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Full text of "Les reliures artistiques et armoriées de la Bibliothèque communale d'Abbeville"

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MÉMOIRES 

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SOCIÉTÉ D'ÉMULATl 



D'ABBEVILLE 



TOME I 



LES RELIURES ARTISTIQUES ET AR/V 

DE LA BUÎUOTHÊQUE COMMUKAUî D'.UîBEVîU 



L'OEUVRE GRAVÉ DE JACQUES MU 




ABBEViLLE 



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MÉMOIRES 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'ÉMULATION D'ABBEVILLE 



TOxME I 



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CC'wa-*- 



MÉMOIR ES 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'ÉMULATION 



D'ABBEVILLE 



TOME I 



LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

DE LA BffiLIOTHÈQUE COMMUNALE D'ABBEVILLE 



L'OEUVRE GRAVÉ DE JACQUES ALIAMET 




ABBEVILLE 

IMPRIMERIE FOURDRINIER ET C" 
1897 



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/vi. ^ -1. ^'^ 



Harvard Collège Library 

JAfv 4 191? 
GIftof ..^ 
Prof. A. C. Coolidge 



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LES 



RELIURES ARTISTIQUES 



ET ARMORIÉES 



DE LA BIBLIOTHÈQUE COMMUNALE D'ABBEVILLE 



PAR ALCIUS LEDIEU 




E ne referai point ici l'historique de la bibliothèque communale 
d'Abbeville, mais je dirai un mot de ce dépôt. Fondé en i68^ par 
un ecclésiastique éclairé, ut établissement s'était accru dans de 
notables proportions ^ quand la Révolution, en supprimant les 
couvents, lui procura de ce fait prés de trente mille volumes 
provenant des différentes communautés religieuses de la ville et des diverses abbayes de 
l'arrondissement. Un choix dut être fait dans ces livres ; les uns étaient dépareillés, 
d'autres incomplets ou insignifiants, d'autres encore s'y trouvaient en plusieurs 
exemplaires, de sorte qu'un tiers environ a du être éliminé» 

Dans le courant du XIX^ siècle, plusieurs dons et legs très importants ont 
été faits par de généreux bibliophiles abbevillois, parmi lesquels il convient de 
nommer MM. Félix Cordier, Morel de Campennelle, baron Tillette de Clermont- 
Tonnerre, Lefébure de Cerisy, comte de Riencourt, Ch. Louandre, et, à une date 
toute récente (juin i8po), M. Henri van Robais qui, pour obéir aux dernières 



MÉM. DE LA Soc. d'ÉMUL. D'AbBEV., I. 



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volontés de son frère, fit don de deux mille volumes provenant de la bibliothèque 
de M. Armand van Robais. 

Par suite de ces différetits accroissements, le local qui contenait notre dépôt 
bibliographique était devenu insuffisant; le classement matériel n'existait plus. En 
prenant possession de mon poste en 187^, j'eus à entreprendre le catalogue général; 
ce travail était à peine terminé qu'une autre besogne m'incombait; en 1S84, ^ 
municipalité, présidée par M. E. Prarond, me chargeait du transfert de la bibliothèque 
dans le local actuel. 

Cette double tâche me permit de connaître les richesses dont la conservation 
m'avait été confiée. 

Les manuscrits m'attirèrent d'abord, puis vint le tour des incunables et enfin 
les reliures. 

Dans ces derniers temps, M. Léopold Delisle étant venu visiter la bibliothèque 
d'Abbeville avec M. Thierry m'engagea vivement à mettre en lumière nos curiosités 
bibliographiques. Les encouragements si bienveillants de l'éminent Administrateur 
général de la Bibliothèque nationale m'ont fait entreprendre un genre d'étude qui, pour 
moi, était entièrement neuf. Mais, je me fais un devoir de le déclarer, j'ai trouvé 
un aide très précieux en M. Léon Gruel, dont la compétence est connue de tous 
les bibliophiles; j'ai eu souvent recours à son érudition et à son obligeance, aussi 
lui dois-je une grande part de collaboration. 

En même temps que j'adresse tous mes remerciements les plus sincères à 
MM. Delisle et Gruel, je tiens à acquitter une autre dette de reconnaissance 
envers la Société d'Émulation d'Abbeville, qui a bien voulu faire insérer ce travail 
dans ses Mémoires; que M. Ém. Delignières, son actif et dévoué Président, au 
goût sûr et délicat en ce qui concerne les choses d'art, reçoive ici pouf lui et pour 
ses Collègues l'hommage de toute ma sympathie. 

ALCIUS LEDIEU 



Bibliothèque d'Abbeville, i»» décembre 1890. 



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CHAPITRE PREMIER 



NOTIONS PRÉLIMINAIRES 




ANS son excellent Manuel de Vamateur de reliures, M. Léon 
Gruel a adopté quatre grandes divisions, qui nous paraissent 
tout à fait rationnelles; c'est la véritable classification des 
diflFérents styles qui se sont successivement manifestés dans 
Tart d'habiller les livres. 
i» Époque byzantine, du vm* au xn* siècle ; 
2*» Style gothique, du xni* au xv« siècle ; 
3** Renaissance, première moitié du xvi* siècle; 
4^ Style du xvra* siècle. 

Toutefois, l'auteur fait observer avec infiniment de raison que la troisième 
période est tellement riche et a une telle importance que, par la difiérence 
de l'ornementation, elle comporte trois subdivisions qui peuvent encore 
former à elles seules trois styles distincts : i° La fin du xv« siècle et le 
commencement du xvi»; 2*» le règne de François P'; 3*» le règne de Henri H. 



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LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



Nous adopterons pour le plan de notre ouvrage cette même classification, 
qui nous parait tout à la fois logique et pratique. Mais, nous devons le 
déclarer, les deux premières catégories ne se trouvent représentées par aucun 
type dans la bibliothèque d'Abbeville. 

Ce dépôt contient, à la vérité, un précieux manuscrit exécuté à la fin du 
vin« siècle, Cest un évangéliaire sur vélin pourpre, donné par Charlemagne 
en Tan 800 à Tabbé de Saint-Riquîer ; on l'a conservé dans le monastère de 
cette ville jusqu'à la Révolution. Nous avons décrit et étudié ce volume tout 
à fait remarquable dans notre Catalogue analytique des manuscrits de la Bibliothèque 
d'Abbeuille (1885, pp. 3-20). 

Angilbert, abbé de Saint-Riquier, désigne ce manuscrit parmi les objets 
dont le trésor de l'abbaye de ce lieu fut enrichi par l'empereur et autres bien- 
faiteurs ; il en parle en ces termes : Evangelium aura scriptum, cum îabulis 
argenteis, auro et lapidibus pretiosis mirifice paratum *. 

D'un autre côté, le moine Hariulphe, en faisant l'inventaire des objets de 
la trésorerie de son monastère, dit de ce volume : Evangelium auro scriptum 
unum cum capsâ argenteâ, gemmis et lapidibus fabricatd *. 

La reliure prînceps fut renouvelée vers la fin du xv« siècle par l'abbé 
Eustache Lequieux, comme le prouve ce passage de la chronique de D. G}tron : 
« L'évangéliaire donné à saint Angilbert par Charlemagne fut revêtu de 
nouvelles plaques d'argent. Sur l'une des plaques, il plaça en relief une petite 
statue de saint Jean, admirablement ciselée et d'un très grand prix. On avait 
placé au-dessous une relique de cet apôtre, enchâssée dans un cristal. Les 
femmes enceintes, qui venaient la toucher et la baiser, recevaient un secours 
surnaturel et éprouvaient du soulagement. » 

Un autre religieux, D. Grenier, qui a vu cet évangéliaire au siècle dernier, 
a laissé de sa couverture la description suivante : « La reliure répond à la 
beauté du texte; elle est en ais de bois, couverte d'une feuille d'argent, où est 
représenté saint Jean en ronde de bosse; au-dessous est un reliquaire que l'on 
dit être de saint Jean; aux quatre coins de ce tableau sont quatre petits carrés 
en argent d'un pouce d'épaisseur, où est représenté en bosse saint Jean sur la 

t. SfUtUft àt Lac ^Ki^ttjt 1713» c H, p. |oé. 
s. Ibid., t. II, p. |io. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 5 

poitrine de Notre Seigneur ; tenant le calice ; ressuscitant une femme et dans 
la cuve. » * 

Les armes de Tabbé Eustache Lcquîeux, qui fit faire cette couverture, se trou- 
vaient au-dessus de ce tableau, suivant la remarque de D. Grenier; il portait : 
D'a:(ur, au chevron brisé d'or, à Irais gerbes de mime, deux en chef et une en pointe. 

Cette seconde reliure fat dépouillée lors de la Révolution, mais on conserva 
les ais de bois que Ton recouvrit d'une broderie du xvi" siècle, provenant 
d*une chape de Tabbaye de Saint-Riquîer. Cest dans cet état que le précieux 
évangéliaire de Charlemagne suivit à Abbeville les livres et les boiseries de la 
bibliothèque des pieux enfants de Centule. 

Parmi les autres manuscrits antérieurs à la découverte de l'imprimerie que 
contient la bibliothèque d' Abbeville, il en est quelques-uns qui sont recouverts 
de reliures artistiques, mais aucune d'elles ne remonte au delà du xvi* siècle. 

L'un de ces manuscrits, connu et coté sous le nom de Chronique de Pierre 
h Prestre, * écrite en 1477, porte une reliure du temps, qui, sans être artistique, 
ofire cependant le caraaère particulier des reliures de cette époque. Les ais 
sont en bois et recouverts d'un cuir brun très épais ; ils ont reçu l'empreinte 
d'un triple filet. Les coins sont en cuivre, et chaque plat est garanti par cinq 
bossettes aussi en cuivre, mesurant trente-cinq millimètres de diamètre et seize 
millimètres de relief. 

Jusque dans les premières années du xvi* siècle, les livres — manuscrits 
et imprimés — étant peu nombreux, on les exposait à plat sur les tablettes 
des bibliothèques. Pour éviter le frottement et l'usure des plats, on appliquait 
sur ceux-ci des clous d'un haut relief que l'on faisait souvent ciseler lorsqu'il 
s'agissait d'un livre d'une certaine valeur. 

Qjiant aux incunables de la bibliothèque d' Abbeville, les reliures qu'ils 
portent offrent trop peu d'intérêt au point de vue de l'art pour qu'elles soient 
décrites et reproduites.- 

Notre étude sur les reliures artistiques françaises avant la Révolution se 
limitera donc aux deux grandes divisions établies par M. Gruel — la Renais- 
sance et le xvm« siècle. 

1. H- Prftrond, Hisioirê ie cinq viîUt.,,, 4* jMrtk. Saini^RiquUr (I, 207). 

3. C'est le n« 94 de notre CalàlcgM* atûlyHqm dis wiantucriu; ce roi., froveiuat de M. Deligaières de Bommji porte s«r U 
co tt veii ui e intérieare, de U main de ion dernier poseetsear, U mention : Empha, 9 l. 



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LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



L'un des chapitres qui suivront sera consacré aux reliures d'origine étran- 
gère. Puis, nous nous occuperons d'une collection de livres reliés pour des 
distributions de prix aux deux derniers siècles. Enfin, nous reproduirons 
toutes les armoiries que nous avons relevées, et nous donnerons une notice 
aussi complète que possible sur chacun des premiers possesseurs de ces livres. 




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Motif emprunté à l'ornementatiotj typographique. — N» 4. 



CHAPITRE II 



LA RENAISSANCE 



S I«. — COMMENCEMENT DU XVIe SIÈCLE. — RÈGNE DE LOUIS XU 




ES premîers outils à gaufrer ne comportaient à Torigine 
qu'un très petit nombre de motifs, des roses et des fleurons ; 
ils étaient le plus souvent appliqués aux angles ; plus tard, 
on en fit des semis, ce qui constitua des compositions plus 
importantes. Ces premiers outils étaient non pas en cuivre, 
comme on le croit généralement, mais en fer. 

Sous le règne de Louis XII, la reliure dite monastique était arrivée à un 
haut degré d'exécution. Le fond de ce genre de décoration était emprunté au 
style gothique et aux gravures sur bois. « Sous ce règne, dit M. Gruel, on 
commence à voir figurer un peu d'or dans la décoration des reliures, dont la 
composition pcend des formes moins dures et dont l'ensemble devient plus 
élégant ». » Toutefois, les décorations gaufrées sans or furent employées 
pendant fort longtemps. 



I. J^anutl... dt l'amateur di reliure^, p. 19. 



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8 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

Les manuscrits du moyen âge, qui font aujourd'hui notre admiration tant 
SOUS le rapport de la calligraphie que de l'enluminure, avaient été exécutés, pour 
la presque totalité, par des moines, qui se livraient également à la reliure. 

Quand l'imprimerie eut été découverte et que la multiplication des livres 
se produisit avec une rapidité étonnante pour cette époque, les moines aban- 
donnèrent la calligraphie — mais non l'enluminure — pour se consacrer plus 
activement que par le passé à la reliure ; voilà pourquoi la reliure des premiers 
monuments de l'art typographique est si peu différente de celle des manuscrits 
du xv« siècle, et c'est pour cette raison qu'elle a été nommée reliure monastique. 

La sculpture sur bois ou sur pierre, l'ornementation des manuscrits et celle 
de la typographie servirent d'inspiration aux relieurs pour ce genre de décoration 
sans or appelé gaufrure, qui fut pratiqué en France jusque dans les premières 
années du règne de François I" ; les Allemands ne devaient l'abandonner que 
beaucoup plus tard. 

Pour l'exécution de ces ornements, les relieurs employaient des plaques à 
combinaisons, de larges roulettes artistement gravées ou des fers répétés. 



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DE LA BIBLIOTHfeaUE d'aBBEVILLE 



I . — G. de Marra sylvarum libri quatuor. -— A la 
suite, deux autres opuscules du même auteur. 
Paris, 1311 et 1513. In*4o. 



IL convient de placer en tête de ce chapitre une remarquable reliure feitc 
pour Louis XII. On ne connaît que très peu de volumes aux armes de ce 
^ prince, ce qui ne laisse pas que de paraître fort étrange, car il aimait passion- 
nément les livres. En effet, on sait qu'il augmenta la bibliothèque formée par 
son père dans le château de Blois ; c'est là qu'il fit transporter à une époque 
qui est restée jusqu'ici indéterminée la riche bibliothèque de Louis de Bruges, 
'. sire de la Gruthuse. 

Après la conquête du Milanais, une partie des volumes appartenant aux 
Visconti et aux Sforza prit aussi le chemin de Blois. 

La reliure que nous reproduisons est empreinte au fer chaud sur veau 
brun, et la plupart des parties sont en creux et dorées. 

Chaque plat est orné de cinq écussons couronnés, — dont trois de Bretagne 
et deux de France pour le plat recto, — et deux de Bretagne et trois de France 
pour le plat verso ; ces écus sont reliés entre eux par des dentelures. L'écusson 
central — de Bretagne pour le plat supérieur et de France pour le plat inférieur 
— semble supporté par un porc-épic; cet emblème du roi Louis XII est 
surmonté d'une étoile à la tête et à la queue, ce qui ne doit être considérée 
que comme du remplissage. 

La "bordure d'entourage est larga et composée de gracieux entrelacs s'ajus- 
tant les uns aux autres; cette disposition rappelle le style vénitien, inspiré, 
comme on le sait, de l'art arabe. 



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10 LES REUURES ARTISTIQjtJES ET ARMORIÉES. 

Dans son état primitif, ce volume devait être de toute beauté. Malheureu- 
sement, les ais de bois tombèrent en poussière, et l'un de nos prédécesseurs, 
le regretté M. F.-C. Louandre, dont le goût n'égalait pas le zèle, fit confec- 
tionner une nouvelle reliure en laissant remonter les plats d'une façon peu 
artistique. H est bon d'ajouter pour sa décharge que ce travail fut fait à une 
époque où l'on ne se préoccupait guère des reliures anciennes. 

Les tranches de ce volume sont dorées et antiquées. C'est sous le règne de 
Louis Xn que, pour la première fois, dit M. Gruel, on dora les tranches des 
ouvrages oflFerts au souverain. Les arabesques qui décoraient le plus souvent 
ces tranches « étaient exécutées à l'aide de fers que l'on frappait sur les feuillets 
du livre '. » Ce travail s'appelait alors antiquer sur tranches. 

L'ornementation des tranches de notre volume se compose de rinceaux 
fleuris, entièrement gravés à la main. 

Ce livre, qui a appartenu à un nommé Charles Sanson — est-ce le 
fondateur de la bibliothèque d'Abbeville? — est le sixième exemplaire 
connu relié de la même façon pour Louis XII. Les premières reliures exécutées 
pour ce prince portent un semis d'abeilles ; ce ne fut qu'après son mariage avec 
Anne de Bretagne qu'il adopta un genre de décoration plus élégant. 

PLANCHE I. 

I. htanwiJ..., p. 165. 



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DE LA BIBUOTHÈQUE d'aBBEVILLE II 



2. — Très libelli magistri Albertani de Brescia. — 
Manuscrit du xiv« siècle (no 44). In-40. 



CETTE relîure à froid, fort bien conservée, est finement exécutée; elle se 
compose de quatre compartiments formés de bandes avec raccords de 
fleurs de lis dans la partie centrale. 

La bordure d'entourage est composée d'une branche formant des courbes 
gracieuses et sur laquelle montent divers animaux, des oiseaux et des petits 
génies. 



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12 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



— Martialis epigrammatum, cum Domitii 
Calderini Merulœ, commentariis. Venise. 
1509. Pet. in-fol. 



REUURE monastique à froid exécutée à Taide de roulettes. Les bandes de la 
partie centrale se composent d'abeilles alternant avec des roses ; elles sont 
accompagnées de chaque côté d'une bande formée de rinceaux et d'un feuillage 
gothique fleuronné d'une extrême finesse. La bande qui entoure les quatre 
bandes centrales est un peu plus large que celles-ci ; elle offire des pattes 
d'hermine alternant avec des fleurs de lis séparées par des entrelacs. Qjiant à 
la bordure d'encadrement, le motif en a été emprunté à l'ornementation 
typographique. 

Les ais de ce volume sont en bois; les fermoirs ont disparu. Sur la feuille 
de garde, on lit en caractères du xvi* siècle : Emptus, XXV s. t. 

\ 

PLANCHE II. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE I3 



— Inventariû eonim que in operibus Gersonis 
continentur. (Argcntoraii, Martinus Hach (?) 
1489. In-40, goth. 

Il n'y a que le premier volume. On lit à la 
fin : M Prima pars operum mgh iohannis de 
gerson, sacrarn Irârû doctoris / resolutissimi 
christianissimiq copletês tractât' / fidê ac ptâte 
ecd'iastica; cernâtes finit féliciter / Anno dnice 
natiuiuty. 1489. menais "Vo mar/ di Idus 
quano. » 



DEUX bandes de cette reliure monastique, si riche dans son ensemble, 
rappellent bien l'époque de Louis XII par les pattes d'hermine et par les 
fleurs de lis. Les trois autres bandes de la partie centrale ont été frappées avec 
la même roulette et le sujet en a été emprunté à l'art typographique. 

Ces cinq bandes présentent une très grande analogie avec la reliure précé- 
dente. Mais le motif de la bande d'entourage est différent; il est des plus 
gracieux. C'est pour cette raison que nous l'avons fait reproduire en tête de 
ce chapitre. 

Les deux plats ont été remontés sur une reliure moderne. 



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I^ LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



S' — Sextî Julii Frontîni libri n de aqu« — ductibus 
urbis Romae. In-8o. (Titre enlevé.) — A la 
suite : Vitruvius de architectura. Florence. Ph. 
de Junte. 1513. 



TROIS bandes exécutées avec la même roulette composent la partie centrale 
de cette intéressante reliure à froid; elles représentent une cordelière 
gracieusement enlacée, répétée trois fois et accompagnée d'un quatrefeuille. 

La bande d'entourage est formée de losanges dans lesquels se voient d'autres 
quatrefeuilles plus petits. 

La nature de ces différents ornements permet d'attribuer une origine 
parisienne à cette reliure, qui, quoique très sobre, n'en est pas moins d'un bel 
cflfet décoratif. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE I5 



6 . — Franciscl Philelphi epistolanim libri decinii 
sexti. Paris, chez Laurent Femet; imprimé par 
Jean Barbier le 11 janvier 1508. In-4*. 



PARMI les reliures à personnages que contient notre dépôt, la plus intéres- 
sante est assurément celle que nous reproduisons ci-contre. Elle date des 
premières années du xvi* siècle. 

Qjiatre personnages sont représentés chacun dans un petit encadrement 
architectural. Ces personnages sont : i*» Saint Jacques, qui tient de la main 
gauche un livre fermé appuyé contre sa poitrine; sa main droite est posée sur 
son bâton de pèlerin; 2° sainte Barbe, qui tient un livre fermé de la main 
droite et la palme du martyre de Tautre; 3° sainte Geneviève de Nanterre, 
qui n*est pas toujours représentée en bergère ; elle tient ici de la main gauche 
un livre ouvert, et, de la droite, un cierge allumé qu'un diable, dont on voit 
les jambes sur Tépaule gauche de la sainte, essaie d'éteindre ; un ange, qui se 
laisse apercevoir au-dessus de Tépaule droite de la sainte, rallume le cierge 
éteint par le démon ; 4° saint Nicolas, en costume d'évêque, crosse et mitre, 
qui bénit trois en&nts nus, debout dans une cuve. « Ce sujet de saint Nicolas, 
dit M. Gruel, était souvent employé dans l'ornementation des plaques à froid 
au moyen âge, et on le trouve constamment avec quelques légères modifications 
de dessin. » 

Ces quatre sujets sont enchâssés dans une bordure des plus gracieuses, 
composée pour trois côtés de branchages formés de feuilles de houx, de glands 
et de chardons, interrompus dans leur longueur par un oiseau et de petits 
dragons. Chaque angle est en outre occupé par les symboles ailés des évangé- 



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l6 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

listes qui constituent ce qu'on appelle le tétramorphe une banderole porte le 
nom des évangélistes. Le quatrième côté, celui du bas, contient la marque et 
le chiffre de Denis Roce, qui exerça la profession de libraire à Paris de 1490 
à 15 18. Il avait pour devise, comme on le sait : « A L'AVENTVRE, TOVT 
VIENT A POINT QUI PEVT ATENDRE. » 

L'encadrement est tout à fait indépendant des miniatures; il a dû être 
composé pour entourer celles des quatre évangélistes. A ce propos, nous ferons 
observer que les plaques, d'abord en bois puis en métal, que Ton appliquait 
sur les reliures encore humides, étaient en partie mobiles, de sorte que Ton 
pouvait, à volonté, remplacer un nom par un autre, une bordure par une autre 
bordure, et même seulement une partie de bordure. 

La bibliothèque de Laon, nous écrit M. L. Gruel, possède un volume 
in-4° imprimé à Strasbourg par Martin Flach en 1501, portant l'empreinte 
d'une marque absolument semblable. « C'est, ajoute-t-il, une des plus heureuses 
conceptions que j'aie rencontrées ; la bordure est charmante. » 

Le plat verso de notre volume porte l'empreinte d'une plaque presque iden- 
tique à celle qui est décrite plus loin (12, pi. VI). La partie centrale se compose 
de petits arceaux terminés par un gland ; autour règne une bordure formée de 
chimères, de chardons, de glands et de feuillages. Suivant la remarque de 
M. Gruel, les mêmes motifs décorant des reliures diverses se rencontrent, à 
quelques années d'intervalle, dans des pays différents. 

PLANCHE IIL 



I. Manuel..,^ p. 13;. 



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l8 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

un livre ouvert, et, de la droite, la palme du martyre. Dans le fond, on 
aperçoit une tour rappelant celle où fut enfermée cette vierge par Tordre de 
son père, Dioscore, vers Tan 325. Le fond du tableau est semé de fleurs de lis. 
On lit dans la bande qui entoure cette scène la légende suivante en 
caractères gothiques : 

mn pro mIxs Itata hwtV 

vïï • ntrjgo ^t sana Je carne creata : 



mttttdana j^osij^onU et ihh vana 

Au-dessus des deux arcatures se trouvent, à droite et à gauche, les deux 
lettres gothiques G R, gravées dans la composition, qui sont, sans nul doute, 
les initiales du relieur; mais le nom de cet artiste nous est inconnu. 

Le sujet que représente cette plaque servit à plusieurs relieurs de la fin du 
xv« siècle. M. Gruel a fait reproduire deux reliures de ce genre, exécutées, 
Tune par Jean Dupin, l'autre par Théodore Richard '. 

Il n'est peut-être pas téméraire de supposer que les deux plats du volume 
que nous reproduisons sont dus au fils de Théodore Richard. 

Disons en terminant que ce livre se trouve dans un pitoyable état ; on peut 
même s'étonner qu'il soit arrivé jusqu'à nous, car les plats qui soutiennent 
l'enveloppe sont en bois, et les vers ont commencé depuis longtemps leur 
œuvre de destruction ; en quittant les planchettes, ils ont envahi les pages et 
les ont criblées de la première à la dernière. 

L'usage désastreux des planchettes en bois s'est maintenu en France 
beaucoup plus tard qu'en Italie. Pour les in-folios, ces ais de sapin ou de 
charme surtout constituaient de véritables portes, que l'on rendait plus lourdes 
encore en y appliquant des coins et des fermoirs en cuivre. On sait que 

r. Vey. MkfMil..., p. 90 et p. i$i. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE D*ABBEVILLE IJ 

Pétraque fut grièvement blessé à la jambe par la chute de l'un de ces énormes 
volumes ; peu s'en feUut qu'il ne subît l'amputation. 

Les Italiens abandonnèrent les premiers la pratique des reliures eu bois, 
mais, quoique la nouvelle méthode des reliures en carton s'introduisît de 
bonne heure en France, la première continua d'y être exercée pendant le cours 
du xvi« siècle. 



PLANCHE IV. 



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20 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



8. ^ Johannes de Magîstris. Qjiestiones perutiles 
super tota phylosophia naturali. (Titre enlevé.) 
Iii-4o. 



CETTE reliure à froid, sur ais de bois, rappelle, par la disposition de ses 
compartiments, les reliures courantes du xiv* siècle. 

La bordure en losange avec fleurons se ressent de l'influence italienne, mais 
ce motif était fréquemment employé par les relieurs français. 

Opant à la bande d'entourage, elle se compose tout simplement du mono- 
gramme du Christ, I H S, douze fois répété dans le sens de la hauteur, et sept 
fois dans le sens de la largeur. Sur le plat de l'envers, cette bande est repro- 
duite deux fois près du dos. 

Malgré le double intérêt que présente ce volume, et par sa reliure et par 
son impression, — car il date assurément des dernières années du xv* siècle 
— il avait été mis au rebut. C'est des greniers municipaux que nous avons 
extrait ce livre pour le replacer dans le dépôt qu'il n'aurait jamais dû quitter. 




Fragment de bande. Époque de Louis XII. — No 4 



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Bande d'entourage formée de tortillons. Époque de François !««■. — N© lo. 



S II. - RÈGNE DE FRANÇOIS 1er 



SOUS le règne de François I*', les décorations des reliures sont plus finement 
dessinées et d'une conception plus savante. Les expéditions d'Italie eurent, 
entre autres conséquences, une modification profonde dans les arts graphiques ; 
tout alors était à la mode italienne. 

Peu à peu, les reliures monastiques firent place en France à la nouvelle 
méthode importée de Venise, car cette ville, en rapports constants avec les 
peuples de l'Orient, devint une véritable école de reliure. Les Aide confec- 
tionnèrent des fers dont les motifs étaient empruntés à l'art arabe. 

Le célèbre bibliophile Jean Grolier s'était mis en relation avec ces impri- 
meurs vénitiens ; il se trouva en outre en contact avec les plus habiles relieurs 
de l'Italie, et fit même venir de l'autre côté des Alpes des ouvriers qui travail- 
lèrent sur des dessins qu'il donnait lui-même '. 

La bibliothèque d'Abbeville ne possède pas de volume relié pour 
François P', et ne peut ofirir aucune épave des magnificences de la riche 
collection de son argentier, Jean Grolier. Néanmoins, elle contient un échan- 
tillon d'une reliure qui rappelle de très près celles que faisait exécuter le 
célèbre collectionneur français. (14.) Il s'y trouve en outre plusieurs spécimens 
de reliures exécutées dans l'atelier des frères Angelier, imprimeurs à Paris 
en 1541. 

I. Mamml„.f p. ao. 



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22 



LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



Peu de temps après la découverte de rimprimerie, certains imprimeurs 
installèrent chez eux des ateliers de reliure ; tous les exemplaires d'une même 
édition étaient revêtus d'un habit uniforme, portant la marque de la maison. 
C'est ainsi que, sur toutes les reliures faites chez les Angelier, on voit un petit 
motif poussé en or, qui est la marque de ces industriels : ce sont deux petits 
anges agenouillés devant la figure nimbée du Christ, qui tient un globe terrestre 
de la main gauche et un lacs passé aux bras des deux anges. Devise : 
LES ANGES LIERS'. 

Si Ton en croit Bonaventure Despériers, 
les plus habiles relieurs de son temps étaient 
en France. Dans son Cymhalum rnundi, dont 
la première édition parut en IS37> on voit 
que Mercure est envoyé sur terre par le 
maître des dieux pour y faire relier le Livre 
du Destin; après s'être demandé si Jupiter 
veut que son livre soit en ais de bois ou 
de papier, qu'il soit recouvert de velours ou 
de veau et qu'au lieu des fers et des clous de 
l'ancienne mode il soit exécuté à la mode qui 
court. Mercure se pose une autre question 
— non la moins importante : — « Où relie- 
t-on le mieux ? » Il se répond : « C'est en France ! » Et, en eflfet, c'était à 
Paris et à Lyon notamment que se confectionnaient les reliures les plus remar- 
quables. 




I. L. Groel, Manuel..., p. 41. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 2$ 



— Auretim opus de veritate contridonis. Paris, 
François Regnault, 1515. In-80. Goth. 

Traces de fermoirs. A Tintérieur du plat 
verso, on lit en caractères des premières années 
du xvi« siècle : « Ad vsum fratris Geruasii 
Vinant ord. mimor. » Ce livre appartint ensuite 
i la bibliothèque des Minimes d'Abbeville. 



Voia une reliure de style moyen âge d'une grande richesse de composition. 
Le sujet représenté par cette plaque est le Crucifiement. La Vierge et 
Marie, femme de Qéophas, se tiennent debout, l'une à droite, l'autre à 
gauche de la croix ; saint Jean est agenouillé au pied du calvaire, qu'il entoure 
de ses bras, au-dessous des pieds de son divin maitre. 

La bande d'entourage de ce tableau est formée de fleurs, d'oiseaux et d'ani- 
maux ; on distingue entre autres aux angles de la partie supérieure un sanglier 
et un lapin, séparés par un ruban portant le monogramme du Christ, INRL 

La bande du bas contient, à droite, le buste d'un personnage, vêtu en 
artisan, qui pourrait bien être le buste du relieur, dont le nom se voit en gros 
caractères sur un ruban de cette même bande, G. PERARD '. 

M. L. Cruel donne à la page 142 de son excellent ouvrage la reproduction 
d'une reliure tout à fait semblable, prise sur le plat recto d'un in-4'* de la 
Bibliothèque nationale, imprimé par Jehan Petit en 15 12, — Fasciculus 
temporum amnes antiquorum cronicas succincte complectens (Réserve, C. n** 2795). 
« Le second côté, ou verso, nous montre saint Michel terrassant le Dragon. 

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24 LES RELIURES ARTISTIQTES ET ARMORIÉES 

Le motif qui encadre ces deux miniatures est le même sur les deux faces. » 
Mais il n'en est point ainsi pour le livre que nous avons sous les yeux. 
Le plat reao représente la Pentecôte, et la tande qui entoure ce motif diffère 
essentiellement de celle du plat verso ; elle se compose de branches, de fleurs 
et d'oiseaux réels ou imaginaires. Dans la partie centrale de la bande du bas, 
on voit une tête humaine supportée par deux pattes ; à droite et à gauche, les 
instruments de la Passion : une hallebarde, une échelle, etc. 

On ne possède aucun renseignement sur le relieur Perard. L'un de nos 
correspondants pour le Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie, M. Victor 
Advielle, fit, sans succès, quelques recherches à ce sujet; cependant, il croit 
pouvoir conjecturer que tout semble indiquer que ce relieur était du nord-est de 
la France, et qu'il devait être G)mtois ou Bourguignon, car on rencontre 
encore de nos jours dans cette région un assez grand nombre de personnes 
portant ce nom patronymique. M. Advielle a consulté les dossiers du Cabinet 
des titres à la Bibliothèque nationale, et y a trouvé la preuve que plusieurs 
Perard habitaient Bar-sur-Aube, Dijon et Châlons à différentes époques. 

PLANCHE V. 



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dc^ 1-r L.:. \ Il in MOî\j.: ;• h. j- i , .". j: v a V.^iiv. L- ^ "cuvl qi/j j i:\cur., 
Fc'rj:d iul^lwiicnt t\.^ "u.-au.v, .0 i'^n *.' Cyilu^s A d:.ici*j:j:-;:; c;'Oi,U'-s. 



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DE LA BIBUOTHÈQ.UE d'aBBEVILLE 2$ 



10. — Joh. Raulin itmerarium ptradist. Paris, Jean 
Petit» 1 518. In-40. 



RELIURE molle recouverte en veau Êiuve. La composition des roulettes est 
fort intéressante. La bande en losanges avec fleurons était très répandue 
sous le règne de Louis XII. 

La roulette qui sert d'encadrement est formée de tortillons ou rinceaux con- 
tenant à Tintérieur de chaque enroulement un animal fantastique, une pomme 
de pin ou une fleur de £mtaisie. C'est cette roulette que nous reproduisons en 
tète de ce paragraphe. 



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26 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



II. — Pauli Orosii historiaram liber. Paris 1524. 
Pet. in-fol. 



COMPOSÉE de roulettes avec milieu disposé en losange, cette reliure en veau 
brun empreinte à froid, offre une disposition aussi originale que rarement 
employée. La bande qui entoure ce losange a été faite à l'aide de la même 
roulette. 

Quant à la bande d'entourage, qui est plus large, elle contient cinq 
médaillons dans le sens de la hauteur et quatre dans le sens de la largeur. 
Les motifs qui les séparent, pas plus que les précédents, ne se recommandent 
ni par la conception ni par l'exécution. Ce qui en fait l'intérêt, nous le 
répétons, c'est la disposition peu commune des bandes. 



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DE LA BIBUOTHtaUE d'aBBEVILLE 2^ 



12. — Aristotelis de historiâ animalium libri IX... 
Th. Gaza et Petro Alcyano interpretibus. Paris, 
Simon de Colines, 1524. Pet. in-fol. 



RELIURE à froid sur veau brun d'une composition fort curieuse. Le motif du 
milieu était fréquemment employé dans la première moitié du xvi« siècle, 
ainsi que Ta constaté M. Gruel, qui cite quatre maîtres différents comme s'étant 
servi d'une plaque semblable en 1528, 1529, 153 1 et 1541; il conclue fort 
justement « qu'il fallait que cette décoration fût très en Êiveur pour qu'elle 
eût rencontré autant d'ouvriers empressés à la reproduire'. » 

Le Manuel de l'amateur de reliures contient une planche reproduisant une 
composition qui porte la même ornementation centrale que le volume apparte- 
nant à la bibliothèque d'Abbeville, et voici la description donnée par l'auteur 
que nous aimons à citer : « La bordure de cette plaque est composée de 
chimères, de glands, de chardons et de feuillages. Sur les deux côtés de la largeur 
se trouvent de petits arceaux terminés par un gland s'enchevètrant les uns dans 
les autres, et, au bas de ce milieu, on lit : Jehan Norvis*. Cette décoration, 
sans être de celles qu'on peut qualifier de remarquables, est d'une jolie 
composition ; elle a, de plus, une particularité qui la rend intéressante, c'est 
qu'elle fut employée tour à tour, à des époques différentes, par divers relieurs 
en France, en Italie et en Allemagne. » 

Lempertz a fait figurer dans son recueil' la reproduction d'une reliure 



I. Uêmul, p. IJ7. 

a. Ibid. D'âpres de Donreanx documents dèconreitt par M. L. Gruel» il itM, lire Norvis an lien de Norins. 

}. BiUtf'H^ |w Gnchithk im Bwthennids. Cologne, i8s )-iSé$. 



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28 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 

semblable à celle dont nous venons de rapporter la description, mais cette 
reliure porte le nom de Hans van CoUen, relieur à Cologne en 1541, au lieu 
du nom de Jehan Norvis. 

M. Gruel mentionne en outre une « plaque identiquement semblable 
comme dimensions et comme dessin » sur un volume imprimé à Venise 
en 1531. Le nom de Norvis y est remplacé par une bande chargée de cinq 
quintefeuilles. 

Enfin, le même auteur a vu une plaque « d'un dessin tout à fait semblable, 
mais sans aucun nom ni légende », sur un ouvrage imprimé par Simon de 
Colines en 1528; « la gravure, dit-il, est peut-être plus fine et l'ensemble 
légèrement réduit'. » 

Le volume dont nous reproduisons la reliure est également sorti des presses 
de Simon de Colines. Il est à présumer que cet imprimeur avait adopté ce 
dessin. Mais les dimensions de la plaque employée sont plus grandes que celle 
qui décore le volume signalé dans le Manuel de Vamattur de reliures; en 
outre, une bande composée de roses et d'aigles à deux têtes entoure le milieu 
du motif que porte le livre de notre dépôt. 

Nous avons découvert sur le haut de la feuille de garde cette inscription à 
peine lisible : Emptus in Abb. xxj s. t., ligatura iiij s. t. 

Ce livre fut acheté à Abbeville broché, car, s'il en eût été autrement, le 
prix du volume et celui de sa reliure eussent été confondus en un seul. 
Retourna-t-il à son lieu d'origine pour y être revêtu de l'habit qu'il porte 
encore aujourd'hui? Nous ne le pensons point. L'acheteur a pris le soin 
d'indiquer qu'il en fit l'acquisition à Abbeville. Il n'est pas douteux que si la 
reliure eût été exécutée à Paris ou ailleurs, l'acquéreur l'aurait également 
mentionné. 

Au xvi« siècle, Abbeville formait une cité importante dont la population 
surpassait celle de la capitale de la Picardie. Au point de vue commercial et 
industriel, elle surpassait encore de beaucoup sa voisine, ce que celle-ci, entre 
parenthèse, ne lui a jamais pardonné. De plus, Abbeville était depuis plusieurs 
siècles le centre d'un foyer artistique qui se soutint constanmient jusqu'au 
xix« siècle. 

I. Uêuml, loc dt. 



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R. tc^u'-^/'-r-'^ . •" 'H '* it". ''Il ;^' îT- y t'c revctu »lc "'babil qu'il pCMC 

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d'-'^u .a'T (Hi'' :.; i\K.. . ^b/n a Ai"e\b.îe. l! n'est pas cj^^u^ux q-;^ .': bi 

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. c bc de !a c:-;:.:b d: b; Pba;die. Au pv-int Je vue conMrc^cial et 

'bî. e 'e >i::'p;> sà^t crci^f. de beaucoup i.a vo".->ire, ec qi.e ee!lc-ci, ciMre 

. e-ubL>c, ne i ■• .. jim^is pudumié. Dl pbr\ A'*'^. vuV était dej ms p!u>^iu;rs 

..clés le c- ^ J\n lv;v(:r ard/d'j/.e qui se soirint con^tainmenl jusqubui 

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DE LA BIBUOTHfeaUE d'aBBEVILLE 29 

Jusqu'à preuve évidente du contraire, nous considérerons cette reliure 
comme ayant été exécutée à Abbeville. L'art de la reliure fut pratiqué dans 
cette ville avant la découverte de l'imprimerie. En i486, un atelier typogra- 
phique était établi dans la capitale du Fonthieu. Nous avons compulsé les 
comptes des argentiers déposés aux archives municipales, et, de 1520 à 1530, 
nous avons constaté que différentes sommes avaient été payées à des relieurs 
abbevillois employés par l'échevinage. 

PLANCHE FI. 



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30 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



13. — Dyni de Muxello tractatus de regolis jorit. 
Lyon, Guil. BouUe, 1530. In-8. 



ON peut considérer comme une réminiscence des compositions de style 
moyen âge la plaque qui a servi à Tornementation de cette reliure . Ce 
genre de décoration était surtout usité pour les ouvrages liturgiques. 

Les deux plats portant la même empreinte, forment quatre compartiments. 
Chacun de ces compartiments se composç de deux branches de tortillons 
renfermant dans les courbes des animaux fantastiques ; quatre fers représentant 
des animaux réels, lion, cerf, sanglier, etc., relient ces compartiments entre 
eux. 

Autour de deux compartiments, on lit la légende suivante en caractères 
gothiques : 



m pro][ttttdi8 



clamasl • ad - it - itmint * 
mxài ■ vùtm ■ mtvna ■ 

Les denx autres compartiments sont entourés de cette légende : 



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DE LA BIBUOTHtaUE d'aBBEVILLE 3I 

lania - sentare > mémento ' 
ifxtt ■ semel • 

«nissa • nûla > vm&t • eril i 
oxi i 8t ^erdas > 

Une plaque identique à celle qui contient la légende De profundis a été 
appliquée sur les plats d'un in-i6 imprimé à Anvers en 1551. Ce volume, 
que possède également notre dépôt, a pour titre : Dionysii Carthusiam opuscula 
varia. 

PLANCHE VIL 



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32 LES REUURES ARTISTIQXJES ET ARMORIÉES 



14. — (Biblia latina emendata. Rob. Stq>haiii. 
Paris, 1538-40). In-fol. 



PAR sa composition, cette reliure rappelle, à s*y méprendre, les plus beaux 
types de Grolier. Les compartiments sont formés par des filets en or 
alternant avec des filets à firoid. 

Cette reliure était digne du livre qu'elle recouvre. Malheureusement, ce 
volume nous est parvenu bien mutilé. H manque le titte et les frontispices 
de la première et de la seconde partie, qui étaient coloriés. Les plats ont été 
remontés d'une façon inintelligente sur une reliure moderne. 

Cet ouvrage fiit relié pour un bibliophile complètement inconnu jusqu'à ce 
jour, Louis de Charny. Il était doyen de Saint-Germain l'Auxerrois, conseiller 
et premier aumônier du dauphin ; il fiit nommé abbé commendataire de 
Foucarmont, et mourut en 1346, suivant une histoire manuscrite de cette 
abbaye, que nous avons consultée, ou le 9 des calendes d'août 1548, d'après la 
Gallia chrisiiana. Nous n'oserions affirmer que cet ecclésiastique fût originaire 
de Charny, hameau dépendant de Morvillers-Saint-Satumin, canton de Poix 
(Somme), dont il aurait pris le nom, ce qui serait vraisemblable. 

Quoi qu'il en soit, de nombreuses initiales décorent ce volume. On y a 
introduit en tète de la troisième partie un feuillet en parchemin gracieusement 
colorié, dans le goût des livres d'heures du xv« siècle. On lit dans un encadre- 
ment de la partie inférieure : Ludouicus || de Charny II âbbas Co D mendari || us 

NOSTRE DNE || DE JôSAPHAT || AC FOUCAR || DIMONTE. 

En tête de la quatrième partie a été ajouté un autre feuillet en parchemin. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 35 

également enluminé. Dans la partie inférieure figurent les armes de Louis de 
Charny : Écarteli aux i et 4, d*a:(ur, à } fers de moulin £or, 2 et i ; aux 2 et j, 
de gueules, à } croissants d'or, 2 et i. 

Le plat recto porte le titre du livre, Biblia, en caractères plein or, et, 
au-dessous, le nom du possesseur, Lvdovicvs || de + Charny, en plus petites 
capitales. Aux angles intérieurs du rectangle se trouve le monogramme de 
cet abbé. 

Quant au plat verso, il porte la même ornementation, mais il ne contient 
aucune inscription. 

Les tranches sont dorées et antiquées ; leur ornementation est fort élégante ; 
elle se compose d'arabesques et de pots à fleurs largement traités. Sur le haut 
de la gouttière se détache le mot Biblia. 

PLANCHE VIIL 




Motif de bande, — N» 11. 



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Dos d'une reliure genre Grolier. Règne de Henri II. — No i$. 



S m. - RÈGNE DE HENRI II 



A ucuN règne, si Ton en croit quelques spécialistes, ne nous aurait laissé 
il autant de belles reliures que celui de Henri H. 

Tel n'est point Tavis de M. L. Gruel, et nous devons l'en croire, car il 
n'avance rien dont il ne soit certain. « Le règne de Henri II, dit-il, au point 
de vue des reliures qu'il nous a laissées, est beaucoup moins considérable 
que celui de François P^ Cela tient à diverses causes : la plus importante 
c'est que, sous . ce prince, les arts, tant soit peu délaissés, ont été remplacés 
par des joutes, des tournois et des guerres continuelles; l'esprit était aux 
batailles. Une autre cause, qui n'est que la conséquence de la première, c'est 
qu'il n'exista, à cette époque, aucun amateur célèbre. Seul, Henri II nous a 
transmis une bibliothèque qui, si elle n'était pas considérable, était au moins 
choisie et reliée avec la plus grande richesse. » 

La bibliothèque d'Abbeville ne renferme que trois échantillons dont la 
reliure artistique date assurément de l'époque de Henri II. 



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LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 55 



15* — Breviarium ad usum ecdesiae Ambianen^. 
Paris, Madeleine Boursette, 1550, a vol. in-80. 



IE plus beau type de reliures de la Renaissance que possède notre dépôt est 
-/sans contredit celui que représente la planche ci-contre. La composition 
en est admirable et le dos, traité avec une facilité merveilleuse. Les tranches 
sont dorées et antiquées. 

Les entrelacs, exécutés à filets, et les deux croissants placés Tun au-dessus 
et l'autre au-dessous du motif central, nous ont fait supposer au premier abord 
que cette reliure avait pu être faite pour le compte du roi Henri II par son 
relieur ordinaire. Mais il n'en est rien. 

La présence de l'emblème de ce prince — le croissant — ne prouve 
nullement que cette reliure a une origine royale. Il arrivait fort souvent que 
des particuliers, « pour faire honneur » au souverain, s'emparaient de son 
emblème pour les décorations qu'ils faisaient exécuter. Ainsi, sous le règne de 
Louis Xn et sous celui de François P% on rencontrait fréquemment le porc- 
épie ou la salamandre représentés en peinture ou en sculpture à l'intérieur ou 
à l'extérieur des maisons des seigneurs. Plus tard, sous Louis XIV, on ne 
voyait que des soleils. 

Le livre dont nous reproduisons la reliure porte au-dessous du titre cette 
inscription manuscrite en caractères typographiques : Francisci Pisseleu. Amb. 
Episc. Ce personnage fut évêque d'Amiens de 1546 à 1552. Selon quelques 
historiens, il dut son élévation au siège épiscopal de cette ville au crédit de 
l'une de ses sœurs, Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes. 

Sous le règne suivant, François de Pisseleu perdit toute influence à la 



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36 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 

cour. Diane de Poiriers était rennemie acharnée de la favorite de François P'. 
Sans cette circonstance, on pourrait s'imaginer que, pendant Tun des séjours 
que fit Henri II à Amiens pour se rapprocher du théâtre de la guerre, ce prince 
aurait feiit don à Tévêque du livre que nous décrivons. 

Le roi se trouvait à Amiens le 8 mai iSS3 ; il venait de racheter Boulogne- 
sur-Mer aux Anglais, et avait choisi la capitale de la Picardie pour la remise 
entre ses mains de cette place et la signature d'un traité de paix avec 
Edouard VI, roi d'Angleterre. La cérémonie eut lieu à la cathédrale, où deux 
trônes avaient été préparés pour les deux souverains. Il semble que le cadeau 
d'un exemplaire de ce bréviaire, récemment imprimé, aurait dû être feiit à cette 
occasion. Mais l'évêque était absent, La messe fut célébrée par le doyen du 
chapitre. François de Pisseleu avait-il craint de se rencontrer avec l'ennemie 
de sa sœur ? Nous le croyons, sans toutefois oser l'affirmer. 

Pour en revenir à notre livre, nous ne pensons même point qu'il fîit relié 
pour François de Pisseleu, car l'inscription rapportée plus haut surcharge un 
nom écrit antérieurement et devenu indéchiffrable. Au reste, ce volume passa 
ensuite dans d'autres mains ; on trouve sur le titre la signature d'un nommé 
Desprez, et, au-dessous, une inscription en caractères du xvi« siècle : « Je suis 
à Jehan Patte, demeurant près l'église Saint-Germain, rue du Chapeau de 
Violettes. » Ce bourgeois d'Amiens est l'auteur d'un journal concernant sa 
ville natale, qui fut publié dans le tome XIX des Mémoires, de la Société des 
Antiquaires de Picardie. 

PLANCHE IX. 



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. . -•• . . \ :>■ ; *; ; t'^ 3 j î ;-!i'jr 1*» i/ir.'.sc 

. * .. .' "• .. ■'::--:c .'.-.'. l'.t'a d,. p«ix nvec 

■■•-.' n i! !.• .' ;.\ s - 'Vi,rii iv. y. •.'VA. v qct le c;Jcau 

■ . . ' V . . ''UMa ..^ .i' '.' , .■ 1/ ' p\:iic, :i\riit Jii cî'*e tait a vrcttc 

-■ ' *- le -vL f r '. ..i am. K.î ■ ; -.^v- n.: Cv'lcln'c'c p-ir-îe doyen cl*: 

■ .^ - V .' -.': .■ " '^L !^--'uv. ;i. ^-'i '■'('H^VfA^i^^c i>";.:o^iîter nv;:c re:in:':ri:c 

.'• . ' '\ ,L. - '• . '\ ^ . /•;. i ;v .-^-tct. '^ '^cr 'l'alfirincr. 

» ■' .-'..'j; .1 ..v^:rv ';.Tj, '-.(.Lis ne i-'-.^v^i^^ niwiTe p^ml qu'il fut rcLô 

- ^' 1 . w'ci; en :i.v-'''p. V . iapru'':/c p'a> hviK Mîrcî.ar rc un 

: ' : '"^ vT, r: J'. vc^u inJcv i'0:v/.>l> \î ^L^h% ce \<)lu'ivj p:. .^^ 

' ". ■',.'. '-'^^■' .■ ^':^c iii^cr-pti'':! en ■.aru't^.ics uu XYi*" siècle : « Je suis 

■ ; ■ •'■•Je Jc!Uei...^i* p':{s r;':iisc S.;'îit-( xOi ni.iiîi, r ic du C.hapv.iï de 
\. ...:.>. ■> C, i»^a'';L^»is 'i'A.iii<:> et ^\u:tei;r vl'uu it'-unui Lunccrnant sa 
^ 1 •" '.aialL, UU' ti.r }'i ':''i dan.s \c U). :e X!X .ie:^ AK'nu^^eb Je L S^xieie d?- 
\'\\\.,iiihe> de Pi:, die. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 37 



l6. — Missale ad insignis ecclesiae Ambianensis 
usum. Paris, L veuve François Regnault, 1552. 
— A la suite : Enchiridion. Amiens, Michel 
Wessepesse, 1554. In-40. 



RELIURE fleurdelisée avec les fleurs de lis en mosaïque sur un fond pointillé. 
Ce livre a été relié — peut-être à Abbeville — pour Jean Carpentin, curé 
du Saint-Sépulcre d' Abbeville, puis chanoine et doyen du chapitre de Saint- 
Vulfran de la même ville. Il était fils cadet de Jean Girpentin, dit Galiot, écuyer, 
seigneur et pair de Bourdon, seigneur de Berlettes, Bray, Queben, Graville, 
Lugermont, Maurisset en Domesmont, le Mesnil-la-Haye, sénéchal de Domart 
et maïeur d'Abbeville en 1535, marié par contrat du 30 mars 1499 à Jacqueline 
de la Warde (de la Garde). 

D'après une inscription qui se trouve sur la garde, ce livre fut donné le 
23 septembre IS79 à Jean de Boulenois, principal du collège d' Abbeville, par 
M" Jean Qrpentin, qui mourut le 15 novembre suivant. 

Le titre de ce volume porte un encadrement colorié. Dans la partie 
centrale. M'* Jean Carpentin fit peindre ses armes : U argent, à trois fleurs de 
lis au pied coupé de gueules, écartelées de celles de sa mère : D*a:(ur, à une tour 
crénela d*or, maçonna et ajourée de sable, enflammée de trois flammes de gueules 
mouvantes d'entre les créneaux. 

Le père de cet ecclésiastique devait être également un bibliophile éclairé. 
L'un de ses descendants, M. le comte A. de Louvencourt, possède un ofiice 
de la Vierge — manuscrit du xvi« siècle — exécuté pour Jean Carpentin, 
maïeur d' Abbeville. Ce manuscrit contient 62 grandes compositions et un 



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38 LES RELIURES ARTISTIQ.UES ET ARMORIÉES 

certain nombre de miniatures d'une finesse et d'un coloris remarquables. Il 
est recouven de velours rouge et porte la date de 15S4; les fermoirs et les 
coins sont en argent niellé ; sur ces derniers, on remarque huit sujets tirés de 
l'ancien Testament. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 39 



17» — Anselmi arch. Opuscula. In-40. S. 1. n. n. 
n. d. (Car. goth., sur 2 col. Cap. à la main.) 



L décoration de cette reliure se compose de plusieurs fers représentant des 
motifs différents et raccordés les uns aux autres pour former des bandes. 
Au centre, des quatrefeuilles alternent avec une fleurette dans le goût de la 
Renaissance, et, de chaque côté, se trouve une longue suite d'un fer repré- 
sentant un dauphin posé sur la queue, accompagné à chaque angle d'une petite 
fleur de lis. L'encadrement a été formé à l'aide d'un autre poinçon composé 
d'un branchage à l'extrémité supérieure duquel s'épanouit une large fleur. 

La composition de cette reliure est fort intéressante, mais l'exécution 
dénote une main inhabile, car l'application des fers laisse beaucoup à désirer. 

Si cette reliure ne fut point confectionnée pour François II, lorsqu'il n'était 
encore que dauphin, elle date assurément des dernières années du règne de 
Henri H. 

Avant qu'il ne fût roi, — alors qu'il s'appelait duc de Bretagne — Fran- 
çois n fit relier quelques volumes avec le dauphin seul ou couronné, sans 
autre ornement. 




Fer de la seconde moitié du xvi« siècle. — N» 17. 



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Roulette de la fin du xvi^ siècle. — N© i8. 



CHAPITRE III 



FIN DU XVr SIÈCLE 



JUSQU'AU COMMENCEMENT DU XVIII 




UIVANT la méthode de classification de notre guide 
ordinaire, entre le style de la Renaissance, qui prend fin à 
la mort de Henri II, et le style du xvm* siècle, il s'est 
écoulé un espace d'un siècle et demi environ, qui n'a laissé 
aucun type ayant fait école. « Comme il arrive souvent, dit 
M. Gruel, lorsqu'une époque a été très féconde en chefs-d'œuvre et que 
l'imagination et le génie ont donné tout ce qu'ils pouvaient, il se produit 
alors dans les arts un ralentissement et même un temps d'arrêt pendant 
lesquels les grandes conceptions semblent avoir disparu, ou du moins s'endor- 
ment pour inaugurer à leur réveil un style nouveau. C'est dans cette période 
de transition que nous entrons, car, pendant près d'un siècle que remplissent 
des discordes religieuses incessantes, il ne va rien rester ni des belles combi- 
naisons de lignes des Grolier et des Maïoli, ni des compositions majestueuses 
du règne de Henri H'. » 



hittoriqiu et bibliographique dt f amateur dt rtliures, p. 24. 



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LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



Cette remarque est tellement juste que, parmi les livres de notre dépôt 
qui furent reliés depuis la mort de Henri II jusqu'au xvin* siècle, il en est 
très peu qui méritent d'être décrits dans ce recueil. Et encore, à part la 
reliure que représente la planche X, qui a une origine royale, les autres ne 
sont-elles que des copies du style de la Renaissance. 

A partir du règne de Charles IX jusqu'au règne de Louis XTV, la reliure 
artistique se trouva bien délaissée. Nous ferons observer qu'au point de vue 
de la conception, rien n'est plus mesquin. 

Les milieux et les coins azurés créés 
pendant la Renaissance furent fréquemment 





Milieu azuré. — No 19. Milieu azuré. — No 20. 

employés durant tout le seizième siècle ; le mérite de ces motifs consiste dans 
le dessin et la gravure. A le nombre des volumes 

Ces fers, qui étaient tirés j^Ê reliés de la sorte est-il 

à la presse, sont d'une /^^ ^^ ^m largement représenté 

finesse bien plus grande ^^^^^^M|l dans notre dépôt. La 

sur le parchemin que J^^^^^S manière toute spéciale 

sur le cuir. Ce mode j^^^^m^Ê^Sk dont ces motifs ont été 

de décoration était sans JÊI^^SBs m^^ H^ gravés a fait supposer 
doute peu coûteux, aussi Coin azuré. — No 20, avec raison qu'ils sont 

l'œuvre des artistes qui ciselaient et gravaient les armures dont le seizième 
siècle nous a laissé de si beaux échantillons. Ce genre de reliure a dû certai- 



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DE LA BIBUOTHÈQUE D'aBBEVILLE 43 

nement inspirer les reliures mosaïquées, qui prirent naissance en Italie ; sous 
le règne de François I", la ville de Lyon était le centre le plus important des 
reliures enrichies de mosaïques. 

C'est sous les règnes de Charles IX et de 
Henri III qu'apparaît un nouveau genre de reliure. 
Les milieux azurés sont remplacés par des milieux 
à branchages; aux coins se voient de petites 
branches d'une grande richesse. Plus tard, ces 
milieux, qui portaient au centre des chiffres, des 
devises ou des monogrammes, se trouvèrent modi- 
fiés, et, dans les dernières années du seizième 
siècle, ils se composaient de palmes et de bran- 
chages. Les spécimens de reliures de ce genre 
g .— . ^^^^ nombreux à la bibliothèque d'Abbeville. 
Sous Louis Xin et sous son successeur, les amateurs de livres étaient 
nombreux. Les grands seigneurs, puis les financiers, consacrèrent des sommes 
importantes pour former leurs bibliothèques. Us se bornèrent à faire reproduire 
leur écusson sur le plat des livres. Cet écusson était parfois accompagné d'un 
semis de leur chiffre ou d'un motif quelconque. Mais tous ces « collectionneurs 
étaient beaucoup moins délicats et recherchés dans leurs goûts que ne l'avaient 
été leurs émules du commencement de la Renaissance, tels que Grolier et ses 
contemporains. » 

Cependant, d'après Éd. Foumier, « nos relieurs, au xvii« siècle, étaient les 
premiers du monde' », et, à l'appui de cette affirmation, il rapporte ce passage, 
dû à un auteur compétent : « Les reliures de nos livres sont estimées par- 
dessus toutes les autres », dît dans ses Mémoires l'abbé de Marolles, qui s'y 
connaissait. 

Ce n'est qu'à partir de la fin du règne de Louis XIV que l'art de la reliure 
trouva une voie nouvelle ; il arriva à son apogée sous Louis XV et se continua 
sous Louis XVI. 

Parmi les relieurs les plus marquants qui exercèrent de la fin de la Renais- 

I. L'ërt é* Im rtlimre tn Tutntê mut tUmùrt tiicUs, p. I49. Paris, 1864. Ia*f*. 



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44 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 

sance jusqu'au xviii* siècle, il convient de citer Claude de Picques, sous les 
règnes de François II et de Charles IX ; Nicolas et Qovis Eve, sous les règnes 
de Henri Kl, Henri IV et Louis XIII ; Henri IV eut encore comme relieurs 
Georges Drobet à Tours et à Paris, et Claude le Villain à Rouen ; Louis XIII 
employait aussi Macé Ruette et Antoine Ruette. 

Sous le règne de Louis XIV, les relieurs qui se sont fait un nom sont 
Antoine Ruette, le Gascon, du Seuil, Boyet, Bemache, Dubois et Florimond 
Radier. Mais ces maîtres travaillaient à peu près exclusivement pour les souve- 
rains ; aussi les reliures sorties de leurs mains se bornent-elles à un nombre 
très restreint. 

La bibliothèque d'Abbeville ne peut offrir aucune de leurs productions, mais 
elle contient plusieurs ouvrages des relieurs du second ordre, qui s'inspiraient 
du travail des maîtres que nous venons de citer. 



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DE LA BIBLIOTHèaUE d'aBBEVILLE 45 



22. — Davidis psalmorum liber cum aliquot canticis 
ecclesiasdcis. Paris, chez Jacques Kerver, 1582, 
In-80. (Veau fauve, tr. dor., restes de fermoirs 
en cuir. Pages encadrées.) 



RELIURE faite pour le roi Henri III. M. Joannis Guigard avance que ce 
prince aimait les livres presque à l'égal de ses mignons — ce qui n'est pas 
peu dire — et que, « tout en sévissant contre la parure des femmes, il épargne 
celle des livres. Aux bourgeoises, il leur défend de porter des pierreries, mais 
il leur permet d'en orner leurs Livres d'heures * . » C'est, du reste, ce qu'avait 
déjà dit Éd. Foumier^ 

« Le type principal qui domine dans les reliures de cette époque, dit 
M. Gruel, est le même qu'on a signalé dans celles qui ont appartenu à 
Charles IX, c'est-à-dire le semé soit de chiffres, de fleurs de lis ou autres 
ornements, tels que la figure du Saint-Esprit, dont Henri III avait institué 
l'ordre en 1579, etc. Toutes les reliures sans exception exécutées pour ce 
souverain, qu'elles recouvrissent soit un livre d'offices soit un ouvrage profane, 
ponaient des légendes et des emblèmes religieux, tels que : la Crucifixion, la 
Tète de mort, les figures de la Passion, les devises : Spes mea Deus, Menunto 
mort, etc., et, jusque dans la couronne des armes royales, on lit : « Manet 
ultima cœlo K » 

Les plats de la reliure que nous avons sous les yeux sont très sobres 
comme' ornementation. Au centre, le Crucifiement avec les creux en or, et, 

t . Nomwl armoriai du bihliûphiU, I, p. 1 6. 
J. V. L'art d* la reliurt m Francis p. i if. 
\. Manuel dt r amateur de reliura, p. 26. 



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4é LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 

près de la bordure, un simple filet doré. Qjaant au dos, il est dépourvu de 
nerfs apparents ; les nerfs, si nombreux sous le règne François I"^, puis qu'onen 
comptait sept sur des in-8°, furent complètement abandonnés à partir du règne 
de Henri IL Dans la partie supérieure, une tête de mort, emblème de la 
confrérie des capucins, dont Henri III faisait partie ; au centre, les armes de 
France, entourées du cordon de l'ordre du Saint-Esprit, sommées de la couronne 
royale ; dans le bas, la devise Spes • mea • Devs • 

PLANCHE X. 



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DE LA BIBUOTHÈQ.UE d'aBBEVILLB 47 



23. '— [Epistres familières de S. Hiérosme. Paris, 
Guillaume Chaudière, 1584]. In -40. Titre 
enlevé. Pag. encad., tr, dor., v. f. 



LA bibliothèque d'Abbeville possède un autre livre relié pour le même 
^souverain. La plaque qui a servi à Tempreinte du Crucifiement qui se 
trouve sur les plats difière légèrement de celle qui est reproduite sur le volume 
précédent. Mais c'est la même sobriété d'ornementation ; seul, un triple filet 
doré se remarque près des bords. 

Le dos, également dépourvu de nerfs, contient le titre dans la partie 
supérieure; immédiatement au-dessous se voit une tête de mort entre deux 
fleurs de lis; dans le pied se trouve la devise Spes mea Devs, disposée sur 
trois lignes, aussi entre deux fleurs de lis. Un semis de larmes occupe la partie 
médiane. Ce dernier motif fiit adopté par Henri m après la mort presque 
subite de Marie de Gèves, qu'il aimait éperduement. 



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48 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



24. — Herodoti historiarum libri IX, interprète 
Laurentio Valla. Bâle, 1573. In-80. (Restes de 
fermoirs.) (Legs de M. Morel de Campennelle.) 



LE dessin de cette reliure en veau brun composée de roulettes est une rémi- 
-/niscence du style de l'époque précédente; il offre un spécimen bien typique 
de la décoration employée sous François I«^ 

La partie centrale présente des rinceaux de feuillages entrecoupés de médail- 
lons. Sur la bande d'entourage, les médaillons sont un peu plus grands et se 
trouvent séparés par d'autres motifs empruntés aux marges intérieures des 
livres de cette époque. 



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DE LA BIBLlOTHÈaUE d'aBBEVILLE 49 



25. — Annales sacri et profani, auct. Aug: Tor- 
niello. Francfort, 161 6. In-fol. 



RELIURE composée de roulettes à froid d'un style très sobre. La bibliothèque 
d'Abbeville renferme un certain nombre de livres de cette époque, dont 
la reliure est ornée des mêmes roulettes disposées de manières diverses et 
combinées avec des fers différents. 

Nous avons vu aussi à la bibliothèque d'Amiens quelques volumes dont les 
motifs d'ornementation sont identiquement semblables. 




Motif de bande. — N© 18. 



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Roulettes du xviii» siècle. — N» 26 



CHAPITRE IV 



STYLE DU XVIir SIÈCLE 




VEC le XVIII' siècle, Tart de la reliure subit une transfor- 
mation complète. Les fers du siècle précédent sont d*abord 
profondément modifiés puis abandonnés. 

Les maîtres célèbres du règne de Louis XV, les Padeloup, 
inaugurèrent un nouveau genre d'ornementation. D'autres 
relieurs, d'une valeur incontestable, suivirent leur exemple et créèrent de 
véritables chefs-d'œuvre. Il convient de citer les Boyet, Douceur, Dubuisson 
et le Monnier. 

a L'esprit galant, qui présidait partout, en partant de la cour pour se glisser 
jusque dans les choses les moins importantes, s'introduisit dans la décoration 
des reliures, comme il inspirait déjà l'illustration des ouvrages. Cette époque 
est une de celles qui ont produit un type vraiment original et qui leur appar- 
tienne en propre. Le genre le plus répandu, et en même temps le plus 
gracieux, était la réunion de plusieurs fers, représentant des feuillages, des 
fleurs et des fruits disposés en dentelles \ » 

1 . Mânmd historique et bibliogrMphtqne de Vttmahur de rrliiires, p. 3 ) . 



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52 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

Les dentelles à répétition du xviii« siècle sont remplacées au siècle suivant 
par des dentelles à combinaisons, ce qui donnait à l'ensemble de la décoration 
l'effet le plus gracieux qu'il soit possible d'imaginer. 

Mais bientôt, les grands seigneurs de la cour, les financiers, les bourgeois 
enrichis rivalisèrent d'ardeur pour former des bibliothèques importantes. « Ce 
qui a été relié de livres à cette époque, dit un auteur, est incalculable ; on 
recherchait plus le nombre que la qualité ; il fallait au parvenu de la veille une 
bibliothèque le lendemain, qu'il se gardait bien de regarder. C'était la mode, 
cela suffisait. » 

Les maîtres que nous venons de citer ne suffisaient pas à la besogne. La 
reliure commerciale prit alors des développements considérables. On exécuta 
des plaques qui furent employées indifféremment pour les livres d'heures et pour 
les ouvrages galants. Mais, comme on l'a constaté, « la plupart de ces couver- 
tures sont charmantes, et, qualité inappréciable, elles ne cherchent pas à 
reproduire les riches reliures à mosaïque des Pasdeloup, les dentelles des 
Derome ; c'est au motif de décoration du temps qu'elles demandent leurs 
modèles, et arrivent ainsi à des effets qu'on ne saurait obtenir avec la main. » 

Le nombre des reliures ornées du xviii*^ siècle que contient la bibliothèque 
d'Abbeville est assez considérable. Toutefois, nous avons jugé que très peu 
d'entre elles méritent d'être décrites. 



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DE LA BIBLIOTHÈCIUE d'aBBEVILLE 53 



26. — Gerusalemmc liberata di T. Tasso, con le figure 
di Gian-Bat. Piazetta. Venezia, Albrizzi, 1745. 
In-fol. (Legs de M. Morel de Campennelle.) 



CE qui frappe tout d'abord dans cette reliure, ce sont les fers de bordure, 
d'une richesse de composition remarquable. Les principaux motife de 
l'ornementation du milieu ont servi aux coins et aux angles de l'encadrement 
en mosaïque de maroquin rouge qui entoure la partie centrale. 

Tout le mérite de cette intéressante reliure consiste plutôt dans les motifs 
de détail et dans les fers gravés que dans l'ensemble, ainsi qu'on peut le 
constater par la vignette qui orne l'en-tête du présent chapitre. 



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54 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



27. — Missale Biiuricense. Avarici Biturigum, 
1741. In-fol. 

Au-dessous du titre se voient les armes de 
Frédéric-Jérôme de Roye de la Rochefoucauld, 
nommé archevêque de Bourges le 27 janvier 
1729. Ces armes ont été gravées par Jean- 
Baptiste de PoiUy, graveur abbevillois. 



REUURE pleine en maroquin rouge. L'ornementationjdes plats, qui est fort 
simple, se compose d'une dentelle comme on en fabriquait tant au 
XVIII* siècle. Cependant, sa forme droite et monotone sent encore la manière 
que Ton avait au siècle précédent d'arranger les fers d'une façon régulière. 

Aux quatre angles se trouve une fleur rappelant celles que l'on rencontre 
sur les reliures des Padeloup. Cette fleur est aussi reproduite à chaque entre- 
nerf. 

Les motifs qui composent la décoration de cette reliure présentent tous les 
caractères d'iine reliure commerciale. 

Sur le plat supérieur, on lit Abbaye, et, sur le plat inférieur, de Valloires, 
mais cette inscription est postérieure à la reliure. 



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Le-. ' *:.^ '/i < '.vp'^ f^; k; o>':f;'i\'t. mi lî * cf.t^. re'iure presciUcnt to;A les 
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S.;- \^ p\iî s..pLîieM. on '1- A:3Avr, et, M.r k j^^at inférieur, de V.'\LLrHRT->, 
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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 55 



28. — Almanach royal pour 1773. 



NOTRE dépôt contient une collection d'Almanachs royaux dont la reliure 
diffère plus ou moins d'une année à l'autre. La reliure qui recouvrait 
ordinairement ces livres était purement commerciale; tantôt c'étaient des 
roulettes, tantôt des plaques que Ton tirait à la presse. Ces plaques servaient 
tout aussi bien pour les Heures et les Semaines saintes que pour les ouvrages 
galants. 

La reliure que nous reproduisons n'offre nullement un caractère commercial. 
Le mélange des petits fers représentant des fleurs et des feuillages lui donne 
un aspect des plus gracieux. C'était, du reste, le genre le plus répandu sous 
Louis XV. 

PLANCHE XI. 




Motif d'une plaque appliquée sur un Almanach royal de 1775. — N© 29 



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Bande d'une reliure allemande de 1557. — N» î2 



CHAPITRE V 



RELIURES ÉTRANGÈRES 




ARMI les reliures artistiques d'origine étrangère conservées 
à la bibliothèque d'Abbeville en assez grand nombre, il s'en 
trouve quelques-unes qui sont tout à fait remarquables. 

Peu de temps après la découverte de Timprimerie, les 
Allemands firent graver des plaques gothiques à personnages 
qu'ils employèrent principalement pour les livres liturgiques. Ces plaques, 
finement exécutées, représentaient presque toujours des scènes tirées du nou- 
veau Testament. Des invocations ou des maximes empruntées aux livres saints 
se lisaient fort souvent autour des cadres. 

L'emploi de ces cadres s'introduisit simultanément en France, mais il était 
déjà abandonné chez nous pour l'emploi des plaques à arabesques venant de 
lltalie, alors que nos voisins d'outre-Rhin continuaient à se servir du mode 
de décoration qui était en si grand honneur chez eux. 

Les Allemands n'abandonnèrent les plaques gothiques qu'à la fin du 
XVI* siècle. Us changèrent alors leur procédé d'ornementation; ils voulurent 
imiter les magnifiques reliures de la Renaissance exécutées en France avec un 



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58 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

art infini, mais la gravure de ces nouvelles plaques était bien au-dessous des 
modèles qu'ils avaient voulu reproduire. 

Les reliures en peau de truie étaient d'un fréquent usage au moyen âge ; 
mais, à partir du milieu du xv* siècle, elles firent place aux reliures en veau 
fauve et en maroquin avec ornements dorés. Les Allemands, alors assez barbares, 
continuèrent d'employer la peau de truie avec gaufi'ures jusque vers 1750 ; de 
sorte que, pendant un espace de près de trois siècles, le progrès accompli par 
leurs relieurs était à peu près nul. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 59 



30. — Qpadragesimale Robert! de Licio. De peccatis 
cum aliquibus sermonibus annexis. Offembourg, 
1496. In-40. 



AU centre de cette reliure allemande fort intéressante formant miniature se 
trouve l'empereur Charlemagne, debout, tenant de la main droite un glaive 
nu, et, de la main gauche, le globe du monde. Dans la partie supérieure de 
l'encadrement, l'Adoration des Mages; dans la partie inférieure, le Massacre 
des Innocents ; on voit, à gauche, le roi Hérode assis sur un trône placé sous 
un dais, et tenant un sceptre. 

Cette reliure, qui date du xvi« siècle, porte sur un écusson, dans la bande 
du bas, le chifl&re du relieur, E D ; un lacs réunit ces deux lettres. 

Dans le recueil de Lempertz (pi. 4, C), se trouve la reproduction d'une 
reliure absolument identique : Fr. Philelfi epistola. Paris, per Nie. de Pratis, IS07. 

Dans le tome I*' de son Nouvel armoriai du bibliophile, p. 68 (Paris, Rondeau, 
1890), M. J. Guigard a fait reproduire la miniature centrale de cette reliure 
d'après un frottis que nous lui avons envoyé en 1881 ; il accompagne cette 
reproduction du texte suivant : « Le plat représente Charles en pied, Tépée et 
le monde traditionnels aux mains, soutenu de son chiffre, deux C entrelacés. 
Le tout, accompagné, en bordure, de divers sujets ayant trait à la vie de 
Charles-Qjiint. » Comme on le voit, il est impossible d'accumuler autant 
d'erreurs en si peu de mots. 

La Bibliothèque nationale possède aussi un volume porunt la même plaque : 
Omnia Campani opéra... 

PLANCHE XII. 



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60 LES REUURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



31. — In Evangelii, quod inscribitur secundùm 
Lucam duodecim posteriora capita homiliae 
(Ktoginu, auct. Joan. Brentio. Francfort, 
Pierre Bnibach, 154$. In-fol. 



RELIURE allemande en parchemin estampée à froid. Le milieu, en forme 
de bande, contient les médaillons de Virgile, d'Ovide, etc., alternant 
avec divers écussons portant des épées en sautoir, une aigle, un lion, etc. 

Une large bordure d'encadrement se compose de différents sujets tirés de 
la vie de la Vierge. 

L'artiste qui exécuta ces roulettes s'inspira évidemment des livres d'heures 
des XV* et xvi« siècles. 

M. L. Gruel a reproduit à la page 76 de son Manuel une demi-reliure 
monastique dont l'ornementation est identiquement semblable. 

Nous avons retrouvé quelques-uns des mêmes fers combinés d'une façon 
difiiérente sur un petit in-8^ donné à la bibliothèque d'Abbeville en 1887 par 
M. l'abbé A. Marchand, curé d'Airaines : CL Claudianus opéra, Tbeod. Pulmanni, 
Antuerpiœ, 1602. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 6i 



32. — In ezodum Mosî commentarii , auctore 
Johan. Brentio. Francfort, 1550. Pet. in-fol. 



COMPOSÉE d*un double encadrement formé de roulettes, cette reliure en 
parchemin estampée à froid est datée de 1557; l'encadrement qui entoure 
le milieu représente quatre sujets tirés de l'ancien et du nouveau Testament, 
plusieurs fois répétés : Dieu le père, Moïse tenant les tables de la loi, le serpent 
d'airain et la crucifixion. Le rectangle de la partie centrale est rempli de fleurons 
décoratifs et de quintefeuilles alternés et posés en semis. Quant aux motifs de 
h bordure d'entourage, ils paraissent empruntés à l'architecture italienne. 

Les initiales D T W, que l'on remarque à la partie supérieure du rectangle 
central, pourraient bien être celles de l'amateur qui a fait confectionner cette 
reliure. Le serpent qui entoure le T permettrait de supposer que cet amateur 
était un médecin. 



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62 LES RELIURES ARTISTIQjLJES ET ARMORIÉES 



33« "^ Justiûiani imperatoris, resolutio dialectica 
quator librorum institutionum cum prasfatione 
Lud. Grempii. Strasbourg, Th. Rihel, 1569. 
In-8. Plats en bois. 



RELIURE allemande du xvi^ siècle. La bande d'entourage des deux plats de 
cette reliure en parchemin fut faite avec la même roulette, et le fer de la 
partie centrale a servi pour les deux plats. Mais les fers à froid employés pour 
la bande qui entoure le milieu diffèrent du recto au verso; d'un côté, on 
remarque de petits personnages, et, de l'autte, des médaillons. 
Le plat recto ofire deux croissants grossièrement exécutés. 
L'ensemble de cette décoration n'est pas sans grâce. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 63 



34* — ^ Concertatio ecdesiae catholicne in Angliâ... 
Aug. Trevirorum, H. Bock, i$88. In-40. 
(Vestiges de fermoirs.) 



LE sujet de la partie centrale de cette reliure allemande en peau de truie, 
^estampée â froid, est d'une finesse d'exécution remarquable. Il représente 
l'empereur Rodolphe H, né à Vienne le i8 juillet 1552, mort le 20 janvier 
16 12. Ce prince tient un sceptre de la main gauche, et le globe du monde de 
la main droite. Autour on lit : Rvtholfvs • ii • d g • Rom • imp • sem ♦ Avgvs • 
Germa • Hvnga . Bohemi • et • rex : 

Lempertz a reproduit dans son recueil (pi. 6, G) une reliure en parchemin 
estampé du xvi« siècle avec le portrait de l'empereur Maximilien H, père de 
Rodolphe H, et la date 1553 ; ce portrait est d'une très grande ressemblance 
avec celui de notre reliure. 

Nous avons envoyé autrefois un frottis de ce plat à M. Guigard, qui l'a fait 
reproduire dans son Nouvel armoriai (I, 69) ; malgré ses « grands reniorts de 
besicles », cet auteur a commis plusieurs erreurs de lecture ; mais il affirme 
une vérité très grande en disant de cette reliure : « Nous pensons superflu 
d'ajouter : Excessivement rare. » 

Le plat verso de notre volume, qui porte les mêmes bandes que le plat 
recto, dififere par le sujet de la partie centrale ; en effet, ce dernier représente 
l'Adoration des Mages avec cette inscription : Pver • natvs* nobis ♦ et • fiuvs • 

DATUS « EST • NOBIS • ISA • 9 : 

PLANCHE XIII . 



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64 I-F*^ RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



35» — Psalterium Davidis latino carminé redditum 
per Eobanum Hessura. Lipsiae, 139 1. In-8. 



CETTE reliure en peau de truie estampée porte sur le plat verso les armes 
du saint Empire romain, comme le prouve l'inscription qui se lit au- 
dessous. Ces armoiries sont entourées du collier de la Toison d'or soutenu par 
une aigle à deux têtes ; elles sont surmontées d'un casque de face au cimier 
de plumes de paon, du glaive à dextre et du globe à senestre; enfin, elles sont 
accompagnées des deux colonnes d'Hercule surmontées chacune d'un casque 
avec cimier ; sur une banderole qui s'enroule autour des deux colonnes, on lit 
la devise : 

PLVS VLTRA 

On racontre qu'Hercule, arrivé à Gades — aujourd'hui Cadix — se crut 
aux extrémités de la terre; il sépara deux montagnes qui se touchaient, Calpé 
et Abyla, Tune en Afrique et l'autre en Europe ; il fit communiquer l'Océan 
à la Méditerrannée et éleva sur ces montagnes deux colonnes avec cette 
inscription : Non ultra. Charles-Quint, — successeur de Ferdinand et d'Isabelle, 
sous le règne desquels la découverte de l'Amérique avait eu lieu — changea 
l'inscription et substitua Plus ultra à l'ancienne devise d'Hercule. 

C'est en 1536, au retour de l'expédition d'Alger, que Charles-Qpint adopta 
pour la première fois la devise Plus oultre. II la prit, dit le P. Ménétrier, 
« pour montrer qu'il avait passé en Afrique, au delà des colonnes dUercule *. » 

i. Discours it Us naturt des dtvists, p. at. 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 6$ 

Le plat recto de notre livre porte les armoiries électorales de Saxe, et, au- 
dessous, cette inscription : 

V. G. G. F. W. C. Z. S. L. I. T. 

Cette inscription doit se lire ainsi : « Vom Gottes (maden Friedrich 
Wilhelm Qiurfiirst zu Sachsen Landgraf in Thuringen », — Par la grâce de 
Dieu, Frédéric-Guillaume, électeur de Saxe, landgrave de Thuringe. 

Il n'y a jamais eu d'électeur de Saxe du nom de Frédéric-Guillaume, mais 
seulement un administrateur de Télectorat de Saxe ; l'inscription du plat 
rapportée ci -dessus est donc erronée ; en outre, on lui attribue les armoiries 
électorales au lieu des armes ducales de Saxe. 

Quoi qu'il en soit, le personnage dont le nom est rapporté dans cette 
inscription est Frédéric-Guillaume I«% duc de Saxe-Altembourg, fils aîné du 
duc de Saxe-Weymar, né en 1562, mort en 1602, qui avait épousé en secondes 
noces, en 1591, la fille du duc de Neubourg. 

La plaque, qui fut appliquée en 1594 sur le plat recto de notre livre, n'a 
point été exécutée pour Frédéric-Guillaume I". 

D'après ce que nous écrit M. L. Gruel, une reproduction photographique 
d'une reliure également en peau de truie et portant des armoiries absolument 
semblables a été publiée récemment dans un ouvrage allemand, Bucheinbânde. 
Au-dessus de l'écusson se trouvent ces cinq lettres : 

/\« il* Zi« ^* w* 

qui signifient : « August Herzog zu Sachsen Churfiirst », — Auguste, duc, 
électeur de Saxe. 

11 est de toute évidence que la plaque de la reliure que nous avons sous 
les yeux a été faite pour le frère cadet de Maurice de Saxe, Auguste, dit le 
Pieux, né en 1526, mort en 1586. 

Le second plat de la reliure reproduite par le Bucheinbânde porte les armes 
de la grande-duchesse Anne de Danemarck, fille du roi Christian III, première 
femme d'Auguste de Saxe, morte en 1385. 



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66 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

La plaque que nous avons décrite en premier lieu a donc servi plus tard 
pour Frédéric-Guillaume P*" de Saxe-Altembourg. 

Disons en terminant que les initiales M R, qui se trouvent au-dessus du 
cimier, sont celles du graveur. 

PLANCHE XIV. 



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DE LA BIBLIOTHÈQ.UE d'aBBEVILLE 



67 




36, — Guil. Alardi excubiarum piarum centurit. 
Francfort, 1607. In-12. 



RELIURE allemande en par- 
chemin pourpré avec coins 
et milieux estampés en or azuré- 
La petite bordure d'encadre- 
ment, qui est élégante et gra- 
cieuse, ainsi que la décoration 
du milieu et des coins, rappelle 
l'ornementation primitive des 
reliures italiennes. La bordure 
et le médaillon du plat verso 
surtout sont un composé de 
jolis fers et fleurons tels qu'en 
employaient les Aide au com- 
mencement du XYI* siècle. 

Ce mode de décoration était 
aussi fort répandu sous le règne 
de Louis Xm. 



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68 LES RJO^IURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



37* — Joannis Joviani Pontani opéra. Lyon, Barth. 
Troth, 1S14. In-8. 



RELIURE faite en Angleterre dans les premières années du xvi* siècle. A cette 
époque, l'art de la reliure laissait beaucoup à désirer chez* nos voisins 
d'outre-Manche ; leurs travaux étaient grossièrement exécutés. Par exception, la 
plaque qui a servi pour le plat recto de notre reliure fut supérieurement gravée. 

M. Gruel nous dit que ce motif est peu commun, mais il Ta remarqué sur 
un ou deux livres de la Bibliothèque nationale reliés aux armes de Marie 
d'Angleterre, troisième femme de Louis XE. 

Dans un mémoire lu à la Société des arts de Londres, M. H. Wheatley 
disait : « Un certain nombre de livres semblent avoir été reliés sous le règne 
de Henri Vin avec la rose des Tudor et les armes du roi gravées en relief sur 
une couverture en vieux cuir brun, mais qui n'appartenaient nullement au roi. 
Il y a, au Musée britannique, un manuscrit sur vélin, par Skelton, ayant la 
rose des Tudor supportée par des anges, avec cette devise : Hec rosa virtutis de 
celo nUssa sereno etemum florens regina sceptia feret, sur le plat recto du volume, 
et, sur le plat verso, les armes royales avec supports. On peut voir la même 
chose sur de nombreux volumes. Skelton lui-même ne tarissait pas d'éloges sur 
la reliure de son époque : « Un homme, fût-il à moitié mort, écrivait-il, de 
« joie reviendrait à la vie en contemplant les riches reliures recouvertes d'or et 
« de tissus fins*. » 

Le n° VIII (28 février 1888) du Bookbinder donne la reproduction d'une 

I . J0umml of tk* Soeùiy of ArU, 1 6 avril 1 88«. 



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DE LA BIBUOTHfeaUE d'aBBEVILLE 69 

reliure de Julien Notary portant la rose des Tudor dans la partie supérieure du 
plat, et les armes royales d'Angleterre dans la partie inférieure. 

Cette planche est la reproducpon d'une plaque identique à celle qui orne 
le plat verso de notre volume. Le mauvais état de conservation dans lequel 
nous est parvenu ce livre ne permet pas de distinguer nettement tous les détails 
de cette plaque, qui figure l'Annonciation. Cependant, on peut juger qu'elle 
a été aussi finement gravée que celle qui a servi pour l'autre plat. 

La bordure porte en gros caractères gothiques ces paroles de la Salutation 
angélique : Ecce ancilla Domini, fiât mihi secundum verbum tuum. 

Les deux lettres A N, réunies par un entrelacs, sont sans nul doute le 
monogramme du relieur. Était-ce un parent du relieur Julien Notary ? Il est 
permis de le supposer. 

PLANCHE XV. 




Motif d'une reliure allemande de 1557. — N» 32. 



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Roulettes d*un livre donné en prix en 1694. — N© 51. 



CHAPITRE VI 



OUVRAGES 



RELIÉS POUR DES DISTRIBUTIONS DE PRIX 




N peut s*étonner à bon droit qu'un genre de reliures armo- 
riées fort intéressantes n'ait jusqu'ici tenté aucun spécialiste ; 
nous voulons parler des livres reliés pour être donnés en 
prix dans les collèges aux deux derniers siècles. Il y a là, ce 
nous semble, une lacune à combler. L'auteur d'une monogra- 
phie de cette catégorie de livres peut être assuré que son œuvre obtiendrait un 
réel succès. 

La bibliothèque d'Abbeville possède dix-huit volumes reliés pour des distri- 
butions de prix dans divers collèges. En 1882, notre établissement a prêté huit 
de ces ouvrages à une exposition de l'Union centrale des Arts décoratifs. 

Ces livres étaient offerts soit par les municipalités, soit par les grands corps 
constitués, soit par les particuliers ; ceux-ci mettaient leur bibliothèque à 
contribution et payaient les frais des reliures élégantes, et à leurs armes, qu'ils 
faisaient exécuter. 



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72 LES RELIURES ARTISTIQ.UE$ ET ARMORIÉES 



COLLÈGE D'AMIENS 



38. — Xenophontis, quse exstant Francofurti, 

heredes And. Wechel, 1596. In -fol. V. f., 
tr. dor. 

39* — Homeri quae extant. Genève, 1606. In-fol. 
V. f., tr. dor. 

40. — C. Plinii Secundi histori» mundi libri 
XXXVII. Lyon, Barth. Honorât, 1587. In-fol. 
V. f., tr. dor. 



CES trois volumes, qui ont été reliés d'une manière entièrement semblable, 
portent au centre de chaque plat les armes de France entourées du collier 
de Tordre de Sain;-Micbel et de celui du Saint-Esprit, un semis de fleurs de 
lis, et, dans la bordure, des fleurs de lis alternant avec un double Q, Cette 
lettriî est destinée à rappeler que les trésoriers de France du bureau d*Amien$ 
avaient fait don de ces livres. 

Sur la feuille de garde du premier de ces trois ouvrages, on lit Tattestatioa 
suivante : 

Ego infra scriptus studiorum prafectus collegii Ambiancnsis societatis Jesu tester 
ingenuum adolescentem Guillelmum Jourdain in solemni pramiarum distributione ex 
liberalitate et munificentiâ illustrissimorutn Agonothetarum Quastorum Ambianensium 
primum soluta orationis grceca pramium in scholâ rhetorices aquissitno litteratorum 
virorum judiào retulisse. In cujus rep fidem bas ipsi litteras sigillç çolkgii munita^ 
dedimus tertio nonas Septembres anni lééj. 

JOANNES JOSEPHUS DE NeUFVILLE. S. J. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 73 

Sur la feuille de garde du second volume se trouve une attestation 
semblable à la précédente. Cest aussi à Guillaume Jourdain qu'échut le premier 
prix de vers grecs à la même distribution. 

Oîiant à l'attestation du troisième volume, elle a disparu. 

Aux deux premiers volumes, il a été introduit entre la feuille de garde et 
le titre un feuillet sur lequel les trésoriers de France d'Amiens avaient fait 
imprimer ce qui suit : 

MVNIFICENTISSIMOS. AGONOTHETAS. 

APOLLO. 

GRATVLARE. ACADEMIAE. 

AMBI ANENSI. 

qvibvs. pvblica. aerarii. administratio. 
commissa. est. privatis. illl tvorvm. 
commodis. stvdent. et. gloriae. remqve. 
et. mvnere. svo. dignam. et. nomine. se. 
factvros. pvtarvnt. si. tibi. de. thesavris. 
svis svppeditarent. vnde. alvmni. tvi. lo- 
cvpletarentvr. q.vaestores. reipsa. potissi- 
mvm. regii. avorvm. liberalitas. regiae. 
prope. par. et. aeqvalis. fvit. atave. ea. 
demvm. qvam. probares. apollo. celebra- 
rent. mvsae. et ipsa. posteritatl commen- 
daret. immortalitas. 

qVaestor. praeCLaro. pVer. O. 
TE. MVnere. Donat 



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74 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



41. — Jo. Stobœi, dicta poetarum, latino carminé 
reddita ab Hugone Grotio. Paris, Nie. Buon. 
1623. In-40. V. f., tr. dor. (Ouvrage rare et 
recherché.) 



CE livre a été offert par Paul Barrillon d'Amoncourt, marquis de Branges, 
conseiller d'État, ambassadeur en Angleterre et intendant de Picardie de 
1668 à 1672, mort à Paris le 17 octobre 1694. 

Attestation de la feuille de garde : 

Ex munificentia illustrissitni viri D. D. Pauli Barrillon d*Anioncourt, Régi ab 
omnibus consilii et libetlorum supplicum inagistri, forensi, urbana^ arariaqut rei 
prafecti in Picardia, musarum Ambianensium agonoiheta, ingenuus adolescens 
Ludovicus Alavoine palmare hoc volmnen secundum soluta orationis graca prœmium 
in secunda ejusdem collegii classe meritum, et in theatro tnaximo ordinum omnium 
concursu ac plausu consecutum est. Die vigesima Augusti Anna Domini 1671. Cujus 
reifidem fado meo chirographo sigilloque collegii. 

Franciscus Dobeilh, collegii Ambian. Soc. Jesu, studiorum Prafectus. 

PLANCHE XVI. 



42. — Homeri quae exstant, cum Joannis spondani 
commentariis. Bâle, 1606. In-fol.V. f., tr. dor. 



LES plats sont couverts d'un semis de fleurs de lis et, aux angles, ainsi qu'entre 
-/chaque nervure du dos, se voient les deux lettres S A entrelacées (Senatus 
Ambianensis), pour rappeler que le don de ce livre fut fait par l'échevinage 
d'Amiens. 

Voici l'attçstatipn qui se lit sur la feuille de garde ; 

Ego infra scriptus prajectus studiorum in cdllegio Ambianensi, societatis Jesu, 
iestor ingenuum adolesceritem Afitonium. Magnier primum gràci carminis pramium in 



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PLANCHE XVI 



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PLANCHE XVn 



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nE.s deux vrUimes .^oni recouvcris .!'•;' '. .< 
— un seaiis dj doub'e F et d'hcr'rd.ïes, -, , 
l-aure, ne !c S iiO\e!i.bre 1612 ù S.-'i/c ^., 
d'Ain Tis de i6^3 jusqu'à .^a moit» nri'ivte a l » 
Le fnen:ier de ecb voluiiie.-. .1 été o:t*.it aii ^ 
biitiwn de Taniiee i6()3 . 



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Fuxciin yvuL 



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DE LA BIBUOTHfeOJJE d'aBBEVILLE 75 

rhetaricd meritum, ac cotisecutum esse in publicdj solemnique pramiorum distributione, 
ex liberalitate ac munificentid ; illustrissimi Senatûs Ambianmsis, maximâ otnnium 
ardinum frequmtid. Cujus rei fidem facio meo chirographo sigilloque collegii, idibtis 
sextilibus anno 1681. 

NICOLAUS GAULLIER, S, J., et prafecitis studiorum. 



43 • — Georgius Codinus , Curopalau. De officiis 
et officialibus ecclesiae et aulae G)nstantinopoH- 
tanse, studio Gretzeri, cum commeotariis. Paris. 
Séb. Cramoisy, 1625. In-fol. V. f., tr. dor. 



SEMIS de fleurs de lis sur les plats et sur le dos. Il n'est pas douteux que ce 
volume soit un livre donné en prix, mais l'attestation n'existe plus. 
Les plats portent au centre les armes de Henri-Louis d'Albert d'Ailly, 
duc de Chaulnes, né en 1621, gouverneur d'Amiens, mort à Chaulnes le 
21 mars 1653. 

PLANCHE XVIL 



44. — Theodoreti de providentiâ orationes decem. 

Paris, 1630. In-8. 

45 . — Bulengerus Q'-C) De conviviis. Lyon, 1627. 

In-So. 



CES deux volumes sont recouverts d'une reliure semblable. Les plats portent 
un semis de double F et d'hermines, et, au centre, les armes, de François 
Faure, né le 8 novembre 161 2 à Sainte-Qpitière, en Angoumois, évêque 
d'Amiens de. 1653 jusqu'à sa mort, arrivée à Paris le 11 mai 1687. . 

Le premier de ces volumes a été offert au collège d'Aniiens pour, la distri- 
bution de Tannée 16^3. 



PLANCHE XVm. 



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yé LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



II 

COLLÈGE D'EU 



LA bibliothèque d'Abbeville possède cinq volumes donnés en prix au collège 
-/d'Eu au XVII* siècle. Deux de ces volumes ont été offerts par Anne-Marie- 
Louise d'Orléans et trois par le duc du Maine. 

La duchesse de Montpensier, connue sous le nom de la grande Mademoiselle, 
avait fait l'acquisition du comté d'Eu le 27 mars 1662. Lors de son premier 
séjour à la ville d'Eu, elle visita le collège des Jésuites. « Plus tard, elle devint 
la protectrice déclarée du collège. Souvent, elle venait à la chapelle entendre 
les sermons des Jésuites, que leurs supérieurs y envoyaient se former dans la 
retraite et le travail au grand art de l'éloquence sacrée. » C'est là que, pour la 
première fois, elle entendit Bourdaloue, qui l'assista à sa mort le 5 avril 1695 '. 



46. — Xenophontis opéra graecè latine. Bàlc, 1545. 
In-fol. V. f., ir. dor. 

Attestation : 

Ego infra scripius pnefectus scholarum collegii Augensis, societatis Jesu, testor 

ingenuum adolescentem Antonium Desmarest in solemni pramiorum distributione ex 

liberalitate regia principis Annae Maria Ludovica Aurelianensis primum soluta 

orationis latirue pramium in secunda schola nuritum ac consecutum fuisse. In cujus rei 

fidem bas litteras manu nostra subscriptas et collegii sigillo munitas dedimus die 

vigesîmo septimo Augusti anno 168 1. 

L. Labbe. 

I. TioBcmbrock, Notice sur U collège iBu (1849}, p. 31. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 



77 




47* — Clavius (Christ.) In sphaeram Joannis de 
Sacro-Bosco commentarius. Lyon, 1618. In-S». 
V. f, tr. dor. 



c; 



lE volume porte sur les plats les armoiries de 

Ma princesse, sans aucun autre ornements 

Attestation : 

Ego infra... adolescentem Franciscum Corneille... 
in Secunda schola doctrina christiana pramiufn:.. 
Anna Domini tnillesimo sexcmtesimo octogesimo quarto 
die prima septembris. Petrus Villeroy. 

Le comté d'Eu fut donné au duc du Maine par acte du 2 février 1681. 
Ce prince, qui aimait les hautes études, les favorisa dans son comté et 
fut un bienfaiteur éclairé du collège d'Eu. Il y fonda une chaire de théologie 
sous cette condition : « Il se fera audit collège un exercice public, comme 
explication d'énigme ou autre pièce académique, et, à la fin, une distribution 
de prix aux armes de son altesse royale, d'une valeur de cinquante livres*. » 

Le duc du Maine fit plus encore en faveur du collège d'Eu : il dépouilla 
ses bibliothèques pour en enrichir celle des Jésuites. « Un timbrage d'or 
d'armoiries sur la plaque des volumes rappelle sa munificence. On peut citer 
un Sénèque dont la couverture est ainsi toute semée de lys dans lin réseau 
d'or. D'autres plaques de la Renaissance, des gaufrures gothiques, plusieurs 
manuscrits sur parchemin, d'anciens missels, de nombreux ouvrages exécutés 
dans le siècle de l'invention de l'imprimerie, presque tous les classiques in-folio 
des meilleures et plus anciennes éditions méritent l'attention des amateurs et 
des bibliographes *. » 

I. Tûmembrock, leco cit., p. 37. 
1. Ibid. 



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78 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



48. — Observationes in M. T. Ciceronem,... 
collectas per Marium Nizoiium. Basileae, 1536. 
In-fol. 



Attestation : 

Ego infra,., adokscentem Joannttn Prévost in schola Hutnanitatis primun 
pramium stricta orationis latinœ nieritum ac œnsecutum fuisse in publico qusdem 
collegii theatro die décima octava augusii 16^8, ex liberalitate ac munificentia 
serenissimi principis Ludovici Augusii Borboni Cammanensiunt ducis Agonotheta 
perpetui. In cujus reifidem subscripsi... Fran. Delaistre. s. j. 



49. — T. Livii Patavini, décades quac extant, cum 
indice, praenotamentis, L. Flori epitome, et 
Sabellici annotationibus. Paris, Josse Bade, 
1S16. In-foi. V. f., tr. dor. 



CE volume a été décerné le même jour au même élève comme premier 
prix de vers grecs. 



50. — Les œuvres de messire Guillaume de Vair. 
Paris, Seb. Cramoisy, 1641. In-fo|. V. m., 
tr. dor. 



Attestation : 

Ego infra... adolescentem Jacobum Franciscum Ignatium Benard primutn amplifia 
cationis,,. die 24^ augusii anno Domini 1718^,.. F. Martin, s. j. 



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VB LA BIBUOTHÈQjUE o'aBBEVILLE 79 

III 

COLLÈGE DE PRESLES-BEAUVAIS, A PARIS' 



51» — Novus orbis regîonum ac insularum 
veteribus incognitarum. Paris, Galliot Dupré, 
1532. In-fol. V. f., tr. dor. 



LES plats et le dos portent un semis de fleurs de lis; une large dentelle 
^entoure les plats. L'écusson primitif des plats a été surchargé des initiales 
P B entrelacées (Presles-Beauvais) > mais, entre l'écusson et une couronne 
d'épines se trouve une banderole portant ces mots : Lilivm inter spinas ; le 
reste de cette légende, collegivm GRASSiNiEVM, a été oblitéré par l'application 
de fleurs de lis. Or, il est certain que ce volume n'a pas été relié pour être 
donné en prix au collège de Presles, mais bien pour le collège des Grassins, 
où tous les volumes qui servaient à cette destination étaient frappés aux armes 
des fondateurs ; de gueules, à j fleurs de lis de jardin d'argent. 
Attestation : 

In solenni (sic) pramiorum distributione collegii Prellao Belhvaci ingenua et 
optima spei adolescens Petrus Julianus Carette in schola Humanitatis auditor quod 
versionis e latino in gallicum sennonem primant paltnam tulerit hoc a me pramio 
danatus et Ann. R. S. H. 1694 Augusti décima octava... N. Bgutillier, 
gymnasiarcba. 



I. Le coUèse de Presles, fondé en 1313, céds an coUèce de Besuvais, situé à cdté, l'exercice entier des classes en 1690. 
Voy. Hisinrt de la vilU *t d* tout U diocéte dt Paris, par l'abbé Lebeuf, éd. par H. Cocheris. Paris, 1 863-1 867. II, 676. 



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8o LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



IV 



COLLÈGE DES GRASSINS. A PARIS 



$2i — Isocratis orationes et epistolae, cum latina 
interpreutione Hieronymi Wolfii. Paris, 
1621. In-80. V. f., tr. dor. 



TA reliure de ce volume est très simple; rien n'annonce à l'extérieur que ce 
L/soit un livre donné en prix. Sans l'attestation de la feuille de garde, on ne 
se douterait nullement qu'il provient d'une distribution du collège des 
Grassins, car tous les livres qui avaient cette destination étaient frappés aux 
armes du fondateur, Pierre Grassin, seigneur d'Ablon-sur-Seine, conseiller au 
Parlement. Par son testament, daté du 16 octobre 1369, il légua 30,000 livres 
pour la fondation, à Paris, d'un collège qui devait porter son nom. Cet 
établissement, dit l'abbé Lebeuf, fut fondé en faveur des pauvres de la ville de 
Sens et des environs. 

Pierre Grassin, fils du donateur, acquitta immédiatement ce legs et contribua 
par la suite à l'augmentation des revenus du collège fondé par son père. 

Attestation : 

Ego Joannes Coqueret doctor theologus et collegii Grassinorum in Academia 
Parisimsi primarius testor Petrum Hervouei Parisiensi in theatrali consessu pro 
solemni pamiorum distributione in primo ordine dicti collegii pro graca oratûmc 
fuisse hoc pramium consecutum die 4 augusti i6^$. J. CoauERET. 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 



8l 



COLLÈGE DE LYON 



53» — Isaaci Vossii variarum observation um liber. 
Londini, Rob. Scott, 1685. In-40. V. f. 




Attestation : 

Ex tnunificmtia mercatorum prafecti et con- 
sulum Lugdunensiutn palmare hoc volumen 
alterum soluta oratianis latirue pramium in 
secundâ classe meritus ac cansecutus est Benignus 
BouilUt canvictor in collegio Lugdunensi sanc- 
tissima Trinitatis soc. Jesu, Anno millesimo 
septingentesimo 12"* die vigesima quinta mensis 
augusti. Cujus rei fident sigillo collegii, nuoque 
chirographo feci. Cl. Deneyron, praf. 



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82 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



VI 
COLLÈGE DE SOISSONS (?) 



54. — Sex Aurelii Victoris historiae romanae com- 
pendium. Interpretatione et notis illustra vit 
Anna Tanaquilli Fabri filise. Parisiis., D. 
Thierry, 1681. In-40. V. fr., tr. dor. 



LES plats et le dos portent un semis de fleurs de lis. Au centre des plats se 
trouve une couronne de laurier contenant une fleur de lis et le mot 
Soissons, ainsi disposé : 

SOIS 
SON 

S 

En Tabsence de toute attestation, nous ne pouvons que conjecturer que ce 
livre a été relié pour être donné en prix à un élève du collège de Soissons. 



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DE LA BIBLIOTHfeaUE d'aBBEVILLE 



83 



VII 
COLLÈGE DE LA MARCHE ET WINVILLE 



55» — Ex XIIIL T. Livii decadibus prima, tertia, 
quarta... Venetiis, Aldus, 1520-21. Pet. in-fol. 
V. f., tr. dor., régi. 

SUR chaque plat a été appliquée la marque 
reproduite ici ; sur le dos, large fleur de 
lis à chaque entre-nerf. 

La feuille de garde qui devait porter l'attes- 
tation n'existe plus. 

« Le collège de la Marche et Winville, qui 
est le nom de deux lieux de la Lorraine, dit 
l'abbé Lebeuf, fut fondé en 1422 en la rue de 
la Montagne de Sainte-Geneviève*. » 

D'après M. H. G)cheris, Jean de la Marche 
avait loué en 1362 le collège de Constantinople, 
qui tombait en ruines ; cet établissement prit dès lors le nom de collège de la 
Petite-Marche, et, neuf ans plus tard, il éuit cédé à G. de la Marche, qui y 
recevait de pauvres écoliers. En 1420, Beuve, natif de Winville en Lorraine, 
exécuteur testamentaire de Guillaume de la Marche, bâtit le collège de la 
Marche- Winville ; c'est cette circonstance qui a fait naître l'erreur commise par 
l'abbé Lebeuf. 

j. Hisioirt dé la vilU *i de Umi k dùcùê de Paris, II, 60 1. 
a. Ibid., n, 70e. 





Dos d'un livre donné en prix en 1695. — N" $2. 



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m «f^* Ml '^* ^ .'■'• ai .«^. m .«^. m .«^. «i ."». «i .ir. ■ 



Roulette de la fin du xvui« siècle. — N*» 67. 



CHAPITRE VII 



RELIURES ARMORIÉES 




'EST surtout aux deux derniers siècles de la monarchie que 
les bibliophiles ou soi-disant tels ont fait appliquer leurs 
armoiries sur les livres qu'ils faisaient relier. « La vanité 
d'avoir des livres se doublait d'une autre qui l'activait encore, 
dit Éd. Fournier. Ce n'est pas pour le livre même, mais 
pour le blason à faire richement graver sur sa reliure qu'il était acheté. N*éuit-il 
pas, en efTet, flâneur de faire répéter deux ou trois mille fois sur des volumes 
frdchement reliés un blason aussi fraîchement inventé, et de se persuader 
qu'il était vrai à force de le multiplier ' ? » 

Quoi qu'il en soit, les reliures aux armes sont aujourd'hui très recherchées, 
et, dans les ventes, elles obtiennent d'autant plus de valeur qu'elles sont rares 
ou que le possesseur primitif était un grand personnage ou un bibliophile 
émérite. 

Ce n'est point toujours chose facile aujourd'hui de déterminer les écussons 



t. Vitrt iâ U nliurt, loc. cit., p. 177. 



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86 LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 

que portent les livres des amateurs d'autrefois ; aussi Fournier a-t-il pu dire 
avec raison : « Les plus forts héraldistes, s'ils ne sont bibliophiles, perdent 
leur savoir à tâcher de déchiffrer les insignes de certains volumes. » 

C'est à la suite de très longues et patientes recherches que nous avons pu 
déterminer les cinquante-deux armoiries figurées et décrites dans ce chapitre ; 
mais, pour ne point nous exposer à donner de fausses attributions, ainsi que 
l'ont fait certains auteurs, nous avons dû renoncer à faire figurer ici neuf 
reliures armoriées au sujet desquelles nous avons consulté les spécialistes les 
plus compétents, dont la science — incontestable — a été mise en défaut. 



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DE LA BIBLIOTHfeaUE D*ABBEVILLE 



87 



56. — Recueil des réglemens généraux et 
particuliers concernant les manufactures 
et fabriques du royaume. Paris, impr. 
royale, 1730. 4 vol. in-40. V. m. 



ABBEVILLE (Hôtel de Ville d'). 

Cet ouvrage, qui porte sufr les 
plats, dans un cartouche, le nom 
de r « Hostel de Ville d'Abbe\Mlle », 



-')ABBEVILLF 



a été relié aux frais de l'échevinage 
de cette ville. On lit sur la feuille de 
garde du tome I*' : « L'hôtel de ville 
d'Abbeville aiant demandé par une 
lettre écrite au mois d'aoust 1732 à 



M. le controlleur général ce livre, 
que le Roy a fait distribuer dans 
toutes les villes de commerce de son 
Royaume, Sa Majesté luy a Eût déli- 
vrer gratuitement cet exemplaire en 
feuille, à la charge que l'hôtel de 
ville en demeureroit chargé pour le 
faire passer et le transmettre à tous 
ceux qui composeroient dans la suite 
le magistrat, et s'y conformer dans les 
jugements ; pour quoi, Sa Majesté a 
ordonné qu'il seroit déposé dans le 
trésor littéraire de l'hôtel de ville. 
On en a envoie récépissé à M. le 
controlleur générah » 

Ces quatre volumes furent con- 
servés dans la salle des archives 
municipales jusqu'à la Révolution; 
les trois premiers entrèrent plus tard 
à la Bibliothèque communale de notre 
ville, et, par un de ces hasards inat- 
tendus, qui comblent de joie les 
bibliophiles, le quatrième fut acheté 
par nous en 1886 dans une salle de 
vente pour la modique somme de un 
franc. 



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LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



57. — Compendium Roberti Gaguini super 
Francorum gestis. Parisiis, Thiel. Ker- 
ver, 1500. In-40. V. br. 



AQUIN (Louis d'), évêque de Séez 
de 1698 jusqu'à sa mort, arrivée le 
22 mai 1710. 




De gueules, à } bandes d'or, au 
chef d^a^ur chargé d'un lion passant 
d'or. 

Ce volume, acheté onze francs à 
la vente Delîgnières de Bommy, à 
Abbeville, en 1872, porte un ex-libris 
de Dominîque-Bamabé Turgot, évê- 
que de Séez, 1716. 



58. — Anoai Senecc opéra. Bâle, 1557. 
In-fol. V. f. 



ARBALESTE (Gui IH), vicomte de 
Melun, bailli et gouverneur de cette 



ville, marié en 1637 à Marie de Mont- 
morency, fille de Pierre, marquis de 
Thury, fut tué à la journée de 
Mari en thaï en 1645. 




D'or, au sautoir engrilé de sable, 
cantonné de 4 arbalètes de gueules. 

Cette marque, qui est des plus 
rares, paraît-îl, est appliquée à froid 
sur les plats sans aucune espèce de 
dorure. Dans la gracieuse guirlande 
qui entoure l*écusson se trouve cette 
devise : Ingenivm svperat vires, et 
non Ingenium superat res, comm« U 
dit M, Joannis Guigard. 

Les plats sont ornés d'un élégant 
encadrement à froid. 



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( 



DE LA BIBUOTHèaUE d'aBBEVILLE 



85- 



59. — Chronicon, opus felicissimè renatum 
infinitis membris emendatis exacdus que 
conformatis... Basileae, 1536. In-fol. 
V. br. 



AUBESPINE (Claude H de l'), 
seigneur d'Hauterine, baron de Châ- 
teauneuf-sur-Cher, secrétaire du roi, 
puis secréuire d'État, rendit de 
grands services sous les règnes de 
François P', Henri H, François H, et 
Qiarles DC; il mourut le 1 1 novembre 
1367. 




Écaridi, aux i et 4 : de gueules à 
j fleurs d'aubéfoin d'argent, qui est de 
TAubespine; aux 2 et }, d'ai^ur, au 
heaufne d'argent, qui est de Berruyer. 



60. — Couchot. Le praticien universel. 
Paris, Jacques le Febvre, 1707. 6 vol. 
in- 12. V. br. « Ex-libris Danielis For- 
mentin advo. Abbavillen. ». 

AUGET (Jean-Baptiste-Robert), 
baron de Monthion, conseiller du 
roi, maître en la chambre des 
G)mptes, né le 23 juillet 1695, 
mort le 9 février 1745 ou 1741. 




D'argent, à la fasce de gueules accom- 
pagna de } têtes d'aigle de sable, arrachées 
et languies de gueules, 2 en chef et i en 
pointe. 



61. — Theatrum historicum, sive chrono- 
logiae systema novum, concinnatum à 
Christophoro Helvico. Francfort, 1628. 
In-fol. M. r. 

BASSOMPIERRE, femiUe de Tlle 
de France. 



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90 



LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 




D'argent, à } chevrons de gueules. 
Gmier : un écusson des mêmes armes 
entre un vol de sable. 

A chaque angle se voient les deux 
lettres A V entrelacées. 




62. — Pierre d'Aviti. Le monde, ou descrip- 
tion générale de ses quatre parties. 
Paris, 1643. 5 vol. in-fol. V. f. 

BAUDRAND (Michel- Antoine), 
né à Paris le 28 juillet 1633, prieur 
de Rouvres et de Neufmarché, auteur 
de plusieurs ouvrages, entre autres 
d*un Dictionnaire géographique et histo- 
rique, mort le 29 mai 1700. 



v«^r/^>:u. 




0fM 








~^^ 




^-^îd?*^ ^ 



D'azur, à une bande d'or accompagnée 
de } molettes de même posées i en chef 
et I à chaque flanc, au croissant d'argent 
à la pointe de Vécu. 



63. — Gratiani decretum. Parisiis, 1585, 
in-fol. V. f. — Sur le dos, un lion armé 
entre chaque nervure. 

BERTIN (N...) en Limousin. 




De gueules, au lion d'or, adextté 
d'une épée d'argent, la garde en bas. 
Devise : Boni cvra nobis illivs. 



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DE LA BIBLIOTHfeCIUE d'aBBEVILLE 



91 



64. — Aubery. Histoire générale des cardi- 

naux. Paris, Jean Jost, 1642. In-40. 
V. m. Encadrement de feuilles ; fleurs de 
lis sur le dos. 

65. — Varillas. Histoire de Charles VIII. 

Paris, 1691. In-40. V. m. 

BOURBON (Louis-Auguste 
de), duc du Maine, second fils de 
Louis XIV et de la marquise de 
Montespan, né à Versailles le 31 mars 
1670, mort à Sceaux le 14 mai 1736, 
fut pourvu, n'ayant point encore 
quatre ans, de la charge de colonel 
général des Suisses et Grisons. Suc- 
cessivement mestre de camp, maré- 
chal de camp, lieutenant général, il 
fat créé, à vingt-quatre ans, grand 
maître de l'artillerie. L'écusson que 
le duc du Maine fit fi-apper sur ses 
livres repose sur deux canons et est 
placé sur six drapeaux passés en sau- 
toir ; c'était l'insigne de colonel géné- 
ral des Suisses. L'écusson du suivant 
est accompagné des mêmes insignes. 




De France, au bâton péri en barre de 
gueules. 

66. — Louis-Antoine Cuny. Oraison funè- 

bre de. . Catherine Opalinska, reine de 
Pologne. Paris, Bordelet, 1747. In-S®. 
V. m. 

67. — Metropolis ecdesiae Turonensis, 

auth. Joan. Maan. Auguste Turonum. 
S. n. 1667. In-fol. Mar. r. 

BOURBON (Louis-AuGUSTE de), 
prince des Dombes, fils aîné du pré- 
cédent et d'Anne -Louise -Bénédicte 
de Bourbon, naquit à Versailles le 
4 mars 1700; il tut, comme son 
père, colonel général des Suisses et 
Grisons, puis gouverneur général du 
Languedoc. Il mourut sans alliance 
le !•' octobre 1755 à Fontainebleau, 




Armes, comme ci-dessus. 



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92 



LES REUURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



68. — Histoire de messire Bertrand du 
Guesdin,... par M* Claude Menard. 
Paris, chez Seb. Cramoisy, 1618. In-40. 
V. mar. (Don de M. van Robais.) 

BOURBON (Louis-Jean-Marie 
de), duc de Pcnthièvre, de Château- 
villain et de Rambouillet, pair de 
France, fils de Louis -Alexandre, 
comte de Toulouse, et de Marie- 
Victoire -Sophie de Noailles, né à 
Rambouillet le 16 novembre 1725, 
fut nommé amiral en 1734 et grand 
veneur de France en 1738. Il mourut 
au château de Bizy, près Vernon, le 
4 mars 1793, et reçut sa sépulture à 
Dreux. Il avait hérité la riche biblio- 
thèque de son père. 




De France, au bâton de gueules péri 
en barre. 

69. -^ (Ph. Hecquet.) Le naturalisme des 
convukions . . . Soleure, 1733. In -12. 
V. br. 

ŒOISEUL-LA-BAUME (Claude- 
Antointe-Cléradius, comte de), fils 
de Charles-Marie de Qioiseul, sei- 
gneur de Daillccourt, et d'Anne- 



Marie de Bassompîerre, né le 5 octobre 
1733, chambellan du roi de Pologne, 
lieutenant général des armées en 1781, 
fut décapité le 4 mai 1794. Un cata- 
logue de sa bibliothèque, contenant 
538 articles, fut imprimé en Tan II 
chez le Boucher (Paris. In-8°, 44 p.) 




D'axur, à la croix d'or cantonnée de 
18 billettes de même, S ^ chaque canton 
du chef posas en sautoir, et 4 en chaque 
canton de la pointe, posées 2 et 2. 

70. — Coustumes générales de Bourgogne 
avec les annotations de M. Begat. Lyon, 
161 s. In-40. V. m. 

COLBERT (Jean-Baptiste), 
marquis de Seignelay, contrôleur 
général des finances sous Louis XTV, 
né le 29 août 16 19 à Reims, où il est 
mort le 6 septembre 1683. 



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DE LA BIBUOTHfeaUE d'aBBEVHXE 



93 




D'or, à la couleuvre en pal tortillée 
d'a:(ur. 



71. — Dionysii Carthusiani insigne com- 
mentariorum opus in psalmos Davidicos. 
Parisiis, Jean Petit, 1539. lo-fol. 

C O L B E R T (jAcauEs - Nicolas), 
second fils du ministre de Louis XIV, 
né à Paris en 1654, abbé du Bec 
et archevêque de Rouen, mort à Paris 
le 10 décembre 1707. 



\Vv S m 



Armes, comme ci-dessas. 



Après son élévation à Tépiscopat, 
ce prélat fit appliquer sur ses livres 
une marque différente de celle qu'il 
employait jusque là ; c'est cette 
seconde marque que porte le volume 
cité plus bas. 



72. — Jac. Pamelius. Liturgia romanorutn. 
Col. Agrip., 157X. 2 in-40. V. f., tr. dor. 

CRÉQ.UY (ANTomE de), né le 
17 juillet 15 31, d'abord évoque de 
Nantes, puis d'Amiens de 1564 à 
1574, nommé cardinal le 11 mars 
1565, mort le 20 juin 15 74 et inhumé 
dans l'église de Moreuil. 




Écarteliau i d'or, au criquier arraché 
de gueules, qui est de Crêqpy ; au 2, 
d'hermine, à la fasu de gueules chargée 
de } fleurs de lis d'or, qui est d' Assigny ; 



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94 



LES RELIURES ARTISTIQ.UES ET ARMORIÉES 



au j, de France, au lion naissant d'ar- 
gent, qui est de Soissons-Moreuil ; 
au 4, contre- écarteli y aux i et 4, de 
France à la tour d'argent, qui est de 
LA Tour ; aux 2 et }, d'or au gonfanon 
de gueules, qui est d* Auvergne; et sur 
le tout du dernier quartier^ d'or, à 
} besans de gueules, qui est de Bou- 
logne. 

Ce volume provient de Tabbaye 
de ValloireSy dont le cardinal de 
Créquy était abbé. 



73 . — Suite de la maréchaussée de France, 
ou recueil des ordonnances, édits, décla- 
rations, lettres patentes... et privilèges 
de tous les officiers et archers des maré- 
chaussées. Paris, Veuve Saugrain, 17 17. 
In-40. V. f. Dentelle à petits fers appli- 
qués à froid et armes de Crozat à chaque 
angle, aussi à froid. 



CROZAT (Louis-Antoine), 
seigneur de Moy en Picardie, de 
Thiers et de Chagni, né en 1699, 
devint brigadier des armées du roi 
et lieutenant général de la Cham- 
pagne, n est mort à Paris le 15 dé- 
cembre 1770. Il possédait un riche 
cabinet de curiosité et une biblio- 
thèque dont le catalogue, imprimé 
en 1771, contenait 4,544 numéros. 




De gueules, au chevron d'argent, 
accompagné de ) étoiles de mime, 2 en 
chef et i en pointe. 

74- — Les épistres du sieur de Bois- 
Robert-Metel. Paris, 1647. In-40. V. f. 

DIGBY (Kenelm), célèbre natura- 
liste, naquit à Londres en 1603. Ce 
personnage, qui passait pour être très 
instruit, fit plusieurs séjours en 
France ; il mourut à Londres le 
II juillet 1665. Comme ses livres 
avaient été transportés en France par 
lui-même au début de la guerre 
civile, ils furent vendus après sa mort 
en exécution du droit d'aubaine ; la 
vente produisit soixante mille livres. 
Presque tous ces livres furent achetés 
par le comte de Bristol. 

Le chevalier Digby, — ainsi qu'on 
l'appelait communément — avait 
plusieurs marques pour ses livres; 



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DE LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 



95 



celle que possède la Bibliothèque 
d'Abbeville est la plus simple. Sur 
le dos du volume se voit, entre 
chaque nervure, le chiffre de ce 
savant, K. D. 





D'azur y à la fleur de lis d'argent. 



75 • — Kalendario manual y guia de foras- 
teros en Madrid, para el ano bisiesto 
de 1792. En la imprenta real. In-24. 
V. f. 

ESPAGNE (Royaume d^. 




Êcartelé : aux i et 4, de gueules, à 
un château sommé de j tours Sot, ouvert 



d'azur, qui est de Castille; aux 2 
et }, d'argent, au lion de gueules, cou- 
ronné et lampassé d'or, qui est de Léon ; 
enté en pointe ^ d'or, à la grenade de 
gueules, tigée et feuillée de sinople, qui 
est de Grenade ; sur le tout^ d'azur y à 
} fleurs de lis é^or, qui est de Bourbon- 
France. 

76. — Office de la semaine sainte en latin 
et en français,... pour l'usage de la 
maison de madame la Dauphine. Paris, 
1746. In-80. Mar. r., tr. dor. (Legs 
Morel de Campennelle.) 

ESPAGNE (Marie-Thérèse- 
Antoinette - Raphaële, infante d'), 
fille de Philippe V, roi d'Espagne, et 
d'Elisabeth Famèse, née le 11 juin 
1726, mariée à Versailles le 23 février 
1745 à Louis, dauphin de France, fils 
de Louis XV, morte en couches le 
22 juillet 1746. 




Armes du dauphin de France et 
d'Espagne accolées^ 



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96 



LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



77» — Gerardi Joannis Vossii de vitiis 
sermonis et glossematis latino-barbaris 
libri IV. Amsterdam, Louis Elzevier, 
1645. In-40. V. m. 

ESPINAY DE SAINT-LUC 
(Louis d'), fils cadet de François, 
gouverneur du Périgord, et d'Anne de 
Buade de Frontenac, abbé de Saint- 
Georges de Bocherville, aumônier du 
roi, mort au mois d'octobre 1684. 




D'argent, au chevron d'a:^ur chargé de 
II besants d'or. 



78. — Historiae Bysantinae scriptores très, 
graeco-latini... Col. Allobrogum, 1615. 
In-foL V. br. 

79* — Joannis Seldeni mareclausum. Lon- 
dini, 1635. Pet. in-fol. 

ESTAMPES (LfeoNOR d'), né en 
1588, nommé fort jeune abbé de 
Bourgueil en Vallée, diocèse d'Angers, 



évêque de Chartres en 1620, arche- 
vêque de Reims en 1641, mort le 
8 avril 165 1. 




D'azur, à deux girons d'or appointés 
en chevron ; au chef d'argent chargé de 
) couronnes ducales de gueules mises en 
fasce. 

Ce bibliophile eut deux fers, l'un, 
quand il était abbé, l'autre, quand il 
fut archevêque ; c'est le premier fer 
que portent les deux volumes de 
notre dépôt. 



80. — Traité historique du chef de S. lean 
Baptiste..., par Charles du Fresne, 
sieur du Cange. Paris, Séb. Cramoisy, 
1665. In-40. V. br. 



FAURE (François), né à Sainte- 
Cbiitiëre en Angoumois le 8 novembre. 



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DE LA BIBUOTHÈQ.UE d'aBBEVILLE 



97 



i6i2y fiit évèque d'Amiens de 1653 
jusqu'à sa mort, arrivée à Paris le 
II mai 1687. 




lyas^uTy au lion d'or, sautant , armé, 
couronné, lampassé de gueules, au canton 
d'argent chargé de six numchetures d'her- 
mines. 

L'auteur de ce livre était lié d'une 
étroite amitié avec Fr. Faure, et c^est 
à ce prélat qu'il dédia son œuvre. 



81. — Breviarinm Ambianense, authoritate 
Frandsci Faure... Paris, Alliot» et 
Amiens, Robert Hubault, 1667, 4 vol. 
in-8<>. M. r. 



FEYDEAU DE BROU (Henri), 
né i Paris le 13 juin 1643, aumônier 
du roi et évèque d'Amiens de 1692 
à sa mort, arrivée le 14 juin 1706. 




D'a:(ur, au chevron d'or accompagné 
de j coquilles de mime, 2 et /. 

82 . — Alphonse le Moyne. De dono orandi. 
Paris, 1650, In-40. V. mar. 

GONDI (Jean-François-Paul de), 
cardinal de Retz, archevêque de Paris, 
né à Montmirail le 20 septembre 16 1 3 , 
mort à Paris le 24 août 1679. 




Uor, à 2 masses de sable passées en 



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98 



LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



sautoir, lias de gueules par en bas, parti 
de l'église de Paris, d'a:(ur, semé de 
France, avec la Vierge Marie d'or. 

83. — Flavii Josq)hi opéra. Genève, P. 
Aubert, 1635. In-fol. V. m. 

GUENEGAUD (Henri de), mar- 
quis de Plancy, secrétaire d'État et 
garde des sceaux, né en 1609 de 
Gabriel de Guenegaud, trésorier de 
l'Épargne, et de Marie de la Croix, 
mort à Paris le 16 mars 1676. 




Écarteli aux i et 4, d'azur, à une 
croix d'or chargà d'un croissant montant 
de gueules, qui est la Croix; au 2, 
écarteli aux j et 4 de France à la 
bordure engrilà de gueules, et aux 2 et }, 
d'or, à } tourteaux de gueules, 2 et i, 
qui est de Courtenai ; au }, d'argent, 
à 2 pals de sablCy qui est de Harlay ; 



sur le tout, de gueules, au lion d^or, 
qui est de Guenegaud. 

Ce bibliophile eut trois marques; 
c'est la seconde qui a été frappée sur 
ce livre» 

84. — J. le Paige. Bibliotheca praemons- 
traeiensis. Parisiis, Adr. Taupinart, 
1633. In-fol- V. br. 

HARLAY (Achille III de), comte 
de Beaumont, président au parlement 
de Paris, né le i" août 1639, mort 
le 23 juillet 1712. 




D'argent, à 2 pals de sable. 

Sur cette reliure, les pals sont de 
gueules ; le dos porte six fois le mono- 
gramme de ce bibliophile, se compo- 
sant des lettres A. D. H. C. D. B. 
entrelacées (Achille de Harlay, comte 
de Beaumont). U légua sa bibliothèque 



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DE LA BIBUOTHÈQ.UE d'aBBEVILLE 



99 



i 



au collège des Jésuites de Paris. Le 
volume que nous avons sous les yeux 
porte la mention de cette possession ; 
il fat acheté par l'abbaye de Valloires 
en 1763 moyennant douze livres. 




85 . — Spéculum perfectionis religiosae, aut. 
Theophilo Bernardino. Antuerpiae, 
Nutius, 1628. In-40. V. f. 

. JONCQ.UOY (Je^ IV de), abbé 
de Marchiennes de 1622 à 1650. 





ffteJi?^4, ' 




4i JS^T N j 


V 4] © 




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Étartelé aux i et 4, de... à j roues 
de... ; aux 2 et }, de... à 2 tnaclesde...; 
au franc-canton fascé de 4 pièces. 



Devise : Omnia svaviter. 

Sur le plat supérieur de ce volume 
ont été frappées les armes de l'abbaye 
de Marchiennes. 




D'or, à un rais d^escarboucle de sable , 
chargé en cceur d'un rubis de gueules. 



86. — D. Seconde Lancellotti. L'hoggidi 
overo il mondo non peggiore ne più 
calamîtoso del passato. Venise, 1630. 
In-8*. V. mar. Sur le dos, entre les 
nervures, un lion alterne avec une croix 
fleuronnée. 



HESSELIN (Louis Treslon- 
Cauchon, dit), était maître de la 
chambre aux deniers et surintendant 
des plaisirs du roi ; ce bibliophile 
éclairé mourut le 9 août 1662. 



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100 



LES REUURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 




Écarteli aux i et 4, de gueules, au 
griffon d*or, armé et membre de même, 
qui est de Cauchon ; aux 2 et }, d'or, 
à 2 fasces d'a:(ur semées de croix flm- 
ronnées de Vune en l'autre, qui est de 
Hesselin. 

87. — Ordonnance de Louis XIV... donnée 
i Fontainebleau au mois d'aoust 1681 
touchant la marine. Paris, 1781. In-fol. 
V. f. 

LABORIE DE SAINT-AUBIAN, 
en rile-de-France. 




D'argent, au cyprès arraché de sinople, 
au chef d'a:^ur chargé de j croissants d'or. 

88. — Recherches curieuses des monoyes 
de France depuis le commencement de 
la monarchie, par Claude Bouterouë. 
Paris, Sebastien Cramoisy et Mabre 
Cramoisy, 1666. In-fol. V. f. (Don de 
M. van Robais). 

LA GRANGE (Adélaïde- 
Edouard LE Lièvre, marquis de) et 
de Fournies, comte de l'empire, né le 
17 décembre 1796, sénateur en 1852, 
s'occupa surtout de travaux numis- 
matiques, ce qui lui valut d'être élu 
en 1846 membre libre de l'académie 
des Inscriptions et Belles-Lettres. Il 
est mort à Paris le 17 janvier 1876. 




D'azur, au chevron d'or, accompagné 
en chef de deux roses d'argent, et en 
pointe d'une aigle ^Icyée au vol abaissé 
du même. 



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D]Ç LA BIBUOTHÈaUE d'aBBEVILLE 



lOI 



Dans son Armoriai du bibliophile, 
M. Guigard avait attribué à tort cette 
marque à Nicolas-René Berryer, mort 
garde des sceaux en 1762, mais^ 
dans son Nouvel Armoriai, il a rectifié 
cette erreur. 

89. — Corps de toute la phUosophie divisé 
en deux parties..., par M* Theophraste 
Bouju, sieur de Beaulieu. Paris, chez 
Jean Orry, 1614. In-fol. V. f , fil. • 

LA TOUR (Louise- Charlotte 
de), demoiselle de Bouillon, fille de 
Frédéric -Maurice de la Tour, I" du 
nom, duc de Bouillon, prince de 
Sedan, vicomte de Turenne, etc., et 
d'Éléonofe - Catherine - Fébronie de 
Bergh, né à Sedan en 1638, mourut 
sans alliance le 16 mai 1683. 




Écartelé, au i, à^aTjir, semé de fleurs 
de lis d'ofy à la tour d'argent maçonna 
de sablé, qui est de la Tour ; au 2, 



d*or, au gonfanon de gueules de j pen^ 
dants, frangé de sinopUy qui est d'Au- 
VERGNE ; au }, coticé £or et de gueules, 
à la fasce de gueula, qui est de Turenne; 
au 4,. de gueules, à la fasce d'argent, qui 
est de Bouillon ; sur le tout, £or, à 
) tourteaux de gueules, qui est de Bou- 
logne. 



90. — Les antiquitez, histoires, et choses 
plus remarquables de la ville d'Amiens, 
troisième édition dédiée au Roy, par 
M. Adrian de la Morlière, chanoine de 
réglise Nostre-Dame d'Amiens. Paris, 
chez Sebastien Cramoisy, 1642. In-fol. 
V.f. 



LE FÈVRE (Louis-Urbain), 
seigneur de Caumartin, marquis de 
Saint-Ange, comte de Moret, était 
fils de Louis-François, intendant de 
Champagne, et de Marie-Urbaine de 
Sainte-Marthe. Il naquit en 1653, et 
devint successivement conseiller au 
Parlement, maître des requêtes, inten- 
dant des finances et conseiller d'État ; 
il épousa le 6 juin 1680 Marie- 
Jeanne Quentin de Richebourg, et 
mourut le 2 décembre 1720, ayant 
eu quatre enfants décédés de son 
vivant. C'est au château de Saint- 
Ange, près Fontainebleau, que ce 
bibliophile éclairé avait créé la biblio- 



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102 



LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



thèque qui fit l'admiration de ses 
contemporains. 



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Lfa:(ur, à j fasces d^ argent. 

91. — CL Fauchet. Œuvres. Paris, 1610. 
In-40. 

LE MASLE (Michel), abbé des 
Roches, chanoine et chantre de Notre- 
Dame, secrétaire de Richelieu, possé- 
dait une belle bibliothèque, qu'il 
légua au collège de Sorbonne. 




Uas^ur, au chevron de gueules accamn 



pagné de } rochers de sable, 2 en chef, 
I en pointe. 



^2. — Lozenzo Scupoli. Combattimento 
spirituale. Titre enlevé. In-foL V. mar. 
Imprimé vers 1660. 



MESGRIGNY (N... de). 




Écarteli, aux i et 4, d'argent, au lion 
de sable, armé et lampassi de gueules, 
qui est de Mesgrigny ; aux 2 et ), 
fasci, onde d'argent et de gueules de 
6 pièces, qui est de Rochechouart. 

Devise : Ahbe lavdati. 

Dans son Nouvel Armoriai du Biblio- 
phile, M. Guigard a fait reproduire 
une marque semblable, qu'il attribue à 
Mathieu de Mesgrigny, abbé de Pontî- 
gny, fils de Jacques et d'Éléonore de 
Rochechouart. Or, d'après Moréri et 



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DE LA BIBLIOTHÈaUE d'aBBEVILLE 



103 



la Qiesnaye-DesboiSy Mathieu était le 
quatrième fils de Jean W de Mesgri- 
gny, baron, puis marquis de la Ville- 
neuve, et de Marie Bouguier, Selon 
ces mêmes auteurs, Jacques de Mes- 
grigny, troisième fils de Jean Vil et 
de Marie Bouguier — par conséquent 
frère de Mathieu — épousa Éléonore 
de Rochechouart, marquise de Bon- 
nivet, comtesse de Blin ; ils eurent : 
Romain-Louis, marié à N... Turpin 
de Thiers, et Éléonore, religieuse; 
ils eurent sans doute un autre fils 
non mentionné par Moréri, lequel 
a fait confectionner le fer ci-contre. 
Ce fer n'a certainement point appar- 
tenu à Mathieu de Mesgrigny qui, 
d'après M. Gjuigard, est mort en 1650, 
puisqu'il a été appliqué sur un volume 
imprimé postérieurement. 



93* — Traduction en prose de Catulle, 
TibuUe et Gallus. Paris, Delalain, 17 11. 
a vol. in-80. V. mar. 



MONTMORENCY-LUXEM- 
BOURG (MADELEINE-ANGÉLiaUE de 

N^ufville de Villeroi, femme de 
Charles-François II de) ; née au mois 
d'octobre 1797, cette dame épousa 
tn premières noces, le 15 septembre 
1721, Joseph-Marie, duc de Boufilers; 



elle eut de bonne heure le goût des 
livres; sa première marque était de 
BouFFLERs, accolé de Neufville. Elle 
épousa en secondes noces, le 29 juin 
1750, Charles-François II de Mont- 
morency, duc de Piney-Luxembourg, 
plus connu sous le nom de maréchal 
de Luxembourg, veuf depuis le 
29 oaobre 1747 de Marie-Sophie- 
Émilie-Honorate Colbertde Seignelay. 
Le duc de Luxembourg aimait les 
livres, et ses deux femmes eurent le 
même goût. Sa seconde femme fit 
appliquer sur ses livres une nouvelle 
marque. 




D'or, à la croix de gueules cantonnée 
de i6 alérions d'azur, qui est de Mont- 
morency, chargé en cœur d'argent, au 
lion de gueules, la queue fourchue, noua, 
passée en sautoir, armé, lampassé et 



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104 



LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



couronné d'or, qui est de Luxembourg, 
accolé d'a:(ur, au chevron d*or accom- 
pagné de ) croix ancrées de mime, 2 en 
chef et I en pointe, quî est de Neufville 

DE ViLLEROI. 

La maréchale de Luxembourg mou- 
rut au mois de janvier 1787. 



94. — Les principaux poincts de la foy 
catholique défendus contre Tescrit 
addressé au Roy par les quatre minis- 
tres de Charenton, par monseigneur 
réminentissime cardinal duc de Riche- 
lieu. Paris, impr. du Louvre, 1642. 
In-fol. M. r. 



PARTICELLI (Michel), sieur 
d'Hémery, était fils de Michel, négo- 
ciant de Sienne établi à Lyon, où il 
était trésorier du roi ; il fit,un chemin 
rapide et, en 1643, Mazarin lui con- 
fiait le poste de contrôleur général 
des finances ; il s'efforça de remplir 
le trésor épuisé, mais il dut donner 
sa démission en 1648. Il mourut en 
1650. Il est souvent question de ce 
personnage dans les Mémoires de 
madame de Motteville et dans Y His- 
toire de la Fronde de Saint-Aulaire. 
On a de lui : Histoire de ce qui s'est 
tassé m Italie de 1621 à i6}0. 




D'or, à un arbre terrassé de sinople, 
au chef de gueules chargé de } molettes 
d'or. 

Aux quatre angles se voit ce mono- 
gramme : M. P. D. H. 




95* — Isaaci CasautK)ni animadversionum 
in Athenaei dipnosophistas libri XY. 
Lyon, 1621. In-fol. V. f. 

PETAU (Paul), antiquaire, né ï 
Orléans le 15 mai 1568, conseiller 
au parlement de Paris, est mort le 
17 septembre 1614; il avait formé 
une bibliothèque très riche en livres 
et en manuscrits rares. 



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DE LA. BIBLIOTHEQUE d'aBBEVILLE 



lOS 



/ 




Écarieli, aux i et 4, d'a^^ur à } roses 
tl^ argent y au chef £ùr chargé S une aigle 
usante éplayée de sable; aux 2 et j, d^ ar- 
gent, à la croix pattà de gueules. 

Devise : NON • EST . MORTALE • 
QVOD . OPTO . 

Sur le dos se voit le chifire de ce 
bibliophile. 




96. — Planuvit de la Pause. Florilegium 
rabbinkum. Lodovae, 1644. In-fol. M. r. 

97- — Planuvit de la Pause. Planta vitis, 
seu thésaurus synonymicus hebraico- 
chaldaico - rabbinicus. Lodève, 1644. 
In-fol. Mar. r. 



98. — Florilegium Biblicum, auct. Plan- 
tavit de la Pause. Lodève, 164$. In-fol. 
Mar. r. (Don de l'auteur à D. Destoupi- 
gnau, chanoine de Téglise de Toulouse, 
le 10 mai 1647), 

PLANTA VIT DE LA PAUSE 
(Jean), né en 1576, d'abord ministre 
calviniste à Beziers, se convertit au 
catholicisme en 1604, devint grand 
vicaire du cardinal de la Rochefou- 
cauld, abbé de Saint-Martin de Ruri- 
court et évêque de Lodève de 1625 
à 1648, mort au château de Margon 
le 28 mai 165 1. — D'après Des- 
champs, cet évêque « avait fait venir 
d'une ville voisine un imprimeur et 
un matériel typographique à son 
usage. » (Dictionnaire de géographie..., 
col. 730.) 




Écartelé, aux iet4, d^a^ur, à V arche 



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io6 



LES RELIURES ARTISTIQJLJES ET ARMORIÉES 



de Noé £of sur une mer d'argent, une 
colombe aussi d'or en chef, tenant en son 
bec un rameau d'olivier de sinvple; aux 
2 et ), de gueules, à ) fleurs de lis 
d! argent. 

Légende : f 10 • DE • PLAN- 
TEVIT . DE • LA . PAVSE • EPS • 
LODOVEN . MONTISBRVNI • 
COMESt 

99. — Voyages du s' A. de la Motte en 
Europe, Asie et Afrique... La Haye, 
1727. 2 vol. in-fol. V. br. 

PRIEURÉ (le) de sainte- 
madeleine (hôtel-Dieu de Rouen.) 




Ua:;ur, à ; boîtes d'or, au chef émargent 
chargé de y croisettes de gueules. 

100. — Martini , Poloni archiepiscopi , 
chronicon auctum operâ Suffridi Pétri. 
Antuerpiae, ex ofHc. Plantini, 1574. 
In.8o. V. br. 

RICHELIEU (Armand-Jean du 
Flessis^ cardinal, duc de)» né à Paris 



le s septembre 1385, mort dans la 
même ville le 4 décembre 1642. 




D'argent, à j chevrons de gueules. 

Devise : HIS • FVLTA • MANE- 
BVNT. 

L'écusson dç Richelieu se trouve 
aussi quatre fois répété sur le dos. 
— A l'intérieur du plat recto, on 
lit : « N. 1782 Biaise. » . 



101. — L.-An. Senecae et P. Syri mimi, 
forsan etiam aliorum, sententiae centum 
aliquot versibus auct^ et correct;e studio 
et opéra Jani Gruteri, cum notis ejus- 
dem : accedunt ejusdem notae postumae, 
ut et nova versio graeca Jos. Scaligeri. 
Lugd.-Batav. , apud Joh. du Vivie, 
1708. In-80. V. f. 

102. — Lahisioria d'Italiadi M. Francesco 
Guicciardini^ Venise, G. Pasquali, 
1738. In-fol. (Legs Morel de Campen- 
neUe). 

ROHAN (Charles de), prince de 
Soubise et d'Épinoy, duc de Rohan- 



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DE LA BIBUOTHÈQUE d'aBBEVILLE 



107 



Rohân, fils aîné de Jules-François- 
Louis, et d'Anne-Julie-Adélaïde de 
Melun, né le 16 juillet 17 15, devint 
pair et maréchal de France, et mourut 
le 4 juillet 1787. Ce personnage, qui 
avait hérité la riche bibliothèque de 
son oncle, le cardinal de Rohan, 
évèque de Strasbourg, fut lui-même 
un bibliophile éclairé. Il faisait appli- 
quer sur le dos de ses livres, entre 
les nervures, des macles et des 
mouchetures d'hermine couronnées. 




^^3' "— Joan. Baptistae Santolii Victorini 
opéra poêtica". Paris, D. Thierry, 1694. 
In-80. V. f. (Don de M. van Robtîs). 



104. — Théâtre de Pierre Corneille, avec 
des commentaires (par Voltaire). 
(Genève), 1764. 12 in-8. V. f. 

SAINT-VICTOR (Abbaye de). 




La bibliothèque de l'abbaye de 
Saint -Victor, à Paris, était fort 
belle. Aux deux derniers siècles, elle 
reçut d'importantes donations. L'abbé 
Lebeuf nous apprend que, de son 
temps, elle était publique trois jours 
par semaine. Depuis la fin du moyen 
âge jusqu'à la fin du siècle dernier, 
dit M. Léopold Delisle, elle conserva 
la réputation qu'elle s'était acquise; 
le même auteur ajoute : « Elle est 
citée avec éloges par tous les auteurs 
français et étrangers qui ont passé 
en revue les bibliothèques de Paris 
au xvn« et au xvin* siècle*. » 



I . Lt cahinei du wuinmseriu de lé BihUothêfut naticmmU, 



\ 



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io8 



LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 



10 J, — Valerius Maximus, cum selectis 
variorum observât... Lyon, 1661, In-8. 
V. m. (Legs Morel de Campennelle). 

SALLO (Denis de), né à Paris en 
1626, fondateur à\x Journal des Savants, 
mort le 14 mai 1669. 




De gueules, à } fers de lance d'argent. 

Aux angles des plats se voit son 
chiflFre : D. D. S. ; sur le dos, semis 
de fers de lance. 




106, — Josephi Langii polyanthea nova. 
Francfort, Lazare Zetzner, 1607. In-fol. 
régi., mar. br., 61., tr. dor. 

SANSON (l'abbé Charles), bache- 



lier en théologie, mort curé de Saint- 
Georges à Abbeville le 12 novembre 
i68s. 




Ce volunle porte la signature de 
Charles Sanson, fondateur de la 
bibliothèque d'Abbeville. A ce titre, 
il est pour notre établissement d'un 
grand intérêt. Si ce livre ne portait 
point la signature du bibliophile 
éclairé qui l'a fait relier, les amateurs 
de reliures à l'S barré auraient pu se 
livrer aux conjectures les plus diverses. 



107. — Ad canonem II et V condlii Aga- 
thensis et ultimum ilerdensis... Parisiis, 
Math, du Puis. 1645. In-40. 

108. — Iialia sacra, auct. Ferdinando 
Ughello. Romae, Bemardinum Tanum, 
1644. In-foL V. mar. 

SÉGUIER (Pierre), fils de Jean, 
auteur de la branche des seigneurs 



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DE LA BIBLIOTHÈQ]UE d'aBBEVILLE 



109 






d*Autry, et petit-fils du président, né 
à Paris le 28 mai 1588, successive- 
m«it président au Parlement, garde 
des sceaux et chancelier (1635), mort 
à Saint-Germain en Laye le 28 jan- 
vier 1672. 




Dax}ir, au chevron £of, aaompagrU 
de 2 étoiles ior en chef, et d'un mouton 
passant émargent en pointe. 

Ce personnage, auquel M. Joannis 
Guigard consacre une assez longue 
notice dans son Armoriai du Biblio- 
phile, avait deux marques. C*est la 
première que portent les deux volumes 
ci-dessus. 

Sur le dos du n*> 108, Técusson 
de Pierre Séguier alterne avec ce 
chi&e P. S. M. F. (Pierre Séguier, 
Adadeleine Fabri). Après la mort du 
chancelier, dit M. Guigard, Made- 



leine Fabri, sa veuve, continua d'en- 
richir la bibliothèque de son mari;: 




ce livre a donc été relié pendant le 
veuvage de cette femme éclairée. 

Edouard Foumier dit que Ton pense 
qu'Antoine Ruette, libraire et relieur 
du roi, qui exerça vers la fin du 
règne de Louis XŒ et pendant une 
bonne partie de celui de Louis XTV, 
« exécuta les reliures au mouUm ior 
de la bibliothèque du chancelier 
Séguier, en basane pour les livres 
ordinaires, en maroquin rouge pour 
les exemplaires de choix'. » 



109. — Mandements de monseigneur rÉvè- 
que de Meaux. Paris, 17 10-17 16. 3 ^^l* 
în-40. V. br. 

THIARD (Henri de), dit le car- 
dinal de Bissy, né le 25 mai 1657, 
successivement abbé de Noaille, de 
Trois-Fontaines et de Saint-Germain 

1". VëTi i* U reliure, loc. fit., ip. •$•• 



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IIO 



LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 



des Prés, évêque de Toul en 1687, 
de Meaux en 1704, cardinal 1^ ^9 ^^^ 
1715, mourut le 26 juillet 1737. 




ÉcarUli : au i , £axur, à ) fleurs de 
lis ioTy qui est de Montgommery; au 
2, jascé d'or et de sable, qui est de 
Brisseul ; au }, de gueules, à la fasce 
d'or, qui est de Bouton de Chamilly; 
au 4, de gueules, à 6 besants d'argent 
posés ), 2 et I, au chef d'or, qui est de 
Poitiers ; sur le tout, d'or, à } àre- 
visses de gueules, 2 ^/ i, qui est de 

BiSSY. 



IIO. — Œuvres de M. le chancelier 
d'Aguesseau. Paris, 1759-1789, 13 vol. 
m-80. Mar. r., tr. dor. 

TRUDAINE (Charles-Louis de), 
conseiller au parlement de Paris, 
comparut le 24 avril 1789 comme 



noble à l'assemblée générale des trois 
ordres de la vicomte de Paris et 
prévôté hors des murs comprenant 
les bailliages de Versailles, Vincennès, 
Meudon et Choisy-le-Roi. Il est 
sinon le dernier du moins l'un des 
derniers membres de la branche des 
Trudaine de Picardie fixée à Paris. 




D'or, à } daims passants de sable, 
2 en chef, i en pointe. 



Il I . — Mémorial de chronologie généalo- 
gique et historique. Paris, 17S2. In-24. 
V. m. 



TURPIN (Lancelot), comte de 
Crissé, né vers 1715, maréchal de 
camp, inspecteur général de cavalerie 
et de dragons, mort en émigration 
vers 179s en Allemagne. 



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DE LA BIBLIOTHfeQjUE d'aBBEVILLE 



iri 




Losange S or et de gueules. 
Devise : Vici « victurus • vivo • 

112. — Histoire de la ville et comté de 
Valendennes, divisée en IV parties, par 
feu Henri d*Outreman, escuier, seigneur 
de Rombies, prevost de Valentiennes. 
Douay, veuve Marc Wyon, 1639. In-fol. 
— Les plats ont été remontés sur une 
reliure moderne. (Don de M. van 
Robais). 

VALENCIENNES (Ville de). 




La ville de Valenciennes portait : 
De gueules, au lion grimpant d^or. 

On lit sur la feuille de garde : 
« Mademoiselle Vast sœur du R. Père 
Pierre Thomas, a donné ce liure à 
la bibliotecque du Conuent des Pères 
Carmes réformés de nre Dame de 
Bonne Espérance au mois de no*^ 
1650. » 



113. — Rerum anglîcarum libri V, aut. 
Gulielmo Neubrigensi. Antuerpi» , 
IS67. In-8. V. t., f. d. 

VAN DER BURCH (François II), 
nommé archevêque de Cambrai le 
15 juin 1615, mourut le 23 mai 1644. 




D'hermine, à j étrilles de gueules, 
Vécu abaissé sous V aigle de V Empire. 



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112 



LES REUURES ARTISTIQ.UES ET ARMORIÉES 



114. — Fontenelle. Nouveaux dialogues 
des morts. Paris, M. Brunet, 1700. 
In-i2. V. f. 



VAUBAN (SÉBASTIEN LE Prestre 
de), né à Saint-Léger de Fourcherets 
(Yonne) en 1633, maréchal de France 
et ingénieur, mort en 1707. 




Uas;jify au chevron S or accompagné 
de } trèfles de mime, 2 en chef et i en 
pointe, surmonté d'un croissant montant 
^argent. 

Devise : BELUGE • VIRTVTIS . 
PRiEMIVM. 

Après qu'il eut été nommé grand* 
croix de Tordre de Saint-Louis en 
1693, ^î maréchal de France en 1703, 
Vauban changea son fer; il fit exécuter 
autour de son écusson les insignes de 
ces deux distinctions. 



II5« — CocfFeteau. Réponse au livre inti- 
tulé le mystère d'iniquité. Paris, 16 14. 
In-fol. M. r., tr. dor. 

Vie (MÉRY de), seigneur d'Erme- 
nonville, président du parlement de 
Toulouse, intendant de Guyenne, 
garde des sceaux le 24 décembre 162 1, 
mort le 2 septembre 1622. 




Ècarteli aux i et 4, d^a^ur, à la fasce 
d*or accompagna de } colonnes de mime, 
2 et i; aux 2 et }, de gueules, à 2 bras 
et 2 mains dextres joints ensemble, mou- 
vants des deux flancs et posés en fasa, 
^argent. 

Le dos de ce volume porte, au 
milieu d'une très élégante ornemen- 
tation, le chifl&re de Méry de Vie, 
formé des lettres M. S. D. V. (Méry, 
sieur de Vie.) 



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DE LA BIBLIOTHEQUE d'aBBEVILLE 



113 




116. — Les Césars de l'empereur Julien, 
traduits du grec par feu M. le baron de 
Spanheim, avec des Remarques et des 
Preuves, enrichies de plus de trois cents 
Médailles, et autres anciens Monumens. 
Gravés par Bernard Picart le Romain. 
Amsterdam, chez François l'Honoré. 
1728. In-40. V. f. (Don de M. van 
Robais). 

WINTIMILLE (Charles-François 
de), comte du Luc, marquis des Arcs, 
né en 1653, ambassadeur en Suisse, 
puis à Vienne, conseiller d'état d'épée, 
mourut en son château de Savigny 
le 19 juillet 1740. Jean - Baptiste 



Rousseau le comptait au nombre de 
ses amis et de ses protecteurs. Les 
livres de la bibliothèque du comte 
du Luc étaient remarquables par la 
richesse de leur reliure. Son frère, 
Charles - Gaspard - Guillaume, mort 
archevêque de Paris le 13 mars 1746, 
était aussi un bibliophile éclairé. 




Écartelé aux i et 4, de gueules, au 
chef d^or ; au 2 et ), de gueules, au lion 
d'or. 




Petit vase ornant un dos du xvn^ siècle. — N® 97. 



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L'ŒUVRE GRAVÉ 



DB 



Jacques ALIAMET 



D'ABBEVILLE 



PRÉCÉDÉ d'une notice SUR SA VIE ET SON ŒUVRE 



Par Emile DELIGNIÈRES 




\La vie de province, quand an a vécu et étudié à Paris 
\ pendant plusieurs années, laisse bien des loisirs, surtout au 
\ début d'une carrière libérale; elle laisse aussi, il faut le 
dire, un peu de regrets. Je cherchai, à mon retour dans ma 
\ ville natale, à utiliser les uns, et à dissiper les autres en 
donnant cours à un goût d^à prononcé pour V étude des beaux-arts; de nombreuses 
visites dans les musées de Paris, des relations suivies avec plusieurs jeunes artistes 
de talent avaient d'ailleurs développé ce goût. Quil me soit permis de rappeler, 
parmi ces anciens camarades, joyeux et spirituels, qui se donnaient rende:(;-vous le 
jeudi soir cha^ un ami commun, pour deviser de choses d*art en faisant de la 
musique, ou pour parler d'avenir : Berne-Bellecoury qui devait se faire un nom dans 
les sujets militaires et autres ; Vibert, le peintre fantaisiste ; Giraud, trop tôt enlevé 



Mém. de la Soc. d'Émul. d'Abbev., I. 



15 



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ii6 

aux arts et dont une des toiles magistrales se trouve aujourd'hui au musée du 
Louvre; Guillaumet et autres ... ; des amis de V École de droit : Auguste 
Vanacque, le futur administrateur des Postes et Télégraphes, chevalier de la 
Légion d'honneur ; un poète - avocat ^ Blot - Lequesne , qui nous passait en revue 
dans des quatrains satiriques écrits au bas de nos portraits-charges dessinés par 
Berne-Bellecour ; d'autres encore. Je n'aurais garde d'oublier celui qui nous 
réunissait ainsi dans son logement rue des Prêtres -Saint -Germain, mon vieil 
ami Vasnier, qui suivait alors ses Ùudes d'architecture et qui était mon guide 
et mon initiateur dans les musées ; il les connaissait si bien ! Ces souvenirs 
sont lointains, sans doute, mais ils ne sont pas oubliés, et f éprouve un réel 
plaisir à les raviver ici. 

La Société d'Émulation d'Abbeville, fonda à la fin du siècle dernier, et 
présida alors par l'illustre Boucher de Perthes, à qui f avais été présenté par 
mon parent et ami M. 0. Macqueron, voulut bien, peu de temps après mon 
retour, m'admettre parmi ses membres. Sur l'indication de M. Ernest Prarond, 
dont les témoignages constants d'intérêt me laisseront toujours reconnaissant, je 
dirigeai le champ de mes recherches et de mes études vers nos artistes de la 
ville et plus spécialement sur nos graveurs, si- nombreux, et dont les œuvres 
sont, pour la plupart, d'un mérite incontestable. Aidé et encouragé par mes 
collègues, fai, depuis plus de trente ans, consacré à ces études des loisirs devenus 
bientôt trop courts et trop rares à mon gré; c'est qu'il y a, dans l'examen et, 
par suite, dans l'appréciation des estampes, un attrait- et des jouissances délicates 
que comprendront les vrais amateurs, surtout quand vient s'y joindre le sentiment 
du patriotisme local. Les collections publiques et privées^ les traités spéciaux, le 
relevé dans les catalogues de vente/ et, entre temps, le classement et la disposition 
au Musée communal de notre importante collection de gravures^ toutes de la main 
de nos artistes abbevillois, m'ont permis de reconstituer ainsi peu à peu, et 
dans une asse:^ large mesure^ leur œuvre réellement considérable. 

rai pris alors à tâche, dans une série de travaux d^ ensemble, soit par des 
conférenceSy soit par des lectures à Abbeville^ à Paris et à Amiens^ comme 
aussi par des monographies séparées d'artistes^ de faire conHaitre notre britkmU 



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117 

pléiade de graveurs. Le nombre en est ùonsidérabky je ne saurais trop le répéter, 
puisquHl s'élève à quaranie-et-un pour ceux qui sont nés à Abbeville même, et 
à cinquanterquatre en comprenant ceux qui s y rattachent directement ; et encore 
s^en découvre-t-il de nouveaux^ restés jusquici presque inconnus. Il y a là pour 
notre ville qui était, au XVIII^ siècle, classa comme la troisième en Franu 
pour la gravure, un renom justement mérité et quUl était intéressant de mettre 
m lumière. 

J'avais été précédé dans cette voie par Af. Louandre père qui, dans sa 
Biographie d' Abbeville, parue dès iS2py avait relevé passim et à leur 
ordre alphabétique les noms et des indications sommaires, mais déjà pràieuses, sur 
ia plupart de nos graveurs, et qui avait eu ce grand mérite d'avoir commencé 
la collection de leurs oeuvres. Depuis, M. Anatole de Montaiglon, Vérudit 
professeur à V École des chartes, de regrettée mémoire, avait, dès i8j6, publié dans 
les Mémoires de la Société d'Émulation le catalogue de l'œuvre de notre premier 
maître, un des plus illustres, Claude Mellan ; dans une notice préliminaire 
consacrée à un rapide aperçn général sur nos graveurs, le savant critique 
d'art, parlant d^Aliamet d^une façon particulière, le mettait notamment bien 
au'-dessus de Beauvarlet et il ajoutait : « Si l'on continuait ce peintres-graveur 
abbevillois (dont il donnait alors le /*' volume), Lenfant, les de Poilly, Daullé 
et Aliamet seraient seuls dignes de cet honneur ». 

Le catalogue de François de Poilly a été fait, avec sa biographie, au siècle 
dernier, par Robert Hecquet, l'un de ses compatriotes, graveur également ; il a 
été réimprimé textuellement il y a quelques années par les soins de deux 
membres de sa famille. Celui de Daullé a paru en 187} ; c'était mon second 
travail après celui que j'ai publié sur Levasseur en iSéj- Restaient Lenfant et 
\Aliamet ; u dernier, je dois V avouer, m'avait pahiculiérement intéressé, et, sans 
oublier Lenfant dont le dossier est là aussi, rempli de notes, je me suis attaché 
au graveur du XVIIh siècle. 

Le présent ouvrage est le fruit de près de vingt années de recherches sur 
Jacques Aliamet, ^ui a acquis de son temps et a conservé depuis une notoriété 
incontestable et de bon aloi. Qu'on ne s'étonne pas du temps si long consacré 



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ii8 

à recueillir V oeuvre d'un seul artiste ; il dépasse beaucoup celui du précepte 
d* Horace : nonum prematur in annum; mais il faut dire que ces recherches 
ont servi en mime temps à rassembler bien d'autres notes sur des graveurs 
différents; ces notes n'attendent que leur classement pour être publiées à leur heure, 
si Dieu me le permet. Et puis, on ne sHmagine pas les difficultés de toute 
nature qu'éprouve un simple amateur, isolé en province, pour trouver, pour 
réunir et classer méthodiquement les nombreux matériaux d'une étude de 
cette nature. Jacques Aliamet, en effet, a fait figurer son nom, à des titres 
divers, sur de nombreuses estampes, et sur plus de cent trente vignettes réparties 
dans trente-cinq ouvrages différents, quelques-uns en plusieurs volumes; ces 
vignettes, à elles seules, m'ont demandé plus de recherches que tout le reste. 
Certaines éditions sont devenues presque introuvables, et, comme Fa dit 
M. Jules Hédou dans son important ouvrage sur Noël le Mire, en 
parlant de ces petites pièces, ce n'est qu'à la longue que Fon arrive à les 
rassembler. 

Le principal mérite d'un catalogue est S être complet, et c'est le point difficile, 
car, malgré tous les soins, malgré toutes les investigations, des lacunes peuvent 
encore s'y glisser ; je n'ose donc me flatter de n'avoir rien omis. Et cependant, 
on ne peut pas attendre indéfiniment pour publier ; j'arrive même trop tard... 
C'est, en effet, avec un regret profond que l'hommage de u volume ne peut 
plus être adressé aujourd'hui qu'à des morts, descendants d^Aliamet, et- auxquels 
j'étais lié, dis l'enfance, d'une sincère et cordiale amitié qui s'est manifesta, de 
la part de l'un d'eux, au-delà de la tombe ! 

Le plan de u catalogue est le mime, ou à peu près, que celui qui a été 
suivi pour d'autres graveurs. * 

La description des sujets a été l'objet de soins particuliers. J'ai visé 
principalement à la précision dans les détails comme dans F ensemble ; cette 
précision, jointe aux dimensions relevées et à toutes les indications de la marge, 
permettra aux amateurs, je l'espère, de rétablir plus facilement le titre des 
pièces qu'ils possèdent avant la lettre ; la recherche, surtout pour les vignettes, 
fait souvent le désespoir des collectionneurs. 



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119 

Les étais, parfois nombreux dans les estampes, ont tous été relevés, autant 
que possible, avec indications des sources où ils ont été trouvés. 

Dans mon désir iétre exact avant tout, fai pris soin de bien distinguer les 
piàes dues au burin d'Aliamet, de celles, qui sont asse^ nombreuses, auxquelles il 
n* a fait qu'attacher son nom à des titres divers, comme collaborateur y directeur, 
éditeur, etc. ; je m'explique d'ailleurs amplement sur ce point dans Fappréciation 
générale. L'œuvre d'Aliamet est ctssa^ important par lui-mime pour qu'il n'y 
ait à lui attribuer chaque estampe ou vignette ainsi désignée que selon la part 
plus ou moins directe qu'il a pu y prendre. 

Le plus grand nombre des estampes a été dédié à des personnages, de 
marque souvent, et dont leurs armoiries sont finement gravées au milieu du 
titre; la description de ces armes m'eût entraîné trop loin et elle serait sortie 
des bornes d'un travail de. cette nature, mais toutes les mentions de la marge, 
y compris les dédicaces, ont été rigoureusement reproduites ; elles ont parfois 
leur intérêt. Les noms, en effet, appartiennent pour quelques-uns à des familles 
éteintes ou ignorées aujourd'hui ; ceux qui les portaient ne songeaient guère, 
peut^tre, que c'était leur goût pour les arts autant et plus que leurs titres et 
leurs fonctions qui les tirerait de Foubli. 

Chaque pièce est accompagnée, après sa description, d'Une brève appréciation ; je 
l'ai faite telle que mon impression toute personnelle et spontanée me Va suggérée 
et je n'entends nullement Vimposer ; fai eu seulement pour but de donner une 
première idée approximative de la valeur artistique de chaque gravure. 

Enfin, l'indication- des sources auxquelles fai puisé : collections publiques 
et privées, recueils, ouvrages, catalogues, etc., parfois avec des prix de vente, 
montrera que je n'ai rien avancé qu'après avoir tout vu et pris en note, 
suivant ma devise : studiuin calamo. 

Et ici je me permettrai, en m'adressant aux marchands qui veulent bien 
m'emxjyer régulièrement leurs catalogues, d'appeler leur attention sur Fintérit 
qu'ils ont à mentionner^ pour les livres à vignettes, non seulement le nom des 
dessinateurs, mais aussi et en mime temps celui des graveurs. Telle pièce, 
due au crayon habile et exercé d'Eisen, de Gravelot, de Marillier ou d'autres, 



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120 

pourra être plus ou moins recherchée selon qu^elle aura été reproduite par tel ou 
tel vignettiste. 

Il me reste, en terminant ces lignes, à remplir un devoir : 

Quand on entreprend des études de ce genrey on éprouve une satisfaction 

réelle lorsqu'on se voit aidé par des hommes de goût et de compétence ; j'ai eu 

cette bonne fortune. 

Un amateur que j'ai, à regret, perdu de vue pendant plusieurs années, 
M. Henri Vienne, aujourd'hui colonel en retraite, avait bien voulu, lors de 
mon premier travail sur le catalogue de le Vasseur, s'intéresser à nos artistes 
abbevillois ; il m'avait adressé successivement sur Daullé et sur Aliamet des 
notes dont j'ai tiré grand profit. Plus tard, en 1886, lors de ma lecture, à la 
session des Sociétés savantes, à Paris, des Recherches sur les Graveurs d'Abbeville, 
je recevais un puissant encouragement dans le rapport si bienveillant de M. Henri 
Jouin, Vérudit et sympathique rapporteur du Comité des Beaux-Arts. Puis, et 
quand je me suis particulièrement attaché à l'œuvre d' Aliamet, M. Henri Béraldi, 
le spirituel critique d'art qui a si bien étudié la gravure au XVIW et au 
XIX^ siècle, m'apportait l'appoint de ses conseils et de ses aperçus, et me 
communiquait sa riche collection si bien classa. Au cours de la partie consacra 
à l'appréciation, fai crU devoir discuter une de ses assertions relative à la part 
prise par Aliamet à certaines pièces; M. Béraldi ne m'en voudra pas, je l'espère; 
quant à moi, je lui sais gré d'avoir provoqué cette discussion, car elle m'a 
permis d'approfondir davantage peut-^tre l'œuvre de mon compatriote. 

J'ai largement puisé dans les nombreux ouvrages à vignettes que M. Julien 
de Mautort possédait à Abbeville et qu'il avait mis gracieusement à ma 
disposition; de même dans les nombreux cartons de M. Oswald Macqueron et 
de M. Henri Macqueron, son fils. Je n'aurais garde d^oublier messieurs les 
Bibliothécaires du département des estampes à la Bibliothèque nationale, et 
surtout M. Georges Duplessis, le savant conservateur, membre de l'Institut, à 
qui les travailleurs de province sont redevables d'indications si utiles souvent 
pour les recherches, de même M. Henri Bouchot. Un homme de goût et de 
savoir, au caractère sympathique, est M. Jules Hédou qui a tant fait et tant écrit 



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121 

pour honorer la mémoire et les talents des artistes rouennais; ses compatriotes; son 
ouvrage si conciencieux sur l'oeuvre considérable de Noël le Mire, un contemporain 
et presque un émule d'Aliamet, m'a servi de modèle et de guide; Fhonmur 
quil a bien voulu me rendre en parlant, dans sa préface, de mes études, m'a 
vivement touché et a été pour moi un réel stimulant. 

Je ne saurais^ non plus, oublier mes coliques de la Société d'Émulation 
qui m'ont toujours soutenu et aidé à F occasion ; parmi eux, j'ai déjà rappelé 
plus haut M. Ernest Prarond, notre maître à tous, dont la notoriété est 
grande et légitime ; je dois y joindre le nom de M. Aldus Ledieu, V actif et 
érudit conservateur de notre riche Bibliothèque communale qu'il a, par ses écrits, 
si bien fait connaître et dont les autres ouvrages ne sont plus à compter ; 
M. Ledteu s'est intéressé à ce catalogue et il m'a vivement engagé à en presser 
l'achèvement. 

Que tous ici reçoivent l'expression de mes sincères remerciements. 

Ici encore, je fais appel, comme dans mes précédentes études, à tous ceux 
qui s'occupent d'iconographie ou de collections et pour lesquels ces recherches 
ne sont pas indifférentes; je les prie de me faire connaître ce qu'ils pourraient 
trouver, par occasion, sur nos graveurs abbevillois ; leurs indications seront 
toujours reçues avec reconnaissance et profit, leurs noms y resteront attachés. Il 
semble, d'ailleurs^ que mes appels aient été entendus ; en dehors des personnes 
indiquées plus haut, plusieurs ont été asse^ bonnes pour correspondre avec tnoi 
et me donner des renseignements utiles. Je citerai notamment M. Rabbe, qui m'a 
adressé des notes bien intéressantes sur nos graveurs ayant travaillé à Londres ; 
M. Heltier, de Caen, sur Thomas Gaugain ; M. Jadart, de Reims, qui m'a 
fait avoir pour notre musée un cuivre de Lenfant. Je leur sais un gré infini 
de leurs communications. 

Et maintenant, je livre u volume au public, puisse-t-il être bien accueilli 
des amateurs I 

E. D. 

AhbevilU, i8^s- 



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l 



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JACQUES ALIAMET 

(Dessin de J. Del^orgue, d'après un buste en terre cuite de Boixot. — Musée d'AbbevilIe.) 



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NOTICE BIOGRAPHIQUE 




I.IAMET (Jacques) naquit à Abbeville sur la paroisse 
Saint-Gilles le 30 novembre 1726. C'est par erreur que 
plusieurs biographes l'ont fait naître, l'un, Lempereur, en 17^7, 
lef; autres, Zani, Michaut, Bouillet, en 1720, d'autres 
cncnre, en 1728. La date de 1726 est la seule exacte ;«elle â 
été puisée d'abord dans une généalogie de la famille sur laquelle je m'étendrai 
.pfus loin ; elle est mentionnée également dans le Dictionnaire critique de 
'Biographie et (THistoire, de M. Jal, si précieux pour les chercheurs. Enfin, 
l'acte même de baptême de Jacques Aliamet figure dans le registre de la 
paroisse Saint-Gilles conservé à la mairie d'Abbeville; en voici la copie 
textuelle : 



Uan mil sept cent vingt-six, le dernier jour de novembre; sur les quatre heures après-midy, 
naquit en légitime mariage et le premier jour de décembre fut baptizé un garçon nommé Jacque 
à monsr Antoine Aliamet et â dam«Ue Marie Jeanne Françoise Mathieu, son épouse ; le parrein 

16 



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124 l'œuvre gravé 



fut monsieur Jacque Aliamet, marchand, son oncle, et la marreine dam«Ue Marie Françoise 
Billehaut, femme du s' Mathieu, mère grande dudit en£ant qui ont signé avec nous, curé, 
lesdits jour et an. 
Suivent les signatures : Jacque Aliamet * — Marie Françoise Bilhaut — F. Sangnier, curé. 

Jacques Aliamet était le deuxième enfant, sur six ou huit, d'un premier 
mariage d'honorable H. Antoine Aliamet, second fils lui-même d'honorable H. 
Jacques Aliamet, greffier de la maîtrise des eaux et forêts et marchand brasseur 
à Abbeville, et de demoiselle Catherine Germain *. Antoine Aliamet était 
marchand à Abbeville et fiit élu second juge consul en 1735 ; il appartenait, 
comme on le voit, à la haute bourgeoisie ; il mourut paroisse Saint-Gilles le 
V septembre 1747. 

La mère de notre graveur était une demoiselle Marie-Jeanne-Françoise 
Mathieu (et non Billehaut, comme l'avait indiqué par erreur CoUenot dans des 
notes manuscrites que M. Sénéca avait bien voulu mç communiquer autrefois) ; 
la dame Billehaut était sa grand'mère maternelle. Quant à la mère de Jacques 
Aliamet, elle était née paroisse Saint-Vulfiran le 21 janvier 1702; c'était la 
fille d'honorable H. Jean Mathieu, directeur des messageries, puis exempt de la 
maréchaussée à Abbeville, et de demoiselle Marie -Françoise Billehaut, sa 
seconde femme, morte paroisse Saint-Gilles le 16 décembre 1727. 

Le mariage des père et mère de notre artiste avait été célébré en l'église 
de Saint-Vulfran le 18 décembre 1724 (et non 1734, comme nous le voyons 
mentionné également par erreur) ; il avait été précédé d'un contrat passé la 
veille, 17 décembre, devant M*^ Du val, notaire à Abbeville, un des prédécesseurs 
de M* Lepage actuellement. 

Voici la transcription de l'acte de mariage qui peut intéresser par sa forme, 
et qui, .dans tous les cas, trouve ici sa place comme se rattachant directement 
.i la famille du graveur : 

1. La signature porte la véritable orthographe du nom patronymique qui figure ainsi, du reste, 
dans la généalogie de la famille. 

2. Parmi les enfants de Jacques Aliamet et de Catherine Germaine, on trouve comme deuxième 
"fille Charlotte Aliamet, qui fut alliée à François Michault, greffier en chef de la maîtrise des eaux 
^t forêts ; ils eurent quatre enfants, avec suite. (Note communiquée par M. Wignier de Warre 
3Cn 1892.) 



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DE JACQ.UES ALIAMET 125 



Le dix-huit décembre mil sept cent vingt-quatre, je soussigné, curé de cette paroisse, ay 
solennizé le mariage entre monsieur Antoine Aliamet, et fils de defifunt monsieur Jacques 
Aliamet, bourgeois marchand de cette ville, et de defFunte dam«^ Catherine Germain, ses père 
et mère, cy devant de la paroisse de S^ Gille et depuis trois mois de celle de S< Nicolas en 
S< Vulfran >, d'une part. — £t dam«Ue Marie Jeanne Françoise Matthieu, fille de monsieur Jean 
Matthieu et de dam^iie Marie Françoise Bilhaut, aussy ses père et mère, de cette paroisse, d'autre 
part. Les trois bans ayant esté auparavant publiés dans lesdites trois paroisses sans opposition 
ni empêchement, dispense du temps de TAvent ayant esté obtenue de Monseigneur L'Évèque 
le quatorze de ce mois et les fiançailles en conséquence ayant été célébrées suivant les règles de 
rÉglise, et ledit mariage esté solennisé en présence de M. Josse Froissard, beau-frère de l'époux 
et de M. Antoine Dufour, aussy son beau-irère, de monsieur Jean Matthieu et de la dam«Q^ 
Bilhaut, père et mère de l'épouse, lesquels avec lesdittes partyes ont signé le présent acte. 

Signé : A. Aliamet, M. J.-F. Mathieu, Froissart, A. Dufour, Bilhaut, Charles Gouchon? 
Lesueur, curé. 

De ce premier mariage d'Antoine Aliamet avec la demoiselle Mathieu était 
né d'abord Antoine, marié à Catherine-Thérèse Lefebvre ; ce premier enfant 
fat enterré, nous dit M. Wignier de Wârre, notre excellent ami et coHègue, à 
Laviers, près d'Abbeville, en 1774. Le second était Jacques, notre graveur. 

M. Wignier de Warre nous dit également, d'après une note généalogique, 
qu'Antoine, père du graveur, aurait épousé, en secondes noces, et sur le tard 
en 1770, Marie-Anne Dumont, fille de Nicolas Dumont et de Charlotte 
Douchet. Rien n'est venu, d'ailleurs, nous confirmer cette assertion. 

Quoi qu'il en soit, parmi les frères et soeurs, au nombre de six ou de huit, 
comme on l'a vu ci-dessus, de Jacques Aliamet, il faut mentionner ici de suite 
François-Germain *, le cinquième des enfants par ordre de naissance ; il fut 

1. U y avait, dans la collégiale de Saint-Vulfran, une petite paroisse distincte, sujette, dite de 
Saint-Nicolas en Saint-Vulfîran, avec son autel particulier, son cimetière près de l'église et sa 
circonscription déterminée. 

2. J'avais eu d'abord l'intention de réunir les deux frères dans un même travail, mais j'ai cru 
devoir y renoncer et réserver mes notes sur François-Germain pour une notice et un catalogue 
distincts. 

Les deux frères ont passé leur existence d'une manière toute différente, loin l'un de l'autre, 
sauf un court passage de François dans l'atelier de Jacques à Paris ; en dehors de cette indication, je 
n'ai pas trouvé trace de leurs rapports suivis. Leur genre de travail ne présente d'ailleurs aucune 
. analogie ; chacun d'eux, enfin, a suivi sa carrière dans un pays différent. 

François-Germain, plus jeune que son frère atné de huit ans, éunt né à Abbeville en 1734» 
travailla d'abord à Lille sous les leçons de Garet ; puis il vint à Paris où il figura parmi les élèves 



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126 l'ceuvre gravé 



graveur comme son frère Jacques, vint à Paris comme lui, puis alla s'établir en 
Angleterre, à l'exemple de plusieurs autres de ses compatriotes abbevillois*. 

La généalogie de la famille Aliamet a été dressée en novembre 1809 par 
M. Charles-Claude Lefebvre du Grosriez; elle remonte, d'une façon plus 
ou moins continue dans le courant du xiv« siècle, à l'année 1365. 
On y a transcrit vm sauf-conduit donné par le roi d'Angleterre Henri V, 
en 1420, pour le sieur Alyamet de Quony, résidant au camp ou fort de 
Chaumont. « On n'aperçoit pas — lit-on dans ces notes qui proviennent d'un 
premier manuscrit de l'abbé Buteux, -- que cette famille tire son origine 
d'ailleurs que d'Abbeville et son nom paraît patronymique, c'est-à-dire dériver 
d'un ancien nom de baptême dont le diminutif à été adopté par l'usage comme 
nom de famille ; effectivement, le nom du saint que nous appelons maintenant 

de son frère. Au bout de peu de temps, vers 1756, et dès Tâge de vingt-deux ans, il se rendit 
en Angleterre où il s'établit à Londres et s*y maria. Il retrouva dans cette ville plusieurs de ses 
compatriotes qui, eux aussi, y ont sui^i leur carrière dans la gravure : Picot, Delattre, Dufour, 
Gaugain. Il reçut, en 1764, nous écrivait en 1888 M. Thibaudeau, la prime de a society pf 
arts ». II travailla sous la direction de Robert Strauge, fit, (à la différence de son frère qui n'en 
produisit aucun) plusieurs portraits, et grava plusieurs grandes estampes pour le recueil Boydell 
d'après des maîtres comme le Guide, •Carrache, le Sueur, Sacchi, Pine. François-Germain 
Aliamet n'avait ni le goût ni la pureté de dessin qui distinguaient son frère ; toutefois, ses estampes 
sont traitées avec beaucoup de netteté et il les finissait avec grand soin et exactitude. Il mourut 
par accident le 5 février 1790, à l'âge de cinquante-six ans; nous n'avons pu relever de lui-, 
jusqu'à présent, qu'une vingtaine de pièces. 

I. Je crois devoir transcrire ici, pour être complet, ce passage de Jal relatif encore aux Aliamet, 
-mais sans pouvoir y apporter d'autres éclaircissements, ne voulant pas entrer dans la voie dés 
simples conjectures. « Je ne sais — dit M-. Jal — si les Aliamet d'Abbeville éuient de la familfc 
des Aliamet ou Alliamet dont une fille épousa Rachel de Montalant <> , celui qui prit pour femme 
en secondes noces, la femme de Rachel ; mais je suppose que ceux qui sont nommés dans l'acte 
mortuaire qu'on va lire étaient parents de Jacques Aliamet. Dans les registres de Saint -Séveria, 
sous la date du 27 mars 1768, j'ai vu cette mention : Antoine (un prénom de famille) Allâmes, 
, bourgeois de Paris, fils majeur d'Antoine Aliamet, marchand drapier, décédé hier rue neuve 
Richelieu, de cette paroisse, âgé d'environ trente-quatre ans, a été inhumé dans le cimetière it 
cette église en présence de Nicolas Aliamet, sergent aux gardes françaises, son frère, de Louis 
Aliamet et de Pierre-Nicolas Dufoùr, graveur, son cousin. » (Encore un artiste abbevillois). 

Aucun de cçs prénoms ne se rattache, ainsi qu'on le verra plus loin, aux enfants de notre 
. graveur Jacques. 

a. On ne sait, dit ailleurs j«l, d'où vient ce Montalant qui épousa en premières noces la fille d*an procor^or an Pvietnevt, 
Jean iMiamet;,çellc-(;i mourut i la naissance d'un quatrième enfant, vers 1684. C'est peu après que Montalant se fit aimer de 
la fille de Molière, Esprit -Madeleine, l'enleva, vécut illégalement avec elle et ne se maria qu'en 170$, après U mort de 
"madame Guèrliii n^e Arnvande Bé)art, veuve de Molière, qi|i n'avait pas voulu donner son consentement. ' 



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DE JACQUES ALIAMET 127 



Guillaume s*écrivait ou se prononçait autrefois Willaumé, et, suivant les cantons 
et l'usage Willams, Aleautne, AliartnCy Aliamèy par diniinutif Alyamct, Alliamet^ 
comme on le trouve souvent écrit, et présentement Aliamet, nom qu'on aura 
donné dans sa jeunesse au fils ou au petit-fils d'un Aleautne, Aleaumety d'où, par le 
laps de temps et l'usage, Aliamet \ Si le nom, comme nous le croyons, doit son 
origine à un ancien nom de baptême, il n'y aura plus rien d'étonnant qu'on 
puisse retrouver ce nom dans d'autres cantons ou provinces sans que pour cela 
on puisse en soupçonner identité d'origine ; la même cause aura donné lieu au 
même effet, mais, dans la ville d'Abbeville, tous ceux qui ont porté ce nom 
paraissent avoir une même origîùe et une tige commune. » 

L'abbé Buteqx, d'après le même document, dit « que les aînés de cette 
famille portent d^or à trais chevrons ichiquetés d'or et de gueules et que les 
autres portent au lieu de chevrons des pommes alyaniet. » Mais — ajoute 
Tauteur de la généalogie — sans en dire le nombre ni la pose ni la couleur, et 
sans laisser entrevoir ce qu'il entend par des pommes alyamet, pièce que je 
ne crois pas connues en blason, au moins sous ce nom : quoi qu'il en soit, 
MM. Aliamet paraissent avoir adopté depuis, uniformément, dW à trois chevrons 
de gueules chargés de vingt et une coquilles d'argent posées p, 7 et J... » 

On a reproduit dans le manuscrit un éctisson portant ces dernières 
armoiries, relevées sjir le registre des élections d'Abbeville (anicle 343 m) et 
dont — « demandait la réception à la grande maîtrise et l'enregistrement à 
à l'Armoriai général Monsieur Antoine Aliamet bourgeois et marchand demeurant à 
^Abbeville, lesdites armoiries présentées au bureau de la maîtrise particulière 
d'Abbeville le 28"»* jour de novembre 1698 \.» Antoine Aliamet devait être, 

1. Ces aperçus sur Tétymologie du nom me paraissent hasardés ; je ne les donne. que comme 
<opie de document et sans m'y attacher autrement. 

2. Je relève, d'autre part, dans d'Hozier (Armoriai général aux. Archives nationales), les 
indications suivantes : p. 640 — no 343 — Aliamet, marchand bourgeois de la ville d'Abbeville 
— d'or à trois chevrons engresle:^ de sable, p. 641, no 348 — Nicolas Aliamet, notaire royal 
à Abbeville — d'argent à trois chevrons er^resîe:^ de sable. Enfin à la page 647, sous le n© 391 : 
la communauté des orfeuvres, orlogeurs, graveurs en cachet et graveurs en taille déuce de la ville 
d'Abbeville — d'or à une fasse cannelée de sinople, Borel d'Hauterive, tome II, p. 211, mentionne 
encore ppur les Aliamçt, no 3^19, Charles: Aliamet, marchand mercier à AbbeviUe r— d'argent, à 
trois barres engrelées d'azur, ..;..:..,,.,<'' 



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12% l'œuvre gravé 



d'après le prénom et la date^ le père de nos graveurs Jacques et François-Germain; 
le grand-père, on l'a vu, s'appelait Jacques. 

Des membres de la famille Aliamet, toujours d'après les notes généalogiques, 
occupèrent diverses charges municipales. 

Les Aliamet furent alliés à d'autres familles bourgeoises d'Abbeville parmi 
lesquelles je relève, dans la généalogie, celles des Delegorgue, Delignières ', 
Bâillon, Danzel, Plantard, Pingre, Dufour de Martel, du Quesnel, Froissart, 
Hecquet, Beaovarlet. On retrouve là plusieurs noms de famille de nos graveurs 
abbevillois : Dekgûrgue^ Dan:^el, Dufaur, Hecquet, Beauvarlet. 

Le P, Ignace, Histoire ecclésiastique d'Abbeville, p. 103^ mentionne un 
Pierre Aliamet parmi les chanoines de Saint-Vulfran qui ont fait quelque 
fondation à cette église; la date n'est pas indiquée. Un autre Aliamet, du 
même prénom (peut-être celui ci-dessus) était curé de l'église de Saint-André 
en 1557, En 1554, il avait été élu bâtonnier de la confrérie du Puy de la 
Conception qui existait à Abbeville Topographie d'Abbeville, par M. Ernest 
Prarond, t. P', p, 522. 

D'après le registre de cette confrérie, document qui appartenait à M. de 
Roquemontj président honoraire à la Cour d'Amiens, aujourd'hui décédé, un 
Aliamet, avocat à Abbeville, 'remportait, en 1629, le prix du sonnet pour la 
fête de l*Assomption ; son refrain était : 

Vysope surmontant Us cèdres plus sublimes ; 

c'était, vraisemblablement, Pierre Aliamet, licencié es lois, avocat au siège 
présidial, qui figure dans un acte notarié de 1595 (manuscrits de MM. Delignières 
de Bommy et de Saint*Amand à la Bibliothèque d'Abbeville.) 

Claude Aliamet, né paroisse Saint-Jacques le 29 juillet 1604, figure parmi 
les premiers syndics de la Consolation et il a beaucoup contribué à son 
institution. 

Les Aliamet ont occupé à Abbeville des charges municipales et d'autres 
fonctions. Parmi les prédécesseurs de M* Huré, notaire, on voit figurer Nicolas 
Aliamet, 1686 à 1704; de l'étude de M* Deslaviers, Français Aliamet, de 1726 à 

I . Une branche âti Aliamet figure, en effet, avec des Dtnzd et des Macret, sur le tabler 
g^néatagîque de ma famiUc, 



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DE JACXIUES ALIAMET 



129 



1743 ; de celle de M* Dautrevaux, aujourdliui M« GatçoUy Jean-Charles-Colomban 
Aliamet, de 1805 à 1807, et Augustin-Honoré-Germain Aliamet, de 1807 à 1820'. 
(Gardt'Scels, auditeurs et notaires d'Abbeville, par M. E. Prarond, 163 3-1 867). 
La liste des juges et consuls des marchands établis à.Âbbeville dès 1568 
porte, de 1630 à 1783, les noms de quatorze membres différents de la famille 
parmi lesquels, comme on Ta vu ci-dessus, celui du père de Jacques Aliamet 
se trouve mentionné en 173 s ^ 

Pour en revenir maintenant à notre graveur, il manifesta, paraît-il, dès son 
enfance, le goût le plus vif pour le dessin; ses parents secondèrent ses 
bonnes dispositions et lui firent donner des leçons par un artiste de la ville, 
Philippe-Augustin Lefebvre^ Celui-ci, sans avoir beaucoup de talent, (et 
peut-être pour cette cause), savait au moins bien enseigner, ce qui est plus 
rare qu'on ne croit ^ ; Lefebvre s'attachait à ses élèves, encourageait ceux qui 

1. La veuve de M. Germain Aliamet, ancien notaire, ancien magistrat, née Antoinette-Éléonore 
Delf^ est décédée à Abbeville, il y a quelques années, le 19 juin 1885, dans sa centième année I 

2. En voici le relevé d'après les listes qui se trouvent au Tribunal de Commerce : 



1727 Pierre Aliamet de Monchaux. • 

1734 Nicolas Aliamet de Lespinoy. 

1735 Antoine Aliamet. 
1753 Jacques Aliamet, juge. 

173 s Nicolas- Antoine Aliamet de Metigny, 

juge. 
1770 Jacques-Adrien Aliamet de Condé. 
1783 Claude-Alexandre Aliamet de Martel. 

1783 Antoine-Colomban Aliamet. 

1784 les mêmes qu'en 1783. 



1630 Pierre Aliamet. 

1638 Jehan Aliamet. 

1640 Nicolas Aliamet. 

1688 Adrien Aliamet, juge en 17 10. 

1695 Antoine Aliamet. 

1697 Jacques Aliamet, brasseur. 

1702 Pierre Aliamet, brasseur. 

1709 Adrien Aliamet, juge. 

1725 Jacques Aliamet, juge en 17S3. 

1726 Antoine-Nicolas Aliamet de Metigny, 

juge en 175$. 
Divers membres de la famille ont, comme on le voit, porté des noms de fiefs dès 1726. 

3. Nous ne possédons au musée qu'une Étude d'anatomie à lui attribuée, d'après une mention 
à la plume qui se trouve au verso ; c'est un dessin amplement rehaussé de sanguine ; il représente 
on homme nu, en pied, vigoureusement musclé. 

4. Philippe-Augustin Lefebvre était le troisième fils d'honorable H . Jacques Lefebvre, marchand 
mercier à Abbeville, juge des marchands en 1728, mort en février 1735; sa femme était dame 
Marie M^chault, décédée le 10 mai 1746 à l'âge de soixante-dix-huit ans. 

Philippe- Augustin est qualifié dans les notes généalogiques de graveur en taille- douce. D'un 
premier mariage avec Marle-Qaudine Galuchet^ née à Paris, morte i Abbeville, paroisse 



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130 • l'œuvre gravé 



montraient des aptitudes particulières et il eut ce grand mérite, qui doit 
surtout faire conserver sa mémoire, d'avoir formé successivement .un certain 
nombre de jeunes Abbevillois tels que Beauvarlet, le Vasseur, les Danzel, 
Dequevauviller et autres qui se firent un nom dans la gravure*. 

Philippe Lefebvre reconnut bientôt la facilité du jeune Aliamet, l'un de ses 
premiers élèves ; après dix-huit mois d'études pendant lesquels celui-ci fit de 
rapides progrès, il le jugea assez avancé dans le dessin et dans les premiers 
éléments de la gravure pour aller se perfectionner à Paris. Avec l'assentiment 
.de ses parents qui ne voulurent point contrarier sa vocation, Lefebvre conduisit 
lui-même son élève dans la capitale; c'était probablement, nous dit Jal, trois 
ou quatre ans avant 1748 et Jacques Aliamer aurait eu alors dix-huit ans, ou 
même seulement quinze à seize, si l'on en croit la petite notice biographique 
dont Bazan a fait précéder le catalogue dressé le i" décembre 1788 pour sa 
vente après décès. 

Aliamet fut présenté par son maître chez un de leurs compatriotes, Robert 
Hecquet, graveur. Celui-ci, né en 1693, était établi à Paris depuis longtemps 
déjà, mais il avait conservé des relations suivies dans sa ville natale où il 
revint, du reste, en 1765, pour y finir ses jours; son nom mérite d'être 
rappelé avec un sentiment de reconnaissance quand on parle de nos artistes du 
xvni^ siècle*, car il fut le guide, le conseil et l'appui de plusieurs d'entre eux 



Saint-Nicolas, il eut un fils et une fille qui tous deux s'adonnèrent aux arts comme leur père : 
Philippe-Nicolas Lefebvre, aussi graveur en taille -douce, né en 1752, tout en étant marchand 
mercier, chaussée Saint- Vulfi-an à Abbeville, — demoiselle Rose Lefebvre née en 1743, morte 
en 1774 ; elle avait, parait-il, du talent comme peintre au pastel, et était membre de l'académie 
de Saint-Luc, à Rome. (Note communiquée par M. Wignier de Warre.) 

1 . Ces graveurs, au xvni« siècle, ne faisaient que suivre la tradition, déjà séculaire, de leur ville 
natale, tradition commencée dès avant le xvu* siècle par Mellan, puis par Lenfant, les de Poilly 
et autres. Après eux était venu Daullé, né en 1703, qui se distingua plus spécialement dans le 
genre du portrait. Aliamet, né, nous l'avons vu, en 1726, allait continuer à son tour, après un 
intervalle d'une vingtaine d'années, une nouvelle série de graveurs qui devaient former, au siècle 
dernier, une véritable pleïade d' Abbevillois. Beauvarlet le suivit de près, à cinq ans de distance, 
et leur réussite entraîna les autres dans la même voie ; on compte jusqu'à vingt-cinq graveurs 
originaires d' Abbeville dans le cours du xviii« siècle ! 

2. Voir la note (fue je lui ai consacrée dans le Catalogue raisonné de V oeuvre gravi de Jean 
DauîU, d'Abbtinlle, précédé d'une notice sur sa vie et ses ouvrages ; Paris, Rapilly, 1873. 



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DE JACQUES ALIAMET 131 



pendant une assez longue période. C'est lui qui avait accueilli Dauiié vingt ans 
auparavant à ses débuts et qui l'avait aidé, dans les premiers temps, de ses 
leçons et de ses recommandations. Hecquet était connu, non pas tant comme ' 
graveur, car il travailla peu, mais plutôt comme marchand d'estampes, éditeur, 
«Xpert et aussi comme auteur de catalogues et de répertoires iconographiques 
importants; à ces divers titres, nous dit Jal, il était en rapports suivis avec de 
nombreux artistes tels que Nicolas Dupuis, Laurent Cars, le Bas et autres, qu'il 
avait vus débuter autour de lui et qu'il avait suivis dans leur brillante carrière. 

Sur la pressante recommandation de Lefebvre et sur celle de la famille 
d'Aliamet, Robert Hecquet accueillit le jeune Abbevillois avec intérêt. Il le 
plaça de suite chez le Bas, un des maîtres les plus féconds et les plus habiles à 
cette époque ; celui-ci avait su grouper autour de lui dans son atelier, où il avait 
aussi son domicile et ou plusieurs même prirent pension, rue de la Harpe, vis-à-vis 
la rue Percée, « toute une armée de petits maîtres qui vinrent y faire leurs 
premières armes, la pointe à la main*. » C'était, d'après MM. de Concourt 
(Portaits intimes du XVIII* siècle), « un joyeux atelier sous un joyeux maître, 
une bonne école où les élèves étaient comme les fils adoptifs de la maison 
ouvrière et animée de toutes ces jeunesses travailleuses. » Le Bas était déjà fort 
connu et en pleine vogue dès 1742, et surtout deux ans après quand Jacques 
Aliamet lui fut présenté. 

Notre jeune Abbevillois ne pouvait, comme on le voit, tomber en de 
meilleures mains, et les conseils, l'émulation constante qu'il trouva dans ce 



I. Les biographes se sont beaucoup occupés, et avec raison, de le Bas et de ses nombreux 
élèves et ils ont relevé les particularités de son atelier. C'est que cet artiste donna par ses leçons, 
par son exemple et par l'allure de son caractère, une vive impulsion à la gravure légère et 
brillante de la seconde moitié surtout du xviii« siècle. Je relève, après d'autres, cette suite 
considérable de graveurs et de dessinateurs qui eurent, pour la plupart, un grand succès à 
leur époque et dont on recherche et on recherchera encore, il faut l'espérer, les ouvrages : les 
deux Aliamet, Bachelier, Bacquoy, Cathelin, Chenu, Gaucher, Godefroy,Guibert, Piquet, Helman, 
Julien Laurent, Lemaire, le Mire, Lemoine, de Longueil, Malœuvre (qu'on a cru à tort 
Abbevillois), Martenasie, Masquelier, Ouvrier, Patas, Je Suédois Reher, l'Écossais Strange, sans 
oublier les remarquables dessinateurs Eisen, Cochin, Moreau. J'ajouterai à cette liste, d'/iprès des 
documents, en dehors de Jacques Aliamet et de son frère qui y vint après lui, d'autres Abbevillois 
non sans talent non plus, dans l'estampe et dans la vignette, Macret et Fillœnl, peut-être aussi 
Flipart Jean-^Jacques, 

-Il 



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132 l'œuvre gravé 



milieu si paternel et si intelligent devaient bientôt développer ses aptitudes 
naturelles. Le Bas avait déjà la réputation de communiquer aux jeunes artistes 
l'habileté d'outil et la souplesse de mains dont il était doué, et le jeune Aliamet 
sut bien en profiter ; le maitre n'oublia pas d'ailleurs la recommandation de 
Robert Hecquet, il s'attacha bientôt au protégé de celui-ci et lui fit même 
l'honneur de l'associer à ses travaux. Celui-ci était devenu l'un des intimes de la 
maison et je relève notamment dans l'ouvrage si rempli de documents^ Portraits 
inédits d'artistes français, publiés par M. le marquis de Qiennevîères en 1869, une 
lettre adressée par le Bas, le 15 décembre 1745, à M. J. Renan, officier dans le 
régiment royal suédois, à Stocklolm, ce passage où son nom figure... « tous 
nos messieurs travaillant au logis vous embrassent, MM. Qienu, Aliamet, le Mire, 
Bacquoy..., Filleul, etc. » Si Aliamet n'est pas représenté dans le charmant 
croquis de le Bas qui a été publié une première fois par M. de Qiennevières 
et où M. Jules Hédou a été heureux de trouver son Rouennais le Mire au 
milieu de quelques camarades, c'est que le dessin, en charge, fut bit vers 1750, 
alors qu' Aliamet avait déjà quitté l'atelier pour voler de ses propres ailes. 
Notre graveur était entré chez le Bas deux ou trois ans avant le Mire, mais ils 
durent cependant y travailler ensemble pendant quelque temps, le premier, 
seulement alors, par échappées. Ils se retrouvèrent plus tard. Picard et Normand, 
et nous verrons leurs noms figurer, côte à côte, sur quelques vignettes. 

Au bout de deux ou trois années, au plus, passées chez le Bas, Aliamet 
avait acquis déjà un certain talent,^ surtout sur la vignette. J'ai relevé un fort 
joli frontispice signé de lui dans le Théâtre de M. Favart, édité en 1743; ^^ ^^^^^ 
à peine alors dix-sept ans ! et un autre dans les Essais sur les Passions en 1748; 
il avait toutefois à se perfectionner, sous une direction différente, dans l'étude 
toute spéciale du dessin sans lequel, il faut le dire, le travail du burin ne peut 
produire de résultats ni complets ni sérieux. 

Le Bas le mit entre les mains de Carie Vanloo, qui était à cette 
époque directeur de l'Académie de Peinture et de Sculpture, et en pleine 
célébrité. Aliamet ne tarda pas, parait-il, à surpasser ses nouveaux compagnons 
d'atelier, et, au bout de six mois pendant lesquels il se livra assidûment au 
dessin, il put quitter Yanloo, travailler seul, et se consacrer exclusivement à la 
gravure dont il devait faire sa carrière. 



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DE JACaUES AUAMET l$$ 



Aliamet commença à se'Ëdre connaître, nous disent les biographes, par 
quelques jolies vignettes qu'il grava d'après Cochîn, Eisen et Gravelot. Ses 
débuts en ce genre furent remarqués, et ils devaient l'être, quand on voit les 
premières pièces signées de lui en 1743 et en 1748; mais il devait bientôt, et 
dès 1750, se Êdre valoir également comme graveur d'estampes, en reproduisant 
des tableaux des Wouwerman, van de Velde, Berghem, Teniers, et, plus tard^ 
de Joseph Vemet et autres; mais il ne faut pas anticiper... 

Jacques Aliamet se maria de bonne heure et voici, d'après Jal, dans quelles 
circonstances. Il avait été conduit, nous l'avons vu, à son arrivée à Paris, chez 
Hecquet, qui demeurait place Cambray, à l'Image-Saint-Maur ; il logea sur la 
même place et peut-ètra aussi, comme l'avait fait DauUé, dans la maison même 
de son compatriote. Ses premières estampes portent en effet : à Paris, chez 
l'auteur, place Cambray, à l'Image Saint-Maur; ce sont les Amusements de 
l'hiver, Halte espagnole. Garde avancée de Hulans et autres. Il alla ensuite s'établir 
non loin de là, rue Saint-Jacques, au Temple du Goût. Hecquet avait avec lui 
sa nièce, Marie Hénot, qu'il voulait établir ; elle était un peu plus âgée que le 
protégé de son oncle. Aliamet, dans toute la fougue de sa jeunesse, s'éprit 
d'elle, et le mariage, bientôt décidé, eut lieu à l'église Saint-Benoît le 
12 août 1748', et non en 1749, comme je le vois sur une note manuscrite 
au bas de son portrait dans un des albums de la collection de MM. Delignières 
de Bommy et de Saint- Amand. Le futur avait à peine vingt-deux ans. 



1. Voici des extraits de l'acte de mariage, transcrits d'après l'ouvrage de M. Piot, État civil 
de calques Artistes français. 

Jacques Aliamet, graveur, &gé d'environ vingt -deux ans, fils mineur de défunts Antoine 
Aliamet et de Marie -Jeanne -Françoise Mathieu, son épouse, de droit de la paroisse de 
Saint-Georges d'Abbeville «, de £iit, de la paroisse Saint-Benott, place Cambray^, épouse 
Marie-Madeleine Henot, âgée de vingt-trois ans et huit mois, fille mineure de Jean-Charies Henot 
(ou Henoth) « et de Marie-Madeleine Hecquet, son épouse, de Notre-Dame de Ramburre (sic)y 
diocèse d'Amiens, de fait de la paroisse Saint-Benott, place Cambray, depuis plusieurs années. 
Cet acte, ainsi abrégé, est signé : Marie-Madeleine-Henot, Jacque (sic) Aliamet, R. Hecquet, etc. 

«. Dernier domkfle de tes perents qoi, tntérieorement, tTaient demeuré sur le peroiue Seint-GUles. 

h. Depab lepc moie, d*après Toavrage de M. Herloùon, Mus i* PÉtat civil tAriiiUs Fnnfsis, i«« toI., m-8« 1874. 

c D'tprès une note de M. Wignier de Warre, ce Heaot» appelé tnssi Henoc 00 Hénocqoe, aurait été graveur du roi à 
Paris ; je n*en ai trouvé nulle trace ailleurs. 



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134 l'œuvre gravé 



Ce mariage fut prospère; les époux eurent cinq enfants, de 1749 ^ ^7^^ '• 

Jacques Aliamet, qui signa aux actes de baptême de ses enfants : Alianut et 
/• Aliamet, signait ses ouvrages : Aliamet et Jac. Alianut, ou /. Alianut ou 
encore Alliamet. Brulliot dit aussi, dans son Dictionnaire des Monogrammes, 
qu'il a marqué de ces lettres : /. AK sculp. des estampes qu'il a gravées d'après 
A.-V. Ostade, entre autres une pièce in-fol. en largeur intitulée : la Bonne 
Femme ; je n'ai pu, malheureusement, les découvrir nulle part. 

Revenons maintenant à ses œuvres et à ses succès. 

Devenu, à vingt-trois, chef de famille, ayant passé deux ans au moins dans 
l'atelier de le Bas et plusieurs mois dans celui de Vanloo, Aliamet va chercher 
à se faire un nom; deux ans se sont à peine écoulés, que les gazettes de 
l'époque nous font la confidence de ses projets d'avenir, et font prendre date 
à ses premières estampes. Dans l'atelier de le Bas, il a pris naturellement goût 

I . Le premier enfant de Jacques Aliamet et de Marie Henot fut un garçon ; (je transcris encore ici 
d'après Jal); il fut baptisé le 19 mars 1749 sous les prénoms de Jacques-Robert, ayant pour parrain 
son grand-onde maternel Roben Hecquet, et pour marraine une parente de celui-ci, Charlotte 
Hecquet, femme de feu Antoine Daire, chandelier. Un second garçon vint à Jacques Aliamet 
le 3 novembre 175 1 et fut baptisé le 5 à Saint-Benoit; on le nomma LotUs-Victor; il eut 
pour parrain Louis Colins, chargé de l'entretien des tableaux de la couronne, demeurant 
quai de la Mégis^rie. Le 5 juillet 1753, naquit dans un nouveau domicile, rue Saint^Jacques, 
Èliiabeth'Marie-Madeleitte, tenue sur les fonts de baptême par Théodore Toussaint Leleu, agent 
du roy de Pologne, et par Elisabeth Duret, épouse de Philippe le Bas, graveur du cabinet du 
roy, demeurant rue de la Harpe, paroisse Saint-Séverin. Deux ans après, Aliamet, ayant changé 
de logement, fit baptiser à Saint-Étienne du Mont EspiU-Philippine^, née le 17 mai 1755, rue 
des Mathurins ; cette fille fut présentée au baptême le 18 mai par Jacques-Philippe le Bas et par 
Marie Duret, épouse de Nicolas-Robert Daire, banquier. Le dernier des enfants d* Aliamet fut une 
troisième fille, baptisée à Saint-Étienne le 15 septembre 1 761, et nommée Alexandrine-Thirèse, par 
un de ses oncles, Antoine Aliamet, épicier, et par Thérèse Hénot, femme de Louis-A.ntoine 
Qpillau, graveur, tante de Tenfant. 

Gilles-Antoine est décédé à Paris le 17 vendémiaire an xi (9 septembre 1802), à l'âge de 
quarante-six ans, demeurant à Paris, cloître Saint-Benoît, numéro 350, division des Thermes. 
Son acte de décès a été dressé sur la déclaration faite par le citoyen Jacques-Antoine 
Demarteau, demeurant à Paris, même demeure, élève de l'École Polytechnique, son fils, 
et par Jacques -Marie -Alexandre Demarteau, demeurant également à Paris, division du 
Théûtre Français, numéro 7. élève de l'École des Ponts -et -Chaussées, frère (registre du 
Xïi« arrondissement de Paris); (Herluison et Piot). 

a. Li dcmoÉicllc Eiprîi Philippine Aliamet époa»â GitUp-Antoitu DtmarUnu, graveor en Uille-dooce , artiste fécond et si 
cars nu pjir tes fâc siroilc de dessins, inventeur de la manière de gravure en couleur et à la «lanière du crayon. De cette 
anid^i ttjtquit Jac^u^i Demjrteau, né à Paris, paroisse Saint-Benoît le 22 décembre 1756. 



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DE JACXIUES AUAMET I35 



aux Flamands et aux Hollandais ; aussi, pour débuter, s'essaiera-t-il à traduire 
leurs scènes de la vie familière. 

Nous voyons annoncées dans le Mercure de France, septembre 1750, quatre 
estampes : la Rencontre des deux Fillageoises, d'après Berghem ; l* Espoir du gain 
inspire la gayeté et dissipe t ennui du voyage, d'après le même ; Halte espagnole, 
d'après Wouwerman, les Amusements de F hiver, d'après Van de Velde; voici 
l'article qui y était relatif : 

AHamet, graveur» place Cambray» qui se propose «de nous donner successivement les plus 
beaux tableaux flamands qui sont i Paris, vient de publier quatre esumpes qui nous ont parues 
bien gravées, et qui rendent fort bien la manière des peintres auteurs des tableaux qu'il a 
gravés... 

et on indique les pièces ci-dessus. 

Au commencement de l'année suivante, 175 1, Âliamet qui, comme on le 
voit, travaillait activement, fait paraître une nouvelle estampe, d'après 
Wouwerman : Garde avança de Hulans. Le Mercure de France (février 175 1) 
en parle également et en ces termes : 

' Aliamet, place Cambray (il avait changé de domicile), vient de mettre au jour une estampe 
gravée d'après Wouwerman qui représente une garde avancée de Hulans ; c'est la cinquième ou 
sixième estampe que nous avons de M. Aliamet, qui a du talent et qui acquiert de la réputation. 

Aliamet se trouve dès lors connu ; il a pour lui Le peu de publicité que 
comportait l'époque; il n'y a plus qu'à le suivre au fur et à mesure de ses 
productions. En traduisant les œuvres de Wouwerman, il doublait, paraît-il, 
un graveur de talent, Moyfeau; celui-ci, sur la brèche depuis plus de dix 
années, en était, à cette date, à la soixante-septième estampe d'une suite gravée 
par lui, et dont le peintre hollandais faisait presque seul les frais \ Le Bas 

I. Le graveur Moyreau, de l'Académie royale de Peinture, logeait rue des Mathurins à la 
même adresse qu'Aliamet, quand celui-ci vers 1752 ou 1753» quittait R. Hecquet, qui 
demeurait i^lace Cambray à l'Image-Saint-Maur. Hecquet, dans son catalogue, page 134; 
aimonce la mise en œuvre de sa soixante-dixième planche d'après Wouwerman, en 1752, sur 
les meiUeurs tableaux qui se trouvaient alors à Paris. L'activité de Moyreau ne Ht que s'accrottre, 
car en 1757 il en était arrivé à sa quatre-vingt-quatrième planche, h petite Meute de Chiens, tirée 
du cabinet Crozat; il alla jusqu'à quatre-vingt-neuf pièces. Wouwerman était un des peintres 
liollandais les plus habiles et les plus féconds ; Smith a relevé de lui plus de huit cents toiles, et 
cependant le peintre mourut à quarante-huit ans. 



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136 l'œuvre gravé 



avait pu, d'ailleurs, indiquer à son élève les toiles de ce maître, car en cette 
même année 1751, le Mercure (numéro de mai) annonçait la mise en vente de 
deux autres Wouwerman, dus à son burin; les relations entre Aliamet et 
le Bas étaient, on Ta vu, restées excellentes après leur séparation, puisque, 
quelques années plus tard, la fenmie de ce dernier, Elisabeth Duret, tenait sur 
les fonts baptismaux le troisième en&nt d'Âliamet ; le Bas lui-même consentait 
plus tard à servir de parrain au quatrième. (Voyez la note ci-dessus). 

Le mariage de Jacques Aliamet avec la nièce de Robert Hecquet, graveur 
et sunout éditeur d'estampes, et, comme tel, lié avec de nombreux artistes, le 
mit encore plus en vue. Vanloo, qui conservait avec lui des rapports d'amitié, 
malgré le court passage qu'il avait fait dans son atelier, lui fit connaître 
particulièrement François Boucher, d'un talent si fécond et si recherché, et 
qui était en plein succès. Tous deux engagèrent leur protégé à se présenter à 
TAcadémie de Peinture, mais Aliamet, on peut le dire à sa louange, savait se 
méfier de lui-même, qualité assez rare ; il ne se considéra pas comme arrivé à 
la hauteur suflSsante pour briguer son entrée dans l'illustre compagnie; des 
vignettes (et cependant elles étaient charmantes), et quelques estampes, bien 
que traitées avec soin et goût^ lui paraissaient un trop mince bagage. 

Il continua donc ses travaux en les perfectionnant de plus en plus; les 
estampes vont se suivre à des intervalles assez rapprochés, et sans préjudice 
des vignettes qu'il Élisait dans l'entre-temps pour des éditeurs d'ouvrages, et 
qui ne sont pas, comme on le verra, la partie la moins intéressante ni la 
moins importante de son œuvre. 

Après rEntretien, fort belle pièce, gravée pour la galerie de Dresde, d'après 
Bergheth, et qui se place en 1752, puis encore la Grande Ruine, aussi de ses 
premières œuvres, d'après Berghem, dont, plus tard il devait si bien aussi 
s'assimiler la manière, le Mercure de France Quillet 1753) fiiit, d'une manière assez 
grotesque, l'annonce de la Place Maubert, d'après Jeaurat. Cest une singulière 
réclame qui commence, comme on va le voir, par une sorte de dénigrement, 
pour ne pas dire plus ; c'était encore l'époque où les Teniers étaient traités de 
magots à la cour de Louis XIV, et l'article se termine par un pathos assez peu 
intelligible : 



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DE JACQjUES ALIABIET I37 



Le goût des sujets les plus ignobles a régné dans tous les temps ; l'antiquité nous en fournit 
des exemples et Fécole flamande, plus à la monde que jamais, nous entretient en France dans ce 
genre de traiter la nature. On voit dans la composition de Testampe qui a pour titre îa Place 
Maubert plusieurs images des plaisirs, des passions' du peuple de Paris ; mais on reconnaît à la 
disposition des fabriques que ce sujet à été traité par un peintre d'histoire et que M. Jeaurat en 
a fait un de ses délassements. M. Aliamet, qui a gravé et très bien rendu le tableau, parait être 
encore plus attaché à la fidélité du trait et aux caractères des figures qu'aux parties de l'accord 
et de l'harmonie. 

Disons, après l'auteur de Tarticle, que ce sujet a été traité par notre graveur 
avec toute la verve et tout l'esprit qu'il comportait, comme auïsi avec une 
grande dextérité de main. La Place des Halles, dans le même genre et d'après 
le même peintre, fut gravée, en pendant, la même année, et elle a été 
traitée non moins habilement. Ces sujets et d'autres analogues de Jeaurat, 
gravés notamment par un autre de nos artistes le Vasseur, nous ont transmis 
d'une manière exacte, on peut le supposer, et, dans tous les cas, pittoresque, 
la physionomie des quartiers populeux et populaires de Paris à cette époque, 
et ils ont, par là même, en dehors du mérite des estampes, d'autant plus 
d'intérêt'. 

Trois ans plus tard, et en l'année 1755, sous une nouvelle adresse 
d'Âliamet, rue des Mathurins, paraissent deux sujets fantastiques, trop répandus 
malheureusement de nos jours par des tirages modernes sur des planches 

I. Dans son bel ouvrage, paru tout récemment (janvier 1894), VArt en Bourgogne, 
M. Perrault -Dabot donne une appréciation très judicieuse du talent de Jeaurat ; l'auteur nous 
permettra de la reproduire ici : « Jeaurat, dit-U^ et c'est là que le Bourguignon se fait jour, 
peint la bourgeoisie avec une nuance de grivoiserie que nous ne rencontrons jamais dans le 
peintre sérieux des joies austères de la famille (Chardin). » 

« Si Jeaurat — dit-il plus loin ~ manque de finesse dans le dessin et de légèreté dans la 
touche, il ne manque ni d'entente dans la composition ni de vigueur dans le coloris... U ne va 
jamais jusqu'à la licence. C'est le vieux sel gaulois qui vient aiguiser son imagination et lui 
ajouter la plupart du temps une pointe d'observation malicieuse comme dans U Transport des 
Fiïïes de joie à V Hôpital», le Déménagement d'un Peintre, les Citrons de JavotU, ce dernier peint 
d'après une poésie populaire de Vadé... les graveurs l'ont bien servi dans la reproduction de ses 
tableaux en dissimulant ce que sa touche pouvait avoir de défectueux ^ . » 

«. Collection de M. Dabot, trocat k Paris, ainsi que le Canuiml ia nus dt Paris, 

h. En dehors des deux scènes populaires gravées par Jacqnes Aliamet, plosienrs des ubleaoz de Jeaarat ont été paiement 
reproduits, et avec grand soin, par an antre AbbeviUois, J. -Charles le Vasseur. 



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Î38 l'œuvre grave 



fatiguées : le Départ pour le Sabbat et VArrivie au Sabbat, d'après David 
Teniers; elles faisaient encore l'objet d'un article dans le Mercure de France 
(octobre 1755) où, cette fois, Aliamet est qualifié de célèbre graveur. Ces 
deux estampes, est-il dit, « expriment parfaitement les beautés et les finesses 
des deux tableaux et rendent très bien les effets du chit obscur... » 

Le Mercure, ainsi que me l'apprenait M. Vienne dans une note, avait, 
paraît-il, un correspondant à Abbeville depuis quatre ans, et Robert Hecquet, 
qui sans doute avait offert ses bons offices à ce sujet, avait ainsi assuré aux 
oeuvres de ses compatriotes de grandes facilités de publicité ; il en avait profité 
lui-même, et, après lui, Daullé, Aliamet et enfin Beauvarlet, dont le nom figure 
pour la première fois dans le Mercure de 1755 '• 

A cette date, comme on l'a vu ci-dessus, Aliamet avait quitté depuis deux 
ou trois ans la place Cambrai pour la rue des Mathurins, où il resta logé 
jusqu'à sa mort, en 1788. De là^ il pouvait voisiner sans grand dérangement 
avec plusieurs de ses compatriotes, graveurs comme lui : le Vasseur, arrivé i 
Paris depuis deux ans seulement et qui avait élu domicile dans la même rue ; 
Beauvarlet, plus jeune qu'Aliamet de trois ans, habitait non loin de là, rue du 
Plâtre-Saint-Jacques. Ils avaient enfin près d'eux aussi Daullé, leur doyen, 
alors âgé de cinquante-deux ans, qui demeurait rue Saint-Jacques, au Temple 
du Goût, à l'adresse précisément du libraire Duchesne qui avait édité, en 1752, 
le Catalogue de François Depoilly, par Robert Hecquet, tous Abbevillois, sauf 
Duchesne. 

La même année, 175s, Aliamet finissait et retouchait au burin, au dire du 
Mercure (et bien que le titre de l'estampe ne porte son nom que comme 
éditeur), l'Humilité récompensée, gravée à l'eau -forte par Chedel, d'après 
Bartholomei Brehemberg. Cette pièce faisait pendant avec la Vente de Poisson 
à Schevelinge, d'après Breughel de Velours, celle-là gravée par Chedel seul. 
(Voyez dans le catalogue la réclame du Mercure pour ces deux estampes). 

On voit qu'Aliamet, comme Daullé du reste, à ses débuts (numéros 92 
et 93 de son catalogue), et bien d'autres, mettait la dernière main à des planches 

I. Sur la liste des libraires qui débitaient (sic) le Mercure dans les provinces du royaume, on 
voit figurer : Abbeville, Leroyer, libraire. Plus tard, en 1770, il y eut un et même deux dépôts 
à Amiens des œuvres des graveurs abbevillois. 



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DE JACQUES AUAMET I39 



entamées d'abord à Teau forte par un autre graveur ou peintre-graveur. Ce ne 
sera point, à beaucoup près, la seule pièce de ce genre dans son œuvre, 
témoin le fameux et charmant portrait de la trop légère madame Greuze, née 
Rabuty, gravé sous le titre : la PhilosopJnc endormie. Il porte les signatures de 
Mareau et d'Aliametj cette dernière avec la mention direxit qui soulève, comme 
on le verra plus loin, une difficulté d'interprétation. 

Les graveurs se faisaient alors, presque tous, les premiers éditeurs de leurs 
estampes, et ils les vçndaient d'abord à domicile, en attendant que leur réputation 
faite vint obliger les principaux marchands à tenir leurs pièces en dépôt'. 
Aliamet ne dérogea pas à cette habitude, et en outre, ainsi que cela se 
pratiquait fréquemment entre artistes, il se faisait aussi l'éditeur d'estampes 
dues à la pointe de ses anciens camarades d'atelier chez Lebas. C'est ainsi 
qu'on verra, classées à part et à la fin, dans le catalogue des estampes, un 
certain nombre de pièces indiquées comme faites en collaboration, ou comme 
dédiées, ou seulement éditas; d'autres, au nombre de quatorze, dirigées, est-il dit, 
par lui, et en même temps éditées. 

De l'année 1755 ^ 1760, je ne trouve à signaler, comme estampe, que le 
Lever de la Lune, parue en 1757, gravée d'après le Hollandais Arthur van der 
Neer, peintre habituel de$ clairs de lune ; cette pièce était annoncée dans le 
Mercure (numéro d'octobre 1757). 

Au milieu de ses travaux plus importants, Aliamet ne négligeait pas le 
genre vignette qu'il avait si bien étudié dans l'atelier de le Bas, et qu'il devait 
continuer à pratiquer d'une manière suivie dans tout le cours de sa carrière 
artistique. Les biographes n'ont pas assez parlé; selon moi, de cette partie, 
très importante, de l'œuvre de notre graveur et qui mérite cependant, tant par 
le nombre des vignettes que par leur exécution soignée, toute l'attention 
des imateurs. Je me bornerai à en indiquer ici quelques-unes, sauf à 

I. A partir de 1770, Aliamet envoya ses estampes à Amiens, au fur et à mesure de leur 
apparition, pour être écoulées en Picardie, par Fentremise de Godart, éditeur de la revue-journal 
hebdomadaire publiée sous le titre « Affiches, Annonces et Avis divers de Picardie, Artois et 
Soissonnais, contenant tout ce qu! intéresse les habitants de ces provinces ». Plusieurs numéros 
renferment des réclames d'estampes de plusieurs de nos graveurs d'Abbeville tels que le Vasseur, 
Beauvarlet, Macret et autres ; elles nous ont transmis ainsi des dates de production qui, sans ce 
recueil, seraient aujourd'hui restées inconnues. 

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140 l'œuvre gravé 



revenir plus amplement sur leur ensemble dans Tappréciation de l'œuvre. 

En 173 1 et en 1752, Aliamet illustrait de jolis fleurons deux catalogues de 
son compatriote et premier protecteur à Paris, devenu, on Ta vu,, son oncle 
par alliance, Robert Hecquet. L'une de ces pièces représente les armes du 
marquis d'Argenson à qui était dédié le Catalogue des Estampes gravées d'après 
Rubens. L'autre, finement travaillée comme la première, représente les armes 
de la ville d'Abbeville; elle a été faite pour un second répertoire publié 
en 1752 et qui a été réimprimé textuellement il y a plusieurs années par les 
soins de deux descendants des de Poilly, mais sans la reproduction du fleuron ; 
cet ouvrage contient la biographie et l'œuvre d'un célèbre graveur Abbevillois 
du xvn« siècle, Français de Poilly, et il était dédié par Hecquet aux Mayeur et 
Échevins de cette ville. 

Dans la même année 1752, Aliamet grava une suite de vingt et une pièces 
dans le genre vignette, finement dessinées et très avancées à l'eau forte, sous ce 
titre : Exercices de r Infanterie Française'. Je signalerai encore, en 1733, le 
ravissant frontispice des Poésies variées, de Coulanges, représentant une scène 
d'entrée de cabaret; puis, un an après. Mars et Vénus, pour le Lucrèce, traduction 
de Marchetti; trois jolies estampes-vignettes pour la belle édition des fables de 
la Fontaine, illustrée par Oudry, publiée en 173 S > notamment celle V Amour 
et la Folie. Il eut aussi l'honneur, car c'en était un, de collaborer, pour quatre 
vignettes, à l'édition non moins célèbre des Contes de la Fontaine, 1762*, dite 
des fermiers généraux. 

1. Cette suite est devenue extrêmement rare ; elle est fort curieuse. Après de longues 
recherches infructueuses, nous en 'avons dû la communication à l'obligeance de M. Belin, 
libraire à Paris. 

2. Voici, au sujet de cet ouvrage, ce que le bibliophile Jacob écrivait en tête de Tédition 
moderne de 1874 faite sur les anciens cuivres : 

« les dessins terminés (par Eisen qui y a mis les portraits de plusieurs personnages) on 

s'occupa de. les faire graver pour l'édition qui était alors la grande affaire des fermiers généraux 
et de leurs courtisans ordinaires. Le choix des graveurs fut laissé probablement â Eisen, qui ne 
trouva rien de mieux que les élèves de le Bas, ses anciens camarades d'atdier, N. le Mire, Joseph 
deLongueil, J.-J. le Veau, J.-J. Flipan, Aliamet, Ficquet, de la Fosse et C. Bacquoy. Plusieurs de 
ces graveurs, notamment le Veau et Aliamet ayant gravé des tableaux de Joseph Vemet, on est 
fondé à croire que ce peintre de marines, qui avait alors une imporante réputation, aura recommandé 
lui-même ces deux artistes à Eisen qu'il voyait sans cesse chez le fermier général Joseph de la 
Borde et qu'il employait quelquefois à faire des dessins d'après ses tableaux et ses croquis. » 



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DE JACXIUES ALIAMET I4I 



Mais revenons à de plus importants ouvrages. 

Vers 1759, Aliamet grava V Ancien Port de Gênes, d'après J. Vernet; cette 
estampe devait lui ouvrir, Tannée suivante, les portes de l'Académie dé 
Peinture et de Sculpture; il avait alors trente-quatre ans*. Cette pièce, de 
grandes dimensions, est une de ses plus belles, on pourrait presque dire son 
œuvre capitale ; elle est parfaitement traitée, avec une grande largeur de style, 
tout en conservant, comme il Ta fait dans la plupart de ses pièces qui se 
ressentent de son habileté de vignettiste, la finesse et la netteté dans les 
détails, et le moelleux, pourrait-on dire, des travaux du burin et de la pointe. 
L'apparition de cette pièce, dans laquelle Aliamet se révélait véritable 
artiste, produisit, au dire des biographes, une profonde sensation; on y 
trouvait, dit M. de Grattier, « une touche mâle et large, une pureté de dessin 
admirable, une étonnante distribution de la lumière, et Textrême transparence 
des eaux. » Le jugement est fort élogieux, sans doute, mais il peut être 
accepté, surtout quand on voit de bonnes épreuves de premier tirage. Lefebvre, 
premier maître de notre artiste à Abbeville, et après lui, Hecquet et le Bas, 
avaient bien auguré de leur protégé. 

Le succès de cette estampe et la nomination de son auteur à TAcadémie 
suscitèrent des ennemis au graveur. Un de ses compagnons d'études, envieux 
de son talent, répandit le bruit que V Ancien Port de Gênes n'était pas entièrement 
de la main du signataire; les biographes n'indiquent pas le nom de ce détracteur, 
mais il se disait, paraît-il, le collaborateur d' Aliamet dans cette pièce; or, notre 
graveur, quand il en avait, prenait soin de donner et de publier leurs noms 
avec le sien, en marge; la distinction entre les estampes seulement terminées, 
dirigées, dédiées, éditées ou en collaboration y est toujours faite avec soin. 
Parfois même, comme pour l'Humilité récompensée, il travaillait à des pièces qui 
ne portèrent son nom que comme simple éditeur. 

Aliamet repoussa la calomnie qui s'était produite au sujet de r Ancien Port 

I . Aliamet n'a été qu'agréé, il n'est pas devenu académicien ; c'est ce qui résulte de la liste 
dressée par M. le marquis de Chennevièrcs dans les Archives de l'Art Français, 1862. Cette 
nomination l'autorisait toutefois à prendre le titre de graveur du roi, dont il ût suivre sa signature 
sur les estampes postérieures à 1760. 



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142. l'œuvre gravé 



de Gênes en publiant de nouvelles œuvres qui achevèrent de donner la mesure 
de son talent, bien réel et bien personnel. Les deux Ftus du Levant, d'après 
Vernet, parues la même année, puis et successivement, d'après le même, 
les Italiennes laborieuses, les Quatre heures du Jour, toutes grandes estampes, 
largement traitées, achevèrent de mettre notre graveur tout à fait en réputation. 
Elles le firent admettre, quelques années plus tard, membre de l'Académie 
impériale de Vienne dont le brevet entraînait avec lui le titre de graveur de 
LL. M. M, Impériales et Royales. 

Aliamet avait eu la bonne fortune de se trouver mis en rapport avec Joseph 
Vernet, et d'avoir à reproduire plusieurs des compositions si pittoresques et si 
fanuisistes de ce peintre qui, comme on l'a dit', « savait si bien rendre la 
majesté de la mer et le paisible aspect des rivières. » Les relations du peintre 
et du graveur devinrent de plus en plus suivies et se continuèrent longtemps, 
comme on peut en juger par le Journal de Vernet^. h\n%\^ en 1763, Vernet 
écrivant à Dieppe à plusieurs personnes de sa famille et de ses amis n'oubliait 
pas Aliamet; seize ans après, son nom figure encore notamment dans le relevé 
de ses visites pour la nouvelle année. Le talent d' Aliamet, en qui le peintre 
trouvait un bon interprète et traducteur de ses œuvres suffirait à lui seul, en 
dehors de sa facilité de caractère attestée par les biographes contemporains, 
pour expliquer ces bonnes relations K 

Aliamet grava, entièrement de sa main, dix tableaux de Joseph Vernet ^; 
quatre autres estampes ont été seulement terminées par lui ; trois enfin ont été 
purement et simplement éditées sous son nom. Cela porte en totalité à dix-sept 

1 . Histoire de la Gravure en France, par Georges Duplessis, ouvrage couronné par l'Institut de 
France, Académie des Beaux-Arts, i vol. in-80, Paris, Rapilly, i56i. 

2. On reproche seulement à Vernet, disait M. Jules Renouviers (Gaielte des Beaux -Arts, 
numéro de juin 1866, p. 22) d'avoir apporté trop d'arrangement dans Tétude de la nature ; ses 
paysages sont fort agréables mais tout à fait fantaisistes, c'est la nature singulièrement ornée et 
de pure convention, mais elle était dans le gDût de l'époque. 

3. Joseph Vernet t par Léon Lagrange, in-80, Paris, 1859. 

4. J. Vernet a eu plusieurs autres interprètes parmi lesquels on cite Balechou, avec la célèbre 
Tempête, Cochin et le Bas, qui ont reproduit les Ports de Mer, et d'autres, mais «Aliamet a été un 
de ses principaux. 



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DE JACaUES AUAMET I43 



le nombre des pièces portant la signature des deux artistes, celui du graveur à 
des titres différents. 

Notre artiste abbevillois est représenté par ses œuvres jusqu'en Chine, où 
nos missionnaires et nos officiers et soldats picards pourraient y retrouver deux 
estampes gravées par lui. Il a, en effet, collaboré vers 1770 à une suite très 
curieuse de seize grandes pièces se rattachant à ce pays. Elles comprennent 
des représentations de batailles et autres événements remarquables de l'empire 
chinois à cette époque, sur les dessins des pères Damascène, Sikelber et 
Qstillione, jésuites missionnaires, et par le père Attiret, également jésuite, 
natif d'Avignon. Ces estampes, gravées à Paris sous la direction de Cochin et 
aux frais de l'empereur chinois furent, toutes envoyées, paraît-il, eçi Chine 
aussitôt après leur tirage ; celles que Ton possède en France y ont été renvoyées 
de ce pays, aussi les épreuves chez nous sont-elles trè^ rares, (Catalogue de 
Cochin par Jombert; Paris, Prault, 1770). Aliamét avait été choisi par le célèbre 
artiste, directeur de la publication, pour graver la deuxième et la quinzième 
pièce de cette belle série. 

Cochin était, du reste, nous dit M. Béraldi, le grand dispensateur des 
travaux à donner à des confrères, surtout vers la fin de sa vie ; c'est ainsi qu'il 
confia à Simonet, à Aliamet, à Saint -Aubin, à Née, à Masquelier et à 
de Launay l'exécution de VOrigine des Grâces, de Dionis Duséjour en 1797, 
puis de rAlmanach iconologique, et aussi de l'Histoire de France du président 
Hénault. 

Il est intéressant de suivre notre graveur dans sa vie militante et dans le 
milieu artistique où il avait dignement marqué sa place. Il fut aussi bon 
confrère et de relations aussi faciles qu'il avait été bon camarade dans l'atelier 
de le Bas ; il faut dire aussi que, comme éditeur d'estampes, il avait intérêt à 
ces communications. C'est ainsi qu'il se trouva en. rapports suivis avec le 
célèbre graveur J.-G. Wille, Allemand naturalisé par le roi Louis XV, et qui 
recevait, à ce titre, de tous les personnages d'outre Rhin, des recommandations 
pour tous les jeunes artistes allemands venant se perfectionner à Paris. Ceux-ci 
travaillaient dans son atelier et c'est là qu'Aliamet les connut ; on peut citer 
le peintre-graveur suisse A, Zingg, le peintre-graveur allemand Schniu^er 



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144 l'œuvre gravé 



dont il édita les œuvres rue des Mathurins, le graveur à Teau forte CarU 
Weisbrod\ En ce qui concerne ce dernier, Aliamet termina au burin en 1779 
deux petites estampes en pendant commencées par lui; on les trouvera, 
décrites, au nombre de quatorze, parmi les pièces terminées seulement par 
notre graveur. Les deux dont il s'agit : Village pris de Dresde et Hameau pris 
de Dresde sont plutôt dans le genre vignette à cause de leur finesse et de leurs 
petites dimensions. Le Mercure de France du 10 juillet de cette même année 
s'exprime ainsi ï leur sujet, après une assez longue réclame : 

Quant au mérite particulier de la gravure, le nom de M. Wdsbrod et de M. Aliamet 
dispensent d'en faire ici Téloge ; et ces deux estampes, quoique moins considérables par le travail 
que celle .du Rivage près de Tivoli et de tant d'autres de M. Aliamet, également estimées, ne 
démentiront point la réputation dont jouit leur auteur. Ces deux estampes et les deux suivantes : 
Vue de VEÏbe et Vw de la Montagne de Liiîienstein en Saxe, d'après A. Zingg, par J. Barne, se 
trouvent à Paris chez le sieur Aliamet... le prix est de i liv. 4 sols chacune. 

Aliamet conserva jusqu'à la fin de sa vie ces bonnes relations avec des 
artistes étrangers; en 1776, il mettait en vente, après les avoir reçues sous le 
couvert de Wille, vingt-quatre éj)reuves du Mutins Sccevola que le directeur de 
l'Académie de Peinture de Vienne, Schmu^er^ dont le nom figure déjà ci-dessus, 
venait de graver à Vienne, d'après Rubens, et les curieux savaient ainsi où 

1. Cari Weisbrod, aquafoniste de Hambourg, était fils d'un serviteur de la comtesse de 
Beutinck, née d'Altenbourg, qui fît généreusement les frais de son éducation artistique à Pans 
où il résida de 1767 à 1780, y travaillant sous la direction de Wille auquel la comtesse Tavait 
adressé. Wille, pris d'un goût très vif pour les petits paysages et les gouaches du peintre saxon 
Wagner (Jean-Jacob, mort en 1772), en avait fait graver une suite d'au moins six par Daudet, 
graveur, fils d'un marchand d'estampes de Lyon, également de ses élèves. En 1775, c'est 
Weisbrod lui-même qui conduisit son maître chez un graveur fiamand appelé Linand pour lui faire 
terminer deux autres planches d'après le même Wagner. Enfin Aliamet en termina encore deux 
autres en 1779 ; c'était par les soins de Zingg que Wille recevait de Dresde toutes ces séries de 
paysages de Wagner. Ces indications m'ont été communiquées par M. Henri Vienne, à l'obligeance 
duquel j'ai été redevable de bien des notes concernant directement ou indirectement Aliamet; 
je ne saurais trop lui en rester reconnaissant. 

2. Schmuzer, qui travaillait à Paris dans l'atelier de Wille, avait été rappelé à Vienne en 1766 
par l'impératrice et il y fut nommé directeur de l'Académie de Peinture. C'est à son influence 
que son ancien maître, Wille, et aussi Cochin reçurent, les premiers, le brevet de membres de 
cette académie ; puis Godefroy, Chevillet et Aliamet en furent également honorés, toujours sur 
la même recommandation. 



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DE JACaUES ALIAMET I45 



s'adresser pour grossir leur collection de cette nouvelle estampe. Il en fut de 
même, en 1779, pour l'Ulysse enlevant Astyanax, d'après le Calabrais, par le 
même Schmuzer, vendu six livres chez Aliamet, rue des Mathurins vis-i-vis 
celle des Maçons. Il faut citer aussi Hackert, dont il sera parlé plus loin. 

Parmi les camarades d' Aliamet dans l'atelier de le Bas figurait, comme 
on l'a vu plus haut, Martenasie, appelé aussi Martinasie, né à Anvers; c'est 
lui qui a gravé, notamment, d'après Wouwerman, et sous la direction de 
le Bas, la Petite Fermière et le Parc aux Cerfs qui figurent sous les numéros 
92 et 9 î dans le catalogue des œuvres de ce maître dressé par Robert Hecquet 
en 1753. Les deux qui suivent dans le même répertoire, Halte Espagnole et 
Garde avancée de Hulans, ont été gravés par Aliamet. Celui-ci avait conservé 
des relations avec Martenasie, comme avec d'autres de ses compagnons d'atelier 
et il éditait parfois leurs œuvres; c'est ainsi qu'en 1758, le Mercure de France 
annonçait : 

Une nouvelle estampe très bien gravée par Martenasie, d*après Berghem, intitulée V Abreuvoir 
champêtre^ qu'on trouvait chez Aliamet, rue des Mathurins vis-à-vis celle des Maçons. 

Zi^g> ïc miniaturiste et paysagiste-graveur, ci-dessus mentionné, né à 
Saint-Gall (Suisse), fut lié peut-être plus particulièrement encore avec Aliamet. 
Il était entré, en juillet 173 9, dans l'atelier de Wille, dont il suivit l'enseignement 
pendant cinq ans, et on voit, par le Journal de Wille publié par M. G. Duplessis 
en 1857, que le 15 septembre 1763, Zingg « partait avec M, Aliamet, son 
ami, pour la Picardie et^ en revenait le 21 octobre. » Wille nous apprend 
encore qu'il se servait d'Aliamet comme intermédiaire pour faire parvenir ses 
lettres à son ancien élève. « Et quand, dit-il, après un règlement de compte, il 
se trouve un reliquat d'un louis, c'est madame Aliamet qui l'encaisse au nom 
de l'ancien ami de son mari » (lettre du 19 décembre 1773). Enfin Zingg, alors 
graveur de l'Électeur de Saxe, a-t-il à envoyer des dessins du poète Gessner 
ou de ses paysages à lui pour en tirer parti, c'est encore Aliamet qui reçoit et 
qui est chargé d'écouler (voyez lettre de Wille du 10 mai 1772 et aussi la 
réclame du Mercure du 10 juillet 1779, relevés plus haut.) 

Ces petits détails paraîtront peut-être de bien peu d'importance mais ils ne 
m'ont pas paru devoir être dédaignés, car ils font connaître un des côtés de la 



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146 l'œuvre gravé 



vie intime et pratique d'Aliamet ; et puis, les renseignements^ il faut le dire, 
sont rares, en dehors de ceux qui sont fournis par les œuvres mêmes du 
maître, et ils ne peuvent guère nous être connus aujourd'hui que par les 
quelques documents qui ont subsisté et par les rares gazettes de l'époque. 

Aliamet se contenta-t-il d'éditer ses œuvres et celles de ses amis, artistes 
comme lui, ou n'en est-il pas venu, pour vivre et se créer des ressources que 
l'augmentation de' sa famille, les frais d'instruction de ses en&nts qui 
grandissaient lui rendaient nécessaires, à faire plus ouvertement le commerce 
des estampes ? On peut le penser, et M. Vienne nous cite le fait suivant qui 
peut prêter quelque vraisemblance à cette supposition. En 1761, on vendit, 
rue du Four-Saint-Jacques, près la nie Boutabrie, une série de planches gravées 
du fonds de Mariette ; Aliamet achetait pour cent vingt -quatre livres 
r Annonciation gravée par Edelinck, et pour deux cent soixante livres la Vue du 
PonhNeuf par Etienne la Belle. Était-ce pour en tirer de nouvelles épreuves à 
mettre dans le commerce ou pour étudier de plus près les procédés des deux 
maîtres célèbres du burin et de la pointe ? On peut admettre cette dernière 
explication. 

Dans tous les cas, Aliamet, travailleur infatigable, ne se contentait pas 
d'éditer ou de mettre en vente des œuvres d'autres graveurs ; il continuait de 
produire successivement de belles et grandes estampes où son talent se donnait 
libre carrière. Pour parler des plus importantes, après P Ancien Port de Gènes, 
les Heures du Jour, les Vues du Levant, et autres relevées ci-dessus et qui étaient 
bien antérieures, nous le retrouvons, en 1779, avec le Rivage près de Tivoli, 
grande composition maritime et d'une . haute fantaisie, toujours d'après 
J. Vernet. Cette pièce, dans laquelle Aliamet prend pour la première fois le 
titre de « graveur du roi et de leurs majestés impériales royales » (de Vienne) 
est annoncée en ces termes dans le Mercure de Franu du 5 janvier : 

Cette estampe, qui a 20 pouces de long, présente non seulement une marine, des vaisseaux à 
la voile sur plusieurs plans, un vaisseau dans le port, un débarquement, une pèche, mais encore 
des antiquités, des ruines, des rochers, une fontaine, et grand nombre de figures qui ont 
beaucoup d'expression ; le talent du peintre et celui du graveur sont déjà si connus dans le public 
qu'il suffit, pour l'éloge de cette estampe, de dire que c'est ici une de leurs productions. 



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DE JACaUES ALIÀMET I47 



On verra d'ailleurs dans le Catilogue raisonné d'autres renseignements sur 
cette œuvre ; elle peut rivaliser avec le Part de Gênes qui, on l'a vu, avait été, 
en 1760, le morceau de réception d'Aliamet à l'Académie. 

n faut mentionner encore après 1779, parmi les grandes pièces capitales, 
le Rachat de l'Esclave, qui, eu égard à la composition, aux dimensions et au 
.genre de travail, forme presque pendant avec le Port de Gênes malgré la 
différence de date (1759), V^^^ ^^ grande Chasse au rer/,. d'après Berghem; 
elles montrent qu'Aliamet, vers la fin de sa vie, ne restait pas inférieur à 
lui-même; ces pièces sont entièrement de sa main. 

Aliamet ne s'est pas borné aux grandes estampes et aux vignettes. Il s'est 
exercé aussi dans d'autres genres, hormis le portrait ', et il y a également 
réussi ; j'ai relevé ci-dessus les Batailles de la Chine, les deux Places de Paris et 
d'autres sujets. Il me reste à parler enfin de petites estampes, genre vignette, 
qui ont été seulement terminées par lui, mais où il a su montrer toute sa 
souplesse de main dans le maniement de la pointe. 

Dans le splendide ouvrage de l'abbé Richard de Saint-Non ' (Voyage 
pittoresque ou description du royaume de Naples, en quatre volumes in-fol. 
1781-1786) et pour lequel ont travaillé plusieurs Abbevillois : Beauvarlet, 
Macret et Dequevauviller, se trouvent sous le nom d'Aliamet, après celui 
du célèbre graveur à l'eau -forte Duplessis-Bertaux, plusieurs pièces très 
finement terminées au burin et surtout à la pointe, telles que le Massacre 
des Innocents, d'après le Brun, et le Baptême de Jésus-Christ, d'après le 
Poussin. Ce furent, dit-on, les deux estampes les plus belles de la fin de sa 
carrière et le succès, paraît-il, en fut complet; de l'aveu de G)chin, elles 
surpasseraient de beaucoup celles que d'autres artistes avaient faites des 
mômes tableaux. On peut y rattacher, dans le même genre, une pièce qui 
figure également dans cet ouvrage, Ma:^aniello haranguant le peuple, composition 
très tourmentée, surchargée de figures et de détails et qui fut aussi terminée 
par Aliamet, après l'eau-forte de Duplessis-Bertaux. 

1. On cite cependant le portrait du peintre HdU, mais il ne porte que le nom d* Aliamet san$ 
prénom, et je serais plutôt^ tenté de l'attribuer à son frère François-Germain, qui en a gravé 
d'autres. Lt médaitïon de Louis XV, d'après Eisen, qui figure dans les vignettes, peut aussi être 
considéré comme un portrait. 

2. On sait que l'abbé de Saint-Non s'est ruiné à la publication de cet ouvrage considérable. 



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148 l'œitvtœ gravé 



Il y a dans cette biographie un point qu'il importe de relever car il est 
tout à la louange de l'artiste, c'est qu'Aliamet est resté, dans toutes ses 
productions comme dans sa vie privée, profondément honnête et moral. 

On ne remarque en effet, dans la longue suite des pièces où son nom 
figure, aucun de ces sujets galants, parfois même erotiques qui déparent, on 
peut dire, l'œuvre de plusieurs de ses contemporains tels que Beauvarlet, 
Dennel, EUuin, les Voyez, pour ne citer que nos Abbevillois. Aliamet en eut 
d'autant plus de mérite que ces sujets étaient recherchés dans une société 
devenue, par son raffinement et malgré son élégance, licencieuse et efféminée, 
et que les artistes de l'époque se trouvaient souvent entraînés à satisÉiire au 
goûfde l'époque et, pressés parfois par la nécessité de vivre, portés à reproduire 
des compositions indignes de leur talent'. 

Depuis plusieurs années, l'excès du travail avait altéré la santé de notre 
graveur. Il partageait son temps entre les élèves qu'il formait, le dessin qui était 
pour lui un amusement et la reproduction de paysages de petites dimensions, 
d'après Wagner, Hackert et autres, les uns entièrement gravés de sa main tels que 
les y et 4* Vues des environs de Saverne, celles pris de Dresde, deux vues encore du 
jardin anglais de Fillette; les autres, dont il a seulement dirigé le travail comme 
les r^ et 2* Vues des environs de Saverne, et, comme pièces de plus grandes 
dimensions, les deux Vues des environs de Caudebec et celle de Saint- Valery-sur-Somme; 
toutes ces dernières d'après Hackert ■. 

1. Aliamet a-t-il collaboré à des vignettes pour les œuvres de Rétif de la Bretonne? M. Cohen 
ne le cite pas, et je n'ai pas vu son nom dans ces ouvrages ; cependant un auteur consciencieux, 
M. Jules Renouviers, dans son Histoire de VArt pendant la Révolution, 1863, p. 323, affirme le 
fait en ces termes : « Louis Binet (né en 1744, élève de Beauvarlet) ne s*était guère distingué 
parmi les dessinateurs-graveurs de la queue du xvin« siècle par les faibles estampes qu'il avait faites 
d'après Greuze et Marillier, ou par les dessins, plus faibles encore, qu'il avait pu fournir à Aliqmettt à 
Dugast, lorsque Rétif de la Bretonne le prit pour son dessinateur ordinaire. On n'estime pas à moins 
de mille le nombre des sujets qu'il exécuta pour les œuvres du romancier des couturières de 1789 ». 

2. Hackert, d'origine allemande, et qui devint plus tard peintre du roi des Deux-Siciles, avait 
habité Paris vers 1765; il y avait connu j)lusieurs graveurs et notamment Aliamet qui grava 
plusieurs de ses vues. Le tableau de celle de Saint-yalery-sur-Somme se trouve dans cette ville 
chez madame Leroux-Plancheville, qui se rattache à la famille Aliamet. Hackert copiait habilement 
la nature, dit-on, et il excellait dans la perspective ; on peut s'en convaincre par ce tableau et par 
la gravure qui en est une fidèle et fine reproduction. Toutefois, le copiste de la nature se laissait 
aller volontiers aussi à la fantaisie, notamment quand il représenuit des matelotes; elles paraissent 
respirer plutôt l'odeur du boudoir que celle de la marée. 



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DE JACQUES ALIAMET I49 



Aliamet forma un certain nombre d'élèves parmi lesquels plusieurs de ses 
compatriotes venus, à son exemple, à Paris, pour se perfectionner dans le dessin 
et se livrer à la gravure. Il faut citer Macrei (Charles-François-Adrien), Taîné 
des deux frères ; il ne vint chez notre graveur qu'après la mort de ses premiers 
maîtres Nicolas de Montigny et de Littret de Montigny, et il travailla aussi 
plus tard sous la direction de Sain^Aubin*; Michaut (Germain), 1752-1810, 
qui a peu gravé; Dufour (Pierre-Charles-Nicolas), mort en 1.818, qui a travaillé 
longtemps à Paris avant d'aller en Angleterre où il se retrouvait avec 
Français-Germain Aliam/ttj frère de Jacques, son maître, et d'autres Abbevillois. 

En dehors de ceux-ci, Aliamet a compté parmi ses autres élèves Yves le 
Goua:^, né à Brest en 1742, qui reçut ses premières leçons à son arrivée à Paris 
et qui fut beaucoup encouragé par lui; il resta quatre ans dans son atelier*. 

Puis trois femmes, madame Coulet et les deux soeurs 0:^anne; Yves le Gouaz, 
leur compagnon d'études, épousa la plus jeune, Marie-Jeanne, en 1767 et Aliamet 
fut, le 23 octobre 1769, le parrain de leur premier enfant (Herluison)^ 
Il faut citer encore Chedel qui a travaillé avec lui, mais qui fut surtout l'élève 
et le collaborateur de Laurent Cars; Blanchon (Jean-Guillaume), né à Paris 
en 1743, qui grava des paysages d'après Lacroix et des planches pour la 
description pittoresque de la Suisse ; Raciney qui grava diverses vignettes d'après 
Cochin ; Jean Couché, né à Paris en 1739, qui fut aussi l'élève d'un autre 
Abbevillois, /^riwx^«r; c'est Couché qui grava au burin une partie de la galerie de 
tableaux du Palais-Royal dont il fut l'éditeur; de GhenJt, né à Gand en 1749 
selon Basan, qui fit des progrès rapides souS la direction d'Aliamet. De 
Ghendt, au dire de M. Béraldi, a dû probablement prêter la main à son 

1. Macret était un excellent dessinateur; il gravait aussi très habilement et aurait largement 
marqué ^a place s'il n'était mort prématurément à trente-deux ans. 

2. Le Gouaz était très correct, peut-être trop ; ses travaux paraissent plus finis, plus doux 
mais d'effet moins brillant peut-être que ceux d'Aliamet. 

3. Voy. notice manuscrite sur Yves le Gouay en tête de son œuvre à la Bibliothèque nationale; 
elle est due aux pieux souvenirs de madame veuve de Coiny, sa fille. Celle-ci, la seule survivante 
de la famille, a relevé dans plusieurs notices la vie laborieuse de tous ses membres à commencer 
par celle de Nicolas-Marie Qzânne, né à Brest et qui, â l'âge de seize ans, après avoir perdu son 
père, était resté le seul soutien de sa mère et de ses cinq frères et sœurs; il sut diriger ces 
dernières dans les arts. Le récit des premières années si pénibles et où chacun lutta de courage 
est tout à fait touchant sous la plume de madame veuve de Coiny. 



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150 L*ŒUVRE GRAVE 



maître, dans certaines vignettes, au moins pour Teau-forte;* c'est ainsi que 
quatre pièces sur sept de la suite de Pygmalion ont été seulement dirigées par 
Aliamet. Celui-ci avait dû connaître aussi/.-/. Flipart, d'une famille abbevilloise, 
et se trouver en rapports avec lui. Flipart exposait, au salon de 1765, avec la 
qualité d'agréé, Tempête de four, d'après Vernet; à ce même salon, Aliamet 
exposait lui - môme les Italiennes laborieuses et l'Incendie nocturne, aussi d'après 
J. Vernet. 

Notre graveur ne travaillait plus guère vers la fin de sa vie et ses derniers-, 
ouvrages, deux vignettes pour les Après -Souper de Billardon de Sauvigny, se 
placent en 1782; une autre pour les Contes de la Fontaine n'a paru, dans 
l'édition Didot, en 1795, que sept ans après sa mort! 

A en juger par ces dernières productions, qui sont charmantes, comme 
aussi par la grande pièce. Rivage près de Tivoli, parue en 1779, et qui paraît avoir 
été sa dernière estampe, Aliamet avait conservé jusqu'à la fin de ses travaux 
tout son talent et toute sa souplesse de main ; celle-ci était secondée par une 
excellente vue, favorisée par une myopie que ses portraits semblent accuser et 
qui paraît s'être transmise dans sa famille. 

Les trois dernières années de la vie de notre artiste se passèrent, dit-on, 
dans de vives souffrances. Il mourut, entouré de sa famille et de ses amis, le 
29 mai 1788, à l'âge de soixante et un ans et six mois' d'après son acte de décès 
que M. Jal a trouvé dans les registres de l'église de Saint-Étienne-du-Mont*; 
on n'y voit mentionnée que la présence de son fils puîné, qui n'avait pas suivi 
la carrière de son père; celui-ci avait pu le faire entrer dans l'administration, 
comme on dirait de nos jours. Son premier garçon ne figure pas dans cet acte. 



1. « Le même jour (vendredi 30 mai 1788) fut inhumé dans le petit cimetière le corps de 
Jacques Aliamet, graveur du roy, époux de Marie-Madeleine Hénot, décédé de la veille rue des 
Mathurins, âgé de soixante et un ans et deux mois (erreur de quatre mois), en présence de 
Louis-Victor Aliamet, vérificateur aux fermes du roy, son fils; Louis-Antoine Quillart, graveur, 
marchand d'estampes, neveu et filleul ; Nicolas-Robert Pépin, neveu ; Antoine-Marie Lefébure de 
Lincourt, ingénieur au corps royal des mines, cousin issu de germain, qui ont signé ». Suivent 
les signatures. 

2. C'était, à six mois près, juste à un siècle de distance de Mellan qui avait ouvert la voie aux 
graveurs de la même ville ; Mellan était mort le 9 septembre 1688. 



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DE JACQUES ALIAMET I5I 



peut-être était-il mort ; ses trois autres enfants, on Ta vu ci-dessus, étaient des 
filles dont Tune avait épousé le graveur Demarteau '. 

Il existe deux et même trois portraits de Jacques Aliamet : l'un, très rare, 
gravé en 1771 par l'un de ses amis, Massard^, Il figure dans les albums de la 
collection de MM. Delignières de Bommy et de Saint-Amand qui se trouvent 
maintenant à la Bibliothèque d'Abbeville, et dans l'œuvre gravée de Massard 
au département des Estampes à la Bibliothèque Nationale. C'est un petit 
médaillon rond, du diamètre de 0,095""; 1^ figure, de profil, est tournée à 
droite, les yeux, assez grands, à fleur de tête, paraissant indiquer la myopie ; 
les cheveux, un peii courts, relevés en arrière, avec queue ou catogan à la nuque 
et ailes de pigeon sur les côtés ; le personnage est vêtu d*un habit ouvert par 
devant avec jabot. On lit dans la gravure à gauche : Massard sculp. ; ce portrait 
a un cachet artistisque, on y retrouve, le type de la famille, tel que nous 
Tavons vu de nos jours chez quelques-uns de ses descendants. 

L'autre portrait, qui se trouve au Musée d^Abbeville, galerie des graveurs, 
et qui est mentionné dans la Topographie ^Abbevilh par M. E. Prarond, t. P' 
p. 115, est un dessin au crayon noir; il a été fait par un autre graveur 
d'Abbeville, John Delegorgue ; celui-ci était plutôt amateur, mais il a exécuté 
quelques bonnes estampes et il a contribué à k fondation de notre école 
de dessin en 1821, en faisant nommer comme professeur un excellent graveur 
de ses amis, Masquelier, qui a formé de si bons élèves de 1822 à 1848. 

Pour en revenir à ce second portrait d' Aliamet, le dessin n'est que la copie 
d'un buste en sculpture de Boizot, le même que celui qui a fait le charmant 
buste en terre cuite de Beauvarlet, reproduit en tête de sa biographie publiée 

1. Aliamet, à une certaine époque, paraît avoir laissé son fonds de yente d*estampes, au moins 
pour partie, à son gendre Demarteau, et alors on a changé l'adresse primitive sur certaines 
pièces : ainsi la Vue du Golfe de larente porte sur les premières épreuves le domicile d*Aliamet, 
rue des Mathurins, puis sur d'autres celui de Demarteau, cloître Saint-Benoît. De même pour 
la ^e Vue près de Dresde, Village et Hameau près de Dresde et je et 6^ Vues des Environs de Dresde, 

2. Massard était aussi l'un des amis de Greuze, et il a gravé plusieurs de ses tableaux : la Mère 
hietHÙmée, la Dame bienfaisante, la Mélancolie, la Vertu chancelante, sans oublier la Cruche cassée, 
cette estampe bien connue, au type de jeune fille si naïvement exprimé; le pendant, la Laitière, a 
été non moins bien reproduit par notre Abbevillois le Vasseur, Celui-ci et un autre graveur originaire 
d'Abbeville par sa famille, /.-/. Flipart, ont, avec Massard, été les meilleurs interprètes de celui 
qu'on a appelé le peintre des petits drames domestiques. 



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152 l'œuvre grave 



en 1891 Le personnage, vêtu d'un habit à deux collets, est représenté de trois 
quarts, tourné un peu à gauche ; une ample cravate est nouée négligemment 
autour du cou qui reste en partie à nu. La figure est expressive, d'un aspect 
un peu sévère ; le front est bien dégagé, les cheveux relevés par devant et 
retombant de chaque côté en boucles étagées sur les tempes. Le dessin, 
sur fond noir, porte 0,220 de haut sur 0,118 de large; on lit au bas : 
Jacques Aliamet, né à Abbeville en 1726, mort à Paris le }i may 178S (j'ai dit 
ci-dessus que c'était le 29 mai), modelé d'après nature par *Boi:(eaux (sic) 
dessiné par John Delegorgue d' Abbeville en 17^9, lequel Va offert à la Bibliothèque, Et 
en bordure, de la main de l'auteur du dessin : J. D. fait eh 1799. 

Notre graveur figure enfin dans le tableau des Hommes illustres d' Abbeville 
par le peintre abbevillois Choquet. Ce tableau se trouve à l'entrée du Musée 
d'Abbeville, et du Ponthieu, et M. J. Vayson en possède une excellente copie, un 
peu réduite, de la main du peintre. Aliamet y est représenté assis sur un banc 
à côté de Macret, celui-ci beaucoup plus jeune ; la figure est de profil, tournée 
à gauche; le personnage est vêtu d'un habit avec jabot; il tient à la main, à 
demi déroulée, l'estampe, fort bien reproduite par le peintre, l'ancien Port de 
Gènes, une de ses pièces capitales, celle qui lui ouvrit les portes de TAcadémie 
de peinture et de sculpture. 

Aliamet, qui était, marchand d'estampes et peut-être aussi, à l'occasion, 
marchand de tableaux, en tous cas éditeur d'estampes, avait chez lui, rue des 
Mathurins, un cabinet ou magasin bien garni ; il devait, d'ailleurs, à sa mort, 
avoir amassé une certaine tortune. On fit la vente, après décès, de tout ce qui 
se trouvait à son domicile ; le catalogue en fut dressé par Basan et imprimé 
en une plaquette de 3 5 pages ' ; il ne comprenait pas moins de 464 numéros 
dont beaucoup se composaient, au moins pour les estampes en feuilles, d'un 
certain nombre d'exemplaires, La vente eut lieu le lundi i" décembre 1788, 

I. J'ai été assez heureux, après des recherches restées vaines pendant plusieurs années, pour 
me procurer la communication de ce document si rare et qui présentait pour moi un très grand 
intérêt ; c'est grâce à l'obligeance du prince Demidoff qui s'en était rendu acquéreur en 1879 à la 
vente de la bibliothèque de M. Reiset, au prix de cent trente-deux francs ! et qui a bien voulu me 
le faire adresser de son palais de San-Donato. L'indication m'en avait été donnée par le regretté 
M. Rapilly père, le marchand d'estampes et de livres d'art, si bien connu et si consciencieux, 
dont la maison est dignement continuée par son fils. 



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DE JACaUES ALIAMET * I53 



plusieurs mois après la mort d'Aliamet, elle produisit 16,969 livres 19 sous, ce 
qui laisse supposer des œuvres d'art d'une certaine importance. On indiquait, 
au surplus, en tête de ce catalogue, que cette vente comprenait des tableaux de 
différents maîtres, beaucoup de dessins coloriés par Wagner, Zingg, Perignon, 
sans compter les estampes d'après Vernet, Greuze, etc., etc. ' 

Telle a été, autant qu'il m'a été possible de la reconstituer à Taide de 
documents de toute nature, la vie de Jacqires Aliamet. Elle fut laborieuse, 
honnête, non troublée, exempte sans doute de ces incidents qui peuvent piquer 
spécialement la curiosité, mais elle n'en est pas moins intéressante pour ceux 
qui ont pu apprécier tout ce qu'il fallut à l'artiste de persévérance dans l'étude, 
de conscience dans le travail incessant pour en vivre honorablement, élever sa 
famille assez nombreuse, et se faire un nom dans la gravure; ce nom, Jacques 
Aliamet le conservera par son œuvre. 

Il me reste maintenant à apprécier cet œuvre dans son ensemble, au point 
de vue exclusivement artistique, avant d'arriver au Catalogue raisonné de toutes 
les productions du graveur. 

I. Quelle heureuse fortune alors pour les amateurs! Des dessins originaux de Vanloo, de 
Fragonard, de Boucher, de Watteau, de Greuze ! Des dessins, des croquis de bien d'autres... Nous 
nous trouvons aussi, dans ce catalogue, en pays de connaissance avec des Abbevillois, le Vasseur, 
Beauvarlet, Dequevauviller , Macret, Dennel, Flipart, les Danzel, dont un certain nombre 
d'estampes étaient mises en vente en épreuves d'artistes et en autres étais. 




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APPRÉCIATION DE UŒUVRE 




*ŒUVRE d'Aliamet, on Ta déjà vu, est assez important. Il 
comprend d'abord, sous sa seule signature, trente -neuf 
estampes dont plusieurs de grandes dimensions. Son nom 
figure également sur trente-irois autres, comme les ayant 
ou terminées, ou dirigées, ou faites en collaboration; une 
part, plus ou moins large, doit donc lui être attribuée dans le travail de ces 
pièces. Dix-huit estampes portent aussi son nom, comme ayant été ou dédiées 
ou seulement éditées par lui, mais il n'apparaît pas qu'il ait coopéré directement 
ou indirectement à leur exécution. Enfin, j'ai relevé dans des catalogues ou dans 
des ouvrages biographiques jusqu'à quarante autres pièces qui lui ont été 
attribuées, la plupart à tort et par erreur, je crois ; quelques-unes ont pu être 
gravées par lui, mais je n'ai pu les découvrir. 

On ne peut donc compter que soixante-douxe estampes, sans oublier ses 
nombreuses vignettes, dues réellement, en tout ou en partie, à son burin et à 

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136 l'œuvre gravé 



sa pointe. Le chiffre est déjà respectable pour trente années environ de travail ; 
en effet, Aliamet est mort à soixante et un ans et six mois, et, dans les dernières 
années de sa vie, il n'avait plus gravé d'estampes proprement dites. 

Mais là nç se borne pas son œuvre, à beaucoup près, car notre artiste a été en 
même temps et surtout, on peut le dire, graveur de vignettes; elles sont au nombre 
de cent vingt-deux, disséminées dans trente-six ouvrages qui représentent un grand 
nombre de volumes. Il faut y comprendre encore huit autres pièces, également 
signées de lui, vues et décrites, mais se rattachant à des ouvrages, recueils ou 
collections, qui me sont restés inconnus ; le tout représente un ensemble de 
cent trente vignettes : frontispices, fleurons, estampes-figures, culs-de-lampe, etc., 
qui doivent lui être attribuées. Elles forment, jointes aux estampes, cent 
soixante-neuf pièces qui constituent son œuvre ; en y ajoutant les trente-trois 
estampes, indiquées ci-dessus et auxquelles il a seulement collaboré, on arrive 
à un chiffre de deux cent deux pièces signées par lui, et encore je n'y comprends 
pas quelques vignettes signalées dans des ouvrages et qui ont échappé jusqu'ici 
à mes recherches. 

Il y a loin de là, sans doute, aux quatre cent vingt pièces cataloguées par 
M. Jules Hédou pour le Mire, mais il faut considérer qu'Aliamet n'a pas 
fourni une aussi longue carrière que son confrère Rouennais qui a vécu jusqu'à 
soixante-dix-sept ans et qu«, d'autre part, ce dernier a gravé surtout des 
vignettes qui étaient d'une production plus rapide. 

La liste donnée par le Manuel de V amateur d'estampes pour l'œuvre d' Aliamet 
ne comprenait que quarante-neuf pièces (estampes et vignettes). MM. le baron 
Roger Portails et Henri Béraldi ont relevé toutes les estampes les plus 
importantes et, de plus, une soixantaine de vignettes. A l'époque de la 
publication, en 1880, du tome P' de leur important ouvrage en six volumes 
sur les graveurs du xviii* siècle, je ne trouvais alors que cent pièces, ainsi 
que ces auteurs ont bien voulu le mentionner. Le nombre aujourd'hui, comme 
on le voit, est plus que doublé. 

C'est par des vignettes qu'Aliamet s'était d'abord fait connaître, et il en a 
produit successivement pendant tout le cours de sa carrière artistique; les 
dates d'édition des ouvrages à l'illustration desquels il a collaboré sont là pour 
l'attester» Il s'était exercé à ce genre dans Tatelier de le Bas; c*est là où il 



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DE JACdUES ALIAMET 157 



avait appris à se servir de la pointe sèche sous l'habile direction de ce maître 
qui le premier en avait fait usage. Aliamet a encore perfectionné ce mode 
de travail qui exigeait une grande habileté et une grande légèreté de main 
en même temps qu'une excellente vue, mais qui aidait merveilleusement à 
continuer, par des traits fins et délicats sur le cuivre nu, les premiers travaux 
commencés à l'eau-forte et que les morsures ne pouvaient donner avec la 
même perfection. Notre graveur a même généralisé ce procédé pour la 
reproduction des personnages et des lointains dans ses grandes planches dont 
il avançait beaucoup les esquisses à l'eau-forte, ainsi qu'on le voit par les 
premiers tirages d'épreuves d'artiste; nous en possédons plusieurs spécimens 
au musée d'Abbeville. 

Quelle merveilleuse patience, quelle souplesse et quelle habileté de main ne 
faut-il pas à l'artiste-graveur pour tracer ainsi, à l'aide du burin et de la 
pointe poussés sur le métal nu, des contours et des détails si délicats! C'est 
surtout par les planches même de cuivre qu'on peut s'en rendre vraiment 
compte plutôt que sur des épreuves tirées. Le graveur, je le répète, doit avoir 
acquis une grande connaissance du dessin et une singulière facilité dans le 
maniement de l'outil pour mener ainsi à bien des pièces de grandes dimensions; 
il faut remarquer en plus qu'il a à reproduire son sujet à l'envers. 

Jacques Aliamet, comme on l'a vu, s'était perfectionné dans le dessin 
et dans les difficultés de la perspective en passant par l'atelier de Vanloo 
après celui de le Bas ; il s'en est ressenti dans toutes ses productions. Il a su, 
comme on l'a dit, « conserver, dans ces grands sujets, d'une manière savante 
et agréable, l'harmonie des teintes, la profondeur des derniers plaris et le 
rendement des effets de jour et d'ombre ». 

C'est ainsi, pour ne citer que les principales, que ses belles estampes d'après 
Berghem, telles que la Grande Ruine, la Grande Chasse au Cerf, celles d'après 
Vemet comme Vancien Port de Gines, le Rachat de l'Esclave, les quatre heures du 
jour (considérées comme ses meilleures estampes), les Vues du Levant, ont 
conservé un aspect frais, clair et brillant. On remarque notamment dans le Soir 
et dans la seconde Vue du Levant, la manière avec laquelle certains personnages 
sont rendus, se détachant comme en relief, pourrait-on dire, de fonds lumineux 
d'une grande pureté et qui s'étendent à perte de vue dans un horizon vaporeux. 



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158 l'œuvre gravé 



Toutes ces pièces, paysages et sujets maritimes gravés par Aliamet et ses 
émules, (parmi lesquels il faut citer surtout Balechou, qui lui fut supérieur dans 
sa Tempête ^), resteront de beaux spécimens de ce genre de gravure fine, élégante, 
aux larges aperçus, et cependant si soignée dans les moindres détails, que les 
Berghem et les Vernet ont fait éclore, en quelque sorte, dans la seconde moitié 
du xvin^ siècle. Assurément, le peintre y a eu incontestablement la première et 
la plus large part en composant son sujet, en y disposant les divers plans avec 
une grande habileté, en y groupant personnages et animaux si bien posés, en 
présentant d'une manière pittoresque les vaisseaux, barques, tartanes, rochers 
surmontés de ruines, etc.; mais on ne saurait contester non plus au graveur, 
bien qu'il n'ait été qu'un copiste, le mérite d'avoir reproduit ces jolies 
compositions avec une grande fidélité et avec un sentiment artistique réel. 

Et puis encore, quand on compare aujourd'hui ces estampes avec les 
tableaux du grand peintre de marines, devenues par l'effet du temps d'un 
aspect généralement assez terne, froid, et qui ont poussé souvent au noir, tout 
l'avantage reste au graveur qui a ainsi conservé à ces belles compositions tout 
leur charme et tout leur éclat. 

Qu'il me soit permis d'ajouter ici, et plus spécialement pour les estampes 
gravées par Aliamet d'après Berghem, que lorsqu'on étudie dans son ensemble 
l'œuvre gravé de ce peintre au cabinet des estampes, celles qui sont dues au 
burin de notre artiste paraissent mieux réussies, et de beaucoup, que celles qui 
ont été gravées par Wisscher, par Major, et surtout par Dankertz; celles-ci sont 
moins finies, moins soignées, ayant moins d'éclat et de brillant. Il Êiut en 
excepter toutefois de petits paysages gravés par Daudet, datés de 1776, qui, 
ceux-là, sont charmants avec leurs effets miroitants. 

Quant aux vues maritimes, Aliamet a été, nous disent MM. le baron 
Portails et Béraldi « L'un des plus heureux interprètes de Joseph Vernet, dont 
il a rendu habilement la manière, le calme de ses paysages d'Italie comme la 
furie de ses tempêtes ». 

I. A propos de Balechou, voici la réclame que lui consacrait, très justement, le Mercure de 
France, numéro de janvier 1765, p. 171 : « Les planches gravées par le célèbre Balechou, mort à 
Avignon le 18 du mois d*août 1764, sont à vendre. Elles consistent en trois marines d'après 
Vernet, connues sous le nom du Calme, de la Tempête et des Baigneuses et une Sainte-Geneviève, 
d'après Carie Vanloo. S'adresser à M. Balechou, à Arles. » 



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DE JACQJLJES ÂUAMET 159 



Et ailleurs, dans le relevé des pièces gravées d'après le même, ils ajoutent : 
« Toutes ces estampes, ainsi que celles exécutées d'après Berghem, van de 
Velde, etc., justifient l'opinion d'Huber : les belles épreuves en sont 
éminemment claires et agréables de tons ». 

Et, pour terminer, sur ce point, par Topinion d'un auteur non moins 
recommandable, M. Léon Lagrange, qui a étudié complètement l'œuvre de 
Vernet : « Plus profonde, plus ferme et non moins facile que celle de son 
maître, le Bas, la gravure d'Aliamet sait conserver l'effet piquant de la peinture. 
. Joseph Vernet a trouvé plus d'un habile interprète ; aucun ne l'a rendu avec 
autant de fraîcheur et de simplicité qu'Âliamet ». 

n n'y a rien à ajouter à de semblables appréciations... 

Notre graveur, et c'est là un point qu'il est intéressant de rappeler, a 
travaillé dans tous les genres, à l'exception toutefois du portrait, et il l'a fait, 
on peut le dire, sans se montrer inférieur à lui-même. C'est ainsi que des 
sujets de £intaisie et d'études de mœurs comme la place des Halles, la place 
Mauberi, d'après Jeaurat, qui font revivre le Paris populaire d'autrefois, ont été 
traités par lui avec la même conscience ; les personnages mis en scène, bien 
différents de ceux qui figurent dans les vues et paysages, sont rendus avec 
non moins de facilité et d'exactitude dans ces curieuses compositions. Les 
Batailles de la Chine sont des sujets d'une nature tout exceptionnelle ; on peut 
les considérer, à vrai dire, comme de grandes vignettes, malgré leurs dimensions ; 
les masses de soldats qui y fourmillent sont détaillées sans confusion et avec une 
grande délicatesse. Enfin, et pour passer à un genre tout opposé, la Bergère 
prévoyante, seule pièce qu'Aliamet ait gravée d'après Boucher, est une de ces 
compositions gracieuses, agréables, dont le grand peintre des salons et des 
boudoirs avait seul le secret ; la gravure qu'Aliamet en a faite peut être rangée 
également parmi ses meilleures. 

H est une sorte de gravure, tenant le milieu, pourrait-on dire, entre la 
vignette proprement dite et l'estampe, et dans laquelle il s'est également exercé, 
surtout peut-être vers la fin de sa carrière artistique. Ce sont de charmantes 
pièces de petit format, d'après Hackert, Wagner et autres, des paysages tracés 
avec goût, d'une main restée toujours ferme, avec des éclats de lumière qui 
les rendent brillants sans trop de sécheresse. Pour ne parler que des pièces 



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i6o l'œuvre gravé 



portant sa seule signature comme graveur, (car il en est d'autres, on Ta vu, où 
il s'est borné à mettre la dernière main ou à diriger le travail), je citerai 
notamment la /" et la 2« partie du Jardin Anglais de Fillette, la )^ et la 4* Vue 
des Environs de Saverne, la Ruine pris d'Alessano et autres. L'air et la lumière 
abondent; le travail de la pointe exercée sans effort et avec une grande délicatesse 
donne aux figures et aux animaux groupés dans ces petites compositions une 
légèreté exempte de sécheresse. 

C'est toujours, a dit M. de Grattier, « La même finesse de touche, la 
même grâce, la même entente des effets de soleil et de clair-obscur, la même 
habileté à s'identifier avec son sujet, à en saisir les caractères particuliers et à 
les représenter, la même verve tout à la fois spirituelle et entraînante ». 

J'arrive ou plutôt je reviens aux vignettes. Elles sont nombreuses, et, 
à l'exception de MM. le baron Portails et Béraldi qui en ont relevé un certain 
nombre, les biographes n'en ont pour ainsi dire pas parlé ; elles constituent 
cependant une partie notable de son œuvre, mais il fellait les rechercher dans les 
divers et nombreux ouvrages où elles se trouvent disséminées. Aliamet, on l'a 
vu, s'était exercé à ce genre dans l'atelier de le Bas et il s'était placé, dès ses 
débuts, au rang des bons vignettistes ; il continua à s'y livrer, d'une manière 
assez régulière, jusque vers la fin de sa vie. 

Sans atteindre, sans doute, au degré de suprême délicatesse de de Ghendt, 
son élève, sans être arrivé à la perfection si complète de le Mire dans ses 
délicieuses productions, Aliamet n'en a pas moins, on peut le dire, marqué sa 
place, et une place très appréciable, parmi les illustrateurs du xvin« siècle. Il 
sut faire joli en évitant l'écueil, soit du maniéré, soit de la trivialité. 

Les vignettes, (j'en ai relevé environ cent trente), ont été disséminées 
pendant plus de trente ans, et au cours d'œuvres plus importantes, dans ces 
charmantes publications qui ont fait les délices de nos pères et qui sont encore 
si recherchées des vrais amateurs. Les petits sujets qui en rehaussent et qui, 
pour quelques-uns, en constituent le charme principal, ont cet autre intérêt de 
nous faire connaître, autant et plus peut-être que ceux qui ont écrit ces ouvrages, 
certains côtés des mœurs, des usages, des détails d'ameublement, du costume et 
des habitudes de la société élégante du xvni« siècle. 

Aliamet, et c'est là une partie importante et peu connue de son œuvre, a 



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DE JACQUES AUAMET 



l6l 



pris une large part à Tillustration de ces nombreux volumes. II a coopéré 

notamment, dans le Decameron de Boccace, et pour dix-neuf vignettes, à la 

reproduction de cts ravissants petits dessins dus au crayon délié, à l'imagination 

si féconde de Gravelot; ces pièces, frontispices, fleurons^ culs-de-lampe, etc. 

sont toutes généralement tracées d'une pointe délicate et sûre. On trouve la 

même finesse et le même souci des détails dans les quatre vignettes gravées 

par lui d'après Eisen, pour l'édition des Contes de la Fontaine, de 1762, dite des 

Fermiers généraux . Parlerai-je, pour ne citer ici que les ouvrages et les 

éditions les plus connus, des Lettres de Dorât (176^-1766), où figurent notamment, 

parmi les onze pièces signées d'Aliamet, toutes d'après Eisen, ces fleurons, ces 

culs-de-lampe où se jouent des amours, tous ravissants de grâce et de délicatesse ; 

d'autres dans VAlmanach iconologique ; puis aussi une jolie vignette dans les 

Héroides de Blin de Sain More; et encore, dans le recueil des Romances historiques 

de Lanjon, un délicieux fleuron qui est la pièce la plus intéressante et la meilleure 

peut-être de l'ouvrage; elle était bien placée, à l'ouverture du livre, pour 

affriander l'amateur. Le Pot pourri, la Nouvelle Zilis au bain, du marquis de 

'^^ay, contiennent chacun, sous les signatures d'Eisen et d'Aliamet, une ravissante 

^^Hïposition à laquelle le graveur a laissé tout son charme. Il faut en dire 

///X^ ^•^^ P^ur les cinq pièces qui figurent, avec les mêmes noms, dans les Baisers 

^Z^crat, de l'édition de 1770, cotée si haut dans les ventes. Le fleuron et le 

^ ^=3e-lampe des Poésies pastorales de Léonard, la vignfette-figure du chant V de 

f^^ \^^nt des Grâces de lyionis Dus^our, contribuent également à l'intérêt de ces 
yî^-^i^i ^ns de 1771 et de 1777. 

J^] J &udrait presque tout citer; mais, avant de renvoyer au Catalogue raisonné, 

je ^s-i calerai, en terminant sur ce point, une délicieuse figure-estampe : à 

fen^^^ ^^rsme avare. Galant Escroc, des Contes et Nouvelles de La Fontaine, édition dite 

le ^^E^ragonard, de I79S> en deux volumes. Aliamet était mort dès 1788, 



^ * 3.*éditeur, dans Tavant-propos ou prospectus, parlait ainsi des artistes graveurs qui avaient 

co<>T^"^^aré à l'illustration de ce bel ouvrage : « MM. Aliamet, Flipart, le Mire, Longueil et autres 

^ ^■c^-^pandu dans la gravure de ces estampes toute la force et le charme de leur art, le goût, 

lu^^^^nce, le précieux fini de la mignature (sic) s'y trouvent réunis. » A part les réserves à faire 

^*^^^ "^ à la forme et à... l'orthographe, ces lignes montrent bien qu' Aliamet était en vogue et que 

l'^x^^^^^tjon jç jQQ QQjQ ^jjjjj supposée pouvoir contribuer, avec celui de quelques autres, i attirer 

^ ^xt^sx^tion des amateurs. 



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lé2 l'œuvre grave 



c'est-à-dire sept ans auparavant ; c'est assurément un de ses derniers ouvrages, 
mais la publication en a sans doute été retardée. Cette pièce a été l'objet d'une 
appréciation très judicieuse de la part des auteurs des Graveurs du XFJII* siicU; 
elle est, du reste, un hommage trop flatteur rendu à notre artiste Abbevilloîs 
pour que je puisse résister au désir de la reproduire ici : « Cette vignette, 
disent-ils, est l'une des mieux réussies d'une suite considérée elle-même, à 
juste titre, comme une des plus belles illustrations qu'ait produite l'École du 
xvin« siècle...' » 

En revenant maintenant sur l'œuvre d'Aliamet en son entier, je dois parler 
d'un mode de procéder qui n'a pas appartenu à Aliamet seul, mais qui était 
usité par la plupart des graveurs de son temps. C'est celui qui consistait à ne 
prendre qu'une part indirecte dans la confection de certaines planches. 

Nous avons vu les dessins de Fragonard dans le merveilleux exemplaire que 
possédait M. Eugène Paîllet*. Assurément, comme l'a dit M. Béraldi, « ils sont 
adorables, dans le vague où le grand artiste les a laissés et qui leur donne je ne 
sais quelle apparence immatérielle ; on dirait, en voyant défiler sous ses yeux 
ces cinquante-sept pièces, qu'on est parvenu à fixer sur des plaques sensibles, 
par un procédé merveilleux, les idées délicieusement confuses d'un rêve ». 

Mais, ajoute-t-il, « dans la gravure, les choses ne sauraient demeurer ainsi. Les 
interprètes ont du dégager, pour ainsi dire, de la brume et préciser les contours, 
les formes, l'expression des visages, donner les proportions aux figures, rendre 
exactement les détails des costumes et des ameublements, des paysages, mettre 
en perspective, et, chose si difficile, répartir la lumière, éclairer harmonieusement. 
Ils y ont réussi ». 

1. MM. le baron Portails et Béraldi font suivre cette appréciation, spécialement relative à 
Aliamet, des considérations générales suivantes qu'ils me permettront de puiser encore dans leur 
ouvrage; elles trouvent, ce me semble, leur place ici, car elles donnent une valeur spéciale à un 
certain nombre de ces menus ouvrages dans lesquels notre graveur a excellé : 

« Faisons remarquer, disent-ils, que le mérite des graveurs d'illustrations ne consistait pas 
toujours à reproduire avec exactitude les modèles qu'ils avaient sous les yeux, à n'être, en un 
mot, que des copistes sur cuivre. On ne leur fournissait pas toujours, en effet, des dessins terminés 
comme ceux de Moreau le jeune, par exemple, où tous les moindres détails, tous les tons, sont 
indiqués, où riep n'est laissé à l'initiative du graveur. — Souvent on ne leur donnait que des 
esquisses, et c'est le cas pour les Contes de La Fontaine ». 

2. Cet exemplaire est entré depuis dans la précieuse bibliothèque de M. Béraldi. 



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DB JACQUES AUAMET 163 



On voit que nos graveurs ont été ainsi, tout simplement, sans prétention 
et sans fracas, des dessinateurs singulièrement habiles. 

Beaucoup de ces pièces, notamment pour Âliamet, lui sont entièrement 
attribuées dans les catalogues, mais, comme on le verra plus loin, il y a des 
distinctions à Élire et Yai toujours pris soin de les indiquer. 

Les unes portent en effet, terminées, les autres, dirigées par Aliamet; celles-ci 
mentionnent sa signature avec celle d'un autre, ce qui indique la collaboration ; 
celles-là sont seulement dédiées, et enfin il y a des estampes éditées par notre 
graveur, par ces mots : se trouve che^ Aliamet^. 

La question, précisément, est de savoir la part plus ou moins directe et 
effective qu'il a prise dans ces pièces, selon les mentions qui s'y trouvent. Cette 
question a son importance et elle m'a été signalée par M. Henri Béraldi ; il est 
intéressant, en effet, pour les amateurs, de savoir à quel titre le nom d'Aliamèt 
figure, par exemple, avant le mot direxit^ sur telle ou telle pièce, et dans quelle 
mesure on peut la lui appliquer. 

Et d'abord, il n'y a pas à se préoccuper de celles uniquement indiquées 
comme dédiées ou éditées par lui ; elles ne s'élèvent d'ailleurs qu'à douze, ce 
qui, par rapport à l'œuvre entier, est un fort petit nombre. Les indications 
ci-dessus montrent bien qu' Aliamet n'a pas coopéré au travail de ces 
estampes', lesquelles portent, du reste, les noms des artistes qui les ont exécutées. 
Il s'est donc efiacé devant les auteurs et n'a pas cherché à laisser supposer qu'il 
aurait pris une part quelconque de collaboration. Il en résulte que quand, au 
contraire, son nom est mentionné comme directeur ou à un autre titre, on 
peut croire que cette indication est exacte et sincère. Mais il y a plus, et 
Aliamet savait même aussi s'efl^cer devant ses élèves; ainsi, à propos de 
l'estampe VHumilité récompensée, qui ne porte le nom d'Aliamèt que comme 
simple éditeur et qui mentionne Chedel comme le seul graveur, le Mercure de 
Franu de 1755 indique que Chedel n'a fait que Teau-forte et que « la pièce a 
été entièrement finie et retouchée par le s*" Aliamet ». 

1. Qpant à l'expression excudit, elle ne se trouve pas <ians l'œuvre de notre graveur et elle 
ne figure que sur les estampes anciennes. Elle emportait presque exclusivement Tidée d'édition, 
en dehors d'une coopération de l'artiste. 

2. On voit, du reste, la différence, au point de vue du travail, entre les estampes seulement 
é4fitée$, et, par exemple, celles dirigées; dans ces dernières, on retrouve, en général, le faire d'Aliamèt. 

21 



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164 l'œuvre grave 



Quant à celles, au nombre de quatorze, où se trouve la mention : terminé 
par Aliamet, il n'y a pas de raison de supposer que notre graveur n*y ait pris 
une part plus ou moins grande. De Ghendt et d'autres ont employé la même 
formule, notamment dans les illustrations du Voyage en Sicile de l'abbé de 
Sain-Non ; elle est, au surplus, assez significative par elle-même. 

Il est à remarquer que souvent des pièces portent à la fois les signatures du 
peintre, de l'aquafortiste et du graveur au burin. Il en est même une, 
Diane et Calisto, où se trouvent quatre noms, ceux du peintre, du dessinateur, de 
l'aquafortiste et de celui qui a terminé au burin ; la coopération d' Aliamet pour 
l'achèvement de l'estampe ne saurait être douteuse, et le soin avec lequel la part 
de chacun a été déterminée est certainement une preuve d'exactitude et de sincérité. 

Sans doute, certaines gravures, comme celles qui figurent dans le Royaume 
de Sicile, de même que dans les Vues de Dresde et dans d'autres, ont été très 
poussées à l'eau-forte par Duplessis-Bertaux et par Weisbrod, pour ne citer que 
les principaux, mais le travail d'achèvement au burin ou à la pointe sèche, pour 
être de moindre importance peut-être, n'en a pas moins existé. 

Resterait à savoir si notre graveur, certainement éditeur d'estampes, 
marchand peut-être, tenant dans tous les cas atelier ouvert, n'aurait pas £iit 
travailler ses élèves, en couvrant leurs œuvres de son nom plus connu. On 
peut le croire, nous disait M. Béraldi, et il ajoutait que ce procédé, usité au 
xviii* siècle, le serait même encore de nos jours. M. Hédou le dit également 
comme étant de notoriété, surtout pour le Bas, et il ajoute : « On ne s'expliquerait 
pas autrement, d'ailleurs, le nombre considérable d'estampes, souvent énorme 
par leurs dimensions, qui portent le nom de le Bas ». 

Sans vouloir discuter pour Aliamet cette assertion qui paraît vraisemblable, 
elle ne retirerait guère du mérite et de l'importance de son œuvre, puisqu'il ne 
s'agirait, dans tous les cas, que d'un nombre de pièces assez restreint. J'ajouterai 
d'autre part qu' Aliamet, à ses débuts, a certainement travaillé à des pièces signées 
ensuite par son maître le Bas, et que si, plus tard, il a demandé le même service 
à quelques-uns de ses élèves, sauf à revoir les planches et à les retoucher avant 
de les signer, c'était par une sorte de compensation avec ce qu'il avait dû subir 
lui-même à ses débuts. Sans doute, des graveurs plus ou moins scrupuleux ont 
usé et abusé du travail et du talent d'artistes de leur entourage et de ceux de 



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DE JACQUES ALIAMET l6$ 



kors élèves. J'ai indiqué déjà, dans une étude sur Beauvarlet, que ce graveur de 
talent et surtout assurément de grande facilité, mais peu consciencieux et peu 
courageux, ne se Éaisait pas scrupule, lui, de faire travailler ses femmes et aussi 
ses élèves comme Dennel, Dequevauviller et autres; on retrouve absolument leur • 
manière dans des pièces que Beauvarlet signait seul, sans même Tatténuation, 
honnête celle-là, du direxity dont nous allons parler. Mais, quant à Aliamet, on 
peut lui rendre cette justice que les pièces signées de lui, et de lui seul, sont 
réellement de sa main. Beauvarlet a exploité ses élèves, sans vergogne, en 
s'attribuant.entièrement leur travail; Aliamet les a fait travailler, lui aussi, mais 
en les laissant signer, sans toutefois, et comme c'était assurément son droit, 
abdiquer sa part dans la collaboration dans l'achèvement ou dans la direction. 

Parlons plus spécialement maintenant de ses estampes sur lesquelles la signature 
du graveur est suivie du mot direxit. Quelle est la portée de cette expression 
qui emporte déjà par elle-même l'idée d'une coopération quelconque, et quelle 
part précisément Aliamet a-t-il prise dans l'exécution des estampes ainsi signées ? 

La question est délicate et mérite attention. En ce qui concerne notre 
graveur, les estampes sur lesquelles se trouve cette mention sont au nombre 
de dix-sept; elles ont été relevées et décrites à part dans le catalogue, où grand 
soin a été pris de bien les distinguer des pièces portant nettement Aliamet sculp. 

Parmi celles en question, il en est d'abord pour lesquelles il ne saurait y 
avoir, à mon sens, de doute sérieux. Ce sont les Vues du Levant, Temps 
orageux, Temps de brouillard, d'après Vernet, qui ne portent même pas le nom 
de celui qui les aurait réellement gravées et terminées; en outre de la mention : 
Aliamet direxity elles sont dédiées par lui; des états plus modernes, avec 
l'indication chez Jean, rue Jean de Beauvais, portent même la mention Aliamet 
sculpsit, et le catalogue de 1788 en comprend également parmi les estampes 
gravées par Aliamet. D'autre part, si M. Léon Lagrnnge nous dit que le 
le Temps de brouillard aurait été gravé par Yves le Goua:^, dont il aurait été le 
début, pour les autres, et notamment pour le Temps orageux, le savant historien 
de' Joseph Vernet paraît reconnaître qu'Aliamei y a pris au moins une grande 
part, et c'est là une explication très sérieuse du direxit. Il est, en effet, difficile 
d'admettre qu' Aliamet soit resté étranger au travail de ces estampes ; rien, dans 
les autres documents consultés, n'autorise à le croire. 



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i66 l'œuvre gravé 



Il est une estampe, d'une grande valeur artistique, la Philosophie endormie^ sur 
laquelle on voit également la mention Aliamet direxit; notre graveur n'y aurait-il 
pas collaboré ? Sans doute, l'eau-forte pure et même le travail au burin sont 
• attribués, par les auteurs des Graveurs du XFIW siècle^ à Moreau, mais on a aussi 
attribué l'eau-forte à Fragonard et encore à Greu:(e; il est à remarquer aussi 
que ce premier état et celui qui est terminé au burin présentent des diflférences 
notables. Moreau a signé lui-même en employant ce terme; ainsi, dans l'œuvre 
de Wagner, il y a deux Vues des Environs de Dresde, gravées par Élise Saugrain 
et qui portent : Moreau le jeune direxit^ 1783, à Paris chesi Moreau, dessinateur 
et graveur. Si cet artiste qui était, autant qu'un autre, jaloux de sa personnalité, 
avait gravé, absolument seul, la Philosophie endormie, il n'aurait certainement 
pas laissé Aliamet y mettre sa signature, même avec l'atténuation direxit, alors 
surtout qu'il s'agisait d'une pièce de cette importance. Tout porte donc à penser 
qu' Aliamet a pris une part dans l'exécution, au moins finale ; cette collaboration 
•serait d'ailleurs justifiée par les rapports d'amitié, non suspecte, de notre 
graveur avec M. et M"*" Greuze ; elle est confirmée par la dédicace de la pièce à 
la jeune femme, et enfin par la mise en vente des épreuves chez notre graveur. 

Aliamet a encore apposé ^on nom suivi de la même désignation sur 
l'estampe V Éducation d'un Jeune Savoyard, dont l'eau-forte paraît avoir été faite 
par Moreau. Il l'a fait également pour les deux Vues de Caudebec, signées de 
le Gouaz ; et encore sur quatre des pièces, au nombre de sept, de Pygmalion, 
qui portent en même temps la signature de de Ghendt. Or, ce dernier, pour 
la Fontaine de Sainte-Sophie à Bénévent, gravée à l'eau-forte par Weisbrod, a eu 
bien soin de faire mentionner : terminé par de Ghendt. Pourquoi aurait-il, pour 
d'autres pièces, laissé substituer le nom d'Aliamet au sien ? 

Le Mire, l'artiste impeccable au dire de son biographe autorisé, a signé 
également avec cette sorte de formule direxit, notamment en tête du Pot pourri 
du marquis de Pezay. Cette indication avait donc un sens quelconque, une 
portée effective ? Que la part du directeur n'ait consisté même, si l'on veut, 
que dans des conseils, que dans des traits relevés passim, que dans quelques 
coups de burin ajoutés adroitement, que dans certaines parties achevées ou 
mises au point, cela n'en constituerait pas moins une sorte de collaboration. 
Je ne saurais, quant à moi, et en dehors de tout amour-rpropre d'Abbevilloîs, 



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DE JACaUES AUAÎIET ï6j 



considérer l'indication discutée comme un non-sens absolu et comme une sorte 
de mensonge flagrant. Laissons donc i Âliamet un peu de son nom, de son 
talent et de sa personnalité dans ces estampes ; elles doivent figurer et rester 
dans son œuvre. 

Restent les vignettes. 

Toutes celles qui sont comprises dans ce catalogue portent le nom d' Aliamet. 
Ne les a-t-il pis toutes gravées, ainsi que MM. le baron Portalis et Béraldi paraissent 
disposés à le croire ? Sans doute, on a trouvé des eaux-fortes signées par les 
aquafortistes, puis, après le travail de dernière main au burin, les mêmes 
signées par le buriniste seul, s'attribuant ainsi toute l'œuvre achevée. C'est 
ainsi, paraît-il, que Fessard s'est substitué à Saint-Aubin, Longueil à Oioffard, 
Monnet et Delignon à Moreau ; de là, MM. Portalis et Béraldi ont été amenés 
à conjecturer qu' Aliamet avait dû signer seul des vignettes dues à de Ghendt, 
son élève, pour l'eau-forte ; ils sont tentés aussi d'attribuer à le Mire un certain 
nombre de pièces signées par Aliamet. Tout en m'inclinant devant ces autorités et 
en admettant que le fait soit exact pour les pièces de Pygmalion ci-dessus relevées 
et dont les eaux- fortes sont dues à de Ghendt^ je ferai seulement remarquer 
qu' Aliamet n'en a signé que quatre, et encore avec le mot direxit. Quant aux 
vignettes, rien ne vient établir qu'Aliamet s'y soit substitué à ce graveur. Pour 
le Mire, notre confrère Rouennais signale, il est vrai, dans le Dàameron, 
édition de 1757, trois vignettes où le nom d' Aliamet a été réellement substitué 
à celui de son émule; mais l'auteur ajoute, et c'est important, que cette 
substitution n'a eu lieu que lors d'un tirage postérieur, et il l'attribue aux 
éditeurs. Ajoutons que l'une de ces trois vignettes (titre du tome III) porte à 
la fois les deux signatures de le Mire et à' Aliamet ; chacun n'y a-t-il pas eu sa 
part, le premier peut-être pour l'eau-forte, le second pour le burin ou la 
pointe ? On trouve bien aussi, sur d'autres vignettes, le nom de Martenasie à 
côté de celui de le Mire. 

M. Jules Hédou signale encore, dans Us Contes de la Fontaine, édition de 1762, 
une seule vignette, celle pour la Fiancée du roi de Garbe, où la substitution 
aurait eu lieu; mais, et ceci est à retenir, il ne signale aucune autre pièce dans 
le même cas. 

Le Mire, nous dit M. Béraldi, était, parah-il, d'un caractère susceptible.; 



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l68 L*ŒUVRE GRAVÉ 



aorait-il laissé passer ainsi des pièces de sa main sous la signature d'un antre ? 
La preuve, d'ailleurs, que les graveurs, et le Mire en particulier, savaient 
revendiquer leur part dans le travail, même pour une simple vignette, c*est 
que dans Vlconologie, où il semble qu£ tous les vignettistes se soient donné 
rendez -vous, on voit notamment pour la sculpture, d*après Gravelot, cette 
mention significative : la téie du roi est gravie par M. le Mire y de même, 
sous le trait carré d'une pièce intitulée la Tentation ? mentionnée et décrite par 
M. Jules Hédou sous le numéro 402, on lit à gauche : C. Eisen inv. et à droite : 
Aliamet aquafort. ; et fini par le Mire. C'est là on peut le dire, le suum cuique, et 
le Mire se gardait bien, on le voit, de laisser omettre sa part de collaboration. 

On peut donc laisser à Aliamet ce mérite d'avoir produit de sa propre main 
et avec grande habileté ces charmantes petites pièces, réelles œuvres d'art pour 
la plupart, qui figurent dans son œuvre; s'il s'est produit des substitutions, 
peut-être à son insu, elles ont été rares en tous cas, et rien n'autorise à croire 
qu'elles ont été généralisées. 

Aliamet, on l'a vu, a fourni une carrière bien suivie, entièrement 
consacrée au travail, sans lacunes ni faiblesses, marquée dans toutes ses 
productions par un réel talent, une science certaine du dessin, et par une 
connaissance approfondie du maniement de l'outil. On n'oserait, sans doute, le 
mettre en parallèle avec nos maîtres abbevillois du xvi* et du xvu' siècle, les 
Mellan, les Lenfant, les François et Nicolas de Poilly qui ont, à leur époque, 
rivalisé, dans une certaine mesure, avec les Daret, les Edelinck, les Nanteuil et 
autres ; mais ces crémiers graveurs abbevillois, mieux doués peut-être et qui 
avaient été puiser en Italie le sentiment du beau et du grand, vivaient à une 
époque où les arts florissaient en France dans tout leur éclat, et d'une manière 
bien différente du siècle qui allait suivre ; ils s'en sont nécessaireinent ressentis, 
leur genre a été plus élevé, leurs travaux de l'outil plus larges, plus sobres, et en 
rapport avec les compositions magistrales qu'ils av/ient à reproduire. Mais, parmi 
les graveurs abbevillois du xvni* siècle, Aliamet a tenu une large place. Il était 
venu plus de vingt ans après Daullé ; celui-ci commençait une nouvelle série, 
et aussi une nouvelle ère de la gravure ;'son talent, exercé surtout dans le portrait 
où il a brillé ne saurait, à aucun point de vue, être comparé à celui d' Aliamet. 
J'en dirai de même de Beauvarlet, de ses élèves et de ceux qui les ont suivis. 



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DE JACQ.UES AUAMET 



169 



^^556. 






>ropre 



^i 



^=n3ùt 






usée 



Une comparaison, possible, s'établirait plutôt, et encore pour les vignettes 

seulement, avec J.-J. Flipart et le Vasseur; mais ce dernier n'en a gravé que 

peu, et, si sa vie calme, tranquille, honnête et laborieuse, peut être mise en 

parallèle avec celle d'Aliamet, ses œuvres, pour si consciencieuses et habilement 

traitées qu'elles soient, ne sauraient en être rapprochées, ni par le choix des sujets, 

ni par le mode de travail ou par les procédés employés. Le Vasseur s'est fait le 

reproducteur fidèle, intelligent et convaincu de ces petits drames d'intérieur et de 

la vie bourgeoise dus à la direction d'esprit sentimental de Greuze ; il a traité 

aussi de larges sujets de mythologie et d'histoire où il sut modeler les nus avec une 

grande science du dessin ; ses portraits enfin sont estimés. Âliamet, de son côté, 

s'est exercé surtout dans les paysages et les animaux, où il n'avait qu'à suivre, 

avec Berghem, les allures et la manière, profondément vraies et naïves, d'un 

maître en ce genre, et il l'a fait avec talent et en y apportant une fidélité 

scrupuleuse. Il a su aussi, dans ses vues maritimes et autres d'après Vernet, 

donner libre carrière à la souplesse de son burin et i la facilité avec laquelle 

iJ sstyjM manier la pointe et s'en jouer pour ainsi dire ; elle lui permettait, par 

^ iégèreté et la finesse des traits, non moins que par la dégradation des 

^^^i-Cfc^cs, de reculer, en quelque sorte, les limites des horizons et de les fondre à 

y^^*^"^^^ de vue. Je ne reviens pas sur les vignettes, pour la plupart si habilement 

^'^-■^ t^Ses, et qui constituent une partie notable de son œuvre. 

^^"^otre graveur, il est permis de le dire avec les biographes, mérite d'être 

raiM^^-^5 parmi les plus habiles de son temps. « Il était l'un des meilleurs, nous 

^^ ^^fc-^achaumont dans ses Mémoires secrets, à l'époque notamment où il gravait 

^cc»:^^ des belles estampes des Batailles de la Chine, sous la direction de Cochin ». 

'^^ ^*^^, M. Anatole de Montaiglon, dans son coup d'œil d'ensemble sur les 

^"^^ ^^urs abbevillois, en tête de son remarquable Catalogue raisonné de l'Œuvre 

^ellan qui a commencé la série des études spéciales sur nos artistes, l'a 

à côté des Mellan, des de Poilly et des Daullé. C'est le plus bel éloge 

^^^:«n ait pu dire d' Aliamet. 

IM ^ termine ce trop long aperçu. 

^Sxi dehors de son mérite artistique, et particulièrement de sa science du 
^^^^x-n et de cette habileté de main qui lui a permis de se plier à presque tous 
\çs genres, Aliamet s'est fait surtout remarquer, nous dit M. Georges Duplessis 



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170 



l'œuvre gravé 



dans sa publication des Mémoires de Wille « par sa grande exacdtnde ». 
Qu'il me soit permis de rappeler que c'est là précisément, à mon avis, le 
propre du génie abbevillois, patient, précis, exact, réfléchi, plutôt porté à la copie 
fidèle, à la reproduction consciencieuse qui n'excluait pas d'ailleurs l'intelligence 
et le savoir, qu'à la composition même des œuvres d'an ; j'en excepte toutefois 
Mellan et François de Poilly qui, le premier surtout, ont composé un 
grand nombre de leurs sujets de gravure. C'est cette tendance particulière, non 
moins que l'émulation produite par les succès de leurs devanciers, qui a dû 
contribuer, surtout au xviii* siècle, à entraîner tant de jeunes gens de 
la même ville à embrasser la carrière de la gravure. Cette branche spéciale des 
arts du dessin demande, en effet, plus que les autres, ces qualités de précision 
et d'exactitude qui rentraient le mieux dans les aptitudes uaditionnelles de nos 
artistes abbevillois. 







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CATALOGUE RAISONNÉ 



22 



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ABRÉVIATIONS 



B. Nat, — Bibliothèque nationale, à Paris. 

CataL — Catalogue. 

Collect. — Collection. 

H. — Hauteur. 

L. — Largeur. 

M. — Musée. 

M. Abb. — Musée d'Abbeville. 



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w 



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CATALOGUE RAISONNÉ 



ESTAMPES PORTANT LA SIGNATURE D'ALIAMET SEUL 



I 



PAYSAGES — DIVERS 

1 — Garde avancée de Hulans 1750 Wouwerman 

2 — Halte espagnole 1750 id. 

.3 — Les Amusements de l'Hiver 1750 Van deVelde 

4 — L'Espoir du Gain, etc 1750 Berghem 

5 — La Rencontre des deux Villageoises 1750 id. 

6 — Entretien de Voyage 1752 id. 

7 — Le Four à Briques 1755 à 1760 id. 

8 — La Grande Ruine 1757 id. 

9 — Grande Chasse au Cerf après 1779 id. 

10 — Vue de la Montagne des Tombeaux près de Telmissus . . : Hilair 



I — GARDE AVANCÉE DE HULANS. 

Au milieu de la composition, sur un plateau de montagne, deux soldats 
dont Tun, à cheval, se détache vigoureusement sur le ciel ; un autre, à pied, 
debout à côté de lui, portant un mousquet sur Tépaule. Plus loin surviennent 
deux hommes à cheval qui gravissent la montagne en longeant une haute 



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176 l'œuvre gravé 



bordure de rochers. Au premier plan, à gauche, un individu assis, ayant un 
sac et un bâton près de lui, et accompagné d'un chien. Armes à la marge avec 
deux lions couronnés de chaque côté de l'écusson. 

Bonne gravure, finement burinée, avec des détails bien soigqés et des effets d'ombre et de 
lumière bien rendus. 

H. 0,306™"; L. 0,387""^. 

A la marge : Garde avancée de Hulans — gravi d'après le tableau original de 
Wouwerman qui est dans la Galerie de son excellence fnonseigneur le comte de Bruhl, 
chevalier de V Ordre de V Aigle Blanc, et premier ministre de sa majesté le roy de 
Pologne, électeur de Saxe, etc., etc., — à Paris che:(^ l'auteur, rue Saint-Jacques, au 
Temple du Goût. 

En bordure : Wouwerman pinx. — r Jac. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; Collect. Ponticourt et Papavoine à Abbeville. 

État avant la lettre. (Cabinet Paignon-Dijonval, n» 5165). 

Pièce annoncée dans le Mercure de France (nos de septembre 1750 et de FévTier 1751) avec 
la Halte espagnole, comme les deux premières estampes gravées par Aliamet d'après Wouwerman. 

Mentionnée par Hecquet, sous le no 95, dans son Catalogue publié en 1752 des estampes gravées 
par Jean Wischer et autres, sous le titre et la dédicace ci-dessus. 

Elle figure à la Bibliothèque nationale dans l'œuvre de Wouwerman qui est considérable et qui 
a été gravé par Moyreau, Wischer, Moitte, Cochin, Beaumont, le Bas, Bouttats et autres. Ce peintre, 
né à Harlem en 1620, mort dans la même ville en 1668, excellait, comme on le sait, dans la 
reproduction des animaux et surtout des chevaux. 



2 — HALTE ESPAGNOLE. 

Groupes de bohémiens dans la campagne. «Les uns, à gauche,' couchés et 
fumant à l'entrée d'une tente soutenue par un poteau; près d'eux, une femme 
assise à terre, tenant un enfant dans sts bras. A côté, un cavalier vu de dos ; 
un homme et une temme s'approchent de lui, l'homme lui tend son chapeau. 
Près du poteau, plus au milieu, un individu tire à même d'un tonneau dans 
une écuelle ; à côté, un autre assis et buvant, un troisième avec un chien près 



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DE JACaUES ALIAMET I77 



de lui. A droite, au second plan, trois hommes couchés à terre près d'une 
autre tente à demi -cachée par un pli de terrain. Au loin la campagne, des 
montagnes. 

Pièce ordinaire. Les figures et certains détails laissent à désirer comme exécution. 

H. 0,309"™°'; L. 0,393™™. 

A la marge : Halte espagnole — à Paris, che^ V auteur, rue Saint-Jacques, au 
temple du goût, et ces vers ! 

A gauche : 

Ah, que dans le fond d'an tonneau 
Rempli da doux jus de U treille 
Ce gros et vigoureux lourdeau 
Avec bien plus de seuretè (tic) 
Cherche avec la liqueur vermeille 
L'oubli des maux et la gayeté. 



A droite : 

Qja'on vieux philosophe entêté 

An fond d'un puits la vérité 

L'homme ici bas triste, acablé (sic) de peine 

A peu de frais a du soulagement ! 

Il sQe, il court, travaille et se démène 

Il boit, il fume, il dort, il est content. 

Lb Comtb. 

En bordure : Philippe Wouwerman pinx. — Jacques Aliamet sculp. 

B.' Nat. ; M. Abb. . 

État avec l'adresse : à Paris, chf^ Vauleur, à V Image S^-Maur, (Mentionnée ainsi par Hecquet 
en 1752, dans ^n Catalogue des estampes gravées par Jean Wischer et autres, d'après les 
tableaux de Wouwerman, sous le no 94). 

Cette estampe, une des premières -d' Aliamet, était annoncée dans le Mercure de France de 
septembre 1750 avec trois autres du môme : la Rencontre des deux Villageoises, T Espoir du Gain et 
les Amusements de V Hiver, 

Elle figurait au Catalogue de 1788 avec quatre autres sous le no 136. 



3 — LES AMUSEMENTS DE L'HIVER. 

Sur un large cours d'eau ou canal arrêté par la gelée se trouvent, à gauche, 
quatre personnages dont deux poussent des boules sur la glace avec des espèces 
de palettes un peu recourbées; plus loin, dans le fond, des patineurs. A droite 



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178 l'œuvre grave 



un homme et une femme tont glisser un traîneau grossier où sont placées deux 
femmes ; au-delà, du même côté et sur la berge, une grande tente en forme de 
hutte d'où s'échappe de la fumée, et autour de laquelle des personnes sont 
groupées ; sur un bâton fixé au sommet sont suspendus une enseigne et un 
pot ; au devant, deux chevaux. Tout au loin, l'on aperçoit une église et un 
moulin. Armes à la marge. 

Bonne gravure ; les personnages, surtout ceux de gauche, sont bien groupés et bien rendus. 

H. 0,278"™; L. 0,366'"™. 

A la marge : les Amusements de l'Hiver — dédié à messire Louis-Antoine de la 
Roche, marquis de Rambures, maréchal de camp des armas du roy — par son très 
humble et très obéissant serviteur Aliamet — gravé d'après le tableau original du cabinet 
de M. Mariette — à Paris che:;^ l'auteur, place Cambray, à Vimage S^-Maur. 

En bordure : A. V. Veldepinx. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la lettre. (Cabinet Paignon-Dijonval, sous le n» 5419). 

État en tirage plus moderne avec l'adresse : à Paris, che\ Jean, rue Jean de Beauvais, w» ^2. 

Cette estampe a été gravée en 1750 (Mercure de France, septembre 1750); c'était, comme on le 
voit, une des premières de notre graveur. 

Ch. Blanc, Trésor de Ja Curiosité, mentionne le tableau comme ayant figuré à la vente du 
cabinet de Mariette en 1775 ; voici comipent il était mentionné au catalogue : « Adrien Van de 
Velde — un superbe et précieux morceau de genre, connu par l'estampe qu'en a gravée 
supérieurement bien le sieur Aliamet sous le titre d* Amusements d'hiver : Il représente un canal de 
Hollande sur lequel divers groupes de figures s'amusent à patiner sur la glace et à jouer à la 
boule. Ce tableau, daté de 1668, porte 11 pouces sur 15 ». Et ailleurs, t. I*^, p. 206 « ce tableau 
fut vendu 4,000 livres en 1 777 à la vente Conti ; il fut encore payé 4,000 livres par Remy, le 
célèbre marchand, qui l'acheta sans doute pour le Louvre, ou tout au moins lui revendit plus tard ». 

Adrien Van de Velde était peintre de paysages et d'animaux, graveur à l'eau-forte, né à 
Amsterdam en 1639, mort dans la même ville en 1672. 



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DE JACQ.UES ALIAMET I79 



4 — L'ESPOIR DU GAIN, etc. 

Une femme montée sur un cheval traverse un ruisseau ; elle est suivie 
d'une autre femme à pied qui porte un large panier sur sa tête, et d'un 
homme jouant de la cornemuse; autour d'eux, des moutons et des chiens. Plus 
à droite, toujours au premier plan, un autre homme rattachant son haut de 
chausses. Plus loin, également à droite, un cheval ou mulet portant un 
mouton dans chacun de ses cacolets; bouquet d'arbres au-delà. Au fond, à 
gauche, la campagne. Armes à la marge. 

Gravure ordinaire comme exécution. 

H. 0,242™; L. 0,315"". 

A la marge : l'Espoir du gain inspire la gayié et dissipe Veminuy d'un voyage — 
dédié à messire Jean-Baptiste le Rebours ^ conseiller au parlement, chevalier, seigneur de 
Saint-Mard sur le Mont et autres lieux — gravé d'après le tableau qui est dans son 
cabinet, de la métne grandeur, par son iris humble et très obéissant serviteur/. Aliamet 
— à Pnris che:^ Fauteur, place Cambray, à Vimage S^-Maur. 

En bordure : Berghem pinx. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la lettre. (Gibinet Paignon-Dijonval, n» 5251). 

Pièce annoncée dans le Mercure de France de septembre 1750; c'était Tuné des premières 
d'Aliamet mises en vente. 

Le tableau figurait, en 1778, au Catalogue de la vente le Rebours, président de la Chambre des 
Enquêtes, sous cette indication : Berghem, tableau sur bois de S pouces sur ji, de Berghem, gravé par 
Aliamet sous le titre : V Espoir du gain, etc. (Ch. Blanc). 

Nous pensons que c'est ce même tableau qui se trouve au Louvre dans la grande galerie, sous 
le no 19. La description parait s'y rapporter. 



5 — LA RENCONTRE DES CEUX VILLAGEOISES. 

Au milieu d'une campagne assez aride se trouvent, vers la gauche, deux 
femme; dont l'une, montée sur un âne avec un ânon à côté, paraît s'adresser à 

l'autre femme qui chemine à pied, accompagnée d'un chien. Près d'elles, et au 

23 



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i8o l'œuvre GRAvè 



centre de la composition, trois vaches conduites par un pâtre. Au loin, à droite, 
au bas d'une montagne rocheuse, un laboureur conduisant sa charrue trainée par 
trois bœufs ; à l'extrême droite, un autre individu menant un âne ; .au loin, la 
campagne. Armes à la marge. 

Gravure ordinaire comme ensemble ; toutefois les animaux sont fort bien traités. 

H. 0,243"'"; L. 0,314™". 

A la marge : la Renconlre des deux Villageoises — dédié à messire Marc-René de 
Foyer, marquis d'Argenson^ maréchal de camp des armas du roy, lieutenant général 
de la province d'Alsace, gouverneur de Romorantin — tiré de son cabinet et gravé de la 
mêfne grandeur que l'original par son très humble et tris obéissant serviteur /. Aliamet 
— à Paris che:(^ l'auteur, place Cambray, à l'image S^-Maur. 

En bordure : Berghem pinx. — /. Altamet sculp, 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la lettre. (Cabinet Paignon-Dijonval, n» $232). 

État d'un tirage plus moderne ; les mentions sont les mêmes, mais Tadresse est différente : 
à Paris, che^ Jean, rue Jean de Beauvais, no ^2. 

Cette estampe est une des premières d* Aliamet ; elle était annoncée en septembre 1750 dans le 
Mercure de France avec trois autres : l'Espoir du gain, etc., la Halte espagnole et les Amusements de 
l'hiver, 

Basan la mentionne avec l'Entretien de Voyage et une ^autre comme paysages figurant dans le 
ler vol. de la Galerie de Dresde, 



6 — ENTRETIEN DE VOYAGE. 

Au milieu de la composition et au premier plan, une femme montée à 
cheval s'adresse à un homme qui marche à côté d'elle en tenant un bâton à la 
main ; elle semble lui indiquer de son bras droit tendu un point à Thorizon, 
où se voient deux cônes de montagnes; les deux, personnages sont représentés 
de dos; autour d'eux, trois moutons, une vache et un chien. A gauche, 
toujours au premier plan, des arbres; plus loin, un homme couver^ d'un 
manteau est à cheval, ayant un sac devant lui; il est accompagné d'un autre 



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DE JACQ.UES ALIAMET l8l 



homme à pied. Tout au loin, on aperçoit la campagne sur une grande étendue, 
avec quelques constructions ; à droite, à peu de distance, deux hommes, 
dont un à cheval, et près d'eux un mouton et un chien. 

Bonne esumpe, d'une grande clarté, et d'un heureux effet comme ensemble. 

H. 0,243™; L. 0,3 12'»». 

A la marge : Entretien de wyage — à Paris che^i Jean, rue Jean de Béarnais, 

En bordure : Berghem delineavit. — /. Aliamet sculp. 

M. Abb. — De ma collect. 

Cet eut avec l'adresse rue Jean de Beauvais est postérieur : Il y a évidemment un état 
primitif, mais je n'ai pu le découvrir. 

Figure au cabinet Paignon-Dijonval sous le n® 5231 avec h Four à Briques, 



7 — LE FOUR A BRIQUES. 

Paysage d'hiver, par un temps de neige. Au premier plan, au milieu, 
groupe de trois hommes dont l'un porte une hachette et un fagot ; ils sont 
debout sur la glace d'un étang ou rivière, traversé par un pont rustique assez 
élevé auquel on accède, à droite, par une sorte d'escalier grossier et de l'autre 
par un talus. A côté d'eux, un chien, et à gauche un autre homme qui 
s'éloigne en patinant. Plus à gauche, un individu poussant un traîneau dans 
lequel se trouve une femme, celle-ci coiffée d'un capuchon ; il est suivi d'un 
chien. A droite, au bord de la glace, un homme rattache ses patins ; plus* à 
droite, un pêcheur portant d'un côté une manne, et de l'autre main un poisson 
qu'il tient suspendu; il est précédé d'un chien. Enfin, au loin à gauche, on voit 
le four à briques, de forme hexagonale, duquel s'échappe une épaisse fumée, 
et à côté, une maison dont le toit est couvert de neige comme tout le reste; plus 
à gauche, au premier plan, deux arbres. Au-delà du pont, une barque où se 
trouve une femme qui lave du linge dans un trou pratiqué dans la glace ; plus 
loin, un homme poussant une brouette. Armes à la marge. 



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i82 l'œuvre gravé 



Gravure assez bonnç, largement traitée, et d*un effet général bien rendu. 

H. 0,277"^™; L. 0,366°»". 

A la marge : le Four à brique — didié à monseigneur Claude-Alexandre de 
Villeneuve, comte de Vence, maràhal de camp des armées du roy, colonel, lieutenant du 
régiment Roy al -Infanterie, Italienne-Corse, Hottoraire associé libre de l'Académie 
Royale de Peinture et Sculpture — tiré de son cabineL et gravé de la même grandeur que 
r original — par son très humble et tris obéissant serviteur J. Aliamet — à Paris che^ 
Jean, rue Jean de Beauvais, n^ J2, 

En bordure : Berghem pinx. — /. Aliamet sculps. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État d'eau-forte (Catal. 1788). 

État avant la lettre, avec les seules mentions du peintre et du graveur. 

Le tableau, peint sur bois, 9 pouces sur 15, figurait le 11 février 1761 à la vente du cabinet 
de C.-A. de Villeneuve, cpmte de Vence, lieutenant général et gouverneur de la Rochelle, 
amateur connu ; il fut vendu alors 390 livres (Ch. Blanc, Trésor de la Curiosité). C'était un des six 
tableaux gravés par Aliamet de 1755 à 1760 et qui furent dispersés à cette vente. Les cinq autres 
étaient : le Sabbat (en deux parties), VHumilité récompensée, V Hiver et le Clair de Lune, 

Gibinet Paignon-Dijonval, no 5231, avec V Entretien de voyage. 



8 — LA GRANDE RUINE. 

Grande composition dite historique. A droite, au premier plan, une femme 
montée sur un âne et ayant un fagot posé devant elle, est arrêtée, au 
milieu de la campagne, près d'une autre femme qui porte un enfant sur son 
dos et en tient un autre par la main ; un chien est à ses côtés. Plus à droite, 
un homme et une femme, celle-ci tenant un fuseau, sont assis par terre, 
gardant des chèvres groupées autour d'eux; un peu sur le côté, un jeune 
garçon joue avec un chien. Plus loin, des vaches, dont deux sont montées 
par des hommes, s'abreuvent au milieu d'un cours d'eau qui coule le long de 
rochers. Au loin, la campagne, un pont, des chaînes de collines ; on aperçoit à 
gauche, au sommet d'un des rochers, une tour et des murs en ruines. Armes 
à la marge, au milieu du titre, dans un médaillon rond. 



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DE JACQUES ALIAMET 183 



Bonne gravure ; composition un peu tourmentée, surtout au premier plan. 

H. 0,504""; L. 0,407"". 

A la marge, à g. des armes : Paese di Nicolo Berghem dalla Galleria Reale di 
Dresda alto pi, j, onc. 7; largo pi. }, onc. i; et à droite : Patsàge de Nicolas Berghem 
de la Galerie Royale de Dresde, haut, S p. 7 pouc. ; large } pi, i pouc., n? 50. 

En bordure, à dr. : Aliamet sculp, 

B. Nat. (Œuvre de Berghem dp 33), et dans le recueil de la Galerie de Dresde (2* vol.) sous ce 
titre, à la table : no jo, paysage d'après Nicolas Berghem par Jacques Aliamet, à Paris, 

État d'eau-forte (Catal. de 1788). 

Eut avant toutes lettres (id.). 

Le Catalogue de 1788, à la vente d* Aliamet, désigne ainsi cette pièce, sous le n^ 133 : 
la Grande Ruine, d'après BergJjem, par Aliamet, pour la Galerie de Dresde. Elle était achetée quinze 
livres par Blamont, ce qui indiquerait qu'elle était fort estimée ; elle rentre encore parmi les 
premières oeuvres d' Aliamet et marque déjà un grand progrès. 

Voici, d'après le volume de la Gaieriede Dresde, imprimé à Dresde en 1757, la notice relative à 
cette pièce : « C'est un tableau du fameux Nicolas Berghem peint en 1659 dans son meilleur 
temps, n représente un pais sec qui n'offre que de tristes rochers à peine couverts de quelque 
verdure et dont le pied est baigné par une rivière. Un habile homme tire avantage de tout, et le 
savant Berghem, par la certitude de sa touche, par la fraîcheur de ses tons, par ses plans bien 
ménagés et par son ingénieuse distribution d'ombre et de lumière, a fait d'un sujet assez ingrat un 
tableau des plus attrayants et qui peut servir de leçon à tous les peintres. Il l'a animé de quelques 
figures et de plusieurs animaux où l'esprit pétille de toute part. Le graveur, si nous pouvons en 
dire notre avis, nous semble être parfaitement bien entré dans le caractère du peintre ». 

Mentionnée dans le cabinet Paignon-Dijonval sous le n^ 5230 sous cette indication : « un paysage 
avec figures et animaux, %^^ pièce en hauteur pour la galerie de Dresde ». 



9 — GRANDE CHASSE AU CERF. 

Au premier plan, à droite, devant un bouquet d'arbres, un groupe de 
chasseurs parmi lesquels deux dames, tous à cheval et entourés de piqueurs et 
de chiens, sont arrêtés à la lisière d'un bois et se montrent un cerf et une 
biche que les chiens vont atteindre, et qui sont poursuivis de près par d'autres 



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184 l'œuvre gravé 



cavaliers ; dans le groupe de droite, on remarque un des chasseurs à cheval qui 
embrasse une des dames. Au loin, dans la campagne, un autre cerf également 
poursuivi. A gauche, au premier plan, groupes de personnages qui descendent 
de cheval ; ils sont accompagnés de piqueurs qui retiennent des chiens ; plus 
loin, toujours à gauche, un bouquet d'arbres. Au dernier plan, la campagne, 
avec cours d'eau, constructions et suite de collines. Armes à la marge. 

Grande et belle estampe ; les fonds surtout sont bien traités et d'une grande profondeur. 

H. 0,440"™ ; L. 0,620™. 

A la marge : Grande chasse au cerf — dédia à monseigneur le tnarichal duc de 
Noailles, pair de France, etc., etc. — par son très humble et tris obéissant serviteur 
Aliamet — à Paris che:^ Aliamet, graveur du roi et de S. M. Imp^^ et ^*, rue des 
Mathurins vis à vis celle des Maçons. 

En bordure ; Berghempinxit. — /. Aliamet sculpsit. 

M. Abb. 

État d'eau-forte (vente le Bas, 1785). 

État avant la lettre (vente le Gouaz, 1816). 

Le tableau, sur bois, de Berghem, figurait, d'après Ch. Blanc, Trésor de la Curiosité, t. II, 
p. 394, à la vente du chevalier Edouard Lacoste et de Coutelier, en 1832, sous cette indication : 
Berghem, grande Chasse au Cerf, suivie d'une description sommaire ; gravé par Jacques Aliamet, 
bois, 26 pouces sur }6. Vendu 15,001 fr. 

Sur une note d'estimation faite par le s^ Bance, de Paris, pour Masquelier, en septembre 1822, 
de gravures encadrées sous verre, je vois : « Grande Chasse au Cerf d'Aliamet avec la lettre, 
60e épreuve, 24 1. » 

Cette estampe figure dans le cabinet Paignon-Dijonval sous le n*» 5228, ép. avant la lettre d'après 
Nicolas Berghem, peintre, graveur à l'eau-forte, né à Harlem en 1624, mort en 1683. 



10 — VUE DE LA MONTAGNE des TOMBEAUX près de TELMISSUS. 

Plusieurs tombeaux dont deux plus à droite avec colonnes et fronton, 
encastrés dans le flanc d'une montagne rocheuse. Au premier plan, à Textrême 
gauche, trois chameaux couchés; vers le milieu, deux hommes, coifiiés de 



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DE JACQUES ALIAMET 



i8s 



turbans et tenant chacun une pipe; l'un est assis par terre. Plus à droite, deux 
chameaux chargés de sacs, Tuft est tiré à la longe par un homme ; plus loin, à 
droite, deux nommes montés sur des chevaux lancés au galop. 

Pièce ordinaire, paraissant former pendant avec la Place publique dé Cos (voyez dans les pièces' 
termméfes par Alianiet). 

H. o,2T4"""; L. 0,347™. 
A la marge : Vue de la Montagne des Tombeaux pris de Telmissus, A. P. D. R. 
En bordure : dessiné par /.-5. Hilair — gravé par /. Aliamet. 

M. AfiB. 

Ëpreuves modernes (de ma collect.) 



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l86 



l'œuvre grave 



II 



VUES ou SUJETS MARITIMES 



11 — Le Lever de la Lune 1757 Van der NtER 

12 — Vue de Boom sur le Ruppel 1757 id. 

13 — Andeii Port de Gènes 1759 Berghem 

14 — i^eVuedu Levam 1760 Joseph Vernet 

15 — 2* Vue du Levant 1760 id. 

16 — Lei Italiennes laborieuses 1765 id. 

17 — ^ Le Matin, , , , id. 

18 — Le Midi , , . , id. 

19 — Le Soir 1770 id. 

30 — La Nuit 1770 id. 

21 — Le Rachat de L'Esdave 1776 Berghem 

22 — Rivage près d^â Tivoli 1779 Joseph Vernet 

25 — Incendie nocturne id. 



ir — LE LEVER DE LA LUNE. 

Paysage hollandais. Un large cours d'eau s'étend à perte de vue; sur les 
rives se trouvent des maisons entourées d'arbres. La lune se lève vers la droite 
et se reflète dans Teau ; on aperçoit son disque à demi caché par des arbres. 
Au premier plan 5 vers la gauche, groupe de deux hommes et de deux femmes, 
bien éclairés par la lune, autour d'un baquet rempli de poissons; l'un des 



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DE JACQUES ALIAMET 187 



hommes est accroupi et tient un poisson à la main ; à côté, un chien. Le long 
du fleuve, un grand filet est tendu sur des piquets. 

Belle estampe ; efFet de nuit et de clair-obscur bien rendu ; aspect général très pittoresque. 

H. 0,238™"; L. 0,302"". 

A la marge : le Lever de la Lune — gravé d'après le tableau original de 
Vanderneer — à Paris, chés l'auteur, rue des Mathurins vis à vis celle des Maçons. 
En bordure : Vanderneer pinx, — /. Aliamet sculp, 

M. Abb. ; M. Amiens. 

Annoncé dans le Mercure de France^ octobre 1757, sous cette réclame : « le Lever de la Lune^ 
gravé d'après le tableau original de Vandreneer (sic) par le sieur Aliamet. On trouve cette estampe 
chez lui rue des Mathurins vis à vis celle des Maçons ». 

Le pendant de cette pièce paraît être la Lune cachée, d'après le même, mais gravée par Zingg et 
éditée seulement par Aliamet (voyez plus loin). 



12 — VUE DE BOOM SUR LE RUPPEL. 

Paysage au clair de lune, avec perspective assez étendue. Large cours d'eau 
sur lequel on voit plusieurs bateaux à la voile. A droite, une maison entourée 
d'arbres; à gauche, d'autres habitations, une église avec clocher. Au premier 
plan, deux individus près d'un filet tendu pour sécher. Armes à la marge. 
Très bonne estampe ; efFets de nuit, de clair-obscur et de lointain parfaitement observés. 

H. 0,339"°. L. 0,506*"™. 

A la marge : Vue de Boom sur le Ruppel — gravé d'après le tableau original de 
Van der Neer — tiré du cabinet de monsieur le comte de Venu — à Paris, che:^ l'auteur, 
rue des Mathurins, la V^ porte cochère à gauche en entrant par la rue de la Harpe. 

En bordure : A, Van der Neer pinx. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État plus moderne, planche un peu usée, avec l'adresse : à Paris che:^ Jean, rue Jean de 
Beauvais, ^2. (M. Abb.) 

Cabinet Paignon-Dijonval, n» 5096, d'après Artur (sic) Van der Neer, peintre né à Amsterdam 
en 161 3; effet de nuit au clair de lune. 

24 



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i88 l'œuvre gravé 



13 — ANQEN PORT DE GÊNES. 

Grande et belle composition. Au milieu du quai d'un port, auquel on 
accède par d^ux marches, une dame est debout, tête nue, portant un petit 
chien sous le bras. Elle est élégamment parée, avec collier de perles au cou et 
bracelet de perles à chaque bras ; elle est accompagnée d'un jeune seigneur, 
richement vêtu, avec manteau court et tricorne à plumes; derrière eux, un 
nègre, dont on n'aperçoit que la tête, tient un large parasol ouvert. A côté, vers 
la gauche, une fontaine, surmontée d'une statue de guerrier antique, armé 
d'une lance. Sur le devant, trois galériens, la chaîne au pied, sont assis sur les 
marches du quai ; un autre, plus loin, porte un petit tonneau sur le dos. En 
face, deux femmes dont l'une, assise sur le rebord du quai, allaite un enfant; 
l'autre est assise par terre, ayant autour d'elle des bottes de légumes ; à côté, 
un homme appuyé sur le dos d'un âne, et ayant près de lui une chèvre et 
trois moutons, ceux-ci couchés ; deux autres chèvres à droite. Plus loin, des 
bateaux remplis de monde ; un soldat sonnant de la trompette se tient debout 
sur le bord du quai. Dans le lointain, on aperçoit des rochers élevés et à pic, 
surmontés d'un fort. Au milieu de la composition et derrière les divers 
groupes ci-dessus décrits, se trouve une grande tartane dont on ne voit que 
les mâts et la poupe élevée surmontée d'un fanal et décorée de statues et 
d'ornements. Armes à la marge. 

Cette estampe est Tune des plus belles d'Aliamet, on pourrait dire sa pièce capitale ; elle 
ouvrit au graveur les portes de TAcadémie de peinture en 1760. Les effets dans la distribution de 
la lumière sont parfaitement rendus, le dessin est d'une grande pureté, les travaux au burin dans 
tous les détails sont d'un mœlleux, d'une finesse et d'une netteté remarquables, sans exclure la 
largeur dans l'ensemble. 

H. 0,438™»; L. 0,636"". 

A la marge : Ancien Port de Gênes — dédié à monsieur Mioite de Ravanne, grand 
maître des eaux et forêts, par son très humblett tris obéissant serviteur Aliamet — gravé 
d'après le tableau original de Berghem, haut de 2 pieds 6 pouces sur } pieds 2 pouces 
de large, qui est au cabinet de M, de Ravanne — à Paris chés Aliamet, graveur du 
roy, rue des Mathurins, vis à vis ulle des Maçons. 

En bordure : Berghem pinx. — /. Aliamet sculp. 



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DE JACaUES AUAMET 189 



B. Nat. ; M. Abb. ; Cabinet de M. Ch. Wignier de Warre à AbbeviUe. 

État d'eau-forte pure (Catal. de 1788, n» 218). 

État d*eau-forte, mais avec quelques travaux au burin (M. Abb.) ; deux épreuves à des degrés 
d'avancement un peu différents ; derrière sont les initiales d*Aliamet tracées à Tencre, A. J, 

Cette pièce, eu égard à ses dimensions et à son travail, paraît, quoique de date bien antérieure, 
1759, Caire pendant avec le Rachat de VEsclaue (n© 21), toutes deux d'après Berghem (Cabinet 
Paignon-Dijonval, n» 5229). 

Le tableau figurait à la vente Servad, à Amsterdam, en I7>8, avec cette indication : Berghem ^ 
le tableau gravé par Aliamet sous le titre de T Ancien Port de Gènes ^ vendu 4900 florins. Il est sans 
doute resté depuis en Hollande. 



14 — PREMIÈRE VUE DU LEVANT. 

Au premier plan, sur le bord de la mer, près d'un quai, un personnage, 
en costume oriental, est représenté debout, tenant une longue pipe à la main ; 
devant lui, un homme en costume semblable et une femme sont assis sur des 
rochers; la femme tient un éventail rond. Vers la gauche, un peu au delà, 
sur le quai auquel on accède par trois marches, se trouve une fontaine en 
forme de vaste coupe surmontée d'un couvercle, et sur les côtés de laquelle 
des tètes de lions laissent échapper l'eau par la gueule. Une femme y remplit 
une cruche; deux autres attendent leur tour, l'une posant sa cruche sur le 
rebord du bassin, l'autre la tenant droite sur la tête ; à l'extrême gauche, près 
de celles-ci, un homme, aux bras nus, est assis sur deux tonneaux. Au delà, 
du même côté, le mur d'une ville ou d'une forteresse avec petite tonnelle en 
encorbellement, à l'angle en face la mer. Une tartane est amarrée au quai qui 
la cache en partie ; on n'en aperçoit que l'arrière, avec le mât et la longue 
vergue transversale sur laquelle la voile est repliée ; un des matelots est debout 
à l'arrière et s'adresse à un autre qui est assis sur une des marches du quai. Tout 
au loin, à la haute mer, on voit un navire à demi voilé par la brume; 
Enfin, à l'extrême droite, un pêcheur à la ligne, debout sur des rochers, tire 
un poissson de l'eau ; il a près de lui un panier rempli de poissons. Armes à 
la marge. 

Superbe estampe, d'un effet assez brillant quoique manquant peut-être un peu de transparence, 
mais soignée dans les détails et dans Tensemble. 



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190 l'œuvre gravé 



H. 0,298"™. L. 0,433"". 

A la marge : i" Vue du Levant — Domino Francisco Felici Simoni de Villeite, 
artis pictoria cultori, Aliamet dicat anno l'jéo — h Paris, che:^ V auteur, rue des 
Mathurins vis à vis celles (sic) des Maçons. 

En bordure : /. Vernet pinxit. — Aliamet sculpsit. 

B. Nat. ; M. Abb. ; de ma collçct. 

État d'eau-forte. 

État avec le titre, mais sans les armes et avec la seule mention, après le titre : Gravée d'après 
le tableau original de J. Vernet par ]. Alian\et; elle est d'un tirage plus moderne, et la planche était 
usée. 

Nous voyons dans l'ouvrage de M. Léon Lagrange que les tableaux de la j« et de la 2^ Vue du 
Levant furent vendus 1400 livres, le 8 avril 1765, à la vente du marquis de Villette à qui ils 
appartenaient, de même que le Matin et le Soir; ils portaient 11 pouces sur 16. Ces tableaux, 
paraît-il, furent peints sur cuivre. — « Pour varier ses motifs — ajoute M. Lagrange — après les 
clairs de lune, les tempêtes, Joseph Vernet s'avisa de peindre sur cuivre deux paysages de pure 
fantaisie, émaillés de turcs d'opéra; Aliamet les a gravés sous le titre : j« ^/ 2« Vue du Levant, 
d'où on a conclu que Joseph Vernet avait voyagé en Asie-Mineure ». 

Les deux pièces /« et 2^ Vue du Levant figuraient à l'appendice du Journal de Vernet comme se 
trouvant chez Aliamet, au prix de 2 1. 8 s. chacune. 



iS — SECONDE VUE DU LEVANT. 

Le premier plan représente le bord d'ane rivière qui est .traversée au loin par 
un pont à sept arches et qui retombe en petite cascade; au second plan se trouve 
une barque dans laquelle un pêcheur tire un long filet ; il est aidé par un autre 
resté sur là berge. A droite, et près d'un vieux tronc de saule presque entièrement 
dépouillé de ses feuilles, un homme, assis sur une pierre, s'adresse à une femme 
également assise, et il lui tend la main; à côté d'eux, une autre femme, 
debout, tenant à son bras un panier plat à poissons, et, de l'autre main relevant 
légèrement sa jupe; un chien boit dans la rivière près de deux paniers à 
poissons. Au delà de ce groupe, à droite, et au second plan, on voit une 
statue placée sur un piédestal carré ; elle se trouve en face d'un mur dans 
lequel a été ouverte une porte monumentale surmontée de trois grandes 



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DE JACaUESS ALIAMET I91 



coupes ; on accède à cette entrée par quatre marches. A l'extrémité de ce mur 
se trouve une sorte de pavillon avec balcon. Deux personnes sont agenouillées 
devant la statue ; deux autres, dont un cavalier, se trouvent devant la porte ; 
dans Tembrasure de celle-ci se tient une mendiante tendant la main. A 
gauche, bouquet d'arbres; dans le lointain, à la suite du pont ci-dessus 
indiqué, diverses constructions vers la droite, et enfin, au dernier plan, à 
l'horizon, des chaînes de montagnes. Armes à la marge, l'écusson est différent 
des gravures précédentes. 

Superbe estampe ; la femme debout est très bien posée. L'ensemble est heureusement rendu 
comme dessin, travaux et perspective ; pendant de la i« vue. 

H. 0,298""; L. 0,434"". 

A la marge : 2* Vue du Levant — Domino Francisco, etc. (comme pour 
la I'* vue). 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avec le titre mais sans les armes et sans la dédicace, comme ci-dessus ; tirage moderne. 

Cabinet Paignon-Dijonval, n» 8797, pour les deux vues. 

Il y a des contrefaçons de ces deux pièces. Elles sont signalées par M. Léon Lagrange qui 
parle à ce sujet de Tinfluence anglaise vers 1 770 et 1 780 : 

« Le signe le plus caractéristique de cette influence, dit-il. est une suite de pitoyables estampes 
gravées par Wascmouth dans lesquelles des paysages et des marines de Vemet servent de cadre à des 
scènes du Nouveau Testament. Les figures du premier plan sont seules remplacées par un groupe 
emprunté à Raphaël ou à tel autre maître, mais au second plan, les pêcheurs de Vemet, ses belles 
dames, ses matelots, continuent leur besogne. Ainsi les Commeiçants turcs d'Élizabeth Cousinet 
sont devenus la Vocation de Saint-Pierre. Le bon Samaritain ramasse le blessé au milieu du Midi 
d'Aliamet, et c'est dans la 2^ Vue du Levant que h Christ pleure sur Jérusalem. Des vers allemands, 
des vers latins, et une inscription à peine française accompagnent le titre et on lit aux angles : 
peint, la vue, M. Vemet, et les figures. Boucher. Quelques-unes de ces contrefaçons ridicules 
portent Tadresse de Rosselin, à Paris ». 



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192 LŒUVRE GRAVè 



16 — LES FTALIENNES LABORIEUSES. 

Paysage avec cours d'eau qui s'étend au loin jusqu'à des montagnes que 
l'on aperçoit à gauche à l'horizon. Au premier plan, trois femmes, dont une 
coiffée à Titalienne, sont occupées au bord de la rivière à laver du linge; 
près d'elles est un petit garçon vu de dos, les jambes dans Teau ; plus loin, 
un bateau monté par deux pêcheurs occupés à leurs filets. A droite, au second 
plan, deux autres femmes, Tune étendant du linge, l'autre apportant une 
corbeille. Au delà, des rochers surmontés d'une forteresse avec tour ronde ; à 
gauche, au premier plan, deux arbres se détachent vigoureusement sur le ciel- 
Dans le fond, un petit monument de forme ronde, en ruines ; c'est le fameux 
petit temple de la Sibylle à Tivoli, que Vernet a placé partout; tout à l'horizon, 
on aperçoit confusément les constructions d'une ville, au pied d'une montagne. 
Armes à la marge. 

Belle estampe, très harmonieuse de tons ; les femmes du premier plan sont parfaitement posées 
et finement gravées ; bonne perspective. 

H. 0,297"°*; L. 0,430"™. 

A la marge : les Italiennes laborieuses — dédiées à monseigneur 
Clément'Charles-François de UAverdy, controlleur général des finances — par son 
très humble serviteur Jacques Aliamet, graveur du roi — à Paris, chés l'auteur 
rue des Mat burins vis à vis celle des Maçons, 

En bordure : Joseph Vernet pinxit. — /. Aliamet seul. ^ 

B. Nat. ; M. Abb. ; collections de M* Lefurme, notaire à Ailly-le-Haut-Clocher, près d'Abbeville, 
et de Me Papavoine, avoué à Abbeville. 

État d'eau-forte (Catal. 1788). 

État avant la dédicace (M. Abb.). 

L'estampe figurait au salon de 1765 sous le même titre, par M. Aliamet, a^réé, (Léon Lagrange). 

D'après le Journal de Vernet, le tableau appartenait alors à M. Davoust. Il avait été exposé au 
salon de 1748 sous le n» 102. 

Cabinet Paignon-Dijonval, no 8795, avec V Incendie nocturtie. 



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DE JACQUES ALIAMET I93 



17 — LE MATIN. 

A gauche, au premier plan, debout sur des rochers au bord d'une rivière, 
un pêcheur à la ligne tire un poisson de l'eau ; à côté de lui, une femme, vue 
de dos, est assise, la main droite posée sur un panier rempli de poissons. Près 
d'euxj et dans un long bateau qui longe le bord, un homme, les jambes et les, 
bras nus, range des nasses en osier; à droite, une roue de moulin en mouvement 
avec les palettes ruisselantes d'eau ; à l'extrême droite, panie de construction 
du moulin avec porte cintrée donnant sur la rivière. Au fond, on aperçoit, 
tout à gauche, des arbres, une croix et une église avec deux clochers à jour ; 
au milieu, un pont à plusieurs arches, et, de chaque côté, des bateaux. Enfin, 
à l'horizon, on aperçoit confusément des montagnes. Armes à la marge. 

Belle composition qui forme pendant avec les trois autres du même genre qui suivent. On y 
reconnaît de suite la manière pittoresque, mouvementée et toute fantaisiste de Vemet. La gravure, 
comme celle des autres sujets qui forment pendants, est très bonne, finement et soigneusement 
traitée dans toutes ses parties ; les effets de lumière et d'ombre, l'impression de fraîcheur et la 
perspective sont rendus d'une manière non moins heureuse. 

H. 0,297""; L. 0,433"". 

A la marge : le Matin — dédié à messire Pierre-Charles de Fillette — chevalier, 
seigneur du Plessis Fillette etc. — commandeur de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis — tiré de son cabinet et gravé de la même grandeur que l'original — par 
son très humble serviteur, Aliamet — à Paris che:{ l'auteur, rue des Mathurins vis à 
vis celle des Masons (sic). 

En bordure : /. Fernet pinxit. — Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État d'eau-forte (Catai. 1788 — Catal. Clément, avril 1881). 

État avant la lettre (indication de M. Béraldi) pour les quatre pièces. 

État avec le titre et les noms des artistes, avec les armes, sans dédicace. 

Les ubieaux du Matin et 4u Soir, peints sur cuivre, de 1 1 pouces de large sur 1 1 de haut 
figuraient au salon de 1757 sous les titres suivants : le premier, n© 65, Paysage au lever du Soleil, 
le second, une Marine au Soleil couchant, appartenant alors au marquis de Villette qui les avait 
commandés directement à Jos. Vemet. 

Ces charmants paysages, nous dit M. Lagrange, furent achetés, à la vente du marquis 
de Villette (8 avril 1765), par M. Randon de Boisset pour 12 10 livres, selon M. Blanc; le Soir fut 



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194 l'œuvre gravé 



vendu seul 500 livres. Le cabinet de cet amateur se distinguait alors entre les plus riches. A la 
vente, en 1777, de ce cabinet, laquelle vente dépassa un million, Je Matin et îe Midi d'Aliamet 
furent vendus 4000 livres; puis ù la vente du marquis de Chaugran en 1790, ils furent adjugés 
pour 3299 livres. Ils figuraient encore à la vente le Rebours en 1778. 

Le Matin se trouvait, en 1864, à Avignon, lieu de naissance de Vemet, chez M. Chabert, où 
il est peut-être encore. 

Cette pièce et les trois qui suivent sont connues sous le titre général des quatre Heures du Jour, 
formant pendants. Les quatre figuraient au cabinet Paignon-Dijonval sous le no 8796. 

D'autres pièces de Vemet, portant les mêmes titres, mais de composition di£férente ont été 
gravées par Cathelin (B. Nat. œuvre de Vemet). 



18 — LE MIDI. 

Au premier plan, deux pêcheurs lèvent leurs filets au milîeu d'un cours 
d'eau qui, un peu en amont, tombe en petite cascade. A droite, un homme 
et une femme sont en marche, précédés d'un chien ; la femme porte un enfant 
contre sa poitrine ; l'homme est coiffé d'un tricorhe et couvert d'un manteau de 
pèlerin, garni de coquilles ; il tient un long bâton et lève l'autre bras, en signe 
de menace ou de colère, vers le ciel qui est chargé de nuages et annonce la 
tempête ; près d'eux, les arbres sont courbés par le vent. Au loin, à droite, un 
berger conduisant son troupeau. A gauche, un fort bâti sur une colline rocheuse, 
avec tour carrée, et à l'extrémité deux tours rondes; au milieu, au dernier 
plan, on aperçoit les murailles d'une ville, et tout au loin des montagnes. 
Armes à la marge. 

Belle gravure, dans le genre de la précédente ; toutefois, la pièce, dans son ensemble, a moiiis 

de transparence. 

* 

H. 0,300""; L. 0,435"°. 
Mêmes dédicace et mentions que ci-dessus. 

B. Nat. ; M. Abb. 

Voyez la note qui précède pour îe Matin, 

Ces deux estampes figuraient à Tappendice du Journal de Vernet (publié par M. Léon Lagrange) 
conmie se trouvant chez Aliamet, au prix chacune de 2 1. 8 s. 



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DE J ACaUES AUAMET 1 9 5 



19 — LE SOIR. 

Même genre. Au premier plan, des femmes se baignent dans un étang où 
viennent tomber les eaux d'un ruisseau qu'on aperçoit dans le fond à droite, se 
brisant en cascade sur des rochers. L'une des femmes se retire de Teau, 
presque nue, en s'appuyant sur un vieux tronc de saule et en cherchant à se 
couvrir d'un peignoir. Une autre, vue de dos, et aussi presque nue, se fait 
essuyer par une de ses compagnes; une troisième est encore dans l'eau jusqu'à 
la ceinture. Autre groupe de trois femmes, à gauche ; ^l'une, à demi cachée 
par des branches, sort également de l'eau. De chaque côté de la composition^ 
des rochers élevés, ceux à droite, surmontés d'un petit monument en ruines; 
grands arbres à gauche et en face. Au loin, on aperçoit les murailles et les 
constructions d'une ville. Armes à la marge, différentes des précédentes. 

Bonne et jolie gravure ; les baigneuses, et notamment celle qui est vue de dos, sont dessinées 
et gravées avec un soin parfût ; l'effet général est très artistique. 

H. 0,298™; L. 0,430°". 

A la marge : le Soir — dédié à messire Jean-Baptiste Le Rebours — chevalier^ 
seigneur de S^'Mard sur le Mont et autres lieux, président au Parlement, etc. — par son 
très humble et très obéissant serviteur Aliamet, graveur du roi et de !.. M, Imp'^ et R^" — 
tiré du cabinet de M. le Rebours — à Paris che^ l'auteur, rue des Mathurins vis à vis 
celle des Maçons. 

En bordure : /. Fernet pinx. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; collect. Ponticourt. 

Ce tableau, le Soir, figurait à la vente de Villette en 1765 sous le no 46; il fut payé 500 livres. 
n figurait également à la vente le Rebours, président de la quatrième Chambre des Enquêtes, 
en 1778, ou, selon une autre indication, en 1775, sous cette mention : /. Vernet, paysage ; il y a 
dis bâtiments sur des rochers près d'une rivière où se baignent des femmes, tandis que d'autra sortent de 
Veau; gravé par AUamet sous le titre : Le Soir. 

La date de cette estampe et de la suivante, qui indique à peu près aussi celle des deux 
précédentes, m*a été révélée par un journal-revue publié alors à Amiens, dès 1770, sous !e titre : 
Affiches, annonces et avis divers de Picardie, Artois et Soissonnais, à la date du 24 février 1770. Après 
une description un peu fantaisiste, l'auteur de Tarticle ajoute, pour la pièce le Soir : « tant d'objets 
faits pour captiver un œil connaisseur n'exigeaient rien moins qu'un burin aussi délié que celui di; 
notre compatriote, le sieur Aliamet, dont la pointe aussi sçavante qu'inimitable a su rendre d'une 

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À 



196 l'œuvre gravé 



manière libre et piquante cette partie du jour où le soleil en terminant sa carrière dore le ciel de 
ses rayons et les autres objets qu'il réfléchit. Les loint^s paraissent plutôt crayonnés que gravés; 
U a su conserver au feuillî^ des arbres leur légèreté naturelle, l'action et le mouvement des 
figures ; Taccord qui se trouve entre les différents groupes, la précision des détails sont traités avec 
une habileté et une finesse qui fait illusion ». 



18 — LA NUIT^ 

Au premier plan, à gauche, près d*une tente, et sur le bord d'un large 
cours d'eau ou bras de mer éclairé par la lune, trois individus sont groupés 
autour d'une marmite suspendue par un trépied sur un foyer en plein air. 
L*un attise le feu, un autre porte un petit tonneau ; un peu plus loin, une 
barque et une ancre. A l'extrême gauche, contre la tente, une femme éclairée 
par le foyer est assise sur un tonneau, tenant une ligne à pêcher et un panier. 
Plus loin, du même côté, les murs d'un fort, avec tour surmontée d'un 
Ëinal ; au delà, un arbre dont les branches se détachent nettement sur le ciel 
qui est éclairé par la lune. A droite, au premier plan, un pêcheur, assis sur 
des rochers, tient sa ligne tendue. Au fond, la mer, qui s'étend à perte de vue; 
on aperçoit un navire, toutes voiles dehors, un peu noyé dans l'ombre et la 
brume; enfin, sur la grève, et près d'un bateau, trois individus dont la silhouette 
se dessine d une manière très nette sur le ciel. La lune, à demi voilée par des 
nuages, se réfléchit sur la mer dont les eaux sont légèrement agitées par le 
vent. Armes à la marge. 

Bonne gravure, avec effets de clair-obscur bien rendus, notamment celui qui est produit par la 
clané de la lune qui forme sur la mer une projection moirée d'un aspect fort pittoresque. 



■xinni 



H. 0,297*"°^; L. 0,430" 

A la marge : la Nuit — dédiée à messire Charles, marquis de Fillette, maréchal 
général des logis de cavalerie, colonel des dragons, etc. — par son très humble et très 
obéissant serviteur Aliamet, graveur du Roi et de V Académie Imff* et K' de Vienne — 
Hrée du cabinet de M. le marquis de Fillette — à Paris, che^ l'auteur, rue des 
Matburins vis à vis celle des Maçons. 



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DE JACQJUES AUAMET I97 



En bordure : /. Femet pinx. — /. Aliamet sculp. 

Nous reproduisons cette mention, comme étant différente de celle du Matin, 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la dédicace. 

Cette pièce, comme la précédente, était annoncée dans le journal-revue : Affiches etc. de Picardie, 

à la même date du 24 février 1770; l'auteur de la réclame terminait ainsi : « On se croit 

transporté sur le rivage ; Tâme jouit de la vaste étendue des mers, de l'immensité des cieux, du 
silence majestueux de la nuit et elle s'imbibe de cette mélancolie si douce et si dangeureuse (?) 
qui fait le charme des cœurs sensibles... (!) Les quatre estampes des heures du jour étaient mis 
en vente à Amiens chez Godart au prix de 2 livres 8 sols chacune. » 

M. Léon Lagrange, dans son ouvrage sur J. Vemet, indique qu'il y a au musée du Louvre 
(n* 609 à 612) 2f Matin, le Midi, le Soir, la Nuit, 1762, quatre tableaux peints pour la bibliothèque 
du Dauphin, à Versailles. (Salon de 1763, no 91). 

Ce ne* sont pas évidemment ceux gravés par Aliamet, mais d'autres, gravés par Cathelin sur 
des compositions différentes et paiement de Vemet ; ces pièces, nous dit M. Lagrange, sont 
lourdes et médiocres ; j'avais eu occasion de voir ces gravures de Cathelin dans un café à Creil ; je 
lésai retrouvées à la B. Nat. œuvre de Vemet. Le Mercure de France, no de décembre 1765, 
porte cette mention : « le s»^ Cathelin grave et vend par souscription quatre tableaux de Vemet : 
le Matin, le Midi, le Soir, la Nuit. Il s'oblige à les livrer en quatre ans six livres par souscription 
(sinon 24 livres) ». 

Au musée de Valenciennes se trouvent aussi les quatre Heures de la Journée, no« 215 à 218, 
peints par Louis- Joseph Watteau, de Lille « d'un coloris pâle et fade » (Comte Clément de Ris, 
Musées de prouinu, p. 73). 

U y a encore le Matin, le Midi, le Soir, la Nuit, d'après Baudoin, gravés par de Ghendt ; et, 
d'après Hogarth, h Matin, le Soir, mentionnés dans un catalogue Vignères en 1878, no 424. 

Je crois devoir donner ces indications pour éviter, pour les épreuves avant la lettre, des 
méprises pouvant résulter de la similitude des titres ; la description de chaque pièce est d'ailleurs 
un moyen d'éviter toute confusion. 



21 — LE RACHAT DE L'ESCLAVEr 

Grande composition comprenant beaucoup de figures et de détails. On 
remarque d'abord au premier plan, vers la droite, comme personnage principal, 
une jeune dame, debout, richement vêtue d'une robe de couleur claire, avec 
torsade de perles dans les cheveux et des bracelets de même nature; elle 
étend le bras vers une espèce de nain, enchaîné aux pieds, couvert d'une peau 



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igS l'œuvre gravé 



de mouton, la tète presque chauve, qui se tient debout devant elle; un petit 
chien jappe auprès de lui. La dame est suivie d'un jeune valet portant un large 
parasol et accompagné de deux chiens; enfin, près d'elle, se tient une vieille 
femme qui paniu lui parler. Plus à droite, trois personnages, l'un assis sur des 
ballots, la tète couverte d'un turban, un autre debout, coiffé d'un bonnet de 
fourrures et enveloppé d'un ample manteau ; le troisième est un jeune seigneur 
en costume plus élégant, coiffé d'un chapeau à larges bords orné de plumes; 
il s'adresse au second et paraît traiter du rachat de l'esclave, selon le titre. A 
l'extrême droite, on voit des tonneaux, des bottes de paille, une malle ouverte, 
des paquets; au dehlj un monomcnt en ruines couvert de végétation, avec 
colonnes carrées, et, ^ Tim des angles, un débris de colonne ronde ; plus loin, 
à l'autre angle du monument^ deux hommes, dont l'un est coiffé d'un turban; 
au delàj une suite de rochers au bord de la mer. Vers la gauche, rochers et 
broussailles, et^ au second plan, un chariot sur lequel est placé un tonneau et 
qui est traîné par des bœufs, sur l'un desquels est monté le conducteur; un 
autre homme est assis derrière le chariot. Au delà, un vaisseau, à la poupe très 
élevée, et dont les voiles sont déployées ; auprès, trois autres bateaux moins 
grands; puis la mer à perte de vue. 

Belle estampe, d'une grande largeur d'effeiSj 3ans exclure le fini des détails ; la dame est très 
bien posée, en pleine lumière- 

H. 0,435 ; ^' 05630™^". 
A la marge ; le Rachat de l'Esclave, 
En bordure : Bcrghem pinx. — /. Aîiamet sculp. 

État d'cau-fortc (Gital. de 1788, n^ 2ïR>. 

Autre éta:, sans ks armes et avec cet le mention après le titre : gravé d'après le tableau original 
(U Berghem par J, Aîiamet^ à Paris, ckz Ikmârieau gendre d*Aliamety cloître S^Benoit (M. Abb.). 

État avec le titre ei les ^rmes seuls, les noms des artistes à peine marqués en bordure. 
(M. Abb.) 

Étal avec la dédicace ; à Mgr Anne-Robert-Jacques Turgot, ministre d'état, contrôleur général des 
finances. # 

Le tableau est mentionné dans Ch, îe Blanc, Trésor de la Curiosité; i8$8, comme figurant, 
en 1784, à la vente de MontriWond, sous cette indication : « Berghem, le tableau gravé par Aliamet 



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DE JACaUES ALIAMET I99 



sous le titre de Rachat de VEsdave, Il est orné de neuf figures diversement costumées, 50 pouces 
sur 29 ; vendu 4901 livres. » 

Cette estampe était annoncée dans les Affiches de Picardie ^ n© du 3 août 1776, dans l'état avec 
la dédicace, et comme faisant pendant avec Y Ancien Port de Gènes. Voici un e;straît de la 
description, suivie de l'appréciation : « Ce qui fixe particulièrement les regards, c'est une dame 
qui paraît annoncer la liberté à un petit esclave chargé de chaînes, dont la phisîonomie (sic) dgéei 
l'attitude et Fhabit concourent à lui donner cet air intéressant qui engage à la pitiù. La vieille qui 
accompagne la dame lui fait remarquer cet esclave et paraît la féliciter sur la grâce qu'eilc lui 
accorde. Nous n'entrerons pas dans un plus grand détail sur les beautés que des ycu» connaisseurs 
remarqueront dans ce chef-d'œuvre de gravure. Af. Aîiamet, dont les talents sont connus, a su 
parfaitement rendre la touche large et mœlleuse du peintre, la vérité des couleurs, le brillant et k 
vivacité du coloris, la beauté du ciel et toutes les autres belles parties du tableau «* 

Cette pièce et la précédente : Ancien Port de Gênes, également d'après Berghem, paraissent 
faire pendants, quoique de dates différentes. Elle figurent ensemble sous le même no §229 dans le 
cabinet Paignon-Dijonval. 



22 — RIVAGE PRÈS DE TIVOLI. 

Grande composition, remplie de détails. Sur le bord de la mer, au milieu 
de rochers, des pêcheurs sont groupés dans des attitudes diverses : l'un, vers 
la droite, le torse nu, est assis sur une pierre et tient une ligne dans Teau ; 
un chien est près de lui. Plus loin, au centre, un homme et une femme 
debout, portant chacun une ligne, mais hors de l'eau et verticalement; un 
autre pêcheur tient d'un côté un petit filet à main ou épuisecte et de 
l'autre un poisson qu'il montre à un homme et à une femme assis près de 
lui sur des rochers. Au delà, au second plan, vers la gauche, deux pécheurs 
ramènent à terre des filets qu'ils tirent d'une barque. A l'extrême gauche^ 
un nègre, et, à côté de lui, l'inévitable Turc tenant une longue pipe ; plus 
loin, une tartane aux voiles repliées ; la mer s'étend à l'horizon où Ton 
voit un vaisseau à pleines voiles. A droite, un homme monté dans une barque 
qui est poussée à la mer par deux autres individus; près de là, un gros rocher 
dont une partie est dans la mer. Plus à droite, des femmes viennent puiser 
de l'eau à une fonuine surmontée d'un écusson avec couronne ; au-dessus, des 



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J 



200 l'œuvre gravé 



\ 



rochers escarpés sur lesquels s'étagent les ruines d'une construction à arcades, 
et à l'extrémité, au sommet, un petit temple circulaire à colonnes ; plus loin, 
au bas des rochers, un escalier près duquel des hommes tirent un bateau sur 
la grève. Dans le lointain, les murailles d'une forteresse et des montagnes 
qu'on aperçoit confusément dans la brume. Armes à la marge. 

Bonne estampe, largement traitée dans son ensemble, sans exclure la bonne exécution des 
détails qtii sont tous très soignés. 

H. 0,396"™; L. 0,543™™. 

A h marge : Rivage près de Tivoli — dédié à monseigneur le duc de Larochefoucauld, 
pair de France — par son très humble et très obéissant serviteur], Aliamet, graveur du 
roi et de IL Af. Imp^*' et R^ — à Paris, che:(^ Fauteur rue des Mathurins vis à vis 
celle des Maçons. 

En bordure : /. Vernet pinxit — /. Aliamet sculp, 

B. Nat. ; B. Abb. 

État avant le titre, mais avec les armes et les noms des artistes. 

État avec le titre, les armes et les noms, mais sans la dédicace. (Catal. Bouillon, avril 1891). 

État avant la lettre (Cabinet Paignon-Dijonval, n© 8798). 

État postérieur en" date, avec l'adresse : à Paris, che^ Jean, me Jean de BeatwaiSy n» }2. 

État, tirage moderne; planche usée, fatiguée, avec les noms des artistes en sens inverse. 

A la vente d'Aliamet, 1788, cette pièce et son pendant étaient vendues 28 1. 1 s. Nous voyons, 
dans 1 ouvrage de M. Léon Lagrange, que ce tableau et un autre, sur toile tous deux, furent 
commandés directement à Vernet dans le mois de février 1746 par le cardinal duc de Larochefoucauld 
au prix de 1 50 écus romains. Ils devaient, d'après le livre de raison (ou de commande) de Vernet, 
représenter deux vues de rivière au bord de la mer et porter 4 pieds 2 pouces de lai^e et 3 pieds 
10 pouces de haut. L'un, gravé par Aliamet sous le titre mensonger de : Rivage près de Tivoli, figurait 
au salon de 1779. Voici ce qu'ajoute M. Lagrange, d'une façon toute humoristique, au sujet de cette 
composition : « Rivage prés de Tivoli, pièce importante, gravée sobrement, avec fermeté et finesse, nous 
conserve k souvenir d'un des plus bizarres tableaux qu'ait enfanté l'imagination de Joseph Vernet. 
Non content de reproduire de cent manières le petit temple de Tivoli si pittoresquement juché sur 
son piédestal de rochers au-dessus d'un vallon humide, Joseph Vernet, cette fois, le transporte 
sans façon au bord de la mer ; il lui donne pour base les ouvertures béantes de la villa de Mécènes ; 
ÎI Tencadre entre les cyprès de la villa d'Esté et une treille napolitaine ; puis, au-dessous, il entasse 
Its rochers d'Amalfi, y incruste la fontaine de Pausilippe, et enfin, le long du rivage, à côté de 
pécheurs et de paysannes italiennes, il place un nègre à moitié nu et un Turc qui fume son chibouk. 



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DE JACaUES AUAMET 201 



Malgré cet amalgame, Tensembre est des plus charmants, mais il n*est pas hors de propos de 
constater une fois de plus ce que le xyiii* siècle appelait Timitation de la nature ». 

L*estampe était annoncée dans le Mercure de France, no du 5 janvier 1 779, au prix de 6 livres. 
Après une courte description, on ajoutait : « Le talent du peintre et celui du graveur sont déjà si 
connus dans le public qu*il suffit pour l'éloge de cette estampe de dire que c'est ici une de leurs 
productions ». 



23 — INCENDIE NOCTURNE. 

Grande composition à effet. Au fond, des édifices en flammes parmi lesquels 
on distingue deux clochers et une coupole de monument dans une enceinte 
de murs crénelés ; à gauche, un grand nombre de personnes fuyant en désordre 
par une pone pratiquée sous une haute tour qui cache une partie de l'incendie; 
au milieu de ces personnes se trouve une voiture à deux chevaux. A l'extrême 
gauche, des rochers surmontés de ruines, avec deux grandes ouvertures cintrées. 
Au milieu de la pièce, un cours d'eau avec des barques sur lesquelles d'autres 
personnes se sauvent ; au premier plan, une barque est amarrée à la berge et 
trois individus en retirent des malles et des paquets. A côté, vers la gauche, 
deux hommes et deux femmes, à demi vêtus et dans une attitude désolée ; 
l'une des femmes tient un enfant sur ses épaules et un autre, plus grand, tout 
nu> par la main. Dans le fond, au loin, un pont à trois arches^ des arbres à 
droite. Armes à la marge. 

Bonne gravure, largement traitée et aux effets bien rendus ; toutefois, le burin est un peu lourd 
et pesant, pourrait -on dire; la pièce, dans son ensemble, manque de transparence, suivant 
l'appréciation de M. G. Duplessis. 

H. 0,372°»°»; L. 0,499. 

A la marge : Incendia nocturne — Carolo Philippo Campian de Tersan, artium 
amatori et cultori, dicat Jacobus Aliamet — à Paris, chis Altamet, graveur du roy, 
rue des Maihurins vis à vis celle des Maçons, 

En bordure : Jos. Vernet pinxit — Jac. Aliamet sculp. 
B. Nat. ; M. Abb. 



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202 l'œuvre gravé 



État d'eau-forte pure, non terminé, notamment à Tendroit de la rivière qui est restée en blanc 
(B. Nat. , oeuvre gravé de Vemet). 

État d'eau-forte, terminé (Catal. de 1788). 

État avec le titre seul, sans la dédicace. 

État de tirage plus moderne, avec l'adresse : à Paris, che\ Jean y rue Jean de Beauvais, «<> ^2. 
(De ma collect. et M. Abb.). 

Ij& tableau ât: l'Incendie nocturne figurait, avec celui du Clair de Lune y au salon de 1748; d'après 
le Journal de Vsvîiet^ il appartenait à M. l'abbé Campion. 

L'estampe figurait à l'appendice du Journal de Vernety publié par M. Léon Lagrange, comme se 
trouvant chc2 Aliamct, au prix de 3 livres. 

Cabinet Paignoii-Dijonval, n© 8795, avec les Italiennes laborieuses y d'après Vemet Joseph, 
peintre, graveur à 1 eau-forte, né à Avignon en 1712, mort à Paris en 1786. 



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DE JACQUES AUAMET 



203 



III 



SUJETS DIVERS 



. 1 



24 — La Place des Halles 1733 

25 — La Place Maubert 1753 

26 — Départ pour le Sabbat 1755 

27 — Arrivée au Sabbat 1755 

28 — La Chambre de Justice, etc 1759 

29 — La Bergère prévoyante 1773 

30 — Batailles de la Chine (a* estampe) 1774 

31 — Batailles de la Chine (i5« estampe) 1774 



Jbaurat 

id. 
Tbniers 

id. 

ViENetCoCHIN 

Boucher 

COCHIN 

id. 



24 — LA PLACE DES HALLES. 

Au milieu de la place bordée de maisons dont la plupart^ à gauche, ont 

pignon sur froc, un jeune seigneur, vu de dos, coiffé d'un tricorne et les 

cheveux retenus par derrière dans une bourse, joue du violon; devant lui, un 

autre jeune homme, élégamment vêtu, danse vis-à-vis d'une jeune femme du 

peuple ; plus loin, un troisième cherche à embrasser une autre femme. Autour 

d'eux, divers groupes de marchandes de la halle dont plusieurs, à droite, sont 

attablées à boire ; l'une, au premier plan, à l'extrême gauche, paraît en état 

d'ivresse, à demi renversée sur un panier, la figure cachée sous son bras et les 

pieds posés sur des légumes tombés de son éventaire. A droite, deux autres 

jeunes gens s'adressent à d'autres marchandes. Au milieu, dans le fond, une 

fontaine carrée, avec petite coupole surmontée d'une fleur de lis, et un pilori, 

26 



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i 



J04 l'œuvre grave 



en forme de tour basse, hexagone, à claire -voie à mi -hauteur, surmonté 
d*un toit en pointe. Composition très animée par suite du grand nombre de 
personnages. 

Bonne estampe, fort curieuse, et dont tous les détails sont bien rendus ; elle fait pendant avec 
h Pk£€ Maubcrt. 

H. 0,305™; L. 0,398»°*. 
A la marge : la Place des Halles. 
Au-dessous, ces vers : 

Los de U bonne compagnie 
Aux halles, ces jeones £araads, 
Par nne bizarre manie 
Viennent faire assant de gros mots. 

Ces mignons d'homenr si gaosseuse 
Comptent en vain sar leor caquet 
Gare qoe Margot Técossense 
Ne donne à chacnn son paqnet. 

puis : 

Tiré du cabinet de monsieur de Damery, officier aux gardes françoises — à Paris,. 
çhei Fauteur f rue des Mathurins, vis à vis la rue des Massons, (sic). 

En bordure : Jeaurat pinxit. — Aliamet sculpsit. 

B. Nat. ; B- Abb. ; collect. de feu M. Louis Ponticourt à Abbeville. 

Vendue, avec la place Maubert, 80 f. Catal. Danlos et Delisle, collect. Behague. 1877, n^aoSa ; 
indiquée ainsi dans un catalogue : Plau des Halles par Aliamet ; Vadè et ses amis; on voit le pilori 
et la fontaine ; vendues 62 1. à la vente Roth en 1878. 

Cabinet Paignon-Dijonval, no 8284 ; les deux pièces en pendants. 

n y a, de Jeaurat, plusieurs sujets du même genre qui donnent une idée complète des costumes 
et des mœurs du Paris pittoresque de Tépoque. Citons, en dehors des deux estampes gravées par 
Aliamet, h Carnaval des rues de Paris, U Transport des Filles de Joie à V Hôpital, les Citrons de 
JavotU, ce dernier tableau peint d*après une poésie populaire de Vadé, gravé par un autre 
abbevilîois, Jean-Charles Vasseur, un de nos meilleurs artistes S et Déménagement d'un Peintre^ 
Enîèuettiént de Police, formant pendants, par C. Duflos, un graveur que l'on a cru longtemps, mais 
par erreur, originaire d' Abbeville. Le talent de Jeaurat a été longuement et judicieusement apprëôé 
par M. Pterrault-Dabot dans son bel ouvrage, VArt en Bourgogne. 

i, \13ya le Caiêiogiu raisonna de sm eewrt, Abbeville, i86$. N** 8i, 8^, 83, pages }8 à 40. 



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DE JACaUES ALIAMET 20$ 



25 — LA PLACE MAUBERT. 

Scène assez mouvementée. Au milieu de la place, groupe de femmes 
vendant des légumes, des fruits et du poisson. A droite, deux de ces femmes 
poftant chacune un éventaire devant elles se disputent en gesticulant ; un chien 
tire l'une d'elles par ses jupons ; des pommes sont tombées à terre devant et 
autour d'elles. Sur le côté, une autre femme cherche à entraîner la plus âgée 
des disputeuses en la prenant par le bras; l'autre est également tirée par une 
de ses camarades. Derrière elles, un moine, avec son capuchon rabattu sur la 
tète, semble s'interposer et cherche à les calmer; enfin, à droite, une autre 
marchande, assise au milieu de ses paniers et les mains croisées sur une 
planche qui lui sert d'étalage, regarde la scène en riant. Au second plan, à 
gauche, on voit la façade d'une grande maison avec des linges suspendus à 
des bâtons qui dépassent les croisées. En face se trouve une fontaine carrée 
surmontée d'une coupole et garnie de pilastres aux angles, et, au-<le5sus, un 
petit fronton avec les armes royales. Près de là, à droite, un individu montre 
à des badauds, en le tenant suspendu au bout d'une perche, un tableau de la 
Vierge et de l'enÊmt Jésus. 
Bonne estampe ; détails bien rendus. 
H. 0,304°*°; L. 0,391™. 

A la marge : la Place Maubert. 
Et au-dessous les vers suivants : 

La paix, la paix, qooi ! pour des pommes 
Vous allés voas dévisager ; 
Songes bien qn'an premier des hommes 
Il cofita cher pour en nuinger ; 

Je vois bien que ce galant homme 
Vent appaiser le différend : 
, Hais je gage que le rogomme 
Ferait plos que ce révérend. 

plus bas : 

Tiré du cabinet de M, de Jullienne, icuyer, chevalier de l'ordre de S^ Michel, 
honoraire de l'Académie Royale de peinture — à Paris, chés Fauteur, ruedes Mathurins^ 
la 4^ porte cochère à gauche en montant par la rue de la Harpe. 

En bordure : Jeaurat pinxit — Aliamet sculpsit. 
B. Nat. ; M. Abb. 



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2o6 l'œuvre gravé 



Catal. Danlos et Delislc, collect. Behague, n© 2082, vendue avec la Place des Halles, les deux 
pendants, 80 fr. 

Nous lisons, à propos de cette pièce, dans Touvrage de M. Augustin Challamel : les Légendes 
de la Place Maubert, avec detix eaux-for tes par Pequegnot, Paris Lemerre, iSyy : 

« ... en plein jour fréquemment les marchandes de poires ou de pommes se déclaraient la 
guerre, à propos de leurs pratiques. Jeaurat a peint et Aliamet a gravé une jolie composition 
représentant un prêtre qui essaie de terminer quelque dispute... » 



26 — DÉPART POUR LE SABBAT. 

Scène fantastique. Au premier plan, une vieille femme, assise près d'une 
table, verse dans une jatte le contenu d'une fiole ; près d'elle, à gauche, trois 
diables dont l'un est hideux, avec sa gueule énorme et ses ailes de chauve-souris. 
Par terre, à droite, dans un demi -cercle formé de signes cabalistiques, on 
remarque, au centre, une tète de mort posée sur un os, un vase de fleurs, 
une lampe fumeuse, et autour, dans le demi-cercle, un couteau fiché en terre, 
un sablier, un clou, des cartes étalées, etc. Au fond, à droite, dans une 
cheminée au manteau haut et large, très éclairé par la flamme du foyer, on 
aperçoit en haut les cuisses d'un animal entre lesquelles est passé un bâton; 
derrière, se tient une femme nue, debout, vue de dos ; elle est à califourchon 
sur le manche d'un balai dans la tète duquel est enfoncée une chandelle. 
Derrière elle, une autre femme, vieille, est agenouillée et tient un livre ouvert. 
Autour d'elles et en l'air, des animaux fantastiques, chauves-souris, etc. Armes 
4 k marge. 

Gravure asscï bonne, ^sait pendant avec l'Arrivée au Sabbat; le dernier plan paraît moins 
soigné. 

H, 0,328""^; L, 0,264™". 

A la marge : Départ pour h Sabat (sic) — gravé d'après le tableau original de 
D. TfnierSj lire du cabinet de M. le comte de Vence — à Paris, che^ Aliamet, graveur, 
rue des Matburins, la 4^ porte cochère à gauche en entrant par la rue de la Harpe. 

En bord Lire : D. Teniers pinx. — /. Aliamet sculp. 
B, Nat. ; M. Abb. 



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DE JACaUES ALIAMET 207 



Un Départ pour le Sabbat a été gravé par Maleuvre d'après J.-M. Queverdo. 
(Voyez ci-après Tannonce des deux estampes d*Aliamet dans le Mercure de France). 
Cabinet P^dgnon-Dijonval, no 3733 pour les deux. 



27 — ARRIVÉE AU SABBAT. 

Dans la campagne, la nuit, une vieille femme, debout, tient à la main une 
torche enflammée ; près d'elle^ un individu accroupi joue de la guitare. Elle esf 
placée devant un poteau fiché en terre et brisé par le sommet; au pied est 
posée une lanterne allumée. Près de la lanterne est un petit personnage vieux,, 
nu, avec de longs cheveux; tout à gauche, une sorte de diable à bec d'oiseau, 
assis sur une pierre et couvert d'une robe noire, tient des deux mains un 
balai dans lequel est fichée une chandelle allumée ; à côté du poteau, à droite, 
une femme remue la terre avec une pelle. Tout autour de la scène, des 
animaux fantastiques diversement groupés; dans les airs, des chauves-souris et 
des poissons ailés; on aperçoit à l'extrême droite le croissant de la lune. 
Armes à la marge. 

Gravure assez bonne ; pendant avec la pièce précédente. 

H. 0,327""; L. 0,264"™. 

A la marge : Arrivée au Sabat (sic) — gravé d'après le tableau original de 
D. Teniers, etc., comme pour le Départ. 

B. Nat. ; M. Abb. 

Ces deux estampes étaient annoncées de la manière suivante dans le Mercure de France, numéro 
d'octobre 1755 : 

« Le sieur Aliamet, célèbre graveur, vient de donner au public deux ouvrages qu'il a gravés 
d'après Teniers. Elles ont pour titre, l'une h Départ pour le Sabbat, l'autre V Arrivée au Sabbat. 
Les deux tableaux tirés du cabinet du comte de Vence passent pour les plus ingénieuses que ce 
peintre flamand ait composées. Comme tout y est fiction, il y a donné essor à son génie ; il en a 
fait deux sujets de nuit parce que les scènes magiques qui y sont dépeintes s'assortissent mieux 
avec les ténèbres qu'avec la trop grande lumière. Dans le premier, on voit une magicienne occupée 
à préparer des onguents pour frotter ceux qu'elle envoie au sabbat. Autour d'elle sont sous les 
formes les plus grotesques les suppôts du royaume infernal qui applaudissent à son travail. L'un 
d'eux tient une espèce de flûte à bec pour sonner le départ, d'autres paraissent l'accompagner de 
leurs cris lugubres. Sur le devant du sujet, tous les attributs de l'art de la divination, têtes et 



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2o8 l'œuvre gravé 



ossements de morts, caractères et écrits en cercle sur le carreau, cartes dispersées, couteaux fichés 
en terre. Dans le fond est une femme qui tient le livre des paroles magiques et fait partir par la 
cheminée, à Taide d'un grand feu, ceux qui sont prêts et qui ont en main le bâlet (sic) chargé 
d'une torche ardente qui doit éclairer dans la route. 

« Le second sujet représente Mrrivée au Sabbat: On y voit la sorcière et sa servante 
accompagnées de toute la cohorte ténébreuse, occupées à chercher des trésors à la lueur du 
flambeau déjà décrit ; l'une fouille la terre, l'autre apporte des herbes et des racines magiques 
parmi lesquelles est une mandragore. La scène est en pleine campagne auprès d'un gibet en ruine 
dont il ne reste qu'un poteau, les oiseaux de nuit voltigent ça et là, accompagnant de leurs cris 
ks instruments de musique qui annoncent d'une façon comique la joie de toute la troupe. Les 
deux estampes expriment parfaitement les beautés et les finesses des deux tableaux et rendent très 
bien les effets du clair-obscur. Elles se vendent chez l'auteur, rue des Mathurins, la quatrième porte 
cochère à gauche en entrant rue de la Harpe — à Paris, 1755. » 

Les deux tableaux de 10 pouces sur 9 figuraient le 11 février 1761 à la vente du cabinet de 
C.-A. Villeneuve, comte de Vence, lieutenant général et gouverneur de la Rochelle, amateur bien 
connu ; ils furent vendus 500 livres. 



28 — LA CHAMBRE DE JUSTICE FAIT RENDRE GORGE AUX 
MALTOTIERS. 

Devant la colonnade d'un temple d'architecture grecque, quatre |)ommes, 
grossièrement vêtus, sont à genoux devant un grand coffre ; ils tiennent des 
sacs dont l'un, par terre, est à demi ouvert et rempli de pièces de monnaie ; 
un des hommes, plus au fond, paraît dénoncer son voisin en le montrant du 
doigt. Au-dessus, dans les airs et assises sur des nuages, sont deux femmes en 
costumes antique; l'une, personnifiant la paix, a la tête surmontée d'une 
flamme en aigrette et tient de la main droite une branche d'olivier; l'autre, 
qui personnifie la justice, tient d'une main des balances et de l'autre dépose la 
foudre sur un plateau que lui présente un génie. Plus haut, deux médaillons 
ronds soutenus par cinq génies ailés et entourés de branches de chêne ; le 
médaillon de gauche présente, en bas-relief, le portrait, en buste, du roi; on 
lit autour : Ltidovicus XV, D. G. Fr. et Nav. rex. Celui de droite, en blanc dans 
l'épreuve que nous avçns étudiée, est celui où la reine devait être représentée. 
Tout au-dessus, on aperçoit une partie d'arc -en -ciel qui passe derrière le 
médaillon du roi et se prolonge derrière les deux figures allégoriques. 



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LES MALTOTIERS 



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DE JACaUES ALIAMET 2O9 



Belle pièce, genre vignette. 

H. 0,323"™; L. 0,216™". 

A la marge, sur les épreuves terminées : la Chambre de Justice fait rendre 
gorge aux maltôtiers et les oblige à rapporter des sommes considérables au trésor royal iyi6. 

En bordure : Vimpinxit — Cochin direxit — Aliamet sculp, 17S9» 

B. Nat. ; M. Abb. 

Eut avant toutes lettres, sans même les noms d'artistes, avec les deux médaillons en blanc 
(B. Nat. œuvre de Cochin, 5« vol.) 

État avant le titre, mais avec les noms du ptintre et du graveur, seuls, sans celui de Oxhin, 
avec le médaillon de la reine resté en blanc ; c*est celui décrit (M. Abb.) 

Cette belle estampe, fort rare, est la neuvième d*une suite destinée à Thistoire de Louis XV 
qui n'a pas été menée à bonne An. Voici ce qui est mentionné au sujet de cette publication dans 
le catalogue de l'œuvre de Cochin, par Jombert ; Paris, Prault, 1770, p. 117, no 515 : « 1770 
— Histoire de Louis XV par médailles, in-folio, de Vltnp^^ Royale, commencée en lys), — 
Comme ce magnifique ouvrage, dans lequel il devait entrer autant d'estampes qu'il a été frappé de 
médailles sur les événements les plus remarquables du r^ne de Louis XV a été interrompu pour 
queli^e temps, on ne peut rendre compte ici que des planches qui sont actuellement gravées, en 
avertissant néanmoins qu'aucune de ces estampes ni des ornement» qui y ont rapport n'a passé dans 
le public et que M. Cochin s'est fait une loi inviolable de n'en donner à qui que ce soit jusqu'à 
ce que ce grand travail qu'il compte reprendre incessamment soit poussé à la perfection et qu'il 
ait eu l'honneur de présenter à Sa Majesté l'ouvrage entier, complet et achevé. » 

Nous avons dit ci-dessus qu'il ne l'avait jamais été. 



29 — LA BERGÈRE PRÉVOYANTE. 

Dans la campagne, une jeune fille est assise, pieds nus, la gorge à demi 
découverte; elle entoure d'une guirlande de fleurs le cou d'un jeune homme 
qui est endormi près d'elle, à demi couché, la tête appuyée sur une main et 
tenant de l'autre un bâton qui est posé par terre. A gauche, deux moutons 
dont l'un est couché, et, à côté, posé à terre sur un vêtement et siar une 
houlette, un chapeau de femme tenu replié par les rubans qui sont noués ; il est 
rempli de fleurs ; à droite, un autre mouton, un chien et un panier de fleurs. 
Au second plan, vers le milieu, sous un sapin^ une fontaine surmontée d'un 



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2IO l'œuvre gravé 



vase antique autour duquel sont figurés en bas -relief des amours dansant.* Ce 
vase est entouré d'une guirlande avec deux têtes de dauphins ; de la gueule de 
l'un d'eux sort un jet d'eau qui tombe dans une vasque en forme de grande 
coquille, pour se. déverser ensuite dans un large bassin. Bouquets d'arbres à 
droite et à gauche ; armes au bas, au milieu du titre. 

Sujet des plus gracieux, bien rendu par le graveur. C'est une de ses meilleures estampes. 

H. 0,388"»"^; L. 0,314™™. 

A la marge : la Bergère prévoyante — dédiée à messire Jean-Baptiste le Rebours, 
chevalier, seign"" de S^ Mard sur le mont et autres lieuXy président au parlement, etc. — 
par son très humble et très obéissant serviteur Aliamet, graveur du roi et de LL., maj. 
irnp, et R^"" — tiré du cabinet de M. Le Réours — à Paris, che:^ V auteur y rut des 
Mathurins, vis à vis celle des Maçons. 

En bordure : Fr. Boucher pinx. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État d'essai, préparation d'eau-forte (correspondant aux placards d'imprimerie) — Collect. 
Bàraldi. 

État d'eau-forte ordinaire (Catal. Clément, mai 1879); très belle. 

État terminé, avant la lettre (Catal. de 1788, n© 367), 

État avant la dédicace, mais avec les armes ; rare. M. Abb. ; voyez Herzog, en 1876, 40 fr. 
(Catal. Bouillon, avril 1891 et collect. Hulot, juin 1892). 

État décrit. 

Le tableau figurait, en 1778, à la vente Le Rebours, président de la quatrième chambre des 
enquêtes ; Remy expert , sous cette indication : « Boucher — un berger dormant auprès de sa 
bergère qui le pare d'une guirlande de fleiirs; gravé par Aliamet sous le titre : la Bergère 
Prévoyante, 33 pouces sur 26 ». Cabinet Paignon-Dijonval, n» 8466, d'après François Boucher, 
pyimre graveur à l'eau-forte, né à Paris en 1704, mort en 1768. 

A la vente Aliamet (Catal. Basan, 1788), on mentionnait, sous le n© 6, une copie du tableau 
de Boucher, de même grandeur que l'estampe gravée par Aliamet et qu'on joignait au tableau, le 
tout vendu 40 1. 2 s. à Basan. 

J'ai été heureux de trouver la date de cette estampe dans la réclame qui lui était faite dans le 
numéro du 4 décembre 1773 du journal -revue qui paraissait à Amiens sous le titre : Affiches, 
annonces, etc, de Picardie, Artois et Soissonnais, etc., chez Godart. La description un peu fantaisiste 
et surtout- les réflexions d'une allure assez galante sur le sujet étaient faites apparemment pour 
ai&iander l'amateur ; on peut en juger : 



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DE JACaUES AUAMET 211 



« ... la douce tranquillité du dormeur, Tair de contentement de la bergère, la négligence et le 
désordre qui régnent dans ses vêtements peuvent bien faire soupçonner qu'elle ne Ta pas rencontré 
seul et sommeillant, et le plaisir avec lequel elle le captive annonce qu'elle ne veut pas le laisser 
échapper sitôt ». Plus loin, cet éloge du graveur : « l'exécution est soignée avec goût, chaque 
objet est traité avec un art qui tend à faire saisir les caractères, les effets, l'harmonie, la touche, etc. 
Le burin est partout de ce fini, de cette précision qui distinguent le faire de notre artiste ». Puis 
l'adresse à Paris, et aussi à Amiens cAc( Godart ou au magasin d'Agnès, marchand d'estampes^ etc. » 



30 — BATAILLES DE LA CHINE. 

Album de seize pièces qui se trouve à la Bibliothèque nationale à Paris 
sous ce titre : Suite des sei^^e estampes représentant les conqttêtes de V empereur de la 
Chine avec leur- explication ijSs etc. 

La 2* et la 15* de ces pièces ont été gravées par Aliamet. 

2^ estampe de cette série. Grande scène de combat ; poursuite d'ennemis 
au-delà d'une rivière ; ça et là, un grand nombre de fuyards en désordre, des 
chevaux échappés, etc. On remarque principalement, parmi cette masse de 
soldats, chinois et tartares, des archers à cheval, avec leurs carquois garnis de 
longues flèches. 

Grande et belle gravure, burinée avec beaucoup de finesse dans les détails ; on y reconnaît la 
main habile de notre graveur de vignettes. 

H. 0,507°»"; L. 0,886°»°». 

En bordure, à la marge, à gauche : /. Joannes Damascenus a S. 5* conceptione, 
Augustinianus excalcatUs et missionarius apostolicus sacrae congregationis delineavit 
et fecit. 

Au milieu : C. N. Cochin filius direxit. 

A droite : /. Aliamet sculp. 

Et, dans un carré, vers la droite, à la marge : 

//* estampe — Pan-ti, envoyé par ^empereur pour installer Amour Sana et 

commandant ijo mille hommes de troupes de l'empire, surprend, à la faveur d'un 

brouillard, Ta Ouatsi, rival d'Amour Sana, et fait prisonnières mille Jamilles sans 

perdre un seul des siens, année IJSS- 

27 



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212 L*ŒUVRE GRAVfe 



B. Nat. 

État d'eau-torte, collect. Béraldi. 

Ces pièces sont très rares, surtout la suite complète ; treize seulement figurant au catalogue 
de 1788, no 305, étaient vendues pour la somme énorme, à Tépoque, de 240 livres 3 sols; les 
deux gravées par Aliamet, mises en vente, seules, sous le n© suivant, étaient achetées 32 livres par 
De marteau. 

Il existe des réductions gravées par Helman, de 1783 à 1788, en dix-huit pièces in-folio. 

Une note manuscrite, ajoutée au titre gravé de Talbum qui se trouve aux Estampes à Paris, porte 
cette mention : — « Conquêtes de Kien-long, empereur de Chine, remportées dans le royaume de 
Chanagar et les pays mahométans voisins, gravées par ordre du roy sur les dessins donnés par 
Tempereur en 1765 ». A la fin du volume se trouvent les batailles de Pierre le Grand en quatre 
pièces. 

Dans l'ouvrage de Dussieux, Artistes français à Vètranger, chapitre V, Chine, Indes et Perse, 
p. 198-199, nous trouvons les renseignements suivants qui ont un grand intérêt : « L'empereur 
Kitin-long ordonna aux jésuites de faire des dessins, d'après les peintures d'Attiret, de ses 
expéditions contre les Tartares de 1753 à 1760, dessins que l'on enverrait en Europe pour les 
graver à ses frais. En 1765, l'empereur de Chine envoya en France par la Compagnie des Indes 
des dessins magnifiques de conquêtes pour être gravés par nos meilleurs artistes (Bachaumont, 
Mémoires secrets, t. III, p. 304). M. de Marigny confia à Cochin la direction de la gravure des 
seize dessins représentant les conquêtes de Kien-long. Les auteurs des dessins étaient les P.-P. 
Attiret, J.-J. Damascenus, Jos. Castiglione et Ignatius Siehelbarth. Huit graveurs travaillèrent à 
cette collection, terminée en 1774 : L.-J. Masquelier (i« estampe), J. Aliamet (2* et 15e), 
J.-P. le Bas, Saint-Aubin, F. de Née, B.-L. Prévost, P.-P. Choffart, N. de Launay. La presque 
totalité des épreuves de la collection des Batailles de la Chine ayant été envoyée à Pékin, ces 
estampes sont d'une extrême rareté ». 

La suite complète des seize pièces figurait au catalc^ue de la collection du marquis de Ménars 
releva par M. Campardon dans son ouvrage sur madame de Pompadour; il est dit que les 
batailles des Chinois sont faites d'après des dessins très exacts et parfaitements conformes au 
costume de cette nation. 

nnfin Joubert, dans son Manuel de V Amateur d'Estampes, 1821, en parlant des Anglais qui 
attiraient nos graveurs, et qui, en envoyant en outre leurs jeunes artistes en France se firent peu 
k peu une réputation d'abord usurpée, ajoute ceci en note : 

w Tout cela néanmoins n'empêcha pas les Français d'obtenir la préférence pour la gravure de 
ces fameuses batailles de la Chine, gravées à Paris sous la direction de Cochin, préférence qui fut 
déterminée par la vue des batailles d'Alexandre de Lebrun par Gérard Audran, préférence qui 
clioqua tellement lès Anglais qu'ils reprochèrent à leurs ministres de ne pas assez surveiller nos 
relations et de ne pas s'opposer plus efficacement à nos entreprises commerciales ». 



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DE JACaUES ALUMET 213 



31 .— BATAILLES DE LA CHINE. 

15' estampe de la série. Même genre que ci-dessus ; charges de cavaliers à 
droite, morts et mourants; des soldats à pied escaladent des rochers. Ailleurs 
des cavaliers s'engagent dans des gorges de montagnes, ils ont tous des arcs 
et des carquois remplis de flèches; on remarque des chameaux portant de 
petits canons. 

Belle et grande pièce, très finement burinée. 

En bordure, à la marge, à gauche : loan'' Dion^ Attiret soc. Jesu delineavit 176}, 
— Au milieu : C. N. Cochin filius direxit — A droite : /. Aliamet sculpsit 
et, dans un carré, à la marge : XF^ Estampe : Combat du i**^ septembre ï7S9> dans 
la montagne de Poulok-Kol, prés les lacs de Poulong-Kol et d^Isil-Kol et de la ville de 
Badackhan; Fou-té commande les troupes impériales contre les deux Hot-Chom, Le 
combat est vers la fin du jour. Le grand Hot-Chom y périt, V armée chinoise y fit un 
butin considérable, c'est la fin de la conquête de la petite Bulgarie. 

B. Nat. 

État d'eau-forte (Collect. de M. Béraldi). 

Voir, à la précédente pièce, divers renseignements sur ces gravures. 

Ajoutons, pour ces deux pièces, les mentions d'un catalogue de Meun, 2 juin 1882, sous le 
no 460 : Aliamet. Pan-Ti, envoyé par V empereur de la Chine surprend mille familles IJSS» — ^^ 
combat du i^ septembre 17S9» défaite de Hot-Chom, 2 pi. in-fol. en larg. 



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214 l'œxjvre gravé 



IV 



PETITS PAYSAGES, VUES 



32 — }« Vue des Environs de Savcmc ^iandt • 

33 — 4« Vue des Environs de Saveme îd. 

34 — Vue près du Golfe de Tarente Bergbem 

35 — 3« Vue près de Dresde Wagner 

36 — 4« Vue près de Dresde îd. 

37 — Ruine près d'Alessano id. 

38 — i^ partie du Jardin angCds de Villette Hagkert 

39 — 2« partie du Jardin anglais de Villette îd. 



32 - 3* VUE DES ENVIRONS DE SAVERNE. 

Sur une route à droite, et près d'un gros rocher, se trouvent des groupes 
de personnages : une femme avec un enfant, suivie d'un chien ; plus loin, un 
homme à cheval, et, près de lui, une femme portant un en£sint et en tenant un 
autre par la main; au-delà, un homme à pied chargé d'un fardeau. Arbres 
à droite et à gauche de la route ; plus à gauche, un lac ou rivière avec deux 
bateaux; au-delà, la campagne et des montagnes à l'horizon. Armes à la marge. 

Jolie gravure, fine ; presque genre vignette. 

H. 0,168™; L. 0,240™. 

A la marge : ///* Vue des environs de Saverne — didiie à monsieur Rousseau du 
Réage — seigneur de la Goespierre, secrétaire du Roi, honoraire, etc. — par son tris 



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DE JACQUES AUAMET 21 5 



humble serviteur J. Aliamet — à Paris che:(^ l'auteur, graveur du Roi et de S. M. Imfh 
et I^y rue des Maihurins. 

En bordure : Brandt Pinx. — Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État sans la dédicace mais avec les armes (B. Nat.) 

État, également sans la dédicace et sans les armes, mais avec les mentions suivantes après le 
titre : gravée Saprès le tableau original de Brandt — à Paris cha^ Dtmarteau, gettdre d' Aliamet, 
cMtre 5t Benoit. 

La 1^ et la 2* vue de Environs des Saveme figurent plus loin parmi les |nèces dirigées seulement 
par Aliamet. 



33—4* VUE DES ENVIRONS DE SAVERNE. 

Même genre que la 3* vue, dans un sens opposé ; ici, le kc ou rivière est 
vers la droite, montagnes au loin ; à gauche et autour du lac, des arbres et des 
rochers. Plus à droite, deux hommes à cheval, suivis de deux chiens ; devant 
eux, une mendiante portant un enfant sur son dos. Armes à la marge, les 
mêmes que ci-dessus. 

Pièce finement gravée, comme la précédente. 

H. 0,167"*"; L. 0,240™"». 

A la marge : IF^ Vue des environs de Saverne — dédiée à monsieur Rousseau 
du Réage, etc., comme pour la 3* vue. 

En bordure : Brandt pinx. — Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. (Collect. de M. Albert Carettc à AbbeviUc). 

État sans la dédicace, mais avec les armes. 

État, comme ci-dessus, avec l'adresse de Demarteau. 



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2i6 l'œuvre gravé 



34 — VUE PRÈS DU GOLFE DE TARENTE. 

Au premier plan, vers la droite, une femme est assise par terre ; près d'elle, 
un homme à demi couché ; plus loin, un autre homme monte sur un cheval sur 
lequel est placé un gros sac, et, près de lui, un autre cheval également chargé ; 
h sa gauche, trois vaches et un chien. Au-delà, on voit d'autres personnages sur 
le bord du golfe, l'un, à gauche, sur un pont, conduisant des vaches et une 
chèvre. Du même côté, et au second plan, masses de rochers dominant la 
mer et surmontés de forts ; au loin, des montagnes. Armes à la marge au 
milieu du titre. 

Jolie pièce, finement gravée, genre vignette ; elle est un peu poussée au noir, mais les teintes 
sont fondues et harmonieuses de ton ; les détails du premier plan sont délicatement rendus. 

H. 0,167™"; L. 0,237"". 

A la marge : Fuâ du golfe de Tarente — dédiée à monsieur Rousseau du Réage, 
seigneur de la Goespierre, secrétaire (sic) du Roi, honoraire^ etc. — gravé ^ après le 
tableau original qui appartient à M. Rousseau, par son tris humble serviteur, 
J, Aliamet — à Paris, che^ l'auteur, graveur du Roi et de sa M. Imp^^ et R^^, rue des 
Maihurins. 

En bordure : Berghem pinx. — Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. ; de ma collect. ; B. Nat. œuvre de Berghem. 
Etat avec le titre seul et les armes, mais sans la dédicace. 

Autre état sans la dédicace, mais avec cette mention après le titre : gravée d'après le tableau 
original de Berghem — à Paris che:ç^ Demarteau, gendre d* Aliamet , cloître S^ Benoit (de ma collect.) 
Autre sans les armes et sans la dédicace (M. Abb.) 



35 — 3^ VUE PRÈS DE DRESDE. 

Paysage montagneux, un peu confus. Au premier plan, au milieu, un 
torrent se brise en cascade sur des rochers ; à droite et à gauche, des arbres et 
des buissons. Le torrent, à l'endroit où il est resserré entre des rochers, est 
traversé par un poht rustique sur lequel passe une femme chargée d'uiïe sorte de 
hotte ; un peu à droite, un homme près de deux vaches dont l'une est couchée ; 



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DE JACQUES ALIAMET 217 



quatre autres vaches plus loin, arbres au fond. Armes à la marge; deux 
écussons. 

Pièce ordinaire, moins soignée. 

H. 0,167»?™; L- 0,237"°. 

A la marge : ///* Vue prés de Dresde — dédiée à madame Marie-Joséphine 
de Crécy, épouse de messire Jean-François Bourée, chevalier, seigneur de Neuilly, 
Marchevilhy etc. — par son très humble et très obéissant serviteur Aliamet — à Paris, 
chei l' (tuteur y graveur du roi rue des Mathurins vis-à-vis celle des Maçons, 

En bordure : Wagner Pinxit. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat.; m. Abb. 

État avant toutes lettres (B. Nat.) 

État sans les armes et sans la dédicaccj^avec cette mention après le titre : gravée d'après le 
tableau original de Hackaert (sic) — à Paris, chei Demarteau gendre d' Aliamet, cloître 5« Benoit , et 
avec le nom de Hackert substitué également, en bordure, à celui de Wagner (M. Abb.) 



36 — 4- VUE PRÈS DE DRESDE. 

Au premier plan, sur un îlot au milieu d'un petit lac ou rivière entouré 
d'arbres, un berger conduit son troupeau composé de six vaches, de trois 
moutons et d'une chèvre ; ces derniers, vers la droite, sont dans l'eau qui est 
très peu profonde. Plus loin, dans les arbres, les bâtiments d'une ferme; 
au-delà, des rochers. Armes à la marge. 

Môme genre que la 3e vue, mais paysage plus intéressant et plus finement travaillé; les 
animaux sont ravissants. 

H. 0,167""; L. 0,238"". 

B. Nat. ; M. Abb. 

A la marge : IF^ vue prés de Dresde et les mêmes mentions à la marge que 
ci-dessus pour la 3* vue; mêmes états. 



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2i8 l'œuvre gravé 



37 — RUINE PRÈS D'ALESSANO. 

Sur une route passent des groupes de personnes : un homme monté sur 
un âne, tenant un long bâton en travers, il est accompagné d'un chien ; plus 
à droite, une femme portant une hotte sur le dos et ayant près d'elle un jeune 
garçon; deux hommes, dont l'un est assis par terre. A droite, un ruisseau 
coule entre des rochers et des bouquets d'arbres après avoir passé par une 
voûte ménagée sous une grande tour. A gauche, groupe de trois hommes dont 
deux à cheval conduisant deux ânes chargés. Au loin, la campagne nue. 

Jolie pièce, fmement gravée. 

H. 0,167°"*; L. 0,238"*". 

A la marge : Ruine pris d'Alessano — dédiée à monsieur le marquis de Sabran 
— ancien capitaine de Gendarmerie, Brigadier des Armées du Rai — par son tris 
humble serviteur J. Aliamet — à Paris, che:(^r auteur, graveur du Roi et de S. Af. Imph 
et R^, rue des Mathurins. 

En bordure : Wagner pinx. — /. Aliamet sculp. 

M. Abb. 

Autre état, sans les armes, avec les seules mentions après le titre : Par son très humble serviteur 
J, Aliamet — à Paris che:^ Vautettr, graveur, rue des Mathurins. 



38 - V- PARTIE DU JARDIN ANGLAIS DE VILLETTE. 

Au premier plan, petit troupeau composé de deux vaches et .d'une chèvre 
conduits par un homme monté à cheval et qui est accompagné d'un chien ; les 
animaux s'abreuvent dans un cours d'eau qui s'étend au loin. Plus à droite, 
une femme montée sur un âne ; au-delà, au bord de l'eau, une tour environnée 
d'arbres. A gauche, sur l'autre rive, des saules et autres bouquets d'arbres; 
au loin, un bateau monté par deux hommes; à l'horizon on aperçoit 1^ 
maisons d'un village. Armes à la marge au milieu du titre. 

Jolie pièce, très finement gravée, avec efFet de perspective lointaine très bien rendu. 

H. 0,168™»; L. 0,238"^. 



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DE JACQUES ALIAMET 219 



A la marge : r^ partie du jardin anglais de Fillette — dédiée à momimr k 
marquis de Fillette, seigneur de Ferney Foltaire — par son très himbh serviteur 
/. Aliamet — à Paris, che^ l'auteur, graveur du Roi et de sa M. hnp^^ et Jî'= rue des 
Mathurins. 

En bordure : /" Hackert pinx. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la lettre, sans les armes, avec la seule mention : Jean Hackert ^'^ 

B. Nat. œuvre d*Hackert, supp». 



39 — 2« PARTIE DU JARDIN ANGLAIS DE VILLETTE. 

Même genre. Au premier plan, sur le bord d'un cours d'eau qui, à gauche, 
baigne les murailles d'une forteresse en ruines, sont trois vaches dont deux 
couchées. Plus loin, toujours à gauche, un homme et une femme conduisant deux 
vaches suivies d'un chien ; ils viennent de traverser un grand pont en bois qui 
conduit à la forteresse à laquelle on accède par une voûte ; les murs en 
ruines sont couverts de végétation. Au-delà, deux moulins à eau ; à Thorizon, 
on distingue confusément des constructions, un clocher... Armes à la marge, 

Chaimante pièce, comme la précédente, avec des lointains qui fuient bii:n. 

Mêmes dimensions et inscriptions à la marge. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la lettre, mais avec les armes à la marge et les noms des deux articles en bordure. 

(B. Nat. œuvre d*Hackert, supp«.) 



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220 



l'œuvre gravé 



PIÈCES TERMINÉES PAR ALIAMÊT 



40 — Vue de la Pïace publique de Cos 1778 

41 — Village prés de Dresde 1779 

42 — Hameau pr*s de Dresde 1779 

4^ — V" Vue des Emirons de Dresde 1779 

44 — Vie Vue des Environs de Dresde 

45 — Vue prise dans les Jardins des Camaldules .... 
ifi — Vue de la Ville de Taormina 

47 — Vue du Temple de Pestum 

48 — Vue de la Ville de Nicastro 

49 — Vue de TEma 

50 — Diane m. Calisfo ......... ^ .. . 

51 — Mazaaiello liaranguant le peuple 

|ï — Le Massacre des Innocents 

5 î ^ Le Baptême de Jésus-Christ 



HiLAIR 


Weisbrod 


Wagner 


id. 


id. 


id. 


id. 


id. 


id. 


id. 


Weisbrod 




Chatblbt 


Alldc 


Robert 




Duplessis-Bertadx 


Alux 




Le Titien 




Duflessis-Bertaux 







40 — VUE DE LA PLACE PUBLIQUE DE COS. 

On voitj i gauche, un groupe d'hommes; Tun est à cheval, deux autres 
sont debout près de lui; trois sont assis par terre, deux de ceux-ci tiennent 
une longue pipe. Vers le côté gauche de la place, une fontaine monumentale 
ombragée par un arbre séculaire dont les grosses branches noueuses sont 
soutenues par des débris de colonnes ; sur les marches de cette fontaine sont 



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DE JACQJJES AUAMET * 221 



assis trois hommes; un autre est debout, adossé contre une des colonnes. 
Plus loin, du même côté, sur des tables surmontées de tentures formant 
auvents, des marchands sont assis les jambes croisées; d'autres, à Textrême 
droite, sont assis de la même manière, sur leur table d'étalage. Dans le fond, à 
gauche, on aperçoit la coupole d'un temple et une tour élevée ou minaret. 

Gravure assez ordinaire. 

H. 0,213™; L. 0,347°»™. 

A la marge : Fue de la place publique de Cos, A. P. D. R. — dessiné par 
J.'B. Hilair — gravéàVeau-foriepar C. Weisbrodet terminé au burin par J. Aliamet. 

Au-dessus à gauche : pi. 59. 

M. Abb. ; B. Nat. 

État d'eau-forte pure signé Weisbrod, 1778. (B. Nat. œuvre de C. Weisbrod); autre terminé, 
mais avant la lettre ; on y retrouve C. Weisbrod 1778. 

État en tirage plus moderne avec le titre seul : Vue de la place publique de Cos A, P. D. R. et 
les noms des artistes en bordure (Collect. de feu M. Louis Ponticourt à Abbeville). 



41 — VILLAGE PRÈS DE DRESDE. 

A droite, une rivière ou torrent, d'un cours rapide, se brise sur des rochers 
à fleur d'eau ; à l'extrême droite, un bouquet d'arbres surplombant au-dessus 
de l'eau. Au premier plan, au milieu, des rochers avec broussailles; plus loin, à 
gauche, un petit troupeau se composant de quatre vaches conduites par un pâtre qui 
porte un bâton sur l'épaule ; il est suivi d'un chien. Au-delà, une maisonnette 
entourée d'arbres; au dernier plan, des rochers élevés. Armes à la marge. 

Paysage assez tourmenté ; travaux un peu secs. La pièce forme pendant avec Hameau près de 
Dresde. 

H. 0,166"°. L. 0,237"". 

A la marge : Village prés de Dresde. — dédié à monsieur de Pujol, chevalier, né 
baron de la Grave, commissaire pro^^ et principal des guerres à Vaknciennes, chevalier 
de V ordre royal et militaire de S^ Louis, par son serviteur et amij. Aliamet — à Paris, 
chés fauteur, graveur du roi et de L /. M. Imff"" et K" , rue des Mathurins. 



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222 • l'œuvre gravé 



En bordure : peint par Wagner — gravé à Veau forte par Weishrod et terminé 
par /. AUamet, 

B. Nat. ; M. Abb. 

Éui &ans les armes et avec cette seule mention après le titre : gravi d'après le tableau original 
de J,-P, Hackiîert (sic) — à Paris che^ Demarteau, gendre d'AIiamet, cloître 5* Benoit; et en bordure : 
Fiint par Hackaert — gravé à Veau-forte par Weishrod et terminé par J. Aliamet (M. Abb.) 

État ÀViX. les armes, sans aucune mention à la marge (B. Nat. œuvre de Wagner). 

Cette pièce et la suivante ont fait l'objet d'une réclame dans le numéro du lo juillet 1779 du 
Mercure de France; elle a été relevée dans la notice biographique. 



42 — HAMEAU PRÈS DE DRESDE. 

Sur le premier plan, un petit troupeau de vaches, moutons et chèvres, et, 
à droite, une femme en marche, tenant un panier et un bâton. Au-delà, l'entrée 
d'une ferme dont les bâtiments se voient un peu plus loin, en face, cachés en 
partie par d^épais bouquets d'arbres ; à droite, une barrière. Au loin, à gauche, 
paysage montagneux. 

Gravure finement travaillée, faisant pendant avec Village près de Dresde. 

H. 0,167^". L. 0,238"™. 

Afk marge : Hameau près de Dresde — didii à monsieur dePujol, chevalier, etc. 
(comme A la pièce précédente). 

B. N.\T. \ M. Abb. ; de ma collection. 

État dltTcrcnt ; comme ci-dessus pour le Village près de Dresde (M. Abb.) 

Autrt, avec les armes, sans aucune mention à la marge (B. Nat. œuvre de Wagner). 



43 — V« VUE DES ENVIRONS DE DRESDE. 

Un homme, monté à califourchon sur une vache et suivi d'un chien, 
traverse à gué un ruisseau qui coule à côté d'un château en ruines; cette 
construction comprend notamment une tour carrée et une grande entrée voûtée 
à plein cintre. L'homme conduit un âne chargé d'un sac qui marche devant 



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I 

I 

I 



DE JACQUES ALUMET 223 



lui, et quatre chèvres ; à droite et à gauche, des arbres et- des broussailles au 
milieu de rochers. Au loin, la campagne, avec collines. Armes à la marge. 

Bonne gravure, fine. 

H. 0,165™; L. 0,235™. 

A la marge : F* Vue des environs de Dresde — dédia à monsieur de Pujol, 
chevalier, né baron de la Grave — commissaire prov"^ et princ^^^, chevalier de 
l'Ordre Royal et milit^' de S^ Louis — préuôt chej de la ville et du magistrat de 
Falenciennes — par son serviteur et ami J. Aliamet — à Paris, che^ l'auteur, graveur 
du Roi et de S. M. Imp^ et R^, rue des Mathurins. 

En bordure : peint par Wagner — gravé à l'eau-forte par fVeisbrod — terminé 
par J, Aliamet. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État d*eau-forte, signé Weisbrod 1779 (B. Nat., oeuvre de Weisbrod). 

État avant la dédicace. 

État sans les armes, et avec les mentions suivantes après le titre : gnxuie d'après le tableau 
original de J.-P. Hackaert — à Paris ^ che^ Demarteau, gendre d* Aliamet y cloître 5« Benoit; et en 
bordure : ptint par Hackaert — gravi à Veau-forte par Weisbrod^ terminé par Aliamet (M. Abb.) 



44 — VI« VUE DES ENVIRONS DE DRESDE. 

Deux femmes lavent du linge sur le bord d'un cours d'eau qui passe plus 
loin contre une tour et des murailles. A côté d'elles, d'autres femmes, et un petit 
troupeau composé de quatre moutons et de deux vaches, dont une est couchée 
ainsi que les moutons ; ils sont gardés par un berger assis par terre près de 
deux arbres ; avec un chien derrière lui. A l'extrême droite, des rochers ; au 
fond, la campagne. Armes à la marge. 

Bonne gravure, d'une certaine finesse, dans le genre de la précédente. 

H. 0,165""; L. 0,234"". 

A la marge : F/* Fue des environs de Dresde. 

En bordure : peint par Huet — gravé à Veau- forte par Weisbrod — terminé par 
/. Aliamet. 



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224 l'œuvre gravé 



B. Nat. ; M. Abb. 

Etat sans les armes, avec la mention suivante après le titre : gravée d'après h tableau original di 
Huet ; et en bordure : peint par Huet, etc., comme ci-dessus. 

Dans le catalogue de 1788, sous le chapitre Œuvre d'Aliamet, n^ 229, on mentionne : dou^e 
paysages d'ap. Wagner et Hackert^ avant la lettre, avec les eaux-fortes : ^ues des Environs de Dresde, 



45 — VUE PRISE DANS LES JARDINS DES CAMALDULES. 

Sur un plateau de montagnes, avec arbres à gauche et au fond, on voit, à 
gauche, des bancs demi-circulaires superposés, formant exèdre, et sur le haut 
desquels se trouvent deux hommes en costume de moine. Au milieu de la 
composition et sur le premier plan, un groupe de cinq hommes debout, deux 
lisant une inscription sur une sorte de pierre tumulaire appuyée contre d'autres 
pierres; les trois autres, en robe de moine, l'un avec le capuchon rabattu, 
paraissent converser en étendant les bras à l'horizon. Au fond, deux croix, 
dont une sur un piédestal se trouve au bord du rocher qui forme plateau ; à 
côté, deux hommes, les regards dirigés vers la plaine à droite; deux autres, 
plus loin, assis sur un petit mur d'appui. A droite, dans le lointain, deux 
cônes de volcan dont l'un projette de la fumée. 

Jolie pièce, assez poussée à Feau-forte, mais finement travaillée à la pointe. 

H. 0,163"^"^; L. 0,230"'". 

A la marge : l^ue prise dans les jardins des Camaldules -de Pou:(^oles — dessiné 
diaprés nature par Chastelet. 

En bordure : Gravé à Veau-jorte par Weisbrod — terminé par Alianut, graveur 
du roi. 

Au-dessus, à droite : Naples, 

B. Nat. ; coUect. de M. Albert Carette à Abbeville. 

Épreuves avec la seule mention : Ftie prise dans les Jardins des Camaîduks, sans l'indication de 
Chastelct ni de Naples au-dessus. 

Épreuves modernes, sous le titre : Jardin des Cainaldules à Pou'{:^ol ; au-dessus, n© 213 (de ma 
collection). 

Cette pièce figure au tome II, p. 174, du Voyage pittoresque de Naples et de Sicile de Tabbé de 
Saint-Non. 



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DE JACQUES ALIAMET 225 






46 — VUE DE LA VILLE DE TAORMINA. 

Vue à vol d'oiseau d'une ville pittoresquement bâtie en vue de la mer sur 
un plateau de colline au pied d'un mont escarpé. Sur le premier plan, à droite, 
groupe de personnages qui regardent le panorama; l'un d'eux, assis sur une 
pierre, est en train de dessiner; un autre étend le bras vers la ville. A gauche, 
la mer avec quelques petites voiles. 

Jolie pièce, d'un effet artistique, avec perpective bien observée. 

H. 0,254""; L. 0,394™". 

A la marge : Vue de la ville de Taormina — prise en dehors et au pied de 
V avant-scène de son ancien théâtre — dessiné par Chatelet — «° i* Sicile — A. P. D. R, 

En bordure : gravée à l'eau- forte par Allix — terminée au burin par Aliamet. 

M. Abb. ; coUect. Poniicourt. 

Autre état, tirage moderne sous le titre : Vue de VEtna et de la ville de Taormina prise aux 
pieds de Vovant-scène de Vancien théâtre — et les mêmes mentions que ci-dessus en bordure (de ma 
collection). 



47 — VUE DU TEMPLE DE PESTUM. 

Au milieu se dressent les ruines du temple qui se composent de la façade 
dont le fronton subsiste encore en partie, et de la colonnade qui régnait autour 
du monument et qui est encore entière; des arbustes ont poussé entre les 
pierres. Sur le premier plan se trouvent des tronçons de colonnes, et, sur l'un 
d'eux, une femme est assise, allaitant un enfant; un homme est accoudé près 
d'elle. Sur le côté, à droite, dans le fond, une maisonnette ; à gauche, près du 
tronc d'un arbre à moitié mort, une cuve, un puits et deux enfants debout à 
côté ; plus à gauche, du linge séchant à une corde. Plus loin, les hautes arcades 
d'un aqueduc. 

Gravure assez bonne, genre vignette comme la Vue de la ville de Nicastro; très poussée à 
Teau-forte. 

H. 0,222""; L. 0,340"". 
A la marge : Vue du temple Exastile Périptère de Pestum, près de Salernes, à 



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22é l'œuvre grave 



20 lieuês dt Naples — - dessiné diaprés nature par M. Robert, peintre du roi — n° 24 
— A. F. D. R. 

En bordure : gravé à Veau- forte par fVeisbrod — terminé par J. Aliamet, graveur 

du roi, 

A la marge supérieure : à droite : Naples. 

B. Nat. ; M, 'Abb. ; coUect. Ponticourt. 

État où on lit seulement : Temple Hexastile Periptère de Pestum, avec les mêmes mentions en 
bordure^ et^ à k marge supérieure : no iSj G. G.; tirage moderne (de ma collection). 



48 — VUE DE LA VILLE DE NICASTRO. 

' Au premier plan, sur une vaste place, circulent un grand nombre de 
personnes ; on remarque notamment une chaise à porteurs soutenue par des 
chevaux ou mulets, des cavaliers, des mendiants, etc. A l'extrême droite, une 
marchande sous une sorte de tente. Au second plan, se trouvent les constructions 
de là ville, maisons, églises, palais, château fort, édifiées sans régularité et 
étagées sur ie terrain en hauteur. Au fond, des montagnes. 

Genre vignette, tnalgré les dimensions assez grandes ; pièce finement travaillée au burin, mais 
après avoir été très avancée à Teau-forte. Même genre que le Temple de Pestum. 

H, 0,207"*"; L. 0,342"". 

A la marge : Fue de la ville de Nicastro située au milieu des Montagnes de 
P Apennin dans la Calabre ultérieure (sic). 

En bordure : grava à l'eau-forte par Duplessis-Berteaux — terminée par Aliamet 

graveur du roi. 

Et plus bas : dessinée par Despre:(^ archit. pensionnaire du roi à l'Académie de 
France, à Rouen — n*» 77, G^ Grèce — A. P. D. R. 

M, Abo. ; collect. Ponticourt. 

£ut en tirage plus moderne, sans l'indication du dessinateur; (M. Abb.; de ma collect.) 



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DE JACQUES ALIAMET 22? 



49 — VUE DE UBTNA. 

Paysage dont la perspective s'étend très loin à gauche ; de ce côté, on voit 
la mer qui est couverte de petites barques sous voiles. Au fond, l'Etna lançant de 
la fumée qui se confond avec les nuages ; puis la petite ville de Faormia bâtie 
au milieu des montagnes ; elle se prolonge vers la droite où Ton remarque un 
pont ou aqueduc qui se détache au milieu des constructions. Au premier plan, 
à droite, groupe de personnages ; un homme est assis et dessine, un autre est 
couché, deux femmes sont debout. 

Assez jolie pièce, genre vignette, avec effets de perspective et de dégradations de lumière et 
d'ombre bien rendus. 

H. 0,250°*™; L. 0,394"^. 

A la marge : Vue de PEtna et de la ville de Faormia, prise aux pieds de 
r avant-seine de V ancien théâtre. 

En bordure : gravée à Veau-forte par Allix — terminée au burin par AUamet, 

Au-dessus de k gravure : w® 420. S. 

Colltct. de M. A. Carette ; de ma collect. 



50 — DIANE ET CAUSTO. 

La déesse, presque nue, est debout, à gauche, sous un dais formé de 
draperies supportées par les branches d'un arbre; autour d'elle sont ses nymphes 
qui tiennent son arc et ses flèches. Elle étend le bras vers Calisto, qui est 
entraînée, en se débattant, par trois autres femmes ; de ce côté, à droite, une 
fontaine; l'eau coule d'une ampfîore tenue renversée par un amour; cdui-ci 
est debout sur un piédestal de forme carrée, avec canouches sur les parois où 
sont représentés en relief divers petits sujets. Au fond, la campagne, des 
arbres. Armes à la marge. 

Jolie gravure, fine, geru-e vignette ; les nus sont délicatement modelés. 

H. 0,156""; L. 0,191"". 

2(? 



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228 l'œuvre gravé 



» *A la marge : Diane et Calisto A. P. D. R. — de la^alerie de S. A. S. monset" 
gneur le duc d'Orléans A. P, D. R, — école vénitienne^ VI^ tableau de Titien Vecelli. 

En bordure : peint par Titien Vecelli —7 dessiné par Borel — gravé à l'eau-jorte 
par Duclos et terminé par J. Aliamet, graveur du roi. 

B. Nat. ; Collect. de M. A. Carette à Abbeville; et de ma.coUect. 
Publiée dans la Galerie du Palais-Royal, 2^ vol. 
État avant la dédicace (de ma collect.) 

Il y a dans le recueil Boydell une gravure avec le titre anglais Diana and Calisto gravée par 
Walker, d*après le Moine. 



51 — MAZANIELLO HARANGUANT LE PEUPLE. 

Le héros populaire, debout sur un -échataud dressé au milieu d'une place 
publique, et tenant une longue baguette à la main, parle à une foule immense 
groupée devant lui i droite de tous côtés, sur les balcons, aux fenêtres, et, 
plus loin, sur le péristj^le d'un monument. Derrière lur, des -hommes armés de 
fu*îils tiennent des drapeaux déployés. Autour de l'échafaud, on voit un^ masse 
de cadavres décapités, les uns étendus en désordre sur le sol, les autres 
attachés à des poteaux, d'autres enfin, par-devant, que l'on traîne par les pieds. 
Les tètes sont fichées symétriquement sur des piques placées en lignes autour 
de réchafaud; enfin, des rangées de soldats en armes retiennent les masses 
tumultueuses du peuple. A gauche et au fond, une foule de personnes de tous 
rangs, de tous costumes, sont groupées ou plutôt tassées partout, sur la place, 
aux fenêtres, sur les balcons, sur des chariots et jusque sur les toits. 

Bonne gravure, très fine, genre vignette, rnalgré ses dimensions ; mais la composition est trop 
surdiargèe de Hgures et de détails qui ne permettaient pas de donner à la pièce un caractère bien 
artistique. * 

H. 0,230""; L. 0,343"". 

A la marge : Ma:^anielle (sic) haranguant le peuple de Naples dans la place du 
MarcM des Carmes pendant la fameuse sédition de 1647 — n° 10 j A. P..D. R. 

En bordure : gravé à l'eau-forte par Duplessis-Bertaux — terminé au burin par 

AliameL 



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DE JACQUES ALIAMET 22^ 



En haut, à droite : Naples. 

B. Nat. ; M. Abb. 

Cette pièce figure dans le Voyage de Napks de Tabbé de Saint-Non, i«r vol., p. 242, sous ce 
litre complet : Saint-Non (Vabhé Ridjard de), voyage pittotesque ou description du royaume de Napks et 
de Sicile; Paris, CUmsier, imprimeur, jySi-iy86, 4 vol. en $ tomes, in-fol,, fleurons sur les titres, 
Sjé gravures, it grandes vignettes, ^4 culs de lampe et fleurons, 12 cartes et i plan.., gravés par de 
qombreux artistes de renom parmi lesquels nous trouvons comme Abbevillois : Aliamet, Beauvarlet, 
Macret et Dequtvauviller. Cet ouvrage est des plus intéressants par ses gravures, vignettes et autres 
pièces dont quelques-unes sont excellentes. 



52 — LE MASSACRE DES INNOŒNTS. 

Composition assez mouvementée représentant plusieurs scènes de carnage dans 
lesquelles des enfants sont tués par des soldats et foulés aux pieds des chevaux^ Au 
milieu, un cavalier avec casque et cuirasse arrache 'un enfant des bras de sa mère; 
à gauche, des femmes couchées près de leurs enfants morts. Plus loin, d'autres 
écrasés sous les pieds des chevaux et sous les roues d'un quadrige monté par 
deux vieillards. Dans le fond, autre? scènes de massacres sur un pont ; au-delà, 
la façade d'un temple circulaire avec façade à colonnes et fronton ; au-dessus, 
des arbres. A l'extrême droite, autre monument avec double escalier. Armes à 
la marge. 

Genre vignette ; détails rendus avec beaucoup de finesse et de netteté ; formant pendant avec 
le Baptême de Jésus-Christ. 

.H. o,r47""; L. 0,205""». 

A la marge : le Massacre des Innocents — delà galerie de S. A. S. monseigneur 
le duc d'Orléans — A.P.D.R. 

En bordure : peint par Ch. le Brun — gravi à Veau-forte par D.-P. Bertaux, et 
terminé par J. Aliamet , graveur du Roi. 

B. Nat. ; M. Abb. 

Collect. de M. A. Carette à AbbeviUe, et de ma collect. 



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230 l'œuvre gravé 



53 — LE BAPTÊME DE JÉSUS-CHRIST. 

Le Sauveur^ sur le bord du fleuve, un genou posé à terre, incline la tête 
devant saint Jean qui lui verse Teau sainte avec une petite coquille; au-dessus 
d'eux plane une colombe, les ailes étendues. A droite et à gauche, groupes 
de personnages dont quatre, à gauche, remettent leurs vêtements ; trois autres 
plus loin, parmi lesquels un vieillard qui paraît désigner aux autres Jésus-Christ 
et saint Jean. A droite, trois autres personnages, demi-nus, prosternés devant le 
Christ ; derrière eux, un peu plus loin, une femme tenant un jeune enfant. A 
Fextrême droite, au premier plan, trois autres personnes se tenant par les bras. 
Dans le fond, au-delà du fleuve, on voit la campagne avec les murailles d'une 
ville à gauche, et, au milieu, des arbres sur le haut d'une colline. Armes à la 
marge. 

Gravure assez bonne, genre vignette ; faisant pendant avec k Massacre des Innocents, 

H. 0,146^"; L. 0,^04"". 

A la marge : le Baptême — de la galerie de S , A, S. monseigneur le duc d'Orléans 
— A. P, D. R, — École Française — i" tableau de Nicolas Poussin, peint sur toile, 
ayant dt hauteur j pieds 8 pouces sur j pieds jjxmces de large. 

En bordure : peint par N. Poussin — gravi à F eau- forte par D.-P. Bertaux et 
terminé par J. AUamet, graveur du Roi. 

Puis la mention ci-après : Mgr le duc d'Orléans possède 12 tableaux de ce 
maître — Il y a les sept Sacrements du Poussin qui forment, ilit-on^ une suite qu'on 
peut regarder comtm une des plus belles productions de la peinture. 

B. Nat. ; M. Abb. 

GaUêct* de M. A. Carette à Abbeville, et de ma collect. 

Autre état, avec les armes et les noms des artistes, mais avec ces seules mentions à la marge : 
k Baptême — de la galerie de S. A. S. monseigneur le duc d'Orléans A, P. D. R. 



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DE JACaUES ALIAMET 



231 



VI 



PIÈCES DIRIGÉES PAR ALIAMET 



54 — Vue de Saint- Valery-sur-Somme 1771 Hackert 

55 — La Philosophie endormie . . . . ' 1776 Greuze 

$6 — i« Vue de Marseille J. Vernbt 

57 — 2f Vue de Marseille id. 

58 — Temps orageux id. 

59 — Temps de brouillard . id. 

^ — Le Tibre La Croix 

61 — Les Orientaux au bord du Tibre id. 

62 — Éducation d'un jeune Savoyard Greuze 

63-66 — Pygmalion (4 pièces) Ch. Eisen 

67 — !« Vue des Environs de Caudebec Hackert 

68 — 2* Vue des Environs de Caudebec id. 

69 — i« Vue des Environs de Savemc id. 

70 — 2* Vue des Environs de Sâveme id. 



S4 - VUE DE SAINT-VALERY-SUR-SOMME. 

Sur le bord de la mer, au premier plan à Textrême-gauche, un matelot 
debout, tenant une longue perche, paraît s'adresser à une femme, debout 
également, les bras et les jambes nus, la gorge découverte, qui porte un panier 
au bras ; à côté, une autre matelote ramasse des moules qu'elle met dans des 
paniers. Derrière eux, plus près de Teau, on voit des filets attachés en longueur 
à des pieux. Au-delà, vers le milieu de la composition et séparés par un 



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232 L ŒUVRE GRAVE 



courant, quatre pêclicurs, Tun dans une petite barque, les autres sur des 
rochers presque à fleur d*eau, tirent un tilet. A Textrême «droite, des rochers 
escarpes surmontes de deux arbres; plus loin du même côté, des falaises 
bobées, au-dessus desquelles on voit des maisons. Au bas sur la grève, quatre 
hommes dont l'un à clieval ; ils sont suivis par une femme accçmpagnée d'un 
chien, et ils se dirigent vers la ville dont on aperçoit les murailles ; on distingue 
une première tour peu apparente, et aussi le clocher de l'église, très élevé, et 
avec une Hèchc. Enfin, vers le milieu, on remarque une grosse tour baignée par 
la mer; nu pied des murailles se trouvent des maisons, la phipart sur pilotis; 
au-delà, près de h tour, deux navires à pleine voile gagnent le large de la 
mer qui se déroule à perte de vue. A gauche, au loin, on aperçoit le village 
du Crotoy avec des murailles au-dessus desquelles se dresse le grand clocher 
carré de Téglise ; enfin, à l'horizon, on distingue l'église du hameau de 
Saînt-Firmin. Le sujet est représenté à l'envers de la situation réelle. Armes à 
la marge* 

ïkîrine gravure, d\iu joli ctÏL*t ; les pcrsonnagcî) du premier plan à gauche sont bien dessinés 
Cl gravûs. 

H, 0,298™™; L. 0,432"^'". 

A la marge : Vue dt S^ Valry (sic) sur la Somme — dédiée à messire Jacques 
Nicolas le Boucher d'Ailly^ chevalier y seigneur de Richemond, Voiry, Hocquincourt, 
Bouillencourtj etc. — par son tris humble serviteur Aliamet — à Paris j chés Aliamet, 
graveur du roij rue des Mathurins. 

En bordure : }.-Ph, Hackert pinxit — /. Aliamet direxit. 

B. Nat.'; m. Abb, ; col) cet. Ponticourt; de ma coUect. 

État avant la lettre, avec te:^ seules mentions du peintre et du graveur. 

État» en contrefaçons, portant le nom de Testolinl comme graveur, tirage moderne signalé par 
M. Henri Macqueron dans son FconqgraphU du département de la Somme, n© 3550 ». 

Cette cstamjiH; était l'objet d'une réclame dans les Affiches de Picardie, numéro du ) août 1771 
(ce qui donne une date, toujours précieuse à avoir), avec une autre : Vue du Port de Dieppe, celle-ci 
en collaboration avec Jeanne-Fr. Ozanne ; elles étaient cotées alors au prix de deux livres chacune, 
tnuies deux d'après Hackert dont on fait Téloge. Les deux pièces font pendant. 

I , Cene fiice^ qac M. Mj^qocron a bien voulu nous céder pour le Musée, est une copie, mais Avec des différences. Elle 
por(t çti maTpc : V^s ^^ S^ifii-Vnhry (tl non Valry) sur la Somme; les détails de» maisons, des moulins et de l'église du 
Cicitnv nui.iniiui:iii ^rnU rtpTuiqit* iî*bnc fjçon plus détaillée dans cette contrefaçon; dans la pièce d'Aliaract au contraire, 
lU tJùni, pluj xioy<=A d^iifr U bfum^ il findcnt mieux l'effet du lointain. Enfin la gravure de Testolinî dans d*autre& deuils et 



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DE JACQUES ALIAMET 233 



La Vite de Saint-VêUry-surSomme ^X la reproduction en sens inverse, ce qui est rare, d'un 
tableau assez bon d'ailleurs et bien conservé^, mais sans signature ni mention d'aucune sorte, qui 
se trouve chez madatne veuve Leroux-Plancheville, à Saint- Valéry. Il est conservé religieusement 
dans cette famille depuis un temps reculé et qui dépasse les souvenirs. 

D'après ce que nous a assuré notre collègue dans cette ville, M. le capitaine Dubob, la vue paraît 
avoir été prise au-delà de h rue de la Ferté et du Courgain, à peu près vers le milieu de la rue 
ou promenade du Romerel, embrassant en perspective une partie de la ville de Saint- Valéry pour 
se terminer aux murs de ce qu'on appelle communément la Ville, ef au clocher, alors en flèche, 
de l'église. Près de là se trouve la grosse tour, aujourd'hui démolie en partie ; on l'appelait la tour 
Jean Bon ou Jean le Bon. Puis aussi la tour ou porte de Nevers qui sert d'entrée à la haute xôlle, et 
qui subsiste encore ainsi que les murailles. Les maisons qui sont représentées sur le tableau et sur 
la gravure au pied des murailles se retrouvent aussi actuellement, au moins pour la plupart, mais 
le sol s'étant trouvé exhaussé, les pilotis, apparents sur la gravure, ont disparu ou ont été masqués 
par d'autres constructions. Toute cette partie paraît avoir été mieux traitée par le graveur que par 
le peintre au point de vue de la perspectivp. 

Le tableau, qui est vraisemblablement d'Hackert même, ou peut-être une copie faite par Aliamet, 
a, pour le pays, de même que la gravure d'AHamet, un grand intérêt, et la vue présenté une 
certaine exactitude. On peut seulen^ent reprocher au peintre d'avoir un peu trop donné carrière à 
sa fantaisie en représentant, au premier plan, des rochers qui n'existent pas à Saint- Valéry, mais 
cela lui avait paru sans doute devoir faire meilleur effet ; il est encore heureux qu'il n'ait pas, 
comme Vemet, fait figurer .des Turcs parmi ses personnages. Quant aux matelotes du pays, elles 
n'ont jamais dû avoir assurément ces allures coquettes, ces poses mahiérées que l'auteur du ubleau 
leur a données pour satisfaire au goût de l'époque. 

Nous rappellerons que Hackert a peint, en 1767, une autre vue de Saint-Valery, celle que 
le Vasseur a gravée en 1770 sous le titre : Maisons de Pécheurs à Saint-Valery-sur-Somme (Catal. 
le Vasseur 1865, n© i6i). Le port de Saint-Valery-sur-Somme figure aussi dans la collection des 
ports de France dessinés pour le roi en 1776 par Ozanne, et gravés par Y. le Gouaz. Il en existe 
une réduction relativement moderne, gravée également par Y. le Gouaz, petit in-40. La vue est 
prise en sens inverse du tableau de Hackert et embrasse le port avec des navires. 

Hackert a fait, en outre, une vue d'AbbeviJle gravée également par le Vasseur soûs le titre : 
Maisons de Pécheurs à Ahbeville (Même catal., n» 160). « 

Deux autres vues d'Abbeville ont été gravées par N. Dufour (un graveur abbevillois également) 

d«at l'ensemble eft bien inférieure ; elle "porte une ligne d'encadrement gravée, Les dimensions de b gravnre et da enivre sont 
également difTérentes. 

D*Aliamet H. o,2^8«» L. o,432""" 

DeTestolini H. 0,302 L. 0,420 

et avec la bande d'encadrement 

H. 0,30s— L. 0,430 

Cnivre de la pièce d'Aliamet H. 0,35 3""« L. 0,461"" 

— de celle de Testolini H. 0,362 L. 0,453 

Noos donnons tons ces détails pour qae les amateurs ne puissent se tromper sur les contrefaçons avant tontes lettres. 



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234 l'œuvre gravé 



sur des dessins de Choquet, peintre de la même ville. Nous avons été assez, heureux en 1890 pour 
^n découvrir et en acquérir les cuivres pour le Musée. 

Cabinet Paiguoîi-Dijonval sous le n» 2435 avec la Vue prise dans le Pore de DUppe, toutes deux 
d'il pris Jacques- Philippe Hackert, peintre en paysages, né à Prenslau en Brandebourg en 1737. 



SS - LA PHILOSOPHIE ENDORMIE. 

Une jeune femme, le corsage légèrement entr'ouvert, est ilsise ou plutôt 
étendue dans un large fauteuil où elle appuie sa tête sur un coussin placé 
contre le dossier. Elle est endormie, la tête gracieusement inclinée à droite, le 
bras droit nonchalamment posé sur un livre qui est ouvert sur une table; les 
pieds sont chaussés de fines mules; un petit carlin est couché sur ses genoux, 
les yeux ouverts, le museau appuyé sur le bras gauche de la dormeuse. Aux 
pieds de celle-ci, à gauche, des livres, un tambour à broder, et, sur la table, 
une sphère, des livres, une plume. Fond uni d'où se détachent la tête de la 
il^mme et le dos du fauteuil. 

Ravissanie pféce, d'un effet tout à fait artistique, avec des oppositions accentuées d'ombre et 
lie lumière ; les traits de burin sont larges, vigoureusement poussés, sans nuire à la légèreté dans 
les nus et dam hs. détails. La figure et les mains admirablement modelées; c'est une des plus 
jolies esumpes sur lesquelles figure le nom d'Aliamet sous la réserve de la part plus ou moins 
grande & lui attribuer dans son achèvement). 

H. 0,406°^;' . L. 0,310°»™. 

A la marge : La Philosophie endormie — dédiée à madame Greu:(e — par son 
serviîcur e) ami^ Aliamet — à Paris, che:^ Aliamet, graveur du roi et de L. L. M. Af. 
Imp^" et K'*, rue des Mathurins, 

* En bordure : Greu:(e del. — Aliamet direxit. 

B. Nat. ; M. Km, 

État d'cau-fonc pure, très rare (B. Nat). Le Musée d'Abbeville n'en possède qu'une contre-épreuve. 

État, presque d eau-forte pure, mais avec dès changements (Catalogues Cément *et Danlos et 
Deïisie, 1S79, lËSo, 1881, 1886); indiqué comme excessivement rare, attribué à J.-M. Moreau. 
Dans cet état, le corsage est complètement boutonné tandis que dans l'estampe terminée il est 
cntr'ouven; et laisse apercevoir la chemise; vendu 400 francs à la vente Mulbacher en 188 1 et 
jusqu'à 700 fnmcs à la vente Mailaud, même année (Gustave Bourcard, Us Estampes du XVIII^ stick). 



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DE JACQUES ALIAMET 235 



État avant la lettre (Cabinet Paignon-Dijonval, n© 9276), d'après J.-B. Greuze, peintre, né à 
Toumus en Bourgogne en 1735, mort à taris en 1807. 

Eut avant la dédicace (Catal. Bouillon, mars 1891, no 352,) indiqué comme terminé par 
Âliamet. 

État complètement terminé et avec la lettre, Aliamet âirexit (celui ci-dessus relevé). Il est à 
noter que la figure diffère complètement dans les deux états, elle est bien plus jolie dans celui 
qui est terminé ; dans le premier, la tête est plu^ renversée et il y a des plis au cou, à droite. 

Je lis dans la Gaiette des Beaux-Arts, année 1859, ^^me II, p. 309, qu'à la vente des gravures 
de M, Fr. V. cette pièce figurait avec l'indication suivante : « Greuie; la Philosophie endormie, 
première épreuve d'eaurforte pure; cette rare et brillante pièce qui n'est autre que la belle et trop légère 
madame Greuze (voir les Archives de VArt Francs de MM. de Chennevières et de Montaiglon), 
est attribuée à Fragonard, mats nous la croyons de Greuze lui-même; vendue 60 francs; la même 
pièce terminée au burin par Aliamet, 21 francs ». 

C'était, dit-on, le quatrième portrait de la femme du peintre (indication puisée dans les Archives 
de VArt Français) ». 

L'attribution à Fragonard pour l'eau-forte se trouve également dans le catalogue de la vente 
du baron de Vëze dressé en 1855 par Vignères, puis aussi 4ans celui de la vente Didot dressé 
en 1877 par MM. Danlos et Delisle. 

MM. le baron Portails et H. Béraldi dont la compétence est grande ne paraissent pas hésiter, 
quant à eux, à at^buer cette pièce à Moreau, non seulement pour l'eau-forte mais aussi pour le 
travaU au burin ; toutefois, comme ils ajoutent que peut-être Aliamet y a fait un travail de retouche, 
ils paraissent admettre qu'il n'est pas resté étranger à l'exécution de cette belle estampe, et c'est 
ainsi qu'ils le font figurer, sau^f réserve, dans l'œuvre d'Aljamet (Graveurs du XVIII* siècle), 

I. M. le nMrqait de Chennevières, dans les Archives de TArt Français, s'est srr&té coroplaisamment à ce joli portrait dans ces 
lignes qai présentent nn vif intirèt : « Le dessin de Greaze devait être charmant et fut sans doute exécuté dans les premiers 
temps du mariage car le modèle, à coup sûr, ne porte pas encore ses trente ans. 

■ Comme arrangement, cela rappelle beaucoup le portrait de 1765. I^ Dabuty est assise dans un fauteuil, le dos soutenu 
par un oreiller; elle est coiffée d'une cornette de nuit et sommeille comme ferait une convalescente. Sur ses genoux, nn carlin 
qui veille et auprès est une table chargée de livres de philosophie; la lecture de ce fonds de magasin de son père a endormi 
la jeune femme car sa main droite se repose sur l'un de ces grands livres ouverts. Elle ne montre point sa gorge cette foû»; sa 
taille, son cou, la pose de sa tète, rien de pins èlégpot, de plus provoquant. Cette eau-forte explique à merveille tontes les 
folies de Diderot et celle plus grande de Greuze, et pourtant il y a dans cette bouche trop fine, dans ce nez nn peu pointn ei 
relevé quelque chose qui explique aussi U suite déplorable des sept tranquilles premières années. Les belles joues, les formes 
arrondies des figures de Grenze, son nez nn pen court, la grftce insouciante de ses coiffures, tout est là ; c'est la vision du 
son propre idéal qui arrêta Greuze dans ce malheureux jour de la rue Saint-Jacques». 

A lenr tour, MM. de Goncoua, dans fArt du XVUI* siècle (tome I", Greuze), ont consacré au ublean une de leurs 
plus brillantes descriptions. Après avoir parlé de l'amour de Greuze pour celle qui fut sa femme et qui le trompa si 
indignement après huit ans, ils ajoutent : « Dans le tableau où madame Grenze est peinte dans son intérieur sous le titre 
la Pbilotopbie endormie^ la volupté se dégage et disparait sbus la jeunesse. C'est madame Greuze surprise dans son sommeil et 
trahie par le sourire d'un rêve. Assise et comme glissée sur une bergère, elle a la tète renversée de côté contre l'oreiller jeté 
sur le dossier dn siège. Un battant Vctil ouvert et flottant met autour de ses cheveux roulés la blancheur et la légèreté de son 
cbiffonnage. L'espèce de gilet déboutonné qui enferme sa poitrine et soutient sa gorge s'écane sur un fichu de cou. De ses 
deux bras abandonnés, l'un posé sur nn livre ouvert que porte une table, l'autre descend le long du corps jusque sur le 
genou où veille, couché, nn carlin aux oreilles rognées, au mufle froncé, aux yeux en colère. A ses pieds, auprès de ses 
mtiles tXûC hauts talons, elle a laissé tomber son tambour à broder et glisser sa bobine. Elle dort de tout le corps, le sommeil 
la possède et délie ses membres sous le déshabillé tout ruche et tout festonné dont les lignes et les plis paraissent prendre U 
mollesse et l'abandon de U dormeuse, les étoffes sont comme affaissées, la toilette est entr'onverte, la pose est morte, les 

pavpières sont closes, la bouche est chatonillée, l'haleine palpite et ne semble>t-il pas qn'un songe de plaisir baise cette 

femme sur les yeux ? Greose peindra encore sa femme d'une façon nn peu moins voilée dans U Mère bimbeûreuse. » 

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236 L*ŒUVRE GRAVÉ 



Gjiie pièce était Tobjet d'une réclame dans les Affiches de Picardie, n» du 28 septembre 1776 où 
tlle Ltait mise en vi;nte, a Amiens, au prix de trois livres (!) J'en extrais le passage suivant qui 
serait encore une preuve de la collaboration de notre graveur, au moins peut-être pour les 
détails : w La gravure de celte estampe a ce ton qui rend la légèreté, la correction, la facilité, la 
belk' expriîssion et le feu que Qï^vxzg sait donner à ses dessins. La richesse des étoffes et les 
attributs de la philosophie som rendus a vue ce ton de vérité dont M. Aliamet sait caractériser ses 
ouvrages ^. 



S6, - r* VUE DE MARSEILLE. 

Au premier phti^ à gauche, deux femmes debout sur un rocher baigné par 
la mer j Tune tient une ligne de pêche posée verticalement par terre, l'autre a 
sous le bras un panier i poisson» A côté, plus à gauche, se trouve un autre 
panier par terre ; près de là, un chien. Plus loin, une barque, les voiles 
déployées, et d'autres qu'on aperçoit dans le lointain. Tout au bord du rocher, 
près des deux femmes, un homme est assis, ayant une jambe pendant sur 
la mer comme pour descendre dans un canot qui est au-dessous, et où se 
trouve un matelot tenant deux avirons étendus horizontalement; un autre 
canot, plus loin, avec six personnes. A droite, au premier plan, un homme 
assis sur des rochers, péchant à la ligne; plus loin, du même côté, des 
constructions, une tour ronde. Au-delà, à l'extrême droite, une forteresse sur 
le haut d*unc montagne ; des rochers au bord de la mer, et, près de là, on 
aperçoit des voiles de bateaux qui sont mouillés derrière un petit quai. 
Armes au bas; Fécusson est surmonté d'un casque avec une banderole sur 
laquelle on lit ; Dm juvanie ; de chaque côté de l'écusson, deux moines 
ponant une épée levée. 

Belle estampe. 

H- 0,294™™; L, 0,430""**. 

A la marge : /" Vue d& Marseille — didii à monsieur F abbé de Grimaldi, abbi 
de chambre Fontaine et Ficaire Général de Varchevichi de Rouen — par son tris humble 
serviteur Aliamet — à Paris^ rhés Vauîeur, rue des Mathurins. 

En bordure : /. Vermtpinxii — Jac. Aliamet direxit. 



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DE JACQUES ÀLIAMET 237 



B. Nat. ; M. Abb. ; M. Amiens. 

État d*eau-forte (catal. de 1788, np 226, indiqué dans Tœuvre d*Aliamet). 
État sans la dédicace» avec la mention : i^ Vue de Marseille, gravée d'après le tableau original de 
Joseph Vemet, par J, Alianut — h Paris, che\ Jean rue Jean-de-Beauvais, «o ^2 (M. Abb.)- 

M. Léon Lagrange, dans son ouvrage sur Vemet, indique ainsi ces pièces : Vues des Envirms 
de Marseille, sous le titre de i^ et 2^ Vues de Marseille avec dédicace à l'abbé Grimaldi. Et plus 
loin, il les mentionne parmi les pièces dont Aliamet n'a fait que diriger le travail, telle que 
le Temps de brouillard, début d'Yves le Gouaz, le Temps orageux, le Temps serein, œuvre de 
Marie le Gouaz et les deux Vues de Marseille demeurées anonymes. 

Nous ne connaissons pas le graveur, au moins le principal, de ces dernières pièces, mais 11 y a 
lieu de croire d'après M. Lagrange, et aussi selon le catal. de 1788, qu' Aliamet y a pris une 
certaine part. 

Les tableaux des vues de Marseille se trouvent au Musée du Louvre sous les no* 629 et 630 
(Notice de M. Villot, ancienne collection, 1867, p. 401). H. 0,33 ; L. 0,38 ; T. fig. de 0,04. 



57 - 2^ VUE DE MARSEILLE. 

Au premier plan, deux pêcheurs debout dans une barque qui est amarrée 
contre la grève, déchargent leurs filets ; ils sont aidés par deux autres placés à 
terre et qui étendent ces filets vers la droite. De ce côté, groupe de quatre 
personnages dont deux femmes et un homme sont assis sur des rochers, 
l'autre homme est debout, tenant une ligne à pêche. Plus loin, et vers la 
gauche, se trouve une tartane avec ses grandes vergues ; des manœuvres k 
déchargent par une espèce de pont, formant jetée avec deux arches, et qui 
descend en pente vers la mer. Au-delà, une grosse tour ronde avec mâchicoulis, 
bâtie sur des rochers ; au loin, la mer, avec des bateaux qu'on aperçoit très 
confusément dans la brume. Armes au bas, les mêmes que pour la .i" vue. 

Belle estampe, largement traitée. 

H. 0,295""; L. 0,432"". 

. A la marge : 2« Vue de Marseille — dédiée à monsieur l'abbé de Grimaldi, etc. 
comAe pour la i^* vue. 

En bordure : /. Vernct pinxii — Aliamet direxit. 



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238 l'œuvre gravé 



B. Nat. ; M. Abb. \ collect. Ponticourt; M. Amiens. 
Étal d'eau-fortc (catnl. 1788). 
ËiAt sans k dtidLcace. 

Les deux pièces f r* ^f j* vues de Marseille figuraient à l'appendice du journal de Vemet (publié 
par M. Léon Ligraagc)» comme se trouvant chez Aliamet au prix de i 1. 16 s. chacune. 
ixh deux vues figuraient au cabinet Paignon-Dijonval, n© 8799. 



S8 - TEMPS ORAGEUX. 

Au premier plan, à gauche, se trouvent deux pêcheurs sur des rochers au 
bord de la mer, Tun debout, l'autre accroupi ; tous deux, les cheveux flottant 
au vent, tirent un filet. A droite, la mer se brise sur des rochers en faisant 
jaillir l'écume; du même côté, on voit une tour'carrée bâtie sur d'énormes 
rochers, et un arbre secoué par le vent; au bas, toujours à droite, sur la grève, 
un homme marché; à côté d'un âne chargé de paniers, et un autre porte un 
filet. Au. loin, la mer avec deux navires battus par la tempête; des nuages 
noirs couvrent le ciel, et la pluie tombe, chassée par le vent. Armes à la 
marge. 

Belle gravure» large d*effet, avec perspective bien observée. 

H. 0,288"^"^; L. 0,427™™. 

A la marge : Tems (sic) orageux — dédié à monsieur Vialy, peintre — par son 
serviteur et ami, Aliamet — à Paris, che:^ Aliamet, graveur du roi, rue des Mathurins 
— ce tableau est tiré du cabinet de M. Vialy. 

En bordure : /. Vtrnet pinxit — Aliamet dirrexit (sic). 

B, Nat*; M. Abb< 

Eut avant la lettre. 

État avant la dédicace (Catal. Bouillon, avril 189 1). 

État en tirage moderne, fatigué, avec ces mentions : Temps orageux — gravi d'aprh li tabkau 
orighmi de Jostph Vtrnet ^ par J, Aliamet à Paris, chei Jean, rue Jean de Beauvais, no ^2. 

Cabinut Puignon-Dijoïwal, no 8797, avec les deux Vues du Letknt. , 

Dans le catalogue de 1788, cette pièce figure avec V Incendie nocturne ^ Temps serein et d'autres 
som le clupitri^ : Œuvre d'Ahamet. 



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DE JACQUES AUAMET * 239 



Cette pièce parait former pendant avec Tôntps de brouiUardy bien que de dimensions un peu plus 
restreintes ; les armes sont différentes. 

Le tableau, dit M. Léon Lagrange, avait été commandé avec un autre à Joseph Vernet par 
M, Vialy, peintre. Tous deux figuraient sous les n»* 66 et 67 au salon de 1757. Le premier 
représentant une mer par un temps d'orage, gravé, est-il dit, par Aliamet (ce qui indiquerait qu'il 
n*a pas seulement dirigé le travail, comme le porte le titre, mais qu'il y aurait au moins pris une 
grande part); le ^cond représentant un paysage avec une chute d'eau,. c'est la jeune Napolitaine 
à îa pêche, gravé par Le Veau. 

n y a aussi, dans Tœuvre gravé de Vernet à la Bibliothèque nationale, le Naufrage^ gravé par 
Avril en 1755, à Paris chez Crépy ; et aussi, d'après le même, Orage impétueux, gravé par Bertaut. 
Ce sont des compositions différentes. 



59 - TEMPS DE BROUILLARD. 

Au premier plan, à gauche, un quai sur lequel se trouvent des barils, des 
ballots de marchandises et une marmite suspendue par un trépied sur un foyer. 
Deux individus sont accoudés contre le parapet du quai ; au-delà, la mer où 
Ton aperçoit un navire dans la brume, et deux chaloupes dont l'une est remplie 
de monde. Plus près, à Textrême gauche, deux hommes dont l'un, coiffé d'un 
turban, tient une longue pipe ; deux autres personnages, homme et femme, 
près d'une manne de poissons ; un peu plus loin, un bateau amarré à un 
prolongement du quai, en forme de batardeau, et sur lequel des pêcheurs 
débarquent du poisson. A côté, au centre de la composition, sont deux autres 
hommes sur un rocher à fleur d'eau ; l'un est couché, l'autre est debout, tenant 
une ligne. A droite, au premier plan, la poupe élevée d'upe galère richement 
ornée de cariatides et autres sculptures. Plus loin, une tour ronde; au fond du 
même côté, des navires à demi noyés dans le brouillard. 

Belle gravure ; tous les détails de la composition sont parfaitement rendus sans nuire à TefTet 
général de Tensemble. 

H. 0,297"™; L." 0,432"". 

A la marge : Tems (sic) de brouillard — à messire Gaspard Moy se de Fontarrieu, 
conseiller d'état ordinaire, intendant et controlleur (sic) général des meubles de la 



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240 l'œuvre grave 



couronne — par son tris humble et tris obéissant serviteur Aliamet — à Paris, chis 
Aliamety graveur du roi rue des Maihurins vis-à-vis celle des Maçons, 

En bordure : /. Vernet pinxit — /. Aliamet dirrexit (sic). 

B. Nat. ; M. Abb. 

État d*eau-forte pure, sans les noms des artistes (B. Nat. œuvre de le Gouaz). 

État avec les armes; sans les noms des artistes. 

État avant toutes lettres, terminé. 

État avant la dédicace (M. Abb.) 

M. Lagrange, dans son ouvrage sur Vernet, mentionne cette estampe comme gravée par Yves 
le Gouaz dont elle aurait été le début, avec dédicace à M. de Fontarrieu, contrôleur général des 
meubles de la couronne. Ce serait une des cinq estampes sur quinze d'après Vernet portant le 
nom d' Aliamet, et dont ce dernier n'aurait fait que diriger le travail. Les dix estampes 
entièrement gravées par Aliamet d'après Vernet sont : le Matin, le Midi, le Soir, la Nuit, Us 
Itdi^nes laborieuses. Rivage près de Tivoli, Incendie nocturne, la Pêche, i^^ et 2^ Vue du Levant, Les 
cinq autres seraient : le Temps serein, œuvre de Marie Ozaime (femmes d'Yves le Gouaz), le Temps 
orageux et les Vues de Marseille, demeurées anonymes, et enfin le Temps de brouillard. 

Le tableau de cette dernière pièce se trouve au Musée du Louvre, n© 622 sous le titre : Port 
de Msr, effet de brouillard. 

M. Clément de Ris (Musées de province) mentionne comme faisant partie du Musée de 
Grenoble, sous le n© 160 du catalogue, une marine Effet de brouillard, portant le nom de Herry, de 
Marseille, dont il ne connaissait pas autrement le nom, et qui rappellerait le genre de Joseph 
Vemei dont Herr}', dit-il, était sans doute l'élève et certainement l'imitateur. 

Les deux estampes, Temps de brouillard et Temps orageux figuraient i^ l'appendice du journal de 
Vemet comme se trouvant chez Aliamet au prix, la première de 2 1. 8 s., la seconde de 2 1. 



60 — LE TffiRE. 

Au premier plan, au milieu, deux femmes au bord d'un fleuve, Tune assise, 
péchant; l'autre tenant une ligne relevée et portant un panier au bras. A côlé, 
vers h gauche, un homme étendu sur la poitrine contre un tonneau renversé 
et fumant une pipe ; à l'extrême gauche, deux tonneaux avec des filets au-dessus, 
une ancre, des rames. Vers la droite, toujours au premier plan, un homme 
debout tient d'une main une ligne dans l'eau et s'appuie de l'autre sur un 
poiean ; plus à droite, groupe de trois hommes dont l'un, debout, tient une 



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DE JACQUES ALIAMET 24 1 



ligne relevée, une manne de poissons est à côté d'eux ; on aperçoit à Textrême 
droite la voile repliée d'une tartane. Au second plan, au milieu, et sur le côté 
du fleuve, se trouve une grosse tour ronde à mâchicoulis surmontée d'un 
pavillon, et un fort garni de canons ; au pied des murailles, un vaisseau 
renversé que Ton chaufie à l'aide d'un canot ; à droite, un autre vaisseau avec 
quelques voiles étendues et présentant sa proue ornée d'une statue de femme 
nue; derrière, un pont, et, au-delà, une forteresse. Dans le fond, vers la 
droite, le cours du fleuve se continue et on aperçoit confusément des navires 
dans le lointain. Armes à la marge au milieu du titre. 

Cette gravure est parfaitement traitée dans son ensemble et dans les détails ; les personnages 
sont très réussis, notamment Thonmie qui pêche; il se détache vigoureusement sur Teau du 
fleuve. 

H. 0,297""; L. 0,432"". 

A la marge : Lt Tybre — dédié à monseigneur Léopold-Charles de Choiseul, 
archeviqiie, duc de Cambrai, prince du Saint-Empire, comte du Cambrésis, etc. — par 
son très humble et très obéissant serviteur Aliamet — à Paris chés Aliamet, graveur du 
roi, rue des Mathurins, vis-à-^s celle des Maçons, 

En bordure : La Croix pinxit — /. Aliamet dirrexit (sic). 

M. AfiB. ; de ma coUea. 
. Cette pièce fait pendant avec les Orientaux au bord du Tibre, du môme peintre. 
État avant toutes lettres. 

Cabinet Paignon-Dijonval, n© 9606, avec les Orientaux au bord du Tibre. 
État plus moderne avec ces mentions : le Tibre , gravé d*après le tableau peint par la Croix, 
par J. Aliamet, à Paris, chei Jean, rue Jean de Beauvais, n9 ^2 (M. Abb.) 



61 - LES ORŒNTAUX AU BORD DU TIBRE. 

A droite, sur un quai, deux personnages en costume oriental fument de 
longues pipes en s'accoudant contre des tonneaux posés debout ; près d'eux, 
un autre individu, vu de dos et appuyé par-devant sur un tonneau renversé; 
à côté de lui se trouvent deux portefaix et des ballots. Au centre de la 
composition, sur le bord du fleuve, et près d'une ancre, groupe composé d'un 



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242 l'œuvre grave 



homme, d'un enfant et d'une femme, celle-ci, debout, tenant une ligne de 
pêche ; l'enfant est couché nu, et l'homme est assis sur le bord du quai et 
fume une pipe. Plus loin, un grand navire avec Tune de ses voiles étendues; 
trois canots remplis de matelots sont autour de ce navire. Sur le côté, à droite 
et diins le fond, une colline très élevée ; à l'extrême droite, au second plan, se 
trouve une haute tour avec les armoiries pontificales. Armes à la marge. 

Bonne gravure ; effets bien rendus. 

H. 0,295"°; L. 0,43?™"*. 

A la marge : les Orientaux au bord du Tibre — dédié à monseigneur Léopold 
Charles de Choiseul, archevêque, duc de Cambray, prince du S^ Empire, comte du 
Cambrésis, etc. — par son très humble et tris obéisant serviteur Aliamet — à Paris, 
cbis Alianiet; graveur du roi, rue des Mathurins, vis-à-vis celle des Maçons. 

En bordure : la Croix pinxit -^ /. Aliamet dirrexit (sic). 

B. Nat, 

Cabinei Paignon-Dijonval, n© 9606 avec le Tibre. 



62 - L'ÉDUCATION D'UN JEUNE SAVOYARD. 

Un jeune mendiant déguenillé, ayant des chausses déchirées et qui laissent 
tes genoux à nu, est assis sur une chaise dans une cour; il tient assez gauchement 
une vielle dont il tourne la .roue de la main droite. Derrière lui, une jeune 
fîllc, dubûut, la figure souriante, s'appuie d'une main sur la chaise et place les 
doigts de Tautre main sur les touches de l'instrument. A droite, un escabeau 
et un chapeau par terre ; à gauche, un bâton posé sur une boîte garnie d'une 
courroie. Au-dessus, à gauche, une sorte de niche dans le mur, où est posée 
une jatte grossière. 

Les figures sont expressives et bien rendues, surtout celle de la jeune fille ; Testanipe est d'un 
effet très artistique, rappelant un peu celui de la Philosophie endormie, mais toutefois bien 

moins jolie* 

H. 0,332"»". L. 0,260°". 



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DE JACQUES AUAMET . 243 



A la marge : F Éducation (Tun jeune savoyard. 

Au-dessous : à Paris, chis Aliamet, graveur du roi, rue des Mathurins, vis-à-vis 
celle des Maçons. 

En bordure : à g., Greu:(e delineavit ; à dr., /. Aliamet dirrexit (sic). 
B. Nat. ; M. Abb. 

Éljit d*eau-forte pure (B. Nat. œuvre de Moreau). 

État avant toutes lettres (105 fr. v. Behague, 1877, n© 2008, catal. Danlos et Delisle, et 
catal. Bouillon, avril 1891, où elle est indiquée comme terminée par Aliamet). 

Cette pièce figure à la B. Nat. dans Tœuvre de Grcuze et aussi dans l'œuvre de Moreau, et là, 
on y a mis cette indication manuscrite : « le petit savoyard prenant une leçon de vieille, eau-forte 
par Moreau, d'après Greuze ». 

Elle parait former pendant avec le Ramoneur, aussi d'après Greuze, gravé par Voyez, autre 
Abbevillois. 

Cabinet Paignon-Dijonval, no 9276. 



63-66 - PYGMALION (4 pièces). . • 

Il existe sous ce titre une suite de six estampes-vignettes, in-8°, fort belles, 
gravées par de Ghendt et dont MM. le baron Portalis et Béraldi ont parlé en 
s'occupant de ce graveur. Ces auteurs indiquent en même temps que quelques 
pièces sont signées : Aliamet direxit ; de Ghendt était son élève. Il y a, 
disent-ils dans les Graveurs du XVIII* siècle, une septième pièce que Ton ne 
connaît que par deux épreuves d'eau-forte pure. On ne sait à quelle édition 
ces sept illustrations étaient destinées. 

Nous relevons seulement de cette suite les pièces que nous avons vues, 
portant le nom de notre graveur; elles sont au nombre de quatre. 

10 Dans un atelier de sculpture dont les parois sont garnies de modèles, Pygmalion travaille à 
une statue posée sur un établi et qui représente une femme nue ; par terre, au premier plan, des 
outils de sculpteur. A droite et à gauche, des enfants travaillent sur des bustes ou dessinent sur 
des cartons. 

H. 0,143""»; L. 0,096"". 

A la marge : Pigmalion (sic)— à Paris, che^ Naudet, m^ d'estampes, au Louvre. 



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244 l'œuvre gravé 



En bordure : à g., Ch, Eisen; au milieu, Aliamet direxit; à dr., E. de Ghendt 

sculp, 

M. Abb. pour les quatre. 

20 Dans le même atelier, au milieu, se trouve la même statue de femme, nue, avec de légers 
voite:!, les cheveujj déroulés par derrière; au-dessus, des draperies. Tout autour, plusieurs persomies 
la regardent avec des signes d'admiration ; deux d'entre elles, au premier plan, dessinent sur 
un canon. 

Mêmes dimensions et inscriptions à la marge. 

3*» Une jeune femme, les cheveux déroulés et flottants, presque nue, à demi enveloppée par de 
légers voUes, est debout sur des nuages au-dessus d'un parc ; elle porte une main à son cœur et 
étend Taiitre vers un personnage couché par terre au milieu de fleurs. Celui-ci paraît endormi, et, 
près de lui, un amour tend les bras vers la femme. Aux pieds de celle-ci, à droite, deux colombes 
se becquettent ; arbres à gauche et à droite. 

Mêmes dimensions et inscriptions à la marge. 

40 La scène se passe dans un appartement au fond duquel se trouve un canapé et deux 
colotïies- Pymalion, à droite, les bras étendus, les mains écartées, parait saisi d'étonnement en 
regardant la statue qui, posée sur un socle avec guirlandes, s'anime et étend les bras vers lui. 



Mêmes dimensions et inscriptions à la marge. 



67 - r« VUE DES ENVIRONS DE CAUDEBEC EN NORMANDIE. 

A droite, sur la berge d'un fleuve, groupe de quatre personnes : un homme, 
debout^ tenant une ligne à pêcher, s'adresse à une femme qui tient un panier 
jîlat au bras droit ; à côté d'eux, une autre femme à genoux près d'un panier 
rempli de linge, et un homme accroupi tenant un autre panier; une petite 
barque se trouve contre la rive du fleuve. A l'extrême droite, un tronc d'arbre 
à moitié mort. A gauche, sur l'autre rive, une maisonnette au pied de rochers 
au haut desquels se dresse un château avec une tour ronde et deux tourelles. 
Sur le fleuve, deux bateaux, l'un contre la berge, avec voiles repliées, un 
autre plus loin aux voiles étendues, un canot se trouve entre les deux. Le 



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DE JACaUES AUAMET 245 



fleuve s'étend au loin à perte de vue ; montagnes à gauche; enfin, à l'horizon, 
on distingue des constructions d'une ville avec un clocher en pointe. Armes à 
la marge ; l'écusson entre deux lions* 

Bonne gravure, d*un effet doux et harmonieux; les personnages sont bien posés et finement 
burinés. 

H. 0,298""; L. 0,432"". 

A la marge : Premiire vue des environs de Caudebec en Nornumdie — didiie à 
monsieur le amie Creut:^ — ministre plénipotentiaire de 5. M. suédoise auprès de 
S. M. tris chrétienne — par son tris humble et tris obéissant serviteur Aliamet, graveur 
du roi — à Paris, rue des Mathurins, vis-à-vis ulle des Maçons^ 

En bordure^ à g. : J.-F. Hackert pinx. — à droite : 7. le Goua:(^ sculp., 
/. Aliamet dirrexit (sic). 

B. Hat. ; M. Abb. 

État d'eau-forte pure, à peine terminé (B. Nat. œuvre de le Gouaz). 

État terminé, avec la lettre et les annes, mais sans la dédicace (B. Nat. id. et œuvre d*Hackert 
et de le Gouaz); ce serait alors dans les pièces en collaboration. 

État postérieur avec la mention : gravi d'après le tabUau original de J.-Ch, Hackert par Goua^ et 
Aliamet; et en bordure : Goiia:^ sc$dp., à Paris chei Jean, rue Jean de'Beauvais, no ^2 (B. Nat. 
œuvre dliackert). 

Eut sans les armes. 

État avec les armes mab sans la mention : gravé d*après le tableau original, etc. Il n'y a que la 
dédicace. ' ' 



68 - 2« VUE DES ENVIRONS DE CAUDEBEC EN NORMANDIE. 

A gauche, groupe de trois femmes sur un rocher au bord d'un âeuve ; deux 
sont assises, Tune est près d'un panier, l'autre agace un chien ; la troisième 
est debout au milieu d'elles. Sur le côté, à gauche, au bord du rocher un 
homme, vu de dos, étend un bras du côté des femmes et s'appuie de l'autre 
main sur une canne. Plus à gauche, un arbre avec plusieurs branches cassées ; 
vers la droite, une forteresse avec deux tours. Tune carrée, l'autre ronde et 



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24^» l'œlvre gravé 



plus grosse, toutes JeuK crénelées. Au pied des murailles, coule le fleuve qui 
s'étend au loin, ct^ près d'un petit quai en pente, se trouvent plusieurs barques* 
dont deux avec les voiles repliées. On aperçoit à Thorizon un peu confusément 
les murs d'une vilfc et ses édifices. Armes à la marge. 

VqtI bfinn*: p^Mvufc qui Lut pendant avec la prccédenie. L'homme debout sur le bord du rocher 
est tre> hardimcnï p<jm} cl sa silhouette se détache nettement sur le ciel. 

H. 0,296"^"^ ; L. 0,428"". 

A la marge : 2^ Vue des environs de Caudebec en Normandie — dédiée à monsieur 
k comte de Creuii, etc* eu aime ci-dessus avec les noms des trois mêmes artistes. 

B. Nat, ; M. Abb. ; de ma coUect. 

Eut d'taU'forte pure, à peine terminé (B. Nat. œuvre de le Gouaz). 

Ètai terminé avec les artties mais sans la dédicace (id.) 

Èu\ avec !e lîtrc. les noms, sans les armes ni la dédicace, et avec cette indication : gravéetPapris 
h labhiu orïgituil et J.-Ch, HacJurt^ par Gouai et J. Aliamet — à Paris che^ Jean, rm Jean de Beaupais^ 
n^ j2. (M, Ab9, — H. 0,297»""' i L. o,432™m. B. Nat. œuvre d'Hackert.) 



é^ - v^ VUE DES ENVIRONS DE S'AVERNE. 

Charmant paysage. Au centre de la composition, trois femmes viennent de 
f^t: bajgner ; Tune, vue de dos, est encore toute nue et les deux autres sont 
assises sur des rochers^ toutes trois ayant encore les pieds dans l'eau. Derrière 
les rochers se trouve une autre femme demi nue dont on ne voit que le 
haut du corps ; à droite, une cascade entre des rochers, des arbres au-delà. 
Plus au fond, toujours à droite, les ruines d'un monument avec colonnes; à 
gauche, au premier plan, deux arbres; au fond, deux femmes près d'une 
corbeille de linge ; la campagne au-delà. Armes à la marge. 

Joitc pièce finement burinée ; les trois femmes sur le premier plan sont admirablement posées 
et d'un travail d'une grande délicatesse. 

H, 0,167^"*; L. 0,238™". 
En bordure : /,-P* Hackert — Aliamet dtrexit. 



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DE JACaUES ALIAMET 247 



A la marge, le titre : /'* Vue des environs de Saverne — dédiée à madame la 
marquise de Fillette, dame de Ferney- Voltaire — par son très humble et très obéissant 
serviteur Aliamet — à Paris, chés Aliamet, graveur du roi, rue des Mathurins. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant toutes lettres (B. Nat.) 

Cette pièce et la suivante figurent dans le catalogue de 1788 à la vente après décès d'Aliamet 
parmi les dessins encadrés, sous le n9 20 : « 2 petits paysages colorés (sic) mêlés de ruines et 
ornés de figures et animaux divers par Hackert, ils ont été gravés par Aliamet ». Peut-être Aliamet, 
avait-il, pour ceux là au moins, pris une part plus complète dans le travail de gravure. 

État sans les armes, tirage postérieur, avec les mentions : gravée d'après le tableau ordinal de 
J.'P. Hackaert (sic) — en bordure : J.-P. Hackaert pinx. — Aliamet direxit — à Paris che^ 
DemarteaUy gendre d'Aliamet (B. Nat., œuvre d*Hackert). 

La p et la 4^ Vue des Environs de Saverne figurent plus haut parmi les pièces qui sont 
entièrement de la main d'Aliamet. 



70 - 2« VUE DES ENVIRONS DE SAVERNE. 

Même genre; au milieu de la composition, groupe de quatre femmes dont 
deux sont debout et les autres assises près d'un cours d'eau ou lac qui s'étend au 
loin. Derrière elles, cpntre un rocher, un homme debout; plus loin, un autre dans 
une barque au bord du lac. Vers la gauche, au premier plan, un arbre énorme 
au tronc noueux, développant de grosses branches ; plus à gauche, des rochers 
et des arbres. Au fond, vers la droite, au-dessus de rochers, un château fort 
en ruines avec une tour ronde. De ce même côté, le lac ou cours d'eau se 
prolonge à perte de vue avec des montagnes à l'horizon ; belle perspective, 
d'un effet miroitant. Armes à la marge. 

Jolie pièce ; les petits personnages sont très finement rendus. 

H. 0,167""; L. 0,238™". 

Mêmes dimensions, même titre, dédicace et mentions que celles de la pièce 
qui précède. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant toutes lettres (B. Nat.) 



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248 l'œuvre gravé 



VII 

PIÈCES EN COLLABORATION 
OU DÉDIÉES OU ÉDITÉES PAR ALIAMET 



. PIÈCES EN COLLABORATION 

71 — UAbreuvoîr agréable, etc. . . 1758 Berghem Martenasi Auamet 

7a — Vue prise dans le port de Dieppe . 1771 Hackert Ozanne Aliamet 



71 - L'ABREUVOIR AGRÉABLE ET CHAMPÊTRE. 

Dans un chemin bordé de rochers, une femme, montée sur un âne, Êiit 
avancer sa monture dans un abreuvoir; elle est accompagnée d'une vache, de 
deux moutons et d'une chèvre. Près d'elle, un berger met les pieds dans l'eau; 
il porte un mouton dans ses bras et un chien est à ses côtés. Au lojn, un homme 
conduisant une vache ; armes à la marge. * 

Joïre pièce, aux teintes bien fondues et d'un bel effet. 

H, 0,438"™; L. 0,377"™. 

A Li marge : Labreuvoir agréable et champêtre — dédié à Af'*^ Claude Alexandre 
de Vîlkiuuve, comte de Vence, maréchal de camp des armées du roi, etc., etc. — tire de 
son cabinet d gravé de la même grandeur que l'original — par son Ira humble et tris 



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DE JACaUES AUAMET 249 



obéissant serviteur Aliamet — à Paris, che:^ Aliatnet, rue des Mathurins, vis-^à-vis 
celle des Maçons. 

En bordure : Berghem — gravé par D. Martenasi et Aliamet, 

B. Nat. (œuvre de Berghem); M. Abb. 

État d'un tirage plus moderne avec les mentions suivantes : 2* Abreuvoir agréable et champêtre 
— gravé d'après le tableau de Berghem par P, Martenasi et ], Aliamet — à Paris che\ Jean, rue Jean de 
Beauvais, «o ^2, Et en bordure : Berghem pinx. — P, Martenasi sculp. 

Cette pièce était annoncée, en 1758, dans le Mercure comme « très bien gravée », par 
D. Martenasi », d'après Berghem, intitulée VAbbreuvoir champêtre (sic) ; on n'indique pas la 
collaboration. 



72 - VUE PRISE DANS LE PORT DE DIEPPE. 

Au premier plan, vers la gauche, à l'entrée du port, groupe de pêcheurs 
assis sur le quai, Tun posé sur une borne; à l'extrême gauche, un bateau près 
du quai, avec sa voile repliée sur^la vergue. Plus au milieu, une femme debout 
tenant au bras gauche un panier à poissons et de la main droite relevant un 
peu sa jupe de dessus ; on peut remarquer ses pieds très petits et trop finement 
chaussés de bottines pour une matelote. De l'autre côté du port vers la droite, 
plusieurs bateaux de pêche avec leur équipage ; au-delà, du même côté, des 
maisons, et, plus loin, les falaises. Vers la droite, sur la grève, un bateau que 
l'on flambe; plus loin, la digue, contre laquelle on voit un navire à trois 
mats. Au-delà, un château fort, puis la suite des collines et la haute mer à 
l'extrême droite. 

Pièce assez bien bien travaillée; elle parait faire pendant avec /a Vue de Saint-Vàtery-sur-Somme ; 
même genre, mêmes dimensions. 

H. 0,295""; L. 0,430"". 

État, avec armes, dédié (comme la Vue de S^-Valery^sur-Somme) à messire 
le Boucher d'Ailly^ chevaliery seigneur de Richemont, Voiry, Hocquincourt, 

I. p. E. MArtenâsie, graveur, né en Flandre, s'était troavi chez le fias avec Aliamet, et c'est lui qui a gravé les deux 
Wouwernun, n*»* 92 et 93 qui, dans la suite du répertoire de R. Hecquet de l'œuvre de Wouwennan, précèdent les deux 
pièces dues au burin d' Aliamet. 



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250 l'œuvre gravé 



Bouillancourî, etc. — par son très humble serviteur Aliamet — à Paris, cheiAliamet, 
graifcur du rm, rue des Mathurins, vis-à-vis celle des Maçons. 

B, Hat, (CÉuvre d*Hackert). 

Ëtat sans \a dédicace, mais paraissant de tirage plus moderne, avec ces mentions : Vue prise 
ihn^ k port df Dieppe — gravé d'après le tableau original de J.-Ph. Hackert par O^anne et }. Aliamet 
— à Farts t:hei Jean, nie Jean de Beauvais, n^ ^2 — et en bordure : peint par J,-Ph, Hackert — gravi 
par Jeanne-Fr, Oianne. 

M, Abb. 

Cette estampe faisait, avec celle de Saint- Valery-sur-Somme, seulement éditée par Aliamet et 
dont elle est k- pendant, l'objet d'une réclame dans les Affiches de Picardie, imprimées à Amiens, 
iiuniéio du 5 août 1771 ; on y donne pour chacune une description un peu fantaisiste. L'auteur 
ajoute : f/i Ces dtiux estampes sont très piquantes, tant par Texécution du burin que par les objets 
quVlk's représentent ; elles rendent parfaitement la touche de M. Hackert dont les talens 
supi^riL'urs annoncent un artiste qui sait saisir les beautés de la nature et les peindre avec 
\ crité. Les nattcuses espérances qu'il a données de ses talens se réalisent tous les jours par les 
chefs-d'œuvre que Tétude réfléchie des beautés de l'Italie, où il séjourne depuis deux ans, lui fait 
produire ces deux estampes du prix de deux livres chacune sont dédiées à M. le Boucher d'Ailly, 
sieur de Riclieniont etc. Elles se distribuent chez M. Aliamet rue des Mathurins à Paris et chez 
Ciodart, rue des Rabuissons, et au magasin d'Agnès à Amiens ». 

Cabinet Paîgi ion-Dijon val, n© 2455 avec la Vue de Saint- Valery-sur-Somnie, toutes deux d'après 
Jacques-Philippe Hackert, peintre de paysages, graveur à l'eau-forte, né à Prenzlau en Brandebourg 
CU17Î7. 



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DE JACQUES ALIAMET 



251 



PIÈCES DÉDIÉES» 



73 — Le Temps serein J. Vernet Ozanne 

74 — Les Débris du Naufrage id. Masqueuer 

75 — Le Fanal exhaussé id. Will. Byrne 



Le Gouaz 



73 « LE TEMPS SEREIN. 

Groupe de personnages sur des lochers au bord de la mer. Un homme 
vu de dos, le torse nu, porte un panier de poissons ; deux femmes, dont Tune 
est vue également de dos, sont accoudées sur des rochers qui leur cachent la moitié 
du corps ; à côté, deux hommes debout, dont l'un étend le bras gauche vers 
la mer. Plus à droite, et se détachant vigoureusement, le tronc d'un arbre à 
moitié mort ; du même côté, au fond, sur des rochers élevés, une tour et un 
pont à arcades sous lesquelles s'échappe une cascade et à côté, des rochers à fleur 
d'eau sur lesquels se trouvent deux hommes. A gauche, retenus au bord de la 
mer par des cables, se trouvait une tartane avec voiles repliées sur une longue 
vergue posée verticalement, et un canot monté par deux hommes. Au loin, on 
aperçoit vers la gauche un vaisseau aux voiles déployées, et au-delà au milieu, 
noyés dans la brume, un phare et des constructions diverses au pied d'une 
montagne rocheuse. Armes à la marge. 

Estampe assez bonne. 

H. 0,294""; L, 0,428°". 

A la marge : Temps serein — dédié à messire Charles marquis de VilUtte, baron 
de Cussignyy seigneur de la chatellenie de Sacy, Avenay et autres lieux — maréchal 

I. Lés estampes seolement dédiées on éditées ptr Aliamet sont an nombre de treize; c'est par enenr que j'ai parié de 
dix-boic dans T^préciation de l'œnvre entier. 

32 



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252 l'œuvre gravé 



général des îagis de la cavalerie, colonel de dragons etc. — par son très humble et tris 
obéissant servikttr AUamet — tiré du cabinet de M^ Silvestre, maître à dessiner de 
M^' U Dauphin et des enfants de France — à Paris, chis AUamet, graveur du roi, 
THc des Maihurins. 

En bordure : peint par J, Vernet — gravi par M.-J. 0:(anne, /^ le Goua:^, 

B- Nat. (œii\ rc lie Veraet et des Ozanne) ; B. Abb. ; coUea. Ponticourt. 

État JV'jLi-iortc (cjtal. de 1788). 

Cettt estampe est mentionnée par M. Léon Lagrange dans son ouvrage sur J. Vernet comme 
Tujic deb cinq de ce peintre dont Aliamet n*a fait que diriger le travail ; ces cinq pièces sont, y 
compris celle cî -dessus : le Temps orageux, 1^ et 2^ Vue de Marseille et le Temps de brouillard, 

La pièce figurait a l'appendice du journal de Vernet (publié par M. Léon Lagrange), comme 
se trouvant chez Alianiei, au prix de deux livres. 



74 ^ LES DÉBRIS DU NAUFRAGE. 

Aspect de la mer par une tempête. A droite, un vaisseau de haut bord 
battu par les vagues qui soulèvent très haut sa poupe; au premier plan, à 
droite, entre des rochers, deux naufragés presque nus se retiennent à des 
épaves; un autre, au milieu, cherche à s'accrocher aux pierres, A gauche, deux 
autres hommes demi-nus tirent avec des cordages une vergue qui flotte à la 
mer avec sa voile ; trois autres naufragés en grande partie cachés par les 
rochers. Du même côté, plus loin, sorte de falaise; tout au loin, on aperçoit 
dans la brurae les murs d'une ville. Armes à la marge. 

Pièce ordinaire comme exécution ; elle paraît faire pendant à la précédente. 

H. 0,296^^^ ; L. 0,426°*"*. 

A la marge : Les dihris du naufrage — didié à messire Charles, marquis de 
Fillette, eic, comme pour la pièce qui précède. 

En bordure : /. Vernet pinx. — L.-J. Masquelier sculp. 



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DE JACaUES ALIAMET 253 



7S - LE FANAL EXHAUSSÉ. 

Au premier plan, au centre de la pièce, des hommes demi-nus tirent avec 
des cordages un bateau sur la grève. A gauche, au second plan, un fana] 
construit sur des rochers au bas desquels se trouve, plus à gauche^ un 
monument avec coupole, à demi ruiné; de ce côté, la mer se brise sur des 
rochers, et, sur la grève, on voit au loin des personnages et des bateaux 
échoués. A l'extrême droite, un pan de mur et un quai contre lequel les flots 
viennent jaillir en écume; un homme et une femme, debout, regardent la 
mer avec des gestes désespérés ; un pêcheur se hisse péniblement d'un rocher 
sur le quai en tenant sa ligne. Du même côté, on aperçoit plus loin un navire 
battu par la tempête. Armes à la marge. 

Grande et belle gravure ; composition tourmentée. 

H. 0,393"^; L. 0,543"". 

A la marge : le Fanal exhaussé — dédié à monseigneur le comte de Larochejoucauld, 
pair de France, par son très humble et très obéissant serviteur /. Aliameî^ graveur du 
Roi et de L. L. M. Imfh* et R^ — à Paris, chésAliamet, ruedesMathurins, vis-à-vis 
celle des Maçons. 

En bordure : /. Vernet pinx. — Will'^'Byrnesculp. Parisiis 1772, 

B. Nat. ; M. Abb. 



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m 



l'œuvre grave 







PIÈCES 


ÉDITÉES 




76- 


L'Humilité récompensée . 


. 1755 


Breenberg 


Chedel 


77 - 


Le Procureur antique . . . 




1771 


ElSEN 


Magret 


78- 


Le Paysan solliciteur . . 




1771 


id. 


id. 


79- 
80 — 


1" Vue du Tréoort . . . . 






Hackert 

id. 


DUFOUR 


2= Vue du Tréport . . . . 




id. 


81 — 


I" Vue du Pont de T Arche 






Hacker 


P.-Ch.-Nic. Dufour 


82 - 


2c Vue du Pont de P Arche 






id. 


DUFOUR 


Bl- 


Le Maréchal de campagne . 






Berghem 


Levau 


ÎÏ4 - 


La Lime c Athée .... 






Vanderneer 


ZiNGG 


8s - 


Explosion du magasin à poudre 


d7 


LbbevUle 


. CHOaUET • 


Magret 



7fi - UMUMILITÉ RÉCOMPENSÉE. 

Au prcmkr plan, vers la droite, plusieurs personnages sont groupés devant 
une grand'porti; cintrée qui se rattache aux ruines de vastes constructions se 
prolongeant au loin. Dans le groupe, le Christ, debout, montre du doigt un 
vït'illard à genoux (le centenier), la tête couverte d'une espèce de casque; 
celui-ci paraît s'humilier devant deux personnages coiffés de bonnets de forme 
élevée et dont Tun porte un poignard au côté. Derrière eux, plusieurs 
personnes, hommes, femmes et enfants, et plus loin deux soldats; un autre 
soldatj vers la droite, est assis sur une pierre et tient une longue hallebarde. 
Au milieu, deux enfants; à droite, des rochers surmontés de constructions; 
au loJn^ un cours d'eau ou la mer. 



Belle estampe, 
H, 0^290" 



L. 0,384°°, 



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DE JACXiUES ALIAMET 255 



A la marge : V Humilité récompensée — gravé diaprés le tableau original de 
Bartbolomi (sic) haut de } pieds sur 4 de large — tiré du cabinet de monsieur le comte 
de, Vence — à Paris , chés Aliamet, graveur, rue des Mathurins, la 4* porte cochire à 
gauche en entrant par la rue de la Harpe, 

En bordure : Bartbolomi Brehenberg (sic) pinx. — Chedel sculp. 

B. Nat. (œuvre de Breemberg). 

J'ai du à l'obligeance de M. Henri Vienne qui avait bien voulu, il y a des années déjà, 
s'intéresser à mes premières recherches sur Aliameit, la communication d'un article du Mercure de 
France (décembre 1755) relatif à cette pièce. 

Elle était annoncée, avec une autre de Chedel, de la manière suivante ; 

« Fente de poissons à Scheueîinge, d'après Breughel de Velours — V Humilité récompensée, d'après 
Bartholomée Brehemberg, à l'eau-forte par Chedel, finie et retouchée par Aliamet ; deux pendants 
tirés du cabinet de M. le comte de Vence ». 

Et on ajoute : 

« Le sieur Aliamet, graveur, vient de donner au public, en même temps, une estampe qui a 
pour titre : l'Humilité récompensée et qui fait pendant à la précédente. Elle est d'après le plus 
grand tableau que l'on connaisse de Bartbolomi Breenberg. Il est peint sur bois, il a 4 pieds de 
large sur 3 de hauteur ; mais il a été réduit de façon que les figures et le tout se trouvent en 
même proportion. Le peintre dont les tableaux font l'ornement des cabinets des curieux a choisi 
pour son sujet notre Seigneur et le Centenier qui est à ses genoux ; plusieurs figures au nombre 
de 35 parfaitement bien groupées forment un cercle et paraissent l'écouter avec attention; le 
paysage est orné sur le devant d'un beau morceau d'architecture en ruines. On aperçoit une ville 
sur des rochers au bord de la mer qui termine l'horizon, et le ciel qui parait orageux contribue à 
faire briller les parties éclairées du tableau. Celui de Breughel de Velours et ce dernier sont tous 
les deux du cabinet de M. le comte de Vence. Le sieur Chedel a fait l'eau-forte de l'un et de 
Fautre, mais celle de Bartbolomi Brehenberg a été entièrement finie et retouchée par le sieur 
Aliamet, logé rue des Mathurins, la quatrième porte cochère en entrant par la rue de la Harpe. On 
trouvera chez l'un et l'autre à acheter les deux pendants ». 

Le tableau le Christ et le Centenier, gravé sous le titre VHutnilité récompensée, figurait, nous dit 
Ch. Blanc, Trésor de la Curiosité, avec cinq autres, également gravés par Aliamet, à la vente du 
cabinet de C.-A. de Villeneuve, comte de Vence, le 11 février 1761 et ils furent dispersés. Les six 
tableaux étaient le Sabbat (deux pièces), le Four à Briques, le Christ et le Centenier (ou mieux 
VHumiliU récompensée), V Hiver, le Clair de Lune, 

Il y aurait là erreur, au moins pour V Hiver et le Clair de Lune auxquels Aliamet n'a pris aucune 
part, et, d'après le titre de V Humilité récompensée, Aliamet l'aurait seulement éditée ; mais cependant 
l'article ci-dessus du Mercure parait lui attribuer formellement la retouche de cette pièce. 



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as 6 l'œuvre gravé 



So ~ LE PROCUREUR ANTIQUE. 

Personnage vu de profil, à mi-corps, portant des moustaches, ayant les 
cheveux longs, plats, graisseux; il est coiffé d'une calotte ronde, vêtu d'une 
longue robe noire avec larges manches et rabat très long élargi sur la poitrine, 
le nez surmonté d'énormes besicles. Il est assis devant une table sur laquelle 
il écrit avec une grande plume d'oie; à côté, sur la table et près d'un encrier, 
est couché un chat. En face, une fenêtre; des sacs à dossiers sont suspendus 
ça et \L La pièce est cintrée par le haut. 

Pièce fort curieuse de même que la suivante qui paraît former pendant. 

H. au milieu : 0,200™; L. 0,070™; 
A la marge, le titre : le Procureur antique. 
En bordure : F. Eisen pinx. — C.-F. Macret sculp. 
Et au-dessous du titre, les vers suivants : 

Ce rasé procnrear assis k son bureau 
De même que le chat enclin' à la rapine 
Cherche dans son esprit quelque détour nouveau 
Potu- du pauvre plaideur consomnier la ruine. 

A Paris, dieTi ^^ Aliamet, graveur ^ rue des Mathurins vis-à-vis celle des Maçons 
fi chci faufeurj rue Galande vis-à-vis celle des Rats, che:ii un horloger. 

M. Abb. 

État avant toutes lettres (collect. de feu M. Auguste de Caïeu). 

Le peintre du ce sujet, Eisen, semble s*être inspiré du passage suivant de Mercier dans son 
Tahkna de Paris, c, III, p. 3, 1782 : 

« .., le procureur dans son greffe est environné de ces dossiers érigés en trophées et qui montent 
jus<)ii'au plancher, à peu près comme le sauvage de l'Amérique s'environne dans sa hutte et 
suspend autour de lui les chevelures de ceux qu'il a scalpés... » 

Mercier, comme on le voit, n'était pas tendre pour les procureurs ; il y en avait alors, dit-il, 
environ huit cents à Paris. 



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DE JACaUES AUAMET 257 



78 - LE PAYSAN SOLUOTEUR. 

II est représenté à mî-corps, de profil, par l'ouverture d'une croisée, vêtu 
d'un haut-de-chausses et d'une chemise, la tête nue tournée à gauche, les 
cheveux mal peignés. Il soulève son chapeau de la main droite et porte de 
l'autre, à la fois son bâton et un poulet qu'il tient suspendu par le cou ; ce 
poulet paraît à moitié étranglé, à en juger par son bec ouvert et par le 
redressement de ses pattes sur son ventre blanc. 

Pièce rare et curieuse, dans le genre de la précédente. 

H. 0,266"™; L. 0,130™". 
A la marge, le titre : Ix paysan solliciteur. 
En bordure : F, Eisenpinx. — C.-F. Macret sculp. * 
Et les vers suivants : 

Aa suppôt de Themis, Goillot porte on chapon 
Croiant par ce mojen qa'il gagnera sa cause 
Mais si de maints ducats ce nigaud ne l'arrose 
Il n'en perdra pas moins son procès tout du long. 

A Paris, che:(^ Aliamet, graveur y rue des Mathurins, vis-à-vis celle des Maçons, et 
che^ Fauteur, rue Galande, vis-à-vis celle des Rats, chcT;^ un horloger. 

CoUect. de feu M. Cantrelle à Abbeville. 

Cette pièce et la précédente ont fait Tobjet d'une réclame dans le Mercure de France, mars 1771, 
comme étant « d'un effet agréable et pittoresque ». On pourrait dire plutôt : grotesque. 



79 - ire VUE DU TRÉPORT. 

A gauche, un homme assis et accoudé sur une pierre au bord de la mer ; à 
côté, une femme, la gorge découverte, debout, tenant au bras un panier à 
poisson posé sur la même pierre ; elle étend le bras vers un canot monté par 
trois hommes et une femme qui viennent de traverser une sorte d'anse. En 
face, la mer avec des bateaux ; à l'extrême gauche se trouve un navire dont 
on ne voit que la moitié. A droite, des maisons, une tour, et l'entrée de la 

I. Macret (Cbarles-François-Adrien) éuit aussi un Abbetillois, et il fiit Tun des nombreux élèves de J. Aliamet (Voyez 
Biographie). 



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238 l'œuvre gravé 



ville; un escalier en ruines. Derrière, les falaises, qui se prolongent au loin et 
contre lesquelles on distingue des constructions. Armes à la marge, au milieu 
du titre. 

Bonne estampe ; mais vue un peu de fantaisie, dans le genre de celle de Saint- Valety-sur-Somme. 

H. 0,296"^ ; L. 0,428»"». 

A la marge : /" Fue du Trépart en Normandie — grava ^ après le tableau 
original de J.-Ph. Hackert, par N.- Du four' — à Paris, che:^ Jean, rue Jean de 
Beauvais, n° j2. 

En bordure : J.-Ph. Hackert Pinx. — N. Dufour sculp, 

M. Abb. (œuvre de Dufour). 

Il y a un état primitif avec mention : c/n^ Alianut. 



80 - 2- VUE DU TRÉPORT. 

Au premier plan, à gauche, près d'une anse où sont deux barques amarrées 
sur la grève par des ancres, un homme est accoudé sur une espèce de sac, à 
côté d'une femme ; celle-ci, décolletée, a le bras appuyé sur un autre sac. Plus 
à gauche se trouve une barque dans laquelle un homme dépose d'autres sacs. 
A droite, un homme et une femme de chaque côté d'un bateau renversé et à 
moitié démoli; sui le côté, deux maisons de pêcheurs; une autre plus loin à 
laquelle ou accède par des marches ; au-dessus, les falaises surmontées 
d'une tour ronde. Plus loin, des barques avec leurs voiles déployées sortent du 
port; une église, et, plus haut, sur une colline, un château avec quatre 
tourelles aux angles. Enfin, dans le lointain, à droite, la mer avec des bateaux. 

Assez belle gravure. 

H. 0,297"""; L. o,4îO"°*. 

Mêmes mentions à la marge que pour la !« vue. 

MËmes états. 

M, Abb, (ceuv-re de Dufour). 

I. Qafoar éxik ég^lemetii on gnTear abbeyillois. 



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DE JACaUES ALIAMET 259 



81 - !'• VUE DU PONT DE L'ARŒE. 

Sur une rive escarpée du fleuve, formant terre-plein entouré de rochers et 
d'arbustes, au premier, plan, à droite, deux femmes sont assises près d'une 
corbeille d'osier ; à côté d'elles, deux hommes, l'un à genoux, les bras croisés 
et appuyés sur une espèce de sac ; l'autre, plus à droite, debout, tenant un 
bâton et portant un panier. Vers la gauche coule la Seine où l'on voit deux 
ou trois barques montées ; au milieu, un îlqt en largeur' formé de rochers. Sur 
la berge à «gauche, au second plan, an escalier conduisant à un quai; au-delà, 
les murs de la ville où l'on distingue deux églises surmontées de clocher ; à 
l'horizon, on aperçoit d'autres constructions. Armes à la marge, au milieu de 
la dédicace; elles se composent d'un écusson avec deux lévriers debout de 
chaque côté. 

Paysage d'un aspect un peu terne ; la perspective et l*eau sont mieux rendus ; les personnages 
sont moins réussis, les oppositions d'ombre et de lumière ne sont pas suffisamment fondues. 

H. 0,297™; L. 0,424™. 

A la marge : /" Vue de la ville du Pont de V Arche, pris Rouen — didiie à 
messire Jacques-Nicolas le Boucher d^Ailly, seigneur de Richement — Hocquincourt, 
Fontàine-sur-Maye, etc. — par son iris humble et iris obiissant serviteur Nicolas 
Dufour — tirée du cabinet de M. de Richemont, à Abbeville en Picardie — à Paris, 
chis Aliamety graveur du Roy, rue des Mathurins. 

m 

En ^bordure : Peint par Jac.^Ph. Hûchert — gravé par P. -Ch. N. Dufour. 

C'est par erreur, je pense, que Jombert et Hcincken ont signalé la i^^ et la 2* Fui du Pont de 
l'Arche comme gravées par le Gouaz, d'après Hackert, sous la direction d'Aliamet. 



82 - 2* VUE DU PONT DE L'ARCHE. 

Même genre ; en sens inverse. Vers la gauche, sur le bord du fleuve, deux 
femmes debout, portant ensemble un panier plat; elles s'approchent d'une 
autre femme qui est assise par terre à côté d'une corbeille. Plus à gauche, un 
tronc d'arbre dont les quelques branches se profilent sur le ciel. Au milieu, 
deux hommes dans un bateau portent une espèce de sac ; la Seine s'étend au 

33 



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26a l'œuvre gravé 



loin. A droite, les rives sont formées de rochers élevés, au-dessu? desquels se 
dresse un château flanqué de tourelles aux angles. Plus loin, les murs de la 
ville avec tours à créneaux; des collines à Thorizon. Armes à- la marge, les 
mêmes que ci-dessus. 

Estampe formant pendant de la précédente. 

H. 0,297™; L. 0,424™. 

Les mentions du titre sont absolument les mêmes. 

B. Nat. œuvre de Dufour. 



63 - LE MARÉCHAL DE CAMPAGNE. 

Le sujet est représenté sous une voûte de rochers où se trouv| une forge, 
dans le fond, en face. Au-dessus, et dans une large baie, une temme, vue de 
dos, est occupée à filer; un homme est devant elle. Au premier plan, au milieu, 
une femme est montée sur un âne ou mulet qu'un homme, accroupi derrière, 
est occupé h. ferrer, aidé par un petit garçon. Elle tient un verre, renversé par 
le pied, et le montre à une autre femme debout devant elle et qui tient une 
sorte de cruch^.à la main; près d'elle, une chèvre et un chien; à côté, un 
homme se tient à la tête de l'animal qu'on ferre. A droite, à côté du maréchal, 
deux ânes dont l'un porte, dans des cacolets, un veau et un cochon ; plus à 
droite, à l'entrée de la voûte, un tout jeune enfant joue avec un petit traîneau 
après lequel aboie un chien. 

' Pièce fort ordinaire, surtout pour les figures ; les animaux sont mieux rendus. 

H. 0,433"°; L. 0,378"". 

En bordure : Berghem pinxit — le maréchal de Campagne — Leveau sculp. 

A !a marge : Dédié à monsieur de Flavigny, entrepreneur de la manufacture 
royale des Jfidelys — par son très humble et tris obéissant serviteur Leveau — à Paris, 
che^ Aîianiit^ rue des Mathurins, vis-à'-vis celle des Maçons. 

' B. Nat*, suppl*. 



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DE JACaUES ALIAMET 201 



84 - LA LUNE CACHÉE. • 

Vue en perspective d'un canal de Hollande bordé de constructions; un 
moulin dans le fond à gauche. Bel effet de lune dont la clarté blafarde se reflète 
sur Teau et éclaire confusémement des navires qu'on aperçoit d^ns le lointain. 
Au premier plan, sur une sorte de promontoire, deux femmes et un enfant, 
éclairés par un reflet de la lune, sont debout près d'une manne remplie de 
poisons., A gauche, dans l'om'bre^ deux hommes dans une barque. Armes au 
milieu du titre. 

ChanmntË pièce, avec effet de clair-obscur parfaitement rendu. 

H. 0,318»»; L. 0,300»^. 

A la marge : Peint par Vandremer (sic), gravi à Parts par Zingg — didii à 
M' Emmanuel Haudmann, peintre à Bâle, par son serviteur et ami Zingg — à Paris, 
cbesi Aliamet, graveur du rai, rue des Mathurins vis-à^s celle des Maçons J 

En bordure : peint par Vandreneer (sic) — gravé à Paris, par A. Zingg. 

B. Nat.;M. Abb. 

Cette estampe est indiquée par erteur dans divers catalogues comme étant d*Aliamet. Notre 
graveur n'a fait que l'éditer ; peut-être y a-t-il travaillé comme il paraît l'avoir fait pour l'Humilité 
rkompinsU* 



8s - EXPLOSION DU MAGASIN A POUDRE D'ABBEVILLE. 

Grande scène de désastre. A gauche, le foyer de l'explosion d'où sont 
projetées en l'air des pierres au milieu d'une fumée noire, puis ven§ la droite, 
des constructions s'écroulant; au milieu, une route sur laquelle sont des 
cadavres, des mourants et des hommes et femmes fuyant éperdus et terrorisés. 
Armes à la marge.' 

Fort bonne estanipe dont les deuils sont rendus avec une grande finesse, sans nuire à 
rensemble \ itaitée presque dans le genre vignette, malgré ses dimensions. 

H. 0,334»»; L. 0,444»». 

A la marge : Vue de V explosion du magasin à poudre d'Abbeuille, le 2 novembre 
jyjj — dédié à monseigneur le comte de Mailly — lieutenant général des armées du 



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202 L*ŒUVRE GRAVÉ 



Roy^ commandant laprovince.de Roussillon et gouverneur d'Abbeville — par son tris 
humble et très obéissant serviteur C.-F. Macret — à Paris, che:^ Aliamet, graveur du 
Rojt rm des Mathurins, vis-à-vis celle des Maçons et à Abbeville, che^ Af . Choquet, 
rue N.-D. 

En bordure : Peint par A. Chù^uet — gravé par C:'F, Macret, 

M. Abb. 

Macret, on la vu, était aussi un graveur abbevillois ; c'était un dessinateur de talent et il serait 
parvenu certainement à une assez grande réputation si la mort n'était venue le surprendre à 
trente -trois ans, en 1773, en pleine possession de son talent, laissant inachevée sa belle planche 
du Siège de Btauvais, qui devait lui ouvrit les portes de l'Académie de peinti^re. 

Cette esumpe était annoncée dans les Affiches de Picardie en 1774. 

Elle est assez répandue à Abbeville où elle présente, du reste, un triple intérêt à cause du 
?ujet, du peintre Choquet, né et résidant à Abbeville où ses œuvres sont assez nombreuses, et 
enfin du graveur. 



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DE JACQJJES ALIAMET 263 



VIII 

PIÈCES RESTÉES INCONNUES A L'AUTEUR 

MAIS MENTIONNÉES DANS DES OUVRAGES OU DANS DES CATALOGUES 

86 — La Pèche J. Vernet 

87 — L'Hiver Van der Neer 

88 — Le Clair de Lune id. 

89 — Le Retour au Village Berghem 

90 —'Les Voyageurs ambulants id. 

91 — Les Voyageurs id. 

92 — La Bonne Femme Van Ostade 

93 — Vue de TElbe Wagner et Hackirt 

94 — Vue de la Montagne de Lilliensten en Saxe ... id. îd . 
95-96 — Paysages Zingg • 

97 — Paysage Huet 

98 — Jésus-Christ chez Marthe et Marie Coypel 

99-104 — 6 Vues de Suède Hackert 

105 — Cahier de Tètes d'Animaux La Belle • 

106 — La Naissance de Vénus Jeaurat 

107 — L'Éplucheuse de Salade id. 

108 — L'Amour Petit Maître id. 

109 — L'Amour Coquette id. 

I lo-i 1 3 — Les Qtiatre Caractères de Femme id. 

1 14-1 17 — Les Quatre Éléments id. 

118 — Fin d'Orage . . .* ^ . . . . B. Peters 

119 — Le Naufrage Paxjl Potter 

120 — La Reine de Saba De Troy 

121 — L'Heureux Passage J. Vernet 

122 --- La Jeune Napolitaine à la pêche id. 

123 — Le Retour de la pèche ». id. 

124 — Mutins Scoevola Schmuzer d'après Rubeks 

125 — Ulysse enlevant Astyanax Schmuzer d'ap- Le Calabrais 

chez Aliimet 

126 — Vénus endormie d'après Lemoine 



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2^4 l'œuvre gravé 



U ^ La Pêche. 

Cette gravure se trouve à la Bibliothèque nationale, cabinet des esumpes, 
dans le carton qui renferme Toeuvre d'Aliamet et dans celui qui renferme 
l'œuvre gravé de J. Vernet; elle est avant toutes lettres et je n'ai pu, malgré 
mes recherches, en trouver d'autres épreuves avec titre. 

M, Léon Lagrange, dans son ouvrage sur J. Vernet, mentionne une marine 
intitulée la Péche^ parmi les dix pièces qu'il dit avoir été gravées par Aliamct 
d*après ce peintre. Or, comme je n'ai vu nulle part d'estampes d'Aliamet 
portant ce titre, il y a tout lieu de penser que celle du carton d'Aliamet 
aux estampes pourrait bien être celle cherchée. Le sujet au surplus, d'après la 
description ci-après, paraît bien s'y appliquer : presque tous les personnages, 
en effet, ont une ligne à la main. 

J'ajouterai que cette estampe, après celles vues et décrites porunt les noms 
d'Aliamet et de Vernet, porterait à treize le nombre des pièces gravées par 
notre artiste d'après le peintre de marines. 

En voici la description : 

A gauche, au bord de la mer, deux tonneaux sur lesquels sont posés des 
filets et deux avirons avec une ancre à côté ; un homme est couché contre un 
des tonneaux et fiime sa pipe. Près de lui, sont deux femmes avec des lignes à 
pécher^ Tune debout, l'autre assise et tenant sa ligne dans l'eau-. Au centre de 
la composition, un homme, debout, est occupé aussi à pécher; il s'appuie d'une 
main sur un poteau. A gauche et au-delà d'un petit cours d'eau, se trouve un 
groupe de trois individus sur des rochers, deux assis, et le troisième debout, 
tenant une ligne de pêche. A l'extrême gauche se dresse une longue vergue de 
tanane ; la coque du navire est cachée par les rochers. Au fond, du même 
côté, la mer, avec une grosse tour vers le milieu, et, par devant un vaisseau 
abattu sur le flanc. A gauche, un autre vaisseau présentant sa proue qui est 
ornée d'une statue de femme nue. Armes à la marge; elles sont surmontées 
d*un chapeau de cardinal. 

Excellente gravure ; les premiers plans sont bien traités, notamment les deux femmes et 
l'homme Ju milieu de la composition qui sont parfaitement posés et d'un travail très soigné. 

Hp 0,295""; L. 0,429"". 
B. Nat., ^. carton. 



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DE JACaUES ALIAMET 265 



État avant toutes lettres, le seul que j*ai vu. 

État d'eau-forte pure (B. Nat. oeuvre de J. Vemet). 

Le catalogue de la collection Mahérault dressé par M. Cément pour la vente en mai 1880, 
pone sous le no 1046 : J. Moreau, la Pêche, d'après J. Vemet, œuvre de Moreau le jeune, catal. 
par M. Mahérault, ancien conseiller d'état, Paris, Labitte, 4, rue de Lille, n9 122 — très rare 
épreuve avant la lettre, à l'eut d'eau-fone. Serait-ce la pièce attribuée par M. Léon Lagrange, 
à J. Aliamet ou le même sujet traité par un autre graveur Moreau, d'après le même peintre ? 

87 — L'Hiver. 

88 — Le Clair de Lune. 

Estampes citées, d'après le Mercure de France d'octobre 1757, par Ch. Blanc, 
Trésor de la curiosité, comme la reproduction des six tableaux gravés par 
J. -Aliamet de 1755 à 1760 et qui furent dispersés à la vente du cabinet de 
C.-A. de Villeneuve, comte de Vence, le* 11 février 176 1. 

Le tableau, l'Hiver, faisait pendant avec celui portant le titre : Clair de 
Lune, tous deux peints par Arendt Van der Neer, portant 11 pouces sur 19, 
gravés (on le répète) par Aliamet ; les deux vendues (ensemble ?) 460 livres. 

Dans l'œuvre gravé de Van der Neer à la Bibliothèque nationale figure bien 
l'Hiver ou Divertissement d^ hiver, mais gravé par le Bas; de même le Clair de 
Lune, gravé, d'après la mention en bordure, par Major, à Londres. Il y a aussi, 
décrit dans ce catalogue, le Lever de la Lune, mais c'est peut-être une pièce 
difiérente; le titre en tous cas était différent sur l'épreuve que j'ai vue et 
décrite. 

Je n'ai donc vu figurer le nom d* Aliamet ni comme graveur ni comme 
éditeur, au moins sur les épreuves qui me sont passées sous les yeux des pièces 
ci-dessus signalées; je ne l'ai pas vu non plus au moins comme graveur, pour 
celle VHumiliié récompensée qui faisait panie du même cabinet de Villeneuve, 
et qui, elle, a été dédiée et éditée par notre graveur; mais la dédicace existe 
peut-être sur certaines épreiives des deux pièces ci-dessus, ce qui expliquerait 
la mention du Mercure de France. 

Dans le recueil Boydell, il y a bien, au troisième volume sous le n® 67, une 
estampe portant le titre : l'Hyver, d'après Vandrever (Vanderneer),.mais gravée 
par Boydell; de même, au n^ 68, le Clair de Lune, d'après Bormans, mais 
également gravé, d'après l'indication à la marge, pai^ le même Boydell. 



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2Û6 l'ceuvre gravé 



89. — Retour au village. 

Pièce mentionnée dans le catalogue de 1788 (vente à la mort d'Aliamet) 
sous le n** 137, avec ces indications : Four à briques. Retour au village, et 
pendants, d*aprtrs Berg)iem et par le même (Aliamet), vendues 9 1. 

Je n'ai trouvé la mention de cette pièce que dans le catalogue de 1788 ; 
c'est peut 'Être une de celles décrites ci -dessus, mais alors sous un titre 
différent; peut-t^tre celui de l'Entretien de voyage ou de la Rencontre des deux 
VillagmseSj également d'après Berghem, ou encore la pièce Returning front 
Marht qui se trouve dans l'œuvre de Berghem à la B. nat., mais gravé par 
F.-C Canot, 

90 — Les Voyageurs ambulants. 

Estampe indiquée par M. Ch. le Blanc (Trésor de la curiosité), où je vois 
que le tableau de Berghem, gravé, est-il dit, par Aliamet, sous ce titre, de 
n pouces sur 16, peint sur bois, figurait, en mars 1770, à la vente de 
M. La Live de Jully, introducteur des ambassadeurs, membre honoraire de 
TAcadémie de peinture, et était vendu 17 10 livres. 

Je trouve encore les Voyageurs ambulants sur une note d'estimatfon faite par 
M. Bance pour Masquelier en septembre 1822. » 

91 — Les Voyageurs, 

Estampe mentionnée dans l'ouvrage de M. Ch. le Blanc (Trésor de la 
curiosité) sous le nom d'Aliamet, d'après Berghem : le tableau portant 1 1 pouces 
6 lignes sur 15 pouces (dimensions un peu différentes du précédent) sous le 
litre les Voyageurs, figurait, en 1775, à la vente de Grammont, et était vendu 
2001 livres. 

Sauf les différences de dimensions du tableau, on pourrait penser que c'est 
la même pièce que h$ Voyageurs ambulants 

92 — La bonne Femme. 

Brulliot (Dictionnaire des Monogrammes, 2* partie, p. 327, n** 1824) fait mendon 



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DE JACaUÉS ALIAMET 267 



de cette pièce sous le nom de Jacques Aliamet, d'après Van Ostade, dans ces 
termes : 

a n (Aliamet) a marqué de ces lettres /. A^ sculp.y des estampes quMI a 
gravées d'après A. V. Ostade, entr'autres une pièce in-fol. en largtur 
intitulée : la Bonne Femme. » 

Je n'ai pu, malgré mes recherches, trouver cette estampe, ni d'autres, sous 
les initiales /. A^ ; elle n'est indiquée que par BruUiot. 

93 _ VuedeVElht. 

94 — Vue de la montagne de Lilliensten en Saxe. 

Mentionnées dans le catalogue de 1788 sous le chapitre, Œuvre d* Aliamet, 
au n® 230 : « douze autres paysages d'après Wagner et Hacken, VuedeVElbe, etc. 
achetées 21 liv. 3 . » Elles étaient annoncées dans le Mercurede France 10 juillet 1779, 
comme gravées d'après A. Zingg, par J. Barne, et se trouvant chez le sieur 
Aliamet ; or, notre graveur n'a rien sous ce titre dans les œuvres de Wagner 
et de Hackert à la Bibliothèque nationale. 

95~9^ — Deux Paysages, d'après Zingg. 

Je relève, dans le catalogue de 1788 (vente d'Aliamet), sous le chapitre : 
Dessins encadrés, cette mention sous le n° 24 : « deux paysages montagneux à 
l'encre de Chine, par Zingg : ils ont été gravés par Aliamet ou sous sa direction ; 
achetés par Esnault 96 1. i ». * 

Je n'ai pu découvrir ces pièces même dans l'œuvre gravé de Zingg à la 
Bibliothèque nationale. 

97 — Paysage, d'après Huet. 

Mentionné dans le catalogue de 1788 à la vente après décès d'Aliamet, 
parmi les dessins encadrés, sous cette indication : « n** 30. — Un joli paysage 
coloré (sic) par Huet; il a été gravé par Aliamet. Acheté par Rabasse : 12 1. 12 s. » 

Je n'ai trouvé ni à Paris ni ailleurs de pièce gravée par Aliamet d'après 
Huet. 

34 



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2é8 l'œuvre gravé 



98 — Jésus Christ chcT^ Marthe et Marie \ 

Mentionné dans Hetruchefiy Dictionnaire des artistes, V' vol., p, 144, comme 
gravé par Alîamet, d'après Coypel. 

39-104 — Six vues de Suide, d'après Hackert. 

Mentionnées dans le même ouvrage. 

11 y a bien dans l'œuvre d'Hackert plusieurs vues de Suède, mais sans la 

signature d'Aliamct. 

10 j — Cahier de têtes d^ animaux. 

là. ; indiqué comme gravé d'après Etienne de la Belle. 

loé ^ Ld Naissance de Vénus. 
Id.; d'après Jeaurat. 

107 ^ — UÉpluùheuse de salade. 

Id. ; d'après Jeaurat. 

A été gravé par Beauvarlet. 

ro8 — U A fmmr petit-maître. 

109 — V Amour coquette. 

Id. ; d*après Jeaurat. 

Ont été gravés par le frère de Jeaurat. 

IT0-115 — Les quatre Caractères de femme, ai ziprhs ]t3i\iX2iX. 

Ces pièces figurent bien dans l'œuvre de Jeaurat, mais gravées par Michel 
Aubert ; ce sont : FÉconotne^ la Dévote, la Coquette et la Servante (?) 

I. J'îndiijiie ici ri i ]a suite jusqn'à U fin, poar ne rien omettre, un certain nombre de pièces mentionnées dans Heinecken. 
Malgré mn nrcVuerchÉs k \i Bit^lioThèqae nationale et ailleurs, notamment dans les œuvres des artistes d'après lesquels cet 
yièc^ iiuTJiivDt iii grivécs, je n'a[ trouvé aucune de ces estampes sous le nom d'AIiamet, quelques-unes ont pu seulement être 
viité«& I»flr \uu On uii d'^ilkurs que l'ouvrage d'Heinecken fourmille d'erreurs ; ce n'est donc que par pur acquit de conseience 
4|tic \v faii ce ïimple r^leTÉ «el terminant. 



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DE JACQUES ALIAM^ 269 



II 4-1 17 — Les quatre Éléments. 
Id. ; d'après Jeaurat. 

Ce serait peut-être plutôt de DauIIé qui a gravé quatre pièces sous ce titre, 
mais d'après Boucher. 

118 — Fin d'orage, d'après Bonaventure-Peters. 
Id. ; en 1765. 

A été gravé par Yves le Gouay; peut-être y a-t-il des épreuves avec le 
nom d'Aliamet comme éditeur. 

119 — Le Naufrage, d'après Paul Potter. 

Toujours d'après Heincken, comme les pièces précédentes. 
Je n'ai vu dans l'œuvre de Potter que les Débris du Naufrage, gravé par 
Masquelier, mais dédié et édité par Aliamet. 

120 — La Reine de Saba, d'après de Troy. 
Id. 

121 — L'Heureux Passage^ d'après J. Vernet. 
Id. 

122 — La jeune Napolitaine à lapàhe, d'après J. Vernet. 
Id. 

A été gravé par Leveau ; peut-être dédiée ou éditée par Aliamet. 

123 — Le Retour de la pêche, d'après J. Vernet. • 
Id. 

124 — Mutius Scœvola. 

Gravé par Schmutzer, d'après Rubens, édité seulement par Aliamet en 1776 
(indication de M. Vienne). 



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270 



»L ŒUVRE GRA\'E 



125 — Ulysse enlevant Astyanax. 

Gravé par Schmuzer, d'après le Calabrais, édité par Aliamet en 1779 (id.). 

12e ^- Vénus endormie, d'après le Moine. 

Cette pièce est indiquée par M. Gustave Bourcard dans son ouvrage les 
Estampes du XVlîh siècle, guide manuel de V amateur, Dendu 1885, à la page 364, 
♦ comme gravée par Aliamet, in-fol., en trav. Vendue 16 fr. à la vente Roth 
en 1878. 




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VIGNETTES 




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VIGNETTES 



OUVRAGES OU SE TROUVENT DES VIGNETTES SIGNÉES, VUES & DÉCRITES 



CLASSÉS PAR ORDRE CHRONOLOGiaUE 



127 Favart ; Théâtre. Paris, Duchesne 1745 1 pièce 

128 Egly (Ch.-Ph. Monthenault d*); Essais sur les Passions. La Haye 1748 i — 

129 Érasme ; Éloge de la Folie. Paris 175 1 1 — 

130-132 Voltaire ; Œuvres, Paris. Paris .......... 1751 j — 

133-134 Hecquet (Robert) ; deux catalogues. Paris 1751-1752 2 -^ 

135 Oraison funèbre d'Henriette de France 1752 i — 

1 36 Oraison funèbre du roi et de la reine d'Espagne ..... ? i — 

137-157 Exercices de l'infanterie française 1752 21 — 

1 5 8-1 69 De PufTendorf ; introduction à l'histoire moderne. Paris, Merigot 1753 12 — 

170 De Coulange ; poésies variées. Paris, CaiUeau 1753 i — 

1 71-173 Lucrèce; traduction Marchetti. Amsterdam 1754 3 — 

174 Boulanger de Rivery ; fables et contes. Paris, Duchesne . . . 1754 i — 

175-177 La Fontaine ; fables. Paris, Dessaint, Saillart et Durand. . . 1755 3 — 

178 Le P. Langier; Essai sur l'architecture. Paris, Duchesne . . 1755 i — 

179 Deschamps de Sainte-Suzanne ; Al manach poétique, etc. . . 1756 i — 

180-198 Boccace ; il Decameron. Londres, Paris 1757 19 — 

199-202 Plaute; comédies. Paris, Barbou 1759 4^ 

203 Racine ; Œuvres complètes. Paris 1760 i — 



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à 



274 l'œuvre grave 



204 J.'J, Rousseau; Julie ou la Nouvelle Héloïse. Amsterdam . . 1761 i pièce 

205-208 La Fontaine ; Contes. Amsterdam, Paris, Barbou 1762 4 — 

209 M Lirmontel ; Contes moraux. Amsterdam, Rey 1761 i — 

210 MMaillon de Louis XV 1764 i — 

211 Marquis dePezay; Le Pot-pourri. Genève et Paris, Jorry . . 1764 i — 

211-222 Dorât ; lettres en vers, etc. Paris, Sèb. Jorry 1 764-1 766 11 — 

22^-228 Gravclot et Cochin ; Almanach iconologique. Paris, Lattre . . 1 765-1 781 6 — 

229-231 Blm de Sainmore ; héroïdes, lettres." Paris, Jorry 1765-1767 3 — 

252 Brut 6 de Loirelle; les ennemis réconciliés. La Haye .... 1766 i — 

233 De Laujon; romances historiques, etc 1767 i — 

134-235 Hciiault ; Nouvel abrégé chronologique de l'histoire de France. 

l'aris, Prault 1768 2 — 

236 Marquis de Pezay ; la nouvelle Zélis au bain. Genève . . . 1768 i — 

2Î7 TaLïte; traduction de Tabbé de la Bleterie 1768 i — 

238-242 Dorai; les Baisers. La Haye et Paris, Lambert et Delalain. . 1770 5 -r 

2 n^J^44 Le onard ; poésies pastorales. Genève et Paris, Lejay . ... 1771 2 — 

24s Diotîis Duséjour ; Origine des Grâces. Paris 1777 i — 

246-247 Billardon de Sauvigny; les après-soupers de la Société. Paris . 1 782-1 783 2 — 

348 La Fontaine ; contes et nouvelles. Paris, Didot 1795 i — 



l'HÉATRE DE M. FA V ART, ou recueil des comédies, parodies et opéra-comiques 
qu'il a donnés jusqu'à ce jour, etc. 6 vol, Paris, che^ Duchesne, libraire, 
rut Saint-Jacques, au-dessous de la Fontaine Saint-BemAt, au Temple du 
Goût M DCC XLIIL 
127 — Frontispice avant le titre du tome 6"** pour la Chercheuse d'esprit. 

Une femme, la gorge à demi découverte, est couchée et endormie dans la 
campagne sous un arbre, la tête appuyée sur une main; à côté d'elle, un 
panier i dcini renversé. A droite, un jeune homme s'approche d'^le, tenant 
un ruban de la main droite. Au fond, des arbres et une maisonnette sur un 
rocher \ gauche. 

Charmante pièce, fort avancée à Teau-forte et rehaussée à la pointe ; les nus sont délicatement 
rendus ; h femme est très gracieusement posée. * 

H. 0,137™". 



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DE JACQ.UES ALIAMET 275 



A la marge : la Chercheuse d'esprit. 

En bordure : Eisen inv. — Aliamet sculp, 

M. Abb. ; ancnc biblioth. de M. J. de Mautort à Abbeville. 

État d*eau-forte (coUect. Béraldi). 

État non terminé (id.) 

Cette jolie vignette était la première pièce d'Aliamet ; en effet, d*après la date de rédition, 
1743, et celle de naissance, 30 novembre 1726, il n'avait pas dix-sept ans; MM. Portails et Béraldi 
donnent comme dates d'édition 1 763-1 772 ; je me suis bien assuré cependant de i:i daïe de 1743^ La 
pièce a été reproduite en fac-similé dans le journal VArt, no 244, du 31 août 1S79, P- ^*^3f *-'" 
cours d'une étude fort complète et très intéressante de M. Arthur Pougin sur Madame Favart. 
Parmi les vignettes reproduites pour le même travail, nous remarquons (pour ne citer que nos 
maîtres abbevillois) le portrait de l'actrice, en médaillon, gravé par J.-J. Flipart d'après Cochin, H 
y a un autre portrait d'elle, en pied, in-40, dans le rôle de Bastienne, gravé par DauUé d'après 
Vanioo I. 



ÉGLY (Ch.-Ph. MONTHENAULT d') — Essais sur les Passions et sur leurs 
caractères ; La Haye, 1748, 2 vol, in'i2. 
128 — Frontispice. 

Pièce mentionné par M. Jules Hédou dans son ouvrage sur Nocl le Mire 
sous le n® 402. Nous transcrivons textuellement la description très complète 
qu'en a faite l'auteur rouennais, en lui donnant pour titre la Tentation ? 

« Adroite, un jeune guerrier que cherchent à convertir à leurs doctrines deux 
personnages symboliques qui sont l'Ignorance représentée par un homme \ 
longues oreilles, et l'Ivrognerie, sous les traits d'une mégère à la face abrutie et 
aux mamelles pendants et desséchées. Cette dernière lui présente une peau de 
bélier, probablement une outre vide; l'Ignorance, de son côtéj lui montre 
dans un miroir ce qu'il serait en état d'ivresse. A gauche, le Temps, assis sur 
une butte, tient le miroir que l'Amour regarde en s'appuyant sur son arc. 
Dans le fond, sur une colline, des hommes et des femmes s'adonnent à 
l'ivresse. » 

Fort ordinaire comme exécution. 

H. 0,138""; L. 0,076"*". 

I, Voy. notre Catalogue de l'ctuvre de DaulW. Paris, Rapilly, 1873, n? 18, portraits. 

Î5 



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276 l'œuvre gravé 



Sous le trait carré, à gauche : C. Eisen inv. — Sous le trait carré, à droite : 
Miamit aquafôrîi (sic) et fini par le Mire. 

Collect. du M. H. Macqueron à Abbeville. 

M. Htidou tiéîigtie cette piùce avec point interrogateur et sans avoir pu indiquer Touvrage où 
elle tîguri;. J'avais pensé qu'elle avait dû servir à illustrer l'ouvrage sus-mentionné dont j'avais 
trouvé rindication dans un catalogue de M. Chossonnery; le doute a disparu sur la communication 
que m'a taite obligeamment M. Henri Macqueron de la pièce avec le titre du volume. 

iMM, Portalis et Béraldi, dans leur ouvrage si important sur les graveurs du xvni* siècle, 
signalent également cette vignette parmi celles qui ont été gravées par Aliamet en indiquant 
qu^Ali*met et h Mire ont, comme je l'ai déjà relevé, signé souvent des vignettes dans les mêmes 
ouvTjges, tels que U Decameron. 



ÉRASME — U Éloge de la Folie — Traduction Gutudeville. S. /. Paris, IJJT, 
I voL, pet. in-4°. 
129 — Cul-de-lampe à la fin de Touvrage, p. 222. 

Une femme (la Folie), coiffée d'un long bonnet avec un grelot à l'extrémité, 
portant tin manteau à large collet garni également de grelots, est assise sur un 
petit monticule. Elle s'appuie d'une main contre une sphère sur laquelle elle 
pose une marotte qu'elle tient à la main ; l'autre main est placée sur sa 
hanche ; des papillons voltigent tout autour d'elle. Aux pieds de la Folie on 
voit par terre un compas, des livres, un faisceau de licteur, des couronnes 
royales, un thyrse, et à l'extrême gauche un rat. Enfin, au-dessous de ces 
attributs, une banderole sur laquelle on lit : la Pa^:^ia regina del mondo; à 
claire voie. • 



Petite pièce 


finement burinée. 










H. 


approximative 


: 0, 


044"™ 




L. 


— 


0, 


,o68«?™ 


Au bas : 


Ch. Eisen inv. 


— /. Aliamet sculp. 




B. Nat. œuvre d'Eisen. 








M. Abb, 










État d*€au-i 


bne pure (coUea. 


de M. Béraldi). 







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DE JACQUES AUAMET 277 



Ouvrage coté 180 fr. catal. Greppe, avril 1883. 

Il y a une autre édition avec les mêmes planches, mais fatiguées. Paris, 1757 (Caiol, Dorbon, 
juillet 1891). 



VOLTAIRE, Œuvres. Paris, lysi. 

130 — Estampe-figure avant le chant VII de la Henriade. 

I — Henri IV, couvert d'une armure, est couché par terre et endormi ; 
son casque à aigrette de plumes est posé près de lui. Il est accoudé et soutient 
sa tête de la main droite ; au-dessus de lui et assis sur des nuages, au milieu 
de rayons lumineux, une femme couverte d'une cuirasse et d'un grand manteau 
fleurdelisé, personnifiant la France, le regarde en étendant un bras, A droite, 
dans le fond, on voit des soldats aux alentours d'une tente. A gauche, des 
cavaliers près des colonnes d'un temple qu'on aperçoit à peine. Petit filet 
d'encadrement. 

Bonne vignette. 

H. 0,109™"; L. 0,060"»"». 

En bordure, au-dessus : la Henriade, chant VIL 
Au bas : Ch. Eisen inv. — /. Aliamet sculp, 

B. Nat. œuvre d'Eisen. 
B. Arsenal. 

Collect. Delignières de Bommy (B. Abb.) 
Collect. Ponticourt. 

Le titre complet porte : Œuvres de M, de Voltaire, nouvelle édition considérablement augmentée^ 
enrichie de Jaurès en taille-douce; Paris, iJS^' 

II y a eu une autre édition avec les mêmes figures, Paris, 1757, 20 vol. in-8<*. d'après laquelle 
M. Hédou a relevé de nombreuses vignettes gravées par le Mire. 

Il y a eu, enfin, une édition de la Henriade en 1787 ; mais dans celle-ci, d'aprtîs Tindication de 
M. Hédou, les planches, fatiguées par un long tirage, ont dû être retouchées. 

' Je trouve dans les Graveurs du XVIII^ siècle de MM. le baron Portails et Béraldi la mention 
suivante qu'il paraît intéressant de relever ici : « Eisen a donné une suite de figures pour h 
Henriade, Tous les bibliophiles connaissent les vignettes de l'édition de 1770 gravées par de L£3ti|çuctl, 
illustrations médiocres s'il en fut et dans lesquelles l'inimitable dessinateur des baisers s'est montre 



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À 



i-jZ l'œuvre gravé 



presque ridicule ; la petite édition in-i8 (celle ci-dessus) parue vingt ans auparavant est bien moins 
connue. Cette prumicru suite, œuvre de jeunesse, est traitée librement et sans prétention, ce qui 
la rend fort supérieure à la seconde ». 

13 I — Esîampc-jigure avant le chant IX. 

2 — Dans un jardin, contre une grande corbeille et sous un if, au bord 
d'une pièce d'eau, Henri IV est à genoux et presque couché près d'une jeune 
femme assise qu'il entoure de ses bras ; à côté d'eux sont groupés plusieurs 
amours dont Pun tient l'épée du roi. On aperçoit au fond, près d'une 
corbeille surmontée de deux amours,, un homme couvert d'une armure et 
coiffé d'un casque, et une femme, tous deux les regardant. Dans les airs, à 
Textrême droite^ une furie agite des torches enflammées. 

JoHe pièce, finement travaillée ; sujet gracieux. 

H- 0,106"^"'; L. 0,062™". 

En bordure, au-dessus : la Henriade, chant IX. 
Au bas : Eisen. — /. Aliatnet sculp, 

B. Kat. Œuvrc d'EisL-n. 
B. Arsenal. 
Collect, Ponticourt. 

132 — Frontispice de la tragédie : le Fanatisme ou Mahomet le prophète. 
6* vol., pape 144. 

3 — Dans un temple à colonnes et sous des draperies formant dais, deux 
personnages, coiffés d'un turban, sont debout devant un autel circulaire placé 
i leur droite ; l'un d'eux, dont le turban est surmonté d'un petit croissant, 
pose \i main gauche sur l'autel; à ses pieds se trouve un poignard. Le même 
personnage étend le bras droit vers deux femmes éplorées dont l'une, la plus 
près de lui, s'essuie les yeux avec un mouchoir ; plus loin, à droite, un homme, 
tête nue, élevant les bras. Au premier plan, du même côté, un carquois garni 
de flèches; à gauche, deux autres personnages dont on ne voit que le buste. 

Pièce assez bonne. 



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DE JACQUES ALIAMET 279 



H. 0,106™"; L. o,oéo"". 

Au bas : le Fanatisme. 

En bordure : C. Eisen inu. — Aliamet se, 

B. Arsenal. 

CoUect. Delignières de Bommy (B. Abb.) 

CoUect. Ponticourt. 



HECQUET R. — Catalogue des estampes gravées d'après Rubens, auquel on a 
. joint l'œuvre de Jordaens et celle de Wisscher, avec un secret pour blanchir les 
estampes et en ôter les tâches d^huile, lyji, in'i2. 

133 — Fleuron représentant des armes au-dessus de la dédicace : à messire 
Marc René de Voyer, marquis d'Argenson, etc. 

Écusson surmonté d'une couronne de marquis; sur Técusson, deux lions 
couronnés; un autre lion tenant un étendard est posé sur la couronne. De 
chaque côté des armes sont placées une palme et une branche de laurier; à 
gauche, un bouclier et un glaive antique; à droite, un livre, une tête de femme 
sculptée, une paldlte et des pinceaux, le tout au milieu de nuages et de rayons 
lumineux. A claire-voie. 

Très jolie vignette, finement et élégamment burinée, 





• 


H. approximative 


: 0,053™™ 


L. - 


0,073 


H. du cuivre 


0,054 


L. - 


0,080 



En bordure : Ch, Eisen inv. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. œuvre d'Eisen. 

État avant toutes lettres. 

Nous rappellerons ici que Robert Hecquet, auteur de ce catalogue et du suivant, est un de nos 
graveurs abbevillois ; il était en même temps marchand et éditeur d*estampes, et il fui k premier 
protecteur d' Aliamet à Paris. 



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28q l'œuvre gravé 



ROBERT HECQUET — Catalogue de l'œuvre de Fr. de Poilly ; Paris, 
Duchcsnt^ IJSI. 

134 — Fleuron au-dessus de la dédicace : à Messieurs les Mayeurs et Echevins 

d'Abbcuilk, 

Armes de la ville d'Abbeville figurées au milieu' de nuages; des amours 
voltigent autour, Tun à droite en haut, l'autre à gauche plus bas. Au-dessus des 
armes flotte une banderole avec le mot : Fidelis, Au bas, à droite, un caducée; 
à gauche des balances, une épée, un miroir antique. A claire voie. 

Jolie pièce finL^ment burinée. 



H. approximative 


: 0,052' 


L. - 


0,073 


H. du cuivre 


0,056 


L. - 


0,083 



Au bas : Ch. Eisen. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. ceu\Tt d'Eiscn ; M. Abb. ; de ma collection. 

Êiai avant toutes lettres, mais avec les noms des artistes. 

Nous transcrivons ici le titre complet : Catalogue de V œuvre de F. de Poilly ni à Ahheville- 
en 1622, grm'iitr ordinaire du roi, avec un extrait de sa vie oii on a joint un catalogue des estampes 
grm/ées par Jean IVisclier et autres graveurs d'après les tableaux de fVouwernuins (sic) avec un secret 
pour dàvîUr tes desseins (sic) à r encre de chine et au bistre etc., le *tout recueilli par R. Hecquet, 
graveur. A Paris che:^ DucJjesne, libraire, rue Saint- Jacques, au-dessous de la fontaine Saint-Benoît , au 
Timpk du Goûi, M DCC LU, avec approbation et privilège du roi. 

Ce dtalogut: a 6té réimprimé textuellement il y a plusieurs années par les soins de deux des 
dcâcetidaiils de ce célèbre graveur abbevillois. Mais il contient des lacunes. François de Poilly, son 
frcre KLcolas et les enfants et petits-enfants de celui-ci méritent d'être l'objet d'un travail 
dV*nsembie bien complet, sur lequel j'ai déjà réuni bien des éléments. 



ORAISON FUNÈBRE DE MADAME ANNE-HENRIETTE DE 
FRANCE, 1752. 

13s — Fleuron; à claire voie, au milieu du titre. 

A gauche, au milieu de nuages, la Mort tient sa faulx et un sablier. 
Devant elle, ce cachant en partie le bras qui tient le sablier, est représenté un 



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DE JACaUES ALIAMET 28 1 



écusson en losange avec les armes royales : trois fleurs de lis surmontées d'une 
couronne; au-dessous le manteau d'hermine. Le tout est en partie voilé par 
une draperie qui s'étend sur la Mort et sur la couronne. A droite^ deux anges 
portés sur les nuages, l'un étendant un bras vers l'écusson, l'autre s' essuyant 
les yeux. 

Pièce ordinaire comme exécution. 

H. environ : 0,050*"™ 
L. — 0,090 

En bordure : Halle invenit. — Aliamet sculpsit. 

Collect. de M. O. Macqueron, à Abbeville. 

Indication de M. V. Vaillant, à Boulogne-sur-Mer. 

Nous croyons devoir mentionner le titre complet de cette brochure, in-40, de 34 pages, eu 
égard à sa rareté : 

Oraison funèbre de très Ijaute et très puissante princesse madame Anne 'Henriette de France, 
prononcée dans l'église de V abbaye royale de 5» Denis le vingtième mars 17S2, par mcssire Matbias 
Poncet de la Rivière, évéque de Troyes, 

Puis le fleuron ci-dessus décrit, et au-dessous : 

A PariSy che:^ Guillaume Despra:^ imprimeur ordinaire du roi et de madame Marie- Adàhiâe de 
France — Pierre-Guillaume Cavelier, libraire rue Saint- Jacques — à Troyes, che^ Jean-Baptiste-Françùis 
Bouillerotf libraire de monseigneur VÈvéque, grande rue près l'Hôtel de Ville — M DCC LII^ avec 
privil^e du roi. 



ORAISON FUNÈBRE DU ROI ET DE LA REINE D'ESPAGNE, 

13e — Cul'dc'latnpe; à claire-voie. 

La Mort, aux grandes ailes étendues, tenant sa faulx levée, plane dans les 
airs sur des nuages. De chaque côté, deux écussons avec armes, surmontées 
de couronnes royales ; derrière, un casque, des lances, des étendards. 

Pièce très belle, fine, d'un grand efîiet. 

H. 0,050°*"*; L. 0,100°°*. 
En bordure : Eisen. — Miamet. 



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282 l'œuvre grave 



B. Nat. œuvre d'Eisen. 

Collect. Béraldi, 

État avant toute indication. 



EXERCICES DE L'INFANTERIE FRANÇAISE, 1752. Recueil de 
26 planches gravées par Aliamet ; un vol. in'4°^ — en réalité 21, mais 
quelgues états différents. *- 

Toutes ces pièces, sauf les deux dernières, portent : H. 0,218"™ ; L. 0,143""*. 

137 — I. Soldat au port d'armes, de profil, tourné à gauche. 

État d*eau-tbn*;, 

Éiat poussé au burin. 

État lerminC'j avec les signatures Eisen — /. Aliamet. 

Î38 — 2. Soldat présentant les armes; à gauche, un bastion. 

État dVau- forte, les jambes à peine tracées. 
État termine ; }. Aliamet sculp. 

Ï39 — 3- Soldat abaissant son fusil à sa gauche pour charger; au loin, à 
gauche^ aspect d'une ville. 

Ch. Eiitn — Ja, Aliamet sculp. 

140 — 4. Soldat présenté de profil, tourné à droite, se préparant à retirer 
la baguette de son fusil ; arbre et bastion à gauche. 

Non signé, mais même travail et même genre. 

]> Celle su iT« de pièces, très rare, curieuse, i plus d*un titre, toutes fort bien traitées, réunies en un album, était 
ncntïodnèf^ dèi mirs JS84, dans un catalogue de M. Belin, cotée 200 fr. en bel exemplaire. 

Nouj jvicïnï CM TC«;ours à la complaisance ordinaire de MM. les Conservateurs de la Bibliothèque Nationale et de la 
Bil'lioihccjae de TAnietidl pour la découvrir, mais ils n'avaient pu y parvenir malgré leurs recherches ; nous nous sommes 
alors jrdresil i ïil. Bctiii qui a bien voulu nous la communiquer en 1888, et nous sommes heureux de l'en remercier iu. Sans 
son obtjgctncc, nr^us étirions laissé une lacune regrettable dans notre travail, en ne faisant connaître que l'indication de son 
£aul<}gucj iutu loi descriptions et les dimensions. 

Il n'y ■ en réalité, «Hnme on peut le voir, que 21 pièces, mais quelques-unes en états dififérents, ce qui forme bien les 
16 pièces annoncées. 

Or renurquerd enfin que quelques pièces seulement sont signées, mais elles sont toutes de même aspect, de même genre, 
d'un t»Tail semblable, et elles sont toutes, à n'en pat douter, d'Aliamet, d'après Eisen. 



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DE JACaUES ALIAMET 283 



141 — 5. Soldat se préparant à poser son fusil à terre, et droit sur la 
crosse ; au loin, remparts d'une ville. 
Non signé. 

T42 — 6. Soldat vu de dos, portant son fusil. 
Non signé. 

143—7. Soldat vu de côté, mettant la baguette dans son fusil ; fond de 
paysage. 

Non signé. 

144 — 8. Soldat, même position, retirant la baguette du fusil ; tente au 
fond, à gauche. 

Non signé. 

14s — 9' Soldat, même position, remettant la baguette. 
Non signé. 

146 — 10. Soldat toujours vu de côté, tourné à gauche, abaissant son 
fusil ; l'arme n'est aperçue que par le bout du canon et par la baïonnette, en 
raccourci. A droite, un bastion. 

Non signé. 

État d*eau-forte. 

État retouché au burin. 

147 — II. Soldat à peu près dans la même position, mais tenant son 
fusil un peu relevé; on ne voit même plus le bassinet. Fond de paysage 
différent. 

Non signé. 

148 — 12. Position à peu près semblable; le soldat baisse le bassinet avec 
les doigts. Bastion à gauche, rochers à droite. 

36 



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284 l'œuvre grave 



État d'Êau-forte. 

État rehaussé au burin. 

Non signé. 

149 — 13. Même position; le soldat, toujours tourné à gauche, met la 
poudre dans le bassinet. Rochers à gauche. , 

Non signé, 

rjo — 14. Soldat vu de face, mais courbé et la figure cachée par son 
tricorne, la nmin gauclie posée contre la cuisse; il pose son fusil par terre, à 
plat. Au fondj les murailles d'une ville ou d'un fort sur une colline; un cours 
d*eau au bas de la colline, à gauche. 

Charmante pito. 
7, AUûmet scuL 
Eut d'eau-tone. 
ÉtaE rehaussé au burin. 

r 

iji _ xj. Soldat représenté de face, tenant son fusil droit. 

État (Teau- forte. 

Éiat rehaussé au burin. 

Non signé. 

152 — t6. Soldat vu de profil, tourné à droite, retirant la baïonnette du 
fusil. Dans le fond, une ville avec clochers élevés et entourée de murailles. 

Non signé. 

153 — '7* Soldat vu Je face, abaissant son fusil et le mettant transversalement 

au corps - 

Non Signé. 

154 — 18. Soldat vu de face, tenant son fusil sous le bras. Tentes à gauche. 

J. Aliumet. 



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DE JACQUES ALIAMET 285 



135 — 19. Soldat VU de profil, tourné à gauche ; son fusil est posé par terre, 
à plat, devant lui. A droite, on aperçoit au loin une ville avec deux clochers 
en pointe ; à gauche siéchappe de la fumée d'un bivouac. 

Non signé. 

156 — 20. Quatre soldats sur deux rangs; les deux premiers, genou en terre, 
les deux autres debout. Us sont représentés de profil, tournés à droite, tenant 
leur fusil horizontalement et prêts à tirer; un bastion à droite. 

Eut d'eau-forte. 

Cette pièce et la suivante oht des dimensions doubles des précédentes. 

H. 0,220"*°*; L. 0,295"*°*. 

Non signé. 

157 — 21. Soldats dans une position à peu près semblable, tenant leur fusil 
de la même manière et prêts à tirer. Murailles à gauche. 

Mêmes dimensions que ci-dessus. 

Non signé. 

MM. le baron Portalis et Béraldi, dans leur ouvrage sur les Graveurs du XV II h siècle 
mentionnent, sous le nom de le Mire et sous sa signature, deux pièces qui se rattachent peut-être 
aux planches qui précèdent et avec les indications suivantes : « Soldat d'infanterie faisant l'exercice 
en tenant son fusil horizontalement, signé sur la gravure le Mire f. 1757 in-40 — et soldat 
d'infanterie faisant l'exercice au port d'arme, pi. 10, signé sur la gravure N. le Mire 1766, 
in-fol. ». Ces pièces ne paraissent pas se rattacher autrement au recueil ci-dessus et nous ne les 
relevons qu'à titre de simple renseignement et pour ne rien omettre. 



BARON DE PUFFENDORF — Introduction à V histoire nwderne générale et 
politique de l'univers etc, Paris, Merigot IJS}, 8 voL, pet. in'4''. 

158 — Frontispice au tome I". 

I — Une femme, en costume antique, figurant l'Histoire, est assise sous une 
espèce de portique décoré d'une draperie ; elle tient sur ses genoux une carte 
de la mappemonde. La Renommée voltige au-dessus d'elle tenant d'une main 



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zS€ l'œuvre grave 



deux trompettes et lui montrant de l'autre les diverses parties de la carte ; sur 
la gauche, deux enfants se tiennent debout devant l'Histoire, l'un tenant une 
knce l'autre un caducée. A droite, le Temps, sous la fdirme d'un vieillard, est 
accroupi près de l'Histoire et tient les mains croisées derrière le dos; à côté 
de lui, un sablier renversé. Des livres et des cartes sont étendus par terre sous 
les pieds de l'Histoire ; au fond, dans l'intervalle de deux colonnes, on aperçoit 
des navires et la colonnade d'un temple. 

Gravure assez bonne, mais composition un peu diffuse. 

H. 0,190"^™; L. 0,131°*™. 
En bordure : Ch. Eisen inv. — Aliamet sculp. 
Bibliothèque de M. Albert Carette, à Abbeville. 

159 — Cul-de-Lampe à la fin du discours préliminaire. Tome I**", p. 20. 

2 — Une femme couverte d'un manteau royal est assise sous un palmier, 
tenant d'une main trois branches d'olivier, l'autre appuyée sur sa hanche; à ses 
piedsj un casque. A gauche, un drapeau et une bouche de canon avec une pile 
de boulets. A droite, d'autres drapeaux, et, sur le premier plan, un amour 
appuyé sur un bouclier et tenant une balance dans les plateaux de laquelle se 
trouvent^ d'un côté, un caducée, de l'autre, une clef. Pièce à claire-voie. 

Gravure ordinaire ; une grande partie des travaux a été très avancée à Teau-forte. 

H. environ : 0,122™°» 
L. — 0,108 
Au b;is : Ch. Eisen in. — Aliamet sculp. 

160 — Cul-de-lampe à la fia de l'histoire du Portugal. Tome I*', p. 194. 

3 — * Au milieu, un personnage, la tète couverte d'un diadème de plumes, se 
tient à demi couché; il a la tcte baissée et paraît accablé. A côté de lui, par 
terre, un bouclier, un carquois avec des flèches; à droite et à gauche, des 
étendards. A droite, on voit une bouche de canon et des boulets. A claire-voie. 

H. environ : 0,090™™ 
L. — 0,100 

Au bas : Ch. Eisen inv. — Aliamet sculp. 



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DE JACQUES ALIAMET 287 



161 — Vignette en tête du chap. V : de la République de Venise. Tome H, 
P-33S- 

4 — Au milieu de la composition, au premier plan, et formant le sujet 
principal, une galère se présente par la poupe, très élevée sur la mer, garnie 
de ses longues rames et richement ornée, notamment, par deux lions sculptés 
i l'avant. Le pont du navire est surmonté d'une tente qui abrite un grand 
nombre de personnages ; l'un d'eux, au milieu (le doge), tient à la main un 
anneau qu'il va jeter dans la mer (scène historique de l'union de la République 
de Venise avec la mer Adriatique). Des barques et gondoles sillonnent la mer, 
i droite et à gauche ; une foule immense se presse sur la grève. Au loin, on 
aperçoit les monuments principaux de Venise, notamment la colonne surmontée 
du lion de saint Marc. Pièce encadrée par un filet. 

Petite vignette très finement burinée avec la perspective bien observée et de jolis détails. 
H. 0,063°*°; L. 0,122~". 

En bordure : Eisen inv. — Aliamet sculp. 

Cette vignette faisait partie de la collection de M. Boucher de Crèvecœur, pète de M. Boucher 
de Perthes ; mentionnée au catalogue manuscrit sous cette indication : le doge de Venise épousant 
la mer, 

162 — Cul'de-lampe à la fin de l'histoire du duché de Modène ; tome II p. 446. 

5 — Un fleuve, sous la figure allégorique d'un personnage nu, à demi 
couché au milieu de roseaux, tient sous le bras une urne d'où coule la 
source. Des saules, des roseaux et des oiseaux aquatiques à droite et à gauche. 
A claire-voie. 

H. environ : 0,090"° 
L. — 0,105 

Au bas : Eisen inv. — Aliamet sculp. 

Le même sujet se trouve reproduit à la page 5 10 à la fin de V histoire du duché de Milan. 

163 — Fleuron en tète du tome III. 

6 — Au milieu, une sorte d'autel antique formé d'un tronc d'arbre coupé 
à peu de distance du sol et auquel on a laissé une branche. Au-dessus de 



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288 l'œuvre gravé 



rnutclj un cimeterre est suspendu à des branchages; on lit sur une banderole : 
Pro numim pr^eseus Ensis adest, viciuin qui mox sibi vindica orbem. 

Arbres à droite et à gauche ; au fond, à droite, on aperçoit une étoile. 

pièce assez finement burinée. 

H. 0,033"*"; L. 0,095"™. 

En bordure : Ch. Eisen inv. — Aliamet sculp. 

Cette pièce se retrouve en cul-de-lampe dans le quatrième volume, p. 88. 
(Elle est reproduite à la fin du catalogue des estampes). 

164 — Cul-de-lampe à la fin du chapitre I" : Fin de l'Irlande. Tome El, 
p. 434. 

7 — Un vaisseau portant à l'arrière un pavillon aux armes d'Angleterre se 
trouve à l'entrée d'un port qui est défendu par une forteresse armée de canons ; 
au loirij la mer. Sur le premier plan, au bas, une ancre et une rame antiques; 
des roseaux à droite et à gauche forment une sorte d'encadrement. Au-dessus, 
une banderole sur laquelle on lit : Notis refluit vectigal ab oris. Pièce à 
claire-voie. 

H. environ : 0,080"" 
L. -— 0,100 

Au bas : Eisen inv. — Aliamet sculp. 
Ce cuf-de-lampc est également reproduit plus loin à la fin de l'histoire de Danemark. 

16) — Fleuron du tome V. 

8 — Un personnage, demi-nu, armé d'un cimeterre, entraîne par une 
chiiîne deux individus, presque nus, dont les mains sont attachées derrière le 
dos ] l'un des deux a la tête couverte d'un casque. Un arbre s'étend sur une 
partie de la composition et forme une sorte d'encadrement; à l'une de ses 
branches sont attachés des boucliers, une lance, un cimeterre et une massue. 

Jolie pièce, finement burinée ; les nus sont très bien rendus. 

H, 0,065""; L. 0,095. 
En bordure : Ch. Eisen inv. — /. Aliamet sculp. 



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DE JACaUES ALIAMET 289 



166 — Cul'dc'lampe à la fin du chapitre de la Germanie. Tome V, p. i82> 

9 — A l'entrée d'une cabane grossièrement formée de planches et 
entourée d'arbres dont les branches forment encadrement de la composition , 
un personnage debout, demi-nu, se tourne vers un enfant qui tient un glaive 
recourbé. A gauche, une femme assise allaitant un autre enfant. A claire-voîe. 

Pièce assez jolie, quoique moins soignée que la précédente. 

H. environ : 0,080"" 
L. — 0,100 

Au bas : Ch. Eisen inv, — /. Aliamet sculp, 

167 — Fleuron du titre de l'histoire des Juifs ^ des Mides, des Perses et des 
Grecs. Tome VI. 

10 — Au premier plan, entre deux colonnes dont l'une porte une inscription 
dont on ne distingue pas les caractères, sont placés, debout, trois personnages 
vêtus de costumes antiques. L'un d'eux, les bras croisés, lit l'inscription ; les 
deux autres se tiennent par une main et désignent de l'autre main un point de 
l'horizon du côté opposé à l'inscription. Plus loin, deux autres personnages^ 
les bras tendus vers le lointain, se dirigent dans des directions diflFérentes. 
Dans le fond, au dernier plan, on aperçoit une tour ronde inachevée. 

Jolie vignette, délicatement burinée ; les petits personnages, de quelques millimètres de 
hauteur, sont posés et drapés très délicatement. La perspective est bien observée, ainsi qiie les 
lointains qui sont indiqués d'une pointe légère. 

H. 0,070"*"; L. 0,095"". 

168 — Cul-^e-Lampe à la fin de l'histoire des Mides. Tome VI. 

11 —Au premier plan, sur un sol aride et couvert de pierres, un personnage, 
la tête couverte d'un turban, brise un étendard sur lequel est figuré un solciL 
Plus loin, un second personnage plante sur des ruines un autre étendard 
surmonté du croissant. Dans le fond, on aperçoit confusément d'autres ruines. 
A claire-voie. 

Bonne pièce ; les personnages sont bien rendus. 



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290 l'œuvre gravé 



H. environ : 0,1 00"°" 
L. — 0,110 

Au bas : Ch. Eisen inv, — /. Aliatnet sculp. 

169 _ Cul-de-Lampe à la fin de Vhistoire des Perses. Tome VI. 

12 — Tombeau entre deux arbres élevés; il est formé d'une espèce de 
sarcophage en pierre entouré d'une banderole formant draperie. Sur le socle, on 
voit figurer divers objets : une quenouille, un miroir, des dés, une coupe. A 
claire-voie. 

Vignette ordinaire. 

H. environ : 0,110' 
L. — 0,110 



>mm 



Au bas : Ch. Eisen inv. — /. Aliamet sculp. 
Les tomes VII et VIII ne renferment plus de vignettes d* Aliamet. 



De COULANGE, Poésies variées ^ divisées en quatre livres. Paris, Cailleau iTS}r 
in-i2. 

170 — Frontispice ou titre, avec encadrement en entrelacs, genre rocaille. 

Quatre buveurs dont trois ont le chapeau sur la tête sont assis autour 
d'une table sous une tonnelle à l'entrée d'un cabaret ; près d'eux, à terre, des 
bouteillcsj un pot, un petit chien à droite. Plus loin dans la cour, un tonneau 
posé sur un pied, et surmonté de branches de verdure. Tout au loin, des 
personnages dansant une ronde. A chaque coin on lit, en haut : poésies badines 
— porsies bérmques ; en bas : Odes profanes et sacras — poésies lyriques et sacrées. 

Ravissante vignette, très curieuse dans ses détails. • 

H. 0,433"™; L. 0,378"°*. 



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i 




MARS ET VÉNUS 



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DE JACdUES ALIAMET , 29 1 



Au bas, dans un cartouche^ ces vers : 

4 

Tu ▼ois ici le tombeau de Grégoire 

De tes compagnons entouré 

Un poète chante sa gloire 

Jamais buveur ne fut plus honpé (tic) . 

Dans un autre cartouche, au-dessous : A Paris, rue 5* Jacques, che^ la 
r* Cailleau, au-dessus de la rue des Mathurins, à 5* André, MDCCLIÎL 

En bordure : Ch. Eisen inv. — avec approbation et privilège du roy — AJiamet 
sculp. 

M. Abb. ; collect. Béraldi. 

Ouvrage coté 75 fr. Catal. Rouquette, septembre 1881. 
U y a eu une autre édition en 175s ; voyez catal. LefiUeul, novembre 1882. 
Cet ouvrage est recherché pour son titre gravé; « rien de plus fin, dit M. Béraldi, que la 
minuscule scène de cabaret qui forme le motif central de cette amusante petite pièce, t^ 



LUCRÈCE. — Traduction Marchetti, sous le titre : Di tito Lucre^ïo Cara 
délia natura délie Cose lihri sei, tradotti dal latino in italiano da Alessandro 
Marchettiy etc. in Amsterdams, J7S4; 2 vol. in-8''. 

171 — Estampe-figure au tome I"" avant le i*' livre. 

I — Un homme et une femme (Mars et Vénus), celle-ci nue, sont assis à 
côté l'un de l'autre sur un rocher, à droite, contré des arbres ; ils s'embrassent. 
Au-dessus d'eux, sur un nuage, des colombes se becquetant; à droite, au 
premier plan, deux amours jouent avec des arnres, l'un est couché sur le 
bouclier ; arbres au fond. Encadrement guilloché, orné de guirlandes formées 
de branches de chêne et de roses entrelacées. 

Délicieuse petite pièce ; le corps de la femme est parfaitement modelé et buriné. 

Hauteur (sans les guirlandes d'encadrement qui l'élèvent de 0,010"'°'). 
H. 0,130°" L. 0,085"™. 

H. mt. 0,117 L. 0,070 

Au bas : Cochin filius inv. — Aliamet sculp. 

B. Nat. œuvre de Cochin, troisième vol. M. Abb. 

3? 



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293 . l'œuvre grave 



État d'eau-forte pure ; le corps de la femme à peine esquissé (B. Nat. ; collect. Bëraldi). 

Ouvrage cote 200 fr. Catal. Rouquette, juillet 1882, et catal. Greppe, janvier 1888, ps^ 
de Hollande^ reliure ancienne, coté 500 fr. 

Parmi ks ^h figures et les cinq culs-de-lampe qui y figurent se trouve une pièce de TAbbevillois 
J,-J. Flipart. 

11 y a une autre traduction par Lagrange avec figures de Gravelot. Paris, Bleuet, 1768, 
deux vol, in-8. . . 



172 — Cuï-de-lampe, à la fin du livre III, tome I*^ 

2 — Groupe de femmes éplorées autour d'un tombeau antique posé sur un 
picdesul et surmonté d'une urne funéraire; au milieu est représenté, en 
médaillon, la figure d'un homme portant toute sa barbe. A droite» trois 
femmes presque nues et dont Tune s'appuie sur le mausolée; dans le groupe 
de gauche, Tune tient une couronne et un sceptre qu'elle présente devant le 
médai[!on, une autre prosternée et appuyée sur une sphère;, une troisième au 
premier plan, au milieu, est assise par terre, les vêtements et la chevelure en 
désordre^ dans l'attitude d'une profonde douleur. A gauche, au premier plan, 
une au ire femme également assise, la gorge découverte, se voile la figure de 
ses mains ; A ses pieds se trouvent un livre et un flambeau éteint. A claire-voie, 

pièce très fine ; fort jolie. 

H. environ 0,091°°; L. environ 0,080°". 

Au bas : Eism inu. — /. Aliamet sculp. 
A l'angle de droite : 60. 

B. Nat, œuvre d'Eisen. 

État DÛ 1» noms sont ainsi indiqués : C. Eisen — /. Aliamet, 

173 — Cul-de-lampe, genre vignette ordinaire, à la fin du livre V, 2« vol. 
après la page 447. 

3 — Sujet allégorique; une femme, demie nue, au milieu des nuages, 
tenant de la main droite un buste d'homme sculpté, et de l'autre des ébauchoirs. 
Derrière elle^ le Temps sous la figure d'un vieillard à longue barbe et avec de 



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DE JACQ.UES ALIAMET 293 



grandes ailes, tenant uqe £auz, étend un voile qui va recouvrir la femme et le 
buste. Sous les nuages, aux pieds de la femme, une mappemontlè et un rouleau 
de papier déployé, représentant des dessins d'architecture. A claire-voie. 

I^èce finement burinée ; le corps de la femme est bien modelé. . * 

H. environ o,o8o°"; L. environ 0,073°*". 
Au bas : Eisen. — Aliamet sculp. . 
- État sans les noms des artistes (B. Nat.) 



BOULANGER de RIVERY. — Fables et contes, avec un discours sur la 
littérature allemande. Paris, Duchesne , libraire, rue Saint -Jacques ^ au 
Temple du Goût, MDCCUV, i vol. in''i2. 

174 — Vignette-fleuron au-dessus du titre : Fables et amtes, livre V\ pour la 
première fable : la Mouche et V Araignée^. 

Au premier plan, vers la gauche, une mouche et une araignée, en face Tune 
de l'autre, posées chacune sur une grosse pierre ; vers la droite, colonnes d*un 
temple circulaire ; au fond, des arbres ; un arbuste à Textrême droite cache en 
partie l'une des colonnes. , 

Pièce assez fine, mais ordinaire comme travail. 

H. 0,039""; L. 0,060"". 
En bordure : C. Eisen inv. — Aliamet se. 



FABLES DE LA FONTAINE, Paris, Desaint, Saillard et Durand, lyss; 
4 vol. petit-^n-fol. . 

175 — Estampe, tome H, après la page 22, pour la fable LXXI : la Grenouille 
et le Rat. 

I. Nous avons dû U commimicâtion de Tonvrige contenant cette vignette à Tobligeance d'an amateur, M. C^pe^nx^ qvi, 
moins en retard et plas beoreax qae nous, avait pu s'en rendre acquéreur sur le vu d'un catalogue de M. CàouOiKry en 
avril 1884, et qui a bien voulu nous l'adresser; nous sommes heureux de l'en remercier ici. ^ 



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à 



294 l'œuvre grave 



1 — Un aJgle planant dans les airs tient dans ses serres un rat à une patte 
duquel est suspendue une grenouille au moyen d'un fil. Au-dessous, un lac 
ou rivière qui s'étend au loin à gauche. Paysage au fond et à droite; église 
dans k lointain. Filet d'encadrement. 

Boane gravure, avec beaucoup d'effet, l'aigle notamment est très largement traité. 

H, 0,286'^"^; L. 0,213»»". 

Dans un cartouche au bas de la gravure, le titre : la Grenouille et le Rat, 
fab. LXXL 

En bordure : f.-B. Oudry inv. — Aliamet sculp. 

Bibliotht:qm; de M. Julien de Mautort, à Abbeville. 

C'est h grande édition des Fables de la Fontaine si bien illustrée par Oudry, le peintre 
d'animaux bitn connu et si apprécié; elle renferme trois pièces gravées par Aliamet. 

Toutes les estampes de cette édition sont belles, les sujets pleins de vie, de mouvement et 
d'effet. Parmi les nombreux graveurs des dessins d'Oudry, nous trouvons trois Abbevillois : 
J. AUoniet, Bcauvarlt:t i^t J.-J. Flipart. 

Cet ouvrage est coté 6 à 700 fr. et même jusqu'à 1200 dans les catalogues. 

lî y a eu une édition réduite, publiée à Leyde chez Lesage, 1 764-1 788, en six vol. in-S*»; les 
Ugures d'Oudry dessinées et gravées par Punt et Winkelas. 

Autre udition à Amsterdam. Allart, 1805, en quatre vol. 

176 — Tribut envoyé par les animaux à Alexandre, au tome H, après la 
page 2â. 

2 — Dans la campagne, groupe d'animaux divers qui défilent devant un 
lion placé à droite entre deux ballots. Un cheval porte des paquets; il est 
monté en croupe par un singe qui gesticule en regardant le lion ; puis vient un 
mulet caparaçonné, chargé aussi de paquets; à la suite, un âne et un chameau. 
Paysage au loin, à gauche. Filet d'encadrement. 

Belle pièce. 

H. 0,287"""; L. 0,215. 

Dans im cartouche au bas : Tribut envoyé par les animaux à Alexandre, 
fable LXXIL 



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»' 7/ i'iT/fW' ifirV' 



■i n.iiLiç-i-Hrûiii»kihîili;i.!|i,bi'l3i]limii.: 



■,.jLLi:ii<JdJjLj.'>i-i'ii..«.i ...iU^iLl uriJMhhl'hLi l,-li !■! ih. U,iLLiLXlL.[i ttuJjHuMJi.L.iiL-t ^.i . ^ 



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DE JACaUES ALIAMET 295 



En bordure : /.-5. Oudry inv. — Aliamet sculp. 

Bibliothèque de M. J. de Mautort, à Abbeville. 

Il y a, dans ce même volume, une pièce gravée par Beauvarlet pour l'Ane et le petit Chun. 



177 — U Amour et la Folie, au tome. IV, après la page 103. 

3. La Folie, représentée par une femme coiffée d*un bonnet à grelots et 
ayant une marotte à la main ; son autre main est posée sur l'Amour sous la 
forme d'un en&nt nu, avec des ailes; ils sont entourés de nuages. Au fond, 
on voit des constructions et un pont à plusieurs arches sur un cours d*eau* 

Charmante pièce d*un effet tout à fait artistique : modelé des nus et draperies bien rendus. 

Au bas, dans un cartouche : F Amour et la Folie, fabl. CCXXVII. 

En bordure : /.-5. Oudry inv. — Aliamet sculp. 
M. Abb. ; bibliothèque de M. J. de Mautort, à Abbeville. 



Le P* lancier. — Essai sur V architecture, Paris, Duchesne, lyss^ 

i 

178 — Frontispice. 

Sujet allégorique. A droite, une femme est assise sur un tronçon de 
colonne, le bras gauche appuyé sur un débris de monument et tenant un 
compas et une équerre. Elle montre, de l'autre main, à un génie, dont la tête 
est surmontée d'une flamme, des arbres, au nombre de quatre, qui figurent la 
charpente d'une habitation primitive dont la*toiture est formée par les branches 
de ces arbres. 

H. 0,158"""; L. 0,095™". 

Au bas : Ch. Eisen inv. — Aliamet sculp. 

B. Nat. 

G)llect. Ponticourt. 

État avant la lettre. 



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à 



a^ô l'œuvre grave 



I 



DESCHAMPS DE SAINTE-SUZANNE. ~ Almanach poétique, émgmaHque, 
pour Fannée 17 S^, orné de figures, dédié à son Altesse Sérémssime Madame 
la duchesse d'Orléans, avec app. etpriv. du roy. 

179 — Peiïte Vignette-fleuron, au-dessus du chapitre de novembre, page t6o. 

La déesse Diane, la tête ornée du croissant, est assise à la lisière d'un bois, 
le coude appuyé sur un talus ; à ses pieds, à droite, son arc, ses flèches et des 
oiseaux tués ; sur le second plan à gauche, deux chiens lévriers. 

Pièce moms soignée» blancs à peine remplis. 
H. Oj034™»; L. 0,047"". 

Au-dessous, après le titre : Novembre — ce mois était autrefois sous la protection 
de Diane. 

En bordure : Ch. Eisen 17 s S — /• Aliamet. 



m 



BOCCACE. — Il Decameron. Londres, Paris, 17 $7-1761, $ vol. in-S"". 

r8o — Frontispice du tome I*'. 

r — Dans un médaillon ovale en largeur est représenté le buste de Boccace, 
la tête ornée d'une couronne. Ce buste est posé sur un piédestal et deux 
amours l'entourent d'une guirlande de fleurs ; un autre amour, aux pieds de 
satyre, agite une marotte. On lit sur le piédestal : Londres 1767. Au bas, par 
terre, on voit un livre sur lequel sont posés une lyre et une branche de 
laurier. 

Charmante pièce, très finie. 

H* O3OÏO""; L. 0,060"". 
En bordure : H, Gravelot inv. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. œuvre de Gravelot. 

Bibliothèque J. de Mautort. 

Êiai d^eau -forte (B. Nat.) 

État avant toutes lettres (collect. Béraldi). 



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DE JACQUES ALIAliiET 297 



Cette édition de Boccace de 1757 est connue sous le nom du Boccace de Gravelot, comme 
illustrée en grande partie sur ses dessins. On en trouve aussi d*après les dessins de Boucher, d'Eisen 
et de Cochin le fils. Parmi les graveurs figurent les Abbevillois Aliamet et J.-J. Flipart. 

L'ouvrage est coté de 5 à 700 fr. dans les catalogues ; un premier tirage avec reliure de Derome 
a été porté à 3,000 fr. (Catal. Rouquette, septembre 1881). 

Au sujet de la pièce ci-dessus, M. Jules Hédou, dans son ouvrage sur Noël le Mire, page i 1 1 , 
dit que, selon lui, elle n'est pas d'Aliamet, mais du graveur rouennais. M. Hédou a trouvé, en 
effet, à Paris, à la Bibliothèque nationale (estampes) une épreuve portant au bas, à gauche, Ii 
signature N. Je Mire f. 17 $6, Nous nous inclinons devant le fait constaté par notre savant et 
sympathique- confrère, mais notre devoir n'en est pas moins de relever tout ce que nous avons vu, 
et la pièce qui nous est passée sous les yeux, de l'édition italienne, porte nettement la signature de 
notre graveur ; enfin M. Béraldi signale de son côté une épreuve qui porte les deux signatures de 
le Mire et d'Aliamet ; on les retrouve encore dans deux vignettes du même ouvrage au tome III ^ 
pour le titre et pour la quatrième journée (voyez plus loin). 



181 — Navella oitava, tome P% page 9, 

2 — Scène d'intérieur. A gauche, un personnage, tête nue, se tient debout, 
le dos appuyé contre une cheminée; il paraît s'adresser à quatre autres 
personnages coiffés de chapeaux et ayant Tépée au côté; sur la cheminée se 
trouve la statuette d'un amour formant candélabre à deux branches. Au fond, un 
canapé derrière lequel est appliquée une glace ; à droite, une porte surmontée 
d'une statuette d'amour assis. Filet d'encadrement. 

Jolie vignette, finement burinée. 

H. 0,103""*; L. 0,064"". 
En bordure : Gravelot inv. — t. i*'' w*» // — Ailliatnet se. (sic). 

B. Nat. œuvre de Gravelot. 
Bibliothèque J. de Mautort. 
B. Abb. ; collect. Delignières de Bommy. 
État avant toutes lettres. 



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198 l'œuvre gravé 



182 — Giornata seconda, tome I", page tio. 

3 — Groupe de personnages, hommes et femmes assis par terre en rond 
dans un jardin s en face d'une femme restée debout et qui paraît s'adresser à 
eux- Plus loin, à gauche, une fontaine avec le groupe sculpté des trois Grâces. 

Jolie pi6cc comme ci-dessus. 

H- 0,103"°*; . L. 0,064*°". 
En bordure : Gravelot inv. — t. p. n^ 14 — Aillamet se. (sic). 

B, Mat. oeuvre de Gravelot. 
Bîbliûthtqut J. de Mautort. 
B- Abb- ; collection Delignières de Bommy. 
État avant toutes lettres. 



Tome IIj p. 151. 

183 — Cul-de-lampe, à claire-voie, à la fin de Giornata quartà. 

4 — Un amour lutte avec un autre, et le renverse à terre sur le dos en le 
frappant avec un fouet ou un arc cassé; devant eux, un autel antique entouré 
d'une guirlande de roses et surmonté d'un buste de femme nue. A droite, une 
cassolette à encens, fumante ; à gauche, un arbuste couvert de fleurs. 

Chamiante pièce. 

H. environ 0,106™™; L. environ 0,062™". 
En bordure : H. Gravelot inv. — Aliamet sculp. 

B* Nat. oeuvre de Gravelot. 

Bibliothèque J. de Mautort. 

C'est dans T illustration du Boccace que Gravelot a fait servir romement appelé cul-de-lamf e 
pour traiter le m(^\x\t sujet que le conte ou la nouvelle d'une manière emblématique (voyez nécrologie 
des Hùmnus célèbres de France, 1774-1775, par une Société de gens.de lettres. Paris, Desprez, 1774, 
pet. in-8*ï ; Éloge de Gravelot). 



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DE JACQjLJES AUAMET 2^9 



184 — Novella sesta, tome H, page 213. 

5 — Dans une rue, au fond de laquelle on aperçoit le haut des mâts de 
navires, une femme et un soldat ou officier, celui-ci tenant une lanterne, sont 
arrêtés devant un homme étendu par terre sur un manteau. Près de lui, à 
gauche, une femme est agenouillée ; derrière les^ premiers, groupe de soldats. 

Jolie pièce. 

H. 0,104™; L. 0,043"*". 
En bordure : H. Gravelot sculp. — t. H n'' 21} — Aliamet sculp. 

B. Nat. (œuvre de Gravelot). 
Bibliothèque J. de Mautort. 
Eut d'eau-forte. 
État terminé, avant toutes lettres. 

185 — Novella septima, tome II, page 225. 

6 — Scène dans un jardin. Une femme éplorée, s'essuyant les yeux, 
soutient un homme qui est à demi couché près d'elle, la tête posée sur ses 
genoux, et s'accoildant sur un rocher. A droite, uiî homme et une femme se 
dirigent vers eux. 

Vignette moins soignée que les précédentes. 

H. 0,105™; L. 0,053""*. 
En bordure : H, Gravelot inv. — /. // «° 20 — Aillamet se, (sic). 

B. Nat. 

Bibliothèque J. de Mautort. 

Tome II, page 241. 

186 — Cul-de-latnpe à la fin de Giornata quarta. 

7 — Deux amours autour d'une coupe garnie d'un couvercle. 
Jolie pièce, très fine. 

H. 0^105"*"; L. 0,063"". 
Au bas : H, Gravelot — Aliamet sculpsit. 
Bibliothèque J. de Mautort,. 

38 



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JH 



300 l'œuvre gravé 



187 — Titre du tome III; édition française. 

8 — Nous n'avions pas vu cette pièce, et c'est dans l'ouvrage de M. Hédou 
sur Le Mire que nous relevons textuellement la description et les indications 
qui suivent : 

Un petit monument. Sur .la partie inférieure qui fait saillie est assise une 
femme nue et vue presque de dos. Elle repose sur une draperie, est dirigée 
vers la droite et s'appuie d'une main sur une roue. A gauche, à ses pieds, une 
couronne, un sceptre et des chaînes. La partie supérieure du monument porte 
cette inscription : le Decameron de Jean BocacCy tome III. Sur la partie inférieure 
on lit : LondreSy 17S7. Par terre, la signature : N, Le Mire, seul., ijjS- 

Sous le trait carré : Gravelot inv., t. III n^ / — Aliamet se. 

H. 0,103 ^ 105™"; L. 0,062""". 

188 — Giornata quinta, tome III, page i. 

9 — Dans un parc, un jeune seigneur paraît s'adresser à fleux dames en 
leur montrant deux autres dames, à droite, qui cueillent* ou arrangent des 
fleurs. Plus loin, vers le haut d'un large escalier, trois autres personnages; 
dans le fond, on aperçoit un château ou palais. 

H. 0,105""; L. 0,063°*"*. 

En bordure : Gravelot inv. — /. /// «° 2 — Aillamei se. (sic). 

Et dans la partie gravée, au bas, au-dessus du filet d'encadrement, on lit : 
N, h Mire /. 17 s6. 

B. Nat. 

Bibliothèque J. de Mautort. 

C'tst encore une des pièces où l'on trouve réunies les signatures des trois artistes. 

189 — Novella prima, tome HI, page 3. 

10 — Dans la campagne, à gauche, un homme en costume de berger, 
s*appuyant sur un bâton, s'approche d'une femme, demi-nue, couchée près 



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DE JACaUES AUAMET 3OI 



d'un bouquet d'arbres, et s'accoudant sur un rocher. Près d'elle, à droite, un 
panier rempli de fleurs et de fruits; arbres au fond, à droite. 

Très jolie pièce. 

H. 0,104™; L. 0,063"". 
En bordure : Boucher inv. — /. /// n° ^ — Aillamet se. (sic). 



B. Nat. (œuvre de Gravelot). 
Bibliothèque J. de Mautort. 



190 — Novella seconda, tome III, page 21. 

11 — Deux femmes dans un bateau, Tune assise près du mât devant la 
voile- gonflée, l'autre debout, les bras tendus vers la première ; une ancre est 
suspendue sur le bord du bateau, à l'avant. Au loin, paysage avec des maisons; 
un filet est étendu sur un poteau. 

Vignette très fine et délicatement burinée. 
H, 0,104""; L, 0,062"". 
En bordure : Gravelot inv. — /. /// n"* 4 — Ailliamet se. (sic). 

B. Nat. (œuvre de Gravelot). 
Bibliothèque J. de Mautort. 
État avant toutes lettres. 
État avec le nom seul du graveur. 

191 — Novella terT^a, tome III, page 33. 

12 — Une femme montée sur un cheval lancé au galop dans un bois et 
paraissant fuir un groupe de cavaliers. 

Jolie vignette très finement burinée. 

H. 0,105""; L. 0,063"". 
En bordure : Gravelot inv. — /. /// «° / — Aillamet se. (sic). 
Bibliothèque J. de Mautort. 



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502 l'œuvre gravé 



192 — Navella /tr^a, tome III, page 139. 

13 — Deux cavaliers dans une rue; l'un s'adresse à une femme debout 
près de lui et lui pose la main sur le bras. 

H, 0,10)™; L, 0,063"". 

En bordure : Eism inv. — /. III n° 16 — Aillamet se. (sic). 

B. Nat. 

Bibliothèque J. dt Mautort, 

193 — Froniispkc du tome IV. 

14 — Un satyre est assis sur une marche en pierre; un de ses pieds 
fourchus est posé sur un livre fermé par terre, à gauche. Il a le doigt indicateur 
posé sur la bouche, lautre main appuyée sur le dos d'un animal, chien ou 
loup, à demi couché près de lui à droite. Derrière eux, sur une draperie 
suspendue par chaque bout en hauteur à deux arbres, on lit cette inscription : 
il decamtron di M. Giovanni Boccacio tomo IV^ et sur la marche en pierre où est 
assis le satyre : Lond, ij^T* 

Charmante vignette, très finement burinée; le personnage est fort bien modelé dans les nus, 
et Tattitude est bien rendue, 

H. o,t05»™; L. 0,063"", 

Eu bordure : H, Gravelot — t. IV n"" i — Aillamet se. (sic). 

B. Nat. 

Bibliothèque J. de Mautort, 

État avant toutes lettres (B. Nat.) 

194 — Giornaia seîlinia, tome IV, page i. 

15 ^ Dans un jardin, groupe de personnages, hommes et femmes, assis 
autour d'une table servie sous une tente formée de draperies suspendues à des 
arbres. Une des dames, à droite, au premier plan, regarde des poissons ou 



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DE JACaUES ALIAMET JOJ 



des grenouilles qui s'ébattent dans un étang. Petit chien à droite ; à gauche, 
deux bouteilles au bord de l'eau. 

H. 0,104""; L. 0,063"". 

En bordure : Gravelot del — /. IV n? 11 — Alliamet se. (sic). 

B. Nat. 

Bibliothèque J. de Mautort. 

État avant toutes lettres. 

État en contre-épreuve (B. Nat). 

19s — Novella nona, tome IV, page 31. 

16 — Scène d'intérieur; un homme est assis près d'une table où se 
trouvent, à droite, un pot à eau et une cuvette. Près de lui, une femme, 
debout, lui met un doigt dans la bouche ; celui-ci écarte lès bras et ferme les 
poings ; il semble que la femme lui arrache une dent. Deux autres personnages, 
homme et femme, derrière eux, à gauche. Dans le fond, une porte au milieu 
d'un panneau ; à droite, une colonne et un buste d'homme posé sur un socle 
contre la paroi. 

H. o,t05""; L. 0,063"". 

En bordure : H. Gravelot inv. — /. IV n? XI — Aillamet sculp. (sic). 

B. Nat. œuvre de Gravelot. 
Bibliothèque J. de Mautort. 
Eut avant toutes lettres (B. Nat). 



196 — Novellâ quinta, tome IV, page 149. 

17 — Un personnage vu de face, coiffé d'un chapeau à larges bords, 
est debout contre une espèce de trône sous un dais ; il tient dans ses mains 
réunies contre sa poitrine un petit objet qu'on ne distingue pas bien. Devant 
lui, deux hommes paraissant se disputer; l'un étend le bras vers son adversaire; 



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304 l'œuvre GRAVè 



ce dernier a son chapeau par terre, un chien est près de lui, à gauche. Une 
femme à droite, et autres personnages groupés de chaque côté. 

Bonne vigiKtte, mais moins réussie peut-être que les autres. 

H. 0,105"^'"; L. 0,063"". 

En bordure : H. Gravelot inv. — /. IV n° 18 — Aillatnel sculp. (sic). 

B, Nat, 

BibliothCquL' J. de Mautort. 

197 — Frontispice du tome V. 

18 — Sur un piédestal en pierre, en sorte d'autel, deux femmes, en 
costume antique, soulèvent une draperie sur laquelle on lit : // Decameron di 
M. Giovanni Boccacio, tome V. Et au bas, contre le socle, sous une tête sculptée 
entourée d'une guirlande de feuillage, on lit : Londra, 17J7. 

Très jolie pîàcé. 

H. o,To8""; L. 0,067"". 
En bordure : H. Gravelot inv. — /. V n"* i — Aillamet sculp, (sic). 

B, Nat. 

Bibliothèqiîc J. de Mautort. 

198 — Novella nona, tome V, page 67. 

19 — Dans la clairière d'un bois, groupe de personnages, hommes et 
femmes* debout, entourent un cerf ou chevreuil avec deux de ses petits, dont 
l'un est debout près de lui, et l'autre couché à droite. 

H- 0,105""; L. 0,063"". * 

En bordure : Gravelot del. — /. T «° II Alliamet-sculp. (sic). 

B. Nat. 

État avant toutes lettres. 



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DE JACQUES ALIAMET 305 



COMÉDIES DE PLAUTE, Pdris, Barbou, 1759. ) vol in-12. 

199 — Frontispice en tête du tome I". 

1 — Sujet allégorique. Au milieu de la composition, près du portique 
d'un palais dont on voit une des colonnes à gauche, une femme est représentée 
debout, la gorge découverte; sa robe est relevée et laisse à nu sa jambe 
gauche; elle tient deux chalumeaux de la main gauche et se tourne vers un 
homme assis, qui tient à la main tin papyrus rolilé. La femme lui montre de 
la main droite un médaillon soutenu par un génie dont la tête est surmontée 
d'une aigrette de flamme. Le médaillon renferme la tête, sculptée en bas-relief, 
d'un personnage; la figure est de profil, tournée à droite, et au-dessus sont 
tracés des caractères qu'on ne peut pas lire. Plus loin, la campagne, et, au-delà^ 
on aperçoit les murs d'une ville avec clochers, monuments, etc. La pièce est 
encadrée d'un petit filet. 

Assez bonne vignette. 

H. 0,105"^"; L. 0,065™™. 
Dans la partie gravée, sur le sol, à droite : Aliamet sculp. 
Au-dessus de l'encadrement à gauche : Tome /". 
B. Arsenal. 

Le titre complet de Touvrage porte : Marci Acài Pîauti comadiœ qua super sunL Paris, 
Barhou, 1759. 

Il y a trois frontispices et trois vignettes par Eisen, gravés par Lempereur et Aliamet. 

200 — Vignette en tête de l'acte I" de la comédie Amphitryonus ; tome I*% 
page II. 

2 — A droite. Mercure, nu, les ailes aux pieds, tient sur sa main ouverte, 
dans une espèce de plat, un objet qu'on ne distingue pas bien. Il le présente 
de la main droite à son sosie qui le regarde et paraît faire un geste d'étonnement 
en écartant les mains. Au-dessus, un aigle plane dans les airs; à gauche, on 
aperçoit en partie un palais avec deux colonnes. Petit filet d'encadrement. 

H. 0,044™" ; L. 0,061™. 
Au bas : Aliamet. 
B. Arsenal. 



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3û6 l'œuvre gravé 



20 1 — Vignette en tête de l'acte I*^ de la comédie Bachides. 

3 — Dans un appartement, deux personnages sont debout, tête nue. L'un, 
plus jeune, paraît s'adresser à l'autre, qui porte une longue barbe et qui lui 
montre son ombre contre la muraille à droite. Vers la gauche, une table, avec 
ikuteuil ù côté; au-dessus de la table est suspendue une lampe antique dont 
ta flaT^me produit l'ombre ci-dessus indiquée. Porte au fond, à gauche. 

H- 0,044™"; L. 0,061™™. 

En bordure : Ch, Eisen inv. — /. Aliamet se. 

B. Arsenal. 

202 — Vignette en tête de l'acte I" de la comédie Pœnulus. 

4 — Sur le bord de la mer, un homme paraît, en étendant les bras, venir 
au secours d'une femme qui, les cheveux en désordre, se tient à demi 
redressée, sur une sone de large planche formant radeau échoué au bord de la 
mer. Au fond, des rochers, et, à droite, au loin, on aperçoit un navire incliné 
^ur le point de sombrer. 

H. 0,044™™; L. 0,061™™. 

En bordure : Ch. Eisen invenit — /. Aliamet se. 

B. Arsenal. 

Collée î, Poniicourt, à Abbeville. 

Coilecu de feu M. Quenardelle, à Abbeville. 



RACINE (Jean) — Œuvres complètes ; Paris 1780. } vol. gr. in'4'*. 

203 — Vignette-figure au tome V\ à la page 64, en tête de la tragédie 
à^Aruiromaque. 

Sur le péristyle d'un palais, une femme est prosternée à genoux devant un 
personnage ayant un casque sur la tête, et qui porte un glaive au côté; à 



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I 



DE JACaUES ALIAMET 307 



gauche, deux femmes éplorées, joignant les mains ; à droite, un autre 
personnage couvert d'un casque et tenant un enfant dans ses bras ; du même 
côté, deux colonnes avec draperies, vase antique vers le milieu. Dans le fond, 
au bout d'un jardin, on aperçoit une autre partie de palais avec colonnes. La 
pièce est encadrée par un petit filet. 

Estampe assez bonne; toutefois, la figure du personnage principal est médiocrement réussie, 
H. 0,196"™; L. 0,146"". 

A la marge : Andromaque. 

En bordure : Jac. de Sève inv. — Aliamet sculp. 

On lit, au commencement du tome I*', page i6, l'explication suivante de 
la planche : Pyrrhus menace Andromaque de faire périr son fils si elk m veut pas 
consentir à l'épouser. (Acte El, scène IV). 

B. Nat. 

U y a, dans cette même édition, un beau portrait gravé par Daullé (voy. notre citai, n^ 67), 
et d'autres figures et vignettes par J.-J. Flipart. 

Ouvrage coté de 100 à 200 fr. dans les catalogues, selon les états. 



CONTES DE LA FONTAINE — Édition de 176s, dite des Fermiers Généraux- 

204 — La fiancée du roi de Garbe — Estampe-figure au tome P"', page 92, 
n° 19. 

I — Une femme, couverte d'un manteau royal, est soutenue dans l'eau sur 
le dos d'un personnage coiffé d'un turban qui, tout en nageant, s'accroche 
d^une main à une branche d'arbre contre des rochers ; au cou de la femme 
est suspendue par deux cordons une sorte de boîte ou coffret qui flotte sur Teau 
et sur laquelle on lit : Aliamet seul. Cette pièce et les suivantes du môme 
ouvrage sont encadrées par une petite bande gravée. 
Jolie pièce. 

H. avec l'encadrement : 0,104""; L. 0,069"". 
H. intérieure 0,096 L. 0,062 



n 



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3o8 l'œuvre gravé 



En bordure : Eisen inv. — /. Aliamet sculp. 
B. Nat. ; B. Arsenal ; bibliothèque J. de Mautort. 

A h dn du volume se trouve Texplication suivante : ce Hipsal nage avec Tinfante et gagne le 
rocher sur lequel il saisit une branche d*arbre ». 

D'après M. J. Hédou, des épreuves de cette vignette portent le nom du graveur roueimais 
le Mire et le nom d 'Aliamet lui aurait été substitué sur d'autres ; nous n'avons vu que cette 
dernière. 

Dans k* pro!ipectus de cette édition de 1762, on ht : « MM. Aliamet et autres ont répandu dans 
h gravure de ces estampes toute la force et le charme de leur art' ». 

205 — Estampe-figure au tome P*^ entre les pages 102 et 103, n** 20, pour 
le même conte : la Fiancée du roi de Garbe. 

2 — Un personnage coiffé d'un turban est assis dans une grotte ;^rès d'une 
femme; celle-ci est couverte d'un manteau d'hermine et elle porte au cou un 
collier de perles. Ils se tiennent par la main en se rapprochant; arbres à droite 
et à gauche. 

Charmante pièce - 

Mêmes dimensions que ci-dessus. 

On Ut, quoique diflScilement, dans les h^hures du premier plan : Aliamet. 

B. Nat. ; B. Arsenal ; bibliothèque J. de Mautort. 

Vote! Tex plie a Lion un peu fantaisiste qui se trouve à la fin du volume : « Hipsal et Tinfante 
sont assis au fond d'une grotte ; Hipsal explique ses désirs à l'infante qui l'écoute incertaine, 
tremblante et ù demi vaincue ». 

1, Voici te titTf comptet de cette charmante et splendide publication si connue et dont le prix s'élève de nos jours jusqu'à 
jf(oa h. •- Centir tt Nùvvélla en vers, par M. de ta Fontaine, Amsterdam, Paris, Sarhoa 1762; a vol. in-12, 80 fig. par Eisen, 
]^véet par div^iri^ Nou^ y voyons figurer deux de nos Abbevillois J. Aliamet et J.-J. Flipart. Quant aux vignettes, au nombre de 
}f, U en ut ^ui nt: |>ortïiit pas de nom de graveur; ce sont, en général, celles du second volume dont plusieurs sont très 
risquées <:omntt décttific. 

Il y 4 eu detu: canne£a;ons, Tune en 1764, l'autre en 1777, avec figures retournées. Mentionnons aussi une réimpression 
Fti 1792; vcrt;ijnt ucmpUires portent cependant la date de 1762, mais, comme le dit M. Cohen, — c outre Taspea général de 
i'jtnpf^sioït, en ira uTt 1 U fin de la vie de La Fontaine, le cul-de-lampe représentant son tombeau qui ne se trouve pas dans 
la bondc étdiÙQc de 1761, • 

Une autTC édition, P^rif, Didot, sur les dessins de Fragonard et autres, a été publiée en 179s ; elle contient une pièce 
grjvéc égïlenKnt par Ahumet. 

EaEq^ en i^^h^ a pam une réimpression avec les anciennes planches de Tédition originale. Elle est précédée d'une sorte 
d^avauT-propgï fart m[éressant iait par le bibliophile Jacob sous le titre ; Richercbes sur féditûm des fermiers généraiu ; l'auteur 
ne TcUve le nom il 'A lu mec que pour les deux premières vignettes de la Fiancée du Roi de Garhe alors que, comme on le voit 
4*apréf Ic préiei^ï Citalag^oe, quatre vignettes ail moins doivent lui être attribnées. 



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DE JACQ.UES ALIAMET 309 



Il y a pour ce conte une troisième vignette qui est probablement aussi d'Aliamet comme ]es 
autres ; mais, tenant à être exact avant tout, je n*ai voulu donner que les pièces où figure son 
nom ou pour lesquelles j*ai cru qu'il n'y avait aucun doute ; voici l'explication de celle-ci à U fin 
du volume : « La scène est dans un pavillon ; l'infante échue par le sort au gentilhomme fait 
signe à la suivante de se retirer ». Dans la réédition moderne, en 1874, on dit qae cette pièce 
est restée anonyme. 

206 — Les Deux Amis, tome P% page 225. 

3 — Dans un jardin, une jeune fille élégamment parée et coiffée d'un 
chapeau à larges bords se trouve, debout, entre deux seigneurs qui sont tête 
nue et dont Tun, à gauche, est assis. Ils paraissent se parler et même discuter 
entre eux. A gauche, une tonnelle et au-delà une statue. 

Jolie pièce, sujet gracieux. 

H, o, ioé°" ; L. 0,070""*. 

En bordure : A. Eisen invenit jy6i — /. Aliamei sculsit (sic). 

A la fin du volume, cette pièce est ainsi décrite : livre i^\ conte VII : 
Ils sont sous un berceau de feuillage, la fillette est au milieu d'eux. 

... Chacnn des deux en vonlnt être amant 
Plus n*en voulut ni l'un ni l'autre être père. 

B. Arsenal. Collect. Béraldi. 
État avant toutes lettres. 

État avec les noms des artistes seulement (collect. de mademoiselle Maria Garet, à Abbevilk), 
C'est par erreur que, dans l'édition moderne de 1874, le bibliophile Jacob l'a regardée comme 
anonyme. 



207 — LHennite, livre H, comte Vil. 

4 — Un moine agenouillé sous un hangard paraît repousser une jeune fille 
qui lui est présentée par une femme. 

H. 0,105"° ; L. 0,068»". 

B. Arsenal. (Collect. Béraldi). 
État avant toutes lettres. 



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à 



310 L*ŒtJVRE GRAVÉ 



Je n'ai pas vu » sar les épreuves qui me sont passées sous les yeux, le nom d'Aliamet, mais 
les auteurs des Graveurs du XVIÎl^ siècle disent avoir vu des épreuves d'artiste des Dmx Amis et 
de VBrmiU signées AUamet scuîp. Cette indication me suffit pour attribuer nettement cette 
quatrième pLéce i notre graveur. 



J.-J- ROUSSEAU — Julie au la nouvelle Héloîse, lettres de deux amans (sic) 
habitans (id.) d'une petite ville au pied des Alpes. Amsterdam, Marc Michel 
Rey/i^éîj 6 part, en 4 voL in'i2. ' 

208 — Estampe-figure au tome II après la page 117. 

Scène d'intérieur ; dans une chambre au fond de laquelle on voit un lit 
garni de rideaux dans une alcôve, un personnage coiffé d'un tricorne est 
agenouillé devant une jeune dame assise; il paraît s'adresser à elle en élevant 
la main droite ; celle-ci renverse la tête en arrière et semble le repousser. Sur un 
panneau au fond de la pièce ^ vers la droite, se trouve un petit tableau 
représentant une corbeîlte de fleurs et un vase où brûle de Tencens; console 
et fauteuil à droite près d'une fenêtre. 

Détails d'ameublement et d'ornementation bien rendus; les figures sont moins réussies. 
H- 0,107"^; L. 0,077™°", 

A la marge ; la Force paternelle. 

En bordure : H. Gravelot inv~ — AUamet sculp. 

Au-dessus : Tome 11^ page iij. 

B. Nat. 

État d'eau-forte, non terminé. Collée t. Béraldi. 

11 y a dans cet ouvrage, u lîl, p, 438, une pièce d'un autre graveur d'AbbeviUe J.-J. Flipart. 

1^ Cène êdîiionp ta prernier tirjige »ec î» i^ âgnnet} cotée 27$ fr. (Caul. Rouqaette, jain 1SS2). 

Cne édition posiérienret Uetifch&td et Parin, chcE Dachesne, 1764, contient les mêmes planches. De même une antre, 
CI] 17&J (Cat- CbosiODcryf mmn- avril JS9TJ* 



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BUiPt par (imïïm^tsUie • ht Fraruy J^aun<^ d'^dfuirnhçn ofif^ ^ 




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DE JACQUES ALIAMET 3 II 



MARMONTEL — Contes moraux^ r^ édition 1761, 2 vol. pet. in-S. 

209 — Fleuron au milieu du titre sur chacun des volumes. 

Un génie ailé^ tourné à gauche, la tête de face, presque nu, est assis sur 
des nuages; il tient un pinceau d'une main et a l'autre étendue, les doigts écartés. 
A gauche, un amour lui pose une palette sur les genoux et tient de T autre 
main un tableau ou carton sur lequel on voit quelques traits à peine indiqués. 
A claire-voie. 

Ordinaire ; les nus sont assez bien modelés. 

H. environ 0,060 ; L. 0,050°*". 

B. Nat. 

État avant toute lettre, le seul que j'aie vu, mais cette pièce est formellement attribuée 
à Aliamet par Jombert dans son catalogue de Cochin (Paris, Prault, 1770), sous le n" 267. Elle 
est également mentionnée par MM. Portai is et Béraldi, sous le n© 27, dans les pièces gravées par 
Aliamet ; il ne saurait donc y avoir doute. 



MÉDAILLON DE LOUIS XV, 

210 — Sujet allégorique. Dans un temple éclairé au fond par un soleil 
rayonnant entre des nuages, une femme debout, figurant Tlmmortalité^ soutient le 
médaillon du roi posé sur un autel antique ; près d'elle se trouve une cigogne. 
A droite, une autre femme la France, couverte d'un manteau royal en hermine 
mouchetée, ayant une couronne sur la tête, est à genoux sur les marches de 
l'autel et présente au buste du roi une corbeille remplie de cœurs. A gauche, 
un amour verse de l'encens dans un vase thuriféraire posé sur la première 
marche de l'autel. Encadrement à filets. 

Vignette fort ordinaire. 

H. 0,730°"; L. 0,I02°". 

Au bas, à la marge : Médaillon de Louis XV le bien-aimé, présenté dans le 
temple de la gloire par l'Immortalité. La France, saisie d'administration, offre pour 
homage (sic) à son prince chéri les cœurs unis et respectueux de ses fidels (sic) sujets. 



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312 l'œuvre gravé 



Au-dessous ■ A Paris^ clje::^ Moudhare, rue S^ Jacques, à F hôtel Saumur. 
En bordure ; Ch* Etsen invett. — /. Aliamet sculp. 

Colkct* Béraldû 

État d'eau-fone avant tontes lettres. (B. Nat. œuvre de Ghendt). 

Le pendant est le nicdiiillcm de Marie Leckinski (sic), gravé par Patas sous ce titre : 
La Moiiestk, aptinag^ de Mtirie Leckinski, reytie de France et de Navarre, offre à la religion le médaillon 
àf citU ptincisse pour être placé au Temple de Mémoire. A Paris, cJie^ Monàhare, rue Saint-Jacques ; 
Prttfûts (sic) dtL — Paias sculp. 



MARQUIS DE PEZAY ~ Le pot pourri. Genèves, Paris, Jorry, 1764, in-8. 

21 r — Cul-de~lampe à la fin du poème, p. 34. 

A droite, un amotir gardant les moutons en jouant de la musette ; il est 
nu, coiffé d'an chapeau à larges bords, et porte une besace suspendue au cou; 
une houlette est posée par terre à sa droite. Il est assis au pied d'un tronc 
d'arbre ayant son chien i coté de lui; en face, à gauche, des moutons, une 
chèvre, A claire-voie. 

Charmante pièce, 

H. environ o^oéj'""^; L. 0,047"". 
H. du cuivre Oj075 L. 0,100 

Au bas ; Ch. Eisen inv. -^ Aliamet sculp. 

B. Nat, 

5. Arsenal. 

Collect. Osw. Màcqtieroiij â Abbeville. 

Le titre complet est : Le pot potfrri, épitre à qui Von voudra, suivi d'une autre épitre, par V auteur 
de ZiUs au bain. Genève et Paris, Seb. Jorry, 1764. 

On sait que le marquis de Pczay^ né en 1741 à Versailles, mort en 1777, rimeur à l'eau de 
rose comme Dorât, avait pris ce dernier pour modèle. 



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DE jACaUES AUAMET 313 



DORAT — Ixttres en vers ou Épitres héroïques ou amoureuses; Paris ^ Sébastien 
Jorryy 1764-1766, inS''. 

212 — Vignette-fleuron, page 9, au-dessus du titre de la lettre : Ociavie, 
sœur d'Auguste, à Antoine. 

I — Un aigle plane au milieu des nuages au-dessus d'un jardin où se 
trouve un petit monument en hémicycle; une colombe tenant une couronne 
dans son bec la dépose sur la tête de Taigle ; devant lui, deux autres colombes 
se becquetant. Au fond, rangées d'arbres; jet d'eau, à gauche, tombant dans 
une vasque. De chaque côté du monument, des corbeilles avec guirlandes de 
fleurs, et au milieu un casque avec un carquois d'un côté et un faisceau de 
licteur de l'autre. Pièce à claire-voie. 

Vignette très fine et très soignée. 

H. 0,055™; L. 0,076"»". 

Au bas : Aliamet sculp. 

B. Nat. (œuvre d'Eisen et réserve). 
CoUect. Béraldi. 



213 — Cul-de-lampe, page 20; même lettre. 

2 — Un amour couronné de roses, tenant d'une main un flambeau et de 
l'autre une couronne et une écharpe flottant au vent, est assis sur un aigle 
qui plane au milieu des nuages^ et des serres duquel partent les sillons de la 
foudre. A claire-voie. 

Très jolie pièce. 

H. environ 0,056"™; L. 0,074™". 

Au bas : Ch. Eisen invenit. — Aliamtt sculp. 

B. Nat. (œuvre d*Eisen). 
Collect. Béraldi. 



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3Î4 l'œuvre grave 



214 — Cuî-àe-lampe à la fin de la pièce : Hero et Uandre, page 32. 

3 — Petit médaillon au milieu où sont représentés deux amours ou génies 
nusj Tun debout, Tautre incliné et semblant lutter contre le premier. Plus 
loin, contre un mur, une potence. L'encadrement du médaillon qui renferme 
ce petit sujet est orné de chaque côté de deux dauphins lançant Teau par 
leurs évents; au-dessus des roseaux, une guirlande de roses. En haut, une 
couronne de roses; draperies au-dessous, se rattachant à un ornement à 
baguettes. A claire-voie. 

Charmante pièce. 

H. approximative o,oéo™"*; L. 0,050"". 

Au bas : Ch, Eisen. — AL 

État avant la lettre, B, Nat., réserve. 

Les autres cub-dc-lanipc du même ouvrage sont signés : De Longueil. 
Les trois gièces gravées par Aliamet figurent également dans une édition de 1767, Seb. Jorry, 
mais atiic pages 163^ 172 et 182. 



DORAT — Lùîîre d'Aldbiade à Glycire, bouquetière d'Athènes, suivie d'une 
lettre de Vénus à Paris et d^une épître à la maîtresse que j'aurai. Genève 
et Paris j Sébastien Jorry, 1764, in-8°. 

21 s — Estampe-figure en tête de la première page. 

I — Dans la campagne, une femme, la gorge nue, en costume antique 
avec plis relevés qui laissent à découvert la jambe gauche jusqu'au-dessus du 
genou, est debout, soutenant d'un bras une corbeille de fleurs qu'un berger 
vient de lui poser sur la tête, ou peut-être aussi qu'il cherche à le lui enlever ; 
elle porte en même temps des couronnes de roses. Arbres à l'extrême droite. 

Délicieuse pièce ; sujet des plus gracieux. 

H. CjUS™"*; L. 0,074"°». 

Ch. Eisen. — y. Aliamet sculp. 



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DE JACQUES ALIAMET 315 



B. Nat. m. Abb. 
État d*cau-forte. Collect. Béraldi. 

Épreuves d'artiste, avec parties avancées au burin; le corps des personnages est à peine 
tracé. (M. Abb). 

216 — Cul-de-lampe à la fin de cette lettre. 

2 — Corbeille de fleurs posée sur une draperie; celle-ci recouvre une sorte 
de support ou piédestal en formant des plis gracieux; des branches se rejoignent 
au-dessous et forment encadrement. A claire-voie. 

Charmante pièce. 

H. approximative 0,045"™; L. approximative 0,662"". 

Au bas : Ch. Eisen in. — /. Aliamet sculp. 



DORAT — Lettre du comte de Comminges à sa mère, suivie d*une Uîîre de 
Philomine à Progné; Paris, Sébastien Jorry^ ^7^4, in-S"". 

217 — Vignette-fleuron en tête de la première lettre. 

1 — Un moine, le capuchon baissé, est assis sur un banc, h droite, 
dans une cellule. Il regarde un portrait en inédaillon qu'il tient des deux 
mains sur ses genoux; au fond, un prie-Dieu et un tableau. Petit filet 
d'encadrement. 

H. 0,054""; L. 0,073"". 
En bordure : Ch. Eisen. — Aliamet se. * 

B. Nat. ; B. Arsenal. 
Cette pièce ne figure pas dans Tédition de 1767 ci-dessus mentionnée sous la Lettré d'Ocimne. 

218 — CuUde-lampe à la fin de la même lettre, page 45. 

2 — Deux amours tout en larmes sont debout ptès d'qn petit monument 
ranéraire de forme rond,e; sur le devant de ce tombeau sont représentés deux 

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3ï6 L*ŒUVRE GRAVÉ 



cœurs enflammés dont l'un est percé d'une flèche, Tautre meurtri par un 
martinet i pointes. Le tombeau est surmonté d'une urne couronnée de roses 
avec guirlandes et entourée par le bas de branches de cyprès. L'un des amours, 
i droite, tient un flambeau renversé; arbustes à droite et à gauche. A claire-voie. 

H, approximative : 0,055"°*; L. approximative : 0,070°*°. 

Au bas : Eisen. — Aliamet. 

B. Kat. 



DORAT — Ripmst de Valcour à Zilia précéda Sunt lettre de Fauteur à une 
fctmm qu'il ne connaît pas. Paris, Sébastien Jorry, 1764 et 1766; i vol. inS"". 

2t9 — Vignette-fleuron, page 21, en tête de la Réponse de Valcour. 

I — Une femme est assise au pied d'un arbre, tenant un enfant sur ses 
genoux ; un homme s'élance sur elle et lui prend les bras. Au loin, à gauche, 
on aperçoit la mer avec un navire aux voiles gonflées. Le sujet se trouve dans 
un médaillon ovale en largeur, avec encadrement carré garni d'ornements et de 
fleurs; au-dessus, un carquois et un flambleau antique entrecroisés; au-dessous, 
une guirlande de fleurs, découpée à jour, suspendue au cadre. 

Jolie pièce, fmenient burinée ; ornements des plus gracieux. 

H. intérieure de l'ovale : 0,023°»'°. 
L, — — 0,037 

H. totale 0,066 

L» — o>075 

En bordure, entre la guirlande et la vignette : Ch. Eisen inv. — /. Aliamct . 

sculp^ 

B. NAT.;coIlect. Béraldi. 

D^ns une Mtîon de 1767, cette pièce figure avant la page 1 14. 



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DE JACQUES AUAMET 317 



220 — Cul-^e-lampe à la fin du même poème. 

2 — Un amour, assis par terre, entouré d'arbustes formant encadrement ; 
il tient d'une main un flambeau allumé, de l'autre un écusson entouré d'une 
guirlande de fleurs et où sont figurés deux cœurs enflammés. Au-dessus, deux 
colombes se becquetant; à gauche un oiseau (une chouette?); nuages au-dessus, 
A claire-voie. 

H. approximative 0,048"" ; L. approximative 0,070"". 
Au bas : Cb. Eisen inv. — /. Aliamet sculp. 



B. Nat. ; collect. O. Macqueron, à Abbeville. 

Dans Tédition de 1767, cette pièce figure à la page 128. 



DORAT — Lettre de lord Velfort à milord Dirton, son onck, précéda d'une 
lettre de r auteur. A Paris y che:(^ Lesclapart, quai de Givres, M DCC LXV. 

221 — En tête. Vignette-fleuron, à mi-page, avec guirlande de fleurs au-dessus 
et au-dessous. 

I — Un amour debout, entouré d'une draperie qu'il retient de son bras 
droit, allume une torche à la flamme qui s'élève d'un autel antique circulaire ; 
le socle de l'autel est orné d'une guirlande de fleurs. L'amour se détourne avec 
un geste d'effroi d'un serpent qui s'élance vers lui la gueule béante. Au fond, 
les colonnes d'un temple. 

Charmante pièce. 

H. 0,054""; L. 0,073"". 

En bordure : C. Eisen invenit 176;. -r- /. Aliamet seul. 

B. Nat. réserve. 
Collection Béraldi. 



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3i8 l'œuvre grave 



322 — A la fin de la lettre, page 58, Cul-de-lampe. 

2 — Deux amours s'embrassent ; ils sont assis par terre au bord d'une 
source qui coule par-devant en formant une petite cascade ; ils sont entourés 
de branches de rosiers en fleurs. Au-dessus d'eux, voltige un autre amour dont 
Técharpe flotte au vent; il tient à la main une lettre cachetée, A claire-voie. 

Pièce ravissante de grâce et de délicatesse. 

H- approximative 0,55™"; L. approximative o,oéo°"°. 

Au bas : Ch. Eisen inv. ijSj. — Aliamel sculp, 

M, Abb. 



ALMANACH ICONOLOGIQUE ; Sciences, Vertus et Vices, 1766 à 1781; 
dix-sept années en 4 vol. in-iz. Paris y Lattre \ 

22) — Vignette pour l'année 1776, douzième année, n** 4. La Discrétion. 

I — Deux femmes en costume antique, debout, l'une à droite se cachant 
à demi les yeux d'une main et posant un doigt de l'autre main sur la bouche ; 
elle tient un fil à plomb suspendu. L'autre, à gauche, avec de grandes oreilles, 
la poitrine X demi découverte, se penche et regarde curieusement en écartant 
un bras ; elle tient un objet qui paraît être une grenouille. 

Charmâûic petite pièce, d'un travail fin et délicat. 
H. Oj09J"»"; L. 0,05^™. 



I, Celte iniie de figares allégoriques, assez curieuses et originales, a paru, avec des modifications et des additions, sons 
des utrti an peu dij^'érents. Elle comprenait d'abord 204 figures dans une première édition en 4 vol. in-12 qui est devenue 
fréi Tdre; celle-ci fonc sur le frontispice le titre : Iconologie ou traité dt la scitnce des allégories à P usage des artistes, gravées diaprés 
îât dlnfjnf Je MM, Gi^vftot et Cochin avec Us explications relatives à chaque sujet; d Paris, che^ Lattre, graveur rue 5* Jacquet, ao. 
FdUi m 17(^^1 dcoTniti«acé à paraître une autre édition, avec ce titre dans le fleuron : Alnuutach houologique ou des arts pomr 
^^ttiTftf tjéf, fmudf fi^iîres avec leurs applications par M. Graveht, avec privilège du roi. A Paris cbe^ Lattre, graveur, rue 5* Jtan, 
« la i'tllt it McféfiSàfx, ce dans le frontispice '. Dédié au marquis de Marigny, par Gravelot et Lattre, avec approbation par Cochin. 
BnJftn, une Autre édition par Lotin a paru en 1789, en 4 vol. in-is, sous le titre suivant : Gravdol et Cochin^ lumologie par 
^£umt tm itaitè tomplfi des allégories, emblèma etc. ouvrage utile aux artistes et aux amateurs (catal. Rouquette, juin 1881, indiquant 
}iO ûg. ^ toié 500 1t. du 1" tirage et 2,$ 00 fr. avant la lettre). 



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DE JACQUES ALIAMET 3I9 



Au bas, dans l'encadreinent, sur un cartouche : La Discràion. 

En bordure : C.-N. Cochin del. — /. Aliamet scuL 

B. Nat. œuvre de Cochin. (M. Abb.) 

États d'eau-forte ; avant toutes lettres (coUcct. Béraldi) et avatit le titre. 

224 — Pour Tannée 1776, 12* suite, n° n. LEspérance. 

2 — A gauche de la composition, une femme (l'Espérance), en costume 
antique^ s'appuie sur une ancre de grandes dimensions dont la traverse passe 
sous un de ses bras et le soutient. Elle laisse tomber des graines d'une main, 
et de l'autre tient un petit bouquet. Prés d'elle, un personnage, les cheveux 
en désordre (le Désespoir), un poignard enfoncé dans le sein, s'affaisse sur 
lui-même; il a les bras pendants et tient d'une main une branche desséchée. 
Arbres au fond à gauche. 

Fort jolie vignette ; légers travaux à la pointe. 

H. 0,096""; L. 0,055™. 

Au bas, dans un bandeau faisant partie de l'encadrement gravé : F Espérance. 

En bordure : C.-N. Cochin deL — /. Aliamet sculp. et au-dessus : PL 11. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État au trait, sans aucune indication. 

État avant toutes lettres. 

État moins poussé à Timpression, mais avec les mots : Cochin et Aliamet. 

Le dessin de cette pièce coté 200 fr. (Catalogue Rouquette, janvier 1882). 



225 — Année 1777, n° 30. La Fidélité. 

3 — Une femme, en costume antique qui la drape entièrement, est debout, 
à droite, accoudée à un autel dans un jardin ; elle tient de ses deux mains une 
colombe qu'elle approche de ses lèvres pour l'embrasser. A côté d'elle, une 
autre femme, les seins à nu, tient d'une main un masque noir et de l'autre un 



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330 l'œuvre gravé 



coeur- A gauche, et paraissant sortir d'une tente, une femme ? tient une 
couronne et un poignard. 

Jolie pièce, comme les précédentes. 

H, 0,098"°; L. 0,056™. 
Au bas^ dans un cartouche : La. Fidélité. 
En bordure : C.-N. Cochin del. — /. Aliamet sculp. • 

B. Nât,; M. Abb. 

État avant la lettre. (CoUect. Béraldi.) 

Ceuc vignette, dans une autre édition, porte pour titre : La foi conjugale. La composition est 
la niihiie ^uf quelques différences de détails ; ainsi, la femme, à droite, caresse un petit chien au 
lieu d'une colombe ; elle est accoudée à une balustrade. Le personnage à gauche tient un serpent 
au Itcu d'un^: couronne et d'un poignard. Sauf ces variantes, le sujet est semblable ; il a été 
^uiemcnt remanié. Ces pièces sont toutes deux signées AUamet, 

226 — Année 1778, 4* volume, n*» 3 ; 14* suite. L Humanité. 

4 — A droite, une femme entièrement enveloppée dans un grand manteau, 
ayant la tête à demi baissée et couverte d'un voile, porte sur le cou un fardeau 
qui parait être une sorte de sac; elle tient de la main gauche une corbeille et 
pose le pied sur une tablette et des plumes de paon. A côté d'elle, se trouvent 
trois autres femmes dans des attitudes diverses : l'une, par-devant, assise à 
terre, tient une trompette à la main ; elle a la tête surmontée d'un diaSème 
composé de plumes de paon. Les deux autres femmes sont derrière; elles 
portent également des plumes de paon à la tête et, de plus, aux bras ; Tune 
d'elles sonne de la trompette. 

Même genre que ci-dessus. 

H, 0,095""; L. 0,054"". 
Au bas, dans un cartouche : rHumilité, 

En bordure : C.-N. Cochin dcL — Aliamet sculp. 

B, Kat. 

État avant toutes lettres. (CoUect. Béraldi.) 

Eut tvant la lettre, mais avec les noms des artistes. (B. Nat. oeuvre de Cochin, 5« vol.) 



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DE JACQUES ALIAMET 32 1 



227 — Année 1779, n° 2. La Magnificence. 

5 — Une femme, richement vêtue, placée sous un dais, s'appuie d'une 
main sur une statuette de Pallas et tient de l'autre un bouclier ; à ses pieds se 
trouve un coffret ouvert, duquel sont tombées des pièces de monnaie. Plus 
loin, une autre femme^ âgée, couverte de haillons et tenant une bourse à la 
main. 

H. 0,097™; L. 0,055"". 

Dans un cartouche au bas : la Magnificence. 

En bordure : C-N. Cochin del, — /. Aliamet seul. 

B. Nat. 

État avant la lettre. (CoUect. Béraldi.) 

228 — Année 1779, n^ 4. La Méditation. 

6 — Dans la campagne, une femme est assise contre un arbre et lit ; elle 
est accoudée sur une pierre et tient sa tête d'une main ; à ses pieds se trouve 
une sphère. Plus loin, une autre femme également assise, un livre posé sur 
ses genoux, laisse tomber ses bras avec nonchalance et regarde un papillon 
voler. Une troisième, à droite, vue de dos, paraît regarder le même papillon ; 
elle étend un bras et renverse une table où étaient posés un livre, une sphère 
et un compas. 

Pièce assez jolie et soignée. 

H. 0,097™; L. 0,054™. 

Dans un cartouche, au bas : la Méditation. 

En bordure : ,N. Cochin inv. — Aliamet sculp. 

B. Nat. ; M. Abb. 

État avant la lettre ; dans cet état qui se voit au musée d*Abbeville, se trouve cette mention 
manuscrite : ta Méditation, ta Distraction, V Inattention, 



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322 l'œuvre gravé 



BRUTE DE LOIRELLE — Les ennemis réconciliés, pièce dramatique tn trois 
actes ^ en prose, etc. La Haye, 1766, in-S"". 

229 — Estampe-figure en tête du volume à la page précédant celle du titre. 

Scène dans l'intérieur d'un palais. Un jeune homme tenant une épée d'une 
main, tend une autre épée à un vieillard ; à droite, une femme éplorée tient 
un mouchoir à ses yeux. Au fond, à gauche, un autre personnage ferme une 
porte au-dessus de laquelle est suspendu un portrait en médaillon dont on ne 
voit que k moitié; draperies au fond de la pièce; une lampe est suspendue au 
plafond, à gauche. 

Bonne vignette, Hnement burinée. 

H* 0,128"°*; L. 0,079™". 

A la marge : Le marquis de Montfort apporte une épée au père de sa maîtresse, le 
marquis de Lanjon, et l'engage à se deffendre (sic) contre ses assassins. 

En bordure : Ch. Eisen invenit. — /. Aliamet sculp. 

Et au-dessus : PL ij. 

État avant toutes lettres, mais avec les noms des artistes. (Collection Ponticourt.) 
La suite du titre indique que le sujet est tiré d'une des anecdotes les plus intéressantes du 
temps de la Ligue. 



BLIN DE SAINMORE — Héroîdes ou lettres en vers; Paris, Seb. Jorry, 
176s, inS''. 

230 — Vignette après l'avertissement pour la lettre de Biblis à Canus. 

I — [)ans un jardin au fond duquel se trouve un palais avec grand escalier 
d'entrée, une jeune dame se précipite au-devant d'un jeune seigneur et le prend 



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DE JACaUES AUAMET 323 



par le bras ; ce personnage est appuyé contre un arbre et paraît repousser la 
dame. 

Jolie pièce, finement burinée. 

A la marge : Tant r amour aux humains peut inspirer d^ audace,.. 

En bordure : H. Gravelot inv. — /. Aliamet sculp. 

H. 0,139°»»; L. 0,088°»™. 

B. Nat. ; M. Abb. 
Collect. Béraldi. 
État avant la lettre. 

Une autre édition porte la date de 1767; elle comprend les divers opuscules du même 
auteur. 



BLIN DE SAINMORE — Uttre de Gabrielle d'Estràs à Henri IV; Paris, 
Seb, Jorry, 1766, in-^S"". 

231 — Cul-^e-lampe à la fin de la lettre. 

2 — Un amour nu s'appuie contre un monument funéraire surmonté d'une 
urne ; son carquois est à terre. Il se cache la figure avec ses bras dans l'attitude 
de 4a douleur. Cyprès à droite et à gauche formant encadrement au-de^us. 
A claire-voie. 

Très jolie pièce. 

H. 0,044°»°; L. 0,061°*°». 

Au bas : Ch. Eisen inv. — /^ Aliamet sculpsit. 

B. Nat. 



41 



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324 l'œuvre gravé 



BLIN DE SAINMORE — Lettre de Sapho à Paon, précédée d'une épitre à 
Rosifie^ d'une vie de Sapho par *** ; Paris, Seb. Jorry, 1767, in-S^. 

2^2 — Figmîie précédant la lettre de Sapho à Paon. 

3 — Une, femme, la gorge à demi nue, est assise contre des rochers au 
bord de h nier ; die étend les bras vers un navire qui s'éloigne et dont on ne 
voit qu'une partie à droite. Derrière elle, une autre femme à genoux paraît la 
soutenir. Arbre à gauche; au loin, la mer avec un autre navire à l'horizon; la 
mer vient battre contre des murailles surmontées de tours carrées. 

Très jolie pièce, d'une grande finesse. 

A la marge, ces vers : 

Ton vaisseau sur les mers s*enfuit au gprè des ycnts 
Le soufle (sic) de la mon glace aussitôt mes sens. 



En bordure : H. Gravelot inv. — /. Aliamet sculp, 

B. Nat, 

Étal d'eau -forte. 



De LAUJON — Recueil de romances historiques, tendres et burlesques, tant 
amiennes que modernes, avec les airs notés pctr M, D, L. ; M DCC LXVII, 
2 wLpet. in-8^. 

233 -^ Fleuron h claire-voie, sous le titre du i*^"" volume. 

Deux amours, assis près d'une • fontaine qui coule entre des rochers, 
s'embrassent sur la bouche; ils sont entourés d'une guirlande de feuilles et de 
roses. Au-dessus d'eux voltige dans les airs un autre amour tenant un arc. 
Délicieuse pièce, 

H. environ 0,052"»"*; L. environ 0,060"*"*. 
Au bas ; Ch. Eisen inv. 176s . — Aliamet sculp. . , • ^ 

B, Arsenal. 

n n'y a plus ensuite, en dehors du frontispice par Eisen gravé par de Longueil, <{uq des 
culs-de-lampe et autres vignettes, mais sur bois, par Papillon, fort ordinaires. On mettait ainsi 
en tête, sur îc litre, de jolis fleurons pour affriander les amateurs. 

Catal. Grcppu, fCvner 1882, coté 45 fr. 



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DE JACQUES ALIAMET ^2^ 



HENAULT — Nouvel abrégé chronologique de Ybistoire de. France^ etc. [Paris, 
Prçiully 1768, 2 voL in'4'*. , 

234 — Premier volume, page 114. 

) r— Un pape, coiffé de sa tiare et revêtu de ses ornements sacerdotaux, 
apparaît datts une gloire, au milieu de nuages ; il lance la foudre contre un 
roi et utie" reine qui sont assis diins le fond sur un trône; la ïeine, sur un 
signe du roi, se lève, les bras étendus, comme pour le quitter. Au premier 
plan, à gauche, on voit trois évoques, à genoux, les mains jointes; au milieu, 
quatre personnages, dont on ne voit que le buste, manifestent leur frayeur et 
semblent fuir le roi et la reine. Au-dessus de la composition,, et dans les 
ornements de l'encadrement, on lit dans un médaillon rond figuré en relief : 
Robert, roy de France. 

Assez bonne gravure, tenant le milieu entre Testampe et la vignette. 

H. 0,199""; L. 0,125"". 

Dans une banderole figurée placée contre le cadre, dans le bas : Robert, 
roy en 9^6, mort en loji, âgé de 60 ans. 

Au-dessous, sur une tablette suspendue au cadre par des rubans et des 
anneaux : Epouse Berthe sa parente sans dispense; est excommunié par le pape 
Gr^oire V; les éuêques qui Vont marié demandent pardon au pape; ses sujets 
r abandonnent, il est obligé de se séparer d'elle. 

En bofdure : C.-N. Cochinfilius del. 176s ; A. P. D. R. — /. Aliamet sculp. 



B. Nat. (œuvre de Cochin, quatrième volume.) 

État au trait. 

Autre état terminé, avec portrait dans le médaillon de l'encadrement supérieur. 

La suite des estampes pour cet ouvrage porte le titre suivant : Estampes allégoriques des 
événements les plus connus de V histoire de France, gravées d* après Us desseins (sic) de N. Cochin, cheralier 
de Vordre du Roy, garde des dessins du cabinet de sa Majesté, secret^ de V Académie royale de 
peinture et de sculpture. — Ouvrage destiné particulièrement à l'ornement de la nouvelle édition de 
l'abrégé chronologique de M. le Président Hénault^ mais qui se vend séparément à Paris che:^ le sieur 
Cochin aux Galleries (sic) du Louvre, — Prévost, graveur, rue Saint-Thomas porte Saint-Jacques 
M DCC LXVUI, avec privilège du roy. 

Suite cotée de 175 à 200 fr. dans les catalogues. 



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l%6 l'œuvre grave 



23s — Premier volume, page 128. 

2 — Un TOI assis, les pieds placés sur un coussin, au milieu de trois 
femmes dont Tune, à gauche, est posée sur un porc, et une autre à droite, 
demi-nuej sur un bouc; la troisième, derrière Iqi, s^appuie sur son épaule, 
ten^int sur les genoux un sablier renversé et une tortue. Devant le roi, deux 
femmes iiuesj dans Peau, la partie inférieure du corps se terminant en queue 
de poisson* Au*dessus, sur des nuages, deux génies ailés jettent des fleurs. Au 
fpnd, une croix avec une chaîne enroulée autour ; dans les airs et au milieu 
d'un nimbe, une femme demi-nue tenant d'une main des couronnes et de 
Tautre un étendard sur lequel une croix est figurée; au-dessous, une foule de 
personnages en armes suivis d'un moine qui les pousse d'une main vers la 
croix en tenant une torche de l'autre. Dans les ornements de l'encadrement, 
en haut, on lit : Philippe /", roy de France. 

Même genre que la précédente. 

Sur la banderole : Philippe /" roy en 1060, mort en 108 1, âgé de Jj ans. 

Etj au-dessous, sur la bande : Philippe enseveli dans l'obscurité entre les bras de 
la volupté et entouré de viceSy tandis que la gloire élève r étendard de la Croix et que le 
^ile pousse une foule de guerriers à la délix/rance de la Croix chargée de fers. 

En bordure : C.-N. Cochinfilius deL 176s A. P, D. R. — /. Aliamet sculp. 

Au-dessus : T, L — pag. 128, 

B. Nat. 

Eut au irait. B. Nat. (œuvre de Cochin.) 

État terminé, avec le portrait dans le médaillon de Tencad rement supérieur. 



MAKQUIS DE PEZAY — La Nouvelle Zélis au bain, poème en six chants. 
Genève^ iy68. 

236 — Vîgfteite au commencement du 2* chant, page 30. 

Dans un bosquet, véritable nid de verdure, au bord de l'eau, une jeune 
fiile, dcmt-couclit'esur le gazon, est endormie, ayant le bras droit gracieusement 



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DE JACQ.UES AUAMET 327 



arrondi autour de la tète ; son chapeau est à terre à côté d'elle. Elle est aperçue 
par un jeune homme qui avance curieusement la tête au-dessus des branchages 
et qui la contemple en élevant les bras dans un geste d'admiration. 

Délicieuse vignette ; sujet ^es plus gracieux et d'une aimable, volupté. 

H. 0,116™; L. o,o66°»~. 
En bordure : Ch. Eisen inv. — /. Alianut sculp. 

Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris. 

Nous croyons devoir transcrire ici quelques-uns des vers charmants dont s'est inspiré le 
dessinateur pour cette jolie pièce : 

près d'an raisseaa, U bergère est placée: 
La ▼ojrez-voQs, comme elle est abaissée 
Négligemment, poor arrêter cette eaa, 
Et par degré, qoand la nymphe charmante 
Vent incliner son front vers 1« missean. 
Comme les plis de sa robe mouTante, 
Se modelant sur sa taille élégante. 
Aux yenx d'Hilas, qui soupire tout bas. 
En marquent bien les contours délicats. 

Mais au plaisir d'approcher la bergère, 
Hilas, caché quelques moments, préfère 
De voir Zélis dans ce trouble amoureux, 
Cet abandon tendre et volaptueus. 
Où la beauté, qui se croit solitaire. 
Laisse son cœur se trahir dans ses yeux. 

Zélis n'a point dormi depuis la veille. 



n y a aussi du même auteur, indiqué par M. Cohen : Zélis au Imn, poème en quatre chants, 
Genève 1763, in-80; quatre figures, quatre vignettes, quatre culs-de-lampe, par Eisen, gravés par 
Lafosse, Le Mire, de Longueil et Aliamet. Un cul-de-lampe a été, dit-il, gravé par ce dernier ; je 
n'ai pu le voir. Peut-être la Nouvelle Zélis au bain, où j'ai trouvé cette vignette, n'est-elle qu'une 
édition postérieure, 1768, avec les mêmes vignettes ; j'ai en effet reconnu la même pièce chez 
M. Alizié dans un volume portant le titre ZUis au bain. 



TACITE — Traduction de F abbé de la Bleterie, 1768. 

237 — Premier volume; Fleuron du livre premier. 

Des soldats entourent un personnage couvert d'une armure et qui, debout 
près d'un trône, paraît vouloir se percer d'un poignard. La scène se passe dans 



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}28 l'œuvre gravé 



la campagne, sous un dais formé par des draperies suspendues à des arbres ; 
au fond, des tentes et un grand nombre de soldats armés de lances. A rextrêmç 
droite, un soldat coiffé d'un casque, s'appuyant d'une main sur un bouclier, 
étend le bras vers le personnage ci-dessus. 

Pièce ordinal ru, 

A la marge : Certnanicus veut se tuer plutôt que d'accepter V empire. 
En bordure : H. Gravelot inv. — /. Aliatnet sculp. 
Au-dessiis : Tome /" livre i^. 

B, Nat, (œuvre de Gravelot.) 

B. Arsenal. 

C'est la seule pièce d'Aliamet qui figure dans cet ouvrage. Elle n*est pas mentionnée dans 
Gîhen- 

Voici le titre complet : Tibère du les six premiers livres des annales de Tacite traduits par 
M. Vabbè d£ h BlèierU professeur d'éloquence au Collée royal et de V Académie royale des Inscriptions et 
helki-lUtrcs^ 3 vol, ; à Paris, à rimprimerie royale. — M DCC LXVIII. 



DORAT — Les Baisers ; la Haye, Paris, 1770, i vol, inS''. 
238 — Fleuron dans le titre. 

I — Dans un parc ou jardin avec arbres à droite et à gauche, un amour 
aux jambes de satyres soulève un grand voile qui couvre à demi un autre 
amour; celui-ci tient un flambeau allumé au-dessus d'un autel antique 
circulaire. 

Charmante petite pièce^ très fine et très soignée. 

H. approximative 0,043"°*; ^' approximative 0,068"". 
Au bas : Eisen invertit 1770. — J. Aliamet sculpsit, 

B. Nv\T. (oeuvre d*ïilisen.) 

Colk'Ct. de M. PïL raidi (tirage hors texte.) 

Bibliothèque de M. J. de Mautort, à Abbeville. 

État très rare, avant la lettre (catal. Clément f^r. 1880.) 



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DE JACQUES ALIAMET 329 



Le titre porte : les Baisers, précédé du mois de mai, poème — à la Haye et se trouve à Paris cïxi 
Lambert, imprimeur, rue de h Harpe et Delalain, rue de la Comédie Française, M DCC LXX, in-So. 

Ce volume, chef-d'œuvre, peut-on dire, du xviiic siècle, et dans tous les cas une des plus 
ravissantes publications, comprend tant eh figures, vignettes, fleurons, culs-de-lampe, par Eisen et 
deux par Marillier, quarante-sept pièces gravées par Aliamet, Bacquoy, Binet,- Delaunay, Lingée, 
de Longueil, Masquelier, Massard, Née et Ponce. Il est coté dans des catalogues, et il atteint 
dans les ventes dès prix très élevés qui varient de 1,000 à 2,000 fr. et même au-delà. 

La première édition a paru en 1770. 

Il y a une autre édition, in-32 — Genève 1777, avec un seul frontispice, sans noms. 
(B. Arsenal.) , 



259 — Cul-de-lampCy page 65. 

2 — Petit sujet dans un médaillon ovale posé sur un socle et entouré à 
droite et à gauche de guirlandes de roses. ^ 

Un amour a été piqué au bras droit par une flèche ; il est assis sur une 
draperie contre un arbre et étend le bras gauche avec un geste de douleur. 

Ravissante petite pièce. 

H. .0,060™ ; L. 0,05 0"°*. 
En bordui'è- : Ch. Eisen invertit. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. (œuvre d'Eisén.) ' 

Bibliothèque J. de Mautort. « 

!24o -*- Vignette ou Fleuron, page 69, en tête du titre : F"^^ Baiser, la Réserve. 

3 — Un jeune homme s'élance, en étendant les bras, vers une femnie qui 
est à demi cachée derrière une charmille «t qui s'avance, de son côté, vers lui. 
A gauche, un amour bat des mains; au fond, on aperçoit un pavillon ^ond et 
d'autres .bâtiments. 6e sujet se troave dan,s uri médaillon * en largeur avec 
encadrement à moulures. . , , . . , 

Très jolie pièce, d'une rare délicatesse. 

H. 0,063°^ ; L. 0,077""*. • 



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3^0 l'œuvre gravé 



En bordure : Eism invenit 1770. — /. Aliamet sculp. 



B, Nat, {œuvre d^Eisen.) 

BîbliotlièquÊ J. de Mautort. 

Collection H. BévMl 

Cotée 56 ù^ Gâtai. Danlos et Delisle, janvier 1882. 



24T — VigntUe ou Fleuron en tête du titre : 17* Baiser, l'Absence. 

4 — Une femnie est occupée .à cueillir des fleurs sur un arbuste planté 
dans un grand pot â anses posé sur un socle. A côté d'elle, deux amours tenant 
chacun un arrosoir; à gauche, une fontaine avec cascade; du même côté, dans 
le fond, le portique d'un palais, avec escalier à droite. Ce sujet se trouve dans 
un médaillon ovale, en largeur, dont l'encadrement est orné à chaque coin d'une 
couronne de fleurs. 

Jolie pièce, 

H. 0,062™; L. 0,07s?™. 

En bordure : Eisen invenit. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat. (oeuvre d'Eîscn.) 

Ëtat avant In signature des artistes et avant les derniers travaux (collection Béraldi). 

La pièce, eau-forte pure, très rare, cotée 150 fr. Catalogue Lefilleul, en 1881. 

242 — Ciihdû4ampe à la fin du 18^ Baiser. 

5 — Paysage avec arbres à droite et à gauche. On aperçoit au mjlieu une 
couronne suspendue à une branche d'arbres par une guirlande de fleurs. A 

claîre-voie. 

Jolie plèce, 

H. approximative 0,048"»» ; L. approximative 0,070™. 
En bordure : Ch, Eisen invenit. — /. Aliamet sculp. 

B. Mat. (œuvre d' Eisen.) 
CoUecijpii Béraldi* 



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DE JACaUES ALIAMET 33 I 



LÉONARD — Poésies pastorales. Getiêve^ Paris y che^ Lejay, lyyr. i vol. in-S"*. 

243 — Fleuron en tête de l'Idylle première : le PrintetnpSy p. 59. 

1 — Un jeune homme est assis dans la campagne, à gauche, au pied d'un 
arbre; à côté de lui est une jeune fille dont il prend la taille dans ses bras; celle-ci, 
étend la main vers un oiseau qui s'envole; près d'eux, une cage vide. Au 
loin, on aperçoit des arbres et des constructions; à droite, des arbustes. 

Jolie vignette, sujet gracieux, finement buriné*. 

H. 0,052""; L. 0,087"". 
Au bas : C. Eisen inv. 1771. — /. Aliamet sculp, 

244 — Cul-de-lampe, terminant le dernier livre des poésies pastorales, à 
la fin de la pièce intitulée : A ma Muse, 

2 — Sujet dans un médaillon de forme quasi quadrangulaire, surmonté d'une 
urne et de deux petites coupes aux angles supérieurs. Les côtés et le bas sont 
ornés d'un encadrement à rinceaux, le tout posé sur un léger socle et garni 
sur chaque côté de branches. A claire-voie. 

Dans la campagne, une femme (la Muse), debout, en costume antique, les 
cheveux dénoués, élève les bras et suspend une lyre à un vieux tronc de saule. 

Qiarmante petite pièce, d'une légèreté de main et d'une délicatesse incomparables. 
H. approximative 0,060""; L. à la partie inférieure 0,055"". 

Au bas : C. Eisen inv. 1771. — Aliamet sculp. 

Bibliothèque A. Boucher de Crèvecœur, à Abbeville. 
. Ces deux ravissantes pièces avaient échappé longtemps à nos recherches, et nous avons à 
remercier notre excellent collègue de la Société d*Èmulation, M. A. Boucher de Crèvecœur, neveu 
de M. Boucher de Crèvecœur de Perthes, notre ancien et illustre président, de nous avoir commu- 
niqué ce joli volume du xviiie siècle devenu certainement fort rare. 

Une autre édition parue en 1787 contient des pièces gravées par Coiny. 



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332 l'œuvre gravé 



DIONIS DU SÉJOUR — Origine des Grâces par A4"* D***. Paris, 1777; 
I voL itt'S" 

245 — Vignetie-figure pour le chant V, avant la page 61. 

A rentrée d'une grotte ou caverne, groupe d'un grand nombre de femmes 
en costume antique, toutes se penchant pour regarder une autre femme qui est 
couchée de côté sur le sol, les cheveux déroulés, les jambes un peu repliées, 
et la tète appuyée sur la main gauche. Un amour est couché près d'elle et lui 
tend les mains. 

Vignette xxb^ légèrement et finement burinée. 

H, 0,^^136; L. 0,084™". 

A la marge : Les tendres Niciennes la regardant avec douleur n'osent la troubler. 

En bordure : C.-N. Cochin delin. — /. Aliamet sculp. 

B. Nat, ; M. Abb. ; B. Arsenal, 

État avant la lettre (collection de M. Béraldi). 

Cest l'un des plus jolis ouvrages du xviiic siècle; coté, avant la lettre, de la plus grande 
rareté, est-il dît, jusqu'à 450 fr. (catalogue Lefilleul 188 1). Il y en a eu une réimpression en 1883 ; 
Paris, Leraonnyer, 



BILLARDON DE SAUVIGNY — Les après-soupers de la Société, etc. Paris, 
iyS2-i78jy in-iS. 

246 — Tome II ; Fleuron pour la Sage épreuve. 

1 — Dans la campagne, un amour, aux jambes de satyre, cherche à 
entraîner un autre amour qui pose une torche enflammée sur un autel antique. 
Ce second petit personnage est couvert presqu'entièrement d'un large voile, et 
le premier, tout en le détournant de l'autel, cherche à lui enlever ce voile ; 
arbres à droite et à gauche. A claire-voie. 

H, approximative 0,045°°; L. approximative 0,054°°. 



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DE JACXIUES AUAMET 333 



Au-dessus de la pièce : La sage épreuve. 

Au bas : Hortence (sic), vous verre:^^ qu^on vous a trahi (sic). 

En bordure à la marge du bas : Eisen, — /. Aliamet. 

B. Nat. 

Le titre complet de Touvrage porte : Billardon de Sauvigny, Us après-soupers de la Société. — • 
Petit thédtre lyrique et moral sur les aventures du jour, — A Syharis et à Paris et che^ Vauteur^ rue des 
Bons-Enfants, vis-à^s la cour des fontaines du Palais-Ro^al, — '7^2-^7^ s,' 2) parties en 6 volumes 
in-fS. 

Vingt-huit figures par Eisen et autres, gravées par Aliamet et autres. 

247 — Tome in ; Fleuron pour la Marchande de Modes, 

2 — Un amour nii, assis dans la campagne, tient de la main droite un 
flambeau ; de l'autre main, il soutient, par terre> un médaillon entouré d'une 
guirlande de fleurs et sur lequel sont figurés deux cœurs enflammés surmontés 
de deux colombes. Au-dessus, des arbres forment, par leurs branches se 
rejoignant, un dôme de verdure ; à gauche, un oiseau qui paraît être un hibou. 
A claire-voie. 

H. approximative 0,103 ^ 048""; L. approximative 0,070"™. 

En bordure : Eisen. — /. Aliamet, 

B. Nat. 



LA FONTAINE — Contes et Nouvelles en vers. Paris ^ Didot l'ainéy Van III de 
la République y 179 s ; 2 vol. in-4'*, 

248 — Vignette-figure pour le conte : A femme avare, galant escroc. 

Une jeune femme, en robe décolletée, à nœuds et à plissés, debout près 
d'un bureau placé à gauche, compte de Targent et retient de la main droite 
une pièce de monnaie parmi d'autres qui tombent d'un sac; sa main gauche 
est appuyée sur l'épaule d'un jeune homme. Celui-ci, assis sur une bergère 



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334 l'œuvre gravé 



ornée de sculptures représentant des amours, sourît, et, tenant la femme de ses 
bras qu'il passe autour de sa taille, l'attire à lui d'un mouvement passionné; 
il a le pied posé sur un coussin qui est tombé de la bergère. A gauche, un 
chien couché et endormi sous le bureau. Au-dessus d'une porte à gauche, 
médaillon ovale formant panneau, orné de deux amours genre Boucher, avec 
guirlandes. Sur les autres panneaux, divers tableaux : l'un, représentant un 
combat ; l'autre^ un berger assis sous un arbre près de son troupeau ; un 
troisième, une composition maritime, genre Vernet. 

Dùïiciuuse fif;ure-estampe ; les détails d*anieublement sont très soignés. On ne pouvait rendre 
d'une manière plus gracieuse ni plus délicate le dessin de Fragonard, l'artiste fin et spirituel, 
ami de la société voluptueuse du xviif siècle qu'il a si bien fait vivre sous son crayon. Cette 
gravure est une des plus belles de l'oeuvre de J. Aliamet. 

H, 0,196"^™; L. 0,137™". 

A h marge : A Jemme avare, galant escroc. 

Eu bordure : à g. inif el dessiné par H'' Fragonard. — à dr. gravé par 
p"'' Aliamci, 

Au-dessus : TomeP', tt"" 10 p, Sj, 

R, Nat. (œuvre de Fragonard). 

État d'caiî-furte, rare, (collection de MM. H. Béraldi, Paillet, Sieurin, etc.). 

État avec quelques parties un peu ombrées vers la gauche. 

Élut d'jirtisïi: avec la signature : Aliamet (Sieurin). 

La première livraison de cette édition des Contes (la seule qui ait paru, en 1795), comprend 
vingt ligures, dont dix-huit dessinées par Fragonard, une par Mallet et une par Touzé. La deuxième 
livraison a été seulement mise en train et il est très difficile de se procurer ce qui en a été 
préparé... quatorze ou quinze eaux-fortes, et six terminées, et encore on n'est pas ceruin du 
nombre. (Indications de M. H. Béraldi.) 

Cette série est, après celle de l'édition dite des fermiers généraux ( 1 762), la plus jolie collection 
de vignettes qui ait été faite pour l'illustration des Contes de La Fontaine. 

Une réimpression de cette édition Didot (1795) a paru, en 1883, en 2 vol. in-40, avec notice 
par M. Anatole de Montaiglon, édition Lemonnyer; elle est ornée de 100 belles estampes, la 
plupart d'après Fragonard. 

La pièce ci-dessus de 1795 est la seule qui ait été gravée par Aliamet, et il est à remarquer 
que notre graveur est mort en 1788 ; c'est donc évidemment une de ses dernières 



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DE JACaUES ALIAAIET 335 



œuvres et on voit qu'il y avait appofté tous ses soins. Le retard dans la publication trouve sa 
raison, très probable, dans la difRculté pour Téditeur de faire paraître cet ouvrage, de grand luxe, 
à une époque si troublée. On a vu ci-dessus que cette édition n'avait même pu être achevée ; les 
autres pièces ont été gravées par Tilliard, Dambrun, Patas, Halbou, Delignon, Trière, Flipart 
(un Abbevillois), et autres. 

L'état d'eau-forte de la vignette d'Aliamet était coté 400 fr. dans un catalogue Lefilleul 
(mai 1881), mais c'était excessif; une épreuve de cet état avec toute marge a été vendue en 188 1 à 
la vente Mulbacker 245 fr., et avant la lettre 95 fr.; voir aussi catalogue Danlos et Delisle, mars 1890. 
La première esquisse, au crayon, de Fragonard, figurait dans le catalogue de la collection Walferdin 
en mars 1880, dressé par M, Haro, le peintre expert si connu et apprécié; cette esquisse 
appartient aujourd'hui à M. le baron Portalis. M. H. Béraldi est l'heureux possesseur du dessin 
original, au bistre, fini, et c'est un des nombreux et des plus fins joyaux de sa merveilleuse 
collection de pièces du xyiii* siècle. 

Une illustration pour le même conte avait été gravée par Noël le Mire en 1761 pour l'édition 
de 1762, dite des fermiers généraux ; elle a été relevée parM. Jules Hédou dans son ouvrage si complet : 
Noël le Mire et son œuvre, Paris 1875, page 106. 

U y a, pour ce conte, une vignette de Romyn de Hooge; une de Cochin, à mi-page (1743), 
c'est celle, croyons-nous, gravée par Flipart (H. 0,095™» ; L, 0,054™™ — B. Nat. œuvre de 
Cochin, 3« vol.). Le mari est à droite, assis devant un bureau et écrivant sur un registre ; derrière 
lui, le jeune homme et la jeune femme, debout ; celle-ci parait irritée et tend la bourse à son 
amant. 

Citons encore, du même sujet, une vignette à mi-page dans le recueil dit des Petits Conteurs, 
et aussi une de Desrais pour l'édition Cazin de 1780. 

Enfin }l y a, sous le même titre, une gravure de N. de Larmessin, d'après Lancret (catalogue 
Danlos et Delisle, vente du 26 janvier 1 882) ; des épreuves portent aussi le nom de Schmidt qui y 
aurait travaillé avant les retouches par de Larmessin (catalogue Clément, juin 1882, n» 511 — id. 
collection Malinet, janvier 1887, ^° ^3^4) "" Catalogue Bouillon, avril 1891, avant l'adresse de 
Buldet. 



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3^6 l'œuvre gravé 



VIGNETTES SIGNÉES D'ALIAMET 

TROUVÉES DANS DES RECUEILS OU DANS DES COLLECTIONS, ET DÉCRITES, MAIS SANS 
TITRE, ET DEVANT s'aPPLIQUER A DES OUVRAGES RESTÉS INCONNUS A l' AUTEUR 



249 — Fleuron ou Cul-de-lampe. 

i — Un amour, portant une petite écharpe, est posé sur un de ses genoux; 
il étend les bras vers des canards qui s'envolent. Dans le fond, une barrière et 
des arbres. 

H. 0,045"^™; L. 0,050"''". 
En bordure à dr. : Aliamet, 
B, Kat, (oeuvre de Gravelot, tome III). 

250 — Vignette, 

2 — Un personnage à cheval, à la tête d'une troupe de cavaliers, étend le 
bras droit dans la direction d'une ville que l'on aperçoit au loin, au-delà d'un 
fleuve. Sur le fleuve, se trouve une barque montée par deux hommes; la ville 
est Paris, que l'on reconnaît par ses monuments tels que Notre-Dame, là flèche 
de la Sainte-Chapelle, la tour du Châtelet, etc. 
Pîtcc fort ordinaire. 

H. 0,070™"; L. 0,111"". 

En bordure : Eisen inv. 17^9. — /. Aliamet sculp. 
B. Nat. (œuvre d'Eisen). 



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DE JACaUES ALIAMET 337 



25 1 — Fleuron ou Cul-de-lampe. 

3 — Une Furie, la moitié du corps à nu, avec serpents s'agitant sur sa tête, 
plane dans les airs, au milieu de nuages, en tenant une torche de chaque main. 

H. environ 0,070"" ; . L. environ 0,090"". 

Au bas, à gauche, l'un sur l'autre : C. Eisen inv. — Aliamet sculp. 

B. Nat. (œuvre d'Eisen). 

252 — Vignette, avec filet d'encadrement. 

4 — Un lion en fureur, vu de côté, la tête tournée à gauche, se bat les 
flancs avec sa queue ; près de lui, des rochers abrupts, et derrière, des sapins. 

H. 0,060""; L. p,036"". 

Eh bordure, à g. : C. Eisen inv. — à dr. Aliamet se. 

B. Nat. (œuvre d'Eisen). 

Cette pièce et la suivante font partie d*une suite d'animaux, gravés d'après Eisen par le MirCy 
le '"Bas et autres. 

253 — Même genre. 

5 — Une antilope, vue un peu de côté, la tête tournée à droite. Au fond, 
montagnes, sapins. 

Ces deux pièces sont assez finement gravées ; les animaux se détachent bien du paysage. 

H. 0,060""; L. 0,036"". 
En bordure : C. Eisen inv. — Aliamet sculp. 
B. Nat. (œuvre d'Eisen). 

234 — Fleuron. 

6 — Écusson au milieu de nuages, surmonté d'un chapeau de cardinal ; 
sur les côtés, deux amours s'essuyant les yeux. A droite, la Mort avec sa faux, 
à demi-cachée sous des draperies; au bas, une croix et un poignard. 

Au bas : Eisen. — Aliamet. 
B. Nat. 



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jjS l'œuvre gravé 



255 — Frontispice, 

7 — Écusson avec armoiries aux trois fleurs de lis ; il est surmonté d'une 
couronne royale. A gauche, la Croix, représentée sur le calice, au milieu de 
rayons; à droite, attributs divers : palette et pinceaux, mappemonde, tête 
sculptée, casque; draperies derrière. 

H. 0,058'""'; L. 0,125"^™. 

Au bas : Eisen. — Aliameî. 
B. Nat. (œuvre d'Eisen). 

256 — Fleuron. 

8 — Écusson surmonté d'une couronne et d'un chapeau de cardinal ; deux 
hercules de chaque côté. A claire-voie. 

H. approximative 0,080""; L. approximative 0,120"". 

Au bas, à droite : Eisen invenit. — Aliamet fecit, 

B. Nat. 



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DE JACaUES ALlAAiET 339 



VIGNETTES RESTÉES INCONNUES A L'AUTEUR 

HAIS MENTIONNÉES DANS DES OUVRAGES OU DANS DES CATALOGUES 



257 — I. Deux blasons accolés, avec drapeaux, casques, etc. Entre les deux, 
la Mort se dresse, étendant sa faux. 

Petite pièce en largeur. 

Cette vignette et les deux suivantes sont mentionnées dans les Graveurs du XVIIh sikh de 
MM. le baron Portails et Béraldi, tonie \^, i^ partie, sous les no» 24, 25 et 26 pour Aliamet. 

258 — I. Ex'libris (?) de Claude-Antoine de Choiseul Beaupré, évêque : 
« d'azur, à la croix d'or cantonnée de vingt billettes de même, cinq en chaque 
canton, disposées en sautoir. » 

C. Eism invenit. — Aliamet sculpsit. 
Même indication. 

259 — 3. Ex-lihris (?) aux armes du marquis de Paulmy: « d'azur, à deux 
léopards d'or, couronnés à l'antique, passant l'un sur l'autre, le lion de 
Venise pour cimier. » (Poulet-Malassis). 

Même indication. 

260 — 4. Cul -de -lampe pour Zélis au bain du marquis de Pezay* 
Genève, 1763. 

Guide G)hen et divers catalogues. 

C'est probablement la même pièce que celle qui est décrite pour : h Nouvelle Zélis au bain, (no 2 3 6). 

261 — r Humanité. 

5 — Indiqué par MM. le baron Portalis et Béraldi comme une des vignettes 
des almanachs iconologiques ; elle ne se trouvait pas dans les éditions 
qui me sont passées sous les yeux. 

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340 



l'œuvré gravé de JACQjUES ALIAMET 



262 — La Tentation (?) 

6 — Vignette mentionnée et décrite dans l'œuvre de Noël le Mire par 
M. Jules Hédou, page 254, sous le n° 402. 

Je transcris textuellement : 

A droite, un Jeune guerrier que cherchent à convertir à leurs doctrines, 
deux personnages symboliques qui sont : l'Ignorance, représentée par un 
homme à longues oreilles, et l'Ivrognerie, sous les traits d'une mégère à la 
face abrutie et aux mamelles pendantes et desséchées. Cette dernière lui 
présente une petite peau de bélier, probablement une outre vide; l'Ignorance 
lui montre, dans un miroir, ce qu'il serait en état d'ivresse. A gauche, le 
Temps, assis sur une butte, tient le miroir, que l'Amour regarde en s'appuyant 
sur son arc. Dans le fond, sur une colline, des hommes et des femmes 
s'adonnent à l'Ivresse. 

H. 0,138™'"; L. 0,076"™. 

Sous le trait carré à gauche : C. Eisen inv. — Sous le trait carré à droite : 
Aliamet aquaforti — et fini par Le Mire. 

Cette pièce est encore une preuve de la collaboration, parfois, de le Mire et d' Aliamet, et 
elle montre de plus que la part de chacun était bien indiquée. 




^m^: "^ 




t'j-JtMiîa *fj 



4.L-V.M* 



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DESSINS 



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DESSINS 



263 — GROUPE DE SALTIMBANQUES AUTOUR D'UNE BARAQUE. 
La reproduction ci-jointe dispense d'en donner la description. 
H. 0,184»°»; L. 0,285 »»•»'. 

Ce charmant dessin, tracé à la pointe d'argent, rehaussé de lavis au bistre et à b gouache, 
est intéressant. Les personnages sont bien groupés.; ils ont de la vie et du mouvement et ils sont 
pris, on peut le dire, sur le vif. L'ensemble est bien complet. 

Cette pièce fait partie de la collection qui m'a été léguée par mon vieil ami, iVu M. Louis 
Ponlicourt, l'un des descendants du graveur. Elle avait été achetée par lui, en 1H73, à la venie 
du cabinet considérable de MM. Delignières de Bommy et de Saint-Amand, tous deux 
collectionneurs de mérite. D'après les renseignements qui m'ont été fournis, ils tenaient ce 
dessin de Jacques Danzel, autre graveur abbevillois, à qui il aurait été donné par Jacques Altamet, 

Ce dessin porte, d'ailleurs, la note suivante de la main de M. Delignièrçs do Bommy : 
par Aliamet, graveur né à Ahheville, 

Le mot par pourrait peut-être être pris pour le mot pour, mais ce dernier ne se comprendrait 
guère surtout avec l'indication de naissance qui suit et qu'on ne saurait alors expliquer \ le mol 
commence par un p majuscule se terminant par une boucle en forme d'o. La pièce serait, dans 
tous les cas, de Danzel, autre graveur abbevillois ; elle se rattacherait à Aliamet, et elle nous a 
paru assez jolie pour figurer utilement dans cette étude, et être reproduite. 



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344 l'œuvre grave 



264 — PORTRAIT DE JEUNE FILLE. 

Elle est représentée en buste, presque de face, la figure tournée un peu à 
droite; elle est coiffée d'un petit bonnet ou cornette qui lui cache presque 
entièrement les cheveux. Son costume consiste uniquement en une robe toute 
simple et unie, sans plis, serrée au corps avec petit passement plissé formant 
bordure sur le haut de la poitrine; le cou, très dégagé, est garni d'une petite 
blonde en dentelles faisant deux tours; on ne voit que le haut des bras. Le 
portrait est dessiné à la sanguine ; à claire-voie. 

H. approximative 0,300*"" ; L. approximative 0,200"". 

En haut, au crayon : iW"* Victoire Macrety dessinée à Vâge de 10 à 11 ans par 
Aliamel, graveur d'Abbeville. 

Au bas, écrit à la plume de la main de M. Delignières de Bommy : 
i)^= Marie-Victoire Macr et, fille de h. h. Joseph Macret et de rf"* ÉliT^abeth Desroberl 
de Montigny, née le 17 à^^^ iJM) dessina à Vâge de 10 à ij ans par Aliamet , célèbre 
graveur d'Abbeville. 

Jacques Aliamet, né en 1726, le 30 novembre, avait donc dix-huit ans quand il a fait ce 
portrait de la tante d'un autre graveur abbevillois, Charles-François- Adrien Macret, qui fera bientôt 
l'objet d'une nouvelle étude. Victoire Macret était la sœur aînée de Marie-Anne-Charlotte Macret, 
mariée en 1759 à Jacques- André Delignières, sieur de Bommy, capitaine-major de milice 
garde-côtes, né le 15 janvier 1718. Elle était ainsi la belle-sœur d'un de mes ancêtres, et c'est à 
ce titre que ce dessin m'a été remis avec les papiers de famille à la mort de l'un de mes cousins, 
M. Delignières de Saint-Amand. 



2és à 269 — CINQ ÉTUDES DE NUS. 

Ce sont des dessins, au crayon noir et à la sanguine, sur trois feuilles 
signées chacune en haut : Aliatnet. 

Ils proviennent également du cabinet de MM. Delignières de Bommy et 
Delignières de Saint-Amand, et ils ont été achetées, en 1873, par M. Louis 
Ponticourt. Au bas de chacune des trois feuilles se trouve cette mention, à 
l'encre, de la main de M. Delignières de Bommy : dessiné par Aliamet, graveur, 
né à Abbeville, reçu à l'Académie. — Autographe au crayon. 



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DE JACQUES ALIAMET 



345 



Première feuille ; au crayon noir : 
I** Une main fermée, tenant un carnet ou petit livre; doigts un peu 
grêles, comme crispés; 

Deuxième feuille ; au crayon noir : 
2° Une main avec trois doigts repliés ; 
3° Un profil d'homme; 
4° Une main tenant un porte-crayon ; 

Troisième feuille ; à la sanguine : 
5° Un torse d'homme. 

Ces études ont été données par Fauteur de ce travail au Musée d*Abbeville. 



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NOTE ADDITIONNELLE 



Au cours de l'impression des tables, un de mes collègues de la Société 
d'Émulation, M. le comte de Galametz, a Tobligeance de me communiquer, et 
je l'en remercie, un document se rattachant à J. Aliamet; il l'a découvert, avec 
sa patience de chercheur et d'érudit, dans les archives de la fabrique de l'église 
de Saint-Gilles, dont il est président. 

Ce document est curieux à plusieurs points de vue : il vient d'abord confirmer 
ce que j'avais indiqué dans la biographie relativement à l'honorabilité de Jacques 
Aliamet. Puis il nous fait connaître que sa femme, née Hénocq, tout en 
s'occupant de ses cinq enfants et de son ménage, entendait bien aussi les affaires; 
elle avait profité des relations que son oncle, Robert Hecquet, et son mari avaient 
conservées à Abbeville pour rendre à ses compatriotes quelques services ; cela 
devait contribuer à amener l'aisance dans cet intérieur honnête. 

Cet extrait nous apprend en outre que les graveurs, tout en étant parfois 
marchands et éditeurs d'estampes, ne devaient pas, sans doute d'après leurs 
règlements, exercer d'autre profession et notamment celle de receveur; 
seulement^ l'interdiction ne s'étendait pas à leurs femmes, et celle d'Aliamet 
en profitait. A remarquer enfin l'appréciation des marguilliers sur le peu de 
confiance qu'on avait généralement alors dans les femmes de Paris, ce qui 
rendait plus flatteur encore celle qu'on accordait à l'épouse de notre graveur. 

Cela dit, je transcris textuellement le document tel qu'il m'est communiqué. 
Il porte la date de 1764; Jacques Aliamet avait alors trente-huit ans; il était 
marié depuis seize ans. 

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548 l'œuvre gravé de JACQ.UES ALIAMET 



Extrait du Registre aux délibérations de la Fabriciue Saint-Gilles 



Le dimanche 21 octobre 1764, le sieur Antoine Lennel propose à la suite de la mort du sieur 
Leckrcq, receveur de la rente de 750 livres sur l'hôtel de ville de Paris, un monsieur de 
cette ville, domicilié depuis longtemps à Paris ; il s'appelle Aliamet. C'est un des premiers graveurs 
de Paris qui touche les rentes de plusieurs fabriciens de cette paroisse et est connu par eux pour 
un trC's parfait homme et au-dessus de ses affaires. 

Au procàs-verbal suivant, du 28 décembre on lit : 

H 4^ Ledit receveur doit vous faire part de son erreur en vous proposant le sieur Aliamet graveur 
pour receveur de ce qui peut estre dûb à la fabrique par l'Hôtel de Ville de Paris. 

» La kttre qu'il a reçu de son épouse et qu'il vous met aujourd'hui devant les yeux luy apprend 
que son état de graveur est absolument incompatible avec celui de receveur et que d'ailleurs il ne 
connott rien en cette partye ; que c'est son épouse, qui depuis cinq ans reçoit pour M. de Richemont 
et bien d'autres particuliers de nostre ville. 

(t Si ce receveur peut vous convenir, on ajoute qu'il faut mettre dans la procuration les formes 
suivantes : lesquels ont fait et constitué pour leurs procureurs généraux et spéciaux sieur Jacques 
AliLunei, graveur du Roy, demeurant à Paris rue des Mathurins paroisse Saint-Etienne du 
Mont Cl damoiselle Marie-Madeleine Henocq son épouse, auxquels, tant conjoinctement que 

divlsémeiit et à l'un d'eux en l'absence de l'autre, ils donnent pouvoir de recevoir etc Si les 

femmes de Paris sont sujettes à engloutir les successions des main (sic) (maris sans doute) comme 
la pluspart d'entre vous, messieurs, nous l'ont parfaitement démontré dans la dernière assemblée, 
pDLivez-vous aujourd'hui vous refuser à ce choix et mieux assurer les deniers de la fabrique. 

{i Sur ce qui concerne le quatrième objet, il a été arrêté qu'il sera passé procuration aux dits sieur 
et dame Aliamet à l'effet de toucher la rente sur l'Hôtel de ville de Paris appartenant à cette 
fabrique aux mêmes rétributions que le feu sieur Leclercq, pourquoi ledit sieur Lennel demeure 
a.uioriï$e À passer ladite procuration devant notaires et à la faire légaliser. » 

Ponr copie conforme : 

A Ahheville, le 4 mars 18^ 

Comte de GALAMETZ. 



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TABLE DES MATIÈRES 



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TABLE DES MATIÈRES 



i 



LES RELIURES ARTISTIQUES ET ARMORIÉES 
DE LA BIBLIOTHÈQUE D'ABBEVILLE 



Pâgçs 

Introduction I 

Chapitre I". Notions prèuminaires 3 

Chapitre IL La Renaissance 7 

S I"^*". Commencement du xvi« siècle; règne de Louis XII. 7 

S n. Règne de François I^ 21 

S III. Règne de Henri II 34 

Chapitre IIL Fin du xvi« siècle jusqu'au commencement du xviir . , 41 

Chapitre IV. Style du xviii* siècle 51 

Chapitre V. Reuures étrangères S 7 

Chapitre VI. Ouvrages reliés pour distributions de prix 71 

I. Collège d'Amiens 72 

IL Collège d'Eu 76 

III. Collège de Presles-Beauvais, à Paris 79 

IV. Collège des Grassins, à Paris 80 

V. Collège de Lyon 81 

VI. Collège de Soissons (?) 82 

VIL Collège de la Marche et Winville 83 



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3)2 LES RELIURES ARTISTiaUES ET ARMORIÉES 

Chapitre VIL Reliures armoriées 85 

Abbevillc (Hostel de Ville d'), 87, Aquin (Louis d*), 88, Arbalestre 
(Gui III), 88, Aubespine (Claude de T), 89, Auget (Jean-Baptiste-Robert), 89, 
Bassompierre, 89, Baudran (Michel-Antoine), 90, Bertin (N...), 90, Bourbon 
(Louis- Auguste de), 91 , Bourbon (Louis-Jean-Marie de), 92, Choiseul-La-Baume 
(Claude-Antoine-Cléradius), 92, Colbert (Jean-Baptiste), 92, Colbert (Jacques- 
Nicolas), 95, Créquy (Antoine de), 93, Crozat (Louis- Antoine), 94, Digby 
(Kenelm), 94, Espagne (royaume d'), 95, Espagne (Marie-Thérèse- Antoinette- 
Raphaële, infante d*), 95, Espinay de Saint-Luc (Louis d'), 96, Estampes 
(Léonor d'), 96, Faure (François), 96, Feydeau de Brou (Henri), 97, Gondi 
(Jean-François-Paul de), 97, Guenegaud (Henri de), 98, Harlay (Achille III 
de), 98, Joncquoy (Jean IV de), 99, Hesselin (Louis-Treslon-Cauchon), 99, 
Laborie de Saint-Aubian, 100, la Grange (Adélaïde-Edouard), 100, la Tour 
(Louise -Charlotte de), ici, le Fèvre (Louis - Urbain) , loi , le Masle 
(Michel), 102, Mesgrigny(N...de), 102, Montmorency-Luxembourg (Madeleine- 
Angélique de), 105, Particelli (Michel), 104, Petau (Paul), 104, Plantavit de la 
Pause (Jean), 105, Prieuré de Sainte-Madeleine de Rouen (le), 106, Richelieu 
(Armand-Jean du Plessis), 106, Rohan (Charles de), 106, Saint -Victor 
(abbaye de), 107, Sallo (Denis de), 108, Sanson (l'abbé Charles), 108, Séguier 
(Pierre), 108, Thiard (Henri de), 109, Trudaine (Charies-Louis de), iio, 
Turpin (Lancclot) , iio, Valenciennes (ville de), m, van der Buck 
(François II), m, Vauban (Sébastien le Prestre de), 112, Vie (Méry de), 112, 
Wintimille (Charles- François de), 113. 



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IL — UŒUVRE GRAVÉ DE JACQUES A LIA MET 



CLASSEMENT DES PIÈCES 



ESTAMPES PORTANT LA SIGNATURE D'ALIAMET SEUL 



I - PAYSAGES - DIVERS 



1 — Garde avancée de H ulan s 1750 

2 — Halte espagnole — 

3 — Les Amusements de l'Hiver — 

4 — L*Espoir du Gain, etc — 

5 — La Rencontre des deux Villageoises — 

6 — Entretien de Voyage 1752 

7 — Le Four à Briques 175 5 à 1760 

8 — La Grande Ruine . . . . . 1757 

9 — Grande Chasse au Cerf après 1779 

10 — Vue de la Montagne des Tombeaux près de Telmissus. 





et" 


WOUWERMAN 


'7S 


id. 


.76 


Van de Velde 


177 


Berghem 


»7S 


id. 




id. 


189 


id. 


tSi 


id. 


iSs 


id. 


1»J 


HiLAIR 


iH 



II - VUES OU SUJETS MARITIMES 



11 — Le Lever de la Lune 1757 Van der Neer i8é 

12 — ' Vue de Boom sur le Ruppel — id. t8f 

13 — Ancien Port de Gènes ............ 1759 Berghem t88 



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J 



354 



l'œuvre GRAVè 



Pâgei 

14 — ï'^ Vue du Levant 1760 Joseph Vernet 189 

i> -^2*^ Vue du Levant — id. 190 

16 — Les ]i:iliennes laborieuses 1765 id. 192 

17 — Le Matin id. 193 

ï8 -^ Le Midi id. 194 

19 — Le Soir 1770 id. 195 

30 — La Nuit — ' id. 196 

21 — Le Ridiat de l'Esclave 1776 Berghem 197 

21 — Rivage près de Tivoli 1779 Joseph Vernet 199 

25 — Incendie nocturne id. 201 



m - SUJETS DIVERS 

24 — La Place des Halles 1753 JeauRat 203 

25 — La Place Maubert — id. 205 

26 — Départ pour le Sabbat 1755 Teniers 206 

27 — Arrivtie au Sabbat — id. 207 

28 — La Chambre de Justice, etc. . . ' 1759 Vien et Cochin 208 

29 — La Bcrgcre prévoyante 1773 Boucher 209 

30 — Batailles de la Chine (2e estampe) 1774 Codhin 211 

31 — — (15c estampe) — id. 213 



IV — PETITS PAYSAGES - VUES 



32 — 5^ Vue des Environs de Sa verne Brakdt 214 

^3 — 4* — — id. 21S 

34 — Vmd du Golfe de Tarente Berghem 216 

5^ ^ y Vue près de Dresde Wagner — 

36 - 4'-' — — id. 217 

37 — Ruine prcs d'Alessano id. 218 

38 — v^ pariie du Jardin anglais de Villette Hackert — 

39 — 2" — — — id. 219 



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DE JACQUES ALIAMET 



3SS 



PIÈCES TERMINÉES PAR ALIAMET 



40 — Vue de la Place publique de Cos . . . . . . 1778 

41 — Village près de de Dresde ' . 1779 

42 — Hameau près de Dresde — 

43 — Ve Vue des Environs de Dresde ~ 

44 - Vie « _ 

45 — Vue prise dans les Jardins de Camaldules . . . 

46 — Vue de la "Vaille de Taormina 

47 — Vue du Temple de Pestum 

48 — Vue de la Ville de Nicastro 

49 — Vue de l'Etna 

50 — Diane et Calisto 

51 — Mazaniello haranguant le peuple 

52 — Le Massacre des Innocents 

53 — Le Bap^tême de Jèsus-Christ 





p*g« 


HiLAIR. — WeISBROD 


220 


Wagner id. 


221 


id. id. 


222 


id. id. 


— 


id. id. 


ai3 


Weisbrod 


224 


Chatelet. — Allix 


22s 


Robert 


— 


Duplessis-Bebtaux 


226 


Allix 


227 


Le Titien 


— 


Duplessis-Bertaux 


228 


Lebrun 


229 


Poussin 


250 



PIÈCES DIRIGÉES PAR ALIAMET 

54 — Vue de Saint-Valery-sur-Somme . . . 1771 

55 — La Philosophie endormie 1776 

56 — r* Vue de Marseille 

57 — 2e — — 

58 — Temps orageux 

59 — Temps de brouillard 

60 — Le Tibre 

61 — Les Orientaux au bord du Tibre 

62 ' — Éducation d'un jeune Savoyard 

63-66 — Pygmalion (4 pièces) 

5y — ire Vue des Environs de Caudebec 

68 — 2« — — — 

59 — jre Vue des Environs de Saveme 

70 - - - - 



Hackert 


2ÎI 


Gb%vib 


2Ï4 


J. Verket 


2^6 


id. 


^7 


14. 


238 


a 


239 


La Croix 


240 


id. 


241 


GîtEUIt 


242 


Cb. EisiN 


243 


Hackeit 


344 


id. 


24ï 


UL 


246 


ïd. 


H7 



4S 



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3Sé 



l'œuvre gravé 



PIÈCES EN COLLABORATION 





















Pages 


71 


- 


L' Abreuvoir agréable, etc. . . . 1758 


Berghem 


Martenasi 


Aliamet 


248 


73 


— 


VuL* prise dans le port de Dieppe* . 1771 


Hackert 


Ozanne 


Aliamet 


249 






PIÈCES DÉDIÉES. 








7î 


. 


Le Temps serein J. 


Vernet Ozanne 


^Le Gouaz 


251 


74 


— 


Les Débris de Naufrage 


id. Masqueuer 




252 


75 


— 


Le Fanai exhaussé 


id. WiLL. Byrnr 




25Î 






PIÈCES ÉDITÉES 








76 


-^ 


L'HumililiS récompensée . . . . 1755 


Breenberg 


Chedel 




254 


77 


— 


Le Procureur antique . . 






1771 


Eisen 


Macret 




256 


78 


— 


Le Paysan solliciteur . . 






I77X 


id. 


id. 




257 


79 


— 


i^ Vue du T:éport. . . 








Hackert 


DUFOUR 




— 


8û 


— 


2t — — . . . . 








id. 


id. 




2$8 


El 


— 


lf= Vut; du Pont de l'Arche 








Hackert 


P.-Ch.-Nic. Dufour 


2$9 


S2 


— 


_ _ 








id. 


DUFOUR 




— 


85 


— 


Le maréchal de campagne 








Berghem 


Levau 




260 


«4 


— 


La Lune cacÎK^e 








Vanderneer 


Zingg 




261 


ss 


— 


Explosion du magasin à poudre 














d'Abbcvjîk - - 




Choquet 


Magret 








mA J.ft'Vi/^^-Pdl»^-' • • • • • ~ 









PIÈCES RESTÉES INCONNUES A L'AUTEUR 
MAIS MENTIONNÉES DANS DES OUVRAGES OU DANS DES CATALOGUES 



86 — La Pèche J. Vernét 

87 — L'Hiver Van der Neer 

88 — Le Clair de Lune id. 

g^ -* Le RttQMx au Village Berghem 



264 
265 

266 



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DE JACQUES ALIAMET 557 



Pages 

90 — Les Voyageurs ambulants Berghem 266 

91 — Les Voyageurs id. — 

92 — La Bonne Femme Van Ostade — 

93 — Vue de TElbe Wagner et Hackert 267 

94, — Vue de la Montagne de Lilliensten en Saxe . id. id. — 

95-96 — Paysages Zingg — 

97 — Paysage Huet 268 

98 -— Jésus-Christ chez Marthe et Marie .... Coypel — 
99-104 — 6 Vues de Suède Hackert — 

105 — Cahier de Têtes d'Animaux La Belle — 

106 — La Naissance de Vénus Jbaurat — 

107 — L'Éplucheuse de Salade id. — 

108 — L*Amour Petit Maître id. 7- 

109 — L'Amour Coquette id. — 

110-113 — Les Quatre Caractères de Femme . . . . id. — 

114-117 — Les Quatre Éléments id. 269 

118 — Fin d'Orage B. Peters — 

119 — Le Naufrage Paul PottEr — 

120 — La Reine de Saba De Troy — 

121 — L'Heureux Passage J. Vernet — 

122 -— La Jeune Napolitaine à la pêche id. — 

123 — Le Retour de la pêche id. — 

124 — Mutins Scœvola Schmuzer d'après Rubens — 

chez AlUroet 

125 — Ulysse enlevant Astyanax Schmuzer d'ap. Le Calabrais 270 

chez Aliamet 

126 — Vénus endormie d'après Lemoine — 



VIGNETTES 
OUVRAGES OU SE TROL^VENT DES VIGNETTES SIGNÉES, VUES ET DÉCRITES 

classés par ordre CHRONOLOGIQjOE 

127 — Favart. — Théâtre. Paris, Duchesne .... 1745 i pièce 274 

128 — Egly (Ch.-Ph. Monthenauh d') — Essais sur 

les Passions. La Haye 1748 i — 275 



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3s 8 l'œuvre grave 





P.ge. 


1 pièce 


276 


3 — 


277 


2 — 


279 


I — 


280 


I — 


281 


21 — 


282 à 285 


12 — 


285 à 290 


1 — 


290 


3 — 


291 à 293 



129 — Erasme. — Éloge de la Folie. Paris .... 1751 

130-Î32 — Voltaire. -- Œuvres. Paris — 

1 3 3- ï J4 — Hccquet (Robert) ; deux catalogues 1751-1752 

13s ~ OraisoQ funèbre d'Henriette de France. ... — 

136 — Oraison funèbre du roi et de la reine d'Espagne. ? 

ï 17^157 — Exercices de l'infanterie française 1752 

lï&'iôç — Dtf Puffendorf. — Introduction à l'histoire 

moderne. Paris, Mérigot 1733 

170 — De Coulange. — Poésies variées. Paris, Cailleau. — 

171-373 — Lucrèce; traduction Marchetti. Amsterdam . . 1754 
174 — Boulanger de Rivery. — Fables et contes. Paris, 

Duchesne — i — — 

'75-^77 — 1-^ Fontaine. — Fables. Paris, Dessaint, Saillart 

et Durand 1755 5 — . — 

178 — Le P. Langier. — Essai sur l'architecture. Paris, 

Duchesne — i — 295 

179 — Deschamps de Sainte-Suzanne. — Almanach 

poétique, etc 1756 

tBo-198 — Boccace. — Il Decameron. Londres, Paris • . . 1757 

199-202 — Plaute. Comédies. Paris, Barbou 1739 

205 — Racine. — Œuvres complètes. Paris .... 1760 

204-207— La Fontaine. — Contes. Amsterdam, Paris, Bardou. 1762- 

208 — J.-J. Rousseau. — Julie ou la Nouvelle Héloise. 

Amsterdam 1761 

209 — Marmontel, — Contes moraux. Amsterdam, Rey. — 

210— Médaillon de Louis XV 1764 

211 — Marquis de Pezay. — Le Pot-pourri. Genève et 

Paris, Jorry — 

212-222 ^ Dorât, -r Lettres en vers, etc. Paris, Séb. Jorry. 1764-1776 
22^-228 — Gravelot et Cochin. — Almanach iconologique. 

Paris, Lattre 1 765-1781 

229 — Brute de Loirelle. — I^s ennemis réconciliés. La 

Haye 1766 

230-23 1 — Blin de Sainmore. — Héroïdes, lettres. Paris, Jorry 1763-1767 

233 — DcLaujon. — Romances historiques, etc. . . 1767 
334^255 — Hcnault. — Nouvel abrégé chronologique de 

Thistoire de France. Paris, Prault .... 1768 2 — * 523 



I 


— 


296 


19 


— 


296 à 304 


4 


— 


305 


I 


— 


306 


4 


— 


307 à 310 


I 


— 


310 


I 
I 


* 


311 


I 


_ 


312 


II 


— 


3i2à3i8 


6 


— 


3i8à32i 


I 


— 


322 


3 


— 


322 à 324 


1 


— 


324 



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DE JACQTOES ALUMET 359 

Pages 

236 — Marquis de Pezay. — La nouvelle Zélis au bain. 

Genève 1768 i pièce . p6 

237 — Tacite. — Traduction de l*abbé de la Bleterie . 1768 x — - 327 
238-242 — Dorât. — Les Baisers. La Haye et Paris, Lambert 

et Delalain 1770 5 — 328 à 330 

243-244 — Léonard. — Poésies pastorales. Genève et Paris, 

Lejay 1771 2 — 331 

245 — Dionis Duséjour. — Origine des Grâces. Paris . 1777 i — 332 
246-247 — BiUardon de Sauvigny. — Les après-soupers de la 

Société. Paris 1782-1783 2 — , — 

248 — La Fontaine. — Contes et nouvelles. Paris, Didot 1795 1 — 333 

VIGNETTES SIGNÉES D^ALIAMET 

TROUVÉES DANS DES RECUEILS OU DANS DES COLLECTIONS, ET DÉCRITES, MAIS SANS TITRE, ET 
DEVANT S'APPLiaUER A DES OUVRAGES RESTÉS INCONNUS A l'AUTEUR 

249-256 — Fleurons, Vignettes, Frontispices 53^ ^ 5)3 

VIGNETTES RESTÉES INCONNUES A L'AUTEUR 

MAIS MENTIONNÉES DANS DES OUVRAGES OU DANS DES CATALOGUES 

277-262 — Ex-libris, divers 339 à 340 

DESSINS 
263-269 543 à 345 



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i 



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II 



RELEVÉ CHRONOLOGIQUE DES ESTAMPES 



PORTANT UNE DATE ET SIGNEES D'ALIAMET SEUL 



1750 Garde avancée de Hulans. 

— Halte espagnole. 

— Les Amusements de THiver, 

— L*espoir du Gain. 

— La Rencontre des deux Villageoises. 

1752 Entretien de Voyage. 

1753 La Place des Halles. 

— La Place Maubert. 

1755 Départ pour le Sabbat. 

— Arrivée au Sabbat. 

? Le Four à Briques. 

1757 Le Lever de la Lune. 

? Vue de Boom sur le Ruppd, 

? La Grande Ruine. 

1759 La Chambre de Justice. 

— Ancien Port de Gênes. 

1760 • . . . . i« Vue du Levant. 

— 2C -— — 

1765 Les Italiennes laborieuses- 

vers 1770 Le Matin. 

— Le Midi. 

— Le Soir. 

• — La Nuit. 



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3^2 l'œuvre GRAVt DE JACQUES ALIAMET 

177J La Bergère prévoyante. 

1774 Bataille de la Chine 2® estampe. 

. , . , — — I S« estampe. 

1776 ^ ....... . Le Rachat de l'Esclave. 

1779 Grande Chasse au Cerf. 

Rivage près de Tivoli. 



DATES RESTÉES INCONNUES 

Incendie nocturne. 

Vue de la Montagne des Tombeaux. 

î* Vue des Environs de Saveme. 

4= — — — 

Vue près du golfe de Tarente. 
^ï Vue près de Dresde. 

4^ — — ! 

1» partie du jardin anglais de Villette. ' 

Ruine près d'Alessano. 



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III 



OUVRAGES CONSULTÉS 



Almanach historique et raisonné des' Architectes, Peintres, Sculpteurs, Graveurs 

et Ciseleurs. — Paris, chez la V^'^ Duchesne, 1776. 
Bachaumont. — Mémoires secrets pour servir à l'histoire de la république des 

lettres. — 6 vol. in-12, 1777. 
Bartsch. — Le Peintre-Graveur; par Weigel. — Leipzig, 1843. 
Basan. — Dictionnaire des Graveurs. — Paris, 1776. 
Basan. — Catalogue de la vente de J. Aliamet. — i^' décembre 1788. 
BèRALDi (Henri). — Les Graveurs du xix^ siècle. — Paris, Conquet, 1892^ 

12 vol. in-8°. 
Blanc (Ch.) — Trésor de la Curiosité. — 1857-1858. 
Biographie des Hommes célèbres, des Savants, des Artistes et des Littérateurs 

du département de la Somme. — Amiens, 1835, 2 vol. in-8''. 
BoNNARDOT. — Histoire de la Gravure en France. — Paris^ 1849. 
BouRCARD (Gustave). — Les Estampes du xviii'^ siècle ; Guide manuel de 

TAmateur. — Paris, Dentu, 1885. 
Brulliot. — Dictionnaire des Monogrammes. ~ Munich, 183 2-1834. 
Challamel (A.) — Les Légendes de la place Maubert. — Paris, Lcmerre, 

1877, in-i6. 
Campardon. — Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du 

xviir siècle. — Paris, Pion, 1867. 
Chennevières (de) et Montaiglon (de). — Archives de l'Art Français; 

46 



1 



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364 l\]:uvre gravé 



Kccucil de Documents inédits relatifs à THistoire des Arts en France. 

— Abecedario de Mariette. — Paris, Dumoulin, 1851-1862, 12 vol. 
CHfcT«fShViHRLS (dk). — Portraits inédits d'artistes français. — 1856. 

Cubes» — Guide de l'Amateur de livres à vignettes du xvur siècle. — 

2^ édition, 1876. 
ClÈmhnt DI-: Ris. — Les Musées de Province. 
COLLKNOT. — Manuscrits. — Abbeville. 
DuvÉRixt. — Histoire du comté de Ponthieu. — Londres (Abbeville), 1765-67, 

2 vol. 
DttAiBEL (Henri), — (Bkraldi). — Les Graveurs de vignettes et de portraits de 

petit format, ou Illustrations du xviir siècle. — 1877. 
Du.MtsxiL (Rohbrt). — Le peintre-graveur français. — Paris, 183 5-1 868. 

Continué par Prosper de Baudicourt. 
DupLESsis (Georges). — Histoire de la Gravure en France. — Paris, Rapilly, 1861. 

Couronné par l'Institut. 
DussrEUX, — Les Artistes français à l'étranger. — 1856. 
Gazette des Beaux- Arts. — 1860. 

Concourt (de). — Portraits intimes. — 1857-1858, in-8^. 
Concourt (de), — L'Art au wur* siècle. — Paris, Rapilly, 1860-1867. 
Grattier (de). — Notice sur J. Aliamet. — Mémoires de la Société des 

Antiquaires de Picardie. — Année 1859. 
Hecquït (Robert). — Catalogue de l'œuvre de de Poilly et des estampes 

gravées pnr VVouwerraan. — ^75 2. 
HeKiXKHN. — Dictionnaire des artistes dont nous avons des estampes, etc. 

— Leipzig, 1778-1790, 4 vol. in-4°. 

HERLUiSoK. — Recueil des actes concernant les Artistes Peintres, Graveurs, 
Arclkitectes et Sculpteurs, extraits des registres de l'état civil de Paris, etc., 
avec notes, — Orléans, 1871. 

HozjKR (n'). — Armoriai général. 

HuhKRT et RosT. — Notice générale des Graveurs. — Dresde et Leipzig, 1787. 

IuKacu (Le P.) — Histoire ecclésiastique d'Abbeville. — Paris, 1657. 

Jax. — Dictionnaire critique de géographie et d'histoire, etc., d'après des 
documents inédits. — 2*^ édition. Paris, Pion, 1872. i vol. in-4°. 



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DE JACaUHS ALIAMET 365 



JouBERT, père. — Manuel de rAmateur d'estampes. — i82r. 

Lagrange (Léon). — Les Vernet ; Joseph Vernet et la Peinture au xviir siècle. 

— Paris, 1874. 

Lagrange (Léon). — Joseph Vernet, sa Vie, sa Famille et son Siècle. — 

Paris, 1859. 
Lebas. — Histoire de la Gravure par ses produits. — Orléans, 1872. 
Le Blanc. — Manuel.de TAmateur d'Estampes. — Paris, 1850-1857. 
Lempereur. — Dictionnaire des Graveurs. — 1795. 
LouANDRE. — Biographie d'Abbeville. — Abbeville, Devérité, 1829. 
Manuscrit à la Bibliothèque nationale ; estampes. 
MAcauERON (Henri). — Iconographie du département de la Somme. — 

Abbeville, Paillart, 1886. . 
Mercier. — Tableau de Paris. 
Mercure de France de 1750 à 1779. 

MiCHAUD. — Biographie universelle. — Paris, 1811-1828, 52 vol. in-8^. 
Paignon-Dijonval (Cabinet de). — Paris, de l'imprimerie de M™* Huzard. — 

1810, I vol. in-4°. 
Perrault-Dabot. — L'Art en Bourgogne. — Paris, 1894. 
Perrot. — Manuel de la Gravure. 
PiOT (Eugène). — État civil de quelques artistes français; naissances, mariages, 

décès. — Paris, 1873. 
PoRTALis et BÈRALDi. — Les Graveurs du xvnr siècle. — Paris, Morg;ind ci 

Fatout, 1882, 6 vol. in-8^. 
Prarond (Ernest). — La Topographie historique et archéologique d'Abbeville, 

— 3 vol. gr. in-8°, 1871, 1878, 1884. 

Prarond (Ernest). — Les Gardes scels, Auditeurs et Notaires d'Abbeville. — 

Amiens, 1867. 
Renouvier (Jules). — Histoire de l'Art pendant la Révolution. — 1863. 
Société d'Émulation. — Bulletin an vu. 
Zani. — Encyclopedia. 



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V 



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VI 



TABLE ALPHABÉTIQUE 

DES PIÈCES COMPRISES DANS CE CATALOGUE 



DIVISION GÉNÉRALE 

No. 

du Catalogne 

Estampes 

1-39 — Estampes portant la signature d'Aliamet seul . . 
40-53 — Pièces terminées par Aliamet 
54-70 — Pièces dirigées par Aliamet 
71-72 — Pièces en collaboration . . 
73-75 — Pièces dédiées par Aliamet. 
76-8; — Pièces éditées par Aliamet . 
86-126 — Pièces restées inconnues à l'auteur mais mentionnées 
dans des ouvrages ou dans des catalogues .... 

Vignettes 

127-248 — Signées d'Aliamet, vues et, décrites 

249-256 — Signées d'Aliamet, trouvées dans des recueils ou dans 
des collections, et décrites, mais sans titre, et devant 
s'appliquer à dts ouvrages restés inconnus à l'auteur . 

257-262 — Restées inconnues à l'auteur, mais mentionnées dans des 
ouvrages ou dans des catalogues 



Abréviations 


Psgcs 


est. 




est. Al. scuL 


175^^19 


p. tcrm. 


Î20à2î0 


p. dir. 


2]ï à 347 


p. en colbb. 


248a2îi:> 


p. déd. 


25râ25î 


p. éd. 


257:1262 



p. ment. 

vign. 
s. V. d. 



s. t. 



ment. 



263-269 — Dessins dess. 



Estampe . . 
Pièce . . . 
Gitalogue . . 
Tome . . . 
Estampe -figure 
Frontispice . . 
Fleuron . . . 
Cul-de-lampe . 



est. 

P- 

cat. 

t. 

est. fig. 

front. 

fleur. 

cul de 1. 



364 â 270 



274iinS 



y^6à Î3S 



339aî40 



345 ^^ 345 



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368 l'œuvre gravé 



A 

71 — Abreuvoir (1*) agréable et champêtre, est. Al. seul 248 

37 — A kssano (ruine près d'). est. Al. seul 218 

22 V238 — Aîmanach iconologique. La Discrétion, TEspérance, la Fidélité, l'Humanité, 

la Magnificence, la Méditation, vign. s. v. d 3183321 

Î09 -- Amour (1') coquette, p. ment 268 

ToB — Autour (1') petit-maître, p. ment — 

5 — Amusements (les) rfe Vhiver. est. Al. seul 177 

1^ — A mkn port de Gènes, est. Al. seul 188 

fos — Animaux (cahier de têtes d'). p. ment 268 

* 135 — Anne-Henriette de France (madame). Oraison funèbre, fleur, s. v. d. . 280 

27 ^- Arrivée au Sabbat, est. AI. seul 207 



B 



55 ^ Boptétne (lé) de Jésus-Christ., p. ment 230 

30-31 — fî^ï^ir7/^5 rf/î /a CW«^. est. vigti. Al. seul 2113213 

29 — Bergère (la) prévoyante, est. Al. seul 209 

Billardon de Sauvigny. — Les Après-Soupers de la Société : 

246 — T, II. La Sage Épreuve, fleur, s. v. d 332 

247 — T. IIL La marchande de Modes, fleur, s. v. d 333 

BUn de Sainmore. — Héroïdes. 

230 ^ Ltttre de Biblis à Canus. vign. s. v. d 322 

231 — Lettre de Gabrielle d'Estrées à Henri IV. cul de 1. s. v. d 325 

232 — Lettre de Saphç à Paon. vign. s. v. d • 324 

237 — Bkttrie (la). — Traduction de Tacite, i" vol. liv. v^. fleur, s. v. d. 327 

Eûccnce. — Le Decameron : 

î8o — T. l*r. front, s. v. d 296 

181 — — Novella ottava. vign. s. v. d 297 

iBa — — Giomata seconda. — 298 

j8î — T, H. Giornata quarta. cul de 1. s. v. d — 

184 — — Novella sesta. vign. s. v. d 299 

\%% — — Novella septima. — — 



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DE JACQUES ALUMET 



369 



186 — — Giornata quarta. cul de 1. s. v. d 

187 — T. III. Titre, s. v. d 

188 — — Giornata quint, vign. s. v. d 

189 — — Novella prima. — 

190 — — Novella seconda. — 

191 — — Novella terza. — 

192 — — — — 

193 — T. IV. Front, s. v. d 

194 — — Giornata settima. vign. s. v. d 
19s — — Novella nona. — 
1^6 — — Novella quinta. — 

197 — T. V. Front, s. v. d 

198 — — Vign. — 

92 — Bonne femme (la), p. ment. . . . 

12 — Bootn sur le Ruppel (vue de), est. Al. seul 

174 — Boulanger de Rivery. — Fables et contes, vign. fleur 
59 — Brouillard (temps de), p. dir. . . 
229 — Brute de Loirelle. — Les Ennemis réconciliés, est. fig. s. v. d 



Pages 

299 
300 



301 
302 



303 
304 



266 
187 
295 

239 
322 



45 
110-113 

133 

134 

67-68 

28 

9 

30-31 

88 

199-202 

209 

170 

40 



Camaldules (vue prise dans Us jardins des), p. term. . . 

Caractères de femme (les quatre), p. ment 

Catalogue des estampes d'après Rubbens, par Robert Hecquet. fleur, s. v 
Catalogue de l'œuvre de Fr. de Poilly, par Robert Hecquet. fleur, s. v. 
Caudebec en Xormandie (i»"* et 2* vue des environs de), p. dir 



Chambre (la) de justiu fait rendre gorge aux Maltôtiers. est. Al 
Clmsse au cerf (h grande), est. Al. seul. . 
Chine (batailles de la), est. vign. Al. seul. 

Clair de lune (le), p. ment 

Comédies de Plaute. vign. s. v. d. . . . 
Contes moraux, par Marmontel. fleur, s. v. d 
Coulange (de). — Poésies variées, front, s. v 
Cos (vue de la place publique de), p. term. 



seul 



224 
268 
279 
280 

244 à 245 
208 
183 

211 à 213 
265 

305 à 306 

311 
290 
220 



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37° l'œuvre gravé 



D 

Pages 

74 — Dihrh (les) du. naufrage, p. déd • 252 

26 — Dipati pi'tit h SuMat. est. Al. seul 206 

lyt^ — Dfsiktmpi iU Sainte - Suianne. — Alnianacli poétique, page 160 

vign. tkur. s. v. d 296 

Dfisitts : 

26^ ^ Gîoupe de saltîmbjnciues 343 

264 — Portrait de jtune fille 344 

265-269 — Cinq études de nu — 

)0 — Diiiiw ff Cijihiti. Cit. terni 227 

72 — DUj'pt (viteprisi' tkws le port ik). p. en collab 249 

Dionii Dnwjimr. — Origines des Grâces : 

345 — Chant V. vif^n. fig, s. v. d 332 

Diwat. — Les B;iT*;ers : 

238 " Titre, rieur, s. v. d 328 

139 — P. 6>, cul de 1. s. %'. d 329 

240 — 5" baiser, vi^n. fleur, s. v. d — 

141 — 17^= baiser, — — 530 

242 — iS*^ baiser, cul de 1. s. v. d — 

Dù^aL — Lettres en vers, etc. : 

212 — Lettre J'Octavie, sœur d'Auguste, à Antoine, vign. fleur, s. v. d. . . 313 

213 — — — — cul de 1. s. V. d. ... — 

214 — Herti et LèJiidrL'. ^ul de 1. s. v. d 314 

21 î — Lettre d'Akihiade à Glycère. est. fig. s. v. d — 

316 — — — — cul de 1. s. V. d 315 

217 — Lettre du comte Ul' Comminges à sa mère. vign. fleur, s. v. d. . . — 

2ïS — — — — cul de 1. s. V. d. . . . — 

J19 — Réponse de V'akour à Zélia. vign. fleur, s. v. d 316 

220 — — — cul de I. s. v. d 317 

221 — Lettre de lord Velfurt à milord Dirton. vign. fleur, s. v. d — 

222 — — — — — cul de 1. s. V. d 318 

42 — D/(^Ji/i'{lwtr*euu près de), p. term 222 

35-30 — — ^lll* et fV^ vue près de), est. Al. seul 2i6à2i7 

43-44 — -^ iV* et Vl= vye des environs de), p. term 222 à 223. 



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DE JACQUES ALIAMET 



37^ 



62 — Éducation {V) d'un jeune Savoyard, p. dir 

128 — Egîy (Ch.'Ph. Monthenault d'). — Essai 
93 — Elbe (vue de V), p. ment. . . . 

1 14-117 — Éléments (les quatre), p. ment. . 
6 — Entretien de voyage, est. Al. seul . 
67-67 — Environs de Caudebec en Normandie f/« et 11^ vues des). 
43-44 — — de Dresde (V^ et F/« vues des), p. term 
69-70 -^ — de Saveme f/« et 11^ vues des), p. dir 
32-33 — — — (7//« et /Fe vues des), est. Al. seul 

107 — Éplucheuse de salade (1'). p. ment. ... 

129 — Érasme. — Éloge de la folie, cul de 1. s. v. d 
21 — Esclave (Rachat de V). est. Al. seul . 
49 — Etna (vue de T). p. term. . . . 

4 — Espoir (1') du gain, etc. est. Al. seul 
85 — Explosion du nmgasin à poudre d'Ahheville. p. éd 
137-157 — Exercices de V infanterie française. 21 vig. s. v. d 



sur les Passions, front, s. v. d 



dir. 



Pages 
242 
274 
267 

180 

244 à 245 

222 à 223 

246 à 247 

2i4â2i5 

268 

276 

197 

227 

179 

261 

282 à 285 



75 — Fanal (le) exhaussé, p. déd 

127 — Favart (Théâtre de M.), front, s. v. d. 

118 — Fin d*orage. p. ment 

7 — Four (le) à briques, est. Al. seul . . . 



253 
274 
269 
181 



1 ^ Garde avança de Hulans. est. Al. seul 

1 j — Gênes (ancien port de), est. Al. seul . 

^ — Grande (la) chasse au cerf. est. Al. seul 

8 — Grande (la) ruine, est. Al. seul . . 



47 



î7$ 
188 

185 
182 



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372 l'œuvre gravé 



H 

Pages 

34 ^ Halks {la place des), est. Al. seul 205 

2 — IMîe espagnole, est. Al. seul 176 

42 — Hameau de Dresde, p. term 222 

1 31 — Htaimf (Robert). Catalogue des estampes d'après Rubens. Fleur, s. v. d. 279 

134 — — — Catalogue de l'œuvre de F. de Poilly. Fleur, s. v. d. 280 
Hi'nauU. — Nouvel abrégé chronologique de THistoire de France : 

2^ — * Robert, roy de France, est. vign. s. v. d • 325 

235 -^ Philippe 1er, roi de France, est. vign. s. v. d 326 

121 — Htutïux (X) passage, p. ment 269 

118-169 ^ Histoire moderne générale (introduction à V), par le baron de Puffendorf. 

I2p*s. V. d 285 à 290 

87 — Hiwr (F), p. ment 2(3$ 

76 — HumUiié (r) récompensée, p. éd 254 



é ij — /«f/m^« ?wc/ttrM^. est. Al. seul 201 

137-157 ^ /fl/flB/mf/ra«ffl/5^ (exercices de r). 21 vign. s. V. d 282 à 285 

16 — îliûknms (les) laborieuses, est. A. seul 192 



^8-39 — Jardin anglais de Villette. (i" et 2* parties du), est. Al. seul . . . . 218 à 219 

98 — JiSKi-Christ che:^ Marthe et Marie, p. ment 268 

62 — Jtum' Savoyard (l'éducation d'un), p. dir 242 

2d& — }uUt mt la nouvelle Héloîse (J,-J. Rousseau) 1 761, t. II. La force paternelle. 

fil. figs s. V. d 510 



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DE JACQUES ALIAMET 373 



Pages 

La Fontaine. — Contes, éd. 176$ : 

204 — La fiancée du roi de Garbe, p. 92. est. fig. s. v. d 307 

205 — — — p. 102 — 308 

206 — Les deux amis. est. fîg. s. v. d 309 

207 — L'hermite. est. fig. v. d — 

La Fontaine, — Contes et nouvelles, éd. 1795 : 

248 — A femme avare, galant escroc, vign. fig. s. v. d 353 

La Fontaine, — Fables, éd. 1755 : 

175 — T. 11. La grenouille et le rat. est. vign. s, v. d 293 

176 — — Tribut envoyé à Alexandre. — 294 

177 — T. IV. L'amour et la folie, est. fig 295 

178 — Langier (\q P.). Essai sur Tarchitecture. front, s. v. d — 

233 — Laujon (de). Recueil de romances historiques, etc. l«f vol. fleur, s. v. d. 324 

Léonard, — Poésies pastorales 1771 : 

243 — Le printemps, fleur, s. v. d 331 

244 — A ma muse, cul de 1 — 

14-15 — InwM/ (Ire et Il« vues du), est. Al. seul 189 a 190 

II — Lever de la lune (}€), QSU k\, ^m\ 186 

94 — Lilliensten en Saxe (vue de la montagne de), p. ment 267 

210 — Louis XIV, Médaillon, ving. s. v. d 211 

Lucrèce, — De la nature des choses : 

171 — T. 1er. liv. 1er. est. fig. s. V. d 291 

172 — — . liv. m. cul de l. s. V. d 292 

173 — T. Il, liv. V. — — — 

84 — Lune (la) cachée, p. éd ' 261 



M 



83 — Maréchal (le) de Campagne, p. éd 260 

Marmonlel. — Contes moraux, 1761 : 
209 — Fleur, s. v. d 211 



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374 



l'œuvre gravé 



56-57 — Mars«7/e (I«, Ile vues de), p. dir iiôil^j 

52 — Massacre (le) des Innocents, p. term 229 

17 — Matin (le), est. Al. seul 193 

25 — Mauhcrt (la place), est. Al. seul 205 

$1 ^^ Maianiello haranguant le peuple, p. tcrm 228 

lii — Midi (le), est. Al. seul 194 

to — Montagne des tombeaux près de Telmissus (vue de la), est. Al. seul. . . 184 

124 — MutiusSccevola. p. mtnx , 269 



N 



ic£ — Naissance de Vénus, p. raent. . . . 
Ï23 — Napolitaine (la jeune) à la pèche, p. ment 

Nature (de la) des choses. — Lucrèce : 
] 7 r — T. !«" liv. 1er. est. fig. s. v. d. . . 
i/i — — liv. II. cul de 1. s. V. d. . . 
I7Î — T. II liv. V. — — . . . 
119 — Naufrage (le), p. ment 

74 — Naufrage (les débris du), p. éd. . . 

48 — Nicastro (vue de la ville de), p. term. 

20 — Nuit (la), (par erreur 18). est. Al. seul 

20 — Nouvelle Zèlis au bain (la) par le marquis de Pezay, 2^ chant, vign. s. v. d 

208 — Nouvelle Héloîse (Julie ou la). J.-J. Rousseau, t. II, la Force paternelle, 

est. fig. s. V. d 



268 
269 

291 
292 

269 
252 
226 
196 
326 

310 



o 



jjS — Oraison funèbre de Madame Anne-Henriette de France, fleur, s. v. d. 280 

1^6 — Oraison funèbre du roi et de la reine d'Espagne, cul de 1. s. v. d. . . 281 

n8 — Orage (fin d'). p. ment 269 

58 — Orageux (temps), p. dir 238 



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DE JACQUES AtlAMET 375 



Pages 

12 — Passage (l'heureux), p. ment. . * 269 

97 — Paysage, par Huet. p. ment 267 

95*96 — Paysages, par Zingg. 2 p. ment — 

78 — Paysan {\q) soUicUeur. p, éd 257 

86 — Pêche (la), p. ment 264 

123 — — (retour de la), p. ment 269 

47 — Pestum [vue du ietnple de), ^,iQxm * . 22$ 

236 — Pe^ay (marquis de), — La nouvelle Zélis au bain, 2« chant, vign. s. v. d. 326 

211 — Pe^ay (marquis de). — Le Pot pourri, no 34. cul de 1. s. v. d. . . . 312 
235 — Philippe 1er, roi de France (nouvel abrégé chronologique de l'histoire de 

France, de Hénaull), est. vign. s. v. d 325 

5$ — Philosophie Q2) endormie, p,dXx 234 

24 — Place (la) des Halles, est. Al. seul ^ 203 

25 — Plau (la) Maubert. est. Al. seul 205 

40 — Place publique de Cos (vue delà). p,tQrm 220 

Piaule. — Comédies : 

199 — T. 1er. front, s. V. d 305 

200 — — acte icr Amphitryoûus. vign. s. v. d — 

201 — — — Bachides. — .'..•. 306 

202 — — — Pœnulus. — — 

Si'S2 "' Pont de VArcIje (ire etlb vues du), p. èd 259 

211 — Pot pourri (le), du marquis de Pezay, n» 34, cul de 1. s. v. d. . . . 312 

80 — Procureur {\q) antique, p, éd 256 

Puffetulorf {Bzron de) — Introduction à Thistoire moderne générale, etc. : 

x$8 — T. 1er. front, s. V. d 285 

i$9 — Discours préliminaire, cul de 1. s. v. d 286 

160 — Histoire du Portugal. — — 

161 — République de Venise, vign. s. v. d 287 

162 — Duché de Modène. cul de 1 . — 

163 — T. m. fleur, s. V. d — 

164 — Fin de l'Islande, cul de 1 288 

165 — T. V. fleur, s. v. d — 

165 — Li Germanie, cul de 1. s. v. d 289 



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376 



L ŒUVRE GRAVE 



167 — Histoire des Juifs, fleur, s. v. d. . 
167 — Histoire des Mèdes. cul de 1. s. v. d. 
169 — Histoire des Perses. — 
63-66 — Pygmalion. p. dir 



Pages 
289 

290 



R 



21 — I^txhat (le) de l'esclave, est. Al. seul . . . . . . 

203 — Kacine (Jean). Œuvres complètes, 1780. T. I^r. — Andromaque. vign 

fig. s. V. d 

120 — Reine (la) de Saha. p. ment 

S — Rencontre (la) des deux Villageoises, est. Al. seul . . 

89 — Retour au Village, p. ment 

12} — Retour {\€)delaPêthe.ip. mtvil 

Z2 — Rivage près de Tivoli, est. Al. seul 

2 34 — Robert, roy de France (Hcnault, nouvel abrégé chronologique de Thistoire 

de France), est. vign. s. v. d 

136 — Roi et reine d'Espagne (oraison funèbre), cul de 1. s. v. d 
2qS — Rousseau (J.-J.) — Julie ou la- nouvelle Héloïse. T. II. 

paternelle, est. fig. s. v. d 

8 — Ruine (la gratule). est. Al. seul 

37 — — près d'Alessano. est. Al. seul 



— La Force 



197. 

306 
269 
179 
266 
269 
199 

325 
281 

310 
182 
218 



120 — Sûba (la reine de), p. ment. . . . 

27 — Stjbhat (arrivée au), est. Al. seul . . 

26 — — (départ pour le), est. Al. seul 

54 — Saint-Valery-sur-Soimne (vue de), p. dir 

69-76 — Savernc (I^^ et II* vues des environs de) 

32-33 — — (Ille et IV'^ - - ) 






... 269 




... 207 




... 206 




... 231 


. p. dir 


. . . . 246 à 247 


. est. Al. seul. . . 


. . . 2l4à2i5 



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DE JACQ.UES ALIAMET 



377 



19 — Soir (le), est. Al. seul . . 

73 — Serein (le temps), p. déd. 

99-104 — Suède (vues de), p. ment. 



Pages 
2$l 

268 



237 

34 
46 
10 

59 
58 

73 

127 

60 

79-80 



Tacite. — Traduction de la Blcterie, 1768. I"" vol. liv. I«. fleur, s. v. d 

Tarente (vue près du golfe de), est. Al. seul 

Taomiina (vue de la ville de), p. ter m. . 

Teîmissus (vue de la montagne des tombeaux près de), est. Al. seul 

Te7Hps de brouillard, p. dir. . 

Temps orageux, p. d. . . . 



Temps (le) serein, p. déd. . . 
Tljédtre de M. Favart. front, s. v 

Tibre (le), p. dir 

Tréporl (Ire et Ile vues du), p. èd 



327 
216 
22Ï 
184 
239 
23S 
251 
274 
24a 

2ï7à2sH 



u 



125 — Ulysse enlevant Astyanax. p. ment. 



2.JQ 



126 — Vénus endormie, p. ment 

106 — Vénus (naissance de), p. ment 

89 — Village (retour au), p. ment 

41 — Village près de Dresde, p. ment 

5 — Villageoises (rencontre des deux), est. Al. seul . 

38-39 — Villette (/« et 2^ parties du jardin anglais de), est. Al 



seul 



268 
266 

221 
Î79 

2t8à2T9 



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378 



l'œuvre gravé de JACQUES ALïAMET 



Voltaire. — Œuvres : 

1 30 — Henriade (chant VI). est. fig. s. v. d. 

131 — — (chant IX). — 

132 — Le Fanatisme, front, s. v. d. . . . 

91 — Voyageurs (les), p. ment 

90 — Voyageurs amhulants (les), p. ment. . 

12 — Vue de Boom sur le RuppeL est. Al. seul. 

93 — — de VElhe. p. ment 

67-68 — — (Ire et Ile) des environs de Caudebec en Normandie 

^^ — — de VEtna, p. term 

45-44 — — (Vc et Vie) des environs de Dresde, p. term 
69-70 — — (Ire et Ile) des environs de Saverne. p. dîr. . 
P"33 — — (IW et IV») — — est. Al. seul 

14 — — (Ire et Ile) du Levant, est. Al. seul. 
j6-57 — — (Ire et Ile) de Marseille, p. dir. . 

94 — — de la montagne de Lilliensten en Saxe. p. ment 
10 — — de la montagne des tombeaux de Telmissus. est. Al. seul 
40 — — de la place. publique de Cos. p. term. . . 

S 1-82 — — (Ire et Ile) du Pont de VArch. p. éd. . . 
99-104 — — de Suède, p. ment 

j 5_ jê — — (IIIc et IVe) pris de Dresde, est. Al. seul . , 
34 — — près du golfe de Tarente. est. Al. seul . . , 
72 — — prise dans le port de Dieppe, p, en col lab. 

4 5 — — prise dans les jardins des Camaldules. p. term 
54 — — de Saint- Valéry 'Sur-Somme. p. dir. . . , 

47 — — du temple de Pestum. p. term 

4i^ — — de la ville de Nicastro. p. term. .... 

46 — — de la ville de Taormina. p. term 

y^-80 — — (Ire et Ile) du Tréport. p. éd 



dir, 



P»ge« 

277 
278 

266 

187 

267 

244 à 245 

227 

222 à 223 

246 à 247 

2i4à2i5 

189a 190 

2364237 

267 

184 

220 

259 

268 

2i6à2i7 

216 

249 

224 

231 

225 

226 

225 

257 à 258 



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TABLE DES NOMS CITÉS 



AVEC INDICATION DES PAGES 



Agnès, marchand d'estampes à Amiens. — 250. 

AiLLY (Jacq.ues-Nicx>las le Boucher d*), seigneur de Richemont, etc. — 232, 249, 259. 

Aliamet, (divers membres de la famille). — 117, 123, 124, 125, 126, (27, 128, 129, 135, 134, 

138, 147, 149- 
Aliamet (François-Germain), graveur abbevillois. — 125, 126. 
Alisié, marchand d'estampes à Paris. — 327. 
Allix, graveur. — 225, 227. 
Alyamet de Quony. — 126. 
Argenson (marquis^'). — 140. 

Attiret (le P.) jésuite missionnaire en Chine. — 143, 212, 213. 
AuBERT (Michel), graveur. — 268. 
Audran, graveur. — 268. 
Avril, graveur. — 239. 

B 



Bacheuer, graveur. — 131. 

Bachaumont. — 169. 

BAcauoY, graveur. — 131, 132, 140, 329. 

Ba^lou (famille), à Abbeville. — 128. 

Balechou, graveur. — 142, 158. 

Bance, expert à Paris. — 184, 266. 

Bardou, éditeur à Paris. — 305, 308. 

Barne (J.), graveur. — 144, 267. 

Basan, expert à Paris. — 130, 149, 152, 180, 210. 



48 



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380 l'œuvre grave 



Baudoin, peintre. — 197. 

Beaumont, graveur. — 176. 

BEAUVAhLtT (iamille), à Abbevillc. — 128. 

Beal'vaklet (Jacciues-Firmin), graveur abbevillois. — 117, 128, 130, 138, 139, 147, 148, 151, 

155, if^ÎT 16.S, 229, 268, 294, 295. 
Behague (vcntt;), — 204, 2o6, 243. 
Bejart (ArmaxdeJ, veuve de Molière. — 126. 
Belik, librairt A Paris. — 140, 282. 
Bektinxk (comtes5t! de). — 144. 
BÉHALm (Hexri) ft- — 120, "143, 149, 156, 1)8, 160, 162, 163, 164, 167, 193, 210, 212, 213, 

235, 27Î, 276, 277, 285, 291, 292, 296, 297, 309, 310, 311, 312, 313, 315, 316, 317, 

319, 320, jzi, 323, 328, 330, 332, 334, 339- 
Berghem, peîjnre. — 133, 135, 136, 147, 157, 158, 159, 169, 179, 180, 181, 182, 183, 184, 

it^7i 189, 19S, 199, 216, 249, 260, 266. 
Berne-Bellegolr (Etienne) afip, peintre à Paris. — 117. 
Bêrtaut, graveur. — 239. 

Berthe, épouse df Robert, roi de France. — 325. 
Biulardon de Sauvigny. — 149, 332, 333. 
BiLLEHAUT (Marie-Françoise), femme Mathieu. — 124, 125. 
BtNET (Loujs), graveur. — 148, 329. 

Blanc {^Charles). — 178, 179, 182, 184, 193, 198, 255, 265, 266. 
Blamont. — 183. • 

Blaî^chon, graveur. — 14$. 
Blétehie (abbt; de Ij). — 327, 328. 
Bleuff, éditeur. — 292. 
Blin de Sainmore. — 161, 322, 323, 324. 
Blot (Alfred), avocat à Paris. — 116. 
BoccAt:e. — r6i, 296, 297, 298, 300, 302, 304. 
Boi/,ûT, sculpîeur. — 151, 152. 
Borde (Joseph de la), fermier général. — 140. 
BoHEL, dessinateur. — 228. 

BOHEL d'HaUTERIVË. — I27. 
BORMAKS. — 265. 

Boucher (Fr^ançois), peintre. — 136, 153, 157, 191, 210, 297, 301, 334. 

Boucher de Crèvecœur (père). — 287. 

Boucher de CRèvECŒUR (Armand), vice-président de la Société d'Émulation à 

Abbc ville. — 331. 
Boucher de Crèvicœur de Perthes. — 1x6, 331. 



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DE JACQUES ALIAMET 381 



Bouchot (Henri), conservateur au département des Estampes à Paris. — 120. 

BoDiLLEROT, libraire à Troyes. — 281. 

BounxET. — 115. 

Bouillon, marchand d'estampes à Paris. — 200, 210, 235, 243, 245. 

Boulanger de Rivery. — 293. 

BouRCARD (Gustave). — 234, 270. 

BouRÉE (chevalier, seigneur de Neuilly, Marcheville, etc.) — 217. 

BouTTATS, graveur. — 176. 

Boydell, graveur-éditeur. — 126, 228, 265. 

Brandt, peintre. — 21$. 

Breemberg (Bartholomée), peintre. — 138, 255. 

Breughel de Velours, peintre. — 138, 255. 

Bruhl (comte de). — 176. 



Bruluot. — 266. 

BuTEUX (l*abbé). — 126, 127. 

Byrne (William), graveur. — 253. 



Cailleau, éditeur. — 290, 291. 

Calabrais (le), peintre. — 145, 270. 

Campardon. — 212. 

Campion (Fabbé). — 202. 

Campion de Tersan. — 201. 

Cantrelle, à Abbeville. — 257. 

Carette (Albert), ancien député, à Abbeville. — 215, 227, 228, 229, 230, 286. 

Carrache, peintre. — 126. 

Cars (Laurent), peintre. — 131, 149. 

Castillione (le P.), jésuite missionnaire eu Chine. — 143, 212. 

Cathelin, graveur. — 131, 194, 197. 

Cavelier (Pierre-Guillaume), libraire. — 281. 

Cazin, éditeur. — 335. ' 

Chabert, à Avignon. — 194. 

Challamel (Augustin). — 206. 

Chardin, peintre. — 137. 

Chastelet, des^iuteur. — 224, 225. 



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382 l'œuvre gravé 



Chaugeuh (marquis de). — 194. 
Chedel, f^raveur — 138, 149, 163, 255. 
Chennevières-Pointel (marquis de). — 132, 141, 235. 
Chenc, graveur. — 131, 132. 
Chevillet, graveur. — 144. 

Choiseul (LÉomLD-CH ARLES de), archevéquc. — 241, 242. 
Choiseul de Beaupré (Claude- Antoine de), évêque. — 339. 
ChoffarTj graveur. — 167, 212. 

CHoauET (Adriek), peintre abbevillois. — 162, 234, 262. 
Chossomnery, marchand d*estampes. — 274, 293, 310. 
Clément, marchand d'estampes. — 193, 210, 234, 265, 328, 335. 
Clément de Ris (comte). — 197, 240. 
CloosieRi imprimeur. — 229. 

CocH IN, graveur. — 131, 133, 142, 143, 144, 149, 169, 176, 209, 211, 212, 213, 275, 291, 
S97i ?iii Ji^. 319. 320, 321, 325, 326, 352, 33s. 

COHEK. — 148, 308, 327, 328, 339. 
CoiNY, graveur. — 331. 
CojNY {veuve de), — 149. 
Colins (Louis). — 1 34. 
CoNTi, — 178. 
CopPEAux, — 293, 
Couché (Jean), graveur. — 149. 
Coulances. — Ï40, 290. 
CouLET (madame;). — 149. 
CousiNrr (Elisabeth). — 191. 
Coutelier. — 184. 
CoYPEL, peimre, — 268. 
Cro?jit. — 135. 

Crécy (Marie-Joséphine de), épouse de messire Bourée, seigneur de NeuiUy, Marche- 
ville, etc. — 217. 



Crépy, éditeur d'estampes. — 239. 
Creutz (le comte de). — 245, 246. 



D 



Da&ot (HEKai), avocat à Paris. — 137. 
Dabuty, femme de Greuze. — 235. 



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DE JACQ.UES ALIAMET 383 



Daire (Antoine), chancelier. — 1 34. 

Daire (Nicolas-Robert), banquier. — 134. 

Damascène (le P.), jésuite missionnaire en Chine. — 143, 211, 212. 

Damery (de). — 204. 

Dankertz, graveur. — 158. 

Danlos et Delisle, marchands d'estampes, à Paris. — 204, 206, 234, 235, 243, 330, 335. 

Danzel (famille), à Abbeville. — 128. 

Danzel (jAcauEs), graveur abbeviUois. — 128, 130, 153, 343. 

Dambrun, graveur. — 335. 

Daret, graveur. — 168. 

Daudet, graveur. — 144, 158. 

Daullé (Jean), graveur abbevillois. — 117, 120, 130, 131, 133, 138, 168, 169, 269, 275, 307. 

Dautrbvaux, ancien notaire à Abbeville. — 129. 

Davoust. — 192. 

De Caïeu (Auguste), juge à Abbeville. — 256. 

Delafosse, graveur. — 140. 

Delalain, éditeur. — 329. 

Delattre, graveur abbevillois. — 126. 

De Launay, graveur. — 212, 529. 

Delegorgue (famille), à Abbeville. — 128. 

Delegorgue-Cordier (John), graveur abbevillois. — 128, 151, 152. 

Deugnières (famille), à Abbeville. — 128. 

Delignières de Bommy, à Abbeville. — 128, 133, 151, 277, 279, 297, 298, 343, 344. 

Deugnières QAcauÉs-ANDRÉ), sieur de Bommy, à Abbeville. — 344. 

Deugnières Saint-Amand. — 128, 133, 151, 343, 344. 

Deugnon, graveur. — 167, 335. 

Demarteau (Gilles-Antoine), graveur. — 134, 198, 212, 21$, 216, 217, 222, 223, 247. 

Demarteau (Jacques- Antoine). — i 34, i 5 i . 

Demarteau (Jacques-Marie-Alexandre). — 1 34. 

Demidoff (prince). — 132. 

Dennel, graveur abbevillois. — 148, 153, 165. 

DEauEVAUViLLER, graveur abbevillois. — 130, 147, 153, 165, 229. 

Derôme, relieur à Paris. — 297. 

Desaint, éditeur. — 293. 

Deschamps de Sainte-Suzanne. — 296. 

Deslaviers, nouire à Abbeville. — 128. 

Desprez, dessinateur. — 226. 

Desprez, imprimeur à Paris. — 281, 298. 



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584 l'œuvre grave 



Desrai^, gravtur. — 337. 
Desroeert de Montigny. — 344. 
diderot. — 23 j. 

Dtdot, éditeur â Paris. — 150, 235, 308, 334. 
Djonis du Séjour. — 143, 161, 332. 
DoRAT. — j6[, 3J3, 313, 314, 315, 316, 317, 328. 
*DoRBON, marcJiand d'estampes à Paris. — 277. 
DoucHET (Charlotte). — 125. 

Dubois ft, capitaine en retraite à Saint- Valery-sur- Somme. — 235. 
Duchesse» librairL^ à Paris. — 138, 274, 280, 293, 295, 310. 
Ductos, graveur. — 228. 
DuKLOS (C), graveur. — 204. 
Dui-ouR (Antoin:e), — 125. 
DuEOUR DE Martel. — 128. 

Ddfour (Pierre-Nlcolas), graveur abbevillois. — 125, 128, 149, 234, 258, 259, 260. 
DugasTj dessinateur. — 151. 
DUMONT (Marie-Anne). — 125. 
Du mont (Nicolas). — 125. 

Dutlêssis-Bertaux, graveur. — 147, 164, 226, 228, 229, 250. 
DuPLESsïs (Georges) ifif, membre dt l'Institut, conservateur au département des Estampes. 

ïlOf J4j, 169, 201. 
Dupuis (NicoLAs). — 131. 
Durand, éditeur. — 293. 

DURET (Él[SABETH). — I 34, I 36. 

DussiEux. — 212, 

Du VAL, notaire. — 124. 



EpELtNCK, graveur. — 146, 148. 

Egly (Ch.-P. Monthenault d'). — 275. 

EïSEN, dessinateur. — 119, 151, 133, 140, 147, 161, 244, 246, 247, 275 à 282, 2864293,295, 

296, 297/302, 305, 306, 308, 309, 312 à 318, 322, 323, 324, 327 à 333, 336 à 350. 
Elluin, graveur abbevillois. — 148. 



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DE JACQUES ALIAMKT 383 



Érasme. — 276. 
EsNAULT, éditeur. — 267. 
EsTRÉEa (Gabrielle d*). — 322. 



Favart, auteur dramatique. — 132, 274. 

Favart (madame). — 275. 

Fessard, graveur. — 167. 

FicauET, graveur. — 131, 140. 

FiLLŒUL, graveur abbevillois. — 131, 132. 

Flavigny (de). — 260. 

Flipart (jEAN-jAcauEs), graveur abbevillois. — 131, 140, 149, i$i, 153, 161, 169, 27$, 292, 

294, 297» 507, 308, 310, 335. 
Fontarrieu (Gaspard-Moyse de). — 239, 240. 
Fragonard, peintre. — 153, 161, 162, 166, 235, 308, 334, 33$. 
France (madame Anne-Henriette de). — 280. 
Froissart. — 128. 



Galuchet (Marie-Claudine). — 129. 

Garçon, notaire à Abbeville. — 129. 

Garet, graveur. — 125. 

Gaucher, graveur. — 131. 

Gaugain (Thomas), graveur abbevillois. — 121, 126. 

Germanicus. — 328. 

Gessner (le poète). — 145. 

Ghendt(de), graveur. — 149, 160, 164, 166, 167, 197, 297, 312. 

Giraud, peintre. — 123. 

GoDART, éditeur à Amiens. — 139, 197, 210, 250. 

GoDEFROY, graveur. — 131, 144. 

(joncourt (de). — 131, 235. 



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386 l'œuvre grave 



GouAZ (Marie le), graveur. — 237. 

GouAZ (Yves le), graveur. — 149, 165, 166, 23}, 237, 240, 245, 246, 259, 269. 

GoucHON (Charles), graveur. — 125. 

Grammont (dé). — 266. 

Grattier (de). — 141, 160. 

Gravelot, dessinateur. — 119, 161, 168, 292, 296 à 304, 510, 318, 323, 324, 328, 336. 

Gr^:goire V, (pape). — 325. 

Greppe, marchand d'estampes. — 277, 292, 324. 

Greuze, peintre. — 139, 148, 151, 153, 166, 169, 234, 235, 243. 

Grimaldi (rabbé de). — 236, 237. * 

GCEODEVILLB. — 276. 

GuiBERT, graveur. — 131. 
Guide (le), peintre. — 126. 
GuiLLAUMET, peintre. — 116. 



H 



Hackert, peintre. — 145, 148, 159, 217, 219, 222 à 224, 232 à 234, 235 à 237, 250, 258, 

259, 267, 268. 
Halbou, graveur. — 33s- 
Halle, peintre. — 147, 281. 
H A KO ^, peintre-expert. — 335. 
Haudmann, peintre à Bâle. — 261. 
Hecquet (Charlotte). — 134. 
Hi^QjUBT (famille). — 128. 
HECQ.UET (Marie-Madeleine). — 116. 
Heccluet (Robert), graveur abbevillois. — 117, 128, 130 à 136, 138, 140, 141, 145, 176, 249, 

279, 280. 
HÉDou (Jules), à Rouen. — 118, 120, 132, 156, 164, 167, 168, 275 à 277, 297, 308, 335, 340. 
Heixeckbn. — 259, 260. 
Helman, graveur. — 131, 212. 
Heltïer, à Caen. — 121. 
Hènault (le président). — 143, 325- 

HtNor (Marie-Madeleine), femme de J. Aliamet. — 133, 149. 
HÉNOT (Thérèse). — 1 34. 
H&NRi IV, roi de France. — 277, 278, 323. 
Henri V, roi d'Angleterre. — 126. 



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DE JACQUES ALIAMET 387 



Herluison Hfy à Orléans. — 149. 
Herry (de Marseille), peintre. — 240. 
Herzog. — 210. 
HiLAiR (J.-B.), dessinateur. — 185, 221. 

HOGARTH. — 197. 
HUBER. — 159. 

HuET, peintre. — 225, 224, 267. 

HuLOT. — 210. 

HuRÉ, notaire à Abbeville. — 128. 



iGNACp (le P.) d'Abbeville. — 128. 



Jacob (le bibliophile). — 140, 308. 

Jadart, à Reims. — 121. 

Jal. — 115, 126, 130, 149. 

Jeaurat, peintre. — 136, 137, 159, 204, 205, 206, 268, 269. 

Jombert, libraire-éditeur. — 143, 209, 259, 261. 

JoRRY (Sébastien), éditeur, marchand d'estampes. — • 312 à 316, 322 à 324. 

JossK (Froissart). — 125. 

JOUBERT. — 212. 

JouiN (Henri) ifif, secrétaire de TÉcole des Beaux- Arts, lauréat de l'Institut, etc. — 120. 

JULLIENNE (de). — 20$. 



K 

KiEN-LONG, empereur de Chine. — 212. 



49 



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388 l'œuvre gravé 



La Belle (Etienne), graveur. — 146, 268. 

Labitte, éditeur. — 265. 

Lacoste (le chevalier Edouard). — 184. 

Lacroix. — 149, 241, 242. 

Lafontmne (Jean de). — 140, 161, 293, 507, 333, 334. 

Lafosse, graveur. — 327. 

Lagrange (Léon). — 142, 159, 165, 190 à 194, 197, 200, 202, 237 à 240, 252, 264, 265, 292. 

La LiVF. de Jully. — 266. 

Lamdert, imprimeur. — 329. 

LancrlTj peintre. — 335. 

Lakgier (le P.). — 295. 

Laxjon (marquis de). — 322. 

L^RMEssiN, graveur. — 335. 

Lakochepoucauld (duc de). — 200, 253. 

Lattre, graveur éditeur. — 318. 

Laujon (de). — 161, 324. 

Launay (de). — 143. 

Laurent, graveur. ^131. 

L*Avfkoy (Clément-Charles-François de). — 192. 

Le Bas, graveur. — 131, 132, 134, 136, 139 à 143, 14s, 146, 150, 166, 176, 212, 265, 337. 

Le Brun, peintre. — 147, 212, 226. 

Leckiwska (Marie). — 312. 

Lecomte. — 177. 

Ledïeu (Alcius) O. L, conservateur de la Bibliothèque et des Musées d'Abbeviile, lauréat de 

rinstitut et de plusieurs sociétés savantes, etc. — 121. 
Lefehure de Lincourt. — 149. 
LErEBVRE (Catherine-Thérèse). — 125. 
Lii-hbvre (Jacques). — 129. 

Lefeiivre (Philippe-Nicolas), graveur à Abbeville. — 130. 
Lefï^bvre (Pierre-Augustin), dessinateur et graveur à Abbeville. — 129, 141. 
Lefebvre (Rose), peintre au pastel, abbevilloise. — 130. 
Lefebvrë du Grosriez (Charles-Claude). — 126. 
Lefoxeul, marchand d'estampes. — 291, 330, 332, 335. 



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DE JACaUES ALIAMET 389 



Lefurme, notaire à Ailly-le-Haut-Clocher. ^192. 

Lejay, éditeur d'estampes. — 329. 

Leled. — 134. 

Lemaire, graveur. — 131. 

Lemerre, éditeur. — 206. 

Lemoine, graveur. — 131. 

Lemoine, peintre. — 228, 270. 

Lemonnyer, éditeur. — 332, 334. 

Le Mire (Noël), graveur rouennais. — 118, 121, 131, 132, 140, 156, 157, 160, 161, 166, 167, 

168, 275, 276, 277, 285, 297, 300, 308, 327» 335, 337, 340. 
Lempereor. — 123. 

Lempereur, graveur. — 30 j. 

Lenfant, graveur abbevillois. — 117, 121, 130, 168. 

Léonard. — 161, 331. 

Lepage, notaire à Abbeville. — 124. 

Le Rebours (Jean-Baptiste). — 179, 195, 210. 

Leroux-Plancheville, à Saint- Valery-sur-Somme. — 144, 233. 

Leroyer, libraire à Abbeville. — 138. 

Lesage, éditeur à Leyde. — 294. 

Lbsclapart, éditeur, marchand d'estampes à Paris. — 317. 

Lesueur, curé de Saint- Vulfran à Abbeville en 1724. — 125. 

Le Sueur, peintre. — 126. 

Le Vasseur (Jean-Charles), graveur abbevilbis. — 117, 130, 137, 138, 139, 147, 151, 153, 

169, 203, 233. 

Le Veau, graveur. — 140, 239, 260. 

LiNAND, graveur. — 144. 

LiNGÉE, graveur. — 329. 

LoNGUEiL (de), graveur. — 277, 314, 324, 327, 329. 

LoTiN, éditeur. — 318, 329. 

LouANDRE, père, à Abbeville. — 117. 

Louis XV. — 143, 147, 208, 209, 311. . 

M 

Macqueron (Henri), secrétaire de la Société d'Émulation à Abbeville. — 120, 232, 276. 
Macqueron (Oswald), à Abbeville. — 116, 120, 281, 312, 317. 

Magret (Charles-François-Adrien), graveur abbevillois. — 131, 139, 147, 149, 132, 153, 
229, 2s6, 257, 261, 344. 



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390 l'œuvre grave 



Macret (Joseph). — 344. 

Macret (Marie-Avne-Charlotte). — 344. 

Macret ^Victoeke). — 344. 

Macret (famille). — 128, 256. 

Mahèrault. — 165. 

Mailand. — 2j4, 

Mailly (comte de)^ gouverneur d'Abbeville. — 258. 

Major, graveur. — 158, 265. 

Malinet. — 535, 

Mallet, graveur. — 334. 

MalœuvrEj graveur. — 131, 207. 

Marchetti. — 170, 291. 

Mariette. — 17S. 

Marigmv (de), — 212, 310. 

Marilurr, graveur, — 119, 148, 329. 

Marmontel. — 3ti. 

Martekasie^ graveur. — 131, 145, 167, 249. 

Masciuelier père, graveur. — 131, 143, 151, 184, 212, 252, 266, 269, 321. 

Massard, graveur* — iji, 329. 

Mathieu (Jean). — 124. 

Mathieu (Marie-Jeanne-Françoise). — 123, 124, 12s. 

Mautort (Juuek de). — 120, 27s, 294 à 304, 308, 328, 329, 330. 

Mellak (Claude), graveur abbevillois. — 117, 130, 149, 168, 169, 170. 

Mekars (marquis de). — 212. 

Merigot, éditeur. — 285. 

Meun. — 213. 

MlCHAULT (FrAXI^IS). — I24. 

Mjchaut. — ÏZJ. 

Michaut (Germain), graveur abbevillois. — 149. 

MicHAUT (Marie). — 129. 

M10TTE DE Ravaxne. — 188. • 

MoiTTEi graveur. — 176. 

Molière (Esprit-Madeleine). — 126. 

MoKDHARE, marchand d*estampes. — 312. 

M on NET » graveur. — 167. 

Montaiglon (Anatole de). — 117, 169, 235, 334. 

Montalant (Raphaël de). — 126. 

Mont FORT (marquîs de). — 322. 



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DE JACaUES ALIAMET 39 1 



MONTIGNY (LiTTRET DE). — I49. 
MONTIGNY (NlCX)LAS DE). — I49. 
MONTRIBLOND. — I98. 

MoREAU LE Jeune, dessiqateyr et graveur. — 131, 161, 166, 167, 234, 235, 243, 265. 
MoYREAU, graveur. — 135, 176. 



Mulbacher. — 234, 335. 



N 



Nauteuil, graveur. — 168. 
Naudet, marchand d'estampes. — 243. 
Née, graveur. — 143, 212, 329. 
N0AILLES (maréchal duc de). — 184. 



o 



Orléans (duc d'). — 228, 229, 230. 

Orléans (Madame la duchesse d*). — 296. 

Ostade(van). — 134, 267. 

OuDRY, peintre. — 140, 294, 295. 

Ouvrier, graveur. — 131. 

Ozanne (Jeanne-Françoise). -- 250. 

OzANNE (Marie-Jeanne), femme de Gouaz. — 240, 252. 

Ozanne (les sœurs). — 149, 232, 233. 



Paignon-Dijonval. — 176, 178 à 184, 187, 189, 191, 192, 194, 199, 200, 202, 204, 307, 

210, 234, 235, 238, 241, 242, 243, 250. 
Paillet (Eugène). — 162, 334. 
Papavoine, ancien avoué à Abbeville. — 176, 192. 



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392 l'œuvre gravé 



t'APlLLOK, graveur sur bois. — 324. 
PataSj graveur- — 131, 312, 334. 
Pëfjk (Nicolas-Robert). — 149. 
PjiciuEGNOT, graveur. — 206. 
Per[gxon, dessinateur. — 153. 

PKtiRAULT-DABOT. — I37, 204. 

Peters (Boxavknture), peintre. — 269. 

Pezay (marquis de). — 161, 166, 312, 326, 339. 

Philippe 1=^, roi de France. — 326. 

PiCOT (Vïctor-Marie), graveur abbeviUois. — 126. 

Pierre le Grand* — 212. 

PiNE ( Robert- Edge), peintre anglais. — 126. 

PiNGRÉ. — 128, 

PioT. — 133. 

Plantariî- — .12B, 

Plaute. — 305, 

PoiLLV (François de), graveur abbevillois. — 117, 130, 138, 140, 168, 169, 170, 280. 

Poiu-Tf (Nicolas de), graveur abbevillois. — 168, 280. 

Pompa dour (madame de). — 212. 

Ponce, graveur. — 329. 

PoNCET DE LA RiviÈRE, évêque de Troyes. — 281. 

PoNTicouRT (Louis), à Abbeville. — 176^ 195, 204, 221, 225, 226, 232, 238, 252, 277, 278, 

a79i 29s, Î06, 322, 323, 324. 
PoRTALis (le baron Roger). — 156, 158, 160, 162, 235, 236, 237, 285, 311, 339. 
Potter (Paul), peintre. — 269. 
PoujiN (Arthur). — 275. 
Poulet-Malassis, éditeur. — 339. 
Poussin (le), peintre. — 147, 230. 
Prarokd (Ernest) eR», O. I., homme de lettres et historien, président d'honneur de la Société 

d'Émulation d'Abbeville. ^ 116, 121, 151. 
Prault, éditeur. — 209, 311, 325. 
Prévost, graveur, — 209, 312, 325. 

FUFFENDORF (bjfûn DE). — 285. 

Pujol (marquis de). — 221, 222, 223. 
Pu NT, graveur. — 294. 



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DE JACaUES ALIAMET 393 



L 



QpENARDELLE, ancicti comiiiissaire-priseur à Abbeville. — 306. 

QUESNEL (du). — 128. 

QjUEVERDO, dessinateur et graveur. — 207. 
QuiLLAU, graveur. — 134, 149. 



R 



Rabassb. — 267. 

Rabbe, à Paris. — I2(. 

Rabuty (femme de Greuze). — 1 39. 

Rachel de Momtalant. — 126. 

Racine, graveur. — 149. 

Raqne (Jean). -- 306. 

Randon de Boisset. — 193. 

Raphaël. — 191. 

Rapilly, éditeur, marchand d'estampes à Paris. — 152, 275. 

Reher, graveur. — 131. 

Reiset. — 152. 

Remy, marchand d'estampes. — 178, 210. 

Renau, officier suédois. — 132. 

Renouviers (Jules). — 142, 148. 

Rétif de la Bretonne. -— 148. 

Rey (Marc-Michel), éditeur. 

Richard de Saint-Non (l'abbé). — 147, 164, 224, 219. 

Robert, roi de France. — 325. 

Robert, peintre. — 326. 

Roche (Louis-Antoine de la), marquis de Rambures. — 178. 

RoauEMONT (HEcauET de), ancien président de la Cour d*Amiens, — 128. 

RoMYN DE HooGE, graveur. — 335. 

ROSSELIN. — 191. 
ROTH. — 204, 270. 



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394 l'œuvre gravé 



RouauETTlj Éditeur, marchand d'estampes. — 291, 292, 297, 310, 318, 319. 

Rousseau G""J) — 3^0- 

Rousseau du Réage. — 214, 215, 216. 

RuHENS. — 269, 279. 



Sabran (marquis Di). — 218. 

Sagciu. — 126. 

Saillard, éditeur, — 293. 

Saint-Aubin, graveur. — 143, 149, 167, 212. 

Sangnier, curi^ de Saint-Gilles à Abbeville en 1726. — 124. 

Sacgrain (Elise), graveur. — 166. 

Sghmuu-Zer, graveur. — 143, 144, 145, 269, 270. 

SàNÉci, ancien dd'puté. — 124. 

Servad, à Amsterdam. — 189. 

SÈVE (Jean de), dessinateur. 

SiÉuaiN, — 334. 

SiKERBER (pu Siehelbarth) (le P.), jésuite missionnaire en Chine. — 143^ 212. 

SïtVESTRE, maître à dessiner. — 252. 

SiMONET, graveur, — 143. 

Smîth, graveur. - I3S, 33S. 

Strasge (Robert), graveur. — 126, 131. 



Tacith, — 327, 

Tekieks. — 133, 136, 137, 206, 207. 

Testolini, graveur, — 232, 233. 

Thibaudeau. — 126. 

Tilliard, graveur- — 335. 

Titien (le), — 228- 

TouzÊ, graveur. — 334. 



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DE JACQUES ALIAMET 395 



Trière, graveur. — 335. 

Troy (de), peintre. — 269. 

TuRGOT (Anne- Robert-Jacques), ministre d'État. — 198. 



Vadé (le poète). — 137, 204. 

Vaii^lant, à Boulogne-sur-Mer. — 281. 

Van der Neer. — 139, 182, 261, 26$. 

Vanloo (Carle), peintre. — 132, 136, 153, 157, 158, 275. 

Van de Velde, peintre. — 133, 135, 159, 178. 

Vannacciue (Auguste) eR», à Paris: — 116. 

Vayson (J.) m^y membre de la Société d'Émulation et du Conseil d'administration des Musées, 

à Abbeville. — 152. 
Vasnier (Henri- Alfred) îRî, à Paris. — n6. 
Vern ET (Joseph), peintre. — 133, 140, 141, 142, 146, 149, 153, 157, 158, 159, 165, 169, 190 

à 195, 197, 200, 201, 202, 233, 236 à 240, 232, 253, 264, 26s, 269, 334. 
Vèze (baron de). — 235. 
ViALY, peintre. — 299. 
ViBERT, peintre. — 123. 
ViEN, peintre. — 209. 

Vienne (Henri) ^, à Toulouse. — 120, 158, 144, 146, 2S5, 269. 
ViGNÈRES, marchand d'estampes. — 197, 23$. 

Villeneuve (Claude- Alexandre de), comte de Vcnce. — 182, 187, 206, 207, 208, 248, 255. 
Villette (marquis de). — 190, 191, 193, 195, 196, 219, 251, 252, 26$. 
ViLLETTE (marquise de). — 247. 
ViLLOT. — 237. 

Voltaire. — 277. ' . 

Voyer (Marc-René de), marquis d'Argenson. — 180. 
Voyez (les), graveurs abbevillois. — 148, 243. 



w 



Wagner, peintre. — 144, 148, 153, 159, 166, 217, 218, 222, 223, 224, 267. 
Walferdin. — 335- 

50 



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3^6 l'œuvre grave de jacques aliamet 

Walrer, graveur. — 228. 

WASCMoUTtï, graveur. — 191. 

WArru^u, peintre. — 153, 197. 

Whisbrod, graveur. — 143, 144, 164, 166, 221, 222, 223, 224, 226, 

WiGNiER DE Warre, membre de la Société d'Émulation et du Gjnseii d'administration des 

Musées, à Abbeville. — 124, 12^, 133, 189. 
WcLLE, graveur. — 143, 144, 145, 170. 
WiNKELAR, graveur. — 294. 
WjsscHEtt, graveur. — Î58, 176, 177, 279, 280. 
WouwERMAN, peintre. — 133, 135, 136, 145, 176, 177, 249, 250. 



Zani. — 123. 

Zt\QG, peintre- graveur suisse. — 143, 144, 145, 153, 187, 261, 263. 



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VI 



RELEVÉ DES PIÈCES 



REPRODUITES DANS L'OUVRAGE 



Pages 

^ i — Portrait de J. Aliamet, d'après le dessin fait par J. Delegorgue sur un buste 

de Boîzot en tête 

2 — Cul de lampe de la lettre de lord Velfort à milord Dirton, d'après Dorât, 

no 222 ; Al. seul 165 et 340 

î — Fleuron de V Oraison funèbre de madame Anne- Henriette de France ; no 135. . 170 

4 — Les Italiennes laborieuses, d'après J. Vernet ; n© 16 ; est. Al. seul 192 

5 — Le 5o/r, d'après J. Vernet ; no 19 ; est. AL seul 195 

^^ 6 — Les Maltôtiers ou la Ommbre de Justice, etc. ; n© 28 ; est. Al. seul .... 208 

V 7 — ^^ vue des environs de Savertie ; no ^2 ; AL seul 214 

v' 8 — 2^ partie du Jardin anglais de Villette ; n° l^ ; Al. SQul 219 

^.9 — Fleuron du' tome m de V Introduction à Vhistoire modertie, etc., du baron de 

Puffendorf ; n© 163 ; vign. Al. seul 270 

10 — Mars et Vénus ; Lucrèce, traduction de Marchetti ; n» 171 ; est. fig. Al. seul. 291 

11 — L'Amour et la Folie; tome iv des fables de La Fontaine, 175 1 ; est. fig. 

A. seul 295 

^ 12 — Médaillon de Louis XV, etc. ; no 210 ; wign. Al. seul 311 

^ 13 — Groupe de saltimbanques ; no 26} \ dessin 343 

14 — Fleuron-écusson ; 'no 256 345 



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VII 



L 



ERRATA 



OMISSIONS ET RECTIFICATIONS 



Page 117, avant la fin : celui que j'avais publié, au lieu de : j'ai publié. 

Page 119, 4"'* ligne par le haut : de celles, asse^ nombreuses, au lieu de : qui 
sont assez nombreuses. 

Page 126, note, 5"^ ligne, Strange, au lieu de Strange. 

Page 130, 13™*^ ligne : Basait, au lieu de Bazan. 

Page 134, 9""* ligne : devenu, à vingt-trois, ajouter ans. 

Page 196, pour la Nuit : n° 20, au lieu de 18. 

Page 232, pour la Vue de Saint-Valery-sur-Somme, il y a un état, signalé par 
M. Henri Macqueron dans son Inconographie du départetnetit de la 
Sotnme qui porte, sous le n° 3349, les mentions suivantes : 

Vue de Saint- Valery-sur-Somme — gravée d*après le tableau original de 
J.-P. Hackert, par Ozanne et Aliamet — à Paris, chez Jean, rue Jean de 
Beauvais, n© 32. — J.-P. Hackert, pinxit. — J. Aliamet, direxit, grav. au 
burin. — H. 298™™ ; L. 6,43 3^™. 

Page 256, pour le Procureur antique : «• yy, au lieu de n° 80. 

Page 308, dernière ligne de la note : trois vignettes, au lieu de quatre 

vignettes. 



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TABLE GÉNÉRALE 

DE L'ŒUVRE GRAVÉ DE JACQUES ALIAMET 



• 



Pages 

Introduction ^ 115 

Notice biographique 123 

Appréciation de l'œuvre 155 

Catalogue raisonné 171 

Abréviations 173 

Estampes portant la signature d'Aliamet seul : L Paysages. Divers. ....... 175 

IL Vues ou sujets maritimes 186 

III. Sujets divers 203 

rv. Petits paysages. Vues 214 

Pièces terminées par Aliamet 220 

Pièces dirigées par Aliamet 231 

Pièces en collaboration ou dédiées ou éditées par Aliamet 248 

Pièces restées inconnues à l'auteur mais mentionnées dans des ouvrages ou dans des 

catalogues 263 

Vignettes 271 

Ouvrages où se trouvent des vignettes signées, vues et décrites, classées par ordre 

chronologique 273 

Vignettes signées d'Aliamet, trouvées dans des recueils ou dans des collections, et décrites, 

mais sans titre, et devant s'appliquer à des ouvrages restés inconnues à l'auteur . . 336 
Vignettes restées inconnues à l'auteur mais mentionnées dans des ouvrages ou dans* des , 

catalogues ^ . . . 339 

Dessins 341 

Note additionnelle 351 

Classement des pièces 353 

Relevé chronologique des estampes portant une date 361 

Ouvrages consultés 363 

Table alphabétique des pièces comprises dans ce catalogue 367 

Table des noms cités avec indication des pages 379 

Relevé des pièces reproduites dans l'ouvrage 397 

Errata, omissions et rectifications 399 



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