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Full text of "Les graveurs du 19e siècle; guide de l'amateur d'estampes modernes"

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LES 



GRAVEURS 



DU XIX^ SIECLE 



GUIDE DE L'AMATEUR D'ESTAMPES MODERNES 



PAR 



HENRI BERALDI 



II 
BELLANGÉ - BOVINET 



PARIS 

LIBRAIRIE L. GONQUET 

5, RUE DROUOT, 5 

1885 



LES 



GRAVEURS 



DU XIX" SIÈCLE,, 



LES 



GRAVEURS 



DU XIX^ SIECLE 



GUIDE DE L'AMATEUR D'ESTAMPES MODERNES 



PAR 



HENRI BERALDI 



II 
BELLANGÉ - BOVINET 



PARIS 

LIBRAIRIE L. GONQUET 

5 , RUE DROUOT , 5 

1885 




( DEC 1 8 1966 




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LES 



GRAVEURS 



DU XIX^ SIÈCLE 



BELLANGÉ (Hippolyte) , né à Paris le 16 jan- 
vier 1800 , mort le 10 avril 1866. 

(( Tel est au siècle oii nous sommes , l'engoue- 
)) ment pour les imitations inspirées de l'ancien 
» temps , que si de trop rares artistes ne s'étaient 
); dévoués à mettre en scène la société où Dieu 
» les a jetés , nos arrière-neveux risqueraient 
)) d'ignorer quel a été l'aspect de la France du 
)) xix^ siècle.... 

» Entre les peintres qui ont donné toute leur 
» existence au siècle présent et à la Patrie, le 
» sentiment public a surtout consacré quatre 
» noms , quatre hommes , élus par l'opinion 
» les peintres du peuple : chacun aura deviné 
•> déjà H. Vernet , Charlet , Raffet , enfin Hip- 
» polyte Bellangé. 



6 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



)) Esprits vifs cl sensés, génies accessibles et 
» facile^, frappés à la marque française , ce sont 
w quatre enfants de Paris, nés entre les dernières 
» années de Louis XVI et l'avènement de 
)) Napoléon . au moment où la Révolution re- 
» nouvelait les matériaux de l'histoire. De ces 
» lutteurs . il en est deux qui , voués plus 
» spécialement aux improvisations du crayon- 
w nage , se sont faits en quelque sorte chanson- 
» niers pour le populaire et ont dépensé, en 
)) monnaie qui s'éparpille , des talents d'une 
» énorme valeur. Les deux autres ont plus 
)) particulièrement marqué leur place au rang 
» des peintres. Leurs ouvrages sont des pages 
n vraies , essentielles , curieuses , de notre his- 
» toire morale ; elles resteront nécessaires , et 
» l'avenir se les disputera. » 

C'est ainsi que notre ami regretté Francis Wey, 
dès les premiers mots d'une étude biographique 
précédant le catalogue de l'exposition posthume 
des œuvres d'Hippolyte Bellangé (1867), indiquait 
d'un trait précis que si l'on peut rapprocher, 
grouper des artistes qui ont peint et lithographie 
des scènes militaires ou populaires , une diffé- 
rence profonde existe , entre Gharlet et Raffet 
d'un côté , pour qui la lithographie fut le prin- 
cipal, et Bellangé de l'autre, pour qui elle ne 
fut que r accessoire. 

C'est un point auquel il est essentiel de prendre 



BELLANGE. 



garde lorsqu'on voudra juger les lithographies 
de Bellangé. On se rappellera que, placé jeune 
dans l'atelier de Gros , où il se lia d'amitié 
intime avec Gharlet , l'envie dut naturellement 
lui venir d'essayer un procédé séduisant par sa 
nouveauté et sa facilité , d'esquisser, lui aussi, 
quelques croquis, quelques costumes militaires, 
quelques types de l'armée de Napoléon ; de se 
procurer quelques ressources en publiant comme 
son camarade et comme RafFet un album annuel ; 
ou bien , en 1830 , de dire son mot sur la révolu- 
tion (et dans le sens de la révolution , car, selon 
une mode du temps, il alliait le libéralisme au 
bonapartisme, autre point de ressemblance avec 
Gharlet et Raffet). Mais on se rappellera aussi 
que son dernier album date de 1834, c'est-à-dire 
de l'année où il obtint la croix comme peintre (i), 
qu'à partir de ce moment il se voua à peu près 
entièrement à la peinture et ne prit plus que 
rarement le crayon lithographique, et l'on se 
tiendra en garde contre la tentation d'établir 
des comparaisons entre son œuvre lithographique 
et ceux de Gharlet et de Raffet. f) 

(1) Pour le tableau du Retour de Vile d'Elbe. 

(2) Le gros public, naguère, s'y trompait. Gustave Planche, qui prenait 
volontiers les choses au tragique, était exaspéré de voir la foule ébahie, 
collée aux vitres de Martinet, ne distinguant pas Gharlet de Bellangé. Et 
après avoir conspué cette foule ignorante, il disait : i» M. Bellangé n'est pas 
'^ chargé de peser les suffrages qu'il recueille ; il est maître de son public, 
1^ il le gouverne et l'amuse à sa manière, il compte les éclats de rire, il les 



8 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



Comme lithographe, Bellangé possède la faci- 
lité et une manière d'enjouement . mais sans 
avoir la vivacité d'impression et le mordant des 
légendes explicatives : ce qui s'explique par son 
caractère , ses goûts simples et calmes. Il était 
« trop captivé par le bonheur du logis » : voilà, 
discrètement exprimé, le reproche que l'on peut 
adresser à notre artiste; il n'était pas homme 
à poursuivre, comme Charlet, au milieu des 
troupiers , des ouvriers , des enfants du peuple 
ce qu'on a très bien appelé « la chasse aux mots 
an ecdo tiques ». 



>^ accepte comme des éloges sans réplique et ne répond au dédain des 
o artistes que par une fécondité sans cesse renaissante. >■> 

En matière d'estampes plaisantes ou de caricatures, le populaire a toujours 
des goûts peu relevés et continue à se pâmer devant des charges exposées à 
tous les kiosques, enluminures grotesques, sans dessin, sans esprit; il aime 
les très grosses farces, insupportables aux esprits cultivés. 

C'est naturel , et il n'y a pas là de quoi s'étonner, encore moins de se 
fâcher, ce qui ne sert de rien. Le critique qui veut faire plus que se borner 
à des constatations, qui exige absolument que les choses soient faites à son 
idée, se prépare inutilement une vie des plus amères. Outre qu'en parlant 
de la gravité de son t> sacerdoce il produit un effet singulier, il empoisonne 
son existence, et en arrive même à des extrémités regrettables. Un exemple 
entre mille, et précisément au sujet de Gustave Planche. 

Après avoir rendu compte du Salon de 1831 , (ce Salon précisément à 
propos duquel il fustige Bellangé ) , il a connaissance de la liste des 
récompenses. Elle n'est point à son goût. On y voit v M. Dubufe à côté 
de M. Champmartin <>, et M™" de Mirbel n'a qu'une mention honorable. 
Sur ce, tout est perdu ; écoutez : 

" La plume nous tombe des mains! Ignorance , folie et pitié! De 

f indignation ou du mépris, que choisir? Pauvres arts, pauvre France ! 
•^ Puissent la solitude et le recueillement consoler les vrais et grands 
^ artistes ! • 

Ces désespoirs, vus à cinquante ans de distance, sont bien comiques. 



BELLANGE. 



Aurait-il eu , d'ailleurs , le goût de cette 
chasse, que son œuvre lithographique eût dû 
néanmoins s'interrompre. On sait que des conve- 
naaces de famille lui firent accepter la place de 
conservateur du musée de Rouen , qu'il occupa 
de 1836 à 1853. Un « demi-exil )> de dix-sept 
ans n'est pas de nature à provoquer et entretenir 
la verve spéciale et de tous les instants qui ca- 
ractérise le dessinateur de faits divers, l'anec- 
dotier du crayon ! 

Donc , à partir de 1836 , Bellangé cesse à peu 
près complètement de nous appartenir. Il donna 
bien encore quelques lithographies isolées , puis 
à son retour à Paris une série sur la guerre de 
Crimée ; mais sa grande occupation était ailleurs, 
et avec ses tableaux il marchait de succès en 
succès. Les derniers obtinrent de véritables 
triomphes (/). 

Son oeuvre lithographique comprend environ 
cinq cents pièces, dont le catalogue a été publié 
récemment par M. Jules Adelinef). Nous em- 
pruntons à la biographie qui précède ce catalogue 
les descriptions de quelques pièces ; elles donne- 



(1) Par exemple : la Bataille de la Moskowa , le Salut d'adieu , les 
Deux Amis, tableau qui valut à Bellangé la croix d'officier, la Revue dans 
la cour du Carrousel. 

(2) Hippolyte Bellangé et son Œuvre , par Jules Adeline . avec eaux- 
fortes et fac-similé. Paris, Quantin , 1880 ; in-8. Biographie, catalogue de 
506 tableaux et dessins et de 488 lithographies ; le volume contient 36 
illustrations. 



10 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

ront une impression juste sur l'allure d'ensemble 
et la portée des lithographies de Bellangé. 

f( Parmi les sujets drolatiques . faut-il en citer 
» quelques-uns empruntés soit à ces albums qui 
» furent édités de 1823 jusqu'en 1885. soit à 
» ces feuilles volantes consacrées aux actualités? 

)) La note comique éclate irrésistiblement avec 
)) ce cri : Cré coquin , pousse donc . Dumanci. . . 
» f coule. Dumanet et son ami sont dans une 
» ferme ; l'ami . qui a obtenu un rendez-vous 
» avec la fermière , se cramponne à l'appui de 
)) la fenêtre , la fermière l'empoigne pourtant 
)) par le collet de sa veste , Dumanet s'efforce de 
»> le hisser et en perd même son shako ... ; mais 
)) dans le lointain . apparaît le fermier armé d'un 
» fléau . et les suites du rendez-vous pourraient 
« bien devenir dangereuses pour le séducteur. 

)) Ailleurs , ce sont les gamins de Charlet qui 
» continuent leur dispute : Toi. méchoMt galojnn 
» de Censeur! si tu caponnes, f auras des calottes 
» après la classe. 

)) Puis c'est un bourgeois indigné qui apos- 
)) trophe des sous-officiers de l'armée. Moi aussi 
)) fai servi . . . blanc bec ! Pourquoi aussi ce bon 
» bourgeois et sa femme se sont-ils aventurés 
)) dans un cabaret . majestueux , endimanchés , 
» et superbes tous deux pourtant : la femme en 
» châle , le sac de velours au bras ; le mari , en 
y) habit et culotte courte , portant une perruque 



BELLANGE. 11 



)) dont la queue s'échappe d'un collet d'une hau- 
)) teur prodigieuse ? 

» Les bourgeois ne sont pas toujours aussi 
» belliqueux ; ils aiment parfois , tranquillement 
)) assis à table chez eux, à faire une politesse 
)) au pauvre monde. — C/est du bon coin, celiii-là, 
» jpè^r. Copeau! — Oh! allez ^ nof bourgeois, 
)) n' craignez rien, vous pouvez t'être sûr que 
)) c' vin-là n' tombera pas dans l'oreille d'un 
» sourd . . . parlant par respect. Le père Copeau 
» — menuisier de son état — a déposé à terre 
» sa casquette et sa scie. Le bourgeois , jovial et 
» doué d'un respectable embonpoint, s'anime 
» encore à vanter son vin et frappe sa bouteille 
» du plat de la main; la bourgeoise, grave et 
)) digne . écoute et regarde le père Copeau débi- 
)) tant son discours le verre en main. Une 
)) bonne, la tète coiffée d'un foulard, une as- 
)) siette à la main , suit encore avec plus d'atten- 
» tion le discours du père Copeau. 

)) Dire que f ai vu ça pas plus haut que ma 
» botte ! est encore une étude de mœurs finement 
» observée. Parlés au Portié dit l'inscription, 
)) le « Portié )> est à l'entrée de sa loge , obsé- 
» quieux , poli , le bonnet à la main ; dans le 
)) fond . la femme également souriante. Le vieux 
)) couple montre avec orgueil un superbe sergent- 
)) major de la garde, se tenant militairement au 
» port d'armes le tricorne à la main devant un 



12 LES GRAVEURS DU XIX"= SIECLE. 

» monsieur — le propriétaire, — chapeau bas à 
)) son tour devant un si bel homme et indiquant 
)) par son geste qu'il a eu l'honneur de voir 
)) monsieur le fils du concierge pas plus haut 
1) que cela. 

» Puis ce sont les malheureuses aventures du 
)) Rapin : P Arrivée et la Réception d'un nouveau. 
» Le modèle barbu entièrement nu , sauf ses 
» bottes — ce qui fait pudiquement baisser les 
)) veux au nouveau . — Paccueille révérencieu- 
w sèment , le chapeau a la main. Traîtreusement 
» dissimulés au-dessus de la porte , des rapins 
)) vont arroser le nouveau à l'aide de seaux 
)) d'eau, etc. 

» Quant à cette pièce intitulée les Importuns. 
» à laquelle Bellangé a donné une très longue 
» légende, elle semble être pour lui la repré- 
)) sentation de l'un des aphorismes qu'il s'était 
)) faits , en compagnie de Charlet . répétant vo- 
» lontiers qu'il y avait trois ^jestes à fuir : les 
» bavards, les critiques et les hypocondres. 

)) Dans un autre ordre de sujets, il y a de 
)) petites scènes militaires traitées comme des 
» tableaux dans cette série de vignettes litho- 
)) graphiées. Tel est le Retour de campagne. 

» Les troupes se sont engagées sous la porte 
» Saint-Denis , le caporal sapeur fait faire à ses 
» hommes une conversion , tandis que derrière 
)) les deux rangs de bonnets à poil , des gamins. 



BELLANGE. 13 



» dansant, chantant, faisant la roue, gamins 
» débraillés et écoliers , le carton au dos , tour- 
)) billonnent autour du superbe tambour-major. 

w II s'avance splendide dans sa grande tenue , 
» détachant sa haute taille du rang des tambours. 
» Il est le centre de la composition et ce n'est 
;) qu'au second plan qu'apparaissent la musique, 
)) les officiers supérieurs , caracolant à cheval et 
» serrant au passage la main d'un ami, et plus en 
)) arrière brille la masse des baïonnettes, régu- 
» lièrement inclinées. La foule acclame les sol- 
» dats, et les fenêtres sont garnies de monde. 

» Le dernier hommage de Bellangé à la mé- 
» moire de Gharlet, lithographie, est daté de 
» 1846 ; il porte en titre ces seuls mots : Dédié 
» à Madame veuve Charlei. 

» Sur un piédestal , au centre d'un cimetière 
» dont les monuments funèbres et les saules 
» pleureurs se profilent sur le ciel , est posé le 
» buste de Gharlet. Au-dessus d'une palette et 
» d^un carton de croquis un soldat de la ligne 
» à genoux, armé d'un maillet , sculpte à l'aide 
» de sa baïonnette l'inscription suivante : Â 
» Gharlet, le Peuple, 30 décembre 1845. Au 
)) pied du monument sont déjà déposées quelques 
)) couronnes. Leur nombre augmentera bientôt, 
)) car de tous côtés une multitude sympathique 
» apporte un souvenir à l'immortel dessinateur. 
» C'est d'un côté un invalide, un robuste tailleur 



14 LES GRAVEURS DU XIX-^ SIECLE. 



)) de pierres , un carabinier , toute une foule 
» chargée de couronnes d'immortelles. De l'autre 
» côté un grenadier de la garde tenant son dra- 
» peau 5 des soldats de l'Empire et de la Répu- 
» blique, un vieux curé, une sœur de Saint- 
)) Vincent-de-Paul rendent hommage à Charlet. 
)) Au premier plan, des écoliers, des jeunes filles 
» lui apportent des couronnes , et près d'eux 
)) un ouvrier en prend encore à l'éventaire d'une 
)) marchande ambulante jetant elle-même un 
)) regard ému vers le buste de l'artiste .... 

)) Nous arrivons maintenant aux souvenirs de 
« la guerre d'Orient. 

)) Les deux planches intitulées les Zouaves 
» pendant et après V action portent le même titre, 
» court et concis : Qu^ est-ce qui en demande en- 
)) core ? Parlez, faites-vous servir. Dans le pre- 
)) mier , un superbe zouave debout désigne à la 
» fois de la main gauche et son fusil et les cada- 
» vres de soldats russes qui gisent près de lui. 
)) Dans le fond , du côté droit , la silhouette d'un 
)) commandant de zouaves à cheval , dominant 
)j un groupe de combattants ; du côté opposé , 
» des zouaves vus de dos enlèvent une tranchée 
» à la baïonnette et bousculent les Russes. La 
)) figure principale est remarquablement traitée, 
)) et le visage énergiquement accentué dispense- 
» rait la planche de sa signature. 

)) La seconde planche, au contraire, repré- 



BELLANGE. 15 



» sente le même zouave agenouillé près d'un 
» soldat russe auquel il a donné sa gourde. Un 
autre Russe , les yeux fermés , se soulève à 
demi et se cramponne à son bras. Au second 
plan, des soldats français emportent un mourant 
» sur une civière ; plus loin , des groupes d'ofti- 
)) ciers d'état-major donnent des ordres et dans 
)) le lointain , entre les vallonnements des col- 
» lines se perdant dans l'horizon, se déroulent 
» le champ de bataille , ses tristes corvées et tout 
)) le lugubre aspect du lendemain de l'action. 

)) Les autres planches de cette série sont 
» curieuses encore à plus d'un titre. Celle entre 
» autres intitulée les Revenants de Sébasto'pol et 
j) principalement cet officier coiffé du képi , la 
» capote en sautoir, le ceinturon doublé d'une 
)) ceinture de couleur claire, le pantalon bouffant 
» dans les bottes et montant jusqu'au-dessous du 
» genou. C'est le type que de Neuville devait 
» rendre avec plus de désinvolture encore dans 
)) les illustrations qu'il semait à profusion avant 
» d'être célèbre. Au second plan sont des lignards^ 
)) le fusil sur l'épaule, le pantalon dans les guê- 
» très, le pan de la capote agrafé. Des couronnes 
» de laurier se balancent aux baïonnettes , et un 
» ouvrier vêtu d'une blouse serre avec effusion 
)) la main d'un soldat. « 

Citons encore une pièce. Bellangé aimait le 
vrai soldat, il devait donc avoir la garde citoyenne 



16 LES GRAVEURS DU XIX*^ SIECLE. 

en mince estime ; il a synthétisé ses opinions à 
cet égard dans cette caricature qui montre un 
supérieur donnant des ordres à un inférieur en 
ces termes : Monsieur Durand, pour la troisième 
et dernière fois, oserai-je vous prier de vouloir 
bien. . . Portez. . . armes ! 

La liste sommaire suivante donnera une idée 
suffisante de l'œuvre de Bellangé ; nous ren- 
voyons pour plus amples détails à l'ouvrage de 
M. Adeline. 



Costumes militaires, etc. 

11 y a d'abord une suite de 8 pièces publiées chez Engel- 
mann , in-4 : (Costumes de Tex-garde impériale). 

Puis une série publiée chez Gihaut, in-4 à claire-voie. La 
Bibliothèque nationale possède les n"' 1 à 36 qui forment 
une suite , et les n"'* 82, 108, 113, 114 et 116. Bellangé a-t-il 
dessiné tous les costumes compris entre les n"' 37 et 116? 
M. Adeline n'est point en mesure de trancher la question , 
et nous pas davantage. 

On peut rattacher aux costumes militaires : 

L'École du soldat, suite de 12 p., 1820. 

Hussard de la Moselle , Hussard du Nord , Hussard du 
Bas-Rhin . 3 grandes pièces (chez Engelmann). 

Une feuille contenant quatre soldats : Cuirassier, Vétéran, 
Mameluck et Grenadier. 

Costumes russes, 20 p., 1820. (Adeline, n"* 450 à 469.) 

Lithographies diverses. 

Louis XI , imté de la résistance du Parlement. — Expul- 
sion des Jésuites de St-Pétersbourg. — Episodes divers, 
portant le titre commun de Galerie militaire, 5 pièces. — 
Entrée des Français à Milan ; Entrée à Milan (deuxième 
vue) ; Entrée à Rome ; Entrée à Naples ; Entrée à Berlin ; 
5 grandes pièces. — Bautzen ; Dresde; Épisode delà guerre 
de Russie ; Napoléon à Waterloo ; 30 Mars 1814 , siège de 
Paris ; très grandes pièces. (Ce sont les premières lithogra- 



BELLANGÉ. 17 



phies de Bellangé. Tout cela est bien mauvais, il faut le 
reconnaître.) 

Porte-drapeau blessé, grande lithographie tout à fait dans 
la manière des premières pièces de Gharlet. 

Grenadier blessé, le bras en écharpe, plantant une branche 
de laurier sur un tertre. 

Bivouac de grenadiers à cheval. 

Avant-poste ; Halte de militaires français ; Vive le vin ; 
La Cantinière ; 4 p. en largeur (Engelmann). 

Halte de soldats français ; Avant-poste ; 2 p. (Villain). 

Hussard et soldats d'infanterie blessés ; petit in-fol. en 1. 

Le Billet de logement ; Le Bivouac ; 2 p. (Chez Villain). 
Epreuves avec croquis sur les marges , au Cabinet des 
Estampes. 

Honneur aux armes, respect au maître, etc., brevet pour 
salles d'armes (Engelmann). 

Le Retour du prisonnier, de Béranger. 

Le Billet de logement, in-fol. en 1. 

Vive le vin ; Vive l'amour ; La Vivandière de Béranger ; 
Soldat décoré assis sous un arbre , en bonnet de police ; 
Soldat d'infanterie parlant à un hussard à cheval ; 5 p. in-8. 
(Engelmann). 

Jean-Jean faisant une connaissance ; Jean-Jean devenu 
audacieux ; 2 p. (Engelmann). 

Vieux grenadier, son fusil sous le bras ; m-8. 

Le Soldat blessé ; Le Duel ; Les Grenadiers royaux ; La 
Drogue ; 4 petites pièces sur la même feuille (Langlumé). 

Eugène Beauharnais à cheval, grande pièce. 

1 s' fend , tu romps .... etc. 

L'Orage, par Béranger. 

Patrie, Patrie, c'est un de plus pour toi! (Lepeintre dans 
le rôle du Soldat laboureur). 

Au général Foy. 

Déjeunez avec le classique , et dînez avec le romantique , 
il y a de fort bonnes choses à manger dans les deux écoles. 
(Sur cette lithographie se trouve représenté Gharlet.) 

Chœur des vestales J'ai connu le malheur et j'y sais 

compatir. (Gharlet se trouve encore représenté ici.) 

Suite de quatre pièces qu'on pourrait intituler le Jeu : 
Onze heures du soir : Je fais les vingt francs. — Deux heures 
du matin : Prète-moi cent francs. — Quatre heures du matin : 
Je joue mes derniers vingt francs. — Six heures du matin : 
J'ai eu bien de l'agrément. 



II 



18 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 



Retour au village (Langlumé). 

Un diable dans les nuages , cornant aux oreilles de la 
Folie, petite pièce. 

Lithographies publiées dans V Artiste : Les Corbeaux ; 
Pour les frais du culte ; Le vieux Ménage ; Charges d'atelier : 
La Main-Chaude ; Non, non, lui disait-elle ; 11 vécut encore 
dix ans ; Batterie blindée, Anvers; 1793 ; Rien n'est si beau 
que nos moissons. 

Plusieurs lithographies dans la Caricature , dont une 
bien connue : Napoléon en Pologne {Faut encore que vous 
ayez un fameux coup dans la tête pour nous mener sans 
pain dans des chemins comme ça). 

La Goutte ; La Gale ; 2 p. {Album coynique). 

Divers titres de romances : Le Gentil Soldat^ de Paul de 
Kock, etc. (Voyez Adeline, n" 481.) 

Les Jolis Soldats français^ chant guerrier par Plantade ; 
une lith. sur la couverture et cinq pièces dont deux pour le 
ti'oisième couplet. (N. B. Ce chant s'est toujours conservé 
avec des paroles variées , dans les écoles préparatoires et 
dans les écoles militaires : c'est l'Artilleur, fidèle à sa 
pièce. ... La suite ne peut pas s'écrire.) 

3. Pièces politiques. 

Adjudication définitive de l'entreprise générale du ba- 
layage de noti'e bonne ville de Paris (1830). 

Lectui'e des Ordonnances. 

Formation des barricades ; Dépai't pour Rambouillet ; 
Attaque du Louvre ; 3 p. (Chez Gihaut). 

Eh bien oui , charbonnier est maître chez lui ! grande 
pièce in-fol. (scène de barricades). 

Massacre des Polonais à Elbing. 

2000 Russes tués etc. 

T'as beau rire, Toussaint , je te dis que sans les malheu- 
reux événements de 1815, il aurait remboursé les assignats. 
( Lithographie ti'ès rare , du Cabinet des Estampes. Elle 
représente encore Charlet. Elle est très caractérisque en ce 
qu'elle témoigne nettement de la forme particulière , féti- 
chiste, du bonapartisme à cette époque. Bellangé reviendra 
encore sur cette idée du remboursement des assignats par 
l'Empereur (album pour 1833) ; et dans une autre lithogra- 
phie il mettra en scène un paysan qui montre à son curé un 
portrait de Napoléon en lui disant : Pour moi , le voilà , le 
Père éternel ! ) 



BELLANGE. 19 



4. Albums lithographiques. 

Album pour 1823. — Frontispice : Au bureau, au bureau, 
prrr...enez vos billets (on voit Bellangé derrière la balus- 
trade, à gaucbe, reconnaissable à ses lunettes . et devant 
lui , Gharlet ). — Le premier Bouillon de Tamour. — Non , 
sapeur, elle est sage. — Les extrêmes se touchent. — C'est 
beau . les arts. — A dada sur mon bidet. — Mamzelle est- 
elle engagée pour la première ? — La Douleur maternelle. 

— Allons, en garde ! — Avancez à Tordre. — Caporal, venez 
reconnaître. — Prise d'une redoute. — Adieu frère, venge- 
moi. — Au fait , poui'quoi que le sauvage est venu insulter 
ma bergère ? 

Album pour 1824. — Frontispice : Entrez , messieurs et 
dames (on voit, dans le fond, Gharlet et Bellangé dessinant 
sur pierre). — Ça ne mord plus, chouchoux. — Après vous 
la Quotidienne. — Allons, ma Sophie, du courage, montre- 
toi fi'ançaise. — La Bonne petite fille. — Ah ! trop aimable 
lancier. — J' n'en joue plus. — Dites donc , madame Dau- 
phiné, la mercière d'à côté qui n'est plus avec son même. — 
Ah ! faut-il qu'un homme soit indiscret. — Avance donc , 
malin. — Mon général, c'est elle qu'a commencé à m'appeler 
soulra'd. — Dites donc , mame Dufour, là fille du tourneur 
qui a une pelisse , si ça ne fait pas suer ! — Tenez , mon 
ancien. ... — Monsieur, ma fille ne danse jamais. — Dieu . 
pays, que vous êtes beau sous les armes. 

Album pour 1825. — Frontispice : Vous avez beau faire, 
vous n' réchapperez pas. — 11 faut que tout le monde vive. 

— Mon cher, c'est cha'mant. — Monsieur, voulez-vous 
m'emmener? — Aimable enfant ! — Grenadier, je ne souf- 
frirai pas. ... — N'oubliez jamais de faire danser la mère. 

Album pour 1825 (?) — Ah ! jeune homme, quel état vous 
entreprenez là. — Que de deux sous perdus I — Monsieur, 
tel que vous me voyez , j'en ai vu de dures aussi. — Le 
Départ des petits Savoyards. — Le Retour des petits 
Savoyards. — Arrestation d'une diligence par des brigands. 

— Ces Messieurs prennent leur café . à ce qu'il paraît. — 
Une victime du progrès des lumières. — Un an de mariage. 

— Trois ans de ménage. — Demandez plutôt à la galerie. 

— N' bouge pas, Polyte. 

Album pour 1826. — 1. Not' bourgeois , c'est eux qui m'a 
arrêté pour juger le coup. — 2. Moi aussi j'ai servi , blanc- 



20 LES GRAVEURS DU XIX" SIÈCLE. 

bec. — 3. Mets donc tant seulement ce petit-là avec moi. . . 

— 4. A moi , la muraille. — 5. Pardon . mon colonel , c'est 
qu'il a tombé de l'eau. — 6. Enfin, moi qui vous parle, si je 
vous disais que j'ai vu. . . en Egypte , des serpents à son- 
nettes vous avaler des caporaux comme des cornichons. — 
7. Dieux ! ai-je aimé c't' ètre-là ! — 8. C'est uniquement 
l'espoir de quoique petite rente. — 9. La Bonne Aventure. 

— 10. Quand on est mort c'est pour longtemps. — 11. Le 
Retoui" de l'ai'mée. — 12. La Poste. 

Album pour 1827. — 1. Le Départ pour la grand'-messe. 

— 2. Oh , adorable bonne ! — 3. Honneur au courage mal- 
heureux. — 4. Dire que j'ai vu ça pas plus haut que ma 
botte. — 5. Monsieur Durand , pour la troisième et dernière 

fois oserais-je vous prier de vouloir bien. . . Portez. . . 

armes ! — 6. Prends donc garde de te blesser, monsieur 
Rafla. — 7. Que voulez-vous ! voilà la vie. . . . etc. — 8. Les 
petits égai'ds font les grandes passions. — 9. La Convales- 
cence. — 10. Me dire que j'ai toujours préféré les lanciers. 

— 11. C'est un uniforme qu'est si galante, les huzards ! — 
12. C'est bien aimable un pompier, mais ça a des moments 
bien désagréables. — 13. Allons en route, les anciens. — 
14. Que ce monsieur Dauphin a donc des manières qu'est 
bon ton 1 — 15. Attaque d'un village par des troupes fran- 
çaises. 

Album pour 1828. — 1. La bourse ou la vie ! — 2. Toi , 
méchant galopin de censeur. . . . etc. — 3. Oh bon ! ça ne 
sera pas manqué au maître .... etc. — 4. Vous avez là des 
parents bien estimables. — 5. Eh bien , garçon , et le bain 
de pied. — 6. Le Dépai't poui' la pèche à l'éperlan. — 

7. Grande réussite en cœur etc. — 8. Le Mendiant. — 

9. Au fait , père Leroud , ça ne me regarde pas les affaires 
de la Grèce. — 10. Les Grecs reçoivent la nouvelle du 
combat de Navarin. — 11. Si tu savais, Isidore, que baraque 
de maison — 12. 1815. 

Album pour 1829. — 1. Madame, c'est mon cousin Cham- 
boran.... etc. — 2. Pas vrai, mosieu , que la barbe de 
sapeur c'est pas des cheveux pour de vrai ? ( Epreuve avec 
croquis dans la marge — des grenadiers et Napoléon, — au 
Cabinet des Estampes;. — 3. Votre nom? Adélaïde Durieu. 

Votre état? Femme sensible etc. — 4. Voulez-vous 

bien finir, vieux scélérat ! — 5. Procession de la Ligue, 



BELLANGÉ. 21 



1590. _ 6. Excusez , la mère. — 7. Dieu vous bénira , mon 
brave. — 8. Les Barricades, 12 mai 1588. — 9. N'est-ce pas, 
major, qu'il faut au tempérament du conscrit beaucoup de 
ménagements et surtout force toniques, sudorifiques, fon- 
dants et horizontals en bouteille ? — 10. Conclusion du 

conte, la bonne fée Bobosse etc. — 11. Souvenir de 

Normandie. — 12. C'est du bon coin, celui-là, père 
Copeau. . . . etc. 

Album pour 1830. — 1. La Conversation (Épreuve avec 
croquis sur les marges, au Cabinet des Estampes). — 

2. L'Embuscade. — 3. Changement de fi'ont , capitaine 

etc. — 4. Le Départ du conscrit. — 5. Au bout du compte, 
madame Desrosiers , on est bien bête de s'attacher à ces 
petits èti-es-là. . . . etc. — 6. La Charge. — 7. Entrez, vieux 

cocodrille etc. — 8. L'intéressante et grosse Farceuse. 

9. Le Dragon bon enfant. — 10. Cré coquin, pousse 
donc, Dumanet, j'coule. — 11. Le Passage du gué. — 
12. M. Loiseau. 

Album patriotique , 6 pièces relatives à la révolution de 
1830. _ 1. Seulement de l'eau rougie . la petite mère. — 
2. Et de deux... Vive la Charte. — 3. Les scélérats, ils 
l'ont tué ! — 4. Oh ! cré nom , Thérèse, c'est ça un brave 
homme de Gouvernement qu'on peut dire qu'est pas fier, 
que je lui ai pris la main tout comme je te parle et qu'il m'a 
appelé son brave camarade. — 5. Vive la ligne ! — 6. Eh 
ben as-tu touché. Jean-Louis? Ah dame j'sais pas... ma foi. 
j'ai tiré dans le tas. 

Album pour 1831. — 1. Retour de campagne. — 2. Départ 
pour la ville. — 3. L'Arrivée à la garnison. — 4. Le Réfugié 
polonais. — 5. C'est lui ! — 6. honnête homme ! — T. La 
Fête du village. — 8. Suffit , mon capitaine, on va évacuer. 
— 9. Les Faucheurs polonais. — 10. Les Excuses. Car 
enfin , au bout du compte , en appelant votre ami polisson , 
gringalet , carliste , je n'ai pas voulu dire par là. . . au con- 
traii-e. — 11. Dieu de Dieu, en a-t-il des moyens, le sergent, 
sur la chose de rire avec les femmes ! — 12. Les Importuns 
(visitant un atelier). 

Album pour 1833. — 1. Marche de troupes. — 2. Le vieux 
Garçon. . . etc. — 3. Le Choléra. Pardon mon capitaine. . . 
etc. — 4. Les Clefs de la ville. — 5. La Rupture. Du tout , 
mamzelle Véronique etc. — 6. Les Affaires de Bel- 



22 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 



o 



ique. . . . etc. — 7. La Visite du curé. — 8. Le Retour au 
presbytère. — 9. L'Indifférence en matière d'opinion poli- 
tique. . . etc. — 10. Le Mal du pays. — 11. La Croix du 
chemin. — 12. La Restauration me coûte 160,000 francs , 
car vous pouvez t'ètre persuadée d'une chose, mademoiselle 
Potin . c'est que sans les malheureux événements de 1815 
le grand homme aurait remboursé les assignats. . . etc. 

Album pour 1834. — Souvenirs militaires de la Répu- 
blique , du Consulat et de l'Empire , par H. Rellangé. Sur 
la couverture un vieil officier invalide fumant sa pipe et 
regardant des gravures de batailles. — L Jemmapes. — 
2. Passage du St-Bernard. — 3. Marengo. — 4. Arcole. — 
5. Moskowa. — 6. Montereau. — 7. Vallée de Bastan. — 
8. Pi'ise de Landrecies. — 9. Retour de l'île d'Elbe. — 
10. Passage du Guadarrama. — 11. Valmy. — 12. Camp de 
Boulogne. 

Album pour 1835. — 1. Laitière des environs de Gou- 
tances. — 2. Le Grand-Papa. — 3. Aux grands maux les 
grands remèdes. — 4. La Halte. — 5. En masse, serrez la 
colonne. — 6. Napoléon. — 7. Côtes de Basse-Normandie. 

— 8. Tenez , voyez-vous , monsieur le curé , pour moi le 
v'ià... l'Père éternel! (En disant ces mots, un paysan 
montre le portrait de Napoléon V). — 9. Sii'e, (Napoléon) 
c'est mes enfants et mon épouse dont elle a vu les pyra- 
mides et le fleuve du Tage. — 10. Les Français en Egypte. 

— 11 et 12. Une Noce en Basse-Normandie, 2 p. (Une anno- 
tation manuscrite sur les épreuves du Cabinet des Estampes, 
indique que c'est la noce de Jean Gihaut , éditeur, dans la 
plaine de Gouvelle.) 

N. B. Nous donnons le classement des albums sans le 
garantir, d'après l'ordre oii les lithographies se trouvent 
dans l'œuvre de la Bibliothèque nationale. Si cet ordre est 
exact, ce qui est plus que douteux, il resterait à déterminer 
le classement des pièces suivantes : 

Enchanté d'avoir fait votre connaissance. 
Toujours tout droit. 
Le Retour au village. 
L'Écurie, n" 3, 1828. 

Tous veulent , en rentrant dans leur village , dire avec 
fierté : J'étais de l'armée triomphante d'Italie. 
Coucou. . . ah! le voilà. 1828, n" 2. 



BELLANGÉ. 23 



5. Croquis. 

Croquis publiés cho/ Gihaut : 1'* série, 24 feuilles, 1828 : 
(militaires, paysans, sujets de toute sorte ; sur la feuille 24, 
Napoléon). — 2"^'^ série, 12 feuilles , 1829.— 3'"" série, 
12 feuilles, 1830 (sur les feuilles 3 et 4 , Napoléon). — 
4™* série, 6 feuilles (la feuille 6 est une scène des barricades 
1830). 

Une feuille de croquis divers, chez Gihaut. 

Quatre feuilles dans le recueil des Croquis par divers 
artistes, publié par Rittner et Goupil (sur la feuille 9, 
Napoléon). 

Divers petits croquis (soldats du temps de Louis XIII , 
buvant, très petite pièce à la plume, etc.). 

Feuille de croquis à la plume , non signée : au milieu un 
hussard donnant la main à une jeune femme qui est à sa 
fenêtre ; au dessus, un petit sujet fort leste ; dans le haut , 
une femme qui ôte sa chemise ; etc., etc. 

6. Lithographies publiées a Rouen. 

M. Hédou , dans La Lithographie à Rouen , en donne la 
liste suivante : 

L'acteur Leclère, rôle du sergent Austerlitz. — Chasseur 
à cheval sonnant du cor, tète de page. — Une lithographie 
pour la Loterie de Monville. 

Pièces ayant paru dans la Revue de Rouen : L'acteur 
Leclère, rôle de Loupy dans Ily a seize ans. — La cour de 
l'auberge du Grand-Cerf, à Fécamp. — Amours d'artistes. 
— Andrieu , rôle de Guillot dans le Philtre. — Boïeldieu et 
le berger. — Le Curé des Bruyères d'Oisy. — Laitière des 
environs de Coutances. — L'Enfant du pauvre. — Causerie 
d'artistes. — Lemaire, rôle de Gauthier dans les Mémoires 
du Diable.— Le vieux Marin à la jambe de bois.— Bellangé 
apportant son offrande pour la loterie des victimes de la 
catastrophe de Monville. — Le père Salé, marchand de 
porcs. — Porti'ait de Dumée fils. 

7. Dernières Lithographies. 

A Charlet, le Peuple ; dédié à M"'" veuve Chariet. 

Le Retour de la ville, 1840. 

La Catastrophe de Monville, 1846. 

La Garde meurt et ne se rend pas, 1849. 



U LES GRAVEURS DU XIX*" SIECLE. 

Vive la République ( Jemmapes ) ; — Vive l'Empereur 
(Montmirail) ; 2 p. in-fol. en largeur, 1850. 

Auscei'litz, grande lithographie en largeur signée Bellangé 
(est-elle de sa main ^ nous ne saurions l'affirmer). 

Grandes pièces sur la guerre de Grimée , publiées che/ 
Delarue : En Orient. — Les Gardes de la Porte. — Épisode 
de la gueire de Russie. — Silistrie. — Les Bords du Danube. 

— Le Maréchal Saint-Arnaud à la bataille de TAlma. — Les 
Zouaves pendant Taction. — Les Zouaves après l'action. — 
Les Revenants de Sébastopol : les Zouaves de la Garde. — 
Idem : un Officier de la Ligne. 

Croquis du Zouave pendant l'action. — Croquis du retour 
de Crimée, soldats de la Ligne (Cabinet des Estampes). 

Feuille de croquis (Bibliothèque nationale). 

Départ pour l'Orient , petite pièce. 

Portrait du Colonel de La Combe , auteur du Catalogue 
de l'œuvi'e de Charlet, 1862, in-8 pour être mis en tète d'une 
brochure. 

Planches pour modèles de dessin, chez Monrocq, 1855-62. 

A ajouter : Lancier de la garde impériale, petite eau-forte. 

— Autre eau-forte : fragment du tableau des Deux Amis^ le 
zouave assis sur la civière. — Waterloo, croquis très rare, 
report sur pierre. 



8. Napoléon en Egypte . Waterloo et le Fils de 
l'Homme . par Barthélémy et Méry , édition de 
Bourdiii . 1842 . avec illustrations sur bois d'après 
H. Bellangé, un voL grand in-8. (Ne pas confondre 
avec rédition de Perrotin . 1835.) 

9. Uniformes militaires de la République et de 
l'Empire , d'après H. Bellangé. 50 pi. ( Dubochet . 
1844. Voyez Brivois pour le détail.) 

10. Histoire anecdotique , politique et militaire 
de la Garde impériale , par Marco de St-Hilaire, 
illustrée par H. Bellangé et autres. (Eugène Penaud, 
1847). grand in-8. 



BELLAY. 25 



BELLAY (François), 1787-1854, peintre esti- 
mé de l'école lyonnaise (^) ; a gravé à l'eau-forte 
divers Types', une grande Vue de Lyon, d'après 
Boissieu . etc. 

Il a aussi lithographie de grandes planches 
de batailles, d'après H. Vernet : Valmy . Jem- 
mapes , etc. 



BELLAY (Charles), fils du précédent, né à 
Paris en 1826 , peintre et graveur, élève de Picot 
et de Henriquel-Dupont. Prix de Rome au con- 
cours de 1852; médailles aux Salons de 1866, 
1868 et 1869 : décoré en 1873. 

Son œuvre de graveur, très intéressant , com- 
prend aujourd'hui les estampes suivantes : 

1. Figure qui a remporté le prix de Rome au con- 
cours de 1852 , par Charles-Paul- Alphonse Bellay. 
(Chalcographie.) 



(1) C'est M. Bellay père qui a commencé pour M. Thiers la collection 
de reproductions à l'aquarelle des chefs-d'œuvre des grands maîtres : col- 
lection qui a été si discutée , — non pas au point de vue du mérite de 
l'exécution, ces reproductions étant faites avec un soin extrême, — mais au 
point de vue du principe, de l'idée même qui consistait à collectionner des 
copies. Sous l'Empire, c'étaient des aquarelles de l'opposition : idée surpre- 
nante, idée sublime ! Sous la République, elles appartenaient au pouvoir : 
idée de bourgeoi-, idée sentant son 1830 d'une lieue. Nous lais ons chacun 
libre d'adopter un de ces deux extrêmes , ou même de prendre le milieu . 
Le fait que ces aquarelles sont maintenant au Louvre ne tranche pas la 
question , puisque ce placement résulte non d'un choix libre, mais d'une 
obligation testamentaire- 



26 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 



2. Portrait de Masaccio. (Envoi de Rome.) 

3. L'Amour . iragineiit de la Galatée de la Farnésine, 
1861, in-4eiil. (Goupil.) 

4-7. Les quatre Evangélistes . d'après Raphaël . 
Rome 1861, 4 p. in-4. (Id.) 

8. Deux Anges de la Vierge de Saint - Sixte , 
d'après Raphaël ; in-4. (Id.) 

9 

9. Les quatre Evangiles . fragment de la Dispute 
du Saint-Sacrement . d'après Raphaël : in-fol. en 1. 
(Société française de Gravure.) 

10. La Prudence . la Force et la Modération , 
d'après Raphaël. l'Id.) 

11-20. TYPES ITALIENS, dessinés et gravés à 
Rome : Menicuccia , Laura , Louisa , Nunziatina , 
Stella . Antonia, Pascuccia. Xoniia, Vittoria. Rubi- 
nella : 10 p. in-4. (Goupil.) 

Indépendamment de cette belle série, Gh. Bellay a gi-avè 
sur verre , à Rome . une autre suite de six types dont les 
épreuves ont été obtenues par la photographie. 

21. LA CHARITE , statue du tombeau du général 
Lamoricière. d'après Paul Dubois. 1878 : petit in- 
fol. (Chalcographie.) 

Très belle planche , qui a pour pendant le Courage mili- 
taire gi'avé par A. Jacquet. 

22. Le Christ a la monnaie , d'après le Titien. 1885 ; 
in-4. (Société française de Gravure.) 



23. Armand, architecte, d'après Cabanel : in-4. 



BELLAY. 27 



24. Baudry , peintre : à mon ayni Paul Baudry ; 
Ch. Bellay, 1876 ; in-4. 

25. CocHiN (Augustin). 1874 ; in-8. 

26. Henriquel . ho77i7nage respectueux à Madayne 
Henriquel- Dupont ; Ch. Bellay à Rome 1869 ; 
in-4. 

27. Patin , de TAcadémie française, d'après Thirion ; 
pointe-sèche, in-8. 

28. Picot, peintre ; in-4. 

29. ScHNETZ , directeur de V Académie de France à 
Rom.e : in-4. 

30. Thiers ( Adolphe ) , d'après Paul Delaroche , 
Rome 1861 ; in-4. 

C'est un des plus intéressants portraits que nous ayons 
de M. Thiers. Il est fort rare, ainsi que les auti'es portraits 
gravés par Ch. Bellay ; ils n'ont point été mis dans le 
commerce. 



BELLÉE (de), aquafortiste contemporain. — 
Paysage normand [Gazette des Beaux-Arts). 



BELLEL (J.-J.), peintre, a lithographie des 
vues pour les Souvenirs de voyages d'Edouard 
Berlin . des paysages d'après Marilhat , des pay- 
sages d'Italie d'après ses propres compositions. 



BELLENGER (Albert), né à Pont-Audemer 



28 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

le 18 juin 1846. graveur sur bois, élève de Pau- 
neuiaker père. Médaille au Salon de 1884. 

1. Divers bois pour le Magasine of Art . publié en 
Angleterre, d'après Herkonier, Alnia-Tadema. etc. 

2. Illustrations d'après G. Doré pour Londres et pour 
l'Histoire des Croisades : — d'après Ed. Morin 
pour Monsieur, Madame et Bébé, de G. Droz : — 
d'après Vierge pour PHoinme qui rit , de Victor 
Hugo ; — d'après Eni. Bayard pour les romans 
publiés par l Illustration : {Numa Roumestan , de 
Daudet ; Tante Aurélie, de Theuriet : la Comtesse 
Sarah . la Grande Marnière, d'Ohnet). 

3. Quelques grandes planches pour r Illustration , 
( Merveilleuse, de Lehmann : les Invalides, sortie 
de la messe, de Renouard : rÉmigrante, d'Outin), 
pour le Monde illustrée et pour VA7H. 



BELLENGER (Georges), frère du précédent, 
né à Rouen le 28 décembre 1847, lithographe, 
a reçu ses premières leçons de dessin d'Eustache 
Bérat , frère du chansonnier ; il s'est mis à la 
lithographie sous la direction de Jules Laurens. 
Médailles en 1878 et 1882. 

1. Lithographies diverses dans V Artiste. — dans les 
Classiques de l'Art , publiés sous la direction de 
M. Ravaisson . de l'Institut : fac-similé de dessins 
d'Holbein . de Léonard de Vinci , — figures de la 
Chapelle Sixtine, d'après Michel-Ange, etc. 



BELLENGER. 29 



2. Cinq lac - siinile de dessins d'après Prud'hon : 
i. Adresse de la veuve Merlen ; 2. La Pudeur; 
3. Billet de théâtre : 4. Tête d'amour; 5. Daphnis 
et Cliloé. — Fac-sindle de la Marche de Silène, 
dessin de Géricault. — Fac-sindle de dessins de 
Watteau et de Boucher, etc. 

3. La Leçon d'anatoniie du professeur Velpeau à 
la Charité . d'après le tableau de Feyen-Perrin ; 
in-l'oL en L 



BELLENGER (Clément- Edouard), frère des 
précédents, né à Paris le 7 novembre 1851, gra- 
veur sur bois, élève de ses frères. Médaille en 
1882. 

1. Bois, d'après les dessins de D. Vierge, pour 
l'Homme qui rit , les Travailleurs de la mer, 
le Monde illustré, X Histoire de France de Miche- 
let : — d'après Philippoteaux pour YHistoire de 
France d'Henri Martin : — d'après G. Bellenger 
et And. Gill pour les romans de Zola : le Ventre de 
Paris, l'Assommoir, Nana, Pot-Bouille. 

2. La Défense de Ghâteaudun, grand placard, d'après 
Philippoteaux. 

3. Le Marché aux fleurs de Saint-Sulpice . Le Repos 
des moissonneurs . d'après Lhermitte ; — Le Port 
de Bordeaux , d'après Lalanne ( gravures publiées 
à Londres). 

4. Les Vendanges, de Léon Lhermitte. — Les Mois 
rustiques , d'après le même , 12 grandes planches 
données en prime par le Monde illustré. 



30 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 



5. Suite de planches d'après Léon Lherniitte : La 
Boucherie , l'Affûtage des outils . le Sabotier, la 
Forge . les Cordonniers , le Charron . etc. 

6. Portrait d'Hector Berlioz. 



BELLIARD (Zéphyrin), lithographe, travaillait 
de 18-20 à 1850. 

Portraits . parmi lesquels nous citerons les suivants : 

Le Duc d'Angoulème, 1823. — Le général Bertrand, d'après 
Paul Delaroche. — Caussidière, d'après E. Giraud, 1848. — 
Chateaubriand. — Marquise Dalon. — Procureur général 
Delangle. — Tanneguy-Duchàtel. — L'abbé de Lamennais, 
d'après Guérin. — Louis-Philippe. — Maréchal Magnan. — 
Mgr. de Mazenod , évèque de Marseille. 1838. — De Mont- 
binin, d'après Guérin. — Bonaparte, d'après une étude peinte 
par David (lith. Engelmann). — Statue de Napoléon par 
M. SeuiTe , inaugurée sur la colonne de la place Vendôme 
le 28 juillet 1833. — Le comte Héracle de Polignac, 1851.— 
La comtesse de Richemond , d'après Guérin; etc., etc. — 
Les Plénipotentiaires du Congrès de Paris, suite de petits 
portraits. 

Dans une série très nombreuse de portraits publiée chez 
Rousselin , quai Voltaire , vers 1848 , et qui comprend des 
personnages de toutes les époques, on trouve : 

MgT. Aâre. — Auber en 1825. — Barbier, bibliothécaire 
de Napoléon.— Béclard.— Blandin. — Boïeldieu. — Général 
Bréa — Armand Carrel.— A. Cauchy.— Général Gavaignac. 

— Chaudet. — Cherubini. — Chomel. — Mai'échal Glauzel. 

— Cloquet. — Marquis et marquise de Conflans. — Coriolis. 

— Gormenin. — Désaugiers. — Dufaure. — Général Du 
Moncel, — Amiral DupeiTé. — Maréchal Grouchy.— Paulin 
Guérin. — Halévy. — Lacordaire. — Lamartine. — Lamori- 
cière. — Lariboisière. — H. Larrey. — M""* Lavalette. — 
Martignac. — Méneval. — Montalembert. — Montalivet. — 
Louis-Napoléon Bonaparte , président de la République. — 
M"' Adélaïde. — Les Princes d'Orléans. — M^He Rabut , de 
la Comédie-Française. — Général Schramm. — Scribe. — 



BELLIARD. 31 



Saint-Arnaud, — Taglioni, — Thiers, — Horace Vtîrnet ; 
etc., etc., etc. 



BENASSIT (Emile), dessinateur, aquafortiste 
et lithographe, a illustré : 

1. Les Heures parisiennes, par Alfred Delvau, avec 
25 eaux-fortes d'Emile Bénassit. Paris , librairie 
centrale, boulevard des Italiens 2-4 . (Jouaust inip.). 
1866: in-12. 

Les Heures 'parisiennes ont eu du succès , grâce aux 
eaux-fortes de Bénassit. Elles viennent d'avoir les honneurs 
de la réimpression. L'édition de 1866 est estimée , et un 
exemplaire sur papier de Hollande vaut aujourd'hui une 
soixantaine de fi*ancs. 

On devine le sujet des eaux-fortes ; étant donné que la 
journée parisienne part de trois heures du matin , le dessi- 
nateur fait successivement défiler devant nous : la tournée 
des chitlbnniers , — les laitières s'installant sous les portes 
cochères , — les ouvi'iers se rendant aux chantiers , — la 
distribution des journaux , — les domestiques promenant 
les chevaux au Bois et les ménagères allant aux provisions, 

— le passage du facteur de la poste , — le déjeûner des 
ouvriers à la crémerie, — l'arrivée des avocats dans la salle 
des Pas-Perdus , — le lever d'une jolie femme , — midi , le 
déjeuner au restaurant , — l'actrice allant à sa répétition , 

— les académiciens se rendant à l'Institut , — les bébés 
jouant aux Tuileries , — la promenade au boulevard , — 
l'absinthe et le vermouth, — six heures, le diner au restau- 
rant , — la queue se formant à la porte des théâtres, — la 
partie de dominos au café, — la loge à TOpéra. — le foyer 
de la danse, — la sortie de Bullier, — minuit , l'alcôve, avec 
un petit amour qui ferme les rideaux (cet amour a été ensuite 
supprimé , yar ordre : les exemplaires estimés sont donc 
ceux oii il se trouve) , — le souper joyeux , — deux heures 
du matin , les noctambules . « gens de forte race intellec- 
tuelle ». 

2. Du Pont des Arts au Pont de Kehl , par Alfred 
Delvau , 1866 ; un frontispice à l' eau-forte. 



32 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

3. Les Petites Comédies du Vice , pai' Eugène Cha- 
vette (Vachette), Lacroix et C'^, éditeurs. 

Une partie seulement des illustrations est de Bénassit. 

4. Les Créanciers , par Charles Monselet, œuvre 
de veyigeance , avec une cruelle (sic) eau-forte 
d'Emile Bénassit , plaquette iu-8, 1870. 

M. Monselet a eu Tidée fort drôle de faire tirer les 
exemplaires de luxe, sur papier timbré ! 

5. Jean des Figues, pai^ Paul Arène, 1870 : une eau- 
forte. 

6. Lithographies diverses : Maître Courbet inaugu- 
rant l'atelier des peintres modernes. L'Absinthe : 
le Vin: FEau-de-vie. 1862. Bai^bemuche lit quelques 
vers. Affiche pour l'ouverture de la photographie 
Garjat , 56 rue Laffitte ; etc. 

7. Vignettes sur bois pour les Solutions conjugales. 
d'Aug. Saulière ( les eaux-fortes de ce petit volume 
sont d'Henry Somm ) . — pour les Physionomies 
parisiennes. 

Ces Physionomies, publiées chez Le Chevalier, rue de 
Richelieu . en 1868, étaient de petites plaquettes dans le 
genre des Physiologies de 1840. Citons-en quelques-unes : 
Floueurs et floués (Bénassit) ; le Journal et le Journalier 
(Bertall) ; Cocottes et petits crevés (Grévin) ; le Bohême , 
Commis et demoiselles de magasin (Hadol); les Industries 
du macadam (Humbert) ; Acteurs et actrices (E. Lorsay) : 
Restaurateurs et restaurés (Cham); Artistes et rapins 
(Gook); etc., etc. 

8. Affiches et annonces : Inauguration des fêtes 
musicales et dansantes du Casino d'Asnières : 
Culture chinoise du Eurl-Hoh-Miao-Khi . 6 fr. la 
boîte ; etc. 



BENGE. 33 



BENCE (Silvestre), graveur, commencement 
du siècle. 

Vue gé7iérale de la Galerie des Chefs-d^ œuvre 
de V architecture des différents peuples. Cette ga- 
lerie formée sur les dessins de M. Cassas est 
composée de 74 modèles. Se vend chez cet artiste, 
rue de Seine, N"" 8. Bence del. et sculp. 

Galerie Cassas , petites pièces in-8 , gravées 
par Bence et Guyot j"^ 



BENJAMIN (son vrai nom était Benjamin 
ROUBAUD, mais il signait Benjamin^ ou A, B.) , 
lithographe et caricaturiste, né en 1811. 

1. Séries de caricatures publiées chez Aubert : les 
Annonces ; les Mauvais Locataires ; Vie et Aven- 
tures de M. Johard\ la Contrebande aux bar- 
rières ; Enfantillages. — Scènes de diverses pièces 
de théâtre, dessinées dans le goût le plus roman- 
tique. — Portraits-charges : Frédéric Bérat , Cré- 
mieux , Paillet, etc. (le Miroir drolatique). — 
Lithographies diverses pour la Revue des Peintres, 
pour la Galerie royale de Costumes^ etc. — Grand 
chemin de la postérité : les hommes de lettres et 
les acteurs , grandes feuilles en largeur compre- 
nant chacune deux bandes de portraits-charges très 
ressemblants. 

2. Eaux - fortes pour les Truands et Enguerrand 
de Marigny, de Lottin de Laval , 1832. 

3. Plusieurs Kthographies (non des moins violentes) 
n 3 



34 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 



dans le journal LA CARICATURE , fondé et dirigé 
parPhilipon (Paris, chez Aubert, au grand magasin 
de caricatures et nouveautés lithographiques, gale- 
rie Véro-Dodat ) , et dont les 251 numéros , parus 
du 4 novembre 1830 au 27 août 1835 , forment 
10 volumes in-4. 

La Caricature de Philipon est un des livres les plus 
extraordinaires qui soient : c'est un véritable monument de 
verve satirique, de méchanceté ... et de talent. Ces carica- 
tui'es impitoyables , on ne les avait demandées qu'à des 
artistes hors ligne : aussi depuis, n'a-t-on jamais pu faire 
rien de tel. Cette gueiTe à coups de crayon, qu'on a appelée 
la gTierre de Philipon à Philippe^ fut si rude que, comme on 
l'a dit , il devint claù' que du gouvernement ou du journal 
l'un des deux succomberait forcément. Le journal fut sup- 
primé. 

On ne sera donc pas étonné que la Caricature soit une 
des tètes de colonne de la bibliothèque d'un collectionneur 
de livres modernes. Un bel exemplaire , bien complet , en 
parfait état , avec les 24 planches de la Lithographie men- 
suelle^ ne vaut pas aujourd'hui moins de 1,000 francs, (i). — 
Voyez la Bibliographie de M. Brivois pour la liste complète 
des planches. Les articles ont aussi leur intérêt : il est 
présentement question d'en faire faire une table générale. 
Notre ami Uzanne, rédacteur en chef du Livre, s'occupe de 
mettre en ti'ain cet utile répertoire. 



(1) Les libraires de la province et de l'étranger sont instamment priés 
de se pénétrer de ce principe : à savoir, que les prix indiqués par nous, à 
titre d'exemples , ne s'appliquent jamais qu'aux exemplaires de condition 
hors hgne , tels que les veulent les bibliophiles de haute marque les plus 
exigeants [état de neuf , comme disent les catalogues de livres). Nous 
disons ceci pour leur éviter des désillusions, en les empêchant de i.> rêver » 
sur des exemplaires de qualité inférieure , ce qui ne leur arrive que trop 
souvent. Que de fois on vous offre des livres, aux prix indiqués par Brunet, 
ou par Cohen, ou par les catalogues de ventes publiques : vous êtes alléché, 
vous palpitez même , vous les faites venir, et vous vous apercevez qu'il 
s'agit d'exemplaires de mauvaises dates , ou piqués , ou rognés , ou faibles 
d'épreuves, ou incomplets, ou le tout à la fois ! Il ne reste plus qu'à les 
renvoyer. On a beau être cuirassé contre les émotions , ces choses-là sont 
toujours désagréables. 



BENJAMIN. 35 



4. Galerie de la Presse , de la Littérature et 
DES Arts, (par Philipon et L. Hiiart, 1839-41, trois 
volumes avec 147 portraits lithographies par Alophe, 
Devéria , Gigoux , Gélestin Nanteuil et Benjamin). 

Roger de Beauvoir, Frédéric Bérat , Berthoud , 
Biard , Ghambolle , Gharlet , Dupeuty, Duvert , 
Granier de Gassagnac, Lausanne, Lautour-Mézeray, 
Michel Masson, Monpou, Félix Pyat, Raffet, Reboul, 
Alphonse Royer, F. Soulié, Viardot , Viennet. 

Bardou, Bocage, Ferville, Hyacinthe. Lafont , 
Lepeintre aîné . Lepeintre jeune , Ligier, Lokroy, 
Marié, Mario, Massol , Milon , Odry , Ravel, 
Régnier. 

M"«« Brohan , Fargueil , Rossi , M'"' Thénard , 
Anna Thillon. 

5. Panthéon gharivarique , série de portraits - 
charges publiés par le Charivari ; in-4. 

Dessinateurs : Benjamin (Roubaud) , dessinant 
sur les murs du Panthéon charivarique ; Daumier, 
Gavarni . Grandville, Philipon , Traviès. 

Hommes de lettres , Poètes : Altaroche , Et. 
Arago, Balzac , R. de Beauvoir, Berthaud , G. de 
Gassagnac, G. Gavaignac , A. Gler. G. Delavigne, 
Delord, L. Desnoyers, Th. Gautier, Gozlan, Guinot. 
L. Huart, V. Hugo, J. Janin, A. Karr, P. de Kock. 
Laurent-Jan, Hipp. Lucas, Marco de Saint-Hilabe, 
Marrast, Masson, Nodier, Old Nick, Planche, 
RoUe, Alb. Second, Soulié. E. Sue, Thoré. Viardot. 

Auteurs dramatiques : Arnould , A. Dumas , 
Dumersan , Duvert , Lausanne , Mélesville , Félix 
Pyat , Rosier, Scribe, Varin. 



36 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

Peintres: Biard,Decamps, Delacroix, Delaroche, 
Gigoiix , Ingres , Roqueplan , H. Vernet , Ziégler. 

Sculpteurs : Barre, Barye, Dan tan , David d'An- 
gers, Gayard. 

Musiciens : Ad. Adam , Auber, Berlioz , Doni- 
zetti , Julien , Monpou , Panseron , Rossini. 

Acteurs : Achard , Arnal , Bardou . Baroilhet , 
Beauvallet , Bocage , Bouffé . Brunet . Duprez , 
Ferville, Frederick, Geffroy, Hyacinthe, Lablache, 
Lafont del'Opéra, Lepeintre aîné, Lepeintre jeune, 
Levasseur . Levassor , Ligier , Mario , Monrose . 
Odry, Poultier, Ravel, Rubini, Tamburini, Aie. 
Tousez , Vernet. 

Ce sont des charges, mais non des caricatures : en accu- 
sant fortement l'allure particulière du personnage , elles le 
représentent souvent plus exactement que des portraits. 
Y a-t-il rien de plus vrai, par exemple, que Berlioz, désigné 
ici sous le nom de l'auteur de Malvenuto Cellini^ par allu- 
sion à la chute retentissante de son Benvenuto ; Marco de 
Saint-Hilaire , chantant une sérénade devant une statuette 
de Napoléon juchée sur une pile de « blagues sentimen- 
tales » ; Victor Hugo, superbe, assis sur ses poèmes, accoudé 
aux tours de Notre-Dame, les pieds sur les théàti*es et sur 
TAcadémie ; et Gavarni, d'un dandysme extraordinaire, que 
nul portrait n'a si bien rendu , (si ce n'est celui qu'ont écrit 
MM. de Goncourt) ? 

Après avoir paini dans le Charivari , le Panthéon chari- 
varique a été publié en un volume de 100 lithographies. 



BENOIST (M"^'), 1768-1826, gravait au poin- 
tillé divers petits sujets de commerce courant : 
les Saisons, les Mois, Alliance du Duc de Berry 
et de la j/rincesse Caroline, etc., etc. 



BENOIST. 37 



BENOIST (J.-L. ), qui signe Benoist jeune, a 
gravé dans les dernières années du xviii® siècle 
quelques petits portraits de généraux de la 
République , au pointillé de couleur. Ce qu'il 
a produit pendant l'Empire et la Restauration 
est au dessous de tout. 

Petits portraits au pointillé , Napoléon , Marie- 
Louise, le Roi et la Reine de Prusse, Louis XVILL 
Wellington , Blilcher^ le Duc et la Duchesse d'An- 
f/oulê/ne . Lnibault ^ de la société des Enfants 
d'Apollon, i/"*' de Douhault, Manuel^ Benjainin 
Constant, etc., etc. 

Méditation dans Vlsle d^Elbe , petite pièce. 

Anagramme : [Marie- Louise Impératrice des 
Français, Reine d'Italie. Sa Majesté J. R. a en- 
trepris écrirai-je, la félicité du monde ) . in-fol. 

Le Duc d' Angoulême visitant une caserne [ex- 
trait du journal des Débats, 29 janvier 1816). 



BENOIST (Ph.), lithographe. 

Très nombreuses lithographies , Vues de Paris 
(plusieurs suites), Fontainebleau (par Benoist 
et Jacottet), V Italie monumentale et artistique^ 
Vues d'' Espagne., du Brésil.^ Monuments du 
Moyen-Age.^ etc., etc. 

Lithographies sur la guerre de Crimée : VAlma^ 
Inkermann^ Départ de Paris de la Reine d"* An- 
gleterre le 21 août 1855 , etc. 



38 LES GRAVEURS DU XIX» SIECLE. 



Adresse de la Papeterie Maquet^ 20, rue de la 



Paix, 1843. 



BENOIST (Félix), lithographe contemporain. 

1. Nantes et la Loire-Infèrieure ( Nantes. Charpen- 
tier père et fils. 1850 ) , vues dessinées par F. Be- 
noist et lithographiées par lui-même, et par divers. 

2. La Nonnandie illustrée, par F. Benoist et H. 
Lalaisse ( Nantes, Charpentier ) , deux volumes de 
vues lithographiées par Ph. et F. Benoist , Bache- 
lier, Gaildreau, Deroy, Ciceri. Bouargue. Tirpenne. 
etc. 



BENOUVILLE (François -Léon), peintre, né 
en 1821. — Adatn et Eve chassés du Paradis 
terrestre , concours de 1841 , Benou ville pinx. et 
se. [P Artiste). C'est peu de chose. 



BÉRA (Armand-Joseph). 1784-1836, élève de 
Regnault, lithographe. 

D Impératrice Joséphine , profil. 
Madame Paradol. 



BÉRAT (Eustaghe), frère du chansonnier, a 
publié dès 1824 des lithographies : plusieurs ont 
paru dans la Revue de Rouen. 



BERANGER. 39 



BÉRANGER (Antoine), né en 1785, attaché 
à Ja manufacture de Sèvres , lithographe. Nous 
relevons à son nom dans les catalogues de vente : 

Tète de Turc. — Le Premier sentiment du 
dessin. — V Embarcation fragile, — Le Repos. — 
Le Chagrin. 

BÉRAUD (Jean), qui a eu l'heureuse audace 
de se faire le peintre des scènes de notre vie cou- 
rante, n'a pas gravé, — si ce n'est peut-être 
quelques essais qu'il a effacés. — mais il a^ dit-on, 
l'intention de faire de l'eau-forte. Nous souhaitons 
qu'il en soit ainsi : comme il prendra ses sujets 
dans le Paris contemporain ; comme ses planches, 
indépendamment de leur exécution matérielle, 
seront spirituelles, plaisamment observées, vécues, 
comme on dit aujourd'hui, et amusantes, le succès 
nous parait certain dans le présent, et plus encore 
auprès des collectionneurs de l'avenir (*). 

Jean Béraud a dessiné plusieurs titres pour des 
romans contemporains : la Vieille- Garde et la 



(1) De même , l'éditeur qui aurait la bonne inspiration de demander à 
Jean Béraud des illustrations pour quelque joli volume d'études de mœurs 
parisiennes, de les faire graver avec soin (la gravure sur bois se prêterait 
peut-être mieux que l'eau-forte à l'interprétation de ce peintre), et ajoutons, 
de faire tirer ces gravures avec non moins de soin , serait sûr d'avoir bien 
mérité de bibliophiles. 

Un courant semble actuellement se dessiner, qui porte vers la publication 
illustrée de livres éci-its par nos contemporain^, et sur les choses de notre 
temp-. On cesserait de toujours publier, republier et republier encore un 



40 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 

Jeune-Garde, par Vast-Ricoiiard . 1882 (les siècles 
à venir devront savoir que ces titres ne visent 
point les soldats de Napoléon ; ce sont des appel- 
lations cavalières par lesquelles nous distinguons 
aujourd'hui les cocottes en âge de prendre leur 
retraite, de celles qui débutent dans Facti vite ) ; 
les Malheurs du commandant Laripète, les Farces 
de mon ami Jacques et les Bêtises de mon oncle, 
par Armand Silvestre ; pour VArt de dire le mono- 
logue, par les deux Coquelin; pour les Annales de 
r Association amicale des anciens élèves du Lycée 
Condor cet ^ 1884 ; tous livres publiés par l'éditeur 
Ollendorf. 



certain nombre de i< chefs-d'œuvre de l'esprit humain >\ admirables , mais 
vraiment trop connus et ressassés ( au point de vue bibliophile , s'entend). 
Dieu nous garde de médire des chefs-d'œuvre de notre littérature des xvii® 
et XVIII* siècles. Mais nous ne devons pas nous momifier dans leur réédition 
exclusive. Du nouveau ! toujours du nouveau ! de nouvelles formules de 
livres , telle doit être la devise des éditeurs Surtout ne cherchons pas à 
copier ce qui a été fait autrefois ; les livres chefs-d'œuvre ne se refont pas , 
pas plus le Paul et Virginie de Curmer que les Baisers de Dorât, pas plus 
les Chansons de La Borde que Poliphile. Inventons. Donnons carrière à 
l'activité de nos dessinateurs et de nos peintres de genre en leur demandant 
ce qu'ils se sentent portés à faire , et n'étouffons pas leur originalité en les 
astreignant à des restitutions d'un passé qu'ils ne peuvent nous donner qu'à 
peu près. Les incomparables illustrateurs du xviii^ siècle furent de leur 
temps, soyons du nôtre. 

Et surtout, si les éditeurs veulent nous en croire, pas de publications 
formant des séries ou des collections, car les malheureux clients qui s'em- 
barquent dans des souscriptions de ce genre ne savent plus comment s'en 
dépêtrer. 

Chaque ouvrage sur un modèle différent, c'est bien mieux! C'est multi- 
plier les chance- de trouver une formule de livre inédite et satisfaisante. Et 
ce n'est pas une mince affaire 1 II est plus facile de faire douze douzaines de 
sonnets sans défaut qu'un livre illustré ne donnant prise à aucune critique. 



BERAUD. 41 



C'est un art bien de notre époque que celui de 
parer un livre au moyen de sa couverture afin de 
le rendre alléchant. Il se dépense là beaucoup 
de talent original. Nous reviendrons en plus 
d'une occasion sur ce sujet. 



BERGERET (Pierre-Nolasque), né à Bordeaux 
en 1782 , peintre, graveur et lithographe. 

Le Blanc catalogue à son nom : Le bon Sama- 
ritain^ in-8 ; — La Fuite en Egypte^ in -4 ; — La 
Vierge et V Enfant Jésus d'après Raphaël , in-4 ; 
— Allégorie ^ un homme endormi et défendu par 
un chien contre un aigle et un serpent, in-foL, 
tiré à 4 épreuves ; — Phillppo Lippi esclave fait 
le portrait de son maître qui en récompense lui 
donne sa liberté^ in-4 ; — son portrait, P, N. Ber- 
geret^ d'après Claire Bergeret , 1828, in-4; — 
Benvenuto Cellini. d'après le Bronzino; — Andréa 
Vannuchi. — Médaille. 

La Chalcographie possède de lui une planche, 
reproduction d'un dessin du Poussin : V Extrême- 
Onction. 

Il fut un des premiers à pratiquer en France la 
lithographie : la petite pièce suivante est , au 
point de vue de l'histoire de ce procédé . intéres- 
sante à noter comme date : un Mercure . in-8 
rond, par Brevet d'invention, imprimerie litho- 
graphique, Bergeret fec. 1804 rue S^ Sébastien 



42 LES GRAVEURS DU XIX' SIÈCLE. 

n"" 24 : V entrepreneur de cette impnmerie déjà 
connue avantageusement offre au public le fruit 
de son étude particulière à perfectionner une dé- 
couverte etc.. à Paris le 1"' frimaire an 12, 

Autres lithographies : ilhistratious pour V Al- 
bum : Napoléon : Voltaire ; Louis XVIII ( chez 
Lasteyrie . 1816); Artilleur jmntant une pièce ; 
Incroyable lorgnant : diverses copies de dessins 
de maîtres, très faiblement venues: etc. 

Les collectionneurs qui illustrent des livres 
placent dans les Fables de La Fontaine une série 
de douze vignettes dessinées par Bergère t. et gra- 
vées par divers artistes, vers 1817. Nous n'irons 
pas jusqu'à dire que notre homme est pendable 
pour les avoir faites . mais à parler franc , elles 
sont bien mauvaises. Après tout . peut-être fau- 
drait-il voir les dessins originaux : il est possible 
que la gravure en ait exagéré les défauts , ce qui 
n'est arrivé et n'arrive encore que trop souvent. 

Bergeret a dessiné quelques planches (repro- 
duction des peintures du PrimaLice à Fontaine- 
bleau ^ dans l'ouvrage intitulé Paris et ses Monu- 
ments ^ mesurés . dessinés et gravés par Baltard, 
architecte, avec des descriptions historiques par le 
citoyen Amaury-DuvaL (^) 



(1) Les 114 planches de Paris et ses Monuments appartiennent à la 
Chalcographie. L'ouvrage forme un volume grand in-fol. 11 y a 13 planches 
sur le palais de l'Institut , 44 sur le Louvre , 11 sur le château dÉcouen , 
22 sur le château de Fontainebleau, 13 sur le château de Saint-Cloud. Elles 



BERLIER. 43 



BERLIER. — Un des graveurs en taille-douce 
qui ont exécuté des vignettes pour la Peau de 
chagrin, de Balzac, édition Lecou, 1838. 



BERNARD (A.). — Ornements de la Renais- 
sance, gravés à Veau-forte^ plusieurs cahiers, vers 
1835. 



BERNARD, graveur sur bois. Citons parmi les 
livres où ligure son nom : 

Histoire jiojndaire, anecdotique et pittoresque 
de Napoléon, par Marco de Saint-Hilaire, illustrée 
par Jules David, grand in-8, 1843. 

Les Etrangers à Paris, texte par divers , illus- 
trations par Gavarni et autres, grand in-8, 1845. 
(Warée éd.) 



sont gravées par Baltard, pesamment et sans charme : néanmoins l'ouvrage 
est intéressant comme ensemble. 

Nous avons cité, à l'article Baltard^ le jugement très sévère de Renouvier 
sur ce graveur. Renouvier, qui avait des opinions politiques bien décidées, 
de très bonne foi et en toute sincérité , a dû être agacé par le style de la 
dédicace gravée de Paris et ses Monuments : 

A Napoléon Bonaparte, — Nouveau Pe'riclès , il agrandit sa Patrie , 
encouragea les Sciences , éleva des Monuments. — Les Guerriers le 
nomment Alexandre ; les Philosophes, Marc-Aurèle ; les Artistes, Médicis; 
tout le Peuple, le Génie tutélaire de la France. — Baltard , architecte et 
graveur, dédie à l'Homme immortel un Recueil d'immortels Ouvrages. — 
Ce tribut d' admiration Lui fut offert la III^ année de son Consulat par 
l'Artiste reconnaissant. 

Ultérieurement , Baltard grava un autre recueil important : la Colonne 
de la Gr ande- Armée ^ en 146 planches. (A la Chalcographie.) 



44 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

Prospectus pour VHistoire pittoresque de la 
Franc-Maçonnerie, par Clavel , 1843. (') 



BERNE-BELLECOUR . peintre . a gravé vers 
1873 le Repos du modèle (33 cent, sur 25); son 
ami Jules Jacquemart faisait en même temps la 
même eau-forte, d'après le même modèle. 

Puis, dans le même format : Japonaise au hord 
de la mer. Chasse à Vours. et enfin un chasseur à 
cheval regardant des fleurs , sous ce titre : le 
Sentimental. 



BERNIER, aqua-fortiste contemporain. 

Étang de Quimer'ch. La Lande de Kerlagadic. 
U Automne. Une Ferme en Bannalec. Sabotiers 
dans le bois de Quimer'ch , ( Gazette des Beaux- 
Arts). 



BERRY (La Duchesse de), élève de Desenne. 

Deux Vues du Château de Rosny^ Marie-Caro- 
line fecit 1823. Imprimé par Villain , lith. de 
S. A. R. 



(1) Il y a un Beraard graveur sur acier {Notre-Dame de Paris de Per- 
rotin) , et un Bernard calligraphe , qui a fait de nombreux portraits en 
paraphes (ce genre d'exercice se pratiquait surtout à la fin du xviii® siècle;, 
notamment celui de Bonaparte, premier Consul, Legendre se. 



BERTALL. 45 



BERTALL (Albert d'x\rnoux, qui, sur le con- 
seil de Balzac , signa de l'anagramme), né à Paris 
en 1820, mort en 1882. Comme pièces de sa 
main (*) , nous indiquerons : 

Les affiches de Paris dans VEau , 1844 , de 
Paris à Table ^ des Guêpes ilhcslrées , des Guêpes 
au Salo7ij des Aventures de Tom Pouce, du Prince 
Chènevis . du Casse-noisette , du Paul et Virginie 
de 1845, de divers Almanachs [Almanach astro- 
logique^ Almanacli -prophétique ^ etc.); et des 
placards lithographies à la plume, publiés chez 
Aubert vers 1848. 

11 nous est impossible de fixer le nombre des 
dessins publiés par cet artiste très original et 
spirituel sans méchanceté ; un de ces hommes 
précieux qui ont eu le rare privilège de distraire 
et d'amuser leurs contemporains, ce dont il faut 
leur être bien reconnaissant ; il y en a tant qui 
les ennuient! 

C'est par milliers que Bertall a donné des des- 
sins humoristiques d'actualités, des revues comi- 
ques du mois à V Illustration , au Journal pour 



(^) Presque tous les livres illustrés publiés à cette époque étaient annoncés 
par une affiche lithographiée. 

Ces affiches reproduisent généralement une des vignettes ou la couverture 
du livre 

Sont-elles lithographiées de la main même de l'illustra leur? Ce n'est pas 
bien certain. Le plus souvent elles semblent être des copies faites par des 
lithographes de métier. 

Quoi qu'il en soit, nous les indiquons aux noms des illustrateurs. 



46 LES GRAVEURS DU XIX*^ SIÈCLE. 

Rire, à Ja Semai)ie, au Grelot. Il y faisait assidu- 
ment les Salons en charge : c'est une façon de 
critique comme une autre , quand c'est bien fait. 
Cela saute aux veux et économise les grandes 
phrases et le défilé des théories. C'est par centaines 
aussi qu'il a semé des vignettes dans les éditions 
à deux colonnes des romans de Cooper, de Patil 
de Kock . d''Al])k. Karr. etc.. etc., publiées par 
Barba . 

Bertall a illustré, à lui seul ou en collaboration, 
un certain nombre d'ouvrages qu'un bibliophile 
doit connaître : 

1. Les Omnibus, pérégrinations burlesques à travers 
tous chemins, par MM. Bertall et Léfix, 1844, in-8. 
(Peu commun et assez recherché. Vaut aujourd'hui 
environ 30 fr.) 

2. Les Bagnes, par Maurice Alhoy. 1845, in-8 (illus- 
trations par Bertall et autres). 

3. Les Prisons de Paris, par Maurice Alhoy et Louis 
Lurine . 1846 , in-8 ( illustrations par Bertall et 
autres). 

4. Petites Misères de la vie conjugale, par Balzac, 
1845, in-8. (Très estimé. De 60 à 100 francs.) 

5. Le Diable a Paris , 1845-1846. ( Toute la partie 
dite Paris Comique , et diverses vignettes dans le 
texte.) 

6. Paris dans l'eau , par Eugène Briffault , 1844 , 



BERTALL. 47 



in-8. — Paris à table, i)ar Eugène Rriffault, 1846, 
in-8. 

Ces deux petits voluiues font série avec Paris au bal , 
illustré par Gham, et Paris mariée illustré par Gavarni. 

7. Paul et Viy^ginie . édition de Gustave Havard , 

1845, avec 100 vignettes, in-8. 

8. Nouvelles et seules véritables aventures de Tom 
Pouce, par Stahl (Hetzel). 1844. in-8. 

9. La Bouillie de la comtesse Berthe, par Alexandre 
Dumas, 1845. (Hetzel). in-8. — Histoire d'un Casse- 
noisette, par Alexandre Dumas, 1845, (Hetzel), in-8. 

10. Aventw^es du prince Chènevis, par Léon Gozlan. 

1846. (Hetzel), in-8. 

11. Vie de Polichinelle . par Octave Feuillet . 1846. 
(Hetzel). in-8. (^) 



(1) Comme il est difficile de prévoir la destinée des livres ! Voilà cinq 
petits ouvrages (n"** 8 à 11) publiés pour être mis dans la main des enfants. 
L'éditeur les fait avec soin : moins de quarante ans après, ils ont pris place 
dans les bibliothèques d'amateurs. A côté de cela , des livres qualifiés 
éditions de bibliophiles tombent à plat ! 

On s'étonnera de voir que des productions toutes récentes soient déjà 
classées et passées à l'état dobjets de curiosité. Cela tient à la progression du 
nombre des collectionneurs. A Paris, tout le monde collectionne. Au collec- 
tionneur, il faut absolument une matière collectionnable. Les livres anciens 
étant épuisés, on se précipite sur ceux du xviii^ siècle ; en cinq ou six ans, 
le vide est fait sur l'article. On se lance sur ceux du xix^, on en étudie les 
particularités ; ceux-ci engloutis, on s'arrache les éditions de luxe des livres 
publiés actuellement Et après? Après, soyez sûr que l'on trouvera quelque 
chose. A chaque étage de chaque maison de Paris il faut qu'il y ait une 
collection , ou un embryon de collection , ou tout au moins quelque objet 
d'art isole. Il y a soixante-quinze ans que Blucher a exprimé cette vérité 
avec la forme aimable qui caractérise ses concitoyens , lorsque la vue de 
Paris ne lui arrachait que cette exclamation, oii perce <.« l'honnête bonhomie > 
prussienne : Quel beau pillage I 



48 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

12. Le Monde tel quil sera , par Emile Souvestre 
(illustrations par Bertall , Penguilly, St-Germain) , 
1846, iii-8. (60 à 80 francs.) 

13. Cahier des charges des Chemins de fer , 
pamphlet illustré par Bertall, (Hetzel). 1847, in-8. 
(Recherché. 30 francs.) 

14. Les Guêpes, d'Alphonse Karr. — Les Guêpes à 
la Bourse. 

15. Contes de nos pères , pai^ Paul Féval , (Ghlen- 
dowski), 1845, in-8. 

16. ŒUVRES COMPLÈTES DE BALZAC, édition 
Dubochet , 1842-1855, en 20 vol. in-8 ( illustrations 
par Bertall et autres). 

Un bel exemplaire de ce Balzac , en état irréprochable , 
est très difficile à rencontrer, et se paie aujourd'hui 4 ou 500 
francs. C'est un des ouvrages les plus importants d'une 
bibliothèque de livres modernes. ( Bibliographie détaillée 
dans Brivois.) 

17. Physiologie du Goût , par Brillat-Savai'in (G. de 
Gonet), 1848, in-8. (50 à 80 francs.) 

18. La Revue Comique , à Vusage des gens sérieux 
(texte par Lireux . Caraguel , etc., illustrations par 
Bertall, Nadar, etc., gravées principalement par 
Baulant). 1848-1849, 2 vol. in-4. (80 à 100 fr.) 

Publication curieuse. Elle faisait une guerre acharnée à 
Louis-Napoléon , qu'elle criblait de caricatures. 

19. Contes de Perrault , (Hetzel), 1851 (illustrations 
par Bertall et autres). 

20. Les Hôtels historiques de Paris , par Georges 
Bonnefond . 1852 , in-8 ( illustrations par Bertall et 
autres). ^ 



BERTALL. 49 



21. Fables-proverbes de Berloi-Chapuii. 1858. in-8, 
( illustrations de Bertall . Rosa Bonheur. Gavarni , 
Jules David , Daubigny, Philippe Rousseau). 

22. Types de la Commune, 1871. chez Gottschalk , 
40 p. coloriées. — « Le dessinateur a voulu , dit-il , 
donner l'idée du goût effréné des hommes de la 
Commune pour les écharpes . les galons . les pana- 
ches, la mise en scène insensée. » 

Vignette de titre, Pai'is pleurant. 

1. Bergeret « lui-même ». — 2. État-major. — 3. Fédérés. 
— 4. Citoyenne quêteuse. — 5. Raoul Rigault. — 6. Deles- 
cluze. — 7. Une loge au Canard à trois becs. — 8. Délégué 
du café de Madrid. — 9. Jules Vallès. — 10. La Cécilia. — 
11. Protot et M. Rousse. — 12. Retour du bastion. — 
13. Colonel. — 14. Zouave. — 15. Une Recrue. — 16. Direc- 
teur du télégraphe. — 17. Une Citoyenne. — 18. Assi. — 
19. Club à réghse. — 20. Pétroleuse. — 21. Un Citoyen 
délégué. — 22. Cantinière. — 23. Commandant et Ingénieur 
des barricades. — 24. Orateur de boulevard. — 25. Commis- 
saire de poHce. — 26. Gaiibaldien. — 27. Perquisition dans 
une imprimerie.— 28. La Colonelle. — 29. Garde particulier 
de Raoul Rigault. — 30. En route pour Versailles. — 
31. Ferré et les exécuteurs. — 32. Mobile de 1848. — 
33. Un Citoyen moldo-valaque. — 34. Un Pointeur. — 
35. Le Commandant Durassier. — 36. Marin pétroleur. — 
37. La Barricade. — 38. Enfants perdus. — 39. Vengeurs de 
Flourens. — 40. Peloton d'arrestation. 

23. LA COMÉDIE DE NOTRE TEMPS . en trois 
volumes grand in-8 : 1. Civilité, habitudes. iSli. 
— 2. Les Enfants, les Jeunes, 1875. — 3. La Vie 
hors de chez soi, 1878. 

24. La Vigne , grand in-8. 

BERTHAULT (Pierre-Gabriel). 1748-1819. — 
Ce graveur appartient à peu près entièrement au 
n 4 



50 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

xviii^ siècle : (il a pris une part considérable à 
l'exécution d'ouvrages importants : Œuvre de 
Remon^ Voyage à Naples de Saint-Non, Tableaux 
de la Révoliitioïi ^ etc., etc.) 

Berthault fut chef de l'atelier de gravure pour 
le grand ouvrage de la DescrijMon de VEgyjJte^ 
recueil des observations faites pendant l'expédi- 
tion de l'armée française (*). 

La Fête de la bonne mère, telle qu^elle a été 
donnée à Louise Pérignon par ses enfa?its dans son 
jardin d'^Âuteuil, le 27 août 1800 , au milieu de 
leurs parents. Offert par M""' Bélanger, d'après 
Bourgeois (pièce in-fol. au lavis, citée par Renou- 
vier. Ne pourrait-elle pas être attribuée au gra- 
veur suivant?) 

BERTHAULT (Louis), 17834823, architecte et 
graveur à F aquatinte. — Suite de vingt-quatre 
Vues de Jardins anglais exécutés par Berthault 
architecte de S. M. V Empereur et Roi , chez 
Basset. 

BERTHAULT. peintre et graveur à l'eau-forte, 



(1) Les 907 planches de la Description de l'Egypte appartiennent à la 
Chalcographie. Elles sont gravées par Berthault , Baltard , Girardet , 
Ruhierre, Coquet, Leisnier, Allais, Desmarets, Coupé, Charlin , Bigant, 
Lorieux, Phelippeaux, Benoît, Collin, Monsaldy, Boutelou, Prol, Testard, 
Schrœder, Colihert , Liénard , Tassaert , Bovinet , Beaugean , Hulk . 
Dequevauviller, Ransonnette , Macret . etc., etc. 



BERTHAULT. 51 



amateur, élève de J.-V. Bertia, mort en 1850. — 
Paysages et Vues des environs de Paris ^ 10 p. 

BERTHELEMY (E.). — Naufrage de V i^ Eve- 
ning Star ». 22 octohre 1866. 



BERTIN (Jean -Victor) , né en 1767. élève de 
Valenciennes. — Quelques lithographies. 



* BERTIN ( EDOUARD), 1797-1871, peintre, fils 
du fondateur du Journal des Débats . et qui en 
fut lui-même directeur. 

Souvenirs de voyages, compositions jyitloresques 
par Edouard Bertin , texte imr Janet Lange ; les 
lithographies , sur l'Italie, la Grèce, la Turquie, 
l'Egypte , sont exécutées par Edouard Bertin , 
J. Bellel, et en majeure partie par Jules Laurens. 



BERTINOT (Gustave), né à Louviers le 23 juin 
1822, élève de Droling et Martinet, prix de Rome 
en 1850 (son Académie d^homme. morceau de con- 
cours, est déposée à la Chalcographie, ainsi que 
cela se pratique pour les planches de ce genre). 
Médailles en 1861 et 1865, première médaille 
en 1867 , décoré la même année , membre de 
rinstitut le 9 février 1878 en remplacement de 



52 LES GRAVEURS DU XIX'' SIÈCLE. 

Martinet. Très bel œuvre de buriniste, cornpre- 
naut des pièces de premier ordre. 

1. Clément IX. d'après Velasquez , 1853, in-4. 
(Envoi de Rome.) 

2. AMOUR FRATERNEL , d'après Rouguereau , 
1857. in-4. (Goupil.) 

3. HÈRODLiDE , d'après Luini , 1858, in-4. (Chalco- 
graphie.) 

4. Le Réveil (Italienne et son enfant) , d'après Jala- 
bert, 1860, in-4. (Goupil.) 

5. Le Rillet ( femme au bouquet ) , d'après Toul- 
mouche, 1862. in-4. (Goupil.) 

6. VAX DYCK. d'après lui-même, 1862, petit in-fol. 
(Chalcographie.) 

7. LA VIERGE AUX DONATEURS . d'après Van 
Dyck , 1863, in-fol. (Chalcographie.) 

Une des ti'ès belles estampes modernes. 

8. Peinture de Signol pour la chapelle des catéchismes 
à Saint-Eustache (Jésus bénissant les enfants), 1866, 
petit in-fol. (Pour la Ville de Paris.) 

9. MARGUERITE AUX RIJOUX , d'après Merle , 
1867, in-4. (Durand-Ruel.) 

10. LE CHRIST SUCCOMRANT SOUS LA CROIX, 
d'après Eustache Lesueur ; petit in-fol. en 1., 1869. 
(Société française de Gravure.) 

11. Pénélope (jeune femme travaillant à l'aiguille), 
d'après Marchai , 1869, in-4. (Dusacq.) 

Le pendant , Phryné, a été gravé par Huot. 



BERTINOT. 53 



12. Pastorale , d'après Bouguereau , 1870 , in-fol. 
en 1. (Goupil.) 

13. Le Sommeil (jeune mère et son enfant endormi), 
d'après Bouguereau , 1872. (Goupil.) 

14. LA BELLE JARDINIÈRE , d'après Raphaël, 
1874, petit in-lbl. (Goupil.) 

15. Christ en croix . d'après Philippe de Gham- 
paigne. 1881, in-tbj. (Chalcographie.) 

16. LA VIERGE , L'ENFANT JÉSUS ET SAINT 
JEAN , d'après Bouguereau , 1879 , petit in-fol. 
(Goupil.) 

17. LES DISCIPLES D'EMMAÙS, d'après le Titien, 
1883 , grand in-4 en 1. ( Société française de Gra- 
vure.) 

18. Les Bergers ( plafond de l'Opéra ) , d'après 
Baudry, 1884. (Pour l'État.) 

19. Thisbé (travail en cours). 



20. Jules Favre , d'après Lefebvre, 1866, grand in-8. 

21. Ernest Picard. 

22. Amussat , ingénieur, in-8. 

23. Brascassat , d'après lui-même , in-8. Sans enca- 
drement. 

24. DARBOY ( Mgr.) . d'après Lehman , 1873 , in-4. 

(Société française de Gravure.) 

25. Labbé (L'abbé), in-4. 

26. Alliaume (L'abbé) , in-4. 



54 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



27. Maniel , ingénieur, 1875, in-4. 

28. Saint-Hilaire (La Marquise de), in-4. Encadre- 
mf^A^ dans le style xvif siècle. 

29 Martinet, graveur, membre de l'Institut, in-4. 

30. Pépita Gassier, petit in-4. 

31. Cherubini (travail en cours). 



BERTONNIER. né à Paris en 1791, gravait 
surtout le petit portrait destiné à servir de fron- 
tispice de livres. 

Le Blanc a donné un catalogue de 141 pièces 
de lui. 

1. Portraits de personnages modernes, in-8, in-12 ou 
in-18 : M'"^ Ardan du Pic, petit profil in -18, Arnaud, 
Azaïs , Ballouhey, Barras , Beccard , Béranger , 
Bertin , M'"^ Boulanger, M^"- Bourgoin , Broussais, 
M«"^Cinti, M°''Cottin, Cuvier, D' Dubois, A. Duval. 
l'acteiu* Firmin . M'"^ de Fumel , religieuse, Huard . 
Kosciusko , La Chabeaussière , l'acteur Lafond , 
Labreille, Général Lefèvre, Legouvé, Louis XVllI, 
Lullin, Malfilâtre, Marie-Christine, d après Winter- 
halter, exposée en 1847, M*^"^ Mars , Sœur Marthe, 
l'acteur Martin , l'abbé Mérault , Napoléon , maré- 
chal Ney , Orfila , Pigault - Lebrun , Ponchard , 
Richter, le Pvoi de Rome, Rossini , B. de Saint- 
Pierre , le Comte de Ségur, M'"" de Staël , Talma . 
Volnev. 

2. Personnages anciens , format in-8 : Bachaumont 



BERTONNIER. 55 



et Chapelle , Bossuet , Bourdaloue , iii-8 carré , 
Bourdaloue , in-8 avec une tablette, Cervantes, 
P. Charron, P. Corneille (un des meilleurs portraits 
de l'œuvre) . Th. Corneille , Crébillon , Descartes. 
Diderot, La Fontaine, La Rochefoucauld, Marivaux, 
Molière, iNecker, Piron , Quinault, Racine, RoUin , 
Pierre ^^ Vauban . Voltaire, etc. 

Plusieurs de ces portraits ont été exécutés pour une série 
d'auteurs dramatiques et d'acteurs , dite Collection Dabo , 
que connaiss^ont bien tous ces amateurs qui ont sacrifié à la 
manie de fabriquer des livres à portraits. Vignères avait un 
grand approvisionnement de ces portraits à leur usage. 

3. Idem , format in-12 : Bailly, l'abbé Barthélémy, 
Bossuet, Buffon , Charles - Edouard , Choiseul , 
Corneille, Th. Corneille, Crébillon , Danton , Du- 
mouriez, Fénelon, Franklin, LaFontahie, La Harpe. 
Molière , Montaigne , Racine , M™*' de Sévigné , 
Vergniaud , Washington , etc. — Divers portraits 
pour les Galeries historiques de Versailles. 

4. Idem , format iu-18 (de 6 cent, environ) : Cathe- 
rine II, Cervantes, Corneille, Th. Corneille, Dante, 
M'"*" Dubarry, le Duc d'Enghieu, le Prince Eugène, 
Napoléon , Joséphine, La Fontaine, Milton , Paoli . 
Rabelais. Racine. J.-B. Rousseau , etc. 

La plupart de ces porti'aits ont paru dans une série icono- 
graphique ; ils occupaient chacun le milieu d'une page de 
texte explicatif. 

5. Portraits exécutés pour les Oraisons funèbres 
(édition de Janet , 1826 , portraits et vignettes par 
divers : les vignettes sont mauvaises , mais le texte 
est beau , et les exemplaires en grand papier de cet 
ouvrage sont recherchés) : Marie-Thérèse d'Au- 
triche. Hemiette de France, le Duc de Bourgogne, 



56 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 

Bourdaloue , MassiUon , Flèchier, Anue de Gou- 
zagiie, Marie-Autoiuette, le Duc de Berry. 

Bertonnier a risqué quelques estampes : Il est sauvée 
d'après Genod , in-foL, et même une Vierge de RaphaëL 



BERTRAND (Noël) , né en 1784, graveur à la 
manière du cravon. 

Rien n'est plus inexact souvent qu'un catalogue 
exact : nous voulons dire que rien ne donne une 
idée plus fausse de la valeur générale d'un graveur 
qu'une longue liste où toutes ses productions sont 
imperturbablement énumérées , sans un mot de 
critique qui vienne vous en indiquer le mérite 
intrinsèque. 

Dans le Ma7iuel de V amateur d' estaiwpes , Noël 
Bertrand occupe six colonnes ; vous pourriez en 
inférer qu'il est un graveur de quelque impor- 
tance, d'autant plus que vous y trouverez, comme 
titres, tous les éléments d'un (Buvre intéressant : 
estampes mythologiques ou religieuses, sujets de 
genre, portraits de Napoléon, de Lovas XVIII ^ 
de Charries X , de Louis-Philippe, des membres 
de la famille rovale, etc. 

t. ' 

Vérification faite, vous constatez que Bertrand 
se li\Tait simplement à la fabrication des modèles 
de dessin . Cahiers de pri7icipes, imitation libre de 
V antique^ d'après Girodet et d'après E. Bourgeois, 
Etudes variées pour le dessin , TUes d^ étude , 



BERTRAND. 57 



planches de Costumes d'après Le Mire. Vauthier 
et autres. 

Voilà l'œuvre, eu quatre lignes. Ce n'est peut- 
être pas là un catalogue raisonné , mais c'est un 
catalogue raisonnable. 

Et pour mieux faire encore , quand nous ren- 
contrerons à l'avenir des productions de ce genre, 
nous ne nous y arrêterons pas. 

BERTRAND (.Iamks), né à Lyon en 1825, a 
lithographie vers 1854 une suite de diverses 
reproductions d'après le peintre lyonnais Victor 
Orsel. ['] 

BERVEILLER , graveur sur bois. A pris part à 
l'exécution de plusieurs livres importants . parmi 
lesquels nous mentionnerons ici : 

SOUS BOIS , par André ïheuriet , nouvelle édition 
illustrée de soixante-dix-huit compositions de H. 
Giaconielli , gravées sur bois par Berveiller. Fro- 
ment, Méaulle et Rouget, préface de Jules Claretie. 
Paris , Conquet et Charpentier ( Chamerot imp. ) . 
1883, in-8. 

C'est assurément un des jolis livres qu'ait publiés la 
librairie française depuis Guriner. 

Les exemplaires en grand papier ont une aquarelle sur 
la couverture. 

(1) Meationnons encore Bertrand , gruveur sur bois, — Bertrand , qui a 



58 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

BERVIC. 1756-1822. élève de Wille. graveur 
au buriu . agréé à l'Académie royale en 1784 . 
titulaire d'un logement au Louvre en 1787 , 
membre de l'Institut en 180«]. membre des Aca- 
démies de Vienne, de St-Pétersbourg , de Berlin, 
d'Amsterdam , de Milan , de Bologne, de Copen- 
hague, etc., décoré en 1819 pour « avoir ranimé 
par la supériorité de ces ouvrages le goût de 
l'étude de la gravure ». (il tant se représenter 
que, à cette époque, donner la croix à un graveur 
était une grosse affaire) , etc., etc. 

Nous n'avons pas à donner ici la biographie de 
ce buriniste illustre , puisque la majeure et la 
meilleure partie de son œuvre . — qui ne com- 
prend d'ailleurs que dix-neuf planches , — est 
antérieure à 1800. Nous ne pouvons cependant 
omettre l'artiste célèbre qui forme la transition 
entre la gravure du xviii^ siècle et la gravure 
moderne. 

Récapitulant brièvement les travaux de Bervic, 
nous citerons d'abord pour mémoire : 

La Demande acceptée ; le Repos ^ d'après Lépicié, 

Le petit Turc, d'après Wille fils. 

Les portraits de Linné, du Comte de Vergennes^ 
de Massalski . de Senac de Meilhan , 



gravé ë Teau-forte Un Fourré^ planche publiée dans le Journal des Artisles^ 
— Bertrand (Al.), lithographe : types divers, Besançon en 1840, etc., — 
Bertrand (Aug ) , lithographe, qui a gravé le portrait de l'inventeur du 
spiritisme, Allan-Kardec, — etc. 



BERVIC. 59 



Le fameux portrait de Louis XVI en pied . 
d'après Gallet . où l'artiste avait eu le talent de 
tirer une estampe admirable d'une peinture très 
ordinaire, 

Saint Jean dans le désert ^ d'après Raphaël. 

Pendant la Révolution , Bervic exécute trois 
grandes planches : 

L'Innocence^ d'après Mérimée, 

D Education d'Achille^ d'après Regnault , chef- 
d'œuvre de burin classique . dont le succès fut 
immense, 

L Enlèvement de Déjanire , du Guide , planche 
faisant le pendant de la précédente , non moins 
remarquable comme exécution, et plus séduisante 
par l'agrément du sujet. Cette estampe . qui fut 
déposée en l'an X . valut à son auteur le prix 
décennal^ c'est-à-dire une récompense équivalant 
à ce que serait aujourd'hui la médaille d'honneur 
décernée à la meilleure estampe parue pendant 
l'intervalle de deux expositions universelles : 
grâce à ces deux planches , et à elles seules , il 
est possible de dire que les grandes traditions de 
la gravure française n'ont pas sombré pendant la 
tempête révolutionnaire. (*) 



(1) Un travail sur les graveurs modernes devrait logiquement prendre 
son point de départ à la fin de l'ancien régime : néanmoins , nous avons 
laissé de côté les œuvres de la période révolutionnaire pour ne prendre les 
gravures qu'à partir de 1800. C'est qu'il eût été outrecuidant de nous 
risquer sur un terrain où nous trouverions devant nous Renouvier et son 
Histoire de l'Art pendant la Révolution , considéré principalement dans 



60 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

Au xix^ siècle . Bervic termine encore une 
planche célèbre : 

Le Laocoon . exécuté pour le Musée Rohillard , 
gravure lourde force qui provoqua plutôt l'étonne- 
ment que l'admiration. (Bervic lui-même, lorsque 
plus tard il jetait un coup-d'œil rétrospectif sur 
sa carrière, ne fut pas sans regret, dit-on , d'avoir 
cédé à la tentation d^étaler l'extrême habileté de 
sa manœuvre.) 

La Déclaration ; le Serment^ d'après Fragonard, 
estampes signées Bervick (sic). 

Il ne grave plus ensuite que des pièces peu 
importantes : 

Une Tête de Minerve^ pour le Diplôme de 



les estampes , livre d'un grand intérêt et d'une forme très vive , auquel 
nous renvoyons le lecteur en l'avertissant seulement de prendre garde que, 
pour donner du corps à son sujet , Renouvier a dû mettre au nombre des 
graveurs de la Révolution des artistes qui sont précisément les graveurs 
de ce xviii* siècle pour lequel il professe une assez mince estime (les trois 
quarts des artistes dont il s'occupe sont dans ce cas : les Fragonard , les 
Moreau , les Choffard , etc. ! ) De plus , il a dû considérer les estampes 
non au point de vue du mérite de leur exécution , mais au point de vue de 
l'intérêt des sujets représentés, ce qui permet de citer et de faire valoir bien 
des pièces dont le mérite artistique est absolument nul. 

Mais personne ne sait , comme Renouvier, regarder les gravures et les 
faire regarder au lecteur : recherchant dans les estampes de la Révolution 
ce qui est actuel , patriotique, élevé d'intention , quitte à être de l'exécution 
la plus misérable ; surtout point pontife, et ne brandissant pas sans cesse 
Rembrandt , Marc-Antoine ou Nanteuil pour en assommer de pauvres 
diables de graveurs qui n'ont aucune prétention au génie. Est-il rien qui 
soit d'ordinaire plus monotone qu'une énumération d'estampes ? Eh bien , 
en les groupant adroitement , en les enveloppant dans quelques réflexions 
courtes, nettes, exactes, toujours piquantes, il a trouvé le secret de donner 
de la saveur à ces défilés de titres. 



BERVIC. 61 



l'Institut national , classe de langue et littérature 
française. 

Napoléon, médaille. 

Louis XVIII , dont il n'a été tiré que trois 
épreuves. 

Le Testament (U Eudamidas. d'après le Poussin, 
planche qui fut achevée par Toschi. 

Bervic avait fait de la gravure classique , avec 
un talent supérieur. Depuis, d'autres burinistes, 
sans pouvoir atteindre à la beauté de son travail , 
exagérèrent son défaut , l'absence de qualités 
pittoresques, et furent simplement académiques 
et corrects. Ils attirèrent à l'instrument dont ils 
se servaient l'inimitié du public, qui en vint à se 
figurer que burin était synonyme d'ennui. Bervic 
avait réagi contre la liberté extrême que Técole 
de Le Bas avait apportée dans la manœuvre , 
contre la gravure facile. Nos contemporains, à 
leur tour, réagirent contre la régularité inintelli- 
gente et la monotonie du travail des burinistes, 
et demandèrent à l'expéditive eau-forte le pitto- 
resque et la couleur. Gomme il arrive toujours, 
un excès remplaça l'autre : aucun souci de 
la beauté de Texécution matérielle , tout pour 
l'effet (cherchez la tache ! ). Après la « gravure en 
treillis », la gravure en gribouillis. On s'aperçoit 
aujourd'hui que Teau-forte , (non pas l'eau-forte 
originale, l'eau-forte de peintre, mais l'eau-forte 
employée à la reproduction des œuvres peintes] 



62 LES GRAVEURS DU XIX^' SIECLE. 

n'est pas sans défauts, et le désordre de ses travaux 
fatigue autant qu'avait fatigué le rangement des 
tailles du « beau burin ». Les symptômes de 
lassitude sont apparents, et les mêmes hommes 
qui n'avaient pas assez de railleries pour le losange 
avec un point au milieu , se mettent à appeler 
irrévérencieusement les eaux -fortes du pajyier 
noirci. Ceci n'est peut-être qu'un mot de dépit 
motivé par certains achats trop coûteux. Une 
eau- forte sera toujours une belle chose, lorsqu'elle 
sera faite avec conscience par un graveur vrai- 
ment digne de ce nom. Et il en a été fait beaucoup 
de telles, depuis quarante ans. 



BESNARD [^.}^'poly tirait sur cuivre, en manière 
deboiSj des vignettes, fleurons, cachets, étiquettes, 
griffes, chiffres et poinçons. Sous le premier Em- 
pire, il fournissait aux administrations publiques, 
— notamment à la Bibliothèque impériale, — des 
tètes de lettre. Un des modèles qu'il reproduisait 
n'est autre que l'en-tête de lettre pour le Dépar- 
tement de la Seine-Inférieure d'après le dessin 
de Prud'hon. Mais le polytipage de Besnard n'a 
pas rendu cette petite merveille comme l'avait 
fait le pointillé de Roger. C'est un genre de gra- 
vure tout à fait industriel , néanmoins il avait du 
succès et provoquait la contrefaçon. Aussi, dans 
ses prospectus, Besnard foudroyait-il ses rivaux : 



BESNARD. 63 



« Tai Vhonneur de f révenir Messieurs les im'pri- 
» meurs qui m'ont honoré jusqu^ à présent de leur 
» confiance que des hommes de mauvaise fol, sans 
)) talens. n'ayant j^our eux que T astuce etTeffron- 
)) terie, s'emparent joicrnellenient du fruit de mes 
» travaux en fournissant de mauvais jfolyii2)a(/ es ; 
)) ils iiroiettent même de voyager j)Our en infecter 

)) les Départemens Je dois donc pour première 

)) vengeance les dénoncer et les abandonner au 
w mépris qu' ils méritent î ... . » 



BESNARD (Etienne), né en 1789, graveur 
d'architecture, élève de Baltard, a exécuté plu- 
sieurs planches pour le grand ouvrage , demeuré 
inachevé, du Sacre de Charles X. 

Les planches de cet ouvrage , au nombre de 
trente , gravées par Leisnier, Forster, Lefèvre , 
Dormier . Bein . Burdet , Bierand , Blanchard . 
Sellier . Lignon , Caron , Muller , Henriquel- 
Dupont . Johannet , Jeliotte , Dequevauviller , 
Schrœder, etc., sont à la Chalcographie (*). 



(1) La Chalcographie du Louvre possède actuellement 6000 planches , 
dont les épreuves se vendent au musée, aux prix marqués dans un cat-ilog'ue 
qu'il est intéressant de consulter, et que chacun pourra se procurer moyen- 
nant la somme de 2 francs. En voici le résumé, en chiffres ronds : 

Fac-similé de dessins 100 pi. 

Idem (eaux-forles par le comte de Caylus) 223 

Souvenir du golfe de Naples, par le comte Turpin de Crissé. . . 50 

Morceaux de concours des grands prix de Rome 40 

Reproductions de peintures de l'école italienne lOU 



64 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 



BESNARD (Paul -Albert), peintre, élève de 
Cabanel. A exposé en 1884 le portrait de Lord 
Wolseley. gravé par lui d'après son tableau. En 
1885, la Mort ^ Tristesse^ Un petit garçon. 

BESNUS (Amédée), peintre-paysagiste et gra- 
veur à r eau-forte contemporain. 

1. Environs de Treméreuc , Côtes-du-Nord ; in-4. 
(Cadart.) 

2. La Mare au Drac , Bretagne ; in-4. (Cadart.) 



Œuvre de Raphaël 18 pi. 

Reproductions de peintures des écoles allemande , flamande et 

hollandaise. 110 

Œuvre de Van der Meulen 1 00 

Galerie du Luxembourg d'après Rubens, gravée au xviii*' siècle 

sur les dessins de Nattier 27 

Reproductions de peintures de l'école française 200 

Œuvre de Le Brun. — La grande galerie de Versailles, gravée au 
xviii* siècle sur les dessins de Massé, 52 p. — Tapisseries du Roi, 
14 p. — Traité sur le rapport de la figure humaine avec celle des 

animaux . ST p. — Ensemble 160 

Œuvre du Poussin. — Les Travaux d'Hercule, 39 p. — Ensemble 90 

Reproductions de sculptures antiques TO 

Reproductions de sculptures modernes 90 

Reproductions de divers objets , antiquités romaines, antiquités 
chrétiennes , trésor de Saint-Denis , tombes de Notre-Dame , mé- 
daillons antiques du Cabinet du Roi , monnaies du Bas-Empire, 
médailles pour l'histoire des Papes, médailles du Cabinet de Sainte- 
Geneviève, médailles de l'histoire de France par Séb. Leclerc, etc. 500 

Colonne de la Grande-Armée, érigée en 1810 sur la place Ven- 
dôme, recueil gravé par Baltard 146 

Portraits 200 

Suite des portraits gravés par et d'après Van Dyck , dite Suite 

des cent 125 

Frontispices, vignettes, culs-de-lampe, cartouches, lettres ornées. 250 



BESNUS. 65 



3. Chevaux en liberté dans une prairie niai'écageuse, 
in-8. 

4. Même sujet, in-4 (reproduction d'un tableau du 
graveur, Salon de 1866. Gadart éd.). 

5. Réunion de philosophes ( quatre ânes groupés sur 
un tertre près d'une cabane), in-4. (Gadart.) 

6. Taureau près d'un vieux saule, in-8, inédit. 

7. L'Abreuvoir, un homme fait boire deux chevaux 
in-8. inédit. 

8. Les Ghevaux du père Vincent (d'après un tableau 
du graveur. Salon de 1875), in-4 , chez Gadart. 



Statistique monumentale de Paris, d'Albert Lenoir ; — Orne- 
ments de la galerie d'Apollon , par Bérain ; — Vues de Versailles 
et de Trianon , par J Silvestre et J. Rigaud ; — Grotte de Ver- 
sailles , par Lepautre ; — le Labyrinthe , par Séb Leclerc ; — 
Vues de villes , châteaux, maisons royales , par J. Silvestre . J. 
Rigaud , etc.; — Monuments antiques à Orange ; — le Forum 

romain ; etc., etc 800 pi. 

L'ouvrage intitulé Paris et ses monuments^ par Baltard 114 

Sièges et batailles, cartes, plans 300 

Carrousel de 1662. — Les Plaisirs de l'île enchantée, 1664. — 

Fête donnée le 18 juillet 1668. — Divertist^ements de 1674 110 

Le Sacre de Louis XV 74 

Fêtes pour le mariage de l'infant Don Philippe et de Louise- 
Elisabeth de France 14 

Diverses cérémonies 50 

Sacre de Napoléon 40 

Décoration de Notre-Dame pour le Sacre 14 

Fêtes du mariage de Napoléon et de Marie-Louise 13 

Sacre de Charles X 30 

Blasons et armoiries, planches de différents ouvrages, etc 300 

Ce qui donne environ 4500 planches Pour arriver au total de 6000, il 
faut y ajouter les 900 planches de la Description de l'Egypte^ et enfin 
600 planches d'histoire naturelle, gravures anciennes bien exécutées, mais 
qui ne sont point d'un intérêt immédiat pour les collectionneurs. 

n 5 



m LES GRAVEURS DU XIX"' SIECLE. 

9. Pâturage, iii-4 , chez Gadart. 

10. Fend-le-Vent (vieil âne éclopé) , pour une nou- 
velle de Jean Dolent , Fend-le- Vent , histoire d'un 
Ane , faisant partie d'un recueil de Nouvelles à 
l'eau-forte par la Société dite des Têtes de bois. 
avec 5 eaux-fortes par Besnus, Delacroix, Garnier, 
Morand, (Lemerre éd.), in-8, 1880. 

11. Chevaux de halage, eau-forte in-4 , exposée en 
1870. (Gadart.) 

12. Vieilles chaumières ( un peintre à son chevalet 
au premier plan ) , pour une nouvelle de A. Besnus 
intitulée Murger à Mar^lotte , faisant partie d'un 
recueil de nouvelles , le Livre des Tètes de bois , 
par Guy de Maupassant , André Lemoyne, Franck , 
Yalabrègue, etc. Charpentier, 1883, in-8. 

13. Pâturage aux environs de Pont-l'Évêque , in-4 , 
eau-forte exposée en 1877. (Gadart.) 

14. Vieux chêne aux environs de Plougastel, in-foL, 
en collaboration avec Gh. d'Henriet. Exposé sous 
ce dernier nom au Salon de 1868, d'après le tableau 
de Besnus exposé au même Salon. 



BEST (Jean), né à Toul en 1808, graveur sur 
bois. 

Ce nom est important à retenir, il symbolise 
pour ainsi dire la première période de la gravure 
sur bois moderne : si l'on voulait donner en quatre 
mots rbistoire de cette gravure depuis cinquante 



BEST. 67 

ans, on le pourrait en écrivant quatre noms : Best, 
Lavoignat, Pisan, Pannemaker. 

Best, représentant la (fravure en fac-similé à son 
début : pour tout dire , l'organisateur de l'illus- 
tration du Magasin 'pittoresque^ fondé en 1833 ; 

Lavoignat , cette même gravure en fac-similé 
arrivée à la perfection ; 

Pisan , la gravure d^ interprétation, qui renonce 
à reproduire fidèlement le trait du dessinateur, 
par la bonne raison que le dessinateur ne lui 
fournit plus de dessin au trait ; 

Pannemaker enfin , cette gravure d'interpré- 
tation portée au plus haut degré d'habileté , et 
rivalisant par des tours de force avec la taille- 
douce. C'est le dernier mot de la perfection dans 
ce que la gravure sur bois ne peut pas rendre. 

Best forma d'abord une association avec Andrew 
(voyez ce nom) eL Leloir ; plus tard, une autre 
avec Leloir, Hotelin et Régnier. On trouvera ces 
quatre noms réunis , par exemple, sur un bois de 
Daubigny du Diable à Paris, sur les bois des 
Nouvelles genevoises ( un des livres les plus rares 
à trouver en bonne date, 1845), et de Jérôme 
Patv/rot. Mais ces bois , qui les a gravés ? Best ? 
Leloir? Hotelin? Régnier? Peut-être aucun 
d'eux. Peut-être tout simplement les nombreux 
ouvriers qu'ils employaient. Bien souvent, en effet, 
la gravure sur bois n'est qu'un véritable travail 
industriel exécuté dans des ateliers. Dans les 



68 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



Contes drolatiques, vous voyez des bois porter 
une signature qui rappelle plutôt un produit 
commercial qu'une œuvre d'art : Best et C'^. (*) 

Le nom de Best , seul ou en association, figure 
dans le Magasin pittoresque^ le Musée des familles^ 
V Illustration j et dans beaucoup de livres illustrés : 

Voyage où il vous "plaira , par Tony Johannot , 
Alfred de Musset et Stahl (Hetzel, 1843. in-4); 

— Scènes de la vie des animaux , — la Grande 
Ville . — Livre d'Heures . de l'abbé AfFre , — le 
Vicaire de Walefield^ — Molière^ — Telémaque. — 
le Jardin des Plantes^ — Histoire de Napoléon. 

— Faublas, etc., etc., 

Le Livre des enfants , contes des fées , par 
M"'^-' Elise Yoiart et Amable Tastu (Paris, Paulin, 
1836-1838, 6 vol. in-18). Ici il y a une raison 
pour que ces petits volumes enfantins soient 
arrivés à prendre place dans les bibliothèques 
sérieuses : il s'y trouve, au milieu des illustrations 
de Baron, Gérard Séguin, Gigoux . Grandville, 
Traviès, quelques bois d'un jeune artiste alors à 



(1) Voilà pourquoi , — sans prendre parti dans la question de savoir si 
a gravure sur bois est un métier ou un art , — nous n'insistons pas sur 
l 'œuvre des graveurs sur bois. Nous ne donnons pas le détail de ce qu'ils 
ont fait , ce serait inutilement long. Nous préferons indiquer, à l'article 
de chaque graveur, le litre des livres pour lesquels il a exécuté des illustra- 
tions. Nous faisons ainsi passer successivement sous les yeux du lecteur les 
principaux ouvrages illustrés du xix* siècle , et en récapitulant leurs titres 
dans une table, il sera facile d'avoir une bibliographie générale sommaire 
des livres de ce genre publiés à notre époque. 



BEST. 69 

son début, mais qui depuis est devenu Meissonier. 
( Ces bois sont au Voyage dans Vile des Plaisirs ; 
ils ont été placés depuis dans le Livre des petits 
enfants, 1842), 

Jean- Paul Choppart, par Louis Desnoyers, 
illustrations de Gérard Séguin et F. Goupil (Dubo- 
chet. 1843, in-8). Ce livre a fait palpiter les 
enfants, mais il amuserait aussi les grandes per- 
sonnes. Si Jean-Paul Choppart m'était conté, j'y 
prendrais un plaisir extrême.... . 

La Tour aine, de Tabbé Bourassé, (Marne, 1865), 
in-fol., très beau livre dont les bois sont gravés 
par Best, Brévière, Rouget, Lavieille, Guillaumot, 
Hildibrand, Porret , Sargent, etc.. 

Divers Romantiques, etc. 

Jean Best a eu une imprimerie , d'où est sorti , 
entre autres livres, le Juif errant de Doré. 



BEST (Adolphe). — Bois pour les Français 
peints par eux-mêmes, etc. 



BEYER (Charles) , a gravé des planches pour 
les Galeries de Versailles , des illustrations pour 
Notre-Dame de Paris , la Peau de chagrin , le 
Consulat et V Empire , V Histoire de Napoléon de 
Norvins , les Chansons de Charrin , Béranger, 
la Vie à la campagne^ etc., etc., des réductions 



70 LES GRAVEURS DU XIX^ SIÈCLE. 

du Trompette et du Chien du régiment, d'Horace 
Veruet . ainsi que de petites estampes publiées à 
la fois à Paris chez Janet , et en Angleterre : le 
Braconnier pris, le Joueur de violon^ le petit 
Commissionnaire . le Commissionnaire tenté ^ etc. 



BICHARD (Adolphe -Alphonse GÉRY-), né à 
Rambouillet le 19 novembre 1841 , dessinateur, 
graveur à Teau-forte. 

1. Frontispice composé et gravé pour Entre deux 
paravents, 1878 (Lemoniiyer édit.). 

2. Douze figures et un frontispice composés et gravés 
pour Scènes de la Bohême . d'Henry Murger , 
édition publiée par la Société des Amis des Livres , 

1878. 

« Le tii'age des gravures est très soigné , nous ne pour- 
» rions en dire autant du texte : caractère trop maigre, trop 
» inégaL » Tel est le jugement de M. Brivois sur ce volume, 
et nous n'y contredirons pas. (i) 



(1) Il faut savoir reconnaître ses fautes. 

La Société des Amis des Livres a eu tort de laisser appliquer à un volume 
de Muiger des caractères elzéviriens et des fleurons dits antiques , ce 
qui est dans l'espèce un anachronisme difficilement justifiable Ouvrir un 
volume qui traite des bohèmes du XIX* siècle et lui trouver Tapparence 
d'une édition de Montaigne , cela ne laisse pas de causer quelque surprise. 

Nous pouvons dire que nous avons cédé au torrent , car l'invasion du 
caractère elzévirien a été certainement torrentielle. 

Préparée de loin par les nombreux volumes de la Bibliothèque elzévi- 
rienne de Jannet , elle débuta en 1864 par un coup d'éclat , le Molière de 
Scheuring , imprimé par Perrin à Lyon Immédiatement , l'elzévirien fut 
maître de la situation : pendant vingt ans il a été employé pour un nombre 
très considérable de volumes, parmi lesquels il s'en est trouvé quelques-uns 



BICHARD. 71 



3. Portrait du chanoine Dollinger. d'après Lenbach , 
1879. {L'Art.) 

4. Frontispice composé et gravé pour les Caprices 
dit cœur, 1880 (Rouveyre édil.). 

5. Cinq vignettes et un frontispice , composés et 
gravés pour les Colites de Voisenon, 1880 (Quantin 
édit.). 

6. Cinq vignettes et un frontispice , composés et 
gravés pour les Contes de Cazotte , 1882 ( Quantin 
édit.). 



de parfaits , beaucoup de simplement passables , les autres plus que 
médiocres. 

Le caractère elzévirien semble être aujourd'hui au déclin de son règne 
qui , disons-le , a été un peu tjrannique. 11 a voulu être tout , accaparer 
tout , servir à tout , aussi en est-on fatigué. Avec lui , on peut faire de jolis 
petits livres, non de beaux livres. Il a pour lui sa qualité, lelegance ; 
contre lui son défaut, la maigreur, qui rend sa lecture pénible. Ce défaut 
s'accentue encore pour les livres de poésie imprimés tout entiers en elzévir 
italique : alors il devient exaspérant , surtout si le livre n'est pas tiré avec 
un ï^oin extrême. Or, les papiers de Hollande dont on se sert aujourd'hui 
ne reçoivent pas toujours facilement l'encre. Les imprimeurs ont pris dès 
lors l'ingénieuse précaution de poser comme règle et de faire admettre que 
rien n'était mieux qu'un tirage ^ blond >>. Subterfuge habile pour faire 
passer le tirage pâle. Cependant , quoique ^' blond ->, le tirage devrait être 
au moins d'une faiblesse uniforme ; mais il arrive couramment que dans un 
même volume vous rencontrez , à côté de feuilles i< blondes •> et demi- 
vigoureuses, d'autres feuilles absolument chlorotiques, livides, et qui s'éva- 
nouissent. Les bibliophiles devront prendre l'habitude de rebuter impitoya- 
blement ces volumes mal venus et de nature à compromettre la réputation 
de l'imprimerie parisienne. 

Mais, encore un coup, le défaut le plus grave de l'elzevirien, c'est l'abus 
qu'on en a fait en l'employant indistinctement à tous les usages. On en est 
saturé. Une opposition déterminée s'est formée contre l'omnipotence de ce 
caractère dominateur et envahissant , a grandi , gagné de plus en plus, lui 
a enlevé tous ses partisans à l'exception de quelques mamelucks obstinés, 
est devenue majorité et a remis au pouvoir le beau caractère français de 
Didot , maintenant en pleine faveur. 



72 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

7. Portrait de Chardin, d'après lui-même, 1882. 
{L'Art.) 

8. Tète de jeune homme , d'après Giorgione , 1882. 
{UArt.) 

9. Frontispice composé et gravé pour les Reines du 
chant, 1882 (Lemonnyer, édit.). 

10. Plus rien , d'après Israels. {Modem Artist.) 

11. La Nuit, d'après Bouguereau. {Livre d'or du 
Salon.) 

12. Sainte Famille . d'après Francia. — Jeune Fille , 
d'après Greuze. {Cent Chefs-d'œuvre.) 

13. Illustrations d'après Léman pour les Œuvres de 
Molière (Lemonnyer édit.). 

14. Le Peintre , d'après Meissonier , ( collection 
Dumas fils ) ; très bonne gravure exécutée pour la 
Gazette des Beaux- Arts, 1885. 



BICHEBOIS, lithographe. 

Monument élevé dans le j^arc de Neuilly en 
1830 2)ar S, Â. R. Madame Adélaïde. 

Lithographies pour l'ouvrage du haron Taylor, 
— Vues de villes, Vues de Moscou, — Etudes, 
Cours de paysage, etc. 



BIDA (Alexandre), dessinateur, né à Toulouse 
vers 1820. 

Ses premières lithographies sont des vignettes 



BIDA. 73 

à la plume pour des titres de volumes roman- 
tiques (lithographie Bonnal . 4 rue St-Rome, à 
Toulouse), pièces citées par M. Champtleury. 

Lithographies pour les Poésies de Godouli , 
Toulouse, 2 p. 

Lithographies pour V Artiste méridional (por- 
traits du Duc de Montmorency et du Prince de 
Condé. — B Atelier des frères Zuccati), 

Portraits de M'''' Isis Rouch ( M'"' Bida ) et de 
i/'"' Corinne Rouch, sa sœur, 1839, 2 p. in-8. 

Des Co5^«^m(?5* pour Philip on, signés ^^^^, 1833. 

Ventes, d'après Riesener (Revue des Peintres). 

BardoUy rôle de Beau Soleil dans le Frère de 
Piron, théâtre du Vaudeville , 1837. 

Maurice Tamisier et Edmond Combes , 2 por- 
traits sur la même feuille, 1838. 

Le Maître d'armes : Je leur z'y ai fait voir que 
ce n'est pas à celui dont la fortune lui a été dÀ fa- 
vorable qu'il faut le vexer. Chez Aubert. 

Affiche pour les Boucaniers, par Paul Dwplessis 
(Depotter éd.). 

Croquis lithographique exécuté sur la marge 
d'une pierre , représentant une Tête de jeune 
garçon égyptien, de trois quarts à gauche; signée 
(de toute rareté). 

L'Orient pittoresque, 1851 : (titre lithographie, 
diverses planches : Un Muezzin , Femme fellah , 
Aveugle au Caire , Famille fellah , ■ Arnautes , 
Souvenir d'Egypte.) In-4. 



74 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



Souvenirs d'Egypte . pm^ Alex. Bida et E. 
Barhot: (feuille de titre et 12 types : Dame du 
Caire, Albanais. Arabe du Hedjaz, Femme fellah 
du Caire, Anier, Aimée. Femme fellah. Nubien, 
Femme voilée, Joueuse de tarabouqa. Copte écri- 
vain. Sais palefrenier.) Grand in-4. 

Pourquoi faut-il que Tartiste se soit arrêté en 
si bonne voie et n'ait pas développé ses Souvenirs 
d' Egypte et d'Orient au point d'en faire une 
publication qui eut été le pendant du Voyage dans 
la Russie méridionale, ce chef-d'œuvre de Raffet 
pour lequel nous savons qu'il professe une admi- 
ration si sincère ! (*) 

Une planche d'essai a Teau-forte . représentant 
un Arabe, (c'est A. de Bar qui a fait mordre cette 
planche"). 

A son arni E . Hédouin, Bida, portrait de Bida, 



(1) En 1865, Bida, répondant à M. Giacomelli qui lui avait envoyé son 
catalogue de 1 œuvre de Raffet , écrivait ces lignes qui méritent d être 
conservées : 

V. Je me hâte de vous remercier et de vous dire , Monsieur, combien j'ai 
» été sensible à cette marque d'estime et aux sentiments beaucoup trop 
-> flatteurs pour moi que contient votre lettre. Je n'en veux prendre que le 
« témoignage de notre commune admiration pour un homme du mérite le 
•> plus élevé que je connaisse de notre temps C'est le seul titre que je me 
« reconnaisse à votre bienveillance. Raffet , à défaut de la gloire retentis- 
« santé qui devrait entourer son nom , a le privilège de réunir dans un 
« même culte tous les hommes qui l'ont connu et qui ont su apprécier son 
» immense talent. Quant à moi , ce n'est pas seulement un tribut d'admi- 
• ration que je rends à sa mémoire , mais encore un hommage de recon- 
o naissance ; car l'étude de se^ œuvres, qui date de longues années, a été 
> pour moi le meilleur des enseignements , et je dois k son talent ce que 
'\ votis voulez bien appeler le mien . . . . •> 



BIDA. '5 

de trois quarts à gauche , eau-forte in-12 , sans 

encadrement. 

Neuf eaux-fortes pour Aucassin et NicoleUe , 
chantefable du douzième siècle, traduite par A. 
Bida. (Paris, Hachette. 1878, un vol. in-8 carré.) 

Des gravures sur bois, d'après Bida, se trouvent 
dans la Mosaïque du Midi (1833-35), dans un 
ouvrage sur la cavalerie, de M. d'Aldéguier. 
publié à Toulouse, dans les Chansons de F. 
Bérat , les Chansons populaires des provinces de 
France, dans le Magasin pittoresque, le Tour 

du Monde. 

Enfin , une mention spéciale est due aux ou- 
vrages suivants, vu leur importance : 

Œuvres complètes d'Alfred de Musset , édition 
dédiée aux amis du poète, ornée de 28 dessins de 
M. Bida (gravés par Balin, Colin, Desvachez , 
Goutière, Levasseur, G. Lévy, Nargeot père, sous 
la direction de M. Henriquel-Dupont), Charpen- 
tier. 1865-66, 10 vol. in-8. Les dessins originaux 
ont été vendus, un par un, en 1873. Ils ont atteint 
un prix total de vingt mille francs environ. 

Les Saints Évangiles (Hachette éd.), 2 vol. 
grand in-fol. avec 128 compositions de Bida, 
gravées par M'"^ Henriette Browne , MM. Bida, 
Bodmer, Bracquemond, Chaplin, Deblois, L. Fla- 
meng, Gauchard, Gilbert, D. Girardet, Haiis- 
soullier, Hédouin , Massard , Mouilleron , Cél. 
Nanteuil et Veyrassat , et 290 ornements gravés 



76 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 



par Gaucherel d'après Rossigneux. (Papier vélin , 
500 fr. Hollande. 2,000.) 

Le Livre de RutJi , 9 figures , 7 tètes de pages 
et culs-de-lanipe gravés par Boilvin , Flameng , 
Hédouin. Laguillermie. Lerat . Waltner. 

L'Histoire de Joseph . 20 tigures et 30 tètes de 
pages et culs-de-lampe gravés par Boilvin, Brunet- 
Debaines. Gourtry. L. et F. Flameng, etc., etc. 

L Histoire de Tohie . 14 figures et 42 tètes de 
pages et culs-de-lampe. 

Le Livre d'Esther, 12 figures et des tètes de 
chapitres. 

Le Cantique des Cantiques (en préparation). 



BIGOT (Georges) , jeune pointe-séchiste. élève 
deBuhot, a gravé l'adresse de Delorière. mar- 
chand d'estampes, rue de Seine. Est allé au Japon, 
où il a gravé de curieux albums. 



BILLY ( Charles - Bernard de), aquafortiste 
contemporain . élève d'Y von et de Boilvin. 

Le Triomphe de la Religion, d'après Rubens. — 
Le Printemps, d'après Gabriel Ferrier. — Diverses 
planches pour VArt. pour le Livre d'or du Salon . 
etc. — Salomé. d'après Lefebvre. — L'Aurore, 
d'après Delaplanche. — Odalisques au bain. 
d'après Gérôme. 



BIOT. 77 

BIOT. graveur au burin contemporain. 

La Madowna délia Scala , d'après le Corrège , 
(Dusacq, éd.). — Âglaé et Boniface touchés jpar la 
grâce divine, d'après Gabanel, ovale en largeur, 
(id.j. — Le Miroir, d'après Germak, (id.). — 
U Ascension, d'après Doré. 

BIROUSTE, graveur sur bois, époque 1840. 

1. Vignettes ^owr V Histoi7^e de Napoléon de Marco 
Saint -Hilaire. le Diable à Paris, les Français 
peints par enx-mêmes, etc. 

2. Petits bois d'après Daiimier pour la Physiologie 
du Poète, d'Edmond Texier ( un de ces cent et tant 
de petits volumes de Physiologies publiés vers 
1840-41, et dont quelques-uns sont assez amusants) 
et pour diverses autres Physiologies . entre autres 
Physiologie du Diable , dessins de Moynet . — 
de r Homme marié, dessins de Marckl. — du 
Viveur, du Théâtre, dessins d'Émy, etc. 

3. Les Industriels, métiers et professions en France 
par Emile de la Bédollière, avec cent dessins par 
Henry Monnier, Paris, V''« Janet, 1842, in-8. Les 
bois sont gravés par Birouste en majeure partie , et 
par Baulaut , Bara . Gérard , Montigneul, Tamisier. 
(Livre recherché, 50 fr. en bel état). Ils ont ensuite 
été publiés en placards populaires sous les titres 
Macédoine. Cris de Paris. 

4. Lettres ornées et frontispice pour l'édition de 
la Marseillaise, exécutés pour M. Jules Laisné. 



78 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 



5. Ah ! qu'il fait chaud , — La Marche , — Le Repos, 
3 eaux-fortes. — Etc., etc. 



BIZEMONT-PRUNELÉ (Le Comte de), 1752- 
1830. élève de Gaucher, s'est essayé à graver par 
tous les procédés et a publié des Essais de gravure 
dans différents gemmes. Une adresse , gravée par 
lui , nous apprend que pendant la Révolution , il 
donnait des leçons de dessin à Londres : M^ Bize- 
mont, Brawing master, n"" 19 Norton Street near 
Portland Street , London , 1794. 

Le Blanc a donné le catalogue complet de Bize- 
mont, d'après l'œuvre du Cabinet des Estampes. 
Peu de pièces, sur le nombre de cent vingt , appar- 
tiennent à notre siècle : ce sont quelques Vues 
d'Orléans signées Adrien de Bizemont\ Entrée 
du Château de Couralle frés Beaumont ., d'après 
J. V. Berlin ; des Paysages d'après Hubert Robert 
et Cassas, le tout dans un très petit format; une 
Suite de Cartes de visite composées et dessinées par 
Gaspa.rd de Bizemont. 8 p., 1811; une Tête de 
lettre avec une vue de la cathédrale d'Orléans . 
1817; enfin un essai de lithographie. 

Une pièce est signée Cécile de Bizemont^ 1801. 



BLAISOT (Eugène), né en 1821. — Les Pari- 
siens qui suivent le théâtre connaissent le comé- 
dien . Blaisot. Mais Blaisot était aussi souvent 



BLAISOT. 79 



visible à l'hôtel Drouot les jours de vente de 
gravures, que sur la scène du Gymnase, car il 
cumule, il est marchand d'estampes, et peut même 
tirer un légitime orgueil de l'ancienneté de sa 
maison. Il y a deux cents ans, nous trouvons un 
Gilles Blaisot éditeur-libraire rue Saint-Jacques. 
Il y a cent ans Antoine Blaisot, grand-père d'Eu- 
gène , était marchand d'estampes à Paris , ainsi 
que son frère Noël Blaisot (c'est ce dernier, 
croyons-nous, qui est représenté sur une curieuse 
estampe que nous avons indiquée à l'article 
Basset). Un troisième frère, Michel Blaisot, était 
en même temps libraire du roi Louis XVI, à 
Versailles, et sa boutique de la rue de Satory 
était un lieu de réunion et de causerie, comme le 
sont encore certaines de nos librairies. 

Un fils de Michel Blaisot , qui s'appelait Noël , 
fut peintre, et beaucoup de ses compositions ont 
été gravées au pointillé. 

Antoine -Bara Blaisot, fils d'Antoine, né en 
1794 . mort en 1876 , est l'éditeur et marchand 
d'estampes universellement connu. Rappelons 
seulement que c'est lui qui commença à publier, 
il y a plus de soixante ans, les premières litho- 
graphies d'un jeune homme qui s'appelait Che- 
valier et qui depuis fut Gavarni. C'est encore lui 
qui a édité la belle publication des Emaux de 
Petitoi. 11 a gravé des Modèles de broderies. 
Eugène Blaisot, son fils, a quelquefois gravé à 



80 LES GRAVEURS DU XIX« SIECLE. 

Teaii-forte (portraits de Grassot^ de Larochelle ^ 
de Provosi ; planches pour le Répertoire de V Orne- 
maniste , six Paysages , le Savetier en goguette 
d'après Charlet . les Deux Faisans. 1851, etc.). 



BLANC (Charles), 1815-1882, critique d'art, 
fut quelque peu graveur. Il était élève de Cala- 
matta et de Mercuri. Sa première planche fut 
une copie du Ltctma de Rembrandt {T Artiste, 
1837). Puis vinrent la tète de Proussais mort 
{l'Artiste . 1838), les portraits de Musard , du 
docteur Duval , orthopédiste , à^ Auguste Lucker. 
et un Guizot en taille-douce d'après Paul Dela- 
roche. qui se trouve dans le Livre des Orateurs 
de Timon. Pallade écossaise, d'après Eug. Dela- 
croix. Gitana dansant dans une rue de Séville, 
d'après L. Boulanger, 1851. Enfin, dans la Gazette 
des Peaux- Arts (publication que Charles Blanc 
a fondée et qui. depuis vingt-cinq ans, a rendu 
d'inappréciables services à l'art de la gravure) 
figurent sous sa signature un portrait de Rem- 
broMdt d'après lui-même, et un Gentilhomme du 
temps de Louis XIll , en habit de cavalier, petite 
pièce d'après Meissonier. 

Charles Blanc a mis en théorèmes une Gram- 
maire des arts du dessin et une Grammaire de 
Vart décoratif, et publié VŒiwre de Rembrandt 
avec reproductions héliographiques de toutes les 



BLANC. 81 



eaux -fortes du maître. Enfin, il entreprit 
résolument , poursuivit avec ténacité et mena à 
bien, en douze ans, de 1853 à 1865, une publi- 
cation d'art vraiment formidable (450 livraisons) , 
V Histoire des Peintres de toutes les écoles , où sont 
insérées d'innombrables gravures sur bois. 

BLANC (Paul), peintre, a exposé au Salon de 
1884 une série de douze Mendiants. 

Carte d'invitation : Scmiedi 10 août 1878, vous 
êtes prié de venir dîner chez I)a(jorno, restaura- 
teur, 190 rue d'Allemagne (Petite -Villet te) , à 7 
hernies précises. 

BLANCHARD, né à Paris vers 1766, et qui 
signe Blanchard aine ou Blajichard père^ a gravé 
des vignettes pour : 

Frère Bonaventure et la belle Angélique , mar- 
chande décroissons, poème tragi-comique en huit 
chants^ 1793, 
Azaïel et le rapt de Bina , 
Dajyhnis et Chloé. figures de Binet , 1795, 
7'élémaquej figures de Binet, 1797, 
Les Saisons j de Tbompson , an VI , 
Les Amours de Pierre le Long et de Blanche 
Bazu , 

Mamcel des autorités constituées de la Répu- 
blique, 18 figures de Quéverdo, 

n 6 



82 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

Voyage mitour de ma chambre^ 

La Mort d'ÂbeU ligures de Binet, 1801. 

Des caricatures : le Poisson des jeunes filles 
( c'est la pèche aux cœurs ) ; la Roulette , d'après 
Desrais ; la Promenade à la plaine des Sablons ; 
le Café du Bel- Air ou les Gourmets du Pont-au- 
Change en jouissance] la Cage ouverte ou le 
désordre dans V atelier du imntre\ les Jeunes 
Artistes \ Gargantua a son grand couvert \ Nous 
sommes sept] le Sérail parisien. 

Des gravures populaires comme le Défilée (sic) 
des trouves devant le Premier Consul aux Thui- 
leries et le Combat de Landshut ; V Impératrice 
Marie-Louise venant voir le Roi de Rome couché 
dans le berceau offert par la Ville d.e Paris] 
Départ de IHle d^Elbe\ Testament de Louis XVI \ 
Dieu protège la famille royale (portraits de la 
famille royale dans une croix du lys). 

Des planches de Meubles. 

Des blasons pour V Armoriai général de la 
Chambre des Pairs. 

La Colonne de la place Vendôme. 1832, petite 
pièce in-4. 

Le Choléra- Morbus : Ah! chère révolution de 
Juillet , sans toi je serais resté dans le nord de la 
Russie: in-4. 



BLANCHARD (Auguste-Jean-Baptiste-Marie), 



BLANCHARD. 83 



né à Paris en 1792 , fils du précédent. Il signa 
d'abord Blanchard fils, et plus tard Blanchard 
jpère pour se distinguer de son fils dont nous 
parlerons tout à l'heure. 

Une de ses premières pièces est un médaillon 
donnant les portraits de Wihon, Hutchinson et 
Bruce, mis en jugement par la Cour d'assises de 
la Seine pour avoir favorisé V évasion de M. de la 
Valette, Blanchard fils se. 

Brevet pour la médaille donnée à la garde natio- 
nale par le décret royal du 5 février 1816. Blan- 
chard fils se. (La médaille était une étoile d'argent 
avec l'effigie de Louis XVIll , et se portait avec 
un ruban bleu et blanc.) 

Nous trouvons ensuite dans son œuvre des 
estampes : 

Jeunesse de Voltaire , Jeunesse de Jean-Jacques 
Rousseau^ d'après Steuben. 

Serment des Horaces ^ d'après David, grand 
in-8. 

Daphnis et Chloé (ou la Leçon de flûte) , d'après 
Albrier, 1825, petit in-fol. 

La Sainte Famille^ d'après Battoni , in -4. 
[Galerie Aguado). — Le Triomphe de Galatée ^ 
d'après le Dominiquin . in-4. [Ld.). — La petite 
Paysanne^ d'après Murillo. in-4. [Ld.) 

Sainte Juste ^ d'après Murillo, in-4, avec bor- 
dure ornée. 

MurillOj d'après lui-même, in-4. 



84 LES GRAVEURS DU XIX-* SIECLE. 

Descente de croix ^ d'après Rubens, grand in-fol. 
Pièce la plus importante de l'œuvre. 

Hérodiade^ de Luini, etc. [Galerie de Florence,) 

Capua, Ârdea. 2 p. in-4, d'après Papety. 

Quelques portraits pour la Galerie Napoléon , 
petite collection in-32; portraits de Goethe et de 
Schiller, in -8 ovale; d'^And/'ieux , in -18; de 
Walter Scott, 1833, in-12, très finement exécuté ; 
de Washington , in-4, 1836; etc.. etc. 

De très nombreuses vignettes d'après Desenne, 
Dévéria , Jobannot, H. Vernet, etc., pour Paul 
et Virginie, Regnard , Beaumarchais, Lamartine, 
Chateaubriand . Faublas , Tressan , Oraisons 
funèbres, la Bible, Walter Scott, Cooper, La Fon- 
taine, Molière, etc., etc. 

Blancbard a également gravé quelques-unes des 
iOi planches pour VHistoire de la Révolution 
française, d'Ary Scbeffer et des Jobannot; des 
figures qui ornent (!) l'ouvrage de M. de Cbam- 
bure, Napoléon et ses contemporains, enfin une des 
grandes compositions de Flatters pour le Paradis 
perdu. 

Il a gravé la suite complète des illustrations 
d'Alfred et Tony Jobannot pour les Œuvres de 
Scribe, édition d'Aimé André ; comme dessin ces 
illustrations ont un accent de leur temps qui n'est 
pas sans intérêt, et l'on jugera que la gravure 
n'en a pas été exécutée sans intelligence, quand 
l'on saura qu'il s'agit d'une gravure tout à fait 



BLANCHARD. 85 



sommaire et sans prétention; Péditeur exigeait 
qu'on lui livrât une planche tous les huit jours! f) 
Blanchard père avait l'instinct de ce qu'il fallait 
faire pour la gravure rapide. Gavard , lorsqu'il 
voulut mettre en œuvre la grande publication des 
Galeries historiques de Versailles, pensa à faire 



(1) C'est matière fort délicate pour les graveurs que d'apprécier jusqu'à 
quel point il convient d'exécuter ces sortes de gravures, dites faciles, som- 
maires, rapides, expéditives : ce que nous appellerons gravures de cata- 
logues, parce qu'elles sont aujourd'hui très employées dans les catalogues 
de ventes de tableaux , pour donner grosso modo l'indication et le mou- 
vement des sujets représentés par les toiles sur lesquelles on veut appeler 
l'attention et les enchères des amateurs. (Il ne faut pas prendre cette appel- 
lation d'une façon trop absolue, car il y a eu dans certains catalogues des 
eaux-fortes très intéressantes : les graveurs, un peu pressés, n'avaient pas 
eu le temps de chercher à trop finir leur travail, et par conséquent de 

l'abîmer.) 

Les gravures de catalogues ont certainement un avantage , elles per- 
mettent aux jeunes graveurs de commencer à se produire : elles fournissent 
aux artistes du travail . et par conséquent le moyen de gagner leur vie. 

Mais elles ont aussi un grave inconvénient. 

Pour avoir de bonnes planches , il faut confier aux graveurs des sujets 
qui leur plaisent , qui leur disent , leur donner beaucoup de temps , et les 
bien payer. Or, ces gravures de catalogues, ils les acceptent souvent sans 
entrain , on les leur paie peu de chose , et on leur demande les planches à 
bref délai. Et nous mettons avec les gravures de catalogues beaucoup de 
gravures de vignettes qu'on fait exécuter dans les prix doux 

Qu'arrive-t-il ? L'artiste grave, non pas sans conscience (c'est un mot 
qu'il ne faut pas prononcer : il fournit , comme on sait , matière à procès), 
il grave au contraire consciencieusement. . . . pour le prix. 

Mais comme il n'y a pas en gravure l'équivalent de ce qu'on appelle en 
cuisine le poulet à la minute, le public , qui n'est pas dans la confidence 
des marchés passés et des délais imposés, ne voit qu'une chose, cest que 
ce sont des gravures par à peu près ; de là à dire mauvaises gravures, il 
n'y a qu'un pa^ et de là à dire pitoyable graveur, il n'y en a qu'un autre. 
C'est injuste , mais inévitable. 

^'oilà recueil des gravures lâchées pour les artistes arrivés . qui ont à 
sauvegarder leur réputation. 



86 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



exécuter des planches qui fussent à la fois bien 
faites et sommaires ; vu la quantité de planches à 
graver, la vraie gravure eût été ruineuse : il en 
demanda quelques-unes à Blanchard, V Entrée 
W Henri IV à Parîs^ d'après Gérard; LovAs XVI 
distribuant des secours, d'après Hersent ; Bona- 
parte et les révoltés du Caire, d'après Guérin ; la 
Bataille d' Austerlitz . d'après Gérard; Napoléon 
devant Madrid ^ d'après Carie Vernet; le Duc de 
Nemours au siège d'Anvers^ d'après Eugène Lami ; 
le Duc de Chartres (depuis, Louis-Philippe) , por- 
trait qui se trouve en tète de l'ouvrage ; etc. , etc. 
A les juger sur les belles épreuves, on voit que 
notre artiste avait très bien compris ce qu'il y 
avait à faire . une gravure légère et facile , mais 
en même temps consciencieuse et précise. C'est 
sur cette donnée que la publication eût dû être 
entièrement exécutée. 

Nous n'avons plus qu'à mentionner la collabo- 
ration d'Auguste Blanchard au Déranger de Per- 
rotin. et nous passons à son fils. 



BLANCHARD (Auguste-Thomas-Marie) , fils et 
élève du précédent, né à Paris en 1819, concourut 
pour le prix de Rome et obtint le premier second 
grand prix en 1838 : il renonça à concourir de 
nouveau pour se marier. Sa première œuvre 
importante fut le grand portrait de l'architecte 



BLANCHARD. 87 



Huyot . d'après Droling. Il entra ensuite en rela- 
tions avec l'éditeur Goupil qui lui confia à titre 
d'essai les tètes du Christ et de VAnge Gabriel , 
d'après Paul Delaroche. Le succès obtenu par ces 
deux planches fit avoir au graveur d'autres com- 
mandes importantes : le Repos de la Vierge en 
Egypte, d'après Bouchot ; le Christ rémunérateur ^ 
d'après Ary Scheffer (qui devait faire pendant au 
Christ consolateur du même peintre, gravé par 
Henri quel-Dupont). Il eut aussi une commande 
de l'État, VÂ7itiope du Gorrège, dont il a fait une 
estampe de premier ordre. 

Le graveur donna ensuite plusieurs planches 
sur des sujets contemporains : le Congrès de Paris ^ 
d'après Dubufe, et le Mariage du Prince de Prusse 
(aujourd'hui prince impérial d'Allemagne), d'après 
le tableau de Philips appartenant à la reine d'An- 
gleterre , (exécutée pour l'éditeur Gambart de 
Londres) , enfin la fameuse estampe des Courses 
cVEpsom^ d'après Frith, (gravée pour le même 
éditeur), dont le succès fut immense en Angle- 
terre, et qui restera comme une des plus curieuses 
planches de notre temps. 

11 a gravé depuis trente ans des estampes impor- 
tantes d'après Meissonier et surtout d'après Alma- 
Tadema dont il est le traducteur pour ainsi dire 
attitré, ainsi que d'intéressants portraits. Ses 
planches sont d'une grande correction de dessin , 
et d'une exécution agréable et claire : elles sont 



88 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 



exemptes de ce défaut de tant de gravures mo- 
dernes . la trop grande multiplicité des travaux . 
qui viennent couvrir toutes les parties de l'es- 
tampe sans exception, font disparaître tous les 
clairs, assombrissent les planches et les éteignent. 
Auguste Blanchard a en tontes les médailles. 
Il a été décoré en 1866 Voici le catalogue détaillé 
de son œuvre : 

1. Portrait d'homme . tiré de la Galerie de Florence. 

2. Le petit Paysan, d'après Miirillo. (Galerie Aguado.) 

Pendant de la Petite Paysanne^ de Blanchard père. 

3. Samson . d'après le Dominiquin. (Id.) 

4-5. LE CHRIST. — L'ANGE GABRIEL. 2 p. 
d'après Paul Delaroche . 1844 . in-8 ovale dans un 
encadrement orné grand in-4. (Goupil éd.) 

Les épreuves d'artiste sont avant Tencadrement , il n'y a 
que l'ovale seul. — Rares. 

6. La Vierge de Saint-Sixte . 1844 , in-4. ( Pour la 
collection des Vierges de Raphaël publiée par 
Furne.) 

7. LE REPOS DE LA VIERGE EN EGYPTE . 
d'après Rouchot , 1847. grand in-4 ovale. (Goupil.) 

Tirage à trois états , comme presque toutes les planches 
de l'œuvre : 1° épreuves d'artiste , sans aucune lettre ; 
2" épreuves avant le titre ; 3^' avec la lettre. 

8. FAUST ET MARGUERITE, d'après .Ary Scheffer. 
. 1847, in-fol. (Goupil.) 



BLANCHARD. 



9. LE CHRIST RÉMUNÉRATEUR . d'après Ary 
Schelïer, 1849 , petit iii-fol. en largeur avec enca- 
drement orné. (Goupil.) 

Pendant du Christ consolateur gravé par Henriquel- 
Dupont. 

10. JUPITER ET ANTIOPE, d'après le Gorrège , 

in-fol. (Gommande de l'État. La planche est devenue 

la propriété de Goupil.) 

Cette remarquable estampe place son auteur au rang des 
artistes dont les œuvres « sont de nature à soutenir la vieille 
» renommée de Part français et à défier ses comparaisons 
» avec les produits de l'art étranger. Oii trouver, par 
» exemple , en dehors de la France , des équivalents au 
» Mariage de Sainte Catherine d'après Memling , de 
» M. Alphonse François, à VAntiope d'après Corrège , de 
» M. Blanchard, ou à la Vierge de la Consolation de 
» M. Hébert par M. Huot , à la Maîtresse du Titien par 
» M. Dang-uin , ou au Portement de croix gravé d'après 
» Le Sueur par M. Bertinot , à plusieurs planches encore , 
» diversement remarquables, signées des noms de quelques 
» autres artistes ? » ( Vte Henri Delaborde , la Gravure.) 

11. LE GONGRÈS DE PARIS, d'après Edouard 
Dubufe, 1858, grand in-fol. en largeur. (Goupil.) 

Cette planche donne les porti-aits de tous les plénipo- 
tentiaires et du secrétaire du Congrès. 

12. DERBY DAY. d'après Frith , 1862, très grand 
in-fol. en largeur (Largeur, 1 m. 20 cent. Hauteur, 
60 cent.). Publié par Gambart , à Londres. — ( Le 
tal3leau . que la gravure a rendu avec avantage . 
est à la National Gallery.) 

« Un jour viendra, » a dit Jules Janin, « oii nos petits-fils 
» voudront savoir qui nous étions et ce que nous faisions 
» en ce temps-là^ comment nous étions vêtus, quelles robes 
» portaient nos femmes, quelles étaient nos maisons, nos 
» habitudes . nos plaisirs ; ce que nous entendions par ce 



90 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

■* mot fragile, soumis à des changements éternels, la beauté? 

* On voudra de nous tout savoir, comment nous montions 
» à cheval ? comment nos tables étaient servies , quels vins 
» nous buvions de préférence ? quel genre de poésie nous 

* plaisait davantage, et si nous portions ou non de la poudre 
V» sur nos cheveux et à nos jambes des bottes à revers >> 

La célèbre estampe des Courses d'Epsom est de celles 
qui donneront pleine satisfaction à nos petits-fils , en leur 
monti'ant ce que fut cette grande fête du peuple anglais , le 
Derby ! Pour bien apprécier tout son intérêt, il faut se mettre 
à la place des gens qui vivront dans cinq ou six cents ans, 
et supposer que les épreuves auront été tirées sur un assez 
bon papier pour durer jusque-là ! Voyez-vous quelle étrange 
résurrection du passé ce sera pour eux ! Ce sera un peu , 
semble-t-il . comme si Ton pouvait trouver aujourd'hui à 
Pompeï une grande estampe spirituellement gravée et repré- 
sentant les jeux du Cirque ! 

Outre les épreuves d'artiste et les épreuves avant la lettre, 
il existe quelques épreuves de la préparation à l'eau-forte . 
très spirituelle de facture. 

13. MAmAGE DU PRINCE DE PRUSSE ET DE 
LA PRINCESSE CHARLOTTE D'ANGLETERRE, 
d'après Philips. 1864. grand in-fol. en 1. (Gambart.) 

Cette estampe contient de nombreux portraits. 

14. LE CHRIST RETROUVÉ PAR SA MÈRE AU 
MILIEU DES DOCTEURS, d'après Himt , 1869. 
(Gambart.) 

Cette estampe, exécutée d'après un tableau assez original, 
essai de restitution archéologique, a eu beaucoup de succès 
en Angleterre. 

15. Le Pot de basilic , d'après Hunt (jeune femme 
écoutant ce que lui dit la tête de son amant qu'elle 
a placée dans le pot de basilic) , 1870, grand in-fol. 
(Gambart.) 

16. Sainte Agnès , d'après Macclis , 1870 , grand 
in-fol. (Gambart.) 



BLANCHARD. 91 



17. LE CHRIST MORT SUR LES GENOUX DE 
LA VIERGE . d'après Frauda (National Galk'ry). 
1873, iii-i. (Gaiiibart.) 

i. Avant la bordure. La pièce est demi-circulaire. 

2. Avec une bordure formant deux angles à la partie 
supérieure. 

3. Avec la lettre. 

18. LA PARTIE D'ÉCHECS , d'après Meissonier , 
1873. iii-i. (Gainbart.) 

Une des meilleures planches de l'œuvre. 

19. L'AMATEUR . d'après Meissonier , 1881 , in-4. 
(Lefèvre, successeur de Gambart.) 

20-21. Dante, — Virgile, 2 p. in-fol. 

22. LA FÊTE DES VENDANGES A ROME , 
d'après Alma-Tadema , 1874 , grand in-fol. en lar- 
geur. (Lefèvre.) 

23-24. LA PEINTURE , — LA SCULPTURE (inté- 
rieurs d'ateliers sous l'ancienne Rome), 2 p. d'après 
Tadema , 1877, in-fol. (Id.) 

25-28. Les Saisons , 4 p. d'après Tadema , 1879 , 
grand in-4. (Id.) 

29. Sous Constantin (barbare amusant un romain 
avec un chien savant ) , d'après Tadema , 1879, in-4 
en largeur. (Id.) 

30-31. La Bacchante, — La Danseuse , 2 p. d'après 
Tadema , 1881 , in-4. (Id.) 

32. LE BAISER D'ADIEU , d'après Tadema , 1884 , 
in-fol. (Id.) 



92 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 



33. LE LAURIER EN FLEUR, d'après Tadema, 
1885, petit iu-t'oL (Letevre.) 

34. L'Enfant prodigue , d'après Téniers ( Musée du 
Louvre ) . le paysage pai* Adler - Mesnard . petit 
iu-fol. en 1. (Société française de Gravure.) 



35. HUYOT (J.-B.), architecte, membre de l'Institut, 
d'après Droling. 1842, in-fol. (Publié en souscription 
pai* ses élèves, chez l'éditeur Gâche). 

36. Steuben, Paul Delaroche pinx. 1831, Blanchard 
fils se. 1843, grand in-8 sans encadrement. 

37. Pie IX. d'après Biennoury. 1847, in-4. (Goupil.) 

Pendant du Grégoire XVI gravé par Henriquel-Dupont. 

38. Portrait d'homme , de trois quarts à droite , 
d'après Ary Scheffer, 1849, in-4. 

39. PoTOCKA (la Princesse) , de face, la tête penchée 
à gauche , les mains croisées , 1851 , in-4 ovale , 
double filet d'encadrement carré. 

40. Estienne , membre de l'Institut . 1853. in-12. 

41. BÈRAT (Frédéric) , 1853 . in-12 à claire-voie. (Ce 
petit portrait , finement gravé , se trouve en tête du 
volume des Chansons de Frédéric Bérat.) 

A2-A3. Talleyrand , Schœlcher, petits portraits exé- 
cutés pour les Classiques de la Table. 

44. Napoléon 111 , en pied, d'après Edouard Dubufe, 
1853, grand in-4. 

45. Napoléon 111 , dédié à 1 armée , d'après Muller, 
. 1853, in-4. 



BLANCHARD. ' 93 



46. RoDRiGUES . agent de change , accoudé à un 
pupitre de nuisique. d'après A. Schefter. 1853, in-4. 

47. Blanc de Monville (M'"') et son enfant (Edmond 
Blanc), d'après Éd. Dubufe. 1854 . in-4. 

48. Talhouet (M'"' de), en pied, d'après Dubufe , 
1855, in-4. — Très rare. 

49. Elchingen (le Duc d' ) , général de brigade, 
d'après A. Sclieffer, 1855, in-4 sans encadrement. 

50. GouNOD, d'après Dubufe, 1855, in-4. 

51. GIRARDIN (M""' de) , d'après Chassériau , 1856, 
in-ibl. 

52. MARESGHALKI (M'"^) , d'après M"'^' de Mirbel , 
1858, in-12 , très délicatement gravé. 

53. FouLD ( B.) , d'après Scheffer, assis sur un fau- 
teuil , tourné à droite, 1859, in-4. 

54. Marie - Antoinette et ses enfants, frontispice, 
d'après une miniature, in-8 ovale. 

55. Joséphine ( l'Impératrice ), assise dans le parc de 
la Malmaison , d'après Prud'hon , in-4. 

56. Coigniet . paysagiste, in-12. (LA^Histe.) 

57. Bonaparte enfant , d'après Greuze, in-12. 

58. Bouffé , in-18. Pour servir de frontispice à ses 
Souvenirs. 

59. Regnault (Henri), peintre, 1871, in-18 sans 
cadre. 

60. Scribe (Eugène), 1878. 



94 LES GRAVEURS DU XIX' SIÈCLE. 



61. Vignettes et planclies pour les Galeries de Ver- 
sailles, les Classiques de la Table . les Paraboles 
(MiU'hell. Londres), \-à Bible (Cliarlieii éd.) , les 
Saintes -Femmes (Garnier éd.), Une Soirée à 
rHôtel-de-Ville . Une Soirée chez M. de Morny, 
L'Empereur sortant des Tuileries, etc., etc. 



BLANCHARD (Théophile), frère du précédent, 
peintre ; a lithographie des études de paysage. Il 
est mort à vingt-neuf ans. 

BLÉRY (Eugène), fils d'un officier supérieur 
du génie, est né le 3 mars 1805 à Fontainebleau, 
où son père était professeur de mathématiques et 
de fortifications à l'école militaire. Sa jeunesse se 
passa à Saint-Cyr, où l'école avait été transférée. 
Il s'essaya à dessiner, prit quelques leçons de 
peinture , et commença aussi quelques études 
d'architecture. En 1827, la comtesse de Monta- 
livet le chargea de donner des leçons de mathé- 
matiques à son fils Charles , au château de 
Lagrange en Berry. Bléry y passa trois ans , uti- 
lisant ses vacances pour voyager en Auvergne , 
dans le Dauphiné , dans le midi de la France. 
L'éditeur Gaugain publia ses premières lithogra- 
phies, exécutées d'après les croquis pris pendant 
ces voyages. 

En 1830 il refusa toutes les offres d'emploi 
pour se consacrer à l'étude du paysage. Il voyagea 



BLERY. 95 



en Auvergne , en Dauphino , en Suisse , en Pié- 
mont. Passant à Lvon en 18)^0, ii v vit les eaux- 
fortes (le Boissieu , qui lui donnèrent l'idée de 
s'appliquer à ce genre de gravure. Il tut pour lui- 
niènie un critique sévère , et^ mécontent doses 
premières planches, n'hésita pas à les briser. (*) 

Encouragé par la famille de Monlalivet , aidé 
par des souscriptions^ il put bientôt donner cours 
à la publication des belles eaux-fortes ([ui ont fait 
sa réputation. Ce sont exclusivement des pay- 
sages, plus particulièrement des études d'arbres , 
et de remarquables études de plantes élégamment 
groupées au goût de l'artiste. A l'exception de 
trois (les n^^ 9, 88 et lOP^"), toutes les planches de 
l'œuvre de Bléry sont gravées d'après ses propres 
dessins ou même directement d'après nature. 

Son succès fut considérable et justifié . et il 
y a quarante ans, bien des gens allaient au Salon 
tout exprès pour voir ses planches. Il obtint 



(1) Il est regrettable que cet exemple ne soit pas plus fréquemment suivi. 

Sans doute, il y a quelquefois du danj^er à ces destructions, et les artistes 
consciencieux se jugent quelquefois eux-mêmes injustement : on sait que 
sans Denon, Charlet effaçait ses deux plus belles lithographies, le Voltigeur 
et le Carabinier, mais ces cas sont rares. 

Dans beaucoup d œuvres, les pièces sans importance sont les plus nom- 
breuses. Or, nous vivons dans le siècle de la catnloQniphie : on catalogue 
tout avec une imperturbable sérénité. Il arrive ainsi qu'une foule d'essais, 
de croquaillons, décrits avec sérieux , gratifiés d'un titre, ce qui leur donne 
une apparence, et qualifiés de l'épithète magique de très rare, finissent par 
passer pour des pièces de valeur. Quand le catalogrnphe ajoute trop naïve- 
ment que la pièce est dans sa collection, on voit la ficelle; mais s'il a 
l'esprit de ne rien dire, l'amateur confiant est égaré. 



96 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 



successivement toutes les médailles et fut décoré 
en 1S46 . l'époque à laquelle il a donné ses 
meilleures eaux-fortes. 

C'est une figure digne d'estime entre toutes 
que cet artiste aujourd'hui âgé de quatre-vingts 
ansj qui est resté sur la brèche tant que ses forces 
le lui ont permis et qui gravait encore en 1878 : 
honmie de très grand talent , respectueux de son 
art . détruisant ses planches lorsqu'elles lui sem- 
blaient défectueuses , ennemi du bruit et de la 
réclame mais croyant justement en lui, ne voulant 
dépendre d'aucun éditeur, consciencieux à l'ex- 
trême et tirant ses planches de sa propre main pour 
apporter tout le soin possible à leur impression. 

Il a pris l'excellente précaution de former lui- 
même son œuvre, en épreuves de choix . pour le 
donner au Cabinet des Estampes (^j, et d'en dresser 



(1) Si les graveurs consentaient à recevoir de nous un conseil , nous les 
engagerions vivement à imiter l'exemple de Bléry, et à donner à la Biblio- 
thèque nationale des épreuves choisies de toutes leurs planches. 

Ils sont les premiers à éprouver un vif désappointement et même à se 
plaindre assez amèrement lorsqu'ils apprennent que la Bibliothèque ne 
possède pas au complet tel ou tel œuvre. Mais combien en est-il pai*mi eux 
pouvant dire qu'ils ont rempli ce que nous considérons être leur devoir 
envers le Cabinet des Estampes ? 

A tous les graveurs nous avons adressé cette question : Mettez-vous de 
côté , pour la Bibhothèque nationale , des épreuves d'essai , des épreuves 
d'artiste de vos planches ? Presque toujours la réponse est négative. 

Les uns sont insouciants et détruisent les essais de leurs planches, n'y 
attachant pas d'importance. 

Les autres sont modestes et n'osent pas donner ce qu'ils font , parce que 
c'est à leur avis trop peu de chose. 

Il en est même qui , mus par un sentiment difficile à analyser, amour- 



BLERY. 97 



un catalogue dont nous avons suivi les indications 
pour publier celui qui va suivre, et auquel nous 
donnons l'importance due au mérite de l'artiste. 



propre froissé peut-être, disent : j'aimerais mieux déchirer mes épreuves que 
de les donner au Cabinet des Estampes ! 

Insouciance, modestie, amour-propre sont également hors de saison vis- 
à-vis d'un dépôt public, et déplorables. 

Les graveurs devront réfléchir à ceci : 

Combien de moyens a le Cabinet des Estampes de former leur œuvre ? 

Trois. 

Premièrement , le dépôt légal. Mais s'il est prescrit de déposer des 
épreuves, aucun texte ne prescrit de déposer de belles épreuves , et, répé- 
tons-le encore, c'est sur les belles épreuves qu'on juge les graveurs. C'est 
un fait universellement connu que, lorsqu'on demande à un imprimeur ce 
qu'il faut donner pour le dépôt, on en reçoit invariablement cette réponse : 
Ce que vous avez de plus mauvais ! (textuel : cela a force de chose jugée). 

Deuxièmement , les achats. Mais on comprendra facilement qu'il est 
impossible à un dépôt public de poursuivre et de saisir au passage , à tout 
prix, tous les états de toutes les estampes de tous les graveurs. Sa méthode 
est autre. Il attend , patiens quia œternus , qu'une occasion le mette en 
présence d'un œuvre complet de graveur, le plus souvent cette occasion se 
présente dans les ventes après décès. Mais il ne faut point trop y compter, 
et l'on court le risque de voir des collections précieuses enlevées par 
l'étranger, au dernier moment. 

Reste le troisième moyen , évidemment le plus sûr : les dons volontaires 
faits par les artistes. Rien ne vaudra jamais , comme œuvre , celui que le 
graveur aura réuni lui-même , avec le juste souci de sa réputation présente 
et future , où il aura mis les beaux états de ses planches , et aussi toutes 
ces pièces rares, planches abandonnées, essais tirés à deux ou trois épreuves, 
que, sans cette occasion , l'on ne pourra plus retrouver. 

Burinistes, aquafortistes, lithographes, graveurs sur bois, donnez donc , 
donnez généreusement au Cabinet des Estampes. Donnez à mesure que 
vous produisez , et pour plus de précautions formez en même temps un 
œuvre de réserve que vous classerez et ferez relier vous-mêmes. C'est votre 
intérêt et le nôtre, celui des artistes et des curieux. Ne vaut-il pas mieux 
offrir vos belles épreuves à notre grand dépôt national que de les distribuer, 
comme cela n'arrive que trop souvent , à des amis non artistes qui ne les 
gardent pas , à des indifférents qui n'en prennent aucun soin , ou à des 
admirateurs intéressés ? 

Donnez aussi aux musées de province. C'est fort utile. 

U 1 



98 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

L'ordre de classement adopté par Bléry s'im- 
pose aujourd'hui ; car, postérieurement à 1870, il 
a repris toutes ses planches pour y graver des 
numéros d'ordre formant une double série géné- 
rale, de 1 à 140 pour les paysages, de 1* à 65* 
pour les plantes. En dehors des épreuves inache- 
vées, des épreuves d'état, les premières épreuves 
des eaux-fortes sont donc celles qui sont anté- 
rieures à ce numérotage. 

Blérv fut le maître de Mérvon. Celui-ci prit 
un jour une petite planche sur laquelle il grava 
à l'eau-forte les vers suivants : 






A vous Bléry, mon maître, 
Qui m'avez fait connaître 
Les secrets de votre art, 
Qui m'avez sans retard 
De votre âme fervente 
Dévoilé le miroir, 
Ma m,use adolescente 
De son unique avoir 
Veut offrir le prémice ; 
Souffrez qu'au frontispice 
De ce modeste don 
En gravant votre nom , 
Pour faible témoignage 
De ce que sent mon cœur. 
Elle vous fasse hommage 
Du fruit de son labeur. 

A Méryon /'• 
Imp. rue N^ SI Etienne du Mont 26. 



BLERY. 99 

C'était peu de chose alors que cet humble 
tribut de reconnaissance d'un élève inconnu. 
Bléry changerait-il aujourd'hui contre un volume 
d'éloges ces quelques lignes gravées sur le cuivre 
par le maître de l'eau-forte moderne? 

N'allez pas croire cependant que pour avoir eu 
un tel élève , Bléry soit un romantique et un 
emporté. Rien, au contraire , de plus sage que 
son exécution propre et nette : peut-être même 
aimerait-on le voir de temps en temps brutaliser 
son cuivre. Bléry a toujours dessiné d'après 
nature , et quelquefois avec l'instinct du paysage 
vrai, comme dans sa belle eau-forte des Chau- 
mières , très remarquable pour l'époque d'où elle 
date (1840) ; mais la plupart de ses planches ont 
une allure prononcée de paysage historique ; sa 
campagne est peuplée non de paysans, mais de 
(( figures », et s'il y met des constructions, ce ne 
sont point des fermes, mais des « fabriques pitto- 
resques ». Bléry, élève de Boissieu par influence, 
est presque un graveur du xviii^ siècle qui a vécu 
parmi nous. Mais dire que Bléry procède de 
Boissieu , ce n'est pas dire qu'il se soit borné à 
l'imiter: il fut parfaitement original. Rapprochons 
donc les deux noms, sans nous évertuer à com- 
parer les deux œuvres. (Trop souvent , d'ailleurs, 
la comparaison n'est qu'une des pires perfidies de 
la critique.) 



100 LES GRAVEURS DU XIX^' SIECLE. 

LES EAUX-FORTES 

D'EUGÈNE BLÉRY 



I. — PAYSAGES 

1-6. La planche dite aux fragments, six pièces in-8. 

1. Les Branches de chêne. — D'un gros tronc 
de chêne dont le pied est dans l'angle à droite , 
sortent des branches mouvementées qui s'étendent 
vers la gauche, et dont la plupart sont coupées par 
le trait carré. — N^ 1. 

2. La petite Forêt. — Quatre arbres, coupés par 
le trait carré, occupent le milieu de l'estampe. Au 
coin adroite, un vieux tronc d'arbre. Fond sombre 
et boisé. — iV° 5. 

3. Les Chéneaux. — A gauche, appuyés contre 
des rochers , des chéneaux viennent aboutir dans 
un tonneau qui approche de l'angle droit de l'es- 
tampe. Une roche , placée à droite au sommet du 
terrain du second plan , se lie à des arbres qui 
occupent le fond de la composition. — iV^ 3. 

4. Le petit Dessous de Bois. — Un premier plan 
entièrement dans l'ombre où se voient des rochers 
à gauche, et des groupes d'arbres à droite, coupés 
par la bordure. Fond de bois ; effet de soleil. — iV" 4. 

5. Les petits Terrains. — Sur la gauche , un 
massif d'ai'bres dans l'ombre ; au second plan au 
milieu . un terrain éclairé ; au fond , de jeunes 
arbres sur un tertre. Ciel nuageux. — N"" 5. 

6. Les deux Bouleaux. — A gauche , deux bou- 



BLERY. 101 

leaux au sommet d'un terrain en pente , derrière 
lequel s'élèvent deux hêtres dans l'ombre. Jeunes 
bouleaux au fond à droite. — N^ 6. 

7-13. Eaux-fortes . par Eugène Blèry , à Paris , 
chez VauteuTy i-ue S^ André des Arts, 59, 1838 , 
suite dite des sept planches , six planches in-4 eu 
largeur ou en hauteur, toutes signées et datées de 
1838 et portant un titre tracé à la pointe , et une 
vignette de titre. 

1. Vue prise à Granges dans les Cévennes. — 
En largeur. — Pont à deux arches , fabriques à 
droite ; au premier plan , un bachot dans des 
roseaux. — iV^ 7. 

2. A Faverges près d'Annecy. — En hauteur. 

— A gauche, des rochers surmontés d'arbres ; au 
milieu, un bouquet d'arbres au pied duquel on voit 
des fabriques. A droite , sur une hauteur, habita- 
tions, clocher, etc. — iV^ 8. 

3. A S^ Julien près Bonneville. — En hauteur. 

— Du pied d'un massif d'arbres , à gauche , se 
dirige une prise d'eau vers une fabrique placée 
derrière un arbre isolé. Au premier plan , des 
laveuses au bord d'un ruisseau. — iV° 9. 

4. (Bauphiné). A Fourvoirie près la grande 
chartreuse de Grenoble. — En hauteur. — Un 
pont d'une seule arche , fabriques pittoresques ; à 
gauche, massif d'arbres dominant le pont ; à droite, 
des hauteurs. — N^ 10. 

5. A S* Cernin près d'Aurillac. — En largeur. 

— A droite , massifs d'arbres sur un terrain qui 



102 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

s'élève , ruisseau tombant en cascade ; au milieu 
une grosse roche , à gauche trois personnages au 
bord du ruisseau , au fond indication d'une mon- 
tagne. — N° 11. 

6. Vue de Montreux et du, Château-Chillon 
sur le lac de Genève. — En largeur. — N° 12. 

7. La pièce ovale au Pont de bois , vignette sur 
le titre de la suite. — In-8 en largeur. — Petit 
paysage : un pont de bois sur un ruisseau , avec 
des arbres sur la rive, à gauche. — iV^ 13. 

14. LE PONT DE DORIEU , près de Lyon, d'après 
Duclaux. — In-fol. en largeur. — Pont de planches 
soutenu par des chevalets et au milieu par une pile 
en ruines. Près de la pile , une femme sur le pont , 
portant un fardeau , et devant elle, deux moutons : 
grands arbres à droite ; dans la rivière , à gauche , 
une femme portant un chevreau , etc. — N° 14. 

15-17. Trois grandes études d'arbres , signées et 
datées de 1839. — Petit in-fol. en hauteur. 

1. Le grand Bouleau. — A gauche, un bouleau, 
sur le bord d'un chemin sinueux ; à droite , au 
fond , déjeunes bouleaux. — N^ 15. 

2. Les trois Chênes. — Trois chênes élancés sur 
un tertre en pente ; au milieu , un chemin ; à 
gauche un tertre, un vieillard assis sur un arbre 
coupé, une jeune femme et un enfant; au fond , 
la plaine. — N'' 16. 

3. Les Hêtres. — A droite, trois hêtres élancés, 
sur un tertre ; à leur pied de gros rochers ; à 



BLERY. 103 



gauche un chemin se perdant sous des arbres ; un 
fond de plaine. — N" 17. 

18. Les vieux Chênes. — In-4 en largeur. — Les 
chênes , de forme tourmentée , occupent le milieu 
de l'estampe : dans le fond à gauche , derrière de 
petits arbres, la plaine. — Signé, daté 1839. — iV° 18. 

19. Les petits Moulins d'Allé vard. — In-8 en 
largeur. — Fabriques pittoresques, avec deux roues 
mues par une prise d'eau venant de gauche. — 
Signé et daté de 1840. — N' 19. 

20-27. ÉTUDES DESSINÉES ET GRAVÉES 
D'APRÈS NATURE , huit paysages de format in-4 
en hauteur ou en largeur, signés et datés de 1840. 

1 . Les Chaumières , temps d'hiver. — En hau- 
teur. — A droite une série de chaumières pitto- 
resques , derrière lesquelles passent les cimes 
d'arbres sans feuilles ; une échelle est appliquée 
contre ces chaumières. Sur le chemin , au milieu , 
un paysan debout et une femme assise tenant un 
petit enfant. — N" 20. 

C'est une des plus belles eaux-fortes de Tœuvre. 

2. L'Orme. — En hauteur. — L'arbre est au 
milieu de la planche ; au pied, deux figures dont une 
assise ; à gauche, un tronc d'arbre brisé. — iV° 21. 

3. Les Buissons d'épine. — En largeur. — Les 
buissons occupent la gauche et le milieu de l'es- 
tampe. Au premier plan à gauche , des roches ; 
d'autres roches tout à fait à droite , et au dessus 
de ces dernières une hauteur boisée. — N^ 22. 

4. Le Bouleau. — En hauteur. — L'arbre est 



104 LES GRAVEURS DU XIX'' SIECLE. 

sur la gauche de la composition , près de son pied 
sont deux grosses roches ; à droite , au fond , un 
groupe d'arbres dominé par un arbre mort. — 
Signé et daté de 1840. — iV" 23. 

5. Le Hêtre. — En hauteur. — L'arbre occupe 
le milieu de la composition ; à son pied, à gauche, 
une grosse roche, plus à droite une autre roche et 
un petit arbrisseau ; à gauche . au fond , de petits 
ai'bres dans l'ombre. — iV^ 24. 

6. Les Chênes. — En largeur. — A droite, trois 
gros chênes ; à gauche un autre chêne coupé par 
la bordure de l'estampe : au premier plan , un 
chemin qui tourne ; au fond , le bois. — N° 25. 

7. Le Genévrier. — En hauteur. — L'arbre 
occupe la partie gauche de la planche , et ses 
branches viennent jusque vers la droite, couvrant 
une sorte de chemin creux : à droite une roche 
basse et des buissons. — N'^ 26. 

8. L'Entrée de forêt. — En largeur. — Au milieu, 
trois chênes réunis en un seul tronc ; à gauche et 
au fond , des arbres ; à droite, d'autres arbres et 
des roches. — N" 27. 

9 et 10. A ces huit paysages s'ajoutent les deux 
études de plantes cataloguées sous les n*^^ 141 et 
142 ( la Bai'dane et la Patience d'eau ). 

28. Le vieux chêne aux mares de Bellegroix. — 

in-fol. en largeur. — A gauche un gros tronc de 

chêne à demi dépouillé de ses feuilles. Puis, vers la 

droite , d'autres arbres , un berger et son chien , 

. une mare où s'abreuvent deux vaches ; à droite , 



BLÉRY. 105 

dans la campagne , une croix. — Signé , puis daté 
de 1843. — N' 28. 

29. Le Moulin de Montreux. — ïn-4 en largeur, 
presque carré.— C'est un moulin pittoresque occu- 
pant tout le milieu de l'estampe , avec deux roues 
mues par des prises d'eau. Derrière le moulin , à 
gauche , une montagne assez élevée. — Signé et 
daté de 1843. — iV^ 29. 

30-34. Etudes gravées d'après nature, cinq pièces 
de divers formats in-4 , datées de 1842 , signées , 
avec l'indication : diaprés nature à Fontainebleau. 

1. Les Hêtres au rocher. — En hauteur. — Les 
hêtres sont sur un terrain qui monte vers la droite. 
Dans l'angle gauche de l'estampe, une grosse roche 
coupée pai* le trait carré. — N" 30. 

2. Les Chênes dans la plaine. — En largeur. — 
Les chênes sont à gauche et au milieu de l'estampe. 
Au premier plan , à gauche , une petite mare ; à 
droite , un chennn où passe un homme suivi d'un 
chien. — N" 31. 

S. Les Chênes sur la butte. — En largeur. — 
Les arbres sont à droite et au milieu : à gauche un 
petit troupeau de vaches. — iV" 32. 

4. Les deux Chênes à Fontainebleau. — En 
largeur. — L'un est à gauche , l'autre à droite 
vers le milieu , le terrain est mamelonné , il y a 
des buissons à droite et des arbres dans le fond. 
— iV« 33. 

5. Le Chêne à la mare.— En largeur.— L'arbre 



106 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

est au second plan : au premier se trouve une 
petite mare, dans laquelle est entré un homme qui 
plonge dans l'eau un filet , en se baissant. — 

N'34. 

35. Le Torrent. — In-fol. — Un cours d'eau vient 
du fond vers le premier plan , formant une cascade 
qui occupe le milieu de l'estampe. Grands arbres à 
droite , à gauche et au fond ; indication de deux 
personnages dont l'un entre dans la rivière. — 
Signé et daté de 1843. — N' 35. 

36-43. Souvenirs pittoresques , huit petites eaux- 
fortes , in-8 en largeur, datées de 1843. — Titre 
lithographie. 

1. Le Feu. — Trois personnages et un chien 
près d'un feu . dans une forêt , la nuit. — N'^ 36. 

2. Le Vent. — Arbres agités par le vent ; au 
fond , à droite , nuage de poussière ; au premier 
plan , deux figures. — N^ 37. 

3. Le Ravin à la nappe d'eau. — Une rivière 
vient se briser en cascade au premier plan ; à 
droite, des arbres ; à gauche , au fond , des mon- 
tagnes. — N" 38. 

4. Les petits Chênes au bord du lac. — A droite 
un bouquet de chênes, à gauche un ruisseau allant 
vers le fond où l'on voit un lac . et sur la rive 
droite, deux petites figures. — iV" 39. 

5. Le Torrent au sapin. — Un torrent coulant 
entre deux rives boisées ; au premier plan , en 
travers du torrent , un sapin. — N^ 40. 



BLERY. 107 



6. Les petites Chaumières. — Série de chau- 
mières , sur la gauche ; une échelle est dressée 
contre leur mur ; à droite une mare, indication de 
trois figures. — N" 41. 

7. La petite Scierie. — Fabrique pittoresque 
avec une roue hydraulique , sur le bord d'un 
torrent ; à droite, des arbres ; au fond , à gauche, 
des montagnes ; au premier plan , deux figures. — 

NU2. 

8. La Laveuse. — Un petit arbre , venant de la 
droite et poussant vers la gauche , s'appuie sur 
une grosse pierre. Au premier plan , à gauche , 
une femme lavant du linge au ruisseau. — N° 43. 

44. Le vieux Chêne a la figure assise. — In-fol. 

— L'arbre est au premier plan à droite, un homme 
est assis à son pied. A gauche une mare, et dans le 
fond un berger conduisant deux vaches. — Signé et 
daté de 1844. — N' 44. 

45. Le grand Dessous de bois. — In-fol. en largeur. 

— Au fond le bois , sur un terrain en pente qui 
monte vers la gauche. Au premier plan, des roches. 
Au milieu . le terrain est très vivement éclairé par 
le soleU. — Signé et daté de 1844. — N' 45. 

46. Le Chêne au paysage ou a la cabane. — In-fol. 
en largeur. — L'estampe se reconnaît facilement à 
une petite cabane en planches qui se trouve au 
milieu , sur le bord d'un cours d'eau. Au premier 
plan est un bachot avec deux figures . dont une 
assise. — Signé et daté de 1844. — N' 46. 



108 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

47_47bis Souvenirs du Dauphinè , deux planches 
petit iii-foL, signées et datées de 1845. 

1. Le Gué. — Un ruisseau vient du fond vers le 
premier plan. Au fond, un pont d'une seule arche. 
Au milieu de l'estampe , près de deux grands 
arbres , un homme portant un paquet sur le dos , 
s'apprête à passer le ruisseau à gué. — N° 47 . 

2. Le Chemin des Chartreux à Fourvoirie. — 
Chemin dans un bois, à gauche un talus de roches 
escarpées ; au pied de ces roches . un paysan et 
une bonne femme assise sur un tronc d'arbre. — 
(Bléry ne semble pas avoir donné de numéro 
d'ordre à cette planche.) 

48-55. Huit Eaux-fortes gravées sur nature par 
Eugène Blèry. — Ces eaux-fortes sont de format 
in-8 ou in-4, signées, avec l'indication : Surnature 
à Fontainebleau. 

1. Le Tronc de hêtre à Fontainebleau. — In-8 
en hauteur. — C'est un gros tronc creux qui se 
divise en deux et penche vers la gauche. — N^ 48. 

2. Le Charlemagne. — ln-8 en hauteur. — Le 
vieux chêne est au premier plan ; à droite on voit 
deux hommes dont l'un est assis à terre. — N^ 49. 

3. Le Chemin dans les bouleaux. — Petit in-4 
en hauteur. — Le chemin passe entre des bou- 
leaux dont les têtes sont coupées par le trait carré. 
— N' 50. 

4. Le Hêtre mort. — Petit in-4 en hauteur. — 
Sur un tertre , à gauche , plusieurs arbres , parmi 



BLERY. 109 



lesquels un hêtre dont la tête est dépouillée de ses 
feuilles. Le ciel , dans l'angle droit , est blanc. Au 
bas, à droite, un autre tertre. — N^ 51. 

5. Les Roches du nid de l'aigle à Fontainebleau. 
— Petit in-4 en largeur. — Les roches occupent 
toute l'estampe ; dans une coupure , au milieu , 
pousse un petit bouleau. Indication d'une mare au 
premier plan. — N^ 52. 

6. Le vieux Chêne du nid de l'aigle. — Petit in-4 
en largeur. — L'arbre occupe toute l'estampe. 
Derrière lui . d'autres arbres : dans le fond , à 
droite, indication d'une plaine. — N^ 53. 

7. Les deux Troncs de chêne. — Petit in-4 en 
largeur. — A gauche . indication d'une mare ; à 
droite , sur un tertre , deux gros troncs de chêne 
dont les branches sont toutes coupées par le trait 
carré. — N" 54. 

8. Le Hêtre mort au voyageur. — Petit in-4 en 
largeur. — A droite de l'arbre est un chemin qui 
monte ; au sommet du chemin , commençant à 
redescendj'e , un homme portant un paquet. — 

N' 55. 

56. Les deux Hêtres de la vallée de la Solle a 
Fontainebleau. — In-4 en largeur. — Les deux 
arbres sont à droite , coupés pai* le trait carré. A 
gauche , de petits arbres ; au milieu , trois figures 
près d'un buisson, et de l'autre côté du buisson, un 
poteau en croix. Signé Bléry sculp. sur nature à 
Fontainebleau , et daté de 1845. 

Au revers de cette planche a été grave le titre des huit 
eaux-fortes n"' 48 à 55. 



110 LES GRAVEURS DU XIX"^ SIECLE. 

57. Les Chênes au ravin. — Petit in-fol. en largeur, 
presque carré. — Les chênes sont au second plan à 
gauche ; devant eux , un tertre nu , à droite duquel 
est le ravin. A gauche , près du trait carré , indica- 
tion d'une chaumière. A droite un berger, trois 
vaches et un chien , et indication d'un village. — 
Signé et daté de 1845. — N' 57. 

58-64. Vues pittoresques a l'ead-forte , par Eug. 
Blèry, 1846. Six pièces de format grand in-8 en 
hauteur ou en largeur, et une vignette de titre , 
signées et datées de 1846 , et portant un titre tracé 
à la pointe. 

1. Moulin pr-ès d'Alhy en Savoie. — En lar- 
geur. — Le moulin est à droite. Au milieu, arbres 
et roches ; à gauche , indication de deux figures , 
dans le fond. — iV^ 58. 

2. Près de Coudes, bords de l'Allier (Auvergne). 

— En largeur. — La rivière au fond , à gauche ; 
un chemin passant sur un ponceau à deux arches ; 
sur le chemin à droite, indication d'une femme et 
d'un enfant. Dans le fond , des hauteurs. — N"^ 59. 

3. Ruines du château de Chapotais en Bujey. 

— En largeur. — Ruines pittoresques, tours rondes 
avec toits pointus, etc. — N° 60. 

4. Au Ravin de la Faille (Auvergne). — En 
largeur. — Un dessous de bois touffu , avec un 
ruisseau qui vient vers le premier plan à droite. 
Au fond , indication d'une femme portant un far- 
deau et d'un enfant. — N'^ 61. 

5. Moulin de S^-Didier (Savoy e). — En hau- 



BLERY. 111 



teur. — Le moulin occupe le fond. Un grand arbre 
mort au premier plan , à droite. — N'^ 62. 

6. Près S^-Rambert (Bujey). — En hauteur. — 
Au pied d'un arbre, un hangar couvert en chaume, 
sous lequel est remisée une charrette. Une charrue, 
etc. — N' 63. 

7. Le petit ovale au pin , vignette de titre. — 
In-12 en largeur. — Pont d'une seule arche ; à 
droite , un pin ; fond d'arbres ; à gauche une con- 
struction. — N"" 64. 

65-69. Quatre Paysages a l'eau -forte par Eug. 
Blèry, 1846. Suite de quatre pièces dessinées 
directement d'après nature , in-4 en hauteur ou en 
largeur, et d'une vignette de titre, signées et datées 
de 1846. 

1. Le Chemin de la ferme. — En lai'geur. — La 
ferme est dans le fond à droite. A gauche, devant 
des arbres , une mare où est un bachot avec deux 
figures. Sur le chemin , un casseur de cailloux 
assis près d'une meule. — N'^ 65. 

2. La Sablière. — En hauteur. — Arbres sur 
une sablière à gauche. Au fond , un village avec 
un clocher très pointu. Au premier plan un chemin 
creux . sur le bord duquel est assis un homme qui 
dessine. — N" 66. 

3. Le Moulin de la Roche. — En largeur. — Le 
moulin est à droite, attenant à un pont d'une arche 
avec une vanne. A gauche , des roches et des 
arbres. Au fond , indication de montagnes. — 

N'67, 



112 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 



4. Le Ruisseau de Senlisse près Dampierre. — 
En hauteur. — Le ruisseau vient en cascade vers 
le premier plan. A gauche et dans le fond, des 
ai^bres. — N" 68. 

5. L'ovale aux trois chênes, vignette de titi'e. — 
In-8 en largeur. — A droite , trois chênes ; au 
milieu, une fabrique et un ponceau à deux arches; 
au fond un lac ; à gauche des rochers et des 
arbustes. — iV" 69. 



70-75. Suite de 8 eaux-fortes gravées sur nature 
PRÈS Dampierre par Eug. Bléry. — Ces huit petites 
pièces , iiL-8 ou in-4 . sont signées dans le haut des 
planches , datées de 1849 . et portent un numéro 
d'ordre de 1 à 8 dans l'angle supérieur droit. 

1. La Chaumière au puits. — In-8 en largeur.— 
La chaumière est à gauche , surmontée d'arbres ; 
le puits, au premier plan à droite. — N" 70. 

2. Les Roches blanches.— Petit in-4 en largeur. 

— Dans un bois . une grosse roche occupant le 
milieu de l'estampe; à droite une autre grosse 
roche en surplomb , d'oii tombent deux lianes. — 
N'7i. 

3. L'Arbre aux racines. — In-8 en largeur. ~ 
Dans une forêt , on voit au premier plan plusieurs 
troncs d'arbres, dont les grosses racines sont appa- 
rentes. — N" 72. 

4. La Chaumière au poiiner. — In-8 en largeur. 

— La chaumière est au milieu de l'estampe; devant 
elle, un grand arbre dont la tête est coupée par le 



BLERY. 113 



témoin de la planche. Au premier plan à gauche, 
indication d'une mare. — iV" 73. 

5. Le Chemin de Garnes. — In-4 en largeur. 
— Ud chemin . bordé des deux côtés par des chau- 
mières vient du fond jusqu'au premier plan. 
Dans fond , l'on voit des arbres élevés. — 
N'74. 

6. Voyez W 155. 

7. Voyez N« 156. 

8. Le Ruisseau au petit chêne. — In-8 en hau- 
teur. — Du fond d'un bois épais vient au premier 
plan un petit ruisseau qui tombe en cascade, entre 
des plantes qui occupent l'angle inférieur gauche, 
et des roches à droite de la planche. — iV° 75. 

76. Les Chênes du vaux de Cernay près de Sen- 
LissE. — In-fol. en largeur. — Vers la droite des 
massifs d'arbres , qui s'étendent jusqu'au milieu de 
l'estampe . sont placés sur des terrains sablonneux 
et mouvementés que coupent çà et là des touffes 
d'herbes et des buissons , et qui occupent tout le 
premier plan. A gauche un chemin creux où se 
trouvent des vaches et deux figures. Fond de plaine. 
— Signé, et plus tard daté de 1849. — N'^ 76. 

77. Le Ravin de Senlisse. — In-fol. en largeur. — 
La vue est entièrement bornée par des arbres 
variés, plantés sur des tertres accidentés entre- 
mêlés de rochers. Un ruisseau arrive du fond vers 
le premier plan. A droite , un troupeau et deux 
figures. A gauche , un moulin avec sa roue , etc. — 
Signé et daté de 1850. — iV" 77. 

n 8 



114 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

78-83. Album de six pièces gravées sur nature 
PRÈS Dampierre par E. Blèry, 1850. Six petites 
pièces in-8 ou in-4 , toutes eu largeur. 

1. Le Ruisseau aux deux arbres. — Iii-4. — Le 
ruisseau arrive du fond au premier plan. Au dessus 
de lui surplombent deux gros arbres accouplés , 
dont les cimes sont coupées par la bordure. A 
gauche , des plantes ; à droite , dans l'angle infé- 
rieur, des roches. Dans l'angle supérieur droit : 
EBlèry i. — N'78. 

2. Les petites Cascades. — In-8. — Elles sont 
formées par un ruisseau qui vient du fond au pre- 
mier plan. On remarque sur le devant une planche 
posée en travers du ruisseau ; à gauche , plus au 
fond, une vanne; à droite, des arbres. Dans l'angle 
supérieur droit : EBlèry 2. — N"" 79. 

3. Le Moulin de l'étang. — In-4. — Au premier 
plan , à gauche , un arbre ; à droite une roche et 
des arbres : par l'ouverture des feuillages on aper- 
çoit un étang , avec une chaumière à gauche, et à 
droite un chemin qui s'enfonce entre des arbres. 
Signé dans le bas de la planche, au milieu : 
EBléry 3. — N' 80. 

4. Le Ruisseau à la roche plate. — In-8. — Le 
ruisseau arrive du fond en cascade. A gauche de 
la planche, des arbres ; à droite, une grosse roche. 
Au milieu du premier plan, un gros arbre, — Signé 
au bas de la planche, sur le terrain : 4 EBlèry. — 
N'81. 

5. La Mare aux châtaigniers. — In-4. — On 
remarque à gauche un bachot , et à droite un 



BLERY. 115 



pêcheur à la ligne. — Signé à l'angle supérieur 
droit : E. Blèrij. 5. — N' 82. 

6. La Source. — In-4. — Elle sort d'une grotte 
formée par un gros banc de rochers. Arbres à 
gauche et à droite. — Signé dans l'angle inférieur 
gauche : E. Bléry S. 6. — N' 83. 

84-87. Suite de quatre paysages, in-4, signés, 
datés de 1851 et portant un titre. 

1. Vue du château de Nemours. — N" 84. 

2. Le Pont de Sassenage près Grenoble. — 

N'85. 

3. Rives de la Dore (Auvergne). — N" 86. 

4. Vallée du Grèsivaudan à Sassenage. — 

N'87. 

88. Le Ruysdaël, paysage in-4 en largeur, forêt 
avec un chemin tournant qui occupe le premier 
plan et s'enfonce sur la droite . signé E. Bléry 
sculp. aq. forti d'après le dessin original de 
Ruysdaël , tiré du Cabinet de Monsieur Simon , 
1851. — No88. 

89. Les Chênes de l'étang de Gernay près de 
Senlisse. — In-fol. en largeur. — Au second plan , 
une suite de chênes dont un très grand occupe le 
milieu de l'estampe. Au fond à gauche , sur une 
colline, une tour ruinée. Au premier plan un étang, 
deux figures, et dans l'ombre une figure assise avec 
des moutons et un chien. — Signé et daté de 1852. 
— N' 89. 



116 LES GRAVEURS DU XIX' SIÈCLE. 

90-101. Recueil de paysages a l'eau - forte , 
CAHIER PAR EuG. Blêry , 12 pièces m-4 de formats 
variés. 

1. Le Bouleau penché. — En hauteur. — Le 
bouleau part de la gauche de la planche, s'élançant 
vers la droite , au dessus d'une petite mare. Le 
haut de l'arbre est coupé parle trait carré. — Signé 
et daté dans l'angle supérieur droit. — N° 90. 

2. Le Bois de la Roche. — En largeur. — Dans 
un bois dont tous les arbres sont coupés dans le 
haut par le témoin de la planche, est une grosse 
roche. Devant cette roche, à gauche, passe un gros 
tronc d'arbre. — Signé et daté au bas, à gauche. 

— N'9Î. 

3. Le Merisier à la mare. — En largeur. — Sous 
l'arbre, une laveuse. A droite, un bachot. Au fond 
à gauche , indication de deux petites figures. — 
Signé en haut à gauche, daté à droite. — N° 92. 

4. Le Hangar à la vanne. — En largeur. — Au 
pied d'une colline boisée, devant un petit hangar, 
on voit une charrette et une vanne. — Signé au 
bas à gauche, daté à droite. — N^ 93. 

5. Le Pignon. — En largeur. — Chaumière à 
droite, au bord d'un étang qui occupe le milieu et 
la gauche de l'estampe. Au fond , un bachot ; à 
gauche, sous un abri , indication d'une très petite 
figure lavant du linge. — Signé au bas à gauche. 

— N' 94. 

6. Les Caves. — En largeur. — Deux portes de 
caves, dont une ouverte, dans des roches surmon- 



BLÉRY. 117 

tées d'arbres et de chaumières. — Bléry del. se, 
impressit. — N" 95, 

7. Les trois Arbres. — En largeur. -— Trois 
hêtres réunis sont au milieu du premier plan; leur 
cime est coupée par le trait carré. Au fond à 
droite, un étang, et deux figures assises sur l'herbe. 

— Bléry ciel. se. impressit. — iV" 96. 

8. Le Lavoir. — En largeur. -— Petite mare 
entourée de très grosses roches , dans un bois. 
Aucune indication de figure. A droite un petit 
ponceau. — Signé dans l'angle inférieur gauche 

— N' 97. 

9. Le Château dans la plaine. — En largeur. 

Bléry del. & seulp\ impressit, Plaee S' André 
des Arts 11. — N" 98, 

10. Les Chaumières de la Rimorlière près 
Chevreuse. — En largeur. — Deux chaumières à 
droite de la composition. A gauche , un ponceau. 
Au dessus et plus au fond , indication de deux 
figures. — Bléry del. se. impressit. — N" 99. 

11 . Le Déversoir. — En hauteur.— Sous l'arche 
d'un pont, des eaux, retenues par un mur, 
s'échappent en plusieurs filets et tombent en cas- 
cade. Arbres au fond et à droite. Deux figures sur 
le pont. — Bléry seulp. s, 7iat, 1853. — N' 100. 

12. Le Pont de la croix. — En hauteur. — Petit 
pont d'une arche, surmonté d'une croix. A gauche, 
une fabrique au pied d'une cascade. — Signé et 
daté au bas à gauche. — iV° 101, 

lOl^is. Intérieur de forêt, d'après Hobbema. — 
In-fol. en largeur. (Chalcographie.) 



148 LES GRAVEURS DU X1X« SIECLE. 

102. Le vieux Chêne au bois de Boulogne. — 
lu- fol. eu hauteur. — L'arbre, dout plusieurs 
branches hautes sont mortes, occupe presque toute 
la hauteur de la planche. Au pied du chêne , à 
droite , deux figures dont Tune assise sur l'herbe , 
et à gauche une barrière. — Daté dans le haut à 
gauche 1856. signé à droite. — N^ 102. 

103. LE TERTRE AU BOUQUET DE CHÊNES 
(c'est à peu près le même sujet que les Chênes au 
ravin , n^'ST, mais en hauteur). — In-fol. — Signé 
au bas à gauche, daté à droite 1856. — iV° 103. 

104. Le Moulin et la Cascade de Grès y près 
Aix-les-Bains. — In-fol. en hauteur. — Le moulin 
est à gauche, la cascade au fond. A droite , sur des 
roches très hautes , des constructions. — Signé à 
gauche, daté à droite 1856. — - N" 104. 

105-107. Trois études prises à Fontainebleau , in-4. 

1 . Le \'ieux Chêne aux roches . — Dans un inté- 
rieur de forêt, un vieux chêne incliné. Roches à 
droite et à gauche dans le fond. — Signé et daté 
del8o9.— iV'iOô. 

2. Le Chemin dans le bois. — Un chemin se 
dirige vers le fond , passant dans des arbres 
coupés par le trait carré. — Signé et daté de 1860. 
--N'106. 

3. Les deux gros Chênes. — Les deux arbres 
sont coupés au trait carré. — Signé et daté de 1860. 
^N'107. 



BLÉRY. 119 

108. Les Bords du Loing près Nemours. — Iu-4 
en largeur. — A gauche, des arbres : au milieu la 
rivière, à droite des rochers ; constructions dans le 
fond. Au premier plan , des vaches et une figure. 
— Signé et daté de 1860 ; titre de la pièce tracé à 
la pointe. — N' 108. 

109. Lisière de bois a Rambouillet. — In-4. — Un 
ruisseau dans un site rocheux et boisé. Deux arbres 
penchés au second plan ; un bouquet de plantes au 
milieu. — Signé et daté de 1860. — N' 109. 

110-113. Les quatre Ruisseaux. — Quatre pièces 
in-4 en largeur. 

1. Le Ruisseau aux deux arbres penchés. — Les 
deux petits troncs d'arbres partent de la droite et 
se dirigent brusquement vers la gauche. — N*^ 110. 

2. Le Ruisseau au sureau en fleurs. — Le sureau 
est indiqué à gauche. A droite , des roseaux , etc. 
— N' 111. 

3. Le Ruisseau au frêne. — Ruisseau en cascade 
venant de droite à gauche. Dans l'angle supérieur 
droit passe un tronc de frêne. — N^ 112. 

4. Le Ruisseau à la roche aux lianes , ainsi 
appelé d'une liane qui tombe près du témoin de la 
planche à droite. — N'^ 113. 

114. Le Charlemagne et le Roland, forêt de Fon- 
tainebleau. — In-fol. — Signé et daté de 1861. Au 
bas, le titre tracé à la pointe. — iV** 114. 



120 LES GRAVEURS DU XIX** SIECLE. 



115. Le Bouquet d'arbres ou les Tilleuls (sou- 
venir de la Sarthe). — Petit in-fol. en largeur. — 
On voit . à gauche, une figure assise près d'un petit 
ponceau . au milieu des arbres. A droite, indication 
d'un homme assis, avec un paquet posé à sa gauche. 

— Signé et daté de 1861. — .V^ 115. 

116. La Lisière de forêt ou la haute futaie (sou- 
veuii' d'Évian). — Petit in-fol. en largeur. — On 
remarque à droite deux figui'es assises , vues de 
dos, et dont l'une dessine. — Signé et daté de 1861. 

— N'116. 

117. LE GROS TRONC DE HÊTRE (vivement 
éclairé sur la droite). — Cette belle eau-forte se 
reconnaît à son format ovale en largeur, petit in-fol. 

— Signé et daté de 1862. ^N' 117. 

118. Le Moulin d'Enjubert (Sarthe). — In-fol. — 
Le moulin est à gauche avec une grande roue : un 
homme est assis sur une petite barrière. A droite, 
des arbres, une femme assise, un enfant ; au premier 
plan , un pont de bois avec une vanme. — Signé et 
daté de 1862. ^ N' 118. 

119. LE CHÊNE ET LE ROSEAU. — Cette belle 
planche est facile à reconnaître à sa forme ovale, in- 
fol. en largeur.— Signé et daté de 1862.— N" 119. 

120. Intérieur de forêt a Fontainebleau. — In-fol. 
en largeur. — On voit passer au bout d'un chemin 
tournant , sous les grands arbres, un chasseur pré- 
cédé de son chien. — Signé et daté de 1865. — 
N' 120. 



BLERY. 121 



121. La Clairière aux roches. — Iii-4. — Sous des 
arbres dont la lôte est coupée par le trait carré, on 
voit au milieu de la planche , au bord d'un chemin 
qui monte , une roche blanche très éclairée. Coup 
de soleil sur les troncs d'arbres à gauche. — Signé 
et daté de iS6b. — N' 121. 

Vil. Le Ruisseau a la roche plate. — Grand in-4. 

— Ce ruisseau s'échappe en bouillonnant d'un banc 
de grosses roches sur lequel sont des arbres. — 
Signé et daté de 1866. — N' 122. 

123. Le Pont aux roches. — Grand in-4. — Un 
pont d'une seule arche , auquel on accède à droite 
par une rampe, et sous lequel est un déversoir. Sur 
le pont , deux figures. Arbres au fond et montagne 
à droite. — Signé et daté de 1867. — N' 123. 

124. Les deux Poiriers. — In-4 en largeur. — A 
droite une chaumière, une femme et un petit enfant: 
plus au milieu, les deux arbres. Au fond, un homme 
portant une faux. — Signé et daté de 1866. — 
No 124. 

125. Le Hangar au vieux chêne. — In-4 en largeur 

— Un abri en chaume près d'un bouquet d'arbres. 
Au fond, à gauche, une figure accoudée à une petite 
barrière. — Signé et daté de 1867. — iV° 125. 

126. Le Chêne aux roches de l'étang. — In-fol. 
en largeur. — Le chêne est sur un tertre à droite. 
Devant lui , des roches. A gauche , un cours d'eau 
avec deux bachots , et dans l'un un homme qui 
pousse sur une gafi'e, et une femme assise. — Signé 
et daté de 1875. — N' 126. 



122 LES GRAVEURS DU X1X*= SIECLE. 

127. La Clairière. — In-fol. en largeur. — Sous 
une haute futaie de hêtres et de chênes dont le 
sommet est coupé par le trait carré . on voit des 
tertres accidentés, en partie éclairés par le soleil , 
ainsi que des troncs d'arbres. Au premier plan , à 
gauche . une figure assise dans l'ombre. Sur le 
devant, de l'eau. — Signé et daté de 1867. — 
N' 127. 

128-131. Quatre études prises a Fontainebleau, 
signées et datées de 1867. 

1. Les Bouleaux dans les rochers. — In-4 en 
largeur. — Les deux arbres partent d'un seul 
tronc, à droite de la planche, et leur feuillage est 
coupé par le trait carré. Au premier plan , au 
milieu , une grosse roche blanche. Dans tout le 
fond , un chaos de rochers. — N^ 128. 

2. La Mare à Piat. — In-4 en largeur. — Cette 
petite mare , au milieu de laquelle sont des roches 
plates, est entourée d'arbres. Au fond, deux petites 
figures, dont une laveuse. — N^ 129. 

3. Le gros Hêtre au rocher. — In-4 en hauteur. 
— Un très gros hêtre au milieu de l'estampe, sur 
la droite , derrière deux grosses roches blanches. 
Dans l'angle gauche , une autre grosse roche. — 
N' 130. 

4. La Futaie de hêtres au nid de l'aigle. — In-4 
en largeur. — A gauche, deux groupes de hêtres. 
A rlroite, quatre chênes réunis par le pied, et indi- 
cation d'une figure assise. — iV^ 131. 



BLERY. 123 



132. Le vieux Chêne aux deux vaches. — lu-fol 
eu largeur.- L'arbre est à gauche, à sou pied deux 
vaches gardées par une femme , et un chieu. A 
droite , au bord d'un chemin , un homme assis. — 
Signé et daté de 1868. — N" 132. 

133. La Rencontre dans le ravin. — In -fol. en 
largeur. —Un vieux paysan, appuyé sur son bâton, 
parle à une jeune femme assise sur un. âne. Son 
chien se livre à des démonstrations de joie.— Si^né 
et daté de 1869. — N' 133. 

134. Le Banc de rochers abandonné. — In-fol. en 
largeur. - Au fond , des arbres , avec l'indication 
de deux enfants. Au premier plan, un gros banc de 
rochers de grès brisés. - Signé et daté de 1870 - 
N' 134. 

135. Vue du château et du clocher de Nemours, 
au bord de la rivière. - Petit in-fol. en largeur ~ 
Signé et daté de 1870. — N' 135. 

136. La Ferme de Malvoisine près Senlisse. — 
In-4 en largeur. - A gauche, un hangar. Au milieu, 
entre deux grands poiriers et derrière un arbre 
plus petit, on aperçoit la toiture pointue d'un 
colombier. Une mare est au premier plan, avec une 
femme lavant du linge , et un enfant. — Signé et 
daté de 1874. — N<> 136. 

137. Bords de la rivière d'Epte. — In-fol. en lar- 
geur. — A gauche, au milieu d'arbres, une fontaine 
avec un petit abreuvoir. A droite, la rivière venant 



124 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

du fond et formant cascade au premier plan. Au 
milieu , une figure assise , vue de dos. — Signé et 
daté de 1872. — N' 137. 

138. Lisière de forèt au vieux chêne. — In-fol. en 
largeur. — La forêt est k droite, et au premier plan 
on voit un gros chêne mort. A gauche , rivière et 
cascade. Au milieu , sur un chemin , un petit bon- 
homme appuyé sui^ un bâton et portant un paquet. 

— Signé et daté de 1875. — N' 138. 

139. Le Plateau de Bellecroix a Fontainebleau. 

— In-fol. en largeur. — A gauche, un vieux chêne. 
Au milieu , deux chênes touffus. Au premier plan , 
une mare. A gauche, un homme s'éloignant, chargé 
d'un fardeau. — Signé et daté de 1875. — N" 139. 

140. La Cascade de Sassenage. — In-fol. — Cette 
grande cascade tombe dans une gorge de rochers. 

— Signé et daté de 1877. — N' 140. 



II. — plantes. 

141-142. Deux études , faisant partie de la suite 
inscrite plus haut sous les n'^* 20-27. Elles sont in-4 
en largeur et portent la date de 1840. 

1. Bardane et Bryone. — N^ 1*. 

2. Patience d'eau à la petite vanne. — N° 2*. 

143-146. LES QUATRE GRANDES PLANTES, 

. quatre très beUes planches in-fol. en largeur, 
datées de 1842 et 1843. 



BLÉRY. 125 

1. La grande Bardane au tronc de hêtre , 1842 
— iV« 3*. 

2. Les grands Tussilages , 1843. —N' 4*. 

3. Le grand Chardon , 1843. — iV 5*. 

4. La Patience d'eau et la Ronce à la vanne 
1843. ~ N' 6*. 

147-152. Plantes variées, par Eugène Bléry, six 
jolies pièces , de format petit in-4 , portant la date 
de 1845. 

1. Roseaux et Bryone. — En largeur. N°7*. 

2. La Fougère au plantain d'eau. —En largeur. 
— No 8*, 

3. La Bardane au terrain. — En largeur — 

4. Ronce et Lierre. — En hauteur. — N" 10*. 

5. Les petits Tussilages. — En largeur. — N" il*. 

6. La Vigne au puits. — En hauteur. — N' 12*. 

153-154. LES DEUX GRANDES PLANTES, deux 
planches in-fol. en hauteur, datées de 1848.— Très 
belles. 

1. Patience d'eau et Nénuphar. — N" 13*. 

2. La grande Berle et les Houblons. — N' 14"^. 

155-156. Deux études , faisant partie de la suite 
inscrite plus haut sous les n^^ 70-75. — In-8. 

1. Petite Berle et Liserons. — iV° 15*. 

2. Bardane au saule, 1849. — N" 16*. 



126 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

157-162. Plantes variées gravées a l'eau-forte 
PAR EuG. Bléry, six petites pièces de format in-8, 
portant un numérotage de 1 à 6, et datées de 1851. 

i. La Bardane montée. — Enhauteur. — N" 17*, 

2. La Fougère. — En largeur. — N° 18*. 

3. Roseaux et Anémones. — En hauteur. — 
N' 19*. 

4. Les Plantes grimpantes au pont. — En hau- 
teur. — N' 20*. 

5. Patience et Roseaux. — En largeur. — N'^ 21*. 

6. L'Angélique sauvage. — En largeur. — 

N' 22*. 

163-168. Six plantes , de format in-4 , portant un 
numérotage de 1 à 6, et la date de 1855. Les deux 
premières portent en outre la date 1847. 

1. Chardon. — En hauteur. — N" 23*. 

2. Bouillon blanc. — En hauteur. — iV° 24*. 

3. Chardon à foulon. — En largeur. — N° 25*. 

4. Berle au chardon. — En hauteur. — N^ 26*. 

5. Angélique sauvage et Roseaux. — En hauteur. 

— N<>27*. 

6. Roseaux et Renoncule. — En hauteur. — 
iV« 28*. 

169-173. Quatre plantes et un frontispice , in-4, 
et portant la date de 1857. 

1. Le Chenal. — En largeur. — Une conduite 
d'eau en bois traverse la composition. — N^ 29*. 



BLÉRY. 127 

2. L'Étang. — En largeur.— A droite, roseaux, 
ronces et patience d'eau ; à gauche , un tronc de 
saule. — N" 30*, 

3. Le Tombeau au milieu des plantes. — En 
hauteur. — N"" 31*. 

4. Le vieux Tronc à l'angélique. — En hauteur. 
— Tronc d'arbre mort, entouré de lierre. A 
gauche, un tronc de saule. — iV« 32*. 

5. Guirlande de frontispice. — Petit in-4 en 
hauteur. — Signé et daté 1857. — N^ 33*. 

174-185. Douze motifs de plantes, Ex F^% par 
EuG. Bléry , petites planches de divers formats , 
datées de 1858. 

1. Roseaux et Salicaire.— Grand in-S.—N'' 34*. 

2. Le Tussilage dentelé. — Grand in-8 en lar- 
geur. — N" 35*. 

3. Renoncule d'eau. — Petit in-8 en largeur — 
N' 36*. 

4. Angélique sauvage et Chardon aquatique. — 
In-4. — N' 37*. 

5. La Charrue aux bardanes.— In-4 en largeur 

— N' 38*. 

6. Le Houblon grimpant. — Petit in-8 en hau- 
teur. — N' 39*. 

7. Patience d'eau. — Grand in-8 en largeur. — 
N' 40*. 

8. La grande Consoude. — Grand in-8 en lar- 
geur et long. — N'' 41*. 

9. La Guirlande. — In-8 carré. — iV° 42*, 



128 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 



10. Bai'dane à la rouce en fleurs. — Grand in-8 
en largeur. — iV" 43*. 

11. Le Sureau en fleurs. — Grand in-8 en lar- 
geur. — iV'' 44*. 

12. Roseaux et Chardon. — Grand in-8. — 
N' 45\ 

186-189. Les quatre Guirlandes , planches in-4 , 
datées de 1859. 

1. Le Tamisier (avec lierre et épine). — iV" 46*. 

2. Le Lierre (autour d'un bois moussu). — 

No 47*. 

3. Le Houblon (entremêlé de sureau). — N'^ 48*. 

4. Ronce et Liseron (et Houblon). — iV" 49*. 

190-195. Six plantes, planches in-4, datées de 1859. 

1. Berle et Vigne. — N' 50*. 

2. Le Giraumon. — N° 51*. 

3. Patiences d'eau en graine. — iV" 52*. 

4. Le Chardon aquatique au paysage. — N° 53*. 

5. Iris en graine. — N° 54*. 

6. Vigne et Rosier. — iV° 55*. 

196-205. Planches diverses , publiées séparément. 

1. Groupe de plantes au saule. — In-fol. — Bléry 
del et sculp et impressit rue S^. André des Arts 
n" il à Paris. Aqua-forti 1850. — N" 56*. 

2. Patience d'eau au tronc de châtaignier. — 
Grand in-fol. — Bléry composuit et delineavit. 

1861. — N'^ 57*. 



BLERY. 129 



3. Nyinphaea submersa. — In -fol. — Daté de 
1866. — N' 58*. 

4. Tussilages au rocher. — Grand in-4 en lar- 
geur. — Daté de 1866. — N' 59*. 

5. Le Bouillon blanc au tronc d'arbre. — Grand 
in-4 en hauteur. — Daté de 1866. — iV^ 60*. 

6. Feuilles de chardon. — Grand in-4 en lar- 
geur. — Daté de 1874. — iV" 61*. 

7. Feuilles de patience d'eau. — Grand in-4 en 
largeur. — Daté de 1874. — iV« 62*. 

8. Feuilles et fleur de berle. — Grand in-4 , 
même dimension que les deux planches précé- 
dentes, en hauteur. — Daté de 1874. — iV" 63*. 

9. Berle aux feuilles groupées. — In-ibl. en 
largeur. -- Daté de 1875. — iV^ 64*. 

10. Groupe de plantes exotiques. — In-fol. — 
Daté de 1877. — iV' 65*. 

206. Grande étude gravée pour Braun. — In-fol. 
(Cabinet des Estampes.) 



207-213. Planches citées par Bléry dans son cata- 
logue comme n'étant plus en sa possession. 

214-295. Planclies brisées, au nombre de 82. 

Décrites en partie par Le Blanc sous les n"': 1. La petite 
Ruine. — 2. Le petit Chêne. — 3. Les Fabriques du bord 
de la Saône. — 4. La petite Cascade. — 5. Le petit Four 
de Montmartre. — 6. Les Chaumières au colombier. — 
7. Les trois Chicots d'arbres. — 8. Le Château de Sasse- 
nage. — 9. Le Cours du Furon. — 10. L'Arbre penché par 
u 9 



130 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 



un tempj? d'orage. — 11. Le^? petits Arbres. — 12. Les 
Roches à l'aqueduc. — 13. La petite Forêt. — 14. Le Bois 
de Dampierre. — 15, Vue de Thiers. — 16. Le Chêne et le 
Hêtre. — 17. Les Arbres au bord de Teau. — 18. Vue de 
Thiers. — 19. Le Dessous du bois de Dampierre. — 20. Le 
Pont sur rivette. — 21. Intérieur de forêt. — 22. La petite 
Chaumière. — 23. Le petit Ovale, brisé après un tirage de 
50 épreuves. — 24. Le Pont de Fourvoirie. — 25. Le Hêtre 
en éventail. — 26. L'Angélique, de moyenne dimension. — 
27. La petite Scierie. — 28 et 29. Le vieux Chêne à la figure 
assise. — 30. Le Hêtre à la figure assise. — 32. Fleuron de 
titre, paysage ovale. — 33. Le Chêne en éventail. — 34. Le 
Chêne du moulin Godard. — 35. Vue d'une scierie à Saint- 
Pierre d'Albigny. — 36. La même en contrepartie. — 43. Le 
Chêne en éventail.— 44. Le Pont Perraut. — 46. Entrée du 
parc de Luynes. — 48. Le Chemin de la ferme. — 51. Le 
Moulin de Valvins. — 59. Moulin à St-Pierre d'Entremont. 
— 60. Vue de Saint-Nazaire en Royans. — 61. Vue de la 
porte d'entrée de la Grande-Chartreuse. — 73. Les Chênes 
sur la butte. — 77. Le Buisson de ronces. — 78. Le Pont 
de Bujey. — 87. Le Chêne au daguerréotype. — 115. Les 
Chaumières au pommier. — 116. Eglise de Cernay. — 
129. La Patience d'eau montée. — 165. Ruines du château 
de Royat. — 167. Le Paysage de Ruysdaël. — 186. La Forêt 
du déluge à Fontainebleau , grande planche. — 189. La 
grande Berle et le Houblon. — 196. La grande Forêt. — 
199. La Fleur du chardon. — 200. Le Trèfle d'eau. — 
201. Le Pied de chardon monté en fleurs. 



Bléry a dressé de son œuvre un autre catalogue raisonné 
où sont indiqués les états de ses planches, et oii sont décrites 
les planches détruites, dont les rares épreuves sont restées 
en la possession du graveur ou de Vignères. Ce catalogue a 
été remis par Bléry à Vignères. 11 est donc aujourd'hui entre 
les mains de la veuve de ce marchand d'estampes. 



296. Lithographies. 

Voyage dans leLauphiné, les Hautes-Alpes , 
Vauduse , V Hérault et l'Auvergne, 12 lith. 1830. 



BLERY. 131 



Guide industynel dessiné d'après nature et 
lithographie par Bléry (Wild étiiteur), 24 lilli. 
de plantes. 

Grandes lithographies de plantes, in-foL, datées 
1848 et 1849, 12 p. très belles. Chez Wild.— Autre 
série plus petite, 1850, 12 lith. 

Lithographies diverses , planches pour r Ecole 
de dessin , etc. (*) 



(•) FHiisque Bléry nous a mis sur le chapitre des paysages, profitons-en 
pour réparer une omission regrettable. Toute occasion est bonne pour cela. 

Il s'agit du peintre Jean Achard. Nous n'avons pas donné, lorsque son 
nom s'est présenté, la liste de ses eaux-fortes. On nous l'a reproché, et avec 
raison, car cet œuvre de peintre-graveur mérite qu'on s'y arrête. Mais nous 
n'avions pas entre les mains les éléments indispensables à l'établissement 
d'un catalogue. 

11 en est autrement aujourd'hui. M. Marcel Reymond , de la Société des 
Amis des Arts de Grenoble, vient de publier, dans le Catalogue de l'expo- 
sition de l'oeuvre de Jean Achard , la description de 48 eaux-fortes du 
peintre, d'après les épreuves appartenant à M. Chaper, (la Bibliothèque 
nationale ne possède que 9 de ces eaux-fortes). Il nous donne aimablement 
l'autorisation de la reproduire ici. 

LES EAUX-FORTES 

DE 

JEAN ACHARD 



1. — PLANCHES EN LARGEUR 

§ 1. — Arbres non coupés dans le sommet par la bordure. 

1. Au milieu une grande masse d'arbres, au pied de laquelle coule un 
ruisseau. A gauche, au second plan , une colline surmontée d'un 
château en ruine. A droite des arbres, un chasseur. Ciel nuageux. 

— H. 148™"'. L.218. 

2. Vue du Taillefer et de la vallée du Drac , prise de Fontaine (Isère). 

— A droite, un tertre surmonté de grands arbres ; de l'eau sur le 
devant ; un petit personnage assis au pied d'un arbre. Ciel nuageux. 

— H. 152*""'. L. 220. 



132 LES GRAVEURS DU XIX"' SIECLE. 

BLEUZE (M^"^). — Minerve alimentant les Arts 
et les Sciences^ lithograpliie d'après Prud'hon. 



3. Au milieu , deux grands arbres dominant des terrains rocheux ; un 
chemin se dirige de gauche à droite ; échappée à droite. Dans 
l'épreuve que nous avons sous les yeux , les arbres de gauche et la 
plaine à droite ne sont pas terminés. — H. 118'"'". L. 195. 

4. Au milieu deux grandes masses d'arbres, en bas des terrains rocheux 
accidentés et un ruisseau ; sur la gauche une fuite sur une ligne 
d'arbres et une colliue. — Cette planche est la plus grande de celles 
que nous cataloguons. H. 194""". L. 259. 

5. Tertre rocheux surmonté d'arbres. A gauche un arbre isolé ; au 
milieu , deux arbres à feuillage clair ; à droite, vaste échappée sur 
la plaine. Fait vers 1851. — H. 123™"^. L. 193. 

6. A droite des arbres, des broussailles, une grosse roche et de l'eau. 

A gauche, une échappée bornée par une ligne d'arbres. Fait en 1851. 

— H. 80™"'. L. 123. 

Cette eau-forte et les n^^ 1, 8, 9, 10, 11, 31, 32, font partie d'une série de huit 
eaux-fortes publiée en 1851, à Bruxelles, chez Segers et Bouwens. 

7. A droite un petit tertre ; au milieu , une masse d'arbres ; à gauche, 
une échappée sur une ligne d'arbres et une colline éloignée ; un peu 
d'eau sur le devant, à gauche. — H. 82'"°'. L. 132. 

8. Groupe d'arbres sur un petit monticule. Adroite, une plaine; sur le 
devant , des terrains légèrement accidentés, de l'eau et deux person- 
nages. Ciel nuageux. Signéetdaté 1851. —H. 100'""'. L. 144. 

9. Grande masse d'arbres sur un tertre. Echappée à droite et à gauche ; 
sur le devant, à gauche, de l'eau sortant des roches. Ciel nuageux. 
Signé et daté 1851. — H. 96"'"'. L. 140. 

10. Grande masse d'arbres tenant presque toute la planche. Au pied 
des arbres, un personnage ; à droite, une échappée ; à gauche, un 
côteauboisé. Ciel nuageux. Signé et daté 1851. — H. 95""". L. 141. 

11. Le clocher du village. A droite, un clocher dans les arbres ; à 
gauche, une plaine ; sur le devant, une prairie marécageuse. Soleil 
couchant. Signé et daté 1851. — H. 90"'"'. L. 142. 

12. Une ligne d'arbres dans le fond avec une échappée à gauche ; sur 

le devant, une petite clôture. Fait en 186'7. — H. 85"'"'. L. 110. 

Appartient avec les n"' 13 , 22 , 25, 26, 27, 41 , 42 , à une série de huit eaux- 
fortes publiée à Paris en 1861. 



BLONDEL. 133 



BLONDEL (M'"' Laure). — Portrait de son 
mari , F.-J. Bïondel , peiutre, assis à son chevalet 

13. Au milieu , un ruisseau tombant en cascade ; à droite, des arbres 
élancés ; à g-aucbe, des saules. Fait en 18(37. — H. 105""". L. 122. 

14. Arbres au bord d'un étang. A gauche, l'étang dans les joncs, une 
ligne darbres et un coteau éloigné ; au milieu , une grande masse 
d'arbres arrondie, deux troncs détachés sur sa gauche ; en avant , 
à droite, une prairie. Publiée dans la Gazette des Beaux- Arts — 
H. 121"'"'. L. m. 

15. Arbres au bord dun étang. Motif identique au précédent , avec 
cette différence qu'il est retourné ; sur le devant, la prairie est gravée 
avec des tailles plus rapprochées. — H. l-;2'""'. L. 175. 

16. Haie d'arbres. Deux troncs se détachent de la masse, sur la gauche ; 
échappée sur une plaine à gauche ; chemin en avant , se dirigeant 
vers la droite. — H. 105"'"'. L. 150. 

17. Haie d'arbres. Motif analogue au précédent. Différences : à gauche, 
un petit arbre dépouillé ; la branche du sommet de l'arbre de droite 
est moins nettement séparée de la masse. (Il serait possible que cette 
épreuve fût simplement un état postérieur de la planche nM6.) — 
H. 110"'"'. L. 150. 

18. Haie d'arbres. Même motif que le précédent, en dimensions plus 
grandes. — H. 125"'"'. L. 173. 

19. Haie d'arbres. Même motif que le précédent , seulement il est 
retourné; la trouée est sur la droite. Quelques roches en plus et un 
petit arbre sans feuilles à droite. — H. 110"'"'. L. 160. 

20. Haie d'arbres au bord de la mer, à Honfleur. Deux arbres couchés 
par le veut. La mer à gauche. — H. 53"'"'. L. 80. 

21. Haie d'arbres au bord delà mer, à Honfleur. Au milieu, une masse 
d'arbres se branchant vers la droite; échappée à gauche. Cette eau- 
forte est la plus petite de celles que nous cataloguons. — H 39"'"'. 
L. 76. 

22. Un grand arbre penché ayant à sa droite un tronc d'arbre sans 
feuilles ; au pied de la masse d'arbres, une roche et de l'eau ; 
échappée à droite. Fait en 1867. — H. 89""". L. 132. 

§ 2. — Arbres dont les sommets sont coupés par la bordure 

23. Lisière de bois. Masse d'arbres à gauche; à droite, un second plan 



134 LES GRAVEURS DU X1X« SIECLE. 



et tournant la tète vers le spectateur, lithographie 
in-4, vers 1825. 



d'arbres à branches coupées et une colline assez élevée ; en avant , 
une prairie à herbes hautes. — H. 139'"'". L. 191. 

24. Lisière de bois. Trouée adroite; vers le milieu, de grosses roches; 
un i-uisseau en avant. Sauf un , les troncs d'arbres sont clairs ; tout 
le bas de la planche est à peine ébauché. — H. 133'"'". L. 182. 

25. Lisière de bois. Trouée vers la gauche ; à droite, une roche noire ; 
Les troncs d'arbres sont noirs, très droits, sauf deux ou trois en 
diagonale. Fait en 1867. — H. 125'"'". L. 165. 

26. Lisière de bois. Masse d'arbres à droite; à gauche, au second plan, 
vers la bordure, une masse d'arbres assez élevée ; petite échappée 
vers le miUeu. Fait en 186'7. — H. 99'"'". L. 128. 

27. Lisière de bois. A droite , au second plan , un coteau boisé ; au 
milieu , un gros tronc d'arbre noir, au pied duquel est une roche ; 
en avant, herbes hautes. Fait en 1867. — H. 89'"'". L. 122. 

28. Intérieur de bois. Petite trouée au milieu , de nombreux troncs 
d'arbres droits ; sur le devant , une partie de la planche à peine 
attaquée. — H. 111'"'". L. 135. 

29. Intérieur de bois. Au milieu , un gros tronc d'arbre très branché. 
Ni ciel, ni échappée. — H. 93'"'". L. 131. 

30. Deux arbres. Effet de printemps. A droite , dans le lointain , un 
arbre et une colline, prairie en avant. Planche très finement attaquée. 
— H. 96'"'". L. 141. 



II. — PLANCHES EN HAUTEUR. 

§ 1 . — Arbres non coupés dans le sommet par la bordure. 

31. Groupe d'arbres. Au milieu , deux grands arbres ; à droite, au 
second plan , une petite masse d'arbres ; sur le devant , de l'eau 
coulant entre des roches. Signé et daté 1851. — H. 140""™. L. 98. 

32. Groupe d'arbres. Un grand arbre droit ayant à sa gauche un arbre 
penché ; sur le devant, un gros caillou ; à gauche, de l'eau. Signé 
et daté 1851. — H. 125'"'". L. 100. 

33. Un arbre. Fuyant à droite. Fait vers 1850. — H. 126'"'". L. 81. 



BLOT. 135 



BLOT (Maurice), 1753-1818, élève de Saint- 
Aubin, avait gravé sous l'ancien régime, d'un 



34. Masse d'arbres à droite ; échappée à gauche ; planche inachevée 
gauche, un tronc d'arbre à peine commencé. — H. ISS'""'. L. 110. 

35. Masse d'arbres à gauche; à droite, échappée sur un coteau au pied 
duquel coule une rivière. Planche inachevée. Postérieurement à 
l'épreuve du cabinet Chaper, la planche a été remaniée, le sommet 
des arbres, vers la gauche , a été effacé et laissé à l'état d'ébauche 
— H. 178'"'". L. 137. 

36. Masse d'arbres. Même motif que le numéro précédent, seulement il 

est retourné. La similitude est telle, qu'elle fait supposer qu'il s'agit 

. ici d'une même planche retournée par des moyens mécaniques — 
H. 192"""'. L. 138. 

37. Motif d'arbres en hauteur. Au milieu, deux arbres à tronc élégant; 
à droite, des broussailles et deux petits troncs d'arbres dont un 
incline ; échappée sur une plaine boisée ; de l'eau en avant — 
H. 145""". L. 112. 

§ 2. — Arbres dont les sommets sont coupés par la bordure. 

38. Lisière de forêt. A gauche, masse d'arbres à branchages accusés, 
peu garnis de feuillage. Échappée à droite , quatre à cinq gros 
cailloux sur le devant. — H. 184'""\ L. 134. 

39. Lisière de forêt. A gauche, un rocher montant jusqu'au sommet 
de la planche ; une petite roche à droite ; trouée au milieu : troncs 
d'arbres très fins, feuilles naissantes. Inachevé dans le bas — 
H. 184'""'. L. 125. 

40. Lisière de forêt. Masse d'arbres à gauche ; trois troncs d'arbres 
noirs ; celui de droite, le plus important ; échappée à droite ; sur le 
devant, un filet d'eau coulant à travers des broussailles et des 
cailloux. —H. 140"^"^. L. 95. 

41. Lisière de forêt. Masse d'arbres adroite; à gauche, au second plan, 
une masse d'arbres importante ; à droite, un tronc d'arbre poussant 
de nombreuses branches vers la gauche ; un petit tronc d'arbre tout 
droit à gauche ; broussailles au premier plan. Fait en 1867 — 
H. 112™"'. L. 81. 

42. Une grosse roche au milieu ; une masse d'arbres et de l'eau à 
gauche ; un arbuste à droite. Fait en 1867. — H. 131'""'. L. 83. 



136 LES GRAVEURS DU XIX' SIECLE. 

burin régulier niais sans éclat , le tableau de 
^j^me Vigée-Lebrun qui représente les enfants de 
Louis XVI , deux estampes bien connues de Fra- 
gonard [Je Contrat et le Verrou) , etc. 

Le dix-neuvième siècle n'a que la moins bonne 
part de son œuvre, déjà bien ordinaire : Jupiter 
enlève lo , Jupiter sous la fo7ine de Diane séduit 
Calisto. d'après Regnault; la Vierge aux candé- 
labres , d'après Raphaël ; le Jugement de Paris , 
d'après Van der WerfF, gravure exposée en 1800; 
le Retour de Marcus Sextus , d'après Guérin , 
gravure exposée en 1804 ; la Méditation , d'après 
le Guide ; la Vanité , d'après Léonard de Vinci ; 
Vénus et Diane , d'après Gauffîer ; diverses 
planches pour la Galerie de Floi^ence et le Racine 



43. Intérieur de forêt. Nombreux troncs d'arbres ; petite trouée au 
milieu ; un sentier sur le devant — H. 126""". L. 104. 

44. Intérieur de bois. En avant , un tronc incliné de droite à gauche , 
au second plan , deux troncs d'arbres inclinés horizontalement de 
droite à gauche. Deux taches au milieu de la planche. — H. 140"""^. 
L. 96. 

45. Intérieur de forêt. Nappe de lumière sur le milieu; un tronc d'arbre 
clair incliné de droite à gauche ; deux roches ; un peu d'eau ; ina- 
chevé sur le devant. — H. HS"'"'. L. 129. 

46. Intérieur de forêt. Sans ciel ni échappée ; vers le milieu, un gros 
arbre branché au pied duquel est une roche. — H. 135"'"'. L. 112. 

47. Intérieur de forêt. Au milieu , deux troncs d'arbres, l'un clair tout 
droit , l'autre noir et tordu ; une roche à gauche ; une petite trouée 
sur la droite. — H. 131"'"'. L. 108. 

48. Intérieur de forêt. Même motif que le n" 47 avec plus de ciel et de 
lointain sur la droite ; l'échappée de droite laisse voir un coteau au 
pied duquel coule une rivière. — H. 185"'"'. L. 134. 



BLOT. 137 

de Didot ; les portraits de Corvisart , 1809 , et de 
Winckelmann d'après R. Mengs, 1815. 

BOCOURT (Etienne) , né en 1821, fils et frère 
de dessinateurs -graveurs d'histoire naturelle, a 
dessiné de nombreux portraits et reproductions 
de tableaux pour le Magasin pittoresque^ le Monde 
illustré^ V Histoire des Peintres, etc. 

Il ne s'est mis à la gravure que tout récemment, 
et a publié dans le journal VArt plusieurs eaux- 
fortes : les portraits in - 4 de Co7vt , Courbet , 
Millet] plusieurs reproductions de tableaux de 
maîtres anciens ; puis la Danse espagnole de Sar- 
gent, et enfin une reproduction du grand bas- 
relief qui valut la médaille d'honneur de sculp- 
ture à M. Dalou en 1883, Us États généraux, 
séance du 23 juin 1789. 

Portraits de l'illustrateur Daniel Vierge , vêtu 
d'un paletot de fourrure, et à^ Ingres. 

V Ê chaudoir ^ très grande eau -forte d'après 
Servin. 

« 

BODMER (Karl), né à Zurich en 1809, peintre 
et graveur. Expose depuis 1836 ; médailles en 
1851, 1855, 1863; décoré en 1876. 

11 n'est pas, d'ordinaire, existence plus dépour- 
vue d'incidents et d'imprévu que celle des. gra- 
veurs : aussi passons-nous brièvement sur leur 



138 LES GRAVEURS DU XIX« SIECLE. 

biographie qui . en définitive, se résume toujours 
en ces quelques termes fort simples : le futur 
graveur, dès son jeune âge, manifeste l'intention 
de suivre « la carrière des arts ». ses parents font 
plus ou moins d'opposition, la vocation de l'enfant 
triomphe de leur résistance, il apprend à dessiner, 
puis à graver, puis il grave.... et c'est tout. 

La vie de Bodmer, par exception , offre une 
particularité notable, son voyage dans l'Amérique 
du Nord en 1832-34 avec le prince de Wied , 
qu'il accompagnait comme dessinateur. Bodmer 
vécut parmi les Indiens ; comme Salvator Rosa 
chez les brigands , il captiva leur amitié en des- 
sinant leurs portraits : il séjourna dans leurs 
wigwams . fuma avec eux nombre de calumets , 
mangea du nez de chien, assista aux combats des 
Piékans et des Assinibouins, vit scalper, bref, 
connut de visu tout ce dont le commun des Fran- 
çais n'a qu'une teinture approximative par les 
romans de Gustave Aimard. Au retour de ce 
voyage, il publia un atlas des plus curieux. Après 
quoi, bien qu'il ait toujours eu la nostalgie de 
l'Amérique et de ses chers Indiens ( « En Europe, 
— dit-il souvent, — j'ai des connaissances, mais 
là-bas j'avais des amis. » ) , il eut le tact de ne plus 
revenir sur ce sujet , original à coup sûr, mais 
qui aurait vite lassé , et il aborda un autre genre 
où il a su se faire une place à part. 

Bodmer est le peintre de la forêt et de ses hôtes. 



BODMER. 139 



sangliers , renards , loups , cerfs , chevreuils , 
oiseaux ; sur ce thème unique, il a peint et gravé 
des variations magistrales , car il voit la nature 
grande et belle , — ce naturalisme-là nous plaît 
pour le moins autant qu'un autre. 

Son œuvre de graveur, vous le connaissez tous 
par les belles compositions que donnent de temps 
en temps les journaux illustrés. 

En voici d'ailleurs un catalogue rapide : 

Eaux-fortes. {^) — 1. Cerf de Virginie, in-4. — 
2. Les Canards. — 3. Pigeon sur son nid. —4. Les 
deux Faisans en forêt. — 5. Hérons. -- 6. Oies 
bernaches. — 7. Une Biche. -- 8. Oie, Héron , 2 p. 
sur le même cuivre. — 9. Cygne, Héron , 2 p. sur 
le même cuivre. (Plusieurs des pièces qui précèdent 
ont été reproduites en lithographie.)— 10. Ours 
dans un arbre, in-4.— 11. Aigle au vol.— 12. Trois 
oursons dans un arbre. — 13. Une Harde {la Vie à 
la campagne). ~- 14. Cerfs à la reposée (id.). — 
15. Chardon et Chai^donnerets. — 16. Cane et sa 
couvée, in-4. — 17. Rivière. Sur le même cuiATe 
un sanglier, croquis. — 18. Le Chasseur, tiré à 
une seule épreuve. — 19. Troupeau de bisons, in-4. 
— 20. Cinq canaiM.s au bord d'une mare. — 
21. Trois canards au bord d'une rivière. — 



(i) Plusieurs de ces eaux-fortes , très rares , nous sont signalées par 
M. GiacomelH, qu'on doit nécessairement consulter lorsqu'on veut dresser 
le catalogue d'un peintre-graveur contemporain. Nous sommes heureux de 
lui adresser ici nos remerciements , pour les renseignements précieux qu'il 
nous a donnés, et pour ceux qu'il veut bien nous promettre encore. 



140 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

22. Eléphants , ours montant à un arbre , etc. — 

23. Canaini posé sur une patte. — 24. Taureaux. 
— 25. Cygnes. — 26. Chat jouant avec une cou- 
leuvre. — 27. Dromadaire couché. — 28. Héron à 
aigrette. — 29. Tète de buffle. — 30. Faucons. — 
31. Vanneaux. — 32. Etang dans une foret. 

33. Paons. — 34. Chat sauvage. — 35. Chèvre et 
Chevreaux. — 36. Renard sur une piste. — 
37. Loutre. — 38. Vol de hérons. — 39. Chiens 
d'arrêt. — 40. Chiens de garde. — 41. Renard 
rentrant au terrier. — 42. Sanglier. ( Font partie 
d'une collection publiée en Angleterre.) 

43. Forêt , avec des canards près d'une mare , in-4. 

44. Forêt au gros arbre. 

45. Forêt aux trois arbres, in-4. 

46. Le Saule baignant dans la ri\'ière, in-4. 

47. Le Cerf et la Vigne, vignette en largeur exécutée 
pour les Fables de La Fontaine . édition dite des 
douze peintres , Jouaust 1873. Pièce inédite. 

48. Même sujet , en hauteur. Pièce publiée. 

Les onze auh*es compositions, de J.-L. Brown, Daubigny, 
Détaille, Gérôme, L. Leloir. Em. Lévy, H. Lévy, Millet . 
Ph. Rousseau , Stevens et Worms , étaient reproduites par 
la photogravure. Depuis , l'éditeur les a fait également 
graver à Teau-forte. 

Bodmer a encore gi'avé trois eaux-fortes, d'après Bida , 
pour les Évangiles de Hachette. Très belles. 



Plus importantes encore que les eaux-fortes sont les pièces 
suivantes , qui forment la partie la plus considérable et la 
plus belle de l'œuvre. 



BODMER. 141 



49. GRAVURES EN RELIEF (procédé Comte). — Il 
en a i)aru un grand nombre, la plupart fort belles et 
d'une vai^été de composition que l'énoncé des titres 
ne ferait pas supposer, dans V Illustration, le Monde 
illustré, le Magasin pittoresque. C'est dire qu'elles 
sont universellement connues. Nous ne croyons pas 
utile de les mentionner toutes , parce qu'elles ont 
été publiées dans des recueils qui sont dans toutes 
les mains et où il est bien facile de les retrouver ; 
nous indiquerons seulement à titre de spécimens : 

Ving-t compositions parues dans V Illustration, et publiées 
ensuite en un album à part , sous le titre Collection de 
vingt eaux-fortes (ce sont des gravures en relief) par Karl 
Bodmer : 1. Sépulture d'Indiens assiniboins , in -4. — 

2. Sous les sapins , in-8. — 3. Angoisses et Insouciance , 
in-4 en 1. — 4. Biche et Faon, in-4 en 1. — 5. La Tourmente 
(cerf dans la neige) , in-8 en 1. — 6. Course de sangliers 
dans la neige, in-4 en 1. — 7. Sangliers dans leur fort , in-4 
en 1. — 8. Dangereux voisinage, les mai'tres, in-4. — 9. Le 
Renard en chasse, in-4. — 10. Un Terrier de renards, in-fol. 

— 11. Une Source sous bois, in-fol. — 12. Combat de cerfs, 
in-fol. en 1.— 13. Le Retour du vaincu, in-fol. enl.— 14. As- 
semblée de grands-ducs, in-fol. en 1.— 15. La Foudre, in-fol. 
en 1. — 16. A l'abri, petit in-4. — 17. Les Faisans, in-4 en 1. 

— 18. Canards sauvages, in-4 en 1. — 19. La Récréation 
des ours, in-4. — 20. L'Appel du cerf, in-fol. 

Douze planches in-4 , parues dans la Chasse illustrée : 

I. Cerf en fuite. — 2. Nid de fauvettes des roseaux. — 

3. Nid du Motacilla fiava. — 4. Canards sous les saules. — 

5. Sangliers en fuite. — 6. Nid de perdrix dans les blés. — 
7. Cerf de Saint-Hubert. — 8. Renard en chasse. — 9. La 
Chute des feuilles (barde de cerfs). — 10. Cerf bramant. — 

II. Bécasses au vol. — 12. Solitude (hérons dans une mare). 

Vingt-quati-e grandes planches in-fol, pour le Monde 
illustré (encore inédites en partie) : 1. Grives dans la vigne. 

— 2. La Curée du cerf. — 3. Fouine et Corbeaux. — 4. Nid 
de mésanges à longue queue. — 5. Nid de roitelets. — 

6. Canards sous bois. — 7. Famille de chevi'euils. — 8. Cerf 
sortant de la forêt. — 9. Concurrence (renard et chat 



142 LES GRAVEURS DU X1X« SIECLE. 



sauvage). — 10. Renard et Geai. — 11. L'Ecole de natation. 

— 12. Famille de braconniers. — 13. Cerf de Saint-Hubert. 

— 14. Cerf et Hérons. — 15. Bécasses. — 16. Le grand 
Tétras. — 17. Les premières Fleurs. — 18. La Garenne. — 
19. Cerfs à la reposée. — 20. La Fouine. — 21. Famille de 
bécasses. — 22. Faisans sous bois. — 23. Sangliers. — 
24. Canards. (Il y a dans cette série des morceaux superbes, 
à mettre au rang des plus belles pièces de Bodmer.) 



50. Lithographies. Elles sont aussi très nombreuses. 
Nous citerons : 

Animaux et paysages d'après nature par Karl Bodmer^ 
suite in-fol. chez Goupil. 

Histoire des premiers colons d'Amérique, 4 p. in-fol. Les 
personnages ont été dessinés par Millet. Superbes. 

Le Refuge, belle pièce. — Un Coin de jardin, in-fol. ovale, 
très belle lithographie, bien connue (en collaboration avec 
Mouilleron). 

Combat de cerfs , — Le Bas-Bréau (publiées par Mouil- 
leron). 

Hai'de de biches la nuit , in-4 (trois épreuves, un accident 
est arrivé à la pierre). 

Trois canards à la file. 

Canards entrant dans l'eau , dess^é sur papier transporté 
sur pierre. — Combat de cerfs , essai de report sur pierre 
(très rare). 

Haute futaie, avec un bûcheron dessiné par Millet, in-fol. 
(très rai'e). 

Lithographies pour la collection Bertauts. 

Lithographies d'après Bodmer par E. Leroux, Mouilleron, 
etc., etc. 



51. Voyage dans l'intérieur de l'Amérique du 
Nord , exécuté pendant les années 1832, 1833 et 
1834 par le prince de Wied-Neuwied, 3 vol. in-8. 
Atlas de 82 grandes planches dessinées sur les lieux 
pai' Charles Bodmer et gravées par les plus hahiles 



BODMER 143 



artistes de Paris et de Londres. ( Arthur Bertrand 
éditeur, typographie de Didot.) 

52. Vignettes gravées sur bois pour la Forêt , de 
MuUer, la Vie à la ca7npagne , pour plusieurs 
ouvrages sur la chasse , pour le Magasin pitto- 
resque, pour Quatre-vingt-treize, de Victor Hugo. 

53. La Nature chez elle , par Th. Gautier, 1870 
(Marc éd. ) , 40 sujets dans le texte et hors texte. 
Plusieurs ont paru comme spécimens dans diverses 
publications illustrées. 

54. Fac-similé de dessins, album de 12 p. (Chez 
Dalloz.) 

55. Faune et Flore , compositions et eaux-fortes 
(procédé Comte) par Karl Bodmer. (Paris, Callavas 
1883.) — Ce sont des compositions de dessins indus- 
triels, motifs de plantes et d'animaux , et d'un très 
grand goût. 

56. En prépai'ation. Suite de 96 illustrations pour un 
ouvrage sur la chasse. (Rothschild éd.) 



BOETZEL (Ernest) , né à Saar-Union en 1830, 
dessinateur et graveur sur bois. 

Albmn Boetzel , 44 gravures sur bois , repro- 
ductions d'œuvres marquantes ayant figuré aux 
Salons de 1869 à 1875. 



BOETZEL (M^"^ H.), a gravé sur bois des illus- 
trations pour Paris-Guide^ etc. 



144 LES GRAVEURS DU XIX-^ SIECLE. 

BOILLY (Louis), peintre et lithographe, né en 
1768. mort en 1845. 

Passons sur la première pai'tie de sa carrière , 
qui appar lient au xviii*^ siècle. C'est d'ailleurs la 
plus intéressante au point de vue du collectionneur 
d'estampes ; c'est celle des grandes gravures au 
pointillé reproduisant des tableaux de genre, dont 
les sujets légers sont encore accentués par une 
légende provocante ou à double sens ( Ça ira , 
Ça a été ^ Polissez ferme , etc., etc.). Boilly pro- 
duisait des tableaux de ce genre en plein quatre- 
vingt-treize ; ce qui offrait , observe Renouvier, 
un contraste singulier « non avec les mœurs 
réelles, mais avec les mœurs que des républicains 
sévères auraient voulu donner à la société régé- 
nérée ». Il eut une affaire à ce propos avec les 
Jacobins, et s'en tira tant bien que mal. 

Sur ses vieux jours , Boilly aborda la lithogra- 
phie ; il nous a laissé de ce chef un nombre con- 
sidérable de pièces. 

1. Recueil de dessins lithographiques parL. Boilly, 
chezDelpech, 1822. 

Ce sont des types populaires : la Vielleuse , la Bonne 
petite Sœur, les Joueurs de cartes , les Chiffonniers , les 
Commissionnaires , les Fumeurs , le Mendiant , la Petite 
Famille . le Tondeur de chiens , les Petits Savoyards . les 
Tailleurs de pierre , la Bonne Aventure , le Jeu de billes , 
le Défi , le Coup de peigne, Scène poissarde, etc. 

2. Recueil de sujets moraux dessinés sur pierre 
par L. Boilly. chez Delpech. 



BOILLY. 145 



Pauvi'e homme couvrez-vous. — Il y a plus malheureux 
que moi. — Pi'enez brave homme , il vous doit la vie. — 
Monsieur, c'est-y ça que vous cherchez ? — Je te donne ma 
malédiction ! — Merci , belle dame. 

3. Recueil de croquis dessines à Rome parJ. Boilbj 
et lithographies par son père, chez Delpech, 1826. 

4. Pièces diverses. — Il y en a plusieurs d'intéres- 
santes , très typiques comme costumes et comme 
genre Restauration : les amateurs commencent à 
les rechercher : 

Réjouissances publiques , grande pièce in-fol. sur les 
distributions gratuites de vin au peuple , pour la fête du 
Roi. ( L'impression morale qui se dégage de cette curieuse 
estampe est qu'on a fort bien fait de supprimer ce genre de 
largesses dégradantes.) — Les Déménagements, in-ful. — 
A la santé du Roi. — Le bon Ménage. — Les Époux heu- 
reux , in-fol., 1826 ( chez Viilain ). (C'est la pièce oii se 
retrouve le mieux la manière du peintre ; adroitement colo- 
riée, elle peut presque donner l'illusion d'un tableau.) — 
L'Innocence et la Fidélité (jeune enfant endormi sous la 
garde d'un chien), petite pièce datée de 1826. — Le Jeu de 
tonneau ; Le Cabaret ( chez Delpech ), — Le Pauvre Chat ; 
Les Journaux (chez Delpech). — Le Jeu de billard. — 
L'Economie politique. — La Vaccine. — Le Songe de 
Tartini. — La Distraction (chez Engelmann). — Le Singe 
mendiant ( chez Formentin ). — La Partie de piquet ( chez 
Constans). — La Laitière ; La Guinguette. — Piron avec 
ses amis Collé et Gallet, in-fol., 1830. — Le Pied de bœuf; 
La Marchande , 1830. — Le Jeu de dominos ; Le Jeu de 
dames ; Le Jeu de cartes ; Le Jeu des échecs , in-4 , 1830 
(chez Lemercier). 

L'Effet du mélodrame . Spectacle gratis , deux grandes 
pièces. Ici Boilly s'est adonné à un genre qui semble l'avoir 
passionné : il ne s'est préoccupé que d'accumuler des têtes 
et de leur faire rendre, en les outrant, les multiples expres- 
sions que peut prendre la physionomie humaine , dans les 
diverses conditions et aux différents âges de la vie (}). Il 

(1) Ce genre déplorable n'est pas mort , il subsiste encore et paraît 
u 10 



146 LES GRAVEURS DU XIX"' SIECLE. 



ne fit pas autre chose dans une série de lithographies , de 
format in-4 , comme : Vous serez heureuse en ménage ( ex- 
pression de jeunes femmes du peuple se faisant tirer les 
cartes) , — Et l'ogre Ta mangé (têtes d'enfants terrifiés par 
un conte de bonne femme), — La Perruque du grand-papa. 
Le Bonnet de la grand'-mère ( têtes de petits enfants qui 
s'aftublent de déguisements) , et ainsi de suite : Embrasse- 
moi ma sœur. C'est ma bonne maman , — Le Départ. Le 
Retour, — Ah les méchants enfants ! , — Les Jouets du jour 
de l'an , — La Bonne Nouvelle. La Mauvaise Nouvelle , — 
La Première Dent. La Dernière Dent , etc. 

11 n'y a pas de raison pour que cela finisse. 

Boilly , pour simplifier, en vint même à supprimer le 
semblant d'action , il renonça à grouper les personnages de 
façon à obtenir des sujets d'estampes : il mit les têtes toutes 
seules. 11 y a une série interminable (une centaine de pièces 
au moins) de ces assemblages, que l'éditeur Aubert a publié 
de nouveau , plus tard , sous le titre de Groupes physiono- 
miques connus sous le titre de Grimaces. 

Cet exercice n'est pas long à devenir exaspérant. Rien 
ne lasse plus vite que la figure humaine rendue sous une 
expression grimaçante. De tous les genres connus , c'est 
incontestablement le plus insupportable. Nous en aurons 
ailleurs encore la preuve. 



BOILLY (Jules), né à Paris en 1796, fils et 
élève du précédent ; a lithographie : 

1. Portraits de tous les membres de l'Institut vers 
1825. 



récréer le populaire : vous passez rarement devant un étalage de gravures 
à bon marché sans y voir, par exemple, deux joueurs dont l'un s'épanouit 
parce qu'il a Quinte et quatorze, et l'autre s'effondre parce qu'il est Capot; 
ou bien deux moines dont l'un fait Gras et l'autre Maigre, etc. La photo- 
graphie s'est mise de la partie , elle nous inonde de physionomies diverses 
aux trois âges de la vie : Ma fille , ma femme, ma belle-mère , etc., etc. 
Mais Boilly serait donc le créateur du genre. 



BOILLY. 147 



2. Suite (le portraits de femmes -auteurs (que les 
marchands d'estampes appellent assez irrévéren- 
cieusement Suite des Bas-bleus) , 20 p. in-4. 

Duchesse d'Abrantès. — D'Altenheim née Soumet. — 
Victoire Babois.— Baronne de Bawr.— Comtesse de Bradi. 

— Rochelle de Brécy. — Baronne de Garlowitz. — Éveline 
Desormery. — A. Dupin. — Marquise de Gévaudan. 

— Guizot née de Meulan. — Comtesse d'Hautpoul. — 
Lesg-uillon née Sandrin. — Marie Nodier-Mennessier. — 
Sophie Pannier. — Clémence Robert. — Princesse G. de 
Salm.— George Sand.— Alide de Savignac— Anaïs Ségalas. 

On y sent l'intention de surprendre le coup de crayon de 
Devéria. 

3. Reproductions de dessins de Prud'hon. 

Prud'hon , profil. — Apollon et les Muses , ( Sieurin éd. 
1845) , en 10 feuilles. — Apollon et les Muses ( Sieurin éd. 
1851) , en 5 feuilles. — Vénus et Adonis. — Vénus au bain. 

— Le Repentir.— L'Amour.— La Caresse.— L'Égratignure. 

— Les Préparatifs de la guerre. — L'Ame. — Joseph et la 
femme de Putiphar.— Thémis. — Thémis, autre. — Plafond 
de Diane au Louvre. — La Richesse, les Arts, les Plaisirs, 
la Philosophie , 4 p. — Le Printemps , l'Été , l'Automne , 
l'Hiver, 4 p. — Le Matin, le Midi, le Soir, la Nuit, 4 p.— 
Caprices. — Surtout de table de Marie-Louise. 

Presque toutes ces pièces furent éditées par Sieurin , 
marchand d'estampes, que tous les amateurs de livres à 
vignettes ont bien connu. Après avoir cédé son fonds , il 
s'était retiré, rue de la Montagne-Ste-Geneviève ; il y rece- 
vait les bibliophiles, leur montrait sa bibliothèque et ses 
gravures, leur enseignait le fort et le faible des livres et 
des épreuves, les aidait à classer leurs suites de vignettes 
dans les volumes. 11 avait en cette matière une expérience 
consommée et était très écouté. 

Sieurin avait eu le goût et le mérite d'apprécier et de 
collectionner les productions des vignettistes du xviif siècle 
à l'époque oii personne n'en voulait. 

Il a publié un Manuel de Vamateur d'illustrations, dédié 
à M. Eugène Paillet. 



148 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

BOILLY (Alphonse), graveur au burin et à la 
manière noire. 

Estampes diverses. 

Portraits pour le Plutarque français^ édition de Crapelet, 
1835. 

Planches pour les Galeries historiques de Versailles. 
{Bataille de Taillebourg, d'après Delacroix, portraits, etc.) 
— Plusieurs petits portraits pour la Galerie Napoléon . 
{Pitt , Général Moreau , Berthier^ etc.) — Casimir Périer, 
d'après Hersent. — Louis-Philippe et sa famille, médaillon 
dans un trophée. — Vignettes pour l'Histoire de France 
de l'abbé de Montgaillard , d'après Raffet , 1836, — pour la 
Peau de chagrin. — La Vierge de Séville, d'après Murillo 
( Dusacq éd. ). — Le Précurseur, Le Sauveur du monde, 
2 p. d'après Murillo (Goupil éd.). — L'Etude, La Sagesse, 
La Richesse, L'Amour, 4 p. d'après Prud'hon (Sieurin éd.). 



BOILOT (Alfred) , a exposé au Salon de 1885 
un Petit Pêcheur de Villerville ^ d'après Ulysse 
Butin, et une Cour de ferme. 



BOILVIN (Emile), né à Metz en 1845, peintre 
et graveur. Elève de Pils , il a surtout fait de la 
peinture jusqu'en 1871 , époque où il s'est mis 
à la gravure à l'eau-forte. Pils l'a beaucoup em- 
ployé aux peintures qui ornent les voussures de 
l'escalier de l'Opéra. 

Boilvin expose depuis 1865. 

Talent délicat et distingué qui procède des 
maîtres de l'école française du xvin^ siècle ; 
dessin élégant et fin , gravure très soignée. Il 



BOILVIN. 149 



n'est point d'artiste plus exigeant vis à vis de 
soi-même : Boi]\dn ne livre rien dont il ne soit 
absolument satisfait; ce qui ne lui plaît qu'à 
demi est immédiatement détruit. Peut-être même 
pousse-t-il trop loin des scrupules qui nous 
privent certainement d'œuvres excellentes. 

1. Jaiiotus de Bragmardo réclamant les cloches à 
Gargantua , grand in-8 , d'après le tableau exposé 
en 1868 , première eau-forte de Boilvin , publiée 
dans Sonnets et Eaux-fortes. 

2. Bivouac pendant le blocus a Metz , in-4 , d'après 
le tableau exposé en 1874. (Gadart éd.) 

3. Agacerie (femme agaçant un perroquet ) , in-4, 
d'après le tableau exposé en 1878. 

4. Douze têtes de femmes, décors d'assiettes pour la 
fabrique d'Haviland. 

Très rares. Nous sont connues par une suite d'épreuves 
appartenant à Bracquemond. 



5. Plusieurs eaux -fortes d'après des maîtres mo- 
dernes , Delacroix , Millet , Puvis de Chavannes , 
Cabanel , Dupré , Corot , Rousseau , etc. , pour la 
Galerie Durand-Ruel. 

6. Eaux-fortes pour divers catalogues de ventes , 
d'après Murillo. Hobbema, Wouvermans (les Bords 
du Rhin ) . Drouais ( portraits ) , Boucher, Diaz , 
Huet , etc. — L'Heureuse Mère , d'après Boucher 
{VAri). — Portrait de Henri IV. 



150 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

7. Eaux-fortes pour la Gazette des Beaux- Arts. 
Portrait de femme au gant , d'après F. Hais ; la 
Famille de Paul Potter, d'après Van der Helst ; la 
Vierge aux innocents, d'après Rubens: le Triomphe 
d'Ampliitrite , très jolie planche d'après Boucher; 
la Dame au parasol , d'après Lancret ; la Fuite à 
dessein , d'après Fragonar-d ; Marie-Antoinette et 
ses enfants, d'après Werstock : la Toilette, d'après 
Boilly : Hérodiade, d'après H. Lévy ; le Charmeur 
de serpents, d'après Fortuny. 

8. Eaux-fortes pour le Livre d'or du Salon ( Jouaust 
éd.) : Saint Cuthbert , d'après Duez ; Bacchus et 
Ariane , d'après Ranvier ; Souvenirs , d'après 
Chaplin. 

9. LES BIBLIOPHILES, d'après Fortuny, très belle 
eau-forte in-fol., 1883. 



10. Malhrough s'en va-t-en guerre , album pour la 
jeunesse (Ducrocq éd.) , 16 pi. in-4 (gravées par le 
procédé Comte), 1869. 

11. L'Amour au xviif siècle, par MM. de Concourt, 
édition Dentu , in-12 ; frontispice, très jolie tête de 
page, et cul-de-lampe. 1874. 

12. Petits frontispices pour Daphnis et Chloè , pour 
Horace, i^our Shakespeare. (Lemerre éd.) 

13. Madame Bovary, par Flaubert, édition Lemerre, 
in-12 ; frontispice et 6 fîg. in-12 , 1875. 

14. Rabelais, édition Jouaust, in-8; portrait et lOfig. 
1877. 



BOILVIN. 151 



15. POESIES DE GOPPEE , édition Lemerre iii-4 
( premier volume ) ; tête de page , cul-de-lampe et 
8 fig., 1882. 

Les illustrations de Boilvin , aussi soignées de gravure 
que de composition , ont assuré auprès des bibliophiles le 
succès du premier volume de cette édition des poésies de 
Goppée. 

L'artiste avait gravé sur les marges de chacune des dix 
planches , au premier état , de très jolies remarques : il y 
avait notamment , au dessous de Ten-tète , une gracieuse 
nymphe ; mais ces remarques n'ont pas été tirées sur les 
quelques suites d'épreuves de premier état mises dans le 
commerce.' 

16. Plusieurs eaux-fortes d'après Boucher pour le 
Molière de Lemerre, in-12 , 1874. 

17. Six figures de Prud'hon pour Daphnis et Chloè 
(Lemerre éd.) , in-12 , 1874. 

18. Vies des Dames galantes, de Brantôme, édition 
Jouaust , in-8 ; portrait et 10 figures d'après E. de 
Beaumont , 1881. 

19. Contes de La Fontaine , édition Jouaust , in-8 ; 
portrait et 10 figures d'après E. de Beaumont (en 
préparation). 

20. LE CANTIQUE DES CANTIQUES, traduction 
de Renan, édition Hachette, in-foL; frontispice, 
8 figures et 16 lettres d'après Bida , gravées par 
Boilvin et Hédouin. (En préparation.) 

Antérieurement , Boilvin avait déjà gravé d'après Bida , 
dans la Bible de Hachette , 7 eaux-fortes pour Joseph 
Tobie , Ruth et Esther. 

21. Portraits. Comte d'Arnim , Delacroix, Gavarni 
(en tête du Gavarni de MM. de Goncourt), Victor 
Hugo, Jules Janin , Musset , Morin du Rappel, etc. 



152 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

BOISFREMONT (Boulanger de), 1776-1838, 
peintre, élève et ami de Prud'hon. 

La Samai'itaiiie, petite lithographie d'après son tableau 
exposé en 1823. 



BOISSELAT, graveur à l'eau-forte , vers 1833. 

1. Frontispices romantiques à l'eau-forte, dans le 
goût de Gélestin Nanteuil , pour Mater dolorosa 
d'Hein-y Berthoud , 1833 : pour Raoul de Pellevè\ 
pour Nostradanius de Bonnetier : Quand on a 
vingt ans, de Louis Huai^t : Elie Mariaker, d'Eva- 
riste Boulay-Paty : 14 eaux-fortes pour Y Histoire 
du Mont Saint-MicJiel de Maximilien Raoul. 

2. Gapet lève -toi (Souffrances de Louis XVII): 
l'Archange Saint - Michel , d'après Duseigneui* : 
l'Ange gardien , d'après Decaisne : le Larmoyeur, 
d'après A. Scheffer. 

3. Statue de Lebrun, duc de Plaisance, d'après Etex, 
lith. 



BOISSIEU (Jean-Jagques de), 1736-1810. 11 
n'est pas possible de le considérer comme un 
graveur du xix^ siècle, bien qu'il ait gravé posté- 
rieurement à 1800. Nous renvovons donc au cata- 
logue de son œuvre publié chez Rapilly ( voyez 
à partir du n'' 112j et nous nous bornons à men- 
tionner le portrait de Pie VII et deux autres 



BOISSIEU. 153 



j)ièces : Pie VII bénissant des enfants à Lyon et 
Promenade du Pa'pe sur la Saône, 



BOISSON (Léon), né à Nîmes le 2 octobre 
1854 , grand prix de Rome au concours de gra- 
vure de 1876 , graveur au burin et à Peau-forte. 

La Laitière hollaîidaise^ d'après Delort ; etc. 

Portrait d'après Raphaël, 1877. — Vierge et 
Enfant Jésus ^ d'après Bellini , 1879. — Claude 
Brousson ^ d'après Bronckhorst, 1884. — Renom- 
mée^ d'après Aimé Morot. — Le Premier Chapitre 
et Conclusion , d'après Rougier. — La Belle 
Féronnière ^ d'après L. de Vinci. — L'Amour 
sacré et r Amour 'profane , d'après le Titien. — 
Portraits de Calame , à^Engel-Dollfus , de Ck. 
Sagnier^ dessinateur et graveur, 1885. 

Vignettes pour la Chanson des nouveaux époux. 

Vignettes pour les Poésies de Coppée. 



BONAPARTE (la Princesse Charlotte) , 1802- 
1839 , fille du roi Joseph , mariée à Napoléon- 
Louis, second fils de Louis roi de Hollande, (et 
frère aîné de Napoléon III). 

Album de Paysages lithographies ; douze pièces de 
formats variables , mesurant en moyenne 25 cent, 
sur 20, trait carré avec filet d'encadrement , et au 



1&4 LES GRAVEURS DU XIX' SIÈCLE. 

dessous les signatures Napoléon inv. Robert fig 
Charlotte del. Salucci lito. 

Léopold Robert avait connu à Rome, en 1825, la reine 
Hortense et son fils , marié à sa cousine Charlotte. Le 
prince et sa femme admiraient beaucoup le talent si poé- 
tique du peintre, et Léopold Robert, attiré chez eux, devint 
bientôt leur ami dévoué : ils passaient ensemble toutes 
leurs soirées. C'est alors qu'ils conçurent l'idée de l'album 
en triple collaboration. Les compositions en sont peu 
variées , les paysages naïfs , mais d'une exécution assez 
bonne, les figures très caractéristiques du talent de Léopold 
Robert. 



BONAPARTE (la Princesse Jeanne), a exposé 
au Salon de 1884 un Paysage, gravure sur bois. 



BONHEUR (Rosa), peintre. 

1. Feuilles de croquis lithographiques , rarissimes: 

1. Sept moutons. Signé à rebours R. B. 1864. Dans le 
haut l'inscription : pour les amis seulement , essai. — 
2. Chevaux , chèvres , béliers ( sept têtes ) , R. B. i864. 
Dans le haut on lit : à enlever après i«'* tirage. — 3. Agneaux 
(quatorze têtes et un groupe de deux). R. B. 1864. 

2. Bergerie. Rosa Bonheur lith , in-4 en 1. 

3. Chiens de chasse, report sur pierre (imprimerie 
Leraercier). — Tête de taureau , Tête de génisse, 
Tête de lionne, id. (l'Autographe). 

4. Taureaux espagnols, lith par Rosa Bonheur sur 
papier Aug. Bry. In-fol. 

A ajouter ; Bœuf attelé à une charrue, bois gravé 



BONHEUR. 155 



pour la Maison rustique ; bois pour les Fables de 
Berlot-CJiapuit. 

Très nombreuses lithographies d'après R. Bonheur, par 
Didier, Gilbert, J. Laurens, Sirouy, Soulange-Teissier, etc. 



BONHOMME (François), — dit le Forgeron 
parce qu'il s'est fait la spécialité de peindre des 
vues de grands établissements métallurgiques, — 
né à Paris en 1809 , peintre , aquarelliste remar- 
quable, élève de Lethière, H. Vernet etDelaroclie. 

On lui doit quelques lithographies très impor- 
tantes ; vraies lithographies de peintre , exemptes 
de la mièvrerie que prend le procédé dans la main 
des lithographes de métier. 

1. Erection de l'Obélisque, 25 octobre 1836, en 
2 p. in-4 en 1. (vues prises à midi et à trois heures). 

2. Réception officielle de l'évêque de Nevers dans 
sa ville épiscopale, 21 mars 1843. 

3. 15 MAI 1848 ( Envaliissement de l'Assemblée), 
in-fol. en 1. Pièce d'un très grand efièt. 

Il en existe une réduction gravée par Beyer etWilmann. 

4. 23 JUIN 1848 , dédié à U Assemblée nationale. 
(Attaque des barricades : le général Cavaignac est 
debout sur une passerelle du canal Saint-Martin : 
au premier plan sont les représentants Randoing . 
de Tréveneuc , Duclerc , Pierre Bonaparte, Lamar- 
tine), petit in-fol. en 1. 

Cette pièce , donnée comme faite d'après nature , produit 
une impression saisissante : rien ne saurait mieux rendre 



156 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 



l'horreur de cette guerre effroyable. Bonhomme , sans le 
dire et probablement même sans le savoir, s'est montré ici 
véritablement impressionniste ^ dans le sens possible de ce 
mot que tant d'autres depuis ont employé avec affectation, 
s'évertuant à être extraordinaires , et n'arrivant pas à un 
résultat. 

t 

5. Evoutail : sujet relatif à l'Exposition de Londres ; 
la France et l'Angleterre se donnent la main 
devant le Prince Albert, etc. 1862. 

6. Vues du Creusot. (Goupil éd.) 

La plus remarquable est celle qui représente des mineurs 
descendant dajis une benne. 

7. Vues des ateliers de Fourchambault. 

On avait demandé à Paul Delaroche un de ses élèves pour 
peindre les mines de Fourchambault : il désigna Bonhomme 
dont cette mission inattendue fixa la voie. 

8. Petit portrait de Francœur, membre de l'Institut , 
1849. 

Une série de porti'aits en pied de Représentants du peuple 
à l'Assemblée de 1848, a été gravée d'après Bonhomme par 
divers artistes, sous la direction de Péronard. 

Bonhomme a collaboré à l'ouvrage du baron Taylor. 11 a 
fait des dessins pour un album représentant les bas-reliefs 
de l'Arc-de-Triomphe. Une gravure à l'eau-forte , Diplôme 
pour Société de secours mutuels ; le Père éternel est à la 
partie supérieure, avec la devise Aimez-vous les uns les 
autres ; sur les côtés, divers groupes. 

Gravures sur zinc : Coulée d'une pièce de fonte à Indret ; 
— Indret ; — Toulon. 



BONINGTON, peintre, né à Nottingham en 
1801 . vint à Paris en 1816 avec ses parents qui 
le firent entrer dans l'atelier de Gros. Il retourna 



BONINGTON. 157 



en Angleterre en 1827 et mourut à Londres en 
1828. 

Cet artiste , mort à la fleur de l'âge , a laissé 
une soixantaine de lithographies, dont le catalogue 
a été soigneusement dressé par M. Aglaûs Bou- 
venne (*J. La plupart représentent des vues de 
monuments gothiques, et les plus importantes 
sont celles qui ont été publiées dans les Voyages 
piUoresques en France du baron Taylor. En pas- 
sant par la main du peintre, ces reproductions de 
monuments prennent de telles qualités pitto- 
resques , une couleur si personnelle , qu'elles 
acquièrent l'importance et l'intérêt de véritables 
compositions originales. Ce sont des chefs-d'œuvre 
et il faut les mettre au premier rang parmi les 
pièces qui ont fait honneur à la lithographie , ce 
procédé qui semble avoir donné le meilleur de 
lui-même dès son début. 

L'œuvre de Bonington est exquis , délicat sans 
aucune mollesse ; on ne saurait le parcourir sans 
rester sous le charme. Aussi ses lithographies 
ont -elles toujours été recherchées des collec- 
tionneurs (M. His de la Salle, par exemple) 
qui en poursuivaient des épreuves exception- 
nelles, changeant et améliorant jusqu'à ce qu'ils 



(1) Catalogue de l'œuvre gravé et lithographie de R.-P. Bonington, 
par Aglaiis Bouvenne , avec un portrait gravé par A. De Launay, et 
plusieurs fac-similé. Paris, Baur et Détaille, 1873, in-8. 



158 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 

fussent arrivés à la possession d'épreuves fleur de 
pierre. (Et comme dépense, cela n'engageait pas 
à de gros sacrifices; voyez les prix des ventes 
Parguez et de La Combe ! ) 

Le Cabinet des Estampes possède un très bel 
œuvre de Bonington , qui a été mis à la réserve. 
Puisse-t-il suggérer aux peintres qui le regarde- 
ront la pensée de relever la lithographie , vrai 
procédé d'artiste, qui dans leurs mains , employé 
à des compositions originales et de primesaut, 
peut donner des résultats merveilleux. 

1. RUE DU GROS-HORLOGE, A ROUEN. 1824. 

(43 fr. vente De La Combe, 1862.) 

Le chef-d'œuvre de Bonington. Cette lithographie, et les 
treize qui suivent , ont été exécutées pour l'ouvrage du 
baron Taylor. 

2. ÉGLISE SAIXT-GERVAIS ET SAINT-PROTAIS 
A GISORS. 

3. Tour aux archives a Vernon. 

4. Tour du Gros-Horloge (E^tbux). 

5. Grand cul-de-lampe représentant des fenêtres de 
l'abside de l'église Saint-Taurin d'EiTeux. Deux 
prêtres sont au premier plan. 

6. Pesmes, d'après Ciceri. 1825. 

7. ABBAYE DE TOURNUS (Vue générale de 
l'église). 

8. FAÇADE DE L'ÉGLISE DE BROU. 



BONINGTON. 159 



9. Tombeau de Marguerite de Bourbon dans Téglise 
de Brou. Vauzelle del. 

10. Vue générale des ruines du château d'Arlay. 
1827. 

11. Ruines du château d'Arlav. 

A. Bouvenne signale l'existence d'une épreuve d'essai de 
cette lithographie , avec diflférences , probablement unique. 

12. Pierre de Vaivre. Taylor del. 

13. Croix de Moulin-les-Planghes. 

14. Vue d'une rue du faubourg de Besançon. 

15. Façade de l'église Saint-Jean à Lyon. 

On suppose que cette lithographie inédite était destinée 
à l'ouvrage du baron Taylor. 

16-25. RESTES ET FRAGMENTS D'ARCHITEC- 
TURE. Très belle et rare suite de 10 lithographies, 
connue sous le nom de la Petite Normandie. 

1. Titre ; Architecture du Moyen- Age, une porte gothique 
du XV*^ siècle, Caen. — 2. La Tour du marché de Bergues. 
— 3. Château d'Arcourt. — 4. Maison grande rue Saint- 
Pierre à Caen. — 5. Vue prise de la route de Calais , à 
Abbeville. — 6. Cathédrale Notre-Dame , à Rouen , telle 
qu'elle était avant l'incendie de 1822. — 7. Maison rue 
Sainte -Véronique à Beauvais. — 8. Eglise Saint-Sauveur à 
Caen. — 9. Entrée de la salle des Pas-Perdus du Palais de 
justice de Rouen. — 10. Fontaine de la Crosse à Rouen. 

26. Porte latérale à gauche à Saint-Wulfram d'Abbe- 
ville. 

M. Bouvenne pense que cette lithographie rarissime était 
destinée à un cahier devant faire suite aux Fragments 
d architecture . 



160 LES GRAVEURS DU XIX^ SIECLE. 



27-29. Voyage au Brésil, trois lithographies d'après 
Rugendas. 

1. Entrée de la rade de Rio-Janeiro (effet de mauvais 
temps). — 2. Gampos, sur les bords du Rio das Velhas (les 
personnages par V. Adam). M. Bouvenne signale un très 
beau premier état, à l'adresse de Fourquemin au lieu d'En- 
gelmann. — 3. Embouchure de la rivière de Gaxoera (ou en 
premier état ; le Canot indien); il y a, dans l'œuvre du 
Cabinet des Estampes, une merveilleuse épreuve avant la 
lettre de cette pièce exquise. 

30-42. Vues pittoresques de l'Ecosse, M p. d'après 
Pernot, et 2 culs-de-lampe de Bonington. (Texte 
par A. Pichot, Gosselin et Lami-Denozau , 1826.) 

i. Edimbourg vu du Carlton-Hill. — 2. Château de Doun. 

— 3. Château d'Argyle. — 4. Glenfilas. — 5. Château de 
Bothwell. — 6. Lac Lomond vu de la caverne de Rob-Roy. 

— 7. Ancienne porte vers Stirling. — 8. Ancienne tour près 
de Lanark. — 9. Lac de Killin. — 10. Edimbourg vu de la 
chapelle Saint-Antoine. — 11. Brackline. — 12. Le Duel, 
cul-de-lampe. — 13. Les Pendus, cul-de-lampe. 



43. Porte gothique à peu près semblable à celle du 
titre de la série précédente, mais s'ouvrant du côté 
inverse . le vantail repose à droite. ( Cabinet des 
Estampes.) 43 fr. vente Parguez. 

44. Porte d une maison en bois , XV*" siècle , avec un 
écriteau où on lit Médecin de V Hôpital. ( Cabinet 
des Estampes.) 

45. Le Matin , marine ; Noël del. 

46. Un gros temps, d'après Mamby. 

47-52. Sujets de genre , suite de 6 lithographies 
in-8, avec deux filets d'encadrement. 

1. Le Repos. — 2. La Prière. — 3. La Conversation. — 



BONINGTON. 161 



4. Le Silence favorable. — 5. Les Plaisirs paternels. — 
6. Le Retour. 

M. Bouvenne dit que les épreuves tirées chez Lemercier 
sont quelquefois supérieures à celles tirées chez Langlumé, 
qui cependant sont les premières. 

53. Bas-relief représentant un chevalier. Titre pour 
la Villageoise, romance, paroles du comte de Res- 
séguier, musique d'Amédée de Beauplan. 

54-60. Vignette de titre et 6 vignettes pour les 
Contes du gay sçavoir, de Ferd. Langlé (Lami- 
Denozan , 1828) , un vol. iu-8. (Les autres figures 
sont d'Henri Monnier.) 

61. Lithographie in-8 (H. 19 cent. L. 11 \) repré- 
sentant un nombreux public au pied d'un mât de 
cocagne (?) ; à droite , une baraque. Attribuée à 
Bonington. (Cabinet des Estampes.) 

62. Lithographie in-8 en largeur (L. 18 cent. H. 9 ^) 
représentant l'entrée d'une rivière avec divers 
petits navh^es ; à droite, un clocher. Attribuée à 
Bonington. (Cabinet des Estampes.) 

63. Quatre sujets in-12 (L. 10 cent. H. 7-|-) litho- 
graphies sur une même feuille et publiés en Angle- 
terre : 1 . Temple of Juno Lucina Girgenti. — 
2. Temple of Concorcl. — 3. Temple of Cérès , 
Ségeste. — 4. Wiew of Girgenti/. 

Cette pièce fait partie de la collection de M. Giacomelli , 
qui l'attribue à Bonington. 
Nous l'indiquons ici sous toutes réserves. 

64. Vue de Bologne, eau-forte in-8, signée R. P. B. 
London , Colnaghi , 1828. (57 fr. vente du colonel 
de La Combe.) 

Cette petite pièce suffît pour donner la conviction que 
n 11 



162 LES GRAVEURS DU XIX'' SIECLE. 



Boningtoii eût été , s'il eût vécu , un des maîtres de Teau- 
forte. 11 change ici de tempérament en changeant de procédé. 
Lui si enveloppé dans ses lithographies , montre dans la 
Vue de Bologne une fermeté , une franchise de morsure 
dans les lignes des consti'uctions, qui font penser à ce que 
fera plus tard Méryon. 

65-68. Vue de Vérone , Tourelle de l'hôtel Saint- 
Paul , Bateau de Seine, Bateau , 4 petites pièces au 
vernis mou , cataloguées par A. Bouvenne d'après 
la collection de M. de Triqueti. Ces pièces sont 
maintenant à Londres. 

Au Cabinet des Estampes on trouve un vernis mou de 
Bonington. C'est une vue de ville italienne : une rue étroite 
très peuplée, et le long de laquelle court à droite un large 
niisseau passant sous un pont. Au fond , un campanile et 
rindication d'une montagne. (H. 15 cent. L. 10.) 



BONNAT. peintre, né en 1833, a gravé àl'eau- 
forte, pour la Gazette des Beaux-Arts , le portrait 
de son maître Léon Cogniet , celui de M, Thiers, 
et la Lutte de Jacoh , d'après son tableau. 



BONNEFOND ( Claude- Jean ) , né à Lyon en 
1796, peintre, élève de Revoil. 

Lithographies : Vœu à la Madone, Fontaine des Capu- 
cins à Lyon , Portrait de Jacquard , etc. 



BONNEFOY, faisait en 1830 des caricatures 
sur Charles X : les Pieds de nez de 1830 \ la Ren- 



BONNEFOY. 163 



contre imprévue (Charles X et le dey d'Alger); 
Avant , pendant , après ; Ayez pitié d^un pauvre 
aveugle, s. v, p. (^) 



BONTEMPS (M"^^J, graveuse en manière noire. 

1. Enfants surpris par un loup, — Enfants surpris par 
un garde, — Le Mauvais Sujet et sa famille, (Faprès 
Grenier. — 2. Famille égarée dans les neiges , 
d'après E. Girardet. — 3. Jument défendant son 
poulain, d'après H. Vernet. 



BONVIN (François), peintre, né en 1817. — 
Son œuvre de graveur est peu considérable, mais 
non sans caractère. 

1. Diverses pièces : Six croquis de chats à Veau- 
forte, par François Bonvin 1849. — Auguste 
Péquégnot , in-i2 carré, Bonvin 50. — Le peintre 
Lenain , d'après le tableau du musée du Puy, pour 
une brochure de Ghampfleury. — Le même , pre- 
mière planche inédite , la tête tournée à droite. — 
Tête de fennne, Bonvin 54. — Le vieux Lecamus, 
pour la Succession Lecamus , de Champfleury , 
( Poulet - Malassis édit. ). — Satyre fouettant une 
nymphe, d'après CaiTache, planche signée Péqué- 
gnot. — Son propre portrait, 1847 (gravé sur bois). 



(1) Il y a un autre Bonnefoy, graveur au pointillé de la fin du xvili^ siècle, 
et la Vve Bonnefoy qui a publié quelques pièces au pointillé. 



164 LES GRAVEURS DU XIX*' SIECLE. 

2. Six eaux -fortes, dessinées et gravées par 
F. BoNviN, PEINTRE. A Puris , chez l'auteur, 7'ue 
S^ Jacques n" 236 , 1861. hnpyHmèpay^ Delâtre. 
Couverture gravée. 

1. Les Instruments de Teau-forte : Première suite d eaux- 
fortes gravées par le peintre François Bonvin, Paris 1861. 
Titre , in-4. — 2. Pileuse bretonne , Bonvin 1861 , Guin- 
guamp ; grand in-4. — 3. Enfant mangeant sa soupe ; iii-4. 
— 4. Graveur, effet de lampe ; in-4. — 5. La Rue du Champ 
de l'Alouette {les Misérables) ; in-4 en 1. — 6. Le Joueur de 
guitare ; grand in-4. 

3. PrExMIÈRE SUITE DE DIX EAUX-FORTES PAR FRAN- 
ÇOIS Bonvin, peintre ^. Paris et Londres, 1861 
et 1871. (Chez Gadart). Couverture gravée. 

I à 6. Les mêmes que ci-dessus, en second tirage. Le titre 
inscrit sur la planche des Instruments de Teau-forte a été 
effacé. — 7. La Tisserande, 1861, grand in-8. — 8. Le Dessert 
(enfant sur sa chaise) , in-4. — 9. La Porte de St-Malo à 
Dinan , Lonclon 1871 , in-4 en 1. — 10. La Sortie de cave 
(une cuisinière), 1868, in-4. 

II faut ajouter à cette suite deux autres pièces gravées à 
Londres : Un Chien , et la Rance. 

Le graveur avait l'intention de faire d'autres eaux-fortes 
sur Londres ; la fatigue de sa vue l'en a empêché. 

Les plus belles épreuves que nous connaissions des eaux- 
fortes de Bonvin , sont celles qui ont été tirées pour 
M. Burty, sur un fort papier d'emballage japonais. 



BONVOISIN , gravait sous la Restauration. 

1. Louis XVIII, in-4. — 2. La duchesse d'Angoulême, 
in-4. — 3. Broussais , in-4. — 4. M"^ Mars , d'après 
Dévéria , in-8. — 5. Portraits pour illustration de 
livres. 



BOQUET. 165 



BOQUET (M""), graveuse du commencement 
du siècle. 

1. Arclîitecture de Nogent-sur-Seiiie. — 2. Groupe 
en marbre de Diane de Poitiers. — 3. Tombeau de 
Montmorency. — 4. Restes de René Descartes. — 
5. Entrée du jardin des Petits -Augustins telle 
qu'elle était en 1816. — 6. Chapelle sépulcrale 
d'Héloïse et d'Abailard. 

Toutes pièces in-4 d'après A. Boquet , insignifiantes. 



BOQUET (PiERRE-J.), graveur au la\âs du 
commencement du siècle. 

1. La Clochette , l'Hermite, 2 p. in-8. — 2. Annonce 
d'un heureux retour, Rentrée du militaire dans sa 
famille, 2 p. in-4 d'après Taunay. 



BORDEAUX (Henri de France, Duc de), 1820- 
1884. 

1. Santa-Maria di Porto-Salvo à Naples , lithographie 
signée Henri 1830, imprimée à Saint-Cloud sur la 
presse de M. le Duc de Bordeaux. — 2. Une petite 
tête de grenadier, avec l'inscription Mes amours 
toujours et la signature Henri. Chez Fourouge , 
place du Louvre 10. (Cabinet des Estampes, réserve, 
volume des A77iateu?'s .) 

Ces petites pièces , d'une exécution enfantine , ont leur 
intérêt de curiosité. 



166 LES GRAVEURS DU XIX'^ SIECLE. 



BOSIO (Jean-François), 1767-1832, frère aîné 
du célèbre sculpteur baron Bosio , était peintre 
et élève de David. 11 fut professeur à l'école 
polytechnique du 10 frimaire an 111 au 30 frimaire 
an X , époque à laquelle il donna sa démission : 
en cette qualité il a publié un Traité élémentaire 
des règles du dessin (an IX, in-12, avec figures). 

1. Lithographies diverses. 

Daphiiis et Chloée {sic). — St Andéol , d'après Guerchin ; 
St Fausdn et St Jovite , martyrs (chez Villain). — Corinne 
(chez Langlumé). — Promenade aux Tuileries (chez Engel- 
mann). — Élevé par sa mère et nourri dans les larmes il 
saura plaindre le malheur (la duchesse de Berry et le duc 
de Bordeaux), in-8, chez Villain. — Baptême de Mgr le duc 
de Bordeaux , allégorie, petit in-fol. (chez Villain). — Plu- 
sieurs pièces de la Galerie militaire (chez Engelmann). 

2. Estampes de modes. 

Bosio fut , dans les premières années de notre siècle , un 
dessinateur de modes assez intéressant , et les pièces de ce 
genre qu'il a publiées sont maintenant recherchées. Elles 
ne portent généralement point de nom de graveur et n'ont 
que la signature Bosio, avec un monogramme formé d'un D 
et d'un »S entrelacés. 

Cinq tableaux de costumes parisiens réunissant cent 
quarante-trois figures , prix 33 f. en couleur. A Paris, au 
Bureau du Journal des Dames , rue Montmartre 132 , 
1804 (Titre avec spécimens de chapeaux et de coiffures de 
femmes, et cinq estampes au pointillé colorié : la Bouillote, 
Bal de l'Opéra, Bal de société , l'Escamoteur, la Lanterne 
magique). 

Le Lever des ouvrières en linge ; le Coucher des ouvrières 
en linge. 

<c Bosio en vint à nous représenter le Davidisme en 
» spencer et en camisole , sans déroger, du reste , à ses 
» principes. Il est piquant de trouver les plus hautes théo- 
» ries de David sur la statuaire antique , et l'intérêt d'une 



BOSIO. 167 



» composition obtenu par la pose isolée de chaque figure , 
» appliqués au Coucher et au Lever des ouvrières en linge. 
» Malgré l'actualité du costume et des airs , par la sobriété 
» des détails et la correction des formes , les huit figures 
» que le dessinateur a disposées prennent du style et font 
» un véritable bas-relief, à l'effet duquel concourt l'ameuble- 
» ment, etqui n'est nullement indécent, malgré le vêtement 
» retroussé de plusieurs de ces demoiselles. >> (Renouvier.) 

Les Musards de la rue du Coq ( regardant les estampes 
exposées chez Martinet). 

La plupart des estampes d'un recueil aujourd'hui très 
recherché : Le Bon Genre. ( Il y a un autre recueil dans le 
même goût : Le Suprême bon ton.) 

« Ces pièces exécutées assez librement , bien qu'avec 
» propreté et relevées d'enluminures, jouiront de plus d'es- 
» time, auprès des curieux , le jour oii l'on tiendra plus de 
» compte à l'art de ses ingénuités que de ses prétentions. » 
Ainsi prophétisait Renouvier il y a seulement vingt-cinq 
ans , et aujourd'hui on a vu un exemplaire du Bon Genre 
dépasser en vente le prix de 1500 francs. 



BOSQ. — A gravé pour Renouard quelques- 
unes des illustrations dessinées par Moreau dans 
sa vieillesse. Sous ce nom nous trouvons aussi : 

1. L'Adieu au monde , d'après Haudebourt , 1826. — 

2. L'Horoscope de Sixte-Quint, d'après Schnetz. — 

3. La première Prise, La première Pipe, 2 p. in-lbl. 
d'après Pigal , à la manière noire. 



BOSSELMANN , graveur au pointiUé, de 1820 
à 1840. 

Petits sujets de genre et images de piété d'après 
Chasselat , Westall , Blaisot , etc. . et même des 
estampes dites historiques : les Premières Amours 



168 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

de Henri IV ou l'origine de conter fleurette , suite 
d'après Dévéria ; Napoléon en Prusse, Napoléon et 
M""' de Saint-Simon , le Divorce , Napoléon à Smo- 
lensk , etc., etc. 

Toutes choses qui ne se peuvent considérer que comme 
de tristes témoignages de la dégradation que le pointillé fit 
alors subir à Tart de la gravure. On n'est jamais descendu 
plus bas, et nous dirions même aussi bas, si de notre temps 
encore les derniers efforts de la manière noire expirante ne 
jetaient sur la gravure un certain ridicule. 

Au point de vue du costume, peut-être pourrait-on s'inté- 
resser à quelques petites pièces de Bosselmann , comme la 
Leçon de danse ^ ou la Walse amoureuse. 

Plus tard, Bosselmann grava dans le genre d'Hopwood des 
portraits de livres , pour V Histoire des Girondins , d'après 
Raffet , etc., et^. 



BOUCHARDY, fut le successeur de Chrétien 
dans l'exploitation du physionotrace ; plusieurs 
portraits exécutés par ce procédé vers 1800 
portent son adresse Palais-Royal 82. 

BOUCHARDY (Joseph), 1810-1870, né dans 
une famille d'artistes et de graveurs, commença 
lui-même par prendre des leçons de gravure avec 
l'anglais Reynolds. 

Nous connaissons de lui une Jeanne d^Ârc de 
Paul Delaroche, et le Jeune Moine d'après Lorentz, 
paru dans V Artiste. 

Après quoi . comme il n'y a pas grand espoir 
d'arriver en France à la célébrité avec la gravure 
au racloir, dont les Anglais ont tiré si brillant 



BOUCHARDY. 169 



parti , mais qui semble ne pas être notre fait , 
Bouchardy abandonna ses planches en manière 
noire pour confectionner des drames , également 
en manière noire , qui lui ont fait une célébrité 
universelle. C'est à ce changement de vocation que 
nous devons Gaspardo le pêcheur ^ Lazare le pair e^ 
le Sonneur de Saint-Paul. Merci mon Dieu! 



BOUCHOT (Frédéric), dessinateur et litho- 
graphe. (^) 

1. Lithographies à la plume publiées chez Genty. 

Mythodoxie ou morale des fables , nombreuse suite. — 
Amourettes du jour ; le Hussard de la Garde ; la Grisette 
abandonnée ; la Déclaration ; suites publiées vers 1830. — 
Grâce à la dot ; On lit le roman , madame est sortie ; Mon 
ami , c'est une envie de femme grosse ; Une Consultation 
mise à profit. 

2. Titres de quadrilles ; Macédoines pour Aubert ; 
Costumes de diverses marchandes ( en charge ) ; 
le Concert Musard , 1838 ; C'est effrayant ; Types 
parisiens d'après Bourdet, 1838, avec encadrements 
ornés (intéressants comme gravui^es de modes), 
etc., etc. 

On trouve dans son œuvre une petite reproduction du 
Benedicite de Chardin. Mais ce sujet sérieux nous paraît 
être une exception : Bouchot fut un dessinateur enjoué, 
satirique, qui donna plusieurs lithographies à la Caricature 
de Philipon. 



(1) On ne confondra pas Frédéric Bouchot avec François Bouchot , 
d'après lequel des graveurs de dixième ordre ont gravé des images de 
piété et des sujets soi-disant historiques. 



170 LES GRAVEURS DU XIX'" SIÈCLE. 



. Nombreuses suites de lithographies humoristiques, 
genre du C/iarirari, publiées chez Aubert. 

Les Rêves ; — Ce que parler veut dire, suite de 30 p.; — 
Erreurs ; — Le Voisinage ; — Les Malheurs d'un amant 
heureux ; — L'École des voyageurs ; — Les Tribulations 
de la garde nationale ( la suite est nombreuse ! ) ; — Le 
Chapitre des illusions ; — Les Contraires ; — Caricatures 
orthopédiques (pièces qu'on allonge en les dépliant, ce qui 
produit un etfet de déformation grotesque) ; — Caricatures 
anti-cholériques (voilà ce qui s'appelle être gai à outrance. 
Le véritable choiera , pour notre dessinateur, c'est ce que 
nous appelons aujourd'hui «les belles petites »). 

Une assez plaisante série est celle qu'on pourrait intituler 
Ce qui se passe derrière les portes fermées. Elle comprend 
cinquante pièces (et de plus il y a une seconde série) , sur 
chacune desquelles est une porte lithographiée à part et 
qui peut se découper et s'appliquer sur le sujet principal. 
Devant la porte est généralement représenté un personnage 
qui la tient fermée à dessein , ou qui regarde par quelque 
fente. En soulevant le morceau rapporté , vous êtes censé 
pénétrer le mystère de ce qui se passe à huis-clos : cave ou 
mansarde , guérite ou fiacre , rien n'est à l'abri de votre 
égi'illarde curiosité ; vous pensez bien que ce qu'on regarde 
par le trou des serrures est généralement fort leste. 



BOUGON (Louis -Etienne). Travaillait vers 
1820. Le Blanc indique à son nom des gravures 
sur bois, des études d'après le procédé anglais 
et des ornements et arabesques sur fond noir et 
blanc. 

BOUGOURD (Auguste), né à Pont-Audemer, 
peintre et graveur à l'eau-forte contemporain. 

Vue de Caudehec. — Vue de Cherbourg, — 
Diverses petites planches. 



ROUILLARD. 171 



BOUILLARD (1744-1806), graveur au burin , 
n'appartient au xix® siècle que par son portrait 
de Napoléon , in-fol. 



BOUILLON (L.), graveur, vers 1820. — Louis 
XVIII , L. Bouillon ad vivum delin. et sculp. 
aq. forti. — Lotus XVIII . médaillon de profil 
avec la légende Servatori civium. 



BOUILLON (Pierre), 1776-1831, élève de 
Monsiau , a lithographie le portrait de M. de 
Forhin, essai dessiné et tiré en dix minutes^ 1819, 
celui de Lebrun^ directeur des études à l'école 
polytechnique, etc. 



BOULANGER (Louis), né en 1806. L'élève de 
Lethière et d'Achille Dévéria, l'ami de Victor 
Hugo , qui , après avoir été l'un des peintres 
romantiques par excellence , mourut en 1867 pro- 
fesseur à l'école des arts de Dijon , a laissé un 
œuvre lithographique très curieux , d'un roman- 
tisme à tous crins et absolument typique , de 
ce romantisme que Théophile Gautier appelait 
« hugolâtre et racinophobe ». 

1. Les Fantômes (chez Motte). — 2. Les Orientales 
(chez Motte). — 3. Le Dernier Jour d'un condamné. 



i72 LES GRAVEURS DU XIX** SIECLE. 

— 4. Sarah la baigneuse. — 5. Le Feu du ciel. — 
6. Scène de la Saiut-Bartliélemy. — 7. La Ronde 
du sabbat. ( Ces grandes pièces sont délirantes et 
truculentes.) — 8. Saint Marc , Salon de 1835. — 
9. La Mort de Messaline. — 10. Dante et Virgile. 

— 11. Scène d'Othello. — 12. Le roi Lear. — 
13. Scènes tirées de Faust. — 14. Assassinat du 
duc d'Orléans rue Barbette. — 15. Mort deSalvator 
Rosa. — 16. Supplice de Mazeppa ; Mazeppa dans la 
forêt ; Mort du cheval de Mazeppa. — 17. Jeune 
Femme turque assise. — 18. Les Noisettes. — 
19. Les Preneurs de nids. — 20. Androclès. — 
21. Le Sommeil du lion. — 22. Tigre prêt à bondir 
sur un élan. — 23. Attaque du lion : Attaque du 
tigre ; Attaque de l'ours. — 24. Pièces diverses 
publiées dans V Artiste , dans la Ruche , etc. — 
25. Portraits de Pie VII petit in-fol.; Pie VII in-12; 
Charles X ; Victor, rôle d'Othello, etc. 

Les tableaux de Boulanger ont été Hthographiés par 
Adrien , Canon , Desmadryl , Garnier, Jacquet , Latour, 
J. Laurens, Sevestre, Weber. etc.; ses portraits par Las- 
salle, Noël , etc.; des costumes par Edm. Dusommerard. 



BOULARD (Auguste), peintre et graveur à 
Peau-forte, né à Paris le 29 février 1852. Il est 
élève de son père, peintre apprécié ; et a appris 
la gra^-ure avec Bracquemond et Foulquier. 

1. Six paysages d'après Dupré , et le portrait de 
Dupré. 

2. Quarante-cinq eaux-fortes pour les Châteaux 
historiques (Oudin). 



BOULARD. 173 



3. Douze reproductions pour la Renaissance en 
France (Quantin). 

4. Quatre reproductions pour le Van Dyck de 
M. Guiffrey. 

5. Renaud et Arinide , d'après Boucher. — Fête 
patronale, d'après Demarne. 

6. Dèpai't de pêcheurs , d'après son propre tableau. 

7. Diverses reproductions pour des Catalogues , et 
quelques vignettes. 

8. Portrait de M. Berthelot pour les Origines de 
Valchiinie, — de Mgr. Plantié, évêque de Nîmes , 
— de M. et M"*' de Champeaux , — de M<^"« de 
GreflfuUie. — Portraits pour les Etrennes aux 
Dames de Gharavay : M""' Adam , Judith Gautier, 
Julia Daudet, G. de Peyrebrune, M'"" d'Epinay. 

9. Pour les Cent Chefs-d'œuvre : la Brûleuse 
d'herbes, de Millet ; le Tigre au coucher, de Dela- 
croix ; Vue de Flandre , de Téniers ; Lisière des 
monts Girard , et la Chaumière, d'après Rousseau. 

10. MON ANCIEN RÉGIMENT, d'après Detaiïle. 

Cette grande estampe, exposée en 1885, a obtenu une 
médaille. C'est en effet une excellente planche qui indique 
un gi'aveur d'avenir. 



BOUQUET (Auguste), le dessinateur des deux 
petits frontispices du Debureau de Jules Janin , 
(qui font face à des titres composés par Chenavard) 
a lithographie pour la Caricature^ le Charivari, 



174 LES GRAVEURS DU XIX* SIECLE. 

Est-ce bien lui qui a exécuté un Ange gardien. 
d'après Decaisne . gravé à la manière noire et 
signé A. Bouquet"^ 

BOUQUET (Michel); dessinateur et lithographe. 

1. Album valaque, vues et costumes pittoresques de 
la Valachïe , dessinés d'après nature par Michel 
Bouquet et lithographies par Eug. Ciceri, Ferogio 
et M. Bouquet , 1843 (Goupil et Vibert éd.), in-fol. 

2. Scotland, the tourist ramble in the Highlands 
hy Michel Bouquet (Imp. Lemercier), in-fol. 



BOUR (Ch.). lithographe. A fait tout ce qui 
concerne son état : 

Reproductions de tableaux d'après A. Johannot, 
Dévéria , Decamps. — Le Drapeau et les tirailleurs, 
d'après H. Bellangé. — Défense de Mazagran, 
d'après Philippoteaux. — Passage du col de la 
Mouzaïa, etc. — Portraits divers : Juliette Godillon, 
organiste de la cathédrale de Meaux ; Représentants 
du Peuple en 1848 , etc. — Vues d'Auvergne. — 
La Maison d'habitation de M"^ Lafarge , d'après 
Devère, chef d'escadron d'état-major. — Gravures 
démodes. — Éventails. — Galerie militaire (chez 
Martinet) , uniformes. — Suite de sujets pour les 
Contes d'Hoffmann , où perce une dernière lueur 
de romantisme. — Titres de morceaux de musique. 
— Albums de sa composition, inspirés de la manière 
de Victor Adam : Vie d'une jeune fille ; l'ÉcheUe 



BOUR. 175 

d'une femme ; le Mérite des femmes ; le Caprice ; 
la Vaiièté : la Miniature ; la Frivolité ; Album de 
l'infini ; etc., etc. 



BOURDET; lithographe. — Les Sejpt Péchés 
capitmtx (costumes de 1830), 7 p. avec encadre- 
ments , in-4:, chez Bulla. — Diverses caricatures. 



BOURGEOIS (E.), graveur au burin, a tra- 
vaillé pour le Musée Français. — Pie VII d'après 
David, in-4. — David d'après Rouget, in-4. 



BOURGEOIS (Amédée), lithographe. — Vues 
d'Italie^ publiées chez Delpech. 



BOURGEOIS (Constant), lithographe. 

Vtces d'Italie , in-fol. en 1. (chez Engelmann) , 
1817. — Vues et fahriques pittoresques d'Italie., 
in-fol. (chez Delpech), 1823, le tout exécuté dans 
ce ton gris pâle qui caractérise les débuts de la 
lithographie. (*) 



(1) Il y a plusieurs autres graveurs du nom de Bourgeois ; nous les 
omettons, leur œuvre n'offrant aucun intérêt. Deux lithographies d'après 
Prud'hon : l'Attention et la Lecture^ sont signées Bourgeois. 

Il y a aussi un artiste nommé Bourgois (J.-B.-H.) , qui a gravé des 
statues dans le Musée Robillard. 



176 LES GRAVEURS DU XIX" SIECLE. 

BOURGEOIS DE LA RICHARDIÈRE , né en 

1777, graveur au pointillé, élève de Ruotte, a 
principalement gravé des portraits : 

1. Napoléon, d'après Dumont , iii-ibl. — Joséphine, 
d'après Swebacli , in-8. — Louis XVIII , (plusieurs 
lois). — Duchesse d'Angoulême. — Comte d'Artois. 

— Alexandre ^'^ rii-fol. — PYançois II , in-fol. — 
Barré , Desfontaines et Radel. — Le docteur GaU. 

— EUeviou. — Spontini. — Membres de la Réunion 
des Arts et de l'Amitié : Bataille, Traversier, Plan- 
tade, Du Rivage, etc. 

2. Ai^lequin afficheur, d'après Vincent, in-4. — Pièces 
diverses et vignettes , notamment celle de la Pre- 
7nière enfance d'après Laffitte , dans le Paul et 
Virginie de Didot , 1806. 



BOUTELIÉ; prix de Rome au concours de 
gra\iire de 1872. 

1. Vignettes d'Emile Lévy pour Atala et René (col- 
lection bijou , Jouaust) ; pour Psyché (même collec- 
tion). — Illustrations de F. Flameng pour les 
Œuvres de Coppée (Hébert éd.), suite gravée avec 
Boisson , Jacquet , etc. 1885. 

2. Béatrix d'Esté, d'après Léonard de Vinci [Société 
française de gravure). 



BOUTET (Henri), graveur à la pointe sèche, 
né à Ste-Hermine (Vendée) en 1851. 



BOUTET. 177 



1. Darling, Parisienne, le Trottin (Delorière éd.). 

2. Menus parisiens, etc. 

Le graveur s'est adonné à cette spécialité de menus ; il 
en a publié déjà une centaine, par séries de six : les Femmes 
à table, les Frileuses, les Ombrelles, les Œufs de Pâques, 
les Baigneuses, etc. 

Il publie aussi une série de croquis parisiens; quatre 
pièces ont paru sous le titre Fantaisie incohérente ; — un 
Polichinelle ; — plusieurs Calendriers et Programmes artis- 
tiques ; — Invitation au punch de dignation {sic, par oppo- 
sition aux meetings d'indignation des intransigeants) offert 
par les incohérents à la Presse parisienne et aux dames 
scrutatrices , au buffet de la Bourse , 30 novembre 1883 ; 
— etc., etc. 

Ces compositions sont dans un sentiment tout moderne 
et très parisien. 

3. Ex-libris Ernest Maindron. (Un coUectionneur, 
perché sur une échelle , retire d'un gigantesque 
carton une affiche.) (*) 



BOUTON (Charles -Marie), né en 1781, un 
des inventeurs du diorama , a lithographie pour 
l'ouvrage du baron Taylor, etc. 



(<) M. Ernest Maindron s'est avisé de réunir une très curieuse collection 
qu'on pourrait définir la gravure appliquée à la publicité : affiches ,' 
adresses, prospectus, couvertures de livres, etc., etc. 

Sa collection d'affiches, remarquablement complète, jouit d'une véritahle 
célébrité. 

On lira avec intérêt deux articles sur les Affiches illustrées, publiés par 
M. Maindron dans la Gazette des Beaux-Arts de novembre et décembre 
1884 ; ou mieux encore, le livre qu'il va consacrer aux affiches, avec repro- 
ductions à l'appui (Launette éditeur). 

Nous devons à notre ami M. Maindron des renseignements qui nous 
seront fort précieux lorsque nous nous occuperons des affiches , à l'article 
Cher et et autres. 



II 



12 



178 LES GRAVEURS DU XIX* SIÈCLE. 

BOUTRAY. Nous ne pouvons signaler de ce 
graveur qu'une affiche : r' Fabrique de France, 
débit de cirage du chevalier L anglais , breveté 
fournisseur de Sa Majesté et de celle des f rinces , 
rue S^-Marttn 33. 

C'est assez maigre. Nous trouverons bientôt 
mieux que cela en fait d'affiches. 



BOUTROIS (Philibert), graveur du commen- 
cement du siècle. 

1. Nombreuses planches pour le Musée Filhol (voir 
Le Blanc pour le détail). — 2. Planches pour le 
Musée français , notamment une Sainte -Famille 
de Yéronèse et le Pouilleux de Murillo. Nous en 
avons sous les yeux l'eau-forte qui est très bril- 
lamment exécutée comme préparation. 



BOUVENNE (Aglaûs), né en 1829. L'auteur 
des catalogues des œuvres de Bonington , de 
Lemud, de Ghassériau (et ajoutons de Bresdin 
Chien-Caillou , travail en préparation ) , est élève 
de Diaz et s'amuse à graver. LL a envoyé aux 
Salons , depuis 1870 , trois Reliures en lithogra- 
phie , et diverses eaux-fortes : Victor Hugo sur 
le Rocher des Proscrits^ le Tombeau de Méryon^ 
Souvenir de la forêt de Fontainebleau d'après 
Th. Rousseau, Vue de Marly ^ le Château des 



BOUVENNE. 179 



Porcherons ^ Cheminées du château de Villers- 
Cotterets. 

Aglaùs Bouvenne a imaginé et mis à la mode 
une nouvelle spécialité de collection , l'ex-libris. 
Il en a réuni une remarquable série de plus de 
trois mille six cents, des xvii^ et xviii^ siècles, et 
modernes. Sa collection , qui n'a de rivales que 
celles de M. l'intendant Bilco ou de M. Benoit , a 
puissamment aidé Poulet-Malassis pour la publi- 
cation de son intéressante plaquette sur les ex- 
libris. 

De même qu'au siècle dernier les raffinés de- 
mandaient leurs ex-libris aux artistes les plus en 
vue , à Moreau , à Gaucher, à Chofiard , à Saint- 
Aubin , de même aujourd'hui les artistes , les 
hommes de lettres demandent le leur, non à des 
graveurs héraldiques, à des graveurs de métier, 
mais à des artistes, aux Jacquemart, aux Flameng, 
aux Bracquemond. 

Bouvenne en a gravé plusieurs, pour des biblio- 
thèques fort importantes. 

Il a eu l'honneur de graver VEx-libris Victor 
Hugo : le motif ( monogramme devant Notre- 
Dame) en est inspiré de ce vers fameux de Vac- 
querie : 

Les tours de Notre-Dame étaient VH de son nom. 

Puis VEx'lihris Théophile Gautier: monogramme 
au dessus d'un grand scarabée égyptien. 



180 LES GRAVEURS DU XIX« SIECLE. 

Celui de Champfteury : un champ fleuri , avec 
le miroir de la Vérité , et dans le fond la cathé- 
drale de Laon. 

Les ex-libris : 

Asselineati, avec cette devise énorme: La femme 
qui n^est ni la colombe ni le roseau est un monstre ; 

Alexis Martin: un ours-martin tenant un mono- 
gramme ; 

Edouard Casttllon , à la devise Travail et 
Liberté ; 

Jîtles Cousin : un cousin, (le culex des natura- 
listes); 

Octave Uzanne : monogramme ; 

A. Benoit , le collectionneur d'ex-libris ; sa 
devise est sage pour un collectionneur : Avec le 
ieinps ; 

Mario Proth : une hirondelle et l'inscription 
Sempre vagare ; 

Maurice Tourneux : initiales, avec la char- 
mante devise In anyulo cum libello ; 

Alice Ozy. 



BOUVIER (Ch.). — Sous ce nom nous trouvons 
la pièce suivante : 

Les huit Époques de Napoléon, par un peintre 
d^histoire, Steuben pinx. Ch. Bouvier se. 1842. 
C'est le chapeau de Napoléon sous huit aspects 
différents, exprimant par cette variété de positions 



BOUVIER 181 



la grandeur et les revers du conquérant. (Il y a 
un autre état avec le titre Naj^oléon tout court.) 



BOVINET, né à Chaumont en 1767, élève de 
Patas. — Son œuvre comprend un millier de 
pièces , pas moins. Et sar ces mille pièces , on 
serait embarrassé d'en citer une qui puisse tenter 
le collectionneur. Pas une de saillante ! 

Presque toujours, Bovinet ne fait que terminer 
des eaux-fortes préparées par Couché fils. 

1. Plaiiclies pour le Musée français et le Musée 
Filhol. 

2. Pièces diverses. 

Reddition d'Ulm , d'après Grenier, petit in -fol, — 
La Barrière de Clichy d'après Horace Vernet, Vues de 
batailles d'après Duplessi-Bertaux et Swebach , Débarque- 
ment du duc de Berry à Cherbourg, Entrée de Louis XVIil 
à Paris, etc. — Louis XVIII quitte les Tuileries, Retour de 
Bonaparte, 2 p. in-8, d'après Heim. — Titi'e pour Histoire 
de Napoléon et de la G^'ande-Armée^ par le comte de Ségur. 
— Titres et petites vues de batailles pour les Trophées des 
armées françaises de 1792 à 1815 (Lefuel éd.). — En-tête 
pour la Liste des dames désignées pour recevoir S. A. R. 
Madame, duchesse d'Angoulême, dans les fêtes données au 
Roi par la Ville de Paris, le 29 août 1814. — Les Généraux 
de TEmpire , 100 portraits sur cinq feuilles. — Napoléon , 
médaillon dans un encadrement formant tête de page. 

Vignettes nombreuses d'après Chasselat , Ghoquet , etc. 
Un fait curieux , c'est que les livres pour lesquels étaient 
exécutées ces piètres illustrations ont si complètement dis- 
paru de la circulation que les libraires et les amateurs les 
plus expérimentés n'en connaissent même pas les titres. 
Tous les exemplaires ont-ils donc été jetés au pilon? 



TABLE 



pages 

Bellangé 5 

Bellay (François) 25 

Bellay (Charles) 25 

Bellée (De) 21 

Bellel 2T 

Bellenger (Albert) 2T 

Bellenger (Georges) 28 

Bellenger (Clément-Édouard) 29 

Bellla-RD 30 

bénassit 31 

Bence 33 

Benjamin 33 

Benoist (M"»**) 36 

Benoist (J.-L.) 3T 

Benoist (Ph.) 3T 

Benoist (FéUx) 38 

Benouville 38 

Béra 88 

Bérat 38 



184 TABLE. 



pages 

BÉRANGER 39 

BÉRAUD 39 

Bergeret 41 

Berlier 43 

Bernard (A.) 48 

Bernard 43 

Berne-Bellecour 44 

Bernier 44 

Berry (la Duchesse de) 44 

Bertall 45 

Berthault (Pierre-Gabriel) 49 

Berthault (Louis) 50 

Berthault 50 

Berthelemy 51 

Bertin (Jean -Victor) 51 

Bertin (Edouard) 51 

Bertinot 51 

Bertonnier 54 

Bertrand (Noël) 56 

Bertrand (James) 5T 

Berveiller 5T 

Bervic 58 

Besnard (J.) 62 

Besnard (Etienne) 63 

Besnard (Paul-Albert) 64 

Besnus 64 

Best (Jean) 66 

Best (Adolphe) 69 

Beyer 69 

Bichard 10 

Bichebois "72 



TABLE. 185 



pagps 

BiDA 12 

Bigot ^6 

BiLLY 16 

BiOT T7 

BiROUSTE 1T 

BiZEMONT-pRUNELÉ "78 

Blaisot 18 

Blanc (Charles) 80 

Blanc (Paul) 81 

Blanchard 81 

Blanchard (Auguste-Jean-Baptiste-Marie) 82 

Blanchard (Auguste-Thomas-Marie) 86 

Blanchard (Théophile) 94 

Bléry 94 

Bleuze ( Mlle) 132 

Blondel (M""') 133 

Blot 135 

Bocourt 131 

Bodmer 131 

BoETZEL (Ernest) 143 

Boetzel (Mlle H.) 143 

BoiLLY (Louis) 144 

BoiLLY (Jules) 146 

BoiLLY (Alphonse) 148 

BoiLOT 148 

BoiLViN 148 

boisfremont 152 

boisselat 1 52 

boissieu 152 

Boisson 153 

Bonaparte (la Princesse Charlotte) 153 



186 TABLE. 



pages 

Bonaparte (la Princesse Jeanne) 154 

Bonheur (Rosa) 154 

Bonhomme 155 

bonington 156 

BONNAT 1 62 

BONTsEFOND 162 

BONNEFOY 162 

BONTEMPS 163 

BONVLN 163 

BoNvoism 164 

BOQUET (Melle) 1(55 

BoQUET (Pierre) 165 

Bordeaux (le Duc de) 165 

Bosio 166 

BosQ 167 

BOSSELMANN 16T 

BOUCHARDY 168 

BOUCHARDY (Joseph) 168 

Bouchot 169 

Bougon no 

BouGOURD no 

BOUILLARD m 

Bouillon (L.) m 

Bouillon (Pierre) m 

Boulanger m 

Bouquet (Auguste) 1*73 

Bouquet (Michel) 174 

BoUR 174 

BOURDET 175 

Bourgeois (E.) 175 

Bourgeois (Amédée) 175 



TABLE. 187 



pages 

Bourgeois (Constant) ^ '^ 

Bourgeois de la Richardière l^*^ 

BOUTELIÉ 

o ne 

BOUTET 

Bouton 

^ ns 

BOUTRAY 

ns 

BOUTROIS 

1 T8 
BOUVENNE 

^ 180 

BOUVTER 

181 
BOVINET 



Note. Les eaux-fortes de Jean Achard 131 



Lille Imp-LOanel. 



LILLE. -- IMPRIMERIE L. DANEL. 



NE Beraldi, ::-nri 

149 Les graveurs iu XTA^ 

35 siècle 

t. 2 



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