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Full text of "Les verbes auxiliaires dans le nouveau testament de Liçarrague"

Eys, l/illem J. van 

Les verbes auxiliaires dans 
le nouveau testament de 
Ligarrague 




PURCHASEU FOR THE 

UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY 

FROM THE 

CANADA COUNCIL SPECIAL GRANT 



FOR 

LI^iUlSTICS 



LES VERRES AUXILIAIRES 



J)A\S I.H 



OUVEAU TESTAMENT 



DE 



Lie ARRACHE 



l'AK 



W. j. VAN liYS 



t-KiSii 






LA HAÏE 

Martinus Nviiom 

I ji Ij l'.i i l' i e ;«n<'i«Mini- ,■ « m <> . I »■ f n i 



LES VERBES AUXILIAIRES 



DANS LE 



NOUVEAU TESTAMENT 



DE 



LICARRAGUE 



PAR 



W. J. VAN EYS 




LA HAYE 
Martinus NYHOrF 

H bru i rie ancienne et motleriie 

1890. 



V V-v V-v\^\^ V-vV^V^ \~V^ V^ Vv\~^~\.~V~'v 



^ANREMO, 1890 ^TABIL. JlP. p. J3. J3lANCHERI, fia VnVnta. 



•\^\--\^^N^\'^/^/-^.'-".'^'.'^.^'^'" 



WAY 3 i 1968 
*^ '■^ri' OF TO^ 



TABLE DES MATIERES 

Introduction pag. r 

Le verbe auxiliaire nhan « avoir » » 7 

Le nom verbal c:^an » 14 

Le verbe auxiliaire r~i7» » 20 

Le verbe auxiliaire /^;ï;/ « être » » 30 

Le nom verbal croan » 38 

Flexions avec objet « me, te, nous, vous » . . » 49 

Le nom verbal cdiii >^ 51 

Le verbe auxiliaire cdin « pouvoir » . . . . 



)) 



)j 



Le nom verbal chiii » 56 



CORRECTIONS 

Au lieu de: page lisez: 

hetit't 2 ligne 4 heti't 

le 5 > f) la 

imparfait 13 imparfait (conditionnel) 

quelq'un IT» » 8 d. b quelqu'un 

saitadan 32 » zeitadan 

Les mots; forme familière 45 doivent se trouver au dessous du prés, indicatif. 

equloc 07 note -'i eyidoc 

gal-id/zfm {^^""' pors ) i'>n <ptl:i(l!zfp (V imts. ]i1. 



ADDITIONS 

p. 8 ituen « tu les avais »; JUcan halùtu. Luc, xix, 42; imparf, tronqué. 

p. 9 ituke « tu les aurais »; v, ci-dessus. 

p. 9 nuîccen, Luc, xix, 23. — Ziûccan, Jean, xi, 21 et 32, forme 

familière de ztikcen. 
p. 19 Ajoutez aux erreurs typographiques du JST. T. 
eztitlé, Mat. xv, 2, pour dzltié. 
daccarqueçue, Jean, xviii, 29, pour dacarqueçue. 
ethcco, Philem. i, 2 pour ctcheco. 
p. 26 xlnfzaJceotf, Luc, xvii, 6, 2 pors. plur. imparf. du potentiel. 

p. <)0 3"" pers. siiig. pré^. pot-nt. « à lui », T)al;idio. Lui\ xiv. :!l : ft 
• '> tirets an lieu de 4. 



INTRODUCTION 



8i nous devons nous contenter 

de paradigmes et de règles, si les ter- 
minaisons des noms et des verbes doivent 
être Considérées comme des expédients con- 
ventionnels ou bien comme des excrois- 
sances mystérieuses, alors il n'existe pas 
de science des langues, et nous devons 
nous contenter de ce qui a été appelé 
l'art de la langue ou la grammaire. 

Max Mlller, Lectures I. p. 111, 
o'"« édition. 



Le Nouveau Testament, traduit par Liçarrague, est un livre si 
rare, que nous croyons rendre un service à ceux qui étudient le 
basque, en publiant les cinq verbes auxiliaires principaux: ///.</;/, 
/■^rt», f^(7;7, eroûu, edin. Nous ne pouvons pas espérer avoir cité 
toutes les flexions auxiliaires qui se trouvent dans le N. T.; mais 
nous espérons qu'il en manquera peu. Il va sans dire que les 
conjugaisons ne sont pas complètes; il s'en faut de beaucoup; 
Liçarrague n'a pas épuisé toutes les combinaisons possibles, et, 
pour des raisons qui nous échappent pour le moment, il ne s'est 
pas servi de certains modes et de certains temps. 

La question du verbe et de sa conjugaison a été traitée à tond 
dans notre grammaire comparée; il est donc inutile d'y revenir; 
mais on ne peut pas répéter assez souvent que la conjugaison 
basque n'est pas si extraordinaire qu'on se le figure; la contusion 
qu'on croit y trouver est due uniquement à ceux qui ont voulu. 



et qui veulent encore de nos jours, l'expliquer s.ms la connaiti'e. 
Le hollanchiis, tel que nous le parlons, ne le cède quelquefois en 
rien au basque, sous le rapport de la contraction des Rexions; 
nous disons: hxji't'iii pour: hebt gv liet hem, as-tu le à lui; hctit'l? 
pour: heett liv Iiet? l'a-t-il? Les pronoms sont exprimés ici comme 
en basque par une seule lettre. Si notre langue fût restée pendant 
des siècles sans littérature aucune, et isolée, qui sait si nous 
ne Tauiions pas non plus écrite comme nous la prononçons. 
I:t est-ce que les flexions frança ses seraient beaucoup moins 
obscures si on les écrivait comme on les prononce; p. ex. mènemi, 
suimi, tumela, tuteles, iceles, quilefisse, pour mènes-m'y, suis-m'v, 
tu me l'as, tu te l'es, il se l'est, qu'ils le fissent. 

Un examen attentif des flexions verbales, employées par Liçar- 
rague, a confirmé de plus en plus l'exactitude de tout ce que nous 
avons dit dans r.otre grammaire comparée, par rapport au verbe 
et à sa conjugaison, et par rapport aux lois phonétiques, sans lesquelles 
les flexions doivent nécessairement paraître un véritable chaos; 

nier, par exemple, que ticycii (qu'il te le ) est licik -\- ;/, n'cst 

pas seulement une erreur, c'est avouer, involontairement il est vrai, 
que la langue basque dans notre esprit, n'est que confusion et ar- 
bitraire. Précisons la question. Tous ceux qui possèdent notre gram- 
maire savent que quand le /• final devient médial, il est élidé, et 
quelquefois remplacé par v, p^ur éviter l'hiatus; p. ex. ilakik « tu 
sais » (de jaJciii) suivi de ;/ « que », ne devient pas âahihau, le h 
est élidé, et l'on dit : dahian ; p. ex. ]}ic crc nn^iti âahiàn hcçala 
Act. XXV. 10, comme tu le sais bien; beçaJa régit ;/. "Ditiih « tu 
les as » et uafiaik « je te suis » deviennent difiiàn et nnt::^a\àu ; 
p. ex. cccn Imncî^atic agiicrtn niil~air, ordciia cuçadauçai ministre cia 
iJaissi diliiâii cia ac^uertnrcu nal-avâii craiici'n testiinoiiio, Act. XXV. i6; 
car pour cela je te suis apparu, afin de t'établir ministre et témoin 
des choses que lu as vues et pour lesquelles je t'apparaitrai. 
Bdrkbaincudii deik « il te pardonne » ; barkbaiiicudii deveii (Dechepare) 
« qu'il te pardonne, etc. ». 

Cette règle si simple, sans exceptions dans les dialectes qui 
l'ont acceptée, par conséquent indiscutable, et qu'un collégien aurait 
comprise et appliquée sans la moindre difficulté, cette règle a trouvé 
des contradicteurs, qui ont cru pouvoir renverser des faits établis, 
les uns en niant simplement, les autres en remplaçant le fait inat- 
taquable, par des arguments sans aucune valeur. 



Il n'y X p.is longtemps, que M. le piMtessjui" X'inson, dans 
une revue allemande-basque (Eus'<ara, Mars 1887) s'exprimait ainsi 
« Il n'est pas exact de dire que deycn vaut dcik -f // .) ; négation 
péremptoire d'un fait, qui avait été indiqué il v a plus de dix ans, 
et appuyé par un grand nombre d'exemples (v. gram. comp. p. 14). 
M. le professeur Vinson, il est vrai, a avoué son erreur dans le 
numéro suivant de la dite revue; mais pour ne pas être accusé de 
manquer de générosité en relevant une erreur qui a àé reconnue, 
nous sommes obligés de dire que le nombre de pareilles contes- 
tations est très grand, (v. l'introduction de notre Tutoiement 
basque), si grand m}me que nous avons préféré renoncer à ces 
discussions oiseuses (v. Euskara N. 5). Dans le même paragraphe 
où M. le professeur \'inson avoue son erreur, il en commet 
wwc autre de même nature, en niant que v remplace /;. Ce besoin 
de critiquer à la légère et de compléter ce que les autres font, 
embrouille plutôt les études basques; pour ne pas parler de nous 
mêmes, citons la granmiaiie de iM. Ribarv (dont nous n'avons pas 
à f-iire la critique ici): y a-t-elle gagné en étant accompagnée de 
« Notes complémentaires »? M. Ribary cite correctement le con- 
ditionnel de i:(iin « être » : niu~ak', li^aJcc, etc. (v. p. 77); M. le 
professeur Vinson trouve nécessaire de compléter ce paragraphe et 
écrit incorrectement: « Lil^ake, de même que /'(7//7- etc. ». Où est 
le t dans l'iûii ? Au numéro 114 nous lisons: « Dc-akei correspond 
à chihel, c'est son exact correspondant. » Nous entendons bien ; 
mais qu'est-ce que cela veut dire? des correspondances ne sont pas 
des étymologies; c'est là la méthode (plutôt la négation de méthode) 
du Prince Bonaparte, qui est une autorité pour M. le professeur 
Vinson, nous le savons; iii'~akcf correspond à tous les autres 
présents du potentiel de tous les verbes transitifs. Au numéro 57 
on lit que jûiiî^o « a le sens de: pour manger »; et au numéro 
suivant l'erreur est répétée « jaiien dont le sens est encore: pour 
manger. Sans le moindre effort, en ouvrant notre dictionnaire, 
M. le professeur \'inson aurait pu voir que i^o et // signifient tous 
les deux « de ». 

Ces méprises sont encore accompagnées d'une observation 
excellente en elle même, et qui aurait du les jiréveni;; la voici. 
« Il est important pour bien analvscr le verbe périphrastique de ne 
« jamais perdre de vue la signification propre de chacun des éléments 
« qui le composent. » Monsieur le professeur \'inson n'a eu rien 



de plus presse quj Je (K'i'Jre de vue la sii^n'ilie.uio:) pt\)pre d'un 
des éléments, ainsi que sa jiropre observation. 

Dans la nû-mc revue, dont nous venons de parler, le Prince 
Bonaparte ne se contente pas de nier la chute du k ; le k n'existe 
pas! (v, Eus'cara Dec. 1889). Autant dire que 2 fois 2 ne font 
pas 4; l'arithmétique, comme on l'a dit en phiisantant, est pour 
quelques personnes une affaire d'opinion ; on serait tenté de le 
croire; mais citons les paroles mêmes du Prince Bonaparte. « Pour 
« ce qui est de di'yni pour dcik:u^ nous avons déjà prouvé (p. 47), 
« qu'il n'y a pas de chute de /.-, mais seulement remplacement 
« de / par v, pour éviter l'hiatus. » Le lecteur fera bien de prendre 
connaissance de cette « preuve », à la page 47 de la revue Euskara; 
là il trouvera une nouvelle méthode d'analyse; on additionne les 
lettres, dont le nombre décide la question; dcieii a cinq lettres; 
dt'xni en a aussi cinq; par conséquent il n'y a pas de chute de h. 
Le collégien dont nous parlions plus haut, et qui sait que deih et 
dith et dL\ah et cent autres flexions se terminant en h, existent, 
sera dans une grande perplexité quand il lira que deih -}- n ou 
dc\cu, n'a pas perdu de /.' / 

Nous ne sommes plus ici sur le terrain de la science des 
langues, et nous craignons beaucoup que le coup d'œil d'aigle, 
dont parle M. l'abbé Inchauspe ('), ne suffise pas toujours à sup- 
pléer la science absente. C'est sans doute aussi ce coup d'œil d'aigle, 
qui a ébloui M. le professeur Vinson au point de lui faire dire, et 
cela en termes qui rappellent un peu trop les temps du Roi-Soleil, 
que le Prince Bonaparte sait « le basque comme personne ne l'a 
« su et probablement comme personne ne le saura jamais. » On 
ne pourrait guère dire plus! — Les erreurs de l'un et de l'autre 
de nos adversaires, citées ci-dessus, seront notre seule réponse, et 
changeront peut-être l'affirmative péremptoire de M. le protesseur 
Vinson en négative également péremptoire. 

L'examen du N. T. démontre encore deux faits remarquables; 
d'abord que chez Liçarrague il n'y a aucune confusion entre iihaii 
« avoir » et iyivi « être » ; ensuite que le « traitement respectueux » 



(1) Les miyjiis Je hi biiii couiiaiirc vous iiianqiiaifiit, mais de ce coup 

d'œil d'aigle, qui distingue les Bjuapaite, vous avtz découvert ce que la langue 
basque avait de grand, d'admirable etc. etc. — .Abbé Inchausi'E, verbe basque, 
E^titre dédicatoire. 



) 

lui est iiiconivj; s.uis cela il s'en sciait servi d.ms sa dédicace à la 
reine de Navarre. 

Le soiiletin parait donc être le seul dialecte qui se s.rve (depuis 
quand?) do ces lierions dites respectueuses, et que la grauiniaire 
appellera plutôt barbares; on les forme en introduisant dans toutes 
les Hexions le pronom -// « vous », probablement sans même savoir le 
signirtcation de ;7/; on dit donc ilii~/iirii au lieu de (liii^ii « nous avons ». 
L'autre tait est beaucoup plus intéressant; l'emploi des deux noms 
verbaux iikan et /^<'///, par l'auteur le plus ancien et probablement 
le plus correct, donne à réfléchir sur la confusion faite plus tard 
par des auteur; qui n'avaient pas son autorité; confusion qui peut 
avoir été produite d'abord par inadvertance ou ignorance, ma's qui 
a trouvé plus tard des détenseurs, décidant gravement qu'il n'v avait 
qu'un seul verbe modifié selon les circonstances. 



QUELQUES OBSEin'ATIONS GÉNÉRALES 

Liçarrague ne se sert jamais de la 2'"^ persjnne du pluriel, 
excepté dans la préhice et dans le formulaire du mariage; là on 
trouve diiçii, etc. Il se sert toujours, ou de la 2""= personne du 
singulier, on de la 2""^ personne plurielle du pluriel, comme nous 
l'avons nonimée dans notre grammaire comparée; ainsi: duc et 
diiçiic. Ceci s'applique à tous les temps de tous les verbes; ainsi 
Liçarrague écrira toujours à l'imparfoir :^indnfeii et jamais ^///Jm'//; 
toujours diiqueçuc et jamais diiqiieçii ; toujours rjnclèn (de i~an) et 
jamais -iiicn ; toujour;. -iiral(\h' et jamais -aralt'. Nous avions pensé 
placer le pluriel proprement dit entre parenthés.\s; p. ex. (inra) 
:iiirclc « vous êtes « ; (-indticu) liiuiittcu « vous aviez » ; mais cette 
seule flexion dérangeait beaucoup l'impression en colonnes, et nous 
avons cru qu'il suflirait d'avoir indiqué cette particularité, la 2"'= 
personne du pluriel étant connue, bien que les basquisants l'aient 
prise pour la 2""' personne du singulier. 

Nous savons que le potentiel a deux temps, le présent et l'ini- 
parlait; le premier en usage comme futur: (////,(•/ « j'aurai »; le 
second comme conditionnel: niiJcc « j'aurais »; de ce présent du 
conditionnel niikc, a été formé l'impartait du conditionel niikccn 
« j'aurais eu », et puisque l'initiale des 5'"^" personnes de l'impartait 



est un ;, ou ch.ingo le / ci ~ ; Inkc devient donc -iiJcccii et Iiikelc 
devient ~iikcU'ii. (loniinc Li c.uMctcristique invariable, constante de 
tout l'imparfait est ;/, toutes ces flexions se terminent par ;/. — 

\[\ coloria ~cfl laiina cl-iujucloi cnicificalii, \, Cor. n, 8, ils 

n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. — De i\-:(_iiqiiclcii. 

I.içarrague indique aussi très consciencieusement la 3"""= per- 
sonne de rimparfait par / initial, quand la version française a 
l'imparfait du subjonctif. La langue basque ne possédant pas un 
subjonctif, il ne peut au fond être question de rimparf;\it du 
subjonctif (voir sur cette question notre gram. conip.); la diflé- 
rence entre les deux imparfaits se borne à la 3"'^ personne; on 
remplace donc ^ par /, ~t'~nii devient A'^^';/ ; :^iiciî devient ///(•// etc. 
l'usage le veut ainsi. 

Puisque les 2'"'-"' personnes de l' impératif sont celles du présent 
de l'indicatif, sauf le pronom objet, nous avons cité les deux flex- 
ions, quand même il en manquait une pour un des deux modes ; 
p. ex. l'impératif /('^(?(A//r s'est trouvé; mais nous n'avons pas réussi à 
trouver le présent de l'indicaiif: dieiadak, tu me l'as (en donnant 
à c-(ii! pour la clarté, la signification de « avoir ») ', mais puisque 
l'un est connu, nous connaissons aussi l'aut.e. 

Les textes ont été choisis, autant que possible, dans les deux 
Evangiles déjà publiés : Matthieu et Marc. 

Nous avons répété la 2""^ personne du singulier dans les deux 
colonnes; étymologique nent elle appartient à la première colonne, 
dans laquelle nous aurions aimé placer aussi la flexion féminine, 
si des considérations typographiques ne l'eussent empêché. 

On remarquera un certain nombre de variantes dans les flexions 
du N. T. ; elles diflèrent quelquefois assez pour ne pas appartenir 
au même dialecte bas-navarrais; elles sont intéressantes en ce 
qu'elles expliquent quelquefois des formes plus ou moins obscures; 
taut-il les attribuer à ceux qui ont revu la « besoigne », comme 
Liçarrague le dit lui même dans sa dédicace à la reine de Navarre? 
La question est peu importante; elle disparait entièrement devant 
l'importance extrême du précieux volume, qui n'a jamais été sé- 
rieusement étudié. 



Le verbe auxiliaire UKAX « AN'OIR « 

1 X iM c A r 1 l- 

PlvÉShNl' 

Ulyet o'"* pers. ilu .siii;^-ulier « 1'; » 

Fonne f.iiuilii'ro 

iiiasc. l'-ai. 

Dut, Marc, XIV, 58 Didl, Mat. xxv, 25 Diiitil, Luc,xxii,j7 

'Dtik, Marc, V, 35 Diik, Marc, v, j) J)nn, Marc, vu, 29 

Du, Marc, iv, 14 Dik, Mat. i, 21 Diu, Luc, i, 33 

Dui^ii, Marc, iv, 30 Diin^ti, Jean, i, 41 Diiuh^u, Jean, iv, 22 
Dui^jic, i\Lu-c, vn, 8 

Dulc, Marc, iv, 16 D/V, Jean, 11, 3 Diuc, Jean, iv, 24 

Olijct •■>""■ pi-; s. élu i)Uiriol « li'S » 

masc. luai. 

D/7///, Luc, VH, 31 ZiliiU, ALit. xxv, 20 — 

Dilnk, Ap. XI, 13 Diluh, Ap. xi, 13 />>//////, Jean, iv, iS 

Dilu, Mire, VII, 37 Zilik, 3, Ep. Jean, 10 — 

Dilu^n, Hebr. xii, 9 Ziliui^u, Marc, x. 28 — 

L)/'///^//.', Marc, iv, 13 

Dilu^lc, Ap. x, :; Z///V, 'fit. i, 11 



Lnipakiait 
Ol>j(.'t singulier « lo » 
Miasc. 



fe:ii. 



Nucii, Philip. IV, 16 A7(///, Act. xxii, 20 — 

Aucu, Act. VII, 28 — — 

Zueu, Marc, v, 2 Ziàii, 55 IganJ. — 

Gcnducn, Act. x\, 13 — — 
<■' Zcuduleu, Marc, ix, 33 

Z///<';/, Marc, iv, 41 — — 



(1) /Amhtlen 2, Cor. 1, 15, 



Impakiau' 
Ulijol [iluriel « Ici » 

l'\iriiic rctiniliLTe 



fém. 



Xitiica, Ap. X, 3 



Niti(Ui, Act. xMi, 20 



Ztlticn, Maïc, \i, 48 — 

Giiitucii, O. Vx. p. 6 recio — 

'" Ztnliiylcii, Mat. xvi, 9 

Zilii^lcn, Act. xxvui, 24 Ziii;leaii, Act. xw, 19 

POTENTIEL 

Présent ( futur) 
Ohjet singulier « lo » 
in:is'\ 



Dnkii, I. Cor. xi, 54 

Dnhck, Luc, xiii, 9 

Dithc, Marc, xr, 23 

Diikc^^n, Act. XXIII, 14 

J)iiki';^iic', Mat. ir, S 

Diihcitc, .Mat. xiir, 43 



Dii/,ck, Luc, xiii, 9 



Dikcc, Ap. XI, 9 



Oltjot pi mil'] \< los » 
masc. 



Dilnkcl, Rom. xi, 27 

Dilnkck 

Ditnkc, I, Cor. xv, 25 

Diliikei^i 

Diliike~!ie, Luc, xi, 41 

DiUikei::^le, Mat. xiii, 50 



féal. 



fém. 



(1) Zenfu-ten Marc, vui. 20. Il sembleruit plus coirect (récrire zemhtten et 
zinfiiztoi, le i t-tniit la vi vt^ilc «les tlixidii? qni ex)iriiiiont Tobjct pluriel. 



Imi'akiait (conditionnel) 
Objet singulier « le » 



l'uriiic laiiiilifro 



m a se. 



Zitkccn, hUvc, XIV, 21 
Gcndiikccn, Rom. ix, 29 

'-' Zuhcteu, I, Cor. 11, 8 



félll. 



y^uh, I, Cor. vir, 7 Kikek, Act. xxv, 22 — 

(') Uke, Jean, xix, 11 Uhe, Jean, xix, 11 — 

L///a', Marc, ix, 42 /.//M', 8, Igand. — 

Gciidiikc, Rom. IX, 29 Gciidikck Mat. xii, 38 — 

Zeiidukclc, i,Cor. V, 10 

Lukctc, Jean, w, 22 — — 

01»jet pluriel « le 5 » 

iiiasc. tijiil. 



Liliikc, Thess. 11, 7 
Giiiliikr, O. Ec. 6, recto 
Ziiititkc~lc, Mat. xii, 7 



Imfaki-ait du Conditionnel moderne 
Ohiot siiiijrulier « lo » 



fuin. 



(1) Quand ia précèle, le h initial reparait; bnlnc PzpnliH 1, Cor. iv, 7. 

(2) Aussi -.ideilen 2, Pi(>rr»\. m. 21. 



10 

l.Mi'Afa AU du Conditionnel moderne 
(JliJL't plu ii;l « ks » 

iiiasc. fém. 



Zinlitke^tcn, M.it. xii, 7 

Imi'Éuat.i- 
inasc. fém. 

Ai(k, ALit. XVI, 22 y;///// Mat. ix, 22 

Bill, I, Cor. VII, 2 — 

Alloue I, Cor. XVI, 10 



INDICATIF 

Présent 

Objet « me » 

Forme familière 

m a se. fém. 

(') Ndiih^ Marc, xiv, 62 A'a«/c, Marc, xiv, 62 Mz//;/ 2, Ep. Jean, 4 

Nau, Marc, xiv, 18 NiaiiJc, Act. ix, 17 — 

Naniue, Marc, xiv, 7 

Nmite, i,Cor. XIV, 21 '^-'^ Niaiié, 2, Tim. iv, 16 — 



(1) Quand un suffixe suit, le k est élidé, (conip. gi\ p. 14) mtuk -f ^^ 
devient nauiila, v. Mat. xxvi, 34. — On trouve nuqHea)io au lieu de natiquenno, 
V. Jean, xiii, 38. Est-ce une erreur tjpographique? 

(2) Aussi ni''', V, Act. vu, 7, 



II 



Impari AIT 

Objet « me » 

Foiiiie familière 
ma»c. 



Nindiicii, Gai. i, 15 
Nindic^^iioiy Jean, xiv, 7 
Nctidiiléii, Act. x.wiii, 18 



POTENTIEL 
Présent ( futur) 



masc. 



Xiiidnl'c\iic, Jean, vm, 42 
Nnidiikcili\ Préface p. 2 recto — 



fé;n. 



fém. 



Imparfait (Conditionnel) 

ma c. fétu. 



I X D 1 C A T I F 

Pkhshnt 
Objet « iioa-i » 



Forme familière 

masc. fém. 



GaitnJx, Rom. viii, 35 Gaitiih, Rom. viii, 35 
Gaitu, 2, Cor. v, 14 Giailik, 2, Tim. 11, 12 

G(]ilii~h', joaii, I 22 Gicùlic, O. \lc. p. 5 rcctc» 



I.\IPARl-AIT 



Gciitiicii, Act. \xvi, 1 3 
Geiilii^^leii, Hebr. xii, 10 



POTENTIEL 
Présent (futur) 



Lmparfait (Conditionnel) 
'" Giiilukck, O. Ec. 6 recto — 



(1) Eta hahlin . . . punitu nalii haguintuc ère. « Et si iiieine tu voulais nous 
punir ». C'est ce que nous noiumons le conditionnel tronqué, et les autres biisqui- 
sants l'imparfait tronqué. L'imparfait serait d<mc gintuken et comme le /..• doit 
'"^tre élidé; ffintucn. 



1 N' D 1 C A ï 1 1- 

Prhshnt 

Ohjet « te » <^l>j<-'t. « vous » 

C) A ut, Jean, i, 30 Zaitii^tet, Marc, i, 8 

(-) An, Luc, VII, 50 Znilii:^fe, Marc, i, 8 

.4/^ij'//, O. Ec. p. I verso — 

Alité, Act. V. 9 Znitii-tf-, Col. iv, 9 

Impari-ait 
huJndau, Jean, i, 48 Ziiilii;ti\hvi, llom. xv, 15 



POTENTIEL 
Prksf.xt (futur) 



Zaitiikeitet 
Zaitiih^yte, Mat. v, 1 1 



Lmparfait 

Zintuheiitet, 2, Cor. xii, 20 



(1) Quand un suffixe suit, t devient r? (v. gr. p. 21), ^«< + In deyient 
««(Za/a 3, Ep. Jean, 14, et quand ha précède, le /t initial reparait: bahaut, Act. 
XXVI, 17, et Marc, ix, 45: hahan. 

(2) Quand au est suivi de la on intercale e: auelaric Baptisni. forni. p. 3. 



Le nom vci"l\il H/JN. 



Eian qu'il ne huit pas confondre avec /^r/// « être », est l'auxi- 
liaire des verbes transitifs, comme « être » est l'auxiliaire des verbes 
intransitifs et passifs, v. gram. comp. p. 489. Les flexions de e~an, 
ne servent que comme flexions auxiliaires, et ne s'emploient pas 
seules comme celles de i^nii. E~aii a perdu sa signification propre, 
comme en hollandais le verbe « zullen », l'auxiliaire des temps 
futurs; de même qu'en français le verbe « avoir » comme auxiliaire 
des verbes neutres; « j'ai de l'argent » et « je possède de l'argent » 
sont des phrases svnonymes; mais quand on dit « j'ai dormi » il 
faut absolument oublier que j'ai signifie « je possède. » 

Quand le potentiel de e^aii sert d'auxiliaire aux noms verbaux 
invariables abal et f^/"// (') (pouvoir et pas pouvoir), c'est comme 
potentiel et non comme futur; p, ex, cbabii abal nciakck Marc, L 40 
signifie « tu peux me guérir », et non pas « tu pourras me guérir ». 
t't l'imparfliit est un imparfait et non pas un conditionnel, p. ex. 
eciii sinbeîs ceçaqiielcn, Jean X, 11, « ils ne pouvaient croire, » 

Tout récemment le Prince Bonaparte a affirmé que e:(^an n'exis- 
tait que dans notre imagination ; « Ce n'est pas, en effet, e~aii 
mais iiaii, qu'il faut reconnaître comme le radical de âe:^adan ou 
^rr^mA?;/ ; et cela que M. van Evs veuille ou non. Est-ce que 1'/ de 
/r//^/ ne se change pas en e dans dcril:iat, ni plus ni moins que 
celui de i:(iiii se change en e ou a en dt\at ou da::^af ? » (Euskara, 
Juin 1889), Dans le numéro de Dec. 1889 nous avons répondu: 
On le voit, le Prince Bonaparte, selon son habitude, ne discute 
pas; il proclame un dogme, et il faut croire « que M. van E3's 
veuille ou non », Sentant sans doute que cette phrase pourrait 
fiiire sourire et pressentant que M. van Eys pourrait ne pas vouloir 
croire, le Prince Bonaparte m'adresse d'un air triomphant deux 
questions en guise d'argument (les seuls pour soutenir sa thèse ou 
son dogme); les voici: « Est-ce que le / de /V//~/ ne se change 
pas en ^ dans derit:^at, ni plus ni moins que celui de /^^n se 



Nous avons expliqué ezin par ez-egin (v. Jiotioiiii lire): mais cette étyiiiologie, 
bien que plausible, ne peut se soutenir; edin signifie « pouvoir»; jtar conséquent 
ez edin « pas pouvoir = impossible »; et après la (h:ite du d: ezein = ezin 
« impossible. » 



cli.inuc on (■. ou en ii en ilt'~iil ou (/(/^<// ? » — Eh bien ! non ; les 
deux arguments sont deux erreurs; le premier d'étvmologie; le 
second de logique. Le / de iril^i ne devient pas t' ; il devient a. 
'Bcre einaiicari on daril-anac, bcrc bu nui ri ou diuilin. Epli. \'. 28. 
N. T. de Liçarrague. Celui qui aime sa femme, aime soi-même. 
Le second argument (di^at venant de ;^rt»J n'a aucune valeur, étant 
appuyé sur une assertion non prouvée. La logique demande un peu 
plus de respect. — 

Dans ce même numéro de Juin, le Prince Bonaparte dit encore: 
IIL" « Dire que tous (remarquons bien ce tOUS) les verbes ont la 
voyelle radicale changée en a, si elle n'est pas déjà a, à l'exception 
de l'imaginaire L\an, équivaut à dire que l'on ne connaît ni le 
basque, ni ses dialectes. » 

« Venons enfin aux preuves de la tausseté de sa troisième assertion. 
En effet, les voyelles initiales du radical, quoique se transformant 
ou pouvant se transformer en a au présent de l'indicatif, souvent 
ne changent pas, ou même quelquefois se transforment en e. C'est 
ainsi que iian et ////-/ donnent lieu à dt\al (ou da::;at) et à deril~iif, 
et que inidi, i~eki, irnhin, iraiiu, iraitnsi, iiiotsi, iranhin, erechi , 
errau, etc., donnent lieu à dirndif, di^eknf, dirakit, diraiit, diraunst, 
bifiotsal (pour badihotmt), diraahit, dericbat, derrat, etc. De même 
eninn donne lieu à c~padciiiate, et non pas à eypadanmte- dans 
Liçarrague, I Cor. 14, 7; e::^lei)iolcii, I Tiui. 5, 14; etc., etc., etc. » 

Nous avons répondu : La seule observation juste et dont le 
Prince Bonaparte parait être très fier, c'est ma négligence d'avoir 
écrit: tous les verbes, au lieu de: presque tous les verbes. Il v a 
quelques exceptions en effet (pour le moment du moins puisque 
la forme ancienne n'est pas connue). Malheureusement le Prince 
Bonaparte les cite de confiance et comme il s'est trompé quant à 
irif~i, il se trompe de nouveau, 1" en citant erran et i^eki, qui ont 
pour voyelle initiale a et non pas e : baldiii iiorbeitec hadarra . . . 
Jacques IL 14. « Si quelq'un dit ». . . . Hnra cen candela çachecana. 
Jean V. 35 (de iichi ou ccbeki) ; 2° en se figurant que irakin est 
un autre verbe que iratûin, et erechi un autre verbe que iril^i. 
Toutes ces erreurs réduisent le nombre d'exceptions à quatre, au 
lieu de dix et un etc. Quand le Prince Bonaparte aura étudié plus 
attentivement le N. T. de Liçarrague, il pourra s'en convaincre 
lui-même et s'éviter le désagrément de voir ses arguments se 
transformer en erreurs. — 



i6 

Nous l.iisous suivre ici h liste des verbes dont la vovelle initiale 
se change en ii dans le présent de l'indicatif. 



7:V/7 


ait 


ditgit 


Jiriiiisi 


fait 


daranskil 


Eut si 


fait 


dantsat 


Egoki 


» 


dagoJcal 


Eddsi 


» 


dadasal 


E:iagutn 


» 


datant 


Egon 


)) 


da^o 


Erra II 


)) 


darral 


E:(an 


» 


da:^at 


Ekarri 


» 


dakart 


Erit~i 


» 


daril:ial 


Ibilll 


» 


iiabil 


E?ît:(Hn 


)) 


dii!il:;^ii 


Eriou 


» 


dar'wl 


Idiiki 


)) 


dadnkat 


ErabiJi 


» 


darabUt 


liroan 


» 


daroat 


Ikiisi 


» 


dakusat 


Eramaii 


» 


daramat 


Elorri 


» 


liât or 


Icheki 


)) 


dachekat 


Erauusi 


« 


daraiint~at 


Et;in 


)) 


nal~a 


I;eki 
Jakiii 




daicheka 
dakit 



Les noms verbaux suivants conservent leur voyelle initiale ; du 
moins jusqu'à présent nous n'avons pas trouvé une forme plus 
ancienne en a. Irakin fait dirakil ; iraiiii fait diratit ; et iiiolsi fait 
dinot:(at. 

Il y a donc trois exceptions ; et vingt cinq noms verbaux 
qui suivent la règle que nous avons donnée et qui s'appuie, comme 
l'on voit, sur des faits; par conséquent c'est une régie indiscutable 
et il suffisait, dans un article de revue, de dire : tous les verbes. 
Dans notre grammaire, cela va sans dire, nous avons été plus précis 
et nous avons dit : La voyelle initiale devient a, non seulement 
dans ekarri, mais dans tous les autres noms verbaux, excepté /V/7^/ 
qui fait derit~al ; iraiin qui fiiit diraiit ; iriidi qui fliit diriidit; i^eki 
qui fiiit di^ekat, e::^an qui £iit de::^at aujourd'hui, mais Ja^^/ autrefois. 
V. p. 142. Et encore p. 218, La voyelle initiale des thèmes verbaux 
devient généralement a dans le présent. 

Le Prince Bonaparte n'a donc aucune excuse d'ignorer en 1890, 
une règle qu'il a pu lire, il y a dix ans, dans notre grammaire 
comparée, et qu'il aurait dû connaître, s'il voulait la discuter; 
malheureusement elle est indiscutable et le Prince Bonaparte 
a préféré citer un article de revue qui lui offrait un prétexte 
pour critiquer, ce qui est l'essentiel, à ce qu'il paraît; tout lui est 
bon, même une erreur de l'imprimeur (aJbaikeza pour nlbaiheya, 
Euskara, page 52) et même des citations inexactes, relevées par 
nous, en passant, à la page 55 du n.° 7 de la même revue. Quand 
le Prince Bonapaite est mis au pied du mur, il renie ses propres 
paroles imprimées noir sur blanc. Ayant défié le Prince Bonaparte de 
citer un exemple où ;/ est suivi de / (The Academy 20 March, 1886), 



17 

puisqu'il avait nie cette loi, en disant qu'elle est « traversée! by 
the most palpable facts » (') (entravée, contredite par les fliits les 
plus palpables), le Prince Bonaparte répond k me défier de citer 
« un exemple où ;z est suivi de /, équivaut à me défier de citer 
« un exemple, dont je n'ai jamais affirmé l'existence. » (^). 

C'est par de pareils expédients que le Prince Bonaparte chercl^^ 
à se disculper; s'il a prouvé une chose, c'est que ses notions de 
logique et ses notions de la langue basque se valent. Dans toutes 
ces discussions il est évident que le Prince Bonaparte se figure 
que nous différons d'opinions ; il se trompe ; il ne s'agit pas d'opi- 
nions, il s'agit de savoir ou de ne pas savoir ; quand le Prince 
Bonaparte ignore et nie que le h de âeik s'élide devant le n qui 
suit, ou que n est élidé devant /, c'est le Prince Bonaparte qui ne 
sait pas, et c'est nous qui savons. Notre affirmation n'est pas plus 
de l'arrogance que celle de l'arithméticien qui affirme que 2 fois 
2 font 4. 

Nous trouvons dans ce volume des Transactions of the Philo- 
logical Society, un Appendice n.° VI (Remarques sur des assertions 
de M. Vinson), dont une des notes vaut la peine d'être citée et 
examinée. La voici « La forme causative baitaye, pour baitiaye 
« dérive, de daye, synonyme de :^aye « il est à eux », dans le 
« basque de Liçarrague. Elle est précieuse, car elle confirme, selon 

« nous la permutation en ^ du :^ des terminatits à régime indirect 

« nous nous permettrons de conclure que puisque :iaye équivaut 
« à daye, da aussi doit équivaloir à ~a, sa forme primitive, se 
« rattachant à /~, //^, /^i7, f/^^z et î~an « été « et « eu » en même 
« temps dans cinq sur huit dialectes basques. Voilà deux phrases 
« du Nouveau Testament de Liçarrague, qui prouvent que haitiaye, 
« causatif de ^nye, et haitaye, causatif de dayc, sont parfaitement 



(1) Transactions of the philological Society 1882-3-4 p. G52, note I. Ayant 
la brochure en mains, pour faire la citation, nous y jetons un regard, et nous y 
trouvons que l'auxiliaire edin « pouvoir » est adi comprendre! Nous y trouvons 
une flexion absurde bezalce, attribuée à Liçarrague et une note, la dernière, oîi 
on lit que den est la forme relative de da et synonyme de hiz ! Un collégien 
comprendrait de suite que den, synonyme de biz, est la forme conjonctive (pour 
nous servir de cette terminologie surannée) de da. Ban est la troisième personne 
da suivie de la conjonction n. 

(2) To defy me to quote an example where n is followed by ï amounts to 
Ihe same thing as to defy me to quote an example wliich I hâve ncver asserted 
to exist. The Academy 3 April 1886. 



i8 

« synonymes entre eux: i" Mattli. 9-15 cJciiiiircii lhitl::^a\e l'scoitdiia 
« que le nouveau marié leur sera ôté » ; 2" Jude, 13, cc'uiex apprc- 
« shiliia haïUixc tcnchrctaco ilhiiinbeaii, auxquelles est réservée l'obscu- 
« rite des ténèbres. » 

Nous avons ici une accumulation d'erreurs à relever; i" bai, n'est 
j:!mais causatif, /'^?/ est allirmatif; v. gram. comp. p. 525. 2" on ne 
peut pas dire que hailaye dérive de dayc ; dérivation signifie tout 
autre chose; hailaye est une flexion précédée d'un adverbe affirmatif, 
« oui ou certes », en basque uni à la flexion, en français séparé de la 
flexion. ^'^ que hailaye S'M'ait composé de haidayc est une erreur. 4" que 
dayc serait synonvme de ;^^7V(' est également une erreur. D'abord 
l'adverbe n'est pas hai, mais hait; quand nous trouvons hai, c'est que 
les lois phonétiques n'ont pas permis de maintenir le /; le / s'élide 
devant plusieurs lettres (v. gram. comp.) p. ex. l'on ne peut pas dire 
hailuiuccii, il faut dire baiiiinceii. (v. Tim. I. i 3); mais on peut dire 
bail:^a!ic. 5" La permutation de ^ en d (v. notre dictionnaire) est un 
fait qui n'est pas trop bien établi, et nous avons accompagné'notre 
exemple d'un point d'interrogation : bidar = /'/-^rr ? En tout cas 
cette mutation est extrêment rare, si elle existe, et tout le monde 
dirait que c'est une exception. Le Prince Bonaparte, au contraire, 
accepte de suite cette exception comme une règle, et croit trouver 
l'application de cette règle dans hailaye, qui serait pour haidaye de 
hai-~ai/e. Comme nous savons que le / appartient à bail, toutes ces 
suppositions tombent, et si haitaje est quelque chose, c'est bail-aye ; 
mais aijc ne signifie rien. — Selon le Prince Bonaparte hailaye 
est pour haidaye; cette permutation de t en d et de d en / existe 
(v, notre gram. comp.); mais elle n'existe pas ici; 1° parce que 
le / n'est pas changé en d ; il appartient à hait; 2° parce que 
}'ail:;^aye, selon cette façon superficielle d'analyser, contiendrait deux 
fois le :^; le ~ qui s'y trouve, et le ~, sous la forme de /, qui 
deviendrait d, qui deviendrait ^ .' — Nous n'en avons pas encore 
fini; cette mutation de ~ en d, est aux yeux du Prince Bonaparte 
la preuve que da « il est » de /^rt;î « être » était primitivement ^(i ; 
chacun sait que la forme de da n'est pas claire, qu'elle demande 
une explication; mais l'analyse du Prince Bonaparte est erronnée 
sous tous les rapports; le d de da, quand même toute la théorie 
mentionnée ci-dessus serait exacte, ne vient pas nécessairement du 
;^ de /:^(7// ; tous les verbes intransitifs ont le d, comme initiale des 
^Tnes personnes, p. ex. elborri fait dalor; e^^on fait dago; où est le 



19 

^ ici? Nous avons dcj'i dit dans notre s^ranniuiirc, p. 155 que le d 
sera probablement le dernier vestige d'un pronom démonstratit, 
perdu aujourd'hui. La langue basque ne distinguant pas le sujet de 
l'objet, ce même (/ se trouve probablement comme objet et comme 
initiale dans les flexions transitives. — Nous aurions pu dire en deux 
mots: puisque le / appartient à hait toute la théorie est nulle; mais 
nous avons voulu démontrer c'airement l'enchainement d'erreurs. 

Pour nous la conclusion est que bataye ne peut exister ; balaye 
est simplement une erreur typographique ; il fallait bat:(aye cl nous 
crovons l'avoir prouvé. Les erreurs de ce genre sont extrêmement 
rares dans le précieux volume de Liçarrague, qui est imprimé avec 
des soins inouis; cependant il y en a quelques unes. ('). 

Après le déni du P'* Bonaparte dans la revue anglaise " The 
Academv " nous avons clos les discussions dans cette revue ; nous 
avons fait de même dans la revue basque-allemande " Eushara ", 
après la deuxième série de notes, c'est à dire, d'erreurs; et aujour- 
d'hui nous prenons la résolution de ne plus répondre à aucune 
question, ni discussion du P" Bonaparte par rapport à la langue 
basque. 



:i) 



Au lieu de: 

hataye, 

gnaùquio, 

ehen, 

diecoçucn, 

drahilagu, 

exlugii, 

gaithu, 

cap. xxn 

cap. XXI 

cap. IX 

anthilz, 

dracun, 

nencen, 

guineçan, 

alheitzinoate, 

ligiinçat, 

ceineten, 

lecn, 

snc eraci, 



Jade, l;î 
Act. VI, 4 
Marc, X, 44 
2, Cor. II, 7 
Jacques, m, 3 
1, Cor. IX, 4 
1, Cor. VII, 15 . 
pnge 457 
page 249 
page 304 
Act. I, 3 

1, Ep. Jean, m, 23 

2, Cor. XI, 33 
Luc, I, 74 
Luc, XXI, 28 
53, Igandea 

1, Pierre, v, 12 
12""' Igandea 
nt. E'^cl. 6, verso 



hatzaye 

guiaizquio 

lehen 

dieçoçuen 

derabiîagu 

eztugu 

gaitu 

cap. XXI 

cap. XX 

cap. X 

anîiitz 

draucun 

nincen 

gueneçan 

alheitzineçate 

leldgunçat? 

ceinetan 

leçnn 

finr eraci 



20 

r.e verbe auxiliaire liZAlS! 

Ohjot singulier « lo » Objet pluriel « les » 

Impératif 

E:{ah, Luc, viii. 50 c-^;/ Marc, m, 5 J/^^?/;-, i, Tim. vi, 2 

^^;;;rt. Mat. \vr, 24 — 73//-^/, Jacq. v, 14 

E;;^n~!te, Marc, i, 3 If~ii~iu', Marc, i, 5 

Bt\a'e, I, Cor. xiv, 29 — Bil~ale, i, Tini, vi, 2 

INDICATIF 

Prhsent 

De:(at, Jean, viii, 55 Diluât, r, Cor. xiii, 3 

(')D^;^^/>, I, Cor. XIV, 16 i^) Dit-ak, 3, Ep. Jean, 6 

Dt'-^, Mat. XVI, 26 Dit;;^a, Eph. vi, 22 

De^agii, I, Ep. Jean, i. 6 Dit:^agii, 2, Cor. i, 4 

De~a~iie, Rom. i, 13 Diî:;a:;^ue, Eph. vi, 16 

De:;ate, Rom. xv, 9 DU:^ate, Jean, vu, 3 

Imparfait 
Ohjet siiiornlier « le » 

Forme familière 
Nie;âîi, Act. xxvi, 15 

Zic~ai!, Marc, xii, 21 
Zieiateàii, Marc, xii, 22 



(1) A- éliJé quand suit uu suffixe: deznn, Jean, iv, 11. — Ditxan (pour diteakan) 
Apoc. III, 18. 

(2) Comme imparf. subj. avec 7 initial: 2 C^r. viir, 6 lezan; et Marc, m, 6. 



Ke:iau, 


2, Cor. Il, 9 


En:^an, 


Jean, i, 48 


<2) Z^;^rt«, 


Jean, iv, 44 


Gene:^au, 


Act. XXVII, 4, 19 


Ziue~aten, 


2, Cor. II, 4 


<-) Ze:^atcn, 


Marc, XIV, 53 



21 

ImFAKI AIT 

Ulijft iiluri''] * les » 



Foniio fainilkMe 



A'/'/^^n/, I, Cor. xiii, 2 

(" Zit^^aii, Marc, vi, 39 

(2) G(';/-^7//, 46, Ig. 

") Zit~alcn, Act. xvii, !» 



POTENTIEL 

Présent ( futur) 

Olijet singulier « le » 

Funiic familière 

De~ake!, Dédicace N. T. — 

De^akelc, 46, Ig. — 

De:^ake, Jean, vi, 60 Ze-akek, 2, Tim. 11, 13 

De^aJce^ii, Act. iv, 16 — 

Dc:;ake~iie, i, Cor. xiv, 31 — 

Di\;akelf, i, Cor. xv, 50 — 

Objet pluriel « les » 

Diliiûcl, Act. Il, 35 — 

»3) Dilî^akch, Act. xxiv, 8 — 

Ditiahc, Marc, 11, 7 Zil:^itkck, Jean, m, 2 

Ditiakc^n, x\p. vir, 3 — 

Ditiahcinc, Luc, xvi, 13 — 

Dit::^akeiiie^ Marc, iv, 32 — 



(1) LîL-a«, Col. I, 20. Litzalen Marc, viii, 6 et 7. inipaif. subj. 

(2) Le texte a guençan, erreur ou variante? Conipa-ez potentiel genetsnke. 
(:5) Ditzfdcan, Ap. 11, 2, le /^ est élidé, pour diizakfk—n. 



22 

I.MPAKi AIT (Conditionnel) 

Objet singulier « le » Objet pluriel « les > 

Ni\nkc, Act. viii, 31 — 

E^ake, 45, et 55 Ig. — 

Le;^^Jce, Luc, vi, 7 Lil^ake, Marc, vni, 4 

Gcuc:^akc, 53. Ig. *''' Gcncliakc, 18, Ig. 

(•) Zine:^akck, 2, Cor. xr, 4 Ziniakei:ilc, Jean, vm, 39 

Lc~ûkctc, Act. XKiii, 12 Lit-akcïile, Act. iv, 21 

Imparfait du Conditionnel moderne 



Ze:(akecn, Ap. v, 3 — 

— Gencl;akeeii, 18, Ig. 

Zemkelen, 2, Cor. in, 7, Jean, xxi, 6 Zil:^akci:^lcii, Marc, 11, 2 



I N D I C A T I F 
Présent 

Objet singulier « me » Objet pluriel « iiùus » 

(■') Nt'^(ï/r, Luc, IV, 7 GaU:ak, Mat, vm, 25 

A^^~^?, x\ct. VIII, 31 ^*' Gnit^a, 2, Cor. vm, 20 

Nc:^a:^iie Gaitia:(iie, 2, Cor. vu, 20 

— Gait:^ate, Jacq. m, 3 



(1) Zindezakete, Jean, vm, 19. 

(2) Genzalce, 46, Igand. 

(3) Quand un suffixe suit, le k est élidé: neznn, Act. xxvi, C., pour nezakan. 

(4) Aussi: _(7;7~rT, 1, Ep. Jean, m, 20. 



Imparfait 
Oltjut siiijjulier « me » Objet pluriul « nous » 

Nciiyivi, Phil. I, ij Geit;^itii, Act. \vi, i.j, 15 

— Gcii:{^iilcii, Act. \xi, 17 

POTENTIEL 
Présent 

AV^(7Ây/v', Marc, i, 40 — 

— Giiily(tki\ 19, li^and. 



Imparfait 
A'cv/~(7/vT, 2, Cor. II, 2 



Impératif 
Ne^ak, Mut. XV, 25 A^c^^ï;/, Jean, xx, 17 Gail::iah Mat. viii, 25 
Xi';it;iic, Act. xv, 13 Gr/r7-</-//(', Ap. vi, 6 



24 

I N D 1 C A T I V 

Présent / 

Objet singulier « te > Objet pluriel « vous » (3) 

— Zailialcl, 2, Cor. n, 2 

C) IIe~û, Mat. V, 39 Zailiaitc, i, Ep. Pierre, v, lo 

E::^ûg!i, O. Ec. 6 verso — 

(^^ Hécate, « » recto — 

Imparfait 

E}i:^ada}i, Act. xxvi, i6 Zin:^atcdau, Act. xxviii, 2o 

Eniau, Jean, i, 48 (■>) Zinialen, Act. m, 26 



P O T E N T I E L 
Présent (futur) 



Hciakegti, O. Ec. 2 recto 



("^> Zaif:;_ûkezfc, Rom. xvi, 25 
HcyCihete, 2, Tim. m, 15 — 

Impari-ait (conditionnel) 



(1) Jean, xvi, 30, et Luc, xiv, 8, aç:tn au lieu de hezan: eztiic mengoa 
nehore interroga açan, « que personne ne t'interroge»; de heza — n. Açan (azan), 
est la forme guipuzcoanne. 

(2) Eçatençat. 

(3) Le pluriel du pluriel. Le pluriel proprement dit serait: zaitzat etc., 
sinzadan etc.; zaltzaJcet etc. 

(4) Cintzatenrat (avec t). Col. i, 22. 

(5) ZailzaizJcete (raitzaizriueten, Judo, 24, c. a. d. raitzaizrincte — n.) 



2) 

Conjugaisons de EZAK à Jeux rcgimcs 

INDICATIF 

Le à moi Les à moi 

Présent 
Die^adak Didiadak 

Dic:iadaznc Ditliadazuc 

Impari-ait 
Zie^adaii, Act, xxii, 21 

POTENTIEL 
Présen r 



Imparfait 



Impératif 
I(~i(dak, Mdt. vni, 21 Icl^adak, Luc, xi, 5 

Ieiadd::iic, Mat. 11, 8 letiadaïuc, Mat. xxi, 2 



(1) Le à toi Los à toi 



(1) Cette conjujraison manque entièrement dans le N. T.; du moins autant que 
nous sachions. — Elle aurait été au i)r«:-8ent de l' indicatif dieznkat ou diezayat; 
diezalc etc. et nous ij^norons pou^iuoi Lirarrague ne s'en sert pas. 



26 

INDICATIF 

Lo à lui Les à lui 

Présent 

<■> Dir^ot, Act. XXV, 26 Dieliol 

Diciok, Diet:^ok, i,Tim, v, 22 

Die:(0, Luc, xi, 8 — 

Die:(Ogii, i, Ep. Jean, m, 11 — 

Dic^o:(j{L\ Mat. v, 89 l)icl;o;iu\ Rom. vi, 1 3 

Dic:^olc, ])icl~o\olc, Mat. xxi, 41 

Impari Air 
FtiniK* familière 
Xic;;^oii, Gai. 11, 1 1 Nicioâii, Act. xxv, 20 — 

Zie::^on, Marc, v, 34 ^'•'■'i Zicl^oii, Act. xxvii, 35 

Gene:(ôii, Act. xxf, 12 — 

^'^ Zie:;oten, Marc, vin, 4 (^^ Zicl-oloi, Mat. iv. 24 

POTENTIEL 

Présent (futur) 
Di^ahcol, Luc, xiii, 8 — 

Die:(akeo, Mat. vi, 27 l)iet:^akco 

De:(akeo^ii, i. Thés, m, 9 — 



Impari- AIT (conditionnel) 



G6'/7t'~(?/,-t'(', Marc, xiv, 40 
(^> Le:iahcote, Act. vi, 10 



(1) Dierodan, c. a. d. dieçol — n. (2) Liezolen, Luc, 11, 22. 

(o) Lietzon, Ejih. 11, L*^. — (4) Lktzntai, Marc, ix, 9. — (à) Ccruqacoten. 



27 

Impératif 
Le à lui Les k loi 

/t'^dÂ-, Mat. VIII, 4 Ict;ok, 

Bk:^o, I, Cor. vu, 3 — 

Ic::^o:{iic, Act. xxiii, 15 Ictio::;jic, Mat. xi, 4 

— IViclioïc, I, Pierre, iv, 19 



I N D I C A T I F 

Le à nous Los à iiuus 

Présent 

Dïe:^agiih, Diel:^agiik, 

Dic~agii, 16, I,u;and. Dief-^agii, Cenaz, p. 2 verso 

Dic:;;^agii:i!H', — 

Imparfait 



Ie~agiin, Marc, x, 35 — 

^^"1 Zii\acrnii, 51, Igand. — 

Zie::^a<gulc}i, Act. xwin, 2 — 

POTENTIEL 
Présent 

Die~aki'i:^ii, Jean, vi, 52 — 

Imi'arpait 



Impératii 
Ie::^agiik, Marc, x, 37 Icliagiik, Act. vu, 40 

Ie:::;agu:<^iie, Marc, xiv, 15 — 



(1) TAeçnffunrat. 



I N D I C A 1' I F 

Le à vous Los à vous 

Présent 

Dieia:^ncl, Rom. i, 1 1 — 

Dieia:;jic, i, Cor. x, 28 "^ Dict::j.i:^tic^ Marc, xi, 25 

— <'* Dicl:ia:^iic, Mat. vu, 12 

Imparfait 

KiL\d~ncii, Act. XX, 27 — 

'-) Zieia~!icii, 2, Cor. xi, 4 — 



POTENTIEL 
Présent ( futur) 
Dc~ake~!icl, Act. 11, 29 



Imparfait 
*" Lieiake^tic, 2, Cor. xr, 4 

Impéuatif 



(1) Il est étonnant qu'il n'y ait qu'une flexion pour exprimer « il les à vous » 
et « ils les à vous. » 

(2) Predica Ueraçuenic, comme iinparf. subjonctif; c. a. d. lieraçiien — ic; 
l'imparf. du potent. est donc liezalezue. 



29 

I N D I C A T 1 1- 

Le à eux Los à eux 

Pri'-sf.nt 

D/V-t*/, 2, Cor. XI, 12 Dict~el, 

C) Die::;];, i, Tim. i, 3 Diel::ch, i, Tim. iv, 6 

(2)jD/V-<', Luc, xvi, 28 — 

Deyegu, Jean, i, 22 Dieiegn, Act. iv, 17 

Deyeine, Mat. vu, 6 Diet~eiiie, Mat. vi, 14 

Imparfait 
Niémen, Gai. II, 2 — 

<-^' Zic~i'ii, Marc, vin, 17 Zielicn, Marc, viii, 6 



POTENTIEL 
Présent (futur) 



Imparfait 



Impératif 

Ie~ek, Act. IV, 29 7f'^(^;7, Jean, xx, 17 /t-/:;;*'/;, Marc, x, 12 

iJ/V.-^t', I, Pier. IV, 10 — 

(^) le:^eiiie, Rom. xiii, 7 /f/^c--//^, Mat. vu, 12 



(1) Dieceei.çnt, d. diezelc-nzat. — (2) Df(/«?, Mat. xxiv, 45. 

(3) Liezen, Marc, xiv, 10. — (4) Eyeçue, Mat. xiv, IG. Eztute ioaiteco 
mengoariC) eijeçtie ceuroc iatera, « ils n'ont pas besoin de (s'en) aller, donnez 
leur vous-n)êines à manger. » II n'y a ici que l'auxiliaire (par erreur?); le verbe 
« donner » fait défaut. Qu'est ce que: eyeçue? 



Le verbe auxiliaire l/.A\ « LTRl: » 

Impératif 

Ai~cii, Mat. II, 13 

Bi:(^, Mat. xx, 26 

Garen, Hebr. iv, i 

(" Zareten, Mat. v, 48 

Bitci, Act. XXV, 5. 5/V(', I, Cor. xiv, 34. 

INDICATIF 
Présent 

Foimo familière 
masc. fém. 

'Nai:{, 2, Cor. xi, 2 Nank, Act, xxv, 1 1 Naiin, Jean, iv, 26 

^''> Ail, i,Cor. vir, 27 ^/-, i,Cor. vu, 27 /i/-, i. Cor. vu, 27 

Da, Mat. 11, 2. iJ)///.-, Mat. i, 20 Diiii, Luc. i, 28 

Gara, Act. m, 15 Grt/////r, Jean, v.ii, 33 
(*) Zarele, Jacq. iv, 2 

Dirade, i, Cor. vu, 14 DiliiJc, Act. vu, 7 — 

Imparfait 

Ninièii, I, Cor. vu, 27 Niudiiâii, Act. xxir, 20 — 

(^) Iniêii, Jean, i, 48 InT^cu, Jean, i, 48 Iu~eu, Jean, i, 48 
<■*> Zé';/, Luc, IV, 32 — — 

(^) Gïnen, Gai. m, 23 — — 

^^"i Zinetén, i, Cor. vi, 11 — — 

(^^ Ziraâen, Act. xvi; 2 — — 



(1) Les plurie's proprement dits, sont: ~aren, impér. ; r«;'a, prés, ind.; ^-wen, 
iœparf ; zarate, prés. pot. 

(2) Après ba, le h initial reparaît: hahaù, Mat. iv, 3. Quand bail précède 
la flexion, on peut élider le t ou le /*; m. is il faut qu'une des deux lettres 
soit élidée; p. ex : baiheçaqiiete, 2, Tim. iv, 15; baihincen, Jean, x.xi, 18; baihait, 
Mat. V, 41 ; mais baitaiz, Luc. ix, 57. 

(3) Ainccn, Act. jx, 17. 

(4) Pour correspondre à l'imparf. subj. français, on change z en l; zen (pro- 
bablement pour zizen) devient lizen; et ziraden devient liraden p. ex.: oihoitz 

çoyon harequin Ucen, Marc, v, 18 « et le pria qu'il fût avec lui. » Nahi nuque 

gniçon giiciac liraden ni halaco, 1, Cor. vu, 7. « Je voudrais que tous les 
hjmmes fussent comme moi. » 

(5) Genén, Act. xxvin, 14. 



P()ti-:ntiiiL 

Présent (futur) 
Forme familière 



ma se. 



varianles de la 1''^ forme (1) 
Ni^alckt', 2, Cor. x, 2 



Ndi^^dtt', Roni. XV, 28 

AÏT^atc, I, Tim. IV, 6 Ai-ale, i,T'\m. w, 6 

Date, Rom. ix, 6 Datrh, iMat. vi, 22 Datehe, 2, Cor. x. 6 

Garnie, i,Thes. iv, 17 — — 

Zarah'-h', i, Cor. x, 21 

Dirait', Luc, x, 9 Diralck, Apoc. xi, 1 1 7^/;7Z/(7vV^ i, Cor. xvi, 4 



Imparfait (Conditionnel) 



Niniandt\ Gai. i, 10 



(?) 



Liiate, Gai. m, 21 — 

<■''> Ginade, 2, Cor. x, 2 — 

*■*' Ziuaie:^fe, Jean, vir, 47 

Liradc, i, Ep. Jean, ir, 19 — 



Jdiateke, i, Cor. xir, 19 
Ginatch(\ Rom. ix, 29 

Lirafche, i, Cor. vn, 14 



(1) Jusqu'à présent les flexions en te et en telce, ne nous semblent ôtre que 
<les variantes; nous avions cru que celles en te étaient jilutôt les flexions auxi- 
liaires, et celles en te1;e les flexions du verbe substantif: mais cela n"est pas le cas. 

("2) Nous trouverons très probablement: inznnde ; Deihepare se sert aussi de 
cette flexion: egon ahal innanden (Mossen Bernât etc.) « tu aurais pu rester »; 
ici comme imparfait du conditionnel, c. a. d. inçande—n. 

(3) Aussi; ginande, (4ine Igandea); perilean haiqicinande, « nous serions en 
danger.» L'emploi de cette flexion est un peu confus; Liçarrague s'en sert aussi 
pour correspondre à l'imparfait de l'indicatif p. ex. çuequin guinadenean - ère 
« car aussi quand nous étions avec vous », ou « étant avec vous ». On sait que 
l'imparfait de l'indicatif suivi de n - en,i et de 7«, correspond au gérondif; v. 
gram. coni;). p. 518. 

(4) Zinade est le pluriel proprement dit, dont Li^arrague se sert dans la 
dédicace, p. 8. hnne,: cerhitzrittizcn cinndela « vous vous servirez de cela. » 



3^ 



Impari-ait du Conditionnel moderne 



<') Li^atekeeu, 2, Cor, 11^ 2 
Ginakkem, Rom. ix, 29 

Zirafekeen, Heb. x. 2 



Datif de la i''' personne « à moi » 

INDICATIF 

Présent 

Forme familière 

masc. fém, 

At:^ait, Mat. xvi, 23 — — 

^-'^ Zait, Jnde, i, 13 Ziaitadak, Luc. iv, 6 — 

Zai^kidate, 2, Cor. vi, 18 — — 

Zaiikit, Luc. x, 22 — — 

Imparfait 

— Zaiiaânu, Rom, vu, 10 



POTENTIEL 
Présent ( futur) 



(1) Çatequeen, Act xxvir, 21 et 54™*^ Igandea ; c'est plutôt la forme soule- 
tine: zâtekian. 

(2) Quand zait est suivi d'un suffixe, Liçarrague introduit un d, comme 
si la flexion était zaitat; nous n'en voyons pas la cause ; p, ex. çaitadala, Gai. 
n, 7 (pour zait— la); çaitadan, Gai. 11, 9 (pour sait — n). Comparez encore: 
Rom, XV, 15; 1, Cor. m, 10; 2 Cor, vu, 8. La forme familière même contient 
ce d: ziaitadah ; pourquoi pas ziaitak? 



33 

Imparfait (conditionnel) 



Datif de h T' personne du pluriel « à nous » 

I N D I C A T 1 1- 

Présent 

Forme familière 

inasc. fém. 

Ziiil'ii, Rom. V, 5 — — 

Zai^lùgu, I, Cor. ii, I2 Ziai^kigii, Luc, x, 17 

Imparfait 



(" Zit-aikiin, 23, Ig. 



POTENTIEL 
Présent ( futur) 



Imparfait (conditionnel) 



Lît:iaikegn 



(1) halitzaicu. L'imparf. potent. sera donc litzailcegu. 



34 

Le datil de h 2""-' pcrs. du singulier « à toi » 

INDICATIF 

Présent 
masc. fôm, 

iV(7/^(7/7>', Luc. IX, 6i 

^^) Ziiil;, Mat. XVIII, i6 Zahi, Mat. xxi, 5. Luc. r, 28 

Giiil~ai:{]c!Jc, Mat. xix, 17. — 

Zaiikih, Mat. ix, 2. Zai~kiii, Luc. vir, 48 et i, 45 

Imparfait 
Zt'xi'iii, Act. XXIII, 22 — 



POTENTIEL 
Présent (futur) 



Imparfait (conditionnel) 
('UJl~aikà?, Jean, xix, 11 — 



(1) Exemples de lu cliute du /.■; ZaiJi - n perd, selon le règle, le Z.'; bidean 
aguerla çaijana, Act. ix, 17 « qui t'est apparu dans le chemin ». eta han erranen 
raisquic, egnin ditzàn ordenata çaisquian gauca guciac. Act. xxii, 10; «et là 
te seront dites toutes les choses qui te sont ordonnées que tu fasses. » Zaïzlcik - n 
=^ Zaizlcian. — Ditzak • n = dilzàn. (2) Ezpalitzaic; cond. tronqué; la flexion 
est donc UtzaikeJc; ne l'ayant pas trouvée, nous ignorons si Liçarrague élide le 
h médial. 



3) 

Le datif de Li 2"" pers. du pluriel « à vous » 

I N D I C A T 1 1- 
Préshnt 

(') Nat^alznc, i, Cor. iir, i 
Zaiyiic, Mat. xiii, ri 

Zai^kiiiie, Luc. xxi, 13. 
Imparfait 

^•^ L//-t'/~//^//, I, Pierre, iv, 12 



POTENTIEL 
Présent (futur) 

Zaihi'iuc, A et. m, 22 
Imparfait (conditionnel) 



<-> TJlicJh\uc 



(1) Le pluriel proprement dit est sans e : nntzaizu etc. 
(•2) Etliorten halitzciriie beçala « comme s'il vous arrivait. » L'imparfait da 
potentiel sera donc : litzcizuckc ou litzeikeziie. 



3^ 

Le datif de h y"' pers. du singulier « à lui » 

I N D I C A 'r 1 1- 

Présent 

Fornio familière 
raasc. fi'iii. 

(') iV^/^^ryc, liebr. i, 5 Kii^ayok, Act. xxvi, 19 — 

Al^ayo, Mat. vu, 3 Al::^ayo, Mat. vu, 3 — 

Zayo, Mat. xviii, 17 Ziai/ok, Hebr. vu, 21 — 

*-' (r^r/^/v'/t', Rom. VI, 2 < ') Giaiikiok, 9, Igand. — 
Zai:;Jàolc, i, Jean, 11, 14 

(^> Zni~l'io, I, Cor. ir, 14 — — 

Imparfait 

(•'' Iniayoïi 

Zayoïî, Marc, vi, 20 Ziayôii, Luc, i, 32 — 



C"'' Zaiykaii, Mat. xxiv, i 



POTENTIEL 

Présent (futur) 



Imparfait (conditionnel) 

Iii:;^aijJceo, *''' It!~aykcon, Jean, iv, 10 

^~) Lif-aijkco, Act. xx, 1 6 — 



(1) Nazayo, Gai. 11, 19; erreur? — (2) Gaitzait^a, Hebr. xii, 9; le dialecte 
guipuzcoan dit: (jatzaizlca. — (3) ZaUzn, 1, Pierre m, 22. — (4) Gitiaizquio, 
2, Cor. V, 15; nous paiMÎt être une erreur. — (5) hi escatu inçai/queon Imri, 
« tu (féiii.) lui en aurais demandé; » l'imparfait de l'indicatif sera donc infa?/on. 

(G) zaizconetaric, (avec 0) Jean, 1, 40. (7) balitzayo; imparf. du condit. 
tronqué; il se pourrait que la flexion fût: UtzayoTce. Comme imparf. du condit. 
saikeon, Hobr. viii, 7. On se serait attendu à: tifzfiyl'eon. 



37 

Le datit {.\c Li 5""-' personne du pluriel « à eux » 

I N D I C A T I F 

Présent 

Forme familière 

masc. fém. 

Naf~aye, ALit. xiii, 13 Nil:iiavek, Marc, vin, 24 — 

Atzayc, Mat. xiir, 10 At:(aye, Mat. xiii, 10 — 

Zaye, Mat. xviii, 17 Ziayck, Mat. vr, 5 — 

Gait~ai~lc, i, Cor. iv, 9 Gait:(eai:itch, Ot. Ec. p. 5 verso — 

Zai^te, I, Jean, iv, 4 — 

Zaiilc, Roin. m, 2. Zini~tck, i, Tiin. v, 24 — 

Imparfait 
' ^ Nin^avcn, Jean, xv, 22 — 



Ziii::lL'ii, I, Cor. x, 11 



POTENTIEL 

Présent (futur) 



Imi'AIUAIT (conditionnel) 



'^* Xii!{(ikLye 



(1) Ezpaninrayc. On i)eut en conclure que riiii[iaif. iinl. est. ninzaycn et 
■ini|i;uf'. potcnt. niinaJcei/e. 



3<^ 

Le nom verbal EROAN 



A/^^'V>^^A^(^/*-^'^ -V 



Eroaii est rauxiliairc de hi conjugaison fréquentative, dans le 
dialecte biscaïen ; p. ex. aiiou daroal signifie « il me le donne 
d'habitude » ; dans les autres dialectes la signification fréquentative 
s'est perdue, et cnialcn draiii signifie simplement « il me le donne »; 
(v. gram. comp. p. 280). Les flexions qui contiennent deux régimes, 
l'un direct, l'autre indirect, sont les seules qui soient en usage dans 
les dialectes basques français. 

Depuis la publication de notre grammaire, aucune raison valable, 
autant que nous sachions, est venu ébranler la théorie selon laquelle 
l'auxiliaire biscaïen est aussi l'auxiliaire des autres dialectes, seule- 
ment légèrement modifié dans la signification. 

Nous savons par hasard, en parcourant l'article des a Transac- 
tions of the Philological Society » que le Prince Bonaparte croit 
que iraini ('), et non pas cvoau, est le nom verbal qui a produit 
les flexions en question. — Ainsi dara!ita::^ii (p. ex. einan d(iraiifa~ii 
ahnJguc v~iii!n, Dechepare, Ajiioroscn disputa, vous m'avez donné 
honte terrible) vient de iraiiii et non pas de cvoaii. Dans la discussion 
sur l'auxiliaire c:{au (v. plus haut), irauu est cité comme n'admettant 
pas le changement de la voyelle initiale en a, ce qui est vrai, mais 
ce qui détruit en m^me temps la théorie de iratin pour eronu. 
Irauu sert donc à prouver, 1° que l'on ne peut pas changer la 
voyelle initiale / en a, qu'on ne peut pas dire daraiil; 2° que l'on peut 
bien changer la voyelle initiale en a, et que l'on peut dire darauta:{ii. 



(1) Transactions uf the 1 liilului^ncal Sociely, 1884. 



39 

Conjugaison a deux régimes 

Le à moi 

I X D I C A T I F 
Présent 

('^ Dniiitcik, Rom. ix, 19 Dinvilah, 2,Tim. iv, 14. Act. xxui, 18 
DranI, Mat. 7, 22 — 

Dranlaine, Mat. xxv, 35 
Draiidatc, r, Cor. i, 1 1 — 

ImPA RIAIT 

Zcnmtaii, Jean, r, 33 — 



P G T H X T I E L 

Présent (tutur) 



Imparfait (conditionnel) 



(I) Licarraguc o>rit dmiUadahi, coiinno si la \[vx'on éiult dtautndak et non 
pas drautak. Drautak—Ja devient, après la chute .lu /.■, drautaïa; d'où vient 
le d qui s'y trouve?; p. ex. czlarradan cccn are cure hunia-ere niri (jor 
diautadala, Phileniou, i, 19 « pour ne pas te dire que tu te dois à nioi-nicme. » 
Nous savons que le pronom réfléchi est rendu par burun « tête »; ainsi: que tu 
dois ta tOte; par conséquent une :>■"« personne: que tu la dois à moi, çor drmitak-la. 
Voyez la note 2 de la conjugaison de izan avec le datif « à moi ». Avec le 
pronom pluriel l'intercalation du d n'a pas lieu; niri cman dmuzquldanac (et 
non pas dranzqnitndfinac) Jean, xvii, l'-', 



40 



Les à moi 

INDICATIF 

Présent 

Draii^kiJiik, Mat. xxv, 20 
Draicjdl, Jean, v, 36, xii, 50 

Imparfait 



POTENTIEL 

Présent (futur) 



Imparfait (conditionnel) 



Le à nous 

INDICATIF 

Présent 



DraiiknJc, Jean, ir, 18 

^^'^ Draitkii, Jean, iv, 12 
Drankii:^!!!' 

Drauhite, Luc. i, 2 



Forme familière 
Diraulaih, Act. xxiv, 7 



(1) Diactin, 1, Ep. m, 2:]. Probablement erreur; verset suivant draucun. 



41 

I.\I PARI- AIT 

FuriiiL' fuinilièro 

^" Zcnnikiiii, Rom. ix, 29 — 

Zerankitlcii, 2, Cor. vui, 4 — 

P O T M N T 1 1- L 
Présent ( futur) 



Imparfait (conditionnel) 



<" Lcrûiikc^ii 



Les à nous 

INDICATIF 

Présent 

Forme ftimilière 

Dmnihigii, i, Cor. 11, 10 Dinviikiguk, Jean, iv. 25 

Dyau~k'hrulc, Gai. 11, 9 — 

Impariait 

ZcyaUyhignu, i, Thés, m, 6 
Zcran-Jngulcii, i, Pierre, r, 12 



(1) 5a7(?m armadén launac utzi ezpal&rnucu. « si le Seig-iifur des armées ne 
nous eût laissé » rimparf. potent. sera donc ZmrM/re//», et rimiK iii.l. ^crnif /,•?(». 



42 

Le à toi 

INDICATIF 

Présent 
m a se. fém. 

Dratiiit, Mat. v, 26 Draïuuil, Marc, vi, 22-23 

Draiih, Marc, xi, 28 Draiiii, Luc. i, 35 

Draiia^^n, Mat. xxv, 37 ■ — 

Draiic, Rom. xv, 3 — 

Impari- AIT 
Ncmiikan ? C' Ncraïui, 2, Hp. Jean, 5 



POTENTIEL 
Présent (futur) 



Imparfait (conditionnel) 

Leraiikek — 

Gindraukck — 

Impari-ait du conditionnel moderne 

Zcraiikcati '-> Zeraukcnîw, Jean, iv, 10 

(3' Gindraukcan, Jean, xviii, 30 



(l) scribatzen banaraun heçala: impaif. tronqué; le n reparaît puisque la 
flexion est féminine. (2) Cette flexion permet de dire que zeraiikéan e^t la 
flexion masculine et Urankek la 3'"* personne condit. 

(8) L'iinparf. ])otent. sera donc ginâranhrl:. 



Les à lui 

INDICATIF 

Présent 



Draii^^kiat, Mat. xi, 25 
(^^ Drdii^^lcik, Miirc, v, 19 
Drait^kiii^ii, O. Ec. i, verso 



Imparfait 



POTENTIEL 

Présent (futur) 



Imparfait (conditionnel) 



(1) Suivi lie n le Je est élitlé (Iramldan, Jean, ix. 17 



43 



44 

Lo à vous Los à vuus 

I N D I C ;V T I F 

Présent 

Draitiiicf, I, Ep. Jean, II, 12 Dyan:^l.i~n(t, i, Ep. Jean, ii, i 
Draii:^iiL\ G:il. i, 3 Draiiiki-nc, Mat. vi, 15 

DrauiHCgii, Mat. xr, 17 Draiiiki-iiegii, i, Ep. Jean, i, 4 

Imparfait 

NeraUy^ticn, i, Cor. 11, i NcTaii:{l:i~ucn, Luc, xxiv, 44 

Zeraitineii — 

Gendrau:(jien, i, Thcs. m, 4 — 



P O T E N T I E L 
Présent (futur) 



Dratike~ncf, Jean, xiv, 3 
(^"i Draiikc;!u\ Mat. v, 11 



Imparfait (conditionnel) 



Neraiikc^nc, Jean, xiv, 2 



(-^ Leraiike^nc 



(1) Diroqueçiie, Jean, vin. 43. 

(2) Buleraitruf, 2, Cor. v, 20. 



45 

Le à lui 

INDICATIl- 

Présent 

Formo l",iinilit'T(.' 

Draiikal, Marc, xiv, j i 

^') Draiikak, Rom. ii, 5 

Draiiha, iMat. vr, 24 

Drauhngii, Mat. xxviir, 14 

Draiika:(iie, Mat. xvii, 20 

Dranhnte, Marc, vir, 32 
masc. '•'■Il- 

Diarokdf, i, Tini. i, 12 — 

Draiihah, Rom. 11, 2 — 

Dirankak, \, Cor. xv, 38 Dirankitu, Luc, i, 32 

Dirauhih^ii, O. Ec. 5 verso — 

Dirniikoc, 2, Tim. m, 8 — 

Imparfait 

^-) Zeranl'ûJi, Marc, v, 8 

ZcraiiknU'u, Mat. xxvii, 44 — 

POTENTIEL 

Présent (futur) 

^3) Draiikco, Rom. iv, 8 — 



(1) BarJcatzen draucoala helcntua originaU. r.aptisinoaz o recto; que tu lui 
pardonnes le péclié originel. - (2) Bailzaraucan, 2, Pierre, 2, 15. Est-ce que 
après bail le e devient a? Marc, xiii, 34 haleraulca. — (3) Eztrauqueon. 



1^ 



Impari-ait (conditionnel ) 



Les à lui 



I N D I C A 1' I F 

Présent 
V a r i a ii t c s Forme familière 

Drautiat, Rom. vu, 25 Draii~kiof, Jean, viu, 26 D/m///-^/, Ph."" 4 

Draut:(nk, Mat. v, 38 

Draiitia, ^') Mat. iv, 8 Drau::ihio, i, Cor. xv, 28 — 

Draui:{agu, Coloss. i, 2 Drau:^hiogu, i,Thes. 11, 13 — 

DraHt::^ayiie, Rom. xv, 30 — 

Drant::{ale 2, Cor. viii, 5 Dran:;J:iote, 2, Cor. ix, 12 — 

Imparfait 



<-' Zeraiit:^au, Hehr. ix, 19 



Zeranliatc}}, Marc, i, 32 



POTENTIEL 
Présent ( futur) 



(1) Aussi: drauzka, Jean, v, 20, 

(2) Aussi: serauzkan, Luc, viii, 39. 



47 



Imi'ARIait (conditionnel) 



Le à eux 



INDICATIF 

Présent 

Forme familière 

DrancI, Marc, xiir, 37 Diraiieat, Mat. xvii, 16 

(" Draiiek, Act. v, 4 Drauch, Act. v, 4 

Draiic, Marc, vu, 37 Diraiiek, 2, Tim. iv, 15 

Drani'crii, Mat. vr, 12 — 

Dram'~iic, Mat. v, 47 



Impartait 

Forme familière 



Eraurii, Mat. xxv, 27 
(-) Zernueu, Marc, iv, 2. Mat. xxi, 6 
Gendraiien, Act. xv, 24 

Zcraii('~i'n, Apec, vr, 16 

POTENTIEL 

Pri-sext ( futur) 
Drauhcct, Rom. xv, 28 



(1) ^ se perd quand suit un suffixe dranëan, Act. xxiii, 21. Oth. Ec. p. 2. 

(2) Zauen, Hebr. jv, 0, denuutiatu içan çauenenac. 



48 

Imi'ARIAIT (conditionnel) 

(^Uxnmckc, Ilcbr. iv, S — 

Les à eux 

I N D I C A 1^ I F 

Présent 

Forme taniilière 

Drnu::Jet, Rom. xvi, 4 — 

(-) Drau:;teh, Luc, x, 2 1 — 

Drau:(ie, Mat. vir, 11 — 

Drau:(îcon Dirauntgu, Luc, xr, 4 

Draii:(ie:{jie , Jean, xiir, 14 — 

^"^'"i Draiieie, Eph. \, 28 Diraiic^c', Apoc. xi, 10 

Lniparfait 

Neraii:^icu, Marc, viii, 19 — 

Zern!i~lcii, 2, Cor. \', 19 — 

ZcraiiL\eii, Hebr. ix, 24. Zerc~lcii, Act. 11, 45 

POTENTIEL 

Présent ( futur) 



(1) Ecen haldin losucc liaey eman balaraue. L' impaif.iit indicatif est donc: 
zeraiien; et l'imparfait du potentiel: lerauehe; le e est devsnu a après ha? 
comparez, ezlakidigu, 54 Igandea et note 2 page 45. 

(2) K est élidé quand suit un suffixe: drausteàn, Oth. Eecl. f. G verso. 

(3) Beabrucy sacrifkatzen drauztela, 1, Cor. x, 20 « Qu'ils sacrifient aux 
diables, » semble être une erreur. 



49 

Impari-ait (conditionnel) 



QUELQUES FLEXIONS 

Q.UI EXPRIMENT l'oBJEF « Vie, te, IIOIIS, VOUS )) ET EX 
MÊME TEMPS LE PRONOM RÉGIME INDIRECT. 

Nous n'en avons trouvé que très peu; aux deux exemples 
donnés dans notre grammaire, et dont un contient une erreur, 
que nous corrigerons ici, nous ne pouvons ajouter que les suivants: 

« te à moi » 

Eure nnt'ioueac eta sacrificaâore pvincipaJec liuraîn araute, Jean, xviii, 
35, « ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livré à moi ». 

/; — anui / ■ (absent) ~ te 

te — verbe — à moi ils — caract. du pluriel 

Le /.' est toujours supprimé par Liçarrague (si ce n'est après ha); 
araii, le verbe; / « à moi » s'est assimilé à te, caractéristique du 
pronom pluriel. 

« me à toi » 

Halacot:^ ni hiri Uiiratn narananac bekatn handiagoa dic, Jean, 
XIX, II. « C'est pourquoi celui qui m'a livré à toi, a fait un plus 
grand péché ». 



11 — araa 



-h // — a 



nie — verbe — à toi — qui — lui — caractér. de l'agent. 
Le h est élidé selon la règle. 



50 

« iiuus à tui » 

Ki\-oih-iliiilii nkdii i:;itr(iii~iiiiic, Oth. \lcd. 6, verso, « il nous a 
réconcilie à toi ». 

_*,'■ — iiriiit — -(//// — c 
nous — verbe — plur. — ;\ toi 



« iiuu^ ;ï lui » 

Jilii t^'7//// lhihi\ui:^quio ycgiic cla sitcvifiûtdorc Liiiiro hcrc aitar'i, 
Apoc. ], G « Et nous a fait roi et sacrificateur à Dieu son Père ». 

f pour i^ — cran — ~(//// — o — absent 
nous — verbe — plur. — à lui — il 

Zh, parait être la caractéristique de pluralité du pronom, qui est 
git—^lr, V. gram. p. 134. 

Vo^'ez encore: ccraii:;_qnioîel, 2, Cor. xi. 2 — giicraii-cnc, Apoc. 
V. 10; giiiciironçat, 51, Igand. — uerancoiiic, Rom. vu, 23. 

Nous croyons avoir trouvé une seule flexion du verbe e:;^ni], 
formée comme celles-ci de eroau ; Ncborc boriey cinan niecaquecc, 
Act. XXV, II, « personne ne peut me livrer à eux », C'est la 
forme familière; la forme ordinaire serait nt'~(il\' ; mais nous ne 
voudrions pas décider si le e qui précède le c, est le e de liaison 
que Liçarrague écrit toujours (par ex, iiiiJcc devient nuhceu), ou 
bien si cet e est la caractéristique du pronom 3. pers. plur.; le 
singulier est réprésenté par « il », et le pluriel par e- « eux », 

Dans le premier cas le datif ne serait pas exprimé par la flexion; 
ce serait le pronom seul (boricy) qui l'indiquerait. 



«{^;(î^-s^«>|.ic- 



51 

Le nom verbal EDIX 



Le nom verbal cJiii, qu'il ne taut pas CDnloïkli'e avec lulilii 
ou lîiUii « comprendre », signilic « pouvoir »; p. ex. 1,"//^//^^ ihiian 
Yaim^oikoa « le Seigneur qui peut tout «. '^Daiitn est pour dadi-n 
« qui peut »; v. gram. conip. p. 219 et 491, — L'exemple cité 
est du dialecte biscaïen ; dans les autres dialectes cdin est en usage 
seulement comme auxiliaire. Liçarrague s'en sert spécialement 
pour le parfait défini des verbes neutres, (') p. ex. iodu ucitdin 
Arahiara, Gai. i, 17 « j'allai en Arabie; /;// cicdian eiihi:ilcii-cre 
Marc, XII, 22 » la femme aussi mourut ». Quand le verbe neutre 
doit exprimer aussi un régime indirect, ce n'est plus cdiii, mais 

ckiii qui est l'auxiliaire du parlait détini; p, ex. iicskalo /'(// 

ailyincra cihor bail^ekignii, Act. x\'r, 6. « Une servante vint à nous ». 
Nous croyons que c'est la règle que Liçarrague suit généralement. 
Quand il emploie ediii avec un régime indirect, il l'exprime par 
le pronom même; p. ex. cibor citeccn harciigana, Act. xxviii, 2^ 
« il vinrent à lui ». 

Comme toujours l'imparfait du potentiel sert à rendre le pré- 
sent du conditionnel: accusa abal neiudc « je pourrais être accusé » 
et aussi l'imparfait du subjonctif. En ajoutant n à cet imparlait-ci 
on forme ce que nous avons appelé l'imparfait du conditionnel 
moderne ; et la flexion citée sera probablement ncindcaii (que nous 
n'avons pas encore trouvée): alial accusa nc'uidcau « je pouvais être 
accusé ». — Voici la 3""' personne: larga abal cicilcan gniçcii baiir, 
Act. xxN'i, 32. « Cet homme pouvait être relâché. » Nous avons ici 
la fornie familière; la forme ordinaire sera donc ccileaii, de Jcilc - il 

Quand cdiii est l'auxiliaire de cciii ou de abal, alors le présent du 
potentiel exprime le présent du potentiel; p. c\. cla ecin-crc dailc, 
Rom. viii, 7 « et aussi ne le peut-elle point. » Comme auxiliaire 
de tout autre verbe, le présent du potentiel exprime, connue d'habi- 
tude, le futur; p. ex. biktaric rcsitscita daitcuo. Mat. xvii, 9. « Jusqu'à 
ce qu'il sera ressuscité. » 



(1) Comme de er«n pour V paifait (Itiiii îles verbes transitifs, v. eraiii. \. ■l.'^rt. 



52 

Les conjugaisons Je ciliii, tant Id forme intransitive que la forme 
transitive, otlVent de grandes lacunes; les flexions de la forme 
transitive exprimant l'accusatit et le datif, ne 5e trouvent que 
comme de rares exceptions, et à celles citées dans notre gran'j- 
maire (leidiolen, Luc, vi, i, et daidiodala. Mat. xxvi, 53) nous ne 
pouvons ajouter que la suivante: daidic^nc, Marc, xiv, 7, ('). 



(1) Nous profitons de l'occasion qui s'offre ici, pour corriffer deux erreurs 
grossières, qui se trouvent dans notre grammaire à ia page 241. Dnite est la 
8™"= personne du singulier du présent du potentiel de la conjugaison intransitive; 
ce temps correspond toujours au futur; la seconde erreur suit iinniéliatement; 
daitczJce est la ;3"'® pers. du pluriel du même mode et de la même conjugaison. 



53 

Le verbe auxiliaire EDIN « pouvoir » 

iMl'HRATir 

Adi, Marc, x, 49 

Bcdi, Act. I, 20 
(1) Zaileite, Mat. x, 17 

INDICATIF 

Présent Impari-ait 

FoniK! faniiliùro 

Nadi, 3, Ep. Jean, 10 Xcudiii, Gai. i, 17 

Hadi, Mat. v, 23 J//J/'//, i, Tim. i, 3 

Dmf/, Marc, IX, 50 Zt^J/;?, Mat. iv, i Z/VJ/â//, Marc,xii,22 

GalUx, 2, Cor. V, 3 Gcntc^eii, Act. xx, 15 

Zaifc~te, i, Cor. xvi, 13 Zinddilcn, 2, Cor. 11, 14 

Dilc:^, 2, Cor. ix, 4 Z/7c^.'//, Mat. 11, i 

OPTATIF ou POTENTIEL 

Présent (futur) 

Forme familière 

Kaitc, 2, Cor. VII, 16 Niailà, Luc. xi, 7 

y://7r, Act. VIII, 37 

Daitc, Rom. VIII, 7 Dailch, Flebr. xii, 18 — 

Gculi'iki', Eph. IV, 13 — 

Zaileihctc, Act. xv, i 

(3) Dailcrke, Luc, xx, 36 RiiU^kck, i, Tim. v, 25 



(1) Aussi zaitezlcr, tant dans l'impératif que dans Je prés, indic. Iratzar 
ç.nitezlez instoriui vicitzera, 1, Cor. xv, 34. « Réveillez vous à vivre justement »; 
comp. note suivante. Baldin circoncidi ezpazaifeztcz, Act. xv, 1. « Si vous n'êtes 
pas circoncis. » Le z final nous paraît être de trop. 

(3) Aussi ditezquc, Apoc. ix, 2U; formé comme la ;3""= pcrs. prés, indic. qui 
a aussi perdu le a. 



54 



I.Mi'ARrArr (conditionnel) 

Forme familière 
Ncindc, Dédicace, i recto — 

*' Lcilc, Act. xxvui, 6 Likck, 14, Ig. 

*-' Gcnlcikc, Act. x.wii, 20 Gciulikck, Màix, x, 35 

ZiiiU^kelc, Jean, xiv, 28 — 

^^' LiteiJcc, Mat. xxvi, 54 Lilc~kch, Jean, xvni, 36 

Impariait du conditionnel moderne 



'^' Zcilcaii Zicilctin, Act. xxvi, 32 



(5) _ 



(1) Aussi Zfi?>, Miit. XXIV, 2'2. 

(2) Nous avons f.iit remarquer dans notre grammaire, p. 406, que le dialecte 
labourdin paraissait avoir perdu plusieurs flexions de l'imparfait du potentiel de 
îzan (aujourd'hui le présent du conditionnel), et qu'elles étaient remplacées par 
celles de edin. Liçarrague aussi écrit: Ecen segur baldln gure hiiruac iiigea 
haguina, czguintezqne puni, 1, Cor, xr, 31. « Car certainement, si nous nous 
jugions nous-mêmes, nous ne serions pas punis ». Peut-être que la version dont 
liiçarrague a traduit son Testament, avait « nous ne jiourrions pas être punis. » 
Il se peut aussi (lu'il adopte ici la façon labourdine de s'exprimer. Il y a ici la 
variante guintczhe, 

(3) Aussi Ukegc, Jean, vi, 7. 

(4) Aussi zatcken : nolatan hcrstura hartini aJtal nitcquen, 10 Igand. 
« Comment il pouvait ét-e dans une belle fra3'eur. » 

(5) Zitakcen: Ecin dcusetan contrasta alial cilaquecn, Act. iv, 14 « ils ne 
pouvaient contredire en rien ». La forme familiè.ie étant zieitean la forme ordinaire 
est zeiteait, avec laquelle zaleJcen et zitakeen ne paraissent avoir rien de com- 
mun. Nous croyons cependant que ce sont les mêmes flexions, mais altérées, 
corrompues; voyez gram. 413 et 250. Le thème ita est inconnu. Le souletin a 
transporté ce thème ita même dans le potentiel de cJcin, où il n'est pas non plus 
à sa place. Le potentiel devra être étudié avec soin. 



El) IN avec objet « le » 



I.Ml'ÉKATir 



55 



INDICATIF 



Préshnt 



^'> DaiJil, Jean, v, 30 



Daiilik, 


Mnr. V, 36 


Daidi, 


Mat. vn, 18 


Daidigii, 


19. h- 


(-) DaiiJi~nc, 

T\ • 7 ■ . 


Jean, xv, 5 



Daidi h\ Marc, 11, 19 



Impartait 

Kcyan 

Ziiitliiiij, Roni. ^■IIr, 3 



OPTATIF 



Présent 



Imparfait 



Daidihch, 3, Fp. Jean, 6. 
Daidihci^u, 2, Cor. xiii, 8 



L(7/W/, Jean, ix, 33 



Ltiidilr, A et. xxvir, 43 



(1) Suivi (le no : âaididaiw Marc, xiv, 32. 

(2) Avec « eux » coinme rrg. iml. daidiezue, Marc, xiv, 7. T.e e iiuliquera 
le pluriel; « ù lui » sera donc: daidio.txie ; et l'iiiipaif. sulij. leidioten,'lA\c. vi, 11. 



56 

Le nom verbal EKIN. 



Ce nom verbal n'est réprésenté que par un petit nombre de 
flexions, dont quelques unes ollrcnt une certaine irrégularité dans' 
le potentiel; nous avions cru d'abord ne pas en donner la conju- 
gaison et nous en tenir aux cinq verbes auxiliaires principaux, mais 
nous publions le peu que nous avons trouvé, surtout dans l'espoir 
d'attirer ici l'attention sur les difficultés de quelques unes des 
flexions, ce que nous avions déjà tait dans notre grammaire; là 
plusieurs questions ont été soulevées, sans qu'elles aient jamais été 
relevées, autant que nous sachions; les discussions ont porté géné- 
ralement sur des questions tellement élémentaires, qu'elles finiront 
un jour, nous le craignons, par jeter du ridicule sur les études 
basques. 

Liçarrague se sert de ckiii, comme auxiliaire de l'indicatif et 
du subjonctif, comme encore de nos jours, et spécialement comme 
auxiliaire du parfait défini des verbes neutres, quand il 3^ a un 
régime indirect, un datif de la personne, à exprimer; p. ex. agiicr 
cequioii, Act. iv, i « il lui apparut »; v. gram. comp. p. 411. 

Puisque le subjonctif (c, a. d. l'indicatif suivi de la conjonction 
n « que »), est beaucoup plus en usage que l'indicatif, nous don- 
nons ce mode, de préférence à l'indicatif, qu'on peut tacilement 
reconstruire en enlevant la conjonction /;. Quand nous n'avons pas 
réussi à trouver le présent du subjonctif, mais bien celui de l'indi- 
catit, nous indiquons tout de même le texte, en ajoutant la con- 
jonction 11 à la flexion. 

« Que tu 1110 » 

Imépratif 

Ahit, Marc, vi, 22 

Behit, Jean, xii, 26 

^'' Zahi:{lùdate, Marc, vu. 14 



(1) Le pluriel proprement dit est: sakiz^it. 



SUBJONCTIF 
Présent Impariait 

") Akidan — 

Diikichiii, Act. VIII, 24 '^''1 Lckiddii, Dédicace, i, recto 

Zaki~Jddalcii — 

P O T E X T I E L 
Présent Impariau' 

<^)AkUil, Jcin, XIII, 36 — 



« Que tu nous » 

Impératif 

Aki^ii, Marc, ix, 22 



Zahyhigu, Act. xxi, 28 



(1) Voyez l'impératif. 

(2) Les 3"'' pers. de 1' impavf.de l' indicatif ont toutes le z initial: zeMdan, 
zelcigiin, zelcion, etc. 

(3) Nous trovons ici un d dans la flexion, et dans toutes les flexions de tous 
les potentiels, dont nous ne savons p;is rendre compte; on se serait attendu à 
aJciket. Ce â se retrouve aussi chez De^hepare qui écrit: n>j erlioa ou iaqui/nxic 
velia enaquidaru; (Amoren gogorrarcn disputa, 4""* complet) « moi naïve, vous 
expérimenté, je ne puis vous écouter ». Enaquidaru pour eznaTcidazu; — 
Et encore: eta laincoari othoitz equiôc, e>ja, nguian barka Icquidiaiicz cuve 
hihotzeco pensamcnduo, Act. viii, 22, et i)rie Dieu, si peut-être la pensée do 
ton cœur ne pourrait être pardonnée. Lekidicm est évidemment la forme fami- 
lière de la 3'"^ personne; puisque le d s'y trouve, il faut qu'elle ai)particnno 
au potentiel, mais nous n'aimerions pas décider si c'est l'imparfait du potentiel 
suivi de la conjonction n « que », régie par e//rt, ou s'il y a ici assi:nilation dos 
deux n, de la conjonction et de la caractéristique de l'imparfait; en d'autres mots 
si c'est ce que nous nommons l'imparfait du conditionnel moderne. L'imparfait 
du potentiel est leiJcik en souletin, et probablement lehih chez Liçarrague, et 
Ickiîc—n (conjonction ou imparfait) donne lekikan, ou Jekiijnn. Ces difficultés 
n'ont jamais été discutées. 



5» 

SUBJONCTIF 
Présent Imparfait 

Ahwnn — 

— <'^ Lchigim, I, Thés, ii, 4 
Zald:^higtin — 
Dakiikigiiu, O. Ec. 4 verso ^^^ Lcldikigiin 

POTENTIEL 
Présent Imparfait 

— (^) Lalddigu, 54, Igand. 



« Que je te » 

Impératif 
BcJdk, Mat. viii, 13 Bckin, Mat. xv, 28 



SUBJONCTIF 

Présent Imparfait 

(^' Dahiàii, Eph. vi, 3 — 

Daki~kian — 

POTENTIEL 

Présent Imparfait 

(^' Nakidik, Jean, xiii, 37 — 

— (=■) Lekidian, Act. viii, 22 



(1) Zekigun, Act. xvi, 16; imparf. indic. — (2) ZehîzTcigun. Act. xxviii, 15; 
impavf. indic. — (3) Ne faudrait-il pas leJcidigu? — (4) De dalik—n. — 
(5) Voyez la note du potentiel précèdent. 



59 



Que je vous » 
Impératif 



SUBJONCTIF 

iV(7/v/^//<:;/, I, Cor. XIV, 6 — 

Dakiiuen, Jude, 2 Lckiiiwu, Act. m, 14 



POTENTIEL 
Présent Imparfait 



« Que je lui » 
Impératif 
Akio, Marc, ix, 2,4. 

5^/vic), I, Cor. XIV, 28 

Zriki^kiolc, Marc, ix, 7 
Bckiikio, Philip, iv, 6 

SUBJONCTIF 
Présent Imparfait 

<*' yjekioii, Gai. 11, 19 

^/c/o;/, Marc, ix, 24 

^'-^ Dakiôii, Jean, i, 31 (^^ Lckiou, Marc, m, 9 

(•^> Gai:{lùô)i, Rom. vi, 2 

Zakiikiflten, Mat. vi, 8 

Daki-kion, 2, Cor. ix, 11 (■') Lekiikion, Luc, xix, 15 



(1) Semble être par erreur pour nah'on? (2) Badahio, prés, de l'indicatif; 
Mat. m, 10. (3) La forme familière est: giaizkion, Heb. x, 39. (4) Zel:i6n, 
(imparf. indic.) Mat. xxvi, 22. (5) ZeJcizJciôn (imparf. indic.) Luc. xxii, 2:!. 



^0 



POTENTIEL 
Présent Impariait 



<•' Zchidi:;kiou, Luc. viii, 19 



« Quo je leur » 

Impératif 

Ahic, I, Tim. vi, 11 



SUBJONCTIF 
Présent Im parfait 

Akién, i, Tim. vi, 11 — 

Dakien, Eph. m, 10 ^^^ Lckicn, Rom. iv, li 



Zakiiten, i, Pierre, 11, 21 



(3) Gmkiilcu 



(') Lckiilcn 



POTENTIEL 
Présent Imparfait 



Gakidi:(^tcu, O. Ec. 4 recto '^^ Lekidiê, 50, Ig. 



(1) Baitzaquidizquiôn, Marc, 11, 4. On dirait que le e devient a après Z*a«7 .«* 
cependant: iar baitzedin Marc, 11, 15. (2) ZeJciéii, Marc, vi, 50; imparf. indicatif. 
niinça cequién « il leur parla ». (3) La flexion familière féminine est: guen- 
quinzten, Act. xvi, 13; minço guenquinzten « nous leur (femmes) parlâmes »; 
c'est ici l'imparfait de l'indicatif; mais puisque la conjonction « que » est aussi 
n, l'imparfait est le même; les deux n s'assimilent. (4) Zelciztcn, Marc, vi, 35; 
et zekizkien Act. 11, 3. « il les leur ». (5) Forme familière, iniuria handia 
eguin lequidié liaourrey, ialdin Imra denega baîequie, 50 Igandea, 9 ligues du 
bas, verso « il Lur serait fait grande injustice, si on le (baptême) leur refusait. ,> 
BaJeqiiie, est l'imparfait tronque (balequien) ; lequien est [la forme ordinnire, 
puisque la forme familière n'est pas en usa^e quand ha précède; v. Tutoiement 
basque, p. 24. 



■^ 



PH Eys, Willem J. van 

522$ Les verbes auxiliaires dans 

E9 le nouveau testament de 

Ligarrague 



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