LES CANADIENS-FRANÇAIS
ORIGINE
DES FAMILLES
ÉMIGRÉES DE FRANCE, d'eSPAGNE, DE SUISSE, ETC,
POUR VENIR SE FIXER AU CANADA, DEPUIS LA
FONDATION DE QUEBEC JUSQU'À
CES DERNIERS TEMPS
ET SIGNIFICATION DE LEURS NOMS
PAR
N.-E. DIONNE, LL. D., M. D.
Professeur d'Archéolog-ie à L'Université Laval
Québec : 1 Montréal :
LIBRAIRIE GARNEAU LIBRAIRIE GRANGER
Rue Buade i Rue Notre-Dame
Laflamme & Proulx, Imp. Québec
1914
1'
ORIGINE DES FAMILLES
CANADIENNES-FRANÇAISES
LES CANADIENS-FRANÇAIS
ORIGINE
DES FAMILLES
EMIGREES DE FRANCE, D ESPAGNE, DE SUISSE, ETC,
POUR VENIR SE FIXER AU CANADA, DEPUIS LA
FONDATION DE QUEBEC JUSQU'À
CES DERNIERS TEMPS
ET SIGNIFICATION DE LEURS NOMS
PAR
N.-E. DIONNE, LL. D., M. D.
Professeur d'Archéolog-ie à L'Université Laval
Québec :
LIBRAIRIE GARNEAU
Rue Buade
Montréal :
LIBRAIRIE GRANGER
Rue Notre-Dame
Laflamme & Proulx, Imp. Québec
1914
HIST. REF.
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L-
PREFACE
Le but de cet ouvrage est de faire connaître l'origine des
noms de famille canadiens-français et partant des familles
elles-mêmes, et, en second lieu, d'apporter à chacun des noms
le sens qui lui est propre ou qui s'en rapproche. Plusieurs se
sont bien souvent demandé de quelle partie de la France ils
tirent leur origine, du nord, du midi, du centre, de l'est ou de
l'ouest, sans pouvoir toujours trouver la réponse. D'autres
auraient aimé de connaître la signification de leurs noms, de
compréhension souvent difficile, sinon impossible. Que veu-
lent dire Bolduc, Gariépy, Plamondon et Massicotte? Mys-
tère, n'est-ce pas, mystère même pour les personnes les plus
intéressées à le pénétrer.
L'auteur de cet humble ouvrage a voulu soulever un coin
du voile qui plane sur ce double sujet, et il doit avouer qu'il
a mis à cette œuvre tout le travail et toute la bonne volonté
que le public est en droit d'attendre de ses efforts. Il a puisé
les noms de familles dans le Dictionnaire Généalogique de
Mgr Tanguay; il a ajouté à ceux-là, un bon nombre d'autres
Français émigrés au Canada depuis 1730 jusqu'à ces der-
nières années. C'est ainsi qu'il a pu en recueillir près de neuf
mille. Il aurait pu ajouter à sa liste les noms des quelques
centaines de personnes d'importation récente, mais il les a
mis de côté, d'abord parceque ceux-là sont moins connus, et
aussi parce qu'il est difficile de prévoir quel sera le sort de
cette colonisation tardive, qui pourrait n'apporter à la pro-
vince de Québec qu'un appoint passager.
[ viii ]
I
HISTORIQUE DES NOMS EN GENERAL
Le nom remonte à la création du monde. A mesure que la
population s'est accrue, que les familles se sont multipliées,
il a fallu, pour se reconnaître, avoir recours à des combinai-
sons variées, d'où sont sortis le surnom, le prénom et souvent
le sobriquet. De tout temps, ces noms furent significatifs,
puisqu'on a dû les puiser dans la langue parlée. Comment
a-t-il pu arriver que plusieurs d'entre eux défient toute
explication, toute étymologie et même la véritable racine?
C'est là un des secrets de notre langue, lors de sa formation.
Si nous ne pouvons parvenir à le pénétrer, nos ancêtres ne
doivent pas en être tenus responsables, car on ne peut sup-
poser qu'ils aient cédé à la fantaisie ou au caprice, quand ils
ont créé cette série de noms de communes, de villes, de fa-
milles, qui sont devenus légion.
L'historique des noms de famille varie quelque peu, si on-
l'étudié chez les différents peuples de l'Univers. Chez les
Hébreux, les noms étaient personnels, et ne se transmettaient
que de père en fils. A leur naissance, les enfants recevaient
un nom qui n'était en général que l'expression d'une qualité
du corps ou de l'esprit, ou d'un vœu. Ainsi Caïn veut dire
possédé; Cham, chaleureux; Isaac, blanc; Noé, libérateur;
Esaii, actif; Salomon, ami de la paix. Pour distinguer les.
familles l'on y faisait suivre le nom du père de celui du fils,
et l'on disait Isaac, fils d'Abraham, David, fils d'Isaïe.
Après la dispersion des tribus, l'on abandonna la vieille
coutume de donner aux enfants le nom de leur père. Voilà
pourquoi l'on ne doit pas être surpris de constater dans
l'Evangile que Zacharie, ayant voulu donner son nom à l'en-
fant qui venait de lui arriver, on s'y opposa et cet enfant fut
nommé Jean. Souvent les Juifs multiplièrent jusqu'à trois,
le nombre de leurs noms.
[ ix ]
Chez les Grecs anciens, le nom du père ne se retrouve point
chez le fils. Tous les noms y sont significatifs, et souvent ils
sont au nombre de trois. Ils se transmettaient de l'aïeul
paternel au petit-fils aîné et de l'oncle au neveu. Pour ne pas
confondre les individus, on leur attribuait souvent des sobri-
quets ou faux noms. Des exemples frappants se retracent
parmi les successeurs d'Alexandre le Grand. Les Antiochus,
les Ptolémée, les Démétrius sont des noms bien connus dans
l'histoire. Nous les connaîtrions moins bien s'ils ne portaient
les surnoms qui leur sont restés. Démétrius Soter (sauveur),
Démétrius Nicator (vainqueur), Ptolémée Philadelphe (ami
de ses frères), Ptolémée Philopator (ami de son père), Antio-
chus Epiphanes (illustre).
Chez les Romains, on avait des noms, des prénoms et des
surnoms. Cependant à l'origine ils ne portaient qu'un seul
nom: Romulus, Remus. Puis ils en prirent deux: Numa
Pompilius, Servius Tullius. Ce ne fut qu'après la chute de la
royauté, que l'on adopta à Rome l'usage de trois noms.
Le premier était ordinairement marqué en abrégé par des
initiales : A. pour Aulus, C. pour Caius, Sex. pour Sextus.
En second lieu venait le nom proprement dit, qui finissait
en lus : Cornélius, Fabius, Tullius. Le surnom se plaçait en
troisième lieu et indiquait la famille dont on faisait partie:
Cicero, César. Quelquefois un second surnom servait à rap-
peler un fait remarquable, un événement heureux, ou une
marque de l'esprit. Un exemple bien frappant sous ce rap-
port est celui de Scipion l'Africain qui s'appelait Publius
Cornélius Scipio Africanus. Cornélius est le nom de la race,
Scipion est le nom de la famille, et Africanus est le surnom
destiné à perpétuer le souvenir de la ruine de Carthage. Des
Romains illustres ont pris jusqu'à cinq noms: Scipion lui-
même aurait ajouté à ceux déjà cités, celui d'^milianus,
parcequ'il devait le jour à ^milius Paulus.
Comme chez les Hébreux et chez les Grecs, les noms et sur-
noms des Romains étaient significatifs. Encore quelques
exemples tirés de l'histoire romaine: Galba signifiait cour-
[ X ]
taud; Flavius, blondin; Publius, orphelin; Strabo, louche;
Varus, jambes torses ; Ovidius, possesseur de troupeaux de
moutons; Hortensius, amateur de jardins; Brutus, inculte;
Nepos, prodigue; Cicero, pois chiche (Cicéron avait une pe-
tite verrue sur le nez) ; Scipio, bâton de vieillesse.
En France, les premiers Francs ne portaient qu'un seul
nom, qui partageait du caractère tudesque et du Scandinave,
comme les suivants : Berther, Dagberth, Berthbramm, Wald-
win, Baldwin, dont on a fait Berthier, Dagobert, Bertrand,
Gavivin et Baudin. Ce n'est qu'à partir du Xe siècle que les
seigneurs commencèrent à écrire leur nom de famille, en le
faisant suivre du nom de leur terre ou fief. On remarque
qu'au Xle siècle les surnoms deviennent plus fréquents, et
qu'on ajoute le nom du père à celui du fils : Hervé, fils de Jos-
selin. C'est à la même époque que les cadets de famille com-
mencent à suivre l'exemple des seigneurs, en ajoutant à leur
nom celui de leur terre. Ce fut ensuite le tour de la petite
noblesse et des propriétaires, qui eurent recours à un procédé
similaire. C'est alors que l'on voit tous ces gens emprunter
des noms aux éléments, aux règnes de la nature, aux loca-
lités, aux professions et métiers, aux habits, aux meubles,
aux bonnes et aux mauvaises actions. Déjà, à cette époque
du onzième siècle, l'on retrace les noms des Petit, des Têtu,
des Leblanc, des Beaufils, des Desnoyers, des Delorme, des
Delamarre, des Crèvecœur.
Le nom de baptême ne tarda guère à suivre. Cependant il
serait téméraire d'affirmer qu'il y en eût beaucoup avant le
douzième siècle. D'après Mezeray, les noms ne devinrent
héréditaires que sous le règne de Philippe-Auguste. Citons-
le : " Les noms héréditaires furent encore longtemps incon-
nus dans les campagnes, et les registres de l'état civil, véri-
tables archives de nos familles, ne furent ouverts que dans
le XVe siècle. En 1406, un synode prescrivit aux curés la
tenue des registres de baptême, et plus tard, vers 1464, on
leur enjoignit de constater les mariages et les décès à dater
du mois d'août 1539, époque à laquelle la tenue des registres
[ xi ]
de l'état civil fut prescrite par l'ordonnance de Villers-Cot-
trets. Alors, mais alors seulement, les naissances, les ma-
riages, et les décès devaient être enregistrés : chacun en nais-
sant reçut le nom de son père, et porta ce nom tracé sur sa
tombe. "
Pour éviter toute confusion, les Etats généraux de 1614
exigèrent que tous les gentilshommes signeraient dans les
actes leurs noms de famille et non ceux de leurs seigneuries.
En 1790, une loi ordonna aux Français d'abandonner les
noms empruntés de possessions vraies ou fausses pour re-
prendre leurs noms de famille. ]\Iais cette loi ne put être
mise en pratique, parce qu'elle était de nature à bouleverser
toutes les transactions civiles.
Les premiers registres de l'état civil, dans la NouA^elle-
France, en 1615, furent consumés au cours de l'incendie
désastreux du 14 juin 1640, qui détruisit l'église paroissiale
de Québec. Depuis lors, les registres ont été régulièrement
conservés. On suivit le système préconisé en France à partir
de 1539, et depuis 1640, rien n'a été changé, avec cette seule
différence qu'à Québec, au lieu de tenir trois cahiers diffé-
rents, naissances, mariages et sépultures, on n 'en emploie plus
qu'un seul où naissances, mariages et sépultures sont consi-
gnés pêle-mêle, mais chronologiquement toujours.
II
ORIGINE DES NOMS DE FAMILLE
Le nom de famille, c'est nous-mêmes. Nous le reconnaissons
partout où il se rencontre. Qu'il soit écrit ou prononcé, nous
avons tôt fait de comprendre qu'il est question de nous, ou de
nos amis, ou de toute personne connue. C'est donc une chose
qui nous est chère, puisqu'elle est de nature à réveiller en
nous des souvenirs souvent agréables, surtout lorsqu'il est
question de sa propre famille. Ce nom, on tient à le conserver
[ xii ]
intact, et même à lui donner une importance qu'il a ou qu'il
n'a pas, mais qu'il peut obtenir au moyen d 'œuvres ou d'ac-
tions célèbres.
Mais d'où viennent ces noms? Comment et par qui ont-ils
été créés? Plusieurs, sans doute, interrogés sur ce sujet,
pourraient nous répondre qu'ils savent très bien d'oiï vien-
nent leurs ancêtres, et surtout dans quelle partie de la France
ceux-ci demeuraient lorsqu'ils ont dit adieu à leur patrie
pour venir s'établir au Canada. D'autres cependant ne pour-
raient en dire autant, faute d'être aussi bien renseignés.
Dans les deux cas, il est assez loisible de croire que si les
derniers sont complètement ignorants de leur origine, les
premiers n'en sont guère plus instruits. Tous les deux ne
sont pas allés à l'origine même de leur famille, et la science
des uns, qui ne dépasse pas l'époque de l'arrivée au Canada
de leurs ancêtres, ne vaut guère mieux que l'ignorance des
autres.
Pourquoi cette anomalie ? me dira-t-on. La réponse est
bien simple: c'est que les uns, les savants, n'ont pu aller au-
delà du Dictionnaire Généalogique de Mgr Tanguay ou d'une
tradition qui ne remonte pas très très loin dans le passé. Mgr
Tanguay dit bien que telle famille, émigrée de France, par-
tait de tel endroit, mais il s'en tient là. L'auteur, du reste, ne
pouvait être mieux renseigné que nos archives provinciales, et
il devait se contenter des minces renseignements qu'elles lui
apportaient. Un Tel vient se marier à la paroisse de N.-D. de
Québec. Le curé lui demande son nom, ses prénoms et le nom
de la localité où il séjournait en France, lorsqu'il en partit.
Jusqu'à présent tout est parfait. Mais ce Tel qui arrive
de Saint-Malo ou de La Rochelle, avait une famille, il avait
eu un aïeul, un bisaïeul, un trisaïeul, etc., etc. Est-ce que
cette famille avait toujours résidé à La Rochelle ou à Saint-
Malo? C'est possible, mais le contraire l'est aussi, car il a dû
se produire en France comme partout ailleurs des mouve-
ments de population qui ont séparé les familles les unes des
autres, à mesure qu'elles grandissaient, tout en leur conser-
vant l'intégrité du nom.
[ xiii ]
Le même fait s'est produit au Canada. Une famille, fraî-
chement ai^L-rivée de France, va s'installer dans une de nos
paroisses. Là elle fait souche, puis elle voit ses membres se
disperser de côté et d'autre, jusqu'à ce que finalement, pres-
que toutes nos campagnes retentissent du nom de cette fa-
mille. Prenons pour exemple la famille des Gagnon, dont les
trois chefs allèrent se fixer au Château-Richer. Que sont deve-
nus tous les membres des cette famille aujourd'hui si popu-
leuse? Regardez autour de vous, vous en trouverez dans tous
les comtés de la Province de Québec. Quoi qu'il en soit, le
Château-Richer est bien l'endroit d'où la famille Gagnon
tire son origine au Canada. Il serait absolument absurde de
vouloir lui en indiquer un autre.
En France le même phénomène a dû se produire, mais là
il nous est loisible de remonter jusqu'au premier chef de fa-
mille, c'est-à-dire, assez haut dans le cours des âges, au dou-
zième, au onzième siècle et même au dixième. Inutile de se le
dissimuler: pour obtenir l'origine siire de chacune de nos
familles importées de France, il nous faut mettre de côté
l'époque des premières colonisations du Canada. Les re-
gistres de nos paroisses les plus anciennes établissent que
nos ancêtres sont venus de Saint-Malo, de Saint-Brieuc, de
Bayonne ou de Bordeaux, mais, en supposant même le cas
que ces personnes, chefs de famille ou non, fussent fixés à
l'époque de leur départ de France dans les lieux inscrits aux
registres, suit-il de là que leurs ancêtres aient toujours de-
meuré dans ces mêmes endroits? Vouloir donc retracer les
origines de nos familles canadiennes françaises par le procédé
généralement suivi jusqu'à présent, c'est s'exposer à un
grave mécompte. Je n'irai pas cependant jusqu'à dire qu'il
est défectueux dans tous les cas qui se présentent. Nous
avons des familles dont les origines se trouvent réparties
dans des localités françaises qui se chiffrent par deux, quatre,
cinq et même davantage, et dont le nom est partout indiqué.
Alors le Dictionnaire Généalogique pourrait être utilisé avec
quelque avantage, et on pourrait s'en rapporter à ce qu'il dit.
[ xiv ]
Impossible de pouvoir discerner entre toutes ces communes
portant le même nom, laquelle doit être préférée.
M. Suite a publié en 1910, dans les Mémoires de la Société
Royale, une étude sur les Bretons venus au Canada de 1639 à
1779, c'est-à-dire durant tout le régime français et un peu
au-delà. D'après lui, il en serait venu 392 qui, à peu d'ex-
ceptions près, se sont mariés ici. Son travail est basé sur le
Dictionnaire de Mgr Tanguay, souvent incomplet quant aux
origines des nouveaux venus. M. Suite ne manque pas de
signaler cette lacune, et il n'est pas loin de croire que si
elle était comblée, au lieu de 392 Bretons, nous en aurions eu
550.
M. Suite a dressé une liste de ces émigrants, année par
année, venus de Dol, de Saint-Malo, de Saint-Brieuc, de
Saint-Pol-de-Léon, de Quimper, de Vannes, de Rennes et de
Cornouailles. Je n'ai pas pris la peine de faire le relevé de
chaque nom, me contentant de signaler les gens de Saint-
Malo, de Nantes, de Dol et de Rennes. D'après ses statis-
tiques, Saint-Malo aurait fourni au Canada environ quinze
personnes. Rennes, 15, Nantes, 17 et Dol, 25. Ce qui forme un
total de 72 émigrés pour ces villes de la Bretagne. Or,
d'après mon système, qui s'écarte absolument de celui de
M. Suite, je ne puis retracer que 16 Bretons. Les autres sont
gens venus de Normandie, du Dauphiné, de la Guyenne, du
Berry, de Bourgogne, de Saintonge, de la Haute-Savoie, de
la Bresse, de la Gascogne, du Poitou, de la Champagne. Pour
être plus explicite, je vais donner les lieux d'origine des pré-
tendus Bretons venus de Dol. Je n'en retrace que quatre,
au lieu de vingt-cinq. Ce sont Pomeret, Carré, Pierre et Jean
Renaud. Maillet et Etienne sont de Picardie; Launay et Ber-
thelot sont de Normandie ; Hameury et Biais sont de la Sain-
tonge ; Briant, Sénéchal, Adam et Flaux sont de la Bour-
gogne; Rondeau et Grenier sont de l'Auvergne; Faveron
est de Gascogne; Durocher vient du Maine; Bêlé vient de
Guienne, et Lavallée, de Lorraine.
Comment ai-je pu arriver à un pareil résultat? Ce n'est
[ XV J
toujours pas en tenant compte des données que nous apporte
le Dictionnaire Généalogique, données insuiïîsantes, parce
qu'elles ne nous permettent pas de dépasser le XVIIe siècle.
C'est bien plutôt en remontant jusqu'à la commune, d'où nos
noms, tous nos noms sont tirés. Je n'avais pas d'autre moyen
à ma disposition, et je m'en suis servi, comme bien d'autres
du reste qui connaissent le lieu d'origine de leurs familles
par le nom de la commune qui porte leur nom ou un nom à
peu près identique. Quand il y a divergence, on peut arriver
à une conclusion assez juste, en suivant certaines règles qne
j 'ai dû suivre moi-même et que j 'exposerai bientôt.
Tous nos noms de famille sont d'importation européenne,
de France surtout, mais aussi d'Espagne, de Belgique, d'Ita-
lie, de Suisse et d'Allemagne. Nous les avons écrits de tout
temps, c'est-à-dire depuis trois siècles, de la même manière,
tantôt bien, tantôt mal, mais toujours de façon à les rendre
compréhensibles. Ces noms se tirent en général des noms de
villes, communes, bourgs, hameaux, châtellenies, baronnies,
comtés, vicomtes et seigneuries. C'est assez dire que le nom
de lieux a précédé celui du nom de famille. La preuve se
trouve dans le fait que les noms de lieux sont souvent in-
compréhensibles, tandis que les noms de famille le sont assez
rarement, grâce à l'étymologie, qui dans les cas difficiles,
devient un aide très précieux. Plus on remonte dans le loin-
tain des âges, plus le mot, et cela se comprend, a des allures
barbares. La langue française a subi bien des vicissitudes,
pour se débarrasser de ses origines multiples. On sait qu'elle
a été formée du gaulois ou celtique, du grec, du latin, du
tudesque et du roman.
Le gaulois ou celte était la langue primitive des Gaulois,
peuple inculte, qui ne connaissait ni écriture, ni littérature
populaire. Après la conquête romaine, les Gaulois se virent
forcés de parler le latin qui alors était la langue officielle de
l'Eglise et de l'Etat. Mais le peuple ne voulut pas se sou-
mettre à cette injonction et il continua de parler le celtique,
qui finit par aller se perdre dans la Basse-Bretagne et en Ir-
[ xvi ]
lande. C'est du celtique que viennent beaucoup de noms de
communes de France. Il est resté quelques rapports entre lui
et le français moderne. Ainsi certains radicaux sont com-
muns aux deux langues, comme gog, dans goguette, dean
(forêt) qui se trouve dans Ardennes, et ber, dans berceau.
Il y a au moins cent mots français qu'on peut rattacher au
celtique, comme amarre, bac, bec, botte, clan, dune, havre,
etc.
Sous Charlemagne c'est la langue allemande qui est parlée
en France, mais après lui la lutte se fait entre le latin et le
français d'où est sortie une langue mi-latine mi-tudesque,
appelée romane. C'est la langue des troubadours Le latin,
toutefois, conserva plus d'empire que le celtique. C'est alors
que les noms de famille commencent de se former, mais non
sans subir par la suite de profondes altérations. On pourra
se faire une idée des modifications qu'ils eurent à subir par
l'exemple suivant. Trévoux dit que le mot Etienne a été
écrit d'abord Stéphan (de Stephanus) Stevan, Estevan, Ete-
van, Etivan, Etian Etiane, Etiène et enfin Etienne.
L'on retrouve dans les auteurs du Xlle siècle des mots
français qui sont en tous points semblables à certains de nos
noms de famille. Ainsi le mot bestourné se trouve en toutes
lettres dans le Roman du Renard et dans le Roman de la
Rose. ; I
Pour parfaire une étymologie complète des noms qui tirent
leur origine du celtique, il faudrait une connaissance assez
approfondie de cette langue, et puis du bas-breton, de l'ir-
landais et de l'écossais, qui sont des rameaux détachés de la
langue primitive. Or, comme je n'ai aucun dictionnaire cel-
tique à ma disposition, j'ai dû me contenter de recueillir ça
et là les étymologies requises. Et même avec un meilleur
outillage, il m'eût encore été bien difficile d'obtenir beaucoup
plus de données étymologiques, vu que les personnes qui ont
créé les noms propres de communes, étaient peu lettrées, et
ne s'occupaient guère des règles de la grammaire.
Beaucoup de noms se tirent de la basse latinité, c 'est-à-dire
[ xvii ]
d'un latin populaire, parlé plutôt par le bas-peuple ou par
le militaire. D'où il résulte qu'il est bien difficile pour un
seul homme, quelque bonne volonté qu'il y apporte, de
retracer dans chaque cas épineux une étymologie sûre, indis-
cutable.
Beaucoup de noms de communes sont donc absolument
incompréhensibles. Ils défient même tout travail étymolo-
gique. Comment pourrait-on aujourd'hui comprendre des
noms comme Thurageau, Pusignan, Marjevols, Puydarrieux?
Cependant ces noms ont un air de famille assez français
pour qu'on ne puisse pas les confondre avec d'autres tirés
soit d'Espagne, soit d'Italie ou d'Allemagne. Etaient-ils
français lors de la formation de ces communes? Je l'ignore.
C'est à l'aide de ces noms que nos ancêtres ont désigné leur
famille en essayant, et souvent avec succès, de les façonner
de manière à les rendre mieux compréhensibles. C'est ainsi
que ces vieux noms démodés, vieillis, et sortis probablement
du langage usuel, ont été remplacés par d'autres à l'allure
plus moderne. Et finalement, communes et famille se sont res-
semblées au point de n'apporter plus que peu de différence.
Mais avant que de parvenir à ce dernier résultat, les anciens
noms de famille sortis des communes plus anciennes encore,
nous ont été transmis avec leurs défectuosités apparentes et
leur bizarrerie grammaticale, bien que les créateurs de ces
noms aient dii faire un grand effort pour donner une tour-
nure française à des noms qui semblent aujourd'hui ne
l'avoir jamais eue. Cet effort cependant, je le repète, n'a pas
été laissé au caprice. Il a fallu avoir recours à certains pro-
cédés, suivre des règles sinon absolues, du moins générales,
et que nous allons sommairement exposer. [Ici l'auteur
doit faire remarquer que dans ce travail, il ne marche
sur les brisées de personne. Aucun livre, aucun manuel
du genre ne lui est parvenu. Même ignore-t-il s'il en existe.
Conséquemment 11 n'apporte que le faible résultat de ses
études à travers ce dédale de noms plus ou moins baroques
sortis du vieux français et des langues dont il est sorti lui-
même] .
[ xviii ]
Etablissons tout d'abord que les noms de famille, d'une
manière générale, ont été créés plutôt d'après la terminaison
des noms de lieux dont on a voulu conserver la désinence.
Ainsi les noms de communes qui finissent par an, en, ein, on,
un, et, é, ey, i, y, o, au, aut, ot, aux, os, doivent retrouver
dans les noms de famille qui leur correspondent une conson-
nance à peu près semblable, quels que soient les changements
ou altérations que l'on ait pu faire au corps du mot. Ainsi
Baillargeon tire son origine de Barjon, commune. Pourquoi
a-t-on ajouté la syllabe lar? Parceque Barjon n'étant pas
un mot français du temps, on a voulu le franciser en se ser-
vant du mot baillarge. Il ne restait plus qu'à former la dési-
nence en lui conservant la syllabe geon ou jon.
C'est par un procédé identique que l'on a formé le mot
Berlinguette. Ce nom vient de la commune de Berguette.
Comme Berguette ne comporte aucun sens appréciable, on
lui a incorporé la syllabe lin, et on a fait Berlinguette, qui
comporte une signification.
Le nom de Galipeau a été créé de cette façon. On était en
présence de la ville de Gap. Gapeau n'étant pas français, on
y a ajouté la syllabe lip pour former Galipeau, mot français.
Les noms de communes qui finissent par a, as, at, ac, ont
vu changer ces terminaisons en ard, art, or, ort. Ainsi Ché-
nard, Rivard, Chouinard, Fafard et Rouillard, viennent res-
pectivement de Chenas, de Rivas, de Chonas, d'Afa et de
Rouillac.
Les noms de communes qui ont pour désinence les lettres
i et y, ont dû voir transformer ces lettres en ier, comme
Tessier de Tessy, Lussier, de Lussy, Saucier, de Saucy, Car-
rier, de Carri.
Les noms de communes terminés par e, es, ou par une con-
sonne, prennent pour désinence au, aud, eau, os, ot. Rentrent
dans cette catégorie un grand nombre de nos noms. Gau-
vreau, de Gavre, Boissinot, de Bessines, Minaud, de Mine,
Boissonneau, de Busson, Chauveau, de Sauve, Drapeau, de
Drap.
Plusieurs noms de commune qui se terminent par le mot
[ xix ]
ville, se sont vus enlever leur dernière syllabe pour mettre à
sa place tout simplement la lettre t. Ainsi Audet vient d'Au-
deville, Blanchet, de Blancheville, Hébert, d'Héberville,
Ouellet, d'Oëlleville, Rolet, de Rolleville.
Quelquefois, et toujours avec l'idée préconçue de fabriquer
un nom de famille mieux intelligible, on a dû altérer la pre-
mière lettre du nom de lieu. Cet usage fut assez fréquent,
puisqu'on le rencontre dans beaucoup de nos noms. C'est
ainsi qu'on a remplacé le c initial par un g, l'm par n, le ch
par s, le p par b et vice-versa. Ainsi de Prondines on a fait
Grondines, de Tranger on a fait Granger, de Trefïord on a
fait Greffard, et combien d'autres ?
D'autrefois on a placé une lettre initiale au nom de lieu
pour donner meilleure contenance au nom de famille. C'est
ainsi qu'on a fait le nom de Faribault, qui vient d'Auribeau,
Ratté, d'Athée, Pause, d'Auzée. Quelquefois même on a sup-
primé la première lettre; ainsi Auclair vient de Vauclerc.
Encore on a remplacé la syllabe initiale par une autre quel-
que peu dissemblable. De Bobital, on a fait Robitaille, de
Glamondans on a fait Plamondon.
Mais toutes ces altérations de syllabes dans les noms de
communes ne comportent pas une règle générale. Les excep-
tions sont très nombreuses; cependant elles ne nous empê-
chent pas de conclure qu'il y a une affinité indéniable, une
parenté indissoluble entre les noms de communes et ceux de
familles.
On serait peut-être tenté de croire que certains noms tirés
d'une province tout entière, comme les Tourangeau, les
Danjou, les Potvin, les Picard, viennent nécessairement de
Touraine, de l'Anjou, du Poitou et de Picardie. Il n'en va
pas toujours ainsi. Ainsi les Tourangeau viennent du Poitou,
les Danjou, de la Franche-Comté, les Potvin, de Normandie,
les Bretons du Bourbonnais, les Gascons, du Nivernais, etc.
Les mots Tourangeau, Potvin, Saintonge, Picard, etc, ne sont
en réalité que la forme française de la commune qui l'était
moins. Ainsi Tourangeau vient de Thurageau, Danjou vient
de Dampjoux, Breton vient de Brethon.
[ XX ]
Il est des séries de noms qui semblent tous dériver de près
d'un mot particulier, très français lui-même. On a accom-
modé ce mot aux besoins du moment pour en faire sortir
des noms de famille. Ainsi le mot casse a servi à la création
des Cassard, des Casaubon, des Casavant, des Caseneuve, des
Cassegrain, des Cassista, des Casson. Quelques-uns de ces
noms peuvent avoir une signification propre à eux, mais pour
les autres, il faut nécessairement s'en rapporter au mot casse
dont ils sont en partie formés.
Il y en va de même du mot Robi accolé à Robitaille, Robi-
doux, Robichaud. C'est toujours le mot robi qui prédomine,
avec l'intention d'apporter au nom un sens tiré du mot robi,
qui veut dire rubis.
III
ORTHOGRAPHIE DES NOMS
Est-ce que nous écrivons correctement nos noms? Voilà
une question qui demande une réponse. Elle est, du reste,
assez facile.
Quant à l'orthographie, prise d'une manière générale, nos
noms de famille sont presque toujours bien écrits, quoiqu'il
soit notoire que plusieurs d'entre nous semblent s'évertuer à
«n modifier les désinences, soit en les allongeant, soit en les
raccourcissant. Qu'on écrive Duquet ou Duquette, Morisset
•ou Morissette, cela nous importe peu. Cependant on doit
écrire Duquet ou plutôt Du Quet, en deux mots. Il en va de
même d'un bon nombre de noms commençant par D. Pour
être juste, disons que les familles dont les noms suivent
pouraient employer la particule, sans que personne ne puisse
trouver à redire. Ainsi Dorion, Doris, Daveluy, Dauteuil,
Dastou, Daoust, Dorval, Deschêne, Déziel, David, Dubé,
Damour, seraient parfaitement justifiables d'écrire leurs
noms comme suit: D'Oris, D'Aveluy, D'Auteuil, D'Eziel,
[ xxi ]
D'Avid, D'Eschêne, D'Astou, D'Aoust, D'Orval, JD'Ubé,
D'Amour, parce que leurs noms indiquent l'endroit de l'ori-
gine de chacun d'eux.
Nous pourrions en dire autant, et pour la même raison, des
noms de famille qui commencent par De. Ainsi Decaze, De-
lâge, Deblois, Decarie, Delisle, Decarreau, Dechêne, Decour-
cy, Degagné, Degordy, Deguire, Déguise, Dehaye, pour-
raient, sans s'exposer à des remarques injustes, signer De
Blois, De Caze, De Lage, De Carie, De Chêne, De Courcy, De
Gordy, De Guire, De Guise, De Haye, De l'Isle.
Pour la même raison, les noms qui commencent par Des
pourraient s'écrire en deux mots: Des Carreaux, Des Jar-
dins, Des Plats, Des Trois-Maisons, Des Biens, Des Barats,
Des Coteaux, Des Fossés, Des Loges, Des Patis, Des Noyers,
Des Rivières, Des Roussels, Des Ruisseaux, De Sannes, etc.
Ce qui vient d'être dit de la particule de s'applique aussi
bien aux noms qui commencent par le, la les. Ces noms pour-
raient s'écrire en deux ou trois mots, et personne ne pourrait
y trouver à redire. L'usage du reste en est déjà assez répandu.
Nous en citerons quelques exemples tirés des noms les plus
connus: Labarre, Labissionnière, Labrèche, Labrière, La-
certe, Lachance, Lachapelle, Lachaîne, Lacoursière, Lafon-
taine, Laframboise, Lafranee, Lagacé, Lajeunesse, Lalime,
Lamonde, Lamoureux, Lapolice, Laprise, Laquerre, Laro-
chelle, Larivière, Larocque, Laroque, Larue, Laserte, Latour,
Lareau, Lavallée, Laventure, Lavigne, Lavigueur, Lavio-
lette, Lebel, Ledroit, Legendre, Lefaivre, Lefebvre, Legrand,
Legris, Lelièvre, Lemay, Lemire, Lemoine, Lenoir, Lepage,
Lépine, Lespérance, Lesueur, Letartre, Le Tellier, Letendre,
Levasseur, Lévêque.
Un certain nombre de noms commençant par de le, de la
et du pourraient s'écrire en deux ou trois mots. Ainsi nous
pourrions écrire De la Chevrotière, De la Grave ou De La-
grave, De la Bruère, De la Marre, Du Beau, Du Breuil, Du
Bue, Du Cas, Du Chesneau, Du Chesny, Du Gros, Du Fort,
[ xxii ]
Du Gai, Du Gas, Du Guay, Du Haut, Du Lac, Du Mais, Du
Mas, Du Mesnil, Du Mont, Du Mouchel, Du Moutier, Du Pas,
Du Péré, Du Plain, Du Plessis, Du Pont, Du Prat, Du Puis,
Du Rocher, Du Sablon, D'Usseau, Du Fil, Du Tremblay, Du
Val, Du Vernay, Du Vert.
Quelques noms d'origine étrangère et devenus canadiens,
ont été forcément omis, faute de renseignements. C'est ainsi
qu'il n'est pas question des familles Glackemeyer, Prender-
gast, Bruchési, Blumhart, Donati, de Kastner, Pettigrew,
Dombroski,, Blagdon, Daly, Barnard, Burroughs, Croft.
Plusieurs noms canadiens ont dû être aussi mis de côté
pour la même raison. Ceux-là ne nous en voudront pas pour
cela. Il en reste assez d'autres pour contenter bien des gens.
Parmi toutes ces familles il en est qui sont disparues de
la scène du monde. Cependant il y en a encore beaucoup
plus qu'on ne le pense à première vue. J'en découvre tous
les jours que je croyais éteintes à tout jamais. Dans chaque
paroisse un peu ancienne, nous rencontrons deux ou trois
familles dont les noms nous surprennent toujours par leur
rareté, et je pourrais en citer ainsi à la douzaine générale-
ment peu connus ou même inconnus. Ainsi quels sont ceux
qui connaissent les Cassista, les Macarty, les Bellonne, les
Romine, les Chignol, les Frank, et même les Janvier ? Et bien,
ces familles ont existé ou existent encore dans le comté de
Kamouraska. Il est donc prudent de ne pas déclarer la dispa-
rition de telle ou telle famille, parce qu'on n'en a jamais
entendu parler ni même leur nom mentionner.
IV
SIGNIFICATION DES NOMS
Tous nos noms ont un sens propre. Leur choix en ayant été
déterminé par la vue des objets usuels, par des idées fami-
lières ou abstraites, on ne doit pas être surpris de rencontrer
une foule de noms connus et faciles à comprendre. Mais il
[ xxiii ]
en est d'antres, dont l'emploi, tombé en désuétude, ne nous
dit rien quand on les prend dans leur ensemble. C'est
alors que l'étymologie peut être de quelque secours, procédé
qui n'est pas toujours facile. Parmi ces noms il en est de
très beaux, qui sonnent très haut et dont doivent être fiers
ceux qui les portent. Y en a-t-il de plus suggestifs que ceux
de Roi, Prince, Duc, Marquis, Baron, Baronet, Lord, Cardi-
nal, Larchevêque, Lévêque? D'autres, plus modestes en appa-
rence, sont aussi faciles à comprendre qu'à signer: Tran-
quille, Vaillant, Têtu, Soupiran, Sourin, Sansfaçon, Richard.
11 en est de très curieux et qui semblent être disparus sans
laisser de profonds regrets : Gaudriole, Passepartout, Poil-
blanc, Prétaboire, Récompense.
Nous avons dressé une liste des noms les plus significatifs,
en les rangeant par groupes, suivant leur provenance.
Noms tirés de l'Ancien Testament: — Abel, Adam, Abra-
ham, David, Jacob, Samson, Salomon, Benjamin, Siméon,
Ezéchiel, Jérémie, Judith, Daniel, Zacharie, Jérôme, Zaché.
Noms tirés de l'Eglise, de la religion, et de la théologie: —
Labbé, Cardinal, Mathieu, Paradis, Pèlerin, Prieur, Robin,
Rochette, Ledieu, Lacroix, Noël, Jourdain, Bourdon, Chré-
tien, Chapais, Leclerc, Desautels, Lemoine.
Noms tirés de la géographie: — Danjou, Beauvais, Labrie,
Davignon, Langevin, Langlais, Normand, Malouin, Manseau,
Picard, Potvin, Provençal, Romain, Sarrasin, Valois, Lyon-
nais, Lombard, Aragon.
Noms tirés des titres, dignités, condition : — Labbé, Lan-
gelier, Langevin, Bailly, Baron, Baronet, Bédard, Bourgeois,
Bouthillier, Cardinal, Christin, Chrétien, Chevalier, Leclerc,
Auclerc, Comte, Lecomte^ Dauphin, Ledieu, Doyer, Lami-
rault, Larchevêque, Lécuyer, Lesieur, Major, Maréchal, Mar-
quis, Lemoine, Noblet, Lepage, Page, Papin, Pèlerin, Pré-
vost, Provost, Prieur, Primault, Prince, Prudhomme, Robi-
neau, Roy, Sénéchal, Voyer.
[ xxiv ]
Noms tirés de l'atmosphère, du temps, des métaux: — Aube,
Aubert, Brouillet, Caillouet, Doré, Fontaine, Geley, Liver-
nois, Riverin, Verreau, Verret.
Noms tirés de la parenté : — Laîné, Bisson, Cousin, Cousi-
neau, Cousinet, Bonenfant, Garceau, Legendre, Gendron,
Jouvin, Beaufils, Marion, Marier, Mariton, Parant, Poupart,
Duvemay, Viel.
Noms tirés de la fable et de l'histoire: — Mars, Dionne^
Alexandre, Caron, Balthazar, Néron, Adam, Bellone, David,
Dueas, Salomon, Samson, Mercure.
Noms tirés du corps de l'homme et des animaux: — Gar-
reau, Gigaut, Lavoix, Poitrineau.
Noms tirés des couleurs : — Leblanc, Blanchard, Blanchet,
Leblond, Blondeau, Blondel, Blondin, Lebrun, Bruneau, Bru-
nelle, Brunet, Grenet, Grenon, Legris, Lenoir, Noirot, Larose,
Leroux, Roussel, Derousselle, Rousseau, Roussin, Levert,
Duvert.
Noms tirés du règne animal : — Baudet, Baudin, Bisson,
Bizeau, Lebœuf, Cheval, Chevrette, Chevreuil, Cochon, Por-
cher, Dagneau, Lelièvre, Léonard, Lionnais, Poulin, Vacher,
Daigle, Cailhat, Caillouette, Lecoq, Colin, Corbin, Leduc,
Ducas, Létoumeau, Flamant, Huart, Hupé, Loysel, Marti-
neau, Rossignol, Pigeon, Duverdier, Lauriot, Barbeau, Dau-
phin, Grondin, Poisson, Bourdon, Cousin, Mouchel, Meunier,
Chabot, Lamouche, Lasnier, Porcher, Hazé, Vachon, Vacher.
Noms tirés du règne végétal: — Desaulniers, Boulay, La-
branche, Chêne, Duchesne, Duchesnay, Chenard, Lachesnaye,
Duchesnois, Cornière, Delorme, Desormeaux, Ducharme, Flo-
rian, Fleury, Lafleur, Fugère, Dufresne, Groseiller, Laurier,
Deslauriers, Lépine, Lépinay, Marcotte, Desnoyers, Olivier,
Paillette, Pailleur, Lapalme, Pépin, Plante, Laplante, Poi-
rier, Racine, Larose, Desrosiers, Souchet, Lavigne, Lavio-
lette.
[ XXV ]
Noms tirés des mois, des jours et des saisons: — Janvier,
Février, Mars, April, Mai, Juin, Juillet, Août, Macarty,
Jeudi, Printemps, Hiver.
Noms tirés du lieu de naissance: — Lallemant, Langevin,
Bédouin, Breton, Bourgoin, Bourguignon, Chartrain, Fla-
mand, Lefrançois, Gascon, Génois, Germain, Langlais, Lan-
glois. Lombard, Lorrain, Malouin, Manceau, Normand, Nor-
mandin, Picard, Potvin, Provençal, Romain, Sarrasin, Va-
lois, Vandal.
Noms tirés de divers patois : — Aube, Bousquet, Campagna,
Carrette, Claveau, Fournel, Gouge, Hamel, Martel, Mitron,
Mole, Périer, Perrier, Tellier.
Noms tirés de l'anglais: — Apert, Auger, Bacon, Baronet,
Belley, Bell, Borne, Bray, Chevalier, Daly, Dragon, Gallant,
Geley, Grave, Hardy, Joly, Major, Mallet, Maréchal, Mar-
quis, Parrot, Pilote, Provost, Savoie.
Noms tirés des bâtiments, matériaux, dépendances: —
Case, Cazeau, Decaze, Castel, Lachapelle, Châteauvert, De-
parrois. Desautels, Forget, Desforges, Dufort, Fortier, For-
tin, Granger, Grenier, Labadie, Lacour, Lamarche, Dufour,
Fournel, Dufournel, Fourneau, Maisonneuve, Desmazures,
Dumoulin, Perron, Dviperron, Lapierre, Perrin, Perrault,
Perrier, Dupont, Laporte, Lasalle, Latour, Vanier.
Noms tirés de l'alimentation: — Aveline, Barbeau, Bois-
sonneau, Boucher, Bouillon, Brochet, Casse, Cochon, Lecoq,
Farcy, Fricot. Gigault, Lelièvre, Painchaud, Pigeon, Poiré,
Poisson, Saucier, Lebœuf, Geley.
Noms tirés des métiers et professions : — Barbier, Berge-
ron. Boucher, Boulanger, Brassard, Brasset, Carmel, Carrier,
Carrière, Cartier, Charbonneau, Charpentier, Charron, Ca-
ron, Chartier, Chevrier, Couturier, Escudier, Fabre, Favreau,
Lefebvre, Lefaivre, Fortier, Forget, Fournier, Lasnier, Lar-
[ xxvi ]
cher, Lepailleur, Magnan, Masson, Marchand, Maréchal, Ma-
rin, Marinet, Mercier, Métivier, Métayer, Meunier, Panet,
Tellier, Tessier, Letourneur, Vacher, Vannier.
Noms tirés des machines, outils, ustensiles : — Baquet, La-
barre, Barre, Binet, Boisseau, Bouchard, Bougie, Boulet,
Dubroc, Labrosse, Brossard, Charrier, Charette, Chenet, Cla-
veau, Clouet, Collard, Corbeil, Crépeau, Cuvelier, Cuvillier,
Desautels, Desforges, Forget, Fourneau, Fournelle, Godet,
Godin, Gouge, Guillemet, Hochu, Mallard, Mallet, Langlumé,
Marquette, Dumoulin, Faquin, Paquet, Desplats, Quintal,
Rabeau, Ringuet, Robin, Robinet, Robineau, Rondeau, Sau-
cier, Latouche, Touchette, Truchon, Verreau, Verret.
Noms de baptême devenus noms propres : — Alain, Albert,
Aubert, Alexandre, Amiot, Auger, Annet, Armand, Arnaud,
Aubin, Barbeau, Benoît, Bernard, Berthelot, Colas, Collet,
Constantin, David, Lefrançois, Gauthier, Gilbert, Grégoire,
Guérin, Guillot, Guy, Henry, Isabelle, Jacques, Jacot, Jean,
Jeannotte, Joubert, Jobin, Laurent, Léger, Léonard, Mar-
cou, Marion, Marin, Martin, Martineau, Mathieu, Morisset,
Michel, Michon, Michaud, Nicole, Noël, Olivier, Pacaud,
Patry, Paulet, Philippe, Perron, Raymond, Robert, Rolland,
Richard, Romain, Samson, Servais, Simon, Simoneau, Syl-
vestre, Thribault, Thibaudeau, Thomassin, Vidal.
N. B. — Le lecteur voudra bien tenir compte des correc-
tions et additions insérées en appendice.
LES ANCIENNES GRANDES PROVINCES DE FRANCE
ET LEURS SUBDIVISIONS.
A6EN0IS. — Forme la majeure partie du dép. de Lot-et-
Garonne. Capitale : Agen.
ALSACE. — Formait les dép. du Haut et du Bas-Rhin. La
Haute-Alsace avait pour capitale Colmar, la Basse-Al-
sace, Strasbourg, et Sundgaw, Belfort.
AMIENOIS. — Compris dans le dép. de la Somme. Capitale :
Amiens.
ANGOUMOIS. — Forme avec la Saintonge IMéridionale, le
dép. de la Charente. Capitale : Angoulème.
ANJOU. — Forme le dép. de Maine-et-Loire, l'arrondissement
de Château-Gonthier du dép. de la Mayenne, celui de la
Flèche, du dép. de la Sarthe, et partie de l'arr. de Chi-
non du dép. d'Indre-et-Loire. Capitale : Angers. Le
Haut-Anjou avait pour capitale Anger, et le Bas-Anjou,
Saumur.
ARGONNE. — Petit pays compris entre la Marne, l'Aisne et
la Meuse. Sainte-Menehould en était la capitale.
ARMAGNAC. — Forme le dép. du Gers. Capitale: Auch. H
y avait le Haut et le Bas-Armagnac.
ARTOIS. — Forme le dép. du Pas-de-Calais, à l'exception de
l'arr. de Boulogne et d'une partie de celui de Montreuil.
Capitale : Arras.
AUNIS. — Forme aujourd'hui la partie nord-ouest du dép. de
la Charente-Inférieure. Capitale : La Rochelle.
AUVERGNE. — Comprend les dép .du Cantal et du Puy-de-
Dôme, et l'arrondissement de Brioude du dép. de la
Haute-Loire. Il y avait la Haute et la Basse-Auvergne.
La Haute comprenait le dép. du Cantal, capitale Auril-
lac, et la Basse, le dép. de Puy-de-Dôme, chef-lieu :
Clermont-Ferrand.
AUXERROIS. — Petit pays compris dans le dép. de l'Yonne,
[ xxviii ]
et forme la majeure partie de l'arr. d'Auxerre. Capitale:
Auxerre.
AUXOIS. — Pays de Bourgogne. Capitale : Semur.
BASSI6NY. — Formait la plus grande partie du dép. de la
Haute-Marne. Capitale : Chaumont.
BAZÂDOIS. — Forme partie du dép. de la Gironde. Capi-
tale : Bazas.
BEARN. — -Forme aujourd'hui le dép. des Basses-Pyrénées
à l'exception de l'arr. de Bayonne, et d'une partie de
celui de Mauléon. Capitale: Pau.
BEAX7CE. — Forme la majeure partie du dép. d'Eure-et-
Loir et de Loir-et-Cher. Capitale: Chartres. La Beauce
renfermait le pays Chartrain, la Haute et la Basse-
Beauce.
BEAUJOLAIS. — Formait la partie septentrionale du dép.
du Rhin, et une partie de l'arr. de Roanne, du dép. de la
Loire.
BEAUVOISIS. — Fait partie du dép. de l'Oise, et forme la
majeure partie de l'arr. de Beauvais. Capitale : Beauvais.
BERRI. — Forme les dép. de l'Indre et du Cher, à l'excep-
tion de l'arr. de Saint- Amand qui appartient au Bour-
bonnais. H y avait le Berri Occidental et le Berri Orien-
tal.
BIGORRE. — Forme la presque totalité du dép. des Hautes-
Pyrénées. Capitale: Tarbes.
BLAISOIS. — Forme la majeure partie du dép. de Loir-et-
Cher. Capitale: Blois.
BOULONNAIS. — Forme l'arr. de Boulogne, dans le dép. du
Pas-de-Calais. Capitale: Boulogne.
BOURBONNAIS. — Forme le dép. de l'Allier et l'arr. de
Saint-Amand, dép. du Cher. Capitale: Moulins.
BOURGOGNE. — Forme les dép. de l'Ain, de la Côte-d'Or,
de Saône-et-Loire, et une partie de l'Yonne. Capitale:
Dijon. Il y avait la Haute et la Basse-Bourgogne. Cette
.dernière était formée de l'Auxerrois et du Sénonnois.
BRESSE. — Pays qui forme la majeure partie du dép. de
l'Ain. Capitale: Bourg.
[ xxix ]
BRETAGNE. — Forme à présent les dép. d'Ille-et-Vilaine,
des Côtes-du-Nord, du Finistère, du Morbihan et de la
Loire-Inférieure.
BUGEY. — Fait partie maintenant du dép. de l'Ain, et
forme les arr. de Belley et de Nantua. Capitale : Belley.
CÂMBRESIS. — Forme la majeure partie de l'arr. de Cam-
brai, dép. du Nord. Capitale: Cambrai.
CHÂLOSSE. — Fait partie du dép. des Landes. Capitale:
Saint-Sever.
CHAMPAGNE.— Forme les dép. des Ardennes, de la Marne,
de l'Aube, de la Haute-Marne, et partie de ceux de
l'Aisne, de Seine-et-Marne, de l'Yonne, de la Côte-d'Or,
de la Haute-Saône, des Vosges et de la Meuse. Capitale :
Troyes.
CHAROLLAIS. — Fait partie du dép. de Saône-et-Loire.
Capitale: Charolles.
COMBRAILLE. — Fait partie du dép. de la Creuse. Capi-
tale : Evaux.
COMINGES. — Fait partie du dép. de la Haute-Garonne.
Capitale : Saint-Bertrand.
COMTAT-VENAISSIN.— Forme une partie du dép. de Vau-
eluse.
CONDOMOIS. — Fait partie des dép. du Gers et de Lot-et-
Garonne. Capitale: Condom.
COUSERANS. — Fait partie du dép. de l'Ariège. Capitale:
Saint-Lizier.
DAUPHINÉ. — Forme les dép. de la Drôme, des Hautes-
Alpes et de l'Isère. Capitale: Grenoble.
DOMBES. — Fait partie du dép. du Doubs. Capitale : Tré-
voux.
FLANDRE.— Forme aujourd'hui le dép. du Nord. Capitale:
Lille.
FOREZ. — Forme le dép. de la Loire, à l'exception d'une
partie de l'arr. de Roanne. Capitale: Montbrison.
FRANCHE-COMTÉ.— Comprend les dép. du Jura, du Doubs,
de la Haute-Saône. Capitale : Besançon.
[ XXX ]
GASCOGNE. — Forme à présent les dép. de la Haute-Ga-
ronne, du Gers et des Hautes-Pyrénées, et partie du dép.
des Landes et des Basses-Pyrénées.
Dans la Gascogne, il y avait huit petits pays: les
Landes, le Pays Basque, Chalosse, le Condomois, le Haut
et Bas-Armagnac, le Bigorre, le pays de Cominges, et
Couserans.
GATINAIS. — Forme partie des dép. de Seine-et-Marne et
du Loiret. On le divisait en Gâtinais français, avec Me-
lun pour capitale, et le Gâtinais propre. Capitale : Mon-
targis.
GUIENNE. — La plus considérable des ci-devant provinces
de France. Elle forme aujourd'hui les dép. de la Gi-
ronde, de la Dordogne, du Lot, de l'Aveyron, de Lot-et-
Garonne, du Tarn, des Landes, du Gers, et des Hautes-
Pyrénées, ainsi qu'une partie des dép. de Tarn-et-Ga-
ronne, de l'Ariège et des Basses-Pyrénées. Capitale :
Bordeaux.
La Guienne comprenait plusieurs subdivisions : la
Guienne proprement dite, capitale: Bordeaux, la Gas-
cogne, le Rouergue, le Quercy, le Périgord, l'Agenois.
HUREPOIS. — Fait partie du dép. de Seine-et-Oise. Capi-
tale: Dourdan.
ISLE-DE-FRANCE. — Forme les dép. de la Seine, de Seine-
et-Oise, de l'Oise, et partie de ceux de Seine-et-Marne,
de l'Aisne et d'Eure-et-Loir. Capitale: Paris. L'Isle-de-
France comprenait le Parisis formé du pays de Hure-
poix, du Mantais, et de la plaine de Saint-Denis.
LAONAIS. — Fait partie du dép. de l'Aisne, en Picardie.
Capitale : Laon.
LANGUEDOC— Forme les dép. du Tarn, de l'Hérault, de la
Lozère, de l'Ardèche et du Gard, et les arr. de Toulouse
et de Villefranche (Haut-Garonne), l'arr. de Castel-Sar-
rasin (Tarn-et-Garonne, les arr. du Puy et d'Yssin-
geaux (Haute-Loire). Le Haut-Languedoc avait pour
capitale Toulouse, et le Bas-Languedoc, Montpellier, et
les Cévennes, Alais.
[ xxxi ]
LORRAINE. — Comprend les dép. des Vosges, de la Meiirtlie,
de la Moselle et de la Meuse.
LOUDUNOIS. — Forme partie du dép. de la Vienne. Capi-
tale : Loudun.
LYONNAIS. — Forme aujourd'hui les dép. du Rhône et de
la Loire. Capitale : Lyon.
MAINE. — Forme aujourd'hui le dép. de la Sarthe, à l'ex-
ception de l'arr. de La Flèche, les arr. de Laval et de
Mayenne, l'arr. de Mortagne, du dép. de l'Orne, et de
partie des arr. de Dreux et de Nogent-le-Rotrou, du
dép. d'Eure-et-Loir. Le Maine se divisait en Haut-Maine,
capitale Mayenne, en Bas-Maine, capitale le Mans, et
Perche.
MANTAIS. — Fait partie du dép. de Seine-et-Oise. Capitale :
Mantes.
MARCHE. — Forme le dép. de la Creuse, et partie des arr.
de Limoges et de Bellac, dans la Haute-Vienne.
MESSIN. — Le pays Messin formait la plus grande partie
du dép. de la Moselle, et partie de ceux de la Meuse et de
la Meurthe.
NAVARRE. — Fait partie du dép. des Basses-Pyrénées et
forme la presque totalité de l'arr. de Bayonne.
NIVERNAIS. — Forme le dép. de la Nièvre, à l'exception
d'une partie de l'arr. de Château-Chinon et de quelques
cantons de l'arrondissement de Cosne.
NORMANDIE. — Forme maintenant les dép. de la Seine-
Inférieure, de l'Eure, du Calvados, de la Manche, et
l'Orne à l'exception de l'arr. de Mortagne. Il y avait la
Haute et la Basse-Normandie. La Haute comprenait le
Vexin, divisé en Vexin-Français et Vexin-Normand, le
Roumois, le pays d'Ouche, le pays de Caux, le pays de
Bray, Neubourg et Lieuvain.
NOYONNAIS. — Fait partie du dép. de l'Oise, en Picardie.
Capitale : Noyon.
ORLEANAIS. — Forme les dép. de Loir-et-Cher et du Loi-
ret, l'arr. de Châteaudun et partie de celui de Chartres
[ xxxii ]
(Eure-et-Loir) et partie de l'arr. de Cosne (Nièvre).
Capitale: Blois.
L 'Orléanais était subdivisé comme suit : la Beauee,
capitale: Chartres, le Gâtinais, le Blaisois, et l'Orléanais
propre, capitale: Orléans.
PAYS BASQUE. — Fait partie du dép. des Basses-Pyrénées,
et forme l'ar. de Bayonne, et partie de celui de Mauléon.
Capitale : Bayonne.
PAYS CHARTRAIN.— Dans la Beauee, dép. d'Eure-et-Loir.
Capitale : Chartres.
PAYS DE BRAY. — Compris dans le dép. de la Seine-Infé-
rieure, où il forme l'arr. de Neufchâtel.
PAYS DE CAUX. — Forme la plus grande partie du dép. de
la Seine-Inférieure. Capitale: Caudebec.
PERCHE. — Compris dans les dép. de la Sarthe, de l'Orne,
d 'Eure-et-Loir et de Loir-et-Cher. Capitale : Mortagne.
PERIGORD. — Forme la totalité du dép. de la Dordogne.
Capitale: Périgueux.
PICARDIE. — Forme maintenant le dép. de la Somme,
ainsi que les arrondissements de St-Quentin et de Ver-
vins (Aisne) et de ceux de Boulogne et de Montreuil
(Pas-de-Calais,) La Picardie comprenait l'Amienois, le
Beauvoisis, le Calaisis, capitale: Calais, le Laonais, le
Noyonnais, Ponthieu, capitale: Abbeville, Santerre, ca-
pitale : Péronne, le Soissonnais, capitale : Soissons, Thié-
rache, capitale: Guise, Valois, le Tardenois (Aisne) le
Vermandois, capitale : St-Quentin, et le pays de Vi-
meux, capitale: St-Valéry, le Bourbonnais, dans le Pas-
de-Calais.
POITOU. — Forme les dép. de la Vienne, des Deux-Sèvres et
de la Vendée. Le Haut-Poitou avait Poitiers pour capi-
tale, et le Bas-Poitou, Fontenay.
PROVENCE. — Forme maintenant les dép. des Bouches-du-
Rhône, du Var, des Basses-Alpes, et une partie de celui
de Vaucluse.
QUERCY. — ^Forme le dép. du Lot, et partie de celui de Tarn-
et-Garonne. Capitale: Cahors.
[ xxxiii ]
ROUERGUE. — Forme le dép. de l'Aveyron. Capitale: Ro-
dez.
ROUSSILLON. — Forme le dép. des Pyrénées-Orientales, à
l'exception d'une petite partie des arr. de Perpignan et
de Prades.
SAINTONGE. — Forme la majeure partie des dép. de la Cha-
rente-Inférieure et de la Charente.
SENONNOIS. — Forme partie de la province de Bourgogne.
SOISSONNAIS. — Fait partie du dép. de l'Aisne. Capitale:
Soissons.
TOURAINE. — Forme le dép. d'Indre-et-Loire, et une par-
tie de celui de la Vienne. Capitale : Tours.
XJZEGE. — Comprend le dép. du Gard. Capitale: Uzès.
VIVARAIS. — Forme le dép. de l'Ardèche, et partie de
celui de la Haute-Loire. Dépendait du Languedoc.
I
NOMS DE FAMILLE
CANADIENS-FRANÇAIS
^^
T»
ABEL. — D'Habel, seigneurie de Bretagne, érigée en 1696
pour de Keraly. Le nom d'Abel est un souvenir du se-
cond fils d'Adam, qui fut tué par son frère Caïn. Il y a
eu des Abel, comme il y a eu dés Adam, des Abraham
et des Daniel. Abel veut dire pleureur et non pas afflic-
tion, qui se traduit en hébreu par Ebel. En bas-breton
Abel veut dire pomme, et en gallois, discorde, perte,
débat.
ABELIN. — D'Abeilhan, commune du dép. de l'Hérault, arr
de Béziers. Diminutif d'Abel, comme on a fait Marcellin
de Marcel, et agnelin d'agnel ou d'agneau. Dérive du
verbe abelir, plaire, charmer.
ABIRON. — D'Aviron, commune du dép. de l'Eure, arr.
d'Evreux. Abiron semble venir de cet Israélite qui fut
englouti avec Dathan pour s'être révolté contre Moïse.
ABRAHAM, ABRAN. — De Sabran, commune du dép. du
Gard, arr. d'Uzès. Abraham veut dire père d'une grande
[ 2 ]
multitude. On ne pourrait pas en dire autant du premier
Abraham canadien, dont la famille n'a pas été nom-
breuse.
ABRIÂS. — D 'Arboras, commune du dép. de l'Hérault, arr.
de Lodève. Dérive d'abrier, couvrir, protéger.
ACHAPT. — D 'Apchat, commune du Puy-de-Dôme, canton
d'Ardes. Achapt signifie achat, rachat.
ACHARD. — D'Aclières, seigneurie du Berry, établie en
1450 pour le bénéfice de De Mornay. Autre seigneurie
dans le Gâtinais, devenue baronnie en 1626. Achard
dérive de ache, charpente, ou d'acharir, voiturer. En
argot achard signifiait acharnement.
ACHIN, ACHIM.— D'Achain, village du dép. de la Meurthe
en Lorraine. Semble dériver du breton hakein, qui veut
dire bredouiller.
AGHOIE. — D'Achiet, com. du Pas-de-Calais, arr. d'Arras.
Vient d'achoison, ou occasion heureuse ou malheureuse.
Du latin occasio.
ACOULON. — D 'Accolans, commune du dép. du Doubs, arr.
de Baume-les-Dames. Vient d'acouler, couler, affluer.
ADAM. — D'Adam-les-Passavant, com. du dép. du Doubs,
arr. de Baume-les-Dames. Adam, nom hébreu, qui vient
d'adama, terre, et .signifie homme en général. Il existe
une sorte de hibou appelé adam.
ADDE. — D'Agde, commune du dép. du Hérault, arr. de
Béziers. Vient du latin addere, ajouter.
ADHEMAR. — De Montélimar, ville du dép. de la Drôme,
au confluent du Roubion et du Jabron qui se jettent dans
le Rhône à une demie lieue de là. Montélimar se dit en
latin Ademari mons, d'où Adhémar.
ADNEY. — D'Arney, commune du dép. des Hautes-Pyrénées,
arr. de Bagnères. En botanique l'adné est une chose
attachée à une autre de manière à faire croire qu'elle
fait corps avec elle.
ADRAIN. — D'Andrein, commune des Basses-Pyrénées, arr.
[ 3 ]
d'Ortliez. Vient d 'adrès, adras, dédommagement, moyen,
minute.
ADRESNY. — D'Ardenay, commune du dép. de la Sarthe,
arr. de Mans. Vient d 'aderrenier, retarder.
ADRIERS. — Commune du dép. de la Vienne, arr. de Mont-
morillon. Vient d'adererer, reculer.
ADVERSY, AVERSY. — D 'Aressy, commune des Basses-
Pyrénées, arr. de Pau. Du mot adversion, adversité, tri-
bulation.
AGATHE. — D'Agathe ou Agde, commune du dép. de l'Hé-
rault, arr. de Béziers. Agathe, pierre précieuse de di-
verses couleurs, terme de marine, nom de femme.
AGÏLLE. — Village du département de Loir-et-Cher, dans
le Maine. AgUle veut dire léger, dispos. Nom propre
d 'homme.
AGNEL. — D'Agnielles, dans le dép. des Hautes-Alpes, arr.
de Gap. Agnel est le nom d'une ancienne monnaie d'or
que fit frapper saint Louis, roi de France, sur laquelle
était représenté un agneau. Signifie encore fourrure
d'agneau. Dérive d'agnus, agneau.
AGNES. — D'Agnez, commune du dép. du Pas-de-Calais,
arr. d'Arras. Dérive du latin agnus, agneau.
AGUERRE. — D'Aillères, commune du dép. de l'Ariège, arr.
de Foix. Vient du verbe aguerrir ou du vieux mot
guerrer, qui se disait pour garer, ou encore d'aguer,
déguiser, rendre perçant. L'a préfixe veut dire en
dehors.
AHIER. — D 'Ailly, commune du dép. de la Somme, arr.
d'Amiens. Vient de a et de hier, s'égosiller, battre à
coups redoublés.
AIDE-CREQUI. — Créqui, commune du dép. du Pas-de-
Calais, arr. de Montreuil. Est-ce un souvenir de Fran-
çois de Créqui, maréchal de France en 1669 ? Aide, dans
l'art militaire, se dit de certains officiers, comme l'aide-
de-camp, l'aide-major. L'aide-de-eamp aidait le maré-
chal dans la distribution des divers quartiers d'un cam-
pement.
[ 4 ]
AIGNAN. — Petite ville dans le Bas-Armagnac, près de la
source du Midon. Il en existe plusieurs autres du même
nom, dans la Loire-Inférieure, dans le Gers, dans la
Sarthe, dans le Morbihan. Dérive'' d'aigne, bête à laine.
AIGREMONT. — Communes des dép. du Gard, de la Haute-
Marne, de l'Yonne et de Seine-et-Oise. Dérive d'aigre,
ardent, impétueux.
AIGRON. — D 'Airon, commune du dép. du Pas-de-Calais,
arr. de Montreuil. Aigron est le nom du héron.
AIGUEBELLE. — Commune du dép. de la Savoie, arr. de
St-Jean de Maurienne. Ce mot est formé de algue, eau
et de belle, ou belle eau.
AIGUILLON. — Ville de la Guienne, dép. de l'Ariège, au
confluent du Lot et de la Garonne. Il y a aussi Aiguillon-
sur-mer, en Vendée, arr. de Fontenay, canton de Luçon.
Aiguillon signifie piquant.
AILLY. — Ailly-le-Haut-Clocher, seigneurie de Picardie, qui
date de 1556, avec Beauvarlet comme tenant. Aillie
voulait dire sauce à l'ail ou encore aigreur, querelle.
AIME. — D'Aimé, en Savoie, arr. de Moutiers. Nom propre
qui vient du latin amatus, aimé.
AINE. — Commune dans le comté de Bigorre, diocèse de
Tarbes, parlement de Toulouse. Aine, est le premier né
du mariage.
AINEAU, AISNEAU. — D'Aisne ou Vézine, village du dép.
de l'Ain, dans la Bresse, canton de Bagé-le-Châtel. Dé-
rive de aine, âne, bourrique.
AINS, AINSE. — Bourg de la Charente-Inférieure, en Aunis.
Semble venir de ainxe, qui signifiait angoisse, anxiété.
ALAIN. — Commune dans la Provence, diocèse de Toul,
parlement de Metz. Nom d'homme qui signifie romarin.
En irlandais, alain signifie blanc, luisant, serein.
ALARD. — D'Alas, seigneurie de Picardie, qui remonte à
1284, avec De "Warroquier, comme premier seigneur.
Nom d'homme fait d'Adelard, puis Adlard, et finale-
ment Alard.
[ 5 ]
ALARIE. — Alary, bourg dans le Quercy et dans le Rouer-
gue.
ALBANEL. — D'Allebanne, commune du dép. de Savoie.
Dérive de albe, blanc, et d'anel, chaîne, fer, lunettes.
Alban en gaulois, voulait dire phare, aube.
ALBEAU. — D'Albe, commune du dép. de l'Hérault, à 4
lieues de Viviers. Albeau, diminutif d'albe, bois blanc,
aubier. C'est aussi le nom d'un petit poisson de rivière
qui ressemble à l'anchois.
ALBERT. — Duché de Picardie, érigée en 1620 en faveur
d'Albert de Luynes. Nom d'homme, formé d'Adelbert.
Albert voulait dire monnaie blanche, anévrisme,
ALBRAIN. — D'Albens, commune du dép. de la Savoie, arr.
de Chambéry. Albran, nom du canard sauvage.
ALEXANDRE. — Commune du dép. du Gard, arr. d'Uzès.
Nom d'homme qui vient du grec alezzo, je chasse, j'aide,
je défends, et d'anèr, homme, le défenseur des hommes.
ALIEN. — D'Alignan, dans le Bas-Languedoc, diocèse de
Béziers, parlement de Toulouse. Allen signifie étranger,
qui est d'un autre lieu; du latin alienus.
ALINAI7D. — D 'Allennes, commune du dép. du Nord, arr.
de Lille. D'alenée, voix, respiration.
ALIX. — Petite ville dans le dép. du Rhône, dans le Lyon-
nais. Nom de femme pris pour Adélaïde. On disait
Adélaïs, dont on fait Alix par contraction. Allix signi-
fiait lis, et alix, compacte, serré.
ALLAINE. — Commune du dép. de la Somme, en Picardie,
arr. de Péronne. Allaine, alêne, lancette, poignard.
ALLAIRE. — Chef -lieu de canton, dans le Morbihan, arr.
de Vannes. Dérive d'aleoir, allée, galerie, passage.
ALLARD. — D'Alias, commune du dép. de la Charente-Infé-
rieure, arr. de Jonzac. Alleor, vieux mot français, qui
signifie voyageur.
ALLE. — Alet, commune du dép. de l'Aude, arr. de Limoux,
Allé, passé, mort, usé, corrompu.
ALLEGRAIN. — D'Allègre, commune de la Haute-Loire,
[ 6 ]
arr. du Puy. Vient d'allégrer, rendre gai, joyeux, dispos.
ALLIEZ. — D 'Allier, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de
Tarbes. Allier signifie filet.
ALLOIR. — Des Allois, village de la Haute-Vienne, dans le
Limousin, canton de S. Léonard. AUoir signifie allée,
corridor.
ALMAIN. — D'Allemant, commune du dép. de la Marne,
arr. d'Epernay. Dérive d'almus, beau, bon, d'où aime,
qui nourrit, qui fertilise, et almain, diminutif d'alme.
ALMERAS. — D'Almaraz, ville d'Espagne, dans l'Estrama-
dure, sur le Tage.
ALOIGNON. — D'Alagnon, petite rivière que l'on traverse
sur la route de Clermont-Ferrand à Toulouse. Vient
d'alloigne, qui signifie distance, retard, délai, éloigne-
ment.
ALOGNY. — D'Allogny, commune du dép. du Cher, arr. de
Bourges. Vient d'alogne, alêne, cordage qui sert sur les
pontons.
ALONZE. — D 'Allons, commune du dép. des Basses- Alpes,
en Provence, et commune du dép. de Lot-et-Garonne,
arr. de Nérac. Alonze est le même nom qu'Alphonse.
Nom propre d'homme qui vient d'alpha, premier, princi-
pal, parce qu'alpha est la première lettre de l'alphabet
grec.
ALY. — D 'Ally, village du dép. du Cantal, canton de Pleaux.
Alie est l'alizé, fruit de l'alizier. En bas-breton, aly
signifiait sollicitation.
AMARITON. — De Méritein, commune des Basses-Pyrénées,
arr. d'Orthez. Vient d'amarrir, remplir de chagrin.
AMAS, AMASSE. — D'Amassé, rivière de Touraine, qui se
jette dans la Loire, près d'Amboise. Amasse veut dire
levée d'impôts.
AMAURY. — D'Amure, commune du dép .des Deux-Sèvres,
arr. de Niort. Amaury, nom propre d'homme, vient
d'Amalaric, dont on a fait Amalric, puis Amauric et
enfin Amaury.
[ 7 ]
AMBÂU. — D'Ambres, commune du dép. du Tarn, arr.
de Lavaur. Vient d'ambe, l'un et l'autre, du latin ambo,
tous deux.
AMBOISE. — Commune du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de
Tours.
AMEAU. — D 'Ames, village du dép. du Pas-de-Calais, can-
ton de Norent-Fontes. Ameau, nom de famille, qui vient
d'Amis, ancien nom propre lui-même. Dérive du latin
amo, j'aime.
AMELOT. — D 'Amel, commune du dép. de la Meuse, arr. de
Montmédy. Diminutif d'Amel.
AMESSE, AMESTE. — D'Amettes, commune du Pas-de-
Calais, arr. de Béthune. Ameste veut dire paroisse, dis-
trict.
AMIEN. — Amiens, ville du dép. de la Somme, et ancienne
capitale de Picardie, avec bailliage.
AMIOT, AMYOT. — D'Amy, commune du dép. de l'Oise,
arr. de Compiègne, canton de Lassigny, érigée en sei-
gneurie en 1658 pour de Belloy. Amiot, forme parago-
gique diminutif du mot ami, qui signifiait aussi guet,
sentinelle, comme on a fait vieillot, pâlot, de vieux et
de pâle.
AMIRAULT. — D'Amirat, corn, du dép. des Alpes-Maritimes,
arr. de Grasse. Amirault, variante d'amir ou émir, ami-
ral, prince, gouverneur de province.
AMONT. — Commune du dép. de la Haute-Saône, arr. de
Lure. C'est aussi le nom d'un ancien bailliage de la
Franche-Comté septentrionale, dép. du Doubs. Dérive
du latin ad montem, en haut, hauteur.
AMOS. — D'Ames, commune du dép. du Pas-de-Calais. V.
Amau. Amos est le nom de l'un des douze petits pro-
phètes juifs.
AMPLEMAN. — D'Amblimont, commune des Ardennes, arr.
de Sedan. Amplement, d'une manière ample.
ANAIS. — Villages des dép. de la Charente et de la Cha-
rente-Inférieure. V. Anet.
[ 8 ]
ANCE. — D'Ance, village du Lyonnais, sur la Saône, à 9
lieues de Mauléon, sur la route de Dax. Ance, anse.
ANOEL. — D'Aneelle, village du dép. des Hautes-Alpes
dans le Dauphiné, canton de Saint-Bonnet, arr. de Gap.
Ancel veut dire bénitier.
ANCELIN. — D'Anceins, commune du dép. de l'Orne, arr.
d'Argentan. Ancelin, dim. d 'ancel.
ANDAYE. — D 'Andouillé, commune du dép. de la Mayenne,
arr. de Laval. Andayé se disait pour andouillé.
ANDIAU. — D 'Andlau, commune du Bas-Rhin, canton de
Barr.
ANDIRAND. — Petite ville dans le dép. de Lot-et-Garonne.
Dérive du mot andier, chenet.
ANDRE. — D'Andrest, village du dép. des Hautes-Pyrénées,
dans le Bigorre. André, nom propre d'homme, qui vient
du grec Andreias, c'est-à-dire courageux.
ANDRIEU. — Seigneurie qui date de 1463, en Normandie,
érigée pour De Varignières. Vient du grec anèr, homme.
ANDRO. — D'Andres, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Boulogne.
ANDRI, ANDRY. — D'Andries, bourg du dép. de l'Yonne,
arr. d'Auxerre, canton de Coulonge-sur-Yonne.
ANCTIL. — D'Anctiville, commune de Normandie, diocèse
de Coutances, parlement de Rouen. Dérive de anker,
suspendre.
ANES. — D 'Anets, seigneurie bretonne, unie en 1683 aa
marquisat de Chàteau-Frémont. V. Anet.
ANET. — Châtellenie, située dans l'He-de-France qui, érigée
au seizième siècle, a successivement appartenu aux fa-
milles Poitiers, Lorraine, Mercœur, Vendôme, Condé, du
Maine, de Dorabes, d'Eu, au roi de France, à de Pen-
thièvre, et enfin, en 1817, à la famille de Monti. Anet
vient du grec ana et thein, qui veulent dire, croître rapi-
dement. L'anet est une plante ombellifère qui pousse
très vite. Dans le vieux français, anet voulait dire
canard.
[ 9 ]
ANFRIÉ. — D 'Anfreville, dans le dép. de la Seine-Infé-
rieure, canton de Boos, arr. de Rouen. Dans le langage
gallois, anfri signifiait une action honteuse.
AN GARÉ. — D'Angayrat, commune de l'Agenois, diocèse
d'Agen, parlement de Bordeaux, arr. de Montdidier.
Dérive du verbe angarier, fatiguer de corvées.
ANGERS. — Chef-lieu du département de Maine-et-Loire,
sur la Mayenne, un peu au-dessous de son affluent avec
la Sarthe, à une lieue de la Loire. D 'après les uns, anger
signifierait peupler, propager, d'après d'autres, char-
ger, et enfin contraindre, et dériverait du persan aga-
riden, presser.
ANGELVIN, ANGEVIN. — D'Anvin, commune du dép. du
Pas-de-Calais, arr. de St-Pol-sur-Ternoise. Angevin, mon-
naie d'argent frappée par les comtes d'Anjou. Ce mot
semble venir du grec aggelos, messager.
ANOTE. — D 'Annot, ville du dép. des Basses-Alpes, dans les
montagnes, su rla Vaire. Du verbe annoter, faire des
notes explicatives d'un ouvrage.
ANNET. — Village du dép. de Seine-et-Marne, dans la Brie,
arr. de Meaux. V. Anet.
ANSE. — Bourgade sur l'Azergues, ancienne station romaine,
à une lieue de Villefranche et de Trévoux, et à quatre
lieues de Lyon. Anse a voulu dire manche, cuve, espèce
de pressoir.
ANTAYA. — Nom sauvage accolé à une branche de la fa-
mille Pelletier, qui avait épousé une sauvagesse du nom
d 'Antaya.
ANTERIEUX. — Commune du dép. du Cantal, arr. de Saint-
Flour.
ANTHIAUME. — D'Anthème, commune du Puy-de-Dôme,
arr. de Lunéville. Anthiaume, mot composé d'anti, vieux
et de heaume, barre de gouvernail.
ANTHOINE. — D'Antonne, commune du dép. de la Dor-
dogne, arr. de Périgueux.
[ 10 ]
ANTIGNY. — Commune de la Vendée, arr. de Fontenay-le-
Comte.
ANTINAEL. — D'Antignac, commune de la Charente-Infé-
rieure, arr. de Jonzae. Mot composé d'anti, vieux, et de
naël, jour de naissance.
ANTON Y. — Commune du dép. de le Seine, arr. de Sceaux.
APART. — De Daspard, commune des Basses-Pyrénées, arr,
de Bayonne. Hapart signifie crochet à pendre, voleur,
brigand.
APERT. — D'Abère, commune des Basses-Pyrénées, arr. de
Pau. Apert vient du latin apertus, ouvert, franc, décou-
vert. Mot employé dans le langage du palais, dans l'ex-
pression il appert. En bas breton, il voulait dire, adroit,
industrieux.
APRIL. — D'Avril, commune du dép. de Meurthe-et-Moselle,
arr. de Briey. April vient d 'aprilis, avril, du verbe
aperir, ouvrir, parceque, dit Nicot, en ce mois d'avril,
la terre semble ouvrir son sein pour la production des
végétaux.
AQUIEN. — D'Aquin, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Saint-Omer.
ARABY. — D 'Arbis, commune de la Gironde, arr. de La
Réole.
ARAMY. — D'Aramits, commune des Basses-Pyrénées, arr.
d'Oloron. Aramie, serment, accusation, plainte, bataille.
ARBARIS. — D'Arbori, commune du dép. de la Corse, arr.
d'Ajaccio. Arboirie signifie réunion d'arbres et d'arbris-
seaux.
ARBOUR. — D 'Arbourse, commune du dép. de la Nièvre,
arr. de Cosne. Arbour, à rebours.
ARCAND. — D'Archamps, commune de la Haute-Savoie,
arr. de St-Julien. Vient d'arcage, langage.
ARCASTE. — D'Arrast, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Mauléon. Arcasse, mot employé pour désigner la
culasse du navire ou le derrière du gaillard.
ARCENEAU, ARSENEAU. — D'Arcine, commune de la
[ 11 ]
Haute-Savoie, arr. de St-Julien. Arseneau vient d'arse-
nac, espèce de citadelle pour garder les machines de
guerre.
ARCHAMBAULT. — Lieu du dép. de l'Yonne, arr. de Ton-
nerre, dans la commune de Grimault. Dérive d'arche,
are de triomphe, arcade, coffre, trésor, archives, cellier,
bâtiment de mer ou de rivière.
ARCHERON. — D'Archon, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Laon.
ARCOUET. — De St-Hilaire-du-Harcouet, bourg du dép. de
la Manche, arr. de Mortain. Arcouet est aussi le nom
d'une pointe par où l'on passe pour se rendre à l'île
Bréhat dans les environs de Paimpol. Vient d'arcté,
étréci, resserré.
ARDILLOS. — Des Ardillats, commune du dép. du Rhône,
arr. de Villefranche-sur-Saône. Vient du grec ardis,
pointe d'une flèche.
ARDOIS. — D'Ardoix, commune du dép. de l'Ardèche, arr.
de Tournon. Dérive du celtique arddû, noir, d'où ar-
denne, qui signifie forêt sombre.
ARDOUIN. — D'Ardin, commune du dép. des Deux-Sèvres,
arr. de Niort. Vient d'ardoir, brûler, consumer.
AREL. — D'Arelles, en Bourgogne, diocèse de Langres, par-
lement de Dijon. Arel est le diminutif d'areau, espèce
de charrue sans roues.
ARENAIRE. — D'Arnière, commune du dép. de l'Eure, arr.
d'Evreux. Vient d'arenosus, sablonneux, ou d'aren, cor-
dage. Une arenière était le nom d'une sablonnière.
ARET. — D 'Arette, commune du dép des Basses-Pyrénées,
arr. d'Oloron. Areste signifiait barbe d'épis, espèce
d'aiguille ou d'épingle.
AREZ. — Petite ville de la Gironde, diocèse, parlement et
intendance de Bordeaux. Un arée est une terre labourée.
ARGENCOURT. — Com. de la Bourgogne, diocèse d 'Autun,
parlement et intendance de Dijon.
[ 12 ]
ARGENSON. — Seigneurie avec titre de comté, en Tou-
raine, sur la Creuse, à 5 lieues de Cliinon. Autre sei-
gneurie du même nom dans le Poitou, unie en 1712 au
marquisat de la Graye.
ARGENTEUIL. — Baronnie en Champagne, érigée en 1500
pour Le Bascle, et communes dans les départements de
Seine-et-Oise et de l'Yonne.
ARGOS. — D'Argol, commune du Finistère, arr. de Château-
lin. Argos signifie doigt du pied, ergot de coq, boulet du
cheval. En grec argos signifie blanc.
ARGUIN. — D 'Argut, commune de la Haute Garonne, arr.
de St-Gaudens. Dérive d'argu, sorte de bâtiment plat,
large, haut de bord, et qui se rétrécit par le haut.
ARGUINEAU. — D'Arguenos, village de la Haute-Garonne,
arr. de St-Gaudens.
ARIAL. — D 'Arles, commune des Pyrénées-Orientales, et
ville des Bouches-du-Rhône. Arial vient d'ari, bord du
fossé.
ARIUS. — D 'Arieus, bourg situé près de Carcassonne, dans
le dép. de l'Aude. Arius, prêtre de l'église d'Antioche, et
fauteur d'hérésie.
ARLEN. — D'Ariane, commune du Puy-de-Dôme, arr. d'Am-
bert. Arlan est un cri lancé par les soldats quand ils
voulaient se livrer au pillage.
ARMAND. — D'Armancourt, com. du dép. de la Somme, arr,
de Montdidier. Armand vient de l'allemand hart, ro-
buste et de mann, homme, ou de war, guerre, et de man,
homme ou vir bellator, guerrier.
ARNAUD, ARNAULT. — Arnaud, en Gascogne, diocèse de
Lombez, parlement de Toulouse. Nom propre d'homme
qui dérive de l'allemand arn, aigle, et de ait, vieux,
noble. Alors Arnaud signifierait aigle noble. Ménage
croit que ce nom a été fait de Renaud, par une transpo-
sition de lettres, et par le changement de l'a en e.
ARNOULD. — Ville de Seine-et-Oise, à 7 lieues de Chartres,
dans la forêt d'Iveline, ou encore Arnouville, dans l'Ile-
[ 13 ]
de-France, érigée en comté en 1817, en faveur de Mi-
chault d'Arnouville. Nom propre d'homme, qui veut
dire mari dupé et malheureux.
AROISE. — D'Aroaise, bourg du Pas-de-Calais, à 3 lieues de
Péronne. Vient du mot arroit, d'arrectus, qui est raide,
ou mieux d'aroi, arrangement, équipement. Le vieux
mot aroy signifiait charrue. Aroaise était le nom d'une
abbaye de chanoines réguliers en Artois.
ARON. — Commune du dép. de la Mayenne, arr. de Mayenne.
Vient d'aronde du latin hirundo, hirondelle.
AROUCHE. — D'Arrouch, ville d'Algérie, dans la province
de Constantine, ou d'Aroux, village de Gascogne.
ARPAJON. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en mar-
quisat en 1720 en faveur de d'Arpajon. Petite ville de
même nom dans l'Aveyron. Un arpage, chez les Ro-
mains, était un enfant mort au berceau.
ARPENTIGNY. — Dérive du celtique arat, labour, et de
penger, sillon.
ARPIN. — D'Arpenan, commune de la Haute-Saône, arr. de
Lure.
ARRACHAR. — D'Arracourt, village du dép. de la Meurthe,
à 2 lieues de Château-Salins. Ce mot vient d'arracher,
déraciner,
ARRIVEE. — D'Arrivé, commune des Basses-Pyrénées, can-
ton de Sauveterre. Arrivée, approche de la rive, l'abord.
ARTEAU. — D'Artas, commune du dép. de l'Isère, arr. de
Vienne. Arteau, homme rusé, habile, dérive du latin ars,
ruse, artifice.
ARTOIS. — D'Arthez, commune des Basses-Pyrénées, arr.
d'Orthez. Artois, province de France, et aujourd'hui
département du Pas-de-Calais.
ARTON. — Commune de la Loire-Inférieure, à quatre lieues
de Paimbœuf.
ARTUS. — Châtellenie du comté de CharoUais, dans le dio-
cèse de Mâcon. Vient d'artuis, trou de vers.
[ 14 ]
ASKIN. — D'Ascain, commune des Basses-Pyrénées, arr. de
Mauléon.
ASSAILLE. — D'Assay, commune du dép. d'Indre-et-Loire,
arr. de Chinon. Vient du verbe assaillir ou assaillir.
ASSELIN. — De Vasselin, commune du dép. de l'Isère, arr.
de la Tour-du-Pin. Aisselin, madrier, petite planche en
forme de tuile pour couvrir les maisons.
ASSINE. — D'Assenay, commune du dép. de l'Aube, arr. de
Troyes. Assiner, assigner.
ASTIER. — Chef -lieu de l'arr. de Périgueux, en Dordogne.
Dérive de ast, fût, bois de lance.
ASTRUDE. — Baronnie dans le dép. de l'Yonne, à sept lieues
de Semur.
ATCHERS. — D'Attichy, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Compiègne. Atché est le nom de la plus petite mon-
naie qui se fabriquait dans les Etats du Grand Seigneur.
Elle était d'argent et valait environ quatre deniers de
France.
ATINA. — D'Attignat, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Bourg. Atina était l'Hymet des anciens. Comme il est
prêt d'Athènes, on l'a appelé le mont d'Athènes. Atinée
veut dire provocation.
AUBAIN. — D'Aubaine, en Bourgogne, diocèse d'Autun;
en Gascogne, arr. de Saint-Séver. Ce mot a le même
sens que aubereau, oiseau de proie, petit aigle. Signifie
encore aubier, cheval blanc, étranger qui habite un pays
sans se faire naturaliser.
AUBAU, AUBEAU. — D'Aube, commune du dép. de l'Orne,
arr. de Mortagne. Aubeau, peuplier blanc, aubier.
AUBE. — D'Aubers, commune du dép. du Nord, arr. de
Lille. Aube est celui qui a été ordonné prêtre ; c'est
enrore une offrande pour la bénédiction des aubes. En
bas-breton, aube se disait pour abbé.
AUBERNON. — D 'Obernai, commune du dép. du Bas-Rhin.
AUBERT. — Commune dans le dép. du Nord, arr. de Cam-
[ 15 ]
brai, canton de Carnières. Nom propre teutonique, même
chose que Albert, qui signifie tout illustre. Diminutif
d 'haubergeon, qui veut dire chemise ou cotte de mailles.
Peut venir encore de haut, et de ber, c'est-à-dire baron
ou seigneur justicier. Auber signifie encore harnais et
en terme d'argot, argent.
AUBERTIN. — Commune du dép. des Basses-Pyrénées, arr.
d'Oloron. Diminutif d'Aubert. V. Aubert.
AUBIN. — D'Aubin, seigneurie du Rouergue, érigée en 1700
pour de Buisson. Aubin voulait dire autrefois le blanc
de l'œuf, d'albinum pour albunem. C'était encore un
pas de cheval, une allure qui tient de l'amble et du
galop. En vieux français, Aubin signifie étranger.
AUBOIS. — D'Auboué, commune du dép .de Meurthe-et-
Moselle, arr. de Briey. Hauboit, haubert.
AUCHEN. — D'Aulchin, commune du dép. du Nord, arr. de
Valenciennes.
AUCLAIR. — De Vauclerc, commune du dép. de la Marne,
arr. de Vitry-le-François. Auclair, à la clarté.
AUCOIN. — D'Aucun, commune du dép. des Hautes-Pyré-
nées, dans le canton d'Argelez.
AUDELIN. — D 'Audelange, commune du Jura, arr. de Dole.
Vient du latin audere, oser.
AUDET, AUDETTE. — D'Audeville, commune du dép. du
Loiret, canton de Malesherbes, arr. de Pithiviers. Audet,
mot latin qui signifie il ose, il a de l'audace.
AUDI, AUDY. — D'Audigny, commune du dép. de l'Aisne,
arr. de Vervins. Haudi, lassé, fatigué.
AUDIBERT. — D'Audembert, commune du Pas-de-Calais,
arr. de Boulogne-sur-Mer.
AUDON. — Commune du dép. des Landes, arr. de St-Séver;
AUDRY. — D 'Audrix, commune de la Dordogne, arr. de
Sarlat.
AUFRAY. — D 'Auffray, commune de la Seine-Inférieure,
arr. de Dieppe. Frai, action de briser.
AUGEARD. — D'Augea, commune du Jura, arr. de Lons-le-
Saunier. Dérive du Scandinave auge, prairie.
[ 16 ]
ÂUGER. — Commune du Puy-de-Dôme, arr. de Thiers. Moisy
fait dériver ce mot de alga, algue, et l'explique comme
suit: Deux petites rivières qui traversent cette contrée,
la Touques et la Dive, souvent débordés, finirent par
former des marais oii les algues abondent. Auger peut
venir du grec aggos, vase.
AUGERON. — D'Augerans, commune du Jura, arr. de Dole.
Augeron, qui est du pays d'Auge.
AUMAIS. — D 'Haulmé, commune du dép. des Ardennes,
arr. de Mézières. Aumais ou haumet dim. de heaume,
"barre du gouvernail.
AUMASSON. — D'Aumessas, commune du dép. du Gard,
canton d'Alzon.
AXJMIER. — D 'Omey, commune du dép. de la Marne, arr.
de Châlons-sur-Marne. Aumier, sorte de chien limier,
bon pour faire la chasse.
AUMONT. — Communes des dép. de la Somme, de l'Oise, et
la Lozère. Aumont, individu assisté par l'aumône. Dé-
rive du bas latin almosna, dont on a fait eleemosyna, au-
mône.
AUNIS. — D'Osny, commune du dép. de Seine-et-Oise, arr.
de Pontoise. Aunis, petit pays de Saintonge, dont la
capitale était La Rochelle; les îles de Ré et d'Oléron en
dépendaient.
AUPIN. — D 'Aups, commune du dép. du Var arr. de Dra-
guignan.
AURÉ. — D 'Aurée, dans le Velay, et Auray, ville du Mor-
bihan, célèbre par son pèlerinage à la bonne Sainte-
Anne. Aurais signifie montagne.
AURILLAC. — Ville du dép. du Cantal. Vient d'aurilleor,
celui qui cultive les abeilles.
AURIO. — D'Auriat, commune du dép. de la Creuse, arr. de
Bourganeuf,
AUSSAN. — D 'Auxan, commune de la Côte-d 'Or, arr. de
Beaune. Vient d'auxent, qui manque de.
[ 17 ]
AUSSION. — D'Haution, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Yervins.
AUTEBOUT. — D'Hautbos, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Beauvais.
AUTIN. — D 'Autun, ville du dép. de Saône-et-Loire. Autin,
arbre autour duquel on fait grimper les branches de la
vigne.
AUTRACHE. — D'Autrèche, commune du dép. d'Indre-et-
Loire, arr. de Tours. Autra^e, comme s'il y avait d'un
autre âge.
AUTRAC. — Commune de la Haute-Loire, arr. de Brioude.
AUTRAY. — Autrey, commune du dép. des Vosges, arr.
D'Epinal.
AUVERGNE. — D 'Avernes, commune du dép. de Seine-et-
Oise, arr. de Pontoise. Auvergne, province qui forme les
départements du Cantal et du Puy-de-Dôme.
AUVIN. — D'Auvent, bourg de la Charente, à huit lieues de
Confolens.
AUXIBI. — D 'Auxy-le-Château, commune dans le dép. du
Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, érigée en baronnie en
1715.
AUZÉ. — D'Auzay, commune de la Vendée, arr. de Fontenay-
le-Comte. Vient d'ozé, hardiesse.
AUZON. — Commune de la Haute-Loire, arr. de Brioude, et
commune du dép. de l'Aube, arr. de Troyes.
AVACHE. — De Veauche, commune du dép. de la Loire, arr.
de Montbrison. Avache vient d'avachir, rendre lâche.
AVARD. — D'Avord, commune du dép. du Cher, arr. de
Bourges. Avord signifie maladif, hâve.
AVELIN. — Com. du dép. du Nord, arr. de Lille. Avelin,
dim. d'avel, désir, joie, chemin fréquenté, frayé. Avelin,
qui est de la nature de l'aveline, ou celui qui vit parmi
les aveliniers.
AVELINE. — Commune de la Lorraine, dans le duché de
Bar. Aveline, grosse noisette.
AVES. — D'Auve, commune du dép. de la Marne, arr. de
[ 18 ]
Ste-Menehould. Aves dérive d'avis, oiseau. Aves, rivière
du Portugal, et île du même nom, appelé aussi Ile des
Oiseaux.
AVISSE. — D 'Avize, commune du dép. de la Marne, arr.
d'Epernay. Avise, sentinelle, vedette, esprit.
ALAVOINE, AVOINE. — D 'Avoine, communes des dép. de
l'Oise et d'Indre-et-Loire.
AVON. — Communes des dép. des Deux-Sèvres et d'Indre-
et-Loire. Avon, rivière, eau, ruisseau, et havon, mesure
pour l'avoine.
AVRARD. — Du Havre, ville de la Seine-Inférieure. Avrard
vient de avre, grincheux.
AVRON. — D 'Avéron, commune du dép. du Gers, arr. de
Mirande. Haveron, avoine folle ou sauvage, la folle-
avoine.
AYET, AYETTE. — D 'Ayette, commune du Pas-de-Calais.
arr. d'Arras, et d'Ayet, commune du dép. de l'Ariège,
canton de Castillon. Ayet, aillet, ail.
AYEUR. — D 'Ayherre, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Pau. Haieur, garde des haies.
AYMARD. — V. Emard. Dérive de ayme, âme.
AYMOND. — D'Hesmont, commune du Pas-de-Calais, arr.
de Montreuil-sur-Mer. V. Haimond.
AYNARD. — D'Aynac, commune du dép. de Lot, arr. de
Figeac.
AZUR. — Commune du dép. des Landes, arr. de Dax, canton
de Soustons. Azur, pierre bleue, poudre bleue.
[ 19 ]
B
BABEAU. — Des Babottes, lieu de la Haute-Marne, dans la
commune de Voillecomte. Le babeau est un fantôme
imaginaire qu'on invoquait dans le Languedoc pour
effrayer les petits enfants. Duchat interprète ce mot
pour grimaces de singe. Signifie encore fête, cadeau.
BABEL. — De Babel, bourg d'Auvergne, dans la Haute-
Loire, à 3 lieues d'Issoire. Nom propre d'homme, par
corruption de Babylas.
BABEU. — De Babœuf, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Compiègne. Dérive du verbe baber, céder lâchement.
BABIN. — De Balbins, commune du dép. de l'Isère, arr. de
Vienne. Le rapport qu'il y a entre babin et baba, qui
signifie vieille, a donné lieu d'imaginer une république
de Babins, en Pologne. Le tout était un badinage sans
conséquence. En tout cas, Babin veut dire terre en
Pologne, c'est-à-dire, une terre toute d'imagination.
BABINEAU. — De la Babinais, seigneurie de Bretagne. Dim.
de babine, lèvre du chat, du chien, et improprement de
l'homme.
BABY. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, arr. de Pro-
vins. Baby, en anglais, signifie enfant, bébé. Babi, nom
donné aux partisans du babisme, doctrine professée par
Bab et ses sucesseurs.
[ 20 ]
BÂCHAND. — Commune du dép. du Nord, arr. d'Avesnes.
Ville située sur la route de Paris à Namur, à quelques
milles de Maubeuge. Ce mot semble venir de bâche,
goulet, tranchée pour conduire l'eau, ou du mot turc
bâche, qui signifie tête, sommet, extrémité, et par méta-
phore, chef, général, commandant.
BACHELET. — De la Bachellerie, en Dordogne, à 2 lieues
de Montignac, et seigneurie fondée en 1635 en faveur de
De Lajac. Bachelle voulait dire adolescent, bachelier.
BACHELIER. — De Bachely, seigneurie normande, qui date
de 1463. Du Cange prétend que ce mot vient de bacca-
leria, espèce de métairie ou pièce de terre ; les bacheliers
en étaient les cultivateurs.
BACHOIE. — De Bachy, dép. du Nord, arr. de Lille. Dérive
de hacher, qui signifie frapper avec bruit, comme à une
porte; de l'allemand batshen, frapper de l'aviron sur
l'eau avec fracas. Peut aussi venir de bachoe, vaisseau
de bois, baquet, hotte, manne.
BACON. — Du Bacon, commune du dép. de la Lozère, arr. de
Marjevols. Bacon veut dire lard fumé et salé. Vient de
baconus, dos. Le mot bacon est français et tire son ori-
gine de ce qu'autrefois l'on ne se servait que du porc à
certains banquets. Ces banquets portaient le nom de
baconiques. Moisy rapporte qu'à Paris, le chapitre de
Notre-Dame, à certains jours solennels, avait droit à un
repas baconique. Telle serait l'origine de la foire aux
jambons, qui se tenait autrefois sur le parvis de Notre-
Dame.
BACQUET. — De Bauquay, commune du Calvados, arr. de
Vire. Dérive de l'allemand back ou du bas-breton bac,
bateau, ou du grec hakè, bac.
BADAILLAC. — Ville du dép. du Cantal, canton de Vie, arr.
d'Aurillac. Dérive du grec pais, jouer, folâtrer.
BADEAU. — De Bados, en Guyenne, diocèse et parlement
de Bordeaux. Diminutif de hade, baliverne, bêtise.
[ 21 ]
D'autres croient à une simple corruption de bateau. Le
Duehat dit : " Badaut est proprement un homme qui,
n'a jamais rien vu que par un trou, comme on dit de
' ceux qui ont été nourris et élevés dans un navire. Tel est
un Parisien par rapport au bateau qui fait les armoiries
de Paris.
BÂDEL. — De Badevel, commune du dép. du Doubs, arr. de
Montbéliard. Badel, dérive soit du grec pais, jouer, fo-
lâtrer, ou du bas-breton badel, bedeau, robin.
BADELART. — D'Andelarre, commune de la Haute-Saône,
arr. de Vesoul. Badeladre ou badelaire, épée courte,
large et recourbée dans le blason.
BADET. — Bourg du Morbihan, arr. de Vannes. Badé, est
le moment où l'on épie la bête pour la chasse, en terme
de vénerie.
BADIAU. — De Boudy, commune du dép .de Lot-et-Garonne,
arr. de Villeneuve.
BAFRE. — De Baffe, commune du dép. des Vosges, arr.
d'Epinal. Bâfre, repas copieux.
BAGANARD. — De Bagnars, commune du dép. de l'Avey-
ron, canton de Saint-Amans. Baganard vient de bagan,
mot gascon qui signifie pâtre ou paysan, gardien du
bétail dans les Landes.
BAGNEL. — De Bagnoles, commune du dép. de l'Aude, arr.
de Carcassonne.
BAIL. — De Baye, commune du Finistère, arr. de Quim-
perlé. Bail, veut dire gouverneur, bailli, tuteur, retran-
chement. En terme de droit, c'est un domaine affermé.
Baille signifie barricade, tonneau, et en bas breton, bail
veut dire cuvier, baquet ; et en irlandais, lieu, endroit.
BAILLAC. — Bayac, commune du dép. de la Dordogne, arr.
de Bergerac.
BAILLARD. — De Bayard, lieu du dép. de la Haute-lMarne,
dans la commune de Laneuville-à-Bayard. Baillard,
pièce de bois pour porter les laines qu'on tire de l'eau.
[ 22 ]
et qui traverse la chaudière à dégraisser. C'est encore
une brouette plate, comme une civière.
BAILLARGÉ. — De Bagé-le-Châtel, commune du dép. de
l'Ain, arr. de Bourg. Au moyen-âge, l'on appelait bail-
large une sorte d'orge plus petite que l'orge ordinaire.
Cotgrave écrit: Baillarge, kind of small barley, c'est-à-
dire variété de petite orge.
BAILLARGEON.— De Barjon, commune du dép. de la Côte-
d'Or, arr. de Dijon. Au moyen-âge, le censitaire était
obligé vis-à-vis du seigneur de s'acquitter de certaines
redevances dites en baillarge. Le censitaire lui-même
prenait le nom de baillargeau, d'oii vient probablement
le nom de Baillargeon, peut-être aussi celui de Baillarge.
BAILLE. — Baillé, bourg de la Mayenne à 7 lieues de Laval.
Baillé signifie livraison, bail à ferme.
BAILLES. — V. Bail. Baille se disait pour valet, serviteur,
palissade, nourrice.
BAILLEUL. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1400, en
faveur de De Bétlmne. Le bailleul était une sorte de
charlatan ou de chirurgien, appelé aussi renoueur ou
rebouteur.
BAILLEUVILLE. — De Bailleul-Neuville, commune de la
Seine-Inférieure, arr. de Neufchâtel-en-Bray. Bailleu-
ville, ou ville des rebouteurs.
BAILLON. — Seigneurie de Bretagne, fondée en 1668, et
seigneurie de Picardie, érigée d'abord en marquisat
sous le nom de Fresnay en 1652, et passée aux des
Meloizes en 1767. Bâillon veut dire maladroit, chantre
d'église.
BAILLOU. — Commune du dép. de Loir-et-Cher, arr. de
Vendôme. Bâillon signifie braillard.
BAILLY. — Seigneurie de ce nom en Champagne, érigée en
1716 pour De Broussel. Bailly veut dire sénéchal, gou-
verneur, et au palais, gardien. Il signifierait conseil,
d'après Borel. En irlandais, bail veut dire intendant
d'une terre, sergent.
[ 23 ]
BAIN. — Bain, ville de Bretagne, sur la Vilaine, à 5 lieues
de Redon. Bains est aussi le nom d'une seigneurie de
Picardie, érigée en 1600. En gallois bain se dit pour
pays, et en irlandais, femme, jeune fille.
BÂLAN. — Commune du dép. des Ardennes, arr. de Sedan.
Balan signifie balancement, équilibre. Dérive de ballare,
danser, qui pend et oscille comme un balancier. Balant
signifierait fainéant, et partie d'une manœuvre qui n'est
point hallée. Dérive du grec palla, lancer.
BALARD. — De Ballore, commune du dép. de Saône-et-
Loire, arr. de Charolles. Dérive du gaulois bala, balle,
paquet, ou de l'écossais bala, village, demeure, ou de
l'irlandais bala, ville.
BALCER. — De Balacet, commune du dép. de l'Ariège, arr.
de St-Girons. Balcer, vient de baie, poutre.
BALÉ. — Commune du dép. de la Mayenne, arr. de Château-
Gonthier. Balé, vieux mot qui signifie galerie ouverte,
auvent.
BALL. — De Basle, ville de Suisse, sur le Rhin. Dérive de
baule, danse, bal, pièce de toile grossière.
BALON. — Ville, située sur l'Orne, à cinq lieues du Mans,
érigée en marquisat, en 1600, en faveur de St-Gelais de
Lusignan. Balon, ballon.
BALTE. — De Balesta, dans le diocèse de Comminges, parle-
ment de Toulouse. Balte veut dire baudrier.
BALTHAZAR. — De Béthézer, commune du dép. des Landes,
arr. de Mont-de-]\Iarsan.
BANCHAUD. — De Bansat, commune du dép. du Puy-de-
Dôme, arr. d'Issoire. Banchaud, vient de banche, fond
de roches tendres qui se trouvent au fond de la mer, ou
glaise durcie, d'après Réaumur.
BANDE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour le
Jumeau. Bande, troupe de gens, côté, bandeau.
BANEL. — De Baneuil, commune du dép. de la Dordogne,
canton de Lalinde. Bannelle se disait pour petite vanne,
ou conduit des eaux d'une maison.
[ 24 ]
BANET. — De Banneville, commune du Calvados, arr. de
Caen. Banet est une variante de banier, celui qui a droit
de banalité. Banete, dans le vieux français, se disait
pour panier.
BANGAILLE. — De Bangor, commune du Morbihan, arr.
de Lorient, canton de BeUe-Isle-en-Mer. Vient de
bangue, plante qui ressemble au chanvre.
BANHIAC. — De Balignac, commune du dép. de Tarn-et-
Garonne, arr. de Castelsarrasin. Banhiac vient de banie,
ban, publication.
BANLIER — De Basly, commune du Calvados, arr. de Caen.
Banlier, ou bannelier, conducteur de banneau.
BANNE. — Commune du dép. de l'Ardèche, arr. de Largen-
tière. Banne se dit pour corne, dans le Languedoc. Même
sens que vanne, chute d'une rivière.
BANSE. — De Bans, commune du Jura, arr. de Dôle. Banse,
manne carrée et profonde dont on se servait en France
pour transporter des articles de chaudronnerie.
BANVILLE. — Commune du Calvados, arr. de Bayeux. Ban-
ville est composé de ban, qui signifie appel des vassaux,
et de ville.
BAPAUME. — Châtellenie de l'Artois, qui date du commen-
cement du seizième siècle. C'est encore un bourg de la
Seine-Inférieure, arr. de Rouen.
BAPT. — Baupt, dans le dép. de la Manche, sur la route de
Caen à Cherbourg.
BAPTISTE. — Batiste, seigneurie normande érigée en 1650
au bénéfice de De Pardieu. Baptiste est le surnom donné
à saint Jean le Précurseur, et signifie, qui baptise.
BAQUEVILLE. — Commune de la Seine-Inférieure, arr. de
Dieppe.
BARABÉ. — De Baracé, commune du dép. de Maine-et-
Loire, arr. de Baugé. Dérive de bar, qui, en gallois, si-
gnifie lance, et de l'irlandais, flèche, faîte, cime. Bara
veut dire pays. Le mot baraban qui se rapproche le plus
de barabé, est un chaudron ou bassin de cuivre.
[ 25 ]
BARACAN. — De Berrogain, commune du dép. des Basses-
Pyrénées, arr, de Mauléon. Baracan ou bouracan est un
camelot grossier. Du Cange fait dériver ce mot de
barre, parce que le fil du bouracan représente des barres.
BARACQ. — De la Baraque, hameau dans les environs de
Grenoble, à trois lieues de Pont-en-Royans. Ce mot
vient de l'espagnol baracas, qui signifie cahuttes dres-
sées par les pêcheurs au bord de la mer.
BARADAT. — De Parata, commune de la Corse, arr. de
Corte.
BARAILLON. — Seigneurie dans le Forez, érigée en 1225,
en faveur de De Forez. Baraillon semble venir de bara
qui signifie flèche en langue irlandaise, barbeau dans le
vieux français, et lance en gallois.
BARAINE. — De Baraigne, commune du dép. de l'Aude,
dans le Haut-Languedoc, canton de Salles.
BARAS. — Bara, seigneurie bretonne. V. Barabé. Barat
signifie mensonge, calomnie, et aussi une maladie de la
peau consistant en une tache considérable entourée de
plusieurs autres plus petites, maladie appelée morphée.
BARATEAU. — De Barastre, commune du Pas-de-Calais,
arr. d'Arras. Vient de barat, tromperie. Sur les vais-
seaux français on appelait baratterie une tromperie ou
malversation du maître de l'équipage.
BARBARET. — De Barbarey, bourg du dép. de l'Aube, et
seigneurie de Champagne, érigée en 1582.
BARBARIN. — De Bourberain, commune de la Côte-d'Or,
arr. de Dijon. Barbarin est le nom d'une monnaie frap-
pée au XlIIe siècle par les vicomtes de Limoges.
BARBAROUX. — De Barbaira, commune du dép. de l'Aude,
arr. de Carcassonne.
BARBE. — Communes des dép. de la Moselle et des Vosges.
Barbe signifie gerbe, moisissure en forme de duvet qui
se développe sur les substances fermentées comme le
fromage, les confitures.
[ 26 ]
BARBEAU. — De Barbas, commune du dép. de Meurthe-et-
Moselle, arr. de Lunéville. Le barbeau est un gros in-
secte coléoptère, un poisson, ainsi appelé parce qu'il
porte deux barbes à côté de chaque mâchoire.
BARBEL. — De Barbeville, commune du Calvados, arr. de
Bayeux. Barbel, pointe, dent.
BARBEREAU. — De Barberay, commune du dép. de la
Savoie, arr. de Chambéry. Barbereau, dim. de barbier.
BARBEROUSSE. — De Barberouge, village de la Manche,
arr. de Mortain. Barberousse est un nom qui fut donné à
deux frères, chef de pirates chez les Musulmans.
BARBERY. — Seigneurie de Champagne, érigée en 1530 en
faveur de Choiseul, et seigneurie de Normandie, érigée
en 1747, en faveur de Ducastel de Neuvillette. Barberie,
espèce de pomme.
BARBET. — De Barbey, commune du dép. de Seine-et
Marne. Les Barbets sont des habitants des vallées des
Alpes et des Pyrénées, dont plusieurs sont brigands.
BARBEZIEUX. — Ville de France, en Saintonge, à 9 lieues
de Saintes, et à 15 lieues de Bordeaux.
BARBIER. — De Barby, commune du dép. des Ardennes,
arr. de Rethel. Barbier se disait pour barbeau, poisson,
et pour mentonnière.
BARBIN. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour de
Goulaiue. Barbin, barbe.
BARBINAIS. — De la Barbinais, seigneurie de Bretagne,
érigée en 1700 en faveur de le Gentil.
BARBOT. — V. Barbeau. On appelait barbot sur les galères
ceux qui faisaient le poil aux forçats.
BARBOTIN. — Barbotan, lieu du dép. du Gers, canton de
Cazaubon. Barbotin dérivé de barbot, se disait pour
bâtiment de transport, et pour masque à barbe.
BARBU. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 en faveur
de Tréviex. Barbu signifie qui appartient au vieillard,
et barbue, provin avec sa racine.
[ 27 ]
BARCY. — Ville du dép. de Seine-et-Marne, dans la Brie.
Barce, sorte de canon autrefois en usage sur la mer, et
ressemblant au faucon.
BARD. — Seigneurie de Bourgogne fondée en 1670 pour De
Lanneau. On appelait bard tout bois façonné à la var-
lope. En gallois, bard signifie prêtre, devin, prophète.
BARDE. — Bourg de la Charente-Inférieure, canton de Mont-
guyon. Vieux mot qui signifiait l'armure d'un cheval
de gens d'armes, le bât, selle, instrument de charpen-
tier.
BARDET. — De Bardais, commune du dép. de l'Allier.
BARDIN. — De Bardon, commune du dép. du Loiret, arr.
d'Orléans. La pomme de bardin, en France, est appelée
aujourd'hui courpendu.
BARDOL. — De Bardelles, seigneurie de Bretagne, fondée
en 1668 pour De Chardonnaye.
BARDY. — Ville de Savoie dans la vallée d 'Aoste, et châ-
teau dans l'ancien duché de Parme, sur le Tarn, dans
les Apennins, à 10 lieues de Parme. On appelait bardis
une baraque de pieux et de branches. C'est encore un
terme de marine pour indiquer la séparation que l'on
fait dans les cales pour les blés et autres objets de
commerce. Un bardit, est un chant commun chez les
anciens Gaulois.
BARE. — Commune de Normandie, diocèse d'Evreux, par-
lement de Rouen. Bare se disait pour fortification, me-
sure, obstacle, délai.
BAREAU, BARO. — Seigneurie de Bretagne qui date de
1696.
BAREL. — De Bareilles, commune des Hautes-Pyrénées,
canton de Bordères. Barele se disait pour jument.
BARETTE. — Commune de la Charente, arr. de Châtelle-
rault. Baratte, couverture de tête, barrière, mesure nor-
mande pour les haricots et les blés, sorte de monnaie.
En écossais, baret signifie chapeau.
BARGEAT. — De Barjac, commune du dép. du Gard, arr.
[ 28 J
d'Alais. Ce nom vient de barge, oiseau, poisson, meulon
de foin, barque.
BARIAT. — De Barriac, commune du dép. du Cantal, arr.
de Mauriac.
BÂRIAI7. — Du Bariod, dép. du Rhône, dans la commune
de Dardilly.
BARIL, BARY. — Des Barils, commune du dép. de l'Eure,
arr. d'Evreux, canton de Verneuil. Baril vient du gau-
lois barr, qui signifie non seulement barre et barrière,
mais aussi tout ce qui sert à renfermer quelque chose,
un mur, un rempart de ville. En espagnol, barill signifie
un vaisseau de terre, avec un cou étroit et un gros
ventre.
BARILLES. — Petite ville du Languedoc, sur l'Ariège, entre
Foix et Pamiers. Barille, baril.
BARNABE. — Commune du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de
Loudéac, canton de la Chèze. Barnabe, nom d 'apôtre qui
veut dire fils de prophète, et dérive de l'hébreu bar, fils,
et de nabi, prophète.
BAROIS. — De la Barouère, seigneurie du Poitou, érigée en
1415 en faveur de Foucher. Barrois, pays situé entre la
Champagne et la Lorraine. Barois signifie forêt, vrille.
Vient de barroyer, défense, exception, fin de non rece-
voir, en terme de palais.
BAROLET. — De Barlest, commune des Hautes-Pyrénées,
arr. d'Argelès. Barolet, dim. de barol, baril.
BARON. — Commune du Calvados, et seigneurie de Pro-
vence, érigée en 1492, pour de Gombert. Baron, vient de
l'espagnol varo, jeune homme vigoureux, vaillant et
noble. En wallon, baron signifie mari. La véritable éty-
mologie est celle qui fait venir baron de bar, vieux mot
franc qui signifie vir, homme. Chez les Romains, baro
se disait pour un homme fort et vaillant. En gallois,
baron signifie seigneur, guerrier.
BARONET. — De la Baronnais, seigneurie de Bretagne, fon-
dée en 1668 en faveur de L'Advocat. En Angleterre,
[ 29 ]
baronet est un titre de noblesse correspondant à celui
de banneret en France.
BARRANQUET.— De Barquet, commune du dép. de l'Eure,
arr. de Bernay.
BARRAS. — Commune des Basses-Alpes, arr. de Digne, et
seigneurie qui date de 1422 avec de Baschi comme pre-
mier seigneur. Le barras est un minéral appelé borax,
une espèce d'encens, dont une variété s'appelle galipot.
En gaulois, barra signifiait barre, tribunal, bière, cer-
cueil, et en irlandais, bare verrou, obstacle.
BARRÉ, BARRET, BARRETTE. — Barret, commune du
dép. de la Charente, arr. de Châtellerault, à 1 lieue de
Barbezieux. Barré est un terme de blason, lorsque l'écu
est divisé en forme de barres. Autrefois les Carmes
étaient appelés les Frères Barrés, à cause de leurs ha-
bits. Du Cange dit que baratte est le substantif du verbe
baréter, pour échanger, faire du commerce. Moisy dit
qu'on donne en Normandie le nom de barette à la ba-
ratte pour faire le beurre.
BARRIERE. — Seigneurie du Périgord, érigée en 1615 en
faveur de D'Abzac. Une barrière est un assemblage de
planches qui servent à former un passage; de barreria,
au figuré, obstacle.
BARRY. — Commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes.
V. Baril.
BARSA. — De Barsac, île de l'Océan, aujourd'hui l'île de
Bas, sur la côte de Bretagne, auprès de Saint-Pol-de-
Léon. Une barse était une boîte d'étain qui servait à
transporter le thé de la Chine.
BARSOLOU. — De Bassou, lieu du dép. de l'Yonne, dans la
commune de Beaumont.
BARSY. — De Barzy, commune du dép. de l'Aisne, arr. de
Ver vins.
BART. — Commune de la Bourgogne et seigneurie de Picar-
die, érigée en 1699 pour Gourdon. Barre, plant de vigne.
[ 30 ]
BAR THE. — Commune des Hautes-Pyrénées, arr. de Ba-
gnères-de-Bigorre, et châtellenie d'Auvergne, érigée en
1666 en faveur de Carbonnières. Il y avait une seigneu-
rie de ce nom en Guyenne, dont Du Prat fut le premier
seigneur. Dans le vieux français, barthe signifiait buis-
son, bouquet de bois. Barthe veut dire encore musicien
ou chanteur; en kymrique, c'est un poète, en comique,
un musicien, en armoricain, un poète, et en gallois, un
prophète.
BARTHELEMY. — Commune des dép. de l'Isère, de l'Ar-
dèche, de la Dordogne, des Bases-Alpes, et de la Seine-
Inférieure. Barthélémy, nom d'apôtre et d'homme, qui
vient de bar, fils, et de Tholmaï, Ptolémée.
BARTON. — De Barenton, commune du dép. de la Manche,
arr. de Mortain.
BARTOUS. — De Bardou, commune de la Dordogne, arr. de
Bergerac. Bartou signifie tapageur, ribaud.
BARTZOCH. — De Bazoche, communes des dép. d'Eure-et-
Loir, de l'Aisne, de Mayenne, de Seine-et-Oise, etc.
BASILE. — De Basville, commune du dép. de la Creuse, arr.
d'Aubusson. Basile, nom d'homme formé du grec basi-
leus, qui signifie royal.
BASIN. — Commune du pays Messin, diocèse de Toul, par-
lement de Metz. Basin, dim. de bas, engin de pêche pro-
hibé. Peut venir de bombasus; bombazin se disait jadis
pour désigner le basin, ou futaine faite de coton.
BASINET. — De Bazinville, seigneurie de Normandie, éri-
gée en 1620, en faveur de Longaunay. Bacinet était une
sorte d'armure, et bassinet, espèce de renoncule, à fleurs
jaunes.
BASQUE. — Des Basses, commune du dép. de la Vienne, arr.
de Loudun. Basque, nom de peuple de la Gascogne qui
habitait trois provinces, la Biscaye, Guipuzcoa et Alava.
BASQUAIN, BASTIEN. — De Bassens, communes de la
Savoie et de la Gironde. Basquain, basque et basquiner
[ 31 ]
voulait dire ensorceler. Bastien est un prénom pour Sé-
bastien, par apocope de la première syllable. Bastien
se dit du basque d'un vieil habit.
BASTILLE. — De Bastil, commune du dép. du Lot, arr. de
Gourdon. Bastille est un petit château fortifié à l'an-
tique avec tours rappiochées les unes des autres. Vient
de bailles qui, d'après Borel, signifiait parapet.
BASTON. — De Bastogne, ville du duché de Luxembourg,
comté de Chiny. Baston est la même chose que bâton,
qui se disait pour arme, fût de lance, canon, bouche à
feu. Dérive du grec bastos, bâton, pieu.
BATAILLE. — Commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de
Melle. Batail, battant de cloche, bataille, meurtrière, ou-
verture dans les murailles.
BATAR, BATARD.— Châtellenie de Bretagne, l'un des fiefs
dont fut formé en 1776 le marquisat de la Châtai-
gneraye. Le bâtard est une corde qui rassemble les ra-
cages et qui les amarre sur le mât proche de la vergue.
BATINIER. — De Batigny, commune du dép. de la Meurthe,
arr. de Toul. Vient de bast, bâton pour porter des far-
deaux.
BATZ. — Batz ou Bas, du dép. de la Loire-Iuf érieure, arr. de
Savenay, canton du Croisie, et Bats, commune du dép.
des Landes, arr. de Saint-Sever. Le batz est une petite
monnaie qui a cours dans quelques villes d'Allemagne
et de Suisse, et vaut trois sous.
BAU. — Baud, Ville du Morbihan, à 5 lieues de Pontivy et à
7 lieues de Vannes. Le bau est une pièce de bois ou
poutre qui traverse en largeur d'un bout à l'autre du
navire, et qui sert à porter les planchers appelés ponts
ou tillacs.
BAUBIN. — De Baubigny, commune du dép. de la Manche,
arr. de Valognes. Baubin vient de baube, léger.
BAUCHET. — De Bauché, châtellenie du Berry, diocèse de
Bourges. Bauchet est l'arbre d'une balance, une poutre.
[ 32 ]
BAUDIN. — Seigneurie en Bourgogne, qui date de 1668.
De baude, joyeux, fier, hautin. Baudin signifie baudet.
Il existe une contrée dite Terre de Baudin dans l'Aus-
tralie du Sud.
BAUDOIN. — Seigneurie dans le Nivernais, érigée en 1600
en faveur de De Reugny. Baudoin, nom d'homme.
BAUDON. — De Baudoncourt, commune du dép. de la
Haute-Saône, canton de Luxeuil.
BAUDREAU. — De Baudre, commune du dép. de la Manche,
en Normandie. Baudreau vient de baudroyer, ouvrier
qui maniait les cuirs pour les corroyer.
BAUDRIAS. — D'Outriaz, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Nantua.
BAUDRY. — Seigneurie en Touraine, érigée en 1755, en
faveur de Taschereau. Bauderie signifie joie. Vient du
verbe baudrir, mouiller, salir.
BAUGAR. — Village de la Gascogne, à trois lieues de Saint-
Jean-de-Luz. Dérive de baugue, algue à feuilles étroites
qui vient dans les marais salants près Montpellier.
BAUGIE. — Seigneurie en Normandie, qui date de 1770, de
Bonnechose, seigneur. Baugie signifie poutrage.
BAUGRAND. — V. Bougran. Baugrand vient de baugue,
bardeau; plante marine employée pour faire des ma-
telas.
BAUJELOIS. — Contrée de France comprise dans le gou-
vernement de Lyon, et dont la capitale était Beaujeu.
BAULÉ. — De Baulay, commune du dép. de la Haute-Saône,
dans la Franche-Comté, arr. de Vesoul. A Dijon on
appelait baulé un brancard pour porter les lépreux au
cimetière. Bauler signifie crier, mugir, hurler. Une
baule est une pièce de toile grossière.
BAULIER. — De Beslière, commune du dép. de la Manche,
arr. d'Avranches.
BAULIN. — De Baulens, baronnie de l'Armagnac, fondée en
1550 pour De Bazon. Baulin, layette d'un enfant, petit
[ 33 ]
matelas fait avec de la balle, pièce de toile qu'on étend
sur le sol, quand on vanne le blé.
BAULOU. — Communes dans les dép. d 'Ille-et-Yilaine et de
l'Ariège.
BAUMIER. — De Beaumais, commune du Calvados, arr. de
Falaise. Le baumier est l'arbre qui porte le baume.
BAUQUIN. — De Beauquêne, bourg de Picardie, ancien
doyenné de Dourlens. Bauquin, bout de la canne que
l'on met sur les lèvres pour souffler le verre.
BAUSSANG. — De Beussent, commune' du Pas-de-Calais,
arr. de Montreuil-sur-Mer.
BAUSSY. — De Bauzy, commune du dép .de Loir-et-Cher,
arr. de Blois.
BAXJVIER. — De Bovée, commune du dép. de la Meuse, arr.
de Commercy.
BAUVILLET. De Bavilliers, commune du Territoire de
Belfort, cmanton de Belfort.
BAUZET. — De Beauzée, commun • du dép. de la Meuse, à
6 lieues de Verdun.
BAVERT. — Seigneurie Normande, qui remonte à 1349. Dé-
rive de bave, bavardage.
BAVIERE. — De Bouvières, commune du dép. de la Drôme,
arr. de Die. Bavière, bavette.
BAYAC. — Commune du dép. de la Dordogne, dans le Péri-
gord. Dérive de bay, aboi.
BAYART. — Bayard, seigneuries du Dauphiné et du Forez.
Bayard, civière qui sert à porter de lourds fardeaux.
Dérive du grec baion, rameau de palmier.
BAYEUL. — De Bayel, commune sur la route de Troyes à
Belfort, à 2 lieues de Bar-sur-Aube.
BAYLY. — De Bélis, commune du dép. des Landes, arr.
de Mont-le-Marsan. Bélie, bergerie.
BAYONET. — De Bagnolet, commune du dép. de la Seine,
arr. de St-Denis. Bayonnais, qui est de Bayonne, et
bayonnet, bayonnette, dague, épée, couteau pointu.
[ 34 ]
BÂZAGE. — Bazeage, dans le Berry, diocèse de Bourges.
Vient de bazac, coton filé et très fin, ou de bazat, coton
de Leyde.
BÂZÂNAIN. — De Bassane, commune du dép. de la Gironde,
arr. de Bazas.
BAZIERE. — De Blaziert, commune du dép. du Gers, arr.
de Condom. Basière, sorte de vase.
BAZIL. — V. Basil.
BAZIN. — De Bazens, commune du dép. de Lot-et-Garonne,
arr. d'Agen. Bazin, niais, idiot, papier à dessin grand
in-quarto.
BEAN. — De Béhen, commune du dép. de la Somme, arr.
d'Abbevile. Béant, aspirant.
BEAR. — Béard, commune du dép. de la Nièvre, arr. de
Nevers. Dérive du latin beare, rendre heureux, ou du
français béer, bailler, avoir la bouche ouverte.
BEARNAIS. — De Barneville, commune du dép. de l'Eure,
ar. de Pont-Audemer. Béarnais, qui vient du Béarn, pro-
vince de France. Henri IV est souvent appelé le Béar-
nais.
BEATRIX. — De Bertrix, seigneurie de l'Artois, érigée en
1786 pour de Louverval. Beatrix, nom de femme, qui si-
gnifie je rends heureux.
BEAU. — De Baud, commune du Morbihan, arr. de Pontivy.
Beau, qui plaît à l'œil et à l'esprit.
BEAUBEC. — De Beaubec-la-Ville, en Normandie, parle-
ment de Rouen. Vient de beau, et de bec, pointe de terre
au confluent de deux cours d'eau ou qui s'avance dans
la mer.
BEAUCAGE.— V. Bocage.
BEAUBIEN. — V. Bobien.
BEAUCE. — V. Beausse.
BEAUCAIRE. — Ville du Gard, arr. de Nîmes, sur la rive
droite du Rhône, en face de la ville de Tarascon.
BEAUCE. — De Beausse, commune du dép. du Var, à 3 lieues
[ 35 ]
de Toulon, et Beausse, en Anjou. Beauce, province de
France, dans l'Orléanais, dont la capitale était Chartres,
Appelée d'abord Belsa et puis Belsia.
BEAUCERON. — Qui est de la Beauce.
BEAUCHAMP. — Seigneurie dans le Maine, dans la Pro-
vence ; la première érigée en 1730, en faveur de Bouillet
de Beauchamp, et la seconde, en faveur de De Sade,
devenue marquisat en 1669. Celle-ci est à 4 lieues de
Tarascon.
BEAUCHEMIN. — Commune du dép. de la Haute-Marne en
Champagne, et commune du Jura, dans la Franche-
Comté.
BEAUOHESNE. — Seigneurie de Normandie, érigée eu 1700
pour De l'Aage. Elle est dans le dép. de l'Orne, arr. de
Domfront, canton de Tinchebrai.
BEAUCLAIR. — Commune du dép. de la Meuse, dans la
Lorraine, canton de Stenay, arr. de Montmédy.
BEAUCOURT. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668
pour Henry Beaucourt, commune du dép. du Haut-Rhin,
arr. de Belfort, canton de Délie.
BEAUDET. — De Boudeville, commune de la Seine-Infé-
rieure, arr. d'Yvetot. Baudet est un lit de sangles. Vient
de baldettus qui dérive de baldus, d'où baudet pour dire
un âne. On a souvent donné à des animaux des noms
propres d'homme, tels que Renard, Perroquet.
BEAUDOIN. — Seigneurie de Bretagne, fondée en 1696 en
faveur de Du Plessis. Nom propre fait de l'allemand
bald, ou du vieux français baldo, qui tous deux signi-
fient fort, courageux.
BEAUFILS. — De Beaufais, commune du dép. de l'Orne, arr,
de Mortagne. Beaufils voulait dire autrefois plus rusé,
plus savant.
BEAUFORT. — Il a existé six seigneuries de ce nom, une
baronnie et une vicomte. Les seigneuries étaient en
Bourgogne, en Bretagne, en Champagne et en Anjou, la
baronnie en Artois, et la vicomte en Anjou.
[ 36 ]
BEÂX7GE. — Ville de l'Anjou, sur le Couénon, et seigneurie
fondée en 1671, au même endroit. Vient de bauge, mor-
tier d'argile mêlé de paille.
BEÂUJELÂIS. — Beaujolais, petit pays de France, situé
entre la Saône-et-la-Loire, dans le dép. de Rhône-et-
Loire.
BEAUJEU. — Commune du dép. du Rhône, arr. de Ville-
franche. Seigneurie érigée en 1000, en faveur de Beau-
jeu.
BEAULÎEU. — Il y a près de trente communes du nom de
Beaulieu, dans les Alpes-Maritimes, le Calvados, la Cha-
rente, l'Isère, la Meuse, la Mayenne, l'Oise, la Vendée,
etc. On suppose que l'origine de ce nom vient de la
beauté du lieu. Beaulieu est un terme de manège. On dit
qu'un cheval porte en beaulieu, lorsqu'il porte bien sa
tête. Beaulieu se disait autrefois pour banlieu.
BEAUMARCHAIS. — Ville de Gascogne, au confluent des
rivières de Boues et d'Arros. Vient de beau, et de mar-
chais, marais.
BEAUME. — Seigneurie de Provence, et baronnie du Com-
tat-Venaissin, dans le dép. de Vaucluse, arr. d'Olive.
BEAUMELLE. — De Beaumesnil, commune du Calvados,
arr. de Vire. Vient de baume, grotte, caverne.
BEAUMONT. — Il a existé plusieurs seigneuries et un mar-
quisat de ce nom, dont six en Normandie. Beaumont
signifie cachot.
BEAUNE. — Ville de la Côte-d'Or, et communes de la Haute-
Loire, de la Haute-Vienne et de la Savoie.
BEAUPRE. — Baronnie de Champagne, près de Joinville,
érigée en faveur de Saint-Amadour. Beaupré, mât d'un
vaisseau qui est sur la proue, incliné sur la poulaine.
BEAUREGARD. — Il a existé douze seigneuries et une châ-
tellenie de ce nom. Cette dernière était l'une des douze
châtellenies de la principauté de Dombes. Beauregard
veut dire belvédère.
[ 37 ]
BEAUSACQUE. — Beaussac, commune du dép. de la Dor-
dogne, dans le Périgord, canton de Mareuil, arr. de
Nontron.
BEAUSOLEIL. — Commune du dép. des Alpes-Maritimes,
arr. de Nice.
BEAUSSANT. — De Beaussent, dans la vallée de Lavedan,
comté de Bigorre, diocèse de Tarbes.
BEAUSSAULT. — Bourg de Normandie, dép. de la Seine-
Inférieure à 2 lieues de Neufchâtel, dans le canton de
Forges.
BEAUSSE. — Bourg du dép. du Var, à 3 lieues de Toulon, et
Beausse, en Anjou, à 3 lieues de Beaupréau.
BEAUSSET. — Bourg de Provence, dép. du Var, commune
du dép .de Vaucluse, dans le Comtat-Venaissin, arr. de
Carpentras.
BEAUVAIS. — Seigneuries de Bretagne, du Bourbonnais,
de Picardie, de Normandie. Il y a Beauvais dans le pays
d'Aunis à 3 lieues de Saint-Jean d'Angély et dans le
dép. du Tarn.
BEAUVALET. — De Beauval, seigneuries de Champagne et
de Provence ; Beauval, bourg, est situé sur la Somme, à
5 lieues d'Amiens.
BEAUVEAU. — Ancien marquisat d'Anjou, dép. de Maine-
et-Loire, fondé en 1025 pour de Beauveau.
BEAUVILLERS. — De Beuvillers, commune du dép. du Cal-
vados, arr. de Lisieux.
BEAUVOISIN. — Seigneurie de Bretagne et seigneurie de
Provence. Beauvoisin, commune, est dans le dép. du
Gard, arr. de Nîmes, canton de Vauvert.
BECANCOURT. — Becquencourt, dans le dép. du Nord, arr.
de Douai. Bec, pointes de terre qui se rencontrent aux
lieux où les rivières s'assemblent.
BECARD. — De Becas, dans le Bas-Armagnac, diocèse
d'Auch. Le saumon du printemps devient bécard au
mois d'août et de septembre, auquel temps il est le
moins bon de l'année.
[38]
BECHÂRD. — De Bâchas, commune du dép. de la Haute-
Garonne, arr. de St-Gaudens. Béchard vient de bêcher,
remuer la terre avec une bêche, et un béchard est une
houe à deux branches larges et pointues.
BECOT. — D'Ecot, commune du Calvados, arr. de Lisieux.
Bécot signifie baiser bruyant. Bec, mot gaulois, est sou-
vent employé pour bouche, dans le langage normand.
Dérive du verbe bécoter, donner des bécots.
BECQUET. — Du Becquet, seigneurie normande érigée en
1581 pour Bonnet. Un béquet est une pièce ajustée à un
soulier.
BEDA. — Bedat, rivière de l'Auvergne, qui va se perdre dans
l'Allier. Béda signifie garenne, bois prohibé.
BEDARD. — De Bédart, rivière de l'Auvergne, appelée aussi
Bédat. Vient de béder, retourner d'où l'on vient.
BEDEL. — De Bedels, bourg du Béarn, dans les Pyrénées, à
trois lieues de Tarbes. Bédel signifie sergent, soldat.
BEDOUIN. — Commune du dép. de Vaueluse, arr. de Car-
pentras, au pied du mont Ventoux, et seigneurie du
Comtat-Venaissin, érigée en 1500 pour les d'Orléans.
Bédouin vient d'un vieux mot françaais bedouan, qui
signifie voleur, pillard. Ménage prétend qu'il vient de
l'arabe badawa, qui veut dire habiter le désert, mener
une vie champêtre, vivre en nomade.
BEDOUT. — Bédous, commune du dép. des Basses-Pyrénées,
arr. d'Oloron, sur le gave d'Aspe. Bedous veut dire blai-
reau.
BEFFRE. — De Beffes, commune du dép. du Cher, canton de
Sancergues. Befe se disait pour raillerie, mensonge.
BEGAL. — De Bégole, commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Tarbes.
BEGAU. — De Bègnes, commune du dép. de l'Allier, arr. de
Gannat. Bégaud signifie petit-lait, et bégaut, un sot, un
niais.
BEGIN. — De Beugin, commune du Pas-de-Calais, arr. de
[ 39 ]
Béthune. Bégin dérive de Beggen, qui, en flamand, si-
gnifie demander. En flandre, bégin était le nom donné à
une association religieuse, appelée aussi béguin. D'où le
mot béguinage, maison ou couvent de béguines.
BEGINE. — De la Béguinaye, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1668 pour Gascher. Bégine, ou béguine, nom donné à
des religieuses de Belgique, qui, sans prononcer de
vœux, vivent réunies dans des sortes de couvents, où
chacune a son petit ménage à part.
BEGNIER. — De Bégny, lieu du dép. des Ardennes, dans la
commune de Dommery.
BEIGNET. — De Besné, commune de la Loire-Inférieure,
arr. de Saint-Nazaire. Beignet, pâte frite à la poêle.
BEIQUE. — De Bec, com. du dép. de l'Eure, arr. d'Evreux.
Beke veut dire fossé, égoût.
BEIBE. — Commune de la Côte-d'Or, arr. de Dijon. Beire,
c'est le cidre.
BELÂIGLE. — De Belaye, commune du dép .du Lot, arr. de
Cahors, canton de Luzech.
BELAIR. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1550 en fa-
veur de Bohier, et commune du dép. des Ardennes, arr.
de Mézières, canton de Charleville.
BELAND. — Commune du dép. de la Côte-d'Or, arr. de Châ-
tillon, canton de Montigny-sur-Aube, sur l'Ource.
BELANGER. — De Blangy, commune du Calvados, arr. de
Pont-l'Evêque. Bélanger vient de blange, flatterie.
BELARBRE. — Belabre, châtellenie dans le Berry, érigée en
1350, mais devenue marquisat en 1650 en faveur de Le
Coigneux.
BELCOURT. — Bellecourt, seigneurie en Artois, érigée en
1613 en faveur.de Bellevalet. Ce nom est composé de
belle et de court, qui, en Normandie, signifiait verger sur
lequel se trouvait l'habitation d'un cultivateur et qui
est le siège principal d'une exploitation rurale. Cour
vient de cors, cours de ferme, basse-cour, ou du grec
kortos, lieu entouré de haies, où paissent les troupeaux.
ornière.
[ 40 ]
BELE. — Belées, seigneurie dans le Périgord, fondée en
1600 pour De Pcns. Belet se disait pour joyau. Belée,
coulée, sorte de jeu,
BELEC. — De Bellac, ville du dép. de la Haute-Vienne. Dé-
rive de belle ou belif, de travers, de biais, situation cri-
tique.
BELETTE. — De Béliet, commune du dép. de la Gironde, arr.
de Bordeaux.
BELFOND. — Commune du dép. de l'Orne, canton de Séez,
et seigneurie de Champagne, instituée en 1734 pour
Girault.
BELENFANT. — De Belf ays, commune du dép. du Doubs,
arr. de Montbéliard. Un belenfant est un homme en
pointe de vin.
BELIN. — Chef-lieu de canton, dans le département de la
Gironde, près de la Lègre. Belin est le nom d 'une tulipe
et d'une sorte de pomme. On disait aussi belin pour bé-
lier, roc, pierre.
BELINGE. — De Bellaing, commune du dép. du Nord, arr.
de Valenciennes. On appelle belinge une tiretaine, fil et
laine, qui se fabriquait à Beauchamp-le-Vieil. D'après
Cotgrave, ce serait un mot normand.
BELIQUE. — De Bellac, commune du dép. de l'Ariège, arr.
de Pamiers. Belle, est un terme de blason, pour signifier
la couleur rouge ou gueule. Bellique se disait pour mili-
taire, guerrier.
BELIVEAU. — De Bellevaux, commune du dép. de la Haute-
Savoie, arr. de Thonon. Bailliveau est un rejeton des
forêts, et dérive de bacillus, petit bâton ou verge.
BELLAY, BELLEY. — Bellay, commune dans le dép. de
Seine-et-Oise, et Belley, ville du dép. de l'Ain, dans le
Bugey, près du Rhône. Bellay est une corruption du
mot Berlay, maison illustre de l'Anjou, nom qui veut
dire beau, bien.
BELLEAU. — Communes des dép. de l'Aisne, arr. de Châ-
teau-Thierry, et de Meurthe-et-Moselle, arr. de Nancy.
[ 41 ]
Il y a trois seigneuries de ce nom, en Bretagne, en
Picardie et en Normandie. Celle de Picardie devint mar-
quisat en 1728. La seigneurie normande date de 1463. On
appelait jadis belleau, un coussin et un bisaïeul. Beleau
signifie belet.
BELLEFOND. — Seigneurie en Bourgogne, fondée en 1728,
et commune du dép. de la Gironde, en Guyenne, canton
de Targon, arr. de La Réole.
BELLEFONTAINE. — Cinq seigneuries de ce nom, en Bre-
tagne, en Lorraine, dans l'Ile-de-France, en Normandie
et en Picardie. Celle de Normandie érigée en 1726, passa
aux de Frémont en 1735.
BELLEGARDE. — Trois seigneuries de ce nom, une dans le
Dauphiné, une autre dans le Forez, et la troisième dans
le Languedoc. Il existe, en outre, une ville du même
nom devenue baronnie appartenant au duc d'Uzès; c'est
celle du Languedoc. Bellegarde se disait pour laitue
pommée, et pour une variété de pêche.
BELLEMARE. — Lieu du dép. de la Seine-Inférieure, dans
la commune de Catellier, arr. de Dieppe.
BELLERIVE. — Ville située sur l'Allier, dans le dépar-
tement de l'Allier.
BELLET. — Il y a deux seigneuries de ce nom, en Provence
et dans le Périgord; celle de Provence devint marqui-
sat. Ballet, dérive de bel, beau.
BELLEVAL. — Seigneurie en Champagne, devenue comté
en 1676 en faveur de Guérapin de Vauréal. Il y a aussi
une abbaye de ce nom en Champagne, de l'Ordre de Pré-
montré.
BELLE-ISLE. — Seigneurie en Bretagne, devenue marqui-
sat en 1573, passa à Fouquet en 1615, et puis au roi
Louis XV en 1748.
BELLEPERCHE. — Seigneurie du Nivernais, érigée en 1522,
en faveur de Le Bourgoing. Abbaye du même nom en
Gascogne, de l'Ordre de Citeaux.
[ 42 ]
BELLESŒUR. — De Belleserre, commune de la Haute-Ga-
ronne, arr. de Toulouse. Belle-sœur est la sœur de celui
ou de celle qu'on épouse. Deux femmes qui épousent les
deux frères sont aussi belles-sœurs.
BELLEVILLE. — Seigneurie de ce nom en Bretagne, érigée
en 1696 pour d3 Kergu, et seigneurie en Poitou pour
De Belleville. Ville de France dans le Beaujolais, près
de la Saône.
BELLIN. — V. Belin.
BELLON. — Commune de la Charente, arr. de Barbezieux.
En Normandie on donne le nom de bellon au grand cu-
vier des pressoirs où l'on brasse le cidre et le poiré.
C'est le nom d'une maladie commune dans le Dauphiné.
Un bellon est un endroit où l'on travaille dans les mines
de plomb. L'odeur qui s'en dégage produit l'intoxica-
tion saturnine.
BELLONNE. — Commune du Pas-de-Calais, arr. d'Arras.
Bellone, déesse de la guerre, sœur de Mars.
BELLOT. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, arr. de
Coulommiers. Ballot, personne qui a une certaine beauté,
en parlant surtout des enfants.
BELLOY. — Communes des dép. de l'Oise et de Seine-et-
Oise.
BELMONT. — Il existe plusieurs seigneuries de ce nom,
celles de Lorraine, de l'Armagnac, et de la Franche-
Comté.
BELUS. — Commune du dép. des Landes, en Gascogne.
Belue signifie bête féroce, monstre, et divinité chez les
Babyloniens.
BELZIL. — De Baizil, commune du dép. de la Marne, arr.
d'Epernay. Belzil, belles-îles.
BEN. — De Bans, commune du Jura, arr. de Dole. Bens,
mauvaise poire dite poire de Légat. Ben, arbre d'Ara-
bie qui produit une noisette triangulaire. En arabe, ben
veut dire fils.
[ 43 ]
BENAC. — Commune de l'Ariège et des Hautes-Pyrénées.
Dérive du Gaulois bena, charrue.
BENARD. — Bénar, capitale de l'ancienne Provence. Bé-
nard vient de benedictus, béni.
BENASSIS. — De Benassais, bourg du Poitou, dép. de la
Vienne, à 4 lieues de Poitiers.
BENDER. — Ville de Bessarabie, ou de Benderen, dans la
Basse-Alsace, diocèse de Strasbourg. Bander, vieux mot
qui signifiait mettre en inquiétude.
BENEDEAU. — Voir Beneteau. Benedeau signifie bénit.
BENETEAU. — De Benete, commune du Béarn, diocèse de
Lescar, parlement de Pau. Diminutif de benne, sorte
de panier.
EENFAIT. — Benfaits, seigneurie de Normandie, érigée en
1463 en faveur d'Orbec. Benfait pour bienfait, qui a
de la beauté, de l'agrément et de la grâce.
BENIAC. — De Bénac, commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Tarbes.
BENIER. — De Beny, seigneurie normande, érigée en 1600
en faveur de De Morais. Un benier était un conducteur
de benne, de banneau ou de tombereau.
BENJAMIN. — De Bénaménil, com. du dép. de Meurthe-et-
Moselle, arr. de Lunéville. Nom d'homme, qui signifie
enfant de la droite, c'est-à-dire enfant très cher.
BENNAUD. — De Bennetot, commune de la Seine-Inférieure,
arr. d'Yvetot. Bennaud, dim. de benne, charrette, me-
sure de deux minots.
BENNET. — De Bennest, bourg du Poitou, et bourg de la
Vendée, arr. de Fontenay ; ou de Bennetot, commune de
Normandie, canton de Fauville, à 5 lieues d'Yvetot.
BENOIT. — De Benoisville, seigneurie normande érigée en
1488 en faveur de Le Vaillant. Benoit veut dire béni,
de benedictus. Beneit est la forme normande, d'où est
sorti Benoit, forme française.
BENUREAU. — De Beneuvre, commune du dép. de la Côte
[ 44 ]
d'Or, arr. de Châtillon. De bénuré, qui signifie heureux^
prospère, béni.
BEQUARD, — V. Bécard. Une bèque est une patte d'ancre.
BEQUET. — Seigneurie normande. Le bequet est le bro-
chet; on le nommait béchec ou béquet à cause de son
long cou. Un béquet est aussi le talus d'un fossé.
BERANGER. — De Berangeville, deux seigneuries de ce
nom en Normandie, l'une datant de 1648 et l'autre de
1668.
BERARD. — De Bérards, lieu de la Drôme, dans la commune
de Chabeuil. Bérard se disait pour soldat, bandit, de
l'italien sbire.
BERBANT. — De Berban, commune du dép. de la Marne,
arr. de Vitry. Dérive de berbix, bélier.
BERÇANTE. — De Bréhand, commune des Côtes-du-Nord,
arr. de St-Brieuc.
BERCHER. — Commune du dép. du Doubs, en Franche-
Comté, près Montbéliard. Berche, pièce de canon de
fonte verte, berger.
BERCIER. — De Bercy, commune du dép. de la Seine, au-
jourd'hui comprise dans Paris. Bercier, tirer de l'arc,
blesser.
BERDIN. — De Bardon, commune du dép. du Loiret, arr.
d'Orléans. Berdin, appareil de charpente servant à lan-
cer un bâtiment à l'eau. Un broc était aussi appelé
berdin.
BEREAU. — Beraud, dans le Condomois, diocèse de Con-
dom. Bereau, broc.
BEREY. — De Berhet, commune des Côtes-du-Nord, arr. de
Lannion. Berey, béret.
BERG. — Commune du dép. du Nord, arr. de Dunkerque.
Berg, en galois, signifie milan, oiseau de proie, et en
celtique, montagne, colline.
BERGANTE. — De Berganty, commune du dép. du Lot, en
Quercy, canton de Saint-Géry.
[ 45 ]
BERGER. — De Bergères, commune du dép. de l'Aube, en
Champagne. Berger, pasteur de brebis. Berger, en bas-
breton signifie verger.
BERGERAC. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour
Le Roy, et ville de la Dordogne, en Périgord.
BERGERON. — De Bargeron, prévôté en Provence, parle-
ment d'Aix. Bergeron se disait pour jeune berger.
BERGEVIN. — De Bergheim, commune du dép. du Haut-
Rhin arr. de Colmar.
BERGIN. — De Bergen, ville d'Allemagne, entre Juliers et
Cologne. Bergin est une bête ovine,
BERIAU. — De Beyrie, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Pau.
BERJEAUX. — De Barges, communes de la Côte-d'Or, et de
de la Haute-Loire.
BERLINGUETTE. — De Berguette, commune du Pas-de-
Calais, arr. de Béthune. Berlinguette, petite sonnette.
Onomatopée probable pour drelinguette.
BERLOIN. — De Barlin, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Béthune.
BERLOTON. — De Berlats, commune du dép. du Tarn, arr.
de Castres, canton de Lacanne.
BERMAN. — De Bermandans, seigneurie de la Franche-
Comté. Bennan signifie valet, portefaix.
,BERMONDE. — De Bermonville, commune de la Seine-In-
férieure, arr. d'Yvetot. Bermonde vient du vieux fran-
çais berme, espace libre entre le pied d'une fortification
et le fossé.
BERNACHE. — De Bernac, seigneurie en Bretagne, érigée
en 1696 en faveur de Lantivy. Bemache est un oiseau
marin, la macreuse, que nous appelons bernèche.
BERNARD. — De Bernard, en Poitou, diocèse de Luçon,
parlement de Paris. D'après Ménage, Bernard, est un
mot allemand signifiant, qui a le génie de l'ours. Il est
vrai que dans le domaine de la fable ce nom est donné à
[ 46 ]
l'ours. D'après Wachter, Bernard viendrait de bern,
homme, et de hart, courageux.
BERNATCHÉ. — De Berchères, commune du dép. d'Eure-
et-Loir, arr. de Chartres.
BERNE. — Commune du dép. du Morbihan, arr. de Napo-
léonville. Berne signifie manteau, cresson sauvage, mo-
querie, ours, certain habillement appelé fagum par les
Latins, avec lequel on bernait, en faisant sauter en l'air
dans une couverture.
BERNESSE. — De Bernex, dans les environs de Genève,
dép. de la Haute-Savoie ou de Bernesq, village du Cal-
vados, arr. de Bayeux. V. Berne.
BERNET. — Seigneurie de Gascogne, de 1522, érigée en fa-
veur de Bertier. Berner, faire sauter quelqu'un en
l'air, railler.
BERNEZE. — De Bernèze, en Picardie, diocèse de Noyon,
parlement de Paris. Ancienne seigneurie au même en-
droit qui date de 1315. Bernezé veut dire pris dans un
piège, ou dans une mauvaise affaire.
BERNIER. — Commune du dép. d'Eure-et-Loir, dans le Thi-
merais, réunie à celle de Theurey. Bernier se dit pour
un marchand de son, et pour un conducteur de chiens.
En Normandie, c'est le préposé à la nourriture des
chiens.
BERNIERES. — En Normandie, il se trouve trois seigneu-
ries du nom de Bernières, remontant aux années 1463,
1600, et une troisième érigée en marquisat en 1678, en
faveur de Maignart.
BERQUIN. — Deux communes de ce nom dans le dép. du
Nord: Berquin-neuf, dans l'arr. d'Hazebrouck, et Ber-
quin- Vieux, dans le canton de Merville.
BERROUARD. — De Berrias, corn, du dép. de l'Ardèche,
arr. de Largentière. Berrouard veut dire bandit, et vient
de l'italien berroviere, bandit. Si on le fait Avenir du cel-
tique bera, il signifierait brouillard.
[ 47 ]
BERRY. — Seigneurie de Bretagne, fondée en 1668, en fa-
veur de Tréméreuc. Berry signifie campagne plate,
lande, désert, combat, joute.
BERSON. — Commune du dép. de la Gironde, arr. de Blaye,
dans la Guienne.
BERTÂUD. — Lieu du dép. de la Vienne, dans la commune
d'Argilly. Dérive de bert, panier, claie.
BERTHE. — Berte, commune du dép. de l'Allier, arr. de La
Palisse. Berthe nom propre de femme qui signifie prince,
maîtresse, en bas-breton, et brillant, éclatant, en alle-
mand.
BERTHELET. — De Berthéleville, seigneurie de Lorraine,
fondée en 1716 pour des Sables. Bertelette, sorte de pois-
son.
BERTHELOT. — De Brethel, commune du dép. de l'Orne,
arr. de Mortagne. Berthelot, prolongement de l'éperon
ou flèche du navire dans la pièce d'un franc appelée
flèche.
BERTHOU. — Berthoud, ville de Suisse, canton de Berne.
BERTHOUMIER. — De Pousthomy, commune de l'Aveyron,
arr. de St-Affrique.
BERTIN. — Lieu du dép. de la Nièvre, dans la commune de
Nancy.
BERTON. — De Verton, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Montreuil-sur-Mer.
BERTONNET. — De Brethenay, eom. de la Haute-Marne,
arr. de Chaumont.
BERTRAND. — Commune de la Hanute-Garonne, arr. de
K
Saint-Gaudens. Bertrand, signifie remarquable par sa
force.
BERTROU. — D 'Erstroff , commune du dép. de la Moselle,
arr. de Sarreguemine.
BÉRUBE. — D'Urbéis, commune du Bas-Rhin, canton de
Ville. Dérive du celtique beni, brouillard.
BERY. — Commune de Picardie, diocèse de Laon, parlement
de Paris. V. Berry.
[ 48 ]
BERZÂ. — D'Ersa, commune du dép. de la Corse, arr. de
Bastia.
BESANÇON. — Ville de la Bourgogne, l'une des plus an-
ciennes de l'Europe, dans le dép. du Doubs. Besançon
signifie cimetière. C'est aussi le nom d'une renoncule
d'un jaune pâle sur fond jaune.
BESLON. — Commune du dép. de la Manche, arr. de Saint-
Lô. Beslon veut dire barlong, qui a la figure d'un qua-
drilatère.
BESNARD. — De Besnard, lieu d 'lUe-et-Vilaine, commune
de Saint-Coulomb. V. Bénard.
BESNER. — Commune du dép. de la Loire-Inférieure, en
Bretagne, arr. de Savenay.
BESNET. — De Besneville, commune du dép. de la Manche,
arr. de Valognes. Benêt veut dire niais, nigaud. Du
Cange le fait dériver de bonifacies, bon enfant.
BESSE. — De La Besse, seigneurie en Languedoc, érigée en
1538 en faveur de Thubières. Besse se disait pour bêche,
pâturage, vêtement de dessous.
BESSENAIRE. — De la Besseneraye, seigneurie de Bre-
tagne, fondée en 1668 en faveur de Glé.
BESSET. — Bonrg du Maine, dép. de la Sarthe, sur la Braye,
et commune du dép. de l'Ariège, canton de Mirepoix.
BESSIER. — De Bessy, commune du dép. de l'Yonne, arr.
d 'Auxerre.
BESSIERE. — De Bessière, seigneurie de l'Anjou, érigée en
1456 pour De Beauveau. Baissière, se disait pour vin,
cidre. Dérive de besse, pâturage.
BESSON. — Commune du dép. de l'AlUer, arr. de Moulins
ou Besse, seigneurie de Bretagne, qui date de 1500.
Pasquier fait dériver le mot besson de bis homines,
comme si on disait beshoms. En tous cas, le mot signifie
jumeaux. Un besson est aussi une bêche, et un pionnier.
BETHUNE. — Seigneuries de Normandie et d'Artois, et ville
des Pays-bas. Béthune veut dire boue, fange.
BETILLE. — De Béteilles, seigneuries de Gascogne et du
[ 49 ]
Roiiergue. Bétille est une sorte de toile ou mousseline
qui venait des Indes Orientales.
BETOURNÉ. — De Batliernay, com. du dép. de la Drôme,
arr. de Valence. Bétourné ou bien tourné. Bé pour bien
est usité dans le patois normand et bourguignon. Bétôt
pour bientôt. Moisy croit que bétourné pourrait être le
participe passé du verbe bétourner, qui signifie renver-
ser, abattre.
BETTE. — De Bettes, communes des Hautes-Pyrénées, arr.
de Bagnères-de-Bigorre. Bette se disait pour poirée, et
bet, pour béton.
BETTE. — De Betteville, commune du dép. de la Seine-Infé-
rieure, arr. de Rouen. Better, combattre.
BETUREAU. — De Betteraus, ville de la Bourgogne, sur la
Seille.
BETUS. — D'Etuz, commune de la Haute-Savoie, arr, de
Gray. Betuse, tonneau ouvert sur le côté avec une ferme-
ture à charnière.
BEURMONVILE. — Bermonville, commune du dép. de la
Seine-Inférieure.
BEVIN. — Lieu du dép. des Ardennes, canton de Fumay,
arr. de Roeroy.
BEZ. — Communes du dép. du Tarn, arr. de Castres, du dép.
des Hautes-Alpes et de l'Aveyron. Bèz en irlandais
signifie tribut, cens, impôt.
BEZEAU. — De Bèze, commune du dép. de la Côte-d'Or,
arr. de Dijon. Un bezeau est un oiseau dernier éelos
d'une nichée, souvent plus faible que les autrees. Un
bezau est une rigole dans un pré, petit fossé.
BEZIER. — Ville du Languedoc, très bien située, qui a fait
dire que si Dieu voulait choisir un séjour sur la terre,
il n'en prendrait point d'autre que Béziers. Un lati-
niste, pour rendre cette idée, ayant écrit ces mots :
Si Deus in terris, vellet habitare Bitorsis, un malin crut
devoir ajouter: ut itemum crucifigeretur, c'est-à-dire
pour être crucifié de nouveau.
[ 50 ]
BEZIS. — De Bessy, commune du dép. de rYonne, arr.
d'Auxerre. Bezi, poire en général.
BEZON. — Bezons, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700
en faveur de la Tribouille. Beson, mesure de liquide,
est employée en Allemagne.
BEZOU. — De Bezouges, seigneurie de Bretagne, fondée en
1668 pour De Bintin.
BIARD. — Communes dans le Poitou et la Saintonge. Les
Biards, commune du dép. de la Manche, arr. de Mor-
tain, canton d'Isigny. Biart, bourg des Basses-Pyré-
nées, à 2 lieues de Bayonne. Biard, diminutif de bi,
maille d'un filet.
BIBAUD. — Bibost, commune du dép. du Rhône, dans le
Lyonnais, canton de l'Arbresle, arr. de Lyon. Les bi-
baux étaient jadis des paysans qu'on envoyait à la
guerre. Ainsi des pitaux.
BIBERON. — De Quiberon, commune du Morbihan, arr. de
Lorient. Un biberon est celui qui aime le vin; c'est
encore un moucheron qui vit dans le vin, un goulot, un
vase qui a un tuyau extérieur par où on peut boire.
BIBETTE. — De Boubers, commune du Pas-de-Calais, arr.
de Montreuil. Un bibet est un cousin, petite mouche.
Bibette est un petit bouton sur la peau, une bluette, une
étincelle, un vase à boire.
BICAY. — De Biscay, commun 3 du dép .des Basses-Pyré-
nées, arr. de Mauléon. Dérive du mot grec béké, chèvre.
BICHETTE. — De Buchey, commune de la Haute-Marne, arr.
de Chaumont. Le bichet est une mesure de grains d'un
minot environ.
BIDAULT. — De BiJos, commune des Basses-Pyrénées, arr.
d'Oloron. Bidault, soldat armé de deux dards, suie pour
teindre en brun.
BIDEGARE. — De Bidarray, commune du dép .des Basses-
Pyrénées dans le Labour, canton de Saint-Jean de Luz.
Vient du basque bide, chemin étroit, et de garré, flamme.
[ 51 ]
BIDET. — Bidette, dans le Condomois, diocèse de Condom,
parlement de Bordeaux. Bidet se disait pour cheval de
petite taille, établi de menuisier, instrument employé
par les civiers, meuble de garde-robe.
BIDON. — Seigneurie du Nivernais, unie à celles d'Asnois-
le-bourg et d 'Asnois-le-Château, érigée en baronnie en
1606. Le bidon, en terme de marine, est un vaisseau de
bois pour mettre la boisson de chaque plat de l'équi-
page, et contient sept chopines. Ou l'appelle aussi
canette.
BIDOU. — Bidoux, bourg des Basses-Pyrénées, sur la Bi-
douze.
BIENVENU. — De Bevenais, commune du dép. de l'Isère,
arr. de La Tour-du-Pin. Bienvenu, celui dont l'arrivée
est saluée avec joie.
BIENVILLE. — Deux seigneuries de ce nom, l'une en Nor-
mandie et l'autre en Bretagne. Il y a, en outre, une
commune de ce nom dans la Haute-Marne, arr. de Vassy,
canton de Chevillon.
BIETRY, BILLIETRY. — De Bitry, commune du dép. de
l'Oise, arr. de Compiègne. Dérive de blet, lit d'un fleuve.
BIGEOT. — De Bugeat, bourg du Limousin, arr. d'Ussel.
Du latin biga, attelage de deux chevaux, ou du vieux
français bige, sorte de mesure.
BIGNON. — Plusieurs seigneuries de ce nom, dont cinq en
Bretagne, et une dans le Poitou. Il y a aussi une ville
de ce nom dans le dép. de Seine-et-Marne à 6 lieues de
Sens. Le bignon est un instrument de poche, un beignet.
BIGOT. — De la Bigot, seigneurie de Normandie qui date
de 1774. Ce mot vient de l'allemand bey et gott, de par
Dieu. Un bigot est un outil à deux dents ou pointes pa-
rallèles pour marrer les vignes. En bas-breton, bigot
signifie caffard, hypocrite. Veut dire aussi piquet, che-
ville, insecte de la cerise.
BIGNES. — De la Bigne, seigneurie de Normandie, fondée
[ 52 ]
en 1500 pour de Magneville. Les bignes sont des tu-
meurs au front provenant d'un coup ou d'une chute.
BIGUËT. — De Bignay, commune de la Charente-Inférieure,
arr. de St-Jean-d'Angély. Biguet, cheville.
BILÂUDEAU. — De Biaudos, dans le dép. des Landes, arr.
de Dax. Vient de bilaude, perche qui sert à faire des
barrages ; se disait aussi pour bille, pièce de bois.
BILAUDELLE. — De Bielle, commune des Basses-Pyrénées,
arr. d'Oloron.
BILLARD. — De Billac, commune de la Corrèze, arr. de
Briac. Un billard se disait pour vieillard obligé de
prendre un bâton pour marcher, pour un boiteux. On
appelait aussi billard, le bâton pour jouer aux billes.
BILLAUT. — Commune du dép. de la Gironde, arr. de Li-
bourne. V. Billot.
BILLEMER. — De BouUemer, seigeurie de Normandie, éri-
gée en 1597 pour Le Sueur. Bille, en vieux français,
veut dire boule, bâton, en gallois, âne, billet, et en argot,
argent.
BILLET. — De Bille, commune d'Ille-et-Vilaine, arr. de Fou-
gères. Billet, cédule, affiche, sceau.
BILLIAU. — Billio, bourg du Morbihan, canton de Saint
Jean-Brevelay, arr. de Ploërmel.
BILLION. — De Billom, commune du Puy-de-Dôme, arr.
de Clermont-Ferrand. Billion, milliard.
BILLON. — Seigneurie en Bretagne, fondée en 1696 en fa-
veur de Kersulguen. Billon se disait pour argent mon-
nayé, lingot, morceau, débris, ados de terre relevé entre
deux sillons, bois coupé par bûchettes rondes pour
l'usage des poêles.
BILLOT. — Billo, seigneurie de Bretagne, qui date de 1450.
Billot était un droit sur le vin, une pancarte de péage.
BILLY, — Il y a quatre seigneuries de ce nom : en Bretagne,
en Saintonge, en Picardie, et dans le Barrois. La plus
ancienne est celle de Picardie qui remonte à l'année
1224, et fut alors érigée en faveur de De Billy.
[ 53 ]
BILODEAU. — V. Bilaudeau.
BINDER. — De Bindernheim, commune du Bas-Rhin, en
Alsace. V. Bender. Vient de bondir, s'impatienter.
BINEAU. — De Bigne, commune du Calvados, arr. de Vire.
Binot, bec, pointe.
BINET. — De Benêt, commune de la Vendée, arr. de Fonte-
nay-le-Comte. Le binet est une pomme tardive, à variétés
multiples, dont la meilleure est le binet blanc. C'est
encore une petite houe dont on se sert pour biner. Veut
dire aussi second labour.
BINNETEAU. — De Bennetot, commune de la Seine-Infé-
rieure, arr. d'Yvetot. Diminutif de binet, petit instru-
ment de métal qu'on met dans un chandelier pour brûler
une chandelle jusqu'au bout.
BIONNEAU. — De Bion, commune du dép. de la Manche, arr.
et canton de Mortain.
BIRABÎN. — Du Piraubin, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1498 pour Haussier. Dérive de l'écossais bire, ville.
BIRAND. — Commune du dép. du Gers, canton de Jegun,
arr. d'Auch.
BIRE. — De Biré, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700
pour Brindejonc. Bire, engin d'osier pour pêcher le
poisson, ânesse.
BIREAU. — De Berre, commune des Bouches-du-Rhône, arr.
d'Aix. Bireau, dim. de bire, petite nasse.
BIRON. — Baronnie du Périgord, érigé een 1700 pour De
Gontaut, devenue duché-pairie en 1598. Biron se disait
pour oie.
BIRTZ. — De Birs, rivière de Suisse qui va se jeter dans le
Rhin, près de Bâle.
BISAILLON. — De Bersaillin, commune du Jura, arr. de
Poligny. Bisaillon, mauvais couteau.
BISET. — De Buzet, commune du dép. de Lot-et-Garonne,
arr. de Nérae. Biset, pigeon sauvage, étoffe de couleur
bise, fille brune.
BISIER. — De Bizy, seigneurie de Normandie, qui date de
[ 54 ]
1572. Vient du vieux français bise qui signifie noirâtre,
gris, et du grec phaios, noir.
BISSERT. — De Bissertre, commune du dép. du Bas-Rhin,
dans la Basse-Alsace. Bisêtre signifie malheur, accident
causé par imprudence, plaie, génie malfaisant.
BISSON. — De Besson, commune du dép. de l'Allier, arr. de
Moulins. En vieux français bichon. Bisson pour buisson.
Au XVII siècle l'on prononçait bisson, bien qu'on écri-
vît buisson.
BISSONNETTE. — De Bizanet, commune du dép. de l'Aude,
arr. de Narbonne. Ce mot se rencontre souvent en France
comme nom de ferme. On dit la ferme des Bissonnets.
BISSONNIERE. — De Bissières, commune du Calvados, arr.
de Lisieux. De bisson, bichon.
BISTODEAU. — De Bost, commune du dép. de l'Allier, arr.
de La Palisse.
BITANT. — De Bettant, commune du dép .de l'Ain, arr. de
Belley. Vient de biter, toucher.
BITARD. — De Beutal, commune du dép. du Doubs, arr, de
Montbéliard. Bitard est une menue corde à deux fils,
dont on se sert, sur les vaisseaux, pour renforcer la ma-
nœuvre.
BIVILLS. — Seigneuries de Normandie et de Bretagne.
BIZARD. — De Bezae, commune du dép. de l'Ariège, arr. de
Pamiers.
BIZEAU. — De Bizot ,commune du dép. du Doubs, arr. de
Montbéliard.
BIZELON. — D'Yzeron, commune du dép. du Rhône, arr. de
Lyon.
BIZET. — V. Biset. Le Bizet est un pigeon sauvage, une
grosse étoile bise.
BIZEUX. — D'Yzeux, commune du dép. de la Somme, arr.
d'Amiens.
BIZIER. — De Bizy, dép. de l'Eure, commune de Vernon,
BLACHE. — Seigneurie du Viennois, érigée en 1670 pour
De Falcoz. Blache est une terre plantée de chênes ou
[ 55 ]
de châtaignes, si distants les uns des autres, qu'on y
peut labourer.
BLAIDE. — De Elèves, commune du dép. de la Sarthe, arr.
de Mamers.
BLAIGNAC. — Seigneurie de Guyenne, érigée en 1723 en
faveur de Bréaux.
BLAIGNY. — Communes de la Champagne et du pays Messin.
BLAIN. — Bourg de Bretagne sur l'Adon, dép. de la Loire-
Inférieure, à 7 lieues de Nantes, sur le canal. Blin, en
bas breton, veut dire extrémité, et en gallois, fatigue.
Blain ou Belain, mouton.
BLAINVILLE. — Deux seigneuries en Normandie portent
ce nom. La plus ancienne remonte à l'année 1097, érigée
pour De Blainville.
BLAIS. — Seigneurie de Guyenne, fondée en 1541 pour Pic.
BLAISE. — Seigneurie de Champagne, érigée en 1736 en
faveur D'Ambly. Une blaice est une récolte de blé.
BLANC. — Petite ville du Berry, dép. de l'Indre, sur la
Creuse, à 12 lieues de Poitiers. Le blanc est le contenu
d'un acte. En bas-breton, blanc veut dire mou, faible,
pliant.
BLANCHARD. — De la Blanchardière, lieu du dép. de
l'Orne, arr. de Domfront. Nom d'un passage entre le cap
de la Hogue et l'île d'Aurigny. Blanchard, blanchâtre.
Nom donné à certaines toiles de lin, ainsi appelées de ce
que le fil qui sert à les fabriquer, a été à demi blanchi,
avant de s'en servir. Un blanchard se disait pour cheval
blanc et pour faucon grisâtre.
BLANCHE. — Lieu dans le dép. de la Vendée, commune de
Noirmoutiers et Blanche dans le pays Messin. Blanche
se disait d'une femme d'une grande beauté.
BLANCHET. — De Blancheville, commune du dép. de la
Haute-Marne, arr. de Chaumont. Blanchet est une cami-
sole, une sorte d'étoffe, un cheval à poil blanc, une pièce
de monnaie, la céruse, du fard, et un morceau de drap
[ 56 ]
blanc dont on se sert chez les imprimeurs pour garnir le
grand tympan d'une presse.
BLANCHON. — De Planchamp, commune de la Lozère, arr.
de Mende. Blanchon, pique, épée, bâton de défense.
BLANCHY. — Commune de l'Artois, diocèse d'Arras, inten-
dance d'Amiens.
BLANDELET. — De Blandouet, commune du dép. de la
Mayenne, arr. de Laval. Blandelet, dérive de blande, qui
signifiait, en parlant de la femme, séduisante, flatteuse.
C'était aussi une sorte d'étoffe.
BLANGE. — De Langé, commune du dép. de l'Indre, arr. de
Châteauroux. Blangé, de blange, flatterie, tromperie.
BLANOT. — Communes des dép. de Saône-et-Loire, et de la
Côte-d'Or, arr. de Beaune.
BLANQUET. — De Lanquais, commune de la Dordogne, arr.
de Bergerac. La blanquette est une poire dont la peau
est blanche. Brantôme se sert de ce mot pour désigner
un blanc bec. Blanquette, couverture de drap blanc,
espèce de hachis, faite avec de la farine.
BLANQUIER. — V. Blanquet. Le blanquier est celui qui
porte une blanque.
BLAU. — Blot, baronnie en Auvergne, érigée en 1240 en
faveur de Chauvigny, et Bleot, seigneurie bretonne de
1700. Blau, blé.
BLAVIER. — De Blévy, commune du dép. d'Eure-et-Loir,
arr. de Dreux. Un blavier est un marchand de grains,
un sergent commis à la garde des moissons.
BLAZON. — Baronnie en Anjou, sur la Loire, diocèse d'An-
gers, élection de Saumur. Blazon ou blason, signifie dis-
cours, ruse, blâme, raillerie, débat, poésie, devise et
armes dépeintes sur un écu.
BLEAU.— V. Blau.
BLED. — De Blet, commune du dép .du Cher, arr. de Saint-
Amand. Bled se disait pour champ de bled, moisson.
BLENIER. — De Bligny, commune du dép. de l'Yonne, arr.
d' Aux erre.
[ 57 ]
BLERY. — De Bréry, commune du Jura, arr. de Lons-le-
Saunier. Blairie se disait pour emblavure, champ em-
blavé.
BLEURY. — Commune du dép. d'Eure-et-Loir, en Beauce,
canton de Maintenon.
BLET. — Commune du dép. du Cher, arr. de Saint-Amant,
canton de Néronde. Blet se dit d'un fruit trop mûr et à
demi pourri. Bleste est un motte de terre.
BLIER. — De Bligny, bourg du dép. de la Côte-d'Or, à 4
lieues de Beaune. Blier, nom d'homme.
BLIN. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1591 en faveur
de Pasquier. Blin se dit pour tulipe, mouton, taupinière.
En breton, il signifie cime, bout, hauteur; en gallois,
fatigué, nuisible, incommode.
BLOOHE. — De Loches, ville du dép. d'Indre-et-Loire. Une
bloche est une motte de terre, une prune blanche sau-
vage.
BLOIS. — Ville de France, capitale du Blaisois, sur le bord
septentrional de la Loire. Blois veut dire blond.
BLONDEAU. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1668
pour De Beauregard. Blondeau se disait pour blondet,
bœuf d'un bai clair.
BLONDEL. — De Landelles, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Beauvais. Blondel, blond, teint coloré par art.
BLONDIN. — De Blandin, commune du dép. de l'Isère, arr.
de la Tour-du-Pin. Blondin, qui a les cheveux blonds, et
au figuré, gens qui font les beaux.
BLOUÂRD. — De Plougar, commune du Finistère, arr. de
Morlaix.
BLOUIN. — De Louin, commune du dép. des Deux-Sèvres,
arr. de Parthenay.
BLUTEAU. — De Blot, commune du Puy-de-Dôme, arr. de
Riom. Bluteau, instrument pour séparer le son de la
farine.
BOARD. — De Bohal, commune du Morbihan, arr. de Vannes,
canton de Questembert.
[ 58 ]
BOBE. — D'Aube, commune du dép. de l'Orne, arr. de Mor-
tage. Bobe signifie tache, pièce de monnaie, tromperie.
Des bobes sont de grosses lèvres, des babines.
BOBIEN. — De Bobien, seigneurie de Bretagne, fondée en
1650 pour Le Cliaponnier.
BOC. — De Borq, commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de
Parthenay. De bock, verre à bière, son contenu.
BOCAGE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 en fa-
veur de De Leslay. Nom d'une petite contrée de la
Basse-Normandie, entre la Vire et l'Orne, avec Vire
pour capitale. Il y avait aussi un petit pays de ce nom
dans la Vendée. Vient de boscum, boscus, ou bosco, bois,
forêt.
BOCASSE. — De la Bocasse, en Normandie, diocèse de
Rouen. De boicasse, boiteux.
BOCHART. — De la Bocca, dép. des Alpes-Maritimes, dans
la commune de Cannes. Bochart, ville de Tartarie. Dé-
rive du vieux français boche, bouche, ou de boch, bouc
dans l'idiome de Cornouailles.
BOOHET. — De Boscherville, commune du dép. de l'Eure,
arr. de Pont-Audemer. Bochet est une espèce d'hydro-
mel, un petit bouc, de la bière en Bourbonnais, et un
corbeau en architecture. En bas breton, bochet signifie
joufflu.
BODEAU. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 en fa-
veur de Chomart. Bodeau ou bodaut, veau.
BODIN. — V. Baudin. Bodin, boudin.
BODY. — De Baudy, commune du dép. de Lot-et-Garonne,
arr. de Villeneuve. Boudie, ventre.
BOEL. — De Boesle, en Normandie, diocèse et parlement de
Rouen. Boël, signifie boyau, et cour, en Normandie.
BOESME. — Bourg du dép. des Deux-Sèvres, arr. de Bres-
suire. De boesme, entrait.
BOESMIER. — De Bomy, commune du Pas-de-Calais, arr.
de Saint-Omer.
BOESSELE. — Boissey, commune du Calvados, arr. de Li-
[ 59 ]
sieux. Une boesse est un instrument en fil de laiton pour
ébarber les lames d'or et d'argent, dans les hôtels de
monnaie.
BOESSONS. — Des Bessons, commune de la Lozère, arr. de
Marjevols. Boisson, buis.
BOETARD. — De Beautor, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Laon.
BOHEUR. — Boeurs, commune du dép. de l'Yonne, canton
de Cerisiers, arr. de Joigny.
BOILARD. — De Boulaur, commune du dép. du Gers, arr.
d'Aucli. Un boilard est celui qui a un gros ventre, et
dérive de boille, ventre, bedaine. Dans l'ancien normand
on disait boele pour buet.
BOILEAU. — De Bouelles, commune de la Seine-Inférieure,
arr. de Neufcliâtel-en-Bray. Boileau, buveur d'eau.
BOILEUX. — Boisleux, seigneurie eu Artois, érigée en 1500
pour De Beaufort.
BOILY. — De Bouilly, commune du dép .de l'Aube, arr. de
Troyes. Dérive de boële, intestin ou de boille, gros
ventre.
BOIN. — Commune dans le Forez, diocèse de Lyon. Boin,
dans l'idiome irlandais, signifie léger, vite, prompt.
BOIRE. — Bourg de la Mayenne, surnommé le Grang. Boire,
cidre, boisson quelconque. De borra, creux plein d'eau.
Une boire est une mare d 'eau provenant du travail dans
le sol, produit par l'eau d'une chaussée rupturée.
BOIS. — Commune du dép. de la Charente-Inférieure, arr.
de Jonzac, canton de St-Genis. Bois, partie ligneuse des
arbres. Dans le celtique, bois signifie filet.
BOISARD. — De Poizat, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Nantua. Boisart, forestier, trompeur.
BOISDON. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, en Brie,
avec seigneurie fondée en 1650 pour Durand de Ville-
gagnon.
BOISE. — De Boisse, commune de la Dordogne, arr. de Ber-
gerac. Boise est une petite bûche, une arête de poisson,
[ 60 J
un montant d'échelle, un banc de bois, un fond de ton-
neau de bois en général, forêt.
BOISGUILLOT. — De Boisguillaume, en Normandie, diocèse
de Rouen.
BOISJOLI. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour
D'Acigné.
BOISLE. — Commune du dép. de la Somme, en Picardie,
canton de Crécy, arr. d'Abbeville. Boille, viscère des
animaux, météorisme, gros ventre, cour intérieure, me-
sure pour le vin. .
BOISSÂRD. — De Boissac, com. du dép. d 'Ille-et- Vilaine,
arr. de St-Malo.
BOISSEAU. — Village en Beauce, arr. de Blois, et seigneurie
de Normandie, érigée en 1586 pour De Hallot. Dérive
de bussa, bosse: de bussa on a fait bussum par méta-
plasme dont nous avons fait boisseau.
BOISSEL. — Lieu du dép. du Tarn, arr. de Gaillac. Boissel,
boisseau. Boisselée, mesure agraire.
BOISSIER. — De la Boissière, seigneurie de Bretagne, sei-
gneurie du Languedoc, et seigneurie de la Franche-
Comté. Un boissier est celui qui travaille le bois.
BOISSINOT. — De Bessines, commune de la Haute-Vienne,
arr. de Bellac.
BOISSON. — V. Boesson. Boisson, au masculin, se dit pour
les branches de prunellier et d'aubépine obtenues par le
recépage des haies, bois peu étendu.
BOISSONNEAU. — De Busson, commune de la Haute-Marne,
arr. de Chaumont.
BOISSY. — Cinq ou six seigneuries de ce nom. Celle de
Champagne date de 1700.
BOITEAU. — De Boit, ville du Limousin, dans le dép. de
Corrèze, sur la Dordogne, à 10 lieues de Tulle. Boiteau
se disait pour boisseau, botte, boîte.
BOISVERT. — De Beauvoir, communes des dép. de l'Isère,
de l'Aube, de l'Oise, de la Manche, des Deux-Sèvres et
de la Vendée.
[ 61 ]
BOIVIN. — De Bauvin, commune du dép. du Nord, arr. de
Lille.
BOLDUC. — Corruption de Bois-le-Duc, ville du Brabant,
située dans une plaine où les ducs de Brabant allaient
faire la chasse, et qui pour cela était appelée bois-le-duc,
sylva Ducis.
BOLERON. — D 'Oloron, ville des Basses-Pyrénées. Dérive
de bolère, tromperie.
BOLUSE. — De la Boulouze, commune du dép. de la Manche,
arr. d'Avranches. Dérive du grec bôlos, motte de terre
rougeâtre ou jaunâtre.
BOLVIN. — De Bolleville, en Normandie, canton de Bolbec.
Vient du grec bôlos, motte de terre, boule.
BOMBARDIER. — De Lombard, commune du dép. du Jura,
arr. de Lons-le-Saunier. Le bombardier est celui qui
jette les bombes au moyen de mortiers.
BOMES. — Bommes, bourg du dép. de la Gironde, dans le
Bazadois.
BOMPARD. — De Bompas, commune des Pyrénées-Orien-
tales, arr. de Perpignan.
BON. — Seigneurie de Normandie, unie à celle de Sousmons,
érigée en marquisat en 1735. Dans le langage gaulois,
bon signifiait eau et boue.
BONASSE. — De Bonas, commune du dép. du Gers, dans
l'Armagnac, canton de Valence, arr. de Condom. Bon-
nasse, sorte de cuve.
BONDEAU. — De Bodeau, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1696 pour Chomart. Dim. de bonde, balle, boule.
BONDY. — Commune du dép. de la Seine, arr. de Saint-
Denis, canton de Pantin. Bondie signifie bruit, son, re-
tentissement, une pomme grosse, verte, rouge, et fort
lisse.
BONET. — Bonnet-de-Delme, seigneurie de Lorraine, érigée
en 1697 pour Busselot. Bonet, ancienne étoffe, bourse
de laine, de qualité médiocre.
BONFILS. — De Bonf ays, lieu du dép. des Vosges, com. de
[ 62 ]
Légéville. Autrefois l'on appelait Bons Fils ou Bons
Fieux les Frères pénitents du Tiers-Ordre de saint Fran-
çois.
BONHOMME. — Commune du dép, du Haut-Rhin, arr. de
Colmar, canton de La Poutroye. Bonhomme signifie
personne âgée, vieillard, homme de bien, paysan, homme
du commun, marrube.
BONIAULT. — De Boni, ville située sur la Loire, entre
Nevers et Orléans, dans le pays de Puisaye. Du latin
bonum, boni, veut dire excédent de la recette sur la
dépense, bénéfice.
BONIFACE, — De Bonifacio, en Corse, arr. de Sartène. Nom
d'homme, qui se dit aussi de ceux qui sont doux, simples
et sans malice.
BONIN. — De Bonen, commune des Côtes-du-Nord, arr. de
Guingamp.
BONJOUR. — De Boncourt, commune du dép. de la Meuse,
arr. de Commercy. Fête solennelle, visière; faire son
bonjour, c'était recevoir le saint sacrement de l'Eucha-
ristie.
BONNE. — Seigneurie du Limousin, érigée en 1552 en fa-
veur de Desmaisons. Bonne, nom de femme, gouver-
nante d'un enfant; et en bas-breton, il signifie clef de
voûte.
BONNEAU. — De Bonnaud, commune du Jura, arr. de Lons-
le-Saunier. Bonneau, terme de marine, morceau de bois
ou de liège qui flotte sur l'eau, et qui marque l'endroit
où l'on a mouillé l'ancre. C'est aussi un tonneau relié de
fer, une haie, dans le langage de l'Orléanais.
BONNEFOND. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1560 pour
De Boisgueheneuc. Commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Tarbes.
BONNELLE. — Bonnelles, seigneurie normande, érigée en
1724 pour De Beauvais, et Bonelle, ville de l'Ile-de-
France, dép. de Seine-et-Oise, à 2 lieues de Dourdan.
BONNET. — Commune du dép. de la Meuse, arr. de Com-
[ 63 ]
mercy. Bonnet, nom d'homme, signifie habillement qui
couvre la figure.
BONNETON. — De Bonnetan, commune du dép. du Gard.
BONNEVILLE. — Seigneurie de Normandie, qui remonte à
1450, érigée en faveur de Malherbe.
BONNI. — Bony, ville du Gâtinais, dans le Loiret, sur la
Loire, à 2 lieues de Briare, et Bony, en Picardie.
BONNIEB. — De Bonnières, dép. de Seine-et-Oise, arr. de
Mantes, sur la Seine. Bonnier veut dire fermer.
BONSECOURS. — Hameau, près de Condé, sur l'Escaut,
mi-français, mi-belge. Bonsecours, à une lieue de Rouen,
sur la Seine.
BONVOULOIR. — Phare d'observation à Juvigny-sous- An-
daine, dans le dép. de l'Orne.
B0RDA6E. — Seigneurie de Bretagne, érigée en marquisat
en 1656 en faveur de Montbourcher. Bordage, droit sei-
gneurial dû sur une borde, loge ou hôtel, petite métairie.
BORDE. — Seigneurie de Bourgogne, et ancienne baronnie
à 3 lieues de Châlons-sur-Saône. Bordes, commune des
Hautes-Pyrénées, arr. de Tarbes. Borde se disait pour
petite maison de campagne, bûche, chaumière. Bord est
un mot saxon qui signifie maison ; on en a fait borderie,
petite ferme, et bordier, fermier ou métayer.
BORDEAU. — De Bord, ville du Limousin, dans la Corrèze,
sur la Dordogne. V. Borde. Bordeau, lieu de débauche,
cabane, bûcher, feu.
BORDELAIS. — De Bourdalat, commune du dép. des Landes,
arr. de Mont-de-Marsan. Bordelais, qui est de Bordeaux,
ancien pays de la Guienne.
BORDELEAU. — De Bourdelle, seigneurie d'Auvergne, éri-
gée en 1570 pour De Chariol. Bourdelot est un gâteau
aux pommes, dont la pâte enveloppe complètement le
contenu.
BORDENAS. — De Bourdenay, commune du dép. de l'Aube,
arr. de Nogent-sur-Seine. Bourdennasse, lance, grosse et
creuse, pour les tournois.
[ 64 ]
BORDEREAU. — De Bordères, commune des Hautes-Pyré-
nées, arr. de Bagnère. Bordereau, diminutif de borde,
signifie mémoire dont on fait un compte en paiement
d'une somme.
BORDERON. — De Boron, commune du Territoire de Bel-
fort. Dérive du grec oros, bord, de l'irlandais bord,
table, et signifie ferme.
BOREL. — De Borel, village de la Provence, canton de Sé-
deron. Borel signifie cautionneur; et borrel, collier de
cheval.
BORGIÂ. — Ville d'Espagne, province de Saragosse.
BORGNE. — De Borne, seigneurie du Velay, érigée en 1662.
Borgne, vieux français, nasse pour pêcher le poisson.
BORNAIS. — De Bornay, seigneurie de Normandie, érigée
en 1463 pour De Sainte-Croix. Bornais, ruche d'abeilles,
terre argilo-sablonneuse un peu forte, jaune, quelque-
fois d'un gris blanchâtre.
BORNE. — Seigneurie de la Marche, érigée en 1620 pour
D'Aubusson. Borne, limite, marque fixe qui sert à ter-
miner un champ, un territoire. Du gallois born, fon-
taine, source.
BORNEUF. — Bourneuf, seigneurie du Languedoc, érigée
en 1700 pour De L'Estang de Ry.
BORNI. — Borny, dans les environs de Metz, dans le dép.
de la Moselle, au pays Messin.
BORNIVAL. — De Bonneval, commune du dép. de l'Eure-et-
Loir, arr. de Châteaudun. Dérive du grec bounos, mor-
ceau de terre, du gallois borne, fontaine, source.
BORY. — Bories, châtellenie située sur la route de Périgueux
à Saint-Pardoux, et Bory, dans l'Angoumois, diocèse
d'Angoulême.
BOSOAUD. — De Bosc, vicomte du Languedoc, érigée en
1550, pour Castelnau de Clermont. Bosco veut dire
bossu.
BOSCHÉ. — Boschet, seigneurie de Bretagne, devenue vi-
[ 65 ]
comté en juillet 1608 en faveur de Lescouet. Boschet,
signifie liqueur, hypocras.
BOSQUE. — Bosq, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668
en faveur de De Trogofï. Bosc, bois.
BOSSANGE. — De Bousselanges, commune de la Côte-d'Or,
arr de Beaune.
BOSSE. — Bossé, commune du dép. d'Indre-et-Loire, arr. de
Loches. Bosset, sorte de tonneau. Dans le patois nor-
mand, on disait boché, bochu, pour bossé, bossu.
BOSSU. — Seigneurie de Picardie, fondée en 1579 pour Cas-
tagnier. Bossu vient de bussus, gras. D'autres le font
dériver de gibbosus, par suppression de la première
syllabe.
BOSSY. — De Boissy, lieu du dép. d'Eure-et-Loir, dans la
'commune de Saint-Laurent-la-Gâtiné. Bossy, arbre
d'Afrique.
BOTQUIN. — V. Bauquin. Botequin signifie petit bateau,
nacelle.
BOUAT. — Du Buat, commune du dép. de la Manche, arr. de
Mortain. Bouat vient du gallois bou, bœuf, ou de l'ir-
landais bou, même sens. Dans le vieux français bou
signifiait bracelet.
BOUBON. — Commune du dép. de la Haute-Vienne, en Poi-
tou. Boubon, tumeur, espèce de charbon.
BOUC. — Seigneurie de Provence, devenue marquisat en
1690 pour Seguiran. Bouc signifiait outre, et figurément,
débauché.
BOUCANE. — De Bouconne, lieu de la Haute-Garonne, dans
la commune de Léguevin.
BOUCAUT. — Boucau, commune du dép. des Basses-Pyré-
nées, arr. de Bayonne. Boucaut est le nom donné à l'em-
bouchure de quelques rivières, comme celles du pays des
Basques et celles des Landes. On appelait aussi boucaut
un soupirail de cave, un moyen tonneau.
BOUCHARD. — Ville et île de la Touraine, formée par la
Vienne, dép. d'Indre-et-Loire, à 7 lieues de Tours, et
[ 66 ]
commune du dép. de l'Allier, dans le Bourbonnais, can-
ton de Donjon, arr. de La Palisse. Bouchard, en argot,,
figure malpropre.
BOUCHE. — D'Ouches, commune du dép. de la Loire, arr. de
Roane. Bouche, fagot, botte.
BOUCHER. — De Buchei, commune de la Haute-Marne, arr.
de Chaumont. Boucher vient de buccare, fermer, bou-
cher, qui dérive lui-même du grec buô.
BOUCHERY. — De Beauchery, commune du dép. de Seine-
et-Marne, arr. de Provins. Boucherie, prison.
BOUCHET, BOUCHETTE.— Commune du dép. de la Drôme,
arr. de Montélimar. Ancien marquisat érigé en 1682,
sous le nom de Du Quesne, dans le dép. de Seine-et-Oise,
à 1 lieue de la Ferté-Alais. Bouchet est le nom donné à
un breuvage fait d'eau aromatisée avec sucre et canelle.
Il y a aussi la poire de bouchet, grosse, ronde et blanche.
Bouchette est le diminutif de bouche, c'est-à-dire petite
bouche, de buccella.
BOUDART. — De Bidard, commune des Basses-Pyrénées,
arr. de Bayonne. Boudart dérive de boud qui, en cel-
tique, signifie murmure, bourdonnement.
BOUDOU. — Commune du dép. de Tarn-et-Garonne, en Quer-
cy, canton de Moissac.
BOUDREAU. — De Boudrac, commune de la Haute-Garonne^
arr. de St-Gaudens. Dim. de boudre, bouillir.
BOUER. — Commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers.
Bouer, terme de monnayage qui se disait de la huitième
façon qu'on donnait aux monnaies fabriquées avec un
marteau appelé bouard.
BOUET. — Boue, commune du dép. de l'Aisne, en Picardie.
Bouet se disait pour trou, boue.
BOUFFANDEAU. — De Bouffonds, commune du dép. des
Deux-Sèvres, arr. de Melle.
BOUFFARD. — De Buffard, dans la Franche-Comté, parle-
ment de Besançon. Bouffard se disait pour gourmand,,
glouton. D'après Lacurne, ce mot s'appliquait à celui
[ 67 ]
qui devenait gonflé après avoir trop mangé. Vient du
latin buffare, se gonfler de mangeaille. Dans le V. F.
bouffé signifie être en colère et ne pas éclater.
BOUGAINVILLE. — Commune du dép. de la Somme, arr.
d'Amiens. Bougainville, bourguain, bourdaine.
BOUGIE. — Bougis, seigneurie du Perche, érigée en 1573 en
faveur de Catinat. Bougie se disait pour vessie.
BOUGON. — Commune du Poitou, diocèse de Poitiers. Sei-
gneurie de Bretagne, érigée en 1620 pour Du Bois de la
Salle. Bougon se disait pour dard, trait, flèche, tronçon,
poinçon.
BOUGRAN. — De Bouhans, commune du dép. de Saône-et-
Loire, arr. de Louhans. Bougran est une toile forte et
gommée qu'on met entre la doublure et rétofi:'e des ha-
bits, afin de les tenir plus fermes.
BOUGUILLON. — De Bouglon, commune du dép. de Lot-et
Garonne, arr. de Marmande.
BOUGY. — Communes du Calvados et du Loiret.
BOUHOURS. — De Bours, communes du Pas-de-Calais et des
Hautes-Pyrénées. Le bouhours est l'arme ou la lame
avec laquelle on goûte.
BOUILLANE, BOULIANE. — De Bouilland, commune du
dép. de la Côte-d'Or. Dans le vieux français bouille
signifiait bourbier, et, en outre, une perche dont se ser-
vaient les pêcheurs pour remuer la vase.
BOUILLE. — Bouillé-Théval, seigneurie en Anjou, fondée
en 1700 pour Bouille. Bouillet est le diminutif de bouil-
lon et de bouillie.
BOUILLET. — De Bouille, commune de la Vendée, arr. de
Fontenay-le-Comte. Le bouillet est un petit tonneau
porté par un âne en manière de mannequins pour trans-
porter de l'eau, de la vendange.
BOUILLON. — Seigneuries de Normandie et de Bretagne.
Celle de Normandie date de 1667, et celle de Bretagne,
de 1696. Une lande du canton de Briquebec, en Nor-
mandie, s'appelle la Lande des Bouillons. Bouillon se
[ 68 ]
dit pour bourbier, bulles de gaz qui crèvent à la surface
des eaux fangeuses, plante appelée bardane, mesure ou
poids, sorte de bière.
BOUIN. — Châtellenie de Bretagne, érigée en baronnie en
1714, en faveur de Phelippeaux.
BOUIS. — Seigneurie de Bourgogne, érigée en 1618 en fa-
veur de Perrault. Le bouis est un instrument de cor-
donnier formé d'un morceau de buis, qui sert à polir le
bord des semelles.
BOUJOM. — De Boujeons, commune de la Franche-Comté,
arr. de Pontarlier. Le boujon est une sorte de flèche à
tête obtuse.
BOULANGER. — De Boulange, commune du dép. de la Mo-
selle, arr. de Brie. Vient de boule, forme de pain.
BOULARD. — Boularre, commune du dép. de l'Oise, ou
Boulaur, commune du dép. du Gers, dans l'Armagnac.
BOULAY. — Communes de Normandie et du Maine, et sei-
gneurie de Beauce, érigée en 1640 pour Du Boulay.
Boulaie signifie terre pleine de bouleaux, fouet à la-
nières et boulaye, massue, boule.
BOULE. — Bouley, seigneurie dans le Perche, érigée en
1450 pour Moucheron. Boulé signifie gonflé, malade,
cuit sur des charbons ardents. Une boulée se disait pour
des raisins attachés en boule.
BOULET. — Du Boulhet, seigneurie dans le Velay, fondée
en 1720 pour De Briges. Boulet se dit pour baguette de
bouleau. C'est aussi le diminutif de boule, et vient du
latin bulla, du flamand bol, et d'autres langues qui
toutes donnent pour signification le mot globe, grosse
bille à jouer, en pierre ou en fer. Boulet se disait aussi
pour potiron, pilule, paillette, nombril.
BOULIER. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour
De Gaulais. Boulier est un terme de pêche, c'est un filet
en forme de seine, et tendu aux embouchures des étangs
salés.
BOULIGNER. — Bouligney, commune du dép. de la Haute-
[ 69 ]
Saône. Bouliner, c 'est aller à la bouline, prendre le vent
de côté.
BOULIN. — Commune du dép. des Hautes-Pyrénées, dans
le Bigorre. Le boulin est un petit trou disposé tout
autour d'un colombier pour y nicher des pigeons. On
appelle aussi boulin un pot de terre fait pour recevoir
des pigeons.
BOULLE. — Boullay, seigneurie fondée en 1649 pour Martel,
et communes du dép. d'Eure-et-Loir et de Seine-et-Oise.
BOULOGNE. — Seigneurie et comté de Picardie, arr. de
Pas-de-Calais, et arr. de Saint-Denis, et ville de la Gas-
cogne.
BOUQUEVILLE. — De Bouqueval, commune du dép. de
Seine-et-Oise, arr. de Pontoise. Bouque signifie entrée.
BOUR. — V. Bourg. Bour se disait pour canard.
BOURAN. — Bourham, seigneurie de Bretagne, érigée en
1560 en faveur de Collardin. Le boura est une sorte
d'étoffe soie et laine.
BOURÂSSÂ. — De Bourras, ville du dép. des Vosges, en
Lorraine, près de Saint-Dié. Vint de bourais, habitant
du bourg ou de bourasse, menu bois, broutilles.
BOURBEAU. — De Courbes, commune du dép. de l'Aisno,
arr. de Laon. Bourbeau signifie bourbier. Vient aussi de
bourbe, terre imbibée d'eau.
BOURBON. — Lieu du dép. de Lot-et-Garonne, canton de
Laroque, arr. d'Agen. Les bourbons, dans les salines,
sont de grosses pièces de bois de sapin qui servent à
soutenir les poêles par le moyen de cuves.
BOURBONNAIS. — Du Bournet, lieu dans le dép. de la
Gironde. Bourbonnais, ancien duché de France, situé
entre l'Auvergne, la Forêt, la Bourgogne, le Nivernais,
le Berry et la Marche. Vient du grec borboros, boue,
limon.
BOURBOULON. — De Bourlon, hameau du dép. du Pas-de-
Calais, arr. d'Arras.
[ 70 ]
BOURBOURG. — Seigneurie de la Flandre maritime. Bour-
bourg est une tulipe de quatre couleurs,
BOURC. — De Bourcq, commune du dép. des Ardennes, arr.
de Vouziers. Bourc signifie bâtard.
BOURDAGE. — Du Bordage, seigneurie de Bretagne, érigée
en marquisat pour De Montbourclier, en 1656. V. Bor-
dage. On disait jadis une bourde, pour signifier une mai-
sonnette.
BOURDEAU. — Commune du dép. de la Drôme, en Dau-
phiné, arr. de Die, et Bourg-d'Ault, commune de Picar-
die, dép. de la Somme, sur l'Océan à 1 lieue d'Eu. De
bourde, bâton ferré des marins, gros bâton sur lequel
s'appuie une sorte de potence dont se servent les vigne-
rons. Un bourdeau, en v. f. boule.
BOURDET. — Du Bourdet, marquisat de Saintonge, érigé en
faveur de De Cugnac. C'est aussi une commune dans le
dép. des Deux-Sèvres.
BOURDIGAL. — De la Bourdigalière, commune du dép. de
la Vienne, arr. de Loudun. Du vieux français bourdie,
qui signifiait terme, métairie.
BOURDELAIS. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1770
pour Du Gruny. Le bourdelais est un gros raisin blanc
ou rouge.
BOURDON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1660 en
faveur d'Olivier .Bourdon s'emploie dans plusieurs sens,
bâton spécial porté par les pèlerins, un clou à grosse
tête. Si on le fait dériver du latin burdus, c'est un âne
ou mulet.
BOURDUCEAU. — De Bourdeix, commune du dép. de la
Dordogne, arr. de Nontron.
BOURE. — Bouret, seigneurie de Guyenne, érigée en 1114
pour De Gourgues. Bouret, sorte de baquet.
BOURG. — Seigneurie dans la Bresse, fondée en 1600 pour
Pion. Seigneurie de Gascogne, fondée en 1500 pour De
Jussau. Bourg se dit pour une agglomération d'habita-
tions ayant un clocher.
[ 71 ]
BOURGAULT. — De Burgaud, commune de la Haute-Ga-
ronne, arr. de Toulouse. Le bourgault est une grosse
mouche d'un noir brillant, au dard acéré, un frelon.
Bourgaud signifie bandit, mauvais diable, dissipé, liber-
tin. Ce mot vient probablement de burgator, d'ancienne
latinité, qui signifiait voleur de nuit. Le bourgault est
encore un limaçon que l'on trouve dans la mer des An-
tilles.
BOURGELAS. — De Burgalays, commune de la Haute-Ga-
ronne, arr. de St-Gaudens. De bourge, bourg.
BOURGERY. — De Burgy, commune du dép. de Saône-et-
Loire, arr. de Mâcon. Dérive du grec burgos, tour. Bour-
gerie, ville ouverte.
BOURGEOIS. — Seigneurie de Normandie, érigée en 1624
pour De Heudey. Vient de l'allemand burger, qui signi-
fie bourgeon. C'est aussi le nom d'une monnaie de
Bourges. Peut encore dériver de bourg. Autrefois l'on
faisait la différence entre citoyen et bourgeois: l'un
était habitant des cités, et l'autre, des bourgs.
BOURGET. — Seigneurie de l'He-de-France, érigée en 1679
pour Potier, Le Bourget est aussi un bourg du dép. de
Savoie, arr. de Chambéry. Bourget se dit pour tabouret
rond, petit bourg, et tissu de lin mélangé de fil.
BOURGMONT. — Bourmont, seigneurie bretonne, érigée en
1668 pour Le Roy.
BOURGOIN. — Bourg dans le Dauphiné, diocèse de Vienne,
parlement de Grenoble. De la Bourgoigne, seigneurie
bretonne, érigée en 1668 en faveur de Callet. C'est aussi
une ville du Dauphiné, sur la Bourbe. Bourgoin est une
variante de Bourguignon. V. ce nom.
BOURGON. — Seigneuries de Bretagne et du Maine, celle-ci
à 5 lieues de Laval.
BOURGUÉ. — Bourguet, seigneurie en Provence, fondée en
1667 pour De Ravel.
BOURGUIGNON. — Seigneurie dont fut formé en 1713 le
comté d'Amedor en Bourgogne. Bourguignon, peuple
[ 72 ]
de rancienne Germanie, unie aux Vandales, avec les-
quels il envahit la Gaule en 407. D'après Waehter, ce
mot se composerait de bur, habitant d'une ville ou une
ville, et de gund, guerre, combat; c'est-à-dire habitants
belliqueux.
BOURI. — Seigneurie du Vexin-Français, devenue marqui-
sat en 1687 en faveur de Ligneri. Bouri signifie hamac.
BOURINOT. — De la Bourine, commune des Bouches-du-
Rhône, ar. de Marseille. Vient de burine, querelle, rixe.
BOURLÂIS. — De Burlats, commune du dép. du Tarn, arr.
de Castres. Bourlée, bourrelet, coiffure.
BOURLIS. — Bourly, commune du dép. de la Haute-Saône,
dans les environs d'Annemasse, à peu de distance du lac
de Genève.
BOURNIVAL. — De Bourneville, commune du dép. de l'Eure,
canton de Quillebœuf. De bournois, terre glaise.
BOURO. — Commune du dép. des Hautes-Pyrénées, dans le
Bigorre, et Bours, seigneurie de Picardie, érigée en 1755
pour Du Bois. Bourot, caneton, petit de la boure, flocon
de laine que les moutons laissent aux buissons.
BOURON. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, canton
de Nemours. Bouron, est un vieux mot qui signifie ca-
bane, cabaret.
BOURQUE. — V. Bourc.
BOURRET. — Commune du dép. de Tarn-et-Garonne, arr. de
Castel-Sarrasin, ou Bourrée, seigneurie de Flandre, fon-
dée en 1700 pour De Preys. V. Bouret. Bourré est un
fagot de menues branches, un caneton.
BOURSIER. — Boursies, commune du dép. du Nord, arr. de
Cambrai. Boursier est un ouvrier qui fait des bourses,
un écolier qui jouit d'une bourse, un trésorier.
BOURY. — Commune du dép. de l'Oise, canton de Chau-
mont. Boury, mâle de la bourrique.
BOUSQUET. — Commune dans le dép. de l'Aube, sur la
route de Clermont à Béziers. Bousquet signifie bour-
rasque, grain.
[ 73 ]
BOUTEILLER. — De la Bouteille, seigneurie de Bretagne,
et commune du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins. Bou-
teiller pour boutiller, grand échanson chez le roi, adonné
à la bouteille.
BOUTEILLERIE. — Commune dans la Flandre, diocèse
d'Arras, parlement de Douai. Ce mot signifie échanson-
neri^.
BOUTEROUE.— De Bottereaux, commune du dép. de l'Eure,
arr. d'Evreux. Bouteroue est une borne au coin, ou le
long d'un passage afin de préserver les parois, les angles
des murs, les arbres, du choc des roues de voiture.
BOUTET. — Seigneurie du Condomois, érigée en 1740 en
faveur de d'Orlar. Boutet veut dire rance.
BOUTIER, BOUTILLER. — Boutiers, commune dans le dép.
de la Charente, dans l'Angoumois, canton de Cognac. Le
boutier, en vieux français, signifie bouteiller comme
bout, bouteille. Boutiller dérive du grec bouttis, grand
vaisseau de cuir.
BOUTIN. — De Bostens, commune du dép. des Landes, arr.
de Mont-de-Marsan. En bas-breton, boutin veut dire
butin, picotin. Dérive du grec buthos, fond, extré-
mité.
BOUTINIS. — Boutigny, communes dans les dép. d'Eure-et-
Loir, de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise.
BOUTON. — De Bouthéon, commune du dép. de la Loire,
arr. de Montbrison. Bouton en vieux français signifie
fermail. C'est encore un moulin à tan, à draps, l'extré-
mité du moyeu, le moyeu même.
BOUTONNE. — Rivière de France, dans le Poitou, qui tombe
dans la Charente au Port de Carillon.
BOUTREL. — Boterel, seigneurie bretonne, érigée en 1485
pour Montauban. Boutrel vient du vieux français
boutre, ou tonneau, où l'on met le sucre brut et liquide.
BOUTRON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 en
faveur d'Yvignac. Un boutron est un panier d'osier,
une manne, une ampoule.
[ 74 ]
BOUVART. — De Bréval, commime du dép. de Seine-et-Oise,
arr. de Mantes. Bouvart est le nom donné au jeune bœuf.
C'est encore un gros marteau qui sert à frapper les mé-
dailles lorsqu'elles ne sont point fabriquées au moule ni
au moulin.
BOUVET. — Seigneuries de ce nom, deux en Bretagne et
une en Normandie. Une de Bretagne fut érigée en 1668
pour Du Plessis ; celle de Normandie est du même temps
à peu près. Bouvet, rabot à l'usage des menuisiers, un
bouvillon.
BOUVIER. — Lieu du dép. de Seine-et-Oise, commune de
Guyencourt, arr. de Versailles. Le bouvier est un petit
poisson de rivière appelée aussi péteuse, une constella-
tion,
BOUVRET. — De la Bouvraye, seigneurie de Bretagne, éri-
gée en 1668 pour Des Vaux.
BOUY. — Bouy-le-Malitre, seigneurie du Bourbonnais, qui
date de 1750, et Bouy, communes des dép. du Cher et de
la Marne. Bouy, buis.
BOY. — Village du dép. de l'Ain, dans le Bugey, arr. de
Belle. Nom d'homme. Vient de baudelius, baudille.
BOYER. — Commune du dép. de Saône-et-Loire, arr. de
Chalon. Boyer voulait dire bouvier. C'est encore une
chaloupe flamande, matée en fourche. Vient de bovia-
rius, boarius.
BOYRY. — De Boiry, com. du Pas-de-Calais, arr. d 'Arras.
Borie, métairie.
BOZAMÂIN. — De Bouzemont, dan sles Vosges. Boza signi-
fie boisson faite d'orge et de millet.
BRABANT. — Province des Pays-Bas, et ancien duché, et
communes du dép. de la Meuse, canton de Clermont et
de Montfaucon.
BRACMARD. — De Blaymard, commune de la Lozère, arr.
de Mende. Bramard ou mieux bracquemard, est une es-
pèce de coutelas.
BRACONNIER. — De Bracon, seigneurie de la Franche-
[ 75 ]
Comté, érigée en 1755 pour De Boequet de Courbouson.
Braconnier, coupeur de bois.
BRAGELONNE. — Seigneurie de Bourgogne, érigée en 1760
pour De Clugny.
BRAGIAGE. — De Brageac, commune du dép. du Cantal, en
Auvergne, canton de Pleaux, arr. de Mauriac. Dérive
du gaulois bra^, vallée, ou du gallois qui signifie orge
fermentée pour la bière.
BRAI. — Bray, seigneuries de Bretagne, de Guyenne et de
l'Orléanais. Brai, vieux mot qui signifiait boue, fange.
BRAILLÉ. — De Brailly, commune du dép. de la Somme, arr.
d'Abbeville. Braier, ouvrier qui fait des ceintures.
BRAIS. — De Braye, seigneurie du Maine, érigée en 1680
pour De Chazé. Braie, ouverture d'un empellement
d'usine à eau.
BRANCHAUD. — De Branche, commune du dép. d'Indre et
Loire, arr. de Tours. Brangeau, petite branche, rameau.
BRANCOGNET. — De Rancogne, commune de la Charente,
arr. d'Angoulème. Brancognet, braconnier.
BRANE. — Branne, ville du dép. de la Gironde, arr. de
Libourne, sur la rive gauche de la Dordogne.
BRANET. — De Brannay, commune du dép. de l'Yonne, arr.
de Sens. Brané, qui est marqué de taches de rousseur.
BRANGER. — De Prangey, seigneurie de Bourgogne, érigée
en 1700 pour Piétrequin.
BRANSART. — De Branssat, commune du dép. de l'Allier,
arr. de Gannat. De branse, branche.
BRAQUIL. — De Braquis, commune du dép. de la Meuse,
arr. de Verdun. Vient de braquerie, meute de bragues,
chiens de chasse.
BRAS-DE-FER. — Commune du dép. de Seine-et-Oise, can-
ton d'Ivry.
BRASIER. — De Brasey, commune du dép. de la Côte-d'Or,
arr. de Beaune. Brasier se dit pour feu ardent, vaisseau
de métal où l'on met la braise pour réchauffer une
[ 76 ]
chambre, huche où les boulangers mettent de la braise,
quand elle est étouffée.
BRASSARD. — De Brassac, commune du dép. de la Dor-
dogne, arr. de Ribérac. Brassart, armure du bras d'un
gendarme ou d'un homme de guerre.
BRASSEUR, BRASSEUX. — De Brasseuse, seigneurie pi-
carde érigée pour De Senlis, en 1152. Brasseur est celui
qui fait et vend de la bière en gros, appelé jadis cer-
voisier.
BRASSET. — De Brassayes, seigneurie de Beauce. Brasset,
ancien lit de la Marne, près de Meaux, canal d'eau qui
environne les faubourgs de la ville.
BRAU, BRAULT. — Brau, commune de la Guyenne, diocèse
de Bordeaux, et Braux, seigneurie en Champagne érigée
en 1635 pour de Bozières. Braux est aussi une commune
du dép .des Ardennes, arr. de Mézières. Brau signifiait
boue, fange, braul, toile des Indes rayée de bleu et de
blanc, et bro, région ou champ. Brau, en gallois, veut
dire fragile.
BRAY. — Communes dans les dép. de la Somme, du Calvados,
de l'Aisne. Bray, boue, fange. Bray, petit pays en Nor-
mandie, qui forme l'arrondissement de Neufchâtel.
BRAZEAU. — De Brazey, dans le Dép. de la Côte-d'Or, arr.
de Beaune. Dérive de braze, braise, du grec brazéin,
être chaud.
BRAZIER. — V. Brasier.
BREARD. — De Bréal, commune du dép. d 'Ille-et-Vilaine,
arr. de Montfort. Bréar en bas-breton, veut dire fatigué.
BREAU. — Commune du Gâtinais, canton de Mormant, et
baronnie de la Brie française, érigée en 1642 en faveur
de Verthamont. Bréaud signifie criard sans raison, et
en bas-breton, barrasse de fatigue.
BREBANT. — Commune du dép. de la Marne, en Cham-
pagne, canton de Sompuis.
BREBIN. — De Brebant, commune du dép. de la Marne, arr.
de Vitry-le-François.
[ 77 ]
BBECHON. — De Brezons, commune du dép. du Cantal, arr.
de St-Flour. Dérive du haut-allemand breca, rupture.
BREDIN. — De Brandonnet, commune du dép. de l'Avey-
ron, arr. de Villefranche.
BREDON. — Bourg d'Auvergne, dép. du Cantal, sur l'Ale-
gnon, près de Murât et Bredon, dans la Charente-Infé-
rieure, canton de Matha.
BREILLARD. — De Brillac, commune de la Charente, arr.
de Confolens. Vient de breil, piège pour prendre les
oiseaux.
BREILLE. — De Breuillet, commune de la Charente-Infé-
rieure, arr. de Marennes.
BREILLY. — Commune du dép. de la Somme, canton de
Picquigny, arr. d'Amiens.
BREM. — Commune dans le Poitou, diocèse de Luçon. Brème,
poisson d'eau douce qui ressemble à la carpe, mais plus
plat, et porte de grandes écailles.
BREN. — Brens, commune du dép. de la Drôme, arr. de
Valence. Bren, vieux mot qui signifiait ordure, son.
BRENIER. — Commune de la Bourgogne, diocèse de Lyon,
parlement de Dijon.
BRENTIGNY. — Brantigny, seigneurie en Champagne, éri-
gée en 1649 et accordée à Du Reaulx.
BRESAC. — De Bressac, dans le Bas Languedoc, diocèse de
Viviers.
BRESLAU. — De la Bresle, ville du Lyonnais, à 3 lieues de
Lyon, et Bresle en Picardie, canton de Corbie.
BRESSARD. — De Bressac, commune du dép. de l'Ardèche,
canton de Chomérac.
BRESSE. — La Bresse, commune du dép. des Vosges, arr.
de Remiremont. Bresse, province de France, dont la
cnpitale était Bourg.
BREST. — Ville de Bretagne, et Brest, lieu du dép. de la
Haute-Saône, commune d'Eboz, arr. de Lure. Breste,
chasse aux petits oiseaux, qu'on prend à la glu avec un
appât.
[ 78 ]
BRETEAU. — Commune du dép. du Loiret, dans le Gâti-
nois, sur l'Armançon.
BRETEL. — Communes de la Picardie et de la Normandie.
BRETEUIL. — Bourg de Normandie, sur l'Iton, à 6 lieues
d'Evreux. Seigneurie du Beauvaisis, érigée en 1502 pour
Le Tonnelier. Breteuil, espèce de canon.
BRETON. — Commune du dép. de l'Allier, arr. de Mont-
luçon. Breton signifie coquille, étincelle, bluette, flam-
mèche.
BRETONNEAU.— Commune du dép. du Loiret, arr. de Gien.
Bretonneau, petit Breton.
BRETONNIERE. — La Bretonnière, seigneurie de Norman-
die, érigée en 1690 pour De Frémont, et commune de la
Vendée, canton de Mareuil, arr. de Fontenay.
BREUME. — V. Brem. Breume, brume, brouillard.
BREUX. — Communes des dép. de l'Eure et de la Meuse.
Breuil, petit bois, bocage, breu, bouillon, décoction.
BREUZARD. — De Brézilhac, commune du dép. de l'Aude,
arr. de Limoux.
BREVILLE. — Communes deB dép. de la Charente, et du
Calvados.
BREZEAU. — De Brizeaux, commune de la Marne, arr. de
Bar-le-Duc.
BRIAC. — Commune du dép. d'Ille-et- Vilaine, arr. de Saint-
Malo, canton de Pleurtuit.
BRIAND. — Commune de Bourgogne, diocèse d'Autun.
BRIANT. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1427 en fa-
veur de Briant. Brier, altération de brailler.
BRIART. — Briare, petite ville du Gâtinais, connue par son
canal fait sous Louis XIII, et commune du Loiret. En
irlandais briar signifie épine.
BRIAS. — Seigneurie en Artois, érigée en 1200 pour De
Brias, et devenue comté en 1649 pour le même.
BRIAULT. — De Briot, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Grandvilliers.
BRICAULT. — Bricot, en Champagne, diocèse de Troyes,
[ 79 ]
parlement de Paris. Bric signifie cage à prendre les
oiseaux.
BRIDARD. — De Bridoré, commune d'Indre-et-Loire, arr.
de Loches. Dérive du grec britèr, traîner, tirer.
BRIDEAU. — De Brides, commune de la Savoie, arr. de
Moutiers.
BRIEN. — De Brienne, commune du dép. de Saône-et-Loire,
arr. de Louhans. Dérive de brie, brayoire.
BRIERE. — De la Brière, seigneuries de Bretagne et de
Normandie. Brière signifie terre en friche, où poussent
des ronces et des bruyères. Brière désigne encore l'ar-
buste qui croît sur cette terre.
BRIGAL. — De Bréhal, commune du dép. de la Manche, arr.
de Coutances. Brigaille, cuisinier.
BRIGNET. — Du Brignay, seigneurie bretonne, érigée en
1550 pour Le Cahideuc. Briguais, ville du Lyonnais, sur
le Garon.
BRIGNON. — Ville de France, en Champagne, dans le Seno-
nois, sur l'Armançon.
BRILLANT. — De la Brillane, seigneurie de Provence, érigée
en 1573 pour De Rafïelis. Brillant veut dire joyau,
diamants.
BRILLEMONT. — Brignemont, commune du dép. de la Haute-
Garonne, arr. de Toulouse.
BRILLON. — Commune du dép. de la Meuse, arr. de Bar-
le-Duc. Le brillon est un piège pour prendre les oiseaux.
BRINDAMOUR. — De Brindas, commune du dép. du Rhône,
arr. de Lyon.
BRING. — De Bringues, commune du Quercy, canton de
Livernon. Bringue signifie morceau, pièce, petit cheval
de vilaine figure, et bring, force, puissance.
BRION. — Commune dans le dép. de Maine-et-Loire, arr. de
Beaugé. Brion, mousse du chêne, dernière partie de
l'étrave, qui vient jusqu'à la hauteur de l'éperon, appe-
lée aussi ringaau, homme évaporé.
BRIQUET. — De Briquette, dans la Flandre, diocèse de
[ 80 ]
Cambrai. Briquet se disait pour bréchet, morceau, ba-
gatelle.
BRIS. — Communes des dép. de l'Yonne, arr. d'Auxerre, et
de Picardie. Bris pour bruit, débat.
BRISEBOIS. — De Saint-Bris-des-Bois, com. de la Charente-
Inférieure, canton de Burie. Dérive du grec brithô,
presser.
BRISSAC. — Ville d'Anjou, à 4 lieues d'Angers. Seigneurie
du même nom établie en 1100, devenue duché sous Louis
XIII.
BRISSAU. — De Prisées, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Ver vins.
BRISSET, BRISSETTE. — De Brissay, commune du dép. de
l'Aisne, arr. de St-Quentin. Brisset, berceau.
BRISSON. — Communes du dép. du Loiret, arr. de Gien, et
de la Nièvre, arr. de Château-Chinon.
BRISVAL. — Châtellenie dans la Beauce, diocèse de Chartres,
parlement de Paris. Brive se disait pour ville, pont.
BRIZARD. — Brizart, seigneurie de Bretagne, érigée en 1668,
pour Le Chat.
BRIZAY. — Commune du dép. d 'Indre-et-Loire, ou de la
Brizaie, seigneurie d'Anjou, canton de l'Ile Bouchard.
BROC. — Commune du dép. de Puy-de-Dôme, arr. d 'Issoire,
et commune du même nom dans le dép. des Alpes-Mari-
times, arr. de Grasse. Broc, gros vaisseau, lié de cercle
de fer, qui a une anse, jarre, broc, et en irlandais, blai-
reau.
BROCARD. — De Brocas, commune du dép .des Landes,
arr. de Mont-de-Marsan. V. aussi Broc. Brocard, rail-
lerie piquante, qui sort des bornes prescrites par la poli-
tesse. Vient de brocus, qui se dit pour celui qui a une
bouche ou des dents qui avancent en dehors.
BROCHARD. — Brochars, seigneurie de Bretagne, fondée
en 1650 pour Berthelot. Le brochard est un jeune cerf
d'un an. Brocheor, v. f. était celui qui piquait de l'épe-
ron.
[ 81 J
BROCHET. — Seigneurie en Champagne, érigée en 1660 pour
Chevalier. Brochet, poisson d'eau douce, brochete, ba-
guette, éperon.
BROCHU. — De Brouchaud, commune de la Dordogne, arr.
de Périgueux. Vient du verbe brocher, c'est-à-dire pas-
ser à travers les buissons, to brush, en anglais.
BRODE. — De Bordes, commune du dép. de l'Ariège, arr. de
Saint-Girons. Brode se disait pour broderie. Brode si-
gnifie encore une femme dont le teint est un peu noir.
Autrefois l'on disait du pain brode pour du pain bis.
En irlandais brod veut dire pointe, aiguillon.
BRODEUR. — De Rodez, ville du dép. de l'Aveyron. Le
brodeur est celui qui fait de la broderie, ou plutôt celui
qui orne les étoffes d'ouvrages de broderie. Ce mot est
la transposition de bordeur, parce qu'autrefois on ne
brodait que le bord des étoffes. Brodeur se dit encore
pour métier à broder et pour trompeur.
BROISLE. — De Vroil, commune du dép. de la Marne, arr.
de Vitry-le-François. Broil, broussailles, bois, branche
d'arbre, forêt.
BROSSARD. — De Brossac, commune de la Charente, arr.
de Barbezieux. Brossard se dit pour chêne. Vient de
brosse, bruyère, bois, forêt.
BROSSEAU. — De la Brosse, seigneuries du Berry, du Bour-
bonnais, de la Bretagne, de l'Ile-de-France, de la Nor-
mandie, de la Saintonge, et du Vexin.
BROSSIER. — De Broussy, dép. de la Marne. Brossier, ou-
vrier qui fait des brosses.
BROSSOIT. — De Boussois, commune du dép. du Nord, arr.
d'Avesnes.
BROUILLARD. — Commune dans la Bourgogne, diocèse
d'Autun. Brouillard se disait pour brouillon.
BROUILLAN. — De Brouains, com. du dép. de la Manche,
arr. de Mortain. De brouillas, brouillard.
[ 82 ]
BROUILLET. — Seigneurie du Berry, érigée en 1667 pour
Le Mesnil Simon. Brouillet se dit pour mis en confu-
sion, fatigué, abattu.
BROUILLON. — De Rouillon, commune du dép. de la Sarthe,
arr. du Mans. Brouillon, celui qui se plaît à jeter la
brouille.
BROUSSE. — Seigneurie de Bretagne, et communes du dép.
de la Charente-Inférieure et du dép. du Puy-de-Dôme,
arr. d'Ambert. Brousse, rangée de broussailles.
BROUSSEAU. — Rivière de France en Gascogne qui se perd
dans l'Adour. Brousseau, broussaille, ronce.
BROUSSON. — De Brusson, commune de la Marne, arr. de
Vitry.
BROVE. — De Brèves, commune du dép. de la Nièvre, arr. de
Clamecy.
BRUCY. — De Brussey, commune du dép. de la Haute-Saône,
arr. de Gray.
BRUERE. — Seigneurie du Maine, unie à celle de la Barre,
érigée en marquisat en 1633, et commune de l'Anjou,
canton de Lude, arr. de La Flèche. Bruère, étendue ou
plaine de bruyères.
BRUGEVIN. — De Burgheim, commune du Bas-Rhin, canton
d 'Obernai.
BRUGIERE. — Brugeyères, seigneurie fondée en 1420, pour
de Lautrec. V. Bruère.
BRUGUIERE. — Ville dans le dép. du Tarn, sur l'Agout et
Bruguerres, seigneurie du Languedoc, érigée en 1483
pour Du Faur.
BRULART. — De Brillac, commune de la Charente, arr. de
Confolens. Dérive du gaulois bruir, brûler, qui vient du
latin uro, je briile, parce qu'on brûle les bruyères pour
les défricher.
BRULE. — De BruUey, commune du dép. de la Meurthe, can-
ton de Toul. Brûlé signifie l'odeur d'une chose qui brûle.
Brûlée, grémil des champs.
[ 83 ]
BRULOT. — De Brûle, en Champagne, près de Toul. Brûlot,
vaisseau empli de feux d'artifice, de matières combus-
tibles, et qu'on attache aux vaisseaux ennemis dans le
but de les incendier.
BRULOTTE. — Bourg dans le Maine, diocèse du Mans, par-
lement de Paris.
BRUMATH. — Petite ville située à 5 lieues de Strasbourg,
dans le Bas-Rhin, en Alsace.
BRUN. — Des Bruns, lieu dans le dép. des Bouches-du-
Rhône. Brun, nom d'homme, signifie couleur sombre et
obscure. Vient du flamand bruin ou de l'allemand braun,
qui signifient la même chose. En bas-breton, brun veut
dire poil rouge, et en gallois, poitrine, gorge, colline.
BRUNEAU. — Brunault, seigneurie de Bretagne, érigée en
faveur de Trébivent, en 1696. Bruneau se disait pour
chemin, tour, forteresse.
BRUNEL, BRUNELLE. — De Brunelles, commune du dép.
d'Eure-et-Loire, en Normandie. Brunel, minot de sel de
cent livres. Brunelle, plante vulnéraire.
BRUNET. — Commune du dép. du Pas-de-Calais, canton de
Desvres, et Brunet, en Provence, diocèse de Riez. Bru-
net dim. de brun, est une étoffe teinte, et une fleur. A
La Rochelle on appelait brunette chez les Huguenots
ce que nous, catholiques, désignons sous le nom de drap
mortuaire.
BRUNION. — De Brunémont, commune du dép. du Nord,
arr de Douai. Brunion, espèce de chaloupe.
BRUNO. — De Buno, commune de Seine-et-Oise, arr. d'Es-
tampes. Bruneau, tour, forteresse.
BRUSEAU. — De Bruz, commune du dép. d'Ille-et- Vilaine,
arr. de Rennes.
BRUSLON. — Ville du dép. de la Sarthe, arr. de La Flèche.
BRUSSY. — Brussey, commune du dép. de la Haute-Saône,
en Franche-Comté.
BRUYERE. — Seigneuries du Beaujolais, du Languedoc et
de la Gascogne, érigées respectivement en 1700, 1723 et
[84]
1741. Bruyère, petit arbrisseau, terre inculte, bronze
ou argent bruni.
BRY. — Ville du dép. du Nord, en Flandre, canton de Ques-
nay. Bry, argile, en bas-breton, et en gallois bry signifie
ventre, bosse, courbure.
BUADE. — Bride à longues branches droites et non coudée.
BUT, BUETTE. — Bué, commune du dép. du Cher, arr. de
Sancerre. Buet, petite ouverture pratiquée sur un toit
ou dans un mur. Buée, lessive. Buette, assiette.
BUFFET. — De Buffé, commune du dép. de Normandie,
près de Lisieux. Buffet, dressoir, table longue, bureau,
seuil de porte, soufflet, étal, devant de la tête.
BUGEAULT. — De Bugeat, commune du dép. de la Corrèze,
arr. d'Ussel. Bujau, cuvier.
BUIES. — Buis, ville du dép. de la Drôme, arr. de Nyon,
sur rOuvêze. Buie signifiait entraves, ceps.
BUISSON. — Seigneuries de Normandie, de l'Ile-de-France
et du Vivarais. Buisson, touffe d'arbrisseaux sauvages
épineux, hallier. Autrefois la mode était de planter
dans les jardins des haies de bouis, d'où vient le mot
buisson.
BULLAU. — De Bulles, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Clermont.
BULLION. — Ville du dép. de Seine-et-Oise, arr. de Ram-
bouillet. De bulla, boule.
BULTE. — De Bult, village du dép. des Vosges, en Lorraine.
Bultet, bluteau, bulteau, arbre en boule.
BUOT, BUOTE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668
pour De Franc. Buhot, dim. de buhe, cruche. Dans le pa-
tois normand, buhot signifie sac, étui. C'est encore un
gros sabot couvert. Dans la Seine-Inférieure on dit le
buhot pour le tuyau de la cheminée. La buotte est une
petite limace de jardin, ou un piège à taupes, à Bayeux.
BUQUET. — Fief de la Bourgogne, diocèse d'Autun. Le
buquet est un trébuchet, une balance, un vase à traire,
et un vase pour la lessive.
[ 85 ]
BURE. — Bure ou Saint-Ouen de la Cour, cliâtellenie de
Bellème, .dans la province du Perche. Bure se disait
pour étoffe grossière, feu de joie, brandon, puits de
mine, bouteille, cruche, oie, habitation, lessive.
BUREAU. — De Buros, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Pau. Bureau, grosse étoffe de laine, comme la bure,
sinon que le drap est plus fort. Bureau est aussi un ter-
rain inculte, où la pierre est à fleur de terre.
BUREL. — Commune du dép. de l'Aisne, en Picardie, can-
ton de Vervins. Burel, sorte d'étoffe rayée. En terme de
blason, c'est une fasce de huit pièces ou plus.
BURGO. — De Burgaud, commune du dép. de la Haute-
Garonne, canton de Grenade. Burgau, limaçon, et bur-
gaut, homme violent, stupide.
BURON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour
De Sévigné, et seigneurie de Normandie dont fut formé
en 1725 le marquisat de Moges-Buron. Buron, vieux mot
qui signifie un lieu oii l'on se retirait pour boire et
manger. Vient de vibur, ou carrière de pierre dure. En
Auvergne, un buron est le toit de berger qui se bâtit sur
le haut d'une montagne. Buron signifie encore cabane,
petite maison, eau rousse qui a servi à faire cuire des
châtaignes. Dans le patois Auvergnat, buron est une
vacherie.
BURQUE. — Du Burgk, seigneurie de Bretagne, érigée en
1500 pour De Bourke. Burque, sorte d'armure.
BUSQUE. — Commune du dép. du Tarn, dans le Haut-Lan-
guedoc, arr. de Lavaur. Busqué, morceau de bois ou de
baleine que les femmes mettent dans les corps de jupe
pour se tenir droites.
BUSQUET. — De Brusquet, commune des Basses-Alpes, arr.
de Digne. Busquet, bûchette, bosquet.
BUSSIERE. — Petite ville de la Marche, appelée Bussière-
Poitevin, seigneuries du Gâtinais, du Maçonnais, du
Bourbonnais et de l'Argonnes. Bussière signifie lieu cou-
vert de bois et non de buis.
[ 86 ]
BUSSON. — Biisson, commune du dép. de la Haute-Marne
en Champagne, canton de Saint-Blin. Busson, îlot cou-
vert d'arbres.
BUSSOT. — De Busseau, commime du dép. des Deux-Sèvres,
arr. de Niort. Bussot, busard, stupide.
BUTEAU. — Lieu du dép. de Seine-et-Marne, commune de
La Chapelle-la-Reine. Butteau, seigneurie en Cham-
pagne, érigée en 1689 pour De Boucher. Buteau se di-
sait pour butor, grossier. On a prétendu que ce mot
venait du grec Bos-Theos, bœuf-dieu, qui s'est dit du
bœuf apis que les Gaulois adoraient.
BUTHER. — De Buthier, seigneurie de la Franche-Comté,
érigée en 1519 pour De Scey. Butel, bouteille. Butée,
massif de pierres dures, pour soutenir la chaussée aux
extrémités d'un pont.
BUTTES. — De Butte, seigneurie de Bretagne, érigée en
1696 pour Des Landes. Vient de butte, grand tonneau,
gros tonneau.
BUVETEAU. — D'Yvetot, ville du dép. de la Seine-Infé-
rieure. Buveteau, dim. de buvette.
[ 87 ]
_
GABANÂC. — Communes dans le dép. des Hautes-Pyrénées,
dans le Languedoc et dans le dép. du Lot. Cabanac vient
de caban, sorte de manteau avec des manches, pour se
garantir de la pluie. Du celte caban, ou du grec kapané,
char, charriot.
OABANAS. — De Cabanasse, village du dép. des Pyrénées-
Orientales, arr. de Prades. V. Cabanac.
CABASSIER. — De Cabasse, commune du dép. du Var, arr.
de Brignoles, canton de Besse. Un cabasseur est un vo-
leur, un trompeur. Cabas, coche de messagerie. Ca-
basse, sorte de mesure. Dérive du grec kabos, mesure
de blé.
CACHENEAU. — De Cachen, bourg du dép. des Landes,
canton de Roquefort. Vient de cache, chasse, vive pour-
suite.
CACHET. — De la Cachette, commune du dép. des Ardennes,
canton de Nouzon. Cachet, cache, cachette, lieu secret,
petit sceau portant gravure qu'on imprime sur cire,
pour affaires privées.
CADAIGNAN. — De Cadailhan, bourgs du dép. du Gers, et
des Hautes-Pyrénées.
CADAU. — De Caudos, dans la Gironde, commune de Mios.
Cadau, festin, fête, traits de plume, choses inutiles.
CADDÉ. — D'Adé, commune des Hautes-Pyrénées, arr. d'Ar-
[ 88 ]
gelés. Caddé, une des trois ligues qui formaient le can-
ton des Grisons, en Suisse, dont le chef-lieu était Coire.
la ligue de Caddée ou la maison de Dieu.
CADERAN, CADRAN. — De Caudéran, commune du dép.
de la Gironde, arr. de Bordeaux. Cadrant, globe ter-
restre, coquillage de mer. Quadrin, liard, monnaie à fi-
gure quarrée.
CADELE. — De Cadenet, commune du dép. de Vaucluse,
arr. d'Apt. Cadeler, dans le vieux français, se disait
pour faire des cadeaux. Dérive du latin cadus, tonneau,
baril employé dans les salines.
CADET. — De Cardet, commune du dép. du Gard, arr.
d'Alais. Cadet, jeune homme en général, un bœuf, solide
gaillard, crâne luron.
CADIEU. — De Cadrieu, commune du dép. du Lot, arr. de
Figeac. Dérive de cade, mesure ou fruit, ou du grec
kados, petit baril.
CADILLAC. — Ville de la Guyenne, près de la Garonne, dép.
de la Gironde, arr. de Bordeaux, et Cadillac dans l'arr.
de Libourne.
CADORET. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1479 pour
d'Oudart, et Cadoré, dans la commune d 'Azay-le-Brulé,
dép. des Deux-Sèvres.
CADOU. — Lieu du dép. du Finistère, canton de Sézun, arr.
de Morlaix.
CADRIN. — De Caudéran, commune du dép de la Gironde,
arr. de Bordeaux. Quadrin, liard, peut-être carré de
forme, même chose qu'une maille, qui signifie quarrun
ou figure quarrée, et cette monnaie ressemblait à une
maille de rets.
CAHEL. — De Gaël, commune du dép. d'Ille-et-Vilaine, arr.
de Montfort. Cahielle, grande chaise à bras, et caiel,
cahier.
CAHOUET. — V. Caouette. Cahuette, petite maison ou ca-
bane de paysan. Un cahuet était une partie de l'aumusse
qui couvrait la tête.
[ 89 ]
CAHU. — Cahus, commune du dép. du Lot, arr. de Figeac,
canton de Bretenoux.
CAIGNÂRD. — De Caignac, commune du dép. de la Haute-
Garonne, arr. de Villefranche. Caignard se dit pour ca-
gnard, paresseux, gueux, chenil.
CAIGNAUX. — De Gagnes, commune des Alpes-Maritimes,
arr. de Grasse. Caignot, petit enfant.
CAILLA, CAILLAS. — Commune du dép .de l'Aube, en Lan-
guedoc, canton de Roquefort-de-Sault. Cailla, lait caillé.
CAILLARE. — De Cabaret, commune des Hautes-Pyrénées,
arr. de Tarbes.
CAILLAIT. — Commune de la Guyenne, parlement de Bor-
deaux. Caillaud, le plus faible d'une couvée.
CAILLS. — Commune du dép. du Var, canton de Saint-
Auban. Dérive du gallois cail, bergerie, chaumière.
CAILLÉ, CAILHÉ, CAILLER, CAILLET. — De Cailleville,
dans la Seine-Inférieure, arr. d'Yvetot. Caillette, qua-
trième estomac des ruminants, se disait pour tripe,
boyau. Caillé, lait coagulé, présure, appeau à prendre
les cailles, caillet.
CAILLONNEAU. — De Cahagnes, commune du Calvados,
arr. de Vire. Caillonneau, caillette, présure.
CAILLOU. — Cailloux, commune du dép. du Rhône, arr. de
Lyon, canton de Neuville-sur-Saône. Caillou, sorte de
poire, insecte ou reptile.
CAILLY. — Seigneurie et Bourg de Normandie, à 4 lieues
de Rouen. Cailli, lait caillé.
CAILTEAU. — De Cailleville, com. de la Seine-Inférieure,
arr. d'Yvetot, canton de Saint-Valéry-en-Caux.
CAIN. — De Gaine, en Picardie, diocèse de Soissons. Cain
se disait pour ceinture, baudrier, circonférence, et en
écossais, tête, sommet.
CAISSE. — De Caix, bourg et seigneurie de Picardie, dép.
de la Somme, à 5 lieues d'Amiens. De capsa, cassa. Dans
la paroisse de Saint-Basile, comté de Portneuf, il y a
[ 90 ]
deux groupes d'habitations appelés capsa; il y a le
grand et le petit capsa. Caisse se disait pour coffre, ou
toile pour transporter des marchandises, et pour coffre-
fort de banquier, et pour cassis, arbuste.
CALÂN. — Com. du dép. du Morbihan, canton de Plouay,
arr. de Lorient. Calan, chaland, bateau, et calain, ma-
nœuvre employée dans les travaux du vigneron.
CALEGRE. — De Galargues, commune du dép. de l'Hérault,
arr. de Montpellier. Vient de cale, coin, sorte de bonnet.
CALET. — De Calais, ville du Pas-de-Calais, sur la Manche,
ou de Calay, seigneurie de Normandie, érigée en 1229
pour De Patry. Calée veut dire multitude et calete,
sorte de bonnet, et dim. de cale.
CALMET. — Commune dans le dép. du Gard, arr. d'Uzès.
CALOT. — De Callas, commune du dép. du Var, arr. de Dra-
guignan. Calot, poire bonne à cuire, appelée donville,
écorce de grain de sarrazin ou de colza, morceau de bois
pour caler une pièce de charpente.
CALVÉ. — De Calvinet, commune du Cantal, arr. d'Auril-
lac. Calvé, chauve.
CAMARE. — De Camors, commune du Morbihan, arr. de
Lorient. Camare signifie caneçon garni de petites dents
ou pointes de fer très aiguës, en terme de manège.
CAMARAIRE. — De Camarès, ville du dép. de l'Aveyron,
canton de Saint- Affrique.
CAMBRAY. — Cambrai, dans le d/p. du Nord, sur l'Escaut.
Cambré signifie creux, cavité. Dérive de caméra, voiite,
d'où le mot chambre, parce qu'autrefois toutes les
chambres étaient en voûte.
CAME. — Commune du dép. des Basses-Pyrénées, arr. de
Bayonne, canton de Bidache, et baronnie érigée en 1479
pour de Grammont. Came veut dire courbé, plié, et cam,
habitation. En conchyliologie, came est la seconde fa-
mille des bivalves.
CAMELON. — De Camelleont, commune de l'Artois, diocèse
[ 91 ]
d'Arras. Camelon vient du gallois camel, qui signifie
chameau.
CAMENAS. — De Camélas, commune du dép. des Pyrénées
Orientales, canton de Thuir, arr. de Perpignan.
CAMERERE. — V. Camaraire. Camerere, dame de la cham-
bre de la Reine.
CAMIRAND. — Camiran, commune du dép. de la Gironde,
canton de la Réole.
GAMOREES. — De Camaret, commune du Finistère, arr. de
Quimper.
CAMPAGNA. — Commune du dép. de l'Aude, canton de
Belcaire, arr. de Limoux. Campagna dérive du latin
campana, qui signifie cloche, sonnette, grelot, campane,
petite maison.
CAMPEAU. — Communes du Calvados, et du dép. de l'Oise.
Campeau vient de campus, espace large, et de campau,
mot celte, et de l'italien campe. Méthaphoriquement ce
mot veut dire liberté, aise.
CAMPENES. — De Caupenne, commune du dép. des Landes,
arr. de St-Sever. Vient de campane, cloche, campanule.
CAMPION. — De Camplong, commune du dép. de l'Aude,
arr. de Narbonne.
CAMPY. — De Campigny, commune du Calvados, arr. de
Bayeux.
CAMUS. — Marquisat de la Franche-Comté, érigé en 1746
en faveur de Camus. Camus veut dire sot, honteux,
obtus, qui a le nez court et plat.
CAN. — Caen, ville du Calvados, ancienne capitale de la
Basse-Normandie. Can signifie trachée-artère.
CANAC. — Lieu du dép. de l'Aveyron, en Rouergue, canton
de Campagnac, arr. de Millau.
CANADA. — De Canéda, commune du dép. de la Dordogne,
arr. de Sarlat. Canada, pays de l'Amérique septentrio-
nale, qui a appartenu à la France depuis sa découverte
jusqu'en 1760. Canada, variété de pommes de reinette,
topinambour.
[ 92 ]
CANAL. — Canal, comnmne du dép. de Tarn-et-Garonne,
canton de Grisolles.
GANDLIN. — De Gandelin, commune du dép. de l'Orne, arr.
d 'Aleneon.
CANIARD. — De Caniac, commune du dép. du Lot, arr. de
Tarn-et-Garonne, canton de Lauzerte.
CANICHON. — De Cancon, commune du dép. de Lot-et-Ga-
ronne, ar. de Villeneuve-sur-Lot. Canichon, petit canard,
CANILLON. — De Canillo, bourg dans le val d'Andorre, à
peu de distance d'Andorre.
CANNARD. — De Cannac, lieu du dép. du Tarn, arr. de
Castres. Vient du breton cann, bâton blanc. Canart,
barque.
CANNA VEN. — De Canapville, commune du dép. du Calva-
dos, arr. de Pont-l'Evêque, et com. du dép. de l'Orne,
arr. d'Argentan.
CANNON. — Canon, baronnie de Lorraine, et ville de Nor-
mandie, dép. du Calvados. Cannon, canon, petit canard,
prunier dit de Sainte-Lucie, canal, tuyau, pelote, bobine,
cens.
CANTERA. — Rivière du Val de Demona en Sicile, qui se
jette dans la mer près de Taormina. De canter, sorte de
poids.
CANTIN. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1727 pour
Remy, diocèse d'Arras, parlement de Douai.
CANTON. — Seigneurie de Bretagne, qui date de 1696, éri-
gée pour De Kerverien. Canton signifie partie de pays
ou de ville, petit pays doté d'un gouvernement, portion
carrée de l'écu, en terme de blason, coin en général,
angle, encoignure.
CANTY. — De Canties, commune de la Haute-Garonne, arr.
de St-Gaudens.
CANUEL. — De Canihuel, commune du dép. de la Côte-du-
Nord, arr, de Guingamp, canton de Rothou.
CANUT. — Bourg du Béarn, diocèse d'Oleron, parlement
de Pau. Canu, qui a les cheveux blancs de vieillesse.
[ 93 ]
CANVIN. — De Carvin, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Béthuue.
CAOUET, CAQUETTE.— De Faouet, commune des Côtes-du-
Nord, aiT. de St-Brieux. Caouette vient de cat-huant,
pour désigner le chat-huant, et cahouette se dit en pa-
tois normand pour chouette.
CAPBART. — De Cabas, commune du dép. du Gers, arr. de
Mirande. Cabar, cabas, clou à tête, noix du Malabar.
OAPEILLE.— D 'Apilly, commune du dép. de l'Oise. Capeillé
signifie chapelain.
GAPEL. — Commune de l'arr. de Lille, canton de Cysoing,
dép. du Nord. Capel signifie chapelle, chapeau, en pa-
tois.
GAPELET. — De la Capellette, commune dans l'Agénois,
diocèse d'Agen. Capelet, enflure qui vient au train de
derrière du cheval, à l'extrémité du jarret. Nom qui
fut donné aux soldats albanais.
GAPELIER. — De Caply, lieu du dép .de l'Oise, dans la
commune de Vendreuil-Caply. Capelier, chapelain.
CAPET. — De Campet, commune du dép des Landes, arr.
de Mont-de-Marsan. Capet, surnom de Hugues I, roi de
la 3e race. Dans le vieux français, Capet voulait dire
têtu, opiniâtre.
CAPITIEN. — De Capestan, commune du dép. de l'Aude,
dans le Bas-Languedoc. Capitian, capital, principe.
CAPLAN. — De Capens, commune de la Haute-Garonne, arr.
de Muret. Capelan, petit poisson de mer ; mot provençal
qui se disait pour prêtre.
CAPONE. — De Campome, commune des Pyrénées-Orien-
tales, arr. de Prades. Vient de capon, projectile de
guerre, machine pour lever l'ancre.
CAPUCIN. — De Campuzan, dans le haut Armagnac. On
appelle Capucins les Augustins réformés.
CAPUT. — De Capuce, dans le bas Armagnac, diocèse de
Comiuges, parlement de Toulouse. Dérive de l'allemand
[ 94 ]
caput, qui se prononce capoute. Capoute se disait pour
perdu, tué, mort.
CAQUEREL, CAQUEREZ. — De Cacqueray, lieu du dép. de
la Haute-Marne, arr. de Langres, ou de la Caquereix,
seigneurie du Limousin, érigée en 1712 pour De la Porte.
Caquerel, hareng salé. Vient du grec kados, petit baril.
CARABE. — De Carbes, commvine du dép. du Tarn, arr. de
Castres. Carabe, méchant cheval, haridelle.
CARABIN. — De Carbini, commune de la Corse, arr. de
Sartène. Carabin, sarrazin ou blé noir, cavalier armé
d'une carabine.
CARBONNEAU. — De Corbonod, commune du dép. de l'Ain,
arr. de Belley. Carbonnel, choses que l'on fait cuire sur
des charbons.
CARBONNET. — De la Carbonnais, seigneurie de Bretagne,
érigée en 1600 pour Du Breuil. Carbonnée, variante de
carbonnade, signifie chair que l'on met sur les charbons.
CARCASSONNE. — Ville du Languedoc, sur la rivière
d'Aude, dép. de l'Aude. Dérive de carquois.
CARCY. — De Carsix, commune du dép. de l'Eure, canton
et arr. de Bernay.
CARDERON. — De Cordiron, commune du dép. du Doubs,
arr. de Besançon, seigneurie de Bretagne, qui date de
1700, en faveur de Perrieu. De Charderon, nom de fa-
mille normand.
CARDIN. — Commune en Bourgogne, diocèse d'Autin, par-
lement de Dijon.
CARDINAL. — De Cardinau, lieu du dép. de la Vienne, com.
d'Ouzilly. Cardinal vient de cardo, gond. Il y a l'oiseau,
la carde à carder la laine, la pomme d'api du même nom.
On appelle cardinal, le fondement, le principal d'une
chose et qui est par rapport à elle comme un gond par
rapport à une porte.
CARDINET. — De Cardet, dan sle dép. du Gard.
CARDON. — De Cardonville, commune du Calvados, arr. de
Bayeux. Cardon, espèce d'artichaut, dont la tige est
; [ 95 ]
seule bonne à manger. C'est encore une sorte de cre-
vette qui ne rougit point à la cuisson, une poutre, un
chardon. Vient de cardo, pivot, gond.
CARDONNET. — Lieu du dép. de Lot-et-Garonne, dans
l'Agenois. Cardonnay, lieu plein de chardons.
CARDONNETTE. — Commune du dép. de la Somme, arr. de
Montdidier. Cardonnette, fleur d'artichaut qui sert de
présure pour cailler le lait.
CARE. — De Carhaix, ville de Bretagne, diocèse de Quim-
per. Garée se disait pour charretée, et caret, sorte
d'étoffe.
CARESTILLE. — De Carestiemble, lieu du dép. des Côtes-
du-Nord, arr. de Saint-Brieuc.
CARIE. — V. Carry et De Carie. Cari se disait pour hari-
delle, et carie, maladie des os qui les corrode.
CARGUERET. — Carguiret, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1648 en faveur de Plalgoët. Dérive de cargue, cor-
dages qui servent à retrousser les voiles.
CARIE. — V. Carrier. Carié, pourri, rongé des vers. Dérive
du grec karéin, fendre.
CARIGNAN. — Ville du dép. des Ardennes, sur le Chiers, à
4 lieues de Sedan, et commune du dép. de la Gironde,
arr. de Bordeaux. Vient de careignon, carré de parche-
min, ou encore mesure appelée quarte.
CARION. — Carignon, montagne du Roussillon, dans les Py-
rénées. Carion est la part prise par le voiturier pour
transporter les dîmes dans les granges du décimateur,
c'était la dîme de la dîme.
CARIOT. — Seigneurie bretonne, érigée en 1600 pour Des
Nos. Ce mot vient du grec karéin, fendre.
CARLING. — Commune du dép. de la Moselle, canton de
Saint-Avold. Carlin, monnaie d'Italie.
CARLOS. — De Chariots, dans le dép. des Bouches-du-
Rhône.
CARLY. — Commune du dép. du Pas-de-Calais, canton de
Samer. Carlis, carrelage, bois de lit.
[ 96 ]
C ARMEL. — De Charniel, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Château-Thierry. Le Carmel est une montagne de
Palestine, au sud d 'Acre.
CARNOY. — Commune du dép. de la Somme, arr. de Péronne.
CARON. — De Caromb, commune du dép. de Vaucluse, arr.
carrefour, carré quelconque. En charcuterie, un caron
est une bande de lard d'où le maigre a été enlevé. Dérive
du bas-latin caronius et du latin carrus, chariot.
GARPENTIER. — De Charpentry, commune du dép. de la
Meuse, arr. de Verdun. Carpentier se disait pour char-
pentier. Les Latins appelaient carpentarii ceux qui fa-
briquaient les chariots appelés carpente, char.
CARPENTRAS. — Ville de Provence, ancienne capitale du
Comtat Venaissin, sur l'Auson, au pied du mont Ven-
toux.
CARPIN. — De Campan, commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Bagnère. Carpin est une plante à fleurs triangulaires,
qui croît dans les forêts. C'est encore le nom d'un bois
blanc et solide.
CARRÉ. — Carrés, com. en Bourgogne, diocèse d'Autun.
Carré ou oreiller.
CARREAU. — De Carros, commune du dép. du Var, arr. de
Grasse. Careau se disait pour pavé, coussin, flèche,
dard, briquet, pierre, foudre, siège, maladie.
CARREROT. — De Carrère, commune des Basses-Pyrénées,
arr. de Pau, canton de Thèze. Carrerot, pièce de terre
carrée.
CARRIER. — De Carri, commune du dép. des Bouches-du-
Rhône, arr. d'Aix. Carrier ou charrier, est une grosse
toile sur laquelle est placée la cendre dans le cuvier. Se
dit des marchands de pierre ou de l'entrepreneur qui
fait ouvrir une carrière. Carrier veut dire causer, ba-
biller.
CARRIERE. — De Carrières, dans le dép. de Seine-et-Oise,
arr. de Versailles. Carrière ou charrière, lieu par où
passent les charrettes.
: 97 ]
GARRIGUE. — Garrigues, communes dans le Languedoc,
dép. de l'Hérault et du Tarn. V. Garrigue.
CARRY. — Seigneurie de Provence, diocèse et parlement
d'Aix, et Carri-le-Rouet, dan sle dép. des Bouches-du-
Rliône, arr. d'Aix, canton de Martigues. Carri, cri de
révolte, carrie, encoignure.
CARTEL. — Cartels, lieu dan sle dép. de l'Hérault, dans la
commune de Le Bosq. Cartel signifie pendule, mesure
de blé, lettre de défi, et cartèle, console, péristyle.
CARTIER. — De Cartigny, commune du dép. de la Somme,
arr. et canton de Péronne. Cartier, ouvrier qui fait des
cartes à jouer ou en trafique. C'est aussi un artilleur, un
quartier, un cantonnement.
CARTIGNIER. — De Cartignies, commune du dép. du Nord,
arr. d'Avesnes.
CARTON. — Du Cartron, seigneurie de Bretagne, érigée en
1668 pour Bridou. Carton se disait pour mesure de
grains, volume de cartes marines, grosse carte, charre-
tier. Dérive du grec kartès, gros papier.
CASAC. — De Cauzac, commune du dép. de Lot-et-Garonne,
arr. d'Agen. Casac ou casaque, sorte de manteau,
troupes.
CASAU. — Casault. V. Caseau.
CASAUBON. — Cazaubon, commune du dép. du Gers, arr.
de Condom.
CAS AVANT. — De Cavan, commune des Côtes-du-Nord, arr.
de Lannion. Cassavant ou chasse - avant, se dit de
l'homme préposé dans les ateliers pour veiller sur les
manœuvres et presser le travail.
CASCAGNET. — Cassagnet, seigneurie de l'Armagnac, qui
date de 1500.
CASCARET. — De Casterets, commune des Hautes-Pyrénées,
arr, de Bagnères. Cascaret, terme de mépris.
CASEAU. — Caseaux, seigneurie dans le Languedoc, insti-
tuée en 1675 pour De la Barthe. Casau se dit pour jar-
[ 98 ]
din, dans le midi de la France. Un casai est un bourg,
un village, une maison, un terrain propre à bâtir.
CASELIER. — De Chazelet, commune du dép. de l'Indre,
arr. de Le Blanc. Caselier vient de casele, petite case,
maisonnette, hameau.
CASENEUF. -^ De Caseneuve, commune du dép. de Vau-
cluse, canton d'Apt.
CASGRAIN. — De Courgains, commune du dép. de la Sarthe,
arr. de Mamers. Mot composé de casse, coffre, caisse,
et de grain, tout ce qu'on peut employer en cuisine.
CASSAIGNE. — Petite ville de la Gascogne, à 3 lieues de
Condom, dans le dép. du Gers.
GASSARD. — De Chassors, commune de la Charente, arr. de
Cognac. Casart, gouttière.
CASSAUD. — De Causse, commune du dép. du Gard, arr. Le
Vignan. Cassaud, cassot, petite casse, lépreux.
CASSE. — De Casse, seigneurie de Guyenne. Casse signifie
lèchefrite. Cassa signifiait jadis casserole. Vient du celte
casz, poêle à frire. A Lyon une casse est une poêle.
Casse, chêne, en patois, et en vieux français, châsse,
caisse.
CASSE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour
Bouyn. Casser, verbe, se dit pour se tourmenter, man-
ger, le sucre poussé jusqu'au cinquième degré de cuisson
est du sucre à cassé.
CASSEL. — Ville du dép. du Nord, dans l'ancienne Flandre,
arr. d'Hazebrouck. Cassel, caisse, caisson.
CASSENEAX7. — De Cassen, commune du dép. des Landes,
en Gascogne, canton de Montfort, arr. de Dax.
CASSENEUVE, CASSENAUVE. — Baronnie en Provence,
diocèse d'Apt, parlement d'Aix. Dérive de casse, en bas-
breton, cassette.
CASSIN. — De Cassen, commune du dép. des Landes, arr.
de Dax. Cassin, chêne, partie d 'un métier pour fabriquer
les étoffes de soie ou de gaze, petite maison de campagne.
[ 99 ]
CÂSSISTA. — De Casta, commune de la Corse. Dérive de
kaciss, grosiller à fruit noir.
CASSON. — Commune de la Loire-Inférieure, arr. de Châ-
teaubriant. Gasson, les branches les plus basses d'un
arbre. C'est encore un morceau de sucre, d'où vient le
mot cassonade, le quart d'un arpent.
CASTAGNET. — De Castagnède, commune des Basses-Pyré-
nées, arr. d'Orthez. Castagnette, instrument composé de
deux petits morceaux de bois ou d'ivoire, que l'on fait
résonner en les frappant l'un contre l'autre.
CASTANET. — Commune de la Haute-Garonne, arr. de
Toulouse.
CASTANIER. — De Castagnier, commune située à 4 lieues
de Nice, dans le dép. des Alpes-Maritimes. De caste-
gnière, châtaignerie.
CASTEL. — Deux seigneuries de ce nom, une en Bretagne,
érigée en faveur de Clément en 1668, et l'autre en Nor-
mandie, érigée pour De Castel en 1770. Castel signifie
château.
CASTELLANE. — Ville des Basses- Alpes. Castellane, cas-
tillan. Dérive du portugais casta, race pure.
GASTERAN. — De Casteron, commune du dép. du Gers, arr.
de Lectoure.
GASTEREAU. — De Castéra, commune du dép. de la Haute-
Garonne, arr. de Toulouse, et ancien marquisat. Dérive
de casta, race pure.
GASTILLE. — Seigneurie et puis baronnie en 1748, dans
l'Uzège, en faveur de Froment. Castille signifie querelle,
différend. C'est encore une petite groseille.
GASTILLON. — Six seigneuries de ce nom, dont trois en Nor-
mandie, deux en Gascogne, et une en Bigorre. Gastillon,
diminutif de castel. Gastillon, castillan.
CASTONGUAY. — Nom qui semble avoir été formé au Ca-
nada. Il est composé de Gaston, corruption de Gaston,
nom de baptême, et de Guay, nom de famille. C'est donc
[ 100 ]
un individu du nom de Gaston Guay qui est la souche de
cette famille.
CAST0X7RI. — De Casteri, commune du dép. de la Corse, arr.
de Calvi, canton de Muro.
CATALAN. — Les Catalans, dans le Haut-Languedoc, dio-
cèse de Montauban. Qui a rapport à la Catalogne, ou
qui est de Catalogne, province d'Espagne.
CATALOGNE. — Province d'Espagne, bornée au nord par
les Pyrénées. Vient de Gothalonia, pays des Goths, parce
que ceux-ci s'établirent dans cette partie de l'Espagne.
La Catalogne est une sorte de couverture de laine
blanche.
CATEL. — De Castel, commune du dép. de la Somme, arr.
de Montdidier. Le catel est une chose qui tient le milieu
entre les meubles et les immeubles, comme des moulins,
des navires, des fruits à l'arbre qui sont immeubles.
CATELAN. — De Catallans. V. Catalan. Catelain, châtelain.
CATELET. — Commune du dép. de l'Aisne, arr. de Saint-
Quentin..
CATELLIER. — De Catelier, dans la Normandie, canton de
Longueville, arr. de Dieppe. Catellier, dim. de catel. V.
ce nom.
CATIGNAN. — Catignon, commune du dép. du Nord, arr.
de Cambrai, canton de Cateau. Dérive du gallois cat,
qui veut dire troupe, armée, bois.
CATIGNY. — Commune du dép. de l'Oise, arr. de Com-
piègné.
CATIN. — De Castin, commune du dép. du Gers, arr. d'Auch.
Catin, dim. de Catherine, signifie plat, du latin catinus.
CATIS. — Commune de Normandie, diocèse de Coutances.
Catis, câlin.
OATON. — Commune du Bas-Languedoc, diocèse d'Uzès.
Caton, masse de farine qui s'agglomère par l'humidité,
gâteau sucré.
CATTEVILLE. — Commune du dép. de la Manche, arr. de
Valognes.
[ 101 ]
CAUCHET. — De Chauchet, commune du dép. de la Creuse,
arr. d'Aubusson. Cauchet, variante de caucer, chausser,
ganter.
CAUCHOIS. — De Cauchaix, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1480 pour de Gautron. Cauchois veut dire né au pays
de Caux, en Normandie. On appelle pigeons cauchois les
pigeons de Caux, parce qu'ils étaient plus gros que ceux
des autres lieux. Cauchois, bâti avec de la chaux, et
cochois, filet.
CAUCHON. — De Gausson, commune des Côtes-du-Nord, arr.
de Loudéac. Cauchon, chausson. Vient de cauche, bas.
CAUCHY. — Commune du Pas-de-Calais, arr. de Béthune.
Cauchie, levée, chaussée, chemin pavé.
OAUTE. — De Côte, commune de la Haute-Savoie, arr. de
Lure. Caute, attention, précaution.
CAUVET. — De Cauverville, commune du dép. de l'Eure,
arr. de Pont-Audemer. Cauvet, chat-huant.
CAUVIN. — De Cauville, commune du dép. du Calvados,
arr. de Falaise, canton de Thury-Harcourt. De cavain,
chemin creux, trou, grotte, vallée.
CAVELIEB. — De Cavalière, dans le dép. du Var, commune
de Bornes. Dérive de cavel, cheveu, ou du grec kaos,
vide.
CAYER. — V. Cailler. Cayer, paquet de quatre chandelles.
CAYET. — De Cailleville, commune de la Seine-Inférieure.
Dérive de cay, quai.
CAYLAN. — De Calan, com. du Morbihan, arr. de Lorient.
OAYOU. — De Cailloux, commune du dép. du Rhône, arr.
de Lyon.
CAYOUETTE. — De Caillouet-Orgeville, commune du dép.
de l'Eure, arr. d'Evreux. Caillouet, sorte de poire.
CAZAL. — Commune du dép. du Lot, arr. de Cahors. Cazal,
bourg, village.
CAZALAIST, CAZALET. — De Cazoulès, commune de la
Dordogne, arr. de Sarlat.
[ 102 ]
CAZAVAN. — V. Casavant.
CAZE, GAZES. — Commune du dép. de Tarn-et-Garonne, arr.
de Moissac. Case, cabane, maison, et caz, haut du bord
d'une robe.
OAZEAU. — Commune de la Haute-Garonne, et lieu dans le
dép. de la Gironde, canton de la Tête-de-Buch. Cazeau,
dim. de caze, cabane.
CAZENEUVE, — Commune du dép. du Gers, arr. de Con-
dom.
CAZIN. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1700 pour
Etienne.
CAZOL. — De la Cazolle, dans le Rouergue, parlement de
Toulouse, dép. de l'Hérault. Cassole, petite caisse.
CEACY. — De Ceaucé, commune du dép. de l'Orne, arr. de
Domfront. Dérive de ceau, ciel.
CECILE. — Com. du dép. de la Manche, arr. d'Avranches.
CEDERAT. — De Ceyrat, commune du Puy-de-Dôme, arr.
de Clermont-Ferrand. Cédrat, citronnier.
CELERIER. — Seigneurie de Gascogne, érigée en 1697 pour
De Marches. Cellerier, économe ou préposé à ce qui re-
gardait les provisions de bouche, dans les monastères.
CELIS. — De Cély, commune du dép. de Seine-et-Marne, arr.
de Melun.
CELLE. — Commune du dép. de l'Orne, arr. de Domfront.
V. Celles.
CELLES. — Communes du Cantal, de l'Ariège, de la Cha-
rente-Inférieure, de l'Hérault, de la Haute-Marne. Celle,
maison, ermitage, case, siège, selle. Dans le droit féodal,
celle signifiait maison, demeure, mélange de biens des
personnes de condition servile.
CELLIER. — Commune du dép. de la Loire-Inférieure, can-
ton de Ligné. Le cellier est le lieu où l'on sert les provi-
sions, le vin, le bois, etc.
CELLOS. — De Celoux, commune du Cantal, arr. de St-Flour.
Celoce, chaloupe.
[ 103 ]
CIENTOIRE. — De Sauterre, dans le Puy-de-Dôme, commune
de Manzat.
GERAT. — De Ceyras, dans le Bas-Languedoc, et Ceyrat
en Auvergne. Gérât, liniment fait d'huile et de cire,
mais consistant.
GERE. — Gère, commune dans les Landes, arr. de Mont-de-
Marsan, canton de Labrit. Gerre, espèce de chêne.
GERISE. — De Cerise, lieu dans le dép. de Tarn-et-Garonne,
canton d'Auvillars, arr. de Moissac. Gerise, fruit du
cerisier.
GERISIER. — Cerisiers, bourg de la Champagne, dép. de
l'Yonne, arr. de Joigny, à 3 lieues de Sens.
GERRE. — Ceré, dans le dép. d'Indre-et-Loire, arr. de Tours,
canton de Bléré, ou Ceret, ville du Roussillon, dép. des
Pyrénées-Orientales, à 4 lieues de Perpignan.
GERTIN. — De Certines, en Bourgogne, diocèse de Lyon,
parlement de Dijon. Gertin, certain, constant, instruit,
assuré.
GERVEAU. — De Servoz, commune de la Haute-Savoie, arr.
de Bonneville. Gerveau, esprit, cervelle, jugement.
GESAR. — De Cézas, commune du dép. du Gard, arr. Le
Vigan. Gésar, chevelu, empereur.
CETEAU. — De Cette, commune du dép. de l'Hérault, arr.
de Montpellier. Vient de cete, cétacé.
GHABALE GHABOLE. — De Chambolle, commune de la
Côte-d'Or, arr. de Dijon. Dérive du grec kabos, mesure
de blé. Ghabale, cheval.
GHABENAG. — De Chamblac, commune du dép. de l'Eure,
arr. de Bernay.
GHABOILLEZ. — De Chambois, commune du dép. de l'Orne,
arr. d'Argentan. Dérive du grec kabos, mesure de blé,
cheval.
CHABOT. — De Chabottes, commune du dép. des Hautes-
Alpes, arr. de Gap. Ghabot se dit dans les îles de la
Manche pour cabot, poisson. Se dit encorfe pour branche
[ 104 ]
de sarment, détachée du cep, pour la planter. Vient de
l'arabe schabot, qui est un nom de poisson.
CHADILLON. — De Chandon, commune du dép. de la Loire^
arr. de Roanne.
CHÂDRON. — Commune de la Haute-Loire, arr. du Puy.
Chadron, chaudron, petite chaudière.
CHAGNON, CHAIGNON. — De Chagnon, commune du dép.
de la Loire, arr. de Saint-Etienne. Chagnon, nuque, chi-
gnon du cou, tête, chaînon, crochet, échelle de charrue.
CHAHALE. — De Chail, commune du dép. des Deux-Sèvres,
arr. de Melle. Chaable, catapulte, contusion, chablis.
CHAIER, CHAILLE. — De Chaillé, commune de la Vendée,
arr. de Fontenay-le-Comte ; ou de Chailley, dans l'Yonne,
arr. de Joigny. Chaier, petite monnaie d'argent valant
environ quatre sous de France, monnaie persane.
CHAILLON. — Commune du dép. de la Meuse, canton de
Vigneulles, et seigneurie de Bretagne, qui date de 1668,
et érigée en faveur de Gaudrion. Chaillon signifie petit
chien. Chaillons, hardes, guenilles.
GHAIGNEAXJ. — De Chaignes, commune du dép. de l'Eure^
arr. d'Evreux.
GHAILLOT. Marquisat de la Franche-Comté, érigé en
1746 pour De Chaillot. Chaillot veut dire caillou.
GHAILLOU. — Seigneuries de Bretagne et de l'Orléanais,
la première en 1500 et la seconde, en 1600. Chaillou
signifie caillou.
GHAILLY. — Seigneuries de Bourgogne et de Normandie,
qui datent respectivement de 1659 et de 1770, et com.
du Loiret et de la Brie.
GHAINE. — Seigneurie bretonne, érigée en 1696 pour Henry.
Chaîne, suite d'anneaux engagés les uns dans les autres,
chêne.
CHAINE. — Commune du dép du Jura, canton de Chaussin,
arr. de Dôle. Chaînée, mesure de terre équivalant à la 1
perche, ou centième partie de l'arpent, ou ligne de
petits tas de fumier dans un champ avant l'épandage.
[ 105 ]
CHALÂDE. — De Cheylade, dans le dép. du Cantal, arr. et
canton de Murât.
CHALBERT. — De Salbert, commune du Teritoire de Bel-
fort, canton de Belfort.
CHALES. — Challes, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Nantua, et Challes, commune du dép. de la Sarthe, arr.
du Mans. Se disait pour Charles : Challe 11 Chaux pour
Charles le Chauve. Challer signifie écaler, ôter la coque
des noix. Challe, gaufrier.
CHALETTE. — De Chalette, commune du dép. de l'Aube,
arr. d'Arcis-sur-Aube.
CHALIFOUR. — De Chalifert, commune du dép. de Seine-
et-Marne, arr. de Meaux.
CHALIS, CHALY. — De Challuy, commune du dép. de la
Nièvre, arr. de Nevers. Châlit, bois de lit. Dérive du bas-
latin cadelitus, lit de parade.
CHALONS. — Commune du dép. de l'Isère, arr. de Vienne,
et ville de la Marne. Châlons, filet mis dans les rivières
entre deux bateaux, c'est aussi un bateau, un chaland.
CHALOULT. — De Chalou-Molineux, commune du dép. de
Seine-et-Oise, arr. d'Etampes. Chaloult ou chat-loup,
nom du lynx.
CHALUT. — Chalus, ville et châtellenie dans le Limousin,
dép. de la Haute-Vienne, arr. de St-Yreix.
CHAM. — De Chammes, commune du dép. de la Mayenne,
arr. de Laval. Cham, nom d'un des fils de Noé, est aussi
un titre donné aux souverains de Tartarie, et aux sei-
gneurs de la cour de Perse.
CHAMAILLARD. — De Chamouillac, commune de la Cha-
rente-Inférieure, arr. de Jonzac. Vient de chamaille,
combat.
CHAMARD. — De Chaumard, commune du dép. de la Nièvre,
arr. de Château-Chinon. Chamarre, habit de berger fait
de peau de chèvre ou de mouton, vêtement, robe.
CHAMB. — De Chambre, commune de la Savoie, dép. du
Mont-Blanc. Chamb, chanvre.
[ 106 ]
CHAMBALON. — De Chambéon, commune du dép. de la
Loire, arr. de Montbrison. Chambalon, bâton pour por-
ter les seaux d'eau.
CHAMBEAU. — De Chambost, commune du dép. du Rhône,
arr. de Lyon. Chambeau, chambel, ressort courbé en arc,
partie d'un engin propre à prendre les oiseaux.
CHAMBELLAN. — De Chamballan, seigneurie de Bretagne,
érigée pour d'Argentré. Chambellan, officier attaché au
service de la chambre des rois et des seigneurs.
CHAMBELLI. — De Chambilly, commune du dép. de Saône-
et-Loire, arr. de Charolles.
CHAMBERLAND. — De Chamblains, commune de la Côte-
d'Or, arr. de Beaune. Autrefois l'on disait plutôt cham-
brelan que chambellan, et, à Paris, l'on appelait cham-
brelans, les gens de métier qui ne sont point maîtres et
qui travaillent. Dérive du grec kamera, chambre.
CHAMBERY. — Seignurie du Limousin, érigée en 1479 pour
De Rosière, et ville de France, en Savoie.
CHAMBLY. — Ville de France, à 4 lieues de Senlis, en Pi-
cardie. Chamblis, sorte d'étoffe.
CHAMBORD. — Chambord, commune dans le dép. de l'Eure,
arr. d'Evreux, et dans le dép. de Loir-et-Cher, arr. de
Blois. Chambord signifie bord non labouré d'un champ.
CHAMBOUX. — De Chambourg, commune du dép. d'Indre-
et-Loire, arr. de Loches.
CHAMELA. — De Camélas, commune des Pyrénées-Orien-
tales, arr. de Perpignan. Dérive de calma, bruyères.
CHAMELOT. — De Chamole, commune du Jura, arr. de Po-
li gny.
CHAMIAND. — De Chaméane, commune du Puy-de-Dôme,
arr. d'Issoire.
CHAMOIS. — Chamoy, seigneurie de Champagne, érigée en
1770 pour Du Rousseau de Chamoy. Chamois veut dire
froissement, souillure faite par le contact de l'armure
blé bruiné, chameau.
[ 107 ]
OHAMOUX. — De Chamoux, commune du dép. de la Savoie,
arr. de Chambéry, et commune du dép. de l'Yonne, can-
ton de Vézelay.
CHAMP. — Seigneurie en Forez, érigée pour De Luzy.
Champ veut dire bataille.
CHAMPAGNE. — Seigneuries en Champagne, en Franche-
Comté, dans le Maine, en Normandie, aussi province de
France, dans la partie occidentale du Berry. Vient de
campana, plaine, fonds de terre, grande étendue de
pays plat.
CHAMP AGNY. — Seigneurie dans le Forez, érigée en 1699
pour De Nompère, et communes dans les dép. de la Côte-
d'Or et du Jura.
CHAMPEAU. — Seigneurie de Champagne, érigée en 1649
pour De Reaulx. Champeau veut dire petit champ,
champ de bataille, combat en plaine.
CHAMPENOIS. — De Champenoy, dans le Pays Messin.
Champenois se dit de celui qui est de la Champagne.
CHAMPFLOUR. — De Champfleur commune du dép. de la
Sarthe, canton de Saint - Paterne, arr. de Mamers.
Champfleur signifie champ de fleurs.
CHAMPIGNI. — Seigneurie du Poitou, érigée en 1318 pour
Chabot, et communes des dép. de la Seine, de l'Yonne,
de Seine-et-Marne, et de la Touraine.
CHAMPION. — De Champéon, bourg de la Mayenne, à 4
lieues de Saint-Far geau. Champion est un homme qui
se bat en duel, c'est aussi un homme de guerre fort et
courageux, étalon, (mesure).
CHAMPLAIN. — Commune du Nivernais, diocèse de Nevers,
parlement de Paris.
CHAMPONT. — Commune en Saintonge, diocèse de Saintes.
Champon, champ de bataille, champ.
CHAMPOUX. — Commune du dép. du Doubs, canton de
Marchaux, arr. de Besançon.
CHAMPRON. — Commune du Perche, diocèse de Séez, et,
[ 108 ]
Champrond, seigneurie de Bourgogne, érigée en comté
en 1644, en faveur de Vielii.
CHANCELIER. — De Chancelay, seigneurie de Borgogne
ou de Chancelée, seigneurie du Poitou. Chancelier était
le premier officier de la Couronne en ce qui a trait à la
justice, et le chef des conseils du roi
CHANDELIER. — De Chandai, commune du dép. de l'Orne,
arr. de Mortagne. Chandelier est l'ouvrier ou le mar-
chand qui vend des chandelles de la fête de la Chande-
leur, serf qui payait une redevance en cire ou en argent.
CHANDELLIN — De Gandelain, com. du dép. de l'Orne,
arr. d'Alençon.
CHANDOYSEAU. — De Champ-d'oiseau, commune du dép.
de la Côte-d'Or, arr. de Semur. Chandoyseau, chant d'oi-
seau.
CHANIER. — Ville de la Charente-Inférieure, arr. de Saintes.
Dérive de chanir, blanchir.
CHANJON. — De Chandon, commune du dép. de la Loire,
arr. de Roanne. Chanjon, changeons.
CHANSE. — De Chance, rivière du dép. de la Moselle, qui se
jette dan sla Moselle, près de Thionville. Chanse, lot,
fortune, chance.
CHANTAL. — Du Cantal, dép. de France, dont Aurillac est
le chef -lieu. Dérive de chante, espèce de monnaie, jante.
CHANTELOUP. — Communes des dép. de l'Eure, de Seine-
et-Oise, de la Manche, et d'Ille-et-Vilaine. Chantelou,
nom d'un religieux accusé d'avoir conseillé l'assassinat
de Puylaurent, à Bruxelles. C'est aussi le nom d'un
magnifique château près d'Amboise, bâti par le prince
des Ursins, et embelli par le duc de Choiseul.
CHANTELOY. — De Châtenois, communes du Jura, de la
Haute-Savoie et des Vosges.
CHANTENET. — De Chantenay, commune du dép. de la
Sarth^, arr. de La Flèche.
CHANTEREAU. — Seigneurie du Nivernais, érigée en 1667
[ 109 ]
pour De Reugny. Chantereau, livre de messe, petit
chantre.
CHANTIGNY. — De Chantilly, bourg du dép. de l'Oise, can-
ton de Creil. De chantille, brique mince, contre-mur.
CHANUD. — Chanu, commune du dép. de l'Orne, arr. de
Domfront. Chanu, blanc de vieillesse.
OHAPAIS. — De Chapet, commune du dép. de Seine-et-
Oise, arr. de Versailles, canton de Meulan. Dérive de
chap, capitation ou droit imposé dans la ville de Mende
au cadastre, ou du latin caput, tête. Chapais, chape, re-
vêtu d'une chasuble, individu qui a une grosse et forte
tête.
CHAPEAU. — Commune du dép. de l'Allier, arr. de Mou-
lins. Chapeau, couronne, guirlande, dot, armure, chape-
ron d'uç mur, enduit sur la tranche d'une muraille.
CHAPDELAINE, CHAPELAINE. — De Chapelaine, corn,
du dép. de la Marne, arr. de Vitry. Chapdelaine, châte-
laine.
CHAPELAIN. — De Champlan, commune de Seine-etOise,
arr. de Corbeil. Chapelain, celui qui est pourvu d'une
chapelle ou chapellenie, prêtre qui dessert une chapelle
ou qui va dire la messe dans une maison particulière.
CHAPELET. — De Champlay, commune du dép. de l'Yonne,
arr. de Joigny. Chapelet, armure, couronne, marque sei-
gneuriale, poésie, couverture de tête, petit chapeau et
chapelée, la contenance d'un chapeau.
CHAPELLE. — Nombreuses communes de ce nom, en Ven
dée, dans le Morbihan, dans les dép. de la Sarthe, de la
Seine-Inférieure, de la Haute-Saône, de la Loire-Infé-
rieure, de Seine-et-Marne, de l'Oise, de la Haute-Savoie,
etc. Chapelle, musique, ornements d'église, petite chape,
reposoir, alambic, auvent, bouquet, guirlande.
CHAPELOT. — De Champlost, commune du dép. de l'Yonne,
arr. de Joigny. Chapelot, chapeau.
CHAPERON. — De Champrond, commune du dép. d'Eure-
et-Loir et de la Sarthe. Chaperon, marque de distinc-
I [ 110 ]
tion, de deuil, vase. Dérive de capparone, ablatif de
capparo, fait de cappa, habillement de tête. Autrefois
les officiers des parlements portaient des chaperons sur
leurs têtes.
CHAPITEAU. — De Champitte, commune du dép. de la
Haute-Saône, arr. de Gray. Chapiteau, auvent.
CHAPLEAU.— De Champlost, com. du dép. de l'Yonne, arr
de Joigny. Chapleau vient de chaple, combat, abattis
d'arbres, chapelure.
CHAPON. — De Champion, commune du dép. de la Meuse,
arr. de Verdun. Chapon, se dit pour portion d'un sar-
ment de vigne, servant à sa multiplication par bouture.
CHAPPEAU. — De Chappes, ville de Champagne, dép. de
l'Aube, à 4 lieues de Troyes. Ancienne seigneurie qui
date de 1400.
CHAPT. — De Chaptes, commune du dép. du Gard, arr.
d'Uzès. Chapt est un mot injurieux.
CHAPUT. — Du Chapus, nom d'un fort à l'embouchure et à
droite de la Seude, dans la Charente-Inférieure. Chaput
est une espèce de billot pour travailler l'ardoise, et lui
donner telle figure qu'on veut. Chaput veut dire encore
charpentier.
CHAPUY. — De Chapuis, seigneurie en Franche - Comté,
devenue marquisat en 1740 en faveur de Chapuis de
Rosières. Chapuis signifie charpentier et billot.
CHARAUD. — Charault, seigneurie dans le Poitou, érigée
en 1753 pour De Fumé. Charaut signifie sortilège,
grange, cuve pour transporter la vendange.
CHARBONNEAU. — De Charbogne, commune des Ardennes,
arr. de Vouziers. Dim. de charbon, nom de bœuf à la
robe charbonnée, nom du charbon blanc.
CHARBONNIER. — Commune du Bas-Languedoc, diocèse
de Puy. Seigneurie en Bourgogne, érigée en 1680 pour
De Bragelongne. Charbonnier est celui qui fait ou vend
du charbon. C'est encore une spèce de mézange plus
noire que les autres, un embrasement de charbon.
[ 111 ]
CHARDON. — De Sardon, com. du dép. du Puy-de-Dôme,
arr. de Riom. Chardon veut dire charançon, insecte qui
se met dans le blé.
CHARDONNEREAU. — De Chardogne, commune du dép.
de la Meuse, arr. de Bar-le-Duc. Chardonnereau, petit
chardonneret.
CHAREST. — De Charrais, commune de la Vienne, arr. de
Poitiers. Charaye, sortilège, enchantement, et charret,
rouet.
CHARETTE. — Commune du dép. d el'Isère, arr. de La-
Tour-du-Pin.
CHARIER. — De Chariez, commune de la Haute-Saône, arr.
de Vesoul. Charier, charger, charrier.
CHARLAND. — De Challans, commune de la Vendée, arr.
des Sables-d 'Olonne. Charlan, chalan, personne qui a un
attachement marqué pour une maison.
CHARLEBOIS. — De Sarlabous, commune des Hautes-Pyré-
nées, arr. de Bagnères-de-Bigorre. Mot composé de char,
charriot, et de bois.
CHARLERY. — De Charlix, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Nantua. Charlerie, fabricant de chaussures, charron-
nage.
CHARLES. — De Charlas, commune de la Haute-Garonne,
arr. de Saint-Gaudens. Charles, nom d'homme, vient de
karolus, fourbe ; nom d'une monnaie appelée aussi florin.
CHARLOT. — Des Chariots, dans le dép. des Bouches-du-
Rhône. Chariot, dim. de Charles.
CHARLUT. — Châtellenie, dans le dép. du Cantal, à 7 lieues
de Mauriac.
CHARLY. — Commune du dép. de l'Aisne, arr. de Château-
Thierry.
CHARMOIS. — Communes des dép. des Vosges et du Terri-
toire de Belfort. Channois, lieu planté de charmes.
CHARNA. — Charnas, commune du dép. de l'Ardèche, et
Charnat, commune du Puy-de-Dôme. Charnat se disait
pour ustensile, équipage.
[ 112 ]
CHARNÂY. — Commune du dép .de Saône-et-Loire, arr. de
Mâcon, et communes du Lyonnais et du Doubs. Oharner,
nourrir un oiseau de proie.
CHARNERRE. — De Charnècles, com. du dép. de l'Isère,
arr. de Sanit-Marcellin, canton de Rives. De charner,
nourrir un oiseau de proie.
CHARNEVE. — De Sallenoves, commune de la Haute-Sa-
voie, arr. d'Annecy, canton d'Annecy-Nord.
CHARNIER. — De Charnay, commune du dép. du Rhône,
arr. de Villefranclie. Charnier signifie boucher, échalas,
charnière, qui dévore les chairs.
CHARNIZAY. — Commune du dép. d'Indre-et-Loire, en Tou-
raine, à 4 lieues de Loches.
CHARNY. — Communes des dép. de la Meuse, arr. de Ver-
dun, de Seine-et-Marne, et de l'Yonne. Charnie, plaine
non labourée, chiourme.
CHARON. — Bourg du pays d'Aunis, sur la mer, à 3 lieues
de La Rochelle. Charon, artisan qui fait des charrettes,
des carosses ; sorte de char.
CHAROT. — Charost, duché-pairie de Béthune, dans le Berry,
sur l'Amon, à 5 lieues de BMourges. Charot, chariot.
CHAROUX. — Ville du Poitou, près de la Charente, et ville
du Bourbonnais, dép. de l'Allier, près de la Sioule.
Charoux veut dire carossable.
CHARPENET. — De Chaponnay, commune du dép. de l'Isère,
arr. de Vienne.
CHARPENTIER. — De Charpentry, commune du dép. de la
Meuse, ar. de Verdun. Charpentier, ouvrier qui taille
et assemble la charpente.
CHARREY. — De Charrey, commune du dép. de la Côte-
d'Or, arr. de Beaune. Charrey, cendre au fond du cu-
vier, après la lessive; charrey, mâchoire.
CHARRIER. — De Charrey, commune de la Côte-d'Or, arr.
de Châtillon, Charrier, aller, procéder. Dérive du latin
cariare, de l'anglais carry, de l'allemand karren, et du
suédois kora.
[ 113 ]
CHARRIOT. — De Charix, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Nantua.
CHARRON. — Commune de la Charente-Inférieure, arr. de
La Rochelle. Charon, qui fait des charrettes. Du latin
caronne, ablatif de carro, fait de carrus.
CHARRUAU. — De Sarrus, commune du dép. du Cantal,
arr. de Saint-Flour. Vient de chanier, traîner ou mener
la charrue.
CHARTEGNIER. — De Chartrenais, commune de l'Anjou,
diocèse d'Angers. Chartenier, celui qui a soin des
chartes.
CHARTIER. — De Sartilly, commune du dép. de la Manche,
arr. d'Avranches. Chartier, infirme, impotent, geôlier,
cocher.
CHARTON. — De Chartronges, commune du dép. de Seine-
et-Marne, arr. de Coulommiers. Charton, charretier oa
cocher qui conduit une charrette.
CHARTRAIN. — De Chartres, ville du dép. d'Eure-et-Loir,
et commune d 'lUe-et-Vilaine, arr. de Rennes. Ohartrain,
qui est de Chartres, monnaie. Dérive du grec kartès,
gros papier.
CHARTRE. — De Chaltrait, commune du dép. de la Marne,
arr. d'Epernay. Chartré, emprisonné. Chartrer, gratifier
d'une charte, garder en prison. Vient du latin carcere,
ablatif de carcer, prison.
CHAR VET. — Vallon ainsi nommé dans le val d'Isère, à
peu de distance de Moutiers.
CHASLES. — Communes des dép. de la Sarthe et de l'Ain.
Chail, caiUou.
CHASSE. — Communes des dép. de l'Isère et des Basses-
Alpes. Chasse, chas d'une aiguille, cadre, boîte, coquille
de limaçon.
CHASSE. — Commune du dép. de la Sarthe, arr. de Mamers.
Chassé, nom d'un pas de danse, vient de casa, maison.
CHASSEUR. — Chassors, commune de la Saintonge, diocèse
[ 114 ] .
de Saintes, parlement de Bordeaux. Chasseure, ficelle
mince qui termine le fouet.
CHÂSSIN. — Seigneuries du Berry et du Nivernais, la pre-
mière en 1618 en faveur de Gigault, et la seconde en
1300 pour De la Ri-vière. Chassin se disait pour assassin,
châssis.
CHASTENAIS. — De Chastenay, commune dans le dép. de
l'Yonne, canton de Courson, arr. d'Auxerre. Chastenet
se disait pour châtaignerie.
CHATAIGNE. — De Chastang. commune du dép .de la Cor-
rèze, arr. de Tulle. Châtaigne, fruit du châtaignier.
CHATEAU. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1248 en
faveur de De Châteaubriant. Châteaubriant, filet de
bœuf grillé.
CHATEAUFORT. — Seigneurie en Bretagne, érigée pour
Boutier en 1668, et commune du dép. de Seine-et-Oise,
canton de Palaiseau, arr. de Versailles. Châteaufort,
citadelle des temps féodaux.
CHATEAUGUAY. — Bourg d'Auvergne, dép. du Puy-de-
Dôme, à une lieue de Riom.
CHATEAUNEUF. — Nombreuses seigneuries, baronnies, mar-
quisats et comtés de ce nom. En Bretagne, ce fut un
marquisat, érigé en 1702 en faveur de Berringen.
CHATEAUVERT. — Château-Verd, localité près de Mar-
seille-lès-Aubigny, en Charente. Une autre du même
nom près de Varzy, dans le dép. de la Nièvre, et encore
com. du dép .du Var canton de Cotignae, arr. de Bri-
gnoles.
CHATAUVIEUX.— Seigneurie en Bretagne, érigée en 1696
pour De Girard, et communes des Hautes-Alpes, arr. du
Var.
CHATEAUVILLE. — Commune du dép. des Hautes- Alpes,
arr. de Briançon, canton d'Aiguilles.
CHATEL. — Seigneurie de Bretagne, érigée pour Du Chas-
tel, et communes des dép .des Vosges et de la Cham-
[ 115 ]
pagne. Châtel se disait pour petit château, maison, place
forte, bien, patrimoine, fermage, rapport en argent d'une
terre.
CHATELAIN. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1500 pour
du Breil, et commune de la Mayenne, arr. de Château-
Gontier. Châtelain est le gouverneur d'un château, et
qui en avait la garde. C'est encore un juge qui rend la
justice dans l'étendue de la terre d'un seigneur. Châte-
lain se dit aussi pour brave.
CHATELET. — Seigneuries de ce nom eu Bourgogne et en
Auvergne. Châtelet, dim. de château, était un petit châ-
teau ou forterese, où logeaient les seigneurs châtelains.
C'est encore une partie de navire, un jeu, un dévidoir.
CHATELLEREAU. — Chatellerault, ville du Poitou, dép. de
la Vienne, à 7 lieues de Poitiers, seigneurie des d'Ar-
magnac. De châtellerie, châtellenie, terre d'un châte-
lain.
CHATELLIER. — Seigneviries de Bretagne et de Champagne,
la première érigée en 1572 pour Duguesclin, et la se-
conde pour De Savigny en 1558. Chastelez, chastellet,
châtelet.
CHATENAY. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en 1697
pour De Ravière, baronnie dans la Bresse, et commune
dans la Brie, diocèse de Sens. Chastenet, châtaignerie.
Chartres, parlement de Paris.
CHATIGNY. — De Chassigny, commune du dép. de la Haute-
Marne, arr. de Langres.
CHATILLON. — Nombreuses communes de ce nom, dans les
dép. de la Drôme, d'Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher, de la
Vienne, de Seine-et-Marne. Châtillon se disait pour lam-
prillon ou larve de la lamproie, et chastillon, pour châ-
telet.
CHATON. — De Chatonnay, commune du dép. de l'Isère, arr.
de Vienne. Chaton, petit chat.
CHATOUTEAU. — De Chatou, commune du dép. de Seine-et-
[ 116 ]
Oise, arr. de Versailles, canton de Saint-Germain-en-
Laye.
CHAUBERT. — De Chambeire, commune de la Côte-d'Or,
arr. de Dijon. Un chaubert est un rhume.
CHAUDEAU. — De la Chaudeau, dép. de la Haute-Saône,
dans la commune d 'Ailleville. Chaudeau, bouillon que
l'on donne aux nouveaux mariés après les noces.
CHAUDRON. — Communes des dép. de Maine-et-Loire et du
Doubs. Chaudron, mauvais piano.
CHAUDRONNET. — De Chardonnay, commune du dép. de
Saône-et-Loire, arr. de Mâcon. Chaudronnée, le contenu
d'un chaudron.
CHAUFAU. — De Chaffaut, commune des Basses- Alpes, arr.
de Digne. Chaufifaut, échafaud, mantelet, chat.
CHAUFOUR. — Communes des dép. de la Corrèze, de la
Sarthe, de Seine-et-Oise et de l'Aube. Chaufour, grand
four pour fair cuire la chaux, péage, droit de péage.
CHAULET. — V. Cholet. Dérive de chaule, bille.
CHAUMEAU. — De Chaume, commune de la Brie, dép. de
Seine-et-Marne, arr. de Melun. Chaumeau, de chaume,
tuyau de blé en tout ou en partie.
CHAUMET CHAUMETTE. — Lieu du dép. de la Haute-
Loire, arr. de Puy. Chaumette, faucille pour couper le
chaume, et le crochet de fer qui sert à l'arracher.
CHAUMINE.— De Chaumesnil, commune du dép. de l'Aube,
arr. de Bar-sur-Aube. Chaumine, petite chaumière, mai-
son couverte de chaume.
€HAUMONT. — Communes des dép. du Cher, du Jura, de
Maine-et-Loire, de l'Orne, de la Haute-Savoie. Dérive du
latin calvus et de mons, mont chauve, dénudé.
CHAUNIER.— De Chauny, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Laon. Chaunier vient de chaune, instrument d'épin-
glier pour couper les tronçons.
CHAURET. — De Chauray, commune du dép .des Deux-
Sèvres, arr. de Niort.
[ 117 ]
CHAURRAU. — De Charre, commune des Basses-Pyrénées,
arr. d'Orthez. Vient de chaurre, chaleur.
CHAUSSE. — De Chaussée, commune de la Seine-Inférieure,
arr. de Dieppe. Chaussée, pavé de chemin, droit pour
l'entretien des routes.
CHAUSSON. — De Chaussin, commune du dép .du Rhône,
arr. de Lyon.
CHAUVEAU. — De Sauve, commune du dép. du Gard, arr.
de Vigan. Chauveau, petite mesure pour les liqueurs, en-
viron une demi-chopine. En Champagne, le chauveau est
le tiers d'une pinte.
CHAUVET. — Lieu du dép. des Basses- Alpes, arr. de Digne.
Chauvet, état d'une tête chauve.
CHAUVIER. — De Chauvigny, com. du dép. de la Vienne,
arr. de Montmorillon.
CHAUVIN. — De Chavin, commune du dép. de l'Indre, arr.
de Châteauroux. Dérive de chauver ou de chauvir, de-
venir chauve ou blanc, avoir l'air sournois.
CHAVANE. — Commune de la Haute-Saône, arr. de Lure.
Chavane ou chavaigne, corvée particulière à la Cham-
pagne.
CHAVANEL. — D 'Avesnelles, commune du dép .du Nord,
arr. d'Avesnes. Chavanel, diminutif de chavane.
CHAVET. — De Chavatte, commune du dép. de la Somme,
arr. de Montdidier. Chavez, tête, chevet, pièce d'un mou-
lin, et chavée, caverne, chemin creux.
CHAVIGNON. — Commune de la Picardie, dans l'Aisne,
diocèse de Soissons, parlement de Paris. Chauvignon,
espèce de raisin blanc.
CHA VIGNY. — Château en Sèvres, canton de Chinon, dép.
d'Indre-et-Loire, dans l'ancien Loudunois, et communes
dans l'Aisne, et dans Meurthe-et-Moselle.
CHA VILLON. — De Chevillon, dép. de la Haute-Marne et
de l'Yonne, canton de Sèvres.
CHAVOYE. — Chavoy, seigneurie de Normandie, érigée pour
Payen, en 1544.
[ 118 ]
CHAYER, CHAYERE. — De Chailley, commune du dép. de
r Yonne, arr. de Joigny. Chayère, chaise, siège, trône.
CHAZALON. — De Chassagnon, dans le dép. de la Haute-
Loire. De chesal, habitation des gens serviteurs, manoir
entouré de terres cultivables.
CHAZALON. — De Chazalet, dans le dép. de l'Indre, à 2
lieues d'Argenton.
CHAZEL. — Commune dans le pays Messin, et Chazelles,
communes des dép. du Cantal, de la Meurthe, de la Cha-
rente, du Jura, de la Loire. Seigneurie du Lyonnais,
érigée en 1176 pour De Fondras. De chesal, manoir
entouré de terres propres à la culture.
CHAZOTTE. — De Chazot, commune du dép. du Doubs, arr.
de Baune, canton de Clerval.
CHEFDEVILLE. — De Cheffreville, commune de Norman-
die, canton de Livarot, arr. de Lisieux. Chefdeville,
capitale, ville principale.
CHEL. — De Chelle, commune du dép. du Pas-de-Calais, can-
ton de Bertincourt, arr. d'Arras. Chelles, toile de coton
à carreaux de différentes couleurs qui viennent de
Surate, dans les Indes-Orientales.
CHEMIT. — De Chemy, commune du dép. du Nord, canton
de Seclin, arr. de Lille.
CHENAIS. — De Chenays, seigneurie de Bretagne, érigée
pour Couturier en 1696. Chênaie, lieu rempli ou planté
de chênes.
CHENARD. — De Chénas, commune du dép. du Rhône, arr.
de Villefranche. Chenard, jeune chien, petites pierres
qu'on trouve dans le sol, d'une couleur gris de cendre
ou jaunâtre.
CHENAUD, CHENEAU. — Commune du dép. de la Dor-
dogne, arr. de Ribérac. Chenau, gouttière, canal de bois
qui reçoit les eaux d'un toit et les jette en bas, jeune
chêne.
CHENAY. — Commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de
Melle.
[ 119 ]
CHENE. — Commune du Jura, arr. de Dole. Chêne, arbre.
CRENELER. — De Chenelaye, marquisat de Bretagne, à 3
lieues de Dol. Chênelée, provins, rejeton d'un cep de
vigne, provigné.
CHENET, CHENETTE. — Cheney, commune du dép. de
l'Yonne, arr. de Tonnerre. Chenet, mesure de liquide,
ustensile qui sert à soutenir le bois dans les cheminées.
Chenette, pièce de toile.
CHENEVERT. — De Chenevières, com .du dép. de Meurthe-
et-Moselle, arr. de Lunéville. Chènevert, yeuse.
CHENIER. — Chéniers, commune du dép. de la Creuse, arr.
de Guéret. Chenier, grabat, mauvais lit.
CHENNEVILLE. — De Senneville, commune de la Seine-
Inférieure, arr. d'Yvetot. Chenneville, chanvre, tuyau
de chanvre.
CHENON. — Commune de la Charente, arr. de Euffec. Che-
non, terme de vitrier.
CHENU. — Commune d-u dép. de la Sarthe, arr. de La Flèche,
Chenu, ou chef nu, tête dénudée.
CHERBI. — De Charbuy, commune du dép. de l'Yonne, arr.
d'Auxerre.
CHERON. — De Séron, commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Tarbes. Chéron, nom d'homme.
CHERRIER. — Commune du dép. de la Loire, arr. de Roanne.
Encherrier, toile pour recevoir les cendres, ou pour les
recouvrir au fond de la panne. Même étymologie que
Carrier. Autrefois, en Normandie, l'on disait indifférem-
ment carier, cherrier, querrier, mais carier est la plus
ancienne forme. Cherrier, charron.
CHESNE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour
De Boullays. Autres du même nom en Normandie, dans
l'Ile-de-France et dans la Sologne. Chesne, chêne.
CHESNEL. — De Chenevelles, commune du dép. de la Vienne,
arr. de Châtellenault. Chesnel, chênaie.
CHESNOT. — Des Chesneaux, dans le dép. de l'Aisne arr.
de Château-Thierry. Chesnot, petit chêne.
[ 120 ]
CHETIL. — De Chessy, commune du dép. du Rhône arr. de
Villefranehe. Chesty, truand.
CHEVAL. — Commune du dép. de Vaucluse, arr. d'Avignon.
Cheval, animal très utile à l'homme.
CHEVALET. — De Chavanay, commune du dép. de la Loire,
arr, de St-Etienne. Chevalet, petit cheval, poulain, sorte
d'affût, danse, monnaie.
CHEVALIER. — De la Chevalerie, dans la Charente-Infé-
rieure, commune de Château-d'Oloron. Chevalier, gen-
tilhomme, soutien, défenseur, monnaie, levée de terre.
CHEVANELLE. — V. Chavanelle.
CHEVERT. — De Cheverey, commune de la Bourgogne,
diocèse d'Autun. Chever, creuser, empiéter sur une
chaussée, finir, cesser.
CHEVIGNY. — Commune du dép. de la Côte-d'Or, et sei-
gneurie en Auxois, érigée en 1400 pour Du Plessis.
CHEVILLON. — Commune du dép. de la Haute-Marne. Che-
villon, petit bâton tourné que les tourneurs mettent au
dos des chaises de paille, petite cheville.
CHEVREAU. — Commune du Jura, arr. de Lons-le-Saunier.
Chevreau, petit d'une chèvre appelé aussi cabrit.
CHEVREMONT. — Commune dans le Territoire de Belfort,
dép. du Haut-Rhin.
CHEVREFILS. — De Chevresis, corn, du dép. de l'Aisne,
arr. de Saint-Quentin.
CHEVRETTE. — De Chevrettes, commune du dép. de la
Charente - Inférieure, arr. de St-Jean-d'Angély. Che-
vrette, petite chèvre, petit chenet de fer à quatre pieds,
écrevisse de mer, femelle du chevreuil, musette, corne-
muse, musette sans soufflet, engin de siège.
CHEVREUIL. — De Cherveux, commune du dép. des Deux-
Sèvres, arr. de Niort.
CHEVREUSE. — Commune du dép. de Seine-et-Oise, arr. de
Rambouillet. Chevreuse, espèce de pêche de bon goût et
d'excellent rapport.
[ 121 ]
CHEVREVILLE. — Communes des dép. de la Manche et de
l'Oise.
CHEVRIER. — Commune de la Haute-Savoie, arr. de Saint-
Julien. Chevrier, qui mène paître les chèvres, jouer de
la musette.
CHEVROTIER. — De la Chevrolière, commune du dép. de la
Loire-Inférieure, arr. de Nantes, canton de St-Philibert-
de-Grandlieu.
CHIÂSSON. — De Caixon, commune des Hautes-Pyrénées,
arr. de Tarbes. Vient de chiasse, écume de métaux.
CHICOT. — De Chicourt, commune du dép. de la Meurthe,
arr. de Château-Salins. Chicot, morceau de bois mort,,
pointe de dent. Ménage le fait dériver de l'arabe shik-
kab, morceau de bois fendu, un éclat, copeau.
CHICOYNE. — De Chichilianne, commune du dép. de l'Isère,
arr. de Grenoble.
CHILLÂS. — De Sillas, commune du dép. de la Gironde, arr.
de Bazas. Chilla, toile de coton à carreaux, qui vient du
Bengale.
CHIMAIS. — De Chimay, ville située sur la Blanche dans le
dép. de Jemmapes, à 4 lieues de Rocroi. Vient de chime,
punaise.
CHINIC. — De Binic, commune des Côtes-du-Nord, arr. de
St-Brieuc. V. Chiniquy.
CHINIQUY. — De Chenecy, commune du dép. du Doubs, arr.
de Besançon. Vient du français cheniqueux, buveur d 'al-
cool. Dérive du hollandais slikken, avaler.
CHINQUE. — De Chinqueux, dép. de l'Oise. Dérive du
verbe chinquer, trinquer, boire par excès en choquant
les verres.
CHIQUET. — De Chichée, seigneurie de Champagne, érigée
en 1582 pour Boucher. Chiquet, excédent de la mesure,
surtout du lait, hoquet. Chiquet était la petite partie
d'un tout, et est encore employé dans l'expresesion chi-
quet à chiquet.
[ 122 ]
CHOISIE. — Choisies, com. du dép. du Nord, arr. d'Avesnes.
Choisie, choix, option.
CHOISSER. — De Choisey, commune du Jura, arr. de Dole.
CHOLET. — Seigneurie en Anjou, devenue marquisat en
1677 en faveur de Colbert. Cholet est le nom d'un bœuf
vendéen; et en vieux français, c'est un petit chou, boule
pour le jeu de mail.
CHOMELIER. — De Chomelix, dans le dép. de la Haute-
Loire, arr. du Puy, canton de Craponne. De chaumel,
champ moissonné.
CHOMEEAUX. — De Chomérac, dans le dép. de l'Ardèche,
arr. de Privas. Chômer, c'est fêter, en cessant de tra-
vailler.
CHOMETTE. — Commune de la Haute-Loire, arr. de Brioude.
Chomet, petit oiseau très gras et délicat qui se perche
sur la pointe du chaume: d'où son nom.
CHON. — De Chens, commune du dép. de la Haute-Savoie,
arr. de Thonon. Chon, grande cuillère de bois.
CHOPPIN. — De Chouppes, commune du dép. de la Vienne,
arr. de Loudun. Choppin se dit de celui qui porte habi-
tuellement une chope, c'est-à-dire une chape, ou d'un
buveur de chopes. C 'est encore un coup violent pour ren-
verser, faire chopper.
CHOQUET. — De Chocques, commune du Pas-de-Calais, arr.
de Béthune. Choquet est un pot en étain. L'anglais
coket signifiait vase servant de mesure, et le bas-latin
coketa donnait le même sens. Moisy, au mot choquet,
dit " Petit vase en terre cuite, servant à boire. Choquet
et choque (vase plus grand) doivent leur origine à
l'habitude qu'ont les Normands, en réunion, de ne
jamais vider leurs verres sans les choquer l'un contre
l'autre, autrement dit, sans trinquer. " Choquet se dit
encore pour hoquet.
CHOREL. — D 'Aurel, communes des dép. de la Drôme et de
Vaucluse. Chorel, choriste.
[ 123 ]
CHIQUOT. — V. Chicot. Chiquot, hoquet.
CHIRON. — Commune de la Marche, diocèse de Limoges.
Un chiron est un tas de pierres.
CHOINIERE. — De Cognières, commune du dép. de la Haute-
Saône, arr. de Vesoul.
CHORET. — De Choreot, seigneurie de Bourgogne, qui date
de 1700, érigée en faveur de De Migien.
CHORON. — De Coron, commune du dép. de Maine-et-Loir,
ar. de Saumur. Choron, instrument de musique.
CHOUAN. — De Chouain, commune du Calvados, arr. de
Bayeux. Chouan, petite semence de couleur vert- jaune,
d'un goût un peu aigre et salé, employé pour faire le
carmin. Chouant, chat-huant.
CHOUART. — Commune de la Bourgogne, diocèse d'Autun.
Chouart, chat-huant, pipeur.
CHOUBERT. — De Coubert, seigneurie de la Brie, érigée en
1720 en faveur de Bernard.
CHOUDIN. — De Coudun, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Compiègne.
CHOUET. — De Choué, commune du dép. de Loir-et-Cher,
arr. de Vendôme. Chouette, civette, parure de tête.
CHOUILOU. — De Gouloux, commune du dép. de la Nièvre,
arr. de Château-Chinon.
CHOUINARD. — De Chonas, commune du dép. de l'Isère,
arr. de Vienne. Vient du vieux français choine, blanc,
en parlant du pain.
CHOUX. — Commune du Jura, arr. de Saint-Claude. Choue,
choucas, petite corneille.
CHOVELOT. — De Chavelot, commune du dép. des Vosges,
arr. d'Epinal.
CHOYER. -^ De Chuyer, commune du dép. de la Loire, arr.
de St-Etienne. Choyer, traiter avec égard, esquiver, mé-
nager.
CHOYSY. — Village à une lieue de Compiègne, bourg dans
le dép. de Seine-et-Marne, et village dans le dép. de la
Seine, à trois lieues de Paris. V. Choisie.
[ 124 ]
CHRETIEN. — De Crestienville, seigneurie de Normandie,
érigée en 1694 pour Le Neuf. Chrétien, c'est-à-dire
homme, individu, humain, celui qui croit dans le Christ.
CHRISTIN. — De Carentan, commune du dép. de la Manche,
arr, de St-Lô. Christin, chrétien. Dérive du grec kristos,
oint, le Christ.
CHRISTOPHE. — De Cristot, commune du Calvados, arr. de
Caen. Christofle, porte-Christ, dérive de Christus, Christ,
et fero, je porte.
CHURLEAU. — De Chirols, commune du dép. de l'Ardèche,
arr. de Largentière. Churleau, panais sauvage.
CIBAR. — De Saint-Cibard, commune du dép. de la Gironde,
canton de Lussac, arr. de Libourne.
CICAXJT. — De Circourt, commune du dép. des Vosges, arr.
de Neufchâteau.
CIMON. — V. Simon.
CINQ-MARS. — Seigneurie en Anjou, érigée en 1613 pour
De Broé, et commune du dép. d'Indre-et-Loire, canton
de Langeais, arr. de Chinon.
CIRCE. — De Ciré, commune de la Charente-Inférieure, arr.
de Rochefort. Circé, nom d'une magicienne célèbre.
Circée, plante à racine blanche, noueuse et rampante.
CIRE. — De Cires, commune du dép. de l'Oise arr. de Senlis,
et commune dans le dép. de la Haute-Garonne, arr. de
Saint-Gaudens.
CIRIER. — De Cirié, seigneurie en Bretagne, érigée en 1650
en faveur de De Bouvans. Cirier, marchand épicier qui
fait de la cire, des cierges et des bougies un commerce
spécial. Cirier, variante de cireux, liqueur.
CITOLEUX. — De Lestelle, commune du dép. des Basses-
Pyrénées, arr. de Pau. Citoleux, joueur de citole. Borel
croit que ce mot vient de cithara, cithare.
CIVADIER. — De Liverdy, commune du dép. de Seine-et-
Marne, arr. de Melun, canton de Tournan. Civadier,
sorte de mesuse.
[ 125 ]
CLAIR. — Bourg de la Basse-Normandie, dép. de la Manche.
Clair, claire, sonnette, blanc d'œuf.
CLAIRIN. — De Lerrain, commune du dép. des Vosges, arr.
de Mirecourt. Clairin, clairon, sonnette, clochette.
CLAIRMONT. — De Clermont, communes des dép. de l'Oise,
de l'Aude, de l'Ariège, de l'Aisne, de la Haute-Savoie et
de la Sarthe.
CLAN. — Hameau dans le dép. de la Vienne, commune de
Jaulnay. Clan, instrument de bois, dans la fabrique du
parchemin.
CLAPIER. — Com. du dép. de l'Aveyron, arr de St-Affrique.
Clapier, terrier ou trou fait dans une garenne, où se
cachent les lapins.
CLAPIN. — De Lapan, commune du dép. du Cher, arr. de
Bourges.
CLARK, CLARQUE. — De Clarques, commune du Pas-de-
Calais, arr. de St-Omer. Clark vient de l'anglais clerk,
clerc, commis.
CLAUDE. — Bourg de Normandie, diocèse de Lisieux.
Claude dérive de claudus, boiteux.
CLAUSERET. — De Luzeret, commune du dép. de l'Indre,
arr. de LeBlanc. Dérive de clause, clôture.
CLAUTREAU. — De Clastres, commune du dép. de l'Aisne,
arr. de St-Quentin. Vient de claustrier, cloîtré.
CLAVEAU. — Des Clavaux, dans le dép. de l'Isère, commune
de Livet-et-Gavet. Claveau, maladie contagieuse des
moutons, comparable à la petite vérole chez les hommes.
Dérive de clavis, clef.
CLAVELLE. — Commune dans la Manche, diocèse de Li-
sieux. Clavelle, clou, cuvette, hameçon.
CLAVERIE. — Commune de l'Armagnac, diocèse d'Auch,
parlement de Toulouse. Vient de claver, faire une levée.
Claverie, bureau de recettes.
CLAVET, CLAVETTE. — De Clavette, bourg de l'Aunis,
dép. de la Charente-Inférieure, arr. de La Rochelle. D-é-
[ 126 ]
rive de clavus, clou, ou de clavis, clef. Dans l'ancien
français, on désignait sous le nom de clavette, une fiche
de fer qui servait à fermer les contrevents.
CLEAU. — Commune dans le dép. du Cantal. Clô, fléau à
battre le grain.
CLEMENCEAU. — De Clémencey, commune dans le dép. de
la Côte-d'Or, canton de Gevrey, arr. de Dijon.
CLEMENT. — Bourg de l'Anjou, diocèse d'Angers, parle-
ment de Paris. Clément, nom d'homme.
CLENIET. — De Lemeix, commune du dép. de la Côte-d'Or,
arr. de Dijon, canton de Grancey-le-Château.
CLERC. — De Clère, seigneurie de Normandie, érigée en
1675 pour De Montenay. Clerc, vieux mot, qui signifiait
savant, lettré, ecclésiastique, commis, garçon de bou-
tique, valet, pédant. En gallois, clerc signifie musicien,
en grec kléros, veut dire héritage, sort, partage.
CLERIAU. — De Cléry, commune dans le dép. du Loiret,
arr. d'Orléans.
CLERMONT. — Seigneuries en Dauphiné, en Anjou, en Nor-
mandie. Cette dernière date de 1560, et fut érigée en
faveur de Dyel. La maison de Bourbon s'est d'abord
appelée de Clermont.
CLEROUX. — De Clergoux, commune dans le dép. de la
Corrèze, arr. de Tulle.
CLESSE. — De Clesses, en Champagne, diocèse de Troyes,
parlement de Paris.
CLIN. — De Clain, rivière du Poitou qui se jette dans la
Vienne, au-desous de Châtellerault. Clin, mouvement de
tête, inclinaison, pente.
CLICHE. — De Clisse, commune de la Charente-Inférieure,
arr. de Saintes.
CUNCHAMPS. — Bourg et seigneurie de Normandie, dans
le dép. du Calvados, à 2 lieues de Caen. Dérive du vieux
françaias cliquer, assujétir ou faire du bruit.
CLIGNANCOURT.— De Coincourt, commune de Meurthe-et-
[ 127 ]
Moselle. De cligner, fermer l'œil à demi, ou du grec
klinéin, pencher.
CLOATRE, CLOUATRE. — De Cloître, commune du dép.
du Finistère, arr. de Châteaulin, et arr. de Morlaix.
CLOCHER. — Du Clochier, en Provence, diocèse de Digne.
Clocher signifie boiter. Vient de cloppus, boiteux. Signi-
fie encore faiseur de cloches. A l'abbaye de Remiremont
on donnait le nom de clocher à celui qui gouvernait la
sonnerie.
CLOPIN. — De Loupan, commune du dép. de l'Hérault, arr.
de Montpellier. Dérive de clop, boiteux. Clopiner veut
dire marcher avec difficulté, comme un boiteux. Clopin,
boiteux. 1
CLOTEAU. — De la Glotte, commune du dép. de la Charente-
Inférieure, canton de Montguyon, arr. de Jonzac. Dé-
rive de clote, chambre voûtée, ou de clôt, fosse à enter-
rer les morts.
CLOUD. — De Saint-Cloud, communes de Normandie et de
Beauce. Cloud, nom d'homme et de lieu, variante de
clou, gouvernail, clou.
CjjOUET. — Du Cloué, commune du dép. de l'Indre, en
Berri, canton de Lusignan. Clouet, petit clou.
CLOUTIER. — De Cléty, commune du Pas-de-Calais, arr. de
St-Omer. Cloutier, qui fait ou vend des clous, assorti-
ment de toutes sortes de clous. Vient de dont, enceinte,
bassin de construction.
CLOYZEL. — De Loisail, commune du dép. de l'Orne, arr.
de Mortagne. De cloye, claie.
OLOZEL. — D'Auzelles, commune du Pny-de-Dôme, arr.
d'Ambert. Clozel, variante de clouseau, petit enclos.
CLUZEAU. — De Clouzeau, localité dans la Vendée. Il y a
aussi Cluzeau ou Miremont dans le dép. des Vosges.
CLUZIAU. — De Luzy, commune du dép. de la Nièvre, arr.
de Château-Chinon.
COALLIER. — De CoUias, arr. d'Uzès. Dérive de coaille,
grosse laine.
[ 128 ]
COCHART. — De Locheur, commune du Calvados, arr. de
Caen, Cochart, dérive de concha, coquille.
COCHER. — De Couchey, commune de la Côte-d'Or, arr. de
Dijon. Cocher, faire une entaille, encocher, mettre la
flèche dans l'entaillure d'un arc, séparer les fibres tex-
tiles des fragments ligneux qui y sont restés adhérents
après le broyage.
COCHEREAU.— De la Cochère, commune du dép. de l'Orne,
arr. d'Argentan. Vient de cocherel, marchand de coqs.
COCHER Y. — De Couchy, commune du Pas-de-Calais, arr.
de St-Pol-sur-Ternoise.
COCHET. — D Couchey, commune de la Côte-d'Or, arr. de
Dijon. Cochet, petit coq, coq qui sert de girouette, pré-
sent en viande, en vin, marque, loup.
COCHEU — De Couches, commune de Seine-et-Marne, arr.
de Meaux. Vient de coche, voiture.
COCHON. — V. Cauchon. Cochon, fruit de l'églantier, qui
n'est bon que pour les cochons, clausportes, corruption
de clausporgnes, pourcelets ou jeunes cochons.
COCQUIN. — De Conquin, commune du Calvados, arr. de
Pont-l'Evesque. Dérive de cocque, souche.
CODBEC. — De Caudebec, commune de la Seine-Inférieure,
arr. d'Yvetot. Dérive de code, coude, mesure.
CŒUR. — Cœures, dans le Bas-Languedoc, diocèse de Mende.
Cœur, fertilité, force de production.
GOFFINIER. — De Cohiniac, commune des Côtes-du-Nord,
arr. de St-Brieuc. Vient de coffin, panier, coffre, cercueil,
hune, étui, carquois. Coffiner, en terme de menuiserie,
veut dire se voûter, se courber. Dérive de kofinos, cor-
beille. Une coffine est une écuelle de terre évasée et con-
vexe, en forme de pipe, avec laquelle on puise l'eau dans
un seau, et dont le manche creusé comme un tuyau, ne
laisse couler l'eau qu'en petite quantité.
COGNAC. — Ville de la Charente. Cognac, dans plusieurs
provinces, veut dire jonction de plusieurs ruisseaux avec
une rivière.
[ 129 ]
COGNÂRD. — De la Cognardière, seigneurie de Bretagne,
unie à celle de Lajanière, érigée en vicomte en 1644.
COGNET, COIGNET. — Du Coignet, en Forez, seigneurie
érigée en faveur de Salemond. Coignet, petit coin, en-
coignure, petite cognée, petit couteau à cerner les noix.
COGNON, COIGNON. — De Coigneux, dans le dép. de la
Somme, arr. de Doullens. Coignon, surnom.
COIN. — Commune dans le pays Messin, diocèse de Metz, et
seigneurie de Bretagne, érigée en 1600 pour Berard.
Coin, droit de frapper la monnaie. Vient du grec gônia,
angle.
COINTA. — De Coingt, commune du dép. de l'Aisne, en
Picardie, canton d'Aubenton. Dérive de coint, beau,
joli, galant, alerte, entreprenant.
COINTRAY. — De Contré, commune de la Charente-Infé-
rieure, arr. d'Aubray. De cointerie, grâce, gentillesse,
agrément.
COIPEL. — De Coupelle, dans le Pas-de-Calais, arr. de Mon-
treuil. Coipel, coupeau.
COIRE. — Ville de Suisse, capitale du canton des Grisons.
COIRIER. — De Coirac, dans la Gironde, arr. de La Réole.
Coireau, vieux bœuf sortant de l'engrais.
COITARD. — De Coétalan, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1668 pour De Brezal. Dérive de coit, tranquille et
du latin quietus.
COITEUX. — De Coëtmieux, commune du dép. des Côtes-
du-Nord, canton de Lamballe. V. Coitard.
COLARD. — De Coulaures, commune du dép. de la Dor-
dogne en Périgord. Colard, se dit pour colas, abrégé de
Nicolas. Vient de colaire, sorte de filet.
COLARDEAU.— V. Colard.
COLAS. — De Collât, commune du dép. de la Haute-Loire,
arr. de Brioude. Dérive de col, cou, en gallois. En
écossais col signifie tête, sommet, en grec koUa signifie
colle. En France on donne le nom de colas aux cor-
beaux que l'on nourrit à la maison.
COLBERT. — De Colembert, dans le dép. du Pas-de-Calais,
[ 130 ]
arr. de Boulogne, et seigneurie du Boulonnais, devenue
marquisat en 1691. Colbert signifie compagnon d'affran-
chissement, en terme de droit.
COLE, COLLE. — Commune dans le Maine, diocèse du Mans,
parlement de Paris. Cole est un vieux mot qui signifie
bile, et vient de choléra. C'est encore une sorte de pois-
son, une coule de religieux.
COLIN. — Petite rivière du Berry, qui passe par les Ais-
Dam-Gilon. Colin, espèce de corneille, pain pour les
chiens. Colin, nom propre d'homme, donné à ceux qui
s'appellent Nicolas.
COLLANGE. — Ville du dép. du Puy-de-Dôme, et seigneurie
dans l'Auvergne, érigée en 1570 pour De Chariol.
COLLEGIEN. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, can-
ton de Lagny, arr. de Meaux. Collégien, nom donné aux
écoliers qui vont au collège et aux chanoines d'une col-
légiale.
COLLERET. — De Colleret, ville dans le dép. du Nord, arr.
d'Avesne, canton de Maubeuge. Collerette, faux camail
de mailles.
COLLET. — Du Collet-Aubréal, seigneurie de Bretagne, éri-
gée en 1696 pour Le Marec. Collet, partie de l'habille-
ment qui entoure le cou, chaton d'une bague, et dans
l'idiome de Cornouailles, il signifie perte.
GOLLIN. — De la Collinière, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1658 en faveur de Charrette.
COLLOU. — Ville et Royaume, dans la Matya, en Afrique.
COLO. — De Colodec, seigneurie de Bretagne, érigée en
1696 pour Josse. Colo est le nom d'une petite ville de
Pologne. Vient du grec kôlon, membru.
COLOMBE. — Commune dans le dép. de l'Isère, arr. de la
Tour-du-Pin, et seigneurie de l'Auvergne, érigée en 1473
en faveur de Morel de la Colombe. Colombe, nom de
femme, est la femelle du pigeon, et se dit aussi pour
colonne.
COLOMBEAU. — De Colombey, dans le dép. de la Moselle.
Colombeau, petit pigeon. On disait autrefois une étoffe
[ 131 ]
à colombeaux, pour dire une étoffe sur laquelle il y
avait des figures de colombes.
COLOMBIER. — Seigneuries du Berry, de Champagne, du
Dauphiné, de Normandie et du Vivarais. Colombier,
construction en forme de tour pour y loger des pigeons ;
c'est encore une sorte de papier.
COLOMBELLE. — Seigneurie de Normandie, érigée eu 1550
pour De iMorel. Colombelle, petite colombe.
COLOMBIERE. — Seigneuries de Bourgogne, de Champagne
et de Bretagne. Celle-ci fut érigée en 1669 eu faveur de
Riclier.
COLONGE. — Seigneuries dans la Bresse, dans le Forez et
dans la Guienne. Colonge signifie un fond possédé par
un colon.
COLONIER. — De la Colonne, commune dans le dép. du
Jura, canton de Poligny. Dérive du gallois colon, co-
lonne, support.
COLTRET. — De Colletot, dans le dép. de l'Eure. De coite,
impôt.
COMBELLE. — Commune du Rouergue, diocèse de Rodez.
Combelle signifie vallon, petite vallée, et vient de combe,
qui signifie vallée enfermée entre deux montagnes.
COMBRAY. — Commune du dép. du Calvados, canton de
Thury-Harcourt, arr. de Falaise. Combré veut dire bom-
bé. Vient du grec kumbos, enfoncement.
COMEAU. — De Commeaux, seigneurie en Normandie, éri-
gée en 1740 pour De Langheac. Comeau, bouillie faite à
la crème, aux œufs, aux herbes, et que l'on étend sur les
gâteaux avant de les mettre au four.
COMES. — De Commes, seigneurie en Normandie, érigée en
1463 pour De Surrin. Commes signifie commentaires.
COMET, COMÈTE. — De Gommeville, en Champagne, dio-
cèse de Langres. Comète, corps céleste bien connu. Dé-
rive de komètés, chevelure.
COMETTANT. — V. Comet. Comettant est celui qui donne à
[ 132 ]
un autre commission de faire quelque chose, en terme
de commerce.
COMPAIN. — De Compains, ville du dép. du Puy-de-Dôme,
arr. d'Isoire. Compain veut dire, pour compagnon. Dé-
rive du latin cum et panis, comme si on disait qui mange
le même pain.
COMPAIRON. — De Compeyre, bourg du Rouergue, sur le
Tarn, dép. de l'Aveyron, à une lieue de Milhau. Com-
perre, dans le vieux français, voulait dire acquérir.
Compairer veut dire payer, acheter, comparaître, re-
garder, découvrir.
COMPARET. — De Compas, commune de la Creuse, arr.
d 'Aubusson.
COMPEAU. — De la Compote, dans la Savoie, arr. de Cham-
béry. V. Compiau.
COMPIAU. — De Compiègne, ville située sur l'Oise. Vient
du grec panos, pain.
COMPTANT. — Des Comptes, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1668 en faveur de Barberé. Comptant se disait pour
argent monnayé.
COMPTOIR, COMPTOIS. — De Contoire, dans la Somme,
ar. de Montdidier. Comptoir, cabinet, boîte, petit coffre,
jeton pour compter.
COMTE. — De Comtes, en Artois, diocèse d'Arras. Comte,
homme noble, qui possède une terre érigée en comté
pour lui ou pour ses ancêtres; prévôt d'une confrérie.
CONDAMINE. — Seigneurie en Franche-Comté, érigée en
1539 pour Harenc. Condamine est une grande pièce de
terre qui a quelques droits seigneuriaux.
CONDÉ. — Seigneuries de ce nom dans le Barrois, dans le
Berry, en Bourgogne, en Bretagne, dans l'Ile-de-France,
en Lorraine, et dans la Normandie. La plus ancienne
est celle de Normandie qui date de 1112 et fut érigée en
faveur de Condé. Ménage dit que l'origine de Condé
vient de ce qu'autrefois la Vienne entrait dans la Loire
à Cande, ou Candé, ou Condé, mots qui signifiaient con-
fluent.
[ 133 ]
CONDON. — Ville de Gascogne, dans le dép. du Gers, sur la
Baise, à 10 lieues de Bordeaux.
CONDRAT. — De Condres, dans le Bas-Languedoc, diocèse
du Puy. Condrat, var. de condron, pain ou pâte d'orge.
CONFOULENS. — De Confolens, baronnie dans le Langue-
doc, érigée en 1600 pour De Cayres. Ce mot vient de
confiant, confluent, lieu où plusieurs rivières s'assem-
blent. D'où les noms de confiants, conblants que l'on
trouve en France. C'est la forme latine, tandis que
Condat, Condé, est la forme gauloise.
CONILLARD. — De Conilhac, dans le Bas-Languedoc, diocèse
de Narbonne. Oonillard vient de coniller, se cacher,
faire le poltron. En terme de marine, conil, endroit de la
galerie où se posent les rames, lorsque le vaisseau ne
vogue pas.
CONILLE. — De Conlie, commune du dép. de la Sartlie, arr.
du Mans. Conille, femelle du lapin, embarras, mani-
gance.
CONNAISSANT. — De Connazat, dans le Périgord, diocèse
de Périgueux. Connaissant, connaissance, ami.
CONNILLER. — De Conliège, commune du Jura, arr. de
Lons-le-Saulnier. Coniller, chercher des ruses, des dé-
tours pour s'esquiver.
CONQUET. — Petite ville maritime de la Basse-Bretagne,
au pays de Cornouailles, à 5 lieues de Brest. Conquet
signifie conquête, butin, gain, profit, découverte.
CONSIGNY. — Commune du dép. de la Haute-Marne, can-
ton d'Andelot, arr. de Chaumont. Du verbe consigner,
revêtir d'un sceau, signer, délimiter.
CONSTANT. — De Saint-Constant, commune dans le dép.
du Cantal, arr. d'Aurillac. Constant, ce qui est certain,
indubitable, durable, qui ne change point, ferme, assuré,
fort.
CONSTANTIN. — Du Cotentin, pays de Normandie. Con-
stantin, nom d'homme, souvenir du premier empereur
chrétien qui donna son nom à la ville de Constantinople.
[ 134 ]
CONSTANTINEAU. — De la Contentinaye, seigneurie de
Bretagne, érigée en 1668 pour De Benazet.
CONTANT. — De Contay, dans le dép. de la Somme, arr.
d'Amiens. Contant, contemps, mépris, indignation. Dé-
rive du grec konton, abrégé. En vieux français il signi-
fie querelle, braverie.
CONTERIE. — De la Contrie, seigneurie de Bretagne, éri-
gée en 1700 pour Cliarette. Conterie, espèce de rassade,
grosse verroterie qui se fabrique à Venise. Les sau-
vages en font une broderie.
CONTRECŒUR. — De Contrecourt, seigneurie unie à celle
de Gournai, érigée en marquisat en 1693. Contrecœur,
fond de cheminée entre les jambages et le foyer. C'est
aussi une plaque de fer ornée de sculpture qu'on met
au milieu de la cheminée pour conserver le mur et ren-
voyer la chaleur ; enfin un petit manteau qui ne couvrait
que les épaules.
CONTREMINE.— De Contamines, dans la Haute-Savoie, arr.
de Bonneville. Contremine, en terme de guerre, c'est
une route souterraine tout le long de la muraille, large
de trois pieds et haut de six, avec plusieurs trous pour
empêcher l'effort des mines.
COPPAY. — De Copay, seigneurie en Picardie, unie au
comté de Nesles en 1545. Coppée, mesure pour les
grains.
COPPIN. — De Coppenaxfort, dans le dép. du Nord, com.
de Craywick. Copin, morceau, coupe.
COQUART. — De Coq-en-la-Mancellière, seigneurie nor-
mande, érigée en 1740 pour Colin le Maignen. Coquart
ou quoquart, glorieux sans sujet, jaseur, babillard.
COQUELET. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1678 pour
Le Roi. Coqueret, plante,
COQUET. — De Cosquet, seigneurie de Bretagne, érigée en
1600 en faveur de Cecillon. Un coquet est le nom d'un
petit bateau qu'on amenait de Normandie à Paris.
COQUILLART. — De Coquille, commune du dép. de la
Dordogne, arr. de Nontron. Coquillart est un terme de
[ 135 ]
carrier et signifie lit de pierre dans une carrière qui
est remplie de coquillages. Vient du grec kogché, co-
quille, et signifie encore benêt, sot.
COQUILLIER. — De Corquilleroy, commune du Loiret, arr.
de Montargis. Coquiller est une collection de coquilles
ou le lieu où on les rassemble, et un coquillier est un fa-
fabricant de coquilles.
COQUINCOURT. — De Couquèques, commune de la Gironde,
arr. de Lesparre. V. Cocquin.
COQUINEAU. — De Coquinet, dans le dép. des Côtes-du-
Nord, commune de Langueux. Coquineau, dim. de co-
quin. Dans le vieux français, un coquin était un men-
diant, et la coquinerie était synonyme de mendicité.
CORADEAU. — De Corréardes, lieu dans le dép. de la
Drôme, commune de Lus. Coradoux est l'espace enfermé
entre les deux ponts d'un vaisseau.
CORBEAU. — De Corbel, seigneurie dans le Dauphiné, éri-
gée en 1220 pour Corbeau. Corbaux, sorte de poisson.
Vient du grec korax, corbeau. Corbeau, fossoyeur, bout
de rondin en partie carbonisé.
CORBEIL. — Comté dans le Hurepoix, érigé pour de Cor-
beil, et qui a appartenu au roi de France. Corbeille,
panier d'osier.
CORBÈRE. — Commune du dép. des Pyrénées-Orientales,
arr. de Perpignan.
CORBET. — Seigneurie dans la Touraine, érigée en 1331
pour De Préaux. Corbet veut dire serpe, courbette, et
corbeau.
CORBIERE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 pour
Brullon. Corbière est une montagne aux flancs cou-
verts par des taillis de chênes verts et de châtaigniers
sauvages; lieu fermé de claies.
CORBIN. — Seigneurie en Guyenne, érigée en 1733 en fa-
veur de Jaineric. Corbin, vieux mot qui signifiait cor-
beau. On disait corbiner pour dérober, escamoter. Dé-
rive du latin corvinus. Cotgrave le traduit par crow,
corbeau.
[ 136 ]
CORBINEAU. — De Courboin, dép. de l'Aisne, c. de Condé,
en Brie. Corbineau, jeune corbeau.
CORBY. — De Corbie, commune du dép. de la Somme, arr.
d'Amiens. Corbis, mesure de noix.
CORDA. — De Corday, commune de la Normandie. Corda,
espèce de grosse serge croisée et drapée, toute de laine.
CORDEAU. — De Cordey, seigneurie de Normandie, érigée
en 1463 pour De Cordey. Cordeau, petite corde.
CORDIER. — De Cordieux, commune du dép. des Vosges, à
3 lieues de Saint-Dié. Cordier est celui qui fait ou vend
de la corde, un bateau dont se servent les pêcheurs qui
pèchent avec des cordes munies de hameçons.
CORDIN. — De Cordon, dans la Haute-Savoie, arr. de Bonne-
ville.
CORDONNIER. — De Cordonnais, seigneurie en Bretagne,
érigée en 1696 pour de la Motte. Cordonnier, ouvrier
qui fait des chaussures.
CORIGNAN. — De Corignac, commune du dép. de la Cha-
rente-Inférieure, canton de Montendre, arr. de Jonzac.
De coriner, haïr.
CORMIER. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1480 pour
De Chambray. Cormier, arbre qui porte des cormes, et
dont le bois sert à fabriquer des fuseaux pour les rouets,
et des outils de menuisier.
CORNEAU. — De Corne, commune du dép. de Maine-et-
Loire, arr. de Baugé. Cornau, quartier, canton, village,
paroisse. Dérive du grec keraos, corne.
CORNEILLE. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1463
en faveur de Saint-Liver. Corneille, oiseau à couleur
noire, comme le corbeau, mais de moindre grosseur.
C'est aussi le nom d'une plante. Vient du grec kérôné,
corneille.
CORNEILLIER. — De Corneuil, seigneurie et châtellenie de
Damville, érigée en baronnie en 1552. V. Cornillier.
CORNELIUS, — De Cournanel, dans le dép. de l'Aude, arr.
de Limoux.
CORNET, CORNETTE. — Seigneurie en Auvergne, érigée
[ 137 ]
en faveur de Du Prat, en 1638. Cornet, coin, aile d'ar-
mée, insecte, éteignoir, cornet à mettre de l'encre. Cor-
nette, habillement de tête, capuchon, chaperon, tempe,
coin, angle, lieu retiré.
CORNIERE. — Des Corniers, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1696 pour Rahier. Cornière, en terme de blason,
signifie un anse de pot. Veut encore dire coin, angle.
CORNILLIER. — De la Cornillière, seigneurie bretonne, éri-
gée en 1696 pour Le Lay. Cornillier, gosier, cornouillier.
CORNU. — Seigneurie dans le Rouergue, érigée en 1280
pour De Montcalm. Cornu, fou, extravagant, honteux^
dupe, paré, fourchu, ovale, qui a plusieurs angles, mon-
naie.
CORON. — Bourg d'Anjou, dép. de Maine-et-Loir, à 6 lieues
de Montreuil-Bellay. Coron signifie coin, extrémité, ré-
sultat.
CORPORAL. — De Corps, bourg du Dauphiné, dép. de l'Isère,
à 9 lieues de Grenoble. Corporal, linge sacré que le
prêtre étend dans le calice pour recevoir les fragments
de l'hostie, s'il s'en trouvait. Le peuple appelle corporal
un bas officier de guerre nommé caporal.
CORPERON, CORPRON. — De Courpière, dans le Puy-de-
Dôme, arr. de Thiers.
CORRIVEAU. — De Gorrevod, commune du dép. de l'Ain,
arr. de Bourg. Corriveau vient de corrival, celui qui
tire de l'eau d'une même source qu'un autre, qui la
conduit par un même canal pour la faire venir sur
ses terres, et pour cela a souvent contestation avec
lui. Depuis on appelle corriveaux ceux qui ont les
mêmes prétentions, qui aspirent en même temps à la
même chose, aiment la même personne.
CORREGE. — Ville d'Italie, dans le Modenais, à 3 lieues de
Reggio et à 4 lieues de Modène. De corrégeux, cor-
royeur.
CORRY. — De Courry, dans le Gard, arr. d'Alais.
CORSIN. — De Corseuil, comté de Bretagne, érigé en 1634
pour De Cramezeul. Corssin se disait pour banquier.
[ 138 ]
CORVAISIER. — De Corvez, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1700 pour Le Pape. Corvesier, savetier.
CORVAL. — De Corvale, seigneurie en Bretagne, érigée en
1696 pour Du Masle. Corval se disait pour troupes et à
Venise pour cavalerie légère.
COSANGE. — De Cosenze, ville de l'ancien royaume de
Naples, et capitale de la Calabre.
COSMES. — Villes des dép. de l'Aveyron et de la Sarthe.
Cosmes, nom des magistrats établis en Crète pour y
maintenir le bon ordre. Vient du grec kosmos, ordre.
Cosme signifie aussi chevelure, écritoire, poignée d'épée.
COSSET. — De Cossé, bourg d'Anjou, dép. de la Mayenne,
à 4 lieues de Laval. Oossé, en cosses.
COSTE. — Seigneuries de Bretagne, de Champagne, du
Poitou et du Quercy. Coste se dit pour penchant d'une
montagne. Cotte, nid, panier de pigeons, coût, dépense,
mesure de capacité, corbeille, panier.
COSTERET. — De Costera, canton du dép. de la Corse, arr.
de Bastia. Costeret, mesure de vin, d'huile, liqueur,
panier, charge.
COSTILLE. — Des Cotils, seigneurie en Normandie, érigée
pour De la Lande, en 1772. Costille dérive du latin
castillum, de costa, côte, versant d'une côte, coteau.
COSTIN. — Des Cots, seigneurie en Normandie, érigée en
1630 en faveur de Menard. Cotin, chaumière, cabane.
COTE. — De Côte, communes des dép. du Rhône et de celui
de l'Isère. Côté, flanc d'un navire, endroit quelconque,
parti. Dérive du grec ostéon, os.
COTEREL, COTTEREL. — De Couterelle, dép. de la Cha-
rente-Inférieure, commune de Pons. Coterai, arme an-
cienne dont il est fait mention dans les poètes; bandit,
cotte d'armes, laine filée.
COTIN. — De la Cottinais, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1668 pour Brasdasne. Cotin, cabane, chaumière, ca-
hutte.
COTINEAU. — De Gastines, dép. de la Sarthe et de la
Mayenne. Cotineau, dim. de Cotin.
[ 139 ]
COTRAY. — De Cauterets, bourg du dép. des Hautes-Pyré-
nées, arr. d'Argelès.
COTTE. — De Cotte- Juillaquet, seigneurie de l'Angoumois.
Cotte, partie du vêtement des femmes qui s'attache à
leur ceinture, et qui descend jusqu'au bas. Cote, degré
de parenté.
COTTENAY. — De la Cottinais, seigneurie de Bretagne.
Dérive de cotte, cotillon, jupe.
COTTON. — De Goutte, commune du Calvados, arr. de
Lisieux.
COTTU. — De Cottun, en Normandie, diocèse de Bayeux.
Cotu, raboteux, qui a des côtes, qui n'est point rond,
noueux, en parlant du bois.
COTTY. — De Cottière, dans la Charente-Inférieure, cornu
de Montguyon. Côtil, penchant d'une colline, coteau.
COUAGNE. — De Cougny, lieu du dép. de la Nièvre, dans la
commune de Saint - Jean - aux - Amognes. Oouagne ou
couanne, couenne, peau de cochon.
COUCEAU. — De Coucy, commune du dép. des Ardennes,
canton de Béthel.
COUDAY. — De Coudey, seigneurie en Normandie, érigée
en 1463 pour De Brébœuf. Couday, coudée, coup de
coudes, poignée. Couder, lier, attacher.
COUDRA Y. — Seigneuries de Bretagne, de Champagne, de
Normandie, de l'Ile-de-France et de l'Orléanais. Cou-
dray, variante de coudrete, coudraye, lieu planté de
coudres.
COUDRET. — De la Coudre, seigneurie en Anjou, érigée en
1600 pour De la Béraudière.
COUENON. — Rivière de Bretagne qui se jette dans la mer,
près du Mont-Saint-Michel. On appelle coué un animal
à qui on n'a pas coupé la queue.
COUERIER. — De Coyrière, dans le Jura, arr. de Saint-
Claude. Dérive de cuerier, choriste.
COUET, COUETTE. — De Couhé, seigneurie et ville du
Poitou, dép. de la Vienne. La seigneurie devint mar-
quisat en 1652. Couet se dit de quatre grosses cordes
[ 140 ]
amarrées au bas des voiles, vers Tavant du vaisseau,
bonnet de femme, armure. Couette, lit de plume.
COUILLARD. — De Couilly, dans le dép. de Seine-et-Marne,
arr. de Meaux, canton de Créey. Couillard se dit de la
corde qui tient la grande voile à la grande attaque du
grand mât. Couillard, pierriers ou machines de guerre
pour jeter des pierres.
COUILLAUD. — De Goulles, dans le dép. de la Côte-d'Or,
arr, de Châtillon. Couillaut, valet de chanoine à Angers,
en général, bon compagnon.
COUIN. — Commune dans le dép. du Pas-de-Calais, canton
de Pas, arr. d'Arras. V. Coin.
COULLARD. — De Coulaures, dans le dép. de la Dordogne,
arrondissement de Saint-Gaudens. Dérive de coulle,
vêtement.
COULIN. — De Coulans, bourg du Maine, dép. de la Sarthe,
arr. de Mans. Coulin se dit pour rigole.
COULOMBE. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en 1552
pour De Recouart. Coulombe, colonne, jambage.
COULON. — Commune dans le dép. des Deux-Sèvres, arr.
de Niort. Coulon, vieux mot qui signifiait pigeon. Cou-
Ion est encore un cultivateur qui sous-loue quelques
parcelles de terre d'un fermier, un colon. C'est encore
un pigeon.
COULANGES. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1510
pour De Mathan. Plusieurs villes de ce nom dans la
Charente-Inférieure, dans le dép. des Deux-Sèvres et
dans l'Aisne.
COUP AL. — De Coupelle, dans le Pas-de-Calais, arr, de
Montreuil. Coupai se disait pour coupable.
COUP ART. — De la Couperie, hameau dans l'Anjou, parle-
ment de Bordeaux. Dérive de coupe, action de couper.
COUPEAU. — De Coupetz, commune du dép. de la Marne,
arr. de Châlons. Coupeau, sommet d'une montagne, éclat
de bois ou de pierre, et couppeau, rayon de miel.
COUPIAU. — De Coupiac, seigneurie en Rouergue, érigée
pour De Rhodez. De couple, faîte.
[ 141 ]
COUPy. — De Coupy, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Gex. Ooupiz, toile de coton à carreaux importé du Ben-
gale, taille.
COURAGE. — De Couraze, commune dans le Béarn, diocèse
de Lescar. Courage, se disait pour chœur, société.
COURAULT. — De Courant, dans la Saintonge, diocèse de
Saintes. Courau, petit bateau pour charger les grands
bateaux sur la Garonne.
COURBERON. — De Corberon, commune du dép. de la
Côte-d'Or, canton de Seurre, arr. de Beaune.
COURBETTE. — Commune du dép. du Jura, arr. de Lons-
le-Saunier. Courbet, partie d'un bât de mulet élevée en
forme d'arcade sur les aubes, outil tranchant et re-
courbé comme la serpe.
COURCELLES. — Communes des dép. de la Charente-Infé-
rieure, du Doubs et de l'Aube. Fief en Coudray, au
Perche, canton d'Authon, arr, de Nogent, département
d'Eure-et-Loir. Courcelle, petite cour.
COURCY. — Seigneuries du Gâtinais, de l'Orléanais et de la
Normandie, village du Loiret, ci-devant marquisat, à 3
lieues de Pithiviers. Courcie, passage, galère.
COURCIVAL. — Commune du dép. de la Sarthe, canton de
Bonnetable, arr. de Mamers.
COUREAU. — De la Coures, seigneurie en Languedoc, érigée
en 1570 pour De Planchaud. Coureau, vieux mot qui
signifiait barres, coulisses, verroux.
COURIER. — De Courrières, dans le Pas-de-Calais, arr. de
Béthune. Courier, postillon qui fait le métier de courir
la poste, de porter les dépêches.
COURNOYER. — De la Cornouaille, commune dans le dép. de
Maine-et-Loire, arr. d'Angers. Cournouiller, arbre qui
porte des cornouilles, fruit rouge et acide.
COUROI. — Des Couroyers, seigneurie de Bretagne, érigée
en faveur de Botherel en 1600. Couroi, composition de
suif, de soufre, de résine et de verre pilé dont on frotte
les vaisseaux avant d'entreprendre un voyage au long
cours. C'est encore une fressure de mouton.
[ 1^2 ]
GOURSEL. — Commune du Beaujolais, diocèse de Lyon.
Coursel se disait pour tombereau, brouette, chariot.
COURSOL. — Des Courtesolles, dans la Vendée.
COURSON. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1463 pour
De Neuf ville. Courson, branche d'arbres de l'année
précédente, coupée en-dessous du troisième œil.
COURTEAU. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1700 pour
De Perenno. Courteau, instrument de musique, espèce
de basson racourci, qui servait de basse aux musettes,
cheval de taille courte, animal dont on a coupé la queue
et les oreilles, pièce d'artillerie, sobriquet donné aux
gens de métier à Bourges.
COURTAULT, COURTAULX. — Commune dans le Haut-
Languedoc, diocèse de Mirepoix. Courtault, sorte de
mortier monté sur des roues. Vient du grec kortos, en-
ceinte.
COURTEMANCHE. — Seigneurie et village dans- le dépar-
tement de la Somme, en Picardie, arr. de Montdidier.
Le seigneurie fut érigée en châtellenie en 1481.
COURTET — De Courtetain, dans la Franche-Comté, diocèse
de Besançon. Courtet, nom donné aux bœufs d'une sta-
. ture ramassée.
COURTIER. — De Courtillers, commune du dép. de la Sarthe,
canton de Sablé, arr. de La Flèche. Courtier, courtisan,
juge.
COURTIN. — De Courtines, seigneurie dans le Languedoc,
érigée en 1458 pour De Camins. Courtin, terme de forti-
fication.
COURTIS. — Commune de Normandie, diocèse d'Avranehes,
parlement de Rouen.
COURTOIS. — Commune du dép. de l'Yonne, canton de
Sens. Courtois, courtisan, doux, familier, favorable,
commode.
COURTON. — Bourg dans le pays d'Aunis, diocèse de La
Rochelle. Courton, la plus mauvaise filasse après
l'étoupe. Dérive du grec kortos, enceinte.
[ 143 ]
COUR VILLE. — Seigneuries dans la Beauce et en Norman-
die, à 5 lieues de Chartres.
COUSEAU. — De Couse, commune du dép. de la Dordogne,
canton de Lalinde. De cousel, tenure en coterie.
COUSIN. — Du Cousin, ri\àère de la Côte-d'Or, arr. de Se-
mur et de Gouzens, commune de la Haute-Garonne, arr.
de Muret. Cousin, enfant issu de deux frères, insecte,
chanteau.
COUSINEAU. — De Gouzougnat, dans le dép. de la Creuse,
arr. de Boussac.
COUSINET. — Cousinette, pomme qui se rapproche de la
calville.
COUSSEAU. — De Cousse, seigneurie en Périgord, érigée
en 1646 en faveur de Diez. Cosseau, tuyau de la plume,
plume non taillée.
COUSSIN. — De Coussan, commune du dép.^ des Hautes-
Pyrénées, arr. de Tarbes. Dérive de culcita, matelas.
COUSSON. — Petite rivière de France qui se jette dans la
Loire au-dessous de Blois. Cousson signifie gousset de
chemise. Rabelais appelle cousson un morceau de linge
carré qu'on met sous l'aisselle aux enfants.
COUSSY. — De Coussey, seigneurie en Lorraine, dép. des
Vosges.
COUTANCE. — Seigneurie de Bretagne, érigée par Le Bre-
ton en 1668. Coutance, coiit, frais, dépense.
COUTANT. — Commune dans le Bourbonnais, diocèse de
Clermont, parlement de Paris. Coûtant, coûteux, pé-
nible.
COUTANCEAU. — De Coutançon, commune du dép. de
Seine-et-Marne, canton de Danemarie, arr. de Provins.
V. Coutances.
COUTAUT. — De Couteau, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1668 en faveur de Doudart. Couteau, rayon de miel.
COUTELEAU. — De Coutelos, en Provence, diocèse de Fré-
jus. Coutelo, long couteau. De coutel, tranchant.
COUTELET. — De la Goutelle, dans le Puy-de-Dôme, arr.
[ 144 ]
de Riom. Coutelet, petit couteau et coutelé, qui est en
forme de couteau.
COUTERET. — De Coutras, ville du dép. de la Gironde, arr.
de Libourne. Coutret, cotteret, marche-pied.
COUTERIE. — De Courtry, commune de Seine-et-Marne,
arr. de Meaux. Couterie, office de sacristain, appelé aussi
custodie.
COUTINAULT. — De Coutignac, baronnie dans la Pro-
vence, diocèse de Fréjus. Coutinaut, beau.
COUTLEE. — De la Constelle, seigneurie du Languedoc,
érigée en 1720 pour Le Cointé. Coutlée, coutelet.
COUTON. — De Coust, dans le Cher, canton de Charenton.
Gouston, morceau de bois qu'on attache aux antennes
d'un navire pour empêcher que l'éclat ne se fasse plus
grand.
COUTURE. — Communes du Poitou et du Bas-Armagnac, et
seigneurie en Normandie, érigée en faveur de Turgot
en 1550. Dérive de cultura, culture, d'oii est venu le
nom de couture. Dans le bas latin on trouve cotura,
costura, coutura, mots que Du Cange définit par ager
cultus, en français, couture.
COUTURIER. — De Couturelle, marquisat en Artois, érigé
pour Boudart, en 1759. De même que jadis l'on disait
coulturer pour cultiver, ainsi le mot couturier devait
s'employer pour cultivateur. C'est aussi le nom donné
au tailleur de campagne.
COUVERT. — Seigneurie de Normandie, érigée en 1258
pour De Couvert. Couvert, couverture, toiture, abri,
lieu couvert de bois.
COUVRET, COUVRETTE. — De Couvrelles, commune du
dép. de l'Aisne, canton de Braisne. V. Couvert.
CRAPONE. — Ville du Languedoc, dans le Velay, et ville
de l'Auvergne. Crapone est une lime bâtarde, faite à
Crapone, en Languedoc.
CREAU. — De Créot, bourg de Saône-et-Loire, arr. d'Autun.
Créaulx, objets servant à former la toiture.
CRÉDIT. — De Crédin, dans le dép. du Morbihan, arr. de
[ 145 ]
Ploërmel. Crédit, créance, droit seigneurial, aveu, con-
fession.
CRÉMAZIE. — De Gramazie, commune du dép. de l'Aude,
en Languedoc, canton d'Alaigne, arr. de Linioux. Cra-
moisi, c'est-à-dire écarlate.
CREMER. — De Cremery, commune du dép. de la Somme,
canton de Roye. Cremer, variante de cremer, craindre,
brûler, embraser, cresmer, donner le saint-chrême, les
saintes huiles.
CRENET. — De Crenay, seigneurie de Normandie, érigée en
1666 pour De Poilvilain. Crenet, créneau. Cresnette,
sorte de serpe.
CRÉPEAU. — De Crepey, dans le dép. de la Meurthe, arr.
de Toul. Seigneurie du même nom et au même lieu.
CREPI. — Crepy, commune du dép. de l'Oise, arr. de Senlis,
entre Meaux et Compiègne. Crépi, muraille enduite de
mortier ou de plâtre.
CREPIN. — De Saint-Crépin, communes du dép. de la Dor-
dogne et de la Charente-Inférieure. Crépin, nom propre
d'homme, patron des cordonniers. Se dit pour gaufre,
beignet.
CRÉQUY. — Village en Artois, dép. du Pas-de-Calais, à 3
lieues de Montreuil. Crequier, prunier sauvage.
CRESPON. — De Creppon, seigneurie et commune du dép.
du Calvados, arr. de Bayeux, canton du Ryes. Crespon,
étoffe de soie tortillée. Crépon, croupion, échine, crépi.
CRESSÉ. — Commune du dép. de la Charente-Inférieure,
canton de Matha. Cresser veut dire croître.
CRESSENT. — De Cressensac, bourg dans le dép. du Lot,
arr. de Gourdon. Cressent signifie croissant et cressant,
une sorte de vase.
CRÈTE. — Commune de l'Auvergne, diocèse de Clermont et
seigneurie dans le Berry, érigée en 1441. Crête signifie
friche, broussailles, ferme, craie, et creste, sorte d'arbre
servant à la construction.
CRETEL. — De Creteil, seigneurie de l'Ile-de-France, érigée
en 1501 pour Du Pré. Cretel, créneau, meurtrière.
10
[ 146 ]
CRÈVECŒUR. — Seigneuries de Normandie, de Bourgogne
et de Picardie. Crévecœur se dit pour dépit, douleur
mêlée de dépit.
CREVET. — De Creveil, seigneurie de Normandie, érigée en
1770 pour De la Hazardière. Crevet, sorte de lacet serré
par un bout en forme de croix, avec lequel les femmes
se lacent en échelle, crevasse, fente.
GREZEAU. — De Crézanci, commune dans le dép. du Cher,
arr. de Sancerre. Crézeau, étoffe de laine croisée, cou-
verte de poil des deux côtés.
CRIQUET. — Commune de Normandie, parlement de Rouen.
Criquet, petit cheval de peu de valeur, bâton servant de
but au jeu de boule, grillon.
CROÂC. — De Croagues, dans la Provence, diocèse d'Apt.
Croac, croassement, cri du corbeau et de la grenouille.
CROC. — De Crocq, ville sur les confins de l'Auvergne, dio-
cèse de Clermont. Croc, safran, peson, romaine, croix,
potence, espèce d'arme, fripon.
CROCH. — De Crochte, commune du dép. du Nord, arr. de
Dunkerque. Croch, filou.
CROISET. — De la Croisette, seigneurie de Normandie,
érigée en 1657 pour Le Blanc. Croisât, petite monnaie
qui valait une maille de Florence, et croisette, petite
croix.
CROISILLE. — Seigneuries en Normandie, et dans le Li-
mousin. Croisille, petite pièce de bois taillée en portion
de cercle, sur le rouet des fileurs, et porte les moulettes.
Veut dire aussi petite croix, mise sur un chemin.
CROISY. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1402 pour
De Garanchières. Croisie, croisade, partie de la ganse
d'une épée, partie d'un moulin à vent, croix faite sur
des écritures, pour en contester certains articles.
GROQS. — De Crocq, ville du dép. de la Creuse, en Au-
vergne, chef-lieu de canton, arr. d'Aubusson. V. Croc.
CROQUANT. — De Crosco, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1696. Croquant, vilain, gueux.
CROSNIER. — De Crosne, baronnie dans le dép. de Seine-
[ 147 ]
et-Oise, arr. de Corbeil. Crosnier, dérive de crone, ma-
chine pour charger et décharger les navires.
CROTEAU. — De la Crotte, seigneurie en Anjou, érigée en
1738 pour De Champagne. Croteau, dim. de crot, fosse,
anse, port, ou de crote, crypte.
€ROZE. — Baronnie et communes du dép. de la Creuze, et
de la Drôme, en Dauphiné.
GUÉ. — Cuers, ville du dép. du Var, à 4 lieues de Toulon
De cuau, petite cuve.
CUEMOND. — De Culmont, dans le dép. de la Haute-Marne,
arr. de Langres.
CUGNET. — De Cugney, commune du dép. de la Haute-
Saône, canton de Marnay, arr. de Gray. Cugnet signifie
coin de terre, sorte de pain ou gâteau de ménage.
CUILLERIER. — De Guilliers, dans le Morbihan, arr. de
Ploërmel. Cuillerier se dit pour fabricant de cuillers.
Vient du grec kochliarion, cuiller.
CUILLIER. — De Cuillier, dans la Bourgogne, diocèse de
Mâcon. Cuiller, oiseau, coquille.
GUISSET. — De Cuisses, seigneurie en Normandie, érigée
en 1537. Cuissette, moitié des fils d'une portée, dans les
manufactures de lainage ; dim. de cuisse.
GUISY. — Seigneurie en Champagne, érigée pour Rouillé
en 1760, ou de Cuisy, dans la Brie, canton de Dammartin.
Vient de cuisse, mesure pour les grains.
GUISSY. — Abbaye de Prémontrés, au pied de la montagne
de Cuissy, à 4 lieues de Laon. Commune du dép. de
l'Aisne, en Picardie, canton de Craonne, arr. de Mont-
médy.
GURAUX. — De Curée, seigneuries de Normandie et de
Bretagne. Cureaulx, enfants de chœur.
GURE. — Commune du dép. de la Charente-Inférieure, can-
ton de Surgères, arr. de Rochefort. Curet, curoir de
charrue.
CUREUX. — De Curel, commune du dép. de la Haute-
Marne, canton de Chevillon. Cureur, celui qui cure les
puits, les canaux, et curoir de charrue.
CURODEAU. — V. Coradeau. Vient de curre, char, chariot.
[ 148 ]
CURTAIN. — Curtin, commune du dép. de l'Isère, canton
de Monestel, arr. de la Tour-du-Pin. Curtin, coutil.
CUSSON. — Commune dans le Forez, diocèse de Lyon, par-
lement de Paris.
CUSTEAU. — De Custines, commune du dép. de la Meurthe,
canton de Nancy. Custel, château, et custot, boîte, étui.
CUVELIER. — De Cuvillers, commune du dép. du Nord,
canton de Cambrai, arr. de Cambrai. Cuvelier, tonnelier.
CUVIER. — Commune du dép. du Jura, canton de Nozeroy,
arr. de Poligny. Cuvier, vaisseau de plomb ou de cuivre
pour tirer les sels de terre.
CUVILLIER. — Commune dans le Cambraisis, diocèse de
Cambrai. Vient du grec kupé, sorte de navire.
CYPIHOT. — Cypriot, habitant de l'île de Chypre, dans la
Méditerranée, à l'entrée du golfe d 'Alexandrette.
CYR. — De Cire-lés-Mello, dans le dép. de l'Oise, arr. de
Senlis. Cire, stéarine, chassie, beurre.
D
DABADIE. — Ce nom semble venir du mot abadir qui dérive
d'aben, pierre, et de dir, rond ou sphérique.
DABIN. — D 'Abinville, commune du dép. de la Marne, arr.
de Commercy. Il existait autrefois en Arabie un château
nommé Abin, à l'est de la ville d'Aden, à douze milles
de la mer.
D'ABANCOURT. — Abancourt, seigneurie et village dans
le dép. du Nord, près de Cambrai et de Douai.
DABONVILLE. — De Dadonville, commune du dép. du Loi-
[ 149 ]
ret, canton de Pithiviers. Dérive du verbe abonir, deve-
nir meilleur. Un dabon est un lange d'enfant.
DACE. — De Dax, ville de la Gascogne, entre Bordeaux et
Bayonne. Dace, pour Danemark. Dace, nom d'homme,
signifie impôt.
DACHÂRD. — D 'Achères, commune du dép. du Loiret, arr.
de Pithiviers. Dachard dérive de dacher, qui signifie lan-
cer, tendre.
DACHAUD. — D 'Adieux, ville du dép. de la Somme, arr.
de Doullens. Dachaud, dérive de dache, paille.
DACIER. — D'Acy, commune dans le dép. de l'Aisne, arr.
de Soissons. Dacier, collecteur d'impôts ou daces.
DACONES. — D'Acon, commune du dép. de l'Eure, canton
de Nouancourt. Acon, petit bateau plat, sans quille ni
mât, ni voile, ni gouvernail, pour pêcher sur la vase.
DADE. — De Dadon, en Gascogne, parlement de Bordeaux.
DAGENAIS. — D'Agen, ville du dép. de Lot-et-Garonne, et
commune de l'Aveyron, ou de l'Agenais, comté en
Guyenne, qui forme actuellement la majeure partie du
dép. de Lot-et-Garonne. Dérive du verbe agener, gêner,
incommoder.
DAGERT. — D'Ageux, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Clermont. Agerre signifie amas de pierres, rempart,
digue.
DAGNEAU. — Agneaux, seigneurie en Normandie, dép.
de la Manche, arr. de Saint-Lô, possédée en 1500 par De
Sainte-Marie. Agneau, fourrure d'agneau.
DAGON. — De la Daguerie, seigneurie de la Bretagne, éri-
gée en 1560 pour De Farcy. Dérive d'agora, place,
marché, assemblée publique.
DAGUERRE. — D'Aillères, commune du dép. de l'Ariège,
arr. de Foix. Daguer signifie frapper avec une dague, et
aguerrer, taquiner.
DAGUET. — D'Ayet, lieu du dép. de l'Ariège, canton de
Castillon, arr. de Saint-Girons. Daguet, jeune cerf qui
[ 150 ]
est à son premier bois. En vieux français, daguet signi-
fiait à l'improviste, sourdement.
DAGUEIL. — D'Ayeux, commune du dép. de la Loire, arr.
de Montbrison. Dérive du v. f. dague, raillerie.
DAGUILHE. — D'Aguilhe, commune du dép. de la Haute-
Loire, arr. du Puy. Aguille, toile de coton qui se fa-
brique à Alep.
DAIGLE. — D 'Aigle, baronnie et ville de la Haute-Norman-
die ; la baronnie date de 1066. Aigle, le roi des oiseaux.
DAIGNAULT. — Aigneaux, dans la Normandie, diocèse de
Coutances, parlement de Rouen. Daignault, dim. d 'aigne,
bête à laine, mouton.
DAIGNE. — D'Aignes, commune du dép. de l'Hérault, canton
d'Alonzac. Daigne signifie lieu de l'hypothèque.
DAIGREBELLE. — D'Aiguebelle, seigneurie en Champagne,
érigée en 1600 pour De Magny. Dérive d 'aigne, eau, et
de belle, belle eau.
DAIGREMONT. — Aigremont, seigneurie et village de la
Haute-IMarne, à 2 lieues de Bourbonne-les-Bains. La sei-
gneurie fut érigée en faveur de Clioiseul, en 1425. Aigre-
mont, communes dans le Gard, l'Yonne et Seine-et-Oise.
Aigremont, dérive d'aigremoine, d'aigremore.
DAILLEBOUST. — Dérive de aille, ail, et de boust, grosse
bouteille, outre, vase à liquides,
DAILLET. — D 'Ayette, commune du Pas-de-Calais, arr.
d'Arras. Daillet, dim. de dail, faux. Aillette, petite
liliacée.
DAILLOT. — De Daillecourt, commune de la Haute-Marne,
arr. de Cliaumont. Aillot, petit ail.
DAINE. — D'Aines, dans la Bresse, seigneurie unie à celle de
Trefi'ort, érigée en marquisat en 1586. Daine est la
femelle du daim.
DAIRE. — D'Aire, village situé sur l'Adour, en Gascogne. Il
y a aussi Aire, commune dans le dép. du Pas-de-Calais et
les Ardennes. Aire, signifie autel, emplacement non
cultivé, position.
[ 151 ]
DÂIRON. — Airon, commune du dép. du Pas-de-Calais.
Airon, rivière qui se jette dans la Loire, près de Nevers,
après avoir reçu l'Arron, la Quenne, l'Allaine.
DALAIRE, DALLAIRE. — Allaire, commune du dép. du
Morbihan, arr. de Vannes. Dalaire, doloire.
DALAUX. — D 'Alos, ville des Basses-Alpes, à 4 lieues de Bar-
celonnette. Du verbe aloser, louer, honorer.
DALBEC. — D'Albeck, ville de la Souabe, à 2 lieues d'Ulm.
DALBERT. — D'Albert, bourg et seigneurie de Picardie, à 5
lieues de Péronne. La seigneurie fut érigée en 1620 en
faveur d'Albert de Luynes. Albert, monnaie blanche,
en terme d'argot. V. Albert.
DALBEUF. — De Daubeuf, commune du dép. de l'Eure,
canton des Andelys.
DALCIAT. — D'Alciette, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Mauléon.
DALCOURT. — Alcour, bourg de l'Estramadure, en Espa-
gne, près de la montagne de Larez. Alcour semble venir
de alcore, petite pierre parsemée de taches qui semblent
de l'argent.
DALEN. — Alenc, seigneurie en Provence, érigée en marqui-
sat en faveur de Renaud, en 1695. D'alein, haleine, alan,
gros chien de chasse.
DALENÇON. — Alençon, ville de Normandie, sur la Sarthe,
ancien duché et bailliage. D'alence, passage, action
d 'aller.
DALERET. — D'Alerey, duché de Bourgogne, diocèse de
Châlons-sur-Saône. Aleret semble venir d'alers, qui veut
dire voyage.
DALETTE. — Alette, dans le Bourbonnais, diocèse de Bou-
logne. Alete, anchois, alette, petite aile, côtés d'un tru-
meau qui est entre deux arcades.
DALLAS. — Allas, bourg de la Charente, à 2 lieues de Bar-
bézieux, et Allas, dans la Dordogne.
DALLES. — Ailes, dans le Périgord, diocèse de Sarlat. Dales,
à côté, le long de, dalle, chêneau, rigole.
[ 152 ]
DALMÂS. — D 'Almaz, ville de la Basse-Hongrie, sur le
Danube. Dalmace, nom d'homme.
DALMONT. — Almont, seigneurie dans la Beauee, érigée en
1450 en faveur du chevalier d 'Almont.
DALOGNY. — Alogny, seigneurie en Poitou, érigée pour De
Fumé en 1733. Alogny vient d'alogne, cordage qui sert
aux pontons. Une alogne a trente cinq toises de long et
un pouce de diamètre.
DALONNE. — Allonne, bourgs situés près de Beauvais,
de Saumur et du Mans. V. Dalogny.
DALQUIER. — D'Alquine, dans le Boulonnais, diocèse de
Boulogne, arr. de Saint-Omer. Alquier, appelé aussi can-
tar, est une mesure de grains très petite, employée dans
le Portugal.
DALUSEAU. — D'Aluze, commune du dép. de Saône-et-
Loire, canton de Chagny, arr. de Châlons. Vient d'aluze,
flatterie.
DALY. — Ally, commune du dép, du Cantal, arr. de Mauriac.
V. Aly.
DAMBOISE. — D'Amboise, ville de Touraine, sur la Loire,
dans l'arr. de Tours.
DAMBOURGES. — D 'Ambourville, commune de la Seine-
Inférieure, arr. de Rouen. Dérive d'ambourgs, espèce de
bière, boisson f ermentée du dép. du Nord.
DAMBOURNAY. — Ambournay, petite ville située dans le
Bugey, à trois lieues de Bourg-en-Bresse.
DAME. — Dame, ville de Flandre, à II/2 lieue de Bruges, ou
d'Ames, dans le Pas-de-Calais, arr. de Béthune. Dame
se dit pour fille de qualité, femme mariée, belle-mère,
femme, arrêt de terre dans un fossé, témoin de terre
dans un déblai, instrument de paveur.
DAMESTEUIL. — D 'Amstel, département du royaume de
Hollande dont Amsterdam était le chef-lieu. Vient
d'ameste, paroisse, district.
DAMIEN. — D'Amiens, ville capitale de la Picardie. Damien,
nom d'homme.
L 153 J
DAMIN. — De Damigni, dans le dép. de l'Orme, arr. d'Alen-
eon. Damin dérive de l'irlandais dam, bœuf; en vieux
français signifiait dommage.
DAMOURS. — Amour, ville du Jura, arr. de Lons-le-Saul
nier, à 6 lieues de Tournus.
DAMNE. — D 'Amné, commune du dép. de la Sartlie, arr. du
Mans, canton de Loué. Damné, vaincu, condamné.
DAMON. — D 'Amont, bailliage de la Franche-Comté, dé^).
du Doubs. Amont, en haut, par en haut.
DAMPHOUS. — De Danvou, dans le Calvados, arr. de Vire.
Vient de damp, bâtardeau, digue.
DANAIS. — D 'Anais, commune du dép. de la Charente, arr.
d'Angoulème. Dérive de dan, seigneur, maître. V. Anais.
DANCAUSE. — D'Ancause, lieu du comté de Comminges,
dans les Pyrénées, dép. de la Haute-Garonne. D'encau-
ser, causer avec plaisir.
DANDANE. — D'Andaine, forêt de Normandie, sur les
confins du Maine. Andane, andaine, aimant.
DANDURAND. — D'Andirand, dans le dép. de Lot-et-Ga-
ronne, arr. de Nérac. V. Andirand.
DANE. — Danne, commune du dép. de la Meurthe, canton
de Phalsbourg, arr. de Sarrebourg, et Dannes, dans le
Pas-de-Calais. Dane, âne, cane.
DANEAU. — Seigneurie en Anjou, érigée en 1569 pour Du
Guesclin. Aneau, anel, chaîne, union conjugale, lunettes.
DANERIE. — De Damerie communes du dép. de la Marne
et de la Somme. Anerie, ignorance, faute grossière.
DANEST. — Anets, seigneurie de Bretagne, unie en 1683 au
marquisat de Château-Frémont. Anet, plante.
DANEVERT, DANNEVERT. — De l'Ane-Vert, commune
du dép. de l'Indre, près d'Obterre. Vert, pour vair, veut
dire barré, barricade.
DANGEAC. — Angeac, commune du dép. de la Charente,
près d'Angoulème.
DANGERS. — D 'Angers, commune dans la Beauce, arr. de
Chartres. Danger signifie dégoût, répulsion.
[ 154 ]
DÂNGLADE. — Anglade, bourg de la Gironde, arr. de Blaye.
Dérive d'angle, mesure de grain.
DANGOSSE. — Angosse, village du Limousin. Angosse signi-
fie angoisse, étreinte, souffrance.
DANGUEL. — De Dangeul, com. du dép. de la Sarthe,
arr. de Mamers.
DANGUSSE. — De Dangu, seigneurie de Normandie, érigée
en 1700 pour Hubert de Bouville. Du verbe anguir,
chasser la mère d'un oiseau de son nid.
DANIEL. — De Dannes, commune du Pas-de-Calais, canton
de Samer. Daniel, nom d'homme qui veut dire Dieu est
mon juge; œillet sauvage à deux fleurs rouges.
DANIER. — D'Anhiers, commune du dép. du Nord, canton
et arr. de Douai. Anier est celui qui conduit les ânes.
DANIS. — Anis, montagne du Velay, dans les Cévennes, et
Any, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins. Anis,
fleur d'anis, grain, engeance.
DANJOU. — De Dampjoux, commune dans le dép. du Doubs,
arr. de Montbéliard, et Anjou, petit village sur une
montagne de l'Isère, à 3 lieues de Vienne. Anjou, pro-
vince dont le nom vient de Andes, puis Ango et enfin
Anjou.
DANNEAU. — D'Annot, ville de Provence, sur le Var.
Anote, plante.
DANNEMARCIEN. — De Dannemarie, communes de Seine-
et-Oise et du Doubs. Danemarce, bois du Danemark.
DANRÉ. — De Damerey, commune du dép. de Saône-et-
Loire, arr. de Chalons. Denrée, v. f. denier, prix, aven-
ture, traitement, affaire.
DANSEREAU. — D'Ansereix, en Gascogne, diocèse de
Tarbes. Dansereau, dim. de danseur.
DANSEVILLE. — D 'Anserville, commune du dép. de l'Oise,
canton de Méru, arr. de Beauvais. Anse, cuve à deux
anses.
DANTAGNAC. — Antagnac, commune du dép. de Lot-et-
Garonne, canton de Bouglon, arr. de Marmande.
L -L^^ J
DANTÂL. — D 'Ante, commune du dép. de la Marne, arr.
de Sainte-Menehould. Dental, pièce de bois où s'enclave
le soc de la carrue.
DANTIN. — Antin, bourg de Bigorre, dans les Hautes-Py-
rénées, sur la rivière de Bouez, près d'Estarac.
DANVERS. — Anvers, bourg du dép. de la Sarthe, à 2 lieues
de Sablé.
DAN Y. — Any, bourg du dép. de l'Aisne, appelé Any-Martin-
Rieux, et Any, en Normandie, diocèse de Bayeux. V.
Any.
DANZY. — Anzy-le-Duc, commune dans le département de
Saône-et-Loire, à 1 lieue de Sémur.
DAOUST. — D'Aoust, village dans le dép. de la Drôme,
arr. de Die, canton de Crest. Août, nom d'homme, vient
d'augustus; le huitième mois de l'année, août, en a été
tiré, de même que Daoust, Daout.
DAPRON. — De la Dapaire, dans la Marche, diocèse de
Limoges. Apron, poisson d'eau douce, semblable au
goujon.
DARABI. — D'Arbis, commune du dép. de la Gironde, can-
ton de Targon. Vient d'arab, mêler, obscurcir, négocier,
ou de Haërab, occident, ou d'arabah, solitude.
DARAC. — Arac, vallée sur la route de Tarascon. Dérive
du latin arare, labourer. Arac, liqueur spiritueuse tirée
du riz.
DARAGON. — Aragon, commune du dép. de l'Aude, canton
d'Alzonne. Aragon se dit d'un cheval provenant de
l 'Aragon.
DARBASON. — D 'Arbas, commune du dép. de la Haute-
Garonne, canton d'Aspet, arr. de Saint-Gaudens.
DARBOU. — D'Arbousse, seigneurie en Languedoc, érigée
en 1671 pour De Pelet. Arboust est un endroit planté
d'arbres.
DARBOURG. — Arbourg, ville en Suisse, située au con-
fluent de l'Aar.
DARBY. — Arbis, commune du dép. de la Gironde, canton
de Targon, arr. de la Réole.
[ 156 ]
DARCHE. — Arches, ville des Ardennes, au sud de Charle-
ville, et Arche, rivière de la Savoie. Arche, arc, arcade,
coffre, huche, trésor, mesure, tombeau, étable, sorte de
bateau.
DARCOUR. — D'Arcoues, commune du dép. du Gers, canton
et arr. de Mirande.
DARCY. — Arcy, bourg de la Champagne, à 3 lieues de
Troyes-sur-l'Aube. Arcy, ville du dép. de l'Yonne, à 4
lieues d'Auxerre.
DARDE. — Ardes, ville dans le dép. du Puy-de-Dôme, à 6
lieues de Brioude. Arde, morceau de bois droit et mobile
qui se place du côté d'une charrue pour retenir le char-
gement.
DARDENNE. — Ardenne, communes du Poitou, de la Gas-
cogne et de l'Armagnac, et Dardaine, seigneurie en
Bretagne, unie à la seigneurie de la Chesnelaye, érigée
en marquisat en 1641. Ardenne, vient d'arden, grande
forêt, dont le type principal est celle qui comprend tout
le duché de Luxembourg et plusieurs contrées limi-
trophes de la Belgique et de la France.
DARDOIS. — D'Ardoix, commune du dép. de l'Ardèche,
arr. de Tournon, canton de Satillieu. Dérive de ardoir,
brûler, consumer, chauffer.
DARDOISE. — De l'Ardoise, lieu du dép. du Gard, com-
mune de Loudun, en Normandie. Ardoise, pierre tendre
qui s'exfolie.
DARET. — D'Arette, commune des Basses-Pyrénées, arr.
d'Oloron. Arraie, arrêt, décision judiciaire; arest, goût,
prédilection, traité, arrestation.
DARGAN. — Argan, ville de la Nouvelle-Castille, dans le
diocèse de Tolède, en Espagne.
DARGENT. — Argent, bourg dans le dép. du Cher, arr. de
Sancerre, seigneurie de l'Orléanais, érigée pour Du
Pré, en 1760.
DARGENCOURT. — Argencourt, commune de la Bourgogne,
parlement de Dijon.
[ 157 ]
DARGENTEUIL. — Argenteuil, baronnie de Champagne,
érigée pour Le Bascle en 1500.
DÂRGIS. — De Dargies, commune du dép. de l'Oise, canton
de Grandvillier.
DARGY. — De Dargy, bourg du dép. de l'Indre, près de
Châteauroux.
DARIS. — D'Ariès, commune du dép. des Hautes-Pyrénées,
arr. de Bagnères. Aris, touffe d'herbe où le poisson se
tient caché, et aries, bélier, signe du zodiaque.
DARMAND. — De Darmannes, commune du dép. de la
Haute-Marne, arr. de Chaumont. Armand, bouillie pour
un cheval malade. Nom d'homme.
DARME. — Armes, commune du dép. de la Nièvre, canton ot
arr. de Clamecy. Arme, armoiries, armoire, retraite, dé-
fense de sanglier.
DARNAUD. — Arnaud, commune du dép. de la Haute-
Garonne, canton de Saint-Martory, arr. de Saint-Gau-
dens. Arnaud, nom d'homme, qui semble fait de Renaud.
DARNEAU. — De Darney, commune du dép. des Vosges,
arr. de Mirecourt.
DAROIS. — Commune du dép. de la Côte-d'Or, canton de
Dijon. Arrois, château d'Ecosse. Aroi, équipement, équi-
page de guerre.
DARRAS. — Arras, ville capitale de l'Artois sur la Scarpe,
et Arras, commune du dép. de l'Ardèche, canton et arr.
de Tournon. Arras, cri d'arme des Flamands.
DARROCQ. — De Darroy, dans l'Orléanais, arr. d'Orléans.
. .Arroche, plante potagère appelée aussi Bonne-Dame.
DARRY. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1700 pour
Le Bœuf de Millet.
DARTIGNY. — Artigny, lieu dans la commune de Souvigny,
dans le dép. d'Indre-et-Loire,
DARUNS. — D'Arue, commune du dép. des Landes, canton
de Roquefort. Arum, plante à grandes feuilles percées.
DARVEAU. — De Darvoy, commune du dép. du Loiret, arr.
d'Orléans, ou d'Arve, rivière du Mont-Blanc, qui se
[ 158 ]
jette dans le Rhône, près de Genève. Arveau, dim.
d'arve, qui signifie champ.
DA£ VILLE. — Arville, communes du dép. de Loir-et-Cher et
de Seine-et-Marne.
DASQUE. — Asque, seigneurie en Gascogne, érigée en 1550
pour De Castelbajac.
DASSIER. — Assier, seigneurie du Quercy, et commune dans
le dép. du Lot, arr. de Figeac, canton de Livernon.
DASSYLVA. — De Sylva, ville du Portugal. Vient du latin
silva, qui signifie forêt.
DASSIGNY. — Assigny, villes de la Charente et de la Seine-
Inférieure. Vient d'assigné, personne désignée.
DASTIER. — Astier, bourg de la Dordogne, à 4 lieues de
Périgueux.
DASTIGNY. — Astigny, bourg de Champagne, dans le dép.
des Ardennes, arr. de Vouziers.
DASTOU. — D'Ustou, (on prononce Doussetou) commune du
dép. de l'Ariège, canton d'Oust.
DAU. — Daux, commune du dép. de la Haute-Garonne,
canton de Grenade. Dau pour du.
DAUBAN. — Auban, commune dans le dép. des Alpes-Mari-
times, arr. de Grasse. Auban, droit qui se paye au sei-
gneur, pour avoir permission d'ouvrir boutique.
DAUBERT. — Aubers, commune dans le dép. du Nord, arr.
de Lille, et Aubert, lieu du dép. de l'Ariège, canton de
Saint-Girons, et Aubert, dans le dép. de l'Orne. V.
Aubert.
DAUBIGNY. — Aubigny, seigneuries en Berry, en Norman-
die et en Picardie, châtellenie en l'Ile-de-France.
DAUBRAY. — Des Aubrais, bourg dans le dép. du Loiret,
commune d'Orléans. Auberée, lieu planté de peupliers
blancs.
DAUBRESBY. — D 'Aubres, commune du dép. de la Drôme,
arr. de Nyons.
DAUBUSSON.— Aubusson, ville et châtellenie de la Marche,
dép. de la Creuse. V. Aubiat.
[ 159 ]
DAUDÂIS. — D'Audès, lieu du dép. de l'Allier, canton de
Hérisson.
DAUDE. — Aude, dans le Bourbonnais, près de Bourges.
DAUDELIN. — D 'Audelanges, commune du dép. du Jura,
arr. de Dole.
DAUDENEAU. — D 'Audenges, commune de la Gironde, arr,
de Bordeaux.
DAUDET. — T) 'Audeville, com. du Loiret, arr. de Pithiviers.
DAUDIN. — D'Audigny, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Vervins.
DAXJ6ER. — Auge, bourg du Poitou, dép. des Deux-Sèvres,
à 3 lieues de Provins. V. Auger.
DAULAIS. — Aulaye, bourg dans le dép. de la Dordogne, à
6 lieues d'Angoulème. Aulaye, nom de femme.
DAULNE. — Aulne, commune dans la Beauce, diocèse de
Chartres. Aulne, rivière dans le dép. du Finistère. Aulne
est un arbre, une mesure.
DAULT. — Ault, bourg du dép. des Deux-Sèvres, à 6 lieues
d'Abbeville, et commune du dép. de la Somme.
DAUMONT. — Aumont, seigneurie de Picardie, et bourg
dans le dép. de Lozère, à 7 lieues de Mende. V. Aumont.
DAUMERY. — De Daumeray, commune du dép. de Maine-
et-Loire, canton de Durtal, arr. de Baugé. Aumé, filet,
maille.
DAUNAY. — Aunay, bourg du Poitou, à 4 lieues de Saint-
Jean-d 'Angely. Annale, lieu planté d'aunes.
DAUNET. —V. Daunay.
DAUPHIN. — Commune du dép. des Basses- Alpes, canton de
Forcalquer. Dauphin, titre des princes du Viennois, et
titre donné aux enfants de France, héritier présomptif
de la Couronne.
DAUREILLANT. — D 'Aureilhant, village du dép. des Lan-
des et des Hautes-Pyrénées.
DAURIC. — D'Aurich, dans la Lorraine. V. Aurillac.
DAURISSE. — D'Aurice, dans le dép. des Landes, arr. de
Saint-Sever.
[ 160 ]
DÂUSSACQ. — D 'Aussac, commune du dép. du Tarn, et
lieu du dép. de Lot-et-Garonne^ canton de la Française,
arr. de Montauban.
DAUSSY. — De Dausse, commune du dép. de Lot-et-Ga-
ronne, arr. de Villeneuve.
D AUTEL. — D'Ostel, commune du dép. de l'Aisne, arr. de
Soissons.
DAUTEUIL. — Comté en l'Ile-de-France, érigée en 1650
pour de Combauld d'Auteuil, et Auteuil, seigneuries
dans la Beauce, la Picardie, la Normandie et le Valois.
DAUTH. — Authe, ville dans le dép. des Ardennes, et com-
mune dans la Champagne, diocèse de Reims.
DAUTIN. — D 'Autingnes, commune du Pas-de-Calais, can-
ton d'Ardres. Autin, arbre autour duquel on fait grim-
per la vigne.
DAUTOUR. — D 'Autoire, commune du dép. du Lot, arr. de
Figeac. Autour, écorce qui entre dans la composition du
carmin, grand oiseau employé dans la fauconnerie.
DAUTREPE. — Autreppes, ville dans le dép. de l'Aisne,
canton de Vervins.
DAUTREY. — Autrey, communes du dép. de la Meurthe,
des Vosges et de la Haute-Saône.
DAUTRIVE. — Auterive, villes des dép. de la Haute-Ga-
ronne, du Gers, et des Basses-Pyrénées.
DAUVERGNE. — Auvergne, province de France, qui possé-
dait le titre de comté, ou d'Auvergny, seigneurie en
Normandie, érigée en 1585 pour d'Espinay.
DAUVIER. — D'Auviller, commune du dép. de l'Oise, canton
de Mouy, arr. de Clermont.
DAUZE. — Auzers, commune dans le dép. du Cantal, arr. de
Mauriac.
DAVAUX. — Avaux, bourg de la Champagne, dép. de la
Marne, sur l'Aisne, à 5 lieues de Eeims.
DAVAUGOUR. — Avaugour, ville de la Bretagne, dans le
voisinage de Saint-Brieuc.
DAVELUY. — Aveluy, ville du dép. de la Somme, dans les
environs de Tournai. Vient de hâve, pâle, maigre.
[ 161 ]
DAVENNE. — Avène, commune du dép. de l'Hérault, arr.
de Lodève, ou de l'Avesnes, seigneurie de Picardie.
Aveine, prononciation normande d'avoine.
DAVIAU. — Avioth, commune du pays Messin, diocèse de
Metz. Aviau signifie ornière de chemins et daviat,
davier.
DAVID. — Avid, commune du dép. de la Gironde. David,
nom d'homme, est aussi donné par les menuisiers à une
barre qui a un crochet en bas et un autre qui monte et
descend le long de la barre. C'est ce qu'on appelle ser-
gent.
DAVIGNON. — Avignon, ville de la Provence, sur le Rhône
et sur une branche de la Sorgue, et d'Avignon, commune
du Jura, canton de Saint-Claude.
DAVION. — Avion, commune du dép. du Pas-de-Calais, arr.
d'Arras, canton de Vimy.
DAVOST. — Avot, commune du dép. de la Côte-d'Or, canton
de Grancey-le-Château, arr. de Dijon.
DAZE. — Azé, bourg d'Anjou, dans la Mayenne, près de
Château-Gontier, et commune du dép. de Saône-et-Loire,
canton de Lugny. Dasée, morceau, tas.
DAZES. — Aze, bourg de l'Anjou et de la Beauce. Aze, âne.
DAZMARD. — D'Azamor, petite ville dans le Maroc.
DE BACHOIE. — Bachos, commune du dép. de la Haute-
Garonne, canton de Saint-Béat, arr. de Saint-Gaudens.
Bachois signifie bachot. Dérive du grec baké, pont de
bateau.
DE BAILLEUL. — Seigneurie en Normandie, érigée en
1463 pour de Bailleul, et Bailleul, seigneurie en Picardie.
Dérive de bail, du bas-latin balium.
DE BALANSIN. — De Balansun, commune des Basses-Py-
rénées. Balanson, bois de sapin débité en petit et usité en
Languedoc.
DE BAR. — Seigneurie de la Provence, et bourg du Limou-
sin. Bar, ancien mot gaulois, signifie port. C'est encore
un poisson.
11
[ 162 ]
DE BARRAUTE. — Commune du dép. des Basses-Pyrénées,
canton de Sauveterre, arr. d'Orthez.
DE BARRAS. — Seigneurie en Provence, diocèse de Gap,
érigée en 1422. Barras, borax.
DE BARROLON. — De Barro, commune de la Charente, arr.
de Ruffec. Dérive de barrol, baril.
DE BARRY. — Seigneurie du Rouergue, érigée en 1600 pour
de Vigouroux. Barri, signifie faubourg, muraille de ville.
DE BART. — Bart, bourg de la Bourgogne, dans le diocèse
de Langres. V. Bart.
DEBARTZCH. — D'Esbareich, commune des Hautes-Pyré-
nées, arr. de Bagnères-de-Bigorre. Vient de barthe»
buisson, bouquet de bois.
DE BASSIGNAC. — Commune du Limousin, diocèse de Tulle,
parlement de Bordeaux. Vient de bassiner, ennuyer, ou
de baciner, sonner les cloches.
DE BATILLY. — Bourgs du Loiret, de la Moselle, et de Nor-
mandie, à 2 lieues de Briare. Batilly vient de bastille,
petit château.
DE BAUDRICOURT. — Ancien marquisat de la Lorraine, à
2 lieues de Mirecourt, un second à 2 lieues de Joinville,
et un troisième en Artois, à 3 lieues de Saint-Pol. De
baudri, mouillé.
DE BEAU. — Baud, seigneurie et commune dans le Morbi-
han, arr. de Napoléonville. Débau, interruption de tra-
vail.
DE BEAUCOURT. — Seigneurie en Bretagne, et Beaucourt,
communes dans le dép. de la Somme, et de la Haute-
Alsace.
DE BEAUHARNOIS. — Harnois, armure, bagage, tumulte.
DE BEAUJEU. — V. Beau jeu.
DE BEAULAC. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1550
pour De Boays. Lac signifie caverne, fosse.
DE BEAULIEU. — V. Beaulieu.
DE BEAUMONT. — V. Beaumont.
DE BEAUNE. — V. Beaune.
[ 163 ]
DE BEAUREGARD. — V. Beauregard.
DE BEAUREPOS. — Lieu du dép. de la Dordogne, canton
de Carlux, arr. de Sarlat. Repos signifie lit.
DE BEAURIVAGE. — Nom composé de beau et de rivage,
cours d'eau.
DE BECANCOUR. — De Bequencourt, commune du dép. de
la Somme, canton de Bray, arr. de Péronne.
DE BELLECOTE. — Composé de belle et de côte, coste,
coût, dépense.
DE BELLEFOND. — Seigneurie en Bourgogne, érigée en
1728 pour De Ganay.
DE BELLE-FONTAINE. — Seigneuries de ce nom en Bre-
tagne, en Lorraine, dans l'Ile-de-France, en Normandie
et en Picardie.
DE BELLEVAL. — Seigneurie en Champagne, devenue
comté en 1676.
DE BELLISLE. — V. Bellisle.
DE BELLEGARDE. — V. Bellegarde.
DE BELLOT. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, arr.
de Coulommiers.
DE BELUGARD. — De Bélugara, ville d'Afrique, au Mo-
nomotapa, sur la rivière de Sainte-Luce.
DE BERCHEREAU. — De Berchères, commune du dép.
d'Eure-et-Loir. Berchereau, dim. de berche, artillerie
d'un vaisseau.
DE BERCOUR. — De Berck, commune de la Picardie, à 2
lieues de Montreuil. De berq, piquer.
DE BERCY. — Ancienne commune dans le dép. de la Seine,
aujourd'hui enclavée dans Paris. Bercil, bercail, ber-
gerie.
DE BERGE. — Seigneurie érigée en 1650 pour Renaud
d'Avesne. Berge, bord d'une rivière, ou petit bateau
fait comme une barque, espèce d'oiseau.
DE BERNE. — Ville du dép. de Morbihan, arr. de Napoléon-
ville. Bern signifie ours, et berne, banquette, accotement
d'une route, cape.
[ 164 ]
DE BERNETZ. — Seigneurie en Bigorre, érigée en 1483
pour De Castelbajae. Berne, saut en l'air. Bernée,
charge de foin, de pois, contenue dans un drap.
DE BERRY. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1668 en
faveur de Tréméreuc. V. Berry.
DE BERTHE. — Berthes, commune du dép. de la Gironde,
arr. de Bazas. V. Berthe.
DE BETHUNE. — Seigneuries en Artois et en Normandie,
dont la première remonte jusqu'à l'an 1000. Béthune,
boue, fange.
DE BIEN. — Bian, seigneurie de Bourgogne, érigée en mar-
quisat en 1702. Bian, corvée pour faire la récolte des
fruits.
DE BIGARE. — De Bigarroque, dans le Périgord, diocèse
de Périgueux. Bigarré, incertain.
DE BILLY. — V. Billy.
DE BIRE. — y. Bire. Bire, engin d'osier pour prendre le
poisson.
DE BLAINVILLE. — Seigneurie en Normandie, diocèse et
parlement de Rouen. Blain pour belin, bélier, et blin,
vieux, ver dans un fruit.
DE BLANGY. — Bourg de Normandie, dans le Calvados, et
autre bourg du même nom dans la Seine-Inférieure, sur
la Bresle. Blangi, de blangir, flatter.
DE BLAZON. — Baronnie dans le dép. de Maine-et-Loire,
arr. d'Angers. Blason, écu, omoplate, éloge, blâme, dis-
cours.
DE BLE. — De Blet, commune du dép. du Cher, canton de
Néronde, arr. de Saint-Amand, ou de Bleys, lieu du dép,
du Tarn, canton de Cordes, arr. de Gaillac. Blé, seigle.
DE BLOIS. — Ville située sur la Loire, capitale de l'ancien
pays Blaisois, et commune du dép. du Jura, canton de
Voiteur. Blois, qui manque de sincérité.
DE BOILLEMONT. — Bolmont, lieu dans le dép. des Ar-
dennes, commune de Remilly-les-Pothées. De boille,
ventre, bedaine.
[ 165 ]
DE BOISSIERE. — Seigneuries de la Franche-Comté, du
Languedoc et de la Bretagne ; cette dernière fut érigée
en 1640 pour De Sévigné. V. Boissier.
DE BOISSON. — De Boësse, communes dans les dép. des
Deux-Sèvres et du Loiret.. Boisson se disait pour buis,
bois d'une faible étendue, piquette.
DE BONDY. — Commune dans le dép. de la Seine, arr. de
Saint-Denis, canton de Pantin. Bondie veut dire éclat,
bruit, retentissement.
DE BONNE. — Bourg et seigneurie dans le Limousin, à 1
lieue d'Annecy. Bonne, nom de femme, est une corrup-
tion de Beuve, et se dit pour maîtresse, bonne amie,
servante.
DE BORD. — Ville du Limousin, sur la Dordogne, dép. de
Corrège, à 10 lieues de Tulle. Bord, planche, table.
DE BORDEAUX. — Bordeaux, ville et chef -lieu du dép. de
la Gironde, sur la Gironde. Il y a, en outre Bordeau,
- bourg du Dauphiné, dép. de la Drôme, à 4 lieues de Die.
V. Bordeau.
DE BOUCHEL. — Bouchel se disait pour baril à vin, lucarne,
bouchon, engin de pêche.
DE BOUCHERVILLE. — Boucherville, seigneurie située
dans la Province de Québec, vers Montréal, et érigée
en 1672 en faveur de Pierre Boucher. V. Boucher.
DE BOULOGNE. — Seigneuries en Picardie et village de
la Haute-Garonne, sur la Gesse, à 5 lieues de Saint-
Gaudens.
DE BOURDIN. — De la Bourdinière, lieu du dép. de l'Eure
et-Loir, arr. de Chartres, à 4 lieues de Bonneval. Bour-
din est une pêche ronde et très colorée.
DE BOURGUET. — Seigneurie en Provence, érigée en 1667
pour De Ravel. Bourguet, dim. de bourg, ville ouverte.
DE BOUT. — Bou, seigneurie de Normandie, érigée en 1600
pour de Longueuil, et Boust, commune du dép. de la
Moselle, canton de Cattenom. Bout, outre, grosse bou-
teille, vase pour recevoir les liquides.
[ 166 ]
DE BOUTEROUE. — Bouteroue, bornes qui empêchent que
les essieux des voitures n'endommagent les garde-fous
des ponts.
DE BOVIGNY. — De Bouvigny, seigneurie de Picardie, éri-
gée en 1550 pour Bouteiller de Senlis. Bovin, bœuf.
DE BRAGELONNE. — Seigneurie de la Bourgogne, érigée
en 1670 pour De Clugny.
DE BRAIS. — .Commune de l'Anjou, diocèse d'Angers, par-
lement de Paris Brais signifie grain à faire la bière,
haut de chausse, morceau de cuir avec lequel on enve-
loppe le pied du grand mât.
DE BREN. — Seigneurie en Languedoc, érigée en 1353 en
faveur de Bourbon-Vendôme. Bren signifie son, boue,
fange, limon.
DE BREU. — Breulh, commune du dép. de la Dordogne, can-
ton de Vergt, arr. de Périgueux. Breu, bouillon, décoc-
tion, bru.
DE BRICOURT. — Seigneurie en Bretagne, érigée pour
Heurtault, en 1696. Bric, engin pour prendre les oiseaux.
DE BRISAY. — Seigneurie dans le Poitou, érigée en 1050
pour De Brisay. Brisée, terme de chasse, défaut de
comparaître en justice.
DE BRUCY. — De Brussey, dans la Franche-Comté, diocèse
de Besançon. Dérive de bruchus, sauterelle sans ailes.
En vieux français ce mot se disait pour marécageux.
DE BUADE. — Buade, bride à longues branches droites et
non coudées.
DE BUIS. — Commune du Dauphiné, dép. de la Drôme, à 5
lieues de Vaison. Buix, lieu, chaîne, cruche, lessive.
DE BURY. — Seigneuries dans le Blaisois, en Champagne et
en Bretagne. C'est encore un bourg de la Saintonge, à
4 lieues de Saintes. Burit, saponaire, plante.
DE BUSSAT. — Commune dans le Périgord, diocèse de Pé-
rigueux, parlement de Bordeaux. De busse, bateau très
large, mesure pour les liquides.
DE BUYS. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1678 pour
[ 167 ]
De Lauzanne, et com. du dép. de la Moselle, canton de
Vigy. Buy, biez.
DE CABANAC. — Lieu du dép. du Lot, canton de Puy-
l'Evêque, et plusieurs autres communes dans la Haute-
Garonne, les Hautes-Pyrénées. V. Cabanac.
DE CADARAN. — V. Cadrant.
DE CAIRE. — Commune du dép. des Basses- Alpes, arr. de
Sisteron. Caire, vieux mot qui signifiait visage.
DE CALLIÈRES. — Commune du dép. de la Vendée, arr. de
Fontenay-le-Comte, canton de Sainte-Hermine. Callières,
vient de caillier, lait caillé.
DE CAMPE. — Commune du dép. du Tarn, canton de
Cordes, arr. de Gaillac. Campe, sorte de droguet croisé,
qui se fabrique en Poitou.
DE CANCHY. — Bourg de Picardie, dép. de la Somme, à 2
lieues d'Abbeville ; un autre à 4 lieues de Bayeux.
Canche, beau à voir, dépression de terrain, espace étroit,
petit golfe.
DE CARAFFE. — Carafïe, maison illustre du royaume de
Naples.
DE CARIE. — Carie, ville de la Laconie, dans le Péloponèse,
et Carry, seigneurie en Provence, érigée en 1763 pour
De Gerente. Carrie, châssis qui forme l'encadrement
d'une porte.
DE CARQUEVILLE. — De Querqueville, commune de la
Manche, arr. de Cherbourg. Carquavel, grelot.
DE CARREAU. — De Carros, commune du dép. du Var,
canton de Vence. Carreau, quart, carré, bâtiment carré,
mesure de terre, poisson.
DE CARRIER. — V. Carrier.
DE CARRIERE. — Seigneurie en Languedoc, érigée pour
Pilet, en 1441. Carrière, chemin, droit de voirie, danse,
champ de courses, bac.
DE CARUEL. — De Charnel, seigneurie dans le Beaujolais,
érigée pour David. Caroil, carrefour, cour de ferme.
DE CASSE. — Seigneurie en Guyenne, érigée en 1500 pour
Duperrier. V. Casse.
[ 168 ]
DE CASTEL. — V. Castel.
DE CASTES. — Castets, communes dans les dép. de la Gi-
ronde et des Landes, et Casteix, dans le dép. de l'Ariège
et du Gers. De castus, chaste.
DE CASTRES. — Seigneurie dans l'Albigeois, érigée pour
De Montfort, et qui a fini par appartenir au roi de
France,- et communes dans les dép. de Picardie, de
Guienne et du Languedoc. De castrum, château.
DE CASTALOGNE. — V. Catalogne.
DE CAZE. — V. Gazes.
DE CELLES. — V. Celles.
DE CELLIER. — Le Cellier, commune du dép. de la Loire-
Inférieure, arr. d'Ancenis, canton de Ligné. Cellier, cave
oii se font les manipulations exigées par la fabrication
du vin.
DE CHAINE. — V. Chaîne.
DE CHAINE. — V. Chaîné.
DE CHALUS. — V. Chalut.
DE CHAMBE. — V. Chamb.
DE CHAMBLY. — V. Chambly.
DE CHAMBON. — Seigneuries dans l'Angoumois et le Li-
mousin, et communes du Loiret, de la Haute-Loire, de
la Loire, et du Puy-de-Dôme. V. Chamb.
DE CHAMBRE. — Commune du dép. de la Manche, arr.
d'Avranches. Chambre, tenture ornée de broderies,
chanvre.
DE CHAMELAY. — Chamelet, commune dans le dép. du
Rhône, arr. de Villefranche. Chamelée, osier qui croît
sur les montagnes.
DE CHAMP. — Seigneuries^ en Anjou, dans le Forez et le
Languedoc. V. Champ.
DE CHAMP-FLEURY. — Seigneurie en Bretagne, érigée en
1600 pour De Farcy, et commune de la Champagne.
DE CHANT. — Chaon, commune du dép. de Loir-et-Cher,
dans l'Orléanais, canton de la Motte-Beuvron, arr. de
Romorantin. Chant, suite de sons modulés émis par la
voix.
[ 169 ]
DE CHANTAL. — V. Chantai.
DE CHANTIGNY. — Bourg dans l'Ile-de-France, diocèse
de Senlis. De chantille, brique mince.
DE CHAMPLAIN. — y. Cliamplain.
DE CHANDALON. — De Chandolas, commune du dép. de
l'Ardèche, canton de Joyeuse. Chandelon, fabricant de
chandelles.
DE CHAPT. — Chappes, seigneurie en Champagne, érigée
en 1400 pour De Mello. Chapt ou chapete, dim. de chape,
tête de clou, revêtement, péricarde.
DE CHARLAY. — V. De Charly. Charlet, sorte- de vase,
mesure pour les grains, et charleix, châlit.
DE CHARLY. — Bourg de la Brie-Champenoise, sur la
Marne, dép. de l'Aisne. Bourg du même nom dans le
Lyonnais, dép. du Rhône. Charlit, châlit, bois de lit.
DE CHARNAY. — Seigneurie en Bourgogne, et communes
des dép. du Rhône, du Doubs, et de Saône-et-Loire.
Chamay, vient de caro, camis, chair, pulpe des fruits,
DE CHASTEILLE. — De Chasteuil, commune du dép. des
Basses-Alpes, arr. de Castellane. Chatelé, terme de bla-
son, ce sont les pièces d'un écu chargées de figures de
châteaux.
DE CHAULNES. — Marquisat en Dauphiné, érigée en 1684
en faveur de De Chaulnes, et bourg de Picardie, à 3
lieues de Péronne.
DE CHAUME. — Seigneurie dans le Forez, érigée en 1772
pour Saint-Julien. Chaume se disait pour montagne et
chaleur.
DE CHAUX. — Bourg de l'Angoumois, dép. de la Charente.
Déchaux, qui ne porte ni chaussures ni bas, mais seule-
ment des sandales.
DE CHAVOIS.^V. Chavoye.
DE CHENE. — Communes des dép. de l'Aube, de Vaucluse
set de la Loire-Inférieure. V. Chêne.
DE CHENNEVILLE. — V. Chenneville.
DE CHERRY. — Seigneuries en Picardie, érigées pour De
[ 170 ]
Boham et pour Baudoin. Cherry était une sorte de
redevance.
DE CHEVALET. — V. Chevalet.
DE CHEVERY. — Chevry, seigneurie en l'Ile-de-France,
érigée en 1728 pour De Blancheton. Chevril, cabri, et
chèvrerie, lieu où s'assemblent les chèvres.
DE CHEVREMONT. — V. Chevremont.
DE CHOIS Y. — Seigneurie en l'Ile-de-France, érigée en 1400
en faveur de Béraud. V. Choisie.
DE CHOURSES. — Seigneurie qui relève de la terre de
Montreuil-Bellay, dép. de Maine-et-Loire, arr. de Sau-
mur. Chourses dérive du latin choro, enclos, parc à bes-
tiaux.
D'ECKER. — D'Eckeren, village des Pays-Bas, dans les
Deux-Nèthes. Decair, déchoir, être débouté.
DE CLEAU. — Claud, bourg de la Charente, à 7 lieues de
Confolens, et Claux, lieu du dép. des Basses-Alpes, can-
ton et arr. de Murât. Clôt, pas, traces, vestiges, et cleau,
fléau, instrument pour battre le blé.
DE CLERIN. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1660 poiir
Du Bourg-Blanc. Clairin, clochette mise au cou du gros
bétail.
DE CLERMONT. — V. Clermont.
DE CLERC. — V. Clerc.
DE CLUS. — Clux, commune du dép. de Saône-et-Loire, can-
ton de Verdon-sur-le-Doubs, arr. de Chalon. Clut, mor-
ceau.
DE CŒUR. — V. Cœur.
DE COGUENNE. — De Coguenne, dans la Haute-Savoie et
l'Isère. Coquesne, frêne sauvage, érable.
DE COMBRE. — Combret, ville du Rouergue, sur l'Alrance,
entre Belmont et Saint-Sernin. V. Combray.
DE COMPORTÉ. — Seigneurie dans le Poitou, érigée en
1590 pour Polignac. Comporte, sabord, embrasure de
canon dans un vaisseau, cuve de bois pour transporter
la vendange.
[ 171 ]
DE CONDÉ. — Y. Condé.
DE CONGE. — Commune dans le dép. de l'Orne, arr. de
Alençon. Congé, permission.
DE CONTRECŒUR. — V. Contrecœur.
DE CORBIÈRE. — V. Corbière.
DE COSSE. — Bourg d'Anjou, dép. de la Mayenne, à 4 lieues
de Laval. Cossé, pierre schisteuse, rocher, moule à cour-
ber les tuiles.
DE COSTE. — V. Coste.
DE COTTAUX. — Des Cotteaux, lieu de Seine-et-Oise. Cot-
taut, homme trapu et lourd.
DE COTRET. — De Cauterets, bourg des Hautes-Pyrénées,
arr. d'Argelès. Cotret, faisceau de morceaux de bois
liés par les deux bouts avec des liarts.
DE COUAGNE. — V. Couagne.
DE COURCY. — V. Courcy.
DE COURNOYER. — V. Cournoyer.
DE COURS. — Seigneurie dans le Béarn, érigée en 1660
pour De Laur; et communes des dép. de la Gironde, de
Lot-et-Garonne, de la Nièvre, du Rhône. Courre, câble.
DE COURSIE. — V. Courcy. Coursie, passage entre les bancs
des forçats sur une galère.
DE COURTEVILLE. — Commune du Boulonnais, diocèse de
Boulogne, parlement de Paris.
DE COUR VAL. — De Curvalle, commune du dép. du Tarn,
arr. d'Albi. Dérive de courvable, qu'on peut courber.
DE COURVILLE. — V. Courville.
DE COUSSE. — Seigneurie dans le Périgord, érigée en 1543
pour De Lestrade, et lieu du dép. d'Ille-et-Vilaine, can-
ton et arr. de Fougères. Cousse, dérive de cousser, être
sans énergie.
DE CRÈVECŒUR. — V. Crèvecœur.
DE CROISIL. — V. Croisille.
DE CROIZETTE. — Croisette, commune dans le Pas-de-Ca-
lais et seigneurie en Gascogne, érigée pour De Mont-
vallat, en 1777. Croisette, dim. de croix, petite croix.
[ 172 ]
DE CUISY. — V. Ciiisy.
DE DENONVILLE. — Commune du dép. d'Eure-et-Loir,
arr. de Chartres, canton d 'Anneau. Non, titre, pièce,
gage.
DE DEVIN. — De Devion, commune du Pas-de-Calais, arr.
de Béthune. Devin se disait pour erreur, maléfice, théo-
logien et divin.
DE DIEL. — De Diellette, port de Normandie, à 5 lieues de
Cherbourg. Diel, nom d'homme, Didacus, et Diego en
Espagnol.
DE DIEUX. — Dieue, commune dans le dép. de la Meuse,
arr. de Verdun. Du verbe dédier, célébrer.
DE DOMPIERRE. — V. Dompierre.
DE DOUHE. — Douhet, commune dans le dép. de la Cha-
rente-Inférieure, canton et arr. de Saintes. Douete,
frange et douet, mare, abreuvoir.
DE DUEL. — De Douelle, commune du Lot, arr. de Cahors.
Duelle signifie poids, et il fallait trois duelles pour faire
une once. Duel, licou, et duelles, les deux premières
dents de devant.
DE FARGE. — Seigneuries en Berry et dans le Beaujolais.
Farge, forge.
DE FAYE. — Seigneurie en Beauce, érigée en 1486 pour De
Gauville. Faye, brebis, foie.
DE FAYETTE. — Fayet, seigneurie érigée en 1480 pour De
Gaillard. Bayet, communes dans les dép. de l'Aisne, de
l'Aveyron et du Puy-de-Dôme. Fayette, dim. de faye,
brebis.
DE FELTEAU. — Feule, commune du dép. du Doubs, arr.
de Montbéliard. Felté, fidélité, attachement.
DE FELTZ. — De Peltzins, commune du dép. du Lot, arr.
de Figeac.
DE FENOUILLET. — V. Fenouillet.
DE FER. — Fère, châtellenie en Picardie, unie à la seigneurie
de Maries, et érigée en comté en 1413, et Ferres, com-
mune du dép. du Var, arr. de Grasse. Fère, bête sauvage.
DE FERRIER. — V. Ferrier.
[ 173 ]
DE PERRIERE. — Ferrière, seigneuries en Lorraine et dans
le Poitou. Ferrière signifie vase, bouteille, endroit où
l'on forge le fer, main de fer, étui de maréchal.
DEFEREND. — De Ferran, commune du dép. de l'Ardèche,
canton d'Alaigne, arr. de Limoux. Ferrant, gris de fer,
grisonnant, cheval de guerre, cheval blanc.
DE FIGUYERIE. — De Figuières, ville de la Catalogne, à
•i lieues de Roses, et Figuiers, lieu du dép. de Lot-et-
Garonne, canton de Bouglon. Figuerie, endroit oiî l'on
met des figuiers.
DE FILE. — De Fille, commune dans le dép. de la Sarthe,
arr. du Mans, et Fillays, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1660 en faveur de Chomart. Défilé, passage étroit où
l'on ne passe qu'à la file. Filé, ce qui a été filé.
DE FLECHEUR. — De Fléchères, baronnie dans le Dombes,
érigée pour De Dio en 1514. Flécheur, fléchisseur.
DE FLEM. — De Velesmes, communes des dép. du Doubs et
de la Haute-Saône. Fleume, phlegme, et flemme, paresse,
mollesse.
DE FLEURY. — V. Fleury.
DE FOGAS. — Fougax, dans le dép. de l'Ariège, arr. de
Foix. Fogat, lanterne à feu pour pêcher.
DE FONBENNE. — De Fontienne, commune du dép. des
Basses-Alpes, en Provence, canton de Saint-Etienne.
DE FOND. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1545 en
faveur de Ferry. Fond, fond d'une rivière, d'une vallée,
de la mer, d'un tonneau.
DE FONTENAY. — Nombreuses seigneuries de ce nom,
dont l'une en Bretagne et une en Normandie. Fontenai
signifie lieu où il y a une fontaine, une source.
DE FOREST. — Seigneuries en Bretagne, dans le Perche,
dans le Limousin, et en Picardie. Forest, sorte d'arbre.
DE FORILLON. — Nom donné à la pointe septentrionale de
la Baie des Morues, dans la Gaspésie. Forillon, cap,
pointe.
DE FOSSE. — Seigneuries de Bretagne, de Normandie et
d'Anjou. V. de la Fosse.
[ 174 ]
DE FOSSENEUVE. — De Fosse-Nouvelle, lieu dans le dép.
du Cher, commune d'Areomps.
DE FOUCAULT. — Foucaud, seigneurie en l'Ile-de-France,
érigée en 1552 pour De Kicouard. Fouc, troupeau, bande,
troupe, et fouque, canard sauvage, poule d'eau.
DE FOURMONT. — De Fromont, commune de Seine-et-
Marne, arr. de Fontainebleau. Fourmont, sorte d'outil.
DE FOURNEAU. — Seigneurie en Normandie, érigée en
1740 en faveur de Le Gendre. Fourneau, cheminée, four.
DE FOY. — Seigneurie en Poitou, érigée en 1597 pour De
Fumé. Defoys, défense. Foi, vertu théologale.
DE FRANQUET. — Commune de la Brie, diocèse de Sois-
sons, parlement de Paris. Franquet, soldat d'une compa
gnie franche.
DE FRENELLE. — Fresnels, ci-devant baronnie de Lor-
raine, dans les Vosges, près de Mirecourt. Fresnel, reje-
ton de frêne. Frenelle, instrument de maréchal, flanelle,
reine des prés.
DE FRETAT. — Fretays, seigneurie de Bretagne, de 1696.
De fretum, fret, louage d'un navire.
DE FREVILLE. — Seigneuries en Normandie et en Bre-
tagne, et commune dans le dép. des Vosges, canton de
Neufchâteau. De frevele, querelle tumulte.
DE FRONTENAC. — Commune du dép. de la Gironde, can-
ton de Targon, et commune du dép. du Lot, canton de
Cajare, arr. de Figeac. De fronter, avoir sa façade.
DE GABOISSIÈRE. — Vient de gaboi, moquerie.
DE GAGNEUX. — V. Desgagnés. Gagneur, qui gagne, qui a
gagné, de gaigne, gain, butin.
DE GAGNIER. — V. Desgagnés.
DE GANNE. — Commune du dép de l'Oise, canton de Saint-
Just-en-Chaussée, arr. de Clermont. Déganner signifie
gazouiller, se moquer. Ganne, roseau employé pour faire
les tuyaux des trames de tisserands.
DE GANEAU. — De Digoin, dép. de Saône-et-Loire, arr. de
Charolles. Ganeau, débauche. Ganneau, champ qu'on
peut labourer.
[ 175 ]
DE GARD. — Lieu dans le dép. du Nord, commune de Ca-
tillon. Seigneurie dans le Languedoc, devenue baronnie,
et en 1683 marquisat pour De Montcalm. Gard, en vieux
français, signifie verger, jardin.
DE GAUCHE. — De Gauchy, commune du dép. de l'Aisne,
arr. de Saint-Quentin. Degauche, déviation, écart.
DE GENLIS. — Seigneurie en Bourgogne, érigée en 1600
pour Gastelier, et marquisat de Picardie. De gentelis,
noble.
DE GERLAIS. — Gerle, mesure pour le vin, grillage.
DE GLAINE. — Commune du dép. du Puy-de-Dôme, canton
de Billom, arr. de Clermont. Glaine, glane ou gerbe de
blé.
DE GLANDON. — Commune dans le Limousin, diocèse de
Limoges, parlement de Bordeaux. De glande, chêne.
DE GONNEVILLE. — Bourg de Normandie, dép. de la
Manche, arr. de Cherbourg et du Havre. Gone, longue
cotte qui descendait au mollet, et gonelle, casaque.
DE GORDY. — De Gordes, bourg du dép. de Vaucluse, arr.
d'Apt. Gord, gouft're. Desgordi, amaigri.
DE GOULETREZ. — De Goult, commune du dép. de l'Orne,
canton de Carrouges, arr. d'Alençon. Goulet, ruisseau,
cou, gueule, seuil.
DE GRACE. — Commune du dép. des Côtes-du-Nord, arr.
de Guingamp et arr. de Loudéac. Grâce, faveur, titre.
DE GRAIS. — Seigneurie de Normandie, érigée pour De
Biais. Gret, tissu ajouré.
DE GRANDMAISON. — Seigneurie de Bretagne, érigée en
1668 pour De Benazet. Grandmaison, grand manoir.
DE GRANDMONT. — Ville de la Marche-Limousine, dép.
de la Creuse, à 6 lieues de Limoges. Grandmont, grand
monde.
DE GRANDPRÉ. — Seigneuries en Bretagne et dans l'Or-
léanais. Grandpré, grande prairie.
DE GRAND VAL. — Seigneuries dans l'Auvergne et en Nor-
mandie. Grandval, grande valeur.
DE GRANGE. — Seigneuries d'Auvergne, du Blaisois, du
[ 176 ]
Bourbonnais, de la Champagne, du Dauphiné, de la
Guyenne, de la Lorraine et de la Bretagne. Grange, lieu
où l'on sert et bat le blé, ferme, métairie.
DE GRASSE. — Villes de la Provence et du Languedoc.
Grasse, féminin de gras, boueux.
DE GRE. — De Degré, commune du dép. de la Sarthe, arr.
du Mans. Degré, accord, faveur, volonté, reconnais-
sance, rang, moyen, et gré, degré, marche d'escalier.
DE GRELLE. — Seigneurie du Lyonnais, érigée pour De
Fondras, en 1647. Grelle, gril, grillage, tamis; et grêle,
crible.
DE GROIZELIERS. — Groseillers, commune du dép. des
Deux-Sèvres, canton de Mazières, arr. de Parthenay.
Groizelier, groseillier.
DE GROSBOIS. — Château, fort et marquisat dans le dép.
de Seine-et-Oise, à 4 lieues de Paris. Grosbois, bois de
haute futaie.
DE GRUCHY. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1649
en faveur de Gigault. Du verbe grucher, jucher.
DE GUE. — Seigneurie en Poitou, érigée en 1543 en faveur
de Foucher. Gué, abreuvoir, fosse pleine d'eau, terrain
bas.
DE GUERRE. — Seigneurie de la Bretagne, érigée en faveur
de Pantin en 1669. Guerre, de guerrer, combattre.
DE GUINNE. — Ville de Picardie, à deux lieues de la mer.
Guine, sorte de cerise, appelée aussi guigne.
DE GUIRE. — Rivière du royaume de Fez, en Barbarie. De
guiret, guéret, terre ameublie.
DE GUISE. — Petite ville fortifiée en Picardie, sur l'Oise.
Guise, sorte, manière, façon de vivre.
DE GUITRE. — Commune du dép. de la Gironde, arr. de
Libourne, près de la droite de l'Isle. Guitre, nom de
faction, donné aux troupes de séditieux, parce qu'elles
tinrent une assemblée au bourg de Guitres, en 1548.
DE HAIX, DEHAYE. — De Dehault, commune du dép. de
la Sarthe, arr. de Mamers. Haix, cri employé pour appe-
ler quelqu'un de loin. Déhait, tristesse. Hait, en aile-
[ 177 ]
mand, signifie joie, plaisir; mais dé est privatif. Dehet,
gaillard qui se porte bien, et haye, instrument pour en-
foncer les pieux dans les lieux marécageux.
DE HOGUE. — Commune du dép. de l'Eure, canton de
Lyons, arr. des Andelys et Hogue, cap en Normandie,
près de Cherbourg, vis-à-vis l'île d'Aldernai. Hogue,
vieux mot qui signifie colline, lieu élevé. Vient de
l'allemand hog. D'après Ménage, il viendrait de hauca,
pour fauca, et signifierait gorge, entrée de port.
DE HOMAY. — Hommet, baronnie de Normandie, érigée
pour d'Harcourt. Hommée signifie mesure de terre plan-
tée en vignes, et aussi ce qu'on peut labourer de vigne
en un jour,
DE HOU. — Houx, commune du dép. d'Eure-et-Loir, canton
de Maintenon, arr. de Chartres. Hou, terme burlesque,
qui joint au mot de vieille, signifie femme bournae, in-
supportable.
DE JARNAY. — De Jarnac, bourg de l'Angoumois, sur la
Charente, entre Châteauneuf et Cognac. Jarnay, de
jerne, grain.
DE JEAN. — Jans, commune du dép. de la Loire-Inférieure,
canton de Derval, arr. de Châteaubriant. Jane, ajonc.
DE JERSEY. — Jersey, île anglo-normande située dans la
Manche. Jersey, tissu élastique à mailles serrées.
DE JOANNES. — De Joannas, commune du dép. de l'Ar-
dèche, canton et arr. de Largentière. Joannes, Jean.
DE JOIE. — Jouet, commune du dép. du Cher et de la
Vienne. Joie se dit pour jouissance, joyau, bijou.
DE JOINCEAU. — De Dejointes, dans le dép. du Cher, com.
de Chassy. Dérive de joingne, jeune homme.
DE JONC AIRE. — De Jonchère, commune de la Haute -
Vienne et de la Vendée. Joncaire, petite plante rameuse
dont les tiges ressemblent au jonc, et portent des fleurs
blanches en quantité.
DE KADEVILLE. — V. Cadeville.
DE KERVERZO. — Kerverzio, seigneurie de Bretagne érigée
pour Berthou en 1600.
[ 178 ]
DE LA BARDELIERE. — Vient de Bardelle, sorte de selle,
plate et sans arçons.
DE LA BARRE. — La Barre, communes du Jura, de la
Haute-Saône, de l'Eure et de Seine-et-Oise. Barre, plant
de vigne.
DE LA BARTHE. — Labarthe, communes des dép. du Gers,
de Tarn-et-Garonne. V. Barthe.
DE LA BATH. — De Bat, commune de la Basse-Alsace, bail-
liage d'Haguenau. Bath, nom de mesure des liquides
chez les Hébreux et en Egypte. Bat, bateau.
DE LA BORDE. — Bourg dans l'ancien comté de Foix, dép.
de l'Ariège, et ancienne baronnie dans le dép. de Saône-
et-Loire sur la Saône, à 3 lieues de Chalons. Borde
signifie ferme, maison de campagne, arête de poisson,
boue, barbe de céréale, chaumière, fable, mensonge,
massue, drap rayé.
DE LA BOSSIÈRE. -— V. Labossière.
DE LA BOUCHETIÈRE. — Seigneurie de Bretagne, érigée
en 1535 en faveur de Menardeau. V. Bouchet.
DE LA BOURDET. — Marquisat dans le dép. des Deux-
Sèvres, canton de Mangé, arr. de Niort. Bourdete, petite
maison des champs.
DE LA BOURLIÈRE. — La Bourrelière, seigneurie de Bour-
gogne, érigée en 1700 pour De Migieu. De bourg, bâtard,
ville ouverte.
DE LA BREGEONNIÈRE. — La Brehonnière, seigneurie de
Bretagne, érigée pour Maudet en 1696. Dérive du bas-
latin bruginis, filet pour les saumons.
DE LA BRETONNIÈRE. — Seigneuries du Poitou, de l'He-
de-France et de Normandie, et lieu du dép. de Seine-et-
Marne, commune de Rouilly.
DE LA BROQUERIE. — De Labroquère, commune du dép.
de la Haute-Garonne, canton de Saint-Bertrand, arr. de
Saint-Gaudens. Broquerie, variante de broque, rejeton
qui pousse sur le tronc d'un chêne, après l'hiver.
DE LA BROSSE. — Labrosse, commune du dép. du Loiret,
arr. de Pithiviers, et la Brosse, seigneuries dans le Berry,
[ 179 ]
le Bourbonnais, la Bretagne, la Normandie et la Sain-
tonge.
DE LA BRUYÈRE. — V. La Bruyère.
DE LA BU,SSIÈRE. — Communes des dép. de la Vienne et
du Loiret. V. Bussière.
DE LA CELLE. — Laeelle, commune de la Corrèze, arr. de
Tulle. Celle, vieux mot qui signifie une i^etite maison,
une cellule.
DE LA CHAISE. — Ville de Bretagne, dép. des Côtes-du-
Nord, à 2 lieues de Loudéac, et communes de la Cham-
pagne et de la Saintonge. Chaise, chaire à prêcher, jeu
de marelle, tronc, siège.
DE LA CHASSAÎGNE. — Ville de Bourgogne, dép. de la
Côte-d'Or, à 8 lieues de Beaune.
DE LA CHATAIGNERAYE. — Seigneuries en Bretagne et
dans le Poitou. Châtaigneraye est un lieu ou une terre
plantée de châtaigniers.
DE LA CHAUSSEE. — Seigneuries en Normandie, en Cham-
pagne et dans le Berry, commune dans le dép. de la
Marne, arr. de Vitry-le-Francais. Chaussée, droit pour
l'entretien des routes.
DE LA CHAUX. — Seigneuries dans la Haute-Marche, et en
Normandie, ville de la Suisse, canton de Neufchâtel.
DE LA CHENAYE. — La Chenays seigneurie bretonne, qui
date de 1696, érigée en faveur de Couturier. Chênaie,
lieu planté de chênes.
DE LA CHEVROTIÈRE. — Commune de la Bretagne, dio-
cèse de Nantes, parlement de Rennes. De chevrot, che-
vreau.
DE LA CITIÈRE. — De cité, ville.
DE LA CODRÈS. — De codre, cerceau de tonneaux.
DE LA COLOMBIÈRE. — Seigneuries en Bourgogne et en
Champagne. Du verbe colomber, former des colonnes.
DE LA COMBE. — Seigneuries du Bourbonnais, de la Bre-
tagne, du Forez et du Languedoc. V. Lacombe.
DE LA CORNE. — Commune dans le dép. de Maine-et-Loir,
arr. de Beaugé. Corne, bosse au front.
[ 180 ]
DE LA COUR. — Seigneuries du Boulonnais, de la Bretagne,
de l'Ile-de-France et de Normandie. Cour, lieu où les
juges exercent leur juridiction, assemblée de juges.
DE LA CROIX. — Seigneurie en Bretagne, et La-Croix-Saint-
Laurent, bourg et baronnie de Normandie, à 2 lieues
d'Evreux. Croix, peines, traverses, épreuves.
DE LA CROUSETTE. — Commune et seigneurie du dép. du
Tarn, arr. de Castres. Crouset, colombier.
DE LA DURANTAYE. — La Durantais, seigneurie en Bre-
tagne, érigée en 1668 pour Aubeau. De durant, durée,
durable, endurant.
DE LA FARELLE. — De Lafarre, commune du dép. de Vau-
cluse, arr. d'Orange. De fare, engin de pêche.
DE LA FAYE. — Seigneurie du Bourbonnais et baronnie
dans le Forez. Faye, brebis.
DE LA FAYOLLE. — Seigneurie en Périgord, érigée en
faveur de Bruchard, en 1629. Fayole est une espèce de
légume, petite fève ou haricot.
DE LA FERRANDIÈRE. — La Férandière, seigneurie dans
le Berry, érigée en 1640 pour De Bernault: De ferrant,
gris de fer.
DE LA FEUILLÉE. — Seigneuries en Bretagne, en Bour-
gogne et en Anjou. Feuillée, branches d'arbres, garnies
de feuilles. Feuillée, espèce de coquillage aussi appelée
huître feuillée.
DE LA FOND. — Seigneurie unie à celle de Villemont, éri-
gée en marquisat en 1750. Fons, fontaine, et font, fer
fondu.
DE LA FONTAINE. — V. Lafontaine.
DE LA FORCADE. — Commune dans le Béarn, diocèse de
Lescar. De fore, bifurcation d'un arbre, d'un chemin.
DE LA FOREST. — Baronnie de Bretagne, érigée en 1600,
seigneurie du Perche, et seigneurie du Limousin et de
Picardie. V. Forest.
DE LA FRENNÉE. — La Fresnais, commune du dép. d'IUe-
et-Vilaine, canton de Cancale, et la Fresnaye, commune
[ 181 ]
dans le dép. de la Sarthe, arr. de Mamers. Frenaye, lieu
où l'on plante des frênes.
DE LA FOSSE. — V. Lafosse.
DE LA GARDE. — Seigneuries dans le Bigorre, le Dauphiné,
le Forez, le Languedoc, et la Provence. V. Lagarde.
DELÂGE. — De Lage, seigneurie dans le Bourbonnais, érigée
en 1709 pour de la Pivardière. Age, partie de la charrue.
DE LA GIMAUDIERE. — De la Grimaudière, commune du
dép. de la Vienne, arr. de Loudun, canton de Moncon-
tour. Grimaud, grognon.
DE LA GIRAUDAYE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en
1668 pour De Castel. Dérive de gire, qui signifie tour.
DE LA GORGENDIÈRE. — V. Lagorgendière.
DE LA GRANGE. — Nombreuses seigneuries de ce nom : en
Auvergne, dans le Blaisois, dans le Bourbonnais, en
Champagne, dans le Dauphiné, en Guyenne, en Lor-
raine, dans le Lyonnais et en Normandie. Cette dernière
fut érigée en 1570 pour De Beureville. Grange signifie
métairie, dépendance d'un monastère servant d'hospice.
DELAGRAVE. — De Lagrave, commune du dép. du Tarne,
dans le Languedoc, canton et arr. de Gaillac, ou de la
Grave, commune du dép. des Hautes-Alpes, dans le
Dauphiné, arr. de Briançon. Grave, gravier, forêt, cram-
pon, grappin, grève.
DE LAGRE. — D'Agrès, en Quercy, diocèse de Cahors.
Agre, agrément.
DE LA GROIS. — Seigneurie en Touraine, érigée en 1730 eu
faveur de Milon. Grouée, terrain pierreux, cueillette,
multitude.
DE LA HAYE. — Seigneuries en Bretagne et en Norman-
die. Haie signifie rempart, clôture.
DE LA HOUSSAYE. — Seigneuries en Anjou, dans le Vexin
et en Normandie. Houssaye est le lieu où il croît beau-
coup de houx.
DE LAIRE. — Commune du dép. du Doubs, canton et arr.
de Montbéliard. Laire signifie délaisser, abandonner.
[ 182 ]
DE LAIS. — Laix, commune du dép. de l'Ain, en Bresse, et
commune du pays Messin, arr. de Briey. Délaie, aban-
don, délaissement, cession. Lais, terre prise à bail, legs.
DE LA JONQUIÈRE. — Lieu du dép. des Pyrénées-Orien-
tales, à 6 lieues de Boulon et à 3 lieues de Figuières. V.
De Jonquière.
DE LA JOUE. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1668 en
faveur de Boju. Joue, parties latérales du visage.
DE LA LANDE. — Seigneuries en Bretagne, érigée en mar-
quisat en 1622, dans le Forez, en Poitou, et dans le
Quercy. Lande signifie étendue de terre inculte, cou-
verte de broussailles.
DE LALEU. — Seigneuries en Poitou et en Touraine. Leu se
disait autrefois pour loup.
DE LA LOUVE. — Commune du dép. des Hautes-Pyrénées,
canton de Mauléon, arr. de Bagnères. Louve, signifiait
musette. Dérive de lyra.
DE LA MADELEINE.— Communes des dép. du Pas-de-Calais
et de Seine-et-Marne. Madeleine, nom de femme, surnom
de Marie, sœur de Lazare. Ce nom lui fut donné, paraît-
il, parce qu'elle possédait une maison à Magdal, petite
ville de Galilée. Madeleine, poires qui mûrissent vers la
fête de sainte Madeleine.
DE LA MALÉTIE. — La Maléissie, marquisat de Normandie,
érigé en 1440 en faveur de Tardieu. Du verbe maléir,
maudire.
DE LA MALLERAIE. — De Mollarez, dans le Bas-Langue-
doc, diocèse d'Alby. Molerai, celui qui est né d'une
femme légitime.
DE LA MALOTIÈRE. — De Lamalou, dans le dép. de l'Hé-
rault, arr. de Béziers. Dérive de malot, guêpe, bourdon.
DE LA MARQUE. — Seigneurie dans le Boulonnais et com-
mune dans le département de la Gironde, arr. de Bor-
deaux. Marc, marais, place.
DE LA MARRE. — Commune du dép. du Jura, en Franche-
Comté, canton de Voiteur, arr. de Lons-le-Saulnier.
[ 183 ]
Marre, est une sorte de houx qui sert à labourer les
vignes.
DE LA MASSIÈRE. — De Laniasquère, commune de la
Haute-Garonne, arr. de Muret. Massière, celle qui dans
un atelier d'artistes reçoit les cotisations et règle les
dépenses.
DE LA MÉTERIE. — La Métrie, seigneurie en Bretagne,
érigée en 1668 pour Bedée. Métrie pour métairie, do-
maine agricole. Métrie, art de faire des vers.
DE LA MINOTIÈRE. — Minotière, celle qui fait valoir une
minoterie.
DE LA MIRANDE. — Bourg de Gascogne, entre Auch et
Tarbes. Du latin mirandus, chose qui doit être admirée.
DE LA MORANDIÈRE. — La Morandière, seigneurie de la
Touraine, unie en 1738 à la baronnie de Lancosme, éri-
gée en marquisat. Dérive du mot latin morari, retarder.
DE LA MORILLE. — De Lamorville, commune du dép. de
la Meuse, en Lorraine. Morille, champignon poreux et
spongieux. Mot employé pour désigner la laine que les
mégissiers ont enlevé avec de la chaux de dessus les
peaux de moutons morts de maladie, maladie du cheval.
DE LA MORINET. — La Morinais, seigneurie de Bretagne,
érigée en faveur de Douart, en 1668. Dérive de morine,
marée, mer, laine coupée sur le dos d'un animal mort de
maladie, épidémie, mort.
DE LA MORINIÈRE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en
faveur de Busnel en 1668. V. De la Morinet.
DE LA MOTTE. — Seigneuries nombreuses de ce nom, dont
huit en Normandie et une en Bretagne. Motte signifie
terre ou bien de campagne. C'est encore une élévation
auprès des vieux châteaux, ou tout simplement une
colline, une butte.
DE LA NAUDIÈRE.— V. de la Nouguère. Naudière, semble
venir de navière, champ planté de navets.
DE LA NAUE. — De Lanas, dans le dép. de l'Ardèche, arr.
de Privas. Nau signifie nage, et Noë.
[ 184 ]
DE LÂND. — De Delain, commune du dép. de la Haute-
Saôme, arr. de Gray. Land ou lande, vient de landt, pays,
terre libre.
DE LANDE. — Landes, communes du dép. du Calvados, et de
la Charente - Inférieure. Delande, seigneurie en Nor-
mandie, érigée en 1770 pour De Bonnechose. V. De la
Lande.
DELANGER. — Langé, commune du dép. de l'Indre, en
Berri, canton de Valançay, et Langets, ville de la Tou-
raine, dép. d'Indre-et-Loire, à 4 lieues de Tours. De
lange, étoffe de laine.
DELANGIE. — De Langei, seigneurie en Anjou, érigée en
1500 pour Du Bellay. Langi ou longils, nom d'homme,
qui signifie lent, paresseux.
DE LANGY. — Commune du Nivernais, diocèce de Nevers.
V. Delangie.
DE LA NORAYE. — Noray, en Normandie, diocèse de
Bayeux, parlement de Rouen. V. Noraye.
DE LA NOUGUÈRE. — Noguères, commune du dép. des
Basses-Pyrénées, canton de Lagor, arr. d'Orthez. Noyère,
lieu planté de noyers.
DE LANOUILLIER. — Lanouée, commune du Morbihan,
canton de Josselin. De noiel, nielle.
DE LANTAGNAC — D'Antagnac, dans le Condomois, dio-
cèse de Condom, parlement de Bordeaux. V. Antagnàc.
DE LA PERADE. — V. Lapérade.
DE LA PERCHE. — Laperche, commune du dép. de Lot-et-
Garonne, canton de Lauzun, et seigneurie en Auvergne,
érigée en 1614 pour D 'Ouradour. Perche, mesure de lon-
gueur, gaule.
DE LA PLANCHE. — Seigneuries en Poitou et en Bretagne
Planche signifie passerelle, piège, mesure de terre.
DE LA PLANTE. — V. Laplante. Plante, haie vive, planta-
tion, plant de vigne.
DE LA PORTE. — Seigneuries de Flandre et de Normandie.
Porte, ouverture pratiquée pour entrer dans un lieu ou
pour en sortir. Porte, transport, sorte d'oublié.
[ 185 ]
DE LA POTERIE, POTHERIE. — La Poterie, seigneurie
de Normandie, érigée pour Hamon, en 1463. Potherie,
seigneurie en Anjou, érigée en comté en 1748 en faveur
de le Roi de la Potherie. Poterie, marchandises de pots et
de vaisselle de terre ou de grès.
DE LA PRAIRIE. — V. Laprairie.
DE LA PRINCERIE. — Princerie, dignité de princier ou de
prémieier, première dignité chez les chanoines d'une
cathédrale.
DE LA RAGOTTERIE. — La Ragottière, seigneurie en Bre-
tagne, érigée en 1668 pour d'Achon. Vient de ragot,
jeune sanglier, crampon de fer attaché aux limonières
des voitures, petit homme trapu.
DELARD. — De Lare, seigneurie de Normandie, érigée en
1667 pour Boullemer. Lard, pièce de porc salé, calcaire
impropre à la confection de la chaux.
DE LARAUX. — Larau, commune du dép. des Basses-Pyré-
nées, arr. de Mauléon, canton de Tardets. Reau, trou.
DE LA RENAUDIERE. — Seigneuries en Touraine et dans
le Limousin. Vient de renauder, renâcler, marauder,
reculer devant la besogne.
DE L'ARGENTERIE. — De Largentière, ville du Bas-Lan-
guedoc, diocèse de Viviers et commune du Dauphiné,
diocèse de Gap.
DE LA RIBOTTE. — La Ribaute, seigneurie dans le Lan-
guedoc, érigée en 1575 pour Des Flottes. Ribotte vient
de ribot, pierre dure, poisson.
DE LA RIVIÈRE. — Nombreuses seigneuries de ce nom, dans
le Perche, dans la Beauce, en Guyenne, dans le Forez.
Rivière, amas d'eaux qui coulent dans un lit plus ou
moins large.
DELARME. — Larme, seigneurie en Bretagne, érigée en
1668 en faveur de Barbot. Larme ou larmier, corniche
au haut du toit pour empêcher l'eau de s'écouler le long
des murs, petite quantité.
DELARME. — De Larmaye, commune d'Eure-et-Loire, arr.
de Dreux. Armée, réunion, combat, monceau.
[ 186 ]
DE LA RO. — De la Roe, seigneurie en Bretagne, érigée en
1670, et Ro, dans le Roussillon, diocèse de Perpignan.
Ro, rauque, enroué.
DE LA ROCHEBLAVE.— Mot composé de roche, château-
fort bâti sur une roche, et de blave, blé, motte de terre.
DE LA ROCHEVERNAY. — Composé de roche, châteaufort
et de vernay, qui veut dire orné, vitré.
DE LA ROCHELLE. — Seigneurie en Champagne et comté
et ville du dép. de la Charente-Inférieure, communes des
dép. de la Manche et de la Haute-Saône. V. La Rochelle.
Rochelle, engin de pêche, châteaufort, éclat de roche.
DE LA ROCHETTE.— La Rochette, seigneuries en Bretagne,
dans le Dauphiné, en Lorraine, dans le Maçonnais et en
Provence. Rochet, roc, falaise, capote, espèce de blouse,
sarrau.
DE LA RONDE. — Commune du dép. des Deux-Sèvres, can-
ton de Cerizay, arr. de Bressuire. Ronde, ados de foin
séché et piqué ensuite pour le mettre en meule.
DE LA ROQUE. — Seigneuries en Gascogne, en Normandie,
en Picardie, dans le Limousin. V. Laroque.
DE LA ROUVILLIÈRE. — De la Rouvière, dans le Bas-Lan-
guedoc, dép. du Gard, arr. d'Uzès. De rovel, rouge, rou-
geaud.
DE LA RUE. — La Rue, seigneurie en Normandie, érigée en
1470 pour Colin le Maignen. V. Larue.
DE LA SABLONNIÈRE. — Seigneuries en Bretagne et dans
l'Orléanais. Celle de Bretagne fut érigée en 1696 pour
de Pontbriand. Sablonnière, rivage sablonneux.
DE LA SAGUE. — De la Saugue, ville du Bas-Languedoc,
diocèse de Mende, parlement de Toulouse. Sague ou
saie, manteau court porté par les Romains.
DE LA SALLE. — Seigneuries nombreuses de ce nom, dont
deux en Normandie, et une en Bretagne. Y. Lasalle.
DE LA SAUDRAIS. — De la Sandre, rivière du Berry qui
se jette dans le Cher. Saudrais est un endroit arrosé par
deux rivières appelées Sandre ; rivière du Berry.
DE LA SAUSSAYE. — Seigneurie de Normandie, érigée en
[ 187 ]
1666 en faveur de Bouchard. Saussaie, est un lieu planté
de saules.
DE LASSE. — Châtellenie en Anjou, commune de la Basse-
Navarre et seigneurie de Bretagne, érigée pour Hubert
en 1696. Lasse, relâche, lassitude.
DE LASTRE. — De Lastour, dans le Limousin, diocèse de
Limoge. Lastre, carreau de verre employé dans le vi-
trage.
DE LA TESSERIE. — Seigneurie de Bretagne, érigée pour ^e
Tessier en 1696. Tesserie, tisserie, tissage.
DE LA THIBAUDIÈRE. — Des Thibaudières, seigneurie de
l'Angoumois, érigée en 1668 pour De la Laurencie. Thi-
baudière vient de thibaude, tissu grossier de poil de
vache.
DE LA TOUCHE. — Seigneuries de Bretagne et du Poitou.
Touche signifie coup.
DE LA TOUR. — Plusieurs seigneuries de ce nom, dont deux
en Normandie, une dans le Languedoc, etc. Tour, bâti-
ment haut et de forme ronde.
DE LAUBANIE. — Seigneurie dans le Bourbonnais, érigée
en 1731 pour De Magontier. Aubanie pour obanie, armée,
assemblée.
DELAUNAIS. — De Launay, seigneuries nombreuses de ce
nom en Bretagne surtout, commune du dép. de l'Eure,
canton de Beaumont. Aunaie, lieu planté d'aunes.
DE LAUNE. — Châtellenie normande, diocèse de Coutances,
parlement de Rouen. Aune, longueur de filet, aune des
prés.
DE LAURE. — Laure, commune du dép. de l'Aude, arr. de
Carcassonne. Laure, laurier.
DE LAURENS. — Laurens, commune du dép. de l'Hérault,
arr. de Béziers, canton de Murviel. De laure, laurier.
DE LAURICE. — Lauris, commune du dép. de Vaucluse, arr.
d'Apt, canton de Cadenet. Loris, petit wagon qui sert à
transporter les outils des cantonniers de chemins de fer.
DE LAURIER. — De Laurière, commune du dép. de la
Haute- Vienne, arr. de Limoges. V. Laurier.
[ 188 ]
DE LÂUTE. — D'Authe, commune du dép. des Ardennes,
arr. de Vougiers. Dérive de lautus, baigné, arrosé, net-
toyé.
DE LAUX. — Commune du dép. de la Drôme, arr. de Nyon.
DE LÂUZON. — V. Lauzon. De lauze, pierre plate.
DE LAVAL. — Baronnies en Bretagne et en Provence, sei-
gneuries en Picardie et dans le Forez. Laval, à terre, en
bas.
DE LAVALIERE. — La Vallière, seigneuries en Anjou et
dans l'Albigeois. Vallière, de vallier, petite vallée, creux.
DE LA VALLEE. — Seigneuries de la Bourgogne, de Nor-
mandie et de la Bretagne. V. Vallée.
DE LA VAUX. — Lavau, commune du dép. de la Loire-Infé-
rieure, arr. de Savenay. Lavaulx, seigneurie en Lorraine,
érigée en 1700. De vauce, vallon.
DE LA VILLE. — Communes des dép. de Picardie, de l'Aube,
de la Haute-Marne, etc. V. Ville.
DE LA VIMAUDIÈRE. — Vimaudière, lieu planté de jonc,
d'osier.
DE LAVOYE. — Lavoye, seigneurie en Bourgogne, érigée
en 1520 pour De Guyon. Lavoye, le chemin que l'on suit,
le caractère de la conduite.
DELBŒUF. — D'Elbeuf, ville de la Seine-Inférieure, arr.
de Rouen, et commune des dép. de la Seine et de la
Seine-Inférieure. V. Lebœuf.
DELCOURT. — D'Elcourt, commune de la Picardie, diocèse
d'Amiens. Court, qui a peu d'étendue, ce qui reste dû.
DE LEBAT. — Leba, lac des Etats prussiens formé par le
fleuve Leba, qui communique avec la mer Baltique. Bat,
petit bateau.
DELAYE. — Commune du Dauphiné, diocèse de Gap. Délais,
action de délaisser.
DELBARD. — D'Albaret, dans la Lozère, arr. de Marjevols.
V. Bard.
DELBAT. — D'Albas, commune du dép. du Lot, arr. de
Cahors. Bat, petit bateau, battement, cahotement.
[ 189 ]
DELBAY. — D'Elbes, en Quercy, diocèse de Cahors. Bay,
aboi.
DELBEC. — D'Elbaeh, commune de la Haute-Alsace, diocèse
de Bâle. Beke, ruisseau, égoût.
DE LE CHALLION. — De l'Echallon, commune du dép. de
l'Ain, arr. de Nantua, canton d'Oyonnax. Eschallon,
sorte d'étoffe.
DE L'ÉGLISE. — Eglise, commune du dép. de la Corrèze,
canton de Treignac, et' Eglise, bourg d'Auvergne, dép.
de Puy-de-Dôme, à 6 lieues de Clermont.
DELEIGNE. — Leignes, commune du dép. de la Vienne, arr.
de Montmorillon, canton de Chauvigny. Leigne, bois à
brûler.
DE LEMON. — Delémont, ancienne ville de Suisse, dans
l'évêché de Bâle, dép. du Haut-Rhône. Lemon pour
limon, boue, fange.
DE LENAC. — De Lenax, commune du dép. de l'Allier, arr.
de La Palisse, canton de Donjon. De lenir, adoucir.
DE LENDRECIE. — De Landrecie, ville du Hainaut, sur la
Sambre, à 6 lieues de Mons. De landreux, paresseux.
DELENTIN. — De Lantan, commune du dép. du Cher, can-
ton de Dun-le-Roi. De lent, sans force, languissant.
DE LEORÉE. — D 'Eourres, commune du dép. des Hautes-
Alpes, canton de Ribiers. De layrau, mesure pour le vin.
DE LÉRY. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1696 pour
De Morays, et communes des dép. de la Côte-d'Or et de
Normandie. Léry dérive du grec lura, lyre.
DELÉRIEUX. — De l'Erieux, rivière du Vivarais, qui se
jette dans le Rhône, à Beauchâtel.
DELÉRIQUE. — D'Eréac, commune des Côtes-du Nord, arr.
de Dinan.
LEROLLE. — L'Héraule, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Beauvais. De laire, douleur, peine.
DE L'ESPINAOE. — L'Espinasse, commune du dép. de la
Haute-Garonne, canton de Fronton, arr. de Toulouse.
Espinace, lieu couvert d'épines.
[ 190 ]
DE L'ESTAGE. — D'Estagel, commune du dép. des Pyré-
nées-Orientales, canton de La Tour. Estage, habitation,
demeure, séjour, stature, lutte. Lestage, chargement,
endroit où l'on charge les marchandises.
DELESTANG. — L'Estang, lieu du dép. de la Haute-Vienne,
arr. de Limoges. Létang, seigneuries en Champagne et
dans la Saintouge. L'Estang, seigneurie en Bretagne,
érigée en 1700 pour Charbonneau. De lester, prendre un
chargement. '^'
DELESTRE. — Seigneurie de la Bretagne, érigée en 1668 en
faveur de Chevalier. Estre, genre de vie, usage, exis-
tence, extraction.
DE L'ETEILLARD. — D'Estelle, commune du dép. de la
Haute-Garonne, canton de Saint-]\Iartory. Esteil, poteau.
DE L'ÉTENDARD. — D'Ettendorfif, dans la Basse-Alsace,
bailliage d 'Haguenau. Etendard, corde pour faire sécher
le linge.
DE L'ETOILE. — Létoile, commune du dép. de la Somme,
canton de Piquigny, arr. d'Amiens, et Etoile, seigneuries
de Bourgogne et de Bretagne, la première érigée en 1700
pour De Puy, et la seconde en 1669 en faveur de Pinart.
Etoile, comète, étoile à grande queue.
DE LEVAUX. — Levault, commune du dép. de l'Yonne,
canton de Châteauneuf, arr. d'Avallon. De levée, tombe,
revenu.
DE LEVIS. — Seigneurie dans le Hurepois, dép. de l'Ile-de-
France, et commune du dép. de l'Yonne, canton de
Toucy. Levis, double billon ou ados.
DELFOSSE. — De la Fosse, seigneuries en Bretagne et en
Normandie. Fosse, creux fait dans la terre.
DELGUEL. — De Légué, seigneurie unie en 1589 à huit terres
formant le comté de Tresmes. Guel, bai, basané.
DE LIASSE. — Lias, seigneurie dans le Languedoc, fondée
pour De Lustrac, en 1679. Lias, paquet, bâton au bout
duquel on attache une torche.
DE LIENNES. — Lienne, rivière de Picardie, qui baigne
[ 191 ]
Boulogne et va se décharger dans la mer. Liène, glane.
DELIERE. — Lières, commune du dép. du Pas-de-Calais.
Lière ou lire, de légère, lire.
DE LIGERÂS. — Des Ligers, commune de Bitry, dans le
dép. de la Nièvre. Ligeras de lige, vassal intimement lié
au seigneur.
DE LIGNERON. — De Lignerolles, communes des dép. de
r Aller, de l'Eure et de l'Indre. Vient de ligneur, pêcheur
à la ligne.
DE LIGNERY. — Ligneri, seigneurie en Picardie, et Ligne-
ris, seigneurie de Normandie, érigée en 1470 pour d'Es-
pinay. Ligneri de ligne, lignée, ficelle, sorte de petit
navire, ou de ligneraie, champ semé de lin.
DELIMEUR. — Limeux, seigneurie de Normandie, érigée en
1440 pour De Chambray. Limeure, limure, action de
limer.
DELINE. — Ligne, seigneurie dans la Brie, unie en 1686 à
la seigneurie de Ckampcenets, érigée en marquisat en
faveur de Quentin de Vienne. Line, ligne.
DELINELLE. — De Linel, seigneurie en Bretagne, érigée en
1696 pour Le Maistre. Linel ou lignel, fil enduit de poix.
DELINO, DELINAUX. — De Linaux, seigneurie du Poitou,
érigée en 1500 pour Cathus. Linot, en parlant d'un
homme de peu de sens, on dit que c'est une tête de linot.
Le linot ou la linote, est un oiseau qui a une toute petite
tête.
DE L'INTEL. — De Linthelles, commune du dép. de la
Marne, canton de Sézanne, arr. d'Espernay. Lintel, de
linteau, pièce de bois mis au-dessus d'une porte, pour
soutenir la maçonnerie.
DE LINTOT. — Lintot, seigneurie de Normandie, érigée en
1455 pour De Lintot. V. De L'Intel.
DELIQUE. — Licques, commune du dép. du Pas-de-Calais,
ar. de Boulogne, canton de Guines.
DE L'ISLE. — L'Isle, commune du dép. de la Dordogne,
arr. de Périgueux, et commune du dép. du Tarn, arr. de
Gaillac.
[ 192 ]
DE LISSY. — Lissy, seigneurie érigée en 1518 pour Lescot,
dans la Brie, dép. de Seine-et-Marne. De lissie, travail de
tapisserie.
DELLARD. — De Délie, ville dans la Haute-Alsace, diocèse
de Bâle. Lard, pièce de porc salé.
DELLAS. — De Las, baronnie en Béarn, érigée en 1600 pour
Josal de Las. De Laz, seigneurie en Bretagne, érigée en
1668 pour Bariller. Las, endroit dans une grange à côté
de l'aire, où l'on entasse les gerbes.
DELLEBLOND. — De Blond, commune du dép. de la Haute-
Vienne, canton et arr, de Bellac.
DELLECROSSE. — De Crosses, commune du dép du Cher,
canton de Baugy, arr. de Bourges. Crosse, abbaye,
dignité.
DELLEUR. — De Leure, seigneurie en Bretagne, érigée on
1696. Eur, bordure, côte, eure, fortune, sort.
DELLIERES. — De Lierres, seigneurie en Artois et ville du
Brabant, à deux lieues de Malines, V. Delière.
DELLOYE. — De la Loye, commune du dép. du Jura, canton
de Montbarrey, arr. de Dôle. Loie, galerie en bois qui
sert à relier deux parties d'une muraille, ou à relier
deux bâtiments.
DELMAGE. — De le Mage, commune du dép. de l'Orne, arr.
de Mortagne. Mage, magicien, imprimerie.
DELMAS. — Du Mas, canton du dép. du Yar, canton de
Saint-Auban, arr. de Grasse. Mas, ferme dans le midi de
la France.
DELMEGE^ — De Delme, dans le pays Messin, diocèse, de
Metz. Mége, médecin.
DELGEIL. — De Lœuilly, en Picardie, diocèse de Soissons.
(Eille, brebis.
DELOGES. — Loges, seigneuries en Bourgogne, en Norman-
die et dans le Poitou. Loge, abri de feuillage, cabane,
boutique, tribune.
DE LOMBRON. — Lombron, commune du dép. de la Sarthe,
arr. du Mans, canton de Montfort.
[ 193 ]
DELONG. — Seigneurie de Normandie, érigée en 1463 pour
De Villiers. Long, côté, longueur.
DELONGE. — Longey, seigneurie en Normandie, érigée en
1480 pour De Longey. Longé, terme de blason, se dit de
l'oiseau de proie; les longes sont de petites lanières
qu'on attache à leurs pieds.
DE LONGUEIL. — Seigneurie de Normandie et bourg, à une
lieue de Dieppe. De longue!, un peu long.
DELOR. — Lor, commune du dép. de l'Aisne, en Picardie,
canton de Neufcliâtel, arr. de Laon. Lor, laurier.
DELORES. — Loré, commune du dép. de l'Orne, canton de
Juvigny.
DE LORIMIER. — Lorimier, se disait autrefois pour lormier,
celui qui fait des ouvrages de lormerie, menus ouvrages
en fer.
DE LORME. — Lorme, seigneuries en Bretagne, en Picardie
et en Touraine. Orme, arbre.
DE LORTEHET. — Lorthet, commune des Hautes-Pyrénées,
dans l'Armagnac, canton de Labarthe, arr. de Bagnères.
De lourt, niais, badaud.
DELOUCHES. — Commune dans le dép. du Pas-de-Calais,
arr. de Saint-Omer. Louche, brèche, cuiller à pot, droit
perçu sur les grains de la halle, langue bien pendue.
DE LOUVIGNY. — Bourg du Maine, dép. dç la Mayenne, à
2 lieues de Laval, commune des Basses-Pyrénées et du
pays Messin. De lovin, de loup.
DE LOUVAIS. — Seigneurie en Champagne, devenue mar-
quisat en 1624. Louvais, vient de louve, outil en fer pour
soulever une pierre.
DE LOUVRE. — Louvre, bourg de l'Ile-de-France, entre
Paris et Senlis, canton de Luzarches, arr. de Pontoise.
DELPEAU. — Lepaud, commune du dép. de la Creuze, can-
ton de Chambon, arr. de Boussac.
DELPESCHE. — De Pêche, dans le Haut-Languedoc, diocèse
de Toulouse. Pesche, pêcherie.
DELPIT, — Pite, monnaie, qui valait le quart d 'un denier.
13
[ 194 ]
DELPORTE. — V. De la Porte. Porte, transport, sorte
d'oublié.
DELPRAT. — De Prat, commune du dép. des Côtes-du-Nord^
arr. de Lanion. Prat signifie pré.
DELPUE. — Puers, bourg du Brabant, dans les Deux-Nèthes.
Puete veut dire cheville, fausset de tonneau.
DELRUE. — V. De la Rue.
DELSORE. — De Sore, commune du dép. des Landes, arr.
de Mont-de-Marsan. Sore, vient de sorôs, tas.
DE LUC Y. — Commune dans le dép. de l'Yonne, arr. d 'Aval-
Ion, et seigneurie en Normandie, érigée en 1486 en fa-
veur de Le Roux. Vient de lux, lumière,
DE LUGNY. — Bourg de Bourgogne, dép. de Saône-et-Loire,
à 3 lieues de Mâcon; village dans le Pas-de-Calais, et
baronnie dans le Charollais.
DE LUGO. — De Lugaut, commune du dép. des Landes, arr.
de Mont-de-Marsan, et Lugos, commune du dép. de la
Gironde, canton de Belin, arr. de Bordeaux. Lugo,
dérive du grec lugos, osier, pressoir.
DE LUSÂS. — Lussas, commune du dép. de la Dordogne,
canton et arr. de Nontron. De lux, lumière.
DE LUSERET. — De Luzeret, commune du dép. de l'Indre,
canton de Saint-Gaultier, arr. de Blanc. De luisir,
briller, luire.
DE LUTH. — De Delut, dans le dép. de la Meuse, arr. de
Montmédy. Lut, sorte de bois, terre à potier.
DE LUSIGNAN. — Seigneurie de Guyenne, érigée en 1618
en faveur de de Lusignan, à 5 lieues de Poitiers, aussi
ville du dép. de la Vienne. Vient de lus, lumière.
DELVILLE.— D'Elleville, dans la Beauce, près de Chartres.
Ville, ferme, village.
DELZARD. — D'Elzes, dans le Bas-Languedoc, diocèse
d'Uzès. Vient de zardre, éparvin.
DELZENNE. — D'Elzing, commune du pays Messin, près de
Metz.
DE MAGNAC. — Ville et seigneurie de la Basse-Marche, dép.
[ 195 ]
de la Haute-Vienne à 1 lieue de Dorât et à 3 lieues de
Bellac. Magnac de magnus, grand.
DE MAISONCELLE. — Seigneuries dans la Brie, dans le
]\Iaiue et en Normandie. Celle de Normandie fut érigée
en 1775 pour De Hamel. Maisoncelle, vieux mot, qui
signifiait une petite maison.
DE MAISONNEUVE. — Seigneuries en Poitou et dans le
Berry, et communes dans la Bourgogne, le Jura, la
Mayenne, et la Haute-Saône. Maisonneuve, manoir neuf.
DE MALLERAY. — Malleraye, cliâtellenie de Normandie,
sur le bord de la Seine, au pays de Caux. De maler,
tourmenter.
DE MANCHON. — De Démange, dans le dép. de la Meuse,
arr. de Commercy. Manchon, manche de la charrue, gar-
niture de la manche.
DE MANTETH. — De Mantet, dans le Roussillon, diocèse de
Perpignan. De mant, message, commandement.
DE MANTH. — Mant, commune du dép. des Landes, canton
d'Hagetmau, arr. de Saint-Sever. De mant, message.
DEMARAIS, DEMARAY. — Marais, commune en Artois,
diocèse d'Arras. Maray, commune du dép. de l'Aube,
arr. de Troyes. De marre, houe.
DE MARBRE. — Marbre, cylindre sur lequel s'enveloppe le
cordage qui fait mouvoir la barre du gouvernail.
DE MARBRELLE. — Marbrel, marbre de la roue qui fait
mouvoir une cloche, la cloche elle-même.
DE MARCHAIS. — Commune de la Brie, diocèse de Sois-
sons, et seigneurie en Picardie, érigée en 1566 pour De
Proisy. Marchais ou mare, eaux accumulées dans les
terrains bas et y sèchent sous les rayons du soleil.
DE MARENNE. — Seigneurie du Berry, érigée en 1618 en
faveur de Gigault, ville du dép. de la Charente-Infé-
rieure, et commune du dép. de l'Isère, arr. de Vienne.
Marene, cerise aigre.
DE MAREUIL. — Seigneurie en Bretagne, et bourgs du
Poitou, sur la Laye, et dans le Périgord, à 4 lieues de
Nontron.
[ 196 ]
DE MARÎLLAC. — Ville de la Charente, canton de La
Rocliefoucault, arr. d 'Angoulème. De marille, registre.
DE MARLE. — Seigneuries de Bretagne et de Picardie.
Vient de maria, marne.
DE MARSAC. — Seigneurie dans le Rouergue, érigée en
1690 pour De Maulmont, et bourg du Périgord, remar-
quable par une fontaine qui a son flux et reflux. De
raarse, flétrie, fanée.
DE MARTIGNY. — Comté du Barrois, érigé en 1725 en
faveur de du Hau, et seigneurie en Champagne, érigée
en 1600 en faveur de Choiseul. De martinerie, usine.
DE MASSOINGS. — Massoins, ville des Alpes-Maritimes,
arr. de Puget-Théniers, canton de Villars-du-Var. Mas-
soings, mausoin, mauvais soin, mauvaise administration.
DEMASY. — Mazy, seigneurie de Picardie, érigée en 1680
pour De Frémont. De mas, maison de campagne.
DE MAUBUISSON. — Seigneuries de Bretagne et de Picar-
die. Maubuisson, mauvais buisson.
DE MAUPRE. — Maupret, dans la Franche-Comté, diocèse
de Besançon. Mauprest, qui n'est pas préparé.
DE MAY. — Seigneurie en Normandie, et bourg d'Anjou,
dép. de Maine-et-Loire, à 8 lieues de Montreuil. Mai,
branches vertes, colonnade de menuiserie.
DE MAZE. — Bourg du dép. de Main-et-Loire, canton de
Beaufort. Maset, tenure sur laquelle s'élevait une orai-
son.
DEMELLE. — Commune du dép. des Deux-Sèvres, arr. de
Niort. Melle, boucle, anneau.
DEMELLIS. — De Meilly, commune de la Côte-d'Or, arr.
de Beaune. Meslis, étoffe de laine rouge, mêlée, combat.
DEMENU.— Menu, bourg de l'Ile-de-France, dép. de l'Oise,
à 5 lieues de Beauvais. Menu, aveu et dénombrement fait
au seigneur des héritages en terres et rentes foncières,
sujets à un rachat.
DE MERI. — Communes des dép. de l'Oise et de Seine-et-
Marne, et Merie, seigneurie érigée en 1600 pour la
Mouche. Méri, œsophage.
[ 197 ]
DEMERLE. — Seigneuries en Anjou, en Auvergne et dans
le Comtat-Venaissin. Merle, sorte d'étoffe, une nèfle.
DEMERS. — De Mers, communes du dép. de l'Indre et de la
Somme. Mers, marchandise.
DE MERU. — Ville de Picardie, arr. de Beauvais, dans le
dép. de l'Oise.
DE MERVILLE. — Bourg situé sur les confins de l'Artois,
sur la Lis, et seigneurie de Normandie, érigée en 1463
pour De Vaux. Merville, merveille.
DEMESLE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1556 pour
Du Chastel, et bourg du Perche, à 4 lieues d'Alençon.
Mesle, mélange, méteil.
DEMET. — De Mestes, commune du dép. de la Corrèze, arr.
d'Ussel. Met, pétrin, huche, vase.
DEMETELIN. — Metelin, île de l'Archipel, au nord de l'île
de Scio. De mesteil, blé mêlé de seigle.
DEMÈTRE. — Mestre, commune du dép. de la Corrèze, can-
ton et arr. d'Ussel. Mètre, mesure de quatre boisseaux,
un franc.
DEMETRIE. — V. De la Métrie.
DEMEULES. — Meulles, commune du dép. de Calvados, arr.
de Lisieux, canton d'Orbec. Meule, petits paquets de lin
liés pour le rouissage.
DEMEURANT. — De Demeur, en Armagnac, diocèse d'Auch.
Vient de meure, pointe de l'épée.
DEMEY. — Commune du dép. de la Moselle, dans le pays
Messin, arr. de Metz. Mée, huche.
DE MEZY. — Mézy-sur-Seine, seigneurie dans le Vexin.
Mézy-Moulins, commune du dép. de l'Aisne, arr. de Châ-
teau-Thierry. Mésil, méteil.
DE MILLETS. — De Millet, seigneurie en Languedoc, érigée
en 1580. Millée, millet bouilli au lait, et millet, maladie
de la bouche chez les enfants.
DE MINES. — Seigneurie en Bourgogne, érigée en 1659 en
faveur de Rochefort. Mine, minéral, souche, minium.
DE MIRAY. — Miré, commune du dép. du Maine-et-Loire,
[ 198 ]
arr. de Segré. Miré, terme de chasse, se dit d'un sanglier
vieilli, dont les défenses sont recourbées en dedans.
DE MITRE. — Bourg des Bouches-du-Rhône, arr. d'Aix, et
Mistre, dans la Gironde, commune de Lacanau.
DE MITRE. — De Mitry, dans le dép. de Seine-et-Marne, arr.
de Meaux. De mitrer, mettre une mître.
DE MOLE. — Mole, commune du dép. du Var, arr. de Dra-
guignan, et seigneurie en Provence, érigée en 1540 en
faveur de Boniface. Mole, modèle, moule, monture, botte
d'osier, forte muraille ou terrasse qu'on oppose à l'im-
pétuosité de la mer pour la sécurité des ports.
DEMOLIERS. — De Moliez, dans le Bas-Languedoc, diocèse
de Mende, parlement de Toulouse, et Mollets, dans le
dép. des Landes, arr. de Dax. Molier, tailleur de meules
à moulin, tenancier d'un moulin.
DEMON, DEMOND. — V. Desmond.
DEMONCEAU. — Seigneuries de Flandre et de Picardie.
Moncel, petit mont.
DE MONCEAUX. — Seigneuries de Bourgogne, de l'Ile-de-
France et de Normandie.
DE MONCEL. — Seigneurie de la Champagne, érigée en
faveur de Montagnac, et communes des dép. de la
Meurthe et des Vosges. V. Monceau.
DE MONGARON. — De Montgeron, commune du dép. de
Seine-et-Oise, arr. de Corbeil.
DE MONIC. — De Moniac, dans l'Agenois, parlement de
Bordeaux. Demonique, démoniaque.
DE MONMARQUÉ. — Montmarquet, commune du dép. de
la Somme, canton d'Hornoy, arr. d'Amiens. Marquet,
sorte de chien.
DE MONREDON. — Montredon, commune du dép. du Lot
et seigneurie du Rouergue, de 1683. Redon, rondin, gros
bâton de fagot.
DE MONREPOS. — Seigneurie en Guyenne, érigée en 1758,
en faveur de Jausselin de Brassay. Repos, lit.
DE MONSÉGUR. — Ville du dép. de la Gironde, arr. de la
Réole, et communes du dép. des Landes, de Lot-et-Ga-
ronne, des Basses-Pyrénées.
[ 199 ]
DE MONTAY. — Commuiie du dép. du Nord, canton de
Catteau, et Montay, seigneurie en Touraine, érigée en
1500 en faveur de Chesneau. Montée, quantité d'eau
montée d'un puits salin pour faire le sel, monture, pro-
motion.
DE MONCHARVAUX.— Montcharvot, com. du dép. de la
Haute-Marne, canton de Bourbonne, arr. de Langres.
DE MONTEL. — Commune du dép. du Puy-de-Dôme, arr.
de Riom. Montel, pour monticule.
DE MONTELEON. — De Monthelon, communes des dép. de
la Marne et de Saône-et-Loire.
DE MONTESSON. — Seigneurie en Champagne, érigée en
1650 en faveur de Legros. Tesson, partie latérale d'un
pressoir.
DE MONTEUIL. — Commune dans le Dauphiné, diocèse de
Vienne. De monteux, montueux.
DE MONTGAILLARD. — Bourg de l'Ariège à 1 lieue de
Foix; autre du même nom dans le dép. des Landes, à
2 lieues de Saint-Sever, De mont, monde, et de gaillard,
gai, joyeux.
DE MONTIGNY. — Nombreuses seigneuries de ce nom en
Bretagne, en Bourgogne, en Normandie, en Poitou, en
Picardie, en Lorraine. De montigneus, sorte de poisson.
DE MONTMAGNY. — Montmagny, seigneurie de la Bour-
gogne, érigée en 1597 pour Huault. Montmagny vient
de mons, mont, et de magnus, grand, élevé.
DE MONTMÉDY. — Ville du Luxembourg français, et du-
ché de Carignan, sur le Cher, dép. de la Meuse. De mont,
et de médy, médecin.
DE MONTPELLIER. — Ville du Bas-Languedoc, près de
la rivière de Lez, à 2 lieues de la mer, et commune de
la Charente-Inférieure, canton de Gémozac. De pellier,
fabricant de pelles.
DE MONTROCHEAU. — De Montroche, seigneurie de la
Basse-Marche, érigée en 1550 pour De Carbonnières.
Rochaut, labre, genre de poisson appelé aussi vieille de
mer.
[ 200 ]
DE MONTROSE. — De Montrozier, commune du dép. de
l'Aveyron, canton de Bozouls, arr. de Rodez.
DE MONVIEL. — Commune du dép. de Lot-et-Garonne,
canton de Cancon, arr. de Villeneuve. Monviel, mon
vieux.
DE MORAS. — Seigneurie et bourg du Dauphiné, dans le
dép. de la Drôme, à 3 lieues de Saint-Vallier. V. Mo-
rasse.
DE MORE. — Village de Bourgogne, à 1 lieue de Bar-sur-
Seine. More, fourrure de petit gris, marais, tourbière,
pointe de l'épée.
DE MOSNY. — Seigneurie de Normandie, érigée en 1661
pour De l'Angle. Monil, collier.
DE MOUCHY. — Seigneurie de Picardie, érigée en 1700 en
faveur de Papin. De moucher, espionner.
DE MOULIN. — Moulin, seigneuries en Bourgogne, dans le
Limousin, et en Lorraine, commune du dép. de l'Aisne,
et ville de l'Allier. Vient du grec mule, meule, moulin.
DE MOYRES. — De Moyré, seigneurie en Anjou, érigée pour
d'Hardouin en 1707. Moyre, de moer, marais, terre à
tourbe.
DE MUSSEAUX. — Commune du dép. de la Meuse, en Lor-
raine, canton de Revigny, arr. de Bar-le-Duc. De moussé,
émoussé, velu, moussu.
DE MUY. — Seigneurie en Provence qui remonte à 1279.
Muy ou muid, grande mesure de liquides de 280 pintes.
DE NANTHOIS. — Nantois, commune du dép. de la Meuse,
canton de Ligny, arr. de Bar-le-Duc. Nantois, qui est de
Nante ou du Nantois.
DE NARCY. — Communes du dép. de la Nièvre et de la
Haute-Marne.
DENEAU. — De Neau, gros village dans les Pays-Bas d'autre-
fois, situé à 2 lieues de Limbourg, et Neau, dans le dép.
de la Mayenne, arr. de Laval. V. Neau.
DENECHAUD. — De Nechers, bourg dans l'Auvergne, dio-
cèse de Clermont. De dénicher, découvrir la demeure de
quelqu'un, ou de nichier, séjourner.
[ 201 ]
DENELLE. — Nelle, seigneurie en Normandie, érigée pour
De Chevenelles.
DE NEUVILLE. — Seigneuries en Bretagne, en Picardie,
dans le pays Chartrain, dans le Lyonnais, et dans le
Beauvaisis. De neuffile, ruban de fil.
DE NEUVILLET. — Neuvillette, communes des dép. de la
Somme et de la Sarthe. Neuviller, ville du dép. du Bas-
Rhin et bourg de la Meurthe, à 5 lieues de Nancy.
DE NE VERS. — Comté du Nivernais, érigé en l'an 1000
pour De Nevers.
DENIAU. — Niau, seigneurie du Nivernais, érigée pour De
Saulieu, en 1644. Nieau, nichée.
DENIBEL. — Nibelle, commune dans le dép. du Loiret, arr.
de Pithiviers, canton de Beaune. De nieble, sorte d'oi-
seau de proie.
DENICOUR. — De Denicorps, seigneurie de Normandie, éri-
gée en 1300 pour De Cotentin. De nicore, abomination.
DENIEZ. — De Deniers, seigneurie en Artois, de 1700. Niée,
nichée, couvée, quantité.
DENIGER. — De Denicé, commune du dép. du Rhône, arr.
de Villefranche. Niger, vieux mot qui se disait pour
nigauder. Vient de nugari, badiner. Nigée, nichée.
DE NIORT. — Niort, ville située à 14 lieues de Poitiers,
dans le dép. des Deux-Sèvres, et Niort, communes des
dép. de l'Aude et de la Mayenne. Niort s'emploie dans
l'expression prendre le chemin de niort, pour dire nier.
DENIS. — De Denney, commune de Belfort, canton de Fon-
taine. Denis, nom propre.
DE NIVELLE. — Nivelle, ville du dép. du Nord, canton de
Saint-Amand, arr. de Valenciennes. Nivelé, neige.
DE NIVERVILLE. — Seigneurie canadienne, comprise dans
la ville des Trois-Rivières, aussi appelée Champflour.
DE NOGENT. — Seigneurie de l'Ile-de-France, érigée en-
1383 pour De Beaumont. De noge, jeune bête bovine.
DE NOM. — Village situé près de Villefranche. Nom, nom
d'homme.
DENONCOURT. — De Noncourt, seigneurie en Lorraine,
[ 202 ]
érigée pour De Combles en 1696. De noncure, négligence.
DENONVILLE. — Denonville, communes du dép. de Seine-
et-Marne et des Vosges.
DE NORAY. — Norrey, commune du dép. du Calvados, et
Norray dans le Barrois.
DE NORMANVILLE. — Communes des dép. de l'Eure et de
la Seine-Inférieure.
DE NOTE. — Noth, commune du dép. de la Creuse, arr. de
Guéret. Note, chant, édit, tache, notoriété.
DE NOUE. — Seigneuries en Normandie, en Touraine et
dans le Berry. Noue, terre humide et grasse, tuile faite
en demi canal pour permettre à l'eau de s'écouler.
DE NOYAN. — Noyant, seigneurie en Normandie, érigée
pour Payen en 1544, et Noyan-sur-Sarthe, seigneurie
dans le Maine. Noyant, a donné origine au mot néant, et
signifie un quidam, un homme quelconque.
DE NOYELLE. — Seigneurie en Picardie, dans le dép. du
Pas-de-Calais, érigée pour Picquet en 1700. Devint mar-
quisat. Noiel, bouton, nielle.
DE NOYON. — Noyon-sur-Andelle, seigneurie et ville de
Picardie, située à 7 lieues de Laon et de Soissons. Noyon,
lieu creux où, quand la boule arrive, on perd son coup,
en terme de jeu de boule.
D 'ENTREMONT. — Commune de la Haute-Savoie, arr. de
Bonneville. Entremont, ce qui est entre les montagnes.
DEOM, DEON. — De 0ms, commune des Pyrénées-Orientales,
arr. de Céret. Dérive de Deum, accusatif de Deus, Dira.
DEOUST. — Oust, rivière de Bretagne, qui se jette dans la
Vilaine, et ville du dép. de l'Ariège, arr. de Saint-
Girons.
DEPAIN. — Communes dans le Berry et dans le Bourbon-
nais. Pain, en vieux français, se disait pour boisseau.
DEPAIRON. — Pérou, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Gex. Pairons, les deux pennes des ailes, le père et la
mère.
DE PARFOURRU. — Parfouru-l'Eclin, seigneurie de Nor-
mandie, érigée en 1391 pour De Parfouru. De parfouir,
creuser profondément.
[ 203 ]
DE PAROY. — Seigneurie de la Brie-Champenoise devenue
marquisat en 1685. Paroy, vieux mot qui signifiait mu-
raille. Vient de paries.
DEPATIE, DEPATIS. — Seigneurie dans le Vendômois, éri-
gée en 1774 pour De Serignac, et le Pâtis-Saint-Nieolas,
près Angers. Patis, pâture, maigre, inculte.
DEPAUL. — Paul, ville du Languedoc, sur l'Egli, et Paule,
commune du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de Guingamp.
Paul, nom d'homme.
DE PEIRAS. — Peirat, commune du dép. de la Creuse et
de la Haute-Vienne.
DE PELTEAU. — Pelletot, commune du dép. de la Seine-
Inférieure, canton de Longueville, arr. de Dieppe. Pel-
teau veut dire petit bouclier, léger et très maniable.
Vient de pelta, pelte.
DEPENCIER. — De Pencey, en Champagne, diocèse de Toul
ou de Pancé, dans le dép. d 'Ille-et- Vilaine, arr. de Redon.
Depencier, dépensier.
DE PENETIÈRE. — De Pennesière, commune du dép. de
la Haute-Saône, canton de Rioz, arr. de Vesoul. Penne-
tière, vieux mot, pour dire panetière, bourse à bergers,
faite comme une fronde.
DE PERTEAU.— De Pert, en Normandie, diocèse de Bayeux.
Perteau, dim. de pert, perte.
DE PLACE. — Bourg du Maine, à 3 lieues de Mayenne, et
seigneurie de Normandie et dans le Lyonnais. Place,
calvitie.
DE PLAINE. — Plaine, bourg en Anjou, dans le dép. de
Maine-et-Loire, et commune du dép. des Vosges, canton
de Saales, arr. de Saint-Dié. Plaine, étendue de pays plat
DE PLAQUE. — De Plœuc, commune des Côtes-du-Nord, arr.
de Saint-Brieuc. Plaque, ancienne monnaie de cuivre à
valeur variable.
DE POITIERS. — Ville et capitale du Poitou, dép. de la
Vienne. Poitiers, potier.
DE POIX. — Seigneuries de Champagne et d'Artois. Poi,
petit, faible.
[ 204 ]
DE POMMERAY. — Commune du dép. de Maine-et-Loire,
arr. de Cholet. Pommeraie, lieu planté de pommiers.
DE PONT. — Seigneuries en Bretagne et en Dauphiné. Pont,
pommeau de l'épée.
DE PORTEAUX. — De Portant, seigneurie en Anjou, érigée
en 1665, en faveur de Gibot. Portaux, portes.
DE PORTNEUF. — Seigneurie dans la Province de Québec,
érigée en faveur de M. de Portneuf. De port, défilé, et
neuf, nouveau.
DE POULIGNY. — Seigneurie du Nivernais, érigée en 1667
pour De Reugny. De poulier, hisser au moyen d'une
poulie.
DE PRADAL. — Commune du dép. de l'Hérault, canton de
Bédarieux, arr. de Béziers. Pradal, dim. de prade, prai-
rie.
DE PRÉCILLON. — Commune du dép. des Basses-Pyré-
nées, canton et arr. d'Oloron. De précier, priser, appré-
cier.
DE PROUVILLE. — Commune du dép. de la Somme, canton
de Bernaville, arr. de Doullens. De provaille, preuve,
provision.
DEPUI. — Puix, seigneurie du Perche, et commune du dép.
du Haut-Rhin, arr. de Belfort, et Puid, com. du dép. des
Vosges, canton de Senones. Pui, montagne, colline,
coteau.
DE PUISEAUX. — Ville dans l'Orléanais, parlement de
Paris. De puiset, petit puits.
DE PUTOT. — Seigneurie en Normandie, érigée pour d'Her-
bouville en 1545. Putot, de putel, bourbier, mare.
DE PUYBARD. — De Pont-de-Barret, commune du dép. de
la Drôme, arr. de Montélimart. Nom composé de puy,
montagne, colline et de bard, bois façonné à la varlope
DE QUERA. — Queyras, village dans les Hautes-Alpes, arr.
de Briançon. De quereor, celui qui va à la recherche.
DE QUILIEN. — De Quily, commune du Morbihan, canton
de Josselin, arr. de Ploërmel. De quillet, gentil.
DE QUIN. — Quins, commune du dép. de l'Aveyron, arr. do
Rodez. Quin, singe.
[ 205 ]
DE QUINDRE. — De Quinte, ville et dépendance d'Angers.
Il y avait cinq Quintes.
DE QUAY. — Commune du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de
Lannion et de Saint-Brieuc. Quay, moyen, ressource.
DE RAINVILLE. — Rainville, ville du dép. des Vosges,
canton de Châtenois, arr. de Neufchâtel. Rain, branche,
ramée, lisière d'un bois.
DE RAMEZAY. — V. Ramesay.
DE RASPE. — De Rapey, commune du dép. des Vosges, arr.
de ]\Iirecourt. Raspe, futaie, grosse branche.
DE RASTEL. — De Ratenelle, commune du dép. de Saône-et-
Loire, arr. de Mâcon. Rastel, herse d'une porte de ville,
sorte de poire, candélabre.
DE RAVENELLE. — Ravenel, seigneurie de Bretagne, éri-
gée en 1696 pour Gouin. Ravenelle, fleur jaune du prin-
temps, connue sous le nom de giroflée.
DERBANNE. — De Derbamont, dans le dép. des Vosges, arr.
de Mirecourt. D'erbet, herbe.
DERBEVILLE. — D 'Erbéviller, commune du dép. de la
IMeurthe, arr. de Nancy.
DERDEVENS. — D'Erdevens, commune du dép. du Morbi-
han, canton de Belz, arr. de Lorient. Erdevens pour
erdevance, redevance, rencontre.
DERE. — Rey, commune du dép .de l'Aveyron, canton de
Montbazens, et Ré, île du golfe de Gascogne, dans la
Charente-Inférieure. Desré, faute, désordre, dommage.
DEREAU. — D'Erau, rivière du Languedoc, qui se jette
dans la Méditerrannée, et Reau, commune du dép. de
Seine-et-Marne, canton de Brie, arr. de Melun. Reau
signifie trou.
DE RÉMIGNY. — Villes des dép. de l'Aisne et de Seine-et-
Loire.
DEREMOND. — Seigneurie dans le Berry diocèse de Bourges,
Remont, surenchère. Remond, de remonde, ramille.
DE REMONCHÀMP. — Ramonchamp, commune du dép. des
Vosges, à 4 lieues de Remiremont. Remonchamp, champ
de ramilles.
[ 206 ]
DE RÉMY. — Bourg de l'Oise à 2 lieues de Clermont en
Beauvoisis, et bourg d'Auvergne, dép. du Puy-de-Dôme,
à 1 lieue de Thiers. Remiz, passereau.
DE RENNES. — Rennes, ville de la Haute-Bretagne, sur
la Vilaine, commune du dép. du Doubs, canton de Quin-
gey, arr. de Besançon, et Rennes dans le Languedoc.
Renne, mammifère des contrées du Nord.
DE RENOM. — Renung, bourg du dép. des Landes, arr. de
Saint-Sever. Renom, surnom, fête, et renon, sorte de
manteau.
DE REPENTIGNY. — Commune du dép. du Calvados, can-
ton de Cambremer, arr. de Pont-l'Evêque. Dérive du
latin repentinus, prompt, subit.
DE RER. — Rets, seigneurie normande, de 1550. V. Deré.
Ré, bûcher, four, ou de rez, mesure rase, botte, faisceau,
pelure, niveau.
DEREUX. — Reux, seigneurie en Normandie, érigée pour
De Meurdrac, en 1458. Reux veut dire rhubarbe.
DE RICHEBOURG. — Seigneuries en Artois, en Touraine et
en Normandie. Richebourg, bourg riche.
DE RICHEVILLE. — Seigneurie de Bretagne, érigée en
1696 pour de Jeslin. Richeville, ville riche.
DERICOURT. — Ricourt, commune du dép du Gers, canton
de Marciac, arr de Mirande. De ricouart, fortification
en terre.
DERIEN. — Rian, commune du dép. du Var, arr. de Bri-
gnoles. Rien, chose, être, personne. Derrien, dernier.
DERIEUX. — Rieux, ville du Haut-Languedoc, sur la Rise,
et ville de l'Aude, à 4 lieues de Carcassonne, et com-
munes de Picardie, de Bretagne et de Normandie.
DE RIGAULT. — Rigaud, commune du dép. des Alpes-Ma-
ritimes, arr. de Puget-Théniers. Rigaut, gueux, misé-
rable.
DE RIGNY. — Bourg du dép. de l'Aube, sur la Vanne, à 8
lieues de Troyes, et plusieurs autres.
DE RINON. — V. De Renom. Dérive de rine, tour, manière
d'agir.
[ 207 ]
DERNY. — D 'Erny, commune du dép. du Pas-de-Calais, can-
ton de Fauquemberque, arr. de Saint-Omer. D'ernuer,
se cabrer ou de derne, morceau.
DEROCHE. — Seigneuries en Bourgogne, en Champagne et
dans le Dauphiné. V. Laroche.
DE ROCHEBLAVE. — Nom composé de roche, châteaufort,
et de blave, pâle.
DE ROCHEMOND. — Commune sur les confins de l'Au-
vergne, diocèse de Limoges. Vient de roche, châteaufort
et de mont, tas, monceau.
DEROGE. — De Roger, seigneurie en Rouergue, érigée en
1746 pour De Bourrau. Rogé vient de roge, rempart.
DE ROIGNY. — Rogny, seigneurie en Picardie, «t commune
du dép. de l'Yonne, arr. de Joigny. De roie, filet de
pêche.
DE ROISSY. — Village de la Brie-Parisienne, dép. de Seine-
et-Marne, à 2 lieues de Lagny.
DEROME, DE ROME. — D'Erome, canton du dép. de la
Drôme, arr. de Valence, ou de Rome, commune du dép.
des Deux-Sèvres, canton de Chenay. Eromme, calamité.
DE ROMPRE. — Romprey, en Bourgogne, diocèse de Langres,
parlement de Dijon. De romperie, rupture, et derompre,
briser, torturer.
DE ROQUEMAURE. — Bourg du Bas-Languedoc, à 5 lieues
d'Uzès, et ville dans le dép du Tarn. Ce mot est composé
de roque, châteaufort, et de maure, qui est de l'ancienne
Mauritanie.
DEROSE. — Roze, en Normandie, parlement de Rouen.
DEROSETTE. — Rozette, en Franche-Comté, parlement de
Besançon. Rosete, petite rose, sorte de vin.
DEROSIER. — Commune du dép. de la Corrèze, arr. de Tulle,
canton d'Egletons et de Juillae. Rosier, jardin rempli de
roses, dette non payée.
DE ROSTAING. — Comté dans le Blaisois, érigé en 1634
en faveur de Rostaing. De rost, chaleur brûlante.
DE ROSY. — Rosis, commune du dép. de l'Hérault, arr. de
Béziers. De rosir, devenir rose.
[ 208 ]
DEROUEN. — Rouen, ville de la Seine-Inférieure. Rouain,
ornière.
DEROUET. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1668 pour
de la Belaudière, et communes des dép. de l'Aveyron et
de l'Hérault. Rouet, roue d'engrenage.
DEROUIN. — De Rouine, lieu du dép. des Basses-Alpes,
commune de Draix. En Normandie on appelle dérouine
une sorte de hotte semblable à une chaise, sur laquelle
les rétameurs installent leurs outils lorsqu'ils vont chi-
ner, et rouinne, outil de sabotier.
DEROUSSEAU. — V. Desrousseaux.
DEROUSSEL. — V. Desroussel.
DEROUSSON. — Commune du dép. du Gard, arr. d'Alais.
De roussoier, roussir.
DE ROY. — Roye, ville de la Picardie, dép. de la Somme, à
4 lieues de Montdidier, et commune du dép. de la Haute-
Saône, arr. de Lure. V. Roy.
DE ROYBON. — Bourg du Dauphiné, dép. de l'Isère, à 9
lieues de Grenoble. Roybon, bon roi.
DEROYON. — Commune du dép. du Pas-de-Calais, canton de
Fruges, arr. de Montreuil. Royon signifie royal.
DERUE. — Rue, ville du dép. de la Somme, sur la Maje, à
3 lieues d'Abbeville. Erue, roquette, ancienne fusée de
guerre.
DERUME. — De Rumaisnil, commune du dép. de la Somme,
arr. d'Amiens. De rume, fosse.
DERVAUX. — De Derval, bourg du dép. de la Loire-Infé-
rieure, arr. de Châteaubriant. De dervée, lieu planté de
chênes.
D 'ERVILLIERS. — Commune du dép. du Pas-de-Calais, can-
ton de Croisilles, arr. d'Arras.
DÉRY. — D'Ery, bourg dans la Champagne, diocèse de
Langres, parlement de Paris. Déri, déluré, avancé.
DERYZY. — D'Erize, commune du dép. de la Meuse, arr. de
Bar-le-Duc.
DESABRAIS. — Des Abrets, bourg du dép. de l'Isère, arr.
de la Tour-du-Pin. Sabrée, pluie torrentielle.
[ 209 ]
DE SAILLY. — Ville de Champagne, dans la Haute-Mame,
et seigneuries de Bourgogne, de Normandie et de Picar-
die. Saillie, sortie, course.
DE SACQUEREY. — De Sacqueney, seigneurie en Bour-
gogne, érigée en 1710. Sacquerée, endroit où l'on remi-
sait les sacs.
DE SAINT-AGNAN. — Commune du Berry, à 3 lieues de
Romorantin.
DE SAINT-NICOLAS. — Seigneurie de Normandie, érigée
en 1463 pour de Juvigny.
DE SAINT-OURS. — Saint-Ours, communes dans le dép. du
Puy-de-Dôme et de la Savoie.
DE SAINT-PAIR. — Seigneurie de Normandie et ville de
la Picardie, sur la rivière de Poix, érigée en duché-
pairie sous le nom de Gréqui en 1652. Pair, chaudron.
DE SAINT-PIERRE. — Bourgs en Saintonge, dans le dép.
de la Manche et dans le Périgord. Pierre, prison.
DE SARENE. — Saren, bourg du Loiret, à 2 lieues d'Orléans,
Araine, ciment.
DE SAIVE. — Saivre, bourg du Poitou, dép. des Deux-
Sèvres, à 1 lieue de Saint-Maixent. Salve, sorte de mon-
naie.
DE SALES. — Seigneurie en Gascogne, érigée en 1780,
DE SAINT-VINCENT. — Seigneurie de Bretagne, érigée en
1650 en faveur de Charbonneau, et seigneurie du Lan-
guedoc, érigée en 1753 pour De Blanquet de Rouville,
seigneuries du Poitou et de la Provence.
DE SALINE. — Sallinnes, seigneurie en Bretagne, érigée en
1700 pour de la Chapelle. Saline, endroit où l'on fa-
brique le sel.
DE SALLE. — Salle, en Picardie, seigneurie érigée en 1700
pour De Matifas. Salle, sauge.
DESALEURS. — De Saleux, commune du dép. de la Somme,
arr. d'Amiens. Saleur, saloir.
DESALLIERS. — Salliez, ville du Béarn, dans les Basses-
Pyrénées, à 3 lieues d'Orthez. Sallier, salière, salaire.
DESAMBOR. — Sambor, ville des Etats-Autrichiens, dans
14
[ 210 ]
la Gallicie, ou de Sambourg, commune du dép. de
l'Yonne, arr. de Tonnerre. De samble, ou chanvre.
DESANG. — Sans, seigneurie en Provence, érigée pour de
Meyraur en 1748.
DE SANTERRE. — Ville de Picardie, dép. de la Somme.
DE SANTES. — Commune du dép. du Nord, arr. de Lille.
De sanitas, santé.
DESARDEAU. — De Sardos, communes des dép. de Lot-et-
Garonne et de Tarn-et-Garonne. Dérive de sarde, sar-
doine.
DESAULNIERS. — De Saulnières, corn, des dép. d'Eure-et-
Loir et d'Ille-et- Vilaine. Saulnier, lieu où l'on vend le
sel.
DE SAUREL. — V. Sorel.
DESAUTELS. — De Sautel, commune du dép. de l'Ariège,
canton de Lavelanet, arr. de Foix. Sautele, petit saut.
DESAVIER. — De Savières, commune du dép. de l'Aube,
canton de Méry. Avier, faire vivre, protéger la vie.
DESBARATS. — D'Esbarres, commune de la Côte-du-Nord,
arr. de Beaune. Barat, signifie mensonge, fourberie, et
esbare, barre, lice.
DESBARDES. — V. Barde. Barde, bat, selle, instrument de
charpentier.
DESBARTCH. — D'Esbareich, commune des Hautes-Pyré-
nées, arr. de Bagnères-de-Bigorre. D'esbat, coup.
DES BERGÈRES. — Bergères, commune du dép. de l'Aube,
canton et arr. de Bar-sur-Aube. Bergère, fille qui garde
les moutons.
DESBIENS. — Bians, commune des Basses-Pyrénées, à 2
lieues de Bayonne, et commune du dép. du Doubs, can-
ton de Levier, arr. de Portalier. Bian, corvée.
DESBLES. — Bleys, lieu du dép. du Tarn, canton de Cordes,
arr. de Gaillac. Blée, champ de blé, moisson, et esblester,
herser.
DESBŒUFS. — Bœuf, lieu du dép. de la Loire, commune de
Saint-Pierre-de-Beuf, arr. de Saint-Etienne, et Beu, sei-
geurie érigée en comté en 1657 pour Hurault de l'Hôpi-
tal. Vient d'esbofir, pouffer.
[ 211 ]
DESBOIS. — Les Bois, seigneurie en Artois, érigée en 1466
pour d'Applaincourt. Vient d'esboer, effrayer, tourmen-
ter.
DESBORDES. — Les Bordes, seigneuries en Auxois, dans le
Nivernais, en Normandie et en Poitou. Desborde signifie
foule.
DESBRIEUX. — Brieux, ville de la Haute-Bretagne, Côtes-
du-Nord, et commune de l'Orne, canton de Trun. Brieux,
congé ou passeport, permission de naviguer.
DESBUTTES. — Butte, seigneurie en Bretagne, érigée en
1696 pour Des Landes. Butte, grand tonneau.
DESCAILLHAUT. — Commune du dép. de l'Aude, canton
d'Alaigne, arr. de Limoux. Vient d'escaille, ardoise.
DESGÂMPES. — Commune du dép. du Tarn, canton de
Cordes, arr. de Gaillac. Campe, droguet croisé.
DESCARDONETS. — Seigneurie érigée en 1700 pour Mont-
morency. Cardonette, fleur d'artichaut.
DESCARIS. — V. Décary. Esquarri signitie carré, et escarrie,
quadrature, bataillon carré.
DESCARREAUX. — Des Carreaux, seigneurie de Norman-
die, érigée en 1697, ou d'Escarro, eom. des Pyrénées-
Orientales, arr. de Prades. Vient d'escarrer, polir,
équarrir, rendre carré.
DESCAUT, DESCO. — D'Escot, commune des Basses-Pyré-
nées, arr. d'Oloron-Sainte-Marie. Vient de caut, ruse.
DESCAYRAC. — D'Esquehéries, com. du dép. de l'Aisne,
arr. de Verouins. D'esquerre, rechercher.
DESCELLES. — Celles, seigneurie dans le Périgord, érigée
en 1580 pour De Beaupoil, et communes dans les dép. de
l'Aube, de l'Ariège, du Cantal, de la Charente-Infé-
rieure, du Puy-de-Dôme, de l'Hérault.
DESCENT. — Commune du dép. de la Seine-Inférieure, can-
ton de Longueville. Descent, succession, en terme de
droit.
DESCHAILLONS. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1668
pour De Gaudrion, et commune du dép. de la Meuse,
canton de VigneuUes. Eschaillon, échelle.
[ 212 ]
DESCHAL. — Commune du dép .de l'Ain, canton d'Izerhore,
et commune du dép. de la Sarthe, arr. du Mans. Ghal,
chevalier. On en a formé sénéchal.
DESCHALLES. — V. Challes.
D 'ESCHAMBAULT. — De Cliambau, seigneurie érigée en
1690 en faveur de Vidaud. Deschamber veut dire lever,
placer. Esquembaux, sorte de chaussure.
DESCHAMPS. — Bourg d'Auvergne, dép. du Cantal, et
Champs, châtellenie en Lorraine, sur la Valogne. Es-
champ, fuite, subterfuge, faux-fuyant.
DESCHATELS. Seigneurie en Bretagne, érigée pour
du Chastel, et communes du Doubs, de l'Yonne, du Jura
et de l'Allier.
DESCHAULTS. — Deschaux, dans le dép. du Jura, arr. de
Dole. Chau, signifie tombé. Vient de chair, choir.
DESCHÂTELETS.— Seigneurie de Bretagne fondée en 1696
en faveur de Hay. Châtelet, dim. de château.
DESCHENAUX. — Commune du dép. de l'Aisne, arr. de
Château-Thierry. Chenal, courant d'eau bordé de terres
où un ruisseau peut entrer.
DESCHÈNE, DESCHÈNES. — D'Eschêne, terrain de Bel-
fort, canton de Belfort. Vient d'eschené, canal, rigole.
DESCHEVERY. — Cheverré, commune dans l'Angoumois,
parlement de Paris.
DESCLAIRS. — Claires, seigneurie en Languedoc, érigée en
1700 pour de Barravy. Esclaire, soupirail, lucarne, éclair,
DESCLUS. — De Clux, bourg dans le dép. de Seine-et-Oise,
canton de Verdun-sur-le-Doubs, arr. de Chalon. Clut,
morceau.
DESCŒURS. — D 'Escœuilles, commune du Pas-de-Calais,
arr. de Saint-Omer.
DESCOLOMBIERS. — Seigneurie en Languedoc, érigée en
faveur de Daleyrac. Colombiers, pièces de bois enden-
tées qui servent à soutenir un navire quand on veut le
mettre à l'eau.
DESCOMPS, — Ville de la Provence, dép. du Var, et sei-
gneurie du Languedoc, érigée en 1635 pour de Sauvan.
[ 213 ]
DESCONGES. — Commune du dép. de la Sarthe, arr. de
Mamers, canton de Marolles.
DESCORMIERS. — Seigneurie en Bretagne, érigée en 1480
pour De Chambray.
DESCORMO. — Cormost, en Champagne, diocèse de Troyes,
et Cormoz, commune du dép. de l'Ain, arr. de Bourg, et
Cormot, commime du dép. de l'Aube, canton de Bouilly.
DESCOTEAUX. — Commune du dép. de Seine-et-Oise. Co-
teau, cotel, cotte de maille.
DESCOTES. — Les Côtes, commune du dép. de l'Isère, arr.
de Vienne. Côte, ancienne contrée du canton de Vaud,
en Suisse. Cote, degré de parenté, et escote, écot.
DESCOUDRAYS. — Seigneuries en Bretagne, en Norman-
die, en Champagne et dans l'Ile-de-France. Coudray,
lieu planté de coudriers.
DESCOURBIERES. — Seigneuries en Languedoc et dans le
Rouergue.
.DESCROSES. — Seigneuries du Périgord et du Vivarais.
Vient du verbe escrouser, creuser.
DESDEVENS. — De la Devansaye, seigneurie en Anjou.
Desdevens, dedans, intérieurement.
DESELLES. — Seigneurie dans le Berry, et commune du
dép. de la Haute-Saône, arr. de Lure. Sele, escabeau.
DESENNECY. — Sennecey, bourg de Bourgogne, dép. de
Saône-et-Loire, à quatre lieues de Châlons-sur-Saône.
DE SENNEVILLE. — Seigneurie en Normandie, érigée en
1463 pour Hervieu. Sene, assemblée.
DE SERRES. — Seigneurie en Guyenne, érigée pour Pon-
deux en 1483. Serre, scie, espadon, montagne, serrure,
prison, garde.
DE SERRIAU. — De Serris, commune de Seine-et-Marne,
arr. de Meaux. Deserré, en vieux français, course, fuite.
DE SERY. — Commune du dép. des Ardennes, arr. de Rethel.
Séry, soirée, assemblée du soir.
DE SEVE. — Village situé à peu de distance de Paris. Sève,
jus, sauce.
DESFONDS. — Fons, seigneurie du Languedoc, érigée en
1717 pour de la Nogarède. Fons, fontaine.
[ 214 ]
DESFONTAINES.— Commune dans la Charente-Inférieure,
commune de Chaillevette. Fontaine, eau, plaie, qua-
trième dimanche du Carême.
DESFORETS. — Seigneurie en Normandie, et seigneurie,
dép. du Nord, arr. d'Avesnes. Forest, sorte d'arbre.
DESFORGES. — Seigneuries d'Anjou et de Bretagne. Forge,
idée, invention, ferrage.
DESFOSSÉS. — Lieu dans la commune de Savigny-sur-
Bayer, dép. de Loir-et-Cher, et seigneurie de Bretagne,
érigée en 1500 pour De Bouexic. D'esfosser, creuser.
DESFOXJRNAUX. — Les Fourneaux, dans la commune de
Charonne-sur-Loire, dép. de Maine-et-Loire, et autre
dans la commune de Vénizy, dép. de l'Yonne. Fournot,
petit four.
DESGAGNES. — De Dégagnac, commune du dép. du Lot,
en Quercy, canton de Salviac, arr. de Gourdon. D'es-
gaignier, gagner, conquérir.
DESGEORGES. — Commune dans le Rouergue, diocèse de
Rhodez.
D'EGLY. — Seigneurie de Normandie, érigée en 1690 pour
Du Monceau de Nollent.
DESGRANGES. — Les Granges, seigneuries du Poitou, de
Normandie et de Bretagne, cette dernière de 1668, éri-
gée en faveur de Barrin. Grange signifie métairie.
DESGRAVIERS. — Les Graviers, dans la commune de la
Guerche, dép. du Cher. D'esgraver, enlever le gravier.
DESGROIZELLES. — De Grézolles, commune du dép. de la
Loire, arr. de Roanne.
DESGUERROIS. — Les Guerrots, seigneurie en Normandie,
érigée en 1557 pour De Bourbel. D'esguerre, contenance
d'une aiguière.
DES GUITTES. — De Cuistres, bourg du dép. de la Gironde,
sur riU, à une lieue de Coutras. Guistre, sorte de mesure.
DESHAIES. — Les Hayes, commune des dép. de Loir-et-
Cher, et du Rhône. Eshait, joie, ardeur.
DESHARNAIS. — De Harnes, commune du Pas-de-Calais,
arr. de Béthune. Harnois, arme, armure, outil, bagage,
poids, tumulte.
[ 215 ]
DESHERY. — De Dehéries, commune du dép. du Nord, arr.
de Cambrai. Herry, homme très long.
DESHETRES. — Des Déserts, commune du dép. de la Savoie,
arr. de Chambéry. De esestre, être éloigné.
DESIEVE. — De Sievoz, commune du dép. de l'Isère, arr. de
Grenoble.
DESILETS. — D'Islettes, commune du dép. de la Meuse,
arr. de Verdun, et d'Ihlet, commune du dép. des Hautes-
Pyrénées, canton d'Arreau. lUaie, lieu planté d'osiers, et
ilée, raie, trace.
DESILLES. — Les Isles, seigneurie de Bretagne, érigée en
1668 en faveur de Brandin, et Ils, commune de Norman-
die, sur Laison.
DESILVA. — V. Dassylva.
DESIMBLIN. — De Saint-Blin, commune du dép. de la
Haute-Marne, arr. de Chaumont. Simble, fleur de farine.
, DESINTRE. — Cintré, seigneurie de Bretagne, érigée en
1648 pour Huchet. De cintrel, cintre.
DESIRE. — De Cires, commune de l'Oise, arr. de Senlis.
Sire, seigneur.
DE SIVRAG. — Civrac, seigneurie en Guyenne, érigée pour
Angevin.
DESJADOU. — De Jauldes, commune de la Charente, arr.
d'Angoulème.
DESJARDINS. — Les Jardins, seigneurie en Bretagne, éri-
gée en 1500 pour le Borgne, et seigneurie en Normandie,
érigée en 1533 pour du Livet.
DESHAIT. — De Déhault, commune du dép. de la Sarthe,
arr. de Mamers. Deshait, découragement, malaise.
DESJARLAIS. — Des Jarjayes, commune du dép. des Hautes-
Alpes, arr. de Gap. Jarlais, dérive de jarle, mesure pour
le vin, grande cuve pour les vendanges.
DESJEAN. — De Dejointes, dans le dép. du Cher, commune
de Chassy. Jane, ajonc.
DESJORDY. — Commune du dép. de l'Aveyron, canton et
arr. de Villeneuve. Desgordy, amaigri.
DESLABILLET. — La Billais, seigneurie de Bretagne, érigée
en 1668 pour De France. Labile, fragile.
[ 216 ]
DESLANDES. — Commune de la Loire-Inférieure. Landes,
pays rempli de bruyères et de sablons.
DESLÂRD. — Laures, seigneurie du Languedoc, devenue
marquisat en 1747. Lare, seigneurie de Normandie, éri-
gée en 1667 pour De Boullemer. Eslande, levier, gros
bâton.
DESLAURIERS. — V. De Laurier. Laurier, arbre dont la
tige est unie et sans nœuds.
DESLIERES. — Lierres, seigneurie en Artois, érigée en 1490
pour D'Ostrel, et Lierre, en Touraine. Eslier, égayer,
réjouir.
DESLIETTES. — Liettres, commune dans le dép. du Pas-de-
Calais, arr. de Béthune. Liette, cordon, ruban.
DESLIGNERIS. — Ligneris, seigneurie en Normandie, éri-
gée en 1470 pour D'Espinay. Vient de ligneraie, champ
semé de lin.
DESLOGES. — Les Loges, seigneuries en Normandie et dans
le Poitou. Loge, abri de feuillage, cabane, boutique, tri-
bune.
DESLONGCHAMPS. — Longchamps, seigneuries en Anjou,
dans le Barrois et dans le Vermandois.
DESLORIERS. — V. De Laurier.
DESMAISONS. — Maisons, seigneurie de Normandie, érigée
en 1700 en faveur de Bernard. Maison, manoir.
DESMANCHES. — D'Esmans, commune de Seine-et-Marne,
arr. de Fontainebleau. Esmanche, emmanchement.
DESMARCHAIS. — Les Marchais, seigneurie dans le Valois,
érigée en 1750 pour Des Fossez. Marchais, mare. Vient
de l'allemand marast, lieu bourbeux,
DESMARCHAND. — Marchant, seigneurie dans la Bresse,
qui date de 1263.
DESMAREST, DESMARETS.— Desmarest, seigneurie dans
la Brie, érigée en 1558 pour Dauvet, et Les Marets, sei-
gneuries de Bretagne et de Normandie, la première
datant de 1696, et l'autre de 1500. Maret, marette, ma-
rée, petite mare.
DESMAROLLES. — Marolles, seigneuries du Gatinais, de
Normandie et de Touraine.
[ 217 ]
DESMARQUEST. — Marquay, seigneurie en Picardie, érigée
en 1467 pour De Lanchy. Marquet, sorte de chien, mon-
naie vénitienne.
DESMÂRRE. — Mards, commune du dép. de l'Eure, arr. de
Bernay, et commune du dép. de l'Aube, arr. de Troyes.
Vient d'esmarir, chagriner,
DESMARTEAUX. — De l'Isle-Marteau, en Saintonge, à une
lieue de Saintes ou de Martot, en Normandie, diocèse
d'Evreux. Marteau, la centaurée, primevère.
DESMAZÉS. — De Mazaye, commune du dép. du Puy-de-
Dôme, arr. de Clermont, et Mazé, bourg sur la Loire,
dans l'Anjou.
DESMELOISES. — Les Meloizes, seigneurie du Nivernais,
érigée en 1650 pour Renaud d'Avesne.
DESMEULES. — Meulles, commune dans le dép. du Calva-
dos, arr. de Lisieux. V. Demeule.
DESMITTES. — De Mistre, en Gironde, commune de La
Canau. Mitte, mot dont on se servait pour mesurer le
sel et le blé, nom d'une monnaie qui avait cours au 14e
siècle.
DESMOND. — Desmont, commune du dép. du Loiret, can-
ton de Puiseaux. D 'esmonderie, bois émondé.
DESMONT Aïs. — Montet, commune du dép. de l'Allier, arr.
de Moulins. Montet, dim. de mont, monde, tas, monceau,
billot. Desmontée, descente.
DESMONTS. — Les Monts, seigneurie dans le Vésin, érigée
en 1500.
DESMOULIERS. — D 'Esmoulières, commune de la Haute-
Saône, arr. de Lure. Vient d'esmouleur, meule à re-
passer.
DESMOULINS. — Esmoulins, commune de la Haute-Saône,
arr. de Gray.
DESMUSSEAUX. — Seigneurie de Champagne, érigée en
1304 pour de Boucher.
DESNAUX, DESNEAU. — De Desnes, commune du Jura, arr.
de Lons-le-Saunier. Naux, gros vaisseau, et esne, barque,
vase à mettre le vin.
[ 218 ]
DESNOUX. — D 'Esnouveaux, commune de la Haute-Marne,
arr. de Chaumont. Nou, nœud.
DESNOYERS. — Les Noyers, seigneuries de Champagne et
de Normandie, et communes des Basses- Alpes, du Loiret,
de l'Eure et de la Haute-Marne. Noyer, arbre.
DESOIGNEZ. — Des Trois-Oigney, dans la Franche-Comté,
près de Besançon. Soignée, redevance, service que devait
un vassal, cierge, chandelle, torche.
DESORCY. — De Sorcy, commune du dép. de la Meuse, arr.
de Commercy. Orcy, orchil, sorte d'oiseau.
DESORMEAUX. — Commune du dép. de Seine-et-Marne,
dans la Brie, canton de Rozoy, arr. de Coulommiers.
DESOULE. — Commune du dép. de l'Hérault, arr. de Lodève.
DESOURDY. — Sourdis, marquisat dans l'Orléanais, érigé
en 1657 pour d'Escoubleau.
DESPA6N0L. — D'Espagnac, bourg du Languedoc, dép. de
la Lozère.
DESPARD, DESPARES. — D 'Esparre, ville du pays de Mé-
doc, en Guienne, diocèse de Bordeaux.
DESPAROIS. — Parois, seigneurie dans le Barrois, érigée en
1573 pour de Rarécourt.
DESPATIS. — Les Patis, seigneuri î érigée pour Chabot, en
1580. Patis, lieu oii l'on menait paître les bestiaux, mau-
vais pâturage, espatir, repaître.
DESPEIGNES. — D'Espeigne, en Touraine, diocèse de Blois,
parlement de Paris. Vient d'espeigné, qui n'est pas
peigné.
DESPEIRÉ. — D 'Espère, dans le dép. du Lot, arr de Cahors.
DESPEIROUX. — D'Espeyroux, commune du dép. du Lot,
arr. de Figeac.
DESPERIERS. — Seigneurie en Normandie, dép. de la
Manche, à 4 lieues de Carentan. V. Desperrier.
DESPERONNEL. — D'Esprels, dans la Franche-Comté, dio-
cèse de Besançon. Péronel, nom donné à une femme de
basse extraction.
DESPERRIER. — Seigneurie en Anjou, érigée en 1528 pour
de Perriers. Perrier, carrier, graveur sur pierres, mar-
chand de pierreries, carrière de pierres.
[ 219 ]
DESPINALLY. — D'Epinal, dans les Vosges. Vient d'espi-
nal, sorte d'épice.
DESPINS. — D'Espins, commune du Calvados, canton de
Thury-Harcourt.
DESPITAUD. — D'Espiute, commune du dép. des Basses-
Pyrénées.
DESPLATS. — D'Esplas, commune du dép. de l'Ariège, arr.
de Pamiers. Plat, lit d'une rivière, bateau plat, marée
basse.
DESPOAS. — D'Espoey, dans le Béarn, près de Lescar.
DESPOINTES. — Commune du dép. du Tarn, arr. de La-
vaur. Espointe, pointe, épingle, clou, morsure, élance-
ment.
DESPONTS. — D'Espont, dans la Beauce, diocèse de
Chartres. Pont, pommeau d'épée.
DESPBÉS. — Les Prés, commune du dép. de la Drôme, arr.
de Die. Despréer, défricher un pré, le retourner pour
la semence.
DESPUIS. — D'Epuisé, dans le Maine, diocèse du Mans.
Pui, montagne. Heu élevé.
DESPUTEAUX. — Puteaux, seigneurie de l'Ile-de-France,
érigée en 1480 en faveur de Bourdin. Desputer, disputer.
DESQUERAT. — D'Esquehéries, commune du dép. de l'Aisne,
arr. de Vervins. Vient d'esquerre, habile.
DESQUILIN. — D 'Esquilles, commune du dép. de la Haute-
Garonne, canton de Villefranche. Vient d'esquille, mor-
ceau, fragment, petit ais.
DESRABIS. — Rabis, ravisseur, en parlant du loup. Esrabi,
d'Arabie, cheval d'Arabie.
DESRAGONS. — Esragons, d'Aragon.
DESRIVES. — Rives, bourg du Dauphiné, dép. de l'Isère, à
5 lieues de Grenoble, commune du dép. de Lot-et-Ga-
ronne, canton de Villeréal. Desriver, écarter de la rive.
DES RIVIÈRES. — Les Rivières, seigneurie en Bretagne,
érigée en 1480 pour Le Borgne, et commune de la Marne,
arr. de Vitry. Rivière, chasse au gibier d'eau, rivage,
condition, état.
[ 220 ]
DESROCHERS. — Les Rochers, seigneurie érigée pour De
Sévigné en 1700. Desrochers, tomber d'une montagne ou
d'une roche haute, ou encore jeter à bas une maison,
l'abattre, ou creuser, déraciner.
DESROCHES. — Les Roches, seigneurie en Touraine, et
bourgs du dép. de l'Isère, arr. de Vienne, et du dép. de
Loir-et-Cher, canton de Montoix.
DESROSIERS. — Les Rosiers, commune du dép. de Maine-
et-Loire, arr. et canton de Saumur. Desrosers, dégarnir
un rosier de ses roses.
DESROUSSELS. — Bois dépendant de la maîtrise des eaux
et forêts de Troyes, en Champagne. Roussel, sorte de
bâton.
DESROYAUX. — Desroyauter, priver de la royauté.
DESRU. — V. De la Rue. Vient de se desruer, se tromper de
rue.
DESRUISSEAUX. — Les Rousseaux, seigneurie de Nor-
mandie, érigée en 1450. Ruisseau, dim. de ruis, pièce de
terre.
DESRY. — V. Déry. Rye, rivage de la mer.
DE SAILLY. — Seigneuries en Bourgogne, en Normandie,
et en Picardie. Saillie, sortie, course rapide.
DESSABLONS. — Commune dans le dép. de l'Isère, en Dau-
phiné, canton de Roussillon, arr. de Vienne, et Sablons,
dans la Gironde, commune de Coutras.
DE SAINT-LOUIS. — Seigneurie en Bretagne, érigée en
1600 pour Du Fresne, et communes des dép. de la Dor-
dogne et du Haut-Rhin.
DE SAINTE-CROIX. — Baronnie en Bourgogne, et seigneu-
ries en Bretagne, en Champagne et en Normandie. Nom-
breuses communes de ce nom.
DESSAILLONS. — Saillons, bourg du Dauphiné, sur la
Drôme. Saillon, petit insecte qui ronge le lin.
DESSAINT. — Dessens, dans le Dauphiné, diocèse de Lyon.
Dessaint veut dire profane.
DESSALINES. — Les Salinnes, seigneurie de Bretagne, éri-
gée en 1700.
[ 221 ]
BESSANE. — De Sannes, commune dans le dép. de Vau-
cliise, canton de Pertuis, arr. d'Apt.
DESSAUX. — De Saux, baronnie de la Franche-Comté, et
seigneurie en Normandie, érigée en 1623 pour de Sainte-
Marie.
DESSENVILLE. — D'Essavilly, commune du dép. du Jura,
arr. de Poligny.
DESSERMONS. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1771
pour d'Ardigné.
DESSI. — De Dessia, dans la Franche-Comté, diocèse de
Besancon. Dessir signifiait démolir.
DESSOMBRE. — Sombre, dans le Boulonnais, parlement de
Paris. Sombre, jachère, saison du premier labour.
DESUEVE. — Suèvres, commune du dép. de Loir-et-Cher,
arr. de Blois. Sueivre, couturé.
DESTAILLIS. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1666
pour De Beauvais. Taillis, bois coupé de temps à autre.
DESTAIN. — D'Estaing, commune de l'Aveyron et des
Hautes-Pyrénées.
D'ESTIENNE. — D'Equennes, en Picardie, arr. d'Amiens.
Etienne, nom propre d'homme.
DESTIN. — D'Estain, ville du dép. de l'Aveyron, arr. d'Es-
palion. Destin, intention, destination.
DESTIVAL. — Commune de la Corrèze, arr. de Brive. Esti-
val, nom d'une ancienne chaussure.
DESTOUCHES. — D'Estouches, commune du dép. de Seine-
et-Oise, arr. d'Estampes, ou des Touches, seigneurie de
l'Ile-de-France, érigée pour Du Noyer en 1690, et sei-
gneurie dans le Maine, érigée pour Du Plessis, en 1572.
Touche, sorte d'éperon, ustensile qui servait à toucher
les viandes pour y déceler la présence du poison.
DESTOURS. — De Destord, commune du dép. des Vosges,
arr. d'Epinal. Estour, combat, bataille, tournoi, tour,
contour.
DESTRAMPES. — Trempes, seigneurie de Picardie, unie à
celle de Gribauval, et érigée en marquisat en 1681. De
destremper, accommoder, arranger, calmer.
[ 222 ]
DESTRÉE. — D 'Estrées, commune du dép. du Nord, arr. de
Douai, et Très, seigneurie unie en 1589 aux terres for-
mant le comté de Tresmes. Estrée, chemin, estré, instruit.
DES TRÈME. — D'Estrennes, dans le dép. des Vosges, arr.
de Mirecourt. Du verbe estremer, repousser au loin.
DESTROCHES. — D 'Estrochey, en Bourgogne, diocèse de
Langres. Troche, faisceau, masse, troupe, quantité.
DESTROISMAISONS. — Les Trois-Maisons, lieu du dép. du
Bas-Rhin, arr. d'Alkirch, et seigneurie de l'Ile-de-
France qui date de 1564.
DESTROSSES.— De Destrousse, dép. des Bouches-du-Rhône,
arr. de Marseille. Trosse ou trisse, palan à canon qui sert
à approcher ou à reculer la pièce de son sabord. On l'ap-
pelait aussi drosse.
DE SUEVE. — Suèves, commune du dép. de Loir-et-Cher,
arr. de Blois.
DES VILLERS. — De Deyvillers, commune du dép des
Vosges, arr. d'Epinal.
DESY. — D'Izy, commune du dép. du Loiret, dans l'Or-
léanais, arr. de Pithiviers, canton d 'Outarville.
DE TALÂRD. — Tallard, commune du dép. des Hautes-
Alpes, arr. de Gap. Talart, endroit élevé qui va en talus.
D'ETCHEPAR. — D'Etchebar, commune des Basses-Pyré-
nées, canton de Tardets, arr. de Mauléon.
DETERVILLE. — D'Eterville, commune du dép. du Calva-
dos, arr. de Caen.
DETIER. — De Deté, en Bourgogne, près d'Autron.
DE TILLY. — Châtellenie normande, érigée en 1463 et qui,
en 1766 devint marquisat en faveur de Tilly-d'Orceau.
Tilly, tilleul.
DE TONNANCOURT. — Signeurie de Normandie, érigée
en 1463 pour De Lyée.
DE TOUCHE. — Seigneuries en Bretagne et en Normandie.
DE TOUR. — Seigneuries de Normandie, du Forez et du
Biaisais.
DE TOURNAY. — Seigneurie en Normandie, et bourg de
l'Astarae dans les Basses-Pyrénées, à 4 lieues de Tarbes.
[ 223 ]
DE TRACY. — Commune du dép. de la Nièvre, canton de
Pouilly, arr. de Cosne.
DE TRÉMAUDAN. — Seigneurie en Bretagne, érigée en
1668 en faveur de Poullain.
DETREMONT. — Communes des dép. de Normandie, de
Lorraine, et de l'Anjou.
DETREPAGNY. — D'Etrepagny, dans le dép. de l'Eure,
arr. des Andelys. Trépagnon, mêlée.
DETRESAC. — D'Etretat, commune de la Seine-Inférieure,
arr. du Havre.
D'ETREVAL. — Seigneurie en Lorraine, devenue comté sous
le nom de Gournay.
DE TROYES. — Troyes, ville de la Seine, ancienne capitale
de la Champagne.
DETRUE. — True, dans la Marche, diocèse de Limoges. Tru,
subside, vient de tributum, tribut.
DETRUVAL. — D 'Etreval, commune de Meurthe-et-Moselle,
arr. de Nancy.
DE VALLÉE. — Vallée, commune du dép. de la Haute-
Saône, et communes de la Meuse et de la Charente-Infé-
rieure.
DE VALLETTE. — Commune du dép. de Lot-et-Garonne,
canton de Castillonnès, arr. de Villeneuve.
DE VALMER. — Seigneurie en Bretagne, érigée en faveur
de Binet en 1560.
DE VALRENNE. — De Valernes, commune des Basses-
Alpes, arr. de Sisteron.
DE VALOIS. — Seigneurie en Lorraine, érigée en 1691 pour
Henau.
DE VANNAR. — De Vanaire, commune dans le dép. de la
Côte-d'Or, arr. de Châtillon. Vaner, pleurer.
DE VANCHY. — Commune du dép. de l'Ain, canton de
Collonge, arr. de Gex.
DE VANY. — Commune du dép de la Moselle, canton de
]\Ietz, arr. de Metz. Vaunil, vanne.
DE VAREIL. — Vareille, seigneurie en Bretagne, érigée en
1700 pour De l'Aage.
[ 224 ]
DE VARENNES. — Châtellenie dans l'Orléanais, et seigneu-
ries en Normandie, en Picardie, en Bretagne, en Bour-
gogne, en Touraine et dans la Beauce. V. Varennes.
DE VASSON. — De Vassonville, dans la Normandie, diocèse
de Rouen.
DE VAU. — Seigneurie en Bretagne, érigée pour de la
Noue en 1669. On l'appelle Vau-Breton. Vau, signifie
lieu bas.
DE VAUDREUIL.— Village du dép. de l'Eure et marquisat.
Seigneurie en Languedoc, érigée en 1189, pour Adhémar.
DE VAUDREY. — Seigneurie en Bourgogne unie à celle de
Monciel, érigée en marquisat en 1740.
DE VAUTOUR. — De Vautorte, bourg dans le Maine, dio-
cèse du Mans.
DE VE. — Seigneurie érigée en 1570 pour Luillier, et com-
mune du dép. de la Loire-Inférieure, arr. de Château-
briant. Vé signifie malheur, menace.
DE VEILLEINE. — Veillane, bourg de la Savoie, à 3 lieues
de Turin, ou de la Vilaine, seigneurie normande.
DE VERAO. — Commune du dép. de la Gironde, arr. de
Libourne.
DE VÉRASSAC. — De Véraza, commune du dép. de l'Aube,
arr. de Limoux.
DE VERCHÈRES. — Commune dans le Bas-Languedoc, près
du Puy. Verchères, verger.
DEVEREAUX, — Veraux, commune du dép. du Cher, arr.
de Saint-Amand.
DEVERGIER. — Le Vergier, seigneurie dans le Vivarais,
érigée en r668 pour De Ruolz. Vergier, celui qui fabrique
des verges, des anneaux.
DEVERGNE. — De Verne, commune du dép. du Doubs.
DE VERLY. — Communes dans le dép. de l'Aisne, arr. de
Vervins. Il y avait le Grand et le Petit Verly.
DE VERNEUIL. Seigneuries de ce nom en Bretagne (1668),
en Bourgogne (1450), en Normandie (1393), en Picardie
(1690), en Anjou (1760).
DE VERRE. — Seigneurie dans la Franche-Comté, érigée
en 1360 pour De Pillot.
[ 225 ]
DE VERSE. — Commune du dép. de Lot, en Quercy, can-
ton de Saint-Géry, arr. de Caliors. Verse, formule de géo-
métrie, s'unit au mot sinus et le sinus verse d'un angle
est l'excès du sinus total sur le cosinus.
DE VÉZIN. — Commune du dép. d'Ille-et-Vilaine, canton
de Rennes. Vézin, dim. de veze, cornemuse.
DE VIENNE. — Seigneurie en Normandie, érigée pour de
Taillebois en 1463, et ville sur le Rhône, à 5 lieues de
Lyon.
DEVIEU. — Bourg du dép. de l'Ain, canton de Champagne,
arr. de Belley, et village de Normandie, à 2 lieues de
Caen.
DE VIGNEZ. — Vignette ou Vigneu, seigneuries de Bretagne,
érigée en 1696 et en 1600. Vignée signifie cave au vin.
DE VIGNON. — Village du Piémont, chef-lieu de l'arr. de
Pignerol.
DE VILLANDE. — De Villandry, marciuisat en Touraine,
diocèse de Tours.
DE VILLARS. — Baronnie en Bourgogne, et seigneuries
dans la Lorraine et le Poitou. C'est encore le nom d'un
village dans le Dauphiné, sur le chemin de Grenoble à
Briançon.
DE VILLERS. — Seigneuries en Normandie, en Bretagne,
en Picardie, en Lorraine, et dans le Barrois, et bourg de
Champagne, près de Troyes.
DE VILLE. — Deville, en Normandie et dans la Cham-
pagne, et Deville, commune du dép. des Ardennes, can-
ton de Monthermé. Ville signifie ferme, maison de cam-
pagne.
DE VILLEBOIS. — Seigneurie dans le Comtat-Venaissin,
érigée en 1522 pour D'Orléans, et bourg de Bretagne, à
5 lieues de Nantes, appelé aussi Vallet.
DE VILLEMUR. — Ville située sur le Tarn, à 4 lieues au-
dessus de Montauban, et commune des Hautes-Pyrénées,
arr. de Bagnerès.
DE VILLERAY. — Seigneurie de Normandie, érigée pour
de Livet, en 1539.
15
[ 226 ]
DE VILLIEUX. — Villieii, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Trévoux.
DE VILLY. — Seigneurie de Normandie, et communes dans
les dép. du Calvados, de l'Yonne et des Ardennes.
DEVIN. — D'Evin, dans le Pas-de-Calais, arr. de Béthune.
Vins, seigneurie de Provence, devenue marquisat en 1641
en faveur de Gardes. Devin, théologien.
DEVINE. — Vines, commune du dép. de l'Aveyron, canton
de Sainte-Geneviève.
DEVISSE. — Devise, commune du dép. de la Somme, arr.
de Péronne.
DE VITRE. — Seigneurie en Bretagne, érigée pour d'Acigné
en 1668. Vitre, vitreux.
DE VIVIER. — Commune du dép. d'Ille-et-Vilaine, arr. de
Saint-Malo. Vivier, sac ou filet mis dans l'eau et où le
pêcheur met ses poissons pour les conserver vivants.
DE VOISY. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1668 en
faveur de Clément.
DE VOST. — Seigneurie de Bretagne, érigée pour De Mou-
cheron, eu 1650. Dévot, dévoué.
DE XAINTES. — Xaintes ou Saintes, ville de la Saintonge.
D'EXPOSE. — De Poses, commune du dép. de l'Eure, arr. de
Bouviers.
D'EXTRAS. — D'Etrat, commune du dép. de la Loire, arr.
de Saint-Etienne.
D'EYMES. — Deyme, dans le Haut-Languedoc, diocèse de
Toulouse. Deme, damier.
DEZALLIERS. — Ailiers, dans le Dauphiné, diocèse de Gre-
noble.
DEZERY. — Communes des dép. du Gard et de la Corrèze.
En Languedoc, ce mot est employé pour Didier. Dézery,
viendrait comme Didier du latin desideratus, qui veut
dire désiré.
DEZIEL. — D'Izel, communes du dép. du Pas-de-Calais, en
Artois, canton de Vimy, et canton d'Aubigny.
DEZY. — D'Ezy, bourg de Normandie, dans le dép. de l'Eure,
à 6 lieues d'Evreux.
[ 227 ]
D'HARMES. — Commune dans le dép. du Pas-de-Calais.
D'HASTEREL. — Haterel, nuque, tête, poitrine.
D'HAUSSY. — Commune dans le dép. du Nord, arr. de Cam-
brai, canton de Solesmes.
D'HAUTEBOURG. — Commune dans la Normandie, diocèse
de Coutances, parlement de Rouen.
D'HAUTEL. — Autel, dans la Franche-Comté, diocèse et
parlement de Besançon. Hautel, dim. de haut, tertre,
éminence.
D'HAZE. — Hazès, seigneurie de Bretagne, érigée en 1764
en faveur de Menardeau. Azet, vinaigre.
D'HERBANNE. — D'Erbanne, dans le Gâtinais, diocèse de
Sens, parlement de Paris. Herban, droit des seigneurs
sur leurs hommes en remplacement de leur présence à
l'armée.
D'HERRE. — Herre, commune du dép. des Landes, canton
de Cabarret. Hère, pièce de terre, figure.
D'HERVAUX. — Seigneurie eu Touraine, érigée en 1456
pour De Préaux.
D'HOCQUINCOURT. — Village du dép. de la Somme, à 2
lieues d'Abbeville. Vient de hocq, troupe, escadron.
D'HUE. — Le Huet, seigneurie dans la Beauce, érigée en
1530 pour De Fonville. Huez, commune du dép. de
l'Isère, et Huest, commune du dép. de l'Eure. Huée, cri,
renommée.
D'HUGUES. — Lieu du dép. de Tarn-et-Garonne, canton de
Montpezat, arr. de Montauban.
D'HYERRE. — Dierre, bourg de la Touraine, et Hyerre,
seigneurie de l'Ile-de-France, unie à celle de Grosbois et
érigée en marquisat en 1734. Hier, veut dire aplanir
avec la hie.
D'IBERVILLE. — Seigneurie ou fief, de douze lieues sur dix,
dans la Baie des Chaleurs.
DIEL. — De Dielette, village du dép. de la Manche, arr. de
Cherbourg. Diel, nom d'homme, de deicola.
DIERS. — D'Hiers, commune du dép. de la Charente-Infé-
rieure, canton de Marennes. Dier, se dédier, se consacrer.
[ 228 ] '
DIAU. — Dio, seigneuries de Bretagne et du Languedoc.
Vient de hie, coup, attaque.
DICAIRE. — D'Esquirre, commune du dép. du Pas-de-Calais,
arr. de Saint-Pol. Disquaire, ouvrier qui fait des digues.
DICERE. — De Dicé, seigneurie de Bretagne, érigée en 1364
pour De Rieux. Dicere, en latin, dire.
DICHARD. — D'Ichy, commune du dép. de Seine-et-Marne,
arr. de Fontainebleau.
DIDIER. — De Dédier, commune du dép. de la Loire, et
bourg en Auvergne. Dédier, nom d'homme, correspon-
dant à Dizier, formé de desiderius, d'où Dezider, Die-
dier, Dizier et Didier.
DIEULEFIT. — Ville du Dauphiné, dép de la Drôme, à 5
lieues de Montelimart, diocèse de Die. Dieulefit, ou Dieu
le créa.
DIEZ. — Diey, dans le Gâtinais, diocèse de Sens, parlement
de Paris. Dié, Dieu.
DIFFERE. — De Differ, seigneurie de Bretagne, érigée en
1700 pour Malescot. Différé, changé, déguisé, rebelle.
DIGANNE. — De Digouin, commune* du dép. de Saône-et-
Loire, arr. de Charolles. Digane, charogne, viande de
mauvaise qualité.
DIGNAN. — Ville de Provence, dans le dép. du Gard.
DIGNARD. — De Dignar, bourg du Jura, arr. de Lons-le-
Saunier.
DIGON. — D'Igon, commune dans le Béarn, diocèse de Les-
car. Digon, terme de marine, bâton qui porte une ban-
derolle fixée au bout d'une verge. C'est encore une
espèce de dard pour prendre les poissons plats de basse
mer.
DIGUIER. — D'Illiers, commune d 'Eure-et-Loire, arr. de
Chartres. Vient de digart, éperon.
DIJON. — Ville de l'ancien duché de Bourgogne, dans le
dép. de la Côte-d'Or. Dijon vient de dire, qui en gaulois
signifie fontaine.
DILAY. — D'Ilhet, commune des Hautes-Pyrénées, canton
d'Arreau. lUaie, lieu planté d'osiers.
[ 229 ]
DILON. — De Dillo, commime du dép. de l'Yonne, canton de
Cerisiers. Dillon, selle pour femme.
DIMEL. — De Dimesnel, dans l'Agenois, parlement de Bor-
deaux.
DINANT. — Dinan, vicomte en Bretagne, érigée en 1607
pour Boiseon. On croit que le mot diantre vient du nom
de Dinan. Dinan, dinandier, qui fabrique des ustensiles
de cuisine en cuivre jaune.
DINELLE. — D 'Ineuil, commune du dép. du Cher, canton de
Lignières.
DINHARGUE. — De Dinard, ville dans le dép de l'Ille-et-
Vilaine, arr. de Saint-Malo.
DION. — Dions, commune du dép. du Gard, canton de Saint-
Chaptes. Dion, nom du mois où arrive l'équinoxe d'au-
tomne.
DIONET. — Dionay, dans le dép. de l'Isère, canton et arr. de
Saint-]\Iarcellin.
DIONNE. — Bourg en Bourgogne, dans le diocèse d 'Autun,
bailliage d'Aruay - le - Duc, dans le dép. de la Côte-
d'Or. Ce petit village était situé sur le sommet d'une
montagne, et dépendait de la baronnie de Rousset et de
la paroisse de Chailly, arr. de Beaune. Dione est le nom
d'une déesse du paganisme. Elle était fille de l'Océan et
de Thétis. On dit qu'elle fut la mère de Vénus, et que
c'est la raison qui a fait nommer cette dernière, Dionée.
DIONY. — De Dionizy, commune du dép. du Gard, dans le
Languedoc, arr. de Nîmes. Dionise, sorte de pierre pré-
cieuse.
DIOTTE. — De Dio, commune du dép. de l'Hérault, arr. de
Lodève. Diotte, folie, idiotisme.
DIOU. — Communes des dép. de l'Allier et de l'Indre. Diou
vient de diolo, deuil.
DIRES. — D'Irai, dans le dép. de l'Orne, arr. de Mortagne.
Iresse, disposition à la colère.
DISCOT. — D'Isques, dans le dép. du Pas-de-Calais, arr. de
Bretagne. Discot signifie distant.
DISLY. — D'Illies, dans le dép. du Nord, arr. de Lille.
[ 230 ]
DISQUET. — D'Isque, seigneurie devenue yicomté en 1675
en faveur d'Isque dans le Boulonnais, parlement de
Paris.
DITOT. — D'Itteville, commune de Seine-et-Oise, arr. d'Es-
tampes.
DITZEL. — Commune du Pas-de-Calais, canton d'Aubigny.
DIU. — De Diuse, baronnie dans le Béarn, érigée pour de
Bats.
DIVELEC. — De Divillac, dans l'Agenois, diocèse d'Agen.
De dive, divin.
DIVERNY. — D'Iverny, commune du dép. de Seine-et-Marne.
DIVONNE. — Commune du dép. de l'Ain, arr. de Gex,
Divone, fantôme sacré.
DIZIER. — D'Iziers, dans la Bourgogne, diocèse de Langres,
parlement de Dijon.
DIZY. — Dizy, communes dans la Champagne et la Picardie.
DO. — D'O, seigneurie et bourg de Normandie, dans le dép.
de l'Orne, à 3 lieues d'Argentan.
DOBE. — D'Obies, commune du dép. du Nord, arr. d'Avesne.
Obé, obéissant.
DOBIGNY. — D'Aubigny, communes des dép. de Normandie,
de Picardie, du Bourbonnais, et ville du dép. du Cher.
DOCYS. — De Doucy, commune du dép. de la Marne, arr.
de Vitry. Ocie, meurtre.
DODELIN. — De Dodelainville, dans la Picardie, diocèse
d'Amiens. Dodelin, celui qui tourne la tête doucement
et attentivement d'un côté à l'autre.
DODIENNE. — D'Audierne, commune du Finistère, arr. de
Quimper. Dérive de dodie, haine.
DODIEE. — De Dode, commune du dép. du Gers, arr. de
I\liraude. Dodier signifie anus.
DODIN. — D 'Oudincourt, commune de la Haute-Marne, arr.
de Chaumont. Dodin, signifie trompeur.
DOIN. — De Doing, seigneurie et commune de Picardie, dép.
de la Somme, arr. de Péronne. Oin, nom d'une espèce de
poire.
DOINET. — D'Oinville, communes du dép. d'Eure-et-Loir,
et de Seine-et-Oise. Doinet, dim. de doine, mou, lâche.
[ 231 ]
DOIRON. — D'Oiron, village du Poitou avec ehâtellenie, à
2 lieues de Thouars. Dérive de hoire, outre, vaisseau de
cuir.
DOLBEC. — De Dole-la-Béduque, dans le Jura, cominnue de
Dole. Dérive de oie, marmite, et de bec.
DOLEMBREUX. — D'Olemps, dans le Rouergue, diocèse de
Rodez.
DOLER. — D'Olet, bourg du Roussillon, dans les Pyrénées-
Orientales, à 2 lieues de Villefranche. 01er veut dire
sentir bon.
DOLLÂRD. — Golfe à l'embouchure de l'Ems, dans la mer
d'Allemagne. Le golfe de Dollart comptait autrefois 33
villages, qui furent submergés en 1277. DoUard de
doleor, qui rabote.
DOLLE.— Dol, ville du dép. de l'Ille-et-Vilaine, arr. de Saint-
Malo, et Dole, dans le Jura, en Franche-Comté.
D'OLONNÈ. — D'Olonne, seigneurie dans le Poitou, érigée
en 1150 pour d'Olonne, et Olonne, marquisat dans le
Comtat-Venaissin, dép. de Vaucluse, près de Vaison.
Aulonne, pièce d'étoffe fabriquée à Aulonne, en Beauce.
DOLTEN. — D 'Olten, ville de Suisse, canton de Soleure, sur
l'Aar, à 2 lieues d'Arbourg.
DOLUD. — De Dolus, bourg de l'île d'Oléron, dép. de la
Charente-Inférieure, et commune du dép. d'Indre-et-
Loire, canton de Loches.
DOMÂS. — Domats, commune du dép. de l'Yonne, canton de
Cheroy, et Domas, dans le Gâtinais, diocèse de Vienne.
Dommas signifie hebdomadier, semainier.
DOMBLET. — D'Omblèze, commune du dép. de la Drôme,
arr. de Die. Omblet, dim. de omble, nombril.
DOMMÂNGE. — De Domangéville, seigneurie en Lorraine,
érigée en 1774 pour De Pange. Dommangé est un mot
forgé de domicellus, damoiseau, écuyer, bachelier, non
encore chevalier. •
DOMPHOUSE. — De Fos-Amphoux, marquisat de Provence,
érigé en 1729.
DOMPIERRE. — Seigneuries dans le Barrois et la Bour-
[ 232 ]
gogne, et villages de Normandie, des Vosges, de Picardie.
DONAT. — Communes du dép. de la Drôme et du Puy-de-
Dôme. Dona, homme sans esprit, donat, la grammaire.
DONAIS, DONA Y. — D'Onay, communes du dép. de la Drôme
et de la Haute-Saône. Donée, signifie donataire, et donet,
petit présent.
DONCOURT. — Commune du dép. de la Haute-Marne, can-
ton de Bourmont, arr. de Chaumont.
DONGEAC. — De Donzacq, communes du dép. de Tarn-et-
Garonne et de la Gironde.
DONNER Y. — Seigneurie dans l'Orléanais, érigée en 1495
pour De Foyal.
DONNET. — D'Onnet, dans le Rouergue, diocèse de Rodez.
Donnet signifie soldat invalide logé dans les abbayes,
mauvais traité de grammaire et titre d'une pièce insérée
dans un jardin de plaisance.
DONTAILLE. — De Dontilly, commune du dép. de Seine-et-
Marne, arr. de Provins.
DONVILLE, — Communes du dép. du Calvados et de la
Manche. Donville, poire.
DONYS. — De Donzy, commune du dép. de la Nièvre, arr.
de Cosne.
DOPIN. — D'Oppy, commune du Pas-de-Calais, arr. d'Arras.
DORAIRE. — D'Oraas, commune des Basses-Pyrénées, arr.
d'Orthèz. Oraire signifie vêtement sacré appelé aussi
étole. Se prend aussi pour rochet ou pour un linge qui
sert à essuyer la bouche.
DORAIS. — D 'Oraison, seigneurie de Provence devenue mar-
quisat en 1588 pour D'Oraison.
DORAT. — Ville de la Marche, sur la Sève, à 10 lieues de
Limoges et à trois lieues de Bellac.
DORAY. — Dorée, bourg du dép. de la Mayenne, arr. de
Mayenne.
DORBIN. — D 'Orbigny, village de la Touraine, et seigneurie
en Normandie érigée en 1750 pour Le Fournier.
DORCEVAL. — Orcival, commune du dép. du Puy-de-
Dôme, canton de Rochefort.
[ 233 ]
DORCI. — Orcisse, seigneurie du Maine, érigée en 1700 pour
Du Bailleul. Orci dérive de orce, côté du navire, bâbord,
van.
DORE. — Commune du dép. de la Mayenne, canton de Lan-
divy. Doré, qui imite l'or, enduit, devant de lit. Oré,
vert, bord, frange.
DOREIL. — D'Orègue, dans la Basse-Navarre, diocèse de
Bayonne, parlement de Pau.
DORION. — D'Orion, commune du dép. des Basses-Pyré-
nées, canton de Sauveterre, arr. d'Ortliez. Orion, constel-
lation.
DORIOT. — D'Oriol, communes des dép. de la Charente et
de la Drôme. Oriot, porche, allée, corridor, loriot.
DORIS, DORISSE. — D'Oris, commune du dép. de l'Isère,
canton d'Entraigues. Dorise, femme ridicule.
DORLET. — D'Orleix, commune du Puy-de-Dôme, arr. de
Thiers. Orlet, bord, bordure.
DORNE. — Dornes, bourg- du dép. de la Nièvre, arr. de
Nevers. Dérive de orne, rangée de ceps, vigne.
DORNON. — D'Ornon, commune du dép. de l'Isère, canton
du bourg d'Oisans, arr. de Grenoble.
DORON. — D'Oron, commune du canton de Vaud, au nord
de Vevey. Doron, causeur ennuyeux.
DORSENNE. — D'Orsennes, seigneurie érigée pour de Cham-
borant en 1400, dans le dép. de l'Indre, canton d'Aigu-
rande.
DORSONNENS. — D 'Orsonnette, commune du dép. du Puy-
de-Dôme, canton de Saint-Germain-Lembron.
DORVAL. — Orval, commune dans le dép. du Cher, et Orval,
seigneurie en Bretagne, dép. de la Manche, arr. de Cou-
tances. La seigneurie fut érigée en 1666 en faveur de
Potier. Orval signifie tempête, ouragan. Les orvales sont
des accidents qui détruisent les récoltes, pluies, grêles,
ouragans, gelées.
DORVAUX. — D'Orvaux, seigneurie en Normandie, érigée
pour Le Comte en 1463. V. Dorval.
DORVILLIERS, — D'Orvilliers, seigneurie en Champagne,
érigée en 1500 pour de Vialart.
[ 234 ]
DOSQUE. — De Dosches, dans Ta Champagne, diocèse de
Troyes. Osque, osche, jardin fermé de haies.
DOSQUET. — V. Dosque.
DOSTA. — D'Osta, commune du dép. des Basses-Pyrénées,
arr. de Mauléon. De ost, armée.
DOSSAINVILLE. — Dossainville, commune du dép. du Loi-
ret, arr. de Pithiviers, canton de Malesherbes.
DOSTERT. — D'Ostergnies, dans la Flandre, diocèse de
Cambray. Oster, faire la guerre.
DOSTIE. — D'Ostieux, en Normandie, diocèse de Séez, par-
lement de Rouen. Dérive du latin ostium, porte, entrée
d'un port.
DOUAIRE. — D 'Guerre, commune du dép. d'Eure-et-Loir,
arr. de Dreux. Douaire, biens que le mari assigne à sa
femme en se mariant, pour en jouir pendant sa viduité,
et en laisser la propriété à ses enfants. Douère, enfant
qui se développe mal, avorton, pâtiras.
DOUAULT. — De Douai, ville du dép. du Nord. Douault,
petit monticule.
DOUBLET. — De Doubs, commune de la Franche-Comté,
arr. de Pontarlier. Doublet, blouse courte ou camisole de
coton ou de drap blanc, mis en double, vêtement fourré,'
gilet, chemise, tenture, fausse pierrerie fabriquée pour
imiter l'éméraude.
DOUCET. — Le Doucet, seigneurie de Normandie, érigée en
1770 pour le Forestier. Doucet, doucereux, délicat, hypo-
crite. Doucette, petite campanule dont les racines se
mangent en salade. Doucet, sorte de mets.
DOUCIN. — De Douzens, commune du dép. de l'Aude. Dou-
cin, nom donné à l'eau douce additionnée d'eau de la
mer. C'est aussi le nom d'une sorte de pommier.
DOUCINET. — De Décines, commune du dép. de l'Isère, arr.
de Vienne.
DOUDIER. — De Doucier, commune du Jura, canton de
Clairvaux. Vient de dode, soufflet.
DOUÉ. — Douet, dans la Perche, diocèse de Séez, et Douet,
seigneurie de Bretagne, érigée en 1594 pour Le Maistre.
[ 235 ]
Douet, petit courant d'eau, abreuvoir, mare, vient du
latin ductus.
DOUENARD. — D'Onard, commune des Landes, arr. de Dax.
DOUGE. — D'Ouge, seigneurie en Franche-Comté, dont fut
formée en 1740 la baronnie de Vitrey. De dougé, fil très
fin pour la confection des coiffes.
DOUILLARD. — De Douilly, en Picardie, diocèse de Noyon.
Douillart, mesure dont on se sert à Bordeaux pour mesu-
rer le charbon d'Angleterre et d'Ecosse.
DOUILLET. — Commune du dép. de la Sarthe, arr. de Ma-
mers. Douillet, mollet, personne qui aime ses aises, gilet
de tricot.
DOUSSIN. — Doussain, dans l'Agenois, parlement de Bor-
deaux. V. Doucin.
DOUSTON. — D'Oust, commune dans le dép. de l'Ariège, à
5 lieues de Saint-Lizier.
DOUTRE. — D'Outre, dans le Forez, diocèse de Lyon. Outre,
être outre, être mort.
DOUVIER. — De la Douve, rivière de la Manche, arr. de
Cherbourg, qui se jette dans la mer près de Carentan.
Douvier, ouvrier qui fabrique des tonneaux, des cuves.
DOUVILLE. — Seigneurie en Normandie, érigée en 1465
pour de Mathan, et Douville, commune dans le dép. de
la Dordogne, arr. de Bergerac, et commune dans l'Eure,
canton d'Ecouis, arr. des Andelys.
DOVIEN. — D'Ouvans, dans le dép. du Doubs. Dérive de
ovum, œuf.
DOYEL. — De Douelle, commune du dép. du Lot, arr. de
Cahors.
DOYER. — D'Oyé, commune du dép. de Saône-et-Loire, can-
ton de Semur-en-Brionnais, arr. de Charolle.
DOYON. — D'Ognon, commune du dép. de l'Oise, arr. de
Senlis. Oyon, jeune oie.
DOYSON. — D'Oyson, dans le Berry, diocèse de Bourges.
DOZOIS. — D'Ozoir, communes du dép. de Seine-et-Marne,
et d'Eure-et-Loir.
DRAGON. — De Draguignan, ville du dép. du Var. Dragon,
personne acariâtre, d'humeur fâcheuse.
[ 236 ]
DRAPEAU. — De Drap, commune des Alpes-Maritimes, arr.
de Nice. Drapeau, petit drap, maillot d'enfant.
DREUILLET. — De Dreuil, communes du dép. de la Somme,
de la Haute-Garonne et de l'Ariège.
DREUX. — Ville située sur la Biaise, près de son embouchure
dans l'Eure.
DREVELLE. — De Dreveil, dans la Picardie, diocèse
d'Amiens. Drevelle, dim. de dreve, avenue, allée
d'arbres.
DRIEUX. — De Dry, commune du Loiret, arr. d'Orléans.
DROGUE. — De Droué, commune du dép. de Loir-et-Cher,
arr. de Vendôme. Droguet, étoffe de laine, mince et
étroite.
DROIT. — De Droyes, commune de la Haute-Marne, arr. de
Wassy. Droit, droite, côté droit, possession.
DROLET. — D'Orleat, commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Tarbes. Vient de droler, battre, frapper. Drôlet, ave-
nant, gentil.
DRON. — Drom, dans le dép. de l'Ain, arr. de Bourg.
DROT, DROTE. — Rivière du Périgord qui va se jeter dans
la Garonne au-dessus de la Réole.
DROUARD. — De la Drouardière, seigneurie de Normandie,
érigée pour Du Bois. Drouillard, chêne inférieur.
DROUE. — Commune du dép. d'Eure-et-Loir, canton de
Maintenon. Droue, espèce d'avoine.
DROUIN. — De Drouvin, commune du Pas-de-Calais, arr. de
Béthune. Drouin, havresac dans lequel les chaudronniers
appelés drouineurs mettent leurs outils.
DROUSSON. — De Rousson, commune du dép. du Gard, arr.
d 'Alais.
DROUX. — Commune du dép. de la Haute-Vienne, canton de
Magnae-Laval, arr. de Bellac.
DRUCOURT. — Seigneurie en Normandie, diocèse de Lisieux,
parlement de Rouen.
DRUE. — De Droue, commune d'Eure-et-Loir, arr. de
Chartres. Drue, amie intime, amante et dru, fort, popu-
leux, plantureux.
[ 237 ]
DRUGEON. — De Drugeac, commune dans le dép. du Cantal,
arr. de Mauriac. Drugeon, dim. de dmge, provision, jeu,
bagatelle, truffe, moquerie.
DRUGEOT. — De Drouges, commune d'Ille-et-Vilaine, arr.
de Vitré. De drugir, devenir fort.
DRUILHET. — De Druillie, commune du dép. de l'Aveyron,
arr. de Villefranche.
DRUINEAU. — De Ruines, commune du dép. du Cantal.
DUAULî. — Commune du dép. des Côtes-du-Nord, arr. de
Guingamp.
DU BARRY. — Barri, seigneurie en Dauphiné, érigée en
1713 en faveur de Blain. Barri, faubourg, muraille de
ville.
DUBE. — Du Bez, commune dans le dép. du Gard, arr. de Le
Vigan, ou d'Ul/aye, commune dans le dép. des Basses-
Alpes, et rivière qui se jette dans la Durance. Dubé, qui
a une dube, ou huppe, touffe de plume sur la tête.
DXJBEAU. — V. Dubost. Dubeau, dim. de dube, couvercle en
bois, coupole surélevée.
DUBIAU. — Biot, lieu du dép. du Tarn, canton de Brassac,
et commune du dép. du Var, canton d'Antibes. Dubiau,
dim. de dubie, doute, incertitude.
DUBILLOT. — Billot, lieu du dép. du Calvados, commune
de Notre-Dame-de-Fresnay, arr. de Lisieux. Billot, tribu
levée sur la vente du vin en détail.
DUBIN. — De Bain, commune dans le dép, d'IUe-et-Vilaine,
arr. de Redon. Bin, deux à deux.
DUBLANC. — Blanc, ville du Berry, sur la Creuse, et com.
du dép. de l'Aveyron, canton de Camarès, et com. du
dép. du Tarn, canton de Puylaurens.
DUBOSSE. — Le Bosq, seigneurie de Bretagne, érigée en
1688 pour De Trogoff. Bosse, cordage très court.
DUBOST. — Le Bost, seigneurie en Guienne, érigée en 1700
pour De Clialup. Bot, bateau flamand, aiguillon, coup.
DUBOUCHET. — Le Bouchet, seigneuries en l'Ile-de-France,
en Languedoc et en Saintonge. V. Bouchet.
DUBOULAY. — Le Boulay, seigneuries du Gâtinais et de la
[ 238 ]
Normandie. Boulaie, lieu planté de bouleaux, fouet à
lanières.
DUBOURG. — Le Bourg, seigneuries de Bretagne et de
Flandre.
DUBOURGET. — Le Bourget, seigneurie en l'Ile-de-France,
érigée pour Potier en 1679, et commune du dép. du Jura,
arr. de Lons-le-Saunier. V. Bourget.
DU BOURGUE. — V. Dubourg. Bourgue ou burg, mur qui
entoure un puits.
DUBOURS. — Bours, seigneurie de Picardie, érigée pour Du
Bois en 1755. Bours ou bour, cane.
DUBRAHÉ, DUBRAY. — Le Bray, seigneurie de Bretagne,
érigée en 1600 pour Du Beysit. Brai, boue, fange.
DU BRESSIEUX. — Bressieu, seigneurie en Dauphiné, deve-
nue marquisat en 1612. Bressieu, bille de bois.
DUBREUIL. — Dubreuil, dans le Bourbonnais, diocèse de
Nevers. Le Breuil, seigneuries en Normandie, en Sain-
tonge, dans le Limousin, le Berry et l'Angoumois. Breuil
signifie bois, parc. Breuil vient du gaulois brogilum, de
bro, champ. Gilum n'est qu'une, ternr^naison.
DUBROCA. — Brocas, village dans le dép. des Landes, arr.
de Mont-de-Marsan. De broc, fourche de fer.
• DUBROQUE. — Le Broc, seigneurie en Provence, dép. du
Puy-de-Dôme, érigée en 1674 pour Des Laurents. Broque,
tête d'un rejeton de chou frisé.
DUBUC. — Bue, commune du dép. de Seine-et-Oise, canton
de Versailles, et commune du dép. du Haut-Rhin, canton
de Belfort. Bucq, cadenas, serrure.
DUBUS. — Le Bus, seigneurie de Flandre, érigée en 1580
pour De Roix. Du bus, du buste. Bus, conduit, fût.
DUBUISSON. — Le Buisson, seigneuries de Normandie et
du Vivarais. Buisson, buisson, taillis d'arbres.
DUBURON, — Le Buron, seigneurie de Bretagne, érigée en
1700 pour De Sévigné. Buron, hutte de berger,
DUC. — De Ducé, seigneurie de Normandie, érigée en 1765
pour Poilvilain. Duc, prince souverain qui n'a pas qua-
lité de roi.
[ 239 ]
DU CAP. — Cap-breton, dans les Landes, Cap de la Hève,
dans le dép. de la Seine-Inférieure, Cap de la Hague,
dans la Manche, Cap Freliel, dans le dép. des Côtes-du-
Nord. Il y en a beaucoup d'autres. Cap, tête, pointe de
terre qui s'avance dans la mer.
DU CARDONET. — Cardonet, lieu du dép. de Lot-et-Ga-
ronne, canton d'Agen.
DU CARET. — Carhaix, ville de Bretagne, dans le Finistère.
Caret, sorte d'étoffe.
DUCARREAU. — Carros, commune du dép. du Var, canton
de Vence, arr. de Grasse.
DUCAS. — Cas, seigneurie en Guienne, érigée pour De Gon-
taut. Ducas, monnaie ainsi appelée de l'effigie d'un duc
ou doge de Venise.
DUCASSE. — Le Casse, seigneurie en Guienne, érigée en
1500 en faveur de Duperrier. Ducasse, variante de dédi-
cace, signifie fête, faire la ducasse, c'est se réjouir.
DUCASTEL. — V. Castel.
DUCEPPE. — De Cepet, commune de la Haute-Garonne, arr.
de Toulouse. Cep, chaîne, fers, prison.
DUCCEROY. — De Cerroy, commune du dép. de l'Oise, arr.
de Clermont.
DUCETTE. — De Ducey, commune de la Manche, arr.
d'Avranches. Cête, cétacé.
DUCHAINEE. — Chaînée, commune du dép. du Jura, arr.
de Dole.
DUCHAMBON. — Le Chambon, seigneuries de l'Angoumois
et du Limousin.
DUCHARME. — Le Charme, commune du dép. du Loiret,
arr. de Montargis. Charme, arbre de haute tige qui
pousse des branches dès sa racine et qui sert à faire des
palissades.
DUCHARNAY. — Charnay, communes des dép. du Doubs,
du Rhône et de Saône-et-Loire.
DUCHATEAU. — Le Château, seigneuries de Champagne et
du Poitou.
DUCHATEL. — Le Châtel, seigneurie en Bretagne, érigée
érigée pour Du Chastel.
[ 240 ]
DUCHAU. — Cliau, commune du dép. de la Drôme, canton
de Séderon, arr. de Nyons.
DUCHEMIN. — Le Chemin, commune du dép. de la Marne,
arr. de Sainte-Ménehould.
DUCHÉNE. — Le Chêne, seigneurie de Normandie, érigée
en 1710 pour De Prie. V. Chêne.
DUCHESNAY. — Le Chesnay, seigneuries de Bretagne et
de Normandie. V. Chesnay.
DUOHESNE. — Le Chesne, seigneuries de Bretagne, du
Poitou, de la Normandie, de l'Ile-de-France et de la
Sologne. Duchainne, duchesse.
DUCHESNEAU. — Le Chesnot, seigneurie de Bretagne, éri-
gée en 1700 pour Le Forestier. Chêneau, jeune chêne.
DUCHESNOIS. — Le Chesnoi, seigneurie dans le Bourbon-
nais, érigée en 1760 pour De Moncorps. Chesnois, chê-
naie.
DUCHESNY. — Chesny, dans le pays Messin, diocèse et
parlement de Metz.
DUCHOUQUET. — Chouquet, chevalet pour l'arquebuse.
DUCLAS. — Le Clat, dans le Haut-Languedoc, parlement de
Toulouse. Clas ou glas, retentissement, flotte.
DUCLEMENT. — Commune du dép. de Saône-et-Loire.
DUCLOS. — Le Clos, seigneuries en Bretagne et dans l'An-
jou. Clôt, pas, traces, vestiges. Clos, lopin de terre cul-
tivé et fermé de murailles, de haies, de fossés.
DUCLOU. — Les Clous, seigneurie en Normandie, érigée pour
De Fougère, en 1560.
DUCOLOMBIER. — Le Colombier, seigneurie en Normandie,
érigée en 1650 pour De Gaullpn. Colombier, bâtiment où
l'on élève les pigeons.
DUCONDU. — De Conduché, lieu du dép. du Lot, dans la
comune de Bouziès-Haut.
DUCONGÉ. — Congé, commune du dép. de la Sarthe, arr.
de Mamers.
DUCORPS. — Corps, commune du dép. de l'Isère, arr. de
Grenoble. Corp, corbeau, poison.
DUCORS. — Cors, seigneurie érigée pour D'Aumont en 1537.
Cors, course, galop, personnage.
[ 241 ]
DUCOUDRAY. — Le Coudray, seigneuries de Bretagne, de
Normandie et de l'Orléanais. Coudray, lieu planté de
coudriers.
DUCRE. — Cré, seigneurie unie à la ehâtellenie de Fougères,
érigée en baronnie en 1621 pour De Pas, et commune du
dép. de la Sarthe, arr. de La Flèche. Crée est la mesure
pour Tannage de la toile tissée, en Bretagne.
DUCROS. — Le Gros, seigneuries dans le Daupliiné, en
Guyenne et dans le Languedoc. Crot, creux, anse d'une
rivière.
DUCURON. — Curon, serpe attachée à la charrue quand la
terre est humide et s'attache à l'oreille de la charrue.
DUDEMAIN. — Le Demaine, seigneurie en Bretagne, érigée
en 1668 en faveur de Billon. Demain, délai, retard, du
lendemain.
DUDEVOIR. — Devoir, dette, tribut, hommage, charge pour
usage du bois.
DUFAILLI. — Failly, commune du dép. de la Moselle, can-
ton de Vigy, arr. de Metz. Faillie, redevance.
DUFAUT. — Dufau, lieu des Basses-Pyrénées, dans la com-
mune d'Igon. Faut, endroit où une rivière se jette dans
une autre.
DUFAY. — Le Fay, seigneuries de Bourgogne, de Norman-
die. Du fay, de l'écurie, de l'étable.
DUFESTE. — Festes, seigneurie dans le Languedoc, érigée
en 1663 pour De Cahusac. Feste, plaisanterie, hêtre,
amarre, faîte.
DUFIGUIER. — Commune du dép, de Lot-et-Garonne, arr.
de Marmande.
DUFILS. — De Fil, dans la Normandie, diocèse d'Evreux.
DUFION. — Petite rivière du dép. de la Marne, arrose Bas-
suet, Saint-Quentin, Saint-Lumier, Saint-Amand, et se
jette dans la Marne.
DUFIX. — Fix, commune du dép. de la Haute-Loire, en Au-
vergne, diocèse de Saint-Flour.
DUFLOS. — Flaux, commune du dép. du Gard, canton
d'Uzès. Flos, fleur,
16
[ 242 ]
DUFLOUT. — Flout, flamme.
DUrONT. — Le Fond, seigneurie en Bretagne érigée en
1545 en faveur de Ferré. Font, fer fondu, non forgé.
DUFOREST. — Le Forêt, dans les Hautes-Alpes, arr. de
Gap.
DUFORGE. — Forge, seigneuries en Champagne et dans le
Limousin.
DUFORILLON. — Forillon, cap.
DUFORT, — Le Fort, lieu du dép. du Nord, commune de
Tritli-Saint-Léger, et Dufort, dans le dép. du Gers, arr.
de Mirande. Fort, capital par opposition aux intérêts.
DUFOUR. — Le Four, seigneurie dans la Franche-Comté^
érigée en 1684 en faveur de Despotots.
DUFRANC. — Le Franc-Aleu, petit pays qui faisait partie
de la basse Auvergne, enclavé dans le pays de Com-
brailles. Franc, noble, libre, libérateur.
DUFRAYER. — Fraghier, commune du dép. de la Haute-
Saône, arr. de Lure. Dérive du latin fricare, frotter.
DUFRESNAY. — Fresnay, seigneuries de Normandie et du
Nivernais. Fresnée, lieu planté de frênes.
DUFRESNE. — Le Fresne, seigneuries en Bretagne, et en
Champagne. Fresne, bois de lance de frêne.
DUFRESNEL. — Fresnel, seigneurie de la Champagne. Fres-
nel, dim. de fresne, branche, rejeton, tronc de frêne.
DUFROS. — Le Frost, seigneurie de Bretagne, érigée en
1600 en faveur de Bérard. Frost, terre inculte, large
chemin publie, place communale plus large que le che-
min.
DUFURNE. — Furnes, seigneurie en Artois, érigée en 1500
pour De Ranchicourt.
DUGAL. — Gais, seigneurie de Bretagne, érigée en 1700
pour De la Chapelle. Gai, caillou, galet, mesure pour la
laine.
DUGAN. — Gan, commune dans le dép. des Basses-Pyrénées,
arr. de Pau. Gant, droit du seigneur dans la mutation
des fiefs.
DUGARD. — Le Gard, seigneurie en Languedoc, érigée pour
[ 243 ]
De Combes, et le Gard, lieu dans le dép. du Nord, com-
mune de Châtillon.
DUGAS. — Gas, commune dans le dép. d'Eure-et-Loir, can-
ton de Maintenon, arr. de Chartres. Gas, gars, et gast,
pays ravagé, inculte.
DUGRE. — Grée, seigneurie en Bretagne, érigée en 1615
pour Boudard. Gré, degré, marche d'escalier, faveur,
puissance, accord.
DUGRENIER. — Commune du dép. de la Haute-Loire, can-
ton de Blesle, arr. de Brioude. Grenier, contrée fertile
qui exporte ses productions.
DUGUAY. — Le Gué, seigneuries en Poitou et en Bretagne.
Guay, malheur, importune, et gué, abreuvoir, fossé rem-
pli d'eau, terrain bas.
DUGURRE. — Gurs, commune du dép. des Basses-Pyrénées,
arr. d'Orthez.
DUHAMEL. — Le Ilamel, seigneuries en Artois, en Cham-
pagne, dans la Flandre, en Normandie et en Picardie.
Duhamel, du hameau.
DUHART. — Hart, châtellenie du Bas-Rhin, dans l'ancien
Palatinat. Hart, branche, osier, corde.
DUHAUT. — Le Haut, seigneuries en Picardie, et en Bre-
tagne. Haut, éminence, tertre, étage supérieur.
DUHAUTMENIL. — Commune du dép. du Pas-de-Calais,
canton d'Auxy-le-Château, arr. de Saint-Pol.
DUHAY. — Le Hay, commune du dép. de la Seine, canton de
Villejuif, arr. de Sceaux. Hay, haine.
DUHE. — Héez, seigneurie en Artois, érigée pour Brulart en
1466. Hé, haine, tourment.
DUHEMME. — Hem, bourg et marquisat de Flandre, dép.
du Nord, à 2 lieues de Lille. Hemme, bataille.
DU HERISSON. — Ville du dép. de l'Allier, arr. de Mont-
luçon.
DUHOUSSET. — Housset, commune dans le dép. de l'Aisne.
Houssaye, lieu planté de Houx.
DU JARDIN. — Commune du dép. de l'Isère, canton et arr.
de Vienne.
[ 244 ]
DUJOUR. — Jours, seigneurie en Bourgogne, érigée en 1750
pour Le Grand de Sainte-Colombe. Jour, temps, heure,
délai, mesure de terre qu'une charrue peut labourer en
un jour.
DULAC. — Dulac, seigneurie du Berry, érigée en 1560 pour
Le Borgne. Le Lac ou Villers, commune du dép. du
Doubs, arr. de Pontarlier. Lac, caverne, fosse.
DULAURENT. — Commune du dép. de l'Hérault, canton de
Murviel, arr. de Béziers. Laurent, dim. de laure, laurier.
DULEAU. — Le Lau, seigneurie en Armagnac, érigée en
1482 pour De Châteauneuf.
DULEMAN. — Léman, département formé du territoire de
Genève et de plusieurs cantons distraits des dép. de
l'Ain et du Mont-Blanc.
DULEON. — Léon, seigneurie de Gascogne, et Léon, seigneu-
rie de Bretagne.
DULIGNON. — Lignon, seigneurie de Normandie, érigée en
1463 en faveur de Sainte-Marie. V. Dulin.
DXJLIN. — De Dullin, dans le dép. de la Savoie, arr. de Cham-
béry. Lin, lignage, parenté, légère frégate.
DULOIN. — Loing, rivière de la Nièvre qui se jette dans la
Seine, entre Melun et Montereau.
DULONG. — Long, seigneurie en Normandie, érigée en 1463
pour De Villiers. Long, côté, espace, distance, tout le
long.
DULUDE. — Le Lude, seigneuries en Anjou, en Normandie
et dans la Sologne. Lude, toile fabriquée à Lude.
DULUTH. — De Delut, commune du dép. de la Meuse, arr. de
]\Iontmédy. Lut, sorte de bois, terre à potier, boue.
DUMAINE. — Le Maine, seigneurie de Bretagne érigée en
1450 en faveur de Mellet. Maine, demeure, manoir, vil-
lage, espèce.
DUMAIS. — Le Mais, seigneurie en Picardie, érigée en 1689
pour de Lescuyer. Mais, signifie mauvais. Dumet, duvet.
DUMANCIN. — De la Mancine, com. du dép. de la Haute-
Marne, canton de Vignory, arr. de Saint-Gaudens.
DUMANCY. — Mancy, seigneurie de Normandie, érigée pour
De Hallot en 1586.
[ 245 ]
DUMÂNS. — Le Mans, seigneurie en Provence, et ville du
Maine. Manse, habitation rurale à laquelle se rattachait
une certaine étendue de terre.
DUMARÂIS. — Le Marais, seigneurie en Angoumois, érigée
en faveur de Chabot, en 1550.
DUMARCHÉ. — Le Marchais, lieu du dép. de Loir-et-Cher.
DUMAREUIL. — Mareuil, seigneuries de Bretagne et de
Champagne, la première érigée en 1700 en faveur de
Guy, et la seconde, en 1450 pour De Béthune.
DUMAS. — Le Mas, seigneurie en Languedoc, érigée pour
D'Auriol, en 1487.
DUMAY. — Le May, seigneurie en l'Ile-de-France, érigée
pour Fredi en 1750. Mée, huche.
DUMENU. — Les Menus, seigneurie de Bretagne, érigée en
1696 pour Du Rufuge. Menu, à mailles menues.
DUMERDY. — De Mardyek, commune du dép. du Nord, arr.
de Dunkerque.
DUMESNIL. — Le Mesnil, seigneuries en Bretagne, en Nor-
mandie, en Champagne, et Dumesnil, seigneurie en Pi-
cardie, érigée en 1612 pour De Caulincourt. Mesnil, mai-
son accompagnée d'un champ, habitation.
DUMESNY. — V. Dumesnil.
DUMILON. — Milon, seigneurie de l'Anjou, érigée en 1330
pour De Milon.
DUMESTRE. — Mestre-Luguet, seigneurie en Languedoc,
érigée en 1733 pour D'Espic.
DUMONT. — Des Dumonts, lieu dans le dép. de l'Yonne,
commune de Monéteau. Le Mont, seigneuries en Arma-
gnac et en Bourgogne. Mont, monde, monceau, tas, lot,
billot, valeur. Les paysans français appelaient la fin du
monde, finimont.
DUMONTAIS. — Montay, seigneurie de la Touraine, érigée
en 1500 en faveur de Chesneau.
DUMONTEL. — Montel, commune du dép. du Puy-de-Dôme,
arr. de Riom. Montel, monticule.
DUMONTET. — Le Montet-aux-Mornes, bourg du Bour-
bonnais, dép. de l'Allier, à 7 lieues de Moulins. Montet,
dim. de mont.
[ 246 ]
DUMONTIER. — Montier, commune du dép. de la Meuse,
arr. de Bar-le-Duc. Dumontier, c 'est-à-dire du monastère
ou de l'église.
DUMOUCHEL. — Le Mouchel, seigneurie de Normandie,
érigée en 1460 pour Le Roux. Mouchel, monceau.
DUMOULIN. — Le Moulin, seigneuries en Bretagne; il y en
a quatre, nommées le Moulin-de-la-Golse, le Moulin-Hen-
riet, le Moulin-Tison et le Moulin- Vieux.
DUMOULINEUF. — Moulineuf, seigneurie dans la Brie, éri-
gée en 1599 pour Raviers.
DUMOUR. — Mours, commune du dép. de Seine-et-Oise, can-
ton de l'Ile- Adam. Mour, terrain à tourbe.
DUMUY. — Muy, seigneurie de Provence, dép. du Var, sur
le Pis, à 3 lieues de Fréjus. Muiz, mousse, et muit,
mugissement.
DUNET. — Dunet, commune du dép. de l'Indre, arr. de
Le Blanc. Nest signifie aire. Nethes, département le plus
septentrional de la France, où coulent les deux rivières
appelées Nèthes. -
DUNIERE. — Dunière, communes dans les dép. de l'Ardèche
et de la Haute-Loire. Dérive du verbe unier, unir.
DUOT. — Ost, seigneurie de Gascogne, érigée en 1739 pour
De Monda. Ost, armée, combat.
DUPARC. — Le Parc, seigneuries en Bourgogne, en Nor-
mandie et dans le Bugey. Parc, camp fortifié, troupeau,
lice.
DUPARD. — Parres, dans le Bugey, diocèse de Lyon. Pard,
panthère.
DUPART. — Commune du dép. de l'Aube, canton de Clia-
vanges, arr. d 'Arcis-sur-Aube. Part, pouvoir, région,
part.
DUPAS. — Le Pas, commune du dép. de Mayenne, arr. de
Mayenne. Pas, passage du fil dans la trame, lieu où l'on
se tient, poste.
DUPASSAGE. — Le Passage, seigneuries en Auvergne et
dans le Daupliiné. Passage, voyage d'outre-mer, croisade,
droit de passage, contrat, infidélité.
[ 247 ]
DUPAUL. — Paule, commune dans le dép. des Côtes-du-
Nord, arr. de Guingamp. Paul, nom d'homme.
DUPAULAU. — Paulhau, commune dans le dép. de l'Hé-
rault, arr. de Lodève.
DUPEL. — Pel, commune du dép. de l'Aube, arr. de Bar-sur-
Aube. Pel, parchemin, récit, bref écrit sur parchemin.
DUPERE. — Le Péré, seigneurie de Normandie, érigée pour
Duquesne en 1718. Perré, pavé, de pierre.
DUPERET. — Peret, seigneurie en Languedoc, érigée en
1760 pour De Pailloux. V. Dupéré.
DUPERON. — Peron, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Gex. Perron, grosse pierre, écueil, grand escalier, statue
de pierre, grève.
DUPILLE. — Commune du Périgord, diocèse de Bordeaux.
Pille, vase servant à contenir ou à mesurer les liquides,
pillage.
DUPIN. — Le Pin, seigneurie en Bretagne, érigé en 1600
pour Du Breuil, et Dupin, seigneurie du Berry, érigée
pour Le Borgne. Pin, arbre.
DUPLAIN. — Le Plain, dans la Champagne, diocèse de Reims.
Plain, plat, uni, clair, net, d'une seule couleur.
DUPLAIS. — Plaix, dans la Marche, diocèse de Limoges.
Plais, plie.
DUPLANIOL. — Planioles, commune dans le dép. du Lot,
canton de Figeac. De plani, doux, agréable.
DUPLANT. — Le Plan, seigneuries en Languedoc et en
Provence. Plant, tige nouvellement plantée.
DUPLANTIER. — Les Plantiers, seigneurie en Languedoc,
érigée pour Tourtoulon en 1668. Plantier, lieu planté
d'arbres, clos de vigne, marcotte.
DUPLANTY. — Le Planty, seigneurie en Bretagne, érigée
pour De Boislève en 1668. Planteis, plantation, plançon.
DUPLESSIS. — Le Plessis, seigneuries en Berry, en Bretagne,
dans le Nivernais, en Normandie et dans l'Orléanais.
V. Plessis.
DUPONCET. — Poncet, village dans le dép. de la Côte-d'Or.
Poncet, pour ponceau, petit pont d'une seule arche.
[ 248 ]
DUPONCHET. — Ponchet, dans l'Artois, diocèse d'Arras.
DUPONCY. — Poney, commune du dép, de l'Ain, arr. de
Nantua. De poncer, polir avec la pierre ponce.
DUPONT. — Le Pont, seigneuries en Bretagne, dans le Cha-
rolais, dans le Nivernais et en Touraine. Pont, pommeau
de l'épée.
DUPONTEAU. — Pontaut, seigneurie en Guyenne, érigée en
1360. Ponteau, petit pont, pont volant.
DUPORT. — Le Port, seigneuries dans le Vivarais, et en Bre-
tagne. Port, défilé, portage, faveur, crédit, secours.
DUPORTEAU. — Le Portant, seigneurie en Anjou, érigée
pour Gibot, en 1665. Porteau, dim. de porte, transport,
sorte d'oublié.
DUPRAT. — Le Prat, seigneurie en Bretagne, érigée en
1539 pour D 'Oudart. Prat, pré.
DUPRE. — Le Pré, seigneurie en Normandie, érigée en 1770
pour De Haussay. Pré, petite prairie.
DUPREUIL. — Preuil, village de la Saintonge, dans le dép.
de la Charente, à 3 lieues de Cognac. De preu, sage,
expert.
DUPUIS. — Le Puis, seigneurie dans le Perche, érigée en
1519 pour De Hallot. Pui, montagne, colline, coteau,
hauteur.
DUPUY. — Le Puy, seigneurie du Nivernais, érigée en 1700
en faveur d'Olivier, et ville du Languedoc sur le mont
d 'Anis.
DUPUYAU. — Puys, commune du dép. des Landes, canton
de Villeneuve. Puiot, bâton pour s'appuyer, béquille.
DUQUESNE. — Le Quesne, marquisat en l'Ile-de-France,
érigée en 1682 en faveur de Duquesne. Quesne, chêne.
DUQUERCY. — Le Quercy, ancien pays de France, en
Guyenne.
DUQUET. — Commune du dép. de l'Isère, canton de Corps,
arr. de Grenoble. Quest, gain, profit.
DURANCEAU. — De la Durance, rivières de la Provence et
du Dauphiné, ou de la Durencerie, seigneurie de l'Anjou
érigée en 1538. Rance, pièce de bois.
[ 249 ]
DURAND. — Durand, seigneurie en Gascogne, érigée en
1562 pour De Montlezun.
DURANG. — De Rang, commune du dép. du Doubs, arr. de
Baume-les-Dames. Rang, banc des rameurs et effet des
rames. V. Durand.
DURANT. — Ran, tige, étable, bélier.
DURANTIN. — De Eantigny, commune du dép. de l'Oise,
arr. de Rantigny.
DURASOIR. — De Duras, seigneurie en Agénois, érigée en
marquisat en 1609.
DURBOIS. — Durbois, seigneurie en Normandie, érigée en
1450 en faveur de Cholet.
DUREAU. — Commune du dép. de Seine-et-Marne, canton
de Brie. Reau, trou.
DUREL. — Dureil, commune du dép. de la Sarthe, canton
de Malicorne. Reille, bardeau, cheville, sillon, manche
de la charrue.
DURENOT. — Reno, dans le Perche, diocèse de Séez.
DUREPOS. — Commune du dép. de l'Orne, canton de Mor-
trée, arr. d'Argentan. Repos, lit.
DURET. — Durette, dans le Beaujolais, près de Lyon. Ret,
accusation. Duret, foie de bœuf cuit.
DURFORT. — Durfort, seigneurie en Languedoc, érigée pour
David en 1600.
DURIEUX. — Rieux, seigneuries en Normandie et en Picar-
die. Rieu, ruisseau.
DURIVAGE. — Rivage, droit seigneurial perçu sur les mar-
chandises embarquées ou débarquées sur la rive.
DURIVAULT. — Le Rivau, seigneurie de l'Anjou, érigée eu
1450 pour De Beauvau. De rival, rive, rivage, sorte de
filet.
DUROCHE. — Roche, seigneuries en Champagne, en Bour-
gogne et dans le Dauphiné. Roche, châteaufort bâti sur
une roche, cave, souterrain, crèche, carrière de pierres,
motte, pierre précieuse.
DUROGHER. — Le Rocher, baronnie de Bretagne, devenue
marquisat en 1575, en faveur de Du Breuil, et seigneurie
[ 250 ]
en Normandie. Rocher, couvrir de borax la partie qu'on
veut souder.
DURODEAU. — De la Rode, dans le dép. des Bouches-du-
Rhône. Rodeau, dim. de rode, mesure de terre.
DURON. — Rond, seigneurie du Boulonnais, érigée en 1650
pour Du Tertre, et Ronq, dans la Flandre.
DUROQUET. — Roquette, ville du dép. du Tarn, et seigneu-
rie en Normandie. Roquet, nom d'une espèce de ramier.
DUROS. — Le Ros, seigneurie en Bretagne, érigée en 1700
pour Le Lart. Ros, roseau, cheval.
DUROSEAU, DUROZEAU. — Le Roseau, dans la commune
du Perray, dép. de Seine-et-Oise. Roseau, plante du
genre phragmite, massette.
DUROUSSEL. — V. Desroussels. Roussel, sorte de bâton.
DUROUVRAY. — Le Rouvre, seigneurie en Bretagne, érigée
en 1668 pour De la Chevière. Rouvrai, lieu planté de
chênes ou rouvres.
DUROUZEAU. — Rouzau, commune du dép. de l'Ariège,
canton de Ramiers.
DURTUBISE. — D'Urtubie, seigneurie dans la Terre du
Labour, érgée en 1450 pour d'Urtubie. V. Urtubise.
DURUAU. — Le Ruau, seigneurie de l'Anjou, érigée en
1560 en faveur de Nau. Ruau, dim. de ru, ruisseau.
DURUEZ. — Les Ruées, seigneurie en Picardie, érigée en
1293 pour Le Bouteiller de Senlis. Ruet, trou.
DURY. — Communes du dép. du Pas-de-Calais et de la
Somme. Dury, toile de coton écrue.
DUSABLE. — Sablé, commune du dép. de la Sarthe, arr. de
la Flèche. Sablé, noirâtre, fourré, garni de zibeline.
DUSABLOND. — Sablon, seigneurie en Normandie, érigée
en 1666 en faveur de Fortin. Sablon, sable très fin.
DUSAILLANT. — Le Saillant, seigneurie du Limousin, éri-
gée en 1756 pour De Lasterie. Saillant, daguet.
DUSAILLI. — Sailli, seigneurie en Artois, érigée en comté
en 1719. Saillie, sortie, course rapide.
DUSAUTOY. — De Sauto, commune des Pyrénées-Orientales,
arr. de Prade. De saut, assaut.
- [ 251 ]
DUSAY. — Say, en Normandie, diocèse de Séez, près d'Alen-
çon. Saie, étoffe de laine.
DUSEP. — V. Duceppe. Sepe, branche, souche, race.
DUSEREAU. — Duserre, seigneurie dans le Languedoc, 1738.
Serre, scie, espadon, montagne, serrure, série, rang.
Serau, couvre-feu, angélus du soir.
DUSOUCHET. — Le Souchet, seigneuries de Bourgogne et de
Bretagne. Souchet, soc de charrue, sacque, socquet,
buffet, sorte d'oiseau.
DUSSAULT. — D'Ussau, commune des Basses-Pyrénées,
canton de Garlin. Sault, drap ainsi appelé parce qu'il
était marqué du sceau royal.
DUSSESTE. — D'Uzeste, commune de la Gironde, arr. de
Bazas. Sete, loutre.
DUSSON. — Usson, seigneuries en Auvergne et dans le Forez,
érigée en 1380 pour De Salse.
DUSTAU — D'Uston, commune du dép. de l'Ariège, arr. de
Saint-Girons.
DUTAILLY. — Tailly, seigneurie en Champagne, érigée en
1500. V. Destaillis.
DUTALME. — Talmé, seigneurie et bourg de Bourgogne,
sur la Vingeanne, dép. de la Côte-d'Or.
DUTARD. — Duthor, baronnie dans le Comtat-Venaissin.
Tard, lent, tardif.
DUTARTRE. — Commune du dép. de Saône-et-Loire, arr.
de Soûlons. Tartre, sorte de monnaie.
DU TASTA. — Seigneurie en Guyenne, érigée en 1772 pour
De Brassay. De taste, sonde.
DUTAUD. — Taux, commune du dép. de l'Aisne, arr. de
Louhans. Vient de tauder, abuter, couvrir.
DUTEMPLE. — Le Temple, seigneurie de la Touraine, érigée
en 1685 pour De Préville. Temple, monument élevé en
l'honneur d'une divinité.
DUTENDRE. — Tende, comté en Provence, érigé en 1450.
Tendre, pays allégorique imaginé par certains roman-
ciers du XVIIe siècle.
DUTERTRE. — Le Tertre, seigneuries en Bretagne et dans
[ 252 ]
le Béarn. Tertre, élévation peu considérable de terrain.
DUTET. — Tet, rivière du Roussillon, qui vient des Pyrénées
et se décharge dans la Méditerranée. Teste, tesson,
livre des Evangiles.
DUTHU. — De Thuy, commune des Hautes-Pyrénées, arr.
de Tarbes.
DUTIL. — Til, seigneurie en Normandie, érigée en 1426 pour
De Pardieu. Til, tilleul, pont de bateau.
DU TILLY. — Tilly, châtellenie de Normandie, érigée en
1463, devenue marquisat en 1766.
DUTOT. — Le Tôt, seigneurie en Normandie, érigée en 1500
pour Des Moutiers. Tôt, tout à fait, complètement.
DUTOUR. — Tour, seigneurie en Normandie et village de
l'Auvergne, dép. du Puy-de-Dôme. Tour, bâtiment élevé
de forme ronde ou carrée.
DUTISNÉ. — De Tinée, dans la commune d'Utelle, dép. des
Alpes-Maritimes. Tinée, contenu d'une cuvette, bassin.
DU TREMBLAY. — Le Tremblay, seigneuries de l'Ile-de-
France, de la Brie, du Nivernais et de l'Orléanais.
Tremblay, lieu couvert de trembles.
DUTREMBLE. — La Tremble, seigneurie du Berry, érigée
en 1637 pour De Lestang. Tremble, tremblement, arbre.
DUTREUIL. — Le Treuil, seigneurie dans la Bourgogne,
érigée en 1550. Treuil, cylindre pour soulever des poids.
DUTRISÂC. — Trizac, commune du dép. du Cantal, arr. de
Mauriac.
DUTUYAU. — De Tuy, en Gascogne, diocèse de Tarbes.
Tuyau, couronne, la partie au-dessus du sabot du cheval.
DUVAILLY. — Vailly, seigneurie en Normandie, érigée en
1493 pour De Montfiquet. De vaille, valeur.
DUVAL. — Le Val, seigneuries en Bretagne et en Norman-
die. Val, bas d'une chose, valeur.
DUVAULT. — Vaux, seigneuries de la Bresse, de l'Ile-de-
France, de la Champagne, de Normandie, de Provence
et du Vexin. Volt, visage, les traits du visage.
DUVERGER. — Seigneuries en Anjou, dans le Blaisois, en
Bretagne, en Guyenne, et dans le Vendômois. Verger,
lieu planté d'arbres fruitiers.
[ 253 ]
DUVERNAY. — Le Vernay, seigneuries en Bretagne et en
Bourgogne. Verne, garni de vitres, vitré.
DUVERNI. — Vernie, seigneurie dans le Maine, à 3 lieues
de Fresnay, dép. de la Sarthe. Vernis, chaussée, digue,
écluse.
DUVERT. — Le Vert, commune dans le dép. des Deux-
Sèvres. Le vert, la fleur.
DU VILLARS. — Communes du dép. de la Charente-Infé-
rieure, d'Eure-et-Loir, de l'Ain, de la Loire, de Vau-
cluse. De vile, village, maison de campagne, ferme.
DUVIVIER. — Le Vivier, seigneuries en Anjou et en Nor-
mandie. Vivier, cage pour nourrir les oiseaux, volière.
DYANNET. — De Dyenay, commune de la Côte-d'Or. Dienne,
bagatelle, futilité.
DYER. — Dyé, commune du dé. dep. de l'Yonne, arr. de Ton-
nerre. Dier, dédier, et dyée, prière finale des offices les
jours de jeûne.
DYON. — D'Yon, en Bourgogne, près de Lyon.
DYONNET. — De Dionay, commune du dép. de l'Isère.
DYOTTE. — De Dyo, commune du dép. de Saône-et-Loire,
arr. de Charolles. Dicte, folie, idiotie.
ECREMENT. — D'Ecoman, commune du dép. de Loir-et-
Cher, arr. de Blois. Ecrémer, enlever ce qu'il y a de
meilleur.
ECUYER. — D'Ecuillé, commune du dép. de Maine-et-Loire,
canton de Briollay. Ecuyer, faux bourgeon qui croît au
pied d'un cep de vigne, jeune cerf.
[ 254 ]
EDELINE. — D'Edling, commune du dép. de la Moselle,
canton de Bouzon ville. Dérive d'edel, noble, illustre.
EDINE, — De Digne, ville des Basses-Alpes,
EDME, EME. — Eme, bourg du Dauphiné, dans les Alpes.
Eme, signifie estimation, petit enfant.
EGÉE. — D'Eget, lieu du dép. des Hautes-Pyrénées, canton
de Vielle. D'égent, dénué.
ELIE. — Voir Héli. Elle, nom d'un prophète enlevé au ciel
vers 900 avant Jésus-Christ.
ELBEUF. — Marquisat en Normandie, devenu duché-pairie
en 1581. Vient du teutonique bu ou beuf, qui signifie
village. On disait carlebeuf, pour village du comté.
ELOT. — D'Eletot, commune de la Seine-Inférieure, arr.
d'Yvetot. D'esloser, louer, vanter.
EMANUEL. — D'Emanville, commune de Normandie, dio-
cèse d'Evreux. Emmanuel, mot hébreu, veut dire Dieu
avec nous.
EMÂRD. — Emars, seigneurie de la Franche-Comté, érigée
en 1562 pour Boquet. Du verbe esmarir, se chagriner.
EMOND, EDMOND. — D'Hesmond, commune du Pas-de-
Calais, arr. de Montreuil-sur-Mer. D 'émonder, couper les
branches inutiles.
ENAU, ENAXJD. — De Lénault, commune du Calvados, arr.
de Vire. D'esne, barque, cuve à mettre le vin.
ENCEAU. — D'Eus, commune des Hautes-Pyrénées, arr. de
Bagnères-de-Bigorre. D'enchaus, action de poursuivre.
ENCONGNIER. — D'Encone, commune du dép. de la Drôme,
arr. de Montélimart. Encongnier, frapper de la monnaie.
ENFOURS. — D 'Enfournas, commune des Hautes-Alpes,
arr. de Gap. D'enfourner, mettre au four.
ENGAY. — D'Angais, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Pau.
ENGUEHARD. — D'Hangard, commune du dép. de la
Somme, arr. de Montdidier. D'engarder, préserver, pré-
venir.
EON. — D'Ehuns, commune de la Haute-Saône, arr. de Lure.
ENOUILLE. — De Sénouillac, commune du dép. du Tarn,
arr. de Gaillac.
[ 255 ]
ENSELIN. — De Selens, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Laon. D'ensel, épée, cautère qui a la pointe comme
celle d'une épée.
ESCÂBIET. — D'Escobègues, commune du dép. du Nord,
arr. de Lille. Dérive du latin scabellum, escabeau.
ESCÂRBOT. — D'Escaro, commune du dép. des Pyrénées-
Orientales, canton d'Olette. Escarbot, coléoptère qui vit
sur les matières infectes.
ESCARD. — De Lescar, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Pau. Escarre, équerre, ouverture violente.
ESCHAPPE. — De l'Escap, dans la Charente-Inférieure, arr.
de S. Jean d'Angély. Eschape, plume placée au-dessus
des yeux.
ESNARD. — D'Esnais, seigneurie de Bretagne, érigée en
1696. Dérive d'esne, outre, petit oiseau.
ESNOUF. — D'Esnouveaux, commune de la Haute-Marne,
arr. de Chaumont. D'esnuer, mettre à nu, dépouiller, pu-
rifier.
ESPRIT. — Commune du dép. des Landes, arr. de Dax.
Esprit, raison, caractère, lutin.
ESTEBE. — De Lestelle, commune des Basses-Pyrénées, arr.
de Saint-Gaudens. Steuble, sorte de poisson,
ESTECHAUD. — D'Estrechoux, lieu du dép. de l'Hérault,
commune de Camplong. Estecheis, combat.
ESTENE. — De Steene, commune du dép. du Nord, arr. de
Dunkerque. D'estenelle, tenaille, pincette.
ESTEVE. — Commune dans le dép. des Pyrénées-Orientales.
Estève, manche de charrue.
ETCHEVERY. — D'Etcharry, commune des Basses-Pyré-
nées, arr. de Mauléon.
ETHIER. — D'Eth, commune du dép. du Nord, canton de
Quesnoy. Etier, canal qui sert à recevoir l'eau de la mer
dans les marais salants. Estiez, nom d'homme, formé
d'Athana^e.
ETIENNE. — D'Equennes, commune du dép. de la Somme,
arr. d'Amiens. Estienne, monnaie à l'effigie de saint
Etienne.
[ 256 ]
ETIN. — Etain, commune du dép. de la Meuse, Etaing, com.
dans le dép. du Pas-de-Calais. D'estinter, barioler.
EUDES. — D'Eu, commune du dép. du Calvados, arr. de
Lisieux. Eudes, liens qui attachent ensemble la tête et
les pieds des bestiaux pour les empêcher de brouter.
Eudes est aussi un nom propre d'homme.
EUGÈNE. — D 'Ugine, commune du dép. de la Savoie. Eugène,
nom d'homme se disait pour la tulipe rouge, brune et
blanche.
EURY. — De Leury, commune du dép. de l'Aisne, arr. de
Soissons. D'eure, fortune, sort.
EVANTURELLE. — De l'Aventure, lieu du dép. du Nord,
dans la commune d'Illies. Evanturelle, nom formé
d'aventurele ou droit éventuel.
EVELIN. — D'Ennevelin, commune du dép. du Nord, arr.
de Lille.
EVIN. — Commune dans le Pas-de-Calais, arr. de Béthune.
Evain, bateau.
EVITTE. — Evette, commune dans le territoire de Belfort.
Evitte, d'évittre, largeur d'un canal pour le libre pas-
sage des vaisseaux, espace de mer où le vaisseau peut
tourner librement la longueur de ses amarres.
EVRARD. — D'Evreux, ville du dép. de l'Eure. Evrard, ou
euvrard, ouvrier.
EWARD. — De Lewarde, commune du dép .du Nord, arr.
de Douai.
EXTRA. — De Létra, commune du dép. du Rhône, arr. de
Villefranche. Extra, en terme de palais, est un jour
extraordinaire auquel on tient l'audience. Extra, d'ex-
traordinaire.
EZECHIEL. — D'Esquiule, commune des Basses-Pyrénées,
arr. d'Oloron. Ezéchiel, nom d'homme, le troisième des
grands prophètes.
EZIERO. — De Lisaros, com. du Calvados, arr. de Lisieux.
[ 257 ]
FÂBRE. — De Vavre, commune du clép. du Tarn, arr. de
Castres. Fabre, artisan, maréchal, serrurier, coutelier,
taillandier, charpentier.
FACHE. — Commune du dép. du Nord, arr. de Lille, Fasche,
contrariété.
FAFARD. — D'Afa, commune de la Corse, arr. d'Ajaccio.
Fafard vient de fafée, celle qui fait la femme d'impor-
tance.
FABAS, FABASSE.— Fabas, communes des dép. de l'Ariège,
de la Haute-Garonne et de Tarn-et-Garonne. Fabas, vient
de fabe, fève.
FABER. — Fabert, seigneurie de Bourgogne, érigée en mar-
quisat en 1650. Faber veut dire ouvrier, poisson de mer,
ainsi appelé parce qu'on trouve en lui les instruments
du forgeron.
FAGES. — Commune du Quercy, diocèse de Caliors, parle-
ment de Toulouse. Fage, nom d'homme, signifie hêtre.
Dérive du grec fagos, manger.
FAGNANT, FA YEN. — D'Ayen, commune du dép. de la
Corrèze, arr. de Brive. Fagnin, épine, épinette, et fayant,
hêtre.
FAGNAUT. — Fagnaut, ville du Languedoc, diocèse de Mire-
poix, à 3 lieues de Castelnaudary. Dérive de faignas, lieu
marécageux.
FAGOT. — Des Fagots, en Auvergne, diocèse de Clermont,
Fagot, paquet de hardes, faisceau.
FAGUERET. — De Falgueyrat, commune du département
de la Dordogne, arr. de Bergerac.
17
[ 258 ]
FAGUY. — Failli, commune du dép. de la Moselle, arr. ds
Metz. Failli, lâche, fou, traître, chétif. Faillie, sorte de
redevance.
FAIDIT. — De Fédry, commune du dép. de la Haute-Saône^
arr. de Gray. Faidis, haï, rebuté.
FAILLE. — De la Faille, seigneurie de Bretagne, érigée en
1700 pour Du Pé. Faille, voile de tête, torche, flambeau,.
faute, défaut, tromperie, ivrognerie.
FALAISE. — Ville du Calvados, et communes des dép. des
Ardennes et de Seine-et-Oise. Falaise, bord de la mer
fort haut et escarpé. Dérive de l'allemand falos, roche.
En Touraine, falaise se dit du sable menu, et en Nor-
mandie, monceau de neige.
FALARD. — De Feuilla, commune du dép. de l'Aude, arr.
de Narbonne. Dérive de fale, jabot.
FALARDEAU. — De la Feuillardais, dans la Loire-Inférieure,
commune d'Arthon-en-Retz. Filardeau, jeune brochet.
FALCON, — Seigneurie du Briennois, érigée en 1645 pour
Du Puy. Falcon, faucon.
FALIS. — Falix, abbaye dans la Hainaut, diocèse de Liège.
Falis, tour élevée.
FALLBY. — De Falvy, commune du dép. de la Somme, arr.
de Péronne.
FALZ. — Fais, commune du dép. de Lot-et-Garonne, arr.
d'Agen. De falcel, faucille.
FAMELART. — De Famars, commune du dép. du Nord, arr.
de Valenciennes. Famelart, affamé.
FANCHON. — De Famechon, seigneurie de Picardie, arr.
d'Arras. Fanchon, dim. de Françoise.
FANEF, FANEUF. — De Pléneuf, commune du dép. des
Côtes-du-Nord, arr. de Saint-Brieuc. Fanef dérive de
fane, herbe, feuille.
FARAUDIER. — D'Arrodets, commune des Hautes-Pyré-
nées, arr. d'Argelès. Dérive de far, baie, golfe, farine
grossière.
FARDEAU. — D'Ardes, commune du Puy-de-Dôme, arr.
d'Issoire. Fardeau, paquet, enjeu.
[ 259 ]
FARE. — La Fare, baronnie du Languedoc, érigée en 1640
pour De la Fare. Fare, fête des pêcheurs en mai, espèce
de poire, fruit d'hiver, phare.
FARENDIER. — D 'Arrendières, commune du dép. de l'Aube,
arr. de Bar-sur-Aube.
FARGE. — Farges, communes des dép. de l'Ain et de Saône-
et-Loire. Farge, forge.
FARGY. — D'Argy, commune du dép. de l'Indre, arr. de
Cliâteauroux.
FARIBAULT. — D'Auribeau, communes des Alpes-Mari-
times, de Vaucluse et des Basses-Alpes. Il y a dans l'an-
cienne ^Macédoine une rivière du nom de Faribo, qui se
jette dans le golfe de Salonique.
FARiL. — De Faurilles, commune du dép. de la Dordogne,
arr. de Bergerac. Farrie, sorte de mesure.
FARINEAU. — De Fareins, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Trévoux. Vient de fariner, se blanchir avec de la
farine.
FARNETH. — D'Arnèke, commune du dép. du Nord, canton
de Cassel. Vient de farne, chêne.
FARON. — D'Aron, commune du dép. de la ^Mayenne. Faron,
baie, golfe, mèche, lumignon, cercueil.
FARREAU. — D'Arreau, commune du dép. des Hautes-Py-
rénées, arr. de Bagnères-de-Bigorre. Farreau, dim. de
farre, longue paille de blé.
FASCHE. — Fâches, commune du dép. du Nord, arr. de Lille.
Fasche, terre en friche, contrariété.
FAUBERT. — D'Auberville, commune du Calvados, arr. de
Pont-l'Evêque.
FAUCHER, — De la Faueherie, seigneuries de Guienne et
de Normandie. Faucher, émérillon, oiseau de proie, ra-
mier.
FAUCHON. — De Faucon, commune des Basses-Alpes, arr.
de Barcelonnette. Fauchon, couperet pour émonder les
haies, les arbres, petit fauchet, espèce d'épée courbe en
forme de faucille, large cimeterre tranchant d'un côté à
l'usage des piétons, faucille.
[ 260 ]
FAUCONNET. — Commune dans le Bourbonnais, diocèse de
Clermont. Fauconnet, dim. de faucon, jeune faucon.
FAUCONNIER. — De Faucogney, commune de la Haute-
Saône, arr. de Lure. Fauconnier, apprivoiseur d'oiseaux
de proie.
FAUDEUX. — D'Audeux, commune du dép. du Doubs, arr.
de Besançon. Vient de faude, giron.
FAUGÈRE. — Communes des dép. de TArdèche et de l'Hé-
rault. Faugère, fougère.
FAULT. — Seigneurie de Bretagne, érigée en 1535 pour Du
Dresnay. Faulx, taille.
FAUQUE. — Faulq, commune du dép. du Calvados, arr. de
Pont-l'Evêque. Fauque, faucon, sorte de faux.
FAUQUEREAU. — De Fouqueure, commune de la Charente,
arr. de Ruffec. Vient de fauquet, petite faux.
FAURE. — D'Aure, commune des Ardennes, arr. de Vouziers.
Faure, forgeron, présent de fée.
FAURON. — D 'Aurons, commune des Bouches-du-Rhône,
arr. d'Aix. Faron, baie, golfe.
FAUTEUX, — D'Autheux, commune du dép. de la Somme,
arr. de Doullens. Vient de faut, endroit où une rivière
se jette dans une autre, défaut de l'homme, en terme de
coutume. Fauteur, celui qui favorise une opinion, et ne
se prend qu'en mauvaise part.
FAUVAULT. — De Feuveau, seigneurie de Provence, érigée
en 1678. Fauveau, nom donné au bœuf de couleur fauve.
FAUVE. — D'Auve, commvme du dép. de la Marne, arr de
Sainte-Menehould. Dérive de fulvus, de couleur rous-
sâtre. Fauve, mensonge, âne.
FAUVEL. — De Fauville, communes de la Seine-Inférieure et
de l'Eure. Fauvel, dim. de fauve. V .Favel.
FAUX. — Communes des Ardennes et de la Gascogne. Faux,
oiseau.
FAVEL. — Favèle, seigneurie des Ardennes, érigée en 1700
pour Du Claux. Favèle, mensonge. Dérive de fabula,
fable.
FAVERON, FAUVERON. — D 'Averon-Bergelle, dans le
dép. du Gers, arr. de Llirande. Dérive de faba, fève.
i
[ 261 ]
FAVERY. — Du Favers, seigneurie du Perche, érigée en
1658 pour d'Aligre. Faveri, résidence près d'un champ
planté de fèves.
FAVEUR. — De Favars, commune du dép. de Corrèze, can-
ton de Tulle. Faveur, saveur.
FAVRAU, FAVREAU.— De Savères, commune du dép de la
Haute-Garonne, arr. de àMuret. Faverot, espèce de lé-
gume.
FAVRE. — V. Fabre. Favre, ouvrier qui forge.
FAYARD. — De Sayat, commune du dép. du Puy-de-Dôme,
arr. de Clermont-Ferrand. Fayart, hêtre, dans le Lyon-
nais.
FAYE. — Communes des dép. de la Charente, de Loir-et-
Cher, et de Maine-et-Loire. Faye, brebis, lieu forestier.
FAYEN. — D'Ayen, commune du dép. de la Corrèze, arr.
de Brive. Fayant, hêtre.
FAYET. — Communes des dép. de l'Aisne, de l'Aveyron et
du Puy-de-Dôme. Fayette, petite faye ou brebis.
FAYOLLE, — Ancien marquisat de l'Auvergne, dans le dép.
de la Creuse, à 2 lieues d'Evaux. Fayolle, haricot sec
distribué à bord des navires.
FAYOT. — De Fayot de Laire, près de Longny. Vient de
faye, brebis.
FÈCHE. — Commune du dép. du Haut-Rhin, arr. de Belfort.
Fecce, tuyau de blé.
FECTEAU. — D'Ecquetot, commune du dép. de l'Eure, arr.
de Louviers.
FEILLEE. — De la FeiUée, seigneurie bretonne, érigée en
1696 pour De Mauvy. FeiUée, feuillage.
FELIX. — De Féliex, commune dans le Languedoc, diocèse
de Mirepoix. Félix, nom d'homme, signifie heureux.
FELLAND. — De Feillens, commune du dép. de l'Ain, arr.
de Bourg. Dérive de fel, hauteur, élévation, ou de felle,
instrument employé dans les verreries.
FELTZ. — Felce, commune de la Corse, arr. de Corte. Fels,
roche.
FELY. — De la Feuillie, commune de la Seine-Inférieure,
canton d'Argueil. Fély vient de félix, heureux.
[ 262 ]
FENASSE. — De Senasse, commune des dép. des Bouches-
du-Rhône, arr. d'Arles. Fenasse, sainfoin.
FENI. — Fenils, dans le Dauphiné, diocèse de Grenoble.
Fenis, fourche à prendre le foin.
FENOUILLET. — Communes des dép. de l'Aube et des Py-
rénées-Orientales. Fenouillet, variété de pomme ange-
vine dont le goût rappelle celui de l'anis musqué ou
fenouil.
FERAY. — Ferée, dans le dép. des Ardennes, arr. de Rocroi.
Feret, affaire. Dérive de fère, bête sauvage.
FERDINAND. — De Tardighem, commune du Pas-de-Calais,
arr. de Boulogne.
FERDISSON. — De Vergisson, commune du dép .de Saône-
et-Loire, arr. de Mâcon.
FERLAND. — De Sarlande, com. de la Dordogne, arr. de
Nontron. Vient de ferler, carguer les voiles d'un navire.
Ferlin, poids à l'usage des monnayeurs. Il y avait jadis
à Hambourg une petite monnaie appelée ferlande, sou
marqué.
FERNANDO. — De Ternand, commune du dép. du Rhône,
arr. de Villefranche.
FERNET. — De Ferney, commune du dép. de l'Ain, arr. de
Gex. Vient de farne, chêne.
FEROUEL. — De- Fernoël, commune du Puy-de-Dôme,
arr. de Riom. Ferroil, verrou.
FERON. — Commune du dép. du Nord, arr. d'Avesnes. Fer-
ron, de fer.
FERRAND. — Commune du dép. de l'Aude, canton d'Alaigne.
Ferrant, Ferdinand, cheval de guerre, cheval blanc, gris
de fer.
FERRIÈRE — Communes des dép. du Doubs et de la Cha-
rente-Inférieure. Ferrière, sac de cuir, qui renferme les
outils et matériaux pour ferrer les chevaux, grosse bon-
teille d'argent dans laquelle on portait du vin chez le
roi, mine de fer.
FERRIOL. — Commune du dép. de l'Aude, arr. de Limoux.
Ferrieul, seau.
[ 263 ]
FERRON. — Commune dans la Flandre, diocèse de Cambrai.
Ferron, marchand qui vend le fer neuf en barres, agrafe.
FERRÉ. — Commune du dép. de l'Ille-et-Vilaine, arr. de
Fougères. Ferré, qui a le goût du fer, enfermé, qui se
garde.
FERRET. — Commune du dép. du Haut-Rliin, arr. de ]Mul-
tiouse. Ferret, fer qu'on met au bout des lacets pour les
passer dans les œillets, furet.
FERREUX. — Commune du dép. de l'Aube, arr. de Nogent-
sur-Seine. Ferreux, plein de fer,, qui tient du fer ou qui
participe de ses qualités, comme certaines eaux miné-
rales.
FERRIER. — De Ferrières, communes des dép. de la Manche,
de l'Oise, etc. Ferrier, marteau de maréchal.
FERROT. — De Serres, commune du dép. des Hautes-Alpes,
arr. de Gap. Ferrot, petite pièce d'argent.
FERTON. — De Verton, commune du dép. du Pas-de-Calais,
arr. de Montreuil. Ferton, poupée de chanvre ou de lin.
FESCH. — De Fesches, commune du dép. du Doubs, arr.
de Montbéliard. Fesche, bande de terre, faisceau, fas-
cine, lien.
FÉTEIS. — De Festieux, commune du dép. de l'Aisne, arr.
de Laon. Faitis, pain de qualité inférieure.
FEUILLARD. — De Feuilla, commune du dép. de l'Aude,
arr. de Narbonne. Feuillard, en terme de blason, sont les
lambrequins, à raison de leur ressemblance avec les
feuilles d'acanthe.
FEUILLÉE. — De la Feuillée, commune du Finistère, arr.
de Châteaulin. Feuillée, branche d'arbre garnie de
feuilles, coquillage de mer.
FEUILLETEAU. — Feuilletot, seigneurie de Normandie,
érigée en 1545 pour d'Herbouville. Vient de feuillette,
mesure de vin, ou de feuillet, scie mince à scier du bois.
FEUILLON. — De Fallon, com. du dép. de la Haute-Saône,
arr. de Lure. Feuillon, ou fellon, boulet du cheval.
FÉVRIER. — De Sévrier, commune de la Haute-Savoie, arr.
d'Annecy. Février, second mois de l'année, vient de
[ 264 ]
febvre, ouvrier en métal, ou de favrier, travailler le fer.
FEZEEET. — De Saizerais, commune du dép. de Meurthe-et-
-Moselle, arr. de Nontron. Dérive de fez, agneau.
FICHAUD. — D'Isches, commune du dép. des Vosges, arr.
de Neufchâteau. Fichau, putois.
FICHERES. — De Vichères, commune du dép. d'Eure-et-
Loir, arr. de Nogent-le-Rotrou. Fichère, petit fer en fa-
çon de cheville, dont la tête est percée d'un trou.
FICHET. — De Ticheville, commune du dép. de l'Orne.
Fichet, petit morceau de papier employé pour cacheter
les lettres. On mettait le fichet dans le trou fait à la
lettre avec un canif, lorsqu'elle était pliée, puis on la
cachetait. Fichet, poche.
FIGURES. — De Ségur, communes de l'Aveyron et du Can-
tal. Figure, personnage.
FILASTREAU, FILIATRAULT. — De Flastroff, commune
du dép. de la Moselle, arr. de Thionville. Filastreau, dim.
de fiUastre, beau-fils, gendre, belle-fille, bru.
FILIAU. — De Fily, commune de Bretagne, diocèse de Saint-
Malo. Fil, courant de l'eau.
FILIDOR. — De Villedor, seigneurie de Bretagne, érigée en
1696 pour Mesnage.
PILLETEAU, FILTEAU.— De Filtot, commune de la Seine-
Inférieure, arr. d'Yvetot. Vient de fillette, sorte de ba-
teau, mesure de liquides.
FILLEUL. — De Fillols, commune des Pyrén