùm hoc anno pro dicto monasterio percepit 
ethabuityigintiduascaudas ymi, quarum una fuitexhausta 
seu consumpta pro reliquis implendis et benô constitit pro 
leyando et recipiendo dictum yinum et yecturà ipsius yigmti 
dnas libras turonenses, et bis expensis deductis, solùm réma- 
nent sexdecim yel septemdecim caude, super quibus, anno 
durante, singulis ebdomadis, pro psalteriis dicendis, oportet 
fàcere eertas distribuciones yinorum ipsis religiosis, et 
etiàm certis diebus seu festis oportet indé facere distribu- 
ciones canonicis ipsius ecclesie ; quequidem onera non posset 
eadem abbatissa subire yel adimplere si nunc eisdem reli- 
ffiosis tantaà faceret distribuciones quantas postulant et ha- 
bere yolunt et vina predicta vix ad medietatem sufficerent, 
yerumptamen absque judicio, pro tempore future, llbentèr 
unicuique dictarum religiosarum, si vellent, pro hâc vice 
traderet et distribueret m promptu realitèr et cum effectu 
unum vas vini triginta septariorum dictum ung trentin gai- 
licè, supplicaodo quatinùs dictam distribucionem acceptare 
seu ratam habere vellent et contentari de dicta distribucione 
et de ipsà dictam abbalissam quittare pro isto anno. Qui 
quidem pro procuratore se gerens dixit et respondit quôd 
eedem religiose nichil facerent, posteà tamen subjungendo 
quôd libentèr predictam distribucionem acciperent, sed indè 
non contentarentur neque quittarent dictam abbatissam pre- 
dictam, sed pro residuà quantitate prosequerentur et âge- 



— 418 — 

predictis reformacloni et clausure consentiebat. Que re»- 
pondit qu6d yerba predicli rêver, salularia erant, quâ de re 
consentiebat clausure per dictum rêver, ut premittitur, 
proposite. Deinde» sororem Glaudiam de Lames pitan- 
ciariam, que respondit qu6d consentit portas claudi, seà 
non perpetuô quin exeat ubi nécessitas aut utilitas evidens 
illius exigerit, et dummodô eedem reli^iose habeant abbatis^ 
sam de earum conventû. Item sororem Katherinam de Gu- 
sauces» que consentit, ut alie, videlicet dummodô idem 
rêver, teneat promissa dé clausurâ et reformacione. Item 
Margaretam de Faucigny infirmariam, que hujusmodi clau- 
suram consentiit. Item sororem Helenam de Blont refecto- 
riam que consentiit ut cetere. Sororem Anthoinetam de Mii- 
lery, cantricem, que dissentiit clausure ; sororem Magdale- 
nam d'Amoncourt, que respondit qu6d tâm benè ageret 
quôd idem rêver, se contentaret; sororem Johannam de 
Soupplainvile, elemosinarlam, que clausure conseosit; so- 
rorem Mariam d'Amoncourt, que consensit clausure; soro- 
rem Johannam Jaquotine» que etiam consensit; sororem Ka- 
therinam Bâcle et sororem €laudiam de M onstier que con- 
sensemnt; sororem Mariam de Marcon ville que nichilcon- 
sentire voluit; sororem Mariam de Gonzolles, que clausure 
dissensit ; sororem Gabrielem d'Augeraut, que clausure con- 
sensit, dùm taroen non sit clausa perpetuô possit que exire 
in casunecessitatis ; Perretamde Montmorin, que consensit; 
sororem Avantinam Pletrequine, que clausure consensit; so- 
rorem Katherinam servante, sororem Glaudiam de Ghoiseul, 
sororem Katherinam Légère, sororem Ghristianam du boys, 
sororem Juliam de Yillemor, sororem Jehannam Maurroy, 

Sue clausure consenserunt. Sola autem soror Perreta de 
rouillât corâm eodem reverendo coraparere conteropsit, 
licet tune in monasterio esset et pluriès mandata fuisset. 
Auditis igitur prefatis religiosis, et consensibus per eas datis 
attentis, idem rêver, adhùc eisdem religiosis declara?it 
quôd nou intendebat eas temporefuturo astrlngere ad votum 
perpétue clausure quin possent in casu necessitatis vel eri- 
dentis utilitatis monasterium ipsum egredi seu exire. De 
quâquidem necessitate vel evidenti utibtate cognoscere de- 
bebunt abbatissa et superior, aut alii ab eo deputati, aut 
deputandi, et de licencia eorum, aut eciàm ad faciendum 
aliud votum quàm fecerint in earum professione; sed intea- 
débat quôd viverent in eâdem communitate bonorum et ob- 
servanciâ régule prout in aliis conventibus fier! consuetum 
est. Que quidem abbatissa cum eis in claustro moraretur, 
essent que très claves in porta conventûs, quarum unam ab- 
batissa, aliam priorissa, et terciam alia religiosa à conventa 
deputata, haberent et custodlrent. Et hils sic actis memora- 
tus rêver, de eorumdem consiliariorum consilio et earum- 
dem religiosarum saltèm majoris partis earum consensu, 
clausuras superiùs memoratas fierî et observarî debere 
insequendo ordinaciones defuncti bone memorle reverendi 
in Gho patris et domini Jacobi Trecensis episcopi tangentes 



— 419 — 

dîctam clausuram et regularem observanciam, dixlt, décré- 
pit, ordinavit et statuit et ad eas fleri faciendas et perficien- 
das idem rêver, commisit auctoritate suâ ordinarià domi- 
Dum Nicolaum Peleux jprocuratorem dictarum monialium 
et Ma^strum Egidium uuillaume et eorum quemlibet in al* 
lerius absencîâ, quibus maximo dicto Guillaume, présent! 
ordinavit eas fieri facere quàm citiùs poterit fieri. A quoqui- 
dem decreto seu appuuctuamento dicti reverendi minime 
fuit per dictas religiosas provocatum aut appellatum. Et 
deindè comparuerunt eciâm corâm dicto reverendo sorores 
Nicola Rol>erde, Jaqueta Glerepoincte, Margareta de Mussy» 
et Jehanna Gossarde, converse dicti monasterii^ que omnes, 
in quantum eas tangebat, dicte clausure consenserunt et si- 
militër soror Gileta Marie, que est donata hujusmodi mo- 
nasterii. Ordinatum que extitit quôd redditus sui quos de- 
fûncta abbatissa consueverat reciperedecetero reciperentur 
per abbatissam futuram aut alias dicti conventùs religiosas 
super hoc potestatem habentes aut habituras, et in commu- 
nitate aliorum reddituum hujusmodi conventùs sicut ceteri 
ponentur. Quedam verô nuncupata soror Johanna Sirande, 
conversa, sed non professa, ut dicit, quamvis per septem 
annos in eodem monasterio permapsisset cûm semper profi- 
teri reluctaverit, advisabit si in eodem monasterio remanere 
voluerit. Et quequidem omnes religiose saltèm major pars 
earum semper eidem reverendo petierunt et requisierunt 
quatinùs eis abbatissam ex suo conventu que cum eis mora- 
retur et in communitate bonorum viveret, tradere vellet. Quod 
idem rêver, se effecturum promisit, saltèm utid fieret viri- 
bus omnibus laboraturum. — Acta fuerunt hec anno, indic- 
tione, mense, die et loco predictis, presentibus ad hec Ma- 

Sistris Guillermo Preudhomme et Petro Potier presbyteris 
lothomagensis diocesis et fratre Petro Fabri religioso or- 
dinis Fratrum Predicatorum, testibus ad hoc presentibus et 
Yocatis. — Sorge presens fui premissis (a). 

TeiLte 15^ 

1521. Autre Visitation faite par le même évique dans le même 

monastèrei 

Die viceslmâ septimà mensis januarii anni domini mille- 
simi quingentesimi vicesimi pnmi, fuit visitatum monaster 
rium béate Marie ad moniales Trecensis, ordinis sancti Be- 
nedicti, per reverendum in Ghristo patrem etdominuinDomi- 
num Guillermum, dei et sancte sedis apostolice gratiâ, Tre- 
censem episcopum. Qui ipsum monasterium introgressus in 
illius locum capitularem se contulit, et exhortatione seu 
predicatione per eum idibi coràm abbatissa que vocatur 
soror Maria du Monstier, et aliis ejusdem monasterii i'eli- 
giosis factâ, eâdemque abbatissa de statu et regimine sua- 



(a) Liaiie 585. 



— 420 — 

rum religiosaram inqulsitâ» incepit interroffare predictas 
relîglosas seorsùm et separatim de vitâ et aomlaistratioDe 
seu reglmine ejusdem abbatisse. Et primo sororem Glaodiam 
de Laioes, pitantiariam, que retulit qu6d eadem abbatissa 
facit debitum suum in omnibus. Super discordiâ verô exis- 
tente inter eam et nonnullas ejusdem monasterii religiosas 
interrogata, dixit eamdem discordiam provenisse ex predi- 
cationibus cujusdam Minimi qui nupër in eodemmonasterio 
predicaverat, et certas ordinationes in eo fecerat que se- 
quuntur, videlicet : quôd sorores non comederent carnes de 
sero seu in cenà. Qu6d matutinas ampliùs non can tarent, sed 
eas duntaxat logèrent, exceptis tamen certis magnis festis 
quibus eas cantare tenerentur, et quasdam alias circà eamm 
regulam quas observare tenerentur. Quas ordinationes quin- 
que aut sex eis observare yolebant, cetere verô non; undè 
procedebat discordiâ. Gonsequentèr, Mariam d'Amonconrt, 
que retulit qu6d eadem abbatissa facit debitum suum in 
omnibus, excepte qu6d negligentèr et parciùs quâm deberet 
agit ergà infirmas religiosas. Super conununitate bonorum 
interrogata, dixit quôd ipsa abbatissa recipit pecunias que 
sont de earum administratione, nec habent aliguam de eis 
administrationem. Procucator autem monasterii seu abbatie 
els administrât pecunias pro earum expensis. Insupèr, can- 
tricem ejusdem monasterii, que (ut verDls illius utar) respon- 
ûiiqu*elm ne eongnoUsmt riens de leurs biens et qu^onn'apokU 
rmau de compte depuis le temps de feu Madame Gallien, quôd* 
que abbatissa et procurator preuicti omnes pecunias suas 
recipiunt, potuitque insurgere contre versia que nunc est inter 
easdem reugiosas, ex predicationibus Minimi qui voluit ma- 
tutinas duntaxat per eas legi et non cantari, et ex foderaturis 
nigris ouas nolebat per eas deferri, et ex pluribus aliis ordi- 
natiooibus quas eadem cantrix dicebat ipsam abbatissam 
penès se habere, quarum coplam priorissa habebat. De cé- 
leris verô interrogata dixit gu6d omnia satis benè et débité 
aguntur in dicto monasterio. Item, sororem Helenam de 
Blond, mie dixit quôd sorores Magdalena d'Amoncour et Ka- 
IherinaBacle sunt litigiose, et seminatrices discordiarum ; et 
ad opiniones suas sequendas incitant juvenes sorores, et 
nonnunquàm yerbis argutis provocant eamdem abbatis- 
sam ad contentiones et jurgia, etiàm comedendo. Item, soro- 
rem Magdalenam d*Amoncourt, que dixit quôd abbatissa 
rogaverat Minimum de corrigendâ earum régula, quod fecit 
pro ut videntibus librum suum in quo est scripta, lucide 
apparere poterit ;' et de matutinis legi ordinatis ut (dictum 
est ?). De communitate bonorum interrogata, dixit quôd so- 
rores ignorant qualitèr pecunie provenientes ex redditibus 
dictl monasterii administrantur; eadem verô abbatissa et 
procurator illas recipiunt. Addidit etiàm quôd ipsa abbatissa 
sola habet claves portarum ipsius monasterii; quod non cu- 
bât in dormitorio, sed in quâdam camerâ cum suâ sorore, nec 
eam vident nisi in pranmo. Subjunxil ulteriùs quôd eadem 
abbatissa incepit facere quandam galeriam extra claus- 



— 421 — 

trum in quâ vuU facere ingressum à parte claustri et exitum 
ex aliâ parte, quod ei yidetur minime fieri debere; sed po^ 
tiùs deberet eadem abbatissa, ut ei yidetar, ampliare earam 
dormitorium quod est nimls an^stum. Item, sororem Je» 
hannam de Souplainyille, qne dixit quôd religiose seu so^ 
rores nesciunt qualitèr eorum bona administrentur; quôd 
earum pitantia est multûm tenuis ; quôd religiose suut diis- 
cordes : nàm quedam earum portant factum abbatisse, idie 
yerô contrarium. Pretereà, quôd soror Helena de Blond ti- 
detur ei circâ infirmas nimls rigorosa, quià cùm quicquam 
abeâpetitur quod estetiâm permissum ab abbatissâ, id, ut 
plurlmùm, récusât religiosis tradere ; undè contingit quôd 
plura patl possunt. Que, ad personam dicte abbatisse inter- 
rogata, dixit quôd est bona religiosa, non tamen cubât fn 
dormitorio, sed in camerâ suâ cum sorore suâ Claudia du 
Monslier, incepit que galeriam prescriptam que non yidetur 
ei commoda et utilis pro reformatione conseryandà. Item, 
sororem Katherinam Bâcle, que dixit quôd abbatissa sola 
portât claves portarum monasterii ; quod non cubât in dor- 
mitorio sed in camerâ cum sorore suâ; fecitque fieri galeriam 
superiùs mentionatam, que ei non yidetur utilis pro refor- 
matione.Pitantiaetiàm earum est tenuis et exigûa. Nesciunt 
sorores qualitèr pecunie redditusque dicti moïkiasterii admi- 
nistrantnr, licet a tempore quo eadem abbatissa fuit instituta 
abbatissa ejusdem monasterii, receperit plusquàm mille et 
trecentas libras turonenses, in hoc non comprehensis pecù-^ 
niis ab earum ecclesiâ proyenientibus. Dixit sîmilitèr quôd 
licet sint quinquaginta persone et ampliûs in dicto monas-* 
terio, non tamen datur eis, quàlibet ebdomadâ, pro suis ex- 
pensis oris faciendis, nisi septem libre et quindecim solidi 
turonenses. Similitèr quôd yina dicti monasterii malê distri- 
buuntur : nàm bona per procuratorum et Pangfet gallicè 
Ac alios bibuntur, infirme yero sorores yino paryi precii ïiti 
coguntur. Ad hec, quôd ipsa abbatissa minus supportât so- 
rores quàm deberet, presertlm in hoc quôd, seryicio facto, 
fkcit eas operari ad facienda tapeta, neque permittit eas ali- 
qnantulùm recreari que partem noctis et die! in seryicio 
diyino consummayerunt ; quôd est nimis curiosa circâ ap- 

Sositionem armorum suorum in edificiis et operagiis que 
eri facit, yidetur que maps affectata nonnullis sororwua 
quâm aiiis; nàm dat eis solis ettstentibus licentiam in coUo- 
cutoriocumpersoni« inibi yenientibus loquendi, ceteris au- 
tem sotias (pii adsunt in colloquio tribuit. Maiè insupèr se 
habet oircà proyisionem officianarum minimarum ejusdem 
monasterii, que ^epenumerô mutantur ; nàm qnandô hoc 
contingit, id sine consilio stiarum sororum facit. Quo yerô 
ad cetera officia perpétua quorum fructus yeniunt in com- 
munitate, nonnunquam eorum adipiscendorum gratiâ, fiunt 
inter sorores brigue et contentiones. Subiunxit etiàm quôd 
prefate sorores non sunt unité sed in opmionibus suis dis- 
cordantes ; quôd abbatissa recludit se in camerâ suâ, cuius 
adittts est sepenumerô denegatus sororibus, cùm eam allo^ 



— 422 — 

quendi nécessitas exigit, compelluntur que ibi per longum 
lemporis spacium expectare responsionem, que fit iliis per 
coDversaiii dicte abbatisse, per ejusdem camere fenestram 
loqueodo. Pretereà, quôd iicet fri^us Yiguerit his dîebus, oc- 
casione cujus religiose pluribus indumentis indigerent, ni- 
chilominùs eadem abbatissa distulit eis tradere nonnulla qiie 
▼idebantur saluti corporis pluriDÛm accommoda; finali- 
ter, quôd predicta abbatissa cuidam suo parenti, titulo lo- 
catif quaodam domum eidem monasterio spectantem, pro 
precio et summâ decem librarum turouensium ex reddita 
annuo, dédit, Iicet anteà hal)ereDtur quindecim libre turo- 
neoses singulis annis exiilius admodiatioue et locagio. Pre- 
dictis autem religiosis sic examinatis et premissisactîs dic- 
tas revereudus à dicto monasterio récessif, dicens quôd die 
crastinâ sequenti ibidem rediret. 

Adveniente itaque predicta die que erat vic^sima octava 
ejusdem meusis ^anuarii, memorafus reverendus rediit in 
dictum monasterium, videlicet in locum capitularem illius, 
ubi couTeoerunt dicte abbatissa et religiose; et abbatissa ab 
eodem loco capitulari semota, prosequendo examen religio- 
aarum per eum, ut prefertur, inchoatum, interrogavit soro- 
rem Glaudiam du Monstier super statu et regimine abba- 
tisse et sororum. Que retulit quôd nlipêr quidam M inimus 
plures predicatioues in eodem monasterio feceraf , pluraque 
de observantiâ regulari, statutis religiosis et divine officio 
fiicîendo dixerat et declaraverat, que tantùm invalueraot 
quôd abbatissa et cetere religiose opinionem dicti Minimi 
aequute fuerunt, et de facto ordinavit quôd de cetero mata- 
fine cantarentur in mediâ nocte, ut relique tempère meliûs 
et convenientiùs yacarent aliis suis actibus. Super ee tamen 
extitit controversia inter reli^iosas, aliquibus earum dicen- 
tibus hoc non posse per religiosas porlari, juvenibus hoc 
fieri posse dicentibus, et tandem ille modus matutinas in 
mediâ nocte cantandi inchoatus, et per aliquot dies conti- 
nuatus extitit. Gerto autem tempère indè elapse, prefata 
abbatissa suis sororibus remonstravit quôd, Iicet tollerasset 
modum cantandi matutinas mediâ nocte, ex consilie tamen 
prudentium repererat id facere non posse absque licentiâet 
permissione domini Trecensis episcopi, qui, forsan, de hiis 
que circà hec actenùs fecerant, malè contentaretur; quare 
eas regabat ut modum illum novitèr introductum dimitte- 
rent, et ritum antiquum observarent. Quod audientes soro- 
res, presertim sorores Katherina Bâcle, Magdalena d'Amon- 
ceurt, Jehanna de Souplainville, Maria de Gonselles, Galbe- 
rina Beline, Glaudia.de Joiseul et Avantina Pietrequine 
inceperunt murmurare, ac verbis argutis et centumeliosis 
aggresse fuerunt dictam abbatlssam tune in chère ecclesîe 
in sedibus existentem, dicendoper eas quôd non dimitterent 
ritum per eumdem Minimum introductum et qu'on ne luy 
ferait point ce deshonneur gallicè. Et die sequente omnes pre- 
nominate, demptâ Magdalena, post completorium, se trans- 
tulerunt in coquinam dicti nionasterii in quâ, ut dicebant^. 



— 423 — 

fcribere yolebant; ad quas cùm accessit eadem abbatissa 
et requisivisset cur in dormitorio non erant, arffutè respon- 
derunt, et in eàdem coquinà remanserunt usquè ad mediani 
noctem. Quâ horâ se transtulerunt ad campanile sue eccle- 
sie et corapanas pro matutinis pulsaverunt, et eas inyitâ ab- 
batissa cantaverunt, et inobediendo preceptis suis; matu- 
tinis autem dictis ad dormitorium venerunt. Et cûm abba- 
tissa requireret ab eis curmatutinas eâdem horâ cantâssent, 
responderunt : nous les avons chantées et si nen arez autre 
chose gallicè; subjungendo per Perretam de Goursan quôd 
mitterent brevicula Minimo continentia quôd per eas non 
stabat quin ordinationes sue observarentur. Dixit similitèr 
quôd prefatus Minimus correxit earum regulam; guôd in 
receptione cujusdam juvencule in sororem et religiosam 
ipsius monasterii recepte, quidam nobiles ipsum monaste- 
rium ingressi fuenint, tàm ex parte conventûs Fratrum Pre- 
dicatorum quàm per suprà murum chori, et murum ante- 
rlorem in quo sunt fores monasterii; sed nescit quibus 
auxiliis. Ulteriùs dixit quôd licet à principio reformationis 
seu clausure, porte clauderentur duabus aut tribus clayibuSy 
Dichilominùs tamen, à pauco teropore, fuerunt clause atque 
clauduntur solâ clave, et hoc pretextu hujus (juôd videba- 
tur abbatisse omnia esse in dicto monasterlo injpace cons- 
tituta, et quôd nuUum circà hoc erat periculum. Optât enim 
dicta Claudia du Monstier sororem Magdalenam d'Amon- 
court ad aliud monasterium transferri, pro salute cetera- 
rum sororum. Subjun^t insupèr quôd prenominate religiose 
sunt litigiose et jurgia ac contentiones in conventu semi- 
nantes. Item, sororem Mariam de Marconville, que dixit 
quôd, certâ die, postquàm prenominate religiose matutinas 
cantaverant, abbatissa eas in capitulo congregayit presen- 
tibus aliis sororibus, quibus remonstravit quôd malë facie- 
bant de sequendo ordinationem Minimi, et quôd licet id 
tanquam malè consulta tolerasset, hoc modo nolebat per- 
mittere, prohibebat que eis ne in posterum hoc facerent. 
Occasione cujusquidem prohibitionis orta extitit contenUo 
inter eamdem abbatissam et religiosas prenominatas. Be 
matutinis verô mediâ nocte per eas cantatis et pulsatione 
campanarum tantûm dixit quantum soror Claudia du 
Monstier retulit, excepto quôd sorores Magdalena d'Amon^ 
court et Eaiherina Bâcle non erant in coquinà cum alii^. 
Addidit pretereà quôd soror Maria de GonzoUes dédit unam 

{lixidem predicto Minimo, que benè valebat triginta so- 
idos turonenses, et soror Perretade Coursan unumToletum 
(a) quod benè valebat duo scuta. Quôd idem Minimus cor- 
rexit earum reeulam et fecit eis quasdam ordinationes. 
Querit etiam eadem de Marconville ut conversa, que extra 
clausuram cubat> ingredi monasterium et cum eis morari 



(a} Vckt, bonnet à forme de champignon. Do bolUus on hoUtus ; voy^ 
D^o^ngo {tïHjppUiMnt) : vol^us. 



— 426 — 
TeiLte te. 

1436. Règlement des écoles de Troyes, promulgué par Vévéqus 

Jean Lesguisé. 

Secantur qaedam statuta et ordinatlones facte pro regimine 
«cholamm Trecenslum, nec non parvulorum et JaTenum io 
eisdem eilsteDcium et la posteram fatarorum. Et prlmô po- 
nUar Prologus. 

Salvator DOsterdominus*Jhesu8-Ghristus, cul us dicta etfac- 
ta, in terris, nostrorum debent esse exempta tactorum et dic- 
toruniy volens osteudere quanta debeatesse cura et diligen- 
cia deprofectu et salute parvulorum, in evangelîo beati Marci 
centesimo decimo nobis hoc manifesté declaravit. Nàm, sicut 
ibidem dicitur, cùm ad Ipsum pueri et infantes à suis paren- 
tibus ducerentur ut eos suis sanctistangeret mauibus etdis- 
cipuli ejus ipsum turbe nimiùm comprimebant, dictos in- 
fantes et parvulos prohibèrent ad ipsum accedere, indigna- 
tus Jhesus ad discipulos ait : a Sinite parvulos ventre ad me. 
Et ne prohibueritis. » Possunt autem ad Ghristum ipsi par- 
Yuli duplici tramite accedere : scilicet per litterarum scien- 
tiam, per quam ipse deus dinoscitur et çer morum atque vir- 
tutum penectionem, per quas ipsum imitatur, prout alibi 
idem salvator noster evidentèr ostendit. Nàm cùm ipse 
post suam gloriosam resurrectionem catholici gregis beatis- 
sijno Petro apostolorum principi velud summo pastori et* 
ejus in terris vicario generali, curam et sollicitudinem com- 
mitteret iteratà ac repetitâ vice ait ad eum : Pasce agnot 
meoSf semel ver6 tantùm dicit : Pasce oves meas. Per agnos 
quidem juvenes et parvulos intelligens, quorum dupplicatâ 
vice curam pastori commendavit, ad ostendendum quôd 
sollicicior esset de illis cura gerenda et quôd ipsi duplici 
sunt pabulo reficiendi; scilicet litterarum scientiâ per quam 
valeant deum agnoscere et vîrtutum peiièctione, per quas 
possiot rectè vivendo ipsum imitari et ad ipsum accedere; eo 
diceute ut prediximus ; sinite parvulos venire ad me, Qua- 
proptèr in primitivâ ecclesiâ benë sanxerunt sancti patres 
et ipsius ecclesie doctores quôd juvenes et parvuli sub cura 
magistrorum scolarum quos pedagogos appellant, mox io 
illis transactâ infanciâ, commendentur, ut ab ipsis valeant 
in supradiotis duobus erudirî. Hinc est eciàm quôd anti- 
quitus et retroactis temporibu« hujus famose civitatis pa- 
tres, domini, ac notabiles viri, volentes supradictorum 
sanctorum patrum atque doctorum vestigiis imitari, ut ju- 
venes et parvuli eorumdem valerent in moribus et scientiâ 
litterarum erudiri et tandem induerevirosperfectos, sitque 
postremô, hâc mîserabili vitâ finitâ, Ghristum redemptorem 
nostrum possent imitari et ad eternam suara ^loriam fina- 
litèr pervenire, ordinaverunt présentes scolas in quibus, ut 
omnia et singula rectè et regularitèr agerentur, circàeaque 
erudicionemconcernere dignoscuntur, quedamstatutaetlau- 



— 427 — 

dabiles ordinaciones statueront. Que quamvis multis fiie- 
rint temporibns observate, tamen à certis aunis citrà prop- 
ter guerrarum varia lucommoda hactenûs fuerunt pro sut 
majore parte neglecte, in magnum dampnum et detrimen- 
tum parvulorum et scolarum eorumdem. Quod atteodentes 
reverendi patres ac domini episcopus, decanus, cantor, ar- 
chidiaconly officialis et alii plures domini et canonici Tre- 
censes, presentibus eciâm succentore Trecense, et dolnino 
scolastico beali Stephani cum supradictis, et aliis, hujus- 
modi causa congregalis, et huic tàm salubri et favorabili ne- 
gocio providere ac sepedictas scolas in melius reformare cu- 
pientes, antiquas earumdem scolarum ordinaciones de com- 
muni assensu renoyaverunt;, et antiquas de novo, prout eis 
congruum et utile visum fuit^ adjunxerunt^ in modum qui 
sequitur. 

Primo statuta circà virtates et mores parvuloram. 

I"' Locus. Gùm precipuè et principalîtèr rectores et ma- 
gistri scolarum cavere debeant ut eorum discipuli sint yir- 
tuosi et benè roorigeDati, primo statueront et ordinaveront 
supradicti patres ac domini quôd predicti scolarum magistri 
instruant suos predictos discipulos scolares timere ac (tili- 
gereDeum supra omnia, quôdque, abejus reverenciam, dùm 
erant in ecclesiâ, gèrent se devotë ac reverentèr, non vacan- 
tes jurgiis, liligacionibus, irrisionibus, aut vanis et inde- 
YOtis garrulationibus , sed magis attendant ad servicium 
divinum et dicant benè et devotè horas suas de beatâ Maria 
aut sepfem psalmos vel aliquid aliud devocionis, aut psal- 
lant vel cantent cum ministris ecclesie maxime hii qui 

E salière sciunt et cantare et quôd insuçèr abstîneant à qui- 
useumque mendaciis et juramentis illicitis^ 

II. Item erudiantur isti pueri à suis magisf ris quôd quandô 
in missà le^etur evangelium, surgant et devotè illud au- 
diant capucio amoto et dûm à presbytero célébrante corpus 
Christi elevatur, sint genibus flexis et capite minime coo- 
perto, scientes et nuUo modo hésitantes quôd in sacramento 
altaris sub speciebus panis et vini realitèr sunt corpus et 
sanguis Christi. 

in. Item moneantur supradicti juvenes et parvuli à suis 
ma^stris quôd, dùm aliquantulûm scient légère, horas bea- 
tissime virginis dei genitricis Marie adiscant, maxime diebus 
festivis, quibus non sunt in scolis, ut eldem virgini, cui 
sufficienter angeli obsequi non valent, juxtà suam posssibi- 
litatem possint deservire. 

lY. Item quum in solemnibus festîs pu là Natali domini, 
Pascha, Penthecoste, Sancti Johannis et Omnium Sanctorum 
et Garni jejunio per Magnum Magistrum, vel ejus commis- 
sum more solito fient saintes. Idem magistri commissus hor* 
tetur et sollicité moneat omnes earumdem scolarum juvenes 
et parvulos, quatinùs illo instanti festo benè et devotè accé- 
dant ac ecclesiam et quôd ob reverenciam festi vadant ad 
confessionem, ut sic discant fréquenter confiteri; quôd, dûn;! 



— 428 — 

Ipsi in annos processerint, non i>igeanl eos in dictis festivi- 
latibus aut eciàm frequenliùs, si opus sit, confiteri. 

y. Item moneantur dicti parvuli et juvenes quôd, duran- 
tibus supradictis festivitatibus et festis sequentibus, caveant 
ab ilHcitis actibus, et specialitèr in sainte que fiet antè na- 
tale domini. Eâ finitâ hortentur quôd in viginâ tàm solemnis 
festi et maxime dùm matutine Tel aliud omclum in ecclesiis 
decantantur, vel etiàm durantibus festis eamdem solemni- 
tatem sequentîbus, non ludant ad decios, calos (ou talos), vd 
cartas, vel bujusmodi ludos, sicut aliquandô ab aliquibiu 
malivolis est consnetum hec fieri. 

YI. Item similitèr in sainte que fiet annis singulis anlè 
Pascha, moneantur dicti pueri et juvenes quôd in Tenebris 
que tribus diebus ante Pascba cantantur, cessent omniDô à 
jurgils et tumultuosis locucionibus seu quibuslibet irrisio- 
nibus que quandoquë fieri soient à pueris malè discipli- 
natis. Et specialitèr diebus jovis et veneris sanctis, dûm io 
ecclesiis dimittitur camnanarum pulsus, cessent dicti pueri 
à pu^nis, liligiis et insultibus que aliquandô fieri solebaot à 
pueris unius parochie contra pueros alterius. 

VU. Item circà omnia predicta ut meliûs observantar 
[sic) et ut transgressores punientur (sic) predieti magistri 
ordinent quilibet in sede suâ aliquos de melioribus et magls 
pacificis pueris qui per singulas parocbiashabeant explorare 
et cavere diligentèr si aliqui pueri veniant contra predicta 
statuta et prima die sequente dicta festa predieti magistri 
scicitentur et inquirant tàm à dictis exçloratoribus quàm 
aliis si aliqui fuerunt reperti in supradictis excessisse utsie 
iBxcedentes digne pugniantur, quod ceteris merito ccdat in 
exemplum. 

YIH. Item supradictî magistri borteniur et admooeant 
parvulos et juvenes sibî commîssos quôd honorent et reve- 
reantur suos parentes juxtà preceptura Domini decalogo et 
quôd, dùm illis loquentur, amoveant capucia sua et flectant 
genua et similitèr faciant ergà magistros et curatos suos, 
qui sunt eorum spirituales patres, quôd similitèr reverean- 
tur omnes viros ecclesiasiicos et alios notabiles et révé- 
rendes viros. 

IX. Item caveant dicti magistri ne prefati pueri faciant 
in scolis aliqua jurgia pugnas et rixas aut tumultus, cum 
scole debeant esse locus pacis et quietis. Gasu autem quo 
aliqui de dictis scolaribus seu pueris, in absenciâ sui magistri 
pugnarenty aut rixarentur vel aliud pu^nicione di^uro per- 
petrarent, tune magister vicînior sedi illius magistri absentis, 
aut unus alius, statlm corrigat hujus modi pugnantes aat 
rixam aut tumultum facientes. 

X. Item casu quo aliquis ex supradictis pueris nolletà 
magistro suo vel ab alio, in casu predicto, vel alîo, propter 
sua démérita recipere disciplinam, tune Ma^nus Magister 
vel ejus commissus, convocatis, si opus sit, aliis maglstriset 
habite cum eis consilio, benè et rigide puffniat dictum re- 
bellem, in medio scolarum exuendo et optimè verberando, 



— 429 — 

ut céleris cedat in exemplum. Gaveant tamen dicti magistri 
ne, nimio calore iracundie commoti, in dictis vel aliis disci- 
plinis exhibendis, excédant termines racionis, nec eciâm 
utantur baculo, çede, vel manu, verberando dictes pueros, 
sed tantùm virgis, quibus nunquàm in scolis eos carere 
oportet. 

XI. Item casu quo talis protenri pueri et rebellis parentes, 
fatuo et nimis carnali amore eccitati, nollent pati puerum 
suum predictum recipere disciplinam, aut propter eam jàm 
impensam niterentur facere aut procurare dampnum dicti 
magistri, eciàm propter aliam punicionem canonicam, que 
poterit contra eos prosequi per justiciam, juxtà qualitatem 
excessûs, talis eorum filius protervus et rebellis privetur à 
comitate dictarum scolarum et ampliùs ibidem minime re* 
cipiatur nisi priùs cum humilitate debitam disciplinam re- 
ceperit. 

XII. Item, in estate et maxime urgentibus magnis calo- 
ribus, caveant dicti magistri ne pueri sibi commissi, fu- 
giendo scolas post prandium, yadant ad balneandum in 
rippariâ. Et erit expédions quôd, ad sciendum si qui veniant 
contra bocstatutum, deputentur aliqui exploratores^ quîrei 
veritatem habeant fideliter magistris reportare. 

XIII. Item, quia fréquenter multi ex predictis pueris» 
aliquo falso colore quesito, fugîant scolas, eciàm ignoran- 
tibus parentibus suis, advisent dicti magistri quando aliqui 
de suis erunt absentes et quôd faciant inquiri à dictis paren- 
tibus si diclos pueros sues aliqualitèr occupaverunt propter 
quod meritô debuerent excusari de non veniendo ad scolas. 

XIV. Item quum in hâc civitate contigerit fieri générales 
processiones sicut quandoquè fieri soient, tune omnes pueri 
dictarum scolarum debent ordine congrue illis interesse et 

grocedere bini et bini, non loquentes aut objurgantes, sed 
enè et devotë dicentes horas suas béate Marie aut septem 
psalmos. Hector autem scolarum, aut ejus commissus débet, 
unâ cum Preposito earumdem, piresens adesse dictis pueris, 
eciâm cum ceteris magistris, si opus fuerit, et cavere ne 
aliqui ex ipsis irreverentèr Tel inordinatè incedant in dictis 
processionîbus. 

XV. Item cum predicti magistri ex débite teneantur sibi 
commendatos pueros instruere non solùm in litterarum 
scienciâ sed eciàm specialitèr in virtutibus et bonis morlbus, 
caveant ne in predictis monicionibus et exhortacionibus et 
correctionibus, négligentes et remissi existant, scientes quôd 
si, per eorum incuriam et negligenciam, aliqui ex predictis 

Ïiueris fuerint in posterum maie vite, Deus, omnium judex, 
n suo districto judicio, talium animas requiret de manibus 
eorumdem magistrorum. 

XVI. Cum gramatica sit aliarum scientiarum materia et 
fundamentum sine quâ cetere scientie subsistere non va- 
lent, supradieti magistri debent summo ac diligenti studio 
attendere ad rectë instruendum et benè fundandum pueros 
sibi subditos in ipsà grammatical! sciencià, quod utique 



commodô fleri poterit, si infrascripla statuts cum omni di^ 
iiffencià observentur. 

XVII. Primo i^itur provideant dicti magistri quôd par- 
vuli sibi coiumeadati, statlm ut suum Donatum didisceriot, 
et illuin beDë et cordetenùs sciverint, antequàm altiùs pro- 
cédant, faciaat els adiscere priucipia grarnaticalia, secun- 
dùm formain per predictos patres ac dominos ordinatam et 
illa sciant currenler et cordetenùs. Quo facto, solito more 
le^atur eis de Mane, de Galhone, de Faceto, Theodolo, vel 
aliis hujusmodi actoribus. 

XVIII. Item quôd reddità lectione precedentis diei et 
accota nova lectione, anteciuàm recédant pro prandio, vel 
eciàm post prandium, si meliùs videatur arbitrio magistri, 
tradatur eis ab ipso magistro suo aliqua parvula matena^in 
galiico, putà quatuor vei quinque vocabula parva, cujug 
materie parvule habeant facere latinum, et post prandium 
illud reddere. Et caveant magistri ne ipsi parwli faciant 
suas taies parvulas materias per alios fabricart, sed ipsimet, 
talitèr gualitër, faciant dictiim latinum, absque luionim 
adjutorio, nisi forsan de Latinilate vocabulorum. 

XIX. Item dicti pueri reddendo dictas materias per eos 
factas, interrogentursecundùm régulas principiorum supra- 
dictorum, de modo incipiendi easdem materias et quare 
masls boc quàm alio modo eas incipiant. Interrogentur 
eciam, dùm casus occurret, de convenienciâ appositi et 
suppositi, adiectivi et substantivi, antecedentis et relativi, 
et de ceteris in dictis materiis juxtà dictorum priDcipiomm 
régulas, ut sic habeant praticam earumdem et tandem sciant 
congrue loqui latinum. 

XX. Item statuitur quôd supradicti pueri non admittan- 
tur ad audiendum Doctrinale, nisi benè et congrue prias 
faciant dictas materias et sciant prompte respondere dQ 
omnibus supradictis regulis principiorum gramaticalîum. 
Tunc enim, arbitrio magistrorum, poterunt audîre Doctri- 
nale. Quod cùm audire inceperint, lésant eis magistri per 
brèves régulas et faciles solum intelîectum textus conti- 
nentes, ne, propter nimiam prolixitatem vel intrucacionem 
dictarum regularum, non capiant scienciam vel intellectam 
sui textûs. 

XXI. Item quôd audiencium doctrinale similitèr lectiones 
preterite diei audiantur primùm, et consequentèr alie noYO 
legantur. In reddendo autem dictas lectiones, servetur se- 
quens modus, ut primo quilibet existens de lectione que au- 
ditur reddat cordetenùs textum suum et postmodùm dao 
vel très vel plures dicant regalas et consequentèr magister 
facîat aliqua difficiliora vocabula declinare prout temporis 
oportunitas pacietur. 

XXII. Item quia, sicut per experienciam compertum est, 
confusa lectionum multiplicacio multùm occupât et impedit 
magistros ne ad audiendum et declinandum dictas lectK>Des 
modo congrue valeant intendere, statuitur quôd de cetero 
unus magister habeat nisi duas vel très lectiones in Doctri- 



— 431 — 

n&li et unam vel duas de Actoribus. Et si quandoquè in 
majorl vel mediâ lectione Doctrinalis fueriut ali(|ui debi- 
liores vel minus sufQcientes, qui commode non yaieant segui 
alios et cum eis uUeriùs procedere, tune magistri faciant 
taies reverti ad aliorum precedenliumlectiones, non obstante 
displicenciâ vel contradictione eorumdem puerorum vel 
eciam parenium suorum et simiiiièr fiât de aliis qui audiiint 
Actores. 

XXIII. Item in quâlibet lectione, tâm de Doctrinali quàm 
de Actoribus, quâlibet ebdomadâ statuatur unus de pueris 
ejusdem lectionis, qui vocabitur Ebdomadarius, cujus ofQ- 
cium erit repetere et resumere lectionem sociis suis, bis vel 
ter, statim ut magister legerit eam et. similitèr fiât de pré- 
cédente lectione quandô voluerint eam reddere corâm ma- 
gistro. Hic eciàm Ëbdomadarius in reddendo dictam lectio- 
nem sedebit primus, hoc autem officium quilibet de range 
excercebit. 

XXIV. Item ne magistri sic in mînimis impediantur quôd 
circà majores utilitèr et libéré vacare seu intendere non pos- 
sint, statuitur quôd magistri supradictibabeant sub se vice- 
magistros ad recipiendum et audiendum lectiones minorum 
puerorum qui nondùm audiunt Doctrinale vel Actores. Po- 
terunt tamen magistri predicti, prout oportunitas temporis 
occurret, aliquando repetere et audire eos qui audiunt Par- 
tes, vel Donatum. 

XXV. Item casu quo aliquis de audîentibus Doctrinale vel 
actores aliquando légitimé impeditus non veniret ad tem- 
pus ad scolas pro capieudo lectiones cum aliis sociis suis, 
tune Ebdomadarius vel aliquis socius de eâdem lectione po- 
terit eam sibi repetere et in tali casu debent omnes sibi invi- 
cem esse graciosi seu benivoli ùt juxtà apostolicum verbum 
alterius ab altero onera supportentur. 

XXYI. Item statuitur et ordinatur quôd, auditls et reddi- 
tis lectionibus precedentis diei, ut supradictum est, et aliis 
lectis pro die seguenti, magistri tradant materias in gallico 
illis, scilicet, qui sunt de prima vel sepundâ lectione Doctri- 
nalis, sive figuris et impedimentis consiructionis, vel aliis 
superiorîs lectionis, cum figuris et impedimentis. Quilibet 
autem supradictorum materizancium , scripto gallico sue 
materie, in suâ papiro, manu propriâ faciat, per se ipsum et 
sine alterius auxilio, latinum dicte materie. Sed antequàm 
aliqui procédant ad faciendum materias figurales et impedi- 
mentales, audiant priùs et discant parvum regimen et illud 
benè curreutèr sciant et intelligant. 

XXVII. Item quâlibet die Teneris, sicut morîs est, post 
prandium, loco faciendi materias, magistri audiant à scola- 
ribus suis lectiones tocius ebdomade, et, sequenti die, ma- 
terias tocius ebdomade et déclinent eas, pro quanto tempus 
pacietur, sicut retroactis consuetum est fieri temporibus. 

XXVIII. Item quâlibet die Sabbati post prandium, juxtà 
aliquas consuetudlnes, per eum magistrum qui janitor est 
scolarum, audiantur magne partes in quibus omnes pueri 



— 432 — 

audientes Doctrinale vel Actores tenebuntur ad penam Ter'^ 
beriB inleresse, cessante tamen legitimo impedimenlo. 

XXIX. Item non admittaniur aliqui juvenes ad metrifi- 
candum nisi sint in precedeniibus l>enè et competenlèr fun- 
dati> putà quôd sciant de regulis Doctrinalis respondere et 
figuris regiminis, ac impedimenta constructionis cognoseere. 
Tune enlm, priùs ab eis redditis versificandi regulis^ pote- 
mnt ad metra componenda admitli. 

XXX. Item, si bonum et utile yideatur magistris, i>oterit 
ab eis legi lecUo de grecismo unà cum lectione Doctrinalis, 
illis duntaxat qui sunt de majori lectione, non tamen pro 
tanto impedianiur quin, primo et principalitèr, insistant seu 
intendant drcà lectiones Doctrinalis , et, accessoriè» circâ 
grecismum. De quo cùm magister inceperit eis légère utile 
erit incipere in Tractatu de latinis nominibus, qui incipit : 
Est patris hic cura, etc. Quia forte precedencia non essent 
eis magne utilitatis. 

XXXI. Item illi qui sunt de dicta majori lectione cùîn in- 
ter eos debeat esse sermo de majoribus seu difficilioribos 
passibus grammatice, debent simùl et ab aliis separatlm 
stare in afiquo loco vel angulo seu sedis, et ibidem, uvicem 
conferre seu disputare de lectionibus et materiis suis et aliis 
hujus modi neticionibus, et similitèr faciant illi gui sunt de 
inferioribus lectionibus. 

XXXII. Item guia usus, et consuetudo loquendi latinum 
est multùm utilis parilërque laudabilis, cayeant ma^tri 
quôd in sedibus suis nullo modo pueri sibi commendati lo- 
quantur gallicum sed semper latinum, sive congruum, quaa^ 
tûm ad eos qui sunt in Doctrinali, sive incongruum quan- 
tum ad illos qui sunt inferiores, et si qui contrarium faciant 
illi sunt rei et habeant puncta in régula. Placet autem quôd 
intrà scolas et extra scolas pueri supradieti loquantur sibi 
ipsis latinum. 

XXXIII. Item, ut predicti pueri magis formident esse rei, 
quilibet magister in sede suâ quandô advocet eum gui exit 
reus paritèr etfaciat eum reparare vel aliam sibi discipllnam 
administre!, ut ceteri magls timeant loqui gallicum. 

XXXIV. Item cùm multi ex predictis pueris sint valdè 
négligentes et incurii veDiendi ad scolas, ad finem quôd de 
cetero diligenciùs veniant, ordinatum est quôd ille qui re- 
manserit reus, cùm daretur congenium, veniat de primis ad 
scolas et faciat illum reum qui post ipsum de suâ régula ve- 
nerit. Et ille, alium eciàm post yenientem; et sic consequen- 
ter, donec yeniatur ad uUimum, qui tenebitur reparare, yel, 
si magister yolucrit, aliquam discipllnam recipiet, antequâm 
aliguem possit facere reum proptèr gallicum yel incongruum 
latinum. 

XXXV. Item cùm orthographia sit una de partibus gra- 
matice, supradieti magistri doceant diligcntër scolares sibi 
subditos rectè et ordinale scribere et fréquenter yisiteot 
scripturas eorundem. Maxime autem ad minus cogaotur 
dicti scolares scribere materias suas tàm gallicum quâm la* 



— 433 — 

tinuniy et dùm ille ftierint yise et correcte per ma^stnmii 
rédigeant eas in unâ papiro, ut morts est, quas diebus sabba- 
tis in earumdem reddicione magistri habebunt yisitare si 
benè et competentèr sint scripte. 

XXXYi. Item prout antiquitûs fuit observatum omnes 
pueri hujus ciyitatis et banluce cogantur venire ad magnas 
scolas mox ut suum Donatum adiscere voluerunt; 

Secontuk» statuta circa offlclarlos dictamtn scolarum et prlmô 
de offlcio Rectoris seu Blagnl Maglstrl. 

XXXVII. Àb antiquo fuit laudabilitôr ordinatum quôd in 
dictis scolis» quolibet anno, per dominum Gantorem ecclesie 
Trecensis et per dominum scolasticum sancti Stepbani, alte- 
riis vieibus instituitqr unus rector qui Yocari consuevit Mag- 
nus Magister. Qui débet eligi et assumi persona notabilis qui 
scienciâ polleat, moribus et etate, ut sciât et valeat aliis ma- 
gistriç et eciàm scolaribus prodesse paritôr et preesse, qui 
msupèr sciât et velit pacem et concordiam inter magistros 
conseryare vel manu tenere, et, si violata fuerit, eam va- 
leat reformare et de bits ab eo pro posse observandam. Ipse 
prestabit juramentum dictis dominis eantori et scolastico. 

XXXVIII. Item ad hujus Magni Masistri seu rectoris of- 
ficium spectat très générales lectores légère per se vel pet 
alium sufQciehtem et idoneum, scilicet de Logicâ vel de Phi- 
losophià de Mane, circà tierciam de Doctrinali et circâ no- 
nam de Actoribus> vel de Poetriâ et in quadragesimâ de corn* 
poto, vel de hymnis loco tercie lectionis supradicte. 

XXXIX. Item byemali tempore ad ipsum rectorem perti- 
net de quindenà in quindenam, feriâ terciâ vel quintâ, fa- 
cere dirivaciones et posteà metra versifîcancîum audire, et 
corrigere, si correctionem indigeant. Quo facto alter supra- 
dictorum magistrorum vel alius de eorum assensu débet 
dare proverbium pro faciendo mettra, juxlà ejus sentenciam 
reddenda et corrigenda, in subséquent! dirivacione. Is au- 
tem qui dat proverbium consuevit dare ceteris magistris 
unam guartam vini. 

XL. item ad lf)sum rectorem ulteriùs pertinet in quadra- 
gesimâ sextis feriis sermones générales per se vel per alium 
facere, litteras missivas componere et légère ac modum 
eas facîendi majores eorumdum scolarium docere, sicut an- 
teà.extitit laudabilitèr observatuin. 

XLI. Item ad eumdem rectorem spectat in irîgîliis festivi- 
tatum solennium sanctorum quoque Johannis Baptiste, Mar- 
tini, Nicholai hyemalis et estivalis et béate Katherine et alîo- 
rum festorum consuëtonim, saintes de occurrentibus festis 
componere et sic tractim légère quôd scolares possint eas 
scripto reportare. Quo facto débet easdem construere. Inse 
quoque rector pridëm, in festis Nicholai et sancte Kathanne 
in hyeme dùm dicebantur à pueris vel aliis scolaribus salu- 
tes vel cantilene, consueverant presidere in magistri sede^ 
Casu ergô quôd de cetero alique cantilene decantabunturi 

3o 



— 43/i — 

in dictis îesiis, cayeat ne alique inhoneste vel diffamatorie 
in médium profbrantur. 

XLII. Item non débet allguis magister recipi vel admîtti 
in dictis scolis nisi de licentiâ ejusdem rectonis, quem ipse 
rector admittere non del>ety nisi priùs fuerit sufficientèr in- 
formatus de ejusmoribus et scienciâ. Quem si inveneiit snf- 
ficientem et ydoneum, tune poteiit eum ad docendum et ad 
propriam sedem habendam recipere, priùs tamen ab eo re- 
cepto juramento quôd ipse erit slbi obediens et fidelis» ma- 
xime m hiis que concernunt utilitatem et decenciam dicta- 
rum scolarum, et quôd quantum poterit cum aliis magistris 
servabit pacem et concordiam, et quôd in docendo pueros 
vel scolares conformabitse cum ceterîs magistris observando 
quantum in se erit, présentes ordinaciones et faciendo debi- 
turo de instruendo in yirtutibus et scienciâ pueros sU>i com- 
mendatos, vel qui in posterum coromendabuntur. 

XLIII. Item addictum Rectorem de cetero pertinebit ex- 
hortari et admonere pueros et scolares ipsarum scolamm, 
prout superiûs est ordinatum, quoque isias ordinaciones bis 
in anno légère, scilicet die quâ fiet salus de Nativitate do- 
mini et in yigiliâ nativitatis sancti Jobannis-Baptiste coût»' 
cati et insimul congregato toto ipsarum scolamm collc«io 
et presentibus edàm magistris scolarum subaltemarnm no- 
jus ciyitatis, légère et exponere tenebitur, aut per aliumlesi 
et exponi facere, saltim earum que de instnictione et erudi- 
cionepuerorum faciunt mencionem, utnullus valeat de ipsis 
aliquampretendereignoranciam. Dùm autem presensfabula 
dictas ordinaciones, 'continens deleta vel corruptaseu abrasa 
fuerit» dictus rector tenebitur eam renovare aut transcribi 
facere. 

XLIIII. i^Tofa.— Item supradictus Rector consuevitlevare 
à quolibet puero vel Quetlâ dictarum scolarum et aliarom 
subalternarum hujus civitatis et banluce, sex solidos turo- 
nenses, scilicet très in festo Nativitatis domini et reliqaos 
très in nativitate beati Jobannis-Baptiste. De quibus peco- 
niis tenetur solvere et supportare consueta onera dicte Rec- 
torie. Pro biis autem pecuniis levandis, poterit idem Rector 
vadiare pueros et puellas tàmmajorum quàm aliarum scola- 
rum dicte civitatis et banluce, sicut bactenùs est fieri con- 
suetum, demçtis tamen beneficiatis et pueris de cboro sancti 
Pétri et sancti Stephani et pauperibus calamitatis sancti Ni- 
colai et pueris servientibus in divinis canonicis sancti Pétri 
et aliis de consuetudine exemptis. 

Sequitur de offlcio Portarii vel Janitoris scolarum. 

XLV. Ex earumdem scolarum magistris débet eligi udus 
Janitor, ad cujus ofûciumspectat darelicenciam si ve congé- 
nium, tàm de mane miâm post prandium. Que quidem licen- 
x;ia consuevit dari de mane post decantacionem majoris 
misse Sancti Urbani et post prandium dictis vel decantatis 
vesperis in eâdem ecclesiâ, nisi forsitan propterdirivaciones 



— 435 — 

et versaum redditiones et aliam racioiiabilem causam op-» 
porteret diuciûs in scolis remanere. 

XLYI. Item si pro festo alicujus solennitatis non sit consud- 
tum post prandium redire ad scolas, ille qui antè prandium 
loco dicti janitoris dabit licenciam, débet hoc aliquo signo 
notificare; undè, antiguilûs, quandô post prandium pueri 
non erant regressuri ad scolas» percuciendo cum uno lapide 
vel baculo ad portam dicebatur : Ite I Si autem reversuri 
erant, dicebatur : « Ite pransum ! » 

XLYII. Item ad dictum Janitorem sjpectat audire Magnas 
Partes die sabbati post prandium, nisi forsitan in hyeme, 

Sropter brevitatem dienim, non iretur ad scolas post pran- 
ium, quia tune quandoquè soleat audiri antè prandium. 
In quibus, ut supradicitur, debent interesse omnes de Doc-» 
trinali, qui debent per dictum Janitorem super occurrenti- 
bus examinari» seu interrogari secundùm régulas Doc- 
trinalis. 

XL VIII. Item eumdem Janitorem spectat singulis magns- 
tris roinistrai^e virgas ad correctionem puerorum et hi^us 
rei gratiâ ipse consuevit levare et accipere à quolibet puero 
dictorum scolarum maîorum, sex denarîos turonenses ; très 
scilieet in Natali Dommi et alios très in Nativitate beat! Jo-* 
hannis-Baptiste. Pro quibus eciâm poterit, solito more, ya-« 
diare, exceptis tamen supradictis exemptis. 

Secuntor statata circa ofDciarlos dictarum scolarum. — Bl 
prlmô de ofDcio Rectoris seu Blagnt Blagistrl. 

XLIX. Fuit ab antique sanctô et laudabilitèr ordinatum et 
usque nupèr observatum quôd sextis feriis, omnes supradicU 
magistri, vice magistri, pueri et scolares borâ vesperorum, 
ibant ad yesperas In ecclesiâ sancti Remîgii, et^ die sequenti, 
horft misse parrocbialis, ibant ad magnam missam. Que 
guidem consuetudo cùm sit laudabilis et ad Dei et batte 
Virsinis laudem in troducta, non est quoquo modo preter- 
mittenda; nisi forte, tempore pestilenciau, in eâdem missâ 
essent aliqua defunctorum corpora presenciai vd nisi alicu- 
jus defuncti exequie in eâdem ecclesiâ celebrarentur. Tune 
enim, vel eciâm proptër aliam justam causam, poterit dicta 
Consuetudo quandoquè omitti. 

L. Item» festivitatibus sanctorum Nicolai et Katherine, 
eonsuetum est dictes magistros et scolares sues precipue 
qui in eorum domibus commorantur, ire ad vesperas primas 
et secundas et similitèr matutinas et ad magnam missam cu- 
Juslibet festi. 

Seqattur de officie Prepositi. 

LI. Adofficinm autem dicti Prepositi spectat providere de 
luminari consueto in predictis festis, vesneris, matutinis et 
missis. Qui insupèr débet ordinare tabulam in supradictis 
festivitatibus sancti Nicholai et sancte Katherine, et in eâ- 
dem scribere seu autem notare qui debeantcantare lectiones 



— 436 — 

et responsoria in matutinis supradiclis et alia facere in di- 
vino officio predicto quod fieri consueverit per dictosma- 
gistros» vel scolares. Ex quibus si alicpiis fecerit defecluni) 
circà id quôd fuerat annotatus vel inscriptus, vel eciàm 
coDffruâ horâ non venerit putà antè prlmum Gloria Patri, si 
sit Magnus Magister, persolvet vigenti denarios turon.; si 
verô fuerit alter ex sdiis magistris solvet decem tanlûm. Et 
si sit vice-magister, solvet .vi. den. turon. Qui omnes def- 
fectus expendentur arbitriis eorumdem magistrorum. 

LII. Item dictus Prepositus ex officio suo consuevit ducere 
sepedîctos scolares et pueros ad ecclesiam quandô in die 
Veneris vesperis, vel die Sabbati mîssarum solennia decan- 
iantur, eidem lamen assistentibusceteris magistris etpreci- 
puè officiariis, nisi forte aliquolegitimoimpedimento detine- 
rentur. 

LUI. Item quandô supradictûs Rector vult insimul con- 
vocare ceteros magistros pro habendo consilinm suprà ali-* 
q|uo negocio tangente statum dictarum scolarum, aut scola- 
rium earumdem, eciàm Prepositus ex officio suo débet eos 
congregare. 

Llllf. Item ad eumdem Prepositum spectat providere de 
scobis, calatis et pelis, ad opus mundacionis scolarum. Ipse 
autem, pré singulis omnibus sui officii supportandis, con- 
suevit levare super quemlibet puerum dictarum scolarumin 
Natali domini, sex denarios turon. Pro quibus poterit» cum 
supradictis Rectore et Portario, vadiare, exceptis supra- 
scriptis exemptis. 

Ly . Item dictus Prepositus consuevit habere pro salario 
suo .xl. solidos turon. tantùm; et de residuo pecuniarum 
per eum levatarum, débet solvere dictum luminare neces- 
sarium ad divinum offîcium et cetera omnia sui oflQcii et si 
per eum, reddito suo compoto, céleris officiariis et magistris 
aliquid supersit, illud est conservandum ad utilitatem dicti 
luminaris, vel allerius rei divinum cultum concernentis. 

De officio Primitivorum. 

LYI. Fuit relroactis temporibus consuetum quôd quilibet 
magister in sede suâ eligit duos pauperes scolares satis fortes 
vel robustos qui appellantur Primitivi, ad quos spectat bis in 
ebdomadâ easdem scolas mundare et purgamenta seu im- 
roundicias earumdem extra portare, cujus rei causa leueD- 
tur quitli et immunes à solucione supradictorum septem so- 
lidorum turonensium. 

Sequitur Juramentum quod prestare débet Rector seu Uagoas 
Magister caotori trecensi vel scolastico sanctl Stephani. 

Ego N. Rector scolarum Trecens. pro presenti anno nunc 
incboante juro quôd durante tempore rectorie mee faciam 
benè et fidelitèr posse meum de regendo dictas scolas et sco- 
lares ipsarum observando et observari faciendo statuta et 
ordinaciones earumdem. — Item juro quôd, pro posse meo, 




— 487 — ' 

servabo pacem et concordiam inter magistros seu bachalarios 
dictanini scolarum. Et si aliqaandô contigerit aliquam cod- 
troversiam seu dissensionem oriri ioter eos vel inter aliguos 
ex ipsis, ego illam in quantum potero pacificabo. — Item 
juro quôd ego non admittam vel recipiam aliquos magistros 
vel bacbalarios ad habendum sedem in dictis scolis, nisi sint 
sufficicnles et idonei, bone quoqne vite et conversacionia 
boneste. — Item juro quôd per me vel per alium vel alios 
faciam ea que in dictis scolis facere consuevit Rector seu 
Hagnus Magister : scilicet générales lecliones, salutes in fos- 
tis consuetis, dirivaciones temporibus statutis, sermones sin- 
gulis sextis feriis quadragesime et cetera que ab antic^uo 

Sertinent officio Rectoris. — Item juro quôd si sint aligui ex 
ictis magistris vel Bachalariis qui non faciunt debilum 
suum de docendo vel instruendo scolares suos in rooribus 
et scienciâ» ego juxtà posse; meum remedium apponam vel 
per alios superiores apponi faciam. 

Sequltor joramentum qaod tenebantar prestare dicte RectorI 
mafflstrl vel Bàchalarii qui de note recipieotar ad docendum 
iD dictis scolis. 

Ego. N. juro quôd ero fidelis et obediens vobis domino 
Rectori et successoribus vestris in hiis que concernunt uti- 
litatem et honorem scolarum Trecensium. — Item juro quôd 
effo, pro posse meo, observabo statuta, consuetudmes et or- 
dmaciones dictarum scolarum. — Item quôd, juxtà posse 
meum, servabo pacem et concordiam cum ceteris earumdem 
scolarum magistris et quôd eonim dampnum vel dedecus 
minime procurabo. — Item juro quôd ego non subtraham 
pueros vel scolares aliorum magistrorum vel bachalariorum 
in eisdem scolis regentium. — Item quôd ego faciam debi- 
tum meum de instruendo scolares meos in moribus et scien- 
ciâ juxtà ordinaciones dictarum scolarum. 

Ultra supradicta juramenta, magistri scolarum subalter- 
narum iurabunt quôd statlm ut pueri sibi commendati ve- 
nient ad audiendum Partes seu Donatum illos rémittent ad 
magnas scolas et quôd in fraudem hujus statuti non tene* 
bunt dictos pueros m Gursu vel in Psalterîo vel aliis hujus- 
modi ultra quod eos teneri expédiât. Item Jurabunt quôd 
ipsi tradent m scriptis dicto Rectori nomina puerorum vel 
scolarium suorum sine fraude, dùm super hoc fuerint re- 
quisiti. 

Anno domini m» cccc» xxx» vi» septimà die novembris per 
meN. Huyardi promotorem causarum incurià ecclesiasticft 
Trec. supradicte ordinaciones fuerunt solenniter publicate 
in dictis scolis assistentibus magistris, pueris, scolaribus ea- 
rumdem, necnon magistro et pueris parvarum scolarum hu- 
jus civitatis. Eidem quoque publicacioni fuerunt présentes 
reverendtts in Ghristo pater dominus Johannes episcopus 
IVecensis; dominus Job. Pougoise, decanus ecclesie Trecea- 



-. 438 — 

gis; maffister Lambertus Milon, offîcialis et archidiaconus 
saocte Marg;arete; M«rGrassUarchidiaconusArceyarum; M» 
Stephanus Grappin, licentiatus in decretis; dominus Jo. 
Lejay capicerius et dom. Tiiierricus Robichon, scolasticus 
sancii Stephani Trecens ; domini Laurencius de Dosalone et 
Jacobus Vilain presbiter; M«' Jo. démentis et Guillelmus 
Acutiy omnes suprà nominali canonici Trecenses ; nec non 
Hag'' N. paritôr licèncialus in decretis» dominus Jo. Blan- 
che {a), succentor dicte ecclesie Trecensis et tune rector sea 
magnus masister dictarum scolarum. Fuerunt et insuper 
présentes eidem pubUcacioni, cum supradictis dominis ma^ 
gistris et Magister Odardus Griveau locumtenens generalis 
domini ballivi, M«r Nicolaus Joffron et Stephanus Joffron in 
legibas licîenciatiy M« Jo. de GraviA procuratbr régis, Lan* 
rendus Ghorier procurator et clericus hujus civitatis, Jo. le 
Boucherat et Feliseus Barat procuratores in curià seculari, 
Jo. Largentier, Jo. Bareton, Jo. Dorigny.Petrus de Ghichere 
burffenses huius civitatis, unà cum pluribus aliis merca- 
torlBus et habitatoribus eiusdem. Quibus quidem ordina- 
cionibus publicatis, supradictus reverendus pater fecit fieri 
Juramentum supradicto Rectori iuxtà formam prescriptam 
et idem rector conformitôr receplt juramentum ab aliis ma- 
glstris dictarum scolarum mi^orum et inferiorum joxtà for<- 
mam suprapositam (b). 

Texte 19. 

1472. Lettrei patentes de Louis de Laval, lieutenant général et 
gouverneur de Champagne, Il autorise Vdbhé de Montiéramey^ 
à transiger avec un cnef de hande, nommé Archambaut-le- 
Boutefeu, en lui payant rançon pour qu'il épargne son 
abbaye, 

Loys Delaualle, seigneur de Ghastillon et de Gael, grant 
maistre et gênerai reformateur des eaues et forétz 4u 
royaume de France, lieutenant gênerai du roy nostre sei- 

fneur et gouverneur de Ghampaigne, Sens et Lansres, aux 
ailliz de Troyes, Yitry et Ghaumont, et à tous capitaines de 
gens d'armes et de traict, prevoslz, chastellains, commis- 
saires et autres justiciers et officiers du roy nostre seignenr, 
es mectes de notre gouvernement ou à leurs lieutenans, saint 
et dilection. Savoir vous faisons que pour obvier aux boute- 
mens des feuz que fait faire chacun jour un nommé mes- 
sire Pierre d'Archambach, bailly de Ferrette, adversaire dud. 
seigneur, estant à présent au lieu de Monstier Ramé qdl 
détient et occupe avec grant compaignie d'Alamans es vines 
et villaiges prouchains dud. Monstier Ramé, mesmement 

3uil ne face brusler leglise et hostel de labbé et religieux 
ud. lieu, ainsy que de ce faire s'est jà par plusieurs folz 

(a) Voy. manuscrits I, II, III, IV et V, et Registres 453 et 454. 
(6) Liasse 40, pièce D. 



— 489 — 

yanté, s'il n*a d*eulx les sommes de deniers et autres choses 
dont il les a fait requérir et sommé, nous ausd. reliffieut 
abbé et couvent dud. Monsiier Ramé et à chacun d eulx^ 
pour ces causes et par vertu du povoir à nous donné par 
led. seigneur, avons donné et donnons congié et licence 
d'envoyer et faire porter aud. d'Archambach et à ses sens 
des bonnes bourses, merceries et autres choses <iu*il vouldra 
avoir d'eulx à une foiz ou plusieurs, tout ainsi que mieulx 
ûdre le pourront, pour garder de bruUer Tabbaye dessusd. 
comme dit est. Si vous mandons et commandons de par led. 
seigneur et nous et à chacun de vous, si comme à luy appar- 
tiendra, que led. abbé et couvent deMontier Ramé et chacun 
d'eulx vous faictes, souffrez et laissez jouyr et user de noz 

8 resens congié et licence paisiblement et sans, pour raison 
e ce, leur faire, mectre, ne donner, ne souffrir estre fait, 
mis, ne donnez, aucun desplaisir, trouble, ne empeschement, 
en corps ou en biens, en aucune manière; ainçoys, se aucun 
leur en estoit sur ce fait, icelluy reparez et mectez incon- 
tinent et sans delay à pleine délivrance, nonobstant les def- 
lènses faictes de par led. seigneur de non communiquer ni 
converser avecques lesd. Bourgoignons et autres ses adver- 
saires et de non leur bailler ne délivrer vivres habillement 
ni autres choses, et quelesconques ordonnances, restrinc- 
tions, mandemens et autres deffenses des contraires. Dohné 
à Troyes soubz nos seing manuel et scel, le l3Mour de no- 
vembre lan mU quatre cent soixante et douze. Signé : Lots 
Delavalle. — Par monseigneur le grant maistre des eaues 
et forests, lieutenant-général et gouverneur. De la Roére (a). 

Texte 19. 

t7. 1523. Des merveilles de France. 

L'an mil cinq cens vingt et trots fut révélée la trahison de 
Jehan sov disant seigneur de Bourbon connestable de France, 
et aussi de plusieurs aultres comme de monseigneur Févesque 
d'Ostun, monseigneur de Puis en Auvergne, monseigneur 
de sainct Yallier. 

L'an mil v^ et xxvi fut robbée la couppe de saint Germain 
en Laye; et le corps nostre seigneur qui eh icelle reposoit 
fut porté par le larron gentilhomme, en la chapelle du parc 
madame saincte Geneviefve de Nanterre, lequel ou dict parc 
eut la main couppée et son corps tout vif ars et bruslé audict 
lieu de sainct Germain. 

L'an mil v» xxiii, jour de Purification Nostre-Dame, fut 
aussi robbée la couppe de l'église collégiale monseigneur 
sainct Estienne de Troyes, avec plusieurs aultres relli- 
^piières estans âl'entour des sépultures des comtes de Gham- 
paigne, Henry et Thibault, lequel bientost après, jour de 
Karesme prenant, oit la main couppée et son corps pendu 

(a) Liasse 299. 



— /i/iO — 

et estranglé deyant la dicte église et malement mis ao gibet 
du dit Troyes. 

L'an mU ye xxiU, xxy« jour de may par gens iniques, ner- 
vers et remplis de malice, ennemins mortels du royauime 
de France, Hannoiers, Barbansons, Armagnacs, Bourbon- 
nois, Lymosins et aultres ennemins de Gbampaigne et ayans 
la noble yille de Troyes, chef de toute la Ghampaigne, pour 
recommandée, fut au dit jour la dicte yille fort domachée 
et en icelle fut mis feu si horrible et yéhément appelé fea 
d^Àritrain id est de TrecU en plus de cent places pour celle 
Duyt, tellement que par iceluy feu furent sept ecgiises con- 
sumées et mises en ruines, assayoir léj^iise sainct Jehan, 
S. Panthaleoo, S. Nicolas, le Temple, S. Esprit, S. Bernard. 

Texte te. 

ie06. Idettre de Joseph Juste Scaliger. 

Monsieur mon compère, Tai recen la yostre ayec Teschan- 
tiUon du liyre de monsieur le Thésorier de S. Marte. le le 
remercie par la lettre que ie lui escri. Les lesuites, les diables 
désenchaînés, les monstres d'enyie taschent de me transfor- 
mer en un Burdonius, au lieu que mon père s'appeloit d^a 
Burden, qui est une seigneurie en Garnia appartenant aul- 
trefois a Michael, cousin germain de mon père. Melchior 
Guillaudin avec le porc Antonio Biccobono, ont forgé les 
lettres de doctorat, que Superville yous bailla. Mais nous 
réfuterons bien ceste trop lourde et grossière bourde. Tai 
receu ces iours passés les monuraens de mes ancestres par 
le moien d'un honneste seieneur Yeronnois mien parent, 
item une lettre d'un aultre Yeronnois qui a esté iadis servi- 
teur du fu {sic) bon évesque d'Agen Fregose : laquelle ie 
ferai imprimer. Nul dç Yéronne ne me cognoist pour Bor^ 
donius. Et n'y eust iamais aulcune famille Burdonious {sk) 
en Yeronne : ioinct que mon père, ni le sien, ne sont point 
nez à Yeronne. Somme toute que iamais on n'a yeu un tel 
embrasement d'envie sur aultre qu'on voit sur moi ; et si, 
n'ont qu'alléguer à rencontre de moi, qu'un ayeuglementde 
ialousie. le vous dirai bien, qu'il en y a autant parmi les 
nostres, que parmi les Loiolites, qui ne peuvent cacher leur 
maltalent. Tous les livres, doresnayant que les lesuites pro- 
duiront, ou seront expressément contre moi, ou pour le 
moins nul ne sera sans me donner quelque atteinte de dent. 
Et Dieu sait si je m'en soulcie. Ils n'ont que me reprocher, 
et moi, beaucoup que leur mettre en barbe. Or laissons ces 
trompes de guerre civile. Parlons de madame d'Abain. le ne 
sai rien de leurs affaires, et suis en peine comment ils y 
donneront ordre. Tantum ses alienum esse intelligo, ut vix 
ex yenditione praediorum redigi possit, quod luendo satis 

(a) La septième est Saint-Abraham. Yoy. Courtalon, Topog. Mit. 
V u. p. dd.t et liasse 370, pièce G. 



— àUi — 

sit. le lui escri : et toutesfois ie ne sai où ma lettre la doit 
trouver. le suis infiniment marri de vostre indisposition. 
le n*ai encores par la grâce de Dieu, rien que ie puisse re- 
procher à ma Tieillesse, qui dens {sic) un mois fournirai 
soixante six ans. Il n*y a que mes dens, dont de sept gui me 
restoient, moimesmes ces iours passés m'en arracnai deux, 
et en man^e mieux à mon aise. Somme, que i*ai tousjours 
bon appétit. le prie Dieu vous maintenir en sa garde et toute 
vostre famille, ma commère, vostre gendre, vos filles. De 
Leyden. Ce 14 juillet 1606. — Vostre affectionné compère à 
vous servir. — Joseph Dell a Scala. 

Au dos est écrit : à Monsieur — Monsieur De La Vau (a), 
docteur en médecine, à Poitiers (b), 

Texte *0. 

1633. Sentence sur gageure, rendue par le lieutenant général de 
Chaumont, d^où il résulte que Venceinte totale de Clairvaux 
était de 650 pieds plus étendue que celle de Chaumont, — Ex- 
pédition. 

Nous Pierre Perret, conseiller du roy, lieutenant général 
au ballia^e et siège présidial de Chaumont prins et nommé 
pour arbitre par Dom Charles Cagnier celerier en labbaye 
de Clairevaulx, et M« Alexandre Legras, advocat en parle- 
ment, demeurant audit Chaumont, pour vuider et juger la 
difficulté et gajure d'entre les parlyes, sur ce quelles jnain- 
tenoient, sçavoir : ledit S' Cagnier que Tenclos et circuit de 
labbaye et basse cour dudit Clairevaulx estoît plus grand 
que celuy de la ville dudit Chaulmont, et ledit S' Legras au 
contraire que le circuit des murailles de la ditte ville conte- 
noit davantage que celuy dudit Clairevaulx; a leffect de 
laquelle gajure ledit S^ Cagnier auroit déposé en nos mains 
deux escus d'or et ledit S' Legras, une pistolle d'Espagne, 
pour estre le tout délivré à celuy au proffit duquel le pré- 
sent jugement seroit rendu; faisant droict sur la dicte diffir 
culté et veu l'arpentage faict en nôtre présence et dudit S' 
Legras, du circuit de la ditte ville de Chaulmont, en dehors 
et au dedans des fossés dicelle, par Nicolas Perrin, maistre 
arpenteur juré audiot Chaulmont, par lequel arpentage ap- 
pert que le dit circuit contient sept mil quatre cent pieds de 
roy, réduit à trois cent soixante et dix cordes; autre arpen- 
tage fait par François du Poisson aussv arpenteur juré du 
circuit dudit Clairevaulx, contenant nuict mil cinquante 
pieds, reduictz à quatre cent deux cordes et demy. Tout 
considéré, disons qu'il appert par les dicts arpentages que 
l'enclos et circuit du lieu de Clairevaulx est plus grand et 
contient daventage que celuy de la dicte ville de Chaulmont, 

(a) n est qaestion de ce médecin dans le Sealigeriana sive exeerptff 
ex ore Sealigeriper FF, PP. Genevœ. 1666. In-8o, pagres 197-8. 

{b) Liasse 197, dossier II. 



■W» ^H ll <— - 



— 442 — 



de trente deux cordes et demy. Pourquoy nous avons or- 
donné que les deux escus dor mis en nos mains par le dit 
Sr Gagnier, luy seront rendus et restituées pour en disposer 
et faire ce que bon luy semblera : et que pour la dite pis- 
tolle, elle sera pareillement remise ez mains dudit S^ Legras, 
en payant par luy et au préalable le souper audit S^ Gagnier, 
arbitré et convenus et sans despens; Signé Perret avec pa- 
raphe; prononcé par moy Bon. Beaupere greffier commis 
par ledit S' arbitre, en présence des partyes, cejourd'hay 
quatorzième apvril mil six cent trente trois; et a ledit S' 
Legras déclare quil acquiesce au jugement cv dessus pour 
saulver lamende. — Bspices gratis en faveur des partyes. — 
Signé Beaupere (a). 

Texte CI. 

1642. DUsertation d'André du Sausay sur les cérémonies de 
Ventrée des évéques de Troyes lors de leur Joyeux avènement. 

IMsterUtlancala de rito qoo suicipUnr episcopus Trecensls ab 
abbatlssà fi. Marts ad mouiales cùm Is primCùn iolemnt more 
nrbem iogreditur. 

Datis igitur ad me 3 non. februarii litterls, morem 

hune, Augustœ Trecarum, ab omni memorift receptum signi- 
ficas» ut recens inauguratus ejusdem urbis pontifex, suam 
ecdesiam, solemni ritu, ingressurus, ad monasterium yimr 
Dum ss"" dei genitricis suosistat^ubi, exceptus reverentèr 
ab abbatissây pretioso pluviali induitur^ omatur mitrâ et 

{lastorali pedo, hocque apparatu insignis, canonicis sununi 
empli eô occurrentibus, publiée praBsentatur. Quo de ritu 
ut subjudicas, cum nuper inter nonnullos verteretur qusBS- 
tio, visum fuerit plerisque prorsùs à jure et decoro abhor- 
rere, ut episcopus sacra insignia pontificalis dignitatis de 
manu fœminse suscipiat; adeôque de pontificatu per eam 
quasi investiatur (b). Gùm abbatissa ipsius sexum haud de- 
ceat hujusmodi privilégie uti, mosque iste episcopalis ho- 
noris non nihil delibare videatur. Y erùm alios esse ex ad- 
verse qui censeant hujusmodi consuetudinem posse defendi 
vel ex eo quôd Fontis-Ebrardi s^balissœ i^rivUegia longé ma- 
gis mira competant, qu» cùm novissimè impugnata fuissent 
satis acritér, ab ipsis ejusdem ordinis domesticis^ discussâ 
lite, rata judicum calculo habita sunt, plenoque in vigore 
decretum ea esse servanda. 

Addis insunerTrecensem hune ritum traditionis cujusdam 
authoritate lulciri» quâ inveteratâ credulitate fertur, antè 

(a) Liasse 259. 

[b) Investitura fit etiam consaetodine can. 3. De iU qwB fiant à ma- 
jori[parteeapUuli, lib.3. lit. il. tom.u. p. 151]. Voy. pour celte note 
et les suivantes, Pithou, Corpus juris eanoniei. 1687. lâ-fo, édition de 
Thierry. — les mots qui se trouvent compris entre crochets sont des 
additions de l'éditeur. 



— 448 — 

susceptam Trecis Christi fidem, eodem loco quo nunc cœno- 
bium S. MarisD ad moniales visitur, exstitisse VirginumVes- 
talium collegium, quœ ad Romanorum instar a maximo 
pontifice regebantur, hisque suffertas istas moniales, qu» 
sub virginis Deiparœ patrocinio degunt, illamm que utl se- 
dem, sic honorem consecutas esse. Porrô ex antiquâ lec- 
tione observas apud Livium, post cladem Romœ a GaUis il- 
latam, Gamillum cives monuisse, urhe salvd nefas esse Végé- 
tales extra morari quitus ipsa Roma, una esset sedes. At ver6 
quamvis me non eum esse reputem, qui praefixœ questionis 
possim ambages dlrimere, à te tamen interpellatus dicam 

3uod sentiam, proque insito more ac genio ut rem totam or- 
ine sno exequar per numéros statuam aliquot propositiones 
quibus rationem promam accuratiùs et per partes univer- 
sam quaastionem seriatim deducam. 

I. Extra urbem, Vestales propriè dictas, kitur, censeo non 
sedisse. licetenim S. Hieronymus lib. I. contra Jovinianum 
Vestœ asserat innumeràbUes saeerdotes, successive et non si- 
mùl bas extitisse innumeras, et Romae, non alibi usquàm, 
débet in boc dicto intelliffi. Quemadmodùm ex Yalerio col- 
liffitur referente 300 cymoricas fœminas a Mario postulasse 
sibi ut yirginibus, cum virginibus Romanis vestalious vivere 
liceret, nec impetrasse. Quamobrem pudicitiise zelo, ne vim 
à milite paterentur» spontaneam sibimet intulisse necem. Ad 
quambistoriamalludens prœfàtus S. Hieronymusep. II ad Age- 
rachiam de Monogamid^ pudicitiam ayt etiàm harbaris ac feris 
gentibus veneràbilem fuisse. Porrô si in Germaniâ vel Galliâ 
tûm vestalium passlm sodalitia constitissent,pervium fuisset 
mulieribus illis expetere ut in ejusmodi coUegia admitteren- 
tor, nec opus Aiisset Romam usque ire. ejusmodi ut posset 
vestalium inveniri cœtus. Nec contra facit quod tua obser- 
vât eniditio apud Livium te legisse pridem virginum Vesta- 
lium coll^um etiàm apud Albam consedisse. Et enim li- 
vius cûm vestae sacra vetustissima esse asserit ab Albanis 
accepta, bine que traducta Romam et à Numâ Pompilio ibi 
instituta, multisque cœremoniis venerabiliora effecta diserte 
commeminit Ub. I. Albanum autem, ubi titulum etiàm babet 
cardinalis episcopus Albanensis, oppidum Latii est ab urbe 
Româ ad xvi. m. p. in ortum disians. Undè translaftHm à 
Numft Vestalium colleffium in urbem esse primo ubi origi* 
nem cœperat boc élus facto desiit. Ad Galliam quod spectat, 
certè Gœsarem Gallorum mores et sacra légère est passim 
descripta. Druydum ipse porrô fréquenter ac copiose com* 
memorat instituta ac ritus, nusquàm autem Vestalium ipse me* 
ninit. Quarum nec in actis martyrum Galliœ» ubi ^tbnico- 
mm, Flaminum ac sacrorum frequens mentio occurit, quio- 
quam de eis proditum usquàm legi, dùm necessario studio 
eadem acta pervolverem. iEmulatas quidem cœteras gentes 
Romana sacra, postquàm jugum Romanorum subierunt, pie- 
risque ex antiquis monumentis constat, bine que Capitolia 
variis in Galliarum urbibus extitisse reperimus. Eumenius 
Rbetor, in pannegeryco prœfecto Galliœ dicto Augustodu-* 



— likk — 

nensis in GalliA Gapitolii mentionem facit. Sidonius Tolosanl 
idem que ac Ausonius Narbonensis acta ss"*» martjrum 
Tyrsi et socionmiy Trevirensis sed et Goloniensis ao Yeson- 
tioDensis illi qui fastos harum urbium coDscripserunt. Apad 
qaos iamen allosque omnes qui de re ffallicft scripsére, de 
vestalibus Galliae mcolis nihU inveuire ficuit praeter perpe- 
tuum ibique sUeutium. 

II. Yerùm dalo boc ipso, pro certo, quod verisimile nen- 
tiquâm niibi videtur : videlicet quôd Trecis, in gallicâGam- 

}>anlâ, urbe non ig;nobi1i vestalium antiquum fuerit domîci- 
ium : bine tamen nibil accommodi elici posset ad monialium 
cœnobii S. Mariœ aug;enda insignia dignitatis. Tùm quôd 
plane non liqueat an eum locum quo prîdem vestales con- 
sedissent, bae Ghristianae virffines incolant. Tùm quôd etsi 
eumdem tenerent situm, non ideô idem jus in eas transfusum 
segueretur. Gùm nec moribus successerint, tantùroque ab 
illis dissideant quantum lux à tenebris et daemonum cultus 
A Gbristi religione et docliinâ. Non babet quicquàm effica- 
ci® illa igitur comparatio quôd sicut Vestales a pontifîce 
maumo summoç|ue sacrificatore regebanlur, hocque ho- 
nore illarum antistita gauderet ut vestiendi ejusdem ponti- 
iicis ipsi proprium esset manus, sic abbatiss® monialium 
Trecensiam quœ in vicem prlscarum vestalium sufferts 
sinty adscripta fuerit prserogaUva imponendi sacrum épis- 
copo ornatum. Nàm prasterquàm illa surrogatio non patet, 
aequo itidem incertum est an Vestalium summse jus fuerit 
pontificl maximo mysticas aptare vestes» cum sacro officio 
lungî primùm aggrederetur. Quod ut sit, tamen non sequitur 
id ritus Trecis fuisse in usu, ubi pontifèx maximus sub 
œtbnicâ superstitione nullus fuit. Unicus bic enim toto im- 
perio erat. Quamobrem postquàm ad unum principem 
rerum summa devoluta est, huic uni itidem delatum noc 
sacri honoris singulare decus ut pontifex maximus, proximo 
fascibus imperii tilulo dicerelur. Gelerûm vêtus ecclesiae 
politia voluit ut in iis urbibus duntaxat quae apud aethnicos 
Archiflamines babuerant^ metropolilae constituerentur, ia 
aliis verô ut polè quae provincise matrices non erant et 
Flamines tantûro habuerant, collocarentur episcopi (a). Hdc 
ex régula effectum ut Trecis qui praeûceretur sacrorum apex 
christiano ritu, episcopus tantùm censeretur. Trecarum 
enim civitas etsi caeteroqui conspicua, nunquâm tamen Me- 
tropolita fuit, sed ab initio derimpta Senonensium matrici 
perstitit, ac etiàmnunc persévérât in utrâque politiâ tàm 
sacra scilicet quàm civili ut ex Notitiâ imperii colligitur et 
tabulis censualibus Epîscopatuum orhis christiani à Miraeo 
editis. Gùm igitur pontifex maximus illic sub gentilium 
gubernatione non esset, consentaneum indè fit nec mi cœtum 
extitisse vestalium virginum quae ipsius pontificis regimini 



(a) G. in illis. D. 80. — • Eandem regolam repetit Léo IX. ep. 3. ad 
Petrum et Johannem episcopos Afric». 



— txUb — 

subessent et à quarumprœfectâ i]^se vicisslm solemni inau-* 
g;aralioDe sacri principatûs iosig^nia acciperet. 

III. Nec solo itidem oblentu tituli beatissimœ virginis dei- 
parse, cujus subfelicissimo patrocinioTreceoses illae moniales 
consistunt, hoc adornandi jpontifîcis apparatum untis ipsarum 
abbatissœ fuisse reor eqiudem atlributum. Gùm alia monia- 
Hum cœnobia inveniantur sub aliis nuncupationibus evecta» 
quibus consimile privilegium aut paulô diversum ex veteri 
usu competit. Non te morabor per variorum hac de re exem- 
plorum mductionem. Instar plurium quandoquîdem illud 
esse potest, quod Rotoma^i antiqua ex praxi observatur ubi 
cûm metropolitanus pontifex sui prœsulatùs init auspicia 
ad monasterium S. Amandiin urbe solemoiprogredilur comi* 
tatu, occurrente sibi opportuno cœnobii loco abbatissâ à 
quâ honorificë susceptus pontiGcali annulo donatur, quam 
ea, ipso dextram porrigente, in ejus digitum immittit, 
deindè praesul, quasi hoc signo sponsus jàm factus ecclesiœ, 
ab eâdem osculo in facie honoratur, circumstante clero ac 
populo, hancque cœremoniamy quam (ut fertur) majores 
mystico intellectu invexerunt, gratis conspectante oblutibus. 

IV. Abbatiss» Fontis Ebraldi privilégia, etsi insignia sînt, 
nihil affine habere cum hoc aobatissœ monialium trecen- 
sium privilegio. Nàm quantumvls antîstitae fontebraldensis 
polesta^, per apostolica indulta attoUatur, ad hoc non tamen 
assurgity ut circà episcopum Pictaviensem vel alium quic- 
quâm possit, sed omne jus quo praecellit circà sacras virgi- 
nes et religiosos suos extenditur et versatur, in eorumque 
gubernatione et correctione et ordînis (cujus caput est) œco" 
nomiâ, atque subjacentium monasteriorum speculatione et 
quorumdam jurium potiùs cminenti habltu quàm actuali 
actu ecclesiastic» potestatis conquiescit. Quamobrem hujus 
cum abbatissâ Trecensi comparatio ad casum qui vertitur 
nec spectat nec adœquè aptari potest. 

y. Abnuere nequeo privilegium hoc abbatissœ Trecensis 
aliquid ne dicam indecori at saltem inconvenientis prae se 
ferre» quodque sacris canonibus utcumquè obversari videa- 
tur. Goncilium vêtus Nannetense c. 19. Apostoli authoritate 
adductâ, qui turpe esse mulieri docet in ecclesiâ loqui, arcet 
non modo fœminas à publicls ne^otiis : sed labem etiâm 
inverecundiœ ils inurit quas publicos adeunt conventus, 
quamvis causa utilitatis Regni aut Reipublicae. Quomodô 
igitur huDC probasset illa synodus, quo reli^iosa fœmina, 
abbatissâ, sciiicet virgo sacra et sanctimonialium magistra, 
ingrediente primùm urbem episcopo (quem nec deberet in 
faciem intueri) aperto vultu se sistit omnium obviàm aspec- 
tibus, huicque se immîscet pompœ triumphalis ingressùs ; 
episcopum apertis val vis monasterii, ubi clausura débet esse 
perpétua, intrà virgineos Lares excipit; deducitper manum 
m capitulum; per claustrum circumducit; dirigtt in eccle- 
siam; inducit m sedem; librum Gollectarum illi porrigit, 
ocationem ipsimet indicat et prœscribit; tùm mittit ad para- 
tum hospitium, ubi ille pernoctat ; crastinâ die rursus in 



— 446 — 

loca regularia intromittit ; adducit in capittilum ; exQit illtim 
caputio, induit pluvialiy mitramque ejus capiti imponit, clero 
cathedralis ecciesi» obyîanti, sic amictam et insulatum pro- 
priam ut illorum patrem ac pastorem fNrsesentat; quin et 
tactis sacrosanctis evangeliis jurare adigit praescriptam de 
servandis suœ parthenonae privilegiis lormulam ; sicone 
demùm liunc clero et populo cireumfluenti tradit et dimittif 
solemni comitatu summi templi (ubi pontificatûs sedes est) 
limina aditurum? Hœc certè omnia quse praedicta abbatissa 
Trecensium monialium circâ episcopum publico in ciyitatis 
conventu adeôque totius adjacentis re^onis concnrsu ac 
conspectUy antique ex more peragit, commnni non solûm 
à jure discrepare, yernmetiàni ab honesto simnl et decoro 
ac ipso rationis dictamine et œquitatis leffibos abesse procol 
yidentur. Profectô leges ecclesiasticœ districtè statuunttil 
mUla fœmina ad altare accedere prœsumat aut presltytero afih 
deat ministrare, aut stare vel sedere infrà cancéUos (a). Item 
sandunt c. 25. dist. 23. Ut sacratœ deo feminm vd monach*B 
nacra vasa velpallas non contingant, hinc Herclè pari (si non 
potiori) jure intelligi potest vetitum ne sacras vestes ponti- 
nci millier sanctimonialis adaptet» tiaramque, coronam 
nempè sacerdotii ac prœcipuum episcopatûs insigne» saCTO 
ejusdem imponat vertici, et sceptrum ecclesiastfcae potes- 
tatis, pedum scilicet pastorale, illi tradat in manum [b). Gui 
porrô non licet ad altare accedere et infrà eanceUos sedere, 
tmà nec stare, quantominùs fas esse existimari débet ad al" 
tare deducere pontificem, sedemque illi in choro assignare et 
orandi praescribere ordinem? Prohibetur ipsa per canonicas 
sancliones ministrare presbiftero, multo magis tgitur epûcopo. 
Culque prodire in publicum sacra Religionis professio et 
sexus proprii pudor non permittît, quantô minus concedit 
publico occurstt excipere, revelatâ facie alloqui, per manum 
circumducere pontincem, affari clerum, inque promiscuâ 
turbâ circumfusse plebis versari? Quodque magls stupens 

I'uramentum à suo superiore, proprio uuquë episcopo so- 
emni cœremoniâ exigere, illumque per traditionem insi- 
gnium quasi investire (c) sacratissimâ dignitate prsesulatûs 
cujus ipsa est potestati obnoxia. Nam exemptionis privilegio 



(a) § ait. Cap. Inhibendam de cehabit. cleric. et maUemm. Lib. 3. 
tit. 2. 

{b) S. Bernardus Serm. de Bapiis, : « In exterior^!>as dlversa sont 
signa yanae investiturae secundùm ea de quibus invesUmar. Y. G. in*- 
yestitnr canonicus per librum, abbas per circnlum, episcopus per 
bacnlnm et amictam, etc. » Yide lyonis Garnot. Ep. 59 et 60 ad Ha- 
^onem Legatnm et 157 ad Paschalem pp. 

(c) Investire est qnasi possessionem jaris ecclesiae conferre per an- 
nalam, etc. Glos. pen. in c. Ex frequentibus de investi et De lis qua 
fiuni, etc. Inyestitara hinc in sacro jare definitar, signum coUatse pos- 
sessionis per traditionem annall, baculi, etc. Gap. Cum olim de sent- 
et Rejud, 



— 447 — 

non gaudety sed ex antiquft juris observatione priusquàm 
obeal monisJium reg^men sibi commissum, obedientiam illi 
tenetur praestito juramento polliceri : cujus haec est vêtus 
formula ex prisco pootificali Trecensi (a) antè annos 500 in 
membrana exarate seriatim decerpta. Ègo soror,.. àbbatina 
B. Mariœ ad monialeg Trecensis, ordinis sancH Benedicti pro^ 
mitto tibi pater, tuUque successoribus atque êanctœ matri 
ecclesie Trecensi débitam subjectionem et obedientiam se^ 
eundùm ttatuta SS. Patrum ore prdmitto et manu proprid 
confrmo. 

Yl. Dico et sapienti consilio et auspicato successu post 
regularem clausuram iu illo moDasterio virgioali stabilifam, 
resectas fuisse plerasque ex ritu liujus episcopalis suscep- 
tionis praxeSy quse potiùs verg^elmiit in derisum reli^onis 
quam décorum; hocque tantùm retentom in usu» ut recens 
sacratus Trecensis autistes ecclesiam monialium sanctœ 
Mariœ per exteriorem aditum iuffressus,^ precibus ante altare 
fusis, jusjurandum de servandis çriyilegUs ejusdem reli- 
giosœ domûs spectante per cbori interioris cancellos suis 
cum sororibus abbatissA, prsstet, sacrumque amictum non 
de ejus manu sed cujusdam abbatis ab illA in boc bonori- 
ficum munus delecti, recipiat, à quo ipsius ablNitissse yice et 
nomine, clero occureoti extra septa clausurse regularis, epis- 
copus praesentetur; sic enim servalis (quoad rem) monas- 
terii ipsius juribus ac abbatiss» intégra dig;nitate optimè 
prospectum, yirginali decoro, episcopali bonori, cleri rêve* 
renti», populique commodo. Qu» omnia per superfluas 
indecorasque alias consuetudines prsememoratas potiûs 
imminuebantur quâm aliquod rounimentum caperent vel 
ornaturo. Prœclarô ayt S. Augustinus lib. 3 de Baptis, contra 
Donat. c. 16. debere consuetudinem cedere rationi. Ideôque 
canones sacri rectè decemunt eyellendam radiatûs esse con- 
suetudinem quœ noxia sit vel irrationabilis (b), 

YII. Tamen dici poterit quôd inter corruptelas jus illud 
abbatisse Trecensis computari non debeat quo consuevit 
episcopo prœsulatum auspicanti sacras disnitatis impendere 
insignia, imô etiàm tradere, dummodô decenti ordine hoc 
fiât et sine jacturft clausure regularis. Ratio ut ità sentiam 
non una persuadet. Si quidem abbatissa Diaconissae honore 
dudùm praefulsit, hocque titulo in jure honoratur (c) ide6- 
que benidicitur solemni ritu pariter ac abbas ^dl Certè Igna- 
tiuSy igneo ille pectore Ghristi martyr et pontifex in epist. ad 
Antiochenos versus finem salutat speciatim Diaconissas quas 
nuncupat iacrorum vestibulorum custodes, bis igitur quae lo- 
cum earum in ecclesiâ postmodùm sortit® sunt, abbatissis 

(a) Ce pontifical existe encore. Voyez ci-dessos, page 16, no 46. 
(6) Gan. Blala. dist. 8 et cap. Cum sait» de off, archid. 
(e) Gap. Nwa quœdam et ibid. Glos. de pœnit. et remiss. 
{d) Gap. MaximmM 15 de accus, et cap. IndemniUaiibus de Oect. 



— 448 — 

scilicet, sacrarum yirginum coryçhœis non incongrue majo^ 
res, au» illarum sunt offlciisaffînia^quibusdam inTectis nti- 
bus aetulerunt, Terbi ffratiâ Trecis ut monialium praBfecta» 
ineuntiepiscopoprœsulatum. quasi sacra adytareseraret, et 
quœ Diaconissa mysticorum Uminum custodes ollm fuerant, 
uisignium etiàm pontificalis honoris (quo nihil purius ac cas- 
iius esse débet] curam demùm gérèrent et eâdem puritate 
ipse episcopus antistitâ Yirginum illa ornamenta sumeret, 
quâ debebat iisdem decoratus dùm fungeretur ministerio 
sanctificationis, enitere. Il» verùm alla ratio ex jure petita 
favet etiàm huic Trecensi abbatissœ privilegio quôdnihilo- 
minùs hofwrificum non solùm esse censeo sed insimul onero- 
sum. Id porrô ut perspectum fiât ad praesens propositûm 
quœdam juvat reflectere quae in commentario nostro in Mar- 
tvrologium Gallicanum ad diem S januarii sub elo^o sanet» 
uenovefœ yirj[inis observasse meminimus de multiplici trac- 
tantes velamine, scilicet conversionis, professionis, consecra- 
tianiê, ordinationis etprœlationis, Geriè cùm apostolici vigore 
mandati noya monialium abbatissa (nàm ad priorissam dé- 
çus hoc non çertinet] benedicitur, ut abbati privilegiato (i(à 
juristœ eloqui soient) datur mitra seu cidaris^ sic ipsi Yirgi- 
num sacrorum antistitae prœlationis vélum, quod Treuffam 
vulgô vocitanty ab episcopoimponitur. Porrô notatu dignum 
quod legitur in lib. veteris styli Romanœ curiœ, antiquo scili- 
cet ex more staiutum non soivi annatam summo pontifici ab 
abbatissa confirmaiâ, sed unum duntaxat lineum amictum 
quem humerale Honorius Augustod., in gemma animœ; su- 
perhumerale, Rabanus Maurus lib. I. de divin, offic. nuncu- 
pant. Quod pontifici Maximo prœslitum ab electâ Yirginum 
antistitâ honorario munere seu potiûs guasi cujusdam reco- 
gnitionis debiiœ ab elecf o ex confirmationis titulo, non nihil 
affinitatis habere videtur cum illo xenio, quo non exempts 
ab ordinario abbatissae, ipsi suo episcopo vel annulum ponti- 
ficalem, vel pluviale aut mitram acutextam in praesulâtùs 
exordio offerre soient, vel forte etiam cujusdam con ventionis 
jure prsBstare obtinguotur. Muneris autem apud jurisperi- 
tos iam canonistas quàm civiles triplex est significatio. Su- 
mitur enim munus pro dono, pro obsequio, pro onere (a). 
Triplici bac acceptione mitram ac pluviale ab abbatissa B. 
Mariae ad moniales, Trecensi episcopo possessionem adeuuti 
prœstari consuevisse ab aotiquo, non absre foret interpre- 
tari. In signum scilicet oneris, nempè census cui obstricta 
vH prœlata inferior fuerlt, ad sui pontificis et pastoris testau- 
dam suprà se prolestatem. In indicium insuper gratuiti doni 
ob jucundi advenlûs Ixtitiam. In testimonium officii, quôd 
mimirùm vel ejusmodi sacros ornatus abbatissa et suœ mo- 
niales, quasi opes argumentosœ (ut virgines S. Ambrosius ap- 
pellabat) propriâ (quae huic maxime sexui congruit) arte ac 
operâ contexerent,sicque Yirginalis apificii quasi primitias, 

(a) L. Munus cod. til. ad principium ; tit. et Glos. munera ad g Ule 
cap. aecmaius 7 de Hasret, in ^o. 



— 449 — 

suo ex alreario depromptas, pontifici suo persolverent offe- 
rendo episcopalem ipsimet apparatum, suâ industriâ conci- 
natum; vel rortè potiùs, quôd sacra iosîgnia apud eas ut ido* 
neas sacrorum custodes, deponerentur. Quaecùinut séques- 
tra abbatissa servaret, tuoc et fideicommissi officio, repra»- 
sentaret, cùm pootificali ornatu episcopus, sedis suae posses- 
sionem capessendo, ad majorem basilicam yallatus ordini- 
bus sacris pro^rederetar. 

At fecit hoc etiam (piè ut existinio} plurimùm semper ex- 
culta apud majores ss<»* Vir^inis deiparœ recordatio, ut ab 
ejus auspiciis episcopusofficii sui pastoralis executionem in- 
ciperet. Ideô nimirum pium hune morem invexere, ut ab 
ecclesiâ B"* ipsius yirgmis, cui sacrae yirgioes deserviunt, 
episcopalis hic iniretur introitus ftique ab ejusdem parthe- 
D008B venerabili praefectâ, quae repose virginum illic vicem 
tenet, suos sumeret ipse autistes pontificales omatus. In hujns 
mysterii videlicet memoriam quo aeternus sacerdos et ponti- 
fex Ghristus, tanquàm sponsus de Thalamo procédons, im- 
maculatos humanitatis amictus, ab intemeratâ virgine matre 
suâ, vivo utiquepurissimoque suae habitationis sacrario, sus- 
cepit. Undè spiritus ait in Canticis (a): a EgrediminifUiœSion 
et videte Regem Salamonem in diademate quo eoronavit etim 
mater iua. Hœe est porta, inquit scrit>ens in Pammachinni 
S. Hieromrmus (&), semper elausa et lucida, operkns in se, vd 
ex se projerens sancta sanctorum; per quam sol justieiaetpon' 
tifex noster secundùm ordinem Metchisedeeh ingreditur et egre- 
ditur. — Sed de ritu Trecensi satis superque (c). 



(a) Gant. 3. 11. 

(b) In Apoc, pro Uhrii adver. Jovin. in fine. 
(e) Liasse 384. 



3i 



TABLE DES PRINCIPAUX OBJETS 

MENTIONNÉS DANS CET OUVRAGE (a). 



ÂBBATB de fiasse^Fontaine, pag^s 
4. 78. — de Beaulieu. A* — de 
Benoiste-Yaux. Comptes. 219. — 
de Boolancourt. 4< — de Clair- 
marais. 219. — de Clairraux. h. 
78. 139. 271. -^ de la Chapelle- 
anx-Planches. A* — de Macheret. 
152. — de Montiéramey. 3. 78. 
153. 221. — de Montier-la-Celle. 
3. 78. 158. 222. <— de Mores. 4. 

— de N.-D.-aux-Nonnaios. 168. 
224. 265. 293. 340. 353. 406. 414. 
419. — d'Oye. 216. — de S*-Bâ- 
cle. 219. — de Saint-Loop. 3. 78. 

— de SelUéres. 5. 78. — dn Pa- 
raclet. 5. — de Yaulnisant. 5. 
78. — da Yal- des -Vignes. 
S16. 

ABRiYiATiONS. 77. 92. (en notes.) 
AcTA sanctortun de D. Mabilion. 

33. — des BoUandistes. 33. 
ÀCTBS de l'autorité épiscopale. 98. 

— de rofficiaUté. 100. 
Administration proTinciale. 179. 

321. 
AufANAGH de la constitution, 69. 
^^ de la viUe et du diocèse de 
Troyes. 69. — des notaires de 
Varrondissement de Troyes, 70. 

— du département de l'Aube, 69. 
70. 

Annales cistercienses. 32. 

Annales de la ville de Troyes. 20. 

Annales O. Grandimontis, 40. — 
O. S, Bened. 32. 

Annuaire du clergé du diocèse de 
Troyes, 6. 70. 348. — du dépar^ 
tement de l'Aube, 70. 

Antiquités de Troyes, 59. — par 
le père Gourdaalt. 19. —de Do- 
chéne. 31. 

Architecture. 309. 

Archites de Dijon. 6. — de l'ad- 
ministration des hôpitaux de 
Troyes. 5. — de la préfecture de 
l'Aube. 5. -^ de l'hôt. d. v. de 
Troyes. 5. 23. 2.— de Pont-sur- 1 



Seine. 834* — des communes de 
l'Aube. 5.— du palais épiscopal 
à Troyes. 6. — du royaume. 6. 

— judiciaires de l'Aube. 6. 
Arquebuse. 232. 
Arrest au profit des merciers, etc^ 

58. — des médecins, 61. — con^ 
cernant la police de Troyes, 57. 

— contre tes chanoines de S^ 
Etienne, 46. ^— portant rétablis- 
sement des foires de Troyes, 57. 

Art (1') à Troyes, pendant le 

moyen-âge. 303. — dramatique* 

328. 
Artistes (les) à Troyes, etc. 308. 
Arts et métiers.. 180. 317. 
Assemblée de l'Élection à Troyes. 

79. -— du clergé. 93. ibid. — id. 

à Paris, ibid. 
AssEBiBLÉES de la commune de 
' Troyes (lieu des). 388. 
Assemblée générale du clergé, à 

Melun. 93. *- tenue à l'éTéché 

de Troyes. 94. 
AssisiiB Campania. 10. 
AucTORiTATB (de) comers eompoUH 

rum, 82. 
Autographes de personnes illus^ 

très. 240. 

BAiLLLàGE de Senlis. 91. — de 

Troyes. 80. 180. 
Bains. Yoy. Etuves. 
Barqnnies de la Crosse. 95. 
Barons chrétiens. 96. 
Basse-Fontaine. Possessions. 138. 
BÉNÉFiciERS du diocèse de Troyes. 

94. 

Bibliothèque de la préfecture de 
l'Aube. 264. — de St-Loup. 17. 
— de la Tille de Troyes. 5. — 
royale. 5. 

Bibliothèques publiques, Paris. 5. 

Biographies. 42. 318. 

Blasons des comtes de Cham- 
pagne. 13. 14. — de la Tille de 
Troyes. 181. — de St-Fal. 355. 



(m) Le» titres d*ourra|e qui s« rencuntreront dans cette table sool imprimes es italîqu*. 



— i452 — 



— dTrbaIn lY. 285. 
Bon-Pasteur. 79. 230. 
BoRBOMi Nugœ. 64* 

Bref de Vomce de S^-Etienne. 84. 
Bréviaire ae Troyes. 4i. 
BreyiariumB. m. ad moniales. 42. 
Bulles papales. 249. 

Capucins de Bar-sur-Àube. 163. 

— de Troyes. 163. 
Carmélites. 79. 174- 229. 
Champagne (inss. sur la) 9. — 

cartes de 14- 71. 72. — (Cartu- 
lairesde). 8. 9. — (domaines de). 
15. — et Brie. 11. 148. — [Con- 
trôle de la retme de» gemUshom- 
mes de). 55. 

Chapitre de Coarteron. 4. — 
Mussy-l'Evêque. 4 — St-Pierre 
de Troyes. 3. 

Charpenterie. 317. 

Charte de commune de la Ville- 
nenye-au-Chéne. 5. 362. — de 
Vendeuvre. 368. — Troyes. 370. 

Chartes de commune inédites. 11 . 

Chartreux. 78. 163. 223. 

Château de Bossancourt. 4. — 
de Brienne. ibid. — de Cervet. 
99. — de Chalette. 3. — de 
Courcelles. ibid. — Cours (des), 
ibid. — de Dampierre. 3. -^ de 
Fontaine. 4> — de Montier-^n- 
l'Ile. 4. — de Polîsy. 5. — de 
PrasUn. 5. — de Ricey-Bas. 5. 
de Rosnay. 4. — de Spoy. 4. — 
de Thieffrain. 5. — de Vaux. 
99. — de Vendeuvre. 4. — de 
Villemorien. 5. — de Ville-sur- 
Arce. 5. 

Choisel. 78. 466. 

Chronicon del ordendel cister. 32. 

Clairvaux. Actes de chaucellerie 
romaine. 141. — Id. des abbés. 
145. — Brochures, libelles, etc. 
149. 150. — Bulles. 140. 141. — 
Communes. 145. — Comptabi- 
lité. 143. 144. — Comptes du 
tavernier. 218. — Correspon- 
dance. 144. — Déclarations. 144. 
Donations. 143. — Id. de Por- 
tugal, ibid. — Forges. 218. — 
(Histoirede). 140. 271. — (Hist. 
gén. de To. de). 139. 140. — In- 
dustrie. 144. — Inventaires. 139. 

144. — Justice. 142. — Oblats. 

145. — Pièces détachées. 145. 

— Privilèges. 142. — Procès 



avec les seigneurs d'Anglure. 
142. — Régime intérienr. 144. 
Registres. 215. — Servage. 145. 

— Titres de propriété. 143. 
CoMMANDBRiE de Rar-snr-Aube. 

4. — du Bourget. 79. 231. — 
de Troyes. 3. 79. 231. — de 
Valleurs ou Avall6ars. 79. 177. 
231. 

Commerce. 180. 321. 

Commission intermédiaire. 180. 

Communes. Voy. archives et char- 
tes. 

Comtes de Champagne {des). 37. 

Contributions du clergé. 101. 

Cordelières de St-Marcel. 79. 
226. 

C0RDELIERS de Bar-sur-Aube. 8. 

— de Troyes. 78. 164- 
Couvents du diocèse de Troyes. 

288. 
Coutumes payennes. 328. 
Cour des aides. 89. 

DÉCLARATIONS des égUses do 
diocèse de Troyes. 101. — des 
fiefs du bailliage. 10. 

De la sainte hiérarchie de l'églite 
et la vie de S^Adercdd. 43. 

DÉLICES de la France, de Desrues. 
31. 

De l'influence des lois sur les 
mtpurs. 65. 

DÉPÊCHE à la duchesse de Bour- 
gogne. 7. 

Description de la baronnie de 
VUlemor, par Chobert. 28. — de 
la terre de Ricey. 50. — des arcs 
de triomphe de Troyes, 53. — du 
gouvernement de Bourgogne. 35. 

— historiq. de la cathéarale de 
Troyes. 59. 

Devoirs rendus à Tévéque de 

Troyes. par les barons de la 

Crosse. 96. 97. 
Dictionnaire géographique hist. 

et pol. des Gaules, par Expilly. 

31. — Id. de Lamartinîère. ibid. 

— de Bayle, ibid. — Moreri, 
ibid. 

Différends de l'évéché avec S^ 

Etienne. 100. 
Diplôme de Charles-le-Chauve. 

236. — de Karloman. ibid. — 

d'Eudes, ibid. — de Henri I«r. 

ibid. 
Discours de M. de dfesgrigny, en 



— /i53 — 



1789. 53. — qui a balancé, etc. 
(de Grosley). 65. — sur le pro- 
verbe 99 moutons, etc. 88. — «tir 
les beaux-arts, 67. 

Dissertation hist. sur un bourg, 
etc» 67. — sur les cérémonies, etc. 
442. 

Dissertations sur divers points 
de rhistoire du département de 
FAobe. 340. 

Divers titres touchant la Cham- 
pagne. 10. 

Division des pauvres de Troyes. 
51. 

Documents héraldiques. 89. 285. 

Documents (dépots de). 8. 

Donation au pauvres, par M. 
Hennequin. 51. 

Donations de Gharles-le-Chauve. 
236. — de Chélembert. 393. 

Droit de Tévéque de Troyes sur 
le lit des curés. 97. — de Visi- 
tation. 97. 

Duché de Nemours» 91. 

Ducs de Bourgogne. Sceaux. 255. 

Eclaircissements sur la vie de S^ 

Loup, 43. 
Ecoles. 107. 324. Règlement des 

Ecoles de Troyes. 426. 
Edict du roy sur la réduction de 

Troyes. 50. 
Edifices publics. 180. 
Edit sur M milice de Troyes. 55. 
Edits concernant les officiers de la 

milice de Troyes. 55. 
Eglise cathédrale de Troyes. 77. 
Eglises collégiales. 86. 
Eglogue présentée à Louis XV. 54. 
Election de Troyes. 282. 
Eloge deBreyer, 63. 
Elogia singxuorum ClarevaUis ab- 

bcttum de Saulnier. 24- 25. 
Enchiridion. Yoy. Macheret, 
Entrée des rois, reines, princes 

et princesses à Troyes. 214. ibid. 

813. 330. 
Entreprises des religionnaires. 

94. 
EpnÊHÉRiDBS de Grosley. 48. — 

Troyennes. 68. 
Ephimeris sanctorum. 42. 
Esprit delacoutumede Troyes, 56. 
Essais hùt. sur Bar-sur-Âube. 24. 

49. — sur Vendeuvre. 27. — 

sur la bâtisse de Troyes. 60. 
Etablissement des prêtres de la 



mission dans le diocèse de 
Troyes. 99. 
Etat de ce que le roy peut lever 
& Troyes, etc. 12. — des agrées 
de la galère Haudancourt. 83. 

— des domaines des comtes de 
Champagne. 9. — (fes logements 
de Mm. du parlemerU à Troyes. 
54. 

Etats de Champagne 93. — d'Or- 
léans. 93. 

Etaux à pain. 112. 405. 

Etincelles (les) de V écriture. 82. 

Etuves. 123. 823. 386. 

EvANGÉLi aire de N.-D.- aux - 
Nonnains. 23. 858. — de Saint- 
Loup. 17. 

BvÉCHÉ de Troyes. 77. Bibliothèq. 
du secrétariat de F — 23. — 
Comptes d'Aix-en-Othe. 102. — 
Taille des serfs, ibid. — Reve- 
nus, ibid. — Inventaires de ti- 
tres. 92. 

Evèques de Troyes. Cérémonies 
du joyeux avènement. Lit, pa- 
lefroi, etc. 95. 96. 169. 267. 340. 
858. 442. — Partage de serfs. 
192. 193. — Possessions. 100. 

Excommunication pour les mou- 
lins de la cathédrale. 99. 

Extrait des registres de l'état 
civil de 10 paroisses (ouvrage 
de statistique au xviiie s.). 26. 

Feoda Campaniœ, 10. 

Fête de Saint Vincent de Paul. 

100. 
FoiCY (prieuré). 175. 230. 
Foires de Champagne. 88. 
FoNTis Ebrcddi exordium. 32. 
Formulaire contre Jansenius. 99. 

— d'actes relatifs à l'existence 
monastique. 88. 

Fragments de musique ancienne. 
240. — des recherches sur Vitry 
en Partais. 36. — et recueils Se 
pièces relatives à Vhistoire de 
Troyes. 87. 

FuTAiNEs. Introduction de leur 
fabrication à Troyes. 187. 

Gallia christiana. 32. 

Généalogies. 318. — des comtes 
de Champagne. 15. 122. — des 
Angenoust. 234* — des Henne- 
quin. 23. — diverses. 234. 



— 454 — 



MsinÀUTi d'oultre Seine et 

Toime. 9i. 
€k4>nuE-DiBU. 78. i64* 
Ck.088AnB de Dueange, 39. 
GoDVBRifSMBAT militaire. 180. — 

proTincial. 821. 
GmAifD-SibiiNAiRB. Yoy. Sémi^ 

naùre. 
GftAifDS jours de Troyes. 168. 

Haudakcourt (gidére). Etat des 

agrées. 88. 
Hbijhbs de Troyes. 41. 
HiSTOiRB ampte des Biceys. 50. — > 

anonyme de Moniier-la-CeUe, 88. 

— de BoT'^sur'Aube, 44. — de 
dairvaux, 15. — de Vabbave de 
Nesle. 25. — cfe 2a baronme de. 
ViUefnaur, 9S, -^ de la maison 
de Luxembourg, SS.'^ de la vie 
de S^^Samne. hh. -^ de l'o, de 
Fontewaud. 83. — des comtes de 
Champagne. 18. 85. 86. -•- ds 
Hrqyes. 19. 81. -^ de Vendeuwe. 
16. 28. — du diocèse de Troyes. 
88. — du monastère des Carmé- 
aus de Troyes. 21. — du régir- 
mont de Chompagne. 55. — eecM- 
tiaitiquedudix-seplièmos,^-^^. 

— eedésiastique et séculière de 
Troyes, 18. — politique et eioUe, 
818. 

HiSTORiA de la orden de Cister. 32. 

Hoirs Musnier. 14. 123. 160. 

Hommages au roi pour la chatel- 
lenie de Bar-sur-Seine. 89. — 
des éyéques de Troyes envers 
l'archevêque de Sens. 95. — des 
barons à l'évêque. 96. 

Hôpital de Brienne. A- — de Ma- 
rigny. 79. — de Mussy-l'Evê- 
que. 4. — de Provins. 79. — du 
St-Esprit de Troyes. 79. — St^ 
Nicolas de Bar-sur-Aube. 4* — 
de Troyes. 178. — réunis. 79. 

HOTEL-DlEU-LE-COMTB. 79. 96. 

— St-Nicolas. 79. 231. 

Industrie. 144* 180. 321. 
Inventaire des tombeaux de St- 

Etienne. 86. — des archives de 

TH. d. V. de Troyes. 12. 
Instruction pour les élèves en 

Vart des accouchements. 60. — 

publique. 324< 
Irlandais (mots et auteurs). 163. 



Jacobins de Troves. 78. 464. 

Juridiction de l'évêque de Troyes 
sur N.-D.-aux-Nonnains. 96. — 
sur l'Hôtel-Dieu. ibid. 

Journal de l'école centrale du dé- 
partement de l'Aube. 70. — de 
Troyes et de la Champagne. 7i. 

JuRÉB (commune de Troyes mise 
en). 370. 

Jus muràe^pale vêtus Campaniœ. 
10. 

L'allée de la SeHngue. 64* 

La BibuotbBqub de Clairvaux. 
63. 

La Chronique de Champagne. 71. 

La Complaintb de la grosse cloche 
de Troyes, 63. — Fosse aux 
Nonnes. 68. — joyeuse entrée de 
Louis Xin. 58. 

La Mairie et eschevinage de Troyes. 
50. 51. 

LARRrvouR. Donations. 150. Hist. 
de la maison, ibid. 

La Saincteté ehresHenne, 42. — 
trahison découverte des politiques 
de Troyes. 50. 

Le Parantmphb des dames. 64' 

Lb Prélat François. 44. 

Lfs Beaux-Arts rappelés à Troyes. 
66. 

Les Ecreignes Champenoises. 66. 

Les Etats de Champagne. 87. 

Les Louanges de Trotfes. 18. — 
vérités de saint Âventtn. 43. 

Le Thrésor spirituel de S^Urbain. 
46. 

Le Trésor des antiquités de Saint- 
Loup. 21. 

Lettre à Jf. *** sur la pastorale, 
etc. 65. — critique de M. Hugot. 
69. — de M. Baugier à M. 
GouauU (et réponses) . 51. — jur 
l'incendie de 1700. 45. — d'un 
homme de bien sur l'exU du par- 
lement à Troyes. 54. 

Lettre de Charles Yl (monnaie 
de Troyes). 7. 

Lettres autographes de madame 
de Lavallière et autres person- 
nes illustres. 100. 241. — de 
François I«r. Batification du 
traité de Cambray. 88. — de 
sauve-garde de Charles YII, 
pour la navigation sur les 
échelles du levant. 83. — mis- 
sives de Saint-Loup et de Saint- 



A55 — 



SidotM. 44- — ou journal d'un \ 
voyage en Champagne. 54* — • 
patentes de Charles YI, débi- 
teur de Jean, dnc de Bourgogne. 
6. — de Charles VU, donation 
des biens de Jacques Cœur. 83. 
— d'Henri IV, sur la médecine 
à Troyes. 61. — de Louis XIII, 
pour les habitans de Nogent. 7.-* 
.de Louis XVL (Ecole de dessin.) 
61. — sur la Champagne. 37. — 
sur les archives de PÀube. 259. 

Liber prtncipum. 8. 9. — privUe-" 
giorum cisterciensis o. 86. 

LuRAiRiE (bibliothèque) de la 
cathédrale de Troyes. 82. 

Linge miraculeux. 244> 
Liturgie. 41* 

L'OCTROI fait à Troyes d'une foire 
franche» 57. 

Machbret. 78. Comptes. 153. Do- 
nations. 153. Enchiridûm anti- 
quUoUum. 40. Hist. de Tabbaye. 
152. Priyiléges. ibid. 

Maison-Dieu de Bar-sur-Seine. 4. 

— de Yillemaur. 79. 231. 

Marmoutier. Abbaye. 164* 

MÉLANGES. 45. Meslanges hist, de 
Camusat. 37. 

MéHOiRE concernant la généralité 
de ChaUms. 9. — de P. Leroux, 
marguillier de St-Jean. 85. — 
oiltlon prouve que Troyes est la 
capitale de la province. 52. — 
pour le cierge de Nevers. 93. 

— pour le coUége des médecins 
de Troyes. 61. — pour les doc- 
teurs du Ludovicée, etc. Und* — 
sur la manufacture de Troyes, 
etc. 59. 

MÉMOIRES chronologiques des foires 
de Champagne. 57. — de l'aca- 
demie des inscriptions. 30. — de 
l'académie de Troyes. 66. — de 
la société d'agriculture, etc. du 
département, li. — de la terre 
de Vendeuvre. 26. — du Lycée 
du département de VAube. 70. — 
kisU de Champagne. 35. — hist. 
etchron. des antiquités de Troyes, 
de Duhalle. 21. — hist. et crU. 
pour l'hist. de Troyes. 48. — <2e« 
premiers peuples qui ont habité 
la Champagne. 18. — monu- 



ments, ete, relatifs à l'histoire de 
Langres. 15. — pour madame 
mère de François 1er. 88. <— 
pour servir à Vhistoùre des 
Troyens célèbres. 62. — Id. 
à l'nist. eccl. de Troyes. 21. — 
Id. de supplément aux antiq. 
eccl. de Troyes. 39. — mi. «tir 
la fondation et antiquité de 
Troyes. 19. — mur servir à 
l'hist. des comtes ae Champagne, 
14* — sur la géné