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LES 



LAPIDAIRES INDIENS 



BnUJOTIIEQUE 

DE L'ÉCOLE 



DES HAUTES ÉTUDES 



puni.iKK sous i,i:s ausimcks 



DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ^ ///. d^sa 



SCIENCES PHILOLOGIQUES ET HISTORIQUES 



CENT-ONZIEME FASCICILE 

LES LAPIDAIRES INDIENS, PAR LOUIS FINOT 




PARIS 

LIBRAIRIE EMILE BOUILLON. ÉDITEUR 
67, ni;E ui-: uichelikl', al rr.rjiiER 

189(; 




PK 



INTRODUCTION 



I. La ratnaparlksû, art de juger des pierres /irécieuscs : son origine et sa 
place dans la culture Indienne. — II. Sources de la ratnaparU.sd. 
— III. Ohjet et méthode des ratnaçdstras. — IV. Résumé de la ratna- 
pari/isa. — V. Obsercations sur la présente /lublication. 



Gemmiferi amncs sunt Acesinus cl Ganges, terraram autem 
omnium maxime India\ Ce mot de Pline est longtemps resté 
vrai : jusqu'à l'ouverture des mines du Brésil, au commencement 
du XVIIP siècle, l'Inde a été pour le monde entier le grand marché 
des pierres précieuses. De ce trafic incessant sortit peu à peu une 
série de règles propres à guider les marchands indiens dans l'esti- 
mation des gemmes et à devenir la loi commune des transactions. 
On catalogua les pierres; on les distribua en espèces et en variétés; 
on apprit à en mesurer la densité, la coloration, l'éclat; on dressa 
la liste de leurs qualités et de leurs défauts. Tous les gîtes furent 
relevés, et une comparaison attentive permit de distinguer les 
pierres de même espèce provenant de localités différentes. Plus 
tard, lorsque d'habiles faussaires multiplièrent les imitations, il 
fallut découvrir le moyen de reconnaître les gemmes authentiques 
Enfin on nota soigneusement les propriétés bienfaisantes ou funestes 
qu'on crut remarquer en elles. L'ensemble de ces observations 
forma un corps de doctrine appelé raénaparih-f<à, V « appréciation 
des gemmes ». 

La plus ancienne mention de la lalnaparîksâ est vraisembla- 



1. Pliniillist. nat., XXXVII, 76. 



II INTRODUCTION 

blement celle du Kâmasùtra, qui met au nombre des 61 kalàfi 
(arts) les deux suivantes : 

r û py aratnaparîksâ 
nian i râgâkara j nânam . 

On considérait alors, apparemment, la connaissance des cou- 
leurs et des lieux d'origine comme une science distincte de la 
ralnaparîksà, laquelle avait pour objet, suivant le commenteur 
Yaçodhara, les qualités, les défauts et le prix \ 

A quelle époque la ratnaparîksâ a-t-elle été rédigée en forme 
de traité tecbnique, de çâstra? Nous l'ignorons. Mais ce çâstra 
existait avant le VI*^ siècle de l'ère cbrélienne, comme on le verra 
plus loin. 

Ce serait une erreur de considérer le ratnaçâstra comme un 
simple manuel à l'usage des joailliers. Sans doute il formait une 
des principales branches de l'instruction commerciale: les fils de 
marchands Pûrna et Supriya, par exemple, dont le Divijâcadâna 
nous raconte la vie, apprennent « l'écriture, l'arithmétique, les 
comptes, la chiromancie, ce qui regarde les partages, les gages et 
les dépôts, l'art de juger des étoffes, des terrains, des pierres 
précieuses [ratnapariltiiù), des arbres, des éléphants, des chevaux, 
des jeunes gens, des jeunes filles, des huit objets- ». Mais on l'en- 
seignait également aux princes ; et même c'est pour leur usage que 
les ratnaçâstras que nous possédons semblent avoir été composés. 
L'habileté à juger des pierres précieuses est un talent dont les rois 
aiment à se glorifier. L'un d'eux est loué en ces termes dans une 
inscription^ : 

nîlotpalâmbujavanâkrtinâpi samyag 
anvîksitain ksanakatâksanirîksanena 
yasya dvipâçvalalanâpurusâdiratnain 
vajraprabhrtyupalarâçisu kâ kathaiva 

(( D'un rapide regard de côté, pareil cependant à une forêt de 
lotus bleus, il discernait parfaitement les joyaux tels qu'éléphants, 



1. Kdinasâira, éd. Durga Prasâd, p. 32 sq. 

2. Dicijdcaddna, pp. 2(5. 99. Buniouf, Introd., p. 237. 

3. Inscriptions sanscrites de Campa et daCainboihje, 2' fascicule, pp. 305 
et 321, st. 14. 



INTRODUCTION III 

cho\aux, feninics cl lioiimios. (4)110 dire de son liabiloté à discerner 
des monceaux de pierres, diamants et autres' ? » 

Il y a une troisième catégorie de personnes à qui est recom- 
mandée l'étude de la ratnapariksd : ce sont les poètes. Ksemendra 
n'a garde de r(jul)licr d.ins son Art poétique-. Il sullit, en elFct, do 
jeter les yeux sur le premier poème venu i)our constater le rôle 
prépondérant de la joaillerie dans la rhétorique indienne : les poètes 
puisent avec délices à cette source inépuisable de comparaisons, 
de métaphores, d(^ jeux de mots. Mais cette facilité n'est pas sans 
danger : elle glisse aisément à la banalité. Il faut pour y échapper 
une extrême finesse dans l'idée, une extrême justesse dans les 
mots, et ces mérites ne s'acquièrent que par une étude approfondie 
delà technique. Ainsi le bon poète doit connaître la ratnaparik^â, 
En fait, cette prescription était suivie. Voici par exemple un texte 
concluant. Il est emprunté à la description du palais de Vasan- 
tasenâ dans la AIrcchakatikà, acte IV" : 

« IIî hî bhoidhabichatthepaottheamuiii dâva suvannaraanânam 
kamma toranâïm nîlaraanavinikkhiltâïin indâûhalthânam via da- 
risaanti | veruliamotliapabâlapuppharâaïndanîlakakkeraapaûma- 
râamaragaapahudiâïiii raanavisesâïin annonam viârenti sippino | 
bajjhanti jâdarûbehini mânikkâïni ghadijjanti suvannâlankârâ 
rattasuttena gatthianti mottiâbharanâïiii ghasîanti dhîrani veduri- 
âïiii chedîanti sankhaâ sànijjanti pabâlad... » 

(( Ah ah ! ici dans la sixième cour, on travaille l'or et les gemmes. 
Les arcades incrustées de saphirs ressemblent à l'arc-en-ciel. Les 
ouvriers vérifient l'une par l'autre les gemmes de toutes sortes : 
œil-de-chat, perle, corail, topaze, saphir, chrysobéryl, rubis, éme- 
raude. On monte sur or les rubis, on combine les parures d'or, on 
relie par un fil rouge les parures de perles, on frotte longuement 
lesœils-de-chat, on fend les conques, on frotte les coraux sur la 
pierre de touche. )) 

Il est impossible de ne pas être frappé de la précision des 
termes employés. L'auteur dit que les arcades ornées de saphirs 



1. Rappelons à ce propos qu'au témoignage de Tavernier, Shah Jâhan, père 
d'Aureng/ceb, était l'homme de l'Empire le plus savant dans la connaissance 
des pierres : les experts de la cour différant d'opinion sur la question de sa- 
voir si une certaine pierre vendue à Aurengzeb était un rubis balais, la 
question fut soumise à Shah Jàhan qui la trancha souverainement (Taver- 
nier, liv. II, c. 22). 

2. Kacihanthâbliarana, dans A'«p?/a7n«Z«, gucclia 1 V, p. 136. 

3. Ed. Stenzier, p. 70. 



IV INTRODUCTION 

ressemblent à l'arc-en-ciol : c'est en effet le caractère des beaux 
saphirs d'avoir un rollet d'arc- en ciel (Buddhabbatta, 195). Il in- 
dique le double procédé au moyen duquel on contrôle les 
gemmes: l'une par l'autre [anuonnam), et sur la pierre de touche 
[ivô.ff'). C'est exactement celui que proscrit Buddbabbatia, 130: 

apranacyati sanidehe cànâyân.i parij>;harsayet 
svajâtikaviçuddhena vilikhed va parasparam 

Les mots hadhj/anle, ghmjante, pour désigner le montage et 
l'opération de la pierre de touche, sont les termes consacrés ; plus 
expressif encore est le mot filintjjante : on appelle ainsi la combi- 
naison de diverses pièces formant une parure : 

pramânena ghatayanti tena saiiighatta ucyate 

[Agaatimata, 331.) 

Il paraît évident, d'après ce passage, que l'auteur de lîiMrccha- 
kntikâ avait étudié un ratnaçâstra, et sans doute il n'était pas une 
exception. 

La ratnaparîksâ était donc une science estimée, d'autant plus 
estimée qu'elle était plus difficile. Aussi l'expert en pierres pré- 
cieuses est-il un personnage considérable. Les textes en parlent 
avec grande révérence. C'est un trésor diflficile à trouver. Lors- 
qu'on est assez heureux pour le rencontrer, il faut lui demander 
son entremise en termes respectueux, l'accueillir comme un hôte, 
en lui offrant un siège, des parfums, des guirlandes'. Le véritable 
expert {parikmka) est celui qui possède à la fois l'expérience pra- 
tique et la science des castras : l'empirique ne mérite pas ce nom, 
et il ne faut pas l'employer^ 

L'expert idéal, selon VAr/astimata, c'est le mandalln. Ce nom 
vient probablement du cercle [mandala) où il se plaçait pour 
opérer. (A M. 54, GH.] \.q mandalln est « celui qui reconnaît une 
gemme comme indigène et provenant de l'une des huit mines ou 
comme étrangère et provenant des autres dvîpas » (62). C'estencore, 
d'après une autre définition, « celui qui connaît le temps présent, 
le lieu, l'art de plaire aux rois, le prix des marchandises, le cal- 
cul )\ (Variantes, 62.) Le mandalin est l'intermédiaire obligé 
entre le vendeur et l'acheteur. UAgastimata nous le montre 



1. .Af/asi/mato, 67-68. 
,'.'. Budilliabliatta, 14-15. 



INTRODUCTION V 

dans roxcrcice de ses délicates fonctions : (( D'ahoid qu'il étende 
la main et la donne au marchand; puisqu'il ox])iiuie par le lan- 
gage des doigts le prix qu'il lui plail d'offrir» (72). Qu'est-ce 
que ce langage des doigts ou de la main (karaaamjnâ, hastn- 
samj'nâ) ? Nous l'apprenons par un extrait du RatnacijacaHài/a 
(ouvrage inconnu d'ailleurs) qui se trouve à la suite de VArjastimaia 
(App. 15-2H). Il consiste en ceci que le vendeur et l'expert, au lieu 
d'énoncer les chiffres de vive voix, ont recours à certaines pressions 
des doigts, dont chacune exprime une valeur conventionnelle. 

« Les chiffres 1, 2, 3, 4 s'expriment en prenant successivement 
l'index et les autres doigts; si on saisiten même temps le pouce, on 
obtient 5. Si on touche la surface des doigts, en commençant par le 
petit doigt, on a la série G, 7, 8, 9 ; on exprime 10 par l'index, en le 
prenant par l'extrémité de l'ongle. . . » etc. 

On pourrait croire que ce singulier procédé n'a jamais existé (|ue 
dansl'imagination d'un théoricien. 11 n'en est rien. C'est un tableau 
de la vie réelle qui nous est présenté ici. On lit dans Tavernier, 
liv. 11, c. 15: 

« J'ay à faire icy une remarque assez singulière et curieuse 
touchant la manière dont les Indiens, tant Idolâtres que Mahonié- 
tans, font leurs marchez pour toutes sortes de marchandises. Tout 
se jjasse en grand silence et sans que personne parle. Le vendeur et 
l'acheteur sont assis l'un devant l'nutre comme doux tailleurs, et 
l'un des deux ouvrant sa ceinture, le vendeur prend la main droite 
de l'acheteur et la couvre avec la sienne de la ceinture, sous 
laquelle, en présence de plusieurs autres marchands qui se ren- 
contrent quelquefois dans la même sale, le marché se fait secrète- 
ment, sans que personne en ait connoissance. Car alors le vendeur 
et l'acheteur ne se parlent ni de la bouche ni des yeux, mais seule- 
ment de la main, ce qu'ils font de cette manière. 

)) Quand le vendeur prend toute la main de l'acheteur, cela veut 
dire mille, et autant de fois qu'il la lui presse, ce sont autant de 
mille pagodes ou roupies, selon les espèces dont il est question. 
Quand il ne prend que les cinq doigts, cela signifie cinq cents, et 
s'il n'en prend qu'un, c'est cent. N'en prenant que la moitié jusqu'à 
la jointure du milieu, cela veut dire cinquante, et le petit bout du 
doigt jusqu'à la première jointure signifie dix. Voilà tout le mys- 
tère que les Indiens apportent à leurs marchez'. )) 



1. Cf. Sylvestre de Sacy, De la manière de coin/jtcr au moyen dc-f join- 
tures des doigts usitée dans tout l'Orient. {JA., t. iV |1S24]. p. 65-71.) 



VI INTRODUCTION 

L'expert en pierres précieuses ne jouissait pas, serable-t-il, chez 
les Buddhistes, de la même considération que chez les Brahmanes. 
Il est stigmatisé dans le Sâmanna Phala Suita, en compagnie des 
jongleurs, des astrologues, des sorciers et autres personnages peu 
recommandables : « Comme on voit de respectables Samanas ou 
Brahmanes qui... se font des moyens d'existence à l'aide d'une 
science grossière et par une vie de mensonge, par exemple 
par la connaissance des signes des joyaux... lui (le Religieux) au 
contraire il a de l'aversion pour se faire des moyens de vivre à 
l'aide d'une science grossière et par une vie de mensonge. Cela 
même lui est compté comme vertu ^ . )) 

Au reste ces anathèraes avaient sans doute peu d'influence sur 
les mœurs, et nous voyons le respectable câcârya Buddhablial.ta 
composer un ratnaçâstra aveC; en tête, une pieuse invocation aux 
Trois Joyaux. 

II 

La ratnaparîksâ s'est transmise dans une série de traités plus ou 
moins complets, plus ou moins développés, que nous avons essayé 
de réunir dans le présent recueil. En voici la liste avec quelques 
observations préliminaires : 

1. — Ratnaparîksâ de Buddhabhatta. 

2. — Brhatsamhitâ de Varàhamihira. 

Le premier traité, qui comprend 252 stances de mètres variés, 
est l'œuvre d'un âcârya buddhiste nommé Buddhabhatta ou -bhata. 
On ne connaît ni la vie, ni même l'époque de ce personnage'. La 
question toutefois est d'une importance secondaire, attendu que 
l'ouvrage n'est pas original, mais abrégé d'une œuvre antérieure. 
Voici en effet ce que dit l'auteur lui-même (st. 1) : « Buddhabhatta, 
après avoir fait une étude complète du Ratnaçâstra, en présente 
ici un simple abrégé, dans lequel il a fait entrer les gemmes 
principales, laissant de côté les secondaires. » Le point important 
serait donc de découvrir la date du çâstra, dont le petit traité de 
Buddhabhatta n'est qu'un résumé. Il me semble qu'on peut au 



1. Burnouf, Lotus, p. 469. 

2. Une donation du roi Çiiàdilya de Valabhi. datée de 403 samvat, est 
écrite par Çri Gillaka, coramaiidaiU de l'armée, fils de f'rî Buddhabbala. {J. 
Bomb. Br. XI, 357.) 



INTRODLXTION VII 

moins fixer un terminus ad c/nem assez vraiscmblablo, par la 
comparaison de Buddliabhalta avec le second des textes qui for- 
ment notre recueil. 

Ce texte est un extrait de la Brhatmmhità de Varâhamihira '. 
Il comprend les adhyûyas 80 83. Ces quatre chapitres traitent res- 
pectivement des quatre pierres suivantes : diamant, perle, rubis, 
émeraude. Le chapitre sur Témeraude se réduit à un çloka. En 
tète du premier adhyâya figure une liste de 22 pierres. Cette liste 
peut être considérée comme la table des matières du çâstra qui ser- 
vait de canevas à Varâhamihira ; et si celui-ci l'a reproduite, c'est 
apparemment qu'il en avait fait le plan de son propre travail II est 
dès lors surprenant que l'exposé s'interrompe tout à coup au début 
du quatrième chapitre (car il est assez évident que le (;loka initial 
n'eu est que l'amorce). L'auteur s'était-il réservé de reprendre plus 
tard cette partie de son œuvre laissée en suspens ? Ce qui est 
certain, c'est qu'elle est incomplète. Le fragment que nous possé- 
dons est néanmoins assez étendu pour fournir une comparaison 
instructi\ e avec la Ratnapaviksà de Buddhabhatta. Si on rappro- 
che ces deux ouvrages, on reconnaît qu'ils possèdent en commun 
certains traits caractéristiques qui en font un groupe distinct. Leur 
affinité est surtout visible dans les passages suivants : 

a) La nomenclature des pierres. Sur les 22 espèces ou variétés 
énumérées par Varâhamihira, 16 sont décrites ou mentionnées- par 
Buddhabhalîa, savoir: vajra, indranîla. marakata, karketana, pad- 
marâga, rudhirâkhya, vaidûrya, pulaka, sphatjka, candrakânta, 
saugandhika, gomedaka, mahânîla, pusyarâga, muktâ, pravâla. — 
6 pierres secondaires sont passées sous silence, ce qui concorde 
parfaitement avec l'avertissement cité plus haut. — Buddhabhatta 
n'a en plus que deux pierres, le bhisma et le çesa : encore le cha 
pitre relatif à cette dernière pierre, qui . manque dans certains 
mss., peut-il n'être qu'une interpolation. Cette remarquable con- 
cordance prendra toute sa valeur, si on remarque que VAf/asti- 
mata, type d'un autre groupe de textes, ne connaît que les 
5 mahàratnàni. 

b) Le tarif des prix du diamant : 



1. Né en 505, mort en 587. La Brhatsanitiilà a été publiée, en 1865. dans la 
Bibliotheca Iiulica par Kern, qui l'a ensuite traduite dans le J. R. A. S. 
Nos quatrd chapitres sont t. VII (1«75), p. 125-132. 

2. Ceci s'applique au rjoineda, qui n'est point traité dans un chapitre à 
part, mais mentionné st. 46. comme une des pierres qui servent à contrefaire 
le diamant. 



VIII 



INTRODUCTION 



Biidd/iah/iaita . 

38. Un tandula. équivaut à 
8 sarsapas. 

35. Si un diamant pèse 20 tan- 
dulas, les connaisseurs lui attri- 
buent le plus haut prix : 2 laklis 
de rûpakas. 

37. Les prix ainsi fixés sont 
ceux du diamant diminué cha- 
que fois de 2 tandulas. 

36. Un tiers en moins, la moi- 
tié, le quart, le sixième, le trei- 
zième, le trentième, le soixan- 
tième, le quatre-vingtième, le 
centième, 1000 : voilà la série 
des prix. 

L'échelle des prix diiïère quelque peu dans les deux textes, mais 
la méthode est identique, l'échelle des poids est la même, ainsi que 
les prix maximum et minimum. Au contraire, dans VAgasilmata, 
le système est absolument différent. 

c) Le tarif du prix des perles ; 



Varàhamtlni-a. 

12. 8 sarsapas font un tan- 
dula. 

Un diamant pesant 20 tandu- 
las vaut 2 Iakhs. 



Le poids décroissant de 2 en 2, 
le prix diminue successivement 
comme il suit : 

13. Un quart, un tiers en 
moins, la moitié, le tiers, le cin- 
quième, le seizième, le vingt- 
cinquième, le centième, 1000. 



Biuldhabhatta. 



1 perle de 



4 nicâsas = 5300 
31/2 ' = 3200 

3 — = 2000 
2i/2 = 1300 

2 — =800 
11/2 = 

4 gufijâs :^ 
31/2 = 

3 — = 

21/2 r=z 



325 . . , 

120 .., 

50-60 

)) 
25-28 
)) 
10-12 



Vardhamihira. 

5300 

. ... 3200 

. ... 2000 

1300 

800 

353 

135 

90 

70 

50 

35 



1 dharana de 13 perles 



gucchâ pikka. 

et vaut 150 325 

1 dharana de 16 perles = dârvikâ picca. 

et vaut 110 200 

Etc. 



INTRODUCTION IX 

Ici encore les cliilTi'OS dilfèrent en partie, mais le système est le 
même, et il est différent de celui de VAfinsttinutta. 

Ces rapprochements qu'on pourrait niulli|)licr' montrent qu'il 
existe entre Varâhamihira et Buddluihliniia un rapport étroit. (Juel 
est ce rapport? 

Aucun des deux textes w peut être la source de l'autre: 1° parce 
que chacun d'eux contient des données qui manquent dans l'autre; 
2" parce que, à côté de leurs incontestabl(»s ressemblances, ils 
offrent des différences inexplical)les dans l'hypoUièse d'un em- 
prunt. La seule conclusion possible est qu'ils ont puisé à une 
même source, qui est apparemment le Ratnaçùsira dont parle 
Buddliabhatta. 

Ainsi il existait, avant le VI<^ siècle, un Ratnaçâslra que nous 
n'avons pas, mais dont nous possédons un abrégé assez complet 
dans la Ratnapartkm de Buddhabliaita, un abrégé fragmentaire 
et une table dans la Brhaisamhitd de Varâhamihira. 

Comparé aux traités similaires, l'ouvrage de Buddhabhatta 
mérite une estime particulière. La forme en est travaillée, la langue 
relativement correcte, les mètres variés et nombreux. Le digne 
âcàrya se piquait évidemment de littérature. Aussi son livre pa- 
raît-il avoir eu un assez grand succès, mais sans que sa renommée 
d'auteur en ait profité. Il est probable qu'il doit cette mésaventure 
à sa foi religieuse, dont son nom portait témoignage. Les Brah- 
manes adoptèrent l'ouvrage, mais le nom du « Serviteur du 
Buddha» disparut. Deux mss. changent Buddhabhalta en Bud- 
dhivara, et l'invocation aux Trois Joyaux, Batnalraj/a, devient 
« Hommage à Ratnapriya » ! 

Perdre son nom, et de Buddhabbatta devenir Buddhivara, par le 
scrupule d'un pieux écrivain, est sans doute un fâcheux traitement. 
L'infortuné buddhiste en a subi un plus cruel encore aux mains 
du compilateur du Garuda- Pavana. Ici sa personnalité a complè- 
tement disparu. Son ouvrage n'a plus d'existence distincte: il est 
entré dans le cadre du Purâna, où il forme les adhyâyas 68-80 du 
Pûrvakhanda, et ou ne l'y devinerait pas, si la savante métrique 
des vers, tranchant sur le monotone çloka qui les précède et les suit, 
ne signalait une autre main. 

On pourrait être tenté de conclure de ce qui vient d'être dit que 



1. Voici encore un détail caractéristique : les dcu.\ auteurs insèrent dans 
le clicifùtro du rubis 2 stances sur les qualités et les défauts des rjemmcs en 
rjénéral. VM. 82,3-4: BB. 125-126. 



X INTRODUCTION 

Buddhabliatla est antc'rienr, et très antérieur, au XIII-^ siècle, 
puisque Ilenuidri cite le Garitda-Purâna comme un texte déjà 
ancien. Cette conclusion serait hasardée. Le Garnda-Paràim sou- 
lève en effet un problème assez délicat et dont nous devons dire 
quelques mots. 

On a publié, il y a quelques années, une compilation pura- 
nique intitulée Garuda-Purâna^ : c'est elle dont fait partie la 
RatnaparihfiA de Buddhabhatta. D'autre part le Caiurrargacin- 
j!r/mn!/»' de Hcmâdri contient de nombreux extraits (quelques-uns 
fort étendus), qui sont présentés comme empruntés au Gariida- 
Purâna. Or, l'édition du Garuda-Purdna ne contient pas les mor- 
ceaux cités par Hemâdri. Il convient donc de se tenir en garde 
contre cet ouvrage suspect et de n'en tirer aucune conclusion 
chronologique, tant que sa valeur exacte ne sera pas établie. 

Après avoir été incorporée au Garuda-Purâna, la Ratnaparikm 
en est ressortie sous forme d'extrait. C'est elle que renferme le 
ms. no 2458 des Notices de Râjendralâl Mitra, avec ce colophon : 
(( ity âdimahâpurâne gârude ratnaparîksâ samâptâ'. » Ce sont des 
extraits de Buddhabhatta que le compilateur du Yuktikalpatarii^ 
introduit par ce mot : gàrade. Ainsi, en même temps que l'œuvre 
de Buddluilihatla entrait dans la littérature, son nom disparaissait. 
Il n'est cité qu'une fois à notre connaissance (et encore sous la 
forme tronquée Baddha) dans le commentaire de MalHucàtha sur 
le Kumàra.sambhava, l, 24. Ce sont deux manuscrits du Népal 
qui nous ont permis de lui restituer la propriété de son travail. 

S. — Agaaiimata. 

V Arjcistiuiata est, avec la Ratnapariksà de Buddhabhatia, le 
plus important des traités connus sur les pierres précieuses. Bien 
que les traits généraux de la doctrine soient communs à ces deux 
textes, ils offrent dans le détail tant et de si graves différences 
qu'on doit les considérer comme représentant deux états de la tra- 
dition déjà éloignés l'un de l'autre. Si on admet, comme j'ai essaj^é 



1. Garudapurànam. . . pantlitavaraçriyulctapancànanatarkaratnena sampà- 
ditara ] Çriyul<^tavii'a?iiiihaf;;\striMà çrîyulitadhîiàiiandalcàvyanidhinâ ca 
paiiçodhilani. — Kalilvàlàràjadhànyàni, rakàhdàh, 1812. In-4'>. — On a 
également publié à Calcutta une autre édition in-4", en caractère Ijongali, 
avec une annotation intéressante. 

2. R. Mitra, Notices ofskr. mss., t. VII, p. 216. 

3. Bibl. Bodléienne, n°800. 



INTRODUCTION XI 

d(> ](-' démolit i-cr. que Buddhaljliatla re])roduit le plus ancim 
(^•âstra, on dcN ra eu conclui'O que V.\f/astiinnln est, quant au fond, 
d'une éi)()([ue plus récente. Un examen approfondi du texte confirme 
entièrement cette hypothèse : la doctrine y apparaît plus élaborée 
et la terminologie plus précise'. La composition de VAr/afitimata 
doit donc être postérieure au Vh' siècle. 11 est plus dillicile de lui 
assigner un terminus ad r/dcm. 11 y a bien un passage de llemàdri, 
où se trouve cité un extrait de VAgastipro/da: 

Agasliproktc 'pi 

yavah syàt sarsapaih sadbhir gufijà ca syât tribliir yavaih 
gurijàbliih pancabhic; eaiko niâsakah pnrikîi'tiiah 
bhavet sodaçabhir mâsaih suvarnas t;iih pnnah smrlnh 
caturbhih palam ekasyadaçâ-iicodharanaiii viduh 
astabhir bhavati vyaktais tandulo gaurasarsapaih 
sa vainavo yavah prokto godhùmani cûpare jagah 

[(^atui-carf/acintàinani, I, pp. 55, IIG.) 

Ces poids sont ceux dont on fait usage pour peser les gemmes : 
VAfjastiprokéa était donc probablement un traité sur les pierres 
précieuses. Mais comme la citation précédente ne se retrouve pas 
dans VAgastlmata tel que nous le possédons, il n'y a pas de raison 
suflisante pour identifier les deux ouvrages. Tout ce que prouve le 
passage en question, c'est qu'il existait au XI IF siècle un traité 
versifié sur les gemmes, attribué à Agasli . U Agaatimata est cité 
pour la première fois par Mallinâtha, dans son conrmentaire sur le 
Çiçupdlacadha, I, 16, et IV, 44; mais cette circonstance, à cause 
de l'incertitude où nous sommes touchant l'époque de Mallinâtha, 
est sans conséquence chronologique. 

L'ouvrage lui-même ne contient aucune donnée qui permette de 
le dater; mais il en ofTi-e quelques-unes à l'aide desquelles on peut 
le localiser avec vraisemblance dans l'Inde méridionale. C'est 
d'abord le nom d'Agasti, si populaire dans le Dekkan. C'est ensuite 
le choix, pour la pesée des perles, de deux poids principaux, le 
kalaùja et la manjalî, particuliers au Dekkan et à Ceylan 
(Cf. H oh son- Job son, s. v. Mangelin), et que Buddhabhatta ne 
connaît pas. L'œuvre est d'ailleurs trop peu homogène pour être 



1. Par e.xemple Buddhabhatta emploie carna pour désigner la couleur et 
la caste. Dans ï'A^a^tiinata, couleur := c/idyû, caste ^jdti. 



XII INTRODUCTION 

pleinement originale: elle n'est probablement que l'adaptation 
d'un çàstra plus ancien aux habitudes particulières d'une 
région. Plus d'un passage manifeste un effort méritoire pour con- 
former la théorie aux faits et développer les règles traditionnelles 
par de nouvelles observations. Malheureusement cet efïort est cons- 
tamment paralysé chez notre auteur par une complète inexpérience 
de la langue et du style, qui ne lui permet que des ébauches 
d'idées, toujours maladroites, généralement obscures et souvent 
inintelligibles. 

Le texte primitif de VArjastimota comprenait, selon toute 
apparence, les 5 premiers chapitres (st. 1-320), contenant la des- 
cription des 5 mahàratnàni : le diamant, la perle, le rubis, le saphir 
et Témeraude. A partir de la st. 320, la divergence des mss. accuse 
une série d'additions postérieures'. 

4. — Navavatnaparikm . 

La Navaratna()arih-!^â n'est qu'un abrégé, mais un abrégé bien 
composé, simple et clair. Il nous est parvenu en deux recensions. 

l'^ La recension la plus courte, et certainement la plus ancienne, 
est représentée par le ms. de Londres, India Office, n» 1568. 
Elle comprend 126 çlokas. Le colophon ne contient aucun nom 
d'auteur. Mais dans le corps du texte se rencontre une mention 
qu'il importe de relever. 

On lit à la fin du chapitre du diamant (st. 57) : 

evain dosa gunâç coktâ vajrânâm soniabhùbhujà. 
A la fin du chapitre de la perle (st. 106) : 

tolananiaulyavinyâsah kathital.i somabhûbhujâ. 
Dans le çloka sur l'hyacinthe (st. 161) : 

gomedakani tad dkhyâtain ratnain somamahîbhujâ. 

A quel titre ce Somabliûbhuj (= Somarâja, Someçvara?) inter- 
vient-il ici ? Est-ce simplement une autorité que l'auteur invoque? 
Ne serait-ce pas plutôt l'auteur même du traité, qui aurait mis 
ainsi sa signature à la fin de quelques chapitres? Quel est enfin ce 



1. Le chapitre vi de notre texte est formé de ce.s additions présumées, 
telles qu'elles sont fournies parles mss. .\, B, D, E, Celles du ms. C sont 
données en appendice. 



INTRODUCTION XIII 

Soniabliùhliuj? iVutaiU do ((uostions iiiipossiblos à résoudre aetucl- 
Icinont. I/idcntification do Somaliliùlilnij avec le roi Câlukya 
Someçvar.i r)o\-;i, nuloiir du M'hiasolhisn' , est im<' siiii|)lo hypo- 
thèse. 

2^' La seconde rocension est repi'ésonté(> par (h'ux niss., l'un de 
Bikaneer, Tautre de Tanjore. Elle conipnMid lS3çlokas, soit 57 de 
plus que la preniière. savoir: 1-34, Dhàiuvnda. — 9:3-98. Des- 
cription de la balance. — 171-183. ]\/ad/'f}/)ra />■((/■(/. Krli-iinaratna- 
pvakàra. 

Do plus, le nis. de Bikaneer se terniin»^ par le eolophon suivant : 
(( Iti Nàràyanapauditaviraeitasmrtisài'odd liâr(> navaratnaparîksâ- 
caturdaçaprakaranaMi saniâplani. )) Ici la Raùiapai-ih-sà primitive, 
— devenue Nararatnaparih-m, — se présente comme une portion 
d'une compilaiion intitulée SmrtisàroddJiàra, formée par Nârâyana 
Pandita. C'est peutélre ce Nârâyana qui a augmenté le texte des 
additions énumérées plus haut. 

5. — Aga^thià RatnapariJi-^à. 

La Raina par iki^â, que le seul manuscrit connu attribue à Agasti 
[ralnapnrïksà afja»tiLrtà) , est un compendium, en cent çlokas 
environ, de la doctrint^ traditionnelle sur les gemmes. Dans 
l'ensemble il smiVAgastlmaia, dont il reproduit même textuelle- 
ment quelques vers; mais il est original dans le détail. Malheu- 
reusement le texte est extrêmement corrompu et coupé de graves 
lacunes. Nous l'avons admis néanmoins, en considération des 
quelques données qu'il est seul à fournir parmi les ratnaçâstras. 

Les quatre castras que nous venons d'énumérer sont, avec 
l'extrait delà BrhatsamJdtd, les seuls textes dequelque importance 
aujourd'hui connus. On y trouve joints, dans les manuscrits, quel- 
ques opuscules sans valeur, que nous donnons à titre de curiosa. 

6. Ratnasamgraha ou Ralnasamuccaj/a ou Samastavatna- 
parlksd. — Abrégé eu 22 çlokas. 

7. [Laghu-] Ratnaparlksd. Abrégé en 20 çlokas. Chaque pierre 
fait l'objet de 2 çlokas, énumérant l'un les qualités, l'autre les 
défauts. Qualités et défauts doivent être au nombre de dix. 

8. Manîmdhdimr/a. — Dialogue entre Çiva et Pârvatî sur les 
vertus de certaines pierres, qui ne sont pas des pierres précieuses. 



1. Ràm Dàs Scn. Ratnarahasija, p. 246, note. 



XIV INTRODUCTION 

Tels sont les textes quenousavonspurassembler. Si peu nombreux 
qu'ils soient, ils suffisent, semble-t-il, à rectifier l'affirmation de 
M. Garbe: «DicSanskritliteratur bat kein eigentliches Lebrbuch 
dor Minéralogie auf/uweiscn'. » Peut-être retrouvera-t-on quel- 
que jour l'antique lîalnaoâstra, sur lequel travaillèrent Varâha- 
miliira et Buddhabhatta, et qui est la source directe ou indirecte de 
tous les traités secondaires que nous possédons. Mais, ce çâstra mis 
à part, je ne pense pas qu'aucun des textes qui ont joui d'une 
véritable notoriété dans l'Inde manque au présent recueil. Il est 
en effet à noter que les mss. nous offrent toujours les mêmes 
ouvrages eu diverses combinaisons, comme le montrera le tableau 
suivant (les chift'res indiquent l'ordre dans lequel les textes se 
succèdent dans chaque manuscrit). 

India Office, 1508. Imiia Office, 1153. Florence, B. 41.5. Bikaneer, 15G8. 

1 Agastimala. 1 Agastimata. 1 Agastiniala. 4 Agastimata. 

2 Ratnasamgraha. 3 Ratnasaipgraha. 2 Ratnasanigraha. 1 Ratnasamgraha. 

3 Mauimàbàtmya. 4 Manimâhàtmya. 3 Manimàhâlmya. 2 Manimàhàimya. 

2 Laghu-Ratuapa- 4 Buddhabliatta. 3 Buddhabhatta. 
riksâ. 

Il en est un cependant qu'il serait bien désirable de retrouver : 
c'est le Ratnavijavasàija, dont un extrait est donné à la suite de 
V A (j asti mata, dans le ms. 1567 de Bikaneer. Cet extrait contient 
la description d'un usage réellement pratiqué dans l'Inde. (Voir 
plus haut.) Si le reste de l'ouvrage était composé dans le même 
esprit, il devait être riche en renseignements curieux sur la vie 
indienne-. 



III 



Les ratnaçâstras ont pour objet l'étude des gemmes, en com- 
prenant sous ce terme la perle et le corail. Les mots qui désignent 



1. Die indlRclien Mlneralien, p. v. 

2. Mentionnons encore quelques textes manuscrits : Ratiiamâlâ, en 
lOOçlokas. par Paçupati. (R. Mitra, Notices, n» 364.) — Ratnadipihâ, par 
Chandeçvara. 2 fï. [Report, on the scarch/br skr. 7n$s. in thc Bombay Presi- 
dencij durinç] thc years JS84-7887, by R. G. Bhandarkar. Bombay, 1894. 
N» 1022). — Ratnaparî/.fid, 7 lï. Incomplet. (Il)id., n» 10-^i.)— Rat naçâstr a, 
par Agastya. (Alpliabetical Index of mss. in the Gocernment Oriental Mss. 
Library, Madras. Madras, 1893.) — La Ratnaparihsà d'Appayadîlcsita qui 
figure dans le Catalogue des mss. du Deccan Collège, par S. R. Bhândaïkar, 
V, 53, est un traité philosophique et ne touche en rien aux pierres précieuses. 



INTRODUCTION XV 

la gemme sont raina ei mani. On ti'ouve aussi, m;iis rarement, 
upala. 

Ratna, da)is le saiiseril. classique, a deux sens : 1" chose pr(''- 
cieuse ; 2*^ pierre précieuse. Varâliamihira, en commençant son 
exposé (le la l'atnnpariksà, a soin de spéciller que raina doit être 
entendu dans le second sens: « Le mot raina s'applique aux élé- 
phants, aux cluivaux, aux femmes, etc., dont les qualités sontérni- 
nentes ; mais les rainas dont il s'agit ici sont les pierres : diamant 
et autres'. » Cette double signification est une perpétuelle occasion 
de jeux diî mots, F'ar exemple, Indische Spriïchc, 4571 : 

prtliivyâiii trîni ratnani âpa nnnain sul)h;'isil;im 
mùijhaih pàsânakhandesu i'atuas;iiiikli\à \ idhiyate 

« Il y a sur la terre trois minas: l'cîau, la nourriture et le bien 
dire. Ceux-là sont des sots qui donnent le nom de raina à des 
cailloux. )) 

Mani signifie uniquement une pierre précieuse ^ 

Le sens de ces mots est beaucoup moins clair dans le Veda. 
D'abord, en ce qui concerne raina, \\ semble employé exclusive- 
ment dans son acception générale de « chose précieuse, trésor ». Il 
ne peut y avoir doute que pour trois passages où il est question des 
(( sept ratnas ». RV. 20, 7 : «te no ratnâni dhattana trir â saptâni. » 
Ibid., 355, 5, et 515, 1 : (( dame dame sapta ratnâ dadhâno. » 
On ne peut rien conclure de ces vagues formules. — Mani paraît 
désigner un ornement composé de pierres précieuses. RV. 33, 8 : 
« hiranyena maninâ çumbhamânâh. » Ibid., 122, 14 : « hiranya- 
karnani manigrivam. » AV. 19, 6, 4. (V. Zimmer^ Aliindisches 
Leben, p. 263.) 

Ce qui est certain, c'est que les Indiens védiques connaissaient 
la perle. On en parait les chevaux et les chars (RV. 35, 4; 126, 4; 
894, 11). Elle servait aussi d'amulette (AV. 4, 10). 

Nonienclaiure des gemmes. — Les plus systématiques d'entre les 
castras comptent 9 gemmes, savoir : 5 raahàrainùni et 4 upa- 
rainàni^ . 



1. Br/iatsain/dtd, lxxx, 2. 

2. Manu, XII, 61, exclut du terme mani, la perle et le corail : 

manimuktàpravàlàiii hitvâ lobhena mânavab 
vividhàni ca ratnàiii jàyate liemakartrsu. 

3. AM., 342-343 et app. 1-3. 



XVI INTRODUCTION 



c 

-ri 

C 

1-3 

ri 


1 vajra. 

2 inuktâ. 

3 mânikya. 
■1 nîla. 

5 marakata. 


diamant. 

perle. 

rubis. 

saphir. 

émeraude. 


*r5 
ri 


6 gomeda. 

7 pusyarâga. 

8 vaidiirya. 


hyacinte. 

topaze. 

œil-de-chat 


a, 


9 pravàla. 


corail. 



Deux de ces pierres, le rubis et le saphir, se subdivisent en va- 
riétés. 

1° Rubis. Suivant Varâhamihira (83, 1), le rubis [padmaràga], 
diffère selon qu'il tire son origine du soufre [naugandlii], du 
cinabre {kuvuvinda) ou du cristal de roche [sphatika). Buddha- 
bhatta (114) répète cette division, à cela près que le padmaràga 
est, suivant lui, une quatrième variété. h'Agastimata (173) divise 
le rubis [mànikya] en trois variétés : padmaràga, saugandlii, 
kurucinda. La Nacaratnapariksâ (109-110) adopte cette division, 
mais en y joignant une quatrième variété: le nilagandhi, UAgas- 
ihjâ Ratnaparlksà (46 sq.) distingue également dans le rubis 
[mànikya) quatre variétés : 2,) padmaràga ; h) kurucinda ; c) nila- 
gandhi; d) màmsakhanda ou mâmsapinda. 

2° Le saphir comprend trois variétés: le saphir simple [nila), et 
deux variétés supérieures : indranila et mahànila. 

Les neuf rainas forment le fonds commun à tous les castras : 
la liste s'allonge plus ou moins suivant les textes. UAgastimaia 
(VI, 325-328)' en compte onze, par l'addition du cristal de roche 
[sphatika] et d'une pierre inconnue nommée prahha (mais cette 
leçon est probablement fautive), ce qui fait six uparatnâni. 

Aux dix gemmes énumérécs plus hkut (les neuf ratnas et le cristal 



1k VI 

c|i 



de roche) Buddhabhatta en ajoute cmiq : 

çesa. onyx, 

karketana. chrysobéryl, 
bhîsma. ? 

pulaka-. grenat, 

rudhirâksa. cornaline. 



1. Le chapitre vi est postérieur en date aux 5 premiers. (V. plus haut.) 

2. D'après Hemacaudra, An. 3, Gl, pulaha désigne aussi un défaut des 
gemmes (manidose). et le commentaire donne cet exemple : « pulakatrà- 
sabindvàdidosair manir adùsitah. » 



INTRODUCTION XVII 

Le çem paraît correspondre à l'arabe djaza, « onyx ». D'après 
les lapidaires arabes, cette pierre se tire de l'Yémen et de l'Inde; 
elle est toujours de plusieurs couleurs, particulièrement noire 
et blanclie ; les Indiens la considèreut comme funeste et craignent 
de la porter'. La concordance de ces caractères avec ceux du çem, 
jointe à l'analogie du nom, rend cette identification peu douteuse. 

Le bhisrna est incomui : le seul trait caractéristique est sa couleur 
blanche. Buddhabiiaiia mentionne encore le /îf/.s'c/?/a/ia-, d'un jaune 
rouge (âloliitam âpîtatji ca); le somalaka, d'un blanc bleuâtre 
(ânilaruklah) ['ilS-^lU], le kiila, pierre bleue, qui ressemble au 
chrysobéryl (2,28). 

La liste que X'ai'àhamiliira a mise en tête des chapitres qu'il 
consacre à la ratnapariksâ comprend 22 noms. Mais il faut d'abord 
retrancher de ce total les simples variétés : le çaçikdnta, variété 
du sp/intika ; le maJulnila, qui est avec Vindi-anlla une variété du 
saphir; le saiif/andhika, qui est avec le padinaràga une variété du 
rubis. Les variétés de chaque gemme étant réunies sous un seul 
ciief, il reste 19 gemmes, savoir: les neuf ratnas avec le cristal de 
roche; trois des gemmes qui se trouvent en plus dans Buddha- 
bhatta: kavketana, pulaka, rudhirdkhi/a^ ; enfin six gemmes non 
traitées ailleurs, savoir : 

vimalaka. 
râjamani. 
çankha. 
brahniamani. 
■ ...jyotîrasa. 
sasyaicg,. 



1. Rose, AristoteÂPi^ dn laiiuHhii!^ (ZDA.. xviii, 3G0) : « Et lapides qui 
vocaiiiur el-rjcs/m sunt pliiriiim colorum et. afferuntur a duabus partibus, 
scilicet ab dcridentp. a terra elienieii. et a terra elsin, et est in partibus 
orieutis... El isie lapis est nigeriii quo suut coutrarii colores, scilicet albus 
et niger... Et illi qui sunt ex terra eizin odiunt ire in mineiam lapidis, 
limeutes eum niniis. » Je dois l'indicaiion de ce passage à M. K. de Mély. 

2. D'après un vers du Yuktikalpataru, le kd-fàya serait une variété du 
cristal de roche. 

anye kusumbhapànîyamafijisthodakasaninibhâh 
kâsàyâ iti vikh\ àtâb spliatikaprabhavàç ca te 

3. Les mss. de BB. ont la leçon ru'lhiràk:<a, ceux de VM. rudliirâkhtja. 
La même incertitude se retrouve dans daulres testes. Rien ne permet de 
faire un choix raisonné entre ces deux formes. 



XVIII IXTIlOnUCTION 

Çankhaesi peut-être la luicre ; jyotivasa est, d'après S. M. Tagore, 
le jaspe sanguin ou héliotrope ' ; saarjalca (Trik. 598, Hem. an. 3, 
97) on [/and/iasanijaha (Agnipurâna/245, 2) est, se\on\â.AIatumàlà, 
une pierre d'un rouge plus ou moins vif'. On ne peut guère songer 
à l'identifier sur une donnée aussi vague. 

Les petits lapidaires décrivent quelques pierres de plus : 

Perojd {RS. 20; piroj a, AM. app. 38). u Turquoise. )) (Garbe, 
p. 91.) 

Làjacavta (ARP. 92 ; ràjavarta\ LRP.). « Lapis lazuli. » 
(Garbe, p. 90.) Arabe « lâzurd ». 

Lasuna (RS. 15). D'après M. A. Sunnners', (( rorce on lusaunia 
est le nom d'un caillou jaune, semi transparent, qui se rencontre 
en petite quantité avec l'œil-de-chat; il reçoit un très beau poli, est 
eu grande estime et est ordinairement taillé pour servir de pierre 
de bague ». Ce nom est évidemment le même que l'hindi lahasania 
qui, selon S. M. Tagore, est le nom donné aux œilsde chat « qui 
sont verts ou jaunes, clairs, et ont des pouvoirs réfléchissants 
comme ceux des miroirs' ». Nous avons enfin le témoignage concor- 
dant du Çabdakalpadruma, d'après lequel lahsanij/à = vaidùrya. 

Masàragarbha (autres formes : musâragarb/ta, musalagai-b/ia, 
musàragaloa ; pâli : ma^àragalla, riiusâragcdla). Cette pierre est 
ainsi décrite par le RS. 19: « Le maaàragarbha sépare le lait de 
l'eau ; il a une couleur foncée, un vif éclat, et il efface les souil- 
lures. » Elle est appelée en chinois kan-die-yil, (( pierre \ioleltc » 
(Eitel, p. 102), ce qui fait songera l'améthyste. La Çabdarat- 
nàcali, citée par le Çabdakalpadruma, en fait un saphir [masàra 
indranîlamaiiih) , mais cette identification est invraisemblable. 

La plus longue liste est celle de l'Appendice à VAgasiimata (35), 
qui énunière GO espèces de gemmes {sai^tLratnaJâtaijah). Mais si 
on retranche de cette énumération les pierres que nous avons déjà 
vues, il ne reste qu'une litanie d'épilhètes, dont l'unique objet est 



1. Manimâlâ, p. 512 : jyolirasam mecakam asrabinduvyàptain drijhaiii 
sundarakanliyuktam. 

2. Matilindlû, p. 510 : çvelâsjg asrani ksatiijàvadàtam màsiayarùnyaiu 
khalu gandhaçasyam. 

.3. On trouve aussi n'tjapatla. La synonymie de ces deux mots résulte de 
H. 106(i. L'éd. de ÏAgniptcrdna (.^45, 3) porte /■djapattam, tandis que le ms. 
de Paris (Bengali 13) a ràjacarttam, 

4. Select Rcr. GoL't. Bombay, uew séries, n" IV, p. 31, cité par Mallet, 
Minei-alof/ij, p. GD. 

5. Maniindld, p. 867.^ Cf. A.\I., app. 9, d'où il résulte que caulùrija = 
lasanliid. 



INTRODUCTION XIX 

de parfaire caiit bien (juc mal le nombre soixante, et qui ne corres- 
pondent à aucune réaliiV'. 

!1 ne sera pas sans inU'ivi, (!(■ comp.iici' a\cc les lisb^s données 
|)ai' 1rs jalnaeâstras celles qui se trouvent dans plusieurs textes 
buddhi(|ues. En voici trois qui peuvent servir de types: les deux 
premières, en pâli, se trouvent respectivement dans le Milinda- 
paùhn, p. lis, et dans le Cullavagga, IX, 1,3; la troisième, en 
sanscrit, est empruntée au Sakliavallvijùlui, § 50. 

1. uiddnlla. mahànïla. jolirasa. velàriija. ummdpii.p/j/in. .'^irlsa- 
jmpplia. manohava.^iii-iiiahaiiia. cantlakania. vojira. ha/jopakka- 
mciLa. phuamràga. lolùLanka '. masâracjaUa. 

2. miUtà. mani. velùrij/a . sankha. silà. pavùta.vajata. Jàtarùpa. 
loh itahka . masàraga Un . 

3. cair/ârrja. sphatika. sutarna. n'ipa. acmagavhha"- . loldta- 
riiukta. miisàragalva •'. 



III 



Les ratnaçâstras étudient chaque pierre sous certaines catégo- 
ries, dont la succession est à peu jjrès invaria.l)le, et que les textes 
énumèrent à plusieurs reprises. D-àmV Agniiiunata,4., Agasti com- 
mence son expose en ces termes : 

utpattim âkarân varijâù jâtidosaiimnâiiis tatliâ 
mùlyani mandalikaip caiva gràliakain haslasanijnayâ 
vadami sarvam evaitat... 

Plus loin iCj'X) le même traité prescrit à l'expert en pierres pré- 
cieuses d'étudier les élènients suivants : 

j;Uî ràgas tathà rango vartigàtragunàkarâh 

dosaç châyd ca mûlyain ca laksyain daçavidliam smrlam 



1. Lohitanha, auquel correspond dans la 3= liste lolûia mukta, ne peut 
guère signifier « perle rouge » comme on l'a quelquefois traduit. II équivaut, 
soit à lohitaha, « rubis » (Pûn. ô, 4, 30; lidjaniy/i. 13, 117 ; Ainaral,-. 2, 9:3), 
soit à raktànha, « corail « (H. 1066). 

2. Açmar/arb/ia est l'émeraude (AK. 2, 9, 92). 

3. Cf. aussi les listes qui se trouvent dans l'Af/nipurâna, 245 (éd. dn la 
Bihl. Indira, t. II, pp. 390-392), dans YAmaraUoça, 2, 9, 92-94, et dans 
Hemacandra, Abliidhdnacintâinaal, 1063-106S. 



XX INTRODL'CTION 

Biuldliahliatta (dans la rocension du Garuda-Puràna, variâmes, 
st. 11) dit, de niéuie: 

âkaravarnau prathaniaiu gunadosau latpbalani parîksya ca 
mùlyain ca ratnakuçalair vijneyam ralnaçâstmnâm 

Si on considère les castras dans leur ensomblo, en négligeant 
quelques diversités particulières, on peut dire que leurs règles se 
rangent sous 8 chefs: 1. utpatti, l'origine; 2. àkara, le gîte; 
3. rariia ou chât/à, la couleur; A. jâli, l'espèce ; 5. gana, dom, les 
qualités et les défauts; 6. phala, les ofïets ; 7. viùhja, le prix; 
8. rijâti, les contrefaçons. 

1. Utpatti. On entend par utpatti l'origine naturelle ou mythique 
des gemmes. Une croyance générale les fait sortir du corps d'un 
Asura foudroyé : « Les gemmes, dit Varâhamihira, tirent leur 
origine du Dait3'a Bala, selon les uns; de Dadhîcit, selon les 
autres ; quelques-uns assurent que la variété des gemmes résulte de 
la nature du sol. » (BS. 80, 3.) La légende est racontée avec plus 
ou moins de détails par tous les castras ; on en trouve également 
une version développée dans le r)cvipnvàna\ 

Une autre tradition assez étrange distingue trois espèces de 
pierres, qui naissent respectivement dans la télé de l'honime, du 
serpent et de la grenouille \ Une pierre bleue très brillante se 
forme dans la tète du serpent'. 

Il existe enfin des croyances spéciales au sujet de l'origine des 
perles : on les trouvera plus loin. 

2. Akara. U àkara est le gîte de la pierre, le lieu où elle se 
trouve. On comprend sous ce nom, d'après Varâhamihira (80, 10), 
les rivières, les mines et les gisements sporadiques : 

srotah khanih prakîrnakam iiy âkarasanibhavas tri\idhah 

Buddbabhatta y ajoute avec raison la mer, qui est ïàka/'a de la 
perle et du corail (10 : 



1. Citô dans l'f'dition bengalie du Gariidapurâiia, p. 203. — La tran.s- 
mutation des corps divins en minéraux prècieu.v est uneid^e védique : voir 
les curieux- passages de la Taitr.i.rii/â Sarphitd et de la Rrhndriecatà sur le 
d-membremenl d'.\gni, cités par Macdonell, JRAS. juillet 1S94, p. 558-560. 
C'est également une légende iranienne (Casartelli. JR.A.S.. janvier 1895, 
p. 202-20.3) et égvptieune (Maspero, Histoire ancienne de l'Orient, 1894, I, 
p. 110). 

2. AM. app. 63-67. 

3. VM. i..\x.\ii, 5. 



INTRODUCTION XXI 

pavonidhau sariti ca parvate kàiianc pi va 

tat tad âkaratûni yataiii sthanam adliyoyagauravât 

3. Varna, chàifà. Los çàslras les plus anciens (Vai'âhaniihira, 
Biuld.'ialili.-illa) désignent la couleur des gemmes par le mot carna: 
Butldliabhaita surtout se complaît aux faciles jeux de mots qu'offre 
le double sens de carna (couleur, caste). Mais les traités plus 
récents, dont le langage a gagné en précision', emploient constam- 
ment le mot chàijù, « nuance ». Le choix de cette expression, dont 
le sens propre est « ombre, reflet », peut s'expliquer par une théorie 
des couleurs exposée dans V Ahhidliarinakoracijàkli ijà (fol. 20 du 
ms. de la Soc. As.), d'après laqui.'Ue il n'existe en réalité que quatre 
couleurs, le blanc, le rougo, le jaune et le bleu-noir {n'da), les autres 
(nuage, etc.) n'étant qu'illusion pure [hlLràal'nnntram). Ces cou- 
leurs illusoires ne sont donc que des jeux de la lumière à la surface 
des choses, des reflets {chchjà). 

Les auteurs de çâslras expriment les nuances en les comparant 
à un être ou à un objet d'une couleur connue. Ainsi le rubis est 
comparé au sang du lièvre, au lotus rouge, etc., le saphir au lotus 
bU'u, à la gorge du paon, à des bulles d'indigo, etc. 

4. Jàti. Ce mot a trois sens : a] « gemme authentique », par 
opposition à vijùii, « contrefaçon ». Exemple, BB. 128: 

kàman.i càrutarâh santi jât.înâtii pratirùpakâli | vijatayah 

« Si belles que soient les contrefaçons des pierres authentiques. » 
Ibid. 50 (variante) : 

kàncane bhûsaiie jàti çriyara âvahate parâm 

« Un diamant authentique dans une parure d'or amène la plus 
haute fortune-. » 
b) (( espèce, variété. » Exemples, NRP. 22 : 

tasya dehâd viniskràntah samastarat.najâtayah 

« De son corps sortirent toutes les espèces de gemmes. » 
AM. 326: 

ratnam ekddaçan.i proktaiu sarve sphatikajàtayah 



1. Il suffît de lire les st. 118-110 de BuddhaVjliatta pour constater l'impré- 
cision de son langage : Tidéo de nuance y est exprimée successivement par 
les mots rciga, carna, tels, cloute. 

2. J cite a. ici le rôle d'un adjectif se rapportant à cajrain. De môme, 
V. 107, variantes: anijdnij api eijdtinc mauUtihûni jiariksiayct. 



XXII INTRODUCTION 

« Il 3^ a onze gemmes, savoir : toutes les variétés du cristal de 
roche... » 

c) (( caste. )) Il y avait quatre castes ; il y avait quatre couleurs 
fondamentales : les Hindous ne pouvaient manquer d'attribuer une 
couleur à chaque caste. Cette répartition des couleurs fut probahle- 
ment appliquée en premier lieu au diamant, qui s'y prêtait par la 
variété de ses nuances : le Brahmane dut porter le diamant blanc, 
le Ksatriya le rouge, le Vaiçya le jaune et le Çûdrale noir. Puis on 
divisa le diamant lui-même en castes. Enfin cette théorie fut éten- 
due à toutes les pierres, même à celles où elle devient un pur non- 
sens, comme le rubis. 

5. Dom. fjuna. Ces mots ont deux significations,, selon que la 
gemme est envisagée comme parure ou comme talisman. Dans la 
première acception, \egima et le dom sont ce qui rend une gemme 
belle ou laide; dans la seconde, ce qui la rend bienfaisante ou mal- 
faisante. Généralement les deux définitions coïncident ; ce qui est 
beau est bon'. Mais ce n'est pas toujours le cas. VAgastimata 
(24 sqq.) fait mention de défauts [dom] qui communiquent à la 
pierre une vertu salutaire iguna). Par exemple, un des cinq défauts 
du diamant (dof<àh jianca, 23) est le bindii (24), ce qui n'empêche 
pas le diamant aîïecté de ce défaut d'être giuiadosnnciia (27), doué 
d'influences bonnes ou mauvaises, selon la forme du bindu. 

Il est des qualités communes à toutes les pierres, d'autres spé- 
ciales à chacune d'elles. Buddhabhalta (125) énumère ainsi les 
qualités communes: 

varnâdhikyam gurutvan.i ca snigdhatà samatàcchatâ 
arcismattâ mahattâ ca manînâm gunasanigrahah 

La NRP. (165) dit de même : 

gauravam svaechatâ kântih kâthinyam ratnajâ gunâh 
vihaya vajrani nânj'esu lâghavam çobhanani bhavet 

Ces qualités sont donc : le volume (mahattâ) ; — la densité 
(gurutva, gaurava) : plus une pierre pèse sous un volume donné, 
plus elle vaut ; pour le diamant c'est le rapport inverse, et sa qua- 
lité principale est la légèreté; — la dureté (kâthinya); — le poli 
de la surface (snigdhatà) ; — l'intensité de la couleur (râga, ranga) ; 
— V éclat (arciSj dyuti, kânti, prabhû...) ; — \3i lïjnpidité (svaechatâ). 



1. BB. 27 : gunaviin gunasanipadàiji prasùtih. 



INTRODUCTION XXIII 

Les qualités et les défauts spéciaux à chaque pierre seront éuu- 
niérés plus loin. 

6. Phnla. Les effets sont, à peu de chose prés, les mêmes pour 
toutes les espèces de gemmes. Une pierre possédant les marques 
requises [laksana) procure santé, longue vie, postérité, gloire, 
richesse, protège contre les serpents, les bêtes féroces, l'eau, le feu, 
la foudre, les voleurs, efface les péchés, maintient la bonne har- 
monie entre les amis, etc. Les auteurs de castras se contentent de 
ces formules banales, sans même esquisser une différenciation des 
pierres au point de vue de leurs effets. Ils n'accordent pas même 
leur attention aux propriétés thérapeutiques, si soigneusement 
caractérisées dans les textes médicaux (le lifijanif/lianta, par 
exemple). Les détails minutieux où ils se complaisent parfois 
portent le caractère manifeste d'une amplification littéraire, dont les 
éléments sont dus à l'imagination et la disposition au hasard. Il 
faut cependant réserver quelques cas isolés où paraît s'affirmer une 
réelle croyance populaire: c'est sans aucun doute sous l'influence 
d'une superstition générale que tous les càstrakàras considèrent le 
diamant comme un abortif et l'émeraude comme un antidote sou- 
verain contre le venin des serpents'. 

7. Alàli/a. Sous cette rubrique sont étudiés, en même temps 
que le prix, les deux éléments qui le font varier : le poids [taidija] 
et le volume [sthaabja, pramàna). Le prix est exprimé tantôt en 
ràpakati, tantôt en kârf^àpanas, tantôt (et le plus souvent) sans 
aucune détermination d'unité monétaire : dans ce dernier cas, il 
s'agit probablement de la monnaie la plus commune, le kàrsâpana. 
Ces unités n'exprimant qu'un certain poids, il fallait savoir si les 
espèces étaient d'or ou d'argent. Cette question était résolue 



1. Voici l'indication des passages relatifs aux effets des gemmes. Gemmes 
encicnéral.-Bn. 11. BS. lxxx. 1. AiM. 342, et app. 63-67. NRP. 170. 
ARP. 100. RS. 21. — Diamant : BB. 27.33. 45. BS. lxxx, 14-18. AM. 17- 
22. 2G-34. 59-60. NRP. 27-28. 33-35. 43-47. 50-57. ARP. 7.10-12. 21. 24-25. 
— Perle: BB. 93.66. B.S. lxxxi, 22. 23. 27. 30. AM. 94-98. 101-202. 120- 
122. 125-126. 158. NRP. 76-83. 88. 90. ARP. 33. 37. - Rubis: BB. 127. 143. 
B.S. i.xxxn, 6. AM. 18:'-198. NRP. 113-120. ARP. 53. — Saphir .BB. 186. 
AM. 249. 233-259, 281. NRP. 129-133. 138. — Emeraude : BB. 154.1.5:). B.S. 
Lxxxin. AM. 291-294. 296-297. 300. 309. NRP. 143-145. 148. 1.52. ARP. 80, 
RS. 12. - Onyx: BB. 176-177. — Œil-de-Cliat : BB. 204. — Topaze: BB 
220. ARP.87.— C7i/7/.so/;<'/7//: BB. 223. 225. — ZJ/if.s-ma: BB. 233-238. -■ 
Grenat: BB. 242. — Cornaline: BB. 245. — Cristal: AM. app. 37. 
RS. 18. — Co/'a/7.- BB. 252. — Turquoise: AM. app. 38. RS. 20. — 
Cintdmani : AM. app. 69-60. — MasâragarUha : RS. 19. 



XXIV INTRODUCTION 

d'avance par une règle que l'Appendice à l',4^a.9//ma/a (12) nous a 
conservée, au moins en partie: « Pour l'hyacinthe, le prix est en 
argent ; pour le corail de même ; pour l'œil-de-chat et le rubis, il est 
en or. » On pesait les pierres au moyen d'une balance [tulâ, tràsa], 
que la NRP. (92-98) décrit en termes d'une élégante précision. Le 
système des poids et des prix variait suivant l'espèce de la pierre. 

8. Vijàli. On entend par ce mot: 1° les pierres artificielles 
{krtrima, opposé à sahaja, naturel) : telles sont les fabrications 
dont la NRP. (174-183) donne la formule; 2° des pierres d'espèce 
inférieure imitant les véritables pierres précieuses et susceptibles 
d'être confondues avec elles. La fabrication des pierres fausses avait 
une grande extension dans l'Inde: Ceylan notamment était une 
oflicine renommée dans ce genre d'industrie. 

Tel est le plan appliqué par les ratnaçâstras à l'étude des gemmes 
les plus importantes. Les autres sont traitées d'une façon très 
sommaire, et l'appréciation en est laissée à l'arbitraire des praticiens. 



IV 

Nous allons maintenant présenter un résumé de la ratnaparîksâ, 
en comparant, pour chaque pierre, et dans l'ordre des catégories 
qui viennent d'être énumérées, les données principales des castras 
qui composent notre recueil. 



DIAMANT 



Le diamant {rajra, hiraka, pavi, huliça, hhidura) est considéré 
comme le premier des joyaux-. Son caractère essentiel est d'être 
insécable : il raye toutes les pierres et n'est rayé par aucune ^ 

Origine. — Il tire son origine des os de Bala\ Le nom de vajra 
lui vient de la foudre qui, en frappant l'Asura, donna naissance 
aux gemmes ^ La NRP. simplifie cette étymologie en donnant à 
l'Asura lui-même le nom de Vajra''. 



1. Voir Biî. 16-51. VM. i.xxx. AM. 7-79. NRP. 36-57. ARP. 1-25. 
RS. 1-5. 

2. BB. 16. AM. 7. NRP. t'Z. ARP. 7. RS. 2. — CependaiU AM. app. 32 
fait du rubis le roi des gemmes [aacaratnasya nâiiaUain]. 

3. BB. 46-4y. AM. 77-;6. ARP. «. 

4. BB. 17. 

5. AM. 7. 

tj. NRP. b sqq. 



INTRODUCTION XXV 

GÎTES. — Les principaux (;àsiras en roraptciit huit., (|nel(|ucs- 
uns six seulement' : 

BB. VM. AM. MIP. ARl\ RS. 



Suràstra 




)) 


)) 


» 


)) 




Himalaya 




» 


)) 


)) 


» 


» 


Mâlanga 




» 


Vanga 


Mâtanga 


Magadha 


Mâtanga 


l'aundra 




)) 


)) 


)) 


» 




Kalinga 




)) 


» 


)) 


» 


)) 


Koçala 




» 


)) 


)) 


» 


» 


Vainyàlaia 


V 


en à ta ta 


Venu 


Va ira gara 




Araba 


Sûr para 




)) 


» 


S o para 




» 



Il est difficile de discerner exactement quelle est, dans ces ren- 
seignements gêograpliiques, la part di' la \ érité et celle de l'ima- 
gination -. Quelques-unes seulement des localités énumérées 
coïncident avec des gisements connus; quant aux autres, elles ne 
figurent peut-être dans la liste qu'à titre de marchés ou de ports 
d'exportation. Il est également probable que beaucoup de mines 
ont été anciennement abandonnées, sans qu'il en soit resté le 
moindre souvenir : le « roulement des mines » est un thème fami- 
lier aux auteurs de castras; ils rattachent cet épuisement successif 
des terrains producteurs à la théorie des quatre yugas, mais le fait 
n'en est pas moins réel-'. Quoi qu'il en soit de cette discordance 
entre les données des castras et l'état actuel, voici les quelques 
identifications qui peuvent être proposées. 

Surmtra (Katthiavar). Aucune mine connue. Peut-être s'agitil 
simplement de la région doù s'exporta.it le diamant. La même 
remarque s'applique, avec plus de vraisemblance encore, au port 
de Surpài'A. 

Hiinà/aj/a. Les diamants de l'Himalaya pourraient bien être 
aussi peu réels que ses perles. L'Himalaya était, autant que le Meru 
ou l'Océan, regardé comme le réceptacle de toutes les gemmes*. 
Malgré la découverte de quelques diamants près de Simla, il est 
douteux qu'on y ait jamais exploité de véritables mines. 

Màtanfja. Il n'est pas facile de savoir quelle contrée désigne ce 



1. BB. 18. VM. 80,6-7. AM. 10-13. NRP. 37-38. ARP. C. RS. 3. 

2. Tout ce qui concerne l'état actuel des muics est euiprunlé aux travaux 
de MM. Bail et Mallel. (V. la Bililiographie.) 

3. AM. lU-13. NRP. 37-38. 

4. Çaileiulro bimavàu ràma ratuâlcarasamanvital,!. (Ràm. 1, 37. 14.) 



XXVI INTRODUCTION 

nom, qui ne figure point, en tant que nom de lieu ou de peuple, 
dans le Dictionnaire de Pétersbourg. L'inscription d'Aihoje men- 
tionne une victoire du roi Câlukya Mangalîça sur les Màtangas'. 
Les Càlukyas avaient leur capitale à Vâtâpipura, aujourd'hui 
Bâdâraî, dans le district de Kaladgi; leur frontière orientale devait 
englol)er ou longer les fameuses mines de GolcondC;, et peut-être 
les Mâtangas occupaient-ils cette région. Mais nous savons d'autre 
part que Mangalîça porta ses armes fort loin dans le Nord, jusqu'à 
Jabalpour, tout près des mines du Boundalkhand'-. Il faut donc 
attendre des renseignements plus précis sur la situation des 
Màtai'igas pour identifier les mines en question'. 

Deux castras substituent au Mâtanga le Bengale (Vanga, Ma- 
gadha) : cette indication pourrait se référer aux mines du Chutia 
Nagpur. 

Paundra est le Pundradeça, qui correspond au Behar oriental. 
Il n'}^ a aucun gisement connu dans cette région. 

Kalinga. Le Kalinga est la côte du golfe du Bengale, au S. de 
rOrissa, jusqu'à l'embouchure de la Krsnâ. Ceci est parfaitement 
exact : les districts de la Godavarî et de la Krsnâ sont remplis 
d'anciennes mines (Golapilly, Malavilly, Purtial, Kollur, etc.). 

Koçala (r)udh). M. Bail suppose ici une allusion aux mines de 
Panna, dans le Boundalkhand : mais la désignation serait en 
vérité trop approximative. Peut-être les diamants de Panna étaient- 
ils apportés et vendus à Ayodhyà : il est inutile d'aller plus loin 
dans la conjecture. 

Venâtata et Xaivàfjara désignent le même gisement. La rivière 
\enà est la Veingangâ, dans le district de Chanda, au S.-E. de 
Nagpur; et Vairagarh, sur les bords de cette rivière, possède une 
mine de diamants. 

Sûrpârâ, Sopdra, au N. de Bombay, était autrefois un port très 
fréquenté d'où s'exportait en Occident une grande quantité de 
marchandises indiennes : c'est probablement comme .tel qu'il est 



1. Ind. A lit., V (1876), p. 71. 

2. Bhandarkar, Hist. qf DeMari^, p. 49. 

3. D'après le Gayâmdkdtmya cité par A. \^OTooa\i (EiKjllsh-Skr. Dict.,l\\, 
préface, p. 100), Màtanga est le nom de l'ermilage de Malanga, situé près 
de Gayà. On pourrait songer, d'après cela, aux mines du Cbutia Nagpur ; 
mais il ne paraît pas que ce petit sanctuaire local ait jamais eu assez de 
célébrité pour donner son nom à une région. — M. John Wilson prétend 
(mais sur quelles preuves?) que la tribu des Mafigs, dans le pays mahratte, 
représente « les Mâtangas dos livres sanscrits». {Ind. Ant., III, 1874, 
p. 224.) 



INTRODUCTION XXVII 

mentionné ici. Le GP. y substitue Saiœlra, qui désigne la même 
région ' . 

CouLKURS. — Le (li;ini;int, a diir(''i'enl<>s (■(luhnirs, selon son lieu 
d'origine: venant du Suràsira, il est rouge; de l'Himalaya, cuivré; du 
Màtanga, jaunâtre; du Pundra, gris; du Kalinga, doré; du Koçala, 
couleur de çiiisa; de la \'enà, couleui-dc lune; de Sûrpârû, blanc'. 
C'est la couleur qui détermine à quel dieu un diamant est consa- 
cré^ et à quelle caste il appartient de droit. Les auteurs les plus 
anciens, Varâhamihira et Buddhablialla, prescrivent a u\ quatre 
castes de porter chacune des diamants d'une certaine couleur : le 
diamant blanc est assigné au Brahmane, le rouge au Ksatriya, le 
jaune au \'aieya, le noir au Çiidra. Le roi s(Hi1, étant le maître do 
tous les varnas, peut porter toutes les couleurs''. Les écrivains pos- 
térieurs ont divisé les diamants eux-mêmes en quatre castes. Le 
diamant blanc n'est plus pour eux le diamant des Brahmanes, mais 
le Brahmane des diamants; le diamant rouge est un Ksatriya, le 
jaune nn Vaiçya, le noir un Çùdra'. Cette classification a passé 
dans l'usage et est encore aujourd'hui g^'iK-ialemenl usitée dans 
l'Inde. 

Chaque caste a ses eiïets spéciaux : le diamant brahmane donne 
la science et la sainteté, le ksatriya la gloire, le vaicya la richesse, 
le çùdra la serviabilité". 

Qualités et défauts. — La forme primitive et fondamentale du 
diamant est l'octaèdre : c'est aussi la forme que les ratnaçustras 
reconnaissent comme la plus parfaite. Donc le beau diamant doit 
avoir six angles polyèdres (/conrt,^':'/'^'), douze arêtes {dhài-à)ei huit 
facettes (dala, pârçoa, anrja). On nonmie koti le sommet des 
angles, la pointe; et agrnX^ ligne d'intersection des plans ^ Les 
pointes doivent être effilées (uttuûf/a), les arêtes tranchantes {tiksna) 
et les facettes s^'métriques [aama). 

Le diamant doit de plus être léger {UkjJiu), c'est-à-dire peser 



1. Voy. 13B. Var. 18-19. 

2. BB. 19. 

3. BB. U. VM. 8-10. 

4. BB. 23-26. VM. 11. 

5. AM. 8. 15. NRP. 23. 29. 42. ARP. 15-17. 

6. AM. 16-22. NRP. 43-46. 

7. Ce sens me paraît résulter notamment de BB. 20 et 31 où tiksnàr/ra no 
peut s'e.xpliquer que comme un composé baliuvriLii se rapportant à cllidrà ; 
ai/ra est à dhâfâ comme hoti est à l;ona : hona et dliârà désignent l'angle 
et l'arcte, koti etaf/ra \^ pointe de l'angle et fil de l'arête. On comprend 
d'ailleurs que ces mots puissent s'employer l'un pour l'autre. 



XXViri INTRODUCTION 

moins, à volume ^gal, que le diamant idéal pris comme unité. Le 
plus parfait, sous ce rapport, est celui dont la densité est tellement 
faible qu'il surnnge sur l'eau \ 

Enfin lo diamant doit, au point de vue des propriétés optiques, 
être i)arfaitomont limpide (-scaccha, çuddha, nirmala) et doué 
d'éclat (rnçinivai, b/iâskara). 

A CCS qualités s'opposent des défauts correspondants. 
Il peut être tronqué sur les pointes ou les arêtes (oir'irnaçrrif/a, 
^p/nififrlf/ra, bJiafjnàrjra, JtlmgnadJiàrn), avoir deux angles pour un 
[dviganâçrin], les facettes déformées (f/a/aAîrza) ; être vonàivartida), 
plat [cipita), allongé (pradirr/Zia), lourd [guvii). 

La limpidité du diamant prait être troublée soit par des bulles 
d'air [bndbudn] soit par des taches de forme et de couleur diverse, 
dont les textes donnent une longue énumération. Enfin il peut être 
sans éclat [kànti]ilna)°^. 

Ces qualités et cesdéfautsproduisent de bons et de mauvais effets. 
Un de ces effets est à noter : le diamant fait avorter les femmes, et 
non pas, comme on pourrait le croire, le diamant défectueux : c'est 
au contraire le beau diamant octaédrique qui a cette influence 
funeste. Mais s'il est plat, long, triangulaire ou en forme de çronï, 
il peut être porté sans danger^. 

Selon que le diamant est parfait ou plus ou moins défectueux, il 
est appelé mâle, femelle ou neutre *. 

Prix. — Le prix [inùljja) est déierminé par le poids [taidya). 
Deux systèmes sont proposés: l'un par Buddhabhatta et Varâha- 
miiiira, l'autre par VAgastimata'\ 

Le premier système est fort simple. Le poids est exprimé en 
taudidafi et en sarsapas (1 tandula = 8 sarsapas), le prix en 
j-ùpakas. Le poids maximum est fixé à 20 tandulas ; le prix corres- 
pondant est de 200,000 riipakas. On établit une échelle ries poids, 
dans laquelle chaque degré est de 2 unités inférieur au précédent ; 



1. VM. Lxxx, 14: amh/iasi taratl. AM. 50: tarate toye BB. 39: ta/-ati. 
cdrib/iih. AKP. IV) : (.'â/vtora. — Le passage cité de la Brliatsaïahltà: 
« ambhasi tarati raçmivat » est traduit par M. Kern « cleaves ihrough water 
lilce a ray ». Je crois qu'il faut comprendre « qui surnage sur l'eau et a des 
feux ». — Voir pour les qualités du diamant : BB. i3U. 31-33. V^M. lxxx, 14- 
AM. 35. NRP. 40. AKP. 11. 18. 

2. BB. -^a sq. VM. lxxx, 15-16. AM. 24-34. NRP. 41. 56. ARP. 10. 

3. BB. 45. VM. LX.xxi, 17. ARP. )l'o. 

4. NRP. j>l)-35. ARP. 18. 

5. BB. 35-39. VM. lxxx, 1-213. AM. 38-52. ARP. 1-14. 



INTRODUCTION XXIX 

]<>s prix correspond;! nts sont donnés par le rvlslra depuis 20 taiidu lus 
jiis<|u';ï 1 taiidula. cederniei' valant 1.000 rùpakas. 

ÏA' texte des deux auteurs est sûr (!t le sens parfaitenienl clair. 
Mais si on le eonfi'onte avec les faits, ce sens soulève plusieurs 
objections. La première question qui se pose est celle-ci : quelle 
est la valeur du tandula ? Elle se résout de pj-ime abord sans difli- 
cuUt!: 1 tandula = 8 sar.sapas ; le sarsapa (grain de moutarde) pèse 
1/18 de guàjâ; la guTijà pèse 1 grain 8 : donc le sarsapa équivaut h 
0,1 de grain et 1 tanjula, ou 8 sarsapas, à 0,8 de grain. Le poids 
niaxinmni assigné au diamant est de 20 tandulas = IG grains := 
4 carats. (Je résultat est déjà étonnant : les diamants de 1 carats sont 
assez ordinaires. Comment donc a t-on pu considérer un diamant 
d'un poids si faible comme maximum? — Seconde question: 
combien vaut ce diamant de 20 taïujulas? 200.000 rûpakas. Qu'est- 
ce que le lûpaka? Une division du suvariia (BB. 213) \ Le 
suvarna = IG mâsakas, et 8 màsakas ^ 10 rûpakas. Le rûpaka 
équivaut dont à 0,05 de suvariia. Or le suvarna, d'après Cunnin- 
gliam, pèse 114 grains [Ancient Coins.]). 47); le rùj)aka doit donc 
eu peser 7,2 ; et 200,000 rûpakas = l,410 000 grains ou 93 kil. 3, ce 
qui nous donne, à 3,100 fr. le kil. d'or, une val(>ur de 288.300 fr. 
p )ur un diamant de 4 carats. Résultat inacceptable qu'il faut attri- 
buera une évaluation trop faible du tandula ou trop forte du rûpaka. 
Le second système est un peu plus compliqué. H a pour base le 
pinda, c'est-à-dire une masse idéale d'un poids [tauhja] et d'un 
volume [athaidya] déterminés, qui sert de terme de comparaison. 
Ce pinda est supposé avoir 1 ijaca de volume et 1 tandula de poids. 
Le diamant égal à 1 pinda vaut 50; égal à 2 pindas, 50 x 4; à 
4 pindas, 50 X 12 ; à 5 pindas, 50 X 16... à 20 pindas, 50 X 7G = 
3,800. Jusqu'ici on considère le diamant comme ayant la même 
densité que le pinda; plus léger, sa valeur croit; plus lourd, elle 
diminue-. Ainsi le diamant égal en volume au j'inda, mais plus 
léger de 1/4, vaut 18 fois plus; plus léger de moitié, 36 fois plus ; 
plus léger des 3/4, 72 fois plus. Inversement, si le diamant est égal 
en volume au piiida et plus lourd de 1/4, il vaut moitié moins, et 
ainsi de suite. L'unité monétaire n'est pas indiquée :on peut conjec- 
turer que c'est le rûpaka. En ce cas, le diamant de 20 tandulas 
vaudrait environ 5,500 francs, ce qui est assez vraisemblable. 

1. C'est par erreur que dans la traduclion de. la stance 2I.S, le rûpaka est 
représenté comme un équivalent du suvarna: il en est une division. 

2. Inutile d'observer que ces variations de dtMisité sont puremeui imagi- 
naires, et qu'un diamant ne peut jamais surnager sur l'eau. 



XXX INTRODUCTION 

La différence des deux systèmes ressortira plus clairement du 

tableau comparatif suivant : 

PRIX 



POIDS. 


BB. 






VM. 




AM. 


1 tai ulula 


1,000 


rûpakas 


? 




rûpakas 


50 


2 *)) 


2,000 


)) 


200 




» 


200 


4 » 


2,500 


)) 


2,000 




)) 


600 


6 )) 


3,333 1/4 


» 


8,000 




» 


1,000 


8 » 


6,666 3/6 


)) 


12,500 




» 


1,400 


10 » 


15,384 2IQ 


» 


40,000 




)) 


1,800 


12 )) 


33,333 1/6 


» 


60,666 


2/3 


)) 


2,200 


11 » 


50,000 


» 


100,000 




)) 


2,600 


16 » 


100,000 


)) 


133,333 1/3 


)) 


3,000 


18 )) 


133,333 1/6 


)) 


150,000 




» 


3,400 


20 )) 


200,000 


» 


200,000 




» 


3,800 



CoîsxnEFAçoN. — Les faux diamants consistent en quelqu'une 
des substances suivantes : le fer, la topaze, l'hyacinthe, le cristal 
de roche, l'œil-de-chat, le verre \ On découvre la contrefaçon au 
moyen des acides, du grattage, de la pierre de touche. L'ARP. 
conseille aussi d'exposer au feu le diamant à vérifier : faux, il se 
décolore; vrai, il redouble d'éclaté 

Taille et polissage. — Le diamant, avant d'être monté en or, 
subit une opération nommée parikarman, pour laquelle on emploie 
les diamants trop défectueux pour servir d'ornement (BB. 43j : il 
s'agit apparemment du polissage. L'AM., dans un passage à la 
vérité assez obscur (59-60), semble interdire la taille. Cette défense 
est énoncée plus clairement dans un des extraits qui forment 
l'Appendice de cet ouvrage (App. 61-62) : « La pierre qu'on taille 
avec une lame ou qu'on use par des frottements répétés devient 
inutile et sa vertu bienfaisante disparait; celle, au contraire, qui 



1. BG. 46-47. AM. 76. NRP. 166-167. ARP. 22. RS. 4. — On ne voit 
guère comment le fer peut servir à contrefaire le diamant : mais le texte est 
précis et il est impossible de songer à une correction; car, des deux pas- 
sages qui donnent cette cnumération, l'un a aya^â (BR. 46) et l'autre 
lohatah (RS. 4), 

2. Cf. AM. 76 (Var. de C.) : « L'homme vil qui fabrique de faux diamants 
tombera dans un enfer épouvantable, chargé d'un péché équivalent au 
meurtre. Lorsqu'un connaisseur croit reconnaître un diamant artificiel, qu'il 
l'éprouve par des onctions acides ou aigres, ou par la chaleur : faux, il se 
décolore; vrai, il redouble d'éclat. On peut aussi le laver et le mettre eu 
contact avec du riz : il se pulvérise aussitôt. » 



INTRODUCTION XXXI 

esl absolument naturelle a toute sa vertu. » La taille et le polissage 
sont ici clairement désignés. Un autj-e passage du même traité en 
parle comme d'un procédé normal, et nullement interdit, qui 
précède le montage des diamants en |)arures'. Il est fâcheux (ju'(jn 
ne paisse dater ces mentions intéressantes. 

PERLE 

La ])eY\e{mukéâ, muktâphala, maukti'ka, falabindu) est le second 
des maliâratnâni. C'est peut-être le plus anciennement connu des 
Hindous. Les textes védiques mentionnent fréquemment la perle 
sous le nom de ki-çana. Un des hymnes de l'Atljarvaveda (IV, KJ) 
est une conjuration avec une perle. En voici la traduction : 

« Née du vent, de ratmosphère, de l'éclair, de la lumière 
céleste, née de l'or, que cette conque (çankha), que cette perle 
(krrana) nous protège contre le danger. Avec cette conque, née du 
sommet des voûtes célestes, de TOcéan, nous frappons et vain- 
quons les Raksas dévorants; avec cette conque, la maladie et l'im- 
prévoyance; avec cette conque, les femelles des démons. Que cette 
conque, que cette perle, universel remède, nous protège contre le 
danger. Née dans le ciel, née dans la mer, apportée del'Oeéan, née 
de l'or, que cette conque, que cette gemme prolonge nos jours. Que 
cette gemme, née de la mer, née de Vrtra, qui a pour gîte le ciel, 
nous protège de toutes parts, comme avec un javelot, contre les 
Asuras. Tu es l'un des ors, tu es née de Soma. Tu te montres sur 
le char, tu étincelles sur le carquois. Puisse-telle prolonger nos 
jours! L'os est devenu la perle pour les dieux. Vivante, elle se 
meut au milieu des eaux. Je t'attache pour la vie, pour l'éclat, 
pour la force, pour la longévité, pour une existence de cent années. 
Que la perle te protège! » 

Origine. — Il existe au moins trois traditions distinctes sur 
l'origine des perles : 

1° La perle a lùiit sources {jàti, rjoni-) : l'huître, la conque, le 
nuage, la tête du serpent et du poisson, les défenses du sanglier, 
les bosses frontales ou la trompe de l'éléphant, et liis nœuds du 
bambou'. 

1. AM. 332. Ce passage est également une addition postérieure au noyau 
de l'ouvrage. Il nomme les deux opérations dont il s'agit chedana et 
ulle/thana (coupure et frottement). 

2. Cf. Ajayapàla : « yonir àkaraguhyayoh. » 

3. BB. 52-71. VM.LXxxi, 1. 20-30. AM. 83-106. NRP. 58-69. ARP. 
26-28. RS. 6. 



XXXII INTRODUCTION 

2" Les gouttes de pluie qui tombent dans les huîtres sous le signe 
de Svâtî deviennent des perles. Ce que Y A gasti ma fa exprime dans 
son langage mythologique, en disant que l'huître conçoit par 
l'union de Parjauyaetde Svatî'. 

8" Les dents de TAsura Bala foudroyé par Indra-. 

Les textes combinent tant bien que mal ces traditions évi- 
demment distinctes. 

Si on compare ces croyances sur l'origine de la perle avec 
l'hymne de l'Atharvaveda cité plus haut, on y trouvera plus d'un 
rapport. D'après la conjuration atharvanique, la perle ne naît pas 
seulement de l'Océan (samudra), elle naît dans le ciel [dicijâtah), 
elle a pour gîte le ciel {dioàkaraJj), elle naît du vent, de l'atraos- 
phère, etc. Or, d'après tous nos castras, une des ,}âtif< de la perle, 
c'est le nuage, ou, selon l'expression de Varâhamihira, la septième 
région du vent. L'idée est la même. Également significative est la 
qualification VrtrâJ jàtalr. C'est une claire allusion à la légende 
des gemmes naissant du corps d'un Asura foudroyé. Le nom de 
TAsura importe peu. Au temps de Varâhamihira, on n'était déjà 
plus d'accord sur son nom : les uns tenaient pour Bala, les autres 
pour Dadhicit. Le conjurateur de l'Atharva préfère Vitra : cela est 
sans intérêt, si le fond de la légende est le même. Or il l'est très 
probablement, et cela nous donne l'explication d'une autre expres- 
sion assez énigmatique du même hymne: decânâm asthi krçanam 
hahhuva. Je traduis : « L'os [de Vitra] est devenu la perle pour les 
dieux. » D'après nos lapidaires, les os sont devenus des diamants 
et les dents des perles : mais cette variante est aussi peu impor- 
tante que celle du nom. 

On voit que toutes ces conceptions qu'on. serait tenté de placer à 
une époque récente sont en réalité fort anciennes. 

Gîtes. — Les textes nous offrent deux traditions distinctes tou- 
chant les gîtes de la perle: l'une énumère huit âkaras c'est celle 
de la /h-JiaCsavihitâ; l'autre n'en connaît que quatre, c'est celle de 
VAgastirnata et des textes apparentés. Enfin on les trouve côte à 
côte dans Buddhabhatla. 

a) Les huit âkaras sont, d'après Varâhamihira (lxxxi, 2) : 
Simhala, Paraloka, Suràstra, Tâmraparni, Pâraçavâs, Kauce- 
raoàta, Pândijavàta, HimàUuja. Ceylan, Tâmraparni et Pândya 



1. RB. 74. AM. 108. NRP. 69. Cette croyance est encore courante dans 
le J'enjab. Voy. Panjab Notes (^- Qucries, t. III, p. 43. 

2. BB. 72. AM. 1U7. 



INTIfOUrCTIÙN XXXIII 

dt^signent évidemment les pêcheries du golfe de Manaar et de la 
côte (le Madura; Surâsli-a, celles du golfe deCambaye; Paraçavàs, 
celles du goH'e Pet-sique. Paraloka et Kauveravâta ne sont pas iden- 
tifiés. Quant aux perles de l'Himalaya, elles appartiennent sans 
doute à ces espèces miracul(,'uscs, com|)laisamment décrites par les 
(jâstras, et (|ui ont, pour pivmién; (jualité de rester invisibles aux 
yeux du commun des hommes. 

La siance 75 de BB. peut être considérée, malgré le texte fort 
altéré des mss., comme contenant la même liste. 

h] Les quatre âkaras sont, d'après VAfjnsstimata et les textes 
apparentés : Simliala, Ài-avàtl, Barbara, Pàraiiîka\ 

Couleurs. — BB. ne considère que la perl(> blanche. L'AM. 
admet trois nuances : la blonde [madhura, couleur de miel), la 
jaune [pita) et la blanche [çakla). La NRP. en ajoute une qua- 
trième : la nuance bleue (nila). Le RS. en énumère trois : blonde, 
blanche, rouge (rakta)-. 

Qualités. — La perle doit être parfaitement ronde [rrtta), 
blanche [sita), exempte de toute tache (nirmala), transparente 
{scaccha), lisse (suif/dka, konuda)\ lourde [guru), enfin posséder 
cet éclat doux et velouté qui rappelle celui des éio'ûes [tara, su- 
tura)'. 

Défauts. — La perle peut avoir des défauts: a) de forme: 
ardhari/jja, n"ayant que la moitié de sa forme; cipiia, aplatie; 
dlrglia, allongée; Injuçra, triangulaire; krçapârçca, maigre d'un 
côté ; iricrtta (syn. granthika, granthibliih aamnrta), portant trois 
bourrelets ; sakalaçlesita, faite de morceaux assemblés. — b) de 
composition: çnkiisparça (syn. çuktilagna). adhérente à l'huître; 
rnat>>gnkm, portant un signe comme un œil de poisson; ciaphota- 
pârna, papelonnée ; pankapnrna, karkaràcat, karkaça, çarkara, 
contenant des grains de sal)li;; rùksa, rugueuse. — c) de couleur 
et d'éclat: pUa, jaune; pankacarna, couleur de poussière; kcan- 



1. BB. 76^ AM. 109-111. NRr^. 7:5-74. 

2. AM. 127. NRP. 89. RS. A 

3. Le mot snir/dha a deux sen.s : il signifie ordinairement « lisse ». NRP. 
147 : .•'nigdham raulii^yacinirmulciarn. Dans le second sens, il désigne un 
éclat analogue à celui de la lune. IbLd. 67 çitârnçubunhasamkàçam mauk- 
tlliani sHujdham ucyatc. Ainsi entendu, snigdlia ne parait pas se distinguer 
de sutura, et il me semble que c'est à tort que la NRP. dans le vers 
ci-dessus prend snigdha dans son deuxième sens. 

4. BB. 95. 97. 10:i. AM. U3. 159. NRP. 85-87. RPA. 30-34. R.S. 7. Pour 
la dernière qualité, cf. .Ajayapàla : « târo... muktâçuddhau nirraalamauk- 
like. » 



XXXIV INTRODUCTION 

ftr/avarna, cou\eA\v ûo \iihon; tâmrâbha, cuivrée; atirakta, trop 
rouge; cirarna, incolore; jarnt ha oxxjatliarn, terne'. 

Prix. — Comme pour le diamant, nous nous trouvons en pré- 
sence de deux systf^mes: 1*^ celui de Buddliabhatta et de Varâhami- 
hira; 2" celui de VAgtisiimata. 

Dans le premier système, les poids employés sont : giinjà ou 
krsnala; màsa = 5 gunjâs ; çàna = 4 mâsas, La valeur s'exprime 
en rûpakas ou kàrsâpanas^. Le poids maKimum est 1 çâna, et la 
valeur correspondante, 5300 rûpakas. Chaque mâsa qui s'ajoute 
à ce poids double la valeur de la perle. Le texte donne les prix dé- 
croissants des perles depuis 1 çâna jusqu'à 2 1/2 ou 3 guûjâs. 
Lorsqu'elles n'atteignent pas ce poids, on ne les pèse plus indivi- 
duellement, mais en groupe. On réunit autant de perles qu'il est 
nécessaire pour parfaire le poids appelé d/iaj'cma =1,6 çâna. Le 
groupe peut être de 13 perles et au-dessus. Chacun a un nom et un 
prix particuliers, suivant le nombre de perles qui le composent. 
Ces noms difl'èrent en partie dans Varâhamihira et Buddhabhatta, 
de même que les prix, qui sont en général plus élevés chez 
Varâhamihira. 



(t) NOMS DU duarana de perles 



Nombre de 
perles. 


BB. 


VM. 


13 


guccha. 


pikkâ. 


IG 


dârvika. 


piccâ. 


20 


çuvaka. 


argha. 


25 




ardhâ. 


30 


siktahasta. 


ravaka 


40 


sikta. 


siktha. 


60 

80 


makaraçîrsa. 
kûpya. 


> ni gara. 


100 


piîrna. 


cûrna. 



1. BB. 96. 98-101. AVI. 116-122. 1d.>157. NRP. 75-84. RPA . 29-33. On 
trouve les deux formes jarat/m et jathara. cette dernière plus fréquente. 
Cf M cdi ni : \a\\và.ro na striyâm kuksau vrddhakarkatayos trisu ; Vaijayanti: 
jatharali kathine jîrne. 

2. BB. use seulement du rùpaica, VM. emploie successivement le kàrsà- 
pana et le rûpaka, et de telle façon qu'on doit considérer ces deux mots 
comme synonymes, bien qu'ils aient généralement une valeur fort différente. 



INTRODIXTIOX 



XXXV 





h) PRIX DES 


PERLES 

Prix 




Poids 


~-~ 


■— - 






Bn. 


\M. 


4 mâsak 


IS. 


5300 


5300 


31/2"» 




3200 


3200 


3 » 




2000 


2000 


2 1/2 » 




1300 


1300 


2 )) 




800 


800 


1 1/2 » 




325 


353 


1 1/5 » 




200 




1 » 




120 


135 


4 guùjàs 




50-60 


90 


3 1/2 » 






70 


3 » 




25-28 


50 


2 1/2 )) 






35 


2 » 




10-12 




13 perles 


au dharaïui. 


150 


325 


16 


» 


110 


200 


20 


)) 


79 


170 


30 


1) 


40 


70 


40 


» 


30 


50 


GO 


)) 


14 


40 


80 


)) 


11 


30 


90 


» 


9 




100 


» 


7 


25 


150 


» 


5 




152 


)) 


3 




200 


)) 




12 


300 


)) 




6 


400 


» 




5 


500 


» 




3 



Dans le second système, les poids employés sont la r/iinjâ, la 
mafijall et le kalan,'a; le kalanja équivaut à 40 gunjâs et à 24 man- 
jalis. La gunjâ valant un peu plus d'un demi carat, le kalanja cor- 
respond à un poids de 22 1/2 carats. Le poids considéré comme 
maximum est de 2 kalanjas ou environ 45 carats, et le prix corres- 
pondant, de 117173, l'unité monétaire non spécifiée^ 

1. BB. 78-96. VM. lxxxi, y-lT. AM. t;i8-162. NRP. 91-105. 



XXXVI IN'IRODLCTION 

La niétliode d";ipprêciatioii enseignée par Y Auaf^tlmoia n'est 
guère intelligible : celte obscnrité a pour cause en partie Tinha- 
bilelé de l'auteur, en partie et surtout le mauvais état du texte. On 
trouvera, p. 2-24 sqq.. une longue note où j'ai essayé, — sans grand 
succès, je le crains, — de débrouiller ce chaos. 

CoNTREFAroN. — Il y avait à Ceylan des ouvriers habiles à fabri- 
quer dos perles artificielles, au moyen d'un alliage de mercure. Le 
mode d'épreuve recommandé pai' tous les castras est le suivant : on 
met la perle suspecte dans un mélange d'huile et d'eau (l'AM. pré- 
fère l'urine de vache) additionné de sel, et on l'y laisse séjourner 
une nuit. Le lendemain, on l'enveloppe dans un linge blanc et on 
la frotte avec de la glume de riz. La perle fausse se décolore, la 
vraie redouble d'éclat'. 

Quelques manuscrits de Buddhabhalta nous ont conservé une 
curieuse recette pour la fabrication des perles artificielles'. Elle a 
pour auteur Vyàdi, écrivain médical connu seulement par de rares 
citations. Peut-être ne sera-t-il pas sans intérêt d'en donner ici la 
traduction, bien que le sens offre quelques incertitudes : 

(( Dans un pot neuf, beau, bon et bien fermé, mettez de menus 
fragments de perle et par-dessus un morceau de nacre fraîche...^ 
Faites un trou dans un tas de grain et y laissez le pot enfoui durant 
un mois. Retirez alors tout le contenu du pot et faites-le cuire en y 
ajoutant du jus de citron. Découpée, pétrie et roulée en boulette*, 
cette substance vous donnera, selon ^'os souhaits, une perle infé- 



1. BR. 104-107. AM. 166-1G9. ARP. 41-42. 

2. Elle est interpolée dans la RP. de BB. : 1» parles mss. D. E, qui la 
placent après la st. lUl ; t" par la recer.sioii du GP., après la st. y:^. Ces deux 
textes sont mutilés, mais se complètent l'un l'autre : on les trouvera aux 
Variantes, p. 2l:i. Voici le texte que je pro|Ose de restituer (le romain marque 
les mots incorrects ou ininielligibles pour moi| : hri'à nace siipihite çuhha- 
cdrubkdnde niuktàhanâtiihitanùtanaçulnikdndam \ sphoto nava pranidad- 
hâti tataç ra blidndain f<ain^t/)dpija dhdnyacayc balain e/,ainû^ain || ddâya 
tal sakalam eoa tato ' tinab/idnddd Jainblrajdtarasayojanayd cipakcam \ 
pi.ftarn tato mrdularam Lrtapindainûrti l.urydd yathestain anumaul,tikam 
âçu eid(lham\\tnrlliptaniati'yaputamadl>yaQatain tu krtDÛ paçcdt pacet 
tanu intar en viianapattyâ | duydlie tutah paijasi, tam eipacet stirâyâm 
pakcain tato pi /laywd çuc.irlkkanena \\ ruddharn tato rimalarastraniy/iar- 
sanena sydn inauktikaiii cipulasad(/una/,dntiyuktam \ cyddi /■ Jngdda jaga- 
tdin hi nia/id/irab/idcah fidd/io cidaQd/ia/dta\a\\yc\rayk daydluh\\ 

8. Que signifie sphoto na cd ? D'après Rajaniyh. 13, V16, mu/dd-^p/iota = 
çuldi. Favit-il entendre : « de la nacre d'huitre ou autre? » 

4. G. « Eroiiée avec des carottes amollies et amincies. » Cette leçon n'est 
guère vraisemblable. 



INIR!iI)i:( TION XXXVII 

rieure'. \ itc poi'ct'o. Pl;ioez-la dans uik^ omoloppc [d'ôcaillos] do 
poisson' enduite de terre glaise, et laites cuire le tout doucement, 
puis... l-"aitesla cuire dans du lait, de Teau et de l'alcool, ensuite 
avec de l'eau et de la gomme pure. Netloyez-la enfin avec un linge 
propre. Vous aurez une grosse perle, de belles qualités et de grand 
éclat Voilà ce qu'a révélé aux hommes Vyâdi, puissant, saint, 
expérimenté, uniquement appli(|ué à leur bien et compatissant 
pour eux '. » 

Il ne suffit pas que la perle soit d'une parfaite beauté naturelle : 
il faut encore qu'elle soit délicatement percée d'un trou petit 
(aùksma) et droit (r/u). Si elle est endommagée par cette opération, 
elle perd une grande partie de sa valeur. Les perles mythiques ont 
parmi leurs caractères celui de ne pouvoir être forées *. 

Les perles sont montées en parures, dont chacune porte un nom 
particulier, suivant le nombre des rangs qui la composent : on en 
trouve l'énumération dans Varâhamihira". 



RUBIS 



Origine. Espèces. — Le rubis {mànikf/n, pachnaràr/a) a pour 
origine le sang de Bala. Il se divise en plusieurs espèces que nous 
avons énumérées plus haut (p. xvi). La seule question qui reste à 
examiner est celle-ci : que faut-il entendre par les expressions de 
Buddhabhallaet de Varâhamihira : k/i rnrindnja , saïu/and hi ko(thrf , 
aphatikaprasùta (BB.), kuriicindahltnra snngondhihhara, fiphafi- 
kahhara (ViM.), dont le sens littéral est « né du soufre, du cinabre, 
du cristal de roche »? Faut-il croire que le çàstra, source des 
deux auteurs, considérait le rubis comme du soufre, du cinabre, 
du cristal transformés'? Le fait serait assez étrange pour être décrit 
ou au moins explicitement affirmé. Or, on ne trouve pas dans nos 



1. Anamauhtikam. Comparez : praniau/.ii/.am. NRP. 71. 

2. Le fiutniiàka est un mode de coction qui consistf^ à mettre au feu une 
substance roulée dans une feuille, elle-même recouverte d'une couche d'ar- 
gile : ici la feuille est remplacée par une peau de poisson. 

.S. Je ne sais ce que ce procédé donnerait dans la pratique, mais il se rap- 
proche des procédés actuels par l'emploi de plusieurs ingrédients : la nacre, 
les écailles de poisson, la gomme, l'alcool (utilisé comme siccatif). Voy.Julia 
de Fonienelle et Malepeyre, Manuel du Bijoutier, Paris, lo84, pp. 217 sqq. 

4. HB. 53. 97. 102. VM. lxxxi, 22. 29. 

5. V'M . Lxwi, 31-36. Cf. aussi Amara/.oça. 2, 6, 3. 67; Hpmacandra, 
Ahhidh. 661-662. 



XXXVIII INTRODUCTION 

textes la moindre allusion à ce phénomène chimique. Il semble 
donc qu'en admettant, sans autre preuve, cette transmutation, on 
accorderait une importance excessive à des suffixes, qui ne veulent 
peut-être qu'exprimer une dérivation étymologique \ 

GÎTES. — D'après tous les castras, les plus beaux rubis se trou- 
vent à Ceylan, dans le lit d'une rivière nommée Râvanagangà. 
D'autres, de qualité inférieure, se rencontrent à Kalapura, Andhra 
(Haïderabad), Tumbara-, L'ARP. (42) s'écarte ici des autres textes 
et assigne au rubis les gites suivants : Ceylan, Malaya, Suvela, 
Gandhamâdana. Les deux derniers sont des montagnes mythiques 
situées, le Suvela près de Lanka, et le Gandhamâdana dans la 
réo-ion du Meru. Le Malaya a plus de réalité : c'est la chaîne de 
Travancore; et la présence du rubis à un endroit où a été signalée 
la présence du corindon^ n"a rien que de vraisemblable. Une tradi- 
tion, sans doute ancienne, plaçait dans cette montagne d'abondants 
gisements de pierres précieuses : elle est attestée par MBh. 2, 52, 
34-35, où Yudhisthira reçoit en présent des joyaux du Malaya : 

malayâd dardurac caiva candanâgurusamcayân 
maniratnâni bhàsvanti kâncanani sùksmavastrakam 

Couleurs. — Les nuances du rubis sont nombreuses, et nos 
lapidaires les énumèrent avec grand soin\ Elles se rangent sous 
trois couleurs principales, d'oîi procède la division tripartite du rubis 
en padmardf/a, kuriwinda et saugandhika, le premier d'un rouge 
vif, le second d'un rouge jaune, le dernier d'un rouge bleu '. Ce ne 
sont point là des différences locales, du moins dans l'opinion des 
anciens çâstrakâras : Buddhabhatta déclare qu'à Ceylan, dans le lit 
du même fleuve, se trouvent les quatre espèces de rubis (114). 
V Agastimata remarque que les rubis originaires du môme lieu 
diffèrent de couleur (175). Mais, comme l'opinion définitivement 
acceptée attribuait au rubis quatre âkaras d'une part, et quatre 



1. 8B. 114. VM. Lxxxu. 1. AM. 174. NRP. 109-110. ARP. 45-47. 

2. BB. 108-111, 123-1:34. AM. 177-179. NRP. 107-111. R.S. 8. 

8. Balfour, dans Helect Rec. Goct. Madras, n" 89, p. 94. Madras, 1857. 

4. HB. 114-124. VM. lx.x.xu, 1-2. AM. 174-178. 199-210. NRP. Iu9-110. 
121-125. ARP. 48-53. RS. 9. 

5. AM. 174. 208-210. BB. y ajoute une quatrième variété, le rubis sp/iati/ta, 
qui a la même couleur que le karuclnda et ne s'en distingua que par uu 
éclat supérieur (121). La NRP. compte également une variété de plus, le 
nilafjaiKlhi, d'un rouge nuancé de bleu, et qui par conséquent peut être con- 
sidéré comme une subdivision du saugandidha (109-110). 



INTRODrCT[0\ XXXIX 

variétés de l'autre, e'eùt été in(M'V(Mlle ((n'iiii tln'oiicien ne vint pas 
inaugurer une corrélation factice enirc les deux laits. Nous trouvons 
cette concordance établie dans la Nacaratnapnnkm (10',)-1H)! : 
« A Ceylan, le rubis est rouge, on l'appelle padmaràr/a; à Kala- 
pura, il est jaune et prend le nom de kuruvinda; à Andhra, il a la 
couleur des jeunes pousses de l'açoka et se nomme snuf/and/ulva; 
àTumbara, il est d'une nuance bleue et s'a[)|)ell(> mhif/nndhi. » 

L'amour immodéré de la classification a inspiré à quelques théo- 
riciens l'idée plus étrange encore de superposer une troisième sub- 
division aux doux premières. On avait bien auparavant réparti les 
diamants en quatre castes, mais personne n'avait songé à en faire 
autant des rubis. Le Pseudo-Agasti répare cet oubli (ARP.47,52) : 
(( Le padmaràga est l)ralimane, le kin-u\inda ksatri3'a, le cyâma- 
gandhi vaiçya, le màuisakhanda çùdra... Le brahmane est rouge 
blanc, le ksatriya rouge vif, le vaiçya rouge jaune et le çtâdra 
rouge bleu. )) Il résulte de là cette conséquence singulière que le 
rubis de la première caste est inférieur par la couleur à celui de la 
seconde ! 

Qualités et déf..\l:ts. — L'AM. et la NRP. attribuent au rubis 
quatre qualités et huit défauts \ 

Les qualités sont : 1, un éclat velouté i^nif/d/ià chàt/â); 2, la lour- 
deur (f/ur(iina)\ 3, la pureté [nairmali/a); 4, l'intensité de la couleur 
rouge [aiiraktatà)'-. 

L'ARP. décrit en ces ternies le beau rubis : « Que le rubis soit 
doué d'un éclat très rouge, insécable au fer, poli, coloré comme une 
boulette de chair : il donne alors l'intelligence et détruit le mal... 
Celui d'où le frottement fait jaillir du lait, que le fer ne peut couper, 
qui a de nature un éclat supérieur {ùrdhvavavti ), procure la ri- 
chesse. » (53. 60.) 

Le rubis est susceptible de huit défauts II peut être : 1, vicchàiia 
(AM.) ou dcicchàrja (NRP.), marbré; 2, dripada (= dvirùpa), 
dissymétrique : c'est probablement le même défaut que l'ARP. 
nomme vnkra; 3, hhinna (= sabheda). fendu; 1, harkara (= Qar- 
karàyukta), renfermant du gravier; 5, laçunapada {= dugdha- 
liptasama), ayant l'apparence d'être oint de lait; 6, kâmala\ 



1. BB. et VM.. par une coïncidence expressive, n'énuuièrenl pas ici les 
qualités et les défauts du rubis, mais ceux des gemmes en gcnérai. (BB. 
125-127. VM. 82, 4.) 

2. AM. 107. NRP. lia. RS. \). LRP. h. 

3. Il y a dans les mss. une perpétuelle confusion entre Imniala et komala. 
Ce dernier est inadmissible; il signilie « mou, tendre » : or le rubis alïecté 



XL IXTRODL'CTION 

jaunâtre; 7,, /of/a (=râgahlna, rangahîna), décoloré; 8, dhi'unra, 
couleur de fumée V 

Selon l'ARP., dont la liste est un peu différente, le rubis peut 
être crevassé (randhro), granuleux [kàrkaçya), taché {màlinya), 
rugueux [rùkf<a), trouble [nvairadija), plat {cipita], léger [lagha], 
difforme (vakra)*. 

Piiix. — Varâhamihira donne le tarif suivant, où l'unité moné- 
taire n'est pas spécifiée : 

Poids Pris 

1 pala (= 4 karsas) 26.000 

3 karsas 20.000 

2 )) 12.000 

1 karsa (=16 mâsakas) 6.000 

8 mâsakas 3 .000 

4 » 1.000 

2 » 500 

Il est probable que les prix sont en kârsâ panas. 

Buddliabhatta (144), sans énoncer la série des prix, se borne à 
formuler la règle suivante : « Le prix qui est attribué à un diamant 
d'un poids mesuré par le dénombrement des tandulas est aussi le 
prix d'un rubis dont le poids est exprimé en mâsakas. » Que signifie 
cette formule? Rien de plus que ceci, semble-til : un diamant vaut 
le même prix qu'un rubis du même poids ; le poids du diamant 
s'exprime en tandulas et celui du rubis en mâsakas. Toutefois un 
autre sens est possible : un diamant pesant un nombre donné de 
tandulas vaut le même prix qu'un rubis pesant le même nombre 
de mâsakas (ou de demi-mâsakas, si nous adoptons la leçon de 
plusieurs mss. màsakârd/iam \màsakârdha°] au lieu de màsakâ- 
khj/â). Le diamant aurait ainsi une valeur plus de onze (ou de cinq) 
t'ois supérieure à celle du rubis, ce qui est bien difficile à admettre; 
d'ailleurs le tarif qu'on obtient en appliquant cette formule n'offre 
aucun rapport avec celui de Varâhamihira. Deux mss. de BB. 
(Variantes, 143) contiennent un autre tarif presque identique à 
celui de VM., mais qui est manifestement interpolé : 



de ce défaut est défini comme ayant la couleur du miel, d'uu fruit de kan- 
kola, des fleurs de l'açoka, c'est-à-dire, eu somme, une teinte jaune. Il est 
vrai que kdmala ne se trouve pas dans les diciionnaiies. mais il se forme 
régulièrement de Uâmalà, « jaunisse ». 

1. AM. 180-195. NRP. 112-118. Cf. LRP. 6. 

::.'. .\RP. 61. 



INTKOOLCriOX XI.I 

1 pala aO.Ooi » kàr^^apanas. 

3 karsas 25.000 » 

2 » 11.000 » 

1 karsa 6.000 » 

Smâsakas 2.000 » 

2 )) 500 » 

1 iiiàs-ika 200 » 

l^-Afiantiriiata ('\pos(^ un systrme (rappi'('(Mali()n fondé sur trois 
élémonts : a) la variété ;i laquelle appaiiicnl le rubis ( padmarâr/a, 
kuviœindn, ftnnf/anc/Iiikn); 1)) le volume, ('ivaliié en yavas; c) Téelat, 
évalué en sarsapns. L'éclat normal iruin' pierre est mesuré au 
moyen d'une graduation en 20 sarsapas; suivant f|ue son éclat est 
supérieur, moyen ou int'éi'ieur, le rubis (>st([ualifié de r^/v/^rara/V/, 
pàrçrnvdrti, ar//iorrirti, distinction e.\[)rim('i' plus clairement, dans 
TARP., |)ar les termes ûrdhrajtjotis, i)à/-rrq/ijoiif>, [ndho/r/otis]. Si 
l'éclat d(''passe 20 sarsapas, le rubis (>st appelé h'fintiranr/a et sa 
valeur aujzmente dans une forte proportion, l/uniit'ost un xolumc 
de 3 3\avas; chaque fois qu'une unité s'ajoute au volume de la 
pierre, son prix est doublé. Le prix maximum est de 261,914,000'. 

CoNrHEFAcoN. — Le rubis artiflciol se falna'que au moyen d'un 
coquillage calciné (^probablement de la nacre) mêlé de vermillon'. 
( )n éprouve le rubis en le frottant avec un diamant ou un rubis 
aulhenti([ue : la pierre fausst' s"éniiett(> au frolteiiient '. La NRP. 
recommande aussi l'épreuve par l'ébullition, qui décolore les 
gemmes contrefaites ^ Buddhabhaija énumère sous le nom de f/?/'<7/'/ 
cinq sortes de rubis faux qui senibleul être, non à proprement 
palier des fabrications, mais des pierres inférieures, ressemblant 
au rubis et susceptibles d'être confondues avec lui : ce sont les 
rubis faux de Kalaçapura, de Tumbai-a, de Ceylan, les Muktâma- 
lîyâs et les Çripûrnakas *. 

S.APHIR 

Origine. Espèces. — Le saphir (nîla) tire son origine des yeux 
de Bala\ Il se divise en deux grandes classes nommées indranHa 



1. AM. 1>11-;.'M. ARP. 54-58. 

2. NRP. 182-183. 

.3. BB. 136-137. A M. 236-238 

4. NRP 163. 

5. BJi. 129-131. 

6. BB. 179. AM. 240. 



XLII INTRODUCTION 

et mahânila. Les castras sont en désaccord sur l'exacte signification 
de ces deux termes'. D'après BB., Vindranila est le saphir dont 
les reflets ont les couleurs de l'arc-en ciel, le mahânila, celui qui 
colore le lait en bleu; mais, selon les autres castras, cette propriété 
de colorer le lait en bleu est caractéristique de Vindranila^. Quant 
au mahânila, l'AM., qui s'accorde avec BB. à en faire une seconde 
classe du saphir, désigne par là le rubis de Ceylan, par opposition 
à celui du Kalinga considéré comme inférieur'. Les autres textes 
ne mentionnent pas le mahânila. L'ARP. distingue, outre Vindra- 
nila, une seconde espèce, de qualité inférieure, d'un bleu tirant sur 
le blanc, qu'elle appelle jalanila; ce n'est là sans doute qu'un 
synonyme de mahânila''. L'A^L décrit encore, sous le nom de 
bâlnvf'ddha, une variété inférieure du rubis \ 

Gîtes. — BB. ne connaît qu'une contrée productrice de saphirs : 
Ceylan. La NRP. donne la même indication, en précisant un peu : 
c'est sur les bords de la Râvanagangâ que se trouvent les saphirs. 
L'AM., tout en assignant le premier rang à Ceylan pour l'abon- 
dance et la beauté de ses pierres, signale deux mines secondaires : 
celles du Kalinga et de Kalapura (?). Les saphirs de ces deux gîtes 
se distinguent par leur couleur : ceux du Kalinga ressemblent à 
l'œil de la vache, ceux de Kalapura à l'œil de l'aigle ^ 

Couleurs. — Le saphir a dix ou onze nuances, dont les castras 
donnent l'énumération '. Selon que sa nuance tire sur le blanc, le 
rouge, le jaune ou le noir, il appartient à l'une des quatre castes" ; 
selon qu'elle est plus ou moins intense, il est classé comme nila, 
indranila ou mahânila. 

QuAr-iTÉs ET DÉF.\UTS. — Lcs qualités du sapliir sont" : 1, garu, 



1. BB. l'.)5. AM. 244. 208. NIîP. l:W. .\RP. 62. 75. RS. 10. 

2. Le RS. dit seulement que sa couleur est iuleuse (y/ianair carnair) : 
mais la définition est identique au fond. 

3. Le RS. définit le inalKnula comme ayant la couleur d'un nuage : 

indranilo ghanair vari.iair mahànilo mbudadyutih. 

4. Si, dans le vers du RS. cité, ou introduisait la correction très soute- 
nable ambudhl pour amhuda, on auritit l'équation j'alaiiîla = atnhudhinila 
= mahânila. La concordance des textes serait ainsi complète. Cf. BB. 182, 
où il est dit que certains saphirs ont la couleur de l'eau de la mer. 

5. AM. 276-279. 

6 .BB. 179. AM. 241-248. NRP. 12fi. ARP. 63. 

7. B)i. 181-182. AM. 263-265. NRP. 135-137. ARP. 72-73. 

8. AM. 246-247. 249. NRP. 127. ARP. 67. 

9. AM. 261. NRP. 131. ARP. 63. RS. 11. LRP. 9. 



INTRODICTIOX XLllI 

lourd; 2, snir/dha, d'un ('•clat vclonti''; .1, siirrinf/àf/Iii/n, ftiiranr/a, 
bien coloré; 4, pàrrmrnnjana, (\m roloi-*» les obji.'ts environnants; 
5, trnarjrà/iilram, proprièlé d'allijtîr les brins de paille'. 

Les défauts sont au nombre de six'' : 1, abhraka, couleur do 
nuage; 2, karkara, saçarkara, contenant du gravier; 13, li-nsa, 
présentant l'apparence d'une brisure, 4, bhinna, fendu; 5, iurdà, 
mrtdkàr/arb/ia, ayant de l'argile à l'iulérieur; 6, pmâna, arma- 
garblia, ayant une pierre à Tintéiùeur. 

Prix. — D'après BB., le saphir se pèse en siira/-ijas, d'après 
l'AM., en i/acas; mais tous deux s'accordent à lui attribuer la mémo 
valeur qu'an rubis '•. 

Conti:kfa(;on. — Buddhabhalla (''uuiiii''rt' (•in(| substances ser- 
vant à contrefaire le sapliir : le vcri-e, \a crist.il de roclie. l'œil-de- 
chat. le h-aranra et ïiilpaln. Ces deux derniers minéraux ne sont 
pas identiliés : l'auteur se borne à dire qu'ils se reconnaissentàleur 
teinte cuivrée '. 

La NRP. donne pour la fabrication du saphir une recette ana- 
logue à celle du rubis, mais où le vermillon est remplacé par l'in- 
digo '\ 

ÉMERAUDE 

Oric.ine et gîte. — L'émeraude (nuiraL-ata, tàr/,si/a') a pour 
origine la bile de l'Asura Bala que Garu'.ja laissa tomber sur la 
terre. Le gîte de celte pierre est indi(|ué en termes assez vagues. 
C'est une montagne située (( au delà du pays de Barbara, sur les 
confins du désert, près du rivage de la mer i)\ l)'a[)rès l'AM. "287, 

1. I>'AM. 2H1 porte simplement sm'fjcl/ia. Jl esl toujours ;issez difficile de 
savoir dans lequel de ses deux sens (voy. p. xxxiii. u. S) sni'jdha doit; être 
entendu J'ai choisi le second à cause du texte parallùle do la NRP. l:>4 : 
f>n iijclliakdntltca m . 

•Z. Celte 5« l'iualité n'est mentionnée que par la NRl'. Elle figure (Unis le 
Riijanujkanlu XIII, Idl. Le RS. a trnacara. 

o. BB. 164-185. AM. 252-;:i53. NRP. 1;3'.)-1:!:!. ARP. (Jl. LRP. 10. 

4. BB. 197. AM. 270-275. 

5. BB. 11)2-194. Sur ïutpala, cl'. Mcuùindld, p. 510 : 

indivaraçyàmavapuh suçobhani 
svacchain drdban^i bhàsilam utpalàkhyam . 

6. NRP. 178-179. 

7. ARP. 80. 

8. BB. 150. La st. 149 ajoute que dans celle région « les arbres turuskas 
ruisr^ellent d'encens » C'est vraisemblablement une manière détournée de 



XLIV INTRODUCTION 

cette montagne, célèbre dans les trois mondes, est « dans le pays 
des Turuskas, aux environs du rivage de la mer ». Le liS. 13, la 
place « dans le pays des Mlecchas ». Enfin l'ARP. 75, dislingue 
deux gîtes, l'un chez les Turuskas, l'autre dans le Magadha. Les 
indications relatives au premier gisement pourraient se référer à la 
« montagne des Émeraudes » de la géographie classique, c'est-à- 
dire le Gebel Zabarah, qui se trouve en effet sur le bord de la mer 
Rouge, dans le voisinage du désert de Nubie. 

Quant au gisement du Magadha, il peut également être réel : on 
a signalé une mine d'émeraudes à Hazaribagh, dans le Bengale'. 

Couleurs. — La plupart des castras se bornent à une simple 
énumération de nuances : BB. en compte sept, la NRP. huit, 
l'ARP. six, le PS. quatre. L'AM., plus précis, définit d'abord 
l'émeraude qu'il considère : c'est la « grande émeraude » (maJià- 
marakata), c'est-à-dire celle qui a la propriété de colorer les objets 
qui Tavoisinent. Il y distingue ensuite deux classes : l'émeraude de 
couleur normale (sahaja) et l'émeraude de couleur foncée (çrjàina- 
lika). La première a la teinte de la mousse d'eau (ç.aivàla); la 
seconde est susceptible de trois nuances : plumage de perroquet, 
fleur de çirisa, vitriop. 

Qualités et défauts. — On énumère cinq qualités et sept dé- 
fauts de l'émeraude. Elle doit être : 1. pure, svaccha (= nirmala) ; 
2, lourde, gara; 3, bien colorée, fiuvarna, suràr/a (= râgabaliula) ; 
4, lisse, snrf/dhn; 5, sans poussière, arajnska, avenuka^. 

L'émeraude défectueuse peut être : 1, çahala (=kalmâsa), bi- 
garrée; 2. jaratha {■=■ kântihîna), terne; 3, malina (= viccliâya), 
marbrée; 4, rùksa (=asnigdha), rugueuse; 5, sapâsàna, ayant une 
pierre incrustée en son iîiilieu; 6, karkara (=çarkarâyukta), semée 
de grains de sable; 7, cimphota (= sapitaka), bosselée ^ 

Buddhabhatta, qui parle de ces qualités en termes moins précis 
et d'une moindre rigueur technique, loue l'émeraude d'un vert 
intense {atyavtlialtarita), d'un éclat tendre {komala], qui a comme 
une chevelure de rayons [arcirvitânajatila), dont l'intérieur est 
parsemé d'une poudre d'or [kàhcMnacurnenàntahpùrna] et coupé 



dire, comme le fait e.xpressémein l'AM., qu'elle est située dans le pays des 
Turu>kas. 

1. Àlailet, Rcc. Gp.oI. Sure. Inr/., VII, 4.S. 

2. BB. 152. VM. i..\xxiii. ..\M. nOl-308. NRP. 119-151 ARP. 78-79. 

RS. v^. 

8. AM. 297. NRP. 147. 
4. A. M. 29U. NRP. 143-146. 



INTRODUCTION' XI, V 

de fissures qui lui donnent un éclat parlioulier {/infarh/iedrisam- 
hliavà dîpd/j), etc.' (Juant aux défauts, il on donne la mènieénu- 
niération (juc les autres textes, sauf qu'il suhslilueau défaut in^ininé 
vis-p/tot/i un autre qu'il appelle ri/àjalu-. 

Prix. — Le prix de l'énioraude est, d'après l'.AM., égal à celui 
du ruhis; suivant BH.. il lui est supérieure 

L'oNTREKA(;oN'. — Huddliabhalta nomme trois substances qui 
servent à contrefaire r(''meraude : le \ erre, la pidrikà et le hhaLlà- 
taka (165-167). La NRP. décrit un procédé de fabrication qui a 
pour principal élément un mélange de garance, d'indigo et d'oi'pi- 
raeiit (180-181). 

UPARATNÂNI 

Les uparo.t nàni ^owi décrits très brièvement dans nos lapidaires, 
et il est inulilede répéter ici le peu qu'ils (M1 disent. Quatre seulement 
de ces pierres inférieures requièrent quelques observations : la to- 
paze, l'œil-de-chat, le cristal de roche et le corail. 

Topaze {pusrjaràga] '. — La topaze est née de la peau de Bala; 
sa valeur est égale à celle de l'œil-de-chat. Les (,'âstras sont en 
désaccord quant à l'indication de ses gîtes : d'après BB., elle se 
Irouvedansl'lliinalaya; d'aprèsrAM.,à Ceylan età Kalahastha(?); 
d'après le RS., à Ceylan et à Karka (?i. 

Œjl-de-chat [vaidàrija)''. — On a souvent identifié le vaidàrya 



1. BB. 157-162. 

2. « Çildjata literally uieans stone and lac. Tlie lenii is applied to certain 
Ijiiuniinous substances said lo exude from rocks during the bol weather... 
Il is a dark siicky unctuous substance lesembling bdellium in appearance. » 
(U. Cband Dutt. Materia medica, 95.) Cf. Garbe, p. 4'J. Cf. aussi Tavernier, 
1. 11, ch. 16 : « Sur la pluspart de ces pierres. . . il paroit toujours comme une 
espèce de graisse, qui fait ((u'on porte incessamment la main au mouchoir 
pour l'essuyer. » 

■A. aM. ■iU-i:il. BH. 17;M74. 

4. BB. 216. .\\\. app. 6. NRP. 159. .\RP. 87-89. RS. 16. — Le nom qui 
désigne la topaze en sanscrit se trouve sous les deux formes pusijarâç/a et 
pa^pardija. (Un sait que les mss. en devanagarî confondent les groupes .^•^/ 
et !fp.] M. Pischei a réuni des arguments décisifs en faveur de la première 
lecture. [Rudrutas Çrnfjdratilaf.a, p. Iu2-10o.) Mais il se peut quedesécri- 
A'ains indiens de basse époque aient commis la même méprise que les éditeurs 
moderiHis : par exemple, dans les vers 98-99 de VAgastii/d liatnaparîksd 
(p. i\).\), où le mot est réduit à son premier élément, il est difficile de croire 
nue pusyardgam nii àié abrégé en pusijdiii, tandis que l'abréviation /'U.<- 
/,ani=pu.^/iai-dgam ne fait aucune difficulté. 

5. BB. 192-206. AM. app. 9. NRP. 16U. ARP. 90-92. RS. 14. LRP. 11-12. 



k 



XLVI FNTRODUCTION' 

avec le béryl : mais cette opinion, fondée exclusivement sur l'éty- 
mologie, a perdu beaucoup de sa probabilité. Les auteurs les plus 
récents, MM. R. Garbc' et S. M. Tagore- s'accordent à y re- 
connaître non le béryl, mais l'œil-de-cbat. Le principal argument 
qui appuie cette nouvelle interprétation est la ressemblance fré- 
quemment signalée du vaidùrya à l'œil d'un cbat. La description 
de Buddhabbatta la fortifie, ce me semble, d'une nouvelle analogie : 
je veux parler du chnioiement caractéristique de l'œil-de cbat, et 
qui est clairement défini (BB. 200) comme un des principaux attri- 
buts du vaidùrya. 

Suivant une tradition générale et ancienne, le vaidùrya (autre 
forme de caidùrija) est ainsi appelé d'après son lieu d'origine. Cette 
dérivation fait l'objet d'un siitra de Pânini (4, 3, 84), commenté en 
ces termes par Patanjali : « On ajoute le suffixe ya à vidûra pour 
ai gnijier la provenance. Cette règle n'est pas juste : car cette [pierre] 
ne provient pas de Vidûra. Comment cela? Elle provient de Vâla- 
vâya, elle est travaillée à Vidûra. — Mais le mot Vâlavâya se 
transforme en Vidûra et c'est à celui-ci que s'adjoint le suffixe ya. 
Ou bien le mot Vidûra est une autre forme de Vâlavâya. Si l'on 
dit: « Non, le nom de Vidûra ne s'étend pas à Vâlavâya, » on peut 
répondre : Les marchands appellent Bénarès Jitvarî; de même les 
grammairiens appellent Vâlavâya Vidûra. )) 

Ainsi le vaidùrya se tire, à proprement parler, de la montagne Vâla- 
vâya; il est travaillé et vendu dans la ville de Vidûra, dont le nom 
est souvent appliqué à la montagne elle môme'. 

Cette montagne est située dans le sud de l'Inde. Est-il possible 
de préciser davantage sa situation? Buddhabbatta nous fournit sur 
ce point un précieux renseignement. Selon lui, le mont Vidûra se 
trouve précisément à la frontière de deux pays. Le premier est le 
Konga. « Il correspond à peu près aux modernes districts de Salem 
et de Coimbatore, avec addition d'une partie de ceux de Tinnevelly 
et de Travancore^ » Le second nom est beaucoup moins sûr : il se 
lit, selon les mss., vàlika, cârika, tolaka. Je crois pouvoir, sans 
témérité, proposer la correction colaka. Les Colas habitaient la 
côte de Coromandel. La montagne en question devrait donc être 
cherchée au sud des Ghâts Orientales, aux environs du 76'' méri- 



1. Die Indisclien Mineralien, p. 83, n. 5. 

2. Manimâlâ, p. 253 sqq. 

H. IJjjvala, Uruirlii^. 2, 60. MalliiuiUia, Çi<:i(p. 3, 45. 

4. Wilsoii, Mac/icnsie Collection, 2' éd., p. 209, 



iN'i'Ronrc'i'ioN' XI. VII 

dion. Le massif du Chivai-aï répondrait parfailement à ces condi- 
tions; et on sait d'autre part que le disiiiei de Salem est d'une 
grande richesse niinéralogique, pai'iir.ulirrcnii'nt en (juartz et co- 
rindon de diverses espèces. Je ne propose d'ailleurs cette localisa- 
tion qu'à titre de simple hypothè,se, et sans oublier qu'elle a pour 
point d<' dt'pait une correction. 

On contrefait l'œil-de-chat en exposant à la fumée les substances 
suivantes : le verre, le cristal de roche, le (/ii-ihàca et le raiçapàla. 
(BB. 205-20G.) 

Cristal dl: roche (sphalika)'. — Le cristal de roche se divise gé- 
néralement en deu.x espèces : le sùri/ak-ànfa, qui j(;tte du feu aux 
rayons du soleil, cl le cftndrakànta, qui jette de l'eau au clair de 
lune. La XKF. reproduit cette tiadition; le RS. (:= AM. appen- 
dice) ajoute deu.x autres espèces : le jdlakànta, d'où jaillit de 
l'eau (tandis que le ca^rZ/'aAv/nte verse de l'anirila), et \ç, haniKa- 
fiai'hha, qui est un antidote contre le poison. 

La croyance que le candrakània \ersc d(; l'eau au contact des 
rayons de la lum^ a été générale dans l'Inde; on la rencontre à 
chaque instant chez les poètes. Nous citerons comme exemple 
cette stance de la compilation connue sous le nom de « Manuscrit 
Bo\\er )) : 

yatra tr i locanajal â m ukul a i Icadeça- 
nityasthitoijupatidîdhitisainprayogàt 
çîtani di\àpi hiniavatsphatikopalâljham 
ambv indukântaniai_iayah pracchurain sravanti 

« (L'Himalaya) où, au contact des rayons de la lune, qui repose 
perpétuellement sur le diadème des tresses de Çiva, les pierres de 
hnie versent abondamment, même durant le jour, une eau froide 
qui brille comme le cristal de roche de l'Hiniavat'. » 

Une autre théorie assez singulière fait du sphatika un genre em- 
brassant plusieurs pierres précieuses (à peu près comme le corindon). 
VAga.stimata a recueilli à ce sujet deux systèmes différents : dans 
le premier, le cristal de roche a quatre divisions [hhedaiç caturci- 
dliain] : le rubis nilagandhi, l'hyacinthe, l'œil-de-chat et réme- 
raude ; dans le second, il en a huit englobant les principales 
gemmes, à l'exception du diamant, delà perle et du corail. 



1. BB. 246-.ei8. AM. 322-324. 3;i6-238 et App. 3G-37. NKP. l,-)3-15S. RS. 18. 

2. Boœer Manuscrit, éd. by R. Hoernle, pp. 1, 10. M. Hoernle se donne 
beaucoup de peine pour expliquer apaldblia par y~ labh -j- upa. Pourquoi 
ne pas l'analyser eu upala-âbha? 



XLVllI liN'TKUDLCTiON 

Les gîtes du cristal de roche sont, d'après BB., les bords de la 
Kâverî, les mouls Viiidhya, le pays des Yavanas, la Chine et le 
Népal; d'après la NHP., Ceylan, les bords de la Tapti, les monts 
Viiulhya et l'Himalaya. 

Corail [vidrania, praoâlay. — Les lieux d'où provient le corail 
sont, d'après BB., Çakainba/n, Sandchaka, Devaka, Râmaka. 
Tous ces noms — d'ailleurs probablement altérés — sont inconnus, 
sauf le dernier, qui se corrige aisément en Roinaka, et qui désigne 
sans doute les pêcheries de la Méditerranée. D'après l'Appendice 
à VAcjaHimata, 10, le corail se trouve dans un lac salé du mont 
Jlemakanda, au pays des Mlecchas. On peut rapprocher de ce texte 
un témoignage chinois extrait des Hintonenn du Sud : a Dans 
le royaume de Perse, il 3^ a des lacs salés, qui produisent des co- 
raux, dont la hauteur est de un à deux pieds-, m 

La NRP. (174-177) donne une recette pour la fabrication du co- 
rail artificiel, dont la base est un mélange de coquillage pulvérisé 
et de vermillon. 



Les textes qui viennent d'être analysés oflfrent, à plusieurs points 
de vue, un sérieux intérêt, qui en justifie la publication. 

Tout d'abord ils apportent à la connaissance et à l'appréciation 
de l'esprit hindou un document qui n'est pas sans valeur. 
C'est ici une des rares occasions où l'Inde, désertant le domaine 
spéculatif, condescend à l'étude du monde extérieur. Nous avons 
sous les yeux, dans les ratnaçâstras, la science qui est résultée de 
cette étude. Que faut-il en penser? Si on réfléchit que cette science 
est une création originale, constituée en dehors de toute influence 
étrangère (d'où serait-elle venue?), on ne pourra refuser à ceux qui 
l'élaborèi'ent un réel talent d'observation et de classification. Sans 
doute ils ignorent les règles de la méthode expérimentale. Ils suivent 
aveuglément la tradition, au lieu de la contrôler. Ils répètent les 
uns après les autres que le diamant surnage sur l'eau, tandis qu'ils 
pouvaient voir le contraire de leurs yeux. Pas un qui ne déclare que 
le saphir colore le lait en bleu et que le cristal de roche fond en 



1. BB. 249-2ô;3. AM. App. 10-11. NRP. 162-163. ARP. 94-96. LRP. 17-lS. 

2. Pfizmaier, Boit/-â;/o zur Gpsr/iichte der Edelsteine und des Goldes, dans 
SUsuTiQsber . der Wiciier Al,., t. LVIII (1868), p. 1S4. 



INTROnUCTION XLIX 

eau aux rayons de la lune, alors qu'il leur sullisait de faire comme 
M. Garbe, qui mit un saphir dans du lait, un cristal au clair de 
lune, et constata — sans surprise — que le lait restait blanc et le 
cristal sec'. Maison dépit de ces faiblesses, l'anivre n'est point 
méprisable, carelle n'était pas exempte de difficultés <( Il y a sur 
terre bien des pierres bleues, dit un de no-; lapidaires : Maghax'an 
lui-même ne pourrait s'y reconnaître sans l'aide du çâstra. » Mais 
avant que ce <;âstra existât, il fallut, sans autre aide que l'observa- 
tion, distinguer lesdiverses espèces de pierres, groupe- sous chaque 
espèce ses variétés, déterminer la gamme délicate des nuances et 
celle, plus délicate encore, de l'éclat. La réussite d'une pareille 
tàch(^ impli([ue de beaux dons de pénétration, de discernement et 
de méthode. Les Hindous en jugeaient bien ainsi : on disait méta- 
piioriquement d'un sol qu'il ne distinguait pas une pierre précieuse 
d'un morceau di^ verre, et on expi'imait d'un mot la barbarie des 
Abhîras : ils vendaient une pierre de lune pour trois cauris'. 

Envisagés isolément, les ratnaçâstras méritent donc l'at- 
tention des indianistes. Situés dans l'ensemble des œuvres simi- 
laires, ils prennent un intérêt plus général. La littérature des lapi- 
daires a tli'uri dans tout le monde ancien, tant en Orient qu'en 
(.accident, et elle est restée vivace jusqu'à la fin du mo3^en âge. La 
question de son origine et de sa diffusion intéresse à la fois l'his- 
toire de la science, des littératures et des traditions populaires. Les 
lapidaires indiens constituent une pièce essentielle de cette enquête 
qui, grâce à de savants travaux, est en bonne voie d'exécution ^ 



1. Die Indischcn Mineralicn, pp. 85, 90. 

2. Pancatantra, éd. Kosegarten, I, vv. 87-S8. 

3 Les Lapidaires français du moyen âge ont été publiés par M . Pannier 
dans la Blbliotkcqiu' de L'Ecole des Hautes Etudes, fasc. bi (1«8;2). Parmi les 
lapidaires arabes, on ne coiinait guère jusqu'ici que celui de Teifaschi, 
fr:iduu pai' .\ntonio Raineri. {Fior di penslerl suile piètre presiose di Ahmed 
Tci/asciie. Firenze, 1818, in-4".) Mais M. Moritz Steinschneider en a dressé 
récemment un inveniaire qui semble présager un travail approfondi sur ce 
sujet. (Arabisc/ie Lapidarien. ZUMG.. t. 4y, 18.)o, pp. 244-278.) Rappelons 
enfin l'article de Clément Mullet sur Ix Minéralofjie arabe (J. A., G"" s., 
l. XI, 1868.) — On annonce la publication des Lapidaires grecs par 
MM. Berthelot et de Mély dans la collection du Musée Guimet. M. de Mélv, 
qui a entrepris l'étude comparée des lapidaires, a publié sur ce sujet 
plusieurs dissertations intéressantes, parmi lesquelles je citerai : Les 
Pierres chaldéennes d'après le Lapidaire d' Alphonse X le Sage (1891); Les 
Cachets d'oculistes et les Lapidaires de L'antiquité et du haut moyen 
Of/e (1892) ; Des Lapidaires r/recs dans la Littérature arabe du moyen 
âge (189;^). Je dois à ce savant plusieurs renseignements utiles dont je le 
remercie vivement. 



L INTRODUCTION' 

J'espère enfin que ces textes ne seront pas sans utilité pour la 
philologie sanscrite et en particulier pour la lexicographie. Le Dic- 
tionnaire de Saint-Pétersbourg, monument incomparable de science 
et de critique, ne peut cependant être considéré comme le définitif 
Theftaurus de la langue. Les termes techniques par lesquels s'ex- 
priment la philosophie, le culte, l'art, la science, 1 epigraphie, n'ont 
pas toujours trouvé dans le Lexique une interprétation adéquate, 
lorsqu'ils n'en sont pas totalement absents. La philologie, à mesure 
qu'elle progresse, exige des instruments plus précis et plus délicats. 
Réviser et compléter le Dictionnaire de Saint-Pétersbourg est une 
des tâches qui s'imposent avec le plus d'urgence. C'est sans doute 
celte pensée qui guidait l'Académie de Vienne, lorsqu'elle décidait 
naguère, sur la proposition de ^L Bûhler, la publication des 
(( Sources delà lexicographie indienne )). Mais, si fructueuse que 
puisse être l'étude des koçan. celle des castras promet de l'être 
autant, sinon davantage. 

Telle était ma conviction lorsque j'entrepris de former le recueil 
de textes que je présente maintenant au public, et ce travail n'a 
fait que la fortifier, encore qu'il m'ait donné mainte déception. Si 
le résultat n'est point tel que je l'eusse souhaité et que je l'avais 
d'abord espéré, cela tient, pour une grande part du moins, à deux 
causes : le caractère des ouvrages eux-mêmes et l'état des manus- 
crits. 

Quand on lit les ratnaçâstras, un double trait se signale d'abord 
à l'attention : la sécheresse de l'exposition et la pauvreté de la 
S3"ntaxe. 

L'explication en est facile, si on admet que le çâstra, auquel se 
réfèrent souvent nos lapidaires comme à leur source, était écrit en 
sûtras. D'après les règles bien connues de ce genre, il ne devait 
fournir que la charpente de la science : de courtes formules et des 
séries de mots techniques. Or, ce squelette de doctrine, les auteurs 
de ratnaçâstras n'ont pas su le vivifier. Au lieu de développer et 
d'éclaircir la prose concise des siitras, ils se sont bornés à la versi- 
fier au moyen de misérables remplissages. Ainsi entendue, la tâche 
était en partie fort aisée. En prodiguant à tout propos, et le plus 
souvent hors de propos, les particules hi, tu, ca, eoa, caira, ta- 
thaica ca, etc., on arrive sans trop d'efforts à mettre un çloka sur 
pied. Pour combler les vides un peu plus grands, nos versificateurs 
disposaient d'une profusion d'inofïensives formules : « Écoutez 
attentivement! Écoutez, Munis! Écoutez, Taureaux des Munis! 
Ainsi jugent les connaisseurs. Aucun doute là dessus... etc. » Un 



INTRODUCTION H 

tel procédé pumail suffire, taiil (|u"il iic s'agissait que d'énuinéra- 
tions : « Les pointes, les faeetles. les arêtes, — au nombre de six, 
huit, douze, — aiguës, égales, «'ffilées, — sont les qualités natu- 
relles du diamant. — Le rubis peut avoir huit défauts : marbré, 
dimorphe, fendu, granuleux, laiteux, jaunâtre, décoloré, fumeux. » 
Cela est sec et clair. Mais la question était tout autre, lorsqu'il 
s'agissait, par exemple, de décrire une expérience ou d'exposer une 
méthode d'appréciation. Il ne suffisait plus alors d'adresser des 
apostrophes aux Taureaux des Munis: il rallaittrou\er des formules 
précises et des phrases intelligibles à substituer aux brèves indica- 
tions des sùtras. Il est évident que nos auteurs n'y ont pas réussi 
et que l'œuvre, en sortant de leurs mains, l'enfermait déjà assez de 
passages vagues, équivoques ou obscurs pour d(h'outer un lecteur 
peu familier a^ec le sujet. 

Tels étaient les ratna(;âstras au moment où commençait leur mi- 
gration à travers plusieurs générations de copistes; en quel état ils 
étaient lorsqu'elle s'acheva, il est difficile de l'exprimer. Il faut 
avoir manié ces manuscrits pour se rendre pleinement compte do 
ce que peut devenir un texte entre les mains de scribes ignorants : 
stances vagabondes qui changent de place d'un manuscrit à l'autre ; 
vers mutilés, réduits à un hémistiche ou à un pâda; mots déformés, 
tronqués, méconnaissables, sans désinence ou affublés d'une dési- 
nence de hasard, et que soude une fantaisie plus soucieuse du mètre 
que du samdhi: voilà les matériaux à mettre en œuvre. Sans doute 
une comparaison attentive des manuscrits rétablit un peu d'ordre 
dans cette confusion : çà et là une lacune se comble, une interpo- 
lation s'élimine, une suite de syllabes incohérentes s'organise en 
mots : on parvient enfin à constituer un texte à peu près suivi. 
Mais combien ce travail laisse subsister de leçons incertaines 
et d'interprétations discutables! L'édition qu'on donne ici des lapi- 
daires indiens n'a donc nullement la prétention d'être définitive : 
elle n'a d'autre but que de déblayer un terrain jusqu'à présent peu 
praticable, et de fra}"cr la ^oie à de futurs travaux. 

.Te n'ai que peu de chose à dire sur le système que j'ai suivi. Xe 
pouvant songer à une édition critique proprement dite, j'ai pris pour 
base la famille de mss. qui paraissait représenter avec le plus de 
fidélité l'état primitif du texte, et je l'ai suivie scrupuleusement, 
sans faire usage des autres que pour restituer les |>assages corrom- 
pus. En l'absence de toute leçon plausible dans les mss., j'ai diî 
corriger le texte : je ne l'ai fait d'ailleurs qu'en cas de stricte néces- 
sité, et en me tenant toujours en garde contre la fâcheuse tendance 



LU INTRODUCTION 

à moditiei- un texte par l'unique raison qu'on ne le comprend pas. 
Lorsque la correction était certaine ou très vraisemblable, elle a été 
introduite dans le texte, avec une note contenant la mention ex 
correctura ou ex conjectura et les leçons des mss. Lorsqu'elle était 
purement hypothétique, elle a seulement été proposée en note. 

Une traduction est jointe aux triiités les plus importants. Elle est 
aussi littérale que le permettait le style spécial de ce genre d'écrits. 
J'ai naturellement pris peu de souci des insignifiantes formules qui 
ne servent qu'à compléter le mètre, et peut-être aurais-je dii les 
supprimer entièrement. 

A la suite des textes ont été réunies les variantes et les notes. 
J'ai donné très largement, vers par vers et pâda par pâda, les va- 
riantes des mss. On pourra ainsi contrôler facilement la constitu- 
tion du texte. Quant aux notes, elles ont été réduites au strict né- 
cessaire : si j'avais voulu discuter tous les points douteux, j'aurais 
été entraîné à faire un commentaire perpétuel, d'une utilité contes- 
table et d'un intérêt médiocre. 

Les manuscrits qui servent de base à ce travail sont assez disper- 
sés : mes demandes ont trouvé partout le meilleur accueil, et j'ai pu 
en obtenir le plus grand nombre en original, quelques-uns (d'une 
importance d'ailleurs secondaire) en copie. C'est pour moi un 
ao'réable devoir de remercier ici ceux à qui je suis redevable de 
cette libérale communication : M. K. M. Chatfield, directeur de 
l'instruction publique, Bombay; M. E. Hultzsch; M.R.G. Bhandar- 
kar; MM. les Secrétaires des Sociétés Asiatiques de Londres et 
de Calcutta; M. le Préfet de la Bibliothèque Nationale de Florence. 
J'ai un devoir tout spécial de reconnaissance envers le D'" Rein- 
hold Rost, ancien bibliothécaire de l'India Office, dont l'inépuisable 
bienveillance a aplani pour moi des obstacles qui seraient, sans son 
aide, demeurés insurmontables. Enfin, si j'ai pu conduire k son 
terme cette tâche parfois pénible, je le dois avant tout aux conseils 
et aux encouragements de mon cher maître et ami M. Sylvain Lévi : 
durant tout le cours de ce travail, il n'a cessé de prodiguer en ma 
faveur son temps et sa peine avec le plus généreux désintéresse- 
ment, et c'est bien imparfaitement reconnaître tout ce que je dois 
à son amitié que de lui exprimer, comme je le fais ici, ma profonde 
gratitude el ma sincère affection. 

L. F. 



ABRÉVIATIONS 



AK. Amarakoça. 

AM. Agastimata. 

ARP. Agast'it/à Ratnapariksâ. 

AV, Atharvavedd. 

BB. Buddhabhatta, Rainapank.<<n. 

ES. Rrhaiaamhiià. 

GP. Garudapurâna. 

H. Heniacandra. Abhidhnnacintàmani. 

JA. Journal Asiatique. 

JRAS. Journal oj the Royal Asiafic Sorietr/ of Greaf Rrita.in. 

LR P . Lac/h ti- Ratn aparîksà. 

NRP. Xaca ra t napariksà. 

P^^^ Peiersbu.ruer W'orterhuch. 

RS. RaAnasawgralin. 

KV. R g céda. 

\'M. Varàhamihira. 

ZDA. Zeitschrift fïir deutacheH Alterthuni. 

ZDMG. Zeitschrift der deutscJten niorgenliindischen Geselhchnft. 



BIBLIOGRAPHIE 



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1881. In-KJ. 
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In-8o. 
Garbe(R.). — Die Indischen Mineralien, ilire Namen und die 

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ga XIII, sanskrit nnd deutsch... — Leipzig, 18<S2. In-8", 
Garudapjirchiani . Ed. Pancânana Tarkaratiia, Virasimha Çâstrin 

et Dhîrânanda Kàvvaiiidhi. — Calcutta, çaka 1812. In-4°. 
.4 ManuaL ofthe geologjj of India. — Calcutta. Gr. in 8°. 
Partie III ; Economie geology, by V. Ball (1881j. 
Partie IV : Mineralogy, by F.-R. Mallet (1887). 
RÂM D.Âs Sen. — Ratnaraha^ya, a treatise on diarnonds and pre- 

cious stones. — Calcutta, 1884. ln-16. 
Tagore (Sourindro Monc.N). — Mani-Màld or a treatise on gems. 

— Calcutta, 187'J-1881. 2 vol. in-8'\ 
Tavernier. — Les Six Voyages deJ.-B. Jarernier... — Suivant 

la copie imprimée à Paris, 1679-1681. 3 vol. in-12. 
Varàhamihika. — The Bfhatsan/dtd, edited by Dr. II. Kern. — 

Calcutta, 1865. In-8'J. [Bibliotheca iiidica.] 
In. — The BrJiatsanhiià or complète System of nalural astrology, 

translaled from sanskrit into english by Dr. H. Kern. Chap. 

Lx.xx-Lxxxni. [Journal of the Royal Asiatic Society of Great 

Britauu X. S., vol. VII, pp. 125-132.) 



RATNAPARIKSÂ 

DE 

BUDDHABHATTA 



MANUSCRITS 

A. — Paris, Bibliothèquo Nationale, Devanâgarî 120. Papier du 
Népal, oG fî. Ce ras. faisait partie de la collection envoyée par 
Hodgson à la Société Asiatique enJ837 (J. A., 3^' s., t. IV, 1837, 
p. 29G-298). 

B — Calcutta, Bibliothèque de la Royal Asiatic Society of Ben- 
gal, B 50. Décrit dans R. Mitra, Buddhist Sanskrit Literature of 
Népal, p. 291 : (( Substance, yellow paper, 9X3 incites. Folia, 45. 
Lines on a page, 7. Extent in slokas, 650 [lisez 250]. Character, 
Newâri. Date, N. S. 934 (=1814 ap. J.-C.) Prose and verse. In- 
correct. )) Chaque stance est suivie d'une glose en prose newâri. — 
Je ne connais ce ms. que par une copie envo)^ée de Calcutta. Il est 
dans le rapport le plus étroit avec le ms. A, et, selon toute appa- 
rence, a été copié sur le même original. Il est d'une extrême incor- 
rection et à peu près sans utilité pour l'établissement du texte. 

C. — Londres, Bibliothèque de la Royal Asiatic Society, fonds 
Hodgson, n" 10. Papier. Caractère népalais. 35 ff. de 6 lignes. In- 
correct. Colophon : Iti çrîvuddhabhatàcaryakrtâ ratnaparîksâ sa- 
mâptam .. çrilalitakumâyâm pûrvasthaiji çrîmayûravarddhana- 
raahâvihâre uttaragrhaiu çrîmajjîdevagurâcâryena rikhita râjàdhi- 
râjaçrimatçrîsiddhinarasiinhamallah tasya putra çrînîvâsimallah 
ubhayasya vijayarâjya samvat /64 (= 1644 ap. J.-C). Ce ms. est 
très voisin des précédents, avec quelques variantes notables. 

D. — Florence, BibliotecaNazionale, B 415. Papier. De\anâgarî. 
21 flf. Date : Samvat 1614 (= 1557 ap. J.-C). Compilation eompre- 

1 



k 



2 BUDDHABHATTA 

nant : f^ 1-11, Agmtimata ; f^ IMi, Ratna^anif/raha ; fo 12-14, 
Maiiimàhàtmija ; f^ 14--21. Baddliab :atta. 

E. — Bilcaneer, Bibliothèque du mihârâja, nol56S. Papier. De- 
vauâgarî. 27 ff. S. d. Compilation c uitenant : f» 1-2, Ratnasain- 
graha ; t 2-G v'O, Maiiimàhàlmija ; f" 6-19 v^, Buddhabhatta, 
st. 1-163 ; f*^ 20-27 v", Agaatimata, st. 251 ad fin. On voit que 
Buddhabhatta est incomplet de la fin et VAgastimata du com- 
mencement. Il faut voir là, soit une grossière erreur du scribe, 
soit la réunion injustiliée de deux mss. fragmentaires. Cette se- 
conde hypothèse est la plus probable, bien que le papier et l'écri- 
ture soient les mêmes d'un bout à l'autre. 

Les deux mss. qui précèdent sont entre eux dans un rapport 
très intime et diffèrent au contraire beaucoup des trois autres. 

Tous les mss. qui viennent d'être décrits ont été coUationnés en 
original, sauf le ms. B qui ne l'a été qu'en copie. 

La liste des mss. envoj-és par Hodgson à Fort-William men- 
tionne une Ratnaparik^à qui est vraisemblablement celle de Bud- 
dhabhatta (Hunter, Catalogue o/ skr. mss. collecfed... by B. H. 
Hodgson... Londres, 1881. Page 20, n^ 47). 

Unms. de la /?a^/îa/j«r//t'.sv/ extraite du Garuda-Pardna{gàv\ià3i- 
purânîvam' estdécritdans R. Mitra, Xotices o/skr. mss., vol. VU, 
p. 216, n« 2458. 

ÉDITION 

La Ratnapariksà, en tant qu'ouvrage isolé, est inédite. Mais, 
comme on l'a vu plus haut, elle a passé dans le Garada-Purâna, 
où elle forme les adhyâyas 68-80 du pùrvakhanda. La première 
stance contenant le nom de l'auteur a été supprimée; aucune autre 
modification importante n"a été faite, mais les variantes sont nom- 
breuses. 

MÈTRES 

Indravajra, upendravajra. upajàti : 17. 21. 30. 36. 37. 51-58. 
60-74. 76 86. 93. 94. 100. 102. 108-110. 112-121. 126. 127. 130- 
135. 138 140. 142-144. 151. 153. 197. 198. 203. 208. 209. 221. 
223. 226. 242. 250.251. 

Praharsinî : 33. 

Puspitâgrâ : 230. 



I 



RATNAPARÎKSÂ 3 

Vasantalilakâ: 1. 23. 32. 150. 152. 177-182. 200. 222. 224. 227- 

229. 241. 244. 245. 
Màlinî: 141. 

Çàrdûlavikiîdila : 19. 20. 

Aupacchandasilca: 29. 35. 44. 87. 88. 103. 149. 210. 211. 
Âryâ : 22. 28. 45. 49. 50. 75. 129. 157-1G3, 167. 192. 193. 204-206. 

220. 225. 231-239. — Le reste en çlokas. 



NAMO RATNATRAYAYA 



I 



1 ratnatrayâya bhuvanatrayavanditâya 

krtvâ namali samavalokya ea ratnaçâstram 
l'atnapravekam adhikrtya vimucya phalgu 
samksepamâti'aiii iha buddhabhatena distaiu 

2 bh Li vanatri tayâkrâataprakâçîkrtavikramah 

balo nàmâbhavac chrîmân dânavendro mahâbalah 

3 asakrl saniyuge yena bhajyamâne divaspalau 
noduvâha çacî vîrapatnî garvonnatam cirah 



HOMMAGE AUX TROIS JOYAUX ! 



I. Diamant. 

1 Hommage étant rendu aux Trois Joyaux vénérés des trois 
mondes, BuddhabhaUa, après avoir fait une étude complète du rat 
naçàstra, en présente ici un simple abrégé, dans lequel il a fait 
entrer les gemmes principales, laissant de côté les secondaires. 

2 H y avait un puissant roi des Dânavas, nommé Bala, doué 
d'une grande force, et qui avait manifesté sa vaillance en conqué- 
rant les trois mondes. 

3 En plus d'un combat Divaspati fut par lui vaincu, et l'épouse 
du Héros, Çaci, n'eut pas lieu de lever la tête avec orgueil. 



RATNAPARÎKSÀ 1-10 

4 açaknuvadbhir nijetuni samarc yuddhadnrdaniam 
varavyâjena paçulâm prârtliitah sa surair maklie 

5 sàttvikânàiii samatvasya sâraiii pratyâdiçad balî 
<,\aulîryainânî ' vibudliàiiis tallieli pratyapadyala 

6 dhairyâd aganitaprânaparibhraniçârtisanibhi'amah 
paçuvat tridaçaili stambhe svavâkpâçaniyantritah- 

7 tasya jâtiviçuddhasya pariçuddhena karnianâ 
kâyasyâvayavâh sarve ratnabîjatvam âyayuh 

8 de\ ânàm atha yaksânâin siddhânâni pavanâçinâm 
ratnabîjasvayaiiigrahah' sumahân abhavat tadcî 

9 tesâiii sampatatâiu vegâd vimalena vihâyasâ 

yad yat papâta ratnânâni bîjani kvacana kinicaua 

10 payonidhau sariti ca parvate kânane pi va 

tat tad âkaralâm yàtani sthaiiam adhyeyagauravàt 



4 Les dieux ne pouvant vaincre en guerre ouverte ce combattant 
indomptable, le requirent, sous couleur d'une grâce à choisir, 
d'être la victime de leur sacrifice. 

5 Le puissant Bala surpassa la plus haute sérénité des grandes 
âmes : dans l'orgueil de son courage, il répondit (( Oui » aux 
dieux. 

6 Ferme, et comptant pour rien le trouble douloureux que cause 
la fuite des souffles vitaux, il fut lié au poteau par les Treize, 
comme une pièce de bétail, avec la corde de sa parole. 

7 Son origine étant pure et très pur son acte, tous les membres 
de son corps devinrent une semence de pierreries. 

8 Dieux, Yaksas, Siddhas, Serpents firent un grand pillage de 
cette semence de pierreries. 

9 Dans leur vol précipité à travers le limpide espace, ils en lais- 
sèrent tomber; et partout où quelque chose en tomba, 

10 dans la mer, les rivières, les montagnes, les forêts, cette 
semence, par son inconcevable poids, forma des gîtes. 



1 A. sotîryamàno. B. soti". C. sotiryamàni. D. E. çaundîiamâno. 

2. A. B. C. vakj'à<;a'' 

3. Mss. grahya. 



b 



6 BUDDHABHATTA 

11 tesu raksovisavyâlavyâdhighnâny aghahâni ca 
pràdurbhavanti ratnâni tathaiva vigunâni ca 

12 pàpalagnesa jâyante yâni copahate hani 
dosais tâny upagrhyante hîyante gunasampadâ 

13 parîksâpariçuddhânâm ratnânâiii prlhivîksitâ 
dhâranam samgraham caiva kâryam oriyara abhîpsatâ 

14 çâstravit kuçalaç câpi ratnâiicâm sa pariksakah 
saeva raùlyamâtrâyâh paricchettâ prakîrtitah 

15 vetlâro ratnamûlyasya deçakâlântarânugâh 

na çâstravaçagâ grâhyâ vidvadbhis te pi nepsitâh 

16 maliâprabhâvam vidvadbhir yasmâd vajram udâhrtara 
vajram pùrvam parîkseyam tato smâbhir nigadyate 

17 tasyàsthileço nipapâta yesu 
bhuvah pradeçesu kathamcid eva 
vajrâni vajrâyudlianirjigîsor 
bhavanti nânâkrtimanti tesu 



11 De ces pierres, les unes se révèleat comme aptes à détruire les 
Raksas, le poison, les serpents, les maladies, les péchés; les autres 
comme dépourvues d'efficacité. 

12 Celles qui naissent sous de mauvais horoscopes, dans un 
jour néfaste, sont remplies d'influences funestes et dénuées de toute 
qualité salutaire. 

13 Le roi qui souhaite le bonheur doit recueillir et porter des 
joyaux bien vérifiés. 

14 L'homme qui possède les castras et l'habileté technique, est 
un expert en pierres précieuses. On le nomme aussi l'arbitre du 
prix. 

15 Ceux qui ne savent le prix des gemmes qu'en s'altachant au 
lieu et au temps, sans se guider d'après les castras, les sages ne 
souhaitent pas de les employer. 

16 A cause de la grande vertu (jue les sages attribuent au dia- 
mant, c'est le diamant qui doit être étudié le premier. 11 en est 
parlé à partir d'ici. 

17 Dans les lieux do la terre oi!i tomba par aventure quelque 
débris des os du rival du Porte foudre se rencontrent des diamants 
variés. 



RATNAr.MUKSA. ll-r?3 7 

18 sauni^Irahaimamàl;ing;ip;iiii_i(ji;ikàling;iko(,';il;ih 
vainvâlatani ca sùrpàia viijrasyâsiau iiiahàkarah 

19 cyâniaiii panniji'aliliaNaiu iiiatangavisayi^ iiàtyaiitapilaprabliani 
sûrpâi'aiu sitasârdraineghasaclrrani rakt.ani ca sauràstrajani 
àtâmi'ani himarailajaiii çaf-inililiain vainyâtatotthain tathà 
kâliugani kanakâvabhâsaruciraiti ijairîsakain kauçalam. 

20 susvaccliain laghu varnatar ca^uuavat pàrçvesa samyaksamani 
rekliabindukalankakâkapadakalrâsadibliir varjitam 

loko sniin pai-ainàiuimàtiani api yad vajraui kvacij jâyate 
tasiuin d('vasaiu;i(,'rayo hy a,vitatliaij\ liksnâgradlKH'aiii yadi 

21 vaji'esu varnayuklyà ca devàiiaiii saïuparigrahal.i 
proktavarnavibhàgaç ca kâryo varnài;rayàd eva 

22 haritasitapîtapingaçyâraâtamrah svabhâ\ato rmiràh 
jinavarunaçakrahutavahapilrpatiinai'Lilitni svakà Aainàh 



18 Les huit grands gîtes du diamant sont ceux du Suràstra, de 
l'Himalaya, du Mâtanga, duPaundra,du Kàlinga, du Koeala, des 
rives de la Vainyâ et de Sùrpàrâ. 

19 Le diamant du Paundra est gris, celui du Màtanga a une 
légère teinte jaune, celui de Sùrpârâ ressemble à un nuage blanc 
chargé de pluie; celui du Suràstra est rouge; celui de l'Himalaya, 
cuivré; celui de la Vainyâ, pareil à la lune; celui du Kâlinga a 
l'éclat de l'or, et celui du Koqala ressemble à la fleur de çirisa. 

20 S'il se forme quelque part eu ce monde un diamant d'une 
transparence parfaite, léger, d'une belle nuance, aux facettes bien 
égales, n'ayant ni raie, ni goutte, ni tache, ni pied-de-corneille, ni 
apparence de brisure, n'eùt-il que la dimension d'un atome, il de- 
vient en vérité le bien d'un dieu, pourvu qu'il ait les pointes et les 
arêtes bien effilées. 

21 C'est suivant la couleur que les dieux prennent possession 
des diamants. La répartition des couleurs énumérées doit égale- 
ment être faite selon les castes. 

22 Les couleurs verte, blanche, jaune, brune, grise, cuivrée, 
toutes ayant un éclat naturel, sont consacrées respectivement au 
Buddha, à Varuna, à Çakra, à Agni, à Yama et aux Maruts. 



1. Les st. 18-26 mq. dans D. E. 



8 BUDDHABHATTA 

23 viprasya cankhakuraudasphatikâvadàtah 
syât ksatriyasya çaoababhruvilocanâbhah 
vaiçyasya kântakadalîdalasamnikâçah 
çûdrasya dhautakaravâlasamânadîptih 

24 dvau vajravarnau prthivîpatînâm 
sadbhih pradistau na tu sârvavarnau 
yah syâj javâvidruraabhangaçono 

yo va haridrârasasamnikâçah 

25 îçatvât sarvavarnânâin gunavat sârvavarnikam 
kâmato dhârayed râjâ na tu hînah kathamcana 

26 adharottaravrttyà hi yadrço varnasamkarah 
tatah kastataro vajre varnànàra saipkaro matah 

27 na ca varnavibhâgamâtrayuktyâ 
vidusâ vajraparigraho vidheyah 
gunavàn gunasampadâra prasûtir 
viparîtam vyasanodayasya hetuh 

28 ekam api yasya çrngam vidalitam avalokyate viçîrnam va 
gunavad api tau na dhàryani vajrani çreyorthibhir bhuvane 



23 Le diamant du Brahmane doit avoir la blancheur de la con- 
que, du lotus, du cristal de roche; celui du Ksatriya, la couleur 
brune de l'œil du lièvre", celui du Vaiçya, la belle nuance d'un 
pétale de kadalî; celui du Çtîdra, l'éclat d'une épée fourbie. 

24 Les sages attribuent aux rois seuls, et non à toutes les castes, 
deux des couleurs du diamant, savoir : le diamant qui est rouge 
comme un morceau de corail ou la rose de Chine, et celui qui est 
jaune comme le safran. 

25 II convient que celui qui est le maître de toutes les castes le 
soit aussi de toutes les couleurs: le Roi peut donc les porter toutes 
à son gré, mais non les inférieurs du Roi. 

26 Si funeste que soit le bouleversement qui produit le mélange 
des castes, plus funeste encore est la confusion des couleurs dans 
le diamant. 

27 Ce n'est p;is assez pour le sage d'observer dans le choix des 
(lianianis la classification des couleurs: si le diamant possède les 
qualités requis(>s, il est une source de bénédictions; sinon, une 
cause de malheur. 

28 Le diamant dont une seule pointe est brisée ou fendue, eût-il 



RATNAPARIKSA. 23-33 

29 sphulit;"igravi(;îrnaçrng;idor;ii!i 
nialavarnaih prsatair upetamadhyam 
na hi \ajrabhrto pi vajrain a(^u 
(,-riyam anyâ<;rayalalasàin na kuryàt 

30 yasyailcadcçah Icsatajâvabliàso 
yad va bhavel lohilabinducitram 
na tan na kûryàd dliriyanianani àrn 
svacchandaranyor api jivitàntara 

31 koiyah pàrçvàni dhArâç ca sad astau dvâdaçaiva ca 

ultuhgasaniariksnagra vajrasyâkai'ajà gunah 

32 satkoti ruddham anialan.i spluilatîksriadhârani 
varnànvitain laghu supârçvam apetadosam 
indràyudhàincjuvisrtisphuritàntarîksara 
evainvidliain bhuvi bliavet sulabhani na vajram 

33 tiksnagraiu vinialam apetasarvadosara 
dhatte yah prayatatanuh sadaiva vajram 
vrddhiin tat pratidinam eti yâvad ayuh 
çrîsampatsuladhanadlianyagoparùnàni 



d'ailleurs toutes les autres qualités, ne doit pas être porté par ceux 
qui désirent le bonheur en ce monde. 

29 Un diamant qui a la pointe émoussée, l'extrémité fendue, 
l'intérieur parsemé de taches colorées ou de gouttes, un tel vajra, 
fût ce celui de Vajrabhrt (Indra), inspirerait bientôt à Çrî l'envie 
d'un autre séjour. 

30 Un diamant dont une parti(> est coult'ur do sa)ig ou qui est 
éclaboussé de gouttelettes rouges donnerait promptenu^nt la, mort à 
qui le porterait, fût-ce le Maître de la mort. 

31 Les pointes, les facettes, les arêtes, au nombre de G, S, 12, 
aiguës, égales, effilées, constituent les ([ualités naturelles du dia- 
mant. 

32 Un diamant a six poiul(^s. pur. sans tache, aux arêtes pronon- 
cées et effilées, d'une lielle nuance, léger, aux facettes l»ien taillées, 
sans défaut, illuminant l'espace de feux aux reflets d'arc-en-ciel, 
un diamant de cette sorte n'est pas facile à trouver sur la terre. 

33 Celui qui, ayant le corps pur. |)orte toujours un diamant aux 
pointes aiguës, sans tache, exempt de tout défaut, celui-là, tant 
que dure sa vie, croît chaque jour en quelque chose: bonheur, pros- 
périté, enfants, richesse, grain, vaches, bétail. 



I 



10 BUDDHABHATTA 

34 vyàlavahnivisavyàdhitaskarânibubhayâni ca 
durât tasya nivartante karmâny àtharvanàni ca' 

35 yadi vajram apetasarvadosani 
bibhryàd viiiiçatitandulam gurulvam 
maniçâstravido vadanti lasya 
dvigunain rûpakalaksam agramùlyam 

3B ' tribliagahhiàrdhatadardhasasîha- 

irayodaçatriniQatadaidhahînâh 
açîtibhâgaç ca tathâ çatâipçah 
sahasram ity esa samàsayogah 

37 yat tandulair vinicatibhir dlirtasya 
A'ajrasya mûlyam paramaiii pradisîam 
dvâbhyàni kramâd dhànira upagatasya 
ekâvasànasya viniçcayo yam 

38 na càpi tandukiir eva vajrânâip dhâranakramah 
astabhih sarsapair gaurais tandukih parikirtitah 



34 II écarle loin de lui les dangers des serpents, du feu, du poi- 
son, des maladies, des voleurs, de l'eau, et les maléfices atharva- 
nesques. 

35 Si un diamant sans défaut pèse 20 tandulas, les connaisseurs 
lui attribuent le plus haut prix, savoir, 2 lakhs de rùpakas. 

36 Un tiers en moins, — la moitié, — la moitié de la moitié, — 
le sixième, — le treizième, — le trentième, — la moitié du tren- 
tième, — le quatre-vingtième, — le centième, — 1000: voilà en 
résumé la série des prix. 

37 Le prix maximum érant assigné au diamant du poids de 
20 tandulas, les prix ainsi fixés sont ceux du diamant diminué 
chaque fois de 2 tandulas. 

38 Ce n'est pas seulement en tandulas que s'exprime la série des 
poids: un tanduka équi^'aut à 8 sarsapas. 



1. Ex Gar.-Pur. — B.C. àrthavalàni. 

2. Mq, dans E. 



RATNAPARÎKSA. 34-41 11 

39 vinigatitandul.-igurutvaiii hihliarti vad vajrani tasya mûlyam 
ekatah "' 200.000 
astàdagatandulaguravajraninlyain 133.333 1/6 
soda(,'at,aii(jula,p;iirutvavaji'ainùlyaiii 100.000 

cat urda(,\iland u lagu ru i va vaj rani ù ly a' 1 1 50 . OOÛ 

dvâdaçatandulagurulvavajranuilyaiu 33.333 1/6 

da(^atan(lulagniMi1va\ajraniûlyani 15.384 210) 

a st a ta i_i (1 1 1 1 a g u r 1 1 1 v a v a j ra i ii ù 1 y ai ii fi . 666 3/6 

sattandulagurutvavajraniùlyani , 3.333 1/4 

catustaïKJulagnrutvavaji-ainùlyaiu 2.500 

dvilaii(.liilagiirut\avaji'ainulyain 2.000 

ekatandulagurutvavajramùlyain 1 .OOO 

yat talsarvagunair yiiktaiii vajiaiu tarati vàribhih 
ratnavargc' sainastc pi lasya dhàranam isyaie 

40 gui'utà sarvaratnânaiii gauravàdharakârini 
vajre tadvaiparîtyena gauravain paricaksale 

41 anunàpi' hi dosena Laksyâlaksyena^ dùsitani 
svamùlyàd daçamain bhâgam vaji'aiji prâpnoti va na va 

39 Un diamant pesant 20 tandnlas vaut 200.000 rùpakas. 

— iB ■" — 1.33.333 1/6 — 

— 16 — 100.000 — 

— 14 — 50.000 — 

— 12 — 33.3.331/6 — 

— 10 — 15., 384 2/6 — 

— 8 — 6.666 3/6 — 

— 6 — 3.3331/4 — 

— 4 _ 2.500 — 

— 2 — 2.000 — 

— 1 — 1.000 — 

Si un diamant, pourvu de toutes ces qualités, surnage sur l'eau, 
c'est lui qu'on souhaite de porter, de préférence à toutes les espèces 
de joyaux. 

40 Dans toutes les autres gemmes, la pesanteur (spécifique) est 
un élément de valeur; dans le diamant, au contraire, elle est 
considérée comme un défaut. 

41 Le diamant affecté d'un défaut même très petit, même à 



1. Mss. varga. 

2. Ex conj. — A. B. C. agunopi. D. E. aimmapi. 

3. it. _ A. laksalaksvena. B. "laksena. C. "laksana. U. E. laksanam laksa. 



12 BUDDHABHATTA 

42 prakatânekadosasya svalpasya mahato pi va 
svamûlyac chatabhàge pi na vajrasya vidhîyate 

43 spastadosam alanikàre na vajrani yojyate budhaih 
ratnânâni parikarmàrtiiam raùlyani tasyesyate laghu 

44 prathamaiji gunasampadâbhyupetara 
pratibaddhaiji samupaiti yac ca dosam 
nlam âbharanena tena rajno 
gunahiiTÎi manayo na bbùsanâya 

45 nâryâ vajrani adhàryani gunavad api sutapravrddhim icchatyâh 
anyatra dirghacipilât tryaçràc cânyair gunair ninnuktàt 

46 ayasà pusyarâgena tathà gomedakena ca 
vaidûryasphatikâbbyàni ca kâcaiç câpi prthagvidhaih 

47 pratirûpàni kurvanti vajrânâm kuçalâ janàh 
ksâroUekhanaçànâbhis tesàin kâryam parîksanam 

48 prthivyâm yâni ratnâni ye ca syur lohadhâtavah 
sarvâms tân vilikhed vajram vajrain tair na vilikhyate 



peine perceptible, n'a plus que le dixième de sa valeur, ou même 
moins. 

42 Le diamant, grand ou petit, qui a plusieurs défauts apparents 
n'a plus même le centième de sa valeur. 

43 Les sages ne doivent pas employer à la parure un diamant 
qui a un défaut visible. Il ne peut servir qu'au polissage des 
gemmes et sa valeur est faible. 

44 Si un diamant, pourvu tout d'abord de toutes les qualités, 
est endommagé par le montage, laissez là une telle parure : des 
gemmes défectueuses ne sont point un ornement pour un roi. 

45 La femme qui désire des fils ne doit point porter un diamant 
qualifié, autrement que long, plat, triangulaire et dénué de toutes 
les autres qualités. 

46 Avec le fer, la topaze, l'hyacinthe, l'œil-de-chat, le cristal 
de roche et différents verres, 

47 des gens habiles font des imitations du diamant : on doit les 
vérifier par les acides, le grattage, la pierre de touche. 

48 Les gemmes et les métaux qui existent sur la terre sont tous 
rayés par le diamant : le diamant ne l'est point par eux. 



RATNAPARÎKSÂ. 42-51 13 

49 jâtyâjâtyani vilikhati jâtyani vilikhati vajrain kumviudân 
vajrain vilikhati sarvàu nàuyena vilikhyate vajram 

50' yady api kotivirîrnain sabiiulu rekliànvitain viçîrnam va 
tad api dhauadhaiiyapulràii karoii scMidi'àyudliani vajram 

51 saudâminîvisphai'itàbhiraïuain 

râjâ yathoktani kuliçani dadhânal.i 
pava k ramâk rântaparapra tapa h 
sauiastasîuiântabhuvaiu bliiuiakti 

iti v;ijr;iparîksà s;nn;ipt;i 



49 Une substtince noble raye celle'qui est noble et celle qui ne 
l'est pas ; le diamant raye même le rubis. Le diamant raye tout et 
n'est rayé par rien. 

50 Même s'il a les pointes émoussées, s'il a une goutte, une raie, 
une fêlure, le diamant qui a le reflet de l'arc-eu-ciel procure des 
richesses, du grain, des fils. 

51 Le roi qui porte, selon qu'il a été dit, uu diamant beau et 
étincelant d'éclairs, a une force qui triomphe de toute autre 
puissance, et se rend maître de toute terre qui l'avoisine. 



1. Mq. dans D. E. qui y siibstiiueiit i çloUas. V. Var. 



I 



14 BUDDHABHATTA 



II 



52 dvipenflrnjîinùtavarâhaçankha- 
matsyâhiçuktyudbhavavenujâni 
raulvtâphalâni prathitâni loke 
tesâra hi çuktyudbhavam eva bhûri 

53 tasyaiva caikasya hi raûlyamâtrâ * 
nirdiçyate na tv aparasya jâtu 
vedhyatp tu çuktyudbhavam eva tesâm 
çesâny avedhyâni vadanti tajjnâli 

54 tvaksâranâgendratimiprasûtara 

yac chankhajara yac ca varâbajâtam 
pràyo vimuktâni bhavanti bhâsâ 
pûjyâni mângalyatayâ tathâpi 



II. Perle. 



52 Les perles renommées dans le monde ont l'une de ce-5 
origines : l'éléphant, le nuage, le sanglier, la conque, le poisson 
le serpent, l'huître et le bambou. De ces perles, une seule, celle de 
Ihuître, se trouve fréquemment. 

53 C'est aussi pour elle seule, et non pour une autre, qu'on 
indique un prix. Seule également elle peut être percée : les autres 
ne se trouent point, disent les connaisseurs. 

54 Les perles du bambou, du serpent, du nuage, de la conque et 
du sanglier sont en grande partie dénuées d'éclat, et estimables 
néanmoins par leurs vertus salutaires. 



RATNAPARÎKSÂ. r)2-59 15 

55 yX raauktikânâiii iha yonayo si au 
p rak î ri itd ratna vi n içcayaj ù ;i i h 
kainbûdbhavaiii punyataniaiii pradislani 
inâtangajam câpy adhamain ca tesu 

56 svayouimadhyacchavitulya varnaiii 
çankhain bi'lial.kolaphalapraniAna m 
utpadyate vâranakumbhainadliyâd 
âpîtatâmraiii prabh;iy;i vihînaiu 

57 ye kambavah çârngimukhâvasangât 
pûlasya çankhapravarasya gotre 
mâtangajâç câpi viçuddhavatiiçâs 

te mauktikânâni pral)havâh pradistâh 

58 palhînaprsthcisya saniânavarnani 
inmât suvrttaiu laghu .nâtisùksniain 
utpadyate vâricarânanesu 

inntsyâ hi te niadhyacarâb payodheh 

59 devâgnipitrkâryesu yoge bhyudayakarraani 

dhàiyani kambùdbhavatu nityaiii mâùgalyaiii bhûtim icchatà 



55 Telles sont les huit « matrices » de la perle, comme les 
appellent les connaisseurs. La perle de la conque est réputée !a 
plus salutaire, celle de l'éléphant la dernière de toutes. 

56 La perle de la conque a la même couleur que Tintérieur de 
la matrice oîi elle se forme. Celle qui naît dans les bosses frontales 
de l'éléphant est de la dimension d'une grosse baie de kola, d'une 
nuance jaune cuivré, et sans éclat. 

57 Les coquillages qui appartiennent à la lignée de la reine des 
conques purifiée par le contact des lèvres de Visnu, et les élé- 
phants de race pure, sont ceux qui produisent les perles. 

58 La perle du poisson a une couleur semblable au dos du 
silure ; elle est bien ronde, légère, et assez grosse; elle naît dans 
la bouche des poissons ; ces poissons sont ceux (|ui vivent dans la 
mer. 

59 Dans les rites en l'honneur des Devas, d'Agni, des Mânes, 
dans les actes du yoga, dans les fêtes familiales {ahhyudai/a- 
karman), la perle de la conque doit toujours être portée comme 
amulette par celui qui désire la prospérité. 



16 BUDDHABHATTA 

60 varâhadarastrodbhavam ekam eva 
tasyaivadamstrânkurasaranikâçâm 
kvacit katharacic ca sabhûpradeçe 
prajâyate çùkararâdviçiste 

61 varsopalânârn samavarnaçobham 
tvaksâraparvaprabhavam pradistam 
te venavo divyajanopabhogye 
sthâne prarohanti na sarvabhûmau 

62 bhaujaipgamain nîlaviçuddhavrttam 
sarvani bliavaty ujjvalavarnaçobhara 
nitântadhautapi'avikanipamânani 

n i stri niçadhârâsamavarnadîpti 

63 pràpnoti ratiiâni mahîprabhâni 
dhanain çriyam va mahatîiji durâpâm 
bhogâ hi te^ punyakrto bhavanti 
rauktâphalasyâhiçirodbhavasya 

C4 jijfiâsayâ ratnavarani vidhijûaili 

çubhe muhùi'te prayataili prayatnât 
raksâvidhânani sumahad vidhâya 
havmyoparisthani kriyate yadâ tat 



60 La perle produite par les défenses du sanglier, seule, ressemble 
à la pointe de ces défenses. Un tel sanglier nait quelque part, 
d'une certaine façon, eu un lieu de la terre distingué par le Roi des 
sangliers. 

61 La perle qui se forme aux nœuds du bambou est décrite 
comme ayant la couleur et l'éclat des grêlons. Ces bambous ne 
croissent pas par toute laterre, maisenunlieu accessible seulement 
aux dieux. 

62 La perle du serpent est bleuâtre, limpide, ronde, entièrement 
splendide de couleur et d'éclat, pure et scintillante au plus haut 
degré. Elle a la teinte et le brillant d'une lame d'épée. 

63 Des joyaux magnifiques, la richesse, la fortune, la plus 
inaccessible grandeur: tels sont les avantages que procure à 
l'homme vertueux la perle née de la tête du serpent. 

64 Lorsque, voulant reconnaître cet excellent jo3^au, des 

1. Mss. hi to. 



KATNAI'ARIKSA. GU-G!» 17 

G5 ladâ iiiahâdundubLiinàdagliosaii' 

vidyidlatâvisphuritântarâlail.i 
payod harâ k rà nti vi lam 1 )i bad d I lai v 
glKinair j^hanair âdlii'iyalc ntariksaiu 

66 na lani bliujanigâ na tu yâtudhânâ 

na vyàdliayo iiâpy upasargadosâh 
hiijisanti yasyâhiQirahsamulthani 
muklâphalain tistliati pûjyaniâiiam 

G7 iiâbhyeti meghaprabhavaiii dharili'îiii 

viyadgalaui lad vibudiulharanti 
arcipratànâvitadigvibliâgam 
âdityavad duhkhavibhâvyabinib;i m 

G8 lejas tiraskrtya hutâçanendu- 

iiaksatratâi'âgrahajaiii samastam 
divâ yathâ dîplikarain tathaiva 
taraovigâdhâsv api tnn nicâsn 

69 vieil raratnadyuticàr utoya- 

catuhsamudrâbharanâbhirâmâ 
mûlyaip na va syad iti niçcayo me 
krtsnà mahî tasya suvarnapûrnà 



connaisseurs attentifs, zélés, dans un temps favorable, le placent 
sur la terrasse d'un palais, protégé par une garde nombreuse, 

65 Alors, avec un bruit pareil au roulement d'un grand tambour, 
sillonnant d'éclairs l'espace qui les sépare, puis se rejoignant et 
s'abaissantsouslamontéedesnuées,d'épaisnuages couvrent le ciel. 

66 Ni les serpents, ni les enchanteurs, ni les maladies, ni les 
accidents n'atteignent celui qui tient en honneur une perle née de 
la tête d'un serpent. 

67 La perle du nuage n'arrive pas sur la terre : les dieux s'en 
emparent tandis qu'elle est encore dans l'atmosphère. C'est, comme 
le soleil, un globe éblouissant dont le rayonnement remplit tout 
l'horizon. 

68 Elle éclipse la lumière du feu, de la lune, des constellations 
lunaires, des étoiles et des planètes ensemble. Tel le soleil durant 
le jour, telle cette perle dans les ténèbres de la nuit. 

69 La terre embellie par la parure des quatre mers dont l'eau 
brille de l'éclat des divers joyaux, la terre entière, couverte d'or, 
atteindrait à peine à la valeur de cette perle : voilà mon avis. 

2 



18 BUDDHABHATTA 

70 lûno pi 3'as tal labhatc kadàcid 
vipâkayogân mahatab ç.ubhasya 
sapatnahînàni sa mahîni saraagrâin 
hlnmakli lattislhali yâvad eva 

71 na kevalaiii tac cliubhadam nrpasj^a 
bliâg3'ain prajdnûin api tasya janma 
tad yojanânâni paritali sahasram 
sarvân anarthân vimukhîkaroti 

72 naksatraitulleva dive vakîrnà 
dantâ valî lasya mahàsurasya 
vicitravarnâ suviçnddhanipà 
payahsu patyuh payasàiii papàla 

73 saippûrnacandi'âiufaïkalàpakâuter 
niTin ipravarasj'a mahàgii nasya 
yasmin pradeçe mbunidheh papâta 
tao câru miiktâmaniratnabîjani 

74 lasmin payas toyadharâvakîrnani 
(juktistliitaiji niaiiktikatâiii pi'a)'àti 
tac chuktikâsu stliitam âpa bîjam 
âsan ^ purâpy anyabhavàni yâni 



70 Celui qui vient à Tobtcnir par suite de la maturité d'un acte 
de haute vertu, celui-là, tant qu'elle lui demeure, règne sans 
rival sur toute la terre. 

71 Ce n'est pas au roi seul qu'elle est bienfaisante; son appari- 
tion est aussi un bonheur pour les sujets; elle détourne les maux 
dans un rayon de mille yojanas autour d'elle. 

72 Semée dans le ciel, — tel le zodiaque lunaire, — la rangée 
des dents du grand Asura, de couleurs variées, d'une forme très 
pure, tomba dans les eaux de l'Océan. 

73 En chaque lieu de la mer où tomba la, splendide semence 
de cette perle, reine des gemmes, de haute perfection, belle comme 
les rayons de la pleine lune, 

74 En ce lieu-là, l'eau versée par les nuages entre dansles huîtres. 



1. Ex Gar.-I'ur.— A. lî. asit. C. asir. D. 



RATiNAPARÎKSÂ. 70-70 19 

75 .siiphalapâralaukikasaurâ^îrikatâmrapaundrâh 
kauvtn-avâtahaimàsn C"ktyudl)liû(àkar;'i hy astau 

76 çuklyudbliavaiu nàtiuikrslavariKiiii 
pramànasainslliàiiaguiiair upetam 
ulpadyate barbarapârasîkc 
ârâvaîo ^ kontarasimhalesu 

77 liitvà tu tasyàkarajàn viçesân 
l'ùpe pramâne cayatcta vidvân 

na ca vyavasthasli gunâgunair yâh 
sarvatra sarvâkrtayo bhavanti 

78- paùcâbhir masako jneyo giinjâbhir màsakais tathâ 

caturbhih çânam âkhyâtaiu munibhir màuavâdibhih 

79 ekasya ouktiprabhavasya drslani 

muktâmaneh çânatulàdbvtasya 
mûlyaiji sahasràny api rûpakàiiâiii 
tribhih çatair abhyadhikàni paùca 



atteint la semence qui y est déposée et devient une perle. Il y eut 
aussi jadis des perles d'une autre origine. 

75 Ceylan, Paraloka, le Surâstra, Tâmraparnî, Pundra, la 
contrée du Nord (Kauvera), THimâlaya sont les huit gîtes de 
la perle d'huître. 

76 Une perle d'huître, qui n'est pas au dernier rang par la 
couleur, et qui possède certaines qualités de dimension et de forme, 
se trouve en Barbara, en Perse, à Âravalî, Konlara(?) et Ceylan. 

77 Laissant de côté les différences qui résultent du lieu d'origine, 
le sage doit porter son attention sur la forme et le volume. Il n'y a 
aucune distinction, au point de vue des qualités et des défauts, 
entre toutes les espèces de tous les lieux. 

78 5 gunjâs font 1 mâsaka; et 4 mâsakas 1 çàna, suivant la ter- 
minologie de Manu et des autres Munis. 

79 Le prix assigné à une perle d'huître pesant 1 çàna est de 
o.3(J0 rùpakas. 



1. E.x corr. A. B. pâràvato. 

2. Ce çloka n'est que dans D. K. 



20 BUDDHABHATTA 

80 yan mâsakârdhena tato vihînani 
tatpaîicabhâgadvayahînamûlyam 
yan mâsakâms trîn bibhryât sahasre 
dve tasya mûlyani pararaam pradistam 

81 ardliâdhikau dvau vidhrtasya mûlyani 
tribhih çatair abbyadliikam sahasrani 
dvimâsakonmâpitagauravasya 
çatàni càstau kathilâni mûlyam 

82 ardhàdliikani mâsakam unmitasya 
sapaficaviniçam tritayain çatânâm 
guûjâQ ca sad dliârayatali çate dve 
mûlya.pramânain pavamani pradistam 

83 yan mâsakonmapitagauravani syât 
tasyàdhikani viiuçatibhili çatani syât 
gunjàc catasro vidhrtaip çatârdhain 
daçâdhikani \âpi labheta kiincit 

84 ganjâç ca tisro vidhrtain çatârdhàd 
ardhain labhelàbhyadhikain Iribhir va 
guûjâdvayam yad dhriyate tad asya 
jneyain daça dvâdaça vâpi mùlyam 

85 atahpavam syâd dharanani pramânam 
samkhyâm vinirdiçya viuiçcayo yam 



80 Si le poids est, moindre de 1/2 màsaka, le prix diminue de 
2/5 (= 3.200 rùp.) Si le poids est de 3 màsakas, le prix le plus haut 
est de 2.000. 

81 2 1/2 màsakas valent 1.300; 2 màsakas, 800. 

82 1 1/2 mâsaka vaut 325; le prix le plus haut assigné à une 
perle de 6 gunjâs est de 200. 

83 Si le poids est de 1 mâsaka, le prix est de 1^0. Une perle de 
4 gunjâs peut valoir de 50 à 60. 

84 Une perle de 3 guniâs vaut 25 ou 28. Une perle de 2 gunjâs 
vaut de 10 à 12. 

85 Au-dessous de ce poids, le dharana sert de mesure. Le prix 
est fixé suivant le nombre [de perles au dharanaj. 



RATNAPARÎKSÂ. 80-91 21 

86 trayodaràiiàin dliara no clhrliiiâiu 
guccheti nânia pravadaiiti lajjrial.i 
adhyardham unmâpakrtain çataiu syâii 
mùlyani «^uiiais tasya saiiiauvitasya 

87 yadi sodaoabhir bhaved anùnain 
dliaraiiani tat pravadaiili dàrvikakliyain 
adhikam daçabhih çatani ca iiiûlyaiu 
saiua\;ipiioly api bàliçasya haslàt 

88 yadi viijiçatibhir bbavcd aniiuani 
dharanain tac chuvakani vadanli lajjruil.i 
navasaplatim âpnuyât tu mùlyam 

yadi na syâd gunayuktiio viliinam 

89 triipçatâ dharanani piîrnaiii siktahasteti kîrtitam 
catvârimçad bhavet tasya paro mûlyaviniçcayab 

90' siktag catvâriniçatâ syâttriiuçan mûlyani labhet tu sal.i' 
sastir makaraçîrsani syân niûlyaiu tasya caturdaça 

91 açîtir navatiç caivakûpyeti parikîrtitah 

ekâdaça nava ca syât tato niûlyam aiiukraniât 



86 Les perles dont 13 font un dharana re(,oivent des connais- 
seurs le nom de r/ucchà. On leur assigne comme prix 150, si elles 
sont douées de qualités. 

87 Si le dharana est complet avec 16 perles, on le nomme dàr- 
vikd : il obtient pour prix 110, même de la main d'un sot. 

88 Si le dharana est complet avec 20 perles, on le nomme çu- 
vaHa : il vaut 79, si les qualités ne lui font pas défaut. 

89 Le dharana comprenant 30 perles est appelé siktahaslà : son 
plus haut prix est de 40. 

90 Le dharana de 40 perles s'appelle sikia et vaut 30. Celui de 
60 perles s'appelle makaraçir^a et vaut 14. 

91 Ceux de 80 et 90 se nomment kiïpyà et valent respectivement 
11 et 9. 



1. 90-91 luqq. dans D. 

2. Ex conj. A. labhet laïual.i. E. bhavet lu .sa. 



22 BUDDHABHATTA 

92 çataui ardhàdliikain dve ca pùrno yaiu parikîrtyate 
sapta paùca trayaç caiva tesàni mùlyain anukramât 

93 çânât parani mâsakam ekam ekani 
yàvad vivardheta gunair ahinaiu 
mûlyeiia tâvad dviguiiena yogain 
pi'âpnoty anâvrstihate ca dege 

94 ' sùksmâtisûksmottaramadhyamânâin 

yan mauktikânâm ihamûlyam uktam 
tajjâtimâtrena na jâtu kâryain 
gunair ahinasya tu tat pradistani 

95 sitani vittani giiru snigdhani sutâram iiirmalani tathâ 
sadbhir gunail.i samây uktara mauktikain gunavat smrtam 

96 pitakasya bhaved ardham avrttasyatribhâgatal.i 
cipitatryaçrabhâgânâm sadbhâgaip mûlyam âdi(^'et 

97 ijuvedliagunair yutasya kâryani 
gurunab kàntimatah sunirmalasya 
paribhâsitam etad agraraùlyani 

yadi viddham tad ato rdhamûlyam âhuh 



92 Ceux de 100, 150, 152 se nomment pj^rna et valent respecti- 
vement 7, 5, 3. 

93 A chaque raâsaka au-dessus d'un t^âna, une perle qualifiée 
trouve preneur à un prix double, même dans les lieux désolés par 
la sécheresse. 

94 Le prix indiqué ci-dessus pour les perles petites, très petites, 
grosses et moyennes n'est pas applicable à une perle uniquement 
parce qu'elle appartient à l'une de ces catégories : c'est à une perle 
pourvue de toutes les qualités qu'il est assigné. 

95 Blanche, ronde, lourde, lisse, lumineuse, sans tache, la perle 
douée de ces six qualités est dite qualifiée (gimacat). 

96 Si elle est jaune, elle vaut la moitié de ce prix; si elle n'est 
pas ronde, un tiers ; si elle a des parties plates ou triangulaires, 
un sixième. 

97 Le prix maximum énoncé ci-dessus est celui d'une perle 



1. Euire 93 et 94, D. E. inicrcalenl 1 çloka. V. notes et var. 



RATNAPARÎKSÂ. 92-103 23 

98 ardharùpâni vispliolapankapùrnâni yâni ca 
3'àai tatpaùkavanKuii kànisyavariiàiii yàni lu 

99 ekadcçaprabliàvanti sakalaçlesitàni ca 
asârâni cayâni syuh karkarâvanti yâni ca 

100 niinaui'tfa.'iavai'nàui grantliililn'lj sainvrlâni ca 
pi"Uii;'in('ii;ipi yuktànàiu niùlyain yal kiincid àdiret 

101 rûksani vivaruaiu pai'usani karkaçani la^diu savranam 
avadhàritam âcâryaih sadosam ili luauklikam 

102 ' prainànavad gauravaraciniyuktain 

sitaiii siivrltaui saïuasùksmavedhani 

akretur apy âvahati pramodain 

yan mauktikain tad gunavat pradisl.am 

103 evaiiisaniasteiia gunodayena 

ye mauktikà yogam upâgatà syuh 
tesârp na bharlâram anai-thayogyam 
eko pi kaçcit samupaiti dosah 



percée d'un trou droit, lourde, brillante, sans tache. Si elle est 
endommagée, elle n'en vaut, dit-on, que la moitié. 

98 Les perles qui n'ont que la moitié de leur forme, qui sont 
remplies de bosses et de poussière, qui ont la couleur de la pous- 
sière ou du laiton ; 

99 Qui n'ont qu'un côté brillant, qui se présentent comme des 
morceaux assemblés, qui sont vides ou mêlées de gravier ; 

100 Qui ont la couleur d'un o^il de poisson, qui sont cernées de 
bourrelets, ont beau être de grande dimension : leur valeur est 
quelconque. 

101 Raboteuse, décolorée, noueuse, granuleuse, légère, endom- 
magée, la perle est déclarée défectueuse par les connaisseurs. 

102 La perle grosse, lourde, éclatante, blanche, ronde, percée 
d'un trou égal et fin, qui réjouit même celui qui ne l'achète pas, 
est dite qualifiée igunaoat). 

103 S'il est fait usage de perles oii se montre la réunion de ces 



1. Entre lui et 102 D. E. intercalent o et 4 ç.lokas. V. note. 



24 BUDDHABHATTA 

104 yasmin krlrimasaipdehah kretur bhavati mauktike 
usne salavane snehe niçântain sthâpayej jale 

lOo vrîlîibhir mardanîyam va çuskavastropaveslitam 
yadi nâyàti vaivarnyaiii vijûeyani tad akrtriraam 

106 sitakâcasamani tàrani himaniçuçatayojitam 
rasarâjapratîvâpaiji mauktikaiii devabhùsanam 

107 evam simhaladeçesu kurvanti kuçalà janâh 
panditais tûpalaksyantc durlabham tatparîksanam 

iti muktâphalaparîksâ 



qualités, aucun dommage n'atteint celui (jui les porte, fùt-il 
inhabile à ses intérêts. 

104 Si un doute vient à l'acheteur sur l'authenticité d'une perle, 
qu'il la mette pendant une nuit dans un mélange d'eau et d'huile 
additionné de sel et chauffé ; 

105 Ou qu'il la frotte, enveloppée d'un linge sec, avec des grains 
de riz : si elle ne se décolore pas, elle doit être tenue pour authen- 
tique. 

106-107 D'habiles ouvriers fabriquent à Ceyian, au moyen d'un 
alliage de mercure, une perle semblable à du verre blanc, brillante, 
ayant l'éclat de cent lunes, ornement digne des dieux. Les experts 
la reconnaissent : mais cette vérification est difficile. 



RATNAPARÎKSÂ. 101-110 25 



II 



108 divàkanis lasya niahi'ini.iliiinno 
maliàsiii'asyottania)'atnal)ijain 
asrg grhitvà tvai'itaiii pralasilic 
nistriniçanîlcna iiabhastalcna 

109 jetràsurânâin ' saniarcsv ajasrain 
vîryàvalopocUlhatamânasena 
lankàdliipenaïuipathaiu saïuctya 
svarbhàuuneva prasabliaiu niruddliah 

110 tat siinlialîcârunitaiiibabiniha- 
viksobitagàdhamahàhradâyàni 
pûgadrumaccliannatatadvayayâin 
nuimoca sîiryah sariduttamàyâm 



III. Rixhis. 



108 Le Soleil saisit le sang du giaiid Asui'a à la vaste puissance, 
semence de gemmes parfaites, et s'élance rapide à travers le ciel 
bleu comme une lame d'épée. 

109 L'éternel vainqueur des Dieux, le Roi de Lanka, l'âme gon- 
flée de l'orgueil de sa force, le suit, le rejoint, et le heurte vio- 
lemment, tel que Svarbhànu. 

110 Sûrya laissa tomber le sang dans la rein(» des rivières, aux 
eaux vastes et profondes que trouble le reflet des belles hanches 
des Singhalaises, aux rives couvertes d'aréquiers. 



1. Ex Gar.-Pur. — A. jità". B. tenu". C. yetà". D. E. surâ" 



26 BUDDHABHATTA 

111 tataliprabhrti sa gangâtulyapunyaphalodayâ 
nàiiinâ râvanagangeti mahimànani upâyayau 

112 tatahprabhrty eva ca earvarîsu 
kûlàni ratnair nicitâni tasyàh 
ku kùlavahni prakarair ivàntar- 
vibhéinti sanisaktatatopalâiii 

113 k\acit kvaciccàpi maniprabhabhir 
vibhidyainànàni payânisi tasyâli 
suvarnanârâcaçatair i vântar- 
vahnipradîptair nicitâni bhânti 

114 tasyàs tatesûjjvalacitrarûpâ 
bhavanti toyesu ca padmarâgâli 
saugandhikotthâh kuruvindajâç ca 
mahâgunâç ca sphatikaprasûtâh 

115 bandJiûkagunjâçakalendragopa- 
iavàçaçâsrksamavarnaçobhâh 
bhràjisnavo dâdimabîjavarnâs 
tathâpare kolakapuspabhâsali 



111 Depuis lors, cette rivière donnant des fruits de sainteté à 
l'égal du Gange, fut glorifiée du nom de Râvanagangâ. 

112 Depuis lors aussi, la nuit venue, ses bords jonchés de 
gemmes, comme éclairés par des feux de paille à l'intérieur, 
resplendissent de l'éclat des pierreries qui se pressent sur . le 
rivage. 

113 Çà et là, les eaux, elles aussi, traversées par les rayons des 
gemmes, brillent, comme criblées par des centaines de flèches d'or 
que ferait étinceler un feu intérieur. 

114 Sur les rives et dans les eaux, brillants et variés d'aspect, 
se trouvent les vuhis padmnj^àg as, ceux qui dérivent du saur/ati- 
dhika (soufre) et du kuruvinda (cinabre), et les rubis de grande 
qualité qui tirent leur origine du sphatika (cristal). 

115 Les uns ont Téclat et la couleur du bandhûka, d'un mor- 
ceau de guùjâ, de la coccinelle, de la rose de Chine, du sang de 
lièvre. D'autres, resplendissants, ont la couleur de la pulpe des 
grenades ou de la fleur de kolaka. 



RATNAPARÎKSÀ. 111-1;30 27 

116 sindùi'ai'aklotpalakuùlvuiuàiuuu 
làksài'ususyàpi saïuàiicivariiah 
sàiHlf(> [)i rage prabhayà svayaiva 
bliavauti laksyàh' ^;|)lm1amadllyal•àgàh 

117 bhàiioh svabhasaiu liy aiiuvcdliayogam 
àsâdya i-av;iiiipiakarcna durai u 
pàrçvâni sarvâny anuraûjayanli 
gunopapannàh sphatikaprasùlal.i 

118 k II s II m 1 ) 1 uui i 1 à v \'a t i m i e rarâ gâ h 
pratyagraraktâmbaratulyavariiâh 
tathâpare kinunikakani hakâ ri- 
puspatviso liingulakaLviso iiyo 

119 cakorapiiiuskokilasàrasànaiii 
netrâvabhâsadyutayaç ca kecit 
anyepunar bhàiiti vipuspitanâni 
liilyatvisal.i kokaiiadodara iia m 

120 prabhâvakâthinyagurutvayogailj 
pràj'ah sanu'iiiah sphatikaprasùtàh 
ânîkirak t()t[)ala tulyabhâsaJ.i 
saugandhikotlhà maiiayo bhavanti 



IIG Ih sont encore colorés comme le minium, le lolus rouge, le 
safran, le suc de laque. Malgré l'intensité de leur coloration, ils 
peuvent être caractérisés, grâce à leur éclat propre, comme étant 
d'une nuance claire à l'intérieur. 

117 Doués de la puissance illuminatrice du soleil, les rubis déri- 
vés du sphalika, s'ils sont de bonne qualité, projettent au loin des 
faisceaux de rayons qui colorent tous les alentours. 

lli^ Les uns ont une nuance mêlée de carmin et d'indigo, 
une teinte pareille à la rougeur du ciel matinal; les autres ont 
la couleur des fleurs de kiiin;uka, de kanlliakàrî, ou celle du mi- 
nium. 

119 Certains ont la couleur des yeux du cakora, du kokila, du 
sârasa; d'autres brillent d'une teinte semblable au calice des lotus 
rouges épanouis. 

120 Ordinairement les rubis dérivés du sphalika ont des qualités 



1. Sic Gar.-Pur. — A. B. C. E. lak^a. D. làk.sâ. 



28 BUDDHABHATTA 

121 kâmam tu râgahkuruvindajesu 
tesv eva yâdrk sphatikodbhavesu 
nirarciso ntar bahulâ bhavanti 
prabhâvavanto pi na tatsamastâh' 

122 ye tu râvanagangâyâm jâyante kuruvindajâh 
padmarâgaghanain râgam bibhrânâh sphatikàrcisali 

123 varnànuyâyinas tesâm andhradeçeMathâpare 
jàyante ye tu kecit te tanmûlyâd amçam âpnuyuh 

124 lathaiva sphatikotthânâm deçà tumbarasarajûake 
samànavarnâ jâyante svalpamûlyà hi te smrtàli 

125 varnâdhikyam gurutvam ca snigdbatâ samatàcchatâ 
arcismattâ mahattâ ca manînâm gunasanigrahah 

126 ye karkarâç chidramalopadigdhâli 
prabhâvimuktâh parusâ vivarnâh 
na te praoastà manayo bhavanti 
samâsato jâtiguiiair upelâh 



moyennes d'éclat, de dureté, de poids. Les rubis venant du sau- 
gandhika ont la couleur du lotus rouge nuancée de bleu. 

121 Les rubis venant du kuruvinda ont, il est vrai, la même 
coloration que ceux qui viennent du sphatika ; mais beaucoup sont 
ternes à l'intérieur; et même s'ils sont brillants, ils ne sont pas 
assimilés à ceux-ci. 

122 Cependant les kuruvindas qui naissent dans la Ràvanagangâ 
ont la coloration intense des padmarâgas et le brillant des sphatikas. 

123 Leur couleur se retrouve dans d'autres rubis originaires du 
pays d'Andhra, mais qui n'ont jamais qu'une valeur inférieure aux 
premiers. 

124 Dans le pays de Tumbara également se trouvent des rubis 
de la même couleur que les splialikas : mais leur prix est très peu 
élevé. 

125 Couleur intense, poids, poli, symétrie, transparence, éclat, 
volume: voilà en résumé toutes les qualités des gemmes. 

12G Les gemmes qui contiennent du gravier, des trous, des 



1. Ex conj. A. C. samâsta. B. samaste. 

2. Ex conj. A. B. C. samudradeçe. D. E. mdra°. 



liATNAfWliÎKSÂ. 121 i:it 29 

127 dos;ipamrst.aiji luaniin ;ipral)o(lli;'id 
bibliarti yah Icaçcana kinicid cva 
laiu baiulhaduhkhâinayabaiulliiix ill.i 
nài^âdayo dosaganà bbajauli 

128 kâraani càrutarâb saiiti jâtînâiu pratirûpakâh 
vijâtayah prayalnena vidvànis tàn upalaksayet 

129 kalarapiii'0(lbb;iva(uinbar;isiiiibala(l<^r()Uliaiiuiklaiiuilîyâh 
(,' rî p ù ni a k àg ca sad rç â v i j à I ; i }■ a l_i p ci 1 1 m ; i r; 1 1:; 1 1 1 ;'i 1 1 1 

loO tusopasai-gât, kalapâbliidhânam 

âtânirabhâvâd api lunibarasî.ham 
kârsnyât tat.hà siinbaladeçajâtaiii 
muktâbhidhânain nabhasah svabhâvât 

131 çrîpûrnakani dipliviiiàkrtatvâd 

vijàtilingâ(;raya esa bbedali 
snehaprabhcdo mrdutà laghutvaui 
vijâtiliiigani khalu sârvajanyam 



taches, qui sont ternes, raboteuses, décolorées, ne sont pas estimées, 
encore que douées dans l'ensemble de qualités spécifiques. 

127 Quiconque, par négligence, porte, si peu que ce soit, une 
gemme atteinte d'un de ces défauts, est en butte à une multitude 
de maux: captivité, malheurs, maladies, perte des proches, de la 
fortune, etc. 

128 Quelles que soient la beauté des pierres fausses et leur ressem- 
blance avec les vraies, l'homme expérimenté les reconnaîtra avec 
un peu d'attention. 

129 Les rubis faux sont ceux de Kalaçapura, de Tumbara, de 
Ceylan, les jMuktamàlîyas et les Çrîpùrnakas. 

130 Celui de Kalaça est reconnaissable à la présence de pelli- 
cules; celui de Tumbara à sa couleur cuivrée; celui de Ceylan à 
sa couleur noire; celui qui porte le nom de Mukta à sa couleur de 
nuage, 

131 Le Çrîpûrnaka à son manque d'éclat. Telle'^st la classifi- 
cation qui a pour base les signes de contrefaçon. La pierre d'un 
poli inégal, tendre, légère, présente les signes généraux de lacontre- 
faron. 



30 BUDDHABHATTA 

132 yah kâlikâm pusyati padmarâgo 
yo va tusâaâm iva pûniamadhyah 
yah sneluidigdhag ca yalliâvabhâti 
yo va prararstah prajahàti laksmîni 

133 âkrântamûrdhâ ca tathângulibbyâm 
yah kâlikâiu pârgvagatâiu bibharti 
sainprâpya cosnâni payasâm pravrttini 
bibharti yah pârçvagatâm tathaiva 

134 tulyapraniânasya tu tulyajâter 

yo va gurutvena bhaven na tulyah 



135 prâpyâpi tâu âkarajân viçesàfi 
jâtyâ budho jâtigunân avekset 
evaip pradistaih pariçodhayeta 
varnâdibhir liùgagnnais ta samyak 

136 apranaçyati saipdehe çânâyâip parigharsayet 
svajâtikaviçuddbena vilikhed va parasparam 

137 vajrani va kuruvindani va viinucyânyena kenacit 

na çakyaip lekhanain kartiim padmarâgendranîlayoh 



132 Le rubis qui montre une teinte noire, qui a l'intérieur plein 
de pellicules, qui luit comme s'il était frotté d'huile, qui se ternit 
au contact ; 

133 Qui, saisi par la tête entre deux doigts, laisse voir ses côtés 
teintés de noir; (jui, exposé à la chaleur, se couvre d'humidité; 

134 Qui est inférieur en poids à un autre de même dimension et 
de même espèce... 

135 Après avoir reconnu les caractères spécifiques, que le con- 
naisseur examine, au point de vue de l'espèce, les qualités qui 
font les genmies authentiques. Qu'il procède à une minutieuse 
vérification, en se servant des qualités signalétiques indiquées 
plus haut : couleur, etc. 

136 Si le doute persiste, passez à la pierre de touche ou grattez 
avec une gemme de même espèce et d'une authenticité certaine. 

137 A l'exception du diamant et du rubis (kururinda), aucune 
pierre ne peut rayer le rubis {padmaràga) et le saphir. 



RATNAPARIKSA. 1:52-142 31 

138 jâtyasya sarvasya niancr na jâtu 

vijâtayah santi saniânaljlulsah 
tathàpi nânapralvaraiiâi'Uiam osàiu 
bliedaprakàropanayah pradislah 

13!) gunopapanncna sahâvaljaddlio 

nianis lu dhâryo viguno pi jâlyah 
na kaustublicnâpi saliaAabaddli.nn 
vidvân vijâlim bibhryàt kadàcil, 

140 candâla cko pi yathà dvijatîn 
sainetya bliùi'in iipahaiity ayatnât 
tathâ maniii bliûiiguiiopapannàû 
(•akiiot.i \iplâvayituiii vijàlib 

141 giinaralani api dosah kaocid eko pinaddhab 
ksapayati yadi nânyas tadvirodhî guno sti 
gliataçatam api pûrnaiii paûcagavyasya çaktyà 
malinayati surânâni bindur cko pi sarvam 

142 sapatnamadhyc pi krtâdliivàsani 
pianiâdav'rttyâ ca vivartamâiiam 
na padmarâgasya mahâgunasya 
bhartàrani âpat samupaiti jàlu 



138 Jamais les gemmes fausses n'ont l'éclat des vraies. Néan- 
moins, nous avons cru devoir, en vue de certaines circonstances, 
introduire ici la manière de les distinguer. 

139 On peut porter, monté avec un joyau doué de qualités, un 
autre joyau qui en est dépourvu, s'il est authentique; mais jamais 
un sage ne portera, une pierre fausse, fûi-elle montée avec la pierre 
Kaustubha. 

140 De même qu'un seul Caudàla souille facil(Mnent par son 
voisinage une fouh' dr l)\ ijas, de même un bijou taux sullit à gâter 
des joyaux doués d'une foule de qualités. 

141 Un seul défaut caché, s'il n'existe pas une qualité qui 
l'annule, détruit une centaine de qualités: cent vases pleins de 
la force du paùcrifiartja sont souillés par une goutte d'une liqueur 
spiritueuse. 

142 Même s'il demeure au milieu d'ennemis et tieutune conduite 
négligente, celui qui porte un rubis de gi-andes qualités ne tombe 
jamais dans l'infortune. 



82 BUDDHABHATTA 

143 dosopasargaprabhavâç ca dehe 

lia vyâdha3^as tani samabhidravanti 

gunaili samnttejitacârurâgatii ^ 

yal.i padmarâgaip prayato bibharti * 

144 vajrasya yat tandulasanikhyayoktani 
mûlyam samunmâpitagauravasya 
syât padmarâgasya raaliâgunasya 
tan mâsakâkhyâtulitasya- mûlyara 

145 varnadiptyupapannaiji hi maniratnani praçasyate 
tâbhyâra îsad api bbrastani babu mûlyàt prahîyati 

iti padraarâgaparîksâ 



143 Celui qui, étant pur, porte un rubis d'une belle couleur 
relevée par les autres qualités, n'est point attaqué dans son corps 
par les maladies naturelles ou accidentelles. 

144 Le prix qui a été fixé pour le diamant pesé en tandulas est le 
même pour le rubis de grandes qualités pesé en mâsakas. 

145 On estime une gemme douée de couleur et d'éclat : mais 
lorsqu'il manque quelque chose, si peu que ce soit, de l'une ou de 
l'autre, le prix se réduit dans une forte proportion. 



1. Ex Gar.-Piir. — A. saïuùliairjitu". B. samu". C. gunaisyamastairjita". 
E. samuttenica». 

2. Ex corr. A. B. C. màsakàrclhaiii. E. 'àkhye. 



RATNAPARÎKSÂ. 14:<-149 38 



IV 



146 dânavàdhi patch pittain âdaya bhujagâdliipah 
dvidhâ kurvann iva vyoma tvaritani vâsukir yayau 

147 sa tadâ svaçiroratnapr;ibhàdîpt.aiiiahâmbudhau 
rajatah sumaliân ekah kliandasetur ivâbabhau 

148 tatah paksanipâtena samharann iva rodasî 
gamtmân gagane tasya prahartum upacakrame 

149 sahasaiva mumoca tat phanîndrah 
svarasâbhyaktaturuskapâdapâyâm 
nalikâvanagandhavâsitâyâm 
avanîndrasya girer upatyakâyâm 



IV. Émeraude. 



146 Avec la bile du roi des Dânavas s'en allait en hâte Vâsuki, 
roi des Serpents, coupant, pour ainsi dire, le ciel en deux. 

147 Pareil à un immense pont d'argent brisé, il se reflétait 
dans la vaste mer que le joyau de sa tête incendiait de sa 
splendeur. 

148 Alors, avec un battement d'ailes qui semblait embrasser le 
ciel et la terre, Garuda s'avança dans le ciel pour l'attaquer. 

149 Aussitôt rindra des Serpents laissa tomber la bile au 
pied de 1.) montagne reine de la terre, où les arbres turuskas 
ruissellent d'encens, où des forêts de lotus embaument la terre de 
leur parfum. 



34 BUDDHABHATTA 

150 tasya prapâtasamanantarakâlam eva 
tad barbarâlayam atîtya maroh saniîpe 
sthânam ksiter upa payonidhitîradeçe 
tatpratyayân marakatâkaratâni jagâma 

151 tatraiva kimcit patitani sa pittam 
jagrâha tuiidena tu tad garutmâu 
mûrchâparîtah sahasaiva ghonâ- 
randhradvayena pramumoca câdrau^ 

152 tatrâkalhoraçukakantbaçirîsapuspa- 
khadyotaprsthanavaçâdvalaçaivalânâm 
kârsnâyasasya' ca bhujaipgabhujâm ca pattra- 
prântatviso' marakatâ manayo bhavanti 

153 yad yatra bhogîndrabhujâ vimuktani 
papâta pittain ditijâdhipasj^a 
tasyàkarasyâtitarâni pradeço 
duhkhopalabhyaç ca gunaiç ca yuktali 

154 tasrain marakatasthâne yat kinicid upajâyate 
tat sarvam visavegânâra praçamâya prakalpyate 



150 Dès qu'elle fut tombée, cet endroit de la terre situé au delà du 
pays de Barbara, sur les confins du désert, près du rivage de la mer, 
devint par elle une mined'émeraudes. 

151 Garuda saisit dans son bec une partie de la bile qui était 
tombée là: mais soudain, pris de défaillance, il la rejeta sur la 
montagne, par les trous des narines. 

152 Là sont des éraeraudes dont la couleur imite la gorge d'un 
jeune perroquet, la fleur du çirîsa, le dos du khadyota, le gazon 
nouveau, la mousse d'eau, le fer, le bout des plumes de la 
queue du paon. 

153 Cette mine, située à l'endroit même où tomba la bile du 
roi des Daityas lâchée par le Dévorateur des serpents, est très 
difficile à découvrir et douée de qualités éminentes. 

154 Tout ce qui naît dans ce gisement de l'êmeraude peut 
servir à combattre les effets du poison. 



1. Ex conj. — A. B. câniclrau. C. cidau. 

2. Ex corr. — A. B. kàsnà». 

3. Ex corr. — A. prâtalr. B. prâtu". 



RATNAPARÎKSÂ. 150 161 35 

155 sarvamantrausadhiganair yan na çakyaiii cikitsitura 
mahâhidanistràprabhavaiji visain tat teiia gâmyati 

156 anyad apy âkare taira yad dosaih parivarjilani 
jâyate tat pavitrânâm uttamam parikirtitam 

157 atyarthaharitavarijam komalam arcirvitânajatilam ca 
kâûcanacûrnenântali pûriiara iva vilaksyate yac ca^ 

158 yuktani sanisthânagunaili samarâgain gaurave na parihînara * 
savituh karasainparkâc churayati sarvâçrayain dîptyâ 

159 bhittvà la baritabhâvani yasyântarbhedasambhavâ dîplih 
aciraprabbâsamadyutinavaçâdvalasaninibhâ bhdli 

160 yac ca manasab pramodain vidadbâti nirîksamânam atimâ- 
tan marakatain mahâgunani iti ratnavidâm manovrttib [tram 

161 varnasyâtibabutvàd yady api na svaccbakiranaparivûram 
sândrasnigdbaviguddbani komalababulaprabbâdigdbam 



155 On arrête par ce moyen l'empoisonnement causé par la 
morsure des grands serpents, que la foule des formules magiques 
et des simples est impuissante a guérir. 

156 Et même une autre [gemme], venant de cette mine, pourvu 
qu'elle soit exempte de défauts, est proclamée le meilleur des 
moyens de purification. 

157 L'émeraude d'un vert intense, d'un tendre éclat, comme 
entourée d'une cbevelure de rayons, dont l'intérieur semble par- 
semé de poudre d'or ; 

158 Qui possède toutes les qualités de la forme, une teinte 
homogène et un poids normal; qui, touchée par un rayon de soleil, 
remplit de son éclat tous les alentours; 

159 Qui emprunte aux fissures intérieures coupant la substance 
verte un brillant, où l'éclat du gazon nouveau se mêle à celui de 
l'éclair; 

160 Qui jette dans un extrême ravissement le cœur de quiconque 
la regarde, cette émeraude est de grande qualité : telle est l'impres- 
sion des connaisseurs. 

161 Celle môme qui, par suite de la surabondance dosa couleur. 



1. Ex conj. — A. iva laksavf ca. B. iva laksayet. 

2. Ex coït. — A. B. gauraveua. E. gauravama na lu hînam. 



36 BUDDHABHATTA 

162 variiodbhavayâ kântyâ sândrâkâi'âvabhâsara âyâti 

tad api ca giinavatsaipjùâm pràpnoti tu' yâdivàm pûrvara 

163 ça^alani jatharara- malinara rùksaiu pâsànaçarkarâbhinnam 
digdham çilàjatunâpi marakatana evamvidliam vigunara 

164 yat samdhiçlesitam ratnam anyan marakatâd bhavet 
çreyaskâmair na tad dhâryam kretavyam ca kathaipcana 

165 bhallâtaputrikâkâcâs tadvarnasyânuyâyinali 
maner marakatasyaite laksaiiîyâ vijâtayah 

166 ksaumena vâsasâ grstvà dîptini tyajati putrikâ 
lâghavena tu kâcasya çakyaiii kartuiii vibhâvanam 

167 kasjMcidanekarûpairmarakatam anugacchato pi gunayogaili 
bhalkilakasya cântarbhedam samupaiti varnasya 



n'a pas cette couronne de clairs rayons, mais qui est d'une riche, 
moelleuseet pure coloration, et comme ointe d'un tendre et vif éclat ; 

162 Et à qui la beauté de sa couleur communique un éclat de la 
plus riche apparence, celle-là aussi est appelée, comme la précé- 
dente, une émeraude qualifiée. 

163 L'émeraude bigarrée, terne, tachée, raboteuse, coupée de 
pierres et de gravier, enduite d'une exsudation visqueuse est dis- 
qualifiée. 

164 Toute autre pierre que l'émeraude, fixée par un point d'at- 
tache!?), 116 doit être ni portée, ni achetée par quiconque veut 
être heureux. 

165 Le hhallâta, la. putrikâ, le verre, qui imitent la couleur de 
l'émeraude, servent à la contrefaire: il importe de les caractériser. 

166 Frottée avec une pièce de lin, la putrikâ perd son éclat ; 
le verre se reconnaît à sa légèreté. 

167 Un bhallâtaka quelconque, encore qu'il ressemble à l'éme- 
raude par des combinaisons de qualités diverses, en diffère toujours 
par sa couleur interne. 



1. tu ïuq. dans A. B. prâpiiotu. C. 

2. A. B. kathora. D. E. jathare. 



RATNAPARIKSA. 162-174 37 

168 vajrâni miiklâmaiiayo yo kecin n.i vijât.iyah 
lesâm ;i|)i'atil)acldli;iii.nii bhà blia\o(l ùfdh\agâiiiiiiî 

169 rjvagataiu tu kcsàiiicit kathanicid u|xijayalo 
liryag alokyaraânânâiji sadya eva praïuiçyati 

170 svâdhyayârcanajâpyesu raksâniaiilrakiiyavidliau 
dadadbhir gohiranyâdi kurvadMiil.i sâdhanâiii ca 

171 dovapitrâtithcyesu gurûnâiu pîijancsu ca 
badhyaiiiànaio ca vividhair dosajatair visodbliavaib 

172 dosair niuktaui gunair yuktaiu kâùcaiiapratiyojitam 
saijigrâme vicaradbhiy ca dhâryain marakatam budhaili 

173 tulayâ padmarâgasya ya» inûlyam upajàyate 
labhetâbhyadhikain tasmâd gunair marakatam yutam 

174 yathâ ca padmarâgânâm dosair mûlyam prahîyate 
tato py adhikaliâiiil.i syâd dosair marakatasya hi 

iti marakataparîksâ 



168 Les diamants et les perles qui ne sont point des contre- 
façons, ont, lorsqu'ils ne sont pas montés, leurs feux dirigés en 
haut. 

169 Dans certaines pierres, lorsque le regard va droit sur elles, 
ces feux se montrent; si on les regarde obliquement, ils disparais- 
sent. 

170 Pendant l'étude du Veda, les dévotions, les prières, quand 
on donne des vaches, de l'or, etc., quand on fait des opérations 
magiques ; 

171 Quand on remplit les devoirs prescrits envers les dieux, les 
Mânes, les hôtes et qu'on rend aux gurus les honneurs dus ; 
quand on est en proie aux diverses maladies causées par le venin ; 

172 Quand on livre bataille, il est sage de porter une émeraude 
exempte de défauts, douée de qualités et montée en or. 

173 A égalité de poids, l'émeraude de belle qualité est d'un plus 
haut prix que le rubis. 

174 De même l'émeraude défectueuse diminue cW valeur dans 
une plus forte proportion que le rubis. 



38 BUDDHABHATTA 



V^ 



175 ato rangena hînâ ye jâtâ^ marakatasthale 

çesâs te tu samâkhyâtâh pittaçlesmasamudbhavàli 

176 pittaçlesmavilâye ca çreyâs te rucirâh smrtâli 
haritâli syur niçâ bhâge divâ bhâge sitâs tathâ 

177 tasmâd hariharâh proktâh çesâb sarvârthasiddhidâh 
jalâgniçastrarogânâni bhayebhyas trâyakâh sadâ 

178 dustâ mârakatair dosail.i çesâs te tu jugupsitâh 
dhauadînâin vinâçâya dbâryamànâh prakîrtitâl.i 

iti çesaparîk^à 



V. Onyx. 



175 Les pierres qui se trouvent dans le gisement des émeraudes, 
mais qui n'en possèdent pas la couleur, se nomment çe.sa; elles 
sont le produit de la bile et du flegme. 

176 Elles sont excellentes pour dissoudre la bile et le flegme et 
exciter l'appétit. Le jour, elles sont vertes en partie; la nuit, en 
partie blanches. 

177 C'est pourquoi on les nomme Harihara. Les çes^s font 
réussir tous les désirs, ils sauvent de l'eau, du feu, du glaive, des 
maladies. 

178 Affectés des mêmes défauts que l'émeraude, ils doivent être 
évités : si on les porte, ils causent la perte de la fortune, etc. 



1 Ce chapitre mq. dans D. et dans le Gar.-Puràiia. 
2. Mss. jâtàs te. 



RATNAPARÎKSÂ. 175-181 39 



VI 



179 tatraiva siiiihalavadhûkaiapallavâgra- 
v}'âclhûtab;'ilalavalîkusuniapra\cile 
deçe papâta ditijasya nitântanîlarn 
protphullanîrajadaladyutinctrayugmam 

180 tatpratyayât prabhavabliâvilagauravâ sa 
vistârini jalanidher upacalyabhùmih 
prodbhinnaketakavanapratibaddharekhâ 
sândrendranîlamaniralnacilâ babhûva. 

181 tatrâsitabjadalabhrngasaniânaprslliâb 
çârngâyudhâijiçuharakantbakalàyapuspaih 
çukletaraiç ca kusumair girikarnikâyâh 
tasyâm bhavanti manayah sadrçâvabhâsâh 



VI. Saphir 



179 Là où les Singhalaiscs agitent du bout de leurs doigts les 
tiges des jeunes fleurs de lavalî tombèrent les deux yeux du Daitya^ 
d'un bleu foncé, d'un éclat pareil aux pétales des lotus épanouis. 

180 C'est pourquoi cette terre qui s'étend au bord des flots, avec 
une ligne ininterrompue de forêts de ketakas épanouis abonde en 
somptueux saphirs, qui font sa gloire. 

181 Là sont des gemmes dont la couleur imite les pétales du 
lotus bleu, l'abeille, l'éclat de Krsna, la gorge de Çiva, les fleurs de 
kalâya et les fleurs sombres de la girikarnikâ. 



40 BUDDHABHATTA 

182 anye pi'asannapa3^asah payasâm vidhâtur 
ambiUviso hiripukanlhanibhâs tathânye 
nîlîrasaprabhavabudbudasaninibhâç ca 
kecit tathâ samadakokilakanthabhâsinah 

183 etatprabhavavisrslà varnaçobhâvabbâsinali 
jàyante manayas tasiuinn indrauilà mahâgunâh 

184 nirtpâsânaçilârand brakarkarâtrâsasamy utâh 
abhrikapatalacchâyâ' varnadosaiç ca dùsitâh 

185 tasrainu eva prajâyante raanayah khalu bhûrayah 
çâstrasanibodhitadhiyab tân na çanisanti sûrayah 

186 dhâryamânasya ye drstâ padmarâgaraaner gunâh 
dhàranâd indranîlasya tân evâpnoti mânavah 

187 yathâ ca padraarâgasya jâtakatritayani bhavet 
indranîlesv api tathâ drastavyam aviçesatah 

188 parîksâpratyayair yaiç ca padmarâgah parîksyale 
sa eva pratyayo drsto indranîlamaner api 



182 D'autres ont la teinte des eaux de l'Océan par un temps 
calme; d'autres ressemblent à la gorge du paon, à des bulles 
d'indigo liquide, à la gorge du kokila enivré d'amour. 

183 Issus de cette origine, resplendissants de couleur et d'éclat, 
naissent en ce lieu des saphirs de grandes qualités. 

184 D'autres contenant de l'argile, une pierre, une cavité, 
du sable ou une apparence de brisure, nuageux à la surface et 
défectueux dans leur couleur 

185 naissent aussi en grand nombre dans ce lieu. Ils sont ré- 
prouvés par les sages dont l'intelligence est éclairée par les 
castras. 

186 Les heureux effets du rubis, tels qu'on les a vus, l'homme 
les obtient en portant un saphir. 

187 De même que le rubis a trois origines, ainsi en est-il du 
saphir. 

188 Les mêmes moyens qu'on emploie pour éprouver le rubis 
sont également prescrits pour le saphir. 



1. A. abbrikà». B. abhrakà». 



RATNAPARÎKSÂ. 182-195 41 

189 yâvantam canikramed agnini padmarâgah prayojital.i 

iiulranilaniaiiis tasniât sahcd agiiiin sa uttaram 

190 t.ithapi ua pai'îksâj-thani gunfinàin api vrfldhaye 
luaiiiragiiau saniâdlicyah kalhaincid api kaçcana 

191 agiiimâlrâparijùânàd dâhadosair vidùsitah 

so narthàya bliavct kartiil.i ki'clur dliâiMyitus talhâ 

192 kâcotpalakaravîrasphalikâdyâ iha [budliail.i savaidûryâh'J 
kathilâ vijàtaya ime sadrçâ manineridranîlon.i' 

193 gurul)hâvak;itliinabhàvâv clcsàiu iiityani eva pradi'Qyetc 
kAcàd yalhà bahutaraiu vivardhamanau vicosona' 

194 iiidrauilo yadâ' kagcid bibharty âulinravarnalaiu 
laksanîyau tadâlâinrau karavîrotpalâv ubhau 

195 yasya madhye gatâ bhânti nilasyendràyudbaprabhâh 
tam indranîlara ity âhur mahârghani lokadurlabhain 



189 Le saphir, si on le met au ieu, supporte une température 
plus forte que le rubis. 

190 Mais jamais, ni pour épreuve ni pour perfectionnement, 
aucune gemme ne doit être mise au feu. 

191 Car si le feu, dont on ne connaît pas l'exacte température, 
vient à l'altérer, cette gemme est funeste à quiconque la façonne, 
l'achète ou la porte. 

192 Le verre, Vatpala, le karaolra, le cristal de roche, l'œil-de- 
chat sont, au dire des sages, les contrefaçons du sapbir. 

193 Les saphirs se reconnaissent toujours à leur pesanteur et à 
leur dureté plus grandes, qui les distinguent du verre. 

194 Lorsqu'un prétendu saphir présente une teinte cuivrée, on 
doit y reconnaître Vatpaki ou le karavîra, qui tous deux sont 
cuivrés. 

195 Le saphir {nila) dont l'intérieur brille des couleurs de l'arc- 



1. Les mots entre crochets ont été restitués d'après le Gar.-Puiâna. 

2. Ex Gai. -Pur. — Mss. manaya indranîlena. 

3. Le texte de cette st. fort altéré dans les mss. a été corrigé à l'aide du 
Gar.-Pur. Voir aux Variantes la le(;ou des mss. 

4. Mss. yathâ. 



42 BUDDHABHATTA 

196 yatra variiasya bhûyatvât ksîre çatagune sthitah 
nilitàni tan uayet sarvam mahànilali sa ucyate 

197 yat padmarâgasya mahâgunasya 
mùlyam bhaven mâsasamunniitasya 
tad indrauîlasya mahâgunasya 
suvarnasamkhyâtulitasya mùlyam 

iti indranîlaparîksâ 



en-ciel (indrâyudha) est appelé indranila: il est rare et de grand 
prix. 

196 Celui dont la couleur est si intense que, plongé dans un 
volume de lait cent fois plus grand, il le colore en indigo, est 
appelé inahànîla. 

197 Tel qu'est le prix d'un rubis qualifié, pesé en mâsas, tel 
celui d'un saphir qualifié, pesé en suvarnas. 



I 



RATNAPARÎKSÂ. 196-200 43 



VII 



198 kalpântavâtaksubhitâmburâçi- 
nihrâdikalpâd diu'jasya nâdât 
vaidùryain utpannani anekavaniaiii 
çobhâbhirâmadyutiralnabîjani 

199 avidùre vidûrasya girer uttuiigarodhasah 
kongavàlikasîinânU"' mânes tasyàkaro bhavat. 

200 asyaiva dànavapater ninadanuiûpâl.i 
prâvrtpayodliai'avidaiv^itacârurùpàl.i 
vaidûryaratnamanayo vividhâvabhâsâs 
tasmât spluilinganivaha iva sanibhavanti 



VII. Œil-de-chat. 



198 Le cri du Daitya, semblable au mugissement de l'Océan 
soulevé par le vent de la destruction finale, produisit l'œil de-chat 
multicolore, semence de gemmes pleines de beauté, de grâce et 
d'éclat, 

199 Non loin des hauts sommets du mont Vidûra, aux confins 
du Kohga et du Vâlika fut le gîte de cette gemme. 

200 Formé à l'imitation du cri du roi des Dânavas, d'un aspect 
délicieux comme celui des nuages dans la saison des pluies, l'œil- 
de-chat offre des diversités d'éclat, qui produisent comme un jail- 
lissement d'étincelles. 



1. Ex corr. — A. B. kauùga". C. kogacàrikasimàate. E. koratolskasi- 
mâyàm. 



44 BUDDHABHATTA 

201 lalpratyaviisamutthatvàd àkarah sa mahâgiinah 
liliùri rallia rcitataro lokaU'aya\ ihliùsanah 

202 padniaràgain upàdàva nianivarn.'K; ca ye ksitau 
sarvànis lân vai'iia(;<)l)lial)liir vaiijùi'yam u])agar.cliat,i 

20;} U'sfiiti pradliaiiah «•ikliikaulliaiiilo 

yo va l)lia\od vi'iiudalapi'akâoal.i 
càsâgrapattrai)raliniadyuti(^ ra 
iiânye |)raQast,à nianayo bliavanti 

204 giiiiavàn vaicjùryanianir yojayali svâminain dliaiiàroi^yaih 
ddsiir yukio dosiis' tasniàd yatnàtsa vijricyah 

205 girikàrat^aii^upalaii kàcas|)lialik;i(:; ca dliûmaiiiibliitiiiàh 
vaidùi'y;'in;'iin elr vij;'ilayah satiinihhà liliàiiti- 

2()(j làksàyou;;'it, kàoam laghubliàvjU ra,i(;iipàlakaiii vidyàt 
girikâcani adîplitvat^ sphalikaiji varnujjvalatvona 



201 Do par celte origine, le gite de l'œil-de-chat est doué de qua- 
lités supérieures, orné d'une grande quanlité de gemmes, véritable 
ornement pour les trois mondes. 

202 Toutes les couleurs (|ue présentent sur terre les pierres pré- 
cieuses, y compris le rubis, ro'il-de-clial les réalise par les reflets 
d(> sa couleur. 

20o Le plus beau est colui qui a la tfunte bleue do la gorge du 
paon, ou la couleur d'une feuille de bainl)()u, ou un éclat tel qu'est 
celui des plumes du geai à leur extrémité. Les autres ne sont pas 
estimés. 

204 Bon, r(eil-de-chal est [)Our son possesseur une source de 
richesse et de santé ; mau\ais, de maux. (Ju'on l'examine donc 
avec soin. 

205 Le [jirikàcn, le rdirnpàht, le verre et le cristal de roche, 
imprégnés de fumée, sont les contrefaçons de l'œil-de-chat. 

206 Le verre se reconnaît à l'emploi de la laque, le çfuriipàln à 
sa légèreté, le (jirihàca à son absence d"éclat, le cristal de roche au 
brillant de sa couleur. 



1. Ex conj. — A. lî. (losain. 

2. Ex couj. — A.° saiiiiil)h;ïiili. C. vîjàhbà bhànti yatal; saiiiiibhâ. 

3. Ex. couj. — A. 13. "kiicadiplitvàl. D." kàcavaddîpli". 



RATNAPARÎKSÂ. 201-2011 45 

207 upoto pi hi varnena dîptiçobhâvivarjitah 
m;ilKirgh;it;iin naiti manih pnibliâvàn iia oa liîyate. 

208 yail iii(li;inilasya mahâgunasya 
tad eva vaidûi-yanianeh pradistam 
suvarnasanikliyàtulitasya mûlyam 
palad vay on ma pi tagau ravasy a ' 

209' luùrkhopalaksyaç ca sadà virâryo hy 

ayaiu tu bliodo vidusâ narena 
sneliaprabhedo rardiitâ laghutvaiii 
vijàtilingani khalu sârvajanyam 

iti vaidûryaparîksâ 



207 Même bien colorée, une pierre sans éclat ne vaut pas un 
grand prix ; douée d'éclat, elle garde toute sa valeur. 

208 Le prix fixé pour un saphir de grandes qualités pesé en 
suvarnas est le prix d'un œil-de-chat pesant autant de fois deux 
palas; 

209 Voici une distinction, perceptible même à un sot, que le 
sage doit toujours remarquer : la pierre d'un poli inégal, tendre, 
légère, présente les signes généraux de la contrefaçon. 



1. Ex Gar.-Piir. — D. paladvayenârppita". 

2. Cette stance semble interpolée. D'ailleurs, le deuxième hémistiche est 
une répétition de 131. 



46 BUDDHABHATTA 



Vin 



210 kuçalâkuçalaih prayujyamânâli 
pratibaddhâh pratipatkriyopayogaih ^ 
gunadosasaiïiudbhavam labhante 
manayah purusair gunântarajnaih 

211 kramaçali samatîtya ' sarvaçânân 
pratibaddham kuçalena hemakartrâ 
yadi nâma bhavanti dosahînâ 
manayah sadgunam âpnuvanti mûlyam 

212 âkarât samatîtânâm udadhes tîrasamnidhau 
mûlyam etan manînâm hi na sarvasmin mahîtale 



Vin. Topaze. 



210 Selon que sont habiles ou inhabiles l'esprit et la main qui les 
façonnent et les montent, les gemmes sont considérées comme une 
source de bien ou de mal par les hommes qui savent discerner les 
qualités. 

211 Quand [une gemme] a subi successivement l'épreuve de 
toutes les pierres de touche, [qu'elle soit] montée par un habile 
orfèvre. Car si les gemmes sont exemptes de tout défaut, leur prix 
est six fois plus grand. 

212 Ce prix s'applique aux pierres amenées de leur gîte au bord 



1. Ex conj. — Mss. pratisat». 

2. Ex corr.— A. nîbhya. B. °tya. C.nîuitya. 



RATNAPARÎKSÂ. 210-219 47 

213 suvariio manunâ yas tu proktah soflaçamâsakal.i 
tasya sapratibliâgasya sanijùà rûpalcam ucyate 

214 çâiiaç caturmàsakah syân mâsakah paûcakrsiialah 
caluhçànah suvarnas tu catul.isuvarnakain palam 

215 palasya daçamo bhàgo dharanah samudâhrtah 
iti çânavidhih prokto vatnânâni mûlyaniçcayah 



21G patitâ yâ himâdrau tu tvacas tasya suradvisah 
prâdurbhavanti manayah pusyarâgâ mahâgunâh 

217 âpîtapândupàsdnah pusyarâgo vidhîyate 

tam cva lohitâpîtam âhur gomedakaiii budhâh 

218 âlohitam âpîtain ca svaceliani kâsàyakani viduh 
indranîlam sunîlatvât padmarâgaiii sulohit;im 

219 ânîlaçuklah susnigdho manil.i somalakah smrtal.i 
esa bhedaprakâras tu ratnavidbhir udâhrtah 



de la mer, et non à toutes celles qui sont répandues sur la surface 
delà terre. 

213 Le poids que Manu appelle siwarna et qui écjuivaut à 
16 màsakns, porte, divisé de même, le nom de rùpaka. 

214 1 çàna vaut 4 màmkaii ; 1 mâmka, 5 krsnala)> ; 1 suvarna, 
4 çchia.s; 1 pal a, 'i surnrnas. 

215 Le 1/10 du pala est appelé dharann. Tel est le système du 
çâna, qui sert à déterminer le prix des gemmes. 



216 La peau de l'ennemi des dieux, tombée sur l'Mimalaya, s'y 
manifeste sous forme de splondidcs topazes. 

217 La pierre d'un jaune pâle se nomme paKiinràga (topaze) ; si 
elle est d'un jaune rouge, les sages l'appellent cjomedaka (hya- 
cinthe). 

218 Transparente et tirant sur le rouge ou sur le jaune, on l'ap- 
pelle kâsàyaka; indranlla (saphir), lorsqu'elle est absolument 
bleue ; padmarAga (rubisi, lorsqu'elle est absolument rouge. 

219 La pierre d'un blanc velouté nuancé de bleu est dite 
somalaka. Telle est la classification enseignée par les connaisseurs. 



48 BUDDHABHATTA 

220 mûlyain vaidûryamaner iva gaditaip ratnaçâstravidbhih 
dhâranaphalaiii ca tadvat strînâip sutapradara bhavati 

iti pusyarâgaparîksâ 



220- Le prix [de la topaze] est le même que celui assigné à l'œil- 
de-chat par ceux qui connaissent les ratnaçâstras. On obtient les 
mêmes résultats en la portant. Elle rend les femmes fécondes. 



I 



HATNAFAiltlvSÂ. ^H)-:t23 49 



IX 



2-21 vâyur nakliàn daityapater gihitvd 

ciksepa sarayag javanesu lirstah 
tatah prasùlain javanopapanuaiii 
karketanaiu pûjyatamain prtlii\yàui 

222 varnena tad rudhirahemauiadliuprakàçam 
âtâmrapîtadahanojjvalitain vibhâti 
pralyagrasùi-yakiranojjvalanaprakàraiu 
sanidhyârunâvarainanojùavii^addhavai'iuiiu 

223 snigdhâ viçuddhâb samarâginay ca 
âpîtavarnâ guravo vicitrâh 
trâsav raiiavy â lav i varj itâg ca 
karketanâs te paramâh pavitrâli 



IX. Chrysobéryl. 



221 Vâyu saisit les ongles du roi do^ Daityas et, joyeux, les jeta 
juste dans le pays des Yavanas. Le chrysobéryl en naquit, produit 
du pays des Yavanas, très estime sur la terr(\ 

222 Sa couleur est celle du sang, de l'or ou du miel; il brille 
comme illuminé par une flamme d'un jaune cuivré ; il a la splen- 
deur des rayons du soleil levant; il a l'exquise, charmante, pure 
couleur de l'aurore ou de la garance. 

223 Poli, pur, d'une teinte homogène, tirant sur le jaune, lourd, 
brillant, exempt de brisure, do tissure, de cyâla{'/), le chrysobéryl 
est un suprême moyeu de purification. 

4 



50 BUDDHABHAÏTA 

224 pâtrena kâricanamayena tu vestayitvâ 
nyastain yadà hutavahe bhavati prakâçara 
gîtani krtain yadi bhaven na ^ vivarnarûpanl 
kai'ketanaiii bhavati tat pvthivîprakâçam 

225 rogapraçamam bhavati bhayanâçam âyulikarani kulakaram ca^ 
sutajanmasukhapradani ca saubhâgyapusiidhanavardhanam' 

226 kai'ketanain yac ca sadaiva çuddhaiu 
ye dhârayanti ksitipâ bhavanti 
nijapratâpâgnividahyamâna- 
ripuksitim çâsati dîrghakâlam 

227 ye dhârayanti manujâh kanakojjvalastham 
karketanain rudhirahemasaraaprakâçam 

te pûjitâ hahudhanâ bahubandhavâç ca 
nityojjvalâh pramuditâ api te bhavanti 

228 eke py anabhyadhikrtâh kulanîkiljliasah' 
pramkuiaràgalulitàh' kalusà virùksàli ''' 
tejotipustikuladiptivihînavarnâh 
karketanasya sadrçam vapur udvahauti 



224 Mis au feu, dans un vase d'or, il prend un nouveau bril- 
lant ; si, après le refroidissement, sa couleur n'a point de marbrures, 
il est en grand honneur sur la terre. 

225 II guérit les maladies, écarte les dangers, prolonge la vie, 
perpétue les familles, procure le bonheur que donne la naissancedes 
fils, augmente la fortune, la prospérité, la richesse. 

226 Ceux qui portent toujours un chrysobéryl pur sont rois; ils 
régnent longtemps sur la terre de leurs ennemis consumés par le 
feu de leur puissance. 

227 Les hommes qui portent, monté dans l'or, un chrysobéryl 
ayant la couleur du sang ou de lor, ceux-là sont honorés, riches, 
entourés de nombreux parents, toujours dans la splendeur et la joie. 

228 Certaines pierres bleues comme le kula, déparées par une 



1. Mss. na bliaved. 

2. ca est dans les mss. après nâçam. 

3. Mss. "dhanadbànyavivarddhanani ca. 

4. Mss. nâJa". 

5. Ex Gar-Pur. — A. B. pràpnotiuâga". C. pusnateuàga" 

6. Kx conj. — Mss. iiiruksàh. 



lîATNAl'AUÎKSÂ. :!:li-:l:>A) bl 

229 karkctaïuun yadi pai'iksilavarnarûpani 
pi'atyagrabhàskarasainani vadariplialâbliaiu 

• tasyaiva ratnavidu.sa(; ca viniycayo sti ' 
jûcyain ca kiiucid api lai tulilasya mùlyaiu 

230 kulasuladhanadhâuyavrddhisaukliyaiu 
visagadaçokain apâkaioti cât^u 
kauakasaniam islam* asya inûlyaiu 
kalusaviiiîlavivarjitaiji yadi syât 

iti karketanaparîksâ 



couleur llétrio, trouhlos, ruguousos, d"uii(> couleur trop brillante ou 
sans brillant, bien (|u'ayant un aspect semblable à celui des chry- 
sobéryls, n(^ sont point admises parmi eux. 

229 C'est au chrysobêryl d'unocouleur et d'une forme éprouvées, 
pareil au soleil levant ou au fruit du jujubier que s'appliquent les 
règles posées par les sages; c'est de lui que doit s'entendre le prix 
assigné à chaque poids. 

230 Famille, fils, richesse, grain, prospérité, bonheur [le chryso- 
béryl donne tout cela], et il détruit prouiptement le poison, la ma- 
ladie, le chagrin: on admet que son prix est celui de l'or, si sa cou- 
leur n'est ni trouble ni l)leuàtre. 



1. Ex coiij. — A. n. "cayeti 

2. Ex corr. — Mss. astain. 



52 BUDDHABHATTA 



X 



231 himavaty uttaradeçe vîryara patilam suradvisas tasya 
samprâptam uttamânâm âkaratâm bhîsmaratnânâin 

232 çuklâli çankhâbjanibhâlisomâlakasamnibhâh prabhâvantah^ 
prabbavanli tatas tarunà^ vajranibba bbîsmapâsànâb 

233 hemâdipratibaddbani çuddhamatili çraddha^'â vidhatte yab 
bhîsmamanim grîvâdisu niyatam asau sampadam labhate 

234 visamâ no bâdbante taiu âranyanivâsinah samîpe pi 
dvîpivrka(;arabbakurijarasiuibavyàghrâdayo himsrâli 



X. Bhîsma. 



231 Sur l'Himavat, dans la région du Nord, tomba la semence 
virile de l'ennemi des Dieux : là se forma une mine d'excellents 

232 De là viennent les bbîsmas blancs comme la conque, le 
lotus, le somâlaka, brillants, et qui, dans leur fraîcbeur, ont l'éclat 
du diamant. 

233 Celui qui, ayant le cœur pur, porte avec foi, au cou ou 
ailleurs, un bliîsma monté dans l'or ou un autre métal, celui-là 
prospère infailliblement. 

234 Les sauvages habitants des forêts : panthères, loups, çara- 
bhas, éléphants, lions, tigres et autres bêtes de proie ne lui font 
aucun mal, même étant tout près de lui. 



1. Ex Gar.-Pur. — Mss. saunibhâvantah. 

2. Ex Gar.-Pur. — Mss. tvaruiià. 



RATNAPARÎKSÂ. 231-240 53 

235 tasyolkApâtakrlain na bhavati' tatliàranisamutthaiii ca 
nâpâtâj ianitablia3'aiii'na mahàmegliàt samudbhûtain 

236 bhîsmc nianau gunâyukte sarayak saniprâpyângalîyake 
saintarpanàt pitf nâm trptir bahuvarsikî bhavati 

237 çâinyaty udbhûtâny api sarpottungâni vrQcikavisâni 
salilâgnivairitaskarabhayâç ca bhiinâ nivartanto 

238 oabalaiu balàliakàbhaiii parusaiu'' piUipnibliaiii prahhâhînam 
muklailyuti [ca] vivaruani* durât parivarjayet, pràjùah 

239 mùlyaiu prakalpainyani vibudhavarair deçakâlavijnânât 
dûrodbhûtânâiu bahu kiinciu nikalaprabhùtânâm 

240 yat lu sarvagunair yuktaiu bliîsiiiaia kundendusaprabham 
taddhemasamatulyena mùlyani nilyam avàpuuyât 

bhismaparîksâ 



235 Pour lui le danger n'existe pas de la chute des météores, 
de la foudre, ni celui qui provient d'un écroulement ou d'un grand 
nuage. 

236 Un bhîsma étant pourvu de toutes les qualités, si on a soin 
de le porter à son doigt, on rassasie les Mânes pour de longues 
années. 

237 II neutralise à l'instant le venin des scorpions, pire que celui 
des serpents (?); il écarte les plus redoutables dangers : eau, feu, 
ennemis, voleurs. 

238 Si au contraire il est bigarré, couleur de nuage, raboteux, 
jaune, terne, sans éclat, décoloré, que le sage l'évite de loin. 

239 Le prix doit être fixé par les hommes les plus éclairés, 
d'après la connaissance du lieu et du temps. Celui des pierres de 
provenance lointaine est quelque peu supérieur à celui des pierres 
originaires du pays environnant. 

240 Mais le bhîsma doué de toutes les qualités, qui a l'éclat du 
jasmin ou de la lune, vaut toujours son pesant d'or. 



1. Ex conj. — A. C. krtâ na bhavanti. 

2. Ex corr. — A. mâpàtdjjauitam. 

3. Mss. purusam. 

4. Ex Gar.-Pur. — A. higarnam. B. dhigarnam. C. dhigavarnam. 



54 BUDDHABHATTA 



XI 



241 anyesu parvatavanesu ca niiunagâsu 
sthânântaresu ca tathâ nagarottamesu 
saiiisthapitam valavaçani' bhujagaih prakâçani 
sanipùjya ratuanivahair atiçuddham^ eva 

242 gunjânjanaksaudramrnâlavamâ 
ete praçastâh pulakâh pratisthâh 
sûtrair upetâh paramâh pavitrâ 
màngalyarûpâ bahurùpacitrâh 

pulakaparîksâ 



1 



XI. Grenat. 



241 Dans d'autres lieux, tels que montagnes, forêts, rivières, 
grandes cités, les serpents porte-joyaux déposèrent, après l'avoir 
vénérée, la lymphe brillante et très pure de Bala. 

242 On estim.e les grenats qui ont la couleur de la gurijà, du 
collyre noir [anjann], du miel, des fibres du lotus. Enfilés dans un 
cordon, ils sont les meilleurs moyens de purification. Comme 
amulettes, ils peuvent avoir une grande variété de formes. 



1. Mss. -"ta °çâ. 

2. M<s. »dha. 



RATNAPARÎKSÂ. 241-2JÔ 55 



XII 



243 hiitabhug rasa in àdàya dànavasya yathepsitain 
n;iniiadày;'iiii viciksepa kiincie cînâdibhùmisu 

244 lac cendrago[)akanil)hai!i rukapatti-nA'ariiaiii 
satnsthànatah prakatapîlusamânadcham 
nânâprakâravihitani rudhirâksamukhyam 
udbhûtam asya khalu mûlyasamànam eva 

245 madhye tipâiuluram atînduviçuddhavarnani 
tac cendranîlasadrçani patalain taie syât 
aiçvaryabhrtyaphaladani kathitam tad eva 
çastam' ca tat kila bbavet sumanojiiavarnam 

rudhiràksaparîksâ 



XII. Cornaline. 



243 Agni prenant, selon sou désir, le chyle du Dânava, le jeta 
dans la Narmadâ, et un peu dans la Chine et autres pays. 

244 Là se forma une pierre ayant la couleur de la coccinelle ou 
de l'aile du perroquet, et la dimension d'un fruit de pîlu arrivé à 
maturité, comprenant plusieurs variétés, dont la première est la 
cornaline, mais d'un prix uniforme. 

245 Lorsque l'intérieur est d'une nuance très pale, très pure 
comme celle de la lune, et la surface pareille au saphir, on dit 
qu'elle procure souveraineté et serviteurs, et on l'exalte comme 
étant d'une couleur tout à fait délicieuse. 



1. Ex conj. — A. sastram. B. çastram. 



56 BUDDHABHATTA 



XIII 



246 kâverîvindhyayavanaclnanepâlabhùmisa 
lângalî vyakiran medo dânavasya prayatnatah 

247 câkâçatailaoïiddhâceliam ' utpannaiii sphatikani tatal.i 
mmàlaçankhadhavalaiii kimcid varnànlarânvitam 

248 na ca tulyam hi ratnànàm atha va pâpanâçanam 
samskrtam çilpinâ samyag mûlyam kimcil labhet tatah- 

sphatikaparîksâ 



XIII. Cristal. 



246 Dans la Kâverî, le Vindhya, chez les Yavanas, en Chine, 
au Népal, Balarâma sema avec soin la graisse du Dânava. 

247 De là naquit le cristal de roche, pur et limpide comme l'air 
ou l'huile de sésame, blanc comme tes fibres du lotus ou la conque, 
avec une légère différence de teinte. 

248 II n'égale point les gemmes, il n'a pas la vertu de détruire 
le mal : mais traité avec soin par un habile lapidaire, il vaut un 
certain prix. 



1. Ex corr. — Mss. "àksam. 

2. Ex Gar.-Pur. — A. B. C lahheta sah. 



RATNAPARÎKSÂ. 246-251 57 



XIV 



249 âdàya medas tasyâçu yaoah oakanibalâdisu 
ciksepa tatra jàyanto vidriimàh sumaliàf^ui.iah 

250 tatra pradhànani çaçalohitàbhaiii 
gunjàjavâpuspanibhaiii pracastam 
sanilâsakaiu devakaronuiko' ca 
sthânâni ycsu prathitain suràgam 

251 anyatra jcàtam ca na tat pradhânam 
mûlyam bhavec chilpiviçcsayogât 



XIV. Corail. 



249 Prenant rapidement la graisse de Bala, Yaça (?) la sema dans 
le Çakambala(?) et antres lieux. Là naissent des coraux de grande 
qualité. 

250 Le plus beau est celui quia la couleur du sang du lièvre; 
on vante aussi ceux qui ont la couleur de la gunjâ et de la rose de 
Chine. Samlâsaka (?), Devaka(?), Romaka sont les lieux où se 
trouve un corail renommé, d'un très beau rouge. 

251 Celui qui naît ailleurs n'a j^oint la même valeur, et le prix 
dépend du travail de l'ouvrier. 



1. Ex Gar.-Pur. — Mss. rjmake. 



58 BUDDHABHATTA 

252 prasannam komalam snigdhani surâgaiii vidrumam hitam 
dhanadhânyakarani loke strînâui saubhâgyadâyakain 
dustavyâdhiharani caiva visâdibhayanâçanam 

vidrumaparîksâ 

iti çrîbuddhabhattâcâryakrtâ ratnapariksâ samâptâ 



252 Le bon corail est pur, fin, poli, bien coloré. Il procure en ce 
monde richesse et grain, donne aux femmes le charme, détruit 
les péchés et les maladies, neutralise le poison et tous les autres 
périls. 



FIN 



B R II A T S A M H 1 T A 

DE 

VARÀHAMllIlh'A 

(Aiihpyus LWX-I.XWIII) 



LXXX 



ratnena çubhena çubhaiii 
bhavati nrpânâm anistam arubhena 

yasmàcl atah pariksyain 
daivaiii ratnâçritam tajjnaih 

.dvipahayavanitâdînâm 
svagunaviçesena ratnaçabdo sti 

iba tûpalaratnànàm 
adhikâro vajrapùrvànâm 



LXXX. JJiaitiant. 



1 Un bon joyau est pour les rois une source de biens; un mau- 
vais, de maux : c'est pourquoi doit être scrutée par les connais- 
seurs la destinée qui réside dans les joyaux. 

2 Le nom de ratna s'applique aux éléphants, aux chevaux, aux 
femmes, etc., dont les qualités sont éminentes. Ici, il est employé 
pour désigner les pierres précieuses, à commencer par le dia- 
mant. 



60 VARAHAMIHIRA 

3 ratnâni balâd daityad 
dadhicito nye vadanti jâtâni 

kecid bhuvah svabhâvâd 
vaicitryam prâhur upalânâm 

4 vajrendranilamarakata- 
karketanapadmarâgarudhirâkhyàh 

vaidûryapulakavimalaka- 
râjamanisphatikaçaçikântâh 

5 saugandhikagomedaka- 
çankhamahânilapusparâgàkhyâh ' 

brahmamanijyotîrasa- 
sasyakamuktâpravâlâui 

6 venâtate viçuddham 
çirîsakusumopamam ca kauçalakam 

saurâstrakam âtâmiam 
krsnara saurpârakam vajram 

7 îsattâmram himavati 
matangajain vallapuspasamkàçam 

âpîtam ca kalinge 
çyâmam paundresu sambhûtam 



3 Les gemmes tirent leur origine du Daitya Bala, selon les uns; 
de Dadhîcit, selon les autres. Quelques-uns assurent que la variété 
des gemmes résulte de la nature du sol. 

4 Diamant, saphir indranila, émeraude, chrysobéryl, rubis /5arf- 
maràga, cornaline, œil-de-chat, grenat, vimalaka, ràjamoni, 
cristal de roche, pierre de lune, 

5 rubis saugandhika, hj^acinte, conque, saphir mahànila, to- 
paze, brahmamani, jt/otîrasa, sasyaka, jierle, corail. 

6 Le diamant des bords delà Venâ est parfaitement pur; celui 
du Koçala ressemble à la fleur de çirîsa; celui du Surâstra est 
cuivré; celui de Sùrpàrâ est noir. 

7 Celui de l'Himalaya est légèrement cuivré ; celui du Mataiiga 
a la teinte d'une fleur de valla ; celui du Kalinga est jaunâtre 5 
celui du Paundra est gris. 



1. Corr. pu>yaràgàkhyàh. 



BHHATSAMHITÂ. lxxx, 3 -IL' 61 

8 aindrani sadaçri çuklaiu 
yâmyaui sarpâsyarûpam asitain ca 

kadalîkandanikâçaiu 
vaisnavam iti sarvasamsthânam 

9 vârunam abalâguhyopamani 
bliavet karnikârapuspaiiibham 

gri'igâlakasaijisthânani 
vyâghrâksinibhani ca hautabhujani 

lu vùyavyaiu ca yavopamaiii 

açokakusuinaprabbaiii sainuddisfam 

srotah kbanih prakîrnakaiii 
ity âkarasaijibhavas tri\ idhali 

11 raktaiu pîtaiu ca çubbaiii 
râjânyânâiu sitani dvijâtînâm 

çainsani vaiçyânâin 
çûdnuiâiii çasyate siiiibbam 

12 sitasarsapâstakam 

tandulo bhavet tandulais tu viiuçatyâ 

tulitasya dve laksc 
mûlyaui dvidvyûnite caitat 



8 Sexangulaire et blanc, le diamant est consacré à Indra; en 
forme de gueule de serpent et noir, à Yama ; couleur de kadalî et 
de toute forme, à Visnu. 

9 A \' aruna est consacré le diamant qui a la forme du pudendu7)i 
muliebre et la couleur d'une tleur de karnikûra ; à Agni, le dia- 
mant triangulaire de la couleur d'un œil de tigre ; 

10 A Vàyu est attribué le diamant qui a la forme d'un grain 
d'orge et la couleur d'une fleur d'a(;oka. — Kivières, mines, dé- 
pôts sporadiques : voilù les trois espèces de gisements. 

11 Le diamant rouge ou jaune convient aux Ksatriyas, le blanc 
aux Brahmanes, celui qui a la couleur du çirîsa aux Vaiçyas, et 
celui qui a le reflet d'une épée, aux Çûdras. 

12-13 Huit sarsapas font un tandula. Un diamant pesant 20 tan- 
dulas vaut 2 lakhs. Le poids décroissant de 2 en 2, le prix diminue 



]2 VARAHAMIHIRA 

18 pâclatryainçârdhonani 

tri bhàgapaùcâiiigasodagâipçâç ca 

bhâgaç ca pancavimçah 
(jatikah sâhasrikaç ceti 

14 sarvadravyâbhedj'aip 

laghv ambliasi tarati raçmivat siiigdham 
tadidanalaçakracâpopamam ca 

vajrani hitâyoktara 

15 kâkapadamaksikâkeça- 
dhâtuyuktàni çarkarâviddham 

dvigunâçri digdhakalusa- 
trastaviçîrnâni na çubhâni 

16 yâni ca budbudadalitâgra- 
cipitavâsîphalapradîrghâni 

sarvesârn caitesâm 
niûlyâd bhâgo stamo hânih 



successivement de 1/4. 1/3, 1/2; il est ensuite de 1/3, 1/5, 1/lC, 
1/25, 1/100, 1/1000'. 

14 On dit qu'un diamant est salutaire lorsqu'il est infrangible 
pour toute autre substance, léger, surnageant sur l'eau, rayonnant, 
poli, ressemblant à l'éclair, au feu, à l'arc-en-ciel. 

15 Les diamants, affectés de [défauts ayant l'apparence de] pieds 
de corneille, de mouches, de cheveux; qui contiennent des ma- 
tières minérales ou du gravier ; qui ont les arêtes doubles; qui sont 
onctueux, troubles, fêlés, mutilés, ne sont pas bons. 

16 Et aussi ceux qui ont le fil des arêtes dédoublé par des bulles 



1. Voici le tableau des prix. Le poids est en landulas, le prix probable- 
ment en rûpakas. 

Poids. — 20 Prix. — 200.000 

— 10 — 150.000 

— 18 — 133.333 1/3 

— 14 — 100.000 

— 12 — 66.666 2/3 

— 10 — 40.000 

— 8 — 12.500 

— 6 — 8.000 

— 4 — 2.000 

— 2 — 2U0 



BRHATSAMHITA. i.xxx, 1:^-18 GH 

17 vajr;!.!)! n;v kiiucidapi (lli;ir:iyilavyam cko 
put.i'àrlliinil)liir al)alâl)liir ii(\'mli lajjnfih 
çrngàtakati'i put adlià M yak;i val, si 1 1 i la 1 1 1 y;i c 
clir'Oiiîiiil)liani ea çubliadiiiu t;iii;i\;iiiliiiiîiiâni 

18 sv;ijaiia\ibliavajivilaksayaiu 
jaiiayati vajrani anislalaksanani 
açanivisabhayârinâQana.i!i 

(,-ubliaiu urubhogakaraiji ca bliûljlirtâm 

iti çi'îvai'clhaiiiihirakrtau brhatsanihitâyâin vajraparîksâ 
iiàiiiAgîtitanio dhyâyah 



d'air, qui sont plats ou oblongs coranio le fruit de la vàsî. Le prix 
de tous ces diamants est diminué de 1/8. 

17 Aucun diamant ne doit être porté par les t'emmes désireuses 
d'avoir des fils, disent quelques connaisseurs. [Mais nous pensons 
quel le diamant triangulaire, en forme de grain de tripula, de grain 
de coriandre, oucluniforme, est bon pour les femmes désireuses de 
postérité. 

18 Un diamant portant de mauvaises marques cause la perte de 
la famille, de la fortune et de la vie; un bon écarte le danger de la 
foudre et du poison, détruit les ennemis et procure aux rois de 
vastes possessions. 



64 VARAHAMIHIRA 



LXXXI 



dvipabhujagaçuktiçankhâbhra- 
venutimisûkaraprasûtâni 

muklàphalàni tesâm 
baliu sâdhu ca çuktijani bhavati 

siiphalakapâralaukika- 
saurâstrakatâniraparnipâraçavâli 

kauberapânclyavâtaka- 
haimâ ity àkarâ hy astau 

bahusamsthânâh snigdhâ 
hamsâbhâh siuihalâkarâh sthûlâh 

îsattâmrâli ç-vetâs 
tamoviyuktâç ca tâmrâkhyâli 

krsnâh çvetâh pîtâli 
saçarkarâh pâralaukikâ visamâh 

na sthûlâ nâtyalpâ 
navanîtanibhâç ca saurâslrâh 



LXXXI 



1 Les perles naissent de l'éléphant, du serpent, de l'huître, de 
la conque, du nuage, du bambou, du poisson et du sanglier; entre 
ces perles, celle de l'huître est abondante et salutaire. 

2 Ceylan, Paraloka, le Surâstra, Tâmraparnî, la Perse, le Nord, 
le Pândya, l'Himalaya: tels sont les huit gîtes de la perle. 

3 Les perles de Ceylan sont variées de forme, lisses, d'une 
blancheur de cygne, volumineuses. Celles de Tâmraparnî sont 
d'un blanc légèrement cuivré, et brillantes. 

4 Noires, blanches, jaunes, mêlées de gravier, rugueuses sont 



BRHATSAMmrx, rxwi, 1-1) 65 

jyotism.antah (Mil)liiâ 
guravo timahâgunâi;; oa p;u";i(;;i\;'ili 

lagliu jarjaraiji cladliiniMiain 
hrli.id vis;iiiist!i;ni:im .ipi li.iiiu.iiu 

visainaiu ki-sinuii ÇAclaiu 
l;igiiu k;t uberaiu praiiiânalcjovat 

uiinl)aplialatriputadhânya- 
cûriiâl.i syuh pândyavâlablia\âh 

atasîkusumacyâmani 
vnisnavani aindram çaçânkasainkârani 

haritâlanibliaiji vârunani 
asitaiii yamadaivatani hhavati 

pari natadâdimagul ikâ- 
gnnjâtâmraiii ca vâyudaivalyam 

n i rd 1 1 û mânal akaraala- 
prabhain ca vijùcyam âgiieyani 

mâsakacatustayadhrtasyaikasya 
çatâhatâ tripancâçat 

kârsâpanâ nigadilâ 
mûlyani tejogunayutasya 



les perles de Paraloka. Celles du Surâstra ne sont ni grosses ni très 
[)etites ; elles ont la couleur du beurre frais. 

5 Étincolanles, claires, lourdes, de hautes qualités sont les 
perles de Perse; légèi-es, creuses, couleur de lait caille, volumi- 
neuses, variées de forme, celles de l'Himalaya. 

6 Les perles du Noi-d sont rugueuses, noires ou I)l;m(dies, 
légères, douées d(^ volmne et d'éclat. Celles du Pâudya. soiu, delà 
dimension d'un l'iiiil de niml)a, d'un grain de triputa ou de 
coriandre, ou ressemblent à uw poudre fine. 

7 Sombre comme une lleur d'atasî, la p(M"le est consacrée à 
Visnu ; couleur de lune, à Indra; couleur d'orpiment, à Varuna ; 
noire, à Yania. 

8 Celle qui est d'un rouge cuivré comme la, pulpe d'une grenade 
mûre ou comme la guùjà doit être consacrée à Vâyu. Celle qui a la 
couleur-d'un feu sans fumée ou du lotus l'ouge, à Agni. 

9 Le prix d'une perle douée d'éclat et de (jualilés et pesant 
4 mâsakas est de 5,300 kârsâpanas. 

5 



66 VARAHAMIHIRA 

10 mâsakadalahânyâto 
dvâtriniçad viniçatis trayodaça ca 

aslau çatâni ca çala- 
trayani tripaûcâçatâ sahitam 

11 pancatrimçani çatam iti 
catvârah krsnalà navatimûlyâh 

sârdhâs tisro gunjâh 
saptatimûlyani dhrtam rûpam 

12 guûjâtrayasya raùlyam 
paficâçad rûpakâ gunayutasya 

rûpakapaûcatriniçat 
trayasya guùjârdhahînasya 

13 paladaçablîâgo dharanam 

tad yadi muktâs trayodaça surûpâh 

tri oatî sapan ca^• i i n çâ 
rûpakasanikhyâ kitani raùlyam 

14 sodaçakasya dviçatî 
vimçatirûpasya saptatih saçatà 

yat paûcaviiiiçatidhrtani 
tasya çatain triiuçatà sahitam 



10-12 En diminuant [successivement le poids de] 1/2 mâsaka. 
les prix [correspondants] seront de 3,200, — 2,000, - 1,300, - 800, 
— 353. — 135. Une perle de 4 krsnalas (= 1/5 mâsaka) vaut 90. 
Une de 3 1/2 gaûjâs (= krsaalas) vaut 70. Une perle qualifiée, 
pesant 3 guùjâs, vaut 50 rûpakas; une de 2 l/2gunjâs, 35 rûpakas. 

13 Le dixième d'un pala est un dharana. Si 13 belles perles 
atteignent le poids d'un dharana. leur prix est de 325 rûpakas. 

14-10 16 perh^s au dharana valent 200 rûpakas. 



20 


» 


170 


» 


25 


» 


130 


» 


30 


)) 


70 


» 


40 


)) 


50 


)) 


55-GO 


» 


40 


» 


80 


)) 


30 


» 


100 


» 


25 


» 


200 


» 


12 


» 


300 


» 


6 


)) 



HIîHATSAMIIl'lÀ. lAwi, 10-20 «7 

1 •"> tri ijiçat saplati m ûly â 

catvâriiuf-ac cliatârdlLimûlyà ci 

sa5;tili panconâ va 
dluiranaiu pancâslakaiti inûlyaiii 

10 rnuklâoUyàs triiiK-nt. 

ralasya sa paùcarûpakaviliînà 

dvitricaluhpaûcaçatâ 
dvâdaçasatparicakatritay;i m 

17 pik kâpiccârgliârdhà 

ravakah siktliaiii Irayodar.idy.in.im 

sainjûâh parat.o nigarâç 
cûrnâç câçîtipûrvânâm 

18 etad gunayuktànâni 
dharanadlirtânâni prakînilii in niul\ ,iiii 

pari k alpyam an tara 1 e 
hînaguiiânâm ksayah kârj^ah 

19 krsnaçvetakapî taka- 
tâmrânâm îsad api ca visamânâm 

tryaniçonaiii visamakapîtayoç ca 
sadbhâgadalaliînam 

20 airâvatakulajânâm 
pusyaçravanendusûryadivasesu 

ye cottarâyaiiabhavâ 
grahane rkendvoç ca bhadrobhàk 



400 perles au dharana, valent 5 rûpakas. 
500 » 3 » 

17 Pikkà, picc.a, arfjJia, ardhà, rnraka, fiildhn sont les 
termes qui désignent [les groupes de] 13, etc. Au del;\ [de 40. le 
groupe se nomme] niçiavn, et à partir de 80, rùrna. 

18 Le prix indiqué ci-dessus pour un dharana s'applique au\ 
perles de bonne qualité. Il doit être calculé proportionnellement 
pour les perles de poids intermédiaires et abaissé pour celles qui 
sont de qualité inférieure. 

19 Les perles noires, blanchâtres, jaunâtres, cuivrées et ru- 
gueuses même légèrement valent un tiers de moins; celles qui 
sont [seulement] rugueuses ou jaunes valent [respectivement] 1/6 
et 1/12 de moins. 

20-21 Aux fortunés éléphants qui naissent dans la lignée d'Ai- 



68 
21 



22 



23 



24 



25 



VARAHAMIHIRA 

tesâm Ici la j ayante 
niuktâh kuiiibhesu saradakoçesu 

baliavo brhatpramâiiâ 
bahusamsthânâh prabhàyuktâl.i 

naisâm argbah kâryo 
na ca ^edbo tîva te prabhâyuktâli 

sutavijayârogyakarâ 
raahâpavitrâ dbrtâ râjnâm 

damstrâmûle çaçikânti- 
saprabham bahugunam ca vârâliam 

timijam raatsyâksinibham 
brbatpavitram bahugunain ca 

va^sopala^'aj jâtain 
vâyuskandbâc ca saptanu'id bbrastam 

hriyate kila khâd divyais 
taditprabbaiii raeghasaipbhûtam 

taksakavâsukikulajâli 
kâraagamâ ye ca pannagâs tesâm 

snigdbâ nlladyutayo 
bhavaiiti miiktâb phanasyânte 



râvata, sous le signe de Pusya ou de Çravana, le dimanche ou le 
lundi, durant la marche du soleil vers le Nord, pendant une éclipse 
de soleil ou de lune, il naît, dans les bosses du front et au creux 
des défenses, des perles abondantes, volumineuses, multiformes, 
brillantes. 

22 Elles sont trop splendides pour être appréciées ou forées ; 
portées par les rois, elles donnent des (ils, la victoire, la santé et 
sont éminemment purifiantes. 

23 A la racine des défenses du sanglier est une perle ayant l'éclat 
delà lune et riche en qualités. La perle du poisson a la couleur 
d'un œil de poisson : elle est grandement purifiante et riche en 
qualités. 

24 Formée à la manière des grêlons et descendant de la septième 
région du vent, la perle qui sort du nuage, pareille à l'éclair, est 
retirée par les Dieux de l'atmosphère. 

25 Les serpents nés dans la lignée de Taksaka et de Vâsuki, et 



i 



I5HIIATSAMHITÂ. i.xxxi, ;.'l-30 6'J 



26 Qastc vanipradeço 
rajataïuayc; bliàjano slliilc ca yadi 

varsali clevo 'k as mât 
laj jneyani nâgasainbliûtam 

27 apaharati visam alaksiuîin 
ksapayati çatrûn yaoo vikârayati 

bhaujaingain iirpatînàni 
dlirtani akrlârghani vijayadaiii ca 

28 karpûrasphatikanibhaiii 

cipitani visamani ca V('nuj;M!t jncy.-ini 

çaùkhodbhavani carinibliani 
vrttani bhrâjisnu rucirain ca 

29 çankhatimivenuvârana- 
varàhabhujagâbhrajâny avedhyâni 

amitagu natvâc caisâm 
arghal.i castre na nirdislal.i 

30 etâni sarvâni raahâgiinâni 
sutâ l'thasau bhàgyayaçaska râ ii i 

rukchokaliaïUi'ni ca pârtliivanâiii 
muktâphalânîpsitakâinadâni 



ceux qui vont à leur fantaisie ont dans le chaperon des perles lisses 
et bleuâtres. 

26 Si en un lieu renommé de la terre, dans un vase d'argent 
placé là, pleut une perle inattendue, qu'on sache que c'est une perle 
de serpent. 

27 L'inestimable perle de serpent, portée par les rois, les défend 
du poison et de l'infortune, anéantit leurs ennemis, répand leur 
renommée et leur donne la victoire. 

28 La perle du bambou ressemble au camphre et au cristal de 
roche. Elle est aplatie et rugueuse. Celle de la conque a l'éclat de 
la lune : elle est ronde, étincelante et claire. 

29 Les perles de la conque, du poisson, du bambou, de l'élé- 
phant, du sanglier, du serpent et du nuage ne peuvent être forées ; 
et comme leurs qualités sont incommensurables, le castra ne leur 
assigne aucun prix. 

30 Toutes ces perles, de qualités éminentes, procurent aux rois 



70 VARAHAMIHIRA 

31 surabhûsanam latâuâin 
sahasram aslottarani caturhastam 

indracchando nâmnâ 
vijayacchandas tadardhena 

32 çatam astayatani hâro 
devacchando liy açîtir ekayutà 

astâstako rdhahâro 
raçmikalâpaç ca navasatkah 

33 dvâtriniçatà tu guccho 
viinçatyâ kîrtito rdhagucchâkliyal.i 

sodaçabhir mânavako 
dvâdaçabhiç cârdhamânavakah 

34 mandarasainjùo stabliih 

paùca latâ hâraphalakam ity uktam 

saptâvimçatimuktà 
hasto naksatramâleti 

35 antaramanisaniyuktâ 
manisopânaiu suvarnagulikair va 

îarakikanianimadhyani tad 
vijùeyam câtukâram ili 



fils, richesses, popukarité, gloire; elles chassent la maladie et le 
chagrin, et font obtenir tout ce qu'on souhaite et qu'on aime. 

31 [Une guirlande de] 1008 fils et longue de 4 mains est un 
ornement des dieux : elle se nomme indracchanda. Le vijaijac- 
clianda est la moitié du premier. 

32 [Une guirlande de] 108 fils se nomme hài-a; une de 81 
decacchandn. Un avdhahàra a 64 fils et un rarmikalàpa 54. 

33 Un r/uccha se compose de 32 fils, un ardhaguccha de 20, 
un inànacaka de 16, un ardhamânaoaka de 12. 

34 La guirlande appelée mandara se compose de 8 fils ; le 
liùraphalnka de 5 ; celb; qui est formée de 27 perles et longue 
d'une main se nomme nakmfrnmàlà. 

35 Celle qui renferme d'autres gemmes ou des bulles d'or est un 
mnnisopàna ; celle qui a en son milieu une gemme en pendeloque 
s'appelle càtukàra. 



ni.îHATSAMHlTÀ. lxx.m, M-'AG 71 

36 <M<;i\;ilî nània yatlicstasaïukhyâ 

h a s Uip ram â n â ni a 1 1 i v i p r; i y u k ta 

saniyojitâ yâ maninâ tu madliye 
yastili sa bliiisaiiavidbhir uktâ 

iti çiîvar;ilianiihirakrtau biliatsaiiihitàyaiii niuklâj)lial;ipariksà 
nâmaikâçîtilanio dhyâyah 

HG La guirlande appelée ckùvali a un nombre iiubHerminé de 
perles, une rnaiiT de longueur, et ne contient aucune autre gemme. 
Mais celle (jui est ornée d'une gemme en son milieu est nommée 
ya^ti par les connaisseurs en parures. 



72 VARAHAMIHIRA 



LXXXII 



saugandhikakuruvinda- 
sphat.ikebhyah padmarâgasa ii ibhùtih 

saugaudhikajà bhramarâ- 
njanâbjajambùrasadyutayah 

kuruvindabbavâh çabalâ 
mandadyutayaç ca dhâttibhir viddhàh 

spbaîikabhavà dyutimanto 
iiànâvaniâ viçuddhâç ca 

snigdbal.i prabhânulepî 
svaccbo rcismâu gurul.i susanislbàuab 

antahprabho tira go 
inaniralnagunâb samastânâm 



LXXXII. Buhis. 



1 Le ru\m {padiiKiràfja) tire son origine du soufre {snugan- 
dhika), du cinabre {/airiiriitda) et du cristal de rocbe (sjthatikn). 
Les rubis qui viennent du soufre ont la couleur de l'abeille, de 
l'antimoine, du lotus, du janibu, de la niyrrlie. 

2 Ceux qui viennent du cinabre sont bigarrés, d'un faible éclat 
et mêlés de substances minérales. Ceux qui viennent du cristal 
sont brillants, de couleurs variées, sans tache. 

3 Poli, surface brillante, transparence, rayonnement, poids, 
beauté de la forme, éclat intérieur, couleur intense : telles sont les 
qualités des gemmes en général. 



BRHATSAMHITÀ lxxxii. 1-0 73 

kalusâ niandaclyutayo 
Ickliâkîrnal.i sadhâtavah khaiulal.i 

durviddhâ na manojriàh 
sac,-arkarâQ celi manidosâl.i 

bliramararikhikanlhavarno 
dîpa(^ikhâsapraljho bhujaijiganàin 

bhavati manil.i kila mûrdliani 
yo nargheyah sa vijneyah 

yas taiii bibharli mannjâdhipatir na tasya 
dosa bhavanti visarogakrlàh kadàcit 

ràstrc ca nityam abhivarsati tasya dcvah 
(^ati'ûinç ca nàçayati tasya maneh prabluivât 

sadviniçatili sahasrâny 
ekasya maneh palapramàiiasya 

karsatrayasya viipçatir 
upadislâ padmarâgasya 

ardha palasya dvâdaça 
karsasyaikasya sat sahasràni 

yac câstamâsakadhrtani 
tasya sahasratrayaiii mûlyam 

mâsak acatustayani daça- 
çatakrayain dvau tu paûcaçatamûlyau 

parikalpyam antarâle 
mûlyani liînâdhikagunânâm 



4 Les défauts des gemmes consistent à être tachées, d'un faible 
éckit, rayées, mêlées de substances minérales, faites de fragments, 
mal forées, sans charme, mêlées d<; gravier. 

5 11 y a dans la tête des serpents une gemme ayant la couleur 
de l'abeille ou de la gorge du paon, et l'éclat d'une lampe. Elle doit 
être considérée comme inestimable. 

() Le roi qui la porte échappe aux funestes effets du poison et de 
la maladie. La pluie tombe sans cesse dans son royaume. Il anéantit 
ses ennemis par la, puissance de cette gemme. 

7 9 Un rubis pesant 1 pala (= 4 karsas) a pour prix 26,000; 
3 kar.sas, 20,000 ; 1 2 pala, 12,000; 1 karsa, G,(JOO. Celui qui pèse 
8 mâsakas a pour prix 3,000 ; 4 mâsakas, 1,000 ; 2 mâsakas, 500. 



74 VARÂHAMIHIRA. 

10 varnanyùnasyârdham 
tejohînasya mùlyam asIànK^'ah 

alpaguno bahudoso 
mûlyât prâpnoti viraçâmçam 

11 âdhûmram vranabahulaiii 
svalpagunani câpnuyâd dviçalabhâgam 

iti padraarâgamùlyam 
pûrvâcâryaih samuddistam 

iti... padmarâgaparîksâ nâma dvyaçîtitamo dhyâyab 



Pour les poids intermédiaires, et selon que les qualités sont supé- 
rieures ou inférieures, le prix doit être calculé en proportion. 

10 Pour un rubis sans couleur, le prix est de moitié; pour un 
sans éclat, du huitième. Un rubis de peu de qualités et de défauts 
nombreux n'obtient que le vingtième. 

11 Un rubis fumeux, aux multiples lésions, pauvre de qualités, 
obtiendra 1/200. C'est ainsi que le prix du rubis a été fixé par les 
maîtres anciens. 



BRHATSAMHITA. i.xxxiii 



LXXXIH 



çukavainoapalrakadalî- 
i,'irisakiisuiiiaprabhani gunopolam 

surapitrkàrye iiiarakalaiu 
ativa çul)liadani iirnàni vidliilani 

ni... marakataparîksâ nama tryaçîtitamo dhyàyah 



LXXXIII. Érneraude. 



Une cracraude ayant la couleur du perroquet, des feuilles de 
bambou, des fleurs de kadali et de rirîsa, douée de qualités, est 
extrêmement bienfaisante aux liommes qui la portent dans les 
cérémonies en l'bonneur des Dieux ou des Mânes. 



/VGASTIMAÏA 



MANUSCRITS 



A. — Londres, India Office, n" 1508. Papier. Devaiiâgarî. 'M iï. 
de 8 11. Ce ras. comprend : fol. 1-27 v», Agasdmata; 27 v"- 
29 v», Rafnnsnmr/ra/in (intitulé ici Snnmstarainnparîksâ); 29 V- 
fin. Mnniinàliàtmija. Colophon : likhitain caindâjî vaisnava | 
samvat 1798 (= 1741 ap. J.-C.) | samaye pliâlgunavadi | i) \ 
somavâsare | 

B. — Londres, India Office, n° 1153. Papier. Devanâgarî. 27 ff. 
delOU. S.d., mais moderne. Comprend : fol. 1-23 r», Agasti- 
mata et [Lagha]-ratiiaparlksâ; 23 r"-24 v", extraits divers dont 
les uns ne concernent pas les pierres précieuses (définition de l'or, 
de l'argent, du fer, du camphre,- etc.), et dont les autres sont 
empruntés pour la plupart au Haina.samgraha. (Nous avons laissé 
de côté cette compilation sans grand intérêt.) 24 v» lin. Manimà- 
hàtmya. 

C. — Bikaneer, bil>liotht'<iue du maliàràja, n" 1507. l'apior. 
Devanâgarî. 88 ff. Colophon : saiii. 1735 (=: 1G78 ap. J.-C.) varse 
phâlgunamâso çuklapaks(^ tiHyî ravivâsare | çrî nuranigavâdana- 
gare maliârâjâ çri anijpasinihajî pustikâ | matlionarâsecâlisatam | 

Ce ms. divise son contenu en 7 adhyâyas : les 5 premiers corres- 
pondent aux 5 cliapitres de VAga!<tirn(ti(i, le G" aux st. 1-34 et le 
7<^ aux st. 35-70 d(; l'Appendice. 

D. — Florence, Biblioteca Nazionale. B 415. Décrit plus haut, 
parmi les mss. de Buddhabhatta. 

E. — Bikaneer, n'^ 1508, d'\ 

Ces mss. peuvent se diviser en 2 familles : l'une comprenant A 



78 AGASTIMATA 

et B; l'autre, C, D, E. C'est la première qui sert de base à notre 
texte. 



ÉDITION 



Râm Dâs Sen a publié un texte médiocre de VAgastimata à la 
suite de son livre intitulé Ratnarahasijo, Calcutta, 1883. Le ms. 
dont il s'est servi appariient à la famille de A-B. Je désigne cette 
édition par R. 



AGASTIMATA. 1-4 7'' 



Rsaya ûcuh 

1 prce.liaiili munayah sarvc ki'tànjalipulah stliilàh 
muiiiiiâin txaiu inunirreslha agaslyâya naiiio stu te 

2 dc\n(lâu;ivad;utyi'U(lra\ idy.Klliai'aniahoragaih 
kirîtakatisûlresu kanihàdyâbharauesu ca 
samyojitânâni ratnânâm kathayotprittikariiiaiu 

3 niunînâni vacanaiii r-nitrâ muniçrestho bravîd idaiii 

agastir uvâca 
utpattira âkarân varnâù jâtidosagunâms tatliA 

4 mûlyani mandalika;!! caiva grâhakaip hastasainjnayâ 
vadâmi sarvam evaitac ehrnudlivani sâvadhânatah 



I. — Diamant. 



1 Tous les Munis, se tenant les mains jointes, interrogent : 
(( Toi, le meilleur d'entre les Munis, Agastya, liominage à toi ! 

2 Dis nous Toiigine des gemmes (jue les Dovas, les Dànavas, 
les rois des Daityas, les Vidyàdiiaras, les Uragas emploient pour 
leurs diadèmes, leurs ceintures, leurs colliers et leurs autres 
parures. » 

3-4 Ayant écoulé le discours des Munis, le plus excellent des 
Munis prit la parole : 

Origine, gîtes, couleurs, espèces, qualités et défauts, prix, 
expert, acheteur par les signes de la main, je vais vous parler de 
tout cela. Écoutez attentivement. 



80 AGASTIMATA. 5-11 

5 abadhyali sarvadevânàiu balo raahâsuro bhavat 
tridiv^asyopakârâya tridaçaih pràrthito raakhe 

G dattas lonâtiiiaiiah kâyo dcvânâni sanimukhe stliitah 
dehe samarpite gakraiji tad vajreiia hatani rii-ah 

7 slhitàni ratnakûtâni vaji'eaa lialamastake 
vajrasanijnà krlâ devaih sarvaratnoltamottarae 

8 çîrse varnottamo jâlo bhujayoh ksatriyah smrtah 
vaiçyo nâbhipradeçe tu padbhyâm çûdra udâhrtali 

9 suradait3^oragaih siddhair yaksarâksasakinnaraih 
grhîtvâ sLilabhâh sarve trailokye viprakâçitàli 

10 astau vajrâkarâh çresthâ yugachandânuvartinah 
dvau dvau ca parivartete krtâdisu yalhâkramam 

11 ki'te koçalakâlingau tretâyâm vangahemajau 
dvâpare paundrasaurâstrau kalau sûrpâravenujau 



5 Invulnérable à tous les dieux était le grand AsuraBala. Pour 
le bien du ciel, les Treize le demandèrent en sacrifice. 

6 Lui-même donna son corps et se tint debout en face des 
dieux. Son corps étant ainsi exposé, la foudre frappa sa tête 
puissante. 

7 Dans sa tête foudroyée surgirent des montagnes de pierreries. 
Le nom de ca.jra (diamant) a été donné par les dieux à la première 
d'entre les gemmes. 

8 De la tête naquit le Brahmane , des bras le Ksatri3'a , du 
nombril le Vaiçya, des pieds le Çùdra. 

9 Les Suras, les Daityas, les Uragas, les Siddhas, les Yaksas, 
les Râksasas, les Kinnaras, s'emparant de ces pierres d'une facile 
conquête, les firent connaître dans les trois mondes. 

10 II y a huit excellentes mines de diamant. Elles suivent le 
roulement des jjugas et se succèdent à raison de deux pa.r tjuga, en 
commençant par le Krta. 

11 A l'âge Kvia appartiennent les mines du Koçala et du 
Kaliiiga; à l'âge Tretâ celles du Vanga et de l'Himalaya; à l'âge 
Z)ori/M/'a celles du Paundra et du Surâstra; à l'âge Kali celles de 
Sûrpàra et de la rivière Venu. 



AGASTIMATA. lii-18 81 

12 vikhyâtir allia dîptir vai yugài'illieiia vinaç.yati 
sanikraniel tasya mâliâttnyam àkaràd :inyain âkaram 

13 jauibuilvîpàkaràl.i proktà yugosu [);irivarlinah 
dvîpântarâkarà ye tu tesâni na pai-ivartilâ 

14 vajrani jâtiviçesena caturvariiasamanvitam 
prayatnena tu tadvarno vicâryao ca prtliak prlhak 

15 çaùkhabliah sphalikaprabhah çaçirucih siiigdhaç ca varnot- 
âraktah kapipingacâruviçadaç corvipalih saiiijnayâ [tarna 
vaiyyah syât silapîtavarnaruciro dhautasidîptir bliavet 
ÇÛdro pi pratibhâvaçàd viracito varnaç caturtho budhaih 

16 kliyàtam etad viçesena vajrânâni variialaksanam 
dhâranâd yat phalaiu puiiisàiu kalliayârni prlhak prtliak 

17 caturvedesLi yaj jàânani sarvayajàGsa yat phalam 
saptajanmany avâpnoti vipralvaiii vipradhâranât 

18 sarvâvayavasampûrnah ksatriyasya ca dhâranât 
bhavec chûro maliâipQ caiva durjayo bhayado dvisâm 



12 La renommée et l'éclat d'une mine s'use en un Aemi-ijuga, 
et la supériorité passe de l'une cà l'autre. 

13 Ce sont les mines du Jambudvîpa qui se succèdent, comme 
il vient d'être dit, dans l'ordre des ijuf/as : les mines des autres 
dvipas ne sont point sujettes à ce roulement. 

14 Le diamant a quatre couleurs qui correspondent à ses castes. 
Il faut examiner avec soin chacune de ces couleurs. 

15 Le diamant qui a l'éclat velouté de la conque, du cristal de 
roche, de la lune, est un Brahmane. Celui qui est un peu rouge, 
d'un brun de singe, beau et pur, est appelé Ksatriya. Le Vaiçya a 
une brillante couleur j;iune pâle. Le Çùdra brille comme une 
épée bien fourbie : d'après son éclat, les connaisseurs en font, la 
(quatrième caste. 

IG Tels sont les signes qui caractérisent les castes du diamant. 
Je vais dire maintenant ce que gagnent les hommes à les porter. 

17 Ce qu'il y a de science dans les quatre Vedas, ce qu'il y a de 
mérite dans tous les sacrifices, l'état de Brahmane pendant sept 
naissances, voilà ce qu'on obtient en portant le diamant brahmane. 

18 Celui qui porte un diamant ksalriya sera parfait dans tous 
ses membres, hardi, grand, invincible, redoutable à ses ennemis. 



82 AGASTIMATA. 19-26 

19 pragalbliah kuçalo dhanyali kalâvid dhanasaipgrahî 
prâpnoti phalam etâvad \aiçyavajrasya dhâraiiât 

20 bahûparjitavittaç ca dhaiiadhânyasamrddhimàn 
sâdhul.i paropakâi'î syac cliùdravajrasya dhâranât 

21 prâpnoti paramatn mûlyam çûdro pi çubhalaksanali 
na pimar varnasâmarthyam laksanair varjitam yadi 

22 akâlamrtyusarpâgniçatruvyâdhibhayâni ca 
duràd eva pranaçyanti caturvarnâçrame grhe 

23 dosâli panca gunâh paûca châyâ caiva catarvidhâ 
mùlyani dvàdaçakatu proktani vajrasyâsya mahâtmanah 

24 malani bindur yavo rekhà bhavet kâkapadain tathà 
dosâli sthâuavaçâd eva çubhâçubhaphalapradâli 

25 dhârâsu samsthitaui kone vajrasyântarbliave tathâ 
tristhanesu makiiii proktani ratnarâstraviçâradaili 

26 vahner bhayam bhaven madhye tathâ dhârâsu danistrinah 
ratnavidbhir idani jùeyani yaçasyani konam âçritam 



19 Hardiesse, adressse, réussite, talent, richesse : tels sont les 
fruits qu'on acquiert à porter un vaiçya. 

20 De grands profits, l'abondance des richesses et du grain, la 
bonté, l'obligeance : voilà ce qu'on obtient en portant un çiidra. 

21 On attribue un très haut prix au çùdra mémo, s'il a les 
bonnes marques. Au contraire, la caste est impuissante en l'absence 
des marques. 

22 Le danger d'une mort prématurée, des serpents, du feu, des 
ennemis, des maladies s'évanouit de loin, lorsqu'une maison est le 
séjour des quatre castes. 

23 Le diamant a cinq défauts, cinq qualités, quatre nuances et 
douze prix. 

24 Tache (mala) , goutte [bindu), grain d'orge [ijaoa] , raie 
(rekhâ), pied-de-corneille [kàkapada) : tels sont les défauts du 
diamant. Ils sont, selon leur place, bienfaisants ou funestes. 

25 La tache se rencontre en trois endroits, disent les gens 
versés dans les ratnaçâstras : sur les arêtes, dans les angles et à 
l'intérieur du diamant. 

20 A l'intérieur, il y a danger du feu; sur les arêtes, danger des 
serpents; dans les angles, gloire. Ainsi jugent les connaisseurs. 



AGASTIMATA. 27-33 H3 

27 âvarto vartikâ caiva raklabindur yavâkrtil.i 
gunadosànvitc vaji'O l)influr jàeyaç calui'vidli.Ll.i 

28 âyuh çiu' vipuhU arlo vartikâyàni anàniayain 
strîputrayoh ' ksayo rakte deçatyâgo yavalniake 

29 raktapîtasitâ jùeyâ variiâ yavapadâçrayàh 

tosLi dosagunâh sarve laksitàç ca prtliak pilhak 

30 gajavâjiksayo raklo pîte vaniçaksayas laihà 

âyui* diiànyain dhanaiu laksmîh çvete yavapadâçraye 

ol savyâ vaivâpasavyâ va chedâchedordhvagâpi va 
vajrc caturvidhâ rekhâ budhaiç caivopalaksitâ 

32 savyà càyahpradâ jùeyâ apasavyâcubha mata 
ûrdhvagâsiprahârâya chedâchedâ ca bandhanam 

33 satkoiie laghutîksne ca brhadasiadale pi vâ 
vajre kâkapadopcte dhruvam mrtyuni vinirdiçet 



27 Quatre sortes de fiouttes se rencontrent dans le diamant, 
qu'elles rendent bon ou mauvais; on les nomme aoar^a^ varéikâ, 
raktahindu, rjavâkrd. 

28 Uàvarta a pour fruit une vie longue et prospère; la varti/m, 
la santé; le raktahindu, la perte des femmes et des fils; ieyavâkrti, 
l'exil. 

29 Rouge, jaune, blanc : telles sont les couleurs que revêt le 
f/rain d'orge. Nous allons définir les bons et les niau\ais effets de 
chacune. 

30 Le grain d'orge rouge a pour effet la perte des éléphants et 
des chevaux; le jaune, la di'struction des familles; le blanc, la 
pleine durée de la vie, le grain, la richesse, le bonhinir. 

31 Gauche {sart/a) , droite (apasaai/a) , transversale [cJiedà- 
cheda), supérieure [ùrdlivafja] : telles sont, dans h; diamant, les 
quatre sorties de raie, selon la définition des sages. 

32 Gauche, elle procure une longue vie; droite, elle est funeste; 
supérieure, elle attire les coups d'épée, et, transversale, la 
captivité. 

33 Un diamant a beau être sexangulaire, léger, effilé, à huit 



1. A. B. çrî». C. striyâni putraksayam rakte. D. striyà putraksayo rakte. 
R. striyàiii putraksayaiu rakto. 



84 AGASTIMATA. 34-39 

34 sabâhyâbliyantare bhinuani btiiniiakoti savartulam 
na sàmarthya!]! bhavet tasya çubhârabhaphalapraclam 

35 laghu câstângani satlconatn tilcsnadhârani suniriiialam 
yat paûcaguiiasaipyuktaiu tad vajrani devabhûsanam 

36 çvetà raktâ ca pîtâ ca krsnâ châyà caturvidhâ 
asicchâyodbhavâli sarvâ esa châyâviiiiçcayah 

37 dhârângatalakotisnuçirolaksanasamyutam 

tad vajram tulayâ dhrtvâ ' paecân mûlyain vinirdiçet 

38 astabhih sitasiddhàrthai.s taadulaikaiu prakîrtitam 
tat taadulapramaiiena vajrataulyaiii smrtaiji budhaih 

39 pûrvaui piiidasamam kuryâd vajrataulyam pramànatah 
sa piiidas trividho jneyo laghusàraâuyagauravaili 



pans bien développés : s'il est atteint d'un pied-de-corneille, il 
cause une mort certaine. 

34 Le diamant fendu à l'extérieur et à l'intérieur, épointé ou 
rond est impuissant à^ produire des fruits bons ou mauvais. 

35 Léger, octaédrique, sexangulaire, effilé d'arêtes, sans tache : 
le diamant qui possède ces cinq qualités est une parure des 
dieux. 

36 Blanc, rouge, jaune, noir : telles sont les quatre couleurs du 
diamant. Toutes dérivent du reflet d'une épée. Telle est la dési- 
gnation des couleurs. 

37 Soit un diamant dont les arêtes [dliârà), les facettes [anga- 
tala), les pointes (koti), la surface {snu), la tête {(;ira!<) présentent 
les caractères requis. Il faut d'abord le peser sur la balance, ensuite 
en fixer le prix. 

38 Huit siddhârthas (grains de moutarde blanche) font un tan- 
dula (grain de riz). Le tandula est la mesure qui sert à exprimer 
le poids du diamant. 

39 Qu'on établisse tout d'abord, par leur mesure, la correspon- 
dance entre le poids du diamant et sou volume. Ce volume peut 
être de trois sortes : léger, moyen, lourd. 



1. Mss. dhitya. 



AGASTIMATA. 40-4(i i 

4C) frnriitvo r;idli;ini;ii]i ninlyaiii saniâiiyo madliyamain tath;"i 
l;igli,i\(' col 1,1 main iiiùlyain iil1,;iin;i(lli;mi;im;i(lliyaiiiam 

41 guru(.\ t' ti'ividhani iiiùlyaiii fri\ idiijini h'ighnvc tatliâ 
sâmânyc sadvidhani jneyam evaiji dvâdar-adhâ smrtam 

43 nianas;i kui'iife piudaip yavani;iliaik;i1;iii(liil;iiii 

tat piiKJaiji saiiiam anyena jùiilvà iiiMlyaiii \ iniidiret 

43 (' gâtrena yavamâtram syâd guratvani tandulena ca 
niùlyaiii pancaçataiii tasya ' vajivisya tn vinirdif-ot 

41 \avadvayaglianaiii pinde làghavo tandulopaiiiam 

miilyaiji (■alui'giuian) tasya trihhir càshigiinani bhavetj 

45 pindagàtraiii hliaAcd \ajrain taiilyaiii pirKJasamain yadi 
pancâçad bhavate niùlyaiu raliuu'astrair udàlirtani 

46 pindasya dvigunani kàryain^ taulyaiii ca dvigunain bhavet 
mûlyani caturgunain tasya tribhiç câslagunani bhavet 



40 Lourd, le diamant est d'un prix inférieur; moyen, d'un prix 
moyen; léger, d'un prix élevé. [Voilà les trois sortes de prix :] 
élevé, inférieur, moyen. 

41 II y a 3 prix pour le diamant lourd;, 3 pour le léger, 
6 pour le moyen, en tout 12. 

42 On imagine un pinda (masse) ayant 1 yava de volume et 
1 tandula de poids. C'est en équilibrant ce pinda avec un autre 
qu'on fixe le prix de celui-ci. 

43 (Si le diamant a 1 yava de volume et 1 tandula de poids, on 
énonce comme prix 50. 

44 Si le volume est de 2 yavas et le poids de 2 tandulas, le 
prix est quatre fois plus élevé; pour 3, il est 8 fois plus élevé.) 

45 Si le diamant a le volume du pinda et un poids égal à celui 
du pinda, le prix est fixé à 50 par les ratnaçàstras. 

46 Un diamant égal à 2 pindas en volume et en poids a un prix 
quadruple; égal à 3 pindas, son prix est 8 fois plus grand. 



1. Les çlokas 43-44 paraissent interpolés. V. la note. 

2. Corr. pancâçad etasya(?). 

3. Corr. kàyani. 



86 AGASTIMATA. 47-53 

47 catnrhhir dvâdaçani proktaiii pancabhih sodaçaip bba.yet 
satpindasya bhaven mùlyani khyàpayed viiii(;atiip gunân' 

48 saptame pinde - mùlyaiii ca sahasraikani vinirdicet 
yâvatpindanibaddhaiii ca sthâpayec ca yathâkraiiiam 

49 pindagàtram bhaved vajraiii pâdaijiço laghutâ yadi 
aslâdaçagunain mûlyani sthâpayel laksanam budhah 

50 dvipadakighu vajram syàt sattriiiiçat khyàpayed gunàn 
tripâdani tarate toye dvisaptatigunam bhavet 

51 yâvat pindasya gâtràni lâghavena gunena ca 
vajre tat parainaiii mûlyain dvisaptatisahasrakam 

52 pindani pàdàdhikaiii ^ vajratauJyani tadgurutâin vrajet 
ksiyate dvigoiuiiu mùlyani tesâiii caiva kramcna lu 

53 dosaprakàço vajresu svalpamâtro pi yo bhavet 
hinatvain prâpyate tasya mûlyara tâvadgunaiji tv iha 



47 A 4 pindas correspond un prix VI fois plus fort; à 5, 16 fois; 
à 6, 20 fois. 

48 Pour 7 pindas, le prix et de 1,000. On continue ainsi à fixer 
les prix suivant la même proportion fondée sur le nombre des 
pindas. 

49 Si le diamant est égal en volume au pinda, mais plus léger 
d'un quart, il vaut 18 fois plus, au jugement des connaisseurs. 

50 S'il est plus léger de moitié, il vaut 36 fois plus ; plus léger 
des 3/4, il surnage sur l'eau et vaut 72 fois plus. 

51 Autant de fois le diamant, doué de cette légèreté et des autres 
qualités, contient le volume du pinda, autant de fois il vaut ce 
haut prix de 72,000. 

52 Si le pinda dépasse d'un quart le volume du diamant, et que 
le poids de ce diamant dépasse celui du pinda, le prix diminue de 
moitié, et ainsi de suite dans la même proportion. 

53 Si le diamant laisse voir un défaut même très petit, il subit 
une dépréciation et son prix décroît en proportion. 



1. Ex corr. — A. B. viinçatirgunam. D. viinratani guiuit. C. tad viniça- 
gunam àclicet. 

2. Ex corr. — Mss. : pincja". 

3. Ex corr. — A. R. piiujam yavâd dvikani vajram". — B. pindaip yadâ- 
karam. — CD. pindapâdàdikani. 



AGASTIMATA. r)l-5'.) 87 

54 dosasaiiiyuktai'Mliiànâin malianiaïKlalamadliyatal.i 
kariiiajnasilifipiiaiu cai\a làgliavalvani caturgiiiiaiii 

55 kariiiajfio ' lagliupànih syàd drijhaciliavarànugah 
çàstrasainjnah- samuithâya tu là karma samârabhet 

56 jyotir\ iiià Ualliani \ajraiu kalliain ' caksur iiia.ricibhih 
lia bliaved ckam ekoia viiià laksanalaksilaiii 

57 krlvà karatalc vajraiii çâstradrstena karmanà 
kr(,'ângàni çiro vindyâd vistîniàngatalaiii sinitam 

58 uttaniângottamasthânc PoI)Iiole '• sacarâcarc 
liemain àsàdya vajiàni rohlianto nàpy adhoiiuikhain 

59 kono dliâràr ca vajrasya rivaiii lii inukhani ucyate 
na kilayed vadhasnena yadîcched ubhayoh rivani 



54 Mais lorsque les gemmes sont affectées d'un défaut, le pra- 
ticien, au milieu du grand cercle, prononce une quadruple réduc- 
tion de poids. 

55 Si le praticien a la main légère, obéit à une pensée ferme et 
possède la connaissance des castras, qu'il se mette à l'œuvre et 
aborde la pesée. 

56 Sans la lumière, comment le diamant? Sans les rayons, com- 
ment l'œil? L'un ne saurait être caractérisé en l'absence de l'autre. 

57 Mettant le diamant sur la paume de la main de la manière 
indiquée par les (castras, si la tête se trouve avoir des membres 
maigres, on dit que le diamant est à larges pans. 

58 C'est dans la partie la plus haute des membres supérieurs 
que réside la beauté des êtres et des choses : même montés en or, 
les diamants n'ont aucun éclat s'ils ont la tête en bas. 

59 L'angle et les arêtes forment ce qu'on appelle la bonne 
pointe [rivain mukJtam) : on ne doit point l'enfoncer comme un 
clou avec un instrument meurtrier, si on veut lui conserver cette 
double vertu. 



1. Leçon de R. Tous les mss. portent karmajair. 

2. Mss. çâstrasanijnà. 

3. Mss. kararp ou l.ara. 

4. Mss. çobhatc ou °nc. 



88 AGASTIMATA. 60-66 

60 yadi kîlayatc kaecid ajùànâc cliâst.ravarjitah 
tasya vaji'ani ea rirasi pated vamça ivâsinâ 

61 çrnvantu niunayah saive ratnànâni tu pariksakam 
mandalî iiânia vikbyâto yatra mùlyani prakurvate 

62 astadhâkaraçâstresu (?) paradvi|)asthitesu ca 
sabâhyâhliyantare ratnaiii yo jânati sa niandali 

68 jàti râgas tathà rango vailigàtragunakaràh 

dosaQ châyà ca niûlyâni ca laksyani daçavidhani snntaiii 

64 âkarc pùrvadeoe ca kàçnnre madhyadeçake 
simhale sindhupâivve ca tesu sthânesu vikrayah 

65 calurvarnesu yo bàhyo bliagnâiigo hînalaksanah 
na yogyatcà bbavct tasya praveco mandalisv api 

66 yasmàn niandalî madliye tu suradaityoragagrahâb 
avatîrya, tatab sâksân luadhye nâyânty asaniçayam 



60 Si quelqu'un Fenfonco, par ignorance des castras, la foudre 
tombera sur sa tète, comme l'épée sur le roseau. 

61 Que tous les Munis écoutent ce qui concerne l'expert en 
pierres précieuses. On l'appelle mandalin, lorsqu'il fait métier d'en 
fixer le prix. 

62 Celui qui reconnaît une gemme comme indigène et pro- 
venant de l'une des huit mines, ou comme étrangère et venant des 
autres dvîpas, celui-là est un mandalin. 

63 Espèce [jàti], coloration [râga] , éclat {rni)r/a), forme? 
(rarti), volume (f/â(ra), qualités [gima), gîte (àkara), défauts 
(dom), nuance [chnjjn), prix [mùbja) : tels sont les huit éléments 
à caractériser. 

64 Les pierres précieuses se vendent dans les régions suivantes: 
l'Âkara, le Pûrvadeça, le Kachmir, le Madhyadeça, Ceylan et la 
vallée de l'indus. 

65 Celui qui est en dehors des quatre castes, qui a les membres 
mutilés ou de mauvaises marques ne doit être ni employé, ni même 
admis au nombre des mandalins. 

66 Comme le mandalin est au milieu, les Suras, les Daityas, 
les Uragas, les Grahas s'en retirent aussitôt et ne viennent pas au 
milieu : cela n'est pas douteux. 



AGASTIMATA 07-7:< 89 

07 otair guiKiis lu saniyiikto yogyo inaïKJaliko l)liavct 
tridivo durlabho dcro dlianyo yalra sa lisiliali 

68 gràhako lihaklipùivciia saiii,'iliù\a \ icaksaiiairi 
âsanaip gandhamâlyàdi maïukilirasya dàpayei 

69 vilvsya saniyag gniuin dosaii ratiifiiu'ini ca vic^âradah 
d;i|)ayct kaiasanijriâni ca laksain okaikasanmidhan 

70 ajnâiiàl katliayon mûlyaiii ratnanâni ca kadiicaiia, 
na kurvàii nigrahani tasya niaiHJalîr.asya ' vikrayî 

71 adliainasvotlaiiiaiii iiiùlyani iitlaiiias\ àdliainain talhà 
l)hay;iu mohal tailiâ lobliât sadyal.i kastain hhavcn mukiic 

72 |)nrvaiii prasàrayct pàiiini l)h;indâdyasya ca dâpayet 
dàpayet karasanijùâni ca vikrayain câlmanah priyam 

73 pramânàd adhikaip mûlyani bhândâdyaih kathitaiii kvacit 
na dosa na gunàs tesani niandali tad vicârayet 



67 C'est un mandalin doué de ces qualités qu'il faut employer. 
Mais il n'est pas facile à trouver, même dans le ciel, le lieu qui 
recèle un tel trésor. 

68 Que l'acheteur, ayant fait respectueusement appel à son 
expérience, offre à ce prince des mandalins un siège, des parfums, 
des guirlandes, etc. 

69 Que l'expert, ayant d'abord examiné avec soin les qualités et 
les défauts des gemmes, ofïre un prix, en tête à tète, au moyen 
des signes de la main. 

70 II pourrait arriver que le vendeur, par ignorance, fît le prix 
de ses gemmes : qu'il ne crée point d'obstacles à ce prince des man- 
dalins. 

71 On propose un bas prix d'une haute gemme, un haut prix 
d'une basse, par crainte, égarement, convoitise : le malheur est 
toujours sur les lèvres. 

72 D'abord qu'il étende la main et la donne au marchand ; 
puis qu'il exprime par le langage des doigts le prix qu'il lui plaît 
d'offrir. • 

73 II y a des marchands qui d(>mandent un prix excessif d'après 



1. Ex corr. — A. B. maiidalitasya. 



90 AGASTIMATA. 74-79 

74 sarve te ratnac^âstrajùâ madhye mandalinah sthitâh 
de^akâlavaçàn mùlyani bahûnaiii câpi saiiimatam' 

75 kadâcit sarvaratnànâni granthârthakuQalo bhaA'et 
sa kuryân mùlyam ekena yadi sâksâd ayaiii bhavet 

76 vajrânâiii ki'triaiani caiva rùpain kurvanti ye dhamàh 
laksayet tac ca çâstrajnah çànaksodavilekhanaili 

77 lohâni yâni sarvâni sarvaratnâni yâni ca 

tâni vajrena likhyante vajram tair na vilikhyate 

78 ahhedyam anyajàtînâm lolmratnâdisamnidhau 

na cànyabhedasâmarthyam vajram vajrena bhidyate 

79 rasendravajrâv ubhayaikabliedau 
svayonirùksau Ijalinau paresâni 
balipradistam vibudhesu sevanam 
graseta vajram jatharasya dosân 

iti vajraparîksâ 



la seule dimension : pour eux, ni défauts ni qualités. C'est au 
mandaliu à les examiner. 

74 Tous ces mandalins, connaissant les ratnaçâstras, demeurent 
immuables en leur impartialité d'arbitres; mais il en est beaucoup 
qui se guident, pour déterminer le prix, d'après le lieu et le temps. 

75 11 s'en trouve un parfois, familier avec la lettre et le sens des 
castras et capable d'apprécier toutes les gemmes. On peut s'en 
remettre à lui seul, si on l'a sous la main, du soin de fixer le prix. 

76 II y a des hommes vils qui fabriquent de faux diamants. 
Celui qui connaît les castras peut les découvrir par la pierre de 
touche, le choc, le grattage. 

77 Tous les métaux et toutes les gemmes sont rayés par le 
diamant; le diamant ne l'est point par eux. 

78 Le diamant, mis en présence de métaux ou de pierres d'une 
autre espèce, est insécable; mais, réfractaire à toute autre coupure, 
le diamant est coupé par le diamant. 

79 Le mercure et le diamant ont ce caractère commun d'être 
résistants de naissance et forts sur les autres. Le diamant ofïert aux 
dieux comme un tribut d'adoration dissipe les douleurs d'entrailles. 



1. Ex corr.— A. B. "smrtain. C. D. "matàh. 



AGASTIMATA. 80-82 91 



II 



isaya ûcuh 

80 riul.iin \ ajiiipaiijni'iiuini yathoktain iiiiinipuingava 
iiiaiiklikasya yalliolj)aUii' yatlià tisiliali lak^aiiaiu 

81 taulyain maulyain praïuânani ca kathayasva prthak pitha 
yena vijnânaraâtrena bhavet pûjyo vanîpalch 

agastir uvâca 

82 çrùyaUiiji tad yatliâtattvain kathayâini samcâsatah 
yena yasya tu rijùàiiaiii man<lalînani yalliâ purâ 



II. — Perle. 



LES RSIS 



80 Nous venons d'entendre de ta bouche la manière de con- 
naître le diamant. Taureau des Munis. Parle-nous maintenant de 
la perle. Quelle en est l'origine? Quels en sont les signes caracté- 
ristiques, 

81 le poids, le prix, la dimension? Enseigne-nous point par point 
celte science qui suffit à mériter Testime d'un roi. 

AGASTI 

82 Écoutez. Je vais vous l'exposer au vrai et en bref. Ce qui 
concerne les mandalins, par quoi et de quoi ils jugent, est comme 
ci-dessus. 



92 AGASTIMATA. 83-89 

88 jîmûtakarimatsj'àhivaniraeanlvhavarâhajàh 

(^uklyndbhavâç ca vijneyâ astau inauktikajâtayah 

84 iâtivikhyâtâ mnnayo loke niauktikahetavah 
tesàm ekani mahàrghani tu çuktijani lokaviçrutam 

85 ghanajani raauktikani yàvad yadâ gacchati medinîm 
tridagâç cântarîksesu haranty âçu svam âlayani 

86 vidyiitsphnritasainkâçaiii durnirîksyani ravir yathâ 
tat sâdhyani surasiddhànâm nânyo bhavati bhâjanam 

87 gajendrakurabhajàtàni raauktikani viçesatah 
tesâm gunâç ca vaksyante ratnaçâstroditàh k ramât' 

88 manda dîptir bbavet tesàni dhatrîpbalaprtlmni ca 
âtamrapiiavarnàni gajakumbbodbbavâni ca 

89 gandûvisayasanijnâtâ dantikumbhasamudbhavâb 
mauktikâç câdhamâ jneyâ ratnaçâslraviçâradaih 



83 Nuage, éléphant, poisson, serpent, bambou, conque, san- 
glier, liuître : voilà les huit origines de la perle. 

84 Telles sont, énuraérées par espèces, toutes les causes possi- 
bles de la perle. De ces perles une seule, mais d'un grand prix, 
est connue dans le monde : c'est celle de l'huître. 

85 Toute perle qui naît dans les nuages, au moment où elle 
tombe vers la terre, est saisie au vol par les dieux, qui l'emportent 
vite dans leur séjour. 

86 Étincelante comme l'éclair, éblouissante comme le soleil, 
cette perle est accessible aux Suras et aux Siddhas : personne, eux 
exceptés, n'est digne de la posséder. 

87 Certaines perles naissent spécialement dans les bosses fron- 
tales de l'éléphant. Nous en dirons successivement les qualités, 
telles qu'elles sont énoncées par les ratnaçâstras. 

88 Les perles qui naissent dans les bosses frontales de l'élé- 
phant ont un faible éclat, la dimension du fruit de la dhâtri et une 
couleur d'un jaune cuivré. 

89 Les perles qui naissent dans les bosses frontales de l'élé- 
phant sont appelées gandiwisaija : ce sont les dernières de toutes, 
disent les connaisseurs des ratnacâstras. 



1. Ce çloka mq. dans C. Les 2 çlokas suivants sont intervertis daas C. D. 



AGASTIMATA. 90-95 93 

90 timijji mauktikà ye ca suvrtù highavanvilùh 

garijàplialaprauiànàh syur nàlyaiUaviiualaprabliâU 

[)i pàlalipuspasaijikàçâ drgyaiilc ualpabliâgil)liih 
jùâlavyâ ratnaçâstrajûais timimastakamauklikâh 

92 pâlâlâdhipagotresu phanisainblu'ilaniauklikâh 
durlal)hâ naraloko siniius tàn na paryati pâpakrt 

93 suviUain phanijaiu caiv^a uîlacchàyojjvala[)rabliam 
kaàkoliplialauiâlraiii tu nividani çayisuprabhain 

94 râjyani çrîratnasaïupatligajavâj ipurahsaram 
prâpuoty antyavaingajo pi grho yasyasa inaukukah ' 

95 siddhini paçyanti tadratne yâtudhânâsurâs tathâ 
raksâbalividhànâni kuryât taira prayatnatah 



90 Les perles qui naissent du poisson sont parfaitement rondes, 
légères, de la dimension d'une guùjâ, et d'une eau qui n'est pas 
absolument pure. 

91 Leur [couleur est celle de la Heur de pâtalî. Elles ne sont 
jamais vues des misérables. C'est aux connaisseurs des ratnaçâs- 
tras qu'il est possible de reconnaître les perles de la tête du poisson. 

92 Les perles produites par les serpents dans les clans du roi 
du Pàtâla sont rares dans ce monde des hommes. Le pécheur ne 
saurait les voir. 

93 Parfaitement ronde est la perle de serpent, d'une nuance 
bleuâtre, d'un brillant éclat, égale en dimension à un fruit de 
kankolî, dense, d'un beau reflet lunaire. 

94 Si un homme, — fût-il de la plus basse origine, — a dans 
sa maison une de ces perles, il obtient la royauté, avec son accom- 
pagnement de bonheur, de joyaux, de prospérité, d'éléphants, de 
chevaux. 

95 Les Yâtudhâuas et les Asuras voient dans ce joyau une puis- 
sance magique : qu'on ait soin de le mettre sous bonne garde. 



1. A. iirapnotimtyavamjo pi va... 

B. prapnolyanivaçajouyàpi. . . 

C. pràpuoti vaiiiçajùteç ca maudire yasya inaulciikaiii 

D. » » jâtyauva » » » 
R. » vamçajam vâpi . . 



94 AGASTIMATA. 96-102 

90 catiu'bhir vaidikair mantrair juhuyât îaddhutâçane 
çubhe lagne muhûrte ca svaveçmani niveçayet 

97 yatra tan raauktikani tisthed dvâdaçâdityasuprabham 
çaiikhadundubhinirghosam trisamdhyam tatra kdrayet 

98 yasya haste tu tad ratnani dulikliam visabhayani rujah 
dûratas tasya naçyanti tamo bhânûdaye yathâ 

99 khyâtesu kulabhûbhrtsu nirmitesu suraih purâ 
venavas tatra jayante pvasûtir mauktikasya te 

100 badarîphalamûtrain tu dîptyâ varsopalaih samam 
tvaksârajani tu vijûeyani pramânavarnatali ' sinrtam 

101 dânavârimukhasparçât paùcajanyasya saratatili 
prasûtir mauktikasyâsau pavitrà pâpanâçinî 

102 saiiKlhyârâgasamâ dîptih kapotândapramânatah 
tadrûpain laghu sacchâyam - sarvadosâpahàrakam 



96 Qu'on fasse une libation sur le feu accompagnée de quatre 
mantras védiques, sous un horoscope et dans un moment favo- 
rables : on peut alors l'introduire dans sa maison. 

97 Là oiî se trouve cette perle égale en éclat aux douze Adityas, 
le son de la conque et du tambour se fait entendre aux trois 
samdhijàs. 

98 Pour celui qui porte au doigt ce jo3^au, le malheur, le danger 
du poison, les maladies s'évanouissent de loin, comme les ténèbres 
au lever du soleil. 

99 Sur les illustres et souveraines montagnes jadis créées par 
les dieux croissent les bambous qui produisent les perles. 

100 II faut savoir que la tradition proclame la perle du bambou 
semblable eu dimension aux fruits du jujubier, en éclat aux 
gréions. 

101 Par le contact de sa bouche, l'ennemi des Dânavas (Visnu) 
a créé la lignée de Paûcajaoya, qui, en produisant la perle, purifie 
et efface les péchés. 

102 Celte perle a un éclat semblable à la rougeur du soleil 



1. Mss. pramânani. 

2. Corr. succhàyain (cf. IIU). 



AGASTIMATA. 10:^-109 95 

103 martyândiu iia bliavot sàdhyain iialpapunyesii cankhajiim 
(lui'^'ame visaine siliàiie payotlhrh saincaraty asau 

104 àdirùkai'avaiuçesu saijijàtàh rûkarottainâh 
jagalîjanitâ vàpi caranty ekâkino vane 

105 taclvarâliarirojfilà iiiauklikà pralhitâ hluivi 
kolaplialapraïuàiiàh syus taddanisiràrikurasainnibliâh 

lOG v^aràhajasya ralnasya variio bhâli praniânatah 

jnàlavyaiH rafnaeâsti'ajriail.i kliyâtam état savistaram 

107 vaji'apâtapariblirastâ dantapanktir balasya ca 
yatra tatra prayâtâs te âkarâ niauktikasya ca 

108 patitâ jaladlier madhye saniutpannàç ca (;iiktikâh 
svâtiparjanyasaniyogâc chuktir garbhani l)ibhai-ti sa 

109 siinhalah pratliamo jûeyo âravâtî dvitîyakah 
pârasîkas Irtîyaç ca caturlho barbarâkarah 



couchant, le volume et la forme d'un œuf de pigeon. Elle est légère 
et d'une belle nuance; elle écarte tous les maux. 

103 Ce n'est point par les mortels, ni en cas d'un faible mérite 
spirituel, que se laisse conquérir la perle de la conque : elle circule 
en un lieu difficile et dangereux de r(Jcéan. 

104 Les meilleurs des sangliers, engendrés dans la race du 
Sanglier primordial ou enfants de la Terre, vont solitaires dans la 
forêt. 

I(i5 Dans la tête de ces sangliers so. forment d(^s perles renom- 
mées sur la terre. Elles ont la dimension des fiaiits du jnjul>ier et 
la couleur d'une défense de sanglier. 

lOG La couleur de la perle du sanglier brille proportionnelle- 
ment à sa dimension. Elle est reconnaissable à ces détails ])our 
ceux qui savent les ratnaçâstras. 

107 Là où la chute de la foudre précipita les dents de Bala se 
trouvent les gîtes de la perle. 

108 Tombées au milieu de l'Océan, elles ont donné naissance 
aux huîtres perlières. L'huître conçoit de l'union de Svâtî avec 
Parjanya. 

109 Ceylan est le premier de ces gîtes, Ara^ âiî le second, la 
Perse le troisième, Barbara le quatrième. 



96 AGASTIMATA. 110-115 

110 susnigdham madhuvaraam ca succhâyani simhalâkare 
àravâtam (^uci snigdham âpîtam ca çaçiprabliaiu 

111 sitatvain nirmalatvani ca pàrasîkâkarodbhave ^ 
barbarani jvalarûksain ca varnair âkaram âdiçet 

112 rukuiiny âkhyâtâ çuktis tu prasûtih saradurlabhâ 
âsamudrântavikhyâtâ jnâtavyâ çâstrapâragaili 

113 tadbhavani mauktikain jneyani jâtîphalasadrk sadâ 
kunkuraâbbain suvrttain ca gurii snigdham ca komalam 

114 tasya mùlyani pravaksyâmi ratnaçâstroditani kramât 
sahasrapurusotsedhâm kâricanaili pûrayen mabîni 

115 na coktâ gunahînesu ratnaçâstresu mûlyatâ 
sarvâvayavasampùrnâ uttamàdhamamadhyamâh 



110 A Ceylan, la perle est lisse, blonde, d'une belle eau. 
A Âravâtî, elle est limpide, lisse, jaunâtre, avec l'éclat de la 
lune. 

111 La blancheur et la pureté caractérisent la perle de Perse. 
Celle de Barbara est brillante et rude. Ainsi on reconnaît le gîte 
à la couleur. 

112 II est une huître appelée rukmini : la perle qu'elle donne est 
difficile à obtenir, même pour les dieux. Célèbre jusqu'aux limites 
de l'Océan, elle est reconnaissable pour ceux qui possèdent les 
castras. 

118 Celte perle est de la grosseur d'une muscade, couleur de 
safran, ronde, lourde, lisse, fine. 

114 J'en dirai le prix tel qu'il est énoncé à son rang dans les rat- 
naçâstras : il couvrirait d'or toute la surface de la terre jusqu'à la 
hauteur de mille hommes. 

115 Ce n'est pas à des perles dépourvues de qualités que s'appli- 
que le prix fixé par les ratnaçâstras. Ce sont des perles complètes 
dans toutes leurs parties qu'on classe eu supérieures, inférieures et 
moyennes. 



1. Mss. "bhavain. 



AGASTIMAIA. \U\-122 

110 iiava (losà guiuih sal c:i cliàyri va Lrividliû malà 

mùlyataulyâsiakiun proktani inaiiklilcas\:i iii.iliàiuiiiie 

117 caUirhhii: ca luahatlosaih sàin;'my;iilj paMcaljliih siiutaiii 
çuktijasyâpi raluasya nava dosan parîksayet' 

118 raktispareani tu matsyâksani jalharain tv atiraktakara 
mahàdosàc ca calvâras tyajol iaksaiiavin munc 

119 irivrllain cipilani tryaçrani dirghaiu pârçvo ca yat krçam 
sâmânyâli pauca dosâç ca raliiavit tàn paiiksayct 

120 cuktisparQC bhavet kustaiu matsyâksani sukrtaiii haret 
jalharo ca daridratvam âraktc maraïuiin dhruvam 

121 tri vit te durbhagatvaiii ca câpalyaui tu cipiUikc 
tryaçœ naiva ca çauryatvam matibhraiiiçaç ca dîrghake 

122 âlasyo pi uirudyogo mrtyuli pârçve ca yat krçam 
sâmânyâli paîica dosâç ca ratnaçâstre prakîrtitâh 



116 La perle a neuf défauts, six qualités, trois nuances, huit 
poids et huit prix. 

117 Entre les neuf défauts à vérifier dans la perle, on distingue 
quatre grands défauts et cinq moyens. 

118 Celui, ù Muni, qui sait les marques, doit rejeter, comme 
atteinte d'un des quatre grands défauts, la perle adhérente [çuktis- 
parça), afïectée d'un œil-de-poissoii [laatsyàksa), terne {Jat/iara), 
rouge {atirakia). 

119 La perle à trois bourrelets [trivrtia), plate (cipita), trian- 
gulaire {tvyaçra), allongée [dircjha], maigre d'un côté {pdrçve 
krça), a l'un des cinq défauts moyens. Le connaisseur doit la 
rejeter. 

120 La perle qui adhère à l'huitri^ donne la lèpre; celle qui 
porte un œil-de-poisson ôte le mérite des bonnes (ouvres; la perle 
terne entraîne la misère, et la rougeâtre une mon certaine. 

121 La perle à trois bourrelets engendre le malheur; plate, 
l'instabilité; triangulaire, le manque décourage; allongée, la folie, 

122 Celle qui est maigre d'un côté produit la mollesse qui 
s'abandonne, et la mort. Voilà les cinq défauts moyens énumérés 
dans le ratnaçâstra. 

1. Le '2' hémistiche est emprunté au ms. D. 



98 AGASTIMATA. 123-129 

123 SLitàrain ca guru siiigdham suvrttain uirmalani sphulaui 
pathyante sarvaçâstresu mauktikasyâpi sadgunâli 

121 sarvalaksanasampûrnani çâstroktani mauktikani yadi 
dhâranât tasya kini punyani tatplialaiu kathyate dliunâ 

125 çrûyatâm rsayah sarve ratiiaçâstresu darçitam 
saptajanmaki'tain pâpani dhâranât tasya naçyati 

12G govipragurukanyânâm vadhe yat pâtakam bhavet 

tat sarvam naçyati ksiprani mauktikasya ca dhâranât 

127 madhurâ pitâ oukkî ca châyâ ca trividhâ srartâ 
jùâtavyo ^ ratnaçâstrajùair muktâchâyâvinirnayali 

128 âkarottamasainjâtam guru suigdhani suvrttakam 
madhuvarnâdyasucchâyani tasya mûlyani viuirdiçet 

129 maàjalitritayam gâstre sapâdam rùpakaiii smitam 
rûpakain dharmatulayâ-kalaiijasyaiva rûpakam 



123 Lumineuse (Hutàra), lourde [guru), lisse [snigdha), parfai- 
tement ronde (suvréia), pure (nirmala), bien développée (spJaita) : 
ainsi se lisent dans tous les ratnaçâstras les six qualités de la perle. 

124 Si une perle présente tous les caractères requis par les 
castras, que gagne-t-on à la porter? Nous allons le dire. 

125 Écoutez tous, Rsis, ce que proclament les ratnaçâstras : le 
fait de porter cette perle efface les péchés commis pendant sept vies 
successives. 

126 Toutes les déchéances qu'on encourt par le meurtre d'une 
vachC;, d'un brahmane, de la fille d'un guru, disparaissent à 
Tinstant. 

127 La perle est susceptible de trois nuances : blonde, jaune, 
blanche. C'est la connaissance des castras qui permet de déterminer 
les nuances. 

128 Soit une perle provenantdu meilleur gisement, lourde, lisse, 
parfaitement ronde, d'une belle nuance, blonde ou autre : il s'agit 
d'en déterminer le prix. 

129 Dans le çâstra, 3 maûjalis font 1 1/4 rûpaka. Ce rûpaka 
est le rûpaka employé, en poids légal, [comme fraction] du kalaûja. 

1. Ms.<. jfi.ilavyà. 



AGASTIMATA. 1;1U-1:^G 99 

130 iiiaùjalitritayain râstre nuisa ity abliidliîyate 
raàsâg catvài'a ekalni màiia ily iU'\alo budliaih 

131 màiKulviiyaiii kalaûje syâcl agastyasya inataiu mviiu' 
rùpakair da(,'al)liir niktani kalaùjah kalhyaU; sadà 

132 atra tàlapadoiuipi màsakar' ca nigadyato 
tàlair asiabliii' evàpi kalanja iti katliyaio^ 

133 manjalyadvair \vtîavâso tu jalal)iii(lns;tin;iiivilani 
astatâlavidliaiu raûlyaiii niauklikasya viiurdii;*'! 

134 pâdadvayam syân manjalî kimcid ûnaiii bhaved a[)i 
nuinjalîtritayasyâpi pâdân asiau vinifdiri>t 

135 traso nâma tula jncyâ jalabindus lu mauktikah 
asiatâle kalaùje tu râstroktani niidyani âdiçet 

13G kalaùjasanKiljluigasya gunair yuktasya sarvatah 
yojayed uddliite ti'âse jalabindusainanvilam 



130 Dans le çâstra, 3 maùjalis font 1 luâsa, et 4 mâsas 1 mâiia. 

131 II y a2 mânas dans 1 kalanja, selon la décision d'Agastya. 
Le kalaùja équivaut toujours exactement à 10 rûpakas. 

132 Le mâsa est encore exprimé ici par le mot tâla : 8 tâlas t'ont 
1 kalanja. 

133 Les manjalîs et autres poids, mis sur le plateau de la 
balance, servent à déterminer le prix qui convient a une perle, 
jusqu'à concurrence de 8 tâlas. 

134 Une manjalî vaut 2 pâdas et une [ractioii; 3 maûjalîs vab-nt 
8 pâdas. 

135 Trâsa est le nom de la balance, jalahinda celui de la perle. 
Le prix indi(|ué par le tjâslra s'applique au kalanja de 8 tâlas. 

13G [Lorsqu'une perle] douée intégralement de toutes les qua- 
lités est pesée en fractions de kalanja, on peut, laissant de cùté la 
balance, fixer [le prix] qui convient à cette perle. 



1. Le passage suivant (133-153) est un de ceux qui ont \o plus soufferi de 
l'incurie des copistes. Pour mettre un peu de suite dans le texte presque 
inintelligible des mss., j'ai dû combiner leurs différentes leçons, transposer 
plusieurs pàdas et introduire quelques corrections. En dépit de ces expt»- 
dients. l'incertitude et l'obscurité subsistent. On trouvera aux Variantes le 
texte comparé des manuscrits : je prie le lecteur de s'y reporter. 



100 AG ASTI MATA. lo7-l43 

137 saplal)hii' dvâdaçani pi-oktani sastyâ sodar-am âdiçet 
paûcâoUi caturviniçac châstroktaiu mùlyain âdiget 

138 trâse câçit.im uddbrtya kalaûjaili saha mauktikara 
astabhih padam uttungaili çâstroktani mùlyani âdiçet 

139 kalaùjam uddhrtya trâse guûjâdy ekasamain yadi 
tribhiç câtra pramânena tesâra mûlyam vinirdiçet 

140 tribliir guûjâdikair yâvan mauktikàni ca dhâi'ayet 
trigunani kriyate mùlyani mauktikasya kramena tu 

141 gurijâdikair caturbhiç ca paûcâçau mùlyam âdiçet 
paùcauie caturâçîti sasthe sasthottarani çatam 

142 dviçatam ca caturnâm ca saptame ca vinirdiçet 

astam catuhçataiu maulyain punah sasîhottaram bhavet 

143 

état saptaçatâçîtim astâdhikyani v^dur budhâli 



137 On exprime par sept [la valeur de la perle] qui possède 
12 parties [du kalaùja]; par soixante, [celle de la perle] qui en 
possède 16; et par quatre-vingt-cinq, [celle de la perle] qui possède 
les 24 parties. Tel est le prix fixé par le castra. 

138 Si la perle porte sur la balance plus d'un kalaùja, mettant à 
part les 80, on détermine le prix énoncé par le çâstra, au moyen de 
huit degrés au-dessus de ce point. 

139 Mettant donc à part le [premier] kalaùja, si on suppose que, 
dans la pesée, une guùjâ vaut un, on fixera le prix, en prenant 
pour mesure un groupe de 3 guùjâs. 

140 Lorsque la perle pèse trois guùjâs, le prix [initial] est 
triplé, et le rapport de l'une à l'autre est proportionnel. 



141-145 A 


4 


guùjâs correspond 


comme 


prix 


50. 


)) 


5 


)) 






84. 


» 


6 


» 






106. 


)) 


1 


» 






204. 


)) 


8 


» 






406. 


)) 


['^] 


)) 


' 




788. 


» 


10 


)) 






1068. 


)) 


11 


)) 






1488. 


)) 


12 


)) 






2073. 


» 


[131 


)) 






2167. 



AGASTIMATA. 1 1 1 i:>2 101 

l'41 da(;ain(' s;i haïrai k.uii lu astasasiiin viiiinliiM-t 
ekàdarc saliasi'aikaiii aslâ(Miic;iiuh':aiaiii 

145 dvà(Ia(;i* dvisaliasi'àiii saptalir cotlarati-ayain 
8apl.asasilii(-;iUulliik_yai!i (Ivm> saliasn» vinirdioct 

146 eatiirdaçe dvisaliasraiti dvif^'ataiu ca \ iiiirdi\'ef, 
paùcadacM» hliavcn mnlyani saiiijri.i fii l'.'irivartakà 

147 sodaçe caiva sainjfieyaiii yâvad aslaçalâni ca 

ata ûrdhvain trikc luadhye padaniùlyaiii nivartate 

148 saliasraiii ca (;ataiiyùnaiii slhàpaycl, tu pade padt^ 
sahasraikai^'atanyùne dvigunaikonaviiiiratih 

149 viniram ekoUaraiu yàvat ksiped râçiki-inicija lu 
jàtaiii pai'aikaviiiiralyâ trigunaiu ca kramcua tu 

150 catustrikaiç caturgunyaiu paùca paùcagunaih smrtain 
gunàu daça pracanisanti yâvat trinicàslasaiiibhavât 

151 dvau kalanjau trikastliâne viiuçadguuyaiii prayojayet 
prâjnas tac ca vijânîyât tasya ca luùlyam uttaniani 

152 dvau kalanjau vivekena jalabindur labhet kvacit 
surair arcanayogyani tu narairctan iia dliâryate 



14fi A 4 guiijâs correspond comme prix 2,200. l^ur 15 gunjâs, 
le prix s'obtient par l'addition d'un nombre. 

147 Pour 16, de même. Ce nombre [additionnel] est 800. A 
partir de là, on prend pour base de calcul la triade, et on cesse 
d'énoncer le prix un à un. 

148 Pour chacun des degrés qui suivent, on ajoute 900; à 19, 
le nombre est doublé. 

149 Jusqu'à 21, l'augmentation a lieu par addition; après 21, le 
nombre est triplé. 

150 Quatre triades le quadruplent; cinq le quintuplent; à 38, il 
est décuplé. 

151 Lorsque l'échelle des triades atteint 2 kalanjas, le nombre 
est multiplié par 20. Le sage doit le savoir, et aussi que c'est là le 
prix le plus élevé. 

152 La perle à laquelle on attribue en connaissance de cause un 
poids de 2 kalanjas est un ornement digne des dieux seuls : il 
n'appartient point aux hommes de la porter. 



102 AGASTIMATA. 153-159 

153 kiksara ekani bhavet samyak saptadaçasahasrakaih 
çataikasaptati trîni paramaiii mùlyam âdiçet 

154 kliyàlâni yatra taulyâni saipjriâdyair gunjâniasakaih 
vardhane v;u-dhato mùlyam ksîne ksînain tathaiva ca 

155 pùrnacandranibhani kântyâ suvrttani mauktikaiii bhavet 
ksîyante samabhâgàni resara ekam avàpiuiyât 

156 yat sarvàngaraaye yasmin matsyàksasadivaiii tathâ 
adhamai]! tad vaded vidvàu sanmùlyaiii ca vinirdiçet 

157 râgaçarkararekliàr; ca sphulikain parçvavedliitam 
adhamam tad vaded vidvânis tasya mûlyani vinirdiçet 

158 kadàcid bhavati châyapîtatvaiii mauktikasya tu 
vibhavâyuhksayani tasya varjayet tat prayatnatah 

159 sûksmo pi vimalacchàyo vrtto madhunibho guriih 
sitab snigdhaç ca svacchaç ca sa jûeyo mauktikottamah' 



153 Le prix le plus élevé d'une perle est exactement de 117.173. 

154 Lorsque les poids sont exprimés en gurijàs, mâsakas, etc., 
le prix croit et décroit proportionnellement. 

155 Si la perle est d'un éclat pareil à celui de la pleine lune, et 
parfaitement ronde, la décroissance a lieu par fractions égales, et 
le reste obtenu est le même. 

156 Lorsque sur une perle, complète en toutes ses parties, se 
trouve un signe semblable à un œil de poisson, le connaisseur doit 
la déclarer inférieure et fixer le prix [initial] à six. 

157 Rougeur, gravier, raie, cassure, côté mutilé, — la perle qui 
a ces défauts doit être déclarée inférieui'c par le connaisseur, et 
le prix fixé [arbitrairement]. 

158 La perle a parfois une teinte jaune : elle détruit la fortune 
et abrège la vie. Qu'on l'évite avec soin. 

159 Même petite, la perle sans tache, ronde, blonde ou I)lanclie, 
lourde, lisse et transparente est précieuse entre toutes. 



1. A. B. D. sitasiiigdhac;uriuvain ca tajjfieyain mauktikotlamam. C. sita- 
snigdham ca svaccham ca tajjûeyain. . . 



AGASTIMATA. 160-165 103 

IfiO nyiinàtiriktaniûlyàni viiià çâstrena kevaluin 

na oaknoniy ahaiii àkhyâluni pralayc saïuupaslhilo 

161 pui'à vigi'alKitunij;â(^ ca samudràr cai\a nirniitàh 
çâstrokl;t nàtlia sanikliyà ca budhas lanmârgam âcaret 

162 ksîyale vardhale caiva yuktakàlapra\arlariara 
triiiiradvigrahatungaiç ca dînâraikaiii viiiirdicet 
h(Miin;'i tatlvalnidliah prajnah samyak çâstraprayogatah 

163 chàyàvad dardhakaç caiva ravikâ siktham eva ca 

kupvani pnniani ca vijiîeyani dravyasandthyapraraânakam ' 

164 trayodac^adliaranaiii ca tyaktasaiiijùaiji vinirdi(;et. 
viniçatyà dardhakani jneyaiii triniçatyâ sikthakaiu bhavet 
açitidharane kupyani pûrnain sàrdliaçataiii bhavet 

165 utpattir jâtir ity eva mauktikânâiii ca laksanam 
taulyai)! mùlyaiii pramànain ca çâstrârtheiia vicârayet 



160 Sans le çâstra, les prix ne pouvent éti'c qu'insuffisants ou 
excessifs; sans lui je ne puis parler, quand bien même le monde 
s'effondrerait. 

161. Autrefois on faisait usage de vif/rahainiir/as et de sama- 
dras. Nous n'en donnons pas le calcul ici : il est exposé par le 
çâstra. Le sage doit apprendre cette méthode. 

162 Le cours monte et baisse suivant le temps. On peut évaluer 
un dinàva à 30 cigrahatuhgas. C'est à un homme intelligent et 
expérimenté qu'il appartient de fixer exactement ce rapport, sur 
la base de l'or, et en appliquant le çâstra. 

163 Un groupe, suivant le nombre des perles qui le composent, 
est appelé : chàr/âvat, dardhaka, ravikà, siktJia, kupya, pùrna. 

164 Un dharana composé de 13 perles se nomme ttjakta; de 20, 
dardhaka; de 30, aikthaka. Si le dharana est de 80 perles, il est 
dit kiipi/a; et pùrna, si les perles sont au nombre de 150. 

165 Telles sont les origines, les espèces et les caractères des 
perles. Le poids, le prix, la dimension doivent être considérés à la 
lumière du çâstra. 



1. Pour les st. 163-165, v. aux Variantes le texte des mss. 



104 AGASTIMATA. Ifi6-169 

166 mauktiko yadi saipdehali krtrirae sahaje pi ca 
parîksâ latia kartavyâ ratnaçàstraviçâradaih 

167 ksiped gomùtrabhânde tu lavanaksàrasaniyute 
svedayed ekarâtriiji ca çvetavastrena vestayet 

168 hastc mauktikam âdàya vilhitusais tu niardayet 
vikrtiiu uaivam ameti niauktikaiii devabhùsanara 

169 krtrimàn mauktikân kecit kurvanti nipnnà janah 
pragall)lio ratnaçâstrajûah çâstroktona vicârayet 

iti muktâparîksâ 



166 Lorsqu'un doute s'élève sur la question de savoir si la perle 
est vraie ou fausse, l'épreuve doit en être faite par des gens versés 
dans les ratuaçâstras. 

167 Jetez la perle dans un pot d'urine de vache saturée de sel, 
et laissez-la suer durant une nuit, enveloppée d'un linge blanc. 

168 Prenez la perle dans la main et frottez-la avec de la glume 
de riz : la perle digne de servir d'ornement aux dieux n'éprouve 
aucune altération. 

169 II y a des gens habiles à fabriquer les perles artificielles. 
Mais celui qui connaît les castras peut, d'après leurs données, les 
reconnaître avec une pleine sécurité. 



AGAP^TIMATA 170-17:^ 105 



III 



ao;astir uvàcn 



170 trailoky;iliil;ik;nii;irUiah surcndi'ona liato sural.i 
hiiiduiuàtrara asrk tasya yâvan na patate bimvi 

171 g-rliitva talksunàd bhâiius 1;ivad di'sto daçânanali 
tadbliayàt teiia viksi])taiu asrk tasya niahîtalc 

172 nadi râvanagangakhyâ' deçc sinihalakâbhidhe 
tatadvaye ca taniiiadhye viksiptani rudhirani tathâ 

173 râtraa tad ambhasâiii niadbye tîradvayasamâçritam 
khadyotavahnivad dîptam ûrdlivavarti prakâçitam 



III. Rubis. 



170 Donnant pour objet à son désir le bien des trois mondes, 
l'Asura fut tué par Tlndra des Suras. Avant qu'une seule goutte de 
son sang tombât sur la terre, 

171 le Soleil s'en empara promptement. Soudain il aperçut 
Râvana. Effrayé, il laissa tomber le sang sur la surface de la 
terre. 

172 II esfà Ceylan une rivière appelée Râvanagangà : c'est sur 
ses deux ri^es et dans son lit que le sang tomba. 

173 La nuit, au milieu des eaux et sur les deux rives on voit 
monter vers le ciel ses feux étincelants comme ceux du khadyota. 



1. Mss. çravana" 



106 AGASTIMATA. 174-180 

174 padmaràgâlî samudbhùtâs tridhâbhedaikajâtayah 
saugandhih kuruvindaç ca padmarâgali samara trayam 

175 utpattisthânam ekaiu tu varnabhedân prthak prthak 
kathayàmi samâsena lokànâin tu hitcâya vai 

176 çrnudlivain numayah sarve maiiiçâstrasya nirnayam 
utpattiin âkarâniç caiva gunadosâiiiç ca mùlyatâm 
ekaikasya prthag vaksye chayâni caiva prthak prthak 

177 siiphale kalapurc ndlire' caturlhe tumbare tathâ 
ete ratnâkaràh sarve sthitcâ loke prakàçitâh 

178 simhale câtiraktam ca pitam kalapure tathâ 
tàmrabhâti bhaved andhre haricchâyam tu tumbare 

179 siiiibalo cottamam jûeyani madhyani kalapure smrtam 
adhamam tv andhrasambhûtani tumbare câdhamâdhamam 
nâmadhârakaratuâni tumbare ratnajâtayah 

180 trivarge câstadliâ dosas tadvarge gunasaiiiyutàh 

chàyâ soclaçadhâ proktà mûlyaiii triniçadvidham smrtam 



174 Les rubis en sont nés. Ils forment une seule espèce com- 
prenant trois variétés : le sangandhi, le kuruvinda et le padmaràga, 
dont le nom est commun à tous trois. 

175 Les rubis originaires du même lieu présentent néanmoins 
des différences de couleur : j'en donnerai une brève énumération 
pour l'utilité du monde. 

176 Écoutez tous, Munis, la doctrine du çàstra : l'origine, les 
gîtes, les qualités et les défauts, le prix, la couleur de chaque 
variété seront exposés en détail. 

177 Ceylan, Kalapura, Andlira, Tumbara : voilà tous les gîtes 
du rubis renommés dans le monde. 

178 A Ceylan, il est d'un rouge vif ; à Kalapura, jaune ; à Andhra, 
cuivré ; à Tumbara, fauve. 

179 Le rubis de Ceylan est estimé le premier de tous; celui de 
Kalapura est moj^en; celui d'Andhra vient en dernier lieu. Quant à 
celui de Tumbara, il est au-dessous de tout: les pierres précieuses 
de Tumbara ne sont précieuses que de nom. 

180 Dans chacune des trois variétés du rubis, on compte huit 
défauts, [quatre] qualités, seize nuances et trente prix. 



1. Mss. raadhre. 



AGASTIiMATA. lSl-18ii 107 

181 vicchâyam dvipadain hliinnaiu karkarain la(Minâpadam 
kâmalain ca jadaiu dlirinirani iiiaiiidosasiakaiii snirtarn 

182 aiiyoïiyatvaiji syàii iiaikatvani' Iribliir madliyo dvaye pi va 
yat plialain dhâranât lasya Ind vaksyânii vi(,-esatal.i 

}ad uktaiii pùr\ aniiiiiililiir niaijîiK'ini ca. gunàp;unain 

183 padnuu'àgah syàn^ niadhyo tu kuruvindani siigaiidiiikain 
yasya liasto tu tad ratnain se bhavcl pitliivipatih 

184 vikrtacchàyàsauipannaiji trayavarge ca yat k\ acit 
deçatyâgo bhavet tasya virodho bandhul)hih saha 

185 siiiilialc sai'ito jiilaui (h ipadaiii ca nianiiii kvacit 
dhârayanli ca yc jnànàc chriju |ii;i|)iioti yat phalam 

186 rane paràùniukhatvani ca khadgapâtaui labhec chire 
na pràpyani bhinnadosain ca tyajel laksanavin munih 



181 Le rubis peut avoir les liuit d(>faufs suivants : marbré 
{ricchàija); dimorphe i/lvipada) ; fendu (hhinna); granuleux (kar- 
kara) ; laiteux (lariaiàpada); jaunâtre {kàmala); décoloré [jada] ; 
fumeux {(Un'imra). 

182 Qu'on emploie eu combinaison, loin de les séparer, les trois 
variétés, ou au moins deux : l'untî au milieu, l'autre de chaque 
côté. Si on porte ce joyau, qu'eu résulle-t-il? Je vous le dirai en 
détail : car les anciens Munis ont ré\élé les bons et les mauvais 
effets des gemmes. 

183 Qu'on place le padmarâga au milieu, le kuiaivinda et le 
saugaudhika à l'entour : celui qui porir un tel jo}au sera maître de 
la terre. 

184 Mais si l'un des trois a une couleur marbrée, il amène l'exil 
et brouille les amis. 

185 Si la pierre née de la rivière de Ceylan est dimor|)he, 
écoutez quels effets en éprouve celui qui la porte [)ar ignorance. 

186 La déroute et des coups d'épée sur la tète: voilà ce qu'il 
obtiendra. Il ne faut pas non plus accepter de rubis fendu : le Muni 
qui connaît les marques doit le rejeter. 



1. Ex corr.— A. anyouyaraasuiiekaLvam. B. aux'enaniasu". C. anyonya- 
tasya naika». D. aayonyam asya". 

2. Mss. padmarâgasya. 



108 AGASTIMATA. 187-l'.i3 

187 bhinnadosena saniyukto niùrkhair yas tu kare dlirlah 
dosânis tasya pravaksyârai çrnvantu munayah sphutara 

188 putraçokaiji ca. vaidhavyam vaiiiracchedani ca tatksanàt 
vinà mùlyena yat praptani lyajel laksanavin munili 

189 karkarâdosapâsânair manayah kàyaiu à<,Titâh 
grhîtâ vàDi kuivanti lani vaksyàmy ahan.i mune 

190 yasya haste lu tad ratnain çatam astottaràraayam 
saputrapapubândhavyàn upaiti càksayân gunân 

191 na guno na ea doso sti na càrtliani naiva eâdarah 
larunâpadaiii yad ratnain nâdhamaiii naiva cottaraam 

192 pakvakankolakabhati açokapallavanibham 
madhubindunibhani caiva kâmalaiii trividbam smrtam 

193 dhanyam açokapatrâbhaip ciraçrîr madhusaipnibham 
çrîdhanâyuhksayani ^ yâti kambojîphalasaipnibham 



187 Mais s'il advient que des sots portent au doigt un rubis 
affecté de ce défaut, je vais vous en dire nettement les funestes con- 
séquences. Écoutez, Munis. 

188 C'est à bref délai la perte des fils, le veuvage, l'extinction de 
la race. Même si on peut l'avoir sans en rien payer, il doit être 
rejeté par le Muni qui connaît les marques. 

189 Les rubis dont la masse contient de petites pierres, qui 
constituent le défaut appelé kavkarà (granulosité), quels effets ont 
ils sur leurs possesseurs? Je vais vous le dire, Munis. 

190 Si quelqu'un porto au doigt un tel joyau, les cent huit ma- 
ladies fondent sur lui, sur ses fils, son bétail, sa parenté, et 
attaquent même ses mérites impérissables. 

191 Ni bon ni mauvais, de nulle utilité et de nulle considé- 
ration, ni au premier ni au dernier rang: tel est le rubis laiteux. 

192 Le rubis jaunâtre peut avoir trois nuances: celle d'un fruit 
mûr de kankola, celle des pousses de l'açoka et celle d'une goutte 
de miel. 

193 Couleur d'açoka, grain; couleur de miel, longue prospérité ; 
couleur de kambojî, perte du bonheur, de la richesse et de la vie. 



1. Ex corr. — A. D. çrijamàyul.i. B. çriya. C. çritham". 



AOASTIMATA. 191-200 109 

191 rai'igaluiiiiin j.ulaiu ratuani yasya VLMMiiani tisiliati 
ativâilaiii aiiiiLralvaiu cintâgokabliayakaraiu 

195 siinhale sarilsamljln'ilo (lliniiii'a\ aniaiiiMio inaiiih 
biuldliicchàyâbliayaiii Uisya yas} a iiasto sa viJyat(3 

19G kliyàtàr càsiavidhà dosa raInaràsU-esu yc snirlàh 

guijavaddhâranàt punyain inunayah rnivalâiu lii lat 

197 snigdhà cliàyà gui'iitvaiu ca nirinalaiii raùgasaïuyulam 
padmarâgamaneç caiva catvârac ca mahâgunâh 

198 gaNâni IjliiiiiKv ca kaiiyàuàm agvatuedhaçatakralau 
dàiuî ' pv aiuisihitaiu puiixain [)adinarâgasya dliàranât 

199 

uàuàvidhàç ca ye varnâ- nianinàni kàyasatnslliitâh 

200 sândrâ kiksârasâbhâç ca raktapadruanibbâs tatbâ 
dâdimîbîjasamkâçâ lodhrapuspasarnadyutali 



194 Le Tuhisjada, c'est-à-dire dépourvu d'éclat, attire à celui 
qui le garde en sa maison les jugements sévères, la malveillance, 
l'inquiétude, le cbagrin et la peur. 

195 Si la pierre née dans la rivière de Ceylan, est couleur de 
fumée, celui qui la porte au doigt s'expose à l'obscurcissement de 
l'intelligence. 

19G Tels sont les huit défauts mentionnés dans les ratnaçâstras. 
Que les Munis écoutent maintenant ce qu'on obtient de bon, en 
portant un rubis qualifié. 

197 Couleur grasse, lourdeur, pureté, éclat : telles sont les 
quatre grandes qualités du rubis. 

198 Le mérite (|u'on acquerrait en donnant des vaches, des 
terres, des vierges, dans un sacrifice de cent aQvamedhas, on le 
réalise en portant ce rubis. 

199 ... et quelles sont les diverses nuances que i^eut revêtir le 
corps du rubis? 

200 Les couleui's foncées sont celles de la laque, du lotus rouge, 
de la pulpe de grenade, de la fleur de lodhra. 



1. Mss. datte. 

2. Mss. ratiià. 



110 



AGASTIMATA. 201-206 



201 bandhùkapuspaçobhâdhyà maùjisthàkuakumaprabhâh 
samdhyârâgayutâh sarve bhavanti sphutavarcasali 

202 pârijâtakapuspàbhâh kusambhakusuraaprabhàh 
hinguladyutisanikâçâh (^•àlmalîpuspasanmibhâli 

203 citrakolakapuspâbhâ bhavanti manayah kvacit 
sârasâksinibhâh kecit kokilâksanibliâli punali 

204 pradyotarâgatah sarve tad\ariià manayah smrtàh 
tesâni vaniavibhâgo yaiii kathitay ca suvistarât 



rsaya ûcuh 

205 sarvesâm manirâgânâm tvayoktaç ca samuccayah 
tadbhedam çrotum icchâmi kathayasra yathârthitah 

206 ko varnali padmaiâgasya kui'uvindasya ko bhavet 
kathaiji saugandhikasyâpi varnabhedali prthak prthak 



201 Les couleurs claires sont celles de la fleur de bandhûka, de 
la garance, du safran, du soleil couchant. 

202 Certains rubis sont colorés comme la fleur de pârijâtaka, la 
Heur de carlhame, le minium, la fleur de çâlmalî, 

203 la fleur de citrakolaka, l'œil du sârasa, l'œil du kokila. 

204 Tous les rubis, à cause de leur éclat rouge, sont désignés 
comme ayant cette couleur. Nous venons de donner 1 enumération 
complète de leurs diverses nuances. 



LES RSIS 



205 Tu as énuméré en bloc toutes les couleurs du rubis. Je 
désire en connaître la répartition. Dis-la, je t'en prie. 

206 Quelles sont les couleur^ particulières à chaque espèce de 
rubis: celles du padmarâga, celles du kuruvinda, celles du sau- 
gandhika? 



AGASTIMATA. ^'07-21:^ 111 



aeastir uvaca 



207 pa(liHinî|)ii^|>asatnkàrani IchadyotàguisaiiKiprabliara 
kokilâksaiiibhaiji yac ca sârasâksasainaprabliaiii 

2U8 cakoi'aneU'asanikài^aiu saplavai'nasainanvilam 
padmarâgah sa vijûeyah châyâbheilciia laksyate 

209 kl ksâsi'glod lirasi adûraguûj âbandhûkaki 1 1 1 ç a k a i h 
atiraktani supîtani ca kuruvindam udâhrlaiu 

210 lâksàrasanibhaiu caiva hingulakunkumapi'abhani 
îsannîlaiu suraktaiii ca jùeyani saugaiidhikaia budliail.i 

211 cliâyd caisâni trayâiiâni tu kathitâ ca suvistaràt 
Hiûlyaiii tasya pravaksyâmi çrnvantu munayah sadâ 

212 trivargena vidhii'niLilyam ekaikasya tribhis liibhih 
kâutirangaikavinigatyâ mûlyaiii triinçadvidhaiu bhavet 

213 ûrdlivavai'tir adhovartil.i pârgvavai'tiç ca yo niauih 
pindarangah sa vijùeya uttamàdliainaniadliyauiah 



AGASTI 

207 Lotus rouge, khadyota, feu, œil de kokila, œil desârasa, 

208 œil de cakora: le rubis qui a l'une de ces sept couleurs est 
défini un padmaràf/a, d'après la distinction des nuances. 

209 Le rubis à la fois très rouge et d'un beau jaune, comme la 
laque, le sang, la fleur de lodhra, le minium, la gnàjâ, la fleur de 
baudhûka ou de kiiiiruka, est appelé kut-nvinda. 

210 Le rubis d'un beau rouge légèrement bleu, comme la laque, 
le minium et le safran, est un saïu/and/dka. 

211 Les nuances des trois variétés du rubis ont été énoncées en 
détail. Je vais maintenant en dire le prix. Écoutez, Munis. 

212 Les prix s'appliquent à chacune des trois variétés; ils sont 
au nombre de 3 pour chacune. Il y en a 21 attribués à l'éclat (kân- 
tiranga). Total : 30. 

213 Le rubis est lu-dhvaoarti, ad/torarti ou pàrçcavarti, selon 
que l'éclat global est supérieur, inférieur ou moyen. 



112 AGASTIMATA. 214-219 

214 yo raaair ucyate' bâhyair vahnirâçisamadyatih 
kàiitiraiigas tu vijûeyo ralnaçâstraviçâradaili 

215 bâlâi'kâbliinmkhj'ani caiva darpane dhârayen maniin 
tanmanicchâyâmadhye tu kâutiraùgân vinirdiçet 

216 tatkâutiin sarsapair gauraib pramânair dhârayed budhali 
tad vaksye laksanai raiigaib sarsapair nâtivimçakaih- 

217 mûrdhni kântipramânas tu kaçeid bhavati yo iiianih 
viraçam ekottaram range ksatriyaiu ca vinirdiQet 

218 yavârdhaiTi yavam ekani tudvau yavàrdhara adhikyatâ' 
mâsâyanmanayotsai'gani yavam ekani tu mânasani 

219 ûrdhvavartir raaniç caiva yavotsargapramânatah 
yavamâtrasya vistâre tesâra mûlyaiii kathani bhavet 



214 Les profanes dépeignent un rubis en disant qu'il brille 
comme une gerbe de flammes : c'est aux connaisseurs de mesurer 
son éclat [kântivanga). 

215 Qu'on place un rubis sur un miroir, en face du soleil levant: 
c'est par les ombres de la pierre ainsi placée qu'on détermine les 
kàntirangas. 

216 Que le sage pèse la kânti en prenant pour mesure les sarsapas 
blancs. J'exprimerai également le ranga en sarsapas comptés au- 
dessus de vingt. 

217. La pierre venant en lête de celles comprises dans la gra- 
duation de la kânti, a 20 sarsapas ; un de plus, et elle passe au 
ranga : on la désigne alors comme ksatriya. 

218 1/2 yava, 1 yava, 2 yavas, 2 1/2 yavas. Au degré suivant, 
on atteint l'unité de mesure qui succède à la graduation en yavas. 
Le yava, pris isolément, est une mesure tbéorique. 

219 Soit un rubis ùrdbvavarti, dont le volume dépasse la gra- 
duation en yavas : quel sera le prix de la mesure de yavas, qui 
sert de base à la progression ? 



1. A. B. mucyate.C. D. laksyate.. 

2. Corr. rangaiu sarsapair ativiipçakaih. 

3. Stance très altérée. — Elle mq. tout entière dans CD. — A. B. n'ont 
que le 1" hémistiche, le 2"= est donné par R. — Corr. atikramât | niâtrâ yava- 
mânotsararani. 



AT. ASTiM AI A. ■.':-'U<':.'.) lia 

220 daQOlturaiji (^-alc <1\ c ai padniai'àgasyu mùlyalâ 

kiiruviiKla'ii pàdc' nyùiKun saiigaudhO(,' c^rdliainûlyatà 

OOJ ^ 5 

çaïaiu pancàdliikaiii pàrrve saptasaplalN' adlio ljlia\et 

222 saugandliika ûrdhvavartih çalapaùcâdhiki) ' bliavet 
sapiasaptati pâivve tu pancâràrdham ' adhal.i sinrlali 

223 yavatrayapraïuàneiia ekaikaiji vardhale yadi 
kliyâpayed dviguaaiu mûlyain yâvad gâtràsiabhir bhavol 

224 nianiniàtrain ' ca pàdâiiiyair nyùiiain tasya bha^■et kvacit 
ksiyate dNigunain mûlyaiu kalh;iyaiiii mahâiiuine 

225 kânlirafigo ^ manir yas ta yavainàtrapramânalah 
deyani paûcaçatain mùlyani padniaràge nialiâmune 
dviçataiji ca çatàrdhani ca paùcâçàrdhani gatàdhikam 



220 Le padraarâga vaut 210, le kuruvinda 1/4 de moins (158), 
le saugandhika moitié moins (105). 

221 [Le padmarâga ûrdhvavarli vaut 210; pâi'çvavarti, 158; 
adhovarti, 105. Le kuruvinda ùrdhvavarti vaut 158;] pârçvavarti, 
105 ; adhovarti, 77. 

222 Le saugaudhika ùrdlivavarti xnut 105; pârc^vavarti, 77; 
adhovarti, 25. 

223 En preuant pour unité un groupe de 3 yavas, chaque fois 
que le volume augmente d'une unité, le prix est doublé, et cela 
jusqu'à 8 volumes. 

224 Lorsque le volume diminue par fractions successives d'un 
quart, le prix diminue clKupu' fois du double. Je vous le dis, ù 
grands Munis. 

225 Lorsque le l'ubis est kâniirahga, l'unité constituée par 
[trois] yavas, vaut 500 dans le padmarâga, 250 [dans le kuru- 
vinda], 125 [dans le saugandhika). 



1. Mss. pade. 

2. A. B. insôreiil ici, cortainenicnt Ijois de sa place, le derai-rloka 
i/ciratain ca, etc.. qiu; nous joignons à la starice t'I'ù. 11 n'est pas dau'- C. D. 

3. Mss. sapta". 

4. A. B. "àrdher. C. "àrdlia. U. "àrdhe. 

5. A. CD. »âr. B. »a. 

6. B. kàntiii kàniir. — Ce çloka manque dans les autres mss. 



114 AGASTÎMATA. 226-232 

•226 kâatisarsapakântis tu ekailcatn vardhate kvacit 

slhàpayed dviganaui raùlyaip j^âvad viniralisarsapâh 

227 kuruvindah sugandliiç ca kânliraiigo bhaved yadi 
pâdâmçe k^îyate iiiûlyani tesâm caiva kramena tu 

228 mâtrâdhikaç ^ ca kântiç ca kaçcid bliavati yo raanih 
ubhau tesâin ca yan mûlyani tan mûlyam khyâpa3'ed budhah 

229 adhikâdhikamàtraç ca kàiitihîiiaç ca yad bhavet ' 
ksiyate mâtramûlyain ca kàntimùlyani vinirdiçet 

230 sadviniqatkotibhiç caiva laksain ekonaviinçatih 
caturdaçasahasrâni padmamgaparah smiiali 

231 succhâyâni sugâti'âiii laksanaih samyutàni ca 
sinihalasyàpi sadbhâgam andbratnmbarayor -^ bhavet 

232 kakipurâkare ye ca manayo laksananvitàli 
tribbagain sindialasyàpi kighu mùlyaui niyojayet 



226 Lorsque l'éckat, mesuré en kànti-sar<apas, augmente d'une 
unité, le prix est doublé, et cela jusqu'à 20 sarsapas. 

227 Si le rubis kàntiranga est un kuruvinda on un saugan- 
dhika, le prix diminue successivement d'un quart. 

228 Lorsque le rubis a la double supériorité de la dimension et 
de l'éclat (A'à/i^/), que le sage fixe le pri\ afférent à chacun de ces 
deux éléments. 

229 Mais s'il est d'éclat inférieur, fùt-il d'une dimension extraor- 
dinaire, cette dimension perd toute valeur; c'est l'éclat seul qui 
détermine le prix. 

230 Le plus beau padmaràga est estimé 261,914,000. 

231 A supposer qu'ils soient d'une belle couleur, d'une bonne 
dimension et présentent les marques requises, les rubis d'Andhra 
et de Tumbara valent 1/6 des rubis de Ceylan. 

232 Ceux de Kalapura, pourvus des marques requises, n'ont 
qu'une faible valeur : un tiers de ceux de Ceylan. 



1 Leçon (le R. — A. B. raâtrailliikaiç. C. D. mâtràilliike. 

2. Mss. raâtrain ca kàntihîuaiii. 

o. Ex corr. — A. H. D. raiidhra. C. randhre. 



AGASliMATA. as:j-238 115 

233 diptikiksanasaijiyulctaiu pràpyatc mûlyam iittainam 
dîptilaksanahîiiain ca kinicin niûlyain niyojayot 

231 àkarc cottaine jàtfi, l;iksaiKiir \;irjità \adi 

pranulnain (-a hliavot tcsàiji jnùlvà niùlyain viiiircliret 

235 lagliutvani kâiiialalvaiii ca padmaràge parityajet 
laglui vajraiu praçainsanti gunitvani padmarâg'ake 

23(3 saïudeho jâyate kagcit krLrimo saiiaje pi va 

lekhayet stliânasaniyuktâv ubhau câpi parasparam 

237 ajâtir naçyate jâtir ' jâtibhàiii ca prakâçayct 
laksanenaiva- laksyain tu saiiidoliaiii ca parityajet 

238 nîlain va padmanigani va vajrenaiva tu laksayet 
na cânyail.) çakvatc lokhyani çânair nàpi vilekliayet 

i ti pad marâ ga])a rî k sa 



233 S'il possède l'éclat et les marques, le rubis atteint un très 
haut prix; s'il en est dépourvu, on peut restimer ce qu'on voudra. 

234 Lorsque des rubis, originaires de la meilleure mine, sont 
dépourvus des manpies, tout en étant de bonne dimension, qu'on 
en fixe le prix à bon esci-ent. 

235 II faut rejeter le rubis léger ou jaunâtre. Dans le diamant, 
c'est la légèreté qu'on prise ; dans le rubis, c'est le. poids. 

236 Lorsqu'on doute si le rubis est vrai ou faux, il suffit d'en 
frotter deux l'un contre l'autre. 

237 Le faux s'éteint, le vrai jette l'éclat propre aux vrais rubis. 
C'est par ce moyen seul qu'il convient do l'éprouver et défaire 
disparaître ses doutes. 

238 Le rubis, comme le saphir, se vérifie aussi au moyen du 
diamant : aucune autre substance ne le peut l'ayer ; la piin-ro de 
touche elle-même ne le raye pas. 



1. Mss. jàtiiii. 

2. Ex COÏT. — .\. Iak<averiaiva 



^ii*i AGASTIMATA. ii39-24:i 



IV 



239 dàiiaveiidrah surendrena hato vajrona mastake 
tena vajraprahàrena patito dharanîlale 

240 asrkpiltasthidantâni viksiptâni diço diçah 
patite locane yalra dânavasya mahâtnianah 

241 mahânîlâkarâs tatra udbhûtâli suradurlabliâh 
visaye simhale caiva gangàtulyâ mahânadî 

242 lîradvaye ca tanniadhye viksipte nayane talhâ 
îsanmâtre prthaksthâne kâlingavisaye sthite^ 

243 kâlingadeça - ulpannâ jâtûs tatrâkarâdhamâh 
siiiihalasyâkarâ ye vai samLidbhûtàh suçol)hanâli 



IV. Saphir. 



239 L' Indra des Dâua\\as fut frappé à la tète par la foudre de 
r Indra des Su ras, et ce coup de foudre le précipita sur la terre. 

240 Sang, l)ile, os, dents furent semés de tous côtés. Là où tom- 
bèrent les yeux du Dânava magnanime, 

241 se formèrent des gisements de grands saphirs {mahànUàs}, 
difficilement accessibles aux dieux mêmes. Il est dans l'ile de 
Ceylan une grande rivière égale au Gange : 

242 C'est sur ses deux rives et dans son lit que sont tombés les 
yeux; une petite portion seulement a trouvé place à l'écart, dans le 
district du Kâlinga. 

243 Les mines qui se sont formées dans le Kàlinga sont les 

1. A. B. slhitah. C. "ta. D. <>tàh. 
:': Mss. deç.ara. 



AfiASTiM AIA. .;'lJ-25() 117 

244 in.ih'itiil.is ir vijrieyàs tn'su lokosu vi^-rnt.ih 

n 1 111,1(1 li;ii';ilv,i vijricyâh l<;ilingivisay(Kll)h,i.v;ih 

245 niailAaldkàkarau chaii tu iiltatnadhainasanijnakau 
siinlialasyakarodbhûta iiialiâuilâs In ye sinrlàh 

246 ealnrvarn.i vij;iniy;i(; cliàyablicdciia laksa^^ot 
î:;at>ilas tu xo nilo jùi^yo xariiottanias lathâ 

247 kiiju'id àraktanîlas (u vijfieyal.i ksatriyas fathà 
vaii.'vas tu pitauilàbliah rudro vah krsiiauilabliah 

248 kala[)uiàkaiaiiil()' liavâiii caksiirnibho bhavet 
kiilingàkaraiiilas tu rxcnacaksiiniibho luatah 

249 caturvai-nâs tathâ santi çûdravaiçyanrpadvijàh 
pûrvaii) yathâ maya khyàtaiii nîlâuâtji varnalaksanam 
tatpunyani dhâranât tesâni çûdravaiVyanrpadvijàh 

250 akarolpaltivai'ijànàiu Ichyâtâ yc iiiunipuiiigavaili 
dosâuis tesâiti pravaksyànii guiiàù châyaç ca mûlyatâm 



dernières de toutes. Celles de Ccylan au contraire ont une haute 
réputation. 

244 Les saphirs de ees dernières mines sont appelés lésa grands 
saphirs « (inahànîlàs) : ils sont renommés dans les trois mondes. 
Ceux qui viennent du Kâlinga ne sont des saphirs que de nom. 

245 Voilà les deux min(>s qui existent dans le monde des hommes, 
et qu'on nomme supérieure et inférieure. Les saphirs originaires de 
la mine de Ceylan, appelés les grands saphirs, 

246 forment quatre castes caractérisées par la couleur. Le sapliir 
d'un bleu tirant sur le l)lancest un brahmane. 

247 Celui dont le bleu est légèrement teinté de rouge est un 
ksalriya. Le vai(;ya est bleu jaune, et le cûdra bleu noir. 

248 Le- saphir de Kalapura rappelle par sa couleur l'ieil delà 
vache, celui du Kâlinga l'œil de l'aigle. 

249 Ainsi, il y a quatre castes de sapliirs : rùdra. vairva, ksa- 
triya, brahmane. Ces castes, selon que je viens de les définir, pro- 
duisent respectivement leurs bons effets pour les Cûdras, les Vaieyas, 
les Ksatriyas et les Brahmanes qui les portent. 

250 Telles sont et l'origine, et les mines et les castes du saphir. 



1. D. kalapuràkaranilas iu. Les padas b-c iiiaiiquciu dans A. B. 



118 AGASTIMATA. 251-257 

251 nîlasya sad\ idhâ dosa gnnàç catvâra eva ca 
châyâçcaikadara proktà mùlyani sodarakain tathâ 

252 abhrakà patalacchâyâ karkarâ trâsabhinnakarn 
mrdà pâsànani tu sodhâ raahânîlasya dûsanam 

253 abbracchàyani tu iiilani yo ajûànàd dbârayeî kvaeit 
vibbavayubksayani yàti vidyut, jjatali mastake 

254 karkaradosasaniyuktadbâranâc caiva kini phalam 
deçat.yâgo daridratvani dbrtc dosait' na mucyate' 

255 karkarâdosasaniyuktadhcâranâc caiva kini bhavet 
dhanvantarib svayaiii câpi vyâdhidosân na muficati 

256 irâsadosena saniyuktab ko dosas tasya sambbavet 
vyâglirasiinliâbirkscbhyo daiuslribbyaç ca bhayani bhavet 

257 sabâhyabhinnadosasya indranilasya dùsanam 
vaidhavyani pulraçokaç- ca dhrte dosair na mucyate 



J'en dirai maintenant les défauts, les qualités, les nuances et les 
prix, tels que les ont enseignés les Taureaux des Munis. 

251 Le sapliir a six défauts, quatre qualités, onze nuances et 
seize prix. 

252 Surface nuageuse [ahhraka], gra\ier [karkarâ), brisure 
apparente (ï/rKsr?), fente {bhinna), argile (mrdà), pierre {pàsàrm) : 
voilà les six défauts du saphir. 

253 Celui qui porte par ignorance un saphir couleur de nuage, 
perd son bien, abrège sa vie et attire la foudre sur sa tête. 

254 Si on porte un saphir granuleux [karkarâ), quel fruit en 
advient-il ? L'exil et la misère. Et tant qu'on le porte, on n'est pas 
délivré de ses maux. 

255 Si on porte un saphir granuleux, qu'advient-il encore? Des 
maladies, que Dhanvantari lui-même ne saurait guérir. 

256 Si le saphir a pour défaut une brisure, quelle en est la con- 
séquence? Le danger des tigres, des lions, des serpents, des ours, 
des bêtes féroces. 

257 Le saphir fendu de part en part a pour résultats le veuvage 



1. Cet ht-misticbe uiauijuc dans CD., ainsi que le 1" hémistiche du (;loka 
suivant. 

2. Mss. çokan_i. 



Ar,A>TIM \ I A. ;'..s-.'(i.s 110 

258 indmnilas\';i luadliye tu ninl;i chiiyaiva va' bliavot 
dhrle nakhà^rakeràiitani sadyah kiisihl bhaven uarah 

259 anyapàsàno- iiilànâni kâyaniadhyc bliavcd yadi 
rane parâiiimikhatvani ci\ khadgapâlaç ca maslake 

260 iiidiiiiiilasya sa(j dosàh khyàtàh sarvc suvistaram 
guiKinis tcsàin pra\aksyànii riii\;iiiln iiuniiiyah prthak 

261 gLiriil.i siiigdliah suraùgâdhyal.i svatni;i\;itpàir\ararijanah 
indr.'iiiilalj s;iiii;'ikliy;it,ac caturhliif;; ca mahâgunaih 

262 indranilanianer; ehâyâiii kalhayanii niahamune 
gunacchayaviresena tasya mùlyani prafaksinalio' 

263 nilîrasanil)liah kecin nîlakanthanibhàh pare 
iak'smipatinibhàh kecil lavallpuspasaninibhab 



cl la perte dos fils. Et, tant qu'on le porte, on n'est pas délivré de 
ses maux. 

258 S'il y a au niilii'u du sapbir de l'argile ou une couleur qui 
en ait l'apparence, riiomiue qui le porte devient aussitôt lépreux 
du bout des ongles à rextrémité des cheveux. 

259 S'il se trouve une autre pierre incrustée au milieu du 
saphir, c'est la déroute et des coups d'épée sur la tête. 

260 Les six défauts du saphir viennent d'être énumérés tous en 
détail. Je vais eu dire les qualités. Écoutez, Munis. 

261 Lourd {r/uru), velouté (snir/dha), d'une belle nuance {suran- 
fjàdhya),vo\orcint comme lui tout ce qui Ventouvc (pârçcaranjana) : 
tel est le saphir avec ses quatre qualités. 

262 Je vais énoncer les nuances du saphir, ô grands Munis. 
Ensuite nous en fixerons le prix d'après les qualités et les couleurs. 

263 Certains saphirs ont la couleur de l'indigo liquide, d'autres 
celles de Nîlakaniha (Çiva), de l'époux de Laksmi (^'islul), de la 
fleur de lavalî. 



1. Ex corr. — A. mrtachàyà c;i va. B. nirtachâyà ca yà. C. mrtsnà". D. 
mrcchâyâyâvavà. 

2. Leron de R. — A. B. kâma°. 

3. Le 2° hémistiche n'est que dans C. 



1?0 AGASTIMATA. îfii-ÎTl 

264 atasîpuspasamkàçâh krsnfir ca girikarnivat 
ma tta k o k i lak a n î h à b h â may ûraga la var casah 

265 ali[)aksanil)h;ih kpcic chirisakusumatvisah 
indîvaraiiil)hàh kecic châyâç caikadara smrtah 

266 do^aliîiiani gunâdhyaiii ca àkarair cottauiain yadi 
tasya mùlyaiti i)iavak':;yânii r'âslradrstena karmana 

267 pindastho pi prakaro pi laksanaili saipyuto pi ca 
soda<;ai;i inûlyam uddisiani ratiiai^àstraraanîsibliih 

268 ksîraniadhye ksi])en nilani ànîlaiii ca pnyo hhavet 
indraiiilah sa vijru^yah çâstroktena paiîksitah 

269 çaktir esa guno yasya indranîlasya laksanani 
ran;ayed âtmapài'çvasthani na jyotir api hanti ca 

270 kântirangesu yan mùlya'.ii padmaràgesu yat smrtam 
yojayed indranîlasya yavamâtiain bhaved j^adi 

271 snigdhaiii ca nilavanKidhyam pindasihani saiiiprakaçitam 
hinaiii saugandhikani vapi tanmûlyam yojayed budhah 



264 D'autres ont l'aspect d'une fleur d'atasî, la nuance foncée de 
la girikarni, la couleur de la gorge du kokilu en rut ou de la gorge 
du paon. 

265 Certains ont la couleur d'une aih,' d'abeille, de la fleur de 
cjirîsa, du lotus bleu. Telles sont les onze nuances du saphir. 

2f>6 Soit un saphir sans défaut, pourvu des qualités requises et 
provenant de la meilleure mine : je vais en fixer le prix, selon la 
méthode indiquée par le çâsira. 

267 Le saphir qui possède le volume, l'éclat et les marques, est 
susceptible de seize prix, au dire des connaisseurs. 

268 Jetez un saphir {nila) dans du lait; si le lait devient bleuâ- 
tre, il faut reconnaître ce saphir pour un indranila, vérifié selon 
la règle du çâstra. 

'2&d Le saphir qui a celle puissance comme attribut caracté- 
ristique colore tout ce qui l'environne, et nulle lumière ne peut 
l'éclipser. 

270 Le prix fixé pour le />ac/ma/Y^/7a kàntiranga doit être attri- 
bué à VindranHa, s'il a la même mesure de yavas. 

271 Si le saphir est d'un éclat velouté, d'un bleu intense, d'une 



A(;.\STIMATA 2r2-277 1^1 

272 anyadosavininniikt.iiii uit;iiii;'ik;ir,is;iiniiil)liaiii 
pindasya cârdliamùlNàni lijhivnMIic ' iiiyojaycl 

273 pàrçvaranjananih'iiiani yavaniàtrapraiiiânalal.i 
bliavet pancai'alani iiuilyaiii ralnat,'âsir;i ud.ihrtam 

271 va\ aui>iii;i|)iain;'ii_icn,i l;iks;iij;iili saiiiNiilaiu yadi 
piiidasthani ckainùlyain ca ya\'àd \;'i|ii \ iuiiilii.cl 

275 vavainàti';'i;<iab!iir yàvad iiidraiiila^ tu yo l)liavet. 
caUih':-aslisaliasraiii parani iiinlvani saiii;'idirct. 

276 vistarcna iua\;i khyàtaiu iiiali;'iiiilas\ a im'ilyakain 
piiiial.i sainksi'pamàlroïKi l);"ila\ rddliasya laksiiiani 

277 hiniânu'usiktain hy udaye ca kâlc 
yalliâ ca paspaiu tv atasîsaiimtlhaiii 
tatlia satuacchâyasamrddliilaksanani 
tani indranilani vilnulhâlj |>atliaiiii 



égale dimension, l)rillant, on lui assigne le prix de la catégorie 
inférieure (kuruvinda) ou du saugandhika. 

272 S'il est exempt de tout autre défaut et semblable aux saphirs 
de la mine supérieure, le bàlavrddha vaut moitié moins qu'un d(î 
ces saphirs de même dimimsion rpie lui. 

27;> Aux saphirs rayonnants {pài'çcaraùjnna) le ratnaeàstra 
attribue comme prix 500, par unité de yavas". 

274 Selon la dimension du saphn- en yavas, —s'il possède d'ail- 
leurs les marques recjuises, — ([u'uii lui alli'ilnie soit le prix 
simple, si cette dimension est égale à l'unit/', soit un prix propor- 
tionnel au nombre des unités. 

275 1-e saphir qui atteint 8 unités de yavas \ aut G4,0U0 : c'est le 
prix le plus élevé. 

276 J'ai exposé en détail le prix du saphir mahànila ; je \ais 
maintenant décrire brièvement le hàlarrddha. 

277 Une Heur d'atasi baignée par la lun(î à son lever : si telle 
est sa riche couleur, et (pi'il ait les inar(|ues propices, les sages le 
nouniient indra/iila. 



1. U'ayiri's R. Mss. "vrddhàni. 



122 AGA.STIMATA. 278-281 

278 yathâ ca puspam tv atasisanuitthain 
madhyahnakâle raviraçmidîplam 
samkocake krsnavivarnarùksam 

sa jirnavarnà ca bhavet svadiptih 

279 lusaraliptaiii raviraçmitaptani 
sùryâstamâne paripakvabhùtam 
âpâiiduram karkarasnigdhabhâvani 
çaivàlanilà ca bhavec ca dîptih 

280 nilacchàyâç ca pâ^àna divyante vasudhatale 
câstrabàhyena tu jnàtniii magbavâpi na cakyate 

281 vibhavâyusvam càrogyain saubhâgyaip çauryasanitatih 
dhâranâd indi-anilasya suprîtab çatiko bhavet 

itîndranilaparîksâ 



278 Une fleur d'atasî brûlée par le soleil de midi, crispée, noire, 
décolorée, rugueuse : tel est son aspect, quand sa couleur a vieilli, 

279 Trempée de rosée, réchauffée par le soleil couchant, mûrie, 
pâlie, d'un velouté dur, cette même fleur représente un troisième 
aspect, bleu comme la mousse d'eau. 

280 On voit sur la surface de la terre bien des pierres de couleur 
bleue : Maghavan lui-même ne pourrait les reconnaître sans le 
secours du çâstra. 

281 En portant un sapliir, on acquiert richesse, longue vie, 
santé, bonheur, courage, postérité : on est aimé, on possède toutes 
choses par centaines. 



AOASTIMATA 2S2-284 123 



rsaya ûcuh 

282 puiml.i i)!(i-li;niii te N;ii\p imiiia\;i(,' rii iiialuidaiat 

kathvatani |i;iricaniaiji lalnaiii nialifiiiiarakatain iiiiine 



agastir uvaca 

283 ratnâç ca vividhâ jâtâ dânavasya çarîratal.i 
tasya pittaiii grhîtvâ tu pâtâlâdhipativ yayau ' 

284 sanitustac: eântarikse lu yâvad gacchet svam âlayam 
tâvat sa pa(;yale saurir jananirnoksakâranam 



V. Êmennir/r 



282 Les Muuis d<Miiaiident encore avec grand respect : « Parle- 
nous de la cinquième gemme, de l'émeraude, ô Muni. » 

AGASTI 

283 Diverses gemmes sont nées du corps du Danava. S'cmpa- 
rant de sa bile, le roi du l'âtâla partit. 

284 Mais tandis que, joyeux, il regagne sa demeure à travers 
les airs, le frère de Sûrya le voit, Garuda, instrument de la déli- 
vrance de sa mère. 



1. Leçon de R. — A. bh:ivet. B. maruh {!). 



124 AGASTIMATA. 285-201 

285 tasya vegagatii' jâtà inûrchital.i pannagâdhipah 
gatibhangorago jàto vihvnlo bhràntalocanah 

286 prabhrastani tasya tat pittaiii miikha^thaui dharanîtale 
patitain durgarae sfliàne visarae durdhare pi ca 

287 turuskavi^amaslliâne iidadhes tîrasainnidhau 
dliaranîndro giris tatratrisa lokesu vionitah 

288 tatra jàtàkaràh rTesthâ niaraktasya inahàiiiuiie 
âkarà naiva sidliyanii ali)abhàgyair naraib kvacit, 
sadhako bhâgyakalena niahâratnani tu paryate 

289 sapta dosa ganâh paùca châyâ câsîavidhâ smrtâ 
niùlyain dvàdaçakam proklani maraktasya mahâmune 

290 rùksani caiva ca visphoîaiii pàsânani malinaiu tathcâ 
karkarâ jatharar caiva çabaLaç caiva saptamal.i 

291 rùksadosenasaniyuktc vyàdhir aslottarain çatani 
visphote khadgaghâlani ca lalâta udare cire 



285 II prend son essor impétueux. Le roi des serpents tombe en 
pâmoison. Arrêté par les tressaillements de sa poitrine, sur laquelle 
il marche, il roule des yeux effarés. 

286 La bile, échappée de sa gueule, iomba sur la terre, dans un 
lieu impraticable, accidenté, inhabitable. 

287 Dans un lieu accidenté du pays desTuruskas, aux environs 
du rivage de la mer, est un mont, roi de la terre, célèbre dans les 
trois mondes. 

288 Là sont des mines d'émeraude, les meilleures qui soient. Et 
ces mines ne sont point à la portée des misérables. Mais le magi- 
cien, en un moment favorable, peut voir cette noble gemme. 

289 L'émeraude a sept défauts, cinq qualités, huit nuances et 
douze prix. 

290 Raboteuse (/v^A^a) ; hos<e\è(t (ciiip/iota)\_ pierreuse {ijàsàna); 
tachée {tvalina); granuleuse {karkarâ); terne (Jafliara); bigarrée 
(raUila) : voila les sept défauts. 

291 L'émeraude raboteuse attire les cent huit maladies; bosse- 
lée, les coups d'épée sur le front, le ventre, la tête. 



AGASTIMA'l'A. 292-293 1 

202 bàiidhavaih sulii'dnir duhkh;i ii |);'is:\nas:itiiyiiif [)i ca 

l)aiulhii'() lullio l)li,i\'(M. ksiprani 3'alkar(^ inaliiiani l)lia\'('t' 

2[)?> v;ii(lli;i\\\'a'n pu.raookac;'- c:i kai'k;iràdi)^;iilli;'ir;iii:'it 

jalliarado^asa'uyiiktc danistribliyo pi bhayaiii bliavet 

294 (:;abaloiia tu saniyuktah sa inaiiis tyajyatàiii l)b!\'aiii 
dliriivaiii mrlAUin a\âi)tu)l,i >;isya. iiaslc sa, vidyalo 

2U5 àkan)l[)aUido.sâç ca kathilâs to suvislarain 

gunà:u(* cluiyâ'.ii ca nuilyaai ca vaksyâmi çrùyatâin mune 

2\)G yàui ratiiâiii listhanti paàcaganayalàui ca 
kàlakùUulisa.i'V('sâi!i visavogah [)i'ana(^'yali 

297 svacchaiu guru suvacnaiu ca snigdliacchàyaiii ainiukaiii 
paricagunasaniâyuklaiu luaraktaiu tad visapaham 

298 naliuipalli'aiiiadh\(' tu jalabiudur yallià siliiiah 
lathà uiarakalacciiîîyà ç\àui;ilpaha i'il;'iinalà 



292 Avec une éaiiM'audc pierreuse, on sonfïn» dans ses parents 
et ses amis. Celui (pii poiLe au doigt, une ('inci'aude tacliée devient 
prompteraent aveugle et s'ourd. 

293 Granuleuse, l'énieraude entraîne le v(;uvage et la perte des 
fils; terne, le danger des bêles féroces. 

294 Quanta l'énieraude bigarrée, (|u'on s'en défasse sans retard : 
celui qui la port.e au doigt v^a à une mort certaines. 

295 L'origine, les gîtes, les défauts viennent d'être exposés en 
détail. Je vais dire maintenant les qualités, les nuances et les pi'ix. 
Écoulez, Munis. 

296 Les énieraudi's qui sont douées des ein(| (pialités détruisent 
l'effet de tous les poisons, le Kâlakûta en têt<\ 

297 Transparente {.'^raccha), lourde {f/uru), l)ien e(dorée (.^iirar- 
na), d'un reflet ve\oi\\i'{snifj(l/iacc/i/}f/f(), sans poussière (arenuk-a) : 
l'énieraude douée de ces cinq qualités d(Hruit l'effet du poison. 

298 Pure comme une goutte d'eau sur une feuille de lotus est 
l'énieraude foncée ou h'^éreinent verte. 



1. A. B. pitiaiTi malinavàii bbavet. D. nityaiii. C. yah kare malinaia karam. 

2. Mss. fokam. 



120 AGASTIMATA. 299-3U6 

299 ki'tvâ karatale caiva bliâskarâbhimulcham dlirtam 
raùjayed âtmapârçv^ain ca mahâmarakatani suirtain 

300 gajavàjirathair dattair vipranâiyi visuvâyane 

tat puuyain dliârayed vas tu marakatani na saniçayah 

301 bhujanigaripupaksâbliani câsapaksanibhain bhavet 
kâcaràgaiu bliavet kiincid ambhahçaivàlabhani tathâ 

302 bâlaçukasya paksâbhani kliadyotapvsîhavarcasam 
kimcic chirîsapuspâbhani châyâ câslavidhâ smrtâ 

303 sahajaikâ bhavec châyâ tribhih çyâmalikâ bhavet 
bhedâç caturvidhâh santi mahâmarakatasya ca 

304 prathamani çaivâlàbhain ca cukapaksanibham lathâ 
çirisakusumâbbani ca caturthani tutthakasya ca^ 

305 kva châyâ sahajâ bhâti çukapaksanibhâ katham 
çirîsakusumâbhâ ca tutthakasya katham bhavet 

306 haritacchâyâmadhye tu krsnâ bhâ yadi samsprçet 
tutthakasya bha\ et kântir vijneyâ krsQaçyâmalâ 



299 L'émeraude qui, exposée au soleil, sur la paume de la main, 
colore ce qui l'entoure, est une « grande éméraude » i maliàmarakata). 

300 Le mérite que l'on acquiert en donnant aux Brahmanes, 
après le sacrifice de l'équinoxe, des éléphants, des chevaux et des 
chars, on l'acquiert indul»itablement en portant une éméraude. 

301 Plume de paon; plume de geai; verre; eau; mousse d'eau ; 

302 plume de jeune perroquet; dos de khadyota; ilour de çirîsa : 
telles sont les huit couleurs de l'émeraude. 

303 La couleur de la « grande éméraude » est normale {sa/iqjà) 
ou foncée {çyâmalikâ). La première est unique; la seconde se 
subdivise en trois, ce qui donne quatre nuances : 

304 1° mousse d'eau; 2° plume de perroquet; 3" fleur de çirîsa; 
4° vitriol [tutthaka). 

305 Où brille la couleur normale? Comment est celle du perro- 
quet, de la fleur de çirîsa, du vitriol? 

306 Si au milieu de la couleur verte passe un reflet noir, c'est là 
l'éclat du vitriol, appelé vert-noir (krsnaçyâmala). 



1. Ce çloka u'est que Jans D. 



ACiASTIMA'lA. iiUT-:!!:^ 

i^07 lKiritaccliûyàin:iLlliye' tu sità bli;i Iciiucid uclbliavel 
çirîsakusumabhàlih sa ifieyâ sitaçyàiiiulâ 

308 inaliàuKiral'Catainaflliye li<'in:ijy(ilir yadà l)li;t\'el; 
tadvariià cnkapaksàlilià jààtavyà pîtacyâmalâ 

309 tràsahînain lu \;u'nàdhyaiii susnigdhain çaivalaprabham 
sadratnaMi k.'mtiniadhye tu maralctani tad visâpaham 

310 brâliiuaiiah ksatriyo \ai(;yah rùdraç ccti caturthakali 
chàyàl)liedena vijncyani câtuf\ar'nyai!i krauiena tu 

311 prainâuaguiiasainyuktani çyanialaiu ca viçesatal.i 
inùlyaiii dvàda(;akai!i caiva vaksyâmi c;rùyatàiu niune 

312 yatlià ca padmarâgasya khyàtani nuilyaiii ca sarvatah 
tathâ niarakatasyàpi gyâaiale uiûlyaui àdiru'l 

313 vistârakântau yau inûlyain niarakto sahajc bhavet 
çukàldiara- ûrdh\'avartiç ca pât'Qve ca sitaçyâinalam 



307 vSi au milieu de la couleur verte se montre un reflet blanc, 
c'est là l'éclat de la Heur de çirîsa, appelé vert-blanc {sitaçyâmala). 

308 Si au milic^u de 1 emeraude paraît une lueur d'or, cette 
nuance est celle d.'s plumes du perroquet : ou l'appelle le vert- 
jaune (pUaoïjàmala). 

309 Exempte de brisure {tfà>ia], riche en couleur, il'un rellet 
velouté, couleur de mousse d'eau, excellente sous le rapport de 
l'éclat, l'émeraudo détruit l'effet du poison. 

310 Brahmane, ksalriya, vaiçya, çûdra : voilà les quatre castes 
de l'émeraude, fondées sur la différence de couleur. 

311 Soit une emeraude douée de dimension et de qualités, et 
spécialement une emeraude foncée : ji- dirai (juels en sont les 
douze prix. Ecoutez, Munis. 

312 Tel que le prix a été (ixé pour le padinai-i'uja, tel absolu- 
ment il doit être assigné à l'éme/aude foncée. 

313 Le prix est le même pour le rubis ri.stàrahànti et pour 
l'émeraude de couleur normale {.sa/iaja) ; pour le rubis ûrd/wa 



1. Ex. corr. — A. saritka-^àja madliye. B. çarat^ C. sauîlacliâyâ. D. 
saraktani chàyâ". 

2. Mss. çiikâbbà . . çyàmalà. 



lia AGASTIMATA. 314-;;::U 

311 kalliilàstaiu' aJhorangair yan raùlyain tuUliake lii tat 
bhavet pancagataiu mûlyain maralvte sahaje pi va 

315 çLikabhe dvirataiu niùlya'ii daçollarani viiiirdiçet 
çirisâbhe çataikaiu ca paùcàçad asiakaiu bhavet 



31G 



ratani paùcâdhikani niaulya.u yavainàlràtmakani bhavet 

317 yavamâtrapraniànena ekaikain vardhate yadi 
sthâpayed dvigunani mûlyam yâvan mâlrâslakani- bhavet 

318 mâtrair asiabhiQ ced vas tu laksanaih saiiiyutas tathâ 
catulisastisahasràui paramaai mûlvaui âdicet 

319 dosaiç ca padmarâgânâiH yatlià mùlyani vihîyate 
tathâ marakate mùlyani ksîyate ca na sançayali 

320 saliaje raùjane kàntisamavarlau ' ca lâgha\c 
tathâ caivàrdhamûlyâni ratnânâiii caiva dâpayet* 



vaj-ti et pour rémeraude couleur de perroquet; pour le rubis 
pàrçcavarii et pour l'émeraude couleur de çirîsa [sitaçyàrnala). 

314 Le prix indiqué pour le rubis adhocarti est celui de l'éme- 
raude couleur de vitriol. Pour l'émeraude de couleur normale, 
le prix est 500. 

315 Couleur de perroquet, elle vaut 210; couleur de çirîsa, 158. 

316 [Couleur de vitriol bleu], 105. Ces prix sont ceux d'une 
unité de yavas. 

317 Mais chaque t'ois que le volume augmente d'une unité de 
yavas, le prix est doublé, et cela jusqu'à huit fois. 

318 L'émeraude qui contient huit unités, si elle est d'ailleurs 
pourvue des marques requises, vaut 64,000, qui est le prix le plus 
éle\é. 

319 De même que le prix du rubis décroît avec ses défauts, 
ainsi évidemment décroît le prix de l'émeraude. 

320 La couleur étant normale et l'éclat équivalent, en cas de 
légèreté, on n'attribue aux pierres que la moitié du prix. 



1. Corr. katliitàptain ou kathitàntam. 

2. Mss. javamâtràstakam . 
'S. Mss. "varie. 

■1. Ce rloka man<jue dans C. 



AGASTIMATA. 3il 1^9 



321 dânavendrabalityâgân nianayaç. ca vinirgatâh 
lokatrayabitârthâ} a liidaç;ai(;; ca prakàçitâh 

iti marakataparîksâ^ 



321 Le sacrifice héroïque de l'Indra des DAnavas a donné nais- 
sance aux gemmes, et pour le bien des trois mondes les Dieux les 
ont révélées. ■ 



1, A partir de cet endroit, le texte de C. est entièrement différent de celui 
des autres mss. Nous le donnerons en appendice. 



130 AGASTIMATA. 322-325 



VI 



atha sphatikamaniparîksâ 

322 sphatikam dâdimîrâgam açokamadhuvartikam 
kântyâtiraktam gandhâdbyam na ca rangali suraiigakam 

323 kâiicanâbha'm virûpâksam bhedais tan nîlagandhikam 
gomedakaiii ca vaidûryani maraktam' ca caturvidham 

324 çuddhasphatikagarbhesu râgânâm ekavimçatili 
laksyâs tattvena laksani tu râgabbedaih prthak prthak 

325 vajram ekam parityajya ratnâni tv itare daça 
laghutvam komalatvam ca çâstrair vidvân parityajet 



VI. Cristal de roche. 



322 Le cristal de roche est couleur de grenade, d'açoka ou de 
miel; — rouge d'un rouge éclatant, jaune comme le santal; — 
incolore, très coloré; 

323 brillant comme l'or, multiforme. Il comprend quatre espèces : 
le nîlagandhika, l'hyacinthe, l'œil-de-chat et l'émeraude. 

324 Les couleurs du cristal pur peuvent être considérées en fait 
comme étant au nombre de 21. Mais en comptant une à une les 
nuances de ces couleurs, on arriverait à cent mille. 

325 Le diamant mis à part, il y en dix autres qui sont des 



1. Leçon de R. — Mss. raktakara. 



AGASTIMATA. :i26-S32 l:n 

326 ratnam ekâdaçani pi'oktaiji sarve sphatikajâtayah 
tesâni bâhyâni tatraiva pravâlavajrauiauktikâh' 

327 jalabindau ca vajre' ca padmarâgendranîlayoh 
maraktesu ca sainprktani mahâralnesu paficasu 

328 pusyarâgam ca vaidûryani gomedani sphatikam prabham 
paûcoparatnam etesâiji pravâlaç caiva sat smrtâh 

329 gurutvani lughavatvain ca vajrânâni mauktikesu ca 
taulyena paçyati mûlyaiji çâstroktena tu maiidalî 

330 padmarâgendranîlânâm maraktânâm tathaiva ca 
yavamâtrapramânena mandalî mûlyam âdiçet 

331 yatra mâtrâstabhiç caiva çâstroktam tu pramânatali 
ata ûrdlivam adhal.i kâryain karmamadliye vinirdiçet 

332 chedanoUekhanaiç caiva sthâpane bandhane tathâ 
ghatayanti pramânena tena sanighatta ucyate 



rainas. Ceux qui sont Jégers ou tendres doivent être rejetés par 
l'homme instruit dans les castras. 

326 II y a onze espèces de gemmes, savoir : toutes celles qui 
sont de la classe du cristal de roche [spJiatika), et trois qui sont 
en dehors de cette classe : le corail, le diamant et la perle. 

327-328 Aux cinq grandes gemmes [mahàratnâni) , qui sont la 
perle, le diamant, le rubis, le saphir et l'émeraude, correspondent 
cinq gemmes inférieures [uparatnàni) : la topaze, l'œil-de-ehat, 
l'hyacinthe, le cristal déroche, \e pr-abha (?). On en compte une 
sixième : le corail. 

329 La pesanteur et la légèreté sont les qualités respectives de la 
perle et du diamant : c'est d'après le poids que l'expert fixe le prix 
suivant les règles du çâstra. 

330 Pour le rubis, le saphir et l'émeraude, l'expert détermine le 
prix en se servant du yava comme unité de mesure. 

331 Parfois le çâstra énonce le prix d'une gemme supposée 
de 8 mesures; au-dessus ou au-dessous, il faut le déterminer par 
calcul. 

332 Par la taille et le frottement on groupe (ghatayanti), selon 



1. A. B. pravalarp. D. "a. 

2. Mss. "bindum ca vajrani. 



132 AGASTIMATA. 333-338 

333 gâtrarangagunadosâms tanmûlyâny âkarâms tathâ 
çâstrahînâ na paçyanti yadi sâksâd alam^ bhavet 

334 çâstracaksLir vinâ ratnam nânyo vetti kadâcana- 
na hi çâstram vinâ caksù ratnâkarâdivid bhavet ^ 
asâdhyâ tridaçaiç caiva parîksâ castra varjitâ 

335 çrîtaruç ca tâlâçoke* meruçriige caturiuukham 

çaktir netrani ravih puspam mângalyânâip vibhûsanam 

336 sthâpanâ daçadhâ proktâ daçânâm mârgatas trayam 
pârijâtaç caturtho jûo laksaç cecchâsabair daça ' 

337 mârgatali sadvidhâ jûeyâh karnasyâbbaranâh çubhâh 
uragâ mâkarâ kîrtir meruli kusumacandramâh 

338 caturvidham çikhâyâm ca pancamam caiva yat smrtam 
kanthâbharanakam jùej^ani ratnaçâstrair udâhrtam 



leur dimension, les pierres en parures fixes [sthâpanâ] ou flexibles 
[handhana] : c'est ce qu'on appelle un groupe [sanighatta). 

333 Dimension, couleur, qualités, défauts, prix, gîtes, les igno- 
rants du çâstra ne voient rien de tout cela, encore que parfai- 
tement clair. 

334 Sans l'œil du çâstra, on ne peut jamais connaître un joyau. 
Car, sans le çâstra, l'œil ne peut reconnaître le gîte, etc., d'une 
pierre. Impossible aux dieux mêmes est la vérification des gemmes, 
sans l'aide du çâstra. 

335 Figuier, palme, açoka, Menu, quatre-faces, lance, œil, 
soleil, fleur : ainsi se nomment celles des amulettes qui peuvent 
servir de parure. 

336 Les parures fixes sont au nombre de dix : de ces dix, trois 
sont de bon ton; le pârijâta est la quatrième; les autres sont 
appeléesyVia, laksa, icchâ... (?). 

337 Six sont de bon ton comme parures d'oreilles : on les nomme 
servent, mahara, gloire, Meru, fleur, lune. 

338 L'ornement de la chevelure est de quatre sortes ; et celui 



1. Mss. aham. 

2. Cet hémistiche manque dans A. D. 

3. Ex corr. — A. B. ratnavànarathasya tu. D. ratnâkaravido bhavet- 
R. ratnânâm âkarâdikam. 

4. Ex corr. — A. talâçoke. D. tayàloke. B. latâmîço merubhaùge. 

5. Cet hémistiche se trouve dans les mss. à la suite de 337. 



AGASTIMATA. 339-344 133 

339 yan miçrikam dvayor mâlâ tribhih sâram tacl ucyate 
karne kanthe ca madhye ca ratnaçâstraviçâradaih 

340 pailcabbih kramahâraç ca kanakaih khacitâni ca 
tesâm madhye bahûktâni tatsanijûâm khyâpayed budhab 

341 varnâbharanavrttau ca ratnaçâstraviçâradah 
paficabhiç ca mahâratnaih ^ kanakaih khacitâni ca 

342 sadosam alpamûlyani ca bahumûlyam gunânvitam 
parîksitani ca tad ratnain kciryaçrîsukhadâyakam 

343 bhânave padraarâgaç ca mauktikam soma ucyate 
pravâlo ngârake caiva budhe marakatam tathâ 

344 brhaspatau pusyarâgah çukre vajram tathaiva ca 
indranîlah çanau caiva râhau gomcda ucyate 
vaidûryaratnani ketûnâin grahânâni idam îpsitani 

ity agastimatam samâptam 



que les ratnaçâstras nomment le cinquième, il faut savoir que c'est 
l'ornement du cou. 

339 La parure de l'oreille, du cou ou de la taille, si elle se 
compose de deux [pierres] est appelée mâlâ par ceux qui con- 
naissent le çâstra; et sâra, si elle se compose de trois. 
■ 340-341 Composée de cinq [pierres], elle est dite kramahâra. 
[Ces pierres] sont rehaussées de montures d'or, selon lesquelles 
elles reçoivent beaucoup de noms : le sage, instruit dans les 
ratnaçâstras, doit savoir énoncer ces noms, en distinguant la 
couleur, la nature de l'ornement, les cinq grandes gemmes et les 
montures d'or. 

342 Défectueux, un joyau est de peu de prix; qualifié, de grand 
prix; étant bien vérifié, il donne le succès, la prospérité, le 
bonheur. 

343 Le rubis est consacré au Soleil, la perle à la Lune, le corail 
à Mars, l'émeraude à Mercure; 

344 la topaze à Jupiter, le diamant à Vénus, le saphir à 
Saturne, l'hyacinthe à Râhu, l'œil-de-chat aux nœuds. Telles sont 
les préférences des planètes. 



1. Corr. mahâratnàni pancaiva. (V. 340, Var.) 



134 AGASTIMATA. APP. 1-6 



APPENDICE' 



Agastirsir uvâca 

panca ratnâni raukhyâni coparatnacatustayam 
likhyante câtra sambhidye tathâ maulyam tathâ gunam 

vajrani ca mauktikam caiva raânikyain nîlam eva ca 
marakatam ca vijneyaiii mahâratnâni pancadhâ 

uparatnâni catvâri kathayâmi çrnusva tat 
gomedani pusyarâgam ca vaidûryam ca pravâlakam 



svacchakântir guruh snigdho varne gomûtrasainnibhah 
dhavalah pinjaro dhanyo gomedaç câtiviçmtah 

caturdhâ jâtibhedas tu goraede varnamânatah 
brâhmanah ksatriyo vaiçyab çûdraç câpi ' tathâbruvan 

iti gomedaratnâdhikârah 



6 kalahasthodbhavab pîtah simhalodbhavapinjarah 
çanapuspîsamah^ kântyâ svacchabhâvas tu cikvanah 
putrado varado dhanyo pusyarâgamanir matah 

iti çrîpusyarâgaparîksâdhikârah samâptah 



1. V. p. 129, note. 

2. QÛdresvapi. 

3. sanapuspa". 



AGASTIMATA. A ['P. 7-17 135 

7 mlecchasaipcleçe na çaile barhikantlianibho bhavet 
saindhisûlraiji bhavec chvetaiji dabane dîptiraad guru 

8 ... karkaçodbhavah pîtah sûtrah syâd dîptibhâsurah 
andhakâre yathângàro dîpto karkoda ucyatc 

9 niârjâranayanaprâyani rasonapratimani hi ca 
kalhinam nirmalam snigdhain vaidûryam ksatramandalam 

iti lasanîyâparîksâ 

10 hemakandamahâçaile mlecchabhûdiçi parvate 
lavanah sâgaro tatra pravâlotpattibhûmayah 

11 bandhûkapuspasindûradâdimîkusumaprabhah 
lohilah suhitah snigdhah sa pravâlamanir matah 

iti vidruraapravâlaparîksâ samâptâ 

12 gomede rajataip maulyain pravâle pi tathaiva ca 
vaidûrye padmarâge ca mûlyam svarnasamam bhavet 

13 vajrani ca mauktikam ç.vetain mânikyam lohitam viduli 
nîlain nîlam samâkhyâtani maraktara haritani hitam 

14 çvetam pîtani ca gomedam pusyarâgam ca pinjaram 
pravâlam lohitam proktam vaidûryara pânduram hitam 

15 sarvadâ sarvabhândesu sarvapanye viçesatah 
jâniyât sarvabhâsâç ca hastasaipjnâni vanigvarah 

16 ekadvitricatuhsamjnâs tarjanyâdyanguligrahe^ 
sâiigusthâni punar lâtu samgrahe paiïca samsthitâh 

17 kanisthâditalasparçe satsaptâstanavakramah 
tarjanyâ daça vijneyâs tadâdânân nakhâgratah. ' 



1. gfhe. 

2. nasâbato. 



136 AGASTIMATA. AFP. 18-29 

18 ekadvitricatuhpaiicadaça jneyâ yathâkramam 
hastatalasya' sanisparçàt punah paùcadaça kramât 

19 talaih kanisthakâdînâni satsaptâslanavâdhikâh 
kramaço daça vijûeyâ hastasarnjriâviçâradaih 

20 tarjanyâdidvitricatuhpancagrahe yathâkramam 
vimçani triiiiçac catvâriiiiçat paûcâçac ca- prakîrtitam 

21 kanisthâdyangulilale sastisaptatyaçîtayah 
navati sa kramo jneyas tarjanyardhagrahe' çatam 

22 madhyamârdhe sahasraikam ayulo* nâmikârdhage 
laksaikain ca kanisthârdhe prayuto iigustha* eva ca 

23 manibandhe punah kotiin karasaïujîiâm ca dâpayet 
deçakàlani yathàjriânain hastasatpjûâvido viduh 

iti çrîratnavyavasâye mûlyârpane 
karasamjnâ samâptâ 



24 athcâham" sanipravaksyâmi navaratne navagrahân 
tatkîlanam yathâ sthcânam çrnu tan munipumgava 

25 = 342. 

26 = 343. 

27 tosâui grhe y ad âkhyâtain sàmpratarii vaksyate dhunâ 
bhânur grhaiii vartulaiu ca catuskonam [ca] candramâh 

28 bhaume veçma trikonani syân nâgavaliîdalani budhah 
pancakonani jîvagrhaui konâstam bhrgujasthalam 

29 rathâkâram çanisthânani sûryâkâram tamasthalam 
ketuveçma dhvajâkâram purâ proktain ca sùribhih 
uccasthâne yadâ khedà tadâ ratnâni kîlayet 



1. talastha. 

2. vimra triniçam ca catvàri çata paûcàçat. .. 

3. grhe. 

4. ayulam. 

5. prayntam angustham. 

6. atbaidain. 



AG ASTI M ATA. A PP. 30-35 



137 



30 pûrve ca vajram sanisthâpyani niauktikam câgnikonake 
pravâlani daksine proktain gomedaiji nairrtc smrtam 

31 paçcime ca nîlanianir vaidûryain vâyukonake 
uttare pusyarâgaiii ca îçânye marakatain hitam 

32 madhye sthàpyani padmarâgani uavaratnasya nâyakam 
çubho lagne çubhe rsye^ sthâpayet tad grahodaye 

33 amûni nava ratnâni yah kare dhàrayed biidhah 

sa ca mukhîbhaven' nityain râjyaniânyain çriyam labhet 

34 yasya haste ca tisîhanti navaratnâni nityaçah 

sa pûjyah sarvadâ loke bhuktiniuktî labhet' tu sah 

iti çrîratnapariksâçâstre çryagastirsiçvarapranîteca- 
turupai'atnas3^otpattimùlyavarnanahastasamjriâkatha- 
nas* tatliâ navaratnasya navagrahasthâpananiveçana- 
vidhinidarçanavarnano' nâma sastho dhyâyah 



atha ratnaçâstre nânâvidhâni ratnâni likhyante 
rsaya ùcuh 

35 vyâsâgastivcârâhâdiraunînàm ratnasàgarât 

nirmathya jûânaçailena sastiratnam udâhrtam 



1 padmarà.sra 

2 pusyàrâga 

3 marakata 

4 karketana 

5 hîra 

6 vaiflùrya 

7 candrakànta 

8 sùryakânla 

9 jalakânta 
10 nila 



11 raahânîla 

12 indranîla 

13 lâgakara 

14 vibhavakara 

15 jvarakara 

16 rogahara 

17 çûlahara 

18 visahara 

19 ratruhara 

20 rucaka 



21 lohitâksa 

22 samâragalla 

23 hamsagarbha 

24 vidruma 

25 anjana 

26 aiika 

27 rista 

28 muktâphala 

29 çrîkànta 

30 çivakànta 



1. Corr. rtau (î). 

2. sa musî ca bhavea. 

3. "mukti bhavet. 

4. caturtha uparatna... kalhanahastasannjnà 

5. slhàpanaïasya niveçana. 



138 



AGASTIMATA. A PP. 36-60 



31 çivamkara 

32 priyaipkara 

33 bhadramkara 

34 prabhamkara 

35 âbhamkara 

36 candraprabha 

37 sâgaraprabha 

38 prabhànâtha 

39 açoka 

40 vitaçoka 



41 aparâjita 

42 gangodaka 

43 kaustubha 

44 karkotaka 

45 pulaka 

46 saugandhika 

47 subhaga 

48 saubhâgyakara 

49 dhrtikara 

50 pustikara 



51 jyotiskara 

52 çvetaruci 

53 gunamàlî 

54 hanisaraâli 

55 amçumàlî 

56 devâuanda 

57 ksîratailasphatika 

58 manitridhâ 

59 garudodgàra 

60 ciiitàmani 



iti sastiratnajâtayah 



36 proktani caturdhâ sphatikam candrakântamanih smrtah 
sûryakânto dvitîyas tu jalakântas trlîyakah 
hamsagarbhamanis turyo gunâs tasya prthak prthak 

37 candrakânto mrtaçrâvî sûryakânto gnikârakah 
jalakânto jalasphotî hanisagarbho visâpahah 



38 drslyai nirmalakam nîlaip pîtam saubhâgyadâyakam 
ratnam pîrojakam vaksyara çyâmakam visanâçanam 

iti pîrojaparîksâ 



39-57 

58 yad vajramanivad' dîptam rekhâdosavivarjitam 
satkonam laghu câstângam ratnam cintâmanih smrtam 

59 yasya grhe ca tisthati ratnani cintâmanih sadâ 
trisamdhyam pûjayen nityam manobhîstaphalapradam 

60 kecin nîlapadâs tato runarucah kecic ca vidyutprabhâh 
kekîlocanasatprabhâ bahuvidhârekhâyutâ vartulâ 
vikhyâtah sa mahâmanir bahuvidhâbaddho narânâni kare 
bhûtam nâçayatîha sûryasadrçah sphûrjatpratâpânvitah 



1. Ces stances sont extraites du Manimâhâtmya. (Vid. in/ra.) 

2. yan manir vajravad. 



AGASTIMATA. ATP. 61-70 139 

61 etad eva maya khyâtam manînâm gunalaksanam 

yad ratnaiii çastrinâ bhinnaiu' gharsitani va punah punah 

62 tat sarvani nisplialani jùeyain gunas tasyaca hîyate 
yat ralnam sahajo tyantani tad ratnaiu gunabhâjanam 



agastya uvàca 

63 manayas tu tridhâ proktâ mandùkasarpamànavâh 
tesâm çîrsesu jâyante prthak prthak prabhâvayuk 

64 nîlacchavisamâyuktâ trikonà dîptibhâsurâ 

gufijâs trayah pramânah syurmandûkasya raanir bhavet 

65 tisthati yasya gehe ca mandûkamanir îdrçî 

sa dhanî ca sukhî bhogî rajyamânah sadâ bhavet 

66 kajjalacchavisanikàçâ vartulà vyâlaçîrsajà 
guùjâh paûca pramânah syuh sa manir visadarpahâ 

67 caturaçrâ catuskonà catuskonâ (sic) ca pândurâ 
gunjâcatustayî mânâ[n] naramanir jayakârinî 

68 khyâtam ratnaparijnânani janânâni hitakâmyayâ 
yah pathed manujo dhîmân nrpamânyani labhet sadâ 

69 ratuaçâstre sadâbhyâsam yah karoti narottama 

sa çriyani labhate kîrtim ratnavrddhih sadâ bhavet 

70 yâvad vyomasarahkrîde râjahaniso virâjate 
vibudhair vâcyamàno sau tavan nandatu pustakah 

iti çrîratnaparîksâçâstre agastirsipranîte sastiratna- 
nirnayah kecit sphaîikâdiratnasya laksanagunakatha- 
nam tathâ pîrâjâmaniparîksâvarnano nâraa saptamo 
dhyâyah sampûrnah 



1. bhidani. 



FIN DE U AGASTIMATA. 



NAVARiVTNAPARIKSA 



MANUSCRITS 



L. Londres, India Office Library, n» 1568. (Relié à la suite du 
ms. A, de VAgastimaia). Papier. Devanâgarî. 19 ff. de 10 lignes. 
Colophon : iti ratnaparîksâ samâptâ | dharmapurîgrâme revâkub- 
jâsaqigame bilvakeçvaranâgeçvarasannidhau likhitara | sainvat 
1642 (= 1585 ap. J.-C.) varse çrâvane krsnapakse ekâdaç.î çanau 
granthasamâptih 11 — Ce ms., très incorrect, ne contient pas les 
stances 1-35, 92-98. 

B. Bikaneer, bibliothèque du Maharaja, n" 1566. Papier. Deva- 
nâgarî. 9 fE., s. d. D'après le colophon, il ferait partie du 
Smvtisâroddhâra de Nârâyana Pandita. 

T. Tanjore, n^ 10308. Olles. Telugu. Incomplet de la fin. 
(Burnell, Catalogue, p. 141 b.) Compilation de textes relatifs aux 
gemmes : le premier est notre Ratnaparikm; les autres ne sont 
que de courts extraits assemblés sans ordre et introduits par les 
mots « granthântare ». Ce ms. est dans le rapport le plus étroit 
avec celui de Bikaneer; toutefois il ne fait point mention de 
Nârâyana et s'intitule lîatnaparik^â au lieu de Nava*^. Je ne 
connais ce manuscrit que par une copie, que M. Hultzsch a eu 
l'obligeance de faire exécuter pour moi. 

Ce texte est inédit. 



142 NAVARATNAPARÎKSÂ. 1-5 



1 athedânîra pravaksyâmi ratnâdînâm samudbhavam^ 

navaratnaparîksâ 

2 prcchanti munayali sarve ki-tâûjaliputâh sthitâh 
upa meror badarikâyâm agastyam nmnipumgavam 

3 devadânavagandharvavidyâdharanaroragâli 
etesâm bhûsanam bhâvyam anyesâm suraraksasâm 

4 kirîte katisûtre ca kundale kanthabhûsane 
ityâdibhûsanesv eva ratnasammelanâya ca 

5 tadutpattim parîksâra ca brûhi no munisattama 



I. Préambule. 



1 Je dirai maintenant l'origine des gemmes, etc. 

2 Tous les Munis, étant à la Badarikâ, près du mont Meru, 
interrogent, les mains jointes, Agastya, Taureau des Munis. 

3 (( Les gemmes destinées à servir de parure aux Devas, aux 
Dânavas, aux Gandharvas, aux Vidyâdharas, aux hommes, aux 
Serpents et aux autres Suras et Raksas ; 

4 A être montées en diadèmes, ceintures^, anneaux, colliers et 
autres ornements ; 

5 Dis-nous leur origine et la manière de les vérifier, ô le plus 

1. Ce demi-çloka et le titre qui suit ne sont que dans le nis. B. Tout le 
préambule (st. 1-35) manque dans L. 



NAVARATNAPAllÎKSÂ. G-IU 143 



munînâm vacanam çrutvâ rauniçrestho bravîd vacah 

6 utpattim âkaraiu varnani gunatlosaiu tathaiva ca 
maulyain mandalikaiii' caiva mâiiakain hastasainjûayâ 

7 tridivasyopakârârthani vaktum samupacakrame 



agastya uvâca 

purâ prthivyâiii ratnâni garbhe santi hi sarvaçah 

8 ratnagarbheti s;i bhûmili khyâtâbhûd bhuvanatraye 
tato vajrâsuro nâma babhûvâmarasûdanah 

9 âkrântâ raksasâ tena triloke- vajradehinâ 
sarve devâs lato jaginû râjadhanîni çatakratoli 

10 vâsavam prârthayâm âsuh proccair jaya jayeti ca 



excellent des Munis. » — Ayant écouté le discours des Munis, le 
premier des Munis prit la parole. 

6 Origine, gîte, couleur, qualités et défauts, prix, expert, estima- 
tion par les signes de la main, 

7 pour rendre service au monde, il se mit à dire tout cela. 

AGASTYA 

De temps immémorial, les gemmes sont encloses de toutes parts 
en leur matrice, la terre. 

8 Et c'est pourquoi, entre les trois mondes, la terre a été 
appelée la matrice des gemmes. Or, il y avait un Asura, nommé 
Vajra, persécuteur des immortels. 

9 Opprimés dans les trois mondes par ce Raksas au corps de 
diamant, tous les dieux allèrent au palais de Çatakratu. 

10 Et ils prièrent à haute voix Vâsava, en disant : « Victoire ! 
Victoire ! 



1. Mss. manjalikam. 

2. Mss. trilokî. 



144 NAVARATNAPARIKSA. 11-16 



devâ âhuli 

11 jaya deva mahâdevajaya tvani pâkaçâsana 
jaya vâsava devendra jaya tvam hi çatakrato 

12 jaya indra sahasrâksa jaya çakra çacîpate 
vrtrâre jaya daityâre dânavâre jaya prabho 

13 namo namas te khiladevadeva 
namo namas te hi sahasranetra 
devendra nas trâhy asurâc ca bhîtân 
punaç ca bhûyo pi namo namas te 

14 iti stutvâ mahendram tam devâli prânjalayah sthitàh 
stutyâ tayâ prasanno bhûd indrah pratyabravît surân 

indra uvâca 

15 yadartham âgatâ yûyam devàs tv agnipurogamâh 
viditani bhavatâm kâryain sâdhayisyâmi tat surâli 

16 kâpatyena tatah çakro brâhmanîm tanum âdadhe 
vajrâsurah sthito yatra tatrâgât sa puramdarah 



11 » Victoire à toi, Deva Mahâdeva ! Victoire à toi, Châtieur de 
Pâka ! Victoire, ô Vàsava, Indra des dieux ! Victoire, Çatakratu ! 

12 » Victoire, Indra aux mille yeux ! Victoire, Çakra, époux de 
Çacî 1 Victoire, ennemi de Vrtra, ennemi des Daityas, ennemi des 
Dânavas ! Victoire, Maître ! 

13 » Hommage, hommage à toi, Dieu de tous les dieux 1 Hom- 
mage à toi, qui as mille yeux! Indra des dieux, sauve-nous de 
l'Asura redoutable. Et derechef et plus encore, hommage, hommage 
à toi ! )) 

14 Ainsi les dieux célébrèrent Mahendra, debout, les mains 
jointes. Et Indra, satisfait de leur invocation, dit aux Suras : 

15 « Maintenant que je connais la chose en vue de laquelle vous 
êtes venus, Agni en tête, je l'accomplirai, Suras! » 

16 Recourant à la ruse, Çakra revêtit le corps d'un Brahmane. 
Là oîi habitait Vajrâsura. là se rendit Puramdara. 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 17-^24 145 

17 ûyûntain bràhinanarii drsivà pi-ityuclgamya maliàsuial.i 
âsanâdyupacârena pûjayâm tisa taiti dvijam 

18 kimartham âgatani bralmiann âjûâpaya mahâmune 
karisyâmi hi tat kâryaiu yat te manasi varlate 

bi'âlimana uvâca 

19 vajrâsLira mahàbhâga yadi me manasi sthilam 
dadâsi cet tarhi dehi çarîraip tava sundaram 

20 vijnâya daityah kâpatyam dadau tasmai çarîrakam 
r-astrair ablKnlyani tasyendras tadvajrenâhanac chirah 

21 çakrcna nihate daityc tasmin vajrâsure tatah 
devadundul)hayo nedur nanituc câpsaroganâh 

22 tasya dehâd viniskrântâh samastaratnajâtayah 
tesaiii madhye mukhyaratne vajrasanijûâ krtà suraih 

23 çirovaksodgatâ viprâh bâbujàh ksatriyâb smrtâh 
nâbher jâtàs tathâ vaiçyâs tatpadbhyâm çûdrajâtayah 

24 tato devoragaili siddhair yaksarâksasakininaraih 
grhîtam ratnajâlani tac chistam martye prakâçitam 



17 Voyant venir le Brahmane, le grand Asura sortit à sa ren- 
contre, et il l'honora en lui offrant un siège, etc. 

18 « Pourquoi es-tu venu, Brahmane? Dis-Ie-raoi, ô grand 
Muni. Car je ferai la chose qui te tient au cœur. )) 

19 « Puissant Vajrâsura, si tu veux me donner ce qui me tient 
au cœur, donne-moi ton beau corps. » 

20 Le Daitya reconnut la fourberie : néanmoins il lui donna son 
corps; et sa tête, que les épées ne pouvaient entamer, Indra la 
frappa de sa foudre. 

21 Et quand Çakra eut tué le Daitya Vajrâsura, les tambours des 
dieux retentirent et les troupes des Apsaras dansèrent. 

22 De son corps sortirent toutes les classes des gemmes. La 
pierre qui, parmi elles, tient le premier rang, reçut des dieux le 
nom de Vajra (diamant). 

23 De la tète et de la poitrine naquirent les brahmanes, des bras 
les ksatriyas, du nombril les vaiçyas, des pieds les çûdras. 

24 Les dieux, les Serpents, les Siddhas, les Yaksas, les Râk- 

10 



146 NAVARATNAPARÎKSÂ. 25-Sl 

25 astau vajrâkarâl.i çresthâ yugacchandânuvartinah 
dvau dvau te stânuvartante krtâdisu yathâkramara 

26 yânti laglmpramânâç ca yuganâçe vinâçitâh 
vajrâh çakrasya mâhâtmyâd âkarâd evam âkaram 

27 vajrasya maulyaiii yali kuryâd gunam dosani parîksya ca 
açvamedhâdhiko dharmas tasya syâc ca munîç\arâh 

28 yo na vetti gunara dosam maulyam kuryâd ayuktitali 
tasya mûrdhni pated vajram parvatânâm ivâçanili 

29 brâhmanâh ksatriyâ vaiçyâh çûdrâç caiva caturvidhâh 
strîpumnapumsakâç ceti trayas te linganirnayâh 

30 vajrâdayo pi ye kecit tejovanto brhattarâh 
vrttâs te purusâ jneyâ bindurekhâdivarjitâh 

31 rekhâbindusamàyuktâli khandaças tâh striyah srartâli 
sutejasah sattvavanto grâmane tân niyojayet 



sasas, les Kimnaras s'emparèrent de cette masse de joyaux. Le 
reste se manifesta chez les hommes. 

25 II y a huit mines qui produisent de beaux diamants. Leur 
roulement suit celui des yugas, deux par deux à chaque yuga, à 
partir du Krta. 

26 C'est ainsi qu'ayant une durée éphémère, expirant à l'expi- 
ration du yuga, les diamants, par la puissance de Çakra, vont d'une 
mine à l'autre. 

27 Celui qui sait fixer le prix du diamant, après en avoir éprouvé 
les qualités et les défauts, celui-là, ô maîtres des Munis, acquiert 
un mérite supérieur à celui de l'açvamedha. 

28 Celui qui ne sait pas reconnaître les qualités et les défauts ne 
peut fixer le prix comme il convient: la foudre tombera sur sa tête, 
comme le tonnerre sur les montagnes. 

29 Selon leurs caractères, les gemmes forment quatre catégories 
d'une part : brahmanes, ksatriyas, vaiç.yas, çûdras ; et trois de 
l'autre : mâles, femelles, neutres. 

30 Les diamants, etc., qui se trouvent être brillants, grands, 
exempts de goutte, de raie et de tout autre défaut, sont ceux qu'on 
reconnaît comme mâles. 

31 Affectés de raie ou de goutte, fragmentaires, ils sont appelés 
femelles, s'ils sont d'ailleurs brillants et bons.. . 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 32-:^.î 147 

32 tVHsah kàkapadani rckhA sauksmyaiu sphutikabindavah^ 
mâlinyaiii yasya variante tat klaibyain syât kanisjliakam 

33 puinliiigani sumahâratiian.i yasya gehe sti sarvadâ 
tasya bhâgyavato bhûyât purusârthacatustayam 

34 strîl ingara tnara munayo j^asya koçe sti nityaçah 
strîratnani hi labliet tasya putrapautraphalaiji bha\et 

35 klîbaratnam gvhe yasya vîryahanir daiidi'atâ 

bhavet tac ca tyajed dhîmân duhkhaçokabhayapradara 

iti dhâtuvâdah 
atha ratnaparîksâ 



32 Brisure apparente, pied-de-corneille, raie, petitesse, cassure, 
goutte, tache : ces défauts caractérisent le joyau neutre, le moins 
estimé de tous. 

33 Celui qui a dans sa maison ce très haut diamant mâle, celui- 
là, toujours heureux, atteint les quatre buts de l'homme. 

34 Celui qui a toujours dans son trésor, ô Munis, une pierre 
femelle, celui-là trouve une perle de femme, et obtient des fils et 
des petits-lils. 

35 Celui qui a dans sa maison un joyau neutre perd sa virilité et 
tombe dans la misère. Que le sage le rejette : il expose au malheur 
et au chagrin. 



1. Mss. sphutikra" 



\i6 NAVARATNAPARÎKSÂ. 36-41 



II 



36 ratnâni dhârayet koçe çuddhâni gunavanti ca 
sambhavam ca tathâjâtim gunam dosam parîksyaca 

37 krtayuge kalingesu koçale vajrasanibhavah 
himâlaye mâtangâdrau tretâyâm kuliçodbliavali 

38 paundrake ca surâstre ca dvâpare parisaiptatih 
vairâgare ca sopâre kalau hîrakasambbavali 

39 gunâli panca samâkhyâtâ dosâli panca prakîrtitâh 
châyâç catasro vijûeyâTajrânâm ratnakovidaih 

40 satkonatvam laghutvara ca samâstadalatâ tathâ 
tîksnâgratâ nirmalatvam ime panca gunâh smrtâli 

41 malo bindus tathâ rekhâ trâsah kâkapadam ca yat 
ete dosâli samâkhyâtâh paûca vajresu kovidaih 



II. Diamant. 



36 Qu'on mette dans son trésor des io3^aux authentiques et qua- 
lifiés, après en avoir vérifié l'origine, l'espèce, les qualités. 

37-38 Le diamant se trouve : pendant l'âge Krta, dans le Kalinga 
et le Koçala ; pendant l'âge Tretâ, dans l'Himalaya et les montagnes 
du Mâtanga; pendant l'âge Dvâpara, dans le Paundra et le Surâs- 
tra; pendant l'âge Kali dans le Vairâgara et à Sopâra. 

39 Les connaisseurs attribuent au diamant cinq qualités, cinq 
défauts et quatre nuances. 

40 Les cinq qualités du diamant consistent à être sexangulaire, 
léger^ à huit faces égales, à pointes aiguës, et sans tache. 

41 Tache [mala), goutte [bindu], grain d'orge {yaca), raie 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 42-48 149 

42 çvetâ raktâ tathà pîtâ krsnâ châyâ caturvidhâ 
vipraksatn'yavaiçyànàip çûdrajâter yathâkramam 

43 yajnair dànais tapobhiQ ca yad àpnoti tad âpnuyât 
gunayuktasya vajrasya viprajâtyasya dhâranât 

44 jayah paràkramas tasya çatrunâçaQ ca jàyate 
gunavat ksatrajâtîyam vajraiii vasati yadgrhe 

45 kalâ kuçalatà dravyam prajûà ksemo yaço mahat 
guninah paviratnasya vaiçyajâteç ca dhâranât 

46 paropakâritâ dâksyani dhanadhânyasamrddhayah 
gunayuktasya vajrasya çûdrajâter hi dhâranât 

47 malo malinatâ khyâtâ dhâranâd^ damstrino bhayara 

kone vyâdhibhayaiii proktaiii madhye vahnibhayam bhavet 

48 dosesu bindur âvarto parivarto yavâkrtih 
caturdhaivam samâkhyâtâ bindavo vajrasaniçrayâh 



rekhâ), brisure apparente (trâsa), pied- de- corneille [kâkapada] : 
voilà les cinq défauts du diamant, au dire des connaisseurs. 

42 Blanc, rouge, jaune, noir : voilà les quatre nuances du dia- 
mant. Brahmane, ksatriya, vaiçya, çûdra : telles sont les castes 
correspondantes. 

43 Tout ce qu'on obtient au moyen des sacrifices, de l'aumône 
et des austérités, on peut l'obtenir en portant un diamant brahmane 
qualifié. 

44 La victoire, la puissance, la ruine de ses ennemis sont le lot 
de quiconque a dans sa maison un diamant ksatriya qualifié. 

45 Art, habileté, richesse, sagesse, sécurité, grande gloire: tout 
cela s'acquiert en portant un diamant vaiçya qualifié. 

46 Obligeance, adresse, richesse, grain, prospérité s'obtiennent 
en portant un diamant çûdra qualifié. 

47 L'état d'un diamant taché s'appelle tache {mala). La tache 
des arêtes expose aux morsures des serpents ; celle des angles, à la 
maladie ; celle du milieu, au feu. 

48 Les gouttes {bindu) qui affectent le diamant sont de quatre 
espèces appelées bindu, dcarta, parivarta, yavàkrti. 



1. Corr. dhâràsu. Cf. Agastimata, 26. 



150 NAVARATNAPARIKSA. 49-55 

49 rakto tra vartulo bindur âvartah savyavartanah 
raktaç ca parivartas tu rakta evâpasavj^akah 

50 bindur âyur dhanam hanyâd âvarto bhayam âdiçet 
parivarte bhaved vyâdhir yave tu phalam ucyate 

51 sa ca raktas tathâ pîtah çvetaç ceti tridhâ matah 
raktavarne yave khyâtaiii gaiâç.vânâm vinâçanam 

52 kulasyânto yave pîte dhanam âyuh site bhavet 
evain dosa gunâç coktâ yavabindor açesatah 

53 savyavaktrâ çubhâ rekhâ vâmavaktrâ bhayam karî 
chedabhrânlikarî chedarekhâ^ çastrabhayapradâ 

54 paksadvayapradrçyâ yâ. chedagâ sa prakîrtitâ 
rekhâ bandhuvinâçâya jâyate vajrasamçritâ 

55 aiikali kâkapadâkâro drçyate yah pavau sthitah 
sa mrtyum âdiçaty âçu dhanam va sakalam haret 



49 Le hinda est rouge et rond ; Vâoarta est rouge, mais s'en- 
roule en spirale de gauche à droite ; le parivarta, rouge également, 
s'enroule de droite à gauche. 

50 Le hindu détruit la vie et la fortune; Vâcarta fait naître le 
danger, le parivarta, la maladie. Quant au ?/aca (grain d'orge), 
voici quels en sont les effets. 

51 II peut être de trois sortes : rouge, jaune, blanc. Rouge, il 
cause la perte des éléphants et des chevaux. 

52 Jaune, il amène l'extinction des races. Blanc, il procure la 
richesse et une longue vie. Nous avons exposé complètement les 
bons et les mauvais effets ànyata et du hindu. 

53 La raie [rekhâ] qui regarde à droite est bienfaisante ; à 
gauche, dangereuse; la raie qui coupe et donne l'illusion d'une 
coupure expose aux coups d'épée. 

54 La raie visible des deux côtés du diamant est appelée chedagâ. 
Elle cause la perte des parents. 

55 Le diamant qui porte un signe ayant la forme d'un pied de 
corneille est l'avant-coureur d'une mort prompte ou d'une ruine 
complète. 



1. Ex corr. — B. T. chedà". L. chede". 



NAV.VIIATNAPARÎKSÂ. 56-57 151 

56 bhagnàgram bhagnadhâram ca dalahînani ca vartulara 
kâutihînani ca yad vajram dosâya na gunâya tat 

57 bhinnabhrântikaras trâsah sa trâsani janayet sphutam 
eva'ii dosa gunàç coktâ vajrânâiu somabhûbhuja 

iti vajraparîksà 



56 Le diamant qui a les pointes ou les arêtes tronquées, les 
facettes imparfaites, qui est arrondi et sans éclat, ne peut produire 
que du mal et aucun bien. 

57 Le tràsa donne l'illusion d'une brisure. Il produit inévita- 
blement l'efïroi [tràsa]. C'est en ces termes que les qualités et les 
défauts du diamant sont exposés par le roi Soma. 



152 NAVARATNArAUÎKSÀ. 53-62 



m 



58 ibhâhikolamatsyânâm çîrse muktâphalodbhavah 
tvaksâraçuktiçankhânâni garbhân nmktcâphalodgamah 

59 dhârâdhare'^u jâyate mauktikam jalabindubhih 
durlabliani tan niahâratnam devais tan nîyate mbarâl 

60 gajâhijani sudusprâpyaiii mauktikam tapasâ vinâ 
mauktikani çuktijaiii labliyam âkaresu kalau nrbhih 

61 kukkutândasamani -s rttam mauktikam nividara guru 
ghanajani bhânusaipkâçara devayogyam amânusam 

62 kâmbojakumbhisanibhûtani dhâtriphalanibham samam 
âtàmrapiiïj aracchâyam mauktikaiii mandadîdhiti 



m. Perle. 



58 La perle naît dans la tète de l'éléphant, du serpent, du 
sanglier et du poisson; dans la matrice du bambou, de l'huitre et 
de la conque. 

59 Dans les nuages, la perle se forme de gouttes d'eau. C'est 
un joyau des plus rares. Les dieux le retirent pour eux-mêmes de 
l'atmosphère. 

60 La perle de l'éléphant, comme celle du serpent, est très diffi- 
cile à obtenir sans austérités. Dans cet âge Kali, c'est la perle de 
l'huître qui est accessible aux hommes dans ses gîtes. 

61 Pareille à un œuf de poule, ronde, pleine, lourde, éclatante 
comme le soleil, la perle du nuage est faite pour les dieux, non 
pour les hommes. 

62 La perle produite par les éléphants du Kamboja est égale en 



NAVARATNAPARÎKSÂ. r33-60 153 

i 



63 plianijani vartulain ramyaiii nîlacclu'iyam mahâdyut 
punyaliînâ na paçyanu vâsukeh kiilasainbhavam 

64 kolajam kolasamkâçani taddaiiisîrasadrçacchavi 
alabhyani uuinujai ratnaiu mauktikaiu punyavarjitaih 

65 gunjâphalasamasthaulyani timijani inauktikain laghu 
pâtalipuspasainkâçani mandajâti' suvartulam 

66 vaniçajain çaçisaiiikâçaui kankolîphalaraâtrakam 
pràpyate bahubhih punyais tad raksyam vedamantratah 

67 varsopalasamadîpti pâùcajanyakulodbhavam 
kapotândapramânaiu latkântaiii pâpaharain çubham 

68 çuktijanmâmbudher madhye siiiihale câravâlake 
pàrasikc barbare ca bhaven rauklAphalaiii cubham 

69 svâtyâin sthite ravau iiK^ghair ye niuktâ jalabindaval.i 
te gîrnâh çuktibhii' iiiuklâ jàyanto iiiinialatvisah 



dimension au fruit de la dhàtri, unie, d'une nuance d'or tirant sur 
le cuivre, et d'un faible éclat. 

63 La perle du serpent est ronde, belle, d'une nuance bleue, d'un 
grand éclat. Ceux qui sont dépourvus démérite spirituel ne peuvent 
apercevoir cette perle issue de la race de Vâsuki. 

64 La perle du sanglier [kola] a la grosseur d'une baie de kola 
et l'éclat d'une défense de sanglier. Elle est inaccessible aux 
hommes dépourvus de mérite spirituel. 

65 La perle du poisson est de la grosseur d'une gunjâ, légère, 
colorée comme une tleur de pâtalî, d"un faible éclat, parfaitement 
ronde. 

QQ La perle du bambou a la teinte d'un rayon de lune et la 
dimension d'un fruit de kankola. Il faut, pour l'obtenir, de grands 
mérites spirituels et, pour la garder, les raantras du Veda. 

67 Brillante comme la grêle est la perle née dans la lignée de 
Pâncajanya. Elle est de la grosseur d'un œuf de pigeon, éclatante, 
purifiante, salutaire. 

<oè La perle de l'huître naît au sein de l'Océan. Elfe est bonne à 
Ceylan, à Aravâta, en Perse, en Barbara. 

69 Lorsque le soleil est dans le signe de Svâtî, les gouttes d'eau 

1. Corr. "clvuti. 



154 NAVARATNAPARIKSA. 70-76 

70 sthûlâ madhyâs tathâ sûksmâ bindumânânusâratah 
bhavanti muktâs tàsâra ca mûlyain sjân mânarùpatal.i 

71 rukminyâkhyâ bhavec chuktis tasyâm jâtam pramauktikam 
nirmalara kunkumacchâyam jâtîphalasamaiii varani 

72 amûlyam tad viairdistam ratnalaksanavedibhih 
durlabham nrpayogyam syâd alpabhâgyair na labhyate 

73 susnigdham madhuracchâyara mauktikani simhalodbha\ atn 
âravâtasamutpannam pîlacchâyani sunirmalam 

74 pârasîkodbhavam svacchara sitam muktâphalara çubham 
îsaccb3'âmam ca rûksaip ca mauktikam barbarodbhavam 

75 catvârah syur mabâdosâh satkâ madbyâb prakirtitâh 
evam daça samâkhyâtâs tesâin vakçyâmi laksanam 

76 yatraikadeçasamlagnali çuktikbando vibhâvyate 
çuktilagnali samâkhj'âtah sa dosah kusthakârakah 



qui tombent des nuages, absorbées par les huîtres, deviennent des 
perles d'un éclat immaculé. 

70 Ces perles sont grosses, moyennes ou petites, suivant la 
dimension de la goutte. Leur prix dépend de leur volume et de 
leur forme. 

71 II est une huître appelée rukminî. En elle naît la perle par 
excellence, immaculée, ayant la couleur du safran et la dimen- 
sion du fruit de la jâtî. 

72 Les connaisseurs la déclarent inappréciable. C'est un rare et 
roj^al joyau. Les misérables ne sauraient le posséder. 

73 Parfaitement lisse et de couleur blonde est la perle de 
Ceylan. Celle d'Aravâta a une nuance jaune et une eau très 
pure. 

74 La perle de Perse, qui est bonne, est transparente et blanche. 
Celle de Barli^ra est noirâtre et raboteuse. 

75 La perle a dix défauts, quatre grands et six moj-ens. Je vais 
les définir. 

76 Si la perle présente un fragment d'écaillé attaché à quelque 
endroit de sa surface, on nomme ce défaut çuktilagna. Il produit 
la lèpre. 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 77-84 155 

77 raînalocanasanikâço drçyate maukiike tu yah 
matsyâksah sa tu dosali syât putranâçakaro dhrnvani 

78 dîptihînaiii gatacchâyam jaraîhani tad vidur budhâh 
dàridryajananam yasmât tasmât tat parivarjayet 

79 mauktikam vidrumacchâyam atiraktain vidur budhâh 
tasmia samdhârite mrtyur jâyate nâtra saïuçayah 

80 upary upari tisllianti valayo yatra mauktike 
trivrltani nàma tat khyâtani durbhagalvavidhâyakam 

81 avrttavalayani yat tu cipitain tan nigadyate 
mauktikam dhriyate yena tasmât kîrtivivarjitah 

82 trikonain tryacram âkhyàtani saubhâgyaksayakârakara 
dîrgham ca yat kiçani proktaiii prajnâvidhvamsakârakam 

83 nirbhagnam ekato yat tu kr(,'apârçvam tad ucyate 
sadosaiu mauktikam nityaiii nirudyogakaraiii hitat 

84 avrltam sphutikopetam khandasamnibharûpitam 
aramyain gunahînain ca svalpamaulyam hi mauktikam 



77 Si elle porte, un signe semblable à un œil de poisson, c'est le 
défaut appelé matsynk^a. Il cause infailliblement la mort des fils. 

78 La perle terne et décolorée est qualifiée de jnratha par les 
connaisseurs. Elle engendre la pauvreté: qu'on l'évite donc. 

79 La perle qui a la couleur du corail est appelée par les con- 
naisseurs atirakta. Si on la porte, elle cause la mort: aucun doute 
là-dessus. 

80 Celle qui porte trois bourrelets superposés est dite irivrita • 
elle est une cause de malheur. 

81 La perle dont le contour n'est pas parfaitement circulaire est 
dite cipita. Celui qui la porte perd sa réputation. 

82 La perle triangulaire est dite truarra: elle détruit le bonheur. 
Celle qui est allongée se dit krça: elle fait perdre la raison. 

83 Celle qui est comme tranchée d'un côté se nomme krça- 
pârçca. La perle affectée de ce défaut produit invariablement 
l'inertie. 

84 La perle qui n'est pas ronde, qui porte une cassure, qui est 
comme faite de morceaux, qui n'a ni beauté ni qualités, est de peu 
de prix. 



156 NAVARATNAPARÎKSÂ. 85-92 

85 târakâdyutisamkâçani sutârani tan nigadyate 
suvrttam mauktikain yac ca gunavat tat prakîrtyate 

86 svaccbam dosavinirmuktani mauktikain nirmalaip matam 
gurutvam tolane yasya lad ghanam mauktikain matam 

87 çîtâraçubirabasamkâçam mauktikam snigdham ucyate 
vrttain rekhâvihmam yat tat syâd asphulikam çubham 

88 îdrksarvagunopetam mauktikain yenadhâryate 
tasyâyur vardliate laksmîh sarvapâpain pranaçyati 

89 carturdhâ mauktikacchâyâ pîtâ ca madhurâ sitâ 
nîlâ ceti samâkhyâtâ ratnatattvaparîksakaih 

90 pîtâ laksmîpradâ jneyâ madhurâ buddhivardhinî 
çuklâ yaçaskarî châyâ nîlâ saubhâgyanâçinî 

91 manjali procyate guniâ tâs tisro rûpakam bhavet 
rûpakair daçabhih proktah kalaùjo nâma nâmatah 

92 kâipsyapâtradvayani vrttara samânam rûpamânatah 
catuçchidrasamâyuktain pratyekam rajjuyantritam 



85 La perle qui a un reflet d'étoile [târakâ) est dite sutâra; celle 
qui est bien ronde, gunavat (qualifiée). 

86 La perle transparente et sans défaut se nomme nirmala ; 
celle qui pèse d'un grand poids sur la balance, ghana. 

87 Celle qui ressemble au disque de la lune est dite snigdha ; 
celle qui est ronde et sans aucune raie, asphutika. 

88 Une perle pourvue de toutes ces qualités donne à qui la 
porte de longs jours, la prospérité et la rémission de ses péchés. 

89 Les experts distinguent dans les perles quatre nuances : 
jaune [pita], blonde [madhurâ), blanche [siia], bleue (n//a). 

90 La nuance jaune produit la richesse ; la blonde développe 
l'intelligence ; la blanche donne la gloire ; la bleue détruit le 
bonheur. 

91 On nomme manjalî le poids d'une gunjâ ; trois maîijalîs font 
un rûpaka, et dix rûpakas un kalaùja. 

92 [La balance comprend] deux plateaux de cuivre, ronds, sem- 
blables de forme et de dimension, percés de quatre trous, à chacun 
desquels est noué un fil ; 



NAVARATNAPARÎKSÂ. M-0!) 157 

93 dandal.i kânisyamayah çlaksno dvadaçângulasaijimitah 
aniçadvayasamâiiaç ca prânlayor mudrikâyutal.i 

94 madhye tasya prakartavyah kanlakah kânisyanirmitah 
paûcâiigulâyatas lasya rnùle cliidraiu prakalpayet 

95 niveçyâ chidradeçe ca çalâkângulimâtrakâ 
çalâke prâiitayos tasya kîlayet loranàkrlim 

96 toranasya giromadhye kartavya laghukundali ' 
tatra rajjuni nibadhniyât tain dhrtvâ tolayet sudhîli 

97 kalaùjamânakaiji dravyam ekadeçe niveçayet 
anyato jalabinduni ca tolanârdhe' viniksipet 

98 kantake tu sarae jâle toranasya ca madliyago 
tadâ samani vijânîyât tolauaui nâma kovidah 

99 catvâri trîni yugmam va tathaikaiii va tulâstbitam 
samam kalanjanicinena tad uktam uttamani kramât 



93 Une barre de cuivre, lisse, mesurant douze pouces, aux 
deux moitiés exactement symétriques, munie à chaque bout d'un 
anneau. 

94 Au milieu est fixée une aiguille de cuivre longue de cinq 
pouces. Au pied de l'aiguille est percé un trou. 

95 Dans ce trou, on introduit une broche d'un pouce de long, 
aux deux bouts de laquelle s'ajuste une pièce en forme d'arc. 

96 Au milieu de la partie supérieure de cet arc s'adapte un petit 
anneau attaché à un fil. C'est en tenant ce fil que l'homme intelli- 
gent fait la pesée. 

97 Qu'il mette d'une part un poids d'un kalaûja, et qu'il dépose 
la perle sur l'autre plateau de la balance. 

98 Lorsque l'aiguille est indifférente, juste au milieu de l'arc, 
l'homme instruit doit savoir que la balance est dite égale. 

99 Les perles qui, placées sur la balance au nombre de quatre, 
trois, deux, une, égalent un kalaûja, ont une valeur hors ligne, en 
proportion [inverse de leur nombre]. 



1. Corr. kartavj'ani laghu kundalam. 

2. Mss. tolaaûrdhani. 



158 NAVARATNAPARÎKSÂ. 100-106 

100 navamât pancamam yâvat kalanjena samam yadâ 

tat kramâd ultamaip jneyam mauktikaiii ratnakovidaih 

101 caturdaçât samârabhya daçasamkhyâvadhi kramât 
kalaûjasya samânatvân mauktikam madhyaœani smrlam 

102 ârabhya vimçatitamât kramât paûcadaçâvadhi 
laghvyas tâh kathitâ muktâ mûlyam ca tadanukramât 

103 atah param ca sûksmâni mauktikâni pracaksyate 
lolane krama esa syân mûlye câpi nirûpitah 

104 sûksmânâm svalpakam mûlyam laghûnâm laghu mûlyakam 
madhyânâm madhyamam mûlyam gurûnâni gurumûlyatâ 

105 kalaûjadvayamânena yady ekam mauktikam bhavet 
na dhâryain naranâthais tad devayogyam anuttamam 

106 utpattir âkarâç chàyâ gunadosâli çubhâçubhâh 
tolanamaulyavinyâsah kathitali somabhûbhujâ 

iti muktâphalaparîksanam 



100 Celles qui, au nombre de neuf à cinq, égalent un kalaûja, 
sont encore, proportion gardée, des perles supérieures [uttama], 
aux yeux des connaisseurs. 

101 De quatorze à dix, elles sont moyennes [madhyama). 

102 De vingt à quinze, elles sont dites légères [laghu), et le prix 
est en proportion. 

103 Au-dessus de vingt, elles sont dites petites (sùksma). Leur 
poids dans la balance marque la progression de leur valeur. 

104 Les petites perles sont de très petit prix, les légères d'un faible 
prix, les moyennes d'un prix moyen, les lourdes d'un grand prix. 

105 Une perle pesant deux kalaùjas ne doit pas être portée 
même par les rois. Elle est pour les dieux, elle est sans égale. 

106 Origine, gîtes, nuances, qualités et défauts salutaires et 
funestes, détermination du poids et du prix, tout cela a été exposé 
par le roi Soma. 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 107-111 159 



IV 



107 sindhau râvanagangâyâiu simhale janma kîrtitam 
ksetrâni tatra catvâri mânikyasya jagur budhâh 

108 sinihalani prathamaip ksetrain tathâ kâlapurani^ parara 
andlirain trtîyam âdistani caturthaiu tumbarani smrtam 

109 siijihale tu bhaved raktam padmarâgam anuttamam 
pîtani kâJapurodbhavani kuruvindam iti smrtam 

110 açokapallavacchâyam andhre saugandhikani viduh 
tumbare châyayâ nîlain nîlagandhi prakîrtitam 

111 uttamani simhalodbhûtain nikrstani tumbarodbhavam 
madhyayor madhyamam jûeyain mânikyam ksetrabhedatah 



IV. Rubis. 



107 Dans la rivière Râvanagaiigâ, à Ceylan, naquit, dit-on, le 
rubis [mànikya). Voici ses quatre gîtes proclamés par les sages. 

108 Ceylan est le premier de ces gîtes, Kàlapura le second, 
Andhra le troisième, et Tumbara le quatrième. 

109 A Ceylan, le rubis est rouge : on l'appelle padmaràga; il 
est sans égal. A Kàlapura, il est jaune, et prend le nom de 
kuruvinda. 

110 A Andhra, il a la couleur des jeunes pousses de raçoka,et se 
nomme saugandhika. A Tumbara, il est d'une nuance bleue, et 
s'appelle nîlagandhi. 

111 Le rubi:^ de Ceylan est le premier de tous ; celui de Tumbara 



1. L. kalanipuiam. B. T. kâlâpuram. 



160 NAVARATNAPARÎKSÂ. 112-118 

112 mânikyas3^a samâkhyâtâ astau dosa munîçvaraih 
guiiâç catvdra âkliyâtâç châyâli sodaça kîrtitâh 

113 châyâdvitayasambaddhani dvicchâyani bandhunâçanam 
dvimpara dvipadain tena mâsaikena parâbhavah 

114 sabhedam bbinnam ity uktani çastragbâtavidbâyakam 
karkaram çarkarâyuktam paçubandbuvinâçakrt 

115 dugdhaliptasamam yat tu laçunapadam ucyate 
açobbanaiii lad uddislaiu mânikyaui mauikovidaih 

116 madhubindusamaccbâyani kâmalam parikîrtitam 
âyur laksmîin jayam banti sadosam tan na dbârayet 

117 râgabînam jadaiii proktaip dbanadbânyâpavâdakrt 
dbûmavarnasamâkâram mânikyam dbûmram ucyate 

118 îdrgdosayutâ nindyâ maiiayo mûlyavarjitâb 
api prâptâ na te dbâryâ grbe çobbauam iccbatâ 



est au dernier rang ; les deux autres sont de valeur moyenne, selon 
la distinction des gisements. 

112 Huit défauts, quatre qualités et seize nuances sont attribués 
au rubis par les maîtres des Munis. 

113 Un rubis de deux couleurs est dit dvicchâya : il cause la 
perte des proches. Un rubis de deux formes [dvirùpa] est dit 
dvipada ; c'est la mort dans l'espace d'un mois. 

114 Celui qui a une fente est dit bhinna: il expose aux coups 
d'épée; karkara désigne le rubis semé de grains de sable : il cause 
la perte des parents et du bétail. 

115 Celui qui est comme oint de lait est appelé laçunapada : il 
est malfaisant, au dire des connaisseurs. 

116 Celui que sa couleur fait ressembler à une goutte de miel est 
dit kâmala : il détruit la vie, la prospérité, la victoire. Qu'on ne 
porte pas un rubis avec ce défaut. 

117 Le rubis décoloré est appelé^aç^a : il enlève richesse et grain. 
Le rubis couleur de fumée est dit dhùmra. 

118 Les gemmes affectées de tels défauts sont méprisables et 
sans valeur ; et quand bien même on les aurait reçues, on ne doit 
point les porter, si on veut conserver le bonheur dans sa maison. 



NAVARATNAI'ARIKSA. 119-125 161 

119 mâijikynsyagunâh proktàc catvàro munipuingavâh 
snigdhaccliâyà garutvain ca naii-malyam aliraktatâ 

120 sai'valaksanasampûrne padmarâge grhe sthito 
açvamedhaphalaip tasya vittara âyur jayo bhavet 

121 châyà syât padmarâgasya raktakokanadaprabhâ 
khadyotâgnisaraâsannâ kokilanetrasaninibhâ^ 

122 sârasâksicakoràksisaiunibliai\ain ■ ca saptadhâ 
etâh phalaQublià(,' châyâh sinihalotthamahâniaiieh 

128 sindùrat'udhiapuspâbhaiu gunjàkiinçukasainnibham 
châyâs tâh kuruvindasya catasrah parikîrlitàh 

124 acchalâksârasacchayâ kunkumodakasainnibhâ 
îsadraktâ bhavec châyà saugandliikamaner iyam 

125 nîlotpaladalaprakhyâ lohâgnitviisamaprabhâ 
iiilagandhiinaneh pi'okte chàye dvc ratnakovidaih 

iti padniarâgaparîksâ 



119 On nomme quatre qualités du rubis, ô Taureaux des Munis : 
couleur grasse, pesanteur, pureté, rougeur intense. 

120 Celui qui a dans sa maison un padmarâga portant toutes les 
marques requises, en tire le fruit d'un açvamedha, la richesse, une 
longue vie, la victoire. 

121 Le padmarâga a les nuances suivantes : sang, — fleur de 
lotus rouge, — khadyota. — feu, — œil de kokila, 

122 œil de sârasa, — œil de cakora. Telles sont les sept nuances 
bienfaisantes de la noble gemme singhalaise. 

121-5 Le knruvinda a quatre nuances rappelant le vermillon, la 
fleur de rodhra. la guàjâ, et la fleur de kiniçuka. 

124 Le saugandhika a une couleur d'un rouge clair, comme le 
suc limpide de la laque ou l'eau colorée par le safran. 

125 La couleur des pétales du lotus bleu et l'éclat du fer rouge : 
telles sont les deux nuances que les connaisseurs attribuent au nîla- 
gandhi. 



1. 121 c-d, 122 et 123 a-b mqq. dans B. T. 

2. Ms. cahorasya. 



11 



162 NAVARATNAPARÎKSÂ. lrJ6-130 



126 indranîlasya sambhûtih simhaladvîparaadhyatah 
nadyâ râvanagangâyâh kûle padmâkarâkule' 

127 silacchâyo bhavet vipras tàmrah ksatn'yajâlikali 
pîtas tu vaiçyajâtîyo vrsalah ki'snadîdhitih 

128 dosànis tasya pravaksyâmi nâmabliir laksanaiç ca sat 
gunâipç ca kalhayis3^âmi pancadhâstavidhâin chavim 

129 abhravat patalara yasya tad abhrakam iti smrtam 
dhârane tasya sampattir âyuç caiva vinaçyati 

130 çarkarâmiçritara yal tu tad vijneyain saçarkaram 
tasmin dhrte daridratvain deçatyâgaç ca jâyate 



V. Saphir 



126 L'origine du saphir est au centre de l'île de Ceylan, sur les 
rives fleuries de lotus de la Râvanagangâ. 

127 Le brahmane est blanc, le ksatriya cuivré, le vaiçya jaune 
et le çiîdra noir. 

128 Je vais nommer et définir les six défauts du saphir. J'énu- 
mérerai ensuite ses cinq qualités et ses huit nuances, 

129 Celui dont la surface a un nuage est dit abhraka. Qui le 
porte perd le bonheur et abrège sa vie. 

130 Celui qui est mêlé de sable est appelé saçarkava. Si on le 
porte, il amène la misère et l'exil. 



1. Ex COÏT.: L. padmâkare srartah. T. padmâmkuremkurau {sic). B. pad- 
mâkare kuro. 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 131-i:U> 163 

131 bbefla'^aiicayak.rt trâsas tena damstribhayam bhavet 
hliiuiiaiu bhinnani iti khyatatu bhàryâputravinâçanam 

132 nirttikà yasya garbhaslhâ drçyatc ratnakovidaih 
inittikàgarblialcain iiània txagdosajaiianaiu bhavet 

133 drsat pralaksyate yasya garbhe ntlasya kovidaih 
açmagarbhaiji tad âkhyâtaiii taddhartâ paribhûyate 

134 gurutvani siiigdhakântitvain sLirai'i.u'ah pârç varan jaiiara 
triuigi'àhitvaiii ity eto giinâh pafica prakîrtitâh 

135 nilîrasasainà bhàsà vaisiiaAMpuspasaijinibhâ 
lavalîpuspasauikâQà nîk'ndivarasanmibhâ 

136 atasîpuspasanikâçâ câsapaksasamadyutih 
krsnâdrikarnikâpuspasamânadyutidhârinî 

137 mayûrakanthasacchâyâ çarabhoh kanthanibhâ tathâ 
visnudehasamâ bhâsâ bhrngapaksasamaprabhâ 

138 dosais tyakto gunair yukta indranîlamahâraanih 
yasya baste bhavet tasya vittam âyur balain yaçah 

139 ksîramadhye ksipen nîlam dugdhaui cen nîlatâm vrajet 
indranîlah sa vijfieyo ravinandanavallabhah 



131 Celui qui produit l'illusion d'une brisure est nommé trâsa : 
il expose aux morsures des bêles féroces. Celui qui est fendu est 
appelé hhinna: il fait mourir femmes et enfants. 

132 Celui à l'intérieur duquel les connaisseurs voient de l'argile 
est dit lavttikàgarbhaka :\\ engendre des maladies de la peau. 

133 Celui à l'intérieur duquel les connaisseurs remarquent de la 
pierre est appelé açmagarbha: celui qui le porte est en butte aux 
humiliations. 

134 Poids, éclat gras, belle couleur, rayonnement, faculté d'attirer 
les brins de paille, voilà les cinq qualités du saphir. 

135 [Le saphir a les nuances suivantes] : indigo liquide; fleur de 
vaisnavî, de lavalî, de lotus bleu ; 

136 fleur d'atasî ,• aile de geai ; fleur d'adrikarnika noire; 

137 gorge de paon; gorge de Çiva; corps de Visnu ; aile d'abeille. 

138 Exempt de défauts, doué de qualités, le saphir, noble gemme, 
donne à qui le porte au doigt richesse, longue vie, force, gloire. 

139 Jetez un saphir dans du lait: si le lait se colore en bleu 



164 NAVARATNAPARIKSA. 140 

140 indranîle dhrte sûrili prasannah satatam bhavet 
âyuç ca mahatîm laksmîmàrogyain ca pravacchati 

iti indranîlaparîksâ 



foncé, on doit reconnaître dans ce saphir un indranîla, joyau 
favori du fils du Soleil (Saturne). 

140 L'homme qui porte un saphir est toujours intelligent et pur; 
il obtient de longs jours, une grande fortune et la santé. 



NAVARATNAPARÎK.SÀ. 141-145 165 



VI 



141 turuskavisayâmbodheh samîpo visam.isthale 
bhaven marakatain ratnani guno doso sya kathyate 

142 dosâh sapta bhavanty asya gunâh pancavidhâh smrtâh 
bhaved astavidhâ châyâ maner inarakatasya hi 

143 asnigdhain rùksain ity uktaiji vyàdhis tasmin dhi'te bhavet 
visphotani syât sapitakaiu tatra çastrahatir dhruvam 

144 sapàsâne bhaved bandhuuâço raarakate dhile 
vicchâyani malinani prâhur bâdhiryaiii tena jâyate 

145 karkaraiu çarkarâyuktani putraçokabhayapradam 
jarathauir kântihînam syâd dainstrivahnibhayam bhavet 



VI. Émeraiide. 



141 Dans une contrée accidentée, près de la mer qui baigne le 
pays des Turuskas, se trouve l'émeraude. J'en dirai les qualités et 
les défauts. 

142 L'émeraude a sept défauts, cinq qualités et huit nuances. 

143 L'émeraude qui n'est pas lisse est appelée rùksa: si on la 
porte, on tombe malade. Celle qui est bosselée est dite visphota ; 
avec elle, la mort par l'épée est certaine. 

144 L'émeraude pierreuse [sapàmna) entraine, si on la porte, la 
mort des parents. L'émeraude tachée est nommée vicchà.i/a : elle 
engendre la surdité. 

145 Celle qui est parsemée de grains de sable est dite karkara : 
on risque par elle de perdre ses fils. Celle qui est sans éclat est dite 
jnratha : elle fait naître le danger des bêtes féroces et du feu. 



166 NAVARATNAPARÎKSÂ. 146-152 

146 kalmâsain varnaçabalam dhrte inrtyubhayaiii bhavet 
iti dosâh samâkhyâlà varnyante sâiiipratam gunâh 

147 ninnalani kathitam svacchani guru syâd gurutâyutam 
snigdhain rauksyavinirmuktam arajaskam arenukam ' 

148 surâgani ràgabaluilam iti panca gunâh srartâh 
etair yuktani marakatam sarvapâpabhayàpaham 

149 barhipicchasamâ bhâsâ câsapaksasamâparâ 
haritkâcanibhâ- câiiyà tathà çaivâlasaninibhâ 

150 khadyotaprsthasainkâçâ bâlakîragarutsamâ 
navaçâdvalasacchâyà çirîsakusumopamâ 

151 evam astau samâkhyâtâç châyâ marakatâçrayâh 
châyàbhir yuktara ctâbhih çrestham marakatam smrtam 

152 çaivâlavallarîcchâyani surangam trâsavarjitam 
anarghyam laa marakatain prâhuh sarvavisâpaham 

iti marakataparîksâ 



146 Celle qui est bariolée est appelée kahnâm : en la portant, on 
s'expose à la mort. Nous avons expliqué les défauts, nous allons 
maintenant caractériser les qualités. 

147 L'émeraude est dite nirmnla, quand elle est transparente; 
gumi, lorsqu'elle est douée de pesanteur; snigdha, lorsqu'elle est 
sans aucune rugosité ; arajaska, lorsqu'elle est sans poussière ; 

148 surdf/a, lorsqu'elle a une couleur intense. Telles sont les cinq 
qualités de l'émeraude. Celle qui en est douée écarte tous les maux. 

149 Parmi les émeraudes, les unes ont la couleur des plumes de 
la queue du paon; d'autres ressemblent à l'aile du geai, au verre 
vert, à la mousse d'eau, 

150 au dos du khadyota, à l'aile du jeune perroquet, à l'herbe 
nouvelle, à la fleur de çirîsa. 

151 Telles sont les huit nuances que peut revêtir l'émeraude. 
Celle qui a l'une de ces nuances est déclarée excellente. 

152 Une émeraude couleur de mousse d'eau ou de vallarî, bien 
colorée et sans brisure (tràm), est inestimable : elle préserve, dit-on, 
de tous les poisons. 



1. Les pàdas c-d de 147 raauqueut dans L. 

2. L. hari° B. hahi». T. ahi°. 



NAVARATNAPAKÎIvSÀ. 153-157 167 



VII 



153 hiniàlaye sinihale ca vindhye tapîtale tathâ 
sphatikain jâyate ratnani nânârûpaiu manoharani 

154 himâdrau candrasainkâçaiu svaccliam kântiyutam bhavet 
sûryakânti ca tatraikam candrakânti tathâparam 

155 sùryâniçusparçamâtrena vahnim vamati tatksanât 
sûryakânti tad âkhyâtam sphatikanj ratnakovidaih 

156 pùrnendukarasamsparçâd amrtain ksarati ksanât 
candrakânti tad âkhyâtain durlabham syàt kalau yuge 

157 açokapallavacchâyam dâdimîbîjasaninibhani 
vindhye tâpltatoddeçe jâyate mandakântidam 



VII. Cristal de roche. 



153 Dans l'Himalaya, à Ceylan, dans le Vindhya, sur les bords 
de la Tapti, se trouve le cristal de roche multiforme, délicieux. 

154 Dans l'Himalaya se trouve un cristal comparable à la clarté 
de la lune, transparent, éclatant ; une espèce est appelée nùrya- 
kànti (qui a l'éclat du soleil), l'autre candrakânti (qui a l'éclat de 
la lune). 

155 Celui qui, effleuré d'un rayon de soleil, jette des feux à l'ins- 
tant même, est appelé sànjakànti par les connaisseurs. 

156 Celui qui, au contact des rayons de la pleine lune, verse 
des flots d'amrta, est appelé candrakânti : il est rare dans cet âge 
Kali. 

157 Dans le Vindhya, sur les bords de la Tapti, nait un cristal 



168 NAVAPvATN'APAKIKSA. IhS 

158 simhale jâyate krsnani âkare nîlagaudhike 

padmarâgabhavasthàne vividham sphaîikani bhavet 

iti sphatikaparîksâ 



de roche d'un faible éclat, ayant la couleur des jeunes pousses de 
Taçoka ou de la pulpe des grenades. 

158 A Ceylan, dans le gîte du rubis nïlagandhi, le cristal est 
noir; dans l'aire du rubis pndmaràga, il a les couleurs les plus 
variées. 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 159 169 



VII 



159 îsatpîtani pavicchàyani svacchani kântyâ raanoharam 
pusyarâgam iti khyâtani ralnain ratnMpaiîksakaih 



i t i pusyai'c^ gapa rî k s,-i 



\'I[f. Topaze. 



159 Jaunâtre, ayant le reflet du diamant, limpide, d'un éclat 
ravissant: telle est la gemme que les connaisseurs nomment pwiija- 
ràga (topaze). 



170 NAVARATNAPARIKSA. 160 



IX 



160 sitâbhradhûmrasamkâçam îsatkrsnasitaip tu yat 

vaidûryam nàma tat proktam ratnavarnaparîksakaih 

[iti vaidùryaparîksâ] 



IX. Œil-de-Chat. 



160 Celle qui a Taspect vaporeux d'un nuage blanc, dont la 
couleur tire sur le blanc et sur le noir, est appelée caidùrrja (œil- 
de-chat) par les connaisseurs. 



NAVARATNAPAHIKSÀ. 161 171 



161 madliiiliindusamaiii câpi gomûtrâjyasaraaprabham 
gomedakani tad âkhyntani ratnaip somamahîbhujâ 

ili gomedaparîksâ 



X. Hijacint-he. 



161 La pierre qui ressemble à une goutte de miel, qui a la cou- 
leur de l'urine de vache ou du beurre fondu, est appelée r/omef/a/va 
(hyacinthe) par le roi Sonia. 



172 NAVARATNAPARÎKSÂ. 162-165 



XI 



162 saritârp patimadhye tu jâyate vallarî tu yâ 
vidrumàkhyâ suraktâ sa durlabhâ ratnarùpini 

163 pàsànatvani bhajaty esà prayatnât kvathitâ sati 
pravâlani nâma tad raktaiii varnâdliyaiii mandakântikam 



164 padmarâgasya nilasya ye dosâh parikîrtitâli 

tair eva dûsitam ratnani samtyâjyain sphalikani iirpaih 

165 gauravani svacchatâ kântih kâtliinyani ratnajà gunâh 
vihàya vajrain nânyesu làghavam çobhanani bhavet 



XI. Corail. 



162 Dans l'Océan naît une plante sarraenteuse appelée vidruma, 
d'un beau rouge, rare, formée en pierre précieuse. 

163 E]lle a la consistance d'une pierre : en la soumettant à une 
forte cuisson,'^ on obtient ce corail d'un rouge intense, mais d'un 
faible éclat, qu'on nomme j/ravâla. 

164 Les défauts que nous avons énumérés, en parlant du rubis 
et du saphir, doivent faire rejeter le cristal de roche qui en est 
atteint. 

165 Lourdeur, transparence, éclat, dureté : telles sont les qua- 
lités essentielles des gemmes. La légèreté n'est un mérite dans 
aucune d'elles, le diamant excepté. 



NAVARATNAHARÎKSÀ. 16(i-10'.l 173 



Xll 



166 rnlnânâin rûpasâuiyaiii lu dhûrtâh kui'\anli yuktitah 
lesà'u parîksâ u vaksyâint raUiàrainavicârinîni 

167 vajrena vedliayod vajraiu krtriinani ced vibhajyate 
kitriinani maalctikaiii naoyet ksàlitani lâvanâinbhasâ 

16!-? mânikyâdîni ratnâiii gliarsauat k\'allianàd api 

çodhayed ratna\ il pràjnah krtrimaiii Quddham e\a ca 

169 tyajati kvathitain ràgaiu kiiriniani tad udîritain 

inârdavaiu dvçyate prsthe jneyani tat krtiiinain budhaih 



XII. Manière de reconnaître les pierres fausses. 



166 II y a des trompeurs qui font d'habiles imitations des 
gemmes. Je vais dire par quelles épreuves on reconnaît une vraie 
et une fausse gemme. 

167 S'il s'agit d'un diamant, qu'on essaye de le percer avec un 
diamant; faux, il s'entame. — La perle fausse se dissout par des 
lavages d"eau salée. 

168 Pour le rubis et les autres gemmes, que l'homme instruit 
dans la science des pierres les éprouve vraies ou fausses par le 
frottement et la cuisson. 

169 La pierre qui perd sa couleur à l'êbullition est reconnue 
fausse. De même celle dont la surface se montre tendre [au frotte- 
ment] est proclamée fausse par les sages. 



174 NAVARATNAPARÎKSÂ. 170-171 

170 evam vicârya ratnâni koçe saracinuyân nrpal.i 

âyur laksmîm jayam kîrtim prayacchanti manîsinah^ 

171 mânikyani vajram vaidûryain gomedain pusyarâgakam 
nîlam muktâ pravâlam ca ratnara marakatam nava 



170 Après avoir ainsi vérifié les joyaux, que le roi les accumule 
dans son trésor : ils donnent à l'homme intelligent de longs jours, 
le bonheur, la victoire, la gloire. 

171 Rubis, diamant, œil-de-chat, h3^acinthe, topaze, saphir, 
perle, corail, émeraude : voilà les neuf gemmes. 



1. Ici fi'iit le ms. L. 



NAVARATNAPARÎKSÂ. 172-173 



175 



XIII 



mudrâprakûraU 

172 madliye bhanuh suniànikyaiu pùrvr vajmiu ca bhârgavah 
candro inuklànahidiri kujo yâinye pravalakam 

173 nairrte râhugomedain paçcime çaninîlakara 
vâyavye guruh i)asyâkhyain vaidûryaui ketur uttare 
îçânye jùo niarakatain evaui syàd grahamudrikâ 



XIII. Manière de tracer le dessin magique. 



172-173 Au milieu, 
A l'est, 
Au sud-est. 
Au midi, 
Au sud-ouest, 
A l'ouest, 



le Soleil, — le Rubis. 

Vénus, — le Diamant. 

la Lune, — la Perle. 

Mars, — le Corail. 

Râhu, — l'Hyacinthe. 

Saturne, — le Saphir. 

Au nord-ouest, Jupiter, — la Toptize. 
Au nord, le nœud descendant, — l'Œil-de-chat. 

Au nord-est, Mercure, — l'Émeraude. 
Tel est le dessin magique des planètes. 



176 NAVARATNAPARÎKSA. 174-177 



XIV 



atba krtrimaratnaprakârali 

174 dagdhaçankhain sasindûram samâipçam cûrnayet tatah 
ksîraih sadyah prasûtâyâ idâyâ mârdayed drdliam 

175 pûrayet tani trnaprotaip nâle vaniçâdisambhave 
supakvo cânnabhânde tu yavâgûsahite ksipet 

176 âcchâdya paçcân mandâgiiau ghate tailam samutksipet 
pravâlain nâlikâgarbhe jâyate padmarâgavat 

177 pâcitani' nikasâ kvâthe dviyâmani mandavabninà 
snigdhàm suputakopetâm kântim yâti pravâlakara 



XIV. Manière de fabriquer des pierres précieuses. 

CORAIL 

174 Mêlez en égale proportion du coquillage calciné et du 
vermillon. Pulvérisez, et pétiissez avec le lait d'une vache qui 
vient de mettre bas. 

175 Enveloppez cette pâte de brins d'herbes et remplissez-en une 
tige creuse de bambou ou autre. Mettez-la dans un pot de terre 
bien cuite, avec de la bouillie de riz. 

176 Recouvrez ensuite le pot et placez-le sur un feu doux. 
Versez-y de l'huile de sésame. Il se forme à l'intérieur du bambou 
un corail semblable au rubis. 

177 Cuit dans cette décoction durant deux veilles (six heures), 
sur un feu doux, le corail en sort lisse, brillant, strié. 

1 . Mss. pâcitâ. 



iNAVARATNAPARÎFvSÂ. 178-182 177 

athendranîlah 

178 nîlîcûrnam palaikam' tu pûrvani' kûpyâin tu yad dravyaiu 
tad dravyani d\ipalain cûnie ksiptvâ sarvain vilodayet 

179 siktvâ varsopalatvena pûi'vavaliiiiuà pâcayet 
indranilàni tâny eva jâyante nàtra saïuçayah 

atlia marakatam 

180 raaùjisiha'ii tâlakaiii iiilîin sauiacLU'iuiîn prakalpayet 
kàcakûpyâin sthitani dfavye sarvatn eva tu lodayet 

181 vai'sopalâny aiieuai\a siktvâ pai,'câc ca \aliuinâ 
sarve inarakatâs tena samîcînâ bliavanti hi 

atha padmaràiiah 

182 dagdliarafikhani sadaradaiji samacûniaiii prakalpayet 
kâcakûpyâiji stliitaiii dravye sar\aiu e\ a tu lodayet 



SAPHIR 

178 Mettez dans un flacon un pala do poudre d'indip;o et ver- 
sez dans cette poudre deux palas, do la substance décrite plus 
haut. Agitez le tout. 

179 Versez ce mélange grain à grain, et faites-le cuire sur le 
fou, comme il est dit plus haut. Il forme des saphirs : aucun doute 
là-dessus. 

ÉMEHAUDE 

180 Mêlez en portions égales de la poudre do garance, d'orpi- 
ment et d'indigo. Agitez le tout dans un flacon de verre, de 
manière à en faire une seule substance. 

181 Versez grain à grain, et mettez ensuite au feu. Tous ces 
grains deviennent des émeraudes parfaites. 

RUBIS 

182 Mêlez en égale proportion du coquillage calciné et du ver- 



1. Mss. palekauj. 

2. Mss. pûrva. 



12 



178 iNAVARATNAPARÎKSA. 183 

183 varsopalâny aueuaiva siktvâ paçcâc ca vahninâ 
padiiiarâgâ bhavanty. ete samîcînâ na sainça5"ali 

iti nâràyanapanditaviracitasmrtisâroddhâre navaratnaparîksâ- 
caturdaçaprakaranaiii samâptam ' 



millon, tous deux en poudre. Agitez le tout dans un flacon de verre, 
de manière à en faire une seule substance. 

183 Versez grain à grain, et m^-ttez ensuite au feu. Tous ces 
grains deviennent des rubis parfaits : aucun doute là-dessus. 

Fin de la Nacaimtnapaj'îksâ en quatorze chapitres, faisant partie 
du Smrtisàroddhâra de Nâràyanapandita 



1. Colophou du ms. B. — T. n'en a aucun. L. finit après la st. 170 par ces 
seuls mots : « iti ratnaparîk.sâ saniâptâ. » 



AGASTÎYÂ 

RATNyVPARÎKSÂ 



(Ms. du Deccan Collège, Pi'iiia. l'apier. Devaiiàgari. 4 ff. de 13 11. 
S. d. Très incorrect,.) 



Çrîganeçâya namah 

1 panca ratnâni mukhyàni coparatnacatustayam 
likhyante câtra sanibhidya yathâmaulyani yathâg'unam 

2 vajram ca mauktikam caiva mânikyain nîlam eva ca 
manir marakataç caiva niahâratnâni paûcadhâ 

3 uparatnâni catvâri kalhayàmi gmuta tat 
gomedani pusyarâgam ca vaidùryaiii ca pravâlakam 

4 vajraiii ca mauktikam çvetam mânikyam lohitani vidul.i 
nîlam nîlaiii samâkhyâtani marakatani haritain hitam 

5 c;vetaiii pîtani ca gomedani pusyarugaiii ca piûjaram 
pravâlam lohitain proktani vaidùryain haritapânduram 

6 koçale ca kalinge ca magadhe ca himâlaye 
paundrâkare ca saurâstre vajrasyotpattibhûmayah 



1. Cf. Agastimata, app. 1. -- r). Corrigé. Ms. hkhvate... sebhedya. 

2. Cf. A. M., app. 2. 

3. Cf. A. M., app. 3. 

4. Cf. A. M., app. 13. 

5. Cf. A. M., app. 14. 

6. c-d). pâdaskare ca saudâstre vajrasyotpattir bhûmaya. 



180 AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSA. 7-19 

7 ratnânâin uttamaiii vajraip yo bibliarti narottamah 
ultamani sarvasattvânâni yathâ çakras tathaiva sah 

8 abhed3^am ca tathâdâhyam açosyàkledyam eva ca 
yathaivàtmâ tathâ vajrani tasmâu maulyani samarpayet 

9 panca dosa gunâh sapta kîrtitâ ratnakovidaih 
uUamâdhamamadhyânâm maulyara dvâdaçakam tathâ 

10 malam bindur yavo rekhà vesagyam kâkapâdavat 
dosâh panca parityajyâ nânâduhkhaphalapradâli 

11 tungani vajrain praçanisanti salkonani laghu bhàskaram 
sutiksnadhâram astâçrain sarvato raçmicikkanam 

12 akâlamrtyusarpâgiiiçatrQvyâdhibhayâni ca 
durât tasya pranaçyanti vajrani yasya grhe bhavet 

13 nirdose yavamâtre tu sarvatah kântisamghrte 
pancâçad bhavati maulyaiii ratnaçâstre hy udàhitara 

14 piiKÎato dvigunasthaulyam taulyani caiva yadâ bhavet 
caturganani bhaven mûlyain trigune Iv astamain yathâ 

15 çveto raktas tathâ pîtah krsnaç ca kuliço bhavet 
brâhmanâdikraraenaiva jâtibhedas tu kalpitah 

16 uttamaiji brahmane maulyain madhyamam ksatriye tathâ 
sâmânyani vaiçyavarne ca adhamaiii rùdrajanraani 

17 yan maulyam brahmane proktam pâdonani ksatriye smrtam 
aneaaiva kramenaiva hîyate ca yathâkramam 

18 vajrara ca trividham proktani naro nari napumsakam 
astâçrani câstaphalakam satkonam caiva bhàskaram 

19 arbudeDdradhanur vâritarani puinvajram ucyate 
tad eva cet pîtâkârain strîvajrani vartuhlya ca 



7. d). tàniihivasah. 

8. c-d). yaihivàtmâ. .. lasmàt maulyam samarppayat. 

9. c). uttamàdhamavidhyànàni. 

10. a), jalam. — b). Corr. vaisamyam? — (/). vâuàdnhkha". 

12. Cf. A. M. 22. 

13. a-b). nidose .. sarpatah. — c) corrigé d'après A. M. 45. — Ms. paficacà 
- pamçatam maulyani. 

14. a-b). sthaulyam sthaulyam. 

15. a-b). sveta raktas ta pitah krsiio ha. 
18. d), bhâsvaram. 



AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 20-25 18t 

20 vartulani kuntIiakonâ(,'rani kiiiicid iiru napmnsakam 
stripuninapuiiisakani vaji-ain yojyaiu punisirînapuinsakaih 

21 tyàj}-aiji syàii naiva phaladani puinvajrena vinà kvacit 
brahmaksatriyavitçûdrasvasvavarnaphalapradam 

22 krtriniatvain yalhà vajre kathyate sùribhih kvacit 
ksàràmlair lepayed vajrain gharme ca paricodhayet 
krtrimaiii yâti vaivarnyani saluijaiii ('àtidipyalu 

23 varnapindagLirunâni tuiivrddhikramena tu 
sarvatra vardhate maulyani gunadosasvabhàvatah 

24 màlicndro yani nuvnir dhàryo dhanadhânyasamrddhidah 
putradah pâvanah pûjyah çatrughiiah samaràbhayah 

25 gurvinîbhir na dFiartavyo yuvatîbhir ayani manih 
jathare vajrasaïusargâd garbhâçravo bhavisyati 

iti vajragLinâh atha muktâgunâli 



20. a). kuiKJa. — c/). pumsakam. 

21. a), tyàiyà syaii naiba phalabandain. 

22. b). saribhih. 
24. a), raàhedro. 

2b. a), gurviiiiti na dharlayo. 
«J5. c). javare. 



182 AGASTÎYÂ RATNAPAKÎKSÂ. 26-3h 



II 



26 jîraùtakariraats3'âhivaniçaçankhavarâhajâh 
çuktyLidbhavâç ca vijneyaç câstau maukiikajâtayah 

27 jimùte çucirùpam syât kare pâtalabhâsuram 

28 hariçvetani tathâ vaniçe pîtaçvetani ca çûkare 
çankhaçuktyudbhavaiu çvetani muktâratnam anukramam 

29 râgas trâsaç ca binduç ca rekhâ ca jalagarbhatâ 
sarvaratnesv amî panca dosâh sâdhâranâ matâh 
ksetratoyabhavâ dosa ratnesu na laganti te 

30 hari çvetani laghu snigdham raçmivan nirmalani mahat 
khyâtain toyaprabhai]i vritaip mauktikam navadhà çubhara 

31. sùksmângam nirmalaçyâmam tâmrâbhain lavanopamam 
ardham... ca vikal.ani granthikam raauktikani tyajet 

32 yâvan mùlyam sitasyâtra muktâratnasyakîrtitam 
caturthâmçavihîna'ii ca kartavyani ratnake manau 

33 badariphalaraâtrani tu uditârkasamaprabhara 

tad ratnain liktada ^?) proktain bhuktimuktiphalapradam 

34 sacchidrani karkaçani ksaudram raktâbham ca sabindukam 
malinani nisprabliani citram bhagnam tu mauktikam tyajet 

35 svacchâbham casuvrttatii ca guru snigdhain ca nirmalani 
tungam indusamâbhâsani muktâratnam amaulyakam 



26. Cf. A. M. 83. 

27. a), jîmùtani. 

28. a), hariîam çvetam... vamço. 

29. a), garas. (Cf. A. M., 157). 

30. b). raçmayah. 
32. c). caturthaniçi. 
34. a), acchidrani. 



AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 36-42 183 

36 çvetavarno bhaved viprah ksatriyaç cârkasaiiinibhah 
pîtacchàyo bhaved vairyal.i oûdrarucir bliavet . . . 

37 ràjyasampatsutàn saukhyaiu gajavàjipurahsaram 
prâpnoty eva sajâtih syâd grhe nirdosaçankhajam 

38 suvrttaiii suprabhniii çvetain gunjâmâtram anardhi ca 
pancaviincati maulyani ca ratnaoâstre Iiy udâhrtam 

39 yathà ca vardhate muktâ tallià manlyain ca vardhate 
ksîyate ca yathâ muktà tathà maulyani hi hîyate 

40 gunjanàni catuhsasiya bhârena ca mitam ca tat 
uttainaiii mauktikani tararu (?) kotimûlyasya bhâjanam 

41 mauktike yadi samdebah kili'ime sahaje pi va 
parîksâ tatra kartavyâ ratnaçastraviçâradaih 

42 svedayed agninâ vâpi cvetavastrena vestayet 
haste raauktikam âdâya yâlitusyena mardayet 
krtrimam bhangam âyâti sahajani câtidîpyate 

iti muktâ | atha mânikyam 



37. b). ràjavàji. 
41. Cf. A. M. 166. 



184 AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 4R-53 



III 



43 sitphale ca suvele ca malaye gandhamndane 
samudrasyântave kacche manikyotpattibhùmayah 

44 ùrdhvavartir adhovartih pârçvavartiç ca yo manih 
pindagauravabhedâc ca uttarnâdhamamadhyamah 

45 mânikyani padraaràgàkhyaiii dvitîj^ani nîlagandhani ca 



46 kuçeçayadalaccbâyani svacchaiii snigdhaip guru sphutam 
vrttàyatani samaiii gàtraiii mâaikyaiii (^rostham iicyate 

47 padmarâgo bha^■ed viprab kuiuvindas tu ksatviyah 
çyâraagandhi bhaved vaiçyani raâipsakhando ntyajah smrtah 

48 çonam padmam ivâkàrani khadirûgârasuprabbam 
pikanetràrunam câpi sârasàksinibham bhavet 

49 cakorakbanjaC?) n(M,râbbab khadyotâgnisamaprabhah 
padmarâgo dvijab proktah cbâyàbhedena sa tridhâ 

50 gunjâsindûrabandhûkanàrangena samaprabhah 
dàdimîkusuniàbbâsab kuruvindas tu ksatriyab 

51 hingulâçokapuspàbbali çatapattrasulobitam 
navalâksârasaprâyani vaiçyani saugandbikain matam 

52 raktaçveto bhaved vjpro tiraktah ksatriyali smrtah 
raktapîto bhaved vai(,'yo raktanilas tathàntyajah 

53 suraktakântiyuktaiii syàl loliâlekhyani ca cikkanam 
màmsapi ndasaraâbhàsani matidani pâ panâçanam 



44. Cf. A. M. 2Vi. 

47. c). çyàmam gandhi. — d). màsakhanda tyajah — Cf. 51 et 52. 

48. d). sàrisâksa. 

49. c). yoktah. 

52. a), çvelain. 

53. b). lohalekhye. 



AGASTÎyA RATNAPARÎKSÂ. 54-61 185 

54 yâvannianlyai]) padnianigain saguiiaiu ra prakirtitam 
tâvanniaulyani catiuiliàniçani kuruvindt^ ca hiyate 

55 ùrdhvajyotir bliaved yac ca pàivvajyotiç ca yo niaiiih 
pindagauravabhodàc ca uttaniàdlianianiadhyamcâh 

56 ekad vi tricaiu h pa ùca salsapt.arak t i nià na l a h 

krclà bliavec ca ratnânâni t.asniàii niaulyain vinirdirct 

57 ùrdhvajyotir inaiiir yac ca yavadvaiiulvapraniàijatah 
daçottarc gale dve ca padniaragc ca iohiie 

58 sarsapaniàtrakànli(,' ca ekaike vardliatc yadi 
khyapayed dviguiui!!! maulyani yavad vinic^-atisai'sapân 

59 sanidelio sadyatc kiiiicit kitriniah sahajo pi va 
anyonyani gliarsayed ratnain laksani tasinad vipadyate 

60 dugdhani vainali yo ghrsiaii na ca lohena bliidyate 
ùrdhvavaitih >;\abhàvena sa inanir dhaiiadal.i snu'tah 

61 randlirakàrkaryaiiialiiiyarûksà\ai(;adyasaiiiyuuuii 
cipiUuii laghu vakraiii ca niànikyaiu diisiam astadhà 

iii mânikvam i atha nilaiii 



54. Entre cette siance et la suivaiue. Je ms. intercale isous une forme très 
incorrecte) 2 pàdas empruntés à l'Agastimata, st. 2i'^ : latjhu cajrani, etc. 

55. Cf. A. M. iVo. — cj. pinga. 

57. (i). lohiiah. 

58. Cf. A. M. 22G. 

59. Cf. A. M. 2:i6. — c). karsayet. 

60. a), srstau. 



186 AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 62-71 



IV 



62 jalamlendranîlam ca çakranîlam tayor varam 
çvetagarbhitanîlâbhaiii laghu taj jalanilakam 

63 ekacchâyagurusnigdhasvacchâpidikavighnaham 
mrdumadhyonnasajjyotih saptadhâ nîlam uttamam 

64 koraalam vihatam saksam (?) nisarim (?) raktagandhi ca 
cipitâbham sarùksam ca dustarp nîlatp ca saptadhâ 

65 simhale nîlam madhyamam syât kali igajam . . . 



66 caturdhâ nîlam âkhyâtam varnabhedena sûribhih 
utpattiç ca dvidhâ tasya âkaradvayayogatah 

67 çvetanilain raktanîlaip pîranîlam tathâpi va 
krsnanîlaiji tathà jùeyam brâhmanâdikramena ca 

68 nîlasya sadvidhâ dosa gunàh pancavidhâs lathâ 
maulyain sodaçakam proktam châyâ vajragunair bhavet 

69 çûdrakah pâtalacchâyah karkaras trâsacitrakah 
gatabhasânârâksâbah (?) mahânilasya dûsanam 

70 evam bahuvidhâ dosas tyajyâ ratnasya kovidaih 
gunâipç caiva pravaksyâmi yathoddistàh purâtanaih 

71 guru snigdhain ca varnâdhyani pârçvavarti ca raksakam 
idam niiani samcâkhyâtam caturbhiç ca mahâgunaih 



62. c-d). cvesagurhhilauilàbham laghu ta jvalauilakani. 

63. b). pidita. 

64. b). Coït, iiihsàram ? — (/). istam. 

66. c). utpattiçruddhidhà. 

67. a), çvetaraktam nilaraktam. 
69. b). irài-a. 

71. Cf. A. M. 261. 



AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 72-75 187 

72 nîlain ca çukakanthàbliam atasîpuspasaninibham 
kokilakanth.-isaïukarîuu barliik;intliasaraaprabham 

73 càsapaksasaïuàkârà dviclhà tasya yà dîdhitih 
dosahîne gunàdliNe ca uttamàkaïasaïubliave 

74 nîle maulyaiu pravaksyâmi maner maulyanusâiatali 
lan maulyain çakranîlasya sagunasya prakîrtitam 

75 dugdhamadhye ksipen nîlani dugdhani cen nîlatâm vrajet 
parîksâ tatra kartavyâ çakranilasya kovidaih 

iti nilaguiuUi 1 atha niarakatam 



72. d). barhiçamkha. 

73. b). va didhati. 

74. rf). çakramaulyasya. 



188 AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÀ. 76-81 



V 



76 sa garudapaksimanir nàgapittasamacchavih 
turaske mâgadhe yasya âkarotpattibhûmayah 

77 uttamo hi turaskesu madhyamo niâgadhodbhavah 
pindakântisvabhâvena maulyani sarvatra yujyate 

m 

78 çukapatlranibhâkârâ vainçapattranibhàparà 
kâpi çaivàlaharitâ dùrvàpattranibhàparâ 

79 çikhipattranibhâ kâcij jayantipattrakomalà 
evanibahuvidhâ kàntir drçyale . . . hite manait 

80 snigdliatvani Aartulatvaiii ca tejastvam pindasamsthitih 
calurbhir laksanair yukto yadi raarakato manih 
visaghnah sarvasattvànànj nâgàriçikbî càparali 

81 pitakani karkaçaiii nîlani pân(jla krsnani ca làghavani 
cipitani vikataiii krsnani rùksaiu tàrksyain na çasyate 

iti marakatagunâh | atha gomedah 



76. Ex. conj. — Ms. te ganidapâciniaiiii- niarakatayotami nàga ... 

79. h), jalayaiui. 

80. a). çigdhaWani. 

81. a), pitakam. Conjecture : cf. NRP. 143. Ms. pila. — b). lavabam. 



AGASÏÎVÂ llATNAl'AliÎKSÂ. 8:3-80 189 



VI 



82 gomedasamarâgatvâd gonit'daratnam uoyate 
susvac(;liani gojalacchàyani svacchani suigdhaMi samaniguru 

83 nirdalaui masrnani dîptain gomedain Qiibham astadhâ 
kabaddhakautv (V) atism'gdhaiu vai'nâdhyai]i bahubhii' varani 

84 dhavalain piùjarain dhaiiyani goniedaiii càliviçiutih 
vicchâyaiii lagliu rûksàbhain cipiîaiii palalrânvitaru (?) 

85 nisprabhani pîtakàbhain ca gomedani na çubhàvaham 
caiurvarnaiii hi gomedani bràhraanâdikramena ca 

8G nirdosain çubhadain guddhain varjayed dosasaijiyutam 
gomedasya vicài'o yaiu kalliitali pùrvasùribhili 

iti gomedaganâ | aiha pusyaràgah 



80. d). kalliitaiii pùrvaçriirabbi. 



190 AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 87-89 



VII 



87 çaiiapuspasamaccluiyah svastabhâvas tu cikkanali 
putrado dhanado punyo pusyarâgamanir matah 

88 pusyarâgain guru svacchain sthûlain snigdham saraani mrdu 
karnikâraprasûnâbhaiii masrnam çubham astadhâ 

89 nisprabhani karkaçani rûksain pîtani çyâniam talbonnatam 
kapilam kutalani pându pusyarâgam parityajet 

iti pusyarâgali | atha vaidûryab 



AGASTÎyA RATNAPARÎKSÂ. 90-1)2 191 



vil 



90 mârjâranayanapi'àyam rasonipratimani tathâ 
kalhiiiaiii nirmalain snigdliaiii vaidûryain devaniaiidanam 

91 vaidùryaniQyànianiçaslrâbliaiu saraasvaccliain giiru spliutam 
bhramachabrottarîyena (?) garbhiiain çubliam îritam. 

92 çyamatoyasamacchâyain cipitain laghu karkaçam 
raktagarbhotlarîyaiii ca vaidùryaui naiva çasyate 

iti vaidûrya [ atha làjavarta 



90. A. M., app. 9. 

91. a), veilûrya çyàmaçustrAipbhaui. 



192 AGASTÎYÂ RATNAPARÎKSÂ. 93 



IX 



93 làjavarto Ipaço rakto nîliraâmiçritaprabhah 

gurunâmaniLaïaa (?) çresthas tadanyo madliyamali smrtah 

ili lâjavarta | atha pravâlam 



AC.ASTÎYÂ RATNAf'ARÎKSÂ. 91-100 193 



X 



94 gurijàbandliLikasindùrad;îdiiHÎIsUsuin;i|)r;il)haiii 
snigdliaiu ca loljilatn Ickliyaiii l,;it, i)i';i\;'ila;!i ea çobhanam 

95 pakvabiiiibiphalacclKiNa'u vrttàyatam avalcrakam 
snigdhaiii luarrnakaiu sUiùlaiu pravàlain sa[)ladlià çubhaiu 

9G pàiiduraiulhrasararùksani saviunaiii kanduranvitaiu 
nirbharani çulvavarnaiu ca piavâlaiji nesyate stadhâ 

ili pravâlaguiiâli 



97 gomede ràjataiii maulyain pravale pi tathaiva ca 
vaidûiye pusyarâge ca maulyain svarnasaiiiniji bhavet 

98 mànikyamuktâphalavidruiuàni 
târksyain ca puspani bhidurain ca nikim 
gomedakani câtha vidûrakam ca 
kramena ratnâni Davagrahàiiâm 

99 grahânu kuruvindapuspa- 

pravâlamuktâphalatàrksyavajram 
nîlâkhyagomedavidûrakani ca 
kramena mudrâdhrtam istasiddhye 

100 sùryâ d igralian igi'ah â pahar a na' 1 1 dî rgh ây u rârogyadan i 

saubhâgyodayabhàgyavai(;yavibhavotsahapradai|i dhaii'vakrt 
icchâyâm caladhûlisaingatibhavâlaksmîharani sarvathâ 
ratnânâm paridhâranani nigaditaru bbûtâdibhîn;u;anam 

iti ratnaparîksâ agastikrtâ sampûrnâ 



96. b). sapranani. 

97. a), gomedarajaptam. 

100. h), saubhâgyoïlayani bhâgyani. 



13 



RATNASAMGRAHA 



1 pranamya paramani brahma sudhâkumbhain mahâtinanâm 
yogyo maharsisinihasya kriyate ratnasanigrahah 

2 ratnesu pravarain vajrani vajrani syâd daivatâçrayam 
tac caturdhâ sitani raktam pîtani krsnaai yathâkramam 

3 niâtangasûrpârahimâcalesu 
kalingake cârabakoçalesu 
bhavanti vajrani tu pîtakrsna- 
tâmrâni caivojjvalaçobhanâni 

4 gomedapusyarâgâbhyâiu kâcasphatikalohatah 
krtrimaiji jâyate vajram çânayâ tat pariksayet 

5 kalankakâkapadakamalatrâsavivarjitam 
kotidhârâgrapârçvaiç ca samani vajrani praçasyate 

iti vajraparîksâ 

G çuktivarâhaçankhâhivaîpçâbhratimikuûjarâli 

muktânâiji jâtayo hy astau bahu vedhyain ca çuktijani 

7 vrttam târaiii guru snigdhatn komalani nirmalani gunâh 
madhuvarnâ sitâ raktâ châyâ çlâghyâ ca niauktike 

iti mauktikaparîksâ 



1. Ce petit traité se trouve à la suits de VA'jaf^iimata dans les niss. A, B, 
D, E, et dans l'édition de Râm Das Sen (R). U est intitulé Ratnasamgraha 
(R), Samastaratnapariksd (A) ou Sarcaralnaparik.^â (D). Le premier de 
ces titres est confirmé par la st. 1. 



196 RATNASAMGRAHA. 8-16 

8 andhre' kalapure caiva tumbare siinhale tathâ 
adharaâ madhyamâ hînâ uttamâç ca yathâkramam 

9 gunjâkusainbhamaùjistliàbandhûkaccliavir uttaraâ 
gurus tejodhikah svacchah padmarâgah praçasyate 

iii padmarâgaparîksâ 

10 indranîlo mahâiiîlo nîlo nîla ili tridhâ 
indranîlo ghanair varnair mahanîlo mbudadyutih 

11 nîlas trnacaro jneyah sinihale svargasindhujah 
çlâghyah karkararandhrâbhramitlikâtrâsavarjitali 

ilîiidranilaparîksâ 

12 garudodgârendragopavamçapattrakatutthakâh 
catvâral.i syur marakatâh çuddho yali syâd visâpaliali 

13 mlecchadeçe mahâçaile çukapaksanibho bhavet 
saipdhikarburarûksatvamalâçniarahitah çubhah 

ili rïKirakatapai-îksâ 

14 taie vidiîrasya girer vaidûryasya manikhanau 
jâyale çikhikanîhâbho dîptihîno na çobhanali 

ili \aidûryamaniparîksâ 

15 sarvavarnesu lasuno lanikrto niûrdhni rekhayâ 
bhramarekhânvilah çuddho vikalâksaprablio dhamal.i 

ili lasLinaparîksâ 

16 karkodbhavam bhavet pîtaiii kiipcittâraraiii ca sinihale 
binduvranatrâsayuklam dahate dîptiniad guru 

iti pusyarâgaparîksâ 



1. Ex corr. — Mss. landljre. 



KATNASAMnUAHA. 17-22 197 

17 goniùtrâbhas tu gomedah pusyaràgah suvarn;il)li;i.h 
yanklulbjalulyal.i pulako^ bhavcd raklain piavàhilvaiii 

iti gomedaparîksâ 

18 cnudrakànto nirtasrâvi sùryakànto giiikàra.ka,h 
jalak;"ml() jalaspliolî liaïusagarblio \isâpaliah 

iti sphafikapaiàksâ 

19 bhaven raasàragai'bhas tu ksiranÎMviverakak 
gyâmacchâyo lirucikrd dustadosaviinardakali 

iti niasâraraauipariksâ 

20 drstinairmalyakrn nîlaiji pi tain saubhâgyadâyakam 
raktatii ratnani bhavf^d varyo uiccakaiii ^■isa,nàr;anan) 

iti perojâparîksâ 

21 ratnavidbhiç ea niunibhî ratnâny uktâny anekacah 
bhavanti pâcanâdinàni saubhàgyajriânâlanikrtau"-' 

22 tatra varnayuktâh kecit sphalikâdliikà nirmalâh 
krtriraani jâyate ratnaip mûrdhni kéintyâ pariksayet 

iti samastaratnaparîksâ. 



1. Ex corr. — A. tulako. 

2. Ce çloka n'est que dans A et dans l'éd. de Râiii Dâs Sen. Le l""^ hémis- 
tiche étant très altéré dans le ms.. j'ai suivi la leçon de RA'oici celle de A. : 
Idlapirojanmnibliih rnuldài-atiiànij... 



[LAGHU-J 

RATNAPARÎKSÀ' 



1 varnaraçmisvayaiu (?) svacchy in tîksnadhàiani- saniain laghu 
phale (?) çuddhani ca satkoti vajrc jneyà gunâ daça 

2 rekhâbindumalair yuktain bhasckàdyà (?) katoranam'' 
satrâsani cipilani baddham' vajrani kâkârbliakani tyajot 

3 smalain (?)' vrttani guru snigdham raçmitârâjalânvitam 
çvetam àhlâdakani raktam (?) rauktâyâni ca gunâ daça 

4 raktâm ekângasaijividdluun lavanàngàrakardamàm 
vikatâni sâpabhaktângàni muktain tyaktajalàin lyajet 

5 sphutam gâtrani guru snigdhaiu svaccham rang.ânvitani 
bhinnamastakapindângaiu mânikyasya gunâ daça [samani 

6 karkarani raalinam chidrani karkayasyà (?) samastakain 
rûksaiii pâtalavat krsnani mânikyam châyayâm tyajet 

7 pindarâgâmalaiii gâtrani kitapaksiisamaiti guru 
suvarnâbhani nirdu snigdhaiii gunâ marakale daça 



1. D'après le ms. B. de VAffci'^timcda, i" 21li-23'. J'ajoute la <jli a au titre 
pour distinguer cette Ratnapari/.sd des autres. 

2. Ms. svacchatiksiiàdhàrà. 

3. Corr. kathorakam (?). 

4. Corr. viddhani. 

5. P. c. sphut.am ou stiiùlam? 



200 [LAGHU-] RATNAPARIKSA. 8-17 

8 karkaraiii kalusani cliinnaip rekhâdyabhâgbhavani (?) 
laghu maksaraalalrâsam dosa raarakate daça 



9 nîlam pinrlam guru svacchani jyotir dîptih saniaip mrdu 
gâtraiTi snigdham ca bhinnordhvain çubhaiiîle gunâ daça 

10 gâracchâyâ' tathâ rekhà chidraiii trâsani chadi sphutam 
krsnam raktam laghu çvetani dosa nîle daça smrlâh 



11 venupattrani viçàlâksaji çikhikanlhatp ghanârbhakara 
snigdha[ni] gâtrain guna[h] svaccliaui vaidûrye ca gunàdaça 

12 rekhâhinam laghu spastam mrdulam gàrtikardamam ^ 
vivarnaiii parusani krsnam dosa vaidûryake daça 



13 himacchâyam çirovittain jyotir angâdyanirmalam 
pîtani gâtrani guru snigdhani pusyaràge gunâ daça 

14 malabjndukrtacchâyani pâratrâsâdi karkarara 
krsnani rùksani laghu çvetani pusyaràge gunâ daça 

15 châyâvirangagomûtraiu mrdu snigdhatn samaiii guru 
hemâraktajvalanr' çuddhain daça gomedake gunâh 

16* kuranganr^ çvetakrsnàngam trâsarekhâdivarjitam " 
pâtalani karkaràkârani dosa gomedake daça 

17 snigdhani svacchani gudarûpam vrttani çuddhain samain guru 
râgam gâtrani' drdliam* dindani (?) pravâle pi gunâ daça 



1 . Cor. gaura". 

2. Cor. gaura". 

3. Ms. jalain. 

4. Cette st. reproduit presque mot pour mot Râjanighantu. xiii. l'JO. 
(Garbe, p. ;i5). 

ô. Ms. kurai'igeçvata". 

6. Leçon absurde. — R. A'i'ij/i. rekhàyulam laghu. 

7. M s. ragaiii ràtra. 

8. M s. drstani. 



[I.ACJHl'-] KATNAI'AUiKSÂ. 18-20 201 

18' gararangajâlûkrauUiin - vakraiu liliîmaiu sakolai'ain 

vrddhaiji krsnaiji laghu (^vetain pravalani dhàianc tyajet 



19' nii'gaiiram' asitain svaccliani nilasvaccliaiii samani guru 
cikhikaijlhatlrdhaiii \Middliaiji ràjâvarte giiiià dara 

20 inadgoIadalam;ii"àd3'aiii (?) vidai'igapiilavadrdhain (?) 
sitam sitângahemâbhain ràjâvarte gunâ daça 

ili ratnapariksa samâpia 



1. Cf. Ràjanighiintu, xiii. 162. 

2. Cor. gaura. — Je propose cette correciion d'après Garbe. Mais il est 
singulier que tous les mss. du Ràjanighantu portent ('gaiement r/ri/a. 

3. Cf. Râjanighantu, xiii. 216. 

4. Ms. nirgàrà. 



MANIMAHA'JMYA' 



1 kailâçaçikharâsînani devadevani jagatpatim 
papraccha pârvatî devî tattvaiii paramadurlabham 

pârvaty uvàca 

2 manînâm laksanani deva kathayasva prasâdaïah 
yena siddhiin labhante tra sâdhakâ gatakalmasâli 

3 mahâdeva mahàghora kui'vanti iMpumardauain 
kavitvam dîrghajîvitvaiii kurulc tra yathâ prabho 

4 astau gunâl.i phalani yatra tvatprasâdân niahegvara 
jûânamcârgani ça moksaiii ca çûlarogani cadâruiiam 

5 caksûrogam çirorogani visopadravara eva ca 
sphutam vada yathâ prabho prasâdâii mo raaheçvara 

6 uvâca çamkaro devi yat tvayâ pariprcchyate 
yan na kasyacid âkhyâtam tad vadâmi varânanc 

7 puràham visnunâ yukto brahmaiiâ saha sundari 
çuklatîrthe gato devi revâtîre suçobhanc 

8 ratnaparvatanâmâ ca taira tislhati bhûdharah 
indrena sthâpito devi sarvadevasukhanikarah 



1. Ce texte se trouve avec plusieurs autres dans les mss. suivants : A, B. 
India Office, 1568 et 1153 (Voy. p. 77). - C. Bikaneer, 1567 (Extrait très 
court. Voy. ibid.). - D. Florence, B. 415 (Voy. p. 1). - E. Bikaneer. 1568 
(Voy. p. 2). Il est intitulé ManLinàhdtnuja dans le ms. E, Maiji/iarU.sd 
dans les autres. 



204 MANIMAHATxMYA. 9-23 

9 tasya darçanamâtrena sarvapâpaih pramucyate 
rogî rogavinirmukto jâyate nâtra saipçayah 

10 devyâ âyatane ye tu citâni dahanti mânavâh 

te yânti paramam sthânani çivadarçanasaTpyutam 

11 astarayâm snâti yah kiinrle pùjayitvâ tatah çivam 
sarvapâpavinirmukto marna lokaiii sanieti sah 

12 ittham devaganâh sarve kunde snâtvâ ksanani sthilâl.i 
pavitradehâ çrîmantali punah kedâram âgatâh 

13 garutmatsthâpitani lingani sarvapâpavimocakani 
lasya darçanamâtrani hi brahmahatyàni vyapohati 

14, astarayâm ca caturdaçyàiii pûrnimâsyâm viçesatah 
yah pûjayati punyâtmâ marna lokani sa gacchati 

15 kedârani pûjayed yas tu punyâtmâ bhâgyabhâjanam 
sarvârthasiddhisanipannaiii prâpnoti païamani padam 

16 indrena sthâpitani vajrani koçaç ca dhanadena tu 
mayâpi sthâpitâ mantrâh kathitani te varânane 

17 garutmatah samudgârân manikalâ mahânadî 
vinihsrtâ mahâtejâh sarvapâpapranâçinî 

38 tasyâli prabhâv^ato devi manayah çubhalaksanâh 
bhogadâ moksadâç caiva rogadosavighâtakâh 



(jrîdevy uvâca 

19 manînâiu laksanani brûhi yathâsti vrsabhadhvaja 
kenopâyena te grâhyâ devapùjâ kathani viblio 

20 kîdrçam ca vratani kâryain kim dânain kasya pùjanam 
kâ ca bhaktikriyâ kâryâ deva me vada bhairava 

çrîbhairava uvâca 

21 kedârabhavanani gatvâ kalaçânâni çatâsîakam 
çrimatkedâranâthâya manasâ krtabhâvanah 

22 ksetrapâlani yathâçaktyâ upahârair anuttamaih 
pùjayitvâ prayatnena sâdhakah phalakànksayâ 



MANlMÂllÀTMVA. ~>:^-:î.> 'M> 

23 cvaiii pûjva m;ili;iblia.kt,y;i praïuiMiya ca pmiah punah 
baliiji dadyàd vidhànciia diksu sarvàsu yainatah 

24 ('ivasthànc tu karlavyo japah surasaiiiarcilc ' 
tato gatvâ mahânadyâia raaniratuàni vîksate 

25 nianlrasaniiiaddliakâyaç ca gojihvâlepabhù^ilah 
atlui tesâiu niaïunàni lu kartavyani supai'iksanam 

26 gopitain yan maya pûrvain tan me nigadatah grnu 
sutaptahemavai'uàbho rnlarckhâsamanvilah 

27 TNetarckhadharo nityain pîlai'ckhàsamâyutah 
âmktarekhâsaiiiyukto krsnai'ekhà\ ibhûsiiah 

28 etaiç cilinaih sainâyukto nîlakanUia iti siurtah 
dadâti vipulàii bhogaii ifianauiargaiii sudurlabham 

29 kavitvani dirghajh itvaui kurute nâtra saiiiçayah 
tàrâbho hemavarnàblial.i eatui-binduvibliûsitak 

:iO krsnabindudharo yas tu vidàlasamarocanah 
sa bhaved dhanalâbhâya nàlra kâryâ \icâranà 

31 raktapâdapavarnâbha i udranîlasamadyutih 

Qvetarekhâsaniàyukto hy arlhakârye maliâdyutih 

1)2 sa visnur iti vikhyàtah sarvaiçvaryaphalapradah 
çuddhasphalikasainkâço oîlarekhâvibliùsitali 

83 krsnabindudliaial.i Qukkih sa uiauil.i sarvakâmadah 
pîtac ca (;vetarekliaç ca nianih svaccliaç ca drçyate 
gunâuâm âkaral.i so lii baliurogân nihanti ca 

34 yah pàrâvatakanthàbliah sanipràpto bindubhih sitail.i 
âstîkasya kulotpanuah sa manir visadarpahâ 

35 sàrangaksisamo mahâdyutidharo mattebhanetràkitih 
gvetair bindubliir anvito varatanur bhâsvân manir bindukah 
tatpraksâlitavâi'ipanavidhinà naçyed visaiu dârunain 

yat sarvaiu vinatâsuto - bahuvidhaiu haiiyâd visani dâruiuim 
samgrâme jayate ripûn balmvidhàn bliogân manir yaccbati 



1. D'après R. — A. "citail.i, 

2. Ex corr. — A. vanitâ. 



206 MANIMAHÂTMYA. 36-50 

36 kinicin iiîlapadas tato runarucih kirpcic ca vidyutprabhah 
kiincil locanasuprabho bahLiviclharekliâyuto vartulah 
vikhyàtali sa raahâinanir visaharo baddho narânâin kare 
bhûtani nâçayatîha somasadrças tasmât prthivyâm priyali 

37 nânâratnasamadyutir bahuvidhai rekhâganair ankitah. 
çuddho bindiiganair yutal.i savimalo na^endradarpâpahah 
salyaiii kâùcanavittalâbhakarane srsto mayasau maiiili 
prakhyâtaç ca sa siddhajanmajananaili punyaih satàni gocarah 

38 nîlavarno bhaved yas tu bindupaûcakabhûsitah 
viçuddhâiigo rano vrttah prasiddho vinatâsutah 

39 sindûravarnasanikâço yasyâiige rekhâ kàgitâ 
krsnavarnas tu vijûeyo nihçesavisamardanali 

40 kâiiisyavarno bhaved yas tu nânârekliâsamâkulah 
nânâbindusamâkîriio jvaratâpani vyapohati 

41 pîtavarno bhaved yas tu dvirekhal.i sitabindukah 
sujîrnavrçcikasyâpi visam hanti sudùrunam 

42 çvetà pîtâ samâ rekhâ indranîlasamadyutih 
netrarogani ca çûlam ca jalapânâd vyapohati 

43 haridvarno bha^'ed yas tu çvetarekhâvibhûsitali 
pîtarekhâsamâyukto nihçesagaralâpahali 

44 pîtagodhûmavarno yo gajanetrâkrtih punah 
çvetabindudharo nityam bhûtasyâjîrnanâçakah 

45 raktàngah çuddharekhaç ca ardhâiige krsna eva ca 
sa manî raktaçûlam ca netraçûlain vyapohati 

46 çuddhasphalikasamkâçah kinicic câraktapîtakah 
vrçcikânâiii visani hanti sa manih sarvakâmadali 

47 ratkam ardham ca krsnârdhara çvetam kimcid bhaved yadi 
evamrûpo bhaved yas tu sarpâdivisanâçanah 

48 raktângo raktarekhaç ca âvartaih çobhanair yutah 
sa manir garudo jneyah sarpâdivisanâçanah 

49 pîtângah krsnarekhaç ca nânâbindusamâkulali 
evamrûpo bhaved yas tu mahâsarpavisâpahah 

50 pîtângah pîtarekhaç ca raktarekhâvibhûsitah 
sarvavyâdlîiharah çvetah kalhitas tu varânane 



MANIMÂHÂTMYA. 51-5S 207 

51 kûsiuâiKJipuspasanikru^o nânârûpas lu !)iii(lul)liili 
sarvavyàdhiharo jûcyah saraustavisamardaiiah 

52 raktavarnâ bhavantîha nànâbindusamâkulâh 
tejasvino tirûpâç ca sarvc te visamardakâh 

53 bindunàbho inahâkântib krsnabinduvibbûsitah 
sarvarogavinâço yain kalhitas to. varânanc 

54 inânjistliapîta\arnâbhas tâinrabindusaïuanvitah 
sarvavyàdhiharo nityaiu hhûtajvaraviiiârauah 

55 dàdimîpiispasaiiikàgah krsnabinduvibbûsitah 
saubhâgyajanauah çrîmân bhramarekhâyutab priye 

56 kundapuspapratikâças lulyatve vartulah priye 
evanirùpena sainyuktah samastavisaniardakah 

57 gajanetràkrlir yas tu l)i(jàlâksisamaprabhah 
tiirksyatulyamahâtejâh pùjanîyo yathârcitah 

58 tîrthakaral.i sutcjâç^ ca dyutimàn iti drçyate 
samastavisaho jneyali sa raanir jîyate '^ dhruvara 

iti çrîmaniparîksâ samâptà 



1. Ex. corr. — A. tîrthâkàras tu lejjç ca. 

2. Corr. jayate (?). 



VARIANTES ET NOTES' 



RATNAPARlKSÂ DE BUDDHABIIATTA^ 



1. a) D. E. ratnapriyâya. — cl) D. E. buddbivarena. 

Il semble qu'il y ait dans cette stance une réminiscence du Pancatantra 
(éd. Kielhorn, I, p. 2): samksepamâtrain rdstram... cintyatâm... sârarn 
tato grdhyam apâsya plialgu. 

1-7. G. sùta uvàca 

parîksâm vacmi ratnànâm balo nâmàsuro bliavat 
indrâdyâ nirjitâs tena nirjetum tair na çakyate 
varavyàjena paçutàm yâcitah sa surair makhe 
balo dadau svapaçutâm atisattvo makhe halah 
paç^uvat prâviçat stambhe svavâkyàraniyantrilah 
balo lokopakàrâya devânâm hitakàmyayà 
tasya sarvaviçuddhasya viçuddhena ca karmanâ 
kàyasyâvayavàh sarve rauiavijalvam àyayuh 

5. a) D. sasalvaç ca. — c] D. E. çaundiramâno danujas. 

6. c-(/) D. E. paçuvat tridaçaili sarvair viikyàçaih suuiyantritah. 

7. a) D. E. tasya satvaviçuddhasya. 

8. b) D. gandharvapavanàçinàm. — c-d] D. E. ratnabijatvam âpannâ 

bhûsanàni bhavams tadà. 

9. h). G. vimâuena. 

10. d] G. sthâaam àdheya gauravât. 

11. D. E. 

mahâvyâlavyâdhipâpâdînâm hânih prajâyate 
pràdurbhavauti ratnâui tathaiva gunavanti ca 



1. Le chiffre désigne la stance, les minuscules italiques le pâda. les 
grandes capitales les mss. 

2. A. = Bibl. Nat. Dev. 120; A. = Bibl . As. Soc. Beng. B 50 ; 
C.=: Bibl. As. Soc. of Gr. Br., Hodgsou 10; D. = Bibl. Nat. de Florence 
B 415; E. = Bibl. du maharaja de Bikaneer, n° 156«; G. = Garuda-Puràna. 

14 



210 VARIANTES ET NOTES 

Entres les stances 11 et 12, D. E. inlercaleat la suivante : 

gunàkarau ("àli, E) prathamato gunà dosàç ca tatphalam 
parîksàkàrakugalair vijùeyaui sarvam eva tal 

G. en insère trois : 

vajrarn ca muktâ manayab sapadmaràgâ marakatâh protkâh 
api centhanîlamanivaravaidûryâç ca pusparcâgâç ca 
karketanam sapuiakam rudiiiràkhyasamauvitam tathà sphatikara 
vidruiuamaniç ca yatiiâd uddistam samgrahe tajjiiaih 
âkaravarnau pralbamam gunadosau tatphalam parîksya ca 
mùlyan.i ca ratnaknçalair vijûeyam sarva^âslrànâai 

12. a) D. E. kulaguesûpapadyante. C. kulagnesùpajàyante.— c) D. upa- 

çrjyante. G. "yujyante. 

13. b) G. prLhivibhujà. (/) E. karttavyam çriyam ir-chalà. 

14. a-b ) G . çàstiajùàh kuçalâç câpi ratuabhcijah parîksakâh . — c-d ) 
A. B. mâtràyâni chettàrala parikirttitàli. G. vetiàraLi. D. pariccbetâ. E. pa- 

ricchedàii. 
Pour le 2" hémistiche, j'adopte la leçon de D. paricc/ie[t]td, qui ne se 
trouve pas dans P. W., mais dont la formation est très régulière (Cf. pa- 
riccheda.paricchitti). On pourrait, il est vrai, suivre A. B., en corrigeant, 
comme k la stance suivante, chettàrah en ceitârah, mais il resterait 
toujours la discordance entre ce pluriel et le sujet sg. sa. 

15. a-b] A. B. chettàro... deçakâlâutagânugàh. C. chettâro... deçakâlânu- 

gantaràb. E. vettàro ratnamùlyàuàmdeçakâlàuugà naràh.— t/) E. visusas 
te na varniiâb. 
Cette stance mq. dans G. 

16. E. vajrapiirvâ pariksaivam G. vajrapûrvà parikseyam. 

J'ai suivi dans le texte la leçon de A. B. Je crois miiutenant celle de 
G. préférable, à cause de l'emploi fort rare de ihs au parasmai pada. 

17. E. 

tatrâsthikbaiulàni papâla yesu bhuvah pradeçesu saritlatesu 
— uuvajràni tu uirjijivo bbavanli nànàkrtisamhitâni 

18. a) A. B. berna. — c) C. saurpàrà. — c-d] G. veuvâtatâh sasauvirâ 

vajrasyâstavihârakâh . 
Les st. lS-26 mqq. dans D. E. 

ly. G. 

âiâmrâ bimaçailajàç ca çaçibhâ veiivâtatîyàh smiMàb 
sauvîre tv asiiâbjameghasadrçâs làmrâç ca sauràstrajàb 
kàlingàh kanakâvadàiaruciiâb pitaprabbàb koçale 
çyâmàb' pundrabbavà matangavisaye uâtyautapitaprabhàb 

a] C. Ccâtyanta». —d]Ç,. kanakâvadàta". 

20. a) G. atvartham laghu... — c) G. kvacid drçyate. 

21. b] G. devânàm api vigrahah proktab . - c) G . varnebhyaç ca 
vibbâgab kâryo. 



BUDDHABUATTA 211 

22. a) G. barilçvelapîta. — <•) C. yania. G. hari. (Au lieu dcjina.) 

24. b) G. sàrvajaiiyau. 

25. cl] A. B. na tato antyal.i. G. iia tv anyo'nyah. 

26. c) G. vajrî. 

27. G. naca màrgavibhàgamâlravrttyà... vidbeyah | gunavad guiiasanipadâin 

vibhùtir viparito .. || 
29. h] D. R. manivarnair vividliair. 
3^. c) A. visiiiccburitâiitariksyaai. 

34. c) E. vidiïràt tasya naçyaiUi. — d) \. D. E. açubbâni ca. 

La variante açtihliôai doit être une correction postérieure. La leçon 
primitive était pb. celle de G. ûthareanânL Ce mot a pris facilement la 
forme corrompue des mss. B. C. drthaocddni , la grapbie étant presque 
identique. Les scribes ne comprenant plus le mot ainsi défiguré ont 
introduit la correction açublidiii. 

35. h) D. E. lantlulail.i pramànam. — d] G rûpakalaksanam ca niûlyara. 

36. G. tribbâga... tadardbaçesani trayodaçain triniçad ato'rdbabbâgàb | açiti- 

bbàgo'lha çatamçabbàgah sahasrabbàgo'lpasamànayogab || 

37. a] G. dvàda(;abiiii.i krtasya. — b] G. prathamau_i pradistam. 
39. Tout ce tarif jusqu'à nai tat... mq. dans G. 

41. a) G. alpeuàpi. — (/) G. vajrani labhaîi manavab. 

42. E. 

prakataikadosena mûlyasya mabato pi ca 
mùlyàt çatavibbâgena vajrasya parikalpayet 

a] D. prakatenaikadosena. — r) G. cbataço bhâgo. 

43. a] C. sphuta. D. asta. E. drsta-- b] D. E. yojayed budbab. G. vajrani 

yady api djç.yate. — c-d] G. parikalpânbani mùlyani tasya bbavel 
lagbu. 
45. c-d] G. anyatradîrgbacipitabrasvàd gunair vimuktàc ca. 

48. b] C. lobajâtayab — Suit la st. 40, dans G. 

49. G. jâtir ajàtini vilikbati jàtin,! vilikbanti vajiakuruvindàb | vajrair vajrarn 

vilikbati... — Suivent les st. 168-189. 

50. Ce çloka mq. dans D. E. où il est remplacé par les 2 suivants : 

hemastbatp gunavad iE.sukhadam)vai ram pâpaduhkbapranâçanam 

devatàpiti'kâryesu yugapac ca praçasyate 

vajràd bbaved ripor nàço vijayan^i caiva saintatih 

kàncane bbvisane jàti çriyam àvabate parant 

b) G: rekbànvito vivanio va. 

51. r-d] E. paràkramani kàntiviva;rdbanarn ca sîmântabbûpalajayain vi' 

dadhyât. 

52. Dans E. cette st. est précédée des st. 80, 81 et 82 a-b de Y Agastiinata. 

53. b) G. niviçyate ratnaparasya jàtu. 

54. fe) E. yat kambujani. — d) G. çastàni. 

55. c-d) E. kambùdbbavani tesu samani pradist im utpadyate yac ca ga- 

jasya kumbbàt. — G. kambùdbbavain tesv adhamani pradistam utpadyate 
yac ca gajendrakumbbâl. 

56. a] D. E. tulyarûpara. 

57. a) D. E. mukbàvamarçât. — G. mukhàvamarsapitasya. — d) G. pra- 



212 VARIANTES ET NOTES 

varâ pradistâb. — e-f] G. utpadyate maiiktikam esu vrttam âpîtavarnam 
prabhayâ vihînam. 

58. a) D. E. pâthînapîthasya. — b) G. câlisùksraaai. — (/) D. matsyavaràh 
[au lieu de tnad/iyacai-d/t]. 

59. Mq. dans G. 

60. G. varàha.damstrâprabbavanipradistani...ânkuratulyavarnani ] ...katbam- 

cit sa bbiivab pradeçe... çûkaravadviçistab. 

61. cl) G. na sârvajanye. 

62. a) E. vrttam sainara nilaviçuddhavarnam. — b) G. samstbànato 'tyuj- 

jvalavarnaçobbam. 

Tous les mss. ont au pâda 6) sarcam, qui n'a guère de sens. Si on 
adoptait le texte de E. pour le pâda a) et qu'on corrigeât au pàda b) sarcam 
en sdrpam, on aurait un sens satisfaisant. 

63. a-b) D. E. prâpyàni ratnâni dhanaçriyam ca râjyaçriyam va mabatîni 

durâpâm. (A. B. mabalâm durâpo.) — c) G. pàtram hi nàpunyakrio 
bbavanli. 

64. a) D. ratnaviniçcayajûaib. G. ralnadhanam. — b) D. E. kuçalaih 

prayatnât. 

65. a) G. mantragbo^air. D. s- njandra". E. iadra". — r) D. E. âkrânta- 

vilambabimbair. G. vilaïubinamrair. — d) D. âjiyate. G. àvriyate. 

66. a) E. na yaksadevyo. — d) G. tistbati kosamadbye. 

67. r) D. E. arccipradbânam divi çobbamànani. G. arccibprabbànâvrta. 

68. c) G. ravi yathâ. — d) G. tamo'vagàdbâsv. 

69. a) A. B. C. "sâratoya. — b) G. bbavanàbbirâma. — d) E. suvarnatulyâ. 

70. a) D. dîno pi. 

71. b) G. bbâgyaih. 

74. c) G. tac cbuktimatsu sibitim âpa. 

75. D. 

sinibalakalapnralaukikasaurà^trikakarnakânipilaç caiva 
kauberavâtakàkbyâb çukiikaratnàkarâs iv astau 

E. Même leçon, sauf kaaberaghôiahûkbydh . 

G. 

saimbalikapâralaukikasauràstrikatâmraparnapiraçavâb 
kauberapândyabàtakabeniakâ ity àkaràs tv astau 

Cf. Brhatsamldtà, 81, 2 : 

simbalakapâralaukikasauràstrakatâmraparnipàraçavâb 
kauverapàndyavâtakabairaà ity âkarâ by a^tau 

Le texte suit les mss. .\. B. C. Mais cette leçon est évidemment fautive: 
1° parce qu'elle ne donne que sept noms au lieu de huit ; 2» parce que le 
mètre n'est pas correct. D. E. donnent un texle métriquement correct, 
mais qui n'est pas meilleur quant au fond. La bonne leçon est pb. celle de 
la Bihatsamhitâ. que G. reproduit à peu près. 

76. r;) G. vardbanapârasika. 

d] A. pàràvato kontarasiipbalesu. 
B. pârâvato simhalesu. 



BUDDHAHIIATTA 



213 



0. paraiUalohantarasinihale.su . 

D. sûrpàra {le res^tc en hlanr). 

E. sùrpàralokaiilarasinilKilesu. 
G. pàuïlalokàntarasiinhalesu. 

J'ai corrigé dans le texte pârâcato en ârdcate. Je préfère maintenant 
(udcati, la finale ti étant graphiquement plus voisine de fo, et le 
l)luriel sinij^nlcfu s'expliquant mieux par un dvaindva à trois termes. 

(Cf. Afjastirnata, lOJ. ) 

77. a) G. cintyà na tasyakarajà viçesà. — c) C. guniigunàs. D. G. gunâgunesu. 
79. c) D. E. kâncanànàm. 

82. d) G. mûlyan_i parani tasya vadanti tajjûâh. 

83. d) D. çatàdhiUain. — 83-86 a-b) raq. dans G. 

84. d) A. B. E. viniçcayoktih. 
Le çloka mq. dans D. 

85. d) D. E. hikveti. 

87. b) C. dàrvikâksam. D. dâdhikùkhyam. 

88. a) G. dvigunair daçabhir. D. E. supùrnam. 
— d) G. guiiasampadâ vihinara. 

89. b) C. sikva". G. çikyam tasyeti kirttyate. D. çasyeli parikirlyate. E.çisyâ. 

90. a-b) C. catvârimçad bhavec chikva trimçau mùlyam prakirtitani. 
E. » bhavet kànti. 

G. » bhavec chikiho. 

c] A. B. makarasimham. G. nikaraçirsam. 
92 sqq. Depuis la st. 92 jusqu'à la lin du chapitre, l'ordre et le nombre des 
slau(îes diffèrent notablement selon les mss. Notre texte suit le ms. C. Voici 
le tableau des autres : 



b) G. tad bhavakam. 



OrdPvE des stances 

A. B. 92-94. 96. 98-102. 95. 103. 97. 104-107. 

D. E. 92. 93. —1 st. intercalaire (v. ci-dessous, D. i).— 94. 95. 101. — 4 st. 

intercalaires (D. ii-D. v), dont la 3"= mq. dans E. — 96. 98-101 (répétition). 
G. 92. - 3 st. intercalaires (G. i — G. m). — 106. 107. 104. 103. 95. 102. 

103. 

TEXTE DES STANCES INTERC.VLAIRES 



D. I. 

yac ca caudrâmçusamkàçam isan nimbaphalàkrti 
svamûiyàt saptabliàgena nyùnani mùlyam labhen na tat 

D. II. 



krtvâ nave supihite ç.ubhacârubhânde 
muktàkanànihitankùtanaçutikàndam 
sphoto na va pranidadhàti tataç ca 
[bhnnilani 
sanistbàpya dhânyacaye balam eka- 
[màsam 



214 



VARIANTES ET NOTES 



D. III. 

piàdâya tatsakalam eva lato tu bbàn- 

(dùd 
gambirabîjarasajîrakamiçrapak.sam 
pi.stam tato midularam kulapiuda- 

[mnrtir 

yad vai tathà bamatu mauktikain 

[atra vidvàn 

D. IV. 

sulliptam asya sutamadhyagatani tu 

[lepah 
yacça ato 'vicaksanena 



buddbani tato vinialavastranidh;isi- 

[uaia 

syà mauktikain vimalasaguuakàiiti- 

[kàntam 



G. 1. 

âdàya tat sakalara eva tato 'nnabhàn- 

[danï 

jambirajàtarasayojanayà vipakvaru 

ghrstani tato mrdutanùkrtapindaïuù- 

' " [laih 

kuryàd yathestam »numauktikam 

[àçu viddhani 

G. II. 

milliptamatsyaputamadhyagatam tu 

[krtvà 
pa'^càt pacet tauu tataç ca vitàna- 

[pattyâ 

dugdhe tatah payasi taip vipacet 

(suràyàin 

pakvaip tato 'pi payasà çucicikkanena 

G. III. 

ruddham tato vimalavastranigharsa- 

[neiia 

syàn mauktikain vipulasadgunakàn- 

[tiyuktam 

vyàdir jagàda jagatàni hi mahàpra- 

[bliâva- 

siddho vidagdhahilatatparayâ dayà- 

[luh 



D. V. 

bhrâjista komalam kàntammauyonyam .sphurataip mahat 
yad vâri tarate vàpi tan mahàratûasainjfiitam ' 

95. a-b] G. tàrani caturàmbu snigdhain nirmalain kàmaram tatlià. 
D. E. » vrttam guru » » komalam » 

G. sitain pramànavat siiigdham guru svaccham suoirmalam | tejodhikam 
suvrttam ca. 

97. D. E. * 

krtavedhayntasya yasya pùrvani 
gurunah kàntimataç ca niçcalasya 
paribhâsitam agramùlyam asya 
yad a(;uddhara tadordbam alpam àhuh 



1. Le texte de E. suit celui de D. avec les quelques variantes suivantes. 
II. c) pranidhadita. . . bhâgam. d] dhànyanicaye balamàsam ekam. — III. a) 
âdàya... "bhànde. h) jambira. c) kriapindaraùrti. (/) yat syàt (les 5 syllabes 
suivantes en blanc). — V. a) bbràjisnuh. 6) mamàsphuratite mahab. 



BUDDHARFIATTA 215 

98. c-d) A. B. yàiii ca pankapûnuini. D. E. asaràni ca yâni syiih karakà- 
kàravanti ca. 

99. c-d) D. E. yâni càndakavaraâiii kàiiisyavarnàiii yàiii ca. 

101. b] D. E. triçîrsam (au lieu de karkaram). 

102. b) sama est emprunté à E. {=(}.). Les autres mss. ont laf)/iu. 

103. r) G. anartliajàta. 

104. d) E. vàsayej. G. ui(;;"un tad vàsaycj. 

105. h) D. E. çukla. 

106. a] D. E. G. çveta. — h). G. hemâipru. — r) D. E. rasavatsapralikâçara. 
G. rasamadhye pradhâryeta. — d) G. dehabhùsanam. 

107. D. 

evain simbalajà sarvc kurvanti nipunâ janàh 
anyàny api vijàliui maukliki'uii pariksayet 

108. c) caritura. 

109. c) G. "pcnàrdhapatham. 

110. c) G. drumàbaddha. 

111. d] C. mahimànani upagatà. D. sàdhikâ samupàgatà. E. sâdhikam samu- 
pàgatà. G. prathimâuam upâgatà. 

112. d) E. sanikrànta. — 112 c-d) et 11.3 a-b) mqq. dans G. 

11:^. b) E. nirbhidyamânâni. — d) G. bahibpradiptair iiiçi tàni bhànti. 

114. a) D. E. G. "jvalacàruràgâb. — r) D. E. kuruvindakâç. 

115. h) G. samâsrk. — d) A. G. lobaka. H. làlaka. E. kiniçuka. 

116. a) G padraolpala. — (/) G. bbànti svalaksyàh sphutaniadhyaçobhâh. 

118. a) D. nilîdyuti. E. iiUâ°. — b) D. E. tâmrabliàsab (au lieu de tuli/acar- 
nàh). G. raktàmbuja. — c] G. tathâpare"ruskarakantakàrî. 

119. b] G. "bbâsaç ca bhavanti kecit. — c) nàlivipuspitànàm.— d) kokana- 
dottamànàni. 

120. c] E. raktojjvalacàrubhâsab. G. raktotpalacàrubhàsali. 

121. b] G. sa naiva yàdrk. — c) E. tàdrktviso (au lieu de idrarciso). — d) E. 
tatsamànàb. G. taib .«amastaiii. 

122. c) E. "ràgâdhamam. — d] A. B. bibbramànà spbutàrcisab. C. bibhrànà 
praspbutàrcisah. E. bibhrànàh sphatikàrcisab. 

123. c-d] G. na jàyante hi ye kecin mùlyaleçara avàpnuyub. 

124. b] A. B. C. G. tumburu. E. tumbaru. — c) G. sadhannànah prajâyante. 

126. a) B. karkaçâç. G. karkarachidra». — b) E. "vilepadigdhâb. — d\ E. sa- 
mastatejotigunaih samastaih. G. samânato jàtigunaib samastaih. 

127. a] G. dosopasrstam. — c) G. tam çokacintàmayamrtyuvitta. 

129. a) A. B. C. G. tumburu. — b] G. muktapàniyàh. 

130. b) G. D. atab prabbàvàd api tumbarotthara. G. tumbarûttham. 

131. a) C. diptivinàsakatvàt. D. "niràkrtitvàd. E. "taràkitatvàd. — c-d) mqq. 
dans G. 

132. a) G. yas tàmrikàni. — b) A. B. cûrnamadbyah. G. yogàt tusànain. — 
c) E. snehapradigdbeiia ca yo vibbàti. G. snebapradigdhal.i praiibbâli 
yaç ca. — d) G. prajahàti diptim. 

133. a) D. àkràntam ùrdbvà ca. — c) G. sampràpya cotksepapalbâuuvrttiin. 
— d) G. sarvagunàn ativa. 

134. b) G. bbavei tu tulyab. 

Il semble qu'il mq. ici un bémisliche formant la conclusion de cette 



216 VARIANTES ET NOTES 

énumération, et dont le sens serait que les rubis ainsi caractérisés sont 
suspects. 

335. b) A. B. apaçyat. C. apaçyet. — a-b) E. prâpto pi nànàkaradeçajàtam 
ifiâtvâ budho jàtigunàn avekset. G. prâpyàpi ratnàkarajàm svajàtiip 
laksed gurutvena gunena vidvân (e-d mqq.). 

136. fi. çâlâyâm parilekhayet | svajâtikasamuttliena likhitvàpi... 

137. (i. vimucyânena kenacit | nâçakyam... 

133. G. jàtasya sarve'pi... samâuavarnâli | ...uâmâkaranârtham eva bheda- 
prakârah paramah pi'adistah|| 

141. Mq. dans G. 

142. b) E. prasàdadosesv api vartamânam. G. pramàdavritàv api vartamà- 
nam. — c) E. gunânvitasya. — d) E. dhartâram. G. sprçaliha kâcit. 

143. a) G. ca ye le. — b) G. nopadravâs tam. 

144. b) E tulyam. G. samutpàdiia. — d) E. màsakàkhye. G. mâsakasyàka- 
litasya. 

145. a) E. suvarnadîparatnam hi. — c) C. îsat paribhrastam. — d] G. raanir 
mùlyât prahîyate. 

Le chapitre se termine ici dans A. B. G. Les mss. D. E. ajoutent 
9 çlokas concernant le prix du rubis : 

padmaràgopalo yas tu dhrto lâksàrasaprabhah 

kàrsàpanasahasràni triipçan mûlyam labheta sah 

indragopakasamkàçali trikarsanadhrto manih 

dvâviipçatisahasràni tasya mûlyam vinirdiçet 

etadardham tu tulayet javâkusumasannibham 

kârsâpanasabasràni tasya mûlyam caturdaça 

yat tu dàdimapuspâbham karsàrdheua tu sanimitam 

kârsâpanaçatànàni tu viipçatis tasya câdiçet 

bàlàdityadyutinibham karsam yasya pratulyate 

kàrsàpanaçatànàm tu mûlyam sastih prakîrtitam 

dvimàsakadhrto yas tu gunaih sarvaih samanvitali 

tasya mûlyam vidhàtavyam sûribhih çatapaficakam 

vidhrto mâsâko yas tu çaçakàsrknibbaprabbah 

tasya mûlyam vidbàtavyam dviratam tattvadarçibbih 

kàrsàpanam samàkbyâtam purànadvayasaipmilam 

mâsakadvayavrddhyà va padmàrâgasya tatvatah 

mûlyam tulyabhave (E. tu labbate) stbàne mâsakânàni çatadvay am 

anena vidhinâ mûlyam kartavyam suvicaksanaib 

146. c) E. vyoma. Les autres mss. : vyomni. 

148. a) E. nighâtena. — b) A. sahasâ tyakta. B. mq. E. svarasà tyakta. 

149. d) D. E. dharanîndrasya, 

150. b) D. E. gireb samîpe. 

151. d) D. bhùmau. 

153. c-d) D. E. jàtâç ca tatrâdbbutaratnayuktâb mahàkaràli svargivaro- 

payogyàh 
157. c-d] D. E. kàncanapûrnasyàntab suvarnam ivàkrter yat tu. 
160. a) E. prasâdam. 
162. d) D. na yâdrçî pûrvam. E. na tâdfçi pûrvam. 



BUDDHABHATT-^ ^l'' 

16o. 6) A. C. karkarâ. ~ c) E. (^listani (au lieu de digdham). 

164. «) A. M. siddhi(,'lesitam. D. raklam (au lieu de ratnam). — h) A. B. ma- 
rakatàdrte. — c) A. B. çreyahkarmani. 

165. a-l>) D. E. varnàntare ca kàeah syàt tadvarnasyànuyàyinal.i. 

166. b) A. B. pùtikà. C. pùtrikâ. E. puttikà. 

167. c-d) C. nântavaisaniyam upaili. 

168. b-c) C. ye kecid upajàyatc | tesâm na prati". — D. 

muktàvajràni samtyajya ye kecana sajàtayab 
tesâm apralibaddhâiiàm bhà bhavaly ùrdhvagàmini. 

E. suit D. sauf aux pàdasc-rf): tesâm ca manibaddhànâm bhà bliaved, etc. 

169. a) D. E. rjutvàc ca punaç caiva kesâincid... 

170. a-b) D. sDânâcamanakrtyesu arccâmaiitra.. . E. snânàvapaiiakrtyesu 
arghamantra. — c) D. E. gomabisyàdi. 

171. b) D. E. gurusampûjanesu. 

Vildtja ne se trouve pas; çreyns est un baibarisme manifeste ; rucira 
n'a pas le sens d' « apéritif », mais d' « appétissant. » La phrase correcte 
serait: 

pitiaçlesmavilâyaue çresthàs te rucyâh smrtàli. 

L'exactitude de l'interprétation est coniirmée par le Ràjanifjhantu, XIII, 
165: marakatam... âinapittaharam ruryain... 

183. a-b) D, evamprakârâ vividhâvarnâ çobhàvabhàsitâh. 

184. c) A. B. C. "patalacchannà. 

189. a-b) D. yâvanmàtrani sahet agnin,! padraarâgaprayojitam. — d) D. sahate 
tain mahattarani. 

191. c-d) A. B. bharttuh kretuh kàrayitus. C. bharttuli kelu dhàrayatuni. 
D. kartul.i. 

192. D. 

kâcopalakanavîrasphatikà iha bhùri manayas te 
kathità vijàtaya ime sadrçà manayao candranilasya. 

c-d) A. B. santi vijàtaya ete sadrçà manaya indranîlena. 

193. Voici, pour cette stance, le texte comparé des mss. 

a-b) 

A. B. gurutà va kathinatà esâin nityam eva pradrçyate 

C. » » » va tesâm » » pradrçete 

D. gurubhàvakathinabhàvàs tesâm vividhâ nityam eva vijneyâh 

c-d) 

A. B. kàco yathâ bahutarani vivardhamâno viçesena. 

C. kâcà )) » » » 

D. mùlyam » » vivardbamànam » 

Mùlyam du ms. D. est évidemment une correction d'un copiste. 

194. c) A. B. laksanilau. C. laksanîyo taihâ taile. 
198. a) D. kalpàntakàla. 



218 VARIANTES ET NOTES 

199. c) C. kogacârikasîmànte. D. koratolakasîmâyàm. 

Ce vers est cité, sous la forme suivante, par Malliuàtha, Kumdrasain- 
bliaca, 1, 24 : 

acidûre cidûrasya girer uttutlgarodhasah 
kâkatâliyasimânte maninâm âkaro bliaccd\\iti huddhah 

200. b) D. prottustavarnaçubharûpayutâvaristàh. — rf) D. vahnisphuliiiga- 
sadrçà iva tihpatanti [sic). 

201. D." 

nauyat prabalam utthatvâd àkarah sya mahâguiiah 
abhùt prabhùtaratnaç ca sa mabâratnasamyutah 

202. d) D. anugacchali. 

20.J. c-d] D. câsâsyapaksapratirao pi yo va nâiiye tra oastà.. . — rf) A. B. raa- 

nyàh praçastâ. 
205. a] A. B. sasupâlau. C. saiçupàlau. G. çiçupàlau. 
^06. a] G. likhyàbhàvât. — b) C saiçupâram raghu bhavet. 
207. a] A. B. G. laghuto pi. — d] A. B. C. prabhâvaç ca prahîyate. 
210. a) A. kuçalàh kuçale. B, kuçalàkuçale. — b) C. "kriyàprayogaih. — c) 

A. B. samudbhavà. — d] C. manayo rthântaralingayogaïah. — G. rlhau- 

taramùlyam eva bbinnâh. 

212. a] A. âkaràb samudyotàiiâm. B. àkàra. — d] C. sarvatra. 

213. c) C. saplatibbâgasya. 

220. Il mq. une syllabe à la fin du l" hémisticbe. 
230. c) Mq. une brève après la 5^ syllabe. 

cinila se trouve au § 52 du Mahâcyutpatti avec buit autres mots d'une 
formation analogue, qui semblent tous se rapporter au cadavre ; cinila doit 
par conséquent désigner la couleur bleuâtre de la chair en décomposition. 

235. Mq. 1 ou 2 syllabes à la fin du 1" hémistiche. 

237. a) C. sanipraty. 

241. d) C. pratiçuddaye ca. 

243. d] G. kinieiddhînâili». D. kin_icit parvatabhùmisu. 

244. a] A. B. çukababhru. D. çukakantha. — b\ D. samàuavarnam. — 
c) D. rudhiràksadigdham. — d] D. mùlyam atîva kuryât. 

245. a] D. madhyeudupàiKluramalivaviçuddha". — b] D. jâtiiidranilasadrçam 
bi tathà lulyam syàt. 

246. D. 

kuberabandhyaçailânàm tividesu vatesu ca 
deveç.o vyasrjan medo dânavasj^a samantatah 



248. D. 



lacca tulyam hi ratnânàm sarvalaksanasaniyutam 
sasi'tam çilpibhis tac ca dosai hamnimalâstabhih 



249. b) C. daçab çâkamvalâdisu. 

250. c) C. çaliçalam devakarâmake ca. 
252. d) C. visàgni. D. 

prasanua komalani snigdhaip sarvalaksanasaniyutam 
dhanadhânyakaram caiva visàdibhayanàçauam 



AGASTIMATA 



1. a) C. aprcchan. — c) R. raune çresthali. — c-d) C. pranipatya muni- 

çrestham agastyam ratnavallabham. 

2. c) D. kirite katisùlre ca. 

3. Les pàdas c-d mqq. dans B, 

4. A. C. R. mandalakam. 

Les deux pàdas supplémenlaires ne sont que dans 13. 

5. a) C. D. yo 'badhyab. — b] B. C. D. halo nàma mabàsurah. R. balo 

nàmâsuro 'bbavat. — c) A. B. R. tridiveçopakàràya. 

6. Cl] A. B. R. taïas. — b\ C. upaçah sanimukbe slbitali. R. devànàin 
sammukbe dbrtab. — c-d) A. B. çakras lad... D. çakro vajrenàsyàhitam 
çirab. R. çakras tadvajrenàhanac cbirab. 

7. «) R. jàtàni. — d) D. sarve ratnottaniâ yatah. 

S. a) D. çîrsâd. — b] D. bbuiàbbyàni. B. k^alriyas tatlià. — c) D. uàbbi- 

pradeçesu. 
9. a) B. sâdhyaib. — d) C. viprakàrakàh. 

11. b) B. bemavangakau. — C. D. tretà màtangahemajau. 

12. a) B. vikbyâtà yathà. 

13. d] C. parivarttini. D. parivartlanam. 

15. b) C. D. àraktadyutipingacâruçLiradrgsa.-.ikàra ur\ ipatib. — '') A. B, 
R. dhautàgni. — d) C. çûdro çyàraa ca dipliyukta ruciro varnaç 
calurtho budbaib. 

20. a) C. priyali pàrtbivaciitasya. — b) C. samrddhibbàk. 

22. d) B.C. D. varnàçrite. R. varnâçraye. 

25. r) C. sthànatraye 

26. d] C. D. yasya konasamàçritali (D. °tam). 

28. b) A. C. R. vartikâyàm bbayain bhavet. D. vartakibbir ulâmayam. 

(Le scribe de Gavait d'abord écrit cartakàbhir andmayam; \\ s'est 
ensuite corrigé.) 

29. t>) D yavapadàtmakà. 

32. b) B. nàpasavyà çubbapradâ. — d] C. R. bandbane. 

39. a) A. D. pùrvapindasauiam. B. pùrvam pindan.i... — b) D. vajratulya. 

c) A. B. D R. tatpindas. — (/) C. gauravab. D. gauravât. 
42 c) B. pindasamamànena. C. pindasaniam anyena. D. pindasamanyena. 
43. b] C. gurutve. — c) D. pancasitam. 



220 VARIANTES ET NOTES 

Les çlokas 43-44 sont répétés, sous une forme un peu différente, par 
45-46; le 2'' hémistiche de 44 est exactement le même que celui de 46. 11 
font donc admettre que deux de ces çlokas sont une caria lectio introduite 
à tort dans le texte. Toutefois, comme tous les mss s'accordent, nous 
n'avons pas cru devoir rien supprimer. On peut au moins conjecturer avec 
vraisemblance que les deux çlokas interpolés sont 43-44; car entre la 
leçon de 43 : pahcaçatam, et celle de 46 : pancûçat, le doute n'est pas 
permis : c'est la dernière leçon qui est la bonne En effet, si nous prenons 
pour base 500, un diamant de 6 pindas vaudra (d'après la st. 47) 500 X 20 
= 10,000 ; et ce même diamant vaudra 1.000, en prenant pour point de 
départ 50. Or, d'après 48, le diamant, de 7 pindas vaut 1,000. Cette règle 
n'est pas tout à fait juste, puisqu'en appliquant la progression, on obtient 
1,000 pour 6 pindas et 1,20U pour 7. Mais la discordance est légère, tandis 
qu'elle est énorme dans l'autre hypothèse. 11 faut donc préférer la leçon 
pancûçat, par suite le çloka qui la fournit, par suite encore les çlokas 
45-46. 

44. a-b) D. pindani lâghavam tandulo pi ca. — d] D. tritaç. 

46. b] C. sadiçam ishavet. — c) C. caturgunani proktarn. 

47. c) A. B. R. pindam nibhandham ca. C. pindanibandham tani. — fZ) D. 

khyâpayet. C. sthâpayec ca caturgunam. 

49. b) C. R. pâdâmçe. 

50. a] C. D. dvau pâdau. 

51. c) A. B. R. vajrais. C. vajrasyâsya param mùlyam dvisaptatrisahasra- 

kam. 

53. c) C. hînatve, — d] A. C. D. R. tâvadgunâd. 

54. a] A. B. R. sarpyuktasanisthânâni. — d] A. B. R. caturvidham. 

55. c) R. çàstrasamjilâm samâsthàya. C. D. samutthâbhyâm ubhâbhyâm 

karma kârayet. 

56. a-b) A. vaktuin karam caturmaricibhih. 

C. » karacaksurmaricibhih. 

D. » » » » 
R. » kàcatulyamaricibhih. 

B. vajrara karam caksurmaricibhih. 

c-d] A. D. na ca vedaikam ekena vinâ Iaksanalaksanam. 
R. » » » » )) tak.•^anam. 

C. » » vaidevam » » » laksitah. 
B . na bhaved ekam » » » laksanam . 

58. a] C. D. uttamaç cottamângesu. — c, C. hemavaçâya. —d) B. uânyatho 

mukham. C. nânyathâ sukham. D. tàny aàhoraukham. 
C, après cette stance, a la suivante : 

yas tu varitaro'r) nâma durvâmrgadalacchavi 
svarnamàtraip tu tulayà tad ratnani kotibhàjanam 

CD. présentent les 3 stances suivantes dans cet ordre: 61, 59, 60. 

59. c-d] R. na kilajed budhas tena. C. na kîlayad badhas tasya yad icched 

vipulana çivam. D. na kilayed vadhas tena yadicched ubhayo çubbam. 

Le verbe kllay (formé de klla, clou, pieu, et en général tout objet 
pointu destiné à être enfoncé) ne se trouve pas dans P. W., et le sens 



AGASTIMATA 221 

que nous lui avons donné est douteux. Il est également employé, ainsi 
que le substantif kilana, dans l'Appendice à V Ariastimata, 24, 2'J, mais 
le sens n'y est pas plus clair. 

60. a-b] C. ya'li va Idhiyet kaçcid ajfiânàn na ca râstravit. 

D. » » » » ajûànàc çàsiravartmanah. 

c) A. tasya vajrani çirasi nali (B. "uih). 11. tasya vajrain hi çirasi. C. 
D. ... ca çirasi. — d) C. etad vamçesu vajrinah. D. pud vain(,'0 va 
vajrinah. 

61. d] C. tanmùlyam paricasyate. D. mq. 

62. a-b] C. astadbà ratnaçàstrain hi mahimàrgesu kathyate — D. astadhâ 

ratnaçâstresu mahîpakathilesu ca. — d] C. D. ratiiàa. 

La leçon de A. B. a^^tadhakara doit être la vraie (Cf. 10: astau 
caj rdkarûhy, mais le mot rdstresu ne s'e.vplique pas, cl n'est sans doute 
qu'une faute de copiste : nous supposons qu'il s'est substitué à un autre 
mot synonyme de st/iitesii. 

A la suite de cette stance, C. D. en contiennent une autre qui n'est 
qu'une caria Icctlo: 

vartamânam (D. vajramânaip) fatlià kàlan^i deçani ràjanasainmati (D. 
râjânusaramati) | bhândamùlyàni sanikhyàni ca yo jànaii sa mandalî. 

63. c) C. doso làghavatâ. — d) A. B. laksani. C. ratnain. 

Aucun des sens connus de cantine convient ici. Je conjecture qu'il 
dîsigne la forme du diamant, ce caractère très important ne figurant pas 
dans l'énumération. f. les expressions û/-c//ifacarï<', /yctrfrararft, adlio- 
carti. (Ci-dessous, 213.) 

64. a) C. âgare. — c) C. sindhudeçe, — d] C. krayavikrayapariksakab. 

65. a) R. càturvarnyesu. — d] R. praveçe. 

66. a] A. B. R. mandala. -- c-d) R. avalirna atho sàksàt taumadhye uàtra 

saniçayab. 

II n'y a aucune raison ne rejeter, au pâda a), la leçon mandala, et c'est 
par erreur que la leçon de C. D. mandait y a été substituée. 

67. b) C. pariksiko bhavet. — c) C. tridaçair. 

68. b] R. samâhvaya. 

69. c] A. B. pâdayo ratnasainjàâ ca. D. pâdayet karasaïujnàni ca. R. 

pùdaço ratnasanijûà ca. 

70. a) C. kalhayen yasya. D. katbaye lobbât. — b) A. B. C. D. ratna- 

mtjlyani. (La leçon du texte est celle de R.) — <-•) A. B. vigrabain. C. 
D. kuryàd vayo nigrabarn (D. nirgraham) ca mandali vikraye tayob. R. 
mandali yasya vikrayi. 

71. d] C. kustam. 

73. a) R. pramàdàd. 

74. c-d) C. D. vaçâd gràbyain (D. grâhyà) babùnàm sammatàs tatbà. 

75. c) R. eko vai. 

76. d] D. ksâravilekhanaib. 

C. intercale un çloka entre les hémistiches de 76 et en ajoute un autre à 
la suitô : 



222 VARIANTES ET NOTES 

vairânâm kartrmam ratnam rùpani kurvanti ye dhamâh 
sàyati narake gliore hatyâpâpasanianvitah 
kartrmam ca yadà vajram jûâyate ratnavid yadi 
tadâ ksàràmlalepena raudre vajram pariksayet 
kartimo yàti vaivarnyara sahajam alidipyate 
ksàlayet sâlisamkarsâc cùrnatàm yâti satvaram 

78. c) A. saiiivàdyabheda. C. taccânyâbheda D. taccànyabheda. R. na 

tesâm bhcda. 
A la suite de 78 viennent, dans C, les 2 çlokas suivants : 

mahendro sa manir dhâryo dhanadhânyasamiddbidah 
putradah pâvanah pûjyah çatrugbnah samaràbhayah 
gurvinibbir na dbariavyo yuvaiibhiç ca te manih 
apare vairasanisargâd garbhasampâto jàyate 

79. à) R. hy ubhayâbhedau. b) A. B. R. svayam niruktau. C. svayam 

nirûkso. — c) A. B. vibudbaprasevanam. — d) R. rasaiua vairam 
jatbarena do-jâb. 
Staiice upendravajrà. — Le cbapitre se termine, dans C, par la sous- 
cription suivante : 

iti çriratnapaiîksàçàstre agastirsipranite vajrasyotpattijàtidosaguiiavarnano 
uàma prathamo dbyâyab, 

81. c-d) R. yena sidbyati vijnànani mandalânâni. 

84. a) R. iti vikbyâtamunayo. —c-d). R. mahàrgbyam tu ruktijâ lokavi- 

çrutâb. 

85. a) C. megbajam. — b) A. R. mabîm yâvad gamisyati. B. mabijam na 

ca gaccbati. D. yatbà gaccbati medinîm. 

86. c) A. B. na çodhyam. R. uàçodhyani. 
89. a] C. gandau. R. samjàia. 

D'après la leçon de R., il faudrait entendre: « Les perles qui naissent 
dans les bosses frontales des éléphants originaires du pays de Gandù. » 
Mais on ne connaît point de pays de ce nom. Peut-être faudrait-il sim- 
plement corriger gandù eu ganda cjoue ». 

91. (/) C. D. timigarbhasya. 

92. a-b) C. pâtâlàdhipanàgendrasamgrabe tac ca mauktikara. R. phanisû- 

dbhùtamauktikâb. 

93. c) A. B. râjyam. — d) A. purabsarât. B. D. "sarân. 
C. fait suivre 93 du çloka suivant: 

asty uttare rûpyaçaile vaniçodbhavatinirmala 
çatâstàdbikasadgrarithir madhye tan mauktikara matam 

L'introduction de ce vers, relatif à la perle de bambou, au milieu d'un 
développement sur la perle du serpent, est sans doute due à la méprise 
d'un copiste, qui aura entendu camça du v. 94 dans le sens de « bambou » 
au lieu de « race », et se sera en conséquence imaginé que la description 
de la perle du bambou commençait à cet endroit. 

95. a) B. D. tadvaktre — a-c) C. devâh paçj^anti tad vamço yâtudhânâ 
bhayena ca | raksâm baiividhânena . — 6) R. yâtudhânâh surâs tathâ. 



AGASTIMATA 223 

C. fait suivre 'Xt du rloka suivant: 

JMr'itavyà siddhapurusà niauktilcàrtliaiii iipagaia 
prînayet sarvadevâfiàin juhu\ ùd balidàiiatal.i 

96. />) C. D. juhuyât taira pâvakam. 
9S a) C. yasya grahesu. D. hastesu. 

100. d) A. B. K. prainânain varnatah samani. 

101. a) A. B. sukliaspareah. — d) C. paviirain pàpanàranam. 
i02. c) A. B tadrùpain yesu. R. tesu. 

103. b) R. nàlpapunyena. — c) R. duigamye. — d) K. sainvasaty. 

104. c) C. D. jagatijanitài'O pi. — d) C. ekàkino care. 

105. a) R. loke palapraïuànàh. — d] daiiistràngura. 

106. b) C. variiajàti. — d) khyâtaya tat. 

107. c) R. yaira yatra piapàtàs. 

109. b) C. ârabako. D. R. àrabàto. 

110. a-d) C. siiigdham niadhusamani variiaiii cliâyani simhaladerajam | 
ârabbakam çuci snigdiiam gurutvam caçaçiprabbam. — r) .-V. âravalam. 
D. ârabàte. 

111. a) A. R. çitalam. B. saiinhalam çâravatam ca. — c) A B. jalarûksani. 
C. jalarûpam. R. barbaràkarajam rùksam. 

112. a) A. rùkmàbhâstv eva çuktis tu B. rukminy âkhyâtabhakiiç ca. 
C. kàâcanàsty ekaçuklis tu. D raukinîbbàsty ekaçukiis tu. R. ruk- 
màbbà ramaïuk çukiis tatprasùtib. . 

113 b) C. jatipbahipraniànataij. — d] R. kiincit snigdham. 

114. b) C. "çàstràd iii kraraât — d) R rûpayen mabim. 

116 c) A. mùlyam tauiyàstagunain proktaip. B. mùlyam taulyàvtagunitam. 

C. maulyani tolyàstakam proktain. R. luiilyaiii taul\aguaam proktain. 
— d) R. tyajyà laksauavijjanaib. 

119. a) A. B. nivi'itain. R nirvrttaiii C. trivarttam oâpalain tryaçram D. 
trivarttam câpalaiii mlànam. — b) A. D. yatkrtain. B. yastutara. C. 
iiibprabbam. — d) A. B. ratnadosàn pariksayet. 

120. a) R. kastam. — b] C. D. ca sutaru haret. 

121. a) A. B. R. nirvrtte. C. D. trivartte. — b) A. càpalyam tvacapâtike. 
B. tvamcacâpate. C. càpalye tv apavàdakàb. D. càpalyam tv apavâ- 
dakam. — c) C. malinena ca. — d] C. dhîbhraipço pàrçvadîrghake. 

D. matibhraipço tidîrgbake. 
. yalkilam. R. yatkite. 

tuipga vrttaiii ca nirmalam. 
likbyate. D. laksyate. 

munigaubàlakaiiyànàiii vadbàd. — d) R. tasya tatksaiiât. 
. B. madburapitaçukiâdi. C. D. çuklâ ca madhurà(D. »bhà) pîtà. 
B. vinirna,\aib. C. muktàchâyà prakirlità. R.. ukto châyâviiiir- 
nayab . 
123. a) R. mangalikrtayab. — b) R. sapâdarùpakam. — d) B. kalaûjas- 
yaika". 
30. a) R. maûjalîkrtayah. — d) R. çâna. 

131. b). A. B. D. kriani mune. R. krlam marna. — c) B. ui.skaih. D. 
iiiskam. C rùpakair daçakalanjah syât mànam pâdatalam smrtam. 

Le seus ordinaire de nikta, « lavé, purifié » ue convient pas ici. En 



122. 


b] D 


123. 


b) C. 


124. 


d) C. 


126. 


a) C 


127. 


a] A 




d) A 



224 



VARIANTES ET NOTES 



étendant ce sens, on arrive néanmoins assez facilement à celui de 
« clair, net, exact ». qui a été adopté, sous toutes réserves, dans la 
traduction. Râra Dàs Sen explique ni.ldam par tulayâ tulitam. J'ignore 
sur quoi s'appuie cette glose. Les variantes de B. D. niskaih, niskam ne 
me semblent point préférables. Sans doute il y a une monnaie d'or 
appelée ni^ka (dont on ignore d'ailleurs la valeur) ; mais pourquoi inter- 
viendrait-elle ici ? 

133-153. Nous reproduisons ci-dessous le texte des mss. pour les st. 133-153. 

La col. de gauche donne le texte de A. et en note les variantes deB. et 

de R. Celle de droite donne le texte de C. et en note les variantes de D. ; 

les stances de D.,qui manquent dans C, sont intercalées à leur place, 

eu italique. 

1. (133.) 

mamjâdyai vrttavâse tu 



mâuijalyabbyudhitatrâse 
jalabindusamanvitam 
asiatâlavidham mùlyam 
mauktikasya vinirdiçet 

pâdadvayam syân mâmjalî 
kimcin namnyam bbaved api 
raainjalitritayasyâpi 
pâdàn astau vinirdiçet 

tàsâni nàma tulo jûeyo 
jalabindusu mauktikah 



astabhih padam uttui'igaib 
çâstroktani mùlyam àdiçet 



tulàbindusamanvitam 
astalàlavidham mùlyam 
mauktikasya vinirdiçet 

IL (134.) 

pâdadvayam syân maûjàlî 
kimcinu ùnam tu sa bhavet 
mafijalitritîyasyâpi 
pàdân^içâni vinirdiçet 

III. (135.) 

tràso nàma tulâ jûeyà 
jalabinduç ca mauktikam 
astatâle kalaùje tu 
çâstroktani mùlyam àdiçet 

IV. (136.) (D.) 

kalanjasamabhàgasya 
gunair yuktasya sarcatah 
yojayed uddhrte trdse 
jalabindusamanciiam 

V. (138.) 

trâse câsîtir uddhrtya 
kalanjai saba mauktikam 
astabbib padamuktaiç ca 
çâstroktani maulyam àdiçet 



V.\RIANTES DE B. ET R. 

I. a) B. âdyudita. B. abbyusita. — 

b] B. samàjjitara. c) B. asta- 

tâlanibhaiii. 
II. a] B. màîijadi. — b) B. kimcid 

ûnaiii. R. kimcin nyûnani. 
III. a) B. tràsà... tulâ jfieyâ. — b) 

jalabindus lu. 



Variantes de D. 

I. a) manijâdyair vrttavâse stu. 
— b) jalabindu. 
IL b] bbaved api. — c) tritayasyàpi. 
III. c) kalanjani. 

V. a) trâse vase çitir. — b) kaliû- 
jaib. — c) padatumgaiç. 



AGASTIMATA 



225 



VI. (1371. 



saptabliic d\;ulaçani proklain 
sastyà sodaçam àiliçct 
paiiioAi^îti caiurviipça 
làlais tu paiiuMliiinçatali 



triinçs kalainjaiu iiddlirlya 
astaiàlain viiiirdiçet 
triniçaii saptabhiç caiva 
kaliinjair mùlyam AdiçeL 

kaliinjain tiddhrte tràse 
gunijàd ekasamam yadi 
iribhiç càtra pramâneiia 
tesAni maulyain viiiirdiçet 



tribhir gmiijâdikain yàvat 
inaiiktikàiii ca dbàrayet 
U'igunaiii paçyate iiiùlyani 
ekaikasya pramena tu 



gunijàdikaiç caturbhiç ca 
panioâçat uiùlyam ûdieel 
pamcaine caiuraçiti 
saste sastottaram oatam 



dviçatan_i ca caturnàin c. 
sapiame ca vinirdicjet 
naitat saptaralàçîlir 
astâdhikxain vinirdicet 



saplàbbi ilvàdaraiii ptoklarii 
sastyà sodaram Acarel 
calurviinçalikalaii; ca 
çasliuktain niiilyani àdiçol 



VII. 



VIII. (139. 



IX. (110. 



tribllir gunjâdikair yàvat 
niauktikàui ca dhàrayet 
trigunaiii kiiyaie maulyam 
mauktikasva kramena tu 



X. (141.) 



gunjâdikaiç caturbhiç ca 
paficâçan maulyam âdiçet 
paûcame caturaçîli 
sastani tâlottarain çatara 



XI. (14:?. 1 



dviratani ca caturnàni ca 
sapiame ca vinirdicet 
astani catuliçatam maulyam 
punah sastottaraiii bhavet 



V.\r.i.\NTES DE B. i;t H. 

VI. <l) R. pancavimçatah. 
Vil, r) R. triviniçatih. — c-ii) inqq. 
dans B. 
Vlll. a) B. uddbita. — b) B. gun- 
jàdy. — c) B. mûlyam. 
IX. a) B. R. yâvau. — c) B. 
paçyato. — cl) B. kra- 
mena. 
X. b) B. paûcâçau. — c-d) B. R. 
"açitih sasthe. R. .sasthe tv 
astottaram. 



Variantes dk D. 

VI. n) saptabhir. — c) caturvin,i 

catikalanjaiç ca. 
X. r-) nçitini. — d) saste. 



15 



226 



VARIANTES ET NOTES 



XII. (143.) 



daçara ekam sahasram tu 
astasastam vinirdiçet 
ekâdaçe sahasraikaui 
a.^tâçiti catuhçatani 



dvàdaça dvisahasrâni 
dviçalam ca vinirdiçet 
saptasastl çalâdhikyani 
dve sahasre vinirdiçet 



caturdace visahasràni 



saptatiç foltaratrayam 
pamcadaçam bhaven mùiyani 
sanijùau tu râçivartakah 



ala ùrdhvani trike niadhye 
padamûlyâ uivarltaie 
sodaçaç caiva samjùàyâm 
yàvad astaçaiâiii ca 



état saptaçatàçilir 
astâdhikyam vidur budbâh 



XIII. (144. 



daçam ekasahasram ca 
astasasti vinirdiçet 
ekadeçe .«ahasraikyam 
astâçîii eatulicatam 



XIV. (145. 



dvâdaçe dvisahasrâni 
dviçatam ca vinirdiçet 
saptasasti çatâdhikyaip 
dvisahasre vinirdiçet 



XV. (146. 



caturdace Irisahasràni 
pancàçàstagunam bhavet 
satçate ca .sahasrâni 
saptatiç cottaratrayam 
paficàdaço bhaven mûlyam 
niauktikasya vinirdiçet 



XVI. [Ul 



ata ûrdhvani trikani madhye 
p.idamaulyam nivarttate 
sodaçiç caiva samjnej'a 
tâvad astaçatâni ca 



Vari.\ntes de B. et R. 

XIII. b) B. astasastham. R. asta- 

sastin_i. 

XIV. a) B. dvâdaçe dvisahasrâni 

tu . — r) saptasasthi çatâ- 
dhikya. R. •.vastyâm. 

XV. a) B. dvisahasra. R. dvi" 
sahasiâni. — c) R. pafi- 
cadaçe. — d) B. çaçi- 
vartakah. R. Uu blanc 
au lieu des mots sarn- 
jnau tu. 

XVi. h] R. pàdamùlyani. — c). 
Un blanc au lieu des 
mots sodaçaç raica. 



Vari.\ntes de D. 

XIII. l) astasastini . — c) ekâdaçe. 

XIV. d] dve sahasre. 
XV^. e) pancâdaçe. 

XVI. a) ùrdhva trike. — b] pade 
mùlyaiii. — c) sodaçarnç 
caiva samjneyâ. 



AGASTIMATA 



227 



XVII. (148.1 



saliasre ca (,'atanyinin 
dviguneiia iia viinçatih 
sahasraikaçatam nyûne 
sthâpayed bhùpade pade 



viiiiram ckottaraip yàvat 
ksipeJ nif'ikramena lu 
jàtani paraikaviinçatyà 
trieunam vikvaineiia tu 



catustrikaiç caturguuyy 
paipoa paipcagunaih suirtam 
guuâ daça praçamsauti 
yâvat trinicàstasanibhavàl 



dvau kalaiiijf^ tiikasiluuie 
vimçati gunaip prayojayet 
prâjas tani ca vijàniyât, 
tasva mùhaui o;i ultaniani 



dvau kalaiiija vike caiva 
jalabindur labhet kvacit 
surair arcanayogyam tu 
narair eiaii na dhàryate 



saliasrau^i caçalaiii maulye 
khyàpayec ca pade pade 
sah.a.sraika(;aiain nyûno 
dvigunaikona vimçati 



XVIII. (119.1 



vluK^^am ekotlaram yàvat 
ksipcd raniçakraniena tu 
jàtiin parlk.'<a triniçatyâ 
trigunani ca krameua tu 

XIX. (l.-iO.) 

catusirike oaturgunyain 
paùce paùcagunaih snirtain 
gunân daça praçamsanti 
yàvat triipçfistasaniyutan 

XX. (ir.i.i (D.) 

(le au halanjan IriLaMhàno 
cinioacigunyatp praijojayct 
pi-àjnaH tnni tarn cijâniyât 
tnsija mùlijaiii ca ultamam. 



XXI ,i:-2. 



dvau kahiûjau trikaip maulyaui 
jalabiiiduç ca durlabhah 
surair arcauayogyam tu 
narair etau na prâpj'ate 



V.\RiANTr:s iiE B. et R. 

XVII. a] R. çatani vidyàd. — />) B. 

dviguiiekàn na viniçatih. 

R. dviguiienonaviipça- 

til.i. — '•) B. cale. — d) 

R. khyàpayet. 
XVIII. (■) B. jnâtam paraikya. — r/) 

R. val kraniena. 
XIX. c) B. gunadosani. 
XX. a) R. kalafijau. — ^) B. 

viniçalim gunaip . R. 

vimçagunyaip. — c] B. 

R. prâjùas. 
XXL u) R. kalafijau. Les 4 aksa- 

ras suiv. en blanc. — //) 

B. jalani biuduip. R. 

jalabinduni. 



\'.\Pa.\NTES DE D. 

XVII. a] çatani nyùne. — c) "çate 
nyùne. — d) dvigunam 
eko". 
XVIII. a) cirâm ekottarain. — h] 
kseped ràçi°. — c) jàti 
parîksya vimçatyà. — d) 
\ikramena. 

XIX. h] paùca paùca... smrtah. 

XXL a) trike caiva. — b) jalabin- 
dur labhet kvacit. — d) 
ua dluirvate. 



228 VARIANTES ET NOTES 



XXU. (153.) 



laksam ekain bhavet samyak laksam eknm bhavot sa'mvak 

saptadaçasahasrakaih saptadaçasahasrakah 

yatraikasaptati trîni. rataikasaptali trini 

paramam mùlyam âdiçct^ paramam mùlyam adiçet. 

Ce qui ressort do ce tableau, c"e?t d'abord l'extrême incorrection des niss.; 
c'est ensuite leurs notables divergences dans la constitution du texte. Ce 
double caractère s'explique facilement par le caractère même du passage, 
qui n'est qu'une chaîne ininterrompue de nombres et de formules techniques. 
Dans un texte de ce genre, la moindre inexactitude apporte un trouble 
irréparable. Si un chiffre e<t changé ou omis, comment le rétablir? Le mal 
ne peut que s'aggraver. Chaque copiste comprend un peu moins que son 
prédécesseur et s'efforce davantage: il retranche, combine, déplace, remplace, 
si bien qu'après quelques générations la contusion est complète et irrémé- 
diable. Peut-on restituer le texte primitif? Non évidemment, et celui que 
nous avons donné n'a aucune prétention de ce genre. Peut-on au moins 
retrouver les grandes lignes du système? Cela même est douteux. Essayons 
cependant. 

L'auteur dresse deux échelles parallèles, l'une des poids, l'autre des prix. 
Le poids maximum est ~ kalanjas, le prix maximum 117 173 ou 117 073 
(xx-xxii). Que représente ce dernier nombre? Nous l'ignorons, l'unité 
monétaire n'étant pas mentionnée. Nous sommes mieux renseignés sur les 
poids. 1 kalaûja = 24 maùjalis, et 1 manjalî correspond à peu près à 1 carat 
(Hobson-Johson.'n. v Mançjclin). Or une perle de 48 carats est effectivement 
d'une grosseur peu commune. 

Reprenons maintenant notre explication dans l'ordre du texte. 

Pour les st. iii-v, Je comble h l'aide de C. D. la lacune présumée de A. 
B. J'intervertis en outre l'ordre des st. v (138) et vi (137). Dans cette der- 
nière siance, je suis A. B. pour les 3 premiers pàdas et C. D. pour le 
quatrième; le çloka ainsi constitue nous donne les deux séries suivantes: 



7 


. 12 


60 


16 


85 


24 



12 étant la moitié et 16 les 2/3 de 24, il est vraisemblable que la 2^ colonne 
marque les divisions principales d'une graduation en vingt-quatrièmes; et 
comme un kalaûja comprend précisément 24 manjalis, il est à supposer que 
ces fractions sont des maùjalis. Le sens serait donc celui-ci : une perle de 
12 manjalis vaut 7 ; une de 16 manjalis, 60; une de 24 mafijalis ou d'un 
kalaûja, 85. Le premier de ces prix est confirmé par la st. 156, d'après 
laquelle une perle qui porte un œil-de-poisson ne vaut que 6 (au lieu de 7). 
L'expression de la st. IV Aa/o/Ty"^'"'""''^'^','?"''''!/" (mtihtasya) vient aussi à 
l'appui de cette interprétation. 

Tout a été dit maintenant sur le 1"' kalaûja: on peut le mettre de côté 
[kalanjam uddhrtyci trùsc, viii), ainsi que le prix correspondant de 



1. Les pâdas c-d] mqq. dans A. R. 



AGAST1MA1 A 229 

ciuatrc-viiigt.[ciiiq] {trafic càritiin tulilln-iija, \), — qu'on ajoutera plus 
tard à celui du t' kalanja. — et procéder à la division do celui-ci. 
Nous trouvons tout d'abord cette règle ; 

aM_abhih padaiu ultungaih ràstroktaui mi'ilyam ;ïdi(,'et 

pada, tout au long de notre passage, parait signifier « degré » (Cf. xvi, 
padamûlijà ; xvii, padc padc). et le degré dont il est question ici est sans 
doute celui qui marque le passage du l" au 2" kalanja. Au-dessus de ce 
degré, il y en a 8 autres (a.ffahhih padnni tUiunr/ai/i), c'est-à-dire que le 
2" kalanja est divisé en 8 parties égales, qui sont apparemment des tc'ûas 
(m, a.ffatdle kalanjc tu çdstrohtnn) niùlyam ddiçct ; vu. kalanjam. 
uddhrtija a.^fatdlani ri./iirdiçet). Il est singulier qu'après avoir annoncé à 
plusieurs reprises une division en 8 tàlas, l'auteur tourne court et adopte 
pour tout le reste de son exposé une division en gunjàs. On a déjà pu 
remarquer un peu plus haut (st. 129-132) une énuméraiion de poids {rùpaka, 
mdsa, mdna, pdr/a) dont il n'est fait aucun usage dans la suite. L'expli- 
cation de cette anomalie se présente assez naturellement. Si VAgastimata 
n'est, comme tout semble l'indiquer, que l'adaptaiion d'un ancien castra à 
une région particulière, l'auteur a pu reproduire la terminologie du castra, 
tout en employant pour ses règles pratiques les icrmes de la localité où il 
écrivait. C'est ainsi qu'il mentionne le tdla, et qu'il fonde ses calculs 
subséquents sur une autre unité: la ijunjd.. 

Quel est le rapport de la gunjà au kalanja? La Nararatnaparll:sâ, 9L y 
voit un autre nom de la maùjalî [maii/alî procrjatc gunjd] et compte 
30 gunjàs au kalanja. Cette équivalence est certainement erronée; car, d'une 
part, 1 kalanja =r 24 manjalis, et non jias 30, et, d'autre part, comme la 
division en gunjàs dépasse 38 (xix), il faut nécessairement qu'il y ait 
plus de 30 gunjàs au kalanja. Le véritable rapport est : 1 kalanja =- 
40 gunjàs. (V. Buddhabhatta, 78, et AgasU'm., 130-13L) 

La st. viii pose en règle que l'unité de poids d'après laquelle on calcule 
le prix est un poids de 3 gunjàs. Ce procédé nous est connu par ailleurs : 
c'est celui que la st. 223. par exemple, prescrit pour l'évaluation du rubis : 
« Eu prenant pour unité un groupe de 3 yavas, chaque fois que le volume 
augmente d'une unité, le prix est doublé. » Mais il ne parait pas qu'il sois 
appliqué dans le tarif qui suit, où la progression marche de 1 en 1, et non 
de 3 en 3. Ici encore se trahit le conflit, déjà signalé, de deux systèmes. 

Le tarif qui suit débute par un poids de 3 gunjàs (c'est-à-dire 1 kalanja -f 
3 gunjàs): dans ce cas. le prix est triplé (trirjunam Lriijate mûlyam); mais 
quel est le prix initial ainsi triplé? On ne nousle dit pas. Vient ensuite une 
échelle de poids avec l'énoncé de la valeur correspondante à chacun. La 
progression des prix suit régulièrement celle des poids jusqu'à 12 gunjàs; à ce 
point, elle devient brusquement descendante, ce qui ludique une altération 
dans l'ordre du texte. En transposant, dans \. B., les seconds pàchis des 
st. XIV et XV. on rétablit la régularité de la progression : 

12 gunjàs = 2073 

13 .) — 2167 

14 » = 2200 

L'équation 14 gunjàs = 2200, obtenue par ce procédé, est évidemment 
conjecturale; elle doit môme être inexacte (v. plus bas), ce qui est d'autant 



-30 VARIANTES ET NOTES 

plus regrettable que c'est elle qui sert de base à tous les calculs qui suivent. 
Mais comme elle ne saurait, s'éloigner beaucoup de la vérité, acceptons-la 
provisoirement, sauf à essayer plus lard de la rectifier. 

De 15 à 40 gunjàs.le système de computation. tel du moins que je le com- 
prends, est celui-ci. La série des gunjàs est partagée en groupes de 3 ou 
trikas : 

14.15.16. 17.16.1'.). 20.21.2-2. 23.24.25. 26.27.28. 

1 ^ ^3 ^4^ 5^ 

29.30.31. 32.33.H4. 35.36 37. 38.39.40. 

6 ^7^^ 8 9^ 

L'augmentation se fait par deux procédés : 1° par addition {i-dçij; 2° par 
multiplication [rjuna]. Pour 15 et 16 gunjâs, le nombre additionnel est 800 : 

2200 + 800 = 3000 
3000 -I- 800 = 3800 

A chacun des 2 degrés suivants (17 et 18). on ajoute 900 • 

3800 -f 900 = 4700 
4700 + 900 = 5600 

A 19, le nomljre qui précède est, doublé : 

5.000 X~ = 11.200 

On applique la même méthode aux six trlhas suivants. 
Chaque triha comprend 3 poids, inférieur, moyen et supérieur, dont 
chacun est égal au précédent augmenté d'une unité, et auxquels correspon- 
dent 3 prix : a, b, c. Le prix a s'obtient en ajoutant 900 au prix c' corres- 
pondant au poids supérieur du trika précédent; le prix 0, en ajoutant 900 
au prix a; et le prix cen multipliant le nombre souche 5.600 par le chiffie a 
du trlka, c'est-à-dire . 

a = c' 4- 900 

h = a -\- 900 

<■ = 5600 II 

Ainsi, pour le 3'' trika, nous aurons 

20 gunjàs 1= 11.200 + 900 = 12.100 

21 » = 12.100 + 900 = 13.000 

22 » = 5.600 X 3 = 16.800 

Cette formule s'applique jusqu'au poids de 37 gunjàs. dont le prix est 
5.600 X 8 = 44.800. Pour le dernier trika (38 à 40 gunjàs), les st. xix-.kx 
posent une nouvelle règle. Le prix de 38 gunjàs, au lieu d'être de 

44.800 ff 00 = 45.700 
devrait être de 5.600X10 =56.000 

et celui de 40 gunjàs ou 2 kalanjas de 

5.600X20= 112.000 

Or. le prix assigné par la st. xxii à la perle de 2 kalanjas est de 117 173 
ou 117.073, ce qui fait une différence de 5.173. Cette différence vient, comme 



AGASTIMATA 231 

nous l'avons dit, de la probable inexactitude du chiffre 2.â00 qui sert de base 
au calcul. Pour arriver à 117. 17:^, il faudrait partir de 2. -158 (au lieu de 
2.2U0) : or, à l'endroit même où l'on souhaite le nombre ii.JôS, les mss. (l. D. 
contiennent, au milieu de débris informes, le chiffre 58 : /lanrârdfifafjunam. 
N'est-ce qu'une simple coïncidence? 

Telle est l'hypothèse que nous proposons avec beaucoup d'hésitation, dans 
l'espoir que, même erronée, elle pourra servir d'acheraincnient à une meil- 
leure solution . 

Apres la st. 15;;', le ms. C. iuscro ce qui suit : 

anyapàl.hah 

aslabhih sitasiddhàrthair garbhapàky ekatanduiah 
taccatasro bhavcd guùjà layà maulyani vinirdiçet 
suvrltani suprabham çvelani gunjàmâiram anuttamam 
paneaviniçati maulyani tu rainaçàstra udàhitam 
anenottamamùlyena gunjàvrddhikramena ca 
yuktàbhyàni kriyate maulyani gunadosaorabhàvatah 
gunjànàm ca catuhsastir gadyànakam udiritam 
uttamani mauktikam yac ca tad ratnani kotibhàjanam 
gadyànair vardhate mukià lathà maulyan.i ca vardhatc 
hiyate ca tathà muktà tadjhàiii(; ca jfiyate 

J55. c-d) C. tungam indusamàbhàsani inuktàratnam anuttamam. 

156. a) C. sarvàvayavasainyuktani. D. yat sarvàngasamànam tu. — h) 
C. matsâksani ca y.idà bhavet. — c) C. vaded dhimàii. — d] C. 
varjayet tat prayatnalah. D. tasya mùlyani vinirdiret. 

157. c) C. ladàpitaprabhà tasya. 

161. a) A. B. D. R. vigrahaluùgàdyà. — h] A. B. R. samudràntan.i vinir- 
diçet. — c) A. B. çjstroktamayasanikhyà ca. R. çàstroktam aiha. . . 
C. ràslroktà nàtha sainkhyàtà. D. çàstroktanayanani khyàta. 

162. b} C D. yugakàla. — e) C. heranà tu badhyate pràjna. 

163. a-b) A. R. chàyà ca darthakaç caiva raçikà siktham eva ca. 

B. chàyàvad àryakaç » » » » " 

C. yâvat tad anyakaç » ravikànisatvam » » 

D. chàyàvad ardhakat; » ravikàçatvam « » 

c) A. B. R. rùpyan_i pnrvani ca. C. ki'ipyani piirvan_i ca. D. kupyani... 

164. a-b) A. B. trayodacain dhàranani ca tyaktasamjnà vinirdiçet. 

R. » » » laklasanjj fuun » 

D. « » » siktasainjnà » 

C. trayodaço » » trisikta » 

c) A. dàrdyakan_i. R. dàrthakan.i. — d] A. D. R. siktakan.i. (Le 2' hé- 
mistiche mq. dans B.) 

e] A. K. asite dhàrane kupyain. B. !>itc tlhàranc kupya. — /*) .\. R. 
pùrnam sàrdhasilan,i bbavel. B. piïrnc s;'u<lhan_i bliavet. C. mudrà 
sàrdhaçatam bhavet. 

165. .Après 165, C. place la st. 169 de notre éd. avec une var. pour le 2 = hé- 
mistiche. (V. infra.) 

167. c-d) G. çvetavastrena tad vedyani yàmakan_» svedayet sudhih. 

168. c-d) C. kartrmo bhamgam àyàti sahaja càpi dipyate | iti çriralua- 
pariksàçàstre cri agasiir.<ipranite mauktikasyolpatii | astajàtinirnaya 



232 VARIANTES ET NOTES 

c;uktodbhavamauktikasya pariksà navadosa satguna trividhacbâyâ mola 
praniàno nâina dviiîyo dhyâyah sampùnia | çubhiip bbavatu. 

169. t'-d) C. (qui reporte cette st. après 165) : le narâ càdhamà jneyà ratna- 
ràstresu ninditàh. 

170 h] C. purâ. — d) C. nipatilo. 

171. h] C. bhîtir daityadaçânanâ. 

172. a] A. B. C. D. çravanaganoàkhyà. R. iiadyàm ràvanagangayàui. — 
6) C. D. R. simbalakodbhave. 

173. c) C. khadyota iva tad diplam. — d] A. B. R. niùrdhni vahniprakà- 
çitam. C. ùrdhvavahniprakàçikam. D. ùrdhvavartti prakà(;akara. 

174. a] R. padmarâgam samudbhiitam. — c] C. D, sugaDdbih. — d) C. D. 
padmarâgatrayaip saha. 

175. h) R. bhedàt. 

176. a] C. çrnvantu. — /) A. B. R. cbàyà tebbyab. 

177. a) B. kaçcapure randbre. A. C. D. kalapure randhre. R. simbale kà- 
lapiire ca randbre ca timibare tatbâ. — d) R. madbyaloke. 

178. c] A. tàiiirabbàii bhaved randbre. B. ... ândhre. C. tàmrakântair 
bbaved andbre. D. tàmrakàntir bbaved aadbre. R. tàmrabbànunibbain 
randbre. 

179. d] A madbyam madbyama tumbare. B. madbyamàdbyamatumbaraib. 
C. tumbare càlba madbyamam. 

180. b] A. B. tadvargagunasaipyutam. C. "samyutàb. — c] A. B. cbàyà tu 
sodaçà. R. sodaçî. 

181. c) A. B.C. kouialaip. R. komalani jaladhùmre ca manidosâstadbâ smrtàb. 

183. e) C. sarvamuaibbir. 

184. a) R. vikrti. — b) R. trisu vargesu. 

185. d] C. pràpnuvanty açubbam phalam. 

186. a] D. rane tu prànmukhatvani. R. ranesu prànmukbatvaip. — b\ C. 
bbavet sadà. D. labbet tatbà. — c] A. B. na pràpyam gunadosasya. 

C. D. pràpya tad bbinnadosani ca. R. apràptagunadosaip lu. — d] C. D. 
laksanavan manim. 

188. c-d) C. vinâ maulyan_i yadà pràptaiu tatbàpi dùratas tyajet. 

190. b\ C. astau dosâçritaip dbruvam. D. astadosàçritaip dbrtam. — c] C. D. 

paçiibandbùnàip. — d] C. vipaitir va na saiprayah. D. vipatlir vàksayàn 

gunân. 
\\)Z. a) C. kankelikàbbam ca. D. kankolikà". — d] A. B. C. R. komalani. 

193. a) C. dbanàdyàeokapatrabbanj. D. dbanàdy arokapatrâbbam. R. dba- 
nàvàçokapalràbbam. — b) A. B. R. ciraçrir madbunà nibbam. C. a rddbi- 
çrir madbusaniiibbam. — d) C. kolapbalasamaprabbam. D. kankoli- 
pbalasannibbam. R. "sannibbe. 

194. ai R. jakup. — c) B. apavàdam. C. D. apavàdam ca çokani ca. — 
(/) CD. vinàçis tasya nirdiret. R. cinlàçokabbayam sadà. 

195. a] C. D. simbale yab samudbbùto. R. saridudbbùto. — c) A. bandba- 
cbàyàbbayani tasya. B. madbyacbàyà". C. buddbibbraipçà bbavet lasya. 

D. vinàçaç ca bbayam tasya. R. vadbacbàyà bbayam tasya. 

196. Les pàdas a-b) mqq. dans C. — D. les place à la suite de ly2. — c) C. 
nirdosadbàranàt. — d\ D. çniyatàni. R. çrnuto. 

197. C. 

snigdbacchàyaip gurutvani ca bàlamàriaadavatprabbam 
idrçam padmarâgam ca yab kare dbàiayet budbab 



AGASTIMATA 233 

198. a) A. B. R. bbûrnisu. C. bhùniir ca dhànyànàm. — h) R. açvamedhe. 
C. açvamedliaratàiii ci. D. Valcna ca. — f) A. H. dattesu. M. dalle py. 

C. D. datte va pràpyate punyain. 

199. a) A. B. C. nànâvarnàç ca yo ratnà. D. nàiiàvidhàe ca yc ratiui. lî. 
nàiiàvidhâç ca te varnà. — h) C. D. manayah kùyasainbhavàh. 

200 a) D. làksirasaiiibbàç caiva. — b] A. D. R. padmavariiàç ca dùralal.i. — 
d] I). lodhrapuspena samiibbàli. 
Après 200, D. iiisùr(> ce denii-rloka : 

çaçànkapratiiuà bhâsà iiidragopcna saiiiiibhàlj. 

~01. c) 1). sàiidraràga. 

202. c) D. sinihaladyuti. 

203. ci) D. citrakojvala. (Les pàdas (/-/> iini<i. dans R.j —<•) D. kocit sàrasa- 
sarpkàsà H. cakorasàia^àksàbhàh. 

204. a) D. khadyotaràgasadiçâh. 

Texte des vers 2OU-20I dans le nis. C. 

çonapadmani ivàkàràh lodhrapuspasamah prabbàb 
làksàrasaiiibhàç caiva indragopasaniadyutih 
bandbùkapuspaçobhàdbyà maùjisthàkunknnuikiiih 
kecit sàrasasaiiik;K;àh kokilàksnnibbàh puiiah 
cakorapaksaneiràbhyà saptàugàrasaniaprabbàh 
gufijàsindiirakausunibbadàdimibijasannibbà 
çâhualipuspasanjkà^'àh chàyà sodaçadhà smriàb 

205. a] C. sarvesàm api rainàiiàiu. R. inaniratnànàip. — d) B samàsatali. 

D. yathànhavat. R. yathâtatliain. 

£07. a-b) C. indragopagnisatprahhaiii dàdimibijasadyutih. 

208. a) C. D. cakorapaksiiietrâbbaiii. R. cakoranetrasambbàsab. 

Il V a contradiction entre sa/ita et l'énumératiou précédente, qui ne 
comprend que six couleurs. 

209. a) R. çaçàsrk. 

Texte de 209-211 dans C. 

làk>àban(lbiika,i;un,iàrdbamariji^tàkunkuniaprabba 

lodbrakausunibiiasindùra mànikyan_i ca yadà bhavet 

atiraktani ca pilani ca kuruvindam udnhvlam \\sa(/)a(H\\ 

isatçyàniani suraktani ca ràhnalipuspasaniiibliani 

jadain rùksan^i nii_iprabhan_i ca jneyani saugandbikani budbaih 

làksàrasanibbani caiva nàuiajani kui'ikumaprabbani 

cbàyà caiva trayanâm ca katbità ca suvistarà 

212. a) C. D. Irivargena dbitani. 

213. a) A. B. R. l'irdbvavartis latlià diptih. C ardhavartis. — bt \. trayo 
raanib. C^ D. tatbà nianib — r-d] C. pindani (D. pinda) rangab sa 
vijneyo ratnacàstraviçàradaib. — d) R. madbyamaib. 

214. a) R. mui'yate bàbye. — c) A. rangakàntis. 

215. rt) C. bàlàrkàbhimukhani krtvà. R. bàlàrkadinnuikbani caiva. — c) R. 
chàyàmadbye maninâni tu. — d) R. kàntirangani. 

216. d\ A. B nâbhivimçakaib. C. bhântivimcakaih. 



234 



VARIANTES ET xNOTES 



217. a) B. C. D. pramànakântis. — e) D. rangam. 

219. c) R. van màtramanivislârani. 

220. a) R. daçotiara. — b] C. maulyakam. R. mùlyatàtn. — f) R. kuru- 
vinde padaiiyùnam. — d) D. saugandhe càrdbabhàgakam. 

221. c) R. paficàdhikc. 

223. a) B. yavamàtra. — c/j C. D. màtràstabliir. 

224. a) R. manimâirà ca pàdàinça. — ^1 A. B. uyùiiam na ca. D. nyùnani 
tac ca. R. nyiuià caiva. — c) R. kriyale. 

228. d) D. ksipayed. R. sthàpayed. 

229. c) A. B. gàtramùlyam. C. màua». — a-e) K. adhamà adhimàtram ta 
viçvakàntiç ca yo bhavet | ksîyaie gàtraniiilyàni. 

230. a) C. sattriniçat. — c) A. B. D. R. catustàla. — (/) C padmaràgàkaràh 
smrtàli. R. padraaràgali paraiu srartam. 

231. a) R. suchàyànibhagàtràni. — c) simhalar càpi. — il) R. raiidhra. 

232. c) C. tribhagasimhalaç càpi. 

La méthode d'évaluation du rubis, telle qu'elle est exposée ici, comporte 
l'examen de quatre éléments : la variété (padmaràga, kuruvinda, sau- 
gautlhika), le volume, l'éclat et la provenance. Il n'y a de difficulté sérieuse 
qu'en ce qui touche l'éclat. Autant qu'on peut le deviner à travers les 
incertitudes et les incorrections du texte, voici les grandes lignes du 
système. On évalue l'éclat en le convertissant en poids : le poids employé 
est le grain de moutarde blanche (sar.sapa). Comment établit-on cette 
équivalence? Il semble que le procédé à suivre se trouve énoncé dans 
la stance 215, mais en termes trop vagues pour qu'il soit possible de s'en 
leudre un compte exact. Jusqu'à concurrence de 20sarsapas, l'éclat e>tdit 
kànti, et le rubis, selon l'intensité de la /•dntl. est appelé ùrdhcacarti, 
pdrçcaixirti ou adlioeartl. A partir de 21 sarsapas, l'éclat est dit raiïga, et 
le rubis qui possède ce degré supérieur d'éclat se nomme kàntlranga. 
L'unité de volume est de 3 yavas : en voici les prix, suivant la variété et 
l'éclat de la pierre. 



padmaràga 
kuruvinda 
saugandhika 



ùrdhvavarti 



210 

1:^8 
105 



pàrçvavarti 



158 
105 



adhovarti 



105 



500 
250 
125 



Le texte est assez explicite, en ce qui concerne les variations de ce prix 
initial. 

233. d] A. B. C. R. vinirdiçet. 

234. n) R. jàto. — b) A. B. R. dhâryate yadi. — c] R. labhet. 

235. a] R. komalatvam. — c-d) C. prasamsiddhan.i gurutve padmarâgajam . 

236. c-d] C. anyouyam gharsayed ratnain yad açuddhani tad vipadyate. 
R. laksayet sthànasamyuktam ubhau... 

237. a-h] R. naçyate jàtyâ jàtir bhàtim prakàçayet. — c-d) D. likhyate 
tena tad ratnani tam dehani ca parilyajet. — Ce çloka mq. dans C. 

238. b) B. lak.sanair vàpi laksayet. A. laksanair va vilaksate (R. vilaksyate). 
D. vajrenaiva vilikhyate. — c) R. na càuyair laksyate laksyam. — 
d) C. çaslrair (D. çatair) vàpi na lekhayet. R. rànair nàpi vilekhayet. 



AGASTIMATA 235 

241. a) A. B. mahàiiilà sadà. 

2l.i. a-h) A. B. R. patile locane yatra taira jcàtà maluikaràh. — cj A. B. 
simhalasyàkarajàii. R. sinihalasyâkaràd ye ca. 

244. Les pàdas b] cl d) sont iiuerverlis dans A. B. R. 

245. a) C. rartyulokàkarau. R. siiiihaliyàkaïau. 

246. a) R. caturvarnain vijàiiiyiit. 
246-24S. C. 

catuidlià uilani àkhyàtam varnabhedena sùiibhih 
utpatiir viçisà tasya àkaïadvayayogatah 
çvetanilain vaktaiiilam pitanilani athàpi va 
krsnaiiilas tailià jùeyam bralimanàdikrameaa tu 
kaliiig-ajà indrauilà gava caksurnibhà bhavel 
kaliiigàdhanià nilàs tu senacak'^usamadyutili 

243. «) R. kàlapùràkare. 

249. e-f] R. yat punyam... dvijaih. 

252. a] R. abhrikà. — b) C. karburàtràsa R. bhiuiiake. — c) pâsânakam 
sat ca. 

253. d) R. vidyulpàto pi. 

254. a) C. dosakarbura. 

257. o) D. bhinnadoscna yuktasya. - d) C. dhrte va maianam bhavet. 

258. c) R. keçesu 

25!». a] C. dosapàsànam. — b) C. manitiiadhye. D. (lo';;0 oi?dhye. 

260. (/) B. dosàa uktvà suvistaram. R. çinudhvani. 

261. il C. D. raùjakab. 

263. (/) A. B. R. dbavali. C. kavali. — Noie de R;\m Dàs .'^en : '• dhavali 
dhavaviksapu-^paiii riiiakarpùram va. » (l'\^■ ne donne point ces 
sens.; 

261-.2(3J. C. 

atasipuspasainkàoà pitakantiiasamadyiiti 
gaulocanasamah kànti chàyà caikàdara sniriàij 
alipicchasamadyoti oirisakusumàkHib 
indivaranibhà kecit rukakantbasaniadyutiii 

265. C) R. kisnendivarabbah. 

269. d] C. D. nànyaiejo pi banti ca. R. na tyâjyo by api hanti yab. 

274. c) A. R. ekaniùlyan^i va. — d] A. pancàd vàpi. R. pancàçad va. — «"les 
2 pàdas mqq. dans C. D. 

275. Comme pour le rubis, le prix est doublé chatjue fois que le poids du 
saphir augmente de 3 yavas : eu doublant 8 fois le pri.\ initial, 500, on 
obtient en effet 64.000. 

277. c) C. D. taibà ca succhàya. — d) .\. C. D. R. erayant. 
Stance indravajrà. 

278. a] A. B. gharmànieupuspani. R. '^«^uskan^i. — h\ D. raçmitaptam. — c) 
E. pràptavivarnarùpani — (/i .\. B. su(Hptib. Il bbaven na diptib. 
Stance upajàti. 

279. a) .\. B. tusàrataptam. — b) \. B. suryàstamàne paripakvalùnam. R. 
sùrye 'stamàne... D. sùryàpiamàne paripuksaliinam. E. sùryàstame 
yat. (Il faudrait sûnjdstaniane : mais alors le vers serait fau.x.) — c) C. 
na pànduram komala". R. àpàndudurvài'ikura". 



236 VARIANTES ET NOTES 

280. b) A. B. drçyante ca vasumdharàh. R. drryante ca prtliagvidhàh. 

281. d) C. D. puruso bhavet. C. iti çriratiia" mahàiadranilamanisyotpatti- 
caturvarnaviçesadosagunanirnaya-ekàdarachàyàlak^anainolapramànani 
bâlavrddhavarnano caturlho 'dbyàyali. 

282. Ce çloka mq. dans B. 

283. c-d) C. tasya grhitam ca palani vàsukeuàsuràdbipah. D. tasya gibataiu 
tu pâtâlapàtàlapatinà tadà. 

284. C. D. grbîtvâ tatphalani vegât yàvad gaccba (D. gaccbet) svam àlayam 1 
sa drstaç cântirakse tu paksi ràjam upàgatab. I| 

« Saurib sùrybbràtâ garudah. >■> (Rcim Dâs Sen.) 

285. R. tasya vegagatim jûàtvà. C. D. E. tâvat taksyena (D. tàrkseiKi. 
E. tàrksyena) sanismrtya janauimoksakâranam | tatsamipe yadà drstani 
uiùrcbitah pannagàlhipah | gatibliangas tadà jàlo vibvalo bbràntaceta- 
nab (D. vântalocanali). 

286. d) C. D. parvate durdbare.'^u ca. 

287. a) A. B. puradyuvisame. C. turuske visame. D. turaska visama. E. 
turu.skavisaya. R. turuskavisaye. 

288. a-il) d. D. rrestbàkarâ jàtà mabàmarakatasya va iD. ca). 

289. a) C. dosàb sajita gunàli sapta. 

290. c) A. karkaro. R. çarkaro. — d) C. sitbalaç. 

291. d) C. D. lalàte mastake tatbà. 

292. a) C. D. bandhavaih saba vairain tu. — b) C. dosapàsànadbàranàt. D. 
pàsâne samyute pi ca. 

294. a) A. B. R. sarvadosais tu. C. siibalena tu. 

297. a) A. B. sucbàyam guru vaniani ca. D. svacchani guru suvarnam ca. — 
a-d) C. svaccbatvaip ca gurulvani ca suigdbatvam pindagauravam | 
haritam ranjakaip kàntain saptaitai marakato gunàli|| 

298. a-b) C. padmapairagatab svaccbo jalabiudur yalbà bbavet. — d) A. B. 
R. uinnalam guru sambbavet. 

299 a-b) C. vas tu bbàskarasamparkvàt baslanyasto mabàmani. 
C. l'ait suivre ce rloka du suivant : 

çuklapaksauibbàb kaçcit jayaritipatrakomalà 
tuUhakasya bhavet kànli oàsapiccbasamadyutib 
evaip babuyidhàb kànti drçyaute harite manau 

Viennent ensuite les st. 310, 306, 307, 308 et 309 de notre texte, puis les 
deux suivantes : 

tàdrgvidbàni ratnàui gunasaptayulàni ca 
kâlakùtàdikab sarve visavegahate dhruvani 
hiyate kàntibhih kâle kâkinîbhir mabàmani. 
vikriyate mahitale svarnakotiçatair api 

Stances 311-312. Puis: 

garudodgàraç canidragàvo vamçapatra caturtbake 
catvàra syur marakalàh çuddbà tad visadarpabà 
caturvidbaip ca van maulyani padmaràge prakiriitam 
tatbà marakatasyàpi cyàmàlpe maulyam àdirel 

301. a) D. bbujamgarisupaksàbbani. — c-dj R. baritkàcanibbam kimcit 
çaivàlasamuibham bbavet. 



AGASTIMATA 237 

302. h) A. B. sadvidliaiii pistivarcasam. 1). kliadyota^ainavarcasaïu. 

Entre les deux hémistiches de ce^doka, A. B. ont le suivant évidemment 
interpolé et que nous avons retranché : 

l.hànukarkarake sihilvà va chûyâ (;abalà hliavel 

La st. 302 est remplacée dans R. par les deux suivantes, où se trouve 
aussi l'interpolation signalée : 

kimcit çâdvalasainkàçaui tallui bàlaçukasya ca 
paksàgravarcasam tadvat khadyotaprsthavarcasam 
bhânukasya kare chitvâ yâ châ\à savah"i bhavet 
kinicit çirisapuspabhâ châyà castavidhâ smrtâ 

303. (j) B. tribhih çabalikâ. D. tisrahbhih çyùmalikâ. 
303. a) R. kà châya. — c] H. kusumasyaiva. 

306. d) D. nîlaçyàmalà. 

307. c-cl) C. çirisapatravad bhàti vijneyà çvetaryàinahi. 
30S. c-d) C. tadvarna çukapiccchasya vijneya pitanilat)hah. 
309. c) C. D. kàiuimadhyam. R. kàntiman madhye. 

3J0. c-d) C. D. vijfieyâç caturvarnah. 

312. 1/) C. purà maulyaiii ca yat kriani. — d] C. yathârthàiiupramànatah. 

D. yaihàrthani tu 
31(5. d) A. B. R.. yàvad gàlràstakaui bhavet. 
318. a) C. yavaii-. — C. fait suivre la st. 318 de celle-ci : 

garudodgàrakaiu rainani sarvalak'^anasaiiiyutani 
dhàryat<' tad visani nasyât dlianado madanoltaniah 

319 a) C. sado^apadmaràgasya. 

Suivent dans C. 2 stances qui terminent le chapitre : 

kartrmatvam yadâ ratnani samdehotpadyate kvacit 
gharsiyàt prastare ratnam yah kàcah lad vipadyate 
kathito naikadhâ ramgai yan maulya tutthake hi tat 
bhavet panca(;;atam maulyam varnçapatre tadardhakam 

iti çrîratnapariksàçàstre agastirsipranîte mahàmarakatasyotpailicatur- 
thajâlinirnayagunadosachàyâkathanacaturvarnaviçesamaulyapramâna- 
varnano nâma pancamo dhyàyah 

320. c-d) R. tathà ca vardhate raûlyani m.indaii dràk pradàpayet. — d) 
A. B. yugânâni caiva. 

321. a) D. dànavendrabalasyângàu. R. dânavendrâvanityâgàu. 

322. Le titre est emprunté à D. Les autres rass. n'en ont aucun. R. atha 
prakîrnakam. — a) .'\. B R. sphurantidâdimî. — d) A. B. R. na ca 
rangas trirangayoh. D. navarangam surangakam. 

323. a) D. kanakâbham. A R. virûksam ca. -- h) A. R. meghais tan 
nilakûdhikam. D. meghanîlam sugandhakam. 

324. a) A. B. R karasphntika. — c) A. B. laksà tatvena. R. laksyate tena 
laksyam tu. 

326. b-c) A. B. R. sarvaih sphatikasainjûakam | tayor bàhyilni. 
328. il) A. R. gomedasphatikaprabhani. D. sphatikam tathà. — c) D. paûco- 
paratnalasanani. 



238 VARIANTES ET NOTES 

329. b) D. mauktikasya. — c] D. drçyale. 

331. a) A. B. R. gàtràstabhio. — c) R. adha ûrdhvam. -- d) A. B. karma 
madhye niyojayet. D. mûlyatn eva vinirdiçet. 

332. b) R. çobhakrt yathâ. — c-cl] R. dhâryatvam ca pramânena teuaiva 
dhara ucyate. 

334. e-/) R. sâdhyate tridaçais tasmât pat'îksà ratnavijjanaih. 

335. a) A. çUalao. R. çîialaç ca talâçoko. — b) A. merubhaùge. B. 
meruçiûgaih.— f') D. bandhiikakusumàbbani ca.- d)B. mangalyânâm 
vibhûsanaih. R. mangalyâni vibhùsanâ. D. devàiigulivibhùsanain. 

336. b) B. margalatrayam. R. màrgatah svayam. — c) B. caturvarnà. R. 
caturlho jùair. — r/i A. laksaç. B. yajûo rgbe lakào. — Le 2"^ béni, 
mq. dans D. 

337. a) B. sadvidbâ samjfiâ. D. devânâm sadvidbà jâeyM. — b) B. 
kantbastbàbbaranam çubbam . D . karnâbbaranaUàrakâ. — d] R. 
mebab . 

338. a) A. R. caturvidhà çikbà trini. B. catnrvaktrù... — b) A. R. paûca- 
mam ca iti smrtam. B. tribbiç caiva krtab sinrtab. — c) A. R. kanthâ- 
bbaranakam drstvâ. B. kantbâbbaranâslam ekenau. — d) B. ratna- 
çâsire py udâhriab. D. ratnaçàstresu nâkinâm. 

339. a) B. D. miçrakani baddhayâ. — b] A. R. sàratbir ucyate. B. soktam 
ca ucyate. — c) A. kantbâbharana deyâ tu. R. kanl.hàbharanake deyâ. 
D. kanthâbbaranakani stbàne. 

310. n-b] B. paficabbi*: tu mabàratnaih kaiiakaib svarcitàni ca. D. niabâratnàni 

paficaiva svavainajatitâni ca. — c) La leçon du te.xte est celle de R. 

A. vabnaktàni. B. babunyâni. D. bahùktena. — d] B. tatsaipjnà jnâyate 

budhaih. D. samjnâyà khyàpayed. 
341, a) B. vaiiH-ârnabbagavittau. D. karnàbbarana tadvittau. — b) D. 

viçàradaih. — d] D. svavarnajaliiais lathà. — Le 2" bém. mq. 

dans B. 
A. fait suivre la st. 341 de la souscription : « iti agastiraatam samàptam. » 
Mais les 4 çlokas suivants ne peuvent se ratiacbor qu'à ÏAgastimata : le 
début du Ratnasaiprjraha, qui suit dans ce ms., est clairement marqué 
par les mots pranainya paramam brahma. Celte division est, du reste, 
confirmée par R. — B. arrête, sans aucune souscription, le texte de 
l'A .M. au 1"^ bémisticbe de 341 et passe à la Lafj/mratnapaiikfid : carna- 
raçmi, etc. — D. place entre 341 et 342 la souscription de YAgastimata et 
le titre de départ du Ratiiasainr/raha : « iti çrî agastimunipranîtaratna- 
pariksâyàm spbatikapariksà samâptâ 1 atba ratnapariksâsamuccaya pra- 
rabhyate. » 

343. c) C. kuje pravàlam ity uktam. 



NAVARATNAPARIKSÂ 



2. c) La leçon upa incror est suspeeto, d'aiilaiit \\\\\< que le pàda c] a une 
syllabe de trop. — Hàdarikâ est, aujourd'hui ISadriiiàtli, dans la province 
de Srîuagar, surla rive occidentalcde l'Alakanaiulà. (li. Mitra. iVol/ccs, 
V, p. :s9.) 
7-S. Les pàdas 7 c-d) et 8 a-h) semblent inierpolés. 

31. Je ne sais ce que signifie (ji-dmanc tan niyojaijet. 

43. d) T. viprajàter vidhàraiiât. B. çûdrajâter lii. 

48. d) B. samjnayà. T. san_isthitàh. 

54. d) B. T. samslhità. 

57. /;) L. janayed dliruvani. 

00. c d] L. mauktikani labhyate çrestham âkaresn kalau trisu. 

6:?. d) L. mandadiptibhani. Selon toute apparence. I.nmhoja d îsigne ici le 
Cambodge, dont les éléphants sont renommés. 

64. Var. L. kolakan_ikolasadream . 

66. b] L. kaùkola. Uanliola n'est pas identifié par PW. Mais, d'après 
ÏArjastimata, 190-1'Jl. kankolaka z= /.-ainbaji/j/tola. /.amboj î =z Ahvus 
precatorius. kankola serait donc synonyme de f/KnJâ. 

71. b) H. pramuklikam. L. tasya jàtasya mauktikani. 

75. daçn. Dans les stances qui suivent, il n'y a que 9 djfauts éuumérés. 

81. d] B. T. tasya kiriir bhavet sadâ. 

84. b) B. T. khandasambhinna. 

87. c) L. bhraraarekhâ. 

93. c) B. paladvaye. 

99. d) T. tac chrestliani syàd yathottaram. 

104. d) T. bahumûiyata". 

105. d] T. tumburaiji. 

110. c) B. T. tumburu. — d] L. nilagandha. 

111. b) B. tumburodbhavam. 

115. a) B. dugdhena samaliptani tu. I,. dugdhena ca samàliptani. 

116. L. komalani. 

116. c-d] B. T. dhûmrani dliûmrasamâkàrani vaidyulani bhayam âvahet. 

117. c-d) B T. dhùmrani dlu'imrasaniàki'iraiu vaidyulani bhayam âvahet. 

118. c) B. T. api pràpya. 

119 (après atiraktaîd].T. iti mànikyam aiha padmarâgah. 

IjJO. a] T. sampanne. — d) T. âyur dhanani. 

121. a) B. châyâ yâ. 

124. a) B. L. lâksî. — b\. B adhakak^îravamabhà. 

13;\ b^ B. lak^vate. 



240 VARIANTES ET NOTES 

135. Dans ce çloka et les deux suivants, tous les adjectifs sont au sg. féuj. 
sans aucuu substantif exprimé. Ce substantif (pb. chdyd) se trouvait 
sans doute dans un çloka qui est tombé, soit avant 135, soit après 137. 

138. cj T. yasya debe. 

139. b) T. ksîram tan. B. k<irani cen. 

Rai'inandana — Rnrija. Saturne. Le sapbir est consacré à cette planète. 
Cf. a 173. 

143. f) L. spbotaka syâ sapidakani. — (/) R. T. (Uute. 

144. c/] L. vyàdhis tena prajàyate. 

145. b) B. T. putraçokapradain dbitam. — d) B. bbayâvabam. 

146. b] B. T. tato mrtyu". 
152. Ce çloka paraît interpolé. 

154. h) T. stbûlam (an lieu de sracrham]. — c) B. T. (ici et plus bas) surya- 
kântani. 

155. b) B. dliamati. 

157. d) B. T. "kântikam. 

158. b) L. niiakâmbike. 

161. b) T. goraùtraugha. — d) L. kathitam somabbiibhujà . 
16:2. a] B. T. setau sagaramadbye tu. 

167. b] L. vibbîyate. 

168. c) L. vipraratnajnai.1. — d) B. vijneynni kitrimani budliaib. T. vijnâ- 
nârtbam tu kitrime. 

170. d) T. prayacchauti nirantaram. 
178. c) T. cùrnam. 
179 a) T. çitatvena kasàyena. 
180. a) T. tilakam nîli». 



RATNASAMGRAIIA 



1. />) D. E. kumbhajena mahàtmanà. — n) D. E. devasamûhasya. 

2. h) D. vajre. — cl] D. E. nilain (au lieu de /.-rsiiam). 

3. b) A. B. caruca (au lieu de cdrahn, D. E.). — ci) A. B. piiojjvalaçobhi- 

nàni. 

4. h) D. lohitaili. E sphatikaiç c.àlilohitaih. 

5. c) D. E. pàrc^vesu- 
9. c) D. E. snigdhah. 

11. a-0) D. E. nilàh sarvottamà jùeyàh siinlialc surasiiidliujâh. 
13. b) A. kitapaksa. — c] A. sindhu. 

15. a) D. lasano (et plus bas, lasana). — d) B. vipulàlcso prabho. D. vika- 

làksi. 

16. c) B. çarikiiapadinasamo uiyo. D. "--.amàno yo. 

19 c-d] A. rucakali çyàmalacchàyah sa garbharucalak<anah. 
20, a) B. drster. — d} B. kisnain syàd visa'. 

22. a] B. tai tad varnaviyuktatvàd sphntikàd vàpi nirmalàin (D. nirmitam]. 
Colop/ion. — B. iti sarvaratnam. D. ili sarvaratiiaparik';;â s:>niàptâ; 



1. Les ms3. sont les mêmes que ceux de V.Xrjastimaia (p. 77). 



16 



MANIMÂHÂTMYA^ 



1. a) D. E. çikhare ramye. — cl) B. maninàni laksanam çubham..- ..a r 

2. a-b)Û. maniiiiim laksanain brùhi siddhidam punyadehiiiàiu |1 -çiva 

uvàca II ràtuaparvatà, 'ctk (= st. 8. - Les st 3-7 mqq. dans ce ms.|. 
— (/) gatalvilbisàh. : 

3. d) D. E. labhaale mauavàh prabho. .'. 

5. a) D. E. drstirogani. — c/-ej prasàdât tvam ' maliàdeva sphutam vada 

yaihâprablio. D. E. yathàkn».uam. 

6. b] A. tvayâ ca paripiçchaij d) E. vaksyàrai. jr 

7. o) D. E. puràham devl guije. — r) D. E. gato raraye. . ^ 

8. f/) A. maksaki suravanditah. B. kâmcikà suravandiiah. E. sardadeva- 

vàçainkarah. 

9. c-d) B. rogaraukto bhaved rogi nirto yâti panlm gatini. ■■ • - 
lu. b) D. E. pùiyàni kurvaqli mànayàh. — (/) D. E. darçanasamsthitara.^ 

Ija st. 10 mq. dans B. 
11-13. Le 2' hémisticbe de 11 mq. dans B. — 11-13 mqq. dans E. t.. 
12 mq. dans B. E. — Les pâdas b-d de 13 mqq. dans B. et lastauce 
entière dans E. 

14. b-c) B. pûrnàyàni piijanain caret 1 sarvàrtbai?iddhim àpnoti. 

(La st. n'a que 3 pàdas.) ....... . .-■..•-!.' 

15. c) D. sa tirlliasiddhisanipànnanu (É. san.ipannàh ) 
La st. mq. dans B. 

16. b) A. B. çokam. 

17. a) B. garudasya. — 6) B. manikàlà. — c) E. viniçrità 
Les pàdas c-d mqq. dans B. 

18. c-d) B. bhogamoksapradàh sarve upàyaip grabane çvnn. — d) D. E. 

dosavinâçakàh, . - 

19. Mq. dans B. 

20. a-b) B. kidrçam ca kathani dànam pùjanaipknn kriyàpi kà. — d) D. Ei 

vada çamkara. 
Les pàdas c-d) mqq. dans B. 
21 b) D. E. sarvapàpapranàçaiiam. 
22-23. Ces 2 stances n'en forment qu'une dans B : 

ksetrapàle mabàrairyam (?) pûjayct pbalakàiiksnyà 
sarvadiksu baliin datvà vidbànena man,i pùjaydt 



I 



1, Vov. la liste des m?s. p. 203, 



MANIMÂHÂTMYA 5J43 

24. 0) E. surasamanvitah. — c) E. tato malianadiin L'alvà. 

25. c-d) B. ratuâiii viksya kartavyain grhilvâ tu parilvsanam. 

26. a-b) mqci. dans lî. 

27. li-r] D. E. pitarckliàdharas taihà | ralctarekliâsaïuâ} uklah. 
27-28. B. y substitue cette uni([uc slauce : 

çvetarekliâraklarokliàpilakrsnarekhàyutah 
uilakanUiah sa vijùeyo bliogado jùàuado 'labliah 

29. (/) E. evelabindu. 

30. a) D. E. krsiiarekhàsamàyukto. — h-d) B. vilvalasamalocanah ' | 

dlianalàbliàya sa jfieyo raktavarno rtliakàyaki't. 
.31. a) D. E. parada. — //) A. iiidranilasanuidl)liavab. 

Dans B., les st. 31 et 32 a-h) ne sont représentées que par les 2 pàda ■ 
suivants : , 

dyuiinifiii iiidranilotthah rvetarekiii'iyntah visnuh '"' 

33. c-d) B. çvelarekliah svacclialj gunànfini akaro gadfln lianti. — (/) D, 

svaccba iti snirtab. 

34. b) A. savyàpto . . .rataib. B. san.ikb> àto. — c-d) B. àstakakulajo 

banti visan^i vàH pi cet tu yab. 

35. a) A. sàraiiisàgaramatprabliudyulidbai'O nialîobliavittàkrtib. c) CD. 

praksihina. — C. visani varanam. — (/) C. D. yat sarvan_i vitataiu tathà. 

Le pàda c) (tatjti-aL.fdUta...] est, dans les niss.* en tète de la stance. 
Nous l'avons transporté au 3" rang, où il parait mieux îi sa place. — 11 y a 
un pàda de trop, pb. le b" {fain'ii-àinc...) (pii manque dans les mss. C. D. 

36. a) C. D. keoin nilapadàs tato ninarucab kccic ca vidyutprabhàb.— //) C. 

kecil kàncanasaprabhàb. — c) C. 1) diuvidliàbaddbo. D. bahuvidbo 
. baddho. 

37. d) C. D. prakbyàto babujà'asiddbijananaib. 

38. c) A. rane. B. rago. E. ru no. 

39. b) D. rekbàbbib suprakàçakah., ■■■■■ -. ■ «r ,„,,'..k' 1 
44. A partir du i' bémislicbe de cette stance, B. diffère sensiblement des 

autre mss. Le plus simple est de reproduire intégralement la fin do 
l'ouvrage dans ce manuscrit: 

çvctabindur dbuktajirnam kurudvcpyatrirvidukali (?) 
raklo rekbàugaçuddbaç ca ii[r^dbvànge rakla eva ca 
netraçùlain j-aktaçùlan.i banti kinu'it tu raktakab 
çuddba<pbatikasan,ikàçab vi'çcikànàn_i vi^àpabab 
raktam arddba ca krsnàrddban.i çvetaip kin.icit sa sarpajani 
visan_i banty atba pilàngab pitarckbab ^ilo pi ca 
saivavyàdhiharo tbàpain paripànàd visàpahah 
rakto nànàbinduyukto tejasvi visanàçanal^ 
bindunàlibo mabàkàntib krsnaljinduvibbiisitab 
sarvarogavinàçàya niànjisthapitavarnakab 
tàmrabindur vyàdhibaro bhùtajvarabaras tathà 
dàdiniipuspasan_ikà(;an_i krsnabindu subhàgyadam 
bbramarekbàyutani càtha kundàbhain vartulani vi:}àiï 



244 VARIANTES ET NOTES 

hanti gajàUsibbam vidâlàksaprabham (sl<-) 
tàrks\'atulyaiu mahàtejàh pùjanîyam prayatiiatah 
lirthakàras lutetàr {corr. sutejàç) ca dyiitimàn iti dyçyate 
saraastavisahà jfieyah sa manir grâptakovidaih (?) 
iti ratnàdipariksàçàstre 'stamo 'dhyàyah 

46. b) D. kiipcid raktaç ca pîlakah. — (/) A. kâmikah. 

53. a) C. bindunà bbaumakàntir ca. — c) E. vinâçàya. — cl) C. dhrte 
saubhâgyadàyakam . 

55. cl) E. çubhrarekbàyutah priyah. — c-d) C. çubbrarekhàs lu saiiiyuklosa 

saubhàgyapbabipradah. 

56. /;) A. tulâste. E. tulyam te ca yuta priye. —cl] D. syàu manir. E. sa 

manih. 

57. c) D. E. làrksyasya tejasà tulyali. --cl) D. E pûjaniyab satàin sadà. 

Après 57, le texte continue et se termine comme il suit dans les mss. 
D. E. 

mayûracitrako nilali kimcit spbatikasannibbab 
sa bbaven maniràjo sau manobhistaplialapradah 
çukapak'^asamànaç ca çvetabinduvibbùsitab 
sarvavigbnaharo nityani mayoktas te varànane 
jvalatpâradavarnàbbah rvetarekbàvibbùsitab 
svacchandajivitam tasya kurute nâtra saniçayah 
sarvavarnadbaro nityam nànàrekbàvibbùsitah 
artbakàrye titejasvi bidâlasamalocanab 
anekacibnarùpena drçyanie maninàyakâh 
sarve ca tàrksyarùpâç ca sarve te visamardakàb 
udare çvetavarnaç. ca krsnavarnac ca prstbalah 
ahirùpo bhaved vas tu sa manir visanàçanab 
etad devi maya khyâtani manimàbàtmyam idiçam 
jnâtavyam raanijaueua (E. "yatnena) sarvakàrye^u sarvadam 

' (E. "dà). 

Colophon. D. iti manipariksâ samâptâ. — E. iti agastyarsipranite ratnasa- 
muccaye manimâhâtmyani samAplam. 



FIN DES VARIANTES ET NOTES 



INDICES 



ï. - INDEX DES MOTS SANSCRITS* 



amçu. 9. 

amçumàlin. 138. 

alq-triina. 21. 

a/dedjja. 180. 

af/asti, arjasljja. 79. 137. 

ofiuna. 19. 107. 200. 201. 

agnihàraka. 138. 

agra. XXVII. 7. 9. G2. 148. 151. 

" 195. 
*ahka, 137. 

aiicja. 84. 87. 102. 182. 199-201. 
angàra. 199. 
accha. 56. 161. 
acchatà. 28. 
ajâti. 115. 
ajâtija. 13. 
o/'/ya. 171. 
anjana. a) anlimoino. 54-72. — 

'*b)137. 
aiasî, Linum usitalissitnuni. 65. 

120-122. 163. 187. 
atipusti (tejotipusli). 50. 
alirakta. XXXIV. 106. 111. 130. 

155. 184. 



atira/daka.dl. 

aliraklatâ. XXXIX. ICI. 

atiràga. 72. 

atirucilqH. 197. 

atiçudd/ia. 54. 

atisùksma (mauktika). 22. 

adàliga. 180. 

adlptitca. 44. 

adrikarnikà, Clitoria Teriialca. 

163. 
adhas {=adhorarti). 113. 
adhojijotis. XLI. 
adJiotnuklta. 87. 
adhoranga. 128. 
flrf/zoca/i". 111. 184. 234. 
anardhin. 183. 
anumauktilai . XXXVI. 
anekanarna. 13. 
antarbhaca. 82. 
antarhheda. 35. 36. 
antaliprablia. 72. 
a/irf/im 28. 106. 114. 153. 196. 
apabliciktànga. 199. 
'■■■aparàjita. 138. 



* Les c'iilïres renvoient au.*: pages. Les noms de pierres sont préccdôs 
d'un astérisque. Les racines sont imprimées en petites capitules. L'mde.v ne 
comprend, en principe que les leçons du texte, e.KceptionnellenuMitqnclqiies 
variantes. 



246 



INDICES 



apasavjja. apasavyâ reklu'i. 83. 
apasavyakal.i parivartah. 150. 
apidika. 18G. 
apratibaddha. 37. 
abhedija. 62. 90. 115. 180. 
ahhra. 196. 
abhraka. 40. 118. 162. 
abhracchâya. 118. 
abhvavat. 162. 
amala. 9. 125. 
amrtasrâcin. 138. 197. 
amZa. 181. 
ayas. 12. 

arajaska. XLIV. 166. 
aratna. 173. 
ara/ia. 138. 184. 
arunâ. 49. 
rt/'cna/m. XLIV. 125. 166. 

argha. 67-69. 

arci. 17. 

«rc/.s. 28. 35. 

arcifimat. 72. 

arcismatlâ. 28. 

ardhaka. 231. 

ardhaguccha. 70. 

ardhamânavaka. 70. 

ardhavùpa. XXXIII. 23. 

avdhaliàra. 70, 

avdhà. 67. 

alainkâva. 12. 

alamkrti. 197. 

alekhya. 184. 

alpaharita. 125, 

avakraka. 193. 

atadâia. 8. 

acabaddha. 31. 

acabhàsa. 7. 9. 27. 36. 39. 43. 

avabhàsin. 40. 

acHta. 22. (avrttavalaya) 155. 

aoedhtja. 69. 

(ivaiçadr/a. XL. 185. 



aç«6/m. 59. 82-84. 158. 
açoka. a) Jonesia Açoka. 61. 

108. 130. 159.167.184. — *b) 

Nom d'une pierre. 138. — c) 

Nom d'une parure. 132. 
açobhana. 160. 
aços^tja. 180. 
açmagarbha. *a) Émeraude. 

XIX. — b) Défaut du saphir. 

163. 
açman. 196. 
ûçra. 180. 181. 
astadala. 83. 
astaphalaka. 180. 
astânga. 84. 138. 
astâçra. 180. 
asàra. 23. 
asiVa. 61, 65. 201. 
asnigdha. XLIV. 165. 
asphutika. 156. 
«A-am. IL XX. 5. 7.19.34.35. 

43. 44.46.61. 64. 79-81. 88- 

95. 96. 98. 106. 114-117. 

120. 124. 125. 132. 143. 146. 

152. 158. 186-188. 
âkaraja. — guna. 9 ; — viçesa. 

19. 30. 
ùkaratâ. 34. 52. 
à^d/nz-a. 7. 29. 41. 49. 60. 65. 

92. 152. 
âdhùmva. 74. 
ânîZa. 27. 120. (oçukla) 47. 
àpî^a. 15. 47. 49. 60. 96. 
*âbhamkava. 138. 
àbharana. HI. 12. 79. 132. 133. 
âjjasa. 34. 

draA-/«. 8L 97. 117. 
âraba. XXV. 195. 
ârabaka. 223. 
âracâta. 96. 154. 
âravâtaka. 153. 



INDEX DES MOTS SANSCRITS 



247 



aracâtî.XXXlU.'J'). 
ârâvati. 19. 
ârijaka..2^ï. 
ûlohita. 47. 

avaria. 83. 149. 150. 200. 
icchâ. 132. 
indragopa. 26. lOG. 
indvagopaka. 55. 210. 
indracchanda . 70. 
*indratiHa. III. XVI. XVII. 
XIX. XLII. 30. 39 42. 45. 
47.. 60. 118-122. 131. 133. 
137. 102-104. 177. 180. 190. 
.. 206. 

indràt/udha. 9. 13. 41. 
\Ks.parlhsay-. 40. 07. 148. 195. 
uccasthâna. 136. 
ujjrala. 10. 20. 50. 93. 195. 
ujjvalaica. 44. 
uj'calarw. 49. 
xi'fjvalita. 49. 
idtara (mauktika). 22. 
uttavadcra. 52. 
utluùfja. 9. 

i<^/)a///. XX. 79. 91. 103. 100. 
117. 125. 135. 142. 143. 158. 
179. 184. 180. 188. 

*«^/)flZa. XLII 1.41. 

uddJirta. 99. 

uddhfti/a. 100. 

unnata. 190. 

unmàpakrta, unmâpUa, unmita. 
20- 21. 45. Cf. saniunmâpita. 

uparatna. XV. XLV. 131. 134. 
179. 

upala. II. XLVII. 60. (°ratna) 
59. 

*ummûpuppha. (Pâli.) XIX. 

uragâ. 132. 

uru (vftjram). 181. 

nUekhana. XXXI. 12. 131 



urdlicagà (oliayâ). 83. - 
ùrdltcagûnùiû (bliû). 37. 
ùfditcajyolis. XLI. 185. 
ùrdln-acarii. XLI. 105. 111113,' 

127. 184. 234. 
rju. 22. 

eliaccliàija. 180. 
jeliadeçapvabhâcat. 23. 
chonga. 199. 
ekàr.aiï. 71. 
kankola. 239. 
hanh-olaka. 108. 
LauL'olt. 93. 153. 
•-■/.ajjopakkamaha. (Pâli.) XIX. 
hatliina. 41. 135. 191. 
IcaniaJai. 157. 
kantakàrï, Solanum Jacquini. 

27. 
kandnra. 193. 
hadalï, Musa sapienlum. 8. 01. 

75. 
Aa;j//«. 190. 
hamhii. 15. 

*karadra. XLIII. 41. 
karaaamjnà. V. 89. 136. 
/ca/'Aa. 196. 
/carAYi/'«. XXXIX. XLIV. 28. 

107. 160. 165. 186. 196. 199. 

200. 
/car/card. 40. 108. 118. 124. 

karkavâcal. XXXIII. 23. 
/cfl/-/c«çû. XXXIII. 23. 135.182. 

188.190.191. 
*karketana. III (prâcrit /caA'/ce- 

ma.) XVI. XVII. 49-51. 60. 

137. 
*karkotaka. 138. 
*karkoda. 135. 
karnakâmpila. 212. 
karnikàra, Pterospermum ace- 

rifoliura. 61. 190. 



248 



INDICES 



kardamcL. 1Q9. 200. 

karbunâ. 190. 

karmajna. 87. 

Mtman. III. 87. 1-20. KJl. 

kavm. XL. XU. 73. 21G. 

karmna. 21G. 

kalanka. 7. 195. 

kalanja. .X\. XXXV. 98-101. 

156. 157. 228-230. 
kalapura. lOG 111. 117. 19G. 
kalaçapura. 29. Cf. Additions. 
kalahaatha. 134. 
/m/»t/7«- XXV. XXVI. 60. 148. 

179. 
kalingaka. 195. 
kalingaja. 186. 
/caZa.sa. 50. 51.62. 73. 200. 
kalniàsa. XLIV. IGG. 
kâmsijacarna. XXXIII. 23. 
kdkapada. 62. 82. 83. 147. 148. 

150. 180. 
kàkapadaka. 7. 195. 
kàkârbhaka. 199. 
kàca. 12. 24. 36. 41. 44. 126. 

166. 195. 
kâthinya. 27. 172. 

kânti. 36. 68. 102. 112. 114. 126- 
. 128. 130. 134. 151. 163. 165- 

167. 169. 172. 170. 180. 184. 
185. 188. 189. 197. 234. 

kântimat. 22. 

kàntiraufja. XLI. 111-114. 120. 

kântlsarmpa. 114. 

kâmala. XXXIX. 107. 108. ICO. 

kàmalatoa. l\h. 

kcuja. 85. 108 109. 119.. 

kàrkaçya. XL. 185. 

kârsâpana. XXIII. XXXIV. 65. 

216. . . 
kàrsna. 34. 
kdrsnya. 29. 



kalapura. 159. ; 

kàlikâ. 30. 

kdlinga. 7. 80 116. 117. 

kàceri. 56. 

kàrmîra. 88. 

*kà^cujaka. XVII. 47. 

kimçiika, Butea frondosa. 27. 

111. 161. 
kirana. 35. 
kirli. 132. 
kilana. 136 221. 
kilatf. 87. 88. 136. 157. 220. 

221. 
kunkuma. 27. 96. 110. 111. 154. 
kunkumodaka. 161 . 
kutala. 190. 
kiinUia. 181. 
kandala. 1.57. 
kupj/a. 103. 
kuraiïga. 200. 
'N^uvucinda. XVI. XXXVIII. 

13. 30. 72 106. 107. 110. 

111. 113. 114. 159. 161. 184. 

185. 193. 234. 
-knravindqja. XXXV1I.26. 28. 
''^kuruvindahhava. XXXVII. 72. 
*A-u/a. XVII. 50. 
*/m/içfl. 13. 148. 180. 
kusuma. 132. 
kùpija. 231. . 
kùpijà. 21. 
krtriina. 24. 90. 104. 115. 173. 

183. 185. 195. 
krti'Linatca. 181 . 
hvtrimavatnaprakâra. 176. 
kvça. 155. 
^kvçana. XXXI. 
krçapàrçca. XXXIII. 97. 155. 
krçdnr/a. 87. 

kr-viala. XXXIV. 47. 66. 
keça. Q2, 



INDMX DFS MOTS SANSCRIT?^ 



konga^ 43. 

/co^/. xxvn.9. v^. si. i'.)5. 

kona. XXVI 1.82 87. i:îG. ll'J. 

181. 
kontara. 19. 
komala. XXXIII. XXXIX. :}:>. 

58. 9G. 18G. 18S. 193. 
komalntca. 130. 
kola. 15. 95. 153. 
kolaka. 2G. 
koçala. XXV. XXVI. 7. 80. 1 18 

179. 180. 195. 
kaabera. Gl. G5. °vâia. 19. 
kauçala. 7. 
kauçalnka. GO. 
^■kaustubha. 31- 138. 
kramahàra. 133. 
kcathana. 173. 
kvailnia. 172. 173. 
kvâtha. 17G. 
A-.s«m. 12. 104. 181. 
ksdlita. 173. 

*ksiratailasphat ika .138. 
ksoda. 90. 
khacita. 133. 
khanda. 73. 155. 
khandaras. 146. 
kJiani. Gl. 
khedà. 136. 
*gangodaka. 138. 
'*ga}idùcisai/a. 92. 
gadyàna. 231. 
gand/iamddana. 184. 
*£iandhasasgaka. XVIII. 
gandhdd/ii/a. 130. 
*garuda. 206. 
*garudamani. 188. 
*garadodgâra. 138. 196. 236. 

237. 
^arôAa. 130. 163. 
garhhapâkin. 231. 



garbldta 186. 191. 

,7^?//vr. 85. 8 '.. 88. 113. 132. 184. 

199. 200. 
girikarni, "ây?, CliloriaTornatca. 

39. 120. 
''■'girikàca. 44. 
guccha. 21. 70. 

r/u/Vo. XI. XXIX. XXXIV. 

XXXV. 19. 20. 26. 54. 57 

65.66.93. 103. 111.139.153. 

156. 161. 183. 184. 193. 196. 

229-231. 
gadiirûfja. 200. 
r/«7W. XXII. 6. 8. 11. 12. 19. 

21-23. 26-28. 30-32. 34-37. 

40. 41. 46 53. 57. 65-68. 73- 
75. 7J. 82-81. 88. 89.92.96- 
99. 106-109. 117-120. 124. 
125. 127 132-134. 138. 139. 
143. 14f;. 148-151. 155. 156. 
158. 160. 162. 163. 165. 166. 
172. 179-181. 186. 187. 195. 
199. 200. 201. 203. 230. 

*gunamâlin. 138. 

gunaoat.7. 8. 12. 22. 23.36.44. 

109. 148. 149. 156. 
guru. 11. 22.41.49.65.72.96. 

98. 102. 119. 125. 134. 135. 

152. 158. 166. 182. 184. 186. 

189-191. 195. 196. 199-201, 
gurutâ. 11. 

gurutca. 10. 11. 27. 28. 30. 85. 
109.115.131.156.161.163.181. 
gulika. 70. 
guhya. 61. 

grha (grahânâm). 136. 
grhita. 108. 
godhùma. XI. 
*gomeda. XVI. 131. 133-135. 

137. 174. 175. 179. 189. 193. 

195. 197. 



250 



INDICES 



*gomedaka. 12. 47. GO. 130. 171. 

.193. 200. 

gaura. 200. 201. 

gauraca. 11. 20. 23. 32. 35. 45. 

84. 172. 184. 185. 
graniln. XXXIII. 23. 222. 
^ran^/»7m. XXXIII. 182. 
GRAH. upagrhyante (dosaih). G. 
graha. 88. 136. 137. 
grahamudrikà. 175. 
ghatay-.lU. IV. 131. 
ghana. 28. 85. 15G. 190. 
GHARS. ghai'fiaij- . III. W. 

• 185. parigharsag- . 30. 
gharsana. 173. 
gharsita. 139. 

cakora, 27. 111. 184. 
eaturaçra. 139. 
caturmukha, 132. 
catuskona, 136. 139. 
^candrakànta. XIX. XLVII. 

137.138.197. 
*candrakânti. 167. 
*candraprahha. 138. 
CAR. vicdrarj-. III. 89. 103. 104. 

174. 
eâtukâra. 70. 
eikkana. XXXVI. 180. 184. 

• 190. 

eikvana. 134. 
ci7ra. 9. 26. 54. 182. 
eitraka. 186. 
eiirakolaka. 110. 
*cintâmani. 138. 

cz>7Va. XXXIII. XL. 12. 22. 62. 

69. 97; 155. 185. 186. 188. 

189. 191. 199. 
Cina. 55. 56. 
càrna. 35. 65. 67. 177. 
cùrnay-. 176. 
chadi. 200. 



c/mr/. 139. 153. 1G2.188-.' ■ '• 
c]ià!j(À. XXI. 40. 82. 84. ^8.- 93. 
97. 93. 102. lOG. 107. 109. 
111. 112. 117121. 124-127. 
148. 149. 152-15G. 158-103.- 
1G5-167. 169. 184. 18G. 189.- 
190. 193. 195-197. 199. 200. 
chàijàcal. 103. 

CHID. III. 

chidra. 28. 156. 157. 182. 199. 

200. 
cJdnna. 200. ... 

cJieda. 150. 
chedagâ (rekliû). 150. 
cJicdana. XXXI. 131. 
chedàcchcdâ (rekhâ). 83. 
jatila. 35. 
jathava. XXXIV. 36. 90. 97. 

124. 125. • 155. 181. Cf. 

jaratha. 
jada. XL. 107. 109. 160. 
jambivarasa. XXXVI. 
' jamhudvipa. 81. 
jamhù, Eugenia Jambolana. 72. 
jayanti, Sesbania a?gyptiaca. 

188. 
Jaratha. XXXIV. XLIV. 165. 

Cf. jathara. 
jarjara. 65. 
■^■jalakânta. XLVII. 137. 138. 

197. 
jalagarhhatâ. 182. 
jalanîla. XLH. 186. 
*jalahindu. 99. 101. 125. 131. 

152. 153. 157. 
jalasphotin. l^S. 197. 
javana. 49. 
javâ. 8. 26. 57. 216. 
jâtaka. 40. 

jâti. XXI. XXXI. 22. 28. 30, 
5 79. 81. 88. 90. 92. 103. 106. 



INDEX DES MOTS SANSCRITS 



251 



115. 131. 145. 148. 182. 195. 

^hheda. 134. 180. 
jâti. 96. 154. 
jâii/a. 13. 31. 
jirnacarno,' 122. 
jîvagrha. 136. 
jna. 132. 

jyoiis. 87. 120. 200. 
*jyotifikara. 138. 
jyotif^mat. 65. 
*Jyotîrasa. XVII-XIX. 60. 
*lcarakara. 137. 
jvalarùki^a. 96. 
tandida. XI. XXVIII. XXIX. 

XL. 10. 11.32.61.84.85.231. 
tamoviyuJîta. 64. 
taralaka. 70. 
tavana. 52. 
^a/a. 55. 84. 87. 
tàpitata. 167. 
tâmi'a. a) cuivré. XXXIV. 15. 

60. 64. 67. 106. 162. 182. 195. 

196. — b) = tàmraparna. 19. 

64. 
tâmraparni. XXXII III. 64. 
^dra. XXXIII. 24. 195. Cf. 

siitâra. 
târakadyuti. 156. 
tard. 199. 

'Hàrk.^ya. 188. 193. 207. 
^à/a. a) Poids. 99. 229. bj Pa- 
rure. 132. 
iàlaka. 177. 
tikma. 7. 9. 83. 84. 148. 180. 

199. 
tunga. 180. 182. Cf. uilan[ia. 
tut'thaka. 126. 128. 196. 
iumhava. 28. 29. 106. 114. 159. 

196. 
tumburu. 215. 
i liras ka. 188, 



tiirnska. 33. 124. 165. 

TUL tolay- . 157. 

^«W. 19. 37. 84. 87. 98. 90. 157. 

tulita. 32. 42. 45. 51. 

tusa. 29. 30. 

tmagràhitca. XLIII. 163. 

trnacara. XLIII. 196. 

trnaprota. 176. 

^e/«s. 17. 50. 65. 74. 

tcjastoa. 188. 

tejodliika. 196. 

^(?/om^. 65. 146. 

taila. 56. 176. 

torana. 157. 

tolana. 156-158. 

^aa//yrt. XXIII. 84-86. 91. 97. 

102. 103. 131. 180. 
tyakta. 103. 

tyaktqjalâ (iiiuktâ). 199. 
trasta. 62. 
trâsa. 7. 40. 49. 99. 100. 118. 

127. 147. 148. 151. 163. 166. 

182. 186. 195. 198. 199. 200. 
trika. 101. 230. 
trikona. 136. 139. 155. 
triputa. 63. 65. 
tviovtta. XXXIII. 97. 155. 
trisikta, 231. 
tryaçra. 12 22. 97. 155. 
tcis. 27. 34. 40. 120. 153. 161. 
danda. 157. 
dadhi. 65. 

dadJdcit. XXXII. 61. 
darada. 177. 

darthaka, dard/iaka. 103. 231. 
darpana. 112. 
c/a/a. 83.148. 151. 
dalila. 62. 
dddima. 2(5. 65. 216. 
cWf//m^ 109. 130. 135. 167, 

184. 193. 



252 



INDICES 



dàrvika. 21. 
(iàdldka. 213. 
dâhadosa. 41. 
difjdha. 62. 
dkihUi. 152. 1G2. 187. 
dïiiAra. 103. 

DÎP. aiidlpijate. 181. 183. 
dipaçikJid. 73. 
rf^p^a. 189. 

rfip^i. 8. 16. 29. 32. 35. 36. 45 
50. 81.94.115.122.135.153 
155. 196. 200. 
dlptibhâsura. 139. 
diplimat. 135. 196. 
fi2/'^/ta. XXXIII. 12. 97. 155. 
darviddha. 73. 
rfH.s^f?. 185. 183. 

dârpù, PanicLiin Dactylon. 188. 
damna. 118. 183. 
drdha. 200. 201. 
devaka. XLVIII. 57. 
dccacc/ianda. 70. 
decablimana. 24. 84. 
•"Jeiulnanda. 138. 
rfe//a. 55. 

(/o.sn. XXII. 6. 9-12. 23. 29.31. 
32. 35.37. 38. 40. 41. 44. 46. 
73. 74. 79. 82. 83. 86-89. 94. 
97. 106-109. 117-121. 124. 
125. 128. 132. 133. 138. 143. 
146. 148-151. 154-156. 158. 
160. 162. 163. 165. 166. 172. 
180 182. 183. 187. 197. 200. 
di/at. 109. 

di/idi. 17. 27.35.39.43.44.53. 
' 63. 72. 110. 112. 153. 163. 
193. 
drarija. 62. 157. 177. 
drifjanàçrin. 62. 
doicchài/a. XXXIX. 160. 
dripada. XXXIX. 107.160. 



dciràpa, XXXIX. 160. 
DiiAR. a) porter [un joyau]. 8. 
50. 63. 101. 107. 118. 126. 
137. 155. 156. — b) peser. 20. 
84. 100. — c) placer. 112. 
148. 
dharana. XI. XXXIV. 20. 21. 

47. 66. 67. 103. 
dliannatidà. 98. 
dJiavala. 56. 134. 189. 
dhâta. 12. 62. 72. 73. 
d II déucdda. 147. 
dJiàirî, Eniblica offîcinalis. 92. 

152. 
dhàrana. 6. 10. 11. 40. 48. 81. 
82. 98. 107. 109. 117. 122. 
125. 149. -iQ^. 201. 
dhàrà. 7. 9. 82. 84. 87. 151. 

180. 195. 199.1 
dhànja. 8. 15. 31. 36. 37. 158. 

160. 181. 
dliartjamàna. 38. 40. 
dhùmanirbhinna. 44. 
dJiùmavariia. 160. 
dhùmra. 107. 109. 160. 170. 
dhrta. a) pesé. 19. 21. 65-67. 
73. 216. — b) porté. 68. 69. 108. 
118. 119. 162. 164-166. 193. 
'■■■dhriikara. 138. 
dhrii/amàna. 9. 
d'ioajdkâva. 136. 
niksatrnmdld. 70. 
*naramani. 139. 
narmadâ 55. 
navanîta. 64, 
navaratna. 137. 
nàgavallidala. 136 
ndranga. 184. 
nikaraçirsa. 213. 
nik/'f^tacarna. 19. 
nikta. 223. 



INDKN. l)i:S MOTS SAN.SC1!IT^ 



2'.:$ 



nigava. G7. 

nighavf^ana. XXXVI. 

riimha, A/adirachta indica. (55. 

nirarcis. 28. 

nirgauva. 201. 

nivdala. 189. 

ni/-f/o,sa. 180. 183. 189. 

nirbhara. 193. 

n/>«mZ«. XXXIII. XLIV. 22. 

98. 109. 135. 153. 154. 15G. 

1G6. 182. 191. 195. 197. 200. 
nivmalaka. 138. 
nirmalatca. 9G. 148. 
nirmalaçr/àma. 182. 
nicida 93. 152. 
n/.sAY<. 223. 

nii^prahha. 182. 189. 190. 
«î/a. a) Bleu. XXXIII. IG. 44. 

50. G8. 93. 111. 117. 120. 

122. 135. 138. 139. 153. 156. 

159. 179. 18G. 188. 197. 200. 

201. — *b) Saphir. III. XVI. 

41.115.117.118-121.134.135. 

137. 1G3. 172. 174. 179. 18G. 

187. 193. 19G. 200. 
nilaka. 175. 
^'nllalcantha. 205. 
^nilagandhi. XVI. XXXVIII. 

159. IGl. 184. 
"^allagandlùka. 130. 168. 
nllà. 27. 
nîliind. 192. 

nllL 40. 42. 119. 163. 177. 
netva. 132. 
nepâla. 56. 

nairmaljja. XXXIX. 161. 
paû/ca. XXXIII. 23. 
PAC. pdcaj/-. 177. 
paùcakona. 136. 
patala. 40. 55. 118. 162. 
fada. 10\. 229. 



'■■padmaràga. III (luâfiit pafi- 

meràa)'.X\\. Wll. 26. 28- 

32. 37. 40-42. 44. 47. GO. 73. 

74. 106. 107. 109 111. 120. 

127. 128. 131. 133. 135. 137. 

159. 161. 168. 172. 176-178. 

184. 185. 196. 234. 
■padmaràgaka. 115. 
parikarman. XXX. 12. 
parikalpga. 73. 

jinrigrahn.H. Cf. samparigraha. 
paricchettar. 6. 
parid/idrana. 193. 
paricarta. 149. 150. 
pariçuddha. 6. 
parikmka. IV. 6. 88. 156. 169. 

170. 
parlk.sana. 12. 24. 
parlhm. 6. 40. 41. 104. 132. 

142. 173. 183. 187. 
parîksUa. 51. 120. 133. 
parikfiija. 59. 
parum. 23. 28. 53. 200. 
pala. XI.XL. XLI.45. 47. 66. 

73. 177. 
*pflc'.149. 150. 169. 
pavilra. 35. 49. 54. 68. 94. 
pdcita. 176. 
pâtala. 182. 186. 200. 
pàtalacat. 199. 
pàtalL 93. 153. 
pdndu. 47. 188. 190. 193. 
pdndura. 55. 135. 139. 
pàndtjavùta. 64. 65. 
pàndtjaliàtaka. 212. 
/)âc/a. 99. 229. 
pdralaukika. 19. 64. 
pàraçaca. 64. 65. 
pârasîka. XXXIII. 19. 95. 96, 

153. 154. 
pàrijàia. 132. 



254 



INDICES 



pârijdtaka. 110. 

pàrrca. 7. 9. 30. 113 (=pârçva- 

varti). 127 (cl"). 195. 
pàrçcdjj/otis. XLI. 185. 
pârçvaranjana. 119. 121. Iô3. 
pârçcavavïi.^UAll. 184. 18G. 

234. 
pàrçcavedhita. 102. 
pâmna. 36. 40. 47. 52. 108. 118. 

119. 122. 124. 125. 165. 
pài^ânatca. 172. 
pikkd. 67. 
pinga. 7. 81. 
picca. 67. 
pinjara. 134. 135. 152. 179. 

■ 189. 

pitaka. 165. 188. Cf. sapitaka. 
pinda. XXIX. XXXVl. 84-86. 

■ 121. 180. 181. 184. 185. 188. 
199. 200. 

pindamida. 214. 
pindaranga. 111. 
pindastha. 120. 121. 
pitla. 33. 34. 38. 123. 124. 
plta. XXXIII. 7. 49. 53. 61. 64. 

81. 83. 84.92.98. 106. 134. 

135'. 138. 149. 150. 154. 156. 

159. 162. 169. 179. 180. 183. 

190. 195-197. 200. 
pitaka. 22. 67. 189. 
pitatva.lO-'l. 
pitaiûla. 117. 186. 
pitaçj/dmala. 127. 
pitaçceia. 182. 
pivoja.'ka.Wm. 138. 
pUu. Careya arborea ou Salva- 

clora persica. 55. 
piîta/ca. 176. 
putapâka.XXXWn. 
pundi'a. 210. .. ' . 

*putrikâ. 36. 



I puvâna. 216. 

' -*pidaka. XVI. XVII. 54. 60. 
j • 138. 197. 
j *pmtikara. 138. 
: puf^pa. 132. (= pusparâga) 193. 
*pnspardrja. Voir pu.sjjardga. 
*pusgardga. III (prâcrit pus- 
sarda et non puppharâa, 
correction do Stenzleri. XVI. 
XIX (pâli phiissardga) . XLV. 
12.47.69. 131. 133-135. 137. 
169. 179. 190. 193. 195-197. 
200. 
; ^pui^i/ardgaka. 174. 
I ''''pu^ydkditja. 175.' 

pùrnn. 22. 103. 
: pûrcadera. 88. 
pj'sata. 9. 

"^yerojd. XVI II. 197. 
! paundva. XXV. XXVI. 7. 19. 
! 60. 80. 179. 
paundraka. 148. 
prakdça. 44. 49. 50. 54. 120. 
pratibaddha. 12. 46 52. 
pratibhà. 81. 
pratibJiàga. 47. 
pratiyojita. 37. 
pvatirùpa. 12. 
pvativàpaka. 29. 
pradirgha. Q'2. 
pradijotaràga. 110. 
i "^'prabha, XVI. 
^prabiianikara. 138. 
p/-ai/zrt. 7. 15. 16. 26-28. 33. 
35. 41.53. 61. 65.68. 72. 73. 
, 75.81.93.110.111.131.135. 
• 138. 161. 163. 171. 182. 184. 
187. 192. 193. 196. 
*prabhândt]ia. 138. 
i prabhâca. 27. 
' prab/tdcat.2d. 45. 52. 



INDEX Di:S MOTS SANSCRITS 



jxrahliâoacal. 28. 
pvamàna. XXIII. 10. 20. 23. 
30. G8. 71.73. 81. 89. 91.93- 

95. 100. 103. 112. 113. 115. 
. 121. 127. 128. 131. 139. 146. 

153. 185. 
pramànacat. 23. G5. 
pramfsta. 30. 
pramauktika. 154. 
pramldna. 50. 
Ijrar/uji/nmùna. 46. 
*praDnla. III. (prâcril pnhàla.) 

XV. XVI. XIX. GO. 131. 133. 

135. 137. 172. 174-176. 179. 

193. 200. 201. 
*pravàlaka. 134. 179. 197. 
prasanna. 58. 
''■'prii/ainkara. 138. 
pAr^/a. XXIII. 48. 81. 82. 81. 

98. 107. 118. IGI. . 
phala/ca. 180. 

badari, Zizyphus Jujuba. 94. 
.182. 
haddha. 138. 

B.ANDH. III. IV. 

handhana' 131. 
6a/irf/iù/i-«,Pentapetesphopnieea. 

26. 110. 111. 135. 184. 193. 

196. 
habJuni. 8. • 

harhava. XXXIII. 19. 34. 95. 

96. 153. 154. 
bala. 4. 60. 80. 95. ' 
bàUn. 90. 

hàlairddha.XhW.m, 
bindu. 7. 9. 13.82.83. 146-150. 
.154. 1^0. 182. 196. 199. 200. 
bimbi, Momordica moiiadclpha. 

193. 
budbuda. Q)2. ■ 
brhat. 65. 83.- ^praràâna; 68. •' 



Itvliaiiara. 146. 

■^brahmamnrii. X\'II. 60. 

bhaf/na. 151. 182. 

bhanga. 183. < 

BiiAj. ribliajyate. 173. 

■'bhadramkara. 138. 

DUAtî. a) porter. 29-.32. 41. 73. 

b) poser. 10. 11. 
bhartar:2S. 31.. 
bhallàla, Semccarpus Anacar- 

dium. 36. . 

bhacaka. 213. 
DiiÀ. m'\ 49. 
bM, 27. 30. 35. .37. 41. 44. 95.: 

115. 126. 127. 
bhùnda. XXXVI. 104. 135.: 

176. 
bhândàdi/a. 89. 
bhàti. 106. 108. 127. 
bhàra. 183. 
bhàs. 14. 26. 27. 31. 50. 103;. 

166. 
b/iàfiin. 40. 
bilan kara. 180. 
BiiiD. 90. 185. 
*bhîdiira. 193. 
b/iinna. XXXIX. 36. 84. 107- 

109. 118. 151. 160. 163. 199. 

200. ' ■ 

bhinnaka. 118. 
b'hima. 201. 

%hmia. XVI. XVII. 52.-53.- 
bhùmm> 1^- 70.71.142. • ' ^ 
bheda: 90. 106. 110. 126. 130. 

163. 
bliramareklià. 196. 
bhràJ{.pm.-26. 69. 
niakaraçirsa, 21. • • "" 

mak'at-asimha. 213. ■ • " '"'■ 
maksa. 200! 
makfiikà, 62. '^ V' ■"= ' 



2ô6 



INDICES 



mar/adha. XXV. 179. 
manjalL XI. XXXV. 98. 99. 

Cf. màhjali. 
mahjiifthà. 110. 177. 196. 
mari/. II. XV. 10. 12. 18.26-31. 

34. 36. 39-41. 43-47. 52. 53. 

70. 71. 73. 107-110. 112-114. 

119. 125. 129. 134. 135. 138. 

139. 160. 161. 179. 181. 182. 

184. 185. 187. 188. 196. 
manikalà. 204. 
*/nanitridhà. 138. 
inanibandlia. 136. 
maniratna. 18. 32. 39. 72. 205. 
maniçàstra. 106. 
manisopàna. 70, 
mandata. IV. 87. 88. 
mandalika. 79. 89. 143. 
mandalin. IV. 88-91. 131. 
*mandùkamani. 139. 
matanga. 60. 210. 
matsjjaputa, XXXVI. 
maést/âksa, matsyâk.^i .XXXI II. 

68! 97. 102. 115. 
'^inanoliava, XIX. 
manda, (kânti) 167. 172; (dîpti) 

,92; (dyuli) 72. 73; (didhiti) 

152. 
mandara. 70. 
^marakata. III (prâcrit mara- 

f/aa). XVI. 34 38. 60. 75. 125, 

133. 137. 165. 166, 174. 175. 

177. 179. 188. 196. 199. 200, 
^maralda. 34, 124. 125. 127. 

128.130.131.135. 
mava. 33. 
MARD. mardaij-, 104. 176. 183. 

— mardanîya. 24. 
mala. 9, 28. 82. 148. 149. 180. 

195. 196. 199. 200. 
malaya. 184. 



malina. XLIV. 36. 124. 165. 

182. 199. 
mallnalâ. 149. 
maçj-naka. 193. 
*niasàraparbha (pâli °f/alla). 

XIX. 197. Cf. musàra^. 
*masàramani. 197. 
masvna. 189. 190. 
masiaka. 199. 
niahat. 182. 
mahatlà. 28. 
mahàguna. 18. 31. 32. 35. 40. 

42. 44. 45.47. 57.65.69. 109. 

119. 186. 
mahâdo^a. 154. 
maJiàdyuti. 153. 
*niahânîla. XVI. XVII. XIX. 

XLII. 42. 60. 116. 117. 118. 

121. 137. 186. 196. 
mahâmani. 138. 163. 
mahâmarakata . XLIV. 123 

126. 127. 
mahàratna. XV. XVI. 124. 131. 

133. 134. 147. 152. 179. 214. 
mahâvgha. 92. 
'■'inânisakhanda, màmsapinc^a, 

XVÏ. 184. 
màkarâ. 132. 
mâgadha. 188. 
màïigahja, 14. 15. 54, 132. 
mànjalî. 156. Cf. manjali. 
màna. 99. . 

mânavaka. 70. 
"^•mânikr/a. III. XVI. 134. 135. 

159-161. 173. 174. 179. 184. 
, 185. 193. 199. 

matanga. XXV. 7, 15. 148. 195. 
màtrâ. 86. 113, 114. 128. 131. 

182, 185. 
mâna. 134. 139. 154. 185. 
mânaka. 143, 157. 



INDKX DKS MOTS SANSCRITS 



257 



mànara. 19. 

mdnasa. 112. 

mch-a/i'a/a (dosa). 38. 

jnài'f/a. 103. 

niàt'(jatas. 132. 

màrjnranaijana. 135. 101. 

màvdava. 173. 

màlà. 133. 

Tiiàllnija. XL. 147. 185. 

m«.sa.' XXXIV. 42. 99. 

màmka. XI. XL. XLI. 19 20. 

22. 32. 47. 05. 00. 73. 210. 
■màJiàtmtja. 81. 
*muktapànii/a. 215. 
*muktani<Uiya. 29. 
*m?(/.7fl. XV. XVI. XIX. 18. 

19. 37. 00. 00-08. 98. 153. 

154. 174. 175. 182. 183. 195. 

199. "kanâ, XXXVI. 
^inuktâpliala, 14. 10. 17. 24.04. 

09. 137. 152-154. 193. 
mukhjja i^ratna). 145. 179. 
mudrà. 193. — °prakàia. 175. 
mudrikà. 157. 
'^-inumragarblia, "galra (pâli, 

^fjalla). XVIII. XIX. 
niùvdlian. 30. 
mùlya. XXI IL 10-12. 14. 17. 

19. 21-23. 28. 32. 37. 42. 45. 

40 48. 51. 53. 50. 57. 01. 02. 

05-07. 73. 74. 79. 82. 84-80. 

88-90. 90-103. 100. 108. 111. 

113-115. 118. 119-121. 124. 

125. 127. 128. 131-133. 135. 

154. 158. 100. 180. 
mùli/aka. 121. 
inùlyatâ. 96. 106. 113. 117. 
mùlyaprainâna. 20. 
niùljjamàtfâ. 0. 
raùlyàrpana. 130. 
mrnàla. 54. 56. 



mrt. XXXV I. 40. 

mrnikà. 1(53. 190. 

mrd'i. 118. 11'.). 

nirdu. 180. 190. 199. 200. 214. 

nifdnlù. 29. 45. 

mrdula. 200. 

mer/ ha. 17. 

mecaka. 197. 

mer a. 132. 

mauklika. III (prâcr. moitia). 

XXXVI. 15. 22-24. 91-103. 

131. 133-135. 137. 152-158. 

173. 179. 182. 195. 
mauktlkaià. 18. 
maulya. 91. 128. 134. 143. 140. 

155. 1.58. 179-181. 183. 185- 

188. 193. 
mleccJia. 135. 196. 
yaca. XL XXIX. XLI. 61. 82. 

85. 112. 113. 120. 121. 131. 

150. 180. 185. 
yarana. 50. 
yacapada. 83. 
yaràkrtl. 83. 149. 
yavàlinnka. 83. 
yacàyù. 170. 
y asti. 71. 
YUJ. yuj'ay-. 99. 120. niyojay--. 

121. 
yoga. 23. 

yoni. XXXI. 15. 90. 
rakla. XXXIV. 7. 61. 83. 84. 

149. 150. 159. 161. 172. 180. 

182. 192. 195. 197. 199. 200. 
raktagandhi. 186. 
raktagarbha. 191. 
raktanlla. 184. 186. 
raktapila. 184. 
raktarveta. 184. 
rakli. 185. 
ranga. XL. 38. 88. 109. 111. 



1^ 



K^58 



INDICES 



112. 130. 1.32. 163. 166. 199. 

201. 
R.^j. ranjajj-. 120. 126; anuran- 

jay-. 27. 
rajja. 156. 157. 
ranjana. 128. 
7'rt^na.II.III.XV.5.6.12.]5-l7. 

26. 32. 33. 36. 44. 47. 52. 56. 

59. 60. 79. 87-90. 93-97. 106- 

109. 123. 125. 127. 128. 130- 

139. 142. 143. 145. 148. 153. 

158. 161. 165. 167. 169-174. 

179. 180. 182. 185. 186. 193. 

195. 197. 
ratnaha. 182. 
ratnakùta. 80. 
ratnakovida. 163. 180. 
ratnagarhha. 143. 
vatnaja. 172. 
imtnajâla. 145. 
ratnatattca. 156. 
rainatraya. 4. 
ratnaparïkiià. I sqq. 
i^atnapavcata. 203. 
ratnahîja. 5. 25. 43. 
vatnarùpin. 172. 
ratnalakmna. 154. 
r'atnavarga. 11. 

ratnavid. 35. 47. 51. 82. 97. 173. 
ratnaçàstra. 4. 48. 82. 85. 90. 

92. 93. 95-98. 104. 109. 112. 

120. 121. 132. 133. 139. 180. 

183. 221. 
rathàkàva. 136. 

randhra. XL. 40. 185. 193. 196. 
ramya. 153. 
racaka. 67. 
ravi. 132. 
ravikà. 103. 

vaçmi. 23. 27. 70. 180. 199. 
raçmicat. 62. 182. 



7'asa. 72. 

j-asarâja. 24. 

rasendra. 90. 

l'asona, Allium ascalonicum . 

135. 191. 
râga. II. XL. XLIV. 27. 28. 

32. 35, 50. 72. 88. 102. 126. 

130. 160. 166. 182. 189. 199. 

200. 
^râgakara. 137. 
vàjata. 193. 
*ràjapatta . XV III. 
^■râj avaria. XVIII. 201. 
^ràjamani. XVII. 60. 
râmaka. XLVIII. 57. 
râcanagangâ. 26. 28. 105. 1.59. 

162. ' 
ràçikrama, râçicartaka. 101. 
*W.s^a. 137. 
*rukmini. 96. lo4. 
jnœ. 138. 
* racaka. 137. 
ruci. 81. 183. 
rucira. 7. 38. 69. 81. 
rudhira. 49. 50. 
*rudhiràkm, rudh iràkhya.W I 

XVII. 55.60. 
rû/csa. XXXIII. XL. 23. 36.90. 

122. 124. 154. 165. 185. 186. 

188-190. 193. 199. 200. 
rûk.'^atca. 196. 
rùpa. 19. 26. 36. 51. 54. 66. 90. 

94. 167. 173. 
;'»/ja/x«. XXII 1. XXIX. XXXIV. 

10. 19. 47. 66. 67. 98. 99. 

156. 
rùpyaçaila. 222. 
rekhâ.l. 13. 82. 83. 102. 138. 

146-148. 150. 156. 180. 182. 

196. 199. 200. 
reràtïra. 203. 



INHKX Di:s MOTS SANSCRITS 



259 



*ro(jahara. 137. 

r'odhra, Symplocos racemosa. 

101. 
romaka. XIAIII. 57. 
j'auksi/a. KJ'J. 
LAKS. laksni/- 90. 111. 115. upa". 

21. 
lak-rn. Gl. 89. 130. 132. 185. 
laksana. 63. 81. 82. 84. 86. 87. 

91. 97. 98. 103. 107. 112. 

114. 115. 117. 120. 121. 128. 

139. 154. 101. 102. 188. 
laksila. 83. 
laksmî. 30. 
lah-si/a. 88. 115. 130. 
lar/Jui. XL. 7. 9. 15. 23. 02. 65. 

83. 84. 86. 94. 115. 138. 153. 

158. 180. 182. 185. 186. 189. 

191.199-201. 
lafjhutà. 86. 

laghutva. 29. 45. 115. 130. 148. 
laghuhJiâca. 44. 
laid. 70. 

lacana. 24. 104. 173. 182. 199. 
laçait, Averrhoa acida. 119. 

163. 
laçanapada, laçunà'^. XXXIX. 

107. 108. 160. 
■"lasaniyâ. XVIII. 135. 
Hasuna. XVIII. 196. 
làkm. 44. 111. 161. 184. ("rasa) 

27. 109. 
làgliam. 36. 85. 86. 93. 128. 188. 
làghacatva. 87. 131. 172. 192. 
*ldjavarta. XVIII. 191. 
LiKH. vilikh-. 12. 13. 30. 90. 

lekhay-, vilekhay-. 115. 
liHfja. 146. (oguna) 30. 
Lip. lepay-. 181.. 
Lun. loday-, vi^. 177. 
lekhana. 30. 



/e/.//^;.73. 
lek/iya. 115. 193. 
lo(l//rnpii><pa, Hassia latilnlia. 

109. m. 
loha. 12. 90. KU. 184. 185. 195. 
lohUa. 9. 57. 135. 179. 184. 185. 

193. (lohitâpita) 47. 
*lo/iitanka. XLX. 
*lohitamukta. XIX. 
*lohit<iksa. 137. 

rakra. XXXIX. XL. 185. 201. 
vaâf/a. XXV. 80. 
*cajra. II. XVI. XIX. 6-13. .30. 

32. 37. 52. 59. 60. 62. 63. 80- 

91. 115. 130. 131. 1.33-138. 

143. 145. 146-151. 173-175. 

179-181. 193. 195. 199. 
caji'àHura. 143- 145. 
cadari. 51. Voy. hadari. 
capus. 50. 

caràha[nii/ura]. 137. 
cary a. 10(j. 107. 111. 
carcasa. 110. 126. 
varna. XXI. 7-9. 15. 16. 19. 23. 

26-28. 30. 32. 35. 36. 40-45. 

49-51. 54-56.72-74.79-83. 92. 

94-96. 98. 106. 109-111. 117. 

120. 122. 127. 133. 134. 143. 

150. 160. 170. 181. 182. 186. 

196. 199. 
varnàdhya. 172. 186. 189. 
carti. 88. 128. 221. 
cartika. 1.30. 
carlikà. 83. 
cartula. 136. 138. 139. 150. 153. 

181. 
cartalatca. 188. 
varsopala. 16. 68. 94. 153. 177, 

178. 
vala. 54. Voy. bala. 
vali. 155. 



260 



INDICES 



vallapmpa . 60. 

vallurî. 166. 172. 

vàmanavaktrâ (rekhâ). 150. 

vàritava. 180. 

tàlika. 43. 

vikata. 182. 188. 199. 

vikalàJx'm. 196. 

vikriacchàya. 107. 

mkvti. 104. 

vikraya. 88. 89. 

vikrayin. 89. 

vikhyàti. 81. 

viguna. 6. 31. 36. 

vigraliatuhga. 103. 

vicdra. 189. 

cicàrin. 173. 

mctïra. 17. 18. 49. 

vicchchja. XXXIX. XLIV. 107. 

165. 189. 
vijarjacchanda. 70. 
myrt^î. 29. 31. 36. 37. 41. 44. 45. 
vidùra. 196. 
*cidùraka. 193. 
titânapatti. XXXVI. 
vldalita. 8. 
wt^îim. XLVI. 43. 
mc^^Aa. XXXVI. 22. 62. 72. 

73. 
*cidruma. XLVI II. 8. 57. 135. 

137. 155. 172. 193. 
viDH. vedhay-. 173. 
vidhrta. 75. 216. 
viniksipta. III. 
vinîla.^l. 218. 
vindhya. 53. 167. 
vipakvn. XXXVI. 
*cihhavakara. 137. 
vjihhàcana. 36. 
vibhmana. 132. 
tnma/a. 9. 93. 102. 
Pima/a/m. XVII. 60. 



oiranga. 200. 

virùki^a. .50. 

cirûpdksa. 130. 

cilekhana. 90. 

vicarna, XXXIV. 23. 28. 53. 

122. 200. (°rûpa) 50. 
viçada. 81. 
viçàlàkm. 200. 
ciçîrna. 8. 9. 13. 62. 
oiçndd/ta. 16. 18. 30. 35. 49. 55. 

60. 72. 
cii^aina. 64. 65. 67. 69. 
*cisiahara. 137. 
*cisnu. 205. 
visamsthând. 65. 
vistàraknnti. 127. 
cistirnànga. 87. 
visplwta. XXXIII. XLIV. 23 

124. 165. 
vikata. 186. 
vihàraka. 210. 
*citdçoka. 138. 
rW^a. XXXIII. 16. 22. 69. 102. 

146. 152. 156. 182. 195. 199. 

200. 
vrttacdsa. 99. 
vvUàyata. 184. 193. 
vvddha. 201. 

renà/r/^rt. XXV. XXVI. 60. 
Dena. XXV. 80. 
venrdtata. 210. 
rer//m. 22. 23. 68. 
vedhya. 14. 95. 
veçman. 136. 
raicitrya. 60. 
^caidurya. III (pràcrit re;v<//a). 

XVI. XIX (pâli velùriya). 

XLV sqq. 12. 41. 43 45. 48. 

60. 130. 131. 133-135. 1.37. 

170. 174. 175. 179. 191. 193. 

196. 200. 



INDKX OHS .MOTS SANSCRITS 



261 



*caiddr!/aka. 200. 

vainaca. XI. 

vainjjàlata. XXV. 7. 

vairàf/ara. XXV. XX\'I. 118. 

cairarnr/a. 24. 181. 

caisnarî, Asparagus racemosus. 

163. 
V yak ta. XI. 
vyâdi. XXXVI. 
vijàla. 49. 
vyàsa. 137. 

trana. 23. 49. 74. 196. 
vrihi. 24. (°tusa) 104. 
çalcambala. XL VI II. 57. 
çakti. 132. 
çakranila. 186. 187. Cf. indra- 

nila. 
'^çankha III. XVII. XVIII. 

XIX. XXXI. 8. 14. 15. 52. 

56.60.64. 69. 81.92 94. 95. 

152. 176. 177. 182. 195. 197. 
çankhaja. 183. 
çanapmpi, '^pas^pa, Crotolaria 

verrucosa. 134. 190. 
*çalruhara. 137. 
çahala. XLIV. 36. 53. 72. 124. 

125. 166. 
çarkara , çarkarà. XXXIII. 

XXXIX. XLIV. 36. 62. 64- 

102. 160. 162. 165. 
çaldkâ. 157. 
*çaçiknnta. XVII. 60. 68. Cf_ 

candrakànla. 
ça.^yà. 213. 
çàna. ni. XXXIV. 19.22. 46. 

47. 90. 115. 
çànà. 12. 30. 195. 
çddoala. 34. 35. 166. 
çàlitusya. 183. 
râlinali, Salmalia malabarica. 

110. 



ràslra. 6. 40. 87. 88. 06. 98- 100. 

103.104. 120. 130-132. 
ràalrajna. 90. 
rài^trabàJiya. 122. 
ràstrarid. 6. 
rdstrin. 139. 
riktha. 213. 
rikya. 213. 
çikca. 213. 
çikhâ. 1.32. 
riras. 84. 87. 200. 
çirim, Acacia Sirissa. 34. 60. 

75 120. 126-128. 166. 
rilà. 40. 

çUdjatu. XLV. 36. 
çilpin. m (pracr. sippin). 56.57. 
*çivakdnta. 137. 
^çicamkara. 138. 
çicam mukJiam. 87. 
çisya. 213. 
cukli. 14. 18. 19. 64. 92. 96. 

152. 153. 154. 182. 195. 
çukdkd. 18. 95. 
rukiikdnda. XXXVI. 
çuktija. 97. 

raktilagna. XXXIII. 154. 
raktisparca. XXXIII. 97. 
rakia. XXXI II. 47. .52. 61. 98. 

156. 
çaklaiïrtha. 203. 
rukietara. 39. 
rari. XXXVI . 96. 182. 
çuddha. \). 50. 56. 1.30. 148. 

173. 189. 195. 196. 199-201. 
çroii. çodhay-. 173. pari". 30. 

181. 
çuhha. 59. 61-63. 82. 84. 132. 

150. 153. 154. 158. 161. 189- 

191. 193. 196. 200. 
rubhra. 65. 
riilca {= çulla, cuivre). 193. 



262 



INDICES 



çuvaka. 21. 

^çùlahara. 137. 

çrinjct. 8. 9. 132. 

çrngâtaka. 61. 63. 

^çesa. XVI. 38. 

<;awi.'<a, çairhaka. 7. 61. 

çaivala, çaivàla, Blyxa octandra. 

34. 122. 126. 127. 166. 188. 
çaiçapâla. 44. 
çobha. 40. 43. 110. 
çobhana. 193. 195. 196. 
çobhâ. 26. 44. 45. 
çrjâma. 7. 60. 125. 154. 182. 

190 191. 197. 
çijàniaka. 138. 
*çijàmagandhi. 184. Cf. nlla' 

gandhi. 
çyàmala. 127. 
çyâmalika. XLIV. 126. 
*çrikànta. 137. 
çritaru. 132- 
*çripùrnaka. 29. 
çroni. 63. 
çlesita. 23. 
çlesma. 38. 
çoe^a. 64. 65. 83. 84. 135. 138. 

149. 150. 179. 180. 182. 183. 

186. 199-201. 
çcetaka. 67. 
çvetanlla. 186. 
*çvetaruci. 138. 
.sa/'/€o//. 9. 199. 
mtkona. 83. 84. 138. 180. 
mtkonaioa. 148. 
f^adaçrin. 61. 
samgnjita. 71. 79. 
samldsaka. XLVIII. 57. 
aamviddha. 199. 
samskria. 56. 
samsthàna. 19. 35. 55. 61. 64. 

68. 72. 



sakotara. 201. 

saguna. 185. 187. 

samkâça. 60. 65. 93. 109-111. 

120. 139. 152. 153. 155. 156. 

163. 166. 167. 170. 187. 
samkhijà. 20. 
samgvaha. 6. 
samghatta. IV. 131. 
sacchidra. 182. 
sajjgotis. 186. 
samjnà. 101. 102. 
sattvavat. 146. 
satrâsa. 199. 
sadosa. 23. 155. 
sadratna. 127. 
sadhâtu. 73. 
samdhârita. 155. 
aamdlii. 196. oçlesita, 36. °sùtra 

135. 
samdhyâ. 49. 110. 
sapàsdna. XLIV. 165. 
sapitaka. XLIV. 165. 
sapratihhâga. 47. 
sabàhya. 118. "abhyantara, 84. 

88. 
sabinduka. 182. 
sabheda. 160. 
6-ama. 7. 9. 23. 148. 184. 189- 

191. 195. 199-201. 
samatd. 28. 
samarâga. 35. 
samaràgin. 49. 
samastaka. 199. 
*samdragaUa. 137. 
samudra. 103. 
^samunmdpita, samuniniia. 32. 

42. 
sammila. 216. 
sammelana. 142. 
sam (?) 193. 
sarùki^a. 186. 



INDEX DKS MOTS 8ANS( EllTS 



263 



sarmpa.W. XXIX. XLI. 10. 

61. 112. 111. 18.J. 
sacartula. SI. 

sat'i/a, saryacakini (l'ckhâ). 83. 
savi/acariana lâvarta). 150. 
saorana. 23. 193. 
saçarkara. 64. 73. 162. 
sasi/aka. XVII. XVIII. 60. 
sahq/a. XLIV. 101. 115. 126- 

128. 139. 181. 183. 185. 
^sàgaraprabhn. 138. 
sâdhârana. 182. 
sàdhu. 64. 

sàndra. 27. 35. 36. 39. 109. 
sâmànjja. 84. 85. 
sâra. 133. 

sârasa. 27. 110. 161. 184. 
simhala. XXXIII. 19. 24. 29. 

39. 64. 88. 95. 96. 105-107. 

109. 114. 116. 117. 134. 153. 

154. 159. 161. 162. 167. 184. 

186. 196. 
simhali. 25. 
sikta, siktahaata. 21. 
.nktha. 67. 103. 
sikcahasta. 213. 
sita. XXXIII. 7. 22. 23. 38. 61. 

81. 83. 102. 117. 150. 154. 

156. 162.182.195.201. 
sitakdca. 24. 
sitatca. 9(5. 
sitaçtjàmala. 121 . 
siddhàrlha. 84. 
sindàra. 27. 111. 135. 161. 176. 

184. 193. 
sindhudera. 221. 
sindhupàrroo. 88. 
■■'sirisapuppha (pâli). XIX. 
'■■•au g and hi. 114. 
*sugand/nka. 107. 
sugà/ra. 111. 



.s7<cc'A^/,yrz.94.96. 98. 114. 

siddra. XXXIII. 22. 98. 156. 

sutejas. 146. 

sunirmala. 84. 

sunî/a. 47. 

supakoa. 176. 

suparlksana. 205. 

supàrçca. 9. 

supHa. 111. 

suprabha. 93. 94. 183. 184. 

*iiubhaga. 138. 

*sumànikga. 175. 

surakta. 111. 172. 184. 

suranga. 119. 163. 166. 

surangakn. 130. 

surabhûsana. 70. 

s«m. XXXVI. 

.s-«/'â/7«. XLIV. 57. 166. 

saràstra. XXV. 148. 

surùpa. 66. 

sulohita. 47. 184. 

siœarna. a) d'une belle couleur: 

XLIV. 125. 199.— b) or: III. 

17. 70. 197. — c) poids: XI. 

XXIX. 42. 45. 47. 
sucartuln. 153. 
sacrtia. 15. 23. 93. 96. 98. 102. 

156. 182. 183. 
savrtinka. 98. 
succla. 184. 

susnigdha. 47. 96. 127. 
sîi/c.sma. 15. 22. 23. 102. 154. 158. 
silksinânga. 182. 
S////Y?. Il'l. 54. 135. 
sùrpàrà. XXV. XXVI. 7. 80. 

195. 
*sùrgakània. XIX. XLVII. 137. 

138. 197. 
sàrgakdnti. 167. 
sopâra.XXV. XXVI. 148. 
somabJiùbhiiJ. 151. 158. 171. 



264 



INDICES 



somâlaka.XYU. 47. 52. 

fiauksmr/a. 147. 

^saugandhi. XVI. XXXVII. 

106. 113. 
^■sanr/andhika. XVII. XXXVII. 
XXXVIII. 26. 27. 60. 72. 
110. 111. 113. 120. 138. 159. 
161. 184. 
^sauhhàgyakava. 138. 
saurcUtra. 7. 64. 80. 179. 
}<aurâi^traka. 60. 64. 
saurâstrika. 19. 
saurpâraka 60. 
i<auvîra. 210. 
sthala. 136. 
sthàna. 82. 88. 136. 
sthâpana. 131. 132. 
s^Aù/a. 64. 154. 190. 193. 
sthaubj a. ILXIW. 153. 180. 
snifid'ha. XXXIII. XXXIX. 
XLIII. XLIV. 22. .35. 49. 
57. 62. 64. 68. 72. 81. 96. 
98. 102. 109. 119. 120. 125. 
127. 134. 1.35. 154. 156. 161. 
163. 166. 176. 182. 184. 186. 
189. 190. 191. 193. 195. 199. 
200. 
snigdhatà. 28. 
snigdhaiva. 188. 
snn. 84. 

sneha. 24. 29. 30. 45. 
spafita. 200. 

sphailka.XYl.XYU.XXXWU, 
n. 5 (rubis). 8. 12. 26-28. 41. 
44. 56. 60. 69. 72. 81. 102. 
130. 131. 138. 167. 172. 195. 
197. 205. 206. 
*sp hatikapi'ûsvta, "^bJia c a , 

XXXVII. 
sphuta. 27. 98. 110. 181. 101. 
199. 200. 



fiphutika. 147. 155. 
sphiitila. 9. 
sphulinga. 43. 
sphota. XXXVI. 
smrtisàroddhâra- 178. 
srota. 61. 

svaccha. XXXIII. XLIV. 7. 35. 
47. 72. 102. 125. 134. 154. 
156. 166. 167. 182. 184. 186. 
189-191. 196. 199-201. 
scacchatà. 172. 
svajàtika. 30. 
svarna. 135. 193. 
sviD. sperfar/-. 104. 183. 
^hamsa. 64. 
hamsagavhhn . XLVII . 137. 

138.' 197. 
*hamsamàlin. 138. 
hari. 182. 
hnricchnija. 106. 
harita. 7. 35. 38. 12o. 127. 135. 
179. 188. 

haritapânduro. 179. 

haritàln. 65. 

haritkàca. 166. 

haridrà. 8. 

hariçoeta. 182. 

*harihara. 38. 

hasia. 70. 71. 

hastasainjrià.y.l^. 135. 1.36.143. 

hâra. 70. 

hàvaphalakn. 70. 

hikcd. 213. (Cf. l'EiTatura.) 

hingida. 110. 111. 184. 

hingulaka. 27. 

hitnacchàj/n. 200. 

himacat. 52. 60. 

hiinaçaila. 7. 

himnrala. 195. 

himàdri. 167. 

himâlaga. XXV. 148. 167. 179. 



INDEX ANALYTKM K 



263 



hina (=i-kuru\ iiuki). l'JO. 
*ldra. 137. 
■'^/lira/va. 148. 

/^ema^ 4'.). 50. 52. 53. 127. 200. 
201. hema. 87. Iiemnn. 103. 



lirmakanda. 135. 
hemakarinr. XV. 4(3. 
/icniajo. 80. 
Iiaiina. 7. 10. (î4. 05. 



II. INDEX ANALYTIQUE 



ABiilLi.K (a/', /j/ifiif/a, liliramara). 

Nuance du saphir, oi). IHO. 163; — 

du rubis, 7~; — de la pierre de 

serpent, 73. 
ÀBnÎKAS. Inhaljiles à apprécier les 

genirnes, XLIX. 
ACIDES. Employés pour éprouver les 

gemme*i, XXX. 
At;OKA. Nuance du diamant, (il ; — du 

rubis, lOS. 159. 184 ; — du cristal 

de roche. 130. 168. 
aGasti. ac.astva. Aulcur mythique 

d'ouvrages sur les gemmes : Afin^i- 

tiniata, X-XII; Ratna/iari/.sd, 

XIII; Ratnard.<tra, XIV, n. 
AGNi. Diamant et perle qui lui sont 

consacrés, 7. 61. 65. 
A f/ ni pu/lin n. XVIII. XIX. 
AII.LI-; ((J']il d'). Nuance du saphir, 

XLIl. 
A.iAVAPÀLA. Lexicographecité.XXXI. 

XXXI II. 
ALCOOL Employé dans la faljricalion 

des perles, XX XV II. 
AMKTHVrirK XVIII. 
AMULETTi-:. Vov. ludcx I : intu'i'jali/a. 
ANTLMOiNE. Nuaucc du grcuat, 54; 

du rubis. 72. 
AHFAVADiKsn A. .Vutcur d'uue Rnt- 
iia/iaiL/:sii , traité piiilosophiciue, 
XIV, n. 



APi'Krrr. Excité par l'onyx, 38. 

Aitc-iiN-c.iKL (Gemmes ayant des 
reflets d'). Saphir. XLII. Dia- 
mant,!». 13. 62. 

AKiirKS du diamant. \'oy. Index 1 : 
(Unii à. 

AKiiiiNT. Valeur de l'hyacinthe et du 
corail exprimée en a. 135. 

AKi.ii.K. Défaut du saphir, XElIl. 

AvouTKMKNT. Causc par 1(* diamant. 

XXIII. XXViU. 

lîALA. .\sura dont le corps toudroyo 
se mue en pierres précieuses, XX. 

XXIV. XXXU. XXXVII. XLl. 
XLIll. XLV. 43. 4'J. 5;i. 54. 5.5-57. 

UALANCE. y9. 156-157. 

UAMI50U (Tige du). I^roduit des per- 
les, XXXI. Employée dans la 
fabrication du foraii. 176.— Eeuille 
de bambou : nuance de l'éme- 
raude, 75. 168. VM; — de l'œil-de- 
chat. 44. 2U0. 

UANiNiKUL [dlnaja). Eorme de la de- 
meure de Kctu, 136. 

mciLMs. Voy. i-unduA. 

BKNGALK. Uu dcs gilcs (lu diamant, 
XXVI;— de l'émeraude, XLIV. 

BiiriiL (Feuille de). Forme de la de- 
meure de Mercure, 136. 

ouuiiKK. Nuance île la perle, 65; — 
de l'hyacinthe, 71. 



266 



INDICE.^ 



liii.E de Bala, origine de l'éraeraude, 
XLIIl. :iH. 1;;J3. 188; — de l'onyx, 38. 

BLANC, ^'oy. Index I nraddia, 
flliaraln, çreta, si ta. 

BLi;u. Voy. Inilex I : nila. rinila. 

nouNDAi.KH.xND (Miiio-; i\o diamant 
du . XXVI. 

i!Oir.i;Ki,i:r . Défaut ilc la perle. 

xxxiii. ■2•^. rt:. 150. 

lii! \iiM ANi:. \'o\'. CAsri;s. 

itiu'N. \'oy. Index I : l,a/>'7a. /li/'ii/a, 

/lin iar<( . Imhhni . 
nuDiiHA. Le diamant vert lui est 

Cdiisarn». T. Forme abrégée de 

Buddliahhatia. X. 
nnuiii \i;iiA ijA. \'I-X. 
Humuii vAiiA. Altéraiion du nom de 

Buddluibbatta. IX. 
nuM.ris d'aiu. Défaut du diamant, 63. 
iAKAMHM.A •''! . i'>ite du eorail . 

XI, VIII. 
CAMHAVi:. 'Pêcheries de pelles du 

golfe de . XXXII. 
( AMPiMu;. Nuance de la ])çile du 

bambou. 6'J. 
CAUMiN. Nuance du rubis. 27. 
CAiMiixMr; il-'lfur di'i. Nnanci' du 

rubi-. lin. 
cAsrKs des giunincv. X.XII:— du 

diamaiii. X.X\"II; — du ruliis. 

XXXIX: - du >aphir. XI. II; — 

de r('merande, 1;'7; — de l'hya- 
cinthe, 134. 18'.'; — de la perle. 183. 
ciiVLAN. Produit la perle. XXXII ; 

— le rubis. XXX VI II; — le 

saphir, XLIl ; -- la topa/e. XL\' : — 

d(^s perles artificielles. XXXVI; — 

de< rubis faux. XI. I . 
cMAiii. .Nuance du rubis, 184. 
cnAudKrVAiiA. .\uteur de la Ralna- 

,ii/,>J.(<. Xl\', n. 
cuAi;. Forme de la demeure de 

."^aturne. 136. 
cuAiiiN Compu^iiion du). IT.'i. (Cf. 

IFrratum . j 



cuiivtx'. Défaut du diamant. 62. 

cniNE. Produit le cristal de roche, 
XLVIIl; — la cornaline, 55. 

cnivAiiAl. Pourrait être identifié 
avec le mont Vidiira ou Vàlavàya, 
XLVII. 

(HOC. PrO'-ede de vérilication, 90. 

cnnvsoniiuvi. {/.ar/,ctana), XW. 

CHUTIA .NAGi'UK ( Miues du), XXVI. 

cMvi.E de Bala, origine de la corna- 
line. 53. 

ciNABUK 'Pvubis dérivé du), XVI. 

XXXVII. Cf. VERMILLON. 

cirnoN. Employé dans la fabrication 

des perles artificielles, XX.Wl. 
i.iVA ((iorge lie). Nuance du saphir. 

3'J. ir.t. 163. 
COCCINELLE. Nuance du rubis. 26: — 

de la cornaline. 55; — de i'éme- 

raude. 100. 
I (^LAs c^). Bornes p;ir le mont 

Vidùra. XLVl. 
coNijUE. 111. Produit une perle. 

XXXI. Nuanci^ du diamant, 8. 81; 

— du bluMua. 52; — du cristal de 
roche. 5i>; — du grenat. 197. 

coN ri:KiA((>Ns. XXIN . 31 : — du 
diamam, XXX: — de la perle, 
XXXVI. 173; —du rubis, XI,I ; 

— du ^aphir. XLIII; — de l^une- 
randê. XLV; de r(eil-de-chat , 
XLN'Il; - du corail. XLVIIl. 

coiiAiL XIA'III. N'appartient pas à 
l'espèce ^[ihaîH.a, 131. Consacré à 
la plauéie Mars. 133. 175. ."^a place 
dans le chaton. 137. 175. Perle de 
cette couleur. 155. 

coKiANDiiE (Grain de. Di:imant de 
cette forme. 63. Dimension de la 
perle de Pàndya. 65. 

COliNALINE {/■((d/iiftik<n , X\"I. 

couLELi'.s des pierres, XXI. 

cm de Bala. origine de l'œil-de-chat, 
-13. 

cRisrAL DE KocHi; \ fijilialiha] . XLVII. 



INDEX ANALYTIQI'E 



i67 



Coiiirefaron du (iiainaiil, XXX; — 
du sapliir. XMIl; — de l'u-ilde- 
obat, XLVII. Rubis dérive du cr , 
XVI. XXXV II. Le kàsaya variété 
du cr., XVII. Gonnnes ressem- 
blant au cristal : diamant, 8. 81; 
— perle, 6'J. 

rL!DI(.\. Voy. C.\STKS. 

cuivuic. Diamant cuivre consacré 
aux Maruls, 7. Provient de l'Him.a- 
laya ou du Suràstra, 7. 60. — 
Perle de l'éléphant, 15. 92. 152; 
de Tàniraparni, 64. Défaut, 67. 
182. Consacrée à Vàyu. 65. — 
Rubis de Tuniliara, 21); d'Aiidhra, 
106. — Saphir ksatriya, 162; faux, 
41. — Chrysobèryl, 4'.). — Corail, 
193 

CuUacaijfja. Liste de gemmes, XIX. 

CYGNE. Nuance de la perle, 64. 

dadhIcit. Origine des pierres pré- 
cieuses, XX. 

DENTS de Hala, origine des perles, 
18. 95. 

DEVAKA C^). Gite du corail, XLVIII. 

Decipunina. Contient la légende de 
Bala, XX. 

DIAMANT. XXIV'-XXXI; -- niahà- 
ratna de l'espèce sphatika, 1.31 ; — 
consacré à la planète Vénus. 133. 
175; — sa place dans le chaton, 
137. 175. — Topaze ayant le reflet 
du diamant. 169. 

DOKiTS (Langage des), V. 

DURETÉ. Qualité des gemmes. XXI 1. 

EAU. Employée pour la vérification 
des perles, XXXVI, et la fabrication 
des perles artificielles. XXXVII. 
Uu des 3 rainas, XV. Séparée du 
lait par le masàragarbha. XVIII. 
Diamant plus léger <iue l'eau, 
XXVIII-IX. XLVIII. Gemmes 
couleur d'eau: saphir, XLII; — 
émeraude, 126; — perle, 182. Dé- 
faut des gemmes {Jalaf/arlj/iatu), 



182. Eau du cristal do roche, 
XLVII. XI.IX. 

Éfi.Aiu (Gemmes comparées à 1';. 
Diamant, 62. Pcrl.\ 68. Kmr- 
raude, 35. 

ÉCL.vr. (Qualité des gemmes, X.^ll. 

Ei-KETs des gemmes, XXI IL 

Éi.ia'iiANr. Produit dos perles, XXXI. 

ÉMERAUDE. XLIII. Vaiiôtô du cristal 
de roche, XLVll. 130. Consacrée 
à la planète Mercure, 133. 175. Sa 
place dans le chaton. 137. 175. 

ÉHÉic (Gemmes ayant un reflet d'). 
Diamant, 61. 81. 84. Perle de ser- 
pent, 16 

ÉTOILE. Éclat de la perle, X.X.XIII. 

EM'iiir. m- VI. 

FACiîTTEs du diamant. Voy. Index I : 
ai'nja, ilala, pdrçra. p/ialaka. 

FAUVE (Couleur). Voy. Index I : 
liarit, pinjara. 

FEMELLE (Diamant), XX VIII. 

FEMMES. (Juel diamant elles peuvent 
porter, XXVIII. Rendues fécon- 
des par la topaze, 48. 

FEU. Employé dans les contrefaçons 
du diamant, .\XX. Emeraude res- 
semblant au fer, 34. Fer rouge, 
nuance du rubis, 161. 

FEU. Moyen d'éprouver le diamant et 
autres gemmes. XXX. 173. Prohibé, 
41. Nuance du diamant, 62; — de 
la perle, 65; — du rubis, 111. 161. 

FLEGME. Dissous par l'onyx, 38. 

FROTTEMENT. Moyeu d'éprouvcr le 
rubis et autres gemmes, 173. 185. 

FUMÉE. Utilisée dans les contre- 
fa<;ons de l'œil-de-chat, XLVII. 
Nuance du rubis. XL. 

GAi'.ANCE. Employée dans la contre- 
faconde l'émeraude, XLV. Nuance 
du rubis, 110. 1%; — du chryso- 
béryl, 49. 

Gartiflnpurânn. Contient le traité 
de Buddiiabhatia. IX-X. 



268 



INDICES 



GAZON. Nuance de l'émeraude. 34. 

35. 
GiîAi (Aile de). Nuance de l'œil-de- 

chat, 44; — de l'émeraude, 126: — 

du saphir, ir)3. 
GRBKL zABAiiAn (Émcraudes du), 

xr.Tv. 

oixEs des pierres. XX 
GOi.coNDE (Mines de), XXVI. 
GOMME. Employée dans la fabrication 

des perles artificielles, XXXVII 
GOUTTE. Voj-. Index I : bindu. 
GRAissH de Bala. origine du cristal 

de roche et du corail, .56 57. 
GRATTAGE. Procédé pour vérifier le 

di;imant, XXX. 
GHAviKR. Défaut des gemmes. 28. :?,; 

— du diamant, 62; — de la perle. 

23. 65. 102; — de l'émeraude, 36. 

124. 165; — du rubis. 160; — du 

saphir. 118. 162. 
GRÊLONS (Perles ressemblant au.\). 

16. 94. 1.53. 
GRENADE (Genimcs ayant la couleur 

do la) : corail, 135. 193; — cristal 

de ror-he. 130. 168; — perle. 65; — 

rubis. 26. 100. 181. 
GRENAT {pulaka], XVI. 54, 197. 
GRIS. Voy. Index I : çyàina. 
H.ÙDEiiABAi) (Piubisde), XXXVIII. 
HA/,ARiB\GH (Émeraudcs de), XLIV. 
HÉLIOTROPE iji/otii-asa), XVIII. 
HR.MACANDiiA . Lcxicographe ciié, 

XVI. XIX. 
HEMADRi. Ciie le Gariuja-Piiràna, 

X; — YArjastiprokta, XI. 
HE.MAK ANDA { Lac du Hiont), produi- 
sant du corail, XI, VIII. 
iiiMAi.AVA. vin des gites du diamnnt, 

XXV; - de la perle. XXXII-III; 

de la topaze. XLV; — du cristal 

do roche, XLVIII; — du hln^tna, 

52. 
HOMMK (Pierre qui nait dans la tcte 

de T), XX. 



HuiLS. Utilisée pour la vérification 
des perles. XXXVI. — Huile de 
sésame employée dans la fabrica- 
tion du corail, 176 ;— nuance du 
cristal de roche, 56. 
HuiTRii perlière. XXXl-II. — Adhé- 
rence à l'huitre, défaut de la perle. 

XXXIII. 
HVACiNTiii; {rjoinoda), XVI. 47. 169. 
197. 200. Variété du cristal de 
roche, XLVII. Ciontrefaçon du 
diamant, XXX. Consacré à Ràhu, 
133. 175. Sa place dans le chaton, 
1.37. 175. 
INDIGO. Employé dans les contre- 
façons du saphir, XLIII; — de l'é- 
meraude. XLV. Nuance du saphir, 
40.119. 163; - du rubis, 27. 
INDRA. Diamant et perle qui lui 

sort consacrés, 7. 61. 65. 
JASMIN. Nuance du bhi.finn, 53. 

JASPE SANGUIN. Voy . HELIOTROPE. 

JAUNE. Voy. Indox I : fdtx, à/iita, 
snpita, /làiujitra . 

JUJURiEP.f Fruit du). Nuance du chry- 
sobéryl, 51. Dimension de la perle 
du bambou et du sanglier, 94. 95. 

JUPriKR (Planète). La topaze lui est 
consacrée, 1S3. 175. 193. Forme de 
sa demeure, 136. 

KALAHASTA (?). Gite dc la topaze, 
XLV. 

KALiuGA. \Jn des gites du diamant, 
XXVI. 

KûinasiKi-n. Mentionne la ratnapa- 
liUsà, II. 

KAiiKA (?). Giie de la topaze, XLV. 

KATTHIA\AR. Voy. SURÀSTRA. 

KAUVERAVAT,\. Gilc dc la perle, 

XXXII. 
KAVERi. Gile (lu cristal dc roche, 

XLV i II. 
KETU (nœud lunaire). L'œil-de-chat 

lui est consacré, 133. 175. 193. 

Forme de sa demeure, 136. 



INDEX ANAl.YTIQl E 



:l'69 



KOÇA A. \Jn des gites du diniiuuit. 

XXVI. 
Koi'ir.A. Conlrée où est situé le 

œont l'Vidûra, gile de l'œil-dc- 

chat. XI. \1. 
Ki/siiA. Nviaine du sai)bir, '.VJ. 

KSAllUVA. \'oy. CASTliS. 

KsiîMiiNDKA. Prescrit cui poète l'élude 
de la ratnapaiiUsà. 111. 

i.AiT. Séparé de l'eau par le masâra- 
garblia, XN'lll. Employé dans la 
fabrication des perles arlilicielles, 
XXX VII; — du corail, elc, 176. 
Coloré en bleu par le >apliir. 
XLIl. Kul)is qui semble oint de 
lait, dél'aut, X.\.X1X. Huljis d'où 
le lait parait jaillir.(iualile, XXX IX. 

i.AiTON (Perle coulour tUi), défaut, 
XXXI V. 

i.APis-i-AZUM {Idjararta], XVIII. 

LAQUK. Employée dans les coiilre- 
farons de rœil-de-cha;,44. Nuance 
du rubis. 27. 109. 111. Kil. 184. 

Li'iiMîi;. Causée par la perle el le 
saphir dc'fectueu.x, UT. ITJ. 

i.iÈVRK. Œil de lièvre, nuance du 
diamant de la ~' caste, 8. Sang de 
lièvre, nuance du ruljis et du 
corail. 26. 57. 

i.iMi'inrrK. (Qualité des gemmes, 
XXII. 

LOTUS. Louis blanc, nuance du dia- 
mant de la 1" caste, 8; — du 
bbli^ma, 52; — du grenat. 197. — 
Lotus bleu, nuance du rubis. 161 ; 
— du saphir, .39. 1;C0. 163. — 
Lotus rouge, nuance de la perle, 
65; - du rubis, 27. 28. 72. 109. 
161. 184. — Fibres du lotus, nuance 
du grenat, 51; — du cristal de 
roche, 50. 

i.uNi::. La perle lui est consacrée, 
133. 175. 193. — Forme de sa 
demeure, 136. — Gemmes com- 
parées à la lune : diainant, 7. 81 ; 



perle, 65. 69. 102. 153. 156; 
liliisinii, 53; coi'naline, 55. 
l-*ierr(! d<; luni; [rditdraLnntc) , 
XLN'II. — l'crle ressemblant à la 
pierre de Inné, 68. (Cf. ri'j'ia- 
tum.) 

i.VMiMii': <le Mala, origine du grenat, 
54. 

MAiGKK (Perle), XXXIII. 

MAIN (Langage de la). \'. 

.\i.\i.K (Diamant), XXN'fll. 

NrAi.i.iNiÀnA. Cite Buddliabhatta. X; 
— l'Af/astunala. XI. 

MANAAi! (Pêcheries de perles du golfe 
de), XXXlll. 

.MANU. .Sens qu'il ;Lttribuc à inaiti, 
XV. Cité par Buddhabhatta. 19 47. 

.MAits (Planète). Le corail lui e^i 
consacré, 133. 175. 193. Forme de 
sa demeure. 136. 

.MAKurs. Le diamant cuivré leur est 
con-acrô, 7. 

MATAUGA. Uu dcs gîtes du diamant, 
XXV-XXVI. 

MKRcuiu-;. a) Métal. Employé dans 
la fabrication d<!s perles, XXXVI. 
Comparé au diamant. 9U. — b) 
Plani.'te. L'émeraude lui est consa- 
crée, 133. 175. 193. Forme de sa 
demeure, 136. 

MIEL (Gemmes ayant la couleur du): 
chrysobéryl, 19 ; cristal de roche, 
130; grenat, 54; rubis, 108. 160. 

Milimhtpanlia. Liste de gemmes. 
XIX. 

Mi.Niu.M. Nuance du corail, 135.193; 
— du rubis, 27. 110. 184. 

MiRoin. Employé pour mesurer l'é- 
clat des rubis, 112. 
MON.NAiKs. XXIil. Cf. Index I 
kdrsdpana, dindru, rûpa/,a, ci- 
(jraliaturUja. 
Moucnii. Défaut du diamant, 62. 
.MOUS.SI'. d'lau. (Emeraude couleur 
de). XLIV. 



270 



INDICES 



MOUTARDii (Grain de), poids. Voy. 
Index l : sar.^apa. 

AlrcchakatUià (L'auteur de la) con- 
naît la ratnapariksà, III. 

MUSCADE. Dimension de la perle de 
l'huitre rukmini. 96. 

MViiiiHE. Nuance du rubis, 72. 

NACRK. XVIII. Employée dans la 
fabrication des perles. XXXVI- 
VII; — du rubis, du saphir, du 
corail, de lemeraude, XLl. 176- 
17S. 

N.\R-À.YAnA PaikIita . Autcur du 
Smrtisdrodcihura. XIII. 

NÉPAL. Produit le cristal de roche, 
XLVIII. 

NEUTRE (Diamant). XXVIU. 

NOIR. Voy. Inde.x I: asita, hûr.fnya, 
kâlikd, /.r.^na. 

NUAGE. Perle du nuage. XXXI. Gem- 
mes couleur de nuage: h/ti.fina, 
53; diamant, 7; pierre de serpent, 
139; rubis, 29; saphir, XLII-III. 

ŒIL-DE-CHAT [caujûrya]. XLV-VII. 
Contrefaçon du diamant, XXX: — 
du saphir, Xl.III. Variété du 
cristal de roche, 1.30. Équivalent à 
la topaze. 48. Consacré à Ketu, 
133. 175. 193. Sa place dans le 
chaton, 137. 175. 193. 

ONCTUEUSR (Surface). Défaut de 
l'èmeraude, XLV; du diamant, 62. 

ONY.K (çesa). XVil. 

OR. Nuance du chrysobéryl, 49. 50 ; 
— du cristal de roche, 130; de 
l'èmeraude, 35. 127. 199. Guirlande 
de bulles d'or et de gemmes, 70. 
Montures d'or. 37. 52. 133. Valeur 
en or du chrysobéryl, 51; — de 
l'œil-de-chat et du rubis, 135. 
ORANGE. Nuance du rubis, 184. 
OR(.E (Grain d'). a) Défaut du diamant. 
b) Poids. Xoy. Index l: yaca. — 
Diamant en forme de grain d'orge, 
61. 



ORIGINE des gemmes. XI . 

ORPIMENT. Utilisé dans la contre- 
façon de l'èmeraude. XLV. Nuance 
de la perle. 65. 

os de Vrtra changés en perles, 
XXXII; — de Bala, en diamants, 
6. 

ou DU. Voy. KOÇALA. 

PAçuPATi. Auteur de la Ratnaini'dd, 
XIV, n. 

pÂndYA. Produit dos perles, XXXI I. 

p.\niNi. Sûtra sur l'étym. de « vai- 
dùrya », XLVI. 

PANNA (Mines de diamant dei, 
XXVI. 

PAON (Plumes du). Nuance de 
l'èmeraude, 34. 126. 188.— (Plumes 
de la gorge) : nuance de l'œil-de- 
chat, 44. 196. 200 ; — de la pierre de 
serpent, 73; — du saphir. 40. 120. 
163. 187. 

PARALOKA . Produit dcs perles, 
XXXII. 

PARURES. XXXVII. 135-133. 

PEAU de Bala, origine de la topaze, 
47. Maladies de la peau causées 
par le saphir défectueux, 163. 

PELLICULES. Défaut du rubis. 29. 30. 

PKRLK. La p. dans le Veda, XV. 
XXXI -VII. N'appartient pas à 
l'espèce du cristal de roche, 131. — 
Consacrée à la Lune, 133. 175. 193. 
Sa place dans le chaton. 137. 175. 
193. 

PERROQUET (Plumage dei. Nuance 
de l'èmeraude , XLIV ; — de la 
cornaline, 55. 

PERSE. Pays producteur de perles, 
XXXIL et de corail, XLVIII. 

PIED - DE - CORNEILLE . Défaut du 
diamant. Voy. Index I: /.vrAo/Jw/a. 

PIERRE DE TOUCHE. XXX. 30. 46. 

PIGEON (Œuf de). Volume et forme 

de la perle de la conque, 95. 153. 

PLANÈTES. Leur relation avec les 



iNDi;\ ANALViKorr: 



271 



gemmes, 88. l:i3. liiG. loT. 175. 

193. 
POÈTES. Doivent (■ludicr la ratiia- 

pariksà. III. 
POIDS des gemmes, XXII. XXIII. 
POINTES du diamant, X.WIl-VUI. 
POISSON. Produit une i)eil(\ XXXI. 

CKil-de-poisson, défaut de la perle. 

XXXIil. Écailles lii' poisson, 

employées dans la fabrication des 

perles, XXXVII. 
poi.i. Qualité dos gemmes, X.\II. 
POLISSAGE. XXX-I. 
POULE (Œuf de). Volume de la perle 

du nuage, loi. 
POUSSIÈRE. Défaut de la perle, 23;— 

de l'émeraude, U*."). 
.'Rix des geiiinies, XXIIl. 
pundRA. Ua des gîtes du diamant, 

XXVI. 
n.À.iiu. L'hyacinthe lui est consacrée, 

133. 175. VJ.i. Forme de sa 

demeure, 136. 
RAIE. Défaut. Voy. Inde.\ I: re/Jid. 
Ratiiacyacafdtja (Extrait du) dans 

un ms. de r.\M.. XIV. 
R.\\AnAGAnG.\, neuve de Ceylan où se 

trouvent le rubis. XXXVIII, elle 

saphir. XLIl. 
RIZ. Employé pour la vérification du 

diamant, XXX, et de la perle, 

XXXVI; — dans la fabrication du 

corail, 17G. Grain de riz, poids. 
\'o//. Index 1 : iaïujuLa. 
ROIS. Doivent étudier la ratuaparilcsà, 

II. Diamants qui leur sont réser- 
vés, 8. 
ROMAKA. Pays producteur de corail, 

XLVIII. 
ROSE DE CHINE. Nuaiicc du diamant, 

8; — du rubis, 26. 
ROUGE. Voy. Indes I : atirahta, 

(iralda, raUta, r-ûga, lo/iita. çona, 

sura/,ia. 
Ruuis. XVI. XXXVII sqq. Le pre- 



mier des joyaux, .\XIV, n. 2. 
Variété du cristal de roche, XIA'II. 
Sa valeur, 234, — par rapport 
i"! l'émeraude, 37. 127-128, — ol au 
sapliir, 42. — Consacré au Soleil, 
13;?. 175. l'J3. — Sa place dans le 
chaton, 137. 175. li)3. 

SAKRAN. Nuance du diamant, 8; — 
de la perle, 'J6. 151; — du rubis, 
27. nu. 111. Kil. 19ii. 

SALEM (District de). XLVI-\11. 

Sdmanna P/ialaSutta. Condamne le 
métier d'expert en pierres fines, VI. 

SAU.iLÂSAKA (?) . Gite du corail. 
XLVIII. 

SAN(i. Nuance ilu chrysobéryl , 49. 
5U; — du corail, 57; — du dia- 
mant, 9; — ^ rubis, 26. 111. 161. 
Sang de Bala, origine du rubis. 
25. 105, 

SANGLIER. Produit u uc perle. XXXI . 

SANTAL. Nuance du cristal de roche, 
130. 

SAiMiiii. XVI. XLl-IlI. — Rapport 
de sa valeur à celle de l'œil de- 
chat, 45. — Consacré à Saturne, 
1;h3. 175. 193. — .Sa place dans le 
chaton, 137. 175. 193. — Cornaline 
de la couleur du saphir, 55. 

SAruiiNE (Planète). Le saphir lui est 
consacré, 133. 164. 175. 193. — 
Forme de sa demeure, 136. 

SEL. Employé pour la vérification 
des perles, XXXVI. Perle ressem- 
blant au sel, 182. 199. 

SEIM'KNT. Pierre de serpent, XX. 
Perle de la tète du s., XXXI. 
Morsure des s. guérie par l'éme- 
raude, XXIII. Diamant en forme 
de gueule de s., 61. Emeraude 
couleur de s., 188. 

SHAH .lAHAN. SoH habileté à apprécier 
les gemmes. III. 

SILURE (Dos du). Nuance de la perle 
du poisson, 15. 



INDICES 



siMi.A I Diamants trouvés près de), 

XXV. 
SINGE. Diamant de cette couleur, SI. 
soLi;iL. Le rubis lui est consacré, 

135. 175. 193. Forme de sa demeure, 

136. Pierre de soleil (siiryakdnta), 
XLVII. 

so.M.A.BHÛBiiuJ. Auteur d'un traité 
sur les gemmes. XII. 

sop.\R\. Voy. sûiîF.xii.À.. 

souKME (Rubis dérivé du), XVI. 
XXXVII. 

Siikhacaticyùha. Lis'e de gemmes, 
XIX. 

suR.vSTKA. Pays producteur de dia- 
mants, XXV, et de perles, XXXU. 

SL;iîP.\aÂ. sop.\R.\. Exporte des dia- 
mants, XXV. XXVI. 

sv.vTÎ. Constellation qui préside à la 
formation des perles, XXXII. 

T.\CHE. Vov. Index I : mala. 

TAII-LK. XXX- 1. 

T.À..MRAi^\uni . Produit des perles, 
XXXII. 

ïAPTi, rivière dont les bords con- 
tiennent du cristal de roche, 
XLVIII. 

tavi;i;nier. III. V. 

TÊTE du diamant, 84. 87. 

TIGRE (Œil de). Diamant de cette 
couleur. 61. 

TOPAZE, XLV. Conlrefa<;on du dia- 
mant, XXX, Consacrée à Jupiter, 
133. 175 193. Sa place tlans le 
chaton, 137. 175. 193. 

TRAVANConE (Monts de), XXXVIH. 

TRIANGULAIRE. Diamoiit, li:i. 61. 63. 
Perle, 22. 97. 155. Pierre de gre- 
nouille, 139, Demeure de Mars, 
136. 

TURQUOISE Ipirnjâ, perojà). XVIII, 

138. 197. 
VACHE. Lait de vache , employé 
dans la fabrication du corail, etc. 
■ 176 — Œil de V.. nuance du sa- 



phir, XLII. — Urine de v., em- 
ployée pour la vérification des 
perles, XXXVI; couleur de l'hya- 
cinthe, 134. 171. 197. 200. 

V.\IÇYA. Voy. CASTES. 

VAIR.\GARA [Valragarh]. Un des 

gîtes du diamant, XXVI. 
VAJRA. Asura dont le corps foudroyé 

donne naissance aux gemmes, 

XXIV. 
v.vi.Av.vYA (Mont). Gite de l'œil-de- 

chat, XLVl. 

VARÀHAMiniRA. VI-IX. XV. 

VARUHA. Diamant et perle (jui lui 

sont consacr.^s, 7. 61, 65. 
v.\vu. Diamant et peile qui lui sont 

consacrés, 61 . 65. 
VEDA (Les pierres précieuses dans 

le). XV. 

VEINGANGA. Voy. VKn.\, 

VEn.\. Rivière où se trouvent des 
diamants, XXVI. 

viJNus {Planète). Le diamant lui est 
consacr,;, 133. 175. 19 J. — Forme 
de sa demeure. l'6. 

VERMILLON. Employé dans la contre- 
façon du rubis. XLl, et du corail, 
XLVIII. Nuance du rubis, 161. 

Cf. CINABRE. 

vERiîE. Contrefaçon du diamant, 
XXX, du saphir, XLllI, de l'éme- 
raude. XLV, de l'œil-de-chat, 
XLVII, Nuance de l'cmeraude, 
126 . Perles artificielles ressem- 
blant à du verre blanc. 24. 

VERT. Voy, Index I : /la/it, Iiarita. 

viuÛRA. Ville ou montagne d'où 
provient l'oeil-de-chat, XL\'l. 

viNDiiVA, Gite du cristal de roche, 
XLVIII. 

visnu. Diamant et perle qui lui sont 
consacrés, 61-65. — Nuance du sa- 
phir, 119. 163. 

VITRIOL (Eiueraude couleur de). 
XLIV. 



iNDKx ANAi.vrun I 

niinc< en général, 



273 



Noi.U.Mi'; (1rs I 

XXll. Wlll. 
viiiîA. La pcilc est iifi> (1(^ lui 

(l'aprrs l'Ailiarva-Vcda, XXXII. 
YYÀiJi, auieiir d'une rcceile pour la 

fabricalioii des perles, XXXVIl. 
VA( ;oi)UAH.\, CDinuuMiUUcur du Kiliiia- 

.<ur/r(. il. 
YAMA. Diamant et peilc qui lui sont 

coiisaeres, 7. Gl. 05. 



YAVANAs (l'ays des), ]>r()ducli'ur de 

cristal de vo,-hr. XIA'III. 
YEUX de lîala, ori.L'ino du saphir, 'M. 

116. 
yu/,tt/,al/iataru. Cite la RP. de 

Muddhabliatta d'après le Gana/a- 

Paniijn, X. Dvdinilioii du « ku- 

sàYa », XVII. 



18 



I 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



p. IV, 1. 13, lire^'è2. 

P. XII, 11. 11 et 13, /f>e321. 

P. XV, note 3, /;>e 341-344. 

P. XVI, 1. 16, /i>el74. 

P. XVII, 1. 9, lire somàlaka. 

P. XVIII, 1. 9, lire 93. 

P. XIX, I. 16, supprimer III. 

P. XXVII, notes 3 et 4, après VM., ajouter lxxx. 

P. XXXIII, note 4, et p. xxxiv, note 1, au lieu de RPA., lire ^RP. 

V. XI., I. 33, au lieu de 143, lire 145. 

P. XLii, 11. 7 et 13, au lieu de rubis, lire saphir. 

P. xi.vii, 1. 6. (Cett(^ hypothèse contredit celle de Weber, qui 
identifie le mont Vidùra avec le Belur-Tagh. Omina, p. 326, et 
Ind. St., XIII, 370; mais elle parait mieux s'accorder avec 
Varahamihira, BS. xiv, 14, qui place le Vaidûrjjadcîpa dans 
l'Inde méridionale. 11 est possible aussi que ce nom ait été 
appliqué à des lieux différents.) 

P. xLix, note 3. (Voici, d'après de nouveaux renseignements, le 
titre exact de la collection de Lapidaires de M. de Mély : Histoire 
des sciences, publiée sous les auspices du Ministère de r Ins- 
truction publique et de l'Académie des sciences. Les Lapidaires 
de V antiquité : T. l*^'", Lapidaires chinois. T. II, Lapidaires 
grecs. — Le tome I^i" est sur le point de paraître.) 

P. Lv. (M. Cecil Bendall m'a récemment signalé un traité de 
minéralogie compilé des auteurs sanscrits : le Rasaràjasundara, 
par Dattarâma Chaube. Mathura, 1888-1891, 4 part.) 

P. 2, 1. 13. (Notre édition a pour base la première famille : 
A, B, C.) 

P. 4, 1. 8, au lieu de cirah, lire çirah. 

P. 6, 1. 12, lire vajrapùrvâ parîkseyain [cf. Variantes) ; — 1. 32, 
///•e cette Pariksà commence par le diamant. 



276 ADDITIONS ET CORRECTIONS 

P. 7, 11. 16 et 21, lire Kalinga; — 1. 27, au lieu de bien, lire 

séjour. 
P. 8, 1. 1, /«Ve (-ankha. 
P. 9, 1. 7, lire dhiiyamanam. 
P. 11, 1. 17, lire laksyalaks3^ena. 
P. 12, 1. 2, lire svamûlyâc ; — 1. 8, lire bhùsanaya. 
P. 14, 1. 8, Z?re çesany. 

P. 19, 1, 3, lire nàtinikvsia; — 1. 6, lire àrâval.i. [Cf. Variantes.) 
P. 20, 1. 15, /?>egunjàç. 
P. 21, 1. 1, ///-e dbarane. 

P. 25, 1. 5, lire jetrâ surànâni ; — 1. 10, lire viksobhita. 
P. 27, 11. 11 et 30, lire kamakârî. 

P. 29, 1. 7. (La ville de Kalaçapura figure, comme siège d'un 
dhâtugarbha, dans VAstamahâcaiti/astotra de Harsa, p. p. 
Sylvain Lévi, Actes du X^ congrès des orientalistes j, p. 200.) 
P. 80, 1. 17, lire çanâyâni. 
P. 31, 1. 8, lire vijâtim. 
P. 32, 1. 6, lire mûlyam. 
P. 40. 1. 8, lire abhraka. 
P. 43, note, lire E. koratolaka. 
P. 47, 1. 13, lire somâlaka; — 1. 18, au lieu de porte, etc., lire 

a une division nommée rûpaka. 
P. 52, 1. 4, lire bhîsmapâsânàh. 
P. 60, 1. 27, lire hyacinthe. 
p. 62, 1. 24, au lieu de arêtes, lire angles. 

P. 62, note, 1''^ colonne, au lieu de 20, 10, 18, //>e20, 18, 16. 

P. 68, 1. 30, au lieu de de la lune, lire de la pierre de lune. 

P. 80, 1. 4, lire tadvajrena; — 1. 18, la foudre : ajouter de Çakra. 
(Dans tadcajrena, tad = çakrasya. Jeu de mots sur le double 
sens de çakra : puissant, Indra.) 

P. 82, 1. 3, lire bahùpàrjita. 

P. 86, 1. 17, lire le prix est. 

P. 88, 1. 13, au lieu de mandait lire mandala (cf. Variantes.) ; — 
1. 33, au milieu : ajouter du cercle. 

P. 94, 1. 11, lire pancajanyasya. 

P. 97, 1. 8, lire sàmanyâh. 

P. 101, 1. 19, lire à 14 guùjâs. 

P. 108, 1. 5, lire kayam. 

P. 116, 11. 20, 21 et p. 117, 11. 20, 29, lire Kalinga. 

P. 119, 1. 3, reporter l'appel de note après niadhye. 

P. 123, 1. 2, lire pancaniani. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 277 

P. 1:?5, 1. 2, lire hadhiro. 

P. 127, 1. 4, lire piluçyàmalà. 

P. 128, 1. 8, lire niûlyaiu ; — 1. 9, lire laksanail.i. 

P. 138, 1. l, lire mioi-akaïu. 

P. 134,1. 14, /fVecikvanah. 

P. 135, 1. 21, //reanguli. 

P. 13(!, I. 3, lire saptàsia; — 11. 17-18, (tu lieu de 342, 343, lire 

343. 344. 
P. 137, 1. 17, lire vaiàhàdi. 

P. 138, 1. 4, lire hainsaniâlî : — 1. 22, ///vM-inlâinanil.i. 
P. 13'.). 1. 4, lire ratnani ; — 1. 21, lire tàvan. 
P. 14G, 1. 26, lire: Si (luelqu'uii, ignorant les .(ualilés et les 

défauts, fixe maladroiloiuent le prix, la loudre... 
P. 162. 1. 3, lire bliaved. 
P. 163, 1. 8, lire gunâh. 

P. 175, 1. 7, lire : Manière de (;oniposer le clialon d'une bague; — 
1. 17, lire : Tel est le eluiton planétaire. 

P. 176, 1. 3, lire mardaycd; — 1.8, lire kvatlie. 

P. 182, 1. 2, lire vijùevàr ; — 1. 8. eorrection: ks(Mralo yadbliava. 

P. 184, 1. 4. lire pinda ; — 1. 15, lii-e gunjâ. 

P. 186, 1. 9, lire nilani âkhyatain ; — n. 3, lire nil.isâram. 

P. 187, 1. 7, ///'(■ nilaiji. 

P. 188. 1. y, lire sainsthilih. 

P. 193, 1. 4, lire inasrnakaïu. 

P. 201, 1. 7, lire ratnaparîksâ. 

P. 206, 1. 26. lire raanih. 

P. 209, note 2. rein])lacer le second \ ])(ir B. 

P. 213, 1. 15, au lieu de 85 d, lire ^\\ b. 

P. 229, 1.15, lire mâsa, mâna. 

P. 236, 1. 10, /t/'esùryabhrâtâ. 



TABLE DES M ATI EUES 



Pages 

Introduction i 

Ratiiapart/.-^â de nuiidhaiihatta ^ 

I . Diamant 1 

H. Pei'le H 

m. Rubis 25 

IV . ]<lQieraude 33 

V. Onyx 38 

VI. Saphir 39 

VU. Œil-de-ehat 43 

VIII . Topaze 46 

IX. Chrysobéryl 49 

X. Bhîsma 52 

XI . Grenat 54 

XII . Cornaline 55 

XIII . Cristal de roche 56 

XIV. Corail 57 

Brhat^anjhUà de Varàhaniihira (LXXX-LXXXIIl) 59 

LXXX . Diamant 59 

LXXXI . Perle 64 

LXXXII . Rubis ~2 

LXXXIII. Émeraude ~5 

Agastiiiiata ' ' 

I. Diamant ~'^ 

II. Perle 91 

III. Rubis 105 

IV. Saphir 1K5 

^' . Émeraude 123 

VI. Cristal de roche 130 

Appendice 134 

Na ta rat naparih-.fà 141 

I . Préambule 142 



:i80 TABLE DES MATIERES 

Pages 

II. Diamant 148 

m. Peile 152 

IV. Rubis 159 

V. Saphir 162 

VI . l'^meraude 165 

VII. Cristal de lochf 167 

VIII . Topaze 169 

IX. Œil-de-chat 170 

X. Hyacinthe 171 

XI. Corail 172 

XII. Manière de reconnaître les pierres fausses . 173 

XIII. Manière de composer le chaton d'une bague 175 

XIV. Manière de fabriquer des pierres précieuses 176 

Agastii/â Ratnapnrîh^â 1~9 

I. Diamant 179 

II. Perle 182 

III. Rubis 184 

IV. Saphir 186 

V . Émeraude 188 

VI . Hyacinthe 189 

VII . Topaze 190 

VIII . Œil-de-chat 191 

IX. Lapis lazuli 192 

X. Corail 193 

Ratnasomgraha 195 

Lagha-Ratiiaparilc.<à 199 

Mari '.nK'duUmj/a 203 

Variantes et notes 209 

Indices 245 

I . Index des mots sanscrits 245 

II. Index analytique 265 

Additions et corrections 275 



CHALON-SUR-SAONE, IMP. FRANÇAISE ET ORIENTALE DE L. MARCEAU 



n 



BINDING SECT. JUL2 81972 



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3595 Les lapidaires indiens 

F5